# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f46d45f1-bfee-5e98-a5cc-e36a027dc416
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 16.10.2025 C/25077/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-25077-2021_2025-10-16.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30 octobre 2025. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25077/2021 ACJC/1524/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU JEUDI 16 OCTOBRE 2025 

 

Entre 

A______ SA, sise ______, appelante d'un jugement rendu par le Tribunal des 

prud'hommes le 18 décembre 2023 (JTPH/435/2023), représentée par  

Me Guillaume FATIO, avocat, BMG Avocats, avenue de Champel 8C, case  

postale 385, 1211 Genève 12,  

et 

Monsieur B______, domicilié ______, intimé, représenté par Me Patrick SPINEDI, 

avocat, Aubert, Spinedi, Street & Associés, rue Saint-Léger 2, case postale 107,  

1211 Genève 4. 

  

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EN FAIT 

A. Par jugement JTPH/435/2023 du 18 décembre 2023, reçu le 7 mars 2024 par les 
parties, le Tribunal des prud'hommes (ci-après: le Tribunal), statuant par voie de 
procédure ordinaire, a, à la forme, déclaré recevable la demande formée le 13 mai 
2022 par A______ SA contre B______ (chiffre 1 du dispositif) et, au fond, 
débouté A______ SA de ses conclusions (ch. 2), invité la partie qui en avait la 
charge à opérer les déductions sociales et légales usuelles (ch. 3), dit qu'il ne serait 
pas perçu de frais, ni alloué de dépens (ch. 4) et débouté les parties de toute autre 
conclusion (ch. 5). 

B. a. Par acte expédié le 22 avril 2024 au greffe de la Cour de justice, A______ SA 
appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. 

Elle conclut à ce que la Cour condamne B______ à lui payer 73'703 fr. 05 avec 
5% d'intérêts dès le 31 décembre 2020, avec suite de frais. 

b. Dans sa réponse du 31 mai 2024, B______ conclut au rejet de l'appel et à la 
confirmation du jugement entrepris, avec suite de frais et dépens de l'instance. 

c. Les parties ont répliqué le 9 septembre 2024 et dupliqué le 19 novembre 2024, 
persistant dans leurs conclusions respectives. 

d. Le 29 novembre 2024, A______ SA s'est encore déterminée spontanément sur 
la duplique, reçue le 21 novembre 2024. 

e. Par avis du 8 janvier 2025, les parties ont été informées de ce que la cause était 
gardée à juger. 

C. Les faits pertinents ressortent de la procédure: 

a. A______ SA est une société de droit suisse dont le but est notamment 
l'exploitation d'un cabinet médical destiné à dispenser des soins ambulatoires à 
Genève.  

Le Dr C______ en est administrateur, avec signature collective à deux. 

b. Par contrat de travail "pour médecin salarié", B______ a été engagé à temps 
partiel par A______ SA, en qualité de médecin, à partir du 18 avril 2019. 

Libellé "obligations du médecin", l'article 2 du contrat prévoyait, sous son chiffre 
2.1 relatif à la rémunération, qu'"en contrepartie de l'ensemble des prestations que 
A______ SA fournira[it] au médecin aux termes du présent contrat, A______ SA 

versera[it] mensuellement au médecin un montant en espèce correspondant au 

travail réalisé et effectivement facturé au patient selon les modalités prévues à 

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l'Annexe 4. […] Il [était] rappelé que seules ser[aie]nt rémunérées au médecin les 
heures facturables aux patients, à un coût unitaire fixe". 

L'Annexe 4, intitulée "Modalités de calcul de la rémunération due à A______ SA 
par le Médecin conformément à l'Article 2.1 du Contrat", stipulait que le salaire 
brut était de 120 fr. par heure de "travail effectif", auquel s'ajoutaient 30 fr. par 
jour entier travaillé à titre de "menus frais" et 20 fr. par jour entier travaillé à titre 
de frais de repas. 

L'article 7.1 du contrat avait par ailleurs la teneur suivante: "les parties déclarent 
que parmi l'ensemble des obligations contractées par elles en vertu du présent 

contrat, l'élément prépondérant, le centre de gravité du contrat, est le droit 

d'usage conféré au médecin, contre rémunération, d'un local au sein de 

l'établissement". 

c. B______ effectuait des gardes auprès de A______ SA, ainsi que des 
consultations sur rendez-vous. 

d. Les heures de garde faisaient l'objet d'un planning élaboré par le Dr D______ 
en accord avec les différents médecins du centre.  

E______ – responsable administrative puis directrice opérationnelle de 
A______ SA –, se fondait sur ce planning pour relever les temps de présence. Les 
médecins l'informaient en cas de changement à cet égard ainsi que des horaires 
consacrés aux patients ayant rendez-vous. Elle transmettait ensuite le relevé des 
heures de garde et de consultations sur rendez-vous à la comptable, F______, pour 
le paiement des salaires (témoin E______).  

F______ validait les salaires avec C______ (témoins F______ et E______). Selon 
sa compréhension, le nombre d'heures reporté par E______ sur les timesheets 
servant au calcul des salaires correspondait aux heures facturées aux patients, 
alors qu'il s'agissait d'heures de présence (témoin F______). 

e. A teneur des fiches de salaires de B______, ce dernier a perçu les montants 
bruts suivants, hors frais:  

- 4'560 fr. pour 38 heures en avril 2019;  

- 3'000 fr. pour 25 heures en mai 2019;  

- 3'240 fr. pour 27 heures en juin 2019; 

- 10'260 fr. pour 85.5 heures en juillet 2019; 

- 8'580 fr. pour 71.5 heures en août 2019; 

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- 4'800 fr. pour 40 heures en septembre 2019; 

- 10'200 fr. pour 85 heures en octobre 2019; 

- 9'600 fr. pour 80 heures en novembre 2019; 

- 10'260 fr. pour 85.5 heures en janvier 2020; 

- 13'380 fr. pour 111.5 heures en février 2020; 

- 14'340 fr. pour 119.5 heures en mars 2020; 

- 7'200 fr. pour 60 heures en avril 2020; 

- 8'880 fr. pour 74 heures en mai 2020; 

- 9'996 fr. pour 83.3 heures en juin 2020; 

- 13'920 fr. pour 116 heures en juillet 2020; 

- 15'000 fr. pour 125 heures en août 2020; 

- 5'640 fr. pour 47 heures en septembre 2020; 

- 10'080 fr. pour 84 heures en octobre 2020. 

f. Durant la pandémie de COVID-19, le service des urgences de A______ SA a 
subi une baisse importante de son activité.  

Selon ses déclarations, cette activité, qui présentait jusqu'alors une courbe de 
croissance constante, avait été divisée par 7 ou 8 en raison des restrictions liées au 
COVID. En été 2020, elle s'était donc rendue compte qu'il y avait un problème de 
trésorerie et avait cherché à comprendre son origine. Fin novembre 2020, elle 
avait décelé la source du problème, à savoir que quatre médecins – dont B______ 
– avaient été rémunérés sur la base des heures de présence au lieu des heures 
facturables aux patients. 

g. En date du 14 décembre 2020, C______, F______, E______ et B______ se 
sont rencontrés afin de discuter de salaires que l'employé aurait, selon 
A______ SA, perçus en trop.  

A teneur du procès-verbal de réunion, B______ s'était montré surpris que le mode 
de calcul de sa rémunération repose sur les consultations facturées aux patients. Il 
avait pour sa part compris que sa rémunération était calculée sur ses heures de 
présence effectives au cabinet, à attendre que les urgences arrivent (timesheet 
rempli par E______ et envoyé tous les mois à F______). Il avait néanmoins admis 
qu'il était trop payé à ne rien faire car il n'y avait pas suffisamment de 

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consultations d'urgences. B______ avait catégoriquement refusé de rembourser 
les 45'000 fr. réclamés par son employeuse, qui lui avait fait part de son souhait de 
poursuivre la relation contractuelle. Elle s'était engagée à revenir vers lui avec une 
proposition d'arrangement. Interrogée sur le paiement des salaires de novembre et 
décembre 2020, A______ SA avait répondu que le changement entrait déjà en 
vigueur en novembre. 

Le procès-verbal de réunion n'a pas été contresigné par B______. 

h. Par courriel du 22 décembre 2020 à B______, C______ a notamment donné 
suite aux différents entretiens qui avaient eu lieu entre les parties concernant les 
montants prétendument versés en trop à titre de salaire durant l'année 2020. Il a 
informé B______ que A______ SA était prête à renoncer, sans reconnaissance de 
responsabilité, à 50% de la créance qu'elle avait à son encontre, les autres 50% 
devant être remboursés par le salarié durant l'année 2021, soit en espèces, soit en 
heures de travail non rémunérées ou rémunérées à un tarif réduit. Sans acceptation 
de sa part dans l'intervalle, cette proposition serait caduque au 31 décembre 2020. 

i. Par courriel du 23 décembre 2020 à C______, B______ a signifié sa démission 
immédiate.  

j. Le même jour, C______ s'est étonné de la démission immédiate de son 
collaborateur. Il l'a alors mis en demeure de rembourser 78'000 fr. – correspondant 
aux salaires prétendument versés en trop en 2019 et 2020 – à A______ SA d'ici au 
31 décembre 2020 et déclaré compenser les éventuelles dettes de la société envers 
l'employé avec ses prétentions. 

k. Le 26 décembre 2020, B______ a informé C______ qu'il continuerait à assurer 
ses gardes et que son courriel du 23 décembre 2020 était à considérer comme le 
début de son préavis de démission. 

 l. Le 30 décembre 2020, B______ a réitéré sa démission avec effet immédiat et 
mis A______ SA en demeure de lui verser son salaire des mois de novembre et 
décembre 2020. 

m. Par courriel du 11 janvier 2021, E______, signant en qualité de "COO" (chief 
operating officer) de A______ SA, a rappelé à B______ que son contrat prévoyait 
une rémunération pour le travail réalisé et effectivement facturé au patient. En ce 
sens, seules les heures de travail de consultation de la patientèle devaient ouvrir 
droit à une rétribution et non pas les heures de présence. Elle a reconnu que les 
services administratifs de A______ SA avaient commis une erreur sérieuse en 
versant à B______ des salaires erronés et s'en était excusée. Dès lors que le 
travailleur avait refusé les solutions amiables qui lui avaient été proposées, 
A______ SA résiliait à son tour le contrat de travail qui liait les parties et 

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compensait les sommes qu'elle pouvait devoir au travailleur avec celles qu'il lui 
devait. 

D. a. Par acte déposé le 16 décembre 2021 en vue de conciliation et introduit le 
13 mai 2022 auprès du Tribunal, A______ SA a assigné B______ en paiement de 
73'703 fr. 05 avec intérêts à 5% l'an dès le 31 décembre 2020 à titre de 
remboursement de sommes indûment perçues. 

Préalablement, elle a conclu à ce qu'il soit ordonné à B______ de produire tous les 
contrats de travail qu'il avait conclus avec d'autres établissements médicaux avant 
ou après avoir travaillé pour elle.  

En substance, elle a fait valoir qu'à l'embauche, elle proposait généralement deux 
types de contrats à choix pour les médecins salariés, l'un avec un salaire fixe 
(60 fr. par heure) et l'autre avec un salaire payé à la consultation (120 fr. par 
heure). La différence entre ces deux types de rémunération s'expliquait par le fait 
que le salarié fixe était payé également pour ses heures de garde, alors que le 
salarié payé à la consultation ne voyait pas ses heures de garde rémunérées, 
lesquelles étaient compensées par le paiement plus important versé à la 
consultation. Au final, les deux types de salariés devaient percevoir plus ou moins 
le même montant. Les explications qu'elle donnait à l'embauche à cet égard ne 
laissait planer aucun doute. 

Le contrat litigieux prévoyait clairement que le salaire était payé sur la base des 
"heures effectivement facturées aux patients". En raison de l'erreur d'une 
employée en charge des salaires qui n'avait pas compris que seules les heures de 
consultation étaient payées au médecin et non pas les heures de présence, elle 
avait versé mensuellement à son employé un montant qui ne correspondait pas à 
ce qui avait été initialement convenu. B______ faisait preuve de mauvaise foi 
lorsqu'il soutenait que toutes ses heures devaient être rémunérées au tarif de 
120 fr. par heure de présence; une telle interprétation donnait lieu à un salaire 
annuel de plus de 260'000 fr. pour une activité à 100%, sans compter le 
défraiement journalier de 50 fr. Or, une telle rémunération était deux fois plus 
élevée que le salaire usuel d'un chef de clinique; de plus, un salarié fixe de 
l'entreprise percevait, à 100%, une rémunération annuelle comprise entre 
144'000 fr. et 148'000 fr. Alors même qu'il ne pouvait ignorer percevoir une 
rémunération excessive par rapport à la branche – ce qu'il avait d'ailleurs reconnu 
lors de la réunion du 14 décembre 2020 –, B______ n'avait jamais informé son 
employeuse de son erreur, de sorte que 88'400 fr. 65 lui avaient été versés 
indûment. Dès lors que l'employé avait refusé toute proposition de remboursement 
amiable, elle avait compensé une partie de ce montant avec les salaires de 
novembre et décembre 2020, B______ restant lui devoir 73'703 fr. 05.   

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A______ SA a notamment produit un courriel du 26 novembre 2020 de G______, 
directeur H______ des HUG, à C______, dont la teneur est la suivante:  

"Hello, 

A condition que tu ne m'en débauche pas trop… Amitiés,  

G______ [prénom] 

Le salaire d'un chef de clinique va de CHF 131'423 et 170'815.-, celui d'un 

médecin adjoint de CHF 137'962.- et 212'873.-." 

Le dernier paragraphe relatif au salaire était rédigé dans une police différente de 
celle utilisée pour le reste du message. 

Elle a également produit une étude de la FMH parue dans le Bulletin des 
médecins suisses en 2019, selon laquelle le revenu brut médian des médecins était 
de 163'000 fr. et qu'avec un salaire horaire médian de 75 fr., les médecins 
indépendants gagnaient 19% de plus que les médecins salariés (63 fr. de l'heure). 

b. B______ a conclu au déboutement de A______ SA. 

En substance, il a fait valoir que le contrat de travail comportait plusieurs clauses 
confuses et contradictoires. On devinait malgré tout qu'il prévoyait la 
rémunération des heures de travail, au tarif horaire de 120 fr. En l'occurrence, les 
heures de présence devaient être considérées comme des heures de travail, 
puisqu'elles étaient obligatoires, les heures de garde exigeant par définition la 
présence du médecin. De plus, A______ SA lui avait versé son salaire, ainsi qu'à 
trois autres médecins, en fonction de ses heures de présence pendant dix-huit mois 
en ce qui le concernait, si bien que l'erreur invoquée était invraisemblable. 
E______ avait par ailleurs confirmé par écrit que les heures de présence étaient 
obligatoires pour les gardes et que celles-ci étaient en conséquence rémunérées. Il 
était donc indéniable que les parties avaient convenu que les heures de présence 
lors des gardes seraient rémunérées. Par conséquent, l'argent reçu à titre de 
rémunération était fondé sur une cause, si bien qu'il n'était pas question d'une 
quelconque forme d'enrichissement illégitime. 

