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**Case Identifier:** 45b0a345-8e7e-5409-9083-0c8170acd9f7
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-11-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 04.11.2024 BB.2024.129
**Docket/Reference:** BB.2024.129
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2024-129_2024-11-04

## Full Text

Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 en lien avec l'art. 322 al. 2 CPP); récusation du Ministère public de la Confédération (art. 59 al. 1 let. b en lien avec l'art. 56 CPP);;Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 en lien avec l'art. 322 al. 2 CPP); récusation du Ministère public de la Confédération (art. 59 al. 1 let. b en lien avec l'art. 56 CPP);;Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 en lien avec l'art. 322 al. 2 CPP); récusation du Ministère public de la Confédération (art. 59 al. 1 let. b en lien avec l'art. 56 CPP);;Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 en lien avec l'art. 322 al. 2 CPP); récusation du Ministère public de la Confédération (art. 59 al. 1 let. b en lien avec l'art. 56 CPP)

Décision du 4 novembre 2024 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Daniel Kipfer Fasciati et Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Joëlle Fontana  

   

Parties  A.,   

 

et 

 

B.,  

recourants et requérants 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

intimé 

 

C., Procureure fédérale, Ministère public de la 

Confédération,  

opposante 

   

Objet  Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 en 

lien avec l'art. 322 al. 2 CPP); récusation du Ministère 

public de la Confédération (art. 59 al. 1 let. b en lien 

avec l'art. 56 CPP) 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2024.129-130 

- 2 - 

 

 

La Cour de céans, vu: 

 

- l’ordonnance de non-entrée en matière du 25 septembre 2024 rendue par le 

Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) suite à la plainte pénale 

déposée par A. et B. le 21 août 2024 (act. 1.1 et 2), 

 

- le recours interjeté par A. et B. contre le prononcé précité le 5 octobre 2024 

devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour de 

céans), concluant à sa nullité, au motif que la Procureure fédérale C. l’ayant 

rendu aurait dû se récuser (act. 1), 

 

- la transmission d’une copie de l’acte du 5 octobre 2024 à la Procureure 

fédérale concernée, l’invitant à se déterminer sur la demande de récusation 

formulée (act. 3),  

 

- la réponse de la Procureure fédérale du 11 octobre 2024, informant n’avoir 

pas d’observation à formuler (act. 4), transmise à A. et B., pour information, 

le 14 octobre 2024 (act. 5), 

 

 

et considérant que: 

 

il s’agit, en premier lieu, d’examiner la demande de récusation formulée par 

A. et B. (ci-après: les requérants) à l’appui de leur recours du 5 octobre 2024; 

 

lorsqu'une partie entend demander la récusation d'une personne qui exerce 

une fonction au sein d'une autorité pénale, elle doit présenter sans délai à la 

direction de la procédure une demande en ce sens, dès qu'elle a 

connaissance du motif de récusation; les faits sur lesquels elle fonde sa 

demande de récusation doivent pour le surplus être rendus 

plausibles (art. 58 al. 1 du Code de procédure pénale du 5 octobre 2007 

[CPP; RS 312.0]); 

 

en cas de demande de récusation au sens de l'art. 56 let. a (intérêt personnel 

dans l’affaire) ou f (autres motifs) CPP dirigée contre une personne exerçant 

une fonction au sein du MPC, le litige est tranché sans administration 

supplémentaire de preuves par la Cour de céans (art. 59 al. 1 let. b CPP et 

37 al. 1 de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l'organisation des autorités 

pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]); 

 

à teneur de l’art. 56 let. a et f CPP, toute personne exerçant une fonction au 

sein d’une autorité pénale est récusable lorsqu’elle a un intérêt personnel 

dans l’affaire ou que d'autres motifs – que ceux énumérés aux let. a à e – 

- 3 - 

 

 

sont de nature à la rendre suspecte de prévention, notamment un rapport 

d'amitié étroit ou d'inimitié avec une partie ou son conseil;  

 

l’art. 56 let. f CPP a la portée d'une clause générale recouvrant tous les 

motifs de récusation non expressément prévus aux lettres précédentes; il 

correspond à la garantie d'un tribunal indépendant et impartial instituée par 

les art. 30 Cst. et 6 CEDH; il n’impose pas la récusation seulement lorsqu’une 

prévention effective du juge est établie, car une disposition interne de sa part 

ne peut guère être prouvée; il suffit que les circonstances donnent 

l’apparence de la prévention et fassent redouter une activité partiale du 

magistrat; seules les circonstances constatées objectivement doivent être 

prises en considération; les impressions purement individuelles d’une des 

parties au procès ne sont pas décisives (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; 141 IV 

178 consid. 3.2.1; 138 IV 142 consid. 2.1);  

 

le simple fait de rendre une décision défavorable à une partie ne constitue 

pas un motif de récusation (ATF 114 Ia 278 consid. 1); 

 

en l’espèce, dans la mesure de l’intelligibilité de leurs écrits, les requérants 

estiment la Procureure fédérale récusable, aux motifs qu’elle a travaillé, 

depuis 2011, sous l’égide de Procureurs généraux de la Confédération et 

Ministre de la Justice, eu pour collègues des Procureurs généraux 

suppléants qui auraient « contribué à escroquer les milliers de milliards de 

royalties dans le cadre de l’affaire de Genève », et qu’elle aurait ensuite été 

stagiaire, puis avocate au sein d’une étude dont certains des avocats ou un 

de leur parent seraient intervenus en tant que juges ou avocat dans des 

affaires concernant B. et/ou « l’escroquerie des royalties »; 

 

pour tout développement relatif aux affaires concernées, ils renvoient à des 

liens internet, contenant, qui plus est, eux-mêmes des renvois à d'autres 

liens internet (act. 1, p. 3 s.); 

 

ainsi que la Cour de céans l’a déjà retenu dans plusieurs prononcés 

précédents concernant les requérants ou l’un d’eux (v. décisions du Tribunal 

pénal fédéral BB.2024.106-107 du 27 août 2024; BB.2023.136 du 3 octobre 

2023 consid. 4.4), une telle manière de procéder ne saurait constituer une 

motivation valable et doit être assimilée à une démarche prolixe, voire 

absconse, que la Cour de céans peut renoncer à faire corriger (v. art. 110 

al. 4 CPP), ce d’autant qu’en l’espèce, le litige est tranché sans 

administration de preuve supplémentaire par la Cour de céans (v. art. 59 

al. 1 CPP précité); 

 

la motivation des requérants apparaît ainsi manifestement insuffisante et 

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dénuée de fondement;  

 

il en découle que de les circonstances, telles que décrites, ne permettent pas 

de retenir objectivement une apparence de prévention de la part de la 

Procureure fédérale, au sens de l’art. 56 CPP précité;  

 

au surplus, s’agissant de la «plainte » formulée contre la Procureure fédérale 

ayant rendu le prononcé entrepris (act. 1, p. 4 in fine), outre qu’elle ne relève 

pas de la compétence de la Cour de céans (v. art. 301 cum art. 12 CPP et 

art. 304 CPP), son seul dépôt ne suffit pas pour provoquer un motif de 

récusation (v. arrêts du Tribunal fédéral 1B_21/2022 du consid. 2; 

1B_368/2021 du 22 septembre 2021 consid. 2.1); 

 

au vu de ce qui précède, la demande de récusation est rejetée, dans la 

mesure de sa recevabilité; 

 

il s’agit, en second lieu, de traiter du recours déposé par A. et B. (ci-après: 

les recourants) contre le prononcé du MPC; 

 

la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et avec pleine 

cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (v. notamment TPF 

2021 97 consid. 1.1 et référence citée); 

 

les décisions de non-entrée en matière du MPC peuvent faire l’objet d’un 

recours devant la Cour de céans (art. 322 al. 2 CPP, applicable par renvoi 

de l’art. 310 al. 2 CPP; art. 393 al. 1 let. a CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale 

sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 

[LOAP; RS 173.71]); 

 

le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être 

motivé et formé par écrit à l’autorité de recours, dans un délai de dix jours 

(art. 396 al. 1 CPP), respecté en l’espèce; 

 

selon l’art. 385 al. 1 CPP, un recours motivé doit indiquer précisément les 

points de la décision attaqués (let. a), les motifs qui commandent une autre 

décision (let. b) et les moyens de preuve invoqués (let. c); 

 

si le mémoire ne satisfait pas à ces exigences, l’autorité de recours le renvoie 

au recourant afin que ce dernier le complète dans un bref délai et si, à 

l’expiration de ce délai, le mémoire ne satisfait toujours pas à ces exigences, 

l’autorité de recours n’entre pas en matière (art. 385 al. 2 CPP); 

 

les recourants déclarent recourir contre le prononcé du 6 août 2024, 

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concluant, en substance, à sa nullité, au motif que la Procureure fédérale 

aurait dû se récuser, et précisent qu’en conséquence, ils ne prendront pas 

la peine de répondre aux arguments du prononcé entrepris (act. 1, p. 4);  

 

vu le sort de la demande de récusation, un tel recours est manifestement 

irrecevable dans sa motivation; 

 

il est également procédurier, considérant les précédents des recourants en 

la matière (v. le prononcé BB.2024.106-107 précité; s’agissant de B., v. les 

prononcés BB.2024.71, BB.2023.136 précité, BB.2023.35, BB.2022.124 et 

BB.2014.43; et de A., v. les prononcés BB.2014.130 et BB.2008.57), 

lesquels mettent les autorités à contribution de manière récurrente en leur 

adressant des demandes manifestement injustifiées, sont quasi-

hermétiques aux informations qui leur sont données et insistent sur leur 

prétendu bon droit même si, de manière répétée, il n’est pas donné suite à 

leurs demandes (v. Message du Conseil fédéral concernant la modification 

du code de procédure pénale du 28 août 2019; FF 2019 6351, p. 6419 s.); 

 

au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable, sans 

procéder à un échange d’écriture (art. 390 al. 2 CPP a contrario); 

 

il est toutefois rappelé aux recourants, vu la seconde image insérée en page 

3 de leurs écrits, la possibilité, pour la direction de la procédure, d’infliger une 

amende d’ordre de CHF 1'000.-- au plus, notamment, aux personnes qui 

enfreignent les règles de la bienséance (v. art. 64 et 110 al. 4 CPP; v. arrêt 

du Tribunal fédéral 1B_479/2011 du 23 septembre 2011); 

 

à toutes fins utiles, il y a lieu de préciser que retenir, comme l’a fait le MPC 

dans le prononcé entrepris, que la plainte pénale du 21 août 2024 aurait été 

transmise par la Cour de céans relève de la seule interprétation du MPC 

(v. dispositif de l’ordonnance BB.2024.106-107 du 27 août 2024 a contrario); 

 

 les frais de procédure sont mis à la charge du requérant lorsque la demande 

de récusation est rejetée ou manifestement tardive ou téméraire (art. 59 al. 4 

2e phrase CPP); 

les frais de la procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la 

mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé; la partie dont le 

recours est irrecevable est également considérée avoir succombé (art. 428 

al. 1 CPP); 

vu le sort de la cause, il incombe aux requérants également recourants de 

supporter solidairement les frais de la présente procédure, sous forme d’un 

émolument fixé à CHF 1’000.-- (v. art. 73 al. 2 et 3 LOAP; art. 5 et 8 al. 1 du 

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règlement du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral sur les frais, 

émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; 

RS 173.713.162]). 

 

 

 

 

 

 

  

- 7 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. La demande de récusation de la Procureure fédérale C. est rejetée, dans la 

mesure de sa recevabilité. 

 

2. Le recours interjeté contre l’ordonnance de non-entrée en matière rendue le 

25 septembre 2024 par le Ministère public de la Confédération est irrecevable. 

 

3. Un émolument de CHF 1’000.-- est mis solidairement à la charge de A. et B. 

 

 

 

Bellinzone, le 4 novembre 2024 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- A. 

- B. 

- Ministère public de la Confédération, C., Procureure fédérale 

- C., Procureure fédérale 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cette décision.