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**Case Identifier:** 7771120e-e685-510c-8356-f16f89732053
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-09-03
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 03.09.2014 D-4708/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-4708-2014_2014-09-03.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

 

  

 
 Cour IV 

D-4708/2014 

 

 

 

 A r r ê t  d u  3  s e p t e m b r e  2 0 1 4  

Composition 

 
Yanick Felley, juge unique, 

avec l'approbation de Contessina Theis, juge; 

Edouard Iselin, greffier. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, né le (…), 

alias B._______, né le (…), 

alias C._______, né le (…), 

Guinée, 

(…), 

recourant, 

 

 
 

 
contre 

 

 
 

 
Office fédéral des migrations (ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

 

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin);  

décision de l'ODM du 8 août 2014 / N (…). 

 

 

D-4708/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______, le 4 juillet 2014, 

la décision du 8 août 2014 (notifiée onze jours plus tard), par laquelle 

l'ODM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas 

entré en matière sur cette demande d'asile, a prononcé le transfert du 

prénommé vers la France et a ordonné l'exécution de cette mesure, 

constatant l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 21 août 2014, contre cette décision, 

la demande de dispense de versement de l'avance de frais dont il est 

assorti, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après: le Tribunal), le 27 août 2014, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, qui statue alors définitivement, 

sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi, et 

art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l'espèce, 

que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le prénommé fait valoir que son droit d'être entendu a été violé dans 

le cadre de l'appréciation par l'ODM de sa minorité alléguée, 

que toutefois, cet office l'a entendu à ce sujet lors d'une audition 

complémentaire du 23 juillet 2014, lui donnant alors la possibilité de 

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s'exprimer sur les indices qui laissaient présumer qu'il ne disait pas la 

vérité sur son âge, et l'a informé, au terme de dite audition, qu'il serait 

considéré comme majeur pour la suite de la procédure, en lui demandant 

s'il avait quelque chose à ajouter à ce propos, question à laquelle il a 

répondu par la négative, 

que l'ODM a aussi mentionné dans la décision attaquée (cf. pt. I par. 6 

p. 2 s.) les principales raisons pour lesquelles il considérait que l'intéressé 

n'était pas mineur (cf. aussi p. 6 ci-dessous), 

que le droit d'être entendu n'a dès lors pas été violé, de sorte que ce grief 

doit être écarté, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les 

critères fixés dans le règlement (UE) n
o
 604/2013 du Parlement européen 

et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 

3 juillet 2015), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'ODM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en 

charge du requérant d'asile, 

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qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le 

précède dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce 

(principe de l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 

par. 1 du règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est 

impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de 

croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés 

au chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge  

– dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur 

dont la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande 

auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la 

permission, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b 

du règlement Dublin III), 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'à titre préalable, il y a lieu d'examiner l'allégation de minorité au sens 

de l'art. 2 point i du règlement Dublin III, faite par l'intéressé lors de sa 

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demande et si ce dernier doit, à ce titre, bénéficier des garanties en 

faveur des mineurs prévues par l'art. 6 du règlement Dublin III, 

que s'agissant de requérants d'asile mineurs non accompagnés, l'autorité 

doit, dans le cadre de la procédure d'asile, adopter les mesures adéquates 

en vue d'assurer la défense de leurs droits (cf. notamment ATAF 2011/23 

p. 463 ss, qui prévoit en particulier qu'il convient de désigner au mineur une 

personne de confiance chargée de représenter ses intérêts aussi dans le 

cadre de "procédures Dublin"), 

que, selon la jurisprudence, l'ODM est en droit de se prononcer à titre 

préjudiciel sur la qualité de mineur d'un requérant, avant la désignation 

d'une personne de confiance, s'il existe des doutes sur les données 

relatives à son âge, notamment lorsque le requérant ne remet pas ses 

documents de voyage ou d'autres documents permettant de l'identifier; 

qu'en l'absence de pièces d'identité, il convient de procéder à une 

appréciation globale de tous les éléments plaidant en faveur ou en 

défaveur de la minorité alléguée, étant précisé que celle-ci doit être 

admise si elle apparaît comme vraisemblable au sens de l'art. 7 LAsi 

(Jurisprudence et informations de la Commission suisse de recours en 

matière d’asile [JICRA] 2004 n° 30 consid. 5 et 6 p. 208 ss), 

que le requérant peut contester cette appréciation dans le cadre d'un 

recours contre la décision finale, laquelle se révélera viciée si dite 

appréciation est considérée comme erronée, la procédure devant alors être 

reprise et menée dans les conditions idoines, 

qu'il appartient à celui qui se prévaut de sa minorité de la rendre pour le 

moins vraisemblable, et d'en supporter les conséquences juridiques s'il n'y 

parvient pas (cf. JICRA précitée, spéc. consid. 5.1. p. 208), 

qu'en l'occurrence, l'ODM a retenu dans sa décision que le recourant était 

majeur, 

que ce point est contesté dans le recours, 

qu'il convient dès lors de déterminer si l'ODM était en droit de tenir pour 

établi l'absence de preuve de sa minorité et de renoncer en conséquence 

à demander la désignation d'une personne de confiance (art. 17 al. 2 et 3 

LAsi et art. 7 al. 2-4 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative 

à la procédure [OA 1, RS 142.311]), 

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qu'en l'espèce, A._______ n'a transmis aux autorités suisses aucun 

document d'identité prouvant son identité et partant sa date de naissance, 

qu'en 2013, il a obtenu un visa des autorités françaises sur la base d'un 

passeport guinéen portant une autre date de naissance selon laquelle il 

serait manifestement majeur (…), 

que lors de son audition du 4 juillet 2014, il s'est signalé par une attitude 

patente de dissimulation, tenant en particulier des propos fuyants lorsqu'on 

lui posait des questions afin de mieux cerner son âge (cf. notamment 

pts. 1.06, 1.16.04, 1.17.04 et 3.01 du procès-verbal de cette audition), ce 

qui ne saurait s'expliquer par son prétendu analphabétisme (cf. en 

particulier la "feuille de données personnelles" qu'il a remplie lui-même à 

son arrivée en Suisse), 

qu'il est également connu des autorités françaises sous une autre identité 

qui le laisse aussi apparaître comme étant majeur (C._______, né le (…) ; 

cf. la référence figurant sur la réponse du 7 août 2014 de dites autorités), 

que c'est dès lors à bon droit que l'ODM a mis doute la minorité de 

l'intéressé, 

que, cela précisé, les investigations entreprises par cet office ont révélé, 

après consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», 

que le recourant a déposé une première demande d'asile en France en 

date du (…) 2014, 

qu'en date du 28 juillet 2014, l'ODM a dès lors soumis aux autorités 

françaises compétentes, dans les délais fixés aux art. 23 par. 2 et  

art. 24 par. 2 du règlement Dublin III, une requête aux fins de reprise en 

charge, fondée sur l'art. art. 18 par. 1 point b du règlement Dublin III, 

que, le 7 août 2014, lesdites autorités ont expressément accepté de 

reprendre en charge le requérant, sur la base de cette même disposition, 

que la France a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de l'intéressé, point qui n'est du reste pas contesté dans le 

recours, 

qu'il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, en France, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

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ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 

2
ème 

phrase du règlement Dublin III), 

qu'en effet, ce pays est signataire de cette Charte, de la Convention du 

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 

relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du 

Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, 

en applique les dispositions, 

que contrairement au cas de la Grèce, on ne saurait considérer qu'il appert 

de positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations 

Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du 

Conseil de l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales 

non gouvernementales, que les conditions matérielles d'accueil des 

demandeurs d'asile dans ce pays sont caractérisées par des carences 

structurelles d'une ampleur telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et 

quelles que soient les circonstances du cas d'espèce, à l'existence de 

risques suffisamment réels et concrets, pour les requérants, d'être 

systématiquement exposés à une situation de précarité et de dénuement 

matériel et psychologique, au point que leur transfert dans ce pays 

constituerait en règle générale un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

n
o
 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après: 

directive Procédure]; directive n
o
 2013/33/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 du 

29.6.2013, ci-après: directive Accueil]), 

qu'ainsi, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne se justifie 

pas en l'espèce, 

que A._______, au vu de l'argumentation développée dans son mémoire 

de recours ("je ne connais personne dans ce pays et les conditions de vie y 

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sont terribles" [sans autres précisions]), a toutefois implicitement sollicité 

l'application d'une des clauses discrétionnaires prévues à l'art. 17 du 

règlement Dublin III, à savoir celle retenue par le par. 1 de cette disposition 

(clause de souveraineté),  

que, dans le cas particulier, il n'a pas démontré l'existence d'un risque 

concret que les autorités françaises refuseraient de le reprendre en 

charge et de mener à terme l'examen de sa demande de protection, en 

violation de la directive Procédure, 

qu'en outre, il n'a fourni aucun élément concret susceptible de démontrer 

que la France ne respecterait pas le principe du non-refoulement, et donc 

faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant dans un pays où 

sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays, 

que, dans ces circonstances, le transfert de l'intéressé en France ne 

l'expose à l'évidence pas à un refoulement en cascade qui serait contraire 

au principe du non-refoulement, ancré à l'art. 33 Conv. réfugiés ou 

découlant de l'art. 4 de la CharteUE, de l'art. 3 CEDH ou encore de l'art. 3 

Conv. torture, 

qu'il n'y a pas non plus de raison d'admettre que l'intéressé pourrait être 

victime de traitements prohibés par les dispositions précitées en France 

même, 

que A._______ – qui a reconnu être en bonne santé – n'a pas apporté 

d'indices objectifs, concrets et sérieux qu'il serait lui-même privé 

durablement de tout accès aux conditions matérielles minimales d'accueil 

prévues par la directive Accueil, 

qu'au demeurant, si – après son retour en France – il devait être contraint 

par les circonstances à mener une existence non conforme à la dignité 

humaine, ou s'il devait estimer que ce pays viole ses obligations 

d'assistance à son encontre, ainsi que la directive précitée, ou de toute 

autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendrait 

de faire valoir ses droits directement auprès des autorités françaises en 

usant des voies de droit adéquates (cf. art. 26 directive Accueil), 

qu'il n'a dès lors pas démontré que ses conditions d'existence en France 

revêtiraient, en cas de transfert dans ce pays, un tel degré de pénibilité et 

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de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement contraire à  

l'art. 4 de la CharteUE, à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture, 

que le transfert de l'intéressé – qui a déclaré être célibataire, enfant unique 

et n'avoir aucune famille en Suisse ou dans un pays tiers – ne contrevient 

manifestement pas à l'art. 8 CEDH (cf. p. 1 par. 3 du mémoire de recours), 

qu'au vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'appliquer la clause 

discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que la France demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile du recourant au sens du règlement Dublin III et est 

tenue de le reprendre en charge, dans les conditions prévues aux art. 23, 

24, 25 et 29 du même règlement, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers la France, en application de 

l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant 

réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la 

procédure [OA 1, RS 142.311]), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 à 

4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

que le présent arrêt au fond rend sans objet la demande de dispense du 

paiement d'une avance de frais, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

(dispositif : page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande de dispense du versement d'une avance de frais est sans 

objet. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'ODM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Yanick Felley Edouard Iselin 

 

 

Expédition :