# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 296ed8dd-00a8-50d6-8c3b-20fc0b22ac20
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-06-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 01.06.2016 A/3019/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3019-2015_2016-06-01.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDÉ, Présidente; Rosa GAMBA et Larissa ROBINSON-MOSER, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3019/2015 ATAS/436/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 1er juin 2016 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à MEYRIN, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Marc MATHEY-DORET 

recourant 

 

contre 

SUVA, Division juridique, sise Fluhmattstrasse 1, LUCERNE intimée 

 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 2/18 -

EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le recourant), né le ______ 1968, 
travaille depuis le 1er janvier 1997 comme maçon à 100% auprès de l’entreprise de 
bâtiment B______ SA (ci-après : l’employeur). A ce titre, il est couvert contre les 
accidents professionnels et non professionnels auprès de la caisse nationale suisse 
d'assurance en cas d'accidents (Schweizerische Unfallversicherungsanstalt; ci-
après : la SUVA ou l’intimée). 

2. Le 4 juillet 2007, il a été victime d’un accident professionnel. D’après la 
déclaration de sinistre du 18 juillet 2007, alors qu’il travaillait sur un chantier avec 
une charge sur l’épaule, il s’est tordu la cheville gauche en raison d’une différence 
de niveau du sol. Il a subi une incapacité de travail de 100% du 4 au 24 juillet 2007. 

3. Selon le rapport du 8 janvier 2008 établi par le docteur C______, médecin à 
l’hôpital de la Tour, l’accident a provoqué une entorse du ligament latéral extérieur 
et l’incapacité de travail a pris fin le 25 juillet 2007. 

4. À la suite d’une rechute le 29 octobre 2007, l’assuré a consulté le docteur D______, 
chirurgien orthopédiste FMH, le 19 novembre 2007. Dans son rapport du 17 janvier 
2008, ce spécialiste a constaté une instabilité de la cheville gauche et a proposé une 
plastie ligamentaire. Selon le protocole opératoire du 28 février 2008 relatif à 
l’opération du 26 février 2008, l’arthroscopie n’a pas révélé de lésion de cartilage, 
ni de corps libre. Le ligament péronéo-calcanéen et le ligament péronéo-astragalien 
antérieur étant détachés de la malléole externe, il a été pratiqué une plastie 
ligamentaire externe. 

5. L’assuré ayant repris le travail à 50% le 9 juin 2008 et à 100% le 23 juin 2008, dans 
son rapport du 14 juillet 2008, le Dr D______ a déclaré le traitement terminé et la 
SUVA a clôturé le cas. Un dernier examen de contrôle a eu lieu ultérieurement et a 
été facturé à la SUVA le 5 novembre 2008. 

6. Le 3 novembre 2014, l’employeur a annoncé à la SUVA une « rechute » survenue 
le 13 octobre 2014 avec incapacité de travail à 100% dès le 14 octobre 2014. 

7. Dans un rapport pour rechute du 19 novembre 2014, la doctoresse E______, 
spécialiste FMH en médecine interne, endocrinologie et diabétologie, a indiqué 
avoir examiné l’assuré le 13 octobre 2014, en raison d’une exacerbation de 
douleurs à la cheville gauche. Elle a diagnostiqué un status post plastie ligamentaire 
en 2007 pour trauma, une lésion ostéochondrale et un épanchement intra-articulaire 
synovite. Elle a joint un rapport d’imagerie du 10 novembre 2014 relatif à l’IRM de 
la cheville gauche du 7 novembre 2014 qui a mis en évidence une lésion 
ostéochondrale du dôme du talus alimentant une volumineuse lésion kystique du 
corps et d’une partie du col du talus accompagnée de discrets signes d’arthrose 
focale talo-crurale en regard de la lésion ostéochondrale, une atteinte dégénérative 
débutante sous-talienne, une ancienne rupture des ligaments, un épanchement intra-
articulaire talo-crural avec des signes de synovite chronique et une tendinopathie du 
court fibulaire. 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 3/18 -

8. Par note électronique du 27 novembre 2014, le docteur F______, spécialiste FMH 
en chirurgie et traumatologie ainsi que médecin d’arrondissement de la SUVA, a 
considéré que la rechute était en lien de causalité avec l’accident initial. 

9. Par courrier du 5 décembre 2014 adressé à l’employeur, la SUVA a accepté de 
verser une indemnité journalière dès le 1er octobre 2014 et de prendre en charge les 
frais de traitement. 

10. À réception d’un certificat du Dr D______ prolongeant l’incapacité de travail dès le 
21 novembre 2014, la SUVA a émis des réserves le 16 décembre 2014, dans 
l’attente du réexamen de sa responsabilité. 

11. Dans un rapport du 6 janvier 2015 adressé au Dr D______, le docteur G______, 
chirurgien orthopédiste FMH, a indiqué que le Spect (tomographie computérisée à 
émission de photon unique)-CT avait révélé une aggravation de la taille des 
volumineuses géodes du talus gauche avec une hyperactivité nette traduisant une 
activité locale ainsi que la présence d’une interruption corticale et d’une arthrose 
active du compartiment antéro-externe en regard de la lésion. Il a préconisé une 
révision des péroniers avec une probable plastie de ceux-ci, un curetage et une 
greffe des kystes, associée à une probable plastie ostéochondrale du dôme du talus 
gauche. L’alternative était une arthrodèse de la cheville. Par courrier du même jour, 
le Dr G______ a transmis ce rapport à la SUVA et lui a demandé de se prononcer 
sur la prise en charge de l’hospitalisation à la clinique des Grangettes en chambre 
semi-privée ou privée. 

12. Par note électronique du 14 janvier 2015, le Dr F______ a considéré que 
l’intervention chirurgicale proposée par le Dr G______ avait pour but de traiter une 
conséquence de l’accident assuré. 

13. Le 22 janvier 2015, la SUVA a informé le Dr G______ qu’elle acceptait la 
demande de traitement chirurgical et qu’elle assumerait les frais d’hospitalisation 
en classe commune. 

14. Par courrier du 2 février 2015, le Dr F______ a demandé au docteur H______, 
chirurgien orthopédiste FMH, si l’intervention préconisée pouvait être réalisée par 
ses soins à la clinique de La Colline, pour autant que l’indication fût confirmée. Il a 
joint quelques documents de synthèse récents. 

15. Selon le rapport du service extérieur de la SUVA du 2 février 2015, lors de 
l’entretien du même jour, l’assuré avait précisé qu’entre la reprise du travail à 100% 
le 16 août (recte : juin) 2008 et la « rechute » du 13 octobre 2014, il n’avait été 
victime d’aucune chute, glissade ou autre événement particulier. Il avait travaillé 
avec des douleurs importantes à la cheville gauche jusqu’à la consultation du 
13 octobre 2014.  

16. Dans un rapport du 20 mars 2015, le Dr H______ a confirmé la présence d’une 
lésion ostéolytique massive du talus à gauche, lésion qui devait faire suspecter un 
processus tumoral de type chondroblastome. Le traitement de choix consistait en un 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 4/18 -

curetage à but histo-pathologique associé à une mise en place de ciment. Il ne 
pensait pas que les lésions kystiques fussent dégénératives au vu de leur immense 
taille et de leur évolutivité dans les imageries consécutives. Une fois le diagnostic 
histo-pathologique posé et la lésion stabilisée par cimentoplastie, il lui serait 
possible d’apprécier l’état fonctionnel résiduel des articulations tibio-talienne et 
sous-talienne. Il ne pensait pas nécessaire d’envisager d’emblée une chondroplastie, 
une ligamentoplastie ou une révision du tendon péronier. En effet, le degré de 
participation de ces articulations au cortège douloureux n’était pas du tout établi. 
L’intervention devait se faire sous contrôle scannographique peropératoire. Le 
patient marchait avec deux cannes depuis un mois et demi en raison d’une 
péjoration des douleurs. 

17. Selon l’appréciation du Dr F______ du 13 avril 2015, au vu du diagnostic de 
processus tumoral à type de chondroblastome retenu récemment par le 
Dr H______, il n’y avait pas de relation de causalité entre cette tumeur osseuse 
bénigne concernant l’astragale et l’événement traumatique du 4 juillet 2007 ayant 
entraîné une ligamentoplastie du ligament latéral externe désinséré du péroné 
gauche. 

18. Par courrier du 15 avril 2015, le Dr F______ a demandé au Dr H______ de revoir 
l’assuré, le 15 juin 2015, pour discuter des possibilités thérapeutiques. Il a précisé 
que la SUVA prendrait en charge cette dernière consultation. 

19. Par décision du 16 avril 2015, la SUVA a refusé la prise en charge de la « rechute » 
au motif que selon son médecin d’arrondissement, il n’existait pas de lien de 
causalité entre l’accident du 4 juillet 2007 et les troubles de la cheville gauche 
annoncés en octobre 2014. Par conséquent, elle était intervenue à tort pour cette 
« rechute » et devait mettre un terme au paiement de ses prestations (indemnités 
journalières et frais médicaux) au 31 mars 2015. Au vu des circonstances et à titre 
exceptionnel, elle renonçait à demander le remboursement des prestations 
d’assurance indûment versées jusqu’à cette date. 

20. Le 18 mai 2015, l’assuré a formé opposition à ladite décision et a conclu à la prise 
en charge de la rechute annoncée. Dans son complément d’opposition du 2 juillet 
2015, il a notamment observé que dans son rapport, le Dr H______ ne posait 
nullement un diagnostic de processus tumoral, mais mentionnait qu’une telle lésion 
devait faire suspecter un processus tumoral et qu’il y avait lieu d’examiner la 
situation uniquement après avoir établi le diagnostic histo-pathologique. Il a précisé 
qu’il allait se soumettre le 16 juillet 2015, auprès des Hôpitaux universitaires de 
Genève (ci-après : HUG), à l’opération préconisée. 

21. Par décision du 15 juillet 2015, la SUVA a rejeté l’opposition. Elle a relevé que le 
Dr H______ avait proposé une cure pour une lésion ostéolytique massive du talus, 
soit une maladie osseuse bénigne, et non pas pour des lésions post-traumatiques. Le 
fait de savoir si le diagnostic retenu par le Dr H______ constituait un fait nouveau 
pouvait rester indécis puisque la SUVA avait mis un terme à ses prestations avec 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 5/18 -

effet ex nunc et pro futuro. Dans une telle situation, elle pouvait liquider le cas sans 
avoir besoin de se fonder sur un motif de reconsidération ou de révision 
procédurale. Elle a précisé qu’au cas où l’intervention, respectivement les examens 
complémentaires préconisés par le Dr H______ devaient mettre en lumière d’autres 
éléments, l’assuré pourrait lui demander un réexamen de ses conclusions. Il pouvait 
également réannoncer son cas si, après l’opération, il devait encore présenter des 
troubles. Elle a retiré l’effet suspensif à un éventuel recours. 

22. Par acte du 7 septembre 2015, l’assuré a recouru contre ladite décision. Il conclut, 
sous suite de frais et dépens, à la pris en charge par l’intimée de sa « rechute », 
respectivement de l’intégralité des frais médicaux liés à la rechute, en particulier 
ceux liés à l’intervention du 16 juillet 2015, et à la reprise du versement des 
indemnités journalières à compter du 1er avril 2015. Il reproche à l’intimé d’avoir 
violé le principe inquisitoire en se basant sur de simples hypothèses pour refuser le 
cas, alors que selon le Dr H______, le diagnostic pourrait être précisé lors de 
l’opération, et en omettant d’attendre les résultats de l’opération, alors que cette 
dernière a permis d’établir le diagnostic histologique. De plus, le rapport 
histologique excluait le chondroblastome, respectivement le processus tumoral, de 
sorte que les conclusions du Dr H______ étaient erronées. Selon les conclusions du 
docteur I______, médecin adjoint du service de chirurgie orthopédique et 
traumatologie de l’appareil locomoteur des HUG, contenues dans son rapport du 
12 août 2015, il était établi sur la base d’éléments objectifs que ses atteintes à la 
santé étaient en lien de causalité avec l’accident de 2007. 

Le recourant a produit de nouvelles pièces médicales. 

- Dans le compte-rendu opératoire du 22 juillet 2015, le Dr I______ a 
diagnostiqué un status post chondroblastome du talus gauche. L’intervention du 
16 juillet 2015 avait consisté en un curetage/cimentage du talus gauche et à une 
arthroscopie de la cheville gauche. Lors de l’opération, il avait constaté une 
synovite importante et l’absence de matériel dans le kyste. Il avait procédé à un 
cimentage des kystes et à une excision du fragment instable par arthro et micro-
perforation.  

- Le rapport histologique du 21 juillet 2015 relatif au prélèvement opéré lors de 
l’opération du 16 juillet 2015 a diagnostiqué, s’agissant du tissu antérieur de la 
cheville, une importante synovite chronique non spécifique englobant de petits 
fragments cartilagineux et, s’agissant du kyste du talus, de multiples petits 
fragments d’os lamellaires avec discret remaniement fibreux. Il a relevé 
l’absence d’arguments en faveur d’un chondroblastome. 

- Dans un rapport du 12 août 2015 adressé au mandataire du recourant, le 
Dr I______ a observé que l’IRM effectuée à l’époque de l’intervention du 
Dr D______ montrait un astragale tout à fait normal. Le patient avait consulté 
les Drs G______ et H______ dont les diagnostics étaient différents avec d’un 
côté, des kystes liés à une lésion ostéochondrale et de l’autre côté, une image 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 6/18 -

parlant en faveur d’un chondroblastome, soit une tumeur bénigne osseuse rare. 
La lésion du dôme astragalien instable mise en évidence par l’arthroscopie 
pratiquée le 16 juillet 2015 était régulièrement de découverte fortuite et pouvait 
être due à un traumatisme. En général, il était très difficile de définir la date de 
ces lésions. Les kystes sous-jacents et leur volume ne correspondaient pas à ce 
que l’on retrouvait habituellement en association avec ce type d’atteinte car 
habituellement ils étaient beaucoup plus petits. En résumé, il ne pouvait pas 
affirmer avec certitude que la lésion du dôme du talus était due à un accident. 
Toutefois, au vu des différents examens pathologiques, radiologiques et de 
l’anamnèse, l’ensemble de ces lésions était dû de manière probable à l’accident. 

23. Dans sa réponse du 27 octobre 2015, l’intimée a relevé que les nouveaux 
documents médicaux mettaient en évidence une lésion du dôme astragalien du talus 
gauche sans signe parlant en faveur d’une tumeur. Par conséquent, il y avait lieu de 
déterminer si ces nouveaux documents médicaux exigeaient que l’on s’écartât des 
conclusions retenues par les Drs F______ et H______, respectivement si les lésions 
mises en évidence par l’arthroscopie constituaient des conséquences naturelles et 
adéquates de l’accident assuré. Avant de demander à son service médical de se 
prononcer une nouvelle fois à ce sujet, elle avait besoin de l’entier du dossier 
médical du recourant relatif à sa cheville gauche. Elle a conclu à la production par 
celui-ci dudit dossier. 

24. Le 10 novembre 2015, le recourant a produit dans la procédure les examens IRM et 
radiologiques des 7 novembre et 17 décembre 2014, respectivement les rapports 
d’imagerie y relatifs ainsi que l’examen IRM du 5 novembre 2015. 

Selon le rapport d’imagerie du 6 novembre 2015, par rapport à l’examen antérieur, 
il y avait un très discret enfoncement de la surface articulaire talo-crurale 
antérieure, des phénomènes inflammatoires épiphysaires ainsi que des signes de 
synovite talo-crurale, une déchirure ancienne des ligaments talo-fibulaire et 
calcanéo-fibulaire ainsi qu’une ténosynovite du court péronier. 

25. Dans son écriture du 1er décembre 2015, l’intimée a observé que, selon son service 
médical et sur la base des nouveaux documents médicaux, il y avait lieu de retenir 
la présence d’une lésion ostéochondrale du talus et une lésion kystique. Au vu de 
l’anamnèse, la lésion ostéochondrale ne saurait être en lien avec l’accident assuré. 
Quant à la lésion kystique, elle était d’origine idiopathique ou traumatique, cette 
dernière étiologie étant de façon générale plus probable. Toutefois, il s’agissait 
d’une hypothèse seulement possible puisque l’atteinte avait « poursuivi une 
évolution dont la preuve ne peut pas être rapportée ». En outre, cette affection 
pouvait également être une conséquence de la lésion ostéochondrale. Par 
conséquent, l’existence d’une relation de causalité entre l’accident assuré et la 
lésion kystique ne pouvait être admise au degré de la vraisemblance prépondérante. 
L’appréciation de son service médical avait pleine valeur probante. Les 
considérations du Dr I______ concluant à un lien de causalité probable entre les 
lésions observées et l’accident reposaient sur de simples hypothèses. Par ailleurs, il 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 7/18 -

retenait implicitement que la preuve de l’étiologie des troubles ne pouvait pas être 
rapportée. L’intimée a conclu, sous suite de frais et dépens, au rejet du recours. 

Elle a produit dans la procédure l’appréciation du 30 novembre 2015 de la 
doctoresse J______, spécialiste FMH en chirurgie et médecin à la division 
médecine des assurances de l’intimée. Selon ce médecin, il était inhabituel de voir 
un kyste de ces dimensions à l’intérieur du talus. Seul l’un des deux kystes avait été 
excisé, l’autre occupant la partie antérieure du talus était encore présent sur l’IRM 
du 5 novembre 2015. Cette dernière mettait en évidence une lésion ostéochondrale 
dans la région tibiale, ce qui était nouveau. Selon la Dresse J______, diverses 
pathologies ostéochondrales étaient susceptibles d’affecter le talus. Au vu de l’âge 
du recourant et de l’absence de souris articulaire, la présence d’une ostéochondrose 
disséquante pouvait être exclue définitivement. Il en allait de même d’une fracture 
ostéochondrale associée à une lésion capsulo-ligamentaire, au vu des rapports de 
chirurgie orthopédique contemporains de l’accident et des constatations 
intraopératoires ne mettant pas en évidence une telle fracture. Selon la littérature 
médicale, le développement de structures kystiques dans le talus suite à un 
traumatisme était plus vraisemblable qu’une origine idiopathique. L’on ne pouvait 
pas exclure qu’un kyste existait déjà dans le talus lors de l’opération du 26 février 
2008 et que sa présence n’avait pas été décelée par l’arthroscopie, sans lésion 
ostéochondrale identifiable. La croissance ultérieure de cette structure kystique de 
2007 à 2014 pouvait avoir entraîné de manière secondaire un amincissement des 
structures osseuses, avec un affaissement ostéochondral. En définitive, il était 
uniquement possible que l’accident fût à l’origine de la modification kystique du 
talus car l’on ignorait à quel moment cette structure kystique était apparue. Par 
conséquent, au degré de la vraisemblance prépondérante, il n’y avait pas de lien de 
causalité entre cette lésion et l’accident. 

26. Dans sa duplique du 22 décembre 2015, le recourant a observé que contrairement à 
ce que soutenait l’intimée, la Dresse J______ n’avait nullement retenu que la lésion 
ostéochondrale pouvait être responsable de la lésion kystique, ce d’autant plus que 
la première était postérieure à la seconde. Étant donné que selon la Dresse J______, 
l’autre cause possible de la lésion kystique était d’origine traumatique et qu’il 
n’avait été victime que d’un seul accident le 4 juillet 2007, il était manifeste que 
ledit accident était responsable de ses troubles actuels, de sorte qu’un lien de 
causalité devait être admis. Il a persisté intégralement dans les termes et 
conclusions de sa précédente écriture. 

27. Par écriture du 21 janvier 2016, l’intimée a relevé que contrairement à 
l’interprétation du recourant, la Dresse J______ excluait au degré de la 
vraisemblance prépondérante une relation de causalité entre l’accident et les lésions 
de la cheville gauche. En effet, faute de pouvoir établir plus précisément leur 
évolution, lesdites lésions apparaissaient uniquement comme des conséquences 
possibles de l’accident. Dans la mesure où la preuve de la nature accidentelle de ces 
lésions ne pouvait pas être apportée, l’étiologie accidentelle plus probable admise 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 8/18 -

par la littérature, soit de façon générale et abstraite, n’y changeait rien. Dans le 
contexte des rechutes, il incombait à l’assuré d’établir le lien de causalité entre le 
les troubles actuels et l’accident. L’intimée a confirmé ses précédentes conclusions. 

28. Le 22 janvier 2016, la chambre de céans a transmis cette écriture au recourant et, 
sur ce, a gardé la cause à juger. 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA - RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. À teneur de l'art. 1 al. 1 LAA, les dispositions de la LPGA s'appliquent à 
l'assurance-accidents, à moins que la loi n'y déroge expressément. 

Toutefois, les modifications légales contenues dans la LPGA constituent, en règle 
générale, une version formalisée dans la loi de la jurisprudence relative aux notions 
correspondantes avant l'entrée en vigueur de la LPGA; il n'en découle aucune 
modification du point de vue de leur contenu, de sorte que la jurisprudence 
développée à leur propos peut être reprise et appliquée (ATF 130 V 343 consid. 3). 

3. Le délai de recours est de trente jours (art. 60 al. 1 LPGA et art. 62 al. 1 let. a de la 
loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA-GE - E 5 10]). Les 
délais en jours ou en mois fixés par la loi ou par l’autorité ne courent pas du 
15 juillet au 15 août inclusivement (art. 38 al. 4 let. b LPGA et art. 89C let. b LPA-
GE). 

En l’espèce, le recourant a formé recours le 7 septembre 2015 contre la décision sur 
opposition du 15 juillet reçue le 16 juillet 2015, soit dans un délai de plus de trente 
jours. Toutefois, le délai de recours a débuté le 16 août 2015 et est arrivé à 
échéance le 14 septembre 2015 (art. 38 al. 3 LPGA et 17 al. 3 LPA-GE) compte 
tenu des principes susmentionnés. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la 
loi, le recours est recevable, en vertu des art. 56ss LPGA et 89B LPA. 

4. L’objet du litige consiste à examiner si l'état pathologique qui a nécessité 
l'intervention chirurgicale du 16 juillet 2015 est une séquelle tardive en relation de 
causalité naturelle et adéquate avec l’accident du 4 juillet 2007, respectivement si 
l’intimée était en droit de mettre un terme à sa prise en charge à partir du 1er avril 
2015. 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 9/18 -

5. Selon l'art. 6 al. 1 LAA, les prestations d'assurance sont allouées en cas d'accident 
professionnel, d'accident non professionnel et de maladie professionnelle. 

Le droit à des prestations découlant d'un accident assuré suppose d'abord, entre 
l'événement dommageable de caractère accidentel et l'atteinte à la santé, un lien de 
causalité naturelle. Cette exigence est remplie lorsqu'il y a lieu d'admettre que, sans 
cet événement accidentel, le dommage ne se serait pas produit du tout, ou qu'il ne 
serait pas survenu de la même manière. Il n'est pas nécessaire, en revanche, que 
l'accident soit la cause unique ou immédiate de l'atteinte à la santé; il faut et il suffit 
que l'événement dommageable, associé éventuellement à d'autres facteurs, ait 
provoqué l'atteinte à la santé physique ou psychique de l'assuré, c'est-à-dire qu'il se 
présente comme la condition sine qua non de celle-ci. 

Savoir si l'événement assuré et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de 
causalité naturelle est une question de fait, que l'administration ou, le cas échéant, 
le juge examine en se fondant essentiellement sur des renseignements d'ordre 
médical, et qui doit être tranchée en se conformant à la règle du degré de 
vraisemblance prépondérante, appliquée généralement à l'appréciation des preuves 
dans l'assurance sociale. Ainsi, lorsque l'existence d'un rapport de cause à effet 
entre l'accident et le dommage paraît possible, mais qu'elle ne peut pas être 
qualifiée de probable dans le cas particulier, le droit à des prestations fondées sur 
l'accident assuré doit être nié (ATF 129 V 177 consid. 3.1, ATF 119 V 335 
consid. 1 et ATF 118 V 286 consid. 1b et les références). 

Le fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la survenance 
d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle avec cet 
accident (raisonnement «post hoc, ergo propter hoc»; ATF 119 V 335 
consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408, consid. 3b). Il convient en principe 
d'en rechercher l'étiologie et de vérifier, sur cette base, l'existence du rapport de 
causalité avec l'événement assuré. 

Le droit à des prestations de l'assurance-accidents suppose en outre l'existence d'un 
lien de causalité adéquate entre l'accident et l'atteinte à la santé. La causalité est 
adéquate si, d'après le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, le fait 
considéré était propre à entraîner un effet du genre de celui qui s'est produit, la 
survenance de ce résultat paraissant de façon générale favorisée par une telle 
circonstance (ATF 129 V 177 consid. 3.2 et ATF 125 V 456 consid. 5a et les 
références). En présence d'une atteinte à la santé physique, le problème de la 
causalité adéquate ne se pose toutefois guère, car l'assureur-accidents répond aussi 
des complications les plus singulières et les plus graves qui ne se produisent 
habituellement pas selon l'expérience médicale (ATF 118 V 286 consid. 3a et 
ATF 117 V 359 consid. 5d/bb; arrêt du Tribunal fédéral des assurances U 351/04 
du 14 février 2006 consid. 3.2).  

6. La responsabilité de l’assureur-accidents s’étend, en principe, à toutes les 
conséquences dommageables qui se trouvent dans un rapport de causalité naturelle 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 10/18 -

(ATF 119 V 335 consid. 1; ATF 118 V 286 consid. 1b et les références) et adéquate 
avec l’événement assuré (ATF 125 V 456 consid. 5a et les références). 

Les prestations d'assurance sont également allouées en cas de rechutes et de 
séquelles tardives (art. 11 de l’ordonnance sur l'assurance-accidents, du 
20 décembre 1982 - OLAA ; RS 832.202). Selon la jurisprudence, les rechutes et 
les séquelles tardives ont ceci en commun qu'elles sont attribuables à une atteinte à 
la santé qui, en apparence seulement, mais non dans les faits, était considérée 
comme guérie. Il y a rechute lorsque c'est la même atteinte qui se manifeste à 
nouveau. On parle de séquelles tardives lorsqu'une atteinte apparemment guérie 
produit, au cours d'un laps de temps prolongé, des modifications organiques ou 
psychiques qui conduisent souvent à un état pathologique différent (ATF 123 V 
137 consid. 3a, ATF 118 V 293 consid. 2c et les références).  

Les rechutes et suites tardives se rattachent donc par définition à un événement 
accidentel effectif. Corrélativement, elles ne peuvent faire naître une obligation de 
l'assureur-accidents (initial) de verser des prestations que s'il existe un lien de 
causalité naturelle et adéquate entre les nouvelles plaintes de l'intéressé et l'atteinte 
à la santé causée à l'époque par l'accident assuré (ATF 118 V 296 consid. 2c et les 
références; RAMA 2006 n° U 570 p. 74 consid. 1.5.2; arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances U 80/05 du 18 novembre 2005 consid.1.1). 

7. La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, l'incapacité 
de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) supposent 
l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de l'assuré à 
des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le médecin 
doit lui fournir (ATF 122 V 157 consid. 1b). Pour apprécier le droit aux prestations 
d’assurances sociales, il y a lieu de se baser sur des éléments médicaux fiables 
(ATF 134 V 231 consid 5.1). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; ATF 133 V 450 
consid. 11.1.3; ATF 125 V 351 consid. 3). 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 11/18 -

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux (ATF 125 V 351 
consid. 3b). 

Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis par 
les médecins d'un assureur social aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des 
résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces 
avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de 
mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à 
l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité 
de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est 
qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité 
d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Etant 
donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances 
sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de 
l'expert (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee).  

Dans une procédure portant sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurances 
sociales, le Tribunal fédéral a précisé que lorsqu'une décision administrative 
s'appuie exclusivement sur l'appréciation d'un médecin interne à l'assureur social et 
que l'avis d'un médecin traitant ou d'un expert privé auquel on peut également 
attribuer un caractère probant laisse subsister des doutes même faibles quant à la 
fiabilité et la pertinence de cette appréciation, la cause ne saurait être tranchée en se 
fondant sur l'un ou sur l'autre de ces avis et il y a lieu de mettre en œuvre une 
expertise par un médecin indépendant selon la procédure de l'art. 44 LPGA ou une 
expertise judiciaire (ATF 135 V 465 consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral 
8C_622/2014 du 2 novembre 2015 consid. 3.3). 

Une appréciation médicale, respectivement une expertise médicale établie sur la 
base d'un dossier n’est pas en soi sans valeur probante. Une expertise médicale 
établie sur la base d'un dossier peut avoir valeur probante pour autant que celui-ci 
contienne suffisamment d'appréciations médicales qui, elles, se fondent sur un 
examen personnel de l'assuré (RAMA 2001 n° U 438 p. 346 consid. 3d). 
L’importance de l’examen personnel de l’assuré par l’expert n’est reléguée au 
second plan que lorsqu’il s’agit, pour l’essentiel, de porter un jugement sur des 
éléments d’ordre médical déjà établis et que des investigations médicales nouvelles 
s’avèrent superflues. En pareil cas, une expertise médicale effectuée uniquement 
sur la base d’un dossier peut se voir reconnaître une pleine valeur probante (arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_681/2011 du 27 juin 2012 consid. 4.1 et les références). 

En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 
doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 12/18 -

8. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

La procédure est régie par le principe inquisitoire, d'après lequel les faits pertinents 
de la cause doivent être constatés d'office par le juge. Mais ce principe n'est pas 
absolu. Celui-ci comprend en particulier l'obligation pour les parties d'apporter, 
dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elles, les preuves 
commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles 
risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 
193 consid. 2; VSI 1994, p. 220 consid. 4). Car si le principe inquisitoire dispense 
les parties de l'obligation de prouver, il ne les libère pas du fardeau de la preuve. En 
cas d'absence de preuve, c'est à la partie qui voulait en déduire un droit d'en 
supporter les conséquences (ATF 117 V 261 consid. 3), sauf si l'impossibilité de 
prouver un fait peut être imputée à l'adverse partie (ATF 124 V 372 consid. 3; 
RAMA 1999 n° U 344 p. 418 consid. 3). 

Il incombe à l'assuré d'établir, au degré de vraisemblance prépondérante, l'existence 
d'un rapport de causalité naturelle entre l'état pathologique qui se manifeste à 
nouveau et l'accident (REAS 2002 p. 307). En l’absence de preuve, la décision sera 
défavorable à l’assuré (ATF 117 V 261 consid. 3b et les références; RAMA 1994 
n° U 206 p. 327 consid. 1 et les références). Plus le temps écoulé entre l'accident et 
la manifestation de l'affection est long, plus les exigences quant à la preuve d'un 
rapport de causalité naturelle doivent être sévères (RAMA 1997 n° U 275 p. 191 
consid. 1c ; cf. également arrêt du Tribunal fédéral 8C_102/2008 du 16 septembre 
2008 consid. 2.2).  

9. Le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle 
générale, d’après l’état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été 
rendue. Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, 
doivent normalement faire l’objet d’une nouvelle décision administrative (ATF 131 
V 242 consid. 2.1; ATF 121 V 362 consid. 1b et les références). Ils doivent 
cependant être pris en considération dans la mesure où ils sont étroitement liés à 
l’objet du litige et de nature à influencer l’appréciation au moment où la décision 
attaquée a été rendue (ATF 99 V 98 et les arrêts cités; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_25/2012 du 25 avril 2012 31 mars 2010 consid. 2.1). Tel est notamment le cas 
d’un rapport médical rendu postérieurement à la date déterminante, dans la mesure 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 13/18 -

où il a trait à la situation antérieure à cette date (cf. ATF 99 V 98 consid. 4 et les 
arrêts cités; arrêt du Tribunal fédéral 9C_537/2009 du 1er mars 2010 consid. 3.2). 

Dans sa décision du 15 juillet 2015, l’intimée a statué sur le lien de causalité entre 
l’accident du 4 juillet 2007 et les séquelles tardives annoncées le 3 novembre 2014 
sur la base d’un rapport du Dr H______ du 20 mars 2015 suspectant l’existence 
d’un processus tumoral d’origine maladive, alors que le recourant avait indiqué 
dans son opposition qu’il allait se soumettre le 16 juillet 2015 à l’opération 
préconisée, soit le lendemain de la décision. Etant donné que les conclusions du Dr 
H______ reposent sur un simple examen radiologique et que le diagnostic histo-
pathologique ne pouvait être posé qu’à la suite de l’opération, l’on ne comprend pas 
pourquoi l’intimée n’a pas attendu la réalisation de celle-ci avant de statuer sur 
l’opposition. La décision du 15 juillet 2015 définit la limite temporelle jusqu'à 
laquelle s'étend en principe l'examen juridictionnel en cas de recours. Or, dans son 
recours du 7 septembre 2015, le recourant produit diverses pièces médicales 
relatives à l’opération du 16 juillet 2015, notamment le protocole opératoire et le 
rapport d’examen histologique. Sur cette base, il soutient que les troubles de sa 
cheville gauche sont en lien de causalité avec un accident et non pas avec un 
processus maladif. Par conséquent, ces documents qui posent le diagnostic précis 
des troubles dont souffre le recourant sont en lien étroit avec l’objet du litige, de 
sorte qu’il y a lieu de les prendre en considération. 

10. En l’espèce, le recourant a été victime sur un chantier le 4 juillet 2007, d’une 
entorse de la cheville gauche qui a provoqué une déchirure des ligaments péronéo-
calcanéen et péronéo-astragalien. Cette déchirure a été traitée par plastie 
ligamentaire externe le 26 février 2008 et le traitement a pris fin le 14 juillet 2008. 
Le 13 octobre 2014, soit six ans après la fin du traitement, le recourant a annoncé à 
l’intimée une « rechute » en raison d’une exacerbation de douleurs à la cheville 
gauche. Les divers examens entrepris ont révélé la présence d’une lésion 
ostéochondrale du dôme du talus (ou astragale) et de deux volumineux kystes situés 
également dans le talus, l’un dans le corps et l’autre dans le col. L’opération 
effectuée par le Dr I______ le 16 juillet 2015, a consisté en une excision de la 
lésion ostéochondrale ainsi qu’à un curetage du kyste situé dans le col du talus et à 
son comblement par du matériel de greffe. L’examen histologique du tissu kystique 
prélevé lors de l’opération a permis d’éliminer la présence d’un chondroblastome, à 
savoir l’hypothèse émise par le Dr H______ dans son rapport du 20 mars 2015. Or, 
ledit rapport fonde la décision litigieuse de refus de prise en charge de cette 
séquelle tardive au motif qu’il s’agit d’un processus tumoral osseux bénin, soit 
maladif et non pas de la séquelle de l’accident. 

Les lésions ostéochondrales du dôme du talus surviennent après des traumatismes 
répétés au sein de l’articulation. Cependant, des études plus récentes suggèrent la 
possibilité de causes métaboliques ou génétiques, qui peuvent altérer l’architecture 
ou la composition des os (cf. http://www.ccos.fr/lesions-osteochondrales-dome-
talien-cheville). Les lésions ostéochondrales du talus occupent une place à part au 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 14/18 -

sein de la traumatologie de la cheville, que ce soit pour leur diagnostic ou leur 
traitement. Longtemps, leur terminologie fut confuse et l’étiopathogénie est restée 
un sujet controversé (…). Devant tout tableau d’entorse grave de cheville, on doit 
envisager la survenue d’une fracture ostéochondrale du talus. Le gonflement, la 
survenue d’une ecchymose, une impotence marquée, la localisation des points 
douloureux, suffisent suivant les critères d’Ottawa pour imposer un examen 
radiologique qui mettra en évidence la zone de fracture. Il semble que près de la 
moitié des entorses ou fractures de cheville présentent des lésions ostéochondrales 
du talus. L’âge moyen se situe entre 20 et 30 ans avec une prépondérance 
masculine (http://www.lamedecinedusport.com/traumatologie/loda-ou-lesion-
osteochondrale-du-talus-de-leur-physiologie-a-leur-traitement). 

Par conséquent, l’origine de ces lésions peut être accidentelle ou maladive. 

11. Afin de trancher la question du lien de causalité entre l’opération, respectivement 
ces séquelles tardives et l’accident du 4 juillet 2007, il y a tout d’abord lieu de 
confronter les avis divergents des Drs I______ et J______, puis d’examiner 
l’interprétation qu’en a faite l’intimée. 

a) Dans son rapport du 12 août 2015, s’agissant de la lésion ostéochondrale du 
dôme du talus de 5.8 mm instable, le Dr I______ explique qu’elle est régulièrement 
de découverte fortuite et peut être due à un traumatisme. Il précise qu’en général il 
est très difficile de déterminer sa date d’apparition. Les kystes sous-jacents que l’on 
retrouve habituellement en association avec ce type de lésion sont beaucoup plus 
petits. Il n’a pas de certitude que la lésion ostéochondrale du dôme du talus est due 
à un accident. Cependant, les IRM effectuées à l’époque de l’accident montrent un 
astragale parfaitement normal. Au vu du bilan histologique ne révélant pas 
d’argument pour un processus tumoral, il est possible que les kystes soient liés à la 
lésion ostéochondrale du talus. En définitive, le Dr I______ conclut que l’ensemble 
des lésions est en rapport de causalité probable avec l’accident. Il motive sa 
conclusion par l’anamnèse ainsi que par les examens pathologiques et 
radiologiques. 

S’agissant des examens radiologiques effectués avant l’accident, le dossier de 
l’intimée ne contient aucun rapport radiologique datant de cette période, de sorte 
qu’il n’est pas possible d’examiner les éléments sur lesquels le Dr I______ se base 
pour fonder son appréciation. Quant à l’anamnèse, elle révèle une entorse de la 
cheville gauche le 4 juillet 2007, puis des entorses à répétitions avec la mise en 
évidence lors de l’opération du 26 février 2008 d’une déchirure des ligaments 
péronéo-calcanéen et péronéo-astragalienne. En outre, elle ne mentionne pas 
d’éléments permettant de conclure à une origine métabolique ou génétique. 

Selon l’intimée, le Dr I______ ne motive pas l’existence d’un lien de causalité entre 
la lésion ostéochondrale ainsi que les kystes du talus gauche et l’accident autrement 
que par un raisonnement « post ergo propter hoc ». Or, au contraire, dans son 
rapport du 12 août 2015, le Dr I______ se fonde sur d’autres éléments que 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 15/18 -

l’enchaînement chronologique des faits, notamment sur les examens pathologiques 
et radiologiques. Par conséquent, il a recherché l’étiologie la plus vraisemblable de 
la lésion ostéochondrale du talus ainsi que des kystes et, sur cette base, a conclu à 
l’existence d’un rapport de causalité avec l’accident au degré de la vraisemblance 
prépondérante. 

b) Dans son appréciation du 30 novembre 2015, la Dresse J______ expose que, 
selon la littérature médicale, les fractures ostéochondrales sont associées dans 9 à 
18% des cas à une lésion capsulo-ligamentaire et que la localisation latérale 
(externe) d’une telle lésion est spécifique d’une composante traumatique. Elle ne 
dispose pas de documents radiologiques des années 2007/2008 lui permettant 
d’opérer une comparaison. Toutefois, selon le rapport opératoire du 28 février 
2008, l’arthroscopie pratiquée par le Dr D______ - lors de laquelle il a fait état 
d’une excellente vision sur la partie antérieure du pilon et sur les joues malléolaires 
- n’a pas révélé de lésion du cartilage ou de corps libre. Par conséquent, on peut 
exclure au degré de la vraisemblance prépondérante la présence d’une telle lésion 
lors de l’accident. Selon les données actuelles de la littérature médicale, le 
développement de structures kystiques dans le talus suite à un traumatisme est plus 
vraisemblable qu’une origine sans traumatisme. Étant donné qu’il n’est pas possible 
de dater précisément l’apparition de la structure kystique, il n’est pas davantage 
possible de déterminer si l’accident du 4 juillet 2007 est à l’origine de ces 
modifications kystiques du talus. La Dresse  J______ considère qu’on ne peut pas 
exclure que la structure kystique était déjà présente lors de l’opération du 26 février 
2008 sans lésion ostéochondrale identifiable et qu’elle n’a pas été décelée à 
l’arthroscopie. La croissance ultérieure de cette structure kystique de 2007 à 2014 a 
pu entraîner de manière secondaire un amincissement des structures osseuses avec 
affaissement ostéochondral. Cependant, elle n’est pas en mesure de déterminer si 
un kyste situé dans le talus était déjà présent à cette époque. Toutefois, il devait 
exister très probablement des radiographies de l’époque ainsi qu’une IRM. Même si 
selon les études médicales à disposition, une origine post-traumatique des deux 
kystes est plus probable qu’une origine non traumatique, on ignore à quel moment 
cette structure kystique est apparue. Par conséquent, elle ne peut conclure qu’à la 
simple possibilité que l’accident du 4 juillet 2007 est à l’origine de cette 
modification kystique du talus, respectivement à l’absence au degré de la 
vraisemblance prépondérante de lien de causalité entre cette lésion et l’accident du 
4 juillet 2007. 

Il ressort de l’appréciation de la Dresse J______ que sa conclusion d’absence d’un 
lien de causalité entre la lésion ostéochondrale ainsi que les kystes du talus gauche 
et l’accident repose notamment sur l’absence d’imageries et de radiographies de 
2007-2008 permettant d’exclure l’existence déjà à cette époque d’une lésion 
ostéochondrale et de kystes dans le talus gauche. Or, le rapport du Dr I______ du 
12 août 2015 se réfère pour sa part à des IRM parfaitement normales datant de la 
période de l’accident, de sorte que les documents radiologiques dont la Dresse 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 16/18 -

J______ fait état pour justifier ses conclusions existent, mais n’ont pas été 
recherchés auprès du Dr I______, respectivement du Dr D______. 

En outre, la chambre de céans relève que si la lésion ostéochondrale ainsi que les 
kystes du talus gauche n’étaient pas d’origine post-traumatique, ces troubles 
auraient également dû se développer à la cheville droite. Or, l’absence de douleurs 
à cette cheville rend vraisemblable l’absence de tels troubles à la cheville droite. 
L’événement traumatique du 4 juillet 2007 semble par conséquent rendre plus 
vraisemblable l’existence d’un rapport de causalité entre ces troubles et l’accident 
que le contraire.  

En définitive, la décision litigieuse s'appuie exclusivement sur l'appréciation de la 
Dresse J______, qui est rattachée à la division médicale de l’intimée, alors que 
l'avis du Dr I______ auquel on peut également attribuer un caractère probant laisse 
subsister des doutes même faibles quant à la fiabilité et la pertinence de cette 
appréciation. Par conséquent, la cause ne saurait être tranchée en se fondant sur l'un 
ou sur l'autre de ces avis. De plus, dans son écriture du 1er décembre 2015, l’intimée 
affirme que l’origine traumatique de la lésion kystique est une hypothèse seulement 
possible en ce sens que cette atteinte a poursuivi une évolution dont la preuve ne 
peut pas être rapportée. Or, dans son appréciation du 30 novembre 2015, la Dresse 
J______ n’a pas tenu un tel raisonnement, mais bien qu’on ne peut pas exclure 
l’existence d’une structure kystique dans le talus au moment de l’opération du  26 
février 2008 qui n’aurait pas été décelée par l’arthroscopie et qui se serait 
développée ultérieurement de 2007 à 2014. En réalité, elle pose une hypothèse 
qu’elle ne peut pas vérifier faute d’éléments radiologiques de comparaison 
disponibles au moment de son appréciation, sans qu’elle cherche à savoir si des 
radiographies ou IRM de l’époque existent ou non. 

12. a) L'administration doit éclaircir l'état de fait déterminant avant de rendre sa 
décision et ne peut pas renvoyer cette tâche à la procédure d'opposition. Sont 
réservées les mesures d'instruction complémentaires qui découlent des objections 
contenues dans l'opposition. Il y a lieu de distinguer l'éclaircissement de l'état de 
fait et le respect du droit d'être entendu. L'audition des parties, qui est un aspect du 
droit d'être entendu, n'est pas nécessaire dans la procédure d'instruction avant les 
décisions susceptibles d'être attaquées par la voie de l'opposition. La LPGA 
contient à ce sujet une réglementation exhaustive (ATF 132 V 368). 

b) Le juge des assurances sociales doit procéder à des investigations 
supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, 
eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier. Il ne 
peut ignorer des griefs pertinents invoqués par les parties pour la simple raison 
qu'ils n'auraient pas été prouvés (VSI 5/1994 220 consid. 4a). En particulier, il doit 
mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects 
médicaux du cas (ATF 117 V 282 consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4; arrêt 
du Tribunal fédéral des assurances I 751/03 du 19 mars 2004 consid. 3.3). Dans un 
arrêt de principe, le Tribunal fédéral a modifié sa jurisprudence en ce sens que 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 17/18 -

lorsque les instances cantonales de recours constatent qu'une instruction est 
nécessaire parce que l'état de fait médical doit être élucidé par une expertise, elles 
sont en principe tenues de diligenter une expertise judiciaire si les expertises 
médicales ordonnées par l'assureur ne se révèlent pas probantes (ATF 137 V 210 
consid. 4.4.1.3). Cela étant, un renvoi à l'administration pour mise en œuvre d'une 
nouvelle expertise reste possible, même sous l'empire de la nouvelle jurisprudence, 
notamment lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par 
l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF 137 V 210 
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4; SVR 2010 IV n. 49 p. 151, consid. 3.5; arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_760/2011 du 26 janvier 2012 consid. 3). 

c) En l’espèce, force est de constater que la chambre de céans ne dispose pas des 
éléments médicaux nécessaires pour statuer sur le lien de causalité naturelle entre la 
lésion ostéochondrale ainsi que les kystes du talus gauche et l’accident du 4 juillet 
2007. 

Toutefois, l’intimée n’a pas instruit correctement la situation médicale, de sorte que 
la cause doit lui être renvoyée pour instruction complémentaire. Il lui appartiendra 
dans un premier temps de demander au Dr I______ de lui communiquer les 
rapports radiologiques de 2007/2008 se rapportant à la cheville gauche du 
recourant, respectivement les radiographies et IRM datant de 2007/2008 dont il a 
disposé pour établir son rapport du 12 août 2015, puis de les transmettre à son 
service médical pour nouvelle appréciation. Si le Dr I______ ne dispose pas de ces 
documents, il incombera à l’intimée de les rechercher auprès du Dr D______. Si 
ces documents n’existent pas ou si sur leur base, son service médical ne pouvait pas 
se rallier aux conclusions du Dr I______, il appartiendra à l’intimée de mettre en 
œuvre une expertise auprès d’un médecin indépendant selon la procédure de l'art. 
44 LPGA afin d’être en mesure de trancher entre les avis opposés des Drs I______ 
et J______, puis de rendre une nouvelle décision. 

13. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis et la décision du 15 juillet 2015 
annulée au sens des considérants. Le recourant représenté par un avocat obtient 
gain de cause. Par conséquent, une indemnité de CHF 3’000.- lui sera accordée à 
titre de participation à ses frais et dépens (art. 61 let. g LPGA; art. 6 du règlement 
sur les frais, émoluments et indemnités en matière administrative du 30 juillet 1986 
[RFPA - E 5 10.03]). 

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 
 
 

 

A/3019/2015 

- 18/18 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Renvoie le dossier à l’intimée pour instruction complémentaire au sens des 
considérants et nouvelle décision. 

4. Condamne l’intimée à verser au recourant une indemnité de CHF 3'000.- à titre de 
participation à ses frais et dépens. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDÉ 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le