# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4e23c32a-584d-57ad-9f6a-6f7b5d031dbf
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-08-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 05.08.2014 E-3891/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-3891-2014_2014-08-05.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-3891/2014 

 

 
 A r r ê t  d u  5  a o û t  2 0 1 4  

Composition 
 François Badoud, juge unique,  

avec l'approbation de Markus König, juge ; 

Chrystel Tornare Villanueva, greffière. 

 
  

Parties 
 A._______, né le (…), 

Mali,  

(…), 

recourant,  

 
 

 contre 

 
 Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

 

Objet 
 Asile et renvoi ;  

décision de l'ODM du 26 juin 2014 / N (…). 

 

 

E-3891/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 

17 novembre 2013, 

les procès-verbaux des auditions du 27 novembre 2013 et du 5 juin 2014, 

la décision du 26 juin 2014, par laquelle l'ODM a rejeté la demande 

d'asile présentée par le recourant, a prononcé son renvoi de Suisse et a 

ordonné l'exécution de cette mesure, 

le recours, daté du 10 juillet 2014 et remis à la Poste le lendemain, formé 

par le recourant contre cette décision, par lequel il conclut à la 

reconnaissance de la qualité de réfugié et à l'octroi de l'asile, 

subsidiairement au prononcé d'une admission provisoire, ainsi qu'à 

l'assistance judiciaire partielle, 

 

et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l'art. 5 

PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi (RS 142.31), devant 

le Tribunal, lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition 

déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d 

ch. 1 LTF), 

que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (cf. art. 52 PA) et le délai (cf. art. 108 al. 1 

LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, 

de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou 

de leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi; cf. également ATAF 2007/31 

consid. 5.2‒5.6), 

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que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise 

en danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que 

les mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 

al. 2 LAsi), 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 

al. 3 LAsi), 

qu'en l'espèce, et en substance, le recourant a indiqué être de confession 

(…), d'ethnie (…) et avoir vécu  dans un village de la région de 

B._______, 

qu'au Mali, l'intéressé travaillait aux champs et gardait le bétail, 

qu'en raison de la guerre, il aurait quitté le pays et se serait réfugié en 

Algérie, 

qu'en cas de retour au Mali, il craint de rencontrer des difficultés pour se 

réinstaller et trouver un emploi, 

que, de plus, il ne pourrait pas compter sur l'aide de son frère dont il 

serait sans nouvelle depuis le début du conflit, 

que, toutefois, les motifs se rapportant au climat d'insécurité  qui régnait 

au Mali quand l'intéressé a quitté son pays ne sont pas déterminants pour 

la reconnaissance de la qualité de réfugié, 

qu'ainsi, le fait de provenir d'une région où sévit une guerre, une guerre 

civile ou des événements analogues, soit le fait d'être touché par les 

conséquences d'un conflit, au même titre que tous les habitants de la 

région affectée par ce conflit, ne suffit pas en soi pour être reconnu 

comme réfugié, et ce malgré le risque élevé d'y subir de graves 

préjudices (cf. notamment arrêt du Tribunal D-4087/2006 du 29 avril 2010 

consid. 4.3.3 et les réf. cit.), 

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que, cela dit, l'intéressé n'a pas indiqué avoir subi ou craindre de subir 

personnellement des persécutions pour l'un des motifs énoncés à l'art. 3 

LAsi, en raison des événements et des troubles auxquels il aurait été 

confronté, 

qu'il a d'ailleurs expressément déclaré qu'il n'avait pas connu de 

problèmes avec les autorités ou avec des tiers avant son départ du Mali 

(cf. p-v d'audition du 27 novembre 2013 p. 9 et p-v d'audition du 5 juin 

2014 p. 4), 

que, par ailleurs, ses craintes concernant les difficultés qu'il pourrait 

rencontrer pour se réinstaller et trouver un emploi en cas de retour au 

Mali ne sont pas non plus déterminantes, 

qu'en effet, les éléments d'ordre économique ou liés à des conditions de 

vie difficiles et à l'absence de perspective d'avenir ne sont pas pertinents 

en matière d'asile, dans la mesure où ils ne remplissent aucune des 

conditions exhaustivement énumérées à l'art. 3 LAsi, à savoir des 

persécutions en relation avec la race, la religion, la nationalité, 

l'appartenance à un groupe social déterminé ou les opinions politiques, 

que, pour le reste, renvoi peut être fait aux considérants de la décision 

attaquée, le recours ne contenant ni arguments ni moyens de preuve 

susceptibles d'en remettre en cause le bien-fondé, 

qu'au vu de ce qui précède, le recours, en tant qu'il conteste le refus 

d'asile, est rejeté, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, l'autorité de céans est tenue de confirmer le renvoi 

(art. 44 LAsi), 

que l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de non-

refoulement de l'art. 5 LAsi, l'intéressé n'ayant pas la qualité de réfugié, 

qu'en l’occurrence, rien n'indique n'ont plus qu'il existerait pour l'intéressé 

un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en cas de retour dans 

son pays d'origine, de traitements inhumains ou dégradants (cf. art. 3 

CEDH et art. 3 de la convention du 10 décembre 1984 contre la torture et 

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autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. 

torture, RS 0.105]), 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (cf. art. 83 al. 3 LEtr 

[RS 142.20]; Jurisprudence et informations de la Commission suisse de 

recours en matière d'asile [JICRA] 1996 n
o
 18 consid. 14b/ee p. 186 s. et 

jurisp. cit.), 

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEtr; ATAF 

2011/50 consid. 8.1‒8.3 et jurisp. cit.), dans la mesure où elle ne fait pas 

apparaître, en l'espèce, une mise en danger concrète du recourant, 

qu'en effet, le Mali ne connaît pas, sur l'ensemble de son territoire et en 

particulier dans la région d'où provient le recourant, une situation de 

guerre, de guerre civile ou de violence généralisée qui permettrait 

d'emblée – et indépendamment des circonstances du cas d'espèce – de 

présumer, à propos de tous les ressortissants du pays, l'existence d'une 

mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr, 

que le conflit armé qui a eu lieu dans le nord du pays, entamé en janvier 

2012, a pris fin par un cessez-le-feu, le 18 juin 2013, 

que, depuis lors, si des incidents violents isolés se sont produits et 

peuvent encore se produire, il n'y a toutefois pas de situation de violence 

généralisée dans l'ensemble du pays,  

qu'il ne ressort pas non plus du dossier que l'intéressé pourrait être mis 

sérieusement en danger pour des motifs qui lui seraient propres, 

qu'il est encore jeune, bénéficie d'une expérience professionnelle et n'a 

pas allégué ni a fortiori établi, qu'il souffrait de problèmes de santé 

particuliers pour lesquels il ne pourrait pas être soigné au Mali, soit autant 

de facteurs qui devraient lui permettre de se réinstaller sans rencontrer 

d'excessives difficultés, 

que l'exécution du renvoi est enfin possible (cf. art. 83 al. 2 LEtr; ATAF 

2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.) le recourant étant tenu de collaborer à 

l'obtention de documents de voyage lui permettant de retourner dans son 

pays d'origine (cf. art. 8 al. 4 LAsi), 

que le recours, en tant qu'il porte sur le renvoi et son exécution, doit ainsi 

également être rejeté, 

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que le recours s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 

let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt 

n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où les conclusions du recours étaient d'emblée 

vouées à l'échec, la requête d'assistance judiciaire partielle doit être 

rejetée (art. 65 al. 1 et 2 PA), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 

173.320.2), 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce: 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'ODM et à l'autorité 

cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

François Badoud Chrystel Tornare Villanueva 

 

 

Expédition :