# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6dac2c9c-1e4d-5dd4-a36f-f4fde95c3684
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-01-23
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 23.01.2006 PS.2005.0348
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_PS-2005-0348_2006-01-23.html

## Full Text

CANTON DE VAUD

  TRIBUNAL
  ADMINISTRATIF

  
	
   

  	
  Arrêt du 23 janvier 2006

  
	
  Composition

  	
  M. Robert Zimmermann, président; Mme Ninon Pulver et Mme Sophie Rais Pugin, assesseurs

  

 

	
  recourant

  	
   

  	
  A. A.________, à 1********

  

   

	
  autorité intimée

  	
   

  	
  Caisse cantonale de chômage, Division
  technique et juridique, à Lausanne 

  

   

	
  autorité concernée

  	
   

  	
  Office régional de placement
  d'Yverdon-Grandson, à
  Yverdon-les-Bains 

  

   

 

	
  Objet

  	
  Indemnité de chômage  

  
	
   

  	
  Recours A. A.________ c/ décision sur opposition de la
  Caisse cantonale de chômage du 5 décembre 2005 (chômage; indemnité)

  

 

Vu les faits suivants

A.                               
A. A.________ a été engagé comme programmeur par la
société X.________ (ci-après : X.________), dont son épouse B. A.________
est la titulaire, dès le 1er mai 2004. Il a reçu son congé pour le
30 juin 2005. A. A.________ a demandé à recevoir des indemnités au sens des art.
8ss de la loi fédérale sur l’assurance-chômage, du 25 juin 1982 (LACI ; RS
837.0).  Le 1er septembre 2005, la Caisse cantonale de chômage
(ci-après : la Caisse) a rejeté cette requête, au regard de l’art. 31 al.
3 let. b LACI.  Le 8 novembre 2005, la Caisse a rejeté l’opposition formée par A.
A.________ contre cette décision, qu’elle a confirmée. 

B.                              
A. A.________ a recouru, en faisant valoir que nonobstant
le fait que son épouse dirigeait X.________, il n’exerçait aucune position
dirigeante dans cette entreprise. La Caisse propose le rejet du recours.
L’Office régional de placement d’Yverdon-Grandson a renoncé à se déterminer.

 

 

Considérant en droit

1.                               
Le litige porte sur l’application de l’art. 31 al. 3 let.
b LACI, aux termes duquel n’a pas droit à l’indemnité le conjoint de
l’employeur, occupé dans l’entreprise de celui-ci. 

Le recourant a été l’employé de la société dont son
épouse est la personne titulaire de l’entreprise, disposant de la signature
individuelle, selon l’extrait du Registre du commerce dont une copie se trouve
au dossier. Sur le vu de ce fait, il est exclu du cercle des personnes qui ont
droit aux prestations de l’assurance, sans qu’il soit nécessaire d’examiner
plus avant les responsabilités effectives qu’il exerçait au sein de
l’entreprise (ATF 122 V 270 consid. 3 p. 272/273; arrêt C 76/04 rendu le 20
avril 2005 par le Tribunal fédéral des assurances, consid. 3 in fine; arrêts
PS.2005.0058 du 24 juin 2005, consid. 2c ; PS.2004.0200 du 28 janvier
2005, consid. 2a, et les références citées). 

2.                               
Le recours doit ainsi être rejeté.  Il est statué sans
frais, ni dépens.

 

Par ces motifs

le Tribunal administratif

arrête:

I.                                  
Le recours est rejeté. 

II.                                
Il est statué sans frais, ni dépens. 

Lausanne, le 23 janvier 2006

 

                                                          Le
président:                                   

                                                                                                                  

 

 

Le présent arrêt est
communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

 

La présente décision peut
faire l'objet, dans les trente jours suivant sa communication, d'un recours au
Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne. Le recours
s'exerce par acte écrit, déposé en trois exemplaires, indiquant :

a)    quelle
décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la présente décision;

b)    pour
quels motifs le recourant s'estime en droit d'obtenir cette autre décision;

c)    quels moyens de preuve le
recourant invoque à l'appui de ses motifs.

La présente décision et l'enveloppe dans laquelle elle a
été expédiée, ainsi que les pièces invoquées comme moyens de preuve, lorsqu'elles
se trouvent en mains du recourant, seront jointes au recours.