# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ae799858-69cf-554f-a78e-1442236a9df0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-06-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 24.06.2014 A/2687/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2687-2013_2014-06-24.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2687/2013-PROF ATA/472/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 24 juin 2014 

 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ et B______ SA représentés par Me Nicola Meier, avocat  

contre 

DÉPARTEMENT DE LA SÉCURITÉ ET DE L'ÉCONOMIE 
 

 

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A/2687/2013 

EN FAIT 

1)  B______ SA (ci-après : B______) est une société anonyme sise à la route 
C______ ______ à D______. Son but est l’exploitation d’une entreprise de 
gestion de parkings privés et de contrôle du stationnement, de services de sécurité 
et de surveillance, d’interventions diverses, d’enquêtes et filatures, de protection 
de biens et de personnes, de transport de fonds, de systèmes d’alarme et de 
réfection de marquages et de serrurerie de parking. Elle est inscrite au registre du 
commerce genevois depuis le 27 mars 2001.  

2)  Monsieur A______ est l’administrateur-président, avec signature 
individuelle, de B______, qui emploie notamment Monsieur E______ ainsi que 
Monsieur F______ en tant qu’agents de sécurité.  

3)  Le 9 avril 2013, le service des armes, explosifs et autorisations (ci-après : 
le service) a informé le département de la sécurité, devenu entretemps le 
département de la sécurité et de l’économie (ci-après : le département), que 
B______ n’avait pas retourné lors de son échéance le 4 mars 2013 la carte de 
légitimation de M. E______.  

4)  Le 18 avril 2013, le département a informé M. A______ que l’autorisation 
d’engagement qui lui avait été délivrée pour M. E______ était caduque depuis le 
4 mars 2013.  

  Le département reprochait à M. A______ soit de ne pas avoir annoncé le 
départ de son agent et restitué sa carte de légitimation, soit de ne pas avoir 
présenté de demande de renouvellement et d’avoir ainsi employé un agent de 
sécurité sans autorisation.  

  Il lui impartissait un délai au 3 mai 2013 pour se déterminer avant 
d’envisager le prononcé d’un avertissement et, solidairement avec B______, 
d’une amende administrative. 

5)  Par courrier du 29 avril 2013, M. A______ a expliqué au département que 
l’omission du renouvellement de la carte de légitimation de son agent était due au 
départ de la personne en charge des cartes de légitimation au sein de B______. Il 
précisait que la demande de renouvellement pour M. E______ avait été envoyée le 
même jour.  

6)  Le 30 avril 2013, la demande de renouvellement a été reçue par le service. 

7)  Le 2 mai 2013, le département a autorisé B______ à employer M. E______ 
en qualité d’agent de sécurité jusqu’au 1er mai 2017.  

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A/2687/2013 

8)  Par décision du 19 juin 2013, le département a prononcé un avertissement à 
l’encontre de M. A______ et, solidairement avec B______, une amende de 
CHF 600.-. Il constatait que M. A______ avait bel et bien sollicité tardivement le 
renouvellement de l’autorisation de son agent et l’avait par conséquent employé 
sans autorisation. Le département prenait également en compte la réitération des 
infractions. 

9)  Par acte posté le 21 août 2013, M. A______ et B______ ont interjeté 
recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la 
chambre administrative) contre la décision du 19 juin 2013 (cause enregistrée 
sous le numéro de procédure A/2687/2013). Ils ont conclu principalement à son 
annulation, subsidiairement au renvoi de la cause au département pour nouvelle 
décision dans le sens des considérants, et en tout état de cause à l'octroi d'une 
indemnité de procédure. 

  Ils admettaient avoir omis de solliciter le renouvellement de l’autorisation 
de M. E______. M. A______ contestait en revanche la sanction et l’amende 
prononcées, tandis que B______ contestait uniquement l’amende. 

  L’emploi non autorisé d’agent devait être différencié de l’emploi d’un agent 
autorisé dont le renouvellement de l’autorisation n’avait pas été sollicité à temps. 
En effet, la législation ne prévoyait pas le moment auquel le renouvellement 
devait être communiqué. Seule une directive d’application prévoyait un délai, 
mais elle n’était pas opposable à un administré. L’avertissement prononcé par le 
département ne reposait par conséquent sur aucune base légale, tout comme 
l’amende infligée.  

  L’avertissement ainsi que l’amende de CHF 600.- ne respectaient pas non 
plus le principe de la proportionnalité. L’autorisation arrivait à échéance le 4 mars 
2013. Or, M. A______ avait immédiatement demandé le renouvellement de 
l’autorisation de son employé dès réception du courrier du département du 
18 avril 2013. Celui-ci n’avait envoyé à M. A______ aucun courrier préalable lui 
rappelant de renouveler l’autorisation. Par ailleurs, il contestait avoir omis par le 
passé de renouveler l’autorisation d’un des agents de sécurité de B______. 

10)  Le département s’est déterminé par acte du 2 octobre 2013 et a conclu au 
rejet du recours.  

  Au total, une douzaine de décisions avaient été prononcées contre 
M. A______ pour des infractions à la législation sur les entreprises de sécurité 
commises dans le cadre de l’exploitation de B______ et de sa précédente 
entreprise, G______ SA. Le montant des amendes pour avoir sollicité tardivement 
le renouvellement d’autorisations d’engagement d’agents de sécurité avait 
graduellement augmenté au fil de la réitération des infractions, passant 
progressivement de CHF 100.- à CHF 300.-, puis à CHF 600.-.  

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A/2687/2013 

  M. A______ avait requis le renouvellement de l’autorisation de M. E______ 
alors que celle-ci était déjà caduque. Il avait donc employé un agent de sécurité 
sans autorisation, en violation flagrante de la législation applicable. Le prononcé 
d’un avertissement et d’une amende était justifié.  

  Au vu de la réitération des infractions, l’amende ainsi que l’avertissement 
respectaient le principe de la proportionnalité. Un rappel n’était ni prévu par la loi 
ni nécessaire.  

11)  Sur quoi la cause A/2687/2013 a été gardée à juger.  

12)  En parallèle, le 21 mai 2013, le service a informé le département que 
B______ n’avait pas retourné lors de son échéance le 5 mai 2013 la carte de 
légitimation de M. F______.  

13)  Par courrier du 31 mai 2013, le département a informé M. A______ que 
l’autorisation d’engagement qui lui avait été délivrée pour M. F______ était 
caduque.  

  Le département reprochait à M. A______ soit de ne pas avoir annoncé le 
départ de son agent et restitué sa carte de légitimation, soit de ne pas avoir 
présenté de demande de renouvellement et d’avoir ainsi employé un agent de 
sécurité sans autorisation.  

  Il lui impartissait un délai au 14 juin 2013 pour se déterminer avant 
d’envisager le prononcé d’un avertissement ainsi que d’une amende 
administrative, solidairement avec B______. 

14)  B______ a envoyé le formulaire de renouvellement de l’autorisation de 
M. F______ au service, qui l’a reçu le 5 juin 2013. 

15)  Le 14 juin 2013, le département a autorisé B______ à employer 
M. F______ en qualité d’agent de sécurité jusqu’au 13 juin 2017.  

16)  Par décision du 27 juin 2013, le département a prononcé un avertissement à 
l’encontre de M. A______ et, solidairement avec B______, une amende de 
CHF 800.- pour son comportement.  

17)  Par acte posté le 28 août 2013, M. A______ et B______ ont interjeté 
recours auprès de la chambre administrative contre la décision du 27 juin 2013 
(cause enregistrée sous le numéro de procédure A/2749/2013). Ils ont conclu 
principalement à son annulation, subsidiairement au renvoi de la cause au 
département pour nouvelle décision dans le sens des considérants, et en tout état 
de cause à l'octroi d'une indemnité de procédure.  

