# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1036cd8d-7766-587b-8c1a-5eddad3706ce
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-25
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 25.02.2025 602 2025 34
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_602-2025-34_2025-02-25.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

602 2025 34

Décision du 25 février 2025

IIe Cour administrative

Le Juge délégué

Composition Juge délégué : Johannes Frölicher 
Greffier-rapporteur : Julien Delaye  

Parties A.________ et B.________, recourants, représentés par Me David 
Ecoffey, avocat

contre

SERVICE DES FORÊTS ET DE LA NATURE, autorité intimée 

Objet Mesures provisionnelles et leur modification – Lutte contre le 
capricorne asiatique – Foyer de Marly 

Requête du 24 février 2025 de restitution de l'effet suspensif au 
recours contre la décision de portée générale concernant la lutte 
contre le capricorne asiatique du 14 février 2025

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attendu

que, par décision du 14 février 2025, le Service des forêts et de la nature (SFN), sur instruction de 
la Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts (DIAF), a pris un ensemble de mesures 
destinées à l'éradication du capricorne asiatique, suite à la découverte d'un foyer d'infestation à 
Marly en octobre 2024. Il a notamment fixé à 100 mètres autour de ce foyer le rayon appliqué pour 
la délimitation de la zone centrale et des parcelles concernées, à 500 mètres le rayon appliqué à la 
zone focale, et à 2 km celui appliqué à la zone tampon;

que, au sein de la zone centrale, le SFN a ordonné l'abattage sans délai des plantes contaminées 
et des espèces hôtes prioritaires (bouleaux, érables, frênes, marronniers, ormes, peupliers, saules). 
Un plan des coupes phytosanitaires établi pour la zone centrale identifie plus précisément les arbres 
destinés à être abattus avant la période de vol de l'insecte. En raison du danger que représente le 
capricorne asiatique et de l'impératif de lutter sans délai contre sa propagation, le SFN a retiré l'effet 
suspensif à un éventuel recours;

que l'art. ccc du registre foncier (RF) de la Commune de Marly, dont A.________ et B.________ 
sont propriétaires, est situé au sein de la zone centrale et une dizaine d'arbres y sont désignés pour 
l'abattage. Par courrier du 19 février 2025, le SFN a informé les propriétaires précités que les coupes 
sur leur parcelle auraient lieu le mercredi 26 février 2025 dans l'après-midi;

que, par acte du 24 février 2025, les propriétaires forment recours contre cette décision. Ils 
contestent principalement l'inclusion de l'intégralité de leur parcelle au sein de la zone centrale, 
faisant valoir qu'elle n'est que partiellement concernée, seule une portion réduite située à l'angle 
nord-est se trouvant à moins de 100 mètres du foyer d'infestation. Ils estiment, par conséquent, que 
le SFN a indûment soumis l'ensemble de leur propriété au régime d'abattage obligatoire. En raison 
de l'imminence des coupes, ils requièrent la restitution de l'effet suspensif de manière urgente à leur 
recours, afin d'empêcher l'exécution des travaux d'abattage sur leur parcelle;

que, par courriel électronique de ce jour, les recourants portent à la connaissance du Tribunal 
cantonal que la deuxième vague d'abattages n'aura pas lieu la semaine prochaine, mais la semaine 
suivante. Ils en déduisent qu'il existe une marge temporelle suffisante et qu'il ne se justifie pas de 
procéder impérativement à l'abattage sur leur parcelle ce mercredi 26 février 2025;

que, par détermination de ce jour, le SFN confirme sa position, exposant également les motifs pour 
lesquels il juge impératif de procéder aux coupes sans attendre. Il précise notamment qu'un nouveau 
foyer très important a été découvert le 24 février 2025 au matin à moins de 500 mètres de la zone 
centrale de Marly. Selon les premières estimations, une centaine d'arbres est concernée. Il estime 
donc qu'il est nécessaire de lutter sans attendre contre la prolifération du capricorne asiatique avant 
le début de la période d'envol, qui va débuter dans quelques jours, voire quelques semaines;

considérant

que, selon l'art. 84 al. 1 et 2 du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 
administrative (CPJA; RSF 150.1), le recours a effet suspensif. Sauf si la décision porte sur une 
prestation en argent, l'autorité inférieure peut prévoir qu'un recours éventuel n'aura pas d'effet 

