# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fc3c91a3-d1d5-59e3-a8dc-7387f77c7ebf
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-31
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 31.10.2017 C/6430/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6430-2016_2017-10-31.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés ainsi qu'au Tribunal 

de première instance le 13 novembre 2017. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6430/2016 ACJC/1378/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 31 OCTOBRE 2017 

 

Entre 

Madame A______ et Monsieur B______, domiciliés ______ (GE), appelants d'un 
jugement rendu par la 3ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 

1
er

 mars 2017, comparant par Me Guillaume Etier, avocat, 16, rue De-Candolle, 1205 

Genève, en l'étude duquel ils font élection de domicile, 

et 

La COMMUNE C______, soit pour elle son maire, M. D______, sise _______ (GE), 
intimée, comparant par Me Maud Volper, avocate, 8, place des Eaux-Vives, case 

postale 3796, 1211 Genève 3, en l'étude de laquelle elle fait élection de domicile. 

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C/6430/2016 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/2908/2017 du 1er mars 2017, reçu par les parties le 8 mars 
2017, le Tribunal de première instance, statuant sur partie, a déclaré irrecevables 

les conclusions de B______ et A______ visant à interdire à la COMMUNE 

C______ de faire circuler ou stationner ses véhicules ou des véhicules de tiers sur 

le chemin objet de la servitude de passage (ch. 1 du dispositif) et à la condamner à 

la pose d'une clôture autour dudit chemin (ch. 2), arrêté les frais judiciaires à 2'000 

fr., leur répartition étant renvoyée à la décision finale (ch. 3), débouté les parties 

de toutes autres conclusions sur incident (ch. 4) et réservé la suite de la procédure 

(ch. 5). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 4 avril 2017, A______ et B______ ont 
formé appel contre ce jugement dont ils ont sollicité l'annulation, concluant à ce 

que la Cour fasse injonction au Tribunal de reprendre l'instruction de la cause sur 

l'intégralité des conclusions prises dans leur action du 27 septembre 2016, avec 

suite de frais et dépens. 

 b. Le 22 juin 2017, la COMMUNE C______ a conclu à la confirmation du 
jugement querellé, avec suite de frais et dépens. 

 c. A______ et B______ ont répliqué le 14 juillet 2017, produisant des pièces 
nouvelles et persistant dans leurs conclusions. 

 d. La COMMUNE C______ a dupliqué le 4 septembre 2017, persistant dans ses 
conclusions. 

 e. Les parties ont été informées le 5 septembre 2017 de ce que la cause était 
gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

a. Les époux B______ et A______ sont propriétaires depuis 2000 de la parcelle 
1______ de la COMMUNE C______, sur laquelle se trouve leur villa. Cette 

parcelle est jouxtée, sur son côté nord-ouest, par la parcelle 2______, appartenant 

à la COMMUNE C______, sur laquelle se trouve un "jardin Robinson", à savoir 

une structure d'accueil pour les enfants après les horaires scolaires. 

b. En 2001, les époux A______ et B______ et la COMMUNE C______ ont 
constitué au bénéfice de la parcelle 1______, une servitude de passage à pied et 

pour tous véhicules d'une largeur de 2,50 m., grevant la parcelle 2______, le long 

de la limite de propriété entre les deux parcelles. 

c. Un chemin pavé, érigé sur la parcelle 2______ sur la base et sur l'assiette de 
cette servitude de passage, constitue l'unique accès à la parcelle 1______. 

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C/6430/2016 

d. Dès 2002, les époux A______ et B______ se sont plaints auprès de la 
COMMUNE C______ d'entraves à l'exercice de leur servitude, en particulier du 

fait de la circulation et du stationnement de véhicules tiers sur le chemin, lequel 

était selon eux destiné à leur usage exclusif. 

e. Le 10 décembre 2003, les époux A______ et B______ ont saisi le Tribunal de 
première instance d'une demande contre la COMMUNE C______, en concluant à 

ce que le Tribunal condamne celle-ci : 

– à leur garantir l'usage exclusif de la servitude de passage constituée au profit de 
la parcelle n° 1______ sur la parcelle n° 2______; 

– à poser un panneau «interdiction générale de circuler» à l'entrée sud du chemin 
objet de la servitude de passage; 

– à poser un panneau «passage privé» à la place du panneau «passage public» à 
l'entrée sud du chemin objet de la servitude de passage; 

– à enlever l'armoire électrique sise à côté de l'entrée sud du chemin objet de la 
servitude de passage; 

– à supprimer les trois places de parking sises à côté de l'entrée sud du chemin 
objet de la servitude de passage; 

– à poser une clôture avec portail à usage exclusif à l'extrémité nord du chemin 
objet de la servitude de passage; 

– à interdire à tous tiers d'emprunter le chemin objet de la servitude de passage; 

Les époux A______ et B______ ont fait valoir que la servitude leur conférait un 

droit exclusif de passage, droit qui était violé par le fait que le chemin était utilisé 

par des tiers, soit en véhicule, soit à pied. Des véhicules y stationnaient en outre, 

entravant l'accès à leur propriété. 

f. La Commune C______, contestant en substance que la servitude de passage 
confère aux époux A______ et B______ un droit d'usage exclusif sur le chemin y 

relatif,  a conclu au rejet de leur demande. 

g. Par jugement du 18 juin 2004, le Tribunal, retenant que la servitude de passage 
ne conférait aucune exclusivité à l'usage du chemin y relatif aux époux A______ 

et B_______ et n'imposait à la COMMUNE C______ aucune des prestations 

positives qu'ils lui réclamaient, a intégralement rejeté leur demande. 

h. Saisie d'un appel des époux A______ et B______, la Cour de justice, par arrêt 
du 22 décembre 2005, s'estimant insuffisamment renseignée pour interpréter le 

contenu de la servitude, a annulé ce jugement et renvoyé la cause au Tribunal pour 

instruction complémentaire et nouvelle décision. 

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C/6430/2016 

i. Ensuite de ce renvoi, les époux A______ et B______ et la COMMUNE 
C______ ont conclu une transaction judiciaire, faisant l'objet du jugement n° 

JTPI/8272/05 du 13 juin 2005 entré en force, par lequel le Tribunal, statuant 

d'entente entre les parties, a donné acte à la COMMUNE C______, de ses 

engagements suivants : 

- enlever le panneau «passage public» situé à l'entrée sud du chemin objet de la 
servitude de passage; 

– faire poser en lieu et place un panneau «circulation interdite aux voitures, 
motocyclistes et cyclomoteurs»; 

– solliciter les autorisations nécessaires à la dépose et la pose de ces panneaux 
avant le 31 juillet 2005; 

– déplacer les trois cases de parking situées à l'entrée du chemin frappé de la 
servitude de manière à ce qu'elles n'empiètent pas sur l'assiette de cette dernière; 

– faire poser deux barrières parallèles en quinconce, au nord de la parcelle 
n° 2______ sur le chemin frappé de la servitude à la hauteur de l'angle du garage 

des époux A______ et B______; 

– Donné acte aux époux A______ et B______, de ce qu'ils renonçaient à 
l'installation d'une barrière à l'entrée du chemin  frappé de la servitude; 

– Donné acte aux deux parties de ce que, moyennant bonne exécution de cet 
accord, elles n'avaient plus aucune prétention à faire valoir l'une envers l'autre. 

j. La COMMUNE C______ a exécuté les engagements précités. 

k. En décembre 2014, les époux A______ et B______ ont reproché à la 
COMMUNE C______ le fait que ses employés municipaux circulaient 

régulièrement, voire se parquaient, avec les véhicules d'entretien communaux, sur 

le chemin objet de la servitude de passage, et l'ont sommée "de cesser cette 

ingérence avec effet immédiat". 

l. Le 30 mars 2016, ils ont formé contre la COMMUNE C______ une seconde 
demande, concluant à titre principal à ce que le Tribunal modifie la servitude de 

passage en portant sa largeur à 3,40 mètres, contre paiement d'une indemnité de 

2'520 fr. et ordonne l'inscription au Registre foncier de cette modification, 

condamne la COMMUNE C______ à requérir une autorisation de construire une 

clôture sur toute la longueur nord-ouest du chemin frappé de la servitude ainsi 

qu'à l'extrémité nord de celui-ci ("plan 1" annexé à la demande) et leur donne acte 

de leur engagement de faire exécuter les travaux d'installation de la clôture 

précitée et de les financer. 

Ils ont également pris des conclusions subsidiaires portant sur deux variantes de 

positionnement de la clôture ("plans 2 et 3"), ainsi que des conclusions "encore 

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plus subsidiaires" tendant à ce que le Tribunal interdise à la COMMUNE 

C______, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP, de "circuler sur la 

servitude (…) avec des camions ou camionnettes, pour tous travaux autres que 
ceux nécessaires à l'entretien de la servitude", d'y stationner ou d'autoriser des 

tiers à y circuler avec un véhicule ou y stationner. 

Les époux A______ et B______ ont fait valoir que le chemin litigieux n'était pas 

suffisamment large pour permettre un croisement sans danger des piétons et des 

véhicules. Deux faits nouveaux étaient intervenus depuis l'accord de 2005, en ce 

sens que la COMMUNE C______ avait fait arracher, en 2007, la haie qui bordait 

le chemin sur toute sa longueur nord-ouest et qu'elle faisait depuis un usage accru 

de ce chemin avec des véhicules assurant l'entretien du "jardin Robinson". 

 Ils ont indiqué que la valeur litigieuse de leur demande pouvait être estimée 

"approximativement à 10'000 fr.". 

m. Dans sa réponse du 22 décembre 2016, la COMMUNE C______, soulevant 
une fin de non-recevoir tirée de l'autorité de la chose jugée du jugement du 13 juin 

2005, a conclu au prononcé de l'irrecevabilité de la demande et, subsidiairement, à 

son rejet. 

Elle a notamment relevé que ses parties adverses n'avaient pas requis la pose d'une 

clôture le long du chemin dans le premier procès, "alors même qu'ils se 

plaignaient déjà d'un usage par des tiers  du chemin". 

n. Lors de l'audience de débats du 23 janvier 2016, le Tribunal a limité ceux-ci à 
la question de l'autorité de la chose jugée, sur laquelle les parties ont plaidé, 

persistant dans leurs conclusions. 

La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

D. Les arguments des parties devant la Cour seront traités ci-après en tant que de 
besoin ci-après. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et incidentes de première 
instance (art. 308 al. 1 let. a CPC), dans les causes patrimoniales dont la valeur 

litigieuse au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 

CPC). 

 Une contestation relative à l'exercice d'une servitude foncière est une affaire 

patrimoniale (ATF 135 III 496 consid. 1.2; 109 II 491 consid. 1c/cc; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_125/2014 du 29 janvier 2015 consid. 1). Lorsque la 

contestation porte sur l'existence d'une servitude, on retiendra l'augmentation de 

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C/6430/2016 

valeur qu'elle procurerait au fonds dominant ou, si elle est plus élevée, la 

diminution de valeur du fonds servant (ATF 136 III 60 consid. 1.1.1). 

 En l'espèce, la décision querellée, qui déclare irrecevable une partie des 

conclusions de la demanderesse, est une décision partielle et finale (ATF 138 V 

106 consid.1.1). 

 Les époux A______ et B______ ont estimé la valeur litigieuse de leurs dernières 

conclusions à "approximativement 10'000 fr.", sans que l'intimée ne la conteste. 

Compte tenu du fait que la servitude litigieuse est le seul accès à la villa des 

demandeurs et au regard du prix des villas dans le canton de Genève, ce montant 

paraît adéquat. 

L'appel, déposé dans le délai légal de trente jours et répondant aux exigences de 

forme est par conséquent recevable (art. 311 CPC). 

1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). 
En particulier, elle contrôle librement l'appréciation des preuves effectuée par le 

juge de première instance (art. 157 CPC en relation avec l'art. 310 let. b CPC). 

Elle applique en outre la maxime des débats et le principe de disposition (art. 55 

al. 1 et 58 al. 1 CPC). 

2.  Selon l'article 317 al. 1 CPC, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en compte qu'aux conditions suivantes : a. ils sont invoqués ou produits sans 

retard; b. ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance 

bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise. 

En l'espèce, toutes les pièces nouvelles produites par les appelants auraient pu être 

produites avant le 23 janvier 2017, date à laquelle la cause a été gardée à juger par 

le Tribunal. Elles sont par conséquent irrecevables. 

3. Le Tribunal a considéré que les prétentions des appelants tendant à la pose d'une 
clôture et à l'interdiction de circuler et de stationner faite à l'intimée et aux tiers se 

heurtaient à l'autorité de chose jugée car elles avaient déjà été formulées à 

l'occasion du litige précédent, qui s'était terminé par une transaction entérinée par 

le Tribunal en juin 2005. 

Les appelants font valoir que les prétentions formées dans la présente cause sont 

nouvelles et se fondent sur des faits nouveaux. Ils n'avaient pas requis une 

interdiction de circuler et de stationner visant les véhicules de l'intimée dans le 

premier litige car, à l'époque, elle n'utilisait pas ce chemin avec des véhicules pour 

l'entretien du "jardin Robinson". Ils n'avaient pas non plus demandé la pose d'une 

clôture bordant le chemin sur sa longueur car une haie se trouvait à cet endroit, 

laquelle avait été arrachée en 2007. Le jugement rendu en juin 2005 ne tranchait 

par conséquent pas ces questions. 

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C/6430/2016 

3.1 Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, il y a autorité de la chose jugée 
lorsque la prétention litigieuse est de contenu identique à celle ayant déjà fait 

l'objet d'un jugement passé en force (identité de l'objet du litige). Dans l'un et 

l'autre procès, les mêmes parties doivent avoir soumis au juge la même prétention 

en se basant sur les mêmes faits. L'identité des prétentions déduites en justice est 

déterminée par les conclusions de la demande et le complexe de faits sur lequel 

les conclusions se fondent (ATF 141 III 257 consid. 3.2; 140 III 278 consid. 3.3 

p. 281). 

L'autorité de la chose jugée s'étend à tous les faits qui existaient au moment du 

premier jugement, indépendamment du point de savoir s'ils étaient connus des 

parties, s'ils avaient été allégués par elles ou si le premier juge les avait considérés 

comme prouvés. L'autorité de la chose jugée entraîne ainsi la forclusion des faits 

qui n'ont pas été invoqués. En revanche, elle n'empêche pas le dépôt d'une 

nouvelle demande fondée sur une modification des circonstances survenue depuis 

le premier jugement - ou, plus précisément, depuis le moment où, selon le droit 

déterminant, l'état de fait ayant servi de base audit jugement avait été 

définitivement arrêté. En d'autres termes, l'autorité de la chose jugée ne s'attache 

pas aux faits qui se sont produits après le moment ultime où les parties pouvaient 

compléter leurs allégations et leurs offres de preuves. De telles circonstances sont 

des faits nouveaux (vrais nova), par opposition aux faits qui existaient déjà à la 

date décisive mais n'avaient pas pu être invoqués dans la procédure précédente 

(faux nova), ceux-ci ouvrant la voie de la révision (arrêt du Tribunal fédéral 

4A_224/2017 du 27 juin 2017 consid. 2.3). 

3.2 En l'espèce, les appelants avaient conclu dans le premier litige à ce qu'une 
clôture soit posée à l'extrémité nord du chemin, ce qui avait pour conséquence de 

transformer celui-ci en cul-de-sac. Ils n'avaient par contre pas requis la pose d'une 

clôture sur la longueur nord-ouest du chemin. Cela n'était en effet pas nécessaire, 

puisqu'au moment de la première décision, le chemin était bordé d'une haie qui a 

été arrachée en 2007. L'intimée ne conteste d'ailleurs pas que cette prétention est 

nouvelle puisqu'elle relève expressément en page 16 de son écriture déposée 

devant le Tribunal que cette exigence n'avait pas été émise par les appelants au 

moment de la première procédure ayant donné lieu au jugement de juin 2005. 

La prétention des appelants tendant à la pose d'une clôture sur la longueur du 

chemin ne se heurte ainsi pas à l'autorité de chose jugée du jugement du 13 juin 

2005, de sorte qu'elle est recevable. 

Il n'en va par contre pas de même de leur conclusion tendant à la pose d'une 

clôture à l'extrémité nord du chemin, laquelle est irrecevable puisque cette 

prétention avait déjà été formulée dans la demande des appelants déposée le 

10 décembre 2003, étant précisé que les parties avaient finalement convenu sur ce 

point que deux barrières parallèles en quinconce seraient posées à cet endroit. 

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C/6430/2016 

En ce qui concerne l'usage du chemin par l'intimée, la Cour constate, avec les 

appelants, que seule était litigieuse dans le premier procès la question de l'usage 

du chemin par les tiers et non par l'intimée. Cela ressort en premier lieu de la 

formulation des conclusions prises par les appelants en décembre 2003, lesquelles 

visaient à faire interdire aux tiers d'emprunter le chemin. Or, l'intimée, en tant que 

propriétaire du fonds servant, n'était pas un tiers s'agissant de l'usage de la 

servitude. Ce constat est corroboré par le fait que les appelants n'avaient formulé à 

l'époque aucun grief relatif à l'usage du chemin fait par l'intimée. 

Par conséquent, la demande n'est pas irrecevable en tant qu'elle vise à interdire à 

l'intimée de faire circuler ses véhicules ou de les stationner sur le chemin objet de 

la servitude. Elle l'est par contre dans la mesure où cette interdiction s'adresse aux 

tiers, puisque cette question était litigieuse dans le cadre du premier procès ayant 

opposé les parties. Ce point a été définitivement tranché par jugement du 13 juin 

2005, les parties ayant convenu qu'un panneau interdisant la circulation aux 

voitures, motocyclistes et cyclomoteurs serait posé, étant précisé qu'en tant que 

"riveraine" du chemin, l'intimée serait autorisée à l'utiliser. 

Les chiffres 1 et 2 du dispositif du jugement querellé seront par conséquent 

annulés. Seules seront déclarées irrecevables les conclusions des appelants visant 

à la pose d'une clôture à l'extrémité nord de la servitude et celles, "encore plus 

subsidiaires", visant à interdire à l'intimée d'autoriser des tiers à circuler au moyen 

de véhicules ou à stationner avec ceux-ci sur le chemin objet de la servitude de 

passage. 

Il n'y a par contre pas lieu de modifier les chiffres 3 à 5 du jugement querellé, qui 

ne font pas l'objet de critiques spécifiques et motivées devant la Cour. 

4. Dans la mesure où aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause devant 
la Cour, il se justifie de mettre les frais judiciaires d'appel par moitié à charge de 

chacune d'elles (art. 106 al. 2 CPC). 

 Les frais judiciaires seront arrêtés à 1'800 fr. (art. 17 et 38 RTFMC) et compensés 

avec l'avance de 2'400 fr. effectuée par les appelants qui restera acquise à l'Etat de 

Genève à due concurrence, le solde en 600 fr. leur étant restitué. 

 Chacune des parties gardera ses dépens à sa charge (art. 106 al. 2 et 107 al. 1 let. f 

CPC). 

* * * * * * 

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C/6430/2016 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ et B______ contre le jugement 

JTPI/2908/2017 rendu le 1
er

 mars 2017 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/6430/2016-3. 

Au fond : 

Annule les chiffres 1 et 2 du dispositif du jugement précité et, statuant à nouveau : 

Déclare irrecevables les conclusions de A______ et B______ visant à interdire à la 

COMMUNE C______ d'autoriser des tiers à circuler au moyen d'un véhicule 

automobile ou de stationner un quelconque véhicule sur le chemin objet de la servitude 

de passage ______  jouxtant la parcelle 2______ de la Commune C______. 

Déclare irrecevables les conclusions de A______ et B______ visant à condamner la 

COMMUNE C______ à poser une clôture à l'extrémité nord du chemin objet de la 

servitude de passage précitée. 

Confirme le jugement querellé pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête à 1'800 fr. les frais judicaires de l'appel, les compense avec l'avance effectuée qui 

reste acquise à l'Etat de Genève à due concurrence et les met à charge des parties à 

raison d'une moitié chacune. 

Condamne la COMMUNE C______ à verser à A______ et B______, pris 

solidairement, 900 fr. au titre des frais judiciaires d'appel. 

Invite les Services financiers du Pouvoir judiciaire à restituer à A______ et B______, 

pris solidairement, le solde de l'avance de frais en 600 fr. 

 

 

 

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C/6430/2016 

Dit que chaque partie conserve à sa charge ses propres dépens d'appel. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Monsieur Patrick CHENAUX, Madame 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Anne-Lise JAQUIER, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Anne-Lise JAQUIER 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 
(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 
notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 
par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.