# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 00baf380-4bfc-5698-834a-4dbbc2fb25c6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 23.02.2022 C/29011/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-29011-2018_2022-02-23.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/29011/2018-CS DAS/51/2022 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU MERCREDI 23 FEVRIER 2022 

Recours (C/29011/2018-CS) formé en date du 16 février 2022 par Madame A______, 
domiciliée ______ (Genève), comparant en personne. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 
du    24 février 2022 à : 

- Madame A______ 
Rue ______, ______ [GE]. 

- Maître E______ 
Rue ______, Genève. 

- Madame B______ 
Monsieur C______ 

SERVICE DE PROTECTION DE L'ADULTE 
Case postale 5011, 1211 Genève 11. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 
ET DE L'ENFANT. 

Pour information, dispositif uniquement, à : 

- Direction de la Clinique D______ 
Chemin ______, ______ [GE]. 

 

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C/29011/2018-CS 

EN FAIT 

A. a. Par courrier du 13 décembre 2018, l'Hospice général a signalé au Tribunal 
de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après: le Tribunal de protection) le 
cas de A______, née le ______ 1978 sur l'Île Maurice, de nationalité 
française, divorcée et mère de deux enfants âgés à l'époque de 8 et de 10 ans, 
non reconnus par leur père biologique. Cette institution exposait ne plus être 
en mesure d'apporter à l'intéressée l'aide dont elle avait besoin, en raison de 
son comportement menaçant. Elle ne remettait par ailleurs aux assistants 
sociaux qu'une partie des documents nécessaires, sans tenir compte de leurs 
explications, de sorte que plusieurs factures, la concernant et concernant ses 
deux enfants, étaient en souffrance. La prise en charge des deux mineurs était 
par ailleurs problématique.  

Il ressort de l'extrait du registre des poursuites qu'elle faisait l'objet de 
plusieurs poursuites et que des actes de défaut de biens avaient été délivrés à 
certains de ses créanciers. 

b. Par décision du 28 janvier 2019, le Tribunal de protection a désigné 
E______, avocate, aux fonctions de curatrice d'office de A______, son mandat 
étant limité à la représentation de cette dernière dans le cadre de la procédure. 

c. Le 11 mars 2019, la curatrice de représentation indiquait au Tribunal de 
protection que la communication avec A______ était impossible. Cette 
dernière attendait de l'Hospice général qu'il gère sa situation dans son 
intégralité, y compris qu'il trouve une solution de garde pour ses enfants, 
lorsqu'elle avait décidé de commencer une formation dans la coiffure à 
F______ (Vaud). 

d. Le Tribunal de protection a tenu une audience le 9 avril 2019.  

Il a entendu le Dr D______, psychiatre, lequel avait suivi A______ de mars 
2018 à janvier 2019 à raison de seize rendez-vous, l'intéressée ayant manqué 
sept autres séances. Selon lui, elle ne présentait pas de troubles altérant sa 
capacité de discernement. Elle entrait en conflit très facilement, pouvait se 
montrer "un peu" interprétative et avait tendance à voir le mal partout. Aucun 
traitement ne lui avait été prescrit. 

A______ a affirmé ne pas avoir besoin d'une mesure de curatelle et avoir 
toujours collaboré avec l'Hospice général, quand bien même ils étaient 
"affreux" avec les étrangers.  

e. Par ordonnance du 9 avril 2019, le Tribunal de protection a ordonné 
l'expertise psychiatrique de A______. Cette ordonnance a été annulée par la 

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Chambre de surveillance de la Cour de justice et la cause renvoyée au 
Tribunal de protection pour instruction complémentaire.  

f. Le Tribunal de protection a tenu une nouvelle audience le 7 janvier 2020, au 
cours de laquelle A______ a allégué avoir été victime "d'une torture morale, 
d'insultes racistes" et d'avoir été malmenée par l'Hospice général. Elle 
prétendait n'avoir pas reçu l'aide sociale dont elle avait besoin. Elle a contesté 
avoir besoin d'une mesure de curatelle et s'est opposée à une expertise 
psychiatrique.  

Le représentant de l'Hospice général a exposé les difficultés rencontrées avec 
A______, laquelle ne tenait aucun compte des explications qui lui étaient 
fournies et des limites de l'aide sociale. 

g. Par courrier du 22 avril 2020, l'Hospice général a informé le Tribunal de 
protection de ce que la situation de A______ était de plus en plus inquiétante. 
En dépit des explications qui lui avaient été fournies, cette dernière persistait à 
ne pas transmettre aux assistants sociaux les documents nécessaires et à leur 
envoyer toutes ses factures, alors qu'elle devait payer elle-même la plupart 
d'entre elles, telles les factures de téléphone, au moyen de la somme qui lui 
était versée mensuellement par l'Hospice général. Par ailleurs, la dernière 
facture de J______ [opérateur téléphonique] s'élevait à 1'000 fr., ce qui 
interpellait sur la manière dont l'intéressée gérait son budget.  

h. Le 23 mars 2021, le Service de protection des mineurs a fait part au 
Tribunal de protection des problèmes rencontrés par A______ avec ses 
enfants, soit plus particulièrement avec l'un d'entre eux, H______, né le 
______ 2009, lequel faisait des crises et avait menacé de se suicider. Selon la 
gendarmerie, qui était intervenue au domicile de l'intéressée, celui-ci était 
insalubre. A______ pouvait s'adresser à diverses institutions et services, tels 
que la police ou le Service de protection des mineurs pour demander de l'aide, 
puis prétendait avoir été maltraitée. Le Service de protection des mineurs 
préconisait notamment l'instauration d'une curatelle d'assistance éducative et 
l'expertise du groupe familial.  

i. Le 3 mai 2021, l'Hospice général indiquait au Tribunal de protection être de 
plus en plus inquiet au sujet de la situation de A______. Celle-ci était toujours 
plus en colère contre le système, la justice, l'Hospice général, les services 
sociaux communaux, l'école et le Service de protection des mineurs. Sa 
situation sociale et administrative se péjorait et, selon les informations en 
possession de l'Hospice général, elle commençait également à rencontrer des 
problèmes avec son voisinage en raison de son comportement. 

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j. Par ordonnance du 30 juin 2021, le Tribunal de protection a ordonné 
l'expertise psychiatrique de A______ et l'a confiée au Centre universitaire 
romand de médecine légale.  

Le recours formé contre cette ordonnance par l'intéressée a été déclaré 
irrecevable par décision de la Chambre de surveillance du 4 octobre 2021.  

L'intéressée ne s'étant pas présentée spontanément aux divers rendez-vous 
fixés par l'expert, elle y a été accompagnée par la police.  

k. Le rapport d'expertise a été rendu le 22 décembre 2021. Il en ressort qu'au 
moment où l'expertise a été effectuée, A______ était suivie à raison d'une fois 
par semaine par le Dr F______, psychiatre, qui ne lui avait prescrit aucun 
traitement. L'expert a retenu, la concernant, un trouble de la personnalité 
paranoïaque et un trouble délirant persistant. Ces troubles représentaient un 
important handicap dans la gestion de sa vie quotidienne. Elle était non 
seulement incapable de gérer ses affaires, mais également dans l'incapacité de 
recourir de façon cohérente aux services d'aide sociale. Elle était de surcroît 
défaillante dans la gestion de ses activités ménagères, son appartement ayant 
été décrit à plusieurs reprises comme insalubre. Ses graves troubles mentaux 
perturbaient enfin ses capacités parentales. L'intéressée n'était pas en mesure 
de mettre en œuvre par elle-même une prise en charge médicale et 
psychiatrique et le suivi auprès du Dr F______ s'avérait inefficace. Elle avait 
par conséquent besoin d'un traitement et d'assistance. Le traitement devait être 
mis en place indépendamment de sa volonté, constitué d'un suivi psychiatrique 
adéquat et régulier et de la prescription d'un traitement médicamenteux adapté, 
ayant pour but de traiter et d'atténuer les épisodes de décompensation 
délirante. En l'absence d'un tel traitement, l'intéressée était susceptible de se 
mettre en danger en raison de comportements inadéquats en rapport avec ses 
convictions pathologiques et d'adopter des comportements inadéquats à l'égard 
de ses enfants, tant sur le plan psychique que physique. Un placement à des 
fins d'assistance s'avérait justifié, au sein de la Clinique D______, lequel 
devrait être suivi d'un traitement ambulatoire psychiatrique à long terme.  

l. Par ordonnance DTAE/94/2022 du 6 janvier 2022, le Tribunal de protection, 
statuant sur mesures superprovisionnelles, a ordonné le placement à des fins 
d'assistance de A______ et prescrit l'exécution du placement en la Clinique 
D______.   

Selon ce qui ressort du dossier, l'intéressée a été admise dans cette institution 
le 18 janvier 2022. 

Par décision DAS/27/2022 du 27 janvier 2022, la Chambre de surveillance de 
la Cour de justice a déclaré irrecevable le recours formé par l'intéressée contre 
l'ordonnance du 6 janvier 2022. 

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C/29011/2018-CS 

m. Par courrier du 13 janvier 2022, A______, représentée par sa curatrice, a 
déclaré s'opposer à son hospitalisation.  

n. Le 25 janvier 2022, A______ a requis auprès du Tribunal de protection la 
levée de son placement à des fins d'assistance, au motif qu'il n'était pas 
nécessaire. 

o. Le Tribunal de protection a tenu une audience le 4 février 2022. La Dre 
G______, de la Clinique D______, a indiqué que l'équipe soignante avait 
observé, chez A______, un fonctionnement paranoïaque de base, mais sans 
éléments de décompensation; elle se montrait collaborante. Elle avait besoin 
d'un suivi institutionnel cadrant, comme par exemple le CAPPI. L'intéressée 
avait manifesté son accord avec un tel suivi. Selon la Dre G______, un suivi 
par un psychiatre privé n'était pas assez cadrant. Quant au traitement 
médicamenteux, il était peut-être envisageable en période de crise. La Dre 
G______ a préconisé une sortie de la Clinique D______ au profit d'un suivi au 
CAPPI.  

A______ a déclaré pour sa part être d'accord d'entreprendre le suivi "puisqu'on 
me l'impose". 

La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

B. Par ordonnance DTAE/600/2022 du 4 février 2022, le Tribunal de protection a 
sursis à l'exécution du placement à des fins d'assistance ordonné le 6 janvier 
2022 et institué le 18 janvier 2022 en faveur de A______ (chiffre 1 du 
dispositif), soumis le sursis à la condition de se soumettre à un suivi 
psychiatrique auprès du CAPPI, à la fréquence déterminée par l'équipe 
médicale (ch. 2), invité les curateurs provisoires et le médecin du CAPPI de la 
personne concernée à informer le Tribunal de protection de tout fait nouveau 
pouvant justifier la révocation du sursis ou la levée définitive du placement 
(ch. 3), rappelé que la procédure était gratuite (ch. 4). 

Le Tribunal de protection a retenu, en substance, qu'au moment de son 
placement l'intéressée présentait une décompensation psychique de son 
trouble de personnalité paranoïaque et de son trouble délirant persistant, 
susceptible de présenter un risque pour elle-même ou pour autrui. Son état 
clinique s'était toutefois stabilisé, de sorte qu'un retour à domicile était 
envisageable, moyennant la mise en place d'un suivi institutionnel médico-
infirmier cadrant au CAPPI. Compte tenu de la fragilité de l'amélioration 
constatée, de la chronicité du trouble psychique, de l'anosognosie de 
l'intéressée et de la nécessité d'éclaircir son dossier médical, il convenait de 
surseoir, pour deux ans au plus, à l'exécution du placement, en imposant le 
respect de conditions visant à consolider les progrès accomplis.  

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C. a. Le 16 février 2022, A______ a formé recours contre l'ordonnance du 4 
février 2022, reçue le 8 février. Elle a allégué avoir trouvé un emploi devant 
débuter en mars 2022 et être suivie par le Dr F______, lequel l'avait beaucoup 
aidée.  

b. Le juge délégué de la Chambre de surveillance a tenu une audience le 22 
février 2022.  

La recourante a déclaré contester l'obligation de suivi par le CAPPI, au motif 
qu'elle considérait ne pas en avoir besoin. Elle s'était volontairement rendue 
aux HUG, s'occupait bien de ses deux enfants et de la gestion de ses affaires 
administratives. Elle a également soutenu, dans un premier temps, qu'elle 
allait débuter le 23 février 2022 une nouvelle activité lucrative, pour finir par 
indiquer être en réalité à la recherche d'un local à I______ [VD] pour y 
exploiter un salon de coiffure et d'esthétique. Sur question de sa curatrice, qui 
s'inquiétait de savoir ce qu'elle avait prévu pour la prise en charge de ses 
enfants si elle débutait une activité à I______, elle a répondu que ceux-ci 
étaient autonomes, puisqu'ils se rendaient seuls à l'école et à leurs activités. 
Elle a enfin indiqué avoir vu le Dr F______ le 14 février 2022, un nouveau 
rendez-vous ayant été fixé au 24 février. Elle a toutefois déclaré le voir car on 
l'y "forçait". Il l'avait aidée alors qu'elle se sentait stressée par ses examens de 
coiffure, qui s'étaient, au final, très bien passés.  

La recourante s'étant opposée à l'audition de la Dre G______, de la Clinique 
D______, celle-ci n'a pas été entendue et la cause a été gardée à juger au terme 
de l'audience.  

D. Par ordonnance DTAE/454/2022 du 31 janvier 2022, le Tribunal de 
protection, statuant sur mesures provisionnelles, a institué une curatelle de 
représentation et de gestion en faveur de A______ et désigné deux 
intervenants en protection de l'adulte aux fonctions de curateurs. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet 
d'un recours devant le juge compétent (art. 450 al. 1 CC). Dans le domaine du 
placement à des fins d'assistance, le délai de recours est de dix jours à compter 
de la notification de la décision entreprise (art. 450b al. 2 CC). Le recours 
formé contre une décision prise dans le domaine du placement à des fins 
d'assistance ne doit pas être motivé (art. 450e al. 1 CC). 

En l'espèce, le recours a été formé dans le délai utile de dix jours et devant 
l'autorité compétente (art. 72 al. 1 LaCC). Il est donc recevable à la forme. 

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C/29011/2018-CS 

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit 
et sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et 
n'est pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. 2.1.1 Une personne peut être placée dans une institution appropriée lorsqu'en 
raison de troubles psychiques, d'une déficience mentale ou d'un grave état 
d'abandon, l'assistance ou le traitement nécessaires ne peuvent lui être fournis 
d'une autre manière (art. 426 al. 1 CC).  

La personne concernée est libérée dès que les conditions du placement ne 
sont plus remplies (art. 426 al. 3 CC). 

La loi exige la réalisation de trois conditions cumulatives à savoir une cause 
de placement (troubles psychiques, déficiences mentales ou grave état 
d'abandon), un besoin d'assistance ou de traitement ne pouvant lui être fournis 
autrement et l'existence d'une institution appropriée permettant de satisfaire 
les besoins d'assistance de la personne placée ou de lui apporter le traitement 
nécessaire (MEIER/LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de 
l'adulte, 2011, p. 302, n° 666). 

2.1.2 Le Tribunal de protection peut surseoir pendant deux ans au plus à 
l'exécution d'une mesure de placement et imposer des conditions. Le sursis 
est révoqué lorsque les conditions ne sont pas observées (art. 57 al. 1 LaCC). 

2.2 En l'espèce, l'Hospice général a alerté à plusieurs reprises le Tribunal de 
protection sur la situation de la recourante, dont l'attitude, décrite dans la 
partie EN FAIT ci-dessus, rendait toute collaboration impossible. Dans le 
courrier du 3 mai 2021, l'Hospice général relevait que l'intéressée 
commençait par ailleurs à rencontrer des problèmes avec le voisinage en 
raison de son comportement. En mars 2021, le Service de protection des 
mineurs a également transmis un rapport au Tribunal de protection. Il en 
ressort que l'un des fils de la recourante rencontrait des difficultés importantes 
et que l'appartement occupé par la famille était insalubre. Le Tribunal de 
protection a par conséquent sollicité une expertise psychiatrique de la 
recourante. L'expert a retenu un trouble de la personnalité paranoïaque, ainsi 
qu'un trouble délirant persistant, lesquels représentaient un handicap 
important dans la gestion de la vie quotidienne et dans ses capacités 
parentales. La recourante a certes contesté souffrir du moindre trouble 
psychique et a décrit sa situation et celle de ses enfants comme étant sans 
particularités. Ses déclarations sont toutefois en contradiction avec le contenu 
du dossier et avec les conclusions de l'expert, qu'aucun élément objectif ne 
permet de mettre en doute. L'expert a conclu que la recourante avait besoin 
d'un traitement et d'assistance, un placement à des fins d'assistance s'avérant 
justifié, lequel devrait être suivi d'un traitement ambulatoire psychiatrique à 
long terme.  

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C/29011/2018-CS 

Le Tribunal de protection a, à juste titre, suivi les conclusions de l'expertise et 
a ordonné le placement de la recourante à la Clinique D______.  Lors de 
l'audience du 4 février 2022 devant le Tribunal de protection, la Dre G______ 
a exposé que la recourante ne présentait plus un état de décompensation et se 
montrait collaborante, de sorte que sa sortie de la Clinique D______ pouvait 
être envisagée, à condition qu'elle soit suivie par le CAPPI, ce qui a conduit le 
Tribunal de protection à rendre la décision litigieuse.  

La recourante allègue n'avoir aucun besoin d'un suivi psychiatrique. Elle ne 
saurait toutefois être suivie, ses affirmations étant contredites par les 
conclusions de l'expertise, ainsi que par les explications de la Dre G______. Il 
y a en effet tout lieu de craindre qu'en l'absence de tout suivi, la recourante ne 
retombe dans le fonctionnement ayant conduit à son placement, l'expert ayant 
retenu, en l'absence de traitement, le risque d'une mise en danger tant pour 
elle-même que pour ses enfants.  

La nécessité d'un traitement sur le long terme étant établie, il convient enfin 
de déterminer si le suivi par le CAPPI pourrait être remplacé par le suivi du 
Dr F______, quand bien même la recourante ne l'a pas proposé, se contentant 
d'affirmer n'avoir besoin d'aucun traitement. La Dre G______ a toutefois 
expliqué que la recourante avait besoin d'un suivi institutionnel cadrant, ce 
qu'un psychiatre privé ne pouvait pas offrir. Par ailleurs, lorsque l'expertise a 
été menée, la recourante était suivie par le Dr F______. Or, l'expert avait 
conclu que ledit suivi était inefficace, ce qui est confirmé par le fait que ce 
dernier n'a apparemment tenu aucun compte des troubles pourtant sérieux que 
présentait la recourante, alors qu'ils avaient un impact important sur sa vie 
quotidienne.  

Au vu de ce qui précède, la décision attaquée sera confirmée et la recourante 
invitée à s'impliquer avec régularité et sérieux, et ce dans son intérêt et celui 
de ses enfants, dans le suivi ordonné auprès du CAPPI.  

3.  La procédure de recours est gratuite (art. 22 al. 4 LaCC).    

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C/29011/2018-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre l'ordonnance  DTAE/600/2022 
du 4 février 2022 rendue par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant dans la 
cause C/29011/2018. 

Au fond : 

Le rejette. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Paola CAMPOMAGNANI et 
Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Carmen FRAGA, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.