# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 613381fe-842d-5425-b6a3-d17d8dfafc5e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-02-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.02.2014 A/3198/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3198-2013_2014-02-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Maria Esther SPEDALIERO et Jean-Pierre 

WAVRE, Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/3198/2013 ATAS/140/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 février 2014 

6
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame B__________, domiciliée à GENEVE 

 

 

recourante 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, service juridique, rue des 

Gares 16, GENEVE 

 

 

intimé 

 

 

 

 

 

A/3198/2013 

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EN FAIT 

1. Madame B__________ (ci-après : l’assurée), née en 1977 s’est inscrite à l’Office 
régional de placement (ci-après : ORP) le 2 avril 2013 comme demanderesse 

d’emploi à 100 %. 

2. Le 11 avril 2013, le collaborateur de l’ORP a remis à l’assurée un contrat 
d’objectifs de recherche d’emploi mentionnant l’obligation des assurés de remettre 
à l’ORP leur recherches d’emploi en fin de mois, au plus tard le 5 du mois suivant. 

3. Un procès-verbal d’entretien de conseil du 14 mai 2013 relève que les recherches 
d’emploi sont « OK en nombre et en qualité ». 

4. Un procès-verbal d’entretien de conseil du 9 juillet 2013 relève à la rubrique 
recherche d’emploi « de très active en nombre ». 

5. Le formulaire des preuves des recherches personnelles effectuées en vue de trouver 

un emploi (formulaire de recherches) a été remis à la Caisse UNIA (ci-après : la 

Caisse) : 

pour avril 2013 le 3 mai 2013, 

pour mai 2013 le 3 juin 2013, 

pour juin 2013 le 5 juillet 2013, 

pour juillet 2013 le 5 août 2013. 

6. Par décision du 20 septembre 2013, l’Office cantonal de l’emploi (ci-après : l’OCE) 
a suspendu le droit à l’indemnité de l’assurée pendant 5 jours au motif que pour 
août 2013 aucune recherche personnelle d’emploi n’avait été reçue. 

7. Le procès-verbal suite à l’évaluation de compétence de l’assurée du 23 septembre 
2013, mentionne que celle-ci affirme avoir envoyé sa feuille de recherches pour 

août et qu’elle allait s’opposer à la décision du 20 septembre 2013. 

8. Par courriel du 23 septembre 2013, l’assurée a transmis à l’ORP des copies 
scannées du formulaire de recherches pour août 2013, lequel comprend 

14 recherches d’emploi et est signé par l’assurée du 30 août 2013. 

9. Le 24 septembre 2013, l’assurée a fait opposition à la décision du 20 septembre 
2013 en relevant qu’elle avait été surprise de recevoir une décision de sanction car 
elle avait effectué les recherches pour août et posté le formulaire de recherches à la 

poste de Champel le 30 août 2013, qu’elle avait d’ailleurs toujours remis son 
formulaire de recherche à temps depuis avril 2013, qu’elle avait été en mesure de 
retrouver sur son ordinateur le formulaire de recherches pour août 2013 et qu’il 
était injuste de la sanctionner pour cette faute qu’elle n’avait pas commise. 

10. Par décision du 27 septembre 2013, l’OCE a rejeté l’opposition de l’assurée en 
considérant que celle-ci devait supporter les conséquences de l’absence de preuve 
de l’envoi de son formulaire de recherches pour août 2013 et que la quotité de la 

 

 

 

 

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sanction correspondait au minimum du barème du SECO de sorte que le principe de 

la proportionnalité était respecté. 

11. Le 2 octobre 2013, l’assurée a déposé un recours auprès de la Chambre des 
assurances sociales à l’encontre de la décision du 27 septembre 2013 en concluant à 
son annulation ; elle expose qu’elle avait posté son formulaire de recherches pour 
août 2013 dans les délais impartis et qu’elle avait été en mesure de fournir le détail 
de ses recherches mensuelles pour août 2013 de sorte qu’il était certain que les 
recherches avaient été effectuées courant août 2013, qu’enfin elle n’avait pas pu 
réagir avant le 23 septembre 2013 car elle ne pouvait se douter que son formulaire 

de recherches n’était pas parvenu à l’OCE. 

12. Le 4 novembre 2013, l’OCE a conclu au rejet du recours. 

13. Le 20 janvier 2014, la Cour de céans a entendu les parties en audience de 

comparution personnelle. 

La recourante a déclaré : 

« Je suis actuellement toujours au chômage. J’ai toujours envoyé mes recherches 
d’emploi entre le 28 et le 3 du mois suivant, par pli simple. J’ai fait de même pour 
mes recherches d’emploi du mois d’août 2013 et j’ai su que celles-ci n’étaient pas 
parvenues lors de l’entretien avec mon conseiller, le 23 septembre. Mon conseiller a 
cherché à me joindre le vendredi 20 septembre pour m’informer de la décision de 
sanction, mais je n’ai pas pu prendre son appel. Lorsque je l’ai rappelé, il était 
absent. Je l’ai ensuite vu le lundi 23 à 9h00 lors du rendez-vous qui était agendé. 
C’est à cette occasion qu’il m’a informée de la sanction. A mon retour à mon 
domicile, c’est-à-dire vers 11h00 le matin, j’ai immédiatement envoyé par e-mail à 
mon conseiller mes recherches d’emploi que j’avais scannées sur mon ordinateur. 
Depuis cet incident, j’envoie mes recherches d’emploi par pli simple et également 
par e-mail. Je suis allée poster mes recherches d’août seule, en les mettant 
directement dans la boîte postale. J’ai réagi immédiatement après avoir su que mes 
recherches n’étaient pas parvenues à la caisse en les envoyant par e-mail au retour 
de mon entretien-conseil, soit deux heures après le début de celui-ci ». 

La représentante de l’OCE a déclaré que la sanction était conforme au barème de 
l’OCE.  

14. Le 20 janvier 2014, l’OCE a transmis une copie de son barème des sanctions. 

15. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1
er

 janvier 2011, la Chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 

contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

 

 

 

 

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sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 

1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI; RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 et 

60 LPGA).  

3. Le litige porte sur la suspension du droit à l’indemnité de chômage de la recourante 
pour une durée de cinq jours. 

4. Aux termes de l’art. 17 al. 1 LACI, l’assuré qui fait valoir des prestations 
d’assurance doit, avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre 
tout ce que l’on peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou 
l’abréger. 

Il lui incombe en particulier de chercher du travail, au besoin en dehors de la 

profession qu’il exerçait précédemment. Il doit apporter la preuve des efforts qu’il a 
fournis. 

L’art. 26 de l’ordonnance du 31 août 1983 sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité (OACI) dans sa teneur en vigueur dès le 1er avril 
2011 dispose à cet égard que l’assuré doit cibler ses recherches d’emploi, en règle 
générale selon les méthodes de postulation ordinaires (al. 1). Il doit remettre la 

preuve de ses recherches d’emploi pour chaque période de contrôle au plus tard le 5 
du mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date. A l’expiration de ce 
délai, et en l’absence d’excuse valable, les recherches d’emploi ne sont plus prises 
en considération (al. 2). L’office compétent contrôle chaque mois les recherches 
d’emploi de l’assuré (al. 3). Lors de l’entrée en vigueur le 1er avril 2011 des 
modifications de la LACI, l’alinéa 2bis a été abrogé, de sorte que si l’assuré ne 
remet pas ses recherches dans ce délai, l’office compétent ne lui impartit plus un 
délai raisonnable pour le faire. 

Sous l'empire de l'ancien droit, quand un assuré ne respectait pas le délai de l'art. 26 

al. 2bis OACI, mais faisait parvenir ses recherches d'emploi dans le délai 

supplémentaire qui lui avait été imparti par l'office compétent, il n'y avait pas de 

place pour prononcer une suspension selon l'art. 30 al. 1 let. d LACI (cf. arrêt 

8C_183/2008 du 27 juin 2008 consid. 3). 

Depuis le 1er avril 2011, la sanction prévue par l'art. 26 al. 2 OACI - qui est la non 

prise en compte des recherches d'emploi - intervient déjà si les justificatifs ne sont 

pas remis à l'expiration du délai réglementaire, c'est-à-dire au plus tard le cinq du 

mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date. 

Dans un arrêt publié aux ATF 139 V 164, le Tribunal fédéral a admis la conformité 

à la loi du nouvel article 26 al. 2 OACI (qui ne prévoit plus l'octroi d'un délai de 

grâce comme dans son ancienne version). Il a jugé que la loi n'impose pas de délai 

supplémentaire et que, sauf excuse valable, une suspension du droit à l'indemnité 

peut être prononcée si les preuves ne sont pas fournies dans le délai de l'art. 26 al. 2 

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OACI; peu importe qu'elles soient produites ultérieurement, par exemple dans une 

procédure d'opposition (ATF du 26 septembre 2013 8C 194/2013). 

