# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0daeb409-493f-5cf1-ab47-ec2a46f0b043
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-10-23
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 23.10.2023 605 2023 125
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2023-125_2023-10-23.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2023 125

Arrêt du 23 octobre 2023

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président : Marc Boivin 
Juges : Marc Sugnaux, Vanessa Thalmann 
Greffière-rapporteure : Sophie Rolle 

Parties A.________, recourante

contre

CAISSE DE COMPENSATION DU CANTON DE FRIBOURG, 
autorité intimée 

Objet Allocations familiales – personnes sans activité lucrative

Recours du 28 juin 2023 contre la décision sur opposition du 23 juin 
2023

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considérant en fait

A. A.________ (la recourante), née en 1968, est la mère de B.________, née en 2008. Le père 
de l'enfant est C.________, né en 1947, dont la recourante est divorcée depuis 2014, et qui est 
désormais à la retraite. 

La recourante est auxiliaire de santé CRS de profession, mais elle a été licenciée, avec effet au 
31 janvier 2023, de son dernier emploi en raison d'absences répétées dues à des problèmes de 
santé (dossier caisse pièce 5). Sa dernière incapacité de travail a débuté le 1er novembre 2022 et, 
depuis le 1er février 2023, elle bénéficie directement des prestations de l'assurance perte de gain en 
cas de maladie de la part de son ancien employeur (pièce 9).

B. Par décision du 30 janvier 2023, la Caisse de compensation du canton de Fribourg (la caisse) 
se prononce sur le droit aux allocations familiales de la recourante. Elle retient que celle-ci a droit à 
des allocations familiales pour personnes salariées d'un montant mensuel de CHF 265.- du 
1e  janvier 2020 au 31 janvier 2023 pour l'enfant B.________, mais qu'aucune allocation familiale 
n'est en revanche due dès le 1er février 2023 (dossier caisse pièce 7).

Cette décision n'a pas été contestée.

C. Le 22 mars 2023, la recourante dépose une demande d'allocations familiales pour personnes 
sans activité lucrative à compter du 1er février 2023.

Par décision du 28 mars 2023, la caisse rejette la demande d'allocations familiales de la recourante, 
au motif qu'elle est au bénéfice de prestations complémentaires de l'AVS/AI et que sa fille a droit à 
une rente pour enfant de l'AVS, ce qui exclut le droit aux allocations familiales.

Par courrier du 1er avril 2023, la recourante forme opposition à la décision du 28 mars 2023, qu'elle 
juge injuste. Elle expose qu'elle gagnait bien sa vie avant de se retrouver confrontée à de graves 
problèmes de santé, mais qu'elle vit désormais dans la précarité, ce depuis qu'elle a perdu son 
emploi. Elle estime avoir droit aux allocations, vu sa situation financière catastrophique et les 
difficultés dans la prise en charge de sa famille qui en résultent.

Par décision sur opposition du 23 juin 2023, la caisse confirme sa décision, expliquant que le 
montant forfaitaire annuel pour l'assurance obligatoire des soins constitue une prestation annuelle 
qui exclut le droit au versement des allocations familiales pour personnes sans activité lucrative. De 
plus, la fille de la recourante entre dans la catégorie des enfants pour lesquels des prestations 
complémentaires sont versées puisqu'elle reçoit une rente AVS pour enfant et qu'elle reçoit 
également des prestations complémentaires, composées d'un forfait caisse-maladie versé 
directement à la caisse d'assurance-maladie et d'une prestation complémentaire en espèces. Ainsi, 
le droit aux allocations familiales doit lui être refusé.

D. Par acte du 28 juin 2023, la recourante dépose un recours contre la décision sur opposition 
du 23 juin 2023. Elle expose que sa situation financière précaire rend indispensable le versement 
des allocations familiales.

Par courrier du 16 août 2023, la caisse dépose ses observations. Elle indique que la recourante 
n'apporte pas de nouveaux éléments dans son recours qui pourraient lui faire revoir sa décision et 
relève qu'elle ne critique pas de points précis de la décision sur opposition mais établit une liste de 

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ses frais et dépenses. La caisse se réfère ainsi entièrement à sa décision sur opposition et conclut 
au rejet du recours.

Par courrier du 25 août 2023, la recourante complète son recours en apportant la preuve de 
nouvelles charges, tout en maintenant que les allocations familiales dont elle demande le versement 
sont indispensables à sa survie financière.

E. Aucun autre échange d'écriture n'est ordonné entre les parties.

Il sera fait état des arguments, développés par ces dernières à l'appui de leurs conclusions, dans 
les considérants de droit du présent arrêt.

en droit

1.

Recevabilité 

Interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente par une 
assurée directement touchée par la décision attaquée, le recours est recevable en tant qu’il porte 
sur l’annulation de la décision sur opposition rendue le 23 juin 2023 par la Caisse de compensation.

2.

