# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 98b0b74c-f6fe-5743-87dd-269140ecb2f4
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-22
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 22.10.2021 102 2021 103
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2021-103_2021-10-22.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2021 103

Arrêt du 22 octobre 2021

IIe Cour d’appel civil

Composition Présidente : Dina Beti
Juges : Catherine Overney, Michel Favre
Greffière-rapporteure : Sandra Ayan-Mantelli

Parties A.________, demandeur et recourant, représenté par B.________

contre

C.________ SÀRL, défenderesse et intimée

Objet Travail – indemnités de repas (art. 23 al. 1 let. a CCT-SOR)

Recours du 1er juin 2021 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal des prud'hommes de l'arrondissement de la Sarine du 30 avril 
2021

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. C.________ Sàrl est une société inscrite au Registre du commerce du canton de Fribourg 
depuis le 2 octobre 2017 et dont le but est l’« exécution de tous travaux de construction, en particulier 
de plâtrerie, de peinture, d’isolation périphérique, de rénovation ainsi que de pose de faux-plafonds, 
de cloisons et de papier-peint ».

A.________ a été engagé au service de C.________ Sàrl dès le mois de novembre 2017. Le 
21 mars 2019, C.________ Sàrl a résilié le contrat de travail de A.________. Les rapports de travail 
ont pris fin le 31 juillet 2019.

B. Par requête de conciliation du 18 juin 2020, A.________ a conclu, sous suite de frais et 
dépens, à ce que la société C.________ Sàrl soit condamnée à lui verser le montant de 
CHF 2'857.50 net à titre de frais de repas non payés. Le 26 août 2020, une autorisation de procéder 
a été délivrée à A.________. 

C. Le 8 octobre 2020, A.________ a déposé une action en paiement à l’encontre de 
C.________ Sàrl et a conclu, sous suite de frais et dépens, à ce qu’elle soit astreinte à lui verser un 
montant de CHF 2'857.50 net, avec intérêts à 5% l’an dès le 1er juillet 2019 à titre de frais de repas 
non payés. 

C.________ Sàrl n’a pas déposé de réponse dans le délai imparti, ni dans le délai supplémentaire 
octroyé par ordonnance du 20 novembre 2020.

A.________, assisté de son mandataire, a comparu à l’audience présidentielle du 28 janvier 2021. 
Bien que régulièrement citée, personne ne s’est toutefois présenté au nom de la société C.________ 
Sàrl. A.________ a été interrogé. En l’absence de réquisition, la procédure probatoire a été close et 
le mandataire du demandeur a plaidé. 

D. Par décision du 28 janvier 2021, la Présidente du Tribunal des prud’hommes de 
l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Présidente) a rejeté la demande en paiement déposée 
par A.________, sans allouer de dépens ni percevoir de frais judiciaires.

E. Par mémoire du 1er juin 2021, A.________ a interjeté un recours contre cette décision, 
concluant, principalement, à sa réformation en ce sens que sa demande soit admise, que les dépens 
soient mis à la charge de la défenderesse et qu’il ne soit pas perçu de frais judiciaires, et, 
subsidiairement, à son annulation et au renvoi de la cause à la Présidente pour nouvelle décision 
dans le sens des considérants, frais à la charge de l’intimée.

F. C.________ Sàrl ne s’est pas déterminée sur le recours dans le délai imparti pour le faire.

en droit

1.

1.1. Le recours est recevable notamment contre les décisions finales de première instance qui 
ne peuvent faire l'objet d'un appel (art. 319 let. a CPC), en particulier lorsque la valeur litigieuse est 

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inférieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 2 CPC a contrario). Le délai de recours est de 30 jours (art. 321 
al. 1 CPC).

En l'espèce, la décision querellée a été notifiée au recourant le 4 mai 2021. Déposé le 1er juin 2021, 
le recours a été interjeté en temps utile. Le mémoire est motivé et doté de conclusions. En outre, la 
valeur litigieuse s'élève à CHF 2'857.50, de sorte que la voie du recours est ouverte. Il s'ensuit la 
recevabilité du recours.

