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**Case Identifier:** 4c0702c3-4e0e-5ff7-9d5c-b99655e1169f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 12.09.2014 C/7185/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-7185-2014_2014-09-12.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 15.09.2014. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/7185/2014 ACJC/1069/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2014 

 

Entre 

A______, domiciliée ______ (GE), recourante contre un jugement rendu par la  
8ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 22 mai 2014, 

comparant par Me Laurent Hirsch, avocat, rue Eynard 8, 1205 Genève, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile, 

et 

B______, ayant son siège ______(GE), intimée, comparant par Me Marc Lironi, avocat, 
boulevard Georges-Favon 19, case postale 5121, 1211 Genève 11, en l'étude duquel elle 

fait élection de domicile. 

 

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C/7185/2014 

EN FAIT 

A. a. Le 13 mars 2013, A______, exploitant une entreprise individuelle à l'enseigne 
C______ a fait notifier à B______ un commandement de payer, poursuite n° 13 

123297 W, pour un montant de 41'400 fr. avec intérêts à 5% dès le 1
er

 novembre 

2012, à titre de rémunération forfaitaire due selon le contrat de mandat de gestion. 

 La poursuivie y a formé opposition totale.  

 b. Par jugement JTPI/1______ du 12 décembre 2013, le Tribunal de première 
instance (ci-après : le Tribunal) a, à la requête de A______, prononcé la mainlevée 

provisoire de l'opposition formée au commandement de payer et fixé et réparti les 

frais judiciaires. 

 c. Le 20 mars 2014, une commination de faillite a été notifiée à B______. 

 d. En date du 10 avril 2014, A______ a saisi le Tribunal d'une requête de faillite. 

 e. Le 20 mai 2014, les parties ont conclu une convention, à teneur de laquelle 
B______ s'engageait à verser 40'000 fr. à A______, cette dernière devant retirer 

immédiatement la poursuite objet de la présente procédure et la requête de faillite. 

 Les parties sont également convenues de ce que le conseil de A______ remettrait 

au Tribunal un courrier valant retrait de la requête de faillite. Moyennant fidèle 

exécution de l'accord, les parties reconnaissaient ne plus rien se devoir à quelque 

titre que ce soit.  

 f. Le même jour, le conseil de A______ a adressé un courrier au Tribunal, 
indiquant qu'un accord était intervenu entre les parties, elle déclarait retirer la 

requête de faillite déposée le 10 avril 2014, pour laquelle les parties avaient reçu 

une citation à comparaître au jeudi 22 mai à 14h15. Le retrait intervenait de 

manière définitive, "sans condition et sans indemnité". 

 g. Par jugement JTPI/2______ du 22 mai 2014, le Tribunal a donné acte à 
A______ du retrait de sa requête (ch. 1 du dispositif), a arrêté les frais judiciaires 

à 200 fr., compensés avec l'avance de frais effectuée par celle-ci (ch. 2), les a 

laissés à sa charge (ch. 3) et l'a condamnée à verser 1'383 fr. TTC à titre de dépens 

à B______ (ch. 4). 

B. a. Par acte déposé le 10 juin 2014 au greffe de la Cour de justice, A______ 
recourt contre le ch. 4 du jugement susmentionné, dont elle sollicite l'annulation. 

Elle conclut à ce que la Cour compense les dépens de première instance et 

condamne B______ aux dépens d'appel. 

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C/7185/2014 

 b. Invitée à se déterminer sur le recours, B______ n'a pas déposé de mémoire, ni 
dans le délai imparti, ni ultérieurement. 

 c. Les parties ont été avisées le 17 juillet 2014 de ce que la cause était gardée à 
juger. 

EN DROIT 

1. S'agissant d'une opposition aux frais et dépens, seule la voie du recours est 
ouverte (art. 110 et 319 let. b al. 1 CPC). 

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les 10 jours à compter de la 

notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 

sommaire (art. 251 let. a CPC). 

A Genève, la Chambre civile de la Cour de justice est l'instance compétente pour 

connaître d'un recours (art. 120 al. 1 let. a LOJ). 

Le recours ayant été interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, il est par 

conséquent recevable. 

2. Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la violation 
du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

 L'exercice par le juge de son pouvoir d'appréciation peut aussi consacrer une 
violation du droit, dans la mesure où il n'aurait pas été conforme aux règles du 

droit et de l'équité préconisées par l'art. 4 CC, étant rappelé qu'en pratique les 

instances supérieures s'imposent bien souvent une certaine retenue dans l'examen 

de ce type de grief, tout comme en matière d'opportunité (JEANDIN, Code de 

procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY, [éd.], 

2011, n. 5 ad art. 310 CPC; contra : CHAIX, Introduction au recours de la nouvelle 

procédure civile fédérale, in SJ 2009 II p. 269, 270 n. 21, qui rappelle que le juge 

saisi d'un recours exerce aussi pleinement, sans retenue, son pouvoir d'examen en 

droit à l'égard des question d'appréciation ou d'opportunité). 

3. Le recours porte uniquement sur la condamnation de la recourante à verser des 
dépens en première instance. 

 3.1 Le désistement et la transaction mettent fin à la procédure sans décision. Ils 
ont les effets d'une décision entrée en force (art. 241 al. 2 CPC). 

 A la suite d'un désistement ou d'une transaction, le Tribunal raye l'affaire du rôle 

(art. 241 al. 3 CPC). 

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C/7185/2014 

 Une transaction se définit comme un accord entre deux parties à un litige mettant 

fin à celui-ci par des concessions réciproques (ATF 130 III 49 consid. 1.2). 

 3.2 Les parties qui transigent en justice supportent les frais conformément à la 
transaction (art. 109 al. 1 CPC). Les art. 106 à 108 sont applicables à la 

transaction qui ne règle pas la répartition es frais (art. 109 al. 2 let. a CPC). 

 Les frais sont mis à la charge de la partie succombante. La partie succombante est 

le demandeur lorsque le tribunal n'entre pas en matière et en cas de désistement 

d'action; elle est le défendeur en cas d'acquiescement (art. 106 al. 1 CPC). 

Lorsqu'aucune des parties n'obtient gain de cause, les frais sont répartis selon le 

sort de la cause (art. 106 al. 2 CPC). 

 Le tribunal peut s'écarter des règles générales et répartir les frais selon sa libre 

appréciation lorsque des circonstances particulières rendent la répartition en 

fonction du sort de la cause inéquitable (art. 107 al. 1 let. f CPC). 

Selon la doctrine, l'application des art. 106 à 108 CPC à une transaction ne peut 

qu'être analogique. Le juge devrait rechercher quel est le sort de la cause au sens 

de l'art. 106 al. 2 CPC, une transaction impliquant presque par définition 

qu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause. Les transactions 

comportent toutefois fréquemment des concessions sortant du cadre des 

prétentions émises ou ne pouvant pas être fondées en droit strict susceptibles de 

rendre cette comparaison non pertinente. Dans ce cas, une décision en équité, le 

cas échéant sur la base de l'art. 107 al. 1 let. f CPC pourrait s'imposer (TAPPY, 

Code de procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/ 

TAPPY, [éd.], 2011, n. 16 ad art. 109 CPC). 

3.3 Dans le cas d'espèce, à la suite du dépôt de la requête de faillite par la 
recourante au Tribunal, les parties sont parvenues à un accord. Conformément à la 

transaction conclue entre les parties, la recourante a retiré ladite requête par 

courrier adressé au Tribunal le 20 mai 2014. Elle a indiqué à celui-ci que le retrait 

de la demande intervenait de manière définitive, sans condition et sans indemnité.  

Certes, elle n'a pas remis au Tribunal la convention signée par les parties, laquelle 

précise qu'une fois celle-ci exécutée, notamment par le retrait de la poursuite et de 

la requête de faillite, les parties n'ont plus aucune prétention à faire valoir l'une 

contre l'autre. Toutefois, compte tenu du désistement, il n'y avait pas lieu de 

condamner la recourante aux dépens de l'intimée. En effet, la recourante a 

clairement indiqué qu'aucune indemnité n'était due à la suite du retrait de la 

demande et l'intimée n'en a pas sollicité. La Cour relève également que l'intimée 

ne s'est pas déterminée sur le recours formé par la recourante et qu'elle n'a pas 

contesté que les parties avaient convenu que des dépens ne seraient pas alloués. 

Compte tenu des éléments qui précèdent, le recours est fondé et le ch. 4 du 

jugement entrepris sera annulé. 

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4. Au vu de l'issue du présent litige et exceptionnellement, la Cour renoncera à 
percevoir des frais de recours (art. 104 al. 1, 105 al. 1 et 107 al. 1 let. f CPC). 

 En conséquence, l'avance de frais de 220 fr. sera restituée à la recourante.  

 Il ne sera pas non plus accordé de dépens. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 10 juin 2014 par A______ contre le ch. 4 du 

jugement JTPI/2______ rendu le 22 mai 2014 par le Tribunal de première instance dans 

la cause C/7185/2014-8 SFC. 

Au fond : 

Admet le recours. 

Annule le ch. 4 de ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais. 

Ordonne aux Services financiers du Pouvoir judiciaire de restituer la somme de 220 fr. à 

A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Sylvie DROIN, présidente; Madame Nathalie LANDRY-BARTHE et 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Sylvie DROIN 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.