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**Case Identifier:** 12dcb68e-1e1d-53a9-9f07-43ff6ecf33e4
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-01-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 20.01.2022 P/2726/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-2726-2021_2022-01-20.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/2726/2021 ACPR/31/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 20 janvier 2022 

 

 

Entre 

A______, domiciliée c/o Mme B______, ______, comparant par Me Silvia PALOMBA, 

avocate, PBM Avocats SA, avenue de Champel 29, case postale, 1211 Genève 12, 

recourante, 

contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 27 août 2021 par le Ministère public 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 13 septembre 2021, A______ 
recourt contre l'ordonnance du 27 août 2021, communiquée par pli simple, par 
laquelle le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte du 
15 novembre 2020 contre C______. 

La recourante conclut, sous suite de frais et dépens, préalablement, à être autorisée à 
consulter le dossier, puis à compléter son recours, ainsi qu'à l'octroi de l'assistance 
judiciaire et, principalement, à l'annulation de l'ordonnance querellée et au renvoi de 
la cause au Ministère public pour qu'il ouvre une instruction.  

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Dans la nuit du 14 au 15 novembre 2020, une altercation a eu lieu au domicile de 
B______, opposant les deux filles de celle-ci et le compagnon d'une d'entre elle. 

b. Entendue par la police le 15 novembre 2020, A______ a porté plainte contre 
C______. Vers 23h30, elle avait demandé à sa sœur, D______, de calmer son 
compagnon, C______, après avoir entendu que ce dernier avait crié sur sa mère. Le 
concerné s'était alors approché d'elle, en plaçant sa tête contre la sienne. Ils avaient 
fait un "tête contre tête". C______ avait ensuite essayé de lui donner un coup de 
poing et lui avait dit : "je vais te taper", "ferme ta gueule", "tu es une petite pute". Sa 
mère, sa sœur et sa cousine les avaient séparés et s'étaient retrouvées entre eux. En 
essayant une nouvelle fois de la frapper, C______ avait fait tomber sa cousine. Après 
une troisième tentative, le précité avait finalement réussi à la pousser, de sorte qu'elle 
avait atterri sur le canapé. D______ s'était ensuite positionnée sur elle pour 
l'empêcher de se relever. Elle s'était alors débattue. C______ s'était approché à 
nouveau d'elle, mais D______ l'avait convaincu de quitter l'appartement, ce qu'il 
avait fait. Durant l'altercation, C______ lui avait dit : "cette fois-ci je ne vais pas te 
louper". Elle s'était finalement réfugiée dans sa chambre et avait appelé son père, 
n'osant plus en sortir.  

À l'appui de ses déclarations, A______ a transmis un constat médical, établi le 
17 novembre 2020 par le Dr. E______. Il en ressort que la patiente avait déclaré 
avoir été poussée violemment par le compagnon de sa sœur et être tombée sur le 
canapé. L'examen clinique faisait état d'une limitation de la mobilisation de l'épaule 
gauche, la radiographie standard n'ayant pas montré de pathologie spécifique.  

c. Entendu par la police le 18 novembre 2020, C______ a contesté les faits et porté 
plainte contre A______ pour calomnie. Il avait eu un conflit verbal avec B______. 
A______ avait alors crié sur sa sœur et s'était approchée de lui en l'insultant et en lui 
disant : "frappe-moi, frappe-moi". Alors qu'il s'apprêtait à partir, A______ s'était 

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mise en face de lui en écartant les bras, comme si elle souhaitait lui donner des coups 
et l'avait à nouveau insulté. Sa compagne l'avait sommé de partir, ce qu'il avait fait. 
En voyant A______ donner un coup de poing à D______, il était toutefois revenu les 
séparer. La cousine de A______, prénommée "F______", ainsi que sa belle-mère 
étaient intervenues pour les séparer. B______ l'avait attrapé par le bras et "F______" 
lui avait tapé sur la gorge, de sorte qu'il l'avait "enlevé" car elle était sur lui pour le 
frapper. D______ "avait fait asseoir" A______. Il ne l'avait donc jamais touchée. Sur 
instruction de sa compagne, il avait quitté les lieux avec son ami – présent au 
domicile –. Il faisait des sports de combat. S'il avait voulu faire du mal à A______, il 
l'aurait fait. Le soir des événements, il ne l'avait ni frappée ni menacée, mais l'avait 
insultée en espagnol.  

d.  Lors de son audition du même jour, D______ a contesté les faits tels que décrits 
par A______ et a porté plainte contre celle-ci pour lésions corporelles simples et 
injures. A______ était sortie de sa chambre, agressive et provoquante envers 
C______, en lui disant : "Vas-y frappe-moi", tout en tenant les mêmes propos à son 
encontre. Son compagnon avait pris son sac et s'apprêtait à partir, mais A______ 
avait continué à crier et à les provoquer tous les deux. A______ s'était ensuite jetée 
sur elle pour lui donner un coup de poing. En esquivant le coup, elle [D______] était 
tombée sur le canapé et A______ s'était alors jetée à nouveau sur elle en lui donnant 
des coups, notamment sur son bras gauche. C'est à ce moment-là que C______ avait 
essayé de lui venir en aide, mais B______ l'en avait empêché. C______ avait hurlé 
sur A______ et était parti, à sa demande. Il n'avait ni frappé ni menacé celle-ci. Il 
l'avait toutefois insultée après de multiples provocations et insultes de sa part. De son 
côté, elle avait fait constater ses lésions – certificat médical à l'appui –. A______ 
avait menti dans sa plainte. Un ami, prénommé "G______", avait assisté à la dispute 
et était prêt à témoigner.  

e. B______ a, quant à elle, expliqué à la police qu'elle avait invité à dîner, le soir des 
faits, "D______, C______ et F______". Dès que sa fille, A______, avait demandé à 
son autre fille, D______, de calmer son compagnon, celui-ci avait "pété les plomb" et 
s'était levé brusquement de manière agressive, tout en insultant A______. Selon elle, 
C______ avait alors levé l'un de ses bras, faisant semblant de frapper A______ en 
levant l'un de ses bras, puis en "tapant son autre bras", sans donner plus de précision 
quant à ce geste qu'elle aurait vu. C'est à ce moment-là que D______ lui avait crié : 
"Non, non ne fait pas ça". Un ami de C______ avait finalement aidé ce dernier à 
quitter le logement. Toutefois, en voyant sa compagne se disputer avec A______, 
C______ était revenu pour frapper celle-ci. Son ami l'avait retenu et elle [B______] 
et sa nièce, "F______", s'étaient mises devant lui. C______ avait fait tomber 
violemment "F______" au sol et était parvenu à pousser A______ de ses deux mains, 
la faisant tomber sur le dos sur le canapé. D______ s'était alors mise sur sa sœur pour 
la protéger, bien que celle-ci se débattait, et avait réussi à calmer son compagnon, qui 
était finalement parti.  

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f.  Par ordonnance pénale du 27 août 2021, le Ministère public a condamné 
C______ pour injures et n'est pas entré en matière pour le reste des faits dénoncés.   

C. Dans l'ordonnance querellée, le Ministère public a constaté que les versions des 
parties et des témoins étaient contradictoires et que le certificat médical produit par 
A______ ne suffisait pas à admettre avec suffisamment de vraisemblance que la 
lésion constatée lui aurait effectivement été causée par le prévenu, étant précisé que 
la précitée avait admis avoir eu, peu après, une altercation avec sa sœur. Les 
éléments constitutifs des infractions de tentative de lésions corporelles simples, 
menaces et voies de fait n'étant manifestement pas réunis, il avait décidé de ne pas 
entrer en matière sur les faits dénoncés (art. 310 al. 1 let. a CPP). 

D. a. Dans son recours, A______ reproche au Ministère public d'avoir fait une 
constatation arbitraire des faits. L'investigation policière n'avait duré que quelques 
semaines et les personnes présentes lors de l'altercation n'avaient pas toutes été 
auditionnées. Le Ministère public n'avait ainsi pas pris en compte des éléments de 
preuve, propres à modifier sa décision, comme l'audition de F______, dont elle avait 
pourtant expressément sollicité l'audition. Par ailleurs, le témoignage de D______ 
devait être tempéré dès lors qu'elle était la compagne du prévenu. Ainsi, en 
établissant l'ordonnance querellée, alors que des actes d'instruction essentiels à la 
procédure n'avaient pas été menés et qu'une trop grande importance avait été donnée 
au témoignage de la compagne de C______, le Ministère public avait versé dans 
l'arbitraire dans son appréciation des preuves et dans l'établissement des faits. 
L'instruction devait alors être complétée en procédant, à tout le moins, à l'audition du 
témoin requis et à une audience de confrontation des parties.  

 À l'appui de son recours, A______ a produit ses deux demandes de consultation du 
dossier – restées sans réponse – adressées au Ministère public, par l'intermédiaire de 
son conseil, les 7 et 10 septembre 2021.  

b. Dans ses observations, le Ministère public se réfère à son ordonnance de non-
entrée en matière. Il relève que, contrairement à ce que soutenait A______, les 
principaux protagonistes du conflit familial avaient été entendus par la police. 
L'audition de F______ n'apparaissait pas nécessaire, étant rappelé son lien de parenté 
avec la recourante. Par ailleurs, au vu de la nature familiale du conflit opposant les 
protagonistes, de longue date, leur confrontation apparaissait inutile, sauf à les 
entendre confirmer leurs précédentes déclarations. Ainsi, faute d'élément probant 
permettant de retenir que la version de A______ était plus crédible que celle de 
C______ et en l'absence de tout autre acte d'instruction utile, il ne pouvait statuer 
autrement.  

c. Dans sa réplique, la recourante a persisté dans ses conclusions.   

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EN DROIT : 

1. 1.1.  Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP) – faute de notification conforme à l'art. 85 
al. 2 CPP –, concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de 
céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner de la plaignante qui, partie à la procédure 
(art. 104 al. 1 let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé 
à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

1.2.  Les pièces nouvelles produites par la recourante devant la Chambre de céans 
sont recevables (arrêt du Tribunal fédéral 1B_368/2014 du 5 février 2015 consid. 3.2 
in fine). 

2. Dès lors que la Chambre de céans jouit d'un plein pouvoir de cognition en droit et en 
fait (art. 393 al. 2 CPP) (ATF 137 I 195 consid. 2.3.2 p. 197; arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_524/2012 du 15 novembre 2012 consid. 2.1), les éventuelles constatations 
incomplètes ou inexactes du Ministère public auront été corrigées dans l'état de fait 
établi ci-devant.  

3. La recourante conclut, préalablement, à être autorisée à compléter son recours, après 
consultation du dossier. 

Or, la motivation d'un acte de recours doit être entièrement contenue dans l'acte de 
recours lui-même et ne peut être complétée ou corrigée après l'échéance du délai de 
recours, lequel ne peut être prolongé (art. 89 al. 1 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_183/2019 du 18 avril 2019 consid. 2).  

En l'occurrence, non seulement l'acte déposé par le conseil de la recourante est 
dûment motivé (art. 385 al. 1 CPP), mais cette dernière a eu l'occasion de répliquer, 
de sorte que sa demande, infondée, est de surcroît sans objet. 

4. La recourante reproche au Ministère public de ne pas être entré en matière sur sa 
plainte pénale.  

4.1.  Conformément à l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le ministère public rend 
immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la 
dénonciation ou du rapport de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou 
les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. 

Selon la jurisprudence, cette disposition doit être appliquée conformément à l'adage 
"in dubio pro duriore" (arrêt 6B_1456/2017 du 14 mai 2018 consid. 4.1 et les 
références citées). Celui-ci découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 
2 al. 1 CPP en relation avec les art. 309 al. 1, 319 al. 1 et 324 CPP; ATF 138 IV 86 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%20195
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_524/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1456/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20IV%2086

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consid. 4.2 p. 91) et signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en 
matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît 
clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite 
pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, 
dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation. La procédure doit se poursuivre 
lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque 
les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en 
particulier en présence d'une infraction grave. En effet, en cas de doute s'agissant de 
la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à l'autorité d'instruction ou 
d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il appartient de se prononcer 
(ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 p. 243; 138 IV 86 consid. 4.1.2 p. 91 et les références 
citées). Face à des versions contradictoires des parties, il peut être 
exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible 
d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun 
résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêts du Tribunal fédéral 
6B_174/2019 du 21 février 2019 consid. 2.2 et les références citées). 

4.2. Se rend coupable de lésions corporelles simples (art. 123 CP) celui qui, 
intentionnellement, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle, 
tels que des blessures, meurtrissures, hématomes, écorchures ou des griffures, sauf si 
ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance 
du sentiment de bien-être (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 
2019 consid. 2.1).  

4.3.  À teneur de l'art. 126 al. 1 CP, sera puni celui qui se sera livré sur une personne 
à des voies de fait qui n'auront causé ni lésion corporelle ni atteinte à la santé. Selon 
la jurisprudence, la notion de voies de fait caractérise les atteintes physiques qui 
excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles ni 
dommage à la santé, voire même aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 
1.2).  

4.4.  L'art. 180 al. 1 CP réprime le comportement de celui qui, par une menace 
grave, aura alarmé ou effrayé une personne.    

4.5.  En l'espèce, bien que les protagonistes confirment tous qu'une altercation 
familiale a eu lieu le soir des faits, les versions de ces derniers, quant au déroulement 
de la dispute, sont contradictoires, B______ prenant parti pour la recourante et 
D______ pour son compagnon.  

Cela étant, quand bien même B______ allègue que le mis en cause a été agressif 
envers la recourante, elle ne relève à aucun moment que ce dernier aurait menacé 
celle-ci. Par ailleurs, elle soutient que le mis en cause aurait fait semblant de frapper 
la recourante, en levant l'un de ses bras et en "tapant l'autre", sans donner plus de 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%20241
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20IV%2086
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_174/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1283/2018

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précision quant à ce geste. Selon elle, il serait ensuite revenu pour lui asséner un 
coup. Toutefois, dès lors qu'elle et sa nièce s'étaient interposées pour l'empêcher 
d'approcher la recourante, elle n'a ainsi pas été témoin d'un tel geste. Celui-ci ne 
résultant que d'une simple supposition de sa part, il ne permet pas d'établir une 
prévention pénale suffisante à l'encontre du mis en cause.   

Force est dès lors de constater que tant les menaces que les lésions corporelles 
simples, voire même la seule tentative de cette infraction, ne sont pas établies et ce 
même en prenant en compte le témoignage de la mère de la recourante.  

Reste à examiner si le mis en cause a commis des voies de fait. À cet égard, il ressort 
du constat médical produit par la recourante qu'elle a présenté une limitation de la 
mobilisation de son épaule gauche, toutefois sans atteinte à teneur de la radiographie. 
Des voies de fait pourraient ainsi avoir été provoquées lors de l'altercation. Cela 
étant, tous les protagonistes ont admis qu'une dispute a également eu lieu entre les 
deux sœurs, la recourante ayant même expliqué s'être débattue sur le canapé, alors 
que sa sœur était positionnée sur elle, ce que la mère a confirmé. Au vu de cette 
deuxième altercation, il ne peut être tenu pour établi que les voies de fait précités 
proviennent du geste reproché au mis en cause. 

