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**Case Identifier:** e4a61373-cf25-574c-b50e-d2bfc4b688e6
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-01-02
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 02.01.2015 C1 14 333
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C1-14-333_2015-01-02.pdf

## Full Text

Par arrêt du 17 mars (5A_98/2015), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours 

en matière civile interjeté par X_________ contre ce jugement 

C1 14 333 

 

 

Tribunal cantonal du Valais 

LE JUGE DE LA II
e
 COUR CIVILE 

 

Stéphane Spahr, assisté de Laure Ebener, greffière, siégeant à Sion, le 2 janvier 2015; 

 

dans la cause civile 

 

X_________, recourant, représenté par M
e
 A_________ 

 

contre 

 

la décision du 2 décembre 2014 rendue par l'Autorité intercommunale de protection de 

l’enfant et de l’adulte de B_________ 

 

 

 

(placement à des fins d'assistance; examen périodique) 

  

- 2 - 

Vu 

 

le placement de X_________ à des fins d'assistance auprès de l'Hôpital psychiatrique 

de C_________ prononcé le 17 janvier 2014 par la Dresse D_________, à la suite d'un 

épisode de troubles graves du comportement avec menaces hétéro-agressives à la 

E_________, à F_________;  

le rapport d'expertise du 31 janvier 2014, établi dans le cadre de la procédure d'appel 

au juge (art. 439 al. 1 ch. 1 CC) qui s'en est suivie, dans lequel le Dr G_________, 

psychiatre, a indiqué que le (nouveau) placement ordonné était "totalement justifié", 

qu'il "se justifie encore plus aujourd'hui et ceci pour une durée de plusieurs mois très 

certainement au vu des expériences passées, ceci afin de donner une chance à ce 

qu'un minimum de conscience de la réalité se réveille chez lui dans l'espoir qu'il puisse 

adhérer à un suivi psychiatrique et à l'acceptation d'une médication neuroleptique lui 

permettant un minimum de stabilité. Ce n'est en effet qu'avec un apaisement de longue 

durée procuré par les médicaments neuroleptiques, que les symptômes psychotiques 

auront une chance de diminuer et que la partie saine pourra prendre à nouveau place 

avec - idéalement - une prise de conscience des vécus morbides passés. (…) Toutes 

les tentatives ambulatoires de prise en soin se sont malheureusement soldées par un 

échec faute de collaboration de la part de Monsieur X_________, ce que l'on ne peut 

cependant que partiellement lui reprocher du fait de son absence totale de 

reconnaissance de sa maladie, un des symptômes fondamentaux des troubles 

psychotiques dont il souffre. Il faut beaucoup de constance et un travail de longue 

haleine pour avoir une chance d'atteindre le noyau psychotique qui le met en rupture 

de la réalité et lui fait croire à l'absence de maladie. Par ailleurs le phénomène de la 

porte tournante des hospitalisations à répétition de plus en plus rapprochées qui s'est 

engagé depuis plusieurs années est un facteur aggravant et doit absolument être 

interrompu. Un suivi ambulatoire ne sera possible et éventuellement thérapeutique que 

lorsque Monsieur X_________ aura commencé à accepter qu'il présente des troubles 

du registre de la psychose (…)"; 

les explications, également contenues dans ce rapport d'expertise, selon lesquelles 

X_________ est "totalement anosognosique ne reconnaissant aucune maladie ou 

trouble, se montrant irrité et menaçant tout en tentant de se contrôler lorsque [est] 

évoqu[ée] la question de ses troubles psychiques" : "Il nie avec véhémence avoir 

montré quelque signe d'agressivité que ce soit. (…) Confronté plus directement aux 

informations obtenues, il se montre encore plus agressif et menaçant verbalement, 

- 3 - 

reprenant ses idées de complots fomentés contre lui par les autorités et les 

psychiatres. (…) Il refuse de parler de tous les sujets délicats accusant les médecins et 

le monde entier de l'avoir spolié et de profiter de lui. (…) Monsieur X_________ refuse 

donc évidemment toute prise de soin et toute médication. Sachant cependant que c'est 

la seule façon de pouvoir quitter l'hôpital (…) Monsieur X_________ accepte de 

prendre les médicaments quelque temps, puis interrompt les suivis ce qui le conduit 

inexorablement à une nouvelle décompensation. Totalement coupé de la réalité 

environnante et de l'impact de ses comportements sur autrui, Monsieur X_________ vit 

dans un monde totalement isolé avec une conception du monde et des relations 

totalement 'privée' et détachées de la réalité. (…) Le cycle des décompensations et 

des hospitalisations qui s'en suivent ont pris maintenant un tel rythme (trois 

hospitalisations en placement à des fins d'assistance en moins d'une année) qu'il faut à 

mes yeux à tout prix arriver à enrayer cette spirale infernale. Aujourd'hui Monsieur 

X_________ présente une incapacité de discernement complète concernant sa santé 

psychique, et ceci tant dans sa composante cognitive (effet propre de sa maladie) que 

volitive (opposition formelle à toute mesure thérapeutique)."; 

le procès-verbal de la séance du 11 février 2014 lors de laquelle l'Autorité 

intercommunale de protection de l'adulte et de l'enfant de B_________, ou AIPEA de 

H_________ (ci-après : l'APEA), a procédé à l'audition de X_________; 

la décision de "mesures provisionnelles" du 18 février 2014 au terme de laquelle 

l'APEA a prononcé le placement à des fins d'assistance de X_________ au Centre des 

soins hospitaliers de C_________ pour une durée indéterminée, a chargé le 

Dr G_________ de compléter le rapport d'expertise du 31 janvier 2014, après quoi une 

nouvelle décision serait rendue;  

le rapport du 24 mars 2014, sollicité par l'APEA, dans lequel l'expert judiciaire a 

notamment relevé ce qui suit : "Dans les moments de décompensation, 

M. X_________ représente un réel danger, dans la mesure où il peut être totalement 

imprévisible. Il est utile à cet égard d'évoquer l'entretien avec la Dresse I_________, 

lors duquel il m'a été confirmé que même le cadre hospitalier n'était toujours pas 

suffisant à contenir les réactions de M. X_________, bien que médiqué. En effet, à 

quelques occasions, les interactions avec d'autres patients ont failli tourner au drame, 

M. X_________ n'arrivant pas à mesurer l'impact de ce qu'il disait à certaines 

personnes. (…) Elle a même décrit qu'à chaque occasion où le neuroleptique dépôt 

devait être réinjecté, cela posait de nouveau des problèmes, M. X_________ essayant 

par tous les moyens d'éviter cette prise de médicament. (…) Au vu de la longue 

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évolution, de la perpétuation du phénomène de la porte tournante avec des réitérations 

de placements à des fins d'assistance de plus en plus bruyants, impliquant à chaque 

fois des risques de violence plus importants, une longue hospitalisation doit être 

envisagée afin de poser un cadre le plus structurant et le moins menaçant pour 

l'avenir. Un suivi ambulatoire n'est, à mes yeux, envisageable qu'à condition qu'un 

réseau médico-psycho-social très structuré et solide soit mis en place et ceci ne sera 

possible qu'avec une collaboration étroite et indéfectible de l'ensemble des partenaires 

du réseau, ce qui aujourd'hui n'est manifestement pas le cas, le Dr. J_________, son 

médecin généraliste, ayant jeté l'éponge après des années de patience. Après 

l'hospitalisation, le passage par une institution socio-éducative aux compétences 

reconnues loin à la ronde, tel le K_________ à L_________, me paraît être la seule 

solution envisageable avant de même pouvoir rêver à un réseau ambulatoire qui tienne 

la route, faute de quoi ce phénomène de la porte tournante se perpétuera avec un jour 

ou l'autre malheureusement une issue dramatique d'une façon ou d'une autre. Le 

risque est en effet majeur dans cette situation où M. X_________ est connu comme le 

loup blanc, pouvant se mettre dans des états de colère et d'agressivité de façon 

totalement imprévisible lorsqu'il n'est pas médiqué, ni suivi. Une mesure de PAFA 

ambulatoire n'aurait à mes yeux, aucune prise sur lui dans ces moments de 

décompensation."; 

la décision du 15 avril 2014, au terme de laquelle l'APEA a prononcé le dispositif 

suivant : 

"1. Le placement à des fins d'assistance de M. X_________ est confirmé au Centre de soins 

hospitaliers de C_________ pour une durée indéterminée. 

 2. L'AIPEA de H_________ est seule compétente pour ordonner la libération de M. 

X_________. La Direction du Centre de soins hospitaliers de C_________ avisera l'AIPEA 

de H_________ dès que les conditions du placement ne seront plus remplies. 

 3. Un nouvel examen de la situation aura lieu au plus tard dans six mois. 

 3. Les frais de procédure s'élevant à 3151 fr. 30 seront mis à la charge de l'Etat du Valais au 

titre de l'assistance judiciaire. 

 4. Les frais d'honoraires et débours de Me A_________, soit 1458 fr., seront mis à la charge 

de l'Etat du Valais au titre de l'assistance judiciaire. 

 5. Tout recours est privé de l'effet suspensif."; 

le jugement du 15 mai 2014 du Tribunal cantonal et l'arrêt rendu le 8 juillet 2014 par le 

Tribunal fédéral rejetant les recours successifs interjetés par X_________;  

- 5 - 

la décision, intitulée "mesures superprovisionnelles", rendue le 7 octobre 2014 par le 

Président de l'APEA, dont le dispositif est libellé comme suit : 

"1. Le placement à des fins d'assistance de M. X_________ est maintenu au Centre de soins 

hospitaliers de C_________, à titre provisoire; 

 2. Un délai de dix jours est accordé à M. X_________ pour se déterminer, par écrit, sur la 

présente décision. Il sera entendu dès que possible par l'AIPEA de H_________. La 

convocation sera envoyée ultérieurement. 

 3. Tout recours est privé de l'effet suspensif, au sens de l'art. 450e al. 2 CC. 

 4. Les frais de la présente décision sont renvoyés en fin de cause."; 

le recours formé le 27 octobre 2014 contre cette décision, dans lequel X_________ a 

sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite, et au terme duquel il a conclu à 

l'annulation de la décision entreprise, requérant qu'il soit mis fin à son hospitalisation 

non volontaire et que les frais et dépens soient supportés par la commune de 

B_________ 

la décision du 31 octobre 2014 par laquelle le juge soussigné a déclaré le recours 

irrecevable, en tant qu'il était dirigé contre une décision rendue à titre 

superprovisionnel;  

la décision du 2 décembre 2014, expédiée le 9 décembre suivant, par laquelle l'APEA 

a prononcé ce qui suit : 

"1. Le placement à des fins d'assistance de M. X_________ est maintenu au Centre de soins 

hospitaliers de C_________, à titre provisoire; 

 2. Une nouvelle décision sera rendue par l'AIPEA de H_________ après le dépôt du rapport 

d'expertise requis; 

 3. Tout recours est privé de l'effet suspensif, au sens de l'art. 450e al. 2 CC. 

 4. Les frais de la présente décision sont renvoyés en fin de cause."; 

le recours interjeté le 19 décembre 2014 par X_________ contre cette décision, au 

terme duquel il conclut à ce que celle-ci soit annulée et à ce qu'il soit mis fin à 

l'hospitalisation non volontaire ordonnée jusqu'à ce jour, sous suite de frais et dépens; 

la requête d'assistance judiciaire contenue dans cette écriture; 

le dépôt par l’APEA de son dossier, le 30 décembre 2014; 

  

- 6 - 

 

