# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ece0d93c-0eb0-5c89-b3a2-e582cee0db2c
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2013 / 486
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2013---486_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS13.015940-131457

399 

 

 

JUGE
DELEGUée DE LA cour d’appel CIVILE

_________________________________________________________

Arrêt du
19 juillet 2013

____________________

Présidence
de               Mme             
Crittin
Dayen, juge déléguée

Greffière             
:              Mme             
Gabaz

 

 

*****

 

 

Art.
176 al. 1 ch. 1 et 285 al. 2 CC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l'appel interjeté par B.P.________,
à Lausanne, intimé, contre l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue
le 25 juin 2013 par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne dans la cause
divisant l'appelant d’avec N.P.________,
à Epalinges, requérante, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal
cantonal voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par ordonnance du 25 juin 2013, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a
pris acte de la ratification de la convention de mesures protectrices de l'union conjugale signée
par les époux à l'audience du 1er mai
2013 et ainsi libellée (I):

"I. Les
époux B.P.________ et N.P.________, née [...], conviennent de vivre séparés pour
une durée indéterminée, la séparation effective datant du mois de mars 2013.

Il. La garde
sur les enfants A.________ et Y.________, nés le 10 décembre 2012, est confiée à
la mère.

III. Le père
bénéficiera d’un libre et large droit de visite à exercer d’entente avec N.P.________,
née [...]. A défaut d’entente, il pourra avoir ses enfants auprès de lui un jour
chaque week-end, de 9h00 à 18h00.

Le droit de
visite s’exercera, s’agissant du transfert des enfants, par l’intermédiaire d’un
tiers, à savoir Monsieur [...] ou un membre de la famille de B.P.________.

IV. La jouissance
du domicile conjugal, sis [...], 1066 Epalinges, est attribuée à N.P.________, née [...],
qui en assumera le loyer et les charges.

V. Dans l’attente
d’une décision définitive sur le montant de la contribution d’entretien, B.P.________
versera un subside pour l’entretien de sa famille d’un montant de Fr. 2'600.- (deux mille
six cents francs) par mois, dès le 1er
mai 2013, sur le compte de N.P.________, BCV IBAN [...].

B.P.________
atteste que les loyers ont tous été payés jusqu’au mois d’avril 2013 y compris,
ainsi que les primes d’assurance-maladie. Cas échéant, il s'en reconnaît débiteur."

dit
que B.P.________ contribuera à l'entretien de sa famille, par le régulier versement d'une pension
mensuelle de 3'900 fr., payable d'avance le premier de chaque mois sur le compte BCV de N.P.________
dès le 1er
juillet 2013 (II), dit que les allocations de naissance dues en faveur d'A.________ et Y.________, nés
le 10 décembre 2012, doivent être versées en main de N.P.________ (III), rejeté toutes
autres ou plus amples conclusions (IV) et déclaré l'ordonnance, rendue sans frais ni dépens,
immédiatement exécutoire (V).

 

             
En droit, le premier juge a considéré, une fois les minima vitaux des parties établis,
qu'il était équitable d'arrêter la pension due par B.P.________ pour l'entretien de sa
famille à la couverture du minimum vital de N.P.________, afin de tenir compte du fait que B.P.________
ne disposait actuellement pas de son propre logement et qu'il se privait ainsi d'une autonomie à
laquelle il avait droit. Il a en outre retenu que les allocations de naissance devaient revenir à
N.P.________ puisqu'elles servaient à l'entretien des enfants, dont la garde avait été
confiée à la mère.

 

 

B.             
Par acte du 8 juillet 2013, B.P.________ a interjeté
appel contre l'ordonnance précitée concluant, avec dépens, préliminairement à
l'octroi de l'effet suspensif et de l'assistance judiciaire, et sur le fond, à la réforme des
chiffres II et III du dispositif de cette ordonnance en ce sens que la contribution d'entretien qu'il
doit pour l'entretien de sa famille est arrêtée à 1'885 fr. dès le 1er
juillet 2013 et que les allocations de naissance sont versées en ses mains. Il a produit un onglet
de pièces sous bordereau.

 

             
Le 10 juillet 2013, la Juge déléguée de céans l'a dispensé du versement de l'avance
de frais, la décision définitive sur l'assistance judiciaire étant réservée,
et a rejeté la requête d'effet suspensif.

 

             
L'intimée n'a pas été invitée à se déterminer.

 

 

C.             
La Juge déléguée retient les faits suivants, sur la base de l'ordonnance complétée
par les pièces du dossier :

 

1.             
N.P.________, née [...] le 26 juillet 1988, et B.P.________, né le 19 février 1980,
ressortissants de la République de Macédoine, se sont mariés le 5 février 2008
à Vrutok (République de Macédoine).

