# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1eeb4c96-ab6b-5b1c-903c-419486e255f1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-08-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 24.08.2011 A/490/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-490-2011_2011-08-24.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/490/2011 ATAS/772/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 24 août 2011 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur S___________, représenté par Madame S___________, 
à  Veyrier 

 

demandeur 

 

contre 

KPT/CPT CAISSE-MALADIE, sise 3001 Berne 

 

défenderesse 

 
 
 

 

A/490/2011 

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EN FAIT 

1. Monsieur S___________-(ci-après: l'assuré ou le demandeur), né en 1967, est au 
bénéfice de l'assurance obligatoire des soins et de plusieurs assurances 
complémentaires auprès de la KPT/CPT Caisse-maladie SA (ci-après: la KPT). Au 
titre des assurances complémentaires, l'assuré a souscrit l'assurance des soins 
"Plus", l'assurance-accidents complémentaire pour prestations des soins, 
l'assurance-accidents en cas de décès et d'invalidité et l'assurance des frais 
d'hospitalisation. Dans le cadre de cette dernière assurance, le Panorama des 
prestations de la KPT prévoit pour l'assuré, à certaines conditions, une prestation de 
services "payback" en cas d'hospitalisation en division commune.  

2. Selon ses directives anticipées du 25 mai 2006, l'assuré qui souffre de troubles 
psychiques a désigné sa mère, Mme S___________, comme représentante 
thérapeutique et mandataire dans ses rapports avec les Hôpitaux universitaires de 
Genève (ci-après: les HUG) et la psychiatrie en général. 

3. Du 28 août 2007 au 15 septembre 2007, l'assuré a été hospitalisé en division 
commune à la clinique de Belle-Idée. La KPT ne lui a pas versé de "payback" pour 
ce séjour hospitalier au motif qu'il l'avait annoncé tardivement. En cas de future 
hospitalisation, la KPT a informé l'assuré par courrier du 13 novembre 2007 qu'il 
devrait communiquer à temps le lieu du séjour et le nom de l'hôpital choisi en 
mentionnant opter pour la division commune au lieu de la demi-privée.  

4. Du 4 juin 2008 au 18 juin 2008, l'assuré a de nouveau été hospitalisé en division 
commune à la clinique de Belle-Idée. Auparavant, sa mère avait annoncé à la KPT, 
par télécopie du 14 avril 2008, que son fils serait probablement hospitalisé 
prochainement en demi-privée à la clinique de la Métairie. Par télécopie du 4 juin 
2008, elle avait également averti la KPT que son fils avait décidé d'aller dans un 
premier temps à l'hôpital public et qu'elle l'annonçait à temps afin qu'il perçoive la 
prestation due selon son assurance complémentaire. Le 17 juillet 2008, la KPT a 
versé à l'assuré un montant de 1'000 fr. au titre du "payback" pour le séjour 
hospitalier du 4 juin 2008 au 18 juin 2008.  

5. Du 28 octobre 2008 au 4 novembre 2008, l'assuré a été hospitalisé en raison de 
troubles psychiques à la clinique de la Métairie, sise à Nyon. 

6. En date du 9 novembre 2008, la mère de l'assuré a informé la KPT qu'elle avait dû 
amener son fils à la clinique depuis Verbier où ils séjournaient, puis faire le trajet 
aller-retour pour aller le rechercher depuis son domicile sis à Veyrier. Elle avait 
remarqué, à la lecture des conditions d'assurance, que les frais de transport étaient 
couverts et a donc demandé des renseignements sur leur prise en charge.  

 
 
 

 

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7. Par courrier du 18 décembre 2008 adressé à la KPT, la mère de l'assuré s'est 
étonnée de ne pas avoir eu de réponse à son courrier du 9 novembre 2008 et de ne 
pas avoir reçu de versement pour le remboursement des frais de transport. 

8. Le 19 décembre 2008, la KPT a demandé à la mère de l'assuré de lui indiquer les 
raisons précises du parcours Verbier - Veyrier aller-retour et de lui faire parvenir 
une facture et une ordonnance médicale justifiant les frais de transport. 

9. Le 22 janvier 2009, la mère de l'assuré a fait parvenir à la KPT une attestation 
médicale datée du 20 janvier 2009, dans laquelle le Dr A___________ a expliqué 
que la sévérité de l'état clinique ne permettait pas à l'assuré de se rendre à l'hôpital, 
ni de rentrer à la maison d'une manière autonome, de sorte qu'il était médicalement 
nécessaire qu'il y soit transporté. Le médecin a précisé que la mère de l'assuré avait 
fait ces deux transports et il a demandé à la KPT de rembourser les frais y relatifs. 
Dans son courrier accompagnant l'attestation médicale, la mère de l'assuré a 
proposé à la KPT de lui rembourser un forfait de 150 fr. par trajet pour un total de 
300 fr. Par ailleurs, elle a demandé si un remboursement était envisageable pour les 
trajets journaliers qu'elle avait dû faire à Nyon durant l'hospitalisation de son fils.  

10. Par courrier du 27 février 2009, la mère de l'assuré a rappelé la teneur de son 
courrier du 22 janvier 2009 et demandé d'une part le remboursement de 300 fr. pour 
les frais de transport de son fils à la clinique de la Métairie et d'autre part une prise 
de position concernant la couverture de ses autres déplacements à la clinique de la 
Métairie. Par ailleurs, elle a informé la KPT que l'assuré devrait  probablement faire 
un autre séjour hospitalier dans un lieu à déterminer et qu'il était possible qu'il 
choisisse l'hôpital public en division commune au lieu de l'hospitalisation en demi-
privée. A cet égard, la mère de l'assuré informerait la KPT en temps opportun. 

11. Le 17 mars 2009, la KPT a adressé une sommation à l'assuré. Elle lui a rappelé qu'il 
était encore débiteur envers elle d'une somme de 60 fr. et a attiré son attention sur 
les conséquences du retard de paiement, soit notamment la résiliation de sa police 
d'assurance complémentaire. 

12. Le 18 mars 2009, la mère de l'assuré a adressé un nouveau courrier à la KPT. Elle a 
rappelé qu'en vertu de procurations répétées, c'était elle qui s'occupait depuis 
presque toujours des relations entre l'assurance et son fils, et que ce dernier habitait 
chez elle depuis environ un an. La mère de l'assuré ne comprenait pas le texte des 
sommations et selon elle, toutes les primes d'assurance de son fils avaient été 
payées. Elle a expliqué qu'il y avait des factures non encore remboursées par la 
KPT, soit en particulier les frais de transport d'un montant de 300 fr. en lien avec 
l'hospitalisation de son fils à la clinique de la Métairie, ainsi qu'éventuellement les 
frais de déplacement journaliers qu'elle avait dû effectuer pour assurer les soins et 
l'alimentation de son fils, de même que le ménage de sa chambre à la clinique. Dans 
la mesure où elle avait déjà adressé une douzaine de courriers à la KPT concernant 

 
 
 

 

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l'hospitalisation de son fils à la clinique de la Métairie, elle a demandé une 
indemnité de 120 fr. pour la dédommager de tous les problèmes que la KPT lui 
avait causé dans cette affaire. Elle a encore rappelé à la KPT lui avoir indiqué, par 
courrier du 27 février 2009, que son fils devrait probablement de nouveau être 
hospitalisé; il n'était donc pas question que la KPT lui réserve une mauvaise 
surprise pour la couverture. L'assuré bénéficiait d'une assurance hospitalisation en 
demi-privée auprès de la KPT depuis des dizaines d'années et 2008 avait été la 
première ou la deuxième année où il avait sollicité cette assurance. La KPT lui avait 
d'ailleurs refusé le versement des 1'000 fr. auxquels il avait droit en 2007 pour avoir 
préféré l'hospitalisation en division commune, sous prétexte que l'annonce avait été 
tardive ce qui, vu les circonstances, était plus que contestable. 

13. Par courrier du 9 avril 2009, la KPT a indiqué à l'assuré que le Bioflorin était un 
médicament LS qui comprenait une limitation pour la pédiatrie. Ainsi, l'assurance 
obligatoire des soins ne pouvait pas prendre en charge ce médicament lorsque la 
limitation n'était pas respectée. Dans le cas de l'assuré, cette limitation n'était 
clairement pas respectée et, de ce fait, le produit était entièrement à sa charge. Un 
autre produit Bioflorin existait néanmoins sur le marché par exemple en emballage 
de 35 pièces. Celui-ci était un médicament hors liste et pris en charge à 90% par 
l'assurance des soins "Plus".  

14. En date du 17 avril 2009, la mère de l'assuré a transmis à la KPT une procuration 
lui donnant le pouvoir de représenter son fils, signée par ce dernier. Elle a 
également informé la KPT du fait que la DAS Protection Juridique SA (ci-après: la 
DAS) avait été mandatée pour la défense des intérêts de l'assuré. Par ailleurs, 
concernant le Bioflorin, son pharmacien lui avait dit que ce médicament était le 
même en petits et en grands emballages et qu'il n'était pas possible que la KPT 
accepte de rembourser un grand emballage et pas un petit. En tout état de cause, 
comme il s'agissait d'une prescription pour accompagner la prise d'un antibiotique, 
le Bioflorin devait être remboursé par la KPT.  

15. Du 20 avril 2009 au 28 avril 2009, l'assuré a été hospitalisé en division commune à 
la clinique de Belle-Idée.  

16. Le 21 avril 2009, la mère de l'assuré a annoncé à la KPT que son fils était en 
hospitalisation libre depuis la veille en division commune à la clinique de Belle-
Idée. Elle a expliqué que selon les termes de son assurance complémentaire, 
l'assuré avait droit à une indemnité "payback" de 100 fr. par jour pendant 10 jours 
maximum.  

17. Le 7 mai 2009, la mère de l'assuré a répondu à un courrier de la KPT daté du 5 mai 
2009 aux termes duquel les conditions du "payback" ne seraient pas remplies, faute 
d'annonce préalable. Elle a alors contesté que ces conditions ne seraient pas 
remplies et rappelé que la question de l'annonce préalable avait été réglée avec la 

 
 
 

 

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responsable du service juridique de la KPT en décembre 2007. A cet égard, elle 
s'est référée à un courrier qu'elle avait adressé le 13 décembre 2007 à la responsable 
du service juridique suite à un entretien téléphonique. Aux termes de ce document, 
la mère de l'assuré avait notamment pris note que selon cette juriste, il était 
suffisant d'avertir la KPT dans les jours suivants l'hospitalisation de son fils, 
puisqu'une hospitalisation pour causes psychiques se faisait presque toujours dans 
l'urgence. De toute façon, la mère de l'assuré a rappelé à la KPT qu'elle l'avait 
dûment avertie de l'hospitalisation d'avril 2009 par courrier des 27 février 2009 et 
18 mars 2009.  

18. Le 18 mai 2009, la DAS a adressé un courrier à la KPT, reprenant les différents 
litiges opposant cette dernière à l'assuré. Elle a notamment rappelé, concernant les 
frais de transport, que la mère de l'assuré avait dû conduire elle-même son fils à la 
clinique de la Métairie car il n'était pas à même de se déplacer par ses propres 
moyens. Elle avait ainsi dû effectuer le trajet suivant: Verbier - Nyon - Veyrier 
(entrée à la Clinique), et Veyrier - Nyon - Veyrier (retour au domicile). Dans la 
mesure où la KPT était déjà en possession de toutes les informations et justificatifs 
utiles, la DAS l'a invité à bien vouloir procéder au paiement. Concernant le 
Bioflorin, elle avait pris note du fait qu'en emballage de 25 capsules, il était un 
médicament pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, mais avec une 
limitation pour la pédiatrie. Toutefois et comme la KPT l'avait soulevé à juste titre, 
le Bioflorin en emballage de 35 capsules était quant à lui un médicament hors liste, 
mais pouvant être pris en charge par l'assurance complémentaire. Par conséquent et 
partant du principe "qui peut le plus peut le moins", la DAS a demandé à la KPT de 
bien vouloir lui confirmer que l'assurance complémentaire de son mandant 
prendrait en charge ledit médicament. Concernant le "payback", elle a demandé à la 
KPT de bien vouloir lui faire part de sa position suite au courrier que lui avait 
adressé la mère de l'assuré en date du 7 mai 2009.  

19. Par courrier du 5 juin 2009, la KPT a refusé la prise en charge des frais de transport 
de la mère de l'assuré, dans la mesure où les conditions fixées dans les conditions 
générales et spéciales d'assurance n'étaient pas remplies, soit en particulier parce 
qu'il s'agissait d'un déplacement avec la voiture d'un membre de la famille. Elle a 
également estimé que le médicament Bioflorin était à l'entière charge de l'assuré 
dans la mesure où l'assurance obligatoire ne pouvait le prendre en charge qu'en 
pédiatrie. La KPT a encore refusé d'octroyer à l'assuré un versement du "payback" 
pour son hospitalisation à la clinique de Belle-Idée du 20 au 28 avril 2009, estimant 
qu'une condition n'était pas remplie. En effet, étant donné que la clinique de Belle-
Idée ne possédait pas de division demi-privée ou privée, l'assuré n'avait pas choisi 
de son plein gré la division commune.  

20. Le 18 juin 2009, la DAS a adressé un nouveau courrier a la KPT. Elle a notamment 
indiqué que l'assuré restait en attente du remboursement des frais de transport suite 
à son séjour à la clinique de la Métairie. En effet, la DAS estimait que les 

 
 
 

 

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conditions d'assurance n'excluaient pas le remboursement des frais de déplacement 
lorsque celui-ci était assuré par un membre de la famille. D'ailleurs, l'une des 
collaboratrices de la KPT avait confirmé à l'assuré que ces frais seraient pris en 
charge et avait demandé l'envoi des documents nécessaires au remboursement. 
Concernant le Bioflorin, la DAS a rappelé ses arguments. Concernant le "payback", 
elle a invité la KPT à reconsidérer sa position, relevant que cette dernière avait 
rétrocédé, sans faire de réserve, un montant de 1'000 fr. à l'assuré lors de son 
hospitalisation à la clinique de Belle-Idée pour la période du 4 au 20 juin 2008. 
Dans la mesure où les conditions générales d'assurance de la KPT ne s'étaient pas 
modifiées depuis lors, les arguments de cette dernière semblaient dénués de 
pertinence. 

21. La KPT a répondu en date du 16 juillet 2009, rappelant que les conditions fixées 
dans les conditions générales et spéciales d'assurance n'étaient pas remplies et 
qu'elle ne pouvait dès lors pas rembourser les frais de transport de la mère de 
l'assuré. Concernant le Bioflorin, elle a rappelé qu'il était à l'entière charge de 
l'assuré dans la mesure où l'assurance obligatoire ne pouvait le prendre en charge 
qu'en pédiatrie. Le Bioflorina en emballage de 35 pièces était par contre un 
médicament hors liste (sans limitation), pris en charge par l'assurance des soins 
"Plus" (sur ordonnance). Concernant le "payback", la KPT a confirmé son refus 
d'octroyer un versement à l'assuré pour son hospitalisation à la clinique de Belle-
Idée du 20 au 28 avril 2009, au motif que cette clinique ne possédait pas de division 
demi-privée ou privée, de sorte que l'assuré n'avait pas choisi de son plein gré la 
division commune. En 2008, l'un des collaborateurs de la KPT avait commis une 
erreur en effectuant le versement du "payback" à l'assuré pour son hospitalisation à 
la clinique de Belle-Idée. A cet égard, la KPT s'est excusée des désagréments 
causés par cette inattention et s'est réservée le droit de procéder au recouvrement de 
la somme indûment versée.      

22. Par courrier du 17 août 2009 adressé à la KPT, la DAS a relevé que dans la mesure 
où l'assuré n'était pas à même de se déplacer par ses propres moyens, les frais de 
transport devaient être pris en charge par le biais de l'assurance obligatoire des 
soins et, cas échéant, des assurances complémentaires. A ce propos, elle a rappelé 
que les conditions générales d'assurance n'excluaient aucunement le remboursement 
des frais de déplacement lorsque celui-ci était assuré par un membre de la famille. 
Si cela devait toutefois être le cas, la KPT était invitée à indiquer l'article de ses 
conditions générales le stipulant. Concernant le Bioflorin, la DAS a rappelé ses 
arguments. Qui plus est, selon la DAS, l'assurance n'avait pas à rembourser 
directement le pharmacien lorsque des médicaments n'étaient pas pris en charge, 
mais elle devait en informer l'OFAC qui se chargeait ensuite de facturer les 
médicaments directement aux clients. Concernant encore le "payback", elle a 
informé la KPT que l'assuré peinait à croire que le versement opéré en 2008 était le 
fruit d'une erreur. En effet, à l'époque, il y avait eu plusieurs discussions et de 
nombreux échanges de correspondances et la décision de verser le "payback" avait 

 
 
 

 

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finalement été prise par les responsables des prestations et du service juridique. Au 
surplus, lors de ces discussions, la question de l'absence de division demi-privée et 
privée à la clinique de Belle-Idée n'avait jamais été abordée, ce qui démontrait la 
non pertinence de l'argument. D'ailleurs, l'assuré aurait très bien pu être hospitalisé 
à la clinique de la Métairie, à celle de Prangins ou encore à la Lignière à Gland.  

23. La KPT a répondu le 28 septembre 2009. Concernant les frais de transport, elle a 
indiqué que comme convenu, elle attendait une facture détaillée pour les transports 
d'urgence effectués afin d'examiner une nouvelle fois le droit aux prestations. La 
KPT a toutefois rappelé qu'en tout état de cause, les trajets de retour n'étaient pas 
pris en charge. Concernant le Bioflorin, elle a rappelé qu'il était à l'entière charge de 
l'assuré dans la mesure où l'assurance obligatoire ne pouvait le prendre en charge 
qu'en pédiatrie. Le Bioflorina en emballage de 35 pièces était par contre un 
médicament hors liste (sans limitation), pris en charge par l'assurance des soins 
"Plus" (sur ordonnance). Il s'agissait toutefois d'un autre produit. La version 
originale du Bioflorin en emballage de 35 pièces correspondait au grand-frère et, de 
ce fait, était soumis à la même limitation que la version originale du Bioflorin en 
emballage de 25 pièces. Concernant le "payback", la KPT a réitéré son refus 
d'octroyer un versement à l'assuré pour son hospitalisation à la clinique de Belle-
Idée au motif que cette clinique ne possédait pas de division demi-privée ou privée. 
La KPT a informé l'assuré qu'en 2008, après renseignements pris auprès de son 
service juridique, les responsables des prestations et du service juridique lui avaient 
accordé un paiement à bien plaire pour le "payback" suite à son hospitalisation.  

24. Le 9 novembre 2009, la DAS a transmis à la KPT une note de frais établie le 29 
octobre 2009 par la mère de l'assuré et a demandé le remboursement des montants 
dus sur cette base. La note de frais consistait en une description des trajets effectués 
par la mère de l'assuré, à savoir Verbier - La Métairie - Veyrier, Veyrier - La 
Métairie - Veyrier, et Veyrier - Verbier, pour un total de 490 km. Concernant le 
"payback", la DAS a relevé, après lecture des correspondances échangées en 2007 à 
ce sujet, que le problème qui s'était posé à l'époque n'était aucunement lié au fait 
qu'il n'y avait pas de division privée ou demi-privée à la clinique de Belle-Idée. Par 
ailleurs, rien dans les documents ne permettait de considérer que le versement du 
"payback" en 2008 avait été fait à bien plaire. La KPT a donc été invitée à 
communiquer les éventuelles preuves attestant de ses propos, faute de quoi elle était 
sommée de procéder dans les meilleurs délais au paiement du "payback". 

25. Par courrier du 1er décembre 2009, la KPT a refusé de prendre en charge les frais de 
transport basés sur la note de frais établie par la mère de l'assuré au motif qu'elle 
n'était pas en possession de la facture de l'accompagnant, lequel ne devait pas être 
un membre de la famille. Concernant le "payback" et après consultation de son 
service juridique, la KPT a maintenu sa position et estimé avoir fait face à ses 
obligations contractuelles. En effet, malgré la prise en charge à bien plaire en 2007 
(recte: 2008), l'assuré ne remplissait pas aujourd'hui les conditions du choix de 

 
 
 

 

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plein gré de la division commune et de la communication préalable. La KPT 
n'entendait pas faire d'exception cette fois-ci. 

26. En date du 29 janvier 2010, la DAS a indiqué à la KPT qu'elle était en désaccord 
avec cette prise de position. Elle a rappelé que le transport de l'assuré à la clinique 
de la Métairie était médicalement indispensable, conformément à l'attestation du Dr 
A___________. Par ailleurs, ni la LAMal ni les conditions d'assurance ne 
permettaient selon elle d'exclure la prise en charge des frais de transport encourus 
par les membres de la famille. La DAS a finalement demandé à la KPT de rendre 
une décision formelle en cas de nouveau refus. Concernant le "payback", la DAS a 
estimé que les conditions tendant à son octroi étaient remplies et a sommé une 
nouvelle fois la KPT de procéder au paiement. A cet égard, elle a transmis un tirage 
des télécopies adressées à la KPT par la mère de l'assuré en date des 27 février 
2009 et 18 mars 2009. Concernant le Bioflorin, la DAS a pris note du fait qu'il 
s'agissait d'un médicament LS qui comprenait une limitation et qui ne pouvait en 
l'occurrence pas être remboursé. Partant, la DAS a demandé à la KPT de lui 
indiquer pourquoi elle s'était acquittée de cette facture et que cette dernière n'avait 
pas été retournée à l'OFAC. 

27. Par décision formelle du 3 mars 2010, la KPT a refusé la prise en charge des frais 
de transport de l'assuré sur la base de la note de frais établie par sa mère pour les 
trajets aller-retour du 28 octobre 2008 au 4 novembre 2008, d'un montant de 300 fr. 
Elle a en effet expliqué qu'il s'agissait de transports privés effectués par un membre 
de la famille et non pas par une entreprise de transport reconnue par la LAMal. Par 
conséquent, les conditions mentionnées à l'art. 26 OPAS n'étaient pas remplies et la 
KPT ne pouvait pas procéder au remboursement. 

28. Par courrier du même jour adressé à la DAS, la KPT a répondu au courrier du 29 
janvier 2010 sur les sujets liés aux assurances complémentaires. Concernant les 
frais de transport du 28 octobre 2008 au 4 novembre 2008, elle a refusé de servir 
une prestation dans la mesure où les conditions de prise en charge n'étaient pas 
remplies. Cependant, étant donné que les prétentions de l'assurance obligatoire des 
soins et de l'assurance complémentaire étaient fondées sur les mêmes critères 
d'appréciation, la KPT s'est dite prête à réexaminer le droit aux prestations des 
assurances complémentaires si l'assuré attaquait la décision formelle du 3 mars 
2010 relative à l'assurance obligatoire des soins et si le jugement définitif lui 
donnait raison. Le problème des décomptes pharmaceutiques était réglé dans la 
mesure où le montant de 35 fr. 05 correspondant à la quote-part encaissée 
précédemment avait été remboursé à l'assuré le 24 décembre 2009. Concernant le 
médicament Bioflorin, la KPT a expliqué qu'il avait été mis à la charge de l'assuré 
pour un montant de 16 fr. 35, augmenté d'un montant de 3 fr. 30 correspondant à la 
quote-part. Elle n'avait pas retourné la facture de ce médicament à l'OFAC car sur 
la même facture se trouvait un autre médicament à charge de la LAMal. Concernant 
le "payback" en lien avec l'hospitalisation à la clinique de Belle-Idée du 20 au 28 

 
 
 

 

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avril 2009, la KPT a refusé de le verser dans la mesure où une condition n'était pas 
remplie. Par ailleurs, l'annonce que la mère de l'assuré avait fait le 27 février 2010 
(recte: 2009) à la KPT était beaucoup trop imprécise et ne pouvait être prise en 
considération comme une communication préalable pour faire valoir la prestation 
"payback". 

29. Le 14 avril 2010, l'assuré, par l'intermédiaire de la DAS, a formé opposition contre 
la décision formelle du 3 mars 2010. Selon lui, ni la loi ni la jurisprudence 
n'excluaient le remboursement des transports effectués par un membre de la famille 
et la seule exigence pour la prise en charge des frais de transport était l'adéquation 
du moyen de transport utilisé, qui devait correspondre aux exigences médicales du 
cas. Or, le transport de l'assuré au moyen du véhicule de sa mère était le seul moyen 
de transport adéquat au vu des exigences médicales. Il a ainsi produit un nouveau 
certificat médical du Dr A___________, daté du 26 mars 2010, qui précisait celui 
du 20 janvier 2009. Le médecin écrivait notamment que vu les problèmes médicaux 
et pratiques qu'aurait causé un éventuel transport en ambulance ou en taxi, le seul 
type de transport médicalement envisageable était un déplacement dans la voiture 
de sa mère en compagnie de celle-ci. Dans son opposition, l'assuré a également 
souligné que le transport au moyen du véhicule de sa mère était adéquat du point de 
vue économique. En définitive, il a estimé que les exigences légales étaient 
remplies et a conclu à l'annulation de la décision du 3 mars 2010, ainsi qu'à la prise 
en charge du 50% des frais de transport, à hauteur de 300 fr. minimum, pour les 
trajets Verbier - clinique de la Métairie - Veyrier et Veyrier - clinique de la Métairie 
- Veyrier.  

30. Le 21 mai 2010, sur demande de l'assuré, la KPT a renoncé à la prescription 
jusqu'au 31 décembre 2011 inclus, concernant les décomptes pharmaceutiques, le 
Bioflorin, le "payback" et les frais de transport du 28 octobre au 4 novembre 2008 
non pris en charge par l'assurance obligatoire des soins.  

31. Par décision du 14 juillet 2010, la KPT a rejeté l'opposition de l'assuré et refusé la 
prise en charge de ses frais de transport selon la note de frais du 29 octobre 2009 
établie par sa mère et limitée, dans l'opposition, aux trajets Verbier - clinique de la 
Métairie - Veyrier et Veyrier - clinique de la Métairie - Veyrier. Dans sa 
motivation, elle a considéré que l'état de l'assuré lui avait permis d'utiliser un 
moyen de transport privé, à savoir le véhicule de sa mère, qui était probablement le 
moyen de transport le plus adapté et qui correspondait aux exigences médicales du 
cas. Il importait peu que ce soit le seul moyen adapté, ce qui avait de l'importance 
étant uniquement le fait qu'il s'agisse d'un moyen de transport privé. La KPT a 
encore rappelé qu'il n'y avait pas de droit à la substitution. En définitive, dans la 
mesure où l'assuré avait pu utiliser un moyen de transport privé et n'avait pas été 
contraint de recourir à une entreprise de transport, les conditions de la prise en 
charge des frais de transport par l'assurance obligatoire des soins n'étaient pas 
remplies. S'agissant de la prise en charge des frais de transport par les assurances 

 
 
 

 

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complémentaires, la KPT a rappelé qu'elle n'était pas autorisée à statuer par la voie 
de la décision sur opposition. 

32. Par acte du 14 septembre 2010, l'assuré, par l'intermédiaire de sa mère, a interjeté 
recours auprès du Tribunal cantonal des assurances sociales (ci-après: le TCAS) 
contre cette décision (cause n° A/3118/2010). Dans son courrier 
d'accompagnement, il a expliqué qu'il existait plusieurs litiges l'opposant à la KPT 
et que si le recours ne portait que sur la prise en charge des frais de transport selon 
la LAMal, il déposerait prochainement une écriture sur d'autres litiges relevant de la 
LCA (transport à la clinique de la Métairie, "payback" pour une hospitalisation à la 
clinique de Belle-Idée et remboursement du médicament Bioflorin). Il a demandé la 
jonction de ces différentes affaires ainsi qu'un délai pour écrire le deuxième 
mémoire et, cas échéant, lui permettre de compléter son recours. Dans son recours, 
l'assuré a contesté avoir abandonné le remboursement des kilomètres encourus pour 
le retour à Verbier et le fait que l'art. 26 OPAS exclurait tout transport privé de la 
prise en charge par la caisse maladie. Il a rappelé que le transport au moyen du 
véhicule de sa mère était le seul moyen de transport adéquat au vu des exigences 
médicales du cas, ce moyen étant d'ailleurs également adéquat du point de vue 
économique. L'assuré souhaitait en outre que la KPT se prononce sur une 
éventuelle prise en charge des frais de déplacements journaliers de sa mère qui 
venait le voir, en tant que représentante thérapeutique et mandataire, à la clinique 
Métairie depuis son domicile à Veyrier. En définitive, l'assuré a préalablement 
conclu à la jonction des différentes affaires l'opposant à la KPT relevant d'une part 
de l'assurance de base et d'autre part des assurances complémentaires, ainsi qu'à la 
convocation de sa mère pour une audition. Principalement, il a conclu à l'annulation 
de la décision du 14 juillet 2010, à la condamnation de la KPT au paiement du 50% 
des frais encourus pour son transport à et de la clinique de la Métairie et au renvoi 
de l'affaire à la KPT pour détermination sur les autres frais de déplacement de sa 
mère à la clinique de la Métairie. 

33. Dans sa réponse du 18 octobre 2010, la KPT a conclu au rejet du recours, à la 
confirmation de sa décision du 14 juillet 2010 et à la constatation du fait qu'elle ne 
devait pas prendre en charge les frais de déplacement de la mère de l'assuré pour 
rendre visite à son fils. Elle a tout d'abord rappelé qu'il n'y avait pas de droit à la 
substitution. Concernant le trajet Verbier - clinique de la Métairie le jour de 
l'hospitalisation, la KPT n'a pas contesté que le transport dans la voiture de la mère 
correspondait aux exigences médicales du cas. En revanche, après interprétation de 
la loi, de la jurisprudence et de la doctrine, elle a estimé qu'il s'agissait d'un moyen 
de transport privé qui n'était pas à la charge de l'assurance obligatoire des soins. 
Concernant les autres trajets, elle a estimé qu'ils devaient de toute manière être 
refusés car ils n'avaient pas été occasionnés pour permettre la dispensation de soins 
par un fournisseur de prestations admis. Concernant encore les frais de 
déplacements journaliers de la mère de l'assuré pour rendre visite à son fils, ils ne 
devaient pas être pris en charge par l'assurance obligatoire des soins dans la mesure 

 
 
 

 

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- 11/25 - 

où ils n'étaient pas visés par l'art. 26 OPAS, qui concernait uniquement le transport 
médicalement indiqué de l'assuré lui-même.  

34. Dans sa réplique du 30 novembre 2010, l'assuré a persisté dans ses conclusions. Il a 
tout d'abord insisté sur le fait que sa mère était sa représentante thérapeutique, de 
sorte que sa présence était impérative lors de son arrivée à la clinique de la Métairie 
et lors de sa sortie, pour que des décisions adéquates puissent être prises. Vu les 
difficultés de la prise en charge médicale, la présence de sa mère avait également 
été nécessaire sur le plan thérapeutique la plupart des autres jours d'hospitalisation 
et on ne pouvait donc pas parler de visites d'une mère à son fils puisque chaque 
jour, il fallait discuter avec le personnel médical et soignant et prendre des 
décisions de traitement et de soins. Concernant le transport à et de la clinique de la 
Métairie, l'assuré a rappelé qu'aucun autre mode de transport que le transport dans 
la voiture de sa mère n'était, à l'époque, médicalement envisageable, ce que la KPT 
ne contestait d'ailleurs pas. Vu le statut de représentante thérapeutique de sa mère, 
on ne pouvait pas parler de "frais de transport engendrés par ses proches", de 
"prestations qui font partie de la solidarité familiale" ou de "personnes physiques 
qui rendent un simple service". Selon l'assuré, rien dans la jurisprudence n'excluait 
d'ailleurs la prise en charge par l'assurance de base de tels transports privés. 
L'assuré a encore précisé qu'il n'y avait pas eu de véritable substitution, vu 
qu'aucune autre solution n'était alors médicalement indiquée. Concernant enfin les 
autres frais de déplacement, il a rappelé le statut de représentante thérapeutique de 
sa mère et estimé qu'ils avaient eu lieu pour permettre la dispensation des soins par 
un fournisseur de prestations admis. 

35. Le 20 février 2011, l'assuré, par l'intermédiaire de sa mère, a déposé auprès de la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après: la CJCAS), alors 
compétente en lieu et place du TCAS depuis le 1er janvier 2011, la présente 
demande en paiement concernant ses assurances complémentaires qu'il avait 
annoncée dans son recours du 14 septembre 2010. Il a expliqué que plusieurs litiges 
en lien avec ses assurances complémentaires l'opposait à la KPT. Le problème des 
décomptes pharmaceutiques avait pu être réglé, mais les trois autres litiges relatifs 
aux frais de transport non pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, au 
médicament Bioflorin et au "payback" subsistaient et faisaient l'objet de la 
demande. Concernant les frais de transport du 28 octobre 2008 au 4 novembre 2008 
non pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, il a estimé que l'assurance 
de base devait les couvrir à hauteur de 50% et que les assurances complémentaires 
devaient couvrir la différence. Au cas où la Cour ne serait pas de cet avis, l'une 
et/ou l'autre des assurances complémentaires devaient selon lui couvrir l'intégralité 
des frais, dans la mesure où aucune disposition de ces assurances n'excluait un 
transport effectué par la représentante thérapeutique de l'assuré. Concernant le 
médicament Bioflorin, l'assuré a estimé que la KPT le lui avait facturé à tort en 
prélevant directement la somme et en arguant que le médicament n'était pas 
remboursé, alors même qu'elle l'avait préalablement remboursé à la pharmacie. 

 
 
 

 

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L'assuré a expliqué qu'en définitive, ce médicament s'était révélé inutile et il a 
demandé le remboursement des sommes prélevées par la KPT, à charge pour lui, 
cas échéant, de lui remettre le Bioflorin qui s'était périmé entre-temps. Concernant 
le "payback" en lien avec son hospitalisation à la clinique de Belle-Idée du 20 au 28 
avril 2009, l'assuré a estimé qu'il devait percevoir un montant de 900 fr. En effet, 
l'annonce de l'hospitalisation avait été faite à l'avance et la KPT avait payé le 
"payback" pour son hospitalisation dans la même clinique en 2008. Par ailleurs, il a 
expliqué que le choix subsistait pour le patient entre la division commune à la 
clinique de Belle-Idée et la division demi-privée ailleurs, et que le choix de la 
clinique de Belle-Idée répondait au but d'économie prévu par la prestation de 
"payback". Préalablement, l'assuré a conclu à ce que la demande soit jointe au 
recours portant sur l'assurance de base déposé le 14 septembre 2010 et à ce que la 
Cour prévoie de discuter de la demande lors de l'audience des mandataires 
convoquée pour le 23 mars 2011. Principalement, il a conclu à ce que la Cour statue 
sur les questions de principes soulevées et dise que la KPT devait lui payer les 
sommes dues. 

36. Dans sa réponse du 21 mars 2011, la KPT a conclu au rejet de la demande du 20 
février 2011, à ce que la Cour prononce que les frais de déplacement de la mère du 
demandeur n'étaient pas à sa charge, que le médicament Bioflorin n'était pas à sa 
charge et de ce fait qu'elle n'était pas débitrice du demandeur pour cette somme et 
enfin qu'elle n'était pas débitrice de la prestation de "payback" pour l'hospitalisation 
du 20 au 28 avril 2009. Concernant les frais de transport, elle a considéré que le 
seul trajet pouvant encore faire l'objet d'un litige concernant les assurances 
complémentaires était celui qui avait mené le demandeur de Verbier à la clinique de 
la Métairie, étant donné que les autres trajets ne remplissaient pas le critère de 
l'urgence et qu'ils n'avaient pas pour but d'amener le demandeur vers l'hôpital le 
plus proche. S'agissant donc du trajet de Verbier jusqu'à la clinique de la Métairie, 
son remboursement devait être refusé pour deux motifs: d'une part, le transport 
n'avait pas servi à emmener l'assuré vers l'hôpital le plus proche et d'autre part, il 
n'avait pas été effectué par un fournisseur de prestations au sens de l'art. 3 des 
conditions générales d'assurance. Vu le renvoi des conditions générales d'assurance 
à la LAMal, il fallait selon la KPT raisonner par analogie avec cette loi et conclure 
que l'assuré ne pouvait ni se faire rembourser ses propres frais de transport, ni se 
faire rembourser d'autres frais de transport privé, notamment ceux engendrés par un 
membre de sa famille. Concernant le médicament Bioflorin en emballage de 35 
capsules, la KPT a estimé qu'elle ne devait aucun remboursement au demandeur 
dans la mesure où l'assurance obligatoire des soins ne pouvait prendre en charge ce 
médicament en emballage de 25 capsules qu'en pédiatrie. L'emballage de 35 
capsules, contenant le même médicament, était soumis à la même limitation. Vu 
cette limitation, le Bioflorin ne pouvait pas non plus être remboursé par l'assurance 
complémentaire, ni en emballage de 25 capsules, ni en emballage de 35 capsules. 
Concernant la prestation de "payback" en lien avec l'hospitalisation à la clinique de 

 
 
 

 

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Belle-Idée du 20 au 28 avril 2009, la KPT a estimé l'avoir refusé à juste titre. En 
effet, l'assuré avait décidé de se faire hospitaliser à Belle-Idée mais n'avait pas eu le 
choix de la division commune. La condition de la communication préalable était en 
revanche remplie vu qu'elle avait été faite le 21 avril 2009 et que lors d'une 
hospitalisation d'urgence, le fait d'avertir le lendemain de l'entrée à l'hôpital 
permettait de considérer cette condition comme remplie.  

37. En date du 23 mars 2011, une audience de comparution des mandataires des parties 
s'est tenue devant la Cour de céans dans les causes LAMal et LCA. Concernant la 
présente cause portant sur les assurances complémentaires, la mandataire du 
demandeur a expliqué que son fils souffrait de troubles psychiques et 
neurologiques. S’agissant du Bioflorin, la KPT l’avait remboursé à l’OFAC mais 
avait compensé le montant de 16 fr. 90 avec des prestations qui lui étaient dues. 
S’agissant du "payback", la mandataire du demandeur a expliqué qu’à la sortie de la 
clinique de la Métairie, elle avait pris son fils chez elle où il était resté jusqu’au 15 
janvier 2010. En avril 2009, il avait été hospitalisé à la clinique de Belle-Idée 
durant neuf jours et avait alors choisi d’aller dans un hôpital public pour être à 
proximité du domicile de sa mère. Selon le neurologue du demandeur, il aurait fallu 
lui faire faire un scanner, ce qui aurait pu être fait en ambulatoire. L’hospitalisation 
d’avril 2009 était une hospitalisation volontaire. Le choix d’aller à la clinique de 
Belle-Idée en 2009 avait notamment été conditionné par le fait que l'assuré aurait 
droit au "payback" qui lui avait été versé en 2008 et qui aurait dû lui être payé en 
2007 selon les assurances d'une juriste de la KPT. Cette dernière avait d’ailleurs 
demandé à l'époque à la responsable des ventes de faire un geste malgré le fait que 
le "payback" ait été demandé tardivement, l’annonce n’étant qu’une pure formalité. 
La mandataire du demandeur a contesté que son fils n'ait pas eu d’autres choix 
d’hospitalisation et a expliqué qu'au contraire, il aurait pu aller dans différents 
autres établissements pour bénéficier de soins privés. Enfin, elle a précisé que le 
patient devait pouvoir bénéficier de la sécurité du droit et ne pas subir à chaque fois 
les revirements de position de sa caisse.  

La représentante de la défenderesse a expliqué, s'agissant du Bioflorin, que 
l’ordonnance comportait deux médicaments dont le Bioflorin. L'assurance de la 
défenderesse avait remboursé les deux médicaments au pharmacien qui les avait 
délivrés, puis la défenderesse avait établi un décompte à l’attention de l'assuré et 
compensé par les prestations qu'elle devait lui rembourser. La représentante de la 
défenderesse a rappelé la position de sa mandante quant à la prise en charge de ce 
médicament. Sur question, elle a toutefois indiqué qu'un arrangement devrait 
pouvoir être trouvé quant au remboursement du Bioflorin en assurance 
complémentaire et, partant, que la défenderesse prendrait en charge le 90% du 
Bioflorin. Concernant le "payback", elle a indiqué que la défenderesse l'avait payé 
par erreur en 2008 lors de l’hospitalisation de l'assuré à la clinique de Belle-Idée et 
qu'elle n’aurait pas dû le faire. Du point de vue de la défenderesse, le "payback" ne 
pouvait être payé, étant donné que la clinique de Belle-Idée était un hôpital public 

 
 
 

 

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qui ne comportait qu’une division commune, le patient n'ayant pas le choix du 
séjour en division commune ou privée. La prestation de "payback" était une 
prestation tout à fait spécifique offerte par la défenderesse au sein d’un même 
établissement et ne figurait pas dans les conditions générales de 2007 mais sur le 
Panorama des prestations. Concernant enfin les frais de transport, la représentante 
de la défenderesse a indiqué que si la Cour devait condamner la défenderesse à les 
payer en assurance de base à 50%, elle couvrirait le solde en assurance 
complémentaire.  

38. Dans ses observations du 29 mars 2011, portant sur le mémoire de la défenderesse 
du 21 mars 2011 et sur l'audience du 23 mars 2011, le demandeur a maintenu toutes 
ses conclusions quant aux sommes dues par la défenderesse. Concernant le 
"payback", il a indiqué qu'il était grotesque d'affirmer qu'il n'avait pas choisi la 
clinique de Belle-Idée pour sa division commune mais parce que ce serait le seul 
hôpital apte à traiter sa pathologie et à accepter sa prise en charge. Il y avait au 
contraire toute une série d'établissements qui entraient en ligne de compte et qui 
auraient pu faire les évaluations et investigations psychiques, biologiques et 
neurologiques nécessaires. Comme déjà dit en audience, le choix de la clinique de 
Belle-Idée avait été très largement influencé par la proximité entre l'établissement 
et le domicile de sa mère et par la garantie du "payback". Il n'avait jamais été 
question, ni en 2007, ni en 2008, que l'offre "payback" soit réservée aux seuls cas 
où, dans un même établissement hospitalier, il y avait à la fois une division 
commune et une division privée. D'ailleurs, les conditions du "payback", telles 
qu'elles figuraient dans le Panorama, ne le stipulaient pas. Concernant les frais de 
transport et le trajet Verbier - clinique de la Métairie le jour de l'hospitalisation, il a 
rappelé que sa mère l'avait amené à la clinique en tant que représentante 
thérapeutique et il a invoqué le principe d'égalité de traitement. Pour ce qui était de 
l'hôpital le plus proche, le demandeur a expliqué qu'il n'était pas possible 
d'hospitaliser quelqu'un dans un hôpital psychiatrique public d'un autre canton que 
celui de son domicile, même en division privée, sauf éventuellement en tant que 
patient privé du professeur. Pour ce qui était des établissements privés, le 
demandeur ne possédait la garantie de prise en charge par la défenderesse que pour 
la clinique de la Métairie. La clinique de Prangins, qui aurait également pu entrer en 
ligne de compte, n'était guère plus proche. Concernant les autres trajets, et 
notamment ceux où la mère du demandeur était seule en voiture, il était évident 
qu'elle ne pouvait pas rester vingt-quatre heures sur vingt-quatre à la clinique de la 
Métairie et, comme pour le cas des ambulances ou des taxis, ce problème pouvait se 
résoudre par le biais du tarif à appliquer. Quant à l'absence prétendue d'urgence 
pour le retour du demandeur à Veyrier, comme il ne pouvait toujours pas se 
déplacer seul et qu'il ne pouvait pas rester à la clinique de la Métairie, il était clair 
qu'il y avait urgence à le faire transporter quelque part, en l'occurrence au domicile 
de sa mandataire. 

 
 
 

 

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39. Dans ses observations du 18 avril 2011, la défenderesse a maintenu ses dernières 
conclusions et renvoyé la Cour aux considérations développées dans ses mémoires 
de réponse des 18 octobre 2010 et 21 mars 2011. Elle n'est revenue ni sur les frais 
de transport, ni sur le problème du médicament Bioflorin réglé lors de l'audience du 
23 mars 2011. S'agissant du "payback", elle a toutefois rappelé qu'il avait été 
procédé à son versement en 2008 par erreur vu qu'à l'époque, la condition du choix 
de plein gré de la division commune n'avait pas fait l'objet d'une analyse 
approfondie. L'assurance complémentaire des frais d'hospitalisation existait pour les 
assurés désirant bénéficier de la division privée ou demi-privée au lieu de la 
division commune lors d'une hospitalisation, la prestation de "payback" étant 
fournie en supplément à cette couverture à condition de remplir des exigences 
particulières. La prestation de base, soit l'hospitalisation en division privée ou demi-
privée, était toujours garantie moyennant le respect des conditions fixées dans les 
conditions générales de l'assurance des frais d'hospitalisation. En définitive, la 
défenderesse a maintenu son argumentation liée au "payback".  

40. Cette écriture a été communiquée au demandeur en date du 19 avril 2011. Sur quoi, 
la cause a été gardée à juger.   

EN DROIT 

1. a) Conformément à l'art. 134 al. 1 let. c de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 
septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la Chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations relatives aux assurances complémentaires à l’assurance-maladie 
sociale prévue par la LAMal, relevant de la loi fédérale sur le contrat d'assurance, 
du 2 avril 1908 (loi sur le contrat d’assurance, LCA; RS 221.229.1). 

Sa compétence ratione materiae pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

b) S’agissant de la compétence ratione loci, l'art. 46a LCA prescrit que le for se 
définit selon la loi du 24 mars 2000 sur les fors (LFors). Depuis le 1er janvier 2011, 
cette dernière loi est toutefois abrogée et il convient d'appliquer le Code de 
procédure civile du 19 décembre 2008 (CPC; RS 272), dont l'art. 31 prévoit que le 
tribunal du domicile ou du siège du défendeur ou celui du lieu où la prestation 
caractéristique doit être exécutée est compétent pour statuer sur les actions 
découlant d’un contrat. L'art. 15 des conditions générales d'assurance (ci-après : 
CGA) pour les assurances complémentaires selon la LCA (édition 2004) prévoit 
quant à lui que le lieu d'exécution est le lieu de domicile de l'assuré ou une adresse 
désignée par lui en Suisse. 

En l'espèce, le demandeur, ainsi que sa mandataire, sont domiciliés à Genève. La 
compétence ratione loci de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est par 
conséquent donnée. 

 
 
 

 

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c) En vertu de l'art. 197 CPC en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la procédure de 
fond est précédée d'une tentative de conciliation devant une autorité de conciliation. 
L'art. 198 CPC prévoit des exceptions à la tentative obligatoire de conciliation, 
notamment pour les instances cantonales uniques prévues par l'art. 5 CPC et les 
tribunaux spéciaux statuant en instance unique sur les litiges commerciaux que les 
cantons peuvent instituer en application de l'art. 6 CPC (art. 198 let. f CPC). Les 
instances cantonales uniques que les cantons peuvent instituer pour les litiges 
portant sur les assurances complémentaires à l'assurance-maladie sociale, 
conformément à l'art. 7 CPC, ne sont pas mentionnées en tant qu'exceptions à l'art. 
198 CPC.  

L'autorité compétente pour la tentative de conciliation est à Genève le Tribunal de 
première instance (ci-après: le TPI), selon l'art. 86 al. 2 let. b LOJ.  

Néanmoins, la Cour de céans a jugé que c'était par une inadvertance évidente que le 
législateur fédéral n'avait pas mentionné à l'art. 198 let. f CPC les tribunaux statuant 
en tant qu'instance cantonale unique sur les litiges portant sur les assurances-
maladie complémentaires, conformément à l'art. 7 CPC, et que cet oubli créait une 
situation contraire au but de la loi et était dès lors insatisfaisante. La Cour de céans 
a dès lors comblé cette lacune proprement dite et exempté également ces litiges de 
la procédure de conciliation obligatoire, à l'instar des autres instances cantonales 
uniques mentionnées à l'art. 198 let. f CPC (ATAS/577/2011 du 31 mai 2011, 
consid. 4). 

Par conséquent, la présente demande n'a pas à être soumise à une tentative de 
conciliation par-devant le TPI. 

d) Pour le surplus, la demande respecte la forme prévue à l'art. 89B de la loi sur la 
procédure administrative du canton de Genève du 12 septembre 1985 (LPA - RS E 
5 10). Partant, elle est recevable. 

2. Selon la police d'assurance du demandeur, les assurances en cause sont des 
assurances complémentaires soumises à la LCA. 

3. La LCA a subi des modifications. La novelle du 17 décembre 2004 (FF 2003 3353) 
est entrée en vigueur le 1er janvier 2006, respectivement le 1er janvier 2007. Du 
point de vue temporel, sont en principe applicables les règles de droit en vigueur au 
moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits. Dès lors, les 
dispositions de la LCA seront citées dans leur teneur en vigueur au moment des 
faits déterminants, à savoir postérieurement au 1er janvier 2007 (ATF 130 V 446 
consid. 1, 129 V 4 consid. 1.2), étant donné que l'hospitalisation à l’origine de la 
demande de prestation de "payback" a débuté le 20 avril 2009 et que les frais de 
transport à l'origine de la demande de remboursement s'étendent du 28 octobre au 4 
novembre 2008. 

 
 
 

 

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4. Le litige consiste à déterminer, d'une part, si les frais de transports effectués par la 
mère du demandeur, tant selon la note de frais du 29 octobre 2009 que pour se 
rendre quotidiennement à la clinique durant l'hospitalisation de son fils, doivent être 
pris en charge par les assurances complémentaires et, d'autre part, si une prestation 
de "payback" doit être versée au demandeur pour son hospitalisation du 20 avril au 
28 avril 2009. La Cour ne se prononcera en revanche pas sur la demande de 
remboursement du médicament Bioflorin, dans la mesure où cette question a été 
réglée lors de l'audience du 23 mars 2011 et n'est donc plus litigieuse.  

La valeur litigieuse est de 1'200 fr., représentant à la fois la somme de 900 fr. 
demandée au titre de prestation de "payback" et la somme de 300 fr. qui, bien que 
ne figurant pas dans la demande, correspond au montant initialement demandé au 
titre de la prise en charge des frais de transport. 

5. A titre préalable, il convient d'examiner s'il y a lieu de joindre la présente cause à la 
cause A/3118/2010 LAMal, comme le soutient le demandeur, dans la mesure où 
cette dernière cause porte sur la prise en charge des frais de transport par 
l'assurance obligatoire des soins. 

Aux termes de l’art. 70 al. 1er LPA, l’autorité peut, d’office ou sur requête, joindre 
en une même procédure des affaires qui se rapportent à une situation identique ou à 
une cause juridique commune. 

En l'espèce, il est vrai que les deux causes portent en partie sur le même objet, à 
savoir le remboursement des frais de transports effectués par la mère du 
demandeur. Néanmoins, elles ne sont pas régies par les mêmes règles de procédure, 
l'une étant soumise à la procédure relative aux assurances sociales et l'autre à la 
procédure relative aux assurances complémentaires. Cette différence implique en 
particulier que la LPGA n'est pas applicable à la présente cause, contrairement à la 
cause A/3118/2010 LAMal. 

Au vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de joindre les deux procédures. La Cour 
de céans tranchera donc dans le présent arrêt les seules questions du droit éventuel à 
la prestation de "payback" et de la prise en charge des frais de transport par les 
assurances complémentaires, un arrêt séparé étant rendu dans la cause A/3118/2010 
LAMal. 

6. En matière d'assurances complémentaires, les parties sont liées par l'accord qu'elles 
ont conclu dans les limites de la loi, les caisses-maladie pouvant en principe édicter 
librement les dispositions statutaires ou réglementaires dans les branches 
d'assurances complémentaires (ATAS/1104/2006). 

Les principes généraux de l'interprétation des contrats s'appliquent au contrat 
d'assurance. En effet, l'art. 100 LCA renvoie au droit des obligations, et partant, au 
code des obligations (CO; RS 220). Lorsqu'il s'agit de déterminer le contenu d'un 

 
 
 

 

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contrat d'assurance et des conditions générales qui en font partie intégrante, le juge 
doit donc, comme pour tout autre contrat, recourir en premier lieu à l'interprétation 
dite subjective, c'est-à-dire rechercher la "réelle et commune intention des parties", 
le cas échéant empiriquement, sur la base d'indices (art. 18 al. 1 CO). S'il ne 
parvient pas à établir avec certitude cette volonté effective, ou s'il constate que l'un 
des contractants n'a pas compris la volonté réelle exprimée par l'autre, il 
recherchera le sens que les parties pouvaient et devaient donner, selon les règles de 
la bonne foi, à leurs manifestations de volonté réciproques (application du principe 
de la confiance; ATF 122 III 118, consid. 2a; ATF 118 II 342, consid. 1a). Ce 
faisant, le juge doit partir de la lettre du contrat et tenir compte des circonstances 
qui ont entouré sa conclusion (ATF non publié 5C.134/2002 du 17 septembre 2002, 
consid. 3.1). Selon la jurisprudence, il convient de ne pas attacher une importance 
décisive au sens des mots, même clairs, utilisés par les parties (abandon de la 
"Eindeutigkeitsregel"). Il ressort de l'art. 18 al. 1 CO en principe qu'en présence 
d'un texte clair, on doit exclure d'emblée le recours à d'autres moyens 
d'interprétation; même si la teneur d'une clause contractuelle paraît claire et 
indiscutable à première vue, il peut toutefois résulter du but poursuivi par les parties 
ou d'autres circonstances que la lettre ne restitue pas exactement le sens de l'accord 
conclu (ATF non publié 5C.305/2001 du 28 février 2002, consid. 4b; ATF 127 III 
444, consid. 1b). Finalement, et de façon subsidiaire, lorsqu'il subsiste un doute sur 
leur sens, les dispositions exclusivement rédigées par l'assureur, ainsi les conditions 
générales pré-formulées, sont à interpréter en défaveur de leur auteur, 
conformément à la règle des clauses ambiguës ("in dubio contra stipulatorem"; 
"Unklarheitsregel") (ATF non publié 4C.208/2006 du 8 janvier 2007, consid. 3.1; 
ATF 122 III 118 consid. 2a). Selon la jurisprudence et la doctrine, pour que cette 
règle trouve à s'appliquer, il ne suffit pas que les parties soient en litige sur la 
signification à donner à une déclaration; encore faut-il que celle-ci puisse être 
comprise de différentes façons ("zweideutig") et qu'il soit impossible de lever 
autrement le doute créé, faute d'autres moyens d'interprétation (ATFA non publié B 
56/03 du 2 décembre 2003, consid. 3.6; ATF 122 III 124, consid. 2d). 

7. a) Concernant tout d'abord le remboursement des frais de transports effectués par la 
mère du demandeur, l'art. 3 des conditions spéciales de l'assurance des soins "Plus" 
(ci-après: CS AP) prévoit que la défenderesse prend en charge au maximum 2'000 
fr. par année civile pour les transports d'urgence médicalement nécessaires chez le 
médecin le plus proche ou vers l'hôpital le plus proche.   

Selon l'art. 9 des conditions spéciales de l'assurance des frais d'hospitalisation (ci-
après: CS H), la défenderesse prend en charge les coûts des transports d'urgence 
médicalement nécessaires vers l'hôpital approprié le plus proche pour y suivre le 
traitement hospitalier selon la classe de prestations assurée. 

b) En l'espèce, le demandeur est atteint de troubles psychiques et sa mère a dû 
l'amener à la clinique de la Métairie depuis Verbier où ils séjournaient. Elle est 

 
 
 

 

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ensuite rentrée à son domicile sis à Veyrier puis, quelques jours plus tard, a effectué 
le trajet aller-retour depuis son domicile pour aller rechercher son fils à la clinique. 
Depuis Veyrier, le demandeur et sa mère sont ensuite retournés sur leur lieu de 
séjour à Verbier. Par ailleurs, dans la mesure où la mère du demandeur est 
également sa représentante thérapeutique et sa mandataire, elle a dû se rendre 
quotidiennement à la clinique de la Métairie durant l'hospitalisation de son fils. 

Pour tous ces trajets, la Cour de céans a retenu dans la cause A/3118/2010 LAMal 
que les conditions de la prise en charge par l'assurance obligatoire des soins, et en 
particulier celles de l'art. 26 OPAS, n'étaient pas réalisées.  

Le demandeur estime dès lors que ses assurances complémentaires doivent couvrir  
l'intégralité des frais de transports susmentionnés, étant donné que les conditions 
requises par ces assurances sont remplies et que le transport a été effectué par sa 
représentante thérapeutique. 

La défenderesse considère quant à elle que les conditions de prise en charge des 
frais de transport par les assurances complémentaires ne sont pas remplies et que vu 
le renvoi à la LAMal fait par les CGA, il faut raisonner par analogie avec cette loi 
et conclure que l'assuré ne peut se faire rembourser ni ses propres frais de transport, 
ni d'autres frais de transport privé.  

c) La Cour relève que selon les conditions spéciales d'assurance du demandeur, ce 
sont clairement les coûts de transports d'urgence médicalement nécessaires qui sont 
pris en charge par les assurances complémentaires. Il convient dès lors d'examiner 
ce que les parties entendaient par transports d'urgence médicalement nécessaires. 
Elles semblent en désaccord sur ce point qui peut être compris de différentes 
façons, de sorte que leur réelle et commune intention ne peut être établie et qu'il 
convient de rechercher le sens qu'elles pouvaient et devaient donner, selon les 
règles de la bonne foi, à leurs manifestations de volonté réciproques. 

Comme leur nom l'indique, le but des assurances complémentaires à l'assurance-
maladie sociale est clairement de compléter l'assurance obligatoire des soins. L'art. 
12 LAMal dispose d'ailleurs que "les caisses-maladie ont le droit de pratiquer, en 
plus de l'assurance-maladie sociale au sens de la présente loi, des assurances 
complémentaires; elles peuvent également pratiquer d'autres branches d'assurance, 
aux conditions et dans les limites fixées par le Conseil fédéral". 

L'art. 1 CGA dispose en outre que la défenderesse alloue des prestations des 
assurances complémentaires en cas de maladie, d'accident et de maternité, dans la 
mesure où elles surviennent pendant la durée du contrat, conformément au contrat 
souscrit et en complément de l'assurance-maladie sociale ainsi que d'autres 
assurances sociales et privées. 

 
 
 

 

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Par conséquent, en inscrivant dans ses conditions spéciales d'assurance une 
couverture pour les frais de transport, la défenderesse n'avait pas pour but d'offrir 
des prestations plus larges que la LAMal mais de compléter la participation de 
l'assurance obligatoire des soins dont la couverture, avec un montant maximum de 
500 fr. par année civile, n'était que partielle dans la plupart des cas.  

Au surplus, dans la mesure où les art. 3 CS AP et 9 CS H reprennent la notion de 
transport médicalement nécessaire présente dans la LAMal et ses ordonnances, il 
convient de faire une analogie entre les textes de ces différentes dispositions.  

Au vu de ce qui précède, la Cour considère que selon les règles de la bonne foi, les 
parties pouvaient et devaient considérer que le transport d'urgence médicalement 
nécessaire pris en charge par les assurances complémentaires au sens des conditions 
spéciales d'assurance avait la même signification que le transport médicalement 
nécessaire pris en charge par l'assurance obligatoire des soins au sens de l'art. 25 al. 
2 let. g LAMal et défini dans les ordonnances liées à cette loi. 

d) Par conséquent, le transport d'urgence médicalement nécessaire prévu aux art. 3 
CS AP et 9 CS H doit être interprété conformément à la LAMal et aux ordonnances 
y relatives, et en particulier à la lumière de l'art. 26 al. 1 de l'ordonnance du DFI sur 
les prestations dans l’assurance obligatoire des soins en cas de maladie, du 29 
septembre 1995 (ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins, 
OPAS ; RS 832.112.31). Selon cette disposition, l’assurance prend en charge 50 % 
des frais occasionnés par un transport médicalement indiqué pour permettre la 
dispensation des soins par un fournisseur de prestations admis, apte à traiter la 
maladie et qui fait partie des fournisseurs que l’assuré a le droit de choisir, lorsque 
l’état de santé du patient ne lui permet pas d’utiliser un autre moyen de transport 
public ou privé. Le montant maximum est de 500 francs par année civile.  

Ainsi qu'elle l'a retenu dans la cause A/3118/2010 LAMal, la Cour estime qu'en 
vertu de l'art. 26 al. 1 OPAS, l'assuré ne peut se faire rembourser ni ses propres frais 
de transports, ni d'autres frais de transports privés comprenant notamment ceux 
effectués par un proche. De même que dans la cause A/3118/2010 LAMal, les 
conditions de l'art. 26 OPAS ne sont dès lors réalisées pour aucun des trajets 
effectués par la mère du demandeur et aucun de ces trajets ne remplit la condition 
du transport d'urgence médicalement nécessaire au sens des art. 3 CS AP, 9 CS H et 
26 al. 1 OPAS. Le fait que la mère du demandeur soit également sa représentante 
thérapeutique n'y change rien. 

En définitive, c'est donc à bon droit que la défenderesse a refusé la prise en charge 
des frais de transport par les assurances complémentaires. Mal fondée, la demande 
sera rejetée sur ce point. 

8. a) Quant à la prestation de services "payback" dans l'assurance des frais 
d'hospitalisation, elle est prévue dans le Panorama des prestations de la 

 
 
 

 

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défenderesse: cette prestation s'adresse à toutes les clientes et à tous les clients 
ayant souscrit une assurance des frais d'hospitalisation en division privée ou demi-
privée, sans franchise hospitalière. Si, en cas d'hospitalisation, l'assuré choisit de 
plein gré la division commune (au lieu de la division privée ou demi-privée) et s'il 
le communique par écrit à son service-clients avant l'entrée à l'hôpital, de l'argent 
lui est crédité. La bonification pour les assurés en demi-privé est de 100 fr. par jour 
et au maximum de 1'000 fr. par année civile et, pour les assurés en privé, de 125 fr. 
par jour et au maximum de 1'250 fr. par année civile. 

b) La Cour relève que selon le Panorama des prestations de la défenderesse, le 
versement de la prestation de "payback" est soumis à la réalisation de quatre 
conditions, soit d'avoir souscrit une assurance des frais d'hospitalisation en division 
privée ou demi-privée, de n'avoir aucune franchise hospitalière, d'avoir choisi de 
plein gré la division commune au lieu de la division privée ou demi-privée et 
d'avoir communiqué préalablement son choix à l'assurance. Les parties ne 
contestent pas que le versement de la prestation de "payback" est soumis à la 
réalisation de ces conditions. La seule question litigieuse à ce stade porte sur 
l'interprétation de la condition du choix de plein gré de la division commune au lieu 
de la division privée ou demi-privée. Concernant cette condition, il convient dès 
lors de rechercher le sens que les parties pouvaient et devaient donner, selon les 
règles de la bonne foi, à leurs manifestations de volonté réciproques. 

Bien que cela ne ressorte pas clairement du texte du Panorama des prestations de la 
défenderesse, cette dernière explique que les seuls cas où le versement du 
"payback" entre en ligne de compte sont les cas où l'assuré dispose d'un réel choix 
entre la division privée ou demi-privée et commune et qu'il est ainsi hospitalisé 
dans un établissement proposant à la fois une division privée ou demi-privée et une 
division commune.  

A cet égard, il est vrai qu'un hôpital public ne proposant que des chambres en 
division commune peut difficilement être considéré comme permettant à l'assuré 
d'effectuer un réel choix de la division commune en lieu et place de la division 
privée ou demi-privée. Ainsi que la défenderesse le relève à juste titre, la division 
commune au sein d'un établissement public n'offrant pas d'autre choix doit être 
considérée comme imposée par les circonstances.  

La Cour souligne par ailleurs que la prestation de services "payback" dans 
l'assurance des frais d'hospitalisation est une prestation en marge des conditions 
générales et spéciales d'assurance que la défenderesse a décidé d'offrir à ses assurés 
en tant que possibilité d'économie. La possibilité offerte par cette prestation est 
accordée en supplément des prestations habituelles d'une assurance des frais 
d'hospitalisation. Il semble donc tout à fait normal que les conditions y afférentes 
soient plus restrictives et qu'elles soient appliquées strictement. L'assuré en 
bénéficiant doit d'ailleurs s'y attendre.  

 
 
 

 

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Au vu de ce qui précède, la Cour se rallie aux considérations de la défenderesse et 
retient que selon les règles de la bonne foi, les parties pouvaient et devaient 
considérer que le choix de plein gré de la division commune au lieu de la division 
privée ou demi-privée supposait la possibilité d'un véritable choix. En d'autres 
termes, le versement de la prestation de "payback" suppose une hospitalisation dans 
un établissement offrant à l'assuré la possibilité d'être pris en charge soit en division 
privée ou demi-privé soit en division commune. 

c) Par conséquent, dans la mesure où la clinique de Belle-Idée est un établissement 
public ne proposant que des chambres en division commune et ne permettant dès 
lors pas à l'assuré d'effectuer un réel choix quant à la division commune en lieu et 
place de la division privée ou demi-privée, une condition au versement du 
"payback" fait défaut dans le cas d'espèce. Cette prestation ne peut par conséquent 
pas être allouée au demandeur. Le fait qu'il aurait peut-être pu être hospitalisé dans 
un autre établissement n'y change rien. De même, le fait que la défenderesse ait 
versé par erreur la prestation de "payback" en 2008, faute d'avoir procédé à 
l'époque à une analyse approfondie de la condition litigieuse, est sans pertinence et 
le demandeur ne saurait en tirer un argument en sa faveur. 

En définitive, c'est donc à bon droit que la défenderesse a refusé de verser au 
demandeur la prestation de "payback" pour son hospitalisation du 20 au 28 avril 
2009. Mal fondée, la demande sera rejetée sur ce point également. 

9. Au vu de ce qui précède, la Cour considère que les frais de transports effectués par 
la mère du demandeur ne doivent pas être pris en charge par les assurances 
complémentaires et que la demandeur n'a pas droit à la prestation de "payback" 
pour son hospitalisation du 20 au 28 avril 2009. La demande doit dès lors être 
rejetée, étant rappelé que la défenderesse a accepté de prendre en charge le 
Bioflorin. 

10. En vigueur depuis le 1er janvier 2011, l'art. 19 de la loi d'application du code civil 
suisse et autres lois fédérales en matière civile, du 28 novembre 2010 
(LaCC ; RS E 1 05) prévoit que la juridiction alloue une indemnité pour la 
représentation en justice aux mandataires professionnellement qualifiés et aux 
autres personnes qui ne sont pas avocats, dans la mesure où la qualité du travail 
effectué et les autres circonstances le justifient. Il en va de même pour les parties 
non représentées.  

a) Concernant la représentation par un mandataire professionnellement qualifié, le 
Tribunal fédéral a notamment relevé qu'on peut se montrer d'autant plus vigilant en 
matière de qualification professionnelle quand la procédure comporte plusieurs 
instances et qu'il y a un intérêt public incontestable à ce que les procès conduits 
devant la dernière instance le soient par des mandataires capables (ATF 105 Ia 77-
78). Dans le canton de Genève, la question de la constitutionnalité et de la légalité 

 
 
 

 

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des exigences posées en matière de représentation des parties a déjà été tranchée 
par le Conseil d'État (ACE F. du 12 décembre 1988) selon lequel c'est "surtout en 
procédure non contentieuse qu'il fallait éviter de poser des exigences rigoureuses 
pour l'admission de la qualité de représentant" (ATA du 27 août 2001, cause 
A/540/01). 

Selon la jurisprudence du Tribunal administratif, le but de l'article 9 LPA - 
consacrant la possibilité en procédure administrative de se faire représenter par un 
mandataire professionnellement qualifié - s'oppose à l'admission de tout conseiller 
juridique indépendant comme mandataire professionnellement qualifié. La 
personne titulaire d'une licence en droit et qui a accompli un stage d'avocat ne peut 
ainsi être admise à plaider (ATA M. du 23 janvier 2001; cause n° A/1145/00). Cette 
qualité ne peut être donnée qu'à des personnes dont il est évident, aux yeux des 
administrés, qu'elles ne sont compétentes que dans le domaine du droit dont il 
s'agit, mais qu'elles n'ont pas les pouvoirs de représentation d'un avocat (ATA du 30 
mars 2004 précité). 

En l'espèce, la question de savoir si la mère du demandeur pourrait se voir 
reconnaitre la qualité de mandataire professionnellement qualifié au sens de l'art. 9 
LPA a été tranchée par la négative dans un arrêt du Tribunal cantonal des 
assurances sociales du 1er septembre 2005 (ATAS/711/2005). La Cour de céans ne 
voit pas pourquoi la notion de mandataire professionnellement qualifié devrait 
recevoir une interprétation plus large dans le cadre de la nouvelle LaCC. Cela ne 
ressort d'ailleurs pas du commentaire du projet de l'art. 19 LaCC. Par conséquent, la 
qualité de mandataire professionnellement qualifié doit en l'espèce être déniée à la 
mère du demandeur. 

b) Concernant la représentation par une personne autre qu'un mandataire 
professionnellement qualifié, il ressort de la jurisprudence du Tribunal fédéral que 
si une partie n'est pas représentée en procédure par un avocat ou une autre personne 
qualifiée, elle n'a qu'exceptionnellement droit à des dépens. Il faut admettre 
l'existence d'une telle situation exceptionnelle lorsque les conditions suivantes sont 
remplies: affaire complexe portant sur un objet litigieux élevé et nécessitant 
beaucoup de temps, dans une mesure dépassant ce qu'un particulier peut 
ordinairement et raisonnablement prendre sur lui pour la défense de ses intérêts; 
rapport proportionné entre le temps consacré et le résultat de la défense des intérêts 
en cause (ATF 110 V 134 consid. 7 p. 136; voir également ATF 133 III 439 consid. 
4 p. 446; 115 Ia 12 consid. 5 p. 21).  

En l'occurrence, la Cour relève que la présente affaire n'est pas particulièrement 
complexe et ne porte pas sur un objet litigieux élevé nécessitant beaucoup de temps. 
Il est vrai que la mère du demandeur a consacré un temps important à cette affaire 
et rédigé de nombreux courriers, mais la Cour estime que cette activité était 
disproportionnée dans le cas d'espèce. 

 
 
 

 

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Par ailleurs, la Cour souligne que la représentante du demandeur est sa mère et 
défend dans une certaine mesure également ses propres intérêts dans la présente 
affaire. Dans de telles circonstances, ce n'est là encore que de manière très 
exceptionnelle que des dépens peuvent être alloués (ATF 110 V 72; ATF 110 V 
132; VSI 2000 p. 337 consid. 5 non publié aux ATF 125 V 408). 

c) Au vu de ce qui précède, la mère du demandeur ne saurait se voir octroyer une 
indemnité pour frais et dépens au sens de l'art. 19 LaCC, ni en tant que mandataire 
professionnellement qualifié, ni en tant qu'autre personne n'étant pas avocat. Le 
demandeur sera par conséquent débouté de sa conclusion y relative. 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 
LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare la demande recevable. 

Au fond : 

2. Donne acte à la défenderesse de ce qu'elle prend en charge le Bioflorin. 

3. Rejette la demande pour le surplus, dans le sens des considérants. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le 
Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile (Tribunal fédéral suisse, 
avenue du Tribunal fédéral 29, 1000 Lausanne 14). Lorsque la valeur litigieuse 
minimale de 30'000 francs n'est pas atteinte, le recours n'est recevable que si la 
contestation soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF). Le 
mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 
LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoqués comme 
moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

La valeur litigieuse des conclusions pécuniaires est en l'espèce, au sens de la LTF, 
inférieure à 30'000 fr. 

 
La greffière 

 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 

Juliana BALDE 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l'Autorité 
fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) par le greffe le