# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 102b0e7f-ad49-5b17-95d0-726b67e9d328
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 11.02.2025 P/25404/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-25404-2024_2025-02-11.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/25404/2024 et P/25405/2024 ACPR/115/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 11 février 2025 

 

Entre 

A______, domicilié ______, France, agissant en personne,  

recourant, 

 

contre les ordonnances rendues le 15 novembre 2024 par le Tribunal de police, 

et 

LE TRIBUNAL DE POLICE, rue des Chaudronniers 9, 1204 Genève, case postale 3715, 

1211 Genève 3, 

LE SERVICE DES CONTRAVENTIONS, chemin de la Gravière 5, case postale 104,  

1211 Genève 8, 

intimés. 

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P/25404/2024 et P/25405/2024 

Vu : 

 - les avis des 29 février et 16 septembre 2024 adressés par le Service des 
contraventions (ci-après, SdC) à A______ en sa qualité de détenteur du véhicule 
automobile immatriculé en France 1______, à la suite de trois excès de vitesse 
(commis le 13 février 2024 à 17:53 à Satigny, le 27 février 2024 à 12:18 à l'avenue 
de Châtelaine et le même jour à 13:13 à la rue de Lyon), l'invitant, au cas où il ne 
serait pas le conducteur responsable, à lui désigner, dans un délai de 30 jours, 
l'identité de l'auteur des infractions; 

 - l'absence de réaction du prénommé; 

 - l'ordonnance pénale n° 2______ rendue par le SdC le 2 septembre 2024, notifiée 
le 10 suivant, condamnant A______ à une amende de CHF 600.- (plus CHF 150.- 
d'émoluments), pour l'excès de vitesse du 13 février 2024; 

 - l'ordonnance pénale n° 3______ rendue par le SdC le 16 septembre 2024, notifiée 
le 21 suivant, condamnant A______ à une amende de CHF 40.- (plus CHF 40.- 
d'émoluments), pour l'excès de vitesse du 27 février 2024 à 12:18; 

 - l'ordonnance pénale n° 4______ rendue par le SdC le 16 septembre 2024, notifiée 
le 21 suivant, condamnant A______ à une amende de CHF 40.- (plus CHF 40.- 
d'émoluments), pour l'excès de vitesse du 27 février 2024 à 13:13; 

 - la mention figurant à la dernière page des ordonnances, à teneur de laquelle la 
personne condamnée pouvait y faire opposition par déclaration écrite et signée 
dans les 10 jours, étant spécifié que pour être recevable, dite déclaration ne devait 
pas être formée par courriel et devait être formulée et signée par la personne 
condamnée et, en aucun cas, par une tierce personne, hormis un avocat, même si 
cette dernière produisait une procuration. Si aucune opposition n'était valablement 
formée ou si l'opposition était tardive, l'ordonnance pénale était assimilée à un 
jugement entré en force; 

 - la lettre datée du 10 septembre 2024 signée par B______, fille du prénommé, 
adressée au SdC et remise à la poste Suisse le 16 septembre 2024; 

 - le courriel envoyé le 14 octobre 2024 par B______ au SdC; 

 - l'ordonnance sur opposition non valablement formée du 31 octobre 2024, par 
laquelle le SdC a transmis la cause au Tribunal de police afin qu'il statue sur la 
validité de l'ordonnance pénale n° 2______ et de l'opposition; 

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P/25404/2024 et P/25405/2024 

 - les ordonnances sur opposition tardive du 31 octobre 2024, par lesquelles le SdC 
a transmis la cause au Tribunal de police afin qu'il statue sur la validité des 
ordonnances pénales n° 3______ et 4______ et de l'opposition; 

-  l'ordonnance du 15 novembre 2024, notifiée le 19 suivant, par laquelle le Tribunal 
de police a constaté l'irrecevabilité de l'opposition formée par B______ le 
16 septembre 2024 et dit que l'ordonnance pénale n° 2______ était assimilée à un 
jugement entré en force; 

- l'ordonnance du 15 novembre 2024, notifiée le 19 suivant, par laquelle le Tribunal 
de police a constaté l'irrecevabilité de l'opposition formée par B______ le 
14 octobre 2024 et dit que les ordonnances pénales n° 3______ et 4______ étaient 
assimilées à des jugements entrés en force; 

- le courrier intitulé "demande de révision du montant des ordonnances pénales 
3______/4______/2______", expédié par A______ le 20 novembre 2024 au SdC, 
qui l'a transmis à la Chambre de céans; 

- le courrier intitulé "demande de révision du montant des ordonnances pénales 
P/25404/2024 et P/25405/2024", déposé par A______ le 27 novembre 2024 au 
Tribunal de police, qui l'a transmis à la Chambre de céans. 

Attendu que : 

-  dans sa lettre, B______ a expliqué être l'auteur de l'infraction visée par 
l'ordonnance pénale n° 2______ et vouloir en assumer les conséquences, raison 
pour laquelle elle ne "souhait[ait] pas faire opposition". Elle sollicitait le 
"transfert" de l'amende à son nom et un échéancier de paiement, "voire la révision 
du montant de l'amende", compte tenu de sa situation financière;  

- dans son courriel subséquent, elle a indiqué être l'auteur des infractions visées par 
les ordonnances pénales n° 3______ et 4______ et demandé que celles-ci soient 
"transférées" à son nom; 

- dans son ordonnance sur opposition non valablement formée du 31 octobre 2024, 
le SdC a considéré que la lettre datée du 10 septembre 2024 valait opposition à 
l'ordonnance pénale n° 2______ dirigée contre A______, mais que dite opposition 
formée par un tiers n'était pas valable, seul le prévenu (ou un avocat le 
représentant) pouvant agir; 

- dans ses ordonnances sur opposition tardive du même jour, il a considéré que le 
courriel du "17" (recte : 14) octobre 2024 valant opposition aux ordonnances 
pénales n° 3______ et 4______ ne revêtait pas la forme requise (absence de 

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signature originale manuscrite), n'avait pas été formé par une personne habilitée 
"à défendre les prévenus" et surtout était hors délai; 

- dans l'ordonnance relative à l'ordonnance pénale n° 2______ (P/25405/2024), le 
Tribunal de police retient que l'opposition formée par B______ par courrier n'était 
pas valable dès lors qu'elle n'était pas la destinataire de l'ordonnance pénale en 
cause; 

- dans son ordonnance querellée relative aux ordonnances pénales n° 3______ et 
4______ (P/25404/2024), cette autorité retient que l'opposition formée par 
B______ par courriel n'était pas valable dès lors qu'elle n'était pas la destinataire 
des ordonnances pénales en cause; que la forme choisie n'était pas valable; et que 
l'opposition était tardive, de sorte que l'opposition était irrecevable; 

- à l'appui de ses plis des 20 et 27 novembre 2024, au contenu identique hormis 
leurs intitulés, A______ sollicite la révision du montant total des amendes 
auxquelles il a été condamné (pour des infractions commises par sa fille), dans le 
cadre des ordonnances pénales n° 2______, 3______ et 4______, qu'il chiffre à 
CHF 910.- (CHF 750.- + CHF 80.- + CHF 80.-), compte tenu des ressources 
financières de lui-même et de sa fille. 

