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**Case Identifier:** b9ff4855-b8ef-5275-9bef-0e5b3c31b794
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-10-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 17.10.2018 C/27677/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-27677-2017_2018-10-17.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 25.10.2018. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/27677/2017 ACJC/1424/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 17 OCTOBRE 2018 

 

Entre 

Monsieur A______ et Madame B______, domiciliés ______, recourants contre un 
jugement rendu par la 8ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 

25 mai 2018, comparant en personne, 

et 

ETAT DE GENEVE DF-DGFE, Service du contentieux de l'Etat, rue du Stand 15, 
case postale 3937, 1211 Genève 3, intimé, comparant en personne. 

 

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C/27677/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/8257/2018 du 25 mai 2018, reçu par A______ et B______ le  
7 juin 2018, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure 

sommaire, a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée au 

commandement de payer n° 1______ (ch. 1), mis les frais judiciaires, arrêtés à 

100 fr., à la charge de A______ (ch. 2), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 

3) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4). 

B. a. Par acte expédié le 18 juin 2018, A______ et B______ ont formé recours contre 
ce jugement. Ils ont conclu à la jonction de la cause avec la cause 

C/2______/2017, à la suspension du jugement entrepris ainsi qu'à la suspension de 

la cause "jusqu'à droit connu d'une solution pragmatique des problèmes avec 

l'Administration fiscale cantonale". Ils ont également invoqué des créances à faire 

valoir à l'encontre de l'ETAT DE GENEVE et produit des nouvelles pièces. 

 Par écriture du 5 juillet 2018, A______ et B______ ont persisté dans leur 

demande de suspension de la cause et produit une nouvelle pièce. 

 b. Par réponse du 19 juillet 2018, l'ETAT DE GENEVE s'est rapporté à justice 
quant à la recevabilité du recours. Sur le fond, il a notamment indiqué que "les 

considérants des recourants [n'avaient] rien à voir avec le titre de la créance en 

cause". 

c. Par arrêt ACJC/994/2018 du 23 juillet 2018, la Cour de justice a rejeté la 
requête de suspension du caractère exécutoire attaché au jugement du Tribunal du 

25 mai 2018 et dit qu'il serait statué sur les frais dans l'arrêt rendu sur le fond. 

d. Par réplique du 2 août 2018, A______ et B______ ont persisté dans leurs 
conclusions. 

e. Le 31 août 2018, A______ et B______ ont déposé une écriture spontanée et 
produit des nouvelles pièces. 

 f. Le 20 septembre 2018, les parties ont été informées de ce que la cause était 
gardée à juger, l'ETAT DE GENEVE n'ayant pas fait usage de son droit de 

dupliquer. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. Par arrêt ATA/90/2017 du 3 février 2017, la Chambre administrative de la Cour 
de justice a déclaré irrecevable la demande de révision de son arrêt du 14 juin 

2016 formée le 20 juillet 2016 par A______ et B______ (ch. 1), mis à la charge 

de A______ et B______, pris conjointement et solidairement, un émolument de 

500 fr. (ch. 2) et dit qu'il n'était pas alloué d'indemnité de procédure (ch. 3). 

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C/27677/2017 

 Le recours formé contre ce jugement a été déclaré irrecevable par le Tribunal 

fédéral par arrêt du 9 mars 2017 (2C_283/2017). 

 b. Le 20 mars 2017, les Services financiers du Pouvoir judiciaire ont adressé à 
B______ une facture de 500 fr., payable dans les 30 jours. 

c. Le 20 juillet 2017, les Services financiers du Pouvoir judiciaire ont attesté que 
B______ n'avait pas conclu d'arrangement de paiement, de sorte que leur créance 

à son encontre était intégralement exigible. 

d. Le 26 octobre 2017, l'ETAT DE GENEVE a fait notifier à A______ un 
commandement de payer, poursuite n° 1______, portant sur la somme de 500 fr. 

avec intérêts à 5% dès le 19 avril 2017. La cause de l'obligation était l'émolument 

de décision fixé par le jugement ATA/90/2017 du 3 février 2017.  

 B______ a formé opposition à ce commandement de payer. 

e. Le 24 novembre 2017, l'ETAT DE GENEVE a saisi le Tribunal d'une requête 
de mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, 

poursuite n° 1______.  

 f. A l'audience du Tribunal du 16 mars 2018, convoquée dans les causes 
C/2______/2017 et C/27677/2017, l'ETAT DE GENEVE n'était ni présent ni 

représenté. A______ a produit des pièces et déclaré persister dans son opposition. 

Sur quoi, le Tribunal a gardé la cause à juger. 

g. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a retenu que l'ETAT DE GENEVE était 
au bénéfice d'un jugement exécutoire et que A______ n'avait pas démontré avoir 

payé le montant réclamé dans la facture du 20 mars 2017. 

EN DROIT 

1. Les recourants sollicitent à titre préalable la jonction de la présente cause avec la 
cause C/2______/2017. 

1.1 Selon l'art. 125 let. c CPC, le Tribunal peut ordonner la jonction de causes 
pour simplifier le procès, lorsque cela lui paraît opportun. Le but recherché est 

celui de la simplification du procès, qui relève de l'appréciation du tribunal 

(GSCHWEND/BORNATICO, in Basler Kommentar ZPO, 2
ème

 éd. 2013, n. 2 ad 

art. 125 CPC; HALDY in CPC, Code de procédure civile commenté, 2011, n. 6 et 

20 ad art. 125 CPC). 

1.2 En l'occurrence, il n'y a pas lieu de joindre les causes, dès lors qu'elles portent 
sur des titres de mainlevée différents et ont donné lieu à des jugements séparés. La 

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demande de jonction, au demeurant nullement motivée, sera par conséquent 

rejetée.  

2. 2.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 

sommaire. 

2.2 En l'espèce le recours a été interjeté dans le délai légal (cf. art. 142 al. 3 CPC) 
et selon les formes prévues par la loi, de sorte qu'il est recevable sous cet angle. 

3. 3.1.1 Le recours est recevable pour violation du droit et constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

 3.1.2 Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont 
irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).  

3.1.3 Il incombe au recourant de motiver son recours (art. 321 al. 1 CPC), c'est-à-
dire de démontrer le caractère erroné de la motivation attaquée. Les exigences 

posées par le CPC sont identiques, en procédure d'appel et de recours, s'agissant 

de l'obligation de motivation (arrêts du Tribunal fédéral 5D_190/2014 du 12 mai 

2015 consid. 2; 5D_65/2014 du 9 septembre 2014 consid. 5.4.1; JEANDIN, Code 

de procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 

2011, n. 4 ad art. 321 CPC). Pour satisfaire à cette exigence, il ne suffit pas au 

recourant de renvoyer à une écriture antérieure, ni de se livrer à des critiques 

toutes générales de la décision attaquée. Sa motivation doit être suffisamment 

explicite pour que l'instance de recours puisse la comprendre aisément, ce qui 

suppose une désignation précise des passages de la décision que le recourant 

attaque et des pièces du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF 138 III 374 

consid. 4.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_89/2014 du 15 avril 2014 

consid. 5.3.2).  

3.2 En l'espèce, les recourants fondent leurs griefs sur des conclusions, des 
allégations et des pièces nouvelles. En particulier, ils sollicitent la suspension de 

la cause "jusqu'à droit connu d'une solution pragmatique des problèmes avec 

l'Administration fiscale cantonale". Ils se fondent, en cela, sur une pièce datée du 

14 juin 2018 selon laquelle les recourants seraient convoqués à un entretien avec 

l'Administration fiscale cantonale. Tant cette conclusion, que la pièce sur laquelle 

elle s'appuie, sont nouvelles, et partant irrecevables. La demande de suspension 

devrait, en tout état, être rejetée, les recourants n'ayant pas établi avoir saisi une 

https://intrapj/perl/decis/5D_190/2014
https://intrapj/perl/decis/5D_65/2014
https://intrapj/perl/decis/138%20III%20374
https://intrapj/perl/decis/5A_89/2014

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juridiction de la question du bien-fondé de la créance litigieuse (cf. art. 126  

al. 1 CPC).  

De plus, se référant à des commandements de payer notifiés les 8 et 30 mai 2018, 

les recourants font valoir des créances à l'égard de l'intimé. Il s'agit, à nouveau, 

d'une conclusion nouvelle, fondée sur des pièces nouvelles et donc irrecevables. 

Pour le reste, les recourants tentent de remettre en cause leur obligation de prendre 

en charge l'émolument de justice de 500 fr. et présentent des critiques toutes 

générales à l'encontre de l'arrêt de la Chambre administrative de la Cour de justice 

du 3 février 2017, devenu exécutoire. De tels griefs ne peuvent cependant pas être 

formulés dans le cadre de la procédure de mainlevée définitive. 

Il résulte de ce qui précède que les recourants ne critiquent pas le jugement 

querellé et n'exposent pas en quoi le juge, sur la base du dossier en sa possession, 

aurait constaté les faits de manière manifestement inexacte ou violé le droit. Ils ne 

contestent pas non plus que l'arrêt de la Chambre administrative de la Cour de 

justice du 3 février 2017 constitue un titre de mainlevée définitive, ni allèguent 

avoir rendu vraisemblable leur libération. 

3.3 Le recours sera par conséquent déclaré irrecevable, faute de motivation 
suffisante. 

4. Les recourants, qui succombent, seront condamnés aux frais judiciaires de recours 
(art. 106 al. 1 et 3 CPC). 

 En vertu de l'art. 61 al. 1 OELP, la juridiction supérieure à laquelle sont déférées 

les décisions rendues dans une procédure sommaire en matière de poursuite 

(art. 251 CPC) peut prélever un émolument n'excédant pas une fois et demie 

l'émolument que peut prélever l'autorité de première instance. 

 Le premier juge a fixé l'émolument de première instance - non contesté en tant 

que tel - à 100 fr. L'émolument pour la présente décision et celle rendue le 

23 juillet 2018 sur effet suspensif sera fixé à 225 fr. et mis à la charge des 

recourants. Il sera compensé avec l'avance versée par A______, acquise à l'Etat de 

Genève (art. 26, 35 RTFMC et 48 et 61 OELP).  

L'intimé comparant en personne, il ne se justifie pas de lui allouer de dépens 

(art. 95 CPC). 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare irrecevable le recours interjeté le 18 juin 2018 par A______ et B______ contre 

le jugement JTPI/8257/2018 rendu le 25 mai 2018 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/27677/2017-8 SML. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 225 fr., les met à la charge de A______ et 

B______, pris conjointement et solidairement, et les compense avec l'avance de frais 

fournie par A______, acquise à l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN 

et Madame Eleanor McGREGOR, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, 

greffière. 

 

La présidente : 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.