# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3d3949d6-38d6-53fa-a8db-6e8d52b9d914
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-20
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 20.10.2025 502 2025 178
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2025-178_2025-10-20.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2025 178

Arrêt du 20 octobre 2025

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juge : Alessia Chocomeli
Juge suppléant : Marc Zürcher
Greffière-rapporteure : Francine Pittet

Parties A.________, partie plaignante et recourant, représenté par Me Olga 
Collados Andrade, avocate

contre

B.________, intimé

et

MINISTÈRE PUBLIC DE L’ETAT DE FRIBOURG, autorité intimée,

Objet Ordonnance de non-entrée en matière ; escroquerie (art. 146 CP)

Recours du 20 juin 2025 contre l’ordonnance de non-entrée en 
matière du 29 avril 2025 du Ministère public

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considérant en fait

A. Le 5 mars 2025, A.________ (ci-après aussi : le recourant) a déposé une plainte pénale 
contre B.________ (DO/1). Il considérait « avoir été escroqué de CHF 51'000.00 ».

Sur la base du procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire des associés du 
27 septembre 2024 de la société C.________ SA (DO/2ss), A.________ prétend qu’un certain 
D.________ lui a cédé, ainsi qu’à B.________, 100 parts sociales à CHF 1'000.00 qu’il détenait 
dans la société C.________ SA. A.________ prétend avoir remis CHF 51'000.00 à B.________ pour 
ses 51 parts sociales. Toutefois, par la suite, sans nouvelle de B.________, il s’est adressé au 
notaire dont le nom était indiqué au procès-verbal de l’assemblée qui lui a alors répondu ne pas 
avoir assisté à dite assemblée et donc, vraisemblablement être victime d’une usurpation d’identité. 

Toujours selon A.________, il n’apparaitrait pas au registre du commerce ; B.________ non plus, 
alors qu’un certain D.________ aurait été radié selon la publication du 9 septembre 2024.

B. Par courrier du 12 mars 2025 (DO/6), le Ministère public a interpellé A.________ afin qu’il 
communique davantage de détails et produise certains justificatifs. Le Ministère public avait fixé un 
délai au 24 mars 2025 pour ce faire.

C. Sans réaction de A.________ dans le délai imparti, le Ministère public a rendu son 
ordonnance de non-entrée en matière du 29 avril 2025 (DO/9s.). Il a considéré que sans information 
supplémentaire, la seule plainte pénale du 5 mars 2025 et la copie du procès-verbal de l’assemblée 
générale extraordinaire des associés du 27 septembre 2024 ne permettaient pas de circonscrire un 
ensemble de faits pouvant être constitutifs d’une quelconque infraction pénale. Pour le Ministère 
public, « s’agissant tout au plus d’un litige relatif à l’inexécution d’un contrat, il convient de renvoyer 
le plaignait à agir devant le Juge civil et de ne pas donner d’autres suites […] ». Le Ministère public 
a mis les frais de procédure (CHF 45.00) à charge de l’Etat et n’a pas alloué d’indemnité.

D. Le 20 juin 2025, à présent représenté, A.________ recourt contre l’ordonnance de non-
entrée en matière du 29 avril 2025 du Ministère public. Invoquant la constatation inexacte et 
incomplète des faits ainsi que la violation du droit, il conclut à l’annulation de l’ordonnance querellée 
et au renvoi de la cause au Ministère public pour nouvelle instruction. 

Dans un premier grief, A.________ conteste avoir reçu le courrier du 12 mars 2025 du Ministère 
public et demande la restitution du délai. 

Secondement et sur le fond, A.________ prétend s’être fait induire en erreur par la tenue de 
l’assemblée générale à laquelle il dit avoir participé et par la présence d’une personne s’étant fait 
passer pour un notaire ; raison pour laquelle il s’est acquitté du montant des 51 parts sociales 
acquises, soit CHF 51'000.00 comme le procès-verbal le démontre selon lui.

E. Dans son courrier du 8 juillet 2025, le Ministère public renonce à formuler des observations 
et conclut au rejet du recours.  

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en droit

1.

