# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d8b12604-539e-5cbd-a5be-e1351ab0fd7a
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-08-23
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Schuldbetreibungs- und Konkurskammer 23.08.2023 105 2023 94
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_003_105-2023-94_2023-08-23.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

105 2023 94

Arrêt du 23 août 2023

Chambre des poursuites et faillites

Composition Présidente : Catherine Overney
Juges : Markus Ducret, Michel Favre
Greffière-rapporteure : Pauline Volery

Parties A.________, plaignant 

contre

L'OFFICE DES POURSUITES DE LA GLÂNE

Objet Minimum d'existence (art. 93 LP)

Plainte du 15 juillet 2023 contre la saisie de salaire du 5 juillet 2023

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. En date du 5 juillet 2023, l'Office des poursuites de la Glâne (ci-après : l'Office) a rendu une 
décision de saisie de salaire à l'encontre de A.________ et informé l’employeur de ce dernier que 
le montant de CHF 1'600.- devait être retenu mensuellement sur son salaire et versé à l’Office. Cette 
décision a été notifiée au poursuivi le 6 juillet 2023. 

B. Par acte du 15 juillet 2023, le débiteur a déposé une plainte à l'encontre de la décision de 
saisie de salaire précitée. Le plaignant fait valoir que la saisie de salaire attaquée le place dans une 
situation difficile. Il critique le calcul de son minimum vital par l’Office. 

C. L'Office a déposé une détermination en date du 2 août 2023, concluant au rejet de la plainte. 

en droit

1.

1.1. Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à l'autorité de 
surveillance lorsqu'une mesure de l'office est contraire à la loi ou ne paraît pas justifiée en fait 
(art.  17 al. 1 LP). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 
connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

En l'espèce, la plainte déposée le 15 juillet 2023 l’a été en temps utile, la décision litigieuse ayant 
été notifiée au plaignant le 6 juillet 2023. En tout état de cause, la plainte est recevable en tout temps 
lorsque la mesure attaquée porte une atteinte flagrante au minimum vital du débiteur et de sa famille 
et les place dans une situation intolérable (art. 22 LP ; ATF 114 III 78 consid. 3 ; BSK SchKG II – 
VONDER MÜHLL, 3e éd. 2021, art. 93 n. 66). 

1.2. Selon l'art. 7 al. 1 de la loi fribourgeoise du 12 février 2015 d'application de la législation 
fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LALP ; RSF 28.1), la plainte doit être formulée par 
écrit et motivée. Au surplus, l'art. 9 al. 1 LALP dispose que la procédure est régie par le code de 
procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA ; RSF 150.1). Aux termes de 
l'art.  81 al. 1 CPJA, le mémoire contient, sous peine d'irrecevabilité, les conclusions du recourant et 
ses motifs. 

In casu, le plaignant motive brièvement sa plainte. Celle-ci ne contient certes pas de conclusions 
formelles, mais l'on comprend à sa lecture que le débiteur demande la réduction de la saisie de 
salaire qui lui a été imposée. Dans ces circonstances, il faut considérer que la plainte remplit les 
exigences minimales de recevabilité. 

2.

En substance, le plaignant fait valoir que la saisie de salaire attaquée le place dans une situation 
difficile et le laisse sans les ressources suffisantes pour vivre convenablement. Elle ne lui permettrait 
plus le remboursement mensuel de ses dettes, soit CHF 200.- à la Caisse de compensation de l’État 
de Fribourg, CHF 50.- à la caisse maladie Philos, et CHF 100.- à l’État du Valais. En outre, le 
plaignant avance avoir des dettes de respectivement CHF 1'157.50 envers son assurance 

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complémentaire Helsana et CHF 1'500.- auprès de la Clinique Moléson à Bulle. L’Office ne tiendrait 
pas non plus compte de ses dépenses pour la nourriture, l’habillement et les déplacements hors 
travail en France pour un montant de CHF 200.-, de ses frais d’entretien du véhicule, de ses frais 
d’électricité de CHF 100.-, de ses frais de téléphone, TV et internet à hauteur de CHF 130.-, et des 
frais du logement de son épouse en France à hauteur de EUR 700.- par mois. 

2.1. L'art. 93 al. 1 LP dispose que les revenus du travail, notamment, peuvent être saisis, 
déduction faite de ce que le préposé estime indispensable au débiteur et à sa famille. L'office des 
poursuites – qui a une marge d'appréciation – doit se référer aux lignes directrices pour le calcul du 
minimum d'existence en matière de poursuite (minimum vital), celui-ci devant être fixé en fonction 
des circonstances de fait existant lors de l'exécution de la saisie. Si des changements interviennent 
en cours de saisie, le débiteur ou le créancier doivent demander à l'office des poursuites une révision 
de situation au sens de l'art. 93 al. 3 LP (BSK SchKG II – VONDER MÜHLL, art. 93 n. 17). De plus, si 
l'office doit certes établir d'office la situation financière, le débiteur est tenu de collaborer en apportant 
les éléments de fait importants et en fournissant les preuves à sa disposition (BSK SchKG II – 
VONDER MÜHLL, art. 93 n. 16) ; le poursuivi doit ainsi établir qu'il paie effectivement les charges 
alléguées, en produisant des justificatifs de paiement (ATF 121 III 20 consid. 3b ; arrêt TF 
5A_661/2013 du 15 janvier 2014 consid. 5.2 ; CR LP – OCHSNER, 2005, art. 93 n. 82).

Quant au montant à saisir, la saisie doit porter sur l'intégralité de la quotité saisissable et permettre 
le plus rapide désintéressement des créanciers, ceci afin de préserver les intérêts des créanciers 
des séries postérieures (CR LP–OCHSNER, 2005, art. 93 n. 198). 

2.2. Dans le cas d'espèce, l'Office a retenu que le débiteur dispose d'un revenu net mensuel de 
CHF 4'325.40 et que ses charges incompressibles s'élèvent à CHF 2'688.- par mois, à savoir un 
montant de base mensuel de CHF 1'200.-, un loyer de CHF 900.-, des repas pris hors domicile de 
CHF 138.-, des frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail de CHF 375.-, et un 
montant de CHF 75.- à titre de frais divers. Il est précisé que l’Office n’a pas tenu compte des primes 
d’assurance-maladie de base du débiteur (cotisations sociales), par CHF 444.70, celles-ci n’étant 
pas payées. 

Les montants précités ne sont pas contestés en soi. Le plaignant ne se plaint pas non plus du fait 
que ses primes LAMal n’ont pas été prises en compte, ceci à juste titre d’ailleurs dès lors qu’elles 
ne sont pas acquittées. 

2.3. Il convient d’abord de relever que les dépenses pour la nourriture et l’habillement ainsi que 
les frais d’électricité et de téléphonie invoqués par le plaignant sont déjà compris dans le montant 
de base mensuel de CHF 1'200.- retenu. 

Quant aux frais de déplacements non professionnels allégués, ils ne font pas partie du minimum 
vital du droit des poursuites. En effet, seuls les frais de déplacements indispensables à l’exercice 
d’une profession font partie du minimum vital LP, ce qui correspond aux dépenses engendrées par 
les déplacements jusqu’au lieu de travail. En l’occurrence, les frais de déplacements professionnels 
du plaignant ont dûment été pris en compte par l’Office, étant relevé que le montant de CHF 375.- 
retenu à ce titre n’est pas critiquable et comprend notamment les frais d’entretien du véhicule. 

Le plaignant vivant séparément de son épouse, c’est à raison que l’Office n’a pas tenu compte des 
frais en lien avec le logement occupé par cette dernière en France. 

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Enfin, le remboursement des dettes existantes ne fait pas partie des dépenses indispensables pour 
le débiteur et sa famille et ne doit pas être pris en considération dans la détermination du minimum 
vital. De plus, tenir compte des arrangements de paiements concédés au plaignant privilégierait 
indirectement des créanciers. 

Au vu de ces éléments, c’est à bon droit que l’Office a arrêté le minimum vital de A.________ à la 
somme mensuelle de CHF 2'688.- en application des lignes directrices de la conférence des 
préposés aux poursuites pour la détermination du minimum d'existence. 

Certes, réduit au strict minimum vital en raison de la saisie, le plaignant doit se serrer la ceinture. 
Toutefois, la loi garantit au débiteur la possibilité de mener une existence décente, mais ne le protège 
pas contre la perte des commodités de la vie (arrêt TF 5A_35/2015 du 13 janvier 2016 consid. 5.1). 

Il s'ensuit le rejet de la plainte et la confirmation de la saisie de salaire attaquée. 

3.

Il n'est pas perçu de frais (art. 20a al. 2 ch. 5 LP), ni alloué de dépens (art. 62 al. 2 de l'ordonnance 
du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçu en application de la loi fédérale sur la poursuite 
pour dettes et faillite [OELP ; RS281.35]). 

la Chambre arrête :

I. La plainte est rejetée.

Partant, la décision de saisie de salaire prononcée le 5 juillet 2023 par l'Office des poursuites 
de la Glâne est confirmée.

II. Il n'est pas perçu de frais, ni alloué de dépens.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les dix jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 23 août 2023/mdu

La Présidente La Greffière-rapporteure