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**Case Identifier:** 88adeb0d-deb8-5113-a8a6-3fc9bad11731
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-06-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 26.06.2023 C/10552/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-10552-2022_2023-06-26.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30 juin 2023. 

 
 

 R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/10552/2022 ACJC/887/2023 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 26 JUIN 2023 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, recourante contre une ordonnance rendue par la 
16ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 9 février 2023 , 
comparant par Me Pierre SIEGRIST, avocat, grand-rue 17, 1204 Genève, en l'Étude 
duquel elle fait élection de domicile,  

et 

HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE GENEVE, sise rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 
1205 Genève, intimés, comparant par Me Mathieu GRANGES, avocat, Python, rue 
Charles-Bonnet 2, 1206 Genève, en l'Étude duquel ils font élection de domicile. 

 

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C/10552/2022 

Attendu, EN FAIT, que par requête du 3 juin 2022 au Tribunal de première instance 
(ci-après: le Tribunal), les HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE GENÈVE (ci-après: les 
HUG) ont sollicité un séquestre à l'encontre de B______, portant sur les avoirs de celui-
ci déposés auprès de la Caisse Inter-entreprises de prévoyance professionnelle (CIEPP), 
ou transférés par la CIEPP auprès de la Fondation C______, ainsi que sur les avoirs en 
mains de l'Office cantonal des poursuites (ci-après: l'Office) revendiqués par A______; 

Que le séquestre, qui porte la référence n° 1______, a été ordonné le même jour par le 
Tribunal; 

Que par jugement JTPI/7211/2022 du 16 juin 2022, le Tribunal a prononcé la faillite de 
B______; 

Que le 20 juin 2022, l'Office a dressé un procès-verbal de non-lieu de séquestre, les 
biens visés dans l'ordonnance n'étant pas saisissables; 

Que le 24 juin 2022, A______ a formé opposition audit séquestre (présente cause);  

Que le 1er juillet 2022, les HUG ont déposé plainte contre le procès-verbal de non-lieu 
de séquestre, auprès de la Chambre de surveillance des Offices de poursuite et faillite 
(ci-après: la Chambre de surveillance), qui a accordé l'effet suspensif à la plainte 
(A/2______/2022); 

Que par ordonnance ORTPI/920/2022 du 17 août 2022, le Tribunal a ordonné la 
suspension de la procédure d'opposition à séquestre jusqu'à ce que la Chambre de 
surveillance ait rendu sa décision au sujet du non-lieu de séquestre; 

Que A______ a formé recours à la Cour de justice (ci-après: la Cour) contre cette 
ordonnance le 29 août 2022; 

Que par arrêt ACJC/1525/2022 du 17 novembre 2022, la Cour a annulé l'ordonnance du 
17 août 2022 et renvoyé la cause au Tribunal pour instruction et nouvelle décision, 
motif pris de la violation du droit d'être entendu de la recourante, celle-ci n'ayant pas été 
invitée à se déterminer sur la suspension; 

Que par décision DCSO/3______/2022 du 24 novembre 2022, la Chambre de 
surveillance a admis la plainte des HUG contre le procès-verbal de non-lieu de 
séquestre, et a annulé ledit procès-verbal;  

Que par ordonnance du 31 janvier 2023, le Tribunal a fixé un délai à A______ pour se 
déterminer sur la requête de suspension des HUG, suite au renvoi de la cause par la 
Cour; 

Que A______ s'est déterminée par écriture du 6 février 2023, concluant au rejet de la 
requête de suspension des HUG, et sur le fond, à l'admission de son opposition à 

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C/10552/2022 

séquestre, en ce sens que le séquestre devait être annulé en ce qu'il portait sur ses avoirs 
en mains de l'Office; 

Que par ordonnance ORTPI/193/2023 du 9 février 2023, le Tribunal a ordonné la 
suspension de la cause jusqu'à droit jugé dans la procédure de plainte contre le procès-
verbal de non-lieu de séquestre; 

Que le 20 février 2023, les HUG ont transmis au Tribunal copie de la décision de la 
Chambre de surveillance du 24 novembre 2022, annulant le procès-verbal de non-lieu 
de séquestre; qu'ils ont soutenu que la cause était devenue sans objet; que, de plus, la 
faillite de B______ ayant été prononcée, il appartiendrait à l'Office des faillites de se 
prononcer sur la saisissabilité des avoirs de prévoyance; 

Que par acte du 20 février 2023, A______ (ci-après: la recourante) a formé recours 
contre l'ordonnance précitée du 9 février 2023, concluant à son annulation et à la reprise 
de la procédure, sous suite de frais et dépens; qu'elle a fait valoir que la Chambre de 
surveillance avait statué sur la plainte déposée contre le procès-verbal de non-lieu de 
séquestre;  

Que dans leurs écritures du 10 mars 2023, les HUG (ci-après: les intimés) ont conclu à 
l'irrecevabilité du recours, et à ce qu'il soit dit que celui-ci était sans objet, sous suite de 
frais et dépens; qu'ils ont fait valoir que la recourante n'avait pas signalé au Tribunal, 
dans ses déterminations du 6 février 2023, que la Chambre de surveillance avait statué 
sur la plainte, alors qu'elle en avait connaissance; qu'en conséquence, les frais de la 
procédure de recours devaient être mis à sa charge, y compris des dépens; 

Que par réplique du 17 mars 2023, la recourante a persisté dans ses conclusions, 
relevant qu'elle n'était pas partie à la procédure de plainte devant la Chambre de 
surveillance, et qu'elle n'avait eu connaissance de la décision de celle-ci qu'à réception 
des écritures des intimés du 10 mars 2023;  

Que le même jour, la recourante s'est adressée au Tribunal pour solliciter la reprise de 
l'instance, exposant avoir appris que la Chambre de surveillance avait statué dans la 
cause A/2______/2022, avec la réponse des intimés au recours; 

Que par ordonnance du 20 mars 2023, le Tribunal a fixé aux HUG un délai au 30 mars 
2023 pour se déterminer sur la reprise de la procédure, sollicitée par A______ dans son 
courrier du 17 mars 2023;  

Que par duplique du 27 mars 2023, les intimés ont relevé que la recourante avait produit 
la décision de la Chambre de surveillance du 24 novembre 2022 à l'appui de son 
recours, de sorte qu'elle n'était pas de bonne foi en affirmant qu'elle n'en avait eu 
connaissance qu'à réception de leur réponse au recours du 10 mars 2023;  

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C/10552/2022 

Que par ordonnance du 31 mars 2023, le Tribunal a ordonné la reprise de la procédure 
d'opposition à séquestre et fixé un délai à A______ un délai au 17 avril 2023 pour 
indiquer la suite qu'elle entendait donner à la procédure;  

Que les parties ont été informées par courrier du greffe de la Cour du 25 avril 2023 de 
ce que la cause était gardée à juger; 

Que la recourante a transmis à la Cour copie de cette ordonnance par courrier du 27 
avril 2023, relevant que la cause était devenue sans objet, sous réserve de la question 
des frais et dépens;  

Que par courrier du 22 mai 2023 à la Cour, les intimés ont persisté à solliciter que les 
frais et dépens soient mis à charge de la recourante, à laquelle ils reprochaient une 
attitude procédurière, au motif qu'elle n'avait pas retiré son recours alors qu'elle avait 
connaissance de la décision de la Chambre de surveillance; 

Considérant, EN DROIT, qu'une transaction, un acquiescement ou un désistement 
d'action a les effets d'une décision entrée en force (art. 241 al. 2 CPC); 

Que si la procédure prend fin pour d'autres raisons sans avoir fait l'objet d'une décision, 
elle est rayée du rôle (art. 242 CPC); 

Qu'en l'espèce, il est acquis que la cause est devenue sans objet, ce qui sera constaté, le 
Tribunal ayant ordonné la reprise de la procédure le 31 mars 2023;  

Que la cause sera rayée du rôle;  

Que les frais sont mis à la charge de la partie succombante, à savoir le demandeur en cas 
de désistement d'action (art. 106 al. 1 CPC); 

Que le Tribunal peut s'écarter des règles générales et répartir les frais selon sa libre 
appréciation si la procédure est devenue sans objet et la loi n'en dispose pas autrement 
(art. 107 al. 1 let.e) ou si des circonstances particulières rendent la répartition en 
fonction du sort de la cause inéquitable (let. f);  

Qu'en l'espèce, les frais judiciaires du recours seront arrêtés à 500 fr. et compensés avec 
l'avance fournie par la recourante, acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC); 

Qu'ils seront mis à la charge des parties à raison d'une moitié chacune; qu'en effet, au 
moment du dépôt de son recours, la recourante avait connaissance de la décision de la 
Chambre de surveillance, de sorte qu'elle aurait pu solliciter la reprise de l'instance 
devant le Tribunal, à tout le moins parallèlement à son recours; que cependant, elle 
n'était pas partie à la procédure de plainte, de sorte que cette décision ne lui pas été 
formellement notifiée; que les intimés qui se sont en revanche vus notifier cette décision 
du 24 novembre 2022, ne l'ont transmise au Tribunal que le 20 février 2023; 

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C/10552/2022 

Qu'ainsi, par leur attitude, les deux parties ont contribué au prolongement de la 
procédure, raison pour laquelle les frais seront partagés entre elles, et que chacune 
supportera ses propres dépens de recours. 

 

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C/10552/2022 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Constate que le recours formé le 20 février 2023 par A______ contre l'ordonnance 
ORTPI/193/2023 rendue par le Tribunal de première instance dans la cause 
C/10552/2022-16 SQP est devenu sans objet. 

Arrête les frais judiciaires de la procédure à 500 fr. et dit qu'ils sont compensés avec 
l'avance fournie par A______, acquise à l'Etat de Genève. 

Les met à la charge de A______ et des HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE GENÈVE 
à raison d'une moitié chacun. 

Condamne en conséquence les HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE GENÈVE à verser 
à A______ la somme de 250 fr. à titre de remboursement de son avance. 

Dit que chaque partie supportera ses propres dépens de recours. 

Raye la cause du rôle. 

 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN, Madame Nathalie 
LANDRY-BARTHE, juges; Madame Laura SESSA, greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Laura SESSA 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C/10552/2022 

Indication des voies de recours : 

 
Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière civile; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 

déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours constitutionnels subsidiaires; la 

qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 

à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 

al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours 

constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.