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**Case Identifier:** 977dd890-132b-585b-88ed-d50e9f4b75b4
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 10.10.2017 C/6176/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-6176-2017_2017-10-10.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 18.10.2017. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6176/2017 ACJC/1292/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 10 OCTOBRE 2017 

 

Entre 

Monsieur A______, représenté par B______, ______, recourant contre un jugement 
rendu par la 26ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 9 juin 

2017, comparant en personne, 

et 

C______, ______, intimé, comparant en personne. 

 

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C/6176/2017 

EN FAIT 

A. a. Le 2 août 2016, l'Administration fiscale cantonale a adressé à A______ un 
bordereau rectificatif concernant les impôts cantonaux et communaux de l'année 

2013, présentant un solde en faveur de la précitée de 21'768 fr. 

 Il porte le timbre humide du 15 mars 2017 "bordereau valant jugement exécutoire. 

Pas de recours dans les 30 jours contre décision sur réclamation". 

 b. Par pli du 7 novembre 2016, l'Administration fiscale cantonale a mis en 
demeure A______ de lui verser la somme totale de 23'546 fr. 15, correspondant 

au bordereau suscité de 21'768 fr., aux frais de sommation de 20 fr. et aux intérêts 

de 1'738 fr. 15. 

 c. Le 30 janvier 2017, l'Administration fiscale cantonale a fait notifier à A______ 
un commandement de payer, poursuite n° 1______, pour les montants de 

21'768 fr. (poste 1) et 1'854 fr. 85 (poste 2, intérêts moratoires). 

 Le poursuivi y a fait opposition le même jour. 

 d. Par requête déposée le 17 mars 2017 au Tribunal, C______ a requis le 
prononcé de la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de 

payer. 

 e. A l'audience du 9 juin 2017 du Tribunal, aucune des parties ne s'est présentée ni 
fait représenter. 

 f. Par jugement JTPI/7624/2017 du 9 juin 2017, expédié pour notification aux 
parties le 3 juillet suivant et reçu le 13 juillet par A______, le Tribunal de 

première instance a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée au 

commandement de payer, poursuite n° 1______ (ch. 1 du dispositif), arrêté les 

frais judiciaires à 400 fr., compensés avec l'avance effectuée par C______ (ch. 2), 

mis à la charge de A______ et condamné ce dernier à les verser à C______ 

(ch. 3). 

 g. A réception de ce jugement, A______ a, par pli du 21 juillet 2017 au Tribunal, 
contesté le jugement susmentionné, au motif qu'il avait procédé à un versement de 

23'388 fr. intervenu le 8 juin 2017 en faveur de C______, soit avant l'audience 

appointée au 9 juin 2017. Il a sollicité que ledit paiement soit pris en considération 

et que la procédure soit annulée. 

 h. Le 3 août 2017, le recours formé le 21 juillet 2017 par A______ a été transmis 
à la Cour comme objet de sa compétence. Une pièce était jointe à ce recours, soit 

l'ordre de paiement précité. 

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C/6176/2017 

 i. C______ n'a pas déposé de réponse dans le délai fixé à cet effet, ni 
ultérieurement. 

 j. Les parties ont été avisées par plis du greffe du 28 septembre 2017 de ce que la 
cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). Selon l'art. 251 let. a CPC, la procédure 

sommaire est applicable aux décisions rendues en matière de mainlevée 

d'opposition. 

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être intro-

duit auprès de l'instance de recours dans les 10 jours à compter de la notification 

de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure sommaire (art. 251 

let. a CPC). 

A Genève, la Chambre civile de la Cour de justice est l'instance compétente pour 

connaître d'un recours (art. 120 al. 1 let. a LOJ). 

Le recours ayant été interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, il est 

recevable. 

2. Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la violation 
du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir limité 

à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs formulés et motivés par 

le recourant (HOHL/DE PORET BORTOLASO/AGUET, Procédure civile, Tome II, 

2ème édition, Berne, 2010, n. 2307). 

 Par ailleurs, la maxime des débats s'applique et la preuve des faits allégués doit 

être apportée par titre (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et 254 CPC). En outre, la 

maxime de disposition s'applique (art. 58 al. 1 CPC). 

 S'agissant d'une procédure de mainlevée définitive, la Cour doit vérifier d'office si 

la requête est fondée sur un titre de mainlevée valable (arrêt du Tribunal fédéral 

5P.174/2005 du 7 octobre 2005). Dans cette mesure, la Cour applique librement le 

droit.  

3. Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC). 

 En l'espèce, la pièce nouvelle versée à la procédure par le recourant est 
irrecevable, ainsi que les allégués de fait s'y rapportant. 

https://intrapj/perl/decis/5P.174/2005

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C/6176/2017 

4. Le recourant reproche au Tribunal d'avoir prononcé la mainlevée définitive de 
l'opposition au commandement de payer, en dépit du paiement de la somme 

requise en poursuite, intervenu avant le prononcé du jugement. 

 4.1 Aux termes de l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement 
exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition.  

 Sont assimilés à des jugements les décisions des autorités administratives suisses 

(art. 80 al. 2 ch. 2 LP). 

 Le jugement doit être exécutoire, c'est-à-dire qu'il ne doit plus pouvoir être remis 

en cause par une voie de droit ordinaire, émaner d'un tribunal au sens de l'art. 122 

al. 3 Cst., rendu dans une procédure contradictoire, et condamner le poursuivi à 

payer une somme d'argent (SCHMIDT, Commentaire romand, LP, 2005, n. 3, 4 et 6 

ad art. 80 LP). 

 Le juge doit vérifier d'office l'identité du poursuivant et du créancier et l'identité 

du poursuivi et du débiteur désignés dans le titre de mainlevée, ainsi que l'identité 

de la créance déduite en poursuite et de la dette constatée par jugement 

(GILLIERON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la 

faillite, 1999, n. 13 ad art. 81 LP, arrêt du Tribunal fédéral du 7 octobre 2005 dans 

la cause 5P.174/2005). La requête en mainlevée doit ainsi être rejetée lorsque la 

cause de l'obligation figurant sur le commandement de payer et dans le titre de 

mainlevée ne sont pas identiques (STAEHELIN, Commentaire bâlois, SchKG I, 

1998, n. 37 ad art. 80 LP). 

 Est exécutoire au sens de l'art. 80 al. 1 LP le prononcé qui a non seulement force 

exécutoire, mais également force de chose jugée (formelle Rechtskraft) - qui se 

détermine exclusivement au regard du droit fédéral -, c'est-à-dire qui est devenu 

définitif, parce qu'il ne peut plus être attaqué par une voie de recours ordinaire qui, 

de par la loi, a un effet suspensif (ATF 131 III 404 consid. 3; 131 III 87 

consid. 3.2). 

 4.2 Le juge doit ordonner la mainlevée définitive de l'opposition, à moins que 
l'opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis, 

postérieurement au jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription (art. 81 

al. 1 LP).  

 4.3 Dans le présent cas, le Tribunal a cité les parties à une audience du 9 juin 
2017, lors de laquelle celles-ci ne se sont pas présentées ni fait représenter. Sur 

quoi, il a prononcé le jugement entrepris. 

 Le recourant soutient avoir soldé la créance requise en poursuite. Cette allégation 
nouvelle ne repose sur aucune pièce recevable dans la procédure de recours. Au 

https://intrapj/perl/decis/5P.174/2005
https://intrapj/perl/decis/131%20III%20404
https://intrapj/perl/decis/131%20III%2087

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C/6176/2017 

jour du 9 juin 2017, le Tribunal ne disposait dans son dossier d'aucune pièce 

relative au paiement de la créance. 

 Il n'est pas contesté que le bordereau rectificatif d'impôts cantonaux et 

communaux 2013 est définitif et exécutoire, et qu'il vaut jugement. Il constitue 

ainsi un titre de mainlevée définitive. C'est donc à bon droit que le Tribunal a 

prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de 

payer. 

 4.4 Par conséquent, le recours sera rejeté. 

5. Les frais judiciaires du recours, arrêtés à 600 fr. (art. 48, 61 OELP), seront mis à 
la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), et compensés avec 

l'avance du même montant fournie par lui, acquise à l'Etat de Genève, soit pour lui 

les Services financiers du Pouvoir judiciaire (art. 111 al. 1 CPC). 

 L'intimé n'ayant pas répondu au recours et les démarches entreprises par le 

recourant ne le justifiant pas, il ne sera pas alloué de dépens (art. 95 al. 3  

let. c CPC). 

* * * * * 

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C/6176/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 21 juillet 2017 par A______ contre le jugement 

JTPI/7624/2017 rendu le 9 juin 2017 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/6176/2017-26 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais du recours à 600 fr., les met à la charge de A______ et les compense 

avec l'avance de frais fournie, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève, soit pour lui les 

Services financiers du Pouvoir judiciaire. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN et Madame Nathalie 

LANDRY-BARTHE, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

Indication des voies de recours: 

 

Conformément aux art. 113 ss  de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF: RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.