# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9f135e76-b5f0-5d29-b5ac-c7bfbbd1b6a9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-12-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 20.12.2021 P/15083/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-15083-2019_2021-12-20.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 
 

CANTON DE GENEVE 

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/15083/2019 ACPR/903/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du lundi 20 décembre 2021 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de B______, comparant par Me C______, 

avocat,  

recourant 

 

contre l'ordonnance rendue le 26 novembre 2021 par le Tribunal correctionnel 

 

et 

LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL, rue des Chaudronniers 9, 1204 Genève - case 

postale 3715, 1211 Genève 3 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés 

 

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EN FAIT : 

A. Par acte déposé le 30 novembre 2021, A______ recourt contre l'ordonnance du 26 
précédent par laquelle le Tribunal correctionnel (ci-après : TCor) a ordonné sa mise en 
détention pour des motifs de sûreté pour une durée de 3 mois. 

Il conclut à l’annulation de cette décision et à sa mise en liberté immédiate moyennant 
les mesures de substitution qu'il propose, soit: obligation de déférer à toute 
convocation du pouvoir judiciaire et de se présenter au poste de police de 
D______ [GE] de manière hebdomadaire ; interdiction de contacter E______ de 
quelque manière que ce soit (téléphone, messages, Facebook, etc) et d'approcher le 
domicile de celle-ci à moins de 100 mètres, ainsi que de l'approcher à moins de 
10 mètres; obligation de continuer à vivre dans un domicile séparé de E______; 
obligation de déposer tout document de voyage et interdiction de quitter la Suisse; 
interdiction de contacter F______ de quelque manière que ce soit et de l'approcher à 
moins de 10 mètres; interdiction de parler à sa fille G______ de la procédure, en 
particulier de son témoignage à la police; ordonner toute autre mesure de substitution 
utile pour pallier tout éventuel risque. 

B. Il résulte du dossier les faits pertinents suivants : 

a. A______, ressortissant turc d'origine kurde, né en Turquie en 1976, a été arrêté le 
18 juillet 2019 et prévenu de tentative de meurtre (art. 22 et 111 CP), de lésions 
corporelles simples (art. 123 CP) et de contrainte (art. 181 CP) et placé en détention 
provisoire. 

b. Le 15 avril 2020, il a été remis en liberté sous mesures de substitution ordonnées 
par le Tribunal des mesures de contrainte, la dernière fois jusqu'au 17 octobre 2021.  

Il s'agit des mesures suivantes : 

o obligation de déférer à toute convocation du pouvoir judiciaire, 

o interdiction de contacter E______ de quelque manière que ce soit 
(téléphone, messages, Facebook, etc.), étant précisé que s'il doit 
impérativement contacter son épouse au sujet des enfants par exemple, il 
n'était autorisé à le faire qu'en passant par l'intermédiaire de leur fille 
H______, 

o interdiction de faire apparaître le nom de E______ conjointement au sien, 
sans l'accord de cette dernière, par exemple sur des comptes de réseaux 
sociaux, 

o interdiction d'approcher le domicile de E______, sis 1______ [GE], à moins 
de 100 mètres, 

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o interdiction d'approcher physiquement E______ à moins de 10 mètres, 

o obligation de continuer à vivre à un domicile séparé de celui de E______, 

o interdiction de quitter le territoire suisse, 

o interdiction de contacter F______ de quelque manière que ce soit, 

o interdiction d'approcher F______ à moins de 10 mètres, 

o interdiction de parler avec sa fille G______ de la présente procédure, en 
particulier de son témoignage à la police, 

o obligation d'informer le Ministère public, via son conseil, de son adresse et 
de tout éventuel changement d'adresse. 

c. Par acte d'accusation du 2 juillet 2021, le Ministère public a renvoyé A______ en 
jugement devant le TCor. 

d. Lors de l'audience de jugement 24 novembre 2021, A______ a notamment déclaré 
avoir vécu en Allemagne de 2000 à 2003, où il avait de la famille ainsi qu'en Belgique.  

Son conseil a conclu à la requalification de la tentative de meurtre en tentative de 
lésions corporelles graves, à son acquittement de tous les autres chefs d'accusation, à 
être mis au bénéfice de la circonstance atténuante de l'art. 48 let. c CP, au prononcé 
d'une peine privative de liberté n'excédant pas trois ans, avec sursis partiel, la partie 
ferme de la peine ne devant pas excéder la détention déjà subie. Il s'est opposé à 
l'expulsion en application de la clause de rigueur. 

e.  Selon le dispositif prononcé et notifié le 26 novembre 2021, le TCor a condamné 
A______ pour tentative de meurtre (art. 111 et 22 al. 1 CP), lésions corporelles simples 
(art. 123 ch. 1 et ch. 2 al. 4 CP), contrainte (art. 181 CP), viol (art. 190 al. 1 CP), 
tentative de viol (art. 190 al. 1 et 22 al. 1 CP), contrainte sexuelle (art. 189 al. 1 CP) et 
violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 al. 1 CP), à une peine privative 
de liberté de 6 ans, sous déduction de 273 jours de détention avant jugement, et 
prononcé son expulsion pour une durée de 8 ans. 

À l'issue de l'audience, A______ a annoncé faire appel du jugement. 

C. Dans sa décision querellée, le TCor a retenu le risque que A______ décide d'échapper 
à l'exécution de la peine prononcée et la mesure d'expulsion au vu de leur quotité, 
même s'il avait respecté les mesures de substitution et s'était présenté aux audiences 
d'instruction et de jugement. Le prévenu, de nationalité turque, était au bénéfice d'une 
admission provisoire, n'y avait que peu d'attaches en Suisse malgré les 18 années qu'il 
y avait passées, n'ayant plus aucun contact avec son ex-épouse et que peu, voire aucun 
contact, avec ses enfants désormais tous majeurs; il vivait dans un hôtel, émargeait à 
l'aide sociale, n'avait pas d'emploi, n'était pas intégré et n'avait pas de réseau social.  

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Le risque de fuite était accentué par le fait qu'il pourrait être accueilli dans sa 
famille en Allemagne ou en Belgique, voire en Turquie auprès des siens, dans la 
mesure où il n'avait pas rendu vraisemblable qu'il y courait un risque actuel et 
concret. Le risque d'une entrée dans la clandestinité était concret, l'intéressé 
pouvant choisir d'éviter de purger la lourde peine à laquelle il était condamné.  

Il a également retenu le risque de collusion avec sa fille G______, qu'il pourrait être 
tenté de contacter pour qu'elle se rétracte ainsi qu'un risque de réitération tangible, 
sous la forme de représailles, dans la mesure où il estimait être lui-même une 
victime.  

Les mesures de substitution en vigueur jusqu'alors ne palliaient pas suffisamment 
les risques retenus. 

D. a. À l’appui de son recours, A______ conteste le risque de fuite. Son retour dans 
son pays n'était pas envisageable. Il vivait en Suisse depuis 2003 avec sa famille – 
cinq de ses six enfants et ses petits-enfants étaient suisses – et était au bénéfice d'un 
permis F au motif que la communauté kurde de Turquie, dont il faisait partie, était 
menacée et le risque de persécution était actuel et concret. Il s'opposait à son renvoi 
en Turquie; sa sécurité y serait concrètement mise en danger, ayant été un politicien 
militant. Il ne s'était pas rendu en Allemagne ou en Belgique depuis plus de 15 ans; 
rien ne prouvait qu'il ait maintenu des liens dans ces pays. Son état de santé était 
préoccupant, ayant subi une opération cardiaque et devant suivre un traitement 
médicamenteux quotidien, dont il bénéficiait gratuitement grâce à l'aide sociale, ce 
qui ne serait pas le cas dans un autre pays. Il n'avait aucune ressource lui permettant 
d'envisager une quelconque fuite. Ainsi, le risque de fuite n'avait pas augmenté à la 
suite du prononcé du TCor; il pouvait être libéré au bénéfice des mesures de 
substitution suggérées, qu'il avait respecté jusqu'alors; il s'était présenté aux 
audiences ainsi qu'au prononcé du verdict alors même qu'il était conscient de la 
peine menace et du risque concret d'expulsion. Il soutient parler le français et être 
intégré en Suisse. 

Il avait formé appel du jugement et il était disproportionné d'ordonner sa mise en 
détention durant la procédure d'appel. 

Il conteste le risque de collusion avec sa fille G______ qui avait été entendue 
durant la procédure. Le risque de réitération était inexistant. Il avait pris conscience 
de la réalité du divorce prononcé en 2021 et compris qu'il ne devait plus se rendre 
dans le logement de E______ à laquelle il n'avait plus adressé la parole depuis les 
faits. Il avait entrepris un suivi psychologique hebdomadaire depuis octobre 2020, 
diminuant, ainsi, le risque de récidive.  

Les risques retenus pouvaient être palliés par les mesures de substitution proposées. 

b. Le TCor ne formule pas d'observations.  

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c.  Le Ministère public conclut au rejet du recours. Il développe les risques retenus 
par le TCor et considère qu'aucune mesure de substitution ne pouvait les pallier. 

d. A______ réplique.  

EN DROIT 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme prescrite (art. 384 al. 1, 
385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la 
Chambre de céans (art. 222 et 393 al. 1 let. b CPP; ACPR/254/2015 du 30 avril 2015 
consid. 1 et les références; ACPR/12/2017 du 13 janvier 2017) et émaner du prévenu 
qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt 
juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée 
(art. 382 al. 1 CPP). 

2. 2.1. Une mesure de détention pour des motifs de sûreté n'est compatible avec la liberté 
personnelle garantie aux art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH que si elle repose sur une base 
légale (art. 31 al. 1 et art. 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce l'art. 221 CPP. Elle doit en 
outre correspondre à un intérêt public et respecter le principe de la proportionnalité 
(art. 36 al. 2 et 3 Cst., art. 212 al. 3 CPP). Pour que tel soit le cas, la privation de liberté 
doit être justifiée par les besoins de l'instruction, par un risque de fuite ou par un 
danger de collusion ou de réitération (art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP). Préalablement à 
ces conditions, il doit exister des charges suffisantes, soit de sérieux soupçons de 
culpabilité, à l'égard de l'intéressé (art. 221 al. 1 CPP; art. 5 par. 1 let. c CEDH), c'est-
à-dire des raisons plausibles de le soupçonner d'avoir commis une infraction (ATF  
143 IV 168 consid. 2).  

 L'art. 231 al. 1 CPP prévoit qu'au moment du jugement, le tribunal de première 
instance détermine si le prévenu qui a été condamné doit être placé ou maintenu en 
détention pour des motifs de sûreté, pour garantir l'exécution de la peine ou de la 
mesure prononcée (let. a) ou en prévision de la procédure d'appel (let. b), et l'art. 220 
al. 2 CPP précise que la détention pour des motifs de sûreté prend fin au moment où 
l'expulsion est exécutée. 

 L'art. 66a al. 1 let. a et h CP, qui prévoit l'expulsion obligatoire d'un étranger 
condamné notamment pour meurtre, viol et contrainte sexuelle, figure dans le chapitre 
2 intitulé "Mesures" du Code pénal. L'expulsion obligatoire est donc une mesure à 
caractère pénal.  

 Pour le Tribunal fédéral, il est possible de maintenir en détention pour des motifs de 
sûreté une personne condamnée à une expulsion et à une peine privative de liberté avec 
sursis, tant que la question de l'octroi du sursis est incertaine, tant que la détention 
subie ne dépasse pas la durée de la peine privative de liberté prononcée et tant que le 
principe de la célérité (art. 5 al. 1 CPP) est respecté (ATF 143 IV 168 consid. 5.3). 

2.2. Le recourant ne s'exprime pas sur les charges retenues contre lui.  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACPR/254/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACPR/12/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%20168
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%20168

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 La Chambre de céans ne les examinera pas ce d'autant plus que lorsqu'un jugement de 
condamnation a déjà été rendu, l'existence de forts soupçons au sens de l'art. 221 al. 1 
CPP est renforcée (ATF 139 IV 186 consid. 2.2.3 p. 190/191 = SJ 2013 I 573). 

3. Le recourant conteste tout risque de fuite. 

 3.1. Selon l'art. 231 al. 1 CPP, au moment du jugement, le tribunal de première 
instance détermine si le prévenu qui a été condamné doit être placé ou maintenu en 
détention pour des motifs de sûreté pour garantir l'exécution de la peine ou de la 
mesure prononcée (let. a) ou en prévision de la procédure d'appel (let. b). Cette 
disposition vise avant tout le risque de fuite (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. 
PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale 
suisse, 2ème éd., Bâle 2019, n. 7 ad art. 231). Ces cas de figure ne constituent pas des 
motifs de détention proprement dits, au sens de l'art. 31 al. 1 Cst., mais apportent des 
précisions d'ordre procédural en relation avec les motifs de détention légaux de 
l'art. 221 CPP (ACPR/560/2013 du 23 décembre 2013 et les références citées).  

 3.2. Le risque de fuite au sens de l'art. 221 al. 1 let. a CPP doit s'analyser en fonction 
d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, 
ses liens avec l'État qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger, qui font 
apparaître le risque de fuite non seulement possible, mais également probable (ATF 
117 Ia 69 consid. 4a p. 70 et la jurisprudence citée). La gravité de l'infraction ne peut 
pas, à elle seule, justifier la prolongation de la détention, même si elle permet souvent 
de présumer un danger de fuite en raison de l'importance de la peine dont le prévenu 
est menacé (ATF 125 I 60 consid. 3a; 117 Ia 69 consid. 4a; 108 Ia 64 consid. 3). 
Lorsqu'un jugement de condamnation a déjà été rendu, cette décision constitue un 
indice important quant à la peine susceptible de devoir finalement être exécutée (ATF 
139 IV 270 consid. 3.1). 

3.3. En l'occurrence, le risque de fuite est concret. Quand bien même le recourant a 
respecté – comme il le devait, sous peine de réincarcération (art. 237 al. 5 CPP) – les 
mesures de substitution à sa détention provisoire, on peut raisonnablement considérer 
qu'il s'était plié aux mesures de substitution et avait comparu chaque jour aux débats 
dans la conviction, ou du moins dans l'espoir, de la disqualification de l'infraction de 
tentative de meurtre, l'acquittement des autres chefs, une peine compatible avec la 
détention subie et le non-prononcé de son expulsion, comme l'a plaidé son conseil. 

 La situation a changé radicalement avec le prononcé par le TCor d'une lourde sanction, 
certes non encore définitive, et d'une expulsion, impliquant un renvoi en Turquie. 

 Dans cette configuration, le recourant pourrait être tenté de se soustraire à l'exécution 
de la peine. C'est en vain qu'il met en avant la présence des membres de sa famille en 
Suisse, avec lesquelles il n'a pratiquement plus de relation. Compte tenu de ses liens 
familiaux en Allemagne, Belgique et encore en Turquie, il pourrait être tenté de mettre 
une frontière entre la justice suisse et lui.  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20IV%20186
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2013%20I%20573
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACPR/560/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/117%20Ia%2069
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/125%20I%2060
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/117%20Ia%2069
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/108%20Ia%2064
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20IV%20270

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 Dans ces circonstances, l'obligation de se présenter au poste de police – qui n'a pas en 
elle-même de valeur dissuasive particulière (arrêt du Tribunal fédéral 1B_586/2011 du 
8 novembre 2011 consid. 4.4; SJ 2007 II p. 41) - s'avère d'emblée inefficace. À fortiori 
en va-t-il de même de l'obligation de déposer tout document de voyage et l'interdiction 
de quitter la Suisse. 

 Dès lors que le caractère proportionné de la détention s'examine à la lumière de la 
peine prononcée en première instance (cf. arrêts du Tribunal fédéral 1B_406/2012 du 
31 juillet 2012 consid. 2.5 et 1B_122/2009 du 10 juin 2009 consid. 2), une violation du 
principe de la proportionnalité n'entre pas concrètement en considération. Elle n'est, 
d'ailleurs, pas alléguée sous cet angle. 

4. Le recours s'avère ainsi infondé et doit être rejeté. 

5. Le recourant, qui succombe dans toutes ses conclusions, supportera les frais envers 
l'État, qui comprendront un émolument de CHF 900.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du 
Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03) 

6. Le recourant plaide au bénéfice d'une défense d'office. 

 6.1. Selon la jurisprudence, le mandat de défense d'office conféré à l'avocat du prévenu 
pour la procédure principale ne s'étend pas aux procédures de recours contre les 
décisions prises par la direction de la procédure en matière de détention avant 
jugement, dans la mesure où l'exigence des chances de succès de telles démarches peut 
être opposée au détenu dans ce cadre, même si cette question ne peut être examinée 
qu'avec une certaine retenue. La désignation d'un conseil d'office pour la procédure 
pénale principale n'est pas un blanc-seing pour introduire des recours aux frais de 
l'État, notamment contre des décisions de détention provisoire (arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_516/2020 précité consid. 5.1). 

 6.2. En l'occurrence, quand bien même le recourant succombe, on peut admettre que 
l'exercice de ce recours ne procède pas d'un abus. 

 L'indemnité sera fixée en fin de procédure (art. 135 al. 2 CPP). 

* * * * * 

 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_586/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_406/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_122/2009
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%204%2010.03
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_516/2020

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 P/15083/2019 

PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 

Rejette le recours. 

Condamne A______ aux frais de la procédure, arrêtés à CHF 900.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, au recourant (soit, pour lui, son défenseur), au 
Ministère public et au Tribunal correctionnel. 

Le communique pour information à la Chambre pénale d'appel et de révision. 

Siégeant : 

Monsieur Christian COQUOZ, président; Mesdames Daniela CHIABUDINI et  
Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Julien CASEYS, greffier. 

 

Le greffier : 

Julien CASEYS 

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 

déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué.  

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

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P/15083/2019 ETAT DE FRAIS  

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10 03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (litt. a) CHF      

- délivrance de copies (litt. b) CHF      

- état de frais (litt. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 815.00 

-  CHF      

Total CHF  900.00