1.2. La valeur litigieuse étant inférieure à CHF 30'000.-, la procédure simplifiée s’applique à la 
présente affaire (art. 243 al. 1 CPC), la maxime inquisitoire sociale étant en outre applicable dans la 
mesure où il s’agit d’un litige portant sur un contrat de travail (art. 247 al. 2 let. b ch. 2 CPC). 

1.3. La cognition de la Cour est pleine et entière en droit ; en revanche, s'agissant des faits, elle 
est limitée à leur constatation manifestement inexacte (art. 320 CPC). 

1.4. La Cour statue sur pièces, conformément à l'art. 327 al. 2 CPC. 

1.5. La voie de droit au Tribunal fédéral se détermine, en matière pécuniaire, en fonction de la 
valeur litigieuse. Il s’agit du recours en matière civile si la valeur litigieuse est d’au moins 
CHF 15'000.- en matière de droit du travail (art. 72 ss LTF) ou du recours constitutionnel subsidiaire 
dans les autres cas (art. 113 ss LTF). En l’espèce, la valeur litigieuse au sens de l’art. 51 al. 1 let. a 
LTF est de CHF 2'857.50, de sorte que seule la voie du recours constitutionnel subsidiaire est 
ouverte (art. 113 ss LTF).

2.

2.1. En l’espèce, la Présidente a retenu que A.________ n’avait pas allégué, ni prouvé, ne pas 
pouvoir prendre son repas à son propre domicile. Elle a relevé qu’il avait au contraire reconnu, lors 
de l’audience du 28 janvier 2021, avoir sa voiture à disposition quand il travaillait à proximité de son 
domicile situé à D.________, à savoir lorsque le chantier était situé à E.________, ou le fourgon de 
l’entreprise lorsqu’il travaillait à F.________, G.________ ou H.________. Partant, la Présidente a 
estimé qu’il avait lui-même reconnu implicitement qu’il aurait pu rentrer chez lui à midi. Il ne l’a pas 
fait car, selon lui, son employeur lui aurait dans ce cas demandé où il était, ce qui n’est en soi, selon 
la Présidente, pas un empêchement à prendre ses repas chez lui. Elle a ajouté que le demandeur 
n’avait pas non plus allégué que l’employeur lui interdisait de rentrer chez lui à midi, ou que la pause 
de midi était trop courte pour le faire. Partant, la Présidente a retenu que l’on ne saurait se baser sur 
les moyens de preuves et les allégués, qui portent sur les repas effectivement pris à l’extérieur et 
non pas sur les repas où il y avait impossibilité pour le demandeur de rentrer chez lui à midi. Elle a 
ajouté qu’il n’incombe pas au juge d’étendre l’instruction à toutes les preuves possibles sur des faits 
non invoqués. Pour le surplus, le demandeur étant assisté d’un juriste du syndicat B.________ 
disposant de connaissances particulières en droit du travail, le devoir d’interpellation a dès lors une 
portée restreinte et l’autorité peut partir du principe que les allégations et les moyens de preuve sont 
présentés de manière complète. Partant, la Présidente a rejeté la demande en paiement.

2.2. Le recourant allègue, en substance, que la Présidente a violé I'art. 23 al.1 let. a CCT-SOR 
et qu’elle a fait preuve d’arbitraire dans l’appréciation des faits en faisant abstraction des éléments 
factuels non contestés par la partie adverse qui permettaient d’admettre une impossibilité de se 
rendre à midi à son domicile. Le recourant soutient que le but de l’art. 23 al. 1 let. a CCT-SOR est 
soit de rémunérer le temps de trajet nécessaire pour se rendre au domicile, sans pour autant 
prétériter le temps de pause, soit d'indemniser les repas effectivement pris à l'extérieur, en tenant 
compte du fait que cela permet aux travailleurs de travailler plus ou d'avoir moins d'heures 
supplémentaires, et d'éviter de perdre du temps inutilement sur la route. De plus, il considère que 

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lorsque l'employeur ne donne pas de consigne particulière et que le travailleur mange à l'extérieur, 
son indemnité lui est due, ce qui est le cas en l’espèce. 

2.3. Dans le cadre de la maxime inquisitoire dite sociale, il incombe certes en premier lieu aux 
parties de présenter les faits et moyens de preuves nécessaires. Néanmoins, le défaut d’une partie 
à l’audience des débats principaux ne profite pas à la partie adverse : l’on ne peut pas déduire du 
défaut d’une partie que les faits allégués par la partie présente ne sont pas litigieux, ou qu’ils sont 
admis. Dans le cadre de son devoir de rechercher la vérité, le tribunal peut et doit au contraire 
administrer lui-même les preuves sur des points formellement incontestés, s’il doute sérieusement 
de la véracité des indications données par la partie présente. Si tel est le cas, il doit administrer 
d’office la preuve des faits douteux (art. 153 al. 2 CPC; arrêt TF 5A_125/2016 du 27 juillet 2016 
consid. 4.3 et les références citées).

2.4.

2.4.1. En l’espèce, le recourant a déposé une action en paiement à l’encontre de l’intimée. Cette 
dernière n’a toutefois pas déposé de réponse à l’action introduite dans le délai octroyé pour le faire, 
ni dans le délai supplémentaire imparti. Elle ne s’est pas non plus présentée à l’audience 
présidentielle du 28 janvier 2021 à laquelle elle avait été régulièrement citée. Elle ne s’est donc pas 
déterminée sur les allégués et les pièces produites par le demandeur. Partant, dans la mesure où 
les faits allégués n’ont pas formellement été admis, mais sont simplement demeurés non contestés, 
la Présidente ne pouvait se contenter des actes de la partie comparante et du dossier, s’il existait 
des doutes sérieux à leur égard. Si elle avait des doutes sur la véracité des faits non contestés, la 
Présidente devait en administrer la preuve.

2.4.2. En l’occurence, A.________ a conclu à ce que C.________ Sàrl soit condamnée à lui verser 
le montant de CHF 2'857.50 avec intérêts à 5% l’an dès le 1er juillet 2019 à titre d’indemnités pour 
les frais de repas.

Selon l’art. 23 al. 1 let. a CCT-SOR, applicable par renvoi de l’art. 327a CO notamment à tous les 
employeurs, toutes les entreprises et aux secteurs d’entreprises qui exécutent ou font exécuter, à 
titre principal ou accessoire, des travaux de construction, plâtrerie-peinture (art. 1 CCT-SOR), les 
déplacements de l’atelier aux chantiers occasionnant des frais supplémentaires pour le travailleur 
donnent droit, notamment, à une indemnité de CHF 18.- pour le fait de ne pouvoir prendre son repas 
de midi à son domicile et au remboursement des frais de transport pour l’utilisation de son véhicule 
privé. La lettre b de cette disposition précise que le remboursement des frais de transport et des 
indemnités n’est pas dû lorsque l’employeur ou le maître d’ouvrage organise lui-même le transport 
du travailleur ou lui fournit le repas de midi.

A.________ a allégué que, durant les rapports de travail, il avait travaillé sur divers chantiers durant 
des journées entières, prenant son repas de midi sur place et que son employeur ne lui avait pas 
indemnisé 159 repas (DO 4). A titre de preuve, le demandeur a produit ses fiches de salaire, ses 
décomptes d’heures remis chaque semaine à son employeur et un décompte récapitulatif qu’il a 
établi (cf. bordereau du demandeur, pièce 5 à 7).

Contrairement à ce qu’a retenu la Présidente, on ne saurait considérer que le demandeur n’a pas 
allégué son impossiblité de prendre son repas à son propre domicile ou à l’atelier. Cela ressort de 
ses déclarations en audience. A.________ a en effet expliqué que quand il travaillait loin de chez lui 
(20-25 km) ou à Matran ou Avry-sur-Matran, il avait le fourgon de l’entreprise. Il l’avait également 
parfois lorsqu’il travaillait à Fribourg, mais non quand il était à Villars-sur-Glâne où il se rendait avec 
sa propre voiture. Il travaillait en général avec l’apprenti et ils avaient un fourgon pour les deux. Il a 

