# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 175cc123-0a0b-5636-b921-323d4e7a48a1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-05-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 20.05.2010 A/4620/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-4620-2009_2010-05-20.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/249/10 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 20 MAI 2010 

Causes jointes A/4620/2009 et A/689/2010, plaintes 17 LP formées respectivement les 

21 décembre 2009 et 22 février 2010 par Mme G______, élisant domicile en l'étude de 
Me Stéphane REY, avocat, à Genève. 

 

Décision communiquée à : 

- Mme G______  

domicile élu : Etude de Me Stéphane REY, avocat 
Rue Michel-Chauvet 3 

 1208 Genève  
 
 

- M. G______ 

 
 
 
 

- Office des poursuites  

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A.a. Dans le cadre des poursuites n
os

 09 xxxx98 D et 09 xxxx44 H dirigées contre 

M. G______, Mme G______, son épouse dont il est séparé, indique avoir requis 

la continuation de ces poursuites, à une date qui ne ressort pas du dossier. La 

créancière procéda de même le 6 octobre 2009 s'agissant de la poursuite 

n
o
 09 xxxx84 R, également dirigée contre M. G______. 

Par courrier du 28 octobre 2009, le conseil de Mme G______ a interpellé l'Office 

des poursuites (ci-après : l'Office) afin de savoir ce qu'il en était des saisies. Le 

2 novembre 2009, l'Office a répondu avoir reçu uniquement la réquisition de 

continuer la poursuite relative à la poursuite n° 09 xxxx44 H mais pas les deux 

premières, qui ont été réacheminées, accompagnées des jugements définitifs et 

exécutoires le 9 novembre 2009. 

A.b. Un avis de saisie pour 11 novembre 2009 a été adressé à M. G______ le 

13 octobre 2009, relatif à la poursuite n° 09 xxxx44 H. Le débiteur a demandé le 

report de cette saisie qui s'est déroulée le 25 novembre 2009 pour les trois 

poursuites. Un avis de saisie sur salaire a été envoyé en date du 11 décembre 2009 

à l'employeur de M. G______, les Services Industriels de Genève, à concurrence 

de 50 fr. par mois ainsi que pour toutes sommes lui revenant à titre de 

gratification, prime et/ou treizième salaire. 

Dans le procès-verbal de saisie, l'Office a retenu à titre de charge du débiteur son 

minimum vital (1'350 fr.), la charge de ses enfants, A______, âgée de 16 ans, pour 

300 fr. (500 fr. dont à déduire les allocations familiales) et B______, âgée de 

12 ans, s'agissant d'une garde partagée pour 34 fr. (234 fr. dont à déduire les 

allocations familiales), le loyer (2'700 fr.), les assurances maladie de la famille 

(1'086 fr. 50), les frais de repas (220 fr.) et de cantine pour les enfants (325 fr.), 

les frais de transport (240 fr.), soit un total de 6'255 fr. 

Néanmoins, l'Office a retenu qu'étant donné la pension alimentaire mise à la 

charge de M. G______ par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale 

N° JTPI/8746/2009 du 3 septembre 2009 et qu'une somme de 3'850 fr. est 

directement prélevée auprès de son employeur (art. 177 CC) compte tenu d'un 

minimum vital fixé à 6'207 fr. 50, la quotité saisissable a été fixée par l'Office à 

50 fr.  

Le débiteur a également été invité à réduire sa charge de loyer dans les six mois, 

la saisie allant être portée à 350 fr. par mois dès le 25 mai 2010. 

B. Mme G______ a porté plainte auprès de la Commission de céans le 18 décembre 

2009, pour retard injustifié du fait qu'elle estime que l'Office a tardé de manière 

 

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injustifiée dans l'exécution de cette saisie et à ce qu'il soit immédiatement donné 

suite à ses réquisitions de continuer la poursuite. Cette plainte a été enregistrée 

sous n° A/4620/2009. Elle conclut également à ce qu'il soit ordonné à l'Office que 

tout montant dépassant le minimum vital  fixé par le Tribunal de première 

instance dans le jugement n° JTPI/8746/2009 du 3 septembre 2009, soit 

6'207 fr. 50, soit saisi, ainsi que tout bien mobilier, immobilier, titres, créances et 

avoirs appartenant à M. G______ ou dont il aurait la jouissance. 

C. L'Office a fait parvenir ses observations le 19 janvier 2010. Il énumère toutes les 

démarches opérées dans ce dossier depuis le dépôt des réquisitions de continuer la 

poursuites, relevant avoir fixé pour la réquisition enregistrée le 7 octobre 2009, 

une première saisie pour le 11 novembre 2009 qui a été reportée à la demande du 

débiteur au 25 novembre 2009 pour les trois poursuites. L'avis de saisie de salaire 

a été, de son côté, envoyé à l'employeur du débiteur le 11 décembre 2009. 

L'Office conteste ainsi s'être fait l'auteur d'un quelconque retard injustifié. 

L'Office relève que le débiteur n'a pas de biens saisissables, occupant un logement 

meublé, et que la police d'assurance-vie n° 50'01xxx est soustraite à la saisie, à 

moins que la clause bénéficiaire ne soit contestée par la plaignante. Le véhicule 

automobile de M. G______ de marque H______ a été considéré comme étant sans 

valeur de réalisation forcée et être indispensable à la profession du débiteur. 

Du point de vue du minimum vital, l'Office note avoir arrêté celui de M. G______ 

à 6'255 fr., permettant une saisie de 50 fr. par rapport au montant de 6'207 fr. 50 

arrêté par le Tribunal de première instance. L'Office note avoir encaissé, compte 

tenu du 13
ème

 salaire, une somme de 4'570 fr. 60 en décembre 2009. 

L'Office termine en indiquant que le délai de participation à la série n° 09 xxxx84 

R étant échu dès le 11 janvier 2010, le procès-verbal de saisie va être expédié aux 

parties incessamment. 

D. M. G______ a fait parvenir ses observations datées du 22 janvier 2010. Il relève 

être condamné à servir des prestations alimentaires à la plaignante de 3'850 fr. par 

mois, avec effet rétroactif au 1
er

 mai 2008 par arrêt de la Cour de justice 

n° ACJC/1540/2008 du 16 décembre 2008. Il indique se trouver en grandes 

difficultés financières suite aux procédures inhérentes à sa séparation et estime, 

même s'il a été mal compris, que c'est à juste titre qu'il avait formé opposition aux 

trois poursuites considérées. Il conteste être propriétaire d'autres biens mobiliers 

ou immobiliers que ceux annoncés à l'Office. 

Pour le surplus, M. G______ relève être atteint dans sa santé depuis 2003, 

souffrant de problèmes cardiaques ayant nécessité (sic) une réduction de son 

activité de 130% à 100%. 

E. Le 5 février 2010, Mme G_______ a écrit à la Commission de céans pour signaler 

que M. G______, à la lecture de l'arrêt de la Cour de justice ACJC/1540/08 du 

 

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16 décembre 2008, exerce la fonction d'adjoint au maire de la commune de 

A______ et perçoit un montant de 1'041 fr. par mois (12'500 fr. par an), qu'il 

exploite un petit vignoble permettant de produire 500 à 600 bouteilles, dont une 

partie est vendue, et qu'il serait propriétaire d'une cave à vin estimée à 50'000 fr. 

ainsi que de vignes. 

La plaignante relève que son mari ne paye aucun loyer pour la maison mise à 

disposition par ses parents et que le mobilier meublant cette maison est propriété 

du couple. Elle indique que son mari exercerait en sus une activité de paysan, en 

élevant des poulets. Elle estime ainsi que c'est à tort que l'Office a fixé une saisie 

qu'à concurrence de 50 fr. par mois. 

F. M. G______ a écrit à la Commission de céans le 10 février 2010, indiquant ne 

plus arriver à honorer ses factures, n'ayant perçu que 6'089 fr. 50 en décembre 

2009 et 4'211 fr. 80 en janvier 2010. Il indique également que sa santé se détériore 

de manière alarmante. 

G. Le 22 février 2010, Mme G______ a déposé une nouvelle plainte auprès de la 

Commission de céans, cette fois-ci contre procès-verbal de saisie, en ce sens que 

M. G______ n'aurait aucun bien saisissable. Cette plainte a été enregistrée sous 

n° A/689/2010. La plaignante relève que l'Office n'a pas tenu compte des revenus 

perçus par M. G______ pour l'exploitation de son vignoble (500 à 600 bouteilles 

par an), dont une partie est vendue, et des revenus perçus pour son activité de 

paysan. Elle note que son mari est encore propriétaire de vignes ainsi que d'une 

cave à vin estimée à 50'000 fr. La plaignante estime que l'Office n'a pas investigué 

complètement la situation patrimoniale du débiteur. 

H. M. G______ a déposé ses observations le 17 mars 2010. Il conteste être 

propriétaire d'une vigne, l'exploitation de vignes mentionnée par la plaignante 

étant celle de ses parents qu'il aide à cultiver. Il indique que la production et la 

consommation sont familiales et qu'aucune commercialisation n'a jamais été 

effectuée. S'il ne conteste pas avoir une cave à vin, il indique que celle-ci contient 

environ 200 bouteilles, dont plus de la moitié est issue de la production familiale. 

Il conteste pour le surplus exercer une activité accessoire de paysan. 

I. L'Office a remis son rapport daté du 22 mars 2010. Il indique avoir examiné 

points par points les faits invoqués par la plaignante. 

S'agissant de la production de vin, l'Office note que les quelques bouteilles parfois 

vendues ne permettent que de couvrir les frais d'exploitation et de mise en 

bouteille. L'immense majorité des bouteilles est soit gardée, soit donnée à sa 

famille. 

L'Office s'est rendu dans la cave à vin de M. G______, constituée de bouteilles de 

moyenne gamme et des bouteilles de sa production personnelle. Estimées à 

 

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2'200 fr, ces deux cent bouteilles seront saisies et vont faire l'objet d'un procès-

verbal complémentaire (art. 17 al. 4 LP). 

L'Office a constaté et vérifié auprès du Registre foncier que la vigne exploitée est 

propriété de M. E. G______, père du débiteur. M. G______ ne possède aucun 

bien immobilier. 

L'Office a constaté que M. G______ possédait quelques gallinacés pour une 

consommation personnelle et familiale, mais n'en faisait pas commerce. 

L'Office conclut au maintien de la saisie en cours pour le surplus, précisant que la 

plaignante perçoit directement de l'employeur de son mari une somme mensuelle 

de 3'850 fr. en vertu de l'art. 177 CC.  

L'Office conclut au rejet de la plainte.  

 

E N   D R O I T  

1.a. Les plaintes A/4620/2009 et A/689/2010 concernant les mêmes parties et étant 

intimement liées, la Commission de céans décide d'ordonner la jonction de ces 

deux causes en une seule procédure sous référence A/4620/2009 (art. 70 LPA ; 

art. 13 al. 5 LaLP). 

1.b. La Commission de céans est compétente pour statuer sur les plaintes formées en 

application de la LP (art. 10 al. 1 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ) contre des mesures 

non attaquables par la voie judiciaire, comme en l’espèce, un procès-verbal de 

saisie et pour déni de justice ou retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP).  

 Une plainte pour déni de justice ou retard injustifié peut être formée en tout temps 

(art. 17 al. 3 LP).  

 En tant que poursuivante, la plaignante a qualité pour se plaindre d’un retard 

injustifié dans le traitement de ses réquisitions de continuer les poursuites ainsi 

que contre le procès-verbal de saisie. 

 Sa plainte satisfait aux exigences de forme et de contenu prescrites par la loi 

(art. 13 al. 1 et 2 LaLP).  

 Elle est donc recevable. 

2.a. A teneur de l’art. 89 LP, lorsque le débiteur est sujet à la poursuite par voie de 

saisie, l’Office, après réception de la réquisition de continuer la poursuite, procède 

sans retard à la saisie ou y fait procéder par l’Office du lieu où se trouvent les 

biens à saisir.  

 

 - 6 - 

 Selon l'art. 114 LP, l'Office des poursuites notifie sans retard une copie du procès-

verbal de saisie aux créanciers et au débiteur à l'expiration du délai de 

participation de trente jours. 

 Le non-respect de cette prescription de procéder "sans retard", c'est-à-dire que 

l'office doit agir sans désemparer, mais en tenant compte de toutes les 

circonstances, soit en principe dans un délai de quelques jours ; dans le cas 

contraire, cela peut donner lieu à une plainte pour retard injustifié, et, en cas de 

dommage, entraîner la responsabilité du canton (art. 5 LP). Il ne constitue pas, en 

revanche, une cause d'annulation ou de nullité de la saisie. (Walter A. Stoffel, 

Voies d'exécution, § 3 n° 57 ss ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 89 

n° 40 ss ; Bénédict Foëx, Commentaire romand de la LP ad art. 89 n° 15 ss). 

 La procédure d’exécution forcée doit être menée avec diligence et efficacité et il 

est du devoir du canton de mettre à la disposition de l’Office les moyens 

nécessaires pour que les exigences légales puissent être respectées, l’Office étant 

de son côté obligé de s’organiser de façon à tirer un profit optimal des ressources 

mises à sa disposition (ATF 119 III 1 ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, 

ad Remarques introductives aux art. 1-30 n° 3). 

2.b. En l’espèce, la Commission de céans constate à la lecture de l'édition des 

poursuites qu'entre le dépôt des réquisitions de poursuite les 6 octobre 2009 et      

9 novembre 2009, les premières réquisitions n'étant pas parvenues à l'Office pour 

des raisons que l'on ignore, l'Office avait prévu une première saisie pour le         

11 novembre 2009, reportée au 25 novembre 2009, et a adressé un avis de saisie 

de salaire à l'employeur de M. G______ le 11 décembre 2009. Après le délai de 

participation se terminant le 11 janvier 2010, le procès-verbal de saisie a été 

adressé aux parties intéressées. 

 La Commissions de céans ne peut ainsi que constater qu'en l'espèce, l'Office a agi 

sans désemparer et ne s'est en aucun cas fait l'auteur d'un retard injustifié. 

 Ce premier grief sera rejeté. 

3.a.  L'Office, qui est en charge de l'exécution de la saisie (art. 89 LP), doit déterminer 

d'office les faits pertinents pour son exécution (cf. not. ATF 108 III 10 = JdT 1984 

II 18 et les réf. citées) quand bien même le poursuivi est tenu par l'art. 91 al. 1 LP 

d'indiquer "tous les biens qui lui appartiennent, même ceux qui ne sont pas en sa 

possession", l'Office doit adopter un comportement actif et une position critique 

dans l'exécution de la saisie, de sorte qu'il ne peut s'en remettre, sans les vérifier, 

aux seules déclarations du débiteur quant à ses biens et revenus. 

Afin de pourvoir au meilleur désintéressement possible des créanciers, l'Office 

doit procéder avec diligence, autorité et souci de découvrir les droits patrimoniaux 

du poursuivi. Il est doté à cette fin de pouvoirs d'investigation et de coercition 

étendus, "à l'instar d'un juge chargé d'instruire une enquête pénale ou d'un 

 

 - 7 - 

officier de police judiciaire" (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire ad art. 91 

n° 12). 

3.b.  Il revient à l'Office d'interroger le poursuivi sur la composition de son patrimoine, 

d'inspecter sa demeure, principale ou secondaire, de même que, au besoin, les 

locaux où il exerce son activité professionnelle, voire les locaux qu'il loue à des 

tiers comme bailleur ou comme locataire, certes de façon proportionnée aux 

circonstances (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 13 et 16). 

L'Office ne saurait se contenter de vagues indications données par le poursuivi, ni 

se borner à enregistrer ses déclarations. Il doit les vérifier, en exigeant la 

production de toutes pièces utiles et au besoin en se rendant sur place. Il lui faut 

prêter attention aux indications que le poursuivant lui donnerait sur l'existence de 

droits patrimoniaux du poursuivi (BlSchK 1991 p. 218 ss ; Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 19 in fine). Il doit s'intéresser non seulement 

aux droits patrimoniaux dont le poursuivi est propriétaire ou aux créances dont il 

est titulaire, mais aussi à la réalité économique de la composition de son 

patrimoine, autrement dit aussi aux droits patrimoniaux dont il est l'ayant droit 

économique (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 19). 

3.c.  Le poursuivi et même des tiers assument des obligations en vue et lors de 

l'exécution de la saisie. C'est ainsi que le poursuivi est tenu d'indiquer la 

composition de son patrimoine, "c'est-à-dire tous les droits patrimoniaux dont il 

est titulaire, y compris ceux dont il ne détient pas l'objet, ses créances et autres 

droits contre des tiers" (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 21 ss; 

André E. Lebrecht, in SchKG II, ad art. 91 n° 9 ss). 

L'huissier qui effectue la saisie doit se soucier qu'ils les remplissent, en les leur 

rappelant et en attirant leur attention sur les conséquences pénales de leur 

inobservation (art. 91 al. 1 in initio et al. 4 LP ; André E. Lebrecht, in SchKG II, 

ad art. 91 n° 35 ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire ad art. 91 n° 19). 

3.d.  Fort des principes ci-dessus énoncés, il y a lieu de constater que l'Office a procédé 

à des investigations incomplètes, quant à la situation du débiteur, tenant compte 

certes des indications de la plaignante en se rendant au domicile du débiteur ou 

auprès du Registre foncier pour les vérifier, mais en négligeant d'interroger le 

débiteur sur les revenus qu'il perçoit pour sa fonction d'adjoint au maire de la 

commune de A______, fonction qu'il occupe encore à l'heure actuelle si l'on se 

réfère au site internet de cette commune. 

 Ce deuxième grief sera admis et le dossier retourné à l'Office pour complément 

d'instruction sur ce point. 

4.a. Lorsqu’elle est saisie d’une plainte d'un créancier, il appartient à l’autorité de 

surveillance de vérifier uniquement si la retenue fixée par l’Office est conforme 

aux faits déterminant la quotité saisissable des revenus du débiteur, compte tenu 

 

 - 8 - 

des circonstances existant au moment de l’exécution de cette mesure 

(ATF 121 III 20 consid. 3 , SJ 2000 II 211).  

 Si l’objet de la plainte est limité, au regard des conclusions dûment interprétées de 

cette dernière, à des rubriques spécifiques des charges ou des revenus du débiteur, 

la Commission de surveillance doit se limiter à statuer sur les points faisant l’objet 

de la plainte, sans faire porter sa décision sur les montants, même erronés, retenus 

par l’Office pour d’autres rubriques. Si la Commission de surveillance modifie la 

part saisissable au détriment du débiteur, sa décision ne peut prendre effet qu’à 

partir de sa notification (ATF 116 III 15 consid. 3.a.), à moins que des mesures 

provisionnelles anticipant ce résultat aient été ordonnées.  

4.b. La plaignante conteste, outre l'insuffisance dans le cadre des investigations sur la 

situation patrimoniale de la débitrice, point qui a été abordé au considérant n° 3, 

l'insuffisance de la saisie. Depuis le dépôt de la plainte, l'Office a procédé à une 

saisie complémentaire en date du 15 mars 2010 d'un lot de cent bouteilles de vins 

rouges estimées à 2'000 fr. au total et de 100 bouteilles de vins de sa production 

personnelle, estimée à 200 fr. (art. 17 al. 4 LP). 

4.c. Quant à la saisie de gains, l'Office a tenu compte, dans le calcul du minimum vital 

du poursuivi, des frais effectifs du plaignant au point que la Commission de céans 

considère que le minimum vital arrêté à 6'255 fr. tel que calculé par l'Office est 

correct et conforme aux Normes d'insaisissabilités applicables pour l'année 2010. 

 Ainsi, étant donné que toute somme perçue par le débiteur et supérieure à 6'207 fr. 

est automatiquement prélevée par l'employeur du débiteur et versée à la 

plaignante pour couvrir le montant de la pension alimentaire courante (art. 177 

CC) et que son minimum vital a été fixé d'un autre côté par l'Office à 6'255 fr., 

cela signifie que par le seul fait du prélèvement de la pension alimentaire sur le 

salaire du plaignant, son minimum vital est amputé. Ainsi, selon les chiffres 

retenus par l'Office et à suivre son raisonnement, il n'y avait pas lieu de saisir 

encore 50 fr. sur ses revenus, puisque son minimum vital était d'ores et déjà atteint 

par le seul prélèvement de la pension alimentaire, sous réserve de ses indemnités 

d'adjoint au maire de la commune de A______ qui devront être déterminées et que 

seules les gratifications, primes et/ou 13
ème

 salaire auraient dû l'être.  

Etant donné que le dossier sera retourné à l'Office pour complément d'instruction 

et qu'il devra calculer dans tous les cas un nouveau minimum vital pour le 

débiteur, le délai imparti pour réduire sa charge de loyer étant bientôt échu, il sera 

également invité à tenir compte de la présente remarque lorsqu'il procédera à ce 

calcul. 

 

 - 9 - 

 

5. La plainte est ainsi partiellement admise. 

 

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable les plaintes formées les 21 décembre 2009 et 22 février 2010 par 

Mme G______ dans le cadre des poursuites n
os 

09 xxxx44 H, 09 xxxx98 D et 

09 xxxx84 R. 

Ordonne la jonction des causes nos A/4620/2009 et A/689/2010 sous référence 

A/4620/2009. 

Au fond : 

1. Constate que l'Office ne s'est pas fait l'auteur d'un retard injustifié dans                

le traitement des réquisitions de continuer les poursuites n
os

 09 xxxx44 H,           

09 xxxx98 D et 09 xxxx84 R. 

2. Admet partiellement la plainte pour le surplus. 

3. Retourne le dossier à l'Office des poursuites pour un complément d'instruction au 

sens du considérant 3.d. et en tenant compte de la remarque figurant sous 

considérant 4.c. 

4. Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

 

Siégeant : M. Philippe GUNTZ, président ;  M. Didier BROSSET et M. Denis 
MATHEY, juges assesseurs. 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Paulette DORMAN       Philippe GUNTZ 

     Greffière :                       Président : 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le  

 

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