# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 25e6cdb9-6760-5acd-9246-d09eadf0501a
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-09-26
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Steuergerichtshof 26.09.2016 604 2015 39
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_010_604-2015-39_2016-09-26.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

604 2015 39

Arrêt du 26 septembre 2016

Cour fiscale

Composition Président: Marc Sugnaux
Juges: Christian Pfammatter, Dina Beti
Greffière-rapporteure: Elisabeth Rime Rappo

Parties A.________, recourante, représentée par Me Jean-François de 
Bourgknecht, avocat 

contre

SERVICE CANTONAL DES CONTRIBUTIONS, autorité intimée

Objet Impôt anticipé; demande de révision de la taxation ordinaire après 
décision de restitution de l'impôt anticipé; droit applicable

Recours du 23 avril 2015 contre la décision du 30 mars 2015 relative 
à la restitution d'un impôt anticipé remboursé à tort

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 4

considérant en fait

A. A.________ est retraitée. Dans la déclaration d'impôt signée le 23 mai 2011 qu'elle a remplie 
pour la période fiscale 2010, elle a annoncé des avoirs à hauteur de CHF 1'216'946.- sous le code 
3.210. Dans l'état des titres, elle a notamment annoncé un montant de CHF 104'014.- provenant 
d'un compte UBS no 26034171704 et requis le remboursement de l'impôt anticipé retenu 
notamment sur les CHF 4'000.- de revenu provenant de ce compte. Une lettre de son mandataire 
du 31 mai 2011 jointe à la déclaration d'impôt comportait l'explication suivante: "Le fils de 
A.________, B.________, domicilié en France, a acquis un immeuble dans ce pays. Il a souhaité 
ne pas vendre les titres qui se trouvaient sur son compte UBS No 260-341.717, vu la baisse de la 
bourse. Sa mère lui a alors avancé une centaine de milliers de francs, en contre partie de quoi, il 
lui a cédé les avoirs sur son compte bancaire. C'est ce qui explique l'augmentation de la dette 
hypothécaire en raison des besoins de liquidités de A.________ pour faire l'avance à son fils et la 
déclaration par A.________ du compte sus-indiqué dont personne n'a pensé à en modifier la 
titulature." 

B. Le 9 mars 2015, la Division Surveillance des cantons (Division principale IFD, IA et droits de 
timbre) de l'Administration fédérale des contributions a avisé le Service cantonal des contributions 
qu'un montant trop élevé d'impôt anticipé avait été remboursé à A.________, et mis à la charge de 
l'AFC. Elle a exposé que selon le relevé fiscal remis à l'appui de l'état des titres, la contribuable 
n'était pas la détentrice du compte UBS no 26034171704. Après avoir rappelé que l'ayant droit ne 
peut demander le remboursement de l'impôt anticipé retenu à sa charge que s'il avait au moment 
de l'échéance de la prestation imposable le droit de jouissance sur les valeurs ayant produit le 
rendement soumis à l'impôt (art. 21 al. 1 let. a de la loi du 13 octobre 1965 sur l'impôt anticipé: LIA; 
RS 642.21), elle a conclu que le remboursement de l'impôt anticipé avait été demandé et obtenu à 
tort. C'est pourquoi, la réduction à titre provisoire d'un montant de CHF 1'400.- (35% de 
CHF 4'000.-) d'impôt anticipé a été ordonnée. 

Par décision du 30 mars 2015, le Service cantonal des contributions, par son secteur de l'impôt 
anticipé, a avisé A.________ que la restitution du montant de CHF 1'400.- s'opérerait par 
déduction de son droit au remboursement de l'impôt anticipé imputé sur le décompte fixant le 
solde de l'impôt cantonal 2011 et qu'un nouveau décompte lui serait notifié. 

C. Par acte du 23 avril 2015, A.________ a interjeté recours à l'encontre de cette décision par 
l'intermédiaire de son mandataire. Elle s'oppose à la restitution de l'impôt anticipé et conclut 
subsidiairement à la modification de la taxation 2011 dans le sens qu'elle ne doit pas être imposée 
pour le dossier UBS à l'origine de la présente procédure ni en tant qu'élément de fortune ni en 
raison des revenus produits. 

L'avance de frais fixée à CHF 500.- par ordonnance du 28 avril 2015 a été versée dans le délai 
imparti. 

Dans ses observations du 3 juin 2015, déposées le 5 juin 2015, le Service cantonal des 
contributions conclut au rejet du recours. 

Invitée à déposer des observations sur le recours, l'Administration fédérale des contributions ne 
s'est pas prononcée. 

Le mandataire de la recourante a fait part de ses contre-observations le 6 juillet 2015 (date du 
sceau postal). Il abandonne sa conclusion principale mais maintient sa conclusion subsidiaire 
tendant à la modification de la taxation de l'impôt ordinaire. Il considère que "l'autorité fiscale ne 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19650189/index.html#a21

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 4

peut pas, au niveau de l'impôt anticipé, contester son droit de jouissance et, partant, de son 
imputation mais simultanément, sur le plan de l'impôt ordinaire, imposer le rendement auprès de la 
recourante qui ne peut être sujette fiscale si elle n'est effectivement pas considérée comme 
bénéficiaire du revenu des titres de son fils B.________".

Une copie de cette détermination a été communiquée pour information à l'autorité intimée le 
7 juillet 2015. 

en droit

1. a) Selon l'art. 35 de la loi du 13 octobre 1965 sur l'impôt anticipé (LIA; RS 642.21), le droit 
cantonal règle l’organisation et la gestion des autorités cantonales chargées de l’exécution de la 
présente loi, sous réserve des prescriptions du droit fédéral (al. 1). Chaque canton institue une 
commission de recours indépendante de l’administration (al. 2). 

b) Dans le canton de Fribourg, les recours en matière d'impôt anticipé sont du ressort du 
Tribunal cantonal (voir art. 7 al. 2 de l'arrêté fribourgeois du 13 février 2001 d'exécution de la loi 
fédérale sur l'impôt anticipé: l'arrêté d'exécution; RSF 634.2.11). L'art. 8 de l'arrêté d'exécution 
prévoit que la procédure est régie par la législation fédérale ou, lorsque la décision de 
remboursement a été liée à une décision de taxation, par l’application analogique des dispositions 
de la loi fribourgeoise du 6 juin 2000 sur les impôts cantonaux directs (LICD; RSF 631.1) relatives 
aux voies de droit, à l’exception de celles qui concernent la réclamation et le recours de la 
commune. Au surplus, le code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 
administrative (CPJA; RSF 150.1) est applicable. 

2. a) Selon l'art. 57 LIA, les cantons adressent à la Confédération un relevé des montants 
d'impôt anticipé qu'ils ont remboursés (al. 1). L'Administration fédérale des contributions contrôle 
les relevés des cantons; à cet effet, elle peut consulter toutes pièces utiles auprès des cantons, 
districts, cercles et communes et ordonner, dans des cas particuliers, d'autres mesures d'enquête 
ou faire elle-même usage des pouvoirs d'enquête d'un office cantonal de l'impôt anticipé (al. 2). Si 
le contrôle révèle que le remboursement a été accordé à tort par l'office cantonal de l'impôt 
anticipé, l'Administration fédérale des contributions ordonne, à titre provisoire, une réduction 
correspondante du montant réclamé par le canton dans un de ses prochains relevés (al. 3). 

b) Aux termes de l'art. 58 al. 1 LIA, si une réduction à titre provisoire a été ordonnée, 
conformément à l'art. 57 al. 3 LIA, l'office cantonal de l'impôt anticipé peut demander la restitution 
de l'impôt à celui qui a bénéficié du remboursement; le droit du canton à la restitution s'éteint s'il 
n'est pas exercé en la forme d'une décision dans les six mois suivant la notification de la réduction 
provisoire. L'art. 5 al. 2 phr. 1 de l'arrêté d'exécution dispose que l’impôt anticipé est imputé en 
premier lieu sur l’impôt cantonal dû pour l’année fiscale dans laquelle la demande de 
remboursement est déposée. 

3. a) En l'espèce, même si la décision attaquée n'est pas une décision sur réclamation, elle 
peut faire l'objet d'un recours devant le Tribunal cantonal, en application de l'art. 58 al. 2 LIA qui 
prévoit cette voie de droit directe. Cela étant, dans ses contre-observations du 4 juillet 2016, la 
recourante ne met plus en cause la restitution de l'impôt anticipé. La Cour fiscale n'a donc pas à 
examiner cette question. La recourante maintient en revanche sa conclusion subsidiaire tendant à 
la modification de sa taxation ordinaire pour l'année fiscale 2011. Dans la mesure où dite taxation 
est entrée en force, cette requête ne peut que prendre la forme d'une demande de révision. Ce 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19650189/index.html#a35
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19650189/index.html
http://bdlf.fr.ch/data/634.2.11/fr/art7
http://bdlf.fr.ch/data/634.2.11/fr/art8
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19650189/index.html#a57
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19650189/index.html#a58
http://bdlf.fr.ch/data/634.2.11/fr/art5

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 4

sont donc les règles relatives à l'impôt fédéral direct et à l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune 
qui sont applicables. Or tant l'art. 149 al. 1 de la loi du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct 
(LIFD; RS 642.11), que les art. 51 al. 4 de la loi sur l'harmonisation des impôts directs des cantons 
et des communes du 14 décembre 199 (LHID; RS 642.14) et 190 al. 1 LICD prévoient que la 
révision d'une décision ou d'un prononcé est de la compétence de l'autorité qui a rendu cette 
décision ou ce prononcé. En l'occurrence, la décision dont la révision est requise par la recourante 
est une taxation établie par l'autorité intimée. Il appartient donc à cette autorité de se prononcer et 
non pas à la Cour fiscale. Il s'ensuit que le recours, tel que limité à ses conclusions subsidiaires, 
est irrecevable. 

b) En application de l'art. 16 CPJA, le dossier est transmis à l'autorité intimée comme objet 
de sa compétence. 

4. a) Conformément à l'art. 131 CPJA, en cas de recours, la partie qui succombe supporte les 
frais de la procédure; si elle n’est que partiellement déboutée, les frais sont réduits en proportion. 
Le montant de l'émolument est fixé compte tenu du temps et du travail requis, de l'importance de 
l'affaire ainsi que, dans les affaires de nature pécuniaire, de la valeur litigieuse en cause (art. 2 du 
tarif fribourgeois du 17 décembre 1991 des frais de procédure et des indemnités en matière de 
juridiction administrative: Tarif JA; RSF 150.12). Il peut être compris entre CHF 50.- et 
CHF 50'000.- (art. 1 Tarif JA). 

b) En l'espèce, il se justifie de fixer les frais à CHF 500.-. 

la Cour arrête:

I. Le recours est irrecevable. Le dossier est transmis à l'autorité intimée comme objet de sa 
compétence. 

II. Un émolument de CHF 500.- est mis à la charge de la recourante au titre de frais de justice. 
Il est compensé par l'avance de frais. 

III. Communication.

Conformément aux art. 146 LIFD, 73 LHID et 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 
(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté devant le Tribunal fédéral à Lausanne dans les 
30 jours qui suivent sa notification par la voie du recours en matière de droit public. 

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA). 

Fribourg, le 26 septembre 2016/eri

Président Greffière-rapporteure

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19900329/index.html#a149
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19900333/index.html#a51
http://bdlf.fr.ch/data/150.1/fr/art16
http://bdlf.fr.ch/data/150.1/fr/art131
http://bdlf.fr.ch/data/150.12/fr/art2