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**Case Identifier:** 0e671f48-4ae4-5222-8121-4d0e1d1e226f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-08-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.08.2015 A/2496/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2496-2015_2015-08-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2496/2015-MARPU ATA/854/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 25 août 2015 

 

   dans la cause 

 

 ALOHA TRANSPORT & SERVICES SA 
  

contre 

 CENTRALE COMMUNE D'ACHATS 
 

- 2/14 - 

A/2496/2015 

EN FAIT 

1) a. Par publication dans la Feuille d’avis officielle de la République et Canton 
de Genève (ci-après : FAO) du 21 avril 2015, la centrale commune d’achats de 
l’État de Genève (ci-après : CCA) a lancé et conduit, en procédure ouverte, un 
appel d’offres public pour les transports de mineurs du service de protection des 
mineurs (ci-après : SPMin). L’appel d’offres était soumis aux traités 
internationaux, à l’accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 
1994 (AIMP - L 6 05), ainsi qu’au règlement sur la passation des marchés publics 
du 17 décembre 2007 (RMP - L 6 05.01). Les offres devaient parvenir à la CCA 
avant le lundi 8 juin 2015 à 12h.00. 

 b. Les prestations requises dans le cadre de cet appel d’offres étaient détaillées 
dans le cahier des charges à disposition des parties, qui se présentait sous forme de 
tableau Excel à compléter et à retourner signé, en tenant compte des exigences 
demandées dans le document et le dossier d’appel d’offres. Il s’agissait de 
rechercher des transporteurs professionnels disposant de véhicules permettant des 
transports individuels et respectant les exigences dudit cahier des charges. Les 
qualités requises pour les chauffeurs étaient spécifiques en fonction des 
caractéristiques des personnes qui devaient être transportées, en l’occurrence des 
enfants en difficulté. 

  Les prix articulés devaient être forfaitaires et ne pas varier suivant la 
distance effectuée. Concernant le prix offert, le soumissionnaire devait indiquer 
un prix forfaitaire à la course pour trois types de réservation, soit le prix pour une 
réservation une semaine à l’avance, celui pour une réservation 24 heures à 
l’avance et celui pour une réservation dans l’urgence, soit jusqu’à 2 heures à 
l’avance. Ce prix forfaitaire devait inclure l’ensemble des prestations et frais. Il ne 
devait pas varier suivant la distance parcourue ou le temps utilisé pour effectuer le 
transport, à l’exception d’une course pour une distance supérieure à 100 km. Dans 
un tel cas, le prestataire devait offrir un prix au kilomètre, à faire figurer dans 
l’offre.  

 c. Pendant le délai de soumission, les candidats avaient la possibilité de poser 
des questions auxquelles le pouvoir adjudicateur a répondu par un document 
intitulé « récapitulation questions/réponses » accessible à tous sur la plateforme 
informatique simap.ch pour les marchés publics. Les demandes et les réponses 
feraient partie intégrante du dossier d’appel d’offres et devaient être prises en 
compte dans l’élaboration des offres. 

   Selon ce document, il n’était pas possible de proposer des tarifs distincts 
par zone (zone ville, campagne, hors canton). Le seul critère à prendre en 
considération était celui du moment de la réservation et non pas celui du lieu de 

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destination. Pour les courses dépassant 100 km, le prestataire était en droit de 
considérer l’ensemble du trajet aller-retour comme une course. Il était en droit de 
facturer le prix standard jusqu’à 100 km et de facturer à l’État les kilomètres 
dépassant. Il n’était pas possible de proposer un tarif uniquement sur devis pour 
les courses plus de 100 km. En revanche, le soumissionnaire devait compléter le 
cahier des charges en indiquant le prix du kilomètre supplémentaire aux 100 km 
inclus. Finalement, les tarifs des soumissionnaires ne pouvaient pas varier, quel 
que soit le jour de la semaine ou le statut de jour férié de celui-ci. 

2)  À teneur des conditions générales de l’appel d’offres, les communications 
de la CCA avec les soumissionnaires s’effectuaient avec le libre choix de la CCA, 
soit par courrier postal, soit par fax. Pour permettre une communication correcte 
et efficace, le soumissionnaire devait clairement mentionner dans son offre le 
nom, le prénom et la fonction de la personne à qui toute la correspondance à la 
procédure d’appel d’offres serait nommément adressée, ainsi que l’adresse postale 
complète. Il devait en faire de même avec le no de fax susceptible de recevoir la 
correspondance. Le soumissionnaire devait s’engager à tout mettre en œuvre afin 
que les coordonnées communiquées à la CCA soient complètes et valables, que 
ses appareils-fax soient opérationnels en tout temps et que sa correspondance soit 
régulièrement relevée et distribuée à l’interne. Il était seul responsable des 
conséquences liées à la communication de coordonnées erronées, aux problèmes 
techniques de ses appareils-fax, ou à des carences relatives au relevé, ou à la 
distribution à l’interne de la correspondance reçue. 

