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**Case Identifier:** ed960f1f-81f3-5fe9-85a6-7fab2b1f38c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-10-16
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 16.10.2009 C/10672/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-10672-2007_2009-10-16.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 21.10.2009. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/10672/2007 ACJC/1255/2009 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
statuant par voie de procédure ordinaire 

AUDIENCE DU VENDREDI 16 OCTOBRE 2009 

 

Entre 

ASSOCIATION A______, sise ______, appelante d'un jugement rendu par la 

10ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 29 janvier 2009, 

comparant par Me Bruno Mégevand, avocat, 3, place Claparède, 1205 Genève, en 

l’étude duquel elle fait élection de domicile aux fins des présentes, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, comparant par Me Alain Berger, 

avocat, 9, boulevard des Philosophes, 1205 Genève, en l’étude duquel elle fait élection 
de domicile aux fins des présentes. 

 

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C/10672/2007 

EN FAIT 

A. Par jugement du 29 janvier 2009, notifié le 4 février 2009, le Tribunal de première 
instance a débouté l'ASSOCIATION A______ (ci-après l'Association) de toutes 

ses conclusions et l'a condamnée en tous les dépens, y compris une indemnité de 

procédure de 10'000 fr. à titre de participation aux honoraires d'avocats de 

B______. 

 Par acte déposé au greffe de la Cour le 6 mars 2009, l'Association appelle de ce 

jugement. Elle conclut à son annulation et reprend ses conclusions de première 

instance, soit la constatation qu'elle a été instituée héritière unique des biens 

dépendant de la succession de feu C______ et son inscription au Registre foncier 

en qualité de propriétaire des parcelles no 1______, 2______, 3______, 4______ 

et 5______ de la commune de D______ [GE]. 

 B______ conclut à la confirmation du jugement entrepris. 

B. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure : 

 a) L'Association a son siège à Genève et a pour but d'aider les [personnes atteintes 
de] E______. 

 L'Association exploitait un foyer à l'enseigne "Foyer pour [personnes âgées 
atteintes de] E______" situé à F______ [GE], qui a été repris en 1998 par le Foyer 

G______. 

 b) C______, née le ______ 1918, est décédée le ______ 2006. Agricultrice, elle 
était domiciliée à D______ (GE). 

A son décès, elle avait pour sœurs B______ et H______, et pour cousin I______ 

c) Dans la commune de D______, C______ était propriétaire de bien-fonds, dont 
la valeur vénale totale a été estimée en 2006 à 5'136'400 fr, soit : 

- la parcelle no 6______, située en zone bois et forêts, d'une valeur de 
21'500 fr.; 

- la parcelle no 1______, située en zone agricole d'une valeur de 144'400 fr.; 

- la parcelle no 7______, située en zone agricole, d'une valeur de 216'400 fr.; 

- la parcelle no 3______, située en zone 4B protégée, d'une valeur de 
900'000 fr.; 

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- la parcelle no 4______, située principalement en zone 4B, d'une valeur de 
2'890'000 fr.; 

- la parcelle no 5______ située à raison de 8/9 en zone 4B protégée et de 1/9 en 
zone agricole, d'une valeur de 517'000 fr. 

Elle était en outre propriétaire de biens mobiliers d'une valeur totale de 616'925 fr. 

d) C______ a rédigé un testament olographe daté du 10 août 1990 dont la teneur 
est la suivante : 

"Je lègue à Madame H______ de D______ et Madame B______ de 

D______  

La maison de famille et terrains agricoles. 

  Monsieur I______ aura la jouissance d'un appartement et terrains 

agricoles ceci jusqu'à sa mort.  

Je lègue également Hôpital de J______ deux cent mille francs 

200'000.-, 

[Aumônerie] K______ de l'hôpital cent mille francs 100'000.-. 

Paroisse de L______ [GE] cent mille francs 100'000.- 

Paroisse K______ de M______ [VS] cinquante mille francs 50'000.- 

Paroisse K______ [de la République] N______ cinquante mille francs 

(Frs 50'000.-) 

Le reste de mes biens au foyer [de l'Association] A______ à Genève. 

