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**Case Identifier:** 4c1047ed-fa91-5d7c-abf5-f2d725cc0b9c
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-20
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile 20.05.2020 (publié) HC / 2020 / 270
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2020---270_2020-05-20.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

TD19.029116-200381

 158

 

 

cour
d’appel CIVILE

_____________________________

Arrêt du
27 avril 2020

_______________________

Composition
:               Mme             
Giroud
Walther, présidente

             
              Mmes             
Kühnlein et Bendani, juges

Greffière
:              Mme             
Bourqui

 

 

*****

 

 

Art.
111 et 112 CC ; 287 CPC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par A.________,
à [...], demandeur, contre le jugement incident rendu le 6 février 2020 par la Présidente
du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause divisant l’appelant
d’avec U.________,
à [...], défenderesse, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait :

 

 

A.             
Par jugement incident du 6 février 2020, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement
de l’Est vaudois (ci-après : la présidente ou le premier juge) a pris acte de la
rétractation par U.________ de son accord avec le principe du divorce (I), a déclaré irrecevable
la requête commune en divorce (II), a fixé à A.________ un délai au 6 mars 2020 pour
déposer des conclusions unilatérales (III) et a dit que les frais et dépens de la décision
suivraient le sort de la cause au fond (IV).

 

             
En droit, le premier juge a considéré que dans la mesure où il n’avait pas procédé
à l’audition des époux « séparément et ensemble » sur leur
volonté de divorcer, la défenderesse était en droit de révoquer son accord sur le
principe du divorce conformément aux art. 111 CC et 287 CPC.

 

 

B.             
Par acte du 10 mars 2020, A.________ a interjeté
appel contre ce jugement, en concluant, avec suite de frais et dépens, à sa réforme en
ce sens que les chiffres I, II et III du dispositif soient supprimés et à ce qu’il soit
constaté que la requête commune en divorce est recevable. Subsidiairement, il a conclu à
l’annulation du jugement et au renvoi de la cause à l’autorité de première
instance pour nouveau jugement dans le sens des considérants.

 

 

C.             
La Cour d'appel civile retient les faits suivants, sur la base du jugement complété par les
pièces du dossier :

 

1.             
Le 20 mars 2019, A.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l’union
conjugale.

 

             
Une audience de mesures protectrices de l’union conjugale s’est tenue le 27 juin 2019 en
présence des parties assistées de leur conseil. Lors de cette audience, les parties ont communément
conclu au divorce et déposé une requête commune de divorce avec accord partiel. Le rôle
du demandeur a été attribué à A.________ et celui de la défenderesse à
U.________. La présidente a informé les parties que désormais la procédure était
poursuivie en tant que procédure de mesures provisionnelles. 

 

2.             
Par demande en divorce non motivée du 30 août 2019, U.________ a pris, avec suite de frais
et dépens, les conclusions suivantes :

 

« I.-
Le mariage des époux U.________ et A.________, célébré le [...] 2000 à [...]
(France), est dissous par le divorce. 

 

II.-
L’autorité parentale sur P.________, née le [...] 2004, demeurera conjointe entre U.________
et A.________.

 

III.-
La résidence habituelle de l’enfant P.________, née le [...] 2004, est établie auprès
de sa mère, U.________, laquelle exercera la garde de fait.

 

IV.-
Les modalités du droit de visite d’A.________, à l’égard de P.________, née
le [...] 2004, se définissent librement d’entente entre U.________ et A.________, en prenant
compte, lorsqu’elle pourra l’exprimer valablement, l’avis de l’enfant.

 

A
défaut d’entente, A.________ aura son enfant P.________, née le [...] 2004, auprès
de lui un week-end sur deux, du vendredi soir au dimanche soir, ainsi que durant la moitié des vacances
scolaires, alternativement à Noël ou Nouvel An, Pâques ou l’Ascension et à
Pentecôte ou au Jeûne Fédéral, pour autant qu’il puisse s’en occuper
personnellement, à charge pour lui d’aller la chercher là où elle se trouve et de
l’y ramener.

