# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 79512d30-f9e0-5b1e-8ab7-263279e76d9f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-05-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 18.05.2015 A/3324/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3324-2014_2015-05-18.pdf

## Full Text

Siégeant : Madame Valérie MONTANI, Présidente ; Teresa SOARES et Jean-Pierre 

WAVRE, Juges assesseurs. 
 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3324/2014 ATAS/359/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 18 mai 2015 

6
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à BERNEX 

Madame A______, domiciliée à BERNEX 

 

 

demandeurs 

contre 

CAISSE DE PREVOYANCE DE L'ETAT DE GENEVE - CPEG, 
sis bd St-Georges 38, GENÈVE 

et 

FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP, Weststrasse 
50, ZÜRICH 

 

défenderesses 

 

 

   
 A/3324/2014 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 24 juin 2014, la 18ème chambre du tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame A______, née B______ le ______ 1973, et 
Monsieur A______, né le ______ 1962, mariés en date du 7 août 2000.  

2. Selon le chiffre 13 du jugement précité, le tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 2 septembre 2014 et a été transmis 
d'office à la chambre de céans le 31 octobre 2014 pour exécution du partage. 

4. La chambre de céans a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui 
communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit 
entre le 7 août 2000 et le 2 septembre 2014. L’instruction menée par la chambre de 
céans a permis d’établir les faits suivants : 

S’agissant de la demanderesse : 

- le 25 novembre 2014, la Fondation de prévoyance en faveur des collaborateurs 
du groupe C______, soit pour elle D______ SA, a attesté d’une affiliation du 
1er janvier au 31 août 2005 et d’un versement de CHF 445.25 auprès de la 
Fondation institution supplétive LPP; 

- le 26 novembre 2014, la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG), 
anciennement caisse de prévoyance du personnel enseignant de l’instruction 
publique et des fonctionnaires de l’administration du canton de Genève (CIA), a 
attesté d’une affiliation depuis le 1er octobre 2009 et d’une prestation de sortie 
au 30 septembre 2014 de CHF 46'546.90; 

- le 22 décembre 2014, la Fondation institution supplétive LPP a attesté d'un 
avoir de prévoyance au 2 septembre 2014 de CHF 435.75 et d'un transfert de  
CHF 445.25 le 5 octobre 2006 de la part de D______ SA. 

S’agissant du demandeur : 

- le 25 novembre 2014, la CPEG a attesté d’une affiliation depuis le 
1er février 2001, d’un versement de la part de la Fondation institution supplétive 
LPP de CHF 1076.45, d’un versement de CHF 1'705.10 de la part de la Basler 
Lebens-Versicherung le « 26.11.2014 », d’un versement de CHF 4'926.65 de la 
part de la Fondation de prévoyance en faveur des collaborateurs du groupe 
C______ le « 30.12.2014 », d’un versement de CHF 6'637.- de la part de la 
Generali Assurances le 19 février 2008, et d’une prestation de sortie de 
CHF 190'252.75 au 30 septembre 2014; 

- le 22 décembre 2014, la Fondation de prévoyance en faveur des collaborateurs 
du groupe C______, soit pour elle D______ SA, a attesté d'une affiliation du  
1er août 2002 au 31 août 2004 et d'un transfert de la prestation de sortie auprès 
de la CPEG; 

 

 

   
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3/6 

- le 5 janvier 2015, Generali assurances a attesté, sur la base des archives de 
l'ancienne Fondation collective de Familia vie, d'une affiliation à celle-ci du 
15 avril 1992 au 30 septembre 1993, soit antérieurement à son mariage, d'un 
versement de CHF 1128.10 de la part de la Vorsorgekasse der Schweiz le  
15 mai 1992 et de la création d'une police de libre passage, puis d'un transfert, 
le 19 février 2008, de CHF 6'637.- auprès de la CPEG; la valeur de rachat de la 
police au jour du mariage était de CHF 5'536.70; 

- le 19 janvier 2015, la Bâloise Vie SA a attesté d'une affiliation du 1er janvier 
1994 au 31 décembre 1994 et de la création d'une police de libre passage au 
montant de CHF 1'361.-, puis d'un transfert, le 26 novembre 2004, de 
CHF 1'705.10 auprès de la CPEG. Le 2 mars 2015, elle a précisé que la valeur 
de rachat de la police de libre passage était de CHF 1'621.- au jour du mariage; 

- le 10 février 2015, la Fondation institution supplétive LPP a attesté d'un 
versement, le 1er juillet 1998, de CHF 1'048.- de la part de la Fondation 
institution supplétive LPP, agence régionale de la Suisse romande, à Lausanne, 
et du versement, le 19 novembre 2004, de CHF 1'076.45 en faveur de la CIA; le 
montant de la prestation à la date du mariage était de CHF 1'001.40; 

- à la demande de la chambre de céans, la CPEG a, le 25 mars 2015, recalculé le 
montant de la prestation de sortie du demandeur au jour du divorce, compte 
tenu d'une prestation de sortie de CHF 8'159.10 à la date du mariage; ce capital, 
majoré des intérêts dus pendant la durée du mariage, ascendait à  
CHF 11'598.70, de sorte que la prestation acquise durant le mariage était de 
CHF 178'654.05 (soit CHF 190'252.75 – CHF 11'598.70). 

5. Le 13 avril 2015, la Chambre de céans a indiqué aux parties que le demandeur 
devait verser à la demanderesse CHF 65'835.70 et leur a indiqué qu’à défaut 
d’observations d’ici au 28 avril 2015, un arrêt serait rendu sur cette base. 

6. Le 26 avril 2015, le demandeur a observé que le montant à transférer n’était pas 
cohérent vu la date du divorce, soit le 24 juin 2014, vu un courrier de la CIA du 2 
mai 2013 attestant d’un montant à partager de CHF 159'860.15, vu un décompte de 
paiement du 29 septembre 2006 de CHF 445.25 du groupe C______ en faveur de la 
demanderesse, lequel n'était pas pris en compte dans dans le calcul et vu un 
décompte de la Fondation institution supplétive LPP du 24 janvier 2015 
mentionnant un montant inférieur, soit de CHF 437.17. 

7. La demanderesse n’a pas fait d’observations. 

8. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

  

 

 

   
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4/6 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP - RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40), soit à Genève la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 – CPC - RS 272), exécuter d'office le partage sur la 
base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2011), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122 et 123 et des art. 280 et 281 CPC; les art. 3 à 5 LFLP 
s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 
prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 
sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 
divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 
calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 
(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP - RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 
1984 (OPP 2 - RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 
acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% en 2003, 
2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 2011, 
1.5%  de 2012 à 2013 et 1.75% dès le 1er janvier 2014.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 7 août 2000, d’autre part le  
2 septembre 2014, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de CHF 178'654.05 auprès de la CPEG, compte tenu d'un avoir au 
mariage de CHF 8'159.10, tandis que celle acquise par la demanderesse est de CHF 
46'982.65 (soit CHF 46'546.90 auprès de la CPEG et CHF 435.75 auprès de la 
Fondation institution supplétive LPP), les intérêts ayant déjà été calculés par les 
institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse 

 

 

   
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le montant de CHF 89'327.- (CHF 178'654.05 : 2) et celle-ci doit à celui-là le 
montant de CHF 23'491.30 (CHF 46'982.65 : 2), de sorte que c’est le demandeur 
qui doit à la demanderesse le montant de CHF 65'835.70. 

6. Le demandeur conteste ce calcul. Il se réfère à un courrier de la CIA du 2 mai 2013 
attestant d’une prestation de sortie de CHF 159'860.15; or ce montant est celui 
attesté au 30 avril 2013 alors que la CPEG a calculé une prestation de sortie au  
30 septembre 2014, soit 17 mois plus tard, au montant de CHF 190'252.75, dont 
CHF 178'654.05 ont été effectivement acquis pendant la durée du mariage. 

Quant à la date du divorce, elle correspond au 2 septembre 2014, date à laquelle le 
jugement de divorce du 24 juin 2014 est entré en force de chose jugée, comme 
indiqué par le Tribunal de première instance et non pas à la date dudit jugement. 

Enfin, selon le décompte fourni par le demandeur, la Fondation de prévoyance en 
faveur des collaborateurs d’C______ a attesté, pour la demanderesse, un transfert 
de CHF 445.25 auprès de la Fondation institution supplétive LPP le 29 septembre 
2006; or, ce transfert a bien été enregistré par la Fondation institution supplétive 
LPP le 3 octobre 2006, selon le courrier de celle-ci du 22 décembre 2014; le 
montant finalement attesté au 2 septembre 2014, soit CHF 435.75, est inférieur, en 
raison des frais prélevés par la Fondation institution supplétive LPP. 

7. Au vu de ce qui précède, le calcul aboutissant à un montant de CHF 65'835.70 à 
transférer du compte du demandeur auprès de la CPEG sur le compte de la 
demanderesse auprès de la CPEG ne peut qu'être confirmé.  

8. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

9. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève à transférer, du compte de 
Monsieur A______, sur le compte de Madame A______ auprès de la Caisse de 
prévoyance de l'Etat de Genève, la somme de CHF 65'835.70, ainsi que des 
intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 2 septembre 2014 
jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Alicia PERRONE 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le