# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7a08cf0f-b83f-58c5-b8fb-4cce0da67a87
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2020-10-08
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 08.10.2020 D-4563/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-4563-2020_2020-10-08.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-4563/2020 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  8  o c t o b r e  2 0 2 0  

Composition 
 Gérald Bovier, juge unique,  

avec l'approbation de Déborah D'Aveni, juge ; 

Lucien Philippe Magne, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

B._______, né le (…), 

C._______, née le (…), 

Afghanistan,   

tous représentés par Arwa Alsagban,  

Caritas Suisse,  

recourants,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans exécution du renvoi) ; 

décision du SEM du 14 août 2020 / N (…). 

 

 

 

D-4563/2020 

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Vu 

les demandes d’asile déposées en Suisse par les intéressés, le 

16 juillet 2020, 

le mandat de représentation signé par A._______ à une date non spécifiée, 

en faveur de Caritas Suisse (art. 102f ss de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile 

[LAsi, RS 142.31] et art. 52a de l’ordonnance 1 sur l’asile du 11 août 1999 

[OA 1, RS 142.311]), 

les procès-verbaux des auditions du 22 juillet 2020 (audition sur 

l’enregistrement des données personnelles, ci-après : audition EDP) et du 

7 août 2020 (audition sur les motifs), 

le projet de décision du SEM portant la date du 12 août 2020, notifié aux 

requérants ce même jour par l’intermédiaire de leur mandataire, 

la prise de position de cette dernière, datée du lendemain, 

la décision du 14 août 2020, notifiée le jour même, à teneur de laquelle le 

SEM a dénié aux intéressé la qualité de réfugié, a rejeté leurs demandes 

d’asile, a prononcé leur renvoi de Suisse et les a mis au bénéfice de 

l’admission provisoire, motif pris de l’inexigibilité de l’exécution de leur 

renvoi, 

le recours interjeté par-devant le Tribunal administratif fédéral (ci-après :  

le Tribunal) le 14 septembre suivant contre cette décision, assorti d’une 

demande d’assistance judiciaire partielle et d’une requête d’exemption du 

paiement d’une avance de frais, 

la décision d’attribution des intéressés (…),  

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative (PA, RS 172.021) prises par les autorités 

mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

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qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi, devant le Tribunal, 

lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (cf. art. 83 let. d ch. 1 de la 

loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]), exception non 

réalisée en l'espèce, 

qu'il examine librement en la matière le droit public fédéral et la 

constatation des faits, sans être lié par les arguments invoqués à l'appui 

du recours (art. 106 al. 1 LAsi et art. 62 al. 4 PA par renvoi de l'art. 6 LAsi 

et de l'art. 37 LTAF), ni par la motivation retenue par l'autorité inférieure  

(cf. ATAF 2009/57 consid. 1.2 ; cf. dans le même sens Jurisprudence et 

informations de la Commission suisse de recours en matière d'asile 

[JICRA] 2002 no 1 consid. 1a, JICRA 1994 no 29 consid. 3) ; qu'il peut ainsi 

admettre un recours pour un autre motif que ceux invoqués devant lui ou 

rejeter un recours en adoptant une argumentation différente de celle de 

l'autorité intimée (cf. ATAF 2007/41 consid. 2), 

qu’à l'instar du SEM, il s'appuie sur la situation prévalant au moment de 

l'arrêt s'agissant de la crainte de persécution future, que ceux-ci soient 

d'ordre juridique ou pratique (cf. ATAF 2009/29 consid. 5.1, 2008/12 consid. 

5.2, 2008/4 consid. 5.4 ; cf. également arrêt du TAF D-5124/2010 du 14 

juin 2013 consid. 1.4 et jurisp. cit.) ; qu’il prend ainsi en considération 

l'évolution de la situation intervenue depuis le dépôt de la demande d'asile, 

que les intéressés ont qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 2 PA) et le délai (art. 108 al. 1 LAsi 

et art. 10 de l’ordonnance sur les mesures prises dans le domaine de l’asile 

en raison du coronavirus du 1er avril 2020 [OCovid-19 asile, RS 142.318]) 

prescrits par la loi, leur recours est recevable, 

qu’entendu sur ses motifs d’asile, A._______, ressortissant afghan d’ethnie 

hazara, originaire du village (…), a déclaré avoir passé les premières 

années de sa vie en Afghanistan, puis être parti pour l’Iran avec sa famille, 

alors qu’il était encore enfant ; qu’il serait rentré au pays aux alentours de 

(…) et y aurait vécu jusqu’au début de l’année (…), période à laquelle il se 

serait à nouveau rendu en Iran ; qu’en date du (…), il y a épousé (…), avec 

laquelle il a eu un premier enfant (…) ; que vers la fin de cette année, les 

autorités iraniennes l’auraient toutefois renvoyé dans son pays, 

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qu’à une date indéterminée (…), le représentant de son village d’origine en 

Afghanistan aurait réuni les habitants à la mosquée pour les informer que 

les talibans entendaient désormais leur réclamer le paiement d’une taxe 

pour assurer leur sécurité, 

que, dans le prolongement du refus de la population locale de se plier à 

cette injonction, l’intéressé et sept autres jeunes villageois se seraient 

portés volontaires afin de constituer une milice d’auto-défense ; qu’après 

s’être annoncés à la préfecture régionale, les miliciens se seraient vu 

remettre des armes et le requérant aurait été désigné comme responsable 

du groupe, 

qu’une nuit, vers deux heures du matin, il aurait été réveillé par des 

échanges de coups de feu et se serait aussitôt précipité sur les lieux de 

l’altercation, à environ dix minutes de son domicile ; que les miliciens 

présents seraient parvenus à repousser les assaillants et à faire prisonnier 

l’un d’eux, blessé par balle, lequel aurait finalement été remis le lendemain 

à l’autorité préfectorale, 

qu’environ un à deux mois après cette péripétie, A._______ aurait été 

victime d’une explosion à son domicile alors qu’il dormait ; qu’après avoir 

entendu une détonation, il se serait retrouvé désorienté et le dos en feu ; 

qu’il aurait toutefois rapidement été secouru par son frère et des villageois, 

lesquels auraient pu organiser son transfert vers un hôpital (…), où il aurait 

été pris en charge durant plus d’une semaine, 

qu’à sa sortie d’hôpital, il se serait immédiatement rendu auprès des 

autorités pour dénoncer cette attaque, mais n’aurait pu obtenir aucun 

soutien du fait qu’il ignorait l’identité de ses agresseurs, 

qu’il se serait alors rendu chez un oncle maternel domicilié dans la ville 

précitée, lequel lui aurait conseillé de quitter le pays et de retourner en Iran 

pour se mettre en sécurité, 

qu’après une dizaine de jours passés chez cet oncle, A._______ aurait 

décidé de suivre cette recommandation et serait parti rejoindre sa femme 

et son fils à (…), 

que, consécutivement à un séjour (…) dans cette ville, il aurait choisi de 

rallier l’Europe avec sa famille, via la Turquie ; que les intéressés se 

seraient rendus d’abord en Grèce, pays dans lequel ils ont déposé des 

demandes d’asile (…) et où ils déclarent avoir vécu jusqu’à leur départ pour 

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la Suisse par avion, à une date non précisée ; que le 16 juillet 2020, ils ont 

déposé des demandes d’asile en Suisse, traitées dans le cadre d’une 

procédure distincte de celle de l’épouse du requérant, parvenue seule dans 

cet Etat le 5 septembre 2019 déjà, 

qu’au cours de la procédure de première instance, ils ont produit la tazkira 

de A._______, la copie d’une lettre de menaces des talibans adressée au 

chef du village (…) exigeant notamment la remise du susnommé s’il devait 

à nouveau se présenter sur place, la copie d’une autorisation de port 

d’arme délivrée au requérant par le ministère de l’intérieur afghan, des 

copies d’une carte de légitimation militaire appartenant à son frère, un 

certificat de mariage faisant mention de l’enfant B._______ et la traduction 

de son contenu en anglais, ainsi qu’un certificat de naissance concernant 

l’enfant C._______, également accompagné d’une traduction en langue 

anglaise, 

que dans sa décision du 14 août 2020, le SEM a considéré en substance 

que les déclarations du requérant n’étaient manifestement pas pertinentes 

en matière d’asile (art. 3 LAsi) et que ce faisant, il pouvait renoncer à 

l’examen de la vraisemblance des motifs invoqués ; qu’en conséquence, il 

a dénié aux intéressés la qualité de réfugié, a rejeté leurs demandes 

d’asile, a prononcé leur renvoi de Suisse et les a mis au bénéfice de 

l’admission provisoire, du fait de l’inexigibilité de l’exécution du renvoi dans 

les circonstances du cas particulier, 

qu’à teneur du recours du 14 septembre 2020, les intéressés font valoir 

dans un premier temps une violation de leur droit d’être entendu sous 

l’angle de la motivation de la décision entreprise, soutenant à ce propos 

que l’autorité intimée a omis à tort d’examiner la question de savoir si la 

qualité de responsable d’une milice populaire, à l’instar de celle dont se 

prévaut A._______, pouvait fonder une crainte de persécution future en 

cas de renvoi en Afghanistan ; qu’ils reprochent également au SEM une 

argumentation peu claire eu égard aux motifs l’ayant amené à considérer 

que le requérant ne pouvait se voir reconnaître la qualité de réfugié, 

que ce faisant, ils se prévalent de griefs formels, qu’il sied d’examiner 

préliminairement, dès lors qu’ils sont susceptibles d’aboutir à l’annulation 

de la décision entreprise, indépendamment des chances de succès du 

recours sur le fond (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 et réf. cit.), 

que la jurisprudence a notamment déduit du droit d’être entendu, 

garantie procédurale ancrée à l’art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de 

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la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst., RS 101) et concrétisée en 

procédure administrative fédérale, entre autres dispositions, par les 

art. 29 ss PA, l’obligation pour l’autorité de motiver sa décision, afin que le 

destinataire puisse la comprendre et l’attaquer utilement s’il y a lieu, mais 

également pour que l’autorité de recours puisse exercer son contrôle sur 

celle-ci, 

que pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne au 

moins brièvement ses considérations sur les éléments de fait et de droit 

essentiels, autrement dit les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a 

fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte 

de la portée de celle-ci et l'attaquer en toute connaissance de cause ; 

qu'elle n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, 

moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire 

se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige  

(cf. ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1, 141 V 557 consid. 3.2.1 ; ATAF 2011/22 

consid. 3.3), 

qu’en l’occurrence, il ressort de la décision entreprise que le SEM a dûment 

tenu compte de l’engagement de l’intéressé à la tête d’une milice populaire 

dans son village d’origine en Afghanistan (cf. décision querellée, point I.3. 

3e par., p. 2) et qu’il a écarté l’existence d’un risque de persécution future 

sur la base d’un examen complet des circonstances particulières du cas 

d’espèce, telles que ressortant du récit présenté lors de ses auditions  

(cf. ibidem, point II.1 2e par., p. 3, à rapprocher des actes figurant au dossier 

SEM), 

que pour le surplus, force est de constater que les recourants cherchent 

en réalité à critiquer l’appréciation matérielle opérée par l’autorité intimée 

eu égard à la pertinence du récit allégué (cf. mémoire de recours, p. 5 in 

limine), problématique qui ressortit au fond de la cause et qu’il n’y a donc 

pas lieu d’examiner plus avant à ce stade, 

que le Tribunal constate encore que le SEM a exposé clairement dans sa 

décision les raisons l’ayant amené à dénier toute valeur probante décisive 

à la lettre de menaces produite par l’intéressé (cf. décision querellée, 

point II.1. 3e par., p. 3) et, de manière plus générale, qu’il a indiqué de façon 

précise et complète les motifs pour lesquels il a considéré le récit présenté 

comme n’étant pas pertinent en matière d’asile (cf. ibidem, point II, p. 3 ss), 

que la motivation de la décision du 14 août 2020 s’avère ainsi en tout point 

conforme aux exigences tirées du droit d’être entendu, 

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qu’aussi, mal fondés, les griefs formels du recours doivent être rejetés, 

que sur le fond, les intéressés soutiennent pour l’essentiel que l’autorité 

intimée a considéré à tort le récit de A._______ comme n’étant pas 

pertinent en matière d’asile, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2 - 

5.6), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable  

(art. 3 al. 2 LAsi), 

que celui qui invoque une crainte face à des persécutions à venir est 

reconnu comme réfugié au sens de l'art. 3 LAsi s'il a de bonnes raisons, 

c'est-à-dire des raisons objectivement reconnaissables par un tiers 

(élément objectif) de craindre (élément subjectif) d'avoir à subir selon toute 

vraisemblance et dans un avenir prochain une persécution,  

que, sur le plan subjectif, il doit être tenu compte des antécédents de 

l'intéressé, notamment de l'existence de persécutions antérieures, et de 

son appartenance à un groupe ethnique, religieux, social ou politique 

l'exposant plus particulièrement à de tels préjudices,  

que, sur le plan objectif, cette crainte doit être fondée sur des indices 

concrets qui peuvent laisser présager l'avènement, dans un avenir peu 

éloigné et selon une haute probabilité, de persécutions déterminantes 

selon l'art. 3 LAsi,  

qu'il ne suffit pas, dans cette optique, de se référer à des menaces 

hypothétiques, qui pourraient se produire dans un avenir plus ou moins 

lointain (cf. ATAF 2011/50 consid. 3.1.1 et réf. cit. ; 2010/57 consid. 2.5 ; 

2008/12 consid. 5.1), 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 LAsi), 

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qu’en l’espèce, les recourants n’ont pas démontré que les exigences 

légales pour la reconnaissance de la qualité de réfugié et l’octroi de l’asile 

étaient remplies, 

qu’il ne ressort pas des déclarations de A._______ ni d’aucun autre 

élément du dossier qu’il aurait fait l’objet, de manière ciblée, de 

persécutions déterminantes en matière d’asile, pour l’un au moins des 

motifs énoncés à l’art. 3 LAsi, 

qu’en effet, les faits auxquels il se réfère, soit deux attaques d’individus non 

identifiés dans son village, survenues à un intervalle d’environ un à deux 

mois immédiatement avant son départ du pays (cf. procès-verbal de 

l’audition du 7 août 2020, not. Q. 36, p. 6), pour autant que vraisemblables 

(art. 7 LAsi) – question pouvant en l’espèce demeurer indécise –, 

n’établissent en rien l’existence d’une volonté de s’en prendre à lui 

personnellement pour des motifs inhérents à sa race, sa religion, sa 

nationalité, son appartenance à un groupe social déterminé ou ses 

opinions politiques, 

que s’agissant de la première attaque, elle serait survenue à bonne 

distance de son domicile (cf. ibidem, Q. 36, p. 6), de sorte qu’il n’y a pas 

lieu d’admettre qu’elle l’aurait visé spécifiquement, a fortiori compte tenu 

du climat général d’insécurité prévalant selon ses dires dans son village 

d’origine, 

qu’il ne ressort de manière convaincante ni de son récit spontané  

(cf. ibidem, Q. 36, p. 7 s.) ni de ses réponses aux questions de détail de 

l’auditrice (cf. ibidem, Q. 56 à 59, p. 10) qu’il aurait été visé 

personnellement – et non pas du fait d’un hasard malheureux – par le 

second assaut, dont rien n’indique au demeurant qu’il serait lié au 

précédent, 

qu’il sied de relever que l’intéressé a déclaré ne pas connaître les auteurs 

de cette attaque et n’avoir aucun soupçon fondé quant à leur identité ou 

leurs motivations (cf. ibidem, Q. 36, p. 7 et Q. 57, p. 10), 

que dans ces circonstances, le récit présenté par A._______ ne saurait 

fonder l’existence d’un risque réel qu’il puisse faire l’objet de manière 

ciblée, selon une haute probabilité et dans un avenir proche, de préjudices 

déterminants en matière d’asile dans l’hypothèse d’un renvoi en 

Afghanistan, 

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qu’à cela s’ajoute encore le fait qu’il n’a jamais eu d’activités politiques en 

Afghanistan et qu’il a dit ne pas avoir rencontré de problèmes particuliers 

dans cet Etat, ni avec les autorités ni avec des tiers civils (cf. procès-verbal 

de l’audition du 7 août 2020, Q. 63 à 65, p. 11), 

qu’au vu de ce qui précède, force est de constater que les conditions 

présidant à la reconnaissance d’une crainte fondée de persécution future 

ne sont en l’occurrence pas réunies, 

que le décès allégué de l’un de ses compatriotes membre de la milice lors 

d’un déplacement à moto (cf. mémoire de recours, avant dernier par. de la 

p. 7 ; procès-verbal de l’audition du 7 août 2020, Q. 76, p. 14), quelques 

mois après que l’intéressé a quitté l’Afghanistan, ne saurait infléchir cette 

appréciation ; qu’en effet, rien n’indique que cet événement – pour peu que 

rendu vraisemblable – aurait un quelconque rapport avec la personne du 

recourant, 

que relativement aux divers moyens de preuve figurant au dossier, ils ne 

sont pas décisifs eux non plus, 

que s’agissant de la lettre de menaces des talibans, ce document a 

uniquement été produit sous la forme de copie, de sorte que son 

authenticité ne peut être vérifiée ; qu’au demeurant, le fait qu’elle aurait été 

adressée non pas à l’intéressé mais au chef de son village, de surcroît 

seulement une année après que le requérant a quitté son pays d’origine 

(cf. procès-verbal de l’audition du 7 août 2020, Q. 71 à 75, p. 11 s.) 

n’apparaît guère crédible ; qu’au vu de ce qui précède, l’on ne saurait 

exclure qu’il s’agit d’un titre faux, confectionné pour les besoins de la 

cause, 

qu’eu égard aux autres pièces produites (cf. supra, p. 5), force est de 

constater qu’elles ne sont pas directement pertinentes par rapport à la 

reconnaissance de la qualité de réfugié et à l’octroi de l’asile ; qu’il n’y a 

donc pas lieu de s’y attarder, 

que pour le surplus, il sied de renvoyer aux considérants de la décision 

attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et motivés  

(art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA), et que le recours ne contient 

pas d’arguments nouveaux et déterminants, susceptibles d’en remettre en 

cause le bien-fondé, 

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qu’il résulte de ce qui précède que le recours doit être rejeté tant sous 

l’angle de la reconnaissance de la qualité de réfugié que par rapport à 

l’octroi de l’asile, le dispositif de la décision du SEM du 14 août 2020 devant 

être confirmé sur ces points, 

que, lorsqu'il rejette la demande d'asile ou qu'il refuse d'entrer en matière 

à ce sujet, le SEM prononce, en règle générale, le renvoi de Suisse et en 

ordonne l'exécution (art. 44 LAsi), 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit des recourants à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi, 

que l'exécution du renvoi est ordonnée si elle est possible, licite et 

raisonnablement exigible (art. 83 al. 2 à 4 de la loi fédérale du 16 décembre 

2005 sur les étrangers et l'intégration [LEI, RS 142.20]) ; que si ces 

conditions ne sont pas réunies, l'admission provisoire doit être prononcée ; 

que celle-ci est réglée par les art. 83 et 84 LEI, applicables par renvoi de 

l'art. 44 LAsi, 

qu’en l’espèce, le SEM a considéré que l’exécution du renvoi des 

intéressés n’était en l’état pas raisonnablement exigible et les a mis au 

bénéfice d’une admission provisoire en Suisse ; que partant, la question 

de l'exécution de cette mesure n'a pas à être examinée par le Tribunal, les 

conditions posées par l'art. 83 al. 2 à 4 LEI empêchant l'exécution du renvoi 

(illicéité, inexigibilité ou impossibilité) étant de nature alternative  

(cf. ATAF 2009/51 consid. 5.4), 

qu’il résulte de ce qui précède que le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi),  

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la 

demande d’assistance judiciaire partielle doit être rejetée elle aussi, l'une 

au moins des conditions cumulatives de l'art. 65 al. 1 PA n’étant pas 

satisfaite, 

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Page 11 

que, dans la mesure où il est immédiatement statué sur le fond, la requête 

relative à l’exemption du paiement d’une avance de frais est sans objet, 

que vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure 

solidairement à la charge des recourants, conformément aux  

art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 

concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif 

fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante)  

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Page 12 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis solidairement 

à la charge des recourants. Ce montant doit être versé sur le compte du 

Tribunal dans les 30 jours dès l’expédition de l’arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé aux recourants par l’intermédiaire de leur 

mandataire, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gérald Bovier Lucien Philippe Magne 

 

 

Expédition :