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**Case Identifier:** 955e6e9c-b152-5aec-89ec-6b2ab510961d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2007-05-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 22.05.2007 A/733/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-733-2007_2007-05-22.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

 
A/733/2007-CRUNI ACOM/45/2007  

DÉCISION 

DE 

LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ 

du 22 mai 2007 

 

dans la cause 

 

Monsieur R______ 
représenté par Me Mike Hornung, avocat  

contre 

UNIVERSITÉ DE GENÈVE 

et 

FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES 

  

 

 

 

 
 (élimination ; droit d’être entendu ; principe de proportionnalité)

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A/733/2007 

EN FAIT 

1.  Monsieur R______, né le ______1980, de nationalité malgache, est 

immatriculé à l’université de Genève (ci-après : l’université) depuis l’année 
académique 2004-2005, inscrit en faculté des sciences économiques et sociales 

(ci-après : la faculté), briguant un baccalauréat universitaire en gestion 

d’entreprise (HEC). 

  Il est porteur depuis juillet 2000 d’un diplôme du baccalauréat de 
l’enseignement technique, spécialité « Technique de gestion », avec la mention 
« passable », délivré par l’université d’Antananarivo. 

2.  Au cours de sa première session d’examens, en février 2006, M. R______ a 
obtenu des notes oscillant entre 1 et 3,50 pour les six examens auxquels il s’est 
présenté.  

3.  Il a encore passé cinq examens lors de la session d’été 2006, n’obtenant que 
des notes allant de 1,25 à 3.  

4.  Il a en conséquence présenté pour la seconde fois dix des onze matières 

faisant l’objet de la première partie du baccalauréat postulé à la session 
extraordinaire d’octobre 2006.  

  N’ayant toutefois réalisé qu’une moyenne générale de 2,98 sur 6, il a été 
exclu de la faculté par décision du 17 octobre 2006, pour moyenne insuffisante. 

5.  M. R______ a formé opposition contre cette décision par courrier du 24 

octobre 2006 puis en remplissant encore le formulaire idoine le 3 novembre 2006. 

  Originaire d’un pays au faible niveau d’études, il demandait à pouvoir 
bénéficier de la possibilité de redoubler son année, compte tenu de l’évolution 
positive de ses notes en cours d’année, alors qu’il se voyait privé de cette faculté 
pour deux centièmes en vertu du règlement d’études (ci-après : RE). 

  Il affirmait sa motivation si la dérogation sollicitée lui était consentie, 

ajoutant se tenir à disposition du doyen pour expliquer son point de vue de vive 

voix.  

6.  Par décision du 23 janvier 2007, le conseil décanal a rejeté l’opposition.  

  Le règlement d’études imposait une moyenne minimum de 3 pour autoriser 
le redoublement, et il fallait constater que M. R______, déjà titulaire d’un 
baccalauréat en gestion obtenu dans son pays d’origine, n’avançait aucun 

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argument pour expliquer les résultats insuffisants enregistrés. L’exclusion de la 
faculté était ainsi confirmée.  

7.  M. R______ interjette recours auprès de la commission de recours de 

l’université (ci-après : CRUNI) contre cette décision par acte daté du 23 février 
2007.  

  Par l’entremise de son avocat, il est d’avis que la décision entreprise 
consacre une violation du droit d’être entendu, par absence de motivation, ainsi 
qu’une violation du principe de proportionnalité, dans la mesure où le doyen de la 
faculté n’avait pas fait usage du pouvoir d’appréciation dont il disposait.  

  En outre, hormis son activité salariée auprès de M______ à laquelle il 

consacre vingt heures par semaines, l’assiduité qu’il avait mise à la préparation de 
ses examens l’avait exténué et stressé au point de présenter une pathologie 
associant asthénie et rachialgies, liées au surmenage, ce qui avait fait l’objet d’un 
certificat médical du Dr Douchy, rhumatologue à Valence (France) le 1

er
 février 

2007.  

  Il conclut ainsi à l’annulation de cette décision, à la possibilité de redoubler 
sa première année à la faculté, impliquant sa réimmatriculation au 1

er
 octobre 

2006, puis à l’autoriser à repasser les examens du semestre d’hiver à la session 
d’examens du semestre d’été 2007 et les examens du semestre d’été à la session 
d’examens d’automne 2007, avec suite de dépens.  

8.  L’université s’oppose au recours. 

  M. R______ devait indiquer dans son formulaire d’opposition toutes les 
justifications et motivations qu’il entendait faire valoir alors qu’il n’avait fait 
référence qu’à sa propre motivation et à l’évolution positive de ses notes au long 
de l’année.  

  L’égalité de traitement commandait une application uniforme des exigences 
réglementaires. 

  Enfin M. R______ n’invoquait valablement aucune circonstance 
exceptionnelle, les symptômes retenus par le Dr Douchy étant apparus plusieurs 

mois avant la rédaction de son certificat médical et dont M. R______ n’avait 
soufflé mot au stade de l’opposition. 

 

 

 

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EN DROIT 

1.  Dirigé contre la décision sur opposition du 23 janvier 2007 et interjeté dans 

le délai légal et la forme prescrite auprès de l’autorité compétente, le recours est 
recevable (art. 62 de la loi sur l’université du 26 mai 1973 - LU – C 1 30 ; art. 87 
du règlement de l’université du 7 septembre 1988 - RU – C 1 30.06 ; art. 26 et 27 
du règlement interne relatif aux procédures d’opposition et de recours du 25 
février 1977 - RIOR). 

2.  L’article 63 D alinéa 3 LU prévoit que les conditions d’élimination des 
étudiantes et étudiants sont fixées par le règlement de l’université, lequel dispose 
en son article 22 alinéa 2 qu’est notamment éliminé l’étudiant qui échoue à un 
examen ou a une session d’examens auxquels il ne peut plus se présenter en vertu 
du règlement d’études (let. a). 

  Cette décision est prise par le doyen de la faculté tenant compte des 

situations exceptionnelles (al. 3). 

 b. A teneur du règlement d’études du baccalauréat universitaire de la faculté 
auquel le recourant est soumis, en vigueur au 1

er 
octobre 2005, les études du 

baccalauréat universitaire sont divisées en deux parties, la première correspondant 

aux deux premiers semestres d’études (60 crédits) et la deuxième à quatre autres 
semestres (120 crédits). Pour obtenir un baccalauréat universitaire, l’étudiant doit 
donc acquérir un total de 180 crédits ECTS (art. 10 RE). 

  La durée des études est de six semestres, huit au maximum, la première 

partie étant de deux semestres, quatre au maximum (art. 11 al. 1 et 2 RE). 

  Les enseignements sont semestriels, une session ordinaire d’examens étant 
organisée au terme de chaque semestre, hormis une session extraordinaire 

organisée en automne pour les étudiants ayant échoué aux sessions ordinaires (art. 

12 al. 1, 13 RE).  

  Les notes inférieures à 4 ne donnent pas droit aux crédits rattachés à 

l’enseignement correspondant (art. 15 al. 2 RE) et l’étudiant a l’obligation de se 
présenter à la session ordinaire d’examens consécutive à l’enseignement auquel il 
est inscrit (art. 19 al. 2 RE). 

  La première partie est réussie si l’étudiant obtient une moyenne égale ou 
supérieure à 4 et si aucune note n’est inférieure à 3. 

  En cas d’échec, à l’issue des sessions ordinaires, l’étudiant a la possibilité 
de se présenter à la session extraordinaire. 

  En cas d’échec à cette dernière, l’étudiant peut redoubler, pour autant qu’il 
ait obtenu une moyenne égale ou supérieure à 3 (art. 20 al. 1 à 3 RE). 

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   Subit enfin un échec définitif et est exclu de la faculté, l’étudiant qui, en 
particulier, n’a pas obtenu au terme des deux premiers semestres d’études une 
moyenne égale ou supérieure à trois (art. 21 al. 1 let. c RE). 

 c. En ne réalisant qu’une moyenne générale de 2,98, ce qui n’est au demeurant 
pas contesté, M. R______ s’exposait pour le moins à son élimination de la faculté.  

 d. A cet égard, la CRUNI a relevé à plusieurs reprises que l’étudiant qui ne 
satisfaisait pas aux conditions posées par le règlement d’études était éliminé de la 
faculté et non exclu de celle-ci, quand bien même l’exclusion pouvait être la 
conséquence de l’élimination (art. 22 al. 1 RU ; ACOM/118/2004 du 16 décembre 
2004, ACOM/38/2005 du 26 mai 2005, not.). 

  Le règlement d’études du baccalauréat universitaire dispose pour sa part que 
l’étudiant qui échoue est désormais exclu de la faculté (art. 21 RE). 

  La question de savoir si cette disposition est compatible avec le règlement 

de l’université peut néanmoins demeurer indécise en l’état, le recours devant être 
rejeté pour les raisons qui suivent.  

3.  Le recourant voit dans la décision prise une violation du droit d’être entendu 
par absence de motivation suffisante, et par le fait également que le doyen ne lui a 

pas permis de s’expliquer, alors qu’il avait indiqué qu’il se tenait à sa disposition 
pour fournir les raisons de l’insuffisance de ses résultats. S’agissant d’un grief 
d’ordre formel, il sera examiné d’entrée de cause.  

 a. L’obligation de motiver une décision administrative découle en effet du 
droit d’être entendu.  

  Tel que garanti par l’article 29 alinéa 2 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), le droit d’être entendu 
comprend le droit pour l’intéressé de prendre connaissance du dossier, de 
s’exprimer sur les éléments pertinents avant qu’une décision soit prise touchant sa 
situation juridique, de produire des preuves pertinentes, de participer à 

l’administration des preuves essentielles ou, à tout le moins, de s’exprimer sur son 
résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 

2P.153/2005 du 13 janvier 2006, ATF 129 II 497, du 17 juin 2003). 

  En outre, à teneur de l’article 14 RIOR, la décision sur opposition doit être 
motivée en fait et en droit et permettre aux intéressés de savoir pour quelles 

raisons une décision a été prise et pour quels motifs elle peut dès lors être 

contestée (ACOM/78/2006 du 28 août 2006, ACOM/61/2006 du 25 juillet 2006 et 

les références citées). 

  Pour répondre aux exigences de motivation qui sont les siennes, il suffit 

cependant que l’autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l’ont 

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guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière à ce que l’intéressé 
puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l’attaquer en connaissance de 
cause (A. AUER/G. MALINVERNI/M. HOTTELIER, Droit constitutionnel 

suisse, vol. II, 2000, p. 615 ; ACOM/63/2005 du 26 septembre 2005). 

 b. En l’espèce, la réponse fournie le 23 janvier 2007 par le doyen de la faculté 
dans la décision entreprise ne prête pas le flanc à l’incertitude : l’exclusion de 
M. R______ est motivée par une moyenne inférieure à celle imposée  par le 

règlement d’études pour permettre le redoublement, et le recourant n’avance 
aucun argument personnel de nature à expliquer cette insuffisance de résultat.  

 c. M. R______ se plaint en outre de s’être vu privé de l’opportunité d’exposer 
oralement les raisons de son échec, alors même qu’il l’avait proposé.  

  L’article 10 alinéa 2 RIOR prévoit que l’opposant peut demander à être 
entendu par l’organe chargé de l’instruction de l’opposition. De jurisprudence 
constante, lorsque l’opposant en fait la demande expresse, l’audition orale est 
obligatoire. Or, contrairement à ce qu’il laisse entendre, le recourant n’a pas 
formulé de demande expresse dans ce sens (ACOM/40/2006 du 23 mai 2006). 

  A cela s’ajoute le fait que M. R______ n’a soulevé aucun grief précis sur les 
circonstances qui l’ont conduit à son échec (cf. ACOM/46/2005 du 12 juillet 
2005). 

  Dans ces conditions, il faut convenir avec l’université que le doyen de la 
faculté n’a nullement méconnu le droit d’être entendu du recourant.  

 d. Soulevés pour la première fois devant la CRUNI, les griefs relatifs aux 

problèmes de surmenage et de stress auxquels le recourant se serait trouvé 

confronté sont irrecevables devant l’autorité de recours, au même titre que le 
certificat médical du Dr Philippe Douchy (art. 21 RIOR ; ACOM/18/2004 du 16 

mars 2004). 

4.  M. R______ est d’avis que la décision querellée viole d’autre part le 
principe de proportionnalité, car il appartenait au doyen de la faculté de faire 

usage de son pouvoir d’appréciation, eu égard aux circonstances exceptionnelles 
selon l’article 22 alinéa 3 RU, au regard de l’écart minime séparant la moyenne 
obtenue par le recourant de celle ouvrant la possibilité d’un redoublement. 

 a. Le principe de proportionnalité, ancré à l’article 5 alinéa 2 de la Constitution 
fédérale, qui a pour fonction principale de canaliser l’usage de la liberté 
d’appréciation comprend une règle d’adéquation qui exige que le moyen choisi 
soit propre à atteindre le but fixé, mais aussi une règle de nécessité qui impose 

qu’entre plusieurs moyens adaptés soit choisi celui qui porte le moins atteinte aux 
intérêts privés. 

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  En sa qualité de critère de l’adéquation des moyens utilisés pour parvenir à 
un résultat, la proportionnalité est la composante de plusieurs éléments 

enchevêtrés, qui ne peuvent être appréhendés d’un même coup : plusieurs chemins 
peuvent conduire au but visé, plusieurs moyens peuvent être propres pour 

l’atteindre. C’est donc lorsque la loi laisse à l’autorité le choix entre diverses 
mesures que cette dernière est tenue de rechercher elle-même laquelle des mesures 

qu’elle est habilitée à prendre respecte le principe en cause (P. MULLER, Le 
principe de la proportionnalité, dans rapports et communications de la société 

suisse des juristes, 1978, p. 211 ; P. MOOR, Droit administratif I, Berne, 1994, 

p. 417 et ss ; ATF 2P.77/2005 du 26 août 2005 ; ACOM/52/2006 du 26 juin 

2006).  

 b. En l’espèce, le règlement d’études du baccalauréat universitaire instaure une 
moyenne plancher pour les étudiants en échec qui souhaitent refaire la première 

partie du baccalauréat.  

  Le législateur ayant posé le principe que l’étudiant qui ne respecte pas les 
conditions prévues par le règlement d’études en vue de l’obtention du titre postulé 
est éliminé (art. 63 D al. 3 LU ; 22 al. 2 RU), l’autorité académique ne dispose 
d’aucune marge de manœuvre aussi modeste soit-elle, au risque manifeste de 
mettre en danger l’égalité de traitement entre étudiants dans le cas contraire.  

  Certes le recourant se voit-il interdire le redoublement pour deux centièmes, 

mais ce faible écart ne saurait en tant que tel constituer une circonstance 

exceptionnelle, au même titre que l’étudiant qui échoue à bout touchant de ses 
études (cf. ACOM/23/2004 du 24 mars 2004). 

  C’est par conséquence à tort que M. R______ invoque une violation du 
principe de proportionnalité pour échapper à son élimination. 

5.  Il est enfin de jurisprudence constante que le fait d’exercer une activité 
lucrative en sus de ses études, ne saurait être considéré comme une circonstance 

exceptionnelle au sens de l’article 22 alinéa 3 RU (ACOM/103/2006 du 21 
novembre 2006, ACOM/69/2006 du 31 juillet 2006). 

6.  En tous points mal fondé, le recours sera donc rejeté.  

  Vu la nature du litige, aucune émolument ne sera perçu.  

  Le recourant qui succombe n’a pour le surplus pas droit à des dépens (art. 
87 al.. 2 LPA ; art. 34 RIOR). 

 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 23 février 2007 par Monsieur R______ contre la 

décision sur opposition rendue par la faculté des sciences économiques et sociales en 

date du 23 janvier 2007 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni aucune indemnité allouée ; 

dit que, conformément aux articles 82 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal 

fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans 

les trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du 

recours en matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il 

doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l’article 42 LTF. La présente décision et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être jointes à 

l’envoi ;  

communique la présente décision à Me Mike Hornung, avocat du recourant, à la faculté 

des sciences économiques et sociales, au service juridique de l’université, ainsi qu’au 
département de l’instruction publique. 

 

Siégeants : Madame Bovy, présidente ;  

Messieurs Schulthess et Bernard, membres 

Au nom de la commission de recours de l’université : 

la greffière :  

 

 

 

C. Marinheiro 

 la présidente :  

 

 

 

L. Bovy 

 

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Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  

 

 

 

 

 

 la greffière :