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**Case Identifier:** e2326a33-0e92-5748-80c2-52db024732f5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-09-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 28.09.2021 A/1724/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1724-2019_2021-09-28.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1724/2019-FPUBL ATA/994/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 28 septembre 2021 

 

dans la cause 

 

Madame A______ 
représentée par Me Ezio Tranini, avocat  

Monsieur B______ 
 

contre 
 

COMMUNE DE C______ 

représentée par Me Thomas Barth, avocat 

 

 

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EN FAIT 

1)  Madame A______, née le ______ 1965, a été engagée par la Commune de 
C______ (ci-après : la commune) le 1er mars 2010 en qualité de coordinatrice 
chargée de la réorganisation de la police municipale. Un mois après, elle est 
devenue cheffe du service « prévention et sécurité ». 

2)  Monsieur B______, né le ____1974, a été engagé par la commune le 29 
novembre 2010 en tant que responsable des agents de police municipale (ci-après 
: APM), adjoint à Mme A______, avec effet dès le  
1er mars 2011.  

3)  À la suite d'une réorganisation de l'administration communale à l'automne 
2015, Mme A______ a occupé le poste de coordinatrice jeunesse « prévention et 
sécurité » et M. B______ celui de chef de poste des APM, de sorte qu'il n'était 
plus son adjoint. 

4)  Respectivement les 28 novembre et 19 décembre 2016, M. B______ et 
Mme A______ ont chacun signé un nouveau contrat de travail intégrant le 
nouveau règlement du personnel communal de la commune du 21 avril 2016 
(RPers - LC 12 151), avec effet au 1er janvier 2017. Leurs fonctions demeuraient 
inchangées.  

  Selon l'art. 11 al. 1 et 2 dudit contrat, les rapports de travail étaient de droit 
public. Ils étaient en outre régis par le RPers, le règlement d'application du 
personnel communal, ainsi que les dispositions en matière de rapports de travail 
de la loi fédérale du 30 mars 1911, complétant le Code civil suisse (CO, Code des 
obligations - RS 220) à titre supplétif. 

5)  Lors d'un échange de courriels du 23 septembre 2015 entre Mme A______ 
et M. B______, ce dernier a proposé à la première d'avoir une discussion en 
présence d'un médiateur, en raison de leurs incompréhensions, ce que celle-ci a 
refusé, ainsi que toute discussion éventuelle future. 

6) a.  Le 1er octobre 2015, une lettre signée de M. B______, son adjoint et cinq 
APM a été adressée à Mme A______, dont le contenu était le suivant : 

  « Madame la Cheffe de service, 

  Par cette lettre, nous tenons à vous exprimer le fait qu'il existe un certain 
malaise au sein du service de la police municipale. 

  Nous reconnaissons l'énergie que vous avez déployée dans le 
développement du service prévention et sécurité, la défense des intérêts de la 
police municipale ainsi que vos nombreuses compétences. Néanmoins, il nous 

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paraît important de vous tenir informée des éléments suivants : à notre niveau, 
nous mettons tout en œuvre afin de travailler en bonne harmonie et avoir des 
échanges respectueux entre collègues. Toutefois, nous éprouvons des difficultés à 
maintenir cette approche avec vous. 

  Nous ne comprenons pas votre degré de susceptibilité qui parfois empêche 
toute communication constructive et nous partageons le sentiment que la seule 
chose que nous puissions faire dans ces cas-là, c'est se taire et écouter. Cela 
concerne également des discussions qui n'ont parfois rien à voir avec l'aspect 
professionnel et nous considérons que nous ne sommes pas dans l'obligation 
d'adhérer à toutes vos idées et prétendons avoir le droit d'avoir un avis différent du 
vôtre sans que cela occasionne des haussements de ton de votre part. Cette 
susceptibilité se manifeste également à l'égard de collaborateurs d'autres services 
et si parfois, cela est certainement fondé, il n'en demeure pas moins que nous 
souhaiterions que la bonne ambiance de travail au sein de l'administration 
prédomine et contribuer ainsi à diminuer l'esprit du " chacun pour soi " afin de 
renforcer les liens et un semblant d'harmonie entre services. 

  De plus, nous ne sommes plus d'accord d'être votre " punching ball " 
émotionnel par périodes car dans le cadre de notre fonction, nous vivons 
également des situations tendues sur le terrain et ce n'est pas pour autant que nous 
avons ensuite des comportements inappropriés à l'égard de nos collègues. 

  Nous nous sentons souvent oppressés par votre façon d'agir et sommes 
constamment en état d'alerte en ayant la crainte de ne pas faire quelque chose 
correctement. 

  Concernant les entretiens, dans la mesure du possible, nous souhaiterions 
que ceux-ci aient une durée maximum de 45 minutes et que le planning de notre 
journée soit mieux pris en compte (pause, repas, fin de service...). 

  En espérant que vous comprendrez le bien-fondé du présent courrier et en 
restant à votre disposition pour un éventuel entretien de tout ou partie des 
collaborateurs de la police municipale, nous vous adressons, Madame la Cheffe de 
service, nos salutations distinguées ».  

 b.  Par courriel du même jour, M. B______ avait informé Madame D______, 
conseillère administrative, de cette démarche, qu'elle avait validée. Il devait la 
prévenir si Mme A______ refusait un entretien après avoir reçu ladite missive.  

7)  Par courriel du 13 novembre 2015, adressé en copie à deux conseillers 
administratifs de la commune, M. B______ a indiqué à Mme A______ que son 
« attitude de mépris et son absence de réaction » après la réception du courrier 
précité avaient laissé ses collègues et lui-même perplexes. Il n'appréciait pas son 
comportement qui consistait « à saluer ou non certains cosignataires en fonction 

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des personnes présentes ». Pour le bien de tous, il lui suggérait « d'évoluer vers 
une forme de communication plus positive et constante ».  

8) a.  Au mois de novembre 2015, Mme A______ et M. B______ ont eu un 
échange de courriels au sujet d'une intervention de la police municipale auprès 
d'un collège, indiquant des différends dans le cadre du traitement de ce cas.  

 b.  Au terme de cet échange, Mme A______ a adressé un mémo le 8 décembre 
2015 à M. B______, en copie notamment au secrétaire général, en concluant : 

  « Eu égard à la forme de votre communication, je tiens à souligner que, 
dorénavant, si vous souhaitez avoir des informations, que je n'aurais pas 
nécessairement pensé à vous donner, je vous remercie de venir simplement m'en 
parler oralement. 

  En alternative, je vous saurais gré de privilégier la forme du mémo, qui 
conviendra également très bien, à celle du courriel. 

  Pour ma part, je ne répondrai plus, ni pour ce jour, ni pour toujours, à ce 
type de courriel, quelque peu agressif, contenant des jugements sur le travail 
d'autrui et ainsi générateur d'incompréhension et de pertes d'énergie ; en 
opposition avec ce principe d'efficacité, que vous appelez si souvent de vos 
vœux ». 

 c.  M. B______ a répondu audit mémo le 15 décembre 2015 en s'adressant à 
Mme D______, avec le secrétaire général en copie. Il y exposait de manière 
factuelle les problèmes rencontrés et les solutions apportées, sans réagir aux écrits 
de Mme A______.  

9)  Par courriel du 3 mars 2017, M. B______ a rappelé à Mme A______ qu'il 
convenait que celle-ci ne donne pas directement des instructions aux APM, mais 
s'adresse à son adjoint ou lui-même par mémo, courriel ou téléphone. Il concluait 
son courriel par la post-scriptum suivant : 

  « Je vous demande également, dans vos communications, de rester sur le 
concret et de cesser vos constantes insinuations d'adolescente attardée sur ce que 
je pense ou pas ou comment j'appréhende les choses car je n'ai que faire de votre 
avis et à mon niveau, je me garde bien de vous dire certaines vérités, ceci, dans le 
souci de rester professionnel. Et si vraiment, je suis à disposition pour en parler de 
vives voix et régler certains points ! ». 

10)  Par courriel du 22 septembre 2017, adressé en copie notamment aux APM et 
au secrétaire général, M. B______ a reproché à Mme A______, au sujet du 
festival « E______ », d'avoir prétendu avoir demandé à deux de ses agents 
d'intervenir alors que tel n'avait pas été le cas. Son comportement à leur égard 
s'apparentait à du harcèlement moral, en tentant de diviser les collaborateurs du 

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service et de semer le trouble au sein de leur hiérarchie. Mme A______ avait 
refusé toute forme de médiation, ce qui, contrairement à ses allégations, 
démontrait qu'elle ne souhaitait plus collaborer avec eux. Ainsi, il lui demandait 
« de manière définitive de ne plus [leur] adresser de courriel, courrier ou note ».  

11)  Par courriers séparés du 22 septembre 2017, la commune a convoqué 
Mme A______ et M. B______ en entretien avec une délégation du conseil 
administratif (ci-après : CA) le 25 septembre 2017, en raison de la « gravité et de 
la teneur désagréable de certains écrits [qu'ils avaient] récemment échangés par 
courriels avec divers membres du personnel de l'administration communale ».  

  Sur demande de M. B______, la commune a précisé que cette convocation 
faisait suite à « un vif différend né au sein du personnel communal à l'occasion de 
l'organisation du festival E______ [du 2 septembre 2017], durant lequel la gestion 
de cet événement [avait] fait l'objet de diverses critiques ». Elle acceptait de 
décaler l'entretien le concernant au 4 octobre 2017.  

12)  Par courrier du 30 octobre 2017, faisant suite à son courriel du 
23 septembre 2017 et son entretien du 25 septembre 2017 avec le CA, 
Mme A______ a formellement déposé plainte pour harcèlement psychologique 
auprès de celui-ci à l'encontre de M. B______ et requis l'ouverture d'une enquête 
au sens de l'art. 57 al. 2 RPers. 

  Les agissements de harcèlement l'ayant atteinte dans sa santé s'étaient 
principalement déroulés du 1er octobre 2015 au 22 septembre 2017 et perduraient 
sous forme d'absence de communication, ou de communication biaisée relative à 
des prestations communes par un non-respect du cadre institutionnel et par un 
climat de méfiance, voire d'hostilité, dans les locaux abritant la police municipale 
et le service jeunesse « prévention et sécurité ». Durant ces deux dernières années, 
M. B______ avait mis en place une stratégie et déployé des comportements 
consistant de manière générale à la délégitimer, l'isoler, l'entraver dans l'exercice 
de ses fonctions, l'humilier, l'injurier, la contrôler et reporter la responsabilité de 
ses propres comportements et actes sur elle. Par courriel du 22 septembre 2017, 
avec copie à la conseillère administrative déléguée, au secrétaire général, aux six 
APM et à la secrétaire de la police municipale, M. B______ l'avait gravement 
diffamée, voire calomniée, l'atteignant de manière particulièrement violente dans 
sa dignité et dans son honneur personnel et professionnel.  

13) a. Après plusieurs arrêts de la chambre de céans (ATA/1563/2017 du 
5 décembre 2017, ATA/11647/2017 du 21 décembre 2017 et ATA/1018/2018 du 
2 octobre 2018) sur décisions du CA, une enquête administrative a été ouverte le 
11 avril 2018.  

  Dès cette date, l'enquêtrice désignée par le CA a effectué plusieurs 
auditions, dont celles de Mme A______ et M. B______, séparément, puis de 

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manière contradictoire. Ceux-ci ont également pu déposer plusieurs listes de 
témoins, lesquels ont été entendus lors de huit audiences au cours desquelles les 
conseils des parties étaient présents.  

 b.  Durant le mois de juin 2018, Mme A______ s'est plainte auprès du CA du 
déroulement de cette enquête. Elle s'opposait notamment à l'audition de témoins 
qui n'avaient aucun lien avec sa plainte pour harcèlement psychologique et 
mobbing de la part de M. B______. L'objectif de cette démarche n'était pas de 
connaître ou de comprendre la situation faisant l'objet de sa plainte, mais de faire 
son procès à partir de ragots ou de rumeurs récoltés durant ses années de service. 
Celle-ci participait à la volonté de M. B______ de la déstabiliser et de l'isoler en 
tentant de monter artificiellement certains employés contre elle, en détournant 
l'objet du litige. 

