# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b0f172a1-b71a-5e64-bbf7-9ba5b78561f1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-10-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.10.2022 A/3356/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3356-2021_2022-10-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Philippe KNUPFER, Président ; Toni KERELEZOV et Monique STOLLER 
FÜLLEMANN, Juges assesseurs. 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3356/2021 ATAS/903/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 13 octobre 2022 

5ème Chambre 

 

En la cause 

A______ SA, sise à GENÈVE 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis rue des Gares 16, 
GENÈVE  

 

 

intimé 

 

https://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/903/2022

 
 
 

 

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- 2/9 - 

EN FAIT 

 

 A______ SA (ci-après : la société ou la recourante) est une société anonyme A.      a.
inscrite au registre du commerce et ayant notamment pour but social 
l’exploitation de gérance et restaurant. Elle exploite un bar à l’enseigne 
« B______ ». Monsieur C______ (ci-après : l’administrateur) en est 
l’administrateur avec signature individuelle, depuis le 3 décembre 2014.  

b. Par e-mail du 20 mars 2020, la société a soumis à l’office cantonal de l’emploi 
(ci-après : l’OCE ou l’intimé) un formulaire de « préavis de réduction de l’horaire 
de travail (ci-après : RHT) en raison des mesures prises par le Conseil fédéral 
suite à la pandémie COVID-19 », RHT devant être introduite pour toute 
l’entreprise, concernant deux employés, avec un taux probable de perte de travail 
de 100 %, à partir du 16 mars 2020 et sans indiquer de date de fin estimée de la 
durée de la RHT. 

c. Par décision du 31 mars 2020, l’OCE a fait partiellement opposition au préavis 
de RHT, au motif que celle-ci ne pouvait être accordée que pour une durée de six 
mois au maximum, et a, dès lors, accordé l’indemnité en cas de RHT pour la 
période allant du 20 mars au 19 septembre 2020. 

d. D’autres demandes de prolongation de l’indemnité RHT en raison de la 
pandémie COVID-19 ont ensuite été soumises par la société à l’OCE, la dernière 
en date aboutissant à une décision de l’OCE du 17 novembre 2020, accordant 
l’indemnité RHT pour deux employés, à 100 %, du 4 novembre 2020 au 3 février 
2021. 

e. Par email du 23 juin 2021, la société a transmis à l’OCE une demande de 
préavis RHT « ceci pour la période qui suit le 03.02.2021 » ajoutant qu’il 
s’agissait « d’une demande de prolongation ». Le formulaire de préavis de RHT 
joint à l’email demandait l’octroi de la RHT à partir du 1er février 2021 et 
concernait un employé à 100 %. Il était signé et daté du 22 juin 2021. 

f. Par email du 25 juin 2021, l’OCE a demandé des renseignements 
complémentaires à la société, notamment quant aux personnes concernées et aux 
dates. 

g. Par email du 29 juin 2021, la société a répondu qu’il s’agissait d’une demande 
de prolongation du préavis accordé jusqu’au 3 février 2021 et ceci à partir 
du 4 février 2021. Une autorisation d’ouverture ayant été accordée à partir 
du 31 mai 2021, la prolongation de la RHT était demandée jusqu’à cette date. La 
raison de la demande de prolongation était que le bar n’avait pas la possibilité 
d’exercer son activité jusqu’au 31 mai 2021, en raison des mesures de restriction 
et ne disposait pas d’une terrasse qui aurait permis de servir les clients à 
l’extérieur. Il s’agissait d’un employé, avec une perte de travail prévisible de 
100 %. 

 
 
 

 

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- 3/9 - 

 Par décision du 29 juin 2021 concernant l’indemnité RHT, l’OCE a refusé cette B.      a.
dernière en raison du fait que la demande avait été déposée après la fin de la 
période pour laquelle une demande de RHT pouvait être déposée, de sorte que la 
perte de travail ne pouvait pas être prise en considération, en raison de la tardiveté 
de la demande. 

b. Par courrier du 27 juillet 2021, la société s’est opposée à la décision du 29 juin 
2021 alléguant avoir été surprise par la réponse de l’OCE, dès lors que la 
demande de prolongation de RHT était datée du 1er février 2021 et avait donc été 
déposée dans les délais. Était annexé un courrier daté du 1er février 2021, portant 
l’adresse de l’intimé et demandant la prolongation de l’indemnité RHT qui avait 
été accordée jusqu’au 3 février 2021. 

