# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2c199d89-dd70-5a19-8384-0dac42757867
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 14.10.2025 A/351/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-351-2024_2025-10-14.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/351/2024-PE ATA/1122/2025  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 14 octobre 2025 

 

    dans la cause  

 

A______ recourante 
représentée par le Centre social protestant, soit pour lui Sandra LACHAL, mandataire 

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS intimé 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

24 octobre 2024 (JTAPI/1038/2024) 

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EN FAIT 

A.     a. A______, née le ______ 1977, est originaire du Kosovo. 

b. Elle est arrivée en Suisse le 12 décembre 2021 et a entamé la procédure 
préparatoire en vue de mariage avec B______, titulaire d’une autorisation 
d'établissement, auprès de la mairie de Meyrin. 

c. Le 17 mars 2022, elle a déposé auprès de l’office cantonal de la population et des 
migrations (ci-après : OCPM) une demande d’autorisation de séjour en vue de 
mariage avec B______. 

d. Le 31 octobre 2022, elle a déposé une plainte pénale auprès du Ministère public 
à l’encontre de B______ à la suite de divers épisodes de violences ayant débuté le 
22 janvier 2022. La procédure pénale y relative est encore pendante devant le 
Ministère public. 

B.     a. Par courrier du 16 décembre 2022, A______ a déposé auprès de l'OCPM une 
demande d’autorisation de séjour à titre humanitaire. 

Elle s’était mariée traditionnellement au Kosovo avec B______ le 15 juin 2019. 
Elle était ensuite venue en Suisse en novembre 2019 et était restée auprès de son 
époux pendant une année. Elle était ensuite repartie au Kosovo et était revenue en 
décembre 2021 afin de se marier. Une requête avait été déposée en ce sens auprès 
de la mairie de Meyrin. 

Durant la vie commune avec son époux, elle avait été victime de violences de la 
part de ce dernier, tant physiques que psychologiques. En septembre 2022, après un 
épisode particulièrement violent, elle avait appelé la police. Elle était accueillie au 
foyer C______ depuis le 28 septembre 2022. Elle était suivie ambulatoirement aux 
Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : HUG). Elle avait déposé une plainte 
pénale et devait rester en Suisse afin de pouvoir être entendue par le Ministère 
public. 

b. Par courrier du 3 octobre 2023, l’OCPM a informé A______ de son intention de 
refuser sa demande d’octroi d’une autorisation de séjour et de prononcer son renvoi 
de Suisse. Un délai de 30 jours lui était octroyé pour se déterminer. 

c. A______ a transmis ses observations le 2 novembre 2023, sollicitant la 
délivrance d’une autorisation de séjour en application par analogie de l’art. 50 al. 1 
let. b de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 16 décembre 2005 
(LEI - RS 142.20). Son mariage avec B______ avait été célébré de manière 
traditionnelle au Kosovo et elle avait entamé des démarches en vue de se marier à 
Meyrin : elle se trouvait donc dans une situation similaire à celle d’une épouse ayant 
obtenu un permis de séjour par regroupement familial. Les différentes pièces 
produites constituaient un faisceau d’indices important rendant vraisemblable 
qu’elle avait subi des violences répétées de la part de son fiancé. 

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d. Par décision du 14 décembre 2023, l’OCPM a refusé de faire droit à la demande 
d’autorisation de séjour de A______ et a prononcé son renvoi de Suisse et des États 
membres de l’Espace Schengen. 

A______ ne faisait plus ménage commun avec B______ depuis le 28 septembre 
2022 et aucune reprise de vie commune n'était envisagée, ayant quitté le domicile 
conjugal à la suite de violences. Dans ces circonstances, les conditions ultérieures 
d'un regroupement familial au sens de l’art. 43 al. 1 LEI, cumulatives, n’étaient plus 
données. Aucune délivrance de l'attestation ad hoc leur permettant la célébration du 
mariage n'était possible. Dès lors, vu le statut civil de A______, soit célibataire 
selon les standards d'état civil suisse, l'application de l’art. 50 al. 1 let. b LEI n'était 
pas envisageable. En effet, malgré l'argument de la précitée que leur union 
traditionnelle avait bel et bien commencé au Kosovo, il n'en demeurait pas moins 
que non seulement cette union n'était pas reconnue en Suisse, mais également 
qu'elle n’avait pas été vécue sur le territoire helvétique. 

La situation de A______ ne représentait pas un cas de détresse personnelle au sens 
de l’art. 30 al. 1 let. b LEI. En effet, l'existence d'un cas de rigueur ne pouvait être 
reconnue dans sa situation en raison, notamment, de la courte durée de sa présence 
en Suisse, d'une intégration socioprofessionnelle ne pouvant être qualifiée 
d'exceptionnelle, du manque de liens particuliers avec la Suisse, du fait qu'elle était 
en bonne santé et de ce que sa réintégration au Kosovo n'était pas compromise. 

S'agissant des violences conjugales (recte : domestiques) que A______ avait subies 
de la part de son ex-fiancé, il s'avérait que la relation entre les parties était pour le 
moins complexe. Selon les allégations de la précitée, relayées dans l'attestation des 
HUG du 8 décembre 2022, il convenait de retenir qu'il s'agissait, avant tout, de 
mauvais traitements systématiques. Sans minimiser les traumatismes vécus, force 
était de constater que la violence conjugale dont Mme A______ alléguait souffrir 
ne revêtait pas une intensité suffisante. A______ n'étant plus en couple avec son 
partenaire, elle était libre de toute contrainte sur le plan personnel. Par ailleurs, il 
ressortait des éléments au dossier que A______ se trouvait dans un état dépressif à 
la suite de la relation difficile qu'elle avait connue avec son compagnon et à son 
statut administratif précaire. Or, il n'était démontré ni par des éléments présents au 
dossier, ni par des certificats établis par les médecins traitants que le suivi 
psychiatrique en question ne pourrait être assuré dans son pays d'origine, les grands 
centres urbains disposant désormais d’infrastructures médicales appropriées, 
notamment en psychiatrie. Dès lors, elle ne pouvait se prévaloir de raisons 
médicales pour obtenir un titre de séjour pour cas de rigueur, ni d'admission 
provisoire fondée sur l'inexigibilité de son renvoi. En outre, il appartenait au 
médecin traitant, dans le cadre des séances de psychothérapie qui lui étaient 
dispensées, de la préparer à la perspective d'un retour au Kosovo. 

Quant à l'existence d'une procédure pénale en cours, une procédure pouvait bien 
être poursuivie nonobstant le retour de l'une des parties au pays d'origine, puisque 
demeurait la possibilité de se faire représenter devant la justice suisse par un 

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mandataire dûment autorisé, ou encore celle de requérir une autorisation d'entrée en 
Suisse au moyen d'un visa de type C pour participer à d'éventuelles audiences. 
Or, A______ disposait déjà d'un avocat dans cette procédure pénale et au vu du 
temps écoulé dans la procédure administrative, elle avait certainement dû effectuer 
des dépositions lors des éventuelles audiences.  

Concernant la protection de sa vie privée, A______ n'avait pas effectué un séjour 
en Suisse couvert par une autorisation, si bien que l'art. 8 de la Convention de 
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 
1950 (CEDH - RS 0.101) ne pouvait être invoqué dans le cas d'espèce. 

Dès lors, ni les difficultés vécues en Suisse, ni la courte présence de la durée de son 
séjour sur le territoire helvétique, ni les inconvénients d'ordre socio professionnel 
auxquels elle pourrait être confrontée au Kosovo ne constituaient des circonstances 
si singulières qu'il faille considérer qu'elle se trouvât dans une situation de détresse 
personnelle devant justifier l'octroi d'une exception aux mesures de limitation, étant 
rappelé qu'une telle exception n'avait pas pour but de soustraire des étrangers aux 
conditions de vie de leur pays d'origine. 

Il ressortait en outre du dossier que A______ était entrée en Suisse le 12 décembre 
2021 par le biais d'un visa de type C, valable du 30 septembre 2021 au 29 décembre 
2021. Sa demande en vue de mariage avait été déposée auprès de l'OCPM le 17 
mars 2022, soit plus de deux mois après l'expiration dudit visa. Au vu de sa date 
d'arrivée, il était manifeste que la précitée n'avait pas l'intention de regagner le 
Kosovo au terme de son visa. En déposant sa requête directement à Genève, elle 
avait de surcroît mis les autorités compétentes devant le fait accompli. 

C.     a. Par acte du 30 janvier 2024, A______ a recouru auprès du Tribunal administratif 
de première instance (ci-après : TAPI) contre cette décision, concluant à son 
annulation et à la constatation qu’elle remplissait les conditions d’octroi d’une 
autorisation de séjour, subsidiairement au renvoi du dossier à l’autorité inférieure 
pour nouvelle décision. 

Sa situation étant similaire à celle d’une femme mariée, sa demande de permis 
devait être examinée sous l’angle de l’art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI par analogie : 
en effet, son mariage avec B______ avait été célébré traditionnellement au Kosovo 
en juin 2019 et elle était venue rejoindre son époux en novembre 2019 pour y 
célébrer leur union. B______ n’avait toutefois entamé les démarches qu’en janvier 
2022, la laissant sciemment dans une situation irrégulière et la rendant de ce fait 
vulnérable et dépendante de lui ; ce comportement faisait partie intégrante des 
violences qu’il lui avait infligées. 

Concernant les violences subies, elle avait fourni de nombreux éléments de preuves, 
soit des photographies et des rapports médicaux. Elle avait bénéficié d’une prise en 
charge spécifique pour les personnes victimes de violence, soit un accompagnement 
de la part de la LAVI, un hébergement au foyer C______ et un suivi médical au 
long cours auprès de l’unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la 

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violence (ci-après : UIMPV). Elle avait enfin déposé plainte pénale contre 
B______. 

En ce début d'année 2024, elle « se reconstruisait » et avait commencé des cours de 
français, souhaitant pouvoir travailler à Genève. Elle a produit un chargé de pièces 
contenant notamment des photographies de ses blessures et des attestations 
médicales. 

b. Le 28 mars 2024, l'OCPM a conclu au rejet du recours. 

Le régime de l’art. 50 LEI ne pouvait être appliqué à la recourante, dans la mesure 
où elle n’avait jamais été mariée civilement à B______, mais aussi parce qu'elle 
n’avait jamais obtenu de titre de séjour en Suisse. 

Seule demeurait donc l’éventuelle application d’un cas de rigueur au sens de 
l’art. 30 al. 2 let. b LEI. Or, la durée de son séjour et son intégration ne revêtaient 
pas une importance suffisante, et elle n’avait pas démontré qu’en cas de retour au 
Kosovo elle serait exposée à des conditions socioéconomiques ou sanitaires 
autrement plus difficiles que celles auxquelles étaient confrontés ses compatriotes 
restés au pays. Même s’il ne remettait pas en cause les violences dont A______ 
avait fait l’objet durant son séjour en Suisse, lesquelles étaient fort regrettables, cet 
élément ne justifiait pas à lui seul l’octroi d’une autorisation de séjour. 

c. A______ a répliqué le 24 avril 2024. L’application par analogie de l’art. 50 LEI 
était fondée sur le principe de l’égalité de traitement garanti à l’art. 8 de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst - RS 101). 
Du reste, l’avant-projet de la modification de l’art. 50 al. 4 LEI prévoyait d’étendre 
son application aux concubins victimes de violences, ce qui relativisait la condition 
de l’existence d’un mariage formel. Le fait qu’elle n’ait jamais eu de permis valable 
ne l’empêchait pas de se prévaloir de cette disposition. 

d. L’OCPM a dupliqué le 17 mai 2024, maintenant sa position selon laquelle le seul 
mariage traditionnel au Kosovo ne pouvait satisfaire à la condition du mariage civil 
formel tel que requis aux fins de regroupement familial au sens de l’art. 42 LEI. 
Une application analogique de ces dispositions sur la base du principe de l’égalité 
de traitement remettrait par ailleurs dangereusement en cause la sécurité du droit, 
puisque cela ouvrirait potentiellement la porte au regroupement familial à d’autres 
formes d’union non reconnues ou non voulues par le législateur. 

e. Par jugement du 24 octobre 2024, le TAPI a rejeté le recours. 

Selon la base de données CALVIN de l’OCPM, B______ avait divorcé le 6 janvier 
2021 de D______, dont il était séparé depuis le 12 décembre 2016. 

L'art. 42 (recte : 43) al. 1 LEI requérait non seulement le mariage des époux mais 
également leur ménage commun. A______ et B______ n'avaient jamais été mariés 
civilement au sens du droit suisse et n'avaient donc jamais créé une union conjugale. 
Leur mariage traditionnel ne pouvait être pris en considération, dès lors qu'il avait 
été célébré en 2019, alors que B______ était encore marié en Suisse : ses effets ne 

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pouvaient ainsi être reconnus comme étant équivalent à un mariage au sens de la 
législation suisse. Dès lors, A______ ne pouvait prétendre se voir appliquer les 
dispositions légales relatives au regroupement familial, lesquelles se fondaient sur 
l’existence d’un mariage effectivement conclu et reconnu. Aucune inégalité de 
traitement ne pouvait être retenue, puisque les dispositions relatives au 
regroupement familial s’appliquaient uniquement aux couples mariés. 

La situation de A______ ne relevait pas d'un cas d'extrême gravité. Elle était arrivée 
une première fois en Suisse en 2019 pour quelques mois puis était revenue en 
décembre 2021. Elle y séjournait de manière continue depuis moins de trois ans, ce 
qui ne représentait pas une longue durée de présence. Elle ne pouvait pas non plus 
se prévaloir d’une intégration socioprofessionnelle remarquable, n'ayant jamais 
exercé d’activité professionnelle, ni établi ou allégué avoir acquis pendant son 
séjour des connaissances ou des qualifications spécifiques qu’elle ne pourrait pas 
mettre à profit dans son pays. Elle n’avait pas non plus démontré disposer du niveau 
requis en français, ayant eu notamment recours à un interprète lors de son audition 
par le Ministère public le 14 juillet 2023. Elle était hébergée en foyer depuis deux 
ans et était totalement dépendante financièrement de la société. 

Arrivée en Suisse à l’âge de 42 ans (recte : 44 ans), elle avait vécu dans son pays 
d’origine toute son enfance et son adolescence, période déterminante pour la 
formation de la personnalité, ainsi que la majeure partie de sa vie d’adulte. Elle en 
maîtrisait ainsi la langue et les codes culturels et y avait très certainement conservé 
des attaches familiales. Âgée de 47 ans et en bonne santé générale, sa réintégration 
dans son pays d’origine – qu’elle avait quitté seulement trois ans auparavant – ne 
paraissait pas gravement compromise. 

Les violences dénoncées avaient cessé depuis que A______ avait quitté le domicile 
conjugal, soit depuis plus de deux ans. Selon les attestations médicales et les 
photographies présentes au dossier, leur intensité n’apparaissait pas telle qu’elles 
justifieraient à elles seules la reconnaissance d’un cas d’extrême gravité, comme 
l’avait retenu à juste titre l’OCPM, pas plus que ses problèmes médicaux. La 
poursuite de la procédure pénale n'exigeait pas sa présence en Suisse. 

D.     a. Par acte posté le 27 novembre 2024, A______ a interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) 
contre le jugement précité, concluant à son annulation, à l’octroi d’une autorisation 
de séjour et à l'allocation d'une indemnité de procédure. 

Elle a décrit les mauvais traitements que lui aurait infligés B______, au nombre 
desquels deux relations sexuelles non consenties les 4 juin et 4 août 2022. 

Elle a pour le surplus repris l'argumentation développée devant le TAPI. Ce dernier 
avait abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant qu'elle ne pouvait prétendre 
se voir appliquer les dispositions légales relatives au regroupement familial au motif 
qu'elles supposaient l'existence d'un mariage effectivement conclu et reconnu. 

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Le rapport de la commission des institutions politiques du Conseil national, à 
l'origine de la modification de l'art. 50 LEI, mettait sur un même pied toutes les 
victimes de violences domestiques, mariées ou non. La convention du Conseil de 
l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la 
violence domestique, du 11 mai 2011 (Convention d'Istanbul, ci-après : CI - 
RS 0.311.35) obligeait les États parties à prendre les mesures nécessaires pour 
protéger les victimes contre tout nouvel acte de violence. La Suisse avait retiré sa 
réserve relative aux art. 4 al. 2 et 18 al. 1 CI du fait de l'entrée en vigueur de la 
nouvelle teneur de l'art. 50 LEI. 

L'application de l'art. 30 LEI par le TAPI ne tenait pas compte de l'entrée en vigueur 
de l'art. 77f de l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une 
activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - RS 142.201) en marge de la 
modification de l'art. 50 LEI. 

b. Le 17 janvier 2025, l'OCPM s'en est rapporté à justice. 

Il maintenait que l'art. 50 LEI ne pouvait pas être appliqué en l'espèce, faute de 
célébration du mariage civil prévu entre la recourante et B______. A priori, la 
situation de la recourante ne satisfaisait pas non plus aux conditions ordinaires du 
cas d'extrême gravité, en l'absence de long séjour en Suisse et d'intégration 
socioprofessionnelle particulière. Elle n'avait pas non plus démontré que sa 
réintégration dans son pays d'origine, où elle avait vécu jusqu'à l'âge de 42 ans 
(recte : 44 ans), serait fortement compromise. La recourante se référait à la CI, aux 
réflexions menées dans le cadre de la modification de l'art. 50 LEI et à la nouvelle 
teneur de l'art. 77f OASA. Au vu des arguments avancés, il s'en rapportait à justice 
sur la question de savoir si les violences subies et la situation personnelle de la 
recourante pouvaient conduire à la reconnaissance d'un cas d'extrême gravité, tout 
en rappelant que l'approbation du secrétariat d'État aux migrations (ci-après : SEM) 
était requise en cas de décision favorable. 

c. Le juge délégué a fixé aux parties un délai au 7 mars 2025 pour formuler toutes 
requêtes ou observations complémentaires, après quoi la cause serait gardée à juger. 

d. Le 27 février 2025, l'OCPM a indiqué ne pas avoir de requêtes ni d'observations 
complémentaires. 

e. La recourante en a fait de même le 5 mars 2025. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; 
art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 - LPA - E 5 10).  

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2. Est litigieux le bien-fondé de la décision de l'OCPM, confirmée par le TAPI, 
refusant d'accorder à la recourante une autorisation de séjour et ordonnant son 
renvoi de Suisse. 

2.1 Selon l’art. 61 LPA, le recours devant la chambre administrative peut être formé 
pour violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, ainsi 
que constatation inexacte des faits (al. 1). La chambre administrative ne connaît en 
revanche pas de l’opportunité des décisions prises en matière de police des 
étrangers, dès lors qu’il ne s’agit pas d’une mesure de contrainte (al. 2 ; art. 10 
al. 2 de la loi d’application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - 
LaLEtr - F 2 10, a contrario ; ATA/141/2025 du 4 février 2025 consid. 3.1 et 
l'arrêt cité). 

2.2 La LEI et ses ordonnances d'exécution, en particulier l’OASA, règlent l'entrée, 
le séjour et la sortie des étrangers dont le statut juridique n'est pas réglé par d'autres 
dispositions du droit fédéral ou par des traités internationaux conclus par la Suisse 
(art. 1 et 2 al. 1 LEI), ce qui est le cas pour les ressortissants du Kosovo. 

2.3 Le 1er janvier 2019 est entrée en vigueur une modification de la LEI et de 
l’OASA. Conformément à l’art. 126 al. 1 LEI, les demandes déposées après le 
1er janvier 2019, soit comme en l’espèce le 16 décembre 2022, sont régies par le 
nouveau droit. 

3. La recourante soutient qu'une autorisation doit lui être accordée sur la base de 
l'art. 50 LEI appliqué par analogie. 

3.1 Selon l’art. 43 al. 1 LEI, le conjoint d’un titulaire d’un permis d’établissement 
a droit à l’octroi d’une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de 
validité à condition de vivre en ménage commun avec lui. 

L'art. 50 LEI, intitulé « dissolution de la famille », a fait l'objet de modifications 
législatives, entrées en vigueur le 1er janvier 2025 et applicables au présent cas en 
vertu de l'art. 126g LEI, visant la phrase introductive de l'al. 1, l'al. 2 et l'al. 4 (lequel 
est nouveau). 

Ainsi, selon l'art. 50 al. 1 LEI, après dissolution du mariage ou de la famille, le 
conjoint et les enfants ont droit à l’octroi d’une autorisation de séjour et à la 
prolongation de sa durée de validité en vertu de l’art. 42, 43 ou 44 LEI, à l’octroi 
d’une autorisation de courte durée et à la prolongation de sa durée de validité en 
vertu de l’art. 45 LEI en relation avec l’art. 32 al. 3 LEI ainsi qu’à une décision 
d’admission provisoire en vertu de l’art. 85c al. 1 LEI, dans les cas suivants : 
a) l’union conjugale a duré au moins trois ans et les critères d’intégration définis à 
l’art. 58a LEI sont remplis, ou b) la poursuite du séjour en Suisse s’impose pour 
des raisons personnelles majeures. 

Les raisons personnelles majeures visées à l’art. 50 al. 1 let. b LEI sont notamment 
données lorsque : a) le conjoint ou un enfant sont victimes de violence domestique ; 
les indices que les autorités compétentes doivent prendre en compte sont 
notamment : 1) la reconnaissance de la qualité de victime au sens de l’art. 1 al. 1 de 

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la loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions du 23 mars 2007 (loi sur l’aide 
aux victimes, LAVI - RS 312.5)  par les autorités chargées d’exécuter cette loi, 2) la 
confirmation de la nécessité d’une prise en charge ou d’une protection par un 
service spécialisé dans la violence domestique généralement financé par des fonds 
publics, 3) des mesures policières ou judiciaires visant à protéger la victime, 4) des 
rapports médicaux ou d’autres expertises, 5) des rapports de police et des plaintes 
pénales, ou 6) des jugements pénaux (art. 51 al. 2 let. a LEI). 

3.2 Le nouvel al. 4 de l'art. 50 LEI prévoit que les al. 1 à 3 s’appliquent par analogie 
aux concubins qui, en vertu de l’art. 30 al. 1 let. b LEI, ont obtenu une autorisation 
de séjour pour rester avec leur partenaire en raison d’un cas individuel d’une 
extrême gravité. 

Dans le texte initial déposé le 5 novembre 2021 par la commission des institutions 
politiques du Conseil national (https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-
curia-vista/geschaeft?AffairId=20210504), il était prévu de modifier l'art. 52 LEI 
pour qu'il ait la teneur suivante : « Les dispositions de ce chapitre concernant le 
conjoint étranger s'appliquent par analogie aux partenaires enregistrés en vertu de 
la loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, ainsi 
qu'aux couples de concubins qui ont obtenu le regroupement familial ». 

Le rapport de la commission des institutions politiques du Conseil national du 
12 octobre 2023 (FF 2023 2418) ne mentionne plus de modification de l'art. 52 LEI 
(qui est resté inchangé à ce jour, en ce sens que l'application analogique qui y est 
prévue ne concerne que les partenaires enregistrés de même sexe). Il y est indiqué 
à propos de l'art. 50 al. 4 LEI proposé ce qui suit : « Selon le droit en vigueur, les 
concubins n’entrent pas dans le champ d’application de l’art. 50 LEI (arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_105/2017 du 8 mai 2018, consid. 2.6). Néanmoins, il est 
possible d’octroyer à un concubin une autorisation de séjour renouvelable lorsque 
la personne constitue un cas individuel d’une extrême gravité à cause de la violence 
domestique qu’elle subit (sans qu’il s’agisse d’un droit ; art. 30 al. 1 let. b LEI). Les 
droits visés aux al. 1 à 3 seront étendus aux concubins. Ainsi, l’égalité de traitement 
visée sera également atteinte pour cette catégorie de personnes. Une minorité de la 
commission (STEINEMANN, BIRCHER, BLÄSI, FISCHER BENJAMIN, 
GLARNER, MARCHESI, RUTZ Gregor) propose de biffer l’al. 4 ». 

Enfin, comme déjà mentionné, l'art. 52 LEI, intitulé « partenariat enregistré », 
prévoit que les dispositions du chapitre 7 (« Regroupement familial », art. 42 à 
52 LEI) concernant le conjoint étranger s’appliquent par analogie aux partenaires 
enregistrés du même sexe. 

3.3 L'art. 58a al. 1 LEI prévoit que pour évaluer l’intégration, l’autorité compétente 
tient compte des critères suivants : a) le respect de la sécurité et de l’ordre publics ; 
b) le respect des valeurs de la Constitution ; c) les compétences linguistiques ; d) la 
participation à la vie économique ou l’acquisition d’une formation. La situation des 
personnes qui, du fait d’un handicap ou d’une maladie ou pour d’autres raisons 
personnelles majeures, ne remplissent pas ou remplissent difficilement les critères 

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d’intégration prévus à l’art. 58a al. 1 let. c et d LEI, est prise en compte de manière 
appropriée. 

Selon l'art. 77f let. c ch. 4 OASA, entré en vigueur le 1er janvier 2025, l’autorité 
compétente tient compte de manière appropriée de la situation particulière de 
l’étranger lors de l’appréciation des critères d’intégration énumérés à l’art. 58a al. 1 
let. c et d LEI. Il est notamment possible de déroger à ces critères lorsque l’étranger 
ne peut pas les remplir ou ne peut les remplir que difficilement pour d’autres raisons 
personnelles majeures, telles que les conséquences négatives de la violence 
domestique ou du mariage forcé. 

3.4 Dans leur version la plus récente, les directives du SEM reprennent par deux 
fois tel quel le texte de l'art. 50 al. 4 LEI (SEM, Directives et commentaires, 
Domaine des étrangers, 2013 [ci-après : directives LEI], état au 1er septembre 2025, 
ch. 6.1.7 et 6.15, 6e §), mais explicitent néanmoins ce qui suit à propos de la durée 
du concubinage : « Pour calculer le délai de trois ans applicable aux concubins 
(art. 50 al. 4 LEI), le début du concubinage équivaut au dépôt auprès des autorités 
cantonales de la demande de réglementation du séjour conformément à 
l’art. 30 al. 1 let. b LEI (pour l’admission, cf. ch. 5.6.3 et 5.6.4), pour autant que le 
couple de concubins cohabite déjà en Suisse à ce moment-là et que les conditions 
relatives à la réglementation du séjour soient remplies. Lorsqu’une demande 
d’entrée en Suisse pour concubinage sous l’angle de l’art. 30 al. 1 let. b LEI est 
déposée à l’étranger et que celle-ci aboutit, le calcul du délai de trois ans commence 
dès l’entrée en Suisse » (ch. 6.15.1, 2e §). 

3.5 Le Tribunal fédéral a – sans avoir à se pencher sur le cas de personnes non 
mariées – décrit comme suit les modifications de l'art. 50 LEI entrées en vigueur le 
1er janvier 2025 : « Par rapport à l'ancien droit, le nouvel art. 50 LEI élargit d'une 
part le champ d'application personnel du droit à un titre de séjour après dissolution 
de l'union conjugale aux conjoints de titulaires d'une autorisation de séjour, d'une 
autorisation de courte durée ou d'une admission provisoire, ainsi qu'aux concubins 
dans certaines circonstances (cf. art. 50 al. 4 LEI). Il vise, d'autre part, à concrétiser 
la notion de violence domestique – qui remplace celle de violence conjugale –, afin 
d'assurer une plus grande protection aux victimes de violence […]. À cette fin, 
l'art. 50 al. 2 let. a ch. 1 à 6 LEI comporte désormais une liste, non exhaustive, 
d'indices d'une situation de violence domestique, que les autorités doivent prendre 
en considération […]. L'art. 50 al. 2 LEI est inchangé pour le surplus » (arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_119/2025 du 19 mars 2025 consid. 7.1). 

3.6 La CI a été ratifiée par la Suisse le 14 décembre 2017 et y est entrée en vigueur 
le 1er janvier 2018. Son art. 5 al. 2 prévoit que les États parties prennent les mesures 
législatives et autres nécessaires pour agir avec la diligence voulue afin de prévenir, 
enquêter sur, punir, et accorder une réparation pour les actes de violence couverts 
par le champ d’application de la CI commis par des acteurs non étatiques. Selon 
l'art. 18 al. 1 CI, les États parties prennent les mesures législatives ou autres 
nécessaires pour protéger toutes les victimes contre tout nouvel acte de violence. 

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Aux termes de l'art. 59 CI, les États parties prennent les mesures législatives ou 
autres nécessaires pour garantir que les victimes, dont le statut de résident dépend 
de celui de leur conjoint ou de leur partenaire, conformément à leur droit interne, 
se voient accorder, sur demande, dans l’éventualité de la dissolution du mariage ou 
de la relation, en cas de situations particulièrement difficiles, un permis de résidence 
autonome, indépendamment de la durée du mariage ou de la relation ; les conditions 
relatives à l’octroi et à la durée du permis de résidence autonome sont établies 
conformément au droit interne (al. 1). Les États parties prennent les mesures 
législatives ou autres nécessaires pour que les victimes puissent obtenir la 
suspension des procédures d’expulsion initiées du fait que leur statut de résident 
dépend de celui de leur conjoint ou de leur partenaire, conformément à leur droit 
interne, pour leur permettre de demander un permis de résidence autonome (al. 2). 
Les États parties délivrent un permis de résidence renouvelable aux victimes, dans 
l’une ou les deux situations suivantes : a) lorsque l’autorité compétente considère 
que leur séjour est nécessaire au regard de leur situation personnelle ; b) lorsque 
l’autorité compétente considère que leur séjour est nécessaire aux fins de 
leur coopération avec les autorités compétentes dans le cadre d’une enquête ou de 
procédures pénales (al. 3). 

La jurisprudence considère que la CI n'est pas self-executing, les dispositions de 
cette dernière ne créant pas de droits subjectifs en faveur des particuliers, mais 
seulement des obligations à l'égard des États parties (arrêts du Tribunal fédéral 
1B_259/2021 du 19 août 2021 consid. 2.3 ; 6B_1015/2019 du 4 décembre 2019 
consid. 5.5.7 ; ATA/754/2025 du 8 juillet 2025 consid. 5.4), comme en témoigne 
notamment l'utilisation récurrente de formulations telles que « les Parties prennent 
les mesures législatives ou autres nécessaires ». 

3.7 La notion de concubinage « simple » n'est pas définie par la loi dès lors qu'il 
s'agit d'une relation non régie par celle-ci ; un dictionnaire courant définit comme 
tel l'« état d'un couple vivant en union libre sous le même toit » 
(https://dictionnaire.lerobert.com/definition/concubinage). 

La Cour européenne des droits de l'homme (ci-après : CourEDH), considérant que 
la notion de « famille » ne se limite pas aux seules relations fondées sur le mariage, 
mais peut englober d'autres liens « familiaux » lorsque les parties cohabitent en 
dehors du mariage, retient que, pour déterminer si une relation peut être assimilée 
à une « vie familiale », il y a lieu de tenir compte d'un certain nombre d'éléments, 
comme le fait de savoir si le couple vit ensemble, depuis combien de temps et s'il y 
a des enfants communs (ACEDH Serife Yigit c. Turquie du 2 novembre 2010, 
req. n° 3976/05, § 94 et 96 ; ACEDH Isabelle Chantal Emonet et autres c. Suisse 
du 13 décembre 2007, req. n° 39051/03, § 34 et 36). De manière générale, 
la CourEDH n'a accordé une protection conventionnelle à des couples de concubins 
qu'en lien avec des relations bien établies dans la durée (voir les références citées 
dans l'ATA/627/2023 du 13 juin 2023 consid. 3.5). De plus, il y avait au centre de 
toutes ces affaires la présence d'enfants que les concubins avaient eus ensemble ou, 

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du moins, élevés ensemble (ACEDH Kroon et autres c. Pays-Bas du 27 octobre 
1994, req. n° 18535/91, § 30). 

En Suisse, la jurisprudence connaît ainsi dans plusieurs domaines du droit la notion 
de concubinage stable (ou qualifié). Elle reconnaît notamment que, en matière 
d'aide sociale, d'avances de pensions alimentaires et de subsides à 
l'assurance-maladie, à l'instar de ce qui prévaut en matière de contributions 
d'entretien entre époux, que si une personne assistée vit dans une relation de 
concubinage stable, il n'est pas arbitraire de tenir compte de cette circonstance dans 
l'évaluation des besoins d'assistance, quand bien même il n'existe pas un devoir 
légal et réciproque d'entretien entre les partenaires (ATF 149 V 250 consid. 4.3.2 ; 
145 I 108 consid. 4.4.6). Le Tribunal fédéral considère que la relation 
de concubinage stable justifiant un devoir d'assistance mutuel doit être comprise 
comme une communauté de vie d'une certaine durée, voire durable, entre deux 
personnes, à caractère en principe exclusif, qui présente une composante tant 
spirituelle que corporelle et économique, et qui est parfois désignée comme une 
communauté de toit, de table et de lit (ATF 118 II 235 consid. 3b ; arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_613/2010 du 3 décembre 2010 consid. 2 ; ATA/887/2025 du 19 août 
2025 consid. 5.5) ; le juge doit procéder à une appréciation de tous les facteurs 
déterminants, étant précisé que la qualité d'une communauté de vie s'évalue au 
regard de l'ensemble des circonstances de la vie commune (ATF 138 III 157 
consid. 2.3.2). À titre d'exemple, selon les normes de la Conférence suisse des 
institutions d'action sociale (ci-après: CSIAS), un concubinage est considéré 
comme stable lorsque les partenaires cohabitent depuis au moins deux ans ou 
lorsqu'ils vivent ensemble depuis moins longtemps et ont un enfant commun ; une 
telle présomption peut être réfutée (normes CSIAS 01/21 D.4.4 al. 2). 

3.8 Une décision viole le principe de l’égalité de traitement garanti par l’art. 8 de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) 
lorsqu’elle établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif 
raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou lorsqu’elle omet de 
faire des distinctions qui s’imposent au vu des circonstances. Cela suppose que le 
traitement différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de 
fait importante. La question de savoir si une distinction juridique repose sur un 
motif raisonnable peut recevoir une réponse différente selon les époques et suivant 
les conceptions, idéologies et situations du moment (ATF 146 II 56 consid. 9.1 ; 
145 I 73 consid. 5.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 8C_449/2022 du 3 février 2023 
consid. 2.2.1 ; 1C_695/2021 du 4 novembre 2022 consid. 3.1.2). 

3.9 En l'espèce, la recourante ne peut se prévaloir des dispositions de la CI, celle-ci 
n'étant pas justiciable devant les tribunaux. Force est en outre de constater que si le 
législateur avait commencé par envisager une extension aux concubins de 
l'application de l'art. 50 LEI (voire du chapitre 7 de la loi), il a fini par maintenir 
l'art. 52 LEI – lequel cantonne l'application par analogie du chapitre 7 LEI aux 
partenaires enregistrés de même sexe – et a limité l'extension aux concubins de 

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l'application de l'art. 50 LEI en la réservant à « qui, en vertu de l’art. 30 al. 1 
let. b LEI, ont obtenu une autorisation de séjour pour rester avec leur partenaire en 
raison d’un cas individuel d’une extrême gravité ». Il est vrai que cette dernière 
formulation paraît très limitative, l'obtention d'une autorisation sur la base de la 
disposition précitée « pour rester avec son partenaire » étant chose rare. Il n'en 
demeure pas moins que tant le Tribunal fédéral que le SEM, respectivement dans 
l'arrêt et la directive cités plus haut, retiennent que seule une catégorie de concubins 
peut se voir appliquer l'art. 50 LEI. 

Il résulte par ailleurs du dossier que la recourante et B______ n'ont jamais été 
mariés en Suisse. Il n'est pas contesté que leur mariage traditionnel kosovar, célébré 
en 2019, ne peut être reconnu en Suisse, dès lors qu'à l'époque l'époux y était encore 
marié. Selon la recourante, ils auraient formé une communauté de vie en Suisse un 
an entre novembre 2019 et octobre 2020, et dix mois environ entre décembre 2021 
et fin septembre 2022, et ils n'ont pas eu d'enfant, si bien qu'il s'agirait d'un 
concubinat simple, et non stable ou qualifié. Aussi et surtout, la recourante ne s'est 
jamais vu attribuer une autorisation de séjour pour cas d'extrême gravité, 
autorisation qu'elle revendique du reste à titre subsidiaire dans le cadre de la 
présente procédure. Sa situation ne fait donc pas partie de celles permettant une 
application directe de l'art. 50 LEI. 

Quant à une application analogique telle que la demande la recourante, c'est-à-dire 
fondée sur l'égalité de traitement, elle est également exclue, dans la mesure où le 
législateur a précisément désigné, à l'art. 52 LEI, la seule catégorie de personnes 
visées, dont elle ne fait pas partie. Sa situation ne peut dès lors être considérée 
comme similaire à celle d’une femme mariée. 

Compte tenu du changement de loi et des considérants qui précèdent, le résultat 
auquel est parvenu le TAPI doit être confirmé par substitution de motifs, et le grief 
sera écarté. 

4. Reste à examiner si la recourante peut se voir attribuer une autorisation de séjour 
pour cas d'extrême gravité. 

4.1 L'art. 30 al. 1 let. b LEI permet de déroger aux conditions d'admission, telles 
que prévues aux art. 18 à 29 LEI, notamment dans le but de tenir compte des cas 
individuels d'une extrême gravité ou d'intérêts publics majeurs. 

4.2 À teneur de l'art. 31 al. 1 OASA, lors de l'appréciation de l'existence d'un cas 
individuel d'extrême gravité, il convient de tenir compte notamment de l'intégration 
du requérant sur la base des critères d'intégration définis à l'art. 58a al. 1 LEI (let. a), 
de sa situation familiale, particulièrement de la période de scolarisation et de la 
durée de la scolarité des enfants (let. c), de sa situation financière (let. d), de la durée 
de sa présence en Suisse (let. e), de son état de santé (let. f) ainsi que des possibilités 
de réintégration dans l'État de provenance (let. g). Les art. 58a LEI et 77f OASA 
ont déjà été cités supra. 

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Les critères énumérés à l'art. 31 al. 1 OASA, qui doivent impérativement être 
respectés, ne sont toutefois pas exhaustifs, d'autres éléments pouvant également 
entrer en considération, comme les circonstances concrètes ayant amené un étranger 
à séjourner illégalement en Suisse (directives LEI, ch. 5.6.10). 

4.3 Les dispositions dérogatoires des art. 30 LEI et 31 OASA présentent un 
caractère exceptionnel, et les conditions pour la reconnaissance d'une telle situation 
doivent être appréciées de manière restrictive (ATF 128 II 200 consid. 4). Elles ne 
confèrent pas de droit à l'obtention d'une autorisation de séjour (ATF 138 II 393 
consid. 3.1 ; 137 II 345 consid. 3.2.1). L'autorité doit néanmoins procéder à 
l'examen de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce pour déterminer 
l'existence d'un cas de rigueur (ATF 128 II 200 consid. 4 ; 124 II 110 consid. 2 ; 
ATA/700/2025 du 24 juin 2025 consid. 4.6 ; directives LEI, ch. 5.6). 

L'art. 30 al. 1 let. b LEI n'a pas pour but de soustraire la personne requérante aux 
conditions de vie de son pays d'origine, mais implique que la personne concernée 
se trouve personnellement dans une situation si grave qu'on ne peut exiger de sa 
part qu'elle tente de se réadapter à son existence passée. Des circonstances générales 
affectant l'ensemble de la population restée sur place, en lien avec la situation 
économique, sociale, sanitaire ou scolaire du pays en question et auxquelles la 
personne requérante serait également exposée à son retour, ne sauraient davantage 
être prises en considération, tout comme des données à caractère structurel et 
général, telles que les difficultés d'une femme seule dans une société donnée 
(ATF 123 II 125 consid. 5b/dd ; arrêts du Tribunal fédéral 2A.245/2004 du 
13 juillet 2004 consid. 4.2.1 ; 2A.255/1994 du 9 décembre 1994 consid. 3). 
Au contraire, dans la procédure d'exemption des mesures de limitation, seules des 
raisons exclusivement humanitaires sont déterminantes, ce qui n'exclut toutefois 
pas de prendre en compte les difficultés rencontrées par la personne requérante à 
son retour dans son pays d'un point de vue personnel, familial et économique 
(ATF 123 II 125 consid. 3 ; ATA/700/2025 précité consid. 4.9). 

La reconnaissance de l'existence d'un cas d'extrême gravité implique que l'étranger 
concerné se trouve dans une situation de détresse personnelle. Parmi les éléments 
déterminants pour la reconnaissance d'un cas d'extrême gravité, il convient en 
particulier de citer la très longue durée du séjour en Suisse, une intégration sociale 
particulièrement poussée, une réussite professionnelle remarquable, la personne 
étrangère possédant des connaissances professionnelles si spécifiques qu'elle ne 
pourrait les mettre en œuvre dans son pays d'origine ou une maladie grave ne 
pouvant être traitée qu'en Suisse (arrêt du Tribunal fédéral 2A.543/2001 du 25 avril 
2002 consid. 5.2). 

La question est ainsi de savoir si, en cas de retour dans le pays d'origine, les 
conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, 
professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (arrêts du Tribunal 
fédéral 2C_621/2015 du 11 décembre 2015 consid. 5.2.1 ; 2C_369/2010 du 
4 novembre 2010 consid. 4.1). 

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4.4 La jurisprudence requiert, de manière générale, une très longue durée (Minh 
Son NGUYEN/Cesla AMARELLE, Code annoté de droit des migrations, LEtr, 
vol. 2, 2017, p. 269). Par durée assez longue, la jurisprudence entend une période 
de sept à huit ans (arrêt du Tribunal administratif fédéral [ci-après : ATAF] 
C-7330/2010 du 19 mars 2012 consid. 5.3 ; Minh Son NGUYEN/Cesla 
AMARELLE, op. cit., p. 269). Après un séjour régulier et légal de dix ans, il faut 
en principe présumer que les relations sociales entretenues en Suisse par la personne 
concernée sont devenues si étroites que des raisons particulières sont nécessaires 
pour mettre fin à son séjour dans ce pays (ATF 144 I 266 consid. 3.8). La durée 
d'un séjour illégal, ainsi qu'un séjour précaire, ne doivent normalement pas être pris 
en considération ou alors seulement dans une mesure très restreinte (ATF 130 II 39 
consid. 3 ; ATAF 2007/45 consid. 4.4 et 6.3 ; 2007/44 consid. 5.2). 

Bien que la durée du séjour en Suisse constitue un critère important lors de l'examen 
d'un cas d'extrême gravité, elle doit néanmoins être examinée à la lumière de 
l'ensemble des circonstances et être relativisée lorsque l'étranger a séjourné en 
Suisse de manière illégale, sous peine de récompenser l'obstination à violer la loi 
(ATF 130 II 39 consid. 3 ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_13/2016 du 11 mars 2016 
consid. 3.2). 

S'agissant de l'intégration, le Tribunal administratif fédéral a considéré que, d'une 
manière générale, lorsqu'une personne a passé toute son enfance, son adolescence 
et le début de sa vie d'adulte dans son pays d'origine, elle y reste encore attachée 
dans une large mesure. Son intégration au milieu socioculturel suisse n'est alors pas 
si profonde et irréversible qu'un retour dans sa patrie constituerait un déracinement 
complet. Il convient de tenir compte de l'âge du recourant lors de son arrivée en 
Suisse, et au moment où se pose la question du retour, des efforts consentis, de la 
durée, de la situation professionnelle, ainsi que de la possibilité de poursuivre ou 
d'exploiter ses connaissances professionnelles dans le pays d'origine 
(ATAF F-646/2015 du 20 décembre 2016 consid. 5.3). 

4.5 Selon la jurisprudence, des motifs médicaux peuvent, selon les circonstances, 
conduire à la reconnaissance d'un cas de rigueur lorsque la personne concernée 
démontre souffrir d'une sérieuse atteinte à la santé qui nécessite, pendant une longue 
période, des soins permanents ou des mesures médicales ponctuelles d'urgence, 
indisponibles dans le pays d'origine, de sorte qu'un départ de Suisse serait 
susceptible d'entraîner de graves conséquences pour sa santé. En revanche, le seul 
fait d'obtenir en Suisse des prestations médicales supérieures à celles offertes dans 
le pays d'origine ne suffit pas à justifier une exception aux mesures de limitation. 
De même, la personne étrangère qui entre pour la première fois en Suisse en 
souffrant déjà d'une sérieuse atteinte à la santé ne saurait se fonder uniquement sur 
ce motif médical pour réclamer une telle exemption (ATF 128 II 200 consid. 5.3 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 2C_861/2015 du 11 février 2016 consid. 4.2 ; 
ATA/619/2025 du 3 juin 2025 consid. 2.7). 

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En l'absence de liens d'une certaine intensité avec la Suisse, l'aspect médical et les 
éventuelles difficultés de réintégration de la personne concernée dans le pays 
d'origine ne sauraient justifier, à eux seuls, l'octroi d'un permis humanitaire pour 
cas de rigueur. Le cas échéant, ces critères ne peuvent en effet être pris en 
considération que dans le cadre de l'examen de la licéité et de l'exigibilité de 
l'exécution du renvoi (ATA/619/2025 précité consid. 2.7 ; ATA/506/2023 du 
16 mai 2023 consid. 7.7). 

L'on ne saurait, de manière générale, prolonger indéfiniment le séjour d'une 
personne au seul motif que la perspective d'un retour exacerbe un état 
psychologique perturbé, et ni une tentative de suicide ni des tendances suicidaires 
(« suicidalité ») ne s'opposent en soi à l'exécution du renvoi, y compris au niveau 
de son exigibilité, seule une mise en danger présentant des formes concrètes devant 
être prise en considération (arrêt du TAF E-3188/2022 du 6 octobre 2022 et les 
arrêts cités ; ATA/619/2025 du 3 juin 2025 consid. 2.8 ; ATA/1475/2024 du 
17 décembre 2024 consid. 4.12). 

4.6 Dans le cadre de l'exercice de leur pouvoir d'appréciation, les autorités 
compétentes doivent tenir compte des intérêts publics, de la situation personnelle 
de l'étranger ainsi que de son degré d'intégration (art. 96 al. 1 LEI). L'autorité 
compétente dispose d'un très large pouvoir d'appréciation dans le cadre de l'examen 
des conditions de l'art. 31 al. 1 OASA. 

4.7 La jurisprudence admet un droit de séjour pour violence domestique lorsque 
l'auteur inflige des mauvais traitements systématiques à la victime pour affirmer sa 
supériorité et exercer un contrôle sur elle (ATF 138 II 229 consid. 3.2.2 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_295/2012 du 5 septembre 2012 consid. 3.2). La violence 
domestique peut être de nature tant physique que psychique. Il faut qu'il soit établi 
que l'on ne peut exiger plus longtemps de la personne admise dans le cadre du 
regroupement familial qu'elle poursuive l'union conjugale à cause de cette violence. 
Tel est le cas lorsque la personnalité de l'étranger venu en Suisse au titre du 
regroupement familial est sérieusement menacée du fait de la vie commune et que 
la poursuite de l'union conjugale ne peut être raisonnablement exigée d'elle (arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_554/2009 du 12 mars 2010 consid. 2.1). 

L'octroi à une victime de violence domestique d'une autorisation de séjour qui lui 
est propre permet d'éviter qu'elle ne reste dans une communauté conjugale devenue 
objectivement insupportable pour elle dans le seul but d'éviter les conséquences 
négatives qu'aurait la séparation pour son droit de rester en Suisse (ATF 138 II 229 
consid. 3.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_777/2018 du 8 avril 2019 consid. 4.3). 

4.8 Selon la jurisprudence de la CourEDH, les membres d'autres tribunaux (voire 
un membre du même tribunal agissant à un autre titre que l'établissement de la 
culpabilité, ACEDH Sperisen c. Suisse du 13 juin 2023, req. n° 22060/2020) ou des 
autres pouvoirs (ACEDH Butkevicius c. Lituanie, arrêt du 26 mars 2002, Recueil 
2002-II ; Allenet de Ribemont c. France du 10 février 1995, série A no 308) ne 
doivent pas faire de déclarations ni prendre de décisions qui équivalent à une 

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condamnation avant terme, ou à une remise en question d’un acquittement ou d’un 
classement, sous peine de violer la présomption d'innocence garantie par les 
art. 6 § 2 CEDH et 32 al. 1 Cst. 

4.9 En l'espèce, la recourante demeure en Suisse de manière continue depuis 
décembre 2021, soit moins de quatre ans. Elle ne peut dès lors se prévaloir d'un 
séjour de longue durée. La durée de ce séjour doit en outre être relativisée au regard 
du fait qu’il a été effectué, au moins depuis le mois d'octobre 2023, au bénéfice 
d'une simple tolérance. La condition du long séjour faisant défaut, il y a lieu 
d'examiner si les autres critères d'évaluation seraient de nature à admettre qu'un 
départ de ce pays la placerait dans une situation excessivement rigoureuse. 

L'intégration sociale de l'intéressée ne peut être qualifiée d'exceptionnelle ou de 
particulièrement réussie au sens de la jurisprudence. La recourante ne soutient pas 
avoir noué à Genève des liens affectifs ou amicaux particulièrement intenses, ni ne 
démontre maîtriser le français ; à ce dernier égard, elle a dû passer par un interprète 
pour s'exprimer devant les responsables du centre LAVI et n'a fourni d'attestations 
que de suivi de cours, au maximum au niveau A1. Il n'apparaît pas non plus qu'elle 
se soit investie dans la vie associative ou culturelle genevoise durant son séjour. 

L'intégration professionnelle de la recourante ne peut, d'un point de vue objectif, 
être qualifiée de remarquable. Celle-ci n'a en effet exercé aucune activité 
professionnelle, et n'a donc en toute hypothèse pas pu acquérir en Suisse des 
connaissances si spécifiques qu'elle ne pourrait en tirer profit dans un autre pays. 
Cela étant, on peut attribuer, sur la base de l'art. l'art. 77f let. c ch. 4 OASA, l'absence 
de prise d'activité professionnelle aux conséquences négatives de la violence 
domestique subie, et donc ne pas tenir compte de ce critère d'intégration (art. 58a 
al. 1 let. d LEI) dans l'analyse du présent cas. 

L'intéressée est âgée de 48 ans et ses possibilités de réintégration dans son pays 
d'origine n'apparaissent pas compromises. Elle n'a quitté le Kosovo pour la Suisse 
qu'à l'âge de 44 ans et y a donc vécu la plus grande partie de sa vie. Elle en connaît 
ainsi les us et coutumes et en parle la langue. De surcroît, elle y est retournée entre 
les mois de novembre 2020 et de décembre 2021. Si elle traversera une nécessaire 
phase de réadaptation à son retour, aucun élément ne permet de retenir que ce 
dernier constituerait un déracinement ou entraînerait pour elle une détresse 
profonde. 

S'il ressort du dossier que la recourante se trouve dans un état dépressif suite à la 
relation difficile qu'elle avait connue avec son compagnon et à son statut 
administratif précaire, on ne peut retenir ni qu'une telle pathologie – sans la 
minimiser – présente un haut degré de gravité qui l'empêcherait de retourner vivre 
au Kosovo, ni que le traitement psychiatrique adéquat ne pourrait être prodigué dans 
ce pays, étant précisé que la jurisprudence n'admet en principe pas, comme vu plus 
haut, que le statut administratif précaire puisse être considéré comme une 
circonstance justifiant sa prise en compte dans ce cadre. 

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La recourante met en avant les violences domestiques qu'elle a subies. Dans ce 
cadre, elle a fourni diverses pièces qui sont autant d'indices de violences 
domestiques, à savoir des photographies, des rapports médicaux, une attestation du 
centre LAVI qui confirme une prise en charge en foyer depuis 6 septembre 2022, 
ainsi qu'un procès-verbal d'audience devant le Ministère public qui confirme que 
plainte a été déposée et qu'une procédure pénale est en cours. Cela étant, si les 
photographies et certificats médicaux relatifs aux blessures externes montrent 
quelques dermabrasions ou tuméfactions, celles-ci sont de peu d'ampleur, certaines 
étant légères. Le rapport gynécologique du 20 janvier 2023 n'a pas été établi en lien 
avec une agression sexuelle (« La patiente […] signale une agression sexuelle le 
4 août de la part de son mari […]. La patiente ne veut pas en parler plus et signale 
ne pas être venue pour cette raison, ne pas souhaiter faire de CAS, mais pour 
contrôle gynécologique ») et ne révèle du reste rien à cet égard. Quoi qu'il en soit, 
la chambre de céans ne saurait tenir pour établis les deux viols ni les insultes et 
menaces allégués en l'absence de tout jugement pénal de condamnation y relatif, 
étant précisé qu'à teneur des procès-verbaux d'audience figurant au dossier, 
l'intéressé a admis une altercation mais a formellement contesté la plupart des 
infractions, en particulier les menaces et les viols, et que la recourante a quant à elle 
admis avoir griffé son compagnon. 

Enfin, la recourante, qui a déjà été entendue à plusieurs reprises par le Ministère 
public et confrontée à son agresseur, n'allègue ni à plus forte raison ne démontre 
que sa présence en Suisse serait nécessaire dans l'intérêt de la poursuite pénale, étant 
précisé qu'elle est assistée dans la procédure pénale d'un avocat et que rien ne 
s'oppose à ce qu'elle puisse obtenir un visa pour assister à l'éventuelle audience de 
jugement. 

Il découle de ce qui précède que, même en tenant compte des violences domestiques 
subies et de leurs conséquences sur l'absence d'intégration économique de la 
recourante, l'OCPM n'a pas violé le droit ni abusé de son large pouvoir 
d'appréciation en retenant que la recourante ne remplissait pas les conditions 
restrictives permettant l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur. 

5. Reste à examiner si le renvoi de l'intéressée est conforme au droit. 

5.1 Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEI, l'autorité compétente rend une décision de renvoi 
ordinaire à l'encontre d'un étranger auquel l'autorisation de séjour est refusée ou 
dont l'autorisation n'est pas prolongée. Elle ne dispose à ce titre d'aucun pouvoir 
d'appréciation, le renvoi constituant la conséquence du rejet d'une demande 
d'autorisation. 

5.2 Le SEM décide d'admettre provisoirement l'étranger si l'exécution du renvoi 
n'est pas possible, n'est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée (art. 83 
al. 1 LEI). Ces trois conditions susceptibles d’empêcher l’exécution du renvoi sont 
de nature alternative : il suffit que l’une d’elles soit réalisée pour que le renvoi soit 
inexécutable (ATA/139/2025 du 4 février 2025 consid. 7.2). 

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A/351/2024 

5.3 L'exécution du renvoi n'est pas licite lorsque le renvoi de l'étranger dans son 
État d'origine, dans son État de provenance ou dans un État tiers est contraire aux 
engagements de la Suisse relevant du droit international (art. 83 al. 3 LEI). Cette 
disposition vise notamment l’étranger pouvant démontrer qu’il serait exposé à un 
traitement prohibé par l’art. 3 CEDH ou l’art. 3 de la Convention contre la torture 
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 
1984 (Conv. torture - RS 0.105 ; ATA/270/2025 du 18 mars 2025 consid. 5.2). 

5.4 En l'espèce, dès lors que l'intimé a, à juste titre, refusé de soumettre le dossier 
de la recourante au SEM en vue de la délivrance d’une autorisation de séjour, il 
devait prononcer son renvoi de Suisse. 

Les arguments que la recourante soulève ont déjà été examinés plus haut, et celle-ci 
ne fournit aucun autre élément permettant de retenir que son renvoi au Kosovo 
serait illicite, impossible ou inexigible, ou d'une quelconque manière contraire aux 
engagements internationaux de la Suisse. Il ne ressort pas non plus du dossier que 
tel serait le cas, étant rappelé que c'est à Genève que vit la personne contre laquelle 
elle a porté plainte. 

Le grief sera donc également écarté. Il s'ensuit que le recours, mal fondé, sera rejeté. 

6. Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge de la 
recourante (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 27 novembre 2024 par A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 24 octobre 2024 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de A______ ; 

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral suisse, av. du Tribunal fédéral 29, 
1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 

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l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession de la recourante invoquées 
comme moyens de preuve doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Sandra LACHAL, mandataire de la recourante, à l'office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première instance 
ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Florence KRAUSKOPF, présidente, Jean-Marc VERNIORY, Francine 
PAYOT ZEN-RUFFINEN, Claudio MASCOTTO, Michèle PERNET, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

M. MICHEL 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. KRAUSKOPF 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

  

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, le 
changement d’emploi du titulaire d’une autorisation 
frontalière et la délivrance de documents de voyage 
aux étrangers sans pièces de légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont l’objet 

porte sur une autorisation à laquelle ni le droit 
fédéral ni le droit international ne donnent droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit public 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente ou 

a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa 

modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification 
de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le faire 
et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent 
la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.