# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 98f5f551-a559-5537-b6ee-49b82b6098c1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 29.10.2025 P/13793/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-13793-2025_2025-10-29.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/13793/2025 ACPR/891/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mercredi 29 octobre 2025 

 

Entre 

A______, représenté par Me Yann LAM, avocat, MBLD Associés, rue Joseph-Girard 20, 

case postale 1611, 1227 Carouge, 

recourant, 

 

contre l’ordonnance de refus de qualité de partie plaignante et de non-entrée en matière rendue 
le 18 juillet 2025 par le Ministère public, 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B,  

1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

- 2/10 - 

P/13793/2025 

EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié le 31 juillet 2025, A______ recourt contre l'ordonnance du 
18 juillet 2025, notifiée le 21 suivant, par laquelle le Ministère public a refusé de lui 
reconnaître la qualité de partie plaignante et d’entrer en matière sur les faits dénoncés 
dans sa plainte. 

Le recourant conclut, sous suite de frais et dépens, à l’annulation de cette ordonnance 
et à l’ouverture d’une instruction pénale.  

b. Le recourant a versé les sûretés en CHF 1'200.- qui lui étaient réclamées par la 
Direction de la procédure.  

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. A______ a été employé en tant que Business Development Manager auprès de la 
société B______ SA, active notamment dans la gestion de fonds, du 1er novembre 2015 
au 31 mai 2024.  

À compter du 29 mars 2022, il a été en proie à une sévère dépression ainsi qu’à une 
addiction à l’alcool, qui ont entraîné son incapacité de travail à un taux variant de 
50% à 100% jusqu’au 30 novembre 2023, puis à un taux de 100% du 1er décembre 
2023 au 31 mai 2024.  

b.a. Le 16 juin 2025, A______ a déposé plainte pénale "contre inconnu", du chef 
d’abus de confiance (art. 138 ch. 1 al. 2 CP), voire toute autre disposition applicable.  

Il a exposé que son salaire s’élevait, contractuellement, à CHF 80'000.- bruts par an, 
répartis en treize mensualités, soit un salaire mensuel brut de CHF 6'153.84. Dès 2020, 
il avait toutefois commencé à percevoir des bonus, de sorte que son certificat de salaire 
pour les années 2020 et 2021 mentionnait une rémunération de CHF 180'000.- par an. 
En réalité, son salaire était plus élevé que cela, mais cela faisait partie du litige civil et 
n’était pas pertinent sur le plan pénal.  

Son employeur, soit B______ SA [dont les administrateurs étaient C______, 
D______, E______, F______ et G______, d’après le Registre du commerce] avait 
déclaré son incapacité de travail auprès de l’assureur perte de gain pour un salaire de 
CHF 180'000.- par an. Toutefois, à tout le moins jusqu’à la fin du mois de novembre 
2023, il s’était limité à payer son salaire contractuel ‒ sauf quelques rares mois où sa 
rémunération avait été un peu plus élevée ‒ en ne tenant pas compte des bonus et de 
son salaire réel. Entre le 1er décembre 2023 et 30 mars 2024, il avait reçu son salaire 
contractuel d’un montant de CHF 5'757.65 nets par mois. En parallèle, son employeur 

- 3/10 - 

P/13793/2025 

avait perçu des indemnités sur un salaire de CHF 180'000.- qu’il ne lui avait pas 
intégralement reversées.  

Après examen de son dossier du personnel, il avait en particulier constaté que, du 
1er décembre 2023 au 27 mars 2024 [date à laquelle ses indemnités journalières avaient 
été épuisées], son employeur avait encaissé pour son compte la somme de 
CHF 34'323.30, alors qu’il ne lui avait reversé que CHF 23'030.60 [soit CHF 5'757.65 
par mois], de sorte qu’il avait gardé la somme de CHF 11'292.70 à son détriment. Par 
ailleurs, il avait fait des retenues en matière d’assurance sociale alors que légalement, 
aucune déduction sociale ne devait être faite sur des indemnités journalières 
d’assurance (art. 6 al. 2 let. b RAVS). Il avait ainsi prélevé indument CHF 1'584.80 
(soit 4 x CHF 396.20).  

