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**Case Identifier:** 7081b2c7-c046-55ec-8bd9-9f73495b1aad
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 06.02.2025 C/13058/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-13058-2016_2025-02-06.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/13058/2016-CS DAS/28/2025 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU JEUDI 6 FÉVRIER 2025 

 

Recours (C/13058/2016-CS) formé en date du 21 juin 2024 par Madame A______, 

domiciliée ______ (Genève). 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    11 février 2025 à : 

- Madame A______ 

______, ______. 

- Madame B______ 

______, ______. 

- Maître C______, avocat 

______, ______. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

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C/13058/2016-CS 

EN FAIT 

A. a) B______, née le ______ 1994, incapable de discernement, a été reconnue 
totalement empêchée d’assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts en raison 
d’une déficience mentale, ainsi que d’un trouble psychique qui affectait 
durablement sa condition personnelle, par certificat médical du Dre D______, 

[médecin] au Département de santé mentale et de psychiatrie des Hôpitaux 

universitaires de Genève (HUG), du 6 juillet 2016, les diagnostics retenus étant un 

retard mental léger, un trouble du comportement et une schizophrénie paranoïde. 

b) B______ a été placée sous curatelle de représentation et de gestion, étendue à 
l’assistance personnelle et au domaine médical, confiée à deux curateurs du 
Service de protection de l’adulte (SPAd), en raison des conflits existants entre ses 
parents, tous deux employés par des organisations internationales, chez lesquels 

elle habitait et ce, par décision du Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant 
(ci-après : Tribunal de protection) du 21 septembre 2016. 

c) Les curateurs désignés ont poursuivi les démarches de naturalisation entreprises 
par les parents de la personne concernée, titulaire d’un passeport canadien et 
d’une carte de légitimation, afin d’obtenir des prestations du Service des 
prestations complémentaires (SPC), celle-ci ayant été reconnue totalement 

invalide par l’assurance invalidé, sans indemnité. Elle ne remplissait pas les 
conditions pour une demande de prestations auprès de l’Hospice général et ses 
parents ne payaient plus les factures des HUG, lesquelles s’élevaient à 66'000 fr. 

d) Le 12 octobre 2018, les curateurs du SPAd ont informé le Tribunal de 
protection de ce que leur protégée avait été naturalisée et mise au bénéfice de 

prestations SPC dès le mois de février 2018 (soit 2'501 fr. 10 mensuel dont PCF : 

1'649 fr. et PCC : 852 fr.). Elle n’avait plus de dettes envers les HUG, suite à leur 
intervention auprès de son père, E______, de sorte que les HUG avaient accepté 

de donner contrordre à la poursuite notifiée à son encontre. 

e) Le 24 février 2021, les curateurs du SPAd ont informé le Tribunal de protection 
de ce qu’une place avait été proposée au centre de jour F______ dès le 
24 septembre 2020, mais que la mère de l’intéressée, A______, l’avait emmenée 
avec elle au Nigeria, sans date de retour, de sorte qu’il avait été mis fin au contrat 
d’accueil. 

f) Par décision du 12 mai 2021, B______ a été mise au bénéfice d’une allocation 
pour impotent de 1'195 fr. par mois, dès le 1er septembre 2019. 

g) Le SPAd, dans un courrier du 24 juin 2021 a informé le Tribunal de protection 
que le conflit entre les parents était tellement intense qu’il était délétère pour leur 
protégée. Un placement en institution avait été évoqué avec les parents, la mère 

s’y étant fortement opposée, se disant parfaitement capable de s’occuper de sa 

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fille, malgré son travail. Le père estimait qu’un placement de sa fille serait 
adéquat et éviterait les problèmes liés à la gestion du quotidien (frais d'entretien, 

prise du traitement, vaccination à laquelle la mère s’opposait, vacances, etc.). La 
mère souhaitait percevoir une participation à l’entretien de sa fille, dont elle 
s’occupait, tandis que le père y était opposé. Les curateurs proposaient un 
placement en foyer de leur protégée, ainsi que la désignation d’un curateur privé, 
la fortune de B______ ayant atteint la somme de 108'020 fr., compte tenu des 

rétroactifs versés par l’assurance invalidité et le Service des prestations 
complémentaires sur un compte bancaire en sa faveur. 

