# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c1304221-5ba3-5d72-859c-392f585ce90d
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-08-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.08.2021 C-4140/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-4140-2018_2021-08-27.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

 

  

 

 Cour III 

C-4140/2018 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 7  a o û t  2 0 2 1  

Composition 
 Caroline Bissegger (présidente du collège),  

Vito Valenti, Viktoria Helfenstein, juges, 

Erik Erismann, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A.________, (Suisse)  

représenté par Maître Vincent Brulhart, MCE Avocats,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité, suppression de la rente  

(décision du 28 mai 2018). 

 

 

 

C-4140/2018 

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Faits : 

A.  

A.a A.________ (ci-après : l’intéressé, l’assuré ou le recourant), double 

national suisse et libanais, né le (…) 1963 au Liban, est marié et père de 

deux enfants nés en 2001 et 2005 (AI pces 13, 15 p. 3 et 17 p. 2). Il a été 

employé du 2 novembre 1998 au 30 septembre 2005 en tant que monteur 

en ventilation à temps plein auprès de B.________ à (…) (AI pces 14 p. 36 

et 66). En date du 29 juillet 2005, son employeur a résilié le contrat de 

travail au 30 septembre 2005 en raison de l’absence de l’intéressé pour 

des problèmes de santé à partir du 1er février 2005 (AI pce 14 p. 45). Il n’a 

ensuite plus repris d’activité lucrative (AI pce 97, p.6). 

A.b Alors domicilié en Suisse, l’intéressé a adressé à l’Office de l’assu-

rance-invalidité du canton C._______ une demande de prestations AI da-

tée du 2 mars 2006 et reçue par l’agence communale d’assurances so-

ciales de (…) le même jour qui l’a transmise à l’OAI (…) le 16 mars 2011 

(AI pces 13 p. 1 et 7, 14 p. 58). Par décision du 31 août 2007, l'OAI (…) a 

reconnu une incapacité de travail totale dans toute activité avec un taux 

d’invalidité de 100% et a mis l'intéressé au bénéfice d'une rente entière 

d'invalidité dès le 1er février 2006 (AI pces 31 et 32).  

A.c Cette décision se fonde sur un rapport du service médical régional 

(SMR) du 26 mars 2007, qui reprend intégralement la teneur d’une exper-

tise bidisciplinaire (rhumatologie et psychiatrie) intervenue le 19 décembre 

2006 (AI pces 28, 29 p. 3 s.). Ainsi, le médecin SMR a retenu comme dia-

gnostics principaux un trouble obsessionnel compulsif (ci-après : le TOC) 

et un trouble dépressif récurrent moyen (F. 42). Il a par ailleurs retenu 

comme pathologie associée du ressort de l’AI des lombosciatalgies L5 

gauches irritatives sur sténose relative du trou de conjugaison L4-L5 

gauche (M 54.4). Sur le plan psychique, les limitations fonctionnelles se 

concrétisaient par des obsessions à thèmes religieux, des obsessions 

compulsives et des rituels de vérification mentaux se répétant par phrases 

types plusieurs heures par jour. Sur le plan somatique, les limitations fonc-

tionnelles se caractérisaient par : pas de port de charges supérieure à 

10 kg de façon répétitive, pas d’activité en hauteur, pas de position statique 

assise au-delà de 45 min sans qu’il soit possible de varier les positions 

assise/debout, pas de position statique debout excédant 15 à 20 min, di-

minution du périmètre de marche d’environ trois quarts d’heure, pas de 

position en antéflexion ou en porte-à-faux du tronc, pas de position accrou-

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pie ou en génuflexion à répétition. Le médecin SMR a confirmé que la ca-

pacité de travail du recourant était de 0% tant dans l’activité habituelle que 

dans une activité adaptée, et que le recourant n’était susceptible d’aucune 

reconversion professionnelle compte tenu de l’atteinte psychique grave et 

chronique dont il faisait l’objet. 

A.d La rente entière d’invalidité a été réexaminée une première fois en 

2010 (AI pce 36). Par communication du 3 novembre 2010, l’Office de l’as-

surance-invalidité pour les assurés résidant à l’étranger (ci-après : OAIE) 

a constaté que le degré d’invalidité du recourant n’avait pas changé de 

manière à influencer le droit à la rente et confirmé que l’assuré conservait 

sa rente entière (AI pce 31 p. 6 et p. 9). Dite communication se fonde sur 

deux rapports médicaux du médecin traitant spécialiste FMH en médecine 

interne et du médecin psychiatre traitant de l’assuré soulignant la persis-

tance et l’aggravation de l’état de santé global du recourant depuis le décès 

de sa mère en juin 2010 (AI pces 37 p. 5 ss, 39 ss et 97 p. 7).  

A.e Fin 2010, début 2011, le recourant est retourné vivre au Liban afin de 

bénéficier du soutien de ses proches (TAF pce 1 p. 3 et AI pce 97 p. 6). En 

date du 25 mars 2011, l’OAI (…) a transmis le dossier à l’OAIE en raison 

du transfert de compétence (AI pce 40).  

A.f A compter du 1er novembre 2014, l’OAIE a initié une seconde révision 

(AI pce 42 p. 1). Elle en a informé le recourant par courrier du 12 février 

2015 (AI pce 44). Avec le concours de l’Ambassade de Suisse à (…) (Li-

ban), l’OAIE a obtenu des rapports psychiatriques et orthopédique (AI pces 

53, 57, 63 et 64). Par prise de position du 25 janvier 2016, le 

Dr D.________, médecin du service médical interne de l’OAIE, spécialiste 

FMH en psychiatrie et psychothérapie (selon le registre des professions 

médicales consulté le 8 juillet 2021 sur https://www.medregom.ad-

min.ch/FR), a considéré que les rapports médicaux établis au Liban 

n’étaient pas suffisamment détaillés pour lui permettre de se prononcer sur 

les limitations fonctionnelles affectant le recourant et qu’une expertise bi-

disciplinaire (psychiatrique et rhumatologique) s’imposait (AI pce 67).  

A.g L’OAIE a confié le mandat d’expertise au Dr E._______, spécialiste 

FMH en psychiatrie et psychothérapie, et à la Dre F.________ spécialiste 

FMH en médecine interne générale et en rhumatologie (selon le registre 

des professions médicales consulté le 8 juillet 2021 sur https://www.me-

dregom.admin.ch/FR ; AI pces 71, 74, 75 et 77). Après examen du recou-

rant les 5 et 6 octobre 2016, les experts ont rendu leur rapport d’expertise 

respectif les 8 octobre et 23 décembre 2016, à la suite d’une discussion 

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consensuelle intervenue le 6 octobre 2016 sans compte rendu (AI pces 97 

p. 2, 105 p. 2 s.).  

A.h Sur le plan psychiatrique, le Dr E.________ soutient que le recourant 

ne souffre pas de trouble de la personnalité au sens des classifications 

psychiatriques officielles, et ce, malgré la présence d’une souffrance psy-

chique fluctuante depuis l’adolescence (AI pce 97 p. 14). Il retient comme 

diagnostic avec répercussion sur la capacité de travail un TOC, forme mixte 

avec pensées obsédantes et comportements compulsifs, ayant pour con-

séquence que l’incapacité de travail, tant dans une activité habituelle que 

dans une activité adaptée, s’élève à 20% [recte : 0% ; AI pce 97 p. 22] avec 

une diminution de rendement de 20% dans le cadre d’une journée de huit 

heures et quart (F42.2 ; AI pce 97 p. 13,16, 21 et 22). Les limitations fonc-

tionnelles prennent la forme d’une interférence des rituels obsessionnels 

avec les facultés d’attention et de concentration (AI pce 97 p. 16). En re-

vanche, le Dr E.________ relève que le diagnostic de trouble dépressif 

récurrent est actuellement en rémission (F33.4) et qu’il n’a aucune réper-

cussion sur la capacité de travail (AI pce 97 p. 13 et 17). Il s’avère que 

seuls des éléments de dépression disparates, aspécifiques, réduits et non 

incapacitants existent, sans que le seuil diagnostique pour un épisode dé-

pressif ne soit atteint, et ce, tant pour un degré léger que pour celui d’une 

dysthymie (AI pce 97 p. 17). Partant, aucune limitation fonctionnelle psy-

chique ne peut être associée à ce trouble dépressif récurrent (AI pce 97 

p. 17).  

A.i Sur le plan rhumatologique, la Dre F.________ retient comme diagnos-

tic ayant une incidence sur la capacité de travail une spondylarthose évo-

lutive (M47.9), sévère, survenant sur un rachis scoliotique avec une com-

posante rotatoire, à la suite de laminectomies conséquentes à une hernie 

discale, avec une anomalie transitionnelle asymétrique de la charnière 

lombo-sacrée et une importante dysbalance musculaire associée – avec 

insuffisance du gainage – prédominant à gauche au niveau du psoas 

(AI pce 105 p. 33 ss). A cet égard, la Dre F.________ relève que, dans ce 

contexte, l’on ne peut pas écarter que les douleurs fessières à gauche sur-

venant à la marche ne soient révélatrices d’une claudication neurogène 

radiculaire tronquée, que les dysesthésies récentes au niveau des gros 

orteils ne soient la conséquence d’une atteinte radiculaire avec une évolu-

tion lente et progressive ou d’une sollicitation mécanique excessive de la 

néo-articulation au niveau de la vertèbre transitionnelle montrant des 

signes arthrosiques (AI pce 105 p. 33). De plus, elle souligne que les dys-

balances musculaires sont susceptibles de s’aggraver avec la sarcopénie 

de l’âge (AI pce 105 p. 34). La Dre F.________ est d’avis que le recourant 

conserve les mêmes limitations fonctionnelles telles que relevées dans le 

rapport d’expertise du 29 janvier 2007 relatif à l’expertise bidisciplinaire ré-

alisée le 19 décembre 2006 au CEMED par la Dre G.________ et le 

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Dr H.________ (cf. supra let. A.c), tout en précisant que le recourant ne 

doit plus monter sur des échelles, respectivement ne doit pas porter des 

charges supérieures à 5 kg de manière répétitive et 10 kg de manière oc-

casionnelle (AI pce 105 p. 33). La Dre F.________ a retenu une incapacité 

de travail de 100% dans l’activité habituelle et de 70% dans une activité 

adaptée en raison de l’aggravation significative fonctionnelle du rachis (AI 

pce 105 p. 33 et 36) Pour le surplus, elle a retenu comme diagnostics 

n’ayant pas d’incidence sur la capacité de travail (i) un excès pondéral 

R.63.2, (ii) une dysfonction érectile (F.52.2) connue et ancienne d’origine 

mixte ne pouvant être rattachée à un problème neurologique, (iii) un status 

calme après ablation de deux mélanomes malins en région parasternale 

droite de l’omoplate gauche et après excisions de multiples nævi dyspla-

siques et (iv) d’un status après écrasement de l’index gauche lors d’un ac-

cident de travail sans qu’il en résulte un état séquellaire algo-fonctionnel 

(AI pce 105 p. 30 et 35). 

