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**Case Identifier:** e1016777-ec21-58f7-8c97-7f57320fe9d1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-07-21
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 21.07.2021 C/6442/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6442-2020_2021-07-21.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 21 juillet 2021. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6442/2020 ACJC/956/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 21 JUILLET 2021 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'une ordonnance rendue par la  
15ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 2 juin 2021, 
comparant en personne, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, comparant par  
Me Stéphanie FRANCISOZ GUIMARAES, avocate, BRS Berger Recordon & de 
Saugy, boulevard des Philosophes 9, 1205 Genève, en l'Étude de laquelle elle fait 
élection de domicile. 

 

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C/6442/2020 

Attendu, EN FAIT, que par jugement JTPI/138/2010 du 14 janvier 2010, le Tribunal de 
première instance, statuant par voie de procédure sommaire sur mesures protectrices de 
l'union conjugale, a notamment condamné A______ à verser à B______, par mois et 
d'avance, allocations familiales non comprises, à titre de contribution d'entretien la 
somme de 3'500 fr. par mois dès le 13 juillet 2009, sous déduction des montants déjà 
versés à ce titre (ch. 4 du dispositif); 

Que ce jugement est définitif et exécutoire; 

Que le 3 avril 2020, B______ a saisi le Tribunal d'une requête unilatérale en divorce; 

Que par acte du 22 septembre 2020, B______ a sollicité, sur mesures provisionnelles, le 
versement d'une contribution à son entretien de 4'500 fr. par mois dès le 1er février 
2021; 

Que par lettre du 5 novembre 2020, A______, comparant en personne, s'est opposé aux 
mesures provisionnelles requises; 

Que le Tribunal a cité les parties à comparaître à plusieurs audiences (3 septembre 2020, 
5 novembre 2020, 17 décembre 2020), que la veille de chacune d'elles, A______ a fait 
savoir au Tribunal qu'il ne pouvait pas s'y présenter pour des motifs médicaux; 

Qu'un délai au 29 janvier 2021 a été imparti par le Tribunal à A______ pour prendre 
position sur les mesures provisionnelles sollicitées; 

Que le 5 février 2021, A______ a sollicité la restitution du délai ainsi que l'octroi d'un 
délai de six mois pour prendre position; 

Qu'B______ s'est opposée à la demande de restitution de délai; 

Qu'invité à réagir, A______ n'a pas déposé de nouvelles déterminations; 

Que le Tribunal a avisé les parties de ce que la cause était gardée à juger sur mesures 
provisionnelles; 

Que par ordonnance OTPI/405/2021 du 2 juin 2021, le Tribunal a modifié le jugement 
JTPI/138/2010 rendu le 14 janvier 2010 en ce sens que A______ était condamné à 
contribuer à l'entretien de B______, par mois et d'avance à compter du 1er février 2021, 
à hauteur de 4'500 fr. par mois (ch.1 du dispositif), a ordonné à tout débiteur et/ou 
employeur de A______, en particulier la société C______ SA, de prélever chaque mois 
la somme de 4'500 fr. dès le prononcé du jugement et de verser cette somme chaque 
mois sur le compte bancaire dont B______ est titulaire auprès de D______ SA (ch. 2), 
l'avis aux débiteur subsistant aussi longtemps que le précité serait débiteur de ladite 
contribution d'entretien (ch. 3); 

Que le Tribunal a notamment considéré que A______ avait non seulement refusé de se 
présenter aux audiences mais qu'il n'avait également pas produit de titres permettant 

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C/6442/2020 

d'examiner clairement sa situation financière actuelle; qu'il n'avait pas non plus rendu 
vraisemblable que sa capacité de travail serait altérée; qu'il convenait en conséquence de 
considérer qu'il disposait toujours d'une capacité de gain de 15'191 fr. par mois; que 
A______ n'avait pas rendu vraisemblable que sa situation financière se serait modifiée; 

Que pour le surplus, le Tribunal a retenu que B______ avait démontré que sa situation 
financière s'était notablement et durablement modifiée depuis le prononcé des mesures 
protectrices de l'union conjugale dès lors qu'elle avait atteint l'âge de la retraite et qu'elle 
n'exerçait plus d'activité professionnelle, ses revenus étant ainsi limités à 3'891 fr. 20 
par mois (rente AVS et LPP), alors qu'elle percevait précédemment un salaire de 
4'980 fr. 30; 

Qu'il se justifiait en conséquence de fixer la contribution à l'entretien de B______ à 
4'500 fr. par mois; 

Qu'enfin, et dans la mesure où A______ ne s'acquittait pas des contributions d'entretien, 
un avis aux débiteurs devait être prononcé; 

Que par acte expédié à la Cour de justice le 18 juin 2021, A______ a formé appel contre 
ce jugement, concluant implicitement à son annulation; qu'il a conclu à ce que la Cour 
renvoie la cause au Tribunal afin qu'il complète l'état de fait notamment concernant ses 
revenus effectifs; qu'il a également sollicité que sa demande de restitution d'audience 
soit admise; 

Qu'il a conclu, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif à son appel "à titre 
exceptionnel", "compte tenu de l'imminence prévisible à brève échéance de la faillite 
personnelle de l'appelant par manque de liquidités consécutives à l'application" des 
mesures provisionnelles ordonnées;  

Qu'il a invoqué, s'agissant de sa situation financière, qu'une "rente anticipée [de la caisse 
de prévoyance] E______ [avait] été demandée à partir du 1er janvier 2015. Quelques 
honoraires d'administrations se sont ajoutées à ces gains salariés, les derniers montants 
ayant été perçus en 2015"; 

Qu'il a produit des pièces non soumises au Tribunal; 

Qu'invitée à se déterminer, B______ a, par écritures du 19 juillet 2021, conclu au rejet 
de la requête d'effet suspensif; 

Que les parties ont été avisées par plis du greffe du 20 juillet 2021 de ce que la cause 
était gardée à juger sur effet suspensif; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que l'ordonnance querellée portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas 
d'effet suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

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Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 
exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 
difficilement réparable; 

Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à 
une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF  
138 III 378 consid. 6.3 et les références citées; 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_514/2012 du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2); 

Que, de jurisprudence constante, le fait d'être exposé au paiement d'une somme d'argent 
n'entraîne, en principe, aucun préjudice irréparable, dans la mesure où l'intéressé peut 
s'acquitter du montant et pourra en obtenir la restitution s'il obtient finalement gain de 
cause (ATF 138 III 333 consid. 1.3.1 et les références citées, à propos de l'art. 93 al. 1 
let. a LTF; arrêts du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1; 
5D_52/2010 du 10 mai 2010 consid. 1.1.1 in SJ 2011 I p. 134); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet 
suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne 
pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 
de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 
première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 
pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 
d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_941/2018 du 
23 janvier 2019 consid. 5.3.2); 

Qu'en l'espèce, l'appelant soutient que l'effet suspensif doit être accordé, se prévalant de 
manière toute générale d'un possible prononcé de sa faillite personnelle, non documenté 
par titres; 

Qu'il ne se prévaut d'aucun préjudice difficilement réparable; qu'en particulier, il ne 
rend pas vraisemblable qu'il n'est pas en mesure de s'acquitter de la contribution à 
l'entretien de son épouse; qu'il ne fait pas non plus valoir qu'il ne serait pas en mesure 
d'obtenir le remboursement des sommes versées si une décision favorable devait être 
finalement prononcée; qu'enfin, il ne démontre également pas que sa situation financière 
se serait modifiée depuis le jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale; 

Que la requête d'effet suspensif sera par conséquent rejetée; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond 
(art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20378
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_514/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20333
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_708/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5D_52/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_708/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_941/2018

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C/6442/2020 

 
PAR CES MOTIFS, 
La Chambre civile : 

 
Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance 
entreprise : 

Rejette la requête d'effet suspensif formée le 18 juin 2021 par A______ contre 
l'ordonnance OTPI/405/2021 rendue le 2 juin 2021 par le Tribunal de première instance 
dans la cause C/6442/2020-15. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente ad interim; Madame  
Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 

2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF - RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 

étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110