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**Case Identifier:** e71e9703-25c6-5a86-a428-618b93e367a0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-12-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.12.2011 A/2417/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2417-2011_2011-12-07.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Dana DORDEA, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2417/2011 ATAS/1219/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 7 décembre 2011 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame G__________, domiciliée EMS X________, à Thônex 
représentée par son curateur Me Daniel PERREN 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, 1208 Genève 

intimé 

 

 
 
 

 

A/2417/2011 

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EN FAIT 

1. Par ordonnance du 31 janvier 2003, le Tribunal tutélaire de la République et canton 
de Genève a désigné Me Daniel PERREN, avocat, aux fonctions de curateur de 
Madame G__________ (ci-après : l’assurée ou la recourante), née en 1919, aux fins 
de gérer et administrer ses biens, d’encaisser ses revenus et ses rentes, de pourvoir à 
leur gestion et de la représenter à l’égard de ses créanciers. 

2. Par décision du 16 juillet 2010, le Service des prestations complémentaires (ci- 
après : le SPC ou l’intimé) a mis à jour le dossier de l’assurée et recalculé son droit 
aux prestations complémentaires fédérales et cantonales dès le 1er août 2010. Il a 
retenu un montant d’épargne de 66'215 fr. 25, des intérêts de l’épargne de 255 fr. 
75 et octroyé à l’assurée des prestations complémentaires fédérales de 1’040 fr. par 
mois. 

3. Le 21 octobre 2010, le curateur de l’assurée a formé opposition, au motif que le 
montant de l’épargne retenu par le SPC était erroné et a produit les relevés de 
comptes. Il a sollicité un nouveau calcul des prestations.  

4. Le 26 octobre 2010, le SPC a rendu de nouvelles décisions, fixant le montant des 
prestations complémentaires fédérales et cantonales pour les périodes du 1er janvier 
au 31 janvier 2010, du 1er février au 31 juillet 2010 et dès le 1er août 2010. Il a 
retenu un montant d'épargne de 82'670 fr. 35, des intérêts de l’épargne de 243 fr. et 
une rente LPP annuelle de 33'326 fr. 40. Il en résultait un trop perçu de 2'730 fr. 
que l’assurée était invitée à rembourser. 

5. Par courrier du 3 novembre 2010, le curateur de l'assurée a formé opposition, 
contestant le montant de l’épargne et des intérêts retenus au 31 décembre 2009, 
ainsi que celui de la rente du deuxième pilier. En annexe, il a produit les pièces 
justificatives.  

6. Le SPC a accusé réception de l’opposition en date du 9 novembre 2010 et annoncé 
qu’il allait procéder à un nouvel examen du dossier. 

7. Sur demande du SPC, le curateur de l'assurée a communiqué en date du 25 
novembre 2010 des pièces complémentaires relatives au compte bancaire de sa 
pupille. 

8. Le 16 décembre 2010, le SPC a rendu une nouvelle décision concernant le droit de 
l’assurée aux prestations complémentaires dès le 1er janvier 2011, fondée sur les 
mêmes bases que ses précédentes décisions. 

9. En date du 21 janvier 2011, le curateur de l'assurée a une nouvelle fois formé 
opposition. Il a rappelé que les décisions contestées des 16 juillet et 26 octobre 
2010 n’avaient fait l’objet d’aucune nouvelle décision, laissant sa pupille sans 

 
 
 

 

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ressources. Il invitait le SPC à rendre de nouvelles décisions relatives aux 
prestations complémentaires dues dès le 1er janvier 2010, le 1er août 2010 et le 1er 
janvier 2011, sous quinzaine, à défaut de quoi il interjetterait un recours pour déni 
de justice.  

10. Par décision du 28 avril 2011, le SPC a fixé à 393 fr. par mois le montant des 
prestations complémentaires fédérales dues à l’assurée dès le 1er mai 2011, se 
fondant sur les mêmes bases que ses précédentes décisions. 

11. Le curateur de l'assurée a formé opposition le 12 mai 2011, contestant à nouveau 
les montants retenus par le SPC au titre de l’épargne, des intérêts de l’épargne et de 
la rente LPP annuelle. Il a par ailleurs informé le SPC que faute de recevoir une 
nouvelle décision dans les deux dossiers déjà ouverts d’ici fin mai 2011, il agirait 
pour déni de justice. 