Son employeur avait agi de la sorte à tout le moins dès le début de l’année 2023, 
notamment au mois de janvier 2023 [où il avait conservé par devers lui CHF 5'295.35] 
et au mois de juin 2023 [où il avait encaissé sans droit CHF 3'599.65], étant relevé que 
le calcul du montant total détourné était plus complexe durant les périodes où il avait 
travaillé à 50%. Néanmoins, durant les mois où il avait travaillé à temps partiel, son 
salaire contractuel lui avait été payé, alors que son employeur avait touché des 
indemnités à 50% sur un montant assuré à CHF 180'000.-, étant précisé que le revenu 
de CHF 80'000.- brut mentionné sur son certificat de salaire pour les années 2022 et 
2023 ne correspondait pas à la réalité de ce qu’il devait percevoir. 

Or, en ne lui restituant pas intégralement les indemnités qu’il avait reçues pour son 
compte, alors qu’il disposait lui-même, en tant qu’employé, d’un droit direct envers 
l’assurance (art. 95a LCA), son employeur avait commis un abus de confiance, en 
agissant intentionnellement, à tout le moins par dol éventuel, et dans un dessein 
d’enrichissement illégitime. Un arrêt de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal 
vaudois avait d’ailleurs jugé un cas similaire en ce sens (arrêt 2023/312 du 18 juillet 
2023).  

b.b. À l’appui de sa plainte, A______ a notamment produit :  

- la déclaration de sinistre en matière d’assurance collective de perte de gain soumise 
le 28 octobre 2022 par B______ SA à [la compagnie d’assurances] H______, pour la 
"personne malade" A______, et faisant état d’un salaire annuel de CHF 180'000.- à 
temps plein;  

- un décompte de prestations établi par H______ à l’attention de B______ SA le 8 avril 
2024, dont il ressort que la "personne assuré[e]" est A______ et que des indemnités 
journalières ont été versées pour une incapacité de travail de 50 ou 100%, entre les 
28 avril 2022 et 27 mars 2024, pour un montant total de CHF 170'915.35.  

- 4/10 - 

P/13793/2025 

C. Dans sa décision querellée, le Ministère public a considéré que A______ n’était pas 
directement lésé par l’infraction dénoncée. En effet, le titulaire du bien juridique 
protégé par l’art. 138 ch. 1 al. 2 CP était H______, puisque c’était cette dernière qui 
avait confié les valeurs patrimoniales à B______ SA dans un but particulier qui 
n’aurait pas été respecté. Cela étant, A______ était toujours légitimé à agir directement 
contre H______ en paiement de ses indemnités, ses prétentions contre le preneur 
d’assurance (à savoir son ex-employeur) étant régies par leur rapport juridique interne.  

 Au surplus, au vu de l’ensemble des éléments figurant au dossier, le litige revêtait un 
caractère exclusivement civil, ce qui imposait la reddition d’une ordonnance de non-
entrée en matière.  

D. a. Dans son recours, A______ expose qu’il dispose d’un droit direct et propre aux 
indemnités sur la base de l’art. 95a LCA. À cet égard, il ressortait de la jurisprudence 
que seul le bénéficiaire de ce droit propre était titulaire de la prestation d’assurance. 
L’objectif de cette disposition était de protéger l’assuré contre des comportements du 
preneur d’assurance susceptibles de mettre en danger la prestation d’assurance. Le fait que 
le preneur d’assurance et l’assureur conviennent du versement des indemnités journalières 
à l’employeur n’y changeait rien, puisque le preneur d’assurance accomplissait une 
tâche administrative définie par le contrat d’assurance, impliquant qu’il lui appartenait 
de verser les cotisations d’assurance à la caisse ainsi que d’encaisser les indemnités 
journalières dues à l’assuré, et non pas à lui (ATAS/624/2023 du 24 août 2023 
consid. 14). Dès lors, il était bien le titulaire du bien juridique protégé.  

 Contrairement à ce que le Ministère public avait retenu, il n’était plus légitimé à agir 
contre l’assurance perte de gain, puisque cette dernière avait presté, en confiant des 
valeurs patrimoniales à l’employeur qui devait les lui remettre.   

 En gardant pour lui-même une partie des indemnités reçues, sans les lui restituer, alors 
qu’il était titulaire du droit, l’employeur avait lésé et touché ses droits, faisant de lui 
un lésé direct. À cet égard, il chiffrait désormais à CHF 12'412.45 la somme conservée 
à son détriment entre les 1er décembre 2023 et 27 mars 2024. Il renonçait à détailler la 
période antérieure, dans la mesure où le calcul était plus complexe au vu des variations 
de son incapacité de travail et qu’il ne pouvait être exclu que son employeur fût 
simplement en demeure de lui verser son salaire.  

 Le Tribunal cantonal vaudois avait, du reste, reconnu l’associé gérant d’une société 
coupable d’abus de confiance pour ne pas avoir rétrocédé à son employé, avec lequel 
il était lié par un contrat de travail, les indemnités journalières versées par l’assurance-
accidents en sa faveur et les avoir affectées à d’autres fins (Cour d’appel du Tribunal 
cantonal vaudois 2023/312 du 18 juillet 2023, différent de l’ATF 117 IV 256 où il 
n’existait pas de droit direct envers l’assurance).  

- 5/10 - 

P/13793/2025 

 Dès lors, à l’instar de ce dernier cas, il convenait d’en déduire que son employeur 
s’était rendu coupable d’abus de confiance et que le litige ne revêtait pas un caractère 
exclusivement civil.  

b. À réception des sûretés, la cause a été gardée à juger sans échange d'écritures, ni 
débats. 

EN DROIT : 

1. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures 
ni débats les recours manifestement irrecevables (art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP).  

Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent. 

2. 2.1. Le recours a été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 
396 al. 1 CPP) et concerne une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de 
céans (art. 393 al. 1 let. a CPP).  

2.2. La qualité de lésé et, donc, de partie plaignante a été déniée au recourant par 
l’autorité précédente.  

Dès lors qu'elle est déterminante pour juger de la recevabilité du recours  
(art. 382 al. 1 CPP), qui doit émaner d'une partie à la procédure (notamment, la partie 
plaignante : art. 104 al. 1 let. b CPP), il convient d'examiner cette question d’entrée de 
cause.  

 2.2.1. En vertu de l'art. 118 CPP, on entend par partie plaignante le lésé qui déclare 
expressément vouloir participer à la procédure comme demandeur au pénal ou au civil 
(al. 1). Une plainte pénale équivaut à une telle déclaration (al. 2). 

La notion de lésé est définie à l'art. 115 CPP. Il s'agit de toute personne dont les droits 
ont été touchés directement par une infraction. En règle générale, seul peut se prévaloir 
d'une atteinte directe le titulaire du bien juridique protégé par la disposition pénale qui 
a été enfreinte (ATF 143 IV 77 consid. 2.2; 141 IV 454 consid. 2.3.1).  

Pour être directement touché, le lésé doit subir une atteinte en rapport de causalité 
directe avec l'infraction poursuivie, ce qui exclut les dommages par ricochet  
(arrêts du Tribunal fédéral 7B_11/2023 du 27 septembre 2023 consid. 3.2.1; 
6B_191/2021 du 11 août 2021 consid. 3.1).  

2.2.2. Commet un abus de confiance au sens de l'art. 138 ch. 1 al. 2 CP, celui qui, sans 
droit, aura employé à son profit ou au profit d'un tiers, des valeurs patrimoniales qui 
lui avaient été confiées. 

- 6/10 - 

P/13793/2025 

L'alinéa 2 de l'art. 138 ch. 1 CP ne protège pas la propriété, mais le droit de celui qui 
a confié la valeur patrimoniale à ce que celle-ci soit utilisée dans le but qu'il a assigné 
et conformément aux instructions qu'il a données; est ainsi caractéristique de l'abus de 
confiance le comportement par lequel l'auteur démontre clairement sa volonté de ne 
pas respecter les droits de celui qui lui fait confiance (ATF 129 IV 257 consid. 2.2.1; 
121 IV 23 consid. 1c; arrêt du Tribunal fédéral 6B_717/2018 du 10 septembre 2018 
consid. 5.1; A. MACALUSO/ L. MOREILLON /N. QUELOZ (éds), Commentaire 
romand, Code pénal II, Art. 111-392 CP, 2ème éd., Bâle 2025, n. 3 et 33 ad art. 138). 

La notion de valeurs patrimoniales confiées est envisagée à l’aune de deux hypothèses 
lorsqu’il est question de transferts de somme d’argent. Soit les fonds sont confiés à 
l’auteur par celui qui les lui remet, soit les fonds sont confiés par celui pour lequel 
l’auteur les encaisse. Selon la jurisprudence, il ne sera question de valeurs 
patrimoniales confiées que si l’auteur agit comme auxiliaire du paiement ou de 
l’encaissement, en tant que représentant direct ou indirect, notamment comme 
employé d’une entreprise, organe d’une personne morale ou comme fiduciaire. En 
revanche, cette condition n’est pas remplie si l’auteur reçoit l’argent pour lui-même, à 
titre de contrepartie d’une prestation qu’il a fournie pour son propre compte, même s’il 
est tenu de verser ensuite une somme équivalente sur la base d’un rapport juridique 
distinct. L’inexécution de l’obligation de reverser une somme d’argent ne suffit pas à 
elle seule à constituer un abus de confiance (M. DUPUIS / L. MOREILLON / 
C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI (éds), Code pénal - Petit 
commentaire, 2ème éd., Bâle 2017, n. 32 ad art. 138 CP; A. MACALUSO/ 
L. MOREILLON /N. QUELOZ (éds), op. cit., n. 36 ad art. 138). 

2.3. L’art. 324a al. 1 à 3 du Code des obligations (CO) règle le droit du travailleur de 
percevoir son salaire, pendant un temps limité, lorsqu’il est empêché de fournir sa 
prestation, sans faute de sa part, pour une cause inhérente à sa personne, telle que la 
maladie, l’accident ou la grossesse (al. 1 et 3).  

L’art. 324a al. 4 CO permet de substituer, notamment par un accord écrit, une 
couverture d’assurance à l’obligation légale de payer le salaire, à condition toutefois 
que les travailleurs bénéficient de prestations au moins équivalentes.  

2.4. Aux termes de l’art. 95a de la loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA) – qui 
présente un caractère impératif en ce sens qu’il ne peut être modifié au détriment de 
l’ayant droit (art. 98 LCA) –, l’assurance collective contre les accidents ou la maladie 
donne au bénéficiaire, dès qu’un accident ou une maladie est survenu, un droit propre 
contre l’entreprise d’assurance.  

La volonté du législateur est ainsi de protéger l’assuré contre des comportements du 
preneur d’assurance susceptibles de mettre en danger la prestation d’assurance. Ce 
droit propre a pour conséquence que seul le bénéficiaire (assuré) est titulaire de la 
prestation d’assurance. La nature même du contrat d’assurance collective d’indemnité 

- 7/10 - 

P/13793/2025 

journalière présuppose que celle-ci soit acquittée entre les mains de l’assuré en faveur 
duquel il a été conclu, ledit paiement intervenant en lieu et place de l’obligation de 
l’employeur de verser le salaire. Ce contrat (ou, plus correctement, son mode 
d’exécution) peut être comparé à une stipulation pour autrui parfaite au sens de 
l’art. 112 al. 2 CO : le tiers dispose d’un droit de créance propre contre le promettant 
et peut agir en exécution dès que la créance est exigible, le débiteur ne pouvant par 
ailleurs se libérer qu’en faisant sa prestation au tiers. L’assuré ne devient toutefois pas 
partie au contrat et, partant, l’employeur (preneur d’assurance) est toujours le débiteur 
des primes d’assurance (ATF 141 III 112 consid. 4.3; ATAS/624/2023 du 24 août 2023 
consid. 14).  

2.5. Une non-entrée en matière s'impose lorsque le litige est de nature purement civile 
(art. 310 al. 1 let. a CPP; ATF 137 IV 285 consid. 2.3).  

3. En l’espèce, il est constant que B______ SA, en tant que preneur d'assurance, et 
H______, en qualité d'assureur, ont conclu un contrat collectif d'indemnités 
journalières selon la LCA et que, par cette convention, le recourant, en tant qu’employé 
de cette première société, était couvert pour le risque de perte de gain dû à la maladie, 
disposant à cet égard d’un droit propre contre l'assureur en vertu de l'art. 95a LCA.  

Le recourant soutient que, dans ces conditions, les indemnités journalières pour cause 
de maladie versées par H______ à B______ SA représentaient des valeurs 
patrimoniales confiées à son employeur pour les lui être reversées et que, dès lors que 
celles-ci ne lui ont pas été restituées en totalité, il aurait la qualité de lésé pour 
poursuivre ce dernier du chef d’abus de confiance.   

Cela étant, il convient de ne pas perdre de vue le fait que le risque de perte de gain en 
cas de maladie est en principe couvert pour l’employé par l’obligation faite à 
l’employeur de continuer à verser le salaire, telle qu’elle est définie dans le CO. Cette 
obligation a très souvent pour conséquence que l’employeur conclut une assurance 
d’indemnités journalières [fondée sur la LAmal ou sur la LCA], laquelle n’est toutefois 
pas obligatoire. Dans ce cadre, tel qu’exposé supra (consid. 2.4.), l’assuré ne devient 
pas partie au contrat d’assurance et l’employeur est le débiteur des primes. Il existe 
donc, dans cette configuration, deux contrats distincts, à savoir un contrat d’assurance 
entre l’employeur et l’assurance perte de gain, et un contrat de travail entre 
l’employeur et l’employé.  

Dans ces conditions, quand bien même il disposait d’un droit propre envers 
l’assurance, on ne saurait en déduire que cela revenait de la sorte pour le recourant, en 
sa qualité d’employé, à confier des valeurs patrimoniales – en la forme d’indemnités 
journalières – à son employeur, qui l’a assuré pour couvrir son propre risque d’avoir à 
continuer à verser son salaire en cas de maladie.  

- 8/10 - 

P/13793/2025 

En définitive, il apparaît que le titulaire du bien juridique protégé par l'art. 138 ch. 1 
al. 2 CP est H______, puisque ce n’est que cette dernière qui a concrètement confié 
des valeurs patrimoniales à B______ SA dans un but particulier, qui n'aurait pas été 
respecté.  

Il en découle que, à défaut de pouvoir être considéré comme étant le lésé direct de 
l'infraction dénoncée, le recourant n'a pas d'intérêt juridiquement protégé à l'annulation 
ou à la modification de l'ordonnance querellée et, partant, la qualité pour recourir  
(dans le même sens : ACPR/423/2012 du 4 octobre 2012).  

L’arrêt de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal vaudois du 18 juillet 2023 cité 
par le recourant est impropre à infirmer ce constat, se rapportant au demeurant à une 
problématique de droit des assurances sociales (LAA), distincte de celle ici concernée 
(LCA).  

En conséquence, le recours doit être déclaré irrecevable. 

Au vu des éléments du dossier, le litige s’avère, au surplus, exclusivement de nature 
civile.  

4. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 

5. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, arrêtés à CHF 1’200.- 
(art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, 
RTFMP ; E 4 10.03). 

6. Corrélativement, il n'y a pas lieu de lui octroyer une indemnité pour ses frais d'avocat 
(art. 433 al. 1 CPP a contrario).  

* * * * * 
  

- 9/10 - 

P/13793/2025 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Déclare le recours irrecevable. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 1'200.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant, soit pour lui son conseil, et au Ministère 
public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Mesdames Catherine GAVIN et 
Françoise SAILLEN AGAD, juges; Monsieur Sandro COLUNI, greffier. 

 

Le greffier : 

Sandro COLUNI 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par 

les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de 

ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse  

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

- 10/10 - 

P/13793/2025 

P/13793/2025 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)  

- décision sur recours (let. c) CHF 1'115.00 

Total  CHF   1'200.00