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A/2687/2013 

  Ils avaient effectivement omis de solliciter le renouvellement de 
l’autorisation de M. F______. M. A______ contestait en revanche la sanction et 
l’amende prononcées, tandis que B______ ne contestait que l’amende. 

  Reprenant principalement les arguments invoqués dans leur écriture du 
21 août 2013, les recourants ajoutaient que l’art. 49 al. 2 du Code pénal suisse du 
21 décembre 1937 (CP - RS 311.0) avait par ailleurs été violé. Le montant de 
l’amende ne prenait pas en compte le fait qu’ils avaient entretemps déjà été 
condamnés à une amende par décision du 19 juin 2013.  

18)  Le 7 octobre 2013, le département a déposé des écritures similaires à celles 
du 2 octobre 2013 et conclu au rejet du recours.  

19)  Sur quoi la cause A/2749/2013 a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Les causes nos A/2687/2013 et A/2749/2013 se rapportant à des faits 
éminemment connexes et concernant les mêmes parties qui ont soulevé les mêmes 
arguments juridiques, elles seront jointes en application de l'art. 70 de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), sous le numéro 
de cause A/2687/2013. 

2)  Interjetés en temps utile devant la juridiction compétente, les recours sont 
recevables (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. b LPA).  

3) a. Une autorisation préalable est nécessaire pour exploiter une entreprise de 
sécurité dans les cantons concordataires et engager du personnel à cet effet (art. 7 
al. 1 let. a du concordat sur les entreprises de sécurité du 18 octobre 1996 – 
CES - I 2 14). Le canton de Genève y a adhéré le 2 décembre 1999 (art. 1 de la loi 
concernant le concordat sur les entreprises de sécurité – L-CES – I 2 14.0, entrée 
en vigueur le 1er mai 2000). L’autorisation d’engager du personnel n’est donnée à 
une entreprise de sécurité que si les conditions de l’art 9 al. 1 CES sont remplies 
par l’agent de sécurité ou le responsable de l’entreprise. La durée de validité de 
cette autorisation est de quatre ans (art. 12A al. 1 CES). 

 b. Les entreprises de sécurité doivent communiquer immédiatement aux 
autorités cantonales compétentes toute modification de l’état de leur personnel 
(art. 11 al. 1 CES). À l’expiration d’une autorisation, celle-ci devient caduque, 
raison pour laquelle l’entreprise a l’obligation de restituer immédiatement au 
service les cartes de légitimation (art. 8 al. 1 du règlement concernant le concordat 
sur les entreprises de sécurité du 19 avril 2000 - RCES - I 2 14.01).  

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 c. La commission concordataire veille à une application uniforme du 
concordat dans les cantons concordataires ; à cet effet, elle prend les directives 
nécessaires et donne aux autorités compétentes, sur requête, des instructions dans 
des cas d'espèce (art. 28 al. 1 CES). La directive générale du 28 mai 2009 
concernant le CES (ci-après : la directive) a été édictée en application des normes 
précitées. Son paragraphe 2.10.4 prévoit que les requêtes de renouvellement 
doivent être présentées au moins deux mois avant la date d'échéance des 
autorisations. 

 d. Les directives sont des ordonnances administratives dont les destinataires 
sont ceux qui sont chargés de l'exécution d'une tâche publique, et non les 
administrés. Elles ne sont pas publiées dans le recueil officiel de la collectivité 
publique et ne peuvent donc avoir pour objet la situation juridique de tiers 
(Pierre MOOR/Alexandre FLÜCKIGER/Vincent MARTENET, Droit 
administratif, Vol. I, 3ème éd., 2012, ch. 2.8.3.1). L'ordonnance administrative ne 
lie pas le juge, mais celui-ci la prendra en considération, surtout si elle concerne 
des questions d'ordre technique, mais s'en écartera dès qu'il considère que 
l'interprétation qu'elle donne n'est pas conforme à la loi ou à des principes 
généraux (ATA/552/2013 du 27 août 2013 consid. 4d). 

 e. L’autorité qui a accordé l’autorisation à une entreprise de sécurité d’engager 
du personnel peut prononcer un avertissement lorsque son titulaire ou l’agent 
concerné contrevient aux dispositions du concordat, de ses directives 
d’application ou de la législation cantonale applicable (art. 13 al. 2 et 3 let. a 
CES). Elle peut prononcer, en sus, une amende administrative d’un montant 
maximum de CHF 60 000.- (art. 13 al. 2 et 3 CES). Si l’infraction a été commise 
dans la gestion d’une personne morale, les sanctions sont applicables aux 
personnes qui ont agi en son nom, la personne morale répond solidairement des 
amendes (art. 4 L-CES).  

4)  En l’espèce, M. A______ admet avoir omis de solliciter le renouvellement 
des autorisations de ses employés dans le délai prévu par la directive. Il estime 
cependant que le prononcé d’avertissements à son encontre et, solidairement avec 
son entreprise, d’amendes administratives pour ces omissions ne repose sur 
aucune base légale.  

  Cette argumentation ne saurait être suivie. M. A______ admet, à juste titre, 
que la demande de renouvellement n'a pas été transmise à l'autorité dans le délai 
prévu par la directive. De ce fait, il a contrevenu à l’art. 11 al. 1 CES, qui dispose 
que toute modification de l’état du personnel doit être communiquée 
immédiatement aux autorités. La directive, édictée par la commission instaurée 
par le concordat est applicable au canton de Genève, précise cet article. En outre 
et surtout, c’est avec une autorisation caduque qu’il a employé ses agents à partir 
de l’échéance de leur autorisation jusqu’à leur renouvellement. En cela, il a violé 
l’art. 7 al. 1 let. a CES. Il avait de plus l’obligation de retourner les cartes de 

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légitimation de ses employés, ce qu’il n’a pas fait contrairement à ce que dispose 
l’art. 8 RCES.  

  Au vu de la contravention au concordat, au règlement et à la directive, le 
prononcé d’avertissements ainsi que d’amendes administratives est fondé.  

5) a. Les amendes administratives prévues par les législations cantonales sont de 
nature pénale, car aucun critère ne permet de les distinguer clairement des 
contraventions pour lesquelles la compétence administrative de première instance 
peut au demeurant aussi exister. C’est dire que la quotité de la sanction 
administrative doit être fixée en tenant compte des principes généraux régissant le 
droit pénal (ATA/61/2014 du 4 février 2014 ; ATA/74/2013 du 6 février 2013 et 
les arrêts cités).  

 b. En vertu de l'art. 1 let. a de la loi pénale genevoise du 17 novembre 2006 
(LPG - E 4 05), les dispositions de la partie générale du CP s'appliquent à titre de 
droit cantonal supplétif, sous réserve de celles qui concernent exclusivement le 
juge pénal (comme notamment les art. 34 ss, 42 ss, 56 ss, 74 ss, 106 al. 2 et 3 et 
107 CP ; ATA/61/2014 et ATA/74/2013 précités ; ATA/71/2012 du 31 janvier 
2012).  

 c. Il est ainsi nécessaire que le contrevenant ait commis une faute, fût-ce sous 
la forme d’une simple négligence (Ulrich HÄFELIN/Georg MÜLLER/ 
Felix UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 6ème éd., 2006, n. 1’179). 
Selon la jurisprudence constante, l’administration doit faire preuve de sévérité afin 
d’assurer le respect de la loi et jouit d’un large pouvoir d’appréciation pour 
infliger une amende (ATA/61/2014 et ATA/74/2013 précités et les arrêts cités). 
La juridiction de céans ne la censure qu’en cas d’excès ou d'abus (ATA/160/2009 
du 31 mars 2009). Enfin, l’amende doit respecter le principe de la proportionnalité 
(art. 5 al. 2 et 36 al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 
18 avril 1999 - Cst. - RS 101 ; ATA/61/2014 et ATA/74/2013 précités et les arrêts 
cités). 

 d. L’autorité qui prononce une mesure administrative ayant le caractère d’une 
sanction doit également faire application des règles contenues aux art. 47 ss CP 
(principes applicables à la fixation de la peine), soit tenir compte de la culpabilité 
de l’auteur et prendre en considération, notamment, les antécédents et la situation 
personnelle de ce dernier (art. 47 al. 1 CP). La culpabilité est déterminée par la 
gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le 
caractère répréhensible de l’acte, par les motivations et les buts de l’auteur et par 
la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, 
compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (art. 47 
al. 2 CP ; ATA/61/2014 et ATA/74/2013 précités). L’autorité doit en outre faire 
application des règles contenues à l’art. 49 CP, lorsque par un ou plusieurs actes, 
le même administré encourt plusieurs sanctions, le juge le condamne à la peine de 

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l’infraction la plus grave et l’augmente dans une juste proportion (Arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_111/2010 du 29 juin 2010 consid. 2 ; ATA/260/2014 du 
15 avril 2014 consid. 17). De plus, lorsqu’une personne est sanctionnée pour des 
faits commis avant d’avoir été condamnée pour une autre infraction, le juge doit 
fixer la sanction de manière à ce que le contrevenant ne soit pas puni plus 
sévèrement que si un seul jugement avait été prononcé (art. 49 al. 2 CP ; 
ATA/135/2011 du 1er mars 2011 consid. 10). 

6)  Les recourants soutiennent que ni l’avertissement ni l’amende ne respectent 
le principe de la proportionnalité, le montant de l’amende contrevenant à l’art. 49 
al. 2 CP.  

  Par décision du 27 juin 2013, le recourant a été condamné, solidairement 
avec sa société, à une amende de CHF 800.- pour des faits commis avant sa 
condamnation le 19 juin 2013, également solidairement avec sa société, à une 
amende de CHF 600.-. Étant donné ce qui précède, et au vu du court laps de temps 
écoulé entre les deux décisions, le département aurait en principe dû prononcer 
une peine complémentaire à l’encontre de M. A______ et de sa société 
conformément aux bases légales applicables. Cela étant, compte tenu des 
infractions répétées du recourant à la législation applicable en matière 
d’entreprises de sécurité qu’il doit désormais bien connaître, une amende totale de 
CHF 1'400.- ne saurait être considérée comme excessive (ATA/260/2014 précité 
consid. 17). Il se savait en effet parfaitement en violation de la législation 
applicable lors de la commission des infractions en question. Au demeurant, le 
département a dû progressivement augmenter le montant des amendes au fil des 
infractions pour – légitimement – tenir compte de la récidive dans la fixation de la 
sanction.  

  Au surplus, le prononcé d’un avertissement, soit la mesure la plus douce 
prévue par le concordat, ne saurait être contraire au principe de la 
proportionnalité.  

7)  Au vu de ce qui précède, les recours seront rejetés.  

  Au vu de l'issue du litige, un émolument de procédure de CHF 1'000.- sera 
mis à la charge des recourants, pris conjointement et solidairement (art. 87 al. 1 
LPA), et aucune indemnité de procédure ne leur sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

préalablement : 

ordonne la jonction des causes nos A/2687/2013 et A/2749/2013 sous le 
n° A/2687/2013 ; 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 21 août 2013 par Monsieur A______ et 
B______ SA contre la décision du département de la sécurité du 19 juin 2013 ; 

déclare recevable le recours interjeté les 28 août 2013 par Monsieur A______ et 
B______ SA contre la décision du département de la sécurité du 27 juin 2013 ; 

au fond : 

les rejette ; 

met un émolument de CHF 1'000.- à la charge des recourants, pris conjointement et 
solidairement ; 

dit qu'aucune indemnité de procédure ne sera allouée ;  

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF – RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Nicola Meier, avocat des recourants, ainsi qu'au 
département de la sécurité et de l'économie. 

Siégeants : M. Verniory, président, MM. Thélin et Dumartheray, 
Mme Payot Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

 

 

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A/2687/2013 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. Verniory 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :