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**Case Identifier:** 04bf2c3e-2fd3-5215-9380-c7f74b2a0097
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-09-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 28.09.2009 A/4057/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4057-2008_2009-09-28.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Teresa SOARES et Luis ARIAS, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4057/2008 ATAS/1219/2009 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 6 

du 28 septembre 2009 

 

En la cause 

Madame G_________, domiciliée au  Petit-Lancy recourante 

 

contre 

SUVA, CAISSE NATIONALE SUISSE D'ASSURANCE EN CAS 
D'ACCIDENTS, sise Rechtsabteilung ; Fluhmattstrasse 1, 6002 
Lucerne 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame G_________ (ci-après l'assurée ou la recourante), née en 1961, était 

employée auprès de l'entreprise X_________ AG, à Küsnacht. A ce titre elle était 

assurée auprès de la SUVA (ci-après l'assureur ou l'intimée), pour les accidents 

professionnels ou non professionnels. 

2. En date du 18 septembre 2006, alors qu'elle se rendait sur son lieu de travail au 

moyen de son scooter, un automobiliste lui a coupé la route et l'a renversée. Cet 

impact lui a occasionné des contusions cervicales et lombaires. 

3. Dans la déclaration d'accident du 3 octobre 2006, l'assurée a mentionné qu'elle 

souffrait de douleurs au niveau des membres inférieurs. 

4. Dans le rapport médical destiné à la SUVA et complété par le Dr L_________, 

médecin FMH, spécialiste en médecine interne, le 13 octobre 2006, ce dernier a 

posé comme diagnostic des contusions cervicales et lombaires. La thérapie 

envisagée était purement conservatoire. Il a mis l'assurée en arrêt du travail du 19 

au 22 septembre 2006 et  a estimé que le traitement était terminé dès le 19 

septembre 2006. 

5. La SUVA a pris en charge le cas. 

6. Des radiographies de la colonne cervicale ont été effectuées le 20 octobre 2006 par 

le Dr M_________, spécialiste FMH en radiologie chez Y________. Lesdites 

radiographies ont mis en évidence une impression de scoliose dorsale haute à 

convexité gauche et une rectitude du segment cervical, sans autre anomalie 

significative au niveau du rachis cervical. Par ailleurs, aucune autre anomalie 

significative au niveau lombaire et du bassin n'a été décelée. 

7. En date du 10 janvier 2008, ont été effectuées des radiographies de la colonne 

lombo-pelvienne par le Dr N_________, spécialiste FMH en radiologie, chez 

Y________. Le médecin a conclu à un léger trouble de la statique lombo-pelvienne 

dans les deux plans surplombant une discopathie débutante L5-S1. 

8. Le 10 janvier 2008, une radiographie et une échographie de l'épaule droite ont été 

réalisées par le Dr N_________. Elles ont mis en évidence une péri-arthrite 

calcifiante ou bursite pouvant bénéficier d'un traitement infiltratif. En revanche, à 

teneur de ces clichés, l'assurée ne souffrait d'aucune lésion osseuse visible et il n'y 

avait aucun signe en faveur d'une rupture de la coiffe. 

9. Dans le rapport médical LAA du 17 juin 2008, le Dr O_________, médecine 

générale FMH et médecin-traitant, a indiqué que suite à l'accident survenu le 18 

septembre 2006, lors duquel sa patiente avait subi un choc au niveau de la nuque et 

de l'épaule droite, la douleur au niveau de l'épaule avait repris après une brève 

 
 
 

 

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période d'accalmie. Les constatations radiologiques avaient mis en évidence une 

calcification arciforme au niveau de la capsule. Le médecin a posé comme 

diagnostic un PSH post-traumatique de l'épaule droite avec une apparition tardive 

d'une calcification. Il a mentionné qu'une lésion de la coiffe n'était par ailleurs pas 

exclue. 

10. Par courrier du 23 juin 2008, la SUVA a informé l'assurée, partant de l'idée que les 

troubles annoncés constituaient un cas de rechute, n'être tenue de prendre en charge 

une telle atteinte que dans la mesure où il existait une corrélation pour le moins 

probable entre celle-ci et l'événement assuré. Or, elle a estimé que compte tenu des 

rapports médicaux, il n'existait pas de lien de causalité avéré ou probable entre 

l'accident et les lésions annoncées au niveau de l'épaule. 

11. Dans un courrier du 26 juin 2008, le Dr P_________, radiologue FMH, a 

mentionné au Dr  O_________, que la radiographie de l'épaule droite de l'assurée 

avait mis en évidence une calcification arciforme d'environ 1.5 cm de long située 

dans l'épaisseur de la portion terminale du sus-épineux, et une persistance d'une 

bonne congruence articulaire glénohumérale. En revanche, il n'y avait aucune 

diminution de l'espace sous-acromial. 

12. Dans un mail daté du 1er juillet 2008, l'assurée s'est opposée au courrier du 23 juin 

2008. Elle a indiqué qu'il ne s'agissait aucunement d'une rechute mais d'une 

continuité de traitement. Elle a expliqué que son employeur lui avait demandé de 

remplir une déclaration de rechute, ce qu'elle avait tout d'abord refusé. On lui a 

alors rétorqué qu'il s'agissait d'une démarche administrative usuelle qui n'aurait 

aucune conséquence. 

13. Une IMAGERIE PAR RAISONNANCE MAGNETIQUE (IRM) a été effectuée en 

date du 1er juillet 2008 par le Dr P_________. Ladite IRM a mis en évidence une 

tendinopathie calcifiante de la portion terminale du tendon du sus-épineux sans 

signe de déchirure. 

14. Le Dr O_________ a adressé un courrier à l'attention de la SUVA, en date du 4 

juillet 2008, dans lequel il s'est dit être très surpris de la "décision" de la SUVA du 

23 juin 2008, qui ne reposait que sur des faits figurant au dossier sans qu'aucun 

expert ne fût toutefois intervenu. Il a rappelé que sa patiente avait été victime d'un 

accident avec un traumatisme au niveau de la colonne lombaire, des membres 

inférieurs et surtout de l'épaule droite. Selon lui, non seulement l'assurée ne 

répondait pas favorablement aux traitements effectués sur l'épaule droite, 

contrairement aux autres parties du corps touchées par l'impact, mais en plus la 

situation s'était aggravée jusqu'à poser un réel handicap fonctionnel. Il a par ailleurs 

souligné que l'IRM effectuée récemment avait mis en évidence une tendinopathie 

calcifiante du sus-épineux. Il ne s'agissait par conséquent, selon lui, nullement d'une 

rechute mais d'une continuité de traitement pour le même accident, ceci étant 

 
 
 

 

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valable tant pour l'épaule droite que le rachis cervical et lombaire. Il a enfin 

souligné qu'avant l'accident, sa patiente ne souffrait d'aucune pathologie de la 

même espèce. 

15. Le Dr Q_________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin-conseil de la SUVA, 

a effectué une appréciation médicale, en date du 17 juillet 2008, sur les pièces du 

dossier. Il a mentionné que les radiographies effectuées avaient révélé un rachis en 

extension sans modification dégénérative notable ni lésion traumatique. Ces 

atteintes étaient de nature purement dégénératives ; il s'agissait de modifications 

statiques - au niveau du rachis lombaire - avec discopathie en L5/S1 et de 

calcifications périarthritiques - avec bursite - propres à une périarthrite huméro-

scapulaire (PHS) de l'épaule droite. Dans ses conclusions, ce médecin a indiqué 

qu'il n'y avait pas de rapport de causalité entre l'accident survenu le 18 septembre 

2006, d'une part, les plaintes exprimées par l'assurée à la fin de l'année 2007, les 

examens réalisés et les constatations qui s'y rapportaient d'autre part. L'absence de 

lien de causalité était également confirmée par le mécanisme accidentel, par 

l'évolution de la situation médicale de l'assurée, par les résultats des investigations 

d'imagerie médicale et, enfin, par les constatations anatomo-pathologiques. Il a 

ajouté qu'à aucun moment il n'avait été possible de déceler des lésions de nature 

traumatique ; les différentes investigations qui avaient été réalisées avaient révélé 

des modifications dont le caractère dégénératif ne faisait aucun doute. Ces atteintes 

expliquaient parfaitement les troubles de l'assurée et les constatations qui s'y 

rapportaient (modifications dégénératives et position d'extension du rachis 

lombaire, atteinte dégénérative de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite avec 

calcification). De ce fait, tant les mesures d'éclaircissement que les traitements dont 

l'assurée avait bénéficié dès le mois de novembre 2007 n'étaient, selon lui, pas à la 

charge de l'assurance-accidents.  

16. Par décision du 18 juillet 2008, la SUVA a confirmé les termes de son courrier du 

23 juin 2008. Se référant à l'appréciation médicale de son médecin-conseil, elle a 

indiqué qu'il n'y avait pas de lien de causalité sûr ou vraisemblable entre l'accident 

du 18 septembre 2006 et les douleurs exprimées. Elle a par conséquent nié tout 

droit à une quelconque prestation. 

17. Par courrier adressé au Dr Q_________, médecin-conseil de la SUVA le 29 juillet 

2008, le Dr O_________ a mentionné que sa patiente n'avait cessé de se plaindre de 

son épaule droite ainsi que de sa colonne cervicale et lombaire depuis l'accident 

survenu en 2006 et que ce n'était que grâce à son courage que cette dernière avait 

continué à exercer son activité professionnelle malgré ses douleurs et le handicap 

de son épaule. Il a ajouté que la SUVA, outre le fait qu'elle avait pris sa décision 

uniquement sur la base de pièces figurant au dossier, justifiait ladite décision en 

mettant en avant les lésions dégénératives et les qualifications tendineuses. Or il 

serait selon lui "de mauvaise foi" de nier que de telles lésions dégénératives et 

autres calcifications puissent se développer à la suite d'un traumatisme avec des 

 
 
 

 

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effets de longue durée. Il a souligné que le terme post-traumatique s'appliquait 

également dans ce cas. 

18. Dans un rapport de consultation du 14 août 2008, le Dr R________, spécialiste 

FMH en chirurgie orthopédique, se référant aux radiographies et IRM effectués, a 

fait état de ce que les éléments évoqués présentaient un échec de traitement 

conservateur d'une tendinite calcifiante post-traumatique. Il a alors proposé à 

l'assurée une révision arthroscopique de son épaule associée à une acromioplastie et 

à une résection de la calcification.  

19. Par lettre recommandée du 14 août 2008, l'assurée s'est opposée à la décision du 18 

juillet 2008 de la SUVA. Elle allègue que suite à son accident, les premières 

douleurs se sont fait sentir au niveau du bas de la jambe gauche, du pied gauche et 

du bas du dos. Peu après, elle a ressenti des douleurs à la tête et des sensations de 

vertige. Toutefois, dans la mesure où elle avait depuis peu été engagée dans la 

société X_________ AG, elle avait préféré prendre des anti-douleurs plutôt que de 

ne pas se rendre sur son lieu de travail. Cependant, les douleurs au niveau du bas du 

dos, de la nuque et des jambes s'étant rapidement intensifiées, elle s'est rendue au 

MEDICENTRE DE BALEXERT, où un arrêt de travail total de 3 jours lui a été 

octroyé. Ressentant toujours des douleurs au niveau du bas du dos et de l'épaule, 

elle a dû suivre un traitement ostéopathique à raison de 3 séances et un traitement 

auprès d'un physiothérapeute, lequel a effectué deux séries de 9 séances de massage 

du 29 septembre au 28 novembre 2006 ainsi que du 22 décembre 2006 au 27 février 

2007. Ce traitement n'a toutefois pas calmé ses douleurs. Elle a par la suite suivi 

une série de séances de physiothérapie supplémentaires du mois de novembre 

jusqu'en décembre 2007. Les traitements effectués s'étant tous soldés par des 

échecs, les médecins ont envisagé pour l'avenir une intervention chirurgicale. Elle 

indique que le terme de rechute utilisé par l'intimé est erroné et qu'il s'agit d'une 

suite de traitement. En outre, elle conteste les allégations de l'assureur selon 

lesquelles "après quelques jours seulement, le traitement de l'assurée est terminé et 

son aptitude au travail à nouveau complète", alors qu'elle lui a par la suite adressé 

des factures qui ont par ailleurs été réglées. Enfin, elle sollicite que son dossier soit 

traité par un autre expert vu l'impossibilité pour elle ou son médecin-traitant de 

prendre contact avec le Dr Q_________. 

20. Par décision sur opposition du 15 octobre 2008, la SUVA a confirmé sa décision du 

18 juillet 2008. Elle a mentionné qu'il ressortait du rapport du 13 octobre 2006 du 

Dr S________, spécialiste FMH en médecin interne, que la capacité de travail de 

l'assurée était entière à partir du 22 septembre 2006. Par ailleurs le traitement 

médical avait pris fin le 19 septembre 2006. Par la suite, le médecin-traitant avait 

prescrit à l'assurée, outre un traitement médical, des séances de physiothérapie, 

lesquelles s'étaient terminées le 27 février 2007. Ce n'était qu'à partir du mois de 

novembre qu'elle avait consulté à nouveau pour des troubles affectant son dos et 

son épaule droite. Par conséquent, dès lors que l'assurée ne s'était pas rendue chez 

 
 
 

 

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un médecin en raison de troubles allégués au dos et à l'épaule droite entre février et 

novembre 2007, qu'elle n'avait pas suivi durant cette période un traitement 

spécifique, ni n'avait été mise au bénéfice d'une incapacité de travail, il y avait lieu 

d'admettre, avec un degré de vraisemblance prépondérante, que les troubles étaient 

guéris en apparence, mais avaient récidivé en novembre 2007, si bien que l'assurée 

avait subi une rechute. Par ailleurs, le Dr Q_________, au vu des éléments 

médicaux versés au dossier, avait estimé qu'il n'y avait pas de lien de causalité entre 

l'accident en 2006, d'une part, et les plaintes exprimées par l'assurée fin 2007, les 

examens réalisés et les constatations y relatives, d'autre part. En outre, le médecin-

conseil avait constaté que les mesures d'éclaircissement réalisées environ une année 

après l'événement accidentel n'avaient pas fait apparaître de lésions traumatiques 

mais des modifications dégénératives, lesquelles expliquaient les plaintes 

exprimées par l'assurée. Toujours selon le Dr Q_________, il n'avait pas été 

possible de mettre en évidence des lésions traumatiques après l'accident de 

septembre 2006, qui n'avait d'ailleurs entraîné qu'une incapacité de travail de très 

courte durée. Par conséquent, le médecin-conseil était d'avis que les mesures 

d'éclaircissement et les traitements dont l'assurée avait bénéficié n'étaient pas à la 

charge de l'assurance-accidents. De plus, aucun élément ne permettait de douter de 

l'avis de ce spécialiste, spécialisé en traumatologie, étant par ailleurs précisé que le 

principal argument de l'assurée reposait sur le fait qu'avant l'événement en cause, 

elle ne présentait pas de telles douleurs. Au surplus, il était indifférent que l'assurée 

n'eût pas été examinée personnellement par le médecin de la SUVA puisque la 

jurisprudence reconnaissait la valeur probante d'une expertise sur pièce à la 

condition que le dossier restituât, comme c'était le cas ici, une image complète de 

l'anamnèse, du déroulement des faits et du status en l'état, et que ces données 

fussent incontestées. Enfin, dans la mesure où le dossier était particulièrement 

complet, le Dr Q_________ avait estimé qu'il n'était pas nécessaire de faire 

examiner l'assurée par un autre médecin de la SUVA. La décision querellée devait 

par conséquent être confirmée. 

21. Par lettre recommandée du 7 novembre 2008, l'assurée a interjeté recours auprès du 

Tribunal de céans, contre la décision sur opposition susmentionnée. Elle rappelle 

notamment l'avis du Dr R________ du 14 août 2008, selon lequel les douleurs 

dorsales et la calcification de l'épaule droite étaient bel et bien une suite du 

traumatisme subi lors de son accident en 2006. Elle explique par ailleurs qu'une 

calcification est une suite d'un traumatisme sur un tendon et c'est la raison pour 

laquelle elle n'apparaît sur celui-ci qu'à posteriori, comme le précise d'ailleurs le 

Dr O_________. 

22. Une appréciation médicale a été rendue par le Dr T________, spécialiste FMH en 

chirurgie orthopédique et médecin conseil de la SUVA en date du 9 janvier 2009. 

En résumé, ce médecin a indiqué que la tendinite calcifiante était une affection 

fréquente de l'épaule. Certains auteurs ont constaté qu'elle était découverte 

fortuitement lors d''examens radiologiques d'épaules de sujets asymptomatiques 

 
 
 

 

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dans 2.7 % à 20 % des cas; chez les patients souffrant d'omalgies, le taux de 

tendinopathies calcifiantes s'élevait suivant les sources consultées entre 6.8% et 

54%. Dans plus de 80% des cas, c'était le tendon du sus-épineux qui était porteur de 

calcification. L'âge de manifestation classique de la tendinite calcifiante se situait 

dans la 4ème et 5ème décennie de l'existence. Le sexe féminin était plus souvent 

touché. Dans 10 % des cas, la calcification était bilatérale. En outre, selon les 

auteurs, l'étiologie de la tendinopathie calcifiante n'était pas encore élucidée. 

Toutefois, la vaste majorité des auteurs excluait la relation éventuelle existant entre 

une tendinite calcifiante et un événement traumatique. LÖHR et UHTHOFF avaient 

écrit à ce propos que "la relation entre tendinose calcifiante et événement 

traumatique est rejetée par presque tous les auteurs qui ont abordé cette question". 

La théorie actuelle la plus prisée était celle de la mutation des fibroblastes (cellules 

intratendineuses) et chondocytes (cellules formant le cartilage). Ces cellules 

fibrocartilagineuses allaient alors former des cristaux d'hydroxyapathie. Cette phase 

de formation de calcification pouvait durer des semaines, voire des années, sans 

qu'elle ne fût forcément symptomatique. Lorsque les cristaux se dissolvaient, les 

fibroblastes se reformaient et produisaient alors un tissu conjonctif bien vascularisé 

qui allait favoriser la réparation complète du tendon. A noter que ce trouble était 

spontanément résolutif. La tendinite calcifiante pouvait générer des douleurs 

discrètes en élévation du bras. Parfois, elle était en mesure de provoquer des 

douleurs extrêmement invalidantes qui paradoxalement précédaient la guérison. Il a 

ajouté, qu'en l'espèce, le diagnostic de tendinite calcifiante était facile à poser au vu 

des radiographies effectuées. Les clichés confirmaient qu'elle se situait dans le 

tendon du sus-épineux. Il a ainsi conclu que les douleurs alléguées étaient 

caractéristiques du 3ème stade, à savoir celui de la résorption spontanée du dépôt 

calcique. En outre, la tendinopathie dont l'assuré avait souffert était d'étiologie 

idiopathique. 

23. Dans un courrier recommandé adressé au Tribunal de céans le 20 janvier 2009, la 

SUVA a indiqué que les troubles, qu'ils soient constitutifs ou non d'une rechute, 

n'engageaient la responsabilité de l'assureur, qu'à la condition d'être en lien de 

causalité avec un événement assuré. Or tel n'était pas le cas en l'espèce. En effet, le 

Dr Q_________ exposait que rien dans le mécanisme accidentel, l'évolution 

médicale qui s'en était suivie, les constatations anatomo-pathologiques ou 

l'imagerie, ne permettaient d'envisager une étiologie traumatique. Le Dr T________ 

avait confirmé par ailleurs le diagnostic de tendinopathie calcifiante et précisé 

qu'une relation de causalité entre ce diagnostic et un événement traumatique devait, 

selon une majorité des auteurs, être rejetée. Par ailleurs, l'opinion inverse du 

médecin-traitant de la recourante n'était pas étayée autrement que par renvoi au 

principe "post hoc ergo propter hoc" et n'était donc pas de nature à mettre en doute 

les conclusions des médecins précités. 

24. Dans sa réplique du 15 février 2009, l'assurée a contesté les conclusions du 

Dr T________. Elle a indiqué que, selon elle, les médecins de la SUVA n'avaient 

 
 
 

 

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aucune preuve de la présence de la calcification à son épaule droite avant l'accident 

et que pour sa part, elle continuait à penser, avec le Dr U________, que ladite 

calcification s'était développée progressivement à la suite du traumatisme qui avait 

provoqué une périarthrite scapulo-humérale chronique. C'est pourquoi, la 

symptomatologie douloureuse modérément présente juste après l'accident s'était 

aggravée au fur et à mesure des semaines et mois qui avaient suivi, parallèlement 

au développement de la calcification de son épaule droite. Elle estimait donc que 

cette évolution était parfaitement normale et ne pouvait entrer effectivement dans 

les études et les statistiques produites par le Dr T________. 

25. Dans un certificat du 25 mars 2009, le Dr V________, chef de clinique du service 

de chirurgie orthopédique et de traumatologie de l'appareil moteur des HOPITAUX 

UNIVERSITAIRES DE GENEVE (HUG), a indiqué, en substance, qu'il n'était pas 

inconcevable de penser que la calcification dont souffrait la recourante pouvait être 

liée à l'accident survenu au mois de septembre 2006. Il ajoutait toutefois que 

l'absence de documents radiologiques avant l'accident ne lui permettait pas 

d'affirmer catégoriquement que cette calcification fût de nature post- traumatique. 

26. Le 3 avril 2009, le Dr O_________, suite au certificat du Dr V________, a indiqué 

qu'il souhaitait ajouter que, selon lui, dans la mesure où la calcification était 

apparue plus d'un an après l'accident, cela prouvait qu'elle était post-traumatique. 

En effet, dans le cas contraire, la douleur serait apparue quelques mois après 

l'accident. En outre, sur la radiographie du 10 janvier 2008, la calcification était de 

1cm et de consistance laiteuse, selon le rapport médical, ce qui, selon lui, 

confirmait la logique des suites de l'accident. 

27. Une comparution personnelle des parties a eu lieu le 6 avril 2009. La recourante, 

lors de cette audience, a contesté fermement l'hypothèse de la rechute dès lors 

qu'elle n'avait en réalité jamais été rétablie. S'agissant de son épaule, elle a indiqué 

que la calcification avait pris une telle ampleur qu'elle devait faire face à certaines 

difficultés dans le cadre de son activité professionnelle. Par ailleurs, son ostéopathe 

lui avait indiqué que, selon lui, s'il y avait eu une antériorité à la calcification, elle 

se serait développée dans les deux à trois mois après l'accident. En revanche, sans 

antériorité, le développement aurait été plus lent, c'est-à-dire un an après l'accident. 

Selon l'assurée, ceci coïncidait parfaitement avec les radios.  

28. Un procès-verbal d'enquête a eu lieu le 11 mai 2009, lors duquel le Dr R________ 

a été entendu en qualité de témoin. En résumé, il a indiqué que le choc survenu lors 

de l'accident avait pu provoquer une tendinite de stade ultime avec calcifications. 

En revanche, il n'a pas pu préciser si ces dernières étaient dues à l'accident ou à une 

situation préexistante. Il a de plus mentionné que "sur la base des affirmations de 

Madame G_________, selon lesquelles elle n'avait pas de douleurs antérieurement 

à l'accident, il est plus vraisemblable (60 à 70 %) que la calcification qui est à 

l'origine de la tendinite soit due au traumatisme de cet accident. Le délai de deux 

 
 
 

 

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ans entre l'accident et l'état de la calcification en août 2008 permet de définir une 

vraisemblance quant à l'origine de la calcification. On observe une possibilité de 

calcification identique en fonction d'un phénomène dégénératif mais sur des 

personnes plus âgées (à partir de 60 ans)". Sur question de la SUVA, il a précisé 

que les douleurs provoquées par un choc étaient ressenties immédiatement. Elles 

pouvaient persister au-delà de 15 jours  auquel cas il y avait un risque que les 

lésions soient sérieuses.  

Le Dr R________ a ajouté : "De par mon expérience je peux dire que compte tenu 

de l'âge de Madame G_________ l'origine de la calcification n'est pas due à un état 

maladif préexistant mais qu'il est vraisemblable qu'elle soit due aux conséquences 

de l'accident même si la littérature n'est pas de mon avis mais il s'agit de mon 

expérience en tant que médecin du sport (…). Je n'ai aucun commentaire à apporter 

à l'affirmation du Dr T________ qui précise que l'âge de manifestation classique de 

la tendinite calcifiante se situe dans la 4ème et 5ème décennie de l'existence (…). Une 

calcification telle que constatée dans l'épaule de Madame G_________ peut se 

développer dans une durée plus ou moins longue entre 6 mois et 2 ans".  

Il a enfin précisé n'avoir rencontré de telles tendinites que rarement dans la mesure 

où ce phénomène était généralement courant dans les pathologies de surcharges. En 

ce qui concerne l'évolution de ce trouble, il a précisé qu'il pouvait y avoir des 

aggravations rapides voire même parfois des résorptions que la science n'expliquait 

pas. 

Une comparution personnelle des parties a suivi cette audience d'enquête. Lors de 

celle-ci, la recourante a déclaré, s'agissant du déroulement de l'accident, que lors du 

premier choc, il n'y avait pas eu de contact physique entre son corps et la voiture 

qui avait percuté son scooter, mais qu'elle avait amorti l'impact en bloquant son 

véhicule. Elle a alors absorbé le choc en grande partie sur son bras droit, c'est-à-dire 

qu'elle s'est crispée sur le guidon de son scooter pour éviter le braquage du guidon 

provoqué par l'impact. 

29. Suite à la comparution personnelle des parties et en réponse à une question du 

Tribunal de céans posée par courrier, le Dr R________, par lettre du 19 mai 2009, 

s'est exprimé comme suit : 

"Je suis surpris par la nouvelle version de l'événement traumatique donné par 

Madame G_________. En effet, celle-ci m'a toujours évoqué un impact, a priori 

violent, sur son épaule droite. La notion d'impact est susceptible de contusionner un 

tendon. La tendinite post-traumatique peut évoluer de façon défavorable jusqu'à 

l'apparition d'une tendinite calcifiante. Selon votre courrier, il semblerait que le 

déroulement de l'accident tel qu'il m'a été présenté lors de l'anamnèse, soit 

actuellement modifié. Mon argumentation s'écroule donc, car une simple crispation 

telle que décrite par la patiente, ne me paraît pas en mesure d'engendrer une 

 
 
 

 

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tendinite calcifiante. Je rejoins donc l'argumentation de l'émissaire de la SUVA et 

reste toutefois perplexe face au comportement de cette patiente qui modifie, à loisir, 

la description de son accident". 

30. Dans un courrier daté du premier juin 2009, l'assurée a notamment fait savoir que le 

terme "crispation" utilisé lors de l'audience ne correspondait pas à la réalité. En 

outre, elle a indiqué avoir eu un contact téléphonique avec le Dr R________, lequel 

lui a alors exprimé son mécontentement d'avoir été obligé de témoigner devant le 

Tribunal de céans et la crainte de voir se ternir les bonnes relations qu'il entretenait 

avec la SUVA. Elle considère qu'il a par ailleurs tenu des propos humiliant à son 

égard, dans la mesure où il lui a indiqué ne plus jamais vouloir la revoir. Par 

conséquent, elle conteste l'objectivité de ce médecin et invite le Tribunal à ne pas 

tenir compte de sa dernière déclaration. 

31. En date du 26 mai 2009, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 5 de la Loi sur l'organisation judiciaire, du 

22 novembre 1941 (LOJ ; RS E 2 05), le Tribunal cantonal des assurances sociales 

connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la Loi fédérale 

sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 

(LPGA ; RS 830.1) qui sont relatives à la Loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 

20 mars 1981 (LAA ; RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce. 

3. Interjeté dans les formes et délai légaux, le présent recours est recevable. 

4. La question litigieuse est celle de savoir si les troubles affectant le dos et l'épaule de 

l'assurée doivent être pris en charge par l'assureur-accidents étant précisé que de 

telles lésions n'entrent pas dans la définition de l'art. 9 al. 2 let f OLAA. 

5. Le droit à des prestations découlant d'un accident assuré suppose d'abord, entre 

l'événement dommageable de caractère accidentel et l'atteinte à la santé, un lien de 

causalité naturelle. Cette exigence est remplie lorsqu'il y a lieu d'admettre que, sans 

cet événement accidentel, le dommage ne se serait pas produit du tout, ou qu'il ne 

serait pas survenu de la même manière. Il n'est pas nécessaire, en revanche, que 

l'accident soit la cause unique ou immédiate de l'atteinte à la santé; il faut et il suffit 

que l'événement dommageable, associé éventuellement à d'autres facteurs, ait 

provoqué l'atteinte à la santé physique ou psychique de l'assuré, c'est-à-dire qu'il se 

présente comme la condition sine qua non de celle-ci. Savoir si l'événement assuré 

et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de causalité naturelle est une question 

 
 
 

 

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de fait, que l'administration ou, le cas échéant, le juge examine en se fondant 

essentiellement sur des renseignements d'ordre médical, et qui doit être tranchée en 

se conformant à la règle du degré de vraisemblance prépondérante, appliquée 

généralement à l'appréciation des preuves dans l'assurance sociale. Ainsi, lorsque 

l'existence d'un rapport de cause à effet entre l'accident et le dommage paraît 

possible, mais qu'elle ne peut pas être qualifiée de probable dans le cas particulier, 

le droit à des prestations fondées sur l'accident assuré doit être nié (ATF 129 V 177 

consid. 3.1, 402 consid. 4.3.1, 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les 

références). 

La responsabilité de l'assureur-accidents s'étend, en principe, à toutes les 

conséquences dommageables qui se trouvent dans un rapport de causalité naturelle 

et adéquate avec l'événement assuré. Les prestations d'assurance sont donc 

également versées en cas de rechutes ou de séquelles (art. 11 OLAA). Selon la 

jurisprudence, il y a rechute lorsqu'une atteinte présumée guérie récidive, de sorte 

qu'elle conduit à un traitement médical ou à une (nouvelle) incapacité de travail. En 

revanche, on parle de séquelles ou de suites tardives lorsqu'une atteinte 

apparemment guérie produit, au cours d'un laps de temps prolongé, des 

modifications organiques ou psychiques qui conduisent souvent à un état 

pathologique différent. Les rechutes et suites tardives se rattachent donc par 

définition à un événement accidentel effectif. Corrélativement, elles ne peuvent 

faire naître une obligation de l'assureur-accidents (initial) de verser des prestations 

que s'il existe un lien de causalité naturelle et adéquate entre les nouvelles plaintes 

de l'intéressé et l'atteinte à la santé causée à l'époque par l'accident assuré (ATF 118 

V 296 consid. 2c et les références; RAMA 1994 n° U 206 p. 327 consid. 2; ATFA 

non publié du 18 novembre 2005, U 80/05). 

Il incombe à l'assuré d'établir, au degré de vraisemblance prépondérante, l'existence 

d'un rapport de causalité entre l'état pathologique qui se manifeste à nouveau et 

l'accident (cf. ATFA non publié U 293/01 du 17 mai 2002, consid. 1, résumé dans 

REAS 2002 p. 307). Plus le temps écoulé entre l'accident et la manifestation de 

l'affection est long, plus les exigences quant à la preuve d'un rapport de causalité 

doivent être sévères (RAMA 1997 n° U 275 p. 191 consid. 1c). 

6. Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 

fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 

d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. Ainsi, une expertise 

médicale établie sur la base d'un dossier peut avoir valeur probante pour autant que 

celui-ci contienne suffisamment d'appréciations médicales qui, elles, se fondent sur 

un examen personnel de l'assuré (cf. RAMA 2001 n° U 438 p. 346 consid. 3d). Le 

juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis par les 

médecins des assureurs aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats 

convaincants, que leurs conclusions soient sérieusement motivées, que ces avis ne 

contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permette de mettre 

 
 
 

 

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en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à l'assureur 

par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité de son 

appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est qu'en 

présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité d'une 

appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés (ATF 125 V 353 

consid. 3b/ee). 

En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 

doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 

généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 

la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/bb et cc). 

7. En l'espèce, la recourante conteste que les douleurs relatives à l'épaule droite et à 

son dos soient un cas de rechute. Selon elle, il s'agit d'une suite de traitement. Il 

ressort toutefois du dossier que la recourante ne s'est jamais plainte de douleurs au 

niveau de son épaule après l'accident. En effet, la déclaration d'accident adressée à 

la SUVA le 3 octobre 2006 fait état de douleurs au niveau des membres inférieurs. 

En outre, dans le rapport médical LAA complété par le Dr L_________ le 13 

octobre 2006, les constatations médicales étaient des contusions costale, cervicale 

et lombaire, correspondant aux membres touchés par l'impact. Par ailleurs, ce n'est 

qu'au début de l'année 2008 que des radiographies de l'épaule et du dos ont été 

effectuées suite aux plaintes exprimées par l'assurée. Enfin, l'assurée n'a plus 

bénéficié de traitement durant une période s'étendant depuis la fin du mois de 

février jusqu'au mois de novembre 2007. Il ne peut dès lors être considéré que les 

douleurs évoquées sont une suite de traitement. Il s'agit, en revanche, d'un cas de 

rechute ou de séquelles tardives. Dans tous les cas, pour que l'assureur-accidents 

soit tenu de verser des prestations, un lien de causalité naturelle et adéquat doit être 

présent. S'agissant de la causalité naturelle, il y a lieu de se référer aux rapports 

médicaux établis par les divers médecins consultés. 

Les rapports des Drs Q_________ et T________ effectués, respectivement les 17 

juillet 2008 et 9 janvier 2009 s'accordent à dire qu'il n'y a aucun rapport de causalité 

entre les douleurs exprimées et l'accident.  

Le Dr Q_________ a indiqué dans son rapport du 17 juillet 2008 que les 

radiographies effectuées au niveau du rachis ont révélé un rachis en extension sans 

modification dégénérative notable, ni lésion traumatique. Celles effectuées plus 

d'une année après l'accident ont quant à elles mis en évidence des atteintes de 

nature dégénératives, soit des modifications statiques au niveau du rachis lombaire 

avec discopathie en L5/S1 et des calcifications périarthritiques, avec bursite, 

propres à une périarthrite huméro-scapulaire de l'épaule droite.  

Le Dr T________ précise en outre que le problème de l'épaule droite est une 

pathologie idiopathique. Cette deuxième appréciation médicale a été rédigée après 

 
 
 

 

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étude des pièces et des radiographies figurant au dossier. Le médecin a par ailleurs 

établi une anamnèse sur pièces et s'est référé à une abondante littérature sur le sujet. 

Son rapport ne contient aucune contradiction et le résultat auquel il parvient est 

convaincant. Il sied de préciser que le fait que ce rapport ait été établi sans 

consultation de l'assurée ne saurait faire douter de sa valeur probante. En effet, au 

regard de la jurisprudence (cf. RAMA 201 n°438 p. 345), il pouvait également 

renoncer à examiner personnellement la recourante. Un tel examen n'aurait au 

demeurant pas été déterminant, dès lors que le litige ne porte pas, en l'espèce, sur la 

nature des lésions mais sur le lien de causalité naturelle entre celles-ci et l'accident 

de 2006 (cf. arrêt du Tribunal fédéral non publié, U 211/05). Ce médecin explique, 

en substance, que l'âge de manifestation classique de la tendinite calcifiante se situe 

dans la 4ème et 5ème décennie de l'existence. Ceci correspond à la tranche d'âge de la 

recourante, laquelle est âgée de 48 ans. Le sexe féminin est de surcroît plus souvent 

touché. De plus, dans 10 % des cas seulement, la calcification est bilatérale. Selon 

les auteurs auxquels il est fait référence, l'étiologie de la tendinopathie calcifiante 

n'est pas encore élucidée. Toutefois, la vaste majorité de ceux-ci exclut la relation 

éventuelle existant entre une tendinite calcifiante et un événement traumatique. En 

outre, selon le Dr T________, les douleurs alléguées par la recourante sont 

caractéristiques du 3ème stade, à savoir celui de la résorption spontanée du dépôt 

calcique. Il conclut ainsi que la tendinopathie dont souffre la recourante est 

d'étiologie idiopathique. 

8. Il convient de noter que les rapports des Drs Q_________ et T________ sont en 

contradiction avec l'avis du Dr O_________. Il sied ainsi d'examiner si l'avis du 

médecin-traitant est de nature à mettre en doute la valeur probante des rapports 

susmentionnés. 

Pour démontrer la nature post-traumatique des troubles, le médecin-traitant allègue, 

tout d'abord, que sa patiente ne souffrait pas de l'épaule avant l'accident (cf. courrier 

du 4 juillet 2008 adressé à la SUVA). A cet égard, il convient de rappeler que cet 

élément ne saurait mettre en doute les rapports médicaux susmentionnés. En effet, 

le seul fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la 

survenance d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle 

avec cet accident; il convient en principe d'en rechercher l'étiologie - laquelle n'est 

en l'espèce pas élucidée, la littérature niant toutefois que cette pathologie puisse être 

de nature post-traumatique - et de vérifier, sur cette base, l'existence du rapport de 

causalité avec l'événement assuré (ATFA non publié du 30 novembre 2007, U 

580/06, consid. 3.2). Cet argument n'est donc pas probant. Il mentionne, en outre, 

que sa patiente n'a cessé de se plaindre, depuis l'accident, de son épaule droite, de 

sa colonne cervicale et lombaire, d'une part, et qu'il serait de mauvaise foi de nier 

que de telles lésions dégénératives et autre calcifications puissent se développer à la 

suite d'un traumatisme avec des effets analogues, d'autre part. (cf. courrier du 29 

juillet 2008 adressé à la SUVA). S'agissant du premier argument, à savoir les 

allégations de plaintes de la recourante, ces dernières ne figurent dans aucune pièce 

 
 
 

 

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du dossier et sont, pour rappel, en contradiction avec la déclaration d'accident 

remplie par l'assurée elle-même le 3 octobre 2006 et le rapport médical LAA 

complété par le Dr L_________ le 13 octobre 2006. Par ailleurs, l'assurée n'a plus 

suivi de traitement médical du mois de février au mois de novembre 2007. On ne 

peut dès lors retenir que les douleurs au niveau de l'épaule ont été constamment 

présentes depuis l'accident. Par conséquent, cette allégation, qui n'est de surcroît, 

basée que sur les déclarations de l'assurée, ne sauraient mettre en doute 

l'appréciation des Drs Q_________ et T________. Dans le cadre de son second 

argument, le médecin tente de démonter que le caractère post-traumatique de la 

tendinite est possible. Ceci n'est toutefois pas suffisant pour démontrer un lien de 

causalité naturelle entre l'accident et l'atteinte, lequel doit être probable et non 

simplement possible. 

Enfin, dans son courrier du 3 avril 2009, le Dr O_________ indique que la 

calcification est post-traumatique dès lors qu'elle est apparue plus d'un an après 

l'accident. A l'inverse, si elle était apparue quelque mois après l'accident, elle aurait 

été dégénérative. Cet argument n'est pas convaincant. En effet, une atteinte 

dégénérative n'ayant par définition aucun lien avec un événement accidentel, elle 

peut apparaître plus d'une année après un choc.  

A noter enfin que le rapport médical du Dr V________, selon lequel il n'est pas 

inconcevable de penser que la calcification peut être liée à l'accident ne met pas 

d'avantage en doute les rapports des médecins-conseil de la SUVA, dans la mesure 

où cette affirmation n'est pas suffisante pour admettre avec vraisemblance 

prépondérante qu'il existe un lien de causalité naturelle entre les troubles et 

l'accident. 

S'agissant du Dr R________, il convient de préciser que ce spécialiste est tout 

d'abord parti de l'hypothèse selon laquelle l'assurée aurait subi un choc sur son 

épaule droite lors de l'accident dont elle a été victime. Toutefois, aucune pièce 

n'évoque l'existence d'un tel choc et la recourante ne l'allègue pas non plus. Ainsi, 

les premières appréciations et conclusions du Dr R________ sont elles basées sur 

un état de fait erroné. Il convient ainsi de ne pas tenir compte de ces conclusions 

selon lesquelles il était vraisemblable que l'atteinte à l'épaule soit post-traumatique. 

La recourante se plaint par ailleurs du manque d'impartialité du Dr R________ et 

invite ainsi le Tribunal à ne pas tenir compte de sa dernière déclaration, soit celle 

figurant dans le courrier du 19 mai 2009. 

En l'espèce, le spécialiste n'a tenu aucun propos pouvant faire douter de son 

impartialité. Au demeurant, le fait d'écarter la dernière déclaration du Dr 

R________ n'aboutit pas à une conclusion différente, les premières déclarations de 

ce médecin ne pouvant, comme mentionné ci-dessus, être retenues. 

 
 
 

 

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9. Force est ainsi de constater que la causalité naturelle entre l'accident et les douleurs 

au niveau de l'épaule et du rachis n'a pas pu être démontrée par l'assurée avec une 

vraisemblance suffisante. C'est le lieu de rappeler la jurisprudence selon laquelle, 

plus le temps écoulé entre l'accident et la manifestation de l'affection est long, plus 

les exigences quant à la preuve d'un rapport de causalité doivent être sévères. Il 

n'est par conséquent pas nécessaire d'examiner la condition de la causalité adéquate. 

10. Il résulte de ce qui précède que la décision sur opposition du 15 octobre 2008 devra 

être confirmée et le recours rejeté. 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 

mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nancy BISIN 

 Le présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 
 

La secrétaire-juriste : 
 

Hermione STIEGER 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le