# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bfe018a3-2d38-55a5-8f4c-dd2d5043ff45
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-12-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 04.12.2014 D-6924/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-6924-2014_2014-12-04.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-6924/2014 

 

 

 

 

 A r r ê t  d u  4  d é c e m b r e  2 0 1 4  

Composition 

 
Gérald Bovier, juge unique,  

avec l'approbation de Yanick Felley, juge ; 

Alexandre Dafflon, greffier. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, née le (…), 

Ukraine,  

(…), 

recourante,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral des migrations (ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin) ; 

décision de l'ODM du 30 octobre 2014 / N (…). 

 

 

D-6924/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 7 octobre 

2014, 

le procès-verbal de son audition du 14 octobre 2014, 

la décision du 30 octobre 2014, notifiée le 20 novembre 2014, par laquelle 

l'ODM, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas 

entré en matière sur la demande d'asile de l'intéressée, a prononcé son 

transfert en Lituanie et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant 

l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours contre cette décision, 

le recours formé le 26 novembre 2014 contre cette décision, 

les demandes d'octroi de l'effet suspensif, d'exemption du paiement d'une 

avance de frais et d'assistance judiciaire partielle dont il est assorti,  

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après: le Tribunal), le 1er décembre 2014, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que l'intéressée a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

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telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 ; 2009/54 consid. 1.3.3 ; 2007/8 

consid. 5 ; ULRICH MEYER/ISABEL VON ZWEHL, L'objet du litige en procédure 

de droit administratif fédéral, in : Mélanges en l'honneur de Pierre Moor, 

2005, p. 435 ss), 

que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013 ; ci-après : règlement Dublin III ; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 

3 juillet 2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en Suisse 

à partir du 1er janvier 2014 (cf. art. 29a al. 1 de l'ordonnance 1 du 11 août 

1999 sur l'asile relative à la procédure [OA 1, RS 142.311] et art. 49 par. 2 

du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'office fédéral rend une décision de non-

entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise 

en charge du requérant d'asile (cf. art. 29a al. 2 OA1), 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, qui est 

celui que les critères fixés au chapitre III (art. 7 à 15) désignent comme 

responsable, 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le précède 

dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce (principe de 

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l'application hiérarchique des critères du règlement ; cf. art. 7 par. 1 du 

règlement Dublin III), 

que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la  

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(cf. art. 3 par. 2 1er alinéa du règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu’il est impossible 

de transférer un demandeur vers l’Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l’art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000 ; ci-après CharteUE), l’Etat procédant à la 

détermination de l’Etat responsable poursuit l’examen des critères fixés au 

chapitre III afin d’établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu’il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l’Etat membre procédant à la détermination 

devient l’Etat responsable, 

que l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge - dans 

les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 - le requérant qui a introduit 

une demande dans un autre Etat membre (cf. art. 18 par. 1 point a du 

règlement Dublin III),  

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par l'ODM ont révélé que 

l'intéressée, avant de venir en Suisse, s'était fait délivrer, le (…), par les 

autorités diplomatiques lituaniennes à (…) un visa Schengen type C (visite 

familiale/tourisme) valable du (…) au (…) ; qu'elle a obtenu ce visa sur 

présentation de son passeport établi le (…), titre valable jusqu'au (…), 

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qu'en date du 22 octobre 2014, l'ODM a dès lors soumis aux autorités 

lituaniennes compétentes une requête aux fins de prise en charge fondée 

sur l'art. 12 par. 2 ou 3 du règlement Dublin III, 

que, le 30 octobre 2014, ces autorités ont expressément accepté de 

prendre en charge l'intéressé, en application de l'art. 12 par. 2 du règlement 

Dublin III, 

que la Lituanie a donc reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de l'intéressée, 

que la recourante n'a pas contesté cette compétence, qui est ainsi donnée, 

qu'en revanche, elle s'est opposée à son transfert en Lituanie en faisant 

valoir la présence de sa fille en Suisse (…), un lien de dépendance au sens 

de l'art. 16 par. 1 du règlement Dublin III envers celle-ci, son état de santé 

et l'absence de réseau en cas de transfert en Lituanie, 

qu'en premier lieu, force est de constater que sa fille présente en Suisse 

est majeure et ne fait donc pas partie de sa famille nucléaire, 

qu'en outre, il n'apparaît pas que l'intéressée se trouvait dans un lien de 

dépendance selon l'art. 16 par. 1 du règlement Dublin III envers sa fille 

avant son départ et que cet état de dépendance aurait été rompu par la 

fuite ; qu'avant le dépôt de sa demande d'asile, la recourante avait en effet 

l'habitude de vivre seule depuis (…) et, après chacune de ses (…) visites 

à sa fille en Suisse entre (…) et (…), elle a été en mesure de retourner en 

Ukraine (cf. procès-verbal de l'audition sommaire, p. 5), 

que la situation médicale actuelle décrite supra ne semble pas non plus 

grave au point de justifier que l'on retienne l'existence d'un tel lien de 

dépendance envers sa fille aujourd'hui, 

qu'en effet, il ressort, en substance, des propos de l'intéressée qu'elle a été 

capable de se prendre en charge de manière autonome dans le traitement 

de ses problèmes médicaux (diabète) et en lien avec sa glande thyroïde 

(cf. procès-verbal de l'audition sommaire, p. 8), 

qu'ensuite, concernant sa situation en cas de transfert en Lituanie, il y a 

lieu de relever que ce pays, comme tous les autres Etats liés par l'AAD, est 

signataire de la CEDH, de la Convention du 10 décembre 1984 contre la 

torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 relative au 

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statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole 

additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en 

applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit portant sur l'examen selon une 

procédure juste et équitable de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

n° 2005/85/CE du Conseil du 1er décembre 2005 relative à des normes 

minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de réfugié 

dans les Etats membres [JO L 326/13 du 13.12.2005, ciaprès : directive 

"Procédure"] ; directive n° 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003 

relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile 

dans les Etats membres [JO L 31/18 du 6.2.2003, ciaprès : directive 

"Accueil"]), 

que cette présomption de sécurité n'est pas absolue, 

qu'elle doit être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du 

transfert, d'une pratique avérée de violations systématiques des normes 

minimales de l'Union européenne, ou en présence d'indices sérieux que, 

dans le cas concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit 

international (cf. ATAF 2011/9 consid. 6, ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5 

et ref. cit. ; cf. également arrêts de la Cour européenne des droits des 

l'homme [CourEDH] M.S.S. c. Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 

requête n° 30696/09, §§ 341 ss, R.U. c. Grèce du 7 juin 2011, requête 

n° 2237/08, §§ 74 ss ; arrêt de la CJUE du 21 décembre 2011, C-411/10 et 

C-493/10), 

qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer, à propos de la Lituanie, qu'il appert au grand jour – de positions 

répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour 

les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de 

l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que la législation lituanienne sur le droit d'asile n'y est 

pas appliquée, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des 

défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile 

n'ont pas de chance de voir leur demande sérieusement examinée par les 

autorités, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, ni qu'ils ne sont 

pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur pays d'origine 

(cf. arrêt précité M.S.S. c. Belgique et Grèce) ; que, dans ces conditions, il 

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n'y a pas de raison sérieuse de douter que la Lituanie respecte la directive 

"Procédure", 

que, dans le cas particulier, la recourante n'a pas démontré l'existence d'un 

risque concret que les autorités lituaniennes la renverraient dans son pays, 

en violation de la directive "Procédure", en particulier que la Lituanie ne 

respecterait pas le principe du non-refoulement, et donc faillirait à ses 

obligations internationales en le renvoyant dans un pays où sa vie, son 

intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement menacées, ou 

encore d'où elle risquerait d'être astreinte à se rendre dans un tel pays, 

qu'elle n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux 

qu'elle serait privée durablement de tout accès aux conditions matérielles 

minimales d'accueil prévues par la directive "Accueil", 

qu'elle n'a pas démontré que ses conditions d'existence en Lituanie 

atteindraient, en cas de transfert dans ce pays, un tel degré de pénibilité et 

de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement contraire à 

l'art. 3 CEDH, 

que, dans ces conditions, vu que l'intéressé n'a pas renversé la 

présomption de sécurité attachée au respect par la Lituanie de ses 

obligations tirées du droit international public et du droit européen, une 

vérification plus approfondie et individualisée des risques prétendument 

encourus dans cet Etat de destination n'est pas nécessaire (cf. FRANCESCO 

MAIANI/CONSTANTIN HRUSCHKA, Le partage des responsabilités dans 

l'espace Dublin, entre confiance mutuelle et sécurité des demandeurs 

d'asile, in : ASYL 2/11, p. 12 ss, spéc. p. 14), 

que la recourante a fait valoir qu'elle souffrait de problèmes de santé 

(diabète) et qu'elle était suivie médicalement en raison de ces troubles (cf. 

l'attestation du […] jointe au recours), 

que, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. 

contre RoyaumeUni du 27 mai 2008, 26565/05), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que si l'intéressé se trouve à un stade de sa 

maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

qu'il s'agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l'hypothèse de son 

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rapide décès après le retour confine à la certitude et qu'elle ne peut espérer 

un soutien d'ordre familial ou social, 

qu'en l'espèce, l'intéressée n'a pas établi qu'elle ne serait pas en mesure 

de voyager ou que son transfert représenterait un danger concret pour sa 

santé, 

qu'en effet, ses problèmes de santé n'apparaissent manifestement pas 

d'une gravité telle que son transfert en Lituanie serait illicite au sens 

restrictif de cette jurisprudence, 

qu'ils ne sont pas non plus d'une gravité telle qu'il faille renoncer à son 

transfert pour des raisons humanitaires, 

qu'ils pourront être traités en Lituanie, respectivement le suivi pourra y être 

assuré, ce pays disposant de structures médicales similaires à celles 

existant en Suisse, 

qu'en outre, cet Etat, qui est liée par la directive Accueil, doit faire en sorte 

que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance médicale 

ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en 

matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé mentale 

appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que rien ne permet d'admettre que la Lituanie refuserait ou renoncerait à 

une prise en charge médicale adéquate dans le cas de la recourante, en 

particulier après que cette dernière y aura introduit une demande d'asile, 

que, le cas échéant, il incombera aux autorités suisses chargées de 

l'exécution du transfert de transmettre aux autorités lituaniennes les 

renseignements permettant une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du 

règlement Dublin III),  

qu'en conséquence, le transfert de la recourante vers la Lituanie s'avère 

conforme aux engagements de la Suisse relevant du droit international, 

que, pour les motifs déjà exposés ci-avant, il n'existe par ailleurs pas de 

"raisons humanitaires" au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, susceptibles 

d'empêcher ce transfert, cette notion devant être interprétée de manière 

restrictive (cf. ATAF 2011/9 consid. 8.1, ATAF 2010/45 consid. 8.2.2), 

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qu'il y a encore lieu d'ajouter que le règlement Dublin III ne confère pas aux 

demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les 

meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de 

leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il convient de 

se référer par analogie),  

qu'il n'y a donc lieu de faire application ni de la clause de l'art. 3 par. 2 al. 2 

du règlement Dublin III ni des clauses discrétionnaires prévues par l'art. 17 

par. 1 et 2 dudit règlement, 

que la Lituanie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile de l'intéressée et est tenue – en vertu de l'art. 18 par. 1 

point a du règlement Dublin III – de la prendre en charge, dans les 

conditions prévues aux art. 21, 22 et 29, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en 

matière sur la demande d'asile de l'intéressée et qu'il a prononcé son 

transfert de Suisse vers la Lituanie, en application de l'art. 44 LAsi, aucune 

exception à la règle générale du renvoi n'étant réalisée (cf. art. 32 OA 1), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

consid. 10 auquel il y a lieu de se référer par analogie), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision de 

l'ODM du 30 octobre 2014 confirmée, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que cet arrêt rend sans objet les demandes d'octroi de l'effet suspensif et 

d'exemption du paiement d'une avance de frais, 

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA), 

que, vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge de la recourante, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 

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3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les demandes d'octroi de l'effet suspensif et d'exemption du paiement 

d'une avance de frais sont sans objet. 

3.   

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 

4.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, à l'ODM et à l'autorité 

cantonale compétente. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gérald Bovier Alexandre Dafflon 

 

 

Expédition :