# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2dff761f-2fa9-5856-a555-a491b4967a3a
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2020 / 375
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2020---375_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PT18.013104-200518

110 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
5 mai 2020

__________________

Composition
:               M.             
pellet,
président

             
              Mmes             
Courbat et Cherpillod, juges 

Greffier
:                           
M.              Valentino

 

 

*****

 

 

Art.
58 al. 1, 119 al. 3 et 4 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par Z.________
et I.________,
tous les deux à [...], ainsi que par
U.________,
à [...],  contre le prononcé rendu le 27 mars 2020 par la Présidente du Tribunal civil
de l’arrondissement de Lausanne dans la cause divisant les recourants d’avec H.________,
à Lausanne, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait :

 

 

A.             
Par prononcé eu 27 mars 2020, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de
Lausanne (ci-après : la présidente ou le premier juge) a étendu l’assistance
judiciaire accordée à H.________ à l’exonération de sûretés, avec
effet au 10 octobre 2017 (I), a rejeté la requête de sûretés en garantie des dépens
déposée par Z.________, I.________ et U.________ le 16 décembre 2019 (II) et a statué
sur les frais et dépens (III et IV).

 

             
En droit, le premier juge a été appelé à statuer sur une requête de sûretés
en garantie des dépens déposée par Z.________, I.________ et U.________ (ci-après :
les requérants ou recourants) à l’encontre de H.________ (ci-après : l’intimé).
Il a considéré que les chances de succès de l’action initiée par l’intimé
avaient été examinées dans le cadre du prononcé du 23 octobre 2017 accordant le bénéfice
de l’assistance judiciaire sous la forme de l’exonération d’avances et de frais
judiciaires et de l'assistance d’un avocat d’office, que la procédure intentée
par l’intimée ne paraissait toujours pas dépourvue de succès, que les requérants
ne faisaient valoir aucun changement de circonstances modifiant les faits sur lesquels reposaient les
chances de succès de l’intimé, que l’indigence de ce dernier n’était
pas contestée par les requérants et que ceux-ci avaient été entendus conformément
à l’art. 119 al. 3 CPC. La présidente a en outre rejeté l’argumentation des
requérants selon laquelle si l’assistance judiciaire de l’intimée devait être
étendue à l’exonération de sûretés, celle-ci ne pourrait pas être
accordée avec effet rétroactif mais devrait concerner seulement des démarches futures.
Elle a relevé à cet égard que les requérants ne fondaient leur raisonnement sur aucune
base légale, coutumière jurisprudentielle ou doctrinale et que, bien au contraire, l’exonération
de sûretés serait vidée de son but si elle ne devait pas être accordée rétroactivement,
en particulier ensuite du dépôt d’une requête en fourniture de sûretés
déposée à l’encontre d’une partie indigente d’ores et déjà
au bénéfice de l’assistance judiciaire. 

 

 

B.             
Par acte du 14 avril 2020, Z.________, I.________
et U.________ ont recouru contre le prononcé du 27 mars 2020, en concluant, avec suite de frais
et dépens, à la réforme dudit prononcé en ce sens qu’il soit ordonné à
H.________ de « verser à titre de sûretés des dépens dans un délai
de dix jours dès l’entrée en force de la décision à intervenir un montant de
8'000 fr. ou tout autre montant sur un compte bancaire aux coordonnées désignées par l’autorité
compétente » (I), à ce que les frais judiciaires, arrêtés à 600 fr.,
soient mis à la charge de H.________ (II) et à ce que ce dernier soit condamné à
leur verser la somme de 700 fr. à titre de dépens (III). Subsidiairement, les recourants ont
conclu à l’annulation du prononcé précité et au renvoi de la cause au premier
juge pour nouvelle décision dans le sens des considérants (IV). Les recourants ont requis la
production d’une pièce.

 

             
L’intimé n’a pas été invité à déposer de réponse sur le
recours.

 

 

C.             
La Chambre des recours civile fait sien dans son entier l'état de fait du prononcé, complété
par les pièces du dossier, dont il ressort notamment ce qui suit :

 

1.             
Par courrier
du 10 octobre 2017, le conseil de H.________ a remis à l'autorité de première instance
la demande d’assistance judiciaire remplie par l'intimé,
dans le cadre de la cause en conflit du travail opposant ce dernier à Z.________, à I.________
et à U.________. L'étendue
de l'assistance judiciaire sollicitée portait sur l'exonération des avances et sûretés,
sur l’exonération des frais judiciaires et sur l’assistance d’office d’un
avocat.

 

             
Par prononcé du 23 octobre 2017, la présidente a accordé le bénéfice de l’assistance
judiciaire à H.________ avec effet au 10 octobre 2017, dans la mesure d’une exonération
d’avances et de frais judiciaires et de l'assistance d’un avocat d’office.

 

2.             
Le 16 décembre 2019, Z.________, I.________
et U.________ ont déposé une requête de sûretés en garantie des dépens
à l’encontre de H.________, portant sur un montant de 8'000 francs.

 

             
Par déterminations du 5 février 2020, l’intimé a indiqué qu’il était
au bénéfice de l’assistance judiciaire, que l’octroi de sûretés était
en conséquence exclu et que la requête déposée par les requérants était
purement dilatoire.

 

             
Par courrier du 6 février 2020, les requérants ont en substance exposé qu’ils auraient
dû être entendus si l’assistance judiciaire comprenait la dispense de fournir des sûretés
et ont contesté les accusations de procédé dilatoire.

 

             
Par courrier du 10 février 2020, le premier juge a informé l’intimé que la décision
lui accordant l’assistance judiciaire ne comprenait pas l’exonération de fournir des
sûretés.

 

             
Par déterminations du 13 février 2020, soit dans le délai imparti à cet effet, les
requérants ont en substance refusé que l’assistance judiciaire accordée à l’intimée
soit étendue à l’exonération de fournir des sûretés en garantie des dépens.

 

             
En droit
:

 

 

1.             

1.1             
Lorsque l'assistance judiciaire est accordée
dans toute la mesure sollicitée, aucun recours ni appel immédiat n'est en principe possible.
Il convient toutefois de réserver l'hypothèse d'un recours d'une partie privée par la
décision du droit à des sûretés en garantie des dépens selon les art. 99 ss
CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272) (Tappy, Commentaire romand, Code
de procédure civile, 2e
éd., 2019 [ci-après : CR-CPC], nn. 6 et 16 ad art. 121 CPC).

 

             
L'art. 319 let. b ch. 1 CPC ouvre la voie du recours contre les décisions et ordonnances d'instruction
de première instance pour lesquelles un recours est expressément prévu par la loi. Tel
est le cas en l'espèce, l'art. 103 CPC ouvrant la voie du recours contre les décisions relatives
aux sûretés. Ces décisions comptant parmi les ordonnances d'instruction (Jeandin, CR-CPC,
op.cit., n. 14 ad art. 319 CPC), le délai de recours est de dix jours (art. 321 al. 2 CPC). Le recours,
écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance de recours (art. 321 al.
1 CPC), soit auprès de la Chambre des recours civile (art. 73 al. 1 LOJV [loi d'organisation judiciaire
du 12 décembre 1979 ; BLV 173.021]).

 

1.2             
En l'espèce, dès lors que la décision
entreprise prive les recourants de leur droit à des sûretés, ceux-ci ont un intérêt
digne de protection à recourir (art. 59 al. 2 let. a CPC ; cf. CREC 4 décembre 2017/437 consid.
1.2). Leur recours, interjeté en temps utile (compte tenu des féries de Pâques), est ainsi
recevable.

 

 

2.             

2.1             
Le recours est recevable pour violation du droit
et constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). S'agissant de la violation du droit,
l'autorité de recours dispose d'un plein pouvoir d'examen (Spühler, Basler Kommentar, Schweizerische
Zivilprozessordnung, 3e
éd., 2017, n. 26 ad art. 319 CPC). Elle revoit librement les questions de droit soulevées par
le recourant et peut substituer ses propres motifs à ceux de l'autorité précédente
ou du recourant (Hohl, Procédure civile, tome II, 2e
éd., 2010, n. 2508 p. 452). Comme pour l'art. 97 al. 1 LTF (loi sur le Tribunal fédéral
du 17 juin 2005 ; RS 173.110), le grief de la constatation manifestement inexacte des faits ne permet
que de corriger une erreur évidente, la notion se recoupant en définitive avec l'appréciation
arbitraire des preuves (Corboz et al., Commentaire de la LTF, 2e
éd., 2014, n. 27 ad art. 97 LTF).

