# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 39a6c018-fcb9-5a82-9ef7-ecb3e1385379
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-12-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.12.2018 C/6611/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6611-2017_2018-12-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 8 janvier 2019. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6611/2017 ACJC/1743/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 11 DECEMBRE 2018 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (GE), appelant d'un jugement rendu par la 13ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 14 mai 2018, comparant par 

Me Monica Kohler, avocate, rue Marignac 9, case postale 324, 1211 Genève 12, en 

l'étude de laquelle il fait élection de domicile, 

et 

Le mineur B______, représenté par sa mère, Madame C______, ______,  

(GE), intimé, comparant par Me Claudette Forest, avocate, boulevard des Philosophes 

28, case postale 241, 1211 Genève 12, en l'étude de laquelle il fait élection de domicile. 

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C/6611/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7571/2018 du 14 mai 2018, reçu par A______ le 16 mai 2018, 
le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure simplifiée, a fixé 

l'entretien convenable de B______, allocations familiales déduites, à 950 fr. 

jusqu'au 31 août 2019, à 800 fr. du 1
er

 septembre 2019 jusqu'à 10 ans, à 900 fr. 

jusqu'à 15 ans et à 1'000 fr. jusqu'à la majorité, voire au-delà mais au maximum 

jusqu'à 25 ans en cas d'études sérieuses et régulières (ch. 1 du dispositif), 

condamné A______ à verser, en mains de C______, à titre de contribution à 

l'entretien de B______, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études 

non comprises, 700 fr. jusqu'à 18 ans, voire au-delà, mais jusqu'à 25 ans au 

maximum, en cas de formation professionnelle ou d'études sérieuses et régulières, 

et dispensé pour le surplus A______ de contribuer à l'entretien de B______ (ch. 

2), dit que cette contribution sera indexée, le 1
er

 janvier de chaque année, à l'indice 

genevois des prix à la consommation, la première fois le 1
er

 janvier 2019, l'indice 

de référence étant celui en vigueur lors du prononcé du jugement et dit cependant 

qu'au cas où les revenus de A______ ne devaient pas suivre intégralement 

l'évolution de l'indice retenu, l'adaptation précitée n'interviendra que 

proportionnellement à l'augmentation effective de ses revenus (ch. 3), arrêté les 

frais judiciaires à 1'000 fr., lesquels ont été compensés à due concurrence avec 

l'avance fournie par B______, répartis par moitié entre les parties et laissés 

provisoirement à la charge de l'Etat, sous réserve d'une décision de l'assistance 

juridique (ch. 4), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 5) et débouté les parties 

de toutes autres conclusions (ch. 6). 

B. a. Par acte expédié le 15 juin 2016 au greffe de la Cour, A______ appelle de ce 
jugement, dont il sollicite l'annulation. Il conclut à ce qu'il lui soit donné acte de 

son engagement de verser, par mois et d'avance, 150 fr. à C______, à titre de 

contribution à l'entretien de B______ et au déboutement de B______ de toutes 

autres conclusions, avec suite de frais et dépens. 

 Il produit des pièces nouvelles. 

 b. Le 25 juillet 2018, B______ a conclu au rejet de l'appel, avec suite de frais et 
dépens. 

 Il a produit des pièces nouvelles. 

 c. Par duplique (recte : réplique) du 4 septembre 2018, A______ a persisté dans 
ses conclusions et produit des pièces nouvelles. 

 d. B______ n'a pas exercé son droit de duplique. 

 e. Par courrier du 24 septembre 2018, A______ a produit des pièces nouvelles. 

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C/6611/2017 

 f. Ces pièces ont été transmises le 25 septembre 2018 à B______ qui n'a pas réagi. 

 g. Le 16 octobre 2018, les parties ont été informées de ce que la cause était gardée 
à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier : 

 a. L'enfant B______ est né le ______ 2015 à Genève de la relation hors mariage 
entretenue par C______, née le ______ 1976 au Portugal, et A______, né le 

______ 1990 au Sénégal. 

 B______ a été reconnu par A______ le ______ 2015. 

 Les parents de l'enfant se sont séparés en août 2015 et B______ vit auprès de sa 

mère. 

 b. Par demande expédiée le 21 mars 2017 par-devant le Tribunal de première 
instance, non conciliée le 1

er
 novembre 2017 s'agissant de l'action alimentaire et 

introduite le 1
er

 décembre 2017, B______, représenté par sa mère, a conclu à ce 

que A______ soit condamné à verser, à titre de contribution à son entretien, par 

mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 1'400 fr. jusqu'à 10 ans, 

1'500 fr. jusqu'à 15 ans et 1'600 fr. jusqu'à 18 ans et au-delà en cas d'études 

régulières, sérieuses et suivies, mais au maximum jusqu'à 25 ans, avec indexation 

à l'indice suisse des prix à la consommation, pour autant que les revenus de 

A______ le soient également. 

 c. Le 5 janvier 2018, A______ a déposé auprès de l'Office de l'état civil de 
Genève une demande en vue du mariage avec sa nouvelle compagne, D______. 

Cette dernière n'a pas signé cette demande. 

 d. Dans sa réponse du 20 février 2018, A______ a conclu au déboutement de 
B______ de toutes ses conclusions. 

 e. Lors de l'audience du 18 avril 2018, A______ a proposé de verser 200 fr. par 
mois pour l'entretien de B______. 

 La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

 f. Selon une attestation de l'Office cantonal de la population et des migrations 
(OCPM) du 25 juillet 2018, D______ a déposé une demande d'autorisation de 

séjour actuellement à l'examen auprès dudit office. 

 g. D______ a donné naissance le ______ 2018 à Genève à deux jumelles, 
E______ et F______. A______ a été inscrit comme père dans leurs actes de 

naissances datés du ______ 2018. 

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C/6611/2017 

 h.  Depuis le 16 septembre 2018, A______ a pris à bail, pour une durée de cinq 
ans, un appartement de 2,5 pièces. Sa nouvelle compagne, D______, habite avec 

lui. Auparavant, les précités étaient hébergés par la mère de A______. 

 i. La situation financière et personnelle des parties ainsi que de la mère de 
B______ est la suivante : 

 i.a. A______ est employé en qualité de vendeur à ______[centre commercial] au 
sein du service du personnel "tournant/temporaire" pour lequel il est amené à 

travailler dans les magasins de Genève, ______ et ______ [VD]. 

En 2017, son salaire annuel net était 40'461 fr., soit 3'371 fr. 75 par mois, 

13
ème

 salaire inclus. Son employeur a déduit de son salaire un montant annuel de 

2'827 fr. à titre d'impôt à la source, soit 235 fr. 60 fr. par mois. 

En janvier 2018, son salaire mensuel net a été de 3'061 fr. 35 et il a perçu une 

indemnité de déplacement de 90 fr. Sur son salaire net, l'employeur a encore 

prélevé 209 fr. 80 d'impôt à la source, 151 fr. 60 d'assurance véhicule ainsi que 

25 fr. de loyer de parking. 

Jusqu'à mi-septembre 2018, A______ louait une chambre chez sa mère et versait à 

celle-ci 740 fr. par mois à titre de participation au loyer. 

Le Tribunal a retenu que ses charges incompressibles s'élevaient à 2'479 fr., soit 

1'200 fr. de montant de base OP, 740 fr. de loyer, 320 fr. 60 d'assurance maladie 

et 218. fr. 40 de frais de leasing. 

A______ vit actuellement en concubinage avec D______ dans un appartement de 

2,5 pièces dont le loyer mensuel est de 1'720 fr., charges comprises. Il n'a pas été 

établi qu'il percevrait une allocation de logement. 

 Il allègue que doivent être intégrés à ses charges, en sus dudit loyer, 200 fr. à titre 

de frais de repas pris à l'extérieur, 45 fr. d'assurance-ménage, 167 fr. 73 

d'assurance véhicule et 20 fr. 20 de frais de plaques ainsi que les minimums vitaux 

de deux jumelles. Il souligne aussi le fait que sa nouvelle compagne serait 

entièrement à sa charge. 

Il fait également état de 100 fr. par mois pour des frais liés à l'utilisation d'une 

carte de crédit ______ délivrée par G______ [banque]ainsi que 298 fr. 70 fr. par 

mois pour le remboursement d'un crédit contracté après de H______ AG 

[banque]. 

 i.b. C______ est employée en qualité de femme de chambre à l'hôtel ______ à 
Genève. En 2016, elle a perçu un salaire annuel net de 46'983 fr., soit 3'915 fr. 25 

par mois, 13
ème

 salaire compris. En août, septembre et octobre 2017, son salaire 

mensuel net a été de 3'043 fr. 75. 

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C/6611/2017 

 Ses charges mensuelles, arrêtées par le Tribunal et non contestées en appel, 
s'élèvent à 2'957 fr. 10 et se composent de son entretien de base selon les normes 

OP (1'350 fr.), son loyer de 1'156 fr. (85% de 1'360 fr.), sa cotisation d'assurance 

maladie de 381 fr. 10 (subside de 70 fr. déduit) et des frais de transport pour 70 fr. 

i.c. Les charges de l'enfant B______, retenues par le Tribunal et non contestées 
par les parties, s'élèvent actuellement à 1'220 fr. 25, soit 400 fr. de minimum vital 

OP, 204 fr. de participation au loyer (15% de 1'360 fr.), 587 fr. 30 de frais de 

crèche, 1 fr. 10 d'assurance maladie (subside réduit) et 27 fr. 85 de frais médicaux 

non remboursés (334 fr./12). Après déduction des allocations familiales, les 

besoins du demandeur s'élèvent à 920 fr. 25, montant arrondi à 950 fr. 

Le Tribunal a également estimé que ses frais de crèche seront remplacés, à partir 

de fin août 2019, lorsque l'enfant commencera l'école primaire, par 250 fr. (frais 

de cantine et parascolaires) et 200 fr. (frais de garde), de sorte que les besoins de 

l'enfant seront de l'ordre de 1'100 fr., soit, après déduction des allocations 

familiales, de 800 fr. A partir de 10 ans, ses charges ont été estimées à 900 fr. et, 

dès 15 ans jusqu'à la majorité, voire au-delà, mais au maximum jusqu'à 25 ans en 

cas d'études sérieuses et régulières, à 1'100 fr., allocation familiales déduites. 

i.d. Les charges des deux jumelles, alléguées par A______, s'élèvent à 1'516 fr., 
soit 800 fr. de montant de base OP (400 fr. x 2), 200 fr. d'assurance maladie (100 

fr. x  2), 516 fr. de participation au loyer (30% de 1'720 fr.), soit 758 fr. chacune. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales de première instance, dans 
les causes non patrimoniales ou dont la valeur litigieuse, au dernier état des 

conclusions devant l'autorité inférieure, est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 1 

let. a et al. 2 CPC). Les actions alimentaires étant soumises à la procédure 

simplifiée (art. 295 et 244 ss CPC), le délai pour l'introduction de l'appel est de 

trente jours à compter de la notification de la décision (art. 311 al. 1 CPC). 

 Déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 130, 131, 142 al. 1 et 311 

al. 1 CPC) par une partie qui y a intérêt (art. 59 al. 2 let. a CPC) et portant sur des 

conclusions patrimoniales qui, capitalisées selon l'art. 92 al. 2 CPC, sont 

supérieures à 10'000 fr., l'appel est recevable. 

 1.2 A______ est désigné en qualité d'appelant et l'enfant B______ en qualité 
d'intimé. 

 1.3 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC), les 
maximes inquisitoire illimitée et d'office régissant la procédure, de sorte que la 

Cour établit les faits d'office et n'est pas liée par les conclusions des parties  

(art. 296 CPC). 

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 1.4 Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en compte qu'aux conditions suivantes : ils sont invoqués ou produits sans retard  

(let. a) et ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance 

bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise (let. b). 

Dans les causes de droit de la famille concernant des enfants mineurs, eu égard à 

l'application des maximes d'office et inquisitoire illimitée, tous les nova sont 

admis en appel (arrêt du Tribunal fédéral 5A_788/2017 du 2 juillet 2018 

consid. 4.2.1 publié in ATF 144 III 349). 

En l'espèce, la procédure concerne exclusivement la contribution due par un 

parent à l'entretien d'un enfant mineur, de sorte que toutes les allégations et les 

pièces nouvelles des parties, ainsi que les éléments de fait qu'elles contiennent, 

seront déclarés recevables. 

2. L'appelant conteste le montant de la contribution d'entretien pour son fils fixée par 
le Tribunal. 

2.1.1 L'enfant peut agir contre son père et sa mère afin de leur réclamer l'entretien 
pour l'avenir et pour l'année qui précède l'ouverture de l'action (art. 279 CC). 

Aux termes de l'art. 276 CC, l'entretien est assuré par les soins, l'éducation et des 

prestations pécuniaires. Les père et mère contribuent ensemble, chacun selon ses 

facultés, à l'entretien convenable de l'enfant et assument en particulier les frais de 

sa prise en charge, de son éducation, de sa formation et des mesures prises pour le 

protéger. 

L'art. 285 CC prévoit que la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins 

de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources de ses père et mère; il est tenu 

compte de la fortune et des revenus de l'enfant (al. 1). La contribution d'entretien 

sert aussi à garantir la prise en charge de l'enfant par les parents et les tiers (al. 2). 

Ces dispositions, entrées en vigueur le 1
er 

janvier 2017, sont applicables à la 

présente cause (art. 13c
bis

 al. 1 Tit. fin. CC; Message du Conseil fédéral du  

29 novembre 2013 concernant la révision du code civil suisse (Entretien de 

l'enfant), FF 2014 p. 511 ss, p. 570). 

2.1.2 Il n'y a pas de méthode spécifique pour le calcul de la contribution 
d'entretien, ni de priorisation des différents critères. Les principes appliqués 

précédemment restent valables après l'introduction de la contribution de prise en 

charge. L'obligation d'entretien trouve sa limite dans la capacité contributive du 

débirentier, en ce sens que le minimum vital de celui-ci doit être préservé 

(ATF 140 III 337 consid. 4.3; 137 III 59 consid. 4.2.1 et 4.2.2; arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_104/2017 du 11 mai 2017 consid. 3.3.4.2). Le juge dispose de la 

marge d'appréciation requise pour tenir compte des circonstances particulières du 

cas et rendre une décision équitable (Message, p. 556; SPYCHER, Kindesunterhalt : 

https://intrapj/perl/decis/5A_788/2017
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/137%20III%2059
https://intrapj/perl/decis/5A_104/2017

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C/6611/2017 

Rechtliche Grundlagen und praktische Herausforderungen - heute und demnächst, 

in FamPra 2016 p. 1 ss, p. 4; STOUDMANN, Le nouveau droit de l'entretien de 

l'enfant en pratique, RMA 2016 p. 427 ss, p. 431). 

La répartition de l'entretien de l'enfant doit être effectuée en fonction des 

ressources de chacun des parents, déterminées par la situation économique ainsi 

que par la possibilité de fournir une contribution sous la forme de soins et 

d'éducation (Message, p. 558; SPYCHER, op. cit., p. 3; STOUDMANN, op. cit., 

p. 429). 

2.1.3 La méthode du minimum vital avec participation à l'excédent, qui consiste à 
prendre en considération le minimum vital du droit des poursuites auquel sont 

ajoutées les dépenses incompressibles, puis à répartir l'éventuel excédent une fois 

les besoins élémentaires de chacun couverts, peut continuer à servir de base pour 

la détermination des besoins d'un enfant dans un cas concret (SPYCHER, op cit.,  

p. 12 ss; STOUDMANN, op. cit. p. 434). 

Les charges d'un enfant, tout comme celles de ses parents, comprennent un 

montant de base selon les normes d'insaisissabilité, une participation aux frais du 

logement, sa prime d'assurance maladie, les frais de transports publics et d'autres 

frais effectifs. La part de frais médicaux non couverte par l'assurance et la 

franchise peut être prise en compte si des frais effectifs réguliers sont établis (arrêt 

du Tribunal fédéral 5A_533/2010 du 24 novembre 2010 consid. 2.1; BASTONS 

BULLETTI, L'entretien après divorce : méthode de calcul, montant, durée et limites 

in SJ 2007 II p. 77 ss, p. 86 et 102; ACJC/1179/2013 du 27 septembre 2013 

consid. 6.1; ACJC/1261/2015 du 16 octobre 2015 consid. 4.1). 

Dans le cadre de la méthode du minimum vital, les prestations pour l'entretien des 

enfants intègrent une participation à leurs frais de logement, de sorte que le loyer 

imputé au parent gardien doit être diminué dans cette mesure (arrêts du Tribunal 

fédéral 5A_464/2012 du 30 novembre 2012 consid. 4.6.3 et 5A_533/2010 du 

24 novembre 2010 consid. 2.1). La part au logement peut être fixée à 20% du 

loyer pour un enfant et à 30% pour deux enfants (BASTONS BULLETTI, op. cit., 

p. 85 et 102). 

Pour calculer les besoins des parties, plus la situation financière de celles-ci est 

serrée, moins le juge devra s'écarter des principes développés pour la 

détermination du minimum vital au sens du droit des poursuites. En cas de 

situation économique favorable, il est en revanche admissible de tenir compte 

d'autres dépenses effectives, non strictement nécessaires, soit d'un minimum vital 

élargi, comprenant notamment le remboursement des dettes contractées pendant la 

vie commune pour le bénéfice de la famille, ainsi que les primes d'assurance 

RC-ménage (BASTONS BULLETTI, op. cit., p. 90 et 102). Pour les débiteurs, 

travailleurs domiciliés à l'étranger et qui sont soumis à l'impôt à la source, le 

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C/6611/2017 

calcul du montant saisissable devra tenir compte du salaire qui est effectivement 

perçu par le débiteur (Normes d'insaisissabilité 2018, ch. III; ATF 90 III 34). 

2.1.4 Si le débirentier vit en concubinage, il convient de ne prendre en compte, 
dans le calcul de son minimum vital, que la moitié du montant mensuel de base 

prévu pour le couple (ATF 130 III 767 consid. 2.4). Sur le modèle des lignes 

directrices du droit des poursuites, l'on retient également une participation du 

concubin jusqu'à la moitié des charges communes, même si la participation 

effective est inférieure (ATF 138 III 97 consid. 2.3.2, inJdT 2012 II 479 et les réf. 

citées). Si l'on peut s'écarter de la répartition par moitié en ce qui concerne les 

frais communs (loyer, entretien de l'enfant), la répartition du montant de base LP 

par moitié est absolue et résulte du seul fait que les charges de base du débiteur 

sont inférieures en raison de la vie commune (ATF 137 III 59 consid. 4.2.2; arrêt 

du Tribunal fédéral 5A_855/2017 du 11 avril 2018 consid. 3.1). 

Le débirentier n'ayant pas d'obligation d'entretien envers son concubin, il n'y a en 

revanche pas lieu de comptabiliser, dans ses charges incompressibles, les 

éventuelles prestations qu'il verse à ce dernier (ACJC/1166/2011 du 23 septem-

bre 2011, consid. 9.2.2), étant rappelé que l'obligation d'entretien envers un enfant 

mineur prime en toute hypothèse les autres obligations d'entretien du droit de la 

famille (art. 276a al. 1 CC; arrêt du Tribunal fédéral 5A_764/2017 du 7 mars 2018 

consid. 4.1.3 et les réf. citées). 

Un supplément est ajouté au montant d'entretien de base en cas de dépenses 

indispensables à l'exercice d’une profession, tels que, sur présentation de 
justificatifs de dépenses supplémentaires, les repas pris hors du domicile, ainsi 

que les frais de véhicule (Normes d'insaisissabilité 2018, ch. II, n. 4, let. b et d; 

ATF 110 III 17 consid. 2b; arrêts du Tribunal fédéral 5A.65/2013 du 

4 septembre 2013 consid. 3.1.2; 5A_837/2010 du 11 février 2011 consid. 3.2). 

Seules les charges effectives, dont le débirentier s'acquitte réellement, doivent être 

prises en compte (ATF 140 III 337 consid. 4.2.3; 121 III 20 consid. 3a; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_565/2016 du 16 février 2017 consid 4.2.2). 

2.1.5 Il convient de traiter sur un pied d'égalité tous les enfants crédirentiers d'un 
père ou d'une mère, y compris ceux issus de différentes unions, tant sur le plan de 

leurs besoins objectifs que sur le plan financier. Ainsi, des contributions 

d'entretien inégales ne sont pas exclues d'emblée, mais nécessitent une 

justification particulière. Les frais d'entretien des enfants nés d'une autre union du 

débirentier ne doivent pas être ajoutés au minimum vital de celui-ci. Le solde du 

débirentier, s'il existe, doit ensuite être partagé entre les enfants dans le respect du 

principe de l'égalité de traitement, en tenant compte de leurs besoins et de la 

capacité de gain de l'autre parent (ATF 137 III 59 consid. 4.2.1 et 4.2.2, in 

SJ 2011 I 221; 126 III 353 consid. 2b; arrêts du Tribunal fédéral 5A_679/2011 

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du 10 avril 2012 consid. 9; 5A_352/2010 du 29 octobre 2010 consid. 6.2.1, publié 

in : FamPra.ch 2011 p. 230). 

2.2 En l'espèce, le principe de la contribution d'entretien pour B______ ainsi que 
l'application de la méthode dite "du minimum vital" ne sont pas remis en question. 

L'appelant remet en cause l'appréciation du premier juge sur sa propre situation 

financière. 

2.2.1 Il convient en premier lieu de déterminer les revenus et charges de l'appelant 
compte tenu des griefs soulevés en appel contre le jugement de première instance. 

En 2017, le salaire mensuel net de l'appelant, 13
ème

 salaire inclus, était de 

3'371 fr. 75. Après déduction de l'impôt à la source (235 fr. 60 par mois), qu'il 

convient de décompter selon les normes d'insaisissabilité évoquées ci-dessus, le 

salaire effectivement perçu s'élevait à 3'136 fr. 15 par mois, lequel sera arrondi à 

3'100 fr. par mois. 

En ce qui concerne ses charges, l'appelant reconnaît lui-même dans ses écritures 

devant la Cour vivre actuellement en ménage commun avec sa nouvelle 

compagne. Le montant du minimum vital doit, dans ces circonstances, être 

diminué en raison du seul fait que les charges de base sont réduites compte tenu 

de la vie commune. Partant, le minimum vital de l'appelant doit être nouvellement 

arrêté à 850 fr. à la place de 1'200 fr. (1'700 fr. / 2). 

Quant au loyer de l'appelant, celui-ci est passé de 740 fr. à 1'720 fr., sans que le 

versement d'une allocation de logement ne soit établi. Compte tenu du fait que 

D______ vit avec lui, ce montant ne pourra pas être mis entièrement à la charge 

de l'appelant, ce compte tenu de l'absence d'obligation d'entretien envers sa 

compagne et du principe de la primauté des contributions dues à l'entretien des 

enfants mineurs. Il ne sera dès lors tenu compte que de la moitié du loyer, après 

déduction de la participation des jumelles. 

L'utilisation d'un véhicule privé par l'appelant est en l'occurrence justifiée, dans la 

mesure où celui-ci est amené à effectuer des déplacements professionnels, 

lesquels sont d'ailleurs confirmés par son employeur. A cet égard, les frais de 

leasing de 218 fr. 40, non contestés, seront confirmés. Au surplus, il ressort de la 

fiche de salaire de janvier 2018 de l'appelant que son employeur déduit de son 

salaire net 151 fr. 60 d'assurance véhicule ainsi que 25 fr. de loyer de parking. 

Ces charges doivent également être retenues. En revanche, il ne sera pas tenu 

compte des charges à hauteur de 167 fr. 73 alléguées par l'appelant à titre 

d'assurance véhicule, compte tenu de la déduction sur son salaire déjà effectuée à 

ce titre par son employeur. Les frais de plaques à hauteur de 20 fr. 20, non étayés 

par pièces, ne seront également pas retenus. Il en va de même des frais de repas 

pris à l'extérieur allégués par l'appelant mais non établis. 

https://intrapj/perl/decis/5A_352/2010

- 10/13 - 

 

C/6611/2017 

Compte tenu de la situation financière serrée des parents de B______, il ne sera 

également pas tenu compte du montant allégué pour l'assurance ménage, compris 

dans l'entretien de base. Il en va de même des dettes envers G______ et H______ 

AG [banques]. L'appelant n'a en effet pas rendu vraisemblable que ces dettes 

auraient été contractées pour le bénéfice de la famille et, en toute hypothèse, 

l'obligation d'entretien envers un enfant mineur prime les autres obligations 

d'entretien du droit de la famille. 

Enfin, il convient, conformément à la jurisprudence citée au consid. 2.1.5           

ci-dessus, de ne pas tenir compte, dans les charges de l'appelant, des contributions 

d'entretien dues pour les jumelles, afin de déterminer son solde disponible et de le 

répartir de manière équitable entre ses trois enfants. 

Ainsi, les charges mensuelles incompressibles de l'appelant correspondent 

actuellement à son minimum vital (1'700 fr./2 = 850 fr.), son loyer de 602 fr. 

(1'720 fr. – 30% de 1'720 fr. à titre de participation au loyer des jumelles / 2), sa 
prime d'assurance maladie (320 fr. 60), ses frais de leasing (218 fr. 40), 

l'assurance-véhicule (151 fr. 60) et les frais de parking (25 fr.), pour un total de 

2'167 fr. 60 fr. montant arrondi à 2'200 fr. 

Son solde disponible est par conséquent de l'ordre de 900 fr. par mois. 

2.2.2 Quant à la mère de l'intimé, ses revenus et charges, non contestés en appel, 
seront confirmés. Son revenu mensuel est d'environ 3'300 fr. (3'043 fr.75 x 13/12). 

Ses charges mensuelles incompressibles s'élèvent à 2'957 fr. 10 et se composent 

de son entretien de base selon les normes OP (1'350 fr.), son loyer de 1'156 fr. 

(85% de 1'360 fr.), sa cotisation d'assurance maladie de 381 fr. 10 (subside de 

70 fr. déduit) et ses frais de transport pour 70 fr., montant arrondi à 3'000 fr. 

Dès lors, son solde disponible est d'environ 300 fr. par mois. 

2.2.3 Pour le surplus, les charges de B______, telles que retenues par le Tribunal 
et non contestées par les parties, seront confirmées. Elles ont été arrêtées, après 

déduction des allocations familiales, à 950 fr. jusqu'au 31 août 2019, à 800 fr. du 

1
er

 septembre 2019 jusqu'à 10 ans, à 900 fr. de 10 ans jusqu'à 15 ans et à 1'100 fr. 

de 15 ans jusqu'à la majorité, voire au-delà mais au maximum jusqu'à 25 ans en 

cas d'études sérieuses et régulières. 

Le ch. 1 du dispositif du jugement entrepris, fixant l'entretien convenable de 

B______, sera en conséquence confirmé. 

2.2.4 Les charges des deux jumelles E______ et F______ seront arrêtées à 716 fr., 
soit 200 fr. de montant de base OP, allocations familiales déduites ([400 fr. x 2] – 
[300 fr. x 2]) et 516 fr. de participation au loyer (30% de 1'720 fr.), soit 358 fr. 

chacune. Il ne sera pas tenu compte des frais d'assurance maladie allégués à 

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C/6611/2017 

hauteur de 100 fr. pour chaque enfant, compte tenu que ceux-ci seront entièrement 

couverts par le subside cantonal, auquel l'appelant a droit au vu de sa situation 

financière modeste (cf. art. 22 al. 2 et 24 de la loi genevoise d'application de la loi 

fédérale sur l'assurance-maladie, LaLAMal, J 3 05 et art. 12 du règlement 

d'exécution de la LaLAMal, J 3 05.01). 

2.2.5 En définitive et par égalité de traitement envers ses trois enfants, l'appelant 
sera condamné à contribuer à l'entretien de l'intimé, par mois et d'avance, en 

mains de la mère de ce dernier, allocations familiales et d'études non comprises, à 

hauteur de 300 fr. jusqu'à 18 ans, voire au-delà en cas de formation 

professionnelles ou d'études sérieuses et régulières, et dispensé pour le surplus. 

Les ch. 2 et 3 du dispositif du jugement entrepris seront en conséquence annulés 

et modifiés en ce sens. Le principe de l'indexation de la contribution d'entretien à 

l'indice genevois des prix à la consommation sera quant à lui maintenu. 

3. 3.1 Les frais sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 106 al.1 CPC). 
Le tribunal peut s'écarter des règles générales et répartir les frais selon sa libre 

appréciation, notamment dans les litiges relevant du droit de la famille (art. 107  

al. 1 let. c CPC). 

Lorsque la Cour réforme en tout ou en partie le jugement entrepris, elle se 

prononce aussi sur les frais de première instance (art. 318 al. 3 CPC). 

3.2 En l'espèce, en ce qui concerne les frais de première instance et leur 
répartition, conformes aux normes précitées, ils seront confirmés par la Cour. 

3.3 Les frais judiciaires d'appel seront fixés à 800 fr. (art. 32 et 35 RTFMC) et mis 
à la charge des parties pour moitié chacune, compte tenu de l'issue et de la nature 

du litige (art. 95 et 107 al. 1 let. c CPC). 

Les frais à la charge de l'appelant, qui plaide au bénéfice de l'assistance judiciaire, 

seront provisoirement supportés par l'Etat (art. 122 al.1 let. b, 123 al. 1 CPC et 

19 RAJ). 

Pour le surplus, chaque partie supportera ses propres dépens, vu la nature du litige 

et la qualité des parties (art. 95 al. 3 et 107 al. 1 let. c CPC). 

* * * * * * 

https://intrapj/perl/JmpLex/J%203%2005

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C/6611/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/7571/2018 

rendu le 14 mai 2018 par le Tribunal de première instance dans la cause C/6611/2017-

13. 

Au fond : 

Annule le chiffres 2  et 3 du dispositif du jugement et, statuant à nouveau : 

Condamne A______ à verser en mains de C______, à titre de contribution à l'entretien 

de B______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 300 fr. jusqu'à 

18 ans, voire au-delà en cas de formation professionnelle ou d'études sérieuses et 

régulières. 

Dit que cette contribution sera indexée chaque 1
er

 janvier à l'indice genevois des prix à 

la consommation, pour la première fois le 1
er

 janvier 2019, l'indice de référence étant 

celui en vigueur lors du prononcé du présent arrêt. 

Dit qu'au cas où les revenus de A______ ne devraient pas suivre intégralement 

l'évolution de l'indice retenu, l'adaptation précitée n'interviendra que 

proportionnellement à l'augmentation effective de ses revenus. 

Confirme pour le surplus le jugement entrepris. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Fixe les frais d'appel à 800 fr. et les répartit entre les parties à raison d'une moitié 

chacune. 

Condamne B______ à verser 400 fr. aux Services financiers du Pouvoir judiciaire. 

Dit que les frais en 400 fr. à la charge d'A______ seront provisoirement supportés par 

l'Etat de Genève. 

 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens.  

- 13/13 - 

 

C/6611/2017 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Monsieur Patrick CHENAUX, Madame 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Sandra MILLET, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Sandra MILLET 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 
(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 
notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 
fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 
30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110