# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6661f639-5998-512b-82e5-b03338475c50
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-27
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 27.04.2016 501 2016 35
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2016-35_2016-04-27.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Augustinergasse 3, Postfach 1654, 1701 Freiburg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2016 35

Arrêt du 27 avril 2016

Cour d’appel pénal

Composition Président: Hubert Bugnon
Juges: Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser 
Greffière: Laura Granito

Parties A.________, condamné et demandeur, représenté par 
Me Nicolas Pfister

contre

Préfecture de la Sarine, intimée

Objet Révision

Demande du 25 février 2016 en révision de l’ordonnance rendue le 
5 août 2015 par la Préfecture de la Sarine 

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considérant en fait

A. Le 9 juin 2015, vers 12h45, la police a constaté la présence sur l’autoroute A12, à la hauteur 
de H.________, au km 37.1, d’un véhicule en panne dans une zone de chantier. Ce véhicule, 
immatriculé bbb, était arrêté sur la voie de droite du fait qu’il n’y avait pas de bande d’arrêt 
d’urgence en raison dudit chantier. La police a identifié A.________ comme étant le conducteur du 
véhicule; elle a constaté que ce dernier était en panne d’essence. 

B. Par ordonnance préfectorale du 5 août 2015, A.________ a été condamné pour avoir circulé 
avec un véhicule ne répondant pas aux prescriptions au paiement d’une amende de CHF 200.-, 
auxquels se sont ajoutés CHF 185.- d’émoluments et de frais. 

A.________ n’a pas formé d’opposition contre cette ordonnance et a payé l’amende.

C. Le 25 février 2016, A.________ a déposé une demande de révision. Arguant qu'il a appris le 
27 novembre 2015 que l’indicateur de la jauge de carburant était défectueux, il conclut à 
l’annulation de l’ordonnance préfectorale.

D. Invitée à se déterminer sur cette demande, la Préfecture de la Sarine a fait part de ses 
observations le 7 mars 2016; elle maintient son ordonnance du 5 août 2015.

en droit

1. a) La demande de révision a été déposée en langue allemande alors que l’ordonnance 
concernée a été rendue en français. Le demandeur était certes autorisé à déposer sa demande en 
allemand (cf. art. 17 al. 2 Cst.; RFJ 2010 164), mais en seconde instance, la procédure a lieu dans 
la langue de la décision (art. 115 al. 4 LJ), soit en français. A noter que le demandeur est de 
langue maternelle française et que l’événement est survenu dans l’arrondissement de la Sarine, de 
sorte que la langue de la procédure ne prête pas le flanc à la critique (art. 115 al. 2 let. a, 117 al. 1 
LJ). 

b) En application de l’art. 21 al. 1 let. b du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 
2007 (ci-après: CPP) en relation avec l’art. 85 al. 2 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (ci-après: 
LJ), la Cour d’appel pénal est compétente pour statuer sur les demandes de révision. Celles-ci 
doivent être motivées et adressées par écrit à la juridiction d’appel (art. 411 al. 1 CPP) et, hormis 
celles fondées sur l’art. 410 al. 1 let. b et al. 2 CPP, elles ne sont soumises à aucun délai – sous 
réserve de l’abus de droit –, de sorte qu’en l’espèce, la demande de révision du 25 février 2016 est 
recevable.

c) Directement atteint par l’ordonnance pénale litigieuse le condamnant, le demandeur est 
légitimé à introduire une demande de révision (art. 410 al. 1 CPP).

d) La Cour d’appel pénal peut rendre sa décision en procédure écrite (art. 390 al. 4 CPP).

e) Une ordonnance pénale entrée en force peut faire l’objet d’une révision (art. 410 al. 1 
CPP). La révision en tant que moyen subsidiaire présuppose l’entrée en force formelle de la 
décision concernée (BSK StPO-HEER, art. 410 n. 10). Une ordonnance pénale entre en force 

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notamment lorsque le délai d’opposition de 10 jours qui court dès la notification, s’écoule sans qu’il 
n’en soit fait usage (art. 437 al. 1 let. a et art. 354 CPP).

Notifiée le 12 août 2015, l’ordonnance pénale n’a fait l’objet d’aucune opposition dans le délai de 
10 jours. En conséquence, l’ordonnance est assimilée à un jugement entré en force (art. 354 al. 3 
CPP) dont la révision peut être demandée.

f) Conformément à l’art. 411 al. 1 CPP, la demande de révision doit contenir des 
conclusions, une motivation indiquant les causes de révision et tous les faits et moyens de preuve 
sur lesquels elle se fonde (BSK StPO-HEER, art. 411 n. 6 s.). Tel est le cas en l’espèce. 

En conséquence, il y a lieu d’entrer en matière sur la demande de révision.

2. a) Aux termes de l’art. 410 al. 1 CPP, toute personne lésée par une ordonnance pénale, 
notamment, peut en demander la révision s’il existe des faits ou moyens de preuves qui étaient 
inconnus de l’autorité inférieure et qui sont de nature à motiver une condamnation sensiblement 
moins sévère ou plus sévère du condamné ou encore la condamnation de la personne acquittée, 
si la décision est en contradiction flagrante avec une décision pénale rendue postérieurement sur 
les mêmes faits, ou s’il est établi dans une autre procédure pénale que le résultat de la procédure 
a été influencé par une infraction. Dans les motifs possibles précités, seule l'hypothèse des faits et 
moyens nouveaux paraît susceptible d'intervenir en l'espèce.

Les faits ou moyens de preuve sont nouveaux lorsqu’ils existaient déjà au moment du jugement, 
mais que le juge n’en avait pas connaissance au moment où il s’est prononcé, c’est-à-dire 
lorsqu’ils ne lui ont pas été soumis sous quelque forme que ce soit (ATF 137 IV 59 consid. 5.1.2; 
TF arrêt 6B_414/2014 du 25.09.2014). Les faits ou moyens de preuve sont sérieux lorsqu’ils sont 
propres à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fonde la condamnation et que l’état 
de fait ainsi modifié rend possible un jugement sensiblement plus favorable au condamné 
(ATF 130 IV 72 consid. 1; TF arrêt 6B_301/2013 du 13.05.13 consid. 1.1 ss).

b) Selon la jurisprudence, une demande de révision dirigée contre une ordonnance pénale 
doit être qualifiée d’abusive si elle repose sur des faits que le condamné connaissait initialement, 
qu’il n’avait aucune raison légitime de taire et qu’il aurait pu révéler dans une procédure ordinaire 
mise en œuvre par une simple opposition. En revanche, une révision peut entrer en considération 
à l’égard d’une ordonnance pénale pour des faits et des moyens de preuve importants que le 
condamné ne connaissait pas au moment du prononcé de l’ordonnance ou dont il ne pouvait pas 
se prévaloir ou n’avait pas de raisons de se prévaloir à cette époque (ATF 130 IV 72 consid. 2.3; 
TF arrêts 6B_1163/2013 du 07.04.2014 consid. 1.3; 6B_310/2011 du 20.06.2011 consid. 1.3 et 
1.4).

En application de cette jurisprudence, la Cour a à plusieurs reprises rejeté des demandes de 
révision fondées sur des faits que le demandeur aurait pu invoquer dans le cadre de la procédure 
d’opposition (ainsi arrêts 501 2012 139 du 04.12.2012, 501 2013 75 du 05.07.2013, 501 2014 12 
du 21.01.2014). 

En l’espèce, le demandeur fait valoir qu’il n’a appris que fin novembre 2015, soit après l’entrée en 
force de l’ordonnance préfectorale, que l’indicateur de la jauge de carburant était défectueux. A 
l’examen du dossier, force est de constater qu’il a informé de suite, soit le jour-même de 
l’événement, la société C.________ du problème survenu quelques heures auparavant. Cette 
dernière lui a répondu le 31 août 2015 qu’ « il n’existe aucun défaut. […] Il est indéniable que le 
témoin lumineux, indiquant que la réserve de carburant tire à sa fin, a parfaitement fonctionné ». 
Le 4 février 2016, C.________ a adressé au demandeur un courrier l’informant que les recherches 

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« ont montré qu’un problème potentiel avec l’alimentation en carburant du moteur peut être 
identifié. La conséquence de ce problème peut entraîner un manque de carburant même si 
l’indicateur de la jauge de carburant indique un tiers du réservoir. Pour cette raison, tous les 
véhicules concernés sont rappelés pour une modification auprès des concessionnaires 
C.________ ». Même s’il soupçonnait une défectuosité, il ne pouvait au vu de la position claire de 
C.________ être requis du demandeur qu’il ait eu connaissance du défaut au moment de sa 
condamnation, respectivement dans le délai d'opposition. Partant, sa demande n’est pas abusive.

3. a) Il reste à examiner si le motif de révision est fondé. Le demandeur, condamné pour 
pour avoir circulé avec un véhicule ne répondant pas aux prescriptions, ne conteste pas que 
l’élément objectif de l’art. 93 LCR est rempli. Par contre, il avance que l’élément subjectif n’est pas 
réalisé; il n’aurait pas agi par négligence, mais sous l'influence d'une appréciation erronée des 
faits.

Selon l’art. 29 LCR, les véhicules ne peuvent circuler que s'ils sont en parfait état de 
fonctionnement et répondent aux prescriptions. Ils doivent être construits et entretenus de manière 
à ce que les règles de la circulation puissent être observées, que le conducteur, les passagers et 
les autres usagers de la route ne soient pas mis en danger et que la chaussée ne subisse aucun 
dommage. Ainsi, le conducteur doit notamment veiller à faire le plein d’essence assez tôt, 
respectivement à disposer toujours de suffisamment de carburant pour ne pas tomber en panne 
sèche (TF 1C_476/2011 consid. 2.2 et 2.3, TF 6B_1099/2009 consid. 3.2).

Celui qui porte intentionnellement atteinte à la sécurité d'un véhicule, de sorte qu'il en résulte un 
danger d'accident, est puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine 
pécuniaire. La peine est l'amende lorsque l'auteur agit par négligence. Est puni de l'amende 
quiconque conduit un véhicule dont il sait ou devrait savoir s'il avait prêté toute l'attention 
commandée par les circonstances qu'il ne répond pas aux prescriptions ainsi que le détenteur ou 
la personne responsable au même titre que lui de la sécurité d'un véhicule qui tolère, 
intentionnellement ou par négligence, l'emploi d'un véhicule ne répondant pas aux prescriptions 
(art. 93 LCR). 

Agit par négligence quiconque, par une imprévoyance coupable, commet un crime ou un délit sans 
se rendre compte des conséquences de son acte ou sans en tenir compte. L'imprévoyance est 
coupable quand l'auteur n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et par sa 
situation personnelle (art. 12 al. 3 CP). Quiconque agit sous l'influence d'une appréciation erronée 
des faits est jugé d'après cette appréciation si elle lui est favorable. Quiconque pouvait éviter 
l'erreur en usant des précautions voulues est punissable pour négligence si la loi réprime son acte 
comme infraction de négligence (art. 13 CP). En matière de circulation routière, une telle erreur 
peut notamment entrer en ligne de compte lorsque des indicateurs, comme p. ex. le compteur de 
vitesse, sont défectueux, sans que le conducteur n’ait dû s’en rendre compte au vu notamment de 
son expérience (RÜTSCHE, BSK-SVG, 2014, art. 16 n. 71).

b) aa) En l’espèce, le demandeur allègue ce qui suit: il est parti du garage D.________ à 
E.________ pour se rendre à F.________, soit à quelque 70 km; il avait l’intention de faire le plein 
d’essence à F.________. Au moment de son départ de G.________, la jauge à essence indiquait 
encore un quart du réservoir, soit deux traits sur l’indicateur de la jauge. Au moment de la panne, à 
la hauteur de H.________, l’ordinateur informait le demandeur que l’état du réservoir lui permettait 
de parcourir encore 45 km. La jauge à essence dispose de huit traits au total et un plein 
correspond à 70 litres, de sorte qu’un trait représente 8.75 litres. Le modèle de véhicule en 
question consomme en moyenne 8.5 l/100 km. Le demandeur estime dès lors qu’il était en droit de 
considérer qu’il pouvait, avec deux traits, encore parcourir environ 200 km, et ainsi rejoindre sans 

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la moindre difficulté F.________. Il ajoute que le véhicule était neuf (mis en circulation deux mois 
avant la panne d’essence) et qu’il n’a jamais rencontré de difficultés avec les véhicules de marque 
C.________, dont il avait acquis et conduit cinq modèles; le demandeur connaissait donc très bien 
le fonctionnement des véhicules de ce fabricant et il n’avait constaté aucun problème jusqu’au jour 
en question. 

Le jour de la panne d’essence, le demandeur a informé la société C.________ du problème 
survenu quelques heures auparavant. Il y indiquait alors en particulier ceci: « 1. départ garage 
D.________ avec 2 barres d’essence 2. Je prévois de faire le plein à la pompe I.________ avant 
F.________ ce qui est tout à fait possible en terme de distance. C’est v[m]a 5ème C.________ de 
grosse cylindrée; je n’attends jamais le dernier moment pour refueler. 3. Moins de 2 km avant ma 
pompe et alors que mon ordinateur indique qu’il reste 45 km (voir photo) avant d’être vide, le 
véhicule s’immobilise […] ». 

Il ressort de la facture du garage du 27 novembre 2015 que des éléments concernant la jauge à 
essence ont été changés.

A l’examen du mode d’emploi du véhicule en question, on constate qu’un témoin lumineux jaune, 
signifiant que l’état du carburant est faible, doit s’allumer lorsque la jauge à essence indique 
encore 1/8 du réservoir, soit un trait sur l’indicateur de la jauge.

Par courrier du 4 février 2016, C.________ a admis que le véhicule peut manquer de carburant 
alors que la jauge à essence indique encore un tiers du réservoir, soit entre deux et trois traits sur 
l’indicateur de la jauge. En attendant la réparation, le fabricant a conseillé de faire le plein plus 
souvent que la normale de sorte que la jauge n’indique pas moins qu’un tiers du réservoir. 

bb) Au vu de ce qui précède, il est indéniable que le véhicule du demandeur présentait 
un défaut au niveau de l’indicateur de la jauge à essence, la panne sèche pouvant avoir lieu alors 
que la jauge indiquait encore un tiers du réservoir, soit entre deux et trois traits sur l’indicateur de 
la jauge. Se pose dès lors la question de savoir si ce fait justifie de procéder à une révision de 
l’ordonnance préfectorale litigieuse. 

La Cour de céans constate que le demandeur admet qu’avec un plein, son véhicule doit pouvoir 
parcourir plus de 800 km (70 litres avec une consommation moyenne de 8.5 l/100 km). Il admet 
également qu’au moment de la panne sèche, l’ordinateur indiquait encore 45 km, soit seulement 
5.5 % par rapport aux plus de 800 km parcourables avec un réservoir plein. Selon lui, au moment 
de son départ de E.________, il pensait encore pouvoir rouler 200 km (cf. deux traits, un trait 
valant environ 100 km). F.________ se trouvant à environ 70 km, il considérait que son réservoir 
contenait encore assez de carburant pour atteindre cette destination. En application du principe in 
dubio pro reo, la Cour de céans admet, compte tenu du défaut précité, que la jauge à essence 
indiquait encore un quart du réservoir, soit environ 200 km, au moment du départ de E.________, 
ceci quand bien même rien au dossier ne démontre cette allégation. Que le recourant ait ainsi pu 
se trouver dans l’erreur au moment de son départ est possible. Par contre, le demandeur aurait pu 
et dû se rendre compte en chemin qu’un problème se posait puisqu’il était visiblement passé de 
200 km à 45 km en quelque 56 km seulement (E.________-H.________, par l’A12), le demandeur 
n’ayant jamais prétendu avoir quitté l’autoroute à un moment donné pour effectuer une centaine de 
kilomètres ailleurs. Voyant l’ordinateur indiquer un nombre de kilomètres restant largement 
inférieur à la normale, il aurait dû quitter l’autoroute et faire le plein plus tôt, étant relevé que 
plusieurs stations essence se trouvent non loin des sorties d’autoroute sur ce tronçon de l’A12. Le 
demandeur aurait également dû être interpellé par le fait que le témoin lumineux jaune ne s’était 
apparemment pas allumé alors que l’ordinateur indiquait un nombre de kilomètres inférieur à 

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100 km (cf. 1 trait, mode d’emploi précité), étant rappelé que le demandeur connaît bien les 
modèles C.________ puisqu’il en est à son 5ème véhicule de cette marque et devait ainsi savoir 
que 45 km se situent bien en-dessous du dernier trait figurant sur la jauge à essence. Le 
demandeur a tout de même pris le risque de continuer sa route et ainsi de tomber en panne alors 
qu’il circulait sur l’autoroute, où le moindre incident fait naître pour les usagers un danger accru.

Compte tenu de ce qui précède, la condamnation pour violation simple des règles de la circulation 
routière est justifiée, si bien que la demande de révision doit être rejetée. 

4. Au vu du sort de la demande de révision, les frais de procédure, fixés à CHF 570.- 
(émolument: CHF 500.-; débours: CHF 70.-), doivent être mis à la charge du demandeur qui 
succombe (art. 428 al. 1 CPP, art. 422 CPP, 124 LJ et 33 à 44 RJ). Il n’est pas alloué de dépens.  

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête:

I. La demande de révision du 25 février 2016 est rejetée. 

II. Les frais de procédure de révision sont fixés à CHF 570.- (émolument: CHF 500.-; débours: 
CHF 70.-) et mis à la charge de A.________.

III. Il n’est pas alloué de dépens.

IV. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, 27 avril 2016/swo

Président Greffière