# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 59c13026-f3bc-56f5-9b39-8d93e1785baf
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-02-06
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 06.02.2023 602 2021 84
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_602-2021-84_2023-02-06.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

602 2021 84

Arrêt du 6 février 2023

IIe Cour administrative

Composition Président : Johannes Frölicher 
Juges : Dominique Gross, 

Cornelia Thalmann El Bachary 
Greffière-stagiaire : Sandra Birrer

Parties A.________, recourant, 

contre

PRÉFECTURE DE LA SARINE, autorité intimée 

Objet Recours contre une décision incidente (art. 167 al. 2 LATeC)

Recours du 7 juin 2021 contre la décision du 2 juin 2021

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attendu

que par décision du 2 juin 2021, la Lieutenante de Préfet du district de la Sarine a, conformément à 
l’art. 167 al. 2 LATeC, imparti à A.________ un ultime délai échéant le 30 juillet 2021 pour déposer 
un dossier visant la légalisation du remblai effectué sans autorisation sur la parcelle art. bbb du 
Registre foncier (RF) de la Commune de C.________ dont il est propriétaire ;

que dans son courrier du 4 juin 2021 remis à la poste le 7 juin 2021, A.________ explique ne pas 
savoir "à quel tas de terre ou gravas ou quoi que ce soit qui est en faute, mais il [lui] semble que le 
tort a été réparé car [il] ne voi[t] pas d’éléments extraordinaires à un entrepôt de paysagiste", et qu’il 
a l’intention de déposer jusqu’à la fin de l’année 2021 un projet d’appart’hôtel sur cette parcelle, ce 
qui pourrait résoudre le problème ;

que dans ses observations du 8 juillet 2021, la commune de C.________ revient sur l’historique de 
l’affaire remontant à l’année 2011 et rejoint le recourant sur l’avis selon lequel le dépôt d’un dossier 
d’enquête pourrait régler la situation de ce remblai - les matériaux seraient évacués dans le cadre 
de ce chantier ;

que dans ses observations, la Commune explique encore qu’un permis de construire (n° ddd) avait 
finalement été délivré par la Préfecture de la Sarine le 15 janvier 2016, mais que les travaux projetés 
n’ont jamais débuté ;

que la Lieutenante de Préfet a relevé, dans ses observations du 18 août 2021, que le courrier de 
l’intéressé du 4 juin 2021 pourrait être interprété comme une demande de prolongation du délai qui 
lui a été imparti pour déposer une demande de permis dans le cadre de la décision litigieuse et que 
dite prolongation pourrait lui être accordé moyennant transmission du courrier de l’intéressé à la 
Préfecture en application de l’art. 16 CPJA ;

que l’intéressé n’a jamais donné suite au courrier du Juge délégué du 26 août 2021 qui lui 
impartissait un délai de 10 jours pour préciser si sa lettre postée le 7 juin 2021 constituait 
essentiellement une demande de prolongation du délai pour déposer la demande de permis ;

que par lettre du 17 décembre 2021, E.________ SA a informé la Cour qu’elle avait été mandatée 
par l’intéressé pour réaliser une étude de faisabilité sur la parcelle en question et que cette étude 
allait être réalisée en début d’année 2022 ;

que par courrier du 4 janvier 2023, la nouvelle Juge déléguée a imparti à l’intéressé un délai de 
10 jours pour indiquer si une demande de permis de construire a été déposée et lui a fait savoir que 
sans réponse de sa part, son courrier posté le 7 juin 2021 sera considéré comme un recours ;

que A.________, par mail du 20 janvier 2023, explique toujours être à l’étude d’un projet 
d’appart’hôtel en raison de nombreux obstacles, dont la revitalisation des cours d’eau qui exclut 
l’entier du parking prévu, avoir toutefois trouvé une idée pour y faire face et souhaiter pouvoir 
bénéficier d’un délai suffisant pour pouvoir mettre les plans au propre pour la mise à l’enquête, sans 
pour autant préciser ce qu’il entend par un délai suffisant ;

que, selon la jurisprudence du Tribunal cantonal, le propriétaire qui se voit fixer un délai pour déposer 
une demande de permis de construire a un intérêt à recourir contre cette décision incidente (cf. arrêt 

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TC FR 602 2019 18 du 15 avril 2019; 602 2019 150 du 30 avril 2020; 602 2021 32 du 2 juin 2021; 
602 2021 196 du 23 mars 2022) ;

qu’il y a en revanche lieu de constater que l’obligation de devoir déposer une demande de permis 
de construire pour le remblai litigieux a été examinée et décidée en 2014 déjà ;

qu’il ressort en effet du dossier produit par la Lieutenante de préfet que par décision du 7 mai 2014, 
le Préfet a pris acte du fait que le propriétaire de l’époque – le père du recourant - ne contestait pas 
avoir exécuté les travaux en dépit de toute autorisation et lui a imparti un délai échéant le 30 juin 
2014 pour déposer un dossier visant la légalisation du remblai conformément au prescrit de l’art. 167 
al. 2 LATeC tout en maintenant son précédent ordre de suspension des travaux du 14 avril 2014 ; 
que par décision du 5 août 2014, le Préfet a notamment pris note du courriel rédigé par le recourant 
au nom de son père le 28 juin 2014 selon lequel ce dernier annonçait avoir déblayé le tas de terre 
et gravier et selon lequel le dossier de mise en conformité avait pris du retard, et a prolongé le délai 
pour déposer un dossier visant la légalisation du remblai au plus tard jusqu’au 31 décembre 2014 ; 
que dans le cadre de la même décision, il a encore relevé que la Commune l’avait informé par 
courrier du 31 juillet 2014 que des travaux d’aménagement étaient toujours en cours de réalisation 
et que l’affaire avait été transmise au Ministère public comme objet de sa compétence, les ordres 
de cesser immédiatement tous travaux sur la parcelle ayant été donnés sous la menace de l’art. 292 
Code pénal ;

que, dans son mémoire, le recourant fait valoir de pures suppositions selon lesquelles la situation a 
déjà été réglée par son père, sans pourtant apporter la moindre preuve ou le moindre argument que 
le remblai ne nécessite pas de permis de construire ;

qu'il faut en outre lui rappeler que, d'une part, seules des modifications mineures de la topographie 
du terrain naturel sont admises (cf. art. 58 ReLATeC) et que, d’autre part, des remblais sont soumis 
à l’obligation d’un permis de construire (cf. art. 84 s. ReLATeC) ;

que le recours est manifestement mal fondé dans la mesure où le recourant conteste l’obligation de 
devoir légaliser les travaux par le dépôt d’un permis de construire ;

que, comme le soutient la lieutenante de préfet, le recours doit dans ces circonstances être interprété 
comme une demande de pouvoir disposer d’un délai plus long pour légaliser le remblai dans le 
contexte d’un projet de construire sur la parcelle litigieuse ;

que la lieutenante de préfet a indiqué être disposée à entrer en matière sur cette demande ;

que, dans cette mesure, le recours devient sans objet et la demande doit être transférée à la 
lieutenante de préfet à qui il incombera également de décider si, au vu de l’écoulement du temps 
depuis sa décision respectivement de ces observations du 18 août 2021, cette possibilité peut 
encore être accordée eu égard à l’avancement du projet de construire du recourant sur la parcelle 
en question ;

que, partant, dans la mesure où il n’est pas sans objet, le recours doit être rejeté;

que les frais de la présente procédure, fixés à CHF 1’000.-, sont mis à la charge du recourant qui 
succombe (art. 131 al. 1 CPJA) et prélevés sur l’avance prestée à hauteur du même montant ;

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la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté, dans la mesure où il n’est pas devenu sans objet.

II. La demande est transmise à la Préfecture au sens des considérants. 

III. Les frais de procédure, fixés à CHF 1’000.-, sont mis à la charge de A.________. Ils sont 
prélevés sur l’avance de frais prestée par ce dernier à hauteur du même montant.

IV. Notification.

Pour autant qu'elle soit de nature à causer un préjudice irréparable, cette décision peut faire l'objet 
d'un recours auprès du Tribunal fédéral, à Lausanne, dans les 30 jours dès sa notification. La fixation 
du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une réclamation 
auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée (art. 148 
CPJA).

Fribourg, le 6 février 2023/cth

Le Président : La Greffière-stagiaire :