# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d269a4b7-1d5f-57bf-90bc-fb1e009f1bca
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-12-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 05.12.2011 A/2221/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2221-2011_2011-12-05.pdf

## Full Text

Siégeant : Florence KRAUSKOPF, Présidente; Christine TARRIT-DESHUSSES et 

Luis ARIAS, Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2221/2011 ATAS/1198/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 5 décembre 2011 

9
ème

  Chambre 

 

En la cause 

Monsieur C__________, domicilié à Genève 

Madame C__________, née D__________, domiciliée à Meyrin 

 

demandeurs 

contre 

FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP, comptes de 
libre passage, case postale 8468, 8036 Zurich 

CEH, CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES 
ÉTABLISSEMENTS PUBLICS MÉDICAUX DU CANTON DE 
GENÈVE, rue des Noirettes 14, 1227 Carouge 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE D'UBS SA, case postale, 
4002 Bâle 

 

 

défenderesses 

 

 

   
 A/2221/2011 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 17 mai 2011, la 20ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame D__________ C__________, née D__________ 
en 1970, et Monsieur C__________, né en 1973, mariés en date du 24 octobre 
2003. 

2. Selon le chiffre 6 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 23 juin 2011 et a été transmis 
d'office à la Cour de céans le 21 juillet 2011 pour exécution du partage. 

4. La Cour de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 
24 octobre 2003 et le 23 juin 2011. 

5. L'instruction menée par la Cour de céans a permis d'établir les faits suivants: 

a) S'agissant des avoirs de prévoyance du demandeur: 

- De l'extrait du compte individuel de M. C__________, daté du 19 août 2011, 
émanant de la Caisse cantonale genevoise de compensation, il ressort qu'il 
exerce une activité lucrative depuis 1991. La lecture de ce document permet de 
relever notamment que, pendant la période du mariage, ses revenus se sont très 
souvent révélés insuffisants et n'ont donc pas été soumis à la prévoyance 
professionnelle. 

Ci-après, sont mentionnées les institutions de prévoyance prises en considération 
par la Cour dans le cadre de son instruction:  

• Le 21 septembre 2011, la FONDATION DE LIBRE PASSAGE D'UBS SA à 
Bâle indique avoir reçu, le 2 octobre 2008, 1'405 fr. 90 de PENSIONSKASSE 
PRO à Schwyz et détenir, au 23 juin 2011, un montant de 1'465 fr. 40 intérêts 
compris. 

• Pour sa part, la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP à Lausanne 
précise que l'assuré a été inscrit auprès de son institution du 1er décembre 1997 
au 29 février 2008 et qu'elle a transféré l'avoir accumulé durant cette période 
soit, 567 fr., auprès de la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP à 
Zurich 

 

 

   
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3/6 

• LA CAISSE PARITAIRE DE PRÉVOYANCE DE L'INDUSTRIE ET DE LA 
CONSTRUCTION (CPPIC) a répondu, le 11 octobre 2011, avoir versé à l'assuré 
(devenu indépendant), la somme de 10'456 fr. 35 le 25 avril 2005; en 
complément, elle a remis, le 18 octobre 2011, la demande de remboursement 
datée du 13 avril 2005 munie de la signature des époux C__________. 

• La CAISSE DE PENSION PRO, dans son courrier du 21 octobre 2011, 
confirme avoir transféré, à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE D'UBS SA 
le montant de 1'405 fr. 90 (intérêts compris) en date du 30 juin 2008 et qu'il n'est 
plus assuré auprès de son institution. 

• Selon l'attestation de la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP à 
Zurich, datée du 24 octobre 2011, l'avoir de prévoyance se monte, au 23 juin 
2011, à 1'964 fr. 81 (intérêts compris moins les frais) duquel il convient de 
déduire 1'410 fr. 47 (intérêts compris moins les frais) représentant l'avoir de 
prévoyance avant mariage (24 octobre 2003). Le capital accumulé pendant le 
mariage se monte donc à 554 fr. 34 au 23 juin 2011. 

- Il convient également de relever que le demandeur, à la suite des courriers que la 
Cour lui a adressés les 6 et 27 septembre 2011 concernant l'emploi mentionné 
dans le jugement de divorce (page 3, ch. 8), a répondu le 10 octobre 2011 qu'il 
ne travaillait pas depuis deux ans et qu'il dépendait du RMCAS. 

b) S'agissant des avoirs de prévoyance de la demanderesse: 

- De l'extrait du compte individuel de Mme C__________, daté du 19 août 2011, 
émanant de la Caisse cantonale genevoise de compensation, il ressort qu'elle a 
exercé une activité lucrative en 2004 et que ses faibles revenus n'ont pas été 
soumis à la prévoyance professionnelle. 

- En réponse au courrier que la Cour lui a adressé le 6 septembre 2011, concernant 
l'emploi mentionné dans le jugement de divorce (page 3, ch. 6), elle a indiqué 
exercer son activité auprès des ÉTABLISSEMENTS PUBLICS POUR 
L'INTÉGRATION. La Cour a donc demandé à la CAISSE DE PRÉVOYANCE 
DU PERSONNEL DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS MÉDICAUX DU 
CANTON DE GENÈVE les renseignements habituels. 

• LA CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES ÉTABLISSEMENTS 
PUBLICS MÉDICAUX DU CANTON DE GENÈVE a répondu le 31 octobre 
2011 en signalant que l'assurée était affiliée depuis le 1er janvier 2011, sans 
transfert de prestation d'une précédente institution de prévoyance. A la date du 
23 juin 2011, l'institution détenait la somme de 1'958 fr. 40 représentant l'avoir 
acquis pendant le mariage. 

 

 

 

   
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6. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 7 novembre 2011. La 
juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 17 novembre 2011, un 
arrêt serait rendu sur cette base. 

7. Au cours de l'entretien téléphonique avec le Greffe de la Chambre, en date du 
10 novembre 2011, le demandeur a donné son accord concernant le partage soumis 
par la Cour de céans dans son courrier du 7 novembre 2011. 

Pour sa part, la demanderesse, n'a pas émis d'objection au courrier précité. 

La cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP; RS 831.40), soit à Genève la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage 
sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 
ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP ; RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 
1984 (OPP 2 ; RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 

 

 

   
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acquise avant le mariage est de 4% jusqu' au 31 décembre 2002, 3,25% en 2003, 
2,25% en 2004, 2,5% dès le 1er janvier 2005, 2,75% dès le 1er janvier 2008 et 2% 
dès le 1er janvier 2009. 

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 24 octobre 2003, d’autre part le 
23 juin 2011, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. S'agissant des versements en espèces d'une prestation de sortie pendant le mariage, 
ils n'ont pas à être pris en compte dans le calcul des prestations de sortie à partager 
(ATF 129 V 251 consid. 2.2 p. 254), sauf si le versement est intervenu sans le 
consentement écrit du conjoint, en violation de l'art. 5 al. 2 LFLP, loi qui est entrée 
en vigueur le 1er janvier 1995 (cf. ATF 133 V 205). 

En l'espèce, la prestation de sortie de 10'456 fr 35 payée au demandeur le 25 avril 
2005 par la CAISSE PARITAIRE DE PRÉVOYANCE DE L'INDUSTRIE ET DE 
LA CONSTRUCTION (CPPIC), comprend certes un avoir de vieillesse accumulé 
pendant le mariage (1'307 fr. 20), pour la période du 24 octobre 2003 au 24 avril 
2005. Toutefois, le demandeur a retiré cette prestation avec le consentement de son 
épouse, selon la demande de remboursement datée du 13 avril 2005 et munie de la 
signature des époux, document remis par l'institution précitée le 18 octobre 2011. 
Partant, il n'y a pas lieu d'inclure la partie acquise durant le mariage de cette 
prestation de libre passage dans les avoirs à partager du demandeur, conformément 
à la jurisprudence précitée. 

6. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de 2'019 fr. 74 tandis que celle acquise par la demanderesse est de 
1'958 fr. 40, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 1'009 fr. 90 
(2'019 fr. 74 fr. : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 979 fr. 20 (1'958 fr. 40  
fr. : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le montant de 
30 fr. 70. 

7. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

8. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

   
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6/6 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP à Zurich à transférer, 
du compte de libre passage au nom de Monsieur C__________, la somme de 30 
fr. 70 à la CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES 
ÉTABLISSEMENTS PUBLICS MÉDICAUX DU CANTON DE GENÈVE en 
faveur de Madame D__________ C__________, ainsi que des intérêts 
compensatoires au sens des considérants, dès le 23 juin 2011 jusqu'au moment du 
transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 

Maryse BRIAND 

 La Présidente : 
 
 
 

Florence KRAUSKOPF 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le