Le présent testament annule l'ancien déjà déposé". 

e) L'Association considère que C______ l'a ainsi instituée comme unique héritière 
et revendique la propriété des parcelles sises en zone à bâtir. 

Par courriers des 3 et 14 mars 2006, Me O______, notaire à Genève, a fait 

parvenir à B______ une copie du testament du 10 août 1990 de C______, en lui 

indiquant la possibilité de former opposition à l'émission du certificat d'héritier. 

Par courrier du 20 mai 2006, B______ a exposé audit notaire que la volonté de 

C______ était d'attribuer à elle et H______ l'entier des biens immobiliers qui 

avaient appartenu à sa famille. Elle considérait que l'Association ne se voyait 

attribuer que le solde après distribution des biens immobiliers. 

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Par courrier du 20 octobre 2006, B______ a contesté l'institution d'héritier de 

l'Association et s'est opposée à la délivrance du certificat d'héritier. 

 Aucun certificat d'héritier n'a été délivré. 

 f) Par acte déposé le 22 mai 2007, l'Association a assigné B______ devant le 
Tribunal de première instance. Elle a conclu à la constatation qu'elle avait été 

instituée unique héritière des biens de la succession de C______ et à son 

inscription au Registre foncier en qualité de propriétaire des parcelles no 1______, 

2______, 3______, 4______ et 5______ de la commune de D______. 

 B______ a conclu à la constatation que l'Association n'avait pas été instituée 

héritière unique de C______ et que l'Association n'avait aucune prétention sur 

lesdites parcelles. Elle a sollicité par conséquent le déboutement de l'Association 

de toutes ses conclusions. Pour le cas où il serait admis que l'Association était 

héritière instituée, elle a conclu à la constatation de sa qualité de colégataire avec 

H______ des parcelles 6______, 1______, 2______, 7______, 3______, 4______ 

et 5______ de la commune de D______, ainsi que de la totalité du matériel 

d'exploitation agricole dépendant de la succession. 

 Après les enquêtes, les parties ont persisté dans leurs conclusions. 

 g) Dans le jugement entrepris, le Tribunal a retenu que l'attribution par la défunte 
à ses sœurs d'un bien déterminé présumait l'existence d'un legs. Il convenait 
toutefois d'interpréter le testament et de rechercher ce que la défunte entendait par 

"terrains agricoles". 

Même si la défunte semblait savoir que ses terrains étaient situés en zone agricole 

et en zone 4B protégée, elle ne faisait pas de distinction entre eux dans les faits, 

les exploitant de manière égale et les considérant donc comme son domaine 

agricole. Par conséquent, la volonté de C______ était vraisemblablement 

d'attribuer à ses sœurs l'ensemble de ses parcelles, sans distinction aucune. Par 
ailleurs, il aurait été contraire à la logique interne du testament d'attribuer les 

terrains sis en zone 4B protégée à l'Association et la maison familiale, ainsi que 

les terrains agricoles aux sœurs, avec la jouissance du domaine au cousin, alors 
que la maison se trouvait en zone 4B protégée et que le cousin avait besoin pour 

l'exploitation du domaine des différentes infrastructures situées également en zone 

4B protégée. De plus, dès lors que la défunte connaissait la nature de chacune de 

ses parcelles, elle aurait fait clairement la distinction dans son testament le cas 

échéant. 

La défunte avait fait part à H______ à la fin de sa vie de sa volonté d'attribuer les 

terrains situés en zone 4 B protégée à l'Association. Son testament avait toutefois 

été rédigé 16 ans avant son décès. Ainsi, elle n'avait pas concrétisé son intention 

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en rédigeant un nouveau testament. I______ avait rapporté que sa cousine lui 

avait fait part de son intention de laisser à l'Association les terrains à bâtir. Il 

s'était toutefois contredit en affirmant qu'il n'avait pas été surpris d'apprendre que 

C______ ne lui avait pas laissé l'intégralité du domaine conformément au premier 

testament, d'une part, et qu'il ne connaissait pas l'existence du second testament, 

d'autre part. La volonté de la défunte était ainsi d'attribuer à ses sœurs l'ensemble 
de ses biens immobiliers. 

