# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a0bf41b5-c38d-57e1-a02b-0415bb9b9e84
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-04-19
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 19.04.2021 603 2020 152
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_603-2020-152_2021-04-19.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

603 2020 152

Arrêt du 19 avril 2021

IIIe Cour administrative

Composition Présidente : Anne-Sophie Peyraud 
Juges : Marianne Jungo, Johannes Frölicher
Greffière-stagiaire : Charlotte Mottet

Parties A.________, recourant, 

contre

COMMISSION DES MESURES ADMINISTRATIVES EN MATIÈRE 
DE CIRCULATION ROUTIÈRE, autorité intimée 

Objet Circulation routière et transports – Echec à la course de contrôle - 
Interdiction de faire usage d'un permis de conduire étranger

Recours du 8 octobre 2020 contre la décision du 30 septembre 2020

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 6

attendu

que, le 9 juin 2020, A.________ a demandé à la Commission des mesures administratives en 
matière de circulation routière (ci-après: CMA) l'octroi d'un permis de conduire suisse sans 
examen sur la base de son permis togolais;

que, dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de la circulation et de la navigation 
(ci-après OCN) a exigé du précité qu’il se soumette à une course de contrôle; celle-ci a eu lieu le 
25 septembre 2020;

que cette course s’est soldée par un échec. Dans son rapport de course du 25 septembre 2020, 
l'expert désigné a relevé plusieurs insuffisances quant au sens du trafic, aux changements de 
voies et à la circulation sur l’autoroute et a souligné que le comportement du conducteur avait 
engendré une grande mise en danger de la sécurité routière;

que, par décision du 30 septembre 2020, la CMA a prononcé l'interdiction préventive de faire 
usage d'un permis de conduire étranger à l'encontre de A.________ pour une durée indéterminée. 
Se fondant sur le rapport du 25 septembre 2020, elle a retenu que des doutes très sérieux 
pesaient sur l'aptitude et les qualifications à conduire de l'intéressé et qu'il se justifiait de lui refuser 
la reconnaissance de son permis de conduire togolais, d'en interdire l'usage en Suisse et de 
refuser la délivrance d'un permis de conduire suisse sans examen. Elle a précisé que, s'il 
souhaitait circuler en Suisse, l’intéressé devait demander à être mis au bénéfice d'un permis 
d'élève conducteur et réussir l'ensemble des examens et cours usuels de conduite;

que, par écrit du 8 octobre 2020, A.________ a recouru auprès du Tribunal cantonal contre cette 
décision, en concluant implicitement à son annulation et à ce que la possibilité de repasser la 
course de contrôle lui soit donnée;

qu'à l'appui de ses conclusions, le recourant fait valoir qu’il a besoin de son permis de conduire 
pour des raisons professionnelles et que, depuis son arrivée en Suisse, il a conduit sans accident 
ni accrochage. Il relève qu'il s'était préparé à ce contrôle avec un moniteur d'auto-école, mais qu’il 
a stressé et paniqué lors de l’examen. Pour cette raison, il souhaite pouvoir effectuer une nouvelle 
course de contrôle, afin de démontrer ses réelles aptitudes à la conduite; 

que, dans ses observations du 18 novembre 2020, la CMA conclut au rejet du recours et se réfère 
à sa décision du 30 septembre 2020;

considérant

qu'interjeté dans le délai et les formes prescrits (art. 79 ss du code fribourgeois du 23 mai 1991 de 
procédure et de juridiction administrative, CPJA; RSF 150.1) auprès de l'autorité compétente pour 
en connaître en vertu de l'art. 12 al. 2 de la loi cantonale du 12 novembre 1981 d'application de la 
législation fédérale sur la circulation routière (LALCR; RSF 781.1) - l'avance des frais de procédure 
ayant en outre été versée en temps utile - le recours est recevable et le Tribunal cantonal peut en 
examiner les mérites;

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 6

que, selon l’art. 77 CPJA, le recours devant le Tribunal cantonal peut être formé pour violation du 
droit, y compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation (let. a) et pour constatation inexacte ou 
incomplète des faits pertinents (let. b); en revanche, à défaut d'habilitation expresse, la Cour de 
céans ne peut pas examiner le grief d'inopportunité de la décision (art. 78 al. 2 CPJA);

que par ailleurs, selon l’art. 96a CPJA, l’autorité de recours examine avec retenue les décisions 
d’une autorité à laquelle la législation accorde une large marge d’appréciation (al. 1). Tel est le cas 
en particulier des décisions relatives à l’évaluation du travail, des aptitudes et du comportement 
d’une personne (al. 2 let. a);

qu'ainsi, le pouvoir d'examen de l'autorité de recours peut être restreint dans la mesure où la 
nature du litige s'oppose à un contrôle illimité de la décision attaquée. C'est notamment le cas 
lorsque l'autorité de recours ne peut pas apprécier l'état de fait qui est à la base de la décision 
attaquée de la même manière que l'autorité inférieure et qu'il lui est dès lors interdit de substituer 
son appréciation à celle de cette autorité. Il en est ainsi lorsque l'autorité de recours doit se 
prononcer sur l'évaluation du résultat d'un examen; de telles évaluations ne sont guère 
contrôlables, parce que le plus souvent l'autorité de recours ne connaît pas tous les facteurs 
déterminants de l'évaluation; elle ne peut pas reconstituer intégralement l'état de fait en faisant 
administrer des preuves (cf. ATF 136 I 229 consid. 6.2 / JdT 2011 I 58; 131 I 467 consid. 3.1 / JdT 
2007 I 93; 106 Ia 2 / JdT 1982 I 228; arrêt TF 2C_91/2020 du 15 juillet 2020 consid. 5.1);

qu'en en vertu de l'art. 10 al. 2 de la loi du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR; RS 
741.01), nul ne peut conduire un véhicule automobile sans être titulaire d’un permis de conduire;

qu'aux termes de l'art. 42 al. 1 de l'ordonnance du 27 octobre 1976 réglant l'admission des 
personnes et des véhicules à la circulation routière (OAC; RS 741.51), les conducteurs en 
provenance de l’étranger ne peuvent conduire des véhicules automobiles en Suisse que s’ils sont 
titulaires: a) d’un permis de conduire national valable, ou b) d’un permis de conduire international 
valable prescrit soit par la Convention internationale du 24 avril 1926 relative à la circulation 
automobile, soit par la Convention du 19 septembre 1949 ou celle du 8 novembre 1968 sur la 
circulation routière, et est présenté avec le permis national correspondant;

que sont tenus d’obtenir un permis de conduire suisse les conducteurs de véhicules automobiles 
en provenance de l’étranger qui résident depuis plus de douze mois en Suisse sans avoir séjourné 
plus de trois mois consécutifs à l’étranger (art. 42 al. 3bis let. a OAC). Le titulaire d'un permis 
étranger valable recevra un permis de conduire suisse pour la même catégorie de véhicules s'il 
apporte la preuve, lors d'une course de contrôle, qu'il connaît les règles de la circulation et qu'il est 
à même de conduire d'une façon sûre des véhicules des catégories pour lesquelles le permis 
devrait être valable (art. 44 al. 1 OAC). II résulte, a contrario, de cette disposition, que si l'intéressé 
n'arrive pas à apporter ladite preuve, il ne pourra être autorisé à conduire en Suisse qu'à la 
condition de se soumettre avec succès à un examen de conduite (arrêts TF 1C_486/2017 du 
13 juin 2018 consid. 2.2; 2A.735/2004 du 1er avril 2005 consid. 3.1);

que, ni la loi, ni l'ordonnance ne définissent le contenu, les modalités et les critères de réussite ou 
d'échec de la course de contrôle. Son orientation pratique et sa fonction de mesure d'instruction la 
rapprochent cependant de l'examen de conduite pratique en vue de l'obtention du permis de 
conduire, dont les modalités sont réglées par l'annexe 12 à l'OAC. Elle s'en distingue toutefois 
dans sa finalité qui n'est pas d'établir au degré de certitude exigé pour l'octroi du permis de 
conduire que toutes les conditions d'octroi de ce dernier sont remplies cumulativement, mais 

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 6

uniquement, de prime abord, si le conducteur possède les connaissances, les capacités et 
l'habileté nécessaires à la conduite et de lever ou confirmer un doute à ce sujet. Elle peut donc 
être plus brève que l'examen pratique (dont la durée ne doit pas être inférieure à 60 minutes; 
cf.OAC, annexe 12, ch. IV) et ne comporte pas nécessairement la confrontation à toutes les 
situations qui doivent être testées lors de ce dernier (arrêt TF 6A.44/2006 du 4 septembre 2006 
consid. 2.3.2);

que, d'entente avec l'Office fédéral des routes (OFROU), l'Association des services des 
automobiles (asa) a dicté les directives n°19b du 19 mai 2017, intitulées "Course de contrôle et 
examens de théorie complémentaire en cas d’échange d’une autorisation de conduire étrangère 
en une autorisation de conduire suisse ou de course de contrôle pour d’autres motifs" (ci-après: 
les directives);

que l’asa regroupe les responsables des offices de la circulation routière et des contrôles des 
véhicules automobiles des cantons et de la Principauté de Liechtenstein. Elle a pour but 
l'application uniforme des règles de circulation dans les cantons. L'asa ne dispose d'aucun pouvoir 
législatif – ses directives n'ont donc pas le caractère d'un statut juridique – mais peuvent être 
prises en compte comme des expertises lors de l'application de la loi (arrêts TF 1C_486/2017 du 
13 juin 2018 consid. 2.3; 1C_49/2014 du 25 juin 2014 consid. 2);

que l’art. 10 des directives fixe une grille d’évaluation des erreurs et distingue les fautes graves, 
"qui lors de leur première apparition peuvent conduire à une décision négative", des fautes 
considérables, "qui si elles interviennent à plusieurs reprises ou dans le cas de fautes différentes 
peuvent conduire à une décision négative";

qu'en l'espèce, le recourant, en possession d'un permis de conduire togolais et résidant en Suisse 
depuis le 29 août 2019, a demandé l'obtention d'un permis de conduire suisse le 9 juin 2020 
conformément à l'art. 42 al. 3bis let. a OAC;

que le Togo ne figure pas sur la liste des pays dont les titulaires des permis de conduire étrangers 
sont dispensés d'une course de contrôle, fixée à l'annexe 2 de la Circulaire Permis de conduire 
personnes domiciliées à l'étranger du 30 septembre 2013;

que, dans ces conditions, l'intéressé a été astreint à effectuer une course de contrôle, au sens de 
l'art. 44 al. 1 OAC;

qu’or, il ressort du rapport d’examen que le recourant a commis une faute grave sur l’autoroute, 
susceptible d’entraîner une grave mise en danger de la circulation, et que son comportement au 
volant a nécessité une intervention de sécurité de l’expert. A elle seule, cette faute justifiait le 
prononcé d’un échec à l’examen. A cela s’ajoute que plusieurs autres critères d’appréciation ont 
été jugés insuffisants, en lien notamment avec le sens du trafic, les changements de voies et la 
circulation sur l’autoroute;

que, dans ces circonstances, l’échec à la course de contrôle paraît manifeste;

que le recourant ne le conteste du reste pas, mais il invoque l’état de stress intense dans lequel il 
se trouvait lors de l’examen, qui l’a conduit à effectuer des erreurs, alors pourtant qu’il conduit 
régulièrement depuis son arrivée dans le pays sans avoir commis d’infractions;

Tribunal cantonal TC
Page 5 de 6

que pourtant, s’il faut admettre que le stress que peut occasionner le fait de passer un examen de 
conduite est susceptible d’engendrer quelques imprécisions dans la maîtrise du véhicule, il ne 
saurait d’aucune manière excuser la commission de fautes graves et/ou répétées au volant;

que cela est d’autant plus vrai que la course de contrôle a précisément pour objectif de vérifier que 
le conducteur est en mesure de conduire de manière sûre en toute situation;

qu’or, le recourant n’a manifestement pas réussi à démontrer lors de cette course qu’il possède les 
connaissances, les capacités et l'habileté nécessaires à la conduite d’un véhicule automobile en 
Suisse;

que le fait qu’il dispose d’un permis de conduire obtenu au Togo ne constitue pas un indice fiable 
de ses aptitudes à conduire en Suisse, les conditions du trafic et les aménagements routiers, 
comme aussi les règles de conduite étant sensiblement différents entre ces pays;

que, de même, le fait que depuis son arrivée dans le pays il n'a, par chance, commis aucun 
accident, relève du pur cas fortuit et ne saurait en tous les cas suffire pour attester de son aptitude 
à conduire;

qu’aussi et pour l'ensemble des motifs qui précèdent, c'est à juste titre que l'autorité intimée ne 
s'est pas écartée de l'appréciation de l'expert et qu'elle a refusé de délivrer au recourant un permis 
de conduire suisse sur la base de son permis togolais;

que le recourant demande cependant de pouvoir effectuer une nouvelle course de contrôle;

que, cependant, l'art. 29 al. 3 OAC prévoit expressément que la course de contrôle ne peut pas 
être répétée. Bien que l'art. 44 OAC ne renvoie pas expressément à l'art. 29 al. 3 OAC, il y a lieu 
d'admettre que cette disposition s'applique par analogie dans le cas visé à l'art. 44 OAC: en effet, 
dans ce cas également, la répétition de la course de contrôle n'aurait aucun sens (arrêts TF 
1C_486/2017 du 13 juin 2018 consid. 2.3; 2A.735/2004 du 1er avril 2005 consid. 3.1; TA FR 3A 
2003 8 du 21 août 2003 consid. 2a);

qu’une répétition de la course de contrôle ne saurait dès lors entrer en ligne de compte;

que, par ailleurs, selon l'art. 29 al. 2 let. a OAC, si la personne concernée ne réussit pas la course 
de contrôle, l'usage du permis de conduire étranger lui sera interdit;

que cette disposition trouve son fondement légal à l’art. 16 al. 1 LCR, selon lequel les permis de 
conduire doivent être retirés lorsqu'il est établi que les conditions légales de leur délivrance 
n'existent pas ou plus. L'usage des permis de conduire étrangers peuvent être interdits en Suisse 
selon les mêmes dispositions que celles qui s'appliquent au retrait des permis de conduire suisses 
(art. 45 al. 1 OAC). Les permis de conduire étrangers ne peuvent en revanche pas être retirés, 
sinon il y aurait empiètement inadmissible sur les droits souverains étrangers (ATF 129 II 175 
consid. 2.3; arrêt TF 1C_556/2016 du 14 juin 2017 consid. 4.3);

qu'à ce propos, la jurisprudence a précisé que les autorités suisses ne peuvent pas, faute de base 
légale suffisante, faire interdiction de conduire à l'étranger avec un permis de conduire obtenu à 
l'étranger. Elles peuvent certes retirer le permis pendant la durée de son séjour en Suisse, mais 
elles doivent le lui rendre lorsqu'il quitte la Suisse; il en va de même lorsque le séjour en Suisse 
s'accompagne d'une prise de domicile. En effet, le titulaire d'un permis de conduire étranger dont 
l'usage a été interdit en Suisse ne peut pas être empêché de conduire à l'étranger. Pareille mesure 

Tribunal cantonal TC
Page 6 de 6

constituerait en effet une atteinte à la souveraineté étrangère (ATF 129 II 175 consid. 2.3 / JdT 
2003 I 478; 121 II 447 consid. 3a / JdT 1996 I 717);

qu’en l’occurrence, c'est à juste titre que la CMA a prononcé à l’endroit du recourant l’interdiction 
préventive de faire usage de son permis de conduire étranger en Suisse;

que le besoin professionnel qu’il invoque de disposer d’un permis de conduire en Suisse ne 
change rien à cette conclusion;

que, finalement, c'est aussi à bon droit également que la CMA a subordonné la levée de 
l’interdiction de conduire en Suisse à la réussite des examens et cours usuels de conduire, 
conformément à l'art. 29 al. 2 let. a OAC;

que, pour l’ensemble des motifs qui précèdent, le recours, en tous points mal fondé, doit être rejeté 
et la décision litigieuse confirmée;

que, vu l’issue du recours, les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant qui 
succombe (art. 131 CPJA);

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté. Partant, la décision du 30 septembre 2020 est confirmée.

II. Les frais de justice, fixés à CHF 600.-, sont mis à la charge du recourant et compensés par 
l'avance de frais versée.

III. Notification.

Cette décision peut faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral, à Lausanne, dans les 
30 jours dès sa notification.

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 19 avril 2021/mju

La Présidente : La Greffière-stagiaire :