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**Case Identifier:** c8867426-2ac7-504e-a98f-42bf1f02efe7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 28.10.2014 A/914/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-914-2012_2014-10-28.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/914/2012-TAXE ATA/830/2014  

 

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 28 octobre 2014 

2ème section 

   dans la cause 

 

A______ 
  

contre 

VILLE DE GENÈVE - SERVICE DE LA TAXE PROFESSIONNELLE 
COMMUNALE 
 

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A/914/2012 

EN FAIT 

1)  Par courrier sans signature du 13 mars 2012, ayant pour objet un deuxième 
rappel de déclaration, le service de la taxe professionnelle communale (ci-après : 
le service) de la Ville de Genève (ci-après : la ville) a informé l’A______ (ci-
après : l’A______) avoir constaté que ce dernier n’avait pas retourné dans le délai 
imparti le formulaire de déclaration pour la période fiscale 2009 et lui a imparti un 
délai de dix jours pour le retourner complété et accompagné des documents 
requis. À défaut, le service serait contraint de procéder à une taxation d’office, 
assortie d’une amende pour violation des obligations de procédure pouvant 
s’élever jusqu’à CHF 10'000.-. 

2) a. Par acte du 19 mars 2012, l’A______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
« la décision de l’imposition de la taxe professionnelle communale et le rappel du 
13 mars 2012 […] ainsi que toute autre taxation d’office », concluant à 
l’annulation du rappel du 15 (recte : 13) mars 2012 ainsi qu’à son exemption de la 
taxe professionnelle communale (ci-après : TPC) et de toute autre taxation 
d’office. 

  L’A______ contestait son assujettissement à la TPC. Durant plus de 
cinquante ans d’existence, il n’y avait jamais été soumis. Il ne s’agissait pas d’une 
entreprise commerciale, mais d’une association sans but lucratif regroupant les 
personnes intéressées par le développement académique de l’enseignement de la 
musico-plurilinguistique, sa formation pédagogique ainsi que son introduction 
dans les programmes scolaires de l’enseignement général. Le travail de recherche 
effectué par l’A______ était coûteux et ce dernier n’existerait plus sans le travail 
bénévole. Son directeur, Monsieur B______, n’avait ni perçu ni versé de salaire 
durant toute l’existence de l’A______. La TPC alourdissait les charges déjà 
difficiles à supporter des écoles de musique privées et se basait sur le chiffre 
d’affaires et non sur le bénéfice, de sorte qu’elle était injuste. L’envoi de 
documents officiels menaçants était sans précédent et une lettre anonyme était 
sans valeur. 

 b. Le courrier du service du 13 mars 2012 était annexé à l’acte de recours. 

3)  Par courrier du 23 mars 2012, le juge délégué a noté que l’envoi de 
l’A______ ne comportait pas de décision de taxation, mais seulement un courrier 
rappelant l’obligation de retourner le formulaire de taxation complété, sous la 
menace d’une taxation d’office et du prononcé d’une amende, et lui a imparti un 
délai au 10 avril 2012 pour transmettre l’éventuelle décision de taxation, ou, en 
cas d’inexistence d’une telle décision, pour l’informer s’il maintenait son recours 

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contre la sommation. En l’absence de réponse à l’échéance du délai, le courrier du 
19 mars 2012 serait considéré comme valant recours. 

4)  L’A______ n’a pas répondu à ce courrier. 

5)  Dans ses observations du 31 octobre 2013, la ville a indiqué considérer le 
recours comme sans objet, la cause devant être rayée du rôle. 

  La question de l’assujettissement de l’A______ à la TPC avait déjà été 
tranchée par jugement du Tribunal administratif de première instance (ci-après : 
TAPI) du 29 août 2011 (JTAPI/911/2011), confirmé par arrêt de la chambre 
administrative du 3 avril 2012 (1______) puis par arrêt du Tribunal fédéral du 4 
mai 2012 (arrêt du Tribunal fédéral 2C_385/2012), tandis que celle des amendes 
avait fait l’objet d’un jugement du TAPI du 7 janvier 2013 (JTAPI/27/2013) et 
d’un arrêt de la chambre administrative du 11 juin 2013 (2______). Les griefs 
soulevés par l’A______ avaient ainsi déjà fait l’objet de procédures ayant abouti à 
des décisions définitives et exécutoires. 

6)  Par courrier du même jour, au vu du contenu du courrier de la ville, le juge 
délégué a imparti à l’A______ un délai au 15 novembre 2013 pour indiquer s’il 
entendait maintenir son recours. 

7)  L’A______ n’a pas répondu à ce courrier.  

8)  Dans ses déterminations du 29 novembre 2013, la ville a conclu 
principalement à ce que le recours soit déclaré sans objet et la cause rayée du rôle, 
ou, à défaut, à l’irrecevabilité du recours, et subsidiairement à la confirmation des 
arrêts 1______ et 2______, ainsi qu’à l’allocation d’une équitable indemnité de 
procédure. 

  L’écriture du 19 mars 2012 ne mentionnait, ni ne produisait la décision 
attaquée, de sorte que la ville ne connaissait pas l’objet du recours. Les 
éventuelles décisions de la commission de réclamation en matière de taxe 
professionnelle ainsi que du TAPI n’avaient pas non plus été produites, ces 
instances n’ayant probablement jamais été saisies. L’A______ semblait contester 
un rappel de déclaration, ce qui ne constituait pas une décision. Le courrier du 
juge délégué du 31 octobre 2013 étant resté sans réponse, la ville s’interrogeait sur 
le maintien du recours. 

  Elle a au surplus repris l’argumentation développée précédemment. 

9) a. Par courrier du 9 décembre 2013, l’A______ a exprimé son 
incompréhension quant à la position de la ville, qui s’acharnait alors qu’il était 
« déjà à terre ». 

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  Sa situation financière s’était dégradée depuis que ses étudiants avaient été 
privés du droit de travailler, les conduisant à cesser leurs études par manque de 
moyens. Il ne savait rien de la TPC avant de recevoir les premières factures dans 
les années 2000, qu’il avait payées les premières années, croyant qu’il s’agissait 
d’une nouvelle taxe. La Confédération des Écoles genevoise de musique percevait 
des subventions de plus de CHF 50'000'000.- tout en étant exonérée de la TPC. 

 b. À ce courrier était notamment joint un courrier du 2 septembre 2013 au 
Conseil fédéral demandant que l’A______ soit reconnu comme une haute école 
spécialisée. 

10)  Par courrier du 2 juin 2014, l’A______ a transmis à la chambre 
administrative, pour information, son courrier du même jour au Conseil d’État, 
sollicitant un entretien en raison de son opposition à l’action de l’office cantonal 
de la population et des migrations. 

11)  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Le recourant recourt contre le courrier de l’autorité intimée du 
13 mars 2012. 

 a. Le recours à la chambre administrative est ouvert contre les décisions des 
autorités et juridictions administratives au sens des articles 4, 4A, 5, 6 al. 1 let. a 
et e, et 57 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - 
E 5 10 ; art. 132 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05). 

 b. Sont susceptibles d’un recours les décisions finales, les décisions par 
lesquelles l’autorité admet ou décline sa compétence, les décisions incidentes, si 
elles peuvent causer un préjudice irréparable ou si l'admission du recours peut 
conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure 
probatoire longue et coûteuse ainsi que les lois constitutionnelles, les lois et les 
règlements du Conseil d’État (art. 57 LPA). 

 c. Sont considérées comme des décisions, les mesures individuelles et 
concrètes prises par l’autorité dans les cas d’espèce fondées sur le droit public 
fédéral, cantonal, communal et ayant pour objet, de créer, modifier ou annuler des 
droits ou des obligations, de constater l’existence, l’inexistence ou l’étendue de 
droits, d’obligations ou de faits, ou de rejeter ou déclarer irrecevables des 
demandes tendant à créer, modifier, annuler ou constater des droits ou obligations 
(art. 4 al. 1 LPA). Sont également considérées comme décisions les décisions 
incidentes, les décisions sur réclamation ou recours, les décisions prises en 

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matière de révision et d’interprétation (art. 4 al. 2 LPA). Lorsqu’une autorité mise 
en demeure refuse sans droit de statuer ou tarde à se prononcer, son silence est 
assimilé à une décision (art. 4 al. 4 LPA). 

2)  En l’espèce, le courrier contesté constitue un second rappel au recourant de 
son obligation de remplir le formulaire de déclaration pour la période fiscale 2009 
et l’informe des conséquences d’une violation de cette obligation, soit une 
taxation d’office par l’autorité intimée et le prononcé d’une amende pour violation 
des obligations de procédure. En tant que simple rappel des obligations du 
recourant, le courrier litigieux n’a aucune portée sur les droits et obligations de ce 
dernier, de sorte qu’il ne constitue pas une décision, en particulier une décision de 
taxation. 

  Au vu de ce qui précède, le courrier de l’autorité intimée du 23 mars 2012 
ne constitue pas une décision sujette à recours, de sorte que le recours est sans 
objet et sera déclaré irrecevable. 

3)  Au demeurant, même si le recours était dirigé contre une décision de 
taxation relative à la TPC, il serait en tout état de cause irrecevable, le recourant 
n’ayant pas épuisé les voies de contestation préalables (art. 132 al. 8 LOJ), 
puisqu’il n’a pas formé opposition auprès de la commission de réclamation en 
matière de TPC (art. 314 de la loi sur les contributions publiques du 
9 novembre 1887 - LCP - D 3 05) ni recouru auprès du TAPI (art. 315 LCP).  

4)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée, 
pas plus qu’à la ville, qui dispose d’un service juridique (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 19 mars 2012 par l’A______ contre le courrier 
du la Ville de Genève - service de la taxe professionnelle communale du 13 mars 2012 ; 

met à la charge de l’A______ un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110

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moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à l’A______ ainsi qu’à la Ville de Genève - service de la 
taxe professionnelle communale. 

Siégeants : M. Verniory, président, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. Verniory 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :