# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 81734570-e515-5759-8b9c-4511dc8d20c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 04.05.2020 A/1718/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1718-2019_2020-05-04.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Maria-Esther SPEDALIERO et Christine 
WEBER-FUX, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1718/2019 ATAS/341/2020 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 4 mai 2020 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à COMMUGNY 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
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A/1718/2019 

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EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après la recourante), née le ______ 1990, est au bénéfice de 
prestations complémentaires fédérales. Elle a été domiciliée à B______ Genève 
puis, dès le 1er novembre 2015, à C______ Commugny, dans le canton de Vaud. 

2. La recourante a transmis au Service des prestations complémentaires (ci-après : le 
SPC) une estimation d’honoraires établie le 29 août 2015 par le docteur D______, 
médecin-dentiste (SDS, SSO, AMDG), au montant de CHF 5'172.35. 

3. Le 28 décembre 2015, le docteur E______, médecin-dentiste AMDG-SSO a 
indiqué au SPC qu’il avait convoqué la recourante pour examen et qu’elle n’y avait 
pas donné suite. 

4. Le 3 février 2016, le SPC a écrit à la recourante que le devis établi par le cabinet 
dentaire D______, du 22 décembre 2015, de CHF 5'172.35 avait été transmis au Dr 
F______ qui avait signalé qu’elle ne s’était pas présentée à la convocation 
d’expertise, de sorte que le devis dentaire était classé. Elle avait la possibilité de 
prendre contact avec le Dr F______ pour un autre rendez-vous.  

5. Le 3 mars 2016, le Dr F______ a indiqué au SPC que le devis de CHF 5'172.35 du 
29 août 2015 du Dr D______ devait être réduit à CHF 3'000.- et le plan de 
traitement modifié, pour une première étape. 

6. Le 6 septembre 2016, le Dr D______ a établi une facture de CHF 2'654.- pour des 
soins donnés à l’assurée du 20 avril 2015 au 26 novembre 2015. 

7. Le 2 octobre 2018, l’Office romand de recouvrement SA (ci-après : l’ORR), en tant 
que cessionnaire de la créance du Dr D______, a notifié à la recourante une mise en 
demeure de payer la facture de CHF 2'654,- ainsi que des frais et intérêts, soit un 
total de CHF 3'563.25. 

8. Le 29 novembre 2018, la recourante a transmis au SPC l’estimation d’honoraires 
établie le 29 août 2015 par le Dr D______ au montant de CHF 5'172.35, ainsi que 
la note d’honoraire (duplicata) du 6 septembre 2016 du Dr D______, au montant de 
CHF 2'654.-. Elle a indiqué que le Dr D______ avait fait le nécessaire pour faire 
parvenir au SPC le devis car, à cette époque, sa santé psychique était très fragile et 
instable et elle ne pouvait pas s’occuper elle-même de toutes les factures.  

9. Le 21 janvier 2019, le Service des prestations complémentaires, remboursement des 
frais maladies du canton de Vaud (SPC RFM) a refusé de prendre en charge la 
facture du Dr D______ de CHF 2'654,- au motif qu’elle lui avait été présentée au-
delà du délai légal de 15 mois.  

10. Par décision du 28 janvier 2019, le SPC a refusé toute participation à la facture de 
CHF 2'654.-, au motif que les justificatifs devaient être présentés dans un délai de 
15 mois dès la date du décompte ou de la facture.  

11. Le 8 février 2019, la recourante a fait opposition à cette décision, en relevant qu’à 
l’époque, très malade, elle avait envoyé les frais de dentistes à l’AI qui ne les avait 

 
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pas fait suivre et ne l’avait pas prévenue. Elle se rappelait avoir signé le devis du 
Dr D______ et l’avoir transmis au SPC. Les soins effectués par le Dr D______ 
n’avaient pas « tenus » et elle avait dû consulter un autre dentiste en urgence, qui 
avait transmis sa facture directement au SPC. Elle se trouvait dans une situation 
financière très précaire et souhaitait une participation, au moins en partie, du SPC. 
Le dentiste qui s’était engagé à fournir au SPC le devis et les factures ne l’avait pas 
fait. Elle a joint une attestation du docteur G______, psychiatre-psychothérapeute 
FMH et de Madame H______, psychologue-psychothérapeute FSP, selon laquelle 
ils suivaient la recourante depuis 2015 et qu’à l’époque elle n’arrivait pas à gérer 
les démarches administratives, ce qui avait aggravé son état psychique et l’avait 
engouffrée dans des dettes.  