h) Après avoir entendu les parents et curateurs de la personne concernée lors de 
l’audience du 7 juin 2021, le Tribunal de protection a maintenu la mesure de 
curatelle étendue à l’assistance personnelle et au domaine médical, d’ores et déjà 
en place en faveur de B______, et l’a confiée à C______, avocat 
(DTAE/4786/2021 du 7 juin 2021). 

i) Dans un courrier du 4 juillet 2022, le curateur de la personne concernée a 
notamment informé le Tribunal de protection de ce que sa protégée participait 

dorénavant, à la demande de son père, à ses frais de logement correspondant à une 

somme de 435 fr. 40 par mois, représentant un tiers des intérêts hypothécaires du 

logement qu’elle occupait avec ses parents. 

j) Par courrier du 23 janvier 2024, ledit curateur a informé le Tribunal de 
protection de ce qu’il recevait des sollicitations financières des parents de sa 
protégée, dans le cadre de leur procédure de séparation. La fortune de cette 

dernière, qui s’élevait alors à 175'000 fr., était grevée d’une dette d’environ 
31'000 fr. auprès de l’assurance maladie. En effet, il était apparu qu'elle 
bénéficiait de l'assurance de l’employeur de sa mère (G______ [organisation 
internationale]), de sorte que le remboursement des subsides d’assurance maladie, 
qui avait été versés, lui était réclamé. Désormais, sa protégée participait à ses frais 

d’entretien courant par un versement mensuel (selon le budget annexé : 665 fr. 40 
versés à la mère et 295 fr. 40 versés au père). 

Le père, qui faisait l’objet de poursuites de la part d’un architecte (environ 
35'000 fr.), avait sollicité un prêt de 30'000 fr. à sa fille, B______, prêt qu'il 

entendait lui rembourser lors de la vente de la maison familiale. 

La mère sollicitait, quant à elle, un rétroactif de participation aux frais d'entretien 

de sa fille de juin 2021 à juin 2022 de 7'987 fr. 20, requête qui ne paraissait pas 

infondée. Elle réclamait également un prêt de 30'000 fr. à 40'000 fr. à sa fille, 

B______, dès lors que le prêt hypothécaire dont elle était codébitrice solidaire 

avait été dénoncé par [la banque] H______. Elle expliquait que son époux avait 

cessé le paiement des dettes hypothécaires aux fins de "forcer" la vente de la 

maison, ce à quoi elle s’opposait, souhaitant continuer à y vivre avec B______ et 
son fils mineur. Elle prétendait pouvoir assumer le paiement de l’hypothèque mais 

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voulait prouver sa bonne situation financière à la banque au moyen de l'argent 

emprunté à sa fille B______. Elle expliquait qu'elle avait laissé le prêt être 

dénoncé en raison du fait que son époux, en charge du paiement de l'intérêt 

hypothécaire, demeurait toujours au domicile. En réalité, elle n’était, selon le 
curateur, pas en capacité à court terme de payer les intérêts de la dette en raison de 

l’aide financière qu’elle apportait à sa famille au Nigeria, aide qu’elle prétendait 
ne pas pouvoir interrompre du jour au lendemain, estimant avoir besoin d’une 
année pour prendre ses dispositions. Selon la compréhension du curateur, [la 

banque] H______ avait déjà dénoncé durant l’été 2023 le prêt hypothécaire. 

Quand bien même le curateur préférait que sa protégée puisse continuer à vivre 

dans son lieu de vie habituel, il n'était pas convaincu que les prêts sollicités par les 

parents permettent de pérenniser son maintien à domicile. Il existait des 

incertitudes sur le sort du bien immobilier, sur les dettes des parents et sur leur 

capacité de remboursement, de sorte qu'il préavisait le rejet des demandes de prêt. 

