# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9e899a81-1d86-5d09-9f3b-c54d994f0aaa
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2005-10-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 04.10.2005 BB.2005.86
**Docket/Reference:** BB.2005.86
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2005-86_2005-10-04

## Full Text

Restriction au droit d'aliéner un immeuble (art. 65 al. 2 PPF);;Restriction au droit d'aliéner un immeuble (art. 65 al. 2 PPF);;Restriction au droit d'aliéner un immeuble (art. 65 al. 2 PPF);;Restriction au droit d'aliéner un immeuble (art. 65 al. 2 PPF)

Arrêt du 4 octobre 2005  
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Emanuel Hochstrasser, 
président, Barbara Ott et Tito Ponti,  
La greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   
 
Parties 

  
A.,  
 
représentée par Me Stéphanie Godet Landry, avo-
cate,  

plaignante 
 

 contre 
   

MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  
partie adverse 

 
Objet  Restriction au droit d'aliéner un immeuble (art. 65 al. 

2 PPF) 
 

B u n d e ss t r a f g e r i c h t   

T r ib una l  pé na l  f édé ra l  

T r ib una l e  p e na l e  f e de r a l e  

T r ib una l  pe na l  f ede ra l  

Numéro de doss ier :  BB.2005.86 
 
 
 

 

 

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Faits: 
 

A. Le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) conduit une en-
quête de police judiciaire à l'encontre de B. et neuf autres personnes des 
chefs de participation ou soutien à une organisation criminelle et de blan-
chiment d'argent qualifié. Il est en résumé reproché aux intéressés d'avoir, 
de 1994 à 2001, participé à un réseau international de contrebande de ci-
garettes et de recyclage de très importantes sommes d'argent provenant 
d'organisations mafieuses italiennes. 

 
 
B. Le 14 juillet 2005, le MPC a ordonné le blocage du bien-fonds sis à Z., pro-

priété de A., épouse du précité, avec mention de la restriction au droit 
d'aliéner au registre foncier de Morges. L'immeuble en question avait été 
acquis par B. en janvier 2000 et financé selon ses dires au moyen de fonds 
étrangers et par le revenu de ses activités lucratives. Il a fait le 2 février 
2004 l'objet d'une donation en faveur de l'épouse. 
 
 

C. Par acte du 20 juillet 2005, A. se plaint de ce séquestre. Elle conclut à l'an-
nulation de l'ordonnance précitée. Dans sa réponse du 8 août 2005, le 
MPC maintient ses conclusions. 

 
Invitée à se prononcer dans le cadre d'une éventuelle réplique, A. confirme 
sa position. 
 
Les arguments invoqués par les parties seront repris si nécessaire dans les 
considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 La Cour des plaintes examine d'office et avec plein pouvoir d'examen la re-

cevabilité des plaintes qui lui sont soumises (ATF 122 IV 188, 190 consid. 
1). 

1.2 Aux termes des art. 214ss PPF (applicables par renvoi de l'art. 105bis al. 2 
PPF et en vertu de l'art. 28 al. 1 let. a LTPF), il peut être porté plainte 
contre les opérations ou les omissions du MPC. Le droit de plainte appar-
tient aux parties, ainsi qu'à toute personne à qui l'opération ou l'omission a 

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fait subir un préjudice illégitime (art. 214 al. 2 PPF). Lorsque la plainte 
concerne une opération du MPC, elle doit être déposée dans les cinq jours 
à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de cette opération 
(art. 217 PPF). 

Datée du 14 juillet 2005, l'ordonnance querellée a été expédiée le même 
jour à la plaignante qui l'a reçue le lendemain. Postée le 20 juillet 2005, la 
plainte, formée par un tiers saisi qui a qualité pour se plaindre, a été faite 
en temps utile. La plainte est dès lors recevable. 

 

2. Le séquestre prévu par l’art. 65 al. 1 PPF est une mesure provisoire (con-
servatoire) permettant la saisie d'objets ou de valeurs qui pourraient faire 
l’objet d’une confiscation au sens de l’art. 59 CP. Que les infractions aient 
été commises par leur détenteur ou par un tiers, une telle mesure présup-
pose l’existence d'indices suffisants que les valeurs patrimoniales aient pu 
servir à commettre une infraction ou en être le produit. Elle doit par ailleurs 
reposer sur une base légale, être justifiée par un intérêt public suffisant et 
respecter le principe de la proportionnalité, comme toute autre mesure de 
contrainte, même si l’autorité dispose à cet égard d’une grande marge 
d’appréciation (arrêt du Tribunal fédéral 1P.239/2002 du 9 août 2002 con-
sid. 3.1; HAUSER/SCHWERI/HARTMANN, Schweizerisches Strafprozessrecht, 
Bâle 2005, 6è. édition, p. 341 no 3 et p. 345 no 22). Le séquestre est pro-
portionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre qu'ils seront 
vraisemblablement confisqués en application du droit pénal (arrêt du Tribu-
nal fédéral 1P.239/2002 du 9 août 2002 consid. 3.1). Le séquestre ne pré-
juge pas de la décision matérielle de confiscation. Tant que subsiste un 
doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, 
l'intérêt public commande qu'ils demeurent à la disposition de la justice (SJ 
1994 p. 97, 102). Quelle que soit leur origine, légale ou non, les valeurs pa-
trimoniales d'une personne soupçonnée d'appartenance ou de soutien à 
une organisation criminelle sont présumées soumises au pouvoir de dispo-
sition de l'organisation tant et aussi longtemps que le suspect n'a pas ap-
porté la preuve contraire (art. 59 ch. 3 CP). Lorsque les conditions de l’art. 
59 CP sont remplies, la confiscation doit être ordonnée (SCHMID, Einzie-
hung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, Volume I, Zurich 1998, ad 
art. 59 CP p. 82 no 11). 

 

3. La plaignante invoque un défaut de motivation de l'ordonnance querellée 
et, partant, une violation du droit d'être entendu. Ce grief est mal fondé. 
L'ordonnance, qui était destinée au registre foncier de Morges, indique clai-

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rement que son mari, précédent propriétaire du bien-fonds qui fait l'objet de 
la mesure de restriction au droit d'aliéner, est soupçonné de participation 
ou soutien à une organisation criminelle et de blanchiment d'argent qualifié. 
Elle associe par ailleurs la mesure aux art. 65 PPF et 59 CP, ce qui justifie 
que l'ensemble des biens de B., même transmis à des tiers, soient sujets à 
une confiscation. La restriction du droit d'aliéner n'a d'autre but que de ga-
rantir, le moment venu, l'exécution d'une telle mesure. La plaignante, qui 
fait ménage commun avec son mari et qui recourt au même avocat que lui, 
n'ignore rien des charges retenues contre B., preuve en soit que, dans le 
cadre d'une plainte antérieure relative à la même enquête, les époux C. 
plaident en commun et ont eu accès aux mêmes informations que la Cour 
(cause BB.2005.35). Dans sa réponse, le MPC précise enfin que l'immeu-
ble dont la plaignante est propriétaire pourrait être confisqué en application 
de l'art. 59 ch. 1 ou 3 CP. Celle-ci a eu l'occasion de se prononcer à ce su-
jet dans le cadre d'une réplique. Son droit d'être entendu a dès lors été 
respecté (ATF 126 V 130, 132 consid. 2b; 124 V 180, 183 consid. 4). 

 

4.  
4.1 Selon la plaignante, les conditions d'un séquestre en vue de garantir une 

confiscation de son immeuble ne sont pas réunies. L'application de l'art. 59 
ch. 3 CP n'entre pas en considération dès lors qu'elle-même n'est pas 
soupçonnée d'avoir participé ou soutenu l'organisation criminelle dont son 
mari aurait fait partie. Quant à la faculté de séquestrer son immeuble en 
vue d'une confiscation fondée sur l'art. 59 ch. 1 CP, elle nécessiterait l'exis-
tence de charges suffisantes permettant de retenir que l'immeuble aurait 
été acquis au moyen de valeurs provenant des infractions imputées à B., 
or, ces charges seraient en l'espèce inexistantes. Pour sa part, le MPC 
soutient que, dans sa formulation toute générale, l'art. 59 ch. 3 CP doit éga-
lement s'étendre aux valeurs patrimoniales qui appartenaient à un membre 
d'une organisation criminelle et que celui-ci aurait transmises à un tiers aux 
seules fins de les soustraire à une mesure de confiscation. 

 
4.2 Le grief tiré de l'inexistence de présomptions concrètes de culpabilité à 

charge de B. est mal fondé. Les indices retenus contre l'inculpé ont été 
longuement discutés dans les arrêts rendus dans le cadre de précédentes 
procédures de plainte (voir notamment l'arrêt du Tribunal pénal fédéral 
BK_H 142/04 du 29 septembre 2004 consid. 2.2). Saisi d'un recours contre 
la décision précitée, le Tribunal fédéral a d'ailleurs relevé que l'inculpé ne 
contestait pas vraiment les charges retenues contre lui (arrêt 1S.12/2004 
du 1er décembre 2004 consid. 4). Les actes d'enquête versés depuis lors 
au dossier ont considérablement renforcé ces soupçons. Le rapport inter-

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médiaire établi par la police judiciaire fédérale le 18 avril 2005 
(BA/EAII/8/03/0001 classeur 5.12 p. 19 à 24) et le rapport récapitulatif du 
10 juin 2005 (BA/EAII/8/03/0001 classeur 5.13 p. 165 à 203) détaillent mi-
nutieusement les contacts entre B. et les diverses personnes impliquées 
dans ce vaste trafic, de même que le mode très sophistiqué par lequel l'ar-
gent arrivé en liquide d'Italie et remis en mains propres en contrepartie de 
la vente de cigarettes était versé puis ventilé sur une multitude de comptes 
appartenant à diverses sociétés spécialement créées à cet effet. L'inculpé, 
qui apparaît par ailleurs sous divers pseudonymes à l'instar de ses contacts 
et semble en particulier avoir changé très souvent de numéro de téléphone, 
n'hésitant pas à appeler depuis des cabines publiques quand bien même il 
disposait de toutes les facilités nécessaires, reconnaît avoir travaillé pen-
dant plusieurs années pour des sociétés dont l'enquête a établi qu'elles 
étaient directement impliquées dans le trafic de cigarettes et le recyclage 
de fonds d'origine criminelle. Il admet avoir contribué personnellement à de 
nombreuses opérations intervenues dans ce contexte, organisant l'acquisi-
tion, le transport, puis la vente de cigarettes et recevant même des verse-
ments en liquide provenant d'acheteurs italiens. Il nie, certes, toute inten-
tion délictueuse et affirme notamment n'avoir agi que sur instruction de son 
patron de l'époque, D., décédé depuis, mais les enquêteurs assurent au 
contraire que B. était aux commandes depuis le milieu des années 90, 
époque à laquelle le premier s'est, aux dires de son épouse, retiré des af-
faires. C'est au juge du fond qu'il appartiendra de décider de la culpabilité 
du mari de la plaignante, et non à l'autorité de plainte qui ne revoit pas les 
faits et le droit de manière définitive (arrêt du Tribunal pénal fédéral BK_B 
064/04b du 25 octobre 2004 consid. 3 et référence citée; ATF 120 IV 365, 
366 consid. 1c; arrêt du Tribunal fédéral 8G.12/2003 du 22 avril 2003 
consid. 5). Il suffit en l'état de constater que l'inculpé est de fait impliqué 
dans les trafics qui font l'objet de la poursuite pénale et que ceux-ci pour-
raient vraisemblablement tomber sous le coup des art. 260ter et 305bis CP. 

 
4.3 La question de savoir si un séquestre conservatoire peut être valablement 

ordonné sur la base des art. 65 PPF et 59 ch. 3 CP à l'égard d'un immeu-
ble que l'auteur présumé d'une infraction au sens de l'art. 260ter CP a 
transféré à un tiers non impliqué a déjà été tranchée par la Cour des plain-
tes, de surcroît dans le cadre de la présente enquête. Dans la cause 
BB.2005.28 ouverte sur plaintes de l'épouse et de deux enfants d'un coin-
culpé de B., la Cour a, dans son arrêt du 7 juillet 2005, considéré que le 
séquestre conservatoire d'un immeuble sur lequel une organisation crimi-
nelle exerce un pouvoir de disposition est fondé au regard des art. 65 PPF 
et 59 ch. 3 CP. Si l'immeuble appartient à une personne suspectée d'avoir 
participé à une organisation criminelle ou de l'avoir soutenue au sens de 

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l'art. 260ter CP, il est présumé soumis au pouvoir de disposition de ladite 
organisation, la preuve contraire étant néanmoins réservée. Le pouvoir de 
disposition, présumé ou non, doit être effectif et l'art. 59 ch. 3 CP appliqué 
avec réserve pour respecter le principe de la présomption d'innocence 
consacré par l'art. 6 § 2 CEDH (consid. 3.2). En cas de transfert d'un im-
meuble à un tiers, fût-ce la propre épouse de l'auteur suspecté, ce pouvoir 
de disposition n'existe plus, à moins que le tiers acquéreur ne soit lui-même 
soupçonné d'appartenir à l'organisation criminelle. Il ne pourrait en être au-
trement que si le tiers acquéreur restait de fait sous la maîtrise de l'aliéna-
teur, par exemple par l'intermédiaire d'une société écran dominée par ce 
dernier (consid. 3.3). En l'espèce, en faisant don d'un immeuble à sa 
femme, B. a perdu tout pouvoir de disposition sur ce bien dont elle détient 
dorénavant seule la maîtrise. La plaignante n'étant pas soupçonnée d'avoir 
appartenu ou soutenu une organisation criminelle, la présomption décou-
lant de l'art. 59 ch. 3 CP ne peut pas être invoquée. Un séquestre destiné à 
permettre l'exécution d'une mesure de confiscation fondée sur cette dispo-
sition n'est donc pas possible. 

 
4.4 Il convient toutefois d'examiner si la mesure n'est pas néanmoins fondée 

au regard de l'art. 59 ch. 1 CP - également invoqué par le MPC - à teneur 
duquel doivent être confisquées toutes les valeurs patrimoniales qui sont le 
produit d'une infraction. Si ces valeurs ont été transmises à un tiers, la 
confiscation est possible en mains de ce dernier, sauf si celui-ci se prévaut 
valablement d'une acquisition de bonne foi et d'une contre-prestation adé-
quate.  

 
Selon la plaignante, l'immeuble litigieux a été acquis par son mari en l'an 
2000 au moyen de fonds étrangers et des revenus des activités lucratives 
du précité (act. 1 ch. 16 à 19), or, il ne ressort pas des explications écrites 
de B., fournies à l'appui de la plainte (act. 1.3), que ce dernier aurait eu 
d'autre activité lucrative que celles qui lui valent son implication dans l'en-
quête pénale en cours. Il y a dès lors des présomptions suffisantes pour 
suspecter que l'achat de l'immeuble litigieux constitue un acte de blanchi-
ment de valeurs patrimoniales qui sont elles-mêmes le produit d'une infrac-
tion au sens de l'art. 59 ch. 1 CP. La question de savoir si en 2004, soit au 
moment où la donation a été effectuée, la plaignante ignorait la provenance 
délictueuse des fonds ayant permis l'achat de l'immeuble n'a pas à être 
tranchée dans la mesure où, selon l'art. 59 ch. 1 al. 2 CP, il ne pourra être 
renoncé à une confiscation – et partant au séquestre destiné à permettre 
l'exécution d'une telle mesure – que si le tiers "a fourni une contreprestation 
adéquate ou si la confiscation se révèle à son égard d'une rigueur exces-
sive". La première hypothèse n'est de toute évidence pas remplie dès lors 

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que la plaignante a bénéficié de l'acquisition de l'immeuble à titre gratuit. 
Quant à la seconde, il appartiendra au juge du fond d'en décider. 

 

5. Des considérations qui précèdent, il résulte en conclusion que la restriction 
au droit d'aliéner de l'immeuble reçu par la plaignante en don de son mari 
est justifiée. La question de la proportionnalité se pose en l'espèce d'autant 
moins que l'usage de l'immeuble n'est pas entravé par la restriction au droit 
d'aliéner. La plainte doit dès lors être rejetée. 

 

6.  Selon l’art. 156 al. 1 OJ, applicable par renvoi de l’art. 245 PPF, la partie 
qui succombe est tenue au paiement des frais. Ceux-ci se limitent en 
l’espèce à un émolument qui, en application de l’art. 3 du règlement fixant 
les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pénal fédéral du 11 fé-
vrier 2004 (RS 173.711.32), sera fixé à Fr. 1'500.--, dont à déduire l'avance 
de frais de Fr. 1'000.-- dont la plaignante s'est acquittée.  

 
 

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Par ces motifs, la Cour prononce: 
 
1. La plainte est rejetée. 
 
2. Un émolument de Fr. 1'500.-- est mis à la charge de la plaignante, dont à 

déduire l'avance de frais de Fr. 1'000.--. 
 

 
 

Bellinzone, le 5 octobre 2005 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:   la greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Stéphanie Godet Landry, avocate,   
- Ministère public de la Confédération,   
 
 
 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesu-
res de contrainte sont sujet à recours devant le Tribunal fédéral pour violation du droit fédéral ; la 
procédure est réglée par les art. 214 à 216, 218 et 219 de la loi fédérale du 15 juin 1934 sur la pro-
cédure pénale, qui sont applicables par analogie (art. 33 al. 3 let. a LTPF). 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si l’autorité de recours ou son président 
l’ordonne.