# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 67532227-edd7-5396-8548-cb004d45c62c
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-22
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 22.03.2022 101 2021 25
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2021-25_2022-03-22.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2021 25

Arrêt du 22 mars 2022

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Sandra Wohlhauser, Laurent Schneuwly
Greffière-rapporteure : Pauline Volery

Parties A.________, intimé et appelant, représenté par Me Katarzyna 
Kedzia Renquin, avocate

contre

B.________, requérante et intimée, représentée par Me Jean-Luc 
Maradan, avocat

Objet Mesures protectrices de l'union conjugale – Garde des enfants, 
pensions en faveur des enfants et de l’épouse, provisio ad litem

Appel du 15 janvier 2021 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de la Sarine du 30 décembre 2020

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. B.________ et A.________, nés respectivement en 1978 et 1970, se sont mariés en 2003. 
Trois enfants sont issues de cette union, soit C.________, née en 2003 et désormais majeure, 
D.________, née en 2005, et E.________, née en 2007. 

B. Par décision de mesures protectrices de l’union conjugale du 30 décembre 2020, la 
Présidente du Tribunal civil de la Sarine (ci-après : la Présidente) a notamment autorisé les époux 
à vivre séparés dès le 10 juillet 2020. Elle a confié la garde des enfants à la mère, le droit de visite 
du père devant s’exercer d’entente entre les parties et, à défaut d’entente, à raison d’un week-end 
sur deux du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, un souper par semaine et durant la moitié des 
vacances et jours fériés scolaires. Elle a astreint l’époux à contribuer à l’entretien de ses enfants par 
le versement des pensions mensuelles suivantes : dès la constitution d’un nouveau domicile par 
l’épouse, CHF 775.- en faveur de C.________, CHF 870.- en faveur de D.________ et CHF 765.- 
en faveur de E.________; dès le 1er juillet 2021, CHF 880.- en faveur de C.________, CHF 870.- en 
faveur de D.________ et CHF 765.- en faveur de E.________, plus allocations, jusqu’à la majorité 
ou la fin de la formation professionnelle au sens de l’art. 277 al. 2 CC. Elle a prévu que les frais 
extraordinaires des enfants (frais orthodontiques, orthopédiques, etc.) seraient pris en charge, sous 
déduction des montants assumés par les assurances sociales et privées, par moitié par les parents, 
à condition qu’ils aient été consentis au préalable par les deux parents et sur présentation des 
justificatifs. Elle a en outre alloué à l’épouse une pension de CHF 1'800.- dès la constitution d’un 
domicile séparé jusqu’au 30 juin 2021, CHF 965.- du 1er juillet 2021 au 30 septembre 2023 et 
CHF 615.- dès le 1er octobre 2023, et mis à la charge du mari une provisio ad litem de CHF 5'000.-. 

C. Le 15 janvier 2021, A.________ a interjeté appel contre la décision du 30 décembre 2020.

Sous suite de frais, il conclut principalement à ce qu’une garde alternée soit instaurée sur les enfants 
C.________, D.________ et E.________ et à ce qu’elle s’exerce, sauf accord contraire des parties, 
du lundi à la sortie de l’école jusqu’au lundi suivant retour à l’école, un week-end sur deux et pendant 
la moitié des vacances scolaires, à ce que le domicile légal des enfants soit fixé chez leur père, à 
F.________, à ce que l’entretien convenable des enfants soit fixé à CHF 709.55 pour C.________, 
CHF 740.75 pour D.________ et CHF 610.05 pour E.________, à ce que les frais fixes des enfants 
soient pris en charge par le père, à l’exception du loyer du futur logement de l’épouse et des frais 
de nourriture pendant la semaine de garde de celle-ci, à ce que l’époux soit destinataire des 
allocations familiales, et à ce que chacun des parents contribue à l’entretien des enfants pendant sa 
semaine de garde. 

Subsidiairement, l’appelant conclut à ce que la garde des enfants soit attribuée à la mère, le droit 
de visite du père devant s’exercer, sauf accord contraire des parties, un week-end sur deux du 
vendredi à 18h00 au lundi à 8h00 ainsi que durant la moitié des vacances scolaires et jours fériés, 
à ce que l’entretien convenable des enfants soit fixé à CHF 641.55 pour C.________, CHF 672.75 
pour D.________ et CHF 542.05 pour E.________, à ce que les pensions mensuelles dues en 
faveur des enfants soient fixées, dès la constitution d’un domicile séparé avec leur mère, à 
CHF 640.- pour C.________, CHF 670.- pour D.________ et CHF 540.- pour E.________ et, dès le 
1er octobre 2023, à CHF 440.- pour C.________, CHF 470.- pour D.________ et CHF 340.- pour 
E.________, allocations en sus et jusqu’à la majorité des enfants ou l’acquisition d’une formation 
appropriée mais au plus tard jusqu’à 25 ans, à ce qu’il soit prévu que la pension en faveur de 
D.________ soit adaptée à sa situation financière et réduite si celle-ci commence un apprentissage 
rémunéré dès le 1er août 2021, et à ce que l’épouse soit destinataire des allocations familiales. 

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En tout état de cause, l’appelant conclut à ce que son épouse et lui-même soient autorisés à vivre 
séparés, à ce que les frais extraordinaires (frais orthodontiques, etc.) des filles soient partagés par 
moitié entre les parents à condition qu’ils aient été consentis par ces deux derniers, à ce que la 
pension pour l’épouse soit maintenue à CHF 1'800.- dès la constitution d’un domicile séparé 
jusqu’au 30 juin 2021 et supprimée dès le 1er juillet 2021, et à ce que la requête de provisio ad litem 
de l’épouse pour la première instance soit rejetée. 

Le 5 février 2021, A.________ a produit le certificat de salaire de B.________ pour l’année 2020. 

Dans sa réponse du 18 février 2021, B.________ conclut, sous suite de frais, à l’admission de l’appel 
sur certains points - principe de la séparation des parties, répartition des frais extraordinaires des 
enfants et pension pour l’épouse jusqu’au 30 juin 2021 - et à son rejet pour le reste. Elle sollicite 
également l’octroi d’une provisio ad litem de CHF 5'000.- pour la procédure d’appel et, 
subsidiairement, l’octroi de l’assistance judiciaire. Celle-ci lui a été accordée par arrêt du Président 
de la Cour du 2 mars 2021 pour le cas où elle n’obtiendrait pas la provisio ad litem requise. 

Le 5 mars 2021, l’appelant a conclu au rejet de la requête de provisio ad litem et a déposé une 
réplique spontanée. 

Par courrier du 12 janvier 2022, le défenseur d’office de l’intimée a informé la Cour, convention de 
mandat et procuration à l’appui, que C.________ lui avait également confié la défense de ses 
intérêts dans le cadre de la procédure d’appel et que, pour répondre à la requête du Président de la 
Cour, elle acceptait que le principe et le montant de la contribution due pour son entretien soient 
discutés et fixés dans le cadre de la procédure matrimoniale opposant ses parents, se ralliant au 
surplus aux conclusions prises par sa mère s’agissant du montant de la pension. Il a par ailleurs 
signalé que l’intimée et ses filles s’étaient constitué un domicile séparé depuis avril 2021 et a produit 
le contrat de bail y relatif. Il a en outre indiqué que, suite aux nombreuses négligences de l’appelant 
et à la demande des enfants, le droit de visite s’exerçait de manière restreinte depuis le mois 
d’octobre 2021 à raison d’un déjeuner hebdomadaire le dimanche chez les grands-parents.

Par courrier spontané du 19 janvier 2022, l’appelant a conclu à l’irrecevabilité pour cause de 
tardiveté des faits nouveaux invoqués par l’intimée dans le courrier du 12 janvier 2022, à l’exception 
de l’information concernant la représentation de C.________, tout en évoquant un problème de 
conflit d’intérêts du fait de la représentation de C.________ et sa mère par le même avocat. 

Par détermination du 4 février 2022, l’appelant a réitéré le contenu de son courrier du 19 janvier 
2022 et a contesté les faits nouveaux allégués par l’intimée. Il a également produit sa fiche de salaire 
pour janvier 2022 pour alléguer une diminution de revenu de l’ordre de CHF 110.- par mois.

en droit

1.

1.1. L’appel est recevable notamment contre les décisions finales de première instance, pour 
autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions soit 
supérieure à CHF 10’000.- (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). Le délai d’appel en procédure sommaire 
– qui régit notamment les mesures protectrices de l’union conjugale (art. 271 let. a CPC) – est de 
10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

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En l’espèce, la décision attaquée a été notifiée à la mandataire du mari le 5 janvier 2021 (DO/85). 
Déposé le 15 janvier 2021, l’appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de plus, 
dûment motivé et doté de conclusions. En outre, l’appel concerne notamment l’attribution de la garde 
sur les enfants mineures, soit une question qui n’a pas de valeur patrimoniale appréciable en argent 
(arrêt TF 5A_218/2014 du 25 juin 2014 consid. 1.1), quand bien même elle a néanmoins un aspect 
financier. Il s’ensuit la recevabilité de l’appel. 

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s’applique aux causes de mesures protectrices 
(art. 271 CPC), le tribunal établissant toutefois les faits d’office (maxime inquisitoire, art. 272 et 296 
al. 1 CPC) et, s’agissant de questions concernant les enfants mineurs, n’étant pas lié par les 
conclusions des parties (maxime d’office, art. 296 al. 3 CPC). Selon la jurisprudence de la Cour de 
céans, il en va de même s’agissant des contributions d’entretien pour un enfant majeur (cf. arrêt 
TC FR 101 2019 196 du 5 mars 2020 consid. 1.2 in RFJ 2020 33). La question de la contribution 
d’entretien entre époux est quant à elle régie par le principe de disposition (art. 58 al. 1 CPC). 

1.3. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit en 
principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon la jurisprudence la plus récente (ATF 143 III 349 consid. 4.2.1), lorsque, comme ici, le 
procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 CPC), l’application stricte de 
l’art. 317 al. 1 CPC n’est pas justifiée; dès lors, les parties peuvent présenter des nova en appel 
même si les conditions de l’art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies.

Il en résulte que l’ensemble des moyens de preuve et faits nouveaux invoqués par les parties en 
appel sont recevables, dont notamment les allégations de l’intimée du 12 janvier 2022 concernant 
l’exercice restreint du droit de visite par l’époux. 

Il sied par ailleurs de relever que la réquisition de preuve de l’appelant tendant à la production par 
l’intimée de son certificat de salaire pour l’année 2020 est devenue sans objet dès lors que l’appelant 
a lui-même produit ce document par courrier du 5 février 2021. 

1.5. Parmi les règles professionnelles que doit respecter l'avocat, l'art. 12 let. c LLCA prévoit qu'il 
doit éviter tout conflit entre les intérêts de son client et ceux des personnes avec lesquelles il est en 
relation sur le plan professionnel ou privé. L'interdiction de plaider en cas de conflit d'intérêts est une 
règle cardinale de la profession d'avocat (arrêt TF 2C_898/2018 du 30 janvier 2019 consid. 5.2). 
Elle est en lien avec la clause générale de l'art. 12 let. a LLCA – selon laquelle l'avocat exerce sa 
profession avec soin et diligence –, avec l'obligation d'indépendance figurant à l'art. 12 let. b LLCA 
(ATF 141 IV 257 consid. 2.1; 134 II 108 consid. 3), ainsi qu'avec l'art. 13 LLCA relatif au secret 
professionnel (arrêt TF 2A.310/2006 du 21 novembre 2006 consid. 6.2; CHAPPUIS, La profession 
d'avocat, tome I, 2e éd., 2016, p. 114 ss). Le Tribunal fédéral a souvent rappelé que l'avocat a 
notamment le devoir d'éviter la double représentation, c'est-à-dire le cas où il serait amené à 
défendre les intérêts opposés de deux parties à la fois, car il n'est alors plus en mesure de respecter 
pleinement son obligation de fidélité et son devoir de diligence envers chacun de ses clients. Les 
règles susmentionnées visent avant tout à protéger les intérêts des clients de l'avocat, en leur 
garantissant une défense exempte de conflit d'intérêts. Elles tendent également à garantir la bonne 
marche du procès, en particulier en s'assurant qu'aucun avocat ne soit restreint dans sa capacité 
de défendre l'un de ses clients - notamment en cas de défense multiple -, respectivement en évitant 
qu'un mandataire puisse utiliser les connaissances d'une partie adverse acquises lors d'un mandat 
antérieur au détriment de celle-ci (ATF 141 IV 257 consid. 2.1; 145 IV 218 consid. 2.1).