 

V.-
L’entretien convenable de l’enfant P.________, née le [...] 2004, est à fixer en
cours d’instance, allocations familiales en sus.

 

VI.-
A.________ contribuera à l’entretien de son enfant P.________, née le [...] 2004, par
le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, sur le compte bancaire ou postal
ouvert au nom d’U.________ d’un montant à définir en cours d’instance, mais
qui ne sera pas inférieur à 3'113 fr. (trois mille cent treize francs), dès l’entrée
en force du jugement de divorce, puis jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge
de 16 ans révolus, puis jusqu’à sa majorité, ou la fin d’études normalement
menées (art. 277 al. 2 CCS).

 

VII.-
En sus de la contribution d’entretien prévue sous chiffres V et VI ci-dessus, A.________ assumera
seul l’entier des frais extraordinaires de l’enfant, P.________, née le [...] 2004,
y compris l’entier des frais scolaires en école privée (Ecole Internationale de Lausanne)
jusqu’au terme de l’année scolaire 2021/2022. 

 

VIII.-
A.________ contribuera à l’entretien d’U.________ par le régulier versement d’un
montant mensuel à définir en cours de procédure, mais qui ne sera pas inférieur à
18'767 fr. (dix-huit mille sept cent soixante-sept francs), payable d’avance le premier de chaque
mois, dès l’entrée en force du jugement de divorce.

 

IX.-
Le régime matrimonial des époux U.________ et A.________ sera dissous et liquidé selon
les modalités apportées en cours d’instance.

 

X.-
Les prestations de sortie acquises auprès d’institutions de prévoyance professionnelle
par les époux U.________ et A.________ seront partagées selon les modalités prévues
aux articles 122 CCS et/ou 124 CCS.

 

XI.-
A.________ sera condamné à verser à U.________ une provision ad litem de 12'000 fr. (douze
mille francs), sous 30 jours dès l’entrée en force du jugement de divorce, sous la menace
de la peine d’amende prévue par l’article 292 CP qui réprime l’insoumission
à une décision de l’autorité. »,

 

             
A.________ a déposé les conclusions suivantes non motivées le même jour :

 

« I.-
Dit que le mariage des époux A.________ et U.________, célébré le [...] 2000 par
l’officier de l’état civil de [...], France, est dissous par le divorce ;

 

II.-
Dit que l’autorité parentale après divorce sur l’enfant P.________, née le
[...] 2004, restera conjointe, la garde de fait étant exercée par la mère, U.________,
chez qui elle sera domiciliée ;

 

III.-
Dit que A.________ bénéficiera sur sa fille P.________, née le [...] 2004, d’un
libre et large droit de visite à exercer d’entente avec P.________ et avec la mère de
cette dernière ;

 

A
défaut d’entente préalable, A.________ pourra avoir sa fille P.________, née le
[...] 2004, trois week-end sur quatre, du vendredi soir 18h00 au lundi matin heure de rentrée des
classes, et tous les mercredis de la sortie de l’école au jeudi matin heure de rentrée
des classes, à charge pour lui d’aller chercher P.________ là où elle se trouve
et de l’y ramener, ainsi que la moitié des vacances scolaires et des jours fériés,
alternativement à Noël / Nouvel-an, Pâques / Pentecôte, Ascension / Jeûne fédéral.

 

IV.-
Constate que le coût d’entretien  convenable de l’enfant P.________, née le
[...] 2004, se monte mensuellement, après déduction des allocations familiales par 300 fr.,
à 2'056 fr. 50.

 

V.-
Dit que A.________ contribuera à l’entretien de sa fille P.________, née
le [...] 2004, par le régulier service d’une contribution d’entretien d’un montant
de 2'071 fr. 50 (deux mille septante et un franc et cinquante centimes), allocations familiales déduites,
payable d’avance le 1er
de chaque mois, en mains de la mère, U.________, ce jusqu’à sa majorité ;

 

VI.-
Dit que l’entier des frais scolaires de P.________, née le [...] 2004, en école privée
(Ecole internationale de [...]) seront intégralement supportés par son père, A.________,
en tous les cas jusqu’à la rentrée 2021-2022 ;

 

VII.-
Dit que l’entier des frais extraordinaires de P.________, née le [...] 2004, au sens de l’article
286 al. 3 CC, seront pris en charge par son père, A.________;

 

VIII.-
Dit que les contributions d’entretien mentionnées sous chiffre V seront indexées à
l’indice des prix à la consommation, la 1ère
fois le 1er
janvier 2021, sur la base de l’indice connu au 30 novembre précédant, l’indice
de base étant celui du mois au cours duquel le jugement de divorce à intervenir sera définitif
et exécutoire :

 

IX.-
Dit que le régime matrimonial des époux A.________ et U.________ sera dissous et liquidé
selon précisions à apporter en cours d’instance ;

 

X.-
Dit que les prestations de libre passage acquises durant le mariage et jusqu’au 27 juin 2019 seront
partagées conformément à la loi selon précisions à apporter en cours d’instance ;

 

XI.-
Dit que la bonification pour tâches éducatives au sens de la LAVS sera intégralement attribuée
à U.________;

 

XII.-
Dit que les droits et obligations découlant du contrat de bail de l’appartement, sis [...]
à [...], dont le propriétaire est représenté par la gérance [...] à [...],
sont transférés au seul nom de U.________»,

 

3.             
Par courrier du 14 octobre 2019, U.________ a informé la présidente qu’elle se rétractait
s’agissant de son accord sur le principe du divorce.

 

             
Par courrier du 20 novembre 2019, A.________ s’est déterminé et a conclu que la rétractation
de la partie adverse n’était pas valable, de sorte que la procédure de divorce devait
suivre son cours. 

 

             
Lors de l’audience de conciliation du 28 novembre 2019, U.________ a confirmé qu’elle
ne souhaitait plus divorcer et qu’elle retirait sa requête en ce sens.

 

 

             
En droit
:

 

 

1.

1.1             
L'appel est recevable contre les décisions
finales (art. 236 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272]) et les
décisions incidentes (art. 237 CPC) de première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC) dans
les causes non patrimoniales ou dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art.
308 al. 2 CPC).

 

             
L'appel, écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance d'appel dans les
trente jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC).

 

1.2             
L'art. 236 CPC dispose qu'une décision
est finale si elle met fin au procès soit en tranchant le fond, soit en raison d'un motif de procédure
(TF 4A_545/2014 du 10 avril 2015 consid. 2.1, RSPC 2015 p. 334 ; Tappy, Les voies de droit du nouveau
CPC, in JdT 2010 III 119), fût-ce in
limine litis (Rétornaz, L'appel et le recours,
in Procédure civile suisse, Les grands thèmes pour les praticiens, 2010, p. 357). Tel est notamment
le cas de la décision rendue à la suite d'une limitation de la procédure au sens de l'art.
125 let. a CPC, lorsqu'elle tranche une question préjudicielle qui met un terme au procès (cf.
Haldy, in Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e
éd., 2019, n. 5 ad art. 125 CPC).

 

1.3             
En l’espèce, la décision attaquée
tranche définitivement le litige, en tant qu'elle déclare la demande déposée par
l'appelant irrecevable. Il s'agit dès lors d'une décision finale contre laquelle la voie de
l'appel est ouverte. Pour le surplus, l'appel a été formé en temps utile par une partie
qui a un intérêt digne de protection (art. 59 al. 2 let. a CPC) et dont la valeur litigieuse
est supérieure à 10'000 fr., de sorte qu'il est recevable.