Il s'en rapportait à justice concernant le paiement d'un rétroactif d'entretien de 

7'987 fr. 20 à la mère de sa protégée. 

k) Le Tribunal de protection a autorisé le versement de la somme de 7'987 fr. 20 
en faveur de la mère de B______ concernant le rétroactif de son entretien et a 

indiqué partager l'analyse faite par le curateur, relative aux prêts sollicités par le 

père à hauteur de 30'000 fr. et par la mère à hauteur de 30'000 à 40'000 fr., par 

décision tampon du 25 janvier 2024. 

l) Le 4 avril 2024, A______ a sollicité du Tribunal de protection l'autorisation 
qu'une somme de 50'000 fr. soit débloquée sur les fonds propriété de B______, 

afin que celle-ci puisse être maintenue dans son lieu de vie actuel, où elle se 

sentait bien. Son époux, dont elle était séparée, n'avait pas réglé la dette 

hypothécaire depuis avril 2023, alors qu'il avait été condamné à le faire par un 

jugement de mesures protectrices de l'union conjugale prononcé en 2018, et la 

banque réclamait la somme de 42'000 fr. sous menace de saisie. Elle indiquait 

qu'une période de dix mois lui était nécessaire afin de réorganiser ses finances 

pour couvrir l'hypothèque et procéder à un remboursement. Elle pourrait verser 

3'000 fr. par mois pour le paiement de la dette hypothécaire (sur son revenu de 

8'000 fr.). Actuellement, les fonds qu'elle avait destinés au paiement de 

l'hypothèque servaient à payer "les frais de scolarité et les frais de logement au 

Nigeria" et elle avait besoin de temps pour mettre fin à ses engagements. Elle 

pourrait rembourser le prêt à hauteur de 1'400 fr. à partir de mars 2025, "sous 

forme de quote-part aux frais de logement de sa fille", soit 500 fr. après le départ 

du père du logement, et 1'100 fr. sous forme d'une aide à temps partiel pour sa 

fille; "actuellement, elle payait ce montant et était remboursée par la suite". 

m) Par déterminations du 12 avril 2024, le curateur de B______ a confirmé les 
termes de son rapport du 23 janvier 2024. Selon lui, la mère de sa protégée ne 

semblait pas en mesure de payer la dette hypothécaire à court terme, notamment 

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en raison de l'aide financière apportée dans son pays d'origine. En outre, en sus du 

problème lié à la dénonciation de la dette hypothécaire par la banque, la 

conservation du bien immobilier apparaissait incertaine, au vu des revenus, 

charges et dettes du couple, ainsi que du conflit concernant l'attribution du 

domicile conjugal. Si le maintien dans le lieu de vie actuel était certes préférable 

pour sa protégée, l'octroi d'un tel prêt pourrait avoir une influence sur les revenus 

de celle-ci, dont le budget était d'ores et déjà déficitaire. 

B. Par décision DTAE/3377/2024 du 17 mai 2024, le Tribunal de protection n'a pas 
autorisé le curateur de B______ à accorder à sa mère, A______, le prêt de 

50'000 fr. sollicité par cette dernière. 

Il a relevé qu'il ressortait du courrier de H______ du 5 mars 2024 que 

l'hypothèque avait d'ores et déjà été dénoncée au 31 janvier 2024 et que le 

versement de la somme de 42'000 fr. avant le 31 mars 2024 ne permettrait pas 

d'empêcher les poursuites judiciaires de la banque, dès lors que l'intégralité du 

montant, ascendant à plus de 1'000'000 fr., était réclamé pour le 30 septembre 

2024 au plus tard. Il a rejoint la position formulée par le curateur de B______ et 

estimé que le prêt réclamé ne suffirait pas, à lui seul, à garantir avec certitude la 

conservation du bien, ainsi que le maintien dans les lieux sur le long terme de la 

personne protégée, et porterait au surplus atteinte à ses intérêts financiers. 

C. a) Par acte du 21 juin 2024, A______ a formé recours contre la décision précitée, 
persistant dans sa demande de prêt de 50'000 fr. 

Elle considère que le rapport du 23 janvier 2024 remis par le curateur au Tribunal 

de protection contient des inexactitudes et des "fausses déclarations" et qu'il nie 

injustement sa capacité de remboursement. Elle était toujours en discussion avec 

la banque H______ concernant le paiement de l'hypothèque car elle avait "raté" le 

paiement du 31 mars 2024, mais pensait que le problème serait résolu dès qu'elle 

aurait "mis en place les fonds nécessaires". Elle disposait de 15'000 fr. "en 

attendant des fonds supplémentaires via le curateur". 

Elle a ensuite développé son budget afin de démontrer qu'elle avait la capacité 

financière de rembourser le prêt qui lui serait consenti, ce d'autant qu'elle 

n'assumerait plus les frais liés à son ex-époux. Elle a assuré qu'elle ne voulait en 

aucun cas causer un préjudice à sa fille aînée. Au moment de sa retraite, les 

éventuels montants restants dus seraient versés au moyen de sa première rente. Le 

curateur de sa fille avait affirmé, à tort, dans son rapport du 23 janvier 2024 que la 

banque avait "rappelé le prêt" en été 2023, les documents remis démontrant 

l'existence de discussions avec la banque. Elle s’engageait, "au pire", à 
rembourser le prêt sollicité avant la fin de l’année 2024, dans l’hypothèse où le 
problème lié à l'hypothèque ne serait pas résolu d'ici-là, mais allait néanmoins 

examiner d’autres sources de financement. 

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Elle considérait que le curateur avait pris parti pour son époux et présenté un 

rapport non objectif au Tribunal de protection. Elle n’avait jamais prétendu 
financer sa famille au Nigéria mais soutenir des organisations caritatives dans ce 

pays (trois) et ne pouvait pas immédiatement supprimer son aide. Elle avait besoin 

de temps mais serait en mesure de rembourser sa fille ; elle souhaitait rester dans 

la maison familiale, dont elle avait obtenu l’attribution jusqu’à sa retraite. Comme 
elle payait déjà les dépenses familiales et l’entretien de la maison, elle demandait 
de l’aide pour régulariser l’hypothèque impayée et réorganiser ses finances suite à 
sa séparation, avec un minimum de perturbations. 

Elle a produit des pièces à l'appui de son recours. 

b) Le Tribunal de protection n’a pas souhaité reconsidérer sa décision. 

c) Le curateur de la personne protégée a relevé qu’en dépit des incompréhensions 
de la mère de sa protégée, le problème demeurait inchangé. Le prêt hypothécaire 

avait bien été dénoncé pour le 31 janvier 2024 et cette information était connue 

des parents depuis l’été 2023, comme cela ressortait du courrier de la banque du 
9 janvier 2024 annexé. La banque n’avait pris aucun engagement concernant la 
remise en vigueur de l’hypothèque malgré les négociations effectuées par la mère, 
qui semblaient compromises du fait que le délai de paiement au 31 mars 2024 

n'avait pas été respecté. La position de la recourante était incompréhensible, dès 

lors qu’elle avait préféré ne pas payer la dette hypothécaire, alors qu’elle 
prétendait être en mesure de le faire. Quant à sa protégée, sa fortune s’élevait à 
environ 120'000 fr., de laquelle il convenait de déduire ses honoraires d’environ 
23'000 fr. depuis le début de son mandat. Un prêt de 50'000 fr. à sa mère réduirait 

sa fortune à environ 47'000 fr., étant rappelé que le budget mensuel de sa protégée 

était déficitaire d’environ 750 fr. par mois, dans la mesure où il avait interrompu 
la contribution de sa protégée au service de la dette en janvier 2024, date à partir 

de laquelle il avait appris la dénonciation du prêt hypothécaire. Il s’en rapportait à 
justice sur le recours. 

Il a produit une copie de la lettre de H______ adressé le 9 janvier 2024 à E______ 

et A______, se référant à leur correspondance du 13 juillet 2023, par laquelle la 

banque sollicitait le remboursement des créances hypothécaires d'ici le 31 janvier 

2024, le montant total de la dette s'élevant à 1'055'183 fr.  