A.j Dans sa prise de position médicale du 5 janvier 2017, le 

Dr. D.________, a repris comme diagnostic principal celui posé par la 

Dre F.________ dans son expertise du 23 décembre 2016, à savoir une 

spondylarthrose évolutive (M47.9), et comme diagnostics associés avec 

répercussion sur la capacité de travail, ceux retenus par le Dr E._______, 

à savoir (i) un TOC, forme mixte avec pensées obsédantes et comporte-

ments compulsifs (F42.2) et (ii) un trouble dépressif récurrent, avec des 

épisodes actuellement d’intensité légère (F33.0 ; AI pce 107 p. 1 et 2), rec-

tifié par le Dr D.________ en un trouble dépressif récurrent, actuellement 

en rémission (F33.4), selon sa prise de position du 22 mai 2017 (AI pce 

111 p. 1 et 3). Le Dr D.________ considère que d’un point de vue psychia-

trique les diagnostics retenus dans les expertises réalisées en 2008 [recte : 

2006] et 2016 sont globalement cohérents et qu’il en ressort une légère 

amélioration de l’état thymique du recourant (AI pce 107 p. 2). Le Dr 

D.________ retient les limitations fonctionnelles suivantes : une diminution 

de rendement de 50% [recte : 20% ; AI pce 111 p. 2], avec une difficulté 

d’effectuer les tâches exigeant de la rapidité, ainsi que les tâches com-

plexes ; celles impliquant du stress sont limitées de façon moyenne à sé-

vère (AI pce 107 p. 3). Il relève également que le recourant demeure ca-

pable de travailler de façon autonome, en contact avec d’autres personnes, 

de façon précise, avec des responsabilités et en équipe sans limitations 

(AI pce 107 p. 3). Le Dr D.________ relève que l’aptitude du recourant à 

la conduite automobile n’est pas altérée compte tenu de son état psychique 

et de son traitement médicamenteux (AI pce 107 p. 3). Pour le surplus, le 

Dr D.________ demande un avis rhumatologique interne à l’autorité infé-

rieure relatif à l’expertise de la Dre F.________ afin de pouvoir se pronon-

cer sur les taux d’incapacité dans l’activité habituelle et dans une activité 

adaptée (AI pce 107 p. 3).  

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A.k Par prise de position médicale du 24 janvier 2017, la Dre I.________, 

médecin du service médical interne de l’OAIE et spécialiste en rhumatolo-

gie (selon le registre des professions médicales consulté le 4 mars 2021 

sur https://www.medregom.admin.ch/FR) ; ci-après : la Dre I.________), a 

retenu que l’expertise de la Dre F.________ ne pouvait être suivie – en 

particulier s’agissant d’une incapacité de travail de 70% du recourant dans 

une activité adaptée – pour les raisons suivantes : (i) les plaintes du recou-

rant à la suite des deux chirurgies du rachis sont similaires depuis la der-

nière expertise bidisciplinaire du 19 décembre 2006 (cf. supra let. A.c) ; (ii) 

les douleurs ressenties s’avèrent être ponctuelles et non plus perma-

nentes ; (iii) le status est stable considérant que l’hypoesthésie diffuse du 

membre inférieur G était déjà présente lors de la dernière révision et qu’il 

n’y a ni déficit moteur ni abolition des réflexes ostéo-tendineux (ci-après : 

ROT ; AI pce 109 p. 5). Par ailleurs, la Dre I.________ relève que le recou-

rant a augmenté ses activités, tant physiques que sociales, par rapport à 

2007 et qu’il ne prend plus d’antalgique régulièrement (AI pce 109 p. 3). Il 

en résulte que la Dre I.________ retient certes une incapacité de travail de 

100% dans l’activité habituelle de monteur en ventilation dès le 1er février 

2005, mais de 0% dans une activité adaptée dès ladite date (AI pce 109 

p. 1 s.). Les limitations fonctionnelles retenues s’avèrent être les mêmes 

que celles précédemment mentionnées dans le rapport d’expertise bidisci-

plinaire du 29 janvier 2007 (cf. supra let. A.c), respectivement dans le rap-

port d’expertise de la Dre F.________ (cf. supra considérant A.k ; AI pce 

109 p. 9).  

A.l Après avoir pris connaissance de l’avis médical de la Dre I.________ 

(AI pce 110), le Dr D.________ a rendu le 22 mai 2017 une prise de posi-

tion médicale définitive concluant que le recourant présente une incapacité 

de travail dès février 2005 de 100% dans l’activité habituelle de monteur 

en ventilation pour des raisons somatiques et de 100% dans une activité 

adaptée tant sur le plan somatique que psychique, ainsi que de 80% 

[recte : 0%, cf. prise de position du 28 juin 2017] dans une activité adaptée 

à compter du 8 octobre 2016 avec cependant une diminution de rendement 

de 20% en raison du TOC (AI pces 111 p. 2, 113 p. 1, 114 p. 1). Le 

Dr D.________ reprend les limitations fonctionnelles somatiques et psy-

chiques du recourant consignées dans sa prise de position médicale du 5 

[recte : 6] janvier 2017 (AI pce 111 p. 2 ; (cf. supra let. A.j) – qui elle-même 

renvoie aux expertises respectives de la Dre F.________ et du 

Dr E.________(cf. supra let. A.h et A.i) – complétée par la prise de position 

médicale de la Dre I.________ s’agissant des aspects somatiques (cf. su-

pra let. A.k). Pour le surplus, il liste un certain nombre d’activités de subs-

titution exigibles du recourant au regard de ses limitations fonctionnelles, 

telles que notamment concierge, gardien d’immeuble ou de chantier, sur-

veillant de parking ou de musée, vendeur par correspondance, réparateur 

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de petits appareils ou d’articles domestiques, réceptionniste ou télépho-

niste (AI pce 11 p. 6).  

A.m Par projet de décision du 4 juillet 2017, réémis le 17 octobre 2017 de 

manière à être valablement notifié au recourant avec le concours de l’Am-

bassade de Suisse au Liban, l’autorité inférieure a fait savoir à l’intéressé 

qu’elle entendait supprimer la rente d’invalidité payée jusqu’à présent 

(AI pces 115 p. 2 et 119 p. 1). Ledit projet se basait notamment sur les 

rapports respectifs d’expertise du Dr E.________ du 8 octobre 2016 et de 

la Dre F.________ du 23 décembre 2016 (AI pce 119 p. 2). Sont retenus 

sur le plan psychiatrique une amélioration de l’état thymique et de l’humeur, 

une augmentation des activités dans la vie quotidienne, une absence ma-

nifeste de fluctuations, l’arrêt du traitement médicamenteux antipsycho-

tique initialement prescrit en Suisse ainsi qu’un amenuisement du traite-

ment psychiatrique-psychothérapeutique (AI pce 119 p. 2). Ledit projet 

reprend les limitations fonctionnelles retenues par le Dr D.________ dans 

ses prises de position médicale des 5 janvier et 22 mai 2017 (AI pces 107 

et 111) ainsi que l’incapacité de travail dans l’activité habituelle de 100% 

dès le 1er février 2005, et de 20% [recte : 0% avec une diminution de ren-

dement de 20%] dès le 8 octobre 2016 dans une activité respectant les 

limitations fonctionnelles, et retient une diminution de la capacité de gain 

de 45% (AI pces 112 p. 1 et 115 p. 2).  

A.n Au cours de la procédure d'audition, le recourant – s’opposant au 

projet de décision de suppression de rente – a transmis les pièces 

médicales suivantes : 

- des images d’une IRM lombaire (AI pce 127), accompagnées d’un 

rapport médical du 22 juin 2017 du Dr J.________, médecin 

radiologiste responsable du département de radiologie au centre 

médical K._______ au Liban (AI pce 128) ; 

- une ordonnance médicale illisible du 29 novembre 2017 du 

Dr L.________, médecin-chirurgien orthopédiste (AI pce 129 p. 1) ; 

- un rapport orthopédique manuscrit du 22 janvier 2018 du 

Dr L.________ relevant une amélioration sur le plan neurologique, 

malgré une persistance d’une douleur lombo-sacrée et d’une gêne 

en position prolongée assise/debout, tout en rappelant la poursuite 

du traitement et du suivi médical (AI pce 130) ;  

- le rapport médical du 22 janvier 2018 du Dr M.________, médecin 

psychiatre, duquel il ressort que le recourant remplit la plupart du 

temps les critères d’une dépression sévère, qu’il souffre d’un TOC 

de nature sévère, qu’il est sujet ponctuellement à des idées 

suicidaires intenses jugulées grâce à sa foi religieuse, qu’il présente 

de nombreux symptômes d’anxiété – à savoir une forte irritabilité, 

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une insomnie chronique, une faible capacité de concentration, une 

mémoire à court terme déficiente – et qu’il fait état de plaintes 

somatiques (AI pce 131 p. 1 et 2) ; 

- le rapport médical du 22 janvier 2018 du Dr N.________, médecin 

de famille et néphrologue, rappelant les diagnostics connus du 

recourant et insistant sur le fait qu’il est atteint de limitations 

importantes dans le cadre de ses activités quotidiennes (AI pce 131 

p. 3 et 4). 

 

Par prise de position du 19 mars 2018 au sujet de l’audition du recourant, 

le Dr D.________ considère qu’il n’y a pas lieu de modifier ses précédentes 

prises de position des 22 mai et 28 juin 2017 (AI pces 111 et 114) à la suite 

des nouveaux avis et rapports médicaux psychiatrique, rhumatologique, 

orthopédiques et de médecine interne transmis par le recourant à l’autorité 

inférieure (AI pce 137 p. 2). Néanmoins, pour pouvoir se déterminer 

définitivement, le Dr D._______ indique à l’autorité inférieure qu’il sied 

d’obtenir un avis d’un médecin interne somaticien (médecine interne/méd

ecine générale/rhumatologie) afin de pouvoir se prononcer définitivement 

sur les éléments nouvellement apportés par le recourant.  

A.o Par prise de position du 12 avril 2018, la Dre O.________, médecin du 

service médical interne de l’OAIE et spécialiste FMH en médecine interne 

est d’avis que les rapports médicaux versés au dossier par le recourant 

n’apportent aucun élément médical significatif de nature à changer la prise 

de position rhumatologique du 24 janvier 2017, cette dernière devant donc 

être maintenue (AI pce 138 p. 2).  

A.p Par décision du 28 mai 2018, l’autorité inférieure a supprimé la rente 

d’invalidité payée jusqu’alors, compte tenu de son taux d’invalidité inférieur 

à 50%, ce qui exclut le versement d’une rente à un assuré de nationalité 

suisse qui n’a pas son domicile et sa résidence habituelle en Suisse ou 

dans un Etat membre de l’Union européenne (AI pce 139). L’OAIE a indi-

qué que la documentation médicale produite par l’assuré le 30 janvier 2018 

(AI pce 126) confirme les atteintes à la santé connues et n’apporte pas 

d’éléments nouveaux (AI pce 139 p. 2). Partant, elle a confirmé ses précé-

dentes conclusions et a repris la motivation de son projet de décision du 4 

juillet 2017. Enfin, l’autorité inférieure a retiré l’effet suspensif à un éventuel 

recours interjeté à l’encontre de ladite décision (AI pce 139 p. 3).  

 

  

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Page 9 

B.  

B.a Par acte du 12 juillet 2018 (timbre postal), le recourant, par l’entremise 

de son mandataire, Maître Vincent Brulhart, a interjeté recours auprès du 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou le TAF ; annexe 0 

TAF pce 1), concluant (i) préalablement à la restitution de l’effet suspensif 

du recours ainsi qu’à la mise du recourant au bénéfice de l’assistance ju-

diciaire gratuite, (ii) principalement à l’admission du recours ainsi qu’à l’an-

nulation de la décision querellée, (iii) subsidiairement à l’annulation de la 

décision attaquée, au renvoi de la cause à l’autorité inférieure aux fins de 

mise en œuvre d’une nouvelle expertise psychiatrique tendant à détermi-

ner l’influence des troubles psychiques sur la capacité de gain du recourant 

et, (iv) plus subsidiairement encore, à l’octroi de mesures professionnelles 

aux fins de mise en œuvre de la capacité de gain résiduelle du recourant 

(TAF pce 1). 

