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**Case Identifier:** 1088bd65-9e33-58da-956c-f3f745634200
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-06-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 16.06.2010 A/1195/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1195-2010_2010-06-16.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Christine TARRIT-DESHUSSES et Olivier 

LEVY, Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1195/2010 ATAS/670/2010 

ARRET  

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 16 juin 2010 

 

En la cause 

Monsieur S___________, domicilié à GENEVE, comparant avec 

élection de domicile en l'étude de Maître POGGIA Mauro 

 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE 

GENEVE, sis rue de Lyon 97, GENEVE 

intimé 

 

 

 

 

 

A/1195/2010 

- 2/9 - 

EN FAIT 

1. Monsieur S___________ (ci-après l’assuré ou le recourant), né en 1961, peintre en 

carrosserie, a présenté notamment une périarthropathie de la hanche droite sous 

forme d’une tendinite du muscle pyramidal. En raison de son état de santé, l’assuré 

a été en incapacité de travail totale dès le mois de mai 1995. 

2. En date du 16 octobre 1997, l’assuré a déposé une demande de prestations auprès 

de l’Office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après OAI). Après 

avoir recueilli les renseignements médicaux, l’OAI a ordonné une expertise 

pluridisciplinaire et mandaté le COMAI en date du 10 janvier 2000 à cet effet. 

L’expertise a conclu à une incapacité de travail totale de mai 1995 à fin décembre 

1997. L’exercice de l’ancienne activité n’était plus possible. En revanche, dans une 

activité adaptée respectant les limitations fonctionnelles, la capacité de travail était 

de 50 %. 

3. Par décisions des 2 et 3 juillet 2000, l’assuré a été mis au bénéfice d’une rente 

entière d’invalidité du 1
er

 octobre 1996 au 31 mars 1998, puis d’une demi-rente 

d’invalidité dès le 1
er

 avril 1998.   

4. Le 8 avril 2004, l’assuré a rempli le questionnaire pour la révision de la rente, 

alléguant que son état de santé s’était aggravé depuis fin 2003 et qu’il avait subi 

une opération consistant en la pose d’une prothèse de la hanche en janvier 2004.   

5. Dans son rapport à l’OAI du 30 avril 2004, le Dr A___________, spécialiste FMH 

en chirurgie orthopédique, a diagnostiqué une coxarthrose gauche, avec pose d’une 

prothèse totale de la hanche gauche le 6 janvier 2004. L’activité exercée n’était plus 

possible, mais une autre activité, dans la bureautique était éventuellement 

envisageable, étant précisé qu’il fallait s’attendre à une diminution du rendement. 

Le patient présentait les limitations fonctionnelles suivantes : il devait éviter la 

position debout, la même position du corps pendant longtemps, l’alternance des 

position,  la position à genoux, accroupie, l’inclinaison du buste, de lever, porter ou 

déplacer des charges, se baisser, les mouvements répétitifs, le travail en hauteur, les 

déplacements sur sol irrégulier ou en pente. Le parcours à pied était limité à 500 

mètres.  

6. Par courrier du 18 août 2004, l’assuré, par l’intermédiaire de son mandataire, a 

informé l’OAI qu’il avait subi une intervention chirurgicale consistant en la pose 

d’une prothèse de la hanche, à la suite de laquelle il fut en incapacité totale de 

travail du 5 janvier au 10 mai 2004. Il a sollicité une rente entière d’invalidité pour 

la période considérée.    

 

 

 

 

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- 3/9 - 

7. Le 20 septembre 2004, le Dr A___________ indique dans un rapport médical 

intermédiaire, que l’état de santé était stationnaire, qu’il y avait une amélioration de 

la marche et que le pronostic était bon.  

8. Le 15 mars 2005, le mandataire de l’assuré adressa un rappel à l’OAI, l’invitant à 

donner suite à sa demande.  

9. Par avis médical du 7 novembre 2006, le SMR a considéré que théoriquement 

l’assuré présente une pleine capacité de travail dans toutes formes d’activités de 

type sédentaire, évitant les ports de charges excessifs, la montée ou la descente 

d’escaliers à répétition, la position accroupie ou en génuflexion  et les mouvements 

de rotation interne et externe de la hanche. Une telle activité est possible trois mois 

après la mise en place de la prothèse. Dans un avis médical du 2 avril 2007, le SMR 

s’est interrogé quant à la pertinence des diagnostics retenus par l’expertise COMAI 

du 4 mai 2000 et leurs caractères invalidants à long terme sur le plan 

assécurologique et a estimé qu’une réévaluation sur le plan psychique était 

indispensable. Il existe dès lors une amélioration sur le plan psychiatrique, la 

capacité de travail étant de 100 % dans l’activité habituelle et dans une activité 

adaptée. 

10. L’assuré a été examiné par le Dr B___________, psychiatre FMH, au SMR, en date 

du 27 août 2007. Hormis une personnalité émotionnellement labile, de type 

impulsif, sans incidence sur la capacité de travail, il n’a retenu aucun diagnostic 

psychiatrique. Le médecin du SMR relève que l’expertise effectuée par le Dr 

C___________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, à la demande de 

l’assuré le 23 octobre 2001 a conclu à l’absence de pathologie psychiatrique 

altérant de manière durable ou intermittente sa capacité de jugement.   

11. A la demande de l’OAI, le Dr D___________, spécialiste FMH en médecine 

interne, a rendu un rapport médical en date du 27 mai 2008. Il a diagnostiqué un 

état d’angoisse extrême, malgré la psychothérapie chez la Dresse E___________. 

En cas de guérison de l’état d’angoisse, l’on peut s’attendre à une reprise de 

l’activité professionnelle, respectivement à une amélioration de la capacité de 

travail. 

12. Le 18 juillet 2008, l’OAI a notifié à l’assuré un projet de décision aux termes 

duquel son état de santé s’était amélioré et stabilisé du point de vue somatique et 

que son état de santé psychique s’était amélioré selon l’expertise psychiatrique 

réalisée en août 2007. Le degré d’invalidité, après comparaison des revenus, 

s’élevait dorénavant à 37 %, de sorte que la rente d’invalidité sera supprimée.    

13. L’assuré s’est opposé à ce projet et a communiqué à l’OAI un rapport du Dr 

D___________ selon lequel il présente un état dépressif sévère avec une 

personnalité borderline. Cet état dépressif est réactionnel à sa prothèse de hanche 

gauche posée en 2003 et réactionnel à une destruction de la hanche, secondaire à 

 

 

 

 

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une septicémie à staphylocoques dorées survenue en 1995. Si la prothèse semble 

avoir une bonne fonctionnalité, c’est le problème psychiatrique qui, désormais, est 

au premier plan et justifierait l’augmentation de la rente d’invalidité. Il a conclu à 

ce qu’une réévaluation soit effectuée. 

14. Le 25 septembre 2008, une IRM de la colonne lombaire, pratiquée à l’Hôpital de 

Nyon, a mis en évidence une saillie discale circonférencielle en L5 à S1, plus 

importante en région paramédiane où elle vient rétrécir le trou de conjugaison. Une 

contrainte sur la racine L5 est possible, de même qu’en S1.    

15. Dans un rapport du 13 juillet 2009, communiqué à l’OAI le 2 novembre 2009, le Dr 

F___________, médecin traitant, généraliste, confirme que l’assuré présente encore 

des douleurs très invalidantes au niveau de la hanche gauche, malgré la prothèse 

posée en 2004, et qu’il souffre d’un état anxio-dépressif chronique, avec une 

aggravation depuis quelques mois. En outre, depuis le mois de mars 2009, le patient 

souffre d’une violente douleur au niveau de l’épaule droite provoquée par une 

tendinopathie inflammatoire du tendon du muscle sus épineux droit qui répond mal 

aux traitements anti-inflammatoires habituels. Le praticien indique que son patient 

ne pouvait en aucun cas reprendre une activité à 100 %. 

16. Par décision du 3 mars 2010, l’OAI a supprimé la demi-rente d’invalidité de 

l’assuré à compter du premier jour du 2
ème

 mois qui suit la notification de la 

décision, motif pris que son état de santé s’est amélioré de manière notable depuis 

la décision initiale du 3 juillet 2000. Après comparaison des gains, le degré 

d’invalidité s’élève dorénavant à 38 %, insuffisant pour maintenir le droit à la demi-

rente. L’OAI a en outre retiré l’effet suspensif à cette décision. 

17. L’assuré, représenté par son mandataire, interjette recours en date du 8 avril 2010. 

Il conclut préalablement à la restitution de l’effet suspensif, et, sur le fond, à 

l’octroi d’une rente entière d’invalidité du 5 janvier au 10 mai 2004, et dès le 27 

mai 2008. Le recourant conteste que son état de santé se soit amélioré, dès lors 

qu’aucun élément au dossier ne vient l’étayer, hormis un rapport d’examen 

psychiatrique d’août 2007, dont il conteste au demeurant les conclusions. Il soutient 

au contraire que son état de santé s’est aggravé.  

18. Le Tribunal a imparti à l’OAI un délai au 23 avril 2010 pour communiquer son 

dossier et ses déterminations quant à la requête de restitution de l’effet suspensif et 

au 7 mai 2010 pour ses conclusions sur le fond.   

19. Par télécopie du 22 avril 2010, l’OAI a informé le Tribunal de céans qu’un mandat 

SMR était actuellement en cours et qu’il ne serait pas en mesure de remettre sa 

détermination dans le délai imparti. Il a sollicité une prolongation du délai au 7 mai 

2010.  

 

 

 

 

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- 5/9 - 

20. Par courrier du 30 avril 2010, le Tribunal a informé les parties que la cause était 

gardée à juger sur effet suspensif. Il a sollicité l’apport du dossier AI. 

21. Le 3 mai 2010, l’OAI a communiqué son dossier, tout en concluant au rejet de la 

demande de restitution de l’effet suspensif.  

22. Le 5 mai, l’OAI a fait parvenir au Tribunal de céans sa réponse au recours. Il 

expose que suite à la procédure de révision débutée en 2004, il a considéré que 

l’état de santé du recourant s’était amélioré sur le plan psychique depuis le 23 

octobre 2001 et qu’il disposait d’une capacité de travail entière dans une activité 

adaptée à ses limitations. Il produit un avis du Dr G___________, du SMR, daté du 

29 avril 2010, selon lequel sur le plan somatique il n’y a aucun élément permettant 

de considérer une nouvelle atteinte qui soit durable. Sur le plan psychiatrique, il 

s’estime insuffisamment renseigné et une instruction complémentaire auprès du 

psychiatre traitant pourrait se justifier. L’OAI propose que le Tribunal procède à 

une instruction complémentaire sur la plan médical en interrogeant le Dr 

E___________, psychiatre. Après quoi, il soumettra le dossier au SMR pour 

examen et déposera ses conclusions dans le nouveau délai que le Tribunal lui 

impartira.  

23. Invité à se déterminer, le recourant relève que l’affirmation de l’OAI selon laquelle 

son état de santé s’était amélioré sur le plan psychiatrique ne repose sur aucun 

fondement médical, ce que le SMR a confirmé. Dès lors que l’OAI admet qu’une 

instruction complémentaire s’impose, il faut conclure que la situation est demeurée 

inchangée, de sorte que la suppression de la rente était injustifiée. Il conclut à la 

restitution de l’effet suspensif.  

24. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

 

 

EN DROIT 

1. La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès 

le 1
er

 août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales statuant 

conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 LOJ en instance unique, sur les 

contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ; RS 830.1) qui sont relatives à la loi 

sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI ; RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

 

 

 

 

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- 6/9 - 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 

nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le 

plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la lumière 

du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où 

les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 230 consid. 1.1; 

335 consid. 1.2; ATF 129 V 4 consid. 1.2; ATF 127 V 467 consid. 1, 126 V 136 

consid. 4b et les références). Les règles de procédure quant à elles s'appliquent sans 

réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 93 consid. 6b, 112 V 360 

consid. 4a; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b).  

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 et 

60 LPGA). 

4. Préalablement, le recourant demande la restitution de l’effet suspensif.   

5. La LPGA ne contient pas de dispositions propres sur l'effet suspensif. Selon l'art. 55 

al. 1 LPGA, les points de procédure qui ne sont pas réglés de manière exhaustive 

aux art. 27 à 54 LPGA ou par les dispositions des lois spéciales sont régis par la loi 

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA). L'art. 61 

LPGA pose des exigences auxquelles doit satisfaire la procédure devant le tribunal 

cantonal des assurances, laquelle est réglée par le droit cantonal, sous réserve de 

l'art. 1 al. 3 PA. L'art. 56 LPGA, qui concerne le droit de recours, ne règle pas 

l'effet suspensif éventuel du recours (Ueli KIESER, ATSG-Kommentar, p. 562 ch. 

m. 16 ad art. 56 et la référence; ATF 129 V 376 consid. 4.3 in fine). Par renvoi de 

l'art. 1 al. 3 PA, l'art. 55 al. 2 et 4 PA, concernant le retrait de l'effet suspensif, 

s'applique à la procédure devant les autorités cantonales de dernière instance qui ne 

statuent pas définitivement en vertu du droit public fédéral. Est réservé l'art. 97 

LAVS relatif au retrait de l'effet suspensif pour les recours formés contre les 

décisions des caisses de compensation. Aux termes de l'art. 97 LAVS, applicable 

par analogie à l'assurance-invalidité en vertu de l'art. 66 LAI (dispositions 

applicables en l'espèce, dans leur nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 

2003), la caisse de compensation ou l'office AI peut, dans sa décision, prévoir qu'un 

recours éventuel n'aura pas d'effet suspensif, même si la décision porte sur une 

prestation pécuniaire.  

L'entrée en vigueur de la LPGA et de l'OPGA n'a rien changé à la jurisprudence en 

matière de retrait par l'administration de l'effet suspensif à une opposition ou à un 

recours ou de restitution de l'effet suspensif (ATFA P.-S. du 24 février 2004 I 

46/04). Ainsi, la possibilité de retirer l'effet suspensif au recours n'est pas 

subordonnée à la condition qu'il existe, dans le cas particulier, des circonstances 

tout à fait exceptionnelles qui justifient cette mesure. Il incombe bien plutôt à 

l'autorité appelée à statuer, en application de l'art. 55 PA, d'examiner si les motifs 

qui parlent en faveur de l'exécution immédiate de la décision l'emportent sur ceux 

qui peuvent être invoqués à l'appui de la solution contraire. L'autorité dispose sur ce 

 

 

 

 

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point d'une certaine liberté d'appréciation. En général, elle se fondera sur l'état de 

fait tel qu'il résulte du dossier, sans effectuer de longues investigations 

supplémentaires. En procédant à la pesée des intérêts en présence, les prévisions sur 

l'issue du litige au fond peuvent également être prises en considération; il faut 

cependant qu'elles ne fassent aucun doute. Par ailleurs, l'autorité ne saurait retirer 

l'effet suspensif au recours lorsqu'elle n'a pas de raisons convaincantes pour le faire 

(ATF 124 V 88 s. consid. 6a, 117 V 191 consid. 2b et les références). Ces principes 

s'appliquaient également dans le cadre de l'art. 97 al. 2 LAVS (teneur en vigueur 

jusqu'au 31 décembre 2002; ATF 110 V 46), applicable par analogie à l'assurance-

invalidité en vertu de l'art. 81 LAI (abrogé par la LPGA).   

6. En l’espèce, dans le cadre de la procédure de révision, l’intimé a supprimé la demi-

rente d’invalidité revenant au recourant, considérant que son état de santé s’était 

amélioré dans une mesure ne permettant plus le maintien du droit à ladite rente. 

Le recourant conclut au rétablissement de l’effet suspensif, au motif que son état de 

santé, loin de s’être amélioré, s’est au contraire aggravé. Il se réfère aux rapports de 

son médecin traitant, le Dr H___________, ainsi qu’à ceux du Dr D___________.  

L’intimé, de son côté, se fonde sur les conclusions de l’examen psychiatrique 

effectué au SMR le 27 août 2007 et s’oppose au rétablissement de l’effet suspensif.  

Dans ses observations sur le fond du 5 mai 2010, l’intimé relève que l’état de santé 

du recourant s’est amélioré depuis le 23 octobre 2001. Il se réfère toutefois à l’avis 

du SMR du 29 avril 2010 selon lequel des investigations supplémentaires sur le 

plan psychiatrique sont nécessaires et propose que le Tribunal de céans procède à 

une telle instruction auprès du psychiatre traitant, la Dresse E___________.  

Le Tribunal de céans constate que l’intimé, qui s’est prononcé sur le fond, admet 

que la cause était insuffisamment instruite sur le plan psychiatrique. Or, pour 

justifier une suppression de rente par voie de révision selon l’art. 17 LPGA,  

l’amélioration de l’état de santé ou de la capacité de gain doit être clairement 

établie. 

En l’espèce, l’amélioration de l’état de santé du recourant est loin d’être établie à 

satisfaction de droit, notamment sur le plan psychique. En effet, d’une part, le Dr 

D___________ a signalé en mai 2008 que le patient présentait un état d’angoisse 

extrême pour lequel il était suivi par un psychiatre. Il convient à cet égard de 

relever qu’au moment de la décision litigieuse, l’intimé savait que le recourant était 

suivi par la Dresse E___________, qu’il n’a cependant pas juté utile de 

questionner, et qu’il s’est contenté de se référer à l’examen psychiatrique du SMR 

effectué en 2007. D’autre part, sur le plan somatique, le recourant, outre des 

douleurs à la hanche, souffre d’une inflammation à l’épaule, répondant 

apparemment mal au traitement. 

 

 

 

 

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- 8/9 - 

Pour le surplus, il n’appartient pas au Tribunal de céans de pallier une instruction 

défaillante de l’intimé, qui, en procédure de révision, se doit de recueillir tous les 

renseignement utiles avant de statuer. 

Force est de constater que l’intimé a conclu hâtivement à une amélioration de l’état 

de santé physique et psychique, sans disposer de toutes les informations 

nécessaires. Dans ces conditions, il n’est pas utile de se prononcer sur le 

rétablissement de l’effet suspensif.  

Au vu de ce qui précède, le Tribunal de céans ne peut qu’admettre le recours et 

annuler purement et simplement la décision litigieuse. La cause est renvoyée à 

l’intimé, afin qu’il procède à des investigations complémentaires sur le plan 

médical, tant du point de vue somatique que psychique, et rende une nouvelle 

décision. 

7. L’intimé, qui succombe, est condamné à verser au recourant la somme de 1'000 fr. 

à titre de participation à ses frais et dépens (art. 89H al. 3 de la loi sur la procédure 

administrative, du 12 septembre 1985 - LPA ; RS E 5 10) et au paiement de 

l’émolument, fixé à 500 fr. (art. 69 al. 1bis LAI).   

 

 

 

 

 

 

 

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- 9/9 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant  

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Admet le recours et annule la décision du 3 mars 2010. 

3. Renvoie la cause à l’OAI pour instruction complémentaire dans le sens des 

considérants et nouvelle décision. 

4. Condamne l’OAI à payer au recourant la somme de 1'000 fr. à titre de participation 

à ses frais et dépens. 

5. Condamne l’OAI au paiement d’un émolument de 500 fr.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 

mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

  

 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le