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**Case Identifier:** d04c7414-50f3-590e-ba7d-1e6160123c1c
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2020 / 237
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2020---237_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC20.008582-200984

268 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
2 novembre 2020

__________________

Composition
:              M.             
Maillard,
président

             
              Mmes             
Rouleau et Cherpillod, juges

Greffier
              :             
Mme              Guardia

 

 

*****

 

 

Art.
80 LP

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d’autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s’occupe du recours exercé
par I.________,
à [...], contre le prononcé rendu le 28 avril 2020, à la suite de l’interpellation
de la partie poursuivie, par la Juge de paix du district de La Riviera – Pays-d’Enhaut, dans
la cause en mainlevée d’opposition la divisant d’avec ETAT
DE VAUD, Service des automobiles et de la navigation,
à Lausanne.

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

 

             
E n  f a i t :

 

1.             
a) Le 12 novembre 2019, à la réquisition
de l’Etat de Vaud, représenté par le Service des automobiles et de la navigation (ci-après :
SAN), l’Office des poursuites du district de La Riviera – Pays-d’Enhaut a notifié
à I.________, dans la poursuite n° 9'376'374, un commandement de payer les montants de 237
fr. 10 avec intérêt à 5 % l’an dès le 24 juin 2019 (I) et de 25 fr. sans intérêt
(II), indiquant comme titre de la créance ou cause de l’obligation : « (I)
Facture n° 1-19 : Taxe automobile 01.01.2019 – 19.04.2019 ( [...]) + Frais dépôt
de plaques – VD [...]. (II) Émolument pour deuxième rappel du 22 juillet 2019 ».

 

             
La poursuivie a formé opposition totale.

 

             
b)
Par acte du 25 février 2020, le SAN a requis de la Juge de paix du district de La Riviera –
Pays-d’Enhaut qu’elle prononce la mainlevée définitive de l’opposition à
concurrence de 237 fr. 10 avec intérêt à 5 % l’an dès le 24 juin 2019, de 25
fr. sans intérêt et des frais du commandement de payer, par 33 fr. 30, soit 295 fr. 40
au total. A l’appui de sa requête, il a produit notamment, outre l’original du commandement
de payer susmentionné, les pièces suivantes :

 

-       
une copie d’une décision du SAN du
6 janvier 2020, « relative à la facture N°1-19 » adressée en recommandé
à la poursuivie, se référant à une facture du 13 mai 2019, à deux rappels des
24 juin et 22 juillet 2019 ainsi qu’au commandement de payer susmentionné et impartissant
à la poursuivie un délai au 6 février 2020 pour s’acquitter du montant de 295 fr.
40 ; cette décision mentionne les voie et délai de recours et comporte, comme annexe,
un décompte du 20 décembre 2019 portant sur la somme de 295 fr. 40, correspondant à 734
fr. au titre de « taxe véhicule à moteur » pour la période entre le
1er
janvier et le 31 décembre 2019, 20 fr. au titre de « frais de dépôt pour plaques »,
25 fr. au titre d’émolument pour deuxième rappel et 33 fr. 30 au titre de frais du commandement
de payer, sous déduction de 516 fr. 90 au titre de « taxe automobile » pour
la période entre le 19 avril et le 31 décembre 2019  ;

 

-       
une copie de l’enveloppe ayant contenu la
décision et finalement retournée à l’expéditeur avec la mention « non
réclamé » ;

 

-       
une copie de l’extrait « Track
and Trace » de la Poste mentionnant que le pli ayant contenu la décision susmentionnée
est arrivé à l’office de distribution/retrait le 7 janvier 2020, que la destinataire
en a été avisée le jour même et qu’en date du 15 janvier 2020, ce pli n’avait
pas été réclamé ;

 

-       
une copie d’un envoi du 16 janvier 2020
par lequel le SAN informait la poursuivie du fait que son envoi recommandé du 6 janvier 2020 dont
elle joignait copie n’avait pas été retiré et que, conformément à la jurisprudence,
l’acte était réputé reçu au dernier jour du délai de garde postal de sorte
que les délais de recours et d’exécution couraient dès ce jour ;

 

-       
une copie de l’enveloppe ayant contenu l’envoi
du 16 janvier 2020, adressé en courrier A+ à la poursuivie ;

 

-       
une copie de l’extrait « Track
and Trace » de la Poste mentionnant que le pli ayant contenu l’envoi du 16 janvier 2020
a été distribué le 17 janvier 2020 ;

 

-       
une copie de la décision du 6 janvier 2020
et du décompte du 20 décembre 2019 portant un timbre humide de la Cour de droit administratif
et public du Tribunal cantonal attestant qu’aucun recours n’avait été enregistré
contre cette décision à la date du 21 février 2020 ;

 

-       
une copie d’une sommation (2ème
rappel) adressée le 22 juillet 2019, par courrier recommandé, à la poursuivie, et portant
sur la somme de 262 fr. 10 ;

 

-       
une copie de l’extrait « Track
and Trace » de la Poste mentionnant que le pli ayant contenu la sommation du 22 juillet 2019
n’avait pas été réclamé dans le délai de garde.

 

             
Par courrier recommandé du 27 février 2020, la juge de paix a envoyé la requête de
mainlevée à la poursuivie et lui a imparti un délai au 30 mars 2020 pour se déterminer
et déposer toutes pièces utiles, précisant qu’il serait statué sans audience,
même si elle ne procédait pas. 

 

2.             
Par prononcé du 28 avril 2020, la Juge de
paix du district de La Riviera – Pays-d’Enhaut a prononcé la mainlevée définitive
de l’opposition à concurrence de 237 fr. 10 avec intérêt à 5 % l’an dès
le 7 février 2020 et de 25 fr. sans intérêt (I), arrêté à 90 fr. les frais
judiciaires, compensés avec l’avance de frais de la partie poursuivante (II), les a mis à
la charge de la partie poursuivie (III) et a dit que cette dernière rembourserait à la partie
poursuivante son avance de frais à concurrence de 90 fr., sans allocation de dépens pour le
surplus.

 

             
Le dispositif de ce prononcé a été notifié le 2 mai 2020 à la poursuivie.

 

             
Par courrier recommandé daté du 5 mai 2020 et adressé le 6 mai 2020 à la juge de
paix, la poursuivie a déclaré contester la requête de mainlevée déposée
le 25 février 2020 par le SAN. Elle a relevé que les factures litigieuses ressortaient d’une
erreur de ce service. A l’appui de son écriture, la poursuivie a produit un courriel du 20
octobre 2019.

 

             
Considérant le courrier du 6 mai 2020 de la poursuivie comme une demande de motivation, la juge
de paix a adressé les motifs de son prononcé aux parties le 29 juin 2020. Ceux-ci ont été
notifiés à la poursuivie le 3 juillet 2020. En substance, la première juge a considéré
que la décision du 6 janvier 2020 produite par le poursuivant valait titre à la mainlevée
définitive, à concurrence de 262 fr. 10.

 

3.             
Par acte daté du 9 juillet 2020 et reçu
le 13 juillet 2020 par la cour de céans, l’I.________ a recouru contre le prononcé précité
en concluant implicitement à sa réforme en ce sens que la requête de mainlevée définitive
de l’opposition est rejetée et son opposition maintenue. Elle a fait valoir que les montants
réclamés par le SAN n’étaient pas dus. En effet, selon ses explications, le SAN
avait considéré qu’un véhicule dont elle était propriétaire n’était
pas assuré, or, tel était bien le cas, le véhicule en question ayant fait l’objet
d’un changement d’immatriculation que le SAN n’avait pas pris en considération.
Aux termes de son recours, la recourante s’est prévalue de pièces qu’elle n’a
pas produites.

 

             
L’intimé n’a pas été invité à se déterminer.

 

 

 

             
E n  d r o i t :

 

I.             
Déposé en temps utile et dans les formes requises (art. 321 al. 1 et 2 CPC [Code de procédure
civile; RS 272]), le recours est recevable.

 

II.             
a) Le créancier qui est au bénéfice
d'un jugement exécutoire condamnant un débiteur à lui payer une certaine somme d'argent
peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition formée par le débiteur
au commandement de payer cette somme (art. 80 al. 1 LP [loi sur la poursuite pour dettes et la faillite ;
RS 281.1]). Sont notamment assimilés aux jugements exécutoires les décisions des autorités
administratives suisses (art. 80 al. 2 ch. 2 LP).

 

             
D'après la jurisprudence, il faut entendre par « décision administrative »,
au sens de l’art. 80 al. 2 ch. 2 LP tout acte administratif imposant de manière contraignante
la prestation d'une somme d'argent à l'Etat ou à une autre corporation publique (ATF 143 III
162 consid. 2.2.1 ; 47 I 222
consid. 1 ; RVJ 1972 p. 61 consid. 3a ;
TF 5P.350/2006 du 16 novembre 2006 consid. 3.1 et les références citées). Une simple disposition
prise par un organe administratif, revêtue de l'autorité administrative et donnant naissance
à une créance de droit public suffit ; il n'est pas nécessaire qu'un débat ait précédé
la décision (TF 5P.113/2002 du 1er
mai 2002 ; Staehelin, in Staehelin/Bauer/Staehelin (éd.), Basler Kommentar, SchKG I, 2ème
éd., 2010, n. 120 ad art. 80 LP ; Rigot, Le recouvrement forcé des créances de droit public
selon le droit de poursuite pour dettes et la faillite, thèse Lausanne, 1991, p. 30 et p. 136/137,
n. 123).

 

             
Le juge de la mainlevée doit vérifier
d’office, sur la base des pièces qu’il appartient à la partie poursuivante de produire,
que la décision invoquée comme titre de mainlevée définitive est assimilée par
la loi à un jugement exécutoire au sens de l’art. 80 al. 2 ch. 2 LP, ce qui suppose qu’elle
ait été notifiée au poursuivi, avec indication des voie et délai de recours, et que
le poursuivi n’ait pas fait usage de son droit de recours ou que son recours ait été
définitivement écarté ou rejeté (Staehelin, op. cit., n. 124 ad
art. 80 LP). 

 

             
              En règle générale,
une décision devient exécutoire au moment où elle entre en force de chose jugée formelle
(formelle Rechtskraft),
ce qui se produit lorsqu'elle ne peut plus être attaquée par une voie de recours ordinaire.
La preuve du caractère exécutoire doit être apportée par le poursuivant au moyen
de pièces (TF 5A_38/2018 du 14 mai 2018 consid. 3.4.2 ; TF 5A_838/2017 du 19 mars 2018 consid. 3.1
et la doctrine citée).

 

             
De jurisprudence constante, le fardeau de la preuve de la notification et de la date de celle-ci incombe
en principe à l'autorité qui entend en tirer une conséquence juridique (ATF 142 IV 125
consid. 4.3 ; 136 V 295 consid. 5.9 et les nombreuses références citées). En ce qui
concerne plus particulièrement la notification d'une décision ou d'une communication de l'administration,
elle doit au moins être établie au degré de la vraisemblance prépondérante requis
en matière d'assurance sociale (ATF 121 V 5 consid. 3b ; TF 5A_454/2012 du 22 août 2012
consid. 4.2.2). L'autorité supporte donc les conséquences de l'absence de preuve en ce sens
que si la notification ou sa date sont contestées et qu'il existe effectivement un doute à
ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi (ATF 142 IV 125
consid. 4.3 ; 129 I 8 consid. 2.2 ; 124 V 400 consid. 2a). 

 

             
Selon la jurisprudence constante, un envoi recommandé
est réputé notifié à la date
à laquelle son destinataire le reçoit effectivement. Lorsque ce dernier ne peut pas être
atteint et qu'une invitation à retirer l'envoi est déposée dans sa boîte aux lettres
ou dans sa case postale, la date du retrait de l'envoi est déterminante (TF 5A_838/2017 du 19 mars
2018 consid. 3.2.1 et les références citées). Si le pli n'est pas retiré dans le
délai de garde de sept jours, il est réputé avoir été communiqué le dernier
jour de ce délai si le destinataire devait s’attendre à recevoir la notification (ATF
134 V 49 consid. 4 et les références citées).

 

             
En l'absence d'un envoi recommandé, la preuve de la notification d'un acte peut résulter de
l'ensemble des circonstances, en particulier de la correspondance échangée ou de l'absence
de protestation à une mise en demeure (ATF 141 I 97 consid. 7.1 ; 136 V 295 consid. 5.9 ;
105 III 43 consid. 3 ; TF 5A_38/2018 précité). Selon la jurisprudence désormais établie
de la cour de céans (CPF 10 août 2018/168 consid. IIIc ; CPF 5 juillet 2013/276 consid.
IIb ; JdT 2011 Ill 58), dans le sillage de celle du Tribunal fédéral (cf. parmi plusieurs arrêts
: ATF 105 III 43 consid. 3 ; TF 5D_190/2017 du 31 janvier 2018 consid. 6.1 ; TF 9C_433/2015
du 1er
février 2015 consid. 4.1 ; TF 5D_49/2013 du 29 juillet 2013 consid. 6.3), l'attitude générale
du poursuivi en procédure fait partie de « l’ensemble des circonstances » dont peut
résulter la preuve de la notification d'une décision administrative et constitue un élément
d'appréciation susceptible d'être déterminant pour retenir ou non que cette notification
a eu lieu. Le recourant qui a procédé en première instance sans soulever le moyen de l’absence
de notification est réputé avoir reçu la décision invoquée (CPF 3 août
2016/346 consid. IIIa et les références citées).

 

             
b)
Selon l’art. 105 LCR (loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre
1958; RS 741.01), les cantons sont compétents pour percevoir des impôts et des taxes sur les
véhicules automobiles. Selon l’art. 167 let. b de la Constitution du canton de Vaud du 14
avril 2003 (Cst-VD; BLV 101.01), l’Etat de Vaud perçoit des taxes et des émoluments,
prévus par la loi, liés à des prestations. En vertu de l’art. 1 al. 1 LTVB (loi
vaudoise sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux du 1er
novembre 2005; BLV 741.11), il est perçu une taxe pour tout véhicule automobile et bateau ainsi
que les remorques de véhicules automobiles immatriculés dans le canton; la taxe est due par
le détenteur du véhicule dès la délivrance des plaques de contrôle jusqu’à
leur restitution (al. 2); les décisions de taxation fondées sur la LTVB sont assimilées
à un jugement exécutoire conformément à l’art. 80 LP (al. 3). 

 

             
Les tarifs des émoluments perçus par le SAN sont régis par le règlement sur les émoluments
par le Service des automobiles et de la navigation du 7 juillet 2004 (RE-SAN, BLV 741.15.1; art. 1 RE-SAN).
Un émolument de 20 fr. est facturé pour le dépôt de plaques (art. 21 al. 1 let. A
RE-SAN). Selon l’art. 3 RE-SAN, les émoluments sont payés en général sur facture
(al. 1). Le délai de paiement des factures est de 30 jours (al. 2). Des frais sont prélevés
pour les rappels (art. 4 al. 1 RE-SAN). 

 

III.             
a) En
l’occurrence, à l’appui de sa requête de mainlevée, l’intimé a
produit une décision du SAN du 6 janvier 2020 sur lequel figure un tampon humide de la Cour de droit
administratif et public du Tribunal cantonal indiquant qu’en date du 21 février 2020, aucun
recours n’avait été enregistré à l’encontre de cette décision. Il
résulte des pièces au dossier que la décision du 6 janvier 2020 a été envoyée
par pli recommandé à la recourante et que celle-ci, avisée le 7 janvier 2020, n’a
pas retiré cet envoi. La décision a été renvoyée le 16 janvier 2020 par courrier
A+ et notifiée à la recourante le lendemain. L’indication figurant sur la lettre d’accompagnement
du 16 janvier 2020 selon laquelle « l’acte non réclamé est réputé
reçu au dernier jour du délai de garde postal. Les délais de recours et d’exécution
courent dès ce jour. Cette présente n’est pas une nouvelle notification et ne fait pas
courir de nouveaux délais » est contraire à la jurisprudence citée ci-dessus
dès lors qu’il n’est pas établi que la recourante devait s’attendre à
recevoir la décision du 6 janvier 2018 (dans le même sens CPF 3 août 2016/245 consid.
IIIa). 

 

             
Cela étant, il résulte des circonstances que l’acte en question a bien été
notifié à la recourante. En effet, par envoi recommandé du 27 février 2020, la première
juge a notifié à celle-ci la requête de mainlevée et lui a imparti un délai
au 30 mars 2020 pour se déterminer. Que ce soit dans son courrier du 6 mai 2020 ou dans son recours,
la recourante ne conteste pas s’être vu notifier la demande de mainlevée et avoir eu
l’occasion de se déterminer à son sujet ce qu’elle n’a toutefois pas fait.
Au contraire, dans le courrier du 6 mai 2020, elle a expressément déclaré contester la
requête de mainlevée, preuve qu’elle l’avait bien reçue. La recourante n’a
en outre pas allégué – ni dans ce courrier, ni dans son recours – qu’elle
n’aurait pas reçu la décision du 6 janvier 2020 dont l’intimé s’est
prévalu pour demander la mainlevée définitive de l’opposition à la poursuite
n° 9'376'374. Dans ces écrits, elle développe en revanche des arguments qu’elle
aurait déjà adressés au SAN avant qu’il ne rende sa décision du 6 janvier 2020.
Ainsi, compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de retenir que la recourante a implicitement
admis avoir reçu la décision litigieuse.

 

             
Pour le surplus, il y a lieu de constater que la décision rendue le 6 janvier 2020 constitue
une décision administrative, rendue par l’autorité compétente pour ce faire (art.
3a LVCR). Il y a en outre identité entre la prétention déduite en poursuite et celle reconnue
dans la décision susmentionnée (ATF 142 III 720, consid. 4.1 ; 139 III 444 consid. 4.1.1 et
les références citées). Enfin, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal
a attesté du fait que cette décision n’avait pas fait l’objet d’un recours
en date du 21 février 2020, soit précisément 35 jours après que la recourante
s’est vu notifier le second envoi de l’intimé. Cette décision peut donc être
considérée comme exécutoire et constitue dès lors un titre à la mainlevée
définitive au sens de l’art. 80 LP.

 

             
b)
Cela examiné, on constate que la recourante, à l’appui de son recours, ne fait que remettre
en cause le bienfondé de la décision du 6 janvier 2020. Un tel moyen est irrecevable en procédure
de mainlevée définitive, le juge et l’autorité de recours n’ayant ni à
revoir, ni à interpréter le titre de mainlevée produit (ATF 124 III 501 consid. 3 ;
113 III 6 consid. 1b, JdT 1989 II 70 ; TF 5A_770/2011 du 23 janvier 2012 consid. 4.1).

 

IV.             
Vu ce qui précède, le recours, manifestement
infondé, pour ne pas dire irrecevable, doit être rejeté et le prononcé confirmé,
selon le mode procédural de l’art. 322 al. 1 CPC.

 

             
              Les frais judiciaires
de deuxième instance, arrêtés à 135 fr., doivent être mis à la charge de
la recourante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 135 fr. (cent trente-cinq francs),
sont mis à la charge de la recourante.

 

             
IV.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

-             
I.________,

‑             
Etat de Vaud, Service des
automobiles et de la navigation.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 225 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100  al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de La Riviera – Pays-d’Enhaut.

 

             
La greffière :