# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f55025ac-e55c-5c52-9063-cc24057d6082
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-01-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 14.01.2014 AC/2780/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-2780-2013_2014-01-14.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli(s) recommandé(s) de la greffière du 22 janvier 2014. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/2780/2013 DAAJ/3/2014 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DECISION DU MARDI 14 JANVIER 2014 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Madame A______, et 

Monsieur B______, domiciliés ______ à Genève,  

tous deux représentés par Me Nils De Dardel, avocat, Boulevard Georges-Favon 13, 
1204 Genève, 

 

contre la décision du 13 novembre 2013 de la Vice-présidente du Tribunal civil.

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AC/2780/2013 

EN FAIT 

A. a. A______, ressortissante somalienne, a été admise provisoirement en Suisse avec ses 
enfants, après que sa demande d’asile a été rejetée par décision de l’Office fédéral des 
migrations du 27 mars 1997. 

b. A______, depuis titulaire d’un permis F, indique vivre à l'heure actuelle avec six de 
ses enfants, mineurs ou majeurs, mais dont elle a la charge - lesquels sont soit titulaires 
d’un permis F, soit ressortissants suisses -, notamment B______, né le ______ 1983, 
titulaire pour sa part d’un permis F. 

Elle bénéficie des prestations sociales de l’aide aux requérants d’asile fournies par 
l’Hospice général (ci-après : l’Hospice) et vit dans une villa sise ______ à Genève gérée 
par l'Hospice et destinée à l'hébergement des requérants d'asile. 

A______ a, dans ce cadre, signé des conventions d’hébergement les  
29 septembre 1998 et 2 avril 2003 relatives à la mise à disposition de la villa précitée, 
aux termes desquelles elle s’est engagée notamment, en cas de revenus, à participer aux 
frais d'hébergement et à respecter toute décision prise par le service concerné, ainsi qu'à 
changer d'hébergement à la demande dudit service. 

c. A la suite de réclamations faites par A______ au mois de février 2012 relatives à 
l'état de la villa, l'Unité administrative d'hébergement a notifié à cette dernière, en date 
du 18 juin 2013, une décision de fin d'hébergement l'informant de son prochain 
changement de lieu d'hébergement dans un appartement de cinq pièces sis ______ 
(Genève). 

d. Par courrier du 18 juillet 2013, A______ et B______ ont formé opposition contre 
cette décision, refusant de changer d'habitation et sollicitant que d'importants travaux de 
réparations soient effectués dans la villa, en se fondant sur les dispositions du contrat de 
bail à loyer applicables selon eux. 

e. Par décision sur opposition du 20 septembre 2013, l'Hospice a rejeté leurs prétentions 
et confirmé la décision du 18 juin 2013. 

Il a en substance retenu que A______ et B______, détenteurs de permis F, bénéficiaient 
de prestations sociales ressortissant de la Loi fédérale sur l’asile (LAsi), soit notamment 
de l’hébergement au titre de couverture des besoins de base et que la mise à disposition 
d'un hébergement de l'Aide aux requérants d'asile (ARA) constituait une prestation 
sociale réservée aux bénéficiaires des Directives cantonales, laquelle fonde une relation 
d'assistance de droit public entre la famille A______ et l'Hospice, fondée sur la LAsi et 
les autres textes y relatifs. Ce rapport de droit public s'étendait également aux enfants de 
A______, quand bien même certains d’entre eux avaient acquis la nationalité suisse, 
dans la mesure où ils étaient mineurs et/ou encore à sa charge. Conformément aux 
conventions d'hébergement, A______ et B______ avaient régulièrement reçu des 
factures afin qu’ils s’acquittent de leur participation aux frais d’hébergement, la mise à 
disposition du logement y étant précisément désignée comme prestation. Le montant de 

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ces factures avait varié au fil des ans, en fonction de chaque modification du groupe 
familial et des revenus de chacun, n'atteignant que très rarement le montant de 2'000 fr. 
correspondant au loyer payé par l'Hospice au propriétaire de la villa. L'ensemble des 
frais d'entretien, ramonage et autres frais accessoires (chauffage et eau chaude) était en 
outre à la charge de l'Hospice exclusivement, de sorte que l'on ne pouvait retenir 
l'existence d'un contrat de bail à loyer. Pour le surplus, l'appartement de cinq pièces 
proposé en lieu et place de la villa et refusé par les bénéficiaires, correspondait aux 
besoins actuels de la famille, qui comptait sept membres à cette époque.  

L'Hospice a également rappelé que la mission d'hébergement de l'ARA était d'assurer la 
couverture des besoins de base de ses bénéficiaires et non de leur assurer un logement 
correspondant en tous points à leur souhait. En tout état, un nouvel hébergement serait 
proposé à la famille A______ dès que la décision sur opposition sera exécutoire.  

B. Le 30 juillet 2013, A______ et B______ (ci-après : les recourants) ont sollicité 
l'assistance juridique pour recourir auprès de la Chambre administrative de la Cour de 
justice (CACJ) contre la décision précitée du 20 septembre 2013 (AC/2780/2013) - 
objet de la présente décision - et pour déposer une action en exécution de travaux et en 
baisse de loyer auprès de la juridiction des baux et loyers (AC/1865/2013). 

C. La requête d’assistance juridique portant sur la procédure civile a été rejetée par 
décision rendue le 13 novembre 2013 par la Vice-présidente du Tribunal civil 
(AJC/5017/2013), confirmée par arrêt de la Cour rendu le 14 janvier 2014.  

D. Par décision du même jour (AJC/5016/2013), communiqué pour notification le  
15 novembre 2013, la Vice-présidente du Tribunal civil a également rejeté la requête 
d'assistance juridique précitée en tant qu’elle portait sur la procédure de recours auprès 
de la CACJ, au motif que les chances de succès de cette procédure étaient extrêmement 
faibles, cette dernière apparaissant en outre inopportune compte tenu de la situation 
générale et aux principes en matière de prestations d’asile. 

L’instance précédente a, en substance, retenu qu’en tant que titulaires de permis F, les 
recourants étaient assujettis à la Loi sur l’Asile (LAsi), sa loi d’application (LaLAsi/GE) 
et les Directives cantonales en matière de prestations d’aide sociale et financière aux 
requérants d’asile et statuts assimilés en vigueur depuis le 1er janvier 2011 (ci-après : les 
Directives cantonales). Ils bénéficiaient à ce titre des prestations d’aide sociale de 
l’Hospice depuis leur arrivée à Genève, notamment sous forme de prestations 
d’hébergement. Leur argument selon lequel ils étaient liés à l’Hospice par un contrat de 
sous-location semblait peu convaincant et ne faisait l’objet d’aucune offre de preuve. Il 
était au demeurant peu pertinent compte tenu du contenu des conventions 
d’hébergement signées lors de l’entrée de la famille dans la villa en cause, laquelle était 
destinée exclusivement au placement des requérants d’asile et était gérée par l’Hospice, 
qui en était locataire et qui en assumait l’ensemble des frais d’entretien, les requérants 
ne s’acquittant que d’une participation financière au loyer. Par ailleurs, l’appartement de 
remplacement proposé par l’Hospice correspondait aux besoins actuels de la famille, 

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étant rappelé que les prestations sociales offertes avaient pour but la couverture des 
besoins de base des requérants et non de leur assurer un logement correspondant en tous 
points à leurs souhaits. Il n’était enfin ni choquant ni dégradant d’être deux à partager 
une pièce et les requérants n’étaient pas fondés à refuser le logement de remplacement 
proposé par l’Hospice. 

E. a. Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 26 novembre 2013 à la 
Présidence de la Cour de justice. Les recourants concluent à l'annulation de la décision 
entreprise et à l'octroi de l'assistance juridique requise avec effet au 30 juillet 2013. 

Ils relèvent que l’instance précédente n’a pas retenu que leur cause paraissait 
"dépourvue de toute chance de succès", comme le requiert l’art. 40 al. 3 Cst genevoise 
et qu’un motif d’inopportunité de la procédure n’est pas un motif légal. Il lui reproche 
d’avoir repris l’argumentation développée par l’Hospice sans tenir compte de leurs 
explications relatives à l’existence d’un bail de sous-location. Selon eux, aucune base 
légale ne permet de retenir que la mise à disposition de la villa repose sur un rapport de 
droit public. Il n’a pas été tenu compte du fait que la recourante payait un loyer de  
2'000 fr. par mois depuis le mois de juillet 2013, soit un montant identique au loyer du 
bail principal. Au demeurant, il importait peu que le montant qu’ils avaient versé avant 
juillet 2013 ait été inférieur, ce montant représentant malgré tout un loyer de sous-
location. Ils contestent enfin que l’Hospice assume l’ensemble des frais d’entretien et 
autres frais accessoires relatifs à la villa et relèvent qu’il appartient en réalité au 
propriétaire de la villa de procéder à des travaux et que l’Hospice aurait dû les réclamer 
au vu de l’insalubrité des locaux. Selon les recourants, toutes les conditions légales pour 
retenir l’existence d’un contrat de bail sont réalisées. 

Dans un courrier expédié le lendemain à la Présidence de la Cour de justice, le conseil 
des recourants fait valoir que le premier juge lui a reproché à tort de n’avoir pas fait 
d’offre de preuves, alors que le recours à la Chambre administrative contient une partie 
en fait détaillée et qu’il disposera le cas échéant de la possibilité de solliciter l’audition 
de ses mandants et de demander des mesures d’instruction. 

b. La Vice-présidente du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations. 

EN DROIT 

1. 1.1. La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice 
en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 10 al. 3 LPA), compétence déléguée à la 
vice-présidente soussignée (art. 29 al. 5 LOJ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_6/2012 du  
31 juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance 
de recours dans un délai de 30 jours (art. 10 al. 3 LPA, 130, 131 et 321 al. 1 CPC, 
applicables par renvoi des art. 10 al. 4 LPA et 8 al. 3 RAJ; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_171/2011 du 15 juin 2011 consid. 2.2). 

1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. Il en est de même du courrier complémentaire 
expédié à la Cour dans ledit délai. 

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1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 10 al. 3 LPA), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_171/2011 précité). Il appartient en particulier au recourant de motiver en droit son 
recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus par l'instance inférieure (HOHL, 
Procédure civile, tome II, 2ème éd., n. 2513-2515). 

1.4. Il n'y a pas lieu d'entendre les recourants, ceux-ci ne le sollicitant pas et le dossier 
contenant suffisamment d'éléments pour statuer (art. 10 al. 3 LPA; arrêt du Tribunal 
fédéral 2D_6/2012 du 31 juillet 2012 consid. 3). 

2. 2.1. Reprenant l'art. 29 al. 3 Cst., l'art. 117 CPC prévoit que toute personne qui ne 
dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance judiciaire à moins que sa 
cause paraisse dépourvue de toute chance de succès. 

Un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont 
notablement plus faibles que les risques de le perdre, et qu'elles ne peuvent donc être 
considérées comme sérieuses, de sorte qu'une personne raisonnable et de condition aisée 
renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'elle s'exposerait à devoir supporter; en 
revanche, une demande ne doit pas être considérée comme dépourvue de toute chance 
de succès lorsque les perspectives de gain et les risques d'échec s'équilibrent à peu près 
ou lorsque les premières sont seulement un peu plus faibles que les seconds. Ce qui est 
déterminant est de savoir si une partie, qui disposerait des ressources financières 
nécessaires, se lancerait ou non dans le procès après une analyse raisonnable. Une partie 
ne doit pas pouvoir mener un procès qu'elle ne conduirait pas à ses frais, uniquement 
parce qu'il ne lui coûte rien (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4; 133 III 614 consid. 5; 
129 I 129 consid. 2.3.1; ATF 128 I 225 consid. 2.5.3). 

La situation doit être appréciée à la date du dépôt de la requête et sur la base d'un 
examen sommaire (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4; 133 III 614 consid. 5). 

L'absence de chances de succès peut résulter des faits ou du droit. L'assistance sera 
refusée s'il apparaît d'emblée que les faits pertinents allégués sont invraisemblables ou 
ne pourront pas être prouvés (arrêt du Tribunal fédéral 4A_454/2008 du 1er décembre 
2008 consid. 4.2). 

2.2. Les recourants sont actuellement détenteurs de permis F : ils bénéficient d’une 
admission provisoire au sens des art. 83 ss de la Loi fédérale sur les étrangers (LEtr). 

Les cantons règlent la fixation et le versement de l'aide sociale et de l'aide d'urgence 
destinées aux personnes admises provisoirement. Les art. 80 à 84 LAsi concernant les 
requérants d'asile sont applicables. En ce qui concerne l'aide sociale, les réfugiés admis 
provisoirement sont soumis aux mêmes dispositions que les réfugiés auxquels la Suisse 
a accordé l'asile (art. 86 al. 1 LEtr). 

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Selon les art. 80 al. 1 et 82 al. 1 de la Loi sur l'Asile (LAsi), l'aide sociale ou l'aide 
d'urgence est fournie aux personnes qui séjournent en Suisse, en vertu de ladite loi, par 
le canton auquel elles ont été attribuées et est régie par le droit cantonal. 

A Genève, l’Hospice général est chargé des tâches d’assistance qui incombent au 
canton, notamment en vertu de la législation fédérale sur l’asile (art. 3 al. 2 et 3 Loi sur 
l’Hospice général; art. 3 al. 1 LaLAsi). 

Il est notamment chargé de loger les requérants d'asile dans un centre de premier accueil 
ou un foyer de second accueil de préférence à un lieu d'hébergement privé et à 
privilégier autant que possible les prestations en nature (art. 8 LaLAsi). 

En application de la LAsi et de la LaLAsi, le Conseil d’Etat - soit le Département de 
solidarité et de l'emploi - a édicté des Directives cantonales en matière de prestations 
d'aide sociale et financières aux requérants d'asile et statuts assimilés entrées en vigueur 
le 1er  janvier 2011, applicables notamment aux personnes détentrices d’un permis F 
(clause 3 al. 1). 

Ces directives prévoient notamment que : 

- les prestations offertes aux bénéficiaires visent notamment l’hébergement du 
bénéficiaire. Celui-ci est fourni soit en nature, soit en espèces. L’Hospice met à 
disposition du bénéficiaire un hébergement dans une structure collective ou 
individuelle. Le bénéficiaire a la possibilité de loger hors des structures d’hébergement 
gérées par l’Hospice. Dans la mesure des places disponibles, et si le bénéficiaire 
démontre un degré d’autonomie sociale suffisant, l’hébergement peut être fourni dans 
un logement individuel dont le bail est au nom de l’Hospice. Le refus infondé 
d’accepter le lieu d’hébergement proposé par l’Hospice peut donner lieu à des 
sanctions. Chaque bénéficiaire ou groupe familial signe une convention d’hébergement 
définissant les droits et devoirs des parties signataires (clauses 6.2. et 6.2.5 let. a), 

- les bénéficiaires logés en logement individuel, au sein du dispositif d'hébergement de 
l'Hospice général, participent financièrement aux frais de logement dans le cas où leurs 
revenus le leur permettent. Cette participation financière est au maximum équivalente 
au loyer réel et charges (clause 9.5.1). 

2.3. En l'espèce, il ressort des prescriptions fédérales et cantonales précitées, auxquelles 
les recourants sont assujettis en leur qualité de titulaires de permis F, qu’ils sont 
bénéficiaires de prestations d’aide sociale de l’Hospice depuis leur arrivée à Genève, 
lesquelles comprennent notamment une prestation d’hébergement. C’est ainsi dans ce 
cadre que les recourants se sont vu mettre à disposition la villa litigieuse, laquelle 
constitue un logement individuel au sein du dispositif d’hébergement de l’Hospice et 
dont ce dernier est locataire. La mise à disposition de ce logement individuel découle 
ainsi d’une relation d’assistance de droit public et ne saurait en toute vraisemblance pas 
être assimilée, comme le soutiennent les recourants, à un contrat de sous-location. 

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Conformément aux directives cantonales et aux conventions d’hébergement précitées, la 
recourante s’est engagée à participer aux frais d'hébergement en fonction de ses revenus 
et à respecter toute décision prise par l’Hospice, notamment en relation avec un 
changement d’hébergement. 

Selon les recourants, l’état de la villa nécessite d’importants travaux de rénovation. En 
raison de leurs réclamations sur ce point, l'Unité administrative d'hébergement a décidé 
de mettre fin à leur actuel hébergement et les a informés de l’affectation en leur faveur 
d’un nouveau lieu d'hébergement dans un appartement de cinq pièces. 

L’argument des recourants consiste uniquement à soutenir qu’ils seraient liés à 
l’Hospice par un contrat de sous-location, selon lequel ils seraient fondés à réclamer des 
travaux dans la villa qu’ils occupent, voire une baisse de loyer, ce qui les légitimerait à 
refuser le changement de leur lieu d’hébergement. Ils ne font valoir aucun grief de 
nature administrative contre la décision du 20 septembre 2013, comme par exemple 
l’inadéquation du nouveau logement proposé ou la couverture insuffisante de leurs 
besoins de base, à savoir des griefs relevant de la compétence de la CACJ. 

Compte tenu de ce qui précède, le premier juge a, à juste titre, considéré que la 
procédure de recours engagée par-devant la CACJ par les recourants était dénuée de 
chances de succès. 

Partant, le recours, infondé, sera rejeté. 

3. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA COUR : 

À la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ et B______ contre la décision rendue le 13 
novembre 2013 par la Vice-présidente du Tribunal civil dans la cause AC/2780/2013. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ et B______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires. 

Notifie une copie de la présente décision à  A______ et B______ en l'Étude de Me Nils De 
Dardel (art. 137 CPC). 

Siégeant : 

Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, vice-présidente ; Madame Anne-Lise JAQUIER, 
greffière. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF : 

RS 173.110), la présente décision incidente peut être portée dans les trente jours qui suivent 

sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière de droit public. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.