# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f8bc76c0-0271-5dab-9d3a-204f4f5917b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 15.10.2014 A/388/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-388-2014_2014-10-15.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDÉ, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LÉVY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/388/2014 ATAS/1084/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 15 octobre 2014 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à BERNEX, représentée par ADC - 
ASSOCIATION DE DÉFENSE DES CHÔMEURS 

 

 

recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE CHÔMAGE, sise rue 
de Montbrillant 40, GENÈVE  

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/388/2014 

- 2/13 -

EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après l’assurée ou la recourante), née en 1964, a déposé une 
demande d’indemnité de chômage auprès de la Caisse cantonale genevoise de 
chômage (ci-après la Caisse ou l’intimée) le 24 juillet 2013. Elle a indiqué qu’elle 
avait travaillé pour la banque B______ SA du 1er décembre 2007 au 31 juillet 2013, 
date pour laquelle l’employeur avait résilié les rapports de travail en raison d’un 
arrêt-maladie.  

2. Dans l’attestation du 24 juillet 2013, l’employeur a indiqué que l’assurée avait été 
employée en tant que collaboratrice en charge des transferts et paiements au service 
backoffice. Le congé avait été signifié le 28 mai 2013 en respectant le délai 
conventionnel de deux mois, en raison d’erreurs professionnelles. 

Il a joint la lettre de licenciement du 28 mai 2013, dont le préambule était formulé 
en ces termes « Nous nous référons à notre courrier daté du 24 mars 2013, ainsi 
qu’au courrier que vous a adressé le SAJEC en date du 24 mai 2013 et compte tenu 

des faits découverts depuis votre absence, nous nous voyons contraints de vous 

licencier avec effet au 31 juillet 2013 ».  

3. Selon un certificat médical établi le 22 août 2013 par la doctoresse C______, 
médecin généraliste, l’assurée a été totalement incapable de travailler depuis le 
30 novembre 2013 (recte : 2012) en raison d’une dépression majeure. 

4. Selon un rapport non daté de la Caisse, l’employeur de l’assurée lui aurait indiqué 
lors d’un entretien téléphonique du 14 août 2013 que cette dernière avait commis 
des erreurs professionnelles à son sens graves, principalement le retard dans 
l’encaissement d’un chèque de 10 millions de francs, ce qui avait provoqué le 
mécontentement d’un important client et nui à l’image de la banque. L’assurée 
avait tenté de dissimuler ses erreurs au moyen de diverses pièces comptables. Elle 
aurait été congédiée même si elle n’avait pas été malade. L’employeur avait 
envisagé dans un premier temps de la licencier avec effet immédiat, mais y avait 
renoncé sur les conseils de son service d’assistance juridique. 

5. Lors d’un entretien téléphonique du 1er octobre 2013, la Caisse a recueilli la version 
de l’assurée. Cette dernière a exposé que la quantité de travail avait beaucoup 
augmenté depuis qu’elle travaillait à la banque et qu’elle peinait à assumer sa 
charge de travail. Elle avait demandé de l’aide à plusieurs reprises, sans succès. Elle 
avait souffert de dépression fin 2012 et reconnaissait qu’à ce moment, son 
employeur avait constaté que de nombreuses tâches n’avaient pas été effectuées à 
temps, notamment l’envoi de chèques pour encaissement. Il n’en résultait aucun 
préjudice financier mais une très mauvaise image de marque pour la banque.  

6. Par décision du 24 octobre 2013, la Caisse a infligé une suspension de 38 jours à 
l’assurée, retenant que son comportement inapproprié avait conduit son employeur 
à résilier les rapports de travail. Ce dernier avait pris cette décision notamment en 
raison du retard dans le traitement d’un chèque de CHF 10'000'000.- 

 
 
 

 

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- 3/13 -

7. L’assurée, par son mandataire, s’est opposée à la décision de la Caisse le 
14 novembre 2013. Elle a exposé qu’elle travaillait dans le secteur bancaire depuis 
30 ans. Elle avait été submergée de travail pendant plus d’une année avant que son 
médecin n’ordonne un arrêt de travail. Dans ces conditions, il était dans l’ordre des 
choses que certaines tâches n’aient pas été accomplies. Le non traitement d’un 
chèque de CHF 10'000'000.- était une pure invention. L’entretien téléphonique avec 
la Caisse n’avait pas excédé cinq minutes et l’assurée n’avait jamais admis avoir 
omis de traiter un tel chèque. Elle concevait tout au plus que certains chèques 
n’aient pu être traités en raison de son absence, ce qui ne constituait pas une faute 
de sa part. Elle niait être à l’origine d’une faute et contestait la suspension de 
38 jours. 

8. Par décision du 8 janvier 2014, la Caisse a écarté l’opposition. Elle a rappelé que 
l’administration disposait d’un large pouvoir d’appréciation en matière de fixation 
de la suspension et qu’il y avait lieu de fixer le nombre de jours de suspension en 
partant d’une valeur moyenne se situant entre 31 et 60 jours, soit de 45 jours, en cas 
de faute grave. En l’espèce, l’employeur avait constaté plusieurs erreurs graves, que 
l’assurée avait tenté de dissimuler. Il s’agissait d’un motif évident de licenciement, 
que l’assurée n’avait d’ailleurs pas contesté auprès du Tribunal des prud’hommes.  

9. L’assurée a interjeté recours contre la décision de la Caisse en date du 6 février 
2014. Elle a conclu, sous suite de dépens, à la réduction de la durée de la 
suspension du droit à l’indemnité au degré de la faute légère, voire moyenne. Elle a 
admis avoir omis d’accomplir certaines tâches en raison de son surcroît de travail, 
en particulier l’encaissement de plusieurs chèques, et non pas d’un seul. Durant les 
cinq ans passés au service de son employeur, son travail n’avait jamais fait l’objet 
d’une appréciation négative ou d’un avertissement. C’était ainsi à juste titre que 
l’employeur avait pris la décision de la congédier sans invoquer de justes motifs. 
Par conséquent, la faute grave n’était pas démontrée. Son comportement défaillant 
lié à un état dépressif ne saurait être considéré comme une faute grave. La faute 
relevait d’une gravité légère, voire moyenne, et la quotité de la suspension n’était 
pas proportionnelle. 

Elle a notamment joint les documents suivants à l’appui de son recours: 

- courrier du 24 mai 2013 du Service d’assistance juridique et conseils de la 
Fédération des entreprises romandes, représentant l’employeur (SAJEC), 
reprochant à la recourante de ne pas avoir procédé à l’encaissement d’une 
cinquantaine de chèques pour un montant total de plus de 9 millions de francs et 
d’avoir tenté de dissimuler ces manquements par des jeux d’écritures 
comptables, ce qui avait rompu le lien de confiance indispensable à la relation 
de travail. Par ailleurs, la recourante ne s’était jamais plainte de problèmes 
relationnels ou organisationnels avant son incapacité de travail. Si le volume de 
travail l’empêchait de mener à bien ses tâches, elle aurait dû en informer sa 
hiérarchie ; 

 
 
 

 

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- courrier non daté de l’employeur en réponse à un courriel de la recourante du 
24 mars 2013, relevant de nombreux et graves manquements constatés durant 
son absence et ajoutant qu’un collaborateur temporaire engagé en raison de son 
absence avait pu assumer seul sa charge de travail durant deux mois. 

10. Par réponse du 11 mars 2014, l’intimée a conclu au rejet du recours. Elle a relevé 
que la recourante confirmait avoir eu un comportement défaillant, qu’elle attribuait 
à un comportement dépressif sans en apporter la preuve. Les faits à l’origine du 
licenciement étant graves, l’intimée ne pouvait réduire la sanction, qui était 
proportionnée aux circonstances.  

11. La Cour de céans a entendu les parties le 30 avril 2014. 

Le représentant de l’intimée a admis que cette dernière n’avait pas expliqué dans sa 
décision sur opposition les motifs pour lesquels elle s’était ralliée à la thèse de 
l’employeur. La recourante avait toutefois admis dans ses dernières écritures avoir 
commis des manquements. 

La recourante a exposé qu’elle avait omis de traiter certains chèques, mais cela était 
dû à sa surcharge de travail. Le soi-disant chèque de 10 millions de francs n’avait 
jamais existé. Plusieurs chèques n’avaient pas été traités mais elle ne savait pas 
combien ni pour quel montant. Le nombre de 50 chèques allégué par son employeur 
lui paraissait élevé. Elle avait fait part à son supérieur et au chef du département de 
sa surcharge de travail. Elle n’avait pas eu connaissance de l’audit effectué au sein 
de la banque et on ne l’avait pas invitée à clarifier certaines choses. Elle n’avait pas 
passé des jeux d’écritures comptables visant à dissimuler des manquements. Elle 
avait effacé les courriels adressés à son employeur. 

