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**Case Identifier:** 577c2c62-8b55-5e39-bbeb-b43a5d7ac71c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-01-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 30.01.2024 C/13231/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-13231-2023_2024-01-30.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 2 février 2024 

ainsi qu’au Tribunal de première instance.  
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/13231/2023 ACJC/116/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 30 JANVIER 2024 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié c/o B______, ______ [GE], recourant contre un 

jugement rendu par la 12ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 

6 novembre 2023,  

et 

C______ SA, sise ______ (AG), intimée. 

 

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C/13231/2023 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/12762/2023 du 6 novembre 2023, reçu par les parties le 
23 novembre 2023, le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée 

provisoire de l'opposition formée au commandement de payer, poursuite 

n° 1______ (chiffre 1 du dispositif), arrêté les frais judiciaires à 200 fr., 

compensés avec l'avance effectuée par C______ SA et mis à la charge de 

A______, condamné à verser ce montant à ladite société (ch. 2 et 3). 

B. Par acte expédié le 4 décembre 2023 à la Cour de justice, A______ a formé 
recours contre le jugement précité, dont il a requis l'annulation. Il a conclu au rejet 

de la requête de mainlevée formée le 22 juin 2023 par C______ SA à son 

encontre. 

 Cette dernière n'ayant pas fait usage de son droit de réponse, les parties ont été 
informées le 15 janvier 2024 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier de première instance ou sont 
notoires: 

 a. A______ est le titulaire de l'entreprise individuelle "D______, A______", sise 
avenue 2______ no. ______ à E______ (VD), dont le but est l'exécution de 
mandats provenant d'une activité fiscale, financière et de gestion d'entreprise. 

C______ SA, sise rue 3______ no. ______ à F______ (AG), a pour but la 

conclusion d'opérations de leasing ainsi que toutes sortes d'opérations financières 

et de prestations de services y afférentes. 

G______ SARL, sise chemin 4______ no. ______ à H______ [GE], a pour but le 

développement, le conseil, la gestion et l'exploitation d'infrastructures 

informatiques destinées principalement aux entreprises, les prestations de services 

en matière de télécommunications, le développement d'applications et 

d'hébergement, la location de personnel ainsi que le commerce de matériels et 

logiciels informatiques et bureautiques. 

b. Sur réquisition de C______ SA, l'Office cantonal des poursuites a notifié le 
28 avril 2023 à A______ un commandement de payer, poursuite n° 1______, 

portant sur les montants suivants: 

- 592 fr. 35 plus intérêts à 7 % dès le 1
er

 janvier 2023, à titre de "mensualités de 

leasing en retard du contrat de leasing no 5______ (4x CHF 592 fr. 35, 

01.01.2023 - 01.04.2023, conclu avec la société G______ SARL – G______ Sàrl, 
cédé à nous" (poste 1), 

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C/13231/2023 

- 592 fr. 35 plus intérêts à 7 % dès le 1
er

 février 2023 à titre de "mensualités en 

retard du contrat de leasing no 5______ (01.02.23)" (poste 2), 

- 592 fr. 35 plus intérêts à 7 % dès le 1
er

 mars 2023 à titre de "mensualités en 

retard du contrat de leasing no 5______ (01.03.23) (poste 3)", 

- 592 fr. 35 plus intérêts à 7 % dès le 1
er

 avril 2023 à titre de "mensualités en 

retard du contrat de leasing no 5______ (01.04.23)" (poste 4), 

- 30 fr. à titre de "frais de rappel". 

A______ a formé opposition au commandement de payer. 

c. Par acte expédié le 22 juin 2023, C______ SA a requis du Tribunal le prononcé 
de la mainlevée provisoire de ladite opposition "pour CHF 2'369 fr. 40 plus 

intérêts 7% par an depuis le 01.01.2023, sous suite de frais et dépens pour la partie 

adverse". 

Elle a allégué ce qui suit : "Le contrat de leasing remis le 24.11.2021 vaut titre de 

mainlevée de l'opposition. La partie adverse l'a revêtu de sa signature manuscrite 

et s'est engagée à payer une mensualité de CHF 592.35 le premier jour de chaque 

mois. Son dernier paiement date du 06.12.2022 (comptant pour mensualités du 

01.12.2022). En outre, la partie adverse s'est expressément engagée à payer une 

indemnité de CHF 10.00 pour chaque rappel". 

Outre le commandement de payer et les extraits du Registre du commerce des 

parties, elle a produit les pièces suivantes: 

 - un contrat de leasing n° D-21-6______ conclu le 23 novembre 2021 entre 

A______ et G______ SARL, 

 - un "certificat d'acceptation" établi sur papier à entête de G______ SARL, portant 

la date du 1
er

 décembre 2021 et la signature de A______, 

 - un "Formulaire K" établi sur papier à entête de G______ SARL, portant la date 

du 24 novembre 2021 et la signature de A______, 

 - une photocopie de la carte d'identité suisse de A______, portant la mention "vu 

l'original" apposée le 23 novembre 2021 par G______ SARL, 

 - un "Relevé de compte contrat no. 5______" daté du 19 juin 2023 adressé par 

C______ AG à A______, mentionnant un solde de 29'647 fr. 50 en faveur de la 

société, 

 - des rappels des 21 février, 22 mars et 9 mai 2023 adressés par C______ AG à 

A______. 

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C/13231/2023 

 d. Par actes du 14 septembre 2023, reçus le lendemain par les parties, le Tribunal 
a cité celles-ci à comparaître à une audience fixée au 6 novembre 2023. 

 e. Le 3 novembre 2023, le Tribunal a reçu de A______ une détermination écrite, 
accompagnée de cinq pièces. 

 f. Les parties n'étaient ni présentes ni représentées lors de l'audience du Tribunal 
du 6 novembre 2023, à l'issue de laquelle la cause a été gardée à juger. 

 g. Le Tribunal a motivé comme suit le jugement attaqué, qui ne comprend aucun 
exposé des faits: 

- "les pièces produites valent reconnaissance de dette", 

- "la partie citée n'a fait valoir aucun moyen libératoire susceptible de faire échec 
au prononcé de la mainlevée". 

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée de l'opposition, seule la voie du 
recours est ouverte (art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure 

sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC). 

1.2 Le recours, écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance de recours 
dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 251 

let. a et 321 al. 1 et 2 CPC). Déposé selon la forme et le délai prescrits (cf. 

également art. 142 al. 3 CPC), le recours est recevable. 

1.3 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 

(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 

un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 

formulés et motivés par le recourant (HOHL/DE PORET BORTOLASO/AGUET, 

Procédure civile, Tome II, 2ème édition, Berne, 2010, n. 2307). 

Par ailleurs, le recours étant instruit en procédure sommaire, la preuve des faits 

allégués doit être apportée par titres (art. 254 CPC). Les maximes des débats et de 

disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 a contrario et art. 58 al. 1 CPC). 

1.4 S'agissant d'une procédure de mainlevée définitive, la Cour doit vérifier 
d'office si la requête est fondée sur un titre de mainlevée valable (arrêt du Tribunal 

fédéral 5P.174/2005 du 7 octobre 2005 consid. 2.1). Dans cette mesure, la Cour 

applique librement le droit. 

  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5P.174/2005

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C/13231/2023 

2. Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. 

2.1 Compte tenu de la nature formelle de ce grief, qui est propre à entraîner 
l'annulation de la décision attaquée indépendamment des chances de succès sur le 

fond, il convient de l'examiner en premier lieu (ATF 137 I 195 consid. 2.2; 

135 I 279 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_699/2017 du 24 octobre 2017 

consid. 3.1.3). 

La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir pour 

le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la 

contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours à bon escient. Cette 

garantie tend aussi à éviter que l'autorité ne se laisse guider par des considérations 

subjectives ou dépourvues de pertinence; elle contribue, par-là, à prévenir une 

décision arbitraire (ATF 112 Ia 107 consid. 2b; voir aussi ATF 129 I 232 

consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b). 

