# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 72846601-1237-56e9-a448-8b664c0bea06
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-11-13
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 13.11.2025 BB.2025.103
**Docket/Reference:** BB.2025.103
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2025-103_2025-11-13

## Full Text

Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP);;Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP);;Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP);;Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP)

Décision du 13 novembre 2025 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Patrick Robert-Nicoud et Nathalie Zufferey,  

la greffière Joëlle Fontana  

   

Parties  A.,  

 

et 

 

B.,  

 

représentés par Me Cyril-Marc Amberger, avocat,   

recourants 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

 

intimé 

 

   

Objet  Actes de procédure du Ministère public de la 

Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l’art. 393 

al. 1 let. a CPP) 

 

 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2025.103-104 

 

 

 

 

- 2 - 

 

 

 

 

Faits: 

 

A. Le 17 septembre 2025, A. et B. ont déposé une plainte pénale auprès du 

Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC), pour corruption active 

et passive (art. 322ter et 322quater CP), suite à l’impossibilité de procéder 

chacun à l’achat d’un Vreneli « 100 ans du Vreneli de 100 francs » lors de la 

vente du 1er juillet 2025 par Swissmint (act. 4.2). 

 

 

B. Par ordonnance du 19 septembre 2025, le MPC n’est pas entré en matière 

sur la plainte, renvoyant à son prononcé du 9 septembre 2025 dans la même 

cause (SV.25.1086), par lequel il n’est pas non plus entré en matière sur 

d’autres plaintes déposées par des personnes confrontées à des problèmes 

similaires lors de la vente du 1er juillet 2025, après avoir invité Swissmint à 

se déterminer sur celles-ci (act. 1.1 et 1.2). 

 

 

C. Le 2 octobre 2025, A. et B. (ci-après: les recourants), par leur conseil, ont 

recouru contre les ordonnances précitées, concluant, en substance, à leur 

annulation et au renvoi de la cause au MPC pour ouverture d’une instruction, 

sous suite de frais et dépens. A titre préalable, ils demandaient la 

transmission complète du dossier du MPC et l’autorisation de compléter leur 

recours après prise de connaissance effective des actes transmis (act. 1). 

 

 

D. Le 8 octobre 2025, la Cour de céans les a invités à produire une procuration 

attestant des pouvoirs de représentation confiés par B., ainsi que les pièces 

mentionnées à l’appui de leur recours, en particulier la plainte du 

17 septembre 2025. Elle leur rappelait également que les requêtes tendant 

à la consultation des pièces du dossier de la procédure pénale devaient être 

formulées auprès de l’autorité qui dirige la procédure (v. art. 102 al. 1 du 

Code de procédure pénale du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0]) et renvoyait 

à l’art. 89 al. 1 CPP (v. arrêt du Tribunal fédéral 6B_93/2014 du 21 août 2014 

consid. 3.5), s’agissant de l’octroi d’un délai pour compléter leur recours (act. 

2).  

 

E. Les recourants ont complété leur recours le 14 octobre 2025, produisant les 

pièces requises (act. 4).  

 

 

- 3 - 

 

 

F. Invité à ce faire, le MPC a transmis le dossier de la procédure concernant 

les recourants, la détermination de Swissmint et de l’Administration fédérale 

des finances (ci-après: AFF) du 27 août 2025 et ses annexes (à l’exception 

des annexes 1 et 2), comme il avait été invité à le faire dans les autres 

procédures de recours en la cause SV.25.1086 (act. 5 ss). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 En tant qu’autorité de recours, la Cour de céans examine avec plein pouvoir 

de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis (v. notamment 

TPF 2021 97 consid. 1.1).  

1.2 Les actes de procédure et prononcés du MPC, dont ceux de non-entrée en 

matière, peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de céans 

(art. 322 al. 2 CPP, applicable par renvoi de l’art. 310 al. 2 CPP; art. 393 al. 1 

let. a CPP et 37 al. 1 loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des 

autorités pénales de la Confédération [LOAP; 173.71]).  

 

1.3 En l’espèce, comme le retiennent eux-mêmes les recourants, le prononcé 

du 19 septembre 2025 doit être considéré comme une ordonnance de non-

entrée en matière, vu le renvoi du MPC à la motivation de son ordonnance 

du 9 septembre 2025, qu’il annexe au prononcé entrepris, par laquelle il n’est 

pas entré en matière sur diverses autres plaintes déposées suite à la vente 

de Vreneli du jubilé du 1er juillet 2025 par Swissmint. Après avoir résumé les 

arguments de l’ordonnance du 9 septembre 2025, le MPC constate qu’ils 

s’appliquent également aux éléments contenus dans la plainte des 

recourants, qu’il qualifie de soupçons généraux et abstraits (act. 1.1). 

 

1.4 Interjeté le 2 octobre 2025, contre un prononcé notifié le 22 septembre 2025, 

le recours a été formé, puis complété en temps utile (art. 396 al. 1 CPP).  

 

2.  

2.1 Dispose de la qualité pour recourir toute partie qui a un intérêt juridiquement 

protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision (art. 382 al. 1 CPP). 

Cet intérêt doit être actuel et pratique (ATF 144 IV 81 consid. 2.3.1 et 

références citées; décision du Tribunal pénal fédéral BB.2013.88 du 

- 4 - 

 

 

13 septembre 2013 consid. 1.4 et réf. citées). La notion de partie visée par 

cette disposition doit être comprise au sens des art. 104 et 105 CPP, soit 

notamment la partie plaignante (art. 104 al. 1 let. b CPP), les lésés (art. 105 

al. 1 let. a CPP) et les personnes qui dénoncent les infractions (art. 105 al. 1 

let. b CPP). On entend par partie plaignante le lésé qui déclare 

expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur 

au pénal ou au civil (art. 118 al. 1 CPP).  

2.1.1 Le lésé est défini à l’art. 115 al. 1 CPP comme toute personne dont les droits 

ont été touchés directement par une infraction. En règle générale, seul peut 

se prévaloir d’une atteinte directe le titulaire du bien juridique protégé par la 

disposition pénale qui a été enfreinte (ATF 141 IV 1 consid. 3.1 p. 5 et arrêts 

cités).  

 

2.1.2 En revanche, lorsque l’infraction protège en première ligne l’intérêt collectif, 

les particuliers ne sont considérés comme lésés que si leurs intérêts privés 

ont été effectivement touchés par les actes en cause, de sorte que leur 

dommage apparaît comme la conséquence directe de l’acte dénoncé 

(ATF 138 IV 258 consid. 2.3 et référence citée; arrêts du Tribunal fédéral 

6B_92/2018 du 17 mai 2018 consid. 2.1 et références citées; 1B_723/2012 

du 15 mars 2013 consid. 4.1 et références citées; décisions du Tribunal 

pénal fédéral BB.2017.227 du 17 septembre 2019 consid. 1.3.1 et 1.3.2; 

BB.2012.67 du 22 janvier 2013 consid. 1.3; v. PERRIER DEPEURSINGE, 

Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 11 ad art. 115 CPP). Le lésé doit donc, 

pour être directement touché, subir une atteinte en rapport de causalité 

directe avec l’infraction poursuivie, ce qui exclut les dommages par ricochet 

(arrêt du Tribunal fédéral 6B_694/2019 du 11 juillet 2019 consid. 2.1). 

L’atteinte doit par ailleurs revêtir une certaine gravité. A cet égard, la 

qualification de l’infraction n’est pas déterminante; sont décisifs les effets de 

celle-ci sur le lésé (ATF 129 IV 216 consid. 1.2.1), lesquels doivent être 

appréciés de manière objective et non en fonction de la sensibilité 

personnelle et subjective de ce dernier (arrêt du Tribunal fédéral 

6B_266/2009 du 30 juin 2009 consid. 1.2.1).  

 

2.1.3 Lorsque l’infraction protège (seulement) des biens juridiques collectifs, le 

titulaire du bien juridique individuel qui serait, le cas échéant, atteint par la 

commission de l’infraction n’est pas touché directement dans ses droits. Il ne 

peut ainsi se prévaloir que d’une atteinte indirecte et ne dispose pas de la 

qualité de lésé au sens de l’art. 115 CPP (ATF 141 IV 454 consid. 2.3.1; 

138 IV 258 consid. 2.3 et 3.2; 129 IV 95 consid. 3.5; décision du Tribunal 

pénal fédéral BB.2013.72+73 du 13 septembre 2019 consid. 1.2 non publié 

in TPF 2013 164). 

 

- 5 - 

 

 

2.2 Les recourants ont déposé plainte des chefs de corruption d’agents publics 

(art. 322ter et 322quater CP).  L’infraction de corruption d’agents publics vise à 

protéger la confiance de la collectivité dans l’objectivité et l’impartialité de 

l’action de l’Etat (Message du 19 avril 1999 concernant la révision des 

dispositions pénales applicables à la corruption; FF 1999 5045, p. 5072). La 

corruption pervertit le processus de décision au sein de l’administration, 

dessert l’intérêt public et affaiblit l’Etat, qui peut être le lésé d’une telle 

infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_908/2009 du 3 novembre 2010, 

consid. 2.3.2). Il n’y a ainsi, a priori, pas de place pour la lésion d’un autre 

bien juridique auquel pourrait prétendre une personne privée (décisions du 

Tribunal pénal fédéral BB.2014.168 du 30 juin 2015 consid. 1.7; BB.2012.5 

du 15 mars 2012 consid. 1.2.2 a]). En l’espèce, les recourants n’en font valoir 

aucun, de sorte que leur légitimation pour agir doit être niée s’agissant de 

ces infractions. 

  

2.3 Dans leur recours, ils se prévalent également d’autres infractions, pouvant 

« entrer en ligne de compte ». Ils citent celles d’escroquerie, de gestion 

déloyale et d’enrichissement illégitime, à titre exemplatif et sans autre 

développement, s’agissant de l’atteinte, en l’occurrence, patrimoniale, 

directement subie, se limitant à soutenir qu’il appartient au MPC 

d’investiguer (act. 1, p. 8). Une telle manière de faire ne saurait suffire à la 

recevabilité d’un recours formé par un avocat inscrit au barreau, 

représentant lui-même deux confrères inscrits au barreau, qui plus est en 

possession de l’ordonnance du 9 septembre 2025, prononçant la non-entrée 

en matière s’agissant de diverses infractions, notamment, contre le 

patrimoine, dont l’escroquerie. 

 

2.4 Dans la mesure où les recourants estimaient nécessaire d’obtenir d’autres 

pièces de la cause SV.25.1086, il leur appartenait d’en faire la requête au 

MPC, en temps utile, dès notification de l’acte entrepris (v. arrêt du Tribunal 

fédéral 6B_93/2014 du 21 août 2014 consid. 3.5; v. supra Faits, let. D). 

 

2.5 Au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable, sans 

échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP a contrario). 

 

 

3. Les frais de la procédure de recours, fixés à CHF 1'000.--, sont mis 

solidairement à la charge des recourants qui succombent (v. art. 428 

al. 1 CPP; art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 

sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale 

fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]). 

 

- 6 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge solidaire des recourants. 

 

 

Bellinzone, le 13 novembre 2025 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Cyril-Marc Amberger, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe aucune voie de recours ordinaire contre la présente décision.