# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 21fd3000-a7fd-5011-b8b0-0252387244c4
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-11-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 05.11.2025 BV.2025.46
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BV-2025-46_2025-11-05.pdf

## Full Text

Décision du 5 novembre 2025 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Patrick Robert-Nicoud, vice-président, 

Daniel Kipfer Fasciati et Nathalie Zufferey, 

la greffière Julienne Borel 

   

Parties  A., représenté par Me Madalina Diaconu, avocate, 

plaignant 

 

 contre 

   

  COMMISSION FÉDÉRALE DES MAISONS DE JEU 

CFMJ,  

partie adverse 

 

   

Objet  Actes (art. 27 al. 1 et 3 DPA); mise sous scellés 

(art. 50 al. 3 DPA) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BV.2025.46 

 

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- les procédures pénales administratives menées par le Secrétariat de la Commission 

fédérale des maisons de jeu (ci-après: CFMJ) relatives à des appareils de jeu B., 

considérés comme offrant des jeux de casino au sens de l’art. 3 let. g de la loi 

fédérale sur les jeux d’argent (LJAr; RS 935.51), 

 

- la procédure pénale administrative n° 62-2019-084 contre A. qui, via la société 

C. Sàrl, a distribué des appareils B. dans des établissements publics, notamment 

dans la région genevoise, entre 2018 et fin octobre 2022 (in act. 1.1, p. 2), 

 

- la perquisition menée le 20 juillet 2022 dans les locaux de la fiduciaire D. SA à 

Neuchâtel, prestataire pour B. SA et C. Sàrl, 

 

- les documents comptables des deux sociétés saisis à cette occasion et la demande 

de mise sous scellés de E., directeur de B. SA et de C. Sàrl, 

 

- la levée des scellés admise par la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral le 

14 juillet 2023 (décision du Tribunal pénal fédéral BE.2022.16 du 14 juillet 2023), 

 

- le séquestre desdits documents et données auprès de C. Sàrl et de B. SA ordonné 

le 13 novembre 2023, 

 

- la dissolution de C. Sàrl, dont E. était le liquidateur, le 18 janvier 2023, puis sa 

radiation du registre du commerce le 25 avril 2024, 

 

- la demande d’édition du 11 juillet 2025 de la CFMJ à E. du registre des parts 

sociales, de la liste des ayants droit économiques et pièces justificatives, des 

documents comptables de 2022 à 2024 (bilans, comptes d’exploitation, grands 

livres) relatifs à C. Sàrl, 

 

- la transmission de E. le 11 septembre 2025 à la CFMJ des éléments requis, 

 

- le délai de trois jours imparti à A. le 12 septembre 2025 par la CFMJ pour lui 

permettre de requérir l’éventuelle mise sous scellés desdits documents, 

 

- le courriel de l’avocate de A., Me Diaconu, du 17 septembre 2025 par lequel elle 

requiert la mise sous scellés de l’ensemble des documents précités et que lui soient 

communiqués ceux-ci, 

 

- la confirmation par Me Diaconu du 24 septembre 2025 de la requête de mise sous 

scellés en invoquant que les documents financiers contiennent des informations 

protégées au sens de l’art. 264 al. 1 let. c CPP et que les comptes 2022-2023 

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porteraient sur des activités sans lien avec la LJAr, 

 

- la décision du 25 septembre 2025 rendue par le responsable de procédure rejetant 

la demande de mise sous scellés, 

 

- la plainte du 2 octobre 2025 formée par A. contre la décision précitée auprès du 

Directeur de la CFMJ, concluant à l’admission de la plainte et à l’apposition des 

scellés sur les documents comptables remis par E. le 11 septembre 2025 (in 

act. 1.1), 

 

- la décision sur plainte du 22 octobre 2025 rendue par le Responsable du Secrétariat 

de la CFMJ, concluant au rejet de la plainte précitée (act. 1.1), 

 

- la plainte interjetée auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral le 

27 octobre 2025 par A., sous la plume de son avocate, concluant, en substance, à 

la mise sous scellés des documents comptables susmentionnés (act. 1), 

 

 

 

et considérant: 

 

que la poursuite et le jugement des infractions à la LJAr s’effectuent en application 

des dispositions de la loi fédéral sur le droit pénal administratif (DPA; RS 313.0; 

art. 134 al. 1 LJAr); 

 

que conformément à l’art. 39 al. 2 let. a de la loi fédérale sur l’organisation des 

autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71), la présente procédure 

est régie par la DPA; 

 

que dans la mesure où la DPA ne règle pas exhaustivement certaines questions, 

les dispositions du Code de procédure pénale suisse (CPP; RS 312.0) sont 

applicables en principe par analogie (ATF 139 IV 246 consid. 1.2; arrêt du Tribunal 

fédéral 1B_91/2019 du 11 juin 2019 consid. 2.1); 

 

que la plainte visant une décision sur plainte doit être déposée par écrit auprès de 

l’autorité compétente, avec des conclusions et un bref exposé des motifs, dans les 

trois jours à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de l’acte d’enquête 

ou reçu notification de la décision (art. 28 al. 3 DPA); 

 

que selon l’art. 110 al. 1 CPP les requêtes écrites doivent être datées et signées par 

la partie elle-même ou par son représentant; 

 

que s’agissant plus particulièrement de la signature, cette dernière doit être 

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manuscrite au sens de l’art. 14 de la loi fédérale complétant le Code civil suisse 

(Livre cinquième: Droit des obligations [CO; RS 220]); 

 

que l’acte sur lequel elle n’est reproduite que par un procédé mécanique comme 

une impression, une photocopie ou un fac-simile n’est pas valable (arrêt du Tribunal 

fédéral 6B_401/2016 du 28 novembre 2016 consid. 2.1 et références citées; 

BENDANI, Commentaire romand, 2e éd. 2019, n° 7 ad art. 110 CPP; 

JEANNERET/KUHN, Précis de procédure pénale, 2e éd. 2018, n° 5047b); 

 

que pour des raisons de sécurité, il y a lieu d’exiger qu’un acte de recours soit muni 

de la signature originale de son auteur (ATF 121 II 252 consid. 3); 

 

qu’en dehors de la transmission par voie électronique avec une signature valable 

au sens de l’art. 110 al. 2 CPP, un simple courriel ne satisfait pas à la forme écrite 

(arrêt du Tribunal fédéral 6B_401/2016 du 28 novembre 2016 consid. 2.1 et 

références citées) puisqu’il comporte trop d’incertitudes – en particulier concernant 

l’identification de l’expéditeur, la vérification de la signature et la constatation du 

moment de réception – qui n’existent pas, par exemple, lors de l’envoi par courrier 

recommandé ou par voie électronique avec une signature valable (ATF 142 IV 299 

consid. 1.1); 

 

qu’en l’espèce, la plainte adressée à la Cour de céans par lettre recommandée ne 

contient pas de signature originale, mais une signature « scannée », soit une copie 

de la signature de la représentante du plaignant; 

 

que s’agissant des conditions de forme relatives à un acte, il convient de distinguer 

entre les prescriptions de validité et les prescriptions d’ordre, les premières devant 

toujours être respectées; 

 

que l’absence de signature sur un acte de recours étant une prescription d’ordre, 

son absence peut, en principe, être corrigée (décision du Tribunal pénal fédéral 

BB.2020.80 du 16 juin 2020); 

 

que le CPP ne contenant pas de règle générale sur les conséquences  

d’une requête dépourvue de signature, il peut être déduit de l’art. 385 al. 2 CPP – et 

de la prohibition de formalisme excessif – que l’autorité saisie d’une requête non 

signée, mais dont elle peut identifier l’auteur, doit accorder un bref délai à ce  

dernier pour qu’il puisse réparer le vice dès le moment où l’absence de  

signature découle d’une omission involontaire (BENDANI, op. cit., n° 8 ad art. 110 

CPP; JEANNERET/KUHN, op. cit., n° 5047d; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit 

Commentaire, Code de procédure pénale, 3e éd. 2025, n° 3 ad art. 110 CPP; v. arrêt 

du Tribunal fédéral 6B_401/2016 précité ibidem; décision du Tribunal pénal fédéral 

BV.2014.23 du 27 mai 2024 consid. 2.2 et références citées; v. également 

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concernant la loi fédérale sur la procédure administrative [PA; RS 172.021]: ATF 

121 II 252 consid. 4a); 

 

qu’en l’occurrence, l’avocate du plaignant n’a pas simplement omis de signer l’acte 

en question, mais a apposé une copie de sa signature sur ledit acte; 

 

que dans ces circonstances, le fait de ne pas avoir apposé une signature valable 

sur la plainte doit être qualifié d’omission volontaire et par conséquent non 

remédiable; que la Cour de céans n’est dès lors pas tenue d’accorder au plaignant 

un délai supplémentaire pour réparer le vice constaté (cf. décision du Tribunal pénal 

fédéral BV.2014.23 précitée consid. 2.3); 

 

qu’au vu de ce qui précède, la plainte est irrecevable et il n’y a pas lieu d’examiner 

les griefs et les problématiques soulevés par la présente cause; 

 

que lorsque la plainte est manifestement irrecevable ou mal fondée, l’autorité de 

céans peut se prononcer sans procéder à un échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP 

a contrario); 

 

que le plaignant, qui succombe, supporte un émolument qui sera fixé à CHF 500.-- 

(v. art. 73 LOAP applicable par renvoi de l’art. 25 al. 4 DPA; art. 5 et 8 du règlement 

du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la 

procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]). 

 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. La plainte est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 500.-- est mis à la charge du plaignant. 

 

 

Bellinzone, le 5 novembre 2025 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le vice-président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Madalina Diaconu 

- Commission fédérale des maisons de jeu CFMJ 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier 
jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une 
représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission 
électronique, le moment déterminant pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de 
réception qui confirme que la partie a accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission 
(art. 48 al. 2 LTF). 

La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF.  

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).