# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 48d3eb44-5db1-5e4a-a5c2-70dcf9e23271
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1996-12-02
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 02.12.1996 FI.1995.0106
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_FI-1995-0106_1996-12-02.html

## Full Text

CANTON DE VAUD

TRIBUNAL ADMINISTRATIF

Arrêt

du 2 décembre 1996

sur le recours interjeté par X.________,
à Y.________

contre

la décision sur réclamation de
l'Administration cantonale des impôts (ci-après: ACI) du 21 septembre 1995 en
matière d'impôt cantonal et communal pour la période fiscale 1993-1994.

* * * * * * * * * * * * * * * *

Composition de la section: M. Jean-Claude
de Haller, président; M. Maillard et M. Constantin, assesseurs. Greffier: M.
Sébastien Schmutz.

Vu les faits suivants:

A.                     X.________ a déposé sa
déclaration d'impôt 1993-1994 le 28 février 1993.

                        Il y a notamment
reporté les indications suivantes (les montants non litigieux n'étant pas
reproduits ci-après):

                        - I. Revenu brut total
en Suisse et à l'étranger

              "3a. (Gain de l'épouse
provenant d'une activité dépendante principale)

                          fr. 5'119.- pour 1991 et fr. 8'032.- pour 1992
(revenus nets)"

                        - II. Déductions

              "12.

                  b. (Travail par équipe/Frais de repas ou de résidence hors du
domicile)

                          fr. 4'800.- pour chacune des deux années de la
période de calcul

                  c. (Autres frais professionnels)

                          fr. 3'400.- pour chacune des deux années de la
période de calcul

              14. (Fais d'entretien d'immeubles)

                          fr. 6'489.- pour 1991 et fr. 2'510.- pour 1992."

B.                    A la suite d'une demande
de justificatifs de la Commission d'impôt et recette de district d'Echallens
(la commission) du 12 juin 1995 concernant les intérêts passifs et les frais
d'entretien d'immeuble, à laquelle l'intéressé a répondu le 22 juin 1995, une
décision de taxation définitive du 28 juin 1995, pour la période du 1 janvier
1993 au 31 décembre 1994, lui a été notifiée. Cette décision s'écarte de la
déclaration déposée par X.________ sur plusieurs points, à savoir:

                        ° Gains accessoires de
Madame imposables par fr. 4'415.- en 1991 et par fr. 6'425.- en 1992, frais
d'acquisition ./. 20 %, minimum fr. 700.-, maximum fr. 2'100.- déduits.

                        ° Frais de repas et
autres frais professionnels de madame pas admis, déjà pris en considération
sous chiffre 3b de la déclaration.

                        ° Frais d'entretien
d'immeuble limités à fr. 4'539.- en 1991 et à fr. 788.- en 1992 (frais communs
pas justifiés).

                        Le revenu imposable a
ainsi été arrêté à fr. 76'000.- et celui déterminant pour le taux à fr.
42'200.-, soit fr. 76'000.- auxquels a été appliqué un quotient familial de
1,8.

C.                    L'intéressé a déposé une
réclamation contre cette décision le 1er juillet 1995. Il y a relevé que les
gains de son épouse avaient été déclarés et reportés sous le chiffre 3 lit. a
selon les instructions qui lui avaient été données verbalement aux bureaux de
la commission juste après le début de son activité, que les montants des frais
d'entretien d'immeuble avaient été relevés selon les instructions remises avec
le jeu de déclarations d'impôt et qu'il souhaitait être renseigné sur les
conditions à remplir pour pouvoir bénéficier d'une déduction annuelle d'environ
fr. 2'400.- en sa qualité de personne diabétique.

D.                    L'ACI a rendu le 21
septembre 1995 une décision rejetant la réclamation de l'intéressé. Elle y
qualifie l'activité lucrative de l'épouse d'accessoire et lui accorde de ce
fait la déduction forfaitaire de 20 % pour les frais inhérents à ce type
d'activité, refuse de déduire les primes d'assurance mobilier de ménage de
l'intéressé et les frais communs relatifs à l'immeuble du contribuable (par fr.
1'704 pour chacune des deux années de la période de calcul) en raison du défaut
de preuves de ces frais par pièces justificatives. Cette décision ne traite de
plus pas la question de la déduction des frais médicaux et d'un montant
forfaitaire de fr. 2'400 pour diabète, l'autorité de taxation devant rendre sur
ce point une décision susceptible de recours au Département des finances,
conformément aux articles 120 et 121 de la Loi du 26 novembre 1956 sur les
impôts directs cantonaux (LI).

E.                    C'est contre cette
décision que X.________ a recouru par acte du 21 octobre 1995. Il y a fait
valoir qu'en 1989, la commission avait rectifié sa déclaration en portant le
montant du revenu de son épouse au poste "gain provenant de l'activité
dépendante principale" en lieu et place de celui concernant une activité
dépendante accessoire. Il a aussi souhaité savoir de qui l'ACI détenait
l'information selon laquelle son épouse travaillait 2 à 4 jours par mois pour
une société zougoise. Il expose également que l'assurance ménage, mentionnée
dans la décision sur réclamation, était la prime d'assurance contre l'incendie
et les éléments naturels de l'ECA, qu'elle avait été déduite d'après le chiffre
14 des directives générales, que, concernant le refus de prendre en considération
les frais d'entretien liés à une PPE, les justificatifs originaux avaient
certainement été joints par erreur avec la déclaration et/ou s'étaient perdus
lors de son déménagement, ces pièces restant introuvables, que l'administrateur
de la PPE n'avait pas pu être joint afin d'établir un duplicata desdits
justificatifs, que la commission avait certainement la possibilité de se
référer aux déclarations antérieures ou à la copie remise par un autre
copropriétaire habitant l'immeuble et que les directives concernant la
réduction pour frais médicaux importants et la formule demande de réduction
n'avaient pas été jointes à la décision sur réclamation contrairement à ce
qu'elle mentionnait. Il a en outre procédé dans le délai imparti à cet effet au
paiement de l'avance de frais requise.

F.                     Dans ses déterminations
du 20 février 1996, l'ACI a conclu au rejet du recours.

G.                    L'intéressé a sollicité,
par courrier du 16 mars 1996, la tenue d'une audience et a confirmé
l'argumentation de son recours du 21 octobre 1995.

                        Cette requête a été
écartée par le juge instructeur du tribunal le 19 mars 1996 du fait que les
motifs invoqués par X.________ ne justifiaient pas la tenue d'une audience, les
parties ayant pu s'exprimer par écrit, comme le prévoit la loi (art. 44 LJPA) sur
les deux questions litigieuses (qualification des revenus de l'épouse et
montant des frais d'entretien d'immeubles admis en déduction). Le Tribunal
administratif a, par conséquent, statué à huis clos.

Considérant en droit:

1.                     Le recourant fait tout
d'abord valoir qu'il serait moins bien traité que d'autres citoyens. Il expose
ainsi dans son acte de recours du 21 octobre 1995 qu'"un citoyen
fortuné se vantait qu'il n'était astreint à aucun impôt, ni de revenu sur sa
fortune", ou encore que "comme salarié, je n'ai pas la
possibilité de m'octroyer des revenus illégaux, au même titre que "l'honorable
citoyen indépendant", qui lui n'est pas inquiété par les services du
fisc".

                        a) Comme le relève
Moor, la règle est évidemment de ne pas faire profiter le tiers désavantagé de
bénéfices illégaux accordés à d'autres: sinon, l'autorité pourrait de sa propre
volonté, se délier de l'obligation d'appliquer la loi, et le juge serait obligé
de confirmer cette pratique au nom de l'article 4 Cst. La règle se formule donc
lapidairement: pas d'égalité dans l'illégalité (Pierre Moor,
Droit administratif, vol. I, 2ème éd., Berne 1994, p. 314). L'administré pourra
néanmoins se prévaloir, à certaines conditions, du même traitement illégal.
L'auteur précité ajoute à ce propos qu'il doit y avoir véritablement inégalité
de traitement: dans des circonstances semblables, la même autorité ayant
statué, sans raisons objectives, des régimes différents. (op. cit. p. 315).

                        b) En l'espèce, le
recourant n'apporte aucun indice susceptible d'appuyer la thèse selon laquelle
il serait victime d'une inégalité de traitement. Au contraire, il semble faire
référence à des cas de taxation de contribuables indépendants, tandis qu'il
exerce lui-même une activité lucrative dépendante. Force est donc de constater
qu'une éventuelle différence de traitement ne constituerait pas une inégalité,
le statut de salarié et d'indépendant étant différent à bien des égards,
notamment en matière fiscale. Les allégations du recourant concernant d'autres
contribuables sont donc dénuées de pertinence.

2.                     X.________ expose
ensuite que les gains de son épouse ont été portés sous la rubrique 3. a.
(provenant d'une activité dépendante principale) en raison des indications qui
lui avaient été données verbalement par la commission, cette dernière ayant
d'ailleurs rectifié une précédente déclaration à l'occasion de laquelle il
avait fait figurer ces revenus comme provenant d'une activité dépendante
accessoire.

                        a) Il convient en
préambule de préciser que la position de l'autorité intimée, fondée sur les
principes de la périodicité de l'impôt et de l'étanchéité des périodes
fiscales, est tout à fait justifiée, un revenu pouvant ainsi changer de
qualification d'une période à l'autre.

                        Aux termes de l'art.
20 LI, l'impôt sur le revenu a pour objet le revenu net global du contribuable
provenant d'une activité lucrative, de la fortune immobilière et mobilière et
de toutes autres sources de gains et avantages, appréciables en argent.
L'alinéa 2 lit. a de cette disposition précise que sont notamment considérés
comme revenus imposables, le revenu de toute activité pour le compte d'autrui
(traitements, émoluments, salaire, etc.), y compris les revenus accessoires
(allocations de renchérissement, indemnités pour prestations spéciales, pourboires,
gratifications, tantièmes, etc.) et les revenus acquis en compensation
(allocations et indemnités provenant de caisses d'assurances sociales, de
caisses de retraite, de fonds de compensation ou de prévoyance sociale, rentes
ou indemnités en capital pour la renonciation à une activité, la cessation ou
l'inaccomplissement de celle-ci, etc., l'article 29 étant réservé). Les termes
de cette disposition permettent sans hésitation d'affirmer que le fait qu'un
revenu soit qualifié de provenant d'une activité lucrative principale ou
accessoire ne change rien au total des revenus du contribuable, puisque toutes
les sources de revenu saisies par cette disposition viendront, pour une période
donnée, s'ajouter et constituer le revenu global du contribuable pour cette
période. Il n'y aura ainsi pas de divergences entre le montant de revenu pris
en compte par l'autorité fiscale et celui déclaré par le contribuable.

                        Il en va différemment
au moment d'opérer les déductions autorisées au titre de dépenses
professionnelles des salariés.

                        b) Sont déductibles du
revenu brut les frais généraux nécessaires à l'acquisition du revenu imposable,
par opposition aux dépenses consacrées à l'entretien du contribuable (art. 23
lit. a et 24 LI). En ce qui concerne les travailleurs dépendants, constituent
des frais d'acquisition du revenu déductibles toutes les dépenses qui ne sont
pas remboursées aux travailleurs par son employeur et qui sont nécessaires et
en rapport direct avec l'acquisition du revenu du travail salarié (Jean-Marc Rivier,
Droit fiscal suisse, p. 117; Höhn, Steuerrecht, 5ème édition, p. 195 ss et 211
ss; RDAF 1989, p. 276 et 1966, p. 196).

                        La déclaration pour
l'impôt cantonal et communal prévoit trois catégories de dépenses
professionnelles déductibles pour les salariés. Il s'agit d'abord des frais de
transport du domicile au lieu de travail (chiffre 12a) et des frais de repas ou
de résidence hors du domicile (chiffre 12b), la troisième catégorie étant les
autres frais professionnels (chiffre 12c). En l'espèce, les points de vue des
parties diffèrent concernant les lettres b et c du chiffre 12 de la déclaration
d'impôt.

                        En vertu de l'art. 75
al. 2 LI, le Département des finances veille à l'application de la loi et des
dispositions d'exécution. Il donne des instructions générales aux organes
chargés d'appliquer la loi. Dans ce cadre, il édite pour chaque période
fiscale, des "Instructions générales sur la manière de remplir la
déclaration d'impôt des personnes physiques" (ci-après les instructions).

                        Les instructions concernant
la déclaration d'impôt 1993-1994 précisent ce qui suit concernant le chiffre 3
de cette déclaration, relatif au gain de l'épouse:

              "Pour le gain de l'épouse,
les explications données sous chiffres 1 et 2 (i. e. concernant le revenu
provenant d'un activité lucrative dépendante, respectivement indépendante) sont
applicables par analogie. Il convient de rappeler que l'activité lucrative
exercée par la femme mariée parallèlement à ses occupations ménagères est
accessoire si elle est déployée à plein temps occasionnellement et pendant une
durée réduite. Est également accessoire l'activité dépendante exercée de
manière régulière à moins de 30 % de l'horaire de travail normal.".

                        En matière de gains accessoires, les instructions relèvent, sous
chiffre 1:

              "Au titre de frais
d'acquisition, le contribuable peut déduire, en règle générale, sans
justification spéciale 20 % des gains accessoires bruts, mais au maximum 2 100
francs par an. Si la déduction est inférieure à 700 francs, elle peut être
portée à ce montant sans toutefois être supérieure aux gains accessoires bruts.
Le contribuable qui fait valoir des déductions plus élevées en indiquera le
détail. (...).".

                        Le chiffre 12 des
instructions, concernant les dépenses professionnelles des salariés indiquent
notamment que, comme dépenses professionnelles, le salarié peut déduire les
frais généraux nécessaires à l'acquisition du revenu, dans la mesure ou
l'employeur ne les a pas pris à sa charge et exposent:

              "Le contribuable doit être
en mesure d'établir la réalité de ses frais professionnels en produisant les
pièces justificatives nécessaires. Sont réservées les déductions forfaitaires
admises ci-après.

              Les déductions calculées pour une
année doivent être réduites si l'activité lucrative dépendante a été exercée
seulement pendant une partie de l'année. Il en va de même lorsque l'exercice
d'une activité à temps partiel entraîne une diminution des dépenses
professionnelles. (...).".

                        On relèvera encore qu'en matière d'impôt fédéral direct, la Circulaire
de l'Administration fédérale des contributions du 21 juillet 1992 (Archives de
droit fiscal suisse, vol. 61, p. 144 et ss) concernant les dépenses
professionnelles des personnes exerçant une activité lucrative dépendante et
frais d'acquisition afférents aux gains accessoires prévoit un système
similaire à celui prévu par les instructions et exposé ci-dessus.

                        c) En l'espèce, le
recourant a fait figurer sur sa déclaration d'impôt des frais de travail par
équipe/frais de repas ou de résidence hors domicile de fr. 4'800.- pour chacune
de deux années de la période de calcul et des autres frais professionnels de
fr. 3'400.- pour les mêmes périodes. Ces montants correspondent en réalité au
double des forfaits annuels autorisés par les instructions pour chacune des
rubriques concernées. Il convient par conséquent d'examiner si l'autorité
fiscale était fondée à diviser ces montants par deux et à appliquer la
déduction forfaitaire de 20 %, prévue par les instructions au titre de frais
d'acquisition des revenus accessoires, aux gains réalisés par l'épouse du
recourant.

                        Dans son acte de
recours du 21 octobre 1995, X.________ s'étonne qu'il ait été porté à la
connaissance de l'administration fiscale que son épouse travaille 2 à 4 jours
par mois dans une société zougoise. Il ne conteste néanmoins pas cette
information. Il n'est dès lors pas douteux qu'une activité exercée à cette
fréquence et pour la rémunération mentionnée dans les certificats de salaire
établis par l'employeur de la femme du recourant les 21 décembre 1992 et 26 février
1993 constitue une activité lucrative accessoire au sens du chiffre 3 des
instructions susmentionnées. 

                        On ne peut de plus que
confirmer la remarque de l'ACI selon laquelle la déduction forfaitaire de 20 %
accordée à l'épouse est plus élevée que celle qui pourrait lui être accordée
d'après la durée de son activité lucrative pendant les années de calcul, si
cette dernière activité avait été considérée comme principale (voir décision
sur réclamation du 21 septembre 1995, chiffre 2, page 3 in fine).

                        La charge de la preuve
des faits justifiant une diminution de la dette fiscale incombe au contribuable
(RDAF 1989, p. 279). L'admission d'indemnités forfaitaires (non imposées) pour
frais d'acquisition du revenu facilite sa tâche et constitue ainsi une exception
à cette règle, mais il va de soi que celle-ci reprend le dessus lorsque le
contribuable prétend encourir des frais supplémentaires à l'indemnité admise.
En l'occurrence, le contribuable n'a pas apporté la moindre preuve, ni le
moindre indice que les frais d'acquisition du revenu de l'activité lucrative
accessoire de son épouse soient supérieurs à la déduction forfaitaire de 20 %
admise et soient d'un montant équivalant aux déductions forfaitaires admises
pour un contribuable exerçant une activité lucrative principale à plein temps.
Tout au plus, le tribunal peut-il constater que les certificats de salaire de
l'épouse du recourant font état d'une indemnité pour autres frais se montant à
fr. 5'330.- pour l'année de calcul 1991 et à fr. 5'585.- pour 1992 et que le
calcul opéré par l'ACI, confirmant celui de la commission, ne mentionne pas la
prise en compte de ces indemnités qui pourraient être de nature à entraîner le
refus de la déduction forfaitaire de 20 %, si elles étaient destinées à couvrir
les frais nécessaires à l'acquisition du revenu accessoire de l'épouse du
recourant. Le recours doit donc être rejeté sur ce point, la décision de l'ACI,
plutôt favorable au recourant au vu des pièces du dossier, étant confirmée.

3.                     Le deuxième point du
litige porte sur les frais d'entretien d'immeuble admis en déduction selon le
chiffre 14 de la déclaration d'impôt. X.________ soutient ici que c'est à tort
que les autorités fiscales n'ont pas pris en compte les primes de
l'Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels
(ECA) et les frais communs liés à une propriété par étages (PPE).

                        a) Aux termes de
l'art. 23 al. 1 lit. d LI, sont déduits du revenu les frais d'entretien et
d'administration des immeubles et les frais de gérance de la fortune mobilière.

                        Les instructions
précisent ce qui suit, concernant le chiffre 14 de la déclaration:

              "Le contribuable peut
déduire au titre de frais d'entretien d'immeubles les            frais
effectifs d'entretien et d'administration de ses immeubles, soit:

              - les frais de réparation et de rénovation, en tant qu'ils
n'augmentent pas la            valeur de l'immeuble; (...);

              - les primes d'assurances de choses (assurances contre
l'incendie, les                 dégâts par l'eau, les bris de glace, assurance
couvrant la responsabilité             civile assumée en qualité de
propriétaire, etc.);

              - les autres frais, (...).

              (...).

              Le contribuable doit joindre à sa déclaration un état détaillé
mentionnant la          nature des frais d'entretien de ses immeubles et leur
montant. L'autorité    fiscale se réserve d'exiger les pièces justificatives.

              Par mesure de simplification, on admettra en règle générale sans           justification,
au titre de frais d'entretien, une déduction forfaitaire          correspondant
au sixième du rendement brut des immeubles (...).".

                        b) En se référant aux
primes d'assurance de choses, notamment concernant les primes d'assurances
contre l'incendie, les instructions visent l'assurance des bâtiments au sens
des art. 16 et suivants de la Loi du 17 novembre 1952 concernant l'assurance
des bâtiments et du mobilier contre l'incendie et les éléments naturels et non
l'assurance mobilière traitée aux art. 27 et suivants de cette loi.

                        Or, en l'espèce le
recourant sollicite la déduction des primes de l'ECA payées au titre de
l'assurance mobilière. En effet, il a fourni en guise de preuve de cette
déduction un avis de prime de l'ECA du 12 février 1991, au bas duquel est
indiqué:

              " Indice du coût du mobilier
de ménage: 104

              La valeur de votre police mobilière "ménage" est
dorénavant indexée. (...).".

                        L'autre avis de prime
de l'ECA, du 31 mars 1990, figurant au dossier concerne la période du 1er
janvier au 31 décembre 1990, soit l'année précédant la première des deux années
de calcul pour la période fiscale 1993/1994. C'est donc à juste titre que l'autorité
intimée a refusé de prendre en compte ces déductions revendiquées par le
recourant dans le cadre des frais d'entretien d'immeubles, soit parce qu'elles
n'entrent pas dans l'hypothèse prévues à l'art. 23 al. 1 lit. d LI, soit à
défaut de pièces justificatives.

                        c) La position de
l'autorité intimée est également fondée en ce qui concerne la participation du
recourant aux frais d'entretien liés à une PPE.

                        En effet, comme relevé
au considérant 2 c) ci-dessus, la charge de la preuve des faits justifiant une
diminution de la dette fiscale incombe au contribuable (dans le même sens, RDAF
1991, p. 350 et ss). En l'espèce, le recourant n'a fourni aucune justification
de sa participation aux frais communs de la PPE, bien qu'ayant été invité à le
faire (voir sur ce point le courrier de la commission du 12 juin 1995), le seul
document figurant au dossier étant une attestation de l'administrateur de la
PPE du 3 février 1990 concernant les cotisations pour les charges de X.________
pour les années 1987 à 1989, soit des années n'entrant pas en ligne de compte
pour le calcul concernant la période fiscale 1993/1994.

                        Son argumentation
consistant à faire valoir que la commission avait la possibilité de se référer
aux déclarations antérieures ou aux documents remis par un autre copropriétaire
afin de fixer sa participation aux frais d'entretien de la PPE doit également
être rejetée. En effet, les principes de la périodicité de l'impôt et de
l'étanchéité des périodes fiscales, rappelés sous considérants 2 a) ci-dessus,
ne permettent pas de prendre en compte, pour le calcul de l'impôt dû pour une
période donnée, des éléments ne concernant pas la période de calcul
déterminante. On précisera de plus que les charges d'entretien liées à une PPE
peuvent varier d'une période fiscale à l'autre (en raison par ex. de travaux ou
encore de changement dans la répartition des parts entre copropriétaires) et
que l'on ne saurait par conséquent se contenter de reprendre les déductions
telles qu'elles avaient été opérées pour les périodes précédentes. La même
remarque s'impose à propos de la méthode consistant à se référer aux
justificatifs fournis par un autre des copropriétaires, la participation aux
charges communes étant en effet fonction de l'importance de la part de chacun
par rapport à la surface totale de l'immeuble objet de la copropriété.

                        On relèvera en outre
que la commission et l'ACI ont pour le surplus admis en déduction tous les
frais d'entretien de l'immeuble pour lesquels le recourant a fourni des
justificatifs.

                        d) Quant à une
éventuelle déduction pour personne diabétique, comme le relève justement la
décision sur réclamation du 21 septembre 1995 et conformément à l'art. 120 LI,
ce problème échappe à la compétence du tribunal de céans.

4.                     Il ressort des
considérants qui précèdent que les motifs invoqués à l'appui du recours ne
permettent pas au tribunal de s'écarter de la décision attaquée.

                        Le recours doit par
conséquent être rejeté. L'émolument de recours, arrêté à fr. 600.-, somme
compensée par l'avance de frais opérée, doit être mis à la charge du recourant
débouté (art. 55 LJPA).

Par ces motifs

le Tribunal administratif

arrête:

I.                      Le recours est
rejeté.

II.                     La décision de
l'Administration cantonale des impôts du 21 septembre 1995 est maintenue.

III.                     L'émolument
de recours, arrêté à fr. 600.- (six cents francs), somme compensée par l'avance
de frais opérée, est mis à la charge du recourant.

Lausanne, le 2 décembre 1996

Le président:                                                                                             Le
greffier:

                                                                     

 

                                                                     

Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint