# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0d3d1653-8b12-5ba0-a759-a5e20b753049
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2013 / 287
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2013---287_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC13.019484-131498

             
417 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
18 octobre 2013

____________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              M.             
Hack et Mme Rouleau 

Greffier
              :             
Mme              Nüssli

 

 

*****

 

 

Art.
80 LP

 

 

             
Vu le prononcé rendu le 20 juin 2013 par le Juge de paix du district d’Aigle, levant définitivement
l’opposition formée par
W.________,
à Villeneuve, au commandement de payer qui lui a été notifié le 18 avril 2013, dans
la poursuite n° 6'602'630 de l’Office des poursuites du district d’Aigle, à la
requête de la CONFEDERATION
SUISSE, représentée par l’Office
d’impôt du district de la Riviera-Pays d’Enhaut,
à Vevey, portant sur les sommes de 60 fr. 12, plus intérêt à 3 % l’an dès
le 23 janvier 2013, et de 1 fr. 80, sans intérêt, indiquant comme titre de la créance :

 

« Impôt
fédéral direct 2011 (Confédération Suisse) selon décision de taxation du 19.12.2012
et du décompte final du 19.12.2012 ; sommation adressée le 19.02.2013.

Intérêts
moratoires sur acomptes »,

 

             
vu les motifs de la décision adressés pour notification aux parties le 5 juillet 2013,

 

             
vu l’acte de recours, accompagné de pièces, déposé le 12 juillet 2013 par W.________,
qui conclut implicitement au maintien de l’opposition,

 

             
vu les pièces du dossier ;

 

 

             
attendu que le recours a été formé en temps utile, dans le délai de dix jours de
l'art. 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272)

 

             
qu’il satisfait aux exigences de forme de l’art. 321 al. 1 CPC et est donc recevable,

 

             
qu’en revanche, les pièces produites par la recourante à l'appui de son écriture,
qui ne figurent pas au dossier de première instance sont irrecevables, l'art. 326 CPC prohibant
la production de pièces nouvelles ;

 

 

             
attendu qu’à l’appui de sa requête de mainlevée du 6 mai 2013, le poursuivant
a produit, outre le commandement de payer, les pièces suivantes :

 

-
le duplicata, certifié conforme à l’original, d’une décision de taxation et
calcul de l’impôt pour l’année 2011, du 19 décembre 2012, indiquant en particulier
que le montant de l’impôt fédéral direct dû par la poursuivie s’élevait
à 151 fr. 85  et portant l’indication des voies de droit ainsi que la mention de son
entrée en force ;

 

-
la copie, certifiée conforme à l’original, d’un décompte final relatif à
l’impôt sur le revenu et la fortune, l’impôt fédéral direct et l’impôt
anticipé pour l’année 2011, du 19 décembre 2012, mentionnant sous la colonne
« débit » un montant de 5'966 francs 30, à titre d’impôt sur
le revenu et la fortune, 151 fr. 85 à titre d’impôt fédéral direct, 127 fr.
70 d’intérêts moratoires sur acomptes ICC et 1 fr. 80 d’intérêts moratoires
sur acomptes IFD, soit au total 6'247 fr. 65, et sous la colonne « crédit »
l’impôt anticipé par 1'830 fr. 45 et des paiements par 3'989 fr. 45, soit au total 5'819
francs 90 et au final un solde échu au 23 décembre 2012 de 427 fr 75 ; la pièce porte
l’indication des voies de droit ainsi que la mention de son entrée en force ;

 

-
la copie, certifiée conforme à l’original, d’un relevé de compte du 19 décembre
2012, indiquant également un solde dû de 427 fr. 75 et qui mentionne en particulier des paiements
comptabilisés au 19 juin 2012, par 4'287 fr. 75 et le transfert d’une partie de ces paiements,
pour un montant total de 298 fr. 30, sous la référence 494.170.09 2010 IFD 1, ainsi que
les postes relatifs au décompte ICC, par 5'966 fr. 30, au décompte IFD, par 151 fr. 85, aux
intérêts moratoires sur acomptes ICC, par 127 fr. 70 et aux intérêts moratoires sur
acomptes IFD, par 1 fr. 80 ;

 

-
la copie, certifiée conforme à l’original, d’une lettre de rappel du 19 février
2013 réclamant le paiement dans les dix jours du montant de 61 fr. 92, au titre d’impôt
fédéral direct 2011 ;

 

-
un relevé de compte du 6 mai 2013, relatif à l’impôt fédéral direct 2011,
indiquant qu’il subsistait un solde dû de 60 fr. 12 sur le montant initial de 151 fr. 85 ainsi
que des intérêts moratoires sur acomptes, par 1 fr. 80 ;

 

 

             
attendu que le premier juge a considéré que la décision d'imposition et le décompte
final du 19 décembre 2012, régulièrement notifiés et qui n’avaient pas été
contestés, valaient titre de mainlevée définitive pour les montants en poursuite et que
la poursuivie n’avait fait valoir aucun paiement postérieur à cette date ;

 

 

             
considérant que le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire peut
requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition (art. 80 al. 1 LP),

 

             
que sont assimilées aux jugements exécutoires les décisions des autorités administratives
suisses (art. 80 al. 2 ch. 2 LP),

             
qu'une décision devient exécutoire après sa notification à l'administré si celui-ci,
informé de son droit de recourir, n'en a pas usé (Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition,
§ 134),

 

             
qu'en l'espèce la décision d'imposition et le décompte final du 19 décembre
2012 constituent des décisions au sens de l'art. 80 al. 2 ch. 2 LP (art. 165 al. 3 LIFD ;
loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l’impôt fédéral direct, RS 642.11),

 

             
que la recourante ne conteste pas avoir reçu ces décisions,

 

             
qu'il résulte de l'attestation figurant sur les duplicata produits que ces décisions sont exécutoires,

 

             
qu'elles valent donc titre de mainlevée définitive pour les montants en poursuite ainsi que
pour l'intérêt moratoire (art. 164 al. 1 LIFD et 3 de l’Ordonnance du 10 décembre
1992 sur l’échéance et les intérêts en matière d’impôt fédéral
direct, RS 642.124), au taux de 3 % l’an (Annexe à l’Ordonnance précitée);

 

 

             
considérant que, lorsque la poursuite est fondée sur un jugement exécutoire rendu par
une autorité administrative suisse, le juge ordonne la mainlevée définitive de l'opposition
à moins que l'opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a
obtenu un sursis, postérieurement au jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription (art.
81 al. 1 LP),

 

             
que la recourante n'établit pas que l'une de ces conditions serait réalisée,

 

             
qu’elle relève dans son recours que ses versements, indiqués pour un montant de 4'287
fr. 75 dans le relevé de compte du 19 décembre 2012 ne figurent plus que pour un montant de
3'989 fr. 45 dans le décompte final du même jour,

 

             
qu’il ressort toutefois de ce décompte que sur les versements de la recourante, comptabilisés
pour 4'287 fr. 75, trois montants pour un total de 298 fr. 30 ont été manifestement attribués
au paiement de l’impôt fédéral direct de la période précédente (année
2010), 

 

             
que la recourante n’a pas contesté le décompte final du 19 décembre 2012, qu’elle
admet avoir reçu,

 

             
que cette décision est entrée en force,

 

             
que le juge de la mainlevée n'est en aucun cas compétent pour revoir le bien-fondé des
décisions invoquées par le poursuivant, que ce soit sous l'angle de la quotité des montants
réclamés ou du principe de la réclamation (ATF 124 III 501 c. 3a, JT 1999 II 136);

 

 

             
considérant que c'est à bon droit que le premier juge, en application de l'art. 81 al. 1 LP,
a admis la requête du poursuivant,

 

             
que la décision attaquée ne peut être que confirmée par adoption de motifs,

 

             
que le recours, manifestement infondé au sens de l'art. 322 al. 1 CPC, doit être rejeté,

 

             
que les frais de deuxième instance de la recourante sont arrêtés à 135 francs.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 135 fr. (cent trente-cinq francs),
sont mis à la charge de la recourante.

 

             
IV.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
18 octobre 2013

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme W.________,

‑             
Office d’impôt du district de la Riviera-Pays d’Enhaut (pour la Confédération
suisse).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 61 fr. 92.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100  al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district d’Aigle.

 

             
La greffière :