Considérant, en droit, que :  

- en tant que le recourant, dans ses courriers des 20 et 27 novembre 2024, ne 
conteste pas les ordonnances rendues par le Tribunal de police du 15 novembre 
2024 mais sollicite la remise du "montant total" des amendes et frais auxquels il 
a été condamné, dites missives ne sauraient être considérées comme des recours 
contre les ordonnances susvisées (art. 393 al. 1 let. b CPP);  

- la Chambre de céans, en sa qualité d'autorité de recours, n'est au surplus pas 
compétente pour procéder à la remise demandée, cette compétence revenant au 
SdC, à tout le moins s'agissant des émoluments auxquels le contrevenant a été 
condamné (art. 425 CPP), cette autorité étant par ailleurs habilitée à octroyer des 
aménagements de paiement; 

- quand bien même les courriers en question vaudraient recours contre les 
ordonnances du Tribunal de police du 15 novembre 2024, l'existence d'un intérêt 
juridiquement protégé du recourant à agir (art. 382 al. 1 CPP) paraît douteuse; 

- il ne s'est en effet jamais manifesté auprès du SdC pour contester sa qualité 
d'auteur des infractions, malgré les avis au détenteur des 29 février et 
16 septembre 2024, ni n'a formé opposition aux trois ordonnances pénales 

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litigieuses, mais au contraire admet ici devoir s'acquitter des amendes et frais 
infligées, moyennant une "révision" à la baisse de leurs montants; 

- à cette aune, le recours serait donc irrecevable; 

- voudrait-on néanmoins considérer qu'il disposerait d'un intérêt à recourir que son 
recours devrait être rejeté; 

- le courrier de sa fille du 16 septembre 2024 relatif à l'ordonnance pénale 
n° 2______ ne vaut pas opposition à ladite ordonnance – l'intéressée y ayant 
indiqué expressément ne pas vouloir faire opposition mais solliciter le "transfert" 
de l'amende à son nom; 

- que le SdC, et le Tribunal de police à sa suite, aient considéré que dit courrier 
valait opposition non valable, car formée par un tiers, n'y change rien et est 
indolore pour le contrevenant, cette autorité ayant assimilé l'ordonnance pénale 
n° 2______ à un jugement entré en force – dont on a vu que l'intéressé ne 
contestait pas la matérialité; 

- le courriel de la fille du contrevenant, du 14 octobre 2024, relatif aux ordonnances 
pénales n° 3______ et 4______ ne vaut pas non plus opposition auxdites 
ordonnances – l'intéressée sollicitant uniquement que celles-ci soient 
"transférées" à son nom; 

- que le SdC et le Tribunal de police aient considéré que ce courriel valait opposition 
ne porte pas non plus à conséquence, dès lors que de toute manière, dit courriel ne 
revêtait pas la forme requise – absence de signature –, laquelle n'est pas une 
omission involontaire mais inhérente à la forme choisie (ATF 142 IV 299), dont 
les exigences avaient au demeurant été expressément rappelées à la dernière page 
des ordonnances pénales en cause; enfin et surtout, "l'opposition" était tardive 
pour avoir été envoyée le 14 octobre 2024, alors que le délai de 10 jours pour 
contester les ordonnances pénales n° 3______ et 4______ arrivait à échéance le 
1er octobre 2024; 

- vu l'issue du litige, la Chambre de céans pouvait statuer sans échange d'écritures 
ni débats (art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP); 

- les frais de la présente procédure seront exceptionnellement laissés à la charge de 
l'État. 

* * * * * 
  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Se déclare incompétente pour statuer sur les courriers des 20 et 27 novembre 2024 de 
A______ et transmet les causes au Service des contraventions pour suite utile. 

En tant que de besoin, déclare le recours irrecevable et, subsidiairement, le rejette. 

Laisse les frais de la procédure à la charge de l'État. 

Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant, au Tribunal de police et au Service des 
contraventions. 

Siégeant : 

Madame Daniela CHIABUDINI, présidente; Mesdames Corinne CHAPPUIS BUGNON et 
Françoise SAILLEN AGAD, juges; Madame Séverine CONSTANS, greffière. 

 

La greffière : 

Séverine CONSTANS 

 La présidente : 

Daniela CHIABUDINI 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par 

les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de 

ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse  

(art. 48 al. 1 LTF).