# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9d63f9c4-4f10-54d5-83c5-555dec74cf2b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-10-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 01.10.2009 A/2980/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2980-2009_2009-10-01.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/430/09 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 1ER OCTOBRE 2009 

Cause A/2980/2009, plainte 17 LP formée le 19 août 2009 par M. E______. 

 

Décision communiquée à : 

- M. E______ 

 
 

- Concordia 

Assurance suisse de maladie et accidents SA 
Service Center Genève  
Case postale 1211 
1211 Genève 26 
 
 

- Office des poursuites  

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Le 20 février 2009, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a enregistré une 

réquisition de poursuite dirigée par Concordia, assurance suisse de maladie et 

accidents SA (ci-après : Concordia), contre M. E______ en recouvrement de 

4'937 fr. 10 au titre de soldes primes LAMal pour les années 2003, 2004, 2005, 

2006, 2008 et pour les mois d'avril à décembre 2007 et de janvier 2009. 

 Un commandement de payer, poursuite n° 09 xxxx20 U, a été notifié le 26 février 

2009 à M. E______, lequel a formé opposition. 

 Le 7 juillet 2009, Concordia a requis la continuation de la poursuite. Etait jointe à 

sa réquisition la décision prononçant la mainlevée de l'opposition datée du 24 avril 

2009 et sur laquelle a été apposé le timbre humide "Gegen diesse Verfügung ist 

innerhalb der Frist keine Einsprache erhober worden, Luzern, den 2 Juli 2009". 

 Le 31 juillet 2009, l'Office a communiqué à M. E______ un avis de saisie pour le 

31 août 2009. 

B. Par acte posté le 19 août 2009, M. E______ a formé  plainte contre cet avis qu'il 

déclare avoir reçu le 10. Il conclut à ce que la Commission de céans déclare nulle 

et de nul effet la poursuite n° 09 xxxx20 U. En substance, M. E______ soutient 

que la détermination des primes annuelles par Concordia "résulte d'une 

scandaleuse mascarade qui entraîne la nullité radicale des montants et des 

recouvrements" et qu'"il n'y a pas de mainlevée de l'opposition en dehors des cas 

et procédés prévus par la loi de poursuites. La LAMal elle-même ne déroge en 

aucun endroit au système de base : pas de mainlevée sans titre légal. Or, ici il n'y 

en a pas". 

 A la demande de la Commission de céans, Concordia lui a transmis le justificatif 

postal (Track & Trace) attestant que sa décision de mainlevée, datée du 24 avril 

2009, avait été communiquée par pli recommandé le 28 et reçu par son 

destinataire le lendemain. 

 

E N   D R O I T  

1. Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à 

l’autorité de surveillance lorsqu’une mesure de l’office est contraire à la loi ou ne 

paraît pas justifiée en fait. (art. 17 al. 1 LP ; art. 10 et 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 

LOJ). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

 

 - 3 - 

 

 Un avis de saisie constitue une mesure sujette à plainte (BlSchK 2005 p. 230 ; 

DCSO/456/03 consid. 5.b du 20 octobre 2003) ; le plaignant, en tant que 

poursuivie, a qualité pour agir par cette voie et il a procédé en temps utile. 

2. Cela étant, il ressort de la présente plainte que le plaignant conteste le montant qui 

lui est réclamé dans le cadre de la poursuite considérée.  

 Or, il sied de rappeler que, sous réserve d’un abus de droit manifeste, non réalisé 

en l'espèce, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de 

surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (ATF 115 

III 18 consid. 3b ; ATF non publié 7B.219/2006 et 7B.220/2006 du 16 avril 2007 

consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du 

droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement 

de la juridiction civile ou administrative (Pierre-Robert Gilliéron, Poursuite pour 

dettes, faillite et concordat, 4
ème

 éd., p. 43). 

 La plainte doit en conséquence être déclarée irrecevable sur ce point. 

3.a. Le plaignant soutient que la poursuivante ne disposait pas d'un titre juridique lui 

permettant de prononcer la mainlevée de l'opposition et que l'Office ne pouvait en 

conséquence donner suite à sa réquisition. 

3.b. Selon l’art. 79 al. 1 LP, le créancier à la poursuite duquel il est fait opposition agit 

par la voie de la procédure ordinaire ou administrative pour faire reconnaître son 

droit et il ne peut requérir la continuation de la poursuite qu’en se fondant sur une 

décision passée en force qui écarte expressément l’opposition (art. 88 al. 1 LP). 

 Dans le domaine plus spécifique de l’assurance maladie, une caisse maladie est en 

droit, postérieurement à la notification d’un commandement de payer frappé 

d’opposition, de rendre une décision levant formellement cette opposition (ATF 

130 III 524, JdT 2005 II 95, consid. 1.1 in fine ; ATF 128 III 246, JdT 2002 66 ;     

ATF 121 V 109 ; ATF 109 V 46, JdT 1985 II 92). 

 La décision que rend la caisse maladie est fondée sur l’art. 49  de la loi fédérale 

sur la partie générale du droit des assurances sociales (RS 830.1 - LPGA). Les 

décisions de la caisse maladie portant sur des prestations, créances ou injonctions 

importantes peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition 

auprès de l’assureur qui les a rendues (art. 52 al. 1 LPGA). Les décisions sur 

opposition doivent être rendues dans un délai approprié, être motivées et indiquer 

les voies de recours (art. 52 al. 2 LPGA). 

 Il appartient à l'autorité administrative d'établir qu'elle a notifié au débiteur sa 

décision de mainlevée et qu'il n'a pas exercé le recours à sa disposition (BlSchK 

2007 111 ; RTiD 2008 I 1076 ; contra : BlSchK 2009 71). 

 

 - 4 - 

3.c. En l'occurrence, la poursuivante, à l'appui de sa réquisition de continuer la 

poursuite, a communiqué à l'Office une attestation de la force exécutoire de sa 

décision de mainlevée mais n'a pas établi que celle-ci était bien parvenue au 

poursuivi. 

 Sur interpellation de la Commission de céans, elle a  produit l'extrait des données 

de La Poste attestant que cette décision, communiquée par pli recommandé, avait 

été reçue par son destinataire le 29 avril 2009. 

 A l'avenir, il lui a appartiendra de joindre à sa réquisition de continuer la poursuite 

les deux attestations susmentionnées. 

4. Infondée la plainte sera rejetée dans la mesure de sa recevabilité. 

5. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP, 

soit sans instruction préalable, c’est-à-dire sans que l’Office et la poursuivante 

n’aient été invités à se déterminer sur la plainte, compte tenu de l’issue manifeste 

qu’il faut donner à cette dernière. Elle leur sera toutefois communiquée.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 5 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

Rejette, dans la mesure de sa recevabilité, la plainte formée le 19 août 2009 par M. 

E______ dans le cadre de la poursuite n° 09 xxxx20 U. 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; Mme Valérie CARERA et           
M. Philipp GANZONI, juges assesseur(e)s.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

           Greffière :                         Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le