B______ a notamment produit un courriel du 28 février 2019 adressé à I______, 
une des quatre médecins concernés par la problématique des salaires 
prétendument versés en trop, dans lequel E______ a notamment écrit: "En 
regardant les autres contrats des médecins à l'heure (qui est exactement le même 

que le tien) qui travaillent chez nous, ils sont payés effectivement à l'heure selon 

leur temps de présence dans les gardes, ce qui veut dire: que si tu fais une garde 

de 8h-12h, tu seras payée pour ces 4h même si le premier patient arrive à 9h ou 

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que tu n'as que 4 patients durant ces 4h. Car étant donné que vous êtes de garde, 

il est obligé que le médecin soit présent dans les locaux". 

Il a également produit un courrier du 10 novembre 2021 ayant pour objet un 
contrat d'engagement, dans lequel les HUG ont confirmé à B______ sa 
candidature pour un poste de médecin consultant pour une activité clinique du 
1er janvier 2022 au 31 décembre 2022, pour 42 heures maximum, au salaire 
horaire brut de 145 fr., soit 131 fr. 80 et 13 fr. 20 de vacances. Ce courrier lui 
expliquait également les modalités d'envoi du "relevé des heures effectuées" à la 
responsable des ressources humaines de son département. 

c. En parallèle, B______ a également intenté une action à l'encontre de 
A______ SA, instruite selon la procédure simplifiée et tendant notamment au 
paiement de ses salaires et frais des mois de novembre et décembre 2020 ainsi 
qu'à la réparation de son dommage (C/1______/2021).  

Deux procédures ont également été initiées réciproquement par A______ SA 
(C/2______/2021 instruite selon la procédure ordinaire) et J______ 
(C/3______/2021 instruite selon la procédure simplifiée), autre médecin touché 
par la problématique des salaires prétendument trop perçus. 

d. Par ordonnance du 20 octobre 2022, le Tribunal a notamment ordonné la 
jonction de l'instruction de la présente cause et de la cause C/2______/2021 
opposant A______ SA à J______, dont le complexe de faits est similaire et dans 
le cadre de laquelle les mêmes témoins ont été cités, et proposé aux parties 
d'apporter les procès-verbaux établis dans les procédures ordinaires aux 
procédures simplifiées, ou inversement, et de les compléter si nécessaire.  

e. Lors de l'audience de débats d'instruction du 26 juin 2023, A______ SA a réduit 
sa conclusion préalable et l'a limitée à la production par B______ de son contrat et 
de ses fiches de salaires des 6 derniers mois au centre médical de K______ [GE]. 

Elle a par ailleurs allégué qu'il était inexact de considérer que le domaine médical 
était concurrentiel, vu que le TARMED fixait la valeur des soins apportés. Dès 
lors, les rémunérations offertes dans les différents centres médicaux étaient 
sensiblement les mêmes partout. 

Le Tribunal a constaté qu'il s'agissait d'un nouvel allégué, irrecevable à ce stade 
de la procédure. 

f. Par ordonnance d'instruction et de preuve du 30 juin 2023, le Tribunal a 
notamment renoncé à ordonner à B______ de produire son contrat de travail et ses 
fiches de salaires des six derniers mois auprès du centre médical de K______, 
compte tenu du principe de liberté contractuelle. 

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g. Le Tribunal a entendu les parties et plusieurs témoins, dont les déclarations ont 
été reprises ci-avant dans la mesure utile. Pour le surplus, les faits pertinents 
suivants ressortent de celles-ci: 

g.a. C______, représentant A______ SA, a notamment déclaré que lors de son 
entretien d'embauche, B______ avait eu le choix entre trois contrats. Il avait 
choisi celui avec un salaire par heure de consultation. La rémunération de 120 fr. 
n'était que pour des heures de consultation facturées au patient. Lui-même n'aurait 
jamais proposé un salaire correspondant à 25'000 fr. par mois dans le cadre d'une 
rémunération des heures de présence uniquement. 

Les tarifs offerts aux médecins travaillant pour A______ SA étaient basés sur les 
chiffres pratiqués aux HUG et recommandés par la FMH et l'OFSP. Si elle avait 
offert un salaire de 120 fr. plus les frais, c'était pour être plus généreux que 
certains concurrents. À la question de savoir si C______ trouvait normal qu'un 
médecin puisse passer une demi-journée complète sans voir un patient et ne pas 
recevoir de rémunération pour la mise à disposition de son temps, ce dernier a 
répondu que c'était justement la raison pour laquelle il offrait le choix aux 
médecins entre deux types de contrats, dont l'un rémunérait toutes les heures de 
présence à un tarif nettement inférieur (entre 60 fr. et 65 fr. de l'heure). Il n'y avait 
toutefois jamais de demi-journée sans patient. Au demeurant, aucun médecin ne 
gagnait 240'000 fr. par an et en aucun cas des médecins praticiens, comme 
B______, qui étaient facturés 7% de moins que les médecins FMH.  

Les médecins saisissaient les données utiles relatives aux facturations et 
A______ SA établissait les factures. Il était exact que cette dernière pouvait 
facilement avoir connaissance du nombre de consultations facturées par chacun 
des médecins. L'erreur de rémunération provenait du fait que E______ s'était 
injustement basée sur les plannings des heures de présence, au lieu de se baser sur 
les timesheets.  

A______ SA ne s'était pas rendue compte plus rapidement de l'erreur de 
rémunération car la comptabilité était effectuée par F______, qui s'occupait de la 
comptabilité des trois centres A______ SA. 

Ce n'était que dans le cadre du différend, voire de la présente procédure, que 
C______ avait pris connaissance du courriel du 28 février 2019 de E______ à 
I______. 

g.b. B______ a déclaré qu'il avait travaillé pendant une dizaine d'années au centre 
médical de K______ avant d'être engagé par A______ SA, plus particulièrement 
par C______, qui lui avait écrit pour lui demander de rejoindre la société. Celui-ci 
lui avait proposé un contrat de "salarié indépendant", prévoyant un pourcentage 
des honoraires facturés. Cependant, il avait eu une mauvaise expérience à 
K______ avec des gardes le dimanche sans un seul patient, si bien qu'il avait 

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insisté pour avoir un salaire à l'heure de présence. De plus, la fréquentation au 
niveau des urgences n'était, déjà à cette époque, pas optimale selon ce que lui 
avait communiqué C______, ce qui avait constitué un argument pour négocier un 
salaire à l'heure de présence et non à la consultation. C______ avait accepté cette 
demande et lui avait proposé un excellent salaire de 120 fr. de l'heure.  

Le salaire qu'il percevait auparavant était un peu inférieur à ce que lui avait offert 
A______ SA; il avait été surpris de cette rémunération en comparaison avec ce 
qu'il percevait quand il travaillait dans l'humanitaire mais non par rapport à son 
expérience et sa formation. 

Il n'avait pas réagi à la lecture de l'art. 2 du contrat qui prévoyait que la 
rémunération dépendait du "travail réalisé et effectivement facturé au patient" car 
il avait fait confiance à son confrère, C______, qui était venu le chercher alors 
qu'il travaillait à K______ et avec lequel il s'était mis d'accord sur une 
rémunération de 120 fr. par heure de présence, précisant que E______ avait 
assisté à cet entretien. Pour lui, le tarif horaire de 120 fr. pour un praticien de son 
âge et avec sa formation n'était pas démesuré. S'il avait ne serait-ce qu'envisagé 
que le salaire de 120 fr. était lié aux heures de consultation facturées au patient, il 
n'aurait pas quitté son précédent emploi. 

À l'échéance de son contrat avec A______ SA, il n'avait été au chômage que de 
janvier à mars 2021 puis avait rapidement été engagé par les HUG et [la clinique 
privée] L______. Sauf erreur, à L______, il réalisait un salaire de l'ordre de 
8'000 fr. ou 9'000 fr. pour une activité à 75%. Actuellement, il travaillait au centre 
médical de M______ [GE] en qualité de médecin indépendant et réalisait un 
revenu supérieur à celui perçu chez A______ SA pour un taux d'activité 
équivalent. Son contrat actuel prévoyait qu'il gardait 52% des montants qu'il 
facturait et le centre gardait les 48% restants. Il avait déjà eu un contrat de ce type 
à K______ avec des pourcentages similaires. 

Au centre médical de K______, il faisait des gardes et des rendez-vous 
consécutifs aux gardes. Chez A______ SA, il avait essentiellement des gardes 
mais il avait également une petite plage de rendez-vous qui ne s'était jamais 
vraiment développée et qui était donc restée restreinte. 

Comme il ne vivait pas très loin du centre médical, A______ SA lui avait proposé 
de rentrer chez lui et de l'appeler "s'il y avait quelque chose". Il n'osait pas 
imaginer ce qu'il se serait passé s'il avait donné suite à cette proposition et qu'un 
patient victime d'un infarctus s'était présenté, vu qu'il vivait quand même à vingt 
minutes à pieds du centre médical. Les médecins de garde se devaient d'être 
présents.  

Lorsqu'il avait pris la décision de démissionner avec effet immédiat le 
23 décembre 2020, il aurait dû s'y tenir. Malheureusement il avait une conscience 

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professionnelle et il avait eu des remords à l'égard du personnel paramédical ainsi 
que des confrères de A______ SA, de les laisser tomber ainsi pendant les fêtes. Il 
était donc revenu travailler jusqu'à ce que son avocat le conseille. 

Il avait de tout temps constaté que la fréquentation des consultations d'urgence 
n'était pas optimale. Cependant, elle s'était effondrée lors du COVID et à partir de 
ce moment-là, il s'était demandé si sa rémunération pouvait continuer à être dans 
une telle inadéquation et il s'attendait à ce que son contrat soit renégocié. Lors de 
l'entretien du 14 décembre 2020, il était exact qu'il pensait que son activité ne 
justifiait pas son salaire, mais il n'avait jamais imaginé que son employeuse puisse 
lui réclamer plus de 80'000 fr. À cette annonce, il avait été tellement surpris qu'il 
avait éclaté de rire.  

Avant la présente procédure, il n'avait pas eu connaissance du courriel du 
28 février 2019 de E______ à I______. 

g.c. J______, médecin chez A______ SA au moment des faits et également en 
litige avec cette dernière, a notamment déclaré qu'il n'avait jamais été étonné de la 
rémunération qu'il percevait, car elle était conforme à ce qu'il avait négocié. Il se 
souvenait de dimanches où il y avait très peu de patients, alors qu'il passait dix 
heures sur place. Il vivait par ailleurs à 2h de route de Genève et n'allait pas 
sacrifier sa vie de famille pour ne pas gagner sa vie. Il avait discuté et négocié son 
salaire avec E______ et une seule forme de contrat lui avait été soumise. 

g.d. I______, médecin, entendue en qualité de témoin, a déclaré avoir travaillé 
pour A______ SA du 6 avril 2020 au 31 mai 2021. Elle avait également 
ponctuellement travaillé quelques heures chez la précitée début 2019, rémunérées 
au temps de présence. Elle avait été engagée par C______ et E______, 
responsable administrative à qui elle s'adressait lorsqu'elle avait des questions car 
c'était son rôle et elle était plus disponible que C______. Elle avait discuté avec 
les deux précités de sa rémunération. Lors de l'entretien d'embauche, seul un 
contrat lui avait été proposé, soit un contrat à durée indéterminée qui prévoyait 
une rémunération horaire de 120 fr., à laquelle s'ajoutaient 30 fr. ou 50 fr. par jour 
de travail pour les frais de déplacement et de repas. La rémunération de 120 fr. de 
l'heure s'entendait à l'heure de présence, ce qui lui avait été confirmé par un 
courriel de E______, qu'elle avait transmis à ses collègues. Elle avait accordé plus 
de crédit à ce courriel limpide qu'au long contrat peu clair – probablement le 
même que celui de B______ – qui lui avait été remis. Elle n'avait pas demandé de 
précisions quant au contrat car, jusque-là, elle avait toujours été rémunérée aux 
heures de présence, notamment lorsqu'elle faisait des gardes dans les hôpitaux 
genevois.  

Son travail consistait à assurer des gardes puisque le cabinet était ouvert de 8h à 
20h et qu'il fallait un médecin en permanence, mais également à développer sa 

- 12/24 - 
 

 

C/25077/2021  

patientèle. Un planning était établi par le Dr D______ puis validé par C______ et 
E______, laquelle gérait le personnel, recueillait les heures effectuées et 
s'occupait des problèmes de fonctionnement du cabinet.  

En novembre 2020, elle avait été informée d'une prétendue erreur quant aux 
salaires qui lui avaient été versés. Elle avait été sidérée. Pour elle, il n'y avait pas 
de raison qu'elle ne soit pas payée, dès lors qu'elle devait être sur place pour 
s'occuper d'urgences potentielles, ce d'autant plus qu'elle n'était pas responsable 
du manque de consultations d'urgence. À aucun moment elle n'avait eu 
l'impression de toucher une rémunération qui ne correspondait pas à ce qui avait 
été convenu et à ce qui lui avait été expliqué. Elle avait été très affectée par la 
situation et avait eu du mal à s'en remettre; elle s'était sentie dévalorisée, mal 
considérée, coincée. Ses collègues avaient alors quitté la société mais elle était 
restée le temps de trouver autre chose. Elle avait d'ailleurs rapidement retrouvé un 
emploi comme indépendante dans lequel elle gagnait beaucoup mieux sa vie que 
lorsqu'elle était sous le contrat renégocié avec A______ SA – dont le salaire 
mensuel fixe était alors de 6'500 fr. pour un taux de travail de 74% comprenant au 
moins un week-end par mois –, peut-être même mieux que sous le contrat initial. 
Finalement, elle n'avait rien remboursé mais n'avait perçu aucun salaire pour les 
mois de novembre et décembre 2020, alors qu'elle avait notamment travaillé 
181 heures en novembre. Elle avait trois enfants, dont l'un âgé de quatre mois au 
moment de son engagement, si bien qu'il était évident qu'elle n'aurait pas travaillé 
pour A______ SA si elle n'avait pas été rémunérée pour les heures passées au 
travail.  

g.e. E______, entendue en qualité de témoin, a déclaré avoir travaillé pour 
A______ SA de septembre 2018 à novembre 2021, d'abord en qualité de 
responsable administrative, puis de directrice opérationnelle dès 2019 ou 2020. 
Lorsqu'un nouveau médecin était engagé, elle participait au premier entretien avec 
C______, faisait visiter les lieux puis assurait le lien entre le médecin et le précité. 
Elle n'avait pas de rôle décisionnel en lien avec les salaires.  

Elle avait assisté au premier entretien d'engagement de B______. Les trois 
contrats en vigueur chez A______ SA lui avaient alors été expliqués: celui 
d'indépendant, celui avec un salaire à l'heure et enfin celui au salaire mensuel. 
B______ avait choisi d'être rémunéré à l'heure effective de travail. Sa 
compréhension initiale de ces termes était erronée car elle avait compris qu'il 
s'agissait des heures de présence au travail. Elle n'avait pas pensé à demander des 
explications à C______, son supérieur hiérarchique, à ce sujet. Ce dernier et 
F______ s'étaient rendus compte de cette erreur pendant le COVID, car il y avait 
beaucoup plus de salaires à payer que d'entrées d'argent liées aux consultations. 
Elle avait beaucoup culpabilisé car le problème provenait de son incompréhension. 

- 13/24 - 
 

 

C/25077/2021  

Il était arrivé que B______ lui dise, dans le cadre d'échanges informels, par 
exemple lorsqu'il y avait des désaccords au sujet des gardes qu'il devait faire, qu'il 
n'allait pas se plaindre car il était bien payé. 

Elle avait participé à l'entretien au cours duquel l'erreur de salaires avait été 
abordée avec B______. Ce dernier était fâché et mécontent, il ne comprenait pas. 
Elle avait dressé le procès-verbal de cette rencontre mais ne se souvenait pas s'il 
avait été soumis à l'employé pour relecture et signature. Elle pouvait comprendre 
son mécontentement, mais si des montants avaient été trop payés, ils devaient être 
remboursés.  

g.f. F______, responsable des ressources humaines et de la comptabilité de 
A______ SA depuis 2010, entendue en qualité de témoin, a déclaré que lorsqu'un 
nouveau médecin était engagé, deux types de contrats lui étaient expliqués: le 
premier avec un salaire horaire par heure de présence et le second avec un salaire 
horaire par heure facturée au patient. Il y avait également un contrat pour les 
médecins indépendants. Selon les informations qu'elle avait reçues pour le calcul 
des salaires, B______ avait choisi une rémunération par heure facturée au patient.  

À l'époque des faits litigieux, elle travaillait sur le site de N______ [GE] et elle ne 
s'était pas rendue compte que les heures figurant sur les timesheets transmis par 
E______ ne correspondaient pas aux heures facturées aux patients. Ce n'était que 
durant le COVID qu'ils s'étaient aperçus qu'il y avait beaucoup plus de sorties que 
d'entrées d'argent. Il n'était pas choquant qu'un médecin gagne 12'000 fr. en un 
mois. Certains gagnaient plus, cela dépendait de leur taux d'activité.  

Lors des discussions de décembre 2020, auxquelles elle avait assisté, B______ 
n'était pas content. 

g.g. O______, médecin, entendu en qualité de témoin, a notamment déclaré qu'il 
avait travaillé un an et demi ou deux ans pour A______ SA jusqu'à fin 2020. 
Lorsqu'il avait été engagé, il avait été reçu par C______ et E______, qui était 
selon lui assistante ou responsable administrative. Il avait été convenu qu'il 
percevrait une rémunération de 150 fr. par heure de travail sur place, étant précisé 
qu'il travaillait environ un week-end par mois.  

En novembre 2020, son salaire ne correspondait pas aux gardes qu'il avait 
assumées. Il avait alors rapidement cessé son activité pour A______ SA. On lui 
avait indiqué que les conditions avaient ou allaient changer et il avait reçu un 
courrier lui demandant de rembourser des salaires prétendument trop perçus. 
Aucune suite n'avait été donnée aux réclamations respectives de chaque partie. 

g.h. D______, médecin indépendant, entendu en qualité de témoin, a notamment 
déclaré qu'il travaillait dans les locaux de A______ SA depuis mai 2013. Il avait 
connu une autre structure dans laquelle il y avait tant des médecins indépendants 

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que des médecins salariés; les premiers y percevaient un pourcentage fixe en 
fonction des honoraires facturés et les seconds avaient soit un salaire fixe 
mensuel, soit une rémunération au temps de présence effectif. En 2019, il 
travaillait à 100% au sein de A______ SA et réalisait un revenu annuel de 
150'000 fr. ou 170'000 fr. En 2020, avec le COVID, son revenu avait baissé 
d'environ 15'000 fr. S'il avait une question en lien avec son revenu, il s'adressait à 
E______, qui était en charge des relations, soit à F______, qui s'occupait de la 
comptabilité, soit à C______, qui était le responsable. Il s'adressait à E______ en 
premier pour savoir ce qu'elle pensait, avant de s'adresser à ceux qui prenaient les 
décisions. 

E. Dans le jugement querellé, le Tribunal a notamment retenu que B______ avait été 
payé au tarif de 120 fr. de l'heure en plus des frais durant dix-huit mois, ce qui 
l'avait indéniablement conforté dans l'idée que sa compréhension des termes 
contractuels était bonne. La lettre du contrat était quant à elle confuse, dès lors 
qu'elle mentionnait un salaire horaire pour le "travail effectif". B______, de même 
que trois autres collègues, avait compris cette formulation comme une 
rémunération à l'heure de présence, laquelle était effectivement indispensable à 
l'accomplissement de la tâche (urgences médicales). E______, alors responsable 
administrative de A______ SA, avait eu la même compréhension qu'eux. Le 
courriel de E______ à I______ avait également conforté les collaborateurs dans 
leur compréhension de ce que chaque heure passée sur place se verrait rétribuée.  

Certes, E______ n'avait aucun pouvoir décisionnel au sein de l'entreprise. 
A______ SA avait néanmoins donné l'apparence aux collaborateurs que la 
précitée endossait un rôle de direction dans l'entreprise, en participant notamment 
aux entretiens d'embauche et en étant leur interlocutrice principale durant la 
relation contractuelle. Cette apparence avait d'ailleurs été renforcée et consolidée 
lorsque cette dernière avait signé le courriel du 11 janvier 2021 par "E______, 
COO de A______ SA". Les collaborateurs s'étaient donc fiés de bonne foi aux 
précisions qu'elle leur avait données par écrit quant à leur rétribution. Bien que 
B______ avait déclaré ne jamais avoir pris connaissance de cet échange avant la 
présente procédure, c'était sans incidence dès lors que sa compréhension était 
identique à celle de ses collègues instruits à ce sujet et que A______ SA ne 
pouvait décemment exiger de lui qu'il investigue sur les conditions de 
rémunération, alors même que sa compréhension concordait avec les salaires 
versés. Aucune mauvaise foi de la part de B______ ou de ses collègues ne pouvait 
ainsi être retenue quant au salaire convenu et payable à l'heure de présence, ce 
d'autant plus que A______ SA elle-même avait déclaré que les différents 
médecins renseignés au sujet de l'erreur de calcul salarial s'étaient montrés surpris, 
mécontents et dévalorisés, ce qui constituait un indice de leur bonne foi et de la 
compréhension commune du contrat, de même que leur rupture contractuelle 
rapide postérieure à cette annonce, le lien de confiance ayant été rompu.  

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Le fait que B______ ait déclaré avoir estimé être trop rémunéré, au moment où les 
consultations étaient au point mort en raison des restrictions COVID et s'être 
attendu à une négociation de ses conditions contractuelles ne permettait pas de 
remettre sa bonne foi en question. S'agissant de la rétribution moyenne d'un 
médecin dans la région, A______ SA n'était pas parvenue à démontrer que le 
salaire de 120 fr. par heure de présence était excessif. Le Tribunal ne pouvait 
retenir que le courriel du 26 novembre 2020 était entièrement attribuable au 
directeur H______ de HUG, dans la mesure où la phrase relative aux salaires 
n'était ni signée ni datée et comportait une police différente de la précédente. De 
plus, B______ avait produit des pièces attestant d'un revenu horaire entre 105 fr. 
et 145 fr. à L______ et de 131 fr. 80 de l'heure aux HUG. Enfin, quel qu'eût été ou 
serait la rétribution de B______ avant ou après la relation contractuelle litigieuse, 
chacune procédait du principe de liberté contractuelle et était par conséquent sans 
incidence sur la volonté des parties au présent contrat. Enfin et par surabondance, 
l'employeuse supportait le risque de l'entreprise, lequel comprenait la haute 
direction et le contrôle du travail fourni par ses subordonnés, de même que la 
formulation alambiquée du contrat soumis à ses collaborateurs. Il devait ainsi être 
retenu que les parties s'étaient bien accordées sur un salaire à l'heure de présence 
de 120 fr. plus frais, si bien que A______ SA était déboutée des fins de sa 
demande. 

EN DROIT 

1. Le jugement entrepris ayant été communiqué aux parties avant le 1er janvier 2025, 
la présente procédure d'appel demeure régie par l'ancien droit de procédure 
(art. 404 al. 1 et 405 al. 1 CPC), sous réserve des dispositions d'application 
immédiate énumérées à l'art. 407f CPC. 

2. 2.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et incidentes de première 
instance lorsque, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). 

En l'espèce, la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr., de sorte que la voie de 
l'appel est ouverte. 