1.1. Les parties peuvent attaquer une ordonnance de non-entrée en matière rendue par le 
ministère public (art. 310 CPP) dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 322 al. 2 CPP) 
qui, dans le canton de Fribourg, est la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après : la Chambre 
pénale ; art. 85 al. 1 de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ ; RSF 130.1]). 

En l'espèce, le recours a été interjeté dans le délai légal.

1.2. Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une 
décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). 

En l'espèce, A.________, partie plaignante et directement touché par le refus d’entrer en matière 
sur sa plainte pénale, dispose de la qualité pour recourir et son recours est recevable.

1.3. La Chambre pénale statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).

2.

2.1.

Les éléments suivants ressortent du dossier.

2.1.1. Dans sa plainte pénale du 5 mars 2025, A.________ indique son adresse en en-tête 
(DO/1) ; coordonnées auxquelles le Ministère public d’une part ne manque pas d’adresser, en 
courrier A, son courrier du 12 mars 2025 (DO/6) et d’autre part, de faire notifier l’ordonnance du 
29 avril 2025 (DO/9s.).

2.1.2. Le 18 mars 2025, le Ministère public a reçu en retour son courrier du 12 mars 2025 avec la 
mention « Le destinataire est introuvable à l’adresse indiquée » (DO/11) et le 9 mai 2025, il a aussi 
reçu en retour, avec la même mention, l’ordonnance du 29 avril 2025 (DO/14).

2.1.3. Le Ministère public s’est renseigné, par courriel du 28 mars 2025 envoyé à la commune 
(DO/13), sur l’adresse de A.________.

2.2. A l’appui de son recours, A.________ produit l’enveloppe du 10 juin 2025 envoyée en 
courrier A (pièce n° 2) par laquelle il allègue avoir reçu l’ordonnance querellée. 

La Chambre pénale constate que l’adresse sur l’enveloppe est cette fois-ci nouvelle par rapport à 
celle inscrite sur le courrier du 12 mars 2025 et l’enveloppe du premier envoi de l’ordonnance pénale 
de non-entrée en matière du 29 avril 2025.

2.3.

2.3.1. La Chambre pénale se doit aussi de constater que le délai fixé dans le courrier du 
12 mars 2025 du Ministère public, adressé à un justiciable non représenté (DO/6) et que le recourant 
prétend ne jamais avoir reçu, n’était ni péremptoire, ni désigné comme tel ou accompagné d’une 
quelconque mise en garde quant aux éventuelles conséquences d’une réaction tardive.

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2.3.2. En revanche, la Chambre pénale ne s’explique pas pour quelles raisons aucune trace ne 
figure au dossier des informations vraisemblablement reçues en retour des autorités communales 
quant à l’adresse du recourant.

Il en va de même quant au fait que le Ministère public notifie, le 30 avril 2025 (DO/14) une 
ordonnance de non-entrée en matière (DO/9) à la même adresse que son courrier précédent revenu 
pourtant en retour le 18 mars 2025 (DO11) alors que dans l’intervalle (28 mars 2025), il s’est 
renseigné auprès de la commune quant à l’adresse du destinataire (recourant). Le Ministère public 
ne pouvait ainsi pas sans autre partir du principe que l’adresse initiale était correcte ; preuve en est 
notamment qu’il a cherché à se renseigner à ce sujet.

La Chambre pénale ne s’explique pas non plus pour quelles raisons, alors que l’ordonnance 
envoyée la première fois lui est revenue en retour le 9 mai 2025 (DO/14), il la notifie à nouveau le 
10 juin 2025 mais à une nouvelle adresse et en courrier A (pièce n° 2 du recours du 20 juin 2025) ; 
sans aucune autre mesure quant à son courrier du 12 mars 2025, pourtant – à son avis – décisif.

2.4.

