# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3e0fdd21-5386-5e54-8505-50e1c7e68b6d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-02-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 22.02.2024 P/8561/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-8561-2023_2024-02-22.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/8561/2023 ACPR/137/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 22 février 2024 

 

Entre 

A______, représenté par Me B______, avocate,  

recourant, 

contre l'ordonnance de classement rendue le 11 juillet 2023 par le Ministère public, 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. Par acte déposé le 24 juillet 2023, A______ recourt contre l'ordonnance du 
11 précédent, notifiée le lendemain, par laquelle le Ministère public, après avoir 
classé la procédure dirigée contre lui (art. 319 al. 1 let. b et e CPP), l'a condamné aux 
frais de la procédure arrêtés à CHF 310.- (ch. 3) et a rejeté sa demande 
d'indemnisation (ch. 4). 

Le recourant conclut à l'annulation de l'ordonnance querellée, à ce que l'État de 
Genève soit condamné à lui verser CHF 400.- avec intérêts à 5% l'an dès son 
arrestation à titre de réparation du tort moral, CHF 2'550.- pour ses frais de défense 
de première instance et CHF 1'800.- pour la procédure de recours, et à ce que les 
frais de procédure soient laissés à la charge de l'État. Subsidiairement, il conclut au 
renvoi de la cause au Ministère public. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Le 21 avril 2023, à 11h55, A______ a été contrôlé par la police, alors qu'il 
s'adonnait à la mendicité à proximité de [la banque] C______ sise rue 1______ 
no. ______, à D______ [GE]. 

Selon le rapport d'arrestation du jour-même, l'intéressé avait été identifié au moyen 
de son passeport biométrique roumain. Le test AFIS (système d'identification 
automatique par empreintes digitales), auquel il s'était prêté, s'était révélé positif. Sa 
fouille avait en outre permis la découverte des sommes de CHF 457.10 et EUR 20.-. 

b. Lors de son audition par la police du 21 avril 2023, A______ a reconnu avoir 
mendié à moins de dix mètres de l'entrée de la banque précitée. L'argent retrouvé sur 
lui provenait en partie de son travail sur le marché de E______ [GE] (CHF 400.-), 
qu'il exerçait sur appel. Il avait acquis cette somme en deux semaines et demi. Il 
précisait aussi utiliser cet argent pour manger et envoyer, par semaine, entre 
CHF 20.- et 30.- en Roumanie. Le reste de l'argent provenait de la mendicité 
(CHF 57.10 et EUR 20.-); il gagnait environ CHF 10.- à 20.- par jour grâce à cette 
activité, ce qui lui permettait de se nourrir. 

Ensuite de la notification d'une contravention en mars 2023, il avait quitté la Suisse 
puis était revenu le 10 avril suivant. Contrairement à ses précédentes explications, il 
précisait avoir quitté la Roumanie avec EUR 100.-, somme qui faisait partie de 
l'argent retrouvé sur lui. Il était arrivé en Suisse par la douane de  
Ferney-Voltaire. Lors de son contrôle sur le territoire français, il avait expliqué venir 
en Suisse pour travailler sur le marché de E______. Après vérification de son 
passeport, il avait été "relaxé".  

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Il ne pouvait préciser durant quelle période il avait travaillé. Il reconnaissait "avoir 
séjourné et travaillé en Suisse sans les autorisations nécessaires", tout en précisant 
qu'il se considérait "innocent", "coupable de rien", et que la mendicité était 
"autorisée à une distance de dix mètres". 

c. Par ordonnance pénale du 22 avril 2023, A______ a été condamné pour 
infraction à l'art. 115 al. 1 let. c LEI, pour avoir, à Genève, à des dates indéterminées 
avant le 21 avril 2023, date de son interpellation, travaillé au marché de E______, 
alors qu'il était dépourvu des autorisations nécessaires. Il a aussi été reconnu 
coupable de contravention à l'art. 11A al. 1 let. c de la loi pénale genevoise (LPG), 
pour avoir mendié dans des zones interdites. 

Il a été remis en liberté le jour même à 12h15. 

d. Le 28 avril 2023, sous la plume de son conseil, le prénommé a formé opposition 
à l'ordonnance pénale. 

e. Lors de l'audience sur opposition du 31 mai 2023 par-devant le Ministère public, 
A______, assisté de son conseil, a contesté l'intégralité des faits qui lui étaient 
reprochés: il avait mendié à plus de dix mètres du bancomat et, en tant que citoyen 
européen, il n'avait pas à demander d'autorisation pour travailler. Il avait donc 
mendié et travaillé "en toute légalité". Par conséquent, il sollicitait le classement de 
la procédure. 

f. Par avis de prochaine clôture du 16 juin 2023, le Ministère public a informé 
A______ de son intention de rendre une ordonnance de classement. Un délai lui a été 
imparti pour présenter d'éventuelles réquisitions de preuve ou requérir une indemnité. 

g. Dans le délai imparti, le prénommé a, par l'intermédiaire de son conseil, sollicité 
une indemnité de CHF 2'550.- pour ses frais de défense (art. 429 al. 1 let. a CPP) et 
CHF 400.- avec intérêts à 5% l'an à titre de réparation pour tort moral (let. c) compte 
tenu du fait qu'il avait été privé de sa liberté durant deux jours. 

C. Dans sa décision de classement querellée, le Ministère public considère qu'un séjour 
de plus de trois mois ne pouvait être établi, de sorte que l'infraction de travail illégal 
n'était pas réalisée. S'agissant de la contravention à l'art. 11A al. 1 let. c LPG, 
A______ avait, dans un premier temps, admis s'être adonné à la mendicité à moins 
de dix mètres de l'entrée de la banque, avant de se rétracter. Dès lors qu'une seule 
occurrence semblait être établie, le Ministère public renonçait à le poursuivre en 
vertu de l'art. 52 CP. 

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Les frais de la procédure, arrêtés à CHF 310.-, étaient mis à la charge de l'intéressé, 
dès lors que la procédure avait été classée sur la base de l'art. 52 CP. Aucune 
indemnité ne lui était allouée (art. 430 al. 1 let. a CPP). 

D. a. Dans son recours, A______ reproche au Ministère public une mauvaise 
application des art. 426 et 429 CPP. 

 Il n'avait pas reconnu avoir commis les infractions reprochées. D'ailleurs, le 
Ministère public avait, à juste titre, retenu que l'infraction de travail illégal n'était pas 
réalisée. Il ne pouvait donc classer l'infraction sur la base de l'art. 52 CP, dans le seul 
but de justifier une mise à sa charge des frais de la procédure. En outre, il avait été 
privé de sa liberté durant deux jours, sur la base du délit qui lui était reproché. Enfin, 
il n'avait jamais admis avoir mendié à moins de dix mètres d'un commerce. Les frais 
devaient donc être laissés à la charge de l'État et il devait être indemnisé 
"correctement". 

b. Le Ministère public conclut au rejet du recours. Le classement de la procédure 
avait été ordonné sur la base de l'art. 52 CP. Un acte illicite, soit en l'occurrence une 
contravention, avait été commis, ce qui justifiait la mise des frais à la charge de 
A______. 

c. A______ réplique.  

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 90 al. 2, 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner des points du dispositif 
d'une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 
let. a CPP) et émaner du prévenu qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), 
a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à 
l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

2. 2.1. Conformément à l'art. 319 al. 1 CPP, le Ministère public ordonne le classement 
de tout ou partie de la procédure lorsque les éléments constitutifs d'une infraction ne 
sont pas réunis (let. b). 

Dans un tel cas, les frais de procédure sont en principe supportés par la 
Confédération ou le canton qui a conduit la procédure (art. 423 CPP). 

2.2.1. L'art. 426 al. 2 CPP permet toutefois de mettre à la charge du prévenu qui 
bénéficie d'une ordonnance de classement ou est acquitté de tout ou partie des frais 
de procédure s'il a, de manière illicite et fautive, provoqué l'ouverture de la procédure 
ou rendu plus difficile la conduite de celle-ci. 

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La mise des frais à la charge du prévenu en cas d'acquittement ou de classement de la 
procédure doit rester l'exception (ATF 144 IV 202 consid. 2.2 et les références 
citées). 

2.2.2. La répartition des frais de procédure de première instance repose sur le 
principe selon lequel celui qui a causé les frais doit les supporter. Ainsi, le prévenu 
doit supporter les frais en cas de condamnation, car il a occasionné, par son 
comportement, l'ouverture et la mise en œuvre de l'enquête pénale (ATF 138 IV 248 
consid. 4.4.1 p. 254). Lorsque la condamnation n'est que partielle, les frais ne doivent 
être mis à sa charge que de manière proportionnelle, en considération des frais liés à 
l'instruction des infractions pour lesquelles un verdict de culpabilité a été prononcé. Il 
s'agit de réduire les frais, sous peine de porter atteinte à la présomption d'innocence, 
si le point sur lequel le prévenu a été acquitté a donné lieu à des frais 
supplémentaires et si le prévenu n'a pas, de manière illicite et fautive, provoqué 
l'ouverture de la procédure ou rendu plus difficile la conduite de celle-ci. Comme il 
est difficile de déterminer avec exactitude les frais qui relèvent de chaque fait 
imputable ou non au condamné, une certaine marge d'appréciation doit être laissée au 
juge (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1240/2018 du 14 mars 2019 consid. 1.1.1). 

2.3.1. Aux termes de l'art. 429 al. 1 let a CPP, le prévenu au bénéfice d'une 
ordonnance de classement a droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées 
par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure. 

2.3.2. Lorsque l'État supporte les frais de la cause, le prévenu a en principe droit à 
une indemnité selon l'art. 429 CPP (ATF 137 IV 352 consid. 2.4.2). Encore faut-il 
que l'assistance d'un avocat ait été nécessaire, compte tenu de la complexité de 
l'affaire en fait et en droit, et que le volume de travail de l'avocat était ainsi justifié 
(Message du 21 décembre 2005 relatif à l'unification du droit de la procédure pénale, 
FF 2006 1312 ch. 2.10.3.1; ATF 142 IV 45 consid. 2.1; arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_983/2016 du 13 septembre 2017 consid. 2.2).  

2.4.1. Selon l'art. 429 al. 1 let. c CPP, si le prévenu est acquitté totalement ou en 
partie ou s'il bénéfice d'une ordonnance de classement, il a droit à une réparation du 
tort moral subi en raison d'une atteinte particulièrement grave à sa personnalité, 
notamment en cas de privation de liberté. 

2.4.2. L'art. 429 CPP fonde un droit à des dommages et intérêts et à une réparation 
du tort moral résultant d'une responsabilité causale de l'État. La responsabilité est 
encourue même si aucune faute n'est imputable aux autorités. L'État doit réparer la 
totalité du dommage qui présente un lien de causalité avec la procédure pénale, au 
sens du droit de la responsabilité civile (ATF 142 IV 237 consid. 1.3.1). Le lien de 
causalité s'apprécie selon les principes de la causalité naturelle et adéquate et selon le 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20IV%20202
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20IV%20248
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1240/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20IV%20352
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20IV%2045
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_983/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20IV%20237

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degré de la haute vraisemblance (arrêt du Tribunal fédéral 6B_928/2014 du 10 mars 
2016 consid. 2, non publié in ATF 142 IV 163 et la référence citée). 

L'indemnité pour tort moral sera régulièrement allouée si le prévenu s'est trouvé en 
détention provisoire ou en détention pour des motifs de sûreté (ATF 143 IV 339 
consid. 3.1). 

Selon la jurisprudence, un montant de CHF 200.- par jour en cas 
de détention injustifiée de courte durée constitue une indemnité appropriée, dans la 
mesure où il n'existe pas de circonstances particulières qui pourraient fonder le 
versement d'un montant inférieur ou supérieur (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_909/2015 du 22 juin 2016 consid. 2.2.1). 

2.5.1. À teneur de l'art. 319 al. 1 let. e CPP, le Ministère public ordonne le classement 
de tout ou partie de la procédure lorsque l'on peut renoncer à toute poursuite ou à 
toute sanction en vertu de dispositions légales. 

Cette disposition vise notamment l’art. 52 CP, qui permet de renoncer à poursuivre 
l'auteur d'une infraction si sa culpabilité et si les conséquences de son acte 
apparaissent peu importantes, ces conditions étant cumulatives (M. NIGGLI / 
H. WIPRÄCHTIGER (éds), Basler Kommentar, Strafrecht I, 4ème éd., 2019, n. 15 ad. 
art. 52). 

2.5.2. L'art. 52 CP repose sur la prémisse selon laquelle l'auteur a commis une 
infraction, et partant un acte illicite, pour lequel il porte une part de culpabilité. 
L'ordonnance de classement fondée sur cette norme respecte, en l'absence de 
prononcé d'une condamnation, la présomption d'innocence dont bénéficie le prévenu. 
Néanmoins, il se justifie, au vu de l'acte illicite commis par l'auteur, de lui imputer 
les frais de la cause (ATF 144 IV 202 précité, consid. 2.3). 

2.5.3.  Selon l'art. 11A al. 1 let. c LPG, sera puni de l'amende quiconque aura mendié 
aux abords immédiats des entrées et sorties de tout établissement à vocation 
commerciale, notamment les magasins. 

2.6.1. En l'espèce, la procédure a fait l'objet d'un classement. Il ressort de la 
motivation de l'ordonnance querellée que le Ministère public a considéré que 
l'infraction de travail illégal n'était pas réalisée. S'agissant de la contravention à  
l'art. 11A LPG, il a renoncé à toute poursuite sous l'angle de l'art. 52 CP. La totalité 
des frais de la procédure préliminaire a toutefois été mise à la charge du recourant. 

Le recourant s'estime innocent des faits qui lui sont reprochés, en particulier de la 
mendicité à laquelle il se serait adonné dans des zones interdites. Or, il ressort du 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_928/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20IV%20163
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%20339
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_909/2015

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rapport d'arrestation qu'il se trouvait à proximité d'un bancomat. Il a du reste admis 
les faits avant de se rétracter lors de l'audience sur opposition. 

Au vu de ce qui précède, la mise des frais à la charge du recourant se justifiait 
s'agissant du volet contraventionnel (LPG), classé sur la base de l'art. 52 CP. Il était 
cependant exclu, sous peine de violer la présomption d'innocence dont bénéficie le 
recourant, de mettre la totalité des frais de la procédure préliminaire à sa charge, vu 
le classement de l'autre volet, concernant l'infraction à la LEI. 

C'est donc à tort que le Ministère public a mis la totalité des frais de la procédure 
préliminaire à la charge du recourant. Le recours doit être admis sur ce point.  

Partant, la moitié des frais de la procédure préliminaire, en raison de l'infraction à la 
LEI, sera laissée à la charge de l'État. 

2.6.2. Reste à examiner si le recours à un avocat de choix se justifiait et, par 
conséquent, si une indemnité était due au recourant en lien avec l'instruction de 
l'infraction à la LEI; étant précisé qu'aucune indemnité ne lui est due s'agissant du 
volet contraventionnel (LPG) vu le classement intervenu sur la base de l'art. 52 CP. 

En l'occurrence, quand bien même l'infraction reprochée était un délit (art. 10 
al. 3 CP cum 115 al. 1 let. c LEI), la cause s'avérait particulièrement simple en fait et 
en droit. En effet la procédure par-devant le Ministère public consistait, pour le 
recourant, à former opposition à l'ordonnance pénale du 22 avril 2023, dont il n'est 
pas nécessaire qu'elle soit motivée. Puis, lors de l'audience qui s'en est suivie, il 
s'agissait pour lui de réitérer ses explications aux douaniers et à la police, selon 
lesquelles il était arrivé en Suisse le 10 avril 2023 en possession de son passeport 
européen. 

Aucun développement juridique particulier n'était nécessaire, de sorte que 
l'intervention d'un avocat n'apparaissait ni indispensable ni raisonnable, le recourant 
étant à même de s'expliquer, seul, les faits précités. 

Il ne peut donc prétendre à l’octroi de dépens pour ce volet de la procédure 
préliminaire. 

2.6.3.  Enfin, A______ a été privé de sa liberté du 21 avril 2023 à 11h55 au 22 avril 
2023 à 12h15, soit durant un jour et vingt minutes. Son arrestation était liée au 
soupçon d'infraction à la LEI. 

La procédure ayant été classée sur ce point, il sera indemnisé à hauteur de  
CHF 400.-, montant qui correspond à deux jours de détention. 

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3. Le recourant succombe partiellement dans ses conclusions (art. 428 al. 1 CPP).  

En conséquence, il supportera la moitié des frais de la procédure, qui seront fixés en 
totalité à CHF 900.-, soit à CHF 450.- (art. 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des 
frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03). 

4. Le recourant, qui sollicite une indemnisation pour ses frais en instance de recours, 
obtient partiellement gain de cause.  

4.1. Conformément à l'art. 436 al. 2 CPP, le prévenu qui obtient gain de cause dans la 
procédure de recours a droit à une juste indemnité pour ses frais d’avocat. 

4.2. La Cour de justice applique au chef d'étude un tarif horaire de CHF 450.- (arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_725/2010 du 31 octobre 2011 = SJ 2012 I 172; 
ACPR/279/2014 du 27 mai 2014).  

4.3. En l'occurrence, la recourant requiert une indemnité de CHF 1'800.- pour la 
procédure de recours. Il produit une note d'honoraires de son conseil faisant état de 
4h00 d'activité (1h30 d'entretien et 2h30 pour la rédaction du recours). Eu égard au 
travail accompli (recours de cinq pages, pages de garde et conclusions incluses, et 
une page de réplique) et à l'admission partielle de ses conclusions, une indemnité de  
CHF 675.- (sans TVA, vu le domicile à l'étranger du recourant ATF 141 IV 344 
consid. 4.1 p. 346), correspondant à 1h30 d'activité lui sera allouée. 

5. Conformément à l'art. 442 al. 4 CPP, la créance de l'État fondée sur les frais de 
procédure sera compensée à due concurrence avec le montant alloué au recourant à 
titre d'indemnité. 

* * * * * 

  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_725/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2012%20I%20172
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACPR/279/2014

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Admet partiellement le recours. 

Annule les chiffres 3 et 4 du dispositif de l'ordonnance de classement du 11 juillet 2023.  

Condamne A______ à la moitié des frais de la procédure préliminaire arrêtés à CHF 310.-, 
soit au paiement de CHF 155.-, l'autre moitié étant laissée à la charge de l'État.  

Fixe l'indemnité pour la détention injustifiée subie par A______ à CHF 400.-. 

Confirme l'ordonnance querellée pour le surplus. 

Condamne A______ à la moitié des frais de la procédure de recours, fixés en totalité à 
CHF 900.- soit CHF 450.-, l'autre moitié étant laissée à la charge de l'État. 

Alloue à A______, à la charge de l'État, une indemnité de CHF 675.- TTC, pour la 
procédure de recours.  

Dit que le montant des frais dus par A______ sera compensé à due concurrence avec 
l'indemnité qui lui est allouée ci-dessus.  

Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant, soit pour lui son conseil, et au Ministère 
public. 

Siégeant : 

Monsieur Christian COQUOZ, président; Mesdames Corinne CHAPPUIS BUGNON et 
Françoise SAILLEN AGAD, juges; Madame Arbenita VESELI, greffière. 

 

La greffière : 

Arbenita VESELI 

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent être remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).  

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P/8561/2023 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)  

- décision sur recours (let. c) CHF 815.00 

Total  CHF   900.00