# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0e0e69ca-46de-5dc8-b424-9696e84b9c8d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-10
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 10.10.2014 P/2396/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-2396-2012_2014-10-10.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Anne-Isabelle JEANDIN POTENZA, présidente, Mme Alexandra 
BANNA et M. Vincent FOURNIER, juges, Mme Loly BOLAY, Mme Nicole CASTIONI, 
Mme Nelly HARTLIEB et M. Marcel IMHOF, juges assesseurs, Mme Juliette STALDER, 
greffière.  

P/2396/2012  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   

 
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CRIMINEL  

 

Chambre 8 

 
10 octobre 2014  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

Madame A______, assistée de Me B______ 

 

contre  

 
Monsieur W______, né le ______ 1965, domicilié ______ Grand-Lancy, prévenu, 
assisté de Me C______, Me D______ et Me E______ 
 
Monsieur X______, né le ______ 1985, actuellement détenu à la prison de Champ-
Dollon, prévenu, assisté de Me F______ 
 
Monsieur Y______, né le ______ 1981, actuellement détenu à la prison de Champ-
Dollon, prévenu, assisté de Me G______, Me H______ et Me I______ 
 
Monsieur Z______, né le ______ 1957, actuellement détenu à la prison de Champ-
Dollon, prévenu, assisté de Me J______ et Me K______ 

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P/2396/2012  

 

CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut à la culpabilité de X______ des chefs de tentative 
d'assassinat, de tentative de meurtre et d'infraction à la LArm, à la culpabilité de 
Y______ des chefs de tentative d'assassinat et d'infraction à la LArm, à la culpabilité de 
W______ des chefs d'instigation à tentative d'assassinat et d'infraction à la LArm ainsi 
qu'à la culpabilité de Z______ des chefs d'instigation à instigation à tentative 
d'assassinat et d'infraction à la LArm, avec une responsabilité pleine et entière pour les 
quatre prévenus. Il sollicite le prononcé d'une peine privative de liberté de 16 ans à 
l'encontre de X______, d'une peine privative de liberté de 15 ans à l'encontre de 
Y______, d'une peine privative de liberté de 13 ans à l'encontre de W______ et d'une 
peine privative de liberté de 18 ans à l'encontre de Z______. Il demande que les 
prévenus X______, Y______ et Z______ soient maintenus en détention pour des motifs 
de sûreté et que le prévenu W______ soit immédiatement mis en détention pour des 
motifs de sûreté. Il demande le prononcé d'une créance compensatrice d'un montant de 
CHF 400'000.- à l'encontre de Z______ et le prononcé d'une créance compensatrice d'un 
montant de CHF 30'000.- à l'encontre de W______. Il demande également que le 
séquestre sur les avoirs de Z______ auprès de Me L______, notaire, soit maintenu afin 
de garantir le paiement de la créance compensatrice et des frais de la procédure et que le 
séquestre sur la montre Pierre Kunz appartenant à W______ soit maintenu afin de 
garantir le paiement de la créance compensatrice et des frais de la procédure. Il 
demande en outre au Tribunal de condamner les prévenus aux frais de la procédure. 
Enfin, il demande au Tribunal de prononcer les restitutions et confiscations, se référant 
au document figurant à la procédure. 

A______, par la voix de son conseil, conclut à la culpabilité de X______ et de Y______ 
du chef de tentative d'assassinat, à la culpabilité de W______ du chef d'instigation à 
tentative d'assassinat et à la culpabilité de Z______ du chef d'instigation à tentative 
d'assassinat. Elle demande que les prévenus soient condamnés, conjointement et 
solidairement, à lui verser un montant de CHF 80'000.-, avec intérêts à 5% dès le 19 
février 2012, à titre d'indemnité pour tort moral, un montant de CHF 10'000.-, avec 
intérêts à 5% dès le 19 février 2012, à titre d'indemnité pour tort moral pour chacun de 
ses enfants M______ et N______ ainsi qu'un montant de CHF 313'298.-, avec intérêts à 
5% dès le jour du prononcé du jugement, à titre de juste indemnité pour les dépenses 
obligatoires occasionnées par la procédure. Elle sollicite la confiscation du montant de 
CHF 350'000.- séquestré par ordonnance du Tribunal criminel du 19 mai 2014 en mains 
de Me L______ et son allocation. Enfin, elle demande qu'il soit donné acte à W______ 
qu'il lui a déjà spontanément versé CHF 50'000.- à titre d'indemnité pour tort moral. 

W______, par la voix de ses conseils, conclut à sa culpabilité du chef d'actes 
préparatoires au sens de l'art. 260bis CP. Il demande à être mis au bénéfice de la 
circonstance atténuante du repentir sincère et sollicite le prononcé d'une peine inférieure 
à celle requise par le Ministère public, compatible avec le sursis complet, voire avec le 
sursis partiel, voire même avec une semi-liberté. 

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X______, par la voix de son conseil, conclut à son acquittement du chef de tentative de 
meurtre s'agissant des faits commis le 18 mai 2012. Il ne conteste pas sa culpabilité du 
chef de tentative de meurtre s'agissant des faits commis le 19 février 2012 au préjudice 
de A______, avec désistement au sens de l'art. 23 al. 1 CP. Il conclut au prononcé d'une 
peine juste, inférieure à celle requise par le Ministère public. 

Y______, par la voix de ses conseils, conclut à son acquittement et demande que l'Etat 
de Genève soit condamné à lui verser une somme de CHF 541'451.- à titre d'indemnités 
et de réparation du tort moral, au sens de l'art. 429 CPP. 

Z______, par la voix de ses conseils, conclut à son acquittement, subsidiairement à sa 
condamnation du chef d'actes préparatoires au sens de l'art. 260bis CP, avec désistement 
au sens de l'art. 23 al. 1 CP et avec une responsabilité restreinte. Il sollicite le prononcé 
d'une peine juste n'excédant pas 5 ans. Enfin, il s'en rapporte à justice quant au sort des 
avoirs séquestrés. 

 

EN FAIT 

A. Par acte d'accusation du 24 avril 2014, il est reproché à X______ d'avoir : 

 le 19 février 2012, entre 22h48 et 23h01, muni d'un couteau et dans l'intention de 
tuer A______, alors que celle-ci franchissait le portail de sa propriété sise 
O______ Chêne-Bougeries, frappé A______ à la tête avec ses poings et genoux, 
de l'avoir étranglée avec son bras et au moyen d'une corde ou d'un objet 
similaire, d'avoir cherché à frapper l'intéressée au cou avec un couteau, d'avoir, 
alors qu'elle se débattait et criait, frappé sa victime avec un couteau, couvert sa 
bouche avec ses mains et frappé l'intéressée au visage puis de l'avoir encore 
étranglée, à tout le moins pendant trois minutes, A______ ayant perdu 
connaissance, et d'avoir quitté les lieux avec la conviction que sa victime, 
inanimée, était décédée, alors qu'elle a survécu, en préparant ainsi 
minutieusement l'homicide qu'il entendait perpétrer, en agissant de manière 
particulièrement odieuse, pour un mobile particulièrement odieux, soit un 
mobile financier, en se comportant de manière extrêmement froide après la 
réalisation de l'infraction, en agissant avec une absence particulière de scrupule 
et en faisant preuve du mépris le plus complet pour la vie de A______, 

faits qualifiés de tentative d'assassinat (art. 22 al. 1 et 112 CP) (B.I.); 

 le 18 mai 2012 vers 23h, au bar BU______ sis 1, avenue BV______ à Genève, 
tiré un coup de feu en direction de deux individus non identifiés, dans le dessin 
de tuer l'un d'entre eux, à tout le moins en tenant pour possible et en l'acceptant 
au cas où la mort se produirait, aucun individu n'ayant été touché par la balle, 

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qui a été stoppée par un bac à fleurs derrière lequel les individus se trouvaient au 
moment du tir, 

faits qualifiés de tentative de meurtre (art. 22 al. 1 et 111 CP) (B.II.); 

 en mars 2012, à Genève, acquis auprès d'un individu non identifié un pistolet de 
marque Walther PPK, calibre 7,65mm pour un montant de CHF 1'500.-, alors 
qu'il n'est pas au bénéfice d'un permis d'acquisition; 

 le 18 mai 2012, à Genève, porté entre son lieu de résidence et le bar BU______, 
un pistolet de marque Walther PPK, calibre 7,65mm, alors qu'il n'est pas au 
bénéfice d'un permis de port d'armes, 

faits qualifiés d'infractions à l'art. 33 al. 1 lit. a LArm (B.III.). 

b) Dans le même acte d'accusation, il est reproché à Y______ d'avoir : 

 à une date indéterminée en été 2011, décidé son cousin, X______, à tuer 
A______, agissant à la demande de Z______, époux de A______, le mandat de 
tuer ayant transité par W______, qui l'informait régulièrement de la présence et 
des absences de l'intéressée à son domicile sis O______ à Chêne-Bougeries; 
d'avoir, entre octobre 2011 et le 19 février 2012, accompagné X______ au 
domicile de A______, à tout le moins à une vingtaine d'occasions, dans le but de 
procéder à des repérages et de permettre à X______ de passer à l'acte et d'avoir 
conduit, le 19 février 2012, X______ sur place, où tous deux ont patienté une 
heure environ dans la voiture en attendant l'arrivée de A______, que X______ a 
tenté de tuer dans les circonstances décrites ci-dessus sous B.I, en s'associant 
pleinement et sans réserve à la décision et à l'organisation de l'infraction, en 
fixant notamment la date et en conduisant X______ sur les lieux, après lui avoir 
permis de repérer sa victime, en agissant pour un mobile particulièrement 
odieux, soit un mobile financier, en se comportant de manière extrêmement 
froide après la réalisation de l'infraction, en agissant avec une absence 
particulière de scrupule et en faisant preuve du mépris le plus complet pour la 
vie de A______, 

faits qualifiés de tentative d'assassinat (art. 22 al. 1 et 112 CP) (C.I.); 

 en décembre 2011, fait l'acquisition sans droit, auprès d'un individu non 
identifié, d'un pistolet électrique Z-Force 350.000 Volt F4 pour un montant de 
CHF 200.-, 

faits qualifiés d'infraction à l'art. 33 al. 1 lit. a LArm (C.II.). 

c) Dans ce même acte d'accusation, il est reproché à W______ d'avoir : 

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 à une date indéterminée en été 2011, à Genève, décidé Y______ à faire tuer 
A______, agissant à la demande de Z______ et ayant convenu avec Y______ 
que X______ se chargerait de tuer l'intéressée, d'avoir régulièrement informé 
Y______ de la présence et des absences de A______ à son domicile, d'avoir, le 
12 février 2012, par téléphone, ou le 13 février 2012, de vive voix, donné pour 
instruction à Y______ de tuer A______ le 19 février 2012 et d'avoir informé 
Y______ de l'atterrissage de l'intéressée, prévu le 19 février 2012 à l'aéroport de 
Genève-Cointrin à 22h30, afin que Y______ et X______ se rendent à son 
domicile pour l'attendre, les deux précités ayant tenté de tuer A______ dans les 
circonstances décrites sous B.I et C.I, en préparant minutieusement l'homicide  
devant être perpétré à l'encontre de A______, en mandatant un tueur à gages, en 
agissant pour un mobile particulièrement odieux, soit un mobile financier, en 
agissant avec une absence particulière de scrupule et en faisant preuve du mépris 
le plus complet pour la vie de A______, 

faits qualifiés d'instigation à tentative d'assassinat (art. 22 al. 1, 24 al. 1 et 112 CP) 
(D.I.); 

 le 27 juin 2012, détenu à son domicile un revolver Smith & Wesson, dont il avait 
fait l'acquisition quinze ans auparavant, sans être au bénéfice d'un permis 
d'acquisition; 

 en décembre 2011 ou en janvier 2012, acquis auprès d'un individu non identifié 
un pistolet de marque SIG pour un montant de CHF 1'300.- sans être au bénéfice 
d'un permis d'acquisition, 

faits qualifiés d'infraction à l'art. 33 al. 1 lit. a LArm (D.II.). 

d) Il est enfin reproché à Z______ d'avoir : 

 en juin 2012, à Chêne-Bougeries, décidé W______ à faire tuer A______, soit à 
trouver un tueur à gages, d'avoir, en novembre 2010, remis un montant de CHF 
30'000.- à W______, qui l'avait informé que le tueur à gages réclamait un 
montant de CHF 100'000.-, et remis une créance d'un montant de CHF 70'000.- 
qu'il détenait à l'encontre de W______, charge à l'intéressé de verser au tueur à 
gages un montant total de CHF 100'000.-, de s'être enquis auprès de W______, 
en janvier et en avril 2011, des raisons pour lesquelles A______ n'avait pas 
encore été tuée en invitant le précité à faire accélérer les choses, d'avoir, dès l'été 
2011 et jusqu'au mois de février 2012, intensifié ses rencontres avec W______ et 
instruit l'intéressé de faire passer l'homicide pour un cambriolage ayant mal 
tourné et régulièrement informé W______ de la présence et des absences de 
A______ à son domicile, afin que le tueur à gages ne se rendît pas pour rien sur 
place, d'avoir, le 12 février 2012, sur une aire d'autoroute entre CA______ et 
BZ______, donné un ultimatum à W______ en ce sens que A______ devait être 
tuée dès son retour d'Autriche le 19 février 2012 et d'avoir ultérieurement 

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informé W______ de l'atterrissage de A______, lequel était prévu le 19 février 
2012 à 22h30 à l'aéroport de Genève-Cointrin, afin que le tueur à gages pût se 
rendre au domicile de l'intéressée pour l'attendre, X______ et Y______ ayant 
tenté de tuer A______ dans les circonstances décrites sous B.I et C.I, en 
préparant minutieusement l'homicide devant être perpétré à l'encontre de son 
épouse, en faisant mandater un tueur à gages, en agissant pour un mobile 
particulièrement odieux, soit un mobile financier, en se comportant de manière 
extrêmement froide après la réalisation de l'infraction, puisqu'il a entrebâillé la 
porte du garage pour faire croire à un cambriolage, en agissant ainsi avec une 
absence particulière de scrupule et en faisant preuve du mépris le plus complet 
pour la vie de A______, 

faits qualifiés d'instigation à instigation à tentative d'assassinat (art. 22 al. 1, 24 al. 1 et 
112 CP) (E.I.); 

 le 9 juillet 2012, détenu dans sa maison sise O______ à Chêne-Bougeries, un 
revolver Taurus .38 spécial et six cartouches .38, dont il avait fait l'acquisition 
sans être au bénéfice d'un permis d'acquisition, 

faits qualifiés d'infraction à l'art. 33 al. 1 lit. a LArm (E.II.). 

B. Il ressort du dossier les faits pertinents suivants : 

Des faits du 19 février 2012 

a) A______ et Z______ se sont mariés à Vandoeuvres le ______ 1997. Deux enfants 
sont issus de cette union, M______, né le ______ 2000, et N______, née le ______ 
2001. 

Entre 1997 et 2003, A______ a travaillé au sein d'une banque en qualité de gérante de 
fortune. Ses revenus se sont substantiellement accrus. De 2003 à 2010, elle a exercé la 
même activité pour une autre banque et en 2010, elle est devenue directrice d'une 
société financière. 

Employé puis associé d'une société financière, Z______ a commencé une activité 
d'indépendant en 2000. Les affaires ont été florissantes jusqu'en 2008, période où il a dû 
cesser l'activité de sa société, compte tenu du contexte économique. En 2006, il a reçu 
une donation de la part de sa mère d'un montant de CHF 4'000'000.-. 

En 2003, le couple a acheté une maison sise O______ à Chêne-Bougeries pour un 
montant de CHF 3'700'000.-, l'hypothèque s'élevant à CHF 3'000'000.- et chacun des 
époux ayant apporté des fonds propres. 

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A______ a acquis, en décembre 2005, un appartement à P______ pour un montant de 
CHF 2'750'000.-, l'hypothèque s'élevant à CHF 2'200'000.-. Z______ était codébiteur de 
cette hypothèque, tout comme de celle grevant la villa de O______ à Chêne-Bougeries. 

Z______ a contracté une assurance-vie en 2003 pour lui-même et A______, qui 
prévoyait une prestation d'un montant de CHF 1'250'000.- en faveur du conjoint 
survivant. Il a contracté une seconde police, la prestation assurée étant de CHF 
179'879.-. Les deux polices précitées ont été mises en gage auprès de la banque. 

En 2005 et 2006, A______ a contracté deux assurances-vie, dont le bénéficiaire était 
son conjoint. La première prévoyait une prestation de CHF 174'814.-  en cas de décès 
avant le 1er novembre 2029 et la seconde le versement d'un capital de CHF 584'000.- en 
cas de décès avant le 1er janvier 2030. 

Fin 2008-début 2009, Z______ a investi dans l'achat d'une pizzeria à Q______, aux 
côtés de W______, qu'il connaissait de longue date et qui était alors à la tête d'une 
entreprise active dans le domaine de la peinture. Le restaurant a été mis en gérance en 
2010 et vendu en 2012. 

Au début de l'année 2012, A______ disposait d'actifs bancaires pour un montant de plus 
de CHF 5'200'000.-, Z______ de comptes bancaires et d'espèces pour un montant 
d'environ CHF 500'000.-.  

Dès l'année 2007, le couple a eu des difficultés, au point que chacun des époux a 
commencé à mener sa propre vie sentimentale, tout en maintenant la vie commune, 
Z______ se rendant parfois et de plus en plus fréquemment dès l'année 2010 dans 
l'appartement du couple sis à P______. 

Durant l'été 2010, Z______ a parlé à W______ de son projet visant à tuer son épouse. Il 
souhaitait savoir si l'intéressé connaissait "quelqu'un pour tuer". Quelques semaines 
plus tard, Z______ a relancé W______ pour savoir s'il avait trouvé un tueur. W______ 
lui a rétorqué qu'il connaissait un homme qui acceptait cette tâche pour un montant de 
CHF 500'000.-. Cette somme était trop élevée aux yeux de Z______, qui a finalement 
accepté de payer une telle somme. Il a alors expliqué que l'homicide devait avoir l'air 
d'un cambriolage qui aurait mal tourné.  

A plusieurs reprises, entre l'automne 2010 et l'été 2011, Z______ a relancé W______, 
qui demeurait assez vague sur l'état d'avancement du projet. 

A la fin de l'année 2010, W______ a rencontré pour la première fois X______ dans un 
café à l'aéroport de Pristina. Y______, cousin de X______, était également présent. 

En avril 2011, X______ a obtenu un visa slovène, lequel a en partie été financé par 
Y______, et est venu à Genève. 

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En mai 2011, le premier projet sérieux de convention de divorce entre A______ et 
Z______ a été établi. Il prévoyait le partage des immeubles et le non partage des 
acquêts. 

A la fin du printemps ou au début de l'été 2011, W______ a parlé à Y______ de la 
mission que lui avait confiée Z______ et du fait que celui-ci le relançait. Il convient de 
préciser que les deux hommes se voyaient régulièrement car leurs bureaux étaient situés 
au même endroit. Y______ avait alors une entreprise active dans le domaine du 
revêtement de sols et dans la peinture. 

En octobre 2011, W______ a demandé à Y______ de se rendre dans la villa des époux 
A______ et Z______ pour réparer des joints de la salle-de-bains. Y______ s'y est alors 
rendu avec X______. 

En novembre 2011, un deuxième projet de convention de divorce a été établi. Il 
prévoyait le partage des acquêts, ce qui ne plaisait pas à A______, qui souhaitait que 
chaque époux conservât ses acquêts, immeubles exceptés. 

En décembre 2011, Z______ a offert à A______, pour son anniversaire, un bracelet en 
lui souhaitant du bonheur. 

Du 24 décembre 2011 au 5 janvier 2012, A______ a passé des vacances en Asie avec 
ses enfants. Quant à Y______, il est allé au Kosovo du 21 décembre 2011 au 13 janvier 
2012. 

A la fin de l'année 2011, Z______, après que sa relation avec R______ s'est terminée le 
27 décembre, a entamé une relation sentimentale avec S______, qu'il connaissait déjà 
depuis plusieurs mois. Le couple a appris, à tout le moins le 9 février 2012, alors qu'il se 
trouvait à Rome, que l'intéressée était enceinte. 

Tant à la fin de l'année 2011 qu'au début de l'année 2012, Z______ a relancé W______ 
pour s'enquérir de l'état d'avancement du projet de tuer son épouse. 

b) Les données rétroactives des téléphones portables de Y______, de W______, de 
X______ et de Z______ ainsi que les informations issues du téléphone portable de 
A______ permettent d'établir que : 

 vendredi 9 décembre 2011 dans la matinée, Z______ a contacté W______ 
durant 2'53''; vers 16h30, il a quitté Genève avec ses enfants pour se rendre en 
Valais, où il est resté jusqu'au dimanche 11 décembre 2011 dans la soirée; ce 
même vendredi, X______ s'est trouvé à Chêne-Bougeries à tout le moins entre 
17h41 et 18h38; 

 samedi 10 décembre 2011, X______ était à Chêne-Bougeries à 17h05; 

 dimanche 11 décembre 2011, à 20h42 et 20h45, Z______, qui était en Valais, a 
contacté A______; alors qu'il avait quitté le Valais et se trouvait à Yvorne, il a 
contacté W______ à 21h10, lequel l'a recontacté à 22h42 et 22h56; 

 lundi 12 décembre 2011, X______ s'est trouvé à Chêne-Bougeries, à tout le 
moins entre 19h44 et 20h18; à 20h15, il a contacté Y______; 

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 mercredi 14 décembre 2011 à 15h43, W______ a contacté Z______, qui a 
appelé le domicile de Chêne-Bougeries à 16h09 et qui s'est fait recontacter à 
16h11 par W______; à 16h12, X______ a appelé Y______ , qui a tout de suite 
envoyé un sms à W______; ce dernier a contacté Y______ à 16h27; dans la 
soirée, de 17h59 à 19h59 X______ était à Chêne-Bougeries (cependant, à 18h12, 
il a activé une antenne à la rue du Rhône); à 21h31, alors qu'il se trouvait à 
proximité de la rue des Délices, il a reçu un appel de Y______ et à 22h35, il était 
de nouveau localisé à Chêne-Bougeries; 

 vendredi 6 janvier 2012, il y a eu plusieurs échanges téléphoniques entre 
A______ et Z______, qui a notamment appelé l'intéressée à 19h28 durant 1'47'' 
peu avant de contacter W______ à 19h52 par sms en lui demandant : "Salut, tu 
peux monter quand à la montagne ?" puis par téléphone à 19h56; W______ a 
contacté X______ à 21h18, 22h21 et 22h35; il s'agit des premiers contacts 
téléphoniques directs entre les deux hommes à partir du 7 décembre 2011, date 
des premières données rétroactives; les intéressés n'ont eu que douze contacts 
téléphoniques entre les 6 janvier et 7 février 2012 et ne se sont plus appelés 
jusqu'au 25 février 2012, date à partir de laquelle ils ont eu divers échanges 
téléphoniques; peu après ses contacts le 6 janvier 2012 avec W______, soit à 
23h06, X______ a contacté Y______ au Kosovo; il convient enfin de préciser 
que du 6 au 8 janvier 2012, M______ et N______ se trouvaient avec leur père en 
Valais; 

 samedi 7 janvier 2012 à 9h59, Y______ a envoyé un sms, en provenance d'un 
numéro de téléphone kosovar, à X______, au contenu suivant : "Comment c'est 
allé hier soir ? C'était bien ?"; X______ a contacté Y______ à 10h13 et 10h14; 
immédiatement après avoir écrit à X______, Y______ a adressé un sms à 
W______, qui lui a répondu à 12h39; à 15h33, Y______ a envoyé un second 
sms à W______;  

 lundi 9 janvier 2012, W______ et Y______ ont échangé trois sms et se sont 
appelés trois fois (conversations ayant duré 3'06'', 3'58'' et 2'27''), le second 
utilisant toujours un raccordement kosovar; à 20h50, X______ a contacté 
Y______; 

 mardi 10 janvier 2012, Y______ et X______ se sont appelés à cinq reprises - 
entre 0h24 et 18h49 -, Y______ utilisant deux raccordements kosovars 
différents; 

 vendredi 13 janvier 2012 à 13h37, Z______ a contacté W______; vers 19h, il a 
quitté Genève avec ses enfants pour aller à P______; 

 samedi 14 janvier 2012, Y______, de retour à Genève, a activé une borne à 
12h33 à l'aéroport de Genève-Cointrin; à 13h09, il a envoyé un sms à W______, 
qui l'a immédiatement rappelé à 13h36 (conversation de 1'43''); à 13h36, il a 
envoyé un sms à X______; il a ensuite été contacté à deux reprises par 
W______, à 15h30 et 15h42, et a appelé X______ à 17h53; si X______ n'a 

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activé aucune antenne entre 17h53, moment où il se trouvait à Vernier, et 19h26, 
moment où il se trouvait à proximité de la rue Moillebeau, il n'en va pas de 
même pour Y______, qui se trouvait à Chêne-Bougeries à 18h56 et à 18h59; 

 dimanche 15 janvier 2012 à 17h28, Y______ a envoyé un sms à W______ et 
appelé l'intéressé une minute plus tard; à 17h36 et 17h42, il a contacté X______; 
à 18h22, Y______ a fait un bref passage à Chêne-Bougeries; à 18h20, Z______ 
a contacté A______; immédiatement après la fin de leur conversation, à 18h24, 
il a appelé W______ (4'11'' de conversation); Z______ a rappelé son 
interlocuteur à 18h30 (2'55'' de conversation) et contacté A______ à 18h45; lors 
de ces trois appels, Z______ se trouvait à P______; à 21h53, le précité se 
trouvait à Chêne-Bougeries; un peu plus tard dans la soirée, soit à 22h12, il a 
recontacté W______, alors qu'il venait de quitter Chêne-Bougeries pour se 
rendre en Italie; il ne contactera plus le précité jusqu'au 23 janvier 2012 à 12h; 
enfin, à 19h41, X______ était à Chêne-Bougeries; 

 lundi 16 janvier 2012, W______ et Y______ se sont contactés à 9h18, 10h16, 
10h43 et 13h22; par ailleurs, à 13h54, Y______ a envoyé un sms à W______, 
qui lui a immédiatement répondu; de 17h33 à 18h15, X______ était à Chêne-
Bougeries, tandis que Y______ y était, à tout le moins, de 17h58 à 18h24; à 
18h06, Y______ a contacté X______, qui l'a appelé à 18h11, 18h15 et 18h16; 

 du vendredi 20 au dimanche 22 janvier 2012, M______ est allé avec sa mère à 
Londres; il n'y a eu aucune localisation de Y______ et de X______ à Chêne-
Bougeries; 

 lundi 23 janvier 2012 à 8h54, Y______ a appelé W______, qui l'a rappelé à 
10h03; à 12h, Z______, qui se trouvait en Italie, a contacté W______; à 16h19, 
Y______ a contacté X______; à 17h34, W______ a appelé Y______, qui lui a 
envoyé un sms trois minutes plus tard; il a recontacté l'intéressé par sms à 
17h39; à tout le moins de 17h17 à 17h23, X______ se trouvait à Chêne-
Bougeries, tandis que Y______ s'y trouvait de 17h34 à 17h58; à 18h05, 
W______ a envoyé un sms à Y______, qui l'a immédiatement contacté; les deux 
hommes se sont encore parlé à 19h26 (3'38'' de conversation) ainsi que plus 
brièvement à 19h48 et 19h58; 

 jeudi 26 janvier 2012 à 9h44 et 10h22, W______ a appelé Y______ (27'' et 6'24'' 
de conversation), qui l'a rappelé à 10h46, 15h50 et 17h06; cette dernière 
conversation a duré 2'07''; à 17h17, W______ a, une nouvelle fois, contacté 
Y______ et les deux hommes ont conversé durant 4'44; à 17h39, W______ a été 
contacté par Z______; il n'y a plus eu d'appel entre les intéressés jusqu'au 9 
février 2012; de 17h49 à 18h11, à tout le moins, X______ se trouvait à Chêne-
Bougeries, tandis que Y______ s'y trouvait de 17h41 à 18h12, à tout le moins; à 
18h23, W______ a appelé Y______; 

 du vendredi 27 au dimanche 29 janvier 2012, A______ était à Strasbourg; 
M______ et N______ sont partis à P______ avec leur père le samedi 28 janvier 

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et sont rentrés à Genève vers 13h; Z______ et W______ ne se sont pas parlé 
durant ce week-end; le 29 janvier dès 14h34, Y______ et W______ se sont 
contactés à six reprises jusqu'à 17h50; Y______ a contacté trois fois X______ 
entre 18h18 et 18h44; à tout le moins de 19h18 à 19h27, il se trouvait à Chêne-
Bougeries; il a d'ailleurs appelé W______ à 19h18 ainsi qu'à 20h29 (3'31'' de 
conversation) et a envoyé un sms à l'intéressé à 20h25; 

 lundi 30 janvier 2012 à 9h08 et 9h09, W______ et Y______ ont échangé un sms 
et eu un contact téléphonique; il y a ensuite eu plusieurs appels ainsi qu'un sms 
adressé par Y______ à X______, qui se trouvait non loin du O______ à 17h29 
(antenne activée : ______); de 17h41 à 18h05 à tout le moins, Y______ se 
trouvait à Chêne-Bougeries; 

 mardi 31 janvier 2012 à 15h25, Y______ a envoyé un sms à W______, qui l'a 
contacté à 15h28; à 15h49 et 16h40, Y______ a brièvement contacté X______; 
de 17h37 à 18h25, à tout le moins, il se trouvait à Chêne-Bougeries; quant à 
X______, il s'y trouvait à 18h01; 

 mercredi 1er février 2012, Z______ était au Brésil; Y______ et W______ se sont 
adressés plusieurs sms et appelés plusieurs fois durant la journée; de 18h19 à 
18h37, à tout le moins, X______ se trouvait à Chêne-Bougeries, tandis que 
Y______ y était de 18h33 à 18h42 à tout le moins; ce dernier a contacté 
W______ à 19h06, soit peu de temps après avoir quitté Chêne-Bougeries; à 
20h24, X______ a contacté W______, qui lui a envoyé un sms immédiatement 
après, soit à 20h25; 

 jeudi 2 février 2012, Y______ et W______ se sont adressés plusieurs sms et 
appelés plusieurs fois durant la journée; X______ a effectué un bref passage à 
Chêne-Bougeries, de 18h01 à 18h06 à tout le moins; quant à Y______, il y était 
à 18h13, peu avant de contacter W______; 

 le week-end des 4 et 5 février 2012, M______ et N______ étaient avec leur 
mère, Z______ séjournant alors au Brésil; 

 dimanche 5 février 2012, W______ a contacté Y______ à 13h15 (conversation 
de 3'40''); ensuite ce dernier a eu plusieurs contacts avec X______; entre 19h11 
et 20h05, X______ se trouvait à Chêne-Bougeries; quant à Y______, il y était à 
19h50 à tout le moins; 

 mardi 7 février 2012, dès 14h22, Y______ et W______ ont eu plusieurs 
échanges téléphoniques, notamment une conversation de plus de cinq minutes à 
14h23; le premier était à Chêne-Bougeries de 18h35 à 18h55 en même temps 
que X______, qui s'y trouvait à 18h42; entre 20h39 et 22h16, Y______, 
X______ et W______ ont eu plusieurs contacts téléphoniques croisés; en 
particulier, W______ et Y______ se sont parlé durant 9'21'' à 20h45; 

 mercredi 8 février 2012, Z______ était de retour en Italie, après son séjour au 
Brésil; il n'a eu aucun contact avec W______; 

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 jeudi 9 février 2012, durant la journée, il y a eu plusieurs contacts entre, d'une 
part, Y______ et W______ et, d'autre part, Y______ et X______; à 12h41, 
Z______, qui se trouvait en Italie, a adressé un sms à A______, dont la teneur 
est la suivante : " Hello, je voudrais te parler avant de monter avec les kids. Tu 
as un moment ce soir ?"; à 18h09, X______ était localisé à Chêne-Bougeries; à 
18h25, alors qu'il se trouvait également à Chêne-Bougeries, Y______ a appelé 
W______; à 19h03, Z______ se trouvait à l'aéroport de Genève-Cointrin; il 
convient de préciser qu'il n'avait plus été localisé en Suisse depuis le 29 janvier 
2012; il a reçu deux appels de la villa de O______ à 19h12 et 19h16 et a 
contacté W______ à 19h18 - les deux hommes ne s'étaient plus parlé depuis le 
26 janvier 2012 -; à la même heure, A______ lui a répondu : "Je suis à la 
maison. Je ne te cache pas que je suis très fatiguée. Je sors d'une grosse gastro 

et j'ai pas une grande forme. Mais mes oreilles fonctionnent". Z______ lui a 
rétorqué quatre minutes plus tard qu'il serait très concis et a rejoint le domicile 
de Chêne-Bougeries à 19h37; 

 vendredi 10 février 2012, dès 8h34, il y a eu divers échanges entre, d'une part, 
Y______ et X______ et, d'autre part, Y______ et W______, et ce durant toute la 
journée; aux alentours de 15h, W______ se trouvait à Plainpalais, à proximité de 
l'avenue du Mail, et a contacté à 15h02 (13'' de conversation) Z______, qui se 
trouvait dans le même quartier; dès 16h18, il y a eu divers contacts entre, d'une 
part, W______ et Y______ et, d'autre part, X______ et Y______; vers 18h20, 
Z______ a quitté Genève avec M______ et N______ pour se rendre en Valais, 
où il a été localisé à 20h36 près de P______; de 18h47 à 19h04, à tout le moins, 
Y______ se trouvait à Chêne-Bougeries, en même temps que X______, qui y 
était, à tout le moins, entre 18h53 et 19h04 ainsi qu'entre 20h08 et 20h10; les 
deux hommes se sont contactés plusieurs fois par la suite durant la soirée; quant 
à W______ et Y______, il se sont parlé au téléphone à 22h39 durant 2'11'' et 
adressés six sms entre 23h10 et 23h15; 

 samedi 11 février 2012 peu après 8h, Z______ a contacté le numéro 1811 pour 
avoir l'adresse d'un dénommé T______, responsable d'une société d'installations 
sanitaires à BW______; à 9h50, W______ s'est rendu à Chêne-Bougeries et a 
contacté A______; il a ensuite reçu plusieurs appels de Y______ - quatre entre 
10h30 et 13h57 - puis a contacté l'intéressé à deux reprises dans l'après-midi; 
quant à Z______, il n'a pas eu de contact téléphonique avec W______; 

 dimanche 12 février 2012 à 12h52, Z______ a appelé W______ (2'26'' de 
conversation); à 12h55, il a contacté A______ et a parlé 2'07'' avec elle; il a 
recontacté W______ presque immédiatement après cet appel, soit à 12h59 
(conversation de 59''); W______ a contacté Y______ à 13h29 et Z______ à 
14h06; vers 14h50, il a quitté Genève pour le Valais; alors qu'il était en route, il 
a contacté Y______ à 15h49 et Z______ à 15h40 et 16h30, lequel se trouvait 
alors à BX______, respectivement BY______; vers 17h, W______ est arrivé à 
BZ______; à 17h24, Y______ a appelé X______; à 17h59, Z______ a envoyé 
un sms à W______, dont la teneur est la suivante : "Stop appelles moi"; à 18h, 

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alors qu'il se trouvait à CA______, W______ a appelé Z______, qui se trouvait 
à BZ______; il a encore appelé l'intéressé à 18h06, celui-ci se trouvant alors à 
CA______; plus tard dans la soirée, à 18h59, Y______ a envoyé un sms à 
X______ et, à 20h29, il a appelé W______; enfin, à 20h54, X______ a appelé 
Y______, qui se trouvait alors à Chêne-Bougeries (1'21'' de conversation); 

 lundi 13 février 2012 à 14h42, W______ a appelé Y______ (15'' de 
conversation), qui lui a envoyé tout de suite un sms; W______ a appelé 
Y______ à 15h48, 16h48 et 16h58 (18'', respectivement 2'44'' et 36'' de 
conversation); entre temps, à 15h56, Y______ a contacté X______; il l'a 
recontacté à 18h20, lui a envoyé un sms à 19h40, l'a appelé à 19h47 et à 20h03; 

 mardi 14 février 2012, Y______ et W______ ont eu plusieurs contacts 
téléphoniques ou par sms, dont notamment un ayant duré 8'07'' à 18h43; 

 mercredi 15 février 2012 vers 11h20, Z______ a quitté le Valais; il a contacté 
W______ à 12h47 et est arrivé à Genève vers 13h; à 17h45, il se trouvait à 
Chêne-Bougeries; il a rapidement quitté ce secteur pour repartir en Valais (il 
sera localisé à CB______ à 22h15); il a contacté son amie, S______, à 17h52 et 
W______ à 18h; pour sa part, Y______ a contacté trois fois X______ entre 
12h23 et 12h29; les deux hommes ont encore eu plusieurs contacts durant la 
soirée; Y______ a en outre reçu deux sms de W______ à 22h13 et 22h14 et a 
contacté l'intéressé à 22h20; les deux hommes se sont ensuite rendus à Denges, 
où ils ont tous deux été localisés à 22h54 pour W______ et à 23h43 pour 
Y______; entre 23h24 et 23h40, W______ se trouvait à Lausanne; juste après 
minuit, à 0h07, les deux hommes se trouvaient au Grand-Saconnex; 

 jeudi 16 février 2012, entre 0h44 et 9h29, W______ et Y______ se sont 
téléphonés à quatre reprises; 

 vendredi 17 février 2012 à 8h20, A______ a envoyé un sms à Z______, dont la 
teneur est la suivante : "Je rentre tard dimanche. Atterrissage prevu à 22:30. 
Dis-moi si tu restes à la maison sinon je m'arrange avec U______. Ciao e 

bacio", message auquel l'intéressé a répondu à 9h28 : "Merci pour V______. Je 
dors à la maison. Bonne fin de cure"; Y______ et W______ se sont contactés à 
10h43 (2'16'' de conversation) ainsi qu'à 12h10; 

 dimanche 19 février 2012 à 10h21, Z______, alors qu'il était à P______, a 
appelé A______ (conversation de 6'26''); à 14h19, il était de retour à Genève 
avec ses enfants; à 20h12, Y______, qui se trouvait alors à Versoix, a contacté 
X______, qui était à proximité de l'avenue BV______; à tout le moins entre 
21h44 et 21h51, X______ était à Chêne-Bougeries; quant à Y______, il s'y 
trouvait à tout le moins de 21h50 à 22h47; les deux hommes n'ont eu aucun 
contact téléphonique entre 20h50 et 23h41; à 22h46, soit deux minutes avant que 
A______ arrive à son domicile, Y______ a envoyé un sms à W______, qui se 
trouvait alors au Kosovo et qui lui a répondu une minute plus tard; il convient de 
préciser que seules les analyses rétroactives ont permis de retrouver la trace de 

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ces deux messages; en effet, ces derniers ont été effacés de la mémoire 
téléphonique des téléphones des intéressés; de 23h13 à 23h26, Y______ était à 
Vernier; quant à X______, il s'y trouvait de 23h22 à 23h41, heure à laquelle il a 
contacté Y______ (32'' de conversation); de 0h20 à 6h30 environ, X______ se 
trouvait à Lausanne; quant à Y______, il y était de 1h25 à 6h10 environ. 

Par ailleurs, les recherches et expertises effectuées sur les téléphones portables de 
W______, Y______ et Z______ ont permis d'établir : 

 qu'entre les 9 janvier et 23 février 2012, W______ a échangé 1264 messages au 
maximum, aucun n'ayant pu être récupéré; des imessages ont également été 
échangés; 

 qu'entre les 17 et 20 février 2012, Y______ a échangé 587 sms au maximum, 
aucun n'ayant pu être récupéré; 

 en février 2012, Z______ a échangé au maximum 617 sms; seuls 244 ont pu être 
retrouvés, si bien que 373 ont été effacés; 

 le numéro de téléphone 1______, utilisé par Z______, s'est inscrit sur Viber le 
25 octobre 2011; quant au numéro de téléphone 2______, utilisé par W______, 
il a été inscrit sur Viber le 23 février 2012; 

 le lundi 20 février 2012 à 12h29, Z______ a reçu un message de S______ lui 
demandant pourquoi il avait essayé de la joindre; à 12h59, il lui a répondu qu'il 
souhaitait la voir et lui parler et lui a demandé s'il pouvait la rejoindre le 
lendemain; plusieurs sms ont ensuite été échangés entre les deux précités, dont il 
ressort que Z______ viendrait le lendemain; à un moment donné, S______ lui a 
dit qu'elle l'attendait et qu'elle comprendrait s'il ne pouvait pas venir, auquel cas 
il ne faudrait alors plus jamais qu'il vienne; dans la nuit, à 0h08, S______ a 
informé Z______ qu'elle se trouvait aux urgences; une heure plus tard, elle lui a 
fait part de ce qu'elle souffrait d'un décollement placentaire et devait se rendre 
dans un autre hôpital. 

En outre, aucune trace de conversation téléphonique entre W______ et Z______ n'a pu 
être mise en évidence durant la période où celui-ci était au Brésil, soit du 31 janvier au 7 
février 2012. 

ca) Le 19 février 2012, alors qu'elle avait passé une semaine en Autriche, A______ a 
pris un vol ayant atterri à 22h10 à l'aéroport de Genève-Cointrin. Elle a été déposée par 
un taxi à 22h48 devant le portail de sa propriété sise O______. Après avoir pénétré dans 
la propriété, qui était dans la pénombre, et alors qu'elle contournait la voiture de son 
époux par la gauche en marchant sur la pelouse, en tirant sa valise et en se baissant pour 
pouvoir passer sous les branches d'un grand buisson, elle a été saisie par le cou par 
X______, qui l'a tirée en arrière et l'a fait tomber. Elle a violemment crié mais X______ 
a tenté de la faire taire en mettant une main sur sa bouche. L'individu a ensuite essayé 

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de la tirer sous les branches du grand buisson mais A______ s'est débattue et s'est 
emparé d'un bâton en bois pour se défendre. Elle n'a pas pu frapper son agresseur mais a 
réussi à se retourner, à voir son visage et à lui dire : "Mais qu'est-ce que vous voulez ?". 
X______ s'est de nouveau positionné derrière A______ et a posé un couteau sur le côté 
droit du cou de celle-ci. Il a encore frappé A______ sur la tête et a tenté de l'étrangler au 
moyen d'une corde ou un lien. L'intéressée a cependant réussi à mettre ses mains entre 
le lien et son cou. X______ l'a tirée en arrière et a mis une main sur la bouche et le nez 
de sa victime, qui ne pouvait plus respirer et a perdu connaissance. Il a ensuite quitté les 
lieux. 

Lorsque A______ est revenue à elle, elle a vu un de ses chiens au niveau de la statue du 
lion, située au coin de la maison; le chien ne regardait pas dans sa direction; il était 
immobile et semblait attendre quelque chose. A______ s'est levée et est allée dans la 
maison, où elle s'est écroulée dans les bras de son époux, Z______ en présence de ses 
enfants. Elle avait le visage ensanglanté.  

Au début de l'agression, Z______ se trouvait dans la cuisine et rangeait les plateaux télé 
suite au film Mission Impossible III qu'il avait loué sur Bluewin TV à 20h46 et regardé 
avec ses enfants, M______ et N______. Ces derniers étaient au deuxième étage et 
s'apprêtaient à se coucher. Il convient de préciser que durant la soirée, Z______ a 
échangé des sms avec son amie intime, S______, dont la teneur est la suivante : à 
21h39, elle lui a écrit : " Che fai amore mio ?" et il lui a répondu deux minutes plus tard 
" Guardo un fil ambientato a Hong Kong..!" ainsi que six minutes plus tard " E tu ?", ce 
à quoi elle a répondu qu'elle était en train de rentrer chez elle. 

La distance entre deux des trois fenêtres de la cuisine et le lieu où l'agression de 
A______ a débuté est inférieure à dix mètres, avec cette précision que la maison ne 
possédait pas de double vitrage. L'endroit où a débuté l'agression, à proximité du 
buisson, est visible de deux fenêtres de la cuisine donnant sur celui-ci. Quant à 
l'emplacement où A______ a repris connaissance, il est situé dans l'ombre du portail 
d'entrée et l'obscurité y régnait; il est impossible de voir cet endroit des différentes 
fenêtres de la maison. 

Z______ a contacté le 144 à 23h01 et son appel a été redirigé vers le 117. 

A 23h18, Y______ a envoyé un sms à W______, qui lui a répondu immédiatement. Les 
deux hommes se sont encore échangé 14 messages entre 23h18 et 23h45. 

Enfin, aucune effraction n'a été constatée, en particulier sur la porte du garage. 

cb) Le 19 février 2012 au soir, il ne pleuvait pas, la température de l'air était comprise 
entre 1,6 et 1,8 degrés. Cependant, il y avait des rafales de bise et la température 
ressentie était de -3 degrés. 

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Aux quatre angles de la maison se trouvaient quatre spots sous le toit, avec capteur 
automatique. En outre, il y avait deux lampes se trouvant de part et d'autre du garage, 
lesquelles s'allumaient avec un interrupteur situé sur le garage, et deux lampes situées 
de part et d'autre de l'escalier menant à l'entrée de la maison, lesquelles s'allumaient 
avec un interrupteur situé dans la guérite. Ce soir-là, les deux lampes précitées n'était 
pas allumées, bien qu'elles fonctionnaient correctement, à en croire le jardinier, qui a 
indiqué que le système de lumière fonctionnait, qu'il n'avait pas été contacté pour venir 
faire une réparation et qu'il n'avait pas débranché ou éteint certaines lumières du jardin. 

Quant aux trois chiens de A______, soit un bouledogue et deux chihuahuas, ils n'ont pas 
aboyé au moment de l'agression de celle-ci, alors même qu'ils ont l'habitude d'aboyer à 
peine quelqu'un entre dans la propriété et qu'ils aboient encore plus quand il s'agit de 
leur maîtresse. 

cc) La villa sise O______ était munie d'un système d'alarme. Ce dernier avait été 
complètement remplacé le 1er décembre 2011, à la demande de Z______, qui avait 
signalé un mauvais fonctionnement de l'interphonie.  

Il fonctionnait de la manière suivante. Une centrale d'alarme était installée au rez-de-
chaussée. Au premier étage se trouvait le clavier déporté, correspondant à une 
télécommande fixe. Ainsi, lors de son utilisation, les données étaient transmises sur la 
centrale se trouvant au rez-de-chaussée. Les mises en service ainsi que les mises hors 
service pouvaient se faire par le biais du boîtier central, du boîtier déporté ainsi que par 
des télécommandes. Il n'était pas possible de procéder à des activations et désactivations 
à distance. Concernant les télécommandes, il y en avait quatre : deux fournies lors du 
remplacement du système le 1er décembre 2011 et deux anciennes, dont seule l'une 
d'elles - celle de A______ - avait été reprogrammée. Ainsi, la télécommande de 
Z______ n'avait pas été reprogrammée. Il convient encore de préciser qu'il existait trois 
possibilités de lancer des appels de secours, soit à partir de la centrale, soit à partir du 
clavier déporté, soit à partir d'une télécommande. Pour ce faire, il fallait appuyer deux 
secondes simultanément sur la touche SOS et la touche FEU de la centrale ou du clavier 
déporté ou plus de deux secondes sur la touche SOS de la télécommande. Un appel SOS 
entraînait un appel silencieux vers le centre de réception des appels, et ce même si 
l'alarme n'était pas en service. Une écoute était alors déclenchée et la centrale d'alarme 
était directement en communication avec la villa, ce qui permettait à l'opérateur de juger 
de l'opportunité d'appeler la police. 

Il existait la possibilité d'une mise en service partielle, laquelle n'enclenchait que 
l'alarme au rez-de-chaussée, ce qui permettait la nuit de bouger dans les étages. En 
outre, il était possible d'enclencher l'alarme au rez-de-chaussée avec le boîtier se 
trouvant au rez-de-chaussée 

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Ce système d'alarme a été mis hors service le 18 février 2012 à 22h46 et a été remis en 
service le 20 février 2012 à 0h03. En outre, le soir des faits, aucune alarme agression n'a 
été enclenchée. 

cd) Selon l'expertise médicale effectuée le 20 février 2012 par les Drs AA______ et 
AB______, A______ a subi des contusions à la tête et au cou. Elle présentait également 
des pétéchies au niveau des conjonctives et des régions rétro-auriculaires bilatérales, 
trois plaies à bords nets sur la joue gauche, la face antéro-latérale droite du cou, sur le 
pouce gauche, une plaie contuse au niveau du cuir chevelu (dans la région occipitale 
droite), une ecchymose associée à une tuméfaction au niveau du front et de la nuque, 
deux ecchymoses linéaires se situant légèrement distantes l'une de l'autre dans un axe 
légèrement descendant vers l'avant, au niveau des faces postérieure, latérale droite et 
antérieure du cou, un érythème associé à des hémorragies intra-cutanées au niveau du 
cou, des ecchymoses au niveau de l'extrémité céphalique, du cou, des membres 
supérieurs et du membre inférieur gauche et des dermabrasions et plaies superficielles 
au niveau du visage, du cou, des membres supérieurs et du membre inférieur gauche. 

Les ecchymoses, les tuméfactions et l'érythème associé à des hémorragies intra-cutanées 
sont des contusions ayant été provoquées par un ou des objets contondants ayant heurté 
le corps (par ex. coups portés) et/ou contre lequel ou lesquels le corps s'est heurté (par 
ex. contre un mur ou le sol) ou encore par une ou des pressions fermes (par ex. 
préhension ferme). Les plaies à bords nets au niveau de la joue gauche et de la face 
antéro-latérale droite du cou sont la conséquence d'un objet piquant et/ou 
piquant/tranchant, tel qu'un couteau. La plaie à bords nets du pouce gauche a été 
provoquée par un objet tranchant, tel que la lame d'un couteau. Quant aux pétéchies 
constatées au niveau des conjonctives et des régions rétro-auriculaires bilatérales, 
associées aux ecchymoses formant quasiment une ligne droite au niveau des faces 
postérieure, latérale droite et antérieure du cou ainsi que les autres ecchymoses, 
dermabrasions et l'érythème lié à des hémorragies intra-cutanées constatées au niveau 
du cou, elles témoignent d'une violence contre le cou, sous forme d'un étranglement 
et/ou d'une strangulation par un lien. Sur la base des lésions ayant pu être objectivées, la 
perte de connaissance ainsi que l'élément subjectif rapporté par A______ (douleur à la 
déglutition), les experts arrivent à la conclusion que A______  a été victime d'une 
agression ayant concrètement mis sa vie en danger. 

ce) Le 20 novembre 2012, le Dr AB______ a rendu une expertise complémentaire, dont 
il ressort notamment qu'il est plus probable que les plaies à bords nets constatées sur le 
cou, le visage et le pouce de A______ ont été causées au moment où l'intéressée était 
debout face à X______ qu'accidentellement par un couteau se trouvant dans la poche du 
précité. La lésion au pouce peut être interprétée comme une plaie de défense. Quant aux 
pétéchies, il s'agit de petites hémorragies punctiformes, dues à la rupture de petites 
veines qui se rompent lors d'une augmentation importante et de durée suffisante de la 
pression veineuse; elles constituent le signe classique de violence contre le cou. 
L'occlusion manuelle de voies aériennes (nez et bouche) ne provoque pas de 

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compression veineuse directe avec congestion importante du visage. Quant à la prise au 
niveau du cou pour traîner la victime sur deux mètres, un tel mécanisme pourrait 
provoquer une compression bilatérale et ferme des veines du cou et potentiellement 
provoquer l'apparition de pétéchies. Cependant, sa durée devrait être assez prolongée, ce 
qui ne semble pas compatible avec le fait d'avoir traîné la victime sur seulement deux 
mètres. En ce qui concerne l'écharpe, elle est considérée comme un lien "souple" et 
l'utilisation d'un tel lien ne laisse que des traces très discrètes au niveau du cou. Un tel 
lien ne peut donc pas être à l'origine des ecchymoses formant quasiment une ligne droite 
au niveau des faces postérieure, latérale droite et antérieure du cou telles qu'observées 
lors du constat de lésions traumatiques. Ces ecchymoses sont fortement évocatrices de 
l'utilisation d'un lien, tel qu'une corde ou une ceinture, un fil pouvant être exclu, même 
si d'autres ecchymoses et dermabrasions constatées peuvent être la conséquence d'une 
pression manuelle ou de toute autre forme de traumatisme contondant. Enfin, en cas de 
compression du cou, des pétéchies cutanées et au niveau des conjonctives apparaissent 
après une obstruction veineuse d'au moins trois à cinq minutes. 

cf) Les experts ont confirmé leurs rapports. Ils ont notamment précisé que les quelques 
lésions de faible intensité constatées sur la pointe du nez de A______ pouvaient avoir 
été causées par un coup de genou - mais un coup de genou raté, la lésion n'étant pas 
importante -; il était cependant beaucoup plus probable qu'elles aient été causées par 
compression de la main. Quant aux plaies à bords nets de la joue gauche et du cou, il 
était tout aussi possible qu'elles aient été causées alors que son agresseur était derrière 
elle qu'alors qu'il se trouvait face à elle. Par ailleurs, la plaie au cou pouvait résulter d'un 
geste volontaire de l'auteur ou d'un mouvement de la victime, qui se serait dirigée contre 
la pointe du couteau par ex. en se débattant. S'agissant de l'étranglement, les experts ont 
précisé que selon la littérature, il faut au moins trois minutes de suite d'étranglement 
pour constater des pétéchies cutanées et au niveau des conjonctives. Toutefois, il 
convenait de prendre ce chiffre avec prudence. En effet, il ne pouvait pas être exclu que 
pour un sujet déterminé, deux minutes cinquante soient suffisantes pour que de telles 
pétéchies apparaissent.  

Les experts ont expliqué que les critères pour conclure à l'existence d'une mise en 
danger concrète de la vie sont  au nombre de trois : la présence de marques au niveau du 
cou, lesquelles témoignent d'une violence exercée à ce niveau, la présence de pétéchies, 
qui témoignent d'une compression d'une intensité suffisante et durant un temps 
suffisamment long pour causer une souffrance cérébrale et une perte de connaissance, 
d'urine ou de selles - ce dernier critère étant subjectif -. Dans le cas de A______, les 
trois critères étaient remplis, raison pour laquelle les experts avaient conclu à l'existence 
d'une mise en danger concrète de la vie. La perte de connaissance de l'intéressée était 
plausible, possible et même vraisemblable; elle était en outre compatible avec les 
lésions constatées. Les experts ont enfin affirmé qu'en cas de perte de connaissance, la 
victime, si elle est debout, tombe à terre en raison de la perte du tonus musculaire, et, si 
elle est déjà à terre, n'oppose plus aucune résistance et est semblable à un corps sans vie. 
Le fait que A______ se soit relevée, qu'elle ait, par hypothèse, repris son sac et tiré sa 

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valise jusqu'à la maison dès qu'elle avait repris connaissance, n'était pas incompatible 
avec une perte de connaissance lors de l'agression. 

cg) L'ADN de X______ a été mis en évidence sur un chewing-gum prélevé sur le 
trottoir devant la propriété de la famille A______ et Z______ ainsi que sur le bâton 
ensanglanté retrouvé sur les lieux et le manteau de A______. 

da) Le 20 février 2012, A______ a été entendue par la police au service des urgences 
des HUG. Elle a décrit l'agression dont elle avait été victime conformément à la 
description figurant ci-dessus sous ca). La description qu'elle a faite aux médecins 
correspond à sa première déclaration.  

db) A______ a été entendue le 24 février 2012 par le Ministère public. Elle a confirmé 
sa déclaration précédente, précisant qu'au moment où elle avait été happée en arrière, 
elle avait pensé que son époux et ses enfants avaient, eux aussi, été attaqués car la 
maison paraissait éteinte, en ce sens qu'il n'y avait aucun bruit, pas même un aboiement 
de chiens. Lorsqu'elle avait ouvert les yeux, elle s'était dit : "Je suis vivante". Depuis les 
faits, elle ne trouvait pas d'explication au silence des chiens. 

dc) Le 4 juin 2012 devant le Ministère public, A______ a indiqué qu'environ une 
semaine avant qu'elle parte en Autriche, Z______ était venu la voir pour savoir s'ils 
pouvaient divorcer, ce à quoi elle avait répondu par l'affirmative. Ils avaient alors parlé 
de la séparation et de l'attribution de leurs biens. Elle n'avait cependant reçu le projet de 
convention de divorce qu'en mars 2012. 

de) Le 9 juillet 2012, toujours devant le Ministère public, elle a affirmé qu'en février 
2012, le coffre de la villa contenait trois montres, plusieurs bagues, des bijoux lui 
appartenant, dont la valeur totale était comprise entre CHF 300'000.- et 350'000.-, ainsi 
qu'environ USD 1'000.- en espèces; il n'y avait aucun objet appartenant à Z______ car 
celui-ci avait repris tout ce qui lui appartenait. Environ deux ans auparavant, elle avait 
proposé à Z______ de conclure une séparation de biens. En effet, elle démarrait alors 
une activité dans sa propre société avec un associé et ne souhaitait pas qu'en cas de 
divorce, ses parts dans la société, qui devaient être de 50%, pussent être comprises dans 
la liquidation du régime. Elle avait aussi indiqué à Z______ qu'il pouvait prendre 
l'appartement de P______ et elle conserver la maison de Chêne-Bougeries, moyennant 
éventuelle compensation en fonction du prix de vente de ces biens. Cependant, Z______ 
avait mal réagi à cette proposition et n'en voulait pas. Ainsi, elle avait renoncé à acheter 
des parts dans la société précitée et avait conclu un accord avec son associé, au terme 
duquel il lui revendrait ses parts au par le jour où elle serait finalement divorcée. 
Concernant la visite de Z______ quelques jours avant qu'elle partît en Autriche, 
A______ a précisé qu'elle avait été surprise qu'il voulût divorcer à ce moment-là. Enfin, 
seuls Z______ et son frère, AC______, étaient au courant de l'heure à laquelle elle 
devait rentrer d'Autriche le 19 février 2012. 

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df) En rapport avec le divorce, A______ a déclaré le 25 janvier 2013 devant le 
Ministère public qu'au début de l'année 2011, Z______ et elle avaient pris la décision de 
principe de vendre la maison. Quand elle avait reçu, début mai 2011, de Me AD______ 
le projet de convention de divorce prévoyant la division des immeubles et la non-
division des acquêts, elle avait écrit à Z______ pour lui demander d'en parler le 
lendemain. Ils avaient donc mangé ensemble le lendemain et Z______ lui avait indiqué : 
"Jamais ça ne se passera comme ça". En novembre 2011, les discussions par rapport au 
divorce étaient au point mort. Me AD______ lui avait adressé un nouveau projet dans 
l'intervalle, lequel prévoyait le partage des acquêts, mais celui-ci ne lui convenait pas. 
De manière générale, Z______ ne lui avait jamais dit qu'il était essentiel pour lui de 
vendre la maison rapidement car il avait besoin d'argent pour relancer son activité 
professionnelle. Elle lui avait d'ailleurs proposé de lui prêter de l'argent à cette fin. 

A______ a été formelle quant au fait que le 9 février 2012, quand Z______ lui avait 
parlé de divorcer et qu'elle avait accepté, ils n'avaient pas abordé les modalités du 
divorce. Elle avait d'ailleurs écrit un courriel le 14 février 2012 à Z______, dans lequel 
elle précisait qu'elle souhaitait que la convention qui lui serait soumise prévît un partage 
des immeubles et aucun partage des acquêts. 

Le courriel précité a été versé au dossier. 

A______ a affirmé qu'en 2010 et 2011, Z______ ne lui avait jamais dit qu'il était 
déprimé. Cependant, il ne respirait pas toujours la joie de vivre, l'ambiance familiale 
étant difficile pour tout le monde durant cette période. Z______ n'avait pas de travail et 
ne faisait rien de particulier à Genève, tandis qu'elle travaillait beaucoup. Elle lui avait 
proposé d'aller habiter à P______, alors qu'elle continuerait à résider à Chêne-Bougeries 
avec les enfants, mais il avait refusé, affirmant que personne ne vivrait dans la maison 
sans lui. 

ea) AE______, qui travaillait comme dame de compagnie pour AF______, une femme 
âgée habitant au O______, a été entendue par la police le 6 mai 2013. Elle a expliqué 
que le 19 février 2012, le soir, alors qu'elle se trouvait dans sa chambre, située face à la 
villa de la famille A______ et Z______, elle avait entendu des bruits ressemblant au 
bruit de quelqu'un qui étouffe. Par peur, elle n'avait pas osé aller dehors ni lever le store 
de sa chambre. Elle s'était déplacée dans la maison, entendant toujours des bruits. A un 
moment donné, elle avait entendu dire : "Mais qu'est-ce que vous voulez ?" et avait 
compris que la personne faisant ces bruits ne pouvait pas crier. Elle avait pensé que 
l'agression se passait dans le jardin de la propriété de AF______ ou dans la rue, mais 
pas chez les voisins, car les chiens de la famille A______ et Z______, dont l'un était 
habituellement si bruyant, n'avaient pas aboyé. Elle avait entendu des cris pendant 
longtemps et lorsqu'elle s'était décidée à appeler la police, celle-ci était déjà présente. 
AE______ estimait à vingt minutes la durée de l'agression. Selon elle, les cris étaient 
étouffés et parfois la personne parvenait à crier. Ils étaient horribles et désespérés.  

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fb) Devant le Ministère public, le 31 juillet 2013, AE______ a confirmé sa déclaration, 
précisant que les premiers bruits qu'elle avait entendus étaient ceux d'une personne 
gémissant et que par la suite, il s'agissait de cris étouffés. Parfois, ces cris étaient très 
forts mais les plus souvent, ils étaient étouffés, comme provenant de quelqu'un ayant 
une main autour de la gorge ou sur la bouche. Elle était complètement paniquée et avait 
pensé qu'il pouvait s'agir d'un meurtre, d'une agression, d'un vol ou d'un viol. Selon elle, 
il s'agissait d'une tragédie. Elle avait hésité à appeler la police en raison du fait qu'elle 
était sans papiers. Elle s'y était finalement décidée en entendant une voix de femme dire 
: "Mais qu'est-ce que vous voulez?". Cependant, la police était déjà sur place lorsqu'elle 
avait voulu la contacter. 

g) Entendue le 3 avril 2012 par la police, U______, qui s'occupait de M______ et 
N______ et vivait dans la dépendance de la maison de la famille A______ et Z______, 
a expliqué que le 19 février 2012, Z______ était rentré avec les enfants vers 17h30, au 
volant du véhicule 4x4 de A______, et qu'il lui avait dit qu'il allait rester jusqu'à 
l'arrivée de l'intéressée, si bien qu'elle pouvait partir. Lorsqu'elle avait quitté la villa, les 
enfants regardaient la télévision et les chiens étaient enfermés dans la cuisine. Fatiguée, 
elle s'était rapidement couchée et endormie, si bien qu'elle n'avait rien entendu ni assisté 
à l'agression de A______. Elle s'était réveillée dans la soirée, alors qu'il y avait 
beaucoup de monde dans le jardin et un policier avait frappé à sa porte.  

Réentendue par la police le 10 décembre 2012, U______ a déclaré qu'elle s'occupait des 
enfants M______ et N______ lorsque leurs parents n'étaient pas là. Lorsque l'un d'eux 
était présent, elle rentrait chez elle. Elle ignorait à quelle heure A______ devait rentrer 
d'Autriche le dimanche soir. Quelques jours avant son départ en Autriche, la précitée lui 
avait fait part de ce qu'elle allait divorcer. A______ paraissait contente car cela faisait 
longtemps qu'elle attendait que Z______ lui accordât le divorce. 

ha) Le 26 mars 2012, AG______ a été entendu par la police, après avoir spontanément 
contacté celle-ci pour lui faire part de soupçons qu'il nourrissait contre Z______. Il a 
expliqué que A______ était son amie intime depuis quatre ans et les raisons pour 
lesquelles il nourrissait des doutes à l'égard de Z______. 

hb) Le 8 novembre 2012 devant le Ministère public, il a déclaré que A______ lui avait 
indiqué qu'elle ne pouvait plus supporter de vivre avec la peur et les cris et qu'elle se 
disputait souvent avec Z______. Il avait écourté son voyage au Chili après avoir appris 
l'agression de A______. A son retour, cette dernière allait plutôt bien mais il avait 
constaté par la suite qu'elle était psychologiquement très choquée. 

ia) Entendu oralement juste après les faits, M______ a indiqué qu'alors qu'il se trouvait 
dans sa chambre, située au deuxième étage de la maison, il avait entendu des cris 
comme s'il s'agissait d'un viol. Il avait regardé par la fenêtre et avait vu un buisson 
bouger. 

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Quant à N______, elle a été entendue oralement le 28 février 2012 par le Ministère 
public à l'occasion d'un transport sur place. Elle a expliqué qu'elle était montée se 
coucher avec son frère environ douze à quinze minutes avant la fin du film et que 
quelques minutes plus tard, ils avaient entendu des cris à l'extérieur. Leur père, qui se 
trouvait au rez-de-chaussée, était monté, avait dit : "C'est quoi ces cris ?" et avait 
regardé par la fenêtre. N______ a enfin expliqué avoir vu, lorsqu'elle avait regardé par 
la fenêtre, le sac à main de sa maman dans le gazon et que les lumières situées dans le 
gazon étaient éteintes. 

ja) X______ a été interpelé le 19 mai 2012 dans le cadre de la procédure qui sera 
évoquée ci-dessous sous lettres q) à x). C'est ainsi que la correspondance a pu être faite 
entre son ADN et celui retrouvé sur les lieux de l'agression de A______. 

jb) Interrogé le 18 juin 2012 au sujet de cette dernière, il a indiqué ignorer de quoi il 
s'agissait. Après avoir déclaré ne pas connaître la villa de la famille A______ et 
Z______, il a reconnu le portail et expliqué y être allé, à la demande de W______, soit 
W______,  pour refaire le carrelage de la salle-de-bains du premier étage; il s'y était 
donc rendu une première fois pour voir la maison, une deuxième pour amener le 
matériel et une troisième pour effectuer le travail avec son cousin Y______. Questionné 
sur la présence de son ADN sur des éléments liés à l'agression de A______, il a affirmé 
ne pas être lié à cette agression. Il n'expliquait, en outre, pas comment son raccordement 
téléphonique avait être localisé à proximité de la villa de la famille A______ et 
Z______ le soir des faits. 

Le 22 juin 2012 devant le Ministère public, il a confirmé ses explications, expliquant 
toutefois être allé trois fois dans la même journée avec Y______ pour réparer les joints 
de la salle-de-bains de la maison de la famille A______ et Z______. 

Cinq jours plus tard devant le Ministère public, il a reconnu avoir agressé A______, 
indiquant avoir agi à la demande de l'époux de l'intéressée, Z______. Ce dernier lui 
avait demandé de battre A______ et son amant. Cette proposition avait transité par un 
dénommé AH______, qui lui avait proposé CHF 400'000.- pour ce travail. X______ 
s'était renseigné au sujet de Z______ et s'était rendu à plusieurs reprises à proximité de 
la maison pour observer ce qui s'y passait. Chaque fois que Z______ partait de la 
maison avec les enfants, le vendredi peu après 17 heures, il en informait AH______, qui 
en informait à son tour X______ pour lui dire que la voie était libre. L'agression devait 
se faire quand les enfants étaient absents. X______ devait monter au premier étage dans 
la chambre de A______, la battre, défoncer le coffre et voler le contenu de celui-ci, soit 
une bague en diamant valant environ CHF 250'000.- ainsi que de l'argent en espèces 
(CHF 700'000.- ou 800'000.-). X______ avait cependant refusé d'agir à l'intérieur de la 
maison mais Z______ lui avait fait savoir, par l'intermédiaire de AH______, que même 
s'il agissait à l'extérieur, il devrait s'emparer de quelque chose, ne serait-ce que du 
contenu du sac à main de A______ ou des bijoux qu'elle portait. X______ n'était pas 

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d'accord avec ce mode de procéder car il voulait pouvoir, en cas d'arrestation, expliquer 
la vérité de façon crédible. Selon lui, la thèse du cambrioleur arrangeait Z______. 

Concernant l'agression elle-même, AH______ lui avait dit que A______ atterrirait à 
22h30 à l'aéroport et qu'elle rentrerait ensuite avec son amant. X______ s'était donc 
rendu sur place en bus; entre 19h et 21h, il était resté dans un café situé à proximité; à 
21h, il s'était mis en route et avait marché dix minutes; sur place, il s'était caché dans un 
coin sombre dans la propriété de la famille A______ et Z______, soit entre les 
poubelles et le début des buissons. Z______ avait regardé à l'extérieur, par une fenêtre 
du premier étage, quelques minutes avant l'arrivée de son épouse puis était descendu et 
avait regardé par la fenêtre de la cuisine. Quand A______ était arrivée, X______ l'avait 
surprise par derrière en lui mettant un bras autour du cou, l'avait tirée en arrière et 
frappée au visage et à la tête avec ses poings. Il était possible que le couteau qu'il avait 
dans sa poche eût blessé A______. Toutefois, X______ n'avait pas pris ce couteau pour 
commettre l'agression et ne l'avait pas utilisé dans le cadre de celle-ci. L'intéressée était 
tombée, si bien qu'il l'avait lâchée. Z______ était sorti et avait lâché deux chiens, si bien 
que X______ était parti. Il n'avait pas étranglé cette femme mais avait effectivement 
mis sa main sur sa bouche et son nez pour l'empêcher de respirer - mais non pas pour 
l'étouffer -. X______ a déclaré que si son ADN avait été retrouvé sur le bâton, c'était 
parce qu'il s'en était emparé pour se défendre des chiens. S'il avait activé une antenne à 
Gland après les faits, c'était parce qu'il s'était rendu à Lausanne avec un ami. 

Après l'agression, il avait vu AH______, qui lui avait dit de patienter pour l'argent car 
Z______ était suspecté et surveillé. Quand ce dernier était rentré d'Italie, AH______ lui 
avait conseillé de partir car il n'avait pas bien fait son travail et risquait d'être tué. A cet 
égard, X______ a été affirmatif sur le fait qu'il ne devait pas tuer mais agresser 
A______ et son amant. Une audience concernant le divorce devait avoir lieu le 25 
février suivant, si bien que le 19 février 2012 était l'ultime délai pour agir. Il n'avait 
jamais été payé. 

Enfin, questionné au sujet de l'éventuelle implication de Y______ et de W______, 
X______ a affirmé qu'ils n'avaient rien à voir avec l'agression. Le premier ne l'avait pas 
véhiculé sur place le 19 février 2012. 

jc) C'est le 11 juillet 2012 devant la police que X______ a finalement reconnu que 
AH______ était en réalité W______. En dépit des déclarations contraires de Y______, il 
a, dans un premier temps, continué à maintenir que celui-ci ne l'avait pas accompagné à 
Chêne-Bougeries le soir des faits et qu'il avait fait le trajet en bus (aller et retour). 
Finalement, il a reconnu que son cousin l'avait véhiculé sur place. Après l'agression, 
X______, dont les habits et les mains étaient tachés de sang, avait rejoint le précité dans 
un café, et ce en courant. Il avait fait signe, de l'extérieur, à Y______, qui était sorti de 
l'établissement et l'avait raccompagné chez lui. Durant le trajet, X______ n'avait rien 
dit. En revanche, à Lausanne, il avait expliqué à Y______ ce qu'il avait fait. L'intéressé 
l'avait critiqué et lui avait fait comprendre qu'il l'avait fait venir en Suisse pour travailler 

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et qu'il s'était porté garant de son bon  comportement. Il reviendra sur cette affirmation 
le 25 septembre 2012, déclarant n'avoir parlé à Y______ de l'agression que deux ou 
trois jours après celle-ci et lui avoir dit qu'il s'était rendu sur place pour tuer A______ 
mais y avait renoncé après avoir pensé à sa mère. 

Lors de cette audition, X______ a encore précisé que selon lui, l'agression avait duré 
quatre à cinq minutes. A______ avait crié fort et ce à plusieurs reprises. Elle s'était 
débattue, avait réussi à enlever la main qu'il avait posée sur sa bouche et lui avait 
demandé : "Mais qu'est-ce que tu veux ?". Il n'avait pas répondu et l'avait encore 
frappée à deux ou trois reprises. Il pensait qu'elle avait perdu connaissance. Il ne lui 
avait jamais mis le couteau sous la gorge. Il avait utilisé cet objet pour jouer et se 
réchauffer en attendant sa victime. Quand Z______ était sorti et avait lâché les chiens, 
X______ avait sauté par-dessus le mur et s'était enfui. Au préalable, il s'était déplacé à 
la lumière pour faire un signe de la main à Z______. A cet égard, il était certain que ce 
dernier l'avait vu et qu'il avait dirigé son pistolet contre lui. Pour sa part, X______ 
n'avait pas fracturé la porte du garage de la villa. Quand il avait rencontré W______ peu 
après les faits, celui-ci lui avait dit qu'il ne serait pas payé car il n'avait pas pris le sac à 
main de A______ et n'avait pas battu assez fort l'intéressée. Enfin, X______ a indiqué 
avoir rencontré Z______, en présence de W______, environ deux mois après l'agression 
en vue du paiement. Il reviendra sur cette affirmation le 25 septembre 2012, confronté 
aux déclarations de Z______ et W______. 

jd) Devant le Ministère public le 16 juillet 2012, alors que Y______ n'était pas encore 
présent à l'audience, X______ a affirmé que c'était l'intéressé qui l'avait informé, 
environ une semaine avant l'agression, de l'heure de l'arrivée de A______. Il a ajouté 
qu'ils étaient quatre à être impliqués dans cette agression. Interrogé sur la question de 
savoir si on lui avait reproché d'avoir tardé à agir, il a répondu, en présence de 
W______ mais toujours en l'absence de Y______, que les deux précités lui avaient 
demandé, quelques jours avant l'agression, de "laisser tomber" et qu'ils lui avaient dit : 
"nous ne sommes pas des personnes qui devons faire ça". Il avait néanmoins agi car il y 
avait CHF 400'000.-  à la clef. 

En présence de W______ et de Y______, X______ a déclaré qu'étant donné que le 
premier avait dit la vérité, il devait, lui aussi, la dire, même si cela était difficile, à savoir 
qu'ils étaient quatre à être impliqués dans l'agression de A______ et que Y______ savait 
qu'il allait frapper l'intéressée. Il a toutefois tempéré son propos en ajoutant : "En fait, 
peut-être que comme lui et W______ m'avaient demandé de laisser tomber quelques 

jours avant les faits, peut-être qu'il ne savait pas ce que j'allais faire". 

En rapport avec l'implication de Y______, X______ a indiqué le 18 juillet 2012 devant 
le Ministère public que le précité était au courant de ce qui allait se passer mais que 
seuls W______ et lui-même étaient impliqués. Il n'était d'ailleurs pas prévu que 
Y______ touchât une partie des CHF 400'000.- qui lui étaient destinés. Interrogé par le 
conseil de ce dernier sur la signification des termes "Y______ était au courant de ce qui 

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allait se passer", X______ a précisé qu'en réalité, le précité était au courant de ce qui 
s'était passé. 

je) C'est le 3 septembre 2012 devant le Ministère public que X______ a reconnu que la 
mission qui lui avait été confiée était de tuer A______ et qu'il n'avait jamais été question 
de tuer ou blesser l'amant de celle-ci. On ne lui avait jamais demandé de tout arrêter 
mais il n'avait pas eu la force et le courage d'aller jusqu'au bout. En entendant crier cette 
femme, il avait pensé qu'elle aurait pu être un membre de sa famille. Elle était encore 
vivante quand il avait stoppé ses agissements car elle bougeait et respirait. Elle n'avait 
d'ailleurs jamais cessé de parler et il ne l'avait pas vue évanouie. 

Lors de cette audience, X______ a indiqué que son cousin Y______ n'était pas impliqué 
dans l'agression et qu'il n'avait appris les faits que deux jours plus tard. Il adoptera cette 
position durant toute la suite de la procédure. Certes, certaines rencontres lors 
desquelles W______ lui avait proposé la mission avaient eu lieu dans le bureau de 
l'intéressé, situé à côté du bureau de Y______, et peut-être parfois en présence du 
précité. Cependant, Y______ ne les avait jamais entendus parler de cela. 

jf) Le 25 septembre 2012 devant le Ministère public, X______ a finalement reconnu 
s'être muni d'un couteau le soir des faits afin de tuer A______. Il a expliqué qu'après 
avoir frappé cette dernière avec la main, il s'était emparé de son couteau et avait 
commencé à la blesser au cou. Ils étaient alors tous deux debout et face à face. 
Cependant, il avait arrêté dès qu'il avait vu du sang. Il avait alors mis sa main sur la 
bouche de sa victime afin qu'elle arrêtât de crier. En effet, Z______ était sorti. X______ 
a répété n'avoir à aucun moment étranglé A______, concédant qu'il avait peut-être fait 
un geste avec le bras au moment de la tirer en arrière, lequel avait pu l'étrangler.  

Contrairement à ce qu'il avait dit précédemment, X______ a déclaré que Y______ 
l'avait attendu dans sa voiture et non pas dans un café, celui-ci étant effectivement 
fermé. Enfin, X______ a expliqué que sa mission consistait à tuer A______ à l'extérieur 
de la maison puis de commettre un cambriolage pour masquer le meurtre. Il devait agir 
en l'absence des enfants et non pas en l'absence de Z______. D'ailleurs, le soir des faits, 
il n'avait vu que le précité et ne savait pas que les enfants se trouvaient dans la maison. 

Lors de ses auditions ultérieures, X______ a répété n'avoir jamais reçu d'instruction 
visant à renoncer à commettre l'agression, expliquant que si tel avait été le cas, il 
n'aurait pas agi. Il a, par ailleurs, contesté avoir dit le 16 juillet 2012 que c'était 
Y______ qui lui avait transmis l'heure d'arrivée de A______ ainsi qu'ils étaient quatre 
impliqués dans cette affaire. Il avait uniquement dit qu'ils étaient quatre au courant de ce 
qui s'était passé. Y______ l'avait accompagné sur place à quatre ou cinq reprises; 
X______ lui avait toujours menti en lui faisant croire qu'il allait voir une copine en haut 
de la route de Chêne, laquelle devait pouvoir l'aider à obtenir des papiers suisses. Les 
lieux de dépose étaient le O______, parfois devant la maison, le bar situé à côté du 
garage CC______ ainsi que l'arrêt de tram sur la route de Chêne. Enfin, X______ a 

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expliqué qu'il avait eu plusieurs possibilités, lors de ses observations, de passer à l'acte. 
Parfois, il ne l'avait pas fait car les enfants étaient présents et parfois car il n'en avait pas 
eu le courage.  

ka) Le 20 juin 2012 à 9h10, la police a convoqué téléphoniquement Y______  en vue de 
son audition. Dix minutes plus tard, le précité a contacté W______ pour lui dire qu'il 
était convoqué par la police. A 11h, il s'est présenté dans les locaux de la police et son 
audition a commenté à 11h20. Il a envoyé un sms à son frère, AI______, à 11h33 
indiquant : "Je suis dedans, ils m'ont convoqué pour X______" ainsi qu'un autre à 11h54 
: "Il me faut un avocat. C'est fini pour moi !" et à 11h56 : "Pauvre de moi !" A 11h58, 
AI______ a contacté W______ et lui a dit : "Y______ me demande de trouver un très 
bon avocat. Il me dit ‘je suis cuit’. Je ne sais pas de quoi il s'agit. Envoie-moi le numéro 
de téléphone. Je crois qu'il s'agit de X______. Il m'a envoyé un sms", ce à quoi 
W______ a répondu : "S'il s'agit de X______, il doit dire que c'est son cousin et qu'il l'a 
hébergé…". A 12h, AI______ a demandé, par sms, de quoi il s'agissait et son frère lui a 
répondu deux minutes plus tard : "Tu le sais et W______ aussi". AI______ a 
immédiatement rappelé W______ pour lui demander de venir à Genève; l'intéressé a 
rétorqué qu'il devait aller à Berne; AI______ lui a alors dit : "Tu sais pourquoi. Viens, 
ne tarde pas" et son interlocuteur lui a répondu : "Je t'appelle quand je serai là". A 
12h08, Y______ a envoyé un second sms à son frère contenant l'expression "Pauvre de 
moi !" puis trois minutes plus tard : "Demande W______. Je suis fait !". A 12h55, il lui 
a encore écrit :"Ils me cuisinent sur lui, ils me disent qu'il a voulu étrangler une 
femme… Je ne sais pas ce qu'il a fait ce singe, pourquoi il a fait cela, est-il normal ? 
Nous ne sommes pas des gens qui faisons de telles choses". Son frère lui a répondu : 
"Allez, ils vont te libérer. N'avoue pas que tu sais quelque chose. Raconte que ton frère 

a constaté que celui qui a été arrêté a circulé avec une arme sur lui". 

Lors de son audition, Y______ a contesté être impliqué dans l'agression de A______, 
déclarant même ignorer que l'intéressée avait été agressée. Il ne savait pas non plus que 
X______ était en prison pour avoir tenté de tuer l'intéressée. W______ l'avait appelé un 
jour pour lui dire que quelqu'un avait cassé toutes les portes de la maison des A______ 
et Z______ et lui dire qu'il fallait les réparer. 

Après son audition, Y______ a rencontré son frère, AI______ à 14h dans un kebab à la 
rue Voltaire. Vers 18h30, les deux hommes ont vu W______  sur la rue Voltaire. 

kb) La perquisition effectuée le 27 juin 2012 chez Y______ a notamment permis la 
mise sous séquestre d'un pistolet électrique Z-force F4 350,000 volts. 

kc) Durant la suite de la procédure, Y______ a toujours nié être impliqué dans 
l'agression subie par A______. En juin et en juillet 2011, W______  lui avait part de 
soucis d'argent mais ne lui avait jamais dit qu'il devait trouver quelqu'un pour tuer 
A______, à la demande de Z______. Il a déclaré avoir eu divers problèmes avec son 
cousin X______, qui avait un comportement bagarreur et que des membres de la 

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communauté albanaise s'en étaient plaint. L'intéressé lui empruntait parfois sa voiture et 
parfois, il véhiculait l'intéressé. Y______ avait déposé X______ le 19 février 2012, le 
soir, près d'un garage CC______ et d'un petit restaurant sur la route de Chêne. A ce 
sujet, il a commencé par indiquer que X______ lui avait dit qu'il n'en aurait que pour 
quelques minutes et qu'il s'était alors rendu à Chêne-Bourg, à un rond-point, souhaitant 
se rendre à Mon-Idée, où il allait avoir un chantier. Vingt minutes plus tard, X______ 
lui avait envoyé un sms pour lui demander d'aller le chercher plus bas sur la route de 
Chêne, vers Grange-Canal. Confronté aux analyses rétroactives, qui démontraient que 
des bornes proches de la route de Chêne avaient été activées durant une heure environ, 
Y______ a expliqué être revenu dans le secteur après avoir identifié l'endroit du 
chantier de Mon-Idée et avoir bu un Martini blanc dans un bar tout proche de l'arrêt de 
tram Grange-Canal, dans l'angle. Quand X______ était revenu, il l'avait sermonné car 
l'attente avait été longue. Il n'avait pas vu que le précité avait du sang sur ses habits 
et/ou ses mains. Confronté au fait que le café en question était fermé le dimanche soir, 
Y______ a finalement indiqué avoir attendu X______ à l'extérieur et peut-être marché 
un peu. Après avoir raccompagné X______ chez lui, il était allé rejoindre sa femme puis 
s'était rendu à Lausanne. Là-bas, il avait vu X______, qui avait expliqué qu'il venait de 
commettre un cambriolage. Deux ou trois jours plus tard, W______ lui avait indiqué 
qu'un cambriolage avait été commis dans la villa des A______ et Z______. Y______ 
avait alors fait le rapprochement avec les déclarations de X______. Quelques jours plus 
tard, il avait contacté son cousin, qui s'était excusé de l'avoir trahi et lui avait expliqué 
être allé sur place pour de l'argent mais avoir renoncé à aller au bout de ses agissements 
en pensant à sa mère. X______ n'avait pas donné plus de détails, si ce n'est qu'il avait 
utilisé un couteau pour blesser A______ au visage et au cou. 

Y______ a nié avoir procédé à des repérages devant le domicile des A______ et 
Z______. Il a reconnu avoir accompagné son cousin dans ce secteur à cinq ou six 
reprises, voire même à sept ou huit reprises. L'intéressé lui disait qu'il allait voir des 
filles. Les rendez-vous devaient durer, aux dires de X______, dix ou trente minutes 
mais duraient en réalité entre trente minutes et une heure. Il ne voulait pas que son 
cousin empruntât sa voiture pour aller là-bas, raison pour laquelle il l'accompagnait. En 
effet, X______ n'avait pas de permis de conduire. Il n'avait toutefois jamais pensé 
demander à l'intéressé de prendre le bus ou le tram pour aller là-bas. Les lieux de dépose 
étaient situés vers le garage CC______, vers le radar de la route de Chêne, vers l'arrêt de 
tram ou vers le café CD______, situé à Grange-Canal. Jamais il n'avait déposé, à sa 
connaissance, son cousin devant le domicile de la famille A______ et Z______. 

Y______ a affirmé avoir travaillé sur des chantiers à Chêne-Bougeries, soit en 2010 ou 
2011 face à l'arrêt de tram Ermitage, en 2009 ou 2010 à la route de Chêne, fin 2011-
début 2012 à Villette, au chemin du Pont-de-Ville, entre 2010 et 2012 près de la banque 
RAIFFEISEN à Chêne-Bougeries, en 2012 près du stade d'UGS à Frontenex. 

Interrogé au sujet de 16 sms échangés durant la soirée du 19 février 2012 avec 
W______ et sur la localisation de son téléphone portable à Chêne-Bougeries, il a 

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commencé par dire qu'il n'avait pas souvenir de ces sms et qu'il était impossible que son 
téléphone fût localisé là-bas. En fin d'instruction, il a indiqué que ces sms concernaient 
le fait de savoir si W______ avait vu son banquier au Kosovo et s'il avait obtenu un prêt 
pour lequel Y______ avait accepté de mettre sa maison en garantie. Il avait effacé ces 
sms car il effaçait toujours les sms anciens pour vider la mémoire de son téléphone. 

Enfin, Y______ a affirmé que W______ lui devait une somme de CHF 79'000.-. 

kd) En rapport avec les sms échangés le 20 juin 2012 avec son frère, AI______ a 
affirmé que le sms "Tu le sais et W______ aussi" concernait des coups de feu entre 
X______ et un membre de la famille AJ______. 

ia) Lors de sa première audition, le 27 juin 2012 devant la police, W______ a affirmé 
avoir appris que A______ avait été victime d'une agression lorsque l'intéressée l'avait 
contacté, quelques jours après les faits, pour lui demander de venir réparer le portail. 
Elle ne lui avait fourni des détails que lorsqu'ils s'étaient revus à son retour du Kosovo. 
W______ avait demandé à Y______ s'il pouvait effectuer cette réparation mais comme 
il était trop occupé, c'était le neveu de W______ qui s'en était chargé. Concernant 
l'appel de Y______ le 20 juin 2012 vers 11h, le précité l'avait contacté pour lui dire qu'il 
était convoqué par la police, pensant qu'il s'agissait d'une question d'employés au noir. 

La perquisition effectuée le même jour chez W______ a notamment permis la mise sous 
séquestre d'un pistolet SIG, d'un revolver Smith & Wesson 357 Magnum et d'une balle 
de calibre .38 spécial. 

Le lendemain devant le Ministère public, W______ a nié toute implication dans 
l'agression subie par A______. Interrogé sur les seize sms échangés avec Y______ le 
soir des faits, il a évoqué des messages en lien avec des paris sportifs. 

ib) Le 12 juillet 2012 devant le Ministère public, W______ a reconnu avoir été 
approché par Z______ en 2010 pour trouver quelqu'un pour tuer A______, l'intéressé ne 
souhaitant pas perdre ses enfants lors de la séparation. Le meurtre devait se passer à 
l'intérieur de la maison et ressembler à un cambriolage ou un accident, les enfants ne 
devant pas être présents. Deux mois après cette première conversation, W______ avait 
déclaré à Z______ qu'il avait trouvé quelqu'un, qui réclamait CHF 500'000.-. Z______ 
avait finalement donné son accord. A un moment donné, comme le tueur souhaitait 
avoir un acompte de CHF 100'000.-, W______ s'était tourné vers Z______, qui lui avait 
remis CHF 30'000.-, le solde étant constitué d'une remise de dette. W______ avait remis 
CHF 70'000.- à l'exécutant, comptant lui remettre CHF 30'000.- deux ou trois semaines 
plus tard. Cependant, l'homme était parti avec l'argent et n'avait jamais réapparu. 
W______ avait alors informé Z______ qu'il y avait un problème et prétexté que 
l'exécutant avait encore besoin de temps. A plusieurs reprises, Z______ s'était 
impatienté que rien ne se passât mais W______ voyait l'image de A______ et faisait 
traîner les choses. Il n'osait pas dire non à Z______ car il se sentait redevable. Quand il 

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avait parlé, en juin ou juillet 2011, à Y______ de la mission que lui avait confiée 
Z______, l'intéressé lui avait répondu : "Ce n'est rien du tout, je m'occupe de cette 
affaire" et avait demandé à son cousin X______ de s'en charger. W______ avait alors 
expliqué à Y______ que la rémunération serait de CHF 400'000.-. En octobre 2011, 
Z______, qui était fâché, lui avait demandé de laisser tomber mais en décembre 2011, il 
s'était à nouveau plaint de ce que rien ne se passait. De manière générale, Z______ 
l'appelait chaque fois qu'il prenait les enfants avec lui. La date du week-end des 14 et 15 
janvier 2012 avait finalement été fixée, Z______ devant avoir les enfants avec lui à 
cette période. En rentrant du week-end, comme rien ne s'était passé, Z______ avait 
appelé W______ pour lui en demander les raisons, fâché. W______ lui avait expliqué 
que l'auteur avait été arrêté puis relâché le dimanche. 

Concernant les vacances de février 2012, W______ a expliqué avoir vu A______ le 
samedi 11 au matin pour réparer le portail de la propriété. Le même jour, Z______ 
l'avait appelé, fâché que rien ne se fût produit la veille, alors même qu'il était parti avec 
les enfants et que A______ était seule. Il avait alors dit qu'il voulait tout arrêter. 
W______ lui avait proposé de le rencontrer en Valais pour discuter. Là-bas, il avait 
rencontré Z______ le lendemain ou le surlendemain. Ce dernier était fâché et avait 
répété qu'il voulait tout arrêter. De retour à Genève le même jour, W______ avait 
transmis cette information à Y______, qui lui avait demandé s'il existait encore une 
chance que Z______ changeât d'avis, ce à quoi W______ lui avait répondu par la 
négative. Ils avaient encore parlé de cela avant son départ pour le Kosovo. W______ a 
précisé avoir été clair sur le fait qu'il ne fallait plus tuer A______. Le 19 février 2012, 
Y______ l'avait encore contacté pour savoir à quelle heure A______ allait rentrer et, 
face à l'inquiétude de W______, avait rassuré l'intéressé. De manière générale, 
W______ ne parlait pas directement avec X______. C'était Y______ qui avait le contact 
direct avec ce dernier. W______ a contesté avoir transmis à X______ l'heure d'arrivée 
de A______ à Genève. 

W______ a aussi expliqué que lorsqu'il était rentré du Kosovo, X______ l'avait contacté 
et rencontré en vue du paiement de la somme convenue. Quand il en avait parlé à 
Z______, celui-ci avait répondu qu'il ne paierait rien puisqu'il avait donné l'ordre de tout 
arrêter. Z______ ne craignait pas les menaces de X______ quant à une éventuelle 
dénonciation. 

ic) Durant la suite de la procédure, W______ a confirmé les déclarations qu'il avait 
effectuées le 12 juillet 2012 devant le Ministère public. Il a apporté diverses précisions, 
notamment concernant le week-end des 11 et 12 février 2012. Il a indiqué qu'il dormait 
lorsque Z______ l'avait contacté le samedi 11 février 2012. Etant donné que le précité 
était fâché et prétendait que les personnes mises en œuvre par W______ n'étaient pas 
sérieuses, W______, qui ne voulait pas en parler au téléphone, lui avait répondu que le 
"maçon était malade" et qu'il allait venir le voir en Valais. W______ craignait, en effet, 
que Z______ engageât quelqu'un d'autre. Il convient de relever que W______ dira 
également que l'expression concernant le maçon malade n'a pas été employée le 11 

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février 2012 mais avant Noël 2011. Il n'expliquait pas l'absence de trace de cette 
conversation dans les analyses rétroactives des téléphones portables. Il avait été soulagé 
lorsqu'il s'était rendu le samedi matin chez A______ pour réparer son portail. Lors de 
leur rencontre à BZ______, W______ et Z______ avaient laissé leur téléphone portable 
dans le coffre de la voiture de Z______, de peur d'être sous écoute. Ils avaient circulé et 
parlé du contrordre sur une aire d'autoroute. Z______ avait réclamé le remboursement 
des CHF 100'000.- qu'il avait versés. Le ton utilisé par ce dernier lorsqu'il avait dit :"on 
arrête tout" démontrait qu'il en avait marre d'attendre. De retour à BZ______, chacun 
avait récupéré son téléphone portable et avait repris sa route. Comme Z______ avait 
oublié son chapeau dans sa voiture, W______ s'était arrêté à CA______ pour attendre 
que l'intéressé vînt le récupérer. 

W______ a affirmé qu'il ignorait, jusqu'à l'ouverture de la présente procédure, que 
Z______ avait une amie intime en Italie. Le précité ne lui avait en particulier pas 
déclaré, à BZ______, que cette dernière était enceinte. A son retour de BZ______, il 
avait vu Y______ dans le café situé à côté de leurs bureaux. Il ne se rappelait plus si 
X______ était présent. En tous les cas, ils s'étaient revus le lendemain et avait reparlé du 
fait que Z______ voulait tout arrêter. A cette occasion, X______ était présent. Il n'avait 
rien dit. W______ reviendra sur sa déclaration, affirmant ensuite, d'une part, n'avoir pas 
rencontré Y______ à son retour de BZ______ et ne l'avoir informé que le lundi 13, dans 
un tea-room de la rue des Délices, du contrordre, ce qui pouvait expliquer que l'intéressé 
se fût rendu à Chêne-Bougeries le dimanche soir 12 février, et, d'autre part, que 
X______ n'était pas présent lors de cette conversation. Y______ aurait même affirmé 
qu'il ne savait pas comment annoncer cette information à son cousin. L'explication, 
selon laquelle une audience en lien avec le divorce devait avoir lieu la semaine suivant 
les vacances scolaires avait été inventée par W______ pour convaincre Y______ de tout 
arrêter. En fin d'instrution, W______ a affirmé même avoir tenté de joindre Y______ en 
rentrant de BZ______ mais que le téléphone portable de l'intéressé était éteint. 

Selon W______, X______ l'avait contacté le 6 janvier 2012 car il avait besoin d'argent 
et son cousin, Y______, ne se trouvait pas à Genève. Il rencontrait parfois X______ à 
l'Université albanaise. Leurs contacts avaient été plus fréquents après le 19 février 2012 
car W______ avait servi d'intermédiaire entre Y______ et X______ dans le cadre d'un 
conflit avec un tiers. W______ a contesté avoir reçu un appel téléphonique de Z______ 
quand celui-ci se trouvait au Brésil. 

Concernant le 19 février 2012, W______ a affirmé que Y______ lui avait envoyé 
plusieurs sms, dont l'un pour connaître l'heure d'arrivée de A______. Il avait appelé 
l'intéressé pour lui rappeler qu'il ne devait pas agir et qu'il n'avait donc pas besoin de 
cette information. Quant aux autres sms, ils étaient peut-être destinés à prendre des 
nouvelles de sa famille. Ils ne concernaient en tous cas pas un prêt bancaire au Kosovo, 
cette question n'ayant été évoquée entre les intéressés qu'en avril 2012.  

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W______ a encore précisé que lorsqu'il avait dit à X______ qu'il ne pouvait pas 
prétendre à un paiement puisqu'il n'avait pas correctement fait son travail, l'intéressé lui 
avait répondu qu'il serait allé au bout de sa mission si Z______ n'était pas sorti de la 
villa. A cet égard, W______ reviendra sur cette explication, contestant avoir dit à 
X______ qu'il n'avait pas correctement fait son travail mais affirmant lui avoir déclaré 
qu'il n'avait pas fait le travail et que de toute façon, il ne devait pas agir. Concernant la 
rémunération, W______ a précisé que CHF 200'000.- étaient destinés à X______, CHF 
100'000.- à Y______ et 100'000.- à lui-même. Quant aux bijoux se trouvant dans le 
coffre, ils auraient été vendus et le montant résultant des ventes auraient été répartis 
entre les trois précités. Quelques semaines après l'agression, Z______ lui avait réclamé 
la somme de CHF 100'000.- avancée pour le meurtre, arguant du fait qu'il y avait eu un 
contrordre. 

C'est en mai 2013 que W______ a affirmé avoir rencontré Z______ le 10 février 2012 à 
la station de lavage de la rue Dancet. Soit Z______ était monté dans sa voiture soit lui-
même était monté dans la voiture de l'intéressé, qui lui avait expliqué qu'il allait partir 
dix jours avec ses enfants, que A______ serait présente dans la villa durant le week-end 
puis qu'elle serait absente durant une semaine et qu'il s'agissait donc du week-end de la 
dernière chance. En outre, Z______ lui avait déclaré que s'il arrivait quelque chose à 
A______, il serait prévenu et devrait alors rentrer à Genève. Ainsi, W______ devrait le 
rejoindre, via l'autoroute, à la station-service de Lavaux pour la remise d'un acompte de 
CHF 130'000.-, une telle rencontre n'étant pas susceptible d'attirer les regards. 

W______ a déclaré avoir une dette de CHF 72'000.- à l'égard de Y______. 

Enfin, il a expliqué que A______ était une amie et qu'il était peiné d'avoir accepté la 
mission que lui avait confiée Z______. Il a présenté ses excuses à l'intéressée. 

id) Le 16 juillet 2014, W______ a versé une somme de CHF 50'000.- au conseil de 
A______ à titre de réparation du tort moral causé à l'intéressée. 

ja) Entendu oralement juste après les faits, Z______ a notamment déclaré aux policiers 
avoir constaté, peu après l'agression de A______, que la porte de son garage avait été 
forcée et ouverte durant la soirée. 

Entendu quelques heures plus tard dans les locaux de la police, Z______ a déclaré qu'il 
avait envoyé ses enfants se coucher avant la fin du film que la famille regardait à la 
télévision car il était tard, environ 22h45. Alors qu'il se trouvait à la cuisine en train de 
ranger les "plateaux télé", il avait entendu des hurlements venant de l'extérieur et avait 
eu très peur. Il avait regardé par les deux fenêtres, l'une donnant sur O______ et l'autre 
côté AK______, mais n'avait rien vu de particulier. Il était donc monté au premier étage 
pour voir par-dessus le mur d'enceinte de la maison et avait ouvert la fenêtre de la salle-
de-bains située côté AK______. Ne voyant rien, il avait questionné son fils, M______, 
qui lui avait dit avoir entendu des cris. Z______ avait alors regardé d'une autre salle-de-

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bains et avait vu une petite ombre noire près de la voiture parquée dans la propriété - il 
avait appris plus tard qu'il s'agissait du sac à main de A______ -. Il était allé chercher 
son pistolet, l'avait chargé de cinq balles, était descendu au rez-de-chaussée puis sorti 
avec son bouledogue, en lui disant : "attaque !". Le chien s'était dirigé vers les buissons 
situés près du portail - à l'endroit où des traces de sang ont été retrouvées par la suite - 
mais n'avait pas aboyé. Après avoir avancé d'environ cinq mètres en direction du portail, 
Z______ était retourné dans la maison chercher les deux petits chiens. Ceux-ci étaient 
partis en courant dans le jardin, sur la droite de la propriété. Z______ s'était avancé en 
direction du portail et avait entendu haleter, comme de profondes respirations. Il avait 
alors pensé qu'il s'agissait de jeunes en train de "s'accoupler" dans le jardin. Après avoir 
également entendu un bruissement dans le fourré situé devant le portail, il avait vu le 
visage d'un homme, à la peu claire et aux cheveux bruns et courts, lequel se trouvait de 
l'autre côté du portail sur la droite. Cet homme s'était immobilisé, hésitant à agir, puis 
avait continué son chemin en direction de AL______. Z______ était rentré dans la 
maison et monté au premier étage, pensant qu'il verrait peut-être une ombre dans son 
jardin - la maison disposant de plusieurs systèmes d'éclairage -. Il avait de nouveau 
entendu des bruissements à proximité du portail puis avait vu A______ marcher en 
direction de la maison. Il était donc descendu pour l'accueillir. Lorsqu'il s'était approché 
d'elle, il avait remarqué qu'elle saignait du côté droit du visage et que le col de son 
manteau était ensanglanté. Elle lui avait expliqué s'être fait agresser. Les enfants étaient 
descendus et il avait contacté la police. 

Z______ a affirmé qu'à aucun moment, il n'avait imaginé que les cris pussent provenir 
de A______. En effet, elle devait atterrir à 22h30, si bien qu'il était trop tôt. Par ailleurs, 
il ne concevait pas qui aurait voulu s'en prendre à l'intéressée. Enfin, il a indiqué que la 
porte du garage était ouverte, alors qu'habituellement elle était fermée et qu'il fallait un 
code pour l'ouvrir. 

jb) Le 14 mai 2012, Z______ a été réentendu par la police. Il a, globalement, confirmé 
ses déclarations, précisant que le cri qu'il avait entendu à deux ou trois reprises lorsqu'il 
se trouvait dans sa cuisine en train de ranger "les plateaux télé" était un "aaaaah aigu". 
La lumière de la cuisine n'était pas allumée, outre les leds situés le long de l'étagère à 
l'entrée de la cuisine. Concernant les cris entendus par M______, celui-ci avait indiqué 
qu'il s'agissait des cris d'une fille. Z______ a aussi affirmé que comme il avait trouvé 
ces cris violents, il était allé chercher et charger son arme. De même, il avait pensé que 
si une personne était en train de "taguer" ou de commettre des déprédations sur son 
domicile et le voyait avec une arme et un gros chien, elle prendrait peur. En outre, il a 
précisé que lorsqu'il était à l'extérieur et qu'il avait constaté que son bouledogue 
n'aboyait pas, il s'était légèrement avancé, sans vouloir aller trop loin. En effet, il ne 
voulait pas que quelqu'un entrât dans la maison puisque ses enfants s'y trouvaient. Après 
être rentré dans sa maison et remonté à l'étage, il avait entendu des bruissements ou des 
halètements et ainsi pensé que quelqu'un était peut-être en train de fouiller dans les 
poubelles. Il avait attribué les halètements à des personnes "qui pouvaient avoir un ébat 
dans les fourrés ou juste de l'autre côté du mur". En rapport avec la tache sombre qu'il a 

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observée entre la voiture et le buisson, Z______ a affirmé qu'il avait alors pensé qu'il 
pouvait s'agir d'un petit sac poubelle. Après avoir vu A______, il s'était précipité vers 
elle pour lui expliquer "l'aventure" qui venait de lui arriver, ainsi qu'à ses enfants. 
Cependant, elle avait dit avoir été attaquée. Z______ a encore expliqué qu'en déplaçant 
sa voiture pour laisser le passage aux ambulanciers, il avait vu que les portes du garage, 
qu'il avait fermées, étaient entrebâillées et que la lumière dans le garage était allumée, 
ce dont il avait déduit que la porte du garage avait été forcée. Quant aux quatre lampes 
spots se trouvant autour de la maison, elles ne fonctionnaient pas ce soir-là, ce qu'il 
avait remarqué en fin de journée après avoir raccompagné sa mère - il avait alors 
contrôlé à l'angle gauche du garage ce qu'il en était, en vain, et avait pensé que peut-être 
le jardinier les avait débranchées -. Z______ a enfin répété qu'il n'avait aucune idée de 
qui aurait pu en vouloir à A______. 

Le 4 juin 2012 devant le Ministère public, Z______ a répété, en présence de A______, 
qu'il ne voyait pas qui que ce soit vouloir attenter à la vie de l'intéressée. 

Mis en prévention pour instigation à assassinat le 9 juillet 2012 puis auditionné le même 
jour par la police, Z______ a confirmé ses précédentes déclarations. Confronté à sa 
mise en cause par X______, il a indiqué n'avoir jamais imaginé que l'intéressé pût 
agresser A______ et ne jamais lui avoir demandé de faire quoi que ce