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ajouté que son employeur ne voulait pas que les employés prennent le fourgon pour rentrer dîner à 
midi chez eux par crainte qu’ils arrivent en retard sur le chantier après la pause. Il a ajouté que 
lorsqu’il se trouvait à Villars-sur-Glâne, il ne rentrait pas à son domicile manger car son employeur 
ne l’indemnisait pas pour l’utilisation de sa voiture (DO 26 s.). De plus, il a déclaré: « Mon employeur 
ne m’a jamais rien expliqué s’agissant des frais de repas et de quand je pouvais les réclamer ». Il a 
ajouté: « Je n’ai jamais reçu l’instruction de rentrer à la maison ou à l’atelier pour le repas de midi » 
(DO 27). Il découle de ces déclarations que le recourant contestait bien pouvoir rentrer chez lui ou 
pouvoir se rendre au dépôt à midi pour manger. Partant, l’appréciation des faits opérée par la 
Présidente est inexacte et il doit être retenu que le demandeur a allégué qu’il ne pouvait pas rentrer 
dîner chez lui ou à l’atelier.

2.4.3. En examinant les décomptes d’heures de travail, on constate que, pour une partie des cas, 
le demandeur travaillait à des endroits qui ne lui permettaient pas de rentrer prendre le repas de 
midi chez lui, à D.________, ou à l’atelier, à I.________, dès lors qu’il se trouvait manifestement 
trop loin de ces deux endroits. S’agissant de ces cas, la Présidente n’avait aucun doute à avoir quant 
à la véracité de ces faits puisqu’ils sont établis par les décomptes d’heures ainsi que par la distance 
manifestement importante séparant ces endroits avec le domicile du demandeur, respectivement 
avec l’atelier. Elle devait donc admettre ces frais de repas sans plus ample instruction.

Il s’agit des cas suivants:

- novembre 2017: Ste-Croix (2x), Vaulruz (5x), total: 7x 
- décembre 2017: Ste-Croix (2x), Vaulruz (13x), total: 15x 
- janvier 2018: Vaulruz (8x), Romont (2x), total: 10x 
- février 2018: 0x
- mars 2018: Bâle (1x), total: 1x 
- avril 2018: Bâle (2x), Berne (4x), Bulle (2x), total: 8x 
- mai 2018: Bulle (2x), Vallon (1x), Villaz-St-Pierre (3x), Vaulruz (1x), Berne (9x), total: 16x
- juin 2018: Berne (3x), Avenches (5x), Neyruz (2x), Bulle (2x), total: 12x 
- juillet 2018: Bulle (2x), Noréaz (6x), Berne (1x), total: 9x 
- août 2018: Noréaz (4x), total: 4x 
- septembre 2018: Avenches (4x), La Tour-de-Trême (6x), total: 10x 
- octobre 2018: La Tour-de-Trême (1x), Orsonnens (9x), Villaz-St-Pierre (1x), Charmey (2x), 

Marly (1x), total: 14x 
- novembre 2018: Villaz-St-Pierre (1x), Vuisternens (1x), Orsonnens (11x), total: 13x 
- décembre 2018: Le Glèbe (15x), Gruyères (1x), Prez-vers-Noréaz (1x), total: 17x 
- janvier 2019: Le Glèbe (7x), Orsonnens (6x), Villaz-St-Pierre (1x), Villars-le-Grand (2x), 

Neyruz (3x), total: 19x 
- février 2019: Villaz-St-Pierre (5x), Orsonnens (3x), Bourguillon (2x), total: 10x 
- mars 2019: Villarimboud (4x), Le Glèbe (2x), Orsonnens (4x), Villaz-St-Pierre (4x), total: 14x 

Il découle de ce décompte que le recourant a comptabilisé 22 repas à CHF 17.50 (avant 2018) et 
157 repas à CHF 18.- (après 2018). 

S’agissant des localités Matran, Avry-sur-Matran et Fribourg, qui ne sont pas si éloignées du 
domicile et du dépôt de l’intimée, il ressort des déclarations du demandeur qu’il s’y rendait en 
fourgon, qu’il était seul avec l’apprenti, qu’ils disposaient d’un fourgon pour les deux, et que l’intimée 

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n’appréciait pas qu’ils rentrent en fourgon à midi chez eux par crainte qu’ils reviennent en retard sur 
le chantier (DO 27). Etant donné que le recourant disposait d’un seul fourgon qu’il partageait avec 
l’apprenti, vu le trafic en périphérie de Fribourg à ces heures, et étant donné que l’intimée ne voulait 
de surcroît pas qu’ils rentrent chez eux à midi, force est d’admettre que le recourant ne pouvait pas 
prendre son repas à son domicile ou à l’atelier lorsqu’il travaillait sur des chantiers dans les localités 
mentionnées ci-dessus. Aucun doute ne subsiste concernant ces faits et la Présidente devait les 
considérer comme admis. Il s’agit des repas suivants: 

- février 2018: Fribourg (rue de Romont) 1x, total: 1x
- mars 2018: Fribourg (rue de Romont) 1x, total: 1x
- avril 2018: Fribourg (Beaumont, Torry) 7x, total: 7x
- mai 2018: Avry-sur-Matran 1x, Matran 2x, total: 3x
- juin 2018: Fribourg 1x, Avry-sur-Matran 3x, total: 4x
- juillet 2018: Fribourg: 2x
- octobre 2018: Matran 3x, Avry-sur-Matran 4x, total: 7x
- février 2018: Avry-sur-Matran: 4x

Il découle de ce décompte que le recourant a comptabilisé 29 repas à CHF 18.-.

S’agissant du travail effectué par le recourant à La Corbaz et à Belfaux, il n’indique pas comment il 
s’y rendait. Il a cependant déclaré que, de manière générale, il n’avait jamais reçu l’instruction de 
rentrer à midi pour manger (DO 27). Or, aucun élément ne laisse à penser que ces allégations 
seraient douteuses ou mensongères, de sorte que la Présidente pouvait également se fonder sur 
celles-ci sans administrer d’autres preuves d’office. Il ressort des décomptes d’heures de travail les 
repas suivants pris à La Corbaz et à Belfaux: 

- mars 2018: La Corbaz: 16x
- avril 2018: La Corbaz: 5x
- octobre 2018: La Corbaz: 1x
- février 2019: Belfaux: 5x

Il découle de ce décompte que le recourant a comptabilisé 27 repas à CHF 18.-.

S’agissant enfin de Villars-sur-Glâne, localité où le recourant s’est rendu de nombreuses fois sur 
des chantiers, il a déclaré qu’il s’y rendait en voiture, expliquant qu’il ne rentrait pas à midi car son 
employeur ne lui payait pas l’indemnité de déplacement (DO 26 s.). Là encore, il n’y a pas de raison 
de douter des déclarations du demandeur dans la mesure où il n’y a pas d’indices que ses 
allégations ne correspondraient pas à la vérité. Au demeurant, la seule mesure d’instruction d’office 
qu’aurait pu entreprendre la Présidente pour clarifier les faits aurait été d’aborder l’intimée sur cette 
question. Dans la mesure où cette dernière ne s’est pas déterminée sur la demande, après deux 
invitations à le faire et qu’elle ne s’est pas présentée à l’audience, force est d’admettre qu’elle se 
désintéresse totalement de la présente procédure, ce qu’elle a d’ailleurs confirmé en instance de 
recours en ne se déterminant pas sur celui-ci. Ainsi, même si la Présidente lui avait demandé de se 
déterminer sur les allégués concernant les repas pris à Villars-sur-Glâne, elle ne l’aurait selon toute 
vraisemblance pas fait. Partant, l’impossibilité du recourant de prendre ses repas à son domicile ou 
au dépôt lorsqu’il travaillait à Villars-sur-Glâne doit également être admise et ses repas pris à ce titre 
rémunérés par l’employeur. Selon les décomptes d’heures de travail, on dénombre les repas 
suivants: 

- janvier 2018: 9x

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- février 2018: 19x
- juin 2018: 4x
- juillet 2018: 7x
- août 2018: 6x
- septembre 2018: 11x
- octobre 2018: 1x
- novembre 2018: 2x
- décembre 2018: 1x

Il découle de ce décompte que le recourant a comptabilisé 60 repas à CHF 18.-.

