# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 77534941-8e35-5785-a1c4-607f7812d247
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 16.11.2021 A/92/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-92-2021_2021-11-16.pdf

## Full Text

______________________________________________________________________ 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/92/2021-PE ATA/1231/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 16 novembre 2021 

2
ème

 section 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Yann Arnold, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

6 août 2021 (JTAPI/785/2021) 

- 2/11 - 

A/92/2021 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______, né le ______ 1997, est ressortissant du Kosovo.  

2)  Le 3 juillet 2019, il a déposé auprès de l'office cantonal de la population et 
des migrations (ci-après : OCPM), par l'intermédiaire de son employeur, 
Monsieur B______, C______ Sàrl (ci-après : C______), une demande 
d'autorisation de séjour pour travail.  

  Il a produit divers documents dont il ressort qu’il a régulièrement fréquenté 
l'Association de la Maison des jeunes de D______ entre 2015 et 2019, qu'il a 
participé à un camp de ski avec les travailleurs sociaux hors murs de Vernier du 
11 au 17 février 2018 et à l’organisation de celui-ci. Il était au bénéfice d'un 
contrat de travail depuis le 1er juin 2019 à 50 % et depuis le 1er mai 2020 à 100 % 
auprès de l'entreprise C______. Un extrait de ses cotisations de l’assurance-
vieillesse et survivants (ci-après : AVS) faisait état d'une activité professionnelle 
en 2017, sans autre précision, pour un montant total de cotisations de CHF 3'342.-
. Il a également produit une copie de son passeport, un extrait du registre des 
poursuites, un extrait de son casier judiciaire, une attestation de l'Hospice général 
et une copie du contrat de bail à loyer de son frère, Monsieur E______ chez qui il 
résidait. Il a indiqué être arrivé à Genève le 17 décembre 2012. 

3)  Par courrier du 6 juillet 2020, l'OCPM a informé M. A______ de son 
intention de refuser d'accéder à sa demande d'autorisation de séjour et de 
prononcer son renvoi de Suisse. Un délai lui était imparti pour faire valoir son 
droit d'être entendu.  

4)  Le 6 août 2020, M. A______ a été auditionné par la police en qualité de 
prévenu à la suite de son arrestation. Les faits qui lui étaient reprochés étaient 
l'exercice d'une activité lucrative ou prise d'emploi sans autorisation (art. 115 de la 
loi fédérale sur les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005 
(LEI - RS 142.20), des comportements frauduleux à l'égard des autorités (art. 118 
LEI) et ne pas avoir souscrit à un assurance-maladie obligatoire (art. 92 let. a de la 
loi fédérale sur l'assurance-maladie du 18 mars 1994 - LAMal - RS 832.10).  

  Il a reconnu être arrivé en Suisse en 2014, à l’âge de 17 ans, et non en 2012. 

5)  Le 7 août 2020, M. A______ a été reconnu coupable, par ordonnance 
pénale, d'infractions à la LEI et condamné à une peine pécuniaire de cent 
jours-amende assortie d'un sursis.  

  Il a formé opposition à cette ordonnance pénale.  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20142.20
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20832.10

- 3/11 - 

A/92/2021 

6)  L'OCPM a refusé de donner suite à la demande de M. A______ de 
suspendre la procédure. Le dossier lui permettait de statuer sur la demande de 
régularisation de séjour, sans tenir compte de la procédure pénale en cours. 

7)  Par décision du 9 novembre 2020, l'OCPM a refusé de soumettre le dossier 
de M. A______ au secrétariat d’État aux migrations (ci-après : SEM) avec un 
préavis positif et prononcé son renvoi de Suisse. Un délai lui était imparti pour 
quitter le pays.  

8)  Par décision du 10 décembre 2020, laquelle annulait et remplaçait sa 
décision du 9 novembre 2020, non signée, l'OCPM a refusé d'accéder à la requête 
de M. A______ de soumettre son dossier avec un préavis positif au SEM et lui a 
imparti un délai au 10 février 2021 pour quitter la Suisse.  

  M. A______ avait annoncé son arrivée à Genève courant 2012 et se 
contredisait dans ses déclarations en annonçant son arrivée en 2014 lors de son 
audition par la police. Sa présence en Suisse avant 2014 n'avait pas été prouvée. 
Les justificatifs fournis ne permettaient en aucun cas de démontrer un séjour 
continu de dix ans en Suisse. Les motifs retenus dans le cadre de la procédure 
pénale en cours n'étaient pas pris en compte pour le prononcé de sa décision. 
M. A______ n'avait pas démontré que son retour au Kosovo l'affecterait de 
manière plus intense que l'ensemble de la population restée sur place et qu'il aurait 
de graves conséquences sur sa situation personnelle indépendamment des 
circonstances générales. 

9)  Par acte du 11 janvier 2021, M. A______ a recouru auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre cette décision, 
concluant principalement à son annulation et à l'octroi d'une autorisation de séjour 
en sa faveur. Il a requis l'effet suspensif et l'octroi d'un délai pour fournir des 
pièces démontrant ses attaches particulières avec la Suisse. Il concluait 
subsidiairement au renvoi du dossier à l'OCPM pour complément d'instruction. 

  Il était arrivé en Suisse en 2014 et y séjournait depuis plus de six ans. Lors 
de son arrivée, il était âgé de 17 ans et avait ainsi passé une partie de son 
adolescence et les premières années de sa vie d'adulte en Suisse. Cette période 
était une période charnière puisque les repères qu'il avait eus en Suisse lui avaient 
permis de développer et structurer sa personnalité, ce qui lui avait notamment 
permis une intégration sociale et culturelle réussie. Il s'était brillamment intégré et 
avait fait preuve de respect et d'implication. Il n'avait pas de poursuite et n'avait 
jamais bénéficié de l'assistance publique. Il ne faisait l'objet d'aucune 
condamnation pénale et bénéficiait de la présomption d'innocence dans la 
procédure en cours.  

  Il estimait que l'OCPM avait abusé de son pouvoir d'appréciation en prenant 
en compte les déclarations qu'il avait faites à la police, alors que cette autorité 

- 4/11 - 

A/92/2021 

avait indiqué qu'elle ne prenait pas en compte la procédure pénale dans l'analyse 
de sa demande.  

  Il exerçait un emploi à temps plein auprès de la société C______. Il était 
apprécié au sein de l'entreprise, tant pour ses qualités humaines que 
professionnelles. Ses compétences acquises ne pourraient pas être mises à profit 
au Kosovo, notamment en raison de la situation économique catastrophique. 
Depuis son arrivée en Suisse, il partageait les vicissitudes de la vie avec son frère, 
Monsieur E______, lequel était titulaire d'un titre de séjour. Il avait 
remarquablement cherché à s'intégrer en Suisse, ce que l'OCPM n'avait pas relevé.  

  Exiger son renvoi de Suisse l'exposerait à une situation extrêmement 
délicate alors qu'il y était intégré et menait une vie stable en subvenant seul à ses 
besoins. Un retour au Kosovo ne lui assurerait en aucun cas de vivre décemment ; 
il ne pourrait pas compter sur des soutiens fiables pour l'aider dans sa 
réintégration. 

  Aucun intérêt public prépondérant ne pouvait justifier son renvoi puisqu'il 
était respectueux de l'ordre public, n’avait adopté aucun comportement criminel et 
n'était au bénéfice d'aucune aide étatique. Son intérêt privé devait prévaloir et 
plaidait en faveur d'une intégration réussie.  

10)  L'OCPM a conclu au rejet du recours. 

  L’intéressé était arrivé en Suisse, à Genève, en 2014, à l'âge de 17 ans, en 
provenance de son pays d'origine. Bien que la durée de son séjour soit 
relativement longue et qu'il ait débuté sa vie de jeune adulte en Suisse, il ne 
pouvait se prévaloir d'une intégration sociale exceptionnelle. Il pouvait mettre à 
profit l'expérience personnelle et professionnelle acquise en Suisse dans son pays, 
où il avait encore certainement un réseau familial susceptible de faciliter sa 
réintégration.  

11)  Avec sa réplique, M. A______ a fourni plusieurs lettres de soutien.  

  L'OCPM estimait que son intégration n'était pas exceptionnelle, sans 
toutefois se prononcer sur son activité lucrative, qui donnait entièrement 
satisfaction à son employeur. Ce dernier lui avait même proposé une promotion en 
qualité de chef d'équipe et un contrat à plein temps. Il était autonome 
financièrement et n'avait jamais demandé, ni bénéficié d'une quelconque aide 
étatique. Il n'avait aucune poursuite. Il avait régulièrement donné de son temps 
pour participer à la vie associative et culturelle du canton.  

  Les lettres de soutien relevaient ses qualités professionnelles et humaines. Il 
avait noué de profondes amitiés à Genève. Ces témoignages permettaient d'établir 
que son intégration était remarquable.  

- 5/11 - 

A/92/2021 

  Il n'avait dans son pays d'origine que ses parents, qui étaient âgés et à la 
retraite. Ils vivaient à Viti, une ville rurale de moins de cent mille habitants et 
fortement marquée par le chômage. Sa mère était par ailleurs atteinte dans sa 
santé. Il ne pouvait ainsi pas bénéficier d'une aide concrète en vue d'une 
réintégration dans son pays d'origine en cas de renvoi de Suisse.  

  Il ressortait des différentes lettres de soutien produites qu'il avait rencontré 
Monsieur F______ en 2014, et qu'ils se voyaient régulièrement depuis, Monsieur 
G______ en avril 2019, Monsieur H______ en 2019, Monsieur I______ en 2016 
environ, Madame J______ en 2017 et Madame K______ courant de l’année 2015. 
L'ensemble de ses lettres mentionnaient ses qualités et son attachement à la 
Suisse.  

12)  L'OCPM a relevé qu’en raison du jeune âge de M. A______, l'examen du 
critère de l'intégration professionnelle exceptionnelle ne devait pas être retenu en 
sa défaveur. Son intégration socio-économique en Suisse ne pouvait toutefois pas 
être considérée comme avancée de façon telle qu'un retour dans sa patrie le 
placerait dans une situation de rigueur, étant également précisé que l'absence de 
condamnations pénales, de dettes et d'actes de défaut de biens ainsi que 
l'autonomie financière n'étaient pas des éléments déterminants pour la 
reconnaissance d'une situation d'extrême gravité.  

13)  M. A______ a fait des demandes de visa retour pour le Kosovo les 
20 novembre 2019 et 12 décembre 2019, qui ont été refusées.  

14)  Le 18 août 2020, un rapport de police a relevé qu'en date du 13 juin 2020 à 
21h51, M. A______ a été contrôlé à une vitesse de 99 km/h dans une zone limitée 
à 50 km/h, l'excès de vitesse retenu après déduction étant 44 km/h.  

15)  Par jugement du 6 août 2021, le TAPI a rejeté le recours. 

  L’intéressé ne séjournait en Suisse que depuis 2014. Son intégration sociale 
n’était pas exceptionnelle. Le retour au Kosovo n’aurait pas pour lui des 
conséquences particulièrement rigoureuses. Une procédure pénale était en cours, 
de sorte que son comportement ne pouvait être qualifié d’irréprochable. Il avait 
conservé des attaches au Kosovo et rien n’indiquait qu’il ne se retrouverait pas 
dans une situation comparable à celle que rencontraient d'autres compatriotes 
contraints de retourner dans leur pays d'origine au terme d'un séjour régulier en 
Suisse. S’il existait des difficultés socioculturelles auxquelles l’intéressé pourrait 
être confronté au Kosovo, celles-ci n’étaient pas suffisantes pour retenir que sa 
situation relevait du cas de rigueur. 

16)  Par acte expédié le 14 septembre 2021 à la chambre administrative de la 
Cour de justice, M. A______ a recouru contre ce jugement dont il a demandé 
l’annulation. Il a conclu au constat qu’il remplissait les conditions d’octroi d’une 

- 6/11 - 

A/92/2021 

autorisation de séjour et à l’octroi de celle-ci. Subsidiairement, la cause devait être 
renvoyée au TAPI, respectivement à l’OCPM pour complément d’instruction. 
Préalablement, il a sollicité l’octroi de l’effet suspensif. 

  Il était arrivé en Suisse en 2014, était financièrement indépendant, ne faisait 
l’objet d’aucune poursuite ni de condamnation pénale et s’était investi dans la vie 
associative de la maison de quartier. Il était bien intégré, comme le démontraient 
les lettres de soutien, dont il ressortait au demeurant l’incompréhension et le 
sentiment d’injustice liés au refus de lui accorder une autorisation de séjour. 
Arrivé en Suisse à l’âge de 17 ans, il y avait vécu une partie de son adolescence et 
le début de sa vie d’adulte. Il y avait construit ses repères. Il s’était engagé dans 
l’organisation et la participation à un camp de ski, dans le but de s’intégrer. Il 
vivait aux côtés de son frère, qui était au bénéfice d’une autorisation de séjour, et 
avait développé avec celui-ci une relation forte. Le TAPI n’avait pas tenu compte 
de ces éléments, ni de ceux ressortant des lettres de soutien. 

17)  L’OCPM a conclu au rejet du recours. 

18)  Le recourant n’a pas répliqué dans le délai imparti à cet effet. 

19)  Sur ce, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Est litigieuse la question de savoir si l’OCPM a, à juste titre, refusé de 
transmettre le dossier du recourant avec un préavis favorable au SEM et prononcé 
son renvoi de Suisse. 

 a.  Le 1er janvier 2019 est entrée en vigueur une modification de la loi fédérale 
sur les étrangers (LEtr - RS 142.20) et de l'ordonnance relative à l'admission, au 
séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201). Conformément à l'art. 126 al. 1 LEI, les demandes 
déposées, comme en l'espèce, après le 1er janvier 2019 sont régies par le nouveau 
droit. 

 b.  L'art. 30 al. 1 let. b LEI permet de déroger aux conditions d'admission en 
Suisse, telles que prévues aux art. 18 à 29 LEI, notamment aux fins de tenir 
compte des cas individuels d'une extrême gravité ou d'intérêts publics majeurs. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20142.20

- 7/11 - 

A/92/2021 

  L'art. 31 al. 1 OASA, dans sa teneur au moment des faits, prévoit que pour 
apprécier l'existence d'un cas individuel d'extrême gravité, il convient de tenir 
compte notamment de l'intégration du requérant sur la base des critères 
d’intégration définis à l’art. 58a al. 1 LEI (let. a), de sa situation familiale, 
particulièrement de la période de scolarisation et de la durée de la scolarité des 
enfants (let. c), de sa situation financière (let. d), de la durée de sa présence en 
Suisse (let. e), de son état de santé (let. f) ainsi que des possibilités de 
réintégration dans l'État de provenance (let. g). Les critères énumérés par cette 
disposition, qui doivent impérativement être respectés, ne sont toutefois pas 
exhaustifs, d'autres éléments pouvant également entrer en considération, comme 
les circonstances concrètes ayant amené un étranger à séjourner illégalement en 
Suisse (directives LEI, état au 1er janvier 2021, ch. 5.6.12). 

  Les dispositions dérogatoires des art. 30 LEI et 31 OASA présentent un 
caractère exceptionnel, et les conditions pour la reconnaissance d'une telle 
situation doivent être appréciées de manière restrictive (ATF 128 II 200 
consid. 4). Elles ne confèrent pas de droit à l'obtention d'une autorisation de séjour 
(ATF 138 II 393 consid. 3.1 ; 137 II 345 consid. 3.2.1). L'autorité doit néanmoins 
procéder à l'examen de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce pour 
déterminer l'existence d'un cas de rigueur (ATF 128 II 200 consid. 4 ; 124 II 110 
consid. 2 ; ATA/38/2019 du 15 janvier 2019 consid. 4c ; directives LEI, ch. 5.6). 

 c.  La reconnaissance de l'existence d'un cas d'extrême gravité implique que 
l'étranger concerné se trouve dans une situation de détresse personnelle. Parmi les 
éléments déterminants pour la reconnaissance d'un cas d'extrême gravité, il 
convient en particulier de citer la très longue durée du séjour en Suisse, une 
intégration sociale particulièrement poussée, une réussite professionnelle 
remarquable, la personne étrangère possédant des connaissances professionnelles 
si spécifiques qu'elle ne pourrait les mettre en œuvre dans son pays d'origine ou 
une maladie grave ne pouvant être traitée qu'en Suisse (arrêt du Tribunal fédéral 
2A.543/2001 du 25 avril 2002 consid. 5.2). 

  La question est ainsi de savoir si, en cas de retour dans le pays d'origine, les 
conditions de sa réintégration sociale, au regard de la situation personnelle, 
professionnelle et familiale de l'intéressé, seraient gravement compromises (arrêts 
du Tribunal fédéral 2C_621/2015 du 11 décembre 2015 consid. 5.2.1 ; 
2C_369/2010 du 4 novembre 2010 consid. 4.1). 

 d. En l’espèce, il n’est plus contesté que le recourant séjourne en Suisse depuis 
2014. Cette période est, certes, relativement longue. Elle n’atteint toutefois pas la 
durée de dix ans à compter de laquelle l’existence de liens sociaux et amicaux 
forts est présumée. Par ailleurs, la durée du séjour doit être relativisée au regard 
du fait qu’elle a été effectuée dans l’illégalité. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20393
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%20345
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/38/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2A.543/2001
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_621/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_369/2010

- 8/11 - 

A/92/2021 

  Le recourant ne fait l’objet d’aucune condamnation entrée en force ni de 
poursuites, n’a pas recouru à l’aide sociale et est financièrement indépendant. Il 
ressort, par ailleurs, des lettres de soutien produites qu’il a établi un solide réseau 
social et amical à Genève, y compris avec la famille du gérant de l’entreprise qui 
l’emploie. Il s’est en outre engagé au sein de la Maison des jeunes de D______, en 
participant à l’organisation du camp de ski 2018, son investissement, son esprit 
d’initiative et le plaisir de collaborer ayant été soulignés par les responsables. 
Enfin, il est apprécié de son employeur, qui a relevé sa fiabilité, sa méticulosité et 
sa bonne humeur. 

  Cela étant, le recourant ne peut se targuer d’un comportement irréprochable. 
En effet, il a indiqué dans sa demande être arrivé en Suisse le 17 décembre 2012, 
information dont il a reconnu la fausseté selon le rapport de police du 6 août 2020. 
Par ailleurs, au terme du procès-verbal de reconnaissance d’infraction, signé par 
l’intéressé le 14 juillet 2020, il a commis un excès de vitesse de 44 km/h en 
localité le 13 juin 2020, commettant ainsi une infraction grave aux règles de la 
circulation routière. 

  Son intégration sociale ne saurait donc être considérée comme remarquable. 

  Le recourant a passé au Kosovo toute son enfance et son adolescence, soit 
les périodes déterminantes pour le développement de la personnalité. Il connaît les 
us et coutumes de son pays et en maîtrise la langue. Les demandes de visa de 
retour au Kosovo ont été motivées par des raisons familiales, le recourant y ayant 
notamment encore ses parents. Il a donc conservé des attaches affectives au 
Kosovo. Enfin, il est âgé de 24 ans et en bonne santé. Dans ces circonstances, il 
n'apparaît pas que sa réintégration soit fortement compromise.  

  Au contraire, son expérience professionnelle acquise en Suisse, son relatif 
jeune âge et son bon état de santé constituent autant d'éléments qui lui permettront 
de se réintégrer dans son pays. Il traversera une nécessaire période de 
réadaptation. Il n’apparaît cependant pas que sa réintégration professionnelle et 
sociale serait gravement compromise. Le recourant ne fait pas valoir de 
circonstances particulières qui permettraient de retenir que tel serait le cas, ses 
allégations demeurant générales. Il sera confronté aux mêmes difficultés liées à la 
situation économique de son pays que toute personne devant quitter la Suisse au 
terme d'un séjour régulier en Suisse. En outre, comme déjà évoqué, le recourant a 
passé la plus grande partie de sa vie au Kosovo. Sa situation n'est en tous cas pas 
si rigoureuse qu'on ne saurait exiger son retour au Kosovo.  

  Au vu de ce qui précède, le recourant ne se trouve pas dans une situation de 
raison personnelle majeure au sens de la loi. L'OCPM n'a donc pas violé la loi ni 
consacré un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation en refusant de 
préaviser favorablement une autorisation de séjour en faveur du recourant auprès 
du SEM. 

- 9/11 - 

A/92/2021 

3)  Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEI, l'autorité compétente rend une décision de 
renvoi ordinaire à l'encontre d'un étranger auquel l'autorisation de séjour est 
refusée ou dont l'autorisation n'est pas prolongée. Elle ne dispose à ce titre d'aucun 
pouvoir d'appréciation, le renvoi constituant la conséquence du rejet d'une 
demande d'autorisation (ATA/1798/2019 du 10 décembre 2019 consid. 6 et les 
arrêts cités). Le renvoi d'une personne étrangère ne peut être ordonné que si 
l'exécution de celui-ci est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée 
(art. 83 al. 1 LEI). 

  En l'espèce, dès lors qu'il a, à juste titre, refusé l’octroi d’une autorisation de 
séjour au recourant, l'intimé devait prononcer son renvoi. Pour le surplus, aucun 
motif ne permet de retenir que le renvoi du recourant ne serait pas possible, licite 
ou ne pourrait raisonnablement être exigé ; celui-ci ne le fait d'ailleurs pas valoir. 
Enfin, il ne fait plus valoir que le délai de départ qui lui a été imparti ne serait pas 
raisonnable. 

  Mal fondé, le recours sera rejeté. 

4)  Le présent arrêt rend sans objet la requête d’effet suspensif. 

5)  Vu l'issue du recours, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant et aucune indemnité ne lui sera allouée (art. 87 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 14 septembre 2021 par Monsieur A______ 
contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 6 août 2021 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1798/2019

- 10/11 - 

A/92/2021 

de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Yann Arnold, avocat du recourant, à l'office cantonal 
de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première instance ainsi 
qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Krauskopf, présidente, M. Verniory, Mme Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

D. Werffeli Bastianelli 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Krauskopf 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

- 11/11 - 

A/92/2021 

Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.