# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d3e38799-c261-5fd1-8334-9ab0e739cace
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-06-23
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 23.06.2021 101 2020 473
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2020-473_2021-06-23.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2020 473

Arrêt du 23 juin 2021

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Dina Beti, Laurent Schneuwly
Greffière : Pauline Volery

Parties A.________, requérant et appelant, représenté par Me Benoît 
Morzier, avocat

contre

B.________, intimée

Objet Mesures provisionnelles dans le cadre d’une modification de 
jugement de divorce, contributions d’entretien en faveur des enfants 
mineurs et de l’ex-épouse

Appel du 14 décembre 2020 contre la décision du Président du 
Tribunal civil de la Broye du 1er décembre 2020

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considérant en fait

A. B.________ et A.________, nés respectivement en 1971 et 1965, se sont mariés en 2003. 
Deux enfants sont issus de leur union, soit C.________, né en 2003, et D.________, né en 2005. 

Par jugement du 4 août 2014, le divorce des époux a été prononcé. La convention sur les effets 
accessoires du divorce conclue entre les parties a été homologuée, celle-ci prévoyant notamment 
le maintien de l’autorité parentale conjointe sur les enfants, l’attribution de la garde des enfants à 
la mère, sous réserve d’un large droit de visite du père, le versement par ce dernier d’une pension 
mensuelle de CHF 1'450.- pour chaque enfant jusqu’à l’âge de 12 ans révolus, puis de 
CHF 1'600.- dès l’âge de 12 ans révolus jusqu’à leur majorité, hors allocations familiales et sous 
réserve de l’art. 277 al. 2 CC, ainsi que le versement par l’ex-époux d’une contribution d’entretien 
de CHF 2'600.- par mois à son ex-épouse jusqu’au 19 mars 2015, CHF 2'460.- jusqu’au 8 août 
2017 et CHF 2'310.- jusqu’au 8 août 2021. 

B. Le 26 mai 2020, A.________ a introduit une procédure en modification du jugement de 
divorce du 4 août 2014 assortie notamment d’une requête de mesures provisionnelles. 

À titre de mesures provisionnelles, il a conclu à ce que le droit de déterminer le lieu de résidence 
de C.________ lui soit attribué dès le 26 mai 2020, à ce que la contribution due par lui-même pour 
cet enfant soit suspendue dès le 26 mai 2020 et à ce que B.________ soit astreinte à lui verser 
pour C.________ une pension mensuelle dont la quotité serait précisée en cours d’instance. 

Par détermination du 12 juin 2020, B.________ a conclu au rejet de la requête de mesures 
provisionnelles de son ex-époux.

C. Le Président du Tribunal civil de la Broye (ci-après : le Président) a entendu les parties en 
audience du 22 septembre 2020, celle-ci ayant pour objet la tentative légale de conciliation dans le 
cadre de la modification du jugement de divorce ainsi que les mesures provisionnelles. À cette 
occasion, les ex-époux ont passé une convention partielle sur la modification du jugement de 
divorce prévoyant notamment l’attribution de la garde de C.________ au père à partir du mois 
d’avril 2020 et réservant un large droit de visite en faveur de la mère. A.________ a en outre 
précisé ses conclusions formulées à titre de mesures provisionnelles en ce sens qu’il a requis une 
pension mensuelle de CHF 250.- pour C.________. B.________ a également précisé ses 
conclusions provisionnelles en ce sens qu’elle a conclu à ce qu’aucune contribution d’entretien ne 
soit due par elle-même pour C.________, à ce que son ex-époux contribue à l’entretien de 
D.________ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 1'600.- jusqu’à sa majorité, sous 
réserve de l’art. 277 al. 2 CC et allocations familiales en sus, et à ce que son ex-époux contribue à 
son entretien par le paiement d’une pension de CHF 2'310.- jusqu’au 8 août 2021. 