  Le CA lui a répondu qu'il ne lui appartenait pas de s'immiscer dans le 
déroulement de l'enquête administrative, laquelle se voulait impartiale. 

14)  Par courrier du 26 juin 2018, adressé en copie à Madame F______, 
gestionnaire ressources humaines (ci-après : RH), le CA a attiré l'attention de 
Mme A______ sur le fait qu'il était attendu de sa part qu'elle exerce ses tâches 
avec le sérieux et la diligence requis, et non pas à sa discrétion, conformément à 
sa capacité de travail réduite. Mme A______ avait reporté un rendez-vous avec 
Mme D______ pour un rendez-vous appointé avec son avocat sur ses heures de 
travail. 

15)  Dans sa réponse, Mme A______ a relevé qu'il n'était pas opportun d'avoir 
adressé le courrier précité à Mme F______ alors que, lors de son audition comme 
témoin, celle-ci avait déposé contre elle. Elle était également contrainte 
« d'entendre des témoins commenter leurs auditions, avec d'autres collègues et à 
très haute voix, à l'intérieur de la cafétéria qui jouxtait son bureau ». Malgré le 
contexte très pénible, elle avait continué à mener son travail, bien qu'elle subissait 
une situation de harcèlement psychologique depuis près de trois ans et que 
l'employeur n'était pas intervenu de manière efficace. En rappelant à la commune 
ses obligations légales et morales en matière de protection de sa santé, elle se 
réservait le droit de produire ses fiches de présence et absence, démontrant qu'elle 
ne s'était jamais absentée pour maladie durant les deux précédentes législatures et 
que ses problèmes de santé avaient commencé en 2015.  

16)  Dans ce contexte, la commune a derechef rappelé à Mme A______ que 
l'enquête administrative avait été diligentée à la suite de sa plainte et qu'il 
n'appartenait pas au CA, mais à l'enquêtrice mandatée d'intervenir dans la 
conduite de celle-ci. Mme A______ avait elle-même introduit auprès de son 
employeur une plainte avec pour objectif qu'une enquête administrative soit 
conduite. Prétendre a posteriori que cette situation relevait du harcèlement 
psychologique était déplacé.  

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17)  Dans le délai imparti au 31 octobre 2018, prolongé au 9 novembre 2018, les 
parties ont adressé à l'enquêtrice leurs conclusions après enquêtes. 

 a. Pour M. B______, il n'y avait aucun acte de harcèlement. Il avait essayé de 
gérer au mieux, à l'instar des APM et d'autres fonctionnaires de la commune, 
Mme A______ et son caractère difficile, envahissant, imprévisible, changeant et 
autoritaire. Les courriels incriminés avaient été envoyés dans ce contexte. Il 
concluait à ce que le rapport le blanchisse et qu'il soit ainsi rétabli dans son 
honneur ; il pourrait alors sereinement continuer à travailler pour la commune, 
avec compétence, professionnalisme, motivation, dans l'intérêt de celle-ci comme 
il l'avait toujours fait.  

 b. Selon Mme A______, l'enquête aurait dû essentiellement se centrer sur la 
question de savoir si de tels agissements, largement documentés, devaient être 
considérés comme du mobbing au sens de la jurisprudence. Plutôt que de répondre 
à cette question, l'enquête administrative s'était égarée dans une quête malsaine 
sur sa personnalité, laquelle n'avait fait qu'aggraver son état de santé, comme le 
confirmait son médecin traitant dans un certificat médical du 14 juillet 2018. Elle 
demandait ainsi à ce qu'il soit reconnu qu'elle avait été victime de harcèlement ou 
mobbing de la part de M. B______, et à ce que son employeur prenne toutes 
dispositions pour remédier à cet état de fait afin de protéger sa santé fragile.  

  Étaient jointes diverses pièces dont deux certificats médicaux des 
14 décembre 2017 et 13 septembre 2018 attestant de son état de santé fortement 
atteint depuis novembre 2015 qui s'était à nouveau détérioré depuis juin 2018. Le 
lien entre la détérioration de la santé de Mme A______, de novembre 2015 à ce 
jour, et sa situation professionnelle ne faisait aucun doute pour son médecin. 

18)  Dans son rapport d'enquête interne du 19 décembre 2018, l'enquêtrice a 
conclu qu'aucun des éléments considérés par Mme A______ comme des indices 
de mobbing ne pouvaient être retenus comme tels. Un harcèlement psychologique 
à l'encontre de celle-ci n'était en conséquence pas établi, pas même par indices. Il 
devait en revanche être retenu que la plaignante avait été subjectivement atteinte 
dans sa santé psychique, avec en particulier de l'anxiété et de la nervosité, avec 
pour corollaire une situation de souffrance indéniable. À cet égard, la commune 
n'avait peut-être pas suffisamment veillé à la protection de la personnalité de 
Mme A______ au sens de l'art. 24 al. 1 let. b RPers. Elle ne pouvait ignorer que la 
mésentente qui régnait entre l'intéressée et M. B______ était à ce point profonde 
qu'elle pouvait atteindre celle-là dans sa tranquillité et sa sérénité au travail et lui 
occasionner des souffrances et problèmes dans sa santé psychique. Il aurait alors 
incombé à la commune de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser 
ces dérangements.  

  Le comportement adopté par M. B______ à l'égard de Mme A______ devait 
être examiné à partir de l'envoi de la lettre le 1er octobre 2015 et de la 

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réorganisation de l'administration communale initiée en automne 2015. Une 
nouvelle répartition des compétences était alors intervenue : Mme A______ n'était 
plus cheffe de la police municipale mais coordinatrice d'un service regroupant 
certaines activités de cette dernière et M. B______ était devenu chef de poste de la 
police municipale mais n'était plus l'assistant de Mme A______. Très rapidement, 
M. B______ avait ressenti un manque de confiance de la part de Mme A______ à 
son égard, corollaire du fait que cette dernière avait eu de la peine à accepter 
l'émancipation de celui qui n'était dorénavant plus son assistant. Mme A______ 
s'était apparemment sentie injustement mise à l'écart. S'ajoutait la rancœur 
provoquée par la lettre du 1er octobre 2015, qui avait eu un effet dévastateur sur 
les relations de la police municipale avec Mme A______.  

   Les éléments spécifiques mis en avant par Mme A______ et qui seraient 
constitutifs de harcèlement psychologique recouvraient essentiellement trois 
domaines : l'isolement et la mise à l'écart, la remise en cause de son travail et le 
ton et les termes employés par M. B______. Concernant l'isolement et la mise à 
l'écart, des éléments recueillis au cours de l'enquête, il n'apparaissait pas que 
M. B______ ait, par ses propos ou des agissements hostiles, cherché à exclure 
Mme A______. Les difficultés de communication entre ces derniers n'avaient pas 
mis en échec le bon fonctionnement des services communaux. Il était ainsi 
difficile de tracer les limites de la communication qui aurait dû être respectée et 
subséquemment d'imputer à M. B______ exclusivement un comportement si 
grave et déterminé qu'il en serait constitutif de harcèlement. Aucun élément 
concret ne permettait non plus d'étayer la thèse selon laquelle le fait que M. 
B______ adresse ses courriels en copie « aux politiques » revenait à mettre en 
cause son travail. Au contraire, il en ressortait que ce mode de faire avait permis, 
en tous les cas à trois reprises, à la hiérarchie d'intervenir auprès de M. B______ 
pour définir expressément le cadre de ses interventions. Il n'apparaissait pas non 
plus que le fait de porter à la connaissance de la hiérarchie l'existence de 
difficultés relationnelles, voire de problèmes dans l'exécution de son travail, 
relèverait de harcèlement. S'agissant du ton et des termes employés par M. 
B______ dans ses courriels, certains propos étaient certes inadéquats, maladroits 
voire déplacés. Il était ainsi inacceptable de traiter une collègue de travail, qui de 
surcroît avait été sa cheffe de service pendant plusieurs années, « d'adolescente 
attardée ». Même si M. B______ avait fait preuve de manque de courtoisie 
certain, voire d'un manque de déférence envers Mme A______, un tel 
débordement était resté isolé. Les réactions intempestives de M. B______ 
faisaient écho à celles de Mme A______ qui ne l'étaient pas moins et qui 
procédaient notamment de l'absence de communication voulue par elle. Certes, 
ces échanges de part et d'autre s'étaient poursuivis pendant près de deux ans. 
L'ampleur du conflit aurait pu et dû être désamorcée par la commune, prise en sa 
qualité d'employeur et parfaitement au fait de la mésentente qui régnait entre M. 
B______ et Mme A______. Il était regrettable que les demandes de médiation 
formulées à plusieurs reprises par les deux protagonistes n'aient pas été prises en 

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compte avec plus de sérieux par leur hiérarchie, respectivement écartées au simple 
motif que le mandataire envisagé pour cette mission n'était pas disposé à 
l'assumer.  

  L'analyse de l'ensemble du contexte professionnel étudié dans le cadre de 
l'enquête avait permis d'y replacer des relations de travail fortement viciées depuis 
l'envoi de la lettre du 1er octobre 2015, opposant deux personnes au caractère fort 
et à la personnalité bien marquée. L'existence d'un conflit dans les relations 
professionnelles ne pouvait ainsi qu'être confirmé.  

  Il ressortait du déroulement de l'enquête administrative que Mme A______ 
et M. B______ avaient été entendus séparément les 11 et 13 avril 2018, 
accompagnés de leurs conseils respectifs. Puis, chacune des parties avait déposé 
une, voire deux listes de témoins pour Mme A______. La liste de onze témoins 
déposée par M. B______ avait été réduite à huit. Mme A______ avait demandé 
l'audition de cinq témoins. Tous les témoins avaient été entendus lors de huit 
audiences, auxquelles seuls les conseils des parties étaient présents. Une audition 
contradictoire des parties avait eu lieu le 20 septembre 2018. L'audition de M. 
B______ avait dû être interrompue pour être reprise le 24 septembre 2018, sans la 
présence du conseil de Mme A______, celui-ci ayant considéré que l'enquête était 
close et qu'il n'y participerait pas. Mme A______ s'était référée à la position de 
son conseil en confirmant qu'elle n'assisterait pas à cette audience. Un délai au 31 
octobre 2018, prolongé au 9 novembre 2018, avait ensuite été imparti aux parties 
pour produire leurs observations et dernières pièces. À réception desdites écritures 
le 13 novembre 22018, la cause avait été gardée pour remise du rapport. 

19)  Le 9 janvier 2019, la commune a transmis aux parties copie du rapport 
précité en leur accordant un délai au 31 janvier 2019 pour transmettre leurs 
observations.  

 a. Par l'intermédiaire de son conseil, Mme A______ a remis, le 
16 janvier 2019, une copie de ses écritures du 9 novembre 2018, celles-ci ne 
figurant pas au dossier. Elle priait le CA de se déterminer sur la prise en charge de 
ses frais d'avocat compte tenu du fait qu'elle ne bénéficiait pas d'une protection 
juridique.  

 b. Pour sa part, M. B______ a conclu à ce que la commune rende une décision 
de classement de la procédure, à ce qu'une fois définitive, celle-ci soit 
communiquée auprès de l'administration communale et des personnes entendues 
comme témoins, à ce qu'une médiation puisse être organisée avec Mme A______ 
afin de continuer à travailler avec elle, et à ce que leurs attributions 
professionnelles respectives soient plus clairement définies et séparées afin 
d'éviter des doubles compétences et de potentiels malentendus.  

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  Il n'avait pas été engagé par Mme A______ mais par la commune, après 
avoir été reçu par le CA in corpore. Il contestait ne plus avoir salué normalement 
Mme A______ au lendemain du courrier du 1er octobre 2015. La grande proximité 
entre Mme A______ et Madame G______, secrétaire de celle-ci, devait être prise 
en considération. Ce n'était que sur des questions insistantes de son conseil que 
Mme G______ avait dû admettre avoir eu des problèmes avec Mme A______. La 
transmission à Mme G______ de vingt-trois courriels et quarante-quatre 
photographies s'expliquait par la procédure à suivre car les procédés de réclame 
étaient gérés et facturés par elle. Il contestait être manipulateur, colérique, 
véhément et d'une susceptibilité exacerbée, ces qualificatifs ressortant presque 
exclusivement du témoignage de Monsieur O______, chef de la police municipale 
de P______, extérieur à la commune et auquel un contentieux l'avait opposé. 
Mme A______ s'était toujours opposée à une médiation. 

20)  Le 6 février 2019, la commune a transmis aux parties leurs écritures 
respectives en leur accordant un délai au 22 février 2019 pour faire valoir leur 
droit d'être entendu. 

  M. B______ a persisté dans ses précédentes écritures et conclusions. 

21)  Par décision du 1er avril 2019, la commune a pris acte du rapport d'enquête 
administrative du 19 décembre 2018, retenu qu'une atteinte à la personnalité de 
Mme A______ avait été commise par M. B______, réservé le volet disciplinaire à 
l'encontre de ce dernier, dit que cette décision ne ferait pas l'objet d'une 
communication publique, laissé les frais de représentation respectifs à la charge de 
chacune des parties et clôturé l'enquête en question.  

  Malgré les reproches formulés à l'encontre de Mme A______, l'attitude de 
M. B______ à son égard ne pouvait être tolérée. Si les tensions résultant des 
lacunes de communication entre les protagonistes étaient réciproques, le ton 
employé par M. B______ restait inacceptable. En particulier, proférer des insultes 
à l'encontre de l'une de ses collègues était intolérable. Les modes de résolution des 
différends devaient rester courtois. Le CA faisait sienne la conclusion de 
l'enquêtrice quant à l'absence de harcèlement psychologique à l'égard de 
Mme A______. Cependant, quand bien même les épisodes concernés, en 
particulier les vingt-trois courriels adressés à Mme A______ et le fait de l'avoir 
traitée « d'adolescente attardée », n'étaient pas constitutifs de harcèlement 
psychologique au sens du RPers et de la jurisprudence, ceux-ci avaient largement 
contribué à la survenance de l'atteinte à la santé subie par celle-ci. Il y avait donc 
bien une atteinte à la santé de Mme A______ et l'attitude de M. B______ était 
considérée comme causale. L'éventuel volet disciplinaire lié à cette atteinte faisait 
l'objet d'un courrier séparé directement adressé à l'intéressé, car dépassant le cadre 
strict de l'enquête et de cette décision. Cette décision ne serait pas davantage 
communiquée au personnel de la commune afin de respecter la personnalité des 

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concernés et le RPers ne le prévoyant pas. Les frais de représentation des parties 
étaient laissés à leur seule charge.  

22)  Dans le délai imparti au 12 avril 2019 pour faire valoir son droit d'être 
entendu sur le principe et les motifs de la sanction envisagée à son encontre - soit 
un blâme -, M. B______ a conclu à ce que la procédure soit classée sans suite. 

  L'enquêtrice ayant pour seule mission de vérifier s'il y avait eu mobbing ou 
harcèlement psychologique, la commune ne pouvait, après avoir constaté qu'il n'y 
en avait pas eu, retenir d'autres griefs. Ce procédé ne reposait sur aucune base 
légale.  

  La position de la commune quant à l'envoi du courrier du 1er octobre 2015 
était erronée. L'échange de courriels du 23 septembre 2015 le confirmait. La 
commune ne tenait pas compte des problèmes de Mme A______ qu'elle dénonçait 
dans son rapport. Il n'avait pas traité Mme A______ d' « adolescente attardée » 
mais avait seulement qualifié ses insinuations comme telles. La commune ne 
faisait pas autre chose lorsqu'elle qualifiait l'attitude de Mme A______ de 
« puérile ». Il était incompréhensible que l'envoi de  
vingt-trois courriels entre le 29 novembre et le 2 décembre 2016 constitue un 
manque de respect à Mme A______, alors que ceux-ci avaient été adressés à 
l'assistante de Mme A______ en charge de la gestion administrative des procédés 
de réclame selon la procédure prévue. L'attitude de Mme A______ et son 
inadéquation avaient provoqué un malaise et des réactions des collaborateurs de la 
commune, à l'origine de son état de santé. D'autres témoins que les APM avaient 
relevé ses attitudes difficiles à supporter. Dire que sa propre attitude avait péjoré 
la santé de Mme A______ était d'autant plus déplacé que la commune ne s'était 
jamais souciée de la sienne, dont l'altération était en lien avec le comportement de 
la plaignante. Des témoins avaient constaté son mal-être. L'enquêtrice ne l'avait 
pas rendu responsable de la péjoration de l'état de santé de Mme A______, mais 
avait stigmatisé les carences de la commune, comme l'avaient fait certains 
témoins. Il était regrettable qu'au lieu d'assumer ses responsabilités, la commune 
se défausse sur lui.  

  À ses écritures étaient joints les échanges de courriels des 23 septembre et 
1er octobre 2015 avec respectivement Mme A______ et Mme D______. 

1) Procédure de recours de M. B______ (A/1724/2019) : 

23)  Par acte du 2 mai 2019, enregistré sous le numéro de cause A/1724/2019, 
M. B______ a recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice 
(ci-après : chambre administrative) contre la décision précitée, en concluant à son 
annulation et à l'allocation d'une indemnité équitable.  

- 12/35 - 

A/1724/2019 

  La décision querellée était arbitraire, la commune n'ayant pas la compétence 
de retenir une atteinte à la personnalité de Mme A______ pour d'autres motifs que 
le harcèlement. Cela entraînait également une violation de son droit d'être 
entendu, dès lors qu'il n'avait pas pu se prononcer préalablement sur la 
commission d'une atteinte à la personnalité de Mme A______. 

  En outre, il contestait toute causalité entre son attitude et l'atteinte à la santé 
de Mme A______. La propre attitude de cette dernière et son inadéquation avaient 
provoqué un malaise et des réactions des collaborateurs de la commune, à 
l'origine de la péjoration de son état de santé. La commune elle-même avait 
stigmatisé les comportements inacceptables de Mme A______. 

  La position de la commune quant à l'envoi du courrier du 1er octobre 2015 
était erronée. Un échange de courriels entre Mme A______ et lui le 23 septembre 
2015 le confirmait, ainsi que la rencontre du 1er octobre 2015 entre Mme D______ 
et les APM et leurs échanges de correspondance subséquents. 

  Au surplus, il reprenait ses précédents développements, notamment quant à 
son propre état de santé.  

24)  Par décision du 19 juin 2019, la commune a prononcé à l'encontre de 
M. B______ un avertissement au sens de l'art. 53 al. 1 let. a et al. 3 RPers. 

  Tel que relevé dans la décision du 1er avril 2019, l'attitude adoptée par 
M. B______ à l'égard de Mme A______ n'était pas conforme à celle attendue des 
employés de la commune, au sens de l'art. 23 al. 2 RPers. S'il était renoncé à 
prononcer une sanction disciplinaire à son encontre pour les autres évènements, 
les propos tenus par M. B______ à l'égard de Mme A______ dans le cadre de son 
courriel du mois de mars 2017 étaient inutilement blessants et totalement 
déplacés, notamment en raison du fait qu'il s'adressait à une collègue qui avait été 
sa supérieure hiérarchique durant plusieurs années. Ceux-ci constituaient une 
atteinte à la personnalité de cette dernière. Un manque d'amendement quant à ses 
comportements passés ressortait également des observations de M. B______ du 
12 avril 2019, en plus du fait qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur la 
personnalité de la plaignante. Ainsi, l'atteinte à la personnalité subie par 
Mme A______ était de nature à causer, à tout le moins partiellement, ou à 
renforcer l'atteinte à sa santé, impliquant une incapacité de travail de longue 
durée. Cela étant, au regard du climat délétère entretenu tant par Mme A______ 
que par M. B______, seul un simple avertissement était infligé à celui-ci afin de le 
dissuader de récidiver.  

25)  Dans ses écritures responsives, la commune a conclu principalement, à 
l'irrecevabilité et subsidiairement, au rejet du recours. 

- 13/35 - 

A/1724/2019 

  Le recours était irrecevable car M. B______ ne pouvait se prévaloir d'un 
préjudice irréparable s'agissant d'une décision de clôture de l'enquête 
administrative revêtant un caractère incident ni d'un intérêt personnel digne de 
protection à voir la décision entreprise être annulée, la seule conclusion de la 
commune visant à reconnaître l'atteinte à la personnalité de Mme A______ étant 
sans incidence pour lui.  

  Sur le fond, l'emploi du terme « notamment » à l'art. 24 RPers impliquait 
que la protection de la personnalité des employés de la commune pouvait être 
atteinte quand bien même un harcèlement psychologique ou sexuel n'était pas 
réalisé. L'enquête administrative diligentée, qui visait à faire la lumière sur la 
question de l'existence ou non d'un cas de harcèlement, avait mis en exergue un 
comportement inadéquat de M. B______ à l'égard de Mme A______, lequel l'était 
suffisamment pour porter atteinte à la personnalité de celle-ci. Cette atteinte à la 
personnalité de Mme A______ du fait des propos tenus par M. B______ était de 
nature à causer ou, à tout le moins, à renforcer l'atteinte à la santé de la plaignante, 
placée en incapacité de travail de longue durée.  

  Concernant le respect du droit d'être entendu de M. B______, la commune 
l'avait effectivement invité à se déterminer sur les conclusions de l'enquêtrice par 
courrier du 6 février 2019. En outre, aucune disposition réglementaire ne la 
limitait dans ses conclusions de clôture d'enquête administrative. En sa qualité 
d'employeur, il lui incombait de prendre les décisions qui se justifiaient au regard 
des faits concernant l'attitude de l'un de ses employés à l'encontre d'un autre de ses 
employés ou à l'égard d'un tiers, dont elle avait eu connaissance par le truchement 
de l'enquête diligentée initialement pour harcèlement moral. De plus, un délai au 
12 avril 2019 avait été imparti à M. B______ afin de faire valoir son droit d'être 
entendu, non seulement sur le principe de la sanction envisagée, mais également 
sur les motifs considérés par le CA.  

  Au surplus, M. B______ se contentait d'opposer sa propre lecture du rapport 
d'enquête à la sienne, au sujet de l'existence ou non d'une atteinte à la personnalité 
de Mme A______. Il était faux de prétendre qu'elle ne s'était jamais souciée de 
l'altération de la santé de M. B______.  

26)  M. B______ a répliqué, en persistant dans ses conclusions et précisant ce 
qui suit. 

  La décision querellée constituait une décision finale, la commune ayant 
notamment retenu, dans le dispositif, qu''il avait commis une atteinte à la 
personnalité de Mme A______ et que l'enquête en question était clôturée. L'art. 57 
al. 5 RPers distinguait d'ailleurs deux étapes indépendantes l'une de l'autre, soit 
d'une part, la décision du CA à la suite des conclusions de l'enquête et d'autre part, 
la procédure de sanction en découlant. La décision attaquée mentionnait 
expressément les voies de recours, en visant le délai applicable en cas de décision 

- 14/35 - 

A/1724/2019 

finale. Même si la commune avait renoncé à lui infliger une sanction, la décision 
en cause, qui serait intégrée à son dossier administratif, lui serait défavorable à 
l'avenir. La commune ne démontrait pas qu'il y avait eu une atteinte à la 
personnalité de Mme A______ qui lui était imputable, ni qu'elle s'était souciée de 
l'altération de son état de santé.  

2) Procédure de recours de Mme A______ (A/1898/2019) :  

27)  Par acte du 15 mai 2019 enregistré sous le numéro de cause A/1898/2019, 
Mme A______ a également recouru auprès de la chambre administrative contre la 
décision du 1er avril 2019 précitée, en concluant à ce qu'il soit dit qu'elle avait été 
victime de harcèlement psychologique de la part de M. B______ et à la 
condamnation de la commune à lui verser la somme de CHF 30'022.80 à titre de 
dépens de première instance ou d'indemnité de défense, le tout « sous suite de 
frais et dépens ».  

  Son droit d'être entendue avait été violé. La disparition du dossier de ses 
observations du 9 novembre 2018 indiquait qu'à aucun moment l'enquêtrice ou la 
commune ne les avait prises en considération, ni analysé ses allégués. Les 
témoignages particulièrement durs à son encontre imposaient qu'elle soit autorisée 
à s'exprimer à leur sujet, ce qui lui avait été refusé. Dès le début, la procédure 
avait été asymétrique. M. B______ avait pris connaissance de ses plaintes à son 
égard et avait eu maintes fois l'occasion d'y répondre. En revanche, c'était 
seulement en cours de procédure qu'elle avait pris connaissance des reproches qui 
lui étaient adressés, contenus dans les témoignages recueillis. Le refus de 
l'autoriser à s'exprimer sur leur contenu était d'autant plus grave que ses 
observations du 9 novembre 2018 n'avaient pas été jointes au rapport d'enquête 
administrative laissant ainsi les allégations à son encontre sans réponse. Étaient 
joints un courrier daté du 31 janvier 2019 portant la mention « remis directement 
dans la case du conseiller administratif le 31 janvier 2019 », ainsi qu'un document 
non daté ni signé intitulé « Rapport d'enquête interne de Mme H______ - 
Observations de A______ ». Elle demandait au CA de prendre connaissance dans 
son ensemble du dossier, afin qu'il soit reconnu qu'elle avait subi un harcèlement, 
un tort moral et des dégâts sur sa santé à la suite du comportement de M. B______ 
durant ces trois dernières années. Elle persistait à contester le contenu et les 
conclusions du rapport d'enquête administrative, ainsi que les allégations de M. 
B______. Au cours de cette enquête, elle avait produit un dossier qui démontrait 
précisément la véracité des faits avancés dans sa plainte, ainsi que l'enchaînement 
des actes de harcèlement psychologique, visant à détruire sa réputation 
professionnelle et allant jusqu'à l'injurier. L'enquête elle-même s'inscrivait dans un 
contexte de harcèlement, correspondant à celui qu'elle avait subi durant ces trois 
dernières années.  

  À aucun moment l'autorité n'avait analysé la documentation produite. La 
décision querellée reposait sur des témoignages peu crédibles qui n'étaient pas en 

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A/1724/2019 

lien de causalité avec la question de savoir s'il y avait eu mobbing ou non, et 
étaient souvent contredits par les faits. L'instruction du dossier ne cherchait en 
rien à établir l'existence ou non des éléments constitutifs du harcèlement. S'il 
fallait admettre que son caractère déplaisait à M. B______, ceci ne serait qu'une 
explication des causes du mobbing et ne constituerait en rien une justification. Vu 
les pièces du dossier, en ne considérant pas les actes dont elle avait été victime 
comme du harcèlement, la commune avait abusé de son pouvoir d'appréciation. 
Ayant constaté une atteinte à sa personnalité qui avait perduré dans le temps, un 
dommage qui en était résulté, la seule conclusion logique était qu'il s'agissait bien 
d'un cas de harcèlement psychologique.  

  S'agissant des frais d'avocat pour la défense de ses intérêts, bien que le 
RPers ne prévoyait aucune prise en charge, il convenait de fixer des dépens en sa 
faveur au vu de ses conclusions, de celles du rapport d'enquête et de la décision 
querellée. La fait qu'elle avait demandé à ce que la commune assume ses frais de 
défense devait s'apparenter à une demande de dépens à mettre à sa charge. Les 
frais d'avocat qu'elle avait dû assumer pour la défense de ses intérêts s'élevaient à 
CHF 30'002.80 avant le 1er avril 2019. Il fallait y ajouter les coûts de la présente 
procédure. À cet égard, elle produisait notamment cinq notes d'honoraires, à 
savoir : 

 -         une de l'Étude d'avocats I______ d'un montant de CHF 1'522.80 pour la 
période du 10 octobre au 3 novembre 2017 ; 

 -         quatre en faveur de Me J______ correspondant à des montants de CHF 
3'013.-, CHF 6'569.70 (ramené à CHF 6'500.-), CHF 12'967.08 (ramené à 
CHF 12'500.-) et CHF 7'000.- pour les périodes respectivement des 24 octobre au 
31 décembre 2017, 1er janvier au 4 juin 2018, 4 juin au 5 septembre 2018 et du 10 
septembre au 31 décembre 2018. 

28)  La commune et M. B______ ont conclu principalement à l'irrecevabilité et 
subsidiairement, au rejet du recours. 

 a.  Pour la commune, en réclamant la prise en charge de ses honoraires 
d'avocat, Mme A______ prenait des conclusions en dommages et intérêts, 
lesquelles relevaient de la compétence de la juridiction civile.  

  Mme A______ considérait à tort que ses observations personnelles du 31 
janvier 2019 avaient disparu du dossier de la procédure. Elle ne les avait pas 
produites dans le délai imparti. Elle n'avait eu connaissance du courrier 
d'accompagnement daté du 31 janvier 2019 et du document non daté ni signé joint 
que bien plus tard dans la procédure, alors que Mme A______ était assistée d'un 
conseil durant l'entier de l'enquête administrative. Ces manquements ne pouvaient 
être reprochés à la commune. Ses observations du 16 janvier 2019 se limitaient à 

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A/1724/2019 

transmettre copie de ses observations du 9 novembre 2018, déjà communiquées à 
l'enquêtrice.  

  Les parties avaient dûment été interpellées quant à la personne de 
l'enquêtrice désignée par la commune et aucune d'elle n'avait formulé une 
quelconque objection. Une fois le mandat d'enquête confié, il ne lui appartenait 
pas d'interférer dans la gestion de celle-ci. Il ne pouvait donc être considéré 
comme une violation du droit d'être entendu de Mme A______ qu'elle n'ait pas 
repris ses observations qui avaient été préalablement produites à l'attention de 
l'enquêtrice. 

  Si elle n'était pas liée par les conclusions de l'enquête interne, il ne lui 
appartenait cependant pas de conduire le travail de l'enquêtrice à double. Il ne 
pouvait être considéré comme un abus du pouvoir d'appréciation de sa part de ne 
pas avoir ouvert le dossier de l'enquête, ni d'avoir repondéré, selon son 
appréciation, les propos tenus par ses employés dans le cadre de celle-ci. 

  S'agissant de la prise en charge des frais de représentation, il n'avait jamais 
été question d'un quelconque dommage corporel dont aurait souffert 
Mme A______. L'Étude d'avocats I______ne s'était jamais constituée pour la 
défense des intérêts de Mme A______. Il était donc contesté qu'elle soit 
intervenue dans le cadre de la procédure d'enquête interne. Deux des notes 
d'horaires produites couvraient en grande partie une seule et même période. 
Aucune disposition du RPers ne prévoyait qu'elle devait assumer les honoraires du 
conseil mandaté par le plaignant sollicitant la conduite d'une enquête 
administrative. Finalement, cette dernière avait mis en exergue l'absence de 
harcèlement psychologique et des comportements insatisfaisants de la part de 
Mme A______ elle-même. Il ne pouvait être retenu qu'elle avait obtenu gain de 
cause dans une large mesure. Le fait que M. B______ bénéficiait de l'aide d'un 
syndicat était indifférent. 

 b. Pour sa part, M. B______ a relevé que Mme A______ refaisait l'histoire à sa 
guise, de manière non conforme au dossier et à l'enquête administrative, se 
complaisant dans ses propres interprétations. 

  Faute de s'en prendre au dispositif de la décision, mais à ses considérants, le 
recours devait être déclaré irrecevable. Il l'était en revanche concernant la prise en 
charge des honoraires d'avocat en tant qu'il s'attaquait au chiffre 4 du dispositif.  

  Les observations de Mme A______ du 31 janvier 2019 n'avaient pas disparu 
du dossier. Mais de jurisprudence constante, l'autorité n'était pas obligée de 
prendre position sur tous les éléments avancés par les parties et la décision 
querellée s'était fondée sur les éléments relevants. Elle avait en outre eu la 
possibilité de se déterminer sur les différents témoignages lors de ses auditions les 
20 et 24 septembre 2018. Elle ne s'était toutefois pas présentée à la dernière 

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A/1724/2019 

audience de comparution personnelle. Au terme de l'enquête administrative, elle 
avait produit des observations les 9 novembre 2018, 16 et 31 janvier 2019.  

  La conclusion du rapport d'enquête était claire : il n'y avait pas eu 
harcèlement psychologique. Mme A______ ne démontrait pas que tel aurait été le 
cas. Le seul élément qu'elle mettait en avant était celui relatif à l'envoi à elle-
même de vingt-trois courriels. Ceux-ci n'avaient toutefois pas été adressés 
d'affilée mais entre le 29 novembre et le 2 décembre 2016, et à Mme G______. La 
raison de ces envois était expliquée dans son courriel du 30 novembre 2016 à 
Mme D______. 

29)  Mme A______ a répliqué en persistant dans ses conclusions, en demandant 
la production du dossier de sa procédure contre son licenciement du 13 août 2019 
enregistré sous le numéro de cause 1______. 

  Elle s'opposait clairement au dispositif de la décision querellée qui admettait 
uniquement une atteinte à sa personnalité, alors que la commune aurait dû 
conclure à l'existence d'un harcèlement psychologique. En tant qu'élément 
fondamental du processus de guérison, il était essentiel que le harcèlement 
psychologique soit reconnu comme tel. À la suite de son recours, la commune 
avait décidé de la licencier en se basant sur la présente procédure et le rapport 
d'enquête administrative.  

  La commune ayant reconnu une atteinte à sa santé, elle avait donc bien 
admis une lésion corporelle.  

  Au surplus, elle reprenait ses précédents développements.  

  À l'appui de ses écritures, elle produisait plusieurs pièces dont notamment : 

 -         une décision, déclarée exécutoire nonobstant recours, du 13 août 2019 de la 
commune résiliant son contrat de travail avec effet au 31 mars 2020. Sur 720 
jours, comptabilisés du 11 août 2017 au 31 juillet 2019, Mme A______ avait été 
absente 508 jours, tous taux d'incapacité de travail confondus. Sur la base de ce 
calcul, il fallait considérer qu'il existait un motif objectivement suffisant de la 
licencier. Depuis juillet 2018, son service ne pouvait plus fonctionner 
correctement en raison de cette situation. Il était impossible pour la commune 
d'engager un nouvel employé pour remplacer Mme A______ dans la mesure où 
son poste était encore formellement occupé par elle, malgré ses absences. L'intérêt 
personnel de Mme A______ devait être pondéré par l'intérêt public de la 
commune de pouvoir bénéficier d'employés en mesure d'assumer les tâches pour 
lesquels ils avaient été engagés. Afin d'assurer sa recherche d'emploi future, un 
délai de congé plus long lui serait accordé, avec une libération de l'obligation de 
travailler. Elle devait restituer son téléphone portable professionnel, ainsi que les 

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clés des bâtiments administratifs en sa possession au plus tard le 15 août 2019. Un 
certificat de travail lui serait remis au plus tard le 31 août 2019. ; 

 -         un article internet du 15 septembre 2016 sur le « Mobbing, ou 
l'extermination concertée d'une cible humaine » ; 

 - une copie d'un formulaire destinée à une assurance, rempli par le docteur 
K______, indiquant un diagnostic de syndrome dépressif majeur et une reprise 
totale du travail prévue pour le 1er août 2019 ; 

 - deux courriels des 8 février et 6 mars 2018 de collaborateurs invitant leurs 
collègues à un apéritif de départ, dans la liste de distribution desquels 
Mme A______ n'était pas mentionnée. 

30) a. Par arrêt du 12 novembre 2019 (ATA/1672/2019), la chambre de céans a, 
après avoir joint les causes A/1724/2019 et A/1898/2019 sous le numéro de cause 
A/1724/2019, rejeté dans la mesure où il était recevable, le recours de 
Mme A______ du 15 mai 2019 et admis le recours de M. B______ du 2 mai 2019 
contre la décision du 1er avril 2019, annulé ladite décision, mis à la charge de 
Mme A______ un émolument de CHF 1'000.- et alloué à M. B______ une 
indemnité de procédure de CHF 2'000.- à la charge pour moitié chacun, de Mme 
A______ et de la commune. 

 b. Statuant par arrêt du 3 février 2021 (8C_13/2020) sur recours du 6 janvier 
2020 de Mme A______, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à la chambre de 
céans afin de rendre un nouvel arrêt après avoir octroyé à l'intéressée la possibilité 
de répondre au recours de M. B______ ainsi qu'à la détermination de la commune 
y relative. 

  Il ressortait de l'ATA/1672/2019 que la commune avait considéré les 
observations de Mme A______ du 31 octobre 2019 comme ayant été transmises 
hors délai et elle n'en avait pris connaissance que « bien plus tard dans la 
procédure ». Même à admettre une éventuelle violation du droit d'être entendu de 
Mme A______ à cet égard, cette atteinte avait pu être réparée au cours de la 
procédure devant la chambre administrative. 

  Le droit d'être entendu de Mme A______ avait été violé en ce sens qu'elle 
n'avait pu se prononcer sur le recours de M. B______ avant que l'arrêt du 
12 novembre 2019, ordonnant la jonction des causes ne lui soit notifié. Dite 
violation ne pouvait être réparée par-devant le Tribunal fédéral. 

  Le recours devant être admis pour ce motif, le grief en relation avec le refus 
d'ordonner la production du dossier de licenciement de Mme A______ (1______) 
n'était pas examiné.  

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31) a. Dans l'intervalle, par arrêt du 7 juillet 2020 (ATA/651/2020), la chambre de 
céans a admis partiellement le recours de Mme A______ du 13 septembre 2019 
contre la décision de la licencier. 

  La décision était contraire au droit et une indemnité pour refus de 
réintégration était fixée à six mois du dernier traitement brut. En ne portant pas à 
la connaissance de Mme A______ toutes les informations qu'elle avait en sa 
possession, en particulier le rapport du médecin conseil du 30 avril 2019, la 
commune l'avait empêchée de formuler des propositions alternatives à son 
licenciement, notamment sous l'angle des modalités particulières à mettre en place 
pour permettre une reprise du travail dans de bonnes conditions. La commune 
n'avait pas tenu compte du fait que Mme A______ avait recouvré une pleine 
capacité de travail dès le 1er août 2019, en prononçant son licenciement le 13 août 
2019, fondé sur la disparition durable des conditions d'engagement, au moment où 
rien ne permettait d'affirmer que, pour des raisons de santé, elle n'était plus et de 
manière durable en mesure d'honorer son contrat de travail. La commune n'avait 
pas pris la peine de reprendre contact avec le médecin-conseil bien que celui-ci ne 
se fût pas prononcé sur une incapacité durable et eût souhaité revoir 
Mme A______ trois mois après le 30 avril 2019. 

 b. Par arrêt du 27 octobre 2020 (8D_4/2020), le Tribunal fédéral a annulé 
l'arrêt de la chambre de céans du 25 février 2020 (ATA/212/2020) et confirmé la 
décision de la commune du 19 juin 2019 infligeant à M. B______ un 
avertissement en raison des termes utilisés par celui-ci dans son courriel du 3 mars 
2017 adressé à Mme A______ « de cesser [ses] constantes insinuations 
d'adolescente attardée ».  

32)  Le 15 février 2021, la chambre de céans a transmis l'arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_13/2020 aux parties en leur fixant un délai au 5 mars 2021 pour 
transmettre leurs observations. 

33)  Par courrier du 22 février 2021, M. B______ a indiqué ne pas avoir 
d'observations à formuler. Il avait retiré le 15 janvier 2021 son recours dans la 
cause A/1820/2020, en raison d'un accord conclu avec la commune. 

34)  Le 24 février 2021, la commune a persisté dans ses précédentes conclusions, 
en se réservant le droit de se déterminer sur les écritures de Mme A______. 

35)  Par pli du 10 mars 2021, Mme A______ a requis la production des écritures 
et pièces produites par M. B______ et la commune et maintenu sa demande de 
production du dossier de sa procédure de licenciement (1______), sur laquelle le 
Tribunal fédéral ne s'était pas prononcé. 

36)  Le 11 mars 2021, copies du recours de M. B______ du 2 mai 2019 et de la 
réponse de la commune du 28 juin 2019 ont été transmises à Mme A______. Le 

- 20/35 - 

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dossier était à sa disposition pour consultation. Un délai au 1er avril 2021, 
prolongé à sa demande au 30 avril 2021, lui était imparti pour se déterminer. 

37)  Dans ses observations du 29 avril 2021, Mme A______ a maintenu sa 
demande de production du dossier relatif à la procédure 1______ et sollicité 
l'audition des parties, des témoins entendus au cours de l'enquête administrative 
ainsi que celle de la doctoresse L______, psychiatre, et du docteur M______, 
médecin interne traitant. 

  Il convenait de procéder à une analyse objective des pièces du dossier. Le 
harcèlement avait commencé formellement avec la lettre du 1er octobre 2015, 
alors que les collaborateurs n'avaient manifesté aucun mécontentement à son 
égard depuis 2010. Au préalable, M. B______ avait annulé les colloques prévus 
avec sa responsable, sans motivation ni proposition d'autres dates. Puis, ses accès 
informatiques et à l'application de la police municipale lui avaient été retirés, sans 
préavis. S'en étaient suivis divers courriels de M. B______ démontrant une 
tentative systématique d'isolement, en l'ignorant, en ne l'informant pas ou en 
l'excluant voire en la méprisant. Les documents produits démentaient les 
déclarations et autres témoignages à son encontre. Il convenait de ne pas limiter 
l'examen du dossier au seul rapport de l'enquêtrice, partiel, incomplet, voire 
arbitraire.  

  Le rapport de l'enquêtrice était basé uniquement sur les témoignages qui 
portaient non sur les faits eux-mêmes mais sur son caractère, constituant en ce 
sens des actes de continuation du mobbing, qui l'avaient ultérieurement atteinte 
dans sa santé. Il ne s'agissait donc pas d'un rapport d'enquête, faute de véritable 
enquête, mais d'une compilation de reproches fantaisistes et de propos frisant la 
diffamation et illustrant le processus de mobbing qu'elle avait vécu. Sur les onze 
témoins dont l'audition avait été demandée par M. B______, trois s'étaient désistés 
et deux avaient déclaré ne jamais avoir rencontré de problème avec elle. Les 
personnes entendues étaient quatre signataires de la lettre du 1er octobre 2015 et 
des témoins indirects. Le dossier du personnel était vide, et la responsable du 
personnel n'avait jamais rien observé personnellement. Elle n'avait fait que répéter 
des témoignages indirects, dont elle avait refusé de citer les noms. Le travail de 
l'enquêtrice se limitait à l'audition de témoins sur des faits imprécis, sans aucune 
question précise. La commune ne pouvait aucunement se baser sur un dossier 
incomplet qui ne prenait pas en compte la documentation qu'elle avait fournie ni 
les rapports médicaux relatifs à son état de santé causé par le mobbing. En tant 
qu'élément du dossier, le rapport d'enquête ne pouvait suffire à rendre une 
décision qui n'examinait pas les autres éléments de la procédure ni les attestations 
médicales remises.  

  Il ressortait de la procédure concernant son licenciement (1______) que 
l'atteinte à sa santé était réelle et confirmée par le médecin-conseil de la 
commune. Il s’agissait du seul prétexte invoqué pour la licencier. Le 

- 21/35 - 

A/1724/2019 

comportement qui lui était reproché n'avait fait l'objet d'aucune sanction. Son 
incapacité de travail pour harcèlement psychologique était dûment prouvée. Elle 
avait été victime de la volonté de la nouvelle responsable politique de se défaire 
de la personne de confiance de son prédécesseur, ainsi que celle du responsable 
des APM de dépendre directement de la conseillère administrative et d'obtenir le 
titre de chef de service et un grade supérieur, en se défaisant d'une personne qu'il 
ne considérait pas comme légitime à diriger la police car n'étant pas policière et ne 
servant plus ses intérêts. L'atteinte à sa santé avait servi de prétexte à son 
licenciement après que des pièces du dossier avaient été cachées. Il était choquant 
de constater que la commune, après avoir déclaré que M. B______ avait commis 
une atteinte illicite à sa personnalité et avoir émis à l'encontre de celui-là une 
sanction administrative, demande à le faire témoigner dans le cadre de la 
procédure de licenciement de son ancienne cheffe de service.  

  Son licenciement était postérieur à la décision contestée du 1er avril 2019, 
mais il était l'aboutissement du mobbing qu'elle avait subi. Elle n'avait pas 
connaissance de son licenciement quand elle avait déposé ce recours. La 
production des pièces du dossier de son licenciement devait donc être admise.  

  À l'appui de ses écritures, étaient notamment joints les documents suivants : 

- les chargés de pièces des parties dans le cadre de la procédure 1______ 
concernant son licenciement ; 

- un certificat médical du 30 avril 2019 du docteur N______, médecin-conseil 
de la commune, indiquant que « les absences au travail sont intimement liées à 
une situation professionnelle conflictuelle […]. Cette situation 
professionnelle, bien sûr, influence son état de santé et actuellement sa 
capacité de travail est effectivement limitée ». Il avait demandé à 
Mme A______ d'intensifier son traitement en recourant à un médecin 
spécialiste, démarche avec laquelle le médecin traitant de celle-ci était 
d'accord. Il souhaitait la revoir dans trois mois si son arrêt de travail persistait. 
Dans l'intervalle, il convenait de se baser sur les certificats médicaux établis 
par le Dr M______ ; 

- un certificat médical du 29 avril 2021 de la Dresse L______, suivant Mme 
A______ depuis le 13 février 2000 en raison d'un « état dépressif moyen à 
sévère avec anxiété, perte de concentration, idées noires et suicidaires en toile 
de fond et, sur le plan somatique, dorsalgies et migraines », dont il ressort 
notamment que « son état de santé reste fragile, en dépit du suivi et du 
traitement antidépresseur, avec des rechutes importantes quand il y a un 
contact plus ou moins direct avec des démarches légales ou administratives en 
lien avec l'ancien contexte de travail et même dans le cadre du chômage qui 
est une conséquence directe de la perte du travail et vécu comme une 
humiliation. Bien que Mme A______ réagisse relativement bien au traitement 

- 22/35 - 

A/1724/2019 

grâce aussi à une excellente compliance, elle est vulnérable, tant sur le plan 
psychique que physique et une guérison complète n'est pas certaine. La prise 
en soins a comme but de rétablir une qualité de vie acceptable et d'éviter, dans 
la mesure du possible, une chronicisation de l'état dépressif, qui reste présent 
même si de gravité moins importante et d'éviter aussi une limitation durable de 
ses capacités adaptatives et de ses compétences sociales ». 

38)  Sur quoi, les parties ont été informées, le 5 mai 2021, que la cause était 
gardée à juger, y compris sur la question des actes d'instruction complémentaires. 

EN DROIT 

1) a. La jonction des deux procédures sous le numéro de cause A/1724/2019 a été 
examinée dans l'arrêt de la chambre de céans du 12 novembre 2019 
(ATA/1672/2019 consid. 1) et n'a pas été remise en cause par les parties. Il n'y a 
donc pas lieu d'y revenir. 

 b. Il en va de même de la recevabilité des recours de M. B______ et de 
Mme A______ interjetés respectivement les 2 et 15 mai 2019, laquelle a déjà été 
admise pour le premier et partiellement admise pour le second (ATA/1672/2019 
précité consid. 2 à 7). 

  À cet égard et pour mémoire, le recours de Mme A______ du 15 mai 2019 a 
été jugé irrecevable s'agissant des conclusions réclamant la prise en charge de ses 
honoraires d'avocat, ‒ celles-ci s'apparentant à une demande en paiement de 
dommages et intérêts ‒, ainsi que de sa demande de production du dossier de sa 
procédure contre son licenciement du 13 août 2019 (1______), dite conclusion 
ayant notamment été formulée tardivement. La conclusion visant à la constatation 
que Mme A______ a été victime de harcèlement psychologique de la part de 
M. B______, et non d'une atteinte à sa personnalité, a en revanche été considérée 
comme recevable. 

2)  Le présent arrêt fait suite à celui du Tribunal fédéral du 3 février 2021 
(8C_13/2020). 

 a. En application du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi du Tribunal 
fédéral, l'autorité cantonale à laquelle la cause est renvoyée par celui-ci est tenue 
de fonder sa nouvelle décision sur les considérants de droit de l'arrêt du Tribunal 
fédéral. Elle est ainsi liée par ce qui a déjà été définitivement tranché par le 
Tribunal fédéral et par les constatations de fait qui n'ont pas été attaquées devant 
lui ou l'ont été sans succès. La motivation de l'arrêt de renvoi détermine dans 
quelle mesure la cour cantonale est liée à la première décision, décision de renvoi 
qui fixe aussi bien le cadre du nouvel état de fait que celui de la nouvelle 

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A/1724/2019 

motivation juridique (arrêt du Tribunal 6B_904/2020 du 7 septembre 2020 consid. 
1.1 et les références citées ; ATA/653/2020 du 7 juillet 2020 consid. 2). 

 b. En l’occurrence, le Tribunal fédéral a, dans son arrêt de renvoi, fait grief à la 
chambre de céans d'avoir privé la recourante de la faculté d'exercer son droit d'être 
entendue avant que l'ATA/1672/2019 ne soit rendu à son détriment, faute de lui 
avoir transmis les écritures remises par les parties dans le cadre de la procédure 
A/1724/2019 portant sur le recours du recourant du 2 mai 2019 contre la décision 
querellée du 1er avril 2019. 

  Donnant suite à l'arrêt de renvoi précité, la chambre de céans, en le 
transmettant aux parties, leur a accordé un délai au 5 mars 2021 pour transmettre 
leurs observations y relatives. D'une part, le recourant et la commune n'ont pas 
souhaité y donner suite. D'autre part, la recourante, après avoir obtenu la remise 
des écritures et pièces produites par le recourant et la commune alors que le 
dossier était à sa disposition pour consultation, a adressé ses déterminations à ce 
sujet le 29 avril 2021.  

  La violation du droit d'être entendu de la recourante constatée par le 
Tribunal fédéral dans son arrêt 8C_13/2020 a ainsi été réparée. 

3)  Dans ses écritures du 29 avril 2021, la recourante persiste à réclamer la 
production du dossier de sa procédure contre son licenciement du 13 août 2019, 
enregistré sous le numéro de cause 1______.  

  En outre, elle demande que le recourant et elle-même soient réentendus, de 
même que les témoins auditionnés au cours de l'enquête administrative. Elle 
sollicite également l'audition de ses médecins traitants.  

 a.  Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), 
comprend notamment le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes et 
d'obtenir qu'il y soit donné suite (ATF 132 II 485 consid. 3.2 ; 127 I 54 
consid. 2b). Ce droit ne s'étend toutefois qu'aux éléments pertinents pour décider 
de l'issue du litige et n'empêche pas le juge de renoncer à l'administration de 
certaines preuves et de procéder à une appréciation anticipée de ces dernières, en 
particulier s'il acquiert la certitude que celles-ci ne l'amèneront pas à modifier son 
opinion ou si le fait à établir résulte déjà des constatations ressortant du dossier 
(ATF 138 III 374 consid. 4.3.2; 131 I 153 consid. 3). En outre, le droit d'être 
entendu ne comprend pas le droit d'être entendu oralement (ATF 140 I 285 
consid. 6.3.1 ; 138 III 374 consid. 4.3.2 ; 134 I 140 consid. 5.3). 

 b. In casu, la recourante a eu l'occasion, au cours de la présente procédure, de 
faire valoir ses arguments et de produire des pièces tant dans son recours que dans 
sa réplique. À cette dernière, était notamment jointe la décision du 13 août 2019 

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A/1724/2019 

de la commune résiliant son contrat de travail avec effet au 31 mars 2020. En 
outre, elle a également produit, à l'appui de ses écritures du 29 avril 2021, les 
chargés de pièces remis par les parties dans le cadre de la procédure 1______ 
relative à son licenciement, de même qu'une copie de l'ATA/651/2020. La 
chambre de céans a ainsi pu prendre connaissance dudit dossier dans le cadre de la 
présente procédure, en particulier du motif invoqué pour son licenciement et des 
suites données à celui-ci. Concernant les demandes d'audition de la recourante en 
particulier, il ressort du dossier, en particulier du déroulement de la procédure 
d'enquête administrative, que l'intéressée a alors déjà pu déposer une liste de 
témoins qu'elle a pu compléter ultérieurement. Ainsi, cinq témoins avaient été 
entendus à sa demande. À cela s'ajoute qu'elle était assistée ou représentée par son 
conseil durant toutes les audiences tenues par l'enquêtrice, au même titre que le 
recourant.  

  Par ailleurs, les intimés ont remis diverses pièces, dont les éléments 
essentiels recueillis dans le cadre de l'enquête administrative concernée. Le 
dossier soumis à la chambre de céans apparaît ainsi complet et lui permet de 
statuer en connaissance des éléments pertinents. 

  Il ne sera donc pas donné suite au chef de conclusions préalables. 

4) a.  La chambre administrative peut revoir le droit, y compris l'excès et l'abus du 
pouvoir d'appréciation, ainsi que les faits (art. 61 al. 1 LPA), à l'exclusion de 
l'opportunité de la décision attaquée (art. 61 al. 2 LPA). 

 b.  Les communes disposent d'une grande liberté de décision dans la définition 
des modalités concernant les rapports de service qu'elles entretiennent avec leurs 
agents (arrêts du Tribunal fédéral 8C_78/2012 du 14 janvier 2013 consid. 6.1 ; 
2P.46/2006 du 7 juin 2006 consid. 2.2 ; ATA/1358/22019 du 10 septembre 2019 
et les références citées). 

  Ainsi, l'autorité communale doit bénéficier de la plus grande liberté 
d'appréciation pour fixer l'organisation de son administration et créer, modifier ou 
supprimer des relations de service nécessaires au bon fonctionnement de celles-ci, 
questions relevant très largement de l'opportunité et échappant par conséquent au 
contrôle de la chambre de céans (art. 61 al. 2 LPA). Ce pouvoir discrétionnaire ne 
signifie pas que l'autorité est libre d'agir comme bon lui semble, dès lors qu'elle ne 
peut ni renoncer à exercer ce pouvoir, ni faire abstraction des principes 
constitutionnels régissant le droit administratif, notamment la légalité, la bonne 
foi, l'égalité de traitement, la proportionnalité et l'interdiction de l'arbitraire. Il en 
découle que le juge doit contrôler que les dispositions prises se tiennent dans les 
limites du pouvoir d'appréciation de l'autorité communale et qu'elles apparaissent 
comme soutenables au regard des prestations et du comportement du 
fonctionnaire ainsi que des circonstances personnelles et des exigences du service 
(ATA/1358/2019 précité). 

- 25/35 - 

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5)   En tant qu'employés de la commune, les recourants sont soumis au RPers, 
ainsi qu'aux dispositions en matière de rapport de travail du CO, en application de 
l'art. 1 RPers et de leurs contrats de travail des 28 novembre et 19 décembre 2016. 
Le statut de collaborateur de la commune relève du droit public (art. 3 
al. 1 RPers). 

6)  L'objet du litige concerne la conformité au droit de la décision du 
1er avril 2019 de la commune en tant que cette dernière reconnaît qu'une atteinte à 
la personnalité de Mme A______ a été commise par M. B______. La première 
demande la reconnaissance d'un cas de harcèlement psychologique, tandis que le 
second considère qu'il ne peut y avoir de constatation d'une atteinte à la 
personnalité de celle-ci. 

7)  Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu, 
les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus.  

  Pour M. B______, l'enquête administrative n'ayant eu pour seul cadre que 
de vérifier s'il y avait eu mobbing ou harcèlement psychologique, la commune se 
devait de donner aux parties la possibilité de se prononcer préalablement si elle 
envisageait de ne retenir que la commission d'une atteinte à la personnalité de la 
plaignante.  

  Quant à Mme A______, elle considère que l'enquêtrice ou la commune 
n'aurait pas pris en considération ses observations du 9 novembre 2018 ni analysé 
ses allégués. Elle n'aurait pas davantage pu s'exprimer sur les témoignages 
déposés à sa charge. 

 a. Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. Cst. et 41 LPA, comprend 
notamment le droit pour la personne concernée de fournir des preuves quant aux 
faits de nature à influer sur le sort de la décision et de participer à l'administration 
des preuves (ATF 132 II 485 consid. 3.2 ; 129 II 497 consid. 2.2). 

 b. En l'occurrence, les recourants ont été entendus personnellement au cours de 
l'enquête administrative et ont pu faire entendre les témoins souhaités. Leurs 
conseils ont également assisté à toutes les auditions de témoins effectuées au 
cours de celle-ci. 

  De plus, les recourants ont a eu la possibilité de transmettre des conclusions 
après enquête le 9 novembre 2018 avant la remise du rapport d'enquête 
administrative du 19 décembre 2018, sur lequel ils ont pu se prononcer aux mois 
de janvier et février 2019. Mme A______ n'a toutefois pas fait usage de cette 
dernière possibilité. Contrairement à ses allégations, toutes ses écritures figurent 
au dossier, y compris son courrier daté du 31 janvier 2019, hypothétiquement 
déposé dans la case d'un conseiller administratif et dont aucun élément ne permet 
d'attester de la remise effective. La commune n'avait toutefois pas pour obligation 

- 26/35 - 

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de se prononcer sur la totalité des arguments invoqués. Le Tribunal fédéral a 
d'ailleurs considéré dans son arrêt de renvoi qu'aucune atteinte au droit d'être 
entendu de la recourante ne pouvait être retenu à cet égard (arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_13/2020 consid. 3.2.3). 

  Par ailleurs, la recourante ne saurait prétendre que ce n'est qu'en cours de 
procédure qu'elle a pris connaissance des reproches formulés à son encontre, alors 
que dès le 1er octobre 2015, à tout le moins, le courrier signé des membres de la 
police municipale lui permettait d'en saisir la portée. À cela s'ajoute que dans le 
cadre de leurs échanges de correspondance, M. B______ lui avait également fait 
part de ses insatisfactions et ainsi proposé de procéder à une médiation, ce qu'elle 
avait refusé. 

  Ce dernier s'est, pour sa part, déterminé sur le principe et les motifs de la 
sanction envisagée à son encontre dans ses écritures du 12 avril 2019. Il a ainsi 
notamment relevé le fait que l'intimée retienne que sa propre attitude avait péjoré 
la santé de la plaignante était d'autant plus déplacé qu'elle ne s'était jamais souciée 
de la sienne ; or, l'altération de celle-ci était en lien avec le comportement de 
l'intéressée. 

  Il s'ensuit que le recourant a eu maintes occasions de faire valoir son droit 
d'être entendu, oralement ou par écrit, y compris sur l'éventuelle commission 
d'une atteinte à la personnalité de la plaignante. 

  En conséquence, ce grief sera écarté. 

8)  L'enquête administrative ayant porté uniquement sur l'examen d'un éventuel 
cas de harcèlement psychologique, le recourant considère que la commune ne 
pouvait, après avoir constaté qu'il n'y en avait pas eu, retenir d'autres griefs, 
comme une atteinte à la personnalité de la plaignante, pour d'autres motifs. Ce, 
alors qu'aucune atteinte ne pouvait lui être imputable.  

  Mme A______ estime en revanche qu'en ne reconnaissant pas l'existence 
d'un cas de harcèlement psychologique exercé à son encontre par M. B______, la 
commune a abusé de son pouvoir d'appréciation.  

  L'intimée maintient cependant que l'enquête administrative a mis en exergue 
un comportement inadéquat de la part de M. B______, constitutif d'une atteinte à 
la personnalité visée par l'art. 24 RPers. 

 a. Le collaborateur exécute en personne et avec soin les tâches qui lui sont 
confiées conformément au descriptif de son poste et dans le respect des 
règlements de l'administration (art. 23 al. 1 RPers). En outre, il veille fidèlement à 
la sauvegarde des intérêts de la commune et au respect de l'environnement, 
entretient des relations dignes et respectueuses avec ses collègues, ses supérieurs 

- 27/35 - 

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et les administrés et renforce la considération et la confiance dont l'administration 
communale doit être l'objet (art. 23 al. 2 RPers). 

  La commune, quant à elle, crée les conditions nécessaires afin de disposer 
d'une personnel compétent, motivé et efficace pour l'accomplissement de ses 
tâches, dans une optique de qualité de services à la population. Elle met tout en 
oeuvre pour assurer en particulier la protection de la personnalité notamment en 
matière de harcèlement psychologique et sexuel, protection de la santé, de 
l'intégrité et de la sécurité au travail des collaborateurs (Art. 24 al. 1 let. b RPers).  

  Le harcèlement psychologique et le harcèlement sexuel sont constitutifs 
d'une atteinte à la personnalité du collaborateur. La commune veille au respect 
effectif du droit à la protection de la personnalité de ses collaborateurs. Elle 
instaure à cet effet des mesures de prévention et d'information (art. 25 al. 3 
RPers).  

 b. La notion de protection de la personnalité de l'agent public et l'obligation 
qui en découle pour l'employeur est typiquement un concept dont la portée et la 
valeur matérielle sont identiques en droit public et en droit privé (Valérie 
DÉFAGO GAUDIN, Conflits et fonctions publiques : Instruments, in Jean-
Philippe DUNAND/Pascal MAHON [éd.], Conflits au travail. Prévention, 
gestion, sanctions, 2015, p. 156). Il incombe à l'employeur public, comme à 
l'employeur privé (art. 328 CO), de protéger et respecter la personnalité du 
travailleur. L'employeur protège et respecte, dans les rapports de travail, la 
personnalité du travailleur (art. 328 al. 1 CO). Cette obligation comprend 
notamment le devoir de l'employeur d'agir dans certains cas pour calmer une 
situation conflictuelle et de ne pas rester inactif (ATF 137 I 58 consid. 4.2.3 ; 
arrêts du Tribunal fédéral 8C_340/2009 du 24 août 2009 consid. 4.3.2 ; 
1C_245/2008 du 2 mars 2009 consid. 4.2 ; 1C_406/2007 du 16 juillet 2008 
consid. 5.2). En particulier, il ne doit pas stigmatiser, de manière inutilement 
vexatoire et au-delà du cercle des intéressés, le comportement d'un travailleur 
(ATF 137 III 303 consid. 2.2.2 ; 130 III 699 consid. 5.2). 

  Le point de savoir si et, le cas échéant, quand une réaction est indiquée 
dépend largement de l'appréciation du cas concret. Dans le cadre du pouvoir 
d'examen limité à l'arbitraire, le Tribunal fédéral n'intervient que lorsque l'attitude 
de l'employeur apparaît manifestement insoutenable (ATF 137 I 58 consid. 4.2.3 ; 
arrêts du Tribunal fédéral 8C_340/2009 précité consid. 4.3.2 ; 1C_245/2008 
précité consid. 4.2 ; 1C_406/2007 précité consid. 5.2). 

 c. À teneur de l'art. 25 al. 1 RPers, le harcèlement psychologique se définit 
comme un enchaînement de propos et/ou d'agissements hostiles, répétés 
fréquemment pendant une période assez longue, par lesquels un ou plusieurs 
individus cherchent à isoler, à marginaliser, voire à exclure une personne sur son 
lieu de travail. 

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  Cette définition reprend celle de la jurisprudence qui vaut pour les relations 
de travail fondées tant sur le droit privé que sur le droit public (arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_156/2007 du 30 août 2007 consid. 4.2 ; Rémy WYLER/Boris 
HEINZER, Droit du travail, 3ème éd., 2014, p. 349 ; Rémy WYLER, La 
responsabilité civile de l'employeur, y compris en ce qui concerne les actes de ses 
organes et auxiliaires, in DTA 2011 249, p. 252). La victime est souvent placée 
dans une situation où chaque acte pris individuellement, auquel un témoin a pu 
assister, peut éventuellement être considéré comme supportable alors que 
l'ensemble des agissements constitue une déstabilisation de la personnalité, 
poussée jusqu'à l'élimination professionnelle de la personne visée (arrêt du 
Tribunal fédéral 1C_156/2007 précité consid. 4.2). 

  Il n'y a toutefois pas harcèlement psychologique du seul fait qu'un conflit 
existe dans les relations professionnelles (Marie-France HIRIGOYEN, 
Harcèlement et conflits de travail, in Harcèlement au travail, Le droit du travail en 
pratique, vol. 22, 2002, p. 18 s. ; Dominique QUINTON, Le concept du mobbing 
- cas cliniques, in Harcèlement au travail, op. cit., p. 69), ni d'une mauvaise 
ambiance de travail (Thomas GEISER, Rechtsfragen der sexuellen Belästigung 
und des Mobbings, in RJB 2001 429, p. 431), ni du fait qu'un membre du 
personnel serait invité - même de façon pressante, répétée, au besoin sous la 
menace de sanctions disciplinaires ou d'une procédure de licenciement - à se 
conformer à ses obligations résultant du rapport de travail, ou encore du fait qu'un 
supérieur hiérarchique n'aurait pas satisfait pleinement et toujours aux devoirs qui 
lui incombent à l'égard de ses collaboratrices et collaborateurs (arrêts du Tribunal 
fédéral 1C_156/2007 précité consid. 4.2 ; 4A.128/2007 du 9 juillet 2007 ; 
2A.770/2006 du 26 avril 2007 consid. 4.3). Il résulte des particularités du 
mobbing que ce dernier est généralement difficile à prouver, si bien qu'il faut 
savoir admettre son existence sur la base d'un faisceau d'indices convergents, mais 
aussi garder à l'esprit qu'il peut n'être qu'imaginaire, sinon même être allégué 
abusivement pour tenter de se protéger contre des remarques et mesures pourtant 
justifiées (arrêts du Tribunal fédéral 2A.770/2006 précité consid. 4.3 ; 2P.39/2004 
du 13 juillet 2004 consid. 4.1 ; ATA/1057/2015 du 6 octobre 2015). 

  Le mobbing s'inscrit dans un élément de durée, de répétition, de finalité et 
ne saurait être admis en présence d'atteintes isolées à la personnalité (Rémy 
WYLER/Boris HEINZER, op. cit., p. 349 ; Jean-Philippe DUNAND/ Pascal 
MAHON, Commentaire du contrat de travail, 2013, p. 283 n. 34 ad art. 328 CO). 
S'agissant de la répétition des actes de mobbing, ceux-ci doivent être répétés 
fréquemment, soit généralement au moins une fois par semaine (Philippe 
CARRUZZO, Contrat individuel du travail. Commentaire des art. 319 à 341 du 
Code des obligations, 2009, p. 281). Pour ce qui est de la durée, les atteintes 
doivent se dérouler sur une période d'au moins six mois (Philippe CARRUZZO, 
op., cit., p. 281 ; Henz LEYMANN, Mobbing : La persécution au travail, 1996, p. 
27). La majorité des cas de harcèlement s'étend sur une période supérieure à une 

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année (Marie-France HIRIGOYEN, Le harcèlement moral dans la vie 
professionnelle : Démêler le vrai du faux, 2001, p. 36 et p. 142-143). 

 d. L'art. 57 RPers prévoit une procédure en cas de plainte pour harcèlement 
psychologique.  

  Les cas de harcèlement psychologique ou de harcèlement sexuel qui n'ont 
pas pu être réglés au sein d'un service administratif peuvent faire l'objet d'une 
plainte auprès du CA ou du (de la) chef(fe) du personnel. L'autorité qui reçoit la 
plainte prend toute mesure pour faire cesser immédiatement l'atteinte (art. 57 al. 1 
RPers). Si l'atteinte persiste et sur demande du plaignant, le CA ouvre une 
enquête. Celle-ci vise à établir l'existence ou non d'un cas de harcèlement 
psychologique ou d'un cas de harcèlement sexuel, au sens où ces notions sont 
définies à l'art. 25 RPers, et, le cas échéant, à y remédier par des mesures 
adéquates et proportionnées (art. 57 al. 2 RPers). L'enquêteur remet ses 
conclusions au CA en principe dans les trente jours à compter de l'ouverture de 
l'enquête. Le CA invite les parties à se déterminer sur les conclusions de 
l'enquêteur (art. 57 al. 4 in fine RPers). Le CA statue à bref délai et notifie aux 
parties sa décision, laquelle est susceptible du recours ordinaire prévu par l'art. 55 
RPers. Les sanctions disciplinaires et autres mesures envers l'auteur de l'atteinte 
sont réservées (art. 57 al. 5 RPers).  

  Au niveau cantonal, l'art. 19 du règlement relatif à la protection de la 
personnalité de l'État de Genève du 12 décembre 2012 (RPPers - B 5 05.01) 
prévoit que la procédure d'investigation a pour but d'établir les faits et de 
déterminer si les éléments constitutifs d'une atteinte à la personnalité sont réalisés 
ou non. 

 e. Selon une jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la loi s'interprète en 
premier lieu selon sa lettre (interprétation littérale). Si le texte légal n'est pas 
absolument clair, si plusieurs interprétations de celui-ci sont possibles, le juge 
recherchera la véritable portée de la norme en la dégageant de sa relation avec 
d'autres dispositions légales, de son contexte (interprétation systématique), du but 
poursuivi, de son esprit, ainsi que des valeurs sur lesquelles elle repose, 
singulièrement de l'intérêt protégé (interprétation téléologique), ainsi que de la 
volonté du législateur telle qu'elle ressort notamment des travaux préparatoires 
(interprétation historique) (ATF 143 I 109 consid. 6 ; arrêt du Tribunal fédéral 
2C_327/2017 du 12 septembre 2017 consid. 5.5 ; ATA/550/2018 du 5 juin 2018). 
Le Tribunal fédéral ne privilégie aucune méthode d'interprétation, mais s'inspire 
d'un pluralisme pragmatique pour rechercher le sens véritable de la norme. Il ne se 
fonde sur la compréhension littérale du texte que s'il en découle sans ambiguïté 
une solution matériellement juste (ATF 142 II 388 consid. 9.6.1 ; ATA/436/2018 
du 8 mai 2018). Enfin, si plusieurs interprétations sont admissibles, il faut choisir 
celle qui est conforme à la Constitution (ATF 144 III 58 consid. 4.1.3.1).  

- 30/35 - 

A/1724/2019 

  Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le juge est, en principe, lié par un 
texte légal clair et sans équivoque. Ce principe n'est cependant pas absolu. En 
effet, il est possible que la lettre d'une norme ne corresponde pas à son sens 
véritable. Ainsi, l'autorité qui applique le droit ne peut s'en écarter que s'il existe 
des motifs sérieux de penser que le texte ne correspond pas en tous points au sens 
véritable de la disposition visée. De tels motifs peuvent résulter des travaux 
préparatoires, du fondement et du but de la prescription en cause, ainsi que de sa 
relation avec d'autres dispositions (ATF 144 II 326 consid. 2.2 ; 141 V 206 c. 3.2). 
S'agissant plus spécialement des travaux préparatoires, bien qu'ils ne soient pas 
directement déterminants pour l'interprétation et ne lient pas le juge, ils ne sont 
pas dénués d'intérêt et peuvent s'avérer utiles pour dégager le sens d'une norme. 
En effet, ils révèlent la volonté du législateur, laquelle demeure, avec les 
jugements de valeur qui la sous-tendent, un élément décisif dont le juge ne saurait 
faire abstraction même dans le cadre d'une interprétation téléologique (ATF 119 II 
183 consid. 4b ; 117 II 494 consid. 6a ; ATA/213/2017 du 21 février 2017). Les 
travaux préparatoires ne seront toutefois pris en considération que s'ils donnent 
une réponse claire à une disposition légale ambiguë et qu'ils ont trouvé expression 
dans le texte de la loi (ATF 124 III 126 consid. 1b ; arrêt du Tribunal fédéral 
2C_939/2011 du 7 août 2012 consid. 4). 

9) a. En premier lieu, se pose la question de savoir si la commune pouvait 
constater une atteinte à la personnalité de la plaignante commise par le recourant, 
alors que le rapport d'enquête administrative du 19 décembre 2018 a conclu qu'un 
harcèlement psychologique n'était pas établi. 

  Il ressort de la systématique du RPers, en particulier de l'art. 25 RPers et de 
la jurisprudence, que le harcèlement psychologique ou sexuel constitue une forme 
d'atteinte à la personnalité spécifique. En outre, contrairement à l'enquête 
administrative prévue à l'art. 19 RPPers, celle de l'art. 57 al. 2 RPers vise 
expressément à établir l'existence ou non d'un cas de harcèlement psychologique 
ou sexuel, et non pas des faits constitutifs ou non d'atteinte à la personnalité. Le 
champ d'application de l'art. 57 al. 2 RPers, et en conséquence celui de l'enquête 
administrative prévue par la commune concernée, apparaît donc plus restrictif que 
celui de l'art. 19 RPPers. L'un vise spécifiquement à déterminer s'il y a eu 
harcèlement psychologique ou sexuel, l'autre traite plus généralement d'une 
atteinte à la personnalité. 

  Ainsi, l'enquêtrice mandatée par la commune n'était effectivement 
compétente que pour déterminer si un cas de harcèlement psychologique était 
réalisé ou non. 

  Cela étant dit, parallèlement au mandat confié à l'enquêtrice dans 
l'hypothèse particulière d'une plainte pour harcèlement psychologique ou sexuel 
visé à l'art. 57 RPers, la législation communale applicable impose des obligations 
générales au collaborateur et à l'employeur. En effet, le premier se doit d'entretenir 

- 31/35 - 

A/1724/2019 

des relations dignes et respectueuses avec ses collègues, ses supérieurs et les 
administrés (art. 23 al. 2 RPers), tandis que le second doit tout mettre en œuvre 
pour assurer la protection de la personnalité, notamment en matière de 
harcèlement psychologique ou sexuel (art. 24 al. 1 let. b RPers). L'étendue des 
obligations à charge du collaborateur et de l'employeur apparaît donc plus vaste 
que le but d'une enquête administrative ouverte sur la base d'une plainte pour 
harcèlement psychologique ou sexuel.  

  En conclusion, si le CA doit faire appel à un enquêteur externe en cas de 
plainte pour harcèlement psychologique ou sexuel, l'employeur reste compétent 
dans les autres formes d'atteinte à la personnalité du collaborateur. Dès lors, le fait 
que le rapport d'enquête en question était limité au cadre fixé par le RPers 
n'empêchait pas la commune de remplir ses devoirs légaux plus généraux, 
impliquant de veiller à la protection de la personnalité de la recourante. De même, 
le collaborateur doit entretenir des relations dignes et respectueuses avec ses 
collègues, ses supérieurs et les administrés, sous peine de risquer des sanctions 
disciplinaires pour violation de ses obligations (art. 53 RPers). Bien que 
l'enquêteur puisse uniquement déterminer l'existence ou non d'un cas de 
harcèlement psychologique ou sexuel, l'employeur reste compétent pour s'assurer 
du respect par le collaborateur de ses obligations. En d'autres termes, l'absence de 
harcèlement psychologique constatée par l'enquêtrice n'empêche pas l'existence 
d'une atteinte à la personnalité du collaborateur pouvant être sanctionnée par 
l'employeur.  

 b.  Compte tenu des considérants qui précèdent, il convient, en second lieu, de 
déterminer si, in casu, la recourante a effectivement été victime de harcèlement 
psychologique ou d'une atteinte à sa personnalité de la part de M. B______.  

  D'une part, l'intéressée fait valoir qu'à l'inverse des conclusions du rapport 
d'enquête administrative du 19 décembre 2018, il ressortait du dossier une 
succession d'éléments constitutifs de harcèlement psychologique de la part de 
M. B______ à son encontre, le fait que son caractère déplaisait à ce dernier ne 
pouvant en constituer une justification. Elle reprend ses arguments dans ses 
observations du 29 avril 2021, en faisant valoir que l'ATA/651/2020 rendu dans le 
cadre de la procédure relative à son licenciement, démontrerait que son état de 
santé était dû au harcèlement psychologique qu'elle aurait subi de la part de 
M. B______. 

  Cependant, la recourante s'efforce d'opposer sa propre appréciation des faits 
à celle de l'enquêtrice. Elle n'apporte aucune preuve démontrant que l'intimé l'ait 
harcelée psychologiquement. Il apparaît au contraire que tant celui-ci qu'elle-
même ont manifesté dans leurs échanges une forme de tension, voire d'animosité, 
laquelle était présente dès le 23 septembre 2015. La recourante n'était pas plus 
légitimée que l'intimé à s'adresser à lui de façon parfois discourtoise. En ce sens, 
les traits de sa personnalité révélés au travers de l'enquête administrative 

- 32/35 - 

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confirment le contenu de ses écrits à M. B______. À cela s'ajoute qu'elle a persisté 
à refuser toute forme de médiation, y compris en tête-à-tête avec l'intimé, alors 
que ce dernier lui en a fait la proposition à plusieurs reprises afin d'apaiser leurs 
rapports.  

  D'autre part, la commune fonde sa décision du 1er avril 2019 sur le fait que 
l'attitude de M. B______ à l'égard de la plaignante ne pouvait être tolérée, le ton 
employé par celui-ci dans le cadre de leurs échanges étant inacceptable. Deux 
éléments en particulier ont été avancés pour justifier cette position, à savoir 
l'emploi des termes « d'adolescente attardée » dans un échange de courriels du 
mois de mars 2017 avec la recourante et l'envoi de vingt-trois courriels d'affilée à 
cette dernière. 

  Toutefois, s'agissant de ces derniers, il ressort du dossier que ceux-ci ont été 
adressés entre les 29 novembre et 22 décembre 2016 à l'assistante de la 
plaignante, et non pas à celle-ci directement, dans le cadre d'une procédure définie 
en matière de procédés de réclame. Au demeurant, ce fait n'a aucunement été 
retenu dans le rapport d'enquête administrative du 19 décembre 2018 et rien ne 
permet de considérer qu'il ne s'agissait pas de la méthode appliquée dans ce 
domaine. 

  Concernant l'emploi d'un ton inapproprié de la part de M. B______, le 
rapport précité a clairement écarté ce reproche compte tenu de son caractère isolé, 
provoqué par les réactions intempestives réciproques des protagonistes. Ce n'est 
qu'en mars 2017 que M. B______ a utilisé dans un courriel les termes 
« insinuations d'adolescente attardée », alors que dès le 1er octobre 2015, les 
membres de la police municipale avaient adressé à la plaignante un courrier lui 
faisant part des dysfonctionnements constatés afin d'y remédier, ce dont avait 
connaissance, à tout le moins, une des membres du CA. Au terme de la procédure 
de sanction disciplinaire ouverte contre M. B______ à ce sujet, celui-ci n'a été 
sanctionné que d'un avertissement pour ce seul motif. 

  Enfin, contrairement aux allégations de la recourante, la chambre de céans 
n'a pas constaté que son licenciement était contraire au droit car elle aurait été 
victime de harcèlement psychologique, mais bien parce qu'au moment où celui-ci 
avait été prononcé, soit le 13 août 2019, la recourante avait recouvré une pleine 
capacité de travail depuis le 1er août 2019. Ainsi, rien ne permettait de retenir que, 
pour des raisons de santé, elle n'était plus et de manière durable en mesure 
d'honorer son contrat de travail, alors que telle avait été la motivation de la 
commune pour justifier son licenciement (ATA/651/2020 consid. 9). À cet égard, 
le certificat médical du 29 avril 2021 n'est d'aucun secours à la recourante. Non 
seulement, celle-ci avait recouvré une pleine capacité de travail à partir du 1er avril 
2019 alors qu'elle était encore au service de la commune ; mais, de surcroît, il 
concerne un fait nouveau, soit la perte de son emploi, survenu postérieurement 

- 33/35 - 

A/1724/2019 

aux faits de la présente cause, avec lesquels aucun lien n'est démontré et pour 
lequel elle a obtenu réparation. 

  Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances et des relations entretenues 
mutuellement par les recourants, il ne peut être retenu que le recourant a adopté à 
l'endroit de la recourante un comportement relevant du harcèlement 
psychologique.  

  Par ailleurs, si les termes précités utilisés dans le courriel de mars 2017 sont 
inadmissibles, il s'agit de propos isolés ne constituant pas à eux seuls une atteinte 
à la personnalité de la plaignante, au sens exposé ci-avant (consid. 8). 

  Au vu de ce qui précède, le recours interjeté par Mme A______, mal fondé, 
sera rejeté, dans la mesure où il est recevable, et celui formé par M. B______ 
admis et la décision querellée annulée. 

10)  Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 1'000.- sera mis à la charge de 
la recourante (art. 87 al. 1 LPA). Une indemnité de procédure de CHF 2'000.- sera 
allouée à M. B______, à la charge, pour moitié, de la recourante et de la 
commune. 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

préalablement : 

ordonne la jonction des causes nos A/1724/2019 et A/1898/2019 sous le numéro de cause 
A/1724/2019 ; 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 2 mai 2019 par Monsieur B______ contre la 
décision de la Commune de C______ du 1er avril 2019 ; 

au fond : 

rejette, dans la mesure où il est recevable, le recours interjeté le 15 mai 2019 par 
Madame A______ contre la décision de la Commune de C______ du 1er avril 2019 ; 

- 34/35 - 

A/1724/2019 

admet le recours interjeté le 2 mai 2019 par Monsieur B______ contre la décision de la 
Commune de C______ du 1er avril 2019 ; 

annule la décision de la Commune de C______ du 1er avril 2019 ; 

met à la charge de Madame A______ un émolument de CHF 1'000.- ; 

alloue à Monsieur B______ une indemnité de procédure de CHF 2'000.-, à la charge, 
pour moitié chacun, de Madame A______ et de la Commune de C______ ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, s'il porte sur les rapports de travail 
entre les parties et que la valeur litigieuse n'est pas inférieure à CHF 15'000.- ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, si la valeur litigieuse est inférieure à 
CHF 15'000.- et que la contestation porte sur une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 
113 ss LTF, si la valeur litigieuse est inférieure à CHF 15'000.- ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par voie postale ou par voie électronique 
aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Ezio Tranini, avocat de la recourante, à 
Monsieur B______, ainsi qu'à Me Thomas Barth, avocat de l’intimée. 

Siégeant : M. Mascotto, président, Mme Krauskopf, M. Verniory, 
Mmes Zehetbauer Ghavami et Lauber, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

J. Balzli 
 

 le président siégeant : 
 
 

C. Mascotto 
 

 

- 35/35 - 

A/1724/2019 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :