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**Case Identifier:** 5b2986ef-37f1-567d-9480-7abfc2d7bc1e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-04-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 15.04.2021 C/21692/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-21692-2020_2021-04-15.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16.04.2021. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/21692/2020 ACJC/477/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 15 AVRIL 2021 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ [SZ], recourant contre une ordonnance rendue 
par la 24ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 17 mars 2021, 

comparant par Me Frédéric SERRA et Me Mélina HARALABOPOULOS, avocats, 

HOUSE ATTORNEYS SA, route de Frontenex 46, case postale 6111, 1211 Genève 6, 

en l'Etude desquels il fait élection de domicile, 

et 

1) B______ SA, sise c/o C______, Sàrl, ______[GE], 

2) D______, sise ______[GE], 

intimées, comparant toutes deux par Me Flora PALOVICS et Me Olivier NICOD, 

avocats, Walder Wyss SA, avenue du Théâtre 1, case postale 6069, 1002 Lausanne, en 

l'Etude desquels elles font élection de domicile. 

 

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C/21692/2020 

Vu l'ordonnance OTPI/249/2021 rendue le 17 mars 2021 par le Tribunal de première 

instance dans la cause C/21692/20201 rejetant notamment les conclusions formées sur 

mesures provisionnelles par A______ dans sa requête du 17 juillet 2020 (ch. 1), arrêtant 

les frais judiciaires à 4'200 fr., les mettant à la charge de A______ et les compensant 

avec les avances fournies par les parties (ch. 7), condamnant A______ à verser à 

B______ SA et à D______, prises conjointement, la somme de 1'800 fr. à titre de 

remboursement de l'avance de frais (ch. 8), et condamnant A______ à verser à B______ 

SA et à D______, prises conjointement, la somme de 5'000 fr. à titre de dépens (ch. 9); 

Vu le séquestre n° 1______, ordonné le 29 mars 2021 par le Tribunal à l'encontre de 

A______, à la requête de B______ SA, sur l'immeuble sis ______[GE] propriété de 

A______, pour une créance de 1'543'360 fr. (soit 1'536'560 fr. + 6'800 fr.), dans la cause 

C/2______/2021; 

Vu la demande d'inscription de la restriction du droit d'aliéner adressée par l'Office 

cantonal des poursuites au Registre foncier le 29 mars 2021, portant sur l'immeuble 

précité; 

Vu l'appel formé le 1
er

 avril 2021 contre l'ordonnance du 17 mars 2021 par A______; 

Attendu, EN FAIT, que par requête urgente du 8 avril 2021, A______ a sollicité, sous 
suite de frais et dépens, l'octroi de l'effet suspensif à l'exécution des chiffres 7 à 9 du 

dispositif de l'ordonnance querellée; 

Qu'il fait valoir qu'il est dans l'impossibilité de disposer de son bien immobilier sis à 

______ [GE], frappé d'un séquestre, en raison de la créance de B______ SA de 6'800 

fr., résultant de l'ordonnance précitée; que si le séquestre était maintenu, il serait privé 

de la disponibilité de celui-ci pendant plusieurs mois, ce qui justifie l'octroi de l'effet 

suspensif sollicité; 

Que par décision du 12 avril 2021, l'Office cantonal des poursuites a décidé d'accepter 

la garantie déposée par A______, en application de l'art. 277 LP, et de lever le séquestre 

n° 1______ – C/2______/2021 auprès du Registre foncier; 

Que par réponse du 14 avril 2021, B______ SA s'est opposée à la requête d'effet 

suspensif; qu'elle fait valoir que A______ a retrouvé la libre disposition de son bien 

immobilier, suite au dépôt de la garantie et à la décision de l'Office; que de surcroît le 

séquestre ordonné n'avait pas pour but de garantir la seule créance de 6'800 fr. fondée 

sur le dispositif de l'ordonnance entreprise, mais également une créance de 1'543'360 fr.; 

Que par courrier du 15 avril 2021, les parties ont été informées de ce que la cause était 

gardée à juger sur effet suspensif;  

Considérant, EN DROIT, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des 
décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

- 3/4 - 

 

C/21692/2020 

Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être 

suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable 

(art. 315 al. 5 CPC); 

Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le 

caractère exécutoire (cf. JEANDIN, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 

2
ème

 éd., n. 6 ad art. 325 CPC); 

Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation  

(ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_403/2015 du 28 août 2015 

consid. 5; 5A_419/2014 du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2); 

Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en 

présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une 

situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du 

recours (arrêts du Tribunal fédéral 4A_337/2014 du 14 juillet 2014 consid. 3.1; 

4D_30/2010 du 25 mars 2010 consid. 2.3); 

Que, de jurisprudence constante, le fait d'être exposé au paiement d'une somme d'argent 

n'entraîne, en principe, aucun préjudice irréparable, dans la mesure où l'intéressé peut 

s'acquitter du montant et pourra en obtenir la restitution s'il obtient finalement gain de 

cause (ATF 138 III 333 consid. 1.3.1 et les références citées, à propos de l'art. 93 al. 1 

let. a LTF; arrêts du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1; 

5D_52/2010 du 10 mai 2010 consid. 1.1.1 in SJ 2011 I p. 134);  

Qu'en l'espèce, l'appelant n'allègue pas que le paiement de la créance résultant des 

chiffres 7 à 9 du dispositif de l'ordonnance entreprise le mettrait dans une situation 

financière difficile, ce qui est douteux au vu de son montant; qu'en tout état, 

contrairement à ce que soutient l'appelant, la créance fondant le séquestre n'est pas 

uniquement celle résultant des chiffres 7 à 9 du dispositif de l'ordonnance entreprise; 

qu'ainsi, même si l'effet suspensif sollicité était accordé, le séquestre serait maintenu; 

que, de plus, le séquestre a été levé, de sorte que l'argument tiré de celui-ci pour 

prétendre à l'existence un dommage irréparable tombe à faux;  

Que la requête frise la témérité; 

Que la suspension de l'effet exécutoire des chiffres 7 à 9 du dispositif de l'ordonnance 

entreprise sera par conséquent refusée; 

Qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond 

(art. 104 al. 3 CPC). 

  

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C/21692/2020 

 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension de l'effet exécutoire des chiffres 7 à 9 du 
dispositif de l'ordonnance entreprise : 

Rejette la requête de A______ tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché aux 

chiffres 7 à 9 de l'ordonnance OTPI/249/2021 rendue le 17 mars 2021 par le Tribunal de 

première instance dans la cause C/21692/2020-24 SP. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Laura SESSA, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Laura SESSA 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Indication des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1) 

est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss LTF), respectivement d'un 

recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours 

motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.