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Il faut éviter toute situation potentiellement susceptible d'entraîner des conflits d'intérêts. Un risque 
purement abstrait ou théorique ne suffit pas; le risque doit être concret. Il n'est toutefois pas 
nécessaire que le danger concret se soit réalisé et que l'avocat ait déjà exécuté son mandat de 
façon critiquable ou en défaveur de son client (arrêts TF 1B_59/2018 du 31 mai 2018 consid. 2.4; 
1B_20/2017 du 23 février 2017 consid. 3.1). Dès que le conflit d'intérêts survient, l'avocat doit mettre 
fin à la représentation (ATF 135 II 145 consid. 9.1; 134 II 108 consid. 4.2.1). 

En l’occurrence, à l’inverse de l’appelant, la Cour ne discerne en l’état aucun conflit d’intérêts 
potentiel au sens de l’art. 12 let. c LLCA du fait de la représentation de l’intimée et de sa fille devenue 
majeure par le même avocat. Il est rappelé à cet égard que la jurisprudence reconnaît au parent 
autrefois détenteur de l’autorité parentale la faculté de faire valoir, dans le procès matrimonial, en 
son propre nom et à la place de l’enfant devenu majeur en cours de procédure, les contributions 
d’entretien qui sont dues à celui-ci après sa majorité, pour autant qu’il y consente (arrêt 
TF 5A_230/2019 du 31 janvier 2020 consid. 3.2; ATF 129 III 55 consid. 3; ATF 142 III 78 consid. 3.3). 
Cela étant, l’appelant n’expose pas en quoi les intérêts de C.________ et de sa mère entreraient en 
opposition dans le cas d’espèce, étant souligné que, contrairement à ce qu’il suggère, le fait que 
l’intimée réclame une pension tant pour elle-même que pour ses enfants mineurs ne suffit pas pour 
admettre l’existence d’un risque concret de conflit d’intérêts étant donné notamment l’application de 
la maxime inquisitoire illimitée et l’application du droit d’office par la Cour. On notera de plus que, du 
temps de la minorité de C.________, l’appelant n’a pas remis en cause la faculté de la mère, 
respectivement de l’avocat de celle-ci, d’agir pour le compte de l’enfant dans le cadre de la procédure 
de mesures protectrices de l’union conjugale opposant les parties et qu’il n’a jamais été envisagé 
de désigner un curateur de représentation à l’enfant dans ce contexte en raison d’un éventuel conflit 
d’intérêts. 

En l’absence de tout conflit d’intérêts, la représentation de C.________ par l’avocat de sa mère est 
régulière. Il est constaté au surplus que la jeune fille a expressément accepté, par la voix de son 
défenseur, que le principe et le montant de la contribution due pour son entretien soient discutés et 
fixés dans le cadre de la présente procédure et qu’elle s’est ralliée aux conclusions prises par sa 
mère s’agissant du montant de la pension. 

1.6. Selon l’art. 316 al. 1 CPC, la Cour d’appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l’espèce, dans la mesure où les époux ainsi que les enfants ont été entendus en première 
instance et où le dossier paraît complet, il n’est pas nécessaire d’assigner une audience. 

1.7. Étant donné que l’appel porte notamment sur une question qui n’est pas de nature 
patrimoniale, le recours en matière civile au Tribunal fédéral est ouvert en l’espèce (art. 72 et 74 
al. 1 let. b LTF).

2.

L’appelant conteste d’abord l’effet rétroactif de la date à laquelle les époux ont été autorisés à vivre 
séparés, fixée au 10 juillet 2020 par la première juge, en concluant purement et simplement à ce 
que les époux soient autorisés à vivre séparés. 

L’intimée n’est pas de cet avis et se rallie à la décision querellée. 

En l’occurrence, la première juge a autorisé les parties à vivre séparément dès le 10 juillet 2020, 
date correspondant au dépôt de la requête de mesures protectrices de l’union conjugale de l’épouse. 
Néanmoins, il y a lieu de constater que les époux faisaient encore ménage commun à ce moment-
là, l’épouse ne s’étant constitué un domicile séparé qu’en avril 2021 (cf. contrat de bail du 10 mars 
2021 produit le 12 janvier 2022 par l’intimée). Aussi, il ne se justifie pas d’autoriser les parties à vivre 

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séparément avec effet rétroactif au 10 juillet 2020, étant pris acte qu’elles vivent séparées depuis le 
1er avril 2021, date à laquelle l’épouse s’est constitué un domicile distinct avec ses filles. 

3.

L’appelant critique ensuite l’attribution de la garde des enfants C.________ - désormais majeure -, 
D.________ et E.________ à la mère, avec un droit de visite élargi en faveur du père. Il conclut à 
titre principal à l’instauration d’une garde alternée devant s’exercer d’entente entre les parties et, à 
défaut, du lundi à la sortie de l’école jusqu’au lundi suivant retour à l’école, un week-end sur deux et 
pendant la moitié des vacances scolaires, le domicile légal des enfants étant en outre fixé chez le 
père. Subsidiairement, il requiert l’attribution de la garde à la mère, avec un droit de visite en faveur 
du père devant s’exercer, sauf accord contraire des parties, un week-end sur deux du vendredi à 
18h00 au lundi à 8h00 ainsi que durant la moitié des vacances scolaires et jours fériés. 

Il est à noter qu’en ce qui concerne l’aînée des enfants, la question de la garde est devenue sans 
objet vu sa majorité intervenue en 2021. 

3.1. En présence d’un litige relatif à la garde d’un enfant, la règle fondamentale est l’intérêt de ce 
dernier, les intérêts des parents devant être relégués au second plan. Au nombre des critères 
essentiels, outre l’intérêt de l’enfant, entrent en ligne de compte les relations personnelles entre 
parents et enfant, les capacités éducatives respectives des parents, leur aptitude à prendre soin de 
l’enfant personnellement et à s’en occuper, ainsi qu’à favoriser les contacts avec l’autre parent; il 
faut choisir la solution qui, au regard des données de l’espèce, est la plus apte à assurer à l’enfant 
la stabilité des relations nécessaires à un développement harmonieux des points de vue affectif, 
psychique, moral et intellectuel. Si le juge ne peut se contenter d’attribuer l’enfant au parent qui en 
a eu la garde pendant la procédure, ce critère jouit d’un poids particulier, lorsque les capacités 
d’éducation et de soin des parents sont pour le reste similaires (ATF 142 III 617 consid. 3.2.3).

Bien que l’autorité parentale conjointe soit désormais la règle et qu’elle comprenne le droit de 
déterminer le lieu de résidence de l’enfant (art. 296 al. 2 et 301a al. 1 CC), elle n’implique pas 
nécessairement l’instauration d’une garde alternée. Invité à statuer à cet égard, le juge doit 
néanmoins examiner, nonobstant et indépendamment de l’accord des parents quant à une garde 
alternée, si celle-ci est possible et compatible avec le bien de l’enfant, qui constitue la règle 
fondamentale en matière d’attribution des droits parentaux, les intérêts des parents devant être 
relégués au second plan. Le juge doit donc évaluer, sur la base de la situation de fait actuelle ainsi 
que de celle qui prévalait avant la séparation des parties, si l’instauration d’une garde alternée est 
effectivement à même de préserver le bien de l’enfant. Au nombre des critères essentiels pour cet 
examen, entrent en ligne de compte les capacités éducatives des parents, lesquelles doivent être 
données chez chacun d’eux pour pouvoir envisager l’instauration d’une garde alternée, ainsi que 
l’existence d’une bonne capacité et volonté des parents de communiquer et coopérer compte tenu 
des mesures organisationnelles et de la transmission régulière d’informations que nécessite ce 
mode de garde. À cet égard, on ne saurait déduire une incapacité à coopérer entre les parents du 
seul refus d’instaurer la garde alternée. En revanche, un conflit marqué et persistant entre les 
parents portant sur des questions liées à l’enfant laisse présager des difficultés futures de 
collaboration et aura en principe pour conséquence d’exposer de manière récurrente l’enfant à une 
situation conflictuelle, ce qui pourrait apparaître contraire à son intérêt. Il faut également tenir compte 
de la situation géographique et de la distance séparant les logements des deux parents, comme du 
souhait de l’enfant s’agissant de sa propre prise en charge, quand bien même il ne disposerait pas 
de la capacité de discernement à cet égard. Hormis l’existence de capacités éducatives chez les 
deux parents, qui est une prémisse nécessaire à l’instauration d’une garde alternée, les autres 

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critères d’appréciation sont interdépendants et leur importance respective varie en fonction des 
circonstances du cas d’espèce. Ainsi, les critères de la stabilité et de la possibilité pour le parent de 
s’occuper personnellement de l’enfant auront un rôle prépondérant chez les nourrissons et les 
enfants en bas âge, alors que l’appartenance à un cercle social sera particulièrement importante 
pour un adolescent. La capacité de collaboration et de communication des parents est, quant à elle, 
d’autant plus importante lorsque l’enfant concerné est déjà scolarisé ou qu’un certain éloignement 
géographique entre les domiciles respectifs des parents nécessite une plus grande organisation 
(ATF 142 III 617 consid. 3.2.2 et 3.2.3). Il appartient au juge, sur la base des faits du passé et du 
présent, de faire un pronostic sur la possibilité d’instaurer une garde alternée pour le bien de l’enfant 
et, s’il estime que cela n’est pas judicieux, de motiver ce choix de façon claire et complète (arrêt 
TF 5A_629/2019 du 13 novembre 2020 consid. 4.1). 

Pour apprécier ces critères, le juge du fait, qui connaît le mieux les parties et le milieu dans lequel 
vit l’enfant, dispose d’un large pouvoir d’appréciation (ATF 115 II 317 consid. 2 et 3; arrêts 
TF 5A_450/2016 du 4 octobre 2016 consid. 4.3.2 et 5A_976/2014 du 30 juillet 2015 consid. 2.4). 

En outre, pour apprécier le poids qu’il convient d’accorder à l’avis de l’enfant, son âge et sa capacité 
à se forger une volonté autonome, ce qui est en règle générale le cas aux alentours de 12 ans 
révolus, ainsi que la constance de son avis sont centraux (arrêts TF 5A_719/2013 du 17 octobre 
2014 consid. 4.4 et 5A_107/2007 du 16 novembre 2007 consid. 3.2). 

3.2. Quant à l'art. 273 CC, il prévoit que le père ou la mère qui ne détient pas l’autorité parentale 
ou la garde ainsi que l’enfant mineur ont réciproquement le droit d’entretenir les relations 
personnelles indiquées par les circonstances. Autrefois considéré comme un droit naturel des 
parents, le droit aux relations personnelles est désormais conçu à la fois comme un droit et un devoir 
de ceux-ci (arrêt TF 5A_127/2009 du 12 octobre 2009 consid. 4.3), mais aussi comme un droit de 
la personnalité de l'enfant, qui doit servir en premier lieu l'intérêt de celui-ci (ATF 131 III 209 
consid. 5). En cas de désaccord, le juge doit statuer sur le principe, l'étendue et les modalités du 
droit de visite; il ordonne les relations personnelles indiquées par les circonstances, en fonction 
notamment de l'âge de l'enfant et des lieux de résidence respectifs de celui-ci et de ses parents 
(CPra Matrimonial-HELLE, 2016, art. 133 CC n. 71).

3.3. En l’occurrence, la Présidente a constaté que l’époux semblait avoir quelques difficultés 
relationnelles avec ses filles, à qui il souhaitait notamment imposer une garde alternée alors qu’elles 
souhaitaient rester auprès de leur mère. Elle a souligné qu’étant adolescentes et capables de 
discernement, les enfants pouvaient donner leur avis, dont il devait être tenu compte, sur 
l’organisation de la vie séparée de leurs parents. Dès lors que les adolescentes avaient été très 
claires sur le fait qu’elles voulaient que leur garde soit confiée à leur mère, elle a considéré qu’il 
serait contraire à leur bien de leur imposer une garde alternée et a dès lors attribué leur garde à la 
mère, tout en réservant un droit de visite en faveur du père devant s’exercer d’entente entre les 
parties et, à défaut, un week-end sur deux du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, un souper 
par semaine et durant la moitié des vacances et jours fériés scolaires. 

L’appelant fait valoir, en substance, qu’il n’y a pas lieu de suivre la volonté exprimée de ses filles 
dès lors qu’elles sont prises dans un conflit de loyauté entre leurs parents, qu’elles souhaitent au 
fond d’elles demeurer proches de leur père malgré la séparation et que les difficultés relationnelles 
qu’elles ont avec leur père sont liées au climat familial, si bien qu’elles seront de facto résolues 
lorsque la mère aura quitté le domicile conjugal. Il souligne par ailleurs que l’intimée était d’accord 
sur le principe d’une garde alternée en première instance, que l’attribution de la garde à la mère 
crée un trop grand contraste dans la vie de ses filles par rapport à la situation actuelle et que l’intimée 

https://www.swisslex.ch/doc/unknown/412f0834-dde3-4f1e-a774-eab34dca3f94/citeddoc/dd06ee67-cbd1-43cb-8133-c15b2e6ef28b/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/unknown/412f0834-dde3-4f1e-a774-eab34dca3f94/citeddoc/dd06ee67-cbd1-43cb-8133-c15b2e6ef28b/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/unknown/02f180e0-1ba5-4b13-b9e0-01b2f481092b/citeddoc/ed4938c8-c671-41ef-88eb-7e4998e8409d/source/document-link

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n’est pas en mesure d’assumer la pression liée à l’administration d’un foyer et à l’attribution de la 
garde exclusive. 

L’intimée conteste cette argumentation, indiquant en substance que les parties ne se sont pas mises 
d’accord sur le principe d’une garde alternée, que l’appelant n’a pas un comportement adéquat avec 
ses filles et que ces dernières ont été soulagées et contentes d’apprendre que leur garde avait été 
confiée à leur mère. 

3.4. En l’espèce, lors de leur audition par la juge de première instance, D.________ et 
E.________ ont exprimé le souhait de vivre avec leur mère, avec qui tout se passe bien selon elles 
(DO/67). Compte tenu de leur âge, soit respectivement 17 et 14 ans, il convient, conformément à la 
jurisprudence, d’accorder une importance particulière à leurs souhaits s’agissant de leur prise en 
charge. Cela étant, les souhaits exprimés par les adolescentes sont clairs et unanimes et reposent 
sur des motifs raisonnables et compréhensibles, à savoir la bonne relation avec leur mère et les 
rapports plus difficiles avec leur père. Aussi, on ne voit pas pour quelle raison il y aurait lieu de 
passer outre. Les allégations de l’appelant quant à l’existence d’un conflit de loyauté et à l’incapacité 
de la mère d’assumer la garde exclusive des enfants ne sont ni étayées, ni rendues vraisemblables. 
Quant à l’argument de la stabilité, il n’est pas pertinent en l’espèce au vu de l’âge des jeunes filles. 
Enfin, il importe peu qu’il y ait eu accord ou non à un moment donné entre les parties sur la question 
de la garde dès lors que le juge n’est pas lié par les conclusions des parties s’agissant des questions 
concernant les enfants (maxime d’office, art. 296 al. 3 CPC). 

Au vu de ces éléments, il ne peut être reproché à la première juge d’avoir violé les dispositions et 
principes applicables en matière de garde en attribuant la garde exclusive des enfants à la mère.

Quant au droit de visite fixé en faveur du père, qui doit s’exercer d’entente entre les parties et, à 
défaut, un week-end sur deux du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, un souper par semaine 
et durant la moitié des vacances et jours fériés scolaires, il paraît adapté à la situation et peut donc 
être confirmé. L’appelant ne motive du reste pas le droit de visite plus large proposé en appel à titre 
subsidiaire. Par ailleurs, même si, actuellement, le droit de visite semble s’exercer de manière 
restreinte à raison d’un déjeuner hebdomadaire, cette situation possiblement passagère ne justifie 
pas de réduire formellement le droit aux relations personnelles, étant relevé qu’il appartient à 
l’appelant de faire de son droit de visite un moment privilégié avec ses enfants. 

Compte tenu de ce qui précède, les conclusions principales de l’appelant quant à la garde des 
enfants sont rejetées, tandis que ses conclusions subsidiaires sont partiellement admises, en ce 
sens que la garde des enfants est attribuée à la mère. 

4.

Dans un deuxième moyen, l’appelant conteste le montant des contributions d’entretien auxquelles il 
a été astreint en faveur de ses filles, fixées à CHF 775.- pour C.________, CHF 870.- pour 
D.________ et CHF 765.- pour E.________ dès la constitution d’un domicile séparé et à CHF 880.- 
pour C.________, CHF 870.- pour D.________ et CHF 765.- pour E.________ dès le 1er juillet 2021. 
Il requiert que, en cas de garde exclusive à la mère, les pensions pour les enfants soient fixées, dès 
la constitution d’un domicile séparé, à CHF 640.- pour C.________, CHF 670.- pour D.________ et 
CHF 540.- pour E.________ et, dès le 1er octobre 2023, à CHF 440.- pour C.________, CHF 470.- 
pour D.________ et CHF 340.- pour E.________, allocations en sus et jusqu’à la majorité des 
enfants ou l’acquisition d’une formation appropriée mais au plus tard jusqu’à 25 ans. Il requiert de 
plus qu’il soit prévu que la pension en faveur de D.________ soit adaptée à sa situation financière 
et réduite si celle-ci commence un apprentissage rémunéré dès le 1er août 2021, et que les frais 

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extraordinaires (frais orthodontiques, etc.) des filles soient partagés par moitié entre les parents à 
condition qu’ils aient été consentis par ces deux derniers.

Par ailleurs, s’il ne conteste pas la pension mensuelle de CHF 1'800.- qu’il doit verser à son épouse 
dès la constitution d’un domicile séparé jusqu’à la fin juin 2021, il conclut à la suppression des 
contributions qu’il doit lui verser dès le 1er juillet 2021, fixées à CHF 965.- dès cette date puis à 
CHF 615.- dès le 1er octobre 2023. 

Il critique l’établissement des situations financières respectives des époux par la première juge, tant 
en ce qui concerne leurs revenus que leurs charges. Il remet également en question l’entretien 
convenable des enfants tel que fixé par la juge de première instance. 

4.1.

4.1.1. Selon l’art. 276 CC, l’entretien de l’enfant est assuré par les soins, l’éducation et des 
prestations pécuniaires (al. 1).  Les père et mère contribuent ensemble, chacun selon ses facultés, 
à l’entretien convenable de l’enfant et assument en particulier les frais de sa prise en charge, de son 
éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger (al. 2). 

Les prestations en argent et en nature sont équivalentes. Cela signifie que, sauf circonstances 
spéciales, lorsque, en cas de garde exclusive, le parent gardien assume l’entretien de l’enfant sous 
la forme de prestations en nature, l’autre parent assume en principe entièrement l’entretien en argent 
(ATF 147 III 265 consid. 5.5; arrêt TF 5A_727/2018 du 22 août 2019 consid. 4.3.2.1). 

Pour fixer la pension de l’enfant, l’art. 285 al. 1 CC dispose que la contribution d’entretien doit 
correspondre aux besoins de l’enfant ainsi qu’à la situation et aux ressources de ses père et mère. 
L’entretien convenable est ainsi une valeur dynamique qui dépend des moyens concrets des 
parents, dont l’enfant doit profiter.

Conformément à l’art. 277 CC, l’obligation d’entretien des père et mère dure jusqu’à la majorité de 
l’enfant (al. 1). Si, à sa majorité, l’enfant n’a pas encore de formation appropriée, les père et mère 
doivent, dans la mesure où les circonstances permettent de l’exiger d’eux, subvenir à son entretien 
jusqu’à ce qu’il ait acquis une telle formation, pour autant qu’elle soit achevée dans les délais 
normaux (al. 2). Dès la majorité, l’entretien en argent doit être supporté par les parents en fonction 
de leur capacité contributive (ATF 147 III 265 consid. 8.5).

4.1.2. L’entretien de l’enfant comprend tout d’abord ses coûts directs qui, en tout état, doivent être 
couverts en premier. Les lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites 
selon l’art. 93 LP constituent le point de départ; s’y ajoutent la part au loyer de l’enfant, l’assurance-
maladie obligatoire, et les frais de garde. Si les moyens financiers le permettent, l’entretien 
convenable de l’enfant doit être étendu au minimum vital du droit de la famille. Sont alors prises en 
considération les primes d’assurance complémentaire et une part d’impôt. Le fait de multiplier le 
montant de base ou de prendre en compte des postes supplémentaires comme les voyages ou les 
loisirs n’est pas admissible. Ces besoins doivent être financés au moyen de la répartition de 
l’excédent, qui intervient ultérieurement, après que le minimum vital du droit de la famille de 
l’ensemble de ses membres, y compris les enfants majeurs, est couvert (ATF 147 III 265 consid. 5.5 
et 7.2; ATF 147 III 457 consid. 4.1).

4.1.3. Conformément à l'art. 285 al. 2 CC, la contribution d'entretien sert aussi à garantir la prise 
en charge de l'enfant par les parents et les tiers. Cela signifie qu'aux coûts directs générés par 
l'enfant viennent s'ajouter les coûts indirects de sa prise en charge, ce qui implique de garantir, 
économiquement parlant, que le parent qui assure personnellement la prise en charge puisse 

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subvenir à ses propres besoins tout en s'occupant de l'enfant (ATF 144 III 377 consid. 7.1.2.2; arrêt 
TC FR 101 2016 317 du 27 mars 2017 consid. 3a in RFJ 2017 41). 

Selon la jurisprudence fédérale, on est en droit d'attendre du parent se consacrant à la prise en 
charge de l'enfant qu'il recommence à travailler, en principe, à 50% dès l'entrée du plus jeune enfant 
à l'école obligatoire, à 80% à partir du moment où celui-ci débute le degré secondaire, et à 100% 
dès qu'il atteint l'âge de 16 ans révolus (ATF 144 III 481 consid. 4.7.6).

4.1.4. Il découle de ce qui précède que lorsqu'il détermine la situation financière des parents en 
vue de fixer les pensions pour les enfants, le juge doit procéder de la manière suivante. Il doit d'abord 
établir la situation financière effective des deux époux. Dans ce cadre, si le parent gardien subit un 
déficit, il doit examiner si celui-ci existe malgré l'exercice d'une activité lucrative à un taux proche de 
celui qui est en principe exigible, vu l'âge de l'enfant cadet. Dans l'affirmative, l'entier du déficit 
correspond à la contribution de prise en charge. Dans la négative, il convient d'examiner le revenu 
théorique que le parent gardien pourrait réaliser en travaillant à ce taux et de prendre en compte 
uniquement, à titre de coût indirect de l'enfant, la différence entre ce revenu et ses charges. Le 
revenu théorique peut être pris en considération dès l'un des paliers prévus par la jurisprudence – 
entrée à l'école primaire ou secondaire – sans temps d'adaptation et même pour la période révolue 
courant entre la litispendance et le prononcé de la décision : il ne s'agit pas (encore) d'exiger du 
parent qu'il reprenne ou étende une activité lucrative, et ainsi qu'il réalise un revenu hypothétique 
plus élevé que celui qu'il perçoit effectivement, mais uniquement de déterminer quelle part de son 
déficit est liée à la prise en charge des enfants mineurs et doit être intégrée à leur coût. Ce n'est que 
dans un deuxième temps que le juge examinera s'il convient de retenir pour le parent gardien, pour 
l'avenir et avec un délai d'adaptation, un revenu hypothétique. Le cas échéant, ce revenu modifiera 
le disponible du parent en question, ce qui pourra se répercuter pour l'avenir sur la prise en charge 
des coûts directs des enfants (arrêt TC FR 101 2019 146 du 26 août 2019 consid. 2.3.2 in RFJ 
2019 63).

La contribution de prise en charge doit être calculée dans un premier temps selon le minimum vital 
du droit des poursuites. Celui-ci comprend pour les parents le montant de base selon les lignes 
directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites selon l’art. 93 LP, les frais – 
raisonnables – de logement, déduction faite de la part au logement de l’enfant, l’assurance-maladie 
de base, et les frais d’acquisition du revenu. La Cour de céans a également décidé d’inclure dans le 
minimum vital du droit des poursuites les frais indispensables liés à l’exercice du droit de visite, qui 
ne dépasseront pas, en règle générale, quelques francs par jour en cas de droit de visite usuel, voire 
un peu plus si les relations personnelles sont plus élargies.

Si les moyens de la famille sont suffisants, à savoir si le minimum vital de ses membres est couvert, 
il sera alors établi selon le minimum vital du droit de la famille (ATF 147 III 265 consid. 6.3; 
ATF 144 III 377 consid. 7). Pour les parents, entrent alors dans le minimum vital l’assurance-maladie 
complémentaire, les impôts, éventuellement les autres primes d’assurance, les frais de formation 
continue indispensables, les frais d’exercice du droit de visite calculés plus largement, les forfaits de 
communication, éventuellement un montant adapté pour l’amortissement des dettes. Selon BURGAT, 
si les frais de logement réels entrent dans le minimum vital du droit de la famille, seuls les frais de 
logement raisonnables entrent dans le minimum vital du droit des poursuites (Newsletter 
DroitMatrimonial.ch janvier 2021 p. 8).

4.1.5. Lors de la fixation des contributions d'entretien, le juge doit en principe tenir compte des 
revenus effectifs ou réels. Il peut toutefois imputer à un époux un revenu hypothétique, dans la 
mesure où celui-ci pourrait le réaliser en faisant preuve de bonne volonté et en accomplissant l'effort 

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qui peut être raisonnablement exigé de lui (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2). Lorsqu'il entend tenir 
compte d'un revenu hypothétique, le juge doit déterminer si l'on peut raisonnablement exiger du 
conjoint concerné qu'il exerce une activité lucrative ou augmente celle-ci eu égard, notamment, à sa 
formation, à son âge et à son état de santé; cette question relève du droit. Lorsqu'il tranche celle-ci, 
le juge ne peut pas se contenter de dire, de manière toute générale, que la personne en cause 
pourrait obtenir des revenus supérieurs en faisant preuve de bonne volonté : il doit préciser le type 
d'activité professionnelle que cette personne peut raisonnablement devoir accomplir. Le juge doit en 
outre examiner si cette personne a la possibilité effective d'exercer l'activité ainsi déterminée et quel 
revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances subjectives susmentionnées ainsi que 
du marché du travail (arrêt TF 5A_263/2019 du 29 janvier 2020 consid. 3.1).

4.1.6. Ceci étant rappelé, le juge doit désormais procéder comme suit lorsqu’il fixe les contributions 
d’entretien du droit de la famille, conformément à la méthode en deux étapes exposée dans l’arrêt 
147 III 265 précité (en particulier consid. 7.3).

Tout d'abord, il ne doit pas être porté atteinte au propre minimum vital du droit des poursuites du ou 
des débiteurs d’entretien. Au moyen des autres ressources, doivent être couverts, toujours calculés 
sur la base du minimum vital du droit des poursuites : les coûts directs des enfants mineurs, ensuite 
la contribution de prise en charge et enfin l’éventuelle pension alimentaire (post-) matrimoniale.

Ce n'est que lorsque le minimum vital du droit des poursuites est couvert pour tous les ayants-droit 
qu'il peut être question d'inclure les ressources restantes dans un calcul élargi des besoins et de les 
appliquer au minimum vital du droit de la famille, tant que les ressources le permettent.

Dans la mesure où le minimum vital du droit de la famille des parents et des enfants mineurs adapté 
aux circonstances est couvert, les parents doivent financer la contribution d’entretien des enfants 
majeurs à partir des fonds restants.

Tout excédent qui en résulte est réparti entre les parents et les enfants mineurs ("grandes et petites 
têtes"). L'enfant obtient une part et chaque parent deux parts. Les enfants majeurs ne participent 
pas à la répartition de l'excédent (ATF 147 III 265, en particulier consid. 7.3).

4.1.7. Aux termes de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge fixe, à la requête de l'un des conjoints, la 
contribution pécuniaire à verser par l'une des parties à l'autre. A cet égard, tant que dure le mariage, 
l'obligation de soutien et le principe de solidarité découlant de l'art. 163 CC perdurent 
(ATF 137 III 385 consid. 3.1).

Selon la jurisprudence (ATF 147 III 301 consid. 4.3), la méthode en deux étapes avec répartition de 
l’excédent s’applique également à la contribution d’entretien de l’époux fondée sur l’art. 163 CC. Il 
en découle que, dans la mesure où les ressources des parties sont suffisantes et en présence 
d'enfants mineurs, l’époux crédirentier a droit à une contribution d’entretien couvrant son minimum 
vital du droit de la famille et incluant une part à l'excédent calculés selon les "grandes têtes et petites 
têtes", éventuellement après la déduction d’une part d’épargne prouvée, pour autant que cette 
contribution d’entretien ne lui procure pas un niveau de vie supérieur à celui qui était le sien lors de 
la vie commune.

4.2. En l’espèce, la juge de première instance a établi la situation financière des époux comme 
suit, établissant leurs besoins selon le minimum vital du droit des poursuites (décision attaquée, 
p. 9 ss). 

Elle a retenu que B.________ réalisait un revenu mensuel net moyen de CHF 872.- en travaillant 
comme agente d’entretien auprès d’une banque à un taux estimé à 25%. Elle lui a imputé un revenu 

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hypothétique mensuel de CHF 2'790.- dès le 1er juillet 2021 pour une activité à 80% jusqu’aux 16 ans 
de sa fille cadette, et de CHF 3'487.- dès le 1er octobre 2023 pour une activité à 100%. Au chapitre 
de ses charges, elle a retenu un montant de base de CHF 1'350.-, une prime d’assurance ménage 
de CHF 40.-, une prime d’assurance-maladie LAMal de CHF 359.85, des frais médicaux non 
remboursés par la caisse maladie de CHF 36.-, des frais de logement de CHF 1'080.- (loyer de 
CHF 1'700.- - part au logement des enfants de 40%) et des frais de transport de CHF 112.50, pour 
un total de CHF 2'978.-. 

Pour A.________, la Présidente a retenu un revenu mensuel de CHF 7'228.- composé du salaire de 
CHF 6'195.- réalisé en tant que taxateur fiscal à 90% et du loyer net de CHF 1'033.- perçu pour la 
location d’un appartement dont il est propriétaire. Elle a fixé ses charges à CHF 2'975.- par mois, y 
incluant un montant de base de CHF 1'200.-, une prime d’assurance-maladie LAMal de CHF 321.85, 
des frais médicaux non remboursés de CHF 43.-, des intérêts hypothécaires par CHF 215.-, des 
charges PPE de CHF 463.-, une contribution immobilière de CHF 37.-, un amortissement direct via 
le 3ème pilier de CHF 233.-, une prime d’assurance ménage et RC de CHF 37.-, des frais de droit de 
visite par CHF 200.-, des frais de vélo de CHF 15.- et des frais de repas de CHF 210.-. 

4.3.

4.3.1. Si l’appelant approuve l’imputation d’un revenu hypothétique à l’intimée à 80% dès le 
1er juillet 2021 et à 100% dès le 1er octobre 2023, il conteste les montants respectifs des revenus de 
CHF 2'790.- et CHF 3'487.- retenus. À son avis, il n’y a pas lieu de se baser sur le revenu réalisé en 
2018 par l’intimée pour déterminer le montant du revenu hypothétique, comme l’a fait la première 
juge, mais sur le salaire qu’elle a réalisé en 2020, qui s’élève à CHF 1'301.- par mois pour une 
activité à 25%. L’intimée conteste la position de l’appelant s’agissant du montant de son revenu.

4.3.2. En l’occurrence, la première juge s’est fondée sur le revenu mensuel de CHF 872.- réalisé 
en 2018 par l’intimée dans le cadre de son activité de femme de ménage auprès d’une banque, 
qu’elle a évaluée à 25%, pour arrêter le montant de son revenu hypothétique à CHF 2'790.- pour 
une activité à 80% et à CHF 3'487.- pour une activité à 100% (décision attaquée, p. 9 s.). 

Selon les certificats de salaire au dossier, l’intimée a réalisé un revenu annuel net de CHF 10'468.- 
en 2018 pour une activité à 10% (cf. bordereau de l’intimée du 10 juillet 2020, pièce 4), CHF 11'998.- 
en 2019 pour une activité à 25% (cf. bordereau de l’appelant du 15 janvier 2021, pièce 39) et 
CHF 15'219.- en 2020 pour une activité à 25% (cf. courrier de l’appelant du 5 février 2021 et son 
annexe). De toute évidence, les taux d’activité mentionnés sur les certificats de travail de l’intimée 
sont approximatifs dès lors que le salaire annuel de CHF 10'468.- réalisé en 2018 pour une activité 
à 10% correspondrait à CHF 2'180.- par mois pour une activité à 25% (CHF 10'468.- : 12 : 10 x 25), 
ce qui est largement supérieur aux salaires usuels dans la branche du nettoyage et ne coïncide ni 
avec le salaire mensuel de CHF 1'000.- réalisé en 2019 à un taux de 25% (CHF 11'998.- : 12), ni 
avec le salaire mensuel de CHF 1'268.- réalisé en 2020 à un taux de 25% (CHF 15'219.- : 12). Aussi, 
pour déterminer le revenu exigible de l’intimée, l’on ne peut pas, comme le souhaiterait l’appelant, 
partir du principe que le salaire figurant sur les certificats de salaire annuels de l’intimée correspond 
exactement au taux d’activité qui y est mentionné. 

Selon les fiches de salaire de l’intimée pour les mois de mars à mai 2020, cette dernière perçoit un 
salaire horaire brut de CHF 26.-, vacances, jours fériés et 13ème salaire compris (cf. bordereau de 
l’intimée du 10 juillet 2020, pièce 4). Pour une activité à 100%, soit 42 heures par semaine, cela 
représente un salaire hebdomadaire brut de CHF 1'092.-. Sur l’année, en tenant compte de cinq 
semaines de vacances et de 9 jours fériés, cela correspond à un salaire brut de CHF 49'360.- 
([52 semaines x CHF 1'092.-] - [5 semaines x CHF 1'092.-] - [CHF 1'092.-/5 jours x 9 jours]), soit 

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CHF 4'113.- par mois (CHF 49'630.- : 12). Après déduction des charges sociales et de prévoyance 
professionnelle, estimées à 15,2% pour une femme de l’âge de l’intimée, le salaire annuel net de 
celle-ci à plein temps s’élève à CHF 41’858.-, soit CHF 3'488.- par mois. C’est ce montant qui doit 
donc être retenu comme revenu exigible pour son activité de femme de ménage à 100%, étant 
relevé qu’il correspond à un franc près au salaire retenu par la juge de première instance et qu’il se 
situe à peine au-dessus des salaires médians de la rémunération obtenue selon le calculateur de 
salaire « Salarium » pour une employée de 43 ans sans formation professionnelle complète et sans 
fonction de cadre travaillant à raison de 42 heures par semaine dans le domaine du nettoyage, dans 
l’espace Mitteland et avec 17 années d’expérience (CHF 3'915.- bruts, soit environ CHF 3'320.- 
nets). Quant au revenu mensuel exigible pour une activité à 80%, il doit être fixé à CHF 2'790.- 
(CHF 3'488.- x 80%). 

Le grief de l’appelant est donc infondé. 

4.3.3. Il est encore à souligner que, contrairement à ce qu’a retenu la juge de première instance en 
se basant sur le certificat de salaire de l’épouse pour 2018, le revenu mensuel réalisé par cette 
dernière au moment de la décision querellée ne s’élevait pas à CHF 872.- mais à CHF 1'268.- (soit 
le revenu annuel net de CHF 15'216.- réalisé en 2020 divisé par 12; cf. courrier de l’appelant du 
5 février 2021 et son annexe). C’est donc ce deuxième montant qui sera retenu d’office à titre de 
revenu effectif jusqu’au 1er juillet 2021, moment à partir duquel un revenu hypothétique pour une 
activité à 80% est imputé à l’épouse. 

4.4. 

4.4.1. L’appelant soulève en outre l’existence d’une erreur dans le calcul de la part du loyer à la 
charge de l’intimée : alors que la Présidente a retenu un loyer de CHF 1'700.- pour l’intimée, elle a 
considéré que la part au loyer de l’intimée correspondait à 60% de CHF 1'800.-, soit CHF 1'080.-, 
au lieu de retenir qu’elle se montait à 60% de CHF 1'700.-, soit CHF 1'020.-. L’intimée conteste ce 
point de vue, estimant que la Présidente lui a retenu un loyer de CHF 1'800.- dès lors qu’elle a 
calculé la part au loyer des enfants sur la base d’un loyer de CHF 1'800.-. 

4.4.2. La première juge a retenu un loyer fictif de CHF 1'700.- pour l’intimée pour un appartement 
de 4.5 pièces à F.________, mais elle a calculé la part au loyer de l’intimée et des trois enfants sur 
la base d’un loyer de CHF 1'800.-. Ainsi, une fois la part au logement des enfants par CHF 720.- 
retranchée (CHF 1'800.- x 40%), elle a fixé la part au loyer restant à la charge de l’épouse à 
CHF 1'080.- (CHF 1'800.- - CHF 720.-) (décision attaquée, p. 11). 

En l’espèce, comme indiqué ci-avant, l’intimée s’est constitué un domicile séparé avec ses filles en 
date du 1er avril 2021. Selon le contrat de bail produit en appel, elle loue un appartement de 
4,5 pièces à F.________ pour un loyer mensuel brut de CHF 1'990.- (pièce no 2 produite le 12 janvier 
2022). Ce loyer étant raisonnable compte tenu du fait que l’intimée vit avec ses trois filles, il sera 
pris en compte pour le calcul de sa part au logement et de celle des trois enfants déjà au stade du 
minimum vital du droit des poursuites, la part au logement de l’intimée s’élevant à CHF 1'194.- (60% 
x CHF 1'990.-) et celle des enfants à CHF 796.- (40% x CHF 1'990.-).

Partant, le grief de l’appelant est mal fondé. 

4.5.

4.5.1. L’appelant critique en outre le revenu mensuel de CHF 7'228.- qui a été retenu pour lui dans 
la décision attaquée (salaire de CHF 6'195.- + loyer de CHF 1'033.- perçu). Il soutient en effet que 
son salaire s’élève à CHF 5'992.- par mois et que son revenu immobilier est de CHF 1'033.-, voire 

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CHF 833.- si on tient compte de l’entretien et de la rénovation de l’appartement qui incombent au 
propriétaire. Cela est contesté par l’intimée, qui se rallie à la décision querellée. 

4.5.2. Au vu des fiches de salaire de l’appelant pour les mois de janvier, février, avril, mai et juin 
2020 (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 1), il y a lieu de constater qu’il a touché 
des allocations familiales mensuelles de CHF 1'212.50 pour les mois concernés (CHF 875.- + 
CHF 337.50), son salaire mensuel net hors allocations familiales s’élevant à CHF 5'718.65 
(CHF 6'931.15 - CHF 1'212.50). Dès lors que celui-ci est versé treize fois l’an, il se monte à 
CHF 6'195.- par mois (CHF 5'718.55 x 13 :12), tel que retenu par la Présidente. Contrairement à ce 
que fait valoir l’appelant, il n’est pas correct, pour calculer le montant de son revenu mensuel net, 
de déduire de son salaire annuel net pour 2019 (CHF 86'451.30) un montant d’allocations familiales 
annuelles de CHF 14'550.- (CHF 1'212.50 x 12) avant de diviser la différence par douze dans la 
mesure où le montant d’allocations mensuel de CHF 1'212.50 concerne l’année 2020. 

Quant au revenu immobilier de CHF 1'033.- retenu par la première juge, il ne souffre pas la critique, 
correspondant au loyer de CHF 1'370.- perçu par l’appelant pour la location d’un appartement dont 
il est propriétaire (cf. bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 3), dont ont été déduits 
des intérêts hypothécaires à hauteur de CHF 133.- (cf. bordereau du 18 septembre 2020 de 
l’appelant, pièce 9), une contribution immobilière de CHF 47.50 (cf. bordereau du 18 septembre 
2020 de l’appelant, pièce 11) et des charges de copropriété à hauteur de CHF 156.- (cf. bordereau 
du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 10). Il est de plus souligné que le montant de CHF 1'033.- 
a été articulé par l’appelant lui-même en première instance (DO/35) et que, au stade de l’appel, 
d’éventuels frais d’entretien et de rénovation ne sont pas rendus vraisemblables. 

Au vu des éléments qui précèdent, le grief est mal fondé.

Il est de plus constaté que, vu la fiche de salaire de janvier 2022 produite en appel par l’appelant, 
son salaire mensuel net s’élève désormais à CHF 6'369.- (CHF 5'879.50 x 13/12), ce qui correspond 
à une augmentation mensuelle de près de CHF 175.- par rapport à 2020. Par souci de simplification, 
il ne sera cependant pas tenu compte de l’évolution salariale habituelle des parties. 

4.6.

4.6.1. L’appelant conteste par ailleurs le montant des frais de déplacements (CHF 15.-) et des frais 
de repas (CHF 210.-) retenus dans ses charges. S’agissant des frais de déplacements, il fait valoir 
la prise en compte de frais de véhicule à hauteur de CHF 171.- (impôt véhicule de CHF 35.- + 
assurance voiture de CHF 36.- + essence à hauteur de CHF 100.-) dans la mesure notamment où, 
selon la décision querellée, il doit aller chercher ses filles chez leur mère et les ramener chez elle 
dans le cadre de l’exercice du droit de visite. Quant aux frais de repas, il considère que ceux-ci 
doivent s’élever à CHF 420.- par mois (soit CHF 20.- par jour) pour tenir compte de la réalité 
économique. 

L’intimée n’est pas de cet avis, exposant que l’appelant se rend au travail en vélo, qu’il n’aura pas 
besoin de son véhicule pour l’exercice du droit de visite dès lors qu’elle recherche un appartement 
dans la même localité que lui et qu’il a déclaré en audience qu’il rentrait à la maison pour ses repas 
de midi. 

4.6.2. Il sied de constater que l’appelant n’a pas besoin de son véhicule pour se rendre sur son lieu 
de travail, habitant à moins de 2,5 kilomètres de celui-ci et ayant déclaré en audience qu’il allait au 
travail en vélo pour économiser des frais et éviter de payer une place de parc et qu’il avait besoin 
d’une voiture pour faire les courses et aller à la déchetterie, mais qu’il était prêt à s’en séparer s’il le 
fallait (DO/63). Aussi, les frais de voiture de l’intimé ne doivent pas être retenus au titre de frais 

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d’acquisition du revenu. Ils ne doivent pas non plus être intégrés dans ses charges au titre de frais 
d’exercice du droit de visite dès lors qu’ils sont déjà compris dans le forfait de CHF 200.- retenu pour 
ce poste par la première juge. 

Quant aux frais de repas de CHF 210.- retenus par la Présidente, ils sont adéquats eu égard au fait 
que l’appelant a la possibilité de manger à la cafétéria de G.________ ou à la Mensa de l’Université 
H.________, où il est possible de se restaurer pour une dizaine de francs par repas. Il est de plus 
constaté qu’en audience, l’appelant a déclaré qu’il mangeait à l’extérieur à midi mais a précisé qu’il 
pourrait rentrer à son domicile (DO/63). 

Par conséquent, ses griefs sont dénués de fondement. 

4.7. La première juge a fixé l’entretien convenable des enfants à CHF 775.- pour C.________ 
jusqu’à sa majorité et CHF 880.- par la suite, CHF 870.- pour D.________ et CHF 765.- pour 
E.________, étant précisé qu’elle n’a tenu compte que de coûts directs. 

Pour C.________, elle a tenu compte d’un montant de base élargi de CHF 720.- (CHF 600.- + 20%), 
d’une part au logement de CHF 240.- (CHF 720.- : 3), d’une prime LAMal de CHF 96.55, d’un 
abonnement de bus de CHF 38.-, de dépenses scolaires de CHF 109.- et de frais médicaux non 
remboursés de CHF 8.50, dont elle a déduit une allocation de formation de CHF 325.- et une 
allocation employeur de CHF 112.50. Elle a en outre estimé que l’entretien convenable de 
l’adolescente augmenterait à CHF 880.- après sa majorité en tenant compte d’une prime 
d’assurance LAMal de CHF 200.-.

Pour D.________, elle a tenu compte d’un montant de base élargi de CHF 720.- (CHF 600.- + 20%), 
d’une part au logement de CHF 240.- (CHF 720.- : 3), d’une prime LAMal de CHF 96.55, d’un 
abonnement de bus de CHF 44.-, de dépenses scolaires de CHF 58.-, de frais médicaux non 
remboursés de CHF 17.70, de frais dentaires de CHF 7.- et de cours de boxe pour CHF 65.-, dont 
elle a déduit une allocation familiale de CHF 265.- et une allocation employeur de CHF 112.50. Elle 
a précisé que la prime d’assurance-maladie plus élevée dès sa majorité serait compensée par 
l’allocation de formation qui sera plus élevée que l’allocation familiale.

Pour E.________, elle a tenu compte d’un montant de base élargi de CHF 720.- (CHF 600.- + 20%), 
d’une part au logement de CHF 240.- (CHF 720.- : 3), d’une prime LAMal de CHF 96.55, de 
dépenses scolaires de CHF 13.-, de frais médicaux non remboursés de CHF 3.- et de cours 
d’équitation pour CHF 90.-, dont elle a déduit une allocation familiale de CHF 285.- et une allocation 
employeur de CHF 112.50. Elle a également précisé que la prime d’assurance-maladie plus élevée 
dès sa majorité serait compensée par l’allocation de formation qui sera plus élevée que l’allocation 
familiale.

4.7.1. L’appelant conteste d’abord le montant du minimum vital de base de CHF 720.-, faisant valoir 
qu’il y a lieu de s’en tenir au montant de base de CHF 600.- du droit des poursuites conformément 
à la jurisprudence fédérale. Il requiert également la correction de la part au loyer de chaque enfant 
à CHF 227.- (loyer de CHF 1'700.- x 40% : 3). Il conteste en outre les dépenses de CHF 65.- pour 
les cours de boxe de D.________, alléguant que cette dernière a décidé d’arrêter ce sport en 
novembre 2020 et qu’elle ne fait pas d’autre activité extrascolaire. Il remet par ailleurs en cause les 
frais de CHF 90.- pour les cours d’équitation de E.________, avançant qu’en cas de garde exclusive 
à la mère, sa fille ne pourra pas se rendre à son cours d’équitation car celui-ci a lieu à plus de 
15 kilomètres de son domicile. 

L’intimée ne partage pas cette position. Elle explique en particulier que les cours de boxe de 
D.________ ont été suspendus temporairement en raison de la pandémie de Covid-19 mais que 

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celle-ci a décidé de poursuivre cette activité dès que la situation le permettra, et que c’est le grand-
père paternel de E.________ qui va amener cette dernière à ses cours d’équitation tous les 
mercredis. 

4.7.2. Les coûts des enfants devant être établis conformément à la jurisprudence fédérale 
susmentionnée (cf. supra, consid. 4.1.2), il convient d’emblée de corriger le montant de base retenu 
pour chacune des enfants, qui correspond non pas au minimum vital élargi mais au minimum vital 
du droit des poursuites non majoré, soit CHF 600.- en l’espèce. Cela vaut aussi après la majorité 
des enfants dans la mesure où celles-ci sont en formation et continuent à vivre chez leur mère 
(cf. arrêt TC FR 101 2021 37 du 8 juin 2021 consid. 3.1.3). Il y a également lieu de rectifier la part 
au logement des enfants en tenant compte d’un loyer de CHF 1'990.- (cf. supra, consid. 4.4.2), de 
sorte que la part au loyer de chaque enfant s’élève à CHF 265.- (CHF 1'990.- x 40% : 3). Quant aux 
frais liés aux cours de boxe de D.________ et aux cours d’équitation de E.________, ils ne peuvent 
pas être admis dans les besoins des enfants conformément à la jurisprudence fédérale dès lors qu’il 
s’agit de charges liées aux loisirs devant être financées, le cas échéant, au moyen de la participation 
des enfants à l’excédent. Il ne sera pas tenu compte, à ce stade, d’un éventuel apprentissage 
effectué par D.________ dès lors qu’il était prévu qu’elle débute une école de couture à la rentrée 
2021 (cf. réponse à l’appel, p. 6) et qu’aucune information contraire n’a été alléguée ultérieurement 
par l’une ou l’autre des parties. 

Compte tenu de ces éléments, des postes non contestés en appel et de l’évolution prévisible des 
allocations familiales et des primes LAMal en fonction de l’âge des enfants, les coûts directs de ces 
dernières selon le minimum vital du droit des poursuites sont arrêtés comme suit : 

- pour C.________ : CHF 680.- jusqu’à sa majorité (montant de base de CHF 600.- + part au 
logement de CHF 265.- + prime LAMal de CHF 96.55 + abonnement de bus de CHF 38.- + 
dépenses scolaires de CHF 109.- + frais médicaux de CHF 8.50 - allocation de formation de 
CHF 325.- - allocation employeur de CHF 112.50) et CHF 785.- dès le mois suivant ses 
18 ans, soit dès le 1er juillet 2021 (montant de base de CHF 600.- + part au logement de 
CHF 265.- + prime LAMal de CHF 200.- + abonnement de bus de CHF 38.- + dépenses 
scolaires de CHF 109.- + frais médicaux de CHF 8.50 - allocation de formation de CHF 325.- 
- allocation employeur de CHF 112.50);

- pour D.________ : CHF 650.- jusqu’à sa majorité (montant de base de CHF 600.- + part au 
logement de CHF 265.- + prime LAMal de CHF 96.55 + abonnement de bus de CHF 44.- + 
dépenses scolaires de CHF 58.- + frais médicaux de CHF 17.70 + frais dentaires de CHF 7.- 
- allocation de formation de CHF 325.- - allocation employeur de CHF 112.50), ) et CHF 755.- 
dès le mois suivant ses 18 ans, soit dès le 1er février 2023, compte tenu d’une augmentation 
d’environ CHF 100.- de la prime LAMal (montant de base de CHF 600.- + part au logement 
de CHF 265.- + prime LAMal de CHF 200.- + abonnement de bus de CHF 44.- + dépenses 
scolaires de CHF 58.- + frais médicaux de CHF 17.70 + frais dentaires de CHF 7.- - allocation 
de formation de CHF 325.- - allocation employeur de CHF 112.50); 

- pour E.________ : CHF 580.- jusqu’à ses 16 ans (montant de base de CHF 600.- + part au 
logement de CHF 265.- + prime LAMal de CHF 96.55 + dépenses scolaires de CHF 13.- + 
frais médicaux de CHF 3.- - allocation pour enfant de CHF 285.- - allocation employeur de 
CHF 112.50), CHF 520.- dès le mois suivant ses 16 ans, soit dès le 1er octobre 2023, compte 
tenu de la perception d’une allocation de formation de CHF 345.- en lieu et place de 
l’allocation pour enfant de CHF 285.- (CHF 580.- + CHF 285.- - CHF 345.-), et CHF 620.- 
dès ses 18 ans compte tenu d’une augmentation d’environ CHF 100.- de la prime LAMal.

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4.8. Au vu de l’ensemble de ce qui précède et des éléments non contestés en appel, les situations 
financières des parties se présentent comme suit, étant précisé qu’elles seront établies sur 
différentes périodes en fonction de l’âge des enfants et du taux d’activité professionnelle de l’épouse.

4.8.1. Dès le 1er avril 2021 jusqu’à la fin juin 2021, soit dès la constitution d’un domicile séparé par 
l’épouse jusqu’à la majorité de C.________, l’époux présente un solde disponible de CHF 4'253.- 
(revenu de CHF 7'228.- - charges de CHF 2'975.-), tandis que l’épouse subit un déficit de 
CHF 1'824.- (revenu de CHF 1'268.- - charges de CHF 3’092.-).

Il convient de déterminer quelle part du déficit subi par l’épouse est liée à la prise en charge des 
enfants et doit, par conséquent, être intégrée au coût de celles-ci par le biais de la contribution de 
prise en charge, celle-ci devant couvrir uniquement les coûts indirects induits par la prise en charge 
des enfants. Dans la mesure où la cadette des enfants fréquente le cycle d’orientation depuis 
septembre 2020 (DO/6) et où l’épouse pourrait théoriquement travailler à 80% depuis ce moment-
là conformément à la jurisprudence, seule la différence entre son revenu théorique à 80% et ses 
charges doit être retenue à titre de contribution de prise en charge. C’est donc un déficit de 
CHF 302.- par mois qui doit être retenu à titre de coûts indirects (CHF 2'790.- - CHF 3'092.-) et ajouté 
aux coûts de E.________, portant ceux-ci à CHF 880.- jusqu’à ses 16 ans (CHF 580.- + CHF 302.-
 ). La contribution de prise en charge doit par ailleurs être déduite du déficit mensuel de CHF 1'824.- 
de l’épouse, ce qui diminue celui-ci à CHF 1'520.- (montant arrondi). 

Après paiement de ses charges mensuelles et des coûts d’entretien des enfants, l’époux dispose 
d’un solde de CHF 2'043.- (CHF 4'253.- - CHF 680.- - CHF 650.- - CHF 880.-). Après paiement de 
la pension de CHF 1'800.- due en faveur de son épouse dès la constitution d’un domicile séparé 
jusqu’au 30 juin 2021, qui n’est pas contestée en appel et couvre largement le déficit de l’épouse, il 
dispose d’un solde disponible de CHF 243.-. Vu le montant à disposition, il n’y a pas lieu d’établir 
les besoins de la famille selon le minimum vital élargi du droit de la famille pour la période 
considérée. Les pensions en faveur des enfants seront toutefois arrondies à la hausse, si bien 
qu’elles seront fixées à CHF 700.- pour C.________, CHF 700.- pour D.________ et CHF 900.- pour 
E.________. 

4.8.2. Pour la période courant du 1er juillet 2021 au 31 janvier 2023, soit après la majorité de 
C.________ et l’imputation d’un revenu hypothétique à 80% à l’épouse jusqu’à la majorité de 
D.________, si l’on s’en tient au minimum vital LP, l’époux présente un solde disponible de 
CHF 4'253.- (revenu de CHF 7'228.- - charges de CHF 2'975.-), tandis que l’épouse subit un déficit 
de CHF 302.- (revenu de CHF 2’790.- - charges de CHF 3'092.-). Ce dernier montant correspond à 
la contribution de prise en charge, qui doit être ajoutée aux coûts d’entretien de E.________ et porte 
ceux-ci à CHF 880.- (CHF 580.- + CHF 302.-). L’épouse ne subit plus de déficit après la couverture 
des coûts indirects de la cadette. Après paiement des charges mensuelles des époux et couverture 
des frais d’entretien des enfants à raison de CHF 785.- pour C.________, CHF 650.- pour 
D.________ et CHF 880.- pour E.________, le disponible de la famille s’élève à CHF 1'938.- 
(CHF 4'253.- - CHF 785.- - CHF 650.- - CHF 880.-). Vu l’importance de ce solde, les besoins de la 
famille peuvent être établis selon le minimum vital élargi du droit de la famille, en y intégrant la 
charge fiscale des parties ainsi que des charges supplémentaires telles que notamment les primes 
d’assurances non obligatoires. 

a) La charge fiscale sera estimée à l’aide du simulateur fiscal de l’Administration fédérale des 
contributions (swisstaxcalculator.estv.admin.ch). Il sera fait abstraction des déductions, à l’exception 
des déductions automatiques et de la déduction des pensions alimentaires versées pour les enfants 
mineures et l’épouse, le montant des pensions pour les enfants mineures étant évalué sur la base 

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des pensions fixées pour la période du 1er avril au 30 juin 2021 et le montant de la pension pour 
l’épouse ne consistant qu’en une pure estimation. Il ne sera pas non plus tenu compte de l’impôt sur 
la fortune car celui-ci n’est pas significatif au vu de l’avis de taxation 2019 des époux, qui mentionne 
un impôt annuel sur la fortune de CHF 298.- (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 
15). En tenant compte d’un revenu imposable de CHF 63’936.- pour l’époux {(revenu de CHF 7'228.- 
- pensions de [CHF 700.- + CHF 900.- + CHF 300.-]) x 12} et de CHF 66'300.- pour l’épouse {(revenu 
de CHF 2'790.- + pensions de [CHF 700.- + CHF 900.- + CHF 300.-] + allocations de [CHF 325.- + 
CHF 285.- + 2 x CHF 112.50]) x 12}, la charge d’impôt mensuelle des parties peut être estimée à 
CHF 788.- pour l’époux (CHF 9'458.- : 12) et CHF 277.- pour l’épouse (CHF 3'323 - : 12).

b) Il sied ensuite d’établir la part aux impôts des enfants mineures. Dans un arrêt récent 
destiné à la publication (ATF 147 III 457 consid. 4.2.3.2.3 et 4.2.3.5), le Tribunal fédéral a établi une 
méthode uniforme d'établissement de la charge fiscale. Celle-ci consiste à répartir 
proportionnellement la charge fiscale totale du parent gardien en fonction des revenus attribués au 
parent et de ceux attribués à l'enfant mineur. Dans un premier temps, le rapport entre les revenus 
attribués à l'enfant mais qui sont imposables auprès du parent bénéficiaire – à savoir les 
contributions aux coûts directs (Barunterhaltsbeitrag), les allocations familiales et rentes des 
assurances sociales, et les revenus de la fortune de l'enfant, mais pas les revenus du travail de 
l'enfant, ni les contributions de prise en charge – et le revenu imposable total (avant déductions) du 
parent bénéficiaire est établi. Dans un second temps, ce rapport doit être reporté sur la charge fiscale 
totale du parent gardien, le montant obtenu étant alors la part aux impôts de l'enfant. Ainsi, si le 
revenu attribuable à l'enfant s'élève à 20% du revenu imposable du foyer, la même proportion de 
charge fiscale totale du parent bénéficiaire doit être intégrée dans les charges de l'enfant et seul le 
solde entre par conséquent dans les charges du parent bénéficiaire.

En l’occurrence, pour la période considérée, les revenus attribués aux enfants mais qui sont 
imposables auprès du parent bénéficiaire s’élèvent à CHF 2'065.- par mois, soit CHF 1'230.- de 
coûts directs des enfants (CHF 650.- pour D.________ et CHF 580.- pour E.________) et CHF 835.- 
d’allocations familiales et employeur (CHF 325.- + CHF 112.50 pour D.________ et CHF 285.- + 
CHF 112.50 pour E.________). Quant au revenu imposable de l’épouse, il s’élève à CHF 5'525.- 
par mois (CHF 66'300.- : 12). Les revenus attribués aux enfants représentent ainsi 37% du revenu 
imposable (CHF 2'065.- : CHF 5'525.-), ce qui signifie qu’une part aux impôts de CHF 105.- (37% 
de CHF 277.-arrondis) peut leur être imputée. La part aux impôts de D.________ s’élève à CHF 55.- 
(CHF 1'087.50/CHF 5'525.- x CHF 277.-) et celle de E.________ à CHF 50.- 
(CHF 977.50/CHF 5'525.- x CHF 277.-). L’épouse doit de son côté supporter une charge fiscale 
mensuelle de CHF 172.- (CHF 277.- - CHF 55.- - CHF 50.-). 

c) Pour l’époux, en sus de la charge fiscale de CHF 788.- par mois, il sera tenu compte d’une 
prime LCA de CHF 13.50 (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 13) et d’un forfait 
communication et assurance de CHF 120.- (cf. arrêt TC FR 101 2020 481 du 14 octobre 2021 
consid. 2.4.2). Dans la mesure où la situation financière est favorable, il sera également tenu compte 
des montants d’épargne raisonnables invoqués par l’appelant, à savoir la prime d’assurance-vie de 
CHF 24.- (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 14A) et l’amortissement indirect via 
le 3ème pilier à hauteur de CHF 233.- (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 4) 
(cf. arrêts TC 101 2020 333 du 29 avril 2021 consid. 7.2.2 et 101 2021 231 du 8 novembre 2021 
consid. 3.3.2). Contrairement à ce que requiert l’appelant, il ne sera pas tenu compte de la redevance 
Serafe ni des frais d’électricité, qui sont déjà compris dans le montant de base du droit des 
poursuites. Quant aux frais UPC et Salt allégués, ils sont d’ores et déjà compris dans le forfait 
communication et assurance susmentionné. Compte tenu de ces éléments, les charges mensuelles 
élargies de l’époux s’élèvent à CHF 4'153.- (CHF 2'975.- + CHF 788.- + CHF 13.50 + CHF 120.- + 

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CHF 24.- + CHF 233.-), son solde disponible se montant ainsi à CHF 3'075.- (CHF 7'228.- - 
CHF 4'153.-). 

Pour l’épouse, outre la charge fiscale de CHF 172.- par mois, il sera tenu compte d’une prime LCA 
de CHF 14.20 (bordereau du 18 septembre 2020 de l’appelant, pièce 25) et d’un forfait 
communication et assurance de CHF 120.-. Ses charges mensuelles élargies se montent ainsi à 
CHF 3'398.- (CHF 3'092.- + CHF 172.- + 14.20 + CHF 120.-), lui occasionnant un déficit mensuel de 
CHF 608.- (CHF 2'790.- - CHF 3'398.-) qui correspond à la contribution de prise en charge. 

Quant aux besoins élargis des enfants, ils seront établis en tenant compte de la part aux impôts des 
enfants mineures et d’une prime LCA évaluée à CHF 14.- pour chacune des enfants vu le montant 
payé à ce titre par chaque époux. Ils s’élèvent ainsi à CHF 800.- pour C.________ (coûts directs LP 
de CHF 785.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi), CHF 720.- pour D.________ (coûts 
directs LP de CHF 650.- + part aux impôts de CHF 55.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi) 
et CHF 1'250.- pour E.________ (coûts directs LP de CHF 580.- + coûts indirects de CHF 608.- + 
part aux impôts de CHF 50.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi). Aucunes charges 
supplémentaires ne seront ajoutées à l’entretien convenable des enfants, étant précisé que les frais 
de loisirs devront être financés, le cas échéant, au moyen de la part à l’excédent.

d) Après la couverture des besoins élargis des enfants mineures au moyen du solde du mari 
de CHF 3'075.-, le disponible se monte à CHF 1'105.- (CHF 3'075.- - CHF 1'250.- - CHF 720.-). 
Après la couverture des besoins élargis de l’aînée majeure, soit CHF 800.-, l’excédent s’élève à 
CHF 305.- (CHF 1'105.- - CHF 800.-). Partagé entre les grandes et les petites têtes, ce montant doit 
être réparti à raison de CHF 102.- pour chacun des époux (CHF 305.- x 2/6), CHF 50.- pour 
D.________ (CHF 305.- x 1/6) et CHF 50.- pour E.________ (CHF 305.- x 1/6). 

Par conséquent, pour la période du 1er juillet 2021 au 31 janvier 2023, l’époux contribuera à 
l’entretien de sa famille par le versement des pensions mensuelles de CHF 800.- pour C.________, 
CHF 770.- pour D.________ (CHF 720.- + CHF 50.-), CHF 1'300.- pour E.________ (CHF 1'250.- + 
CHF 50.-) et CHF 100.- pour son épouse (montant arrondi). 

4.8.3. Pour la période du 1er février 2023 au 30 septembre 2023, soit après la majorité de 
D.________ jusqu’aux 16 ans de E.________, qui coïncident avec l’imputation d’un revenu 
hypothétique à 100% à l’épouse, la situation financière du mari selon le minimum vital du droit de la 
famille change au niveau de ses charges dès lors qu’il ne peut plus déduire fiscalement la pension 
payée pour D.________, désormais majeure. Sa charge fiscale mensuelle est ainsi estimée à 
CHF 938.- (CHF 11'259.- : 12) sur la base d’un revenu annuel net de CHF 71'136.- ([CHF 7'228.- - 
CHF 900.- - CHF 400.-] x 12), étant précisé que, par souci de simplification, le montant des pensions 
déductibles fiscalement est toujours évalué, comme précédemment, sur la base des pensions fixées 
pour la période du 1er avril au 30 juin 2021 pour la cadette et sur la base d’une pure estimation pour 
l’épouse. Les charges de l’époux se montent ainsi à CHF 4'303.- (CHF 4'165.- - CHF 800.- + 
CHF 938.-), ce qui lui laisse un disponible de CHF 2'925.- (CHF 7'228.- - CHF 4'303.-). 

Quant à l’épouse, son revenu s’élève toujours à CHF 2'790.- pour une activité à 80%, tandis que 
ses charges se modifient d’un point de vue des impôts dès lors qu’elle est n’a plus qu’une seule 
enfant mineure à charge. Sa charge fiscale peut être estimée à CHF 247.- par mois (CHF 2'967.- : 
12) sur la base d’un revenu annuel net de CHF 53'850.- {(revenu de CHF 2’790.- + pensions de 
[CHF 900.- + CHF 400.- ] + allocations de [CHF 285.- + CHF 112.50]) x 12}. 

Les coûts d’entretien de C.________ restent inchangés par rapport à la période précédente, 
s’élevant à CHF 800.- (coûts directs LP de CHF 785.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi). 

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Les coûts d’entretien de D.________, désormais majeure, se montent à CHF 770.- (coûts directs 
LP de CHF 755.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi). Leur charge fiscale devrait être nulle.

Les coûts d’entretien de E.________, encore mineure, comptent encore sa charge fiscale. Celle-ci 
s’élève à CHF 55.- [(CHF 580.- + CHF 285.- + CHF 112.50)/(CHF 53'850.- : 12) x CHF 247.-]. La 
charge fiscale supportée par l’épouse s’élève ainsi à CHF 192.- (CHF 247.- - CHF 55.-) et ses 
charges à CHF 3'418.- (CHF 3'398.- - CHF 172.- + CHF 192.-), si bien que son déficit se monte à 
CHF 628.- (CHF 2'790.- - CHF 3'418.-). Ce montant doit être intégré aux coûts de E.________ à 
titre de contribution de prise en charge. Ainsi, l’entretien de la cadette s’élève à CHF 1'280.- (coûts 
directs LP de CHF 580.- + coûts indirects de CHF 628.- + part aux impôts de CHF 55.- + prime LCA 
de CHF 14.- , montant arrondi), l’épouse ne subissant plus de déficit après la couverture des coûts 
indirects de l’enfant.

Après la couverture des besoins élargis de la cadette mineure au moyen du solde du mari de 
CHF 2'925.-, le disponible se monte à CHF 1'645.- (CHF 2'925.- - CHF 1'280.-). Après la couverture 
des besoins élargis des enfants majeures, par CHF 800.- pour C.________ et CHF 770.- pour 
D.________, l’excédent s’élève à CHF 75.- (CHF 1'645.- - CHF 800.- - CHF 770.-). Partagé entre 
les grandes et les petites têtes, ce montant doit être réparti à hauteur de CHF 30.- pour chacun des 
époux (CHF 75.- x 2/5) et CHF 15.- pour E.________ (CHF 75.- x 1/5). 

Partant, pour la période du 1er février 2023 au 30 septembre 2023, les pensions mensuelles dues 
par l’époux en faveur de sa famille doivent être fixées à CHF 800.- pour C.________, CHF 770.- 
pour D.________, CHF 1'300.- pour E.________ (CHF 1'280.- + CHF 15.-, montant arrondi) et 
CHF 50.- pour l’épouse (montant arrondi). 

4.8.4. Du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2025, soit après les 16 ans de la cadette jusqu’à sa 
majorité, l’époux présente toujours un disponible de CHF 2'925.- selon le minimum vital du droit de 
la famille (CHF 7'228.- - CHF 4'303.-). L’épouse se voit imputer un revenu hypothétique de 
CHF 3'488.- pour une activité à 100%, ce qui influe sur sa charge fiscale. Celle-ci peut être estimée 
à CHF 350.- (CHF 4'201.- : 12) sur la base d’un revenu annuel imposable de CHF 62’946.- {(revenu 
de CHF 3'488.- + pensions de [CHF 900.- + CHF 400.-] + allocations de [CHF 345.- + CHF 112.50]) 
x 12}. 

Les coûts d’entretien de C.________ et D.________ demeurent fixés à respectivement CHF 800.- 
(coûts directs LP de CHF 785.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi) et CHF 770.- (coûts 
directs LP de CHF 755.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi). 

Ceux de E.________, 16 ans, s’élèvent désormais à CHF 600.- (montant arrondi) compte tenu de 
coûts directs LP de CHF 520.-, d’une part aux impôts de CHF 65.- ([CHF 520.- + CHF 345.- + 
CHF 112.50]/[CHF 62'946.- :12] x CHF 350.-) et d’une prime LCA estimée à CHF 14.-. Vu l’âge de 
la cadette, il n’y a plus de contribution de prise en charge. 

Étant donné la part aux impôts de E.________, la charge fiscale de l’épouse se monte finalement à 
CHF 285.- (CHF 350.- - CHF 65.-), si bien que ses charges mensuelles s’élèvent à CHF 3'511.- 
(CHF 3'092.- + CHF 285.- + CHF 14.20 + CHF 120.-). Après paiement de ses charges, l’épouse 
subit un déficit de CHF 23.- (CHF 3'488.- - CHF 3'511.-). 

Après la couverture des besoins élargis de la cadette mineure au moyen du solde du mari de 
CHF 2'925.-, le disponible se monte à CHF 2'325.- (CHF 2'925.- - CHF 600.-). Après la couverture 
du déficit de l’épouse à hauteur de CHF 23.- et des besoins élargis des enfants majeures à hauteur 
de respectivement CHF 800.- pour C.________ et CHF 770.- pour D.________, l’excédent se monte 
à CHF 732.- (CHF 2'325.- - CHF 23.- - CHF 800.- - CHF 770.-). Ce montant doit être réparti à raison 

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de CHF 293.- pour chaque époux (CHF 732.- x 2/5) et CHF 146.- pour E.________ (CHF 732.- x 
1/5).

Partant, pour la période du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2025, l’époux devra contribuer à 
l’entretien de sa famille par le paiement de pensions mensuelles de CHF 800.- pour C.________, 
CHF 770.- pour D.________, CHF 750.- pour E.________ (CHF 600.- + CHF 146.-, montant 
arrondi) et CHF 320.- pour son épouse (CHF 23.- + CHF 293.-, montant arrondi). 

4.8.5. Dès le 1er octobre 2025, soit après la majorité de la cadette, l’époux voit sa charge fiscale 
augmenter dès lors qu’il ne peut plus déduire de pension pour enfant mineur de son revenu 
imposable. Dite charge fiscale peut être évaluée à CHF 1'195.- (CHF 14'334.- : 12) sur la base d’un 
revenu annuel net de CHF 81'936.- ([CHF 7'228.- - CHF 400.-] x 12), si bien que ses charges 
augmentent à CHF 4’560.- (CHF 4'303.- - CHF 938.- + CHF 1'195.-) et que son solde disponible 
diminue à CHF 2'668.- (CHF 7'228.- - CHF 4'560.-). La charge fiscale de l’épouse augmente 
également, pouvant être estimée à CHF 455.- (CHF 5'454.- : 12) en fonction d’un revenu annuel net 
de CHF 46'656.- ([CHF 3'488.- + CHF 400.-] x 12). Ses charges augmentent alors à CHF 3'681.- 
(CHF 3'511.- - CHF 285.- + CHF 455.-), lui occasionnant un déficit de CHF 193.- (CHF 3'488.- - 
CHF 3'681.-). 

Les coûts d’entretien de C.________ et D.________ demeurent fixés à respectivement CHF 800.- 
(coûts directs LP de CHF 785.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi) et CHF 770.- (coûts 
directs LP de CHF 755.- + prime LCA de CHF 14.-, montant arrondi). 

Ceux de E.________, désormais majeure, se montent à CHF 635.- (montant arrondi) compte tenu 
de coûts directs LP de CHF 620.- et d’une prime LCA de CHF 14.-. 

Après couverture du déficit de l’épouse, par CHF 193.-, et des coûts d’entretien des enfants, par 
CHF 800.- pour C.________, CHF 770.- pour D.________ et CHF 635.- pour E.________, l’époux 
présente un disponible de CHF 270.- (CHF 2'668.- - CHF 193.- - CHF 635.- - CHF 770.- - CHF 800.-
 ). Ce montant doit être réparti par moitié entre les époux à raison de CHF 135.- chacun. 

Partant, dès le 1er octobre 2025, l’époux sera astreint à contribuer à l’entretien de sa famille par le 
versement des pensions suivantes : CHF 800.- pour C.________, CHF 770.- pour D.________, 
CHF 650.- pour E.________ (montant arrondi) et CHF 320.- pour son épouse (CHF 193.- + 
CHF 135.-, montant arrondi). 

4.8.6. Les précisions suivantes sont à apporter relativement à toutes les périodes. 

Les pensions pour les enfants mineures seront versées en mains de la mère, tandis que les pensions 
pour les enfants majeures seront versées directement en mains de ces dernières. Les allocations 
familiales et employeur sont dues en sus des contributions d’entretien. 

Les pensions en faveur des enfants seront versées jusqu’à leur majorité, respectivement jusqu’à la 
fin de leur formation professionnelle au sens de l’art. 277 al. 2 CC. Contrairement à ce que requiert 
l’appelant sans motiver du reste sa conclusion, il ne se justifie pas de fixer la limite de l’obligation 
d’entretien en faveur des enfants au moment où celles-ci atteignent l’âge de 25 ans, étant souligné 
qu’une telle limitation temporelle n’existe pas en droit civil (cf. ATF 130 V 237). 

S’agissant des frais extraordinaires des enfants (frais orthodontiques, etc.), les parties sont d’accord 
pour qu’ils soient partagés par moitié entre elles à condition qu’ils aient été consentis par elles deux. 
La formulation de la décision de première instance sera donc adaptée dans ce sens. 

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4.8.7. La conclusion de l’appelant visant à ce qu’il soit prévu que la contribution d’entretien en 
faveur de D.________ soit réduite en cas de commencement d’un apprentissage rémunéré dès le 
1er août 2021 est sans objet dans la mesure où D.________ prévoyait de débuter une école de 
couture à la rentrée 2021 (cf. réponse à l’appel, p. 6) et qu’aucune information contraire n’a été 
alléguée ultérieurement par l’une ou l’autre des parties. Au surplus, une modification des 
contributions d’entretien reste en tous les cas possible aux conditions de l’art. 179 CC. 

5. 

Dans un dernier grief, l’appelant conteste la provisio ad litem qu’il a été astreint à verser à son 
épouse. 

5.1. La provisio ad litem a pour but de permettre à chaque conjoint de défendre correctement ses 
propres intérêts dans une procédure judiciaire, même de nature matrimoniale. Le juge ne peut 
imposer cette obligation que dans la mesure où son exécution n'entame pas le minimum nécessaire 
à l'entretien du conjoint débiteur et des siens (arrêt TF 5A_808/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.1.) 
et si l'époux requérant ne dispose pas lui-même des moyens suffisants pour assumer les frais du 
procès en divorce (arrêt TF 5A_778/2012 du 24 janvier 2013 consid. 6.1).

La provisio ad litem est due à l'époux qui ne dispose pas lui-même des moyens suffisants pour 
assumer les frais du procès en divorce; le juge ne peut toutefois imposer cette obligation que dans 
la mesure où son exécution n'entame pas le minimum nécessaire à l'entretien du conjoint débiteur 
et des siens (arrêt TF 5A_778/2012 du 24 janvier 2013 consid. 6.1; ATF 103 Ia 99, consid. 4). Les 
contributions d’entretien ont en principe pour but de couvrir les besoins courants des bénéficiaires, 
et non de servir, comme la provisio ad litem, à assumer les frais du procès. L’octroi d’une telle 
provision peut donc être justifié indépendamment du montant de la contribution d’entretien (arrêt 
TF 5A_808/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.1). Cependant, lorsque les moyens disponibles sont 
partagés par la moitié entre les époux, il ne peut être exigé du débirentier qu'il serve une provision 
en plus de la contribution d'entretien que si sa situation financière s'est modifiée dans l'intervalle ou 
si, contrairement au crédirentier, il dispose d'éléments de fortune (arrêt TC FR 101 2017 32 du 
15 mars 2018 consid. 2.2 in RJF 2018 295).

Selon la jurisprudence, une personne est indigente lorsqu'elle n'est pas en mesure d'assumer les 
frais de la procédure sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa 
famille. Pour examiner cette question, il y a lieu de prendre en considération l'ensemble de la 
situation financière du requérant au moment où la demande est présentée, celui-ci devant indiquer 
de manière complète et établir autant que faire se peut ses revenus, sa situation de fortune et ses 
charges. Il y a lieu de mettre en balance, d'une part, la totalité des ressources effectives du requérant 
et, d'autre part, l'ensemble de ses engagements financiers (ATF 135 I 221 consid. 5.1).

Le minimum vital du droit des poursuites élargi constitue un point de départ dans l'examen de la 
qualité d'indigent ; cependant, l'autorité compétente doit éviter de procéder de façon trop 
schématique, afin de prendre objectivement en considération tous les éléments importants de 
l'espèce (arrêt TF 5A_774/2015 du 24 février 2016, consid. 2.1). 

5.2. En l’occurrence, la juge de première instance a fait droit à la requête de provisio ad litem de 
l’épouse, constatant en substance que cette dernière n’avait pas de fortune, tandis que son époux 
disposait de plusieurs éléments de fortune, à savoir des placements privés d’environ CHF 180'000.- 
ainsi que deux appartements en propriété. 

L’appelant soutient que son épouse ne peut pas prétendre au versement d’une provisio ad litem car 
elle n’a pas apporté la preuve de son indigence. Il conteste par ailleurs disposer d’une fortune de 

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CHF 180'000.-, indiquant que sa fortune s’élevait à CHF 148'363.- au 31 décembre 2019 et que ce 
montant comprend un capital de CHF 41'288.88 appartenant à ses filles. 

L’intimée conteste cette façon de voir, indiquant qu’elle ne dispose d’aucune fortune et qu’elle n’a 
même pas d’économies. 

5.3. En l’espèce, la situation financière de l’intimée telle qu’établie ci-avant laisse apparaître un 
déficit quelle que soit la période considérée (cf. supra, consid. 4.8.1 à 4.8.5). Par ailleurs, l’existence 
d’une éventuelle fortune personnelle ne ressort pas des derniers avis de taxation des époux. En 
effet, si les avis de taxation des époux pour 2018 et 2019 mentionnent des placements privés à 
hauteur de CHF 180'136.- pour 2018, respectivement CHF 148'363.- pour 2019, ainsi que des 
immeubles privés d’une valeur fiscale de CHF 419'000.- (cf. bordereau du 18 septembre 2020 de 
l’appelant, pièces 15 et 16), l’ensemble de ces éléments de fortune appartiennent toutefois à l’époux, 
respectivement aux filles du couple - à hauteur d’un capital de CHF 41'288.88 - selon les propres 
déclarations du mari (cf. DO/63, et appel, p. 33). À suivre l’appelant, l’intimée n’aurait pas déclaré 
une supposée fortune personnelle au fisc, ce qui semble pour le moins improbable vu les faibles 
revenus perçus et vu la profession de son époux. 

Dans ces conditions, c’est à juste titre que la première juge a retenu l’indigence de l’épouse. C’est 
aussi à juste titre qu’elle a constaté qu’il pouvait raisonnablement être demandé au mari de prélever 
un montant de CHF 5'000.- sur sa fortune pour le verser à son épouse à titre de provisio ad litem, 
dite fortune s’élevant à plus de CHF 100'000.-. Quant au montant de la provision allouée, il n’est pas 
contesté en soi et paraît adéquat pour couvrir les opérations effectuées en première instance. 
Partant, le grief de l’appelant est rejeté. 

6.

Pour la procédure d’appel, l’intimée sollicite le versement d’une provisio ad litem de CHF 5'000.-. 

Son indigence étant établie et son époux disposant d’une fortune importante, il peut être fait droit 
sur le principe à sa demande. Néanmoins, le montant réclamé paraît excessif pour couvrir les 
opérations effectuées en appel, si bien que la provisio ad litem sera fixée à CHF 3'000.-. L’appelant 
sera par conséquent astreint à verser ce montant à l’intimée dans un délai de trente jours dès l’entrée 
en force du présent arrêt, sous déduction du montant de CHF 600.- d’ores et déjà versé pour son 
épouse à titre de frais de justice (cf. infra, consid. 8.2). 

7.

Au vu de l’ensemble de ce qui précède, l’appel doit être partiellement admis, l’appelant étant débouté 
de ses conclusions principales sur la garde des enfants, obtenant partiellement gain de cause sur 
la question des contributions d’entretien pour ses enfants et son épouse et étant débouté de ses 
conclusions sur la provisio ad litem. 

8.

8.1. Aux termes de l'art. 106 al. 1 et 2 CPC, les frais sont en principe mis à la charge de la partie 
succombante ; lorsqu'aucune d'elles n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis selon 
le sort de la cause. Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, quand 
bien même le tribunal a la faculté, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, de s'écarter des règles 
générales et de répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3). 

8.2. En l’espèce, vu l’admission partielle de l’appel, compte tenu encore de la possibilité d’être 
plus souple dans l’attribution des frais lorsque le litige relève du droit de la famille, il se justifie que 

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chaque partie supporte ses propres dépens d'appel et la moitié des frais de justice dus à l'État. Les 
frais judiciaires sont fixés à CHF 1'200.- (art. 95 al. 2 let. b CPC). Ils seront prélevés sur l’avance 
versée par l’appelant (art. 111 al. 1 CPC). 

8.3. Il n’y a pas lieu de modifier la répartition des frais opérée par la juge de première instance, 
qui a décidé que chaque partie supporterait la moitié des frais judiciaires, fixés à CHF 800.-, ainsi 
que ses propres dépens. 

la Cour arrête :

I. L’appel est partiellement admis. 

Partant, les chiffres 1, 8, 9 et 10 du dispositif de la décision prononcée le 30 décembre 2020 
par la Présidente du Tribunal civil de la Sarine sont modifiés comme suit : 

1. Il est pris acte que les époux B.________ et A.________ vivent séparés depuis le 1er avril 
2021. 

8. A.________ contribue à l’entretien de ses enfants par le versement des pensions 
mensuelles suivantes, allocations familiales et employeur en sus : 

du 1er avril au 30 juin 2021 :

- CHF 700.- en faveur de C.________;
- CHF 700.- en faveur de D.________;
- CHF 900.- en faveur de E.________;

du 1er juillet 2021 au 30 septembre 2023 :

- CHF 800.- en faveur de C.________;
- CHF 770.- en faveur de D.________;
- CHF 1'300.- en faveur de E.________; 

du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2025 :

- CHF 800.- en faveur de C.________;
- CHF 770.- en faveur de D.________;
- CHF 750.- en faveur de E.________;

dès le 1er octobre 2025 : 

- CHF 800.- en faveur de C.________;
- CHF 770.- en faveur de D.________;
- CHF 650.- en faveur de E.________.

Ces pensions alimentaires sont dues jusqu’à la majorité des enfants et, si l’enfant n’a 
pas encore une formation appropriée à la majorité, jusqu’à ce qu’elle ait acquis une telle 
formation conformément à l’art. 277 al. 2 CC. 

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Elles sont payables dès le 1er de chaque mois à l’avance en mains de la mère lorsqu’elles 
sont destinées aux enfants mineures et directement en mains des enfants majeures 
lorsqu’elles sont destinées à celles-ci, et porteront intérêt à 5% l’an lors de chaque 
échéance et en cas de retard. Elles seront indexées au début de chaque année sur la 
base de l’indice suisse des prix à la consommation du mois de novembre précédent, 
pour autant que le revenu du débirentier soit adapté dans la même mesure. 

9. Les frais extraordinaires des enfants (frais orthodontiques, etc.) sont partagés par moitié 
entre les parents, à condition qu’ils aient été consentis par ces deux derniers.

10. A.________ contribue à l’entretien de B.________ par le versement des pensions 
mensuelles suivantes : 

- CHF 1'800.- du 1er avril 2021 au 30 juin 2021; 
- CHF 100.- du 1er juillet 2021 au 31 janvier 2023;
- CHF 50.- du 1er février 2023 au 30 septembre 2023;
- CHF 320.- dès le 1er octobre 2023.

Elles sont payables dès le 1er de chaque mois à l’avance en mains de l’épouse, et 
porteront intérêt à 5% l’an lors de chaque échéance et en cas de retard. Elles seront 
indexées au début de chaque année sur la base de l’indice suisse des prix à la 
consommation du mois de novembre précédent, pour autant que le revenu du débirentier 
soit adapté dans la même mesure.

Le dispositif de la décision est confirmé pour le surplus.  

II. Chaque partie supporte ses propres dépens d’appel et la moitié des frais judiciaires dus à 
l’État, fixés à CHF 1'200.-.

Les frais judiciaires sont prélevés sur l’avance versée par A.________.

III. Pour l’appel, A.________ est astreint à verser à B.________, dans un délai de trente jours à 
compter de l’entrée en force du présent arrêt, une provisio ad litem de CHF 3'000.-, sous 
déduction du montant de CHF 600.- d’ores et déjà versé pour son épouse à titre de frais de 
justice. 

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 22 mars 2022/pvo

Le Président : La Greffière-rapporteure :