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suspensif; sous la même réserve, l'autorité de recours peut retirer l'effet suspensif après le dépôt du 
recours;

que, en l'occurrence, en raison du danger que représente le capricorne asiatique et de l'impératif de 
lutter sans délai contre sa propagation, le SFN a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours;

que la décision par laquelle une autorité de recours statue sur l'effet suspensif ne met pas fin à la 
procédure: elle ne constitue qu'une étape vers la décision finale et doit être considérée comme une 
décision incidente (cf. ATF 138 III 76 consid. 1.2; 134 I 83 consid. 3.1);

que l'autorité compétente pour se prononcer sur le retrait ou la restitution de l'effet suspensif doit 
procéder à une pesée des intérêts, en examinant si les raisons pour exécuter immédiatement la 
décision entreprise sont plus importantes que celles justifiant le report de son exécution. Lorsque la 
loi n'accorde pas d'office l'effet suspensif ou lorsque l'autorité inférieure l'a retiré à un éventuel 
recours, la restitution de l'effet suspensif n'est décidée qu'après une pesée des intérêts en présence 
et en tenant en principe compte de la proportionnalité. Elle est subordonnée à l'existence de justes 
motifs, qui résident dans un intérêt public ou privé prépondérant à l'inexécution ou l'exécution 
immédiate de la décision. L'autorité dispose d'une certaine liberté d'appréciation lorsqu'elle procède 
à la pesée des intérêts (cf. ATF 129 II 286 consid. 3; arrêt TF 1C_121/2016 du 27 avril 2016 
consid. 4.2). Dans ce cadre, elle effectue uniquement un examen sommaire, prima facie, de l'affaire. 
Les prévisions sur le sort du procès au fond n'entrent en considération que si elles ne font pas de 
doute (cf. ATF 129 II 286 consid. 3);

qu'en l'espèce, les recourants font valoir à juste titre l'existence d'un dommage direct et irréparable, 
dans l'hypothèse où la décision contestée devait être annulée à l'issue de l'examen au fond de leur 
recours. Ils disposent ainsi d'un intérêt privé évident à ce que la décision querellée ne soit pas 
immédiatement exécutée;

que, cela étant, selon l'art. 148a de la loi du 29 avril 1998 sur l'agriculture (LAgr; RS 910.1), 
la Confédération édicte des dispositions visant à éviter les dégâts causés par des organismes 
nuisibles ou par la mise en circulation de moyens de production inappropriés. Afin de protéger les 
cultures contre les organismes nuisibles, elle encourage une protection appropriée des végétaux 
(art. 149 LAgr). Les cantons gèrent un service phytosanitaire, qui garantit notamment l’exécution 
correcte des mesures de lutte prises dans le pays contre les organismes nuisibles (art. 150 LAgr);

que, conformément à l'art. 26 al. 1 de la loi du 4 octobre 1991 sur les forêts (LFo; RS 921), le Conseil 
fédéral édicte des prescriptions sur les mesures visant à prévenir et à réparer les dégâts qui sont 
causés par des événements naturels ou des organismes nuisibles et qui peuvent mettre gravement 
en danger les fonctions de la forêt. Sous réserve de l’art. 26, les cantons prennent des mesures 
destinées à prévenir et à réparer les dégâts qui peuvent compromettre gravement la conservation 
des forêts et leurs fonctions. Ils surveillent en particulier les organismes nuisibles sur leur territoire 
(art. 27 al. 1 LFo);

que, selon l'art. 27a al. 2 LFo, la Confédération fixe, en collaboration avec les cantons concernés, 
des stratégies et des directives concernant les mesures à prendre face aux organismes nuisibles 
qui peuvent mettre gravement en danger les fonctions de la forêt. Ces mesures doivent être conçues 
de sorte que les nouveaux organismes nuisibles détectés soient éliminés en temps utile (let. a), les 
organismes nuisibles établis soient confinés si l’utilité qu’on peut attendre de cette mesure l’emporte 

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sur les coûts de la lutte contre ces organismes (let. b), les organismes nuisibles soient surveillés, 
éliminés ou confinés également hors de l’aire forestière aux fins de protéger la forêt (let. c);

que, sur cette base, l'ordonnance du 31 octobre 2018 sur la protection des végétaux contre les 
organismes nuisibles particulièrement dangereux (OSaVé; RS 916.20) définit les mesures prises 
par la Confédération en collaboration avec les cantons pour lutter contre l'introduction et la 
dissémination d'organismes nuisibles (art. 8 ss OSaVé). Ces mesures comprennent, selon 
l'art. 13 al. 1 OSaVé, en particulier l’élimination des végétaux très sensibles à des organismes de 
quarantaine dans les alentours de cultures sensibles (let. g) et la prescription de mesures contre les 
vecteurs qui empêchent la dissémination de l’organisme de quarantaine concerné (let. h). 
Conformément à l'art. 15 OSaVé, après avoir consulté l’office compétent, le service cantonal 
compétent délimite sans tarder la zone dans laquelle les mesures d’éradication visées à l’art. 13 
seront exécutées. Ladite zone comprend le foyer d’infestation et une zone tampon (al. 1). La taille 
de la zone tampon est proportionnée au risque de dissémination de l’organisme par voie naturelle 
ou du fait d’activités humaines (al. 2);

que, dans ces circonstances, il est manifeste qu'il existe un intérêt public prépondérant, ayant incité 
la Confédération à édicter des règles strictes afin de prévenir les dommages économiques, sociaux 
et environnementaux susceptibles de résulter de l'introduction et de la dissémination d'organismes 
de quarantaine et d'autres organismes nuisibles particulièrement dangereux;

qu'en droit cantonal fribourgeois, le SFN est notamment compétent pour prendre les mesures 
prévues par la législation fédérale visant à prévenir et à réparer les dégâts qui sont causés par des 
événements naturels ou des organismes nuisibles et qui peuvent mettre gravement en danger les 
fonctions de la forêt. Le cas échéant, il peut ordonner l'exécution d'office de ces mesures (art. 58 
al. 1 de la loi fribourgeoise sur les forêts et la protection contre les catastrophes naturelles du 
2 mars 1999, LFCN; RSF 921.1);

que, plus particulièrement s'agissant du capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis), celui-ci est 
inscrit, depuis le 1er janvier 2020, en tant qu'organisme de quarantaine prioritaire dans l'ordonnance 
du 14 novembre 2019 du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche 
(DEFR) et du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la 
communication (DETEC) relative à l'ordonnance sur la santé des végétaux (OSaVé-DEFR-DETEC; 
RS 916.201);

que, sur cette base, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a élaboré des directives sur la 
gestion des organismes nuisibles pour les forêts, et plus particulièrement sur la gestion du 
capricorne asiatique (cf. Aide à l'exécution Protection des forêts, module 1: capricorne asiatique, 
2e éd. 2020, disponible sur www.bafu.admin.ch > Thèmes > Thème Forêts et bois > Informations 
pour spécialistes > Pressions > Organismes nuisibles > Capricorne asiatique, consulté ce jour). 
Dans ce cadre, l'OFEV a définit notamment les mesures que les cantons doivent prendre en cas 
d'infestation (phase d'éradication ou d'enraiement; ch. 3.2). Ils doivent notamment informer sans 
délai le service phytosanitaire fédéral (SPF) et établir immédiatement une zone délimitée provisoire, 
puis définitive, conforme aux exigences de l'annexe 2 (let. a et b). Après avoir dressé un premier 
bilan de la situation, les cantons doivent préparer à l’intention du SPF une proposition de marche à 
suivre visant à éradiquer l’infestation. Cette proposition écrite doit s’appuyer sur le présent module 
(let. c). Ils prennent ensuite une décision basée sur la visite des représentants du SPF, de l'Institut 
fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage et des autorités cantonales compétentes 

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et sur la pesée conjointe des intérêts (let. d), en vue de mettre en œuvre les mesures choisies pour 
éradiquer (annexe 3A) ou enrayer (annexe 3B) l'infestation (let. f);

que, conformément à l'annexe 2 des directives précitées, les exigences minimales sont les 
suivantes. La zone délimitée doit être structurée comme suit: un foyer d'infestation, incluant 
l'ensemble des végétaux présentant des symptômes d'infestation, une zone focale, centrée sur le 
foyer d'infestation et s'étendant dans un rayon de 200 à 500 mètres, soumise à une surveillance 
renforcée et une zone tampon, d'un rayon minimal de 2 kilomètres autour du foyer d'infestation, dont 
le niveau de surveillance peut être ajusté en fonction du risque. En cas d'abattages préventifs, il est 
recommandé d'établir une zone centrale d'un rayon minimal de 100 mètres autour du foyer 
d'infestation (let. a). La délimitation des zones doit être effectuée en tenant compte de la biologie du 
capricorne asiatique, du niveau d'infestation et de la répartition des plantes hôtes (let. b). En cas 
d'apparition du capricorne asiatique au-delà du foyer d'infestation, la délimitation des zones doit être 
modifiée en conséquence (let. d);

que, à leur annexe 3, les directives de l'OFEV prévoient que, en accord avec le SPF et après une 
pesée conjointe des intérêts, le canton ordonne notamment comme mesures d'éradication dans les 
zones délimitées l'abattage immédiat des végétaux infestés et présentant des symptômes causés 
par le capricorne asiatique, ainsi que l'abattage préventif et l'examen de tous les végétaux spécifiés 
à l'intérieur de la zone centrale. Dans ce contexte, il doit ensuite procéder à l'enlèvement et l'examen 
des végétaux abattus, puis les éliminer avec toutes les précautions nécessaires pour éviter la 
propagation du capricorne asiatique;

qu'en droit cantonal, aux termes de l'art. 2 al. 1 et 2 de l'ordonnance fribourgeoise du 
10 octobre 2024 de la DIAF instituant des mesures de lutte en cas d'attaque par le capricorne 
asiatique (RSF 912.5.114), le SFN est compétent pour délimiter, conformément aux prescriptions 
fédérales précitées, la zone centrale, laquelle a un ordre de grandeur d'un rayon de 100 mètres 
autour du foyer d'infestation. Cet ordre de grandeur est indicatif, conformément à l'al. 3 du même 
article;

que, dans la zone centrale, le SFN ordonne l'abattage immédiat des plantes contaminées et, après 
une pesée des intérêts, l'abattage préventif de toutes les plantes hôtes prioritaires, en vertu de l'art. 3 
al. 1 let. a et c de ladite ordonnance;

qu'en l'espèce, en octobre 2024, la présence du capricorne asiatique a été détectée à Marly. Les 
autorités cantonales ont immédiatement entrepris des recherches approfondies pour identifier 
d'autres arbres infestés dans les environs, en recourant à des chiens renifleurs et à des experts en 
soins arboricoles. Des analyses génétiques, effectuées sur l'insecte et les œufs retrouvés au sein 
de la zone centrale, ont confirmé la présence du ravageur;

qu'à cet effet, l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) considère le 
capricorne asiatique comme l'un des ravageurs les plus dangereux au monde, caractérisé par un 
large spectre d'espèces hôtes et des dommages considérables. Les larves de cet insecte s'attaquent 
initialement au liber des arbres vivants, mais peuvent également achever leur développement dans 
des arbres abattus, voire dans du bois de sciage. Une fois adultes, les individus de cette espèce ont 
un rayon de vol inférieur à 500 mètres (cf. Fiche d'information Protection de la forêt suisse 
Capricorne asiatique, décembre 2020, spécialistes > Pressions > Organismes nuisibles > 
Capricorne asiatique, consulté ce jour).

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que, selon les indications fournies par le SFN, les abattages préventifs dans la zone centrale se 
justifient par le risque prépondérant de dissémination du capricorne asiatique. Il relève que, sur les 
119 arbres concernés, seuls 19 présentent un diamètre supérieur à 30 centimètres. Par conséquent, 
il estime que la mesure d'abattage préventif est conforme au principe de proportionnalité;

qu'il existe un intérêt public prépondérant à ce que les mesures susmentionnées soient mises en 
œuvre avant l'envol des larves au printemps, afin de prévenir leur dissémination dans la région, 
laquelle entraînerait un risque majeur d'accroissement significatif du nombre d'arbres infestés 
devant être abattus. Dans ce contexte, les recourants négligent le fait que toute apparition du 
capricorne asiatique au-delà du foyer d'infestation nécessiterait une modification corrélative de la 
délimitation des zones et que le refus de se conformer aux mesures de lutte contre les conséquences 
nuisibles de ce ravageur pourrait engendrer des conséquences beaucoup plus graves pour les 
espèces arboricoles indigènes de la région;

