# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a932f0c9-c333-5e9a-a3c5-ae8cf6d829b5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-08-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.08.2008 A/161/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-161-2008_2008-08-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente, Christine KOEPPEL et Dana DORDEA, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/161/2008 ATAS/889/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 4 

du 13 août 2008 

 

En la cause 

Monsieur S___________, domicilié à THONEX 

Madame S___________, domiciliée au PETIT-LANCY 

 

 

demandeur 

 

demanderesse 

 

contre 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, sise à ZURICH défenderesse 

 

 

 

 

   

 A/161/2008 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 8 novembre 2007, la 7
ème

 chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé la dissolution du mariage contracté le 23 février 2004 par 

Madame S___________, née T___________ , et Monsieur S___________ . 

2. Selon le chiffre 10 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première 

instance a donné acte aux demandeurs de ce qu'ils ont convenu de se partager par 

moitié les avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun d'eux durant le 

mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 8 janvier 2008 et a été transmis 

d'office au Tribunal de céans le 17 janvier 2008 pour exécution du partage. 

4. L'instruction menée par le Tribunal de céans a permis d'établir les faits suivants: 

a) S'agissant des avoirs de prévoyance du demandeur : 

• Par courrier du 4 février 2008 et rappel du 7 mars 2008, le Tribunal de céans 

lui a demandé le nom de ses institutions de prévoyance ou à défaut le nom de 

ses employeurs durant la période du 23 février 2004 au 8 janvier 2008. Le 

demandeur n'a jamais répondu. 

• Le Tribunal de céans a demandé en date du 18 avril 2008 à la CAISSE 

CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION le rassemblement des 

comptes individuels du demandeur, puis a interpellé les institutions de 

prévoyance en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP du 

demandeur acquis durant le mariage, soit entre le 23 février 2004 et le 8 janvier 

2008. 

• Par courrier du 18 juin 2008, la FONDATION COLLECTIVE VITA, p.a. 

ZURICH COMPAGNIE D'ASSURANCE a indiqué que le demandeur a été 

assuré auprès de la fondation du 1
er

 janvier 2007 au 28 février 2007 et 

qu'auparavant du 1
er

 janvier 2005 au 31 décembre 2006, il était assuré auprès 

de la FONDATION COLLECTIVE LPP DE LA ZURICH. Sa prestation de 

libre passage accumulée du 1
er

 janvier 2005 au 28 février 2008 se monte à 

4'051 fr. 95. Elle a été transférée en date du 19 novembre 2007 auprès de la 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP à ZURICH. La Fondation 

précise encore qu'elle n'a reçu aucune prestation de libre passage en faveur du 

demandeur. 

• Par courrier du 8 juillet 2008, la FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE 

LPP à ZURICH indique que la prestation de libre passage du demandeur se 

monte au 8 janvier 2008 à 11'640 fr. 10. La fondation a reçu plusieurs 

prestations de libre passage, 2'801 fr. 35 en date du 29 septembre 2004 de 

 

 

   

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SWISS LIFE, 2'781 fr. 40 en date du 1
er

 janvier 2005 de la CIEPP - CAISSE 

INTER-ENTREPRISES DE PREVOYANCE PROFESSIONNELLE, 4'051 fr. 

95 en date du 1
er

 janvier 2007 de la ZURICH. 

• Par courrier du 29 juillet 2008, SWISSLIFE, Société suisse d'assurances 

générales sur la vie humaine a indiqué que la prestation de libre passage du 

demandeur au moment du mariage (23 février 2004) se montait à 1'624 fr. Elle 

a précisé que le demandeur a été affilié auprès de leur institution de prévoyance 

du 1
er

 août 2003 au 31 juillet 2004, date à laquelle sa prestation de sortie 

s'élevait à 2'793 fr. 

b) S'agissant des avoirs de prévoyance de la demanderesse :  

• Par courrier du 4 février 2008 et rappel du 7 mars 2008  le Tribunal de céans 

lui a demandé le nom de ses institutions de prévoyance ou à défaut le nom de 

ses employeurs durant la période du 23 février 2004 au 8 janvier 2008. Elle n'a 

pas répondu. 

• Le Tribunal de céans a demandé en date du 18 avril 2008 à la CAISSE 

CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION le rassemblement des 

comptes individuels de la  demanderesse.  

• Par courrier du 20 juin 2008, le Tribunal a interpellé X_________ au vu des 

indications du Tribunal de première instance dans son jugement de divorce du 

8 novembre 2007 selon lesquelles la demanderesse perçoit un salaire net de 

3'600 fr. pour une activité auprès de X__________. Le département des 

Ressources Humaines de X__________ a répondu par courrier du 3 juillet 

2008 que la demanderesse n'est pas membre de leur personnel. 

5. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 31 juillet 2008. La 

juridiction leur a indiqué que selon les informations recueillies, la prestation de 

libre passage à partager s'élève à 9'856 fr. 50 (11'640 fr. 10 - 1'783 fr. 50 (1'624 fr. 

+ intérêts jusqu'au 8.01.2008)) pour le demandeur et à 0 fr. pour la demanderesse et 

qu'à défaut d'observations d'ici au 11 août 2008, un arrêt serait rendu sur cette base. 

La demanderesse a été invitée à ouvrir un compte de libre passage et à en 

communiquer les coordonnées au Tribunal, à défaut de quoi la prestation de libre 

passage lui revenant sera versée à l'institution supplétive.  

6. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

 

   

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4/6 

 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 

cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui 

a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

En l’espèce, le juge de première instance a donné acte aux demandeurs de ce qu'ils 

ont convenu de se partager par moitié leurs prestations de sortie acquises durant le 

mariage. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 23 février 2004, 

d’autre part le 8 janvier 2008, date à laquelle le jugement de divorce est devenu 

exécutoire. 

3. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 9'856 fr. 50 (11'585 fr. 10 + 55 fr. - 1'783 fr. 50) tandis que celle 

acquise par la demanderesse est de 0 fr.. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le 

montant de 4'928 fr. 25 (9'856 fr. 50 : 2). 

4. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 

 

 

   

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du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 

(ATF 129 V 255 consid. 3). 

5. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

   

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6/6 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP à ZURICH à 

transférer, du compte de Monsieur S___________, la somme de 4'928 fr. 25 en 

faveur de Madame S___________, née T___________, sur un compte LPP à 

ouvrir auprès d'elle, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 

considérants, dès le 8 janvier 2008  jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le