 

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation
du droit ou pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir
l'ensemble du droit applicable, y compris les questions d'opportunité ou d'appréciation laissées
par la loi à la décision du juge, et doit le cas échéant appliquer le droit d'office
conformément au principe général de l'art. 57 CPC (Tappy, Les voies de droit du nouveau
Code de procédure civile, JdT 2010 III 134). Elle peut revoir librement la constatation des faits
sur la base des preuves

 

 

3.

3.1             
L'appelant relève que la partie adverse a
donné son consentement au divorce une première fois à l'audience du 27 juin 2019, lors
de laquelle les parties ont signé des conclusions partielles, puis une seconde fois lors du dépôt
des conclusions non motivées, le 30 août 2019. Il estime par conséquent que l'intimée
ne pouvait se rétracter qu'en invoquant un vice du consentement, ce qu’elle n'a pas fait.

 

3.2

3.2.1             
Aux termes de l'art. 112 CC, les époux peuvent demander le divorce par une requête commune
et déclarer qu'ils confient au juge le soin de régler les effets du divorce sur lesquels subsiste
un désaccord (al. 1). Ils sont entendus, comme en cas d'accord complet, sur leur volonté de
divorcer, sur les effets du divorce qui font l'objet d'un accord et sur leur décision de faire régler
les autres effets par le juge (al. 2). Selon l'art. 111 CC, lorsque les époux demandent le divorce
par une requête commune et produisent une convention complète sur les effets de leur divorce,
accompagnée des documents nécessaires et de leurs conclusions communes relatives aux enfants,
le juge les entend séparément et ensemble. L'audition peut avoir lieu en plusieurs séances
(al. 1). Le juge s'assure que les époux ont déposé leur requête en divorce et conclu
leur convention après mûre réflexion et de leur plein gré et que la convention et
les conclusions relatives aux enfants peuvent être ratifiées ; il prononce alors le divorce
(al. 2).

 

             
S'agissant du divorce sur requête commune avec accord partiel, les époux, pour saisir le juge,
doivent suivre la même procédure qu'à l'art. 111 al. 1 CC, c'est-à-dire, lui adresser
une requête commune de divorce et, s'il y a lieu, leur convention sur certains effets accessoires
avec tous les documents nécessaires, le tout accompagné de la déclaration par laquelle
ils confient au juge le soin de régler les effets sur lesquels leur désaccord subsiste. Le
juge doit ensuite convoquer les époux et, comme pour la procédure de l'art. 111 CC, les entendre
et vérifier leur volonté de divorcer. Mais son rôle est plus complexe du fait de la déclaration
dont la crédibilité doit aussi être vérifiée. Pour cela, le juge doit expliquer
aux parties les conséquences de cette déclaration, leur préciser que cela ne constitue
pas une renonciation à recourir ultérieurement contre la décision judiciaire. Les époux
doivent être au clair également sur l'influence que leur accord de principe et leur éventuel
accord sur des effets accessoires peuvent avoir au sujet des motifs de recours et des effet de celui-ci
(Sandoz, Commentaire romand, CC I, 2010, n. 4 et 6 ad art. 112).

 

3.2.2             
L'art. 287 CPC prévoit que si la requête est complète le tribunal convoque les parties
à une audition. Celle-ci est régie par le Code civil. Selon l'art. 288 CPC, si les conditions
du divorce sur requête commune sont remplies, le tribunal prononce le divorce et ratifie la convention
(al. 1). Si les effets du divorce sont contestés, la suite de la procédure les concernant est
contradictoire. Les rôles du demandeur et du défendeur dans la procédure peuvent être
attribués aux parties par le tribunal (al. 2). Si les conditions du divorce sur requête commune
ne sont pas remplies, le tribunal rejette la requête commune de divorce et impartit à chaque
époux un délai pour introduire une action en divorce. La litispendance et, le cas échéant,
les mesures provisionnelles sont maintenues pendant ce délai (al. 3).

 

             
Savoir si un époux peut retirer son accord avec le principe du divorce ou avec le règlement
conventionnel de ses effets sans qu'il y ait eu de vice de la volonté ou d'autre motif d'invalidité
de cet accord a suscité d'importantes controverses. Dans le cadre de l'ancien art. 111 al. 2 aCC,
abrogé au 1er
février 2010, la jurisprudence tenait un tel changement d'avis pour libre jusqu'à la réalisation
des conditions prévues par cette disposition (ATF 135 III 192 consid. 2.2 ; ATF 5A_688/2013
du 14 avril 2014). La suppression du délai de réflexion de deux mois n'a peut-être rien
changé à ce principe, mais seulement fixé à l'audition par le juge le terme jusqu'auquel
un tel revirement reste libre. En pratique, on imagine de toute façon mal un juge prononçant
le divorce sur requête commune bien qu'un époux lui ait dit lors de son audition ne plus vouloir
de celui-ci ou de ses conditions, alors que cette audition doit précisément attester de son
consentement mûr et libre (Tappy, CPC commenté, n. 10 ad art. 288).

 

             
En revanche, depuis le 1er
février 2010, les époux sont liés par leur accord avec le principe du divorce et les effets
de celui-ci dès qu'ils l'ont confirmé lors de l'audition prévue par l'art. 287 CPC. Cela
correspond clairement à la volonté du législateur, le parlement ayant notamment écarté
une proposition tendant à donner aux parties, dès cette date, encore un délai de révocation
libre de quelques jours. Si le divorce n'est pas prononcé immédiatement, par exemple parce
qu'il faut encore procéder à des auditions d'enfants, une rétractation n'est alors plus
admissible que pour vice du consentement (Tappy, CPC commenté, n. 11 ad art. 288).

 

3.3             
En l'occurrence, le premier juge n'a jamais procédé à la vérification de la volonté
de divorcer des parties. En effet, lors de l'audience du 27 juin 2019, les parties ont conclu communément
au divorce et le rôle du demandeur a alors été attribué à l'appelant et celui
de la défenderesse à la partie adverse. Reste que, lors de cette audience, le juge n'a en aucun
cas vérifié, dans le cadre d'une audition telle que prévue aux art. 287 CPC et 112 al.
2 CC, que les parties étaient résolues à divorcer à la suite d'une mûre réflexion
et de leur plein gré. Par conséquent, l'intimée n'était pas liée par son accord
initial sur le principe du divorce, celui-ci n'ayant jamais été confirmé dans le cadre
d'une audition telle que la loi le prévoit. Il s’ensuit que la critique de l’appelant
à l’encontre du jugement incident est infondée.

 

 

4.

4.1             
En définitive, l’appel
doit être rejeté selon l’art. 312
al. 1 in fine
CPC et le jugement attaqué
confirmé. 

 

             
Le terme fixé par le premier juge pour le
dépôt de conclusions unilatérales en divorce étant désormais échu, un nouveau
délai au 6 juin 2020 est fixé d’office à A.________ pour procéder.

 

4.2             
Les frais judiciaires de deuxième
instance, arrêtés à 1’000 fr. (art. 6 al. 3, 63 al. 1 et 66 TFJC [tarif des
frais judiciaires en matière civile du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]), sont mis à
la charge de l’appelant qui succombe.

 

4.3             
Il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens, l’intimée n’ayant
pas été invitée à se déterminer.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour d’appel civile

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
Le jugement est réformé d’office en ce sens que le délai imparti à A.________
pour déposer des conclusions unilatérales est fixé au 6 juin 2020.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 1'000 fr. (mille francs), sont
mis à la charge de l’appelant A.________.

 

             
IV.             
L’arrêt est exécutoire.

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

‑             
Me Cédric Thaler (pour A.________),

‑             
Me Xavier Diserens (pour U.________),

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss
LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la
valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et
de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF).

 

             
La greffière :