 

2.2             
En procédure de recours, les preuves nouvelles
sont en principe irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).

 

             
En l’espèce, les recourants requièrent la production de la pièce 51       
– déjà requise en première instance –, soit de « la dernière
décision ou le dernier projet de décision s’il est plus récent rendue/rendu à
l’égard de H.________ s’agissant de son statut de séjour en Suisse ».
Cette requête doit être rejetée pour les motifs qui seront exposés ci-dessous (cf
consid. 4.7).

 

 

3.             
Sous « Bref rappel des faits »,
les recourants présentent
de nombreux faits qui ne résultent pas de la décision entreprise. Faute de grief de constatation
manifestement inexacte (art. 320 CPC), dûment motivé (art. 321 al. 1 CPC), ces faits sont irrecevables.
Pour les motifs qui suivent, ces faits sont au demeurant sans portée sur le sort du litige.

 

 

4.

4.1             
Les recourants invoquent une violation
de l'art. 58 CPC. Ils font valoir que « seules des conclusions liées aux sûretés
en garantie des dépens ont été prises et aucune demande de modification de l'octroi de
l'assistance judiciaire n'a été déposée ».

 

4.2             
Aux termes de l'art. 58 al. 1 CPC
– son alinéa 2 ne trouvant pas ici application –, le tribunal ne peut accorder à
une partie ni plus ni autre chose que ce qui est demandé, ni moins que ce qui est reconnu par la
partie adverse.

 

4.3             
En l'espèce, il résulte
du dossier de la procédure ici litigieuse – que les recourants ont eu l'occasion de consulter
avant de déposer leur recours – que par courrier du 10 octobre 2017, le conseil de l'intimé
a remis à l'autorité de première instance la demande d’assistance judiciaire remplie
par l'intimé. L'étendue de l'assistance judiciaire sollicitée portait notamment, expressément
et clairement sur l’« exonération des avances et sûretés ». L'autorité
précédente n'a pas statué sur la demande d'exonération de sûretés dans
sa décision d'octroi de l'assistance judiciaire du 23 octobre 2017, puisqu’aucune requête
de sûretés n’avait encore été déposée. L'autorité précédente
a pu compléter sa décision sur ce point par après, une fois ladite requête de sûretés
déposée, et notamment par la décision entreprise, sans violation de l'art. 58 CPC et sans
que la conclusion litigieuse doive être renouvelée.

 

             
Le grief est infondé et doit donc être rejeté.

 

4.4             
Dès
lors que l'autorité précédente n'avait pas statué sur la requête d'exonération
de sûretés formulée
par l'intimé, elle ne pouvait déclarer dite requête irrecevable, en arguant, comme le
voudraient les recourants, que le litige aurait déjà fait l'objet d'une décision entrée
en force au sens de l'art. 59 al. 2 let. e CPC. Au vu des circonstances rappelées ci-dessus, cette
disposition n'entre pas en considération ici.

 

4.5             
De la même manière, les
recourants reprochent à l'intimé, dès lors qu'il a requis l'audition de plusieurs témoins,
de n'avoir pas demandé à ce moment-là déjà une exonération de sûretés,
dans la mesure où il existait un risque de se voir opposer une requête de sûretés.
Ils reprochent en outre à l'autorité précédente d'avoir donné un effet rétroactif
à sa décision et y voient une violation de l'art. 119 al. 4 CPC.

 

             
L'argument n'a pas de sens. Tout d'abord, une partie devrait pouvoir attendre d'être effectivement
astreinte à des frais avant d'en requérir l'exonération (dans ce sens concernant des sûretés,
cf. TF 5A_886/2017 consid. 3.3.3 invoqué par les recourants). Ensuite et surtout, comme cela a été
exposé ci-dessus, une telle demande d'exonération de sûretés a été faite
le 10 octobre 2017, soit bien avant la requête de sûretés. Enfin, la décision entreprise,
en tant qu'elle exonère l'intimé de verser des sûretés avec effet au 10 octobre 2017,
soit au jour de la demande, ne comporte aucun effet rétroactif.

 

             
Le grief de violation de l'art. 119 al. 4 CPC est infondé et doit donc être rejeté.

 

4.6

4.6.1             
Les recourants invoquent également
une violation de l'art. 119 al. 3 CPC.

 

4.6.2             
Aux termes de cette disposition,
le tribunal statue sur la requête d'assistance judiciaire en procédure sommaire. La partie
adverse peut être entendue. Elle le sera toujours si l'assistance judiciaire porte sur la fourniture
des sûretés en garantie du paiement des dépens.

 

4.6.3             
En l'état, la justice de paix
a entendu les recourants après avoir tranché la demande d'assistance judiciaire s'agissant
de l'exonération d'avances et de frais judiciaires et de l'assistance d'un conseil d'office. Elle
a en revanche entendu les recourants avant de statuer sur la demande d'exonération des sûretés.
L'un et l'autre étant liés (sur ce point, cf. TF 5A_886/2017 consid. 5.2), cette manière
de procéder peut se discuter. Cela dit, le droit d'être entendu n'est pas une fin en soi et
ne saurait être utilisé afin de retarder de manière abusive une procédure. Or en
l'état, les recourants ont été entendus par une autorité qui avait un plein pouvoir
d'examen en fait et en droit. Conformément à l'art. 120 CPC, dite autorité aurait en outre
notamment pu retirer l'assistance judiciaire, dans son entier, s'il s'était avéré que
les conditions d'octroi n'avaient jamais été remplies. Lors de leur audition, les recourants
auraient ainsi pu remettre en question la décision d'assistance judiciaire du 23 octobre 2017, en
arguant que les conditions de celle-ci n'auraient plus été remplies ou ne l'auraient jamais
été, de sorte qu'aucun des bénéfices prévus par l'art. 118 CPC ne doive être
octroyé à l'intimé. Dans leurs recours, ils n'indiquent aucunement avoir fait état
de tels éléments en première instance, ni disposer d'un quelconque élément dans
ce sens. Dans ces conditions, on ne voit pas ce que les entendre plus tôt aurait changé à
la décision entreprise. Il n'y a dès lors pas lieu d'annuler la décision entreprise pour
ce motif.

 

             
Le grief, de nature dilatoire, doit donc être rejeté.

 

4.7             
Les recourants reprochent à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné «
les conditions relatives à la requête de sûretés en garantie de dépens ».
Ils citent à cet égard différentes conditions prévues par l'art. 99 CPC. Ils
y voient une violation de leur
droit d'être entendus et de l'obligation pour l'autorité de motiver ses décisions.

 

             
L'intimé a été exonéré de sûretés car remplissant les conditions de
l'art. 117 CPC, aspect que les recourants ne remettent pas matériellement en cause. Il ne peut
en conséquence, logiquement, y être ensuite astreint. L'admission de la requête d’assistance
judiciaire sur ce point impliquait ainsi, sans plus de motivation, le rejet de la requête de sûretés.
Le grief est donc infondé.

 

             
La production de la pièce 51, requise à nouveau devant la Chambre de céans afin –
comprend-on – de démontrer que l'intimé n'aurait pas son domicile ou son siège en
Suisse, n'a aucune portée sur le sort du recours au vu de ce qui précède. Elle n'avait
et n'a, partant, pas à être ordonnée, l'art. 326 CPC, applicable ici, s'opposant par ailleurs
à la production de pièce nouvelle (cf consid. 2.2 supra)
et donc a fortiori
à la réquisition de preuve nouvelle.

 

 

5.             
En conclusion, le recours, manifestement
infondé, doit être rejeté, selon le mode procédural prévu par l’art. 322
CPC, et le prononcé doit être confirmé.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance,
arrêtés à 400 fr. (art. 69 al. 3 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre
2010 ; BLV 270.11.5]), seront mis à la charge des recourants, qui succombent, solidairement entre
eux (art. 106 al. 1 et 3 CPC).

 

             
Il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance dès lors
que l’intimé n’a pas été invité à déposer une réponse.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 400 fr. (quatre cents francs),
sont mis à la charge des recourants Z.________, I.________ et U.________, solidairement entre eux.

 

             
IV.             
L’arrêt est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Benjamin Schwab (pour Z.________, I.________ et U.________),

‑             
Me Natasa Djurdjevac Heinzer (pour H.________).

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

             
Le greffier :