# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5167e725-4e9b-5a7d-b167-c55222555ba5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-08-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 06.08.2009 A/2232/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2232-2009_2009-08-06.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/376/09 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 6 AOÛT 2009 

Cause A/2232/2009, plainte 17 LP formée le 26 juin 2009 par M. M______, élisant 
domicile en l'étude de Me Roger MOCK, avocat à Genève. 

 

Décision communiquée à : 

- M. M______ 

domicile élu : Etude de Me Roger MOCK, avocat 
Rue du Conseil-Général 18 

 1205 Genève  
 
 

- Helsana Versicherungen AG 

c/o Helsana Zentraler Betreibungsdienst  
Postfach 
8081 Zürich  
 
 

- Office des poursuites  

 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Dans le cadre d'une poursuite n° 08 xxxx68 X dirigée par Helsana Versicherungen 

AG contre M. M______, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a exécuté, en 

date du 23 janvier 2009, une saisie de gain en mains du prénommé à hauteur de 

670 fr. par mois. 

 Il ressort de la feuille de calcul établie par l'Office que M. M______ - chauffeur 

de taxi indépendant - a un revenu mensuel de 2'480 fr. et son épouse un salaire de 

3'245 fr. 45, et que leurs charges totalisent 4'173 fr. (entretien de base : 1'550 fr. ; 

loyer : 1'684 fr. ; assurance maladie du conjoint : 399 fr. ; frais de repas du 

conjoint : 220 fr. ; frais de transport du conjoint : 70 fr. ; frais médicaux du 

poursuivi : 250 fr.). 

 Par pli simple (courrier A) daté du 23 janvier 2009, l'Office a communiqué à M. 

M______ un avis concernant la saisie de gain susmentionnée. 

 Contre cet avis, le susnommé a porté plainte laquelle a été rejetée par décision de 

la Commission de céans du 26 mars 2009 (DCSO/152/2009). 

B. Le 5 juin 2009, l'Office a communiqué à M. M______ un procès-verbal de saisie, 

série n° 08 xxxx68 X, dans lequel, reprenant les chiffres mentionnés dans la 

feuille de calcul rappelée ci-dessus, il fixe le minimum vital du couple à 4'173 fr. 

et la quotité saisissable du revenu du poursuivi à 670 fr.  

C. Par acte posté le 26 juin 2009, M. M______ a porté plainte, assortie d'une 

demande d'effet suspensif, contre cet acte, qu'il déclare avoir reçu le 17 juin 2009, 

et conclut à son annulation. Il allègue que son revenu mensuel de 2'480 fr. - 

montant retenu par l'Office - est insaisissable, ses charges représentant 2'873 fr. 

(entretien de base : 1'000 fr. ; ½ du loyer de l'appartement conjugal dans l'attente 

de connaître le montant de son futur loyer : 842 fr. ; assurance maladie : 462 fr. ; 

frais de repas : 220 fr. ; frais médicaux : 250 fr.). M. M______ expose qu'il doit 

quitter le domicile conjugal "dans quelques jours" et qu'il n'y a donc pas lieu de 

tenir compte, dans le calcul de son minimum vital, des revenus et charges de son 

épouse. Il affirme, par ailleurs, que son revenu annuel net 2007, qui était de 

31'468 fr., soit 2'622 fr. 35 par mois, va se réduire pour les années 2008 et 2009 

car il souffre de diabète, ce qui l'oblige à réduire ses horaires de travail. M. 

M______ produit une requête commune en divorce déposée auprès du Tribunal de 

première instance le 18 mai 2009 et une convocation pour une audience de 

comparution personnelle des parties fixée au 13 octobre 2009. Il est indiqué au ch. 

5 de cette requête que : "Les époux M______ vont incessamment vivre 

séparément, Monsieur M______ devant quitter le domicile conjugal dès qu'il 

disposera d'un logement personnel".  

 

 - 3 - 

 Par ordonnance du 30 juin 2009, la Commission de céans a rejeté la demande 

d'effet suspensif. 

 Dans son rapport du 20 juillet 2009, l'Office relève qu'aucun élément nouveau ne 

lui a été annoncé depuis l'exécution de la saisie et conclut au rejet de la plainte. Il  

indique, par ailleurs, que, depuis janvier 2009, le poursuivi n'a effectué qu'un seul 

versement de 290 fr, en date du 10 juin 2009, en ses mains. 

 Invitée à présenter ses observations, Helsana Versicherungen AG n'a pas donné 

suite. 

C. La Commission de céans a également été saisie, le 3 juillet 2009, d'une plainte 

formée par Mme M______, épouse de M. M______, contre le procès-verbal de 

saisie, série n° 08 xxxx54 Z  (saisie exécutée le 23 janvier 2009). Cette plainte a 

été enregistrée sous cause A/2317/2009. 

 

E N   D R O I T  

1. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes dirigées 

contre des mesures prises par des organes de l’exécution forcée qui ne sont pas 

attaquables par la voie judiciaire ou des plaintes fondées sur un prétendu déni de 

justice ou retard injustifié (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; art. 56R 

al. 3 LOJ). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant 

a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

2.a. L'art. 93 al. 1 LP prévoit que les biens relativement saisissables, tels que les 

revenus du travail, ne peuvent être saisis que déduction faite de ce que le préposé 

estime indispensable au débiteur et à sa famille (minimum vital). Ces revenus 

peuvent être saisis pour un an au plus à compter de l'exécution de la saisie (art. 92 

al. 2 LP) ; si, durant ce délai, l'office a connaissance d'une modification 

déterminante pour le montant de la saisie, il adapte l'ampleur de la saisie aux 

nouvelles circonstances (art. 93 al. 3 LP).  

 Il n'appartient donc pas à l'autorité de surveillance d'examiner les faits nouveaux 

invoqués par les parties. Celles-ci doivent s'adresser en premier lieu à l'office, qui 

a l'obligation, au vu des pièces justificatives produites, d'en tenir compte. A titre 

exceptionnel, pour des raisons d'économie de procédure, dite autorité peut 

toutefois entrer en matière lorsque ces faits sont clairement établis et proches dans 

le temps de l'exécution de la saisie (ATF 108 III 10, JdT 1984 II 20 consid. 4; SJ 

2000 II 211 ; DCSO/511/2005 du 15 septembre 2005). 

 

 - 4 - 

2.b. En l'espèce, si le plaignant et son épouse ont déposé auprès du Tribunal de 

première instance une requête commune en divorce le 18 mai 2009 - quatre mois 

après l'exécution de la saisie -, il appert, et le précité ne le conteste pas, qu'ils 

vivent encore ensemble. 

 Par ailleurs, le plaignant se limite à alléguer que sa situation financière se serait 

détériorée sans toutefois en apporter la preuve. 

 La Commission de céans ne saurait donc entrer en matière sur la plainte qui sera 

déclarée irrecevable. 

 Il appartiendra au plaignant, le moment venu, d'informer l'Office, justificatifs à 

l'appui, des changements intervenus dans sa situation familiale et professionnelle. 

3.  Par décision de ce jour (DCSO/377/09), la Commission de céans a déclaré 

irrecevable la plainte formée par Mme M______ (cause A/2317/2009). 

 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 5 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

Déclare irrecevable la plainte formée par M. M______ contre le procès-verbal de saisie, 

série n° 08 xxxx54 Z. 

 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; Mme Florence CASTELLA et              
M. Didier BROSSET, juges assesseur(e)s.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

           Greffière :                         Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le