B.b Le 15 juillet 2018, le recourant a décidé de transférer son domicile en 

Suisse, à (…), en attendant le sort de la présente procédure de recours 

(annexe 1 TAF pce 8, TAF pce 8 p. 2).  

B.c Par décision incidente du 31 octobre 2018 (timbre postal), le Tribunal 

a accordé l’assistance judiciaire totale au recourant et a désigné Me Vin-

cent Brulhart en qualité de défenseur d’office (TAF pce 9).  

B.d Invité à se déterminer sur la requête en restitution de l’effet suspensif 

formé par le recourant (TAF pce 1), l’OAIE a argué qu’en l’espèce il existait 

un intérêt prépondérant à l’exécution immédiate de la décision querellée, 

eu égard à la difficulté que représentait une procédure de recouvrement 

des rentes qui pourraient être versées à tort. En outre, l’autorité inférieure 

a estimé qu’au vu du dossier aucun indice ne laissait supposer que les 

chances du recourant d’obtenir gain de cause seraient nettement supé-

rieures à celles de l’OAIE et que, dès lors, le rejet du recours au fond était 

au moins tout aussi probable que la satisfaction des prétentions du recou-

rant. Pour ces motifs, l’autorité a proposé le rejet de la requête en restitu-

tion de l’effet suspensif (TAF pce 11).  

B.e Par décision incidente du 27 mars 2019, le Tribunal a rejeté la requête 

de l’intéressé en restitution de l’effet suspensif (TAF pce 14).  

B.f Par réponse du 19 mars 2019, l’OAIE a proposé le rejet du recours et 

la confirmation de la décision attaquée en se basant sur la prise de position 

de son service médical du 25 janvier 2019 (TAF pce 17).  

C-4140/2018 

Page 10 

B.g Par réplique du 13 mai 2019, le recourant a transmis au Tribunal de 

nouveaux documents médicaux confirmant les conclusions qu’il avait 

prises dans son recours du 12 juillet 2018 (TAF pce 19).  

B.h Par duplique du 9 juillet 2019, l’OAIE a constaté qu’aucun élément ap-

porté par le recourant ne permettait de modifier sa prise de position et, 

partant, a réitéré ses conclusions proposées dans son préavis du 19 mars 

2019 en se fondant sur les prises de position de son service médical du 4, 

12 et 20 juin 2019 (TAF pce 23).  

Droit :  

1.  

1.1 Le Tribunal administratif fédéral examine d'office sa compétence 

(art. 7 al. 1 PA), respectivement la recevabilité des moyens de droit qui lui 

sont soumis (art. 31 LTAF ; ATF 133 I 185 consid. 2 et les références 

citées).  

1.2 Sous réserve des exceptions, non réalisées en l'espèce, prévues à 

l'art. 32 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral 

(LTAF, RS 173.32), le Tribunal de céans connaît, en vertu de l'art. 31 LTAF 

en relation avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 al. 1 let. b de la loi fédérale 

du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, RS 831.20), des recours 

interjetés par des personnes résidant à l'étranger contre les décisions 

prises par l'OAIE au sens de l'art. 5 PA. 

1.3  

1.3.1 En matière d’assurance-invalidité, c'est l'Office AI du canton de do-

micile qui connaît des demandes de prestations déposées par les assurés 

qui habitent ou résident en Suisse (art. 55 LAI et art. 40 al. 1 let. a et al. 2 

RAI [RS 831.201]). L'OAIE examine quant à lui une demande de presta-

tions d'invalidité lorsque l'assuré qui la dépose est domicilié à l'étranger 

(art. 56 LAI et art. 40 al. 1 let. b RAI). Lorsqu'un assuré domicilié à l'étranger 

prend, en cours de procédure, sa résidence habituelle ou son domicile en 

Suisse, la compétence passe à l'office AI dans le secteur d'activité duquel 

l'assuré a sa résidence habituelle ou son domicile (art. 40 al. 2ter RAI). 

1.3.2 Dans le cas d’espèce, le recourant était domicilié au Liban lorsque 

l’OAIE a rendu le 28 mai 2018 sa décision de suppression de la rente d’in-

validité (cf. supra let. A.p ; voir aussi annexe 1 TAF pce 8 a contrario). Par-

tant, l’OAIE était compétent pour rendre cette décision. En revanche, au 

C-4140/2018 

Page 11 

moment de la notification du présent arrêt, l’assuré s’avère avoir pris domi-

cile à (…) depuis le 15 septembre 2018 (annexe 1 TAF pce 8). Ainsi, en 

cas de renvoi pour instruction complémentaire par le Tribunal de céans, 

l’OAI (…) et non l’OAIE est territorialement compétent pour rendre une nou-

velle décision dans le présent dossier, selon les art. 40 al. 2ter RAI et 13 

LPGA.  

1.4 Selon l'art. 37 LTAF, la procédure devant le Tribunal administratif fédé-

ral est régie par la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure ad-

ministrative (PA, RS 172.021) pour autant que la LTAF n'en dispose pas 

autrement. Conformément à l'art. 3 let. dbis PA, la procédure en matière 

d'assurances sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi 

fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances 

sociales (LPGA, RS 830.1) est applicable. Selon l'art. 2 LPGA, les disposi-

tions de ladite loi sont applicables aux assurances sociales régies par la 

législation fédérale si et dans la mesure où les lois spéciales sur les assu-

rances sociales le prévoient. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispo-

sitions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 

à 70), à moins que la LAI ne déroge expressément à la LPGA. 

1.5 En l’espèce, interjeté en temps utile (art. 20, 21, 22a, 50 PA et 

art. 60 LPGA) dans les formes légales (art. 52 PA) auprès de l'autorité ju-

diciaire compétente (art. 33 let. d LTAF et art. 69 al. 1 lit. b LAI) par un 

administré directement touché par la décision attaquée (art. 48 PA et 

59 LPGA), le recours du 12 juillet 2018 est recevable quant à la forme.  

  

C-4140/2018 

Page 12 

2.  

2.1 Le recourant est un ressortissant libano-suisse domicilié au Liban 

(cf.  supra let. A.e et A.p ; TAF pce 6 p. 1), de sorte que le droit suisse 

s’applique à la présente procédure. Par ailleurs, la Suisse et le Liban n’ont 

pas conclu de convention internationale en matière de sécurité sociale.  

2.2  Selon les principes généraux du droit intertemporel, le droit matériel 

applicable est en principe celui en vigueur lors de la réalisation de l’état de 

fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences juri-

diques (ATF 143 V 446 consid. 3.3 ; 136 V 24 consid. 4.3 ; 132 V 215 

consid. 3.1.1). Par ailleurs, le juge des assurances sociales apprécie la 

légalité des décisions attaquées, en règle générale, d’après l’état de fait 

existant jusqu’au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 132 

V 215 consid. 3.1.1 ; 130 V 445 consid. 1.2 ; 121 V 362 consid. 1b ; arrêt 

du TF 9C_34/2017 du 20 avril 2017 consid. 5.2 et les réf. cit.). Le juge n’a 

en principe pas à prendre en considération les modifications du droit ou de 

l’état de fait postérieures à la date déterminante de la décision attaquée 

qui marque la limite dans le temps du pouvoir d’examen de l’autorité de 

recours. Cela étant, la documentation médicale versée en cause durant la 

procédure judiciaire ne sera prise en considération que dans la mesure où 

elle permet d’apprécier l’état de fait juridiquement pertinent au cas d’es-

pèce (ATF 136 V 24 consid. 4.3 ; 129 V 1 consid. 1.2). 

2.3 En l’occurrence, il sied donc de s’en tenir aux faits survenus et d’appli-

quer le droit suisse en vigueur jusqu’au 28 mai 2018, date de la décision 

litigieuse.  

3.  

3.1 La procédure dans le domaine des assurances sociales fait prévaloir 

la maxime inquisitoire (art. 43 LPGA ; ATF 138 V 218 consid. 6). Ainsi, le 

Tribunal définit les faits et apprécie les preuves d'office et librement 

(art. 12 PA ; Moor/Poltier, Droit administratif, vol. II, 3e éd. 2011, 

ch. 2.2.6.3). Ce faisant, il ne tient pour existants que les faits qui sont prou-

vés, cas échéant au degré de la vraisemblance prépondérante 

(ATF 139 V 176 consid. 5.2 ; 138 V 218 consid. 6). Aussi, il n’existe pas en 

droit des assurances sociales un principe selon lequel l’administration ou 

le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 

consid. 5a). Par ailleurs, le Tribunal applique le droit d'office, sans être lié 

par les motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA ; ATAF 2013/46 con-

C-4140/2018 

Page 13 

sid. 3.2), ni par l'argumentation juridique développée dans la décision en-

treprise (Moor/Poltier, op. cit., ch. 2.2.6.5 ; Benoît Bovay, Procédure admi-

nistrative, 2e éd. 2015, p. 243). L’autorité saisie se limite en principe aux 

griefs soulevés et n'examine les questions de droit non invoquées que dans 

la mesure où les arguments des parties ou le dossier l'y incitent 

(ATF 122 V 157 consid. 1a ; 121 V 204 consid. 6c ; Moser/Beusch/Kneu-

bühler, Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 2e éd. 2013, 

p. 25 n. 1.55).  

3.2 L’objet du recours est le bien-fondé de la décision du 28 mai 2018, par 

laquelle l'OAIE a supprimé la rente entière d’invalidité de l’assuré à comp-

ter du 1er juillet 2018 (AI pce 139 p. 3). Compte tenu des conclusions des 

parties, il porte plus particulièrement sur le point de savoir si l’état de santé 

du recourant a connu une modification notable justifiant de supprimer la 

rente entière d’invalidité allouée depuis le 1er février 2006 (cf. supra 

let. A.b).  

4.  

4.1 En vertu de l'art. 17 LPGA, si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la 

rente subit une modification notable, la rente est, d'office ou sur demande, 

révisée pour l'avenir, à savoir augmentée ou réduite en conséquence, ou 

encore supprimée. Aux termes de l’art. 88a al. 1 RAI, l’amélioration de la 

capacité de gain n’est déterminante pour la suppression de tout ou partie 

du droit aux prestations qu’à partir du moment où on peut s’attendre à ce 

qu’elle se maintienne durant une assez longue période ; il en va de même 

lorsqu’un changement déterminant a duré trois mois déjà, sans interruption 

notable et sans qu’une interruption prochaine soit à craindre. 

4.2 Un motif de révision doit clairement ressortir du dossier. La réglemen-

tation sur la révision ne saurait en effet constituer un fondement juridique 

à un réexamen sans condition du droit à la rente (arrêt du TF I 8/04 du 12 

octobre 2005 consid. 2.1). Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la 

rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de 

l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté le même, mais que ses 

conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important 

(ATF 130 V 343 consid. 3.5). Une simple appréciation différente d'un état 

de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé, n'appelle en revanche 

pas à une révision au sens de l'art. 17 LPGA (arrêts du TF I 532/05 du 13 

juillet 2006 consid. 3 ; I 561/05 du 31 mars 2006 consid. 3.3 ; ATF 112 V 

371 consid. 2b).  

C-4140/2018 

Page 14 

Le Tribunal fédéral a précisé que la dernière décision entrée en force, exa-

minant matériellement le droit à la rente, fondée sur une instruction des 

faits, une appréciation des preuves et une comparaison des revenus con-

forme au droit constitue le point de départ pour examiner si le taux d'inva-

lidité s'est modifié de manière à influencer le droit aux prestations (ATF 133 

V 108 consid. 5.4 ; ATF 125 V 369 consid. 2 ; ATF 112 V 372 consid. 2). 