EN DROIT 

1. 1.1 Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet, dans 
les trente jours, d'un recours devant le juge compétent, à savoir la Chambre de 

surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 et 450b CC; art. 126 al. 3 LOJ; 

art. 53 al. 1 et 2 LaCC). 

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En l'espèce, formé par la personne directement concernée par la décision 

entreprise, selon la forme prescrite par la loi et dans le délai utile, devant l’autorité 
compétente, le recours est recevable. 

1.2 L'art. 53 LaCC, qui régit de manière exhaustive les actes accomplis par les 
parties en seconde instance, à l'exclusion du CPC (art. 450f CC cum art. 31 al. 1 

let. c et let. d a contrario LaCC), ne stipulant aucune restriction en matière de faits 

et moyens nouveaux en deuxième instance, ceux invoqués devant la Chambre de 

céans sont recevables, de même que les pièces produites. 

1.3 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 
sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 

pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. La recourante reproche au Tribunal de protection d'avoir refusé au curateur 
l'autorisation de lui prêter une somme de 50'000 fr. sur les biens de la personne 

protégée afin de payer sa dette hypothécaire et permettre ainsi le maintien à 

domicile de sa fille. 

2.1 Lorsque le curateur agit au nom de la personne concernée, il doit requérir le 
consentement de l’autorité de protection de l’adulte pour contracter ou accorder 
un prêt important (art. 416 al. 1 ch. 6 CC). 

Seuls les prêts et emprunts "importants" nécessitent l'approbation de l'autorité. 

L'importance d'une opération se détermine tant d'après sa valeur absolue que selon 

sa valeur relative, c'est-à-dire selon ce que le montant en question représente par 

rapport à la fortune de la personne concernée (FOUTOULAKIS, Commentaire 

romand, 2024, ad art. 416 al. 1 ch. 6 CC n. 32). 

Les actes énumérés par les chiffres 1 à 9 de l'art. 416 al. 1 CC relèvent pour la 

plupart de l'administration du patrimoine de la personne concernée. Il s'agit 

d'affaires qui ont un impact non négligeable sur ce dernier, notamment en raison 

de leur montant, de leur durée, de leur effet, de leur complexité ou du risque que 

leur conclusion comprend (FOUTOULAKIS, op. cit., ad art. 416 al. 1 CC n. 11). 

2.2 En premier lieu, il convient de relever le caractère exceptionnel de la requête 
formée par la recourante auprès de l'autorité de protection, laquelle paraît, par 

nature, peu en adéquation avec les règles de protection du patrimoine de la 

personne protégée. 

Cela étant précisé, la décision rendue par le Tribunal de protection doit être 

confirmée. En effet, outre le fait que le prêt sollicité représente un montant 

important, tant en valeur absolue que relative, eu égard à la fortune modique de 

l'intéressée, constituée essentiellement de montants rétroactifs de prestations de 

l'assurance invalidité et de prestations complémentaires destinées à son entretien, 

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il ne permettrait pas d'assurer de manière certaine son maintien à domicile sur le 

long terme. 

C'est en effet ce seul élément qui pourrait permettre d'entrer en matière sur la 

requête. Or, la dette dénoncée par la banque est d'une telle importance (supérieure 

à 1'000'000 fr.) que la somme de 50'000 fr. qui pourrait être prêtée sur les biens de 

la personne protégée ne suffirait pas à empêcher cette institution de poursuivre le 

recouvrement de sa créance, potentiellement par la saisie et la vente du bien 

immobilier, de sorte que le risque que la personne protégée ne recouvre pas le 

montant prêté, et perde de surcroît son lieu de vie, est trop important pour 

consentir à un tel prêt. Les arguties de la recourante et les prétendues mauvaises 

présentations de sa situation financière et personnelle par le curateur de sa fille n'y 

changent rien, et sont sans incidence sur le risque de ce prêt, que le Tribunal de 

protection a correctement évalué. Le courrier du 9 janvier 2024 produit par le 

curateur à l'appui de sa réponse au recours est éloquent sur la position de la 

banque, indépendamment des négociations entreprises par la recourante, qui 

semblent compromises, celle-ci n'ayant pas versé la somme de 42'000 fr. 

demandée pour le 31 mars 2024. 