Considérant 

 

que le tribunal cantonal est compétent pour connaître des recours contre les décisions 

rendues par l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (art. 114 al. 1 let. c ch. 4 

LACC); 

que, selon l’article 114 al. 2 LACC, un juge unique peut connaître des recours de la 

compétence du tribunal cantonal; 

que, dans le domaine du placement à des fins d’assistance, le délai de recours est de 

dix jours à compter de la notification de la décision (art. 450b al. 2 CC); que le recours 

ne doit pas être motivé, même s’il doit être néanmoins formé par écrit (art. 450e al. 1 

CC); 

qu’en l’occurrence, le recours, déposé le 19 décembre 2014, a été formé en temps 

utile et dans les formes prescrites; que le recourant, directement concerné par la 

décision entreprise, a qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC); 

qu'à teneur de l'article 426 al. 1 CC, une personne peut être placée dans une institution 

appropriée lorsque, en raison de troubles psychiques, d'une déficience mentale ou d'un 

grave état d'abandon, l'assistance ou le traitement nécessaires ne peuvent lui être 

fournis d'une autre manière; que, selon l'alinéa 3 de cette disposition, la personne 

concernée est libérée dès que les conditions du placement ne sont plus remplies;  

que l'article 431 CC dispose que, dans les six mois qui suivent le placement, l'autorité 

de protection examine si les conditions du maintien de la mesure sont encore remplies 

et si l'institution est toujours appropriée (al. 1); qu'elle entreprend un deuxième examen 

au cours des six mois qui suivent, et, par la suite, effectue l'examen aussi souvent que 

nécessaire, mais au moins une fois par an (al. 2); que cette disposition constitue un 

complément concret au principe général inscrit à l'article 426 al. 3 CC, dont la teneur a 

été reproduite supra (GUILLOD, in Protection de l'adulte, Commentaire du droit de la 

famille, 2013, n. 3 ad art, 431 CC);  

que, sous l'empire de l'ancien article 397e ch. 5 CC (privation de liberté à l'encontre 

d'un malade psychique), le recours à un expert était nécessaire pour chaque décision 

de placement, de prolongation de placement et de libération de la personne placée, 

indépendamment de l'issue de la procédure; qu'un rapport actuel était en outre exigé; 

qu'il n'en va pas autrement sous le nouveau droit (ATF 140 III 101 consid. 2.6); 

- 7 - 

que, lorsqu'il faut, comme en l'espèce, décider du maintien du placement de la 

personne concernée dans une institution, à des fins d'assistance, l'expertise exigée par 

l'article 450e al. 3 CC doit indiquer si et dans quelle mesure il y a eu un changement 

dans les faits pertinents constatés par l'expertise initiale (ATF 140 précité consid. 2.7);  

que, selon plusieurs auteurs, si l'autorité de protection omet de procéder à l'un des 

contrôles exigés par l'article 431 CC, la mesure de placement ne tombe pas 

automatiquement; qu'elle reste valable; que, toutefois, l'autorité commet un déni de 

justice dont la personne placée ou l'un de ses proches peut se plaindre par la voie du 

recours devant le juge compétent (GEISER/ETZENBERGER, Commentaire bâlois, 2012, 

n. 23 sv. ad art. 431 CC; ROSCH, in Schweizerisches Zivilgesetzbuch, Kurzkommentar, 

2012, n. 3 ad art. 431 CC; SCHMID, Erwachsenenschutz, 2010, n. 2 ad art. 431 CC); 

que cet avis est convaincant, compte tenu du caractère protecteur d'une mesure de 

placement à des fins d'assistance; 

qu'en l'occurrence, dès le mois de juillet 2014, l'APEA a entrepris de déterminer si le 

placement de X_________ à l'Hôpital de C_________ restait nécessaire, à la suite 

d'un courrier du 7 mai 2014 de M_________SA indiquant que, selon leur médecin-

conseil, cette mesure ne se justifiait plus, puis à la lumière d'un courrier du 30 juillet 

2014 de médecins de l'Hôpital de C_________ indiquant que des soins psychiatriques 

hospitaliers n'étaient, de leur point de vue, plus nécessaires; qu'une "séance de 

réseau" s'est déroulée le 24 septembre 2014 afin de déterminer les mesures que 

justifiait la situation de l'intéressé;  

que, le 7 octobre 2014, à titre de mesures superprovisionnelles, le président de l'APEA 

a maintenu le placement de X_________ à l'Hôpital de C_________, jusqu'à décision 

de l'autorité collégiale, à rendre après audition de l'intéressé; 

que, le 11 novembre 2014, l'APEA a confié au Dr G_________ le mandat d'effectuer 

une expertise tendant à déterminer si les éléments de fait constatés dans l'expertise 

recueillie dans le cadre de la décision de placement initiale s'étaient modifiés;  

que, le 25 novembre 2014, dans sa composition ordinaire, elle a procédé à l'audition 

de X_________;  

que, dans la mesure où elle ne disposerait pas du rapport d'expertise avant la fin du 

mois de janvier 2015, elle a estimé qu'il lui appartenait de rendre, dans l'intervalle, une 

décision provisoire, rendue le 2 décembre 2014; 

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que, dans ce prononcé, elle a considéré que la situation de X_________ nécessitait le 

maintien de son placement; que, selon l’autorité intimée, l'intéressé est atteint d'une 

affection psychiatrique sévère chronique et invalidante; qu'il n'a conscience ni de sa 

maladie, ni de son besoin de traitement; qu'il peut se montrer très agressif lorsqu'il 

arrête sa médication et représente un réel danger, dans la mesure où il peut être 

totalement imprévisible; que, jusqu'à présent, toutes les tentatives de suivis 

ambulatoires se sont soldées par un échec; qu'en séance du 25 novembre 2014, il a 

confirmé ne pas vouloir intégrer une institution mais accepter la venue d'infirmiers et de 

médecins à domicile, avant de déclarer ne pas avoir besoin de soins et ne pas être 

malade; qu'ainsi, devant son manque de collaboration, le placement reste la seule 

solution; que cela est d'ailleurs corroboré par le jugement prononcé par le juge III du 

district de N_________, expédié le 1
er

 décembre 2014, soumettant X_________ à un 

traitement institutionnel dans un établissement psychiatrique approprié au sens de 

l'article 59 CP; que, dès lors qu'il est formellement opposé à intégrer une institution, et 

qu'un minimum de collaboration de la personne constitue une condition d'admission, 

seul l'Hôpital de C_________ est en mesure, à l'heure actuelle, de fournir à 

X_________ le traitement et l'assistance dont il a besoin; 

que X_________ réclame la levée de son placement;  

qu'il se plaint premièrement d'une violation de l'article 431 al. 1 CC; qu'il fait valoir que 

l'examen périodique aurait dû être mené au plus tard pour le 24 septembre 2014, dès 

lors qu'un premier contrôle périodique avait été opéré en date du 24 mars 2014; qu'or, 

le deuxième examen n'a été effectué que le 15 octobre 2014;  

qu'il en déduit que la mesure de placement en cours est dépourvue de tout fondement 

légal; 

qu'il reproche ensuite à l'APEA de ne pas avoir procédé au contrôle "individuel" et 

"approfondi" que prescrit l'article 431 CC; qu'il soutient qu'un placement en milieu 

hospitalier, dans sa situation, ne respecte pas le principe de la proportionnalité, dès 

lors qu'un cadre ambulatoire est suffisant, à condition qu'il soit suffisamment strict et 

contrôlé;  

que, se référant à un article du Dr Gérard Niveau dans la Revue Médicale Suisse 

(année 2012, vol. 8, p. 1739-1942), il fait valoir qu'il y a lieu de privilégier un traitement 

ambulatoire, dans la mesure où "l'évitement des hospitalisations est souhaité en tant 

que facteur de rupture en elles-mêmes, mais également en regard des nombreux 

- 9 - 

phénomènes périphériques susceptibles d'accentuer, lors de chaque nouvelle 

décompensation, la stigmatisation du patient psychique et sa désocialisation"; 

qu'il soutient que l'APEA "ne démontre en aucune manière" qu'un besoin d'assistance 

ou de traitement ne peut être prodigué autrement que par une telle mesure privative de 

liberté;  

qu'il se réfère en sus à un courrier du 30 juillet 2014 de l'Hôpital de C_________ à 

l'APEA, selon lequel il n'aurait plus besoin de soins hospitaliers sur le plan 

psychiatrique, cet état de fait permettant en conséquence d'envisager sa sortie, 

l'institution l’ayant d'ailleurs formellement requise dans ledit courrier;  

qu'il se prévaut également d'un courrier de l'hôpital du 3 octobre 2014, qui confirme 

une bonne stabilité de son état psychique, avec encore une diminution de ses 

comportements antisociaux, et requiert une nouvelle fois sa sortie;  

qu'il relève en sus que, lors d'une séance du 7 octobre 2014 tenue par l'APEA, le 

directeur de la O_________ a proposé une alternative au placement, soit de mandater 

une pharmacie pour assurer la prise d'un traitement journalier; 

qu'il reproche à l'APEA de ne pas avoir mis en œuvre, ne serait-ce qu'à l'essai, cette 

solution, davantage conforme au principe de la proportionnalité;  

qu'il soutient que l'autorité précédente a opéré un raisonnement résolument orienté 

vers le passé, en arguant que "jusqu'ici, toutes les tentatives de suivis ambulatoires se 

sont soldées par un échec;  

qu'il voit dans le raisonnement de l'APEA un facteur d'immobilisme qui contraste avec 

les progrès constatés par les médecins de l'Hôpital de C_________ et qui est 

précisément combattu par l'article 431 CC; 

qu'il rappelle que l'article 426 al. 3 CC commande de libérer la personne concernée 

lorsque les conditions du placement ne sont plus réunies; 

qu'il argumente enfin que la mesure actuelle est d'autant plus disproportionnée que le 

prochain rapport d'expertise ne sera, aux dires de l'APEA, rendu qu'à la fin du mois de 

janvier 2015;  

que le juge de céans considère que, en tant qu'aucune décision "définitive" n'a encore 

été prise par l'APEA quant au maintien du placement de X_________ à l'Hôpital de 

- 10 - 

C_________, il y a lieu de constater une violation du principe de célérité (cf. not. art. 5 

ch. 4 CEDH); qu'en effet, depuis la fin du mois de juillet 2014, à tout le moins, les 

médecins de cette institution estiment que la mesure prononcée n'est plus justifiée, ce 

dont l'APEA a été immédiatement informée; que, certes, celle-ci a immédiatement 

entrepris de déterminer quelles mesures la situation de X_________ nécessitait; 

qu'elle a régulièrement donné suite au dossier, organisant notamment une "séance de 

réseau" destinée à définir les solutions envisageables; que, cela étant, ce n'est que le 

11 novembre 2014 que l'autorité a ordonné l'expertise nécessaire, confiée au 

Dr G_________, soit hors du délai prévu à l'article 431 CC; qu'à ce jour, le rapport n'a 

pas encore été rendu;  

que, vu les considérations posées plus haut, l'écoulement du temps ne signifie pas que 

le placement a automatiquement pris fin; que, de même, cette circonstance ne saurait 

conduire l'autorité de céans à prononcer sans autre la levée du placement; qu'une telle 

mesure est prise pour protéger la personne concernée, ainsi que les tiers, de sorte qu'il 

ne doit y être mis fin que si les motifs qui l'ont dictée ont disparu;  

qu'il ressort des actes de la cause que la situation de X_________ reste 

vraisemblablement précaire;  

que, certes, par courriers des 30 juillet et 3 octobre 2014, les Drs P_________, 

Q_________ et R_________ ont requis la sortie de X_________, au motif qu'un 

placement en milieu hospitalier n'était plus, de leur point de vue, justifié, le suivi à 

fournir étant désormais avant tout éducatif;  

qu'on lit toutefois dans ces mêmes courriers que toute interruption du traitement actuel 

(médication psychotrope) aurait comme effet un déséquilibre psychique rapide et 

probablement à nouveau des troubles du comportement importants; que le traitement 

devrait être contrôlé par un médecin psychiatre, dont le suivi pourrait être complété par 

des interventions psychologiques ou/et socio-éducatives;  

qu'aussi, il est vraisemblable que l'amélioration de la santé de X_________ est fragile 

et que de solides mesures d'accompagnement, à tout le moins, demeurent 

nécessaires;  

qu'en sus, il n'apparaît pas que l'intéressé ait pris conscience de sa maladie et de son 

besoin de traitement, à supposer ceux-ci avérés, au vu de ses déclarations lors de la 

séance tenue par l'APEA le 25 novembre 2014, exposées supra; que, dans ces 

circonstances, la question se pose de savoir si un traitement ambulatoire est suffisant; 

- 11 - 

que, quoi qu'il en soit, la levée d'un placement prononcé dans le contexte d'une 

maladie psychique nécessite une expertise; que celle-ci fait défaut actuellement;  

que, dès lors que l'APEA a d'ores et déjà sollicité un rapport d'expertise, il n'apparaît 

pas adéquat que l'autorité de céans ordonne un tel moyen et statue elle-même sur la 

question du maintien du placement; 

que, cela étant, l'autorité inférieure est enjointe à rendre sa décision dans les meilleurs 

délais, après avoir recueilli le rapport qu'elle a sollicité; qu'en particulier, elle veillera à 

ce que l'expert lui adresse son rapport le plus rapidement possible, mais au plus tard à 

la date annoncée initialement, soit pour la fin du mois de janvier 2015;  

que le placement de X_________ est maintenu jusqu'à la nouvelle décision à rendre 

par l'APEA;  

que X_________ invoque ensuite une violation de l'article 433 CC; qu'il soutient 

premièrement qu'un plan de traitement au sens de l'alinéa 1 de cette disposition fait 

défaut; qu'il affirme ne pas avoir reçu de renseignements sur les éléments essentiels 

du traitement médical envisagé, en violation de l'alinéa 2 de cet article; qu'il ajoute ne 

pas avoir consenti "aux soins qu'il est prévu de lui prodiguer", alors que l'alinéa 3 de la 

disposition exige un tel consentement;  

qu'à titre subsidiaire, à supposer qu'un plan de traitement au sens de l'article 433 CC 

existe, il fait valoir que l'examen de l'article 434 CC doit être réservé; qu'il expose qu'il 

n'a pas donné son consentement au traitement et que, dans ces conditions, celui-ci 

peut lui être administré uniquement si les trois conditions cumulatives prévues à 

l'article 434 al. 1 CC sont réalisées; qu'or, de son point de vue, aucune d'elles n'est 

remplie puisque sa prétendue dangerosité ne s'est jamais vérifiée, qu'il est capable de 

discernement s'agissant de la nécessité d'un traitement et que le principe de 

proportionnalité n'est pas respecté; 

qu'une personne placée ou maintenue dans une institution à des fins d'assistance peut 

avoir besoin de soins médicaux; que, lorsque la personne est placée en institution en 

raison de troubles psychiques, le traitement obéit aux règles spéciales des articles 433 

à 435 CC;  

qu'en vertu de l'article 433 al. 1 CC, lorsqu'une personne est placée dans une 

institution pour y subir un traitement en raison de troubles psychiques, le médecin 

traitant établit un plan de traitement écrit avec elle et, le cas échéant, sa personne de 

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confiance; que le plan de traitement est soumis au consentement de la personne 

concernée; que, si celle-ci est incapable de discernement, le médecin traitant prend en 

considération d'éventuelles directives anticipées;  

qu'à teneur de l'article 434 al. 1 CC, si le consentement de la personne concernée fait 

défaut, le médecin-chef du service concerné peut prescrire par écrit les soins médicaux 

prévus par la plan de traitement lorsque les trois conditions cumulatives suivantes sont 

remplies : (1) le défaut de traitement met gravement en péril la santé de la personne 

concernée ou la vie ou l'intégrité corporelle d'autrui; (2) la personne concernée n'a pas 

la capacité de discernement requise pour saisir la nécessité du traitement; (3) il 

n'existe pas de mesures appropriées moins rigoureuses; que, selon l'alinéa 2 de cet 

article, la décision y relative doit être communiquée par écrit à la personne concernée 

et à sa personne de confiance, et qu'elle doit indiquer les voies de recours, soit en 

l'occurrence l'appel au juge au sens de l'article 439 al. 1 ch. 4 CC;   

qu'il suit des considérations qui précèdent que seul le médecin-chef du service de 

l'Hôpital de C_________ en charge de X_________ est en mesure de prendre une 

décision quant au traitement à imposer, le cas échéant, à l'intéressé; qu'on ignore si 

pareille décision a été prise et lui a été notifiée; qu'il incombait à X_________ de porter 

une telle décision, le cas échéant, devant le juge des mesures de contrainte (art. 114 

al. 1 let. b LACC), voire de se plaindre auprès de ce magistrat de l'absence de décision 

y relative; 

que le recourant se plaint enfin d'une violation de l'article 36 al. 2 et 3 Cst. féd.; qu'il 

soutient que la restriction du droit à la liberté personnelle consacré par l'article 10 Cst. 

féd. ne se justifie nullement en l'espèce par un intérêt public ou par la protection d'un 

droit fondamental d'autrui, dans la mesure où sa prétendue dangerosité ne s'est jamais 

vérifiée à ce jour; qu'il fait également valoir que la mesure actuelle contrevient au 

principe de proportionnalité;  

que les critiques du recourant se confondent avec celles qu'il a formulées en rapport 

avec la transgression des articles 426 et 431 CC; que le grief pris de la violation des 

dispositions constitutionnelles en question, tel qu'il est énoncé, n'a dès lors pas de 

portée indépendante;  

qu'en définitive, le recours est partiellement admis en tant qu'il est constaté une 

violation du principe de célérité; que l'APEA fera en sorte que l’expert dépose son 

rapport le plus rapidement possible et qu’elle-même statuera dans les meilleurs délais; 

que le placement de X_________ est maintenu dans l’intervalle; 

- 13 - 

que le recours est rejeté pour le surplus;  

qu'il n'est pas perçu de frais; 

que, compte tenu de l'admission (partielle) du recours, la commune de B_________ 

versera à X_________ une indemnité de 900 fr. à titre de dépens pour l’instance de 

recours, débours compris, eu égard à l'activité déployée par son avocat, laquelle a 

consisté essentiellement en la rédaction d'une écriture de recours (cf. art. 34 al. 1 et 35 

al. 1 let. b LTar);   

que la requête d'assistance judiciaire est ainsi sans objet;  

Par ces motifs,  

 

Prononce 

 

1. Le recours est partiellement admis dans le sens des considérants.  

 L'Autorité intercommunale de protection de l'enfant et de l'adulte de B_________ 

se prononcera, dans les meilleurs délais, sur le maintien du placement de 

X_________ au Centre de soins hospitaliers de C_________, après dépôt du 

rapport d’expertise requis.  

2. Dans l’intervalle, le placement de X_________ au sens de l’article 426 al. 1 CC 

est maintenu. 

3. Il n'est pas perçu de frais pour la présente décision.  

4. La commune de B_________ versera à X_________ une indemnité de 900 fr. à 

titre de dépens pour la procédure de recours.  

 

Sion, le 2 janvier 2015