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**Case Identifier:** ddde3f8f-c1b8-58a1-ab9a-5b815d067583
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-12-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 22.12.2022 A/3787/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3787-2021_2022-12-22.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3787/2021 ATAS/1186/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 22 décembre 2022 

3ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à VERNIER GENEVE * 
Rectification d'une erreur matérielle le 21.02.2023/SKA/wmh 

 

 

 

recourant 

contre  

CAISSE NATIONALE SUISSE D'ASSURANCE EN CAS 
D'ACCIDENTS – SUVA, Fluhmattstrasse 1, 6002 LUCERNE 

 

 

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/3787/2021 

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EN FAIT 

 

 Monsieur A______ (ci-après : l'assuré), né en 1977, a travaillé en qualité A.      a.
d'employé d'atelier de pressing à plein temps, à partir du 1er mai 2016. À ce titre, il 
était assuré contre le risque d'accidents auprès de la CAISSE NATIONALE 
SUISSE D'ASSURANCE EN CAS D'ACCIDENTS (ci-après : la SUVA). 

b. Le 8 octobre 2018, l'assuré a chuté en descendant d'une camionnette les bras 
chargés de vêtements. Il a ressenti de fortes douleurs de l'épaule droite au bout des 
doigts après être tombé de tout son poids sur sa main et son épaule droites. Une 
incapacité de travail immédiate en raison d'une torsion/foulure a été annoncée à la 
SUVA, qui a versé des prestations d’assurance dès cette date. 

c. Le 16 octobre 2018, l'assuré s’est soumis à une arthrographie et à une arthro-IRM 
de l'épaule droite, qui ont principalement mis en évidence une tendinopathie 
évoluée du tendon du supra-épineux, compliquée d'une petite déchirure partielle de 
la face profonde du tendon du supra-épineux à sa partie antérieure, ainsi qu’un 
épanchement significatif au niveau de la bourse subacromiale.  

d. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) du 31 janvier 2019 de la colonne 
cervicale a montré une protrusion discale C4-C5 paramédiale droite, décrite comme 
non significative.  

e. Une IRM du 12 février 2019 du cerveau et des rochers, effectuée par le docteur 
B______, spécialiste en radiologie, a mis en évidence une hypertrophie de la 
végétation adénoïde au rhinopharynx, ainsi qu’une anomalie aspécifique au niveau 
frontal, pouvant évoquer une leucoraïose d’origine ischémique. 

f. Le 18 février 2019, le docteur C______, spécialiste en neurologie, a indiqué que 
l’assuré présentait une inflammation post-accidentelle de l’avant-bras proximal 
droit avec neuropathie périphérique du nerf médian, une encéphalopathie vasculaire 
débutante, des dysesthésies sévères, ainsi que des faiblesses motrices sur la partie 
extérieure de l’avant-bras droit, s’exprimant jusqu’à la main et au coude. Une 
inflammation des deux têtes du muscle pronator teres était suspectée.  

g. Suite à des radiographies du poignet droit, le 24 avril 2019, le docteur D______, 
radiologue, a conclu à l’absence de lésion osseuse traumatique et de signe 
d’instabilité dynamique au niveau du carpe. 

h. Dans un rapport du 16 mai 2019 faisant suite à des examens pratiqués les 
25 mars et 13 mai 2019, le docteur E______, spécialiste orthopédique et médecin 
conseil de la SUVA, a diagnostiqué une tendinopathie fissuraire de l’épaule droite, 
coiffe des rotateurs, ainsi qu’un syndrome du canal carpien. La mobilité de l’épaule 
droite restait limitée et douloureuse. Le poignet était également douloureux à la 
palpation.  

 
 
 

 

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i. Le 28 mai 2019, l’assuré s’est soumis à une électroneuromyographie (ENMG) du 
membre supérieur droit. Le docteur F______, spécialiste en neurologie, a conclu à 
un probable syndrome du tunnel carpien. 

j. Le 29 mai 2019, le docteur G______, chef de clinique auprès de l’unité 
d’orthopédie et de traumatologie du sport des Hôpitaux universitaires de Genève 
(HUG), a fait état d’un probable syndrome douloureux régional complexe (CRPS) 
au niveau du membre supérieur droit, en cours d’investigation. 

k. Le 11 juin 2019, le docteur H______, spécialiste en chirurgie de la main a 
adressé un rapport au médecin traitant de l’assuré. Il y a mentionné des douleurs au 
niveau du poignet droit, des paresthésies nocturnes et des vertiges consécutifs à 
l’accident pouvant être dus aux médicaments administrés depuis lors. Il a 
diagnostiqué une ténosynovite du poignet et proposé une infiltration. 

l. Le 26 août 2019, le Dr E______ a admis un lien de causalité probable entre les 
problèmes de santé rencontrés par l'assuré au niveau de son épaule. Il l’a en 
revanche nié concernant les diagnostics posés au niveau de la main par le 
Dr H______. L’assuré demeurait dans l'incapacité totale de travailler en raison de la 
problématique de l’épaule, à la charge de la SUVA. 

m. Le 30 septembre 2019, le Dr H______ a procédé à une cure du tunnel carpien et 
de la ténosynovite de De Quervan droits. 

n. Le 14 octobre 2019, la doctoresse I______, spécialiste en ophtalmologie, a fait 
état d’un rétrécissement périphérique du champ visuel et d’une hypertension 
oculaire.  

o. Le 18 octobre 2019, le docteur J______, ophtalmologue conseil de la SUVA, a 
indiqué que ces troubles ne pouvaient être imputés à l’accident et que la prise en 
charge de lunettes pour y remédier n’incombait donc pas à l’assureur-accident. 

p. Le 10 décembre 2019, l’assuré a subi une intervention (arthroscopie de l’épaule 
droite, désinsertion et réinsertion du sus épineux, réinsertion du subscapulaire et 
ténodèse du long chef du biceps), pratiquée par le docteur K______, spécialiste en 
chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur. 

q. Le 21 février 2019, lors d’un entretien avec la SUVA, l’assuré a déclaré que les 
douleurs avaient augmenté suite à l’intervention du 10 décembre, malgré 18 
séances de rééducation effectuées depuis lors. 

r. Le 10 mars 2020, le docteur L______, spécialiste en médecine physique et 
réadaptation auprès des HUG, a considéré que, trois mois après l’opération, le 
pronostic demeurait globalement favorable, malgré une raideur gléno-humérale et 
des douleurs. La physiothérapie était augmentée, du Tramal retard (100 mg toutes 
les 12 heures) et du Tramal rapide ponctuel (50 mg) prescrits en sus des 4 
comprimés quotidiens de Dafalgan (1000 mg). 

 
 
 

 

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s. Le Dr K______ ayant constaté, les 19 mars et 12 juin 2020, l'absence d’évolution 
tant en termes de mobilité de l’épaule que sous l’angle des douleurs, l’assuré a été 
adressé à la clinique romande de rééducation (CRR), dans laquelle il a séjourné du 
18 août au 15 septembre 2020. Dans le cadre de l’évaluation globale effectuée à 
cette occasion, des limitations de la mobilité des épaules ont été constatées, 
principalement à droite, qui n’ont pu être diminuées par le traitement proposé 
durant le séjour.  

t. Le 26 août 2020, le docteur M______, spécialiste en chirurgie orthopédique 
auprès de la CRR, a par ailleurs observé, à l'IRM du 15 juin 2020, un tendon du 
supra-épineux présentant toujours de sévères altérations de signal, ainsi qu’une 
arthropathie acromio-claviculaire avancée, pour laquelle il a proposé une 
infiltration.  

u. Le 7 octobre 2020, le docteur N______, chef de clinique auprès du service de 
réadaptation de l’appareil locomoteur de la CRR, a posé les diagnostics de : rupture 
interstitielle du supra-épineux, rupture haute du sous-scapulaire et de bursite à 
l’épaule droite, discret œdème osseux face dorsale du scaphoïde droit, œdème des 
parties molles, tendinopathie de De Quervain, discrète neuropathie du nerf médian 
droit au tunnel carpien, diabète de type 2 et obésité de stade 2. Il a également 
préconisé d'éviter : le port unique de charges supérieures à 15 kg avec le membre 
supérieur droit, le port répété de charges supérieures à 10 kg, les mouvements 
répétés ou nécessitant de la force du membre supérieur droit, ainsi que le travail 
exécuté membre supérieur droit au-dessus des épaules ou en porte-à-faux. Le 
pronostic de réinsertion dans l’ancienne activité était défavorable, mais en revanche 
théoriquement favorable dans une activité adaptée, le patient n’étant cependant pas 
encore dans un processus de retour au travail. 

v. Le 24 novembre 2020, le Dr L______ a indiqué que l’état de l’épaule droite était 
stabilisé et qu’une réorientation professionnelle vers un métier adapté était 
nécessaire. Une telle activité ne devait pas impliquer de port de charge répété loin 
du corps et au-dessus du niveau de l’épaule droite.  

w. Le dossier a été soumis au Dr E______, qui, en janvier 2021, a admis une totale 
incapacité à exercer l’activité habituelle. La reprise d’une activité adaptée, 
respectant les limitations fonctionnelles listées par le Dr N______ était en revanche 
exigible. Selon lui, une indemnité pour atteinte à l’intégrité (IPAI) de 5% se 
justifiait, du fait du caractère durable de la lésion à l’articulation de l’épaule droite. 

x. Le 14 janvier 2021, la SUVA a informé l’assuré que le cas était désormais 
considéré comme stabilisé, qu’il était mis fin à la prise en charge des soins 
médicaux, sous réserve d’éventuels contrôles médicaux auprès du spécialiste de 
l’épaule, qu'elle admettait que l’ancienne activité n’était plus exigible, mais 
considérait en revanche qu'une activité adaptée aux limitations fonctionnelles 
retenues par le Dr N______ l’était à 100%, sans perte de rendement. En 

 
 
 

 

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conséquence, il serait mis un terme au versement de l’indemnité journalière le 31 
mai 2021. 

y. Une IRM du coude droit du 26 février 2021 effectuée par le Dr B______ a mis 
en évidence des signes d’épicondylite externe chronique en partie fissuraire, avec 
tuméfaction des parties molles du voisinage.  

z. Les 15 et 27 mars 2021, l’assuré a été examiné aux HUG par les 
doctoresses O______ et P______, cheffes de clinique auprès du service de premier 
recours, suite à une aggravation des douleurs au coude droit. 

aa. Le diagnostic d’épicondylite latérale chronique du coude droit, avec fissuration 
du tendon commun des extenseurs, a été confirmé le 16 avril 2021 par le docteur 
Q______, spécialiste en chirurgie orthopédique auprès des HUG. Une infiltration 
de corticoïde et de la physiothérapie étaient recommandées.  

bb. Le Dr E______ a estimé en date du 7 mai 2021 que l’épicondylite constituait 
une maladie et ne concernait pas la SUVA. 

cc. Le 24 juin 2021, la SUVA a reçu de l’office cantonal de l'assurance-invalidité 
(OAI) un avis rédigé le 2 juin 2021 par son service médical régional (ci-après : 
SMR) relatif à l’assuré, considérant comme nécessaire la mise sur pied d'une 
expertise pluridisciplinaire en chirurgie orthopédique, médecine interne et 
psychiatrie. Selon le SMR, si les conséquences des atteintes ophtalmologiques et de 
l’épaule droite semblaient claires, il n’était en revanche pas possible de déterminer 
la sévérité des autres atteintes, notamment la tendinite de De Quervain, le syndrome 
du tunnel carpien, l’épicondylite du coude droit, le diabète, l’obésité et les troubles 
psychiatriques.  

 Par décision du 5 juillet 2021, la SUVA a refusé l’octroi d’une rente B.      a.
d’invalidité à l’assuré, faute de diminution notable de sa capacité de gain. En effet, 
en prenant en compte uniquement les séquelles de l’accident, l’exercice d’une 
activité dans différents secteurs de l’économie – sans port de charges supérieures à 
15 kg au-dessus de l’horizontale, ni port répété de charges supérieures à 10 kg, ni 
mouvement répété du membre supérieur droit, ni travail au-dessus du plan des 
épaules ou en porte-à-faux – était exigible à plein temps, sans perte de rendement. 
Sur la base des chiffres du niveau de compétence 1 de l’Enquête suisse sur la 
structure des salaires (ESS) et en tenant compte d’une réduction de 5% pour les 
limitations fonctionnelles, il était encore possible de prétendre un revenu annuel de 
CHF 65'805.-, supérieur à celui de CHF 52'650.- réalisable avant l’accident. 
 
Pour le surplus, une IPAI de 5% était octroyée. 

b. L’assuré s'est opposé à cette décision en date du 24 août 2021, en arguant être 
dans l'incapacité de travailler depuis l’accident du 8 octobre 2018. Il indiquait en 
outre avoir rendez-vous le 14 septembre 2021 à l’hôpital de la Tour, en vue d’une 
nouvelle intervention chirurgicale à l’épaule. 