Au total, le recourant a donc comptabilisé 273 repas à CHF 18.- et 22 repas à CHF 17.50, ce qui 
représente un montant de CHF 5'299.- (CHF 4'914 + CHF 385.-).

De son côté, il ressort des fiches de salaire du recourant, établies par l’intimée, que cette dernière 
lui a payé 27 repas à CHF 17.50 (novembre 2017: 19x, décembre 2017: 18x) et 121 repas à 
CHF 18.- (janvier 2018: 8x, février 2018: 0x, mars 2018: 0x, avril 2018: 6x, mai 2018: 17x, juin 2018: 
10x, juillet 2018: 3x, août 2018: 0x, septembre 2018: 5x, octobre 2018: 11x, novembre 2018: 11x, 
décembre 2018: 14x, janvier 2019: 12x, février 2019: 24x, mars 2019: 0x), ce qui représente un 
montant de CHF 2'650.50 (CHF 472.50 + CHF 2'178.-).

Ainsi, après déduction des repas déjà payés selon les fiches de salaire produites, l’intimée doit 
encore la somme de CHF 2'648.50 (CHF 5'299.- - CHF 2'650.50) au recourant à titre d’indemnité 
pour les repas pris à l’extérieur au sens de l’art. 23 al. 1 let. a CCT-SOR. Cette somme porte intérêts 
à 5% l’an dès le 31 juillet 2019, date de fin des rapports de travail. 

Il s’ensuit l’admission partielle du recours.

3.

3.1. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de l’intimée qui succombe sur la 
quasi-totalité du montant demandé (art. 106 al. 1 CPC). 

En application de l’art. 114 let. c CPC, il n’est pas perçu de frais judiciaires pour la procédure de 
recours dès lors que la valeur litigieuse est inférieure à CHF 30'000.-. 

Les dépens du recourant, qui agissait par un syndicat, sont fixés de manière globale (art. 64 al. 1 
let. a, b, e et f du règlement fribourgeois du 30 novembre 2010 sur la justice [RJ; RSF 130.11]) à 
CHF 538.50, TVA par CHF 38.50 incluse. 

3.2. Conformément à l'art. 318 al. 3 CPC, il appartient à la Cour de se prononcer aussi sur les 
frais de première instance. Vu l'issue du litige, ces derniers doivent être mis à la charge de l'intimée. 

En application de l'art. 114 let. c CPC, il n’est pas perçu de frais judiciaires. 

Les dépens du recourant sont fixés de manière globale (art. 64 al. 1 let. a et b RJ). Ils sont arrêtés 
à CHF 646.20, TVA par CHF 46.20 incluse.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. Le recours est partiellement admis.

Partant, la décision de la Présidente du Tribunal des prud’hommes de l’arrondissement de la 
Sarine du 30 avril 2021 est réformée et prend la teneur suivante:

1. La demande en paiement déposée par A.________ à l’encontre de C.________ Sàrl est 
partiellement admise. Partant, C.________ Sàrl est condamnée à verser à A.________ 
la somme de CHF 2'648.50 à titre d’indemnité pour les repas pris à l’extérieur, plus 
intérêts à 5% l’an dès le 31 juillet 2019. 

2. Les frais de la procédure sont mis à la charge de C.________ Sàrl.

Il n’est pas perçu de frais judiciaires.

Les dépens de A.________ dus par C.________ Sàrl sont fixés globalement à 
CHF 646.20, TVA par CHF 46.20 incluse.

II. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de C.________ Sàrl. 

Il n’est pas perçu de frais judiciaires.

Les dépens de A.________ dus par C.________ Sàrl sont fixés à CHF 538.50, TVA par 
CHF 38.50 incluse.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 22 octobre 2021/say

La Présidente : La Greffière-rapporteure :