Pour répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au moins brièvement, les 

motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 

l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en 

connaissance de cause (ATF 145 IV 407 consid. 3.4.1; 143 III 65 consid. 5.2; 

142 III 433 consid. 4.3.2). Dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé 

la décision de l'autorité, le droit à une décision motivée est respecté même si la 

motivation présentée est erronée. La motivation peut d'ailleurs être implicite et 

résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 et 

les références; arrêt du Tribunal fédéral 5A_915/2019 du 18 mars 2020 

consid. 4.2). En revanche, une autorité se rend coupable d'un déni de justice 

formel prohibé par l'art. 29 al. 2 Cst. lorsqu'elle omet de se prononcer sur des 

griefs qui présentent une certaine pertinence ou de prendre en considération des 

allégués et arguments importants pour la décision à rendre (ATF 141 V 557 

consid. 3.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 1B_539/2019 du 19 mars 2020 

consid. 3.1). L'autorité ne doit toutefois pas se prononcer sur tous les moyens des 

parties; elle peut se limiter aux questions décisives (ATF 142 II 154 consid. 4.2; 

141 V 557 consid. 3.2.1; 137 II 266 consid. 3.2; 136 I 229 consid. 5.2). 

Les exigences minimales de motivation déduites de l’art. 29 al. 2 Cst. valent 
également pour les décisions rendues en procédure sommaire (ATF 134 I 83 

consid. 4). 

 2.2 En l'espèce, le premier juge s'est limité à retenir que les pièces produites par 
l'intimée valaient reconnaissance de dette, sans autre explication, alors qu'aucune 

de ces pièces ne portait la signature des deux parties et qu'en particulier le contrat 

de leasing produit avait été conclu entre le recourant et G______ SARL et ne 

portait pas le même numéro de référence que celui indiqué dans le 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%20195
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20I%20279
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_699/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/112%20Ia%20107
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20I%20232
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20I%2097
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/145%20IV%20407
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20III%2065
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%20433
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/141%20V%20557
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_915/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/141%20V%20557
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_539/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20II%20154
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/141%20V%20557
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%20266
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20I%20229
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20I%2083

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C/13231/2023 

commandement de payer. L'on ignore donc à quelle pièce ou à quel ensemble de 

pièces se réfère le premier juge.  

 Par ailleurs, le Tribunal s'est borné à considérer que le recourant n'avait fait valoir 
aucun moyen libératoire susceptible de faire échec au prononcé de la mainlevée, 

sans autre explication et sans faire aucune mention des déterminations écrites et 

des pièces déposées par le recourant. Il n'a traité aucun des arguments soulevés 

par ce dernier, bien qu'il n'a pas déclaré ses déterminations irrecevables. 

 Dans ces conditions, il n'est pas possible de discerner les motifs qui ont guidé le 

Tribunal et sur lesquels celui-ci a fondé sa décision. Ainsi, le recourant n'est pas 

en mesure de se rendre compte de la portée de la décision et l'attaquer en 

connaissance de cause. De même, la Cour est dans l'impossibilité d'exercer son 

contrôle, étant souligné que les justiciables ont en principe le droit au respect des 

degrés de juridiction (ATF 137 I 195 consid. 2.7, SJ 2011 I 345) 

 Ces constatations conduisent à l'annulation du jugement attaqué et au renvoi de la 

cause au Tribunal pour nouvelle décision. 

3. 3.1 Selon l'art. 104 al. 1 CPC, le tribunal statue sur les frais en règle générale dans 
la décision finale. Compte tenu du renvoi de la cause au Tribunal, le sort des frais 

de première instance sera réglé avec le jugement final (art. 104 al. 1 et art. 318 

al. 3 CPC). 

3.2 Les frais judiciaires qui ne sont pas imputables aux parties ni aux tiers peuvent 
être mis à la charge du canton si l'équité l'exige (art. 107 al. 2 CPC). 

En l'espèce, les frais judiciaires de recours seront fixés à 300 fr. (art. 48 et 

61 OELP). Compte tenu de l'issue du recours, il se justifie de les mettre à la 

charge du canton, de sorte que les Services financiers du Pouvoir judiciaire seront 

invités à restituer son avance au recourant. 

Ce dernier, qui plaide en personne, ne sollicite pas de dépens de recours.   

* * * * * 

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C/13231/2023 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 4 décembre 2023 par A______ contre le 

jugement JTPI/12762/2023 rendu le 6 novembre 2023 par le Tribunal de première 

instance dans la cause C/13231/2023-12 SML. 

Au fond : 

Annule le jugement attaqué. 

Renvoie la cause au Tribunal de première instance pour nouvelle décision dans le sens 

des considérants. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 300 fr. et les met à la charge de l'Etat de Genève. 

Invite les Services financiers du Pouvoir judiciaire à restituer 300 fr. à A______. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Marie-Pierre GROSJEAN, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Marie-Pierre GROSJEAN 

 

 
 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours constitutionnel subsidiaire. Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral,  

1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.