Ainsi, à teneur du dossier, il n'est pas établi que le mis en cause a commis les 
infractions pénales reprochées, à l'exclusion des injures dont il a reconnu leur 
contenu et pour lesquelles il a été condamné par ordonnance pénale séparée.  

À ce stade et comme le soutient, à juste titre, le Ministère public, la confrontation des 
parties apparait inutile. En effet, on ne voit pas pourquoi elles changeraient leurs 
déclarations. Cet acte d'enquête ne permettrait ainsi pas d'établir les faits et ne serait 
pas propre à amener de nouveaux éléments de preuve. Au vu des voies de fait subies 
par la recourante, du contexte familial dans lequel s'est déroulée l'altercation et de 
leurs liens avec les parties, les auditions des deux autres protagonistes, présents au 
domicile apparaissent également superflues. Compte tenu du pugilat, on voit par 
ailleurs mal comment l'ami prénommé "G______" ou F______ seraient en mesure 
d'indiquer l'auteur ou l'origine des voies de fait subies.  

Au demeurant, dans son recours, la recourante ne précise pas l'utilité de ces auditions 
supplémentaires, ne faisant référence à aucune infraction qui devrait encore être 
établie par l'instruction.  

Ainsi, au vu du conflit familial opposant les parties, aucun acte d'instruction utile 
n'est à même d'apporter un éclairage sur les événements permettant d'établir une 
prévention pénale avec une vraisemblance suffisante à l'encontre du mis en cause. 
Dans ces circonstances, l'ouverture d'une instruction pénale à son endroit n'apparaît 
pas justifiée.  

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5. L'ordonnance querellée sera donc confirmée et le recours rejeté. 

6. La recourante requiert le bénéfice de l'assistance judiciaire ainsi que la nomination 
d'office de son conseil.  

6.1. À teneur de l'art. 136 al. 1 CPP, la direction de la procédure accorde 
entièrement ou partiellement l'assistance judiciaire à la partie plaignante pour lui 
permettre de faire valoir ses prétentions civiles lorsqu'elle est indigente (let. a) et que 
l'action civile ne paraît pas vouée à l'échec (let. b). Selon l'al. 2 de cet article, 
l'assistance judiciaire comprend, notamment, la désignation d'un conseil juridique 
gratuit, lorsque la défense des intérêts de la partie plaignante l'exige (let. c). 

La cause du plaignant ne doit pas être dénuée de toute chance de succès. L'assistance 
peut donc être refusée lorsqu'il apparaît d'emblée que la démarche est manifestement 
irrecevable, que la position du requérant est juridiquement infondée ou que la 
procédure pénale est vouée à l'échec (arrêts du Tribunal fédéral 1B_173/2014 du 
17 juillet 2014 consid. 3.1.1 et 1B_254/2013 du 27 septembre 2013 consid. 2.1.1. et 
les références citées). 

6.2. En l'espèce, quand bien même la recourante serait indigente, l'absence de 
chance de succès de sa démarche à l'encontre de C______ et, partant, de l'action 
civile doivent conduire au rejet de sa requête d'assistance judiciaire. 

7. La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, arrêtés en totalité à 
CHF 900.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en 
matière pénale, RTFMP; E 4 10.03).  

Le refus de l'assistance judiciaire sera, quant à lui, rendu sans frais (art. 20 RAJ; arrêt 
du Tribunal fédéral 6B_215/2018 du 14 juin 2018 consid. 1.2). 

* * * * * 

  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_173/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_254/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_215/2018

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Rejette le recours. 

Rejette la demande d'assistance judiciaire.   

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 900.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à la recourante, soit pour elle son conseil, ainsi 
qu'au Ministère public.  

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Mesdames Daniela CHIABUDINI et 
Alix FRANCOTTE CONUS, juges;  Monsieur Sandro COLUNI, greffier. 

 

Le greffier : 

Sandro COLUNI 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

 

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P/2726/2021 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 815.00 

-  CHF      

Total  CHF  900.00