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**Case Identifier:** 1a4b2918-e184-5a15-b106-4e51ef91a61d
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-01
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Cour administrative 01.10.2014 ADM 2014 29
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_005_ADM-2014-29_2014-10-01.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA
TRIBUNAL CANTONAL
COUR ADMINISTRATIVE

ADM 29/2014

Président : Pierre Broglin
Juges : Sylviane Liniger Odiet, Daniel Logos, Philippe Guélat et Gérald Schaller
Greffière : Gladys Winkler Docourt

ARRET DU 1er OCTOBRE 2014

en la cause liée entre

- A.________ SA,
- B.________ SA,
- C.________ AG,

- représentées par Me Alain Steullet, avocat à Delémont,
recourantes,

et

le Gouvernement de la République et Canton du Jura, Hôtel du Gouvernement, Rue de 
l'Hôpital 2, 2800 Delémont,

intimé,

relative à la décision d'adjudication de l'intimé du 25 février 2014.

Appelés en cause : les membres du Consortium D.________,
- représentés par Me Richard Calame, avocat à 2001 Neuchâtel. 

______

A. Par décision du 25 février 2014, notifiée le 12 mars 2014, le Gouvernement a attribué 
au Consortium D.________ E.________ SA / F.________ SA / G.________ SA le lot 
8.601 de l’A16, section 8, 2ème partie pour un montant TTC de CHF 12'692'542.20. 
L’Association A.________ SA / H.________ SA / I.________ SA (recte : C.________ 
AG) a obtenu le 2ème rang pour sa variante 1.

B. Les membres de l’Association … « A.________ SA / H.________ SA / I.________ 
SA » ont recouru contre cette décision auprès de la Cour administrative le 21 mars 
2014, concluant à son annulation et ce que le marché leur soit attribué pour un 
montant de CHF 13'168'593.85, sous suite des frais et dépens. En substance, les 

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recourantes soutiennent notamment que le Consortium D.________ ne respecte pas 
l’article 2.3 des Directives administratives, selon lequel le nombre des membres d’un 
consortium est limité à trois. En effet, au vu de l’offre déposée par le Consortium 
D.________, on doit admettre que celui-ci est composé de quatre membres, soit 
E.________ SA / F.________ SA / G.________ SA ainsi que J.________ SA.

En parallèle à leur recours, elles ont déposé une requête de restitution de l’effet 
suspensif, à laquelle il a été fait droit par décision du 15 juillet 2014.

Par courrier du 24 mars 2014, le mandataire des recourantes a souligné qu’une erreur 
s’était glissée dans la désignation des recourantes, qui sont en fait les suivantes: 
A.________ SA / B.________ SA / C.________ AG.

C. Par la suite, plusieurs échanges d’écritures ont eu lieu concernant les pièces du 
dossier auxquelles les parties souhaitaient accéder. Une audience d’instruction à ce 
propos s’est tenue le 24 avril 2014. Le Gouvernement a également produit tous les 
courriels internes relatifs au marché en question.

D. Les recourantes ont déposé une motivation complémentaire le 19 mai 2014, 
développant leur argument relatif au statut de l’entreprise J.________ SA au sein du 
consortium. A leur sens, celle-ci est à la fois membre du consortium et sous-traitant.

E. Le Gouvernement a conclu au rejet du recours le 17 juin 2014, sous suite des frais et 
dépens. Pour l’essentiel, il conteste que J.________ SA soit membre du consortium. 
Au contraire, il ressort clairement des pièces au dossier que cette entreprise 
fonctionnera uniquement en qualité de sous-traitant. 

F. Les appelés en cause se sont déterminés le 19 juin 2014, concluant au rejet du 
recours, sous suite des frais et dépens. Ils soulignent qu’il n’y a aucun doute que 
l’entreprise J.________ SA n’est pas un membre du consortium soumissionnaire, 
mais un sous-traitant qualifié en l’occurrence de "désigné". Cela ressort tant des 
aspects graphiques que des éléments de nature matérielle au dossier.

G. Les recourantes ont spontanément pris position le 4 juillet 2014, reprenant et ajoutant 
différents éléments du dossier confirmant à leur sens que l’entreprise J.________ SA 
est, à tout le moins matériellement, un membre du consortium.

H. Le Gouvernement s’est exprimé le 11 juillet 2014 et les appelés en cause le 14 juillet 
2014.

I. Dans leurs remarques finales du 14 août 2014, les appelés en cause ont confirmé 
leurs conclusions, renvoyant pour l’essentiel à leurs précédentes prises de position.

J. Dans ses remarques finales du 19 août 2014, le Gouvernement a confirmé ses 
conclusions, reprenant en substance ses arguments précédents et prenant 

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brièvement position sur quelques-uns des éléments retenus dans la décision 
restituant l’effet suspensif au recours.

K. Les recourantes ne se sont pas prononcées dans le délai imparti mais ont fait parvenir 
une deuxième réplique spontanée le 8 septembre 2014.

L. Les appelés en cause et le Gouvernement en ont fait de même les 15 et 17 septembre 
2014. 

M. Il sera revenu ci-après dans la mesure utile sur les différents arguments des parties.

En droit :

1. La compétence de la Cour de céans découle de l’article 25 al. 1 de la loi concernant 
les marchés publics (LMP ; RSJU 174.1) et de l'article 60 de l’ordonnance concernant 
l’adjudication des marchés publics (OAMP ; RSJU 174.11).

2. Les recourantes considèrent que l’entreprise J.________ SA est un membre du 
consortium adjudicataire, portant à quatre le nombre de membres de celui-ci, ce qui 
viole l’article 2.3 des directives administratives qui n’en autorise que trois. Elles se 
basent sur différents éléments dont il découle à leur sens que cette société a, à tout 
le moins matériellement, le statut de membre du consortium.

3. Le procès-verbal d’ouverture des offres du 3 décembre 2013 mentionne « Consortium 
D.________ par E.________, (E.________ SA, F.________ SA, G.________ SA, 
J.________) ». Le Gouvernement admet que ce procès-verbal est erroné et que la 
raison sociale J.________ ne devait pas y figurer. Lors de l’audience d’instruction du 
24 avril 2014, le chef du Service des infrastructures a souligné qu’une fois cette erreur 
découverte, elle avait été discutée et qu’il avait finalement été renoncé à prendre 
d’éventuelles mesures rectificatives. L’erreur provient certainement du fait que quatre 
logos, y compris celui de l’entreprise J.________, se trouvent sur l’en-tête de certains 
documents de l’offre papier remise par les appelés en cause. Le procès-verbal 
contient du reste une autre erreur similaire, puisque seules deux des trois recourantes 
sont mentionnées, C.________ AG n’y figure pas, alors que les trois logos sont 
clairement visibles sur la page de garde de l’offre. Les recourantes ne se sont 
toutefois pas plaintes de ce que l’une d’elles n’était pas mentionnée, respectivement 
n’en ont pas déduit que l’une d’elles était exclue du consortium ayant déposé l’offre. 
S’il est peut-être regrettable que les collaborateurs du Service des infrastructures 
n’aient pas fait preuve de davantage d’attention en établissant le procès-verbal, il faut 
rappeler qu’il s’agit d’un document établi sous réserve d’une vérification ultérieure 
approfondie, comme le mentionnent les directives administratives à leur chiffre 4.4. 
On ne saurait dès lors attacher trop d’importance à l’erreur du procès-verbal, quand 
bien même son auteur est « un collaborateur qualifié et expérimenté » du Service des 
infrastructures pour reprendre l’expression des recourantes. Il n’est à tout le moins 
pas possible de déduire de ce seul fait que l’entreprise J.________ SA est membre 
du consortium. 

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4. Sur la page de garde du dossier d’offre remis par les appelés en cause sont visibles 
les trois logos des entreprises E.________ SA, F.________ SA, G.________ SA, 
ainsi que celui de l’entreprise J.________ SA, séparé des trois premiers par une 
barre : 

…..

Au vu du texte, la première case concerne clairement les membres du consortium, 
tandis que la seconde indique un sous-traitant. Il n’y a aucune confusion possible. 

L’en-tête de certaines pages de l’offre est ainsi libellé :

…..

Ce graphisme peut de prime abord prêter à confusion quant au statut exact de 
l’entreprise J.________ SA. Cela explique certainement l’erreur du procès-verbal 
d’ouverture des offres (cf. ci-dessus). En examinant toutefois l’offre dans son 
ensemble, en particulier la page de garde ainsi que la première page du devis 
descriptif signée par les trois membres du consortium, à savoir G.________ SA, 
F.________ SA et E.________, il est manifeste que J.________ SA n’est pas un 
membre du consortium mais un sous-traitant.

5. Les recourantes soulignent que les appelés en cause qualifient J.________ SA de 
sous-traitant désigné, ce qui démontrerait son statut particulier.

Il n’est pas contesté que cette notion de sous-traitant « désigné » ne ressort pas des 
textes légaux ni des directives mais a été utilisée spontanément par les appelés en 
cause. Dans leur détermination du 19 juin 2014, ils s’expliquent sur cette notion et 
soulignent qu’elle concerne uniquement les relations internes entre le sous-traitant et 
les membres du consortium. Selon eux, le sous-traitant désigné n’est pas autorisé à 
s’engager avec d’autres soumissionnaires et il est certain d’obtenir les travaux 
concernés si les membres du consortium obtiennent le marché ; pour autant, le sous-
traitant désigné n’est pas solidairement responsable de l’exécution du marché. 

Il est vrai que d’un point de vue contractuel, le pouvoir adjudicateur signera le contrat 
avec les trois membres du consortium formellement désignés comme tels au regard 
de l’offre déposée. Il n’aura aucune relation contractuelle avec le sous-traitant, lequel 
répondra de son travail à l’égard des membres du consortium directement. On ne voit 
pas en quoi le fait qu’il s’agisse d’un sous-traitant désigné empêcherait le cas échéant 
son remplacement, comme le précisent les appelés en cause en soulignant que c'est 
à eux qu'il incombe d'assurer l'exécution des prestations sous-traitées. Pour le 
surplus, rien n’interdit à un soumissionnaire de mettre en valeur l’un de ses sous-
traitants. Les recourantes ont du reste elles-mêmes procédé de manière similaire, 
mentionnant à plusieurs reprises leur sous-traitant K.________ sous l’onglet D1 
Qualité et adéquation des solutions techniques proposées pour l’exécution du 
marché, alors que la part de cette sous-traitance n’est que de 3 %. Pour le surplus, si 

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le pouvoir adjudicateur a parfois utilisé ce vocable de « sous-traitant désigné » (au 
demeurant seulement après avoir rendu la décision attaquée), il n’a fait que reprendre 
les termes contenus dans l’offre des appelés en cause, à savoir J.________ SA, 
sous-traitant désigné J.________ SA (onglet C2, critère d'aptitude no 2). Il n’a pas 
attribué de statut particulier à l’entreprise J.________ SA en raison de l’utilisation de 
cette expression. S’agissant du fait qu’il s’agit d’une entreprise jurassienne et des 
conclusions qu’en aurait tiré le pouvoir adjudicateur, cette problématique sera traitée 
ci-dessous (cf. consid. 7).

6. L’annexe 5b, qui concerne le critère d’adjudication n° 2, porte notamment sur 
l'organisation du soumissionnaire spécifique au marché, la qualification des 
personnes-clés désignées pour l’exécution du marché et le plan d’assurance 
environnement. A ce sujet, le rapport final d’évaluation des offres du 12 février 2014 
mentionne que le consortium fera appel à un sous-traitant local pour les décharges 
et places de valorisation des matériaux notamment. Or il était précisé dans les 
documents d’appel d’offres que le pouvoir adjudicateur souhaitait recevoir de la part 
des soumissionnaires une description du concept de gestion durable des matériaux 
et des déchets, y compris les chemins d’évacuation et les lieux de décharges 
envisagés. L’adjudicataire est le seul à avoir remis des documents à ce propos. Il 
n’était ainsi pas possible de mentionner de telles informations pour les recourantes, 
dès lors qu’elles n’en avaient pas fourni. En outre, ainsi que le relève l’intimé dans sa 
détermination du 17 septembre 2014, s’agissant des décharges à utiliser, il peut être 
utile que l’adjudicataire dispose d’une « décharge de secours », dès lors que la 
disponibilité des décharges peut fortement varier. La mention à l’annexe 5b de la 
proposition d'adjudication ainsi libellée : « un ST local pour les décharges et places 
de valorisation des matériaux notamment », n’est ainsi pas dénuée de toute 
pertinence. Par ailleurs, le critère en question concerne également le plan 
d’assurance environnement, et pas seulement l’organisation du soumissionnaire. On 
ne saurait ainsi déduire de la mention de l’entreprise J.________ SA sous la rubrique 
en question qu’aux yeux du pouvoir adjudicataire, elle est membre du consortium. 

7. Les recourantes prétendent qu’il ressort de l’ensemble de l’offre des appelés en cause 
que l’entreprise J.________ SA a un statut équivalent à celui d’un membre du 
consortium. 

La note du 12 février 2014 adressée au ministre L.________ à l’attention du 
Gouvernement souligne que l’entreprise J.________ SA participera aux travaux 
comme sous-traitant à raison de 10 % de l’ensemble des travaux. Dès lors que les 
trois membres du consortium auxquels il était proposé d’adjuger les travaux ont leur 
siège hors du canton du Jura et au vu du montant du marché litigieux, il ne semble 
pas hors de propos de mentionner qu’un sous-traitant a un ancrage local ce qui 
permet de comprendre que l’économie de la région profitera également dans une 
certaine mesure des montants en question. De telles mentions constituent par ailleurs 
une pratique du pouvoir adjudicataire, ainsi que cela ressort des deux pièces 
justificatives produites en annexe à ses remarques finales. On ne voit pas en quoi 
cette remarque pourrait conduire à l'annulation de la décision attaquée dans la 

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mesure où les offres ont été évaluées de manière objective (cf. consid. 8 ci-dessous). 
Pour le surplus, on peut rappeler que les travaux seront répartis à hauteur de 50 % 
pour E.________ SA et 25 % chacun pour G.________ SA et F.________ SA.

Dans leur offre, les appelés en cause ont produit de nombreux documents en lien 
avec l’entreprise J.________ SA. Selon le point 2.6 des directives administratives, 
dans la mesure où la part des prestations revenant à un sous-traitant est égale ou 
supérieure à 10 % de l’ensemble du marché, les attestations et documents devant 
être remis par le soumissionnaire devront également être fournis par chaque sous-
traitant concerné. Différents documents en lien avec cette entreprise ont en outre été 
insérés dans l’offre sous la rubrique C2, « organisation interne du soumissionnaire ». 
Les appelés en cause admettent qu’il aurait éventuellement été plus judicieux de 
placer les documents en question sous un autre onglet. Les documents en question 
sont toutefois précédés d’une page de garde sur laquelle est indiqué « sous-traitant 
désigné J.________ SA ». Cette société est en outre expressément désignée comme 
sous-traitant. Il faut par ailleurs souligner d'une part que J.________ SA figure 
expressément dans la liste des sous-traitants de l'annexe B2 et que d'autre part la 
plupart des onglets relatifs aux membres du consortium ne contiennent aucun 
document relatif à J.________ SA. Tel est aussi le cas de la rubrique C1 relative aux 
références du soumissionnaire ainsi que de la rubrique C3 concernant les capacités 
du soumissionnaire, où il est du reste précisé que les trois membres du consortium 
se connaissent depuis plusieurs années et ont déjà collaboré ensemble sur plusieurs 
projets importants. 

Selon les recourantes, les différentes allusions à l’entreprise J.________ SA visent à 
donner au maître d’ouvrage l’impression que le consortium dispose d’un ancrage 
local et qu’il se compose de quatre entreprises au lieu de trois. Il faut toutefois 
rappeler que l’une des sociétés composant l’association recourante a son siège à 
U.________, si bien que l’argument de l’ancrage local n’est pas plus pertinent pour 
les appelés en cause que pour les recourantes. Il a en outre été précisé ci-dessus 
que le pouvoir adjudicateur se préoccupe d’une manière générale de l’économie 
cantonale et qu’au vu du montant en jeu, il apparaît légitime de mentionner que les 
travaux adjugés profiteront d’une certaine manière également à des entreprises 
jurassiennes. Quant à l’argument selon lequel le fait que quatre sociétés 
composeraient de fait le consortium adjudicataire serait une force, les recourantes se 
contredisent puisqu'elles relèvent, à juste titre, que la fixation d’une limite au nombre 
de membres d’un consortium a pour objectif de faciliter la gestion du chantier. Donner 
au pouvoir adjudicateur l’impression que le consortium des appelés en cause était 
composé de quatre entreprises aurait ainsi été contreproductif et aurait desservi sa 
cause.

8. On peut finalement relever que le groupe d’évaluation des offres a procédé à une 
évaluation objective et motivée des différentes offres qui avaient été déposées, pour 
arriver à la conclusion que l’offre économiquement la plus avantageuse est celle des 
appelés en cause. Les recourantes ne contestent du reste pas l’évaluation à laquelle 
il a été procédé.

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9. Il découle de l’ensemble des éléments susmentionnés que, contrairement aux 
allégués des recourantes, les membres du consortium adjudicataire sont au nombre 
de trois, ce qui respecte les directives administratives et on ne saurait voir en l'espèce 
une violation des règles du marché ainsi que des principes de la transparence, de 
non-discrimination, de l'égalité de traitement et de la bonne foi.

10. Même si cette problématique n’est pas directement pertinente pour le litige, il sied de 
relever, à l’instar des appelés en cause, que l’organisation des recourantes peut 
également prêter à confusion. En effet, l’offre émane de l’association …, soit 
A.________ SA, B.________ SA et I.________ SA. Or on trouve sous l’onglet C2, 
« organisation interne du soumissionnaire », deux organigrammes, l’un intitulé « … / 
organigramme d’entreprise 2013 », qui précise « Nos 3 sociétés sont certifiés ISO 
(…) » et qui comporte les logos de B.________ SA, M.________ et A.________, 
tandis que l’autre concerne C.________ AG. On pourrait dès lors s’interroger sur le 
rôle de M.________ au sein de l’association en question. 
 

11. Il suit de ce qui précède que le recours est mal fondé.

12. …. 

PAR CES MOTIFS

LA COUR ADMINISTRATIVE

rejette

le recours ;

laisse

à l'Etat les frais relatifs à l'effet suspensif ;

met

les frais de la procédure au fond, par CHF 7'000.-, à charge des recourantes, à prélever sur 
leur avance, le solde, par CHF 3'000.-, leur étant restitué ;

alloue

 aux recourantes une contribution à leurs dépens de CHF 3’000.- (y compris débours et 
TVA), à verser par l’Etat ;

 aux appelés en cause une contribution à leurs dépens de CHF 22'000.- (y compris débours 
et TVA), à verser par les recourantes ;

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informe

les parties des voies et délai de recours selon avis ci-après ;

ordonne

la notification du présent arrêt :
 aux recourantes, par leur mandataire, Me Alain Steullet, avocat à Delémont ;
 à l’intimé, le Gouvernement de la République et Canton du Jura, Hôtel du Gouvernement, 

Rue de l’Hôpital 2, 2800 Delémont ;
 aux appelés en cause, par leur mandataire, Me Richard Calame, avocat à Neuchâtel ;
 à la Commission de la concurrence, Monbijoustrasse 43, 3003 Berne.

Porrentruy, le 1er octobre 2014 

AU NOM DE LA COUR ADMINISTRATIVE
Le président : La greffière :

Pierre Broglin Gladys Winkler Docourt

Communication concernant les moyens de recours :

Le présent arrêt peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal 
fédéral. Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 
juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire aux conditions 
des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 
14; il doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de 
preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Si 
le recours n'est recevable que s'il soulève une question juridique de principe, il faut exposer en quoi 
l'affaire remplit cette condition. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au 
mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.