# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6b8e69f6-07fb-5e8f-a7c9-4d2aee4349d6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 15.04.2025 A/712/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-712-2025_2025-04-15.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/712/2025-FORMA ATA/425/2025  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 15 avril 2025 

1ère section 

    dans la cause  

 

A______ recourante 
 

contre 

 
FACULTÉ DE DROIT - ÉCOLE D'AVOCATURE DE GENÈVE intimée 
 

 

- 2/11 - 

A/712/2025 

EN FAIT 

A.     a. A______, ressortissante russe née en 1995, est arrivée en Suisse en septembre 
2019 au bénéfice d'un titre de séjour. 

b. Elle a obtenu, à Moscou, un bachelor en droit en 2017 et un master en droit en 
2019 puis, à Genève, un LL.M. en International Dispute Settlement en 2021. 

c. Elle est admise en Russie ainsi qu'en Angleterre et au pays de Galles en tant que 
membre du barreau de Moscou, respectivement en tant que « Solicitor of the Senior 
Courts of England and Wales ». 

d. Elle suit depuis 2022 la formation de bachelor en droit suisse d'UniDistance 
Suisse (ci-après : UniDistance), pour lequel elle a obtenu 122 crédits ECTS au 
26 août 2024. 

B.     a. En juin 2022, A______ s'est renseignée sur la reconnaissance de son futur 
diplôme auprès de B______, C______ de l'école d'avocature (ci-après : ECAV), qui 
lui a répondu que l'ECAV « acceptait en effet le Bachelor en droit suisse délivré par 
UniDistance ». Elle s'est également renseignée en juin 2023 auprès d'une « Student 
Manager » d'UniDistance, qui lui a confirmé qu'UniDistance autorisait ses 
étudiants à être inscrits à l'ECAV en parallèle. 

b. En septembre 2024, elle s'est inscrite à l'ECAV pour le semestre de printemps 
2025. 

c. Le 16 décembre 2024, l'ECAV a soumis l'admission de sa demande à la levée de 
deux réserves, notamment « l'obtention de son Bachelor of Law dans l'institution 
UniDistance – Fondation formation universitaire à distance au plus tard à la date de 
la rentrée académique du semestre susmentionné ». 

d. A______ a formé opposition à cette décision. 

e. Par décision du 12 février 2025, le conseil de direction de l'ECAV a rejeté 
l'opposition. 

A______ n'était titulaire ni d'une licence ou d'un bachelor en droit suisse délivré 
par une université suisse (art. 25 al. 1 let. f de la loi sur la profession d’avocat du 
26 avril 2002 - LPAv - E 6 10), ni d'un baccalauréat universitaire en relations 
internationales (ci-après : BARI) comprenant 180 crédits ECTS, dont 120 crédits 
ECTS en droit suisse, complété d'une passerelle (art. 25 al. 2 LPAv). 

L'art. 25 al. 1 let. f et al. 2 LPAv, dans sa teneur depuis le 11 mai 2024, avait pour 
but de garantir une formation adéquate en droit par l'obtention d'un des diplômes 
cités. Or, l'intéressée ne se trouvait pas dans une situation comparable à celle d'un 
hypothétique candidat à l'admission qui aurait obtenu un BARI complété de la 
passerelle. Elle était libre de s'inscrire à cette formation si tel devait être son choix. 

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En réalité, l'intéressée tentait de se voir appliquer la réglementation antérieure à la 
modification de la LPAv au prétexte que celle-ci lui serait plus favorable, ce qu'elle 
n'était pas admise à faire. 

Il était enfin précisé que la décision ne préjugeait nullement d'une décision future, 
lorsque l'intéressée remplirait les conditions de l'art. 25 LPAv. 

C.     a. Par acte déposé le 28 février 2025, A______ a interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) 
contre cette décision. Elle concluait à son annulation, à ce qu'il soit déclaré que 
celle-ci « violait le droit fédéral et cantonal », et à ce qu'il soit ordonné au conseil 
de direction de l'ECAV de l'inscrire « sans délai, à la session d'études 2025 à 
l'ECAV et de lui permettre de passer les examens de l'ECAV prévus pour mai-juin 
2025 (la première session) et août-septembre 2025 (la deuxième session) » ainsi 
que « d'assurer qu'aucun préjudice ne lui soit porté […] en raison de son admission 
tardive causée par l'ECAV ». 

Avant d'entamer ses études de bachelor en droit suisse à UniDistance, elle s'était 
fiée aux informations accessibles. Elle expliquait avoir planifié, en conséquence, la 
durée et le financement de ses études. Elle produisait les documents alors consultés 
sur le site internet de l'ECAV. 

Elle se prévalait principalement d'une inégalité de traitement. En particulier, 
l'art. 25 al. 2 LPAv donnait désormais la préférence aux étudiants de l'Université de 
Genève (ci-après : UNIGE), au détriment des étudiants des autres universités 
suisses, ce qui n'était pas justifié par un intérêt public et, en outre, était 
disproportionné. Elle citait des extraits des travaux préparatoires, dont il ressortait 
que ces questions avaient été discutées avant l'adoption du texte de loi. 

Elle faisait par ailleurs remarquer que le retard d'une année dans son cursus 
universitaire lui causerait un préjudice sérieux. Finalement, si son recours devait 
être admis avant la session d'examens du semestre de printemps 2025, l'ECAV 
devait s'assurer qu'elle ne subisse aucun préjudice en raison de l'admission tardive 
de sa demande, pouvant découler en particulier d'un manquement à l'obligation de 
soumettre trois travaux de rédaction dans le cadre des ateliers. 

b. Le 13 mars 2025, l'ECAV a conclu au rejet du recours. 

À suivre la lettre claire de la loi, faute pour la recourante d'être titulaire d'un des 
diplômes requis, son inscription devait être rejetée. 

L'égalité de traitement ne se concevait qu'entre individus et non entre programmes 
de formation. La recourante se méprenait également sur le texte de l'art. 25 
al. 2 LPAv, dans la mesure où il ne suffisait pas d'avoir obtenu 120 crédits ECTS 
en droit suisse dans le cadre d'un BARI mention droit. L'admission à la formation 
approfondie dispensée par l'ECAV était en sus conditionnée à la réussite de la 
passerelle, qui venait compléter la formation initiale et garantissait un niveau 
équivalent à celui d'un bachelor en droit. 

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c. La recourante a expressément renoncé à toute réplique et insisté sur son intérêt à 
obtenir la décision finale dans les meilleurs délais. 

d. Sur ce, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; 
art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 - LPA - E 5 10). 

2. Dans un premier grief, la recourante conteste l'interprétation de l'art. 25 al. 2 LPAv 
faite par l'ECAV. 

2.1 La loi fédérale sur la libre circulation des avocats du 23 juin 2000 
(LLCA - RS 935.61) fixe les principes applicables à l’exercice de la profession 
d’avocat en Suisse (art. 1 LLCA). Elle réserve le droit des cantons de fixer, dans le 
cadre de la LLCA, les exigences pour l’obtention du brevet d’avocat (art. 3 
al. 1 LLCA). 

Selon l'art. 7 al. 1 LLCA, pour être inscrit au registre, l’avocat doit être titulaire 
d’un brevet d’avocat. Les cantons ne peuvent délivrer un tel brevet que si le titulaire 
a effectué : des études de droit sanctionnées soit par une licence ou un master 
délivrés par une université suisse, soit par un diplôme équivalent délivré par une 
université de l’un des États qui ont conclu avec la Suisse un accord de 
reconnaissance mutuelle des diplômes (let. a) ; un stage d’une durée d’un an au 
moins effectué en Suisse et sanctionné par un examen portant sur les connaissances 
juridiques théoriques et pratiques (let. b). 

2.2 À Genève, pour obtenir le brevet d'avocat, il faut notamment avoir effectué une 
formation approfondie à la profession d'avocat validée par un examen (art. 24 
let. b LPAv). 

Pour être admis à la formation approfondie, il faut notamment être titulaire d'une 
licence en droit suisse ou d'un bachelor en droit suisse délivré par une université 
suisse (art. 25 al. 1 let. f LPAv). 

Les étudiants qui ont obtenu 180 crédits ECTS, dont 120 crédits ECTS en droit 
suisse, avec un BARI mention droit délivré par l'UNIGE, complété par la réussite 
d'un programme de mise à niveau en droit (passerelle) à l'UNIGE, sont dispensés 
de remplir la condition fixée à l'al. 1 let. f (art. 25 al. 2 LPAv). 

2.3 Avant la modification législative entrée en vigueur le 11 mai 2024, l'art. 25 
let. f aLPAv prévoyait que pour être admis à la formation approfondie, il fallait 
notamment être titulaire d'une licence en droit suisse, d'un bachelor en droit suisse 
délivré par une université suisse ou avoir obtenu 180 crédits ECTS en droit, dont 

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120 crédits ECTS en droit suisse, ces derniers ayant été délivrés par une université 
suisse et acquis dans le cadre de la formation de base. 

2.4 La loi s'interprète en premier lieu selon sa lettre (interprétation littérale). Si le 
texte n'est pas absolument clair, si plusieurs interprétations de celui-ci sont 
possibles, le juge recherchera la véritable portée de la norme au regard notamment 
de la volonté du législateur, telle qu'elle ressort des travaux préparatoires 
(interprétation historique), du but de la règle, de son esprit, ainsi que des valeurs sur 
lesquelles elle repose, en particulier de l'intérêt protégé (interprétation téléologique) 
ou encore de sa relation avec d'autres dispositions légales (interprétation 
systématique ; ATF 140 II 202 consid. 5.1). 

2.5 En l'espèce, le texte de l'art. 25 al. 2 LPAv est clair et ne souffre aucune 
interprétation. Il n'apparaît pas soutenable de procéder, comme la recourante, à une 
interprétation contra legem de la loi, qui ne serait au demeurant pas conforme à son 
esprit, conformément aux considérants qui suivent. 

L'ECAV, en application de l'art. 25 al. 1 let. f LPAv, a soumis son admission à la 
formation approfondie à l'obtention de son bachelor en droit au plus tard à la date 
de la rentrée académique du semestre de printemps 2025. Or, il n'est pas contesté 
que l'intéressée suit actuellement ses études à UniDistance, mais n'est pas encore 
titulaire d'un bachelor en droit suisse. 

Au surplus, la recourante, sans en avoir été empêchée, n'a pas suivi un cursus BARI 
complété par une passerelle garantissant un niveau de formation suffisant. Dès lors, 
la loi a été correctement appliquée à sa situation, puisqu'elle ne satisfait pas à toutes 
les conditions lui permettant de s'inscrire à l'ECAV. 

3. Dans un deuxième grief, la recourante fait valoir que la décision querellée ainsi que 
la disposition sur laquelle celle-là se fonde sont constitutives d'une inégalité de 
traitement inadmissible. Elle sollicite un contrôle préjudiciel de la constitutionnalité 
de l'art. 25 al. 1 let. f et al. 2 LPAv en raison d'un traitement différent de l'UNIGE 
et des autres universités. Lors de son audition dans le cadre des travaux 
préparatoires, le représentant de l'ECAV avait implicitement admis qu'aucune 
analyse des programmes des autres universités suisses n'avait été effectuée. 

3.1 De jurisprudence constante, la chambre administrative est habilitée à revoir, à 
titre préjudiciel et à l’occasion de l’examen d’un cas concret, la conformité des 
normes de droit cantonal au droit fédéral. Cette compétence découle du principe de 
la primauté du droit fédéral, ancré à l’art. 49 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101 ; ATF 138 I 410 consid. 3.1). 
D’une manière générale, les lois cantonales ne doivent rien contenir de contraire à 
la Cst., aux lois et ordonnances du droit fédéral (ATF 145 IV 10 consid. 2.1). 
Le contrôle préjudiciel permet de déceler et de sanctionner la violation par une loi 
ou une ordonnance cantonale des droits garantis aux citoyens par le droit supérieur. 
Dans le cadre d'un contrôle concret, seule la décision d'application de la norme 
viciée peut être annulée (ATA/132/2025 du 4 février 2025 consid. 3.1). 

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3.2 Le principe d'égalité de traitement, consacré à l'art. 8 al. 1 Cst., s'adresse tant au 
législateur (égalité dans la loi) qu'aux autorités administratives et judiciaires (égalité 
dans l'application de la loi ou égalité devant la loi), qui sont tenus de traiter de la 
même manière des situations semblables et de manière différente celles qui ne le 
sont pas (ATF 139 V 331 consid. 4.3 ; 137 V 334 consid. 6.2.1). 

Une décision ou un arrêté viole le principe d'égalité consacré à l'art. 8 al. 1 Cst. 
lorsqu'il établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif 
raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou qu'il omet de faire des 
distinctions qui s'imposent au vu des circonstances. Il faut que le traitement 
différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante. 
L'inégalité apparaît ainsi comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à 
traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semblable ou inversement 
(ATF 146 II 56 consid. 9.1 ; 144 I 113 consid. 5.1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
2C_555/2023 du 5 avril 2024 consid. 6.1). 

3.3 En matière d'égalité de traitement, l'exigence de la légalité impose que certaines 
assimilations et différenciations figurent d'ores et déjà dans une loi de rang et de 
densité suffisants (Jacques DUBEY in Vincent MARTENET/Jacques DUBEY 
[éd.], Commentaire romand de la Constitution fédérale, 2021, n. 4 et 54 s. ad 
art. 36 Cst.). 

3.4 En l'occurrence, la recourante invoque une inégalité de traitement, sans 
toutefois expliquer quelles seraient les situations similaires. L'exigence prévue par 
l'art. 25 al. 1 let. f LPAv d'un bachelor en droit suisse, quelle que soit l'université 
suisse qui le délivre, n'opère en tout cas aucune distinction. En outre, l'art. 25 LPAv 
constitue une base légale formelle, de rang et de densité suffisants. 

Tel que l'intimée le relève à juste titre, la recourante semble comparer deux 
programmes de formation. Même à considérer que sa situation doive être prise en 
compte, cette dernière n'est pas similaire à l'équivalence prévue par l'art. 25 
al. 2 LPAv. En effet, le fait qu’elle soit avocate, après dix ans d’études de droit, 
qu’elle ait obtenu 572 crédits ECTS en droit, ait passé deux examens de brevet 
d’avocate à l'étranger et obtenu plus de 120 crédits ECTS en droit suisse n'équivaut 
pas aux conditions cumulatives d'obtenir 120 crédits ECTS en droit suisse dans le 
cadre d'un BARI mention droit et de réussir une passerelle représentant 62 crédits 
ECTS additionnels en droit suisse. Or, le législateur a voulu que seul ce cumul 
permette de compenser l'absence de bachelor au moment de l'admission à l'ECAV. 
En tant que l'art. 25 al. 2 LPAv prévoit une exception fondée notamment sur une 
équivalence de crédits, la prétendue distinction opérée n'est pas constitutive d'une 
inégalité de traitement. 

4. Dans un troisième grief, la recourante se plaint de l'absence d'intérêt public et de la 
violation du principe de la proportionnalité. 

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4.1 Le droit est la base et la limite de l’activité de l’État (art. 5 al. 1 Cst.). L’activité 
de l’État doit répondre à un intérêt public et être proportionnée au but visé (art. 5 
al. 2 Cst.). 

Le principe de la proportionnalité, garanti par l’art. 5 al. 2 Cst., se compose des 
règles d’aptitude – qui exige que le moyen choisi soit propre à atteindre le but fixé -, 
de nécessité – qui impose qu’entre plusieurs moyens adaptés, l’on choisisse celui 
qui porte l’atteinte la moins grave aux intérêts privés – et de proportionnalité au 
sens étroit – qui met en balance les effets de la mesure choisie sur la situation de 
l’administré et le résultat escompté du point de vue de l’intérêt public (ATF 144 I 
306 consid. 4.4.1 ; ATA/254/2025 du 13 mars 2025 consid. 6.1). 

4.2 Il ressort des travaux préparatoires relatifs au projet de loi (ci-après : PL) 13153 
modifiant la LPAv et des explications de l'autorité que l'exigence de la licence ou 
du bachelor en droit suisse se justifie par l'objectif d'assurer que « le candidat à 
l'ECAV possède une formation solide et suffisante en droit suisse » et que « les 
crédits obtenus répondent aux critères de sélection pour justifier une base commune 
juridique suisse » (PL 13153, p. 7). 

La possibilité alternative de valider 180 crédits ECTS en droit, dont 120 crédits 
ECTS en droit suisse, a donc été supprimée. Le souhait de l'ECAV était de 
« préciser et renforcer » la condition de l'art. 25 let. f aLPAv. L'on évitait ainsi de 
mettre sur le marché des avocats « sous-formés » ayant fait du droit étranger ou 
ayant acquis moins de crédits en droit que les étudiants suivant le cursus 
« classique » (PL 13153, p. 3). 

L'exigence du bachelor en droit suisse est conforme au droit supérieur (ATF 146 II 
309). En effet, seul le bachelor, qui contrairement au master, ne peut être modulé 
trop facilement, est considéré comme garantissant une formation de base suffisante 
en droit suisse (PL 13153, p. 11). 

Cet amendement s'inscrit également dans un contexte de trop grande fréquentation 
de l'ECAV, qui accueille jusqu'à 320 étudiants au lieu des 150 prévus initialement. 
Un tiers des étudiants à l'ECAV suit cette formation sans rester à Genève pour 
effectuer leur stage d'avocat, ce qui va à l'encontre des objectifs à l'origine de la 
création de l'institution. Cette attractivité engendre trois problèmes, à savoir « un 
problème de coût manifeste car le contribuable genevois n'a pas à assurer la 
formation des étudiants de toute la Suisse », un problème d'« efficience des cours 
avec des ateliers pratiques qui doivent accueillir plus de 300 étudiants », et un 
problème de « sécurité des justiciables, avec des avocats sur le marché qui ne 
possèdent pas une formation adéquate » (PL 13153, p. 9). Ainsi, le succès de 
l'ECAV ne lui permet pas d'être l'école professionnalisante qu'elle s'était donné pour 
objectif d'être (PL 13153, p. 5). 

La seule exception à la condition d'être titulaire d'un bachelor en droit suisse 
concerne les étudiants ayant obtenu à la fois 120 crédits ECTS en droit suisse lors 
d'un BARI mention droit et 62 crédits ECTS en droit suisse par la passerelle. Elle 

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est inscrite dans une disposition transitoire. Les 182 crédits ECTS en droit suisse 
ainsi cumulés et la coordination assurée entre la formation initiale et la passerelle 
garantissent des connaissances équivalentes à celles obtenues durant un bachelor 
en droit suisse. Il s'agit d'un « cas particulier qui fait l'objet d'une certaine cohérence 
de formation » (PL 13153, p. 8). 

Cette dérogation deviendra du reste probablement sans objet « dans un avenir 
proche », dès lors que les étudiants du BARI sont incités à faire un bachelor en droit 
suisse accéléré en deux ans plutôt que la passerelle. La passerelle subsistant 
toutefois pour donner à ces étudiants la possibilité de choisir une formation moins 
complète mais plus rapide, une disposition transitoire est nécessaire pour régler leur 
cas (PL 13153, p. 4). 

Lorsque s'est posée la question des implications du nouvel art. 25 al. 2 LPAv, il a 
été précisé que sa teneur empêcherait un candidat ayant par exemple suivi une 
formation duale en économie et droit à Saint-Gall d'accéder à l'ECAV (PL 13153, 
p. 10). Ce dernier pouvait toutefois faire en sorte d'obtenir un bachelor en droit 
suisse en optant pour les cours qui lui permettaient d'avoir les crédits suffisants en 
droit (PL 13153, p. 17). Malgré ce constat, le législateur a maintenu la nouvelle 
disposition, estimant important, au nom de la protection des justiciables, que les 
étudiants ayant accès à l'ECAV soient titulaires d'un bachelor en droit ou, à défaut, 
d'un diplôme considéré comme équivalent aux conditions de l'art. 25 al. 2 LPAv 
(PL 13153, p. 22). 

4.3 En l'occurrence, dans la mesure où la modification législative entrée en vigueur 
le 11 mai 2024 est justifiée par la volonté de s'assurer que les personnes pouvant 
s'inscrire à l'ECAV aient bien suivi une formation en droit suisse suffisante, elle est 
basée sur un motif raisonnable. Contrairement aux critiques de la recourante, les 
intérêts publics poursuivis ressortent des travaux préparatoires, à savoir l'intérêt 
public à une utilisation rationnelle des deniers publics cantonaux, mais aussi et 
surtout l'intérêt public à une formation de qualité et l'intérêt public à proposer aux 
justiciables des praticiens compétents. 

Dans ces circonstances, le renforcement par l'ECAV de la condition de formation 
suffisante pour être admis ne prête pas le flanc à la critique et constitue un moyen 
à la fois apte à atteindre les buts visés, nécessaire et proportionné, les intérêts 
publics précités devant primer l’intérêt, même important, de la recourante à pouvoir 
être admise à l’ECAV en 2025. 

5. La recourante allègue également, à tout le moins implicitement, une violation du 
principe de la bonne foi. 

5.1 Le principe de la bonne foi entre administration et administré, exprimé aux 
art. 9 et 5 al. 3 Cst. exige que l'une et l'autre se comportent réciproquement de 
manière loyale. En particulier, l'administration doit s'abstenir de toute attitude 
propre à tromper l'administré et elle ne saurait tirer aucun avantage des 
conséquences d'une incorrection ou insuffisance de sa part (ATF 138 I 49 

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consid. 8.3 ; 129 I 161 consid. 4 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_227/2015 du 31 mai 
2016 consid. 7 ; Thierry TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2e éd., 2018, 
n. 568). 

Le principe de la bonne foi protège le citoyen dans la confiance légitime qu'il met 
dans les assurances reçues des autorités lorsqu'il a réglé sa conduite d'après des 
décisions, des déclarations ou un comportement déterminé de l'administration 
(ATF 141 V 530 consid. 6.2 ; 137 I 69 consid. 2.5.1). 

Selon la jurisprudence, les assurances ou les renseignements erronés donnés par les 
autorités confèrent des droits aux justiciables lorsque les cinq conditions 
cumulatives suivantes sont remplies. Tout d'abord, on doit être en présence d'une 
promesse concrète effectuée à l'égard d'une personne déterminée. Il faut également 
que l'autorité ait agi dans le cadre et dans les limites de sa compétence, que la 
personne concernée n'ait pas été en mesure de se rendre compte immédiatement de 
l'inexactitude du renseignement fourni, qu'elle se soit fondée sur ce renseignement 
pour prendre des dispositions qu'elle ne peut ensuite modifier sans subir de 
préjudice et, enfin, que la loi n'ait pas subi de changement depuis le moment où la 
promesse a été faite (ATF 137 II 182 consid. 3.6.2 ; ATA/1385/2021 du 
21 décembre 2021 consid. 13). Les particuliers doivent en effet toujours s'attendre 
à un changement de réglementation (ATF 101 Ib 297 consid. 2b ; ATA/882/2024 
du 23 juillet 2024 consid. 4.4.2). 

5.2 En l'espèce, la recourante ne saurait tirer argument de ses échanges avec 
l'ECAV, respectivement avec UniDistance. D'une part, ceux-ci ne donnent pas les 
assurances que l'intéressée en déduit, notamment pas l'assurance qu'elle pouvait 
s'inscrire à l'ECAV en ayant obtenu seulement 120 crédits ECTS. Ils confirment 
uniquement que le bachelor en droit suisse délivré par UniDistance est accepté par 
l'ECAV, ce qui n'est pas contesté. D'autre part, ces renseignements datent de 2022, 
respectivement de 2023. Dès lors, ils ne pouvaient en tous les cas anticiper la 
révision législative ultérieure, adoptée en mars et entrée en vigueur en mai 2024. 

La recourante ne peut davantage prétendre que les documents « Règlement 
d'études » et « Questions fréquemment posées », qui citaient la loi dans son 
ancienne teneur, feraient foi tels que consultés sur le site internet de l'ECAV au 
moment du dépôt de sa demande d'admission. Ces documents ne constituent pas 
une promesse concrète à son égard. De surcroît, sa situation n'est pas la conséquence 
de l'inexactitude du site en septembre 2024, mais du changement de la loi. 
L'intéressée ne peut ainsi être mise au bénéfice d'un droit acquis, ni bénéficier de 
l'ancienne teneur de la loi. 

La décision querellée respecte donc également le principe de la bonne foi. Le fait 
que le retard d'une année des études à l'ECAV entraîne pour la recourante un 
préjudice sérieux, qu'elle invoque au surplus, ne saurait modifier cette conclusion 
ou conduire à un résultat différent. 

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Ce qui précède rend sans objet la demande de la recourante tendant à ce qu'il soit 
ordonné à l'ECAV de s'assurer que l'admission tardive de son inscription ne lui 
cause aucun préjudice découlant de l'absence de remise des travaux écrits 
obligatoires. 

Mal fondé, le recours sera rejeté. 

6. Malgré l'issue du litige, il ne sera pas perçu d'émolument (art. 87 al. 1 LPA). Vu 
son issue, aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 
 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 28 février 2025 par A______ contre la décision 
de la faculté de droit - École d'avocature de Genève du 12 février 2025 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 
sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de droit 
public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve 
et porter la signature de la recourante ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral suisse, av. du Tribunal-Fédéral 29, 1000 Lausanne 14, par voie postale 
ou par voie électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession de la recourante, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l’envoi ; 

communique le présent arrêt à A______ ainsi qu'à la faculté de droit - École d'avocature 
de Genève. 

Siégeant : Francine PAYOT ZEN-RUFFINEN, présidente, Florence KRAUSKOPF, 
Patrick CHENAUX, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

- 11/11 - 

A/712/2025 

la greffière-juriste : 
 
 
 

M. RODRIGUEZ ELLWANGER 
 

 la présidente siégeant : 
 
 
 

F. PAYOT ZEN-RUFFINEN 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 la greffière :