# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 264a2870-2883-5a8a-af38-b6f72146cfc5
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2016-03-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.03.2016 C-610/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-610-2016_2016-03-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-610/2016 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 4  m a r s  2 0 1 6  

Composition 
 Yannick Antoniazza-Hafner, juge unique,  

avec l'approbation de Antonio Imoberdorf, juge,  

Claudine Schenk, greffière. 
 

 
 

Parties 
 B._______,  

représentée par Me Denis Weber, avocat à Lausanne,  

recourante,  

 

 
 

 
contre 

 
  

Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure,  

 

 
 

 
 

Objet 
 Attribution d'un demandeur d'asile (A._______) à un canton; 

décision du SEM du 18 janvier 2016 / N … ... 

 

 

 

C-610/2016 

Page 2 

Vu 

la demande d'asile déposée le 8 janvier 2016 par A._______ (ressortis-

sante de la République démocratique du Congo, née en 1952),  

la décision incidente du 18 janvier 2016 (notifiée le jour suivant), par la-

quelle le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a attribué la requérante 

au canton du Valais, avisant par ailleurs l'intéressée qu'un éventuel recours 

contre cette décision ne pouvait être formé que pour une violation du prin-

cipe de l'unité de la famille et n'aurait pas d'effet suspensif, 

le recours interjeté le 29 janvier 2016 par B._______ (la petite-fille de la 

requérante, de nationalité suisse) - par l'entremise de son mandatai-

re - contre cette décision incidente auprès du Tribunal administratif fédéral 

(ci-après: le Tribunal), acte par lequel la prénommée a sollicité l'attribution 

de A._______ au canton de Vaud, ainsi que la restitution de l'effet sus-

pensif,  

que la recourante a fait valoir que sa grand-mère avait été placée par les 

autorités valaisannes dans un foyer situé dans un environnement alpin, 

relativement isolé, et à une altitude à laquelle elle n'était pas accoutumée,  

qu'elle a ajouté que, vu l'état de santé de son aïeule, "il serait opportun 

qu'elle [son aïeule] soit entourée", ajoutant qu'elle serait, le cas échéant, 

disposée à accueillir l'intéressée chez elle, dans le canton de Vaud, 

qu'elle a expliqué que A._______ lui avait rendu visite à Lausanne, en 

2002, et avait - à cette occasion - fait la connaissance de son arrière-petit-

fils, 

qu'elle a annoncé la production d'un certificat médical concernant l'état de 

santé "notamment psychique" de sa grand-mère, 

que, par décision incidente du 5 février 2016, le Tribunal a imparti à la re-

courante un délai pour verser une avance de frais et pour produire le do-

cument médical annoncé,  

qu'un certificat médical daté du 17 février 2016 et l'avance de frais requise 

ont été fournis dans le délai imparti, 

que, dans ce certificat médical succinct, le médecin signataire a constaté 

que A._______ souffrait de "plusieurs maladies handicapantes" (en 

C-610/2016 

Page 3 

particulier de "troubles psychologiques" et d'une "mobilité réduite") néces-

sitant un "suivi médico-social" et estimé qu'il serait "souhaitable" qu'elle 

puisse habiter chez sa petite-fille,  

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les auto-

rités mentionnées à l'art. 33 LTAF,  

qu'en particulier, les décisions incidentes d'attribution cantonale de requé-

rants d'asile prises par le SEM en application de l'art. 27 al. 3 LAsi (RS 

142.31) peuvent être déférées au Tribunal (cf. art. 107 al. 1 2ème phr. LAsi, 

en relation avec l'art. 105 LAsi et les art. 32 a contrario et 33 let. d LTAF), 

lequel statue de manière définitive (cf. art. 1 al. 2 LTAF, en relation avec 

l'art. 83 let. d ch. 1 a contrario LTF [RS 173.110]), 

que la procédure devant le Tribunal est régie par la PA, à moins que la 

LTAF ou la LAsi n'en disposent autrement (cf. art. 37 LTAF, en relation avec 

les art. 6 et 105 LAsi),  

que la recourante a qualité pour recourir; présenté dans la forme et les 

délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. les art. 48 al. 1, 50 

al. 1 et 52 PA, applicables par renvoi de l'art. 37 LTAF et de l'art. 6 LAsi, en 

relation avec l'art. 108 al. 1 in fine LAsi),  

que le SEM attribue le requérant d'asile à un canton (canton d'attribution), 

en tenant compte des intérêts légitimes de celui-ci (cf. art. 27 al. 3 1ère et 

2ème phr. LAsi),  

que, selon l'art. 22 al. 1 OA 1 (RS 142.311), qui régit la question de l'attri-

bution initiale d'un requérant d'asile à un canton déterminé, le SEM répartit 

les requérants d'asile entre les cantons le plus uniformément possible, en 

tenant compte de la présence en Suisse de membres de leur famille, de 

leur nationalité et des cas présentant un besoin d'encadrement particulier 

(cf. les versions allemande et italienne de cette disposition: "unter Berück-

sichtigung … besonders betreuungsintensiver Fälle", "tenendo conto … dei 

casi particolarmente bisognosi di assistenza"), 

qu'aux termes de l'alinéa 2 de cette disposition, qui régit le transfert ulté-

rieur d'un requérant d'asile déjà attribué à un canton (en vertu d'une déci-

sion entrée en force) vers un autre canton, le SEM ne décide de changer 

C-610/2016 

Page 4 

un requérant d'asile de canton que si les deux cantons concernés y con-

sentent ou suite à une revendication du principe de l'unité de la famille, ou 

encore en cas de menace grave pesant sur l'intéressé ou sur d'autres per-

sonnes, 

qu'on entend par famille (au sens de l'ordonnance précitée), les conjoints 

et leurs enfants mineurs, les partenaires enregistrés et les personnes qui 

vivent en concubinage de manière durable (cf. art. 1a let. e OA 1), 

que, conformément à l'art. 27 al. 3 3ème phr. LAsi, un recours contre une 

décision incidente d'attribution cantonale n'est ouvert que pour violation du 

principe de l'unité de la famille (cf. ATAF 2009/54 consid. 1.3.1 et 1.3.2), 

que le pouvoir d'examen du Tribunal, tel qu'il est défini par la disposition 

légale précitée et circonscrit par le ch. 1 du dispositif de la décision querel-

lée, est donc limité à la seule question de savoir si la décision de l'autorité 

inférieure d'attribuer A._______ au canton du Valais constitue une violation 

du principe de l'unité familiale (cf. ATAF 2009/54 consid. 1.3.3, 2008/47 

consid. 1.3.2, et les références citées),  

qu'en revanche, la question d'un éventuel changement de commune (res-

pectivement de foyer) à l'intérieur du canton d'attribution - qui relève de la 

compétence des autorités cantonales, et non des autorités fédérales - sort 

du cadre de l'objet de la contestation,  

que l'art. 27 al. 3 3ème phrase LAsi a été introduit dans la loi sur l'asile - eu 

égard aux exigences de l'art. 8 de la Convention européenne des droits de 

l'homme (CEDH, RS 0.101), en relation avec l'art. 13 CEDH - pour ouvrir 

un droit de recours en cas d'éventuelle séparation des membres d'une mê-

me famille en Suisse (cf. Message du Conseil fédéral du 4 décembre 1995 

concernant la révision totale de la loi sur l'asile ainsi que la modification de 

la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers, in : FF 1996 II 

1ss, spéc. p. 54; ATAF 2009/54 consid. 1.3.1, 2008/47 consid. 1.3.2), 

que l'étendue de la protection garantie par le principe de l'unité de la famille 

ancré à l'art. 27 al. 3 3ème phrase LAsi correspond donc à celle du droit au 

respect de la vie familiale consacré par l'art. 8 CEDH et la jurisprudence y 

relative (cf. ATAF 2008/47 consid. 4.1.1 et 4.1.4),  

que l'art. 13 al. 1 Cst. (RS 101) ne confère en principe pas une protection 

plus étendue que la norme conventionnelle précitée en matière de police 

C-610/2016 

Page 5 

des étrangers (cf. ATF 129 II 215 consid. 4.2, et la jurisprudence citée; 

