# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dc66d982-012c-5c2c-88a9-a28b2757ba1f
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-02-01
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 01.02.2018 106 2017 117
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2017-117_2018-02-01.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

106 2017 117

Arrêt du 1er février 2018

Cour de protection de l’enfant et de l’adulte

Composition Présidente: Sandra Wohlhauser
Juges: Jérôme Delabays, Catherine Overney
Greffière-rapporteure: Sandra Ayan-Mantelli

Parties A.________, curateur de B.________, recourant

Objet Protection de l'adulte – Rémunération du curateur (art. 404 CC)

Recours du 4 décembre 2017 contre la décision de la Justice de paix 
de l'arrondissement de la Sarine du 15 février 2017

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. Par décision du 21 décembre 1998, la Justice de paix du 3ème cercle de la Sarine a accepté 
en son for la tutelle au sens de l’art. 372 aCC instituée en faveur de B.________ par la Justice de 
paix du 3ème cercle de la Singine, laquelle a été automatiquement transformée avec l’entrée en 
vigueur du nouveau droit de la protection de l’adulte, le 1er janvier 2013, en curatelle de portée 
générale au sens de l’art. 398 CC. Ce mandat de curatelle est actuellement exercé par 
A.________, curateur privé.

Le 6 février 2017, A.________ a produit à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-
après: la Justice de paix) le rapport et les comptes annuels 2016 relatifs à la situation de 
B.________. Il a joint à son rapport une proposition de rémunération se montant à CHF 2'350.- 
(gestion courante: CHF 1'600.-; gestion de fortune: CHF 500.-; demande/révision de rente: 
CHF 50.-; recherche d’une nouvelle institution: CHF 200.-). 

B. Par décision du 15 février 2017, la Justice de paix a approuvé le rapport annuel 2016 et les 
comptes arrêtés au 31 décembre 2016 à CHF 63'545.72 d’actifs et à CHF 0.- de passifs. Elle a 
alloué au curateur une rémunération pour l’année 2016 de CHF 1’950.- (gestion courante: 
CHF 1'400.-; gestion de fortune: CHF 500.-; demande/révision de rente: CHF 50.-), participation 
éventuelle à ses charges sociales incluse, ainsi que CHF 291.80 pour ses frais justifiés, à la 
charge de B.________.

C. Le 4 décembre 2017, A.________ a interjeté recours contre cette décision, concluant à sa 
réformation en ce sens que la rémunération qui lui est accordée pour le mandat exercé en faveur 
de B.________, pour l’année 2016, soit fixée à CHF 2’350.-, dont CHF 1'600.- pour l’administration 
courante, CHF 500.- pour la gestion de fortune et CHF 250.- pour les actes particuliers.

D. Par courrier du 12 décembre 2017, le Juge de paix de l’arrondissement de la Sarine a 
indiqué que le recours n’appelait aucune remarque de sa part et s’est référé, pour le surplus, au 
dossier de la cause.

en droit

1.

1.1 Le recours est dirigé contre une décision de la Justice de paix fixant la rémunération due au 
curateur. Contre une telle décision, un recours est ouvert auprès du Tribunal cantonal, plus 
précisément de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (art. 450 al. 1 CC, art. 8 de la Loi 
concernant la protection de l’enfant et de l’adulte du 15 juin 2012 LPEA et art. 14 al. 1 let. c du 
Règlement du Tribunal cantonal précisant son organisation et son fonctionnement du 22 novembre 
2012 RTC). 

1.2 Le recours a été déposé en temps utile (art. 450b al. 1 CC).

1.3 La valeur litigieuse s’élève à CHF 400.- (2'350 – 1’950). 

1.4 En tant que la décision attaquée porte sur la fixation de sa rémunération, le curateur a 
qualité pour recourir à son encontre (art. 450 al. 2 CC).

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1.5 Motivé et doté de conclusions, le recours est recevable en la forme (art. 450 al. 3 CC).

1.6 La procédure de recours est régie par la maxime d'office et par la maxime inquisitoire. La 
Cour dispose d'un plein pouvoir d'examen, en fait comme en droit (BOHNET, Autorités et procédure 
en matière de protection de l'adulte, in Le nouveau droit de la protection de l'adulte, 2012, p. 91 
n. 175 s). Toutefois, lorsque la protection de l’enfant et de l’adulte proprement dite n’est pas en jeu, 
par exemple lorsque la cause concerne uniquement un point accessoire comme l’attribution des 
frais, la maxime d’office ne s’applique pas (AUER/MARTI, in BSK Erwachsenenschutz, art. 446 n. 
38).

1.7 Le recours peut être formé pour violation du droit, constatation fausse ou incomplète des 
faits pertinents et inopportunité de la décision (art. 450a al. 1 CC). 

1.8 En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions du code de procédure 
civile (CPC) s'appliquent par analogie (art. 450f CC). Dès lors, il peut ainsi être statué sur pièces, 
sans tenir d'audience (art. 450f CC et 316 al.1 CPC).

2. Selon l’art. 404 CC, le curateur a droit à une rémunération appropriée et au remboursement 
des frais justifiés; ces sommes sont prélevées sur les biens de la personne concernée (al. 1). 
L’autorité de protection de l’adulte fixe la rémunération. Elle tient compte en particulier de l’étendue 
et de la complexité des tâches confiées au curateur (al. 2). Les cantons édictent les dispositions 
d’exécution (al. 3). 

Dans le canton de Fribourg, le législateur a opté non pour une fixation détaillée qui tiendrait 
compte du nombre effectif d’heures consacrées au mandat, mais pour une fixation globale laissant 
aux autorités concernées une marge de manœuvre afin qu’elles puissent prendre en considération 
l’étendue et la complexité des tâches confiées au curateur. Seuls les actes particuliers cités à l’art. 
10 al. 1 let. g, h et al. 2 de l’Ordonnance concernant la protection de l’enfant et de l’adulte du 
18 décembre 2012 (OPEA) font exception. Ainsi, le Commentaire du 12 octobre 2012 concernant 
le projet de l’OPEA retient que « les fourchettes ont le double avantage de permettre d’adapter la 
rémunération à la difficulté de l’acte (ex: assainissement d’un grand nombre de dettes ou d’une 
dette unique) et de laisser le pouvoir d’appréciation à l’autorité de protection, dans une certaine 
mesure » (arrêt TC FR 106 2017 35 du 9 mai 2017 consid. 3d). 

En vertu de l’art. 11 al. 1 LPEA, l’autorité de protection arrête, en principe lors de l’examen 
périodique du rapport d’activité et des comptes, la rémunération du curateur ou de la curatrice et le 
remboursement de ses frais justifiés. Le Conseil d’Etat fixe, par voie d’ordonnance, la 
rémunération et le remboursement des frais du curateur ou de la curatrice (art. 11 al. 3 LPEA). Les 
art. 8 à 10 OPEA règlent la rémunération du curateur. Selon l’art. 9 al. 2 let. b OPEA, l’équitable 
indemnité due au curateur pour la gestion courante (administration, comptabilité, bilan annuel, 
déclaration d’impôt, rapport annuel, suivi) est de CHF 300.- à CHF 1'600.-. L’art. 9 al. 2 let. d 
OPEA prévoit également l’octroi d’une indemnité pour la gestion de la fortune nette, comprenant 
des immeubles à la valeur fiscale, d’un montant à partir de CHF 5'000.-, l’indemnité variant en 
fonction du montant de la fortune à gérer. Pour certains actes particuliers, le curateur a droit à une 
indemnité, en plus de l’indemnité de l’art. 9 OPEA. L’art. 10 al. 1 OPEA prévoit en particulier 
l’octroi d’une indemnité de CHF 20.- à CHF 300.- pour une demande ou une révision de rente ou 
d’allocation (art. 10 al. 1 let. c OPEA), et de CHF 100.- à CHF 300.- pour une entrée en institution 
(art. 10 al. 1 let. e OPEA).

La Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine a édicté, le 23 mars 2015, des lignes 
directrices relatives à la rémunération des curateurs dans le district de la Sarine (ci-après: les 

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lignes directrices). Elles disposent en particulier que les cas simples de gestion courante avec un 
bilan positif sont indemnisés CHF 1'200.- et les cas de gestion courante pour les personnes avec 
un bilan positif nécessitant plus de suivi et/ou dans lesquels les dossiers engendrent un travail très 
conséquent sont indemnisés CHF 1'600.- (ch. 2). S’agissant de l’indemnité octroyée pour une 
entrée en institution, elles prévoient qu’elle se monte à CHF 200.- (ch. 6). Ces lignes directrices 
règlent également le montant de l’indemnité pour la gestion de fortune et les demandes de révision 
ou d’allocation de rentes (ch. 4 et 6). Ces lignes directrices sont l’expression de la pratique de la 
Justice de paix de la Sarine en matière de rémunération des curateurs. Elles n’ont toutefois pas 
valeur de loi et ne lient pas la Cour, laquelle doit uniquement se fonder sur la LPEA et l’OPEA qui 
règlent la rémunération du curateur.

L’autorité de fixation se basera sur la nature de l’assistance apportée et sur le temps raisonnable 
investi. Ce faisant, elle prendra en considération les circonstances de chaque curatelle. Celles-ci 
peuvent varier selon la composition des biens de la personne protégée ou selon qu’il s’agit du 
début ou de la fin de la curatelle (période généralement plus chargée que la phase intermédiaire; 
STEINAUER/FOUNTOULAKIS, Droit des personnes physiques et de la protection de l’adulte, 2014, n. 
1183a).

3.

3.1 En l’espèce, pour l’exercice de son mandat de curatelle en faveur de B.________ en 2016, 
la Justice de paix a alloué au curateur une rémunération de CHF 1’950.-, soit CHF 1'400.-pour la 
gestion courante, CHF 500.- pour la gestion de fortune, et CHF 50.- pour une demande/ révision 
de rente, alors que le curateur requérait une rémunération totale de CHF 2’350.-, soit CHF 1'600.- 
pour la gestion courante, CHF 500.- pour la gestion de fortune, CHF 50.- pour une 
demande/révision de rente et CHF 200.- pour les recherches d’une nouvelle institution. S’agissant 
de la gestion courante des affaires de B.________ effectuée par le curateur, la Justice de paix a 
considéré que la situation de l’intéressé n’est pas particulièrement complexe et n’engendre pas de 
travail particulièrement important pour le curateur: il ne possède pas d’immeuble à administrer et 
n’a pas de dette à assainir de sorte qu’une indemnité de CHF 1'400.- s’avère adéquate. La Justice 
de paix a également refusé d’allouer une indemnité pour les recherches d’une nouvelle institution 
effectuées en faveur de l’intéressé étant donné qu’il n’a pas intégré de nouvelle institution en 2016 
(cf. décision attaquée, p. 6).

3.2 Le recourant critique le montant qui lui a été alloué pour la gestion courante des affaires de 
B.________. Il soutient qu’à défaut d’un décompte horaire précis, seul le curateur est en mesure 
de qualifier le temps consacré à une situation. En se fondant sur des articles de presse, il allègue 
également que le Service officiel des curatelles de La Sonnaz a un budget de CHF 581’000.- pour 
la gestion de 120 personnes en 2018, soit l’équivalent de CHF 4'840.- par personne, de sorte que 
les rémunérations accordées par la Justice de paix de la Sarine sont très largement inférieures à la 
masse de travail réellement effectuée par les curateurs. Il relève également qu’outre le temps 
consacré à l’administration ordinaire, il y a lieu de tenir compte de celui consacré à répondre aux 
besoins personnels de l’intéressé. Pour la Justice de paix, la différence entre une gestion courante 
simple et une situation nécessitant plus de suivi et/ou un dossier engendrant un travail très 
conséquent est de CHF 400.-, soit dix heures de travail au tarif horaire raisonnable de CHF 40.-. 
Le curateur estime qu’il peut justifier d’un engagement plus conséquent, de plus d’une quinzaine 
d’heures, par le temps qu’il a consacré à accompagner l’intéressé lors des évènements importants 
de sa vie (anniversaire, fête de Noël, pique-nique). Il soutient qu’il reçoit également de nombreux 
appels téléphoniques de l’intéressé et doit accomplir d’autres actes qui sortent du cadre ordinaire 
d’un mandat de curatelle. Il allègue également que le relevé des frais non justifiés qu’il a produit 

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démontre que ce dossier lui demande un engagement non négligeable. Partant, la rémunération à 
concurrence de CHF 1'600.- est justifiée. S’agissant de l’indemnité de CHF 200.- qu’il a requise 
pour les recherches d’une nouvelle institution en faveur de B.________, il relève que ces 
recherches s’étendent sur 2015 et 2016 et qu’aucune indemnité n’a été requise en 2015 à ce titre. 
Même si finalement un nouveau contrat d’hébergement a été signé avec l’EMS C.________ dans 
lequel B.________ se trouvait jusqu’alors, le curateur a fait des recherches d’hébergement qui 
doivent être rémunérées. Les autres postes de sa rémunération, qui ont été admis, ne sont pas 
remis en cause par le curateur 

3.3 Comme déjà souligné (cf. supra consid. 2), le législateur cantonal a opté pour une fixation 
globale, et non pour une fixation détaillée qui tiendrait compte du nombre effectif d’heures 
consacrées au mandat, respectivement d’un tarif-horaire. Il en découle que l’indemnité du curateur 
doit être fixée sur la base des dispositions de la LPEA et de l’OPEA en la matière qui laissent un 
large pouvoir d’appréciation à l’autorité de fixation, et la Cour doit respecter les décisions de celle-
ci pour autant qu’elles ne dérogent pas aux dispositions fédérale et cantonales en la matière et 
qu’elles n’excèdent pas le pouvoir d’appréciation dont elle dispose.

Cela étant, la Cour retient ce qui suit: il ne ressort pas du rapport annuel du curateur que les 
rapports avec B.________ sont compliqués. Au contraire, le curateur a constaté une nette 
amélioration de l’état d’esprit de B.________ après la réception de sa lettre de renvoi de l’EMS 
C.________, à la fin 2015, et la discussion qui a suivi avec son curateur, lequel lui a expliqué les 
implications de cette décision, de sorte qu’un nouveau contrat d’hébergement a pu être signé avec 
l’EMS C.________. Le curateur n’a pas non plus mis en évidence de difficulté particulière dans 
l’accomplissement de son mandat en faveur de l’intéressé. Il a également souligné que la situation 
financière de B.________, qui ne dispose que de comptes bancaires comptabilisant des actifs à 
concurrence de CHF 63'545.72 et aucun passif, est bonne. Il vit en outre en EMS et travaille de 
temps en temps dans une culture de tabac de sorte que l’on peut en déduire que la gestion de sa 
situation financière est simple. En outre, excepté les recherches d’une nouvelle institution en 
faveur de l’intéressé, il ne ressort pas du rapport annuel, ni du recours que des démarches 
particulières quant à la prise en charge de l’intéressé ont dû être entreprises. Dans ces 
circonstances, la Cour partage l’avis de la Justice de paix qui a qualifié la situation de l’intéressé 
de « pas particulièrement complexe » et « qui n’engendre pas un travail particulièrement important 
pour le curateur ». Le recourant conteste ce point de vu et soutient que les actes qu’il a accomplis 
pour répondre aux besoins personnels de B.________ ont entrainé une charge de travail 
conséquente pour lui. Le travail supplémentaire dont le recourant se prévaut pour justifier 
l’indemnisation réclamée consiste dans les visites qu’il lui rend lors d’évènements importants 
comme son anniversaire, Noël et le pique-nique d’été, les nombreux appels téléphoniques qu’il 
reçoit de l’intéressé, et les autres actes qui sortent du mandat de curatelle qu’il accomplit en faveur 
de l’intéressé. Outre le fait que le recourant fait état pour la première fois au stade du recours 
seulement des activités supplémentaires qu’il aurait effectuées, de sorte que l’on pourrait 
s’interroger sur leur recevabilité, force est de constater qu’elles entrent rigoureusement dans le 
cadre d’une gestion courante des affaires que l’on peut qualifier de « pas particulièrement 
complexe ». En effet, les visites qu’il rend à B.________ lors d’évènements importants et les 
entretiens qu’il lui consacre font partie des tâches de base du curateur et ne sortent pas du cadre 
d’une gestion courante simple des affaires de la personne concernée. Il en va de même des 
courriers ressortant du relevé des frais justifiés (cf. bordereau du recourant, pièce 5) dont se 
prévaut le recourant pour soutenir que ce dossier lui demande un engagement non négligeable. 
Cette pièce démontre simplement que le recourant a écrit des courriers en faveur de B.________, 
en particulier à son assurance, tâche qui fait partie d’un mandat ordinaire de curatelle. Quant aux 

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autres actes qu’il accomplirait et qui sortiraient du cadre ordinaire d’un mandat de curatelle, le 
recourant ne mentionne pas en quoi ils consistent, ni en quoi ils sortiraient du cadre ordinaire d’un 
mandat de curatelle qui n’est pas complexe. Enfin, on ne peut en aucun cas tirer arguments des 
articles de presse produits par le recourant (cf. bordereau du recourant, pièce 4) et desquels il 
déduit que le Service officiel des curatelles de La Sonnaz dispose d’un budget de CHF 581’000.- 
pour la gestion de 120 personnes en 2018, soit l’équivalent de CHF 4'840.- par personne, pour 
conclure que la rémunération du recourant est insuffisante, comme il le fait. En effet, chaque 
situation est différente et doit être appréciée de manière indépendante, dans le cadre du large 
pouvoir d’appréciation dont dispose l’autorité de fixation, en fonction des tâches qui ont été 
réalisées par le curateur selon les besoins de la personnes concernée. On ne saurait se baser sur 
de simples articles de presse, qui ne traitent même pas de la fixation des honoraires des curateurs 
et dont on ignore les sources, pour fixer la rémunération d’un curateur.

Le recourant requiert encore l’octroi d’une indemnité de CHF 200.- selon l’art. 10 al. 1 let. e OPEA 
pour les démarches qu’il a effectuées en vue de trouver une nouvelle institution à B.________, ce 
que la Justice de paix a refusé en alléguant que l’intéressé n’a finalement pas intégré de nouvelle 
institution en 2016. Certes, l’indemnité au sens de l’art. 10 al. 1 let. e OPEA est octroyée pour une 
entrée en institution, ce qui n’est pas le cas de B.________ qui résidait déjà à l’EMS C.________ 
et qui a uniquement vu son contrat se renouveler, de sorte que le curateur n’a pas droit à une 
indemnité sur cette base. Cela étant, il est vrai que dans la mesure où B.________ a été renvoyé 
de cet établissement en raison de son comportement, le curateur a dû entreprendre des 
démarches afin de lui trouver un nouveau lieu de vie, ce qu’il démontre par les correspondances 
produites dans le cadre de son recours (cf. bordereau du recourant, pièce 6). Ces démarches 
entrent toutefois dans le cadre de la gestion courante des affaires de la personne concernée mais, 
même si elles ne sont pas complexes, vont au-delà d’une simple gestion ordinaire, et il convient 
d’en tenir compte dans la rémunération allouée au curateur.

Compte tenu de ce qui précède, la rémunération arrêtée par la Justice de paix, à concurrence de 
CHF 1'400.-, qui se situe dans le haut de la fourchette prévue par l’art. 9 al. 2 let. b OPEA pour la 
rémunération de la gestion courante, tient compte des démarches effectuées par le curateur et 
correspond à la charge de travail qu’il a supportée. De son côté, le recourant n’apporte aucun 
élément permettant de retenir que le montant alloué par l’autorité intimée violerait le droit, serait 
basée sur une constatation fausse ou incomplète des faits pertinents ou encore que la décision 
serait inopportune. L’autorité intimée n’a donc pas outrepassé le large pouvoir d’appréciation dont 
elle dispose de par la loi s’agissant de la fixation de cette indemnité dont le montant est justifié et 
doit être confirmé.

4. Il s’ensuit que la rémunération de CHF 1'950.- octroyée par la Justice de paix au curateur 
pour l’année 2016, soit CHF 1'400.- pour la gestion courante, CHF 500.- pour la gestion de 
fortune, et CHF 50.- pour la demande de révision de rente, doit être confirmée. 

Partant, le recours est rejeté et la décision de la Justice de paix du 15 février 2017 confirmée.

5. Les frais judiciaires de recours, par CHF 300.-, sont mis à la charge du recourant qui 
succombe (art. 106 al. 1 CPC et 6 al. 1 LPEA).

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la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision de la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine du 15 février 2017 
est confirmée.

II. Les frais judiciaires, fixés à CHF 300.-, sont mis à la charge de A.________.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de 
recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 1er février 2018/say

La Présidente La Greffière-rapporteure