12. Par acte du 8 juillet 2011, le curateur de l'assurée a saisi la Chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice (ci-après : la CJCAS) d’un recours pour déni de 
justice, au motif que le SPC n’avait jamais donné suite aux oppositions formées, 
malgré ses mises en demeure. Il a souligné le fait que malgré ses oppositions, 
l’intimé avait rendu pas moins de six décisions, toujours erronées quant à leur 
calcul. Le SPC refusait ainsi de statuer sur les oppositions et de rendre justice.  

13. Par décision du 29 juillet 2011, le SPC a partiellement admis les oppositions de 
l'assurée des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011, selon des nouveaux 
décomptes et plans de calcul joints en annexe. Le nouveau solde ainsi calculé pour 
le rétroactif en faveur de l'assurée était de 17'629 fr. et le montant de ses prestations 
mensuelles dès le 1er août 2011 s'élevait à 1'354 fr. Pour le surplus, le SPC a 
confirmé ses décisions litigieuses.  

14. Par décision du même jour, le SPC a déclaré irrecevable pour cause de tardiveté 
l’opposition de l'assurée du 21 octobre 2010. Néanmoins, il a admis que sa décision 
du 16 juillet 2010 et ses décisions suivantes étaient manifestement erronées dès lors 
qu'elles avaient été rendues sans tenir compte de la situation économique effective 
de l'assurée, malgré les documents produits successivement. Il n'y avait cependant 
pas lieu de rendre une nouvelle décision dès lors que les nouveaux plans de calcul 
et décomptes sur opposition procédaient aux corrections nécessaires sur la période 
litigieuse.    

15. Le 2 août 2011, dans sa réponse au recours, l’intimé a exposé avoir rendu, en date 
du 29 juillet 2011, une décision statuant sur l’opposition du 21 octobre 2010 et une 
autre statuant sur les oppositions des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011. 
Il a dès lors conclu à ce que le recours pour déni de justice soit déclaré sans objet. 

16. Par décision du 9 août 2011, le SPC a fixé à 1'644 fr. par mois le montant des 
prestations complémentaires fédérales dues à l’assurée dès le 1er septembre 2011. 

 
 
 

 

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17. Par acte du 12 août 2011, l'assurée, par l'intermédiaire de son curateur, a interjeté 
recours contre les deux décisions sur opposition du 29 juillet 2011. Elle a conclu à 
la constatation de la nullité de la décision relative à l'opposition du 21 octobre 2010, 
à l'annulation de la décision relative aux oppositions des 3 novembre 2010, 21 
janvier et 12 mai 2011, à l'octroi de prestations complémentaires d'un montant 
mensuel de 1'903 fr. pour le mois de janvier 2010, de 1'613 fr. pour les mois de 
février à juillet 2010, de 1'903 fr. pour les mois d'août à décembre 2010, de 1'644 fr. 
pour les mois de janvier à avril 2011 et de 1'354 fr. dès le 1er mai 2011, et enfin, à la 
condamnation du SPC à lui verser la somme de 20'359 fr. à titre de rétroactif de 
prestations pour les mois de janvier 2010 à juillet 2011, le tout sous suite de dépens. 
S'agissant de la décision relative à son opposition du 21 octobre 2010, la recourante 
a indiqué que ladite opposition n'était pas irrecevable dans la mesure où son 
curateur n'avait reçu la décision du 16 juillet 2010 qu'au début du mois d'octobre 
2010, ce que le SPC ne contestait d'ailleurs pas. Par ailleurs, si la décision du SPC 
du 26 octobre 2010 constituait une nouvelle décision prise en réponse à l'opposition 
du 21 octobre 2010, la décision sur opposition rendue en date du 29 juillet 2011 
concernant ladite opposition constituait une seconde décision sur le même objet et 
devait être considérée comme nulle. S'agissant de la décision relative à ses 
oppositions des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011, la recourante a 
indiqué que concernant les prestations valables dès le 1er juillet 2010, le SPC 
dérogeait aux calculs qu'il avait lui-même établis en ajoutant le solde des avoirs 
bancaires au 31 décembre 2006 et au 31 décembre 2009, générant un montant 
d'épargne de 82'670 fr. 35 totalement insoutenable. Le SPC procédait de la même 
manière s'agissant des intérêts, en ajoutant leur montant au 31 décembre 2006 et au 
31 décembre 2009. Ce calcul erroné conduisait le SPC à créer une prétendue dette 
existante de 2'730 fr. qui était totalement fictive. Le recours portait ainsi sur la 
demande de restitution de ce montant, le rétroactif payable par le SPC étant selon la 
recourante de 20'359 fr. et non de 17'629 fr.   

