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**Case Identifier:** b31818a3-0bff-5cbd-bc78-f692960c13a1
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile 337
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_337-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

MP18.036999-220605

337

 

 

cour
d’appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
29 juin 2022

__________________

Composition :
              M.             
de
Montvallon, juge unique

Greffier :             
              M.             
Magnin

 

 

*****

 

 

 

Art.
105, 109 al. 1 et 241 al. 2 et 3 CPC ; 65 al. 2 et 67 al. 1 TFJC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par L.________,
au [...], intimé, contre l’ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 6 mai 2022 par
le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause divisant
l’appelant d’avec A.________,
à [...], requérante, le Juge unique de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

1.             
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 6 mai 2022, le Pré-sident du Tribunal civil de l’arrondissement
de l’Est vaudois a partiellement admis la requête de mesures provisionnelles déposée
le 4 novembre 2021 par L.________ à l’encontre d’A.________ (I), a dit que, du 1er
novembre 2021 au 31 janvier 2022, L.________ contribuerait à l’entretien des enfants
Y.________, né le [...], et N.________, née le [...], par le régulier versement mensuel
en mains d’A.________, d’avance le premier de chaque mois, d’une pension de 205 fr.
par enfant, allocations familiales en sus (II), a suspendu le versement des contributions d’entretien
par L.________ en faveur des enfants pour la période du 1er
février au 31 août 2022 (III), a dit que, dès le 1er septembre
2022, L.________ contribuerait à l’entretien de ses enfants d’une pension mensuelle
de 330 fr. par enfant, selon les modalités décrites ci-dessus, allocations familiales en sus
(IV), a dit que les conventions signées par les parties le 16 avril 2019, ratifiées pour valoir
ordonnance de mesures provisionnelles, étaient maintenues pour le surplus (V), a dit que les frais
judiciaires et les dépens de la procédure provisionnelles suivaient le sort de la cause au
fond (VII) et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (VIII).

 

2.             
Le 19 mai 2022, L.________ (ci-après : l’appelant) a formé appel contre cette ordonnance.

 

             
Par ordonnance du 23 mai 2022, le juge unique a accordé le bénéfice de l’assistance
judiciaire à l’appelant, avec effet au 12 mai 2022, et a désigné l’avocat
Matthieu Genillod en qualité de conseil d’office.

 

             
Le 9 juin 2022, A.________ (ci-après : l’intimée) a déposé une réponse.

 

             
Par ordonnance du 10 juin 2022, le juge unique a accordé le bénéfice de l’assistance
judiciaire à l’intimée, avec effet au 30 mai 2022, et a désigné l’avocat
Astyanax Peca en qualité de conseil d’office.

 

3.             
a) Lors de l’audience d’appel du 21 juin 2022, les parties ont signé une convention,
consignée au procès-verbal, dont la teneur est la suivante :

« I.             
L’ordonnance de mesures provisionnelles du 6 mai 2022 est modifiée à son chiffre IV en
ce sens que dès le 1er
septembre 2022, les contributions d’entretien en faveur des enfants Y.________ et N.________ sont
suspendues, étant précisé, s’agissant des allocations familiales, que L.________
conservera un montant de 250 fr. par mois et versera le solde, par 350 fr. par mois, à A.________,
pour permettre à celle-ci d’acquitter les primes d’assurance-maladie complémentaire
des enfants à hauteur de 50 fr. par mois et par enfant.

II.             
Parties sollicitent du juge unique qu’il ratifie le chiffre I qui précède pour valoir
arrêt sur appel et qu’il confirme l’ordonnance querellée pour le surplus.

III.             
Moyennant ce qui précède, parties conviennent de répartir les frais de justice de la procédure
d’appel par moitié et renoncent à l’allocation de dépens. »

 

             
b) Conformément aux termes de la convention, le chiffre I de celle-ci doit être ratifié
par le juge unique pour valoir arrêt sur appel de mesures provision-nelles.

 

4.             
Selon l’art. 241 CPC (Code de procédure
civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), la transaction consignée au procès-verbal
et signée par les parties a les effets d’une décision entrée en force et a pour
effet que la cause doit être rayée du rôle.

 

5.             
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d’office (art. 105 al. 1 CPC), selon
le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent
les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) –
conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).

 

             
En l’espèce, les frais judiciaires de deuxième instance, réduits des deux tiers
selon l’art. 67 al. 1 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV
270.11.5), seront arrêtés à 200 fr. (art. 65 al. 2 TFJC). Ils seront répartis par
moitié entre les parties, soit par 100 fr. chacune, conformément à la transaction, et
laissés provisoirement à la charge de l’Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC), les parties
étant au bénéfice de l’assistance judiciaire.

 

             
Il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance, les parties
y ayant renoncé.

 

6.             
Le conseil de l’appelant a indiqué, dans sa liste d’opérations, avoir consacré
un total de 10 heures et 38 minutes au dossier. Au vu de la nature du litige et de la difficulté
de la cause, il y a lieu d’admettre ce décompte. Il s’ensuit que l’indemnité
du conseil d’office de l’appelant doit être fixée à 1’914 fr. (10 heures
et 38 minutes x 180 fr.), montant auquel s’ajoutent les débours forfaitaires, par 38
fr. 30 (art. 3bis al. 1 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile
du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3]), la vacation, par 120 fr., et la TVA sur le tout,
par 159 fr. 55, soit à 2’231 fr. 85 au total.

 

             
Le conseil de l’intimée a indiqué, dans sa liste d’opérations, avoir consacré
un total de 12 heures et 30 minutes au dossier (6h50 par l’avocat et 5h40 par l’avocate-stagiaire).
Au vu de la nature du litige et de la difficulté de la cause, il y a lieu d’admettre ce décompte.
Il s’ensuit que l’indemnité du conseil d’office de l’intimée doit être
fixée à 1’853 fr. 35 ([6h50 x 180 fr.] + [5h40 x 110 fr.]), montant auquel s’ajoutent
les débours forfaitaires, par 37 fr. 05 (art. 3bis al. 1 RAJ), la vacation, par 80 fr., et la TVA
sur le tout, par 151 fr. 70, soit à 2’122 fr. 15 au total.

 

7.             
Les bénéficiaires de l’assistance judiciaire sont tenus au rembourse-ment des frais judiciaires
et de l’indemnité à leur conseil d’office mis provisoirement à la charge de
l’Etat, dès qu’ils seront en mesure de le faire (art. 123 CPC). Il incombe à la
Direction du recouvrement de la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes
de fixer le principe et les modalités de ce remboursement (art. 39a CDPJ [Code de droit privé
judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 ; BLV 121.02]).

 

 

Par
ces motifs,

le
Juge unique

de
la Cour d’appel civile

prononce
:

 

             
I.             
Le Juge unique ratifie pour valoir arrêt sur appel de mesures provision-nelles le chiffre I de la
convention signée le 21 juin 2022 par l’appelant L.________ et l’intimée A.________,
dont la teneur est la suivante :

 

« I.             
L’ordonnance de mesures provisionnelles du 6 mai 2022 est modifiée à son chiffre IV en
ce sens que dès le 1er
septembre 2022, les contributions d’entretien en faveur des enfants Y.________ et N.________ sont
suspendues, étant précisé, s’agissant des allocations familiales, que L.________
conservera un montant de 250 fr. par mois et versera le solde, par 350 fr. par mois, à A.________,
pour permettre à celle-ci d’acquitter les primes d’assurance-maladie complémentaire
des enfants à hauteur de 50 fr. par mois et par enfant. ».

 

             
II.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 100 fr. (cent francs) pour
l’appelant L.________ et à 100 fr. (cent francs) pour l’intimée A.________, sont
provisoirement laissés à la charge de l’Etat.

 

             
III.             
L’indemnité d’office de Me Matthieu Genillod, conseil de l’appelant L.________,
est arrêtée à 2’231 fr. 85 (deux mille deux cent trente et un francs et huitante-cinq
centimes), TVA et débours compris.

 

             
IV.             
L’indemnité d’office de Me Astyanax Peca, conseil de l’intimée A.________,
est arrêtée à 2’122 fr. 15 (deux mille cent vingt-deux francs et quinze centimes),
TVA et débours compris.

 

             
V.             
Les bénéficiaires de l’assistance judiciaire sont tenus au rembour-sement des frais judiciaires
et de l’indemnité allouée à leur conseil d’office mis provisoirement à
la charge de l’Etat, dès qu’ils seront en mesure de le faire (art. 123 CPC).

 

             
VI.             
Il n’est pas alloué de dépens de deuxième instance.

 

             
VII.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
VIII.             
L’arrêt est exécutoire.

 

Le
juge unique :              Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

-             
Me Matthieu Genillod, avocat (pour L.________),

‑             
Me Astyanax Peca, avocat (pour A.________),

 

             
et communiqué, par l’envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
Le juge unique de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure
à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l’objet d’un recours en matière civile devant
le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi sur le Tribunal fédéral du 17
juin 2005 ; RS 173.110), le cas échéant d’un recours constitutionnel subsidiaire
au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n’est
recevable que si la valeur litigieuse s’élève au moins à 15’000 fr. en matière
de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30’000 fr. dans les autres cas, à
moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours
doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent
la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). 

 

             
Le greffier :