3)  Aloha transport & services SA (ci-après : Aloha) est une société anonyme 
ayant son siège à Genève, à l’adresse 13, rue de la Fontaine (selon consultation du 
registre du commerce du 12 août 2015 à 08h.33). 

4)  Aloha a fait parvenir une offre à la CCA pour le marché précité dans le délai 
requis. Dans celle-ci, elle a complété un formulaire comportant plusieurs adresses 
à donner. Elle a complété la rubrique « adresse du soumissionnaire » en 
mentionnant « 13, rue de la Fontaine ». Elle a complété celles relatives à l’adresse 
de « contact commercial pour l’établissement de l’offre », l’adresse du « service 
après-vente, adresse de contact administratif pour les questions comptables » ou 
celle de « suivi des commandes et livraison », de même que de « contact 
technique » en mentionnant comme adresse « 38, ch. des Semailles au  
Grand-Lancy » et en indiquant les personnes de référence. 

  Toutes les attestations requises en rapport avec les critères d’aptitudes 
qu’elle a annexées à son offre, qui dataient du mois de mai 2015, étaient libellées 
à l’adresse 13, rue de la Fontaine. Il en allait de même des pièces justificatives 
dont la production était requise à l’appui de l’offre (photocopies des permis de 
circulation des véhicules, attestations d’assurances responsabilité-civile). Les 
déclarations relatives au respect du principe de l’égalité entre femmes et hommes, 
ainsi que les principes du développement durable étaient signées avec l’apposition 

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d’un timbre humide de la société, mentionnant 13, rue de la Fontaine. Dans les 
pièces adressées à la CCA, seul un courriel adressé au service du commerce en 
mai 2015 mentionnait l’adresse 38, rue des Semailles.  

  Concernant le contenu de son offre, elle a proposé, pour chacune des trois 
types de réservations précitées, deux prix au kilomètre, soit CHF 0,35 et CHF 
0,40, avec un prix sur demande, pour les dimanches et jours fériés. En outre, elle a 
proposé un prix sur devis en cas de kilomètres supplémentaires aux 100 km 
inclus.  

5)  Par décision du 15 juin 2015, la CCA a exclu l’offre d’Aloha de la 
procédure d’évaluation. Celle-ci ne satisfaisait pas à des exigences impératives et 
éliminatoires du cahier des charges. En effet, elle n’avait pas proposé des prix 
forfaitaires à la course quelle que soit la distance parcourue à l’intérieur d’un 
rayon de 100 km et quel que soit le jour de la semaine où la course était effectuée. 
D’une part elle avait proposé un prix pour un trajet urbain et un autre pour un 
trajet suburbain, et d’autre part, elle avait spécifié que le prix des courses du 
dimanche pourrait être donné sur demande, ce qui signifiait qu’il était différent du 
prix facturé pour les autres jours. En outre, pour les courses d’une distance 
supérieure à 100 km, elle avait proposé un devis alors qu’il lui avait été demandé 
d’articuler un prix au kilomètre. 

6)  La CCA a notifié à Aloha la décision précitée à l’adresse 13, rue de la 
Fontaine à Genève, par pli recommandé. Selon le site de la Poste relatif au suivi 
des envois, le pli recommandé a été posté le 16 juin 2015. Il a été renvoyé le jour 
même à l’expéditeur par la poste avec la mention « a déménagé, délai de 
réexpédition expiré ». 

7)  Le 25 juin 2015, la CCA a adressé à Aloha, à l’adresse « 13, rue de la 
Fontaine », par courrier « A », une copie du courrier recommandé qu’elle n’avait 
pas retiré à l’office de poste. Ce courrier lui était adressé à titre d’information et 
ne faisait pas courir un nouveau délai de recours. Ce courrier a également été 
retourné par la poste à la CCA avec la même mention que le premier. 

8)  Le 7 juillet 2015, la CCA a écrit à Aloha à l’adresse «Aloha transport 
services SA, Madame Isabelle DUNANT et Monsieur Rolph HUBER, 38, ch. des 
Semailles au Grand-Lancy». Selon l’adresse mentionnée dans le dossier déposé et 
l’inscription figurant au registre du commerce, la CCA avait envoyé sa décision 
du 15 juin 2015 par pli recommandé au siège social de la société. Celui-ci n’avait 
pas été retiré, pourtant il avait été renvoyé le 25 juin 2015 à la même adresse. Ce 
deuxième envoi lui avait également été retourné. La CCA leur transmettait les 
courriers précités à l’adresse commerciale mentionnée dans leur dossier, ceci à 
titre informatif, cette transmission ne faisant pas courir un nouveau délai. 