que, dans le contexte d'urgence phytosanitaire, il importe peu qu'une deuxième vague d'abattage 
soit programmée dans une dizaine de jours. En effet, comme il a été précédemment exposé, les 
larves du capricorne asiatique ont la capacité de poursuivre leur développement dans le bois abattu, 
ce qui requiert la mise en œuvre de mesures rigoureuses pour assurer la désinfection des 
équipements et l'élimination des débris et du bois. Ces mesures visent à prévenir toute propagation 
ou dispersion des larves durant le processus d'abattage. Dans ces conditions, il est évident que le 
procédé d'abattage implique une logistique complexe et exigeante, excluant toute possibilité de 
procéder au gré des souhaits des propriétaires. De surcroît, les recourants sont tenus, en vertu des 
dispositions légales applicables, de permettre aux services compétents d'accéder à leur propriété et 
d'exécuter les mesures prescrites, ce d'autant plus que trois arbres situés sur leur parcelle font partie 
des espèces les plus touchées par le capricorne asiatique;

qu'au surplus, les recourants font principalement grief à l'inclusion de l'intégralité de leur parcelle 
dans la zone centrale, alléguant qu'elle n'est concernée que de manière marginale par le périmètre 
de 100 mètres. Ils omettent toutefois de considérer que, conformément à l'art. 2 al. 3 de l'ordonnance 
de la DIAF précitée, l'ordre de grandeur de 100 mètres est d'abord indicatif et que le SFN a 
expressément précisé dans sa décision que le plan cartographique et la délimitation des zones 
annexés faisaient intégralement partie de sa décision, desquels il ne fait aucun doute que son 
intention était bien d'inclure la parcelle des recourants dans le périmètre de la zone centrale;

qu'enfin un nouveau foyer d'infestation a été découvert par le SFN le 24 février 2025 au matin, à 
moins de 500 mètres de la zone centrale concernée par la présente procédure. Il ressort des 
premières estimations qu'une centaine d'arbres sont affectés. Dès lors, il est important que les 
mesures d'éradication prévues dans la décision contestée soient mises en œuvre sans délai;

que, par conséquent, il n'apparaît pas que l'intérêt des recourants à obtenir une clarification sur 
l'interprétation de la limite de 100 mètres, à savoir si celle-ci doit être appliquée de manière absolue 
ou si le SFN dispose d'une marge d'appréciation pour la délimiter par parcelle, puisse, compte tenu 
de l'urgence, prévaloir sur l'intérêt public à la lutte contre l'infestation des espèces arboricoles 
indigènes par le capricorne asiatique, ce d'autant plus, comme considéré, que des mesures de 
compensation pourront et seront prises ultérieurement;

que, au demeurant, l'étendue de la parcelle des recourants n'est pas telle qu'il soit, prima facie, 
raisonnable de soutenir que son inclusion dans le périmètre central entraîne un écart significatif par 
rapport au rayon de 100 mètres;

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qu'eu égard aux circonstances de l'espèce et au regard de la pondération des intérêts 
susmentionnée, l'intérêt public à l'exécution immédiate des mesures d'urgence phytosanitaire 
dictées par la Confédération et dont les cantons sont chargés prévaut manifestement sur l'intérêt 
privé des recourants à ce que ces mesures soient reportées, au risque de contribuer encore plus à 
la prolifération du capricorne asiatique dans le canton;

que, dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de restituer l'effet suspensif au recours;

que les frais de la présente décision seront fixés avec l'arrêt au fond;

décide :

I. La requête de restitution de l'effet suspensif au recours est rejetée (602 2025 34).

II. Les frais de la présente décision sont réservés.

III. Notification.

Un recours peut être déposé contre cette décision auprès du Tribunal cantonal, rue des Augustins 3, 
1701 Fribourg, dans un délai de 10 jours dès sa notification.

Fribourg, le 25 février 2025/jud

Le Juge délégué Le Greffier-rapporteur