Le 1er décembre 2020, le Président a rendu une décision de mesures provisionnelles par laquelle il 
a notamment confié la garde de l’enfant C.________ au père avec effet au 1er avril 2020, sous 
réserve d’un large droit de visite de la mère, diminué la pension due par le père en faveur de 
D.________ à CHF 1'200.- dès le 1er juin 2020, allocations familiales en sus, maintenu la pension 
due en faveur de l’ex-épouse à CHF 2'310.- du 1er juin 2020 au 8 août 2021 et supprimé la pension 
due par le père en faveur de C.________ à compter du 1er juin 2020. Il n’a pas mis de contribution 
d’entretien pour C.________ à la charge de la mère. 

D. Le 14 décembre 2020, A.________ a interjeté appel contre cette décision. Il conclut, sous 
suite de frais, à ce qu’aucune pension ne soit due par lui-même pour D.________ et à ce 

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qu’aucune pension ne soit due par son ex-épouse pour C.________ dès le 1er juin 2020, chacune 
des parties assumant l’entretien de l’enfant dont elle est le parent gardien, et à ce que la pension 
due en faveur de son ex-épouse soit supprimée dès le 1er juin 2020. 

Dans sa réponse du 12 janvier 2021, B.________ conclut au rejet de l’appel, sous suite de frais. 

L’appelant a déposé une détermination spontanée le 24 février 2021 dans laquelle il a confirmé 
ses conclusions.

en droit

1.

1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions de première instance sur les 
mesures provisionnelles, pour autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au 
dernier état des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. b et al. 2 CPC). Le 
délai d'appel en procédure sommaire – qui régit notamment les mesures provisionnelles pendant 
une procédure de modification de jugement de divorce (art. 271 CPC, par renvoi des art. 284 al. 3 
et 276 al. 1 CPC) – est de 10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

En l'espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l’appelant le 2 décembre 2020 
(DO/151). Déposé le lundi 14 décembre 2020, dernier jour reporté du délai arrivé à échéance le 
samedi 12 décembre 2020 (art. 142 al. 3 CPC), l’appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le 
mémoire est, de plus, dûment motivé et doté de conclusions. En outre, vu la modification des 
pensions litigieuse en première instance, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est 
manifestement supérieure à CHF 10'000.-. Il s’ensuit la recevabilité de l’appel. 

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures 
provisionnelles (art. 271 par renvoi de l'art. 276 al. 1 CPC), le tribunal établissant toutefois les faits 
d'office (maxime inquisitoire, art. 272 et 296 al. 1 CPC) et, s’agissant des questions concernant les 
enfants mineurs, n’étant pas lié par les conclusions des parties (maxime d’office, art. 296 al. 3 
CPC). La question de la contribution d’entretien entre époux est quant à elle régie par le principe 
de disposition (art. 58 al. 1 CPC).

1.3. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit 
en principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon la jurisprudence la plus récente (ATF 143 III 349 consid. 4.2.1), lorsque, comme ici, 
le procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 CPC), l'application stricte de 
l'art. 317 al. 1 CPC n'est pas justifiée ; dès lors, les parties peuvent présenter des nova en appel 
même si les conditions de l’art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies. Les faits établis en suivant la 
maxime inquisitoire illimitée, applicable à l’entretien de l’enfant, peuvent également servir à 
déterminer la contribution du conjoint (arrêt TF 5A_67/2020 du 10 août 2020 consid. 3.3.2.). Il en 
résulte que l'ensemble des moyens de preuve nouveaux invoqués par les parties en appel sont 
recevables. 