 
 
 

 

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c. Le 4 octobre 2021, l’assuré a transmis à la SUVA deux rapports complémentaires 
à l’appui de son opposition, soit : 

- une ENMG de la doctoresse R______ du 8 septembre 2021, concluant à un 
syndrome du tunnel carpien des deux côtés, relativement symétrique, avec 
discrète atteinte sensitivomotrice essentiellement myélinique des nerfs 
médians aux carpes; les anomalies étaient décrites comme présentes des deux 
côtés, sans lien évident avec la symptomatologie; 

- un rapport du 14 septembre 2021 du docteur S______, spécialiste en 
neurologie consécutif à une consultation du jour même, retenant le diagnostic 
d’atteinte du membre supérieur droit à prédominance proximale post-
traumatique avec douleurs chroniques et composante d’hyperalgie neurogène 
et dysesthésie au niveau de l’épaule; le neurologue concluait à une limitation 
importante et une charge possible nulle, du fait de la douleur; selon lui, il y 
avait bien une composante neurogène au tableau clinique, même si l’ENMG 
du 8 septembre 2021 n’était pas contributive; il déconseillait toute nouvelle 
intervention, infiltration ou autre mesure invasive et préconisait la poursuite 
de la physiothérapie. 

d. Le 4 octobre 2021, le Dr Q______ a établi un nouveau rapport consécutif à une 
consultation du 7 septembre 2021, motivée par les douleurs au niveau du coude, 
pour lesquelles une rééducation avec traitement conservateur était préconisée.  

e. Par décision du 8 octobre 2021, la SUVA a rejeté l’opposition de l’assuré. 

Elle a considéré que les nouveaux documents médicaux produits ne mettaient pas 
en évidence de mesures thérapeutiques susceptibles d’améliorer les limitations 
fonctionnelles au niveau de l’épaule droite, de sorte qu’ils ne remettaient pas en 
question l’arrêt des indemnités journalières et de la prise en charge du traitement 
médical au 31 mai 2021.  

Ils ne révélaient pas non plus de nouveaux troubles d’origine accidentelle, 
notamment sous l’angle neurologique, de sorte que le refus de rente d’invalidité 
demeurait justifié.  

La SUVA ne prenant en charge que les conséquences d’un accident et non celles 
d’une maladie dégénérative, il ne lui paraissait pas nécessaire d’attendre les 
résultats de l’expertise pluridisciplinaire mise en place par l’OAI, dont les 
conclusions quant à la capacité de gain ne seraient de toute manière pas pertinentes, 
faute d’examiner la question de l'existence d'un rapport de causalité entre les 
différentes atteintes à la santé et l’évènement du 8 octobre 2018. 

f. L’assuré interjette recours contre cette décision en concluant à son annulation et à 
l’octroi d’une rente d’invalidité de 50% au minimum. À titre préalable, il sollicite 
l’apport de l’expertise de l’assurance-invalidité.  

Le recourant allègue que son droit d’être entendu a été doublement violé. D’une 
part, parce qu'il n'a obtenu une copie de son dossier administratif que tardivement, 

 
 
 

 

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soit le 3 novembre 2021, après avoir dû le demander en date du 28 octobre. D’autre 
part, parce qu'il considère que l'intimée s’est prononcée sur la base d’un dossier 
incomplet, faute d’avoir attendu les résultats de l’expertise pluridisciplinaire mise 
en œuvre par l’OAI. 

Il rappelle qu’il est atteint de multiples atteintes à la santé (tendinite de De 
Quervain, syndrome du tunnel carpien, épicondylite du coude droit, diabète, 
obésité, problèmes psychiques et ophtalmiques).  Il estime ne pouvoir travailler qu'à 
50% au maximum, vu ses douleurs. Il invoque pour le surplus les conclusions du 
Dr S______ dans son rapport du 14 septembre 2021 au Dr T______.  

g. Invitée à se déterminer, l'intimée, dans sa réponse du 14 décembre 2021, a conclu 
au rejet du recours, essentiellement en raison de l’absence de lien de causalité entre 
l’évènement assuré et certaines atteintes décrites comme incapacitantes par le 
recourant.  

Concernant la violation alléguée du droit d’être entendu, elle rappelle que 
l’intéressé était libre de solliciter un exemplaire de son dossier avant le 28 octobre 
2021.  

Quant au refus d’attendre le résultat de l’expertise de l’OAI, il résulte, comme déjà 
expliqué, d’une appréciation anticipée des preuves. 

h. Le 11 avril 2022, le recourant a produit un rapport du Dr T______ daté du 29 
mars 2022, certifiant qu’il est « absolument inapte à travailler depuis en tout cas 
2019 », comme cela ressortirait de plusieurs appréciations concernant « les 
maladies survenues par la suite, comme le diabète de type 2, l’apnée du sommeil, 
ainsi que les dysfonctions ostéoarticulaires qui ont persisté et pour lesquelles il a été 
suivi à l’hôpital cantonal au niveau de l’épaule droite ». 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 
1981 (LAA - RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. À teneur de l'art. 1 al. 1 LAA, les dispositions de la LPGA s'appliquent à 
l'assurance-accidents, à moins que la loi n'y déroge expressément. 

3. Le 1er janvier 2021 est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la 
LPGA. Dans la mesure où le recours a été interjeté postérieurement au 1er janvier 
2021, il est soumis au nouveau droit (cf. art. 82a LPGA a contrario). 

 
 
 

 

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4. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable 
(art. 56 LPGA; art. 62 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]).  

5. Le litige porte sur le droit de l'assuré aux prestations de l'intimée au-delà du 
31 mai 2020, en particulier sur la question de l'existence d'un lien de causalité entre 
l’accident et les atteintes à la santé dont il se prévaut au-delà de cette date. 

6. Selon l'art. 6 al. 1 LAA, les prestations d'assurance sont allouées en cas d'accident 
professionnel, d'accident non professionnel et de maladie professionnelle. Par 
accident, on entend toute atteinte dommageable, soudaine et involontaire, portée au 
corps humain par une cause extérieure extraordinaire qui compromet la santé 
physique, mentale ou psychique ou qui entraîne la mort (art. 4 LPGA; 
ATF 129 V 402 consid. 2.1, ATF 122 V 230 consid. 1 et les références). 

La responsabilité de l’assureur-accidents s’étend, en principe, à toutes les 
conséquences dommageables qui se trouvent dans un rapport de causalité naturelle 
(ATF 119 V 335 consid. 1; ATF 118 V 286 consid. 1b et les références) et adéquate 
avec l’événement assuré (ATF 125 V 456 consid. 5a et les références). 

Le droit à des prestations découlant d'un accident assuré suppose d'abord, entre 
l'événement dommageable de caractère accidentel et l'atteinte à la santé, un lien de 
causalité naturelle. Cette condition est réalisée lorsqu'il y a lieu d'admettre que, sans 
cet événement accidentel, le dommage ne se serait pas produit du tout ou qu'il ne 
serait pas survenu de la même manière. Il n'est pas nécessaire que l'accident soit la 
cause unique ou immédiate de l'atteinte à la santé: il suffit qu'associé 
éventuellement à d'autres facteurs, il ait provoqué l'atteinte à la santé, c'est-à-dire 
qu'il apparaisse comme la condition sine qua non de cette atteinte (ATF 142 V 435 
consid. 1). 

Savoir si l'événement assuré et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de 
causalité naturelle est une question de fait, que l'administration ou, le cas échéant, 
le juge examine en se fondant essentiellement sur des renseignements d'ordre 
médical, et qui doit être tranchée en se conformant à la règle du degré de 
vraisemblance prépondérante, appliquée généralement à l'appréciation des preuves 
dans l'assurance sociale. Ainsi, lorsque l'existence d'un rapport de cause à effet 
entre l'accident et le dommage paraît possible, mais qu'elle ne peut pas être 
qualifiée de probable dans le cas particulier, le droit à des prestations fondées sur 
l'accident assuré doit être nié (ATF 129 V 177 consid. 3.1, ATF 119 V 335 consid. 
1 et ATF 118 V 286 consid. 1b et les références). 

Le fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la survenance 
d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle avec cet 
accident (raisonnement «post hoc, ergo propter hoc»; ATF 119 V 335 consid. 
2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408, consid. 3b). Il convient en principe d'en 
rechercher l'étiologie et de vérifier, sur cette base, l'existence du rapport de 
causalité avec l'événement assuré. 

 
 
 

 

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7. Une fois que le lien de causalité naturelle a été établi au degré de la vraisemblance 
prépondérante, l’obligation de prester de l’assureur cesse lorsque l'accident ne 
constitue pas (plus) la cause naturelle et adéquate du dommage, soit lorsque ce 
dernier résulte exclusivement de causes étrangères à l'accident. Tel est le cas 
lorsque l'état de santé de l'intéressé est similaire à celui qui existait immédiatement 
avant l'accident (statu quo ante) ou à celui qui serait survenu tôt ou tard même sans 
l'accident par suite d'un développement ordinaire (statu quo sine) (RAMA 1994 
n° U 206 p. 328 consid. 3b; RAMA 1992 n° U 142 p. 75 consid. 4b). En principe, 
on examinera si l’atteinte à la santé est encore imputable à l’accident ou ne l’est 
plus (statu quo ante ou statu quo sine) selon le critère de la vraisemblance 
prépondérante, usuel en matière de preuve dans le domaine des assurances sociales 
(ATF 126 V 360 consid. 5b; ATF 125 V 195 consid. 2; RAMA 2000 n° U 363 p. 
46). 

8. Le droit à des prestations de l'assurance-accidents suppose en outre l'existence d'un 
lien de causalité adéquate entre l'accident et l'atteinte à la santé. La causalité est 
adéquate si, d'après le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, le fait 
considéré était propre à entraîner un effet du genre de celui qui s'est produit, la 
survenance de ce résultat paraissant de façon générale favorisée par une telle 
circonstance (ATF 129 V 177 consid. 3.2 et ATF 125 V 456 consid. 5a et les 
références). En présence d'une atteinte à la santé physique, le problème de la 
causalité adéquate ne se pose toutefois guère, car l'assureur-accidents répond aussi 
des complications les plus singulières et les plus graves qui ne se produisent 
habituellement pas selon l'expérience médicale (ATF 118 V 286 consid. 3a et 
ATF 117 V 359 consid. 5d/bb; arrêt du Tribunal fédéral des assurances U 351/04 
du 14 février 2006 consid. 3.2).  

Le caractère adéquat du lien de causalité ne doit être admis que si l'accident revêt 
une importance déterminante par rapport à l'ensemble des facteurs qui ont contribué 
à produire le résultat considéré, notamment la prédisposition constitutionnelle. Cela 
étant, dans ce contexte, il sied encore de préciser que la causalité adéquate ne peut 
pas déjà être niée en raison d’une prédisposition constitutionnelle dès lors que la 
question de l’adéquation en général se détermine non seulement en tenant de 
personnes saines tant sur le plan psychique que physique mais également en tenant 
compte de personnes avec une prédisposition constitutionnelle (ATF 115 V 403 
consid. 4b). 

9. La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, l'incapacité 
de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) supposent 
l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de l'assuré à 
des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le médecin 
doit lui fournir (ATF 122 V 157 consid. 1b). Pour apprécier le droit aux prestations 
d’assurances sociales, il y a lieu de se baser sur des éléments médicaux fiables 
(ATF 134 V 231 consid 5.1). 

 
 
 

 

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9.1 Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; ATF 133 V 450 
consid. 11.1.3; ATF 125 V 351 consid. 3). 

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux (ATF 125 V 351 
consid. 3b). 

9.2 Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis 
par les médecins d'un assureur social aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des 
résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces 
avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de 
mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à 
l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité 
de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est 
qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité 
d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Etant 
donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances 
sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de 
l'expert (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee).  

Lorsqu'un cas d'assurance est réglé sans avoir recours à une expertise dans une 
procédure au sens de l'art. 44 LPGA, l'appréciation des preuves est soumise à des 
exigences sévères: s'il existe un doute même minime sur la fiabilité et la validité 
des constatations d'un médecin de l'assurance, il y a lieu de procéder à des 
investigations complémentaires (ATF 145 V 97 consid. 8.5 et les références; 
ATF 142 V 58 consid. 5.1 et les références; ATF 139 V 225 consid. 5.2 et les 
références; ATF 135 V 465 consid. 4.4 et les références). En effet, si la 
jurisprudence a reconnu la valeur probante des rapports médicaux des médecins-
conseils, elle a souligné qu'ils n'avaient pas la même force probante qu'une 

 
 
 

 

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expertise judiciaire ou une expertise mise en œuvre par un assureur social dans une 
procédure selon l'art. 44 LPGA (ATF 135 V 465 consid. 4.4 et les références). 

Dans une procédure portant sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurances 
sociales, lorsqu'une décision administrative s'appuie exclusivement sur 
l'appréciation d'un médecin interne à l'assureur social et que l'avis d'un médecin 
traitant ou d'un expert privé auquel on peut également attribuer un caractère probant 
laisse subsister des doutes même faibles quant à la fiabilité et la pertinence de cette 
appréciation, la cause ne saurait être tranchée en se fondant sur l'un ou sur l'autre de 
ces avis et il y a lieu de mettre en œuvre une expertise par un médecin indépendant 
selon la procédure de l'art. 44 LPGA ou une expertise judiciaire (ATF 139 V 225 
consid. 5.2 et les références; ATF 135 V 465 consid. 4).  

9.3 En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 
doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). S'il 
est vrai que la relation particulière de confiance unissant un patient et son médecin 
traitant peut influencer l'objectivité ou l'impartialité de celui-ci (ATF 125 V 351 
consid. 3a 52; ATF 122 V 157 consid. 1c et les références), ces relations ne 
justifient cependant pas en elles-mêmes l'éviction de tous les avis émanant des 
médecins traitants. Encore faut-il démontrer l'existence d'éléments pouvant jeter un 
doute sur la valeur probante du rapport du médecin concerné et, par conséquent, la 
violation du principe mentionné (arrêt du Tribunal fédéral 9C/973/2011 du 4 mai 
2012 consid. 3.2.1). 

10. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b, ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

11. La procédure dans le domaine des assurances sociales est régie par le principe 
inquisitoire d'après lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés 
d'office par l'assureur (art. 43 al. 1 LPGA) ou, éventuellement, par le juge (art. 61 
let. c LPGA). Ce principe n'est cependant pas absolu. Sa portée peut être restreinte 
par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire. Celui-ci comprend 
en particulier l'obligation de ces dernières d'apporter, dans la mesure où cela peut 
être raisonnablement exigé d'elles, les preuves commandées par la nature du litige 
et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les 
conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2; VSI 1994, p. 220 

 
 
 

 

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consid. 4). Si le principe inquisitoire dispense les parties de l'obligation de prouver, 
il ne les libère pas du fardeau de la preuve, dans la mesure où, en cas d'absence de 
preuve, c'est à la partie qui voulait en déduire un droit d'en supporter les 
conséquences, sauf si l'impossibilité de prouver un fait peut être imputée à la partie 
adverse. Cette règle ne s'applique toutefois que s'il se révèle impossible, dans le 
cadre de la maxime inquisitoire et en application du principe de la libre 
appréciation des preuves, d'établir un état de fait qui correspond, au degré de la 
vraisemblance prépondérante, à la réalité (ATF 139 V 176 consid. 5.2 et les 
références). 

12. Le juge des assurances sociales doit procéder à des investigations supplémentaires 
ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux 
griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier. Il ne peut ignorer 
des griefs pertinents invoqués par les parties pour la simple raison qu'ils n'auraient 
pas été prouvés (VSI 5/1994 220 consid. 4a). En particulier, il doit mettre en œuvre 
une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas 
(ATF 117 V 282 consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4; arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances I 751/03 du 19 mars 2004 consid. 3.3). Lorsque le juge des 
assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe 
mettre lui-même en œuvre une expertise lorsqu'il considère que l'état de fait 
médical doit être élucidé par une expertise ou que l'expertise administrative n'a pas 
de valeur probante (ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4). Un renvoi à 
l’administration reste possible, notamment quand il est fondé uniquement sur une 
question restée complètement non instruite jusqu'ici, lorsqu'il s'agit de préciser un 
point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à 
l'expert (ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4; SVR 2010 IV n. 49 p. 151, 
consid. 3.5; arrêt du Tribunal fédéral 8C_760/2011 du 26 janvier 2012 consid. 3). 

13. En l’espèce, l’intimée estime que la capacité de travail du recourant est entière, sans 
baisse de rendement, dans un emploi ne mettant pas à vive contribution son 
membre supérieur droit, telle qu’une activité de type administratif, de contrôle de 
qualité, voire de surveillance. Cette évaluation est radicalement différente de celles 
du recourant (qui évalue sa capacité de travail à 50% au maximum) et de son 
médecin traitant (qui la considère comme nulle dans toute activité ; cf. rapport du 
Dr T______ du 29 mars 2022). Cette divergence s’explique essentiellement par les 
atteintes à la santé prises en compte par les parties dans le cadre de leurs 
évaluations respectives. 

Ainsi, le recourant aboutit, dans ses écritures, à une capacité de travail de 50% au 
maximum, du fait de l’ensemble des troubles à la santé dont il souffre, soit une 
tendinite de De Quervain, un syndrome du tunnel carpien, une épicondylite du 
coude droit, du diabète, de l’obésité, ainsi que des problèmes psychiques et 
ophtalmiques. Son médecin traitant se fonde lui aussi sur l’ensemble du tableau 
clinique, soit l’atteinte au membre supérieur droit (faisant notamment référence au 
rapport du Dr S______ du 14 septembre 2021) et « les maladies survenues par la 

 
 
 

 

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suite, comme le diabète de type 2, l’apnée du sommeil ainsi que les dysfonctions 
ostéoarticulaires qui ont persisté et pour lesquelles il a été suivi à l’hôpital cantonal 
au niveau de l’épaule droite » (rapport du Dr T______ du 29 mars 2022). 

Suivant l'avis de son médecin-conseil (pièces 99, 125, 230 et 253 int.), l’intimée 
considère pour sa part que, parmi les atteintes précitées, seuls les troubles 
scapulaires droits sont en lien de causalité avec l’accident du 8 octobre 2020.  

La Cour de céans relève cependant que les prises de position auxquelles l'intimée 
fait référence ne sont guère argumentées. 

Concernant en particulier le poignet, le Dr E______ se contente d'indiquer, dans 
son appréciation du 26 août 2019 : « nous considérons que ceci [les anomalies de la 
main suivies par le Dr H______] n’est pas en lien direct avec l’évènement assuré » 
(pièce 99 int.). Aucune explication complémentaire n’apparaît au dossier pour 
exclure le lien de causalité entre l’accident et la ténosynovite de De Quervain, ainsi 
que le syndrome du tunnel carpien. Or, de telles atteintes peuvent également 
résulter d’un traumatisme. Le recourant (qui pèse 115 kg) ayant chuté de tout son 
poids sur son épaule et son poignet et ayant décrit immédiatement de fortes 
douleurs du bout des doigts jusqu’à l’épaule, l’appréciation du Dr E______ n’est 
pas suffisamment convaincante. Elle l’est d’autant moins que le Dr H______ 
semble privilégier la piste d’une origine traumatique des atteintes au poignet, les 
examens radiologiques et neurologiques ne montrant pas de pseudarthrose du 
scaphoïde, mais plaidant plutôt en faveur d’une contusion osseuse du scaphoïde et 
d’une compression au niveau du rond pronateur (pièce 92 int.). Quand bien même 
le rapport du chirurgien de la main n’est pas suffisamment détaillé pour permettre 
de trancher de manière satisfaisante la question du lien de causalité, il participe à 
semer le doute sur la conclusion, dénuée de toute motivation, du médecin-conseil 
de l’intimée. 

Le même problème se pose s'agissant de l’atteinte au coude droit, non investiguée 
par l’intimée du seul fait que le Dr E______ a affirmé péremptoirement et toujours 
sans la moindre explication, qu’il s’agissait d’une maladie. Or, à nouveau et quand 
bien même tel n’est pas le cas dans la majorité des cas, une épicondylite peut 
résulter directement d’un traumatisme.  

En l’occurrence, les douleurs au coude se rapportent au membre supérieur droit, 
soit celui qui a subi le traumatisme. Elles sont en outre décrites par les médecins 
traitants comme consécutives tantôt à l’accident (pièce 260 int.), tantôt à 
l’intervention du 10 décembre 2019 (pièces 247 et 250 int.) portant sur l’épaule et 
s’inscrivant elle-même dans les suites de l’accident.  

Il n’est ainsi pas suffisant d’écarter tout lien de causalité entre l’accident et la 
problématique du coude, sans investigation, ni explication.  

Au vu de ces éléments, il convient d’annuler la décision du 8 octobre 2021 et de 
renvoyer la cause à l’intimée afin qu’elle investigue, si nécessaire par la mise en 

 
 
 

 

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œuvre d’une expertise, la question de l'existence d'un lien de causalité entre les 
atteintes du recourant au niveau du coude et du poignet droits et l’accident.  

En fonction du résultat de ces investigations, il lui appartiendra ensuite de 
déterminer si le cas est stabilisé, cas échéant depuis quelle date, ainsi que l’ampleur 
des limitations fonctionnelles et de la diminution de la capacité de travail 
résiduelles, consécutives à l’évènement assuré. 

14. Au vu de ce qui précède, le recours est partiellement admis, la décision sur 
opposition du 27 janvier 2021 2 octobre 2021 annulée et la cause renvoyée à 
l’intimée pour instruction complémentaire et nouvelle décision. *Rectification 
d'une erreur matérielle le 21.02.2023/SKA/wmh 

15. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 

*** 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement au sens des considérants. 

3. Annule la décision sur opposition du 27 janvier 2021 2 octobre 2021 * 

Rectification d'une erreur matérielle le 21.02.2023/SKA/wmh.. 

4. Renvoie la cause à l’intimée pour instruction complémentaire au sens des 
considérants et nouvelle décision. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 

 
La greffière 

 
 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La présidente 
 
 
 

Karine STECK 
 

 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le