Partant, la décision rendue par l’OAI (…) le 31 août 2007 est en l’espèce 

déterminante comme point de départ de la comparaison devant être effec-

tuée entre l’état de santé présent à cette date et celui présent lors de la 

décision entreprise, étant donné que la première révision a débouché sur 

une communication datée du 3 novembre 2010 sans qu’aucun examen 

matériel du droit à la rente n’ait été effectué.  

4.3 Il sied de préciser qu’aux termes de l'art. 88bis al. 2 let. a du RAI, une 

diminution ou une suppression de la rente d'invalidité prend effet, au plus 

tôt, le premier jour du deuxième mois qui suit la notification de la décision.  

4.4 Selon le Tribunal fédéral, pour calculer depuis combien d'année la 

rente a été versée, il faut se référer, pour la date initiale, à celle du début 

du droit à la rente et non pas à la date de la décision (ATF 139 V 442 

consid. 3 et 4). Le "moment de l'ouverture de la procédure de révision", 

pour sa part, correspond au moment où, selon le degré de la vraisem-

blance prépondérante, la révision a effectivement été introduite et, notam-

ment pas au moment où l'Office AI a informé la personne assurée qu'il en-

tendait supprimer la rente (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_773/2013 du 6 

mars 2014 consid. 3, précisé par l'arrêt 8C_576/2014 du 20 novembre 

2014 consid. 4.3.2). 

5.  

5.1 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPGA et à l'art. 4 LAI 

est de nature économique/juridique et non médicale (ATF 116 V 246 con-

sid. 1b). En d'autres termes, on entend par invalidité au sens de la LPGA 

et de la LAI l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée perma-

nente ou de longue durée et qui peut résulter d'une infirmité congénitale, 

d'une maladie ou d'un accident (art. 8 LPGA et art. 4 al. 1 LAI), et non la 

maladie en tant que telle. Selon l'art. 7 al. 1 LPGA, est réputée incapacité 

de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 

gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'ac-

tivité, si cette diminution résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale 

ou psychique et qu'elle persiste après les traitements et les mesures de 

réadaptation exigibles. Seules les conséquences de l’atteinte à la santé 

https://www.swisslex.ch/doc/aol/bec63398-1ea3-40a1-ab6c-91488c2831f9/042b0d3b-5456-43fd-b41a-c0571c3f6493/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/aol/80aa74c7-3162-42ed-95be-b65ccab1376f/a1a1d458-104b-4ea1-903d-b25052d89755/source/document-link

C-4140/2018 

Page 15 

sont prises en compte pour juger de la présence d’une incapacité de gain. 

En outre, en cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activité qui peut 

être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre 

domaine d'activité (art. 6 LPGA).  

5.2 Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir 

s'il n'était pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exer-

çant l'activité qui peut raisonnablement être exigée de lui après les traite-

ments et les mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré 

(art. 16 LPGA). La rente est échelonnée comme suit selon le taux de l’in-

validité : un taux d’invalidité de 40% au moins donne droit à un quart de 

rente; lorsque l’invalidité atteint 50% au moins, l’assuré a droit à une demi-

rente; lorsqu’elle atteint 60% au moins, l’assuré a droit à trois quarts de 

rente et lorsque le taux d’invalidité est de 70% au moins, il a droit à une 

rente entière (art. 28 al. 2 LAI). Toutefois, en vertu de l’art. 29 al. 4 LAI, les 

rentes correspondant à un taux d’invalidité inférieur à 50% ne sont versées 

qu’aux assurés qui ont leur domicile et résidence habituelle en Suisse au 

sens de l’art. 13 LPGA.  

6.  

6.1 Le juge des assurances sociales doit examiner de manière objective 

tous les moyens de preuve, quelle que soit leur provenance (ATF 125 V 

351 consid. 3a), puis décider si les documents à disposition permettent de 

porter un jugement valable sur le droit litigieux. Selon la jurisprudence 

constante, les données fournies par les médecins constituent un élément 

utile pour apprécier les conséquences de l’atteinte à la santé et pour dé-

terminer quels travaux peuvent être encore raisonnablement exigés de 

l’assuré (ATF 115 V 133 consid. 2 ; 114 V 310 consid. 3c). Précisément, la 

tâche des médecins consiste à porter un jugement sur l’état de santé et à 

indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités la personne assurée 

est incapable de travailler. Il leur appartient de décrire les activités que l’on 

peut encore raisonnablement attendre de l’assuré compte tenu de ses at-

teintes à la santé, en exposant les motifs qui les conduisent à retenir telle 

ou telle limitation de la capacité de travail (ATF 132 V 93 consid. 4 ; 125 V 

256 consid. 4 ; 115 V 133 consid. 2 ; 114 V 310 consid. 3c ; 105 V 156 

consid. 1).  

6.2 Il importe ainsi, pour conférer pleine valeur probante à un rapport mé-

dical, que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude cir-

constanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il 

prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne 

C-4140/2018 

Page 16 

examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la 

description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale 

soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment moti-

vées (ATF 125 V 351 consid. 3a et les références ; arrêt du TF 

9C_748/2013 du 10 février 2014 consid. 4.1.1 et 4.1.2 ; arrêt du TFA I 

131/03 du 22 mars 2004 consid. 2.2). D'une manière générale, en pré-

sence d'avis médicaux contradictoires, le juge doit apprécier l'ensemble 

des preuves à disposition et indiquer les motifs pour lesquels il se fonde 

sur une appréciation plutôt que sur une autre (ATF 125 V 351 consid. 3a et 

les références citées).  

6.3 La valeur probante d’une expertise est de plus liée à la condition que 

l’expert dispose de la formation spécialisée nécessaire, de compétences 

professionnelles dans le domaine d’investigation (cf. arrêts du TF 

9C_745/2010 du 30 mars 2011 consid. 3.2 et la référence ; 9C_59/2010 

du 11 juin 2010 consid. 4.1). 

6.4 Le Tribunal fédéral a jugé dans les ATF 143 V 409 et 143 V 418 que 

l’approche développée dans le cadre des troubles somatoformes doulou-

reux doit également s’appliquer à tous les troubles psychiques, en particu-

lier aussi aux dépressions légères à moyennes. 

6.4.1 En particulier, les atteintes à la santé psychique doivent être diagnos-

tiquées, lege artis, de manière indiscutable par un médecin spécialiste de 

la discipline concernée selon les critères d'un système de classification re-

connu (par exemple la CIM-10 ; ATF 141 V 281 consid. 2.1 et 2.1.1; 130 V 

396 consid. 5.3 et 6). L'expert doit motiver le diagnostic de telle manière 

que l'autorité chargée de l'application du droit soit en mesure de com-

prendre non seulement si les critères de la classification sont effectivement 

remplis, mais également si la pathologie diagnostiquée présente un degré 

de gravité susceptible d'occasionner des limitations dans les fonctions de 

la vie courante. A ce stade, ladite autorité doit encore s'assurer que l'at-

teinte à la santé résiste aux motifs d'exclusion, tels que l'exagération des 

symptômes ou d'autres manifestations analogues, qui conduiraient d'em-

blée à nier le droit à la rente (ATF 143 V 418, 143 V 409, 141 V 281).   

A cet égard, il sied de relever que pas toute tendance à la majoration, qui 

caractérise la nature des troubles douloureux et des affections compa-

rables, doit être assimilée à une exagération des symptômes. La distinction 

entre une exagération et une simple tendance à la majoration est délicate, 

raison pour laquelle un examen minutieux au cas par cas et des connais-

sances spécialisées sont requis (arrêts du Tribunal fédéral 9C_737/2018 

C-4140/2018 

Page 17 

du 15 février 2019 consid. 5.2, 9C_899/2014 du 29 juin 2015 consid. 4.2 

avec les références, 9C_254/2016 consid. 3.2.1 et 9C_501/2018 du 12 

mars 2019 consid. 5.1 avec d’autres références ; arrêts du Tribunal admi-

nistratif fédéral C-5626/2017 consid. 6.5.2 et C-3661/2017 consid. 9.3) 

En l’occurrence, le Dr E.________ a constaté chez l’assuré une tendance 

à la majoration des plaintes (AI pce 97 p. 20.). Dans ce contexte, il sied de 

souligner que l’expert psychiatre a relevé dans son rapport que l’assuré 

présente une souffrance psychique fluctuante depuis le début de l’adoles-

cence, qui ne constitue en l’espèce pas un diagnostic dès lors que l’en-

semble des symptômes n’était pas vérifié pour poser le diagnostic d’un 

trouble de la personnalité au sens d’une classification reconnue. Il s’avère 

que les propos divergents tenus par l’assuré auprès de la Dre F.________ 

relatant des activités physiques dans une ampleur réduite (à savoir une 

marche d’une demi-heure, quatre fois par semaine ; AI pce 105 p. 16) et 

auprès du Dr E.________(une promenade quotidienne et matinale à un 

rythme soutenu pendant environ une heure ; AI pce 97 p. 11) ont contribué 

à ce que le Dr E.________ retienne une majoration des symptômes. Selon 

cet expert, il n’y a toutefois pas lieu d’admettre une exagération qui con-

duirait d’emblée à supprimer la rente d’invalidité. Ainsi, il convient d’exami-

ner les diagnostics retenus par le Dr E.________ à l’aune des critères dé-

veloppés par le Tribunal fédéral. 

6.4.2 Selon la jurisprudence précitée, la capacité de travail réellement exi-

gible des personnes souffrant d’atteintes psychiques doit être évaluée dans 

le cadre d'une procédure d'établissement des faits structurée et sur la base 

d'une vision d'ensemble, à la lumière des circonstances du cas particulier 

et sans résultat prédéfini. Cette évaluation doit se dérouler en tenant 

compte d'un catalogue d'indicateurs formant le socle de l’examen du ca-

ractère invalidant du trouble (ATF 141 V 281 consid. 4.3) ; les consé-

quences tirées de cet examen doivent ensuite être examinées à l’aune des 

indicateurs se rapportant à la cohérence (ATF 141 V 281 consid. 4.1.3). Il 

a également indiqué que ce catalogue d’indicateurs n’a pas la fonction 

d’une simple check-list. En outre, il a souligné qu’il n’est pas immuable et 

qu’il doit au contraire évoluer en fonction du développement des connais-

sances scientifiques (ATF 141 V 281 consid. 4.1.1). 

6.4.3 Pour rappel, le Tribunal fédéral a classé lesdits indicateurs dans deux 

catégories (ATF 141 V 281 consid. 4.1.3) :  

A. Catégorie « degré de gravité fonctionnel »  

a. Complexe « atteinte à la santé »  

C-4140/2018 

Page 18 

i. Expression des éléments pertinents pour le diagnostic  

ii. Succès du traitement ou résistance à cet égard 

iii. Succès de la réadaptation ou résistance à cet égard  

iv. Comorbidités  

b. Complexe « personnalité » (diagnostic de la personnalité, ressources 

personnelles) 

c. Complexe « contexte social » 

B. Catégorie « cohérence » (point de vue du comportement)  

a. Limitation uniforme du niveau des activités dans tous les domaines 

comparables de la vie  

b. Poids des souffrances révélé par l’anamnèse établie en vue du trai-

tement et de la réadaptation. 

 

6.5 Le juge ne s'écarte en principe pas sans motifs impératifs des conclu-

sions d'une expertise médicale, la tâche de l'expert étant précisément de 

mettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de 

l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (ATF 125 V 351 

cons. 3b/aa; 118 V 290 consid. 1b et les références). 

6.6 Les rapports du SMR ou du service médical interne de l’OAIE au sens 

des art. 59 al. 2bis LAI et 49 al. 1 et 3 RAI, qui ne se fondent pas sur un 

examen clinique de l’assuré, n’ont pour fonction que de résumer et de 

porter une appréciation sur la situation médicale de la personne concernée, 

ainsi que de faire une recommandation, sous l'angle médical, concernant 

la suite à donner à la demande de prestations (arrêt du TF 9C_144/2009 

du 10 décembre 2020 consid. 4). Ceci implique aussi, en présence de 

pièces médicales contradictoires, de dire de façon motivée s'il y a lieu de 

se fonder sur l'une ou l'autre de ces pièces (ATF 137 V 210 consid. 6.2.4; 

MICHEL VALTERIO, op. cit., art. 57 LAI n° 43) ou s'il y a lieu de procéder à 

une instruction complémentaire (ATF 142 V 58 consid. 5.1). La valeur 

probante de ces rapports présuppose que le dossier contienne l'exposé 

complet de l'état de santé de l'assuré (anamnèse, évolution de l'état de 

santé et status actuel) et qu'il se soit agi essentiellement d'apprécier un 

état de fait médical non contesté, établi de manière concordante par les 

médecins (cf. arrêts du TF 9C_335/2015 du 1er septembre 2015 consid. 

5.2; 8C_653/2009 du 28 octobre 2009 consid. 5.2; 8C_239/2008 du 

17 décembre 2009 consid. 7.2; cf. également arrêt du TF 9C_462/2014 du 

16 septembre 2015 consid. 3.2.2 et références). Si les pièces au dossier 

ne permettent pas de trancher les questions contestées, les prises de 

position médicales internes de l’assureur ne peuvent pas, en règle 

générale, constituer une évaluation finale, mais doivent donner lieu à une 

instruction complémentaire (arrêts du TF 9C_165/2015 du 12 novembre 

C-4140/2018 

Page 19 

2015 consid. 4.3; 9C_58/2011 du 25 mars 2011 consid. 3.3; arrêt du TAF 

C−2843/2016 du 30 mai 2018 consid. 8.2). Par ailleurs, si le médecin SMR 

suscite des doutes quant au bien-fondé d’une expertise, il ne saurait en 

infirmer d’emblée, et de façon définitive, les conclusions (arrêt du TF 

9C_144/2009 du 10 décembre 2010 consid. 4). 

6.7 S’agissant des rapports établis par les médecins traitants, le juge peut 

et doit tenir compte du fait que selon l'expérience, le médecin traitant est 

généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en 

raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 

consid. 3b/cc et les références). Cette constatation s'applique de même 

aux médecins non traitants consultés par un patient en vue d'obtenir un 

moyen de preuve à l'appui de sa requête. Toutefois le simple fait qu'un 

certificat médical est établi à la demande d'une partie et est produit pendant 

la procédure ne justifie pas en soi des doutes quant à sa valeur probante 

(ATF 125 V 351 consid. 3b/dd et les références citées).  

7.  

7.1  

7.1.1 Sur le plan somatique, le recourant reproche à l’autorité inférieure de 

ne pas avoir tenu compte de l’expertise rhumatologique qui, selon lui a 

valeur probante, mais d’avoir retenu une capacité de travail de 100% dans 

une activité adaptée à partir du 8 octobre 2016, en s’appuyant principale-

ment sur les prises de position de la Dre I.________ du 24 janvier 2017 et 

de la Dre O.________ du 12 avril 2018, toutes deux médecins de l’OAIE 

(cf. supra let. A.k et A.o), qui selon lui n’ont pas valeur probante puisqu’elles 

se distancieraient – sans raison valable et en l’absence d’investigations 

complémentaires menées auprès du recourant – du taux d’incapacité de 

travail de 70% dans une activité adaptée retenue par la Dre F.________ 

dans le cadre de son expertise rhumatologique en raison d’une aggrava-

tion de l’état de santé du recourant se révélant dans l’usage de plus en plus 

important de médicaments antalgiques et l’apparition de paresthésies qui 

s'ajoutent au tableau clinique (TAF pce 1 p. 10 s.).  

Sur le plan psychique, le recourant reproche à l’autorité inférieure d’avoir 

pris en considération l’expertise du Dr E._______, qui non seulement n’au-

rait pas été à même d’évaluer correctement son état psychique au regard 

du temps limité passé en sa présence contrairement à ses médecins-trai-

C-4140/2018 

Page 20 

tants, mais aussi qui n’aurait pas détecté qu’il était sous l’influence de subs-

tances psychotropes lors de l’expertise (TAF pces 1 p. 2 s. et 13, 17 p. 2 

ss). 

7.1.2 De son côté, l’autorité inférieure allègue que l’état de santé du recou-

rant s’est considérablement amélioré entre la décision du 31 août 2007 

octroyant la rente entière d’invalidité et la décision litigieuse de suppression 

de la rente du 28 mai 2018 (TAF pce 17 p. 1 et 3). Sur le plan psychiatrique, 

elle confère une pleine valeur probante à l’expertise du Dr E.________ qui 

relève une amélioration de l’état de santé psychique de l’assuré et une 

augmentation notable de sa capacité de travail (TAF pce 17 p. 2). Sur le 

plan somatique, l’autorité inférieure confère, en substance, une pleine va-

leur probante aux prises de position de ses médecins internes qui s’écar-

tent des conclusions de l’expertise rhumatologique menée par la 

Dre F.________ (TAF pce 17 p. 2). L’OAIE relève que l’assuré a un status 

ostéoarticulaire stable, que la récurrence de ses douleurs a diminué et que 

ses activités physiques et sociales ont augmenté, ce qui justifie de lui re-

connaître une pleine capacité de travail dans une activité professionnelle 

adaptée (TAF pce 17 p. 2 et 3).  

7.1.3  Dans sa décision du 31 août 2007, l’OAIE a retenu un taux d’inca-

pacité de travail de 100% dans toute activité et un degré d’invalidité de 

100%. Il a ainsi octroyé une rente entière d'invalidité dès le 1er février 2006. 

Dite décision a été prise sur la base des diagnostics principaux de trouble 

obsessionnel compulsif et de trouble dépressif récurrent moyen (F. 42), et 

comme pathologie associée du ressort de l’AI des lombosciatalgies L5 

gauches irritatives sur sténose relative du trou de conjugaison L4-L5 

gauche (M 54.4). La liste des limitations fonctionnelles résultant de l’at-

teinte somatique est la suivante : pas de port de charges supérieure à 

10 kg de façon répétitive, pas d’activité en hauteur, pas de position statique 

assise au-delà de 45 min sans qu’il soit possible de varier les positions 

assise/debout, pas de position statique debout excédant 15 à 20 min, di-

minution du périmètre de marche d’environ trois quarts d’heure, pas de 

position en antéflexion ou en porte-à-faux du tronc, pas de position accrou-

pie ou en génuflexion à répétition (AI pces 28 p. 20, 29 p.4). Quant aux 

limitations fonctionnelles résultant de l’attente psychique, il s’agit en subs-

tance de la difficulté à se concentrer de façon soutenue et continue sur une 

tâche en raison du TOC et du syndrome dépressif d’intensité moyenne 

(AI pces 28 p. 9 s, 29 p. 4) Il s’agit maintenant de comparer cette situation 

médicale avec celle présente au moment où la décision attaquée a été 

prononcée et de déterminer s’il y a un changement notable entre celles-ci. 

C-4140/2018 

Page 21 

7.2 En l’espèce, la décision attaquée se fonde principalement sur les prises 

de position rendues par les médecins de l’OAIE (Dr. D.________, 

Dre I.________ et Dre O.________) des 5 janvier 2017, 24 janvier 2017, 

22 mai 2017 et 12 avril 2018 (cf. supra lit. A.j, A.k, A.l et A.o) lesquelles se 

fondent à leur tour sur les rapports d’expertise du Dr E.________ et de la 

Dre F.________ des 8 octobre et 23 décembre 2016 (cf. supra lit. A.h et 

A.i). 

7.2.1 Sur le plan psychiatrique, le Dr E.________ a procédé à l’examen 

personnel de l’assuré (AI pce 97 p. 2 et 12) et a, dans son rapport d’exper-

tise du 8 octobre 2016, reproduit un extrait du dossier médical en main de 

l’OAIE sous forme de liste d’un certain nombre de rapports médicaux (AI 

pce 97 p. 2 s.), établi une anamnèse professionnelle, familiale, psychoso-

ciale et psychiatrique précise (AI pce 97 p. 5-7, p. 7 et p. 8-11), compilé les 

plaintes subjectives du recourant (AI 97 p. 12) et retranscrit les examens 

médicaux jugés utiles et réalisés (AI pce 97 p. 12 et 13). De plus, le 

Dr E.________ fait preuve de clarté lorsqu’il se prononce sur les diagnos-

tics en présence (AI pce 97 p. 13).  

7.2.1.1 En particulier, il énonce de façon précise les symptômes et les élé-

ments devant être réunis pour poser chez l’assuré les diagnostics de 

(i) TOC, forme mixte avec pensées obsédantes et comportements compul-

sifs (F.42.2), avec incidence sur la capacité de travail et de (ii) trouble dé-

pressif récurrent, actuellement en rémission, à savoir sans aucun symp-

tôme dépressif depuis plusieurs mois (F33.4), sans incidence sur la 

capacité de travail. 

En effet, l’expert constate chez le recourant s’agissant des TOC qu’ils in-

terférent avec les facultés d’attention, de concentration et les facultés mné-

siques (AI pce 97 p. 16). Le Dr E.________ n’a pas constaté d’interférence 

du TOC avec le bon déroulement de l’entretien, sachant que l’assuré a 

compris et répondu aux questions sans qu’il n’apparaisse que cela ait été 

retardé par des rituels obsessionnels mentaux (AI pce 97 p. 16). Par ail-

leurs, il relève que le recourant n’a pas de signes de fatigue (cernes, traits 

du visage tirés, bâillements, somnolence, temps de latence accru des ré-

ponses aux questions) et n’est ni dans la démonstrativité ni dans la théâ-

tralité.  

De plus, le Dr. E.________ relève que le recourant ne souffre ni de trouble 

de la personnalité ni de trouble panique au sens des classifications psy-

chiatriques officielles (AI pce 97 p. 14).  

C-4140/2018 

Page 22 

S’agissant du diagnostic de trouble dépressif récurrent, actuellement en 

rémission, à la lumière des indicateurs susmentionnés du complexe « At-

teinte à la santé » (notamment pas d’humeur dépressive, de perte de l’élan 

vital, de troubles du sommeil ou de signes de fatigue), l’amélioration du 

status de l’assuré est manifeste entre la première décision du 31 août 2007 

et la décision de révision du 28 mai 2018, sachant que, lors de l’expertise 

bidisciplinaire du 19 décembre 2006 le Dr H.________ avait constaté que 

l’assuré était atteint d’un trouble dépressif récurrent d’intensité moyenne, 

contribuant aux limitations en raison de la diminution de l’énergie dispo-

nible (AI pce 28 p. 18 et 19). A l’examen clinique, malgré une attitude an-

xieuse, tendue et méfiante au début de l’entretien, le Dr E.________ cons-

tate que l’assuré s’avère souriant, confiant, détendu et fait montre d’une 

attitude collaborante (AI pce 97 p. 12). Bien que présentant un comporte-

ment algique, le Dr E.________ évalue cliniquement le fonctionnement in-

tellectuel du recourant comme étant dans la norme (rapidité de la compré-

hension, faculté d’abstraction, capacités de raisonnement, nuances des 

descriptions, esprit de synthèse), constate qu’il ne présente pas de labilité 

émotionnelle, que son humeur n’est pas déprimée (absence de tristesse et 

de pleurs) et qu’il ne connaît pas de diminution de l’élan vital (AI pce 97 

p. 12 s.). De plus, les idées suicidaires que connaît l’assuré sont rapide-

ment dissipées par sa religion proscrivant fermement de telles pensées 

(AI pce 97 p. 16 s.). En outre, l’assuré présente une mimique, une gestuelle 

et une modulation de la voix conservées. Bien qu’un léger ralentissement 

idéomoteur soit constaté par le Dr E._______, le discours de l’assuré a lieu 

normalement, s’avère relativement structuré et peut être qualifié d’informa-

tif (AI pce 97 p. 13). Par ailleurs, la conscience de l’assuré est claire ; il n’y 

a pas de bizarreries dans les croyances ou le comportement, respective-

ment d’idées délirantes. L’intéressé ne présente pas un relâchement des 

associations, de barrages idéiques, d’attitudes d’écoute, de soliloquie, de 

rires immotivés, de néologismes ou de toute autre élément psychotique (AI 

pce 97 p. 13). Pour le surplus, l’assuré ne présente pas des moments d’éla-

tion de l’humeur, de désinhibition, d’agitation psychomotrice, de logorrhée, 

de tachyphémie, de tachypsychie, d’augmentation de la communicabilité, 

de familiarité, de distractibilité, de fuites des idées, de sauts du coq-à-l’âne, 

de jeux de mots, de calembours ou de tout autre élément maniaque ou 

hypomaniaque (AI pce 97 p. 13). En définitive, le Dr E.________ relève 

que l’assuré présente à ce jour que des signes de dépression disparates, 

aspécifiques, réduits et non incapacitants, qui ne permettent pas d’at-

teindre le seuil diagnostic pour un épisode dépressif, tant de degré léger 

que de celui propre à une dysthymie (AI pce 97 p. 17). Ainsi, le 

Dr E.________ conclut que seul un diagnostic de trouble dépressif récur-

rent, actuellement en rémission, peut être posé (AI pce 97 p. 17).  

C-4140/2018 

Page 23 

Partant, au vu de ce qui précède, le Dr. E.________ a posé les diagnostics 

susmentionnés selon les règles de l’art. 

7.2.1.2 Afin de déterminer le caractère invalidant des atteintes psychiques 

dont souffre le recourant, le Dr E.________ a effectué son examen de l’as-

suré selon les indicateurs standards qu’il a utilisé de la manière suivante : 

En considérant l’indicateur « succès du traitement et résistance à cet 

égard », il appert que le traitement médicamenteux du recourant s’est for-

tement amenuisé entre 2006 et 2016. En effet, il ressort du rapport d’ex-

pertise bidisciplinaire du 29 janvier 2007 que l’assuré consommait du 

Tesmest [recte : Temesta ; AI pce 111 p. 2] de l’Expidet (2,5 mg, 2 à 3 fois 

par jour), du Risperdal (2 mg par jour), du Deroxat (comprimé de 20 mg, 

3 fois par jour) et du Stilnox (3 fois par jour ; AI pce 28 p. 10). En 2010, au 

cours de la première révision, son médecin psychiatre rapportait qu’il con-

tinuait de prendre du Risperdal (3 mg par jour) ainsi que du Temesta (2,5 

mg en réserve), auxquels était venu se rajouter du Cymbalta (90 mg par 

jour ; AI pce 39 p. 2). Or, le Dr E.________ explique dans son rapport du 8 

octobre 2016 que l’assuré n’est plus au bénéfice d’un traitement médica-

menteux antipsychotique et que son traitement psychiatrique-psychothéra-

peutique se limite à 2 consultations par année (AI pces 97 p. 11 s. et 111 

p. 2). Le Dr E.________ ajoute que la thérapeutique telle que menée ac-

tuellement par l’assuré est appropriée à sa situation (AI pce 97 p. 21).  

Concernant l’indicateur « Ressources », il sied de préciser que le médecin 

psychiatre de l’assuré avait relevé en 2010 que ce dernier s’isolait, adoptait 

une attitude de distanciation, fuyait le contact et qu’il en résultait des diffi-

cultés relationnelles (peur d’être jugé et d’être ridiculisé ; AI pce 39 p. 1 s.). 

Lors de l’expertise, le Dr E.________ constate que, depuis lors, le recou-

rant rencontre des amis et connaissances à la mosquée plusieurs fois par 

jour, qu’il sort avec eux plusieurs fois par semaine et qu’il entretient des 

contacts réguliers avec sa fratrie et sa belle-famille (AI pce 97 p. 11 et 16). 

Les nombreuses activités quotidiennes et variées de l’assuré, en particulier 

celles de nature bénévole qu’il entretient au sein de sa communauté reli-

gieuse, lui apparaissent comme étant des activités agréables, ce qui cor-

robore le fait qu’il ne souffre pas d’anhédonie ou d’aboulie et qu’il n’est pas 

sujet à une perte de confiance (AI pce 97 p. 11, 16 et 17). En outre, l’assuré 

est à même de faire ses soins corporels, de prier cinq fois par jour, de lire 

le journal pendant une période prolongée (une heure, voire une heure et 

demie), de faire une promenade sportive pendant environ une heure, de 

conduire sa voiture afin d’amener ses enfants à leurs activités sportives, 

de rendre visite à des proches et de regarder la télévision (AI pce 97 p. 16). 

C-4140/2018 

Page 24 

Ainsi, les constatations du Dr E._______, au demeurant non contestées 

par le recourant, démontrent que le recourant dispose des ressources né-

cessaires pour surmonter ses troubles psychiques (AI pce 97 p. 16 et 19). 

Concernant le complexe « Contexte social », en s’appuyant sur l’anam-

nèse professionnelle, familiale, psychosociale et psychiatrique, le 

Dr E.________ a mis en lumière que l’environnement social et familial de 

l’assuré est entièrement préservé, tel que présenté supra s’agissant de l’in-

dicateur « Ressources » (AI pce 97 p. 5 ss, 19 et 21). Malgré quelques 

tensions avec son épouse en raison des TOC dont il souffre, celle-ci conti-

nue de le soutenir en faisant état d’une attitude compréhensive (AI pce 97 

p. 8 et 16). Au demeurant, le fait que le recourant ne participe pas à la 

tenue de son ménage ne préjuge en rien de ses ressources personnelles, 

sachant que cette absence d’implication s’explique par des traditions cul-

turelles (AI pce 97 p. 21). 

Enfin, s’agissant de la catégorie « Cohérence », le Dr E.________ ne re-

lève pas de divergences quant aux diagnostics retenus par les différents 

médecins qui ont traité ou examiné le recourant – sous réserve du degré 

d’intensité du trouble obsessionnel compulsif récurrent ayant évolué de 

chronique, à épisode actuel moyen, puis à épisode actuel sévère, pour fi-

nalement être considéré comme étant en rémission (AI pce 97 p. 16, 17 et 

22). Toutefois, il constate que les limitations résultant des diagnostics psy-

chiques n’affectent pas uniformément les activités du recourant, vu qu’elle 

se limitent aux activités professionnelles et ménagères et excluent les ac-

tivités récréatives ou sociales (AI pce 97 p. 16, 17 et 22). Pour le surplus, 

le Dr E.________ note qu’il n’y pas eu de mesures de réadaptation, mais 

que de telles mesures sont possibles et raisonnablement exigibles (AI 

pce 97 p. 22).  

Sur la base des constatations susmentionnées, le Dr E.________ a conclu 

que le TOC (F42.2) est associé à une diminution de rendement de 20% 

tant dans une activité habituelle qu’adaptée, avec comme limitations fonc-

tionnelles des interférences sur les facultés d’attention et de concentration 

(AI pce 97 p. 16 et 20 ; cf. aussi supra let. A.h) ; en revanche, il retient que 

le trouble dépressif récurrent est actuellement en rémission et qu’aucune 

limitation fonctionnelle psychique n’y est attachée (AI pce 97 p. 17 et 20).  

7.2.1.3 Appréciée sous l’angle des critères de la jurisprudence du Tribunal 

fédéral exposés dans l’ATF 141 V 281 du 3 juin 2015, les conclusions de 

l’expertise du Dr E.________ – au demeurant bien motivées et cohérentes 

au regard du dossier médical – permettent de confirmer la persistance d’un 

C-4140/2018 

Page 25 

TOC (F.42.2), avec limitations fonctionnelles psychiques (sous la forme 

d’une interférence de rituels obsessionnels avec les facultés d’attention et 

de concentration) et répercussion sur la capacité de travail, ainsi que la 

rémission d’un trouble dépressif récurrent (F33.4) auquel n’est attaché au-

cune limitation fonctionnelle psychique ni répercussion sur la capacité de 

travail (AI pces 97 p. 13, 16 et 17, 111 p. 3).  

7.2.2 S’agissant des prises de position du Dr D.________ des 5 janvier et 

22 mai 2017, celles-ci ne font que reprendre et avaliser les conclusions du 

Dr E.________ concernant l’amélioration de l’état de santé psychique de 

l’assuré, en particulier l’évolution du trouble dépressif récidivant d’épisode 

actuel moyen vers un trouble dépressif récidivant en rémission (AI pces 

107 p. 2 s. et 111 p. 2).  

7.2.3 Concernant le grief du recourant soutenant – au stade du recours 

uniquement – qu’il était sous l’emprise de substances psychotropes lors de 

l’expertise (TAF pce 1 p. 4 et 12), force est de constater qu’il n’apporte pas 

d’éléments probants permettant de mettre en doute le bien-fondé de l’ex-

pertise menée par le Dr E._______. Il sied plutôt de constater que le 

Dr E.________ a fidèlement reconstitué la liste des médicaments pris quo-

tidiennement par le recourant (TAF pce 97 p. 11) et le recourant n’étaye et 

ne prouve qu’il aurait effectivement abusé desdits médicaments, voire qu’il 

en aurait ingéré d’autres avant l’expertise. Bien au contraire, le 

Dr E.________ a observé de façon convaincante lors de l’entretien que le 

recourant faisait preuve d’une attitude collaborante, ne démontrait pas de 

signes de fatigue – tels que des temps de latence accrus lors de réponses 

à des questions – ou d’imprégnation par des substances psychotropes 

(cf. supra consid. 7.1.1). Ainsi, le Dr E.________ n’a pu que constater que 

le fonctionnement intellectuel du recourant se situait dans la norme (AI 

pce 97 p. 12). Quoiqu’en pense le recourant, le Dr E.________ n’avait au-

cune raison d’ordonner une prise de sang avant ou après l’entretien car il 

ne disposait d’aucun symptôme physique ou psychique lui ayant indiqué 

que le recourant ne se conformait pas au traitement médicamenteux qui lui 

avait été prescrit, sachant, notamment, que les médicaments consommés 

par le recourant ont été listés dans l’expertise (TAF 97 p. 11 ss). Par ail-

leurs, il est correct de prendre en compte dans le cadre d’une expertise 

médicale le traitement médicamenteux et ses effets (bénéfiques) sur l’état 

de santé de l’examiné. Dès lors, la requête du recourant tendant à ordon-

ner un prélèvement sanguin en vue d’une analyse de laboratoire censée 

révéler la prise de substances psychotropes de telle manière que l’exper-

tise médicale se trouverait dénuée de toute valeur probante se révèle être 

C-4140/2018 

Page 26 

un prétexte fallacieux (« vorgeschobene Schutzbehauptung » ; arrêt du TF 

1B_390/2019 du 27 août 2019 consid. 2.5) et doit être rejetée. 

7.2.4 Quant au grief du recourant relatif à la durée qu’il juge trop courte de 

son examen avec le Dr E._______, il sied de rappeler que la durée de 

l’examen personnel mené par le psychiatre ne saurait remettre en question 

la valeur de son travail, le rôle d'un expert consistant précisément à se faire 

une idée sur l'état de santé d'un assuré dans un délai relativement bref 

(arrêt du TF 9C_722/2018 du 12 décembre 2018 consid. 4.2). Ce grief doit 

également être rejeté. 

7.3 Au vu de ce qui précède, l’expertise psychiatrique du Dr E.________ a 

valeur probante et une amélioration de l’état psychique du recourant doit 

être retenue.  

7.4  

7.4.1 Sur le plan somatique, la Dre F.________, spécialiste en médecine 

interne générale et rhumatologie, a procédé le 5 octobre 2016 à un examen 

clinique de l’assuré après avoir pris connaissance de son dossier médical, 

et a consigné et tenu compte des plaintes de celui-ci et a réalisé les exa-

mens complémentaires utiles, soit en l’occurrence une radiographie du ra-

chis (AI pce 105 p. 1 et 2). Son rapport établit de façon détaillée l’anam-

nèse, le status clinique de l’assuré et fait état avec clarté des diagnostics 

selon la classification CIM-10. La Dre F.________ retient comme diagnos-

tic principal le même diagnostic que celui déjà retenu dans le cadre de 

l’expertise CEMED susmentionnée, à savoir une spondylarthrose évolutive 

M47.9 (AI pce 105 p. 35). En outre, elle relève les mêmes limitations fonc-

tionnelles que celles décrites dans l’expertise CEMED de janvier 2007, à 

savoir (i) que le recourant ne peut pas maintenir une position statique pro-

longée, ni debout ni assis, (ii) qu’il ne devrait plus monter sur des échelles, 

(iii) qu’il ne doit pas porter des charges supérieures à 5 kg et 10 kg de 

manière occasionnelle et (iv) qu’il ne devrait pas se positionner en porte-à-

faux (AI pces 28 p. 17, 105 p. 33 et 36). En revanche, contrairement à ce 

qui ressortait de l’expertise CEMED précitée, la Dre F.________ retient une 

aggravation fonctionnelle significative du rachis, ayant pour conséquence 

que l’incapacité de travail de l’assuré serait de 100% dans l’activité habi-

tuelle et de 70% dans une activité adaptée (AI pce 105 p. 34). A l’appui de 

cette analyse, la Dre F.________ relève que l’assuré présente une insuffi-

sance musculaire à composante asymétrique susceptible d’évoluer avec 

la sarcopénie de l’âge, et ce bien qu’il fasse des efforts quotidiens pour 

rester actif (AI pce 105 p. 36). Malgré le fait que l’experte somatique relève 

C-4140/2018 

Page 27 

dans son rapport que le recourant est victime d’importantes douleurs (va-

riant d’intensité avec de fréquents blocages aigus, ponctuées de crises 

douloureuses intercurrentes ; AI pce 105 p. 29), il s’avère que ces douleurs 

étaient déjà rapportées dans l’expertise CEMED (AI pce 28 p. 15 et 16), 

respectivement dans le rapport médical du médecin traitant spécialiste 

FMH en médecine interne du 24 août 2010 sur lequel s’est notamment 

basée la 1ère révision prise sous la forme d’une communication le 3 no-

vembre 2010 (cf. supra let A.d ; voir aussi TAF pce 37 p. 5-8). Il en va de 

même s’agissant des limitations fonctionnelles somatiques retenues par la 

Dre F.________ qui se révèlent être celles déjà posées lors de l’expertise 

CEMED de janvier 2007 (cf. supra let. A.c et A.i ; AI pce 105 p. 33). A titre 

de comparaison, lors de ladite expertise CEMED, les experts avaient re-

tenu une incapacité de travail de 100% dans l’activité habituelle, mais de 

0% dans une activité adaptée (AI pce 28 p. 22). 

7.4.2 De son côté, la Dre I.________, spécialiste en rhumatologie et mé-

decin du service médical interne de l’OAIE, considère dans sa prise de 

position du 24 janvier 2017 (cf. supra let. A.k) que l’expertise de la 

Dre F.________ ne peut pas être suivie s’agissant du taux d’incapacité de 

travail de 70% dans une activité adaptée respectant les limitations fonc-

tionnelles retenue par celle-ci (cf. supra consid. 7.4.1) et explique les rai-

sons qui, selon elle, justifient de s’en distancier (AI pce 109 p. 3). En parti-

culier, la Dre I.________ relève que les plaintes de l’assuré sont restées 

similaires entre la dernière expertise CEMED et celle réalisée en 2016, et 

ce, malgré le fait que l’assuré souffre de façon épisodique de blocages 

lombaires, que des signes de dysbalances musculaires ainsi qu’une ag-

gravation de la lombodiscarthrose révélée par l’examen radiologique effec-

tué dans le cadre de l’expertise aient été constatés (AI pces 105 p. 19 et 

33, 109 p. 3). A cet égard, la Dre I.________ note que la fréquence des 

douleurs ressenties par l’assuré s’est réduite, que ces dernières s’avèrent 

n’être plus que ponctuelles et non plus permanentes, ce qui peut même 

amener le recourant à ne ressentir aucune douleur durant certains jours 

(AI pces 28 p. 8, 105 p. 18, 109 p. 3). De plus, elle constate que les dou-

leurs lombosacrées irradiant le membre inférieur gauche étaient déjà dé-

crites en 2007 et que, partant, le status somatique de l’assuré est stable 

entre les deux expertises (AI pces 28 p. 8, 15 et 19, 105 p. 23 s., 109 p. 3). 

La Dre I.________ souligne qu’en 2016 la Dre F.________ n’a ni observé 

de déficit moteur ni d’abolition des ROT, ce qui confirme les constatations 

opérées lors de l’expertise CEMED (AI pces 28 p. 16, 105 p. 23, 109 p. 3). 

Par ailleurs, elle remarque que l’assuré a sensiblement augmenté ses ac-

tivités physiques et sociales entre 2007 et la seconde révision. Ainsi, il res-

sort que l’assuré participe activement, à concurrence de deux heures par 

C-4140/2018 

Page 28 

jour, à la vie de la mosquée de son quartier, notamment en effectuant des 

travaux de nettoyage et d’entretien, respectivement en récoltant des vête-

ments dans l’optique de les remettre à des migrants (AI pces 105 p. 15, 

109 p. 3). De plus, l’assuré indique (i) pratiquer avec enthousiasme la 

pêche en bord de mer en compagnie de son fils, (ii) nager et (iii) marcher 

quatre fois par semaine à plat durant une demi-heure. Sur ce dernier point, 

il sied de rappeler que l’intéressé a indiqué le 6 octobre 2016 au 

Dr E.________ qu’il s’astreint quotidiennement à une marche sportive 

d’une heure, affirmation qui se révèle être en porte-à-faux avec les propos 

tenus la veille par-devant la Dre F.________ (AI pces 97 p. 11, 105 

p. 16/29/36, 109 p. 3). Au surplus, le recourant a assuré lors de l’expertise 

menée par la Dre F.________ pouvoir se passer au quotidien de médica-

tion antalgique en suivant notamment des séances de physiothérapie pas-

sive, ce qui signalerait que sa situation ne s’est pas péjorée par rapport à 

2007 où il avait également indiqué ne pas consommer d’antalgiques 

(AI pces 28 p.8. 105 p. 29, 109 p. 3). Dès lors, la Dre I.________ est d’avis 

qu’une incapacité de travail de 100% doit être retenue dans l’activité habi-

tuelle dès le 1er février 2005, mais de 0% dans une activité adaptée avec 

des limitations fonctionnelles dès le 1er février 2005 (AI pce 109 p. 1, 2 et 

3).  

7.4.3 Force est d’admettre que sur le plan somatique, le Tribunal est con-

fronté à une lecture différente par deux expertes différentes d’un même 

état de fait. En l’état, il n’est pas possible au Tribunal de se déterminer à la 

vraisemblance prépondérante sur l’éventuelle évolution de la pathologie 

somatique. En effet, la Dre F.________ a constaté une aggravation de la 

spondylarthrose évolutive en tenant compte tant des plaintes subjectives 

du recourant que des données radiologiques et cliniques consignées dans 

son rapport, notamment de l’insuffisance musculaire à composante asy-

métrique, et ce bien que le recourant fasse des efforts quotidiens pour res-

ter actif. La Dre I.________, quant à elle, conclut à une amélioration de 

l’état de santé somatique du recourant depuis la dernière révision en sou-

lignant la diminution importante voire la disparition des douleurs tel que 

cela ressort des activités régulières effectuées par le recourant. Ainsi, bien 

que la Dre I.________ n’ait pas personnellement examiné l’assuré, on ne 

peut pas exclure d’emblée sa prise de position du 24 janvier 2017 en lien 

avec l’expertise rhumatologique de la Dre F.________ (AI pce 109). Le fait 

que la Dre I.________ soit également au bénéfice de connaissances spé-

cialisées en rhumatologie lui permettant d’apprécier un état de fait médical 

non-contesté ne fait que renforcer les doutes quant à la valeur probante de 

l’expertise de la Dre F.________. Quant à la Dre O.________, elle relève 

que les rapports médicaux somatiques versés au dossier par le recourant 

C-4140/2018 

Page 29 

n’amènent aucun élément médical nouveau susceptible de modifier la 

prise de position du 24 janvier 2017 de la Dre I.________ (AI pce 138 p. 2). 

7.5  

7.5.1 Par ailleurs, le Tribunal de céans constate que la Dre F.________ et 

le Dr E.________– bien qu’ayant procédés à une discussion consensuelle 

le 6 octobre 2016 aux termes de leurs examens cliniques respectifs sans 

toutefois prendre de conclusions consensuelles (AI pces 97 p. 2 et 105 

p. 2) – ont chacun rendu séparément leur rapport d’expertise sans rédiger 

de rapport sur la discussion consensuelle, contrairement à ce qui avait été 

initialement demandé par le Dr D.________, à savoir une expertise bidis-

ciplinaire (psychiatrie/rhumatologie) permettant de déterminer si les limita-

tions fonctionnelles ayant justifié l’octroi de la rente sont toujours d’actualité 

et si une amélioration de l’état de santé du recourant ayant une répercus-

sion sur la rente d’invalidité est observable (AI pces 67 p. 2 et 73 p. 1). Il 

est en effet primordial que la question de savoir comment les différentes 

incapacités de travail et comment les différentes limitations fonctionnelles 

s’articulent fasse l’objet d’une discussion consensuelle entre les experts 

(arrêt du TF 8C_483/2020 du 26 octobre 2020 consid. 4 1 ; voir aussi 

ANNE-SYLVIE DUPONT, Assurance-invalidité, expertise pluridisciplinaire, in-

capacité de travail, évaluation globale, Art. 7, 8 et 44 LPGA, 4 LAI : com-

mentaires de l’arrêt du TF 8C_483/2020, Newsletter RC assurances, vol. 

décembre 2020).   

7.5.2 Dans le cas d’espèce, la Dre F.________ et le Dr E.________ n’ont 

pas établi conjointement un rapport consensuel indiquant le taux global 

d’incapacité de travail tant dans une activité habituelle qu’adaptée (cf. su-

pra let. A.h et A.i). Compte tenu de cette lacune, le Dr D.________ – spé-

cialiste en psychiatrie et psychothérapie – avec l’aide de ses consœurs 

internes à l’OAIE – la Dre I.________, spécialiste en rhumatologie, et la 

Dre O.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie (cf. su-

pra let. A.o et A.l) – a tenté d’établir un avis consensuel sur l’état de santé 

du recourant et, partant, de déterminer le taux global d’incapacité de travail 

dans une activité habituelle et adaptée. Bien que les conclusions de l’ex-

pertise psychiatrique du Dr E.________ soient partagées par le 

Dr D.________ (AI pces 107 p. 2 et 111 p. 1), force est de reconnaître que 

les deux autres médecins internes de l’OAIE – la Dre I.________ et la 

Dre O.________, toutes deux compétentes pour apprécier le volet soma-

tique – se sont écartées des conclusions de l’expertise rhumatologique de 

la Dre F.________ en ce qui concerne la problématique de la capacité de 

travail dans une activité adaptée, sans que pour autant elles aient examiné 

C-4140/2018 

Page 30 

le recourant (AI pces 109 et 138). Les Dres I.________ et O.________ ont 

légitimement attiré l’attention du Dr D.________ sur les incohérences dé-

celées dans l’expertise de la Dre F.________ (AI pces 109 p. 3 et 138 p. 2). 

Cela étant, en se fondant exclusivement sur lesdites prises de position, le 

Dr D.________ ne pouvait pas écarter les conclusions de l’expertise de la 

Dre F.________ et, cas échéant, rendre de son propre chef une évaluation 

finale censée pallier l’absence de rapport consensuel sur le taux global 

d’incapacité de travail de l’assuré, sans que ce dernier n’ait fait l’objet d’un 

examen clinique complémentaire. Force est de constater qu’un rapport du 

service médical interne de l’OAIE qui a été établi sur dossier et signé par 

un seul médecin spécialiste d’un seul des domaines médicaux concernés 

par l’expertise ne peut être qualifié d’avis consensuel et par conséquent 

compléter une expertise médicale bi- ou pluridisciplinaire effectuée sur la 

personne du recourant. En effet, un rapport au sens de l’art. 49 al. 1 et 

3 RAI ne peut en principe qu’indiquer de façon motivée quelle opinion mé-

dicale il convient de suivre en cas de pièces médicales contradictoires ou, 

cas échéant, de proposer des instructions complémentaires.  

7.6 Au vu de ce qui précède, la suppression de la rente entière d’invalidité 

est intervenue sur la base d’une instruction du dossier incomplète. Il s’en-

suit que le recours doit donc être admis et la décision de l’autorité intérieure 

du 28 mai 2018 doit être annulée. Il se justifie dans de telles circonstances 

de renvoyer la cause à l’autorité inférieure pour qu’elle procède aux me-

sures d’instruction nécessaires en application de l’art. 61 al. 1 PA, bien 

qu’un renvoi doive rester exceptionnel compte tenu de l'exigence de célé-

rité de la procédure (cf. art. 29 de la Constitution fédérale [Cst., RS 101] ; 

arrêt du TF 8C_633/2014 du 11 décembre 2014 consid. 2.2). Le Tribunal 

fédéral a précisé que le renvoi est notamment justifié lorsqu'il s'agit d'en-

quêter sur une situation médicale qui n'a pas encore fait l'objet d'un exa-

men, respectivement lorsque l'autorité inférieure n'a nullement instruit une 

question déterminante pour l'examen du droit aux prestations ou lorsqu’un 

éclaircissement, une précision ou un complément d'expertise s'avère né-

cessaire (cf. ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.4 ; arrêt du TF 8C_633/ 2014 du 

11 décembre 2014 consid. 3.2 et 3.3).  

7.7 Ainsi, l’autorité actualisera le dossier médical à la date de sa nouvelle 

décision. Elle entreprendra toutes les investigations médicales nécessaires 

pour l’établissement complet et actuel de l’état de santé de l’intéressé ainsi 

que de sa capacité de travail. Pour ce faire, elle sollicitera une expertise 

pluridisciplinaire psychiatrique, rhumatologique et de médecine interne, 

ceci dans le but de clarifier l’état de santé du recourant, ses limitations 

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Page 31 

fonctionnelles et sa capacité résiduelle de travail dans son activité habi-

tuelle et dans une activité adaptée. Cette nouvelle expertise sera effectuée 

en Suisse, l’organisme mandaté devant maîtriser les principes d’évaluation 

prévalant dans la médecine d’assurance suisse (arrêt du TF 9C_235/2013 

du 10 septembre 2013 consid. 3). Le recourant étant domicilié en Suisse 

depuis le 15 juillet 2018 (annexe 1 TAF pce 8), l’on ne voit pas, de surcroît, 

les motifs pour lesquels l’exécution en Suisse de cette expertise pourrait 

se révéler être une mesure disproportionnée. De plus, l’OAIE devra se dé-

terminer, cas échéant, sur le droit du recourant à des mesures de nouvelle 

réadaptation. Sur cette base, l’autorité inférieure devra rendre une nouvelle 

décision sur le droit du recourant à une rente AI à compter du 1er juillet 

2018.  

8.  

En règle générale, les frais de procédure sont mis à la charge de la partie 

qui succombe (art. 63 al. 1, 1ère phrase, PA). D’après la jurisprudence, la 

partie qui a formé recours est réputée avoir obtenu gain de cause lorsque 

l’affaire est renvoyée à l’administration pour instruction complémentaire et 

nouvelle décision (ATF 132 V 215 consid. 6.2). Aucun frais de procédure 

n’est mis à la charge des autorités inférieures, ni des autorités fédérales 

recourantes et déboutées (art. 63 al. 2, 1ère phrase, PA). 

 

En l’occurrence, il n’y a pas lieu de percevoir de frais de procédure, dès 

lors que le recourant a obtenu gain de cause par le renvoi de l’affaire à 

l’OAIE, respectivement qu’aucun frais de procédure n’est mis à la charge 

de l’autorité inférieure. Vu l’issue de la cause, l’assistance judiciaire gratuite 

ne s’applique pas en raison de son caractère subsidiaire (TAF pce 9). 

 

9.  

9.1 Conformément aux art. 64 al. 1 PA et 7 al. 1 du règlement du 21 février 

2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal 

administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), le Tribunal peut allouer à la 

partie ayant obtenu gain de cause une indemnité pour les frais 

indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés 

(cf. art. 64 al. 1 et 2 PA, en relation avec l’art. 7 al. 1 et al. 4 du règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]), étant précisé que les 

frais « non nécessaires » ne sont pas indemnisés (cf. art. 8 al. 2 

FITAF; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER,Prozessieren vor dem 

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Page 32 

Bundesverwaltungsgericht, Bâle 2013, p. 271 n. 4.84; arrêt du TAF F-

3709/2014 du 1er juillet 2016 consid. 13.3). Il se justifie en l'espèce 

d'allouer des dépens au recourant, lequel a mandaté un représentant pour 

la défense de ses intérêts.  

 

9.2 Les parties qui ont droit aux dépens doivent faire parvenir au Tribunal, 

avant le prononcé, un décompte détaillé de leurs prestations, sur la base 

duquel le Tribunal fixera les dépens (art. 14 al. 1 et 2 FITAF). Ceux-ci 

comprennent les frais de représentation, en particulier les honoraires 

d'avocat, le remboursement des débours (frais de photocopie de 

documents, frais de déplacement et de repas, frais de port et de téléphone, 

etc.), et les éventuels autres frais nécessaires de la partie (art. 8 et 

art. 9 al. 1 let. a et b FITAF). Me Brulhart a fait parvenir au Tribunal une 

liste des opérations effectuées pour la défense de son mandant, 

représentant un total de 31 heures et 50 minutes (sachant que 60 minutes 

représentent 100 centièmes d’heure), à la suite de laquelle était précisée 

un montant forfaitaire de CHF 350.- à titre de débours (TAF pce 24 p. 2). 

 

9.3 Les honoraires d'avocat pour lesquels une indemnité est allouée sont 

calculés en fonction du temps nécessaire à la défense de la partie 

représentée, le tarif horaire pris en compte pour un avocat étant de 

CHF 200.- au moins et de CHF 400.- au plus (art. 10 FITAF). La 

jurisprudence précise que ces honoraires sont, en règle ordinaire, fixés en 

fonction de l'importance et de la difficulté du litige, ainsi que d'après le 

travail et le temps que le mandataire a dû y consacrer (arrêt du Tribunal 

fédéral I 30/03 du 22 mai 2003). 

 

9.4 En l’occurrence, le travail du mandataire a consisté avant tout en la 

rédaction d’un recours de 15 pages (TAF pce 1), d’une réplique de 7 pages 

(cf. TAF pce 19) et de cinq courriers (cf. TAF pces 6, 8, 24, 26 et 28). Par 

ailleurs, il s’agissait d'une procédure particulière de l’assurance-invalidité. 

En outre, le litige posait des questions juridiques d’une certaine complexité, 

et portait notamment sur l'établissement de faits pertinents dans un dossier 

à la documentation conséquente, sachant que celui de l’autorité inférieure 

était constitué de 141 pièces (soit 522 pages). Cela étant, il sied de se 

rappeler que le procès en matière d'assurances sociales est gouverné par 

la maxime inquisitoire, ce qui est de nature à faciliter la tâche de l'avocat 

(ATF 119 V 48 consid. 4a). Enfin, lors d'un tel procès devant une autorité 

judiciaire, l'indemnité allouée aux parties représentées par un avocat 

correspond en général à un forfait de CHF 2'800.-, frais et TVA compris 

(ATF 141 III 560 consid. 3.2 ss, ATF 141 IV 344 consid. 2 à 4, applicables 

par analogie). 

C-4140/2018 

Page 33 

 

Partant, au vu du travail accompli et nécessaire en l’espèce, et de la 

difficulté relative de l’affaire, le Tribunal de céans admet non pas 31 heures 

et 50 minutes (soit 31 heures et 84 centièmes d’heure), comme le requiert 

la partie recourante (TAF pce 24 p. 2), mais 12 heures de travail à un tarif 

horaire fixé à CHF 250.-, à quoi s’ajoutent CHF 200.- dus au titre de frais 

et débours (art. 9 al. 1 let. b FITAF), soit un montant total de CHF 3’200.-. 

 

  

  

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Page 34 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis en ce que la décision de l’autorité inférieure du 28 

mai 2018 est annulée et la cause renvoyée à l’OAI (…) pour instruction 

complémentaire dans le sens des considérants et nouvelle décision.  

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure.  

3.  

Une indemnité de dépens de CHF 3'200.- est allouée à la partie recourante, 

à charge de l’autorité inférieure.  

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […] ; Recommandé) 

– à l’Office fédéral des assurances sociales (Recommandé).  

 

L’indication des voies de droit se trouve à la page suivante.  

 

La présidente du collège : Le greffier : 

  

Caroline Bissegger Erik Erismann 

 

  

C-4140/2018 

Page 35 

Indication des voies de droit : 

Pour autant que les conditions au sens des art. 82 ss, 90 ss et 100 ss LTF 

soient remplies, la présente décision peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en 

matière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification. Ce 

délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus tard le dernier 

jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La 

Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et 

les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens 

de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :