# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b6a97804-f74e-5330-a86a-45d6039692b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 08.04.2025 P/3414/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-3414-2021_2025-04-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, présidente ; Monsieur 
Vincent FOURNIER et Monsieur Fabrice ROCH, juges ; Madame Sandra 
BACQUET-FERUGLIO, greffière-juriste délibérante. 

 

REPUBLIQUE  ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/3414/2021 AARP/137/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 8 avril 2025 

 

Entre 

A______, domicilié ______ [GE], comparant par Me B______, avocat,  

appelant sur appel principal, 

intimé sur appel joint, 

 

contre le jugement JTCO/29/2024 rendu le 15 mars 2024 par le Tribunal correctionnel, 

 

et 

C______, partie plaignante, comparant par Me D______, avocate,  

intimée sur appel principal, 

appelante sur appel joint, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, case 

postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

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EN FAIT : 

A. a.a. En temps utile, A______ appelle du jugement du 15 mars 2024, par lequel le 
Tribunal correctionnel (TCO) a classé les faits qualifiés de voies de fait (art. 126 du 
Code pénal [CP]) et ceux de novembre 2013 constitutifs de violation du devoir 
d'assistance ou d'éducation (art. 219 CP), l'a acquitté de lésions corporelles simples 
(art. 123 ch. 1 et 2 al. 3 CP) en lien avec les faits décrits sous chiffre 1.1.2, troisième 
paragraphe, de l'acte d'accusation (AA) ainsi que de contrainte (art. 181 CP), mais l'a 
reconnu coupable de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 et 2 al. 2 et 3 CP), de 
menaces (art. 180 al. 1 et 2 let. a CP), de viol (art. 190 al. 1 CP), de violation du devoir 
d'assistance ou d'éducation (art. 219 al. 1 CP) et d'insoumission à une décision de 
l'autorité (art. 292 CP), le condamnant à une peine privative de liberté de quatre ans, 
ainsi qu'à une amende de CHF 1'000.- (peine privative de liberté de substitution : 
10 jours). Le TCO l'a en outre condamné à verser CHF 25'000.- à C______, ainsi que 
CHF 5'000.- pour chacun des deux enfants communs mineurs, en réparation du tort 
moral subi.  

A______ entreprend partiellement ce jugement, concluant à son acquittement des 
chefs de menaces et viol, voire des lésions corporelles simples qui auraient été 
commises dans le contexte de cette dernière infraction et qui ont été considérées par le 
TCO comme absorbées par elle. Il sollicite l'octroi du sursis, à tout le moins partiel, et 
la réduction de la part des frais mis à sa charge. 

 À titre de réquisitions de preuve, il requiert l'audition de ses thérapeutes, les 
Drs E______ et F______, de sa mère et de sa sœur, G______ et H______, de la 
pharmacienne, I______, ainsi que celles des médecins-légistes ayant établi le rapport 
du 30 novembre 2022. 

 a.b. Dans le délai légal, C______ forme appel joint, concluant à la condamnation de 
A______ à lui payer CHF 40'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 2017, à titre 
de tort moral.  

 b.a. Selon l'acte d'accusation du 15 novembre 2023, il est encore reproché à A______, 
d'avoir : 

 - à Genève, au printemps 2015, menacé de tuer C______, l'effrayant de la sorte ; 

 - à J______ (France), le 15 août 2021, embrassé de force son épouse en lui enfonçant 
sa langue dans la bouche, de lui avoir retiré ses vêtements alors qu'elle se débattait, de 
l'avoir allongée de force sur le ventre en usant du poids de son corps, puis de l'avoir 
pénétrée vaginalement de son sexe alors qu'elle manifestait, tant verbalement que 
physiquement, son désaccord, si bien qu'il lui a tiré les cheveux pour l'immobiliser et 
l'empêcher de se débattre.  

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 b.b. Par le même acte d'accusation, il lui était également reproché les faits suivants, 
pour lesquels il a été condamné, ce qui n'est pas contesté en appel. Il a ainsi été retenu 
qu'il a, à Genève :  

 - en mai 2014, donné une forte claque sur l'oreille gauche de C______, lui causant une 
perforation du tympan ; 

 - en novembre 2019, lancé sur l'enfant K______ un disque dur ou une PlayStation, 
dans son dos, le blessant de la sorte ; 

- fait vivre un climat de violences physiques et psychologiques à ses enfants, K______ 
et L______, étant précisé qu'il a, de par son comportement, engendré chez eux des 
troubles psychiques ayant nécessité pour chacun une prise en charge thérapeutique. En 
particulier, il a notamment : 

 en mai 2014, crié dans la voiture sur C______ en présence des enfants, puis, 
alors que cette dernière leur faisait prendre le bain, derechef crié sur elle, lui a 
donné une forte claque sur l'oreille gauche, lui causant une perforation du 
tympan, et quitté la maison, la laissant seule avec les enfants ; 

 au printemps 2015, devant K______, dit à C______ qu'il la tuerait, qu'elle était 
une "sale pute", une "sous-merde", une "alcoolique", une "psychopathe" et une 
"tarée" ; 

 de manière réitérée, déclaré à K______ et L______ qu'ils l'empêchaient de 
vivre ;  

 interdit aux enfants d'inviter des amis à la maison ; 

 menacé de frapper K______ lors d'une promenade à vélo ; 

 rabaissé K______, de manière systématique, en le traitant de "débile", de 
"tapette" et de "mauviette". En outre, lorsque le garçon avait six ans et alors 
qu'il avait fait ses besoins dans son lit car il était malade, il lui a reproché d'être 
"dégueulasse". À ses sept ou huit ans, alors que l'enfant venait de faire un peu 
ses besoins dans sa culotte, il a affirmé qu'on l'appellerait "cac au cul" et qu'il 
avait "fait un mongole" qui se "chiait dessus" à son âge. Lorsque K______ 
souffrait de harcèlement scolaire, il lui a rétorqué qu'il était une "couille molle" 
et une "chiffe molle", avant de déclarer à C______, toujours en présence de 
l'enfant, qu'elle allait en faire un "petit pédé" ; 

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 bousculé K______ et fait mine de le frapper, alors que ce dernier avait peur 
d'aller à l'école, avant de menacer de le taper et de le mettre en pension s'il 
refusait de s'y rendre ;  

 fin 2019, menacé L______ de la frapper et de la mettre en pension si elle 
refusait de retourner à l'école, alors qu'elle venait de confier avoir subi des 
remarques à caractère sexuel et des violences de la part de deux camarades, 
ajoutant que l'un d'eux lui montrait régulièrement son pénis, de sorte qu'elle ne 
voulait plus s'y rendre. Il a ensuite lancé son cartable par terre, en lui reprochant 
d'être une petite paresseuse et une petite cochonne, avant de tenter de 
l'emmener de force en la portant ; 

 à plusieurs reprises, "enfermé" L______ sur le palier ; 

 enfin, il s'est disputé avec C______ à de très nombreuses reprises devant les 
enfants, au point que cela leur soit devenu insupportable. 

- violé les interdictions de contact et de périmètre visant à protéger C______, 
prononcées par le Tribunal de première instance (TPI) les 18 mars 2021, 23 juillet 
2021, 13 août 2021, 15 août 2021, ainsi que la nuit du 5 au 6 août 2022. 

B. Dès lors que certains complexes de faits retenus par les juges de première instance ne 
sont pas contestés, seuls ceux qui sont pertinents pour statuer sur les objets de l'appel 
seront développés ci-après. Pour le surplus, il est renvoyé au jugement entrepris 
(art. 82 al. 4 du Code de procédure pénale [CPP] et ATF 141 IV 244 consid. 1.2). 

 a. Du contexte  

 a.a. En couple depuis 2008, C______ et A______ se sont mariés le ______ 2011. De 
leur union sont nés K______, le ______ 2011 [soit après la date de mariage], et 
L______, le ______ 2013.  

 a.b. Le 1er février 2021, dans le cadre du suivi addictologique de sa consommation 
d'alcool entamé depuis septembre 2018, C______ a déclaré être victime de violences 
conjugales répétées, commises en présence des enfants. Sur conseil du médecin, elle a 
contacté le jour-même le Service de protection des mineurs (SPMi) pour l'informer de 
la situation. En parallèle, ledit médecin a également saisi l'institution d'un signalement 
formel.  

 a.c.a. Le 10 février 2021 à 21h45, les forces de l'ordre sont intervenues au domicile 
des époux A______/C______ sur appel de M______, ami proche de C______, lequel 
a dit avoir constaté que depuis de nombreuses années celle-ci faisait l'objet de 
violences de la part de son mari. Les époux ont expliqué avoir eu une dispute ce soir-

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là, sans violence physique. C______ était alors en pleurs. Son taux d'alcoolémie était 
0,6 mg/l à 23h17, tandis que celui de A______ était de 0,37 mg/l à 23h16.  

 a.c.b. Lors de cette intervention, M______ a remis à la police un document établi par 
ses soins, non daté, au terme duquel il rapporte les faits qui lui ont été relatés par 
C______ au sujet de son mari.  

 a.c.c. Les époux ont été entendus le soir-même. C______ n'a pas souhaité déposer 
plainte pénale. A______ s'est vu notifier une mesure d'éloignement administratif. La 
police a avisé le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) de cette 
décision.  

 a.d.a. Le 26 février 2021, C______ a été entendue par la police, à la suite d'une 
dénonciation du SPMi pour les faits de violence physique et psychologique commis 
par A______ sur les enfants. À l'issue de son audition, elle a déposé plainte pénale 
pour ces faits. K______ et L______ ont été à leur tour entendus selon le protocole 
EVIG.  

 a.d.b. En substance, il ressort des auditions EVIG des enfants le récit suivant. 

 Selon K______, "il y avait beaucoup trop de violence à la maison". Son père lui avait 
notamment lancé une console de jeux vidéo dans le dos, lui occasionnant "une grosse 
trace rouge". Celui-ci lui reprochait également d'être responsable des problèmes de la 
famille, ce qui le rendait triste. Son père insultait souvent sa mère, en la traitant 
notamment de "connasse", de "pute" et de "merde qui ne sert à rien". Il se rappelait 
notamment d'une dispute lors de laquelle sa mère s'était blessée au pied avec un 
morceau de verre et s'était rendue dans le garage ; son père avait crié sur elle pour 
qu'elle remonte dans l'appartement et donné des coups de pieds dans le sac de hockey 
contre lequel elle était appuyée, si bien qu'elle s'était violemment cognée contre le mur. 

L______ a, quant à elle, rapporté que ses parents criaient beaucoup et qu'elle avait peur 
qu'"un jour, dans une bagarre, ça tape". Elle a relaté notamment deux épisodes qui 
l'avaient profondément marquée, soit lorsque sa mère s'était blessée au pied avec un 
morceau de verre et lorsqu'elle l'avait emmenée se réfugier chez un voisin. 

 a.d.c. C______ a produit plusieurs documents à l'appui de ses déclarations, notamment : 

 trois photographies de ses omoplates, prises en décembre 2017, sur lesquelles 
on voit une marque ; 

 deux photographies du dos de K______, prises en novembre 2019, sur 
lesquelles on voit une marque ; 

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 une attestation médicale établie le 3 mai 2021 par le Dr N______, spécialiste 
en oto-rhino-laryngologie, selon laquelle elle présentait, le 28 juin 2019, une 
perforation du tympan gauche avec une lésion croûteuse, datant de mai 2014. 
Lors d'une nouvelle consultation le 19 avril 2021, l'audiogramme avait mis en 
évidence une légère surdité du côté gauche et une dysperméabilité de la trompe 
d'eustache.  

 a.e. Le 18 mars 2021, C______ a introduit une requête de mesures protectrices de 
l'union conjugale. Cet acte était assorti d'une demande de mesures 
superprovisionnelles auxquelles le juge civil a, en grande partie, fait droit, s'agissant 
en particulier des mesures d'éloignement sollicitées.  

 a.f. Le 18 août 2021, C______ a déposé plainte pénale à l'encontre de son mari, pour 
des faits de viol survenus le 15 août 2021. 

 a.g. Le 25 août 2021, A______ a bloqué les accès de son épouse à son compte bancaire 
et à son e-banking, ainsi qu'annulé l'ordre permanent lié au paiement du loyer du 
domicile familial, alors que les charges fixes de la famille étaient, depuis la séparation, 
acquittées par ces biais. 

 a.h. Le 27 août 2021, C______ a été hospitalisée d'urgence, de sorte que K______ et 
L______ ont été immédiatement placés en foyer, où ils sont restés jusqu'au 
30 septembre 2021, date à laquelle ils sont retournés vivre avec leur mère, qui était 
sortie le 3 septembre précédent.  

a.i. Le 7 septembre 2021, A______ a déposé plainte contre son épouse pour calomnie 
et violation du devoir d'assistance ou d'éducation. La procédure P/1______/2021 y 
relative a été suspendue dans l'attente de l'issue de la présente cause. 

a.j. Depuis le 14 septembre 2023, K______ et L______ sont à nouveau placés en foyer. 

 b. Des faits survenus en printemps 2015 

 b.a. Lors de sa première audition à la police, C______ a notamment rapporté que les 
premières violences domestiques avaient commencé en 2014 quand, lors d'une dispute, 
son mari lui avait asséné une gifle tellement forte que son tympan avait été perforé. Au 
printemps 2015, alors que A______ s'en prenait physiquement à K______, en le 
bousculant et en lui faisant des reproches, elle était intervenue et avait saisi son époux 
par le col, le faisant chuter. Furieux, il l'avait plaquée contre un mur sitôt qu'il s'était 
relevé, puis avait placé une main sur sa poitrine, l'autre sous sa gorge, et avait menacé 
de la tuer si elle s'avisait de recommencer. Elle était tombée lorsqu'il l'avait relâchée 
et avait peiné à retrouver son souffle. Les enfants avaient assisté à l'incident et 

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K______ lui en avait reparlé des années plus tard. Le geste de son mari lui avait causé 
des hématomes à la poitrine.  

Devant le Ministère public (MP) et les premiers juges, C______ a confirmé ses 
précédentes déclarations. À l'époque, A______ poussait et secouait beaucoup leur fils. 
Lorsqu'elle était intervenue ce jour-là, elle s'était exclamée "tu peux me faire ce que tu 
veux, mais ne touche plus à notre fils". Elle ne l'avait pas frappé, mais était parvenue, 
avec "toute sa rage de mère", à le saisir par les habits et à le faire asseoir. Son mari 
l'avait ensuite soulevée par le cou et plaquée contre la porte en pressant son autre main 
contre son thorax. Par la suite, des hématomes noirs étaient apparus sur sa poitrine. 
Elle avait été effrayée par les menaces de mort de son mari : ce dernier avait le regard 
noir et elle avait compris qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie (TCO).  

 b.b. Pour sa part, A______ a admis qu'il lui était arrivé de maintenir sa femme contre 
un mur lorsqu'elle s'énervait et devenait agressive (police ; B – 18). L'épisode de 
printemps 2015 ne lui évoquait aucun souvenir précis, mais il était possible que, sous 
l'effet de la colère, il l'eût maîtrisée trop fortement et menacée de la tuer. Il n'avait 
toutefois jamais eu l'intention de mettre ses menaces à exécution. Il ignorait si les 
enfants étaient présents. En fait, il avait un vague souvenir de l'incident : ils étaient 
tous les deux ivres et C______ l'avait effectivement poussé, si bien qu'il avait failli se 
cogner la tête (MP). Il l'avait immobilisée par les bras, car elle le frappait. Il ne l'avait 
en revanche pas soulevée par le cou, ni menacée de mort. Par ailleurs, il n'avait pas 
davantage poussé ou secoué leur enfant car il savait que cela était dangereux. Son 
épouse avait eu des hématomes sur les bras du fait de la préhension mais il n'avait pas 
le souvenir de lésions au niveau de la poitrine. Confronté aux contradictions relevées 
dans ses déclarations, A______ a affirmé ne pas avoir le souvenir d'avoir menacé son 
épouse (TCO). 

Le prévenu a également reconnu d'autres faits de maltraitance à l'encontre de sa femme 
et des enfants, dont la claque de 2014 (police ; B – 16 ss) ; il ignorait en revanche si 
son geste était à l'origine de la perforation de son tympan (police ; B – 125). En tout 
état, il n'avait pas l'intention de la blesser et regrettait son geste (MP). En substance, il 
admettait avoir souvent stressé son épouse et ses enfants, de même que leur avoir 
adressé des remarques "pas très sympa". Il ne s'en rendait pas compte sur le moment, 
car il agissait ainsi lorsqu'il était ivre. Il s'en voulait et imputait son comportement à 
une grosse dépression ainsi qu'à ses problèmes d'alcool. Il voulait redevenir un bon 
père et mari. Confronté au fait que ses déclarations avaient beaucoup évolué, dans la 
mesure où il avait admis des faits de violence devant plusieurs autorités, avant de 
soutenir que son épouse avait fait de fausses accusations et serait, à teneur de sa 
demande en divorce, systématiquement l'instigatrice des violences physiques, 
A______ a exposé avoir voulu dans un premier temps apaiser la situation et "aller 
dans la direction" de son épouse, avant de réaliser qu'il devait révéler la vérité (TCO).  

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Lors de l'audience de jugement, A______ a affirmé que son addiction à l'alcool était 
désormais contrôlée. Il avait été en dépression mais il allait mieux et reprenait une vie 
normale. D'après sa psychiatre, la problématique de violence était liée à sa 
consommation d'alcool, de sorte qu'elle avait disparu depuis qu'il la maîtrisait. Il 
regrettait cette situation et ce qui était arrivé par le passé. Il souhaitait que C______ et 
lui puissent aller de l'avant, être en paix et de bons parents. Il avait déjà présenté des 
excuses à ses enfants pour tout ce qu'ils avaient subi. 

 c. Des faits survenus le 15 août 2021 

 c.a.a. Le 17 août 2021, le conseil de C______ a contacté la police afin d'organiser une 
déposition. En effet, la psychologue de sa cliente l'avait informé de ce que celle-ci 
avait révélé avoir subi un viol de son mari. Le lendemain, C______ a déposé plainte 
pénale (A – 31 ss), exposant ce qui suit. 

 Depuis la mise en place des mesures d'éloignement, elle n'avait plus eu de contact avec 
son époux jusqu'au 23 juillet 2021. Ce jour-là, A______ avait insisté pour qu'elle 
récupérât le véhicule familial qui se trouvait chez un garagiste. Pour s'y rendre, elle 
devait nécessairement passer par le parc AI______ où le prévenu l'attendait 
manifestement. Lorsqu'il l'avait aperçue avec les enfants, il s'était levé du banc sur 
lequel il était assis pour aller à leur rencontre. K______ avait commencé à hurler 
"Maman, y'a Papa ! Cours, cours!", tandis que L______ était restée tétanisée. Lorsque 
son mari avait réalisé que sa fille ne s'approcherait pas de lui, il était parti.  

 Le 30 juillet 2021, en rentrant chez elle, elle avait constaté que la porte de 
l'appartement n'était pas verrouillée et que les armoires de son mari avaient été 
fouillées. Au petit matin du lendemain, elle avait donc écrit à A______ pour lui 
signifier, notamment, que les enfants ne dormaient plus depuis qu'ils l'avaient vu au 
parc, qu'elle ne l'aimait plus et ne reviendrait jamais en arrière, de sorte qu'il devait les 
laisser tranquilles.  

 Le 13 août 2021 à 03h35, A______ avait tenté de l'appeler. Elle lui avait demandé par 
écrit ce qu'il voulait, ce à quoi il lui avait répondu qu'il pensait beaucoup à leur couple, 
ajoutant avoir de nombreuses questions, en se référant à un épisode survenu avant les 
mesures d'éloignement, en janvier 2021, lors duquel ils avaient entretenu un rapport 
intime. Elle l'avait laissé venir au domicile familial plus tard dans la nuit pour discuter 
car il lui avait confié aller mal. Les enfants s'étaient réveillés et avaient donné un câlin 
à leur père. Elle s'était ensuite rendue sur la terrasse avec son mari pour continuer leur 
discussion, qui n'avançait pas en raison des reproches formulés de part et d'autre. 
Lorsqu'elle avait voulu y mettre un terme et se coucher, il l'avait accompagnée jusque 
dans sa chambre où elle avait réalisé qu'il attendait en réalité plus de cette soirée. Il lui 
avait notamment déclaré "je veux te faire l'amour comme la première fois". Comme 
elle refusait ses avances, il avait fini par quitter les lieux.  

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 Le 14 août 2021 à 19h00, il lui avait écrit qu'il avait apprécié passer la nuit avec elle, 
qu'elle le prenne dans ses bras et qu'ils s'embrassent, alors que rien de tout cela ne 
s'était produit. Dans la nuit du 14 au 15 août 2021, elle l'avait prié de l'appeler pour 
parler de ses ennuis financiers. Il lui avait répondu qu'il la joindrait une fois sa cigarette 
terminée. À 03h05, il lui avait demandé par message d'appeler les secours s'il ne la 
rappelait pas dans les dix minutes. Comme elle n'avait pas répondu à son appel à 
03h12, il lui avait envoyé des références au film "Le Grand bleu", dans lequel le 
protagoniste principal se suicide en se noyant, si bien qu'elle avait paniqué. Elle avait 
tenté de trouver sur Internet quels secours elle pourrait faire dépêcher à J______, 
A______ résidant alors chez sa mère. Elle avait finalement décidé de se rendre sur 
place avec les enfants. Durant le trajet, ces derniers avaient envoyé à leur père des 
messages pour lui dire qu'ils tenaient à lui. À leur arrivée, la maison était fermée et les 
lumières éteintes. Elle avait sonné deux fois en vain jusqu'à ce que K______ se 
souvienne d'un passage. Ils avaient alors trouvé A______ complètement ivre dans la 
piscine. Celui-ci avait proposé aux enfants de se baigner. Elle était très en colère d'être 
tombée dans ce "piège" mais néanmoins contente que les enfants s'amusent avec leur 
père. Une fois K______ et L______ sortis de l'eau, elle était trop fatiguée pour 
reprendre le volant de sorte qu'ils avaient dormi sur place, avec l'accord de son époux. 
Bien qu'elle lui avait demandé de faire chambre séparée, celui-ci avait dormi par terre, 
à côté du lit qu'elle occupait avec les enfants.  

 Au matin, son mari l'avait réveillée et emmenée dans la chambre de sa mère, prétextant 
vouloir discuter, avant de l'embrasser de force en répétant qu'elle était la femme de sa 
vie. Il l'avait ensuite forcée à s'allonger sur le lit, étant précisé qu'il pesait deux fois son 
poids. Faisant fi de ses protestations, il avait entrepris de la déshabiller. Elle portait 
alors un short en jean doté d'un élastique à la taille et un haut en crêpe, faciles à retirer, 
de même qu'une culotte et un soutien à gorge sans bretelle. A______ était vêtu d'un 
caleçon mais elle ignorait s'il l'avait conservé sur les chevilles ou non. Elle ne cessait 
de se débattre, à tel point qu'elle avait eu des ecchymoses un peu partout. Elle ne 
supportait pas sa langue dans sa bouche. Comme elle refusait de se soumettre et 
continuait à serrer les jambes, il l'avait retournée sur le ventre et plaquée contre le lit. 
Elle continuait à manifester son désaccord et à tenter de le dissuader de poursuivre ses 
agissements, mais n'osait pas crier, de peur d'alerter les enfants qui n'étaient pas loin. 
Il n'était pas parvenu à la pénétrer de suite, de sorte qu'il lui avait dit "tu as toujours ta 
petite chatte de collégienne". Comme elle ne cessait de gesticuler en le suppliant 
d'arrêter, il lui avait tiré les cheveux en arrière, lui intimant de "fermer sa gueule". Puis 
il avait ajouté "tu m'appartiens, tu es ma propriété". Elle n'arrivait plus à respirer ni à 
parler. Il la maîtrisait avec son corps et en la tenant par les cheveux. Il l'avait finalement 
pénétrée vaginalement, sans préservatif. L'acte avait duré trois ou quatre minutes, une 
éternité pour elle. Elle avait eu envie de vomir. Elle avait ensuite entendu les enfants 
se lever et la réclamer. Ne souhaitant pas leur montrer sa détresse, elle s'était empressée 
de se rhabiller pour les rejoindre, tandis que A______ avait préféré se rendormir. Bien 
qu'elle avait envie de quitter les lieux, elle n'avait rien laissé paraître et avait accordé 
aux enfants de promener les chiens et se baigner plus tard dans la piscine avec leur 

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père. Elle avait préparé le petit-déjeuner mais n'avait rien avalé. Puis, elle s'était 
assoupie dans un fauteuil, pendant que le prévenu, qui s'était levé, jouait avec les 
enfants. Après une ou deux heures, celui-ci l'avait brusquement réveillée en la 
sommant de "se barrer" car sa mère n'allait pas tarder à rentrer. Comme elle mettait 
du temps à réagir, il s'était mis à l'injurier, en présence de K______ et L______. Sa 
belle-mère était ensuite arrivée, avec son compagnon, et l'avait également insultée, 
avant de monter dans sa chambre sans même saluer les enfants. A______ lui avait 
déclaré, en présence du compagnon de sa belle-mère, qu'elle avait bien mérité ce qu'il 
lui avait fait subir. 

 Une fois chez elle, elle s'était confiée à son voisin O______, sans toutefois mentionner 
le viol. Le lendemain, ses parents l'avaient emmenée, ainsi que les enfants, déjeuner à 
la campagne. Sur le chemin de retour, elle leur avait demandé de s'arrêter devant une 
pharmacie, où elle s'était procuré une pilule du lendemain. Elle avait exposé à la 
pharmacienne avoir été victime d'un viol. Cette dernière lui avait conseillé de consulter 
un gynécologue pour établir un constat et dépister d'éventuelles maladies sexuellement 
transmissibles. En sortant de l'établissement, elle avait raconté les faits à son père, 
tandis que sa mère était toujours dans la voiture en compagnie des enfants. Le soir, 
elle avait revu O______ et avait eu le courage d'aborder son agression. Celui-ci l'avait 
encouragée à se rendre à la maternité, ce qu'elle avait finalement fait, emportant avec 
elle les vêtements qu'elle portait au moment des faits. Les médecins avaient procédé 
aux examens d'usage. Sur conseil de la pharmacienne, elle n'avait pas pris de douche 
mais s'était brièvement rafraîchie les aisselles ainsi que les parties intimes avec une 
lavette. 

 La veille de son audition, soit le 17 août 2021, elle avait rapporté l'agression subie à 
P______, psychologue au sein de l'Unité interdisciplinaire de médecine et prévention 
de la violence (UIMPV), ainsi qu'à Q______, du Service d'évaluation et 
d'accompagnement de la séparation parentale (SEASP). Le SEASP l'avait rappelée le 
18 août 2021 pour l'informer que les faits avaient été abordés avec A______, lequel 
avait affirmé que le rapport sexuel était consenti.  

c.a.b. Le 17 août 2021 à 04h25, C______ s'est soumise à un constat d'agression 
sexuelle, dont il ressort qu'elle présentait des ecchymoses sur les avant-bras, les 
cuisses, les jambes, le dos et le sein gauche, ainsi que des dermabrasions sur la main 
gauche, l'avant-bras droit, le dos, la jambe gauche, la cuisse et le genou droits. 

La patiente avait rapporté que le 15 août 2021, son mari l'avait contactée en menaçant 
de se suicider dans la piscine de sa mère. Elle s'était donc rendue là-bas avec les enfants 
et l'avait sorti de l'eau. Elle et les enfants étaient restés dormir sur place, dans l'ancien 
lit de sa belle-sœur, tandis que son mari avait dormi sur le sol. Le dimanche matin, 
vers 08h00-09h00, alors que les enfants dormaient encore, son mari l'avait réveillée au 
motif qu'il allait mal. Elle l'avait donc suivi dans la chambre de sa belle-mère, pensant 
qu'il voulait discuter. Là, il l'avait couchée sur le lit, maintenue par les poignets et avait 

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arraché ses vêtements. Elle s'était débattue et avait reçu des coups de pied (C – 226). 
Puis, son mari l'avait retournée sur le ventre et l'avait pénétrée vaginalement, sans 
préservatif, contre son gré, étant précisé qu'il pesait 120 kg. Il avait eu de la peine à la 
pénétrer et avait forcé l'entrée de son vagin après s'être exclamé "tu as toujours ta petite 
chatte d'étudiante, je vais te la défoncer". Durant les faits, il lui avait tiré les cheveux 
et sa tête avait tapé contre le lit. Lorsqu'elle était rentrée chez elle, après avoir été 
chassée par sa belle-mère, elle avait raconté à son voisin la tentative de suicide de son 
mari, sans évoquer le viol. Elle s'était finalement confiée à ce dernier le lendemain. 

L'examen médico-légal a mis en évidence de nombreuses ecchymoses au niveau des 
bras et des jambes de C______, ainsi que des dermabrasions. Des photographies prises 
lors du constat et attestant des lésions décrites ont été versées à la procédure. 

c.a.c. Selon le rapport d'expertise médicale du 30 novembre 2022, fondé sur le dossier 
de la procédure et le constat d'agression sexuelle du 17 août 2021, C______ présentait 
au moment du constat de nombreuses ecchymoses au niveau du sein gauche et des 
quatre membres, ainsi que des dermabrasions au niveau du dos et des quatre membres, 
pouvant chronologiquement entrer en lien avec les événements. Les ecchymoses 
constatées aux avant-bras étaient compatibles avec de fermes préhensions manuelles à 
ces endroits, tel que rapporté par C______. L'ecchymose de la face médiale interne de 
la cuisse droite était compatible avec un mécanisme de compression digitale ferme lors 
d'une manœuvre d'écartement de la cuisse. Les ecchymoses au niveau des bras et de la 
cuisse droite étaient compatibles avec la conséquence de traumatismes contondants, 
pendant que C______ se débattait. Aucune lésion cutanée à la tête n'avait été mise en 
évidence, mais cela ne permettait pas d'écarter un impact sur le montant du lit, qui 
pouvait ne pas avoir laissé de marque. Les lésions constatées étaient compatibles avec 
le déroulement des faits tel que relaté par C______. Par ailleurs, les ecchymoses 
constatées pouvaient entrer chronologiquement en lien avec les faits, avec toutefois 
une réserve pour celles de couleur brunes qui étaient, de manière générale, difficiles à 
dater. En effet, en principe, les ecchymoses jaunes étaient plus anciennes que celles de 
teinte rouge-bleu. Dans le cas de C______, aucune ecchymose jaune n'avait été 
recensée. Le nombre des lésions traumatiques contuses constatées était peu compatible 
avec l'hypothèse d'un agrippement non violent ou avec celle d'un maintien sans force 
particulière. L'examen gynécologique n'avait pas révélé de lésion traumatique au 
niveau de la sphère génitale et de la région anale, ce qui ne permettait pas de se 
prononcer sur le caractère consenti ou non du rapport sexuel intervenu. 

c.b. Le 6 septembre 2021, A______ a été entendu par la police, après avoir été avisé 
des accusations portées à son encontre, par le SEASP.  

 Les faits étaient totalement contestés. Cela faisait plusieurs mois que sa femme 
essayait de reprendre contact avec lui alors qu'il faisait l'objet de mesures 
d'éloignement. Il n'avait donc pas répondu à ses sollicitations.  

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Le 12 août 2021, il avait toutefois fait une mauvaise manipulation avec son téléphone, 
de sorte que C______ lui avait écrit. En raison de la procédure, il avait refusé de 
l'appeler, à sa demande, mais avait accepté de prendre son appel. Ils avaient 
longuement discuté et C______ l'avait invité au domicile, où il était arrivé vers 02h00 
ou 03h00. L______ s'était réveillée et lui avait sauté dans les bras. Ensuite son épouse, 
l'avait enlacé et embrassé, ce qui l'avait troublé. Une fois leur fille recouchée, ils étaient 
sortis sur la terrasse pour discuter de la procédure, en buvant du vin. Ils avaient dû 
alors s'embrasser plusieurs fois. Alors qu'il allait prendre congé d'elle, vers 06h00 ou 
07h00, sa femme lui avait demandé de rester et de "coucher avec elle". C'est ainsi qu'ils 
avaient entretenu plusieurs rapports sexuels consentis. Ils s'étaient ensuite réveillés 
vers 11h00 ou 12h00 et avaient encore fait l'amour. Il avait voulu partir discrètement 
pour ne pas perturber son aîné mais s'était finalement ravisé et avait passé du temps 
avec eux, avant de partir aux alentours de 15h00. Le soir-même, sa femme l'avait 
recontacté pour savoir comment il allait. Il avait refusé de la revoir car il trouvait que 
cela allait trop vite.  

Le samedi, C______ lui avait à nouveau écrit et demandé s'ils se voyaient le soir. Ils 
avaient ensuite reparlé de la procédure. La conversation avait duré jusqu'au petit matin 
et commençait à dégénérer. Pour y mettre un terme, il lui avait dit qu'il retournait au 
fond de la piscine, parce qu'il aimait bien l'eau et les profondeurs, soit le calme et 
l'apesanteur, tout "comme Enzo" qui avait "tout compris". Sa femme avait cru à tort 
qu'il voulait se suicider et s'était précipitée chez sa mère où il résidait, avec les enfants, 
vers 03h00. Il n'avait pas entendu son appel puisqu'il était dans l'eau et avait été surpris 
de les voir arriver. S'il avait entendu ses messages vocaux, il aurait pu la rassurer. 
Certes, il lui avait demandé auparavant d'appeler les secours s'il ne lui donnait pas de 
nouvelles dans les dix minutes, mais il s'agissait de "second degré". Il avait partagé la 
musique de la fin du film du Grand Bleu et écrit "Adios" pour couper court à la 
conversation. Il ne lui avait pas reproché d'avoir cru qu'il allait mettre fin à ses jours 
car il pouvait la comprendre. Cela étant, elle le connaissait et savait très bien qu'il 
n'aurait jamais entrepris un tel acte, ne serait-ce que vis-à-vis des enfants. 

Ceux-ci l'avaient rejoint dans la piscine, tandis que C______ était restée au bord, vêtue 
de sa seule culotte. Ils avaient consommé quelques bières et verres de vodka. Ils 
avaient ensuite couché les petits aux alentours de 04h00. Sa femme et les enfants 
s'étaient partagés son lit, tandis qu'il avait dormi sur le sol. C______ l'avait réveillé à 
une heure indéterminée pour se rendre dans une autre chambre et entretenir un rapport 
sexuel avec lui, sans préservatif. Des câlins avaient précédé l'acte. Le matin, les enfants 
s'étaient réveillés avant eux, de sorte que C______ avait dû se lever pour leur donner 
le petit-déjeuner. Pour sa part, il avait dormi jusqu'à 12h00-13h00, avant d'être réveillé 
par sa famille et les chiens. Ils avaient passé l'après-midi tous ensemble pour que les 
enfants puissent profiter de la piscine. Plusieurs baisers avaient été échangés entre son 
épouse et lui, si bien que K______ lui avait demandé s'ils étaient encore mariés. 
C______ avait répondu à sa place par l'affirmative, ajoutant qu'ils étaient toujours 
amoureux. À un moment donné, celle-ci s'était d'ailleurs frottée contre lui dans la 

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cuisine en lui demandant si elle lui faisait toujours de l'effet. Il avait cependant calmé 
ses ardeurs en raison de la proximité des enfants. Il lui avait également suggéré de 
garder leurs entrevues secrètes, dès lors qu'elle lui avait indiqué que les enfants seraient 
placés en foyer si le SPMi venait à apprendre qu'ils se revoyaient. Aussi, dans la 
mesure où C______ ne désirait pas quitter les lieux, il l'avait menacée d'appeler la 
police, puis avait plutôt contacté sa mère qui devait rentrer de vacances ce jour-là pour 
l'informer de la situation. Sa mère était donc arrivée, avait haussé le ton et dit ce qu'il 
fallait pour que C______ parte. Il conservait des vidéos de cet épisode qui pouvaient 
être produites à la procédure. Par ailleurs, il lui semblait que C______, au moment de 
partir, lui avait confié avoir eu du plaisir à faire l'amour avec lui ; il fallait qu'il consulte 
son beau-père qui avait peut-être surpris ses propos. Le soir-même, elle lui avait 
envoyé un message de reproches pour avoir été chassée, auquel il n'avait pas répondu.  

Le lundi, le SEASP l'avait informé de ce que le rapport au juge civil allait être rendu. 
Le soir, C______ avait tenté de le joindre mais il n'avait pas eu envie de lui parler au 
vu de ce qui s'était passé. Le lendemain, le SEASP l'avait rappelé pour lui indiquer que 
sa femme l'accusait d'agression sexuelle. Fort de ces faits, il avait déposé plainte pénale 
pour calomnie et atteinte à l'honneur le 19 août 2021, laquelle n'avait pas pu être 
dûment enregistrée en raison d'un problème informatique. Il avait aussi coupé tous les 
accès à ses comptes bancaire et e-banking le 23 août suivant. Selon lui, sa femme avait 
agi de manière impulsive, ne s'attendant pas à être mise à la porte. "C'était un peu tout 
ça" qui l'avait conduite à déposer plainte.  

Il n'avait jamais dit de son épouse qu'elle avait toujours sa "petite chatte de 
collégienne" ; en revanche, ils s'agissaient de propos qu'elle pouvait tenir, dès lors 
qu'elle décrivait avoir "une petite fifounette". Il n'avait pas non plus prétendu qu'elle 
lui appartenait. Cela étant précisé, lorsqu'ils avaient fait l'amour le jeudi soir, elle lui 
avait demandé de lui tirer les cheveux, ce qui l'avait beaucoup surpris dès lors qu'il ne 
s'agissait pas d'une pratique habituelle ; il lui avait même demandé le samedi suivant 
si elle avait fréquenté un autre homme pour comprendre d'où venait cette nouveauté.  

En tous les cas, il ne ferait jamais de mal à sa femme. Il n'avait jamais abusé d'elle 
quand bien même elle avait souvent été hors d'état de lui résister en raison de la fatigue 
ou de l'alcool. Elle était sa femme et la mère de ses enfants. De plus, il n'ignorait pas 
les traumatismes qu'elle avait vécus par le passé. En tout état, ce n'était pas en 
malmenant une personne que venait l'excitation.  

Quant à l'épisode du parc, il se rappelait que le véhicule familial devait être révisé ce 
jour-là. Comme il n'arrivait pas à joindre son épouse, le garagiste lui avait demandé de 
rester "dans le coin". Il avait donc décidé de travailler dans le parc se trouvant à 
proximité du garage. À un moment, il avait levé la tête de son ordinateur et aperçu 
C______ et les enfants, de sorte qu'il avait remballé ses affaires et quitté les lieux sans 
se retourner. Il n'avait donc pas pu voir la réaction de L______ et K______. 

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Questionné sur ses contacts avec le SEASP, A______ a indiqué qu'il avait appris que 
son épouse avait formulé ces fausses accusations lorsque ledit service l'avait avertie de 
ce que le rapport d'évaluation sociale allait être rendu.  

Il est vrai que, depuis l'avortement survenu en 2018, ils "essayaient" de se protéger 
avec des préservatifs, mais pas toujours. Le jour des faits, il avait bu un petit coup et 
était "sur sa lancée" de sorte qu'il n'y avait pas pensé, étant précisé qu'il n'en avait pas 
sur lui.  

c.c. En substance, il ressort ce qui suit des échanges de messages Whatsapp entre les 
époux : 

 Le 20 juin 2021, C______ débloque le contact de A______ et lui indique qu'elle est 
d'accord que celui-ci lui écrive, ce à quoi il répond "Pour de vrai? …Tu ne peux pas 
penser ce que ça me fait…Pourquoi maintenant? Tellement de choses à te dire…mais 
je suis comme un gosse qui est tout timide à son premier rendez-vous amoureux. Ça 
me fait vraiment plaisir que tu me contactes, merci. J'espère que vous allez bien. Je 
n'arrête pas de penser à vous…vous me manquez terriblement".  

 Le 30 juillet 2021 entre 04h24 et 04h26, C______ lui a adressé cinq messages qu'elle 
a supprimés par la suite.  

 Le 31 juillet 2021 entre 02h02 et 02h47, C______ lui écrit notamment "si je t'ai appelé 
au milieu de la nuit c'est parce que les enfants ont été très perturbés par ta présence 
au parc vendredi. Ils ne dorment plus de nouveau. C'est inacceptable." (…) "Je ne 
t'aime plus. C'est terminé." 

 Le 13 août 2021 à 03h35, A______ tente d'appeler C______ et lui envoie une photo 
éphémère. En répondant à ses interrogations, il lui explique avoir fait une mauvaise 
manipulation, ajoutant "cela n'empêche pas que je pense bcp à vous et que plein de 
questions me restent ds la tête ! (…) mais surtout, j'aime à penser à croire qu'avant 
tout ça, quand tu m'as regarder avant que je sorte fumer et que tu m'as demandé «tu 
veux pas qu'aille faire l'amour» que t'étais sincère et que tu le désirais autant que 
moi…je n'oublierai jamais ce moement (sic)". C______ l'invite à l'appeler mais celui-
ci refuse, ne souhaitant "tendre aucun bâton pour se faire battre". Entre 05h21 et 
05h23, trois appels vocaux ont été manqués. À 16h51, A______ demande à C______ 
si elle a bien dormi, ce à quoi elle répond à 20h28 "je me réveille…et toi?", puis à 
22h01 "cigarettes et bières tu peux?".  

 Un nouvel appel vocal est manqué à 00h09 le 14 août 2021. C______ interpelle 
A______ à 14h49 pour lui demander s'il va mieux, ce à quoi il répond "Salut…pas top 
top" et lui raconte qu'il a dû se lever à 04h00 pour vomir. Ils reviennent ensuite sur 
l'évolution de la situation, leurs problèmes de couple, les enfants et leurs émotions. 

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A______ confie alors : "je suis passé par pleins d'émotions depuis février. Et j'imagine 
bien que ça été et c'est dur pour vous. Mais c'est aussi la pire période de ma vie pour 
moi. J'ai envie de discuter avec toi, j'ai envie de vous voir. Ça me manque trop. Mais 
c'est complètement fou que d'un coup je revienne vous trouver en plein milieu de la 
nuit, que tu me prennes dans tes bras et qu'on s'embrasse…qu'on passe la nuit 
ensemble. Va pas croire que ça m'a déplu, bien au contraire…et surtout de voir nos 
enfants et de pouvoir les serrer dans mes bras.". C______ sonde son mari pour 
connaître sa vision de l'avenir et ses sentiments à son égard. Dans la mesure où la 
conversation tourne en rond et que A______ ne répond pas à ses appels, elle lui écrit 
à 20h39 "tu m'as appelée l'autre soir, tu m'as prise dans tes bras. Je pensais qu'on 
pouvait apaiser cette guerre sans fin. Mais tu fuis à nouveau (…) notre frigo est vide 
et je ne peux pas toucher les allocations familiales avec le compte bloqué. Ni leur 
payer une glace, ni faire d'activités (…) nous sommes punis. Pourquoi ? (…) aie au 
moins le courage de rappeler". À 22h40, elle le relance "tu me rappelles" et celui-ci 
de répondre à 22h43 : "oui dans 2 min…je finis ma clope dehors. Pas envie que les 
voisins m'entendent". 

 À 03h04 le 15 août 2021, A______ finit par lui envoyer "Et si je ne rappelle pas d'ici 
10min, pourrais-tu appeler les secours stp? Merci", suivi d'un emoji qui transpire et 
d'un cœur. C______ lui rétorque "c'est ton choix". A______ poursuit "Oui, comme 
Enzo, on est vraiment bien au fond". C______ rebondit "tu m'as tabassée par terre en 
me traitant de sale merde quand je n'en pouvais plus de ton vomi. J'ai appelé moi", 
avant de céder "tu veux qu'on vienne". Sans lui répondre, A______ enchaîne 
"aquacamen touça. Je retourne au fond de l'eau c'est bien nie5. Ils ont tout compris 
dans le grand bleu avec enzo. Adios (sic)", joignant le lien de la bande-son de la scène 
du suicide du film Le Grand Bleu ("Much Better Down There") à 03h18. C______ lui 
envoie alors deux messages vocaux, de 00:00:37 et 00:00:01 à 03h37. 

 Le même jour, à 21h03, C______ écrit à son mari "nous sommes venus en catastrophe 
avec les enfants cette nuit on avait peur que tu te suicides. Et vous nous mettez dehors 
comme des chiens? Ta mère n'a même pas dit bonjour aux enfants…c'est d'un triste", 
message resté sans réponse. 

 c.d.a. Lors de ses auditions subséquentes, C______ a confirmé ses précédentes 
déclarations.  

  Le 13 août 2021, son mari lui avait téléphoné car il allait mal. Il avait beaucoup pleuré 
et semblait en détresse si bien qu'elle l'avait autorisé à venir au domicile familial pour 
discuter. Il était confus et très alcoolisé. Elle n'avait pas voulu le laisser repartir dans 
cet état et l'avait conduit dans sa chambre, où il s'était écroulé sur le lit et endormi. Elle 
avait veillé sur lui, couchée sur un matelas d'appoint au sol. Le lendemain matin, il 
avait salué les enfants, l'avait remerciée en la serrant dans ses bras et était parti (MP ; 
C – 215).  

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 Durant la nuit du 14 au 15 août 2021, elle avait eu des échanges Whatsapp avec 
A______, qui allait de nouveau mal. Elle lui avait encore proposé de venir, mais il 
avait répondu qu'il n'était pas en état, du fait de la consommation de toxiques (whisky 
et somnifères). Cela l'avait à la fois inquiétée et mise en colère, dès lors qu'il avait été 
odieux avec elle lors de sa propre tentative de suicide en septembre 2018. Pour cette 
raison, elle lui avait répondu qu'il ne devait pas compter sur son aide. Puis, elle avait 
reçu ses messages alarmants. Elle avait alors commencé à paniquer, ne sachant quoi 
faire. Elle avait pensé à appeler la police ou une ambulance, redoutant d'être accusée 
de non-assistance à personne en danger. Finalement, elle avait décidé d'accourir chez 
lui et avait réveillé les enfants pour les prendre avec elle dans la mesure où ils ne 
pouvaient pas rester seuls. Sur place, elle avait été furieuse de constater que A______ 
"barbotait" dans la piscine (MP ; C – 215) ; elle n'avait dû lui sortir la tête de l'eau que 
plus tard, étant précisé qu'il aimait bien jouer à "faire le mort" avec les enfants (MP ; 
C – 272). Elle n'avait pas participé à la baignade collective qui s'en était suivie et était 
restée assise, en culotte et débardeur, au bord de la piscine. Elle avait ensuite dormi 
avec les enfants, dans l'ancien lit de sa belle-sœur, tandis que le prévenu s'était couché 
par terre ; elle ne se souvenait plus s'il avait installé un matelas ou s'il avait dormi à-
même le sol (MP ; C – 216).  

 Il l'avait réveillée vers 08h30-09h00 et emmenée dans la chambre de sa mère pour 
discuter. Il avait essayé de l'embrasser mais elle ne voulait pas. Il l'avait ensuite 
couchée de force, retournée sur le ventre, avait appuyé sur son dos et ses bras et retiré 
ses habits, en dépit du fait qu'elle disait "non" et se débattait. Pendant qu'il essayait de 
la pénétrer, il avait tenu les propos suivants : "tu as toujours ta petite chatte de 
collégienne", "ferme ta gueule" et "tu es ma propriété, tu m'appartiens". La pénétration 
n'avait pas duré très longtemps car son mari éjaculait rapidement. Une fois l'acte 
terminé, les enfants avaient surgi dans la chambre. Prise de panique, elle s'était réfugiée 
sous le duvet et s'était rhabillée en vitesse. Elle était dans un état de sidération total et 
de déni, de sorte qu'elle avait fait comme si rien ne s'était passé. Elle ne voulait pas 
inquiéter les enfants. Plus tard, A______, apprenant que sa mère était sur le point de 
rentrer, les avait enjoints de "foutre le camp". Elle lui avait alors demandé s'il se 
souvenait ce qu'il lui avait fait subir le matin-même, en soulignant que c'était très grave. 
Elle avait voulu rester pour se confronter à sa belle-mère et A______ était entré dans 
une colère noire. En arrivant, sa belle-mère l'avait copieusement insultée. Choquée et 
énervée, C______ avait ironisé, à l'attention de son époux, en s'exclamant : "c'était un 
grand plaisir de faire l'amour avec toi, merci". 

 En sus de la pharmacienne, de son père et de son voisin, elle s'était confiée  
à sa thérapeute, P______, à son ami M______ ainsi qu'à Q______ du SEASP  
(MP ; C – 269).  

 Les jours suivants, elle avait continué de s'occuper des enfants, en mettant "tout cela 
de côté", mais à la fin du mois d'août, "son corps avait dit stop", de sorte qu'elle s'était 
retrouvée paralysée et avait dû être hospitalisée durant une semaine (MP ; C – 269). 

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 Confrontée au fait que la pharmacienne avait rapporté avoir compris que A______ 
disposait des clés du logement familial, C______ a expliqué avoir tenu des propos très 
décousus et peut-être que la témoin avait mélangé les événements, de même que les 
dates (MP ; C – 271). Elle était en effet certaine d'avoir indiqué que le viol était survenu 
la veille, soit le 15 août 2021.  

 Elle était restée à J______ après avoir constaté que son mari allait bien, alors qu'elle 
était très fâchée contre lui, car elle était encore dans un état de sidération suite à ses 
menaces de suicide et qu'elle voyait ses enfants heureux. Elle l'avait laissé s'endormir 
dans la même chambre qu'elle car elle ne voulait pas causer une énième dispute  
(MP ; C – 272).  

 Les messages envoyés par A______ sous-entendant un rapprochement physique 
n'étaient que manipulation. Elle n'avait pas fait allusion au viol le lendemain des faits, 
revenant uniquement sur la réaction violente de sa belle-mère, parce qu'elle était 
encore dans le déni ; il lui semblait aussi qu'elle avait hésité à lui envoyer un autre 
message mais s'était ravisée pour ne pas lui faire "ce plaisir" (TCO). 

 Elle souffrait de troubles anxio-dépressifs. Elle faisait des cauchemars toutes les nuits 
et connaissait des épisodes d'angoisses paralysantes, accompagnées de flashbacks. Un 
syndrome de stress post-traumatique lui avait été diagnostiqué et elle ne pouvait sortir 
de chez elle sans anxiolytiques. Elle prenait en outre des antidépresseurs. En dépit des 
très longues douches qu'elle prenait depuis le viol, elle se sentait toujours sale. Elle 
n'avait plus de libido. 

 c.d.b. A______ a maintenu ses dénégations.  

 Sa femme avait tenté de renouer à de nombreuses reprises, ce qu'il avait refusé jusqu'au 
12 août 2021, cédant à la perspective de pouvoir voir sa fille (MP ; C – 219) ou plutôt 
il avait repris contact ce soir-là car sa femme lui manquait et qu'il était souvent 
nostalgique (MP ; C – 279). Il n'avait pas bu beaucoup (MP ; C – 219). En fait, il était 
peut-être ivre ; il ne se souvenait plus exactement, mais la nostalgie avait été plus forte 
que d'habitude en raison de l'alcool (MP ; C – 279). À son arrivée, C______ l'avait 
directement pris dans les bras et embrassé. Ils avaient discuté et partagé au moins une 
bouteille de vin, peut-être une bouteille et demie, puis son épouse était allée se coucher 
et il était resté avec L______ jusqu'à ce que l'enfant s'endorme. Ensuite, il était allé 
voir C______ pour prendre congé d'elle et elle lui avait proposé de passer la nuit en sa 
compagnie. Ils avaient eu deux rapports sexuels (MP ; C – 219), voire plusieurs mais 
"en tout cas deux" (MP ; C – 284), non protégés. C______ lui avait même prodigué 
une fellation (MP ; C – 284). Le lendemain, elle lui avait proposé de la rejoindre sous 
la douche, ce qu'il avait refusé.  

 Dans la nuit du 13 au 14 août 2021, C______ l'avait recontacté via Whatsapp et lui 
avait notamment demandé comment il comptait se séparer de "toutes ses conquêtes". 

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Dans celle du 14 au 15 août 2021, elle avait insisté pour le revoir. Puis, la conversation 
avait pris une tournure désagréable. Pour y couper court, il avait dit qu'il retournait 
dans la piscine car il y était mieux (MP ; C – 219). Il n'avait pas voulu lui faire croire 
qu'il allait mettre fin à ses jours mais concédait avoir voulu susciter une réaction de sa 
part, pour savoir si elle tenait encore à lui (MP ; C – 280). Il voulait simplement 
recevoir "un mot d'amour", étant précisé que sa femme le connaissait, qu'ils s'étaient 
vus la veille et avaient échangé de nombreux messages si bien qu'elle ne pouvait pas 
avoir cru qu'il "risquait" de se suicider ; en tout état, il contestait avoir eu des idées 
noires mais avait peut-être évoqué de la tristesse ou de la mélancolie devant sa sœur 
(TCO). À un moment, il avait levé la tête et aperçu sa femme et ses enfants arriver, 
paniqués. C______ était venue chargée de bouteilles de vin et de bières  
(MP ; C – 220). Les enfants l'avaient rejoint dans l'eau, de même que son épouse qui 
portait pour seul vêtement sa culotte. Elle avait toutefois trouvé l'eau trop froide et était 
immédiatement ressortie.  

Lors du rapport sexuel consenti et non protégé, il avait peut-être agrippé son épouse, 
mais pas violemment, sans force particulière. Il lui avait tiré les cheveux, à sa demande 
(MP ; C – 220) ou plutôt, il l'avait fait dans le cadre du rapport survenu dans la nuit du 
12 au 13 août 2021, il avait dû mélanger les deux événements (MP ; C – 281). Il 
ignorait l'origine des ecchymoses constatées le 17 août 2021. En fait, celles-ci avaient 
pu être causées lors du rapport sexuel du 15 août 2021 car ils avaient des relations 
sexuelles "assez enthousiastes", voire "endiablées" et la peau de sa femme marquait 
facilement ; il avait déjà pu, par le passé, constater sur elle de tels "bleus" après un 
rapport intime (TCO). Il ne s'en souvenait que maintenant, parce que sa copine avait 
eu un "bleu" sur la cuisse lors d'un rapport récent. Cela étant précisé, il n'était pas exclu 
que ces lésions eussent été auto-infligées par la plaignante a posteriori.  

Avant la pénétration, sa femme lui avait prodigué une fellation, puis elle l'avait 
chevauché ; ils avaient ensuite changé de position en ce sens qu'il avait été sur elle, 
puis derrière elle, à "quatre pattes" (MP ; C – 285). En fait, il était très alcoolisé ce 
soir-là, de sorte qu'il ne se souvenait plus exactement du déroulement, mais ils avaient 
dû adopter plusieurs positions (TCO). Dans la journée du lendemain, elle lui avait 
demandé si elle lui faisait toujours de l'effet (MP ; C – 285). Ils s'étaient embrassés et 
frottés l'un contre l'autre. Elle avait dû sentir son érection, raison pour laquelle elle 
avait voulu remonter à l'étage pour faire l'amour. Il avait refusé dès lors que les enfants 
auraient été seuls. Sa mère n'avait pas insulté C______ mais l'avait exhortée à quitter 
immédiatement les lieux. Il avait dû insister à plusieurs reprises avant que sa femme 
n'obtempère. En partant, elle lui avait fait un grand sourire et déclaré qu'elle avait eu 
du plaisir à faire l'amour avec lui.   

C______ avait peut-être mal pris le fait d'avoir été chassée de chez sa mère et qu'il 
n'avait ensuite pas répondu à ses messages ; cela l'avait peut-être poussée à mentir sur 
les faits (TCO). Il ne pouvait expliquer pourquoi sa femme avait accepté d'entretenir, 
par deux reprises, des rapports sexuels non protégés, mais n'était allée prendre la pilule 

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du lendemain qu'après la seconde occurrence ; en tout état, le 15 août 2021, "dans le 
feu de l'action", ils n'avaient pas de préservatif (TCO). Il ne comprenait pas davantage 
l'état émotionnel décrit par la pharmacienne mais l'attribuait au fait qu'il avait rompu 
tout contact alors que C______ s'était imaginée qu'ils allaient se remettre ensemble.  

 c.e.a. Selon P______, psychologue à l'UIMPV, C______ lui avait annoncé, lors de 
leur rendez-vous déjà convenu du 17 août 2021, s'être prêtée à un constat d'agression 
sexuelle.  

La patiente avait exposé être tombée dans un "guet-apens" et avoir été violée par son 
mari le 15 août 2021. La veille, celui-ci lui avait fait croire par message, notamment 
en recourant à des références au film Le Grand Bleu, qu'il allait mettre fin à ses jours. 
Apeurée, elle s'était précipitée à sa rencontre, accompagnée des enfants, et l'avait 
trouvé dans la piscine. Comme il ne bougeait pas, elle l'avait saisi par les cheveux pour 
le tirer hors de l'eau. Ils étaient ensuite restés et son mari avait bu une bouteille de 
whisky tandis qu'elle avait été abstinente. Elle et les enfants avaient dormi sur place. 
Au matin, A______ avait voulu lui parler dans une chambre pour ne pas réveiller les 
enfants. Là, il l'avait plaquée sur le lit, lui avait tiré les cheveux et l'avait pénétrée 
vaginalement sans son accord. Elle s'était débattue. Peu avant son départ, la mère de 
son agresseur était arrivée et l'avait insultée devant les enfants, en la traitant notamment 
de "pute". Elle s'était ensuite rendue dans une pharmacie pour obtenir la pilule du 
lendemain. En entendant les faits, la pharmacienne lui avait conseillé de déposer 
plainte. Ce soutient avait convaincu sa patiente mais celle-ci se sentait encore trop 
faible pour entreprendre la démarche. P______ lui avait alors demandé si son avocate 
avait déjà été avertie et si elle l'autorisait à la contacter pour lui relater les événements, 
ce qu'elle avait pu faire.   

Lors de leur entrevue, sa patiente présentait plusieurs hématomes, notamment au 
niveau des bras et de la cuisse droite, qu'elle attribuait au fait de s'être débattue. Elle 
paraissait également faible physiquement. À la fin de son récit, elle s'était mise à 
trembler "comme une feuille", tout en se plaignant d'être très fatiguée. Elle avait en 
outre confié se sentir salie, coupable d'être tombée dans un piège, préoccupée pour les 
enfants et très en colère, non seulement contre son mari mais aussi pour "s'être fait 
avoir encore une fois". La praticienne ne l'avait jamais vue dans un tel état auparavant. 

c.e.b. I______, pharmacienne, a indiqué avoir pris contact avec C______ pour 
s'assurer qu'elle était autorisée à divulguer ses confidences. Elle se rappelait très bien 
de cette femme arrivée en fin d'après-midi, le lundi 16 août 2021, qui n'avait pas "l'air 
bien" et avait demandé un entretien dans un lieu isolé et confidentiel. Elle lui avait 
confié avoir été victime d'un viol de son ex-mari, le vendredi 13 ou le samedi 14, raison 
pour laquelle elle souhaitait prendre la pilule du lendemain. La victime lui avait 
rapporté que son agresseur, qui faisait l'objet d'une mesure d'éloignement, disposait 
encore des clés de son logement et avait pu entrer chez elle, faute pour elle d'en avoir 
changé les serrures (police ; C – 113). Durant son récit, la plaignante tremblait, pleurait 

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et était en état de choc. Sa respiration était également laborieuse (MP ; C – 327). 
Comme cette femme avait l'air perdue, I______ lui avait conseillé de se rendre à la 
police et de procéder à un contrôle gynécologique. Elle ne lui avait pas demandé 
d'expliquer les circonstances du viol et la cliente n'était pas entrée dans les détails  
(MP ; C – 327).  

c.e.c. O______ a confirmé que sa voisine, C______, lui avait rapporté avoir été violée 
par son ex-mari en France, dans la maison de la mère de celui-ci, un jour d'été 2021. 
Elle en avait parlé dès le lendemain à la pharmacienne et à son père. Il avait alors attiré 
son attention sur le fait qu'un constat à la maternité serait nécessaire en cas de dépôt 
de plainte. Elle lui avait d'abord relaté les faits d'une traite, puis, le lendemain, avait 
corrigé son récit sur certains points. Elle lui avait parlé du viol le premier jour. Elle 
était très en colère et avait pleuré à une reprise. Elle lui avait raconté être allée à la 
rencontre de son ex-mari car il tentait de se suicider. Sur place, elle l'avait tiré par les 
cheveux alors qu'il se trouvait dans l'eau, puis les enfants avaient joué avec lui dans la 
piscine ; elle avait précisé que "les choses étaient un peu confuses dans son esprit". Le 
viol s'était produit dans une chambre. A______ l'avait maintenue et pénétrée avant de 
s'endormir.  

c.e.d. S______, père de C______, a déclaré qu'au début du mois d'août 2021, il avait 
mangé avec sa fille et sa femme dans une auberge. Lors du repas, il avait bien senti 
que quelque chose n'allait pas chez la plaignante. Il avait une impression de malaise. 
Alors qu'il la raccompagnait chez elle, elle lui avait demandé de s'arrêter devant une 
pharmacie. Lorsqu'il était allé à sa rencontre, elle était abattue et en larmes. Elle lui 
avait avoué avoir été violée par son mari et lui avait supplié de ne rien divulguer à sa 
mère. Elle lui avait expliqué que son époux avait prétexté être sur le point de se 
suicider, raison pour laquelle elle avait accouru pour lui porter secours.  

c.e.e. T______ a indiqué qu'au mois d'août 2021, sa fille, C______, n'était pas à l'aise 
lors du repas qu'ils avaient partagé mais n'avait rien dit. À sa demande, ils l'avaient 
amenée dans une pharmacie. Lorsqu'elle en était revenue, elle avait expliqué à son père 
qu'elle avait été violée mais pas à elle, car elle était très sensible. Elle l'avait appris par 
la suite. Ce jour-là, sa fille avait l'attitude d'une personne blessée ; elle l'avait 
notamment vue pleurer en se confiant à son père, à l'extérieur de la voiture.  

c.e.f. G______, mère de A______, a relaté que lorsqu'elle était rentrée de vacances, 
elle avait trouvé sa belle-fille chez elle, en train de boire des verres sur sa terrasse, 
alors qu'elle n'était pas invitée. En fait, son fils l'avait prévenue par téléphone de ce 
qu'elle était présente et ne voulait pas partir. À son arrivée, C______ s'était approchée 
d'elle en souriant ; elle avait même cru que celle-ci allait lui faire la bise, ce qui l'avait 
beaucoup surprise dans la mesure où elles étaient en très mauvais termes. Elle l'avait 
sommée de partir à plusieurs reprises et l'avait même menacée d'appeler la police. 
Agacée, elle était montée dans sa chambre. Après le départ de C______, sa fille et son 
ex-mari étaient arrivés. A______ leur avait alors avoué qu'ils avaient eu un rapport 

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sexuel et sa sœur lui avait rétorqué "tu vas voir, maintenant elle va t'accuser de viol". 
Elle a dans un premier temps affirmé avoir appris que son fils et C______ avaient 
rencontré des problèmes au moment de leur séparation seulement, avant d'admettre 
qu'elle savait qu'il y avait des disputes, mais qu'il s'agissait de "petites choses".  

c.e.g. U______, compagnon de G______, a confirmé que A______ les avait appelés, 
alors qu'ils étaient sur le retour des vacances, pour les prévenir de ce que C______ 
était présente depuis la veille, avec les enfants, et qu'elle ne voulait pas partir. À leur 
arrivée, les époux A______/C______ étaient en train de "siroter" des verres sur la 
terrasse. G______ avait alors exigé de son fils qu'il chasse l'intruse immédiatement, 
tandis que U______ avait tenté d'être diplomate et de calmer la situation. Il avait 
compris que le couple avait passé la nuit ensemble et qu'une quantité importante 
d'alcool avait été consommée, tant la veille que le jour-même, au vu des bouteilles 
vides qui gisaient aux alentours. Pour lui, à les voir ensemble, il s'agissait d'une scène 
familiale. Au moment de partir, C______ avait rétorqué à A______ "t'étais bien 
content de me grimper dessus cette nuit".  

c.e.h. V______, père de A______, a exposé avoir été contacté par son ex-femme ou sa 
fille, en été 2020 ou 2021, afin de discuter d'un "problème" survenu dans le cadre du 
conflit opposant C______ et A______. Ce "problème" était en lien avec la présence 
de la plaignante ou plutôt venait du fait qu'il y avait eu une relation sexuelle. Son fils 
avait "l'air d'avoir quelque chose à se reprocher", "d'avoir fait une grosse bêtise, 
quelque chose qui allait totalement à l'encontre de l'autre procédure en cours", 
"contraire à la morale". Il n'était cependant pas question d'un viol, étant précisé que, 
selon lui, "ce n'était pas la même chose si c'était entre deux personnes qui ne se 
connaissaient pas ou entre deux anciens concubins". En tous état, son fils n'avait pas 
sous-entendu qu'il avait contraint son épouse à subir l'acte sexuel.  

c.e.i. H______, sœur du prévenu, a indiqué que sa mère l'avait appelée le 15 août 2021 
pour l'informer que C______ se trouvait chez elle et qu'elle refusait de partir. Elle les 
avait rejoints à J______, dans le but de discuter tous ensemble, mais sa belle-sœur était 
déjà partie. Son frère avait expliqué avoir eu des pensées noires et avoir contacté son 
épouse, qui s'était déplacée avec les enfants et était restée jusqu'au lendemain. Il avait 
avoué qu'ils avaient entretenu un rapport sexuel. Il n'avait cependant pas rapporté 
d'autres épisodes charnels et n'avait pas confié avoir vu son épouse deux jours plus tôt. 
Après avoir recueilli les confidences de son frère, elle l'avait averti de ce que "cela 
allait se retourner contre lui". Elle n'avait alors pas évoqué une plainte pour viol mais 
était plutôt préoccupée par les mesures d'éloignement en vigueur et la procédure en 
cours.  

c.e.j. W______, infirmière au Centre ambulatoire d'addictologie psychiatrique – [au 
quartier de] X______ (CAAP), a expliqué avoir fait connaissance de C______ dans le 
cadre d'un suivi hebdomadaire de sa consommation d'alcool, lequel avait duré de 2018 
jusqu'à fin août 2022. C______ avait évoqué devant elle les faits du 15 août 2021, soit 

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que son mari lui avait téléphoné en lui confiant aller mal et être sur le point de se 
suicider. Lorsqu'elle s'était rendue sur place, celui-ci allait mieux. Comme il était tard, 
elle avait dormi sur place et A______ l'avait violée le matin.  

C______ présentait une grande détresse du fait des violences intrafamiliales. Elle avait 
beaucoup d'angoisses, ainsi que des troubles du sommeil et de l'alimentation. Elle 
pleurait beaucoup lors des entretiens. Lorsqu'elle s'était confiée sur le viol subi, elle 
était en larmes ainsi que dans un fort état de stress et de panique. Elle n'avait jamais 
remis en doute le discours de sa patiente, qui ne montrait aucune contradiction au fil 
du temps et était congruent.  

c.f. Selon l'attestation de son gynécologue du 27 juin 2022, C______ lui avait révélé, 
en date du 24 août 2021, avoir été victime d'un viol commis par son mari la semaine 
précédente. Elle était très affectée et son discours, cohérent, évoquait des faits 
vraisemblables. Elle avait également mentionné qu'elle, ainsi que ses enfants, faisaient 
l'objet de violences verbales et physiques de la part de A______. Sa patiente avait subi 
une interruption chirurgicale de grossesse le 20 avril 2018, dans un contexte difficile 
de stress financier et conjugal. La décision, qui ne présentait aucune ambivalence, avait 
été prise à la suite de lourdes pressions du côté du conjoint et de la belle-famille.  

 d. Des autres éléments de procédure 

d.a. Il ressort notamment du dossier médical de C______ que : 

 la plaignante a fait plusieurs tentamen, notamment en 1997 puis en 2010 ; 

 en août 2018, elle a été hospitalisée pour un épisode dépressif sévère, avec 
risque suicidaire ; 

 en septembre 2018, elle a commencé un suivi auprès du CAAP, en vue d'un 
sevrage alcoolique ; 

 elle a été hospitalisée à la clinique de réhabilitation de Y______ du 
26 novembre 2020 au 23 décembre 2020, pour un sevrage alcoolique et un 
soutien psychologique ; 

 elle a également bénéficié d'un suivi au sein de l'UIMPV. Elle a été vue à 
22 reprises entre le 9 février 2021 et le 10 juin 2022 ; 

 en 2021, elle a consulté le Dr Z______, addictologue, à qui elle a parlé de sa 
consommation d'alcool et des violences intra-familiales ; 

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 elle a été hospitalisée aux HUG du 27 août 2021 au 3 septembre 2021 pour un 
trouble de l'état de conscience ;  

 elle est entrée volontairement à la clinique R______, du 20 septembre 2023 au 
28 décembre 2023, en psychiatrie générale. Elle souffrait alors d'une 
décompensation anxio-dépressive avec majoration de la consommation 
d'alcool. Dans le cadre de ce suivi, elle a rapporté avoir été victime de violences 
physiques, psychologiques et sexuelles. Elle a également évoqué une grande 
souffrance, un fort sentiment d'insécurité, des symptômes anxio-dépressifs 
aigus, des difficultés de régulation émotionnelle, ainsi que des symptômes de 
stress post-traumatique tels des troubles du sommeil, des cauchemars, une 
anxiété importante, des flash-backs et une sensation d'hypervigilance et de 
détresse psychique. 

d.b. A______ effectue un suivi psychiatrique et psychothérapeutique depuis le mois 
de mars 2021 auprès de la Dresse E______. Selon une attestation du 11 octobre 2022, 
ce suivi avait permis une stabilisation de sa symptomatologie anxio-dépressive et une 
consommation contrôlée d'alcool. Le 11 mars 2024, la praticienne certifiait que son 
patient avait pu restaurer des relations interpersonnelles stables, notamment avec des 
amis de longue date et des membres de sa famille. Aucun épisode de violence n'avait 
été rapporté. La consommation d'alcool était contrôlée depuis de nombreux mois, 
comme le démontraient de récentes analyses sanguines. 

d.c. L'expertise familiale du 30 septembre 2024 produite par la défense relève chez 
A______ un trouble dépressif récurrent et des traits d'un trouble de la personnalité 
dépendante et chez C______, un syndrome de dépendance à l'alcool et aux 
benzodiazépines en rémission, un trouble de l'humeur récurrent, un trouble de stress 
post-traumatique complexe avec symptômes dissociatifs et enfin un trouble de la 
personnalité émotionnellement labile de type borderline.  

d.d. Dans sa demande en divorce déposée le 12 septembre 2023, A______ a 
notamment allégué ce qui suit : "C______ consommait de l'alcool dès 11h30, puis sans 
discontinuer jusqu'au moment où Monsieur A______ la rejoignait vers 18h00. Alors, 
ils se disputaient. Madame C______ insultait et frappait son mari" et "À chaque fois 
Madame C______ était l'instigatrice des violences physiques. Monsieur A______ se 
défendait comme il le pouvait". Il a en outre conclu à l'octroi de la garde exclusive sur 
K______ et L______. 

C. a.a. Le 15 juillet 2024, A______ a produit un enregistrement vidéo pris l'après-midi 
du 15 août 2021. Il a précisé que cette preuve n'était pas disponible plus tôt car elle se 
trouvait sur un téléphone qui ne fonctionnait plus et dont les données n'avaient pu être 
récupérées que récemment.  

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Sur cette vidéo, la plaignante est assise à la table de la terrasse, vêtue d'un short en 
jeans et d'un haut blanc. Le prévenu, qui filme, lui demande sur ton méprisant de partir, 
tandis qu'elle rétorque calmement, téléphone en main, qu'elle va appeler la police pour 
leur expliquer que la raison de sa présence sur ces lieux tient au fait qu'il lui a fait 
croire qu'il allait se suicider. K______ passe brièvement devant la caméra et tente 
d'empêcher son père de filmer. 

a.b. Par décision présidentielle du 20 août 2024, la Chambre pénale d'appel et de 
révision (CPAR) a rejeté les réquisitions de preuve de la défense tendant à l'audition 
de ses thérapeutes et des témoins. En revanche, celle de l'un des experts, lesquels 
n'avaient jamais été entendus, a été ordonnée. 

a.c. Le 17 octobre 2024, A______ a versé à la procédure le rapport d'expertise 
familiale précité. Par courrier complémentaire du 30 octobre 2024, il a sollicité la mise 
en œuvre d'une expertise psychiatrique sur sa personne aux fins de préciser les troubles 
psychiatriques qui l'affectaient et définir leur influence sur son comportement (facultés 
d'apprécier le caractère illicite de ses actes et de se déterminer en fonction de dite 
appréciation).  

a.d. Par décision présidentielle du 27 novembre 2024, la CPAR a également rejeté 
cette question préjudicielle, dès lors que l'expertise familiale ne permettait pas d'avoir 
de doutes quant à la responsabilité pénale de l'appelant.  

a.e. C______ a produit les pièces complémentaires suivantes : 

 un courrier du Dr N______ au Prof. AA______, lui demandant de recevoir sa 
patiente pour une indication à une tympanoplastie gauche dès lors que celle-ci 
se plaignait d'une sensation "d'eau dans l'oreille" et de fortes douleurs en cas 
de contact avec un liquide ; 

 une prise de rendez-vous avec le Prof. AA______ pour le 18 mars 2025 ; 

 une attestation de la Dresse AB______ et du psychologue AC______ retenant 
une indication pour la mise en place d'une prise en charge spécialisée centrée 
sur le trauma au sein [du centre de consultations] AD______. Depuis le 
11 juillet 2024, la patiente bénéficiait d'un suivi psychothérapeutique 
individuel hebdomadaire et avait intégré un programme de groupe centré sur 
la stabilisation depuis le 12 novembre 2024 ;  

 le journal d'appel du fil de conversation WhatsApp entre les époux 
A______/C______ du 13 au 15 août 2021. 

  

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a.f. A______ a produit, notamment : 

 un certificat médical du Dr F______ exposant que les apprentissages de la 
socialisation primaire et secondaire de son patient permettaient de comprendre 
sa perception, son fonctionnement et ses prises de position ; 

 une attestation au terme de laquelle la Dresse E______ confirme la bonne 
maîtrise de la consommation d'alcool par son patient, bien qu'il demeurait 
vulnérable face au toxique. Même si une certaine naïveté pour se défendre ou 
se faire entendre persistait, celui-ci avait progressé dans la pose de limites 
auprès de proches ou d'amis et aucun débordement émotionnel ou de violence 
n'avait été rapporté depuis plusieurs années.  

 a.g. À l'ouverture des débats d'appel, A______ n'a pas réitéré ses réquisitions de preuve 
rejetées mais a soulevé un incident après sa déposition et requis l'audition de son 
thérapeute, le Dr F______.  

 a.h. Ouï les parties, la CPAR l'a rejeté au bénéfice d'une brève motivation orale, 
renvoyant au présent arrêt pour le surplus (cf. infra consid. 2). 

 b.a. A______ a indiqué avoir honte de la situation à l'époque des faits. Il buvait 
beaucoup trop et n'avait pas été un bon père. Il n'avait pas su poser de limites, que ce 
soit aux enfants, à lui-même ou aux autres, notamment au travail ou dans la vie en 
général. Ceci avait généré en lui beaucoup de frustration et de colère, si bien qu'il s'en 
était pris à sa famille. Aujourd'hui, les relations personnelles avec ses enfants se 
passaient bien et il désirait que leur encadrement s'allège un peu. Il avait raté les 
dernières années de leur enfance et redoutait de manquer celles de leur adolescence en 
raison d'une mise en détention.  

 Il maintenait que le rapport sexuel du 15 août 2021 était consenti. Comme cela résultait 
du rapport du Dr F______, il avait désormais conscience de ce qu'il avait violé la loi 
en contrevenant aux mesures d'éloignement et en se rapprochant de la plaignante. Il ne 
l'avait toutefois pas atteinte dans son intégrité sexuelle. Il n'avait jamais commis ni ne 
commettrait jamais de viol. Cette accusation était ignoble et l'avait détruit.  

Dans la mesure où il ignorait la cause possible des lésions présentées par son épouse, 
il ne pouvait que soutenir qu'elles avaient été soit auto-infligées, soit provoquées par 
un caractère trop enthousiaste de leurs ébats. Confronté au fait que sur la vidéo 
produite, ni son attitude, ni celle de C______ ne donnaient à penser qu'ils venaient de 
se retrouver après une période de grande difficulté et d'entretenir une relation sexuelle 
enthousiaste, A______ a expliqué qu'à ce moment-là, ils avaient à nouveau beaucoup 
bu et étaient retombés dans le schéma de dispute et d'agression verbale.  

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La nuit du 13 août 2021, il n'avait pas dormi sur un matelas, mais dans le même lit que 
la plaignante, dans leur ancienne chambre conjugale. Il n'y avait d'ailleurs pas de 
matelas d'appoint dans cette pièce.  

Il ne contestait pas qu'il avait pu plaquer son épouse contre une porte en 2015 et 
menacé celle-ci. Il ne souvenait de rien et ignorait s'il avait pu s'agir de menaces de 
mort. En tous les cas, il n'avait jamais eu l'intention de mettre ces menaces à exécution. 

 Il était d'accord de verser un tort moral à son épouse.  

  b.b. Par la voix de son conseil, A______ persiste dans ses conclusions et conclut au 
rejet de l'appel joint.  

 c.a. C______ a maintenu ses précédentes déclarations.  

 Il avait été très éprouvant pour elle de visionner la vidéo produite par la défense, qui 
lui avait fait revivre son traumatisme. À ce moment-là, le prévenu avait été très violent 
dans ses paroles et menaçant, ce juste avant qu'il ne se mît à filmer. C'était la raison 
pour laquelle on la voyait, téléphone en main : elle voulait appeler la police. Elle 
redoutait alors ce dont il était capable mais n'envisageait en aucun cas dénoncer un 
viol, étant dans le déni de cet acte.  

 Elle admettait avoir eu une consommation pathologique de l'alcool. Elle était 
désormais abstinente depuis son hospitalisation en septembre 2023. Elle était suivie 
par la consultation AD______ et toujours sous antidépresseurs ainsi que sous 
anxiolytiques, afin de juguler ses angoisses paralysantes. Elle souffrait de savoir ses 
enfants placés en foyer et désirait les voir davantage. Elle était néanmoins consciente 
que son état de santé actuel ne le permettait pas. Il lui fallait concentrer ses efforts, en 
vue d'une amélioration de cet état, et préserver ses enfants. Ainsi, aucun retour à la 
maison à brève échéance n'était envisagé.  

 Ce n'était pas son mari qui avait dormi sur le matelas qui se trouvait au sol, dans la nuit 
du 12 au 13 août 2021, mais elle. En effet, comme elle ne parvenait plus à dormir dans 
le lit "conjugal" depuis la séparation, elle avait placé un lit d'appoint dans la chambre.  

 Les séquelles évoquées au cours de la procédure étaient toujours présentes, ce qui la 
désolait. Elle souhaitait redevenir la femme qu'elle était avant de rencontrer le prévenu. 
Elle était alors indépendante et sociable ; elle aimait la vie et avait une estime d'elle. 
Le viol était la pire chose que son mari pouvait lui faire subir, ce d'autant qu'il n'ignorait 
pas les traumatismes qu'elle avait vécus durant son enfance. Elle devait désormais tout 
reconstruire car il l'avait brisée. Elle souffrait toujours du tympan. Son psychothérapeute 
lui avait fait prendre conscience de ce qu'elle avait le droit de se soigner plutôt que de 
vivre avec ces douleurs.  

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 c.b. Par la voix de son conseil, elle persiste dans ses conclusions sur appel joint et 
conclut au rejet de l'appel principal.  

 d. Entendu en qualité d'expert, AE______ a confirmé la teneur du rapport d'expertise 
du 30 novembre 2022, sous réserve d'une coquille, à savoir que la date pertinente était 
celle du 15 et non du 16 août 2021.  

 Les lésions mises en évidence étaient compatibles avec le récit de la partie plaignante. 
Elles ne l'étaient peu, en revanche, avec l'hypothèse d'un agrippement non violent et 
d'un maintien de la victime par son époux sans force particulière, en référence aux 
déclarations de ce dernier. Quant à l'hypothèse d'ébats vigoureux, il était difficile de 
se déterminer car il n'était pas possible de quantifier avec précision la force nécessaire 
pour causer des lésions traumatiques, étant précisé que chacun n'avait pas la même 
définition du terme "vigoureux" ; cela étant, encore fallait-il pouvoir expliquer 
comment une brève prise avait pu causer autant de lésions, sur tout le corps de surcroît. 
En revanche, les lésions se situaient toutes sur des parties du corps accessibles à la 
partie plaignante, de sorte qu'elles pouvaient avoir été auto-infligées. 

 Sur le plan temporel, il n'était pas possible de tirer de conclusions formelles quant à la 
couleur des ecchymoses présentées par la plaignante. Elles pouvaient donc être tant 
antérieures que postérieures à la date des faits. En effet, si une ecchymose jaune était 
nécessairement non récente, une lésion d'une autre couleur pouvait l'être également. 
La consommation d'alcool pouvait avoir un impact sur l'apparition d'ecchymoses, dans 
la mesure où ses effets sur le foie en entraînaient sur la coagulation, créant des 
saignements plus importants ; pour cela, il fallait que dite consommation soit 
pathologique et que le foie soit atteint. Cela étant, même dans un tel cas, il était toujours 
possible qu'un traumatisme particulier ne laissât pas de trace ou que celle-ci eût pu 
disparaître dans les deux jours précédant l'examen, ceci en référence à l'absence de 
lésion constatée sur le front de la plaignante suite au choc allégué contre le lit. 

 e. Le MP conclut au rejet de l'appel et s'en rapporte à justice s'agissant de l'appel joint. 

 f. Les arguments plaidés seront discutés, dans la mesure de leur pertinence, au fil des 
considérants qui suivent. 

D. a. A______, ressortissant suisse né le ______ 1982, est séparé et père de deux enfants 
âgés de 10 et 12 ans, lesquels vivent en foyer. Il exerce un droit de visite à raison d'une 
fois par semaine, en alternance au foyer des enfants et dans un milieu sécurisé. Il salarié 
auprès de AF______ SARL pour un revenu mensuel de CHF 10'500.-, versé douze 
fois l'an. Actuellement en arrêt maladie, il perçoit 80% de ce salaire, étant précisé que 
celui-ci fait également l'objet d'une saisie à hauteur de toute somme supérieure à 
CHF 4'200.- qui vise tant l'acquittement des contributions d'entretien courantes des 
enfants en CHF 2'800.- que le remboursement de ses dettes, objets de poursuites 
(arriérés d'impôts, frais médicaux non couverts par l'assurance-maladie, crédits privés, 

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etc.). Son loyer s'élève à CHF 2'500.- et sa part des primes d'assurance-maladie pour 
toute la famille à CHF 973.-, son employeur supportant une part desdits frais (80% 
pour lui et 40% pour sa famille). Au moyen de la somme à disposition, il règle encore 
CHF 500.- par mois à l'émetteur de sa carte de crédit pour des arriérés. Il n'a pas de 
fortune. 

 Il est actuellement suivi par deux psychiatres, avec lesquels il travaille sur sa 
consommation d'alcool, sa dépression et, notamment, "la nécessité pour lui 
d'apprendre à dire non". Il consulte la Dresse E______ une semaine sur deux et le 
Dr F______ hebdomadairement. En l'état, si sa consommation d'alcool demeure 
contrôlée, l'abstinence est encore difficile à atteindre. Il dit avoir mis en place un suivi 
auprès de [l'association] AG______ depuis un ou deux mois, quand bien même sa 
thérapeute n'avait pas identifié de problématique de violence.  

 b. Son casier judiciaire suisse est vierge. 

E. a. Me B______, défenseur d'office de A______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 27h00 d'activité de chef d'étude, 
hors débats d'appel, lesquels ont duré 6h50, vacation en sus, dont 12 conférences client 
de 1h00, 1h00 d'étude du jugement et 12h00 de préparation d'audience. En première 
instance, il a été taxé pour presque 50h00 d'activité. 

b. Me D______, conseil juridique gratuit de C______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 2h06 d'activité de cheffe d'étude 
et 29h42 d'activité de collaboratrice, dont 0h20 de préparation de bordereaux de pièces 
(associée), 14h30 de préparation d'audience (collaboratrice), 8h00 d'estimation des 
débats (collaboratrice) et une vacation à CHF 75.-. En première instance, elle a été 
taxée pour plus de 90h00 d'activité.  

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les délais 
prescrits (art. 398 et 399 CPP). 

 La Chambre n'examine que les points attaqués du jugement de première instance 
(art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 
CPP), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni par leurs conclusions, à 
moins qu'elle ne statue sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP). 

2. 2.1.1. Selon l'art. 339 al. 4 CPP, applicable par renvoi de l'art. 405 al. 1 CPP, les 
questions incidentes soulevées en cours de débats sont traitées comme des questions 
préjudicielles. 

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2.1.2. Aux termes de l'art. 389 al. 1 CPP, la procédure de recours se fonde sur les 
preuves administrées pendant la procédure préliminaire et la procédure de première 
instance. L'art. 389 al. 3 CPP règle les preuves complémentaires. Ainsi, la juridiction 
de recours peut administrer, d'office ou à la demande d'une partie, les preuves 
complémentaires nécessaires au traitement du recours (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_78/2012 du 27 août 2012 consid. 3.1). Conformément à l'art. 139 al. 2 CPP, il n'y 
a pas lieu d'administrer des preuves sur des faits non pertinents, notoires, connus de 
l'autorité ou déjà suffisamment prouvés. L'autorité cantonale peut ainsi refuser des 
preuves nouvelles qui ne sont pas nécessaires au traitement de l'appel, en particulier 
lorsqu'une appréciation anticipée non arbitraire de la preuve démontre que celle-ci ne 
sera pas de nature à modifier le résultat de celles déjà administrées (ATF 144 II 427 
consid. 3.1.3 ; 141 I 60 consid. 3.3 ; 136 I 229 consid. 5.3). 

2.2. En l'espèce, l'audition du thérapeute de l'appelant avait été refusée une première 
fois au titre de la direction de la procédure dans la mesure où elle n'apparaissait pas 
nécessaire, une attestation pouvant être versée, ce qui a été fait. Dans celle-ci, le 
praticien expose les mécanismes de fonctionnement de l'appelant qui impactent ses 
réactions. Cela étant, il ne dit pas considérer qu'il y aurait une diminution de 
responsabilité pénale en tant que telle pour ces motifs. Une responsabilité restreinte ou 
une irresponsabilité n'ont d'ailleurs pas été plaidées par la défense. Enfin, toute 
ambiguïté possible au sujet d'une reconnaissance de culpabilité pour les faits encore 
reprochés qui aurait pu être contenue dans ledit document a été levée par les 
déclarations de l'appelant lors des débats d'appel, de sorte qu'il n'était pas nécessaire 
d'entendre le thérapeute à ce propos. 

Pour ces motifs, l'incident a été rejeté. 

3. 3.1.1. Le principe in dubio pro reo découle de la présomption d'innocence, garantie par 
l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés 
fondamentales (CEDH) et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP. Il concerne tant le fardeau 
de la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF 144 IV 345 
consid. 2.2.3.1 ; 127 I 28 consid. 2a). 

Ce principe signifie, au stade du jugement, que le fardeau de la preuve incombe à 
l'accusation et que le doute doit profiter au prévenu. La présomption d'innocence est 
violée lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que le prévenu n'a 
pas prouvé son innocence ou encore lorsqu'une condamnation intervient au seul motif 
que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. En revanche, l'absence de 
doute à l'issue de l'appréciation des preuves exclut la violation de la présomption 
d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve. Le juge ne doit pas non plus 
se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, d'un point de 
vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il 
subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une 

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certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, 
c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective 
(ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3 ; 127 I 38 consid. 2a). 

3.1.2. Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves 
(ATF 120 Ia 31 consid. 4b). Confronté à des versions contradictoires, il forge sa 
conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. Les preuves 
doivent être examinées dans leur ensemble et l'état de fait déduit du rapprochement de 
divers éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments corroboratifs peuvent demeurer 
fragiles si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs 
arguments de nature à emporter la conviction (ATF 129 I 8 consid. 2.1 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.1). 

L'appréciation des preuves implique donc une appréciation d'ensemble. Le juge doit 
forger sa conviction sur la base de tous les éléments et indices du dossier. Le fait que 
l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit insuffisant ne doit 
ainsi pas conduire systématiquement à un acquittement. La libre appréciation des 
preuves implique que l'état de fait retenu pour construire la solution doit être déduit 
des divers éléments et indices, qui doivent être examinés et évalués dans leur ensemble 
(arrêts du Tribunal fédéral 6B_1169/2017 du 15 juin 2018 consid. 1.1 ; 6B_608/2017 
du 12 avril 2018 consid. 3.1). 

3.1.3. Les déclarations de la victime constituent un élément de preuve que le juge doit, 
dans l'évaluation globale de l'ensemble des éléments probatoires rassemblés au dossier, 
apprécier librement (arrêts du Tribunal fédéral 6B_732/2021 du 24 février 2022 
consid. 2.3 et 6B_1498/2020 du 29 novembre 2021 consid. 3.1). 

Dans la mesure où il est fréquent que, dans les délits de nature sexuelle, il n'y ait pas 
d'autres témoins que la victime elle-même, le juge peut fonder sa condamnation sur 
ses seules déclarations (arrêts du Tribunal fédéral 6B_626/2010 du 25 novembre 2010 
consid. 2.2 ; 1P_677/2003 du 19 août 2004 consid. 3.3 ; 1A.170/2001 du 18 février 
2002 consid. 3.4.1), de sorte que le fait que celles-ci, en tant que principal élément à 
charge, s'opposent aux déclarations de la personne accusée, ne doit pas nécessairement 
conduire à un acquittement (ATF 137 IV 122 consid. 3.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_942/2017 du 5 mars 2018 consid. 2.1.2). 

Encore faut-il que les dires de la victime apparaissent crédibles et qu'ils emportent 
conviction. Cela étant, les déclarations successives d'un même témoin ne doivent pas 
nécessairement être écartées du seul fait qu'elles sont contradictoires. Les 
connaissances scientifiques actuelles tendent en effet à démontrer que les événements 
traumatiques sont traités différemment des événements quotidiens : d'une part, des 
distorsions de la mémoire et des pertes de mémoire peuvent survenir, notamment en 
raison de tentatives de refoulement ; d'autre part, chez certaines victimes, un grand 
nombre de détails de l'expérience traumatique restent gravés dans la mémoire, en 

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particulier concernant des aspects secondaires, qui peuvent justifier d'éventuelles 
incohérences dans le récit. Il faut donc tenir compte de ces éléments dans l'analyse des 
déclarations (ATF 147 IV 409 consid. 5.4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_28/2013 du 
13 juin 2013 consid. 1.2). 

3.2.1. Selon l'art. 180 al. 1 CP, se rend coupable de menaces quiconque par une menace 
grave, alarme ou effraie une personne. L'infraction est poursuivie sur plainte.  

Sur le plan objectif, l'infraction suppose que l'auteur ait émis une menace grave (1) et 
que la victime ait de ce fait été effectivement alarmée ou effrayée (2) (arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_754/2023 du 11 octobre 2023 consid. 3.1 ; 6B_508/2021 du 
14 janvier 2022 consid. 2.1 ; 6B_135/2021 du 27 septembre 2021 consid. 3.1).  

La menace suppose que l'auteur ait volontairement fait redouter à sa victime la 
survenance d'un préjudice, au sens large (ATF 122 IV 97 consid. 2b). Elle constitue 
un moyen de pression psychologique consistant à annoncer un dommage futur dont la 
réalisation est présentée comme dépendante de la volonté de l'auteur, sans toutefois 
qu'il soit nécessaire que cette dépendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid. 2b ; 
106 IV 125 consid. 2a), ni que l'auteur ait réellement la volonté de réaliser sa menace 
(ATF 105 IV 120 consid. 2a). La réalisation d'un dommage doit cependant être 
présentée par l'auteur comme un événement dépendant, directement ou indirectement, 
de sa volonté (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1428/2016 du 3 octobre 2017 consid. 2.1). 
La menace est grave si elle est de nature à effrayer une personne raisonnable, placée 
dans une situation identique (ATF 122 IV 322 consid. 1a ; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_754/2023 du 11 octobre 2023 consid. 3.1 ; 6B_1254/2022 du 16 juin 2023 
consid. 7.1 ; 6B_508/2021 du 14 janvier 2022 consid. 2.1). Les exigences en la matière 
sont plus élevées que celles relatives à la "menace d'un dommage sérieux" de l'art. 181 
CP (ATF 141 IV 1 consid. 3.2.3). Les menaces de lésions corporelles graves ou de 
mort doivent être considérées comme graves au sens de l'art. 180 CP (arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_787/2018 du 1er octobre 2018 consid. 3.1 ; 6B_1428/2016 du 
3 octobre 2017 consid. 2.1 ; AARP/392/2023 du 20 octobre 2023 consid. 3.1).  

Le lésé doit enfin avoir été effectivement alarmé ou effrayé, ce qui implique qu'il 
considère l'objet du comportement menaçant comme possible et qu'il suscite chez lui 
de la peur (arrêts du Tribunal fédéral 6B_754/2023 du 11 octobre 2023 consid. 3.1 ; 
6B_1254/2022 du 16 juin 2023 consid. 7.1 ; 6B_617/2022 du 14 décembre 2022 
consid. 2.2.1). Il s'agit-il là d'un fait interne (arrêts du Tribunal fédéral 6B_754/2023 
du 11 octobre 2023 consid. 3.1 ; 6B_617/2022 du 14 décembre 2022 consid. 2.2.1). 

Subjectivement, l'intention de l'auteur doit porter tant sur son comportement menaçant 
que sur l'effroi suscité de ce fait chez le lésé ; le dol éventuel suffit (arrêts du Tribunal 
fédéral 6B_754/2023 du 11 octobre 2023 consid. 3.1 ; 6B_1254/2022 du 16 juin 2023 
consid. 7.1 ; 6B_508/2021 du 14 janvier 2022 consid. 2.1). 

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3.2.2. Aux termes de l'art. 190 al. 1 aCP, se rend coupable de viol quiconque, 
notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions 
d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne 
de sexe féminin à subir l'acte sexuel. 

La violence désigne l'emploi volontaire de la force physique sur la personne de la 
victime dans le but de la faire céder. Il n'est pas nécessaire que la victime soit mise 
hors d'état de résister ou que l'auteur la maltraite physiquement. Une certaine intensité 
est néanmoins requise. Selon le degré de résistance de la victime ou encore en raison 
de la surprise ou de l'effroi qu'elle ressent, un effort simplement inhabituel de l'auteur 
peut la contraindre à se soumettre contre son gré (ATF 87 IV 66 consid. 1). Selon les 
circonstances, un déploiement de force relativement faible peut suffire. Ainsi, peut 
déjà suffire le fait de maintenir la victime avec la force de son corps, de la renverser à 
terre, de lui arracher ses habits ou de lui tordre un bras derrière le dos (ATF  
148 IV 234 consid. 3.3 : arrêts du Tribunal fédéral 6B_367/2021 consid. 2.1 et 2.2.1 ; 
6B_995/2020 consid. 2.1). 

La victime n'est pas obligée d'essayer de résister à la violence par tous les moyens. En 
particulier, elle n'a pas à engager un combat ou à accepter des blessures. Elle doit 
néanmoins manifester clairement et énergiquement à l'auteur qu'elle ne consent pas à 
des actes sexuels (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1260/2019 du 12 novembre 2020 
consid. 2.2.2 : 6B_1149/2014 du 16 juillet 2015 consid. 5.1.3). 

Sur le plan subjectif, la contrainte sexuelle et le viol sont des infractions 
intentionnelles, le dol éventuel étant suffisant dans les deux cas. L'auteur doit savoir 
que la victime n'est pas consentante ou, du moins, en accepter l'éventualité, et il doit 
vouloir ou, à tout le moins, accepter qu'elle soit contrainte par le moyen qu'il met en 
œuvre ou la situation qu'il exploite (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1306/2017 du 
17 mai 2018 consid. 2.1.2 ; 6B_35/2017 du 26 février 2018 consid. 4.3). Déterminer 
ce qu'une personne a su, envisagé ou accepté relève de l'établissement des faits 
(ATF 137 IV 1 consid. 4.2.3). L'élément subjectif se déduit d'une analyse des 
circonstances permettant de tirer, sur la base des éléments extérieurs, des déductions 
sur les dispositions intérieures de l'auteur (arrêt du Tribunal fédéral 6B_267/2016 du 
15 février 2017 consid. 5.2). 

Des faits du printemps 2015 

3.3.1. En l'espèce, il est établi qu'à l'époque des faits, un climat de violences, tant 
verbales que physiques, régnait au sein de la famille.  

L'appelant ne conteste pas avoir pu proférer les menaces visées dans l'acte 
d'accusation. En effet, il a admis, dès son audition à la police, que les faits décrits par 
son épouse, soit des menaces de mort lors d'un virulent placage au mur, avaient pu se 
produire, tout en affirmant n'avoir jamais eu l'intention de s'exécuter, ce qui est sans 

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pertinence quant à la réalisation de l'infraction. Ses rétractations et dénégations 
ultérieures n'ont pas emporté la conviction des juges, ce qu'il ne discute à juste titre 
pas. En revanche, selon lui, le résultat de l'infraction ferait défaut, ce qui commanderait 
son acquittement. À cet égard, il relève que l'épisode du tympan perforé s'était déroulé 
un an auparavant, de sorte qu'on ne pouvait en déduire une intention homicide à cette 
époque. De plus, l'intimée n'avait pas été véritablement alarmée, dès lors qu'elle n'avait 
pas modifié son comportement ou sa manière de vivre. 

Les arguments ne convainquent pas. En effet, l'intimée a indiqué de manière constante 
avoir été effrayée par ses propos et rien ne permet de douter de la sincérité des siens. 
En effet, elle savait que son mari était capable de violences pour avoir eu précisément 
un tympan perforé suite à une gifle, sans compter que celui-ci venait, dans ce même 
complexe de faits, de la plaquer contre un mur, une main contre sa poitrine et l'autre 
au niveau de sa gorge, lui causant des ecchymoses, faits acquis. Dans cette 
configuration, des propos menaçants pouvaient objectivement susciter chez la victime 
un sentiment de frayeur. Il sied enfin de souligner que cette altercation est survenue du 
fait que la plaignante était intervenue, de manière musclée, pour protéger son fils que 
son mari malmenait. Or, les parties s'accordent à dire que l'intimée n'a agi de la sorte 
qu'à cette seule occasion, tandis que la procédure démontre que l'appelant a continué 
à brutaliser K______ par la suite. Ainsi, la plaignante a bel et bien modifié son 
comportement suite à cet avertissement ("[il] avait menacé de la tuer si elle s'avisait 
de recommencer"). Par surabondance, il sera relevé qu'elle ne s'est confiée sur les 
violences faites exclusivement aux enfants qu'en février 2021, dans le cadre de sa prise 
en charge thérapeutique, et qu'elle n'a déposé plainte pénale qu'à la suite de la 
dénonciation du SPMi, soit une fois qu'un réseau a été mis en place et après que 
l'appelant s'est vu notifier une mesure d'éloignement. Il s'agit d'un indice fort de ce 
qu'elle avait peur de potentielles représailles de son mari.  

Au vu de ce qui précède, la condition de l'effroi sera tenue pour établie de sorte que 
l'infraction est réalisée. Le verdict de culpabilité de chef de menaces sera partant 
confirmé et l'appel rejeté. 

Des faits du 15 août 2021 

3.3.2. Les versions des parties divergent fondamentalement de sorte qu'il convient 
d'apprécier leur crédibilité respective.  

3.3.2.1. Si l'appelant est resté constant sur l'essentiel, à savoir que selon lui le rapport 
sexuel était consenti et précédé par d'autres, survenus le 13 août 2021, il n'en demeure 
pas moins que ses déclarations ont considérablement varié, étant rappelé qu'il avait été 
informé par le SEASP des accusations portées à son encontre avant sa première 
audition, de sorte qu'elles ne peuvent pas être d'emblée tenues pour spontanées.  

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Ainsi, le prévenu a varié sur les aspects suivants : quant au nombre de relations 
sexuelles entretenues le 13 août 2021 ("plusieurs", puis "deux" et enfin "plusieurs mais 
en tous cas deux", sans description aucune des gestes ou positions, avant d'ajouter lors 
d'une dernière audience au MP un rapport oral), sur le jour où il admet avoir tiré les 
cheveux de son épouse – à la demande de celle-ci – (tantôt le jeudi, tantôt le samedi), 
sur la description du rapport sexuel du 15 août 2021 (passant d'un rapport sexuel 
précédé de câlins [police], à une fellation suivie de diverses positions sexuelles 
précises [MP], avant de revenir sur ses déclarations car il ne se souvenait somme toute 
plus vraiment du déroulement [TCO]), ainsi que sur la venue de la plaignante le soir 
des faits (il a ajouté devant le MP qu'elle serait arrivée paniquée, mais les bras chargés 
d'alcool). Il a en outre adapté ses déclarations quant à l'origine des ecchymoses 
constatées sur le corps de la victime : après avoir initialement indiqué ne pas avoir tenu 
la plaignante avec force et ignorer l'origine des lésions, il a affirmé qu'ils avaient eu, 
en réalité, des relations sexuelles "assez enthousiastes" voire "endiablées", de sorte 
qu'elles avaient pu causer des "bleus" précisant que sa femme marquait facilement. 
Pour justifier ce souvenir tardif, il a allégué que sa compagne actuelle avait été blessée 
de la sorte lors d'un précédent rapport, explication aussi accommodante que saugrenue. 
Enfin, pour faire bonne mesure, il a souligné qu'il ne pouvait pas exclure qu'elles 
eussent été auto-infligées.  

À ces variations, s'ajoutent dans son récit les incohérences et