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**Case Identifier:** 03763fc6-4fd9-572f-ab32-8e23eefaed8b
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2015 / 514
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2015---514_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

TD13.024741-150644

203 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
1er juin 2015

__________________

Composition
:               M.             
WINZAP,
président

             
              M.             
Giroud  et  Mme Crittin Dayen, juges

Greffière
:              Mme             
Huser

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par 
D.________,
à [...], contre la décision rendue le 16 avril 2015 par le Président du Tribunal civil
de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause divisant le recourant d’avec 
Q.________, à [...], la Chambre des recours
civile du Tribunal cantonal considère :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
Par ordonnance du 21 mai 2014, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est
vaudois (ci-après : le Président) a désigné Me [...] en qualité de curatrice
des enfants [...], née le [...] 1998, [...], née le [...] 2000 et [...], née le [...]
2005, pour les représenter dans le cadre d’une action en modification de jugement de divorce
qui oppose leurs parents D.________ à Q.________, ouverte par demande du 13 décembre 2013.

 

             
D.________ a été mis au bénéfice de l’assistance judiciaire par prononcé
du 10 juillet 2013 et Q.________, par prononcé du 3 novembre 2014.

 

2.             
Par décision du 16 avril 2015, adressée pour notification aux parties le même jour, le
Président a fixé l’indemnité due à Me M.________, curatrice de représentation
des enfants [...], [...] et [...], à 10'733 fr. 60, débours et TVA inclus, pour la période
du 26 mai 2014 au 31 mars 2015.

 

             
Dans sa décision, le premier juge s’est référé à la liste intermédiaire
des opérations déposée le 10 avril 2015 par Me M.________ et il a appliqué le tarif
horaire de l’assistance judiciaire, soit 180 fr. de l’heure. Il a considéré le
temps annoncé par la curatrice, correspondant à 50 heures et 39 minutes, consacré au dossier
du 26 mai 2014 au 31 mars 2015, comme correct et justifié, et a par conséquent arrêté
le montant des honoraires à 9'117 fr., débours à hauteur de 101 fr. 50, frais
de vacations de 720 fr. et TVA en sus.

 

3.             
Par acte du 27 avril 2015, D.________, par l’intermédiaire de son conseil, a déclaré
recourir contre la décision rendue le 16 avril 2015, précisant qu’il ne lui était
pas possible de motiver son recours en l’état, dans la mesure où il n’avait pas
reçu la liste des opérations de Me M.________ et sollicitant l’autorisation de consulter
le dossier au greffe du Tribunal cantonal, ainsi que la fixation d’un délai pour le dépôt
du mémoire de recours. 

 

4.             
En date du 29 avril 2015, le recourant a consulté
le dossier au greffe du Tribunal cantonal et a pris connaissance, par ce biais, de la liste d’opérations
de Me M.________ avant le terme du délai pour déposer son écriture de recours. Ainsi,
la violation de son droit d’être entendu, du fait de la non-communication de la liste d’opérations,
a été réparée. 

 

5.             
Par acte du 30 avril 2015, D.________ a recouru contre la décision rendue le 16 avril 2015. Ses
conclusions sont formulées ainsi :

 

             
« Partie cherche des recours prononcer,
avec suite de frais et dépens :

 

-        
l’ordonnance par M. le Président du
Tribunal de Vevey le 16 avril 2015 est annulée.

 

-        
la note de frais de Me M.________ est renvoyée
à son auteur. »

 

6.             
L'art. 110 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272) ouvre la voie du
recours séparé de l’art. 319 let. b ch. 1 CPC contre les décisions sur les frais,
lesquels comprennent notamment les frais de représentation de l’enfant (art. 95 al. 2 let.
e CPC). 

 

             
Le recours, écrit et motivé, doit s’exercer dans un délai de dix jours à compter
de la notification de la décision motivée (art. 321 al. 1 et 2 CPC).

 

             
S’il est vrai que, contrairement à l’appel, le recours au sens des art. 319 ss
CPC déploie avant tout un effet cassatoire, le recourant ne peut pas se limiter à conclure
à l’annulation de la décision attaquée et doit prendre des conclusions au fond,
sous peine d’irrecevabilité du recours, afin de permettre à l’autorité de
recours de statuer à nouveau dans le cas où les conditions de l’art. 327 al. 3 let. b
CPC sont réunies (CREC 2 juin 2014/190 ; Jeandin, CPC Commenté, n. 5 ad art. 321 CPC).
Dès lors, les conclusions doivent être rédigées d’une manière suffisamment
précise pour pouvoir être reprises telles quelles dans le dispositif de la décision à
rendre. Il s’ensuit qu’en matière pécuniaire, les conclusions doivent être
chiffrées (ATF 137 III 617, rés. in SJ 2012 I 373, c. 4.3 et 4.4 et les références
citées ; CREC 11 juillet 2014/238).

 

             
Certes, le juge peut néanmoins exceptionnellement entrer en matière sur des conclusions déficientes,
pour autant que l’on comprenne, à la lecture de la motivation du mémoire de recours,
ce que demande le recourant, respectivement à quel montant il prétend (ATF 137 III 617 c. 6.2).

 

             
Toutefois, en l’espèce, force est de constater que les griefs exposés par le recourant
sous chiffres 5 à 8 en pages 11 et 12 du recours ne permettent pas de déterminer à quel
montant l’indemnité de la curatrice devrait être réduite, non seulement parce qu’il
ne chiffre pas les opérations de la curatrice qu’il tient pour injustifiées mais également
parce qu’il ne les énumère pas précisément, ajoutant au chiffre 5 précité
l’indication « etc. » après certains entretiens contestés.

 

7.             
              Au
vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable et la décision
maintenue, sans égard aux autres griefs soulevés dans le mémoire de recours.

 

             
              L’arrêt peut
être rendu sans frais (art. 10 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ;
RSV 270.11.5]). 

 

             

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
La décision est maintenue.

 

             
III.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Jean-René Mermoud (pour D.________),

‑             
Me Henriette Dénéréaz Luisier (pour Q.________).

 

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30’000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
La greffière :