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**Case Identifier:** ebdde1a7-b02f-58e3-add8-3af366745ace
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 13.10.2016 P/12222/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-12222-2013_2016-10-13.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/12222/2013 AARP/411/2016

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du jeudi 13 octobre 2016  

 

Entre 

A______, comparant par Me Christian DENERIAZ, avocat, rue Centrale 5, case postale 

3149, 1002 Lausanne, 

appelant, 

 

contre le jugement JTDP/481/2015 rendu le 17 juin 2015 par le Tribunal de police, 

 

et 

B______, comparant par Me C______, avocat, ______, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

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EN FAIT : 

A. a. Par courrier expédié le 3 août 2015, A______ déclare appeler du jugement du 
17 juin 2015 du Tribunal de police, notifié le 13 juillet suivant, par lequel B______ a 

été acquittée du chef de diffamation (art. 173 ch. 1 du Code pénal suisse du 

21 décembre 1937 [CP-RS 311.0]), frais de la procédure à la charge de l'Etat, et s'est 

vue allouer une indemnité de CHF 3'921.20 en couverture des dépenses occasionnées 

par l'exercice raisonnable de ses droits de défense, alors que les conclusions civiles 

de A______ étaient rejetées. 

 A______ conclut à ce que B______ soit reconnue coupable de diffamation et 

condamnée à lui payer CHF 15'000.- en couverture de ses honoraires d'avocat pour 

l'ensemble de la procédure. 

 Il produisait le courrier motivé et un chargé de 19 pièces qu'il avait personnellement 

adressés après la clôture des débats à la présidente du Tribunal de police, laquelle les 

lui avait retournés. Il requérait en outre l'apport des dossiers concernant son fils 

auprès de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte ______ et de l'Office pour 

la protection de l'enfant du canton Valais, ainsi que celui constitué par le médecin 

psychiatre de l'enfant. 

 b.a. Selon l'ordonnance pénale du Ministère public (MP) du 4 juin 2014, valant acte 
d'accusation, il était reproché à B______ d'avoir, à Genève, dans une lettre non datée, 

à l'en-tête du foyer D______, intitulée "A QUI DE DROIT", déclaré que "Madame 

E______ fait preuve d'une grande motivation et d'un remarquable équilibre malgré 

son chagrin d'être éloignée de son fils, F______, de par la malveillance de certains 

adultes qui n'ont pas hésité à lui nuire pour le récupérer en abusant de sa naïveté, de 

sa bonne foi et de la méconnaissance de ses droits", portant ainsi atteinte à l'honneur 

de A______, étant précisé que cette lettre a été remise à Me G______, conseil de 

E______, et produite dans le cadre d'une procédure pénale ______ ouverte devant le 

MP de l'arrondissement de ______ opposant E______ à H______.  

 b.b. Le texte intégral du document en cause est le suivant : 

"A QUI DE DROIT 

Madame E______, brésilienne née le ______ 1970, est hébergée au sein de notre 

Foyer depuis le 16 octobre 2012. Une attestation de l'Office cantonal de la 

population lui a été délivrée et un permis de séjour est en cours d'obtention. 

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Nous poursuivons notre accompagnement, tant au niveau de la prise en charge 

financière, du soutien psychosocial que vis à vis de sa formation en français où ses 

progrès spectaculaires sont attestés par l'école privée qui lui dispense les cours. 

Madame E______ fait preuve d'une grande motivation et d'un remarquable équilibre 

malgré son chagrin d'être éloignée de son fils, F______, de par la malveillance de 

certains adultes qui n'ont pas hésité à lui nuire pour le récupérer en abusant de sa 

naïveté, de sa bonne foi et de la méconnaissance de ses droits. 

Elle participe activement à la vie du Foyer de la Fondation D______ et assume à 

satisfaction la garde d'un enfant durant les activités professionnelles de la mère de 

ce dernier. 

Nous nous portons garantes de la moralité de Madame E______ et de sa capacité à 

s'occuper de son fils, et d'assumer une formation telle que Auxiliaire de santé de la 

Croix-Rouge afin de travailler dans un EMS en 2014. 

Notre grande expérience dans l'accompagnement des mères, subissant ce genre de 

problèmes, nous permet de réitérer notre proposition de recevoir son fils dans le 

cadre de droit de visite bien légitime." 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a.a. A______ et E______ sont les parents de F______, né le ______ 2005, et 
reconnu par son père le 14 juin 2005. Dès novembre 2005, l'enfant a résidé au Brésil, 

auprès de sa mère, jusqu'à ce que, durant l'été suivant, les parents concluent une 

convention l'autorisant à vivre auprès de A______, lequel l'a ramené en Suisse, au 

______.  

Par courrier du 16 février 2009, E______ a requis des autorités vaudoises la 

délivrance d'un permis d'établissement au titre du regroupement familial, ce qui lui a 

été refusé, une décision d'interdiction d'entrée en Suisse, valable jusqu'au 

12 septembre 2013 étant prononcée à son encontre le 13 septembre 2010. Saisi d'un 

recours, le Tribunal administratif fédéral a suspendu la procédure jusqu'à droit connu 

dans le cadre de celle pendante auprès des autorités tutélaires valaisannes. 

a.b. En effet, les parents étaient opposés par une première, suivie d'une seconde, 
procédure civile relatives à l'autorité parentale et à la garde sur l'enfant, puis aux 

modalités du droit de visite de la mère et à leurs capacités éducatives respectives. 

Dans ce contexte, par décision du 14 juin 2011, la Cour civile II du Tribunal cantonal 

du Valais a maintenu l'autorité parentale de E______, a attribué la garde sur l'enfant 

au père et réservé à la mère un droit de visite hebdomadaire dans un point de 

rencontre, curatelle de surveillance du droit de visite à l'appui. 

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a.c. Les parents de F______ sont également opposés par plusieurs procédures 
pénales en Valais. Le 4 décembre 2009, E______ a déposé plainte pénale contre 

A______ pour enlèvement de mineur, affirmant qu'elle n'avait pas véritablement 

compris la portée des documents qu'elle avait signés au Brésil, et qui avaient été 

établis par A______, de sorte qu'elle n'avait pas valablement consenti au départ 

définif de son fils. A______ pour sa part a déposé plainte à son encontre pour 

dénonciation calomnieuse puis, le 23 mai 2012, pour actes préparatoires à 

enlèvement.  

b.a. Le 25 avril 2012, H______, apparemment informateur de la police et ancien ami 
intime de E______, avait en effet déclaré que celle-ci lui avait demandé de l'aider à 

enlever son fils et à s'enfuir en Serbie ou au Brésil.  

E______ a toujours contesté ces accusations et a déposé plainte contre H______ 

devant le MP vaudois, ce qui a donné lieu à l'ouverture de la procédure ______. 

b.b. Le 11 juillet 2013, A______ a reçu de son avocat une copie du dossier de la 
procédure pénale ______, dont la production avait été ordonnée par le MP valaisan.  

c.a.a. Le 7 août 2013, A______ et son épouse I______ ont déposé plainte contre 
B______, lui reprochant d'avoir rédigé le courrier visé dans l'ordonnance pénale 

valant acte d'accusation et qui avait été produit dans la procédure pénale vaudoise 

______. Ils n'étaient certes pas cités nommément, mais il était évident qu'ils étaient 

les "adultes" malveillants évoqués par B______ puisqu'ils avaient "récupéré" l'enfant 

F______.   

En signant sa missive non seulement en qualité de directrice-adjointe du foyer, mais 

également en tant que députée ______ au Grand conseil, B______ avait profité de sa 

position politique "pour influencer les autorités, les parties ainsi que tous les 

protagonistes (OPE, chambre pupillaire, pédopsychiatre, Juges etc.)". 

c.a.b. Deux attestations émanant de l'association D______ étaient annexées à la 
plainte, soit celle à l'origine de la présente procédure, et un document du 16 octobre 

2012, également signé de la main de B______, aux termes de laquelle l'association se 

portait garante de la prise en charge financière et d'accompagnement psychosocial de 

E______ dans le cadre de la procédure qui l'opposait au père de son fils. 

c.a.c. Cette plainte a ultérieurement été l'objet d'une ordonnance de classement 
partielle en ce qu'elle émanait de I______ ainsi que pour le reproche d'abus 

d'autorité. 

c.b.  Devant le MP, A______ a expliqué qu'il avait pris connaissance du document 
litigieux à réception du dossier vaudois opposant E______ et H______, versé à la 

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procédure valaisanne menée dans le cadre des plainte et contre-plainte pénales 

déposées par E______ et lui-même pour enlèvement de mineur, respectivement 

dénonciation calomnieuse. A sa lecture, il s'était demandé ce que venait faire ce 

document dans la procédure pénale H______ alors qu'il concernait manifestement le 

litige entre E______ et lui-même. Il s'était d'emblée reconnu, ainsi que son épouse, 

car E______ lui reprochait d'avoir abusé de sa confiance pour obtenir d'elle qu'elle le 

laisse emmener l'enfant, ce qui lui avait permis de le récupérer. Il savait qui était 

B______ car elle avait accompagné E______ à presque toutes les audiences depuis 

l'automne 2012.  

A______ persistait dans sa plainte contre B______ parce que celle-ci avait de 

l'influence auprès des autorités et qu'il voulait que cela cesse.  

Il ne pensait pas que B______ avait visé H______ dans son courrier, comme elle 

l'affirmait, puisqu'elle avait mentionné plusieurs personnes et non une seule et qu'il 

ne voyait pas en quoi ce dernier pouvait être concerné. Les personnes visées étaient 

celles qui avaient "récupéré" l'enfant ; or, c'était bien ce qu'il avait fait, en 2006. 

De 2009 à 2012, E______ avait pu exercer son droit de visite, qui avait ensuite été 

suspendu suite à la dénonciation par H______ et la plainte de A______, pour 

reprendre le 3 janvier 2015. 

d.a. Selon les déclarations de B______ à la police, E______ logeait au foyer 
D______ depuis le mois d'octobre 2012. La lettre litigieuse était une attestation de 

moralité remise par elle-même au conseil de E______. En le rédigeant, elle avait 

"surtout" pensé à H______ et en tout cas pas à la famille AI______ ; "ce n'était pas 

son problème" si celle-ci s'était sentie concernée. B______ avait rencontré A______ 

à deux reprises et une fois I______, à l'occasion d'audiences. Elle n'avait rien contre 

eux, et avait même proposé de faire office d'accompagnante lors de déplacements de 

l'enfant entre Genève et le Valais.  

E______ avait été "guidée" vers le foyer afin qu'elle puisse être accompagnée dans la 

démarche pour récupérer son fils ou au moins bénéficier d'un droit de visite. Elle 

était considérée par B______ et ses collègues comme une victime de violences 

domestiques en raison de la détresse psychologique qu'elle présentait. B______ avait 

appris les accusations portées par H______ en examinant des documents dont 

E______ lui avait demandé de lui expliquer la teneur. 

d.b. Devant le MP, B______ a réitéré que son courrier ne visait pas les époux 
AI______, mais bien H______. Elle estimait d'ailleurs qu'il n'était pas attentatoire à 

l'honneur. B______ tenait de E______ et de l'avocat de celle-ci que H______ était 

"un cas psychiatrique" qui avait cru comprendre qu'il était approché en vue d'un 

enlèvement de l'enfant et avait dénoncé E______, ce qui avait beaucoup réjoui 

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A______. Depuis, E______ n'avait revu son fils qu'à une occasion. B______ avait 

rédigé spontanément le document litigieux, afin que l'avocat de E______ en fasse 

usage dans les procédures vaudoises et valaisannes. Elle avait souhaité montrer que 

celle-ci était respectable et avait été manipulée par H______ qui l'avait dénoncée 

faussement, ce qui avait eu pour regrettable effet de péjorer sa situation. Elle avait 

écrit que des "adultes" avaient nui à E______ "pour récupérer son fils" parce que la 

manœuvre de H______ avait de fait bénéficié à A______, le droit de visite ayant été 

interrompu. H______ avait abusé de la faiblesse de E______ en lui promettant 

n'importe quoi, y compris de l'épouser et "probablement de vivre avec son fils". 

Plus précisément, B______ avait rédigé le courrier après avoir accompagné E______ 
à une audience devant le MP vaudois, en qualité de personne de confiance, suite à 

laquelle H______ avait déposé plainte pénale contre le Procureur et contre elle-

même.  

e.a. Devant le premier juge, persistant dans les termes de sa plainte, A______ a 
contesté que le courrier litigieux ait pu être rédigé au mois de mai 2013, ne voyant 

pas pourquoi B______ aurait choisi ce moment-là, alors que la procédure H______ 

datait de 2009 (sic). Il était vrai que le droit de visite de E______ avait été suspendu 

suite à la dénonciation par ce dernier mais E______ et lui "se faisaient déjà la 

guerre" en octobre 2012. Il avait déposé plainte pénale afin que B______ cesse d'agir 

dans la procédure, ayant constaté des volte-face à 180 degrés de certains intervenants 

suite à ses immixtions. 

e.b. B______ a rappelé qu'elle n'avait en tout cas pas pu rédiger le courrier avant 
octobre 2012, ne connaissant pas E______. Celle-ci lui avait dit que A______ ne 

l'empêchait pas de voir son fils avant l'intervention de H______. Elle était effondrée 

de ne plus pouvoir voir l'enfant et en voulait au dénonciateur, pas au père, avec 

lequel les rapports étaient compliqués mais pas agressifs. 

Elle a notamment produit un exemplaire du courrier litigieux portant la mention 

"MAI 2013" en guise de date, un courrier du 27 mai 2015 de l'avocat de H______ à 

l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte de ______, confirmant que son client 

avait reconnu que ses accusations à l'encontre de E______ étaient infondées et un 

courrier d'excuses de ce dernier. 

Après l'audience, elle a produit la convocation à l'audience du 29 avril 2013, suite à 

laquelle elle disait avoir rédigé l'attestation taxée de diffamatoire. 

C. a. Le bordereau derechef produit par A______ avec sa déclaration d'appel comportait 
notamment les documents suivants : 

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- l'index des pièces de la procédure ______ et le procès-verbal des opérations dans 

leur état au 5 juillet 2013, lesquels ne font pas mention de l'attestation litigieuse ; 

- une troisième attestation destinée "A QUI DE DROIT", datée du 16 novembre 2012, 

selon laquelle D______ s'engageait, sous la plume de B______, à ce que E______ 

n'émarge pas à l'assistance sociale ainsi qu'à financer des cours de français afin que 

celle-ci puisse accéder à une formation d'auxiliaire de santé auprès de la Croix-

Rouge, ce qui lui permettrait, en 2013, de trouver un emploi au sein d'un EMS. En 

outre, l'association pouvait à tout moment accueillir l'enfant F______ afin qu'il vive 

auprès de sa maman. 

b.a. Interpellée conformément à l'art. 400 al. 3 du Code de procédure pénale, du 
5 octobre 2007 [CPP ; RS 312.0]), B______ a requis la non-entrée en matière au 

motif que l'appel était tardif, aucune annonce n'ayant été déposée dans le délai de 

10 jours dès la notification du jugement, et que l'appelant n'avait pas d'intérêt 

juridique à l'appel, ayant expliqué que le but qu'il poursuivait relevait de la tactique 

procédurale dans le cadre du litige l'opposant à E______.  

Par ordonnance motivée du 19 avril 2016, la Chambre pénale d'appel et de révision 

(CPAR) a écarté les incidents de non-entrée en matière, admis la production des 

pièces annexées à la déclaration d'appel, rejeté les autres réquisitions de preuve de 

A______ et ordonné l'instruction de la cause par la voie écrite, impartissant à ce 

dernier un délai pour, le cas échéant, compléter la déclaration d'appel d'ores et déjà 

motivée. 

S'agissant de la non-entrée en matière, la CPAR a retenu que : 

- de jurisprudence bien établie, lorsque, comme en l'espèce, la juridiction de première 

instance notifie directement aux parties un jugement motivé sans leur avoir au 

préalable signifié le dispositif, l'annonce d'appel devient sans portée et il suffit de 

déposer une déclaration d'appel dans les vingt jours suivant la notification du 

jugement motivé en application de l'art. 399 al. 3 CPP (ATF 138 IV 157 consid. 2.2, 

JdT 2013 IV 9 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_444/2011 du 20 octobre 2011 

consid. 2.5), délai respecté en l'occurrence ; 

- A______ revêtait tant la qualité de lésé supposé que de partie plaignante, ce qui lui 

donnait le droit de former appel pour demander la poursuite et la condamnation de 

l'auteur de l'infraction (art. 119 al. 2 let. a CPP) et fondait simultanément son intérêt 

juridique au sens de l'art. 382 al. 1 CPP, peu importe sa motivation. 

 b. A teneur de sa déclaration d'appel, qu'il n'a pas souhaité compléter, A______ 
estimait qu'il pouvait être déduit du contexte que l'attestation diffamatoire litigeuse 

avait été établie "à la suite" de celle du 16 novembre 2012, vraisemblablement après 

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une audience du 20 novembre suivant dans les locaux de l'Autorité de protection de 

l'enfant et de l'adulte, des lors qu'il était de nouveau question d'accueillir l'enfant 

F______. Il résultait clairement du dossier que l'ensemble des attestations écrites en 

2012 était destinée à la procédure opposant E______ à A______ au sujet de leur 

enfant. Il était probable que ces pièces avaient ensuite été versées au dossier de la 

procédure pénale opposant E______ et H______, mais leur contenu n'avait 
strictement rien à voir avec ce dernier.  

 c. Quand bien même il n'a formé ni appel, ni appel joint, le MP, par écriture du 
22 juin 2016, appuie les conclusions de A______, reprochant au premier juge d'avoir 

sans motivation fait abstraction de la corrélation étroite entre l'attestation litigieuse et 

les accusations par ailleurs formulées par E______ à l'encontre de A______ d'avoir 

ramené son fils du Brésil en 2006 à l'aide d'un subterfuge. Le père de l'enfant avait 

raison de soutenir que le document litigieux avait dû être rédigé en novembre ou 

décembre 2012 car la mention selon laquelle une attestation de l'Office cantonal de la 

population avait été délivrée, un permis de séjour étant en cours d'obtention, 

reprenait mot pour mot un document émanant dudit Office, établi le 23 octobre 2012, 

de sorte qu'il était peu probable que B______ s'en soit inspirée sept mois après. Au 

contraire, l'attestation litigieuse avait sans doute été rédigée dans la foulée de 

l'audience du 20 novembre 2012 évoquée par A______. Une interprétation du texte 

conduisait à la conclusion que "la malveillance de certains adultes" était une allusion 

au fait que A______ avait ramené l'enfant F______ du Brésil, sans considérer les 

intérêts de la mère. La mention de ce qu'il avait été tiré profit de sa faibles était une 

référence au fait qu'elle soutenait avoir été amenée à signer des documents qu'elle ne 

comprenait pas. Enfin, le verbe "récupérer" supposait que le sujet ait préalablement 

perdu ou été séparé d'une chose, ce qui excluait H______ et désignait clairement 

A______. 

 d.a. B______ a produit un mémoire de réponse du 29 juin 2016 concluant au rejet de 
l'appel. 

Outre que les propos litigieux n'étaient pas diffamatoires, il était évident qu'ils 

visaient H______. E______ s'était vu interdire tout contact avec son fils du seul fait 

des mensonges de H______ et c'est à cela que B______ avait réagi, voulant apporter 

son soutien professionnel à une personne défavorisée. Comme elle l'avait indiqué 

dans la procédure, en parlant de la manipulation dont E______ avait été victime, 

B______ avait fait allusion au fait que H______ lui avait promis "n'importe quoi, y 

compris de l'épouser et probablement de vivre avec son fils." L'emploi du pluriel 

("certains adultes") s'expliquait par le fait que l'intéressé avait lui-même mentionné 

d'autres intervenants, y compris "des serbes" susceptibles d'aider dans la coupable 

entreprise attribuée à E______, sans préjudice de ce que A______ ne pouvait pas 

davantage que H______ être identifié en la personne de plusieurs "adultes". 

B______ n'avait pas de raisons de critiquer A______ et son épouse, qu'elle ne 

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connaissait guère, et son attestation avait effectivement été produite dans la 

procédure pénale vaudoise, ce qui confirmait ses dires. 

d.b. B______ requiert en outre l'octroi d'une indemnité pour les frais nécessaires de 
défense en seconde instance d'un montant total de CHF 8'926.70, au taux horaire de 

CHF 425.- pour le chef d'étude (cinq heures et 15 minutes), CHF 300.- pour ses 

collaborateurs (18 heures et 30 minutes) et CHF 150.- pour son avocate stagiaire 

(35 minutes). En particulier, Me C______ a consacré deux heures et 30 minutes à 

l'écriture soulevant le double incident de non-entrée en matière et une heure à la 

rédaction d'un courrier par lequel sa mandante acquiesçait au principe d'une 

instruction écrite de l'appel mais rappelait à la CPAR qu'il fallait préalablement que 

les questions soulevées à l'appui de la demande de non-entrée en matière soient 

tranchées. Le temps facturé par un collaborateur au titre de l'examen du dossier, que 

ce soit au greffe ou en cabinet, avant ou après ladite consultation au greffe, ascende à 

huit heures, et celui pris pour la rédaction du mémoire de réponse à huit heures et 

trente minutes. 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 CPP) 

 La partie qui attaque seulement certaines parties du jugement est tenue d'indiquer 

dans la déclaration d'appel, de manière définitive, sur quelles parties porte l'appel, à 

savoir (art. 399 al. 4 CPP) : la question de la culpabilité, le cas échéant en rapport 

avec chacun des actes (let. a) ; la quotité de la peine (let. b) ; les mesures qui ont été 

ordonnées (let. c) ; les prétentions civiles ou certaines d'entre elles (let. d) ; les 

conséquences accessoires du jugement (let. e) ; les frais, les indemnités et la 

réparation du tort moral (let. f) ; les décisions judiciaires ultérieures (let. g). 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 

al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1. Selon l'art. 10 CPP, toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'est pas 
condamnée par un jugement entré en force (al. 1). Le tribunal apprécie librement les 

preuves recueillies selon l'intime conviction qu'il retire de l'ensemble de la procédure 

(al. 2). Lorsque subsistent des doutes insurmontables quant aux éléments factuels 

justifiant une condamnation, le tribunal se fonde sur l'état de fait le plus favorable au 

prévenu (al. 3). 

 Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, garantie par 
l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH ; RS 0.101) et, sur le plan interne, par 

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les art. 32 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 

1999 (Cst. ; RS 101) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la preuve que 

l'appréciation des preuves. 

En tant que règle sur le fardeau de la preuve, ce principe signifie qu'il incombe à 

l'accusation d'établir la culpabilité de l'accusé, et non à ce dernier de démontrer son 

innocence. Il est violé lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que 

l'accusé n'a pas prouvé son innocence ; lorsqu'il résulte du jugement que, pour être 

parti de la fausse prémisse qu'il incombait à l'accusé de prouver son innocence, le 

juge l'a condamné parce qu'il n'avait pas apporté cette preuve (ATF 127 I 38 

consid. 2a p. 40 et les arrêts cités) ou encore lorsque le juge condamne le prévenu au 

seul motif que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence (arrêts du 

Tribunal fédéral 6B_1145/2014 du 26 novembre 2015 consid. 1.2 et 6B_748/2009 du 

2 novembre 2009 consid. 2.1). 

Comme principe présidant à l'appréciation des preuves, la présomption d'innocence 

est violée si le juge du fond se déclare convaincu de faits défavorables à l'accusé sur 

lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui lui sont soumis, il aurait au 

contraire dû, objectivement, éprouver des doutes. Il ne doit pas s'agir de doutes 

abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles ; ces principes sont violés lorsque 

l'appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve laisse subsister un 

doute sérieux et insurmontable quant à la culpabilité de l'accusé, autrement dit 

lorsque le juge du fond retient un état de fait défavorable à l'accusé alors qu'il existe 

un doute raisonnable quant au déroulement véritable des événements (ATF 127 I 38 

consid. 2a p. 41 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_784/2011 du 12 mars 2012 

consid. 1.1). 

 2.2. Avant de se demander si les propos reproduits dans l'acte d'accusation sont 
diffamatoires au sens de l'art. 173 CP, il convient de déterminer qui était visé, de 

l'appelant ou de H______, étant rappelé que seul le premier a déposé plainte pénale 

et que l'infraction ne se poursuit pas d'office. 

 Au-delà de l'interrogation qui subsisterait, s'agissant de l'emploi du pluriel, on peut 
concevoir que l'appelant ait pensé, en en prenant connaissance, que le texte litigieux 

l'accusait d'avoir abusé de la faiblesse de E______ pour "récupérer" leur fils, puisque 

tel a bien été un reproche de cette dernière. Comme le fait valoir le MP, une analyse 

purement grammaticale et sémantique de la proposition "certains adultes qui n'ont 

pas hésité à lui nuire pour le récupérer" conforterait sa perception, dès lors qu'en 

toute hypothèse, il ne saurait être question d'une démarche de H______ tendant à 

récupérer l'enfant dans le but de nuire à sa mère. 

 Toutefois, l'intimée, suivie par le premier juge, explique avoir voulu dire que 

H______ avait nui à E______ en l'accusant d'avoir conçu de récupérer son enfant par 

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voie d'enlèvement, avec pour conséquence que le droit de visite avait été suspendu, et 

que dans ce contexte il l'avait manipulée, notamment en lui promettant qu'il 

l'épouserait et qu'ils pourraient vivre tous trois ensemble. 

 Cette thèse suppose un style rédactionnel pour le moins défaillant, ce qui est assez 

courant et partant possible. Elle concorde par ailleurs avec les éléments du dossier, 

puisqu'il est établi que H______ a affirmé avoir été l'amant de E______, contexte 

dans lequel il aurait pu évoquer des projets de mariage et de vie de famille, et que 

suite à sa fausse dénonciation mensongère, celle-ci a été privée du droit de visite, 

certes surveillé, dont elle bénéficiait. Même si l'index des pièces ou le journal des 

opérations ne la mentionnent pas, l'attestation a nécessairement été produite dans la 

procédure pénale H______, dès lors que c'est en recevant une copie de ce dossier que 

l'appelant en a eu connaissance ; cela tend à confirmer que dans l'esprit de l'intimée 

comme dans celui de l'avocat qui l'a produite, l'opinion émise dans ce document était 

susceptible de soutenir la position de E______ face à H______. Au plan 

chronologique, il est aussi plus logique que l'intimée ait évoqué le contexte 

d'actualité en 2012 ou 2013 et non des faits survenus en 2006. 

 La question de la date à laquelle l'attestation litigeuse a été rédigée n'est pas 

déterminante en soi, puisqu'au regard des éléments du dossier, l'intimée aurait pu 

vouloir viser l'appelant comme H______ aussi bien à l'automne 2012 qu'au 

printemps suivant. Toutefois, celle-ci affirme que le document a été établi en mai 

2013 et l'appelant comme le MP y voient un mensonge, ce qui affaiblirait la 

crédibilité de l'intéressée. Or, le raisonnement selon lequel l'attestation aurait été 

rédigée en novembre ou décembre 2012, "à la suite" de celle du 16 novembre de la 

même année, ne convainc pas. D'une part, on ne voit pas pourquoi l'intimée aurait 

ressenti le besoin de réitérer, à si bref délai, la proposition d'accueillir l'enfant 

F______, ni pourquoi elle n'aurait pu, sept mois après, reproduire la terminologie 

employée dans un document émanant d'une autorité. D'autre part, et surtout, les 

variations entre les deux courriers tendent plutôt à indiquer qu'un certain laps de 

temps les sépare, durant lequel la situation a évolué. Ainsi, le 16 novembre 2012, 

l'intimée écrivait que E______ pourrait trouver un emploi dans un EMS en 2013, 

alors que dans l'attestation non datée, la prise d'emploi est reportée à l'année 2014. 

De même, au mois de novembre 2012, l'intimée envisageait que l'enfant puisse vivre 

avec sa mère au foyer de l'association, alors que dans l'attestation non datée, il est 

uniquement question d'un droit de visite. Cette analyse corrobore donc les 

explications de l'intimée et conforte sa crédibilité. 

 En définitive, il appert que les deux thèses qui s'affrontent sont également plausibles, 

ce qui doit conduire, dans le respect du principe de la présomption d'innocence, a 

retenir celle plus favorable à la défense. 

 Le jugement entrepris sera partant confirmé. 

- 12/15 - 

P/12222/2013 

3. 3.1.1. Aux termes de l'art. 429 al. 1 let. a CPP, le prévenu acquitté totalement ou en 
partie ou au bénéfice d'un classement a droit à une indemnité pour les dépenses 

occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure. 

Toutefois, lorsque l'appel a été formé par la seule partie plaignante, on ne saurait 

perdre de vue le fait qu'il n'y a plus aucune intervention de l'Etat tendant à poursuivre 

la procédure en instance de recours. La situation est dans ce cas assimilable à celle 

prévue par l'art. 432 CPP, applicable à la procédure d'appel par le renvoi de l'art. 436 

al. 1 CPP, dans la mesure où la poursuite de la procédure relève de la volonté 

exclusive de la partie plaignante. Il est donc conforme au système élaboré par le 

législateur que, dans un tel cas, ce soit cette dernière qui assume les frais de défense 

du prévenu devant l'instance d'appel. Dès lors, en cas de rejet de l'appel formé par la 

seule partie plaignante, les frais de défense du prévenu doivent être mis à la charge 

de celle-ci (ATF 139 IV 45 consid. 1.2 p. 47 ss, confirmé par l'ATF 141 IV 476 

consid.1.1 p.478 ss). L’indemnité de procédure due au prévenu par l’Etat selon 

l’art. 429 CPP est alors réduite à concurrence de l’indemnité mise à charge de la 

partie plaignante ou compensée par celle-ci (art. 430 al. 1 let. b CPP). 

3.1.2. L'assistance d'un avocat de choix, sous l'angle de l'art. 429 al. 1 let. a CPP doit 
avoir été nécessaire, compte tenu de la complexité de l'affaire en fait ou en droit, et 

que le volume de travail de l'avocat était ainsi justifié (Message relatif à l'unification 

du droit de la procédure pénale (CPP) du 21 décembre 2005, FF 2006 1309). 

L'indemnité couvre en particulier les honoraires d'avocat, à condition que le recours à 

celui-ci procède d'un exercice raisonnable des droits de procédure (arrêts du Tribunal 

fédéral 6B_545/2015 du 10 février 2016 consid. 6.1 et 6B_387/2013 du 8 juillet 2013 

consid. 2.1, non publié aux ATF 139 IV 241). Les démarches superflues, abusives ou 

excessives ne sont pas indemnisées (ATF 115 IV 156 consid. 2d p. 160). Le juge 

dispose d'une marge d'appréciation à cet égard, mais ne devrait pas se montrer trop 

exigeant dans l'appréciation rétrospective qu'il porte sur les actes nécessaires à la 

défense du prévenu (M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER, n. 19 

ad art. 429).  

