# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8b870f6c-d187-5ef8-bd28-7aea40cd2f9f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-09-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 16.09.2009 A/2410/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2410-2009_2009-09-16.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente, Nicole BOURQUIN et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2410/2009 ATAS/1136/2009 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 4 

du 16 septembre 2009 

 

En la cause 

Madame B_________, domiciliée à CAROUGE 

Monsieur B_________, domicilié à CAROUGE 

demandeur 

 

défenderesse 

 

contre 

CAISSE DE PENSIONS PARITAIRE DE ROLEX SA ET DE 

SOCIETES AFFILIEES, sise Rue François-Dussaud 7, GENEVE 

CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE L'INDUSTRIE ET 

DE LA CONSTRUCTION (CPPIC), sise Rue de Malatrex 14, 

GENEVE 

défenderesses 

 

 

   

 A/2410/2009 

2/5 

 

EN FAIT 

1. Par jugement du 20 mai 2009, la 16
ème

 Chambre du Tribunal de première instance a 

prononcé la dissolution du mariage contracté le 12 août 1989 à Sequeira 

(Braga/Portugal) par Madame B_________, née C_________ en 1967, et Monsieur 

B_________, né en 1964.  

2. Selon le chiffre 6 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première 

instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle 

acquis par chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 23 juin 2009 et a été transmis 

d'office au Tribunal de céans le 8 juillet 2009 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 

puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 12 août 

1989 et le 8 juillet 2009. 

5. Selon le courrier de la CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE 

L’INDUSTRIE ET DE LA CONSTRUCTION (CPPIC) du 22 juillet 2009, la 

prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 82'139 fr. 35.  

Selon le courrier de la  CAISSE DE PENSIONS PARITAIRE DE ROLEX SA ET 

DE SOCIETES AFFILIEES du 17 juillet 2009, la prestation de libre passage 

acquise pendant le mariage par la demanderesse s’élève à 48’688 fr. La caisse 

précise avoir reçu deux prestations de libre passage en faveur de la demanderesse, 

la première, le 1
er

 octobre 1999, de 2'089 fr. 50 de la Fondation de libre passage de 

la Banque Cantonale de Genève et la seconde, le 23 juin 2004, de 7'180 fr. 35 de la 

Fondation de prévoyance d’UBS SA à Bâle, ce que ces deux institutions de 

prévoyance ont confirmé par courriers des 19 août et 20 août 2009. 

6. Ces documents ont été transmis aux parties en date des 12 août et 3 septembre 

2009. La juridiction leur a indiqué que selon les informations recueillies, la 

prestation de libre passage à partager s’élève à 82’139 fr. 35 pour le demandeur et à 

48'688 fr. pour la demanderesse et qu'à défaut d'observations d'ici au 14 septembre 

2009, un arrêt serait rendu sur ces bases. 

7. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

   

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3/5 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la Loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 

vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (Loi sur le libre passage, 

LFLP ; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 

de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 

partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 

sens de l'art. 73 al. 1 de la Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 

survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP ; RS 831.40), soit à Genève le 

Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que 

l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de 

la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 

prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de 

l'ordonnance fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et 

invalidité du 18 avril 1984 sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants 

et invalidité (OPP 2), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie acquise 

avant le mariage est de 4% jusqu' au 31 décembre 2002, 3,25% en 2003, 2,25% en 

2004, 2,5% dès le 1er janvier 2005, 2,75% dès le 1er janvier 2008 et 2% dès le 1
er

 

janvier 2009.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 12 août 1989, d’autre part le 8 

juillet 2009, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 82'139 fr. 35 tandis que celle acquise par la demanderesse est de 

48'688 fr., les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 

 

 

   

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défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 41'069 fr. 70 

(82'139 fr. 35 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 24’344 fr. (48’688 fr. : 2), 

de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le montant de 16'725 fr. 

70. 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE L'INDUSTRIE ET DE 

LA CONSTRUCTION (CPPIC) à transférer, du compte de Monsieur 

B_________, la somme de 16'725 fr. 70 à la CAISSE DE PENSIONS 

PARITAIRE DE ROLEX SA ET DE SOCIETES AFFILIEES en faveur de 

Madame C_________ B_________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens 

des considérants, dès le 23 juin 2009  jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 

voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 

à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le