# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0d058ec3-3e5b-5bc5-bf53-476a0429be04
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2006-09-07
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 07.09.2006 BH.2006.23
**Docket/Reference:** BH.2006.23
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BH-2006-23_2006-09-07

## Full Text

Refus de mise en liberté (art. 52 al. 2 PPF);;Refus de mise en liberté (art. 52 al. 2 PPF);;Refus de mise en liberté (art. 52 al. 2 PPF);;Refus de mise en liberté (art. 52 al. 2 PPF)

Arrêt du 7 septembre 2006 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Emanuel Hochstrasser, 
président, Barbara Ott et Tito Ponti,  
La greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   
 
Parties 

  
A., actuellement détenu  
 
représenté par Me Stefan Disch, avocat, 
 

recourant 
 

 contre 
   

MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

partie adverse  
 

Autorité qui a rendu la 
décision attaquée 

 OFFICE DES JUGES D'INSTRUCTION FÉDÉRAUX,  

 
Objet  Refus de mise en liberté (art. 52 al. 2 PPF) 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BH.2006.23 
 
 
 

 

 

- 2 - 

 

 

 
Faits: 

A. A. a été arrêté le 2 août 2003 en Macédoine dans le cadre d’une enquête 
de police judiciaire ouverte le 28 octobre 2002 par le Ministère public de la 
Confédération (ci-après: MPC) pour infractions graves à la loi fédérale sur 
les stupéfiants (ci-après: LStup), participation à une organisation criminelle 
et blanchiment d’argent. Il a été extradé en Suisse le 29 octobre 2003. Il est 
depuis en détention préventive. 

Le 8 mars 2004, A. a requis sa mise en liberté provisoire. Sa demande a 
été refusée le 26 mars 2004 par le MPC. Saisi d’un recours contre cette 
décision, le Tribunal pénal fédéral l’a rejeté par un arrêt du 17 mai 2004 
(TPF BK_H 022/04), confirmé par le Tribunal fédéral (arrêt 1S.1/2004 du 9 
juillet 2004). 

Le 13 octobre 2004, A. a, à nouveau, sollicité sa mise en liberté. Le MPC a 
refusé cette requête le 21 octobre 2004. Le 10 décembre 2004, le Tribunal 
pénal fédéral a rejeté le recours dont il avait été saisi à ce sujet (TPF BK_H 
183/04).  

Le 11 mai 2005, A. a requis une nouvelle fois sa mise en liberté immédiate, 
ce que le MPC lui a refusé par une décision du 24 mai 2005, confirmée par 
le Tribunal pénal fédéral le 22 juin 2005 (TPF BH.2005.14). Par un arrêt du 
14 septembre 2005, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours in-
terjeté à ce sujet par l'inculpé, a annulé l'arrêt du Tribunal pénal fédéral, re-
jeté la demande de libération immédiate et transmis la cause au Juge d'ins-
truction fédéral (ci-après: JIF) comme objet de sa compétence (arrêt 
1S.25/2005). Le 6 octobre 2005, ce dernier a rejeté la demande de mise en 
liberté du 11 mai 2005, maintenant la détention pour risque de fuite et de 
collusion. Par acte du 17 octobre 2005, A. s'est plaint de cette ordonnance 
auprès de la Cour des plaintes qui a rejeté son recours par arrêt du 10 no-
vembre 2005 (TPF BH.2005.33), ce qui a été confirmé par le Tribunal fédé-
ral le 24 janvier 2006 (1S.51/2005).  

 

B. Entre-temps, le 15 septembre 2005, une instruction préparatoire a été ou-
verte à l'encontre de A., de son frère et de leur père pour présomption de 
participation à une organisation criminelle (260ter CP), blanchiment d'ar-
gent (305bis CP) et infraction grave à la LStup (art. 19 ch. 1 et 2). 

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C. Le 8 août 2006, A. a requis une nouvelle fois sa mise en liberté, ce que le 
JIF a rejeté par ordonnance du 15 août 2006, retenant le maintien de la dé-
tention en raison du risque de fuite. 

Par acte du 21 août 2006, A. se plaint de cette ordonnance. Il conclut à sa 
mise en liberté immédiate, le cas échéant assortie des sûretés jugées op-
portunes par l'autorité de céans. Il retient que sa détention provisoire dure 
depuis plus de trois ans, ce qui est totalement disproportionné, et invoque 
une violation du principe de célérité. 

Dans sa réponse du 28 août 2006, le JIF conclut au rejet du recours. Le 
MPC fait de même dans sa réponse du 29 août 2006. 

Invité à répliquer, le recourant persiste dans ses conclusions.  

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit.  
 
 
 
 
La Cour considère en droit: 

1.  
1.1 Les opérations et les omissions du juge d'instruction peuvent faire l’objet 

d’une plainte, respectivement d’un recours à la Cour des plaintes (art. 52. 
al. 2, 214 à 219 PPF, 28 al. 1 let. a LTPF). 

1.2 Le recours interjeté le 21 août 2006 contre l'ordonnance du 15 l'a été en 
temps utile par l'inculpé, directement touché par la décision attaquée. Le 
recours est recevable en la forme.  

 

2.  
2.1 Selon l’art. 44 PPF, la détention préventive présuppose l’existence de gra-

ves présomptions de culpabilité. Il faut en outre que la fuite de l’inculpé soit 
présumée imminente ou que des circonstances déterminées fassent pré-
sumer qu’il veut détruire les traces de l’infraction ou induire des témoins ou 
coïnculpés à faire de fausses déclarations ou compromettre de quelque au-
tre façon le résultat de l’instruction. La détention préventive doit ainsi ré-
pondre aux exigences de légalité, d’intérêt public et de proportionnalité qui 
découlent de la liberté personnelle (art. 10 al. 2, 31 al. 1 et 36 Cst) et de 
l’art. 5 CEDH (arrêts du Tribunal fédéral 1S.3/2004 et 1S.4/2004 du 13 août 
2004 consid. 3.1). 

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L’intensité des charges justifiant une détention n’est pas la même aux di-
vers stades de l’instruction pénale. Des soupçons encore peu précis peu-
vent être considérés comme suffisants dans les premiers temps de 
l’enquête, mais la perspective d’une condamnation doit paraître vraisem-
blable après l’accomplissement de tous les actes d’instruction envisagea-
bles (ATF 116 Ia 143, 146 consid. 3c; arrêts du Tribunal fédéral 1S.3/2004 
et 1S.4/2004 du 13 août 2004 ibidem).  

Dans les arrêts précédents rendus dans ce dossier tant par l'autorité de 
céans que par le Tribunal fédéral, il a été longuement précisé que les pré-
somptions retenues contre l'inculpé ne se fondaient pas sur de vagues 
soupçons mais sur des éléments concrets. Il n'y a pas lieu d'y revenir. Il 
convient en revanche de déterminer si, depuis le dernier arrêt rendu dans 
cette affaire (TPF BH.2005.33 précité confirmé par le Tribunal fédéral dans 
l'arrêt 1S.51/2005 susmentionné), des éléments nouveaux peuvent être re-
tenus et quelle est leur portée. 

2.2 Le prévenu a toujours nié être impliqué de quelque façon que ce soit dans 
une organisation s'adonnant au trafic de drogue, évoquant par ailleurs une 
condition plus que modeste ne lui permettant notamment pas de s’offrir un 
téléphone portable. Cependant, les éléments apportés au dossier à ce jour 
ne font que contredire ses allégations. Ils tendent au contraire à confirmer 
que le recourant jouait un rôle important dans le trafic de drogue mis en 
place depuis de nombreuses années et auquel participent plusieurs mem-
bres de sa famille. Il ressort notamment du rapport du police du 19 juillet 
2005 que l'organisation en question serait responsable à tout le moins de 
l'importation de quelques 170 kilos d'héroïne dans notre pays (act. 7 
p. 141). Plusieurs conversations téléphoniques mettent en évidence le fait 
que l'inculpé occupait avec son frère B. un poste clé dans la structure, 
brassant de grosses sommes d'argent et organisant les transports et livrai-
sons de la drogue dans différents pays, notamment la Turquie et l'Italie ou 
la Suisse. Ils démontrent en outre qu'en dépit de ses dénégations le préve-
nu disposait d'un certain nombre de téléphones et utilisait différents numé-
ros pour ses contacts (act. 7 p. 121ss). Sa voix a par ailleurs été reconnue 
sur les enregistrements de nombres de conversations téléphoniques par 
différents témoins, dont sa maîtresse ainsi que son ex-femme (act. 7 
p. 126). Divers documents saisis chez lui au Kosovo lors de perquisitions 
prouvent également que, contrairement à ce qu'il a toujours soutenu, il était 
propriétaire de véhicules de prix, de terrains et d'immeubles estimés à des 
valeurs sans commune mesure avec ses revenus avoués (act. 7 p. 127ss). 
Ces différents éléments ont été récemment confirmés, d'une part par les 
auditions du témoin "X 2006" (act. 4.1), et, d'autre part, par le rapport établi 
par fedpol le 15.08.2006 (act. 4.4) récapitulant les multiples possessions du 
clan C. au Kosovo. 

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2.3 Ainsi que cela a déjà été relevé à plusieurs reprises par la Cour de céans, 
l'ensemble de ces éléments constituent des indices suffisants de participa-
tion à une organisation criminelle. L'art. 260ter CP a été adopté en raison 
de la difficulté d'établir la participation d'un inculpé à un acte spécifique, et, 
en particulier, de déterminer à qui revient, au sein de l'organisation crimi-
nelle, la responsabilité pour une infraction particulière. La simple apparte-
nance à l'organisation permet en effet l'application de cette disposition sans 
qu'il soit nécessaire de prouver la participation à la commission des infrac-
tions qui sont imputées à cette dernière (arrêt du Tribunal fédéral 
1S.15/2004 du 14 janvier 2005 consid. 2.3.4; STRATENWERTH, Schweizeri-
sches Strafrecht, Besonderer Teil II: Straftaten gegen Gemeininteressen, 
5è éd., Berne 2000, p. 200 no 25; FORSTER, Kollektive Kriminalität. Das 
Strafrecht vor der Herausforderung durch das organisierte Verbrechen, 
Bâle, 1998, p. 23; ARZT, CP 260ter, p. 289 no 53-56, in: Niklaus Schmid, 
[ed], Kommentar Einziehung, organisiertes Verbrechen und Geldwäscherei, 
vol. 1, Zürich 1998). Comme l’a précisé le JIF, les présomptions qui pèsent 
sur l'inculpé sont donc graves et objectives; elles se sont de plus renfor-
cées au fil de l'instruction.  

 

3. Le JIF a retenu qu'au stade actuel de l'instruction, le risque de collusion est 
devenu relativement faible. Le MPC estime quant à lui que ce dernier de-
meure.  

L'instruction est bien avancée et devrait être terminée d'ici la fin de l'année. 
Il reste, certes, des commissions rogatoires à exécuter, mais la majeure 
partie des actes d'instruction a été accomplie. Il convient de relever, toute-
fois, que le témoin entendu dans le courant de cette année l'a été sous 
couvert d'anonymat parce qu’il a été menacé (act. 4.1, audition du témoin 
"X 2006" du 26.06.06 p. 10 lignes 6 à 8). Ainsi, si le risque de collusion, 
s'est affaibli, il n'en a pas pour autant complètement disparu (ATF 117 Ia 
257, 261 consid. 4b; OBERHOLZER, Grundzüge des Strafprozessrechts, 
Berne 2005, p. 435 no 991; KELLER, Untersuchungshaft im Kanton St. Gal-
len - vom alten zum neuen Strafprozessgesetz in PJA/8/2000, p. 938). Ain-
si que l’a retenu le JIF, ce risque ne saurait toutefois justifier à lui seul le 
maintien en détention.  

 

4. En ce qui concerne le risque de fuite, il est toujours aussi patent, ce d'au-
tant qu'en mai 2006, les autorités italiennes ont émis un mandat d'arrêt in-
ternational à l'encontre du recourant (act. 4.2 et 4.3). Ce dernier ne 

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conteste d'ailleurs pas l'existence de ce risque, mais retient qu'il pourrait y 
être pallié par le biais de mesures de substitution.   

La Cour de céans a déjà eu l'occasion de relever dans les arrêts précé-
dents dans cette affaire que la mesure proposée par le recourant n'offre 
aucune garantie. En l'espèce, ce dernier n'amène aucun élément nouveau 
permettant d'invalider cette constatation. L'autorité ne saurait en effet fixer 
une caution sans égard aux particularités du cas d'espèce (ATF 105 Ia 
186). L'importance de la garantie doit être appréciée au regard des res-
sources du prévenu, de ses liens avec des personnes pouvant lui servir de 
caution, et à la confiance qu'on peut avoir que la perspective de perdre le 
montant agira comme un frein suffisamment puissant pour écarter toute 
velléité de fuite (arrêt du Tribunal fédéral 1P.429/2002 du 23 septembre 
2002 consid. 2.2). Or, le rapport de fedpol du 15.08.2006 (act. 4.4) renforce 
au contraire les présomptions selon lesquelles les membres du clan C. ont 
amassé des biens d'une valeur considérable grâce au produit du trafic de 
drogue auquel ils sont suspectés de se livrer. Ainsi, rien qu'en centres 
commerciaux, le prévenu et ses proches sont soupçonnés d'avoir construit 
une fortune de quelque euros 3'600'000 (act. 4.4 p. 8). L'origine de l'argent 
qui pourrait servir à fournir les sûretés paraît quoi qu’il en soit plus que dou-
teuse; ces biens ne sauraient donc servir de garantie.  

