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**Case Identifier:** fd16e3da-8d94-59c7-836e-75b72960573f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-08-24
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 24.08.2017 C/9505/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-9505-2016_2017-08-24.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué au recourant par pli recommandé du 25 août 2017.  

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/9505/2016 ACJC/1007/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 24 AOÛT 2017 

 

Mineur A______, domicilié c/o Mme B______, ______, recourant contre une décision 
rendue par la 8ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 25 avril 

2017, comparant par Me Alexandre Schwab, avocat, rue De-Candolle 7, 1205 Genève, 

en l'étude duquel il fait élection de domicile. 

 

 

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C/9505/2016 

 Vu, EN FAIT, la demande en suppression de contribution d'entretien avec 
mesures provisionnelles déposée au greffe du Tribunal de première instance le 

21 décembre 2016 par C______, père du mineur A______ représenté par sa mère 

B______, concluant à la suppression de la contribution d'entretien en faveur du 

mineur prévue aux points 2 et 3 du dispositif du jugement du Tribunal de première 

instance du 16 septembre 2010 (JTPI/______); 

 Que par ledit jugement, le Tribunal avait constaté la paternité de C______ sur 

l'enfant A______ et condamné C______ à verser en mains de sa mère au titre de 

contribution à son entretien les sommes mensuelles de 500 fr. jusqu'à l'âge de 

10 ans révolus, 600 fr. de 10 à 15 ans révolus et 700 fr. dès 15 ans à la majorité; 

 Que ces montants n'ont à teneur de dossier jamais été payés par le débiteur; 

 Que les parties ont été entendues lors de l'audience de conciliation et de 

comparution personnelle tenue par le Tribunal le 8 février 2017, le demandeur 

n'étant pas présent mais représenté par avocat, plaidant au bénéfice de l'assistance 

judiciaire, audience à l'issue de laquelle un délai au 8 mars 2017 a été imparti au 

défendeur pour répondre à la demande; 

 Que par acte daté du 10 avril 2017, intitulé "réponse et demande 

reconventionnelle", le défendeur a conclu au rejet de la demande et, "sur demande 

reconventionnelle", à la fixation d'un revenu hypothétique à C______ et à la 

fixation d'une contribution d'entretien; 

 Que par décision du Tribunal du 25 avril 2017, communiquée le 27 avril 2017 au 

défendeur, une avance de frais de 1'000 fr. a été requise de celui-ci au vu de sa 

"demande reconventionnelle"; 

 Que par acte expédié le 8 mai 2017 à l'adresse du greffe de la Cour de justice, le 

mineur défendeur en première instance recourt contre ladite décision concluant à 

son annulation, à ce qu'il soit dispensé de toute avance de frais et, subsidiairement, 

à ce que l'avance de frais soit fixée à 200 fr.; 

 Que statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire de la décision sur 

avance de frais, le président de la Chambre civile de la Cour a suspendu ledit effet 

jusqu'à droit jugé sur le recours; 

 Que le juge de première instance, requis conformément à l'art. 324 CPC dans le 

cadre du recours, s'en est rapporté à l'appréciation de la Cour; 

 Considérant, EN DROIT, que selon l'art. 103 CPC, les décisions relatives aux 
avances de frais et aux sûretés peuvent faire l'objet d'un recours  

(art. 319 let. b ch. 1 CPC) dans le délai de 10 jours prévu pour les ordonnances 

d'instruction (art. 321 al. 2 CPC); 

- 3/4 - 

 

C/9505/2016 

 Que déposé dans les forme et délai prévus par la loi, l'ordonnance ayant été reçue 

par le recourant le 28 avril 2017, le recours est recevable; 

 Que sur recours, la cognition de la Cour est limitée à la violation du droit ou à la 

constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC); 

 Que le recours doit être admis non pour les motifs soulevés par le recourant mais 

pour les motifs qui suivent :  

 Que la cause introduite par le débiteur d'aliments vise la suppression d'une 

contribution d'entretien due à l'égard d'un enfant; 

 Que les conclusions prises par le recourant visent le rejet de cette demande, soit le 

maintien de la situation réglée par le jugement rendu par le Tribunal le 

16 septembre 2010; 

 Que par des conclusions faussement intitulées "demande reconventionnelle" le 

recourant, défendeur à l'action, a conclu, subsidiairement à ses conclusions en 

rejet de la demande, à ce qu'un revenu hypothétique soit fixé à l'égard du débiteur 

d'aliments ainsi qu'à la fixation d'une contribution d'entretien adéquate; 

 Que selon l'art. 224 al. 1 CPC, le défendeur peut déposer une demande 

reconventionnelle dans sa réponse si la prétention qu'il invoque est soumise à la 

même procédure que la demande principale; 

 Qu'en l'espèce, il n'y a aucune demande reconventionnelle dans la réponse 

déposée par le recourant en première instance, défendeur à l'action, malgré le titre 

erroné de son mémoire et le libellé de ses conclusions; 

 Qu'il ne prend que des conclusions subsidiaires à sa conclusion principale en rejet; 

 Que quoi qu'il en soit, dans le cadre des procédures applicables aux enfants dans 

les affaires de droit de la famille, les maximes inquisitoire et d'office gouvernent 

la procédure (art. 296 CPC) de sorte que le Tribunal n'est pas lié par les 

conclusions des parties (art. 55 et 58 CPC); 

 Que dès lors, dans la mesure où il n'existe pas de demande reconventionnelle, il 

n'y a pas lieu à taxation; 

 Que par conséquent, le recours sera admis et la décision entreprise annulée; 

 Que les frais de recours seront laissés à la charge du recourant dans la mesure où 

il a provoqué la procédure sur taxation par l'intitulé imprécis de sa réponse; 

 Que dès lors, l'avance en 600 fr. comprenant la décision sur effet suspensif reste 

acquise à l'Etat. 

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C/9505/2016 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 8 mai 2017 par A______ contre la décision 

DTPI/5128/2017 rendue le 25 avril 2017 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/9505/2016-8. 

Au fond : 

L'admet et annule la décision attaquée. 

Dit qu'il n'y a pas lieu à perception d'une avance de frais. 

Arrête les frais de la procédure de recours à 600 fr., les met à la charge du recourant et 

les compense en intégralité avec l'avance de frais de même montant qui reste acquise à 

l'Etat. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président ad intérim; Madame Camille 

LESTEVEN, greffière. 

Le président ad intérim : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 
La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss, 93 et 98 de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 

qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.