# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b74d8822-ea22-52ed-8a37-91347a77511b
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-30
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 30.11.2017 605 2017 196
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2017-196_2017-11-30.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2017 196

Arrêt du 30 novembre 2017

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président: Marc Boivin 
Juges: Dominique Gross, Marc Sugnaux 
Greffier: Philippe Tena 

Parties A.________, recourante, représentée par Orion Assurance de 
protection juridique SA  

contre

SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI, autorité intimée

Objet Assurance-chômage; suspension du droit aux indemnités pour refus 
d'emploi

Recours du 11 septembre 2017 contre la décision sur opposition du 
18 juillet 2017

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. A.________, née en 1986, titulaire d'un CFC de peintre en carrosserie, travaillait en dernier 
lieu en tant que peintre-vernisseur auprès de la menuiserie B.________ SA. Le 31 mars 2015, elle 
a remis sa démission pour le 30 avril 2015, faisant état de "difficultés personnelles et médicales". 

Le 11 mai 2015, elle a requis l'octroi de prestations de l'assurance-chômage, alléguant souhaiter 
trouver un emploi à 100%. Il s'agit de son 2e délai-cadre d'indemnisation.

B. Le 19 juillet 2016, l'Office régional de placement (ci-après: ORP) compétent a été informé 
que son assurée avait refusé un poste de peintre en carrosserie auprès de la société C.________ 
Sàrl et a invité son assurée à s'expliquer.

Par décision du 3 octobre 2016, confirmée sur opposition le 18 juillet 2017, le Service public de 
l'emploi (ci-après: SPE) l'a suspendue dans l'exercice de son droit aux indemnités de chômage 
pour une durée de 35 jours, dès le 20 juillet 2016, estimant que son comportement était constitutif 
d'un refus d'emploi.

C. Contre cette décision, l'assurée, représentée par Orion Assurance de protection juridique 
SA, interjette recours devant le Tribunal cantonal le 11 septembre 2017 concluant à ce qu'aucune 
suspension ne soit prononcée ou alors uniquement pour faute légère.

A l'appui de ses conclusions, elle soutient que l'emploi au sein de la société C.________ Sàrl 
n'était pas convenable car l'environnement de travail n'était pas adapté à son état de santé. Elle 
précise en outre qu'elle a accepté un emploi de peintre en carrosserie auprès de D.________, 
d'abord pour une durée de trois mois, laquelle a été prolongée de deux ans. Elle estime que 
l'environnement de travail y est adapté.

Dans ses observations du 12 octobre 2017, le SPE propose le rejet du recours, relevant en 
substance que l'état de santé de son assurée ne la limitait pas dans un emploi au sein d'une 
carrosserie, seul le contexte social ayant justifié une incapacité de travail et sa démission de son 
ancien emploi.

Il n’a pas été procédé à un autre échange d’écritures.

Autant qu’utiles à la solution du litige, il sera fait état des arguments développés par les parties à 
l’appui de leurs conclusions respectives dans les considérants en droit du présent arrêt.

en droit

1. Le recours, interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire 
compétente à raison du lieu ainsi que de la matière, est recevable, la recourante, dûment 
représentée, étant en outre directement atteinte par la décision querellée et ayant dès lors un 
intérêt digne de protection à ce qu'elle soit, cas échéant, annulée ou modifiée. 

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2. a) En vertu de l'art. 17 al. 1 de la loi du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage obligatoire et 
l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0), l’assuré qui fait valoir des prestations 
d’assurance doit, avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre tout ce qu’on peut 
raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou l’abréger. Il lui incombe, en particulier, de 
chercher du travail, au besoin en dehors de la profession qu’il exerçait précédemment. Il doit 
pouvoir apporter la preuve des efforts qu’il a fournis. Selon l'alinéa 3, 1ère phr. de cette même 
disposition, l’assuré est tenu d’accepter tout travail convenable qui lui est proposé.

b) A teneur de l'art. 16 al. 1 LACI, en règle générale, l’assuré doit accepter immédiatement 
tout travail en vue de diminuer le dommage. 

Selon l'alinéa 2 de cette même disposition, n’est pas réputé convenable et, par conséquent, est 
exclu de l’obligation d’être accepté, tout travail qui n'est pas conforme aux usages professionnels 
et locaux et, notamment, ne satisfait pas aux conditions des conventions collectives ou des 
contrats-type de travail (let. a), ne tient pas raisonnablement compte des aptitudes de l'assuré ou 
de l'activité qu'il a précédemment exercée (let. b), ne convient pas à l'âge, à la situation 
personnelle ou à l'état de santé de l'assuré (let. c) ou procure à l'assuré une rémunération qui est 
inférieure à 70 % du gain assuré, sauf si l'assuré touche des indemnités compensatoires 
conformément à l'art. 24 (gain intermédiaire); l'office régional de placement peut 
exceptionnellement, avec l'approbation de la commission tripartite, déclarer convenable un travail 
dont la rémunération est inférieure à 70 % du gain assuré (let. i).

S'agissant particulièrement de l'art. 16 al. 2 let. c LACI, le motif de l'état de santé impose que 
l'assuré qui entend s'en prévaloir fournisse un certificat médical circonstancié, reposant sur une 
analyse clinique et technique, indiquant précisément quelles activités sont contre-indiquées. Pour 
avoir force probante, le certificat médical ne doit pas avoir été établi trop longtemps après la 
survenance de l'empêchement (RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance chômage, 2014, 
n° 37 ad art. 16 et les références).

c) Dans le droit des assurances sociales, la règle du degré de vraisemblance 
prépondérante est généralement appliquée. Dans ce domaine, le juge fonde sa décision, sauf 
dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, 
apparaissent comme les plus vraisemblables. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables 
(ATF 126 V 353 consid. 5b; 125 V 193 consid. 2 et les références citées; arrêt TF 8C_704/2007 du 
9 avril 2008 consid. 2; ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

Si, malgré les moyens mis en œuvre d'office par le juge pour établir la vérité du fait allégué par 
une partie, conformément au principe inquisitoire, ou par les parties selon le principe de leur 
obligation de collaborer, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une vraisemblance 
prépondérante pour emporter la conviction du tribunal, c'est à la partie qui entendait en déduire un 
droit d'en supporter les conséquences (DTA 43/1996-1997 n°17 p. 83 consid. 2a; 39/1991 n°11 
p. 99 et 100 consid. 1b; 38/1990 n°12 p. 67 consid. 1b et les arrêts cités; ATF 115 V 113 
consid. 3d/bb). Dans cette mesure, en droit des assurances sociales, le fardeau de la preuve n'est 
pas subjectif, mais objectif (RCC 1984 p. 128 consid. 1b).

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La jurisprudence dite des "premières déclarations ou des déclarations de la première heure" 
s'applique de manière générale en matière d'assurances sociales (cf. arrêts TF 9C_649/2008 du 
31 août 2009 consid. 3; 8C_187/2008 du 7 octobre 2008 consid. 2.2; C 212/06 du 26 septembre 
2007 consid. 2.3.2; U 45/07 du 2 mai 2007 consid. 3.3; B 23/06 du 20 avril 2007 consid. 5.1; 
K 106/94 du 4 janvier 1995 consid. 2b). Ce principe veut que, en présence de deux versions 
différentes et contradictoires d'un fait, la préférence soit accordée à celle que l'assuré a donnée 
alors qu'il en ignorait peut-être les conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant 
être consciemment ou non le fruit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 consid. 2a).

3. Est litigieux, en l’espèce, un éventuel refus d'emploi. 

Il convient d'abord d'examiner si l'activité peut être qualifiée de convenable, dès lors que ce critère 
est primordial pour déterminer si la recourante se trouvait dans l'obligation de la suivre.

a) A cet égard, cette dernière soutient uniquement que l'emploi auprès de la société 
C.________ Sàrl aurait mis sa santé en péril. Elle indique qu'accepter cet emploi "aurait été pour 
[elle] la reprise du schéma professionnel qui nuit à [sa] santé, c’est-à-dire dans les grandes lignes; 
la monotonie des tâches, l'exécution répétitive des actes, le sentiment d'un manque de 
reconnaissance de [ses] compétences, la perception de ne pas être à [sa] place, etc. […]. De plus, 
dans ce type de situation, [son] mal être contamine l'ambiance et [elle serait] devenue un élément 
perturbateur évident pour l'entreprise" (courrier du 22 juillet 2016, bordereau recours, pièce 4; 
cf. ég. pièce 5).

Pourtant, ces allégations ne sont aucunement confirmées par les pièces au dossier et les 
certificats médicaux produits. 

