# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ec0ecb90-2724-55a5-8adf-cf9c8df19c4e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.09.2015 A/1845/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1845-2015_2015-09-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs. 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1845/2015 ATAS/674/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 8 septembre 2015 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o M. B______, au PETIT-LANCY 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE 

demandeurs 

 

contre 

CAISSE DE PREVOYANCE DE L’ÉTAT DE GENÈVE, sise 
boulevard de Saint-Georges 38, GENÈVE 

 

défenderesse 

 

 

   
 A/1845/2015 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 31 mars 2015, la 13ème chambre du Tribunal de première instance 
a prononcé le divorce de Madame A______, née C______ le ______ 1984, et 
Monsieur A______, né le ______ 1986, mariés en date du 3 février 2006.  

2. Selon le chiffre 10 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 13 mai 2015 et a été transmis d'office 
à la chambre de céans le 1er juin 2015 pour exécution du partage. 

4. La chambre de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 3 février 
2006 et le 13 mai 2015. 

5. L'instruction menée par la chambre de céans a permis d'établir les faits pertinents 
suivants : 

S'agissant des avoirs LPP de la demanderesse : 

- Il résulte des comptes individuels de cotisations AVS/AI transmis par la Caisse 
cantonale genevoise de compensation (CCGC) le 7 juillet 2015 que la 
demanderesse a été mise au bénéfice d'indemnités de chômage de novembre 2008 à 
juillet 2010, de janvier à août 2013, et de novembre 2013 à juin 2014. Elle n’a par 
ailleurs pas exercé d’activité lucrative d’octobre à décembre 2012 et en septembre 
et octobre 2013. 

- Par courrier du 4 août 2015, la Caisse de pensions D______ a informé la chambre 
de céans avoir affilié la demanderesse du 1er juillet 2003 au 30 septembre 2008. 
Elle a précisé que son plan de prévoyance en vigueur prévoyait un assujettissement 
contre le risque de vieillesse à partir du 1er jour du mois suivant la 22ème année 
révolue, soit au 1er novembre 2006 pour la demanderesse. La demanderesse n’avait 
dès lors pas acquis d’avoir LPP au jour du mariage. Sa prestation de sortie, d’un 
montant de CHF 3'816.35, a été transférée le 14 avril 2009 à la Fondation 
institution supplétive LPP de Zürich. 

- Le 30 juillet 2015, la Fondation institution supplétive LPP de Zürich a déclaré 
avoir soldé le compte de libre passage de la demanderesse le 3 juin 2011, et 
transféré ses avoirs LPP s’élevant à CHF 3'864.86 à la Fondation de prévoyance 
E______. 

- Par courrier du 9 juillet 2015, la Fondation de prévoyance E______ a indiqué 
avoir affilié la demanderesse du 1er août 2010 au 30 septembre 2012. La prestation 
de sortie a été transférée le 17 janvier 2013 à la Fondation de libre passage 
RENDITA. 

 

 

   
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3/6 

- Le 22 juin 2015, la Fondation de libre passage RENDITA a déclaré avoir transféré 
le 26 juin 2014 la prestation de libre passage de la demanderesse, s’élevant à 
CHF 10'122.65, à la Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG). 

- La CPEG a, le 24 juin 2015, a informé la chambre de céans qu’elle affiliait la 
demanderesse depuis le 1er juillet 2014. La prestation de libre passage à partager de 
la demanderesse s’élève à CHF 13'947.45. 

S'agissant des avoirs LPP du demandeur : 

- Il ressort des comptes individuels de cotisations AVS/AI transmis par la CCGC le 
7 juillet 2015 que le demandeur : 

• n’a pas exercé d’activité lucrative avant janvier 2006, de juin à décembre 
2009, en mai 2011, et de janvier 2012 à décembre 2013. 

• n’a pas réalisé de revenus suffisants pour être soumis à cotisations en 2006, 
de juin à juillet 2011, et depuis janvier 2014. 

• a été mis au bénéfice d’indemnités de chômage de décembre 2009 à 
décembre 2010, de janvier à avril 2011, et juin 2011.  

La CCGC a précisé, lors d’un entretien téléphonique avec le greffe de la chambre 
de céans le 13 août 2015, qu’à ce jour aucune inscription n'avait encore été 
enregistrée pour l’année 2015. 

- Par courrier du 27 juillet 2015, la Caisse inter-entreprises de prévoyance 
professionnelle a indiqué avoir affilié le demandeur du 1er janvier 2007 au 31 mai 
2009. Elle a précisé qu’elle n’avait pas constitué d’avoir de vieillesse pour le 
demandeur, celui-ci étant âgé de moins de 25 ans. Elle n’avait perçu que les 
cotisations pour les risques de décès et d’invalidité. Le demandeur ne disposait 
ainsi d’aucun avoir LPP à partager. 

6. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 17 août 2015. La juridiction 
leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 4 septembre 2015, un arrêt serait 
rendu sur cette base. Le demandeur a été par ailleurs invité à procéder à l'ouverture 
d'un compte de libre passage à son nom auprès d'un établissement bancaire de son 
choix, et à transmettre à la chambre de céans cette information. À défaut, les fonds 
seraient versés à son nom à la Fondation institution supplétive LPP à Zurich. 

7. Le demandeur ne s'est pas manifesté dans le délai à lui imparti. 

8. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP - RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 

 

 

   
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partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40), soit à Genève la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 – CPC - RS 272), exécuter d'office le partage sur la 
base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2011), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122 et 123 et des art. 280 et 281 CPC; les art. 3 à 5 LFLP 
s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 
prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 
sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 
divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 
calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 
(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP - RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 
1984 (OPP 2 - RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 
acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% en 2003, 
2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 2011, 
1.5%  de 2012 à 2013 et 1.75% dès le 1er janvier 2014.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 3 février 2006, d’autre part, le 
13 mai 2015, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

Selon les documents produits, le demandeur n’a pas de prestation de libre passage à 
partager le concernant. 

La demanderesse, quant à elle, a acquis une prestation de libre passage à partager 
de CHF 13'947.45. 

Ainsi la demanderesse doit à son ex-époux le montant de CHF 6'973.75 
(CHF  13'947.45 : 2). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

 

 

   
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OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

*** 

 

 

 

   
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6/6 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE DE PREVOYANCE DE L’ÉTAT DE GENÈVE à transférer du 
compte de Madame A______, la somme de CHF 6'973.75 sur un compte à ouvrir 
en faveur de Monsieur A______ auprès de la FONDATION INSTITUTION 
SUPPLÉTIVE LPP, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 
considérants, dès le 13 mai 2015 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le 

 
 
 
 
 
 
 
 

et à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP, Comptes de libre passage, 
case postale, 8036 Zurich