# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d1046a7c-cd59-5922-adb5-5b9a90c5948e
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2016 / 372
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2016---372_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS15.046045-160404

228 

  

 

 

cour
d'appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
19 avril 2016

__________________

Composition :
              M.             
Pellet,
juge délégué

Greffier             
:              M.             
Valentino

 

 

*****

 

 

 

Art.
105, 109 al. 1 et 241 al. 2 et 3 CPC; 65 al. 2 et 67 al. 2 TFJC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par Z.________,
à La Conversion, contre l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale rendue
le 19 février 2016 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est
vaudois dans la cause divisant l’appelant d’avec S.________,
à Pully, le juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

1.             
Par acte du 3 mars 2016, Z.________ a interjeté appel contre l’ordonnance de mesures protectrices
de l’union conjugale précitée.

 

             
Le 5 avril 2016, l’intimée S.________ a déposé un formulaire de demande d’assistance
judiciaire pour la procédure d’appel.

 

             
Par prononcé du 7 avril 2016, le Juge de céans a accordé à S.________ le bénéfice
de l'assistance judiciaire avec effet au 4 mars 2016, tout en l’astreignant à payer une franchise
mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1er
mai 2016, et a désigné Me Séverine Berger en qualité de conseil d’office.

 

             
Dans sa réponse à l’appel du 11 avril 2016, S.________ a conclu au rejet de l’appel.

 

 

2.             
Lors de l'audience d'appel du 19 avril 2016, les
parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance
tenante par le Juge de céans pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l'union
conjugale, dont la teneur est la suivante :

 

             
"I. Z.________ se reconnaît débiteur de S.________ d’un montant de 10'000 fr. (dix
mille francs) à titre d’arriérés de contribution d’entretien en faveur des
siens pour la période courant du 1er
novembre 2014 au 30 avril 2016, pour solde de tout compte et de toute prétention de ce chef, à
faire valoir dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial à intervenir.

 

             
II. Le chiffre II du dispositif de l’ordonnance et de la décision rectificative du 24 février
2016 est modifiée comme suit : « Z.________ contribuera à l’entretien
de sa fille G.________, née le [...] 2006, par le régulier versement, payable d’avance
le premier jour de chaque mois en mains de S.________, d’une pension mensuelle de 1'045 fr. (mille
quarante-cinq francs), allocations familiales en sus, dès et y compris le 1er
mai 2016. »

 

             
III. Le chiffre III du dispositif de l’ordonnance est modifiée comme suit : « Z.________
contribuera à l’entretien de S.________ par le régulier versement, payable d’avance
le premier jour de chaque mois en ses mains, d’une pension mensuelle de 300 fr. (trois cents francs),
dès et y compris le 1er
mai 2016. »

 

             
IV. Chaque partie garde ses frais et renonce à l’allocation de dépens."

 

3.             
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile
du 19 décembre 2008, RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée
par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit
être rayée du rôle.

 

4.             
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif
des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais
– à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément
à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).

 

             
L'appelant s'est acquitté d'une avance de frais de 600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC [tarif
des frais judiciaires en matière civile du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]). Les parties
ont transigé sur l'objet de l'appel, de sorte que les frais judiciaires doivent être réduits
d’un tiers (cf. art. 67 al. 2 TFJC) et répartis conformément au chiffre IV de la transaction
(art. 109 al. 1 CPC), à savoir à raison de 400 fr. pour l’appelant. Le montant de 200
fr. lui sera par conséquent restitué.

 

             
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé.

 

5.             
Le conseil de l'intimée S.________ a indiqué dans sa liste d'opérations qu’il avait
lui-même consacré 3 heures 40 au dossier, tandis que l’avocat-stagiaire y avait consacré
17 heures 50, soit un total de 21 heures 30. Le nombre d’heures allégué est trop élevé
et s’explique par la formation de l’avocat-stagiaire que n’a pas à assumer le
client. Pour ce motif et au vu de la nature du litige et des difficultés de la cause, le décompte
doit être réduit à 15 heures pour l’avocat- stagiaire et 2 heures pour Me Berger.
Il s’ensuit qu’au tarif horaire de 180 fr. pour l’avocat et de 110 fr. pour l’avocat-stagiaire
(art. 2 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre
2010 ; RSV 211.02.03]), l’indemnité d’office de Me Séverine Berger doit être
arrêtée à 2'285 fr. 75, selon le décompte suivant : 2’010 fr. d’honoraires
([2 x 180 fr.] + [15 x 110 fr.]), 80 fr. de frais de vacation et 26 fr. 45 de débours comme requis,
à quoi s’ajoute la TVA (8%) sur le tout par 169 fr. 30.

 

             
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue
au remboursement de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

 

 

 

Par
ces motifs,

le
juge délégué 

de
la Cour d'appel civile

prononce
:

 

             
I.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 400 fr. (quatre cents francs),
sont mis à la charge de Z.________.

 

             
II.             
L'indemnité d'office de Me Séverine Berger, conseil de l’intimée S.________, est
arrêtée à 2'285 fr. 75 (deux mille deux cents huitante-cinq francs et septante-cinq centimes),
TVA et débours compris.

 

             
III.             
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue
au remboursement de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

 

             
IV.             
Il n'est pas alloué de dépens de deuxième instance.

 

             
V.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
VI.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
juge délégué  :              
Le greffier :

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

-             
Me Mélanie Freymond (pour Z.________),

‑             
Me Séverine Berger (pour S.________),

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Vice-Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
Le juge délégué de la Cour d'appel civile considère que la valeur litigieuse est
supérieure à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss
LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la
valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et
de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF). 

 

             
Le greffier :