# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** eaf9dbe1-56a8-53fe-9e42-ab3fd07c2c15
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-03-07
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Chambre des assurances 07.03.2012 ASS 2011 68
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_006_ASS-2011-68_2012-03-07.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

COUR DES ASSURANCES

LPP 68 / 2011

Présidente a.h. :  Sylviane Liniger Odiet
Juges :  Pierre Broglin et Daniel Logos
Greffière :  Nathalie Brahier

ARRET DU 7 MARS 2012

en la cause liée entre

X.,
 - représentée par Me Franziska Lüthy, c/o Procap Suisse, 2500 Bienne,

demanderesse,

et

la Caisse de pensions de la République et Canton du Jura, Rue Auguste-Cuenin 2, Case 
postale 1132, 2900 Porrentruy,

défenderesse.

______

CONSIDÉRANT

En fait :

A. X. (ci-après la demanderesse) est affiliée auprès de la Caisse de pensions de la 
République et Canton du Jura (ci-après : la défenderesse) depuis le 1er juillet 2000. 
Elle travaillait auprès du home à A. à un taux d'occupation de 30 %. Reconnue 
invalide à 100 % depuis le 1er février 2005, elle touche depuis lors une pension 
d'invalidité à raison de 100 % de son taux d'occupation assuré, à savoir 30 %.

B. Les 5 octobre et 8 novembre 2010, la défenderesse a demandé des renseignements 
à la demanderesse concernant une éventuelle reprise d'activité lucrative.

Le 12 janvier 2011, la défenderesse a procédé à un calcul de surindemnisation dès 
le 1er mars 2010. La demanderesse ayant repris une activité lucrative à 30 % dès 
cette date, la défenderesse a considéré que la rente qu'elle lui allouait était totalement 

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plafonnée et a requis le remboursement des pensions versées du 1er mars au 31 
décembre 2010.

Le 9 février 2011, la demanderesse s'est opposée au plafonnement de sa pension.

Après avoir procédé à un nouveau calcul de surindemnisation sur la base du salaire 
brut réalisé par la demanderesse dès le 1er mars 2010 par Fr 2'058.10 (Fr 1'899.80 x 
13/12), la défenderesse a confirmé le plafonnement de la rente d'invalidité dès la 
reprise de l'activité lucrative à 30 % le 7 avril 2011. Elle a précisé qu'avant son 
invalidité, la demanderesse était assurée pour un taux d'occupation de 30 % 
correspondant à un salaire brut annuel AVS de Fr 25'117.75. Sa reprise d'activité 
lucrative au 1er mars 2010 lui a permis de réaliser un salaire brut annuel AVS de 
Fr 24'697.40. 

C. Par mémoire du 23 août 2011, la demanderesse a introduit une action de droit 
administratif contre la défenderesse, en retenant les conclusions suivantes :

1. Ordonner à la défenderesse de continuer à verser à la demanderesse une pension 
d'invalidité ;

2. Renvoyer le dosser à la défenderesse pour nouveau calcul de surindemnisation 
tenant compte de ce qui précède ;

3. Ordonner à la défenderesse de verser des intérêts moratoires de 5 % sur les 
montants dus, au plus tard à partir du jour du dépôt de la présente action ;