C______ avait vécu dans son domaine agricole et l'avait exploité jusqu'à ses 

derniers jours. Cette partie de ses biens représentait ainsi l'essentiel de son 

héritage et ses biens immobiliers formaient la quasi-totalité de sa succession. Le 

fait que les biens en question aient été soulignés dans son testament démontre 

l'importance qu'elle y attachait. En outre, ses sœurs auraient été ses héritières ab 
intestat. A l'inverse, la défunte n'avait que très peu de liens avec l'Association. 

Ainsi, C______ avait la volonté d'instituer ses sœurs comme héritiers, et non 
l'Association. 

C. L’argumentation des parties devant la Cour sera examinée ci-après dans la mesure 
utile. 

EN DROIT 

1. Interjeté dans le délai et selon la forme prescrits par la loi, l'appel est recevable 
(art. 296 et 300 LPC). 

Les dernières conclusions prises en première instance ayant porté sur une valeur 

litigieuse supérieure à 8'000 fr. en capital, le Tribunal a statué en premier ressort. 

Il s’agit de la voie de l'appel ordinaire; la Cour revoit en conséquence la cause 
avec un plein pouvoir d'examen (art. 22 al. 2, art. 24 LOJ; 291 LPC; SJ 1984 

p. 466 consid. 1) et statue dans les limites des conclusions prises par les parties 

(BERTOSSA/GAILLARD/GUYET/SCHMIDT, Commentaire de la loi de 

procédure civile genevoise, n. 3 ad art. 291). 

2. L'appelante conclut à la constatation de sa qualité d'héritière instituée de C______ 
et sollicite son inscription au registre foncier en tant que propriétaire de parcelles 

ayant appartenu à la défunte. L'appelante faisant valoir que H______ n'avait pas 

contesté son interprétation du testament, son action n'est dirigée que contre 

l'intimée. Dès lors qu'il résulte de l'art. 458 al. 3 CC que l'intimée et H______ sont 

les héritières légales de C______ et qu'elles lui succéderaient si l'appelante n'avait 

pas la qualité d'héritière instituée, il y a lieu rechercher si l'appelante est recevable 

à assigner l'intimée seule ou si elle devait également attraire H______, la question 

de la légitimation passive s'examinant d'office (ATF 126 III 59 consid. 1a). 

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 2.1. Selon l'art. 560 CC, les héritiers acquièrent de plein droit l'universalité de la 
succession dès que celle-ci est ouverte (al. 1). Ils sont saisis des créances et 

actions, des droits de propriété et autres droits réels, ainsi que des biens qui se 

trouvaient en la possession du défunt (al. 2). Les héritiers sont ainsi 

immédiatement titulaires de plein droit de tous les droits transmissibles du de 

cujus, notamment la propriété des immeubles. Cette acquisition intervient sans 

formalité, l'inscription au registre foncier n'étant pas nécessaire pour les 

immeubles (STEINAUER, Le droit des successions, 2006, n. 947). Toutefois, les 

héritiers ne peuvent disposer des immeubles dans le Registre foncier qu'après y 

avoir été inscrits (art. 656 al. 2 CC). L'inscription au registre foncier peut se 

fonder sur le certificat d'héritier (art. 18 al. 2 let. a ORF) ou sur un jugement du 

juge ordinaire statuant sur une action successorale ou sur l'action en constatation 

de droit de l'intéressé, qui rend le certificat d'héritier sans objet (KARRER, 

Commentaire bâlois, 2007, n. 47 ad art. 559 CC). La délivrance du certificat 

d'héritier n'est précédée d'aucune analyse de la situation de droit matériel et ne 

constitue ainsi pas la reconnaissance d'un droit matériel, mais uniquement d'une 

situation de fait (ATF 128 III 318 consid. 2.2.2 = JdT 2002 I p. 484;  

ATF 118 II 108 consid. 2b). Une inscription irrégulière, sur la base d'un certificat 

d'héritier, peut être attaquée par l'action visée à l'art. 975 CC (ATF 104 II 75 

consid. II 2). 

 2.2. A l'ouverture de la succession, l'hérédité passe de plein droit en possession 
provisoire des héritiers légaux, sauf décision contraire de l'autorité compétente (à 

Genève : le Juge de Paix; art. 1er let. e et 39 LACCS). Celle-ci peut laisser la 

gestion provisoire à ces derniers. Si l'autorité compétente ne prend pas de décision 

particulière, c'est cette solution qui prévaut (STEINAUER, op. cit., n. 885 et 887; 

KARRER, op. cit., n. 27 ad art. 556 CC). En cas d'opposition à la délivrance du 

certificat d'héritier, l'autorité peut laisser subsister cette situation ou ordonner 

l'administration d'office (STEINAUER, op. cit., n. 895). 

 Lorsque les héritiers légaux refusent de remettre la succession à l'héritier institué 
qui a seul droit à la succession, ce dernier peut en demander la restitution par 

l'action en pétition d'hérédité (PIOTET, Droit successoral, in Traité de droit privé 

suisse, 1975, p. 659) qui est dirigée contre tout possesseur d'un bien de la 

succession, sans être héritier (STEINAUER, op. cit., n. 1123). Par ailleurs, l'action 

en constatation de la qualité d'héritier est dirigée par celui qui se prétend héritier 

contre tous les autres héritiers qui forment une consorité nécessaire 

(BRÜCKNER/WEIBEL, Die erbrechtlichen Klagen, 2006, n. 103 et 104). 

 2.3. En l'espèce, s'il était constaté que l'appelante était l'héritière unique de 
C______, elle serait de plein droit propriétaire des biens dépendant de la 

succession et ainsi légitimée à se faire inscrire au registre foncier comme seule 

propriétaire des parcelles litigieuses. Cette solution consacrerait l'exclusion de la 

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qualité d'héritière de l'intimée et H______. A l'inverse, si la qualité d'héritière 

unique de l'appelante n'était pas reconnue, celles-ci seraient les uniques héritières 

de la défunte. Il s'ensuit que la situation juridique de l'intimée et de H______ est 

directement touchée par l'issue de la présente procédure. A l'instar de ce qui 

prévaut en matière d'action en constatation de la nullité des dispositions pour 

cause de mort où l'action doit être dirigée contre toutes les personnes qui 

bénéficieraient de la disposition inefficace (STEINAUER, op. cit., n. 751, 

note 22), l'action de l'appelante doit être dirigée contre les personnes qui 

bénéficieraient de l'absence de qualité d'héritière instituée de l'appelante, soit les 

héritières légales de la défunte. De plus, ainsi qu'exposé ci-dessus, l'action en 

pétition d'hérédité doit être dirigée contre tout possesseur de bien de la succession. 

Or, il résulte de la qualité d'héritières légales de l'intimée et de H______ qu'elles 

possèdent collectivement les parcelles litigieuses à titre provisoire, 

l'administration d'office n'ayant pas été ordonnée. Par ailleurs, l'action de 

l'appelante tendant à la constatation de sa qualité d'héritière instituée unique, elle 

devait assigner toutes les héritières légales, dès lors que ces dernières 

succèderaient à titre universel et formeraient la communauté héréditaire, pour le 

cas où l'appelante ne serait pas reconnue héritière unique de la défunte. Il s'ensuit 

que l'appelante devait également assigner H______ conjointement avec l'intimée, 

celles-ci formant une consorité nécessaire. 

Il est vrai qu'il a été jugé que le demandeur en pétition d'hérédité pouvait faire 

valoir dans le cadre de cette action la nullité d'un acte de rétractation d'un 

testament en sa faveur sans devoir assigner les héritiers légaux, le jugement 

n'ayant d'effet qu'entre les parties au procès et n'étant pas opposable aux héritiers 

légaux (ATF 97 II 327 consid. 7). Le non-participant au procès, qui a un intérêt au 

maintien de la disposition (ou à son inefficacité en cas de rejet de l'action), a ainsi 

l'opportunité faire valoir de meilleurs arguments dans sa propre procédure 

(DRUEY, Grundriss des Erbrechts, 2002, § 12, n. 57). Toutefois, en l'espèce, 

l'appelante sollicite également son inscription au registre foncier en qualité de 

propriétaire des parcelles litigieuses comme conséquence juridique de son statut 

d'héritière unique. L'admission de ce chef de conclusions interviendrait, le cas 

échéant, au terme d'une procédure dans laquelle il serait statué de manière 

définitive sur le droit matériel, de sorte que l'inscription ne pourrait plus être 

attaquée au moyen d'une éventuelle action de H______ en rectification du registre 

foncier au sens de l'art. 975 CC (SCHMID, Commentaire bâlois, 2007, n. 9 ad 

art. 975 CC). Il s'ensuit que seule une action susceptible d'aboutir à un jugement 

également opposable à H______ est admissible. 

A cela s'ajoute qu'en l'espèce, un jugement constatant que l'appelante serait 

héritière unique et propriétaire des parcelles litigieuses ne pourrait pas être 

exécuté pour l'inscription de l'appelante au registre foncier. En effet, le 

conservateur doit examiner si le jugement a bien été prononcé contre toutes les 

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parties intéressées et rejeter la réquisition d'inscription si tel n'est pas le cas 

(STEINAUER, Les droits réels, tome II, 2002, p. 83 note 159; DESCHENAUX, 

Le registre foncier, in Traité de droit privé suisse, V/II/2, 1983, p. 424, 456, 680 et 

701). 

Pour le surplus, il ne ressort pas de la procédure que H______ ait déclaré à 

l'avance se soumettre au jugement et reconnaitre qu'il lui soit opposable. 

En particulier, contrairement à ce que soutient l'appelante, l'absence de 

contestation de la part de H______ est sans portée, puisque le silence d'une 

personne légitimée à contester l'institution d'héritier n'équivaut ni à une 

contestation, ni à une reconnaissance (KARRER, op. cit., n. 15 ad art. 559 CC). 

Pour les motifs qui précèdent, il appartenait à l'appelante d'agir contre l'intimée et 

H______ en tant que litisconsorts nécessaires. Lorsque ceux-ci ne sont pas tous 

attraits dans la procédure, il y a un défaut de légitimation passive qui entraîne le 

rejet de la demande (VOGEL/SPÜHLER, Grundriss des Zivilprozess-rechts, 

2006, 5 n. 57). 

Il n'était pas nécessaire d'attirer préalablement l'attention des parties sur cette 

question et de recueillir leurs points de vue. En effet, celles-ci étaient toutes deux 

représentées par un avocat et la problématique de la consorité nécessaire des 

héritiers est bien connue. L'appelante y a du reste fait expressément allusion dans 

son mémoire d'appel (p. 13). Dès lors, ni le droit d'être entendu des parties, ni le 

principe de la bonne foi du justiciable n'empêchent la Cour de retenir ladite 

solution, proprio motu, en vertu de l'adage iura novit curia (ATF in SJ 2004 I 

p. 217, consid. 5). 

Il s'ensuit que le jugement sera confirmé par substitution de motifs. 

3. L'appelante, qui succombe, sera condamnée en tous les dépens d'appel (art. 176 
al. 1 LPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par l'ASSOCIATION A______ contre le jugement 

JTPI/1804/2009 rendu le 29 janvier 2009 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/10672/2007-10. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Condamne l'ASSOCIATION A______ en tous les dépens d'appel, qui comprennent une 

indemnité de procédure de 5'000 fr. à titre de participation aux honoraires d'avocat de 

B______. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Monsieur Louis PEILA, président; Madame Florence KRAUSKOPF, Monsieur  

Pierre CURTIN, juges; Madame Nathalie DESCHAMPS, greffière. 

 

Le président : 

Louis PEILA 

 La greffière : 

Nathalie DESCHAMPS 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.