# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3b6b3a57-7162-5fa8-af2d-158c57dd23c2
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours pénale 695
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_013_695-----------_nodate.html

## Full Text

¨3422314è¨¨è¨è¨è¨¨è

	
 

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

695

 

PE21.001987-JWG

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS PENALE

__________________________________________

Arrêt du
16 septembre 2022

__________________

Composition
:               Mme             
Byrde,
présidente

             
              MM.             
Meylan et Kaltenrieder, juges 

Greffière             
:              Mme             
Choukroun

 

 

*****

 

Art.
197 al. 1, 241, 246 et 382 al. 1 CPP

 

             
Statuant sur le recours interjeté le 19
août 2022 par  H.________
contre le mandat de perquisition et le mandat documentaire délivré le 11 août 2022 par
le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne dans la cause n° PE21.001987-JWG,
la Chambre des recours pénale considère :

             

             
En fait :

 

 

A.             
a) H.________, né le [...] 1966, fait l’objet
d’une enquête préliminaire menée par le Procureur Général en chef de Cologne
pour des faits survenus entre le 24 avril et le 4 mai 2014, constitutifs des infractions de diffusion,
acquisition et possession de pornographie juvénile. 

 

             
Le Ministère public central, division For et Entraide a reçu des autorités de poursuites
pénales allemandes une « dénonciation aux fins de poursuite pénale »,
datée du 16 octobre 2020 (P. 5). 

 

             
A la suite d’une demande d’entraide judiciaire internationale du 18 mai 2021, le Ministère
public a reçu les pièces du dossier allemand (P. 8).

 

             
b) Le 25 janvier 2022, le Ministère public
de l’arrondissement de Lausanne a émis un mandat ordonnant qu'une perquisition, y compris
documentaire, soit opérée chez H.________, y compris dans les greniers caves, archives, dépendances
et autres, quel que soit leur lieu de situation, et sur tout matériel informatique ou support de
données (ordinateur, téléphone portable, données enregistrées quel que soit
leur lieu de situation, etc.) pour constater l'infraction, en découvrir les auteurs, saisir tout
objet et tout document ou donnée informatique utile aux investigations en cours. La police a été
chargée de l’exécution de ce mandat, qui a été notifié à l’intéressé
le 7 avril 2022 par l’inspecteur de police ayant procédé à la perquisition.

 

             
c) Par arrêt sur recours du 2 juin 2022 (arrêt
n° 399), la Chambre des recours pénal a admis le recours déposé par H.________ (I),
annulé le mandat de perquisition et de perquisition documentaire du 25 janvier 2022 (II), imparti
au Ministère public de l’arrondissement de Lausanne un délai de dix jours dès la
notification de l’arrêt sur recours pour motiver le mandat de perquisition et de perquisition
documentaire, à défaut de quoi les objets saisis le 7 avril 2022 devaient être restitués
(III), désigné Me Fabien Mingard comme défenseur d’office de H.________ pour la
procédure de recours et arrêté son indemnité à 396 fr. (IV), laissé les
frais d’arrêt ainsi que l’indemnité due au conseil juridique gratuit de H.________
à la charge de l’Etat (V) et dit que l’arrêt était exécutoire (VI). 

 

B.             
Le 11 août 2022, le Ministère public
de l’arrondissement de Lausanne a émis un mandat ordonnant qu'une perquisition, y compris
documentaire, soit opérée chez H.________, y compris dans les greniers, caves, archives, dépendances
et autres, quel que soit leur lieu de situation, et sur tout matériel informatique ou support de
données (ordinateur, téléphone portable, données enregistrées quel que soit
leur lieu de situation, etc.), pour constater l'infraction, en découvrir les auteurs, saisir tout
objet et tout document ou donnée informatique utile aux investigations en cours. La police a été
chargée de l’exécution de ce mandat, qui a été notifié au défenseur
d’office de l’intéressé par courrier recommandé du 11 août 2022 (P. 24).

 

             
La procureure a motivé ce mandat en indiquant qu’une enquête pénale était ouverte
contre H.________ pour pédopornographie au sens de l’art. 197 al. 4 et 5 CP, dans le
cadre de laquelle il lui est reproché d’avoir entre le 24 avril et le 5 mai 2014, à [...],
obtenu sept fichiers avec un contenu de pornographie juvénile dont certains fichiers contiennent
« de graves abus
sexuels sur des enfants de sexe féminins âgés de 5 à 7 ans »
selon le Ministère public de Köln ayant dénoncé les faits. Le magistrat a également
relevé que H.________ était soupçonné d’avoir diffusé, acquis et possédé
de tels fichiers et qu’il avait déjà été condamné en août 2013 (P. 26)
pour obtention de pornographie dure au sens de l’art. 197 ch. 3 bis aCP. 

 

C.             
Par acte du 19 août 2022, H.________ a interjeté
un recours contre ce mandat en concluant au constat de son illicéité et à son annulation,
à la restitution des objets saisis, au retrait des données recueillies dans l’ordinateur
séquestré, en particulier du rapport d’investigation établi le 16 mai 2022 (P. 22
et ses annexes), au constat d’une violation du principe de célérité et à l’allocation
d’une indemnité fixée à dire de justice en faveur de son défenseur d’office.

 

             
Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures. 

 

 

             
En droit
:

 

1.

1.1             
Les parties peuvent attaquer un mandat de perquisition
rendu par le Ministère public (art. 241 et 393 al. 1 let. a CPP ; Chirazi, in : Kuhn/Jeanneret/Perrier
Depeursinge [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse (CR CPP), 2e
éd., Bâle 2019, n. 53 ad art. 241 CPP ; CREP 19 décembre 2016/861 consid. 1) dans
les dix jours devant l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP ; cf. art. 20 al. 1 let. b
CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 13
LVCPP [loi vaudoise d’introduction du Code de procédure pénale suisse ; BLV 312.01] ;
art. 80 LOJV [loi vaudoise d’organisation judiciaire ; BLV 173.01]).

 

1.2             
Selon l'art. 382 al.
1 CPP, toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou
à la modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci. Il existe un
intérêt juridiquement protégé lorsque le recourant est touché directement et
immédiatement dans ses droits propres, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il est touché par un
simple effet réflexe. L'intérêt juridiquement protégé se distingue de l'intérêt
digne de protection, qui n'est pas nécessairement un intérêt juridique, mais peut être
un intérêt de fait. Un simple intérêt de fait ne suffit pas à conférer
la qualité pour recourir. Le recourant doit ainsi établir que la décision attaquée
viole une règle de droit qui a pour but de protéger ses intérêts et qu'il peut en
conséquence en déduire un droit subjectif. La violation d'un intérêt relevant d'un
autre sujet de droit est insuffisante pour créer la qualité pour recourir (ATF 145 IV 161 consid.
3.1). Une partie qui n'est pas concrètement lésée par la décision ne possède
donc pas la qualité pour recourir et son recours est irrecevable (ATF 144 IV 81 consid. 2.3.1).

 

             
Par ailleurs, le recourant doit avoir un intérêt actuel et pratique au recours, respectivement
à l'examen des griefs soulevés. Il n'est renoncé exceptionnellement à cette condition
que si la contestation peut se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues,
si sa nature ne permet pas de la soumettre à une autorité judiciaire avant qu'elle ne perde
son actualité et s'il existe un intérêt public suffisamment important à la solution
des questions litigieuses en raison de leur portée de principe (ATF 146 II 335 consid. 1.3 ;
ATF 142 I 135 consid. 1.3.1). 

 

             
L’existence d'un intérêt actuel est niée lorsque la mesure de contrainte –
tel un mandat de perquisition – a été exécutée (TF 1B_550/2021 consid. 3.2 ;
ATF 139 I 206 consid. 1.2, RDAF 2014 I 445 ; ATF 136 I 274, JdT 2010 IV 153 ; Sträuli,
in : Jeanneret et al. [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse,
2e
éd., Bâle 2019, nn. 11 et 16 ad art. 393 CPP ; Keller, in : Donatsch/Lieber/Summers/Wohlers
[éd.], Kommentar zur Strafprozessordnung, 3e éd.,
Zurich 2020, n. 36 ad art. 393 CPP et les références citées). Tel est le cas lorsqu’un
mandat de perquisition a été exécuté immédiatement par la police après
présentation de la personne visée, soit avant que celle-ci ait eu le temps d’exercer
son droit de recours (Chatton/Droz, in Jeanneret et al., op. cit., n. 46 ad art. 207 CPP). Selon la doctrine,
un intérêt à la constatation de l'illicéité de la mesure effectuée peut
cependant entrer en considération (Keller, op. cit., n. 36 ad art. 393 CPP ; Gfeller, in :
Niggli/Heer/Wiprächtiger [édit.], Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd.,
Bâle 2014, nn. 59 s. ad rem. prél. art. 241-254 CPP).  

 

1.3             
En l’espèce, la mesure de contrainte ayant été exécutée, le recourant
ne dispose plus d’un intérêt actuel à sa modification. Le recours tend à la
constatation de l’illicéité de la mesure et à son annulation. Interjeté en
temps utile et dans les formes prescrites devant l’autorité compétente, par une partie
ayant un intérêt à la constatation de l’illicéité éventuelle de la
mesure litigieuse, le recours est recevable dans cette mesure. 

 

2.

2.1             
Le recourant soutient que la perquisition, intervenue
du surcroit huit ans après les faits dénoncés, n’était pas nécessaire,
ni même utile, à la manifestation de la vérité puisque tous les éléments
pertinents, en particulier les sept fichiers séquestrés, avaient été transmis par
les autorités allemandes avec toutes les informations concernant les comptes et leur détenteur
(P. 6 et 8). Il en déduit que la perquisition litigieuse constitue une « fishing expedition »
prohibée par la loi. Il se plaint en outre d’une violation du principe de la proportionnalité
et de la célérité (art. 5 CPP), les autorités allemandes ayant dénoncé
les faits à la Suisse six ans et demi après ceux-ci, alors que la Suisse n’a demandé
à l’Allemagne les pièces utiles que sept mois après la dénonciation des autorités
allemandes et qu’enfin, après cinq mois sans aucune mesure d’instruction, la perquisition
n’a été exécutée que deux mois et demi après la délivrance du mandat.

 

2.2

2.2.1             
Aux termes de l’art. 139 al. 1 CPP, les autorités pénales mettent en œuvre tous
les moyens de preuve licites qui, selon l’état des connaissances scientifiques et l’expérience,
sont propres à établir la vérité. 

 

             
Le principe de célérité (art. 5 al. 1 CPP) impose aux autorités de mener la procédure
pénale sans désemparer, dès le moment où l'accusé est informé des soupçons
qui pèsent sur lui, afin de ne pas le maintenir inutilement dans l'angoisse. Il s'agit d'une exigence
à l'égard des autorités pénales, qui se distingue de la circonstance atténuante
du temps relativement long (art. 64 avant-dernier alinéa aCP), laquelle est liée à l'approche
de la prescription et suppose que l'accusé se soit bien comporté dans l'intervalle. Comme les
retards dans la procédure pénale ne peuvent être guéris, le Tribunal fédéral
a fait découler de la violation du principe de célérité des conséquences sur
le plan de la peine. Le plus souvent, la violation de ce principe conduira à une réduction
de la peine, parfois même à la renonciation à toute peine ou encore, en tant qu'ultima
ratio dans des cas extrêmes, à une ordonnance
de classement (ATF 133 IV 158 consid. 8 ; ATF 130 IV 54 consid. 3.3.1 et les références citées),
ainsi, selon un exemple théorique donné par le Tribunal fédéral, si la procédure
a déjà entraîné la détention provisoire du prévenu pendant une longue durée
(cf. ATF 117 IV 124 consid. 4c).

 

             
Il suit de ces dispositions que, tant et aussi longtemps que l’action pénale n’est pas
prescrite, les autorités pénales doivent prendre toutes les mesures d’instruction licites
utiles à la manifestation de la vérité. L’écoulement du temps ne les en dispense
d’aucune manière ; en particulier, il n’a aucun effet sur l’appréciation
du caractère proportionné ou disproportionné d’une mesure d’instruction impliquant
l’usage de la contrainte, telle une perquisition. Un retard injustifié de l’autorité
pénale peut éventuellement, dans des cas extrêmes, justifier un classement de la procédure,
mais, sous réserve de tels cas, il ne se justifie pas que l’autorité renonce à des
mesures propres à élucider les faits. 

 

2.2.2             
Conformément à l’art. 197 al. 1 CPP, la perquisition et la perquisition documentaire,
en tant que mesures de contrainte au sens de l’art. 196 CPP, ne peuvent être ordonnées
que si elles sont prévues par la loi (let. a), si des soupçons suffisants laissent présumer
une infraction (let. b), si le but poursuivi ne peut pas être atteint par des mesures moins sévères
(let. c) et si elles apparaissent justifiées au regard de la gravité de l’infraction
(let. d). Conformément à l’art. 139 al. 2 CPP, en tant que mesures d’instruction,
la perquisition et la perquisition documentaire ne doivent pas être ordonnées pour établir
des faits non pertinents, notoires, connus de l’autorité ou déjà suffisamment prouvés. 

 

             
Aux termes de l’art. 246 CPP, les documents écrits, les enregistrements audio, vidéo
et d’autre nature, les supports informatiques ainsi que les installations destinées au traitement
et à l’enregistrement d’informations peuvent être soumis à une perquisition
lorsqu’il y a lieu de présumer qu’ils contiennent des informations susceptibles d’être
séquestrées.

 

2.2.3             
Les mandats de perquisition (art.
244 CPP) et de perquisition documentaire (art. 246 CPP) portent atteinte aux droits fondamentaux de toute
personne au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des
relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications, protégés
par l’art. 13 al. 1 Cst. (Constitution fédérale de la Confédération suisse
du 18 avril 1999 ; RS 101), ainsi qu’au droit d’être protégé contre
l’emploi abusif des données qui la concernent, protégé par l’art. 13 al. 2
Cst. Conformément à l’art. 36 al. 3 Cst., toute restriction à l’un de ces
droits doit être apte à atteindre le but visé, lequel ne doit pas pouvoir être obtenu
par une mesure moins incisive (règle de la nécessité), et elle suppose qu’il existe
un rapport raisonnable entre les effets de la mesure sur la situation de la personne visée et le
résultat escompté du point de vue de l’intérêt public (ATF 144 I 306 consid. 4.4.1 ;
ATF 137 I 167 consid. 3.6 et les réf. citées). La perquisition du domicile
ou des documents de toute nature d’un prévenu ne saurait donc être ordonnée si cette
mesure n’est pas nécessaire à la manifestation de la vérité, en particulier
si les faits qu’elle doit servir à prouver sont sans pertinence, notoires, déjà
connus de l’autorité pénale ou déjà suffisamment prouvés, soit si les
conditions d’application de l’art. 139 al. 2 CPP sont remplies. Dans le cas contraire,
s’il paraît impossible d’élucider les faits en prenant des mesures moins incisives
et si l’infraction dont le prévenu est soupçonné est d’une gravité suffisante,
la perquisition doit être ordonnée (TF 6B_713/2019 du 12 juillet 2019 consid. 2.2).

 

             
Plus la mesure de contrainte ordonnée est
invasive, plus les soupçons requis doivent être importants (Moreillon/Parein-Reymond, Petit
commentaire, Code de procédure pénale, 2e
éd., Bâle 2016, n. 6 ad art. 197 CPP). Les soupçons doivent être sérieux
et concrets (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1 et 1.4.1). Toutefois, contrairement au juge du fond, l’autorité
appelée à statuer sur les mesures de contrainte ne doit pas procéder à une pesée
minutieuse des éléments à charge et à décharge, ni procéder à une
évaluation complète des divers moyens de preuve disponibles ; il lui incombe uniquement
d’examiner si, sur la base des actes d’instruction accomplis, l’autorité pouvait
admettre l’existence d’indices suffisants et concrets de la commission d’une infraction
(TF 1B_452/2020 du 4 novembre 2020 consid. 2.2 et les réf. citées).

 

2.3             
En l’espèce, l’instruction a pour objet des infractions commises entre le 24 avril et
le 4 mai 2014, pour lesquelles la prescription applicable est de 15 ans, la prescription courant cependant
en tout cas jusqu’au jour où la victime a 25 ans (art. 97 al. 2 CP). En outre, s’il
devait apparaître que le ministère public ait, à un moment ou à un autre, manqué
à son obligation de célérité – question qu’il n’y a pas lieu de
résoudre en l’espèce – il n’en résulterait aucunement qu’il devrait
renoncer à prendre des mesures d’instruction, la situation du recourant n’étant
en tout cas pas telle qu’elle exigerait le prononcé immédiat d’un classement. Il
s’ensuit que l’allure à laquelle le ministère public conduit l’instruction
et le moment auquel il a choisi d’ordonner la perquisition sont sans pertinence pour juger du bien-fondé
du mandat attaqué. Les moyens que le recourant veut tirer d’une prétendue violation du
principe de célérité ne peuvent dès lors qu’être rejetés. 

 

             
Il en va de même s’agissant du caractère prétendument illicite du mandat au motif
qu’il s’apparenterait à une « fishing expedition ». En effet, les
indices de culpabilité à l’encontre du prévenu sont à ce stade suffisants pour
justifier la mesure d’instruction ordonnée. Par ailleurs, si la demande de commission rogatoire
fait référence à sept fichiers, il n’en demeure pas moins qu’il est reproché
au recourant d’avoir « diffusé, acquis et possédé de tels fichiers ».
La liste n’est pas exhaustive et on ne saurait qualifier, dans ce contexte, de « fishing
expedition » des mesures de contrainte destinées à vérifier si d’autres
fichiers du même genre ne sont pas en mains du recourant. Dans ce sens, la perquisition de son ordinateur
est parfaitement justifiée et proportionnée. 

 

3.             
Il résulte de ce qui précède que le recours, manifestement mal fondé, doit être
rejeté sans échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP) et le mandat de perquisition
et de perquisition documentaire attaqué confirmé.  

 

             
Au vu de la nature de la cause
et du mémoire produit, l’indemnité allouée au défenseur d’office du recourant
est fixée à 360 fr., correspondant à deux heures d’activité nécessaire
d’avocat au tarif horaire de 180 fr., auxquels il y a lieu d’ajouter des débours
forfaitaires à concurrence de 2 % des honoraires admis (art. 3bis
al. 1 RAJ, applicable par renvoi de l’art. 26b TFIP [tarif des frais de procédure et
indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), par
7 fr. 20, plus la TVA au taux de 7,7 %, par 28 fr. 30, soit à 396 fr. au total en chiffres arrondis.

 

             
Les frais de la procédure de recours, par 990 fr. (art. 20 al. 1 TFIP), ainsi que de l’indemnité
allouée au défenseur d’office du recourant (art. 422 al. 2 let. a CPP), par 396
fr. TVA et débours compris, seront mis à
la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).

 

             
Le remboursement à l’Etat de l’indemnité allouée au défenseur d’office
du recourant ne sera exigible que pour autant que la situation économique de ce dernier le permette
(art. 135 al. 4 CPP).

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours pénale

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

             
II.             
Le mandat de perquisition et de perquisition documentaire du 11 août 2022 est confirmé.

             
III.             
L'indemnité allouée à Me Fabien
Mingard, défenseur d’office de H.________, est fixée à 396 fr. (trois cent nonante-six
francs). 

             
IV.             
Les frais d'arrêt, par 990 fr. (neuf cent nonante francs), ainsi que l'indemnité allouée
au défenseur d’office de H.________, par 396 fr. (trois cent nonante-six francs), sont mis
à la charge de ce dernier.

             
V.             
Le remboursement à l'Etat
de l'indemnité allouée au chiffre III ci-dessus ne sera exigible que pour autant que la situation
financière de H.________ le permette.

             
VI.             
L’arrêt est exécutoire.

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

             
Du 

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :

-             
Me Fabien Mingard, avocat (pour H.________),

-             
Ministère public central,

 

             
et communiqué à :

‑             
Mme la Procureure de l’arrondissement de Lausanne,

 

             
par l’envoi de photocopies.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ;
RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1
LTF).

 

             
En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne
l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss
CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [loi fédérale
du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales ; RS 173.71]).
Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai
de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).

 

             
La greffière :