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**Case Identifier:** d49962f2-5b93-5e63-8e96-6d82d6888c86
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2015 / 614
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2015---614_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

TD15.026374-151182

261 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
16 juillet 2015

__________________

Composition
:               M.             
Winzap,
président

             
              M.             
Sauterel et Mme               Courbat,
juges

Greffière
:              Mme             
Juillerat Riedi

 

 

*****

 

 

Art.
265 al. 1 et 2 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par 
T.________,
à [...], requérante et intimée, contre l’ordonnance rendue le 30 juin 2015 par la
Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause divisant
la recourante d’avec 
C.________,
à [...], requérant et intimé, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 30 juin 2015, la Présidente du Tribunal civil
de l’arrondissement de l’Est vaudois (ci-après : la Présidente du Tribunal)
a attribué provisoirement l’autorité parentale et la garde sur l’enfant [...],
né le [...] 2001, à son père C.________ (I et II), rejeté la requête de mesures
superprovisionnelles déposée le jour même par T.________ (III), suspendu provisoirement
le droit de visite de T.________ sur son fils [...] (IV), dit que les parties sont d’ores et déjà
convoquées à une audience de mesures provisionnelles appointée le 23 juillet 2015 à
10h45 (V), dit que les frais suivent le sort des mesures provisionnelles (VI), déclaré l’ordonnance 
immédiatement exécutoire et dit qu’elle restera en vigueur jusqu’à décision
sur la requête de mesures provisionnelles (VII) et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions
(VIII).

 

             
Par courrier du 10 juillet 2015, la Présidente du Tribunal a reporté l’audience de mesures
provisionnelles au 24 août 2015 en raison de l’absence des parties pour cause de vacances.

 

2.             
Par acte du 8 juillet 2015, T.________ a interjeté recours à l’encontre de l’ordonnance
précitée, concluant, sous suite de frais et dépens, principalement à son annulation
et au renvoi de la cause à un autre magistrat du Tribunal d’arrondissement de l’Est
vaudois pour un nouvel examen, le cas échéant une nouvelle décision, subsidiairement à
sa réforme en ce sens que l’autorité parentale et la garde sur l’enfant [...] continuent
à lui être attribués et, très subsidiairement, à sa réforme en ce sens
que l’autorité parentale sur l’enfant [...] continue à lui être attribuée
et qu’elle bénéficiera d’un droit de visite élargi sur celui-ci, et ce jusqu’à
droit connu sur la décision de mesures provisionnelles à intervenir.

 

             
Par acte du même jour, la recourante a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire
pour la procédure de recours. 

 

3.             
La décision de mesures superprovisionnelles n'est en principe susceptible ni d'appel, ni de recours
et ceci même lorsque la partie adverse n’a pas été entendue (art. 265 al. 1 CPC;
ATF 137 III 417 c. 1.3 et réf. citées; Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 16 ad art.
273 CPC). La procédure prévue à l’art. 265 al. 2 CPC (Code de procédure civile
du 19 décembre 2008, RS 272), qui impose au juge notamment de statuer sans délai, garantit
en effet un réexamen rapide de la décision et constitue ainsi la voie de droit contre cette
décision (ATF 137 III 417 c. 1.2 et réf. citées).

 

             
La jurisprudence prévoit certaines exceptions. Il en va ainsi de la décision par laquelle le
juge refuse la suspension superprovisionnelle de la poursuite si la faillite du poursuivi risque d’être
prononcée, dès lors qu'aucune décision de mesures provisionnelles ne pourra alors se substituer
à celle refusant la suspension à titre superprovisionnel, le prononcé de la faillite rendant
sans objet l’action en annulation de l’art. 85a al. 1 LP (loi fédérale sur la poursuite
pour dettes et la faillite du 11 avril 1889 ; RS 281.1 ; TF 5A_473/2012 du 17 août 2012
c. 1). Tel est également le cas de la décision superprovisionnelle de refus d’une inscription
provisoire d’hypothèque légale, car le requérant court le risque de la péremption
de son droit si l’inscription n’est pas opérée au journal du registre foncier dans
le délai légal (TF 5A_508/2012 du 28 août 2012 c. 3.1, SJ 2013 I 33).

 

             
En l'espèce, en contestant la manière dont le premier juge réglemente les relations des
parties avec leur enfant jusqu’à l’audience de mesures provisionnelles, la recourante
ne se trouve pas dans l’une des rares hypothèses qui justifierait de s'écarter du principe
excluant tout recours contre une décision de mesures superprovisionnelles. 

 

             
Partant, il y a lieu de déclarer le recours irrecevable.

 

4.             
L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art. 11
al. 1 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]). 

 

             
L’intimé n’ayant pas été invité à se déterminer, il n’y
a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance.

 

             
Vu le sort du recours, il y a lieu de rejeter la requête d’assistance judiciaire de la recourante,
la cause étant dépourvue de toute chances de succès au sens de l’art. 117 let. b
CPC.

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
La requête d’assistance judiciaire déposée par la recourante T.________ est rejetée.

 

             
III.
              L’arrêt, rendu
sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Anne-Rebecca Bula (pour T.________),

‑             
Me Marguerite Florio (pour C.________).

 

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
La greffière :