# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6275f712-3f07-5c7f-bc2a-16b45e18a4a9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-11-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 11.11.2010 A/3505/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3505-2010_2010-11-11.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/476/10 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 11 NOVEMBRE 2010 

Cause A/3505/2010, plainte 17 LP formée le 14 octobre 2010 par Mme S______. 

 

Décision communiquée à : 

- Mme S______ 

 
 

- Office des poursuites  

 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Par acte posté le 14 octobre 2010, Mme S______ a saisi la Commission de céans. 

Elle expose qu'une saisie sur son salaire de 1'825 fr. doit être exécutée dès le 20 

octobre 2010 et qu'elle porte atteinte à son minimum vital. Elle indique que 

l'Office des poursuites aurait dû tenir compte de frais de repas à hauteur de 350 fr. 

et non de 220 fr., que sa prime d'assurance maladie est de 427 fr. et non de 420 fr. 

et qu'elle a des engagements auprès de plusieurs fournisseurs (téléphone mobile, 

accès internet, etc.) qu'elle ne peut rompre sans frais. Mme S______ conclut à ce 

que la saisie soit ramenée à 1'500 fr. par mois afin qu'elle puisse faire face à ses 

charges et honorer ses impôts pour l'année 2010.  

 Par pli recommandé du 15 octobre 2010, la Commission de céans a imparti à 

Mme S______ un délai au 26 octobre 2010 pour produire l'acte attaqué et indiquer 

quel(s) postes (charges et/ou revenus) retenus par l'Office des poursuites elle 

contestait, pièces justificatives à l'appui. 

 L'intéressée n'a pas donné suite à cette injonction. 

 Selon les données de La Poste (Track & Trace), elle n'a, en effet, pas retiré le pli 

recommandé, dont elle a été avisée le 18 octobre 2010. 

 

E N   D R O I T  

1. Il appartient à la Commission de céans d'examiner si l'office des poursuites a tenu 

compte des restrictions à la saisie prescrites par l'art. 93 LP. La saisie serait, en 

effet, nulle si elle portait atteinte au minimum vital de la poursuivie, ce qui doit 

être constaté d'office et en tout temps (cf. art. 22 al. 1 LP). 

2.b. Cela étant, si, aux termes de l'art. 20a al. 2 ch. 2 LP qui s'applique en particulier à 

la fixation de la quotité saisissable du salaire (ATF 127 III 572 consid. 3c,        

JdT 2001 II 78), l'autorité de surveillance doit établir d'office les faits, les parties 

intéressées à une procédure d'exécution forcée n'en sont pas moins tenues de 

collaborer, notamment lorsque la partie saisit dans son propre intérêt les autorités 

de surveillance, ou qu'il s’agit de circonstances qu'elle est la mieux à même de 

connaître ou qui touchent à sa situation personnelle. A défaut de collaboration, 

l'autorité de surveillance n'a pas à établir des faits qui ne résultent pas du dossier 

(ATF 123 III 328 consid. 3, JdT 1999 II 26 ; ATF 5A_163/2008 du 27 mai 2008).  

 Une violation du devoir de coopérer à l’établissement des faits pertinents justifie 

de ne pas donner suite à la conclusion de la partie responsable du défaut de 

collaboration si le dossier ne permet pas de trancher à son propos (Flavio 

 

 - 3 - 

Cometta, in SchKG I, ad art. 20a n° 29 ss, not. 35 ; Pierre-Robert Gilliéron, 

Commentaire, ad art. 20a n° 42 ss ; Franco Lorandi, Betreibungsrechtliche 

Beschwerde und Nichtigkeit, Kommentar zu den Artikeln 13-30 SchKG,            

ad art. 20a n° 56 ss ; DCSO/435/2010 du 14 octobre 2010 consid. 3.b. ; 

DCSO/451/2010 du 28 octobre 2010 consid. 2.b.).  

2.c. En l'occurrence, la plaignante a saisi la Commission de céans d'une plainte contre 

l'exécution d'une saisie au motif qu'elle porterait atteinte à son minimum. A cet 

acte était jointe une seule pièce, soit une facture de Mutuel assurances du 31 mai 

2010. 

 Par courrier, envoyé sous pli recommandé, la Commission de céans a donc 

imparti à la plaignante un délai pour produire l'acte attaqué et lui faire savoir quels 

postes (charge(s) et/ou revenus) elle contestait, pièces justificatives a l'appui. 

 L'intéressée n'a toutefois pas pris la peine de retirer ce pli dans le délai de garde. 

Elle devait pourtant s'attendre à recevoir une communication de la Commission de 

céans à laquelle elle s'était adressée le 14 octobre 2010. 

 Or, selon la jurisprudence, ce courrier, en tant qu'il avait été envoyé sous pli 

recommandé et qu'il avait fait l'objet d'une tentative infructueuse de notification 

par la poste, est réputé notifié le septième jour après cette tentative en cas de non 

retrait (ATF 127 I 31 consid. 2a/aa , ATF 117 III 4 consid. 2 ; ATF 5A_596/2008 

du 10 décembre 2009). 

 Le refus de collaborer de la plaignante a pour conséquence que la Commission de 

céans est dans l'impossibilité de vérifier si son minimum vital a été correctement 

établi par l'Office des poursuites.  

3. La plainte sera en conséquence rejetée, dans l'étroite mesure de sa recevabilité. 

4. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP. 

Elle sera toutefois communiquée à l'Office des poursuites. 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 4 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

 

Rejette, dans l'étroite mesure de sa recevabilité, la plainte A/3505/2010 formée le        

14 octobre 2010 par Mme S______. 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; MM. Denis MATHEY, juge 
assesseur, et Pascal JUNOD, juge assesseur suppléant.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

           Greffière :                         Présidente : 

 

 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le