# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dacbc565-11eb-5878-81a7-d1c5585b8e34
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-05-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 06.05.2016 A/3005/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3005-2015_2016-05-06.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3005/2015 ATAS/360/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 6 mai 2016 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée au LIGNON 

 

recourante 

 

contre 

SUVA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCES EN CAS 
D'ACCIDENTS, sise Fluhmattstrasse 1, LUZERN 

 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. B______ Sàrl (ci-après: la société), dont l'associé-gérant est M. C______, a le but 
suivant: création, construction et rénovation dans le domaine du bâtiment, transport 
ainsi qu'étude et conseil dans ces domaines d'activité; exploitation d'un bureau 
d'architecture. Le 2 février 2015, elle a annoncé à la Caisse nationale suisse 
d’assurance en cas d’accidents (ci-après : SUVA) un accident du 27 janvier 2015 de 
Madame A______, née le ______ 1984, originaire du Kosovo et arrivée en Suisse 
en mai 1999. Selon cette déclaration, elle avait été engagée en tant que secrétaire en 
date du 10 janvier 2015 pour un salaire mensuel de CHF 5'600.-. L’accident était 
survenu dans les bureaux de l’entreprise. En montant sur une petite échelle de 
bureau, l’intéressée était tombée en arrière sur le dos et la tête. 

2. L’intéressée a interrompu son travail le jour-même de l’accident et consulté le 
docteur D______. Celui-ci, ainsi que la doctoresse E______ ont par la suite 
prolongé l'incapacité de travail à plusieurs reprises pour une durée indéterminée. 

3. Une imagerie par résonnance magnétique (IRM) lombaire effectuée le 29 janvier 
2015 a montré une dégénérescence du disque L4-L5 avec protrusion discale de 
localisation, surtout foraminale gauche sans contrainte radiculaire, et une sclérose 
de surcharge des facettes articulaires postérieures, sans tassement vertébral. Il n’y 
avait pas de fracture au niveau des ailes iliaques ni des berges sacrées. 

4. La radiographie du bassin-sacrum et coccyx réalisée le 25 mars 2015 n’a pas mis en 
évidence de lésion osseuse traumatique aiguë. 

5. Le 26 avril 2015, le Dr D______ a attesté à la SUVA que la patiente avait chuté sur 
son lieu de travail et que cette chute avait déclenché des douleurs lombaires 
importantes. Selon ses constatations objectives, elle souffrait de douleurs à la 
palpation vertébrale lombaire et para-vertébrale. Son diagnostic était une lombalgie 
post-traumatique. Les constatations objectives concordaient avec l’événement 
invoqué par la patiente et semblaient plausibles. La thérapie consistait en traitement 
anti-inflammatoires et repos. L’incapacité de travail persistait. Dans un rapport 
médical intermédiaire de la même date, le Dr D______ a indiqué que les douleurs 
lombaires et du bassin s’amélioraient légèrement. Le pronostic était réservé. Il 
n’existait pas de circonstances particulières pouvant influencer de manière 
défavorable le processus de guérison.  

6. Le 5 mai 2015, l’intéressée a été examinée par le médecin d’arrondissement de la 
SUVA, la doctoresse F______, spécialiste FMH en chirurgie. L'interessée a 
confirmé à ce médecin avoir fait une chute en arrière en tombant de la quatrième 
marche d’une échelle. A ce jour, elle n’avait vu aucun spécialiste. Elle suivait un 
traitement de physiothérapie et de massages, prenait des antalgiques et anti-
inflammatoires, ainsi qu’un médicament protecteur gastrique. Dans l’anamnèse 
professionnelle, il est indiqué que l’intéressée a fait ses écoles au Kosovo et qu’elle 
travaillait depuis 2002 en Suisse, d’abord comme femme de ménage, puis dans le 
nettoyage. Elle avait débuté un travail de bureau quatre mois avant l’événement. A 

 
 
 

 

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l’examen clinique, le médecin a constaté une patiente dolente, gardant un rictus 
douloureux pendant toute la consultation, s’asseyant sur la fesse gauche 
uniquement. La démarche était sans particularité, mais très précautionneuse. A la 
palpation, il n’y avait pas de contractures ni des douleurs à la pression. Les réflexes 
ostéo-tendineux étaient vifs et symétriques. La force et la sensibilité étaient 
grossièrement conservées. La Dresse F______ a posé le diagnostic de lombalgies 
sur trouble dégénératif préexistant. En l’état, il existait une nette discrépance entre 
les plaintes subjectives et l’examen clinique, ainsi que les rapports radiologiques. Il 
n’y avait pas de trouble neurologique de type radiculaire. Les effets délétères de 
l’événement du 21 janvier 2015 paraissaient terminés, ce qui devait encore être 
confirmé par le docteur G______, neurologue. 

7. Dans son rapport du 18 mai 2015, le Dr G______ a considéré que l'on se trouvait 
dans une situation tout à fait atypique au regard du jeune âge de la patiente, du 
caractère bénin de la chute et de l’importance des symptômes toujours présents à 
quatre mois de l’accident. Tout au plus pourrait-on retenir une décompensation 
sacro-iliaque post-traumatique.  

8. Le 19 mai 2015, la Dresse E______ a attesté qu'aux dires de la patiente, celle-ci 
était tombée au travail d’un escabeau d’une hauteur d’un mètre, en essayant de 
prendre un classeur, et s’était réceptionnée sur le dos. Selon les constatations 
objectives, elle ressentait une douleur intense à la palpation même superficielle des 
crêtes vertébrales lombaires et surtout du bassin. Le diagnostic de cette praticienne 
était une lombalgie de nature post-traumatique. L’incapacité de travail était d'une 
durée indéterminée.  

9. Selon l’appréciation médicale du 1er juin 2015 de la Dresse F______, il y a lieu 
d'attendre encore pendant un mois le résultat du traitement proposé par le Dr 
G______. Le statu quo sera cependant acquis à fin juin 2015, vu l’absence de lésion 
traumatique, ainsi que la discrépance entre les plaintes et les lésions modérées 
objectivées.  

10. Par décision du 8 juin 2015, la SUVA a mis fin à ses prestations au 30 juin 2015. 

11. Le 17 juin 2015, l’intéressée a formé opposition à cette décision, arguant avoir 
encore très mal au dos, surtout à droite, être limitée dans les mouvements et ne 
pouvant s’asseoir sur la fesse droite. 

12. A la même date, la Dresse E______ a appuyé sa patiente dans sa contestation de la 
décision précitée. Les douleurs n’étaient ni soulagées par les médicaments ni par la 
physiothérapie. Le physiothérapeute signalait l’impossibilité d’effectuer des 
manipulations, celles-ci déclenchant trop de douleurs. La patiente souffrait aussi de 
vertiges intenses, pour lesquels des investigations étaient en cours. Il était dès lors 
clair que la symptomatologie était en lien direct avec son accident du 27 janvier 
2015. 

13. Dans une appréciation du 23 juin 2015, la Dresse F______ de la SUVA a confirmé 
son précédent avis médical. 

 
 
 

 

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14. Par décision du 27 juillet 2015, la SUVA a rejeté l’opposition de l’intéressée en se 
fondant sur les rapports d’examens de la Dresse F______. Au demeurant, le Dr 
G______ ne parlait pas d’une probable, mais seulement d’une possible 
décompensation sacro-iliaque de nature traumatique. La simple possibilité du lien 
de causalité ne permettait pas d’engager la responsabilité de la SUVA. En 
l’occurrence, il convenait par ailleurs d’examiner le lien de causalité adéquate sous 
l’angle d’un trouble d’ordre psychique, les douleurs ne pouvant être objectivées. 
Or, l’accident devait être rangé dans la catégorie intermédiaire, à la limite de la 
catégorie inférieure, de sorte que la causalité adéquate ne pouvait être admise. 

15. Par courrier du 26 août 2015, adressé à la SUVA, l’intéressée a contesté la décision 
sur opposition, se prévalant de douleurs très importantes au niveau du dos et de la 
hanche à gauche, au repos ou lors des mouvements, si bien qu'elle n’avait pas pu 
reprendre son travail de secrétaire. Le 7 septembre 2015, la SUVA a transmis cette 
contestation à la chambre de céans comme objet de sa compétence. 

16. Le 6 octobre 2015, la SUVA a conclu au rejet du recours, la recourante n’apportant 
strictement aucun élément médical nouveau susceptible de remettre en cause sa 
décision. Conformément à l’appréciation médicale du 1er juin 2015 de la Dresse 
F______, il convenait d’admettre que le statu quo était acquis à fin juin 2015, vu 
l’absence de lésion traumatique et la discrépance entre les plaintes subjectives et les 
lésions modérées objectives relevées à l’IRM lombaire du 29 janvier 2015. L’avis 
de la Dresse F______ remplissait les critères jurisprudentiels pour lui reconnaître 
une pleine valeur probante.  

17. Entendue en date du 3 décembre 2015, la recourante a déclaré ce qui suit : 

« Mes douleurs se sont un peu amendées.  

Lors de l’accident, je suis montée sur une échelle de bureau d’environ presque deux 
mètres de haut et je suis tombée du 4ème échelon de l’échelle, en prenant un 
classeur dans une étagère, en me réceptionnant sur le dos. 

J’ai été engagée dans l’entreprise B______ Sàrl pour m’occuper des dossiers, faire 
des fiches de salaire et faire les papiers que mon employeur me donnait. Je devais 
aussi utiliser l’ordinateur. Je faisais des traductions de l’albanais en français. Mais 
en fait, je ne sais pas écrire en français, sans avoir pu copier le mot français sur un 
autre document.  

Avant de commencer à travailler pour B______  Sàrl, j’avais travaillé comme 
femme de chambre. Toutefois, deux ans auparavant, j’avais arrêté cette activité 
pour m’occuper de mes enfants. 

Je n’ai pas fait de formation de secrétaire.  

J’ai un contrat de travail écrit avec B______  Sàrl et je suis disposée à le produire 
dans cette procédure. 

Mon patron était témoin de l’accident.  

 
 
 

 

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Dans le classeur que je voulais prendre, au moment de l’accident, il y avait des 
papiers pour les employés.  

A la demande de la Présidente, je fais un dessin de l’échelle de bureau. Celle-ci 
comprend quatre échelons et une plateforme en haut.  

Mon patron m’a payé en cash le mois de janvier. Il n’a pas d’assurance perte de 
gain en cas de maladie.  

Je ne sais pas très bien lire le français. 

Monsieur B______ ne travaillait qu’à 20 % dans son entreprise. Il y avait aussi une 
secrétaire qui venait quelques jours par semaine. Je ne me rappelle pas combien 
d’ouvriers employait l’entreprise, peut-être 30, peut-être 5 à 10. Il est vrai que je 
faisais les fiches de salaire, mais je n’avais pas compté le nombre des employés. 
Avant mon engagement, la secrétaire effectuait mon travail, je pense. J’avais 
suffisamment de travail pour m’occuper toute la journée. Je travaillais de 8h à 17h. 

M. B______ n’est pas de ma famille. C’est en cherchant du travail partout, 
notamment dans les restaurants, que je suis tombée sur le frère de M. B______ qui 
m’a mis en contact avec ce dernier.  

Je ne sais pas si M. B______ m’a remplacée. Je ne me souviens par ailleurs pas 
quel jour exact en janvier 2015 j’ai commencé à travailler. » 

»Lorsque je travaillais, ma mère gardait mes enfants. Même aujourd’hui c’est elle 
qui s’occupe d’eux, car je prends des médicaments qui me font tourner la tête au 
point que je tombe parfois. » 

Quant à l’intimée, elle a demandé l’audition de Monsieur B______, associé-gérant 
de la société. 

18. Le 17 décembre 2015, la recourante a déclaré à la chambre de céans avoir repris le 
travail depuis le 16 décembre 2015 dans la même société. Elle maintenait toutefois 
son recours pour l’octroi des indemnités journalières jusqu’au 15 décembre 2015. 

19. Convoqué à deux reprises en tant que témoin, M. B______ ne s’est pas présenté 
aux audiences devant la chambre de céans.  

20. Lors de l'audience du 4 février 2016, la recourante a déclaré que la société l’avait 
licenciée il y a deux semaines pour des raisons économiques.  

21. Le 9 février 2016, la recourante a déposé l’original du contrat de travail du 10 
janvier 2015 relativement à son engagement en tant que secrétaire, contrat qui 
prévoit un temps d'essai de trois mois et un salaire annuel de CHF 72'800.-. Elle a 
également produit l’original de la lettre de licenciement du 22 décembre 2015 pour 
le 31 janvier 2016, courrier qui précise que son licenciement a eu lieu pour des 
motifs économiques. 

22. Par écriture du 2 mars 2016, l’intimée a persisté dans ses conclusions, tout en 
relevant qu’il y avait lieu de douter de l’engagement de la recourante en tant que 

 
 
 

 

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secrétaire. Par ailleurs, le salaire convenu de CHF 72'800.- paraissait déraisonnable 
lorsqu’on le comparait à la masse salariale globale de l’entreprise en 2012 et 2014, 
prise en compte pour fixer les primes d’assurance. 

23. A l’appui de ses dires, l’intimée a produit l’attestation des salaires 2012 de la 
société à l’attention de la caisse de compensation, faisant état d’un total de salaires 
de CHF 122'494.-, et la facture de prime définitive 2014 de l'intimée, laquelle est 
fondée sur un total de salaires de CHF 139'000.-. 

24. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA - RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le délai de recours est de 30 jours (art. 60 al. 1 LPGA). Interjeté dans la forme et le 
délai prévus par la loi, le recours est recevable, en vertu des art. 56ss LPGA. 

3. Est litigieuse en l’occurrence la question de savoir si la recourante peut prétendre 
au paiement des indemnités journalières pour la période courant du 1er juillet au 15 
décembre 2015. 

4. a. Sont assurés à titre obligatoire contre le risque d'accident les travailleurs occupés 
en Suisse (art. 1a al. 1 LAA). L'assurance produit ses effets dès le jour où le 
travailleur commence ou aurait dû commencer le travail, mais en tout cas dès le 
moment où il prend le chemin pour se rendre au travail (art. 3 al. 1 LAA).. 

b. Aux termes de l'art. 6 LAA, l'assureur-accidents verse des prestations à l'assuré 
en cas d'accident professionnel, d'accident non professionnel et de maladie 
professionnelle. Par accident, on entend toute atteinte dommageable, soudaine et 
involontaire, portée au corps humain par une cause extérieure extraordinaire qui 
compromet la santé physique, mentale ou psychique ou qui entraîne la mort 
(art. 4 LPGA).  

c. Selon l'art. 16 LAA, l'assuré totalement ou partiellement incapable de travailler à 
la suite d'un accident a droit à une indemnité journalière (al. 1). Ce droit naît le 
troisième jour qui suit celui de l'accident et s'éteint dès que l'assuré a recouvré sa 
pleine capacité de travail, dès qu'une rente est versée ou dès que l'assuré décède. 

5. Sauf disposition contraire de la loi, le juge des assurances sociales fonde sa décision 
sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les 
plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante (ATF 126 V 353 consid. 5b). En droit des assurances sociales, il 

 
 
 

 

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n'existe pas de principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans 
le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

6. En l'occurrence, se pose en premier lieu la question de la réalité de l'engagement de 
la recourante en tant que secrétaire par la société, et ainsi la question de sa qualité 
d'assurée. 

La recourante a déclaré à la chambre de céans n'avoir pas de formation de 
secrétaire, avoir des connaissances limitées pour écrire et lire le français et avoir 
travaillé en tant que femme de chambre jusqu'il y a deux ans avant son engagement 
par la société, le 10 janvier 2015. Durant les deux dernières années avant la prise de 
cet emploi, elle s'était occupée de ses enfants et n'avait pas exercé d'activité 
lucrative. 

Toujours selon ses déclarations, elle a été engagée par la société notamment pour 
s'occuper des "dossiers" et faire des fiches de salaires. Cependant, elle ne se 
rappelle plus du nombre d'ouvriers que la société occupait. Selon son estimation, ils 
étaient entre 5 et 10, peut-être 30. Cette estimation paraît dépourvue de tout 
fondement au vu de la faible masse salariale de la société en 2012 et 2014 et 
compte du fait que le volume de travail d'une entreprise de construction est 
généralement diminué en hiver, selon l'expérience de la vie. 

Il est en outre à relever qu'à peine engagée en date du 10 janvier 2015, elle aurait 
subi un accident le 27 janvier, soit 17 jours plus tard. Par ailleurs, dès qu'elle a 
repris le travail le 16 décembre 2015, selon ses déclarations à l'audience du 17 
suivant, elle a été licenciée pour le 31 janvier 2016, par courrier du 22 décembre 
2015. 

Convoqué à deux reprises par la chambre de céans en tant que témoin, l'associé-
gérant de la société ne s'est jamais présenté, de sorte qu'il n'a pas pu confirmer les 
dires de la recourante. 

Au vu de ce qui précède, il ne paraît pas vraisemblable que la recourante ait été 
engagée par la société, n'ayant jamais travaillé comme secrétaire auparavant, 
n'ayant manifestement aucune formation ni compétence en la matière et ne 
connaissant pas, du moins approximativement, le nombre d'ouvriers occupés dans 
l'entreprise en janvier 2015. 

Certes, elle a produit le 9 février 2016 un contrat d'engagement en tant que 
secrétaire, signé le 10 janvier 2015 avec la société, pour un salaire annuel de CHF 
72'800.-. Cependant, ce document a été selon toute vraisemblance établi pour les 
besoins de la procédure et constitue un faux matériel, le contrat étant fictif.  

Il est à cet égard à relever que la masse salariale de la société était en 2012 de 
seulement CHF 122'494.- et en 2014 de CHF 139'000.-, montants qui ne 
représentent même pas le double du salaire annuel qui aurait été convenu avec la 
recourante. 

 
 
 

 

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Il ne paraît pas non plus vraisemblable que la société ait attendu que la recourante 
reprenne son travail pour la licencier, alors que l'entreprise n'emploie que peu de 
personnes et n'avait plus de travail à la fin de l'année 2015, selon sa lettre de 
licenciement. C'est le lieu de rappeler que, pendant le temps d'essai, chacune des 
parties peut résilier le contrat de travail à tout moment moyennant un délai de congé 
de sept jours (art. 335b al. 1 de la loi fédérale du 30 mars 1911, complétant le Code 
civil suisse - CO, Code des obligations - RS 220) et qu'il n'y a aucune période de 
protection contre le licenciement durant une incapacité de travail (art. 336c CO). 
Néanmoins, même en cas de résiliation du contrat de travail, l'assuré continue à 
avoir droit aux indemnités journalières de l'assurance-accidents, tant que dure 
l'incapacité de travail (cf. art. 16 al. 2 LAA). 

Par conséquent, il n'est pas établi que la recourante était au bénéfice d'un contrat de 
travail avec la société au moment de l'accident, de sorte qu'elle ne peut pas 
bénéficier de la couverture d'assurance contre ce risque. 

Partant, en l'absence d'un contrat de travail, indépendamment de la réalité de 
l'accident et de ses conséquences sur la capacité de travail, la recourante n'a pas 
droit aux indemnités journalières. 

7. Le recours sera dès lors rejeté. 

8. En vertu de l'art. 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 (LPA; RSG E 5 10), la procédure est en principe gratuite. Toutefois, les 
débours et un émolument peuvent être mis à la charge de la partie qui agit de 
manière téméraire ou témoigne de légèreté. 

En l'espèce, la recourante a manifestement agi de manière téméraire, voire 
frauduleuse. Elle sera par conséquent condamnée à un émolument de CHF 1'000.-. 
Les faits seront en outre dénoncés au Ministère public. 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Condamne la recourante au paiement d’un émolument de CHF 1'000.- 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le