 

             
Deux enfants sont issus de cette union:

             
- A.________ et Y.________, nés le 10 décembre 2012.

 

2.             
Par requête de mesures préprotectrices et protectrices de l'union conjugale du 17 avril 2013,
N.P.________ a en substance conclu à ce que les époux P.________ soient autorisés à
vivre séparés pour une durée indéterminée, que la jouissance du domicile conjugal
lui soit attribuée, que la garde sur les enfants A.________ et Y.________ lui soit confiée,
que le droit de visite de B.P.________ sur ses enfants soit fixé à dire de justice et que ce
dernier contribue à l'entretien de sa famille par le régulier versement d'une pension d'un
montant de 5'000 fr. par mois.

 

             
La requête de mesures préprotectrices de l'union conjugale a été rejetée par
le Président du Tribunal le 19 avril 2013.

 

             
Les parties, assistées de leur conseil, ont été entendues lors de l'audience du 1er
mai 2013. A cette occasion, elles ont signé une convention, ratifiée séance tenante par
le Président du Tribunal, réglant la majorité des questions en suspens, seule celle de
la contribution d'entretien demeurant litigieuse.

 

             
Des délais ont été impartis à B.P.________ tout d'abord pour produire les relevés
de ses comptes bancaires et postaux pour l'année 2012, puis aux parties pour se déterminer
sur les pièces produites.

 

             
Par déterminations du 31 mai 2013, B.P.________ a conclu au versement d'une pension d'un montant
de 800 fr. par mois.

 

             
Le 6 juin 2013, N.P.________ a pour sa part conclu au versement d'une contribution d'entretien mensuelle
d'un montant de 4'500 fr., allocations familiales en sus, ainsi qu'au versement en ses mains des allocations
de naissance consignées auprès de la caisse de compensation, versement auquel B.P.________
s'est opposé le 11 juin 2013.

 

3.             
La situation des parties est la suivante:

 

             
a)
N.P.________ n'exerce aucune activité lucrative et ne perçoit aucun revenu. Elle s'occupe à
plein temps de ses jeunes enfants.

 

             
Le premier juge a retenu que le minimum vital élargi de N.P.________ se montait à 3'859 fr.,
se composant comme suit:

             

             
- Base mensuelle adulte monoparental             
                           
1'350 fr.

             
- Bases mensuelles enfants             
                           
                 800 fr.

             
- Primes d'assurance maladie, y.c. enfants             
                 409 fr.

             
- Loyer, y.c. charges                           
                           
              1'300
fr.

             
- Total             
                           
                           
                           
              3'859 fr.

 

             
b)
B.P.________ exerce une activité indépendante de plâtrier-peintre.

 

             
Le premier juge a arrêté le revenu mensuel net de B.P.________ à 5'896 fr. 80, soit
5'800 fr. en chiffres arrondis.

 

             
Il a indiqué que ce revenu correspondait au revenu que pourrait effectivement réaliser un père
de famille responsable, ayant à sa charge sa femme et deux enfants et faisant tous les efforts que
l'on pouvait attendre de lui. Il a précisé que, de surcroît, le marché du travail
actuel de la construction connaissait une période faste qui devait permettre à B.P.________
d'obtenir sans grande difficulté des mandats.

 

             
Le premier juge a ainsi constaté que le budget de B.P.________ présentait un excédant
de 4'240 fr., après déduction de son minimum vital arrêté à 1'560 fr. et composé
comme suit:

 

             
- Base mensuelle adulte             
                           
                           
1'200 fr.

             
- Primes d'assurance maladie             
                           
                 210 fr.

             
- Droit de visite                           
                           
                           
   150 fr.

             
- Total             
                           
                           
                           
              1'560 fr.

 

 

             
En droit
:

 

 

1.             
              L’appel
est recevable contre les ordonnances de mesures protectrices de l’union conjugale, lesquelles doivent
être considérées comme des décisions provisionnelles au sens de l’art. 308
al. 1 let. b CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272) (Tappy, Les voies
de droit du nouveau Code de procédure civile, JT 2010 III 115, spéc. p. 121; ATF 137 III 475
c. 4.1). Les ordonnances de mesures protectrices de l'union conjugale étant régies par la procédure
sommaire, selon l’art. 271 CPC, le délai pour l’introduction de l’appel est
de dix jours (art. 314 al. 1 CPC). L’appel est de la compétence du juge unique (art. 84
al. 2 LOJV [loi d’organisation judiciaire du 12 décembre 1979; RSV 173.01]).

 

             
              En l'espèce, formé
en temps utile par une partie qui y a intérêt (art. 59 al. 2 let. a CPC) et portant sur des
conclusions patrimoniales qui, capitalisées selon l'art. 92 al. 2 CPC, sont supérieures à
10'000 fr., l'appel est recevable.

 

 

2.             
              a)
L'appel peut être formé pour violation du droit ou pour constatation inexacte des faits (art.
310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir l'ensemble du droit applicable, y compris les questions
d'opportunité ou d'appréciation laissées par la loi à la décision du juge, et
doit le cas échéant appliquer le droit d'office conformément au principe général
de l'art. 57 CPC. Elle peut revoir librement l'appréciation des faits sur la base des preuves administrées
en première instance. Le large pouvoir d'examen en fait et en droit ainsi défini s'applique
même si la décision attaquée est de nature provisionnelle (JT 2011 III 43 et les réf.).

 

b)
Les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris en compte que s’ils sont invoqués ou produits
sans retard et ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance bien
que la partie qui s’en prévaut ait fait preuve de la diligence requise, ces deux conditions
étant cumulatives (art. 317 al. 1 CPC). Il appartient à l’appelant de démontrer
que ces conditions sont réalisées, de sorte que l’appel doit indiquer spécialement
les faits et preuves nouveaux et motiver spécialement les raisons qui les rendent admissibles selon
lui (JT 2011 III 43 et les réf.). La Cour de céans considère que des novas peuvent être
en principe librement introduits en appel dans les causes régies par la maxime d’office, par
exemple sur la situation des enfants mineurs en droit matrimonial, à tout le moins lorsque le juge
de première instance a violé la maxime inquisitoire illimitée (ibid.).

 

             
              Dès lors que la cause
porte sur la situation d'enfants mineurs, elle est soumise aux maximes inquisitoire illimitée et
d'office. Les pièces produites par l'appelant sont dès lors recevables, dans la mesure où
elle ne figuraient pas déjà au dossier de première instance.

 

 

3.             
L'appelant conteste les calculs opérés
par le premier juge s'agissant de son chiffre d'affaires. Il allègue que celui-ci ne s'élève
pas à 87'360 fr. comme retenu par le premier juge sur la base des pièces produites, mais à
81'660 fr., et que c'est à tort que le premier juge a considéré que ce revenu avait été
réalisé sur une période de dix mois, puisqu'en réalité, il l'avait été
sur une période de seize mois ou, à tout le moins, douze mois.

 

             
a)
Selon l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907; RS 210), le juge
fixe la contribution pécuniaire à verser par l'une des parties à l'autre. Il le fait en
application de l'art. 163 aI. 1 CC. Le montant de la contribution d'entretien se détermine en fonction
des facultés économiques et des besoins respectifs des époux. Tant que dure le mariage,
chacun des conjoints a le droit de participer de la même manière au train de vie antérieur.

 

Le
législateur n'a pas arrêté de mode de calcul pour fixer les contributions d'entretien.
L'une des méthodes préconisées par la doctrine et considérée comme conforme
au droit fédéral est celle dite du minimum vital, avec répartition de l'excédent.
Selon cette méthode, lorsque le revenu total des conjoints dépasse leur minimum vital de base
du droit des poursuites (art. 93 LP [loi fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes
et la faillite; RS 281.1]), auquel sont ajoutées les dépenses non strictement nécessaires,
l'excédent est en règle générale réparti par moitié entre eux (TF 5A_46/2009
du 22 mai 2009 c. 4; ATF 114 Il 26), à moins que des circonstances importantes ne justifient de
s'en écarter (ATF 119 lI 314 c. 4b/bb); un partage par moitié ne se justifie ainsi pas si l'un
des époux doit subvenir aux besoins d'enfants mineurs (ATF 126 III 8 c. 3c). 

 

             
Selon la jurisprudence, le juge fixe les contributions d'entretien du droit de la famille en se fondant,
en principe, sur le revenu effectif du débiteur; il peut toutefois s'en écarter et retenir
un revenu hypothétique supérieur, pour autant qu'une augmentation correspondante de revenu
soit effectivement possible et qu'elle puisse raisonnablement être exigée de lui (TF 5A_736/2008
du 30 mars 2009 c. 4; ATF 128 III 4 c. 4, JT 2002 I 294 c. 4 et les réf. citées).
La prise en compte d'un revenu hypothétique ne revêt pas un caractère pénal; il s'agit
simplement d'inciter le débiteur à réaliser le revenu qu'il est à même de se
procurer en faisant preuve de bonne volonté et dont on peut attendre de lui qu'il l'obtienne afin
de remplir ses obligations ; les critères permettant de déterminer le revenu hypothétique
sont en particulier la qualification professionnelle, l'âge, l'état de santé et la situation
du marché du travail (ATF 128 III 4 c. 4a; TF 5C.40/2003 du 6 juin 2003 c. 2.1.1 partiellement publié
aux ATF 129 III 577; TF 5A_685/2007 du 26 février 2008 c. 2.3).

 

             
b)
En l'espèce, l'appelant s'en prend au raisonnement du premier juge uniquement sous l'angle des calculs
qu'il a opéré pour établir son chiffre d'affaires et partant, son revenu. Il ne remet
pas en cause le raisonnement du premier juge s'agissant du revenu hypothétique de 5'800 fr. net
par mois qu'il a estimé, par surabondance, pouvoir lui imputer, dès lors que ce montant serait
effectivement réalisable et raisonnablement exigible de lui. Partant, il est inutile d'examiner
plus avant les calculs opérés par le premier juge puisqu'indépendamment du résultat
obtenu, le revenu de l'appelant doit être fixé hypothétiquement à 5'800 fr., au regard
des critères développés par le premier juge, qu'il y a lieu de confirmer.

 

             
Le grief s'avère ainsi infondé.

 

 

4.             
L'appelant conteste encore l'attribution à l'intimée des allocations de naissance. Il prétend
que leur sort doit être réglé dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial.
Il relève également que le premier juge n'a pas tranché le sort des arriérés
d'allocations familiales.

 

             
a)
Aux termes de l'art. 285 al. 2 CC, sauf décision contraire du juge, les allocations familiales pour
enfants, les rentes d'assurances sociales et d'autres prestations destinées à l'entretien de
l'enfant, qui reviennent à la personne tenue de pourvoir à son entretien, doivent être
versées en sus de la contribution d'entretien.

 

             
Les allocations familiales ne doivent en principe pas être retenues dans la capacité contributive
du débirentier ou du parent gardien, dès lors que ce sont les enfants qui en sont titulaires
(TF 5A_402/2010 du 10 septembre 2010, RMA 2010 p. 451 et réf.).

 

             
b)
En l'occurrence, c'est à bon droit que le premier juge a considéré que les allocations
de naissance, consignées auprès de la caisse de compensation, devaient être versées
en mains de l'intimée. Les enfants A.________ et Y.________ en sont en effet les titulaires et elles
doivent donc être versées au parent gardien.

 

             
Le même raisonnement doit être tenu s'agissant des allocations familiales, y compris celles
non encore versées. Seuls les enfants du couple en sont les titulaires, indépendamment du fait
qu'une partie d'entre elles a trait à une période durant laquelle le couple P.________ n'était
pas encore séparé. De plus, comme précisé par la jurisprudence, ces prestations ne
sont nullement susceptibles d'apporter des modifications à la capacité contributive du débirentier
ou du parent gardien.

 

             
Mal fondés, les griefs de l'appelant sur ces points doivent donc être rejetés.

 

             
L'ordonnance entreprise ne fait pas mention du sort réservé aux allocations familiales. Il
convient donc de compléter d'office le chiffre II du dispositif en ce sens que les allocations familiales
sont dues en sus de la pension, ce qui découle déjà de la loi (art. 285 al. 2 CC), et
le chiffre III en ce sens que les arriérés d'allocations familiales doivent être versés
en mains de la mère.

 

 

5.             
En conclusion, l'appel doit être rejeté en application de la procédure de l'art. 312 al.
2 CPC et l'ordonnance entreprise confirmée, sous réserve des compléments apportés
d'office aux chiffres II et III de son dispositif mentionnés ci-dessus.

 

             
La requête d'assistance judiciaire doit être rejetée, l'appel étant dépourvu
de chance de succès (art. 117 let. b CPC).

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC
[tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010; RSV 270.11.5]), sont mis à la charge de
l'appelant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

 

             
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens, l'intimée n'ayant pas été invitée
à se déterminer.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Juge déléguée de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 312 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
L'ordonnance est réformée d'office aux chiffres II et III comme suit:

             
              II. dit que B.P.________
contribuera à l'entretien de sa famille, par le régulier versement d'une pension mensuelle
de CHF 3'900.- (trois mille neuf cents francs), payable d'avance le premier de chaque mois sur le compte
BCV de N.P.________, née [...], IBAN [...], dès le 1er
juillet 2013, allocations familiales en sus.

             
              III. dit que les allocations
de naissance dues en faveur d'A.________ et Y.________, nés le 10 décembre 2012, et les allocations
familiales due jusqu'au 30 juin 2013, doivent être versées en main de la requérante
N.P.________, née [...].

             
              L'ordonnance est maintenue
pour le surplus.

 

             
III.             
La requête d'assistance judiciaire de l'appelant est rejetée.

 

             
IV.             
Les frais judiciaires de deuxièmes instances, arrêtés à 600 fr. (six cents francs),
sont mis à la charge de l'appelant B.P.________.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

La
juge déléguée :              
La greffière :

 

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Adrien Gutowski (pour B.P.________),

‑             
Me Nicolas Blanc (pour N.P.________).

 

             
La Juge déléguée de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est supérieure à 30'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne.

 

             
La greffière :