c. Par décision sur opposition du 8 septembre 2021, l’OCE a écarté l’opposition 
du 27 juillet 2021 et a confirmé la décision du 29 juin 2021. Le refus était justifié 
par le fait que la société n’avait pas pu apporter la preuve qu’elle avait bel et bien 
adressé sa demande de prolongation le 1er février 2021 et n’avait fourni aucune 
excuse valable justifiant le dépôt tardif de son préavis. Dès lors, la demande de 
prolongation de la RHT reçue le 23 juin 2021, concernant une période antérieure à 
la date de dépôt, soit la période allant du 1er février au 31 mai 2021, était tardive. 

 Par courrier posté le 1er octobre 2021, la société a recouru par-devant la C.      a.
chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre de 
céans) contre la décision sur opposition du 8 septembre 2021 concluant à l’octroi 
de l’indemnité RHT à dater du 4 février 2021 et ceci pour une durée de six mois, 
jusqu’au 3 août 2021, en alléguant que la demande de préavis avait été déposée, 
dans le délai, soit le 1er février 2021. 

b. Par réponse du 26 octobre 2021, l’intimé a persisté intégralement dans les 
termes de sa décision. 

c. Invitée à répliquer par la chambre de céans, en date du 1er novembre 2021, la 
recourante n’a pas réagi. 

d. Lors de l’audience de comparution personnelle appointée en date 
du 15 septembre 2022, l’administrateur de la recourante ne s’est pas présenté et ne 
s’est pas excusé après l’audience. La représentante de l’intimé a déposé plusieurs 
documents démontrant que la demande de RHT, prétendument envoyée par la 
recourante en février 2021, ne s’était pas égarée dans un autre service, produisant 
notamment un email daté du 15 septembre 2022, rédigé par la caisse de chômage 
et confirmant qu’aucun préavis RHT n’avait été réceptionné au nom de la 
recourante en février 2021. 

e. Sur ce, la cause a été gardée à juger, ce dont les parties ont été informées. 

f. Les autres faits seront cités, en tant que de besoin, dans la partie « en droit » du 
présent arrêt. 

 

 
 
 

 

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EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et 
survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le délai de recours est de trente jours (art. 56 LPGA ; art. 62 al. 1 de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]).  

Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable 
(art. 56 ss LPGA et 62 ss LPA). 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la décision sur opposition du 8 septembre 2021 
rejetant la demande d’indemnité RHT de la recourante, à compter du 3 février 
2021, pour raison de tardiveté. 

4. Pour lutter contre l’épidémie de coronavirus (ci-après : COVID-19) qui a atteint la 
Suisse début 2020, le Conseil fédéral a pris une série de mesures urgentes. En ce 
qui concerne la période ici litigieuse, on rappellera qu’à compter du 29 octobre 
2020, le Conseil fédéral a notamment prévu que, pour les clients des 
établissements de restauration, des bars et des boîtes de nuit, ceux-ci étaient tenus 
de s’asseoir et la taille des groupes ne pouvait excéder 4 clients par table 
(art. 5a de l’ordonnance du 19 juin 2020 sur les mesures destinées à lutter contre 
l’épidémie de COVID-19 en situation particulière - ordonnance COVID-19 
situation particulière - RS 818.101.26, dans son état le 19 octobre 2020). Le 
Conseil fédéral a réservé la possibilité pour les cantons de prévoir temporairement 
des mesures plus strictes (art. 8 de l’ordonnance COVID-19 situation particulière). 

C’est ainsi qu’en application de l’ordonnance précitée, le Conseil d’État genevois 
a adopté un arrêté le 1er novembre 2020. Par cet arrêté, entré en vigueur le 
2 novembre 2020 (à 19h00), le Conseil d’État a ordonné la fermeture, notamment, 
des installations et établissements offrant des consommations, notamment des 
bars, des café-restaurants, cafeterias, buvettes et établissements assimilés ouverts 
au public, à l’exception des cantines d’entreprise, d’établissements de formation 
ouverts et de structures d’accueil, moyennant un plan de protection (art. 11 let. d 
de l’arrêté du 1er novembre 2020). 

5.  

5.1 Selon l’art. 36 al. 1 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et 
l'indemnité en cas d'insolvabilité du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, 
LACI - RS 837.0), lorsqu’un employeur a l’intention de requérir une indemnité en 
faveur de ses travailleurs, il est tenu d’en aviser l’autorité cantonale par écrit dix 

 
 
 

 

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jours au moins avant le début de la RHT. Le Conseil fédéral peut prévoir des 
délais plus courts dans des cas exceptionnels. Le préavis est renouvelé lorsque la 
RHT dure plus de trois mois.  

5.2 Selon l’art. 58 al. 1 de l’ordonnance sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité du 31 août 1983 (ordonnance sur l’assurance-
chômage, OACI - RS 837.02), le délai de préavis en cas de RHT est 
exceptionnellement de trois jours lorsque l’employeur prouve que la RHT doit 
être instaurée en raison de circonstances subites et imprévisibles. Par ailleurs, 
selon l’art. 58 al. 4 OACI, lorsque l’employeur n’a pas remis le préavis de 
réduction de son horaire de travail dans le délai imparti sans excuse valable, la 
perte de travail n’est prise en considération qu’à partir du moment où le délai 
imparti pour le préavis s’est écoulé. 

Il en résulte que le respect des délais de préavis est une condition formelle du 
droit. Il s’agit d’un délai de déchéance (ATF 110 V 335 ; RUBIN, op. cit., 
n° 11 ad art. 36 ; Bulletin LACI RHT G7 ad art. 36). Le délai de préavis ne peut 
être ni prolongé ni suspendu mais il peut être restitué en présence d’une raison 
valable (RUBIN, op. cit., n° 11 ad art. 36 ; Bulletin LACI RHT G7 ad art. 36). 
L’inobservation du délai n’entraîne toutefois pas la péremption générale du droit 
mais uniquement son extinction pour la période donnée, le début du droit étant 
reporté de la durée du retard (ATF 110 V 335 ; voir également arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances C_20/98 du 15 septembre 2000 consid. 1c ; RUBIN, 
op. cit., n° 11 ad art. 36 ; Bulletin LACI RHT G7 ad art. 36). Dans l’hypothèse 
d’un préavis tardif, il appartient à l’autorité cantonale de s’opposer partiellement 
au versement de l’indemnité (RUBIN, op. cit., n° 11 ad art. 36 ; Bulletin LACI 
RHT G7 ad art. 36). 

5.3 Le 19 mars 2021, l’Assemblée fédérale a adopté l’art. 17b de la loi fédérale 
sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter 
l’épidémie de COVID-19 (loi COVID-19 - RS 818.102). D’après son al. 1er, en 
dérogation à l’art. 36 al. 1 LACI, aucun délai de préavis ne doit être observé pour 
la RHT. Le préavis doit être renouvelé lorsque la RHT dure plus de six mois. À 
partir du 1er juillet 2021, une RHT pour une durée de plus de trois mois ne peut 
être autorisée que jusqu’au 31 décembre 2021 au plus tard. Toute modification 
rétroactive d’un préavis existant doit faire l’objet d’une demande auprès de 
l’autorité cantonale jusqu’au 30 avril 2021 au plus tard. 

L’al. 2 stipule que pour les entreprises concernées par une RHT en raison des 
mesures ordonnées par les autorités depuis le 18 décembre 2020, le début de la 
RHT est autorisé, à leur demande, avec effet rétroactif à la date de l’entrée en 
vigueur de la mesure correspondante, en dérogation à l’art. 36 al. 1 LACI. La 
demande doit être déposée le 30 avril 2021 au plus tard auprès de l’autorité 
cantonale. 

 
 
 

 

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L’al. 3 précise qu’en dérogation à l’art. 38 al. 1 LACI, l’entreprise doit faire valoir 
le nouveau droit aux indemnités découlant des al. 1 et 2, le 30 avril 2021 au plus 
tard, auprès de la caisse de chômage compétente. 

D’après le ch. III al. 7 de la modification du 19 mars 2021 à la loi COVID-19 
(RO 2021 153), l’art. 17b al. 1 entre en vigueur rétroactivement le 
1er septembre 2020 et a effet jusqu’au 31 décembre 2021. 

Il ressort du message du Conseil fédéral relatif à une modification de la loi 
COVID-19 du 17 février 2021 que l’art. 17b crée une disposition directement 
applicable qui, après son entrée en vigueur, n’a pas besoin d’être mise en œuvre 
dans l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage. L’al. 1 1ère phr. supprime 
totalement le délai de préavis pour toutes les entreprises. Le début de la RHT 
pourra être autorisé à partir de la date du préavis pour autant que toutes les autres 
conditions dont dépend le droit à l’indemnité soient remplies. Par ailleurs, selon 
l’art. 36 al. 1 LACI, le préavis doit être renouvelé et la RHT autorisée de nouveau 
si celle-ci dure plus de trois mois. L’al. 1, 2ème phr. de l’art. 17b de la loi 
COVID-19 prévoit que l’autorisation de RHT émise par l’autorité cantonale sera 
désormais valable pendant six mois. Autrement dit, l’entreprise ne devra 
renouveler le préavis que si la RHT dure plus de six mois. Cette réglementation 
allègera la charge administrative des entreprises et des organes d’exécution 
(FF 2021 285, p. 29s.). 

6.  

6.1 Selon l’art. 29 al. 3 LPGA, si une demande ne respecte pas les exigences de 
forme ou si elle est remise à un organe incompétent, la date à laquelle elle a été 
remise à la Poste ou déposée auprès de cet organe est déterminante quant à 
l’observation des délais et aux effets juridiques de la demande. L’art. 30 LPGA 
précise que tous les organes de mise en œuvre des assurances sociales ont 
l’obligation d’accepter les demandes, requêtes ou autres documents qui leur 
parviennent par erreur. Ils en enregistrent la date de réception et les transmettent à 
l’organe compétent. Par ailleurs, en vertu de l’art. 39 al. 2 LPGA, lorsqu’une 
partie s’adresse en temps utile à un assureur incompétent, le délai est réputé 
observé. Cette disposition rappelle une règle générale en matière de procédure 
administrative, voulant que le délai soit également considéré comme respecté 
lorsque l’assuré s’adresse à temps à une autorité incompétente. Il la limite 
toutefois, dans ce sens que seul le fait de s’adresser à un assureur social 
incompétent permet de considérer le délai comme respecté, et non pas le fait de 
s’adresser à n’importe quelle autorité. Il faut cependant interpréter la notion 
d’« assureur social » dans un sens large et entendre par ces termes toutes les 
entités organisationnelles qui participent à l’administration d’une ou de plusieurs 
branches d’assurances sociales. Il peut ainsi s’agir, par exemple, d’une caisse de 
compensation, d’un office d’assurance-invalidité, d’une caisse de chômage ou 
d’un assureur-maladie (DUPONT / MOSER-SZELESS, Commentaire romand de 
la Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, p. 511, n° 12). 

 
 
 

 

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6.2 Aux termes de l’art. 39 al. 1 LPGA, applicable à la procédure en matière 
d’assurance-chômage par renvoi de l’art. 1 al. 1 LACI, les écrits doivent être 
remis au plus tard le dernier jour du délai à l’assureur ou, à son adresse, à La 
Poste suisse ou une représentation diplomatique ou consulaire suisse. 

À l’instar d’autres dispositions de droit fédéral relatives à l’observation des délais 
ayant une teneur équivalente (cf. art. 21 al. 1 PA [RS 172.021], art. 48 al. 1 LTF, 
art. 143 al. 1 CPC [RS 272], art. 91 al. 2 CPP [RS 312.0]), l’art. 39 al. 1 LPGA 
pose le principe de l’expédition pour les envois d’une partie à l’autorité 
administrative ou judiciaire. Ainsi, lorsque l’envoi se fait par voie postale, ce qui 
en pratique est la règle, le critère déterminant pour l’observation du délai n’est pas 
le fait que l’écrit soit arrivé le dernier jour du délai auprès de l’autorité (principe 
de réception) mais qu’il ait été remis à la Poste suisse le dernier jour du délai 
(cf. arrêt 5A_536/2018 du 21 septembre 2018 consid. 3.2, in Pra 2019 n° 4 p. 36). 
Dans ce dernier cas, c’est le sceau postal qui permettra de prouver le dépôt de 
l’envoi avant l’échéance du délai. Dans l’hypothèse où l’assuré dépose son envoi 
dans une boîte aux lettres publique après l’heure de la dernière levée, l’envoi 
portera le cachet postal du lendemain, ce qui ne lui permettra pas d’apporter la 
preuve du respect du délai. Dans ce cas, l’assuré est autorisé à apporter la preuve 
du respect du délai au moyen de témoignages (ATF 124 V 372 consid. 3b p. 375 ; 
cf. aussi ANNE-SYLVIE DUPONT, in Commentaire romand, Loi sur la partie 
générale des assurances sociales, 2018, nos 8 s. ad art. 39 LPGA). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de 
la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ; 
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

8.  

8.1 En l’espèce, l’entrée en vigueur, en date du 1er avril 2021, de l’art. 17b de la 
loi COVID-19 a introduit un système dérogatoire à l’art. 36 al. 1 LACI, 
supprimant l’exigence du délai de préavis, avec effet rétroactif au 1er septembre 
2020, pour autant qu’une demande soit déposée par l’employeur auprès de 
l’autorité cantonale jusqu’au 30 avril 2021 au plus tard.  

L’intimé affirme que ni l’OCE ni la caisse de chômage n’ont reçu une demande de 
RHT de la recourante, pour la période débutant le 1er février 2021, avant le 23 juin 
2021. 

 
 
 

 

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De son côté, la recourante affirme le contraire et demande l’octroi de l’indemnité 
RHT. 

8.2 Dans le domaine des assurances sociales, la procédure est régie par 
la maxime inquisitoire, selon laquelle les faits pertinents de la cause doivent être 
constatés d'office par le juge. Mais ce principe n'est pas absolu. Sa portée est 
restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire 
(art. 61 let. c LPGA). Celui-ci comprend en particulier l'obligation des parties 
d'apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elles, les 
preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi 
elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves 
(ATF 125 V 195 consid. 2 et les références ; cf. ATF 130 I 183 consid. 3.2). Le 
devoir du juge de constater les faits pertinents ne dispense donc pas les parties 
de collaborer à l'administration des preuves en donnant des indications sur les faits 
de la cause ou en désignant des moyens de preuve (ATF 130 I 184 consid. 3.2 ; 
ATF 128 III 411 consid. 3.2). 

Autrement dit, si la maxime inquisitoire dispense les parties de l'obligation 
de prouver, elle ne les libère pas du fardeau de la preuve. En cas d'absence de 
preuve, c'est à la partie qui voulait en déduire un droit d'en supporter les 
conséquences (ATF 117 V 264 consid. 3), sauf si l'impossibilité de prouver un fait 
peut être imputée à son adverse partie (ATF 124 V 375 consid. 3). Au demeurant, 
il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel 
l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré 
(ATF 126 V 322 consid. 5a). 

8.3 Contrairement à ce que la recourante allègue, on ne saurait admettre que le 
préavis a été valablement déposé le 1er février 2021. En effet, l’intimé a retenu 
dans sa décision sur opposition que ce courrier ne lui était pas parvenu. La 
recourante n’ayant pas pris la précaution d’adresser sa demande par courrier 
recommandé échoue à démontrer que le dépôt de sa demande a été accompli en 
temps utile, de sorte qu’elle supporte les conséquences d’une absence de preuve 
en ce qui concerne la date de dépôt du préavis qu’elle a prétendument adressé à 
l’OCE.  

Étant précisé que toutes les précédentes demandes d’indemnité RHT de la 
recourante avaient été transmises à l’intimé, sous forme de courrier électronique, 
pour lesquelles le jour, voire l’heure de remise, pouvaient aisément être prouvées. 
On peut, dès lors, s’étonner du fait que, dans le cas particulier, la recourante aurait 
soudainement décidé d’adresser sa demande de préavis par voie postale le 
1er février 2021 et serait ensuite restée sans réaction, jusqu’en juin 2021, en dépit 
de l’absence de décision de l’OCE, ce qui affaiblit d’autant plus la portée de ses 
allégations. 

9. Partant, le recours sera rejeté. 

10. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. fbis LPGA et 89H al. 1 LPA). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/125%20V%20195
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20I%20183
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20I%20184
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20III%20411
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/117%20V%20264
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/124%20V%20375
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20V%20322

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi.  

 
La greffière 

 
 
 
 

Véronique SERAIN 

 Le président 
 
 
 
 

Philippe KNUPFER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le