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**Case Identifier:** 32764557-6e48-5697-9236-f8dc4d51ad5e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 18.02.2025 A/3252/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3252-2024_2025-02-18.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3252/2024-MARPU ATA/175/2025  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 18 février 2025 

 

    dans la cause  

 

A______ SA recourante 
représentée par Me Stéphane GRODECKI, avocat 

contre 

DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES DE L'ÉTAT intimée 
 

 

 

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EN FAIT 

A.     a. A______ SA, avec siège à B______, est une société active dans les domaines de 
la sûreté, de la surveillance et de la prévention. 

b. Le 27 août 2024, l’État de Genève, soit pour lui la centrale commune d’achats 
(ci-après : la CCA), a publié sur la plateforme www.simap.ch un appel d'offres 
public pour des prestations de sécurité, d’accueil et de surveillance 2024.  

Le marché était divisé en trois lots de prestations, à savoir la direction du service 
de protection de l’adulte (ci-après : SPAd) du département de la cohésion sociale ; 
le service de probation et d’insertion de l’office cantonal de la détention du 
département des institutions et du numérique (ci-après : DIN) et le centre cantonal 
de biométrie de l’office cantonal de la population et des migrations du DIN.  

L’appel d’offres précisait sous « conditions de participation » que, sous peine 
d’élimination de l’offre, les attestations justifiant que la couverture du personnel en 
matière d’assurances sociales, soit les attestations AVS/AI/AC/APG, attestations 
LAA et attestations LPP, devaient se trouver dans l’offre au moment de son dépôt 
(point 7 du dossier d’appel d’offres). 

c. Trois soumissionnaires, dont A______ SA, ont déposé des offres. 

d. Par décision du 2 octobre 2024, la direction générale des finances de l’État de 
Genève (ci-après : la direction générale) a éliminé l’offre de A______ SA, au motif 
que les attestations LAA et LPP n’avaient pas été produites dans l’offre au moment 
de son dépôt. 

B.     a. Par acte du 3 octobre 2024, A______ SA a recouru devant la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
cette décision, concluant à sa réintégration dans le processus de sélection. 

L’absence des deux attestations dans le dossier de soumission résultait d’un oubli, 
dû à une maladresse lors de la préparation du dossier. Ces attestations étaient bien 
en leur possession. Les prestations d’accueil et de sécurité pour l’État de Genève 
représentait une grande importance. Elle avait dédié beaucoup de temps à 
« peaufiner » l’élaboration de l’offre, qui reflétait à la fois ses compétences et 
moyens, et sa volonté de devenir partenaire de confiance en matière de sécurité. 

Elle a produit les deux attestations manquantes, soit l’attestation LAA datée du 
15 février 2024 et l’attestation LPP datée du 23 août 2024. 

b. Le 11 octobre 2024, A______ SA, représentée par un mandataire nouvellement 
constitué, a invité la chambre administrative, sur mesures superprovisionnelles, à 
interdire au département des finances, des ressources humaines et affaires 
extérieures, à la direction générale et à la CCA de poursuivre la procédure d’appel 
d’offres et à accorder l’effet suspensif au recours. Au fond, elle a conclu à 

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l’annulation de la décision entreprise et à ce qu’elle soit autorisée à produire les 
attestations LPP et LAA existantes au moment du dépôt de l’offre.  

Selon la doctrine et la jurisprudence, une exclusion était disproportionnée s’il ne 
manquait que des attestations. L’absence dans un dossier de soumission des 
attestations relatives aux cotisations sociales n’était pas rédhibitoire. Il ne s’agissait 
pas de règles essentielles de procédure, une évaluation sérieuse de l’offre 
apparaissant possible malgré le vice. Une exclusion ne s’imposait nullement, ce 
d’autant moins qu’elle n’avait pas été invitée à réparer le vice. L’absence des deux 
attestations dans le dossier de soumission résultait d’une « erreur évidente de 
manipulation », soit une « informalité de peu de gravité ». Elle était en possession 
d’une attestation d’affiliation LAA datée du 15 février 2024 et d’une attestation 
d’affiliation pour le 2e pilier datée du 23 août 2024. En ne l’invitant pas à remédier 
à son erreur, préférant l’éliminer pour ce motif, l’autorité intimée avait excédé son 
pouvoir d’appréciation et agi par formalisme excessif, la sanction de l’informalité 
en cause ne servant nullement l’objectif visé par le formalisme inhérent au droit des 
marchés publics. Elle bénéficiait d’une excellente réputation, jouissait d’un  
savoir-faire reconnu et avait formé une offre particulièrement avantageuse pour 
l’administration publique. 

c. Par décision du 31 octobre 2024, la chambre de céans a refusé de restituer l’effet 
suspensif au recours. 

d. Le 4 novembre 2024, la direction générale a conclu au rejet du recours. 

La recourante reconnaissait avoir omis de produire les deux attestations. Or, 
l’art. 32 al. 1 du règlement sur la passation des marchés publics du 17 décembre 
2007 (RMP - L 6 05.01) imposait à l’autorité adjudicatrice de ne prendre en 
considération que les offres accompagnées de tous les documents obligatoires. Son 
attention avait expressément été attirée sur l’obligation de produire ces attestations 
et sur les conséquences de leur absence. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, 
en particulier l’arrêt 2C_197/2010, l’interdiction du formalisme excessif n’obligeait 
pas l’autorité adjudicatrice à interpeller un soumissionnaire en présence d’une offre 
défaillante. Elle était donc non seulement fondée à prendre cette décision 
d’exclusion, mais elle ne pouvait pas prendre une autre décision, sous peine de 
contrevenir au droit et au principe de l’égalité de traitement entre soumissionnaires. 
Le recours n’avait ainsi aucune chance de succès. 

L’art. 42 RMP précisait sans ambiguïté qu’une offre incomplète devait être écartée 
et ne serait pas évaluée. Il n’y avait pas lieu de changer la jurisprudence constante 
de la chambre administrative, confirmant les décisions d’exclusion d’offres fondées 
sur la non-production des attestations requises au titre de condition de participation 
à la procédure de soumission. L’omission des deux attestations obligatoires ne 
saurait être considérée comme une simple erreur qui pourrait être corrigée. La 
remise subséquente d’attestations n’y changeait rien.  

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e. Le 2 décembre 2024, la recourante a relevé que, contrairement à ce qu’affirmait 
l’autorité intimée, elle ne demandait nullement que soit corrigée une offre 
matériellement incomplète – ce qui était impossible –, mais entendait simplement 
remédier à une erreur évidente de pure forme, ce que l’autorité devait faire d’office. 
L’autorité adjudicatrice aurait dû proposer de remédier aux lacunes, une exclusion 
de l’offre ne s’imposant nullement, et ce d’autant moins lorsque le soumissionnaire 
n’avait pas été invité à les réparer. Doctrine et jurisprudence s’accordaient à dire 
qu’une exclusion devait être tenue pour disproportionnée s’il ne manquait que des 
attestations. Dans ce cas, le vice devait être considéré de peu de gravité. Le canton 
de Genève était le seul à maintenir une jurisprudence restrictive, laquelle tendait à 
exclure d’emblée les offres incomplètes ou contenant des attestations périmées. 
Dans les autres cantons, la pratique tendait depuis longtemps à fixer aux 
soumissionnaires un délai supplémentaire pour produire ou corriger les attestations 
défaillantes. Compte tenu des singularités du cas, l’application de cette pratique 
restrictive s’apparentait à du formalisme excessif. Le défaut d’attestations provenait 
d’une malencontreuse omission d’annexes et les attestations en cause existaient bel 
et bien au moment de l’envoi. Au vu de leur date d’émission, elles devaient en toute 
évidence faire partie du dossier. L’oubli de celles-ci constituait bien une informalité 
de peu de gravité. 

f. Sur quoi, les parties ont été informées que la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; 
art. 15 al. 2 de l'accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 1994 
- AIMP - L 6 05 ; art. 3 al. 1 et 4 de la loi autorisant le Conseil d'État à adhérer à 
l'accord intercantonal sur les marchés publics du 12 juin 1997 - L-AIMP - L 6 05.0 ; 
art. 55 let. c et 56 al. 1 RMP).  

La recourante, dont l’offre a été exclue et qui a ainsi été privée de la possibilité de 
participer à la phase d’adjudication, est directement touchée par la décision 
contestée et a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification 
(ATA/1200/2024 du 15 octobre 2024 consid. 1.3). Elle dispose donc de la qualité 
pour recourir (art. 60 al. 1 LPA), ce qui n’est au demeurant pas contesté. 

2. Le litige porte sur le bien-fondé de la décision du 2 octobre 2024, par laquelle 
l’autorité intimée a prononcé l’exclusion de l’offre de la recourante. 

2.1 L'AIMP poursuit plusieurs objectifs, soit assurer une concurrence efficace entre 
les soumissionnaires (art. 1 al. 3 let. a AIMP), garantir l'égalité de traitement entre 
ceux-ci et assurer l'impartialité de l'adjudication (art. 1 al. 3 let. b AIMP), assurer la 
transparence des procédures de passation des marchés (art. 1 al. 3 let. c AIMP) et 
permettre l'utilisation parcimonieuse des données publiques (art. 1 al. 3 let. d 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/L%206%2005
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AIMP). Ces principes doivent être respectés, notamment dans la phase de passation 
des marchés (art. 11 let. a et b AIMP). 

Pour être considérées en vue de l'adjudication, les soumissions doivent être 
conformes, au moment de leur ouverture, aux conditions essentielles spécifiées 
dans les avis ou dans la documentation relative à l'appel d'offres, et avoir été 
déposées par un fournisseur remplissant les conditions de participation (art. XIII 
al. 4 let. a de l'Accord GATT/OMC du 15 avril 1994 sur les marchés publics  
[AMP - RS 0.632.231.422]). 

2.2 Aux termes de l'art. 32 RMP, intitulé « Conditions de participation », ne sont 
prises en considération que les offres accompagnées, pour le soumissionnaire et ses 
sous-traitants, des attestations justifiant que la couverture du personnel en matière 
d'assurances sociales est assurée conformément à la législation en vigueur au siège 
du soumissionnaire et que ce dernier est à jour avec le paiement de ses cotisations 
(al. 1 let. a). Pour être valables, les attestations visées à l'al. 1 ne doivent pas être 
antérieures de plus de trois mois à la date fixée pour leur production, sauf dans les 
cas où elles ont, par leur contenu, une durée de validité supérieure (al. 3). 

Il ressort du texte qui précède (« offres accompagnées [...] des documents 
suivants ») que c'est bien au moment du dépôt des offres que les différentes 
attestations doivent être remises – en même temps que celle-ci – au pouvoir 
adjudicateur, ce que la recourante ne remet pas en cause. 

En vertu de l'art. 42 RMP, l’offre est écartée d'office lorsque le soumissionnaire a 
rendu une offre tardive, incomplète ou non conforme aux exigences ou au cahier 
des charges (al. 1 let. a). Les offres écartées ne sont pas évaluées. L'autorité 
adjudicatrice rend une décision d'exclusion motivée, notifiée par courrier à 
l'intéressé, avec mention des voies de recours (al. 3). 

2.3 Le droit des marchés publics est formaliste, ce que la chambre administrative a 
rappelé à maintes reprises (ATA/1200/2024 du 15 octobre 2024 consid. 3.3 ; 
ATA/349/2023 du 4 avril 2023 consid. 3.2.1 ; ATA/1208/2020 du 1er décembre 
2020 consid. 5 ; ATA/243/2020 du 3 mars 2020 consid. 4d ; ATA/970/2019 du 
4 juin 2019 et les références citées). L'autorité adjudicatrice doit procéder à 
l'examen de la recevabilité des offres et à leur évaluation dans le respect de ce 
formalisme, qui permet de protéger notamment le principe d'intangibilité des offres 
remises et le respect du principe d'égalité de traitement entre soumissionnaires, dans 
la phase d'examen de la recevabilité des offres et de leur évaluation (ATA/102/2010 
du 16 février 2010, confirmé par l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_197/2010 du 
30 avril 2010 consid. 6.4). 

Toutefois, l'interdiction du formalisme excessif, tirée de l'art. 29 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), interdit 
d'exclure une offre présentant une informalité de peu de gravité ou affectée d'un 
vice qui ne compromet pas sérieusement l'objectif visé par la prescription formelle 
violée (arrêts du Tribunal fédéral 2C_197/2010 précité consid. 6.1 ; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%200.632.231.422
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/243/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/970/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/102/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_197/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20101
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_197/2010

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2D_50/2009 du 25 février 2010 consid. 2.4). Ainsi, des erreurs évidentes de calcul 
et d'écriture peuvent être rectifiées (art. 39 al. 2 RMP) et des explications peuvent 
être demandées aux soumissionnaires (art. 40 et 41 RMP). Le principe 
d'intangibilité des offres remises et le respect du principe d'égalité de traitement 
entre soumissionnaires impliquent de ne procéder à ce type de questionnement que 
de manière restrictive. L'autorité adjudicatrice dispose d'un certain pouvoir 
d'appréciation quant au degré de sévérité dont elle désire faire preuve dans le 
traitement des offres (ATA/384/2018 du 24 avril 2018 ; ATA/490/2017 du 2 mai 
2017). L'interdiction du formalisme excessif ne l'oblige cependant pas à interpeller 
un soumissionnaire en présence d'une offre défaillante (arrêt du Tribunal fédéral 
2C_197/2010 précité consid. 6.5). 

Ces principes valent notamment pour la phase d'examen de la recevabilité des 
soumissions, lors de laquelle l'autorité adjudicatrice examine si les offres présentées 
remplissent les conditions formelles pour participer à la procédure d'évaluation et 
il est exclu d'autoriser un soumissionnaire à modifier la présentation de son offre, à 
y apporter des compléments ou à transmettre de nouveaux documents. En matière 
d'attestations à produire, l'autorité adjudicatrice peut attendre du soumissionnaire 
qu'il présente les documents requis, rédigés d'une manière qui permette de 
déterminer, sans recherche complémentaire, si celui-ci remplit les conditions 
d'aptitude ou d'offre conformes à ce qui est exigé dans le cahier des charges 
(ATA/1208/2020 précité consid. 6 ; ATA/588/2018 du 12 juin 2018 consid. 3b). 

2.4 Le Tribunal fédéral a relevé que les cantons avaient tendance à fixer aux 
soumissionnaires un délai supplémentaire pour produire ou corriger les attestations 
défaillantes (arrêts du Tribunal fédéral 2C_197/2010 du 30 avril 2010 consid. 6.3 ; 
2D_50/2009 du 25 février 2010 consid. 2.4 et les arrêts et la doctrine cités). Il a 
toutefois exclu de cette tendance le canton de Genève, qui avait sur ce point 
développé une jurisprudence sévère en excluant les offres incomplètes ou contenant 
des attestations périmées. Aussi, dans un arrêt 2C_418/2014 du 20 août 2014 
concernant le canton de Genève, le Tribunal fédéral a-t-il confirmé l’exclusion de 
l’offre d’une soumissionnaire, au motif qu’elle n’était pas accompagnée de 
l’attestation fiscale pourtant requise par l’art. 32 al. 1 let. c RMP. Il a notamment 
considéré que le pouvoir adjudicateur ne pouvait pas se prononcer sur une condition 
de participation essentielle en se fondant uniquement sur le dossier remis par la 
recourante conformément au principe d'intangibilité de l'offre (consid. 4.2).  

Dans sa jurisprudence récente, la chambre administrative a maintenu sa pratique 
consistant à confirmer l’exclusion de l’offres de soumissionnaires en raison 
d’attestations manquantes (soit, en l’occurrence, les attestations LAA ou LPP) ou 
obsolètes (ATA/1090/2024 du 17 septembre 2024 consid. 3 ; ATA/1273/2023 du 
28 novembre 2023 consid. 7 ; ATA/354/2021 du 23 mars 2021 consid. 7 ; 
ATA/1208/2020 du 1er décembre 2020).  

2.5 En l’espèce, dans le dossier d’appel d’offres, l’autorité intimée a expressément 
demandé à chaque soumissionnaire de produire une série d’attestations au moment 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2D_50/2009
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/384/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/490/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_197/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1208/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/588/2018

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du dépôt de l’offre, dont les attestations LAA et LPP, en précisant que la  
non-production des attestations requises entrainerait l’exclusion de l’offre de la 
procédure d’évaluation (point 7 du dossier d’appel d’offres, intitulé « Conditions 
de participation »). 

La recourante ne conteste pas que son offre ne contenait pas les attestations LAA 
et LPP requises par l’appel d’offres. Il faut donc constater que la recourante a 
déposé une offre qui n’était pas accompagnée des attestations pourtant requises par 
l’appel d’offres et l’art. 32 al. 1 let. a RMP, de sorte que le pouvoir adjudicateur ne 
pouvait pas se prononcer sur une condition de participation essentielle en se fondant 
uniquement sur le dossier remis par la recourante conformément au principe 
d’intangibilité de l’offre. 

Du moment que le dossier ne contenait pas les attestations requises, la recourante 
ne peut tirer aucun argument de l’art. 40 RMP selon lequel l’autorité peut demander 
aux soumissionnaires des explications relatives à leur aptitude et à leur offre. Le 
principe de l’intangibilité de l'offre suppose à cet égard que des documents soient 
produits, qui, le cas échéant, nécessitent des explications. L’absence des deux 
attestations ne constitue pas davantage une « erreur évidente de calcul et 
d’écriture » au sens de l’art. 39 al. 2 RMP. Bien au contraire, l’autorité intimée avait 
expressément attiré l’attention de la recourante sur l’obligation de produire ces 
attestations et sur les conséquences de leur absence, à savoir l’exclusion de son 
offre. On ne saurait ainsi suivre la recourante lorsqu’elle fait valoir qu’il s’agissait 
d’une informalité de peu de gravité. L’arrêt 2C_197/2010 invoquée par l’intéressée 
ne dit pas le contraire. Il concerne une situation différente puisque les 
soumissionnaires avaient produit les attestations requises dans le délai imparti, mais 
celles-ci contenaient des erreurs matérielles. Le Tribunal fédéral a alors constaté 
qu’en ne donnant pas l’occasion aux soumissionnaires de corriger les erreurs 
matérielles, la chambre de céans avait interprété strictement le droit cantonal. Bien 
que sévère, la solution de la chambre administrative restait toutefois dans les limites 
de sa latitude de jugement (consid. 6.5). Enfin, c’est en vain que l’intéressée se 
prévaut de deux arrêts du Tribunal administratif fédéral pour en déduire qu’une 
exclusion est disproportionnée s’il ne manque que des attestations. Outre que ces 
arrêts portent sur l’application de la loi fédérale du 16 décembre 1994 sur les 
marchés publics (LMP - RS 172.056.1) – en l’occurrence inapplicable –, ils se 
limitent à indiquer qu’une exclusion prononcée en raison de l’absence d’une 
attestation, dont la production ultérieure n’a pas d’incidence sur l’offre, peut, selon 
les circonstances, paraître disproportionnée. Or, comme on l’a vu, l’autorité intimée 
a spécifiquement relevé que l’absence d’attestations constituait in casu un motif 
d’exclusion. C’est le lieu de rappeler que la question de savoir si un vice est 
suffisamment grave pour justifier l’exclusion d’une procédure de soumission 
dépend très largement, sinon exclusivement, des conditions d’espèce (arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_678/2015 du 13 janvier 2016 consid. 1.2 et les références 
citées). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_678/2015

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L’exclusion de l’offre apparaît ainsi bien fondée. La conclusion de la recourante 
visant à lui permettre de produire les attestations litigieuses sera, partant, rejetée. 
En effet, selon la jurisprudence constante de la chambre de céans, accorder a 
posteriori à la recourante la possibilité de corriger son offre en raison d’une 
inadvertance reviendrait à violer le principe d’égalité de traitement entre 
soumissionnaires et serait source d’insécurité juridique. 

Mal fondé, le recours sera rejeté. 

3. Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 1'300.-, tenant compte de la décision sur 
effet suspensif, sera mis à la charge de la recourante (art. 87 al. 1 LPA). Bien qu’elle 
y ait conclu, aucune indemnité de procédure ne sera allouée à l’intimée qui dispose 
de son propre service juridique (art. 87 al. 2 LPA ; ATA/220/2022 du 1er mars 2022 
consid. 10 ; ATA/1017/2020 du 13 octobre 2020). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 3 octobre 2024 par A______ SA contre la décision 
de la direction générale des finances de l’État du 2 octobre 2024 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 1'300.- à la charge de A______ SA ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 
sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public : 

si la valeur estimée du mandat à attribuer n’est pas inférieure aux seuils déterminants de 
la loi fédérale du 16 décembre 1994 sur les marchés publics ou de l’accord du 21 juin 
1999 entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur certains aspects 
relatifs aux marchés publics ; 

s’il soulève une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 113 
ss LTF ; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1017/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110

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le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter 
la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral, 
1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession des recourantes, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Stéphane GRODECKI, avocat de la recourante, à la 
direction générale des finances de l'État ainsi qu’à la commission de la concurrence. 

Siégeant : Michèle PERNET, présidente, Florence KRAUSKOPF, Jean-Marc 
VERNIORY, Eleanor McGREGOR, Claudio MASCOTTO, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. SCHEFFRE 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

M. PERNET 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 

 la greffière :