4. Sous suite des frais et dépens à charge de la défenderesse.

Elle fait valoir qu'elle a été engagée au home à partir du 1er juillet 2000. Elle a travaillé 
à un taux d'occupation de 30 % en raison de problèmes physiques dus à une chute 
entraînant un polytraumatisme en 1982. En août 2004, elle a été hospitalisée pour un 
trouble bipolaire, épisode maniaque avec des syndromes psychotiques et a été mise 
au bénéfice d'une rente entière d'invalidité à partir du 1er février 2005. En raison d'une 
meilleure gestion de ses douleurs dues aux problèmes physiques, la demanderesse 
a repris une activité lucrative à 30 % en mars 2010. Son état psychique ne s'est pas 
amélioré et l'empêche de retravailler davantage. La demanderesse conteste le calcul 
de la surindemnisation effectué par la défenderesse. Se fondant sur le revenu annuel 
pris en compte par l'AI par Fr 83'726.- pour le calcul de son taux d'invalidité, elle 
estime que le montant total des revenus qu'elle touche n'excède de loin pas le 90 % 
du revenu dont elle peut être présumée privée. Elle conteste également que l'article 
18 de la loi sur la Caisse de pensions de la République et Canton du Jura se 
rapportant au cumul des prestations puisse s'appliquer à la prévoyance obligatoire 
régie par la LPP et l'OPP 2. En outre, elle relève que la reprise d'une activité lucrative 
professionnelle à 30 % a été possible en raison d'une meilleure gestion des douleurs 
liées aux problèmes physiques, la problématique psychique étant inchangée et 
excluant actuellement une augmentation du taux d'activité, de sorte que le revenu 
obtenu n'est pas un revenu de remplacement pour le revenu obtenu avant l'atteinte 
psychique, mais pour celui obtenu avant l'atteinte physique. Elle relève enfin que 

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seule la part de la rente d'invalidité de l'AI concernant l'atteinte psychique doit être 
intégrée dans le calcul de la surindemnisation.

D. Par mémoire de réponse du 18 novembre 2011, la défenderesse a conclu au débouté 
de la demanderesse de toutes ses conclusions et à la confirmation de sa décision sur 
opposition du 7 avril 2011, sous suite des frais et dépens.

En résumé, elle relève que l'article 18 LCP (ancien article 15 DCP) reprend les termes 
de l'article 24 OPP 2. La demanderesse est assurée pour un taux d'occupation de 
30 % qui correspond au taux auquel elle exerçait son activité lucrative avant son 
invalidité. Il est donc logique qu'elle prenne en tant que gain annuel dont l'assuré est 
présumé privé un salaire adapté à un taux d'occupation de 30 %, soit le taux pour 
lequel la demanderesse est assurée. En outre, le revenu adapté à un taux 
d'occupation de 30 % correspond au traitement de la fonction qu'occupait l'assurée 
avant l'ouverture du droit à des prestations. Ainsi, le montant total des revenus de la 
demanderesse excède le 90 % du revenu dont elle est présumée privée. La 
défenderesse fait valoir en outre que l'article 18 LCP reprend précisément la notion 
de l'article 24 OPP 2, tant pour la prévoyance obligatoire que pour la prévoyance 
surobligatoire. Elle précise que tout revenu provenant d'une activité lucrative, sans 
distinction quant à la cause d'une reprise de l'activité lucrative doit être pris en compte 
dans le calcul de la surindemnisation. S'agissant de la concordance événementielle, 
elle relève que même si elle ne tenait compte que du 30 % de la rente AI, la pension 
d'invalidité serait totalement plafonnée. Elle précise en outre que malgré ses 
demandes, la demanderesse n'a jamais fourni les renseignements nécessaires pour 
déterminer avec exactitude ses revenus.

E. Dans leurs réplique et duplique des 13 décembre 2011 et 4 janvier 2012, les parties 
ont confirmé leur mémoire respectif. Il sera revenu si nécessaire sur leur 
argumentation dans la partie en droit.

En droit :

1. Déposée dans les formes légales devant l'autorité compétente (art. 73 al. 1 LPP ; art. 
93 al. 1 LCP ; art. 147 let. e Cpa), par une personne disposant manifestement de la 
qualité pour agir (art. 148 Cpa), l'action de droit administratif est recevable. Il y a dès 
lors lieu d'entrer en matière.

2. Est litigieux en l'espèce le calcul de surindemnisation effectué par la défenderesse 
suite à la reprise par la demanderesse d'une activité lucrative à 30 %.

3. La défenderesse a procédé au calcul de la surindemnisation des prestations payées 
à la demanderesse dès la reprise d'une activité lucrative le 1er mars 2010. A cette 
date, la loi sur la caisse de pensions de la République et Canton du Jura était déjà en 
vigueur depuis le 1er février 2010 (LCP ; RSJU 173.51), remplaçant le Décret sur la 
Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (DCP). Toutefois, l'article 86 
al. 3 LCP figurant dans les dispositions transitoires prévoit que, pour les prestations 

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en cours au jour de l'entrée en vigueur de la présente loi, l'article 15 de l'ancien DCP 
s'applique jusqu'au 31 décembre qui suit l'entrée en vigueur de la présente loi. Cette 
réglementation respecte les principes de droit transitoire, selon lesquelles les 
nouvelles dispositions légales (et par analogie aussi réglementaires) sur la 
surindemnisation s'appliquent à partir de leur entrée en vigueur aux prestations en 
cours (ATF 134 V 64 consid. 2.3.1, 122 V 316 consid. 3c). Il convient donc d'examiner 
le cas d'espèce sous l'angle de l'article 15 DCP jusqu'au 31 décembre 2010 et sous 
l'angle de l'article 18 LCP dès le 1er janvier 2011. 

4.
4.1 Le Conseil fédéral édicte des dispositions afin d'empêcher que le cumul de 

prestations ne procure un avantage injustifié à l'assuré ou à ses survivants (art. 34a 
al. 1 LPP ; RS 831.40). Remplissant le mandat que lui confie la loi, le Conseil fédéral 
a adopté l'article 24 al. 1 et 2 OPP 2 (RS 831.441.1). Selon cette disposition, dans sa 
teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2011, l’institution de prévoyance peut réduire 
les prestations d’invalidité et de survivants dans la mesure où, ajoutées à d’autres 
revenus à prendre en compte, elles dépassent 90 % du gain annuel dont on peut 
présumer que l’intéressé est privé. Sont considérées comme des revenus à prendre 
en compte les prestations d’un type et d’un but analogues qui sont accordées à l’ayant 
droit en raison de l’événement dommageable, telles que les rentes ou les prestations 
en capital prises à leur valeur de rentes provenant d’assurances sociales ou 
d’institutions de prévoyance suisses et étrangères, à l’exception des allocations pour 
impotents, des indemnités pour atteinte à l’intégrité et de toutes autres prestations 
semblables. Est aussi pris en compte le revenu provenant d’une activité lucrative 
exercée par un assuré invalide ou le revenu de remplacement ainsi que le revenu ou 
le revenu de remplacement que celui-ci pourrait encore raisonnablement réaliser. 

La modification législative apportée à cette disposition et entrée en vigueur le 
1er janvier 2012 est sans incidence sur le cas présent dès lors qu'elle concerne le 
revenu supplémentaire réalisé pendant l’exécution d’une mesure de nouvelle 
réadaptation au sens de l’article 8a LAI.

4.2 La loi sur la caisse de pensions de la République et Canton du Jura en vigueur depuis 
le 1er février 2010 (LCP ; RSJU 173.51) règle à son article 18 al. 1 le calcul de la 
surindemnisation. Selon cette disposition, si le montant des pensions servies par la 
Caisse, augmentées des prestations de l'AVS ou de l'AI fédérales, de la LAA, de 
l'assurance militaire fédérale, ainsi que de toute autre institution d'assurance ou de 
prévoyance au financement de laquelle les employeurs affiliés ont participé en tout 
ou partie, excède 90 % du traitement de la fonction qu'occupait l'assuré avant le jour 
de l'ouverture du droit à prestations, la Caisse réduit ses prestations à due 
concurrence et toutes dans la même proportion. Sont également pris en compte le 
revenu provenant d'une activité lucrative exercée par un invalide ou le revenu de 
remplacement ainsi que le revenu ou le revenu de remplacement que celui-ci pourrait 
encore raisonnablement réaliser.
Jusqu'au 31 janvier 2010, le DCP connaissait une disposition similaire à l'article 
18 LCP, le plafond étant toutefois porté à 95 % du traitement de la fonction 

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qu'occupait l'assuré avant le jour de l'ouverture du droit à prestations (cf. art 15 al. 1 
DCP dans sa teneur en vigueur du 1er janvier 2008 au 31 janvier 2010, respectivement 
au 31 décembre 2010 eu égard à l'article 86 al. 3 LCP).

4.3 Les règlements des institutions de prévoyance de droit public doivent être interprétés 
selon les règles ordinaires de l’interprétation des lois, contrairement aux institutions 
de droit privé dont les règles doivent être interprétées selon le principe de la confiance 
(SVR BVG 1998 p.13 consid. 4b, SZS 1996, p. 143, consid. 3 a). Pour l'interprétation 
d'une nouvelle disposition, il y a lieu d'appliquer les principes reconnus par la 
jurisprudence constante en la matière. D'après celle-ci, la loi s'interprète en premier 
lieu selon sa lettre. Il n'y a lieu de déroger au sens littéral d'un texte clair par voie 
d'interprétation que lorsque des raisons objectives permettent de penser que ce texte 
ne restitue pas le sens véritable de la disposition en cause. Si le texte n'est pas 
absolument clair, si plusieurs interprétations de celui-ci sont possibles, il convient de 
rechercher quelle est la véritable portée de la norme, en la dégageant de tous les 
éléments à considérer, soit notamment des travaux préparatoires, du but de la règle, 
de son esprit, ainsi que des valeurs sur lesquelles elle repose ou encore de sa relation 
avec d'autres dispositions légales. (ATF 134 I 184 consid. 5.1 ; 134 V 1 consid. 7.2 ; 
ATF 133 III 487 consid. 4.1).

4.4 Il ressort de la rédaction même de l’article 18 al. 1 LCP que le législateur entendait 
appliquer strictement l’article 24 OPP 2 au calcul des prestations de surindemnisation 
dans le cadre de la LCP. Le message du Gouvernement au Parlement (Journal des 
Débats du 23 septembre 2009, p. 596 = JDD 2009 p. 596) ne permet en outre pas 
une autre interprétation de cette disposition. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de 
faire de différence dans la manière de calculer la surindemnisation entre l’article 18 
LCP et l’article 24 OPP 2. En outre, sous l’empire du DCP, l’article 15 al. 1 DCP se 
différenciait de l’article 24 OPP 2 dans la mesure où le plafonnement était fixé à 95 
%. 

Dans ces conditions, il convient d’apprécier le cas d’espèce à la lumière de la 
disposition fédérale, un éventuel plafonnement à 95 % étant réservé jusqu’au 
31 janvier 2010.

5. Il découle de l’article 34a al. 1, LPP et du titre de l’article 24 OPP 2 que l’interdiction 
de la surindemnisation a pour but d’empêcher des avantages injustifiés. La personne 
assurée ne doit pas être placée dans une situation financière meilleure que celle qui 
aurait été la sienne si le risque de l’invalidité ne s’était pas réalisé, mais tout au plus 
égale à celle-ci (ATF 137 V 20 consid. 5.3.4 et les références).

Selon la jurisprudence (ATF 135 V 33 consid. 5.1), ne peuvent être prises en compte 
dans le calcul de surindemnisation que les prestations de nature et de but identiques 
qui sont accordées à l'assuré en raison de l'événement dommageable. Aussi bien 
l'article 24 al. 2 OPP 2 qui fait mention de "prestations d'un type et d'un but 
analogues", pour la prévoyance professionnelle obligatoire, que l'article 69 al. 1 LPGA 
(RS 830.1) qui se réfère aux "prestations de nature et de but identiques", disposition 

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applicable aux branches d'assurance autres que la prévoyance professionnelle, 
posent le principe général dit de la concordance des droits ("Kongruenzprinzip" ; ATF 
126 V 468 consid. 6a ; ATF 124 V 279 consid. 2a et les références citées), auquel il 
y a lieu de reconnaître une portée générale en matière d'assurance sociale (ATF 129 
V 150 consid. 2.2). En outre, il y a concordance événementielle lorsque les 
événements à la base des prestations coïncident entre eux. La concordance 
événementielle peut jouer un rôle lorsque l’invalidité déclarée totale au regard du droit 
de l’assurance-invalidité repose sur plusieurs atteintes à la santé différentes, alors 
que, du point de vue de l’institution de prévoyance devant verser les prestations, une 
seule atteinte à la santé est déterminante. Dans ce cas le calcul de la 
surindemnisation dans la prévoyance professionnelle n’intègre que la partie de la 
rente d’invalidité de l’AI qui concerne la même atteinte à la santé que celle pour 
laquelle l’institution de prévoyance doit intervenir. L’institution de prévoyance doit, 
pour ce faire, procéder à un examen des différentes causes qui ont provoqué 
l’invalidité totale (MARC HURZELER, LPP et LFLP, Commentaire Stämpfli, no 26 ad art. 
34a LPP et la jurisprudence citée).

6. Il convient dès lors d'examiner les griefs de la recourante à l'encontre du calcul de la 
surindemnisation opéré par la défenderesse dans son courrier du 7 avril 2011 à la 
lumière de ces principes.

6.1 Au cas particulier, il n'est pas contesté que la demanderesse a repris une activité 
professionnelle à 30 % en mars 2010, réalisant un salaire brut de Fr 2'058.10 par 
mois (Fr 1'899.80 x 13/12), soit 24'697.20 par an. C'est donc à juste titre que la 
défenderesse a procédé à un nouveau calcul de surindemnisation (cf. art. 18 al. 4 
LCP/ art. 15 al. 4 DCP), étant précisé que la demanderesse n'est assurée auprès de 
la défenderesse que pour un taux d'activité de 30 % et non pas de 100 %. Cela étant, 
c'est à tort que la demanderesse requiert que l'on prenne en compte le salaire qu'elle 
réaliserait si elle était occupée à plein temps soit Fr 83'726.-, compte tenu de son taux 
d'activité de 30 % assuré auprès de la défenderesse. A cet égard, il sied de relever 
que le 30 % du montant revendiqué représente justement à Fr 25'117.80, soit le 
montant pris en compte par la défenderesse pour le calcul de la surindemnisation dès 
le 1er mars 2010 (cf. courrier du 7 avril 2010).

En outre, contrairement aux allégués de la réplique, il n'existe aucune différence entre 
l'article 24 OPP 2 et l'article 18 LCP quant à la définition du revenu dont on peut 
présumer que la demanderesse est privée. En effet, on peut présumer en l'espèce 
que cette dernière, sans ses problèmes de santé ayant conduit à son invalidité 
lorsqu'elle était affiliée à la défenderesse à un taux de 30 %, aurait continué à exercer 
cette activité. L'article 18 LCP, en parlant de "traitement de la fonction qu'occupait 
l'assuré avant le jour de l'ouverture du droit à prestations", ne dit pas autre chose. Il 
n'existe par conséquent aucune raison de s'écarter du montant du traitement de la 
fonction retenu par la défenderesse en classe 12 H/08 +13e salaire et 
renchérissement de Fr 25'117.75 par an, soit Fr 2'093.15 par mois, ce montant 
correspondant au traitement de la fonction qu'occupait l'assuré avant le jour de 
l'ouverture du droit à prestation, augmenté du renchérissement. C'est ce montant qui 

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doit servir de base au calcul du plafond conformément aux articles 18 LCP, 
respectivement 15 DCP. 

6.2 La demanderesse ne saurait pas non plus être suivie lorsqu'elle conteste la prise en 
compte du revenu qu'elle réalise en ayant repris une activité lucrative à 30 % depuis 
mars 2010, estimant que ce revenu provient d'une amélioration de son état de santé 
physique et non psychique, alors même que l'incapacité de travail ayant donné 
naissance à la rente versée par la défenderesse est due à la seule composante 
psychique. La position de la demanderesse va à l'encontre de la jurisprudence 
(TF 9C_40/2008 du 4 septembre 2008 consid. 6 et la jurisprudence citée). C'est donc 
à juste titre que le revenu réalisé par la demanderesse doit être pris en compte dans 
le calcul de la surindemnisation. En outre, on ne se trouve pas dans la situation où la 
demanderesse serait assurée auprès de plusieurs caisses de pensions comme elle 
l'admet du reste à la page 5 sa réplique, de sorte que l'on ne saurait pas non plus 
faire application de la jurisprudence précitée (cf. TF 9C_40/2008 consid. 6 in fine). 
Dans ces conditions, ne pas tenir compte du revenu réalisé par la demanderesse 
mettrait l'intéressée dans une situation plus favorable que celle qui aurait été la sienne 
si le risque de l’invalidité ne s’était pas réalisé, contrevenant ainsi à la ratio legis des 
articles 34a LPP et 24 OPP 2 (cf. consid. 5).

6.3 S'agissant de la rente de l'assurance-invalidité, la question de savoir à quel taux elle 
doit être prise en compte dans le calcul du taux d'invalidité peut être laissée ouverte 
dans la mesure où le calcul de la surindemnisation atteint les limites de 90 %, 
respectivement 95 %, même en ne prenant en compte que le 30 % de la rente de 
l'assurance-invalidité perçue par la demanderesse auprès de la CIAB comme le 
démontre le calcul effectué dans le mémoire de réponse du 18 novembre 2011.

7. Au vu de ce qui précède, l'action doit être rejetée dans son intégralité.

8. La procédure est gratuite (art. 73 LPP). Il n'est pas alloué de dépens à la 
demanderesse qui succombe, ni à la défenderesse (ATF 126 V 144).

PAR CES MOTIFS
LA COUR DES ASSURANCES

rejette

la demande ;

dit

que la procédure est gratuite ;
n'alloue pas

de dépens ;

8

informe

les parties des voie et délai de recours, selon avis ci-après ;

ordonne

la notification du présent arrêt :
- à la demanderesse, par sa mandataire, Me Franziska Lüthy, c/o Procap Suisse, Service 

juridique, Flore 30, Case postale, 2500 Bienne ;
- à la défenderesse, la Caisse de pensions de la République et Canton du Jura, Avenue 

Cuenin 2, Case postale 1132, 2900 Porrentruy ;
- à l'Office fédéral des assurances sociales, Effingerstrasse 20, 3003 Berne.

Porrentruy, le 7 mars 2012

AU NOM DE LA COUR DES ASSURANCES
La présidente a.h : La greffière :

Sylviane Liniger Odiet Nathalie Brahier 

Communication concernant les moyens de recours :

«Il vous est loisible de déposer un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral contre le présent 
jugement, conformément aux dispositions de la LTF, en particulier aux articles 42, 82 ss et 90 ss LTF, dans un 
délai de 30 jours à partir de la date où ce jugement vous a été notifié (art. 100 LTF). Ce délai ne peut pas être 
prolongé (art. 47 al. 1 LTF). 
 
Le mémoire de recours sera adressé au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne.

Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Il doit exposer 
succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF).

Le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte 
ou en violation du droit au sens de l’article 95, et si la correction du vice est susceptible d’influer sur le sort de la 
cause (art. 97 al. 1 LTF). Si la décision qui fait l’objet d’un recours concerne l’octroi ou le refus de prestations en 
espèces de l’assurance-accidents ou de l’assurance militaire, le recours peut porter sur toute constatation 
incomplète ou erronée des faits (art. 97 al. 2 LTF)
Les décisions préjudicielles ou incidentes sont susceptibles de recours aux conditions des articles 92 et 93 LTF.

Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire. Il en va de même du jugement 
attaqué (art. 42 al. 3 LTF).»