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9)   Suite à un téléphone des responsables d’Aloha, la CCA leur a confirmé 
qu’elle s’était basée, pour adresser son courrier du 7 juillet 2015, non pas sur 
l’adresse mentionnée dans le dossier comme adresse du contact commercial du 
soumissionnaire, mais sur l’adresse figurant au registre du commerce pour notifier 
sa décision.  

10) a. Par courrier du 16 juillet 2015, Aloha a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
la décision d’exclusion du 15 juin 2015 qui ne lui était parvenue que le 
14 juillet 2015, en concluant à l’annulation de cette décision.  

 b. Pour justifier « sa demande tardive », elle a expliqué ne jamais avoir reçu le 
premier recommandé contenant la décision du 15 juin 2015. Elle connaissait 
depuis plusieurs mois des problèmes de distribution de courrier à son siège social. 
Il était étrange que la CCA accuse réception du retour du courrier du 15 juin 2015 
le 19 juin 2015, soit quatre jours après l’envoi. Au siège social de la société, se 
trouvait toujours le bureau de l’administrateur de celle-ci, ainsi que le nom sur la 
porte de l’immeuble et sur les boîtes-aux-lettres. De ce fait, elle ne comprenait pas 
pour quelle raison elle n’avait pas reçu d’avis dans sa boîte-aux-lettres, l’invitant à 
retirer l’envoi à la poste.  

  À ce propos, elle a annexé à son recours un échange de courriel qu’elle avait 
eu avec le service clientèle de la poste en juin 2015. Par message du 24 juin 2015, 
elle avait rappelé à la poste qu’elle avait, en mai 2014, fait une demande de 
réexpédition du courrier suite à un déménagement du 13, rue de la Fontaine au 38, 
ch. des Semailles au Grand-Lancy. Cette demande était échue  ; néanmoins, elle 
souhaitait recevoir son courrier aux deux adresses, en fonction de l’adresse qui 
était écrite sur l’enveloppe par l’expéditeur. Elle demandait l’annulation avec effet 
immédiat de la demande de réexpédition faite en mai 2014 et que le courrier soit 
distribué aussi bien à la rue de la Fontaine qu’au chemin des Semailles, selon les 
indications des expéditeurs. Le siège social de la société, ainsi que 
l’administrateur se trouvaient toujours à la rue de la Fontaine. Le nom de celle-ci 
figurait toujours sur la boîte-aux-lettres, ainsi qu’une plaque à l’entrée de 
l’immeuble. Elle constatait qu’actuellement le courrier de la société qui lui était 
adressé à la rue de la Fontaine était retourné à l’expéditeur avec la mention « parti 
sans laisser d’adresse », ce qui était faux puisque le siège de celle-ci s’y trouvait 
toujours. Pire, elle constatait que le courrier qu’elle adressait à sa clientèle et qui 
lui était réexpédié l’était à la rue de la Fontaine. La poste avait répondu le 
30 juin 2015, le changement de domicile avait été en vigueur du 26 mai 2014 au 
25 mai 2015. Passé cette période, tout le courrier adressé à la rue de la Fontaine 
13 était retourné aux expéditeurs par ses services, l’adresse définitive de la société 
était 38, chemin des Semailles au Grand-Lancy. Dans le cas de celle-ci, il aurait 
été préférable d’enregistrer une réexpédition temporaire. La demande de réactiver 

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l’adresse de Genève était transmise au service concerné. Le courrier serait 
désormais distribué à l’adresse mentionnée sur l’envoi. 

 c. Sur le fond, les prix qu’elle avait indiqués comprenaient certes plusieurs 
tarifs, mais il s’agissait de suggestions plus avantageuses que celles des 
prestataires autorisés par l’appel d’offres. Il s’agissait de permettre au pouvoir 
adjudicateur de bénéficier des tarifs les plus avantageux. C’était pour cette raison 
qu’elle avait proposé deux zones de facturation avec un prix forfaitaire par zone 
qu’elle appliquait déjà pour les transports pour le compte du SPMin. En outre, elle 
considérait que le moyen le plus juste était de proposer un devis pour les courses 
dépassant 100 km.  

  Elle transmettait en annexe à son recours un nouveau document Excel avec 
ses nouveaux tarifs selon demande de l’appel d’offres, en confirmant le maintien 
des autres clauses et conditions qu’elle avait remises dans son offre initiale. 