Règles relatives aux allocations familiales

2.1. Aux termes de l’art. 2 de la loi fédérale du 24 mars 2006 sur les allocations familiales et les 
aides financières allouées aux organisations familiales (LAFam; RS 836.2), les allocations familiales 
sont des prestations en espèces, uniques ou périodiques, destinées à compenser partiellement la 
charge financière représentée par un ou plusieurs enfants.

2.2. L'art. 7 al. 1 LAFam dispose que lorsque plusieurs personnes peuvent faire valoir un droit 
aux allocations familiales pour le même enfant en vertu d’une législation fédérale ou cantonale, le 
droit aux prestations est reconnu selon l’ordre de priorité suivant: à la personne qui exerce une 
activité lucrative (let. a); à la personne qui détient l’autorité parentale ou qui la détenait jusqu’à la 
majorité de l’enfant (let. b); à la personne chez qui l’enfant vit la plupart du temps ou vivait jusqu’à 
sa majorité (let. c); à la personne à laquelle est applicable le régime d’allocations familiales du canton 
de domicile de l’enfant (let. d); à la personne dont le revenu soumis à l’AVS et provenant d’une 
activité lucrative dépendante est le plus élevé (let. e); à la personne dont le revenu soumis à l’AVS 
et provenant d’une activité lucrative indépendante est le plus élevé (let. f). L'al. 2 prévoit que, dans 
le cas où les allocations familiales du premier et du second ayants droit sont régies par les 
dispositions de deux cantons différents, le second a droit au versement de la différence lorsque le 
taux minimal légal est plus élevé dans son propre canton que dans l’autre.

2.3. Conformément à l’art. 19 al. 1 LAFam, les personnes obligatoirement assurées à l’AVS en 
tant que personnes sans activité lucrative sont considérées comme sans activité lucrative. Elles ont 
droit aux allocations familiales prévues aux art. 3 et 5 LAFam.

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L'al. 1bis prévoit que les personnes qui sont obligatoirement assurées à l'AVS en tant que salariés 
ou en tant que personnes exerçant une activité lucrative indépendante et qui n'atteignent pas le 
minimum vital visé à l'art. 13, al. 3 sont également considérées comme sans activité lucrative. 
L'al. 1ter dispose que les mères au chômage qui ont droit à l'allocation de maternité en vertu de la loi 
du 25 septembre 1952 sur les allocations pour perte de gain (LAPG; RS 834.1) sont également 
considérées comme sans activité lucrative pendant la durée de leur droit à cette allocation. Enfin, 
l'al. 2 prévoit que le droit aux allocations familiales n'est accordé que si le revenu imposable est égal 
ou inférieur à une fois et demie le montant d'une rente de vieillesse complète maximale de l'AVS et 
qu'aucune prestation complémentaire de l'AVS/AI n'est perçue.

L’octroi des allocations familiales pour personnes sans activité lucrative est cependant exclu dans 
certains cas, à savoir : pour une personne qui touche des prestations complémentaires dans la 
mesure où l’enfant pour lequel des allocations familiales sont demandées a droit à une rente 
d’orphelin ou à une rente pour enfant de l’AVS ou de l’AI; pour une personne dont le conjoint touche 
des prestations complémentaires dans la mesure où l’enfant pour lequel des allocations familiales 
sont demandées a droit à une rente d’orphelin ou à une rente pour enfant de l’AVS ou de l’AI; pour 
un enfant qui a droit à une prestation pour enfant de l’AI en vertu de l’art. 22 al. 3 de la loi du 19 juin 
1959 sur l'assurance-invalidité (LAI; RS 831.20); pour un enfant pour lequel des prestations 
complémentaires sont versées en vertu de l’art. 7 al. 1 let. c de l'ordonnance du 15 janvier 1971 sur 
les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité (OPC AVS/AI; RS 
831.301); pour un enfant qui perçoit des prestations complémentaires en tant qu’orphelin; pour un 
enfant qui perçoit des prestations complémentaires en tant que bénéficiaire d’une rente AI ou d’une 
indemnité journalière de l’AI (ch. 607.1 des Directives pour l'application de la loi fédérale sur les 
allocations familiales LAFam; DAFam). 

Les prestations complémentaires excluant le droit aux allocations familiales pour personnes sans 
activité lucrative sont uniquement les prestations complémentaires annuelles (prestations en 
espèces) au sens de l’art. 3 al. 1 let. a de la loi du 6 octobre 2006 sur les prestations complémentaires 
à l'AVS et à l'AI (LPC; RS 831.30). Les personnes qui ont droit au remboursement des frais de 
maladie et d’invalidité au sens de l’art. 3, al. 1, let. b, LPC (prestations en nature), mais qui ne sont 
pas au bénéfice d’une prestation complémentaire annuelle, peuvent prétendre aux allocations 
familiales pour non actifs, pour autant que les autres conditions soient réalisées (ch. 607.1 des 
DAFam). 

Le montant forfaitaire annuel pour l’assurance obligatoire des soins visé à l’art. 10 al. 3 let. d LPC 
qui est versé directement à l’assureur-maladie est une prestation complémentaire annuelle qui exclut 
le droit au versement des allocations familiales pour personnes sans activité lucrative. Par contre, 
les subsides à l’assurance-maladie versés en application de la loi fédérale du 18 mars 1994 sur 
l'assurance-maladie (LAMal; RS 832.10) et des lois cantonales y relatives ne sont pas des 
prestations complémentaires (ch. 607.1 des DAFam) excluant le versement des allocations 
familiales pour les personnes sans activité lucrative.

2.4. En vertu de l'art. 16 de l'ordonnance sur les allocations familiales (OAFam; RS 836.21), ne 
sont pas considérées comme personnes sans activité lucrative au sens de la LAFam: les personnes 
qui ont atteint l'âge ordinaire de la retraite et touchent une rente de vieillesse de l'AVS (let. a), les 
personnes non séparées dont le conjoint touche une rente de vieillesse de l'AVS (let. b), les 
personnes dont les cotisations à l'AVS sont considérées comme payées au sens de l'art. 3 al. 3 e la 
loi fédérale du 20 décembre 1946 sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS; RS 831.10) (let. c) 

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et les requérants d'asile, les personnes admises à titre provisoire, les personnes à protéger qui ne 
sont pas titulaires d'une autorisation de séjour et les personnes frappées d'une décision de renvoi 
qui, en vertu de l'art. 82 de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile, ont droit à l'aide d'urgence tant que leurs 
cotisations n'ont pas été fixées conformément à l'art. 14, al. 2bis LAVS.

La personne qui a atteint l'âge ordinaire de la retraite et touche une rente vieillesse de l'AVS n’a en 
principe pas droit aux allocations familiales. En revanche, en tant que bénéficiaire d’une rente AVS, 
elle a droit à une rente pour enfant.

3.

Cas d'espèce

La Cour relève à titre préliminaire que, le père de l'enfant étant rentier AVS, il n'entre pas dans le 
cercle des ayants droit aux allocations familiales.

Il revenait donc bien à la recourante de déposer une demande d'allocations familiales en regard de 
l'art. 7 LAFam.

Pour ce qui est de son droit au versement des allocations familiales, il est considéré ce qui suit.

A partir du 1er février 2023, la recourante entre dans la catégorie des personnes sans activité 
lucrative et doit ainsi remplir certaines conditions pour prétendre au versement des allocations 
familiales.

En l'espèce, la fille de la recourante perçoit une rente complémentaire pour enfants AVS et des 
prestations complémentaires, de sorte qu'elle ne peut pas bénéficier d'allocations familiales (art. 19 
al. 2 LAFam, en lien avec le ch. 607.1 des DAFam). 

Les allocations familiales ont pour objectif de compenser en partie la charge financière engendrée 
par la constitution d'une famille, en particulier la présence d'un ou plusieurs enfants. Lorsque les 
rentes AVS/AI ne suffisent pas à couvrir les coûts de la vie, leurs bénéficiaires ont droit à des 
prestations complémentaires. Toute personne dans le besoin a ainsi légalement droit à une 
prestation complémentaire, qui sert donc à couvrir les besoins vitaux des bénéficiaires. Dès lors que 
ces deux institutions ont le même objectif, elles ne peuvent être cumulées, ce qui explique pourquoi 
l'art. 19 al. 2 LAFam exclut le droit aux allocations familiales aux personnes sans activité lucrative 
qui ont un enfant qui bénéficie d'une rente AVS pour enfant et des prestations complémentaires.

Sur le vu de ce qui précède, c'est donc à juste titre que la caisse a considéré que la recourante ne 
remplissait pas les conditions pour l'octroi des allocations familiales en tant que personne sans 
activité lucrative. Il est précisé à l'attention de la recourante que la situation précaire qu’elle allègue 
ne saurait justifier de faire exception aux dispositions légales qui prévalent en la matière et que seuls 
les ayants droit qui remplissent toutes les conditions, indépendamment donc de leur réalité 
financière, peuvent prétendre aux allocations familiales.

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4.

Sort du recours et frais

4.1. Il ressort de tout ce qui précède que le recours est rejeté et la décision sur opposition 
confirmée.

4.2. En application du principe de la gratuité de la procédure valant en la matière (art. 61 LPGA), 
il n'est pas perçu de frais de justice.

Aucune indemnité de partie n'est octroyée à la recourante, qui succombe et qui n'est, au demeurant, 
pas représentée.

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision sur opposition est confirmée.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice, ni alloué d'indemnité de partie.

III. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le présent 
jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. Le 
mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 
6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. Les 
motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens de 
preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une copie 
du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est en 
principe pas gratuite.

Fribourg, le 23 octobre 2023/sro

Le Président La Greffière-rapporteure