12. Par courrier du 2 mai 2014, la Cour de céans a invité l’employeur à lui adresser les 
évaluations annuelles de la recourante, les échanges de courriels du 14 janvier 
2013, 24 mars 2013 et 6 mai 2013 avec la recourante, ainsi qu’un extrait de l’audit 
se rapportant aux faits et griefs concernant la recourante. 

13. L’employeur s’est exécuté le 20 mai 2014 en produisant les documents suivants : 

- revue de performance annuelle 2009 de la recourante, dans laquelle cette 
dernière a qualifié le volume de travail adapté, tout en notant que la charge de 
travail était de temps en temps un peu plus importante ; 

- revue de performance annuelle 2010 de la recourante, selon laquelle la capacité 
à gérer le stress, le respect des délais, la gestion du temps, l’attitude positive et 
le langage adapté étaient insuffisants ;  

- revue de performance annuelle 2011 de la recourante, selon laquelle le respect 
des délais, l’engagement, la flexibilité, la gestion du temps (pénalisée par le non 
respect de la durée du travail) et l’esprit d’équipe étaient insuffisants; 

 
 
 

 

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- courriel de l’employeur à la recourante du 14 janvier 2013, sollicitant un 
entretien afin de faire un point sur la passation des dossiers, indispensable car la 
recourante était seule en charge du trafic des paiements ;   

- cahier des charges de la recourante ; 

- courriel de la recourante à l’employeur du 24 mars 2013, dont la teneur est la 
suivante: « Je vous ecris pour vous faire savoir que si j’avais eu le courrage de 
venir vous voir tout cela ne serais pas arrive. Depuis 5 ans D______ ma fait 

vivre des moments impossibles. Toujours plus de travaille travaille tard le soir 

[…] depuis un an je je dormais plus a cause de. La tresorerie système pas 

fiable, et je pense que E______ le traider c était a lui de faire la tresorerie mais 

quand j en parlais a  D______ ou F______ les reponses ont toujours été les 

memes vous savez bien que nous ne pouvons pas lui demande quoi. Que ce 

soit.alors je faisais tout. J ai des problemes avec mes impots mais comme 80 pct 

des gens a geneve. Ce n est pas pour. Cela que je vous aurais vole. Je saus 

qu’aujourd’hui vous. Avez engage deux eprsonnes pou faire mon travaille celA 

veux bien dire qu j’etais debordee » [sic] ; 

- courriel de la recourante à l’employeur du 6 mai 2013, rédigé en ces termes : 

« je fais suite à votre e-mail du 28 mars 2013, qui fait allusion à mon courriel 

du 24 mars 2013 que je n’ai jamais envoyé, à cette même date je vous ai 

informé que je ne vous ai absolument pas envoyé d’email. par contre le même 

jour je vous ai demandé de m’envoyé une copie du fameux e-mail, mais je j’ai 

jamais eu de réponse de votre part. je n’ai eu qu’un message d’absence de 

bureaux. je vais simplement répondre à votre courrier qui est d’ailleurs est non 

daté. vous faites part d’un courriel daté du 14 janvier 2013 à laquelle je ne 

vous ai pas répondu, smp1ement car vu ma dernjère évaluation qui n’a 

d’ailleurs jamais été signé et qui aurai du retenir toute votre attention en tant 

que D.R.H. 

Mais apparemment cela n’a pas retenu votre attention.  

Vous m’informé dans votre lettre que je n’ai pas eu le courage de m’adresser à 

mes supérieurs, ce qui est totalement faux. Non seulement j’ai informé M. 

G______ d’avoir trop de travail et la seule réponse qu’il m’a donné c’est: j’ai 

vu sur New banking l’augmentation des transferts mais nous verrons avec le 

nouveau système. Quand je lui ai parlé de la trésorerie, que je ne trouvais pas 

normal que je fasse la trésorerie ainsi que les transferts de fonds, il m’a 

répondu vous connaissez E______, il y a certaine chose qu’il ne veux pas faire 

J’ai aussi parlé à M. F______, concernant la trésorerie, et il m’a répondu,. .Je 

sais que E______ est incapable de la faire et qu’il n’y connait rien, mais nous 

allons engagé un trésorier.  

Concernant les crédits j’étais le backup de H______. En juin 2012 nous avons 

passé plus 1H30 avec F______, D______, H______ et moi-même pour 

 
 
 

 

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organiser les vacances, nous avons décidé que si H______ ou moi même était 

en vacances il fallait que F______ sojt présent.  

J’ai pris mes vacances fin juillet, début août je reprends le travail, H______ en 

vacances et F______ en vacances.., super  

Pour votre information j’ai effectivement été surchargé de travail et c’est pour 

cela qu’il y des tâches que je n’ai pas pu exécuter.  

Concernant M. Munger j’ai été harcelé pendant cinq ans, toutes les semaines il 

me disait que jamais je ne pourrai faire partie de la haute socjété, c’est quoi 

pour lui la haut société.. .il m’a répété que de regarder la télévision tous les 

soirs n’était pas productif. Il valait mieux allez entendre des concerts au 

Victoria Hall.  

Pour son information ma Grand-Mère était soprano, au Victoria Hall, j’y ai 

mis les pieds quand Monsieur était encore dans son Valais Natale.  

Alors quand on ne sait pas on ne parle parle pas, et de plus quand on coupe sa 

salade et qu’on tient sa fourchette comme une pelle il me semble que la haute 

société pour lui ce n’est pas pour tout de suite. 

Concernant l’image de la société, il y a eu bien d’autres manquements, les 

gestionnaires qui ont fait perdre de l’argent à la société, le manque à gagné de 

certains gestionnaires. 

Et pour finir vous avez du engagé deux personnes, car effectivement j’avais 

trop de volume de travail, et je suis certaine qu’ils ne font pas le quart de ce 

que je faisais. 

Mais cette période de ma vie n’est pas terminée, car même si je suis en 

dépression ou born-out, je ne vais pas me laisser faire. » [sic] ; 

- compte-rendu du 11 décembre 2012 du département des ressources humaines de 
l’employeur concernant la recourante, au contenu suivant :  

« En date du mardi 4 décembre 2012 et suite à une demande émanant de nos 
auditeurs concernant l’annulation d’un chèque, nous avons procédé à des 
recherches dans le bureau de la [recourante] en charge des encaissements, celle-
ci étant absente pour des raisons de santé depuis le vendredi 30 novembre 2012 
à midi. Lors de ces recherches, son Responsable a découvert 49 chèques de 
clients non remis à l’encaissement, datant certains depuis plus d’un an 
(novembre 2011) pour un montant total de CHF 9 millions. Par chance, ces 
chèques ont été crédités sauf bonne fin et il semble que seul un client concerné 
ait clôturé son compte. La perte n’est pas estimée pour l’heure mais semble très 
limitée. Ces chèques ont notamment été retrouvés à 5 endroits différents (sous-
main, tiroir, fourre, sac plastique comprenant également des affaires 
personnelles, pelle à courrier). Par ailleurs, au vu de la mission imminente des 
auditeurs dans cette activité, la [recourante] a instruit un jeu d’écritures visant à 

 
 
 

 

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basculer les positions non réconciliées et ouvertes dans nos livres auprès des 
correspondants. Non seulement il a été fait preuve de négligence grave, mais 
également d’abus de confiance par le fait qu’elle ait masqué les suspens 
récurrents. Dès son retour de congé maladie, il sera procédé à son licenciement 
avec effet immédiat et elle sera libérée de l’obligation de présence jusqu’à la fin 
des rapports contractuels. Au vu de son ancienneté, son délai de protection dans 
le cadre de la maladie est de 180 jours. Passé ce délai nous pourrons alors 
valablement notifier le congé en respectant encore les deux mois de préavis. La 
garantie loyer octroyée par la Banque devra être retenue de ses derniers salaires, 
compte tenu de sa situation personnelle précaire (saisie de salaire pour les 
impôts levée, mais arrangement direct avec l’Administration Fiscale). […]. »  

14. Le 21 mai 2014, la Cour de céans a invité les parties à se déterminer sur les pièces 
produites par l’employeur. 

15. Dans son écriture du 4 juin 2014, l’intimée a soutenu que les éléments produits par 
l’employeur confirmaient l’adéquation de la sanction infligée. Par conséquent, elle 
persistait dans ses conclusions. 

16. Le 17 juin 2014, la Cour de céans a transmis copie de cette écriture à la recourante 
et informé les parties que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité du 25 juin 
1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI; RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable à la présente 
procédure. 

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le présent recours est recevable 
(art. 56 à 60 LPGA). 

4. Le litige porte sur le point de savoir si c’est à bon droit que l’intimée a prononcé 
une suspension du droit à l’indemnité de chômage de 38 jours.  

5. L'art. 30 al. 1 let. a LACI prévoit que le droit de l’assuré à l’indemnité est suspendu 
lorsqu’il est établi que celui-ci est sans travail par sa propre faute. L'art. 44 al. 1 
let. a de l'ordonnance sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas 
d'insolvabilité (OACI ; RS 837.02) dispose qu'est notamment réputé sans travail par 
sa propre faute l’assuré qui, par son comportement, en particulier par la violation de 
ses obligations contractuelles de travail, a donné à son employeur un motif de 

 
 
 

 

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résiliation du contrat de travail. Aux termes de l'art. 45 al. 3 OACI, la suspension 
dure de un à quinze jours en cas de faute légère (let. a), de 16 à 30 jours en cas de 
faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c). 

La suspension du droit à l'indemnité est destinée à poser une limite à l'obligation de 
l'assurance-chômage d'allouer des prestations que l'assuré aurait pu éviter ou 
réduire. En tant que sanction administrative, elle a pour but de faire répondre 
l'assuré, d'une manière appropriée, du préjudice causé à l'assurance-chômage par 
son comportement fautif (ATF 133 V 89 consid. 6.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 
8C_316/2007 du 16 avril 2008 consid. 2.1). La durée de la suspension du droit à 
l'indemnité de chômage est fixée compte tenu non seulement de la faute, mais 
également du principe de proportionnalité (Thomas NUSSBAUMER, 
Arbeitslosenversicherung, in Schweizerisches Bundes-verwaltungsrecht [SBVR], 
Soziale Sicherheit, 2ème éd. 2007, n. 855 p. 2435). 

6. Le motif de suspension visé à l'art. 44 al. 1 let. a OACI, soit le fait de donner à son 
employeur un motif de résiliation du contrat, entraîne souvent une suspension pour 
faute grave (Boris RUBIN, Assurance-chômage, Droit fédéral, Survol des mesures 
cantonales, procédure, 2ème éd., Zurich 2006, p. 461). Cela étant, la loi ne prévoit 
pas de limites dans les sanctions infligées en cas de chômage causé par l’assuré, et 
la durée de la suspension doit être fixée en fonction des circonstances et peut 
relever d’une faute légère, moyenne ou grave (arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances C 43/06 du 19 avril 2006 consid. 1.2 et les références). La suspension du 
droit à l'indemnité prononcée en raison du chômage dû à une faute de l'assuré, en 
application de l'art. 44 let. a OACI, ne suppose pas une résiliation des rapports de 
travail pour de justes motifs au sens des art. 337 et 346 al. 2 du Code des 
obligations (CO ; RS 220). Pour qu’une sanction se justifie, il faut que le 
comportement de l’assuré ait causé son chômage (ATF 122 V 34 consid. 3a). Il 
suffit que le comportement général de l'assuré ait donné lieu à son licenciement, 
même sans qu'il y ait des reproches d'ordre professionnel à lui faire. Tel peut être le 
cas aussi lorsque l'employé présente un caractère, dans un sens large, qui rend les 
rapports de travail intenables (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 190/06 du 
20 décembre 2006 consid. 1.2 et les références citées). Il y a faute propre de l'assuré 
au sens de l'assurance-chômage, si et dans la mesure où la survenance du chômage 
n'est pas imputable à des facteurs objectifs, mais qu'elle est due à son 
comportement qui, compte tenu des circonstances et rapports personnels, aurait pu 
être évité, ce que l'assurance ne saurait prendre en charge (arrêt du Tribunal fédéral 
des assurances C 207/05 du 31 octobre 2006 consid. 4.2). 

Selon la jurisprudence, pour fixer la sanction dans un cas concret, il y a lieu de 
partir de la valeur moyenne de la fourchette correspondant au degré de gravité de la 
faute, soit 45 jours en cas de faute grave (ATF 123 V 150 consid. 3c) 

7. Parmi l'abondante casuistique relative aux sanctions prononcées dans les cas visés 
par l'art. 44 al. 1 let. a OACI, on peut citer les exemples suivants: 31 jours pour un 
chauffeur d'une entreprise de livraison qui a une violente altercation avec un 

 
 
 

 

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employé de la poste dans le cadre de son travail et qui est licencié avec effet 
immédiat (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 281/02 du 24 septembre 
2003); 31 jours pour un assuré ayant à plusieurs reprises falsifié le pointage de ses 
heures de travail, ce qui a conduit à son licenciement immédiat (arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances C 154/03 du 16 février 2004); 31 jours pour un employé de 
restauration s'étant présenté à de nombreuses reprises en retard à son travail malgré 
trois avertissements (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 207/05 du 
31 octobre 2006); 20 jours pour un magasinier ayant unilatéralement modifié ses 
horaires de travail, rompant ainsi le lien de confiance avec son employeur (arrêt du 
Tribunal fédéral des assurances C 127/00 du 20 décembre 2000); 25 jours dans le 
cas d'un chômeur placé dans une commune, ne s'impliquant pas dans son travail et 
dont l'attitude avec ses supérieurs laisse à désirer (arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances C 307/02 du 27 janvier 2004); 25 jours pour une employée de chenil 
ayant fait acquérir un chiot pour son compte par un tiers au mépris des instructions 
de son employeur (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 58/06 du 31 mai 
2006); 25 jours pour un employé qui manque de motivation, ne réalise pas les 
objectifs qui lui sont fixés et s'arroge des pauses non autorisées malgré plusieurs 
discussions avec son employeur sur la nécessité de s'améliorer (arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances C 281/06 du 9 octobre 2007); sanction réduite par le 
Tribunal fédéral de 32 à 16 jours pour un employé qui ne prête pas suffisamment 
d’attention aux directives de son employeur en matière de suivi administratif du 
travail (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 277/06 du 3 avril 2007); 
suspension réduite à 16 jours pour un employé qui malgré un avertissement déploie 
une activité privée pendant son temps de travail au moyen de l'infrastructure de 
l'employeur (arrêt du Tribunal fédéral 8C_497/2011 du 4 avril 2012) ; suspension 
réduite de 44 à 31 jours pour une employée dont le travail donnait satisfaction mais 
qui a eu une dispute violente avec une collègue (arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances C 185/05 du 20 octobre 2005) ; 38 jours pour un travailleur qui n’a pas 
averti son employeur du fait qu’il ne pourrait se rendre au travail (arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances C 2/06 du 4 mai 2006) ; 45 jours pour un employé qui n’a 
pas annoncé une absence, alors que son manque de ponctualité, de communication 
et des problèmes d’alcool avaient déjà fait l’objet d’avertissements de son 
employeur (arrêt du Tribunal fédéral 8C_606/2010 du 20 août 2010) ; 36 jours pour 
un employé aux retards répétés au travail (arrêt du Tribunal fédéral 8C_649/2009 
du 30 octobre 2009) ; suspension réduite à 16 jours pour un employé n’ayant pas 
respecté les directives de son employeur sur l’utilisation des outils informatiques 
(arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 354/05 du 10 janvier 2007) ; 46 jours 
pour un assuré ayant subi un retrait de permis en raison de conduite en état 
d’ébriété alors que le permis était indispensable à l’exécution de son travail (arrêt 
du Tribunal fédéral des assurances C 121/00 du 20 juillet 2000) ; 31 jours pour une 
altercation après plusieurs mois de conflit entre une employée et sa collègue (arrêt 
du Tribunal fédéral des assurances C 38/03 du 6 mai 2003) ; 31 jours pour une 
arrivée tardive après deux avertissements (arrêt du Tribunal fédéral des assurances 

 
 
 

 

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C 84/06 du 4 septembre 2006) ; sanction réduite à 45 jours pour un employé ayant 
détourné des cartes concours remplies par son entreprise pour les faire valoir lui-
même, obtenant ainsi 13 plaques de chocolat et privant son employeur du 
remboursement des frais d’affranchissement à hauteur de CHF 7.-, détruisant ainsi 
la relation de confiance, ce qui justifiait un licenciement avec effet immédiat (arrêt 
du Tribunal fédéral des assurances C 189/06 du 16 novembre 2006).  

8. La  quotité de la suspension du droit à l'indemnité de chômage dans un cas concret 
constitue une question relevant du pouvoir d'appréciation (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_577/2011 du 31 août 2012 consid. 3.2.2). Le juge ne s'écarte de l'appréciation 
de l'administration que s'il existe de solides raisons (ATF 123 V 150 consid. 2). 

L'art. 61 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative (LPA – E 5 10) dispose 
que le recours peut être formé pour violation du droit y compris l’excès et l’abus du 
pouvoir d’appréciation. Il y a abus du pouvoir d'appréciation lorsque l'autorité, tout 
en restant dans les limites du pouvoir d'appréciation qui est le sien, se fonde sur des 
considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but visé par les 
dispositions légales applicables, ou viole des principes généraux du droit tels que 
l'interdiction de l'arbitraire et de l'inégalité de traitement, le principe de la bonne foi 
et le principe de la proportionnalité. Commet un excès positif de son pouvoir 
d'appréciation, l'autorité qui exerce son appréciation alors que la loi l'exclut, ou qui, 
au lieu de choisir entre les deux solutions possibles, en adopte une troisième. Il y a 
également excès du pouvoir d'appréciation dans le cas où l'excès de pouvoir est 
négatif, soit lorsque l'autorité considère qu'elle est liée, alors que la loi l'autorise à 
statuer selon son appréciation, ou qu'elle renonce d'emblée en tout ou partie à 
exercer son pouvoir d'appréciation (arrêt du Tribunal fédéral 8C_33/2012 du 
26 juin 2012 consid. 2).  

9. Une suspension du droit à l'indemnité ne peut être infligée à l'assuré que si le 
comportement reproché à celui-ci est clairement établi. Lorsqu'un différend oppose 
l'assuré à son employeur, les seules affirmations de ce dernier ne suffisent pas à 
établir une faute contestée par l'assuré et non confirmée par d'autres preuves ou 
indices aptes à convaincre l'administration ou le juge (ATF 112 V 242 consid. 1). 

En vertu du principe inquisitoire, il appartient avant tout à la caisse – et au juge en 
cas de recours – de déterminer les motifs qui ont conduit à la résiliation du contrat 
de travail (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 380/00 du 26 avril 2001 
consid. 2d). 

10. En l’espèce, la recourante ne conteste plus qu’elle n’a pas traité certains chèques, 
mais se prévaut du fait que son employeur ne l’a pas licenciée avec effet immédiat, 
ce qui démontrerait selon elle qu’il ne s’agissait pas d’une faute grave. Or, comme 
cela ressort de la doctrine et de la jurisprudence citées, il n’y a pas de corrélation 
entre l’existence de justes motifs de renvoi immédiat au sens du droit du travail et 
la notion de faute grave selon l’assurance-chômage.  

 
 
 

 

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La recourante allègue également qu’elle n’a pu accomplir l’intégralité de ses tâches 
en raison de sa surcharge de travail. La question de savoir s’il s’agirait là d’une 
circonstance justifiant de renoncer à une sanction peut cependant rester ouverte. Il 
faut rappeler qu’en vertu de son obligation de fidélité, le travailleur est tenu de 
sauvegarder les intérêts légitimes de son employeur (art. 321a al. 1 CO) et, par 
conséquent, de s'abstenir de tout ce qui peut lui nuire. L'employeur a un intérêt tout 
particulier à pouvoir se fier à la rectitude absolue du travailleur lorsque ce dernier 
exerce une fonction à responsabilités où il devrait être à même d'agir seul sans le 
contrôle de son employeur et sans exposer celui-ci à un dommage (ATF 124 III 25 
consid. 3a). Ainsi, si la recourante n’était pas en mesure de s’acquitter de tous les 
travaux qui lui étaient confiés, il lui appartenait conformément à son devoir de 
fidélité d’en aviser son employeur afin qu’il puisse prendre les dispositions 
nécessaires pour éviter tout dommage. Or, malgré les allégations de la recourante, il 
n’est pas démontré qu’elle se soit plainte de ne pouvoir exécuter son travail auprès 
de ses supérieurs. Le courriel adressé à son employeur en date du 24 mars 2013 
semble au contraire révéler qu’elle ne s’est pas ouverte à son supérieur des 
problèmes rencontrés, puisqu’elle indique que « tout cela ne serait pas arrivé » si 
elle avait eu le courage de venir le voir. On relèvera de surcroît que selon le 
compte-rendu établi le 11 décembre 2013 par son employeur, les chèques non 
encaissés étaient éparpillés à divers endroits, notamment dans un sac contenant les 
effets personnels de la recourante. Cet élément concourt à démontrer sa négligence. 
En effet, si un surcroît de travail était en cause, il est vraisemblable que la 
recourante aurait rassemblé tous les chèques en un seul endroit en attendant de 
pouvoir s’en occuper, et il était d’ailleurs raisonnablement exigible qu’elle les range 
en un emplacement idoine. Le fait qu’elle les ait disséminés en plusieurs endroits, 
notamment parmi ses effets personnels, ce qui accroissait le risque de les égarer et 
d’oublier de les traiter, relève en soi d’une mauvaise exécution du travail. 

De plus, l’employeur a fait état de fausses écritures passées par la recourante pour 
couvrir ses manquements, ce qu’elle conteste. C’est ici le lieu de rappeler que le  
juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, 
sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les 
plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 V 193 consid. 2). Le grief 
concernant les fausses écritures ressort clairement du compte-rendu du 11 décembre 
2013 de son employeur. La Cour de céans retient que l’employeur n’avait aucun 
motif de travestir la vérité sur ce point, dès lors qu’il avait renoncé à licencier la 
recourante avec effet immédiat et n’avait donc pas à invoquer de justes motifs. Il y 
a donc lieu d’admettre au degré de la vraisemblance prépondérante que l’on peut 
reprocher des irrégularités comptables à la recourante. Or, la confiance nécessaire 
au maintien des relations contractuelles est réduite à néant si le travailleur crée, aux 

 
 
 

 

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fins de tromper l'employeur, des pièces destinées à la comptabilité et ne 
correspondant pas à la réalité (ATF 101 Ia 545 consid. 2c). 

Eu égard à ces éléments, on ne peut contester que le comportement de la recourante 
était de nature à détruire les rapports de confiance indispensables à la poursuite du 
contrat de travail, ce qui constitue une faute grave au sens de la jurisprudence citée. 
Quant à sa quotité, si l’on tient compte du fait que la sanction en cas de faute grave 
doit être fixée en partant de la valeur moyenne de la fourchette, soit 45 jours, la 
suspension prononcée en l’espèce ne prête pas flanc à la critique. Elle est en-deçà 
de la valeur moyenne de 45 jours et se situe ainsi dans la moyenne inférieure de la 
faute grave. Eu égard aux manquements reprochés à la recourante, une sanction de 
38 jours ne paraît nullement disproportionnée, de sorte que la Cour de céans ne peut 
que la confirmer.  

Il est vrai que l’intimée ne s’est pas fondée expressément sur les falsifications 
comptables reprochées par l’employeur à la recourante pour établir sa sanction, et 
qu’elle paraissait d’ailleurs ignorer leur existence. Cependant, l’autorité de recours 
examine librement l’existence et la qualification juridique d’un motif de suspension 
et peut par conséquent confirmer une sanction en ce qui concerne le nombre de 
jours de suspension en substituant les motifs (Boris RUBIN, Commentaire de la loi 
sur l'assurance-chômage, 2014, n. 18 ad art. 30). La Cour de céans est dès lors 
fondée à confirmer la sanction par substitution de motifs ou en complétant ceux sur 
lesquels s’est fondée l’intimée. De jurisprudence constante, si le juge cantonal 
entend confirmer une décision pour un motif substitué, il doit donner à l'assuré la 
possibilité de s'exprimer, sous peine de violer son droit d'être entendu garanti par 
l'art. 29 al. 2 de la Constitution (Cst ; RS 101) (ATF 125 V 368 consid. 4a ; arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_384/2010 du 15 mars 2011 consid. 5.2). En l’espèce, la Cour 
de céans a donné à la recourante la possibilité de se prononcer sur les documents 
produits par son employeur, de sorte que cette garantie procédurale a été respectée.  

11. Compte tenu de ces éléments, le recours sera rejeté. 

La recourante, qui succombe, n’a pas droit à des dépens (art. 61 let. g LPGA). 

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

  

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDÉ 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'Etat à l'économie par le greffe le