# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aff8ae6e-6d0a-539b-8a06-ae5778624c70
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-11-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.11.2017 A-907/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-907-2017_2017-11-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 

Le TF a refusé d'entrer en matière sur 

le recours par décision du 07.12.2017 

(2C_1000/2017) 

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour I 

A-907/2017 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 4  n o v e m b r e  2 0 1 7  

Composition 
 Annie Rochat Pauchard (présidente du collège),  

Daniel Riedo, Michael Beusch, juges, 

Dario Hug, greffier. 
 

 
 

Parties 
 X. _______,  

représenté par  

Maître Lisa Locca, 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Administration fédérale des contributions AFC,  

Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI, 

Eigerstrasse 65, 3003 Bern, 

autorité inférieure,  

 
 

 
 

Objet 
 assistance administrative (CDI-GB). 

 

 

 

A-907/2017 

Page 2 

Faits : 

A.  

A.a Le […] 2015 (dossier autorité inférieure, pièce 1), Her Majesty’s 

Revenue and Customs (ci-après : HMRC, l’autorité fiscale britannique ou 

l’autorité requérante) adressa à l’Administration fédérale des contributions 

(ci-après : l’AFC ou l’autorité inférieure) une demande d’assistance 

administrative fondée sur l’art. 25 de la Convention du 8 décembre 1977 

entre la Confédération suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et 

d’Irlande du Nord en vue d’éviter les doubles impositions en matière 

d’impôts sur le revenu (CDI-GB, RS 0.672.936.712). 

A.b L’autorité fiscale britannique requit de nombreuses informations au 

sujet de X. _______ (ci-après : le recourant), et ce, pour la période du 

1er janvier 2011 au 5 avril 2013 (décision attaquée, p. 2 ss, particulièrement 

p. 6 ; cf. dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 6). L’autorité requérante 

motiva sa demande par la conduite d’une investigation fiscale contre le 

recourant, le suspectant de commettre de graves fraudes fiscales 

(« serious fraud in relation to his tax affairs »). En substance, il était 

reproché au recourant d’avoir certes dévoilé à l’endroit du fisc anglais une 

fraude fiscale (« tax fraud »). En revanche, le recourant aurait reconnu une 

autre fraude que celle suspectée au moment de l’ouverture, en date du 

2 juillet 2013, de démarches avec les autorités pouvant conduire à 

accorder au recourant une immunité de poursuite en l’échange 

d’informations exhaustives et complètes des fraudes fiscales auxquelles il 

aurait participé (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 2 ; cf. le Code of 

Practice 9 [ci-après : COP 9] et l’arrangement du Contractual Disclosure 

Facility possible entre l’administration et le contribuable ; documentation 

disponible sur le lien suivant : www.gov.uk/government/publications et 

dossier autorité inférieure, pièce 92, p. 27 ss).  

A.c Dans le cadre de ses investigations, et d’après les renseignements à 

sa disposition, le HMRC avait constaté que Me A. _______, Me B. 

_______, Me C. _______ et Me D. _______, avocats à […] (ci-après : les 

quatre avocats), auraient notamment agi pour le compte et conformément 

aux instructions des principaux et différents trusts ainsi que sociétés 

impliqués (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 4) et concernés par 

lesdites investigations. Le HMRC souhaitait donc obtenir des informations 

sur les activités exercées par ces quatre personnes en relation avec tous 

les trusts/accords où le recourant aurait été impliqué et avec toutes les 

sociétés détenues par ces trusts où ils auraient fonctionné comme 

directeurs. 

http://www.gov.uk/government/publications

A-907/2017 

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A.d S’appuyant en outre sur des évènements antérieurs au 1er janvier 2011 

ayant démontré que le recourant aurait exercé une influence sur les 

trustees et qu’il aurait bénéficié de prestations des trusts (paiement d’un 

pot de vin de plusieurs millions à un banquier jugé en 2011 et condamné 

pour corruption), le HRMC indiquait que l’enquête pourrait, si besoin était, 

s’étendre aux périodes fiscales après 2012/2013. C’est pourquoi, outre la 

période spécifiquement susvisée (A.b ci-avant), l’autorité demandait 

également toute information prouvant l’existence d’une quelconque 

influence exercée de manière directe ou indirecte par le recourant sur les 

actions des trustees, avant ou après le 1er janvier 2011 et qui pourrait 

indiquer un certain contrôle sur les trusts. 

B.  

B.a Par ordonnances de production du 20 novembre 2015, l’AFC requit de 

chacun des quatre avocats de fournir les documents et les renseignements 

demandés par le HMRC, ainsi que d’informer le recourant de la procédure 

d’assistance administrative (décision attaquée, p. 8 ; dossier autorité 

inférieure, pièces 2 à 5 et 11). 

B.b Par courriel du 8 décembre 2015, l’AFC sollicita de la part de l’autorité 

fiscale britannique des précisions relativement aux questions n°17.3 et 

17.4 de la requête du […] 2015 (décision attaquée, p. 8 ; dossier autorité 

inférieure, pièce 12). 

B.c Le 9 décembre 2015, Me E. _______ (ci-après : l’avocate du 

recourant) informa l’AFC qu’elle avait été mandatée par le recourant en 

vue de le représenter dans le cadre de la procédure d’assistance 

administrative (décision attaquée, p. 7 s. ; dossier autorité inférieure, pièce 

13). Par courrier du 10 décembre, Me F. _______ informa en outre l’AFC 

qu’il avait été désigné par l’ex-épouse du recourant « en qualité de 

représentant aux fins de recevoir notification en Suisse » (dossier autorité 

inférieure, pièce 17). 

B.d Au moyen de courriers datés du 22 décembre 2015, les quatre avocats 

répondirent aux ordonnances de production de l’AFC du 20 novembre 

2015 (décision attaquée, p. 8 ; dossier autorité inférieure, pièce 20). En 

date du 24 février 2016, suite à différents échanges avec l’AFC – 

notamment des précisions relatives auxdites ordonnances – l’autorité 

inférieure demanda aux quatre avocats de compléter leurs réponses 

figurant dans leurs courriers du 22 décembre 2015 (décision attaquée, 

p. 8 ; dossier autorité inférieure, pièces 21 à 24). 

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B.e Par courrier du 4 mars 2016 (dossier autorité inférieure, pièces 41 s.), 

Me G. _______ informa l’AFC de son mandat en faveur des quatre avocats 

concernés par la demande du HMRC en lien avec la procédure 

d’assistance administrative (A.c ci-avant). Le 27 avril 2016, les quatre 

avocats apportèrent de nouvelles réponses à l’ordonnance de production 

de l’AFC du 20 novembre 2015 (dossier autorité inférieure, pièces 53 à 56). 

C.  

C.a En date du 28 avril 2016, l’avocate du recourant informa l’AFC que la 

demande d’assistance administrative serait vraisemblablement retirée en 

raison d’un accord conclu entre le recourant et les autorités compétentes 

britanniques. Elle sollicita dès lors la suspension de la procédure (dossier 

autorité inférieure, pièces 51 s. et 59). Le 8 juin 2016, le HMRC informa 

néanmoins l’AFC qu’il ne souhaitait pas retirer la demande d’assistance 

administrative (décision attaquée, p. 9 ; dossier autorité inférieure, pièce 

62). 

C.b Par courrier du 10 juin 2016, l’avocate du recourant indiqua à nouveau 

à l’AFC qu’un accord aurait été approuvé entre les autorités compétentes 

britanniques et le recourant. Elle réitéra également sa demande de 

suspension de la procédure d’assistance administrative (C.a ci-avant ; 

décision attaquée, p. 9 ; dossier autorité inférieure, pièce 64). 

C.c Par courrier du 28 juin 2016, l’AFC mit en demeure les quatre avocats 

de compléter leurs réponses à certaines questions de l’ordonnance de 

production du 20 novembre 2015 (dossier autorité inférieure, pièce 67). En 

réponse, leur mandataire se contenta d’indiquer également à l’AFC qu’un 

accord aurait été trouvé entre les autorités compétentes britanniques et le 

recourant, tout en sollicitant une prolongation de délai pour compléter les 

réponses à certaines questions de l’ordonnance de production du 

20 novembre 2015 (dossier autorité inférieure, pièce 71).  

C.d Le 12 juillet 2016, l’AFC transmit au mandataire des quatre avocats un 

procès-verbal final ouvrant une procédure pénale administrative contre 

chacun desdits avocats (décision attaquée, p. 10 ; dossier autorité 

inférieure, pièces 72 à 75), et ce, pour n’avoir pas fourni les 

renseignements demandés dans l’ordonnance de production de l’AFC du 

20 novembre 2015. En outre, le jour suivant, l’AFC indiqua, d’une part, 

qu’elle refusait la prolongation de délai sollicitée par le mandataire des 

quatre avocats et, d’autre part, que le HMRC ne souhaitait pas retirer la 

demande d’assistance administrative (C.a ci-avant ; décision attaquée, 

p. 10 ; dossier autorité inférieure, pièces 62, 63, 66 et 76). 

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C.e Par arrêt du 14 juillet 2016 (réf. A-4307/2016), le Tribunal de céans 

déclara irrecevable une requête de mesures provisionnelles et un recours 

pour déni de justice déposés par le recourant le 11 juillet 2016 et tendant, 

en substance, à obtenir la suspension de la procédure par devant l’AFC. 

C.f Par courriel du 15 juillet 2016, l’AFC confirma à l’avocate du recourant 

que la demande des autorités britanniques n’avait pas été retirée et que, 

partant, la demande de suspension de la procédure ne pouvait être 

accordée (C.a et C.b ci-avant ; décision attaquée, p. 10 ; dossier autorité 

inférieure, pièce 78). 

C.g Par courrier du 22 juillet 2016, les quatre avocats transmirent encore 

des informations complémentaires (dossier autorité inférieure, pièce 79). 

Le 29 juillet 2016, l’AFC constata cependant que les informations 

demeuraient toujours incomplètes (dossier autorité inférieure, pièce 80). 

En date du 5 août 2016, lesdits avocats apportèrent finalement toutes les 

informations demandées dans l’ordonnance de production du 

20 novembre 2015 (décision attaquée, p. 10 ; dossier autorité inférieure, 

pièce 82). 

D.  

D.a Dans un courrier d’information du 14 octobre 2016, l’AFC notifia à 

l’avocate du recourant les renseignements dont la transmission était 

envisagée au HMRC, en précisant que la demande d’assistance était 

recevable pour la période du 1er janvier 2011 au 5 avril 2013 (dossier 

autorité inférieure, pièce 85). L’autorité inférieure impartit un délai de 

10 jours pour permettre au recourant de prendre position. L’AFC remit 

également à sa disposition l’intégralité des pièces du dossier (décision 

attaquée, p. 10 ; dossier autorité inférieure, pièce 85). 

D.b Après une prolongation de délai admise par l’AFC (dossier autorité 

inférieure, pièce 88), l’avocate du recourant remit finalement le 7 novembre 

2016 ses observations à l’AFC, tout en y joignant de nombreuses annexes 

(décision attaquée, p. 10 s. ; dossier autorité inférieure, pièces 90 à 92). 

E. Par décision finale du 12 janvier 2017 (réf. […]), l’AFC décida d’accorder 

l’assistance administrative au HMRC. Pour l’essentiel – soit exception faite 

des points 17.3 et 17.4 pour lesquels l’autorité requérante n’apporta 

semble-t-il jamais de précisions (cf. B.b ci-avant) – l’autorité inférieure 

donna une suite favorable à la demande d’assistance administrative 

(décision attaquée, p. 6 s. en relation avec le ch. 2 du dispositif ; dossier 

autorité inférieure, pièce 94). 

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F.  

F.a Le recourant a déféré cette décision au Tribunal administratif fédéral 

par recours daté du 10 février 2017. Il conclut, principalement, au rejet de 

la demande d’assistance administrative du HMRC du […] 2015 le 

concernant. Il conclut, subsidiairement, à la transmission des pièces 30 à 

95 et 112 et 113 selon inventaire de l’AFC du 14 octobre 2016 (pour cet 

inventaire, cf. dossier autorité inférieure, pièce 85, p. 7). Plus 

subsidiairement encore, il invite le Tribunal de céans à renvoyer l’affaire à 

l’AFC « avec pour instructions de procéder dans le sens des conclusions 

du recourant telles qu’elles ressortent de ses déterminations du 

7 novembre 2016 » (mémoire de recours, p. 2 s.). 

F.b Le recourant reproche à l’AFC la constatation inexacte et incomplète 

des faits pertinents, la violation du droit d’être entendu, la violation du droit 

fédéral et l’arbitraire dans l’appréciation des preuves. En substance, il 

considère que la requête du HMRC porte uniquement sur les trusts établis 

par son ex-épouse, qu’il a son domicile en Suisse, que l’AFC aurait 

arbitrairement ignoré l’avis de droit rédigé par un expert en droit fiscal 

anglais produit à l’appui de ses déterminations du 7 novembre 2016 (cf. 

dossier autorité inférieure, pièce 92), que les principes de spécialité et de 

double incrimination en matière d’entraide ont été violés, que la 

présomption de bonne foi de l’autorité requérante doit être remise en cause 

et, enfin, que la demande d’assistance administrative doit être qualifiée de 

« fishing expedition » prohibée. 

F.c Dans sa réponse du 26 avril 2017, l’AFC a indiqué avoir effectué des 

caviardages complémentaires sur certains documents (réponse, p. 2) – les 

pièces 5 à 11 ainsi que la pièce 16 figurant en annexe au courrier du 

14 octobre 2016 (dossier autorité inférieure, pièce 85) sont concernées – 

qu’elle entend transmettre aux autorités compétentes britanniques. 

S’agissant des griefs formulés par le recourant, l’AFC a estimé, en 

substance, que la demande du HMRC respecte les exigences de forme, 

que les informations requises sont vraisemblablement pertinentes, que la 

question du domicile fiscal n’a pas à être tranchée par la Suisse au stade 

de la procédure d’assistance administrative, que la bonne foi de l’autorité 

étrangère est donnée, que la demande ne viole pas les principes de 

spécialité et de double incrimination, ni ne consacre une « fishing 

expedition » prohibée et, enfin, qu’elle a correctement apprécié les 

preuves. 

F.d Le 15 mai 2017, le recourant a spontanément déposé une réplique. 

Pour l’essentiel, il expose une nouvelle fois les arguments développés 

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dans son mémoire de recours (F.b ci-avant). Plus spécifiquement, il 

reproche encore à l’AFC d’avoir procédé à une interprétation trop large de 

la demande du HMRC (réplique, p. 2). 

F.e L’AFC a renoncé à dupliquer. 

Pour autant que de besoin, les autres faits et les arguments des parties 

seront repris dans les considérants en droit ci-après.  

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la loi fédérale du 

17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) – non 

réalisées en l’espèce – ledit Tribunal connaît, selon l’art. 31 LTAF, des 

recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la loi fédérale du 

20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021), 

prises par l’AFC (cf. art. 33 let. d LTAF ; voir aussi art. 5 al. 1 et 17 al. 1 et 

3 de la loi fédérale du 28 septembre 2012 sur l’assistance administrative 

internationale en matière fiscale [LAAF, RS 651.1]). 

Pour ce qui concerne le droit interne, l’assistance administrative 

internationale en matière fiscale est actuellement régie par la LAAF, entrée 

en vigueur le 1er février 2013 (RO 2013 231, 239). Déposée le […] 2015, la 

demande d’assistance litigieuse entre ainsi dans le champ d’application de 

cette loi (art. 24 LAAF a contrario). La procédure de recours est au 

demeurant soumise aux règles générales de la procédure fédérale, sous 

réserve de dispositions spécifiques de la LAAF (art. 19 al. 5 LAAF ; art. 37 

LTAF). 

1.2 Le recourant a pris part à la procédure devant l’autorité inférieure. Il est 

directement atteint par la décision attaquée et jouit sans conteste de la 

qualité pour recourir (art. 14 al. 1 et 2 ainsi que 19 al. 2 en relation avec 

l’art. 3 let. a LAAF ; art. 48 al. 1 PA). La décision attaquée est datée du 

12 janvier 2017. Un délai compté en jours commence à courir le lendemain 

de sa communication (cf. art. 20 al. 1 PA). Posté le 10 février 2017, le 

mémoire de recours a manifestement été déposé dans le délai légal de 

trente jours (art. 50 al. 1 PA). Il répond, en outre, aux exigences de forme 

de la procédure administrative (art. 52 al. 1 PA). Enfin, le recourant a versé 

l’avance de frais requise en temps voulu (cf. art. 21 al. 3 PA). 

1.3 En matière d’assistance administrative, le recours a un effet suspensif 

(art. 19 al. 3 LAAF). L’éventuelle transmission de renseignements par 

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l’AFC ne doit donc avoir lieu qu’une fois l’entrée en force de la décision de 

rejet du recours (cf. FF 2010 241, 248). 

Cela étant précisé, il y a lieu d’entrer en matière sur le recours. 

1.4  

1.4.1 Le recourant peut invoquer la violation du droit fédéral, y compris 

l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, la constatation inexacte ou 

incomplète des faits pertinents ou l’inopportunité, sauf si une autorité 

cantonale a statué comme autorité de recours (art. 49 PA ; ANDRÉ 

MOSER/MICHAEL BEUSCH/LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem 

Bundesverwaltungsgericht, 2e éd., 2013, n° 2.149 ; ULRICH 

HÄFELIN/GEORG MÜLLER/FELIX UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 

7e éd., 2016, n° 1146 ss). 

1.4.2 Le Tribunal administratif fédéral dispose d’un plein pouvoir de 

cognition (art. 49 PA). Il constate les faits et applique le droit d’office, sans 

être lié par les motifs invoqués à l’appui du recours (cf. art. 62 al. 4 PA), ni 

par l’argumentation juridique développée dans la décision entreprise 

(PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit administratif, vol. II, 2011, p. 300 s.). 

Néanmoins, il se limite en principe aux griefs invoqués et n’examine les 

autres points que dans la mesure où les arguments des parties ou le 

dossier l’y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a, 121 V 204 consid. 6c ; arrêts 

du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 2, A-6306/2015 du 15 mai 

2017 consid. 2.1, A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 2 et A-4157/2016 du 

15 mars 2017 consid. 2). 

2.  

2.1  

2.1.1 Pour la présente demande (cf. A.a ci-avant), l’échange de 

renseignements avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du 

Nord est régi par l’art. 25 CDI-GB, ainsi que par le ch. 4 du protocole 

additionnel (ci-après : protocole additionnel [publié au RS 0.672.936.712]). 

L’art. 25 CDI-GB, dans sa nouvelle teneur, a été introduit par l’art. II du 

protocole du 7 septembre 2009, approuvé par l’Assemblée fédérale le 

18 juin 2010. Il est en vigueur depuis le 15 décembre 2010 (RO 2011 53) 

Quant au protocole additionnel, il a été introduit par l’art. III du protocole du 

7 septembre 2009. A l’instar de l’art. 25 CDI-GB, le protocole additionnel 

est en vigueur depuis le 15 décembre 2010 (RO 2011 53, en part. 57 ss), 

étant précisé qu’il a remplacé l’échange de notes du 26 juin 2007 en ce qui 

concerne l’échange de renseignements (cf. FF 2010 241, 244 et 248).  

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2.1.2 Les nouvelles dispositions de la CDI-GB concernant l’échange de 

renseignements sont applicables aux années fiscales commençant au 

1er janvier de l’année civile suivant celle au cours de laquelle le protocole 

est entré en vigueur, ou ultérieurement (art. IV ch. 2 let. b du protocole du 

7 septembre 2009 [publié également au RS 0.672.936.712] ; FF 2010 241, 

249). Pour que l’art. 25 CDI-GB dans sa nouvelle teneur s’applique, il suffit 

que les informations obtenues hors de la période concernée par la 

demande d’assistance administrative reposent sur un complexe de faits 

continuant à produire des effets juridiques après le 1er janvier 2011, par 

exemple un contrat de durée (cf. arrêts du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 

consid. 9.2 [décision attaquée au TF] et A-3716/2015 du 16 février 2016 

consid. 5.6). Pour la période antérieure au 1er janvier 2011, l’échange de 

renseignements est en principe limité aux renseignements nécessaires à 

l’application régulière de la convention et à l’application du droit interne de 

l’autre Etat contractant en ce qui concerne les sociétés holding ainsi que 

dans les cas de fraude fiscale ou d’infraction équivalente, conformément à 

l’art. 25 tel qu’en vigueur avant l’entrée en vigueur des nouvelles 

dispositions de la CDI-GB (FF 2010 241, 249). 

2.2  

Sur le plan formel, la demande de renseignements fondée sur l’art. 25 

CDI-GB doit indiquer les éléments qui figurent au ch. 4 let. c du protocole 

additionnel ; cf. art. 6 LAAF). 

2.2.1  

2.2.1.1 L’autorité fiscale de l’Etat requérant doit ainsi fournir aux autorités 

fiscales de l’Etat requis les nom et adresse de la ou des personnes faisant 

l’objet du contrôle ou de l’enquête et, si disponibles, les autres éléments 

de nature à faciliter l’identification de cette ou de ces personnes tels que la 

date de naissance, l’état-civil, le numéro d’identification fiscale (ch. 4 let. c 

i]) ; la période visée par la demande (ch. 4 let. c ii]) ; une description des 

renseignements recherchés, y compris leur nature et la forme sous laquelle 

l’Etat requérant souhaite recevoir les renseignements de l’Etat requis (ch. 4 

let. c iii]) ; le but fiscal dans lequel les renseignements sont demandés 

(ch. 4 let. c iv]) ; le nom et l’adresse de toute personne dont il y a lieu de 

penser qu’elle est en possession des renseignements demandés (ch. 4 

let. c v]). 

2.2.1.2 En outre, l’échange de lettres entre le Conseil fédéral suisse et le 

Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord 

concernant la CDI-GB, dans sa version conforme au protocole signé à 

Berne le 17 décembre 1993, au protocole signé à Londres le 26 juin 2007 

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et au protocole signé à Londres le 7 septembre 2009 est entré en vigueur 

par échange de notes le 19 décembre 2012 (ci-après : échange de lettres 

[publié au RS 0.672.936.712] ; RO 2013 131). Ledit échange de lettres 

s’applique à partir du jour de l’entrée en vigueur du protocole du 

7 septembre 2009 (RO 2013 131, 132 ; consid. 2.1.2 ci-avant). Il précise 

notamment l’objet de la demande sur le plan formel. Ainsi, à la condition 

qu’il ne s’agisse pas d’une « pêche aux renseignements » (consid. 2.2.2), 

il est en particulier donné suite à une demande d’assistance administrative 

lorsque l’Etat requérant identifie le contribuable – cette identification 

pouvant être établie par d’autres moyens que le nom et l’adresse 

(ch. 2 let. a) – et indique, dans la mesure où il en a connaissance, le nom 

et l’adresse du détenteur présumé des renseignements (ch. 2 let. b). 

2.2.2 La demande ne doit donc pas être déposée uniquement à des fins 

de recherche de preuves (interdiction de la « pêche aux renseignements » 

[« fishing expedition »] ; cf. ch. 4 let. b protocole additionnel et ch. 1 et 2 

échange de lettres ; sur le principe de cette interdiction, ATF 143 II 136 

consid. 6.3 ; cf. arrêt du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 4.2.2). 

L’interdiction des « fishing expeditions » correspond au principe de 

proportionnalité (art. 5 al. 2 Cst.), auquel doit se conformer chaque 

demande d’assistance administrative (arrêts du TAF A-6306/2015 du 

15 mai 2017 consid. 4.2.2.2, A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 3.3 

ainsi que A-7111/2014, A-7156/2014, A-7159/2017 du 9 juillet 2015 

consid. 5.2.5). Il n’est, cela dit, pas attendu de l’Etat requérant que chacune 

de ses questions conduise nécessairement à une recherche fructueuse 

correspondante (arrêts du TAF A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 3.3 ; 

A-3716/2015 du 16 février 2016 consid. 5.5.1). 

2.2.3 De plus, les renseignements demandés doivent être compatibles 

avec les règles de procédure applicables dans l’Etat requérant et dans 

l’Etat requis (cf. ch. 4 let. e protocole additionnel ; ATF 142 II 161 

consid. 4.5.2 ; arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.5 

ainsi que A-3830/2015, A-3838/2015 du 14 décembre 2016 consid. 3). Le 

respect de la procédure interne de l’Etat requérant ne signifie cependant 

pas que l’Etat requis doit vérifier que la procédure dans celui-là s’est 

déroulée en conformité avec toutes les dispositions de droit applicables 

(cf. arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.5 ainsi que 

A-3830/2015, A-3838/2015 du 14 décembre 2016 consid. 12). En effet, le 

respect des prescriptions du droit de procédure de l’Etat requérant est un 

point qui concerne essentiellement celui-ci (cf. arrêts du TAF A-6306/2015 

du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.5 et A-688/2015 du 22 février 2016 

consid. 9). Une solution contraire serait impossible à mettre en œuvre, les 

A-907/2017 

Page 11 

autorités suisses n’ayant pas les connaissances nécessaires pour 

contrôler en détail l’application du droit étranger. A cela s’ajoute qu’il 

appartient à chaque Etat d’interpréter sa propre législation et de contrôler 

la manière dont elle est appliquée (cf. arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 

2017 consid. 4.2.2.5 et A-5229/2016 du 15 mars 2017 consid. 4.2.5.1). 

Ainsi, tout grief à ce propos doit être invoqué devant les autorités 

compétentes étrangères (arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 

consid. 4.2.2.5 et A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 3.5.4 avec les 

réf. citées). 

2.3  

La demande d’assistance doit satisfaire à plusieurs critères matériels 

également (arrêt du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2). 

2.3.1  

2.3.1.1 Selon l’art. 25 CDI-GB, l’assistance doit être accordée à condition 

qu’elle porte sur des renseignements vraisemblablement pertinents pour 

appliquer la Convention ou pour l’administration ou l’application de la 

législation interne relative aux impôts de toute nature ou dénomination 

perçus pour le compte des Etats contractants, de leurs subdivisions 

politiques ou de leurs collectivités locales dans la mesure où l’imposition 

qu’elle prévoit n’est pas contraire à la Convention. La condition de la 

pertinence vraisemblable est réputée réalisée si, au moment où la 

demande est formulée, il existe une possibilité raisonnable que les 

renseignements requis se révéleront pertinents. Le rôle de l’Etat requis se 

limite à examiner si les documents et renseignements demandés ont un 

rapport avec l’état de fait présenté dans la demande et s’ils sont 

potentiellement propres à être utilisés dans la procédure étrangère (ATF 

142 II 161 consid. 2.1.1 ; arrêt du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 

consid. 4.3.1 avec les réf. citées). En particulier, il n’incombe pas à l’Etat 

requis de refuser une demande ou de s’opposer à la transmission 

d’informations parce que ledit Etat serait d’avis qu’elles manqueraient de 

pertinence pour l’enquête ou le contrôle sous-jacents. L’appréciation de la 

pertinence vraisemblable des informations demandées est, en premier 

lieu, du ressort de l’Etat requérant, le rôle de l’Etat requis se bornant à un 

contrôle de plausibilité (ATF 142 II 161 consid. 2.1.1, 2.1.4 et 2.4 ; arrêt du 

TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.1). L’autorité requérante 

n’a dès lors pas à rapporter la preuve absolue de l’état de fait invoqué, 

mais seulement à démontrer l’existence de soupçons suffisants à ce 

propos. L’AFC est ainsi liée par l’état de fait présenté dans la demande 

d’assistance administrative, sauf à ce que celle-ci paraisse d’emblée 

infondée en raison de fautes, de lacunes ou de contradictions manifestes 

A-907/2017 

Page 12 

(arrêts du TAF A-5229/2016 du 15 mars 2017 consid. 4.2.1 et A-7188/2014 

du 7 avril 2015 consid. 2.2.6 avec les réf. citées). Il est en outre admissible 

de transmettre une information négative, par exemple celle selon laquelle 

aucun compte n’a pu être cerné en lien avec une personne déterminée 

(cf. arrêt du TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 4.4.4). 

