# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 30e292e9-32af-5006-8217-47901c08d325
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2016 / 1121
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2016---1121_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS15.017754-161238

672 

 

 

cour
d'appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
7 décembre 2016

________________________

Composition :
              M.             
Battistolo,
juge délégué

Greffière             
:              Mme             
Bourqui

 

 

*****

 

 

 

Art.
105, 109 al. 1 et 241 al. 2 et 3 CPC ; 63 al. 2, 65 al. 2 et 67 al. 2 TFJC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par E.________,
à [...], contre le prononcé de mesures protectrices de l’union conjugale rendu le 4 juillet
2016 par le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne dans la cause divisant
l’appelante d’avec A.U.________,
à [...], le juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

1.             
Par prononcé de mesures protectrices de l’union conjugale du 4 juillet 2016, le Président
du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne a rejeté la requête de modification
de mesures protectrices de l’union conjugale formée le 15 avril 2016 par E.________,
à l’encontre de A.U.________ (I), a dit que A.U.________ continuerait à contribuer à
l’entretien des siens par le régulier versement d’une pension mensuelle de 1'600 fr.,
allocations familiales en sus, payable d’avance le premier jour de chaque mois en mains de E.________
(II), a dit que les autres conventions et ordonnances de mesures protectrices de l’union conjugale
demeuraient applicables pour le surplus (III) et a déclaré le prononcé, rendu sans frais
ni dépens, immédiatement exécutoire nonobstant appel (IV).

 

2.             
Par acte du 15 juillet 2016, E.________ a fait appel de ce prononcé en concluant, avec suite de
frais et dépens, notamment à sa réforme en ce sens que A.U.________ soit condamné
à contribuer à l’entretien de sa fille, B.U.________, par le versement d’un montant
minimum de 2'500 fr. par mois, allocations familiales en sus, dès le 15 avril 2016 et qu’il
soit condamné à contribuer à son entretien par le versement d’un montant minimum
de 1'000 fr. par mois, dès le 15 avril 2016.

 

             
E.________ a également demandé d’être mise au bénéfice de l’assistance
judiciaire dans le cadre de la procédure d’appel.

 

             
Par prononcé du 29 juillet 2016, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé
à E.________ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 15 juillet 2016.

 

3.             
Par courrier du 28 septembre 2016, E.________, par l’intermédiaire de son conseil, a requis
le renvoi de l’audience fixée au 29 septembre 2016, en mentionnant que les parties étaient
en discussion entre elles et qu’il était probable qu’une convention soit conclue s’agissant
des points litigieux en appel.

 

4.             
Le 8 novembre 2016, le conseil de l'appelante a communiqué au Juge délégué de céans
un exemplaire original de la convention signée par les parties les 22 octobre et 2 novembre
2016 en vue de sa ratification, dont la teneur était la suivante : 

 

"I.

A.U.________
s’engage à payer une contribution d’entretien familial d’un montant de CHF 2'000.-,
les allocations familiales en sus, dès le 1er
octobre 2016.

 

II.

Les
parties s’engagent à décider ensemble les éventuels frais extraordinaires de leur
enfant commun, B.U.________, et de les partager par moitié.

 

III.

Dès
la signature de la présente convention, E.________, s’engage à envoyer la présente
convention, par l’intermédiaire de son avocat, à Madame ou Monsieur le Juge délégué
de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal pour ratification.

 

IV.

Les
parties prendront à leur charge par moitié les frais de procédure et d’avocat".

 

             
Par courrier du même jour, le conseil de
l’appelante a transmis sa liste des opérations.

 

5.             
Par courrier du 15 novembre 2016, le Juge délégué de céans a demandé aux parties
de clarifier le chiffre IV de dite convention.

 

             
Le 29 novembre 2016, le conseil de l’appelante a informé le Juge délégué de
céans que le chiffre IV de la convention devait être compris en ce sens que « chaque
partie garde ses frais d’avocat, les frais de justice de la procédure d’appel seront
partagés par moitié entre les parties ».

 

             
Le 30 novembre 2016, le conseil de l’intimé a confirmé la teneur du courrier de la partie
adverse.

 

6.             
La transaction, qui est équitable et préserve les intérêts des enfants, peut être
ratifiée pour valoir arrêt sur appel. Dès lors qu'elle a les effets d'une décision
entrée en force (art. 241 al. 2 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ;
RS 272]), elle met fin à la procédure d'appel, de sorte qu'il y a lieu de rayer la cause du
rôle (art. 241 al. 3 CPC).

 

7.             
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif
des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais
– à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément
à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).

 

             
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance, réduits d'un tiers selon l'art.
67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5),
seront arrêtés à 800 fr. (art. 63 al. 2 et 65 al. 2 TFJC) et mis à la charge de l’intimé,
par 400 fr., le solde de 400 fr. étant provisoirement laissé à la charge de l’Etat,
l’appelante agissant au bénéfice de l’assistance judiciaire. Il n'y a pas lieu
à l'allocation de dépens de deuxième instance.

 

8.             
Le conseil de l'appelante a indiqué dans sa liste d'opérations avoir consacré 8 heures
et 30 minutes au dossier. Vu la nature du litige et les difficultés de la cause, il y a lieu d’admettre
ce décompte. Il s'ensuit qu'au tarif horaire de 180 fr., l'indemnité de Me Hüsnü
Yilmaz doit être fixée à 1’530 fr., montant auquel s'ajoutent les débours
par 73 fr. 40 et la TVA sur le tout par 128 fr. 20, soit 1’731 fr. 60 au total.

 

             
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue
au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge
de l'Etat.

 

 

 

Par
ces motifs,

le
juge délégué 

de
la Cour d'appel civile

statuant
à huis clos :

 

             
I.             
Ratifie, pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l'union conjugale, la convention
signée par les parties les 22 octobre et 2 novembre 2016, dont la teneur est la suivante :

 

"I.

A.U.________
s’engage à payer une contribution d’entretien familial d’un montant de CHF 2'000.-,
les allocations familiales en sus, dès le 1er octobre
2016.

 

II.

Les
parties s’engagent à décider ensemble les éventuels frais extraordinaires de leur
enfant commun, B.U.________, et de les partager par moitié.

 

III.

Dès
la signature de la présente convention, E.________, s’engage à envoyer la présente
convention, par l’intermédiaire de son avocat, à Madame ou Monsieur le Juge délégué
de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal pour ratification.

 

IV.

Les
parties prendront à leur charge par moitié les frais de procédure et d’avocat".

 

             
II.             
Dit que les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 800 fr. (huit cents
francs), sont mis à la charge de l’intimé A.U.________, par 400 fr. (quatre cents francs),
le solde de 400 fr. (quatre cents francs) étant provisoirement laissé à la charge de l’Etat,
l’appelante E.________, agissant au bénéfice de l’assistance judiciaire.

 

             
III.             
L'indemnité d'office de Me Hüsnü Yilmaz, conseil de l'appelante E.________, est arrêtée
à 1’731 fr. 60 (mille sept cent trente et un francs et soixante centimes), TVA et débours
compris.

 

             
IV.             
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue
au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge
de l'Etat.

 

             
V.             
Il n'est pas alloué de dépens de deuxième instance.

 

             
VI.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
VII.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

-             
Me Hüsnü Yilmaz (pour E.________),

‑             
Me Pierre-Olivier Wellauer (pour
A.U.________),

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

             
Le juge délégué de la Cour d'appel civile considère que la valeur litigieuse est
supérieure à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 ;
RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss
LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la
valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et
de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF). 

 

             
La greffière :