# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 01c0ce23-3288-5e7a-aea4-337ed7c473ce
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-02-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 26.02.2014 AC/2950/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-2950-2013_2014-02-26.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli(s) recommandé(s) de la greffière du 4 mars 2014. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/2950/2013 DAAJ/15/2014 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DECISION DU MERCREDI 26 FEVRIER 2014 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Monsieur A______, domicilié ______ à Genève, 

 

contre la décision du 13 janvier 2014 du Vice-président du Tribunal civil. 

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AC/2950/2013 

EN FAIT 

A. a. Par décision du 4 décembre 2013, la Vice-présidente du Tribunal civil a octroyé à 
A______ (ci-après : le recourant) l'assistance juridique aux fins de recourir auprès de la 

Chambre administrative de la Cour de justice (CACJ) contre le jugement rendu par le 

Tribunal administratif de première instance (TAPI) le 8 octobre 2013 rejetant sa 

demande d'autorisation de séjour (permis B), dans la cause A/1423/2013, et commettant 

à ces fins Me Karin BAERTSCHI. 

b. Le 10 décembre 2013, le recourant a sollicité un changement d'avocat. 

c. Par courrier du 9 janvier 2014, Me Karin BAERTSCHI a expliqué que, compte tenu 
de l'argumentation développée à l'appui du jugement précité du 8 octobre 2013, elle 

avait déconseillé au recourant de recourir contre cette décision, ce qui avait fortement 

déplu à ce dernier. 

B. Par décision du 13 janvier 2014, communiquée pour notification le 17 du même mois, le 
Vice-président du Tribunal civil a rejeté la requête du recourant - considérant celle-ci 

comme une requête d'extension d'assistance juridique -, au motif que la cause était 

dénuée de chances de succès. Il a retenu que le recourant ne disposait d'aucun droit au 

renouvellement de son autorisation de séjour et qu'il ne remplissait pas les conditions 

restrictives posées par les art. 30 al. 1 let. b LEtr et 31 al. 1 OASA relatifs au cas 

individuel d'extrême gravité susceptible de fonder une dérogation aux conditions 

d'admission, dans la mesure où il était sans travail depuis plus de trois ans, ne disposait 

pas de compétences ou d'une expérience professionnelle exceptionnelles et ne faisait 

valoir aucun élément particulier relatif à sa situation personnelle ou familiale, hormis le 

fait qu'il ne souhaitait pas retourner vivre au Maroc. 

C. a. Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 4 février 2014 au greffe 
de la Cour de justice. Le recourant conclut à l'annulation de la décision entreprise et à 

l'octroi de l'assistance juridique précédemment admise. 

Il reproche au premier juge d'avoir reconsidéré sa décision d'octroi du 4 décembre 2013 

et d'avoir repris l’argumentation développée initialement par l'Office cantonal de la 

population (OCP), argumentation qu'il "rejette catégoriquement". Il soutient que la 

décision entreprise le prive de son droit élémentaire à être représenté par un conseil 

juridique compétent quelles que soient sa situation financière - laquelle est au 

demeurant "très critique et alarmante" - et les chances de réussite de l'affaire. Enfin, 

l'issue de la procédure de recours devant la CACJ n'étant pas connue, le Vice-président 

du Tribunal civil n'était pas "supposé baser l'octroi de l'assistance juridique sur un 

jugement [recte : arrêt] non encore rendu". 

b. Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations. 

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AC/2950/2013 

D. Il résulte en outre de la procédure de première instance les faits pertinents suivants : 

a. A______, né le ______ 1970, ressortissant marocain, est arrivé en Suisse en 
septembre 2006 et a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour avec activité 

lucrative de durée limitée à une année, prolongée à plusieurs reprises. 

b. En juillet 2010, A______ a requis la délivrance d'une autorisation de séjour avec 
activité indépendante, afin de créer sa propre entreprise. 

c. Le 23 août 2010, B_______SA a informé l'OCP que A______ avait démissionné de 
son travail avec effet au 31 août 2010, travail pour lequel il était au bénéfice d'une 

autorisation de séjour valable jusqu'au 24 septembre 2011. 

d. Par décision du 18 novembre 2011, l'OCIRT a refusé de délivrer l'autorisation 
sollicitée, faute de présenter un intérêt économique suffisant. Cette décision n'a pas fait 

l'objet d'un recours. 

e. Par décision du 13 décembre 2011, l'OCP a constaté qu'aucun élément ne laissait 
apparaître que l'exécution du renvoi ne serait pas possible, licite ou raisonnablement 

exigible et a prononcé le renvoi de Suisse de A______, lui impartissant un délai au 15 

janvier 2012 pour quitter le pays. 

f. Par acte du 12 janvier 2012, A______ a recouru auprès du TAPI contre la décision 
précitée, concluant à son annulation et à la délivrance d'un permis de séjour. 

A l'appui de son recours, il expliquait, en substance, être bien intégré en Suisse, où il 

séjournait depuis sept ans, et ne plus avoir aucun contact avec son pays d'origine qu'il 

avait quitté il y avait plus de vingt ans pour avoir résidé durant douze ans aux Etats-Unis 

d'Amérique - où il avait bénéficié d'une "Green Card" -, et durant quatre ans en France, 

avant son arrivée en Suisse. Sans emploi et ne remplissant pas les conditions pour 

bénéficier d'indemnités de l'assurance-chômage, il avait vécu sur ses réserves 

financières de janvier à juillet 2011, puis avait été contraint de recourir à l'aide sociale. 

Il soutenait en outre se trouver dans une situation d'extrême gravité justifiant l'octroi 

d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur, dans le mesure où son âge - quarante et 

un ans à cette époque - était très avancé par rapport à l'âge de recrutement au Maroc, il 

n'avait aucun lien familial dans ce pays et il risquait sa vie en cas de retour, n'étant plus 

adapté au mode de vie traditionnel d'un pays où il se retrouverait sans travail. 

g. Par jugement du 6 novembre 2012, le TAPI a rejeté le recours, au motif que l'OCP 
était lié par le refus de l'OCIRT d'octroyer une autorisation de séjour et partant tenu de 

prononcer le renvoi. 

h. Parallèlement à ces démarches, A______ a, également en juillet 2011, sollicité de 
l'OCP le renouvellement de son autorisation de séjour avec activité lucrative. 

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i. Par décision du 8 avril 2013, l'OCP a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de 
A______ au motif que les autorisations de séjour précédemment délivrées l'avaient été à 

titre temporaire, que l'intéressé ne bénéficiait plus d'aucune autorisation de séjour et ne 

pouvait dès lors en solliciter le renouvellement. Il a également refusé de donner un 

préavis favorable à l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur, dans la 

mesure où le requérant ne serait pas placé dans une situation personnelle d'extrême 

gravité en cas de retour au Maroc. 

j. Par acte du 6 mai 2013, A______ a recouru auprès du TAPI contre cette décision, 
faisant valoir, principalement, qu'il remplissait les conditions d'octroi d'une autorisation 

de séjour au regard de la durée de son séjour en Suisse, de sa formation, de ses 

qualifications ainsi que de son expérience professionnelle, qu'il trouverait rapidement un 

emploi une fois titulaire d'une telle autorisation et, subsidiairement, qu'il remplissait les 

conditions d'un cas de rigueur. 

k. Par jugement du 8 octobre 2013, le TAPI a rejeté le recours en raison du fait que, 
n'exerçant plus d'activité lucrative depuis le 31 août 2010, le recourant ne pouvait 

prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour avec activité lucrative. Les 

conditions pour admettre un cas de rigueur n'étaient en outre pas non plus remplies, 

puisque la durée de son séjour en Suisse était brève en comparaison des dix-neuf ans 

passés dans son pays d'origine, des douze années aux Etats-Unis d'Amérique et des 

quatre ans en France, avant son arrivée en Suisse en 2006. Il ne pouvait pas se prévaloir 

d'une intégration professionnelle exceptionnelle dans la mesure où il n'exerçait plus 

d'activité lucrative depuis l'automne 2010. Son intégration sociale ne dépassait pas ce 

qui était ordinaire après un séjour de six ans. Bien qu'un retour dans son pays d'origine 

ne soit pas exempt de difficultés, il n'était pas établi qu'il aurait pour conséquence une 

détresse accrue au regard des conditions de vie et d'existence de la moyenne de ses 

compatriotes. Il avait vécu jusqu'à l'âge de dix-neuf ans au Maroc, dont il parle la langue 

et connaît les coutumes, et il est titulaire de diplômes universitaires et d'une solide 

expérience internationale, lui permettant de s'insérer dans le monde du travail au Maroc 

ou à l'étranger. Enfin, il n'apparaissait pas que le renvoi litigieux ne serait pas licite, 

possible ou raisonnablement exigible. 

EN DROIT 

1. 1.1. La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice 
en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 10 al. 3 LPA), compétence déléguée à la 

vice-présidente soussignée (art. 29 al. 5 LOJ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_6/2012 du 31 

juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de 

recours dans un délai de 30 jours (art. 10 al. 3 LPA, 130, 131 et 321 al. 1 CPC, 

applicables par renvoi des art. 10 al. 4 LPA et 8 al. 3 RAJ; arrêt du Tribunal fédéral 

1B_171/2011 du 15 juin 2011 consid. 2.2). 