2.4.1. Selon la jurisprudence bien établie du Tribunal fédéral, l’art. 310 CPP doit être appliquée 
conformément à l’adage in dubio pro duriore. Celui-ci découle du principe de la légalité et signifie 
qu’en principe un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le 
ministère public que lorsqu’il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les 
conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Au moment de statuer sur l’ouverture 
éventuelle de l’instruction, le ministère public doit examiner si les conditions d’exercice de l’action 
publique sont réunies, « soit si les faits qui sont portés à sa connaissance constituent une infraction 
à la loi pénale (appréciation du bien-fondé apparent de l’action publique) et si la poursuite est 
recevable (appréciation de la recevabilité de l’action publique) ». Des motifs de fait peuvent justifier 
la non-entrée en matière. Il s’agit des cas où la preuve d’une infraction, soit de la réalisation en fait 
de ses éléments constitutifs, n’est pas apportée par les pièces dont dispose le ministère public, étant 
néanmoins rappelé que le ministère public doit avoir un comportement actif (art. 6 CPP) et qu’il doit, 
le cas échéant, aller rechercher les informations qui lui manquent. Il faut que l’insuffisance de 
charges soit manifeste. Ce n’est que si aucun acte d’enquête ne paraît pouvoir amener des éléments 
utiles que le ministère public peut rendre une ordonnance de non-entrée en matière. En cas de doute 
sur la possibilité d’apporter ultérieurement la preuve des faits en question, la non-entrée en matière 
est exclue (CR CPP-GRODECKI/CORNU, 2e éd. 2019, art. 310 n. 5, 9 et 10b). 

2.4.2. En l’espèce, le 12 mars 2025, le Ministère public a adressé un courrier au recourant en lui 
demandant davantage de détails au sujet des faits dénoncés. Visiblement, à l’époque, le Ministère 
public estimait ne pas être en mesure de rendre immédiatement une ordonnance de non-entrée en 
matière. Dans ces conditions, et sans réponse du recourant, le Ministère public aurait dû demander 
à la police un complément d’enquête au sens de l’art. 309 al. 2 CPP sur la plainte pour notamment 
décider, à l’issue des investigations complémentaires, d’ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 CPP) 
ou, conformément à l’art. 309 al. 4 CPP, rendre une ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 
CPP).

Dans son recours, A.________ énumère plusieurs éléments troublants tels que l’usurpation 
d’identité du notaire mentionné dans le procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire de la 
société C.________ SA du 27 septembre 2024, la rédaction pour le moins approximative dudit 
procès-verbal et l’absence de nouvelles du mis en cause, B.________. Une audition de 
l’administrateur de la société au moment des faits dénoncés pourrait également s’avérer utile. Ces 
points doivent faire l’objet d’investigations policières avant toute décision sur le sort à donner à la 
plainte du recourant dénonçant une infraction se poursuivant d’office.

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2.4.3. Ainsi, le Ministère public ne pouvait à ce stade pas encore sans autre refuser d’entrer en 
matière sans violer le principe in dubio pro duriore.

Vu ce qui précède, le recours doit être admis et partant, la cause doit être renvoyée au Ministère 
public afin qu’il procède au sens des considérants.

3.

3.1. Au vu de l’issue du recours, les frais de procédure, arrêtés à CHF 600.- (émolument : 
CHF 500.- ; débours : CHF 100.-), seront mis à la charge de l'Etat.

Les sûretés prestées par le recourant lui seront restituées.

3.2. Le recourant n’a pas conclu à des indemnités et partant, a d’autant moins chiffré ou 
documenté ses prétentions contrairement aux prescriptions de l’art. 433 al. 2 CPP ; ce qu’il aurait 
pourtant pu faire avec le dépôt de son acte de recours. Il n’a par conséquent droit à aucune 
indemnité.

la Chambre arrête :

I. Le recours est admis.

Partant, l'ordonnance de non-entrée en matière du 29 avril 2025 du Ministère public est 
annulée et la cause lui est renvoyée afin qu'il procède au sens des considérants.

II. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 600.- (émolument : CHF 500.- ; débours : 
CHF 100.-), sont mis à la charge de l'Etat. Les sûretés prestées par A.________ lui sont 
restituées.

III. Aucune indemnité de partie n'est allouée.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours 
sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 20 octobre 2025/mzu

Le Président  La Greffière-rapporteure