11)  Invitée à se déterminer sur la question de la recevabilité du recours, la CCA, 
dans des observations du 25 juillet 2015, a conclu à son irrecevabilité pour cause 
de tardiveté. Elle s’était conformée aux indications d’adresses figurant dans l’offre 
de la recourante. Deux adresses figuraient dans l’offre de celle-ci, soit l’adresse 
officielle de la société au 13, rue de la Fontaine et l’adresse commerciale et 
administrative de celle-ci au 38, ch. des Semailles. Les pièces produites par la 
recourante avec son offre mentionnaient l’adresse 13, rue de la Fontaine. C’est en 
se fondant sur cela qu’elle avait adressé sa décision à l’adresse du siège social. 
Selon les échanges de courriels de la recourante avec la poste, depuis le 
26 mai 2015, aucune distribution postale n’était effectuée dans la boîte-aux-lettres 
de l’adresse officielle, ni aucune réexpédition à l’adresse du Grand-Lancy. La 
recourante ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, puisqu’elle ne s’était pas 
souciée du problème avant le 24 juin 2015. La décision litigieuse devait être 
considérée comme notifiée le 24 juin 2015, à l’issue du délai de garde. Le délai de 
recours échéait le lundi 6 juillet 2015 au plus tard. Aloha ne faisant état d’aucune 
circonstance exceptionnelle, une restitution du délai de recours n’était pas 
admissible.  

12)  Par pli du 30 juillet 2015, le juge a imparti aux parties un délai au 
10 août 2015 pour formuler toute requête complémentaire, à la suite de quoi la 
cause serait gardée à juger.  

13)  Le 7 août 2015, Aloha a répliqué. Elle contestait toute négligence 
concernant l’acheminement du courrier. Depuis le déménagement des locaux 
administratifs et commerciaux de la société au chemin des Semailles 38, la poste 
avait continué à distribuer quotidiennement plusieurs envois qui lui étaient 
destinés, à l’adresse 13, rue de la Fontaine. Cela incluait des envois recommandés. 
Cette distribution avait continué également après le 26 mai 2015. La CCA avait 
reçu en retour le 19 juin 2015 son recommandé du 15 juin. Elle avait attendu le 

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25 juin 2015 pour envoyer la décision par courrier simple à la même adresse que 
celle du recommandé, alors qu’elle savait que la société avait déménagé. Compte-
tenu du bref délai de dix jours pour faire recours, ce second envoi ne pouvait pas 
lui parvenir à temps. De ce fait, la CCA les avait empêchés de faire valoir leurs 
droits. Celle-ci n’avait pas cherché à les contacter téléphoniquement ou par fax, ni 
cherché à vérifier si une autre adresse était à sa disposition dans le dossier d’appel 
d’offres. Elle-même considérait avoir correctement rempli la page concernant les 
adresses. Elle avait mentionné l’adresse de la rue de la Fontaine, car il s’agissait 
du siège social de la société. Elle avait mentionné l’adresse de correspondance 
dans la rubrique « contact commercial pour l’établissement de l’offre ». Cela 
paraissait d’autant plus logique qu’au chapitre 4 lettre g des conditions générales 
d’appel d’offres, il était demandé le nom, le prénom et la fonction de la personne à 
qui toute la correspondance relative à la procédure devait être adressée. Dans une 
précédente offre transmise à la CCA le 2 février 2015, relative à l’appel d’offres 
public pour les transports d’élèves pour l’office médico-pédagogique, un 
questionnaire identique avait été demandé. Elle avait rempli de manière identique 
les onglets « soumissionnaires » et « contact commercial ». Dans ce dernier cas, la 
CCA avait utilisé l’adresse de contact commercial ou administratif pour leur 
répondre.  

  La perte de l’appel d’offres représentait pour la société une part importante 
de son chiffre d’affaires. Elle employait 7 à 10 personnes, emplois qui étaient 
menacés si le marché ne lui était pas adjugé. Cela était d’autant plus regrettable 
que la société s’efforçait depuis sa création d’engager de nombreuses personnes 
en reconversion professionnelle.  

14)  De manière spontanée, la CCA a transmis le 7 août 2015 une réponse au 
recours sur le fond, en persistant dans ses conclusions en rejet du recours. Dans la 
mesure où la recourante avait déposé une offre qui ne correspondait pas aux 
exigences du cahier des charges s’agissant des prix proposés, elle ne pouvait 
qu’être exclue de l’évaluation des offres. La recourante reconnaissait que son 
offre ne correspondait pas aux exigences, mais la nouvelle offre qu’elle avait 
formulée au stade du recours devant la chambre administrative ne pouvait être 
prise en considération car elle était postérieure à l’expiration de la date de dépôt 
des offres. 

15)  Le juge a transmis cette dernière écriture à la recourante. Il a avisé les 
parties de ce que l’instruction était close, en impartissant un délai au 25 août 2015 
à celle-ci pour une éventuelle réplique et en rappelant qu’à la suite de cela, la 
cause serait gardée à juger. 

16)  La recourante a usé de son droit de réplique en persistant, le 25 août 2015, 
dans les termes de son recours et en reprenant son argumentation. Elle estimait 
avoir transmis l’offre avec le meilleur prix possible en accordant à l’État de 
Genève les conditions dont bénéficiaient ses clients les plus favorisés dans des 

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circonstances comparables. Elle considérait avoir suivi par-là la demande de la 
CCA qui avait précisé, au point 1.13 du document dans lequel elle devait détailler 
son offre (annexe 1 de l’appel d’offres) que toute suggestion plus avantageuse du 
prestataire serait mieux notée. C’était ce qui l’avait menée à proposer un tarif 
urbain et un tarif suburbain pour le prix au kilomètre et que pour les courses en 
dehors du canton, elle avait suggéré de demander un devis. L’appel d’offres de la 
CCA était rédigé d’une façon qui n’intégrait pas le fait que le canton de Genève 
était un petit territoire, ce qui impliquait une difficulté de formuler un même tarif 
pour tous les types de trajets. Elle estimait que son offre, s’agissant des tarifs 
proposés, aboutissait à une économie par rapport à la méthode demandée par la 
CCA. Elle fournissait différentes pièces à l’appui de sa démonstration. 

17)  Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Le marché public litigieux est soumis à l’AIMP, au RMP, à la loi autorisant 
le Conseil d’État à adhérer à l’accord intercantonal sur les marchés publics du 
12 juin 1997 (L-AIMP - L 6 05.0), ainsi qu’à la loi sur la procédure administrative 
du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10). 

2)  La chambre administrative est l’autorité compétente pour connaître des 
recours contre les décisions du pouvoir adjudicateur en matière de marchés 
publics (art. 3 L-AIMP) ; 56 al. 1 RMP ; art 132 al. 1 et 2 de la loi sur 
l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05).   

3)  Les art. 15 al. 1 et al. 1bis let. e AIMP  et 55 let. c RMP disposent que la 
décision d’exclusion du marché public peut faire l'objet d'un recours auprès de 
l'autorité juridictionnelle cantonale. 

4)  Le recours est ouvert au destinataire de ladite décision (art. 60  
al. 1 let. a et b LPA). 

5)  En vertu des art. 62 al. 1 let. b LPA, 15 al. 1 et 2 AIMP, 3 al. 1 L-AIMP et 
56 al. 1 RMP, le recours est adressé à la chambre administrative dans les dix jours 
suivant la notification de la décision. 

6)  L’intimé concluant à l’irrecevabilité du recours pour cause de tardiveté, il y 
a lieu de se pencher sur la question du respect du délai de recours. 

7)  Selon l’art. 42 al. 3 RMP, lorsque l’autorité adjudicatrice rend une décision 
d’exclusion motivée, elle la notifie par courrier à son destinataire, avec la mention 
des voies de recours. La notification est effectuée au domicile ou, à défaut, au lieu 
de séjour du destinataire pour les personnes physiques, ainsi qu’au siège social 

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pour les personnes morales (Pierre MOOR/Etienne POLTIER, Droit administratif, 
vol. 2, 3ème éd., 2011, p. 352 n. 2.2.8.4), voire à un domicile élu auprès d’un 
mandataire (art. 46 al. 2 LPA). Une décision doit être considérée comme notifiée 
lorsque son destinataire peut en prendre connaissance, soit lorsqu’elle se trouve 
dans sa sphère d’influence et qu’il soit à même d’en prendre connaissance en 
organisant normalement ses affaires (ATF 109 Ia  15 ; Thierry TANQUEREL, 
Manuel de droit administratif, 2011, p. 520 n. 1570). 

  La preuve de la notification d’un acte et de la date de celle-ci incombe en 
principe à l’autorité qui entend en tirer une conséquence juridique. L’autorité qui 
veut contrer le risque d’un échec de la preuve de la notification peut communiquer 
ses décisions par pli recommandé. En tel cas, lorsque le destinataire de l’envoi 
n’est pas atteint et qu’un avis de retrait est déposé dans sa boîte aux lettres ou dans 
sa case postale, l’envoi est considéré comme notifié au moment où il est retiré. Si 
le retrait n’a pas eu lieu dans le délai de garde, il est réputé notifié le dernier jour 
de celui-ci (ATF 134 V 49 consid 4 ; ATA 130 III 396 consid. 1.2.3). 

  D’une manière générale, l’administré, lorsqu’il doit s’attendre à recevoir 
une décision, doit prendre des dispositions pour faire en sorte d’être atteint. Tel 
n’est pas le cas de celui qui, dans cette situation, part en vacances sans prendre de 
dispositions pour avertir l’autorité de son absence, ou pour faire réceptionner son 
courrier de façon à être averti de l’arrivée, pendant cette période, d’une décision le 
concernant. Dans ce sens, un ordre de retenue du courrier à la poste n’est pas 
suffisant, dans la mesure où, malgré cela, à l’échéance du délai de dépôt de l’avis 
de pli recommandé, la décision est malgré tout considérée comme notifiée à 
l’échéance du délai de sept jours (134 V 49 consid. 4). C’est seulement en 
l’absence d’un empêchement non fautif du destinataire de la décision que la 
notification de celle-ci ne déploie pas ses effets ou que ceux-ci sont reportés. 

8)  Le principe de la bonne foi entre administration et administré prévaut d’une 
manière générale dans les rapports entre ceux-ci. Exprimé aujourd’hui aux  
art. 9 et 5 al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 
1999 (Cst. - RS 101), celui-ci exige que l’une et l’autre se comportent 
réciproquement de manière loyale. En particulier, l’administration doit s’abstenir 
de toute attitude propre à tromper l’administré et elle ne saurait tirer aucun 
avantage des conséquences d’une incorrection ou insuffisance de sa part 
(ATF 129 I 161 consid. 4 p. 170 ; 129 II 361 consid. 7.1 p. 381 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 1C_534/2009 du 2 juin 2010 ; 9C_115/2007 du 22 janvier 2008 
consid. 4.2 ; ATA/141/2012 du 13 mars 2012 ; Thierry TANQUEREL, Manuel de 
droit administratif, 2011, p. 193 n. 568). Par ailleurs, la jurisprudence a tiré du 
principe de la bonne foi et de l’interdiction du formalisme excessif le devoir qui 
s’impose à l’administration, dans certaines circonstances, d’informer d’office le 
justiciable qui commet ou s’apprête à commettre un vice de procédure, à condition 
que celui-ci soit aisément reconnaissable et qu’il puisse être réparé à temps, le cas 

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échéant dans un bref délai (ATF 125 I 166 consid. 3a p. 170 ; 124 II 265 
consid. 4a p. 269/270 et les arrêts cités ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_39/2013 du 
11 mars 2013 consid. 2.1 et 2.3 ; 2C_165/2012 du 29 mai 2012 consid. 5.1).  

9)  L’autorité intimée considère avoir valablement notifié la décision 
d’exclusion au siège social de la recourante, à qui elle impute le fait de ne pas 
avoir pris les dispositions nécessaires pour la recevoir en temps utile. La 
recourante, de son côté, explique avoir pris de telles dispositions. Elle explique 
d’une part avoir mentionné son adresse commerciale qui n’était pas celle de son 
siège social et d’autre part avoir été victime du comportement de la Poste qui 
aurait retourné à son expéditeur sans raison et sans l’en avertir le pli recommandé 
contenant la décision, alors qu’il aurait pu être distribué à l’adresse dudit siège 
social. 

10)  En l’occurrence, l’autorité a effectivement insisté sur la nécessité pour 
chaque soumissionnaire de mentionner l’adresse à laquelle les communications 
liées au marché public devaient être adressées et insisté sur la nécessité pour 
chacun de prendre toutes dispositions utiles afin de recevoir lesdites 
communications. Toutefois, paradoxalement, parmi les documents d’appel 
d’offres à remplir, la partie du document Excel qu’elle leur a demandé de 
compléter au sujet de l’adressage et des contacts comportait plusieurs rubriques 
d’adresses à fournir en fonction de différents critères de contact, sans qu’aucune 
ne se réfère à la définition de l’adresse de communication exigée. En rapport avec 
cela, la recourante a transmis l’adresse de son siège social, mais également celle 
de ses locaux à partir desquels elle déployait ses activités. 

  En outre, celle-ci, qui avait déménagé en 2014 ses locaux opérationnels  à 
l’adresse 38, chemin des Semailles au Grand-Lancy tout en conservant son siège 
social à l’adresse 13, rue de la Fontaine, avait pris des dispositions pour faire 
transférer le courrier de la société arrivant au siège social à sa nouvelle adresse. À 
teneur des pièces qu’elle a communiquées, il ressort que ce transfert automatique 
s’est interrompu le 25 mai 2015 et qu’elle a dû intervenir auprès de la Poste le 
24 mai 2015 pour que la distribution du courrier adressé à son siège social 
reprenne. Quelles que soient les explications fournies par la Poste dans sa réponse 
du 30 juin 2015 à la recourante, il est incompréhensible qu’elle n’ait pas même 
cherché à contrôler s’il n’y avait pas une possibilité de délivrer le pli recommandé 
à l’adresse indiquée, avant de le retourner au pouvoir adjudicateur en mentionnant 
un déménagement de la soumissionnaire, alors qu’une boîte aux lettres 
comportant le nom de celle-ci s’y trouvait toujours. 

  Ces circonstances doivent être couplées au fait que, malgré les exigences 
spécifiquement rappelées aux soumissionnaires par le pouvoir adjudicateur de lui 
communiquer une adresse spécifique de notification, le formulaire de contact 
comportait plusieurs rubriques d’adressage ou de contact sans spécifier lequel 
constituait l’adresse de notification. Elles doivent l’être également du fait que la 

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recourante avait précisé, à côté de l’adresse de son siège social, celle de ses 
bureaux au Grand-Lancy. Dès lors, on doit exceptionnellement admettre que la 
décision, sans faute de sa part, ne lui est parvenue que par le biais du courrier du 
7 juillet 2015, si bien que ce n’est qu’à partir de cette date-là qu’elle lui a été 
notifiée. 

11)  Interjeté par pli posté le 17 juillet 2015 par le destinataire de la décision, le 
recours respecte le délai légal de dix jours de l’art. 13 L-AIMP. Interjeté devant la 
juridiction compétente et en la forme prescrite, il est donc pleinement recevable. 

   Il y a donc lieu d’examiner le bien-fondé de la décision d’exclusion de la 
recourante du marché public litigieux. 

12)  Une offre est écartée d’office lorsque le soumissionnaire a rendu une offre 
tardive, incomplète ou non conforme aux exigences ou au cahier des charges 
(art. 42 al. 1 let. a RMP). L’autorité adjudicatrice examine la conformité des offres 
au cahier des charges (art. 39 RMP). 

13)  Le droit des marchés publics est formaliste, comme la chambre de céans l’a 
déjà rappelé à plusieurs reprises (ATA/271/2012 du 8 mai 2012 consid. 10 ; 
ATA/10/2009 du 13 janvier 2009 ; ATA/95/2008 du 4 mars 2008 ; ATA/79/2008 
du 19 février 2008 ; ATA/250/2006 du 9 mai 2006 ; ATA/150/2006 du 
14 mars 2006), et c’est dans le respect de ce formalisme que l’autorité 
adjudicatrice doit procéder à l’examen de la recevabilité des offres et à leur 
évaluation. 

  L’interdiction du formalisme excessif, tirée de la garantie à un traitement 
équitable des administrés énoncée à l’art. 29 Cst., ne permet pas d’exclure une 
offre présentant une informalité de peu de gravité. C’est dans ce sens que des 
erreurs de calculs et d’écritures peuvent être rectifiées (art. 39 al. 2 RMP) et que 
des explications peuvent être demandées aux soumissionnaires, relatives à leurs 
aptitudes et à leurs offres (art. 40 et 41 RMP). Le principe d’intangibilité des 
offres remises et le respect du principe d’égalité de traitement entre 
soumissionnaires impliquent de ne procéder à ce type de questionnement que de 
manière restrictive, et seulement lorsque l’offre est, au demeurant, conforme aux 
conditions de l’appel d’offres (Jean-Bernard ZUFFEREY/ 
Corinne MAILLARD/Nicolas MICHEL, Droit des marchés publics, 2002, 
p. 110 ; Olivier RODONDI, La gestion de la procédure de soumission - cité 
ci-après : La gestion - in Jean-Bernard ZUFFEREY/Hubert STOECKLI [éd.], 
Marchés publics 2008, 2008, p. 185 ss). 

  A cet égard, même les auteurs qui préconisent une certaine souplesse dans le 
traitement des informalités admettent que l’autorité adjudicatrice dispose d’un 
certain pouvoir d’appréciation quant au degré de sévérité dont elle désire faire 
preuve dans le traitement des offres, pour autant qu’elle applique la même rigueur, 

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respectivement la même flexibilité, à l’égard des différents soumissionnaires 
(Olivier RODONDI, Les délais en droit des marchés publics in RDAF 2007 I 
p. 187 et 289). 