Les honoraires d'avocat se calculent selon le tarif local, à condition qu'ils restent 

proportionnés (N. SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung : 

Praxiskommentar, 2ème éd., Zurich 2013, n. 7 ad art. 429).  

La Cour de justice applique un tarif horaire de CHF 450.- (ACPR/112/2014 du 

26 février 2014, renvoyant au tarif "usuel" de CHF 400.- ressortant de la SJ 2012 I 

175 et jugé non arbitraire par le Tribunal fédéral = SJ 2014 I 426 ; ACPR/279/2014 

du 27 mai 2014, ACPR/21/2014 du 13 janvier 2014) ou de CHF 400.- 

(ACPR/282/2014 du 30 mai 2014), notamment si l'avocat concerné avait lui-même 

calculé sa prétention à ce taux-là (ACPR/377/2013 du 13 août 2013). 

- 13/15 - 

P/12222/2013 

3.2.1. En l'occurrence, la poursuite de la procédure nonobstant le prononcé de 
l'acquittement en première instance est due à la seule insistance de la partie 

plaignante, qui ne s'est estimée satisfaite ni dudit jugement ni des explications 

données par l'intimé au long de la procédure. Si, comme indiqué il était concevable 

que l'appelant se soit senti visé lorsqu'il a pris connaissance de l'attestation litigeuse, 

il disposait de suffisamment d'éléments pour se raviser, au plus tard à l'issue de la 

procédure de première instance. Conformément à la jurisprudence précitée, les frais 

de défense de la prévenue acquittée pour la procédure d'appel seront donc mis à sa 

charge. 

3.2.2. Reste à en déterminer la quotité, eu égard au principe d'adéquation. La CPAR 
retiendra que la démarche consistant à demander la non-entrée en matière était 

superflue, tant il était évident qu'elle était vouée à l'échec. De même, il était inutile de 

prendre une heure pour rappeler l'évidence à la juridiction d'appel, soit qu'il fallait 

trancher de cette demande avant que de décider de l'éventuelle suite de la procédure. 

L'examen du dossier en appel, alors que le cabinet du défenseur privé de l'intimée 

l'avait assistée depuis le début de la procédure et était donc censé bien le connaître, 

ne justifie pas une activité de huit heures, même en tenant compte de ce que 

l'appelant a produit des nouvelles pièces. Il en sera retenu trois. De même, le temps 

consacré à la rédaction du mémoire de réponse à l'appel sera-t-il ramené à cinq 

heures, ce qui relève d'une estimation large. Ces déductions opérées, le dépenses 

liées à l'exercice raisonnable des droit de la défense pour la procédure d'appel 

s'élèvent à CHF 4'137.75 pour une heure et 45 minutes de prestations de 

Me C______, 10 heures de ses collaborateurs et 35 minutes de son stagiaire, au tarif 

facturé, plus la TVA au taux de 8% par CHF 306.50.  

3.2.3. L'appelant sera partant condamné à payer la somme précitée de CHF 4'137.75 
à l'intimée. 

4. Vu l'issue de la procédure d'appel, les frais de celle-ci, comprenant un émolument 
d'arrêt de CHF 2'000.- seront également mis à sa charge (art. 428 CPP et 14 let. e du 

règlement fixant le tarif des frais en matière pénale du 22 décembre 2010 [RTFMP - 

E 4 10.03]). 

  

* * * * *  

- 14/15 - 

P/12222/2013 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/481/2015 rendu le 17 juin 

2015 par le Tribunal de police dans la procédure P/12222/2013. 

Le rejette. 

Condamne A______ à payer à B______ la somme de CHF 4'137.75 en couverture de ses 

frais de défense raisonnables pour la procédure d'appel. 

Le condamne aux frais de la procédure d'appel, qui comprennent un émolument de 

CHF 2'000.-. 

Notifie le présent arrêt, en original, aux parties. 

Le communique, pour information, à l'instance inférieure. 

Siégeant : 

Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, présidente ; Monsieur Jacques 

DELIEUTRAZ, Madame Yvette NICOLET, juges.  

 

La greffière : 

Melina CHODYNIECKI 

 La présidente : 

Alessandra CAMBI FAVRE-

BULLE 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition 

complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en 

matière pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la 

procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 (LOAP ; RS 173.71), le présent 

arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 39 al. 1 

LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

  

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P/12222/2013 

 

P/12222/2013 ETAT DE FRAIS AARP/411/2016 

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière 
pénale (E 4 10.03). 

   

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 380.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 00.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 2'000.00 

Total des frais de la procédure d'appel :  CHF 2'455.00