18. Par arrêt du 31 août 2011, la CJCAS a déclaré sans objet le recours pour déni de 
justice, rayé la cause du rôle et condamné le SPC à payer à la recourante une 
indemnité de 1’000 fr. à titre de participation à ses frais et dépens. La CJCAS a 
relevé que le SPC avait finalement statué, après le dépôt du recours pour déni de 
justice, sur les oppositions formées par le curateur de l'assurée. Par conséquent, 
cette dernière n’avait plus d’intérêt à ce que le déni de justice soit constaté, de sorte 
que le recours était devenu sans objet, étant rappelé que le juge saisi d’un tel 
recours ne saurait statuer sur le fond du litige.  

19. Le 28 septembre 2011, dans sa réponse au recours du 12 août 2011, le SPC a conclu 
au rejet du recours. Il a expliqué que la mise à jour de l'épargne dépendait des 
renseignements fournis par le bénéficiaire ou son représentant et que dans le cas de 
la recourante, le montant de son compte épargne et les intérêts y relatifs étaient 
effectivement comptabilisés sur la base d'un relevé datant de 2006 car aucun relevé 
postérieur ou avis de clôture n'avaient été communiqués en vue d'actualiser le 

 
 
 

 

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montant retenu. Ainsi, sans que le curateur de la recourante ne s'y soit opposé ou ait 
demandé une mise à jour de l'épargne, l'intimé avait reporté le solde du compte 
épargne et les intérêts y relatifs dans les décisions prises successivement. 
Concernant la retenue de 2'730 fr. au titre de remboursement d'une dette existante 
sur le rétroactif calculé en faveur de la recourante, l'intimé a relevé que, en cas 
d'admission partielle d'une opposition concluant au recalcul des prestations dues, 
les nouveaux décomptes et plans de calcul n'annulaient ni ne remplaçaient les 
décisions précédentes. Ils reprenaient au contraire le calcul en intégrant les 
modifications admises, ce qui permettait, le cas échéant, de réduire le montant 
demandé en restitution. Par conséquent, les décisions précédentes restaient valables 
pour le surplus et l'éventuel rétroactif calculé en faveur de l'assurée était affecté au 
remboursement de la dette. En l'espèce, les nouveaux plans et décomptes sur 
opposition n'avaient ni annulé ni remplacé les décisions précédentes, mais 
seulement repris le calcul du droit aux prestations en modifiant les rubriques 
"épargne", "intérêts de l'épargne" et "rente deuxième pilier", ce qui avait généré un 
solde en faveur de la recourante de 20'359 fr. duquel avait été soustraite la dette de 
2'730 fr. issue des calculs précédents. 

20. La CJCAS a procédé à la comparution personnelle des parties en date du 9 
novembre 2011. La représentante de l'intimé a confirmé que la décision du 16 
juillet 2010 avait été notifiée à l'Étude du curateur de l'assurée par courrier 
ordinaire. Cela étant, à supposer que l'opposition de l'assurée soit recevable, elle 
devenait sans objet étant donné que le SPC avait procédé à une reconsidération par 
le biais de sa deuxième décision du 29 juillet 2011.  

Le curateur de l'assurée a précisé que ce qu'il contestait, c'était la restitution de 
2'730 fr. portés en déduction du rétroactif dû à sa pupille au motif qu'il s'agissait du 
remboursement d'une dette existante. Or, les calculs ne portaient pas sur la période 
faisant l'objet de cette restitution (1er janvier 2010 au 31 octobre 2010). Il ne savait 
pas comment le SPC avait introduit ces montants, précisant que ce dernier avait 
ajouté à nouveau les deux montants d'épargne. 

21. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006. Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur 
les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales 

 
 
 

 

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complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 
25 octobre 1968 (LPCC; RS J 7 15). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable.  

3. Le recours, interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, est recevable au sens 
des art. 56, 60 LPGA et 89B de la loi sur la procédure administrative, du 12 
septembre 1985 (LPA ; RS E 5 10).  

