# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9b2bc8f1-67e1-58fa-9839-7a3668e372ea
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-08-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 10.08.2023 RR.2023.36
**Docket/Reference:** RR.2023.36
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_RR-2023-36_2023-08-10

## Full Text

Entraide judiciaire internationale en matière pénale à la Belgique; saisie de valeurs (art. 80e al. 2 let. a EIMP)
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à la Belgique; saisie de valeurs (art. 80e al. 2 let. a EIMP)
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à la Belgique; saisie de valeurs (art. 80e al. 2 let. a EIMP)
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à la Belgique; saisie de valeurs (art. 80e al. 2 let. a EIMP)

Arrêt du 10 août 2023 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Patrick Robert-Nicoud, vice-président, 

Giorgio Bomio-Giovanascini  

et Nathalie Zufferey,  

la greffière Joëlle Fontana  

   

Parties  A. AG, représentée par Me Bernard Cron, avocat,  

recourante 

  

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, , 

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale à 

la Belgique 

 

Saisie de valeurs (art. 80e al. 2 let. a EIMP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: RR.2023.36 

 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Par demande du 7 novembre 2022, transmise le 2 décembre 2022 par 

l’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) au MPC pour exécution, le Juge 

d’instruction auprès du Tribunal de première instance d’Anvers, Belgique 

(ci-après: l’Etat requérant) a sollicité l’entraide des autorités helvétiques dans 

le cadre d’une enquête menée à l’encontre de B., des chefs de participation 

à une organisation criminelle et au blanchiment d’argent (art. 66, 324, 

324bis, 324ter et 505 du Code pénal belge). Selon la demande et ses 

compléments des 8 et 27 février, ainsi que 17 mars 2023, ce dernier est 

soupçonné d’avoir apporté son aide à des organisations criminelles liées au 

trafic de drogue et d’avoir blanchi des fonds, au travers de ses sociétés C. 

SA (Suisse) et D. BV (Belgique), ainsi que de la société E. BVBA, pour les 

comptes desquels il est titulaire d’une procuration, mais qui est gérée par F. 

Des fonds très importants seraient transférés de A. AG, ayant pour unique 

gérant le précité F. à E. BVBA. La société A. AG a reçu, le 3 juin 2016, du 

compte de la société D. BV, EUR 63'885.--, somme à nouveau transférée le 

lendemain sur le compte de la société du prévenu dont elle provenait. La 

demande tendait, en particulier, à l’obtention de la documentation bancaire 

relative aux relations ouvertes au nom de A. AG, auprès de la banque G. et 

de la banque H., à compter du 1er janvier 2018 (dossier MPC, onglet n. 1, 

rubrique n. 1).  

 

 

B. Le MPC est entré en matière sur la demande par décision du 13 février 2023; 

le même jour, il a autorisé la présence de personnes participant à la 

procédure à l’étranger (dossier MPC, onglet n. 1, rubrique n. 4). 

 

 

C. Par ordonnances du 20 mars 2023, le MPC a procédé au séquestre des 

valeurs patrimoniales déposées sur les relations bancaires dont A. AG est 

titulaire, auprès de la banque G. et de la banque H. (act. 1.1 et 1.2), à la 

demande, du même jour, de l’Etat requérant (dossier MPC, onglet n. 1, 

rubrique n. 3). 

 

 

D. Le 23 mars 2023, il a octroyé à A. AG, sur requête, l’accès aux actes de la 

procédure d’entraide (dossier MPC, onglet n. 2). 

 

 

E. Le 31 mars 2023, A. AG (ci-après: la recourante) a recouru contre les 

ordonnances de séquestre précitées auprès de la Cour des plaintes du 

Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour de céans), concluant, 

- 3 - 

 

 

principalement, à leur annulation et à la levée des séquestres, sous suite de 

frais et dépens. Préalablement, elle demandait un délai supplémentaire pour 

compléter son recours (act. 1). 

 

 

F. Invités à répondre, l’OFJ et le MPC ont conclu au rejet du recours, dans la 

mesure de sa recevabilité (act. 6 et 7). Le MPC précise qu’il ressort d’une 

analyse sommaire des deux relations bancaires de la recourante qu’elles ont 

été alimentées par I. FZE, société mentionnée dans la demande d’entraide 

comme impliquée dans le schéma de blanchiment de fonds d’origine illicite 

sous enquête, à hauteur d’environ EUR 10 millions, entre 2018 et 2021 (act. 

7). 

 

G. Par réplique du 31 mai 2023, la recourante persiste dans ses conclusions 

principales (act. 12). 

 

 

H. Les renonciations à dupliquer de l’OFJ et du MPC des 20 et 29 juin 2023 ont 

été transmises aux autres parties à la procédure le 30 juin 2023 (act. 16, 19 

et 20). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 L’entraide judiciaire entre la Belgique et la Confédération suisse est 

prioritairement régie par la Convention européenne d’entraide judiciaire en 

matière pénale du 20 avril 1959 (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur pour 

la Suisse le 20 mars 1967 et pour la Belgique le 11 novembre 1975, par son 

Deuxième protocole additionnel, entré en vigueur pour la Suisse le 

1er février 2005 et pour la Belgique le 1er juillet 2009 (RS 0.351.12). Les 

art. 48 ss de la Convention d'application de l'Accord de Schengen du 

14 juin 1985 (CAAS; n. CELEX 42000A0922[02]; Journal officiel de l'Union 

européenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19-62) s'appliquent également 

à l'entraide pénale entre la Suisse ces deux Etats. Peuvent aussi s'appliquer, 

en l'occurrence, la Convention européenne relative au blanchiment, au 

dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (CBl; 

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RS 0.311.53), entrée en vigueur pour la Suisse le 1er septembre 1993 et pour 

la Belgique  le 1er mai 1998, et la Convention des Nations Unies contre la 

corruption du 31 octobre 2003 (UNCAC; RS 0.311.56), entrée en vigueur 

pour la Suisse le 24 octobre 2009 et pour la Belgique le 25 octobre 2008, en 

particulier, s’agissant du blanchiment d’argent (indépendamment de la 

nature du crime préalable), les art. 43 ss, en particulier l’art. 46, par renvoi 

des art. 14 et 23, ainsi que la Convention des Nations Unies contre le trafic 

illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, conclue à Vienne le 

20 décembre 1988 (RS 0.812.121.03), entrée en vigueur pour la Suisse le 

13 décembre 2005 et pour l'Etat requérant le 23 janvier 1996. 

 

1.2 Les dispositions des traités précités l'emportent sur le droit interne qui régit 

la matière, soit la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale 

(EIMP; RS 351.1) et son ordonnance d'exécution (OEIMP; RS 351.11). Le 

droit interne reste toutefois applicable aux questions non réglées, 

explicitement ou implicitement, par le traité et lorsqu'il est plus favorable à 

l'entraide (ATF 147 II 432 consid. 3; 145 IV 294 consid. 2.1; 142 IV 250 

consid. 3; 140 IV 123 consid. 2; 137 IV 33 consid. 2.2.2; 129 II 462 

consid. 1.1; 124 II 180 consid. 1.3). Le principe du droit le plus favorable à 

l'entraide s'applique aussi pour ce qui concerne le rapport entre elles des 

normes internationales pertinentes (v. art. 48 par. 2 CAAS et 39 CBl). 

L'application de la norme la plus favorable doit avoir lieu dans le respect des 

droits fondamentaux (ATF 145 IV 294 consid. 2.1; 135 IV 212 consid. 2.3; 

123 II 595 consid. 7c; v. arrêt du Tribunal fédéral 1C_196/2021 du 

28 mai 2021 consid. 3.4 non publié in ATF 147 II 432). 

1.3 La Cour de céans est compétente pour connaître des recours dirigés contre 

les décisions de l’autorité cantonale ou fédérale d’exécution relatives à la 

clôture de la procédure d’entraide et, conjointement, les décisions 

incidentes, de même que contre les décisions incidentes antérieures à la 

décision de clôture (art. 80e al. 1 et 25 al. 1 EIMP, et 37 al. 2 let. a ch. 1 de 

la loi fédérale sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération 

[LOAP; RS 173.71]). Elle n’est pas liée par les conclusions des parties 

(art. 25 al. 6 EIMP; GLESS/SCHAFFNER, Commentaire bâlois, 2015, n. 43 ad 

art. 25 EIMP). Elle statue avec une cognition pleine sur les griefs soulevés. 

Elle peut, le cas échéant, porter son examen sur des points autres que ceux 

soulevés dans le recours (arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2017.79 du 

13 septembre 2017 consid. 4; RR.2011.81 du 21 juin 2011 consid. 5). Les 

dispositions de la loi fédérale sur la procédure administrative du 

20 décembre 1968 (PA; RS 172.021) sont, en outre, applicables à la 

présente procédure de recours (art. 12 al. 1 EIMP, art. 39 al. 2 let. b en lien 

avec l’art. 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur l’organisation des autorités 

pénales de la Confédération du 19 mars 2010 [LOAP; RS 173.71]). 

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1.4 Titulaire des relations bancaires sur lesquelles sont déposées les valeurs 

patrimoniales dont le MPC ordonne la saisie, la recourante dispose de la 

qualité pour recourir contre le prononcé entrepris (art. 80h let. b EIMP et 9a 

let. a et b OEIMP; ATF 137 IV 134 consid. 5; 118 Ib 547 consid. 1d). 

 

 

2. Les décisions incidentes de saisie de valeurs patrimoniales antérieures à la 

décision de clôture ne peuvent être attaquées qu'en présence d'un préjudice 

immédiat et irréparable (art. 80e al. 2 let. a EIMP), ce qui n’est pas le cas 

lorsque le recours est interjeté contre la décision de clôture visant la remise 

de documents bancaires et, simultanément, contre la saisie en tant que 

décision incidente antérieure à la clôture (v. art. 80e al. 1 EIMP). 

2.1  

2.1.1 Le prononcé d’une saisie ne crée pas ipso facto un dommage immédiat et 

irréparable ouvrant la voie d’un recours. Pour que la condition de l’art. 80e 

al. 2 let. a EIMP soit remplie, il faut que la personne touchée rende 

vraisemblable que la mesure qu’elle critique lui cause un tel dommage et en 

quoi celui-ci pourrait être évité par l’annulation du prononcé attaqué 

(ATF 130 II 329 consid. 2; 128 II 211 consid. 2.1). L’existence d’un préjudice 

immédiat et irréparable ne peut être admise que dans l’un ou l’autre cas visé 

par l’art. 80e al. 2 EIMP, dont l’énumération est en principe exhaustive 

(ATF 127 II 198 consid. 2b et référence citée). Quant à la notion de préjudice 

immédiat et irréparable au sens de la disposition précitée, elle doit être 

interprétée de manière restrictive (arrêt du Tribunal fédéral 1C_489/2021 du 

27 septembre 2022 consid. 2.2; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2022.164 

du 19 janvier 2023 et références citées). 

2.1.2 Il incombe au recourant, en particulier, d’indiquer dans l’acte de recours en 

quoi consiste le préjudice prétendument subi et pourquoi ce préjudice ne 

serait pas totalement prévenu par un arrêt annulant, le cas échéant, la 

décision de clôture qui interviendra ultérieurement (ATF 130 II 329 consid. 2; 

128 II 353 consid. 3 et références citées); un tel préjudice doit être immédiat 

c’est-à-dire imparable (ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale 

en matière pénale, 5e éd. 2019, n. 512 p. 544) et consiste par exemple dans 

l’impossibilité de satisfaire à des obligations échues (paiement de salaires, 

intérêts, impôts, prétentions exigibles, etc.), dans le fait d’être exposé à des 

actes de poursuite ou de faillite, ou à la révocation d’une autorisation 

administrative, ou dans l’impossibilité de conclure des affaires sur le point 

d’aboutir (ATF 128 II 353 consid. 3). 

2.1.3 De surcroît, l’éventuel préjudice ne doit pas simplement être allégué par le 

recourant, mais rendu vraisemblable sur la base d’éléments spécifiques et 

concrets; la seule nécessité de faire face à des dépenses administratives 

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courantes ne suffit pas, en règle générale, à rendre vraisemblable un 

préjudice immédiat et irréparable (ATF 130 II 329 consid. 2; arrêts du 

Tribunal fédéral 1A.206/2001 du 9 janvier 2002 consid. 2.2; 1A.39/2002 du 

2 avril 2002 consid. 3; arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2015.319 du 

7 janvier 2016; RR.2007.126 du 26 septembre 2007 consid. 2.3); de même, 

le recourant doit rendre vraisemblable qu’il ne dispose pas d’autres 

ressources financières en suffisance pour faire face à ses obligations 

(v. arrêt du Tribunal fédéral 1A.130/2006 du 28 juillet 2006 consid. 1.3; arrêts 

du Tribunal pénal fédéral RR.2021.219-221+230-232 du 3 novembre 2021; 

RR.2009.155 du 7 mai 2009 consid. 2.5.1). Le préjudice au sens de l’art. 80e 

let. b EIMP ne doit pas nécessairement être réalisé pour être immédiat; si de 

simples conjectures ou hypothèses ne démontrent pas ce caractère, une 

perspective sérieuse et rapprochée peut suffire (arrêt du Tribunal fédéral 

1A.86/2004 du 8 juin 2004 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral RR.2021.128 

du 1er juillet 2021). 

2.1.4 La recourante estime subir un préjudice immédiat et irréparable du fait du 

séquestre, en tant qu’elle ne pourrait continuer son activité commerciale. Le 

séquestre de ses deux seules relations bancaires l’empêcherait d’honorer 

ses factures ouvertes et transactions en cours, ainsi que de conclure de 

nouvelles affaires, de sorte que sa viabilité serait en péril. Au jour du dépôt 

du recours, ses dettes principales s’élèveraient à CHF 213'029.--, sous 

forme de quatre factures à payer, des 10, 14, 29 et 30 mars 2023, auxquelles 

s’ajouteraient ses charges courantes, dont un loyer de CHF 753.--, la 

rémunération de son gérant, ainsi que les frais de téléphonie, d’internet, 

d’électricité et d’eau (act. 1). Dans sa réplique, elle ajoute avoir reçu, depuis 

le dépôt de son recours, deux factures des 18 et 31 mars 2023, à hauteur de 

CHF 1'785.-- et 21'730.--, ainsi qu’un premier commandement de payer, le 

19 mai 2023, pour une somme de CHF 6'975.45, suite à un rappel de 

paiement du 26 avril 2023, d’une facture n’ayant pu être honorée, en raison 

du séquestre (act. 12).   

2.1.5 En l’espèce, outre les charges courantes – pour la plupart, non chiffrées – et 

factures précitées, le seul commandement de payer que la recourante 

allègue avoir reçu ne suffit pas, en l’état, à établir une perspective sérieuse 

et rapprochée de préjudice, avant le prononcé d’une décision de clôture 

concernant la transmission de la documentation bancaire requise 

(v. supra Faits, let. A), devant intervenir ultérieurement. La survenance « à 

terme », comme elle le mentionne elle-même, soit à une date indéterminée, 

d’une procédure de faillite relève, à ce stade de l’hypothèse, pour une société 

se prévalant d’une « parfaite santé financière » avant le blocage de ses 

comptes (act. 1, p. 12, et 12, p. 3). Quant à l’impossibilité de poursuivre ses 

affaires d’achat et de vente de montres, accessoires horlogers et bijoux, la 

recourante se limite à alléguer que ses clients et fournisseurs refuseraient 

- 7 - 

 

 

de travailler avec elle, en raison du blocage de ses comptes et de l’incidence 

de la procédure pénale sur la réputation de son administrateur unique, dont 

le prénom et l’initiale du nom de famille sont les mêmes que ceux du prévenu, 

publiés dans un article de presse. Ces griefs ne permettent pas de retenir 

l’existence d’un préjudice immédiat et irréparable.  

 

2.1.6 La recourante ne fait valoir aucun argument permettant de conclure, à ce 

stade de la procédure, à l’irrecevabilité manifeste de la demande d’entraide 

(v. ATF 121 II 241 consid. 3; décision du Tribunal fédéral 1A.258/2006 du 

16 février 2007 consid. 2.3). S’agissant du degré d’implication de la 

recourante dans les faits sous enquête en Belgique, il convient de relever, 

que, selon la jurisprudence, celui dont le compte bancaire pourrait avoir 

servi, même à son insu, à commettre une infraction, voire à transférer ou à 

dissimuler le produit d'une infraction ne peut en principe pas être considéré 

comme un tiers non impliqué (v. ATF 139 II 451 consid. 2.2.3; 126 II 126 

consid. 6a/bb p. 137 avec renvois; arrêt du Tribunal fédéral 2A.155/2000 du 

21 août 2000 consid. 5c). 

 

 

3. Au vu des éléments qui précèdent, le recours doit être déclaré irrecevable. 

  

 

4. En règle générale, les frais de procédure comprenant l'émolument d'arrêt, 

les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge de la 

partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l'art. 39 LOAP). 

En tant que partie qui succombe, la recourante doit supporter les frais du 

présent arrêt, lesquels sont fixés à CHF 3’000.-- (v. art. 73 al. 2 LOAP, art. 8 

al. 3 let. a du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, 

dépens, et indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; 

RS 173.713.162] et art. 63 al. 5 PA), montant couvert par l’avance de frais 

déjà versée. Le solde, par CHF 2'000.--, lui sera restitué par la Caisse du 

Tribunal pénal fédéral. 

 

 

 

- 8 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 3'000.--, couvert par l’avance de frais versée, est mis 

à la charge de la recourante. Le solde, par CHF 2'000.--, lui sera restitué par 

la Caisse du Tribunal pénal fédéral. 

 

 

Bellinzone, le 10 août 2023 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le vice-président: La greffière:  

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Bernard Cron, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

- Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

Indication des voies de recours 

 
Les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la 
compétence ou sur une demande de récusation peuvent faire l’objet d’un recours (art. 92 al. 1 LTF). 
Ces décisions ne peuvent plus être attaquées ultérieurement (art. 92 al. 2 LTF). 
 
En matière d’entraide pénale internationale, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées 
séparément ne peuvent faire l’objet d’un recours. C’est sous réserve des décisions relatives à la 
détention extraditionnelle ou à la saisie d’objets et de valeurs, si elles peuvent causer un préjudice 
irréparable ou si l’admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui 
permet d’éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (cf. art. 93 al. 1 et 2 LTF). Si le recours 
contre les décisions préjudicielles et incidentes n’est pas ouvert au sens de l’art. 93 al. 1 et 2 LTF ou 
qu’il n’est pas utilisé, ces décisions peuvent être attaquées par un recours contre la décision finale 
dans la mesure où elles influent sur le contenu de celle-ci (cf. art. 93 al. 3 LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il constitue un cas particulièrement important (cf. art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement 
important notamment lorsqu’il y a des raisons de supposer que la procédure à l’étranger viole des 
principes fondamentaux ou comporte d’autres vices graves (art. 84 al. 2 LTF). 
 
Le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de 
l’expédition complète (cf. art. 100 al. 1 et 2 let. b LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard 
le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou 
à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission 
électronique, le moment déterminant pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de 
réception qui confirme que la partie a accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission 
(art. 48 al. 2 LTF).