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1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. 

1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 10 al. 3 LPA), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 

(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ ; arrêt du Tribunal fédéral 

1B_171/2011 précité). Il appartient en particulier au recourant de motiver en droit son 

recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus par l'instance inférieure (HOHL, 

Procédure civile, tome II, 2
ème

 éd., n. 2513-2515). 

1.4. Il n'y a pas lieu d'entendre le recourant, celui-ci ne le sollicitant pas et le dossier 
contenant suffisamment d'éléments pour statuer (art. 10 al. 3 LPA; arrêt du Tribunal 

fédéral 2D_6/2012 du 31 juillet 2012 consid. 3). 

2. Il convient à titre préalable de relever qu'en date du 10 décembre 2013, le recourant - au 
bénéfice de l'assistance juridique, par décision du 4 décembre 2013, pour recourir contre 

la décision rendue par le TAPI le 8 octobre 2013 - a sollicité un changement d'avocat. 

C'est ainsi par interprétation que le premier juge a considéré que le recourant sollicitait 

une extension de l'assistance juridique pour recourir contre ladite décision du 8 octobre 

2013. 

 Le recourant ne conteste pas cette interprétation devant la Cour et il est constant que la 

cause sur le fond est portée devant l'autorité de recours. Le premier juge a ainsi à juste 

titre examiné si l'octroi de l'assistance juridique pour la procédure de recours se justifiait 

encore avant d'aborder la question du changement d'avocat sollicité. 

3. 3.1. Reprenant l'art. 29 al. 3 Cst., l'art. 117 CPC prévoit que toute personne qui ne 
dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance judiciaire à moins que sa 

cause paraisse dépourvue de toute chance de succès. 

Un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont 

notablement plus faibles que les risques de le perdre, et qu'elles ne peuvent donc être 

considérées comme sérieuses, de sorte qu'une personne raisonnable et de condition aisée 

renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'elle s'exposerait à devoir supporter ; en 

revanche, une demande ne doit pas être considérée comme dépourvue de toute chance 

de succès lorsque les perspectives de gain et les risques d'échec s'équilibrent à peu près 

ou lorsque les premières sont seulement un peu plus faibles que les seconds. Ce qui est 

déterminant est de savoir si une partie, qui disposerait des ressources financières 

nécessaires, se lancerait ou non dans le procès après une analyse raisonnable. Une partie 

ne doit pas pouvoir mener un procès qu'elle ne conduirait pas à ses frais, uniquement 

parce qu'il ne lui coûte rien (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4; 133 III 614 consid. 5;129 I 

129 consid. 2.3.1; 128 I 225 consid. 2.5.3). 

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La situation doit être appréciée à la date du dépôt de la requête et sur la base d'un 

examen sommaire (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4; 133 III 614 consid. 5). 

L'absence de chances de succès peut résulter des faits ou du droit. L'assistance sera 

refusée s'il apparaît d'emblée que les faits pertinents allégués sont invraisemblables ou 

ne pourront pas être prouvés (arrêt du Tribunal fédéral 4A_454/2008 du 1
er

 décembre 

2008 consid. 4.2). 

3.2. Le recours devant la CACJ peut être formé pour violation du droit, y compris 
l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, ainsi que pour constatation inexacte des 

faits (art. 61 al. 1 LPA). En revanche, la chambre administrative ne porte pas son 

examen sur l’opportunité d’une décision prise en matière de police des étrangers 

lorsqu’il ne s’agit pas d’une mesure de contrainte (art. 61 al. 2 LPA; art. 10 al. 2 a 

contrario LaLEtr). 

3.3. Tout étranger qui entend exercer en Suisse une activité lucrative doit être titulaire 
d'une autorisation, quelle que soit la durée de son séjour (art. 11 al. 1 LEtr). La 

délivrance d'une telle autorisation suppose notamment que l'admission du requérant en 

Suisse serve les intérêts économiques du pays et que son employeur ait déposé une 

demande (art. 18 al. 1 let. a et b LEtr).  

Il est possible de déroger aux conditions d'admission ordinaires, afin de tenir compte 

des cas individuels d'une extrême gravité ou d'intérêts publics majeurs (art. 30 al. 1  

let. b LEtr). 

 Lors de l'examen de l'application de la notion de cas d'extrême gravité (cas de rigueur), 

il convient de tenir compte notamment de l’intégration du requérant (let. a), le respect 

de l’ordre juridique suisse par le requérant (let. b), la situation familiale (let. c), la 

situation financière ainsi que de la volonté de prendre part à la vie économique et 

d’acquérir une formation (let. d), la durée de la présence en Suisse (let. e), l’état de santé 

(let. f) et les possibilités de réintégration dans l’Etat de provenance (let. g de l'art. 31  

al. 1 OASA). 

Les dispositions dérogatoires des art. 30 LEtr et 31 OASA présentent un caractère 

exceptionnel et les conditions pour la reconnaissance d’une telle situation doivent être 

appréciées de manière restrictive (ATF 128 II 200; ATA/813/2013 du 17 décembre 

2013 consid. 5). 

Pour admettre l’existence d’un cas d’extrême gravité, il est nécessaire que l’étranger 

concerné se trouve dans une situation de détresse personnelle. Cela signifie que ses 

conditions de vie et d’existence, comparées à celles applicables à la moyenne des 

étrangers, doivent être mises en cause de manière accrue, c’est à dire que le refus de 

soustraire l’intéressé à la règlementation ordinaire d’admission comporte pour lui de 

graves conséquences. Lors de l'appréciation d'un cas personnel d'extrême gravité, il y a 

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lieu de tenir compte de l'ensemble des circonstances du cas particulier. La 

reconnaissance d'un cas personnel d'extrême gravité n'implique pas forcément que la 

présence de l'étranger en Suisse constitue l'unique moyen pour échapper à une situation 

de détresse. Le fait que l’étranger ait séjourné en Suisse pendant une assez longue 

période, qu’il y soit bien intégré socialement et professionnellement et que son 

comportement n’ait pas fait l’objet de plaintes ne suffit pas, à lui seul, à constituer un 

cas d’extrême gravité; il faut encore que sa relation avec la Suisse soit si étroite qu’on 

ne puisse exiger qu’il aille vivre dans un autre pays, notamment dans son pays 

d’origine. A cet égard, les relations de travail, d’amitié ou de voisinage que l’intéressé a 

pu nouer pendant son séjour ne constituent normalement pas des liens si étroits avec la 

Suisse qu’ils justifieraient une exception Son intégration professionnelle doit en outre 

être exceptionnelle; le requérant possède des connaissances professionnelles si 

spécifiques qu’il ne pourrait les utiliser dans son pays d’origine; ou alors son ascension 

professionnelle est si remarquable qu’elle justifierait une exception aux mesures de 

limitation (ATA/813/2013 précité consid. 6). 

 Constituent des facteurs défavorables à la reconnaissance d'une situation d'extrême 

gravité le fait que la personne concernée n'arrive pas à subsister de manière 

indépendante et doive recourir à l'aide sociale (ATA/813/2013 précité consid. 6). 

3.4. En l'espèce, il convient de retenir, à l'instar du premier juge, que le recourant ne 
peut manifestement pas prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour avec 

activité lucrative dépendante, celui-ci n'étant plus titulaire d'une autorisation de séjour et 

ayant cessé une telle activité depuis fin août 2010. 

Il apparaît par ailleurs hautement vraisemblable que les conditions restrictives pour 

admettre un cas individuel d'extrême gravité au sens des art. 30 al. 1 let. b LEtr et 31 a. 

1 OASA ne sont pas non plus remplies. En effet, le recourant n'exerce plus d'activité 

lucrative depuis l'automne 2010, vit de l'aide sociale et ne dispose pas de compétences 

ou d'une expérience professionnelle exceptionnelles. Il ne fait par ailleurs valoir aucun 

motif permettant de retenir que son retour dans son pays d'origine aurait pour 

conséquence une détresse accrue ou le placerait face à des difficultés que l'on saurait 

raisonnablement attendre qu'il surmonte, mis à part son âge, en relation avec une 

éventuelle conscription, ce qui ne saurait suffire. 

Compte tenu de ce qui précède, le premier juge a, à juste titre, considéré que la 

procédure de recours que le recourant entend engager par-devant la CACJ était dénuée 

de chances de succès. 

Partant, le recours, infondé, sera rejeté. 

4. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA COUR : 

À la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre la décision rendue le  

13 janvier 2014 par le Vice-président du Tribunal civil dans la cause AC/2950/2013. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ (art. 327 al. 5 CPC et 8  

al. 3 RAJ). 

Siégeant : 

Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, vice-présidente; Madame Anne-Lise JAQUIER, 

greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF : 

RS 173.110), la présente décision incidente peut être portée dans les trente jours qui suivent 

sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière de droit public. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.