5. a) Selon l'art. 30 al. 3 LACI, la durée de la suspension est proportionnelle à la 

gravité de la faute. En vertu de l'art. 45 al. 3 OACI, elle est de 1 à 15 jours en cas de 

faute légère, de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne et de 31 à 60 jours 

en cas de faute grave.  

La durée de la suspension du droit à l'indemnité de chômage est fixée compte tenu 

non seulement de la faute, mais également du principe de proportionnalité  

(Thomas NUSSBAUMER, Arbeitslosenversicherung, in: Schweizerisches 

Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale Sicherheit, 2ème éd., n° 855, p. 2435).  

En tant qu'autorité de surveillance, le SECO a adopté un barème (indicatif) à 

l'intention des organes d'exécution. Un tel barème constitue un instrument précieux 

pour ces organes d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue à une 

application plus égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne 

dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de 

l'assuré compte tenu de toutes les circonstances - tant objectives que subjectives - 

du cas d'espèce et de fixer la sanction en fonction de la faute. 

L’OCE a également établi un barème, lequel prévoit, pour un premier manquement, 
en raison de remise tardive des recherches d’emploi et si celles-ci sons 
qualitativement et quantitativement suffisantes, une suspension du droit à 

l’indemnité de un jour en cas de retard de un jour ouvrable, de deux jours en cas de 
retard jusqu’à cinq jours ouvrables et de cinq jours au-delà.  

b) Le Tribunal fédéral a jugé qu'une sanction identique ne devait pas s'imposer 

lorsque l'assuré ne faisait aucune recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses 

recherches après le délai, surtout s'il s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la 

première fois pendant la période de contrôle. Il a ainsi confirmé qu’un formulaire 
de recherches remis pour la première fois avec cinq jours de retard alors que 

l’assurée avait fait des recherches de qualité justifiait une sanction non pas de cinq 
jours de suspension du droit à l’indemnité mais uniquement d’un seul jour (arrêt du 
Tribunal fédéral du 14 juin 2012 8C_2/2012). 

Dans un arrêt du 26 juin 2012 (8C 64/2012), le Tribunal fédéral a confirmé la 

réduction de la sanction de cinq à un jour de suspension du droit à l’indemnité au 
motif que l’assuré avait remis ses recherches d’emploi avec un jour de retard 
seulement. 

Dans un arrêt du 26 juin 2012 (8C 33/2012), le Tribunal fédéral a rappelé qu’une 
sanction identique ne s’imposait pas lorsque l’assuré ne faisait aucune recherche 
d’emploi ou lorsqu’il produisait ses recherches après le délai, surtout s’il s’agissait 
d’un léger retard qui avait eu lieu pour la première fois pendant la période de 
contrôle ; il a confirmé la réduction de la sanction de cinq à trois jours de 

suspension du droit à l’indemnité d’une assurée qui avait remis ses recherches 

 

 

 

 

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d’emploi, lesquelles étaient faites en qualité et en quantité, avec quatorze jours de 
retard alors qu’il s’agissait d’un premier manquement. 

Dans un arrêt du 13 février 2013, le Tribunal fédéral a annulé une réduction de la 

sanction de cinq à un jour de suspension du droit à l’indemnité d’un assuré qui avait 
remis la preuve de ses recherches personnelles d’emploi de mai 2011 le 5 juillet 
2011, soit seulement après avoir pris connaissance de la décision de suspension. 

Dans un arrêt du 2 juillet 2013 (8C 885/2012), le Tribunal fédéral a confirmé la 

sanction de quatre jours de suspension du droit à l’indemnité infligée par le Service 
cantonal de l’emploi du canton de Vaud à un assuré qui avait envoyé ses recherches 
d’emploi le 25 du mois suivant, en considérant que l’assuré avait réagi tardivement, 
soit seulement après avoir pris connaissance de la décision de suspension et vingt 

jours après le délai imposé. 

Dans un arrêt du 29 juillet 2013 (8C 591/2012), le Tribunal fédéral a admis que 

l’assurée avait pu prouver, grâce au témoignage de son époux, avoir posté 
l’enveloppe comprenant ses recherches personnelles d’emploi que le service de 
l’emploi du canton de Vaud n’avais pas reçu et confirmé l’annulation de toute 
sanction par la juridiction cantonale.  

Dans un arrêt du 29 août 2013 (8C 73/2013), le Tribunal fédéral a annulé un 

jugement de la Cour de céans réduisant la sanction de cinq jours de suspension du 

droit à l’indemnité à trois jours, infligée à un assuré qui n’avait remis ses 
recherches personnelles d’emploi qu’après avoir pris connaissance de la décision de 
suspension et bien au-delà du délai dont il disposait à cet effet. 

Dans un arrêt du 26 septembre 2013 (8C 194/2013), le Tribunal fédéral a annulé un 

jugement de la Cour de céans réduisant la sanction de cinq jours de suspension du 

droit à l’indemnité d’une assurée au motif que celle-ci n’avait remis ses recherches 
d’emploi qu’au jour de son opposition à la décision de sanction et non pas 
spontanément.  

6. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 

dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 

irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 

un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 

considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 

allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 

paraissent les plus probables (ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3; 126 V 360 consid. 

5b, 125 V 195 consid. 2). Il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un 

principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en 

faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

Si malgré les moyens mis en œuvre par le juge pour établir la réalité d’un fait 
allégué par une partie, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une 

vraisemblance suffisante pour emporter la conviction du tribunal, c’est à la partie 
qui voulait en déduire un droit d’en supporter les conséquences (SPIRA, Le 

http://intrapj/perl/decis/130%20III%20324
http://intrapj/perl/decis/126%20V%20360
http://intrapj/perl/decis/125%20V%20195
http://intrapj/perl/decis/126%20V%20322

 

 

 

 

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contentieux de la sécurité sociale, in : 100 ans de sécurité sociale en Suisse, Cahiers 

genevois de la sécurité sociale 1990 N° 7, p. 131). 

Le principe inquisitoire, applicable en droit des assurances sociales, dispense les 

parties de l'obligation de prouver, mais ne les libère pas du fardeau de la preuve: en 

cas d'absence de preuve, il s'agit de savoir qui en supporte les conséquences. En 

matière d'indemnités de chômage, l'assuré supporte les conséquences de l'absence 

de preuve en ce qui concerne la remise des pièces nécessaires pour faire valoir le 

droit à l'indemnité, notamment la liste de recherches d'emploi (cf. arrêt C 294/99 du 

14 décembre 1999 consid. 2a, in DTA 2000 n 
o
 25 p. 122; cf. aussi arrêt 

8C_427/2010 du 25 août 2010 consid. 5.1 ; arrêt du 29 juillet 2013 8C 591/2012). 

7. En l'espèce, la recourante n'a pas pu prouver avoir remis son formulaire de 

recherches pour août 2013 dans le délai légal ; ses recherches ne peuvent donc plus 

être prises en compte (art. 26 al. 2 OACI). En effet, même s’il ressort du dossier 
qu’elle a depuis avril 2013, toujours remis ses recherches dans les délais et que 
celles pour août 2013 ont effectivement été faites dans le courant du mois en cause 

et qu’elle a expliqué, de façon crédible, avoir posté ses recherches pour le mois 
d’août par pli simple dans le délai imposé, comme elle l’avait toujours fait, la 
recourante n’a pas été à même de rapporter, au degré de la vraisemblance 
prépondérante, la preuve de la remise du formulaire de recherches avant le 

5 septembre 2012. Cela étant, la Cour de céans constate que cette omission 

constitue un premier manquement depuis le début de son délai-cadre; en effet son 

formulaire de recherches a toujours été remis suffisamment tôt par le passé; par 

ailleurs ses recherches ont été qualifiées de nombreuses et de qualité ; la recourante 

a aussi réagi immédiatement après l’entretien de conseil du 23 septembre 2013 au 
cours duquel son conseiller lui a communiqué la sanction, en transmettant par email 

en fin de matinée les recherches d’emploi en cause, soit avec un retard de dix-huit 
jours. Compte tenu de ce qui précède et, en particulier, de la jurisprudence précitée 

(ATF du 26 juin 2012 – 8C_33/2012), la Cour considère que la faute de la 
recourante est légère et que la suspension de cinq jours de son droit à l'indemnité ne 

respecte pas le principe de la proportionnalité. Il convient par conséquent de 

s'écarter du barème du SECO et de celui de l’OCE et de réduire la sanction à trois 
jours de suspension, ce qui est conforme à l'art. 45 al. 3 OACI. 

8. Au vu de ce qui précède, le recours est partiellement admis et la décision du 

27 septembre 2013 est réformée en ce sens que la sanction est limitée à trois jours 

de suspension du droit à l'indemnité de chômage de la recourante. 

 

 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Réforme la décision du 27 septembre 2013 en ce sens que la suspension du droit à 

l’indemnité de chômage de la recourante est réduite à trois jours. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Nancy BISIN 

 La présidente 

 

 

 

 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'Etat à l'économie par le greffe le