# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f6acda21-8d25-561d-ac37-4efd69f4efe5
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-14
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 14.11.2017 608 2017 167
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2017-167_2017-11-14.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2017 167

Arrêt du 14 novembre 2017

IIe Cour des assurances sociales

Composition Président: Johannes Frölicher 
Juges: Anne-Sophie Peyraud, Marc Sugnaux
Greffier-rapporteur: Michel Bays 

Parties A.________, légalement représenté par ses parents, B.________ et 
C.________, à la même adresse, recourants

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée  

Objet Assurance-invalidité

Recours du 17 juillet 2017 contre la décision du 20 juin 2017

Tribunal cantonal TC
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attendu

que A.________, né en 2003, domicilié à D.________, est au bénéfice d'une allocation pour 
impotent de degré faible, liée à la surveillance personnelle dont il a besoin en raison des risques 
liés notamment à son atteinte congénitale (afibrinogénémie);

que, dans le cadre d'une révision d'office, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg 
(ci-après: OAI), a émis un projet de décision, en date du 4 avril 2017, dans lequel il envisageait de 
supprimer le droit à cette allocation;

qu'il se référait notamment à un entretien téléphonique que l'enquêteur ayant la charge de ce 
dossier avait eu avec la mère de l'assuré;

que l'OAI a par la suite requis dudit enquêteur qu'il prenne position sur les objections déposées le 
1er mai suivant par l'assuré, respectivement par ses parents;

que, par décision du 20 juin 2017, l'OAI a supprimé le droit de l'assuré à une allocation pour 
impotent pour mineurs, en se référant explicitement à la prise de position que l'enquêteur a établie 
le 1er juin 2017, précisant qu'elle faisait "partie intégrante" de la décision;

que, le 17 juillet 2017, ses parents interjettent un recours de droit administratif auprès du Tribunal 
cantonal contre la décision précitée, en concluant à son annulation;

qu'à l'appui de leur recours, ils invoquent avoir bien reçu la décision litigieuse, mais pas la prise de 
position de l'enquêteur qui était censée l'accompagner;

que, dès lors qu'ils n'ont pas été en mesure de se déterminer au sujet de ce document, ils 
requièrent l'annulation de cette dernière ainsi que la poursuite du versement de l'allocation pour 
impotent au-delà du 1er août 2017;

que, le 22 août 2017, ils se sont acquittés d'une avance de frais de CHF 400.-;

que, par observations du 21 septembre 2017, l'OAI conclut au rejet du recours, estimant 
notamment qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu peut être réparée dans le cadre de 
la procédure de recours;

que les recourants, à qui lesdites observations ont été transmises, accompagnées d'un exemplaire 
de la prise de position de l'enquêteur du 1er juin 2017, estiment en substance que celle-ci ne tient 
pas compte de l'ensemble de la situation;

qu'ils ajoutent que, faute d'avoir pu se déterminer à cet égard avant que ne soit rendue la décision 
contestée, ils s'estiment lésés et en demandent l'annulation;

qu'il n'y a pas eu d'autres échanges d'écritures;

considérant

que, selon l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 
(Cst; RS 101) et l'art. 42, 1ère phrase de la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit 

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des assurances sociales (LPGA; RS 830.1), applicable par le biais de l'art. 1 al. 1 LAI, les parties 
ont le droit d'être entendues;

que le droit d'être entendu comprend le droit de s'exprimer, le droit de consulter le dossier, le droit 
de faire administrer des preuves et de participer à l'administration de celles-ci, le droit d'obtenir une 
décision motivée et le droit de se faire représenter ou assister (cf. GRISEL, Traité de droit 
administratif, Neuchâtel 1984, vol. I et II, p. 380ss et 840ss);

que, d'après l'art. 57a al. 1 de la loi du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI; RS 831.20), 
l'office AI communique au moyen d'un préavis à l'assuré toute décision finale qu'il entend prendre 
au sujet d'une demande de prestations ou au sujet de la suppression ou de la réduction d'une 
prestation déjà allouée. L'assuré a le droit d'être entendu, conformément à l'art. 42 LPGA;

que, selon l'art. 74 du règlement du 17 janvier 1961 (RAI; 831.201), une fois l'instruction de la 
demande achevée, l'office AI se prononce sur la demande de prestations (al. 1). La motivation 
tient compte des observations qui ont été faites par les parties sur le préavis, pour autant qu'elles 
portent sur des points déterminants (al. 2);

qu'en outre, à teneur de l'art. 49 al. 3, 2ème phrase LPGA, les décisions doivent être motivées si 
elles ne font pas entièrement droit aux demandes des parties. Cette obligation est également 
déduite de la jurisprudence sur le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst, afin que son 
destinataire puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu, et que l'instance de recours, si 
elle est saisie, soit en mesure d'exercer pleinement son contrôle (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 
97 consid. 2b; 122 IV 8 consid. 2c);

qu'en matière d'assurances sociales, on ne saurait fixer des exigences trop élevées en ce qui 
concerne la motivation des décisions, vu le nombre important que les autorités compétentes sont 
appelées à rendre. La motivation des décisions peut dès lors se limiter à l'essentiel, mais celles-ci 
doivent rester compréhensibles pour les administrés. Il suffit d'indiquer brièvement les 
considérations qui ont guidé l'administration et sur lesquelles repose la décision (VSI 2001 114);

qu'ainsi, si la motivation doit révéler les réflexions de l'autorité sur les éléments – de fait et de droit 
– essentiels qui ont influencé sa décision, l'autorité n'est cependant pas tenue de prendre position 
sur tous les faits, griefs et moyens de preuve invoqués par les parties, mais peut se limiter à ceux 
qui, sans arbitraire, lui apparaissent décisifs pour la solution de la cause (ATF 126 I 97 consid. 2b; 
112 Ia 107 consid. 2b);

que le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la violation 
doit en principe entraîner l'annulation de la décision attaquée indépendamment des chances de 
succès du recourant sur le fond (ATF 132 V 387 consid. 5.1; 127 V 431 consid. 3d/aa);

que, toutefois, la violation du droit d'être entendu est réparée – à titre exceptionnel et pour autant 
qu'elle ne soit pas d'une gravité particulière – lorsque la partie lésée a la possibilité de s'exprimer 
devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen (ATF 127 V 431 consid. 
3d/aa; 126 I 68 consid. 2; 126 V 130 consid. 2b et les références);

que, d’après la jurisprudence, le fardeau de la preuve de la notification d’un acte et de sa date 
incombe en principe à l’autorité qui entend en tirer une conséquence juridique (ATF 136 V 295 
consid. 5, avec les références);

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qu'en ce qui concerne plus particulièrement la notification d’une décision ou d’une communication 
de l’administration, elle doit au moins être établie au degré de la vraisemblance prépondérante 
requis en matière d’assurance sociale (ATF 121 V 5 consid. 3b);

que l’autorité supporte donc les conséquences de l’absence de preuve (ou de vraisemblance 
prépondérante) en ce sens que si la notification ou sa date sont contestées et qu’il existe 
effectivement un doute à ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de 
l’envoi (ATF 129 I 8 consid. 2.2; 124 V 400 consid. 2a et les références);

qu'en l'espèce, les recourants invoquent l'absence de la prise de position de l'enquêteur aux côtés 
de la décision qui leur a été notifiée, alors que celle-ci se réfère expressément à celle-là, et en 
déduisent une violation de leur droit d'être entendu;

que la Cour constate tout d'abord que l'autorité intimée n'est pas en mesure de démontrer que dite 
prise de position était bien jointe à la décision litigieuse;

qu'à cet égard, le fait que les recourants n'en aient pas requis la production auprès de l'OAI à 
réception de la décision ne permet pas de tirer de conclusion particulière à cet égard;

que la décision litigieuse reprend certes la même motivation que celle qui figurait dans le projet de 
décision;

qu'elle précise toutefois également que, suite aux objections de l'assuré, une prise de position a 
été demandée de la part de l'enquêteur, "laquelle fait partie intégrante de la présente décision";

que, par le fait de priver les recourants de l'accès à ce document, lequel a manifestement constitué 
un élément déterminant pour forger son opinion, l'autorité intimée a empêché ces derniers de 
comprendre les raisons ayant conduit celle-ci à trancher d'une manière plutôt que d'une autre et de 
se déterminer en conséquence;

que la Cour constate par ailleurs que le fait de procéder à un complément d'instruction, ayant pour 
effet la production au dossier d'une nouvelle pièce déterminante, aurait dû conduire l'OAI à 
soumettre cette pièce à l'assuré dans le cadre de la procédure de préavis;

qu'admettre le contraire contraint l'assuré à se déterminer pour la première fois au sujet de cette 
pièce dans le cadre de la procédure de recours et revient de fait à contourner le but de dite 
procédure de préavis;

qu'il convient dès lors de confirmer une violation du droit d'être entendu des recourants;

que, compte tenu des circonstances du cas d'espèce, la Cour de céans est d'avis qu'il est plus 
opportun d'annuler la décision litigieuse et de renvoyer la cause à l'autorité inférieure, ainsi que les 
recourants y concluent d'ailleurs dans leurs écritures;

que le recours doit être admis et la décision attaquée annulée, le dossier étant renvoyé à l'OAI 
pour qu'il statue à nouveau dans le respect des droits procéduraux des parties;

que la requête tendant à la reprise du versement des prestations litigieuses devra être examinée 
par l'autorité intimée dans le respect de la jurisprudence fédérale (ATF 129 V 370);

que l'on peut cependant déjà souligner que, selon dite jurisprudence, si l'effet suspensif est retiré à 
un recours dirigé contre une décision de révision qui supprime ou diminue une rente ou une 
allocation pour impotent – comme c'est le cas en l'espèce -, ce retrait dure, en cas de renvoi de la 
cause à l'administration, également pendant cette procédure d'instruction jusqu'à la notification de 
la nouvelle décision;

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que les frais de procédure, par CHF 400.-, sont mis à la charge de l'autorité intimée qui succombe;

que l'avance de frais versée du même montant versée par les recourants leur sera restituée;

la Cour arrête:

I. Le recours est admis.

Partant, la décision attaquée est annulée et la cause renvoyée à l'autorité intimée, pour 
nouvelle décision au sens des considérants.

II. Les frais de procédure, par CHF 400.-, sont mis à la charge de l'office intimé. 

III. L'avance de frais du même montant sera restituée au recourant après l'entrée en force du 
présent jugement.

IV. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 14 novembre 2017/mba

Président Greffier-rapporteur