En second lieu, une participation à l'entretien de la personne protégée a été versée 

par le curateur à ses parents, y compris pour le logement (participation aux 

intérêts hypothécaires), et un rétroactif de près de 8'000 fr. a été versé par le 

curateur à la recourante, suite à l'autorisation du Tribunal de protection du 

20 janvier 2024, que la recourante ne semble toutefois pas avoir utilisé pour le 

règlement de la dette. Il y a tout lieu de craindre, même si le lieu de vie de la 

personne protégée pouvait être maintenu que, malgré les promesses faites, la 

recourante ne rembourse pas la dette contractée auprès de sa fille, sa proposition 

de remboursement fluctuant au gré de ses écritures, sans jamais être convaincante. 

Les choix contestables faits par la recourante de ne pas payer les intérêts 

hypothécaires, alors qu'elle prétendait en avoir la possibilité, et d'envoyer de 

l'argent au Nigeria - peu importe que ce soit pour des frais de logement et de 

scolarité, comme elle l'a prétendu dans sa requête du 4 avril 2024, ou pour des 

organisations caritatives, comme elle le soutient dans son recours -, ne doivent pas 

prétériter la situation financière de sa fille. Il avait été évoqué en 2021 par ses 

anciens curateurs la possibilité que celle-ci doive intégrer une institution, de sorte 

que l'argent qu'elle possède doit pouvoir être affecté à une telle éventualité, s'il 

devait s'avérer que c'est la meilleure solution pour elle. Enfin, la recourante ne 

peut être suivie lorsqu'elle prétend, pour assurer de son remboursement, qu'elle ne 

causerait pas de préjudice à sa fille, alors qu'elle lui a fait perdre en 2021 la place 

réservée pour elle à F______ [centre de jour], en l'emmenant au Nigeria en 

vacances, et que les curateurs du SPAd ont relevé l'existence d'une dette de 

66'000 fr. auprès des HUG au nom de leur protégée lorsqu'ils sont entrés en 

fonction. 

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C/13058/2016-CS 

Enfin, la Chambre de surveillance saisira l'occasion du présent recours pour 

constater que la curatelle confiée à un curateur externe est essentielle dans le cas 

présent, compte tenu des requêtes des parents qui n'hésitent pas à solliciter des 

"prêts" sur les biens de leur fille, constitués uniquement d'argent public, pour 

régler leurs dettes privées immobilières, alors qu'il sont tous deux employés par 

des organisations internationales et disposent de revenus pour ce faire. 

Le recours sera rejeté et la recourante déboutée de toutes ses conclusions. 

3. La procédure n'est pas gratuite. Les frais judiciaires de recours seront arrêtés à 
1'000 fr. et mis à la charge de la recourante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), 

sous déduction de l'avance de frais de 400 fr. effectuée par cette dernière, qui 

demeure acquise à l'Etat de Genève. 

A______ sera donc condamnée à verser la somme supplémentaire de 600 fr. à 

l'Etat de Genève, soit pour lui aux Services financiers du Pouvoir judiciaire. 

Il n'y a pas lieu à allocation de dépens. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre l'ordonnance DTAE/3377/2024 

rendue le 17 mai 2024 par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant dans la 

cause C/13058/2016. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ de toutes ses conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais de recours à 1'000 fr., les met à la charge de A______ et les compense à 

due concurrence avec l'avance de frais effectuée par cette dernière. 

Condamne A______ à verser la somme de 600 fr. à l'Etat de Genève, soit pour lui aux 

Services financiers du pouvoir judiciaire. 

Dit qu'il n'y a pas lieu à allocation de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Jocelyne DEVILLE-

CHAVANNE et Stéphanie MUSY, juges; Madame Jessica QUINODOZ, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.