# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 185315e2-9ac3-591d-88df-e7010c338ba6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-11-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 03.11.2014 C/872/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-872-2013_2014-11-03.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 4 novembre 2014. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/872/2013-5 CAPH/170/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 3 NOVEMBRE 2014 

 

Entre 

Madame B______, domiciliée ______, appelante d'un jugement rendu par le Tribunal 
des prud'hommes le 11 avril 2014 (JTPH/146/2014), comparant par Me Christian 
BRUCHEZ, avocat, rue Verdaine 12, case postale 3647, 1211 Genève 3, en l'Étude 
duquel elle fait élection de domicile, 

 d'une part, 

et 

A______, sise ______, intimée, comparant par Me Nils DE DARDEL, avocat, 
boulevard Georges-Favon 13, 1204 Genève, en l'Étude duquel elle fait élection de 
domicile, 

 d'autre part. 

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C/872/2013-5 

EN FAIT 

A. B______ travaille au service de l'Etat de Genève, à raison de 80%. 

Elle est amie de C______, éducatrice a______, domiciliée en France voisine, qui 
lui a parlé de son projet de créer une école.  

C______ cherchait une gérante domiciliée en Suisse et avait pressenti une tierce 
personne dans ce but, pour fonder une société à responsabilité limitée. Finalement, 
elle a proposé à B______ le poste de gérante, ce que celle-ci a accepté. 

 Selon C______, même si une tierce personne avait été gérante, cela n'aurait pas 
empêché B______ d'exercer des activités à l'école, comme elle les a exercées. 

Selon C______, l'idée était que les deux amies soient associées à raison de 50% 
chacune. 

B______ considère que C______ décidait de tout, et qu'elle-même acquiesçait 
pour ne pas la contrarier. 

Le 5 février 2008, B______ et C______, solidairement responsables, ont pris à 
bail des locaux de 1______ m2 à ______ à destination d'"école exclusivement". 

Selon B______, elle n'était pas d'accord avec l'emplacement des locaux, mais elle 
avait quand même signé le bail, tout en considérant qu'elle commettait une bêtise 
et prenait un risque. 

B. Le 10 mars 2008, B______ a obtenu du secrétaire général en charge du 
département dont elle dépend au sein de l'Etat de Genève, l'autorisation d'exercer 
à raison de 20% une activité accessoire consistant à assumer des tâches 
administratives au sein d'une école privée exploitée sous forme de société à 
responsabilité limitée. L'autorisation, d'une durée limitée à deux ans et révocable 
en tout temps, était soumise aux conditions que B______ ne prenne aucune 
participation financière dans ladite société et n'assume la fonction de gérante qu'en 
l'absence de toute autre gérant domicilié en Suisse. 

Aux termes d'un acte notarié du 18 mars 2008, la société à responsabilité limitée 
A______ a été fondée par C______, qui a souscrit l'unique part sociale de 20'000 
fr. et a été désignée gérante, de même que B______. 

Le 15 mars 2008, A______ (devenue A______ en août 2011; ci-après l'ECOLE) a 
été inscrite au Registre du commerce de Genève. Le but social était l'exploitation 
d'une école privée "A______" dispensant un enseignement selon la pédagogie 
a______ à des enfants de 3 à 12 ans. 

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Le 13 mai 2008, A______ est devenue cotitulaire du bail, aux côtés de B______ 
et C______. 

Selon C______, même si "sur le papier" ce n'était pas le cas, elle considérait que 
B______ était son associée à parts égales et qu'elle participait à toutes les 
décisions. 

C. B______ allègue avoir commencé à travailler pour l'ECOLE, à raison de 20%, en 
tant que directrice administrative, dès mars 2008. 

D. A compter du 1er août 2008, B______ a réduit son temps de travail au service de 
l'Etat de Genève à 60%. 

Elle affirme avoir dès lors consacré au moins 16 heures par semaine à son activité 
pour l'ECOLE. 

Elle assumait les travaux de la partie administrative de l'école, dont C______ 
admet qu'elle n'avait ni les compétences ni le temps pour s'en occuper. 

Elle affirme qu'elle devait, dans l'accomplissement de ses tâches, 
systématiquement en référer à l'associée unique de la société. 

Selon elle, la question de sa rémunération a été laissée en suspens durant le 
lancement de l'école. 

Selon l'ECOLE, il avait été convenu que B______ ne recevrait un salaire qu'à 
partir du moment où les comptes de la société le permettraient; il n'avait pas été 
évoqué de paiement de salaire rétroactif. Au contraire, les deux amies s'étaient 
mises d'accord sur le fait qu'aucun salaire ne serait versé à B______ pour la 
période du 1er mars 2008 au 31 août 2011. 

A l'audience du Tribunal du 11 février 2014, C______ a déclaré toutefois qu'il 
était clair pour elles-deux que la priorité était de rémunérer les enseignants et 
qu'elles pourraient se payer lorsqu'il y aurait suffisamment de fonds. Elle ignorait 
pourquoi B______ avait accepté de travailler bénévolement dans un premier 
temps. 

E. Le 8 octobre 2009, un certificat de travail intermédiaire, signé de C______ sur 
papier qui porte l'indication "Ecole A______ – A______", a été établi en faveur 
de B______. Il indique que celle-ci travaille depuis le 1er mars 2008 à l'école en 
qualité de directrice administrative, "ceci à temps partiel (mi-temps en moyenne 
annuelle)". 

F. En juillet 2012, B______ a écrit à une enseignante de l'ECOLE ce qui suit: 
"Certaines personnes y [i.e. l'école] travaillent bénévolement, comme […] moi, 
d'autres sont sous-payées comme C______". 

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Elle a déclaré qu'elle avait utilisé des mots inadéquats, en particulier "bénévole", 
car à ce moment-là, elle était rétribuée. 

G. Par pli du 17 octobre 2012, B______ a communiqué la décision suivante: "mettre 
un terme définitif au contrat de travail qui me lie à [l]a société, pour cause de 
rupture de confiance. Compte tenu de la durée des rapports de travail, le délai de 
congé légal est de deux mois pour la fin d'un mois, Je quitterai donc [l]a société au 
31 décembre 2012". Elle a également adressé une mise en demeure de versement 
des salaires impayés d'août et septembre 2012, et a requis la délivrance d'un 
certificat de travail. 

 Le 19 octobre 2012, C______ a répondu qu'elle considérait aussi qu'il n'était plus 
possible de travailler "dans ces conditions". Elle a ajouté ce qui suit: "alors voilà 
c'est vrai que j'ai un salaire depuis 1 an, salaire qui a vite été stoppé, mais je n'ai 
pas d'autres ressources salariales donc je n'accepte pas que tu compares ta position 
et la mienne, je te rappelle que j'ai travaillé 3 ans avec une misère (chômage et 
indemnité de 1'500.-) alors que c'est mon travail principal. On le savait depuis le 
début, personne ne fait fortune avec une école […]. Je pense que tu peux prendre 
ton salaire ce mois. Pour ce qui concerne les mois d'août et sept, je te propose de 
te les verser sur nov et déc pour éviter un gros trou dans l'immédiat. si c'est 
possible avant, car je vais certainement avoir des rentrées, je le fais". 

 Le 31 octobre 2012, C______ a écrit à B______, notamment: "Je peux déjà te 
répondre sur ton certificat de salaire [recte: travail]: tu as raison de le faire et je le 
signe". 

 Le 13 novembre 2012, elle a précisé: "je t'envoie ton certificat cette sem mais je 
voudrais ajouter que tu étais bénévole de 2008 à 2011 […] et cela ne nuit pas du 
tout à ta qualité de travail! " 

 Le même jour, B______ a répondu: "Pour ce qui est de ta demande de 
modification du certificat de travail, elle me pose un grand problème. Je ne vois 
pas quel est ton intérêt de vouloir qualifier mon travail de bénévolat. Certes, entre 
2008 2011 je n'ai pas reçu de salaire, mais cela ne fait pas de moi une "bénévole". 
[…] Entre ton entreprise et moi il y a un contrat de travail oral (pour ce qui est des 
tâches et des responsabilités), voire tacite, dans la mesure où nous n'avions pas 
convenu de salaire pour la période de création et de démarrage de l'entreprise. 
J'étais en charge de la gestion administrative et financière de l'entreprise et mes 
activités n'étaient pas désintéressées, car j'y avais des intérêts financiers qu'il est 
inutile de te rappeler ici en détail. La preuve en est, s'il fallait, que j'ai touché un 
salaire dès que la société a connu ses premiers bénéfices.". 

 Le 6 novembre 2012, l'ECOLE a établi en faveur de B______ un certificat de 
travail, attestant qu'elle y a travaillé en qualité de directrice administrative du 1er 
mas 2008 au 31 décembre 2012. 

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H. Le 15 janvier 2013, B______ a saisi l'Autorité de conciliation du TPH d'une 
requête dirigée contre l'ECOLE en paiement de 222'580 fr. avec suite d'intérêts 
moratoires. 

 Au bénéfice d'une autorisation de procéder délivrée le 27 février 2013, elle a 
déposé le 11 juin 2013 sa démande au Tribunal. Elle a conclu à la condamnation 
de l'ECOLE à lui verser le montant brut de 68'532 fr. 50 plus intérêts moratoires à 
5% l'an dès le 30 novembre 2009, ainsi que le montant net de 5'000 fr. plus 
intérêts moratoires à 5% l'an dès le 31 décembre 2012, avec suite de frais. 

Par mémoire-réponse du 30 août 2013, l'Ecole a conclu à l'irrecevabilité de la 
demande pour cause d'incompétence ratione materiae du Tribunal des 
prud'hommes, subsidiairement au déboutement de B______ de toutes ses 
conclusions. 

I. Par jugement du 11 avril 2014, expédié pour notification aux parties le même 
jour, le Tribunal des prud'hommes a déclaré irrecevable la demande formée le  
11 juin 2013 par B______ contre A______. 

En substance, le Tribunal a retenu que B______ n'avait pas été liée à l'ECOLE par 
un contrat de travail, faute de rapport de subordination, et de rémunération 
pendant plusieurs mois. 

J. Par acte du 27 mai 2014, B______ a formé appel contre le jugement précité, 
concluant à son annulation, cela fait à la recevabilité de sa demande, et à la 
condamnation de l'ECOLE à lui verser 68'532 fr. 50 bruts avec intérêts moratoires 
à 5% l'an dès le 30 novembre 2009 et 5'000 fr. nets, avec intérêts moratoires à 5% 
l'an dès le 31 décembre 2012, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal 
pour nouvelle décision, avec suite de frais. 

Par mémoire-réponse du 22 août 2014, l'ECOLE a conclu à la confirmation de la 
décision entreprise, avec suite de frais. 

Par courriers des 2 et 15 septembre 2014, les parties ont persisté dans leurs 
conclusions respectives. 

Par avis du 16 septembre 2014, les parties ont été informées de ce que la cause 
était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Le présent appel est dirigé contre une décision finale de première instance, dont la 
valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). Il a 
été déposé dans le délai légal de trente jours (art. 311 al. 1 CPC, 145 al. 1 let. a 
CPC), et est motivé conformément à la loi. 

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Il est donc recevable. 

2. L'appelante reproche aux premiers juges d'avoir retenu qu'elle n'avait pas conclu 
de contrat de travail avec l'intimée. 

2.1. Selon l'art. 319 al. 1 CO, par le contrat de travail, le travailleur s'engage, pour 
une durée déterminée ou indéterminée à travailler au service de l'employeur et 
celui-ci à payer un salaire fixé d'après le temps ou le travail fourni. 

 Le lien de subordination constitue le critère distinctif essentiel (ATF 125 III 78 
consid. 4; STAEHELIN, Zürcher Kommentar, 4e éd. 2006, n° 26 ad art. 319 CO). 
Le travailleur est placé dans la dépendance de l'employeur sous l'angle personnel, 
fonctionnel, temporel, et dans une certaine mesure, économique (arrêt 
4A_553/2008 du 9 février 2009 consid. 4.1; ATF 121 I 259 consid. 3a; 
STAEHELIN, op. cit., n° 26 ad art. 319 CO; REHBINDER/STÖCKLI, Berner 
Kommentar, 2010, n° 42 ad art. 319 CO). Le travailleur est assujetti à la 
surveillance, aux ordres et instructions de l'employeur. Il est intégré dans 
l'organisation de travail d'autrui et y reçoit une place déterminée (arrêt 
4C.276/2006 du 25 janvier 2007 consid. 4.3.1; STAEHELIN, op. cit., n° 27 s. ad art. 
319 CO). D'autres indices peuvent également plaider en faveur du contrat de 
travail, tels que le prélèvement de cotisations sociales sur la rémunération due ou 
la qualification d'activité lucrative dépendante opérée par les autorités fiscales ou 
en matière d'assurances sociales. Ces critères ne sont toutefois pas déterminants 
dès lors que les notions ne coïncident pas entièrement au sein de l'ordre juridique 
(REHBINDER/STÖCKLI, op. cit., n° 45 ad art. 319 CO; cf. aussi ATF 95 I 21 consid. 
5b p. 24; arrêt du Tribunal fédéral 4A_553/2008 du 9 février 209, consid. 4). 

 Le droit suisse du travail ne fait pas de distinction entre les différentes catégories 
de travailleurs (ATF 130 III 213 consid. 2.1). Les dispositions sur le contrat de 
travail s'appliquent en principe de la même manière à tous les échelons de la 
hiérarchie d'une entreprise. La seule question décisive est de savoir si quelqu'un 
est un employé, ou si son lien contractuel peut être qualifié d'une autre manière 
(ATF 130 III 213 consid. 2.1). Pour être correcte, la qualification du rapport 
juridique doit être faite sur la base des circonstances concrètes du cas (ATF 130 
III 213 consid. 2.1; 128 III 129 consid. 1a/aa). Le critère décisif est de savoir si la 
personne concernée se trouvait dans une relation de subordination, dans ce sens 
qu'elle recevait des instructions (ATF 130 III 213 consid. 2.1). 

 Lorsque la personne concernée se trouve dans un rapport de dépendance avec la 
société, et qu'elle est un organe, il se crée un double rapport de droit du travail et 
de droit des sociétés et non par un rapport juridique uniforme (WYLER/HEINZER, 
Droit du travail, 3ème éd. 2014, p. 30). 

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2.2. En l'espèce, il est établi que l'appelante a déployé, durant plusieurs années, 
une activité pour la société intimée, dont elle était parallèlement la gérante, c'est-
à-dire l'organe. 

 Cette activité n'a pas fait l'objet d'un contrat écrit entre les parties. L'accord initial 
entre elles n'a pas été établi, l'appelante soutenant qu'il avait été convenu un 
contrat de travail, dont l'aspect rémunération était laissé en suspens le temps que 
des fonds entrent dans la société, l'intimée contestant ce point dans ses écritures, 
mais affirmant (par la voix de son unique associée gérante) à l'audience du 
Tribunal qu'elle-même et l'intimée pourraient se payer lorsqu'il y aurait 
suffisamment de fonds. 

 Sur la base de cette déclaration, il doit être retenu que le principe de la 
rémunération de l'appelante était acquis, l'exécution de ce principe étant toutefois 
différée voire sujette à renonciation (ce qui est envisageable, sous certaines 
conditions, pour des prestations futures, cf. art. 341 CO). 

 Il est, par ailleurs, constant qu'à compter de septembre 2011, et jusqu'à la fin des 
relations entre les parties, l'appelante a touché une rémunération, qui a été soumise 
à cotisations sociales. La quotité de la rémunération a été expressément acceptée 
par l'autre gérante de l'intimée, qui était également associée, et qui percevait en 
outre un salaire de la société (cf à cet égard l'échange de courriers électronique de 
novembre 2011). La circonstance que l'appelante se soit désignée improprement 
comme "bénévole" au détour d'un courrier électronique adressé à une tierce 
personne en été 2012, soit à une époque où il n'est pas contesté qu'elle percevait 
une rémunération, est sans incidence puisqu'elle ne correspond pas aux faits au 
demeurant admis par les deux parties. 

L'appelante a, par ailleurs reçu à deux reprises un certificat de travail, l'un en 
2009, l'autre à la fin des rapports de travail en 2012. Ces documents sont 
univoques sur la qualification des rapports entre les parties.  

 En sa qualité de responsable de l'administration de l'intimée, notamment du 
paiement des salaires, de la tenue de la comptabilité et de la gestion des ressources 
humaines, l'appelante bénéficiait d'indépendance. Avec l'accord de l'intimée, elle 
travaillait à son domicile (étant rappelé que l'école ne bénéficiait que d'une surface 
relative), et selon les horaires qu'elle déterminait librement. Ces circonstances ne 
sont toutefois pas de nature à retenir que le lien de subordination avec l'intimée, et 
non avec l'associée gérante de celle-ci, faisait défaut. 

 Au vu de ce qui précède, la volonté des parties était ainsi d'être liées par un 
contrat de travail, rapport qui existait aux côtés de celui dérivant du droit des 
sociétés. A ce propos, il est admis que l'appelante n'était pas la première personne 
pressentie pour occuper la fonction de gérante, et que, si cette fonction avait été 
dévolue à un tiers, elle aurait en tout état déployé ses activités en faveur de 

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l'intimée. L'appelante n'avait pas non plus de participation économique dans la 
société. 

 Dans la mesure où les parties ont été unies par un contrat de travail, la compétence 
ratione materiae du Tribunal des prud'hommes est donnée, de sorte que la 
demande de l'appelante est recevable. 

 Le jugement entrepris, qui a retenu la solution inverse, sera donc annulé. 

3. L'instance d'appel peut renvoyer la cause à la première instance lorsqu'un élément 
essentiel de la demande n'a pas été jugé (art. 318 al. 1 let. a ch. 1 CPC). 

En l'occurrence, au vu de la solution erronée qu'il a adoptée, le Tribunal n'a pas 
examiné les prétentions de l'appelante. 

Pour respecter le principe du double degré de juridiction, la cause sera renvoyée 
aux premiers juges pour instruction complémentaire si nécessaire et nouvelle 
décision. 

4. L'intimée, qui succombe, supportera les frais de l'appel (art. 106 al. 1 CPC), 
arrêtés à 800 fr. (art. 71 RTFMC), couverts par l'avance effectuée par l'appelante, 
qu'elle sera condamnée à rembourser de ce montant. 

Il n'est pas alloué de dépens (art. 22 al. 2 LaCC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes, groupe 5 : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé par B______ contre le jugement rendu le  
11 avril 2014 par le Tribunal des prud'hommes. 

Au fond : 

Annule ce jugement. 

Cela fait : 

Renvoie la cause au Tribunal des prud'hommes pour instruction complémentaire 
éventuelle et nouvelle décision. 

Sur les frais : 

Arrête les frais d'appel à 800 fr., couverts par l'avance déjà opérée, acquise à l'Etat de 
Genève. 

Les met à la charge de A______. 

Condamne en conséquence A______ à rembourser 800 fr. à B______. 

Siégeant : 

Madame Sylvie DROIN, présidente; Madame Denise BOËX, juge employeur, 
Monsieur Willy KNOPFEL, juge salarié; Madame Véronique BULUNDWE-LÉVY, 
greffière. 

  

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Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF ; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

15'000.- fr.