Ainsi, les certificats médicaux du Dr E.________, spécialiste FMH en médecine interne générale, 
ne sont aucunement détaillés et ne font état que d'une incapacité de travail pour un motif 
indéterminé durant une période bien antérieure au refus d'emploi ici litigieux (cf. certificats des 
15 janvier, 22 janvier et 29 juin 2016; déclaration SUVA du 30 juin 2016).

Pour sa part, la Dresse F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, se 
contente d'indiquer que l'assurée a mis fin à son précédent emploi "en raison d'un épuisement 
professionnel" dès lors que "le contexte de travail [d'alors] se montr[ait] pathogène envers elle" 
(rapport du 30 mars 2015). Dans un rapport ultérieur, la psychiatre affirme que sa patiente "a 
exprimé des symptômes anxio-dépressifs en lien avec son contexte professionnel" ce qui a justifié 
à ce qu'elle cherche "un emploi dans un contexte plus adapté" (rapport du 6 juillet 2015). 

Ces rapports ne peuvent être lus autrement que comme la confirmation que l'incapacité de travail 
était exclusivement liée à l'ancien employeur et, en particulier, le contexte professionnel au sein de 
l'entreprise d'ébénisterie. 

Ils ne permettent par contre pas de retenir que la recourante serait inapte au travail dans une autre 
entreprise, en particulier au poste de peintre en carrosserie au sein de la société C.________ Sàrl. 

b) Selon les dires du responsable de la société C.________ Sàrl, la recourante a refusé le 
poste proposé pour des motifs financiers, le salaire étant insuffisant (courriers du 19 juillet et 
9 août 2016). 

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Un emploi avec un salaire non conforme aux usages professionnels et locaux ou inférieure à 70% 
du gain assuré n'étant pas réputé convenable (cf. art. 16 al. 2 let. a et i LACI), il convient de faire 
usage de la maxime d'office et d'examiner ce second point, même s'il n'a pas été expressément 
soulevé par la recourante.

Le salaire proposé par l'employeur potentiel se montait à CHF 4'700.- (brut, 13 salaires par an; 
cf. courrier du 9 août 2016). 

Quand bien même la CCT de l'industrie suisse de la carrosserie n'est pas directement applicable 
dans le canton de Fribourg, on doit relever que ce montant est supérieur aux salaires minimaux 
prévus pour la titulaire d'un CFC âgée de 30 ans (cf. http://www.gav-service.ch). En outre, au vu 
du salaire que la recourante allègue percevoir auprès de son ancien employeur (cf. opposition du 
22 juillet 2016), un montant de CHF 4'700.- correspond à 72% du précédent gain assuré 
(CHF 6'543.-; cf. extrait PLASTA du 26 octobre 2017).

Les conditions salariales proposées ne permettent pas de conclure que le poste auprès de la 
société C.________ Sàrl n'était pas convenable. 

c) Au demeurant, force est de constater que, dans ses formulaires de recherches d'emploi 
pour les mois d'avril à août 2016, la recourante a postulé dans une trentaine de carrosseries ou 
garages sur un total de 40 candidatures.

Cette proportion de candidatures atteste que l'on pouvait exiger que la recourante accepte un 
emploi dans une carrosserie et/ou un garage, telle que celle d'espèce auprès de la société 
C.________ Sàrl.

En refusant cet emploi, réputé convenable, elle a commis une faute et il lui incombe d'en supporter 
la responsabilité. 

Reste à en examiner la gravité et, partant, l'étendue de la suspension.

4. a) En vertu de l'art. 30 al. 3 et 3bis LACI, la suspension ne vaut que pour les jours pour 
lesquels le chômeur remplit les conditions dont dépend le droit à l’indemnité. Le nombre 
d’indemnités journalières frappées de la suspension est déduit du nombre maximum d’indemnités 
journalières au sens de l’art. 27 LACI. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de 
la faute et ne peut excéder, par motif de suspension, 60 jours, et dans le cas de l’al. 1, let. g, 25 
jours. L’exécution de la suspension est caduque six mois après le début du délai de suspension. 
Le conseil fédéral peut prescrire une durée minimale pour la suspension.

D'après l'art. 45 al. 2 de l'ordonnance du 31 août 1983 sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité (OACI; RS 837.02), la durée de la suspension dans l'exercice du 
droit à l'indemnité est de 1 à 15 jours en cas de faute légère (let. a), de 16 à 30 jours en cas de 
faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c). Dans ce 
domaine, le juge ne s'écarte de l'appréciation de l'administration que s'il existe de solides raisons 
de le faire (ATF 123 V 150 consid. 2; arrêt TF C 351/01 du 21 mai 2002  consid. 2b/aa).

On relèvera également ici que les difficultés financières que connaît un assuré ne sont pas à 
prendre en considération lors de la fixation de la durée de la suspension (arrêt TF C 128/04 du 
20 septembre 2005 consid. 2.3 et les références citées).

http://www.gav-service.ch

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b) Dans ses directives (cf. Bulletin LACI Indemnité de chômage [IC] Marché du travail / 
Assurance-chômage, D64, dans sa version en vigueur depuis janvier 2015), le SECO prescrit que 
la durée de la suspension est fixée en tenant compte de toutes les circonstances du cas 
particulier, telles que:

- le mobile; 

- les circonstances personnelles: l'âge, l'état civil, l'état de santé, une dépendance éventuelle, 
l'environnement social, le niveau de formation, les connaissances linguistiques, etc.; 

- les circonstances particulières: le comportement de l'employeur ou des collègues de travail, 
le climat de travail (par exemple des pressions subies au lieu de travail), etc.;

- de fausses hypothèses quant à l'état de fait, par exemple quant à la certitude d'obtenir un 
nouvel emploi.

Dans les directives susmentionnées, le SECO précise que, s'il y a motif de suspension au sens de 
l'art. 30 al. 1 LACI et que la faute est suffisamment établie, l'organe d'exécution prononce une 
suspension du droit à l'indemnité. Il ne lui est pas permis d'adresser d'abord un avertissement à 
l'assuré (D3). 

Le SECO prévoit en outre une échelle des durées des suspensions à l'intention de l'autorité 
cantonale et des ORP (D72). Une suspension de 31 à 45 jours timbrés est justifiée en cas de 
premier refus d’un emploi convenable ou d’un emploi en gain intermédiaire à durée indéterminée 
assigné à l’assuré ou qu’il a trouvé lui-même (2.B). 

c) La recourante a refusé un emploi réputé convenable sans motifs valable. 

Cela constitue d'emblée une faute grave (art. 45 al. 4 let. b OACI).

En l'occurrence, aucune circonstance particulière ne fait apparaître la faute comme étant de 
gravité moyenne ou légère, ce qui justifierait de s'écarter de la présomption de faute grave. 
Au contraire, l'emploi refusé au sein d'un garage-carrosserie était un contrat de durée 
indéterminée qui correspondait entièrement au profil de la recourante, titulaire d'un CFC de peintre 
en carrosserie. 

En outre, il est sans incidence sur la qualification de la faute et la durée de la suspension que la 
recourante ait ultérieurement trouvé un emploi auprès des D.________, ce fait ne lui étant à 
l'époque pas connu (cf. procès-verbal d'entretien de conseil du 20 juillet 2016 et contrat de travail 
établi le 26 juillet 2016).

Dans un cas de faute grave, la durée de la suspension dans l'exercice du droit à l'indemnité est de 
31 à 60 jours. En retenant une durée de suspension de 35 jours, l'autorité intimée est demeurée 
dans la limite inférieure du barème prévu en cas de faute de gravité grave. Elle est également 
restée dans le barème établi par le SECO s'agissant du refus d'emploi convenable.

Au vu des circonstances du présent cas, l'autorité intimée n'a commis aucun excès ou abus de son 
pouvoir d'appréciation, ni n'a violé le principe de la proportionnalité. Sa décision est conforme au 
droit, à la jurisprudence et aux directives susmentionnées et s'explique par le reproche implicite 
formulé à la recourante de n'avoir pas complètement assimilé le fait qu'elle avait des obligations 
vis-à-vis de l'assurance-chômage qu'elle sollicite pourtant pour la deuxième fois.

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On doit par ailleurs comprendre la durée de suspension comme la prolongation supposée de son 
chômage que son comportement était de nature à engendrer et qu'elle se doit d'assumer (cf. arrêt 
TC FR 605 2015 27 du 24 février 2016 consid. 7b; cf. ég. arrêt TF C 208/06 du 3 août 2007 
consid. 3).

5. Le recours du 11 septembre 2017, mal fondé, doit être rejeté et la décision sur opposition du 
18 juillet 2017 confirmée.

Il n'est pas perçu de frais de procédure, en application du principe de la gratuité valant en la 
matière.

la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la suspension de 35 jours dans l'exercice du droit aux indemnités de chômage, ceci 
dès le 20 juillet 2016, est confirmée.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice.

III. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 30 novembre 2017/pte

Président Greffier