# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1c1035d6-7a10-51e9-b582-275f2550c7ee
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-03-31
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 31.03.2021 601 2020 198
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2020-198_2021-03-31.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

601 2020 198

Arrêt du 31 mars 2021

Ie Cour administrative

Composition Présidente : Marianne Jungo 
Juges : Anne-Sophie Peyraud

Christian Pfammatter 
Greffier-stagiaire : Dominic Etienne

Parties A.________, recourant, représenté par Me Lida Lavi, avocate

contre

SERVICE DE LA POPULATION ET DES MIGRANTS, autorité 
intimée 

Objet Droit de cité, établissement, séjour - Révocation d’une autorisation 
de séjour - Durée du mariage - Raisons majeures justifiant des 
domiciles séparés 

Recours du 22 octobre 2020 contre la décision du 17 septembre 
2020

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attendu

que A.________, ressortissant du Nigéria né en 1986, a épousé dans son pays, le 3 novembre 
2016, B.________, ressortissante allemande titulaire d’une autorisation de séjour en Suisse, et a 
de ce fait été mis au bénéfice d’une autorisation de séjour UE/AELE lors de son entrée dans le 
pays, le 6 septembre 2017, valable jusqu’au 31 mars 2021;

que le couple s’est séparé en février 2020;

que, par courrier du 25 août 2020, le Service de la population et des migrants (ci-après SPoMi) a 
informé l’intéressé de son intention de révoquer son autorisation de séjour et de prononcer son 
renvoi du territoire suisse;

que celui-ci ne s'est pas déterminé dans le délai imparti;

que, par décision du 17 septembre 2020, le SPoMi a révoqué son autorisation de séjour et 
prononcé son renvoi de Suisse. Il a retenu en substance que l’union conjugale avait duré moins de 
trois ans et que l’intéressé ne pouvait pas se prévaloir de raisons personnelles majeures justifiant 
la poursuite de son séjour sur le territoire. Il a relevé que le renvoi de l’intéressé au Nigéria était 
possible, licite et raisonnablement exigible et qu’au vu de la durée de son séjour en Suisse sa 
réintégration de son pays d’origine ne poserait aucun problème; 

qu’agissant le 22 octobre 2020, A.________ interjette recours auprès du Tribunal cantonal contre 
cette décision, en concluant, avec suite de frais et dépens, principalement, au renvoi de la cause 
au SPoMi pour nouvelle décision, subsidiairement, à la restitution de son autorisation de séjour, et, 
plus subsidiairement encore, à ce qu’ordre soit donné au SPoMi de requérir son admission 
provisoire auprès du Secrétariat d’Etat aux migrations. A l’appui de ses conclusions, il explique 
que son ex-épouse s’est installée en Suisse pour des raisons professionnelles et qu’il a été 
contraint de vivre séparé d’elle et de rester au pays du fait de l’impossibilité de la rejoindre en 
Suisse, eu égard à l’absence d’autorisation de séjour le concernant. Cependant, selon lui, le 
couple a maintenu une communauté familiale pendant toute cette période et l'union conjugale a 
ainsi duré plus de trois ans. Par ailleurs, tant les obligations professionnelles de son ex-femme que 
sa situation administrative constituent des raisons majeures justifiant l’existence de domiciles 
séparés. Par conséquent, il estime que la décision du SPoMi viole les dispositions prévoyant le 
droit de rester en Suisse après dissolution de l'union conjugale; 

qu’invité à se déterminer, le SPoMi renonce à formuler des observations, le 9 décembre 2020, et 
se réfère à sa décision du 17 septembre 2020; 

qu’aucun autre échange d’écritures n’a eu lieu entre les parties;

qu’il sera fait état des arguments développés par celles-ci à l’appui de leurs conclusions dans les 
considérants en droit de l’arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du présent litige; 

considérant

que, déposé dans le délai et les formes prescrits, le présent recours est recevable en vertu des 
art. 7 de la loi fribourgeoise du 13 novembre 2007 d'application de la loi fédérale sur les étrangers 
(LALEI; RSF 114.22.1) et 79 ss du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 

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administrative (CPJA; RSF 150.1). Le Tribunal cantonal peut dès lors entrer en matière sur ses 
mérites;

que, s'agissant des conclusions tendant à demander au Secrétariat d'Etat aux migrations son 
admission provisoire, la question de leur recevabilité pour souffrir de rester indécise, vu le sort 
réservé au recours;

que, selon l'art. 77 al. 1 CPJA, le recours devant le Tribunal cantonal peut être formé pour violation 
du droit, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (let. a) et pour constatation inexacte 
ou incomplète des faits pertinents (let. b). En revanche, dans la mesure où aucune des situations 
prévues aux let. a à c de l'art. 78 al. 2 CPJA n'est réalisée, la Cour de céans ne peut pas, dans le 
cas particulier, revoir l'opportunité de la décision querellée;

que, selon l’art. 44 de la loi du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l’intégration (LEI; RS 
142.20), le conjoint étranger du titulaire d’une autorisation de séjour ainsi que ses enfants 
célibataires étrangers de moins de 18 ans peuvent obtenir une autorisation de séjour et la 
prolongation de celle-ci à condition notamment de vivre en ménage avec lui;

qu’en l’occurrence, du moment que les époux sont séparés depuis le mois de février 2020 et qu’il 
n’existe aucun indice concret d’une reprise possible de la vie commune, le recourant ne peut 
manifestement plus invoquer la disposition légale précitée pour obtenir le maintien de son 
autorisation, ce à quoi il ne prétend d'ailleurs pas;

que, de même, pour le même motif, force est en outre de constater que le recourant ne peut plus 
se prévaloir d'un titre de séjour fondé sur l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, 
d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre 
circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681; cf. arrêts TF 2C_859/2017 du 20 décembre 
2017 consid. 3.1; 2C_20/2019 du 13 mai 2019 consid. 5.2);

que l'art. 50 al. 1 LEI prévoit cependant qu'après la dissolution de la famille, le droit du conjoint et 
des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et la prolongation de sa durée de validité en 
vertu des art. 42 et 43 subsiste dans les cas suivants:

a. l'union conjugale a duré au moins trois ans et les critères d'intégration définis à l'art. 58a 
sont remplis, ou

b. la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures;

qu'en principe, l'art. 50 LEI ne concerne toutefois que les conjoints qui ont eu droit à une 
autorisation de séjour en vertu des art. 42 et 43 LEI, à l'exclusion de l'art. 44 LEI, en cause dans le 
cas d'espèce (cf. arrêts TF 2C_1021/2015 du 18 novembre 2015 consid. 4.2; 2C_97/2017 du 
27 juillet 2017 consid. 1.1; TC FR 601 2019 154 du 27 janvier 2020; cf. AMARELLE/CHRISTEN, in 
Code annoté de droit des migrations, Volume II, Loi sur les étrangers, 2017, p. 465);

que l'art. 50 LEI trouvera toutefois application - pour garantir l'interdiction de la discrimination - 
lorsque la personne ayant le droit originaire à la libre circulation en vertu de cet accord - soit l'ex-
femme en l'occurrence - possède une autorisation d'établissement ou dispose encore d'un titre de 
séjour en Suisse (cf. ATF 144 II 1 consid. 4.7; arrêts TF 2C_955/2017 consid. 3.1; 2C_616/2019 
du 19 août 2019 consid. 5.1.2; Directives LEI, octobre 2013, dans leur teneur actualisée au 
1er janvier 2021, ch. 6.15);

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que si tel n'est pas le cas, soit si l'ex-conjoint ne dispose plus, au moins, d'une autorisation de 
séjour en Suisse, c'est l'art. 77 de l’ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l’admission, au 
séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA, RS 142.201) qui s'applique;

que cette disposition prévoit que l’autorisation de séjour octroyée au conjoint et aux enfants au titre 
du regroupement familial en vertu de l’art. 44 LEI peut être prolongée après la dissolution du 
mariage ou de la famille si:

a. la communauté conjugale existe depuis au moins trois ans et que les critères 
d’intégration définis à l’art. 58a, al. 1, LEI sont remplis, ou

b. la poursuite du séjour en Suisse s’impose pour des raisons personnelles majeures;

que l'art. 77 al. 1 OASA reprend les conditions de l'art. 50 LEI concernant les membres de la 
famille d'une personne titulaire d'une autorisation de séjour regroupée en vertu de l'art. 44 LEI 
(AMARELLE/CHRISTEN, p. 465);

que les personnes regroupées ne peuvent toutefois pas bénéficier d'un droit au renouvellement de 
leur titre de séjour en cas de dissolution de la famille, contrairement aux personnes pouvant se 
prévaloir des art. 42 et 43 LEI (AMARELLE/CHRISTEN, p. 465; Directives LEI, idem);

que, dans le cas particulier, le dossier de la cause ne permet pas de déterminer si l'ex-épouse du 
recourant dispose ou non encore d'un titre de séjour en Suisse, de sorte qu'il n'est pas possible 
d'établir si la jurisprudence parue aux ATF 144 II 1 trouve application;

que cette question peut toutefois demeurer indécise, l'issue du recours restant inchangée, que l'on 
examine l'affaire sous l'angle de l'art. 50 LEI ou de l'art. 77 OASA, les conditions de ces 
dispositions étant analogues (cf. arrêt TAF F-1382/2017 du 9 avril 2019 consid. 7.2);

que, selon la jurisprudence, à partir du moment où la première condition de l'art. 50 LEI - 
l'existence d'une véritable union conjugale pendant au moins trois ans - n'est pas réalisée, il 
devient inutile de réunir en outre tous les éléments nécessaires pour examiner si la seconde 
condition - une intégration réussie - est remplie (cf. ATF 136 II 113 consid. 3.4; arrêt TF 
2C_167/2010 du 3 août 2010);

qu'il en va de même s'agissant de l'art. 77 al. 1 let. a OASA;

qu'en principe, seule est décisive la durée de la vie commune en Suisse pour déterminer si l'union 
conjugale a duré au moins trois ans au moment de sa dissolution (ATF 136 II 113 consid. 3.3; arrêt 
TF 2C_841/2019 du 11 octobre 2019 consid. 5);

qu'en outre, la période minimale de trois ans de l'union conjugale commence à courir dès le début 
de la cohabitation effective des époux en Suisse et s'achève au moment où ceux-ci cessent de 
faire ménage commun (ATF 138 II 229 consid. 2; 136 II 113 consid. 3.3.3);

que cette durée de trois ans est absolue et s'applique même s'il ne manque que quelques jours 
pour l'atteindre (arrêt TF 2C_645/2019 du 13 août 2019 consid. 7.1);

que seules les années de mariage et non de concubinage sont pertinentes (ATF 137 II 1 consid. 
3.1; 136 II 113 consid. 3.3.3; arrêt TF 2C_178/2014 du 20 mars 2014 consid. 5.2; 
AMARELLE/CHRISTEN, p. 467);

qu'en l'espèce, force est de constater que la communauté conjugale vécue en Suisse a duré deux 
ans et cinq mois - soit du 6 septembre 2017, date de l'arrivée en Suisse du recourant, à février 

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2020, date de la séparation du couple - de sorte que l'intéressé ne peut pas se prévaloir du droit 
au séjour prévu par l’art. 50 al. 1 let. a LEI, respectivement par l'art. 77 al. 1 let. a OASA;

que se pose encore la question de savoir si le recourant peut invoquer des raisons majeures 
justifiant l'existence de domiciles séparés au sens de l'art. 49 LEI, dès lors que le mariage, en soi, 
a duré plus de trois ans;

que le Tribunal fédéral a implicitement admis que l'art. 49 LEI s'appliquait également lorsque le 
conjoint suisse vivait à l'étranger séparé de son époux (arrêt TF 2C_871/2010 du 7 avril 2011 
consid. 3.2);

que, confirmant ce qui précède, il a par la suite retenu que ni la lettre ni l'esprit de l'art. 49 LEI 
n'opèrent de distinction selon que les raisons majeures contraignent l'époux dont se déduit 
l'autorisation originaire à se constituer temporairement un domicile distinct en Suisse ou dans un 
Etat étranger (ATF 140 II 345 consid. 4.4.1);

qu'il ressort de la formulation de l'art. 49 LEI ("raisons majeures"; voir aussi l'art. 76 OASA qui 
évoque des "problèmes familiaux importants") que ces dispositions visent des situations 
exceptionnelles (arrêt TF 2C_112/2020 du 9 juin 2020 consid. 4.5; 2C_1123/2014 du 24 avril 2015 
consid. 3.1 et les arrêts cités);

que, d'une façon générale, un motif apparaît d'autant plus sérieux et digne d'être pris en 
considération que les époux ne peuvent remédier à leur situation de vie séparée qu'au prix d'un 
préjudice important (cf. arrêt TF 2C_544/2010 du 23 décembre 2010 consid. 2.3.1). La recherche 
d'un travail peut constituer une raison majeure justifiant un domicile séparé des époux au sens de 
l'art. 49 LEI, mais seulement pour une période temporaire correspondant au temps 
raisonnablement nécessaire à l'époux pour trouver un (nouvel) emploi (arrêt TF 2C_871/2010 du 
7 avril 2011 consid. 3.2). La décision librement consentie des époux de "vivre ensemble 
séparément" ne constitue pas, à elle seule, une raison majeure au sens de l'art. 49 LEI (arrêts TF 
2C_525/2019 du 16 septembre 2019 consid. 4.2; 2C_1085/2015 du 23 mai 2016 consid. 3.1 et les 
références citées). L'art. 49 LEI n'a en effet pas pour but de permettre aux époux de vivre séparés 
en Suisse pendant une longue période, mais exige que la communauté familiale soit maintenue 
(arrêts TF 2C_525/2019 du 16 septembre 2019 consid. 4.2; 2C_308/2011 du 7 septembre 2011 
consid. 3.2 et les arrêts cités). Après plus d'un an de séparation sans motifs majeurs, il y a 
présomption que la communauté conjugale est rompue (cf. arrêts TF 2C_603/2019 du 
16 décembre 2019 consid. 4.1; 2C_525/2019 du 16 septembre 2019 consid. 4.2 et les références 
citées);

qu'en l'occurrence, la jurisprudence précitée ne peut s'appliquer que lorsque c'est l'époux suisse 
ou celui disposant d'un titre de séjour propre qui s'établit provisoirement à l'étranger et non pas 
lorsque c'est l'époux avec un titre de séjour dérivé qui demeure dans son pays d'origine. Le 
Tribunal fédéral parle à cet égard de "l'époux dont se déduit l'autorisation originaire";

que, s'agissant d'une jurisprudence développée avec parcimonie, il y a lieu de l'appliquer de 
manière restrictive;

qu'en outre, en matière de regroupement familial et de poursuite du séjour en Suisse après la fin 
de l'union conjugale, est déterminante l'existence sur une certaine durée d'une communauté 
conjugale réellement vécue en Suisse, quelles qu'en soient les modalités;

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qu'or, il s'avère ici que si les époux ont vécu séparément, l'une en Suisse et l'autre au Nigéria, de 
novembre 2016 à septembre 2017, c'est avant tout en raison de l'absence d'autorisation de séjour 
du recourant; 

que ce motif ne saurait être considéré en soi comme une raison majeure au sens de l'art. 49 LEI. 
Cela irait ici aussi à l'encontre de la volonté du législateur qui fait de la durée de la cohabitation en 
Suisse l'une des conditions permettant le regroupement familial et autorisant la poursuite du séjour 
dans le pays après la fin de la communauté;

que, la première des conditions n'étant pas remplie, il n'y pas lieu d'examiner la seconde 
concernant la question de l'intégration de l'étranger dans le pays, au sens de l'art. 50 al. 1 let. b 
LEI et de l'art. 77 al. 1 let. b OASA;

qu'il convient toutefois encore d'examiner si le recourant peut invoquer des raisons personnelles 
majeures, telles qu'énoncées par l’art. 50 al. 1 let. b LEI et 77 al. 1 let. b OASA;

que les raisons personnelles majeures sont notamment données lorsque le conjoint est victime de 
violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou 
que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (cf. art. 50 
al. 2 LEI et 77 al. 2 OASA);

que, d'après le Message du Conseil fédéral du 8 mars 2002 concernant la LEtr, par raisons 
personnelles majeures, il faut entendre des motifs personnels graves exigeant la poursuite du 
séjour en Suisse, notamment lorsque le conjoint demeurant en Suisse est décédé ou lorsque la 
réinsertion familiale et sociale dans le pays d'origine s'avérerait particulièrement difficile en raison 
de l'échec du mariage. Il y a lieu toutefois de prendre en considération les circonstances qui ont 
conduit à la dissolution de l'union conjugale. En principe, rien ne devrait s'opposer à un retour 
lorsque le séjour en Suisse a été de courte durée, que la personne en cause n'a pas établi de liens 
étroits avec la Suisse et que sa réintégration dans son pays d'origine ne pose aucun problème 
particulier (FF 2002 II p. 3510 s.; cf. Directives LEI, idem);

que les conditions posées par les art. 50 al. 2 LEI et 77 al. 1 let. b OASA ne sont pas cumulatives 
(Directives LEI, ch. 6.15.3). Elles peuvent constituer individuellement une raison personnelle 
majeure en fonction de leur intensité. Toutefois, lorsqu’elles se conjuguent, elles justifient 
généralement le maintien du droit de séjour du conjoint et des enfants (ATF 136 II 1 confirmé in 
ATF 137 II 1 consid. 4.1). Les motifs justifiant la poursuite du séjour en Suisse n’étant pas précisés 
de manière exhaustive, les autorités disposent d’une certaine marge d’appréciation (ATF 136 II 1 
consid. 4 et 5; arrêt TF 2C_467/2012 du 25 janvier 2013 consid. 2.1.3);

qu'à cet égard, les éléments évoqués à l’art. 31 al. 1 OASA - soit notamment l'intégration du 
requérant sur la base des critères d'intégration définis à l'art. 58a al. 1 LEI ou sa durée de 
présence en Suisse - peuvent également jouer un rôle important, même si, pris individuellement, 
ils ne suffisent en principe pas à fonder un cas individuel d’une extrême gravité (Directives LEI, 
ch. 6.15.3),

que, concernant en particulier la réintégration sociale dans le pays de provenance au sens de 
l’art. 50 al. 2 LEI, la question n’est pas de savoir s’il est plus facile pour la personne concernée de 
vivre en Suisse, mais uniquement d’examiner si, en cas de retour dans le pays d’origine, les 
conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, professionnelle et 
familiale, seraient gravement compromises (arrêt TF 2C_196/2014 du 19 mai 2014 consid. 4.1 et 
les références citées; Directives LEI, ch. 6.15.3.4);

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que, selon la jurisprudence, il incombe à celui qui sollicite une autorisation de séjour d'établir les 
faits pertinents aptes à permettre l’examen approfondi des conditions légales fixées. Le Tribunal 
fédéral a précisé que la maxime d’office, qui prévaut dans la procédure administrative, doit être 
relativisée par le devoir de collaboration de la partie (cf. art. 45 et 47 CPJA). Ce devoir est d’autant 
plus étendu que la partie a elle-même initié la procédure ou qu’elle fait valoir des droits. Cette 
exigence se justifie particulièrement lorsque la partie connaît mieux l’état de fait que l’autorité et 
que, sans sa collaboration, les faits ne pourraient pas du tout être établis ou ne pourraient pas 
l’être au moyen d’investigations raisonnables. Dans le cas relevant du droit des étrangers, il 
appartient à l’évidence au requérant d’établir lui-même les circonstances personnelles à prendre 
en compte dans son pays d’origine qu'il allègue, vu la difficulté pour l’autorité administrative de 
procéder à des investigations (ATF 124 II 361 consid. 2b). Des exigences élevées peuvent donc 
être posées en matière de collaboration à l’établissement des preuves dans ce cas (ATF 124 II 
361 consid. 4c; arrêts TC FR 601 2019 154 du 27 janvier 2020; 601 2016 170/171 du 25 août 
2017);

qu’en l’espèce, le recourant n’a pas allégué que sa réintégration sociale dans son pays d’origine, 
le Nigéria, serait fortement compromise;

que, par ailleurs, séparé de son épouse et sans enfant issu de cette union, le recourant ne peut 
pas prétendre avoir créé le centre de ses relations familiales et sociales en Suisse, où il séjourne 
depuis moins de quatre ans et dont il ne parle du reste aucune des langues nationales, de manière 
à rendre un renvoi de Suisse inenvisageable;

qu’aussi, force est de constater que les conditions de l’art. 50 al. 1 let. b LEI, respectivement de 
l'art. 77 al. 1 let. b OASA, ne sont pas réunies en l’espèce;

que, pour le reste, aucun autre motif spécial ne justifie d’accorder au recourant une autorisation de 
séjour nouvelle et indépendante du regroupement familial et de ses suites. En particulier, les 
conditions de l’art. 30 al. 1 let. b LEI – qui permet de tenir compte des cas individuels d’une 
extrême gravité ou d’intérêts publics majeurs – ne sont manifestement pas réalisées non plus, ce 
qui est généralement le cas lorsqu'aucune raison personnelle majeure ne peut être retenue (cf. 
arrêt TAF C-6133/2008 du 15 juillet 2011 consid. 8.3; cf. Directives LEI ch. 6.15.3);

qu'il y a lieu dès lors de replacer le précité dans la situation applicable aux ressortissants de son 
pays qui n’obtiennent normalement pas, sans droit spécifique, une autorisation de résider en 
Suisse;

qu'en exerçant leur pouvoir d'appréciation, les autorités compétentes doivent tenir compte de 
l'intérêt public, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son degré d'intégration 
(art. 96 al. 1 LEI);

que cette disposition traduit, parmi d’autres, l’obligation des autorités de respecter le principe de la 
proportionnalité;

que, pour statuer sur la proportionnalité de la mesure litigieuse, il convient de prendre en 
considération tous les éléments du cas d'espèce, notamment la durée du séjour en Suisse, les 
relations sociales, familiales et professionnelles, ainsi que les conséquences d’un éventuel renvoi 
(arrêt TF 2C_456/2012 du 1er octobre 2012 consid. 3.4 et les références citées);

qu'en l'espèce, rien ne s'oppose au renvoi du recourant au Nigéria, alors qu'il y a passé la plus 
grande partie de sa vie, qu'il est en Suisse depuis seulement un peu plus de trois ans, désormais 
séparé et sans enfant;

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qu’ainsi, si l’on examine tous les intérêts en présence, tant au regard des art. 30 et 50 LEI qu’à 
celui de l’art. 96 LEI, on doit constater que l’autorité intimée n’a pas violé la loi, ni commis un abus 
ou un excès de son vaste pouvoir d’appréciation en révoquant l’autorisation de séjour du recourant 
et en le renvoyant de Suisse;

que, pour les motifs qui précèdent, le recours, mal fondé, doit être rejeté et la décision de l’autorité 
intimée confirmée;

qu’il appartient au recourant qui succombe de supporter les frais de procédure, en application de 
l’art. 131 CPJA;

que, pour la même raison, il ne lui est pas octroyé d’indemnité de partie (cf. art. 137 CPJA);

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.

II. Les frais de procédure, par CHF 800.-, sont mis à la charge du recourant. Ils sont 
compensés par l'avance de frais de CHF 800.- qu'il a versée. 

III. Il n'est pas alloué d'indemnité de partie.

IV. Notification.

Cette décision peut faire l'objet d'un recours constitutionnel subsidiaire auprès du Tribunal fédéral, 
à Lausanne, dans les 30 jours dès sa notification.

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 31 mars 2021/ape/det

La Présidente : Le Greffier-stagiaire :