12. Par décision du 3 avril 2019, le SPC a rejeté l’opposition, au motif que la facture du 
6 septembre 2016 du Dr D______ lui avait été transmise le 29 novembre 2018, soit 
dans un délai supérieur à celui de 15 mois prévu par la loi. 

13. Le 4 mai 2019, la recourante a saisi la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice d’un recours à l’encontre de la décision précitée, en faisant valoir qu’elle 
avait effectué des soins en urgence auprès du Dr D______, en 2015, et qu’elle avait 
envoyé à l’époque le devis au SPC. Le Dr D______ lui réclamait CHF 3'563.25 en 
2018 alors qu’elle pensait que cette somme avait été payée par le SPC. En 2015, 
elle présentait des problèmes de santé psychique aggravés et avait fait confiance à 
son dentiste.  

14. Le 3 juin 2019, le SPC a conclu au rejet du recours. 

15. La recourante n’a pas répliqué dans le délai imparti.  

16. Le 14 octobre 2019, la chambre de céans a entendu les parties en audience de 
comparution personnelle.  

La recourante a déclaré : « J'ai déménagé en 2015 à Commugny, je ne me rappelle 
pas de la date exacte. J'habite à C______. Vous m'indiquez que le numéro 12 
ressort du dossier mais il s'agit d'une erreur.  

J'ai reçu la facture à l'occasion d'une mise en demeure de la part du l'Office romand 
de recouvrement. Je me suis rendue deux fois chez mon dentiste pour signer le 
devis. Je me rappelle qu'il l'a ensuite mis dans une enveloppe et m'a demandé d'aller 
la poster, ce que j'ai fait. Ensuite je n'ai plus jamais eu de nouvelle de mon dentiste 
jusqu'à la mise en demeure de l’ORR. Comme je n'avais pas eu de nouvelle, pour 
moi la situation était réglée.  

Après la mise en demeure l’ORR j'ai demandé un duplicata du devis au dentiste. Le 
dentiste a renvoyé une estimation d'honoraire et une note d'honoraire qui a ensuite 
été transmise au SPC. Je me rappelle avoir été convoquée par le dentiste conseil du 
SPC qui m'a effectivement examinée. Je ne me rappelle toutefois pas si c'était pour 
le devis en question car j'ai aussi eu d'autres soins dentaires. Je pense que le dentiste 

 
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m'avait soigné d'avril à novembre 2015. Lorsque j'ai déménagé j'ai demandé un 
suivi du courrier par la poste pendant une année ». 

Le représentant du SPC a déclaré : « Nous présumons que la recourante a reçu la 
facture du dentiste quelques jours après son émission, soit courant septembre 2016. 
Nous n'avons pas la preuve de la réception de cette facture par la recourante. Nous 
n'avons pas interpellé le dentiste sur cette question ». 

Mme H______, psychologue accompagnant la recourante, a déclaré : « Nous avons 
contacté téléphoniquement le secrétariat du dentiste. Je me suis étonnée du fait que 
cette facture était restée impayée si longtemps mais je n'ai pas eu de réponse claire 
du secrétariat. J'avais précisé téléphoniquement au secrétariat du dentiste que la 
recourante était déjà au SPC au moment du traitement et qu'il était curieux qu'une 
facture d'un tel montant reste en suspens. Je n'ai pas eu de réponse sur cette 
question ». 

17. A la demande de la chambre de céans, le Dr D______ a donné les 21 octobre et 1er 
novembre 2019 les renseignements suivants : 

La note d’honoraires P6786/F12172 avait été envoyée à la recourante le 
6 septembre 2016 par courrier simple, à l’adresse B______ Genève, ainsi qu’un 
rappel les 23 décembre 2016 et 15 juillet 2018.   

A la demande téléphonique de la recourante, un double de la facture lui avait été 
envoyé le 15 septembre 2018, à la même adresse. Une personne disant s’occuper 
des factures de la recourante avait téléphoné le 12 novembre 2018 et elle avait été 
invitée à s’adresser à l’ORR. La créance avait été cédée le 3 septembre 2018 ; la 
facture n’avait pas été transmise directement au SPC.  