  Les principes précités valent également pour la phase d’examen de la 
recevabilité des soumissions (Olivier RODONDI, La gestion, p. 186). Lors de 
celle-ci, l’autorité adjudicatrice doit examiner si les offres présentées remplissent 
les conditions formelles pour participer à la procédure d’évaluation proprement 
dite et il est exclu d’autoriser un soumissionnaire à modifier la présentation de son 
offre, à y apporter des compléments ou à transmettre de nouveaux documents. En 
outre, en matière d’attestations, l’autorité adjudicatrice peut attendre d’un 
soumissionnaire qu’il présente les documents requis, rédigés d’une manière qui 
permette de déterminer, sans recherche complémentaire, interprétation ou 
extrapolation, s’il remplit les conditions d’aptitude ou d’offre conformes aux 
exigences du cahier des charges (ATA/102/2010 du 16 février 2010, confirmé par 
arrêts du Tribunal fédéral 2C_197/2010 et 2C_198/2010 du 30 avril 2010). 

  La chambre de céans s’est toujours montrée stricte dans ce domaine, 
(ATA/150/2006 du 14 mars 2006), ce que le Tribunal fédéral a constaté mais 
confirmé (arrêts du Tribunal fédéral 2C_197/2010 et 2C/198/2010 précités), la 
doctrine étant plus critique à cet égard (Olivier RODONDI, La gestion, p. 186). 

14)  En l’occurrence, la recourante admet avoir déposé une offre ne respectant 
pas le cahier des charges en rapport avec la formulation de ses prix. Le pouvoir 
adjudicateur sollicitait que lui soient proposés des prix forfaitaires ou dans 
certaines circonstances des prix au kilomètre unique, insistant sur cela lors de la 
phase de réponses aux questions. Quelles que soient les motivations de la 
recourante, et notamment sa volonté de présenter une offre qui, à son avis, était 
calculée sur la base de critères plus avantageux que ceux demandés, il doit être 
constaté que, dans la formulation de celle-ci, elle n’a  pas respecté ce cadre en 
proposant des doubles tarifs ou un travail sur devis, procédés que le pouvoir 
adjudicateur avait expressément proscrits. Le chiffre 1.13 de l’annexe 1 de l’appel 
d’offres ne concernait qu’un aspect particulier de celle-ci (deuxième course 
facturée en cas de dépassement du temps de rendez-vous)  et n’ouvrait pas la porte 
à la possibilité de présenter des offres différenciées. En application de l’art. 42 al. 
1 let. a RMP, aucune mesure moins incisive n’étant disponible, l’intimée n’avait 
pas d’autres choix que de l’exclure de la procédure. Prendre tout de même en 
compte l’offre de la recourante modifiée pour tenir compte des nouveaux tarifs, 
produits devant la chambre de céans, constituerait une modification de l’offre, 
inadmissible après l’échéance du délai de dépôt des offres, car cela conduirait à 
une violation du principe de l’égalité de traitement entre soumissionnaires garanti 
par le droit des marchés publics à tous les stades de la procédure (art. 11 let. a 
AIMP et 16 RMP).  

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  Au surplus, les critiques que la recourante formule à l’encontre de la façon 
dont l’appel d’offres a été rédigé sont tardives. Elles auraient en effet dû être 
formulées à l’encontre de la décision d’ouvrir l’appel, dans le délai de recours 
rappelé au chiffre 14 du document d’appel d’offres ATF 130 I 241 consid. 4.2 ; 
ATA/952/2014, consid. 5.c). 

15)  Au vu de ce qui précède, la décision d’exclusion sera confirmée et le recours 
rejeté. 

16)  Vu l’issue du recours, un émolument de CHF 1'000.- sera mis à la charge de 
la recourante (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA). 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 17 juillet 2015 par  Aloha transport & services 
SA contre la décision de la centrale commune d’achats du 15 juin 2015 d’exclusion du 
marché public relatif au transport de mineurs du Service de protection des mineurs ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 1'000.- à la charge de Aloha transports & services SA ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF-RS 173.110), le présent arrêt ( la présente décision) peut être porté(e) dans 
les trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public : 

si la valeur estimée du mandat à attribuer n’est pas inférieure aux seuils déterminants de 
la loi fédérale du 16 décembre 1994 sur les marchés publics ou de l’accord du 
21 juin 1999 entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur certains 
aspects relatifs aux marchés publics ;  

si il (elle) soulève une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 
113 ss LTF ; 

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le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l’art. 42 LTF. Le présent arrêt (la présente décision) et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Aloha transport & services SA, à la centrale commune 
d'achats, ainsi qu’à la commission de la concurrence COMCO. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Junod, M. Dumartheray,  
Mme Payot Zen-Ruffinen et M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le 
 

la greffière :