 

5. L'instruction préparatoire a été ouverte le 15 septembre 2005; elle devrait 
se terminer sous peu. En dépit de ce que soutient le recourant, l'instruction 
a bien avancé. Plusieurs commissions rogatoires ont été exécutées et il a 
été procédé à des mesures d'instruction, au nombre desquelles l'audition 
d'un témoin notamment en présence des représentants de tous les in-
culpés dans cette procédure (act. 4.1 et 4.5 rubriques 5 et 12). Le principe 
de célérité est donc respecté.  

 

6. La détention préventive est disproportionnée et viole l'art. 5 § 3 CEDH lors-
que sa durée dépasse celle de la peine raisonnablement prévisible. Elle ne 
peut donc être prolongée que si son étendue ne s'approche pas trop de la 
peine concrète à envisager. Il en résulte une sorte de durée maximale ab-
solue de la détention préventive (TPF BH.2005.30 du 21 octobre 2005 
consid. 5.1 et références citées). En l'espèce, au vu de la gravité des in-
fractions et ainsi que le relève le JIF, la peine menace maximale est la ré-
clusion jusqu'à 20 ans. Vu notamment l'activité déployée par l'organisation 
criminelle que l'inculpé est soupçonné de diriger, en particulier les différen-
tes saisies d'héroïne effectuées en Suisse, pour un total cumulé de quelque 

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170 kilos au moins (act. 7 p. 141), c'est selon toute vraisemblance une très 
lourde peine qui l'attend. Même en prenant en considération la possibilité 
prévue par l'art. 38 ch. 1 CP d'une libération conditionnelle après les deux 
tiers de la peine (arrêt du Tribunal fédéral 1P.18/2005 du 31 janvier 2005 
consid. 2), la détention préventive de plus de 37 mois subie jusqu'à présent 
par le prévenu se situe encore bien en dessous de la peine à laquelle il 
pourrait être condamné (arrêt du Tribunal pénal fédéral BH.2005.9 du 4 mai 
2005 consid 5.1). Certes, un retard injustifié peut aussi entraîner la dispro-
portion de l'incarcération. Il doit cependant s'agir d'un manquement particu-
lièrement grave faisant au surplus apparaître que l'autorité de poursuite 
n'est plus en mesure de conduire la procédure à chef dans un délai raison-
nable (arrêt du Tribunal fédéral 1S.51/2005 du 24 janvier 2006 consid. 5.1 
et références citées). Le recourant semble ne plus avoir été entendu par 
l'autorité d'instruction depuis le début de l'année, ce qui est d’autant plus 
contestable que la Cour des plaintes a déjà reproché une telle situation au 
MPC au cours de l’enquête de police judiciaire (TPF BK_B 184/04 du 
15 décembre 2005 consid. 2.1), il n'en demeure pas moins toutefois que - 
ainsi que rappelé ci-dessus - le JIF n'est de loin pas resté inactif. De ce fait 
et malgré le manque de collaboration du prévenu, les graves présomptions 
de culpabilité se sont encore renforcées durant l'instruction. Celle-ci est sur 
le point de s'achever, de telle sorte que le jugement pourrait être escompté 
dans le courant de l'année 2007. La détention préventive ne viole dès lors 
pas le principe de proportionnalité (JAAC 65.121; 58.93). 

 

7. Mal fondé, le recours doit donc être rejeté. Selon l'art. 156 OJ (applicable 
par renvoi de l'art. 245 PPF), la partie qui succombe est tenue au paiement 
des frais. Ceux-ci se limitent en l'espèce à un émolument, qui, en applica-
tion de l'art. 3 du règlement du 11 février 2004 fixant les émoluments judi-
ciaires perçus par le Tribunal pénal fédéral (RS 173.711.32) sera fixé à 
Fr. 1'500.--. 

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Par ces motifs, la Cour prononce: 
 
1. Le recours est rejeté. 
 
2. Un émolument de Fr. 1'500.-- est mis à la charge du recourant. 

 
 

Bellinzone, le 7 septembre 2006 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:   la greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Stefan Disch, avocat 
- Office des juges d'instruction fédéraux 
- Ministère public de la Confédération  
 
 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesu-
res de contrainte sont sujet à recours devant le Tribunal fédéral pour violation du droit fédéral; la 
procédure est réglée par les art. 214 à 216, 218 et 219 de la loi fédérale du 15 juin 1934 sur la pro-
cédure pénale, qui sont applicables par analogie (art. 33 al. 3 let. a LTPF). 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si l’autorité de recours ou son président 
l’ordonne.