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**Case Identifier:** c60d0dbf-4783-5b7d-b70b-03c8da09bd31
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2020-07-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 10.07.2020 BB.2019.171
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BB-2019-171_2020-07-10.pdf

## Full Text

Décision du 10 juillet 2020 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Cornelia Cova et Patrick Robert-Nicoud, 

la greffière Julienne Borel 

   

Parties  A. AG, 

recourante 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, 

intimé 

 

TRIBUNAL PÉNAL FÉDÉRAL, Cour des affaires 

pénales, 

autorité qui a rendu la décision attaquée 

 

   

Objet  Actes de procédure de la Cour des affaires pénales 

(art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b 

CPP); séquestre (art. 263 ss CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2019.171 

 

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- la procédure pénale menée depuis l’été 2009 par le Ministère public de la 

Confédération (ci-après: MPC) contre B. et consorts, 

 

- le séquestre ordonné le 10 novembre 2015 sur le compte n° 1 ouvert auprès 

de la banque C., au nom de la société A. AG (in act. 1.1, p. 1), dont B. est 

administrateur avec signature individuelle, 

 

- l’acte d’accusation adressé le 20 février 2019 par le MPC à la Cour des affaires 

pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après: CAP-TPF) contre B. et consorts 

(procédure SK.2019.12), 

 

- les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2015.123 

du 5 juillet 2016, BB.2016.352 du 20 mars 2017, BB.2017.114 du  

23 novembre 2017, BB.2017.162+163+164+165+166+167 du 11 octobre 

2017, BB.2017.213 + BB.2017.224 + BB.2018.20 + BB.2018.44 + BB.2018.45 

+ BB.2018.52 + BB.2018.53-57 + BB.2018.98 du 28 juin 2018, BB.2018.154 

+ BB.2018.155-159 + BB.2018.161 + BB.2018.164 du 29 janvier 2019 et 

BB.2019.185 du 26 mars 2020, toutes défavorables à A. AG quant à la levée 

de séquestre, 

 

- la requête de levée de séquestre du 15 juin 2019 adressée à la CAP-TPF par 

B. au nom de A. AG (act. 5.1), 

 

- l’ordonnance de la CAP-TPF du 26 juillet 2019, constatant la proportionnalité 

du séquestre et prononçant le rejet de la requête et le maintien dudit séquestre 

(act. 1.1), 

 

- le recours interjeté par B. au nom de A. AG le 17 août 2019 contre ce dernier 

prononcé (act. 1), 

 

- l’écrit de la Cour de céans du 19 août 2019 à la CAP-TPF demandant à cette 

dernière d’indiquer la date de notification de son ordonnance ainsi que 

l’adresse de la notification (act. 2), 

 

- les informations demandées à la CAP-TFP à cet égard transmises à la Cour 

de céans le 26 août 2019 (act. 3 et 3.2), 

 

- la réponse de la CAP-TPF, sur invitation, du 6 septembre 2019 par laquelle 

celle-ci renonce à se déterminer sur le recours de A. AG (act. 5), 

 

- la réplique spontanée de A. AG du 23 septembre 2019 par laquelle elle 

- 3 - 

 

 

persiste dans ses conclusions (act. 7), 

 

- la transmission pour information à la CAP-TPF de ladite réplique le 

24 septembre 2019 (act. 8), 

 

 

 

et considérant: 

 

que la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et avec plein 

pouvoir de cognition la recevabilité́ des recours qui lui sont adressés 

(MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral en 

2011, in JdT 2012 IV 5, p. 52 n° 199 et références citées); 

 

que selon l'art. 393 al. 1 let. b CPP, ainsi que 37 al. 1 de la loi sur l’organisation des 

autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71), le recours est recevable 

contre les ordonnances, les décisions et les actes de procédure des tribunaux de 

première instance, sauf contre ceux de la direction de la procédure; 

 

que cette disposition doit être lue en corrélation avec l'art. 65 al. 1 CPP, aux termes 

duquel les ordonnances rendues par les tribunaux ne peuvent être attaquées 

qu'avec la décision finale; 

 

que les décisions contre lesquelles un recours immédiat est exclu selon les art. 65 

al. 1 et 393 al. 1 let. b in fine CPP concernent non pas celles prises par la direction 

de la procédure, mais celles relatives à la marche de la procédure; qu’il s'agit en 

particulier de toutes les décisions qu'exigent l'avancement et le déroulement de la 

procédure avant ou pendant les débats (ATF 140 IV 202 consid. 2.1; 138 IV 193 

consid. 4.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 1B_324/2016 du 12 septembre 2016 

consid. 3.1); 

 

que s'agissant des décisions relatives à la conduite de la procédure prises avant 

l'ouverture des débats, la jurisprudence a confirmé qu'il convenait de limiter 

l'exclusion du recours à celles qui n'étaient pas susceptibles de causer un préjudice 

irréparable; que de telles décisions ne peuvent ainsi faire l'objet ni d'un recours au 

sens du CPP, ni d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral (cf. art. 93 al. 1 

let. a LTF); 

 

qu’en matière pénale, le préjudice irréparable au sens du CPP (cf. art. 394 let. b 

CPP; arrêts du Tribunal fédéral 1B_50/2016 du 22 février 2016 consid. 2.1; 

1B_73/2014 du 21 mai 2014 consid. 1.4; 1B_189/2012 du 17 août 2012consid. 2.1 

publié in SJ 2013 I 89), se rapporte à un dommage de nature juridique qui ne puisse 

pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable 

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au recourant (ATF141 IV 289 consid. 1.2); 

 

que les mesures de contrainte ordonnées par le tribunal de première instance – par 

exemple le prononcé d’un séquestre – peuvent également faire l’objet d’un recours 

(GUIDON, Commentaire bâlois, 2e éd. 2014, n° 13 ad art. 393 CPP et les références 

citées); 

 

que le recours, interjeté en temps utile, est recevable, et que par conséquent il y a 

lieu d’entrer en matière; 

 

que la recourante ne présente globalement aucun nouveau grief qui n’a pas déjà 

été tranché par la Cour de céans (v. notamment la décision du Tribunal pénal fédéral 

BB.2017.114 du 23 novembre 2017); 

 

que la recourante ne fait valoir que des arguments d’ordre général qui ne permettent 

pas de comprendre pour quelle raison spécifique, dans le cas d’espèce, le séquestre 

devrait être levé et le prononcé entrepris annulé; 

 

que celle-ci n’étaye ni ne prouve ses allégués, notamment que l’ayant droit 

éonomique (« UBO ») des avoirs bloqués serait un tiers de bonne foi dénommé par 

le recourante « IM » (act. 1, p. 1, 4, 7 et 11); 

 

que dans ces conditions, les motifs ayant mené au séquestre des avoirs litigieux 

apparaissent toujours bien-fondés et la durée de la saisie encore proportionnée, 

notamment du fait que la procédure touche à sa fin; 

 

que par conséquent, le recours doit être rejeté; 

 

que conformément à l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont 

mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou 

succombé; 

 

que les frais de justice au sens des art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal fédéral 

sur les frais, émoluments, dépens, et indemnités de la procédure pénale fédérale 

(RFPPF; RS 173.713.162) seront fixés à CHF 1'000.-- et mis à la charge de la 

recourante. 

 

 

- 5 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge de la recourante. 

 

 

Bellinzone, le 10 juillet 2020 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière: 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- A. AG 

- Ministère public de la Confédération 

- Tribunal pénal fédéral, Cour des affaires pénales 

 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).