2.2 Déposé dans le délai utile de trente jours, compte tenu des féries pascales, et 
selon la forme prescrite par la loi (art. 130 al. 1, 131, 142 al. 1 et 3, 143 al. 1, 
145 al. 1 let. a et 311 al. 1 CPC), l'appel est recevable. Il en va de même de la 
réponse de l'intimé et des écritures subséquentes des parties, déposées dans les 
délais impartis à cet effet (art. 312 al. 2 et 316 al. 2 CPC), ainsi que de la 
détermination spontanée de l'appelante du 29 novembre 2024, celle-ci ayant 
dûment fait usage de son droit inconditionnel de répliquer dans les dix jours 
suivant la notification de la duplique de l'intimée (ATF 146 III 97 consid. 3.4.1; 

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142 III 48 consid. 4.1.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_120/2019 du 21 août 2019 
consid. 2.2; 5A_174/2016 du 25 mai 2016 consid. 3.2). 

2.3 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen en fait et en droit 
(art. 310 CPC), mais uniquement dans la limite des griefs motivés qui sont 
formulés (ATF 142 III 413 consid. 2.2.4; arrêts du Tribunal fédéral 4A_290/2014 
du 1er septembre 2014 consid. 5; cf. infra consid. 5.1.6). 

La Cour disposant d'un pouvoir de cognition complet, l'état de fait a été complété 
en tenant compte des griefs de l'appelante, dans la mesure utile à la résolution du 
litige. 

2.4 Dans la mesure où la valeur litigieuse est supérieure à 30'000 fr., les maximes 
des débats (art. 55 al. 1 et 247 al. 2 let. b ch. 2 a contrario CPC) et de disposition 
(art. 58 al. 1 CPC) sont applicables. La présente cause est en outre régie par la 
procédure ordinaire (art. 243 al. 1 et 2 a contrario CPC). 

3. Il ne sera pas donné suite à la requête de l’appelante tendant à la production par 
l’intimé de son contrat de travail l'ayant lié au centre de K______ et aux urgences 
de L______, ainsi que des fiches de salaire y relatives, dans la mesure où ces 
pièces n’ont pas d’incidence sur l’issue du litige (cf. infra consid. 4.2.3).  

4. L'appelante reproche au Tribunal d'avoir erré dans son interprétation subjective du 
contrat et d'avoir retenu que les parties avaient convenu d'un salaire horaire 
payable selon les heures de présence au lieu des heures facturables au patient. 

4.1 Aux termes de l'art. 18 al. 1 CO, pour apprécier la forme et les clauses d'un 
contrat, il y a lieu de rechercher la réelle et commune intention des parties, sans 
s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, 
soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention. 

Le juge doit donc rechercher, dans un premier temps, la réelle et commune 
intention des parties (interprétation subjective), le cas échéant empiriquement, sur 
la base d'indices. Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des 
déclarations de volonté – écrites ou orales –, mais encore le contexte général, soit 
toutes les circonstances permettant de découvrir la volonté des parties, qu'il 
s'agisse de déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits 
postérieurs à celle-ci, en particulier le comportement ultérieur des parties 
établissant quelles étaient à l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes 
(ATF 144 III 93 consid. 5.2.2; arrêts du Tribunal fédéral 4A_334/2023 du 13 mars 
2024 consid. 3.3; 4A_125/2023 du 21 décembre 2023 consid. 3.1). On peut aussi 
se fonder sur le but du contrat et les intérêts des parties ou encore les usages et les 
pratiques commerciales (TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des obligations, 6ème éd., 
2019, n. 1020). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%20413
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_290/2014

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Si les deux parties veulent la même chose, il y a accord dans les faits, puisqu'il 
repose sur la concordance effective des volontés (ATF 134 III 625 consid. 3.4). 
Peu importe le contenu des manifestations de volonté (la volonté "déclarée"); le 
consentement correspond à ce qu'elles ont effectivement voulu (la volonté 
"interne"). C'est ce qu'exprime l'art. 18 al. 1 CO, qui prescrit de se fonder sur la 
"réelle et commune intention" des parties (TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des 
obligations, 6ème éd., 2019, p. 150 n. 623). 

La "lettre" doit notamment céder le pas lorsqu'il faut conclure par l'analyse de 
moyens complémentaires qu'elle constitue en fait une "dénomination inexacte" au 
sens de l'art. 18 al. 1 CO, même si la dénomination paraissait tout à fait claire 
(TERCIER/PICHONNAZ, op. cit., n. 1021) 

Si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties – 
parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes – ou s'il constate 
qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la 
conclusion du contrat – ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme 
en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves –, il doit recourir à 
l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté 
objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune 
d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de 
l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (ATF  
144 III 93 consid. 5.2.3 et les références citées). 

Subsidiairement, si l'interprétation selon le principe de la confiance ne permet pas 
de dégager le sens de clauses ambiguës, celles-ci sont à interpréter en défaveur de 
celui qui les a rédigées, en vertu de la règle "in dubio contra stipulatorem" (ATF 
133 III 61 consid. 2.2.2.3; 122 III 118 consid. 2a). 

4.2.1 En l'espèce, l'appelante reproche tout d'abord au Tribunal d'avoir retenu que 
la lettre du contrat était confuse et de s'être uniquement concentré sur l'annexe 4 
en omettant d'analyser la clause 2.1. Elle soutient que l'annexe 4 ne pouvait se lire 
qu'en lien avec la clause précitée à laquelle elle renvoyait et qui prévoyait 
clairement une rémunération basée sur les heures de travail réalisées et facturées 
aux patients. 

Il est vrai que la clause 2.1 du contrat prévoit explicitement une rémunération des 
heures facturables au patient. L'annexe 4 évoque en revanche une rémunération 
par heure de "travail effectif", notion peu précise qui peut aisément être comprise 
comme le temps durant lequel l'employé est à la disposition de son employeur, 
sans pouvoir vaquer librement à ses occupations personnelles – ce qui correspond 
aux heures de présence – ou comme le temps durant lequel il traite effectivement 
des patients – soit les heures de consultations.  

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Si la lecture conjointe de l'annexe 4 avec l'art. 2.1, auquel elle renvoie, tend à 
retenir une rémunération à l'heure de consultation, cela ne suffit pas à retenir que 
la lettre de l'art. 2.1 refléterait, en l'espèce, la réelle et commune intention des 
parties, étant rappelé que le texte ne restitue pas toujours le sens de l'accord 
conclu.  

Les parties semblent en effet ne pas avoir prêté une attention particulière au 
contenu du contrat, en particulier à son art. 2.1, puisque cette clause n'est pas 
adaptée au médecin salarié. Elle figure sous le titre "obligations du médecin", 
alors que le paiement du salaire est une obligation de l'employeur, et précise que 
la rémunération intervient "en contrepartie de l'ensemble des prestations que 
[l'appelante] fournira au médecin", éléments qui ne sont pertinents que pour un 
médecin indépendant, qui utilise l'infrastructure de l'appelante en échange d'une 
partie de ses gains. D'autres clauses, à l'instar de l'art. 7.1 qui stipule que le centre 
de gravité du contrat est le droit d'usage conféré au médecin, contre rémunération, 
d'un local au sein de l'établissement, démontrent que le contrat n'est pas adapté à 
un médecin salarié mais au médecin indépendant. La lettre du contrat, en 
particulier de l'art. 2.1, doit ainsi être appréciée avec réserve dans l'interprétation 
de la volonté des parties. Dans ces conditions, il ne peut être reproché au Tribunal 
de s'être davantage fondé sur l'annexe 4, laquelle est spécifique à la situation de 
l'intimé, par opposition au reste du contrat rédigé de manière générique et dont le 
contenu n'est pas adapté au médecin salarié.  

Le comportement de l'appelante postérieurement à la conclusion du contrat ne 
laisse par ailleurs que peu de place au doute quant à la réelle et commune 
intention des parties, puisqu’elle a en effet versé à son employé un salaire horaire 
de 120 fr. sur la base de ses heures de présence pendant dix-huit mois. 

4.2.2 L'appelante soutient à cet égard avoir été dans l’erreur, qui résultait de la 
transmission par E______ des heures de présence à la comptabilité et qui n'avait 
pas été détectée par F______ du fait que le salaire versé pouvait être légitime si le 
taux d'activité de l'intimé avait été plus important. Contrairement à ce qu'elle 
soutient, les premiers juges ont pris en compte ce qui précède et retenu que 
l'employeuse supportait le risque de l'entreprise, lequel comprenait la haute 
direction et le contrôle du travail fourni par ses subordonnés. L'appelante ne 
formulant aucune critique sur ce point, son grief se révèle infondé. Une telle 
"erreur" apparaît en tout état de cause peu crédible au vu de la durée de la 
rémunération des heures de présence, laquelle excède une année fiscale complète. 
Il apparaît surprenant qu'elle n'ait pas été décelée à tout le moins lors de 
l'établissement des comptes annuels, ce d'autant plus si une telle rémunération – 
laquelle concernait également trois autres médecins – n'était pas rentable pour 
l'entreprise comme le prétend l'appelante.  

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Il semble également improbable que E______ ait pu mal comprendre les 
conditions de rémunération des médecins de garde, alors qu'elle participait aux 
entretiens d'embauche, lors desquels l'appelante allègue avoir expliqué les 
différents contrats possibles aux médecins, précisant que les explications qu'elle 
donnait à cet égard ne laissait planer aucun doute. 

De plus, une des médecins, I______, avait spécifiquement questionné E______ à 
ce sujet. Il apparaît donc surprenant qu'elle ait pu lui affirmer, par courriel du 
28 février 2019, qu'après avoir regardé les autres contrats des médecins rémunérés 
à l'heure – qui étaient exactement les mêmes que le sien, étaient confus et 
mentionnaient notamment à l'art. 2.1 la rémunération des heures facturables aux 
patients –, ils étaient payés à l'heure selon leur temps de présence, si tel n'était pas 
effectivement le cas. Contrairement à ce que soutient l'appelante, le fait que 
E______ n'ait eu aucun pouvoir décisionnel sur les salaires n'est pas déterminant, 
puisque cela ne l'empêchait pas d'avoir pleinement connaissance des conditions 
salariales appliquées et de pouvoir communiquer sur ce point, ce d'autant plus que 
selon les témoignages recueillis, elle était la personne de contact des employés 
pour ce genre de question.  

Il n'est pas non plus déterminant que l'intimé n'ait eu connaissance de ce courriel 
que dans le cadre de la présente procédure. En effet, si ce document ne pouvait 
conforter l'intimé dans sa compréhension de sa rémunération, contrairement à ce 
qu'a retenu le Tribunal, le paiement de son salaire sur la base des heures de 
présence pendant dix-huit mois suffisait à cet égard. Ce courriel témoigne en 
revanche de la réelle volonté de l'appelante.  

F______ a par ailleurs déclaré que C______ validait les paiements. Or, tant la 
première – responsable des ressources humaines – que le second – qui a engagé 
l'intimé – ne pouvaient ignorer son taux d'activité, lequel n'excédait pas 50% 
comme l'allègue l'appelante. Dans ces conditions, il est pour le moins curieux 
qu'ils aient procédé pendant dix-huit mois au paiement du salaire sur la base des 
heures de présence à un taux maximum de 50%, si les montants versés se 
rapprochaient davantage selon eux au salaire d'un temps plein.  

L'appelante échoue ainsi à démontrer qu'elle était victime d'une erreur. 

4.2.3 L'appelante fait ensuite grief au Tribunal de ne pas avoir pris en compte 
l'ensemble des éléments du dossier faisant ressortir que le salaire de l'intimé était 
disproportionné par rapport à la pratique commerciale des centres médicaux. Elle 
fait valoir que l'employé ne pouvait pas prétendre de bonne foi à un salaire aussi 
élevé et qu'elle-même n'avait aucun intérêt à offrir un salaire deux fois plus 
important que la moyenne.  

Son grief est infondé. L'appelante persiste en effet à annualiser, à temps plein, le 
salaire horaire de l'intimé pour soutenir qu'il serait en disproportion avec le salaire 

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moyen des médecins en Suisse, sans établir – ni même alléguer – que les salaires 
dont elle se prévaut seraient versés à des médecins exerçant dans des conditions 
comparables à celles de l'intimé, étant rappelé que ce dernier travaillait à temps 
partiel et à un taux variable pouvant osciller entre 25 et 125 heures par mois. L'on 
ne saurait toutefois comparer le salaire de médecins dont les conditions de travail 
ne sont pas équivalentes. L'étude de la FMH sur les salaires moyens des médecins 
en Suisse, le salaire appliqué par les HUG, celui du Dr D______, qui exerce en 
tant qu'indépendant, et celui perçu par J______ auprès de P______ [consultations 
médicales à domicile 24 heures sur 24] sont ainsi sans pertinence.  

Il en va de même de l'allégué de l'appelante selon lequel les trois contrats qu'elle 
proposait à l'embauche étaient économiquement équivalents – ce qu'elle n'établit 
pas du reste, la rémunération du médecin salarié au mois n'ayant pas été prouvée –, 
puisqu'elle compare à nouveau des situations qui ne sont pas comparables, à 
savoir une activité fixe à temps plein avec celle de l'intimé, engagé à temps partiel 
avec un taux d'activité fluctuant. L'explication de l'appelante selon laquelle le 
salaire horaire plus élevé de 120 fr. visait à compenser les "heures creuses", sans 
consultations, ne trouve quant à elle aucune assise dans le dossier, au vu des 
différents éléments examinés ci-dessus.  

Le salaire de l'intimé auprès de ses employeurs précédent et actuel n'est pas non 
plus déterminant, l'appelante n'alléguant pas que l'activité de l'employé exercée 
auprès d'eux et en son sein serait comparable. Au contraire, il ressort des 
déclarations de l'intimé en audience qu'il avait travaillé comme "médecin 
indépendant" au centre médical de K______ – contrairement à ce que soutient 
l'appelante qui déduit de manière erronée desdites déclarations que l'intimé y était 
rémunéré aux heures de consultation – et qu'il réalisait un salaire de l'ordre de 
8'000 fr. ou 9'000 fr. à L______ pour une activité à 75%. Aucune de ces activités 
n'est par conséquent comparable à celle exercée auprès de l'appelante, si bien 
qu'elles ne sont pas propres à établir que l'intimé percevait un salaire excessif si 
l'appelante devait le rémunérer aux heures de présence. C’est dès lors à raison que 
le Tribunal a renoncé à ordonner la production des contrats et des fiches de salaire 
de l’intimé avec ses autres employeurs.  

Au contraire, comme l'a souligné le Tribunal, l'intimé a produit une pièce attestant 
d'un revenu horaire de 131 fr. 80 aux HUG. Contrairement à ce que soutient 
l'appelante, le fait que cet élément ne figure pas dans la réponse de l'intimé ne 
l'empêchait pas de s'en prévaloir dans sa duplique, dès lors qu'il a été introduit en 
première instance déjà et repris par le Tribunal, sans que l'appelante ne se prévale 
d'une constatation inexacte des faits ou d'une violation de la maxime des débats à 
cet égard. Par ailleurs, si le contrat y relatif n'indique pas précisément si le salaire 
horaire a trait aux heures de présence ou de consultation, il mentionne les 
modalités de transmission des "heures effectuées" par le médecin à la responsable 
des ressources humaines, ce qui suggère les heures de présence. Il n'y a pas lieu de 

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penser que cette proposition d'engagement portait sur du travail de nuit ou lors de 
week-ends, puisqu'elle n'y fait aucunement mention. Le contrat porte sur un 
nombre limité d'heures par an, ce qui tend à démontrer que des salaires plus élevés 
sont proposés lorsque le temps d'engagement est faible. Dès lors que des salaires 
supérieurs à celui de 120 fr. de l'heure sont proposés par d'autres établissements, il 
ne peut être retenu que l'intimé ne pouvait croire de bonne foi qu'il pouvait 
prétendre au paiement d'un tel salaire.  

Le fait que l'intimé ait déclaré qu'il s'était demandé si sa rémunération pouvait 
"continuer à être dans une telle inadéquation" durant la pandémie de COVID-19, 
lorsque le nombre de consultations avait chuté, ne saurait remettre en cause sa 
bonne foi en lien avec le salaire convenu à la signature du contrat, cette 
circonstance étant postérieure à celle-ci. Cette réflexion témoigne au besoin que 
les parties avaient convenu de rémunérer ses heures de présence, ce qui ne lui 
semblait plus en adéquation avec la nouvelle situation induite par la pandémie. La 
question de savoir si l'intimé a interpelé E______ à ce sujet au moment du 
COVID est quant à elle sans incidence sur la volonté des parties à la signature du 
contrat. 

L'appelante soutient à tort qu'elle n'avait aucun intérêt à offrir un salaire aussi 
élevé par rapport à ceux proposés par ses concurrents. Outre les éléments qui 
précèdent, il ressort de la procédure qu'elle a demandé à l'intimé de venir travailler 
pour elle. L'appelante devait donc nécessairement offrir des conditions de travail 
attrayantes, telle qu'une rémunération plus élevée, pour convaincre le médecin de 
quitter son précédent employeur afin de la rejoindre. Elle a par ailleurs admis en 
audience qu'elle avait offert le salaire de 120 fr. pour être plus généreuse que 
certains de ses concurrents. Elle bénéficiait de la flexibilité de son employé, dont 
le taux d'activité pouvait varier énormément en fonction des besoins de 
l'appelante. L'appelante avait donc bien un intérêt à proposer un salaire horaire 
plus élevé, contrairement à ce qu'elle soutient. 

Par ailleurs et indépendamment de la recevabilité de son allégué complémentaire 
formulé lors de l'audience du 26 juin 2023 en lien avec le TARMED, elle n'établit 
pas que le salaire de 120 fr. par heure de présence compromettait sa rentabilité au 
regard des tarifs TARMED applicables, se contentant d'alléguer que le règlement 
TARMED imposait des tarifs entre 180 fr. à 400 fr. de l'heure, sans préciser le 
tarif applicable à l'activité de l'intimé. La rémunération de l'intimé lui a du reste 
été versée pendant dix-huit mois et ce n'est que lorsque le nombre de consultations 
a chuté en raison de la pandémie de COVID-19 que le problème de trésorerie a 
surgi. En dehors de cette circonstance particulière, le salaire de l'intimé lui 
permettait manifestement d'être rentable, faute de quoi l'appelante aurait réagi plus 
tôt, étant rappelé qu'un exercice comptable entier s'était écoulé dans l'intervalle. 

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L’appelante ne saurait ainsi être suivie lorsqu’elle soutient que la disproportion du 
salaire horaire à l’heure de présence au regard de la pratique commerciale ne 
permettait pas à l’intimé de prétendre de bonne foi à une telle rémunération.  

4.2.4 L'appelante soutient que l'employé inscrivait par ailleurs ses heures de 
consultation dans l'agenda, si bien qu'il ne pouvait ignorer qu'il était rémunéré à 
l'heure de consultation. 

Son grief est infondé. En effet, le fait que l'employé inscrivait ses heures de 
consultation dans l'agenda de l'appelante ne saurait signifier que seules celles-ci 
étaient rémunérées, puisque ces données étaient nécessaires pour la facturation 
aux patients.  

L'intimé n'avait en particulier pas à partir du principe que le temps qu'il mettait à 
disposition de son employeur, dans l'attente de consultations, n'était pas rémunéré, 
une telle hypothèse faisant indûment supporter le risque de l'entreprise à 
l'employé. A cet égard, l'appelante n'a apporté aucun élément permettant de retenir 
que la rémunération des seules heures effectivement facturées aux patients 
constituait une pratique répandue dans le milieu des médecins de garde. Au 
contraire, le Dr D______ a déclaré que dans le cadre d'une autre structure dans 
laquelle il avait travaillé, les médecins salariés percevaient soit un salaire mensuel 
fixe, soit une rémunération au temps de présence effectif. 

4.2.5 L'appelante fait enfin grief au Tribunal de ne pas avoir pris en considération 
que l'intimé était autorisé à rentrer chez lui lors de son travail, ce qui n'était pas 
envisageable pour un médecin salarié payé à l'heure de présence et tendait à 
démontrer que l'intimé n'était pas rémunéré de cette manière. 

Le fait que l'appelante ait proposé à l'intimé, à une date et dans des circonstances 
indéterminées, de rentrer chez lui et de l'appeler s'il y avait quelque chose, ne 
suffit pas à retenir que sa présence n'était pas obligatoire. Cette proposition est 
contredite par le courriel de E______, qui a confirmé à I______ que pour le type 
d'activité exercé par l'intimé, la présence du médecin dans les locaux était 
obligatoire. Par ailleurs, la nature même de son activité de médecin urgentiste 
impliquait d'être présent dans les locaux, même en l'absence de consultations, afin 
d'être prêt à intervenir en cas d'urgence, ce qu'a également confirmé I______. 

Contrairement à ce que suggère l'appelante, sa proposition plaide en faveur de la 
rémunération des heures de présence, puisque l'employeuse pouvait faire cette 
économie si l'intimé rentrait chez lui en l'absence de consultation. 

4.2.6 En définitive, l’ensemble des éléments au dossier conduit la Chambre 
d’appel à retenir, à l’instar du Tribunal, que les parties avaient la réelle et 
commune intention de fixer le salaire horaire de l’intimé à 120 fr. par heure de 
présence lorsqu’elles ont conclu le contrat de travail, puisqu’elles ont exécuté leur 

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accord de la sorte pendant une année et demie et que l’appelante n’a pas démontré 
avoir été dans l’erreur en s’acquittant de ce salaire, ni que l’intimé ne pouvait pas 
partir de l’idée qu’il s’agissait du salaire horaire par heure de présence. 

L'appelante ne dispose ainsi d'aucune prétention envers l'intimé en restitution de 
salaires trop perçus. Le jugement entrepris sera par conséquent confirmé en tant 
qu'il la déboute de toutes ses conclusions. 

5. Les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 1'200 fr. (art. 19 al. 3 let. c LaCC; art. 5 et 
71 RTFMC), seront mis à la charge de l'appelante, qui succombe (art. 106 al. 1 
CPC), et compensés avec l'avance de 600 fr. fournie par elle, laquelle reste 
acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 aCPC). L'appelante sera par conséquent 
condamnée à verser 600 fr. à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers 
du Pouvoir judiciaire, à titre de solde des frais judiciaires d'appel. 

Il n'est pas alloué de dépens dans les causes soumises à la juridiction des 
prud'hommes (art. 22 al. 2 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes : 

 
A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 22 avril 2024 par A______ SA contre le jugement 
JTPH/435/2023 rendu le 18 décembre 2023 par le Tribunal des prud'hommes dans la 
cause C/25077/2021. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'200 fr., les met à la charge de A______ SA et les 
compense avec l'avance de frais de 600 fr. fournie par elle, laquelle reste acquise à l'Etat 
de Genève. 

Condamne A______ SA à verser 600 fr. à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services 
financiers du Pouvoir judiciaire, à titre de solde des frais judiciaires d'appel. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens d'appel. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Madame Monique FORNI, 
Monsieur Aurélien WITZIG, juges assesseurs; Madame Fabia CURTI, greffière. 

 

 

 

 

 

 
Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 15'000 fr.