Au moment de la cession de la créance, l’adresse de la recourante enregistrée dans 
son fichier était B______ Genève ; elle avait ensuite été modifiée par I______ 
Commugny, vraisemblablement à l’occasion d’un appel téléphonique de la 
recourante avec son secrétariat ; son logiciel ne permettait que de retrouver la date 
des mutations d’adresse, soit B______ Genève au 22 octobre 2015, puis trois 
modifications au 12 octobre 2018, 15 octobre 2018, 12 novembre 2018 et une 
adresse actuelle I______ Commugny.  

Aucun envoi n’était venu en retour. La recourante n’avait pas signalé son 
changement d’adresse au 1er novembre 2015.  

Il a joint une copie d’une invitation au paiement du 23 décembre 2016 et d’une 
sommation du 15 juillet 2018 au montant de CHF 2'954.- adressés à la recourante, 
au I______ Commugny. Il a précisé que l’adresse indiquée sur ces copies 
correspondait à l’adresse actuelle de son fichier. 

18. Le 1er décembre 2019, la recourante a observé qu’elle n’avait jamais reçu de facture 
avant la mise en demeure du 2 octobre 2018 ; il était étonnant de constater que le 
Dr D______ avait envoyé un rappel en décembre 2016 seulement et un second 
rappel deux ans après. Elle n’avait pas de souvenir d’avoir téléphoné à son dentiste 

 
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le 15 septembre 2018 et ne lui avait pas demandé une copie de la facture à envoyer, 
de surcroit, à son ancienne adresse. C’était seulement après avoir reçu le courrier de 
l’ORR le 2 octobre 2018 que sa psychothérapeute avait téléphoné au secrétariat du 
Dr D______ en lui transmettant sa nouvelle adresse et requis une copie du devis et 
de la facture.  Les copies des rappels transmises par le Dr D______ mentionnaient 
curieusement l’adresse I______ Commugny. Sa psychothérapeute, selon ses relevés 
téléphoniques avait en réalité téléphoné huit fois au Dr D______ soit les 9, 10, 12, 
23, 26 octobre 2018, 6, 8 et 12 novembre 2018. Cinq de ces appels avaient duré 
plus d’une minute. Elle avait finalement joint la secrétaire qui s’occupait de la 
facturation et qui travaillait à temps partiel. Dès le 9 octobre 2018, une copie du 
devis et de la facture avait été demandée au Dr D______ mais pas avant cette date, 
soit après la mise en demeure du 2 octobre 2018. Un téléphone à l’ORR avait 
également été fait le 9 octobre 2018. Il se pouvait que les courriers envoyés au 
B______ Genève, immeuble dont les appartements étaient gérés par un foyer 
logeant des personnes avec un retard mental, se soient égarés.  

19. Le 4 décembre 2019, le SPC a observé que les envois du Dr D______ n’avaient pas 
été retournés à celui-ci par la poste et que la recourante n’avait pas informé celui-ci 
de son changement d’adresse. 

20. Sur quoi la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à 
l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté en temps utile, le recours est recevable. 

3. Le litige porte sur le refus de l’intimé de prendre en charge la facture de frais de 
dentiste de CHF 3'563.25. 

4. a. Selon l’art. 14 al. 1 let. a et al. 3 LPC, les cantons remboursent aux bénéficiaires 
d’une prestation complémentaire annuelle les frais de traitement dentaire de l’année 
civile en cours, s’ils sont dûment établis (al. 1 let. a). Les cantons précisent quels 
frais peuvent être remboursés en vertu de l’al. 1. Ils peuvent limiter le 
remboursement aux dépenses nécessaires dans les limites d’une fourniture 
économique et adéquate des prestations (al. 2). 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
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b. Selon l'art. 15 LPC, les frais de maladie et d'invalidité sont remboursés aux 
conditions suivantes : 

a. le remboursement est demandé dans les quinze mois à compter de la facturation; 

b. les frais sont intervenus à une époque pendant laquelle le requérant remplissait 
les conditions fixées aux art. 4 à 6 LPC. 

Le délai de quinze mois court à compter de la date de réception de la facture ou du 
décompte de la caisse-maladie (Michel VALTERIO, Commentaire de la loi 
fédérale sur les prestations complémentaires à l'AVS et à l'AI, 2015, ad art. 15 ch. 
1). Il s'agit d'un délai de péremption, si bien qu'un remboursement est exclu si la 
demande ne parvient pas à l'autorité compétente dans ce délai, sauf si l'assuré ne 
pouvait pas savoir en temps utile et sans faute de sa part qu'une facture a été établie. 
Dans cette dernière hypothèse, le délai commence à courir dès la connaissance de la 
facture (VALTERIO, op. cit. ad art. 15 ch. 3).  

5. Sur le plan cantonal, le Conseil d’Etat a édicté, le 15 décembre 2010, un règlement 
relatif au remboursement des frais de maladie résultant de l’invalidité en matière de 
prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-
invalidité (RFMPC ; RSGE / 7 10.05), entré en vigueur le 1er janvier 2011. L’art. 4 
RFMPC reprend les mêmes termes que la LPC quant au délai pour le dépôt de la 
demande de remboursement. Il s’applique également aux prestations versées en 
vertu de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à 
l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité, du 25 octobre 1968    
(LPCC; J 7 15 ; cf. art. 4 let. b) RFMPC).  

6. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

7. En l’occurrence, la demande de remboursement n’est pas périmée dès lors qu’il est 
établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que la recourante n’a pu avoir 
connaissance de la facture du Dr D______ qu’au plus tôt au jour de la mise en 
demeure, notifiée le 2 octobre 2018 par l’ORR et qu’elle a requis de l’intimé le 
remboursement de la facture en cause le 29 novembre 2018.  

En effet, il ressort de l’instruction menée par la chambre de céans que la première 
facture (intitulée invitation au paiement) a été envoyée par le Dr D______ à la 
recourante le 23 décembre 2016 à son ancienne adresse B______ Genève, alors que 
la recourante n’y habitait plus depuis le 1er novembre 2015 et que le suivi de son 

 
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courrier par la poste à sa nouvelle adresse avait cessé au 1er novembre 2016 
(procès-verbal d’audience du 14 octobre 2019), de sorte que la recourante n’a pas 
pu recevoir ce courrier. Il en est de même du rappel envoyé par le Dr D______ 
(intitulé sommation), notifié le 15 juillet 2018, toujours à l’ancienne adresse de la 
recourante. Le fait que le Dr D______ ait indiqué ne pas avoir reçu en retour ces 
deux courriers n’est pas déterminant dès lors qu’il est établi que la recourante n’a 
pas pu les recevoir.  

Par ailleurs, l’intimé se prévaut du fait que la recourante n’aurait pas informé le 
Dr D______ de son changement d’adresse. A cet égard, outre le fait que la 
recourante a expliqué avoir présenté des problèmes de santé importants ayant rendu 
à cette époque toute démarche administrative difficile (difficultés attestées par le 
Dr G______ et Mme H______ depuis l’année 2015 – avis du 4 février 2019), elle a 
néanmoins requis de la Poste un suivi de son courrier à sa nouvelle adresse durant 
une année, ce qui doit être considéré comme suffisant, au regard de son obligation 
de diligence, étant par ailleurs relevé que l’obligation d’annonce est exigée envers 
l’intimé et non pas le prestataire de soins (art. 24 LPC). En outre, le Dr D______ a, 
quant à lui, attendu plus d’une année avant de notifier sa facture pour les soins 
donnés jusqu’en novembre 2015, ce qui n’est pas usuel et pouvait laisser croire à la 
recourante que, vu le long délai, la facture avait été adressée directement à l’intimé 
par le médecin-dentiste, comme cela avait été le cas du médecin-dentiste qui est 
intervenu à la suite des soins donnés par le Dr D______, ce que l’intimé n’a pas 
contesté.  

8. Au vu de ce qui précède, la demande de remboursement respecte le délai de quinze 
mois précité, de sorte que le recours doit être partiellement admis et la décision 
litigieuse annulée, l’intimé étant invité à traiter la demande de remboursement de la 
facture de CHF 3'563.25, en examinant si les autres conditions liées au 
remboursement des frais médicaux sont remplies. 

  

 
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PAR CES MOTIFS, 
LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Annule la décision litigieuse. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Julia BARRY 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le