# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** de5dd1a8-0e02-5a7e-82bd-fedfbfb70ff7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-07-17
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 17.07.2013 C/2087/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-2087-2012_2013-07-17.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés ainsi qu'au Tribunal 

de première instance par pli simple le 22.07.2013. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/2087/2012 ACJC/898/2013 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 17 JUILLET 2013 

 

Entre 

A______ SA (anciennement B_______ SA), ayant son siège ______ Genève, 
appelante d'un jugement rendu par la 10ème Chambre du Tribunal de première instance 

de ce canton le _______ 2012, comparant par Me Christian Tamisier, avocat, rue Saint-

Léger 8, 1205 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile aux fins des 

présentes, 

et 

C_______ SA, ayant son siège _______ (Vaud), intimée, comparant par Me Pascal 
Rytz, avocat, rue du Rhône 61, case postale 3558, 1211 Genève 3, en l'étude duquel elle 

fait élection de domicile aux fins des présentes, 

 

 

- 2/8 - 

 

 

C/2087/2012 

EN FAIT 

A. a. B_______ SA est une société anonyme inscrite au Registre du commerce de 
Genève. 

D_______ en est administrateur-président et E_______ administrateur, tous deux 

avec signature individuelle. F_______ en a été administrateur, de février 2011 à 

mai 2013, avec signature individuelle. 

b. C_______ SA, société anonyme dont le siège était également à Genève, a 
transféré celui-ci à _______ (Vaud) le 24 janvier 2013 (données des registres du 

commerce de Genève et Vaud au 31 mai 2013 disponibles sur internet). 

c. Ces deux sociétés sont actives dans le domaine de la fiduciaire. 

d. En date du 3 juin 2010, C_______ SA a adressé à B_______ SA une note 
d'honoraires de 10'500 fr. concernant des prestations fournies en lien avec une 

société G_______SA, dont B_______ SA ne s'est pas acquittée. 

e. Le 15 septembre 2011, C_______ SA a fait notifier à B_______ SA un 
commandement de payer, poursuite no 1_______, les sommes de 10'500 fr. au 

titre de ladite note d'honoraires, ainsi que de 1'500 fr. à titre d'indemnité au sens 

de l'art. 106 CO, auquel cette dernière a fait opposition. 

B. a. Après avoir agi en conciliation par requête déposée le 7 février 2012 et reçu 
l'autorisation de procéder le 24 avril 2012, C_______ SA a, par demande motivée 

déposée au greffe du Tribunal de première instance le 25 juillet 2012, assigné 

B_______ SA en paiement de la somme de 10'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 4 

juillet 2010 et a conclu à la mainlevée définitive de l'opposition formée au 

commandement de payer précité. 

b. Par ordonnance du 19 septembre 2012, le Tribunal a imparti à B_______ SA un 
délai au 15 octobre 2012 pour déposer une réponse écrite et les titres présentés 

comme moyens de preuve, sans la rendre toutefois attentive aux conséquences 

d'un éventuel défaut. 

c. Par courrier déposé au Tribunal le 17 octobre 2012, soit deux jours après le 
délai imparti par le Tribunal, B_______ SA, comparant en personne, s'est 

déterminée sur la demande et a produit des pièces, concluant au déboutement de 

C_______ SA, avec suite de frais. 

Elle a indiqué - sous la plume de D_______ - avoir reçu l'ordonnance précitée le 

21 septembre 2012. Ce dernier étant "parti en vacances aux Etats-Unis le 

20 septembre 2012" et n'étant "de retour que depuis peu, il ne lui a[vait] pas été 

possible de faire part de ses observations dans le délai imparti". 

d. Par courrier du 19 octobre 2012, le Tribunal a adressé à C_______ SA la 
réponse et les pièces de B_______ SA, la priant de se déterminer sur la restitution 

de délai implicitement contenue dans la détermination de cette dernière. 

- 3/8 - 

 

 

C/2087/2012 

Dans le délai imparti, C_______ SA s'est opposée à toute restitution de délai en 

faveur de B_______ SA. 

e. Par ordonnance du 25 octobre 2012, le Tribunal a constaté que B_______ SA 
était défaillante, selon l'art. 147 al. 1 CPC, pour n'avoir pas déposé ses écritures de 

réponse dans le délai imparti, et déclaré que la procédure devait suivre son cours 

(art. 147 al. 2 CPC). Il a fixé l'avance de frais sur restitution en cas de défaut à 300 

fr., qui a été payée par B_______ SA. 

f. Par ordonnance du 21 novembre 2012, le Tribunal a refusé d'accorder un délai 
supplémentaire à B_______ SA, mis les frais judiciaires - arrêtés à  

300 fr. - à la charge de cette dernière et les a compensés avec l'avance fournie, 

sans allouer de dépens. 

Il a considéré que les conditions de l'art. 148 al. 1 CPC n'étaient pas réalisées, au 

motif que B_______ SA avait invoqué les vacances à l'étranger de son 

administrateur sans les justifier; en tout état, le défaut était imputable à B_______ 

SA et ne constituait pas une faute légère, dès lors qu'elle savait pertinemment, 

pour avoir été citée à une audience de conciliation et avoir reçu notification de 

l'autorisation de procéder du 24 avril 2012, qu'elle devait s'attendre à recevoir une 

communication judiciaire du Tribunal et donc s'organiser en conséquence; enfin, 

l'absence de l'administrateur de B_______ SA, qui devait s'attendre à une 

communication judiciaire, ne constituait pas un empêchement non fautif au sens 

de la jurisprudence fédérale. 

g. Sans avoir cité les parties aux débats ni les avoir informées que la cause avait 
été gardée à juger, le Tribunal a, par jugement JTPI/2_______/2012 rendu le 

_______ 2012, notifié à B_______ SA une première fois - sans motivation - le 

_______ 2012, puis une seconde fois - avec motivation sur demande de cette 

dernière - le 25 janvier 2013, condamné B_______ SA à payer à C_______ SA le 

montant de 10'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 4 juillet 2010 (ch. 1 du dispositif), 

écarté l'opposition formée par B_______ SA au commandement de payer, 

poursuite no 1_______ (ch. 2), mis les frais - arrêtés à 1'100 fr. - à la charge de 

cette dernière, les a compensés avec l'avance de frais fournie par C_______ SA, a 

condamné B_______ SA à payer à C_______ SA le montant de 1'100 fr. (ch. 3), 

ainsi qu'un montant de 2'398 fr. TTC à titre de dépens (ch. 4), et a débouté les 

parties de toutes autres conclusions (ch. 5). 

En substance, le premier juge a retenu que les parties étaient liées par un contrat 

de mandat, C_______ SA s'étant engagée à effectuer diverses tâches pour le 

compte de B_______ SA. Aucun élément ne permettant de retenir que C_______ 

SA n'avait pas correctement honoré ses engagements, ses honoraires étaient dus. 

C. a. Par acte déposé le 25 février 2013 au greffe de la Cour de justice, B_______ 
SA appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. Elle conclut au 

déboutement de C_______ SA de toutes ses conclusions et à la condamnation de 

- 4/8 - 

 

 

C/2087/2012 

celle-ci en tous les dépens de première instance et d'appel, comprenant la prise en 

charge des honoraires de son avocat. 

b. Dans le délai imparti pour répondre, C_______ SA conclut à la confirmation du 
jugement entrepris, avec suite de frais et dépens. 

c. Les parties ont toutes deux produit des pièces nouvelles à l'appui de leurs écri-
tures respectives. 

d. Les parties ont été informées par la Cour de la mise en délibération de la cause 
par courrier du 10 mai 2013.  

e. Par modification de ses statuts publiée dans la FOSC le _______ 2013, 
B_______ SA est devenue A_______ SA (données du Registre du commerce de 

Genève au 31 mai 2013 disponibles sur internet). 

EN DROIT 

1. L'appelante ayant changé de raison sociale après le dépôt de son appel, il y a lieu 
de rectifier d'office sa qualité de partie. 

2. 2.1. L'appel est recevable contre les décisions finales de première instance 
(art. 308 al. 1 let. a CPC), dans les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse 

au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 91 al. 1 et 308 al. 2 

CPC). Le délai pour l’introduction de l'appel est de trente jours à compter de la 

notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC). 

2.2. Déposé en temps utile et selon la forme prescrite, le présent appel est donc 
recevable (art. 130, 131, 308 al. 1 let. a et 311 al. 1 CPC). 

2.3. La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC).  

3. L'appelante se plaint de griefs formels qui doivent être examinés en premier lieu. 

Elle reproche au premier juge d'avoir violé l'art. 148 CPC et d'avoir fait preuve 

d'un formalisme excessif, en refusant de lui accorder un délai supplémentaire pour 

déposer sa réponse à la demande en paiement. Elle soutient que le Tribunal aurait 

dû tenir compte du fait que, comparant en personne, elle ne connaissait pas les rè-

gles de procédure civile, que l'ordonnance du 19 septembre 2012 avait été notifiée 

après le départ en vacances de l'administrateur de la société et que le retard n'avait 

été que de deux jours. A supposer que l'on doive retenir une négligence de sa part, 

elle considère que celle-ci ne saurait être que légère au sens de l'art. 148 CPC au 

vu des circonstances. 

L'appelante fait également valoir que le jugement entrepris consacre une violation 

des art. 246 et 247 CPC. Elle reproche au premier juge d'avoir ordonné un échan-

ge d'écritures malgré le fait qu'une des parties - l'appelante - comparaissait en per-

sonne, l'obligeant à se conformer à un certain formalisme, tant sur la forme que 

sur les délais. Par ailleurs, une audience au moins aurait, en tout état, dû être 

tenue. En ne citant pas les parties aux débats alors que la partie défenderesse plai-

- 5/8 - 

 

 

C/2087/2012 

dait en personne, le Tribunal n'avait pas respecté son devoir d'interpellation accru 

(art. 247 CPC). 

3.1. Il n'existe, sur le plan cantonal, ni appel ni recours indépendant contre la déci-
sion rendue sur la requête de restitution; la violation des droits procéduraux qu'une 

telle décision est susceptible de consacrer doit dès lors être invoquée dans l'appel 

ou le recours contre la décision au fond (arrêt du Tribunal fédéral 4A_281/2012 

du 22 mars 2013 consid. 1.1 et les réf. citées; ACJC/1216/2012 du 31 août 2012 - 

publié sur le site internet de la Cour de justice - et les réf. citées). 

3.2. Les griefs de l'appelante, qui visent pour partie l'ordonnance du 21 novembre 
2012 et pour partie l'absence de convocation à une audience de débats, sont dès 

lors recevables. 

4. 4.1. La valeur litigieuse étant inférieure à 30'000 fr., la procédure simplifiée est 
applicable (art. 243 al. 1 CPC).  

4.2. La procédure simplifiée a pour but de favoriser un règlement plus rapide du 
litige, de permettre le cas échéant à une partie non juriste de mener elle-même le 

procès sans recourir à un représentant professionnel et parfois d'assurer une pro-

tection accrue d'une partie réputée socialement faible (Message relatif au CPC du 

28 juin 2006, FF 2006 p. 6953). C'est pourquoi le formalisme est réduit, le 

contenu et la forme des écritures des parties n'étant pas soumis à des règles strictes 

et celles-ci pouvant davantage procéder oralement (TAPPY, Code de procédure 

civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n° 5 

ad art. 243 CPC). 

Les règles de la procédure ordinaire s'appliquent à la procédure simplifiée, sauf 

dispositions contraires de la loi (art. 219 CPC). 

4.3. Si la demande n'est pas motivée, le tribunal la notifie au défendeur et cite les 
parties aux débats; dans le cas contraire, le tribunal fixe un délai au défendeur 

pour se prononcer par écrit (art. 245 al. 1 et 2 CPC). 

Le tribunal décide des mesures à prendre pour que la cause puisse être liquidée 

autant que possible lors de la première audience; si les circonstances l'exigent, le 

tribunal peut ordonner un échange d'écritures et tenir des audiences d'instruction 

(art. 246 al. 1 et 2 CPC). 

4.4. En procédure ordinaire, si la réponse n'est pas déposée dans le délai imparti, 
le tribunal fixe au défendeur un bref délai supplémentaire. Si la réponse n'est pas 

déposée à l'échéance du délai, le tribunal rend la décision finale si la cause est en 

état d'être jugée; sinon, la cause est citée aux débats principaux (art. 223 al. 1 et 

al. 2 CPC). 

4.5. Selon TAPPY, lorsque, en procédure simplifiée, le défendeur n'a pas répondu 
dans le délai fixé en vertu de l'art. 245 al. 2 CPC, la procédure doit simplement 

suivre son cours sans qu'il soit tenu compte de cette omission conformément à la 

- 6/8 - 

 

 

C/2087/2012 

règle générale de l'art. 147 al. 2 CPC. Le juge doit alors convoquer des débats où 

les parties pourront procéder oralement comme elles l'auraient fait si cette convo-

cation avait eu directement lieu après le dépôt de la demande selon l'art. 245 al. 1 

CPC. Le fait de ne pas répondre ne portant pas à conséquence, la fixation d'un 

délai selon l'art. 245 al. 2 CPC n'a pas besoin d'être accompagnée d'un avis parti-

culier selon l'art. 147 al. 3 CPC sur les conséquences du défaut et il n'y a pas lieu 

de fixer un bref délai supplémentaire selon l'art. 223 al. 1 CPC. Ce n'est que si les 

circonstances exigent un échange d'écritures formel - principalement dans des cas 

complexes - que les écritures peuvent devoir répondre aux exigences formelles 

applicables aux actes correspondant en procédure ordinaire et qu'une application 

analogique successivement des alinéas 1 et 2 de l'art. 223 CPC pourrait s'avérer 

justifiée, étant précisé qu'une décision par défaut, faute de dépôt d'une telle 

réponse dans le bref délai supplémentaire imparti d'office, ne serait quoi qu'il en 

soit envisageable que si, d'une part, l'intéressé a été dûment rendu attentif à la 

possibilité d'une telle conséquence (art. 147 al. 3 CPC) et si, d'autre part, la maxi-

me inquisitoire n'est pas applicable selon l'art. 247 al. 2 CPC (op. cit., nos 9 et 10 

ad art. 245 CPC). 

D'après BOHNET, il conviendrait, lorsque le défendeur n'a pas répondu à la deman-

de motivée dans le délai imparti par le juge conformément à l'art. 245 al. 2 CPC, 

en principe de citer les parties à une audience, plutôt que de rendre immédia-

tement une décision. De l'avis de cet auteur, le CPC permet cependant cette der-

nière possibilité, après l'octroi d'un bref délai supplémentaire (art. 223 al. 1 CPC) 

et à condition que le défendeur ait été averti que son silence pourrait aboutir à un 

prononcé sur pièces en vertu de l'art. 147 al. 3 CPC (Des formes écrites et orale en 

procédure civile suisse, in RDS/ZSR 2012 I p. 451ss, 466). 

La doctrine alémanique soutient, quant à elle, qu'un bref sursis doit être donné au 

défendeur par une application de l'art. 223 al. 1 CPC (HAUCK, Kommentar zur 

schweizerischen Zivilprozessordnung, SUTTER-SOMM/HASENBÖHLER/ 

LEUENBERGER [éd.], 2013, no 7 ad art. 245 CPC; BRUNNER, Schweizerische Zivil-

prozessordnung, BRUNNER/GASSER/SCHWANDER, 2011, n° 5 ad art. 245 CPC; 

KILLIAS, Schweizerische Zivilprozessordnung, Band II, ALVAREZ/BERGER/ 

BERGER-STEINER et alii [éd.], 2012, n° 14 ad art. 245 CPC; FRAEFEL, Kurz-

kommentar ZPO, Oberhammer [éd], n° 8 ad art. 245). Si le défendeur n'a toujours 

pas déposé de réponse à l'échéance de ce délai supplémentaire, il convient en prin-

cipe de fixer une audience (BRUNNER, op. cit., n° 6 ad art. 245 CPC; KILLIAS, 

ibidem). 

4.6. En l'espèce, l'appelante - défenderesse en première instance - a déposé ses 
écritures de réponse le 17 octobre 2012, soit deux jours après l'échéance du délai 

qui lui avait été imparti pour ce faire. Suite à cela, le premier juge a, par ordon-

nance du 25 octobre 2012, constaté son défaut. Il a également considéré que les 

écritures de l'appelante contenaient une demande implicite de restitution de délai 

- 7/8 - 

 

 

C/2087/2012 

au sens de l'art. 148 CPC et invité l'intimée à se prononcer sur une éventuelle 

restitution, avant de rendre son ordonnance de refus le 21 novembre 2012. Il en 

est résulté que le Tribunal a statué sur le fond sans avoir entendu l'appelante. 

Or, sur le principe, l'art. 223 al. 1 CPC s'applique - par renvoi de l'art. 219 CPC - à 

la procédure simplifiée, aucune disposition spéciale ne s'y opposant. La doctrine 

majoritaire y est également favorable, à l'exception de TAPPY, lequel ne s'y oppose 

pas, mais considère qu'un délai supplémentaire n'est pas nécessaire, la partie 

défenderesse - qui ne s'est pas déterminée par écrit dans le délai imparti - pouvant 

alors faire valoir sa position oralement lors des débats. 

En tout état, la doctrine considère de manière unanime que, lorsque le défendeur 

n'a pas répondu dans le délai fixé (qu'il s'agisse d'un délai unique ou d'un délai 

supplémentaire au sens de l'art. 223 al.1 CPC), la procédure doit suivre son cours 

et les parties doivent être citées aux débats.  

Cela correspond au demeurant à l'application dans une plus large mesure de l'ora-

lité qui prévaut dans la procédure simplifiée (cf. supra 4.2.). 

La Cour est ainsi d'avis que le Tribunal aurait dû donner la possibilité à l'appe-

lante de se déterminer soit en acceptant ses écritures en application de l'art. 223 

al. 1 CPC (par renvoi de l'art. 219 CPC), soit en citant les parties aux débats.  

Il résulte ainsi de ce qui précède que le jugement entrepris viole les règles régis-

sant le déroulement de la procédure simplifiée. Au regard de la gravité de la viola-

tion procédurale - le Tribunal ayant rendu sa décision sur le fond sans avoir enten-

du l'appelante - et du principe du double degré de juridiction (art. 75 al. 2 LTF; 

JEANDIN, Code de procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/ 

SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n° 8 ad introduction aux art. 308-334), ce vice ne 

saurait être réparé en appel. 

Au vu de ce qui précède, il n'est pas nécessaire d'examiner les autres griefs sou-

levés par l'appelante. 

Le jugement entrepris sera, par conséquent, annulé et la cause renvoyée au 

premier juge pour instruction complémentaire et nouvelle décision. 

5. 5.1. Les frais judiciaires de deuxième instance seront arrêtés à 1'000 fr. (art. 17 et 
35 du Règlement fixant le tarif des frais en matière civile, RTFMC - RS/GE E 1 

05.10). Vu l'issue de la procédure, ils seront laissés à la charge de l'Etat (art. 107 

al. 2 CPC). L'avance du même montant opérée par l'appelante lui sera donc resti-

tuée. 

L'Etat ne saurait en revanche être condamné à verser des dépens (TAPPY, op. cit., 

n° 34 s. ad art. 107 CPC). Chaque partie supportera donc ses propres dépens.  

5.2. Les frais et dépens de première instance seront réservés, leur sort devant être 
tranché dans le jugement à prononcer après le présent arrêt de renvoi. 

- 8/8 - 

 

 

C/2087/2012 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Préalablement : 

Rectifie la qualité de l'appelante en ce sens que B_______ SA devient A_______ SA. 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A_______ SA contre le jugement 

JTPI/2_______/2012 rendu le _______ 2012 par le Tribunal de première instance dans 

la cause C/2087/2012-10. 

Au fond : 

Annule le jugement entrepris. 

Renvoie la cause au Tribunal de première instance pour instruction complémentaire au 

sens des considérants et nouvelle décision. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de l'appel à 1'000 fr. et les laisse à la charge de l'Etat. 

Ordonne en conséquence aux Services financiers du Pouvoir judiciaire de restituer à 

A_______ SA la somme de 1'000 fr. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Jean-Marc STRUBIN, président; Monsieur Grégory BOVEY et Madame 

Daniela CHIABUDINI, juges; Madame Barbara SPECKER, greffière. 

 

Le président : 

Jean-Marc STRUBIN 

 La greffière : 

Barbara SPECKER 

 
Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière civile; la 

qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la 

loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours 

constitutionnels subsidiaires; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit 

que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux 

recours dans un seul mémoire. 
 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.