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1.5. L'art. 317 al. 2 CPC permet une modification des conclusions en appel à la double 
condition que les conclusions modifiées soient en lien de connexité avec la prétention initiale ou 
que la partie adverse ait consenti à la modification, d'une part (art. 317 al. 2 let. a et 227 al. 1 
CPC), et qu'elles reposent sur des faits ou moyens de preuve nouveaux, d'autre part (art. 317 al. 2 
let. b CPC). Pour déterminer ce qui constitue une "modification" au sens de cette disposition 
légale, il convient, vu le renvoi à l'art. 227 CPC, de se référer aux règles applicables en première 
instance ; ainsi, alors qu'une restriction des conclusions est admissible en tout état de cause 
(art. 227 al. 3 CPC), leur amplification, notamment (CR CPC – SCHWEIZER, 2e éd. 2019, art. 227 
n. 14), après l'ouverture des débats principaux est soumise à des conditions similaires à celles 
valables en appel selon l'art. 317 al. 2 CPC (art. 230 al. 1 CPC). 

En l’espèce, A.________ a formulé des conclusions nouvelles en appel concernant l’entretien de 
son ex-épouse. En effet, alors qu’il n’a demandé aucune baisse ou suppression des pensions 
dues à son ex-épouse jusqu’au 8 août 2021 dans le cadre de sa requête de mesures 
provisionnelles, il requiert en appel qu’elles soient supprimées à compter du 1er juin 2020. Aucun 
fait nouveau n’étant allégué à l’appui de cette conclusion amplifiée, celle-ci n’est pas recevable. 

1.6. Selon l’art. 316 al. 1 CPC, la Cour d’appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l’espèce, vu l’audition des parties en première instance et le fait que toutes les pièces utiles au 
traitement de l’appel figurent au dossier, il n’est pas nécessaire d’assigner les ex-époux à une 
audience.

1.7. Vu les montants contestés en appel, comme la durée en l’état indéterminée des mesures 
prononcées s’agissant de la pension du cadet, la valeur litigieuse pour un recours auprès du 
Tribunal fédéral semble supérieure à CHF 30’000.- (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 et art. 74 al. 1 let. b 
LTF).

2.

L’appelant s’en prend au maintien, dès le 1er juin 2020, d’une contribution d’entretien due par lui-
même en faveur de D.________, dont le montant a été diminué à CHF 1'200.-, requérant que cette 
pension soit supprimée à compter du 1er juin 2020. 

Il remet en cause l’établissement de sa situation financière et de celle de son ex-épouse par le 
premier juge sous l’angle des revenus retenus, estimant que son salaire a été surévalué tandis 
que celui de son ex-épouse a été sous-estimé. 

2.1. L'art. 286 al. 2 CC, applicable par renvoi de l'art. 134 al. 2 CC, permet à l'un des parents de 
saisir le juge afin d'obtenir la modification ou la suppression de la contribution d'entretien fixée par 
le juge du divorce en faveur d'un enfant mineur. La modification de la pension suppose que des 
faits nouveaux importants et durables surviennent, notamment en matière de revenus, qui 
commandent une réglementation différente : la procédure de modification n'a en effet pas pour but 
de corriger le premier jugement, mais de l'adapter aux circonstances nouvelles intervenant chez 
les parents ou l'enfant (ATF 137 III 604 consid. 4.1.1). Constitue un fait nouveau celui qui n'a pas 
été pris en considération pour fixer la contribution d'entretien ; on présume néanmoins que celle-ci 
a été déterminée en tenant compte des modifications futures prévisibles de la situation (ATF 138 
III 289 consid. 11.1.1) Pour déterminer si un changement de la situation économique de l'une des 
parties a eu lieu, il convient de prendre en compte sa situation financière globale, et non pas 
uniquement ses revenus (arrêt TC FR 101 2018 288 et 300 du 10 janvier 2019 consid. 2.1 et réf. 
citées). De plus, si le principe d'une modification est admis, il faut recalculer la contribution en 

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tenant compte de l'évolution de toute la situation financière, c'est-à-dire de toutes les charges, y 
compris celles qui ne sont pas nouvelles (ATF 138 III 289 consid. 11.1.1).

Selon l’art. 276 al. 1 CPC, applicable en vertu du renvoi de l’art. 284 al. 3 CPC, le juge saisi d'une 
requête de modification de jugement de divorce ordonne les mesures provisionnelles nécessaires. 
La jurisprudence a précisé que, dans le cadre d'une action en modification de jugement de 
divorce, la diminution - a fortiori la suppression - de la contribution d’entretien n’est justifiée au titre 
de mesures provisoires qu’en cas d’urgence et en présence de circonstances particulières. L’on 
pense en particulier au cas où en raison de sa situation économique précaire, il est urgent pour le 
débiteur d’entretien de ne plus devoir payer, déjà pendant la procédure en réduction, les 
contributions à hauteur du montant fixé jusqu’alors (ATF 118 II 228 consid. 3b ; arrêts TF 
5A_732/2012 du 4 décembre 2012 consid. 3.2 et 5A_641/2015 du 3 mars 2016 consid. 4.1). 

De plus, les mesures provisionnelles ordonnées pour la durée de la procédure de modification du 
jugement de divorce sont des mesures d'exécution anticipée provisoires, dont le sort définitif est 
ensuite réglé dans le jugement de modification au fond ; le juge de la modification doit donc statuer 
dans le dispositif de son jugement sur les contributions dues pour toute la période courant dès 
l'ouverture de l'action, les montants alloués en mesures provisoires étant décomptés (ATF 130 I 
347 consid. 1.2 ; arrêt TF 5A_641/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.1).

2.2. En l’espèce, le premier juge a retenu que la situation des parties avait notablement changé 
depuis le jugement de divorce du 4 août 2014 dans la mesure où C.________ vivait auprès de son 
père depuis la fin mars 2020 et où les parties s’étaient entendues sur l’attribution de sa garde au 
père (décision attaquée, p. 6 s.), ce qui n’est pas contesté en appel. Après avoir actualisé tous les 
éléments pris en compte pour le calcul dans le jugement de divorce du 4 août 2014, il a 
notamment diminué la pension de CHF 1'600.- due par le père en faveur de D.________ à 
CHF 1'200.- et libéré le père du paiement de la pension pour C.________, ceci à partir du 1er juin 
2020. 

Cela étant, il y a lieu de constater que le juge de première instance a uniquement examiné la 
situation sous l’angle des faits nouveaux importants et durables, sans analyser si des 
circonstances particulières révélaient une urgence à réduire, respectivement supprimer les 
contributions d’entretien au stade des mesures provisionnelles. 

Dans la mesure où la suppression de la pension due en faveur de C.________ n’est pas critiquée 
en appel et où elle paraît a priori fondée vu l’attribution de la garde de l’enfant au père 
conformément à l’accord conclu entre les parties, elle ne sera pas réexaminée d’office. 

S’agissant de la contribution d’entretien due par le père en faveur de D.________, d’un montant 
initial de CHF 1'600.-, la Cour constate qu’aucun élément n’amène à penser que sa réduction, 
respectivement sa suppression à partir du 1er juin 2020 paraît urgente. L’appelant n’invoque 
d’ailleurs pas l’existence de circonstances particulières dénotant une urgence à supprimer cette 
pension dès le 1er juin 2020 au stade des mesures provisionnelles. Au contraire, il soutient que son 
revenu mensuel s’élève à CHF 13'175.55 - au lieu du montant de CHF 17'720.30 retenu par le 
premier juge - et qu’il présente ainsi un solde disponible de CHF 7'401.25 par mois après 
déduction de ses charges mensuelles de CHF 5'774.30, dont le montant n’est pas contesté en 
appel (appel, p. 7). Ainsi, même après paiement de la contribution d’entretien de CHF 2'310.- due 
en faveur de son ex-épouse, il dispose encore vraisemblablement d’un solde minimal mensuel de 
plus de CHF 5'000.- qui est amplement suffisant pour verser la contribution de CHF 1'600.- due 
pour son fils cadet en vertu du jugement de divorce. Partant, il n’y a aucune urgence à réduire ou 
supprimer cette pension à compter du 1er juin 2020, de sorte que la conclusion de l’appelant visant 

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à sa suppression est non seulement infondée, mais son montant doit de plus être rétabli à 
CHF 1'600.- en lieu et place du montant de CHF 1'200.- fixé par le premier juge. 

3.

Compte tenu de ces éléments, l’appel, mal fondé, doit être rejeté dans la mesure où il est 
recevable, tandis que la décision attaquée doit être modifiée s’agissant de la pension du cadet qui 
sera rétablie à CHF 1'600.-. À noter qu’il n’est pas nécessaire d’examiner les griefs de l’appelant, 
qui ont trait au fond de la cause et ne sont pas pertinents pour déterminer le bien-fondé des 
mesures provisionnelles.

4.

4.1. Aux termes de l’art. 106 al. 1 CPC, les frais sont en principe mis à la charge de la partie 
succombante. Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, quand bien 
même le tribunal a la faculté, en application de l’art. 107 al. 1 let. c CPC, de s’écarter des règles 
générales et de répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

En l'espèce, vu le rejet de l'appel, les frais seront mis à la charge de A.________ (art. 106 al. 1 
CPC). Les frais de justice dus à l'État sont fixés à CHF 1'000.- et seront prélevés sur l’avance 
prestée par l’appelant, le solde de CHF 500.- lui étant restitué.

4.2. Selon l'art. 105 al. 2 CPC, le tribunal fixe les dépens selon le tarif, soit le règlement 
fribourgeois du 30 novembre 2010 sur la justice (RJ ; RSF 130.11). En cas de fixation globale, 
comme en l'espèce, l’autorité tient compte notamment de la nature, de la difficulté et de l’ampleur 
de la procédure et du travail nécessaire de l’avocat, ainsi que de l’intérêt et de la situation 
économiques des parties (art. 63 al. 2 RJ). L'indemnité maximale en cas de recours contre une 
décision du juge unique est de CHF 3'000.-, montant pouvant être doublé si des circonstances 
particulières le justifient (art. 64 al. 1 let. e et al. 2 RJ).

Compte tenu de ces critères, les dépens d'appel de B.________ seront arrêtés globalement à la 
somme de CHF 1'000.-, débours compris, plus la TVA par CHF 77.- (7.7 % de CHF 1'000.-).

4.3. La décision attaquée n'étant pas finale, c'est à juste titre que les frais y relatifs ont été 
réservés (art. 104 al. 3 CPC) ; il n'y a donc pas lieu de faire application de l'art. 318 al. 3 CPC.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. L’appel est rejeté dans la mesure de sa recevabilité. 

II. Le chiffre 4 du dispositif de la décision de mesures provisionnelles rendue le 1er décembre 
2020 par le Président du Tribunal civil de la Broye est modifié d’office comme suit :

« 4. A.________ contribuera, dès le 1er juin 2020, à l’entretien de :

- son fils D.________ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 1'600.-, 
allocations familiales payables en sus ;

- B.________ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 2'310.-, payable 
jusqu’au 8 août 2021. 

Les pensions sont payables d’avance, le 1er de chaque mois, et portent intérêts à 5% 
l’an dès chaque échéance en cas de retard. »

Pour le surplus, le reste du dispositif de la décision attaquée demeure inchangé.

III. Les frais d’appel sont mis à la charge de A.________. 

Les frais de justice dus à l’État pour la procédure d’appel sont fixés à CHF 1'000.-. Ils seront 
prélevés sur l’avance de frais versée par l’appelant, le solde de CHF 500.- lui étant restitué.

Les dépens d’appel de B.________ sont fixés globalement à la somme de CHF 1'000.-, 
débours compris, mais TVA en sus par CHF 77.-.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Fribourg, le 23 juin 2021/pvo

Le Président : La Greffière :