ATAF 2007/45 consid. 5.3), 

que l'art. 8 par. 1 CEDH (RS 0.101) permet, à certaines conditions, à un 

étranger entretenant des relations étroites, effectives et intactes avec un 

membre de sa famille bénéficiant d'un droit de présence assuré en Suisse 

(soit la nationalité suisse, une autorisation d'établissement ou une autori-

sation de séjour à la délivrance de laquelle la législation suisse confère un 

droit) de s'opposer à une éventuelle séparation de sa famille (cf. ATF 137 I 

284 consid. 1.3, 135 I 143 consid. 1.3.1, et la jurisprudence citée; ATAF 

2008/47 consid. 4.1.1 et 2007/45 consid. 5.3),  

qu'on ne saurait toutefois perdre de vue que les relations familiales visées 

par cette norme conventionnelle sont avant tout celles qui concernent la 

famille dite nucléaire ("Kernfamilie"), soit celles qui existent entre époux ou 

entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun (cf. ATF 137 

I 113 consid. 6.1, 135 I 143 consid. 1.3.2, et la jurisprudence citée; ATAF 

2008/47 consid. 4.1.1 et 2007/45 consid. 5.3),  

que, pour les relations qui sortent du cadre de ce noyau familial (par exem-

ple, entre un parent et son enfant majeur ou, comme en l'espèce, entre 

grands-parents et petits-enfants), l'art. 8 par. 1 CEDH ne confère un droit 

au regroupement familial qu'à la condition qu'il existe un rapport de dépen-

dance particulier entre l'étranger et le proche parent établi en Suisse (cf. 

ATF 139 II 393 consid. 5.1, 137 I 154 consid. 3.4.2 et 135 I 143 consid. 3.1; 

ATAF 2008/47 consid. 4.1.1, 2009/8 consid. 5.3.2 et consid. 8.5 et 2007/45 

consid. 5.3),  

que tel est notamment le cas si la personne dépendante souffre d'un han-

dicap (physique ou mental) ou d'une maladie grave l'empêchant de vivre 

de manière autonome et nécessitant une prise en charge permanente ren-

dant irremplaçable l'assistance de proches parents dans sa vie quotidienne 

(cf. ATF 120 Ib 257 consid. 1/d-e; arrêts du TF 2C_170/2015 du 10 sep-

tembre 2015 consid. 4.2, 2C_614/2013 du 28 mars 2014 consid. 3.1, 

2C_546/2013 du 5 décembre 2013 consid. 4.1, 2C_376/2013 du 22 mai 

2013 consid. 2.2 et 2C_207/2012 du 31 mai 2012 consid. 3.4; ATAF 

2007/45 consid. 5.3),   

que l'extension de la protection de l'art. 8 CEDH aux personnes majeures 

suppose l'existence d'un lien de dépendance comparable à celui qui unit 

les parents à leurs enfants mineurs (cf. arrêts du TF 2C_614/2013 précité 

consid. 3.1, 2C_194/2007 du 12 juillet 2007 consid. 2.2.2),  

http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=%22ne+conf%E8re+pas+une+protection+plus+%E9tendue%22+Cst.&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-II-215%3Afr&number_of_ranks=0#page215
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=1.1.2012&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=+%228+CEDH%22+%22regroupement+familial+diff%E9r%E9%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143

C-610/2016 

Page 6 

qu'en l'occurrence, au regard des propos que A._______ a tenus lors de 

son audition du 14 janvier 2016, il n'apparaît pas que la prénommée aurait 

entretenu avec sa famille vivant en Suisse - au cours des dernières années 

écoulées - des relations suffisamment étroites pour justifier la mise en œu-

vre de l'art. 8 CEDH (cf. les déclarations ayant été consignées dans le pro-

cès-verbal de cette audition, p. 2, p. 8 [ch. 2.02 et 2.03] et p. 9 [ch. 3.02], 

dont il ressort que l'intéressée est venue en Suisse une dizaine d'années 

auparavant pour rendre visite à sa fille et à sa petite-fille, qu'à son retour 

en Suisse en janvier 2016, elle ne connaissait ni l'adresse ni le numéro de 

téléphone de ces dernières et qu'elle était sans nouvelles d'elles depuis 

son départ pour Goma en 2009),  

que les photographies produites à l'appui du recours (en copies) et mon-

trant la prénommée aux côtés de sa petite-fille et de son arrière-petit-fils 

(clichés qui auraient été pris en 2002 aux dires de la recourante, à savoir 

plus de dix ans auparavant) ne sauraient conduire à une appréciation dif-

férente,  

que, dans ce contexte, il est également symptomatique de constater que, 

lorsqu'elle a quitté la République démocratique du Congo en 2013, 

A._______ n'a pas d'emblée rejoint sa famille en Suisse, mais a d'abord 

séjourné dans d'autres pays européens, notamment en Italie, où elle a tra-

vaillé pendant deux ans comme femme de ménage, avant de se rendre en 

Suisse (cf. les déclarations ayant été consignées dans le procès-verbal 

précité, p. 5 et 6),  

qu'à cela s'ajoute que les problèmes de santé de la prénommée - tels qu'ils 

ont été décrits dans le certificat médical du 17 février 2016 - ne sauraient 

être assimilés à un handicap (physique ou mental) ou à une maladie d'une 

gravité telle qu'ils seraient susceptibles d'entraîner un état de dépendance 

particulier au sens de l'art. 8 CEDH (et de la jurisprudence y relative),  

qu'à ce propos, on ne saurait perdre de vue qu'un rapport de dépendance 

particulier au sens de la norme conventionnelle précitée suppose un besoin 

de soins et de prise en charge ("Pflege- und Betreuungsbedürftigkeit") en 

relation avec le handicap ou la maladie graves (cf. arrêts du TF 2C_574/ 

2013 du 23 août 2013 consid. 3.2, 2C_376/2013 du 22 mai 2013 consid. 

2.2 et 2C_760/2012 du 16 août 2012 consid. 2.2),  

qu'il ne ressort pas du certificat médical versé en cause que 

A._______ (qui est âgée de 63 ans) aurait perdu son autonomie et néces-

siterait un suivi psychiatrique rapproché, ainsi que des soins et une prise 

C-610/2016 

Page 7 

en charge quotidienne pour accomplir les actes de la vie courante (par 

exemple pour s'habiller, pour se laver, pour se nourrir, etc.) que seuls de 

proches parents seraient en mesure d'assumer, respectivement de prodi-

guer,  

qu'au contraire, ainsi qu'il appert des déclarations que la prénommée a fai-

tes lors de son audition du 14 janvier 2016, ses problèmes de santé ne l'ont 

pas empêchée d'entreprendre un voyage depuis la République démocra-

tique du Congo jusqu'en Europe et de travailler pendant deux ans comme 

femme de ménage en Italie, avant de rejoindre la Suisse (cf. supra), 

que, d'ailleurs, ni la recourante, ni le médecin consulté considèrent que 

l'attribution de A._______ au canton de Vaud est absolument nécessaire, 

faisant simplement valoir qu'il serait "souhaitable", respectivement "oppor-

tun" que celle-ci puisse habiter chez sa petite-fille,  

que A._______ ne se trouve donc pas, vis-à-vis de sa petite-fille vivant à 

Lausanne, dans un rapport de dépendance particulier au sens de l'art. 8 

CEDH (et de la jurisprudence y relative), 

que, dans la mesure où le changement de canton d'attribution requis en 

l'espèce ne se fonde pas sur une réelle nécessité, mais plutôt sur des mo-

tifs de convenance personnelle, une atteinte au principe de l'unité de la 

famille ne saurait être retenue,  

qu'au cas où des motifs médicaux commanderaient de transférer 

A._______ dans une structure valaisanne située à une altitude inférieure à 

celle de son lieu de vie actuel (ce qui ne ressort pas du certificat médical 

versé en cause), rien n'empêcherait la prénommée de solliciter des autori-

tés valaisannes un éventuel changement de foyer, 

que, partant, le recours dirigé contre la décision incidente querellée doit 

être rejeté, 

que, dans la mesure où le recours s'avère manifestement infondé, la pré-

sente cause peut être tranchée dans une procédure à juge unique, avec 

l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

que, pour le même motif, il convient de renoncer à un échange d'écritures 

et de motiver sommairement le présent arrêt (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de la procédure à 

la charge de la recourante (cf. art. 63 al. 1 PA, en relation avec les art. 1ss 

C-610/2016 

Page 8 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]),  

(dispositif page suivante) 

  

C-610/2016 

Page 9 

 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande de restitution de l'effet suspensif est sans objet. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 800 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant est prélevé sur l'avance du même montant 

versée le 24 février 2016 par l'intéressée. 

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au mandataire de la recourante (Recommandé); 

– à l'autorité inférieure, avec dossiers N … … et N … … en retour (avec 

prière de transmettre le dossier N … … à …); 

– en copie au Service de la population et des migrations du canton du 

Valais, à titre d'information. 

 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yannick Antoniazza-Hafner Claudine Schenk 

 

 

 

Expédition :