2.3.1.2 En lien avec le critère – le « standard » pour reprendre les termes 

de la CDI-GB – de la pertinence vraisemblable, le protocole additionnel 

précise qu’il a pour but d’assurer un échange de renseignements en 

matière fiscale qui soit le plus large possible tout en indiquant clairement 

qu’il n’est pas loisible aux Etats contractants « d’aller à la pêche aux 

renseignements » ou de demander des renseignements dont il est peu 

probable qu’ils soient pertinents pour élucider les affaires fiscales d’un 

contribuable déterminé (ch. 4 let. b protocole additionnel). 

2.3.2  

2.3.2.1 La demande d’assistance est également soumise au respect du 

principe de subsidiarité qui dicte que l’autorité requérante doit épuiser, au 

préalable, toutes les sources habituelles de renseignements prévues dans 

sa procédure fiscale interne (arrêts du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 

consid. 4.2.4 et A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.3). Ledit 

principe n’impose cependant pas l’épuisement de l’intégralité des moyens 

envisageables (arrêts du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 4.2.4, 

A-1515/2016 du 9 juin 2017 consid. 3.3 et A-2915/2016 du 4 avril 2017 

consid. 3.2.4). Par ailleurs, l’emploi, dans un protocole additionnel, du 

terme « utilisé » et non du terme « épuisé », comme c’est le cas au ch. 4 

let. a du protocole additionnel, tend généralement à réduire la portée du 

principe de subsidiarité (arrêt du TAF A-2797/2016, A-2801/2016 du 

28 décembre 2016 consid. 4.2.4.2 ; AURÉLIA RAPPO/AURÉLIE TILLE, Les 

conditions d’assistance administrative internationale en matière fiscale 

selon la LAAF, in : RDAF 2013 II p. 1 ss, p. 23 s.). 

Selon le Tribunal fédéral, le principe de la confiance implique en outre qu’à 

défaut d’élément concret, respectivement de doutes sérieux, il n’y a pas de 

raison de remettre en cause la réalisation du principe de la subsidiarité 

lorsqu’un Etat forme une demande d’assistance administrative, en tous les 

cas lorsque celui-ci déclare avoir épuisé les sources habituelles de 

renseignements ou procédé de manière conforme à la convention (pour le 

lien étroit entre le principe de la subsidiarité et le principe de la confiance 

[consid. 2.3.3], arrêts du TF 2C_954/2015 du 13 février 2017 consid. 5.3 et 

2C_904/2015 du 8 décembre 2016 consid. 7.2 ; arrêts du TAF 

A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 4.2.4, A-6306/2015 du 15 mai 2017 

A-907/2017 

Page 13 

consid. 4.2.2.3, A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.4, A-2797/2016, 

A-2801/2016 du 28 décembre 2016 consid. 4.2.4.2 [décision attaquée au 

TF], A-4569/2015 du 17 mars 2016 consid. 6, A-7091/2014 du 9 juin 2015 

consid. 7, A-5470/2014 du 18 décembre 2014 consid. 4.3.1, A-6547/2013 

du 11 février 2014 consid. 5.3 avec les réf. citées). 

2.3.2.2 Spécifiquement en lien avec l’art. 25 CDI-GB et le principe de 

subsidiarité, le ch. 4 let. a du protocole additionnel impose à l’Etat 

requérant de formuler ses demandes de renseignements uniquement 

après avoir utilisé les procédures habituelles prévues par son droit interne 

aux fins d’obtenir ces renseignements. La conclusion ressortant 

directement du texte de cet accord entre les deux pays est, qu’en utilisant 

le terme « utilisé » au lieu d’« épuisé », la portée du principe de subsidiarité 

est réduite (consid. 2.3.2.1 ci-avant). Elle est au surplus confirmée par les 

travaux préparatoires du droit interne suisse et les circonstances dans 

lesquelles le traité a été conclu qui peuvent entrer en ligne de compte en 

vertu de l’art. 32 de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit 

des traités (CV, RS 0.111). Le Message concernant l’approbation d’un 

Protocole modifiant la Convention contre les doubles impositions entre la 

Suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (FF 

2010 241) précise à cet égard que : « le libellé de cette disposition diffère 

quelque peu de celui convenu dernièrement avec d’autres Etats, en ce 

sens que l’épuisement a trait à l’ensemble des procédures habituelles, et 

non seulement à la procédure fiscale » (FF 2010 241, 246). Cela dit, le 

ch. 2 de l’échange de lettres – dont l’entrée en vigueur est postérieure au 

Message (consid. 2.2.1.2 ci-avant ; RO 2013 131) – prévoit largement 

l’échange de renseignements entre la Suisse et le Royaume-Uni de 

Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (consid. 2.3.1.2 ci-avant). 

2.3.3 En outre, le principe de la bonne foi s’applique (cf. art. 7 al. 1 let. c 

LAAF) en tant que principe d’interprétation et d’exécution des traités dans 

le domaine de l’échange de renseignements des CDI (ATF 143 II 202 

consid. 8.3 ; arrêt du TAF A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.3). La 

bonne foi d’un Etat est toujours présumée dans les relations 

internationales, ce qui implique que l’Etat requis ne saurait en principe 

mettre en doute les allégations de l’Etat requérant (ATF 142 II 161 

consid. 2.1.3 ; arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.4 

et A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.3), sauf s’il existe un doute 

sérieux, cas dans lequel le principe de la confiance ne s’oppose alors pas 

à ce qu’un éclaircissement soit demandé à l’Etat requérant ; le 

renversement de la présomption de bonne foi d’un Etat doit en tout cas 

reposer sur des éléments établis et concrets (ATF 143 II 202 consid. 8.7.1 

A-907/2017 

Page 14 

avec les réf. citées ; arrêt du TAF A-2915/2016 du 4 avril 2017 

consid. 3.2.3). En vertu du principe de la confiance, l’Etat requis est lié par 

l’état de fait et les déclarations présentés dans la demande, dans la mesure 

où ceux-ci ne peuvent pas être immédiatement réfutés (sofort entkräftet) 

en raison de fautes, de lacunes ou de contradictions manifestes (arrêts du 

TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 4.2 [décision attaquée au TF], 

A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.4 et A-2915/2016 du 4 avril 

2017 consid. 3.2.3 avec les réf. citées ; pour cette affirmation également 

sous l’angle du critère de la pertinence vraisemblable, consid. 2.3.1.1 ci-

avant). 

2.3.4 Conformément au principe de spécialité (cf. art. 25 ch. 2 CDI-GB), 

les informations reçues ne peuvent être utilisées par l’Etat requérant que 

dans la procédure relative au recourant et, précisément, pour l’état de fait 

décrit dans la demande (cf. arrêts du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 

consid. 4.3.1 [décision attaquée au TF] et A-2915/2016 du 4 avril 2017 

consid. 4.4). La Suisse peut à cet égard considérer que l’Etat requérant qui 

est lié avec elle par un accord d’assistance administrative respectera le 

principe de spécialité (arrêts du TAF A-4991/2016 du 29 novembre 2016 

consid. 10.2 et A-6473/2012 du 29 mars 2013 consid. 8.3). 

2.4 Il peut encore arriver que les contribuables dont l’Etat requérant fait 

valoir qu’ils sont résidents fiscaux de cet Etat en vertu des critères de son 

droit interne soient aussi considérés comme des résidents fiscaux d’un 

autre Etat en vertu des critères du droit interne de cet autre Etat. Il ne faut 

ainsi pas confondre la résidence fiscale (et l'assujettissement illimité qui en 

découle) d’une personne dans un Etat en vertu du droit interne avec la 

question de la détermination de la résidence fiscale de cette personne au 

plan international. L’une n'implique pas forcément l’autre, puisqu’en cas de 

prétentions concurrentes entre Etats, la résidence fiscale au plan 

international se détermine, si une convention de double imposition a été 

conclue, par l’application des dispositions en cascade qu’elle prévoit 

(cf. art. 4 CDI-GB et art. 4 du Modèle de Convention fiscale OCDE 

concernant le revenu et la fortune ; ATF 142 II 218 consid. 3.6 et ATF 142 

II 161 consid. 2.2.1 avec les réf. citées). Or, la détermination de la 

résidence fiscale au plan international est une question de fond qui n’a pas 

à être abordée par la Suisse en tant qu’Etat requis au stade de l’assistance 

administrative (cf. ATF 142 II 218 consid. 3.6 et ATF 142 II 161 

consid. 2.2.2). A ce niveau, le rôle de la Suisse en tant qu’Etat requis doit 

se limiter à vérifier que le critère d’assujettissement auquel l’Etat requérant 

recourt se retrouve dans ceux qui sont prévus dans la norme 

conventionnelle applicable concernant la détermination de la résidence 

A-907/2017 

Page 15 

fiscale (ATF 142 II 161 consid. 2.2.2 ; arrêt du TAF A-4154/2016 du 15 août 

2017 consid. 4.5.1). Il suffit qu’il y ait une forme de rattachement 

économique (wirtschaftliche Anknüpfung) avec l’Etat requérant pour que 

l’art. 25 al. 1 CDI-GB s’applique (cf. arrêts du TAF A-4154/2016 du 15 août 

2017 consid. 4.5.2 et A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 3.5.3.2 avec 

les réf. citées). L’existence d’une résidence fiscale dans un autre Etat que 

l’Etat requérant n’a en outre pas de lien avec la bonne foi (consid. 2.3.3 

ci-avant) de ce dernier, qui reste donc présumée nonobstant ce fait. Il ne 

s’agit pas non plus d’un élément qui rendrait la demande d'assistance 

administrative manifestement erronée ou incomplète (ATF 142 II 218 

consid. 3.7). 

2.5 Conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, l’Etat requérant 

est en principe libre d’opter pour la voie de l’assistance administrative ou 

celle de l’entraide judiciaire (cf. ATF 137 II 128 consid. 2.3). Les griefs de 

la personne concernée selon lesquels la demande d’assistance 

administrative constituerait, d’une part, un abus de droit ou servirait, d’autre 

part, uniquement à contourner les dispositions de l’entraide internationale 

en matière pénale, doivent à ce titre être jugés par les autorités judiciaires 

compétentes pour la procédure d’assistance administrative de l’Etat requis 

soit, pour la Suisse, et sous réserve des art. 83 let. h et 84a de la loi du 

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110), en principe le 

Tribunal de céans en dernière instance (ATF 137 II 128 consid. 2.2.2 et 

2.3 ; cf. arrêt du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 4.3.3 [décision 

attaquée au TF]). Dans l’arrêt ATF 137 II 128 précité, le Tribunal fédéral a 

cependant considéré qu’un Etat contractant ne contournait pas l’entraide 

en matière pénale en choisissant la voie de l’assistance administrative 

internationale et en laissant examiner sa demande par les autorités 

compétentes pour l’assistance administrative de l’Etat requis (ATF 137 II 

128 consid. 2.3.2 ; arrêt du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 4.3.3 

[décision attaquée au TF]). 

3.  

En l’espèce, le Tribunal de céans doit tout d’abord examiner si les 

conditions formelles de la demande d’assistance administrative ont été 

respectées (consid. 3.1). Il vérifiera ensuite le respect des différentes 

conditions matérielles (consid. 3.2). 

3.1  

Sur le plan formel (consid. 2.2 ci-avant), le Tribunal de céans analysera la 

forme de la demande (consid. 3.1.1), la période visée par la demande 

(consid. 3.1.2), l’interdiction de la pêche aux renseignements 

A-907/2017 

Page 16 

(consid. 3.1.3), ainsi que le respect des règles de procédure de l’Etat 

requérant et de l’Etat requis (consid. 3.1.4). 

3.1.1  

3.1.1.1 Le Tribunal de céans constate, tout d’abord, que la demande du 

HMRC du […] 2015 est complète et circonstanciée. Concernant les autres 

informations mentionnées au ch. 4 let. c du protocole additionnel 

(consid. 2.1.1 ci-avant) ainsi qu’au ch. 2 de l’échange de lettres 

(consid. 2.2.1.2 ci-avant), elles ressortent également de la demande 

d’assistance administrative du HMRC. En particulier, tant le recourant 

(dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 2) – par son nom, son surnom et sa 

date de naissance – de même que les quatre avocats présumés détenir 

les renseignements demandés (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 5 s.) 

sont aisément identifiables. Le Tribunal de céans remarque en particulier 

que le temps écoulé entre la demande d’assistance administrative et le 

prononcé de la décision attaquée n’est pas dû à la recherche et à 

l’identification du recourant et des détenteurs d’informations, mais à 

l’obtention des informations (cf. C.c, C.d et C.g). 

3.1.1.2 La demande du HMRC liste également, par ordre chronologique, 

les nombreux évènements, transactions et relations que ladite autorité 

estime pertinents en relation avec les informations recherchées et qui 

concernent différents trusts dont le recourant pourrait bénéficier (dossier 

autorité inférieure, pièce 1, p. 3 s.). Le recourant se prévaut d’ailleurs lui-

même du fait que la requête « énumère de façon très précise et détaillée 

tous les trusts, sociétés sous-jacentes et personnes physiques 

concernées, sur plusieurs pages » (mémoire de recours, p. 27). Par 

ailleurs, le recourant se limite à relever que l’AFC aurait indûment étendu 

le champ de la demande d’assistance administrative, en particulier en 

considérant que seuls les trusts de l’ex-épouse du recourant feraient l’objet 

de ladite demande (réponse, p. 2). Or, comme on le verra (consid. 3.1.3.1), 

l’argument ne saurait être suivi. 

Vu les éléments qui précèdent, le Tribunal de céans considère que la 

demande d’assistance administrative du HMRC telle qu’interprétée par 

l’AFC respecte a priori les exigences formelles prévues par la CDI-GB 

(cf. art. 6 LAAF). 

3.1.2 Sur la question de la période visée, la demande des autorités 

britanniques n’est en revanche pas aussi limpide (cf. dossier autorité 

inférieure, pièce 1, p. 6). En effet, celle-ci indique qu’elle vise à obtenir toute 

information démontrant l’existence d’une quelconque influence du 

recourant sur les agissements des trustees antérieurs et postérieurs au 

A-907/2017 

Page 17 

1er janvier 2011 (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 6 : « any information 

evidencing the existence of any influence over the actions of the trustees 

prior to and post the 1 January 2011 »). Compte tenu du champ 

d’application temporel de l’art. 25 CDI-GB (consid. 2.1.2 ci-avant), l’AFC a 

à juste titre limité la demande d’assistance administrative soit, en 

l’occurrence, à la période du 1er janvier 2011 au 5 avril 2013 (décision 

attaquée, p. 2 : « la demande concerne […] et se rapporte à la période du 

1er janvier 2011 au 5 avril 2013 »). Le recourant ne conteste au demeurant 

explicitement ni la période visée par la demande d’assistance 

administrative du HMRC, ni la période retenue par l’AFC (cf. mémoire de 

recours, p. 26 ss et réplique, p. 2 s. ; cf. dossier autorité inférieure, pièce 

91, p. 17 ss). Cela dit, la Cour se prononcera définitivement sur 

l’admissibilité de la transmission des informations requises au regard du 

champ d’application temporel de l’art. 25 CDI-GB lors de l’examen de la 

vraisemblable pertinence des informations demandées (consid. 3.2.1). 

3.1.3  

3.1.3.1 Le HMRC souhaite obtenir des informations au sujet de tous les 

trusts ou accords (« any trust/settlement ») énumérés en réponse à la 

question 1 de sa demande. Ladite question se réfère à tous les accords 

(« settlements ») passés par le recourant et où l’un des quatre avocats 

(« named persons ») aurait agi en qualité de « trustee, nominee settlor, 

protector or adviser » (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 7). En outre, 

l’autorité requérante cherche à obtenir des informations au sujet de toutes 

les sociétés (« all companies ») entièrement ou partiellement détenues par 

les trusts et où l’un des quatre avocats aurait agi en qualité de directeur 

(dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 7). Certes relativement large, la 

demande du HMRC n’en est pas pour autant illimitée, dans la mesure où 

elle circonscrit et définit les entités juridiques, trusts et accords visés par 

sa demande et, d’après ses informations, liés au recourant. L’on ne saurait 

par conséquent y voir une pêche aux renseignements proscrite. 

Contrairement à ce que soutient le recourant (mémoire de recours, 

p. 26 s. ; réplique, p. 2), la demande d’assistance administrative ne porte 

donc manifestement pas exclusivement sur les trusts établis par son ex-

épouse. La référence à l’ex-épouse du recourant s’inscrit bien plus dans 

l’exposé du contexte factuel et historique dans lequel intervient la demande 

d’assistance administrative (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 3 s.). Or, 

l’exposé du rôle joué par l’ex-épouse du recourant, combiné aux autres 

indications circonstanciées fournies par le HMRC, notamment les 

destinataires et les montants précis de certaines transactions, est 

précisément un élément qui indique, d’une part, que ladite demande 

A-907/2017 

Page 18 

n’intervient pas dans un but indifférencié et, d’autre part, qu’elle porte sur 

des renseignements vraisemblablement pertinents (consid. 2.3.1 ci-avant ; 

cf. ATF 141 II 436 consid. 4.4.3). 

3.1.3.2 Cela dit, et par surabondance de moyens, le Tribunal de céans 

rappelle – l’identification du recourant étant notamment limpide sur la base 

de la demande de l’autorité étrangère (consid. 3.1.1.1 ci-avant) – que 

l’argument d’une « fishing expedition » prohibée (cf. mémoire de recours, 

p. 37 ; réplique, p. 2) aurait déjà pu être rejeté pour ce motif. En effet, ledit 

critère ne revient pas tant à s’interroger sur l’étendue matérielle des 

renseignements sollicités par l’autorité requérante, mais plutôt à examiner 

la formulation de la demande afin de vérifier si cette dernière n’est pas 

disproportionnée et uniquement déposée à des fins de recherche de 

preuves (consid. 2.2.2 ci-avant). En d’autres termes, le critère de 

l’interdiction de la « pêche aux renseignements » se rattache plutôt à la 

précision formelle de la demande (cf. arrêt du TAF A-3361/2016 du 19 juin 

2017 consid. 4.1.2) plutôt qu’à son étendue matérielle, laquelle s’évalue en 

principe à l’aune du critère de la pertinence vraisemblable (consid. 3.2.1). 

Vu les éléments qui précèdent, le Tribunal de céans considère que les faits 

présentés par le HMRC sont cohérents, qu’ils se sont en grande partie 

avérés au cours de la procédure d’assistance – étant précisé qu’il n’aurait 

de toute façon pas été nécessaire que chaque question conduise à une 

recherche fructueuse correspondante (consid. 2.2.2 ci-avant) – et que 

l’autorité fiscale britannique ne procède dès lors pas à une recherche de 

preuves au hasard. Une acception large des conditions formelles 

correspond du reste, et en particulier, à la lettre et à l’esprit du ch. 2 de 

l’échange de lettres (consid. 2.2.1.2 ci-avant). 

3.1.4  

3.1.4.1 A bien suivre le recourant, il se prévaut également du non-respect 

des règles de la procédure interne britannique. Il estime, en effet, que 

l’existence d’une procédure judiciaire l’opposant au HMRC au sujet de 

l’objet de la requête rendrait la demande d’assistance administrative 

« invalide et/ou prématurée (comme attesté par Y. _______) », selon l’avis 

de droit produit (« Pièce B », annexe 44 et « Pièce D »). Le recourant se 

plaint ainsi, en particulier, d’une violation de son droit d’être entendu en lien 

avec le rejet de l’avis de droit de l’expert anglais et dont les conclusions 

indiqueraient que le HMRC ne respecterait pas le droit interne anglais 

(mémoire de recours, p. 32 s.). Or, comme le retient à juste titre l’AFC 

(décision attaquée, p. 13), un tel avis de droit, fût-il rédigé par un juge 

auprès de deux instances de droit fiscal, ne constitue pas une preuve 

A-907/2017 

Page 19 

exempte de doute pour les autorités suisses ; on ne saurait par exemple 

lui reconnaître la même force probante qu’à une décision de dernière 

instance entrée en force. Le seul fait que le HMRC n’aurait pas « joué 

cartes sur table » (mémoire de recours, p. 31 s.) ne suffit pas à démontrer 

une violation effective et manifeste du droit interne anglais. Il s’agit somme 

toute d’une appréciation subjective par l’expert anglais des intentions du 

HMRC, autorité dont la bonne foi est présumée (consid. 2.2.3 et 2.3.3 

ci-avant). Par souci d’exhaustivité, la Cour indique encore que l’argument 

de Y. _______ au ch. 58 de sa legal opinion du 2 novembre 2016 (« Pièce 

B », annexe 44), selon lequel le « legal professional privilege » anglais 

empêcherait une obtention des informations de la part des quatre avocats, 

n’est pas pertinent aux fins de la présente procédure. 

3.1.4.2 Le recourant invoque encore trois procédures pendantes en 

Grande-Bretagne en lien avec ses affaires fiscales, à savoir un recours 

fiscal, une demande de révision et une demande pour violation de contrat 

par le HMRC (mémoire de recours p. 15 ss). Il n’appartient toutefois pas à 

l’AFC, saisie d’une demande d’assistance administrative, de vérifier que la 

procédure dans l’Etat requérant s’est déroulée en conformité de toutes les 

dispositions internes applicables ; les autorités suisses n’ont pas les 

connaissances nécessaires pour contrôler en détail l’application du droit et 

de la procédure étrangers. Avec diligence, au vu des informations dont 

disposait l’administration suisse au sujet, apparemment, d’un accord entre 

le recourant et les autorités britanniques à soumettre pour confirmation au 

Tax Dispute Resolution Board (C.a ; dossier autorité inférieure, pièces 58, 

60 et 62), l’AFC a de surcroît pris contact avec le HMRC pour clarifier son 

intention de maintenir, ou non, la demande. Compte tenu de la réponse 

claire du HMRC (dossier autorité inférieure, pièce 62 : « I will not withdraw 

the request at this time and will leave with you as extant until such times as 

my operational colleagues provide me a further update »), l’AFC n’avait 

finalement aucune raison de douter de la bonne foi de l’Etat requérant 

quant au respect de ses règles de procédure internes. 

3.1.4.3 Sur la question du respect des règles de la procédure suisse, le 

Tribunal de céans relève, en particulier, que tant le recourant que les quatre 

avocats ont été dûment informés de l’existence de la procédure 

d’assistance administrative (cf. art. 9 et 10 LAAF ; dossier autorité 

inférieure, pièces 2 à 5). Ce faisant, l’AFC a respecté l’art. 14 al. 1 LAAF et 

le droit d’être entendu des parties lequel ne portait, à ce stade de la 

procédure (cf. dossier autorité inférieure, pièce 49), que sur la réception de 

la demande et les renseignements y relatifs nécessaires. Aussi, avant la 

notification de la décision finale du 12 janvier 2017, l’AFC a donné au 

A-907/2017 

Page 20 

recourant la possibilité de consulter l’intégralité des pièces du dossier 

(dossier autorité inférieure, pièce 85), et ce, en application de l’art. 15 LAAF 

(sur la relation entre les art. 14 al. 1 et 15 LAAF, arrêt du TF 2C_112/2015 

du 27 août 2015 consid. 4.4).  

3.1.4.4 Les informations à transmettre par les quatre avocats au HMRC ne 

sont d’ailleurs pas couvertes par le secret professionnel de l’avocat. En 

effet, elles entrent dans le cadre de leur activité atypique (sur l’activité 

typique et l’activité atypique, cf. ATF 135 III 410 consid. 3.3 ; cf. dossier 

autorité inférieure, pièce 67, p. 1 s.). La question de savoir si, du point de 

vue de la Suisse, le secret professionnel de l’avocat s’oppose et dans 

quelle mesure à la transmission d’informations dans le contexte de 

l’application de la CDI-GB (cf. art. 25 al. 3 et 5 CDI-GB) ne doit pas être 

tranchée ici. 

Vu les éléments qui précèdent, et selon les critères établis de jurisprudence 

constante (consid. 2.2.3 ci-avant), le Tribunal de céans considère que les 

renseignements demandés par le HMRC sont compatibles avec les règles 

de procédure applicables tant dans l’Etat requérant que dans l’Etat requis. 

La demande d’assistance litigieuse du MFI respecte ainsi les conditions 

formelles de l’assistance administrative. 

3.2  

Le Tribunal de céans doit encore examiner si la demande respecte les 

conditions matérielles de l’assistance administrative (consid. 2.3 ci-avant). 

Il analysera la pertinence vraisemblable des informations demandées 

(consid. 3.2.1), le principe de subsidiarité (consid. 3.2.2), le principe de 

spécialité (consid. 3.2.3) et, enfin, le principe de la bonne foi 

(consid. 3.2.4). 

3.2.1  

3.2.1.1 En lien avec la pertinence vraisemblable des informations 

demandées (consid. 2.3.1 ci-avant), le Tribunal de céans constate que le 

HMRC indique, dans sa demande, que le recourant est un ressortissant du 

Royaume-Uni et qu’il y résiderait. En tant que résident et personne 

domiciliée au Royaume-Uni, il y serait assujetti sur ses revenus et gains 

mondiaux (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 3 ; cf. art. 2 CDI-GB). 

L’autorité britannique expose qu’elle suspecte le recourant de ne pas 

déclarer certains revenus et gains en capital générés, d’une part, par des 

trusts qu’il contrôlerait et, d’autre part, par les sociétés détenues par ces 

trusts (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 5). Le HMRC aurait ainsi été 

A-907/2017 

Page 21 

trompé quant à la nature et à l’étendue de l’influence véritablement exercée 

par le recourant sur lesdits trusts (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 3). 

En conséquence, le HMRC réclame des informations au sujet de 

l’existence d’une influence directe ou indirecte du recourant sur les 

agissements des trustees, par le truchement des quatre avocats, et ce, 

avant et après le 1er janvier 2011. Le Tribunal rappelle à cet égard que 

l’AFC a limité la période concernée par la demande du 1er janvier 2011 au 

5 avril 2013 (consid. 3.1.2 ci-avant).  

3.2.1.2 De l’avis de la Cour de céans, il ne reste cependant pas clairement 

établi si l’ensemble des renseignements requis et dont la transmission est 

envisagée (1) soit continuent à produire des effets ultérieurement au 

1er janvier 2011 (cf. ch. 2 a] du dispositif de la décision attaquée), (2) soit 

visent des informations extérieures à la période déterminante et 

entièrement révolues avant le début de celle-ci (cf. ch. 2 b] du dispositif de 

la décision attaquée), mais qui seraient néanmoins, et d’après les seules 

indications du HMRC, susceptibles d’avoir une incidence fiscale pour la 

période ultérieure au 1er janvier 2011 (cf. dossier autorité inférieure, pièce 

1, p. 3 qui indique que les autorités fiscales britanniques peuvent contrôler 

une situation fiscale sur une période de 20 ans).  

Le Tribunal de céans remarque à cet endroit que l’AFC, dans sa réponse 

du 26 avril 2017 (cf. art. 58 al. 1 PA), a néanmoins spontanément caviardé 

certaines informations antérieures au 1er janvier 2011 (réponse, p. 2). Le 

recourant ne s’est pas prononcé au sujet de ce caviardage, alors même 

qu’il en avait la possibilité dans sa réplique spontanée (dossier, pièce 12) ; 

de toute manière cette solution lui est plus favorable en ce qu’elle revient 

à transmettre moins d’informations qu’initialement envisagé au stade de la 

notification de la décision finale. Rien n’empêche, au demeurant, l’autorité 

inférieure de modifier sa décision à ce stade (cf. art. 19 al. 5 LAAF en 

relation avec l’art. 58 al. 2 PA), ce qui vaut en particulier si elle modifie la 

décision – en la présente cause l’étendue des informations à transmettre – 

en faveur du recourant.  

Cela dit, et en fin de l’arrêt (consid. 4), le Tribunal détaillera les informations 

et les documents qu’il estime devoir être caviardés avant la transmission à 

l’autorité requérante. En effet, ceux-ci portent sur des renseignements 

entièrement révolus au 1er janvier 2011 et qui ne sont, ni couverts par le 

champ d’application temporel du nouvel art. 25 CDI-GB, ni 

vraisemblablement pertinents. 

A-907/2017 

Page 22 

3.2.1.3 Les questions adressées par le HMRC à l’intention des quatre 

avocats s’avèrent ensuite, certes plus ou moins larges, mais néanmoins 

précises ; le recourant souligne d’ailleurs la précision de la requête 

(mémoire de recours, p. 38). La description factuelle et historique apparaît 

circonstanciée. La demande est complète, tout en motivant également les 

différentes informations que le HMRC cherche à obtenir et que cette 

autorité estime nécessaires pour la conduite de ses investigations fiscales 

à l’encontre du recourant (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 3 ss). Il 

n’appartient pas à l’AFC de remettre en cause, d’une part, le bien-fondé de 

l’état de fait présenté dans la demande d’assistance administrative et, 

d’autre part, les soupçons nourris par les autorités fiscales étrangères à 

l’égard des affaires du recourant (consid. 2.3.1.1 ci-avant), d’autant plus 

que l’art. 4 let. b du protocole additionnel retient le critère de la pertinence 

vraisemblable en tant que « standard » ayant en principe pour but 

d’assurer un échange de renseignements qui soit le plus large possible 

entre la Suisse et le Royaume-Uni (consid. 2.3.1.2 ci-avant). Les questions 

adressées à l’AFC ont dès lors un rapport avec l’état de fait présenté dans 

la demande et les renseignements sont potentiellement propres à être 

utilisés dans la procédure étrangère. 

Vu les éléments qui précèdent, le Tribunal de céans considère que les 

renseignements sollicités par le HMRC sont vraisemblablement pertinents 

(sous réserve des informations à caviarder cf. consid. 4 ci-après) Lesdits 

renseignements le paraissent même d’autant plus que, toujours selon les 

indications de l’autorité britannique, le recourant n’aurait précisément pas 

déclaré à son endroit les fraudes fiscales suspectées, mais d’autres 

fraudes (A.c ci-avant ; dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 1), ce que 

ladite autorité cherche précisément à éclaircir. 

3.2.2  

3.2.2.1  S’agissant du respect du principe de subsidiarité (consid. 2.3.2 

ci-avant), la demande d’assistance administrative du HMRC mentionne 

expressément que les informations sollicitées ne peuvent être obtenues 

par la seule application des moyens d’investigation disponibles en vertu du 

droit interne britannique (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 7 : « […] 

which are not available to my investigators under our domestic legislation 

in the UK […] »). Conformément au principe de confiance qui doit régner 

dans les relations entre Etats (consid. 2.3.3 ci-avant et 3.2.4), le Tribunal 

de céans ne discerne aucun motif de remettre en doute le respect du 

principe de subsidiarité par l’autorité requérante. 

A-907/2017 

Page 23 

3.2.2.2 L’identification des détenteurs d’informations présumés par l’Etat 

requérant doit finalement être distinguée des informations qu’ils peuvent 

concrètement détenir et que l’Etat requérant cherche précisément à obtenir 

par le truchement de sa demande d’assistance administrative. En d’autres 

termes, la précision formelle de la demande d’assistance administrative – 

s’agissant de l’identification des détenteurs présumés d’informations – n’a 

en principe pas d’incidence du point de vue du principe de subsidiarité. Ce 

dernier vise, en effet, uniquement l’épuisement de ses moyens internes par 

l’Etat requérant, et ce, en vue de l’obtention des informations recherchées. 

Cela vaut d’autant plus dès lors que, comme en l’occurrence, l’Etat 

requérant expose, dans sa demande initiale, l’impossibilité d’obtenir les 

informations par ses moyens internes et confirme, de surcroît, sa volonté 

de maintenir la demande d’assistance administrative (cf. C.a et 

consid. 3.1.4.2 ci-avant). 

Vu ce qui précède, le Tribunal de céans considère que la demande d’as-

sistance administrative du HMRC respecte le principe de subsidiarité.  

3.2.3 En référence à l’art. 25 CDI-GB (consid. 2.2 ci-avant), le 

fonctionnaire agissant pour le compte des autorités britanniques confirme, 

en préambule, le respect du principe de spécialité (dossier autorité 

inférieure, pièce 1, p. 2 : « I confirm that use and disclosure of any 

information provided will be governed accordingly »). En tant qu’Etat 

requis, la Suisse n’a à ce titre pas à remettre en doute la bonne foi des 

allégations du HMRC, en particulier si l’autorité britannique lui confirme 

expressément le respect des termes de la Convention de double imposition 

liant les deux Etats (consid. 2.3.3 ci-avant). 

Sur cette base, le Tribunal de céans considère que la demande 

d’assistance administrative du HMRC respecte le principe de spécialité.  

3.2.4  

Il reste encore à examiner s’il existe des éléments établis et concrets 

remettant en doute la présomption de bonne foi du HMRC (consid. 2.3.3 

ci-avant). 

3.2.4.1 En premier lieu, le Tribunal de céans constate qu’il n’existe aucun 

élément donnant à penser que la demande d’assistance administrative 

reposerait elle-même sur un comportement contraire à la bonne foi 

(cf. art. 7 LAAF). Dans sa demande, le HMRC expose les suspicions de 

fraude qu’il nourrit à l’endroit du recourant (dossier autorité inférieure, pièce 

1 ; décision attaquée, p. 2 s.). A cela s’ajoute le fait que le recourant aurait 

fourni de fausses déclarations aux autorités fiscales de l’Etat requérant 

A-907/2017 

Page 24 

dans le contexte d’une procédure d’immunité de poursuite (« immunity of 

prosecution » ; dossier autorité inférieure, pièce 1). Si le HMRC n’indique 

certes pas la manière dont il a obtenu les différentes et nombreuses 

informations au sujet des affaires fiscales du recourant, cela ne suffit 

cependant pas à inverser la présomption de bonne foi entre l’Etat requérant 

et l’Etat requis (consid. 2.3.3 ci-avant). 

3.2.4.2 S’agissant ensuite des développements du recourant en lien avec 

son assujettissement illimité et sa résidence fiscale en Suisse (mémoire de 

recours, p. 6 ss et 27 ss), comme le rappelle à juste titre l’AFC (réponse, 

p. 5), il ne s’agit pas non plus d’un élément concret de nature à remettre 

en cause la bonne foi de l’Etat requérant (consid. 2.3.3). La Cour de céans 

rappelle que l’argument de la résidence fiscale est une question de fond 

qui n’a pas à être tranchée par les autorités suisses au stade de 

l’assistance administrative (consid. 2.4 ci-avant). Elle n’a ainsi pas à 

l’examiner, raison pour laquelle les pièces telles que les bordereaux 

d’impôts suisses ne sont d’aucun secours au recourant (cf. « Pièce B » 

produite à l’appui du recours). Il incombe en revanche au contribuable 

touché par une potentielle double imposition de s’en plaindre auprès des 

autorités compétentes de l’Etat contractant, et ce, indépendamment des 

recours prévus par le droit interne (cf. ATF 142 II 161 consid. 2.2.2 ; arrêt 

du TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 5.5). Le grief du recourant 

selon lequel l’AFC aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves 

(mémoire de recours, p. 38 s.) doit ainsi être rejeté. 

Par surabondance de moyens, le Tribunal de céans remarque encore que 

le dossier de l’autorité inférieure contient des informations indiquant que le 

recourant continuerait à disposer d’une adresse de contact personnelle à 

[…] (Royaume-Uni) (dossier autorité inférieure, pièces 61, 64, 65, 68 et 

69). Sans être à lui seul décisif (consid. 2.4 ci-avant), cet élément paraît 

néanmoins, d’une part, indiquer la bonne foi du HMRC dans ses 

démarches tendant à examiner l’imposition du recourant en vertu de sa 

propre législation fiscale interne (cf. art. 4 al. 1 CDI-GB) et, d’autre part, 

relativiser l’argumentation du recourant. En tout cas, ces éléments 

indiquent que la demande du HMRC se fonde sur les critères 

d’assujettissement que l’on retrouve en particulier à l’art. 4 al. 1 CDI-GB. 

Cela suffit en définitive à convaincre le Tribunal de céans qu’il existe ou 

pourrait exister une forme de rattachement économique (consid. 2.4 

ci-avant) du recourant avec l’Etat requérant. 

3.2.4.3 En référence à l’ATF 137 II 128 précité (consid. 2.5 ci-avant), et 

comme le souligne à juste titre le recourant, l’Etat requérant peut librement 

A-907/2017 

Page 25 

choisir entre la voie de l’entraide judiciaire ou de l’assistance administrative 

(mémoire de recours, p. 34). La demande du HMRC précise que les 

éventuelles investigations complémentaires restent, le cas échéant, du 

ressort du HMRC (dossier autorité inférieure, pièce 1, p. 2 : « […] the 

Commissioners (of HMRC) reserve the right to commence a criminal 

investigation with a view to prosecution »). Or, il ne revient ni à l’autorité 

inférieure, ni même au Tribunal de céans – lequel ne dispose d’aucune 

compétence en matière pénale – d’analyser en profondeur l’étendue des 

compétences internes du HMRC. Le principe de la bonne foi commande, 

en d’autres termes, une confiance mutuelle entre Etats contractants quant 

à la destination des informations transmises et quant au respect du principe 

de spécialité par les autorités de l’Etat requérant (cf. arrêt du TAF 

A-4991/2016 du 29 novembre 2016 consid. 10.2). D’une part, la demande 

du HMRC n’est ainsi pas constitutive d’un abus de droit et, d’autre part, elle 

ne sert pas uniquement à contourner les dispositions de l’entraide 

internationale en matière pénale (consid. 2.5 ci-avant).  

Finalement, la voie choisie pour l’obtention des informations n’est pas un 

élément propre à faire douter le Tribunal de céans de la bonne foi de l’Etat 

requérant dans ses démarches. La Cour de céans remarque que l’AFC 

indique expressément aux autorités compétentes britanniques que « les 

informations citées au chiffre 2 ne peuvent être utilisées dans l’Etat 

requérant que dans le cadre de la procédure relative à X. _______ […] » 

(décision attaquée, p. 20). Or, il n’y a pas de raisons suffisantes de douter 

du respect de cette injonction par les autorités britanniques. L’interdiction 

du principe de double incrimination dont se prévaut le recourant (mémoire 

de recours, p. 33 s.) reste relative à la procédure d’entraide judiciaire en 

matière pénale ; l’argument n’a donc en principe pas sa place dans une 

procédure d’assistance administrative. En conséquence, les démarches du 

HMRC ne constituent pas un détournement des voies de droit prévues 

entre Etats contractants. Le Tribunal de céans rappelle, de surcroît, que 

l’art. 25 CDI-GB, déjà dans son ancienne teneur, n’excluait de toute 

manière pas l’échange de renseignements dans les cas de fraude fiscale 

ou d’infraction équivalente (consid. 2.1.2 ci-avant). 

Vu ce qui précède, le Tribunal de céans considère que la demande 

d’assistance administrative du HMRC respecte le principe de bonne foi. 

Ainsi, la demande du HMRC remplit les conditions formelles et matérielles 

de l’assistance administrative. 

A-907/2017 

Page 26 

4.  

En dernier lieu, il convient de considérer ce qui suit en relation avec le 

caviardage – déjà entrepris partiellement par l’AFC – concernant des 

informations antérieures au 1er janvier 2011 (consid. 3.2.1.2 ci-avant). 

4.1 Tout d’abord, et compte tenu du caviardage complémentaire de 

certaines informations spontanément entrepris par l’AFC dans sa réponse 

du 26 avril 2017 (F.c et consid. 3.2.1.2 ci-avant ; pièces 5 à 11 et 16 de la 

pièce 85 du dossier de l’autorité inférieure), il conviendra évidemment 

d’observer lesdits caviardages complémentaires (pièces 5 à 11 et 16 

annexes modifiées de la pièce 85) également au moment de la 

transmission définitive de ces renseignements à l’autorité requérante. 

4.2 Ensuite, sans pour autant entreprendre un examen d’office de 

l’ensemble des pièces du dossier (cf. consid. 1.4.2 ci-avant), le Tribunal 

administratif fédéral observe qu’il est manifeste que les annexes 12 et 23 

de la pièce 85 du dossier de l’autorité inférieure contiennent des 

informations absolument similaires à celles que l’AFC a entrepris de 

caviarder et que l’AFC aurait dû spontanément caviarder (consid. 4.1 

ci-avant). Avant leur envoi définitif au HMRC, il s’agira donc de caviarder 

dans ces deux annexes les dates antérieures au 1er janvier 2011. 

4.3 Enfin, concernant les dates mentionnées au ch. 2 a) du dispositif de la 

décision, il s’agit d’informations portant sur des éléments continuant à pro-

duire des effets juridiques à ce jour, de sorte que le Tribunal de céans n’es-

time pas nécessaire qu’elles soient caviardées (consid. 2.1.2 ci-avant). Il 

en va de même en ce qui concerne les dates mentionnées sous ch. 2 b) 

de la décision attaquée. 

En conséquence, la décision finale de l’AFC doit être modifiée dans le sens 

que les annexes 12 et 23 à la pièce 85 du dossier de l’autorité inférieure 

sont à caviarder.  

En revanche, et après pesée de tous les intérêts en cause (ATF 142 II 161 

consid. 4.6.1), les noms des différentes personnes qui apparaissent dans 

ces informations et documents peuvent être transmis. D’une part, ces 

indications ne sont pas le fruit d’un pur hasard et, d’autre part, elles doivent 

être considérées comme étant vraisemblablement pertinentes pour le 

HMRC, et ce, compte tenu de l’état de fait décrit et des informations 

recherchées (ATF 143 II 185 consid. 3.2, ATF 142 II 161 consid. 4.6.2). Au 

demeurant, leur suppression rendrait la demande d’assistance 

administrative vide de sens. 

A-907/2017 

Page 27 

5.  

5.1 Les frais de procédure sont fixés à Fr. 5’000.–. Vu l’admission très 

partielle du recours et non pas dans ses conclusions principales telles 

qu’elles ressortent de l’acte de recours du 10 février 2017, les frais de 

procédure sont mis à la charge du recourant (art. 63 al. 1 PA) à raison de 

neuf dixièmes, soit Fr. 4'500.–. Ce montant est prélevé sur l’avance de frais 

de Fr. 5'000.– déjà versée (cf. art. 4 du règlement du 21 février 2008 

concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif 

fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Le solde de Fr. 500.– sera restitué au 

recourant une fois le présent arrêt définitif et exécutoire, à charge pour lui 

de communiquer un numéro de compte postal ou bancaire. 

5.2 Une indemnité de dépens de Fr. 750.– est allouée au recourant (art. 64 

al. 1 PA ; art. 7 al. 2 FITAF), lequel n’a du reste produit aucune note de 

frais. L’autorité inférieure n’a pas droit aux dépens (art. 7 al. 3 FITAF). 

6.  

S’agissant finalement des voies de droit qui entrent en ligne de compte ici, 

il convient de se référer aux art. 83 let. h, 84a, 90 ss et 100 al. 2 let. b de 

la LTF. Par conséquent, le présent arrêt, qui concerne un cas d’assistance 

administrative internationale en matière fiscale, peut être attaqué par un 

recours en matière de droit public, à condition qu’une question juridique de 

principe se pose ou qu’il s'agisse pour d'autres motifs d'un cas particuliè-

rement important au sens de l'art. 84 al. 2 LTF. Le délai de recours est de 

dix jours (art. 100 al. 2 let. b LTF). Il revient au Tribunal fédéral de dire si 

les conditions de recevabilité du recours sont réunies.  

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est très partiellement admis, dans le sens des considérants. 

Pour le surplus, le recours est rejeté. 

2.  

La décision finale de l’autorité inférieure est modifiée dans le sens que 

l’AFC doit, avant la transmission des informations au HMRC, procéder aux 

modifications et caviardages complémentaires mentionnés au 

considérant 4. 

3.  

Les frais de procédure par Fr. 4’500.– sont mis à la charge du recourant. 

Le solde de Fr. 500.– lui sera restitué une fois le présent arrêt définitif et 

A-907/2017 

Page 28 

exécutoire, à charge pour lui de communiquer un numéro de compte postal 

ou bancaire. 

4.  

L’autorité inférieure doit verser Fr. 750.– au recourant à titre de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […] ; Acte judiciaire) 

 

La présidente du collège : Le greffier : 

  

Annie Rochat Pauchard Dario Hug 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision, qui concerne un cas d'assistance administrative 

internationale en matière fiscale, peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit 

public, dans les dix jours qui suivent la notification. Le recours n'est 

recevable que lorsqu'une question juridique de principe se pose ou qu'il 

s'agit pour d'autres motifs d'un cas particulièrement important au sens de 

l'art. 84 al. 2 LTF (art. 82, art. 83 let. h, art. 84a, art. 90 ss et art. 100 al. 2 

let. b LTF). Le mémoire de recours doit exposer en quoi l'affaire remplit la 

condition exigée. En outre, le mémoire doit être rédigé dans une langue 

officielle et doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de 

preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de preuve 

doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient entre les mains du 

recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition :