# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 704d4860-086f-502c-be8f-b2e5709be7ca
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 28.06.2018 A/3795/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3795-2017_2018-06-28.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Diane BROTO et Christine LUZZATTO, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3795/2017 ATAS/611/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 28 juin 2018 

3ème Chambre 

 

En la cause 

A______ SA, sise à VESSY, comparant avec élection de domicile 
en l'étude de Maître Jean-Pierre WAVRE  recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, 
Service juridique, sise rue des Gares 12, GENÈVE 

Monsieur B______, domicilié à LES OLLIERES, FRANCE  

intimée 

 

appelé en 
cause 

  

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

1. Le 9 janvier 2017, Monsieur B______ (ci-après : l’intéressé), né en 1983, a requis 
auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la  caisse de 
compensation) son affiliation en qualité de personne de condition indépendante 
pour son activité de coach sportif. 

2. Le 21 février 2017, la caisse l’a invité à lui faire parvenir divers documents 
nécessaires à l’analyse de son dossier. 

3. Le 1er mars 2017, l’intéressé lui a notamment transmis le contrat de service conclu 
avec la société A______ SA (ci-après : la société) le 17 janvier 2017. 

4. Par décision du 13 avril 2017, la Caisse cantonale genevoise de compensation a 
refusé d’affilier Monsieur B______ (ci-après : l’intéressé) en qualité d’indépendant. 

5. Le 19 mai 2017, la société s’est opposée à cette décision.  

Selon elle, l’intéressé devait être considéré comme indépendant, car il supportait le 
risque d’encaissement (facturation directe à ses clients) et devait lui-même vendre 
ses services auprès de la clientèle du fitness.  

Elle se contentait pour sa part d’investir dans la création et l’équipement des salles 
de sport et de vendre des abonnements. 

Quoi qu’il en soit, l’intéressé avait cessé ses activités en son sein depuis mai 2017. 

6. Par décision du 15 août 2017, la caisse de compensation a confirmé sa décision de 
refus d’affiliation du 13 avril 2017.  

Du contrat signé entre l’intéressé et la société, la caisse de compensation a retenu 
les éléments suivants :  

- les prestations de coaching s’adressaient aux adhérents de la société, 

- les activités étaient exercées sous le nom de la société, 

- le nombre d’heures d’entraînement était limité, 

- les tâches étaient définies par la société, 

- l’intéressé s’engageait à verser 250.- CHF/mois à la société, 

- les vêtements de travail à l’effigie de la société étaient fournis, ainsi que des 
cartes de visite et une présence sur le site internet de la société, 

- l’intéressé avait l’obligation d’exécuter personnellement les prestations, 

- il avait également le devoir de rendre compte de ses absences et celui de 
demander des congés, 

- les tarifs des entraînements étaient fixés par la société, 

 
 
 

 

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- celle-ci était propriétaire du contenu des entraînements et des programmes. 

La caisse en a tiré la conclusion que le lien de dépendance entre l’intéressé et la 
société était avéré : à l’évidence, les éléments en faveur d’une activité salariée 
prédominaient. 

7. Par écriture du 15 septembre 2017, la société a interjeté recours contre cette 
décision. 

La recourante allègue avoir choisi de se concentrer sur l’aménagement de salles et 
s’être adjoint, pour le surplus, les services de « personal trainers », à qui elle fait 
signer un contrat de service.  

Le « personal trainer » lui verse mensuellement CHF 250.- pour l’utilisation de ses 
infrastructures. Pour le reste, il est libre de choisir sa clientèle, à l’intérieur ou 
l’extérieur du club de fitness. Il doit « juste offrir 3 h./sem. » à la société afin de 
coacher les nouveaux adhérents au club ; il peut se faire remplacer par quelqu’un du 
club. Par contre, pour tous les autres clients auxquels il dispense ses services, il 
peut se faire remplacer comme bon lui semble. Le « personal trainer » a un accès 
libre à la salle de sport et ne lui rend aucun compte sur le chiffre d’affaires qu’il 
réalise avec ses propres clients, auxquels il est libre d’appliquer les tarifs qu’il 
souhaite. 

La recourante plaide une mauvaise compréhension du contrat de service, dont elle 
souligne qu’il a été rédigé par un non-juriste et qu’il constitue une traduction de 
l’anglais.  

Elle répète que : 

- le personal trainer fixe les tarifs qu’il entend et ne lui rend aucun compte sur le 
plan financier ; 

- sa seule obligation envers elle est de lui verser 250.- CHF/mois pour 
l’utilisation de ses infrastructures ;  

- la société ne contrôle ni la fréquentation, ni le nombre de clients du personal 
trainer ; 

- ce dernier doit dispenser 3 h./sem. de cours à ses nouveaux adhérents du club ; 

- il supporte seul le risque économique inhérent à son activité : s’il ne souhaite 
pas de clients, la société ne peut lui en imposer ; 

- l’intéressé dispose d’une page Facebook personnelle et dispense des cours 
ailleurs que dans les clubs de la société ; 

- il peut dispenser des cours dans n’importe quel autre fitness, sa seule 
obligation étant de ne pas débaucher de clients de la recourante ; 

- le personal trainer gère librement son activité et peut notamment se faire 
remplacer par qui il veut, hormis pour les trois heures dues aux nouveaux 
adhérents. 

 
 
 

 

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8. Invitée à se déterminer, l’intimée, dans sa réponse du 17 octobre 2017, a conclu au 
rejet du recours. 

Elle maintient que les éléments parlant en faveur d’une activité salariée 
prédominent. En effet, si l’intéressé facturait ses prestations directement aux clients 
de la recourante il n’en n’était pas moins dépendant des tarifs fixés par cette 
dernière. Celle-ci a en effet mentionné dans son opposition que les tarifs des 
entraînements étaient centralisés. 

Par ailleurs, l’intéressé agissait comme coach sportif au nom et pour le compte de la 
recourante et se voyait notamment remettre une tenue vestimentaire à l’effigie de la 
société ; il utilisait des cartes de visite ad hoc. Son marketing et sa publicité se 
faisaient ainsi sous les couleurs de la société et non en son propre nom. 

Le contenu des entraînements est défini par la recourante, qui en est propriétaire. 

Au surplus, le nombre de ses heures d’entraînement était contractuellement limité, 
il devait rendre compte de ses absences et demander des congés, tout comme un 
salarié doit de le faire. Il devait dispenser ses entraînements en personne et de 
manière régulière. Enfin, il était soumis à une clause de non-concurrence. 

9. Par écriture du 13 novembre 2017, la recourante a persisté dans ses conclusions. 

10. Une audience d’enquêtes s’est tenue en date du 16 novembre 2017. 

L’intéressé, entendu à cette occasion, a été formellement appelé en cause, étant 
précisé qu’une copie des pièces essentielles de la procédure lui serait communiquée 
à l’issue de l’audience, avec un délai pour se déterminer. 

L’intéressé a indiqué n’avoir jamais été affilié à une caisse de compensation en 
qualité d’indépendant auparavant.  

Selon lui, l’idée était de travailler en tant qu’entrepreneur indépendant et de réaliser 
une partie de son salaire dans les locaux de la recourante.  

Durant la période litigieuse, il a exercé son activité dans les locaux de la recourante, 
mais également au domicile de certains de ses clients, à l’extérieur et en ligne 
(programme de jogging). 

Il n’a pas utilisé de moyens techniques importants, se contentant de petit matériel 
(poids, élastiques, ballons, tapis). 

Il a fait de la publicité sous forme de flyers à son nom, sur lesquels la recourante 
n’était pas mentionnée, mais aussi par le biais de son site Internet. Il démarchait 
aussi ses clients sur le site de la recourante, mais leur adressait directement sa 
facture en son nom. Les honoraires étaient déterminés selon un tarif horaire fixé par 
la recourante, ceci afin de s’assurer que tous les coachs présents appliquent les 
mêmes tarifs. L’intéressé dit avoir pratiqué quasiment les mêmes tarifs à ses clients 
extérieurs. 

 
 
 

 

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Rien n’était prévu pour le dédommager en cas de maladie ou accident. Il ne 
bénéficiait pas de congés payés, mais devait en revanche aviser la recourante de ses 
absences afin que celle-ci puisse le faire remplacer par un autre coach lors des 
« challenges » organisés par elle. 

L’intéressé dit avoir géré sa clientèle sans rendre de compte à la recourante, ni 
quant au nombre de ses clients, ni quant au chiffre d’affaires réalisé. Les rendez-
vous étaient pris avec lui directement. 

Il a contracté une assurance professionnelle individuelle en France (assurance 
responsabilité civile professionnelle). 

Il a ajouté que l’obligation de payer CHF 250.- n’était pas applicable durant les 
premiers mois. Comme il n’a finalement travaillé qu’un mois et demi avec la 
recourante, il ne s’en est dans les faits jamais acquitté. 

Devant la difficulté à se voir reconnaitre le statut d’indépendant, il a en effet fini 
par accepter un poste de salarié à 70% et a pu augmenter son taux d’occupation 
depuis lors. 

S’agissant des trois heures hebdomadaires à dispenser aux clients de la recourante, 
l’intéressé a expliqué que deux heures servaient à présenter les machines aux clients 
et une était passée dans des petits groupes d’entrainement mis en place par les 
coachs, ce qui leur permettait de se faire connaître. 

Il lui était loisible de dispenser ses conseils à des non-adhérents. Dans les faits, il 
n’a jamais fait venir quelqu’un de l’extérieur. Si tel avait été le cas, le client aurait 
dû s’acquitter d’une entrée journalière à CHF 25.-. 

N’ayant pas d’employé, il ne pouvait déléguer son travail à personne. Si le besoin 
s’en était fait sentir, il se serait arrangé avec un autre coach, ceux de la recourante 
étant les plus pratiques à contacter. 

Selon l’intéressé, les autres salles qui mettent à disposition locaux et/ou machines 
pour une activité de coach indépendant les facturent 1'000.- CHF/mois. 

Madame C______, pour la recourante, a précisé que leur société, gérante d’un 
fitness « à petits prix », vise la simplicité. Elle n’occupe qu’une personne par salle 
pour gérer celle-ci et laisse le soin à d’autres d’offrir les services qu’elle ne propose 
pas, tels que le coaching. 

S’agissant des tarifs proposés, la recourante émet des recommandations par souci 
de transparence, mais elles ne sont pas péremptoires, les coachs restant libres 
d’appliquer les tarifs qu’ils souhaitent. 

L’article 10 du contrat  permet aux coachs de travailler ailleurs, y compris chez des 
concurrents, et n’a pour but que de faire respecter le principe de confidentialité. 

Selon elle, les contrats ont été rédigés d’une manière qui ne correspond pas à la 
volonté réelle de la recourante, qui assure vouloir procéder à leur modification afin 
d’éviter tout problème à l’avenir.  

 
 
 

 

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11. Dans ses écritures du 24 novembre 2017, l’intimée a persisté dans ses conclusions. 

Des déclarations de l’intéressé, elle retient un rapport de dépendance économique et 
organisationnelle avec la société :  

- obligation d’informer la société de ses absences, afin qu’il puisse se faire 
remplacer par un autre coach de la recourante - alors qu’un travailleur 
indépendant serait totalement libre de ne pas venir travailler ou de prendre des 
vacances, 

- offre de services par le biais du site internet de la recourante et dans les locaux 
de cette dernière,  

- entraînements dispensés uniquement aux adhérents de la société, 

- clause de non-concurrence,  

- tarif horaire suggéré par la recourante,  

- absence de frais importants liés à l’exercice de l’activité,  

- heures obligatoires dispensées aux nouveaux adhérents de la recourante pour 
présenter les machines. 

12. Par écriture du 10 janvier 2018, l’intéressé a pour sa part pris acte des documents 
qui lui avaient été soumis, sans apporter de remarque supplémentaire. 

13. Le 16 janvier 2018, la recourante a également persisté dans ses conclusions. 

Selon elle, il ressort « indubitablement et très clairement » des déclarations de 
l’intéressé que ce dernier doit être considéré comme indépendant et non comme 
employé. 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, 
du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, a entraîné la modification de 
nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales, mais ces 
modifications légales constituent, en règle générale, une version formalisée dans la 
loi de la jurisprudence relative aux notions correspondantes avant l'entrée en 

 
 
 

 

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vigueur de la LPGA; il n'en découle aucune modification du point de vue de leur 
contenu, de sorte que la jurisprudence développée à leur propos peut être reprise et 
appliquée (ATF 130 V 343 consid. 3). 

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable. 

4. Le litige porte sur la question de savoir si l'activité exercée par l’intéressé dans les 
locaux de la recourante durant deux mois à compter du 1er janvier 2017 doit être 
qualifiée de dépendante ou d’indépendante. 

5. Les assurés sont tenus de payer des cotisations tant qu'ils exercent une activité 
lucrative (art. 3 al. 1 1ère phrase LAVS).  

L'obligation de payer des cotisations dépendant notamment de la qualification du 
revenu touché.  D'après l'art. 5 al. 2 LAVS, on considère comme salaire déterminant 
toute rétribution pour un travail dépendant effectué dans un temps déterminé ou 
indéterminé; quant au revenu provenant d'une activité indépendante, il comprend 
tout revenu du travail autre que la rémunération pour un travail accompli dans une 
situation dépendante (art. 9 al. 1 LAVS). 

Conformément à l'art. 12 al. 1 LAVS, est considéré comme employeur quiconque 
verse à des personnes obligatoirement assurées une rémunération au sens de 
l’art. 5 al. 2 LAVS. Tout employeur ayant un établissement stable en Suisse ou 
occupant dans son ménage des personnes obligatoirement assurées est tenu de 
payer des cotisations (art. 12 al. 2 LAVS).  

Est réputé salarié celui qui fournit un travail dépendant et qui reçoit pour ce travail 
un salaire déterminant au sens des lois spéciales (art. 10 LPGA).  

Est considéré comme exerçant une activité lucrative indépendante celui dont le 
revenu ne provient pas de l’exercice d’une activité en tant que salarié.  

Une personne exerçant une activité lucrative indépendante peut simultanément 
avoir la qualité de salarié si elle reçoit un salaire correspondant (art. 12 LPGA). 
Cette disposition n'entraîne aucune dérogation aux dispositions spéciales et 
correspond à la jurisprudence développée en relation avec l'art. 9 LAVS (ATF du 
10 avril 2006, H 2/06, consid. 4.4).  

6. Selon la jurisprudence, la question de savoir si l'on a affaire, dans un cas donné, à 
une activité indépendante ou salariée ne doit pas être tranchée d'après la nature 
juridique du rapport contractuel entre les partenaires. Ce sont bien plutôt les 
circonstances économiques qui sont déterminantes. Les rapports de droit civil 
peuvent certes fournir quelques indices pour la qualification en matière d'AVS, 
mais n'ont pas une portée décisive.  

Est réputé salarié, d'une manière générale, celui qui dépend d'un employeur quant à 
l'organisation du travail et du point de vue de l'économie de l'entreprise et ne 
supporte pas le risque économique couru par l'entrepreneur. Ces principes ne 
conduisent cependant pas à eux seuls à des solutions uniformes, applicables 

 
 
 

 

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schématiquement. Souvent, on trouve des caractéristiques se rapportant aussi bien à 
une activité lucrative dépendante qu'indépendante et la question doit alors être 
tranchée au regard des éléments prépondérants (ATF du 14 février 2007, H 19/06, 
consid. 3.1 ; ATF 123 V 161 consid. 1 p. 162). 

Les principaux éléments qui permettent de déterminer le lien de dépendance quant à 
l'organisation du travail et du point de vue de l'économie de l'entreprise sont le droit 
de l'employeur de donner des instructions, le rapport de subordination du travailleur 
à l'égard de celui-ci, l'obligation de ce dernier d'exécuter personnellement la tâche 
qui lui est confiée (RCC 1989 p. 111 consid. 5a). Un autre élément permettant de 
qualifier la rétribution compte tenu du lien de dépendance de celui qui la perçoit est 
le fait qu'il s'agit d'une collaboration régulière, autrement dit que l'employé est 
régulièrement tenu de fournir ses prestations au même employeur (ATF du 10 
janvier 2005, H 334/03, consid. 6.2.1). En outre, la possibilité pour le travailleur 
d'organiser son horaire de travail ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit d'une 
activité indépendante (ATF du 19 mai 2006, H 23/05, consid. 2.3). 

Le risque économique encouru par l'entrepreneur peut être défini comme étant celui 
que court la personne qui doit compter, en raison d'évaluations ou de 
comportements professionnels inadéquats, avec des pertes de la substance 
économique de l'entreprise. Constituent notamment des indices révélant l'existence 
d'un risque économique d'entrepreneur le fait que l'assuré opère des investissements 
importants, subit les pertes, supporte le risque d'encaissement et de ducroire, 
supporte les frais généraux, agit en son propre nom et pour son propre compte, se 
procure lui-même les mandats, occupe du personnel et utilise ses propres locaux 
commerciaux (SCARTAZZINI, in GREBER/DUC/SCARTAZZINI, Commentaire 
des art. 1 à 16 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, Bâle, 1997, 
n. 111 ad art. 5 LAVS). 

Cependant, le critère du risque économique de l'entrepreneur n'est pas à lui seul 
déterminant pour juger du caractère dépendant ou indépendant d'une activité. C'est 
l'ensemble des circonstances du cas concret qui permet de déterminer si on est en 
présence d'une activité dépendante ou indépendante, en particulier la nature et 
l'étendue de la dépendance économique et organisationnelle à l'égard du mandant 
ou de l'employeur. Cet aspect peut singulièrement parler en faveur d'une activité 
dépendante dans les situations dans lesquelles l'activité en question n'exige pas, de 
par sa nature, des investissements importants ou de faire appel à du personnel. En 
pareilles circonstances, il convient d'accorder moins d'importance au critère du 
risque économique de l'entrepreneur et davantage à celui de l'indépendance 
économique et organisationnelle (arrêt du Tribunal fédéral 9C_364/2013 du 23 
septembre 2013, consid. 2.2). 

Par ailleurs, le fait que l'activité soit principale ou accessoire n'est pas déterminant, 
la rétribution à qualifier doit être considérée pour elle-même, d'après la situation 
dans laquelle se trouve la personne considérée au moment où elle acquiert cette 
rétribution. Certaines rétributions peuvent être du salaire déterminant pour une 

 
 
 

 

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personne dont la profession principale consiste en l'exercice d'une activité 
indépendante (VSI 1995 p. 27 et 144). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF du 3 avril 2006, U 202/05, consid. 2.1 ; ATF 126 V 353 consid. 
5b).  

8. En l’espèce, il est vrai que l’on trouve tant des éléments plaidant en faveur d’une 
activité salariée que d’une activité indépendante.  

Certes, l’intéressé dit avoir également dispensé des cours à des clients non 
adhérents à la recourante. En ce cas, cependant, il s’est rendu à leur domicile. 
Jamais il n’a amené de clients externes dans les locaux de la recourante, même s’il 
dit qu’il aurait pu théoriquement le faire.  

Il a démarché personnellement des clients, mais l’a aussi fait par le biais de 
l’infrastructure mise à disposition par la recourante et a suivi les 
« recommandations » de celle-ci quant à la fixation du tarif horaire.  

Il avait l’obligation de fournir un nombre - certes limité - d’heures d’entrainement 
aux clients de la recourante et ne pouvait pour ce faire se faire remplacer par 
quelqu’un de son choix, mais devait aviser la société en cas d’indisponibilité.  

Le recourant n’a pas eu à engager de frais importants. De son propre aveu, il n’a 
pas même eu à verser à la recourante le montant convenu de 250.- CHF/mois.  

Enfin et surtout, l’intéressé s’est engagé contractuellement envers la recourante à 
proposer des entrainements à ses adhérents (art. 1 du contrat), à exercer son activité 
en son sein sous le nom de la société (art. 2 du contrat), à fournir des présentations 
gratuites, à réaliser des programme pour le club, à participer aux évènements 
publicitaires de la recourante (art. 2 du contrat), ses vêtements et cartes de visite 
étaient fournis par la société (art. 2 du contrat). Il s’est engagé à exercer « en 
gardant l’intérêt de la société à l’esprit », à travailler sous le nom de cette dernière 
et à l’aviser de ses absences et vacances (art. 4 du contrat). Les prix étaient fixés, 
selon le contrat, par la recourante, à laquelle devait être soumise toute modification 
pour approbation (art. 6 du contrat). Si les clauses de ce contrat ne correspondent 
pas à la réelle volonté de la recourante, comme elle le soutient, il lui appartient de 
les modifier. En l’état, force est de constater que l’intéressé s’était bel et bien 
engagé envers elle selon les termes rappelés supra.      

Au vu de l’ensemble des circonstances, les éléments parlant en faveur d’une 
activité salariée l’emportent. Dès lors, c’est à bon droit que l’intimée l’a qualifiée 
de telle. 

 
 
 

 

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Eu égard aux considérations qui précèdent, le recours est rejeté. 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD 

 
 

La Présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le