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**Case Identifier:** 12f3ba2f-359d-5348-9180-503e8873ef8c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 29.09.2014 A/1184/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1184-2013_2014-09-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Teresa SOARES et Jean-Pierre WAVRE, 

Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1184/2013 ATAS/1038/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 29 septembre 2014 

6
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître CONTI Emilie 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Mme A______ (ci-après : l'assuré), née le ______ 1966, originaire du Portugal, 
entrée en Suisse en 1993, titulaire d'une autorisation d'établissement C, mariée, 
mère d'un enfant né le ______ 1987, a travaillé comme nettoyeuse de 1994 à 2001 
auprès de B______ (B______), C______, D______ SA, E______ (SUISSE) SA, 
F______ SA. Elle a été licenciée par B______ pour le 31 janvier 2001 et 
indemnisée par le chômage en février et mars 2001. Son époux M. A______ fait 
l'objet d'une mesure de curatelle depuis le 10 février 1999. 

2. Le 10 décembre 2002, l'assurée a déposé une demande de prestations d'invalidité. 

3. L'assurée a présenté une maladie alcoolique sévère, un syndrome cérébelleux 
dynamique, des chutes à répétitions, un état dépressif et un déracinement 
socioculturel (rapport du Dr G______, FMH médecine interne, du 12 avril 2002), 
une tumeur maligne soit un carcinome épidermoïde de l'amygdale gauche (rapport 
de la consultation commune des tumeurs des HUG DU 18 octobre 2002) et une 
hépatomégalie, stéatose hépatique, et ascite (Institut d'imagerie médicale – 
échographie du 25 avril 2002). 

4. Le 28 mai 2003, l'assurée a indiqué qu'en bonne santé elle travaillerait à 50 %. 

5. Le 7 juillet 2003, le Dr H______ du Service Médical Régional (SMR) a estimé que 
le handicap dans le ménage, vu l'éthylisme important, atteignait au moins les 50 %. 

6. Par décision du 6 février 2004, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après : l'OAI) a 
alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité depuis le 1er juillet 2002, fondée sur 
un empêchement de 100 % dans la sphère lucrative laquelle était de 50 % et un 
empêchement de 50 % dans la sphère ménagère laquelle était de 50 %. 

7. Le 5 décembre 2006, l'OAI a débuté une procédure de révision. 

8. Le 25 octobre 2007, l'assurée a indiqué que son état de santé s'était amélioré depuis 
l'opération de 2004. 

9. Le 29 novembre 2007, le Dr I______ a indiqué à l'OAI qu'il n'était plus le médecin-
traitant de l'assurée depuis novembre 2005. 

10. Les Hôpitaux Universitaires du canton de Genève (HUG), Belle-Idée, ont indiqué à 
l'OAI le 7 décembre 2007 que l'assurée n'avait pas été vue en psychiatrie depuis 
1999. 

11. Le 27 mai 2008, à la demande de l'OAI, le Dr I______ a examiné l'assurée le 14 
mars 2008 et rendu un rapport. Il a posé les diagnostics d'éthylisme chronique 
depuis 2001 (semble stabilisé), état dépressif sévère, arthrose hépatique, carcinome 
épidermocite amygdale gauche actuellement stabilisée. L'assurée ne s'exprimait 
quasiment pas, même avec un traducteur. Elle faisait l'objet comme traitement d'une 
surveillance ORL. L'activité exercée n'était plus exigible. L'assurée restait 
totalement incapable de reprendre une activité professionnelle. Il a notamment joint 

 
 
 

 

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les contrôles ambulatoires des néoplasies des HUG des 14 septembre 2006, 29 mars 
2007 et 13 mars 2008. 

12. A la demande de l'OAI, le Dr J______, FMH médecine interne, a rendu une 
expertise le 7 septembre 2008. 

L'assurée indiquait avoir cessé la consommation d'alcool dès le printemps 2003, 
sans rechute (ce qui avait supprimé les troubles de la marche) et diminué son 
tabagisme. Elle n'avait plus consulté son médecin-traitant depuis 2005. Elle n'avait 
pas de plaintes particulières. Elle présentait des céphalées, une gorge sèche et irritée 
lors d'utilisation de détergents l'empêchant de reprendre une activité dans le 
nettoyage. 

Il a posé les diagnostics avec répercussion sur la capacité de travail de discrète 
polyneuropathie sensitive distale des membres inférieurs, dans le cadre d'un 
alcoolisme chronique, connue depuis 2002 et sans répercussion sur la capacité de 
travail de syndrome de dépendance à l'alcool, status après chimiothérapie et 
radiothérapie d'un carcinome épidermoïde de l'amygdale gauche, bien différencié, 
classé T3 N1 M0 (octobre 2002), actuellement en rémission complète, 
décompensation ascitique dans le cadre d'une hépatopathie alcoolique (avril 2002) 
et troubles anxieux et dépressifs en rémission. 

L'assurée avait repris une certaine capacité physique lui permettant d'être active, 
d'entretenir son ménage et d'avoir une vie sociable acceptable malgré les difficultés 
contextuelles importantes. Du point de vue neurologique, l'état de santé s'était 
amélioré. Les limitations au plan physique étaient une discrète polyneuropathie 
sensitive des membres inférieurs pouvant éventuellement constituer un handicap 
dans le déplacement en terrain irrégulier ou lors d'utilisation d'échelle, 
d'échafaudage. 

La capacité de travail était de 80 % depuis le début 2005. Une diminution de 
rendement de 20 % était due aux limitations fonctionnelles. 

13. Le 7 octobre 2008, le Dr K______ du SMR a estimé que l'assurée présentait une 
capacité de travail de 100 % avec une baisse de rendement de 20 % et que les 
empêchements dans la tenue du ménage n'avaient pas été examinés par l'expert. 

14. Le 9 septembre 2009, l'OAI a rendu un rapport d'enquête économique sur le 
ménage en relevant que le statut de l'assurée était plutôt celui d'active à 100 % dès 
lors que l'époux de celle-ci ne travaillait plus depuis 12 ans et qu'elle devrait 
travailler pour ne plus dépendre des services sociaux. L'invalidité ménagère était de 
12 %. Après avoir entendu l'assurée, accompagnée de son époux le 13 novembre 
2009, la réadaptation professionnelle a proposé un stage COPAI de quatre semaines 
aux EPI afin d'évaluer les types d'activités possibles. 

15. Le 21 janvier 2010, le Dr I______ a indiqué, suite à l'examen de l'assurée, dans un 
rapport médical intermédiaire que l'état de santé était stationnaire. 

 
 
 

 

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16. Le 23 février 2010, les Etablissements Publics pour l'Intégration (EPI) ont rendu un 
rapport suite au stage de l'assurée du 4 au 31 janvier 2010. Les capacités de 
l'assurée étaient théoriquement compatibles avec un emploi simple, léger et répétitif 
après un très long temps d'adaptation. Il était proposé d'effectuer plusieurs mois 
dans un atelier protégé comme réentraînement à l'effort. 

17. Le Dr L______ a estimé le 5 février 2010 que seule une activité en milieu protégé 
était possible au départ. 

18. Par courrier du 5 mai 2010 de PRO et par communication du 17 mai 2001 de l'OAI, 
l'assurée a été informée qu'elle débuterait un réentraînement au travail auprès de 
PRO dès le 7 juin 2010. 

19. Par communication du 8 juin 2010, l'OAI a imparti à l'assurée un délai au 14 juin 
2010 pour retourner chez PRO et débuter le stage dès lors qu'il avait été informé du 
fait qu'elle s'était présentée le 1er juin 2010 et avait refusé la mesure en raison de ses 
vacances. 

20. Le 18 juin 2010, une note de la réadaptation professionnelle a relevé que le stage se 
passait mal car l'assurée se plaignait de douleurs au dos et de sécheresse de la gorge 
et le 25 juin 2010 que le stage était difficile tant sur le plan qualitatif que 
quantitatif. 

21. Le 2 juillet 2010, PRO a transmis à l'OAI un certificat médical du Dr I______ 
attestant d'une incapacité de travail totale de l'assurée pour maladie dès le 28 juin 
2010 et pour une durée indéterminée. 

22. Le rapport de la réadaptation professionnelle du 5 juillet 2010 a conclu à 
l'impossibilité d'effectuer une mesure de réadaptation. Le stage chez PRO avait été 
interrompu en raison des difficultés rencontrées dans la mesure de réentraînement 
au travail et de l'arrêt maladie. Le taux d'invalidité était de 27 % soit un revenu sans 
invalidité de 48'595 fr. (ESS TA7 – ligne 35 niveau 4 : 3'813 fr. par mois) et un 
revenu d'invalide de 35'671 fr. (ESS 2008, total, niveau 4, à 80 % avec un taux 
d'abattement de 15 %). 

23. Le rapport d'évaluation PRO du 16 juillet 2010 mentionne que la mesure a été 
terminée après une durée effective d'observation de 11 jours. 

24. A la demande de l'OAI le Dr I______ a attesté le 27 janvier 2011 que l'état de santé 
de l'assurée était le même qu'en 2008 et que celle-ci était définitivement inapte à 
une activité lucrative. 

25. Le 5 mars 2012, le Dr I______ a signalé dans un rapport intermédiaire une 
évolution médiocre avec un état de santé stationnaire. Une prise en charge 
psychiatrique n'était pas nécessaire. 

26. Le 7 décembre 2012, la Dresse M______ du SMR a estimé que l'assurée, selon 
l'expert J______, présentait clairement une amélioration de son état de santé et que 
tout était en rémission. 

 
 
 

 

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27. Par projet de décision du 15 janvier 2013, l'OAI a supprimé la rente d'invalidité de 
l'assurée au motif que son degré d'invalidité était de 27 %. 

28. Le 18 février 2013, l'assurée a fait opposition en contestant le fait que son état de 
santé se serait amélioré depuis juillet 2002. 

29. Par décision du 26 février 2012, l'OAI a confirmé son projet de décision en retirant 
l'effet suspensif à un éventuel recours. 

30. Le 12 avril 2013, l'assurée, représentée par une avocate, a recouru auprès de la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, à l'encontre de la décision 
précitée en concluant à son annulation et, préalablement, à la restitution de l'effet 
suspensif. 

Elle fait valoir que l'OAI avait fait abstraction de l'échec du réentraînement au 
travail et de l'avis du Dr L______ selon lequel une longue période de réadaptation 
était nécessaire, en retenant une capacité de travail 80 %. Depuis 2002, son état de 
santé ne s'était pas amélioré au point qu'elle puisse travailler à 80 %. Le Dr J______ 
n'avait pas tenu compte de ses importantes limitations psychiques et intellectuelles, 
couplées aux séquelles de l'éthylisme et de la tumeur maligne des amygdales. Le 
taux d'invalidité retenu était très éloigné de celui qui s'était manifesté lors du stage 
d'observations aux EPI et dans l'entreprise PRO. Elle était totalement incapable de 
travailler. Si besoin était, une expertise en médecine interne et en psychiatrie 
pouvait être ordonnée. Elle a requis l'audition du Dr I______. L'effet suspensif au 
recours devait être restitué dès lors que la suppression de la rente la plaçait dans une 
situation très précaire. 

31. Le 23 avril 2013, l'OAI a conclu au rejet tant du recours que de la requête en 
restitution de l'effet suspensif, l'issue du litige au fond restant incertaine et il existait 
un risque important que l'assurée ne puisse pas rembourser les prestations qui 
auraient été versées à tort. 

32. Le 3 juin 2013, la Cour de céans a entendu les partis en audience de comparution 
personnelle. La recourante a déclaré : 

"Je considère que je suis incapable de travailler, j'ai mal au dos, à la tête ainsi que la 
gorge sèche due au traitement du cancer des amygdales. Je n'ai pas fait de rechute 
de celui-ci. Je vous confirme que j'ai effectivement arrêté de boire de l'alcool, je ne 
sais plus exactement depuis quand. Je n'arriverai pas à travailler, en particulier en 
raison du stress. La journée je fais des petits travaux ménagers mais je ne peux 
toutefois pas porter de charge. Je ne fais donc pas les courses seule, ma fille m'aide 
parfois. Ma fille m'aide également dans le ménage. Je suis actuellement suivie par 
le Dr I______ qui estime également que je ne suis pas capable de travailler. Je le 
vois environ une fois par mois. Je ne suis pas suivie par un psychiatre. Le Dr 
I______ me prescrit du Dafalgan. Je me rappelle avoir vu un médecin de l'AI, 
j'étais alors accompagnée par mon mari qui a fait la traduction. L'expertise s'est mal 
passée car je me sentais mal. J'étais très stressée. J'ai effectué un stage aux EPI que 
j'ai dû interrompre après deux semaines car j'étais trop stressée et je n'arrivais plus à 

 
 
 

 

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travailler. Je collais des étiquettes sur des cartons. Je ne me sens pas du tout capable 
de tenter un autre stage. Je me rappelle avoir pris pendant quelques temps des 
médicaments antidépresseurs mais je ne sais plus qui me les a prescrits. Je ne sais 
pas non plus pendant combien de temps j'ai pris ces médicaments. J'ai en effet 
d'importants problèmes de mémoire". 

33. Le 4 juin 2013, la Cour de céans a informé les parties qu'elle entendait confier une 
expertise psychiatrique au Dr N______, FMH en psychiatrie et psychothérapie, et 
leur a imparti un délai pour faire valoir leurs observations. 

34. Le 14 juin 2013, l'assurée a proposé l'ajout de questions à la mission d'expertise. 

35. Le 5 juillet 2013, l'OAI s'est opposé au principe d'une expertise judiciaire au motif 
qu'une expertise de médecine interne figurait déjà au dossier, avec pleine valeur 
probante, que la désignation du Dr N______, déjà saisi de plusieurs expertises, 
allait ralentir la procédure et qu'il manquait un volet neuropsychologique à la 
mission d'expertise. 

36. Le 23 juillet 2013, l'assurée a observé que l'expertise judiciaire était nécessaire au 
vu de ses importantes limitations psychiques et intellectuelles. 

37. Le 22 août 2013, la Cour de céans a informé les parties qu'un examen 
neuropsychologique serait confié à M. O______, neuropsychologue. 

38. Le 29 août 2013, le SMR a observé qu'il serait utile que le neuropsychologue se 
prononce sur la présence de troubles cognitifs objectifs séquellaires à l'alcoolisme 
de l'assurée. 

39. Le 2 septembre 2013, la recourante a indiqué qu'elle n'avait pas de motif de 
récusation à l'encontre de M. O______. 

40. Le 30 octobre 2013, M. O______ a rendu son rapport neuropsychologique. 

L’assurée se plaignait de troubles mnésiques et du sommeil. Même si le test 
complet de QI n’avait pas pu être réalisé, on pouvait estimer très probablement que 
l’assurée présentait effectivement un QI compatible avec un retard mental léger. 
L’examen mettait en évidence des déficits systématiques de toutes les fonctions 
testées, dans le contexte d’un QI non verbal déficitaire, avec des troubles 
constructifs légers et de troubles exécutifs sévères qui retentissaient sur l’attention 
et la mémoire. Cette dernière était globalement altérée, dans ses composantes de 
mémoire de travail et de mémoire épisodique, tant autobiographique (défaut de 
datation) qu’en apprentissage. L’orientation spatiale et temporelle apparaissait 
globalement préservée sur mode verbal mais l’orientation personnelle était altérée. 
Les tests d’attention quant à eux signaient un ralentissement et une altération sévère 
en attention divisée, à forte composante exécutive. Le ralentissement était aussi 
observé cliniquement et affectait toutes les tâches, quelles qu’elles étaient. On 
notait encore des acquisitions scolaires très pauvres, avec une dysorthographie en 
portugais et une méconnaissance des opérations arithmétiques autres que l’addition. 
Un discret défaut d’effort était possible chez l’assurée mais pas systématique. 

 
 
 

 

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Malgré ses limitations intellectuelles l’assuré avait pu travailler dans des activités 
simples. Toutefois, les limitations intellectuelles pouvaient s’être trouvées 
amplifiées par l’alcoolisme dont avait souffert cette expertisée durant plusieurs 
années. Le score actuel à la WAIS-IV pouvait ainsi résulter à la fois des limitations 
anciennes et d’une détérioration plus récente de l’efficience consécutive à la 
maladie alcoolique. A l’appui de cette hypothèse, on retenait la sévérité des troubles 
exécutifs : de tels troubles étaient généralement observés dans les contextes où le 
QI était inférieur à 75, mais dans ces cas, ils touchaient essentiellement la flexibilité 
et éventuellement des tâches de programmation quelque peu complexes, comme la 
copie de la Figure complexe. Or, chez l’assurée, les déficits exécutifs étaient 
clairement généralisés et intenses. Le ralentissement était une autre composante 
fréquente chez les personnes présentant un retard mental, mais il apparaissait 
nettement accentué chez l’assurée, en conformité avec le syndrome dysexécutif. 
L’atteinte de l’attention divisée que présentait l’expertisée apparaissait aussi très 
sévère au regard, même, d’un retard mental léger. Enfin, la mémoire était 
uniformément déficitaire, alors que, si déficits il y avait en mémoire de travail par 
exemple, ils étaient rarement aussi marqués que chez l’assurée dans les contextes 
de retard mental léger. La mémoire épisodique verbale était en général aussi mieux 
préservée dans ces contextes que ce n’était le cas chez cette expertisée. Enfin, du 
point de vue de l’étiologie, les troubles exécutifs et mnésiques apparaissaient 
compatibles avec les séquelles d’un alcoolisme. Les éléments neuropsychologiques 
à disposition étaient compatibles avec une éventuelle démence alcoolique légère.  

Les diagnostics neuropsychologiques étaient les suivants : QI non verbal très faible 
(< 69). Ralentissement généralisé. Troubles exécutifs sévères. Troubles 
attentionnels. Troubles de la mémoire modérés à sévères. Troubles cognitifs 
compatibles avec une démence alcoolique légère.  

Les limitations étaient les suivantes : les troubles cognitifs étaient intenses et 
retentissaient sévèrement sur toutes les activités de l’expertisée. Il n’y avait pas de 
possibilité de mémoriser un contenu nouveau de manière efficiente. Le 
ralentissement affectait très sévèrement le rendement. La faible efficience 
intellectuelle impliquait une incapacité à comprendre des consignes et des situations 
un tant soit peu élaborées. Les troubles exécutifs altéraient sévèrement la capacité 
d’autoorganisation.  

Le rendement était nul dans toute tâche un tant soit peu complexe. La capacité de 
travail était inexistante dans l’économie normale. Du point de vue cognitif, seules 
des taches très simples et répétitives, avec un encadrement attentif et constant et 
sans exigence de rendement pouvaient être envisagées, à savoir, au mieux, une 
activité en atelier protégé, trois à quatre heures par jour.  

Il y avait probablement une très faible compétence intellectuelle de tout temps, 
mais il était tout aussi probable que suite à la consommation d’alcool, le tableau 
neuropsychologique s’était aggravé au point de réaliser un tableau compatible avec 
une démence alcoolique. Comme il s’agissait d’un processus évolutif et en 

 
 
 

 

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l’absence de bilan neuropsychologique antérieur, il était difficile de se prononcer 
sur la date précise d’installation des troubles actuellement observés, mais ils 
devaient être présents avant la cessation de la consommation d’alcool.  

Il n’y avait pas de traitement possible et l’état de santé de l’assurée ne s’était pas 
amélioré depuis la décision de rente du 6 février 2004. 

On pouvait considérer les troubles cognitifs actuels comme résultant de la maladie 
alcoolique. Ces troubles étaient tels qu’ils impliquaient une incapacité de travail 
totale dans l’économie normale. 

Les troubles cognitifs retentissaient sévèrement sur toute activité envisageable. Les 
capacités de mémorisation, de compréhension et d’autoorganisation étaient 
sévèrement affectées. Le rendement est inexistant du fait, notamment, du 
ralentissement sévère observé. 

Une faible efficience intellectuelle antérieure était probable, mais le profil et 
l’intensité actuels des troubles cognitifs, notamment de la mémoire et des fonctions 
exécutives, ainsi que la sévérité du ralentissement, permettaient de conclure qu’ils 
s’étaient intensifiés du fait de l’alcoolisme de l’expertisée, et ceci malgré une 
abstinence durable. 

41. Le 19 novembre 2013, le Dr N______ a rendu son rapport d’expertise. 

Il a posé les diagnostics de retard mental léger sans trouble du comportement, 
syndrome amnésique lié à l’utilisation d’alcool et trouble anxieux dépressif mixte. 

L’assurée ne travaillait plus depuis juillet 2001. 

Il existait un consensus (médecin-traitant – Dr J______  rapport COPAI – enquête 
ménagère) concernant une efficience intellectuelle faible chez l’assurée, laquelle 
avait besoin d’une très longue réadaptation pour arriver à effectuer des gestes 
simples et répétitifs dans une activité professionnelle où elle aurait peu de capacité 
d’apprentissage. Ces appréciations étaient confirmées par M. O______. 

L’assurée avait connu des alcoolisations massives pendant de nombreuses années 
qui avaient probablement entraîné une atteinte des fonctions cognitives lesquelles 
se surajoutaient à son retard mental léger. Un retour au travail n’était plus possible. 
L’atteinte organique cérébrale datait de la période de consommation excessive 
avant 2003. 

Un traitement n’améliorerait pas la situation. L’assurée n’avait pas recouvré une 
capacité de travail malgré l’abstinence alcoolique et l’évolution favorable du cancer 
car elle présentait une atteinte cérébrale organique en rapport avec la consommation 
d’alcool chronique datant d’avant 2003. 

Les limitations fonctionnelles étaient d’ordre neuropsychologique (vitesse de 
traitement des informations, capcité de mémoriser, de concentration, 
d’apprentissage), difficulté à s’intégrer dans un groupe et faible estime d’elle-
même. 

 
 
 

 

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Il n’était pas d’accord avec le Dr J______ sur la question de la récupération, dès 
2005, d’une capacité de travail de 80 %. 

Une faible efficience intellectuelle antérieure était probable, mais le profil et 
l’intensité actuels des troubles cognitifs, notamment de la mémoire et des fonctions 
exécutives, ainsi que la sévérité du ralentissement, permettaient de conclure qu’ils 
s’étaient sont intensifiés du fait de l’alcoolisme de l’expertisée, et ceci malgré une 
abstinence durable. 

42. Le 11 décembre 2013, la recourante a observé que selon le rapport d’expertise et le 
rapport neuropsychologique, sa capacité de travail était nulle et indiqué qu’elle 
persistait dans les conclusions de son recours. 

43. Le 11 décembre 2013, la Dresse M______ du SMR a observé que l’expertise 
psychiatrique s’était déroulée en présence de la fille de l’assurée, empêchant celle-
ci de s’exprimer librement ce qui était contraire à toute pratique habituelle de 
l’expertise, que les conclusions sur la capacité de travail nulle figuraient en 
première page, ce qui démontrait que l’expert avait un avis préconçu, que les 
plaintes étaient inexistantes, que le status ne comportait aucun élément de gravité, 
qu’aucun trouble psychique grave ne pouvait être retenu, que le trouble anxieux et 
dépressif mixte ne reposait sur aucun élément, que le retard mental n’avait pas 
empêché l’assurée de travailler dans des activités de ménage, que le trouble 
mnésique ressortait uniquement de l’examen neuropsychologique retenant une 
démence alcoolique légère, que les experts confirmaient l’amélioration de l’état de 
santé constatée par le Dr J______ mais s’en distanciaient dans leurs conclusions, 
qu’il ressortait essentiellement des troubles exécutifs sévères et des troubles 
attentionnels mais qu’on ne savait rien de la participation de l’assurée au test, 
qu’une nouvelle évaluation neutre et objective devait être réalisée, et qu’en 
attendant les conclusions initiales étaient maintenues. 

44. Le 13 décembre 2013, l’OAI a observé que le rapport du Dr N______ n’était pas 
probant, que l’anamnèse devait être constituée par le récit de l’assurée et non pas 
par celui de sa fille, que les plaintes étaient inexistantes, que les constations 
cliniques objectives étaient succinctes, que l’expert se fondait sur les autres avis au 
dossier pour poser ses diagnostics qui ne pouvaient être corroborés par l’examen 
clinique, que le trouble mnésique ne ressortait par exemple pas de l’expertise mais 
de l’examen neuropsychologique retenant une démence alcoolique légère, que le 
Dr N______ ne discutait pas de la prise d’alcool, que l’examen neuropsychologique 
n’était pas non plus convaincant, que la participation de l’assurée ne figurait en 
effet pas dans l’examen, qu’il n’était pas possible de savoir si les troubles étaient 
dus à la bonne ou mauvaise participation de l’assurée au test, au niveau scolaire bas 
de celle-ci ou à une véritable atteinte séquellaire, que les experts faisaient 
seulement une appréciation différente de la capacité de travail que celle faite par le 
Dr J______ et qu’une nouvelle expertise s’imposait, avec un interprète, ainsi qu’un 
nouvel examen neuropsychologique. 

 
 
 

 

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45. A la demande de la Cour de céans, M. O______ a donné des renseignements 
complémentaires le 6 février 2014. 

La systématicité des non-réponses données par l’assurée lui avait fait évoquer un 
engagement limité dans les tâches mais il estimait que les éléments permettant de 
confirmer la validité de l’examen prédominaient ; un examen neuropsychologique 
avec une personne faiblement scolarisée, ne parlant pas le français et présentant une 
efficience intellectuelle pauvre était un exercice compliqué car le test était peu 
adapté auprès de personnes n’ayant suivi que très peu l’école ; la participation était 
parfois pauvre mais l’examen était globalement valide ; il retenait que les niveaux 
actuels montraient une dégradation des compétences attribuables à des séquelles 
cognitives de la maladie alcoolique ; il ne possédait pas la version portugaise de la 
WAIS-IV, mais il était douteux qu’un praticien à Genève puisse effectuer cet 
examen en portugais avec des normes établies au Portugal. Il y avait peu de risque 
que le QI total à la WAIS-IV soit de beaucoup différent, ou plus précisément 
meilleur que les indices testés. 

46. Le 18 février 2014, la recourante a relevé que selon les indications de M. O______ 
des examens complémentaires étaient superflus ; la validité du test avait été 
confirmée. 

47. Le 24 février 2014, la Dresse M______ du SMR a observé que l’assurée avait 
présenté un défaut d’effort donc que sa participation n’avait pas été maximale ; elle 
confirmait que les tests neuropsychologiques n’étaient pas fiables en présence 
d’une personne peu scolarisée ; le test n’était pas valide puisque non fiable et fait 
avec un défaut d’effort ; les hypothèses concernant le QI n’étaient pas logiques ; il 
convenait d’ordonner une nouvelle expertise psychiatrique neutre avec une 
évaluation neuropsychologique en portugais à la clinique Valmont (Genolier). 

48. Le 24 février 2014, l’OAI a conclu à l’ordonnance d’une nouvelle expertise 
psychiatrique avec évaluation neuropsychologique à la clinique Valmont, en 
portugais. 

49. A la demande de la chambre de céans, la clinique Valmont a indiqué le 11 mars 
2014 qu’elle ne pouvait effectuer une évaluation neuropsychologique en portugais 
et conseillé Mme P______, neuropsychologue. 

50. Le 3 avril 2014, Mme P______ a indiqué qu’elle pouvait procéder à un bilan 
cognitif en portugais mais sans la version portugaise de la WAIS-IV. 

51. Le 15 avril 2014, la chambre de céans a informé les parties qu’elle entendait 
procéder à une expertise neuropsychologique confiée à Mme P______. 

52. Les 24 et 26 avril 2014, les parties ont indiqué qu’elles n’avaient pas d’observation 
à formuler. 

53. Le 18 juillet 2014, Mme P______ a rendu son rapport d’examen 
neuropsychologique. Elle a posé les diagnostics de niveau d’efficience intellectuelle 
faible (QI dans les tests non verbaux de 69 à 70 à la WAIS-IV), difficultés 

 
 
 

 

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significatives au niveau du langage oral et écrit, troubles exécutifs, troubles 
attentionnels, troubles affectant la mémoire épisodique et de travail, problèmes au 
niveau du calcul. L’assurée présentait des troubles cognitifs modérés à sévères, 
touchant un nombre élevé de sphères cognitives ; sa participation aux tests était 
suffisante pour valider ceux-ci ; il n’y avait pas de défaut d’effort ; il s’agissait 
d’une atteinte cérébrale organique probablement d’origine développementale et 
acquise ; il existait très probablement une souffrance cérébrale consécutive à la 
consommation éthylique ; le tableau cognitif était compatible avec une démence 
alcoolique légère ; les troubles cognitifs entraînaient une incapacité de travail totale 
de l’assurée dans l’économie normale. 

54. Le 5 août 2014, l’OAI a transmis un avis du 4 août 2014 de la Dresse M______ du 
SMR, selon lequel, en raison de troubles cognitifs, l’incapacité de travail totale de 
l’assurée dans la part active persistait toujours. 

55. Le 4 septembre 2014, la recourante a observé que selon ce dernier rapport, son taux 
d’invalidité de 75% était identique et que sa capacité de travail était même nulle. 
Elle persistait dans ses conclusions. 

56. Le 8 septembre 2014, l’OAI a conclu au rétablissement de la rente entière 
d’invalidité dès la date de la suppression de celle-ci. 

57. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. a) Par arrêt incident du 6 mai 2013, la Cour de céans a déclaré le recours recevable. 

b) Sur le plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la 
lumière du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au 
moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 230 
consid. 1.1; 335 consid. 1.2; ATF 129 V 4 consid. 1.2; ATF 127 V 467 consid. 1, 
126 V 136 consid. 4b et les références). 

En l'espèce, l'objet du litige porte sur la suppression de la rente d'invalidité de la 
recourante par décision du 26 février 2012 à la suite de la révision du dossier de 
cette dernière dès mai 2008. La loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) est entrée en vigueur le 1er janvier 
2003 et s’applique donc au cas d’espèce. Tel est également le cas des modifications 
de la LAI du 21 mars 2003 (4ème révision), entrées en vigueur le 1er janvier 2004 
(RO 2003 3852), celles du 6 octobre 2006 (5ème révision de la LAI), entrées en 
vigueur le 1er janvier 2008 et celles du 18 mars 2011 entrées en vigueur le 
1er janvier 2012 (6ème révision). 

2.  Est réputée incapacité de travail toute perte, totale ou partielle, de l’aptitude de 
l’assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d’activité le travail qui peut 
raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d’une atteinte à sa santé 

 
 
 

 

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physique, mentale ou psychique. En cas d’incapacité de travail de longue durée, 
l’activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d’une autre profession ou 
d’un autre domaine d’activité (art. 6 LPGA). Est réputée incapacité de gain toute 
diminution de l’ensemble ou d’une partie des possibilités de gain de l’assuré sur un 
marché du travail équilibré dans son domaine d’activité, si cette diminution résulte 
d’une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu’elle persiste après les 
traitements et les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 LPGA). Est réputée 
invalidité l’incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de 
longue durée (art. 8 al. 1 LPGA). 

3. a) Selon l'art. 28 LAI, l'assuré a droit à une rente aux conditions suivantes: 

a. sa capacité de gain ou sa capacité d’accomplir ses travaux habituels ne peut pas 
être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de réadaptation 
raisonnablement exigibles; b. il a présenté une incapacité de travail (art. 6 LPGA) 
d’au moins 40 % en moyenne durant une année sans interruption notable; c. au 
terme de cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 40 % au moins (al. 1). 

La rente est échelonnée selon le taux d’invalidité (al. 2) : 40 % au moins donne 
droit à un quart de rente; 50 % au moins à une demie rente; 60 % au moins à un 
trois quarts de rente et 70 % au moins à une rente entière. 

b) Selon l'art. 29 al. 1 LAI, le droit à la rente prend naissance au plus tôt à 
l’échéance d’une période de six mois à compter de la date à laquelle l’assuré a fait 
valoir son droit aux prestations conformément à l’art. 29, al. 1, LPGA, mais pas 
avant le mois qui suit le 18e anniversaire de l’assuré. 

c) Selon l'art. 88a RAI, en vigueur depuis le 1er mars 2004, si la capacité de gain ou 
la capacité d’accomplir les travaux habituels d’un assuré s’améliore ou que son 
impotence ou le besoin de soins découlant de l’invalidité s’atténue, il y a lieu de 
aux prestations dès qu’on peut s’attendre à ce que l’amélioration constatée se 
maintienne durant une assez longue période. Il en va de même lorsqu’un tel 
changement déterminant a duré trois mois déjà, sans interruption notable et sans 
qu’une complication prochaine soit à craindre (al. 1). Si l’incapacité de gain ou la 
capacité d’accomplir considérer que ce changement supprime, le cas échéant, tout 
ou partie de son droit les travaux habituels ou l’impotence ou le besoin de soins 
découlant de l’invalidité d’un assuré s’aggrave, il y a lieu de considérer que ce 
changement accroît, le cas échéant, son droit aux prestations dès qu’il a duré trois 
mois sans interruption notable. L’art. 29bis est toutefois applicable par analogie (al. 
2). 

Une décision par laquelle l'assurance-invalidité accorde une rente d'invalidité avec 
effet rétroactif et, en même temps, prévoit l'augmentation, la réduction ou la 
suppression de cette rente, correspond à une décision de révision au sens de l'art. 17 
LPGA (ATF 125 V 417 ss. consid. 2d et les références). Aux termes de cette 
disposition, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à 

 
 
 

 

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influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou 
supprimée. 

4. L’art. 17 al. 1er LPGA dispose que si le taux d’invalidité du bénéficiaire de la rente 
subit une modification notable, la rente est, d’office ou sur demande, révisée pour 
l’avenir, à savoir augmentée ou réduite en conséquence, ou encore supprimée. Il 
convient ici de relever que l’entrée en vigueur de l’art. 17 LPGA, le 1er janvier 
2003, n’a pas apporté de modification aux principes jurisprudentiels développés 
sous le régime de l’ancien art. 41 LAI, de sorte que ceux-ci demeurent applicables 
par analogie (ATF 130 V 343 consid. 3.5). 

Tout changement important des circonstances propre à influencer le degré 
d’invalidité, et donc le droit à la rente, peut motiver une révision selon 
l’art. 17 LPGA. La rente peut être révisée non seulement en cas de modification 
sensible de l’état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais 
que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important 
(ATF 130 V 343 consid. 3.5). Il n'y a pas matière à révision lorsque les 
circonstances sont demeurées inchangées et que le motif de la suppression ou de la 
diminution de la rente réside uniquement dans une nouvelle appréciation du cas 
(ATF 112 V 371 consid. 2b et 387 consid. 1b). Un motif de révision au sens de l'art. 
17 LPGA doit clairement ressortir du dossier (ATFA non publié I 559/02 
du 31 janvier 2003 consid. 3.2 et les arrêts cités). La réglementation sur la révision 
ne saurait en effet constituer un fondement juridique à un réexamen sans condition 
du droit à la rente (ATFA non publié I 406/05 du 13 juillet 2006 consid. 4.1). Un 
changement de jurisprudence n'est pas un motif de révision (ATF 129 V 200 
consid. 1.2). 

Le point de savoir si un changement notable des circonstances s’est produit doit 
être tranché en comparant les faits tels qu’ils se présentaient au moment de la 
dernière révision de la rente entrée en force et les circonstances qui régnaient à 
l’époque de la décision litigieuse. C’est en effet la dernière décision qui repose sur 
un examen matériel du droit à la rente avec une constatation des faits pertinents, 
une appréciation des preuves et une comparaison des revenus conformes au droit 
qui constitue le point de départ temporel pour l’examen d’une modification du 
degré d’invalidité lors d’une nouvelle révision de la rente (ATF 133 V 108 
consid. 5.4, ATF 130 V 343 consid. 3.5.2). 

Une révision peut se justifier lorsqu'un autre mode d'évaluation de l'invalidité est 
applicable. Le Tribunal fédéral des assurances a en effet maintes fois jugé que la 
méthode d'évaluation de l'invalidité valable à un moment donné ne saurait préjuger 
le futur statut juridique de l'assuré, mais qu'il pouvait arriver que dans un cas 
d'espèce le critère de l'incapacité de gain (art. 28 al. 2 aLAI; 16 LPGA) succède à 
celui de l'empêchement d'accomplir ses travaux habituels (art. 5 al. 1 aLAI, art. 8 al. 
3 et 16 LPGA) ou inversement (ATF 113 V 273 consid. 1a). Tant lors de l'examen 
initial du droit à la rente qu'à l'occasion d'une révision de celle-ci (art. 17 LPGA), il 
y a lieu d'examiner quelle méthode d'évaluation de l'invalidité il convient 

 
 
 

 

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d'appliquer. Le choix de l'une des trois méthodes considérées (méthode générale de 
comparaison des revenus [art. 28 al. 2 LAI en corrélation avec l'art. 16 LPGA], 
méthode spécifique [art. 28 al. 2bis LAI en corrélation avec les art. 27 du règlement 
sur l’assurance-invalidité, du 17 janvier 1961 (RAI) et 8 al. 3 LPGA], méthode 
mixte [art. 28 al. 2ter LAI en corrélation avec l'art. 27bis RAI, ainsi que les art. 16 
LPGA et 28 al. 2bis LAI en corrélation avec les art. 27 RAI et 8 al. 3 LPGA]) 
dépendra du statut du bénéficiaire potentiel de la rente: assuré exerçant une activité 
lucrative à temps complet, assuré non actif, assuré exerçant une activité lucrative à 
temps partiel. On décidera que l'assuré appartient à l'une ou l'autre de ces trois 
catégories en fonction de ce qu'il aurait fait dans les mêmes circonstances si 
l'atteinte à la santé n'était pas survenue. En pratique, on tiendra compte de 
l'évolution de la situation jusqu'au prononcé de la décision administrative litigieuse, 
en admettant la reprise hypothétique d'une activité lucrative partielle ou complète, 
si cette éventualité présente un degré de vraisemblance prépondérante (ATF 125 V 
150 consid. 2c, ATF 117 V 194 consid. 3b et les références). 

Si les conditions de la révision sont données, les prestations sont, conformément à 
l’art. 17 al. 1 LPGA, modifiées pour l’avenir dans le sens exigé par le nouveau 
degré d’invalidité. Chaque loi spéciale peut fixer le point de départ de la 
modification ou encore exclure une révision en s’écartant de la LPGA (ATFA non 
publié I 806/04 du 15 mars 2005, consid. 2.2.). 

Dans le domaine de l’assurance-invalidité, le point de départ d’une modification du 
droit aux prestations est fixé avec précision. En vertu de l’art. 88a RAI, la 
modification du droit à la prestation intervient en principe lorsqu’un changement 
déterminant du degré d’invalidité a duré trois mois, sans interruption notable. En 
vertu de l’art. 88bis RAI, l’augmentation de la rente prend effet, si la révision est 
demandée par l’assuré, au plus tôt dès le mois où cette demande est présentée (al. 1 
let. a), si la révision a lieu d’office, dès le mois pour lequel celle-ci avait été prévue 
(al. 1 let. b). 

Selon la jurisprudence, une décision par laquelle l'assurance-invalidité accorde une 
rente d'invalidité avec effet rétroactif et, en même temps, prévoit l'augmentation, la 
réduction ou la suppression de cette rente, correspond à une décision de révision au 
sens de l'art. 17 LPGA (ATF 130 V 343 consid. 3.5.2; ATF 125 V 413 consid. 2d et 
les références; VSI 2001 p. 157 consid. 2). 

5. a) Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une 
comparaison des revenus. Pour cela, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il 
n'était pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant 
l'activité qui peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les 
mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA). La 
comparaison des revenus s'effectue, en règle générale, en chiffrant aussi exactement 
que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, 
la différence permettant de calculer le taux d'invalidité. Pour procéder à la 
comparaison des revenus, il convient de se placer au moment de la naissance du 

 
 
 

 

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droit à la rente; les revenus avec et sans invalidité doivent être déterminés par 
rapport à un même moment et les modifications de ces revenus susceptibles 
d'influencer le droit à la rente, survenues jusqu'au moment où la décision est 
rendue, doivent être prises en compte (ATF 129 V 223 consid. 4.1, 128 V 174). 

b) La notion de marché équilibré du travail est une notion théorique et abstraite qui 
sert de critère de distinction entre les cas tombant sous le coup de l'assurance-
chômage et ceux qui relèvent de l'assurance-invalidité. Elle implique, d'une part, un 
certain équilibre entre l'offre et la demande de main d'oeuvre et, d'autre part, un 
marché du travail structuré de telle sorte qu'il offre un éventail d'emplois 
diversifiés, tant au regard des exigences professionnelles et intellectuelles qu'au 
niveau des sollicitations physiques (ATF 110 V 273 consid. 4b p. 276; arrêt I 
350/89 du 30 avril 1991 consid. 3b, in RCC 1991 p. 329).  

c) Lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assuré peut encore exploiter 
économiquement sa capacité de gain résiduelle sur le marché du travail entrant en 
considération pour lui, on ne saurait subordonner la concrétisation des possibilités 
de travail et des perspectives de gain à des exigences excessives; l'examen des faits 
doit être mené de manière à garantir dans un cas particulier que le degré d'invalidité 
est établi avec certitude. Il s'ensuit que pour évaluer l'invalidité, il n'y a pas lieu 
d'examiner si un invalide peut être placé eu égard aux conditions concrètes du 
marché du travail, mais uniquement de se demander s'il pourrait encore exploiter sa 
capacité résiduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent 
à l'offre de la main d'oeuvre (arrêt I 198/97 du 7 juillet 1998 consid. 3b et les 
références, in VSI 1998 p. 293). On ne saurait toutefois se fonder sur des 
possibilités de travail irréalistes. Ainsi, on ne peut parler d'une activité exigible au 
sens de l'art. 16 LPGA, lorsqu'elle ne peut être exercée que sous une forme 
tellement restreinte qu'elle n'existe pratiquement pas sur le marché général du 
travail ou que son exercice suppose de la part de l'employeur des concessions 
irréalistes et que, de ce fait, il semble exclu de trouver un emploi correspondant 
(arrêts I 350/89 précité consid. 3b; I 329/88 du 25 janvier 1989 consid. 4a, in RCC 
1989 p. 328). 

d) D'après ces critères, il y a lieu de déterminer dans chaque cas et de manière 
individuelle si l'assuré est encore en mesure d'exploiter une capacité de travail 
résiduelle sur le plan économique et de réaliser un salaire suffisant pour exclure une 
rente. Ni sous l'angle de l'obligation de diminuer le dommage, ni sous celui des 
possibilités qu'offre un marché du travail équilibré aux assurés pour mettre en 
valeur leur capacité de travail résiduelle, on ne saurait exiger d'eux qu'ils prennent 
des mesures incompatibles avec l'ensemble des circonstances objectives et 
subjectives (arrêt 9C_313/2007 du 8 janvier 2008 consid. 5.2 in fine et la 
référence). 

6. a) En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, 
sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 
irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 

 
 
 

 

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un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 
considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 
allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 
paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les 
références; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en droit 
des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées. Sans remettre en cause le principe de la libre 
appréciation des preuves, le Tribunal fédéral des assurances a posé des lignes 
directrices en ce qui concerne la manière d'apprécier certains types d'expertises ou 
de rapports médicaux (ATF 125 V 352 ss consid. 3). 

b) Lorsque, au stade de la procédure administrative, une expertise confiée à un 
médecin indépendant est établie par un spécialiste reconnu, sur la base 
d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine 
connaissance du dossier, et que l'expert aboutit à des résultats convaincants, le juge 
ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter 
de leur bien-fondé (ATF 125 V 353 consid. 3b/bb). 

c) Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis 
par les médecins des assureurs aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des 
résultats convaincants, que leurs conclusions soient sérieusement motivées, que ces 
avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permette de 
mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à 
l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité 
de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est 
qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité 
d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Etant 
donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances 
sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de 

 
 
 

 

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l'expert (ATF 125 V 353 consid. 3b/ee, ATFA non publié du 13 mars 2000, I 
592/99, consid. b/ee). 

d) En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 
doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/bb et cc). 

e) Selon la jurisprudence (DTA 2001 p. 169), le juge cantonal qui estime que les 
faits ne sont pas suffisamment élucidés a en principe le choix entre deux solutions: 
soit renvoyer la cause à l'administration pour complément d'instruction, soit 
procéder lui-même à une telle instruction complémentaire. 

Dans un arrêt de principe, le Tribunal fédéral a modifié sa jurisprudence en ce sens 
que les instances cantonales de recours sont en principe tenues de diligenter une 
expertise judiciaire si les expertises médicales ordonnées par l'OAI ne se révèlent 
pas probantes (ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.3). Cela étant, un renvoi à 
l'administration pour mise en œuvre d'une nouvelle expertise reste possible, même 
sous l'empire de la nouvelle jurisprudence, notamment lorsqu'une telle mesure est 
nécessaire en raison du fait que l'administration n'a pas instruit du tout un point 
médical ou lorsqu’il s’agit d’un éclaircissement ou d’une précision ou d’un 
complément d’une expertise (ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.4 in fine et les 
références). 

7. En l’espèce, la chambre de céans a tout d’abord ordonné une expertise 
psychiatrique auprès du Dr N______ et un examen neuropsychologique auprès de 
M. O______ en considérant que l'expertise du Dr J______ était insuffisante pour 
évaluer l'état psychique de la recourante, ce d'autant que ce médecin n'était pas un 
spécialiste en psychiatrie. 

L’expert N______ a considéré que la recourante présentait des lésions irréversibles 
en rapport avec la consommation d’alcool, lesquelles se surajoutaient à un retard 
mental léger existant depuis l’enfance et entrainaient une incapacité de travail totale 
en raison de ressources insuffisantes de la recourante. Il a repris les limitations 
fonctionnelles ressortant de l’évaluation de M. O______ en ajoutant une faible 
estime de soi et une difficulté à s’intégrer dans un groupe.  

Ce dernier a conclu à un QI non verbal très faible, un ralentissement généralisé, des 
troubles exécutifs sévères, des troubles attentifs, des troubles de la mémoire 
modérés à sévères réalisant un tableau cognitif compatible avec une démence 
alcoolique légère et entraînant une incapacité de travail totale dans l’économie 
normale.  

L’intimé a contesté la valeur probante tant de l’expertise judiciaire que du rapport 
d’examen neuropsychologique ; il a, en particulier, relevé que les tests 
neuropsychologiques n’étaient pas fiables en présence d’une personne peu 
scolarisée et que l’assurée avait présenté un défaut d’effort.  

 
 
 

 

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A cet égard, M. O______, interpellé par la chambre de céans, a confirmé ses 
conclusions et indiqué qu’il ne disposait que de quelques tests en portugais et qu’un 
éventuel autre examen avec des instruments en portugais pouvait être envisagé si un 
praticien en disposait. Par ailleurs, un discret défaut d’effort ne pouvait être exclu 
concernant les tests mnésiques.  

Compte tenu des objections de l’intimé, la chambre de céans a ordonné un nouvel 
examen neuropsychologique auprès de Mme P______, laquelle avait indiqué 
qu’elle était à même de procéder à un bilan cognitif en portugais (hormis la WAIS-
IV). 

Le rapport de Mme P______ du 18 juillet 2014 rejoint celui du M. O______ et 
conclut à une incapacité de travail totale de la recourante dans l’économie normale. 
L’intimé, au vu de ce dernier rapport, s’est rallié aux conclusions de la recourante. 

Au vu de l’expertise psychiatrique et des deux rapports neuropsychologiques 
judiciaires, il convient de constater que l’état de santé de la recourante ne s’est pas 
amélioré depuis la dernière décision de rente, comme l’a admis l’intimé, de sorte 
que la suppression de ladite rente n’était pas justifiée. 

8. Partant, le recours sera admis et la décision litigieuse annulée. Une indemnité de 
CHF 4'000.- sera allouée à la recourante, à charge de l’intimé, et un émolument de 
CHF 200.- sera mis à la charge de l’intimé. 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant  

 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision de l’OAI du 26 février 2013. 

4. Condamne l’OAI à verser à la recourante une indemnité de CHF 4'000.- à titre de 
dépens. 

5. Met un émolument de CHF 200.- à la charge de l’OAI.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 

La greffière 
 
 
 
 

Florence SCHMUTZ 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le