# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 47229ac4-f409-5f66-be2c-954dc53a2c51
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-10-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.10.2011 C-7154/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-7154-2009_2011-10-27.pdf

## Full Text

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t

T r i buna l   adm in i s t r a t i f   f édé ra l

T r i buna l e   ammin i s t r a t i vo   f ede ra l e

T r i buna l   adm in i s t r a t i v   f ede ra l

   

Cour III
C­7154/2009

A r r ê t   d u   2 7   o c t o b r e   2 0 1 1

Composition Blaise Vuille (président du collège),
Andreas Trommer, Jean­Daniel Dubey, juges,
Alain Surdez, greffier.

Parties X._______,
représenté par Maître François Contini, avocat,
rue Karl­Neuhaus 21, case postale 1056, 2501 Bienne,
recourant,

contre

Office fédéral des migrations (ODM),
Quellenweg 6, 3003 Berne,
autorité inférieure.

Objet Annulation de la naturalisation facilitée.

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Faits :

A. 
Indiquant  être  entré  en  Suisse  le  23  février  1998,  X._______ 
(ressortissant libanais né le 28 février 1968) y a déposé le lendemain une 
demande d'asile.

Le  18  mai  1998,  l'intéressé  a  épousé  devant  l'état  civil  de  Nidau  la 
ressortissante suisse Y._______, née B._______ le 29 janvier 1951, et a, 
de ce fait, reçu délivrance d'une autorisation de séjour annuelle. A partir 
du  mois  de  mai  2003,  il  a  été  mis  au  bénéfice  d'une  autorisation 
d'établissement.

Par  déclaration  écrite  du  10  novembre  1998,  X._______  a  retiré  sa 
demande d'asile, qui a été rayée du rôle par l'Office fédéral des réfugiés 
(ODR; office intégré ensuite au sein de l'ODM) le 19 janvier 1999.

B. 
En date du 25  février  2003, X._______ a  rempli  à  l'attention  de  l'Office 
fédéral des étrangers (OFE; office  intégré ensuite également au sein de 
l'ODM) une demande de naturalisation  facilitée  fondée sur  son mariage 
avec  Y._______  (art.  27  de  la  loi  sur  la  nationalité  [LN,
RS 141.0]).

Dans  le  cadre  de  l'instruction  de  cette  demande,  le  requérant  et  son 
épouse  ont  contresigné,  le  13  juillet  2005,  une  déclaration  écrite  aux 
termes  de  laquelle  ils  confirmaient  vivre  en  communauté  conjugale 
effective, à la même adresse. Ils ont aussi attesté avoir pris connaissance 
du fait que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée lorsque, 
avant  ou  pendant  la  procédure  de  naturalisation,  la  communauté 
conjugale  effective  n'existait  plus,  notamment  si  l'un  des  conjoints 
demandait  le  divorce  ou  la  séparation,  et  que,  si  cet  état  de  fait  était 
dissimulé,  la  naturalisation  facilitée  pouvait  être  annulée  ultérieurement, 
conformément au droit en vigueur.

C. 
Par  décision  du  29  septembre  2005,  entrée  en  force  le  17  novembre 
2005,  l'ODM  a  accordé  la  naturalisation  facilitée  à  X._______  en 
application  de  l'art.  27  LN,  lui  conférant  par  là­même  les  droits  de  cité 
cantonal et communal de son épouse.

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D. 

D.a  Par  jugement  rendu  le  12  juin  2007,  le  Président  du  Tribunal 
d'arrondissement  II  de  Bienne­Nidau  a  prononcé,  par  le  divorce,  la 
dissolution du mariage de X._______ et de Y._______.

D.b  Avisé  de  la  part  de  l'administration  communale  de  Nidau  que 
X._______ vivait séparé de son épouse depuis le 6 mars 2006, l'ODM a 
fait savoir à l'intéressé, par lettre du 19 décembre 2008, qu'en regard de 
ces  circonstances,  il  se  voyait  contraint  d'examiner  s'il  y  avait  lieu 
d'annuler  sa  naturalisation  facilitée;  la  possibilité  a  été  donnée  à  ce 
dernier  de  présenter  des  observations  à  ce  sujet  dans  les  trente  jours 
suivants.  En  l'absence  d'une  prise  de  position  de  la  part  de  l'intéressé, 
l'autorité  fédérale précitée  l'a  relancé,  le 9  février 2009 et, une nouvelle 
fois, le 18 février 2009.

Par courrier daté du 1er février 2009 et parvenu à l'ODM le 3 mars 2009, 
X._______ a  fait valoir qu'il n'existait aucun motif susceptible de  justifier 
l'annulation  de  la  naturalisation  facilitée  octroyée  en  sa  faveur,  son 
épouse ayant pris seule l'initiative d'une procédure de divorce.

Agissant  par  l'entremise  d'un  mandataire  professionnel,  l'ex­épouse  de 
X._______ a, sur demande de l'ODM, indiqué à cette autorité, dans une 
correspondance du 16 mars 2009, qu'elle était disposée à être entendue 
en présence de l'intéressé. La prénommée a en outre relevé qu'elle avait 
elle­même  engagé  la  procédure  de  divorce  après  huit  ans  de  vie 
commune. Selon ses propos, le divorce ne présentait aucun lien avec la 
procédure  de  naturalisation  de  son  conjoint, mais  s'expliquait  plutôt  par 
leur  différence  d'âge  et  le  caractère  divergent  de  leurs  intérêts 
personnels.

En complément à ses observations du 1er février 2009, X._______ a, par 
lettre  datée  du  26  mars  2009  et  parvenue  le  30  mars  2009  à  l'ODM, 
souligné le fait que les huit années de mariage vécues avec son épouse 
suisse avaient correspondu à une véritable vie de couple, tant sur le plan 
affectif qu'au niveau de leur cohabitation. L'intéressé a par ailleurs affirmé 
qu'il avait été obligé de quitter le domicile conjugal sur l'injonction de son 
épouse.

D.c Entendue le 8 avril 2009 par la police cantonale bernoise sur la base 
d'une liste de questions préparées par l'ODM au sujet des circonstances 
dans  lesquelles  étaient  survenus  son  mariage  avec  X._______  et  sa 

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séparation  ultérieure  d'avec  celui­ci,  Y._______  en  particulier  indiqué 
qu'elle avait fait la connaissance de l'intéressé au cours de l'année 1997. 
Le statut de requérant d'asile dont ce dernier était titulaire au moment de 
la célébration de leur union n'avait pas eu d'influence sur leur décision de 
se marier. Mentionnant que l'initiative du mariage lui revenait et qu'elle en 
avait fait la demande à l'intéressé au début de l'année 1998, Y._______ a 
en  outre  affirmé  que  leur  vie  de  couple  s'était  déroulée  normalement 
jusqu'en 2001, année au cours de laquelle elle avait été hospitalisée pour 
une  tumeur  aux  intestins  et  avait  subi  pour  ce  motif  sa  neuvième 
opération  du  genre.  Selon  ses  dires,  c'est  à  cette  époque­là  que  les 
problèmes avaient  surgi  avec  son époux. Elle  s'était  alors  refermée sur 
elle­même  et  était  devenue  facilement  irritable,  refusant  de  se  laisser 
approcher  par  ce  dernier  ou  d'autres  personnes.  Le  couple  avait 
également  connu,  comme  la  plupart  des  ménages,  d'autres  petits 
problèmes et des disputes, qui, dans le cas particulier, avaient finalement 
miné  leur  union.  Sur  le  plan  financier  et  culturel,  elle  et  son  époux 
n'avaient  par  contre  pas  rencontré  de  difficulté  particulière.  Tous  deux 
avaient mené une vie conjugale normale, en sortant ensemble pour des 
repas au  restaurant et pour se  rendre au cinéma. Par crainte d'encourir 
des dangers, elle n'avait  jamais voulu accompagner son époux  lors des 
voyages que ce dernier effectuait régulièrement dans son pays d'origine. 
Y._______ a par ailleurs indiqué qu'au début du mois de mars 2006, elle 
avait  invité  son  époux  à  quitter  le  domicile  conjugal  dans  le  délai  d'un 
mois et déposé, à la même période, la demande de divorce. Le départ de 
l'intéressé du  logement conjugal avait eu  lieu à  fin mars 2006. En dépit 
des  difficultés  qu'elle  avait  rencontrées  par  suite  de  sa maladie  et  des 
problèmes  auxquels  avait  été  confronté  le  couple,  il  n'était  pas  encore 
question,  lors  de  la  signature  de  la  déclaration  commune,  d'une 
séparation entre elle et son époux,  leur vie conjugale se déroulant alors 
tout  à  fait  normalement.  Y._______  a  encore  précisé  que,  durant  la 
période  qui  s'était  écoulée  entre  le  moment  où  son  époux  avait  été 
naturalisé  suisse  et  celui  où  était  intervenue  leur  séparation  en  mars 
2006,  son  état  de  santé,  en  raison  duquel  elle  percevait  une  rente  de 
l'assurance­invalidité fédérale, s'était aggravé, en sorte qu'elle ne pouvait 
presque plus rien entreprendre et restait la plupart du temps à la maison, 
se déplaçant avec un déambulateur. Aucun événement extraordinaire de 
nature à briser  leur  union n'était  survenu après  la  naturalisation  de  son 
époux,  qui  n'avait  du  reste  entretenu  aucune  liaison  extraconjugale 
pendant la durée du mariage. Le fait qu'elle fut plus âgée que ce dernier 
n'avait  eu  de  surcroît  aucune  incidence  sur  leur  vie  de  couple.  Leur 
séparation était en fait le fruit d'un lent processus de dégradation de leurs 
relations due à ses nombreux problèmes de santé.

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D.d Par  envoi  du  15 mai  2009,  l'ODM a  fait  parvenir  à X._______  une 
copie du procès­verbal relatif à l'audition de son épouse du 8 avril 2009.

Dans  le  délai  imparti  pour  émettre  ses  déterminations,  l'intéressé  a 
déclaré n'avoir rien à ajouter au contenu dudit procès­verbal.

Invité,  au  vu  des  assertions  de  son  ex­épouse  situant  la  date  de  leur 
rencontre  à  l'année  1997,  à  s'expliquer  sur  les  circonstances  dans 
lesquelles  avait  débuté  son  séjour  en  Suisse,  X._______  a  admis,  par 
courrier daté du 12 juin 2009, que, contrairement à ce qu'il avait  indiqué 
aux  autorités  helvétiques  lors  de  la  procédure  d'asile,  son  arrivée  en 
Suisse  n'avait  pas  eu  lieu  au  mois  de  février  1998,  mais  remontait 
effectivement à l'année 1997.

E. 
Par décision du 14 octobre 2009,  l'ODM a prononcé, avec  l'assentiment 
de  l'autorité  cantonale  soleuroise  compétente,  l'annulation  de  la 
naturalisation facilitée accordée à X._______.

Dans la motivation de sa décision, l'Office fédéral a retenu en résumé que 
le mariage de l'intéressé n'était pas constitutif, tant lors de la signature de 
la  déclaration  de  vie  commune  qu'au  moment  du  prononcé  de  la 
naturalisation,  d'une  communauté  conjugale  effective  et  stable  telle 
qu'exigée  par  la  loi  et  définie  par  la  jurisprudence.  Cette  autorité  a 
souligné en particulier  l'enchaînement rapide et  logique des événements 
intervenu  entre  la  célébration  de  ce  mariage  avec  une  ressortissante 
suisse  et  le  jugement  de  divorce  prononcé  une  année  à  peine  après 
l'octroi  de  la  naturalisation  facilitée.  L'ODM  a  en  outre  relevé  que 
l'intéressé  n'avait  fourni  aucun  élément  de  nature  à  renverser  la 
présomption  de  fait  selon  laquelle  la  naturalisation  avait  été  obtenue 
frauduleusement.  L'autorité  précitée  a  plus  particulièrement  souligné  le 
fait  que  l'intéressé  n'avait  point  contesté  les  déclarations  de  son  ex­
épouse desquelles  il ressortait notamment que les problèmes conjugaux 
ayant conduit à leur divorce étaient préexistants au dépôt de la demande 
de  naturalisation  et,  donc,  à  la  signature  de  la  déclaration  de  vie 
commune. Compte tenu de ces circonstances, l'ODM a considéré que la 
naturalisation  facilitée  avait  été  obtenue  par  l'intéressé  sur  la  base  de 
déclarations mensongères, voire d'une dissimulation de faits essentiels.

F. 
Agissant  par  l'intermédiaire  de  son  conseil,  X._______  a  recouru,  par 
acte  du  16  novembre  2009,  contre  la  décision  précitée  de  l'ODM,  en 

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concluant  à  l'annulation  de  la  décision  querellée.  A  l'appui  de  son 
recours,  l'intéressé  a  soutenu  qu'il  avait  partagé  avec  son  ex­épouse 
plusieurs  années de  vie  conjugale  stables et  heureuses. Aussi  n'avait­il 
pas menti  lorsqu'il  avait  indiqué,  en  signant,  au  cours  de  l'été  2005,  la 
déclaration  de  vie  commune,  qu'il  formait  avec  la  prénommée  une 
communauté conjugale stable. Le recourant a d'autre part allégué que la 
décision de séparation et, conséquemment, l'introduction d'une procédure 
de  divorce  revenaient  à  son  ex­épouse,  rendue  irascible,  près  d'une 
année  après  la  signature  de  la  déclaration  de  vie  commune,  par  ses 
problèmes de santé. X._______ a en outre  invoqué  le  fait qu'il  vivait en 
Suisse depuis  plus de douze ans et  qu'il  y  était  bien  intégré. Dans  ces 
circonstances,  l'annulation  de  sa  naturalisation  facilitée  n'aurait  pas  de 
sens, dès lors qu'il pourrait, sans difficulté, bénéficier d'une naturalisation 
ordinaire.  Le  recourant  a  également  fait  valoir  que  la  différence  d'âge 
existant entre lui et son ex­épouse n'était pas de nature à démontrer qu'il 
avait  menti  en  signant  la  déclaration  de  vie  commune.  Au  surplus, 
l'intéressé a joint à son recours notamment un certificat médical établi  le 
27  octobre  2009  par  un  médecin  généraliste,  lequel  attestait  que  l'ex­
épouse  de  ce  dernier  avait  subi  régulièrement  des  contrôles  durant  la 
période comprise entre le 12 mars et le 31 août 2006.

G. 
Appelé à se prononcer sur le recours, l'ODM en a proposé le rejet, dans 
son préavis du 5 mars 2010. L'autorité intimée a en particulier relevé que 
les  indications  contenues  dans  le  certificat médical  produit  à  l'appui  du 
recours  ne  révélaient  point  l'existence  d'un  événement   extraordinaire 
dont  la survenance serait postérieure à  la signature de la déclaration de 
vie  commune  et  qui  aurait  été  susceptible  d'entraîner  une  rapide 
déliquescence du lien conjugal.

H. 
Par courrier daté du 22 mars 2010, Y._______ a réaffirmé à l'attention du 
Tribunal  administratif  fédéral  (ci­après:  le  Tribunal)  qu'elle  avait  elle­
même pris la décision d'engager une procédure de divorce, alors que son 
état  de  santé  exerçait  sur  elle  une  influence  morale  et  psychique.  La 
prénommée a par ailleurs  indiqué qu'elle continuait à entretenir de bons 
contacts avec le recourant.

I. 
Dans  ses  observations  du  9  avril  2010,  X._______,  qui  a  joint  à  ces 
dernières un exemplaire de la lettre rédigée le 22 mars 2010 par son ex­

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épouse à  l'attention du Tribunal, a  indiqué qu'il  renonçait à déposer une 
réplique.

J. 
Invité par l'autorité  judiciaire précitée à lui faire faire connaître l'évolution 
de sa situation familiale, le recourant a transmis à cette autorité, par envoi 
du 11 août 2011,  la copie d'un certificat de famille établi  le 5 août 2011, 
duquel  il  ressortait que l'intéressé avait contracté mariage,  le 18 octobre 
2007,  devant  l'état  civil  cypriote,  avec  une  compatriote,  née  le  2  mai 
1979, et qu'un enfant, C._______, était issu de leur union le 9 juin 2009.

Droit :

1. 

1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin 
2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal, 
en  vertu  de  l'art.  31  LTAF,  connaît  des  recours  contre  les  décisions  au 
sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. 
En  particulier,  les  recours  contre  les  décisions  de  l'ODM  en  matière 
d'annulation de la naturalisation facilitée peuvent être déférés au Tribunal 
qui  statue  comme  autorité  précédant  le  Tribunal  fédéral  (cf.  art.  1
al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. b a contrario de la  loi du 17 juin 
2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]).

1.2. A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 
Tribunal est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF).

1.3. X._______ a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans 
la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. art. 
50 et art. 52 PA).

2. 
Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 
y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 
décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme 
autorité de recours (cf. art. 49 PA). A teneur de l'art. 62 al. 4 PA, l'autorité 
de  recours  n'est  pas  liée  par  les  motifs  invoqués  à  l'appui  du  recours. 
Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le  pourvoi  pour  d'autres  motifs  que 
ceux  invoqués. Dans son arrêt, elle prend en considération  l'état de  fait 
régnant au moment où elle statue (cf. ATAF 2011/1 consid. 2).

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3. 

3.1.  En  vertu  de  l'art.  27  al.  1  LN,  un  étranger  peut,  ensuite  de  son 
mariage  avec  un  ressortissant  suisse,  former  une  demande  de 
naturalisation facilitée s'il a résidé en Suisse pendant cinq ans en tout (let. 
a),  s'il  y  réside  depuis  une  année  (let.  b)  et  s'il  vit  depuis  trois  ans  en 
communauté conjugale avec un ressortissant suisse (let. c).

3.2. La notion de communauté conjugale dont  il est question dans  la  loi 
sur  la  nationalité,  en  particulier  à  l'art.  27  al.  1  let.  c  et  l'art.  28  al.  1
let. a LN, présuppose non seulement l'existence formelle d'un mariage ­ à 
savoir  d'une  union  conjugale  au  sens  de  l'art.  159  al.  1  du  Code  civil 
suisse du 10 décembre 1907 (CC, RS 210) ­, mais implique, de surcroît, 
une  communauté  de  fait  entre  les  époux,  respectivement  une 
communauté de vie effective, fondée sur la volonté réciproque des époux 
de maintenir  cette  union  (cf.  ATF  135  II  161  consid.  2  et  jurisprudence 
citée).

Une communauté conjugale au sens de l'art. 27 al. 1 let. c et de l'art. 28 
al.  1  let.  a  LN  suppose  donc  l'existence,  au moment  de  la  décision  de 
naturalisation facilitée, d'une volonté matrimoniale intacte et orientée vers 
l'avenir ("ein auf die Zukunft gerichteter Ehewille"), autrement dit la ferme 
intention des époux de poursuivre  la communauté conjugale au­delà de 
la décision de naturalisation facilitée. Une séparation survenue peu après 
l'octroi  de  la  naturalisation  constitue  un  indice  de  l'absence  de  cette 
volonté  lors  de  l'obtention  de  la  citoyenneté  suisse  (ATF  135  précité, 
ibidem).

3.3.  La  communauté  conjugale  telle  que  définie  ci­dessus  doit  non 
seulement  exister  au  moment  du  dépôt  de  la  demande,  mais  doit 
subsister pendant toute la procédure jusqu'au prononcé de la décision sur 
la requête de naturalisation facilitée (cf. ATF 135 précité, ibid.).

Il sied de relever que le législateur fédéral,  lorsqu'il a créé l'institution de 
la naturalisation facilitée en faveur du conjoint étranger d'un ressortissant 
suisse,  avait  en  vue  la  conception  du mariage  telle  que  définie  par  les 
dispositions  du  Code  civil  sur  le  droit  du  mariage,  à  savoir  une  union 
contractée par amour en vue de la constitution d'une communauté de vie 
étroite  (de  toit,  de  table  et  de  lit)  au  sein  de  laquelle  les  conjoints  sont 
prêts à s'assurer mutuellement fidélité et assistance, et qui est envisagée 
comme durable, à savoir comme une communauté de destins, voire dans 
la perspective de la création d'une famille (cf. art. 159 al. 2 et al. 3 CC; cf. 

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sur  cette  question  les  ATF  124  III  52  consid.  2a/aa  et  118  II  235
consid. 3b).

Malgré  l'évolution  des mœurs  et  des mentalités,  seule  cette  conception 
du mariage,  communément  admise  et  jugée  digne  de  protection  par  le 
législateur fédéral, est susceptible de justifier ­ aux conditions prévues à 
l'art.  27  et  l'art.  28  LN  ­  l'octroi  de  la  naturalisation  facilitée  au  conjoint 
étranger  d'un  ressortissant  helvétique.  En  facilitant  la  naturalisation  du 
conjoint étranger d'un ressortissant suisse, le législateur fédéral entendait 
favoriser  l'unité de  la nationalité dans  la perspective d'une vie commune 
se  prolongeant  au­delà  de  la  décision  de  naturalisation  (cf.  ATF  135 
précité, ibid.). L'institution de la naturalisation facilitée repose en effet sur 
l'idée  que  le  conjoint  étranger  d'un  citoyen  helvétique  (à  la  condition 
naturellement  qu'il  forme  avec  ce  dernier  une  communauté  conjugale 
solide  telle  que  définie  ci­dessus)  s'accoutumera  plus  rapidement  au 
mode  de  vie  et  aux  usages  suisses  qu'un  étranger  n'ayant  pas  un 
conjoint  suisse,  qui  demeure,  lui,  soumis  aux  dispositions  régissant  la 
naturalisation  ordinaire  (cf.  Message  du  Conseil  fédéral  relatif  à  la 
modification de la loi sur la nationalité du 26 août 1987, in Feuille fédérale 
[FF] 1987  III 300ss, ad art. 26 et 27 du projet; voir aussi  les ATF 130  II 
482 consid. 2 et 128 II 97 consid. 3a).

4. 

4.1. Avec l'assentiment de l'autorité du canton d'origine, l'ODM peut, dans 
le  délai  prévu  par  la  loi,  annuler  la  naturalisation  obtenue  par  des 
déclarations mensongères  ou  par  la  dissimulation  de  faits  essentiels  et 
qui n'aurait pas été accordée si ces faits avaient été connus (art. 41 LN; 
cf.  également Message  du Conseil  fédéral  relatif  à  un  projet  de  loi  sur 
l'acquisition et la perte de la nationalité suisse du 9 août 1951 [FF 1951 II 
700/701, ad art. 39 du projet]).

L'annulation  de  la  naturalisation  présuppose  donc  que  celle­ci  ait  été 
obtenue  frauduleusement,  c'est­à­dire  par  un  comportement  déloyal  et 
trompeur. A cet égard, il n'est pas nécessaire qu'il y ait eu fraude au sens 
du droit pénal. Il faut néanmoins que l'intéressé ait consciemment donné 
de  fausses  indications  à  l'autorité,  respectivement  qu'il  ait  laissé 
faussement croire à l'autorité qu'il se trouvait dans la situation prévue par
l'art.  27 al.  1  let.  c  LN,  violant  ainsi  le  devoir  d'information  auquel  il  est 
appelé à se conformer en vertu de cette disposition (cf. ATF 135 précité, 
ibid., et jurisprudence citée; voir également les arrêts du Tribunal fédéral 
1C_158/2011 du 26 août 2011 consid. 4.2.1 et 1C_167/2011 du 14  juin 

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2011  consid.  3.1.1).  Tel  est  notamment  le  cas  si  le  requérant  déclare 
vivre en communauté stable avec son conjoint alors qu'il envisage de se 
séparer une  fois obtenue  la naturalisation  facilitée; peu  importe que son 
mariage se soit ou non déroulé jusqu'ici de manière harmonieuse (cf. les 
arrêts  du  Tribunal  fédéral  1C_158/2011  précité,  ibid.,  et  1C_167/2011 
précité, ibid., ainsi que la jurisprudence citée).

4.2.  La  nature  potestative  de  l'art.  41  al.  1  LN  confère  une  certaine 
latitude à l'autorité. Dans l'exercice de cette liberté, celle­ci doit s'abstenir 
de tout abus; commet un abus de son pouvoir d'appréciation l'autorité qui 
se  fonde  sur  des  critères  inappropriés,  ne  tient  pas  compte  de 
circonstances pertinentes ou rend une décision arbitraire, contraire au but 
de la loi ou au principe de la proportionnalité (cf. notamment ATF 130 III 
176
consid. 1.2 et 129  III  400 consid. 3.1;  voir également  l'arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_158/2011 précité, ibid., et la jurisprudence mentionnée).

4.2.1. La procédure administrative fédérale est régie par le principe de la 
libre appréciation des preuves  (art. 40 de  la  loi  fédérale du 4 décembre 
1947 de procédure civile fédérale [PCF, RS 273], applicable par renvoi de 
l'art.  19 PA). Ce principe vaut également devant  le TAF  (art.  37 LTAF). 
L'appréciation  des  preuves  est  libre  dans  ce  sens  qu'elle  n'obéit  pas  à 
des  règles  de  preuve  légales  prescrivant  à  quelles  conditions  l'autorité 
devrait  admettre  que  la  preuve  a  abouti  et  quelle  valeur  probante  elle 
devrait  reconnaître aux différents moyens de preuve  les uns par rapport 
aux  autres.  Lorsque  la  décision  intervient  ­  comme  en  l'espèce  ­  au 
détriment  de  l'administré,  l'administration  supporte  le  fardeau  de  la 
preuve.  Si  elle  envisage  d'annuler  la  naturalisation  facilitée,  elle  doit 
rechercher si  le conjoint naturalisé a menti  lorsqu'il a déclaré former une 
union stable avec son époux suisse; comme il s'agit­là d'un fait psychique 
en relation avec des  faits  relevant de  la sphère  intime, qui sont souvent 
inconnus de l'administration et difficiles à prouver, il apparaît légitime que 
l'autorité s'appuie sur une présomption. Partant, si l'enchaînement rapide 
des événements fonde  la présomption de fait que  la naturalisation a été 
obtenue frauduleusement,  il  incombe alors à  l'administré, en raison, non 
seulement de son devoir de collaborer à l'établissement des faits (art. 13
al.  1  PA;  cf.  à  ce  sujet  notamment  ATF  135  précité,  consid.  3),  mais 
encore  de  son  propre  intérêt,  de  renverser  cette  présomption  (cf.  ATF 
135 précité, ibid.).

4.2.2. S'agissant  d'une présomption de  fait,  qui  ressortit  à  l'appréciation 
des preuves et ne modifie pas le fardeau de la preuve (ATF 135 précité, 

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ibid., et les réf. citées), l'administré n'a pas besoin, pour la renverser, de 
rapporter  la  preuve  contraire  du  fait  présumé,  à  savoir  faire  acquérir  à 
l'autorité  la  certitude  qu'il  n'a  pas  menti;  il  suffit  qu'il  parvienne  à  faire 
admettre  l'existence  d'une  possibilité  raisonnable  qu'il  n'a  pas menti  en 
déclarant  former  une  communauté  stable  avec  son  conjoint.  Il  peut  le 
faire  en  rendant  vraisemblable,  soit  la  survenance  d'un  événement 
extraordinaire  susceptible  d'expliquer  une  détérioration  rapide  du  lien 
conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité de ses problèmes de 
couple au moment de la signature de la déclaration commune (ATF 135 
précité,  ibid.; voir également  les arrêts du Tribunal  fédéral 1C_158/2011 
précité,  ibid.,  et  1C_167/2011  précité,  consid.  3.1.2,  ainsi  que  les  réf. 
citées).

5. 
A  titre  préliminaire,  le Tribunal  constate que  les  conditions  formelles  de 
l'annulation de  la naturalisation  facilitée prévues par  la  loi sont  réalisées 
dans le cas particulier. En effet,  la naturalisation facilitée accordée le 29 
septembre 2005 au recourant a été annulée par l'autorité inférieure, avec 
l'assentiment  de  l'autorité  compétente  du  canton  d'origine  (Soleure),  en 
date  du  14  octobre  2009,  soit  avant  l'échéance  du  délai  péremptoire 
prévu à l'art. 41 LN, dans sa version en vigueur au moment du prononcé 
de  la  décision  querellée,  qui  est  applicable  en  l'espèce  (cf.  arrêt  du 
Tribunal fédéral 1C_535/2010 du 13 janvier 2011 consid. 2.2).

6. 
Il reste dès lors à examiner si  les circonstances d'espèce répondent aux 
conditions  matérielles  de  l'annulation  de  la  naturalisation  facilitée 
résultant  du  texte  de  la  loi,  de  la  volonté  du  législateur  et  de  la 
jurisprudence développée en la matière.

6.1.  Dans  la  motivation  de  la  décision  querellée,  l'autorité  inférieure  a 
retenu  que  l'enchaînement  logique  et  rapide  des  événements  fondait  la 
présomption de fait que X._______ avait obtenu la naturalisation facilitée 
sur  la  base  de  déclarations mensongères,  voire  d'une  dissimulation  de 
faits essentiels, et que l'intéressé n'avait apporté aucun élément probant 
permettant de renverser cette présomption.

L'examen  des  faits  pertinents  de  la  cause,  ainsi  que  leur  déroulement 
chronologique relativement rapide, amènent le Tribunal à une conclusion 
identique.

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6.2. 

6.2.1. Ainsi, il ressort des informations recueillies par l'ODM dans le cadre 
de la procédure d'annulation que le recourant, qui a indiqué aux autorités 
compétentes en matière d'asile être arrivé en Suisse  le 23  février 1998, 
puis  admis,  dans  le  cadre  de  la  procédure  d'annulation  de  sa 
naturalisation facilitée, résider clandestinement en ce pays depuis l'année 
1997, a sollicité de ces dernières, le 24 février 1998, l'octroi du statut de 
réfugié. L'intéressé a épousé,  le 18 mai 1998, une ressortissante suisse 
divorcée et de 17 ans son aînée. Ayant obtenu une autorisation de séjour 
liée à son statut d'époux d'une citoyenne helvétique, X._______ a déposé 
une demande de naturalisation facilitée le 25 février 2003 et a signé avec 
son épouse,  le 13  juillet 2005, une déclaration commune attestant de  la 
stabilité  de  leur  union.  La  naturalisation  facilitée  a  été  accordée  au 
recourant par l'ODM le 29 septembre 2005. L'intéressé et son épouse se 
sont toutefois séparés six mois plus tard déjà, soit au mois de mars 2006 
(cf.  les  indications  qui  figurent  en  ce  sens notamment  dans  les  procès­
verbaux d'audition de chacun des conjoints établis le 28 mars 2007 dans 
le  cadre  de  la  procédure  de  divorce).  En  l'absence  de  toutes mesures 
protectrices de l'union conjugale,  les prénommés ont formé, le 3 octobre 
2006, une demande de divorce sur  requête  commune signée  le 23  juin 
2006.  Par  jugement  du  12  juin  2007,  le  Président  du  Tribunal 
d'arrondissement  II  de  Bienne­Nidau  a  prononcé  la  dissolution,  par  le 
divorce, de  leur mariage. Le recourant s'est remarié devant  les autorités 
d'état civil de Chypre,  le 18 octobre 2007, avec une compatriote, qui est 
vingt­huit  ans  plus  jeune  que  son  ex­épouse  suisse  et  dont  il  a  eu  un 
enfant le 9 juin 2009.

Ces  éléments  et  leur  enchaînement  chronologique  relativement  rapide 
sont  de  nature  à  fonder  la  présomption  de  fait  que,  conformément  à  la 
jurisprudence  (cf.  en  ce  sens  notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral 
1C_167/2011  précité,  consid.  3.2,  et  1C_40/2011  du  28  mars  2011 
consid. 3.2), la stabilité requise du mariage n'existait déjà plus au moment 
de la signature de la déclaration de vie commune, à tout le moins lors du 
prononcé  de  la  naturalisation,  et  cela  quand  bien  même  les  époux  ne 
vivaient pas encore séparés à ce moment­là.

Il  est  conforme  à  la  jurisprudence  en  la  matière  d'admettre  une 
présomption  de  fait  selon  laquelle  la  communauté  conjugale  n'était  pas 

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stable  lors  de  l'octroi  de  la  naturalisation  si  la  séparation  des  époux 
intervient,  comme  en  l'espèce,  quelques  mois  plus  tard  (cf.  ATF  135 
précité,
consid.  4.3,  et  130  II  482  consid.  3.3;  voir  également  les  arrêts  du 
Tribunal  fédéral 1C_167/2011 précité, consid. 3.2, et 1C_517/2010 du 7 
mars  2011  consid.  3.3,  ainsi  que  la  jurisprudence  citée).  L'expérience 
générale de  la vie enseigne en effet qu'un ménage uni depuis plusieurs 
années ne se brise pas en une période aussi brève, soit en un  laps de 
temps tel que celui qui, en  l'espèce, s'est écoulé entre  la déclaration de 
vie  commune  (juillet  2005),  l'octroi  de  la  naturalisation  facilitée 
(septembre 2005), la séparation du couple (mars 2006) et le jugement de 
divorce (juin 2007), sans qu'un événement extraordinaire en soit la cause 
et sans que les conjoints en aient eu le pressentiment, et cela même en 
l'absence d'enfant,  de  fortune  ou de dépendance  financière  de  l'un  des 
époux  par  rapport  à  l'autre  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral 
1C_228/2009 du 31 août 2009 consid. 3 et 5A.11/2006 du 27  juin 2006 
consid. 4.3).

6.2.2. La présomption de  fait  fondée sur  la  chronologie particulièrement 
rapide des événements est corroborée au demeurant par plusieurs autres 
indices.

Il  s'avère que  le mariage contracté par  le  recourant et Y._______  le 18 
mai 1998 est  intervenu alors que l'intéressé, après avoir vécu en Suisse 
pendant  plusieurs  mois  dans  la  clandestinité,  y  résidait  en  qualité  de 
requérant d'asile et que sa situation en ce pays sur le plan des conditions 
de séjour paraissait ainsi pour le moins précaire. L'influence exercée par 
le rejet d'une demande d'asile sur la décision des conjoints de se marier 
ne préjuge pas en soi de  la  volonté que  les époux ont ou n'ont  pas de 
fonder  une  communauté  conjugale  effective  et  ne  peut  constituer  un 
indice  de mariage  fictif  que  si  elle  est  accompagnée  d'autres  éléments 
troublants (cf. notamment arrêts du Tribunal  fédéral 1C_493/2010 du 28 
février 2011 consid. 5 et 5A.11/2006 du 27 juin 2006 consid. 3.1), ce qui 
est précisément le cas en l'espèce comme il sera exposé ci­après.

Il  est  symptomatique  en  effet  de  constater  que  l'ex­épouse  suisse  de 
X._______, invitée lors de son audition du 8 avril 2009 à préciser la date 
et le lieu exacts de sa rencontre avec l'intéressé, n'a été tout au plus en 
mesure  d'indiquer  (cf.  réponses  données  aux  questions  nos  1  et  3  du 
procès­verbal  d'audition)  que  dite  rencontre  avait  eu  lieu  au  cours  de 
l'année 2007 dans la région ("in der Gegend").

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A  cela  s'ajoute  que  les  déclarations  formulées  par  les  ex­époux  à 
l'attention de l'autorité inférieure recèlent des divergences tant entre elles 
que  par  rapport  à  la  réalité  des  faits,  ce  qui  permet  de  douter  que  le 
recourant  ait  réellement  voulu  constituer  une  véritable  communauté 
conjugale.  Ainsi  convient­il  d'observer  que  l'intéressé  a  constamment 
soutenu qu'il avait partagé avec son ex­épouse suisse une vie conjugale 
stable  et  heureuse  durant  les  années  qui  avaient  précédé  sa 
naturalisation,  sans  faire état d'une éventuelle mésentente qui aurait pu 
surgir  antérieurement  au  sein  du  couple  (cf.  lettre  du  26  mars  2009 
adressée à l'ODM et p. 3 du mémoire de recours du 16 novembre 2009). 
Or,  il  ressort  des  déclarations  que Y._______  a  faites  au  cours  de  son 
audition du 8 avril 2009 que la vie conjugale s'était déroulée normalement 
jusqu'en 2001, date à  laquelle des problèmes étaient apparus dans ses 
relations avec son époux en  raison des effets  induits par ses ennuis de 
santé  (opération  subie  pour  une  tumeur  aux  intestins)  sur  sa  propre 
humeur, la prénommée s'étant refermée sur elle­même et devenant plus 
irritable  (cf.  réponses  aux  questions  nos  8  et  9  du  procès­verbal 
d'audition).  Y._______  a  en  outre  affirmé  tantôt  que  la  différence  d'âge 
entre  les  conjoints  avait  constitué  l'un  des  facteurs  qui  avait  conduit  le 
couple au divorce (cf. lettre envoyée le 16 mars 2009 à l'ODM), tantôt que 
cet élément n'avait pas joué de rôle dans leur désunion (cf. réponse à la 
question  no  22  du  procès­verbal  d'audition  du  8  avril  2009).  De  plus, 
contrairement  aux  assertions  de  l'un  et  de  l'autre  époux,  il  résulte  des 
actes  établis  dans  le  cadre  de  la  procédure  de  divorce  et  transmis  à 
l'ODM le 10 mars 2009 par le Tribunal d'arrondissement II de Nidau que 
la  procédure  civile  précitée  a  été  engagée  sur  requête  commune  des 
conjoints  qui  étaient  parvenus  à  un  accord  complet  sur  les  effets 
accessoires  du  divorce,  et,  non,  à  l'initiative  seule  de  Y._______.  Au 
demeurant, il importe peu pour l'issue de la cause que l'ex­épouse suisse 
ait  été  à  l'origine  de  la  procédure  de  séparation  ou  de  divorce  (cf. 
notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral  1C_201/2008  du  1er  juillet  2008 
consid. 3 et 5A.7/2003 du 25 août 2003 consid. 4.2.2).

D'autre part,  il ne ressort ni du dossier, ni des déclarations du recourant 
et de son ex­épouse suisse que ces derniers aient entrepris  la moindre 
démarche  concrète  en  vue  de  "sauver"  leur  couple,  à  la  suite  de  leurs 
difficultés  conjugales.  Ils  n'ont  en  particulier  ni  sollicité  une  aide 
professionnelle (thérapie de couple), ni même tenté d'une autre manière 
d'aplanir  leurs  divergences,  comme  on  aurait  pu  l'attendre  d'un  couple 
dont  le mariage avait duré plus de huit ans et était prétendument  fondé 
sur une volonté matrimoniale intacte et orientée vers l'avenir (cf. dans ce 
sens  notamment  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  1C_548/2009  du  24  février 

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2010  consid.  4.2  et  l'arrêt  du  Tribunal  C­5311/2008  du  18  mai  2010
consid. 6.3.1, ainsi que la jurisprudence citée).

Enfin,  comme  le  révèlent  les  pièces  versées  au  dossier,  l'intéressé  a, 
suite  au  prononcé du  jugement  de  divorce  rendu  le  12  juin  2007,  refait 
rapidement  sa  vie,  en  se  remariant,  le  18  octobre  2007,  avec  une 
compatriote,  vingt­huit  ans  plus  jeune  que  son  ex­épouse  suisse,  et  en 
ayant un enfant avec sa nouvelle compagne au mois de juin 2009 (cf, en 
ce sens, notamment les arrêts du Tribunal fédéral 1C_1/2010 du 23 mars 
2010 consid. 2.2 et 5A.11/2006 du 27 juin 2006 consid. 3.2).

6.2.3.  X._______  tente  de  renverser  cette  présomption  en  expliquant 
notamment  qu'il  avait  conclu  avec  son  ex­épouse  suisse  un  "mariage 
d'amour"  qui  avait  débouché  sur  plusieurs  années  de  vie  conjugale 
stables  et  heureuses  telles  qu'attestées  par  diverses  photographies 
jointes à son recours (cf. notamment art. 2 p. 3 du mémoire de recours). 
L'intéressé  perd  cependant  de  vue  que  le  sérieux  de  l'union  jusqu'à  la 
demande  de  naturalisation  n'est  pas  déterminant.  Ce  qui  importe,  c'est 
que le couple soit encore stable et tourné vers l'avenir au moment de la 
déclaration  commune  et  de  la  naturalisation.  L'exigence  d'une 
"communauté conjugale" au sens de  l'art. 27 al. 1  let. c LN présuppose 
en effet l'existence d'une véritable communauté de vie des conjoints, qui 
ne  peut  exister  qu'avec  une  volonté  commune  et  intacte  de  ceux­ci  de 
maintenir  une  union  conjugale  stable  (ATF  135  précité,  consid.  2;  128 
précité, ibid., et les arrêts mentionnés; voir également sur ce point l'arrêt 
du Tribunal fédéral 1C_399/2010 du 4 mars 2011 consid. 3.3).

S'il  est  vrai  qu'il  ne  saurait  être  question  d'imposer  aux  candidats  à  la 
naturalisation  facilitée  une  sorte  de  modèle  idéal  de  couple,  il  faut 
néanmoins  qu'ils  forment  une  communauté  conjugale  effective  et  que 
celle­ci  présente  un  minimum  de  stabilité  et  apparaisse  tournée  vers 
l'avenir.  Or,  sur  la  base  des  éléments  figurant  au  dossier,  l'autorité 
intimée pouvait considérer que  le couple du recourant ne présentait pas 
ces caractéristiques au moment de  la signature de  la déclaration du 13 
juillet 2005 et de l'octroi de la naturalisation le 29 septembre 2005. Ainsi 
qu'évoqué  plus  haut,  il  importe  notamment  de  relever  à  cet  égard  que, 
sans  nier  les  bons  moments  passés  avec  X._______,  son  ex­épouse 
suisse  a  déclaré  que  les  problèmes  avaient  surgi  avec  ce  dernier  au 
cours de l'année 2001, dans la mesure où, après son hospitalisation pour 
une  tumeur  aux  intestins  et  l'opération  subie  en  la  circonstance,  elle 
s'était alors refermée sur elle­même et était devenue facilement  irritable, 
refusant  même  de  se  laisser  approcher  par  l'intéressé.  Les  indications 

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complémentaires  données  par  Y._______  révèlent  en  outre 
qu'indépendamment  du  fait  que  les  conjoints  avaient  des  intérêts 
divergents, des  tensions et des disputes avaient encore émaillé ensuite 
leur  vie  conjugale  jusqu'à  miner  définitivement  le  couple.  Selon  les 
explications de  la prénommée, auxquelles  le  recourant a déclaré n'avoir 
rien  à  ajouter  (cf.  courrier  du  29  mai  2009  envoyé  par  ce  dernier  à 
l'ODM), aucun événement extraordinaire susceptible de briser leur union 
n'était survenu après la naturalisation de X._______ (cf. sur les points qui 
précèdent la lettre adressée par la prénommée le 16 mars 2009 à l'ODM 
et les réponses aux questions nos 5, 8, 9 et 21 du procès­verbal d'audition 
du 8 avril 2009). Comme l'a du reste  laissé entendre Y._______  lors de 
l'audition précitée, le Tribunal peut donc considérer comme vraisemblable 
que  la  dégradation  du  couple  a  été  plutôt  le  fruit  d'un  processus 
relativement  long  (cf.  réponses  aux  questions  nos  18  et  21  du  procès­
verbal d'audition du 8 avril 2009), qui était déjà entamé au moment de la 
signature de la déclaration précitée, ce qui pouvait difficilement échapper 
au recourant.

6.3. Par  ailleurs  et  surtout,  le  recourant  n'a  pas  rendu  vraisemblable  la 
survenance  d'un  événement  extraordinaire  de  nature  à  expliquer  une 
détérioration  rapide  du  lien  conjugal,  au  sens  indiqué  plus  haut  (cf.
ch. 4.2.2). L'intéressé n'avance en effet aucun élément qui permettrait de 
comprendre pourquoi la communauté conjugale formée avec son épouse 
suisse,  bien  que  prétendument  encore  intacte  en  septembre  2005 
(époque  à  laquelle  a  été  prononcée  la  naturalisation  de  ce  dernier),  ne 
l'était déjà plus six mois plus tard (cf. en ce sens arrêt du Tribunal fédéral 
5A.22/2006 du 13 juillet 2006 consid. 4.3).

Le recourant soutient certes que leur séparation était due à l'aggravation 
de  l'état  de  santé  de  son  ex­épouse  qui  serait,  pour  ce motif,  devenue 
irascible et aurait exprimé la volonté de se séparer de lui (cf. art. 2 p. 3 du 
mémoire  de  recours).  Or,  outre  le  fait  que  l'intéressé  n'a  souhaité 
apporter aucune modification aux déclarations tenues par Y._______ lors 
de  l'audition  dont  elle  a  fait  l'objet  le  8  avril  2009  et  dans  le  cadre  de 
laquelle  elle  a  indiqué  qu'aucun  événement  extraordinaire  n'avait 
précipité  la  désunion  du  couple,  la  péjoration  de  l'état  de  santé  de  la 
prénommée  n'est  pas  en  l'occurrence  de  nature  à  renverser  la 
présomption  selon  laquelle  la  communauté  de  vie  ne  revêtait  pas  la 
stabilité requise lors de la signature de la déclaration de vie commune. Le 
certificat médical établi le 29 octobre 2009 par un médecin généraliste et 
produit à  l'appui du  recours atteste  le  fait que  l'ex­épouse suisse a subi 
des contrôles réguliers durant la période courant du 12 mars 2006 au 31 

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août 2006. Ce document ne fournit toutefois aucune explication médicale 
propre à démontrer que  l'affection dont souffrait  la prénommée se serait 
péjorée de manière extrêmement rapide et intense entre la fin du mois de 
septembre 2005 (époque à laquelle l'intéressé a été naturalisé suisse) et 
le  mois  de  mars  2006  (date  de  la  séparation  des  conjoints)  au  point 
d'exercer  une  influence  sur  leur  vie  de  couple,  tous  deux  disant  former 
une  communauté  de  vie  conjugale  intacte  et  stable  à  peine  quelques 
mois auparavant.

Dans  ces  circonstances,  il  apparaît  que  le  recourant  n'a  pas  réussi  à 
rendre  vraisemblable  la  survenance  d'un  événement  extraordinaire 
susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, au 
sens  indiqué plus haut, et que  les éléments avancés ne permettent pas 
de  renverser  la  présomption  établie.  L'intéressé  ne  rend  pas  non  plus 
vraisemblable qu'au moment de la signature de la déclaration commune, 
il n'avait pas conscience du fait que la communauté conjugale n'était plus 
orientée vers l'avenir. Il en résulte que les conditions d'application de l'art. 
41  LN  sont  remplies  et  que  l'ODM  n'a  pas  abusé  de  son  pouvoir 
d'appréciation  en  prononçant  l'annulation  de  la  naturalisation  facilité 
octroyée à X._______.

7. 
Compte  tenu  des  considérations  développées  précédemment,  c'est  en 
vain  par  ailleurs  que  l'intéressé  se  prévaut  de  sa  bonne  intégration  en 
Suisse et de son respect de l'ordre juridique suisse, ces éléments n'étant 
en effet pas déterminants dans le cadre de la présente procédure. On ne 
voit  au  demeurant  point  en  quoi  de  tels  éléments  seraient  en  mesure 
d'établir  que  les  ex­époux  formaient  une  communauté  stable  lors  de  la 
signature  de  la  déclaration  commune  (cf.  notamment  arrêts  du Tribunal 
fédéral  1C_264/2011 précité,  consid.  3.3,  1C_292/2010 du 5 août  2010 
consid. 4.3.2 in fine et 1C_48/2010 du 15 avril 2010 consid. 3.5).

A cet égard, il convient en outre de rappeler qu'une décision d'annulation 
de  la  naturalisation  facilitée  ne  saurait  être  considérée  comme 
disproportionnée  du  seul  fait  que  le  ressortissant  étranger  aurait  la 
possibilité de solliciter  l'octroi de  la naturalisation ordinaire au  regard de 
son séjour prolongé en Suisse, le fait de totaliser les années de résidence 
requises ne lui conférant pas automatiquement un droit à la naturalisation 
ordinaire (cf. art. 14 et art. 15 LN [voir, en ce sens, notamment les arrêts 
du Tribunal fédéral 1C_292/2010 précité, consid. 5.2, et 1C_135/2009 du 
17 juillet 2009 consid. 5.5, ainsi que la jurisprudence citée]).

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Le  risque  que  le  recourant  devienne  apatride  ne  fait  pas  davantage 
obstacle  à  l'annulation  de  la  naturalisation  facilitée.  Si  celle­ci  a  été 
obtenue  frauduleusement,  l'intéressé  doit  en  effet  supporter  les 
conséquences qui  résultent pour  lui de  la perte de  la nationalité suisse. 
Admettre  qu'il  en  aille  autrement  reviendrait  à  conférer  aux  apatrides 
potentiels une protection absolue contre une éventuelle annulation de  la 
naturalisation  facilitée,  ce  qui  contreviendrait  au  principe  de  l'égalité  de 
traitement (cf. notamment arrêts du Tribunal  fédéral 1C_350/2009 du 16 
novembre 2009 consid. 3 et 1C_340/2008 du 18 novembre 2008 consid. 
3, ainsi que la jurisprudence citée).

8. 
Sauf  décision  expresse,  l'annulation  fait  également  perdre  la  nationalité 
suisse aux membres de la famille qui l'ont acquise en vertu de la décision 
annulée (cf. art. 41 al. 3 LN). Il en va ainsi de l'enfant C._______, issu de 
la  nouvelle  union  conjugale  du  recourant,  dont  la  naissance  est 
intervenue  le  9  juin  2009  (cf.  copie  du  certificat  de  famille  versé  au 
dossier par l'intéressé le 11 août 2011). A cet égard, le Tribunal observe 
que  ni  les  motifs  invoqués  dans  le  recours,  ni  les  pièces  figurant  au 
dossier ne  laissent apparaître d'élément qui  justifierait de s'écarter de  la 
norme prévue par la disposition mentionnée. En particulier, il n'a pas été 
invoqué  dans  le  cadre  de  la  procédure  de  recours  et  il  n'apparaît  pas 
davantage  au  vu  de  la  législation  libanaise  (cf.  décret  n°  15/S  du  19 
janvier  1925,  dans  sa  version  du  11  janvier  1960  in  ALEXANDER 
BERGMANN  /  MURAD  FERID  /  DIETER  HENRICH,  Internationales  Ehe­  und 
Kindschaftsrecht  mit  Staatsangehörigkeitsrecht,  Libanon,  p.  3),  que  cet 
enfant soit menacé d'apatridie, de sorte qu'il ne se justifie pas en l'espèce 
de s'écarter de la norme prévue par l'art. 41 al. 3 LN (cf. arrêt du Tribunal 
C­7581/2009 du 23 septembre 2010 consid. 7).

La décision est donc également conforme au droit sous cet angle.

9. 
Il  ressort  de  ce  qui  précède  que,  par  sa  décision  du  14  octobre  2009, 
l'ODM  n'a  ni  violé  le  droit  fédéral  ni  constaté  des  faits  pertinents  de 
manière  inexacte  ou  incomplète;  en  outre,  cette  décision  n'est  pas 
inopportune (art. 49 PA).

En conséquence, le recours est rejeté.

Vu  l'issue  de  la  cause,  il  y  a  lieu  de mettre  les  frais  de  procédure  à  la 
charge du recourant (cf. art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3 du 

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règlement du 21 février 2008 concernant  les frais, dépens et  indemnités 
fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]).

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce :

1. 
Le recours est rejeté.

2. 
Les frais de procédure, d'un montant de 700 francs sont mis à la charge 
du recourant. Ce montant est compensé par l'avance de frais versée le 7 
décembre 2009.

3. 
Le présent arrêt est adressé :

– au recourant, par l'entremise de son mandataire
(Acte judiciaire [annexes : 9 photos en retour])

– à l'autorité inférieure, dossiers K_______ et N _______ en retour
– en copie, à  l'Office de  l'état civil et des naturalisations du canton de 

Soleure, pour information
– en  copie,  à  l'Office  de  la  population  du  canton  de Genève  (Service 

Examens et Mesures), pour information.

Le président du collège : Le greffier :

Blaise Vuille Alain Surdez

Indication des voies de droit :

Le  présent  arrêt  peut  être  attaqué  devant  le  Tribunal  fédéral,  1000 
Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans les 
trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). Le mémoire doit 
être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs 
et les moyens de preuve, et être signé. L'arrêt attaqué et les moyens de 
preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 
de la partie recourante (voir art. 42 LTF).

Expédition :