# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** af4b34bc-6edf-58c7-b0d5-cab714582f6a
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-08-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 10.08.2017 BB.2017.44
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BB-2017-44_2017-08-10.pdf

## Full Text

Décision du 10 août 2017 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, 

président, Cornelia Cova et Patrick Robert-Nicoud,  

le greffier Giampiero Vacalli  

   

Parties  A., 

 

B., 

 

tous deux représentés par Me Patrick Hunziker, 

 

recourants 

  

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, 

 

intimé 

 

   

Objet  Séquestre (art. 263 ss CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2017.44-45 

 

 

 

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Faits: 

 

A. Le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) diligente depuis le 

6 novembre 2015 une enquête pénale contre C. et inconnus du chef de 

blanchiment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP). Dans le cadre de 

son enquête et suite à une annonce du Bureau de communication en matière 

de blanchiment d'argent (ci-après: MROS) du 30 octobre 2015, le MPC a 

ordonné le 6 novembre 2015 la production de la documentation bancaire 

relative aux comptes nos 1 et 2 auprès de la banque D. dont C. et son fils B. 

sont respectivement titulaires ainsi que celle de toutes autres relations dont 

ils sont ou ont été titulaires, ayants droit économiques ou fondés de 

procuration. Par la même occasion, le MPC a ordonné le blocage des avoirs 

déposés sur lesdites relations bancaires. Les valeurs patrimoniales 

déposées sur le compte n° 3 à la banque D. de A., ex-femme de C., pour 

lequel B. dispose d’une procuration, ont par conséquent également été 

séquestrées et la documentation bancaire y relative a été remise au MPC (v. 

décision du Tribunal pénal fédéral BB.2016.109-110 du 19 décembre 2016, 

Faits lett. A). 

 

 

B. Le 9 février 2016, A. et B. ont requis le MPC de lever le séquestre frappant 

leurs comptes. Par décision non datée, le MPC a refusé de lever le blocage 

sur les avoirs déposés sur les relations bancaires au nom de A. et B. auprès 

de la banque D. Le 20 mai 2016, A. et B. ont interjeté recours contre cette 

dernière décision, concluant en substance à l’annulation de la décision du 

MPC, à ce que le séquestre sur les avoirs présents sur le compte de A. soit 

levé au-delà de la somme de EUR 250'000.–, et au-delà de EUR 200'000.– 

s’agissant du compte de B. Par décision du 19 décembre 2016 la Cour des 

plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours (v. décision 

BB.2016.109-110 du 19 décembre 2016). 

 

 

C. Se basant sur leur demande de reconsidération du 3 octobre 2016 

concernant la décision non datée susmentionnée (v. act. 1.3), A. et B., par 

écrit du 31 janvier 2017, ont demandé au MPC: la levée des séquestres à 

concurrence de CHF 20'000.– par le débit du compte dont B. est titulaire 

auprès de la banque D., afin de couvrir des arriérés de frais et honoraires 

ainsi que pour permettre l'exercice de leur défense; la levée des séquestres 

frappant les valeurs patrimoniales au-delà des avoirs litigieux venant de C. 

à hauteur de EUR 200'000.– et EUR 250'000.– (v. act. 1.17). 

 

 

 

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D. Par écrit du 20 février 2017, le MPC a refusé de reconsidérer sa décision du 

12 mai 2016, renvoyant pour le surplus à l'arrêt de la Cour de céans du 

19 décembre 2016 (v. act. 1.4). 

 

 

E. Le 20 février 2017, A. et B. ont interjeté recours contre cette dernière 

décision (v. act. 1). Ils concluent en substance à l'annulation de la décision 

du 20 février 2017 refusant la levée des séquestres. 

 

 

F. Invité à répondre au recours, le MPC conclut le 17 mars 2017 au rejet du 

recours, dans la mesure de sa recevabilité (v. act. 3). 

 

 

G. Par réplique du 7 avril 2017, transmise au MPC pour information (v. act. 8), 

les recourants persistent intégralement dans leurs conclusions (v. act. 7). 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1. En tant qu’autorité de recours, la Cour des plaintes examine avec plein 

pouvoir de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis 

(Message du 21 décembre 2005 relatif à l’unification du droit de la procédure 

pénale, FF 2006 1057, p. 1296 in fine; GUIDON, Commentaire bâlois, 2e éd., 

Bâle 2014, n° 15 ad art. 393 CPP; KELLER, Donatsch/Hansjakob/Lieber 

[édit.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], 2e éd., 

Zurich/Bâle/Genève 2014, no 39 ad art. 393 CPP; SCHMID, Handbuch des 

schweizerischen Strafprozessrechts, 2e éd., Zurich/Saint-Gall 2013, 

n° 1512). 

 

1.1 Les décisions du MPC peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de 

céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale du 19 mars 

2010 sur l'organisation des autorités pénales [LOAP; RS 173.71]). 

 

En l'espèce, dans la mesure où il n'aurait pas formellement statué sur une 

nouvelle requête de levée de séquestre, mais se serait uniquement prononcé 

sur une simple demande de reconsidération de sa décision du 12 mai 2016, 

le MPC doute que son courrier du 20 février 2017 revête la qualité d'une 

décision sujette à recours. Or, cette opinion ne peut être partagée. S'il est 

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vrai, d'un côté, que par le courrier en question le MPC s'est exprimé sur une 

demande de reconsidération présentée par les recourants, d'un autre côté, 

en rejetant ladite demande, il a confirmé de fait les séquestres en cause. Il 

faut en conclure que le courrier du 20 février 2017 a qualité de décision 

susceptible d'un recours devant la présente autorité. 

 

1.2 Déposé dans le délai de dix jours dès la notification du prononcé entrepris, 

le recours l'a été en temps utile. 

 

1.3 Dispose de la qualité pour recourir toute partie qui a un intérêt juridiquement 

protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision (art. 382 al. 1 CPP; 

arrêt du Tribunal fédéral 1B_458/2013 du 6 mars 2014, consid. 2.1). Le 

recourant doit avoir subi une lésion, soit un préjudice causé par l'acte qu'il 

attaque et doit avoir un intérêt à l'élimination de ce préjudice (décision du 

Tribunal pénal fédéral BB.2012.148 du 10 avril 2013, consid. 1.3). Cet intérêt 

doit être actuel (décisions du Tribunal pénal fédéral BB.2013.188 du 12 août 

2014, consid. 1.4; BB.2013.89 du 24 octobre 2013, consid. 1.3; BB.2013.88 

du 13 septembre 2013, consid. 1.4 et les références citées). Titulaires des 

relations bancaires frappées par les mesures de séquestre, les recourants 

ont qualité pour recourir (décision du Tribunal pénal fédéral BB.2015.26 du 

15 juillet 2015, consid. 1.3).  

 

 

2. Les recourants contestent le maintien du séquestre des avoirs déposés sur 

les comptes litigieux et requièrent la levée intégrale des séquestres. À leurs 

dires, les soupçons initiaux du MPC portant uniquement sur deux 

transactions à hauteur de EUR 450'000.– provenant d'un compte du prévenu 

C. (v. supra let. B) ne se seraient aucunement renforcés et encore moins 

étendus. Au contraire, il aurait pu être démontré, à l'appui de leur requête du 

3 octobre 2016, que l'origine des fonds crédités sur leurs comptes n'aurait 

aucun lien avec les faits sous enquête; en ce qui concerne B., l'origine des 

avoirs serait largement antérieure à la période sous enquête; les crédits en 

provenance de C. de EUR 250'000.– et EUR 200'000.– auraient été reçus 

de bonne foi. En réalité, depuis la décision de la Cour de céans du 

19 décembre 2016 le MPC n'aurait procédé à aucun acte d'enquête.  

 

2.1 Le MPC, de son côté, renvoie au contenu de la décision de la Cour de céans 

du 19 décembre 2016, qui n'a pas été contestée par les recourants au 

Tribunal fédéral, et confirme les motifs exposés à l'époque, toujours valables, 

justifiant les séquestres (v. décision BB.2016.109-110 consid. 2.1). Les 

recourants n'auraient pas apporté la preuve de l'origine licite des avoirs 

déposés sur leurs comptes, notamment du montant de EUR 450'000.– reçu 

par B. en provenance du compte de son père C., puis partiellement viré en 

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faveur de sa mère A. L'arrière-plan économique de ces transferts 

demeurerait plus que douteux, raison pour laquelle les séquestres devraient 

être maintenus. Le MPC observe que des zones d'ombres subsisteraient 

s'agissant d'autres mouvements de fonds intervenus sur les comptes des 

recourants. Ainsi, la provenance initiale du montant de USD 765'000.– viré 

le 1er février 2008 sur la relation n. 4 au nom de E. Inc. ne serait pas établie. 

Les recourants affirment que cette somme aurait pour origine des avoirs 

versés par C. sur un compte de son ex-épouse A. aux Etats-Unis au titre de 

liquidation du régime matrimonial, mais l'absence de documents justificatifs 

empêcherait toute vérification de ces allégations. Il en irait de même du 

montant de USD 500'000.– crédité le 9 avril 1998 sur la relation n. 2 au nom 

de B. Enfin, eu égard à des difficultés relatives à l'établissement détaillé de 

l'ensemble des faits pertinents et à l'audition des personnes impliquées à 

l'étranger, le MPC informe avoir formellement présenté une demande de 

délégation de la poursuite au Brésil, ce dont les recourants auraient été 

informés dès le 17 janvier 2017. À son avis, le maintien des séquestres 

litigieux apparaitrait d'autant plus justifié à la lumière de ces nouveaux 

développements. 

 

2.2 Le séquestre prévu par l’art. 263 CPP est une mesure conservatoire 

provisoire. Les objets et valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à 

des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront 

utilisés comme moyens de preuves (let. a), pour garantir le paiement des 

frais de procédure, peines pécuniaires, amendes et indemnités (let. b), qu'ils 

devront être restitués au lésé (let. c), respectivement qu'ils pourraient faire 

l’objet d’une confiscation en application du droit pénal fédéral (arrêt du 

Tribunal fédéral 1B_208/2013 du 20 août 2013, consid. 3.1). S'agissant 

d'une mesure de contrainte au sens de l'art. 196 ss CPP, il faut que des 

indices suffisants laissent présumer une infraction (art. 197 al. 1 let. b CPP) 

et permettent de suspecter que les valeurs patrimoniales ont servi à 

commettre celle-ci ou en sont le produit, que les infractions aient été 

commises par leur détenteur ou par un tiers (arrêt du Tribunal pénal fédéral 

BB.2005.42 du 14 septembre 2005, consid. 2.1; HEIMGARTNER, 

Strafprozessuale Beschlagnahme, Zurich/Bâle/Genève 2011, p. 125 ss). 

Pour que le maintien du séquestre pendant une période prolongée se justifie, 

il importe que ces présomptions se renforcent en cours d’enquête et que 

l’existence d’un lien de causalité adéquat entre les valeurs saisies et les 

actes délictueux puisse être considérée comme hautement vraisemblable 

(ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 95; SCHMID, Schweizerische 

Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2e éd., Zurich/Saint-Gall 2013, n° 5 

ad art. 263 CPP; LEMBO/JULEN BERTHOD, Commentaire romand, Code de 

procédure pénale suisse, Bâle 2011, n° 26 ad art. 263 CPP). La mesure doit 

par ailleurs reposer sur une base légale, être justifiée par un intérêt public 

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suffisant et respecter le principe de la proportionnalité (v. art. 197 CPP), étant 

précisé que l’autorité dispose à cet égard d’une grande marge 

d’appréciation. Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait 

provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande que ceux-ci 

demeurent à la disposition de la justice (arrêt du Tribunal pénal fédéral 

BB.2008.98 du 8 avril 2009, consid. 3; MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La 

pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral, JdT 2012 IV 5 n° 43). 

 

2.3 Pour qu'une mesure soit conforme au principe de la proportionnalité, il faut 

qu'elle soit apte à atteindre le but visé, que ce dernier ne puisse être atteint 

par une mesure moins incisive et qu'il existe un rapport raisonnable entre les 

effets de la mesure sur la situation de l'administré et le résultat escompté du 

point de vue de l'intérêt public (ATF 125 I 474 consid. 3 p. 482 et les arrêts 

cités). S'agissant d'un séquestre pénal, la mesure doit être proportionnée 

dans son montant, dans sa durée et au regard de la situation de la personne 

touchée (ATF 132 I 229 consid. 11.3). Le séquestre, comme mesure 

restreignant le droit de propriété, est proportionné lorsqu'il porte sur des 

avoirs dont on peut admettre qu'ils pourront être vraisemblablement 

confisqués en application du droit pénal. En début d'enquête, une simple 

probabilité suffit car, à l'instar de toute mesure provisionnelle, la saisie se 

rapporte à des prétentions encore incertaines. Le juge doit décider 

rapidement du séquestre, ce qui exclut qu'il résolve des questions juridiques 

complexes ou attende d'être renseigné de manière exacte et complète sur 

les faits avant d'agir (ATF 103 Ia 8 consid. 1c; 101 Ia 325 consid. 2c; arrêts 

du Tribunal fédéral 1P.239/2002 du 9 août 2002, consid. 3.1, 1P.700/1996 

du 5 mars 1997, consid. 3a; 1P.80/1994 du 4 mai 1994, consid. 4a). 

 

2.4 En l'occurrence, il faut avant tout relever que les considérations exprimées 

par la Cour de céans le 19 décembre dernier relatives aux transferts de 

valeurs (EUR 450'000.–) du compte de C. au compte de B. sont toujours 

valables: ces opérations demeurent suspectes (v. BB.2016.109-110 

consid. 2.1 et 2.4; cfr. aussi act. 3 p. 3). Les explications données par les 

recourants avec leur requête de reconsidération du 3 octobre 2016, qui ne 

reposent sur aucun élément concret et qui diffèrent en partie de celles 

données auparavant, ne permettent pas de modifier cette appréciation. À 

cela s'ajoute le fait, comme le souligne le MPC, que le prévenu C. ne semble 

pas avoir fourni de déclaration sur les opérations en question et n'a donc pas 

pu confirmer les allégations des recourants. C. n'aurait même pas contesté 

le séquestre de sa relation n. 1 auprès de la banque D. et n'aurait non plus 

fourni d’explication sur l'origine des avoirs bloqués (v. act. 3 p. 4). En ce qui 

concerne la bonne foi invoquée par les recourants, il faut relever que les 

éléments du dossier ne l’établissent guère, d’autant que les montants en 

question semblent avoir été versés à B. sans contre-prestation (avancement 

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d'hoirie et donation). Un déblocage des valeurs pour cette raison à ce stade 

ne se justifie donc pas (cf. décision du Tribunal pénal fédéral BB.2014.153 

du 10 juillet 2015, consid. 2.2.1 avec les renvois). De plus, le MPC, dans sa 

réponse au recours, a mis en évidence d'autres opérations intervenues sur 

le comptes des recourants qui nécessitent d'être éclaircies, malgré les 

explications, non étayées, contenues dans la demande de reconsidération 

des recourants du 3 octobre 2016 (v. supra consid 2.1).  

 

2.5 Sur le vu de l’ensemble des éléments qui précèdent, il apparaît que les 

mesures de séquestre visant les relations nos 2 et 3, dont B. resp. A. sont 

titulaires auprès de la banque D. reposent sur des soupçons suffisants et ne 

sont – à ce stade de l’enquête – pas disproportionnées quant à leur principe 

et à leur durée. La demande de délégation de la poursuite présentée par 

l'OFJ le 3 mars 2017 aux autorités brésiliennes n'y change rien. Jusqu'à 

l'éventuelle reprise de la poursuite par ces mêmes autorités, le MPC doit 

poursuivre son instruction de sorte à éclaircir plus avant les soupçons de 

provenance illicite des fonds déposés sur les relations litigieuses. 

 

 

3. En définitive, le recours, mal fondé, doit être rejeté. 

 

 

4. En tant que parties qui succombent, les recourants se voient mettre à charge 

les frais, et ce en application de l'art. 428 al. 1 CPP, selon lequel les frais de 

la procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la mesure où 

elles ont obtenu gain de cause ou succombé; la partie dont le recours est 

irrecevable ou qui retire le recours étant également considérée avoir 

succombé. Ceux-ci se limitent en l'espèce à un émolument, qui, en 

application des art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal fédéral  

du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de  

la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sera fixé à 

CHF 2'000.–. 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. Un émolument de CHF 2'000.– est mis à la charge solidaire des recourants. 

 

 

Bellinzone, le 10 août 2017 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: Le greffier:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Patrick Hunziker, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).