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**Case Identifier:** fe373556-fbc8-55a0-990a-2c260b5aafbe
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-22
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 22.04.2024 C/17382/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-17382-2023_2024-04-22.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du > 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17382/2023 ACJC/509/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 22 AVRIL 2024 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'un jugement rendu par la 

18ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 14 mars 2024, 

représenté par Me Alain BERGER, avocat, BRS Berger Recordon & de Saugy, 

boulevard des Philosophes 9, case postale, 1211 Genève 4,  

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, représentée par  

Me Catherine KAVADZE, avocate, MLL Froriep SA, rue du Rhône 65, case  

postale 3199, 1211 Genève 3. 

 

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C/17382/2023 

Attendu, EN FAIT, que par jugement du 14 mars 2024, le Tribunal de première 
instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment attribué à 

B______ la garde sur C______, né le ______ 2007, D______, née le ______ 2009 et 

E______, née le ______ 2012 (chiffre 3 du dispositif) et réservé à A______ un droit de 

visite devant s’exercer, sauf accord contraire des parties, ou entente contraire avec 
C______, à raison d'un week-end sur deux ainsi que durant la moitié des vacances 

scolaires selon le planning de répartition des vacances établi d'accord entre les parties 6 

mois à l'avance (ch. 4); qu'il a également condamné A______ à verser en mains de 

B______, par mois et d’avance, allocations familiales non comprises, dès le 1er janvier 
2023, sous déduction de toutes sommes déjà versées à ce titre depuis lors, 1'525 fr. à 

titre de contribution à l'entretien de C______ (ch. 6), 1'435 fr. à titre de contribution à 

l'entretien de D______ (ch. 7) et 1'205 fr. à titre de contribution à l'entretien de E______ 

(ch. 8); 

Que par acte expédié le 2 avril 2024 à la Cour de justice, A______ a formé appel contre 

ce jugement, concluant à l'annulation des ch. 3, 4 et 6 à 8 de son dispositif et, cela fait, 

en substance, à ce qu'une garde alternée soit instaurée sur les enfants et à ce qu'il lui soit 

donné acte de ce qu'il s'engageait à verser à B______ une somme mensuelle de 350 fr. 

par enfant à titre de contribution à leur entretien et à ce que chaque partie assume les 

frais courants de ceux-ci durant sa période de prise en charge, aucun arriéré de 

contribution n'étant par ailleurs dû; 

Qu'il a conclu, préalablement, à ce que l'effet suspensif soit accordé à son appel, 

"notamment aux chiffres 6 à 8 du dispositif du jugement" attaqué; qu'il a invoqué à cet 

égard que sa situation financière ne lui permettait pas de s'acquitter tant des 

contributions d'entretien courantes fixées par le Tribunal, qui entamaient son minimum 

vital, que de l'arriéré d'un montant total de 66'640 fr., dont le paiement pouvait attendre 

l'issue de la procédure; qu'en cas de "paiement anticipé" de ces montants, il existait un 

risque réel que l'intimée ne lui rembourse pas les montants qui lui seraient dus; 

Qu'invitée à se déterminer à cet égard, B______ a conclu au rejet de cette requête, 

soutenant que les moyens financiers de A______ étaient suffisants et qu'il n'y avait 

aucun risque qu'elle ne rembourse pas les montants qu'elle aurait indument perçus;  

Considérant, EN DROIT, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des 
décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC);  

Que selon l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution des mesures provisionnelles peut toutefois 

être exceptionnellement suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 

difficilement réparable; que le préjudice difficilement réparable peut être de nature 

factuelle; il concerne tout préjudice, patrimonial ou immatériel, et peut même résulter 

du seul écoulement du temps pendant le procès; que le dommage est constitué, pour 

celui qui requiert les mesures provisionnelles, par le fait que, sans celles-ci, il serait lésé 

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C/17382/2023 

dans sa position juridique de fond et, pour celui qui recourt contre le prononcé de telles 

mesures, par les conséquences matérielles qu'elles engendrent (ATF 138 III 378 

consid.6.3 et les références). 

Que, saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité de recours doit faire preuve de 

retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels. 

Qu'elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte 

des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF 138 III 565 consid. 4.3.1, 137 III 475 

consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_201/2023 du 28 avril 2023 consid. 3.3; 

5A_853/2021 du 8 novembre 2021 consid. 5.1; 5A_792/2018 du 6 février 2019 

consid. 3.2.2); 

Que s'agissant du paiement de sommes d'argent, il appartient à la partie recourante qui 

requiert la restitution de l'effet suspensif de démontrer qu'à défaut de son prononcé elle 

serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne pourrait pas obtenir le 

remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain de cause au fond 

(ATF 138 III 333 consid. 1.3.1; 137 III 637 consid. 1.2); 

Que, toutefois, le Tribunal fédéral accorde généralement l'effet suspensif pour le 

paiement des arriérés de pensions (arrêts du Tribunal fédéral 5A_954/2012 du 

30 janvier 2013 consid. 4; 5A_783/2010 du 8 avril 2011 let. D); 

Qu'en l'espèce, l'appelant soutient ne pas être en mesure de s'acquitter des contributions 

d'entretien en faveur des enfants, contestant tant les revenus que les charges pris en 

compte le concernant par le Tribunal; que le jugement attaqué ne paraît cependant, 

prima facie, à ce stade, pas d'emblée manifestement faux, que ce soit en ce qui concerne 

en particulier les revenus de l'appelant, malgré la réduction du temps de travail de 

l'appelant, eu égard aux circonstances dans lesquelles celle-ci est intervenue, le montant 

des impôts, qui tient compte du versement des contributions d'entretien, ou la non prise 

en compte d'un loyer à Genève; qu'il n'est par ailleurs pas rendu vraisemblable que 

l'appelant ne pourrait pas obtenir le remboursement des montants qu'il aurait indument 

versés à titre de contributions d'entretien dans l'hypothèse où il obtenait gain de cause 

devant la Cour; qu'il ne se justifie dès lors pas de modifier la décision de première 

instance relative aux contributions d'entretien courantes; 

Qu’en ce qui concerne la période, révolue, courant de janvier 2023 au 14 mars 2024, 
l’intimée ne rend pas vraisemblable qu'elle subirait un préjudice difficilement réparable 
si l'arriéré de contributions, qui représente un montant important et qui n'est pas destiné 

à couvrir les besoins courants des enfants, ne lui était pas immédiatement versé; qu'elle 

peut dès lors attendre de connaître l’issue de la procédure d’appel pour réclamer, le cas 
échéant, son paiement; que la requête de restitution de l’effet suspensif sera par 
conséquent acceptée dans cette mesure; 

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C/17382/2023 

Que la motivation de la requête d'effet suspensif ne porte pas sur les autres points 

faisant l'objet de l'appel; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond 

(art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement 
entrepris : 

Admet la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire des 

chiffres 6 à 8 du dispositif du jugement JTPI/3642/2024 rendu le 14 mars 2024 par le 

Tribunal de première instance dans la cause C/17382/2023 en tant qu'ils portent sur la 

période de janvier 2023 au 14 mars 2024. 

Rejette la requête pour le surplus. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt au fond. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 

2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF - RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 

étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.