# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f4f32a09-d48d-529b-9539-450c47193faa
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-09-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 02.09.2008 A/993/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-993-2008_2008-09-02.pdf

## Full Text

Siégeant : Isabelle Dubois, Présidente, Eugen MAGYARI et Anne REISER, Juges 

assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/993/2008 ATAS/953/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 2 

du 2 septembre 2008 

En la cause 

Monsieur E_________, domicilié à OSTERMUNDINGEN, CH 

Madame E_________, domiciliée à GENEVE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître BENOIT Gérald 

demandeurs 

contre 

CAISSE DE PENSION GASTROSOCIAL, Bahnhofstrasse 86; 
Postfach, 5001 AARAU 

CAISSE FEDERALE DE PENSIONS PUBLICA, Eigerstrasse 57; 
Postfach, 3000 BERNE 23 

 

défenderesses 

 

 

 

   
 A/993/2008 

2/4 

EN FAIT 

1. Par jugement du 31 janvier 2008, la 1ère chambre du Tribunal de première instance 
a prononcé le divorce de Madame E_________, née F_________ , et Monsieur 
E_________, mariés en date du  24 décembre 1993.  

2. Selon le chiffre 9 du jugement précité, le Tribunal de première instance a  ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 14 mars 2008 et a été transmis 
d'office au Tribunal de céans le 25 mars 2008 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 24 
décembre 1993 et le 14 mars 2008. 

5. Selon le courrier de GASTROSOCIAL du 26 mai 2008, la prestation acquise 
pendant le mariage par Madame E_________ est de 5'605 fr. Il ressort du compte 
individuel de cotisations de la demanderesse, établi par la Caisse cantonale 
genevoise de compensation, que celle-ci n'a eu d'activité lucrative soumise à 
cotisations LPP que durant les années 2004 à 2007. Par ailleurs, l'avoir du 
demandeur a été successivement constitué auprès de la CAISSE DE PENSIONS du 
comité INTERNATIONAL de la CROIX-ROUGE, dès avant le mariage, puis 
transféré à la CIA, ensuite à la CAISSE DE PENSION DE L'UBS, enfin à la 
CAISSE FÉDÉRALE DE PENSIONS PUBLICA, auprès de laquelle il se trouve à 
l'heure actuelle. Selon le courrier circonstancié de la PUBLICA du 7 août 2008 
ainsi que ses annexes, l'avoir du demandeur s'élève à 241'289 fr. montant duquel il 
convient de déduire la somme de 21'970 fr., correspondant à la prestation de sortie 
au moment du mariage ainsi que ses intérêts jusqu'au moment du divorce, de sorte 
que l'avoir à partager se monte à 219'319 fr.  

6. Ces documents ont été transmis aux parties en cours d'instruction. En date du 22 
août 2008, la juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 2 
septembre 2008, un arrêt serait rendu sur cette base. 

7. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

EN DROIT 

 

 

   
 A/993/2008 

3/4 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage, les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 
ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 24 décembre 1993, d’autre part le 
14 mars 2008, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de 219'319 fr. tandis que celle acquise par la demanderesse est de  
5'605 fr. , les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 109' 650 fr. 
50 (219'319 fr. : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 2'802 fr. 50 ( 5'605 fr. : 
2), de sorte que c’est  le demandeur qui doit à  son ex épouse le montant de 
106 '847 fr. 50 . 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

   
 A/993/2008 

4/4 

*** 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE FEDERALE DE PENSIONS PUBLICA à transférer, du compte 
de Monsieur E_________ , la somme de 106 '847 fr. 50  à la CAISSE DE 
PENSION GASTROSOCIAL  en faveur de Madame E_________ , ainsi que des 
intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 14 mars 2008 jusqu'au 
moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 
juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Brigitte BABEL 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Isabelle Dubois 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le