# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4d91d925-aae6-513d-a899-e138a06182c5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-09-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 14.09.2020 C/3558/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-3558-2020_2020-09-14.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 01.10.2020. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/3558/2020 ACJC/1288/2020 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 14 SEPTEMBRE 2020 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, ______ Genève, recourant contre un jugement 
rendu par la 10ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 10 juin 

2020, comparant en personne, 

et 

B______ SA, sise c/o Poncet, Turrettini, avocats, rue de Hesse 8-10, 1204 Genève, 
intimée, comparant en personne. 

 

- 2/6 - 
 

C/3558/2020 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7102/2020 du 10 juin 2020, reçu par A______ le lendemain, le 
Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure sommaire, a débouté 

le précité de ses conclusions en mainlevée provisoire de l'opposition (ch. 1 du 

dispositif), a arrêté les frais judiciaires à 300 fr., compensés avec l'avance fournie 

(ch. 2), les a laissés à la charge de A______ (ch. 3) et a dit qu'il n'y avait pas lieu à 

l'allocation de dépens (ch. 4). 

 En substance, le Tribunal a retenu qu'aucune des pièces produites ne comportait 

de signature des représentants de B______ SA, de sorte qu'elles ne valaient pas 

reconnaissance de dette. 

B. a. Par acte expédié le 15 juin 2020 au greffe de la Cour de justice, A______ a 
formé recours contre ce jugement, sollicitant implicitement l'annulation de celui-

ci. Il a conclu au réexamen de sa requête, à ce que l'opposition soit déclarée non 

fondée et au prononcé de la mainlevée provisoire. 

 Il a produit de nouvelles pièces (n. 3 à 6). 

 b. Dans sa réponse du 13 juillet 2020, B______ SA a conclu au déboutement de 
A______ de ses conclusions, sous suite de frais et dépens. 

 c. A______ n'ayant pas fait usage de son droit de réplique, les parties ont été 
avisées par plis du greffe du 13 août 2020 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure de première instance : 

 a. A la requête de A______, l'Office cantonal des poursuites a notifié le 1er mars 
2019 à B______ SA un commandement de payer, poursuite  

n° 1______, pour les sommes de 8'625 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er décembre 

2017 (poste 1) et 1'053 fr., avec intérêts à 5% dès le 1er décembre 2017 (poste 2). 

 Dans la rubrique Titre et date de la créance ou cause de l'obligation figurent "Note 

Honoraires du 31 octobre 2017" pour le poste 1 et "Note Honoraires du 31 octobre 

2017" pour le poste 2. 

 B______ SA a formé opposition à la poursuite. 

 b. Par requête déposée le 19 février 2020 au Tribunal, A______ a requis le 
prononcé de la mainlevée provisoire de l'opposition formée au commandement de 

payer précité. 

 Il a versé à la procédure, outre la copie de la réquisition de poursuite, une page de 

garde de la comptabilité établie pour la société B______ SA en 2016 ainsi que le 

- 3/6 - 
 

C/3558/2020 

détail de la déclaration fiscale pour la même année, un relevé de compte ICC 

2016, deux factures établies par ses soins le 31 octobre 2017 et deux rappels de 

paiement du 13 décembre 2018. 

 c. Le Tribunal a rendu son jugement sans transmettre à B______ SA la requête, 
considérant que celle-ci était manifestement infondée. 

EN DROIT 

1. 1.1 En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 309 let. b ch. 3 et 319 lit. a CPC). La procédure sommaire s'applique (art. 251 

let. a CPC). 

En l'espèce, le recours, écrit et motivé (art. 130, 131, 321 al. 1 CPC), adressé à la 

Cour de justice dans un délai de dix jours dès la notification de la décision 

entreprise (art. 142 al. 1 et 3, 251 let. a, 321 al. 2 CPC), est recevable. 

1.2 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits  

(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 

un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 

formulés et motivés par le recourant (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., 

n. 2307).  

1.3 Le recours étant instruit en procédure sommaire, la preuve des faits allégués 
doit être apportée par titres (art. 254 CPC). Les maximes des débats et de 

disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et art. 58 al. 1 CPC). 

1.4 Le contentieux de la mainlevée de l'opposition (art. 80 ss LP) est un 
"Urkundenprozess " (art. 254 al. 1 CPC), dont le but n'est pas de constater la 

réalité d'une créance, mais l'existence d'un titre exécutoire; le juge de la mainlevée 

examine uniquement la force probante du titre produit par le créancier 

poursuivant, sa nature formelle, et non pas la validité de la prétention déduite en 

poursuite (ATF 132 III 140 consid. 4.1.1 et les références). Le prononcé de 

mainlevée ne sortit que des effets de droit des poursuites (ATF 100 III 48 

consid. 3) et ne fonde pas l'exception de chose jugée (res iudicata) quant à 

l'existence de la créance (ATF 136 III 583 consid. 2.3). La décision du juge de la 

mainlevée ne prive donc pas les parties du droit de soumettre à nouveau la 

question litigieuse au juge ordinaire (art. 79 et 83 al. 2 LP; ATF 136 III 528 

consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_577/2013 du 7 octobre 2013 

consid. 4.1). 

1.5 Les conclusions, allégations de fait et preuves nouvelles sont irrecevables dans 
le cadre d'un recours (art. 326 CPC). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20140
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/100%20III%2048
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20583
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20528
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_577/2013

- 4/6 - 
 

C/3558/2020 

Dès lors, les pièces nouvellement versées par le recourant sont irrecevables, ainsi 

que les allégués de fait s'y rapportant.  

2. Le recourant reproche au Tribunal de ne pas avoir prononcé la mainlevée 
provisoire de l'opposition. 

2.1 Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée 

provisoire (art. 82 al. 1 LP).  

Le juge de la mainlevée provisoire doit vérifier d'office notamment l'existence 

matérielle d'une reconnaissance de dette (ATF 139 III 444 consid. 4.1.1, et les 

références; arrêt du Tribunal fédéral 5A_40/2013 du 29 octobre 2013 consid. 2.2), 

l'identité entre le poursuivant et le créancier désigné dans ce titre, l'identité entre le 

poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite en 

poursuite et la dette reconnue (ATF 139 III 444 précité consid. 4.1.1 et les 

références; GILLIERON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour 

dettes et la faillite, 1999, n. 73ss ad art. 82 LP).  

Par reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP, il faut entendre 

notamment l'acte sous seing privé, signé par le poursuivi, d'où ressort sa volonté 

de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent 

déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 139 III 297 consid. 2.3.1; 

136 III 624 consid. 4.2.2; 136 III 627 consid. 2).  

Une reconnaissance de dette peut aussi résulter d'un ensemble de pièces dans la 

mesure où il en ressort les éléments nécessaires. Cela signifie que le document 

signé doit clairement et directement faire référence, respectivement renvoyer, aux 

documents qui mentionnent le montant de la dette ou permettent de le chiffrer 

(parmi plusieurs : ATF 139 III 297 consid. 2.3.1; 136 III 627 consid. 2 et 3.3; 132 

III 480 consid. 4.1 et les références citées). Une référence ne peut cependant être 

concrète que si le contenu des documents auxquels il est renvoyé est connu du 

déclarant et visé par la manifestation de volonté signée (ATF 139 III 297 

consid. 2.3.1; 136 III 627 consid. 3.3; 132 III 480 consid. 4.3). En d'autres termes, 

cela signifie que le montant de la dette doit être fixé ou aisément déterminable 

dans les pièces auxquelles renvoie le document signé, et ce au moment de la 

signature de ce dernier (STÜCHELI, Die Rechtsöffnung, 2000, p. 191; STAEHELIN, 

in Basler Kommentar, Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, vol. I, 

2e éd. 2010, n. 26 ad art. 82 LP). 

Pour justifier la mainlevée de l'opposition, la créance doit être exigible au plus 

tard au moment de l'introduction de la poursuite, c'est-à-dire lors de la notification 

du commandement de payer (VEUILLET, La mainlevée de l'opposition, 2017, n. 95 

ad art. 82 LP). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20444
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_40/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20444
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20624
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20627
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20627
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20480
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20480
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20627
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20480

- 5/6 - 
 

C/3558/2020 

Des factures ne valent pas reconnaissance de dette et ce, même si elles ne sont pas 

contestées (arrêt du Tribunal fédéral 5P.290/2006 du 12 octobre 2006 consid. 3.2). 

2.2 En l'espèce, le recourant a produit, en guise de titre de mainlevée, la première 
page d'un bilan, deux factures et deux rappels de paiement. Il n'a en revanche 

versé aucun contrat qui le lierait à l'intimée. Comme l'a retenu à bon droit le 

Tribunal, les titres sont dépourvus de signature de l'intimée, de sorte qu'ils ne 

valent pas reconnaissance de dette, pas plus, au demeurant, que les pièces 

produites, fussent-elles rapprochées les unes des autres. Dès lors, le recourant ne 

dispose d'aucune reconnaissance de dette. 

Le recours sera, dès lors, rejeté. 

3. Les frais judiciaires du recours seront arrêtés à 450 fr. (art. 48 et 61 OELP). 
Ils seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC) et 

compensés avec l'avance effectuée, laquelle demeure acquise à l'Etat de Genève 

(art. 111 al. 1 CPC).  

 Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée, les démarches effectuées ne le justifiant 
pas, au vu de la réponse d'une page (art. 95 al. 3 let. c CPC a contrario). 

* * * * * 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5P.290/2006

- 6/6 - 
 

C/3558/2020 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 15 juin 2020 par A______ contre le jugement 

JTPI/7102/2020 rendu le 10 juin 2020 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/3558/2020-10 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 450 fr., compensés avec l'avance fournie, 

acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN et Madame Nathalie 

LANDRY-BARTHE, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 
Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.