# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 79e29c27-8426-58aa-a512-2edf7f72da8c
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-10-13
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 13.10.2015 RR.2015.226
**Docket/Reference:** RR.2015.226
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_RR-2015-226_2015-10-13

## Full Text

Entraide judiciaire internationale en matière pénale au Luxembourg. Extension du principe de spécialité (art. 67 al. 2 EIMP).
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale au Luxembourg. Extension du principe de spécialité (art. 67 al. 2 EIMP).
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale au Luxembourg. Extension du principe de spécialité (art. 67 al. 2 EIMP).
;;Entraide judiciaire internationale en matière pénale au Luxembourg. Extension du principe de spécialité (art. 67 al. 2 EIMP).

Arrêt du 13 octobre 2015 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, président, 

Giorgio Bomio et Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Julienne Borel 

   

Parties  A. LIMITED, représentée par Me Philippe Preti, 

avocat, 

recourante 

  

 contre 

   

  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, UNITÉ 

ENTRAIDE JUDICIAIRE, 

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale au 

Luxembourg 

 

Extension du principe de spécialité (art. 67 al. 2 EIMP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: RR.2015.226 

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- la commission rogatoire internationale adressée aux autorités helvétiques 

par le Luxembourg le 9 janvier 2012 (act. 1.3), 

 

- l'entrée en matière le 10 février 2012 du Ministère public genevois (ci-après: 

MP-GE), requis directement par l'autorité étrangère, sur ladite commission 

rogatoire (in act. 1.4), 

 

- la décision de clôture partielle du 6 mars 2013 rendue par le MP-GE 

ordonnant la transmission au Luxembourg des documents bancaires relatifs 

au compte n° 1 détenu par A. Limited à la banque B. (in act. 1.4), 

 

- le recours interjeté à l'encontre de ladite décision par A. Limited le 5 avril 

2013 auprès de la Cour de céans (in act. 1.8), 

 

- l'arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2013.95 du 24 juillet 2013 rejetant le 

recours de A. Limited (act. 1.8), 

 

- le courrier du MP-GE du 10 septembre 2013 par lequel il a transmis aux 

autorités luxembourgeoises les documents récoltés en exécution de la 

commission rogatoire (in act. 1.2), 

 

- la demande d'entraide du 2 décembre 2014 adressée par le Commissariat 

Répression d'Infractions Financières de la Surintendance de la Police 

Fédérale à São Paulo, Brésil, aux autorités luxembourgeoises (act. 1.5; in 

act. 1.2), 

 

- la demande de retransmission du 29 avril 2015 soumise par les autorités 

luxembourgeoises à l'Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ), par laquelle 

elles demandent l'autorisation de transmettre aux autorités brésiliennes les 

documents que leur a fournis le MP-GE les 10 avril et 10 septembre 2013 

dans le cadre de la demande d'entraide du 2 décembre 2014 (act. 1.6), 

 

- la décision relative à l'extension du principe de la spécialité rendue par l'OFJ 

le 9 juillet 2015 selon laquelle il autorise les autorités luxembourgeoises à 

remettre au Brésil la documentation bancaire relative au compte n° 1 de A. 

Limited auprès de la banque B. (act. 1.2, p. 4), 

 

- le recours du 10 août 2015 formé par A. Limited à l'encontre de ce dernier 

prononcé (act. 1), 

 

- la demande d'avance de frais de CHF 5'000.-- avec un délai au 24 août 2015 

- 3 - 

 

 

requise par la Cour de céans le 12 août 2015 (act. 3), 

 

- le courrier de la recourante du 25 août 2015 par lequel elle déclare retirer 

son recours (act. 4), 

 

 

considérant: 

 

- que suite au retrait du recours, il y a lieu de rayer la cause du rôle (arrêts du 

Tribunal pénal fédéral RR.2015.75 du 19 juin 2015 et RR.2012.161 du 3 août 

2012 et références citées); 

 

- qu'en règle générale, les frais de procédure comprenant l'émolument d'arrêt, 

les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge de la 

partie qui succombe (art. 63 al. 1 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur 

la procédure administrative [PA; RS 172.021], applicable par renvoi de 

l'art. 39 al. 2 let. b de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l'organisation des 

autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]); 

 

- que la recourante a simplement indiqué qu'elle retirait son recours; 

 

- que dans ces conditions, il y a lieu de considérer la recourante comme partie 

qui succombe au sens de l'art. 63 al. 1 PA (arrêts du Tribunal pénal fédéral 

RR.2012.161 précité et RR.2012.152 du 10 juillet 2012 et les références 

citées); 

 

- qu'en l'espèce, le retrait du recours est intervenu au stade initial de la 

procédure et avant que l'autorité d'exécution ne soit invitée à produire le 

dossier (art. 57 al. 1 PA); 

 

- que la recourante doit en conséquence supporter les frais engagés jusqu'ici, 

lesquels sont fixés à CHF 300.--, en application des art. 73 al. 2 LOAP et 8 

al. 3 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, 

émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; 

RS 173.713.162) et art. 63 al. 5 PA. 

 

 

- 4 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Il est pris acte du retrait du recours. 

 

2. La procédure RR.2015.226 est rayée du rôle. 

 

3. Un émolument de CHF 300.-- est mis à la charge de la recourante. 

 

 

Bellinzone, le 13 octobre 2015 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Philippe Preti, avocat 

Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant 
le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission 
de renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices 
graves (art. 84 al. 2 LTF).