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**Case Identifier:** 7200f33e-704d-5404-889b-6c0f9fcaa710
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 28.10.2014 A/1928/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1928-2013_2014-10-28.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1928/2013-TAXIS ATA/833/2014  

 

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 28 octobre 2014 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Jean-Charles Sommer, avocat  

contre  

SERVICE DU COMMERCE 
 

 

- 2/10 - 

A/1928/2013 

EN FAIT 

1)  Le 4 décembre 2003, Monsieur A______ a requis du service des 
autorisations et patentes, devenu depuis le service du commerce (ci-après : le 
Scom), l’obtention de la carte professionnelle de chauffeur employé, afin de 
travailler pour l’entreprise B______. 

2)  Celle-ci lui a été délivrée le 8 janvier 2004. 

3)  Par requête du 13 septembre 2005, M. A______ a sollicité du Scom la 
délivrance de l’autorisation d’exploiter un taxi de service privé en qualité 
d’indépendant.  

4)  Par arrêté du 5 décembre 2005, le Scom lui a délivré l’autorisation précitée.  

5)  Par courrier déposé au guichet du Scom le 14 octobre 2010, M. A______ a 
exposé avoir obtenu son permis de taxi fin 2003, mais n’avoir toujours pas reçu 
les plaques jaunes lui permettant d’exploiter un taxi de service public et a 
demandé quelle était sa position sur la liste d’attente afférente. 

6)  Par lettre du 22 octobre 2010, le Scom lui a répondu qu’aucune inscription 
sur cette liste d’attente n’avait été effectuée depuis la délivrance de sa carte 
professionnelle le 8 janvier 2004. Pour ce faire, le Scom l’invitait à s’inscrire en 
lui retournant un formulaire, annexé au courrier, dûment signé et complété. 

7)  M. A______ n’a pas fait suite à cette invitation.  

8)  Par courrier du 18 juin 2012, ce dernier a requis du Scom qu’il se détermine 
sur sa situation. À l’époque, il avait sollicité le droit d’être inscrit sur la liste 
d’attente afin d’obtenir l’autorisation d’exploiter un taxi de service public en 
qualité d’indépendant. Toutefois, le Scom lui avait indiqué qu’au vu de la 
nouvelle loi, il était automatiquement inscrit sur cette liste. 

9)  Ce courrier étant resté sans réponse, M. A______ a, par lettre du 
27 juin 2012, sollicité du Scom une prise de décision au sujet de sa situation, en 
lui impartissant un délai au 10 juillet 2012. 

10)  Par courrier du 20 juillet 2012, le Scom lui a répondu que la législation ne 
prévoyait pas l’automaticité de l’inscription sur la liste d’attente précitée. Cela lui 
avait été signalé par courrier du 22 octobre 2010, auquel était annexé le formulaire 
ad hoc d’inscription. À ce jour, M. A______ n’avait toujours pas entrepris cette 
démarche. 

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11)  Par courriers des 2 octobre 2012, 19 mars et 15 avril 2013, M. A______ a 
insisté auprès du Scom pour obtenir une décision formelle le concernant, en lui 
impartissant un délai au 25 avril 2013, sans quoi il estimerait être l’objet d’un déni 
de justice.  

12)  Ce délai a été prolongé par entretien téléphonique du 18 avril 2013.   

13)  Par décision du 17 mai 2013, le Scom a refusé à M. A______ l’octroi de 
l’autorisation d’exploiter un taxi de service public. 

  Ce dernier n’était pas inscrit sur la liste d’attente afférente, il ne pouvait dès 
lors pas prétendre à l’octroi de l’autorisation précitée. L’inscription sur cette liste 
ne se faisait pas automatiquement, mais en complétant et signant un formulaire. 
Celui-ci lui avait été remis par courrier du 22 octobre 2010, pourtant il ne s’était 
pas inscrit. L’information relative à une prétendue automaticité de l’inscription ne 
pouvait lui avoir été donnée, étant donné que celle-ci n’était pas prévue par la loi. 
Au contraire, c’est bien un acte concluant de la part du requérant qui était prévu 
par la législation.  

14)  Par acte du 17 juin 2013, M. A______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
la décision précitée, en concluant, principalement, à l’octroi de l’autorisation 
d’exploiter un taxi de service public en tant qu’indépendant, et subsidiairement à 
ce qu’il soit ordonné au Scom de délivrer cette autorisation, et, plus 
subsidiairement, à son inscription sur la liste d’attente à la date de sa première 
réclamation, soit le 22 octobre 2010. 

  Dès l’obtention de son autorisation d’exploiter un taxi de service privé, il 
s’était renseigné auprès du Scom pour l’octroi de l’autorisation relative au taxi de 
service public. Il lui avait été répondu que l’inscription sur la liste d’attente se 
faisait automatiquement. En refusant de reconnaître que ce faux renseignement lui 
avait été communiqué, le Scom violait les principes constitutionnels du procès 
équitable et de la bonne foi.  

  Cette fausse indication avait également été donnée à des anciens collègues, 
soit Messieurs C______ et D______, dont il sollicitait l’audition en qualité de 
témoins.  

15)  Par réponse du 2 août 2013, le Scom a conclu au rejet de ce recours et à la 
confirmation de sa décision du 17 mai 2013.  

  La cause de M. A______ avait été traitée équitablement et son droit d’être 
entendu avait été respecté. Aucune instruction complémentaire n’aurait permis de 
confirmer les allégations du recourant concernant ce prétendu faux renseignement 
que le Scom lui aurait donné. Par ailleurs, lui-même n’avait pas été en mesure de 
prouver ses dires. La législation ne faisait aucune référence à une prétendue 

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automaticité de l’inscription, au contraire, elle faisait mention d’une inscription 
formelle incombant aux chauffeurs. Dans l’hypothèse où ce prétendu faux 
renseignement lui aurait réellement été communiqué, M. A______ aurait dû se 
rendre compte, en consultant la loi - qu’il se devait de connaître - de son 
inexactitude. Enfin, le Scom l’avait invité à procéder à son inscription en lui 
envoyant le formulaire, par courrier du 22 octobre 2010. M. A______ n’avait 
toutefois entrepris aucune démarche et ce jusqu’à ce jour, raison pour laquelle il 
ne figurait pas sur la liste d’attente. Les conditions de la bonne foi n’étant 
manifestement pas remplies, le recourant ne pouvait se prévaloir de la protection 
de ce principe.  

16)  Le 20 août 2013, M. A______ a sollicité de la chambre administrative 
l’audition d’un témoin supplémentaire, soit Monsieur E______. 

17)  Le juge délégué a tenu une audience de comparution personnelle des parties 
et d’enquêtes le 24 février 2014. 

 a. M. A______ a déclaré qu’en 2004, soit avant l’entrée en vigueur de la loi 
sur les taxis et limousines (transport professionnel de personnes au moyen de 
voitures automobiles) du 21 janvier 2005 (LTaxis - H 1 30), il s’était rendu au 
Scom, avec MM. D______, E______ et C______, pour obtenir leurs cartes 
professionnelles. Il avait alors demandé à la réception comment il pouvait obtenir 
les plaques de taxis de service public ; il lui avait été répondu que cela venait avec 
l’ancienneté. Il devait attendre cinq ans et il n’avait pas besoin de s’inscrire. De 
2005 à 2010, il ne s’était pas préoccupé de l’obtention des plaques précitées, son 
frère étant malade, il avait dû s’occuper de sa famille. En 2010, il était retourné au 
Scom pour obtenir lesdites plaques. Le Scom lui avait alors indiqué qu’il n’était 
pas inscrit sur la liste d’attente afférente. À ce moment, il n’avait pas procédé à 
son inscription, car il ne pouvait pas attendre à nouveau cinq ans. 

 b. M. D______ a expliqué qu’au début de son activité de chauffeur de taxi, il 
ne connaissait pas le système de délivrance des permis d’indépendant. Il s’était 
donc rendu au Scom pour obtenir des renseignements. Ce dernier lui avait indiqué 
que les autorisations d’exploiter un taxi de service public étaient délivrées selon 
l’ancienneté. Par la suite, un ancien chauffeur lui avait précisé qu’il fallait faire 
une demande écrite. Le 25 mars 2005, il avait donc rempli et renvoyé le 
formulaire y relatif. Il n’avait pas informé M. A______ de cette démarche. 

 c. M. E______ a déclaré que, dès l’obtention de son autorisation d’exploiter un 
taxi de service privé, il s’était renseigné auprès de ses collègues pour savoir 
comment obtenir celle pour un taxi de service public. Ils lui avaient dit qu’il 
devait s’inscrire au Scom, ce qu’il avait fait en remplissant un formulaire. Quatre 
ans après cette démarche, il avait obtenu ses plaques. Il n’en avait pas parlé avec 
M. A______. Il a précisé que lorsqu’il travaillait pour l’entreprise B______, on ne 
lui avait pas parlé d’inscription, mais uniquement du fait qu’il fallait attendre cinq 

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ans au moins pour avoir l’autorisation sollicitée. Ce n’était que par la suite qu’il 
avait compris qu’il devait s’inscrire et que cette démarche était connue de tous les 
chauffeurs de taxi. 

 d. M. C______ a déclaré que ses anciens collègues parlaient du délai d’attente 
pour obtenir le permis de service public, mais ils ne parlaient pas d’inscription. 
Afin d’obtenir des informations directes, il s’était rendu au Scom, où il lui avait 
été dit qu’il devait s’inscrire. Il avait rédigé une lettre, mais ne se rappelait plus 
s’il avait dû remplir un formulaire. Il avait attendu un peu moins de deux ans 
avant d’obtenir le permis précité. S’il ne s’était pas inscrit plus tôt c’était parce 
qu’il ne savait pas qu’il devait entreprendre cette démarche. 

18)  Le 24 mars 2014, M. A______ a transmis à la chambre administrative des 
observations finales, dans lesquelles il a persisté dans l’entier de ses conclusions 
et de son argumentation. 

  En substance, il ressortait des témoignages de MM. D______, E______ et 
C______ que la pratique du Scom avait changé concernant l’attribution des 
autorisations d’exploiter un taxi de service public. Celle-ci se faisait auparavant 
sur la base de l’ancienneté, et par la suite sur inscription. Or, ce changement 
n’avait aucunement été annoncé par le Scom et ce en violation du principe de la 
bonne foi. Sa situation était précaire, l’autorisation litigieuse lui permettrait de 
mieux organiser sa vie professionnelle, familiale et financière.  

19)  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2) a. À teneur de l’art. 29 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération 
suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), toute personne a droit à ce que sa cause 
soit traitée équitablement. Une autorité est tenue de traiter une requête qui lui est 
adressée et ne saurait garder le silence à propos d’une demande qui exige une 
décision. Le principe vaut pour toutes les requêtes, même celles qui ne revêtent 
pas la forme prescrite. Il existe donc un droit d’obtenir une décision par lequel 
l’autorité explique qu’elle justifie la position qu’elle entend 
adopter (Andreas AUER/Giorgio MALINVERNI/Michel HOTTELIER, Droit 
constitutionnel suisse, 2006, n. 1220 et 1221). La décision doit, de plus, intervenir 
dans un délai raisonnable. Celui-ci s’apprécie dans chaque cas suivant les 
circonstances de la cause (ATA/527/2007 du 16 octobre 2007), en particulier en 

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fonction de la complexité de la procédure, du temps qu’exige son instruction, du 
comportement de l’intéressé et des autorités, ainsi que de l’urgence de l’affaire 
(Jean-François AUBERT/ Pascal MAHON, Petit commentaire de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse, 2003, p. 265). 

  Tel qu’il est garanti par l’art. 29 al. 2 Cst., le droit d’être entendu comprend 
également le droit pour l’intéressé d’offrir des preuves pertinentes, de prendre 
connaissance du dossier, d’obtenir qu’il soit donné suite à ses offres de preuves 
pertinentes (arrêt du Tribunal fédéral 2D_5/2012 du 19 avril 2012 consid. 2.3), de 
participer à l’administration des preuves essentielles ou à tout le moins de 
s’exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à 
rendre (ATF 135 I 279 consid. 2.3 ; 132 II 485 consid. 3.2 ; 127 I 54 consid. 2b ; 
arrêt du Tribunal fédéral 2C_552/2011 du 15 mars 2012 consid. 3.1). 

 b. En l’espèce, le recourant estime ne pas avoir été traité équitablement par le 
Scom, ce dernier ne voulant pas admettre qu’il donnait de faux renseignements et 
refusant ensuite de faire entendre des témoins. Or, M. A______ se borne 
uniquement à dénoncer ce prétendu faux renseignement, sans offrir la moindre 
preuve de cette allégation.  

  À la lecture des faits, force est de constater que M. A______ a obtenu du 
Scom une décision formelle le concernant, lui expliquant la raison du refus de lui 
délivrer l’autorisation sollicitée, soit qu’il n’avait pas procédé à son inscription sur 
la liste d’attente afférente.  

  Au regard de la jurisprudence précitée, le Scom n’avait aucune obligation 
d’entendre oralement M. A______ ou d’autres chauffeurs avant de rendre cette 
décision. Il sied de relever que l’audition de témoins a uniquement été requise 
par-devant la chambre de céans.  

  En tous points mal fondés, ces griefs sont écartés. 

3) a. L’exploitation d’un taxi de service public est soumise à autorisation 
(art. 11 al. 1 LTaxis). 

  L’art. 21 al. 3 LTaxis dispose que, si le nombre de requérants est supérieur 
au nombre de permis disponibles, l’octroi des permis est effectué sur la base d’une 
liste d’attente établie selon la date à laquelle l’inscription sur la liste est validée. 
Chaque requérant n’est habilité à se voir délivrer qu’un seul permis. Il ne peut se 
réinscrire qu’après l’obtention d’un permis. 

  Selon l’art. 20 al. 3 du règlement d’exécution de la loi sur les taxis et 
limousines du 4 mai 2005 (RTaxis - H 1 30.01), tout titulaire de la carte 
professionnelle de chauffeur de taxi avec mention du droit de travailler comme 
indépendant peut s’inscrire sur la liste d’attente pour la délivrance d’un permis de 
service public. Le rang des candidats est fixé selon la date à laquelle la demande 

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d’inscription a été reçue par le Scom, pour autant que la demande soit valide 
(art. 20 al. 5 RTaxis). Les permis sont attribués ou annulés selon la liste d’attente 
(art. 20 al. 7 RTaxis). 

  En vertu de l’art. 4 al. 1 et 2 RTaxis, les requêtes en vue de la délivrance 
d’une autorisation d’exploiter au sens des art. 10 à 15 LTaxis sont faites sur la 
base de formulaires délivrés par le service. Ce dernier détermine et fait figurer sur 
les formulaires la liste des pièces exigées afin de prouver que le requérant remplit 
les conditions exigées par la loi pour l’obtention de l’autorisation d’exploiter qu’il 
sollicite. Il peut également exiger la production d’autres documents nécessaires à 
l’établissement de ses registres ou de l’autorisation. 

 b. En l’espèce, la LTaxis est entrée en vigueur le 15 mai 2005, soit avant que 
M. A______ ne sollicite du Scom l’autorisation d’exploiter un taxi de service 
privé. Il est donc entièrement soumis à cette législation pour l’obtention de 
l’autorisation querellée.  

4) a. Découlant directement de l’art. 9 Cst. et valant pour l’ensemble de l’activité 
étatique, le principe de la bonne foi protège le citoyen dans la confiance légitime 
qu’il met dans les assurances reçues des autorités lorsqu’il a réglé sa conduite 
d’après des décisions, des déclarations ou un comportement déterminé de 
l’administration (ATF 137 II 182 consid. 3.6.2 ; ATF 137 I 69 consid. 2.5.1 ; 
131 II 627 consid. 6.1 et les arrêts cités ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_151/2012 
du 5 juillet 2012 consid. 4.2.1 et 2C_1023/2011 du 10 mai 2012 consid. 5). 

  Selon la jurisprudence, les assurances ou les renseignements erronés donnés 
par les autorités confèrent des droits aux justiciables lorsque les cinq conditions 
cumulatives suivantes sont remplies. Tout d’abord, on doit être en présence d’une 
promesse concrète effectuée à l’égard d’une personne déterminée. Il faut 
également que l’autorité ait agi dans le cadre et dans les limites de sa compétence, 
que la personne concernée n’ait pas été en mesure de se rendre compte 
immédiatement de l’inexactitude du renseignement fourni, qu’elle se soit fondée 
sur ce renseignement pour prendre des dispositions qu’elle ne peut ensuite 
modifier sans subir de préjudice et, enfin, que la loi n’ait pas subi de changement 
depuis le moment où la promesse a été faite (ATA/811/2012 du 27 novembre 
2012 consid. 2.a ; ATA/398/2012 du 26 juin 2012 consid. 8 et les arrêts 
cités ; Pierre MOOR/Alexandre FLÜCKIGER/Vincent MARTENET, Droit 
administratif, 2012, n. 6.4.1.2 et 6.4.2.1 ; Thierry TANQUEREL, Manuel de droit 
administratif, 2011, n. 578 ss ; Georg MULLER/Ulrich HÄFELIN/Felix 
UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 2010, n. 696 ss ; Andreas AUER/ 
Giorgio MALINVERNI/ Michel HOTTELIER, op. cit., n. 1165 ss). 

  La protection de la bonne foi ne vaut toutefois pas si l’intéressé connaissait 
l’inexactitude de l’indication ou aurait pu la connaître en consultant simplement 

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les dispositions légales pertinentes (Thierry TANQUEREL, op. cit., n. 571 et les 
références citées). 

 b. En l’occurrence, les actes d’enquêtes n’ont pas permis d’établir que le Scom 
avait fourni au recourant une information erronée, soit que l’inscription sur la liste 
d’attente pour l’octroi du permis de taxi de service public se faisait de manière 
automatique, au contraire.  

  M. C______ a déclaré que le Scom lui avait expressément indiqué que, pour 
figurer sur cette liste, il devait s’inscrire. Quant à M. E______, ce sont des 
collègues qui lui ont donné l’information. Bien que selon M. D______ le Scom lui 
ait effectivement indiqué que la délivrance du permis de taxi pour service public 
se faisait en fonction de l’ancienneté sans autre formalité, il s’était renseigné 
auprès d’un ancien chauffeur qui lui avait indiqué qu’il devait faire une demande 
écrite. Il n’y a donc pas eu de changement de pratique, l’inscription a toujours 
découlé d’un acte formel de la part du requérant. Il sied de relever que les trois 
témoins auditionnés par la chambre de céans ont tous rempli le formulaire afin de 
figurer sur la liste d’attente et, qu’à ce jour, ils ont tous obtenu leur plaque de 
service public. Force est de constater que le prétendu faux renseignement donné 
par le Scom n’est en rien établi. 

  De plus, à la lecture de la LTaxis et de son règlement d’exécution, il appert 
clairement que l’inscription n’est pas automatique mais qu’elle découle de la 
remise au Scom du formulaire afférent. Si M. A______ avait consulté la 
législation, il se serait rendu compte de la démarche à entreprendre. Enfin, au vu 
des témoignages précités, il semble que les chauffeurs de taxi sont au courant de 
celle-ci, contrairement aux dires du recourant. Il appert donc que ce dernier ne 
s’est pas renseigné correctement auprès d’autres chauffeurs, contrairement à 
MM. D______, C______ et E______, ou en consultant la législation applicable. 

  Enfin, par courrier du 20 octobre 2010, le Scom a expliqué au recourant 
qu’il devait impérativement s’inscrire pour pouvoir figurer sur la liste d’attente et, 
à cette fin, lui a transmis le formulaire y relatif. M. A______ n’a toutefois 
entrepris aucune démarche dans ce sens, persistant à vouloir obtenir l’autorisation 
sollicitée sans autre formalité.   

  Dans ces circonstances, le recourant ne peut se prévaloir de la protection de 
la bonne foi.  

5)  Au regard de ce qui précède, le recours sera rejeté et la décision querellée 
confirmée. 

6)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge du 
recourant, qui succombe (art. 87 al. 1 LPA) et aucune indemnité de procédure ne 
lui sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 17 juin 2013 par Monsieur A______ contre la 
décision du Service du commerce du 17 mai 2013 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 500.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu’il ne lui est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Jean-Charles Sommer, avocat du recourant, ainsi 
qu’au service du commerce. 

Siégeants : M. Verniory, président, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. Verniory 
 
 

 

 

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :