# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4a4c7830-bb28-58b2-8ec2-ea69c14d47fd
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2014 / 834
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2014---834_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JL14.024262-141896

558  

 

 

cour
d’appel CIVILE

_____________________________

Arrêt du
28 octobre 2014

_____________________

Présidence
de               M.             
Colombini,
président

Juges             
:              Mmes             
Favrod et Charif Feller 

Greffier
:                           
Mme              Logoz

 

 

*****

 

 

Art.
257 al. 1, 314 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l’appel interjeté par T.________,
à Montricher, intimée, contre l’ordonnance d’expulsion rendue le 4 septembre 2014
par la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois dans la cause divisant l’appelante
et L.________ d’avec
G.________,
à Préverenges, requérante, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal voit :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
a) Par ordonnance du 4 septembre 2014, adressée pour notification aux parties le 26 septembre 2014,
la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois a ordonné à L.________ et T.________
de quitter et rendre libres pour le vendredi 24 octobre 2014 à midi les locaux occupés dans
l’immeuble sis [...], [...] (appartement de 1 pièce au 3ème
étage) (I), dit qu’à défaut pour les parties locataires de quitter volontairement
ces locaux, l’huissier de paix est chargé sous la responsabilité du juge de paix de procéder
à l’exécution forcée de la décision sur requête de la partie bailleresse,
avec au besoin l’ouverture forcée des locaux (II), ordonné aux agents de la force publique
de concourir à l’exécution forcée de la décision, s’ils en sont requis
par l’huissier de paix (III), arrêté à 280 fr. les frais judiciaires, qui sont compensés
avec l’avance de frais de la partie bailleresse (IV), mis les frais à la charge des parties
locataires (V), dit qu’en conséquence L.________ et T.________ rembourseront, solidairement
entre eux, à G.________ son avance de frais à concurrence de 280 fr. et lui verseront la somme
de 750 fr. à titre de défraiement de son représentant professionnel (VI) et dit que toutes
autres ou plus amples conclusions sont rejetées (VII).

 

             
b) L.________ et T.________ ont tous deux réceptionné l’ordonnance d’expulsion
le 29 septembre 2014.

 

             
c) Le 17 octobre 2014, T.________, représentée par son directeur L.________, a déposé
appel contre cette ordonnance.

 

             
Par courrier du 23 octobre 2014, la Juge déléguée de la cour de céans a imparti à
T.________ un délai de cinq jours dès réception pour fournir toutes explications utiles
sur les raisons pour lesquelles elle n’aurait pas respecté le délai légal de recours,
sous peine d’irrecevabilité. 

 

             
d) Le 24 octobre 2014, T.________ a indiqué en substance que la société se trouvait en
sursis concordataire depuis six mois et qu’occupée à rechercher des chantiers afin d’éviter
la faillite, elle avait « mis de côté l’administratif ».

 

2.             
a)
L’appel s’exerce en principe dans
un délai de trente jours (art. 311 al. 1 CPC). Le délai d’appel est toutefois de dix
jours dans toutes les décisions rendues en procédure sommaire (art. 314 al. 1 CPC).

 

             
En l’espèce, la partie bailleresse a déposé une requête en cas clair (art.
257 CPC) et le premier juge a fait application de cette procédure. L’ordonnance ayant dès
lors été rendue en procédure sommaire, le délai d’appel est de dix jours à
compter de la notification de la décision motivée.

 

             
b) L’appel, mis à la poste le 17 octobre 2014, est manifestement tardif, le délai d’appel
ayant expiré le 9 octobre 2014. Il doit dès lors être déclaré irrecevable selon
la voie procédurale de l’art. 312 al. 1 CPC.

 

             
L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art. 11
TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]).

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 312 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
T.________,

‑             
Mme Martine Schlaeppi, agent d’affaires breveté (pour G.________).

 

             
La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 30'000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois.

 

             
Le greffier :