4. L’objet du litige porte sur le montant des prestations complémentaires accordées à 
la recourante depuis le mois de janvier 2010, et plus particulièrement sur la retenue 
de 2'730 fr. opérée sur le rétroactif calculé en sa faveur au titre du remboursement 
d'une dette existante, ainsi que sur la recevabilité de son opposition du 21 octobre 
2010. 

5. Il convient d'examiner en premier lieu la validité de la décision litigieuse du 29 
juillet 2011 déclarant irrecevable l'opposition de la recourante du 21 octobre 2010.  

a) L'art. 52 al. 1 LPGA dispose que les décisions peuvent être attaquées dans les 
trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues, à 
l’exception des décisions d’ordonnancement de la procédure. A défaut d'opposition 
dans ce délai légal, les décisions ne peuvent plus être contestées et entrent en force. 
Selon l'art. 53 al. 2 LPGA, l’assureur peut toutefois revenir sur les décisions ou les 
décisions sur opposition formellement passées en force lorsqu’elles sont 
manifestement erronées et que leur rectification revêt une importance notable. 

Selon la jurisprudence, le fardeau de la preuve de la notification d'un acte - et de la 
date à laquelle cette notification a eu lieu - incombe en principe à l'autorité qui 
entend en tirer une conséquence juridique. Cette autorité supporte dès lors les 
conséquences de l'absence de preuve en ce sens que si la notification - ou sa date - 
sont contestées et qu'il existe effectivement un doute à ce sujet, il y a lieu de se 
fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi (ATF 129 I 8 consid. 2.2 p. 10, 
124 V 400 consid. 2a p. 402 et les références). 

b) En l'occurrence, il est établi et non contesté que la décision de l'intimé du 16 
juillet 2010 a été notifiée au curateur de la recourante par courrier ordinaire.  

L'intimé allègue avoir envoyé cette décision le 16 juillet 2010, mais n'est pas en 
mesure de le prouver. Quant au jour effectif de réception de cette décision par la 
recourante, cette dernière explique qu'elle n'est parvenue à l'Étude de son curateur 
qu'au début du mois d'octobre 2010. L'intimé ne le conteste pas, étant pour sa part 
incapable d'établir ce moment.  

 
 
 

 

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c) Faute pour l'intimé de pouvoir prouver le jour d'envoi ou de réception de sa 
décision du 16 juillet 2010, la Cour de céans se fondera sur la déclaration du 
curateur selon laquelle la décision litigieuse lui est parvenue au début du mois 
d'octobre 2010. L'opposition du 21 octobre 2010 était par conséquent recevable. 
L'intimé aurait dû entrer en matière et rendre une nouvelle décision tenant compte 
des informations fournies par la recourante, ce d'autant qu'il a admis le caractère 
manifestement erroné de sa décision du 16 juillet 2010. Quoi qu'en dise l'intimé à 
cet égard, il devait procéder par la voie de l'opposition et non de la reconsidération, 
dès lors que la décision du 16 juillet 2010 n'était pas entrée en force.  

Par conséquent, la décision du 29 juillet 2011 déclarant irrecevable pour cause de 
tardiveté l’opposition de la recourante du 21 octobre 2010 doit être annulée. Bien 
fondé, le recours sera donc admis sur ce point et l'intimé invité à rendre une 
nouvelle décision.  

6. Il reste à examiner la validité de la décision litigieuse du 29 juillet 2011 relative aux 
oppositions de la recourante des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011. 

a) En vertu de l'art. 4 al.1 LPC, les ressortissants suisses qui ont leur domicile et 
leur résidence habituelle en Suisse et qui remplissent une des conditions prévues 
aux alinéas 1 à 2 de l'art. 4 LPC doivent bénéficier de prestations complémentaires 
si les dépenses reconnues (art. 10 LPC) sont supérieures aux revenus déterminants 
(art. 11 LPC). Le montant de la prestation complémentaire annuelle correspond à la 
part des dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC). 

À teneur de l’art. 25 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 
restituées, la restitution ne pouvant toutefois être exigée lorsque l’intéressé était de 
bonne foi et qu’elle le mettrait dans une situation difficile (al. 1er). Le droit de 
demander la restitution s’éteint un an après le moment où l’institution d’assurance a 
eu connaissance du fait, mais au plus tard cinq ans après le versement de la 
prestation. Si la créance naît d’un acte punissable pour lequel le droit pénal prévoit 
un délai de prescription plus long, celui-ci est déterminant (al. 2). 

b) En l'espèce, dans sa décision du 26 octobre 2010, l'intimé a calculé les 
prestations complémentaires dues à la recourante pour les périodes du 1er janvier au 
31 janvier 2010, du 1er février au 31 juillet 2010 et dès le 1er août 2010. De ces 
calculs résultait un trop perçu de 2'730 fr. que la recourante devait rembourser. 
Malgré l'opposition de cette dernière du 3 novembre 2010 indiquant que les 
décomptes et plans de calcul étaient erronés en raison du caractère inexact des 
montants retenus au titre de l'épargne, des intérêts de l'épargne et de la rente du 
deuxième pilier, l'intimé a rendu de nouvelles décisions pour les périodes dès le 1er 
janvier 2011 et dès le 1er mai 2011 basées sur les mêmes montants. Ces nouvelles 
décisions ont également été frappées d'opposition.   

 
 
 

 

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Dans la décision litigieuse du 29 juillet 2011, l'intimé a partiellement admis les 
oppositions de la recourante des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011, selon 
des nouveaux décomptes et plans de calcul. Il a par là même reconnu que ses 
décomptes de prestations précédents étaient basés sur des montants erronés, 
notamment quant à la fortune de la recourante. Les montants des prestations 
complémentaires retenus dans la décision litigieuse du 29 juillet 2011 ne sont pas 
contestés, la recourante estimant qu'ils tiennent compte de sa situation économique 
effective. En revanche, la décision litigieuse fait toujours état du montant de 2'730 
fr., contesté, demandé à la recourante au titre du remboursement d'une dette 
existante.  

c) La Cour de céans relève que dans la décision litigieuse du 29 juillet 2011, si 
l'intimé a recalculé le montant des prestations complémentaires, il s'est par contre 
contenté de retranscrire le montant de 2'730 fr. sans en vérifier son bien-fondé. Or, 
ce dernier montant est issu d'un précédent calcul basé sur des montants inexacts, 
ainsi que l'intimé l'a d'ailleurs reconnu. Ce dernier explique à cet égard que les 
nouveaux plans et décomptes sur opposition n'ont ni annulé ni remplacé les 
décisions précédentes, mais seulement repris le calcul du droit aux prestations en 
modifiant les rubriques "épargne", "intérêts de l'épargne" et "rente deuxième pilier", 
ce qui avait généré un solde en faveur de la recourante de 20'359 fr. duquel avait été 
soustraite la dette de 2'730 fr. issue des calculs précédents. Cette manière de 
procéder n'est pas soutenable, le montant de 2'730 fr. reposant sur des montants 
erronés ne pouvant pas sans autre être repris.  

Par conséquent, la décision de l'intimé du 29 juillet 2011 relative aux oppositions 
de la recourante des 3 novembre 2010, 21 janvier et 12 mai 2011 n'est pas 
acceptable, en tant qu'elle maintient sans plus ample examen la retenue de 2'730 fr. 
au titre de remboursement d'une dette existante. Cette décision devra donc être 
annulée. Bien fondé, le recours sera admis également sur ce point et l'intimé invité 
à rendre une nouvelle décision.   

7. Il résulte de ce qui précède que le recours sera admis et les décisions sur opposition 
du 29 juillet 2011 annulées. L'intimé sera invité à rendre une nouvelle décision 
tenant compte de la situation économique effective de la recourante pour l'ensemble 
des périodes litigieuses. 

8. La recourante, qui obtient gain de cause, aura droit à des dépens à concurrence de 
1'500 fr (art. 89H al. 3 LPA). Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 89H al. 
1 LPA). 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L'admet et annule les décisions sur opposition du 29 juillet 2011 dans le sens des 
considérants. 

3. Renvoie la cause au SPC pour nouvelle décision. 

4. Condamne l’intimé à verser à la recourante une indemnité de 1’500 fr. à titre de 
dépens.  

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - 
LTF; RS 173.110) aux conditions de l’art. 95 LTF pour ce qui a trait aux 
prestations complémentaires fédérales, par la voie du recours constitutionnel 
subsidiaire (articles 113 ss LTF) aux conditions de l’art. 116 LTF pour ce qui a trait 
aux prestations complémentaires cantonales. Le mémoire de recours doit indiquer 
les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou 
de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 

Juliana BALDE 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le