# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 47363129-b83c-5c5c-8bdc-29eb00e39f90
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-10-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 20.10.2010 A/2078/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2078-2010_2010-10-20.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/448/10 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN PLENUM 

DU JEUDI 14 OCTOBRE 2010 

Cause A/2078/2010, requête en fixation de la rémunération forfaitaire des liquidateurs 

(art. 55 al. 2 OELP) formée le 10 juin 2010 par N______ SA. 

 

Décision communiquée à : 

 

- N______ SA 

p.a. M. D______ et M. K______, liquidateurs 
Case postale 3493 
1211 Genève 3 
 
 

 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Par jugement du 3 avril 2001, la faillite de N_______ SA a été prononcée par le 

Tribunal de première instance, après avoir été au bénéfice d'un ajournement de 

faillite depuis le 22 janvier 2001. 

N______ SA appartenait au Groupe G______, géré de manière centralisée avec 

deux autres régies, à savoir VI______ SA et X______ SA, toutes deux également 

en faillite dès le 3 avril 2001. Pour sa part, VI______ SA a été mise en état de 

faillite le 19 juin 2001. 

Par décision du 3 avril 2001, l'Office des faillites (ci-après : l'Office) a mandaté 

M. K______, l'ancien curateur de la société, pour poursuivre les mesures de 

sûretés et pour assister l'Office dans son rôle de liquidateur. 

Une première circulaire a ainsi été envoyée aux créanciers connus le 11 avril 

2001. La publication de l'ouverture de la faillite, l'appel aux créanciers et la 

convocation à l'assemblée des créanciers ont paru dans la FAO et la FOSC du 

18 avril 2001. 

La première assemblée de créanciers s'est ainsi tenue le 7 mai 2001 à la salle 

communale de Plainpalais. Le quorum n'étant pas atteint, l'assemblée n'a pas été 

constituée. L'un des points à l'ordre du jour était la proposition de constituer une 

administration spéciale, sauf si la majorité des créanciers s'y opposait d'ici au 

17 mai suivant, ce qui n'a pas été le cas.  

Une administration spéciale a ainsi été désignée en les personnes de M. K______ 

et M. L______, ce dernier étant remplacé, suite à sa démission, par M. D______ 

dès le 8 octobre 2001. 

L'ancienne autorité de surveillance a ainsi fixé le 3 juillet 2001, en application de 

l'art. 47 al. 1 OELP, une rémunération horaire de 300 fr. pour M. K______ et de 

150 fr. pour M. L______. Par décision du 11 décembre 2001, elle a fixé la 

rémunération horaire de M. D______ à 300 fr.  

Aucune commission de surveillance des créanciers n'a été nommée. 

Une deuxième assemblée des créanciers a été convoquée pour le 16 décembre 

2003. Lors de cette assemblée, les administrateurs spéciaux expliquant que l'état 

de collocation avait été déposé le 25 juin 2003 contre lequel deux contestations 

avaient été déposées auprès du Tribunal de première instance et que deux créances 

contestées allaient être cédées aux créanciers qui le désiraient (art. 260 LP). Le 

dividende prévisible annoncé à cette occasion était de l'ordre de 13%. 

 

 - 3 - 

Le 15 août 2005, M. K______ et M. D______ ont été approchés par les anciens 

administrateurs de la faillie, afin qu'ils proposent aux créanciers un concordat par 

abandon d'actif, ce qui permettrait selon ces derniers, d'obtenir un dividende de 

l'ordre de 30%. La même démarche a été effectuée auprès des administrations 

spéciales de VI______ SA et X______ SA. Ainsi, une assemblée des créanciers 

s'est tenue le 15 février 2006, lors de laquelle il a été proposé que les 

administrateurs spéciaux soient élus liquidateurs du concordat par abandon d'actif 

en cas d'homologation du concordat. 

Par jugement du 18 septembre 2007, le Tribunal de première instance a 

homologué le concordat présenté le 15 août 2007 par les anciens organes de 

N______ SA et donné acte à l'assemblée des créanciers de ce qu'elle a nommé 

M. K______ et M. D______ aux fonctions de liquidateurs. Ce jugement prévoyait 

que le taux horaire de M. K______ et de M. D______ et des membres de la 

Commission des créanciers serait de 350 fr. 

Le 5 février 2008, le Tribunal de première instance a prononcé la révocation de la 

faillite de N______ SA, en liquidation. 

B.a. Le 22 septembre 2008, la Commission de céans a invité l'administration spéciale  

à lui faire parvenir la liste détaillée de ses vacations jusqu'à la révocation de la 

faillite. Elle précisait que, pour l'activité postérieure à cette révocation, les 

honoraires seraient fixés conformément à l'art. 55 al. 3 OELP. 

Le 17 octobre 2008, M. D______ et M. K______ ont fait parvenir la liste détaillée 

de leurs vacations jusqu'à la révocation de la faillite le 5 février 2008, les comptes 

étant arrêtés au 29 février 2008. 

 Il ressortait de pièces produites que M. K______ avait effectué 133.08 heures et 

M. D______ 39.42 heures (montants arrondis) jusqu'au 29 février 2008, date des 

dernières opérations relatives à la liquidation de la faillite, et que les débours 

facturés par le premier nommé représentaient 1'574 fr. 70. Les administrateurs 

spéciaux avaient indiqué n'avoir pas connaissance de factures de M. L______. 

B.b. Par décision DCSO/486/09 du 12 novembre 2009, la Commission de céans a fixé 

la rémunération de M. K______ à 39'924 fr., à laquelle s'ajoutait les frais arrêtés à 

1'574 fr. 70, et celle de M. D______ à 11'826 fr.  

C. Le 7 mai 2010, M. D______ a écrit à la Commission de céans pour lui 

communiquer le tableau de distribution final, approuvé par la commission des 

créanciers, ainsi que le compte final comprenant la liste des frais et une estimation 

des frais de liquidation à provisionner. 

 A la demande de la Commission de céans, les liquidateurs ont fait parvenir par 

courrier du 10 juin 2010 leurs notes de frais et honoraires ainsi que celle de 

M. P______, membre de la Commission des créanciers. 

 

 - 4 - 

 Le 11 août 2010, les liquidateurs ont fait parvenir leur comptabilité arrêtée au 

31 mai 2010. Ils expliquaient que M. F______, précédent membre de la 

Commission des créanciers, était sous curatelle et que M. P______ avait été 

nommé à sa place par circulaire du 24 mars 2009 adressée aux créanciers. 

 Répondant à une dernière demande d'information de la Commission de céans du 

1
er

 septembre 2010, les liquidateurs ont indiqué par courrier du 16 septembre 2010 

que la comptabilité du concordat avait été ouverte le 1
er

 octobre 2007, que la date 

de "basculement" de la faillite vers le concordat s'est opérée le 1
er

 mars 2008 et 

que les factures impayées à la date d'ouverture de la comptabilité du concordat ont 

été reportées dans un compte passif "factures à payer" avec pour conséquence 

qu'elles n'ont pas été à la charge du concordat. Pour terminer, ils ont remis un 

courrier du 9 juin 2010 de M. P______, faisant office de facture. 

D. M. K______ a facturé, entre le 1
er

 mars 2008 et le 31 mars 2010, 36,94 heures 

d'activités à 350 fr. qui représente un total de 12'928 fr. 45, alors que pour la 

même période, M. D______ a facturé de son côté 11,33 heures à 350 fr. soit 

3'963 fr. 75. 

 Il ressort des pièces produites que M. P______ a facturé, pour la période allant du 

25 février 2009 au 3 juin 2010, 25,8 heures à 350 fr., soit un montant total de 

9'030 fr. 

 Il apparaît également du dossier que les liquidateurs ont eu recours à des 

auxiliaires, soit la société C______ SA, dont l'administrateur unique est 

M. K______ pour une activité ayant généré deux factures les 14 avril 2008 et 

14 juin 2008 pour un total de 1'067 fr., et A______ Sàrl, dont M. K______ est l'un 

des associés-gérants, pour 617 fr. 30 selon une facture du 24 mars 2009.  

 

 

E N   D R O I T  

1. La Commission de céans est compétente, en cas d'homologation d'un concordat 

dans la procédure de faillite, pour fixer de manière forfaitaire les honoraires des 

personnes chargées de l'administration de la faillite (art. 55 al. 2 OELP), en 

l'occurrence ceux des liquidateurs, du membre de la commission des créanciers et 

des auxiliaires. 

La présente décision doit tenir compte de la difficulté et de l'importance de 

l'affaire, du volume de travail fourni, du temps consacré ou encore des dépenses 

engagées (art. 55 al. 3 OELP) ; ainsi, la Commission de céans, ne serait-ce 

qu'implicitement, doit fixer un taux horaire pour arrêter la rémunération 

forfaitaire.  

 

 - 5 - 

Il est ainsi rappelé qu'il relève de la compétence de la Commission de céans, 

siégeant en plénum, de fixer la rémunération horaire des membres de 

l’administration spéciale et de la commission des créanciers au sens de l’art. 47 de 

l’Ordonnance sur les émoluments perçus en application de la loi fédérale sur la 

poursuite pour dettes et la faillite, applicable par renvoi de l'art. 97 OAOF  

(OELP-RS 281.35 ; art. 10 al. 1 LaLP ; art. 1 al. 4 let. h du Règlement interne de 

la Commission de céans du 22 février 2007, approuvé le 2 avril 2007 par la 

Commission de gestion du pouvoir judiciaire). 

Partant de ce constat, la Présidence de la Commission de céans considère que 

pareille décision doit relever également de la compétence de son plénum (art. 11 

al. 1 LaLP ; art. 1 al.4 let L du Règlement interne de la Commission de céans du 

22 février 2007, approuvé par le 2 avril 2007 par la Commission de gestion du 

pouvoir judiciaire). 

2.a Les honoraires de l'administration de la faillite sont fixés de manière forfaitaire 

(art. 55 al. 2 OELP). Comme déjà mentionné, il doit être tenu compte de la 

difficulté et de l'importance de l'affaire, du volume de travail fourni, du temps 

consacré ainsi que des dépenses engagées, lors de leur fixation. D'après la lettre de 

l'art. 55 al. 3 et 47 OELP, les facteurs déterminants pour la fixation de 

l'indemnisation officielle et spéciale de la faillite dans des procédures complexes 

et pour la fixation des honoraires des organes du concordat sont les mêmes. Les 

difficultés et l'importance de l'affaire ne s'apprécient pas en premier lieu selon la 

valeur litigieuse. La qualification des personnes n'est pas non plus déterminante. 

La difficulté et l'importance de la tâche à accomplir le sont en revanche 

(Commentaire LP-OELP ad art. 55 n° 5). L'expérience particulière peut être prise 

en compte lorsque cette capacité spécifique a une grande valeur pour les intérêts 

des créanciers (p.ex. réseau de relations particulier lors de la vente de 

participations ; ATF 7B.86/2005 c.3.1.2), mais, d'un autre côté, ces connaissances 

spéciales devraient se traduire par un temps de travail réduit. La composante 

sociale doit malgré tout ne jamais être perdue de vue, en ce sens qu'il est de 

l'intérêt du créancier et du débiteur que ceux qui exercent une activité dans le 

domaine des poursuites et des faillites ne reçoivent pas une indemnité orientée 

vers le gain, le Tribunal fédéral estimant que des honoraires conforme aux lois du 

marché sont inconciliables avec ces réflexions (ATF 7B.86/2005, c.3.1.4). 

2.b. Les tarifs horaires des organes en particulier doivent être gradués, au regard de la 

responsabilité et de l'importance de leurs fonctions respectives. Par exemple, des 

tarifs inférieurs pour les membres de la commission de surveillance des créanciers 

que pour le commissaire ou le liquidateur sont justifiés, car la commission de 

surveillance n'effectue que des tâches de contrôle et de surveillance dans l'intérêt 

de la communauté des créanciers, mais pas des tâches de direction des affaires 

proprement dites. (Commentaire LP-OELP ad art. 55 n° 7). 

 

 - 6 - 

3. En l'espèce, la Commission de céans relève qu'elle n'est en aucun cas liée par le 

tarif horaire fixé dans le jugement homologuant le concordat, puisqu'il est de sa 

seule compétence de fixer les honoraires des personnes chargées de  

l'administration de la faillite. Cela étant, elle retiendra que l'ancienne autorité de 

surveillance avait, certes il y a 9 ans, arrêté le taux horaires des administrateurs 

spéciaux à 300 fr.  

 La Commission de céans agréera les notes d'honoraires présentées par les 

liquidateurs et arrêtera la rémunération forfaitaire de M. K______ entre le 1
er

 mars 

2008 et le 31 mars 2010 à 12'928 fr. 45 (36,94 heures à 350 fr.), et celle de 

M. D______ pour la même période à 3'963 fr. 75 (9,33 heures à 350 fr.). 

 En revanche, fort des principes précédemment énoncés (consid. 2.b.), la 

Commission de céans ne pourra approuver un taux de 350 fr. au membre de la 

commission des créanciers pour les 25,8 heures d'activités qu'il a facturées, 

équivalant au taux admis pour les liquidateurs. Il est par ailleurs constaté que 

M. P______ a facturé l'activité qu'il a déployée préalablement à sa nomination, 

soit 4,8 heures, qui seront écartées. En effet, cette partie de son activité doit être à 

la charge du créancier qu'il représente. La rémunération de M. P_______ sera 

ainsi arrêtée à 5'250 fr. (21 heures à 250 fr.) pour la période allant de sa 

nomination le 24 mars 2009 au 3 juin 2010. 

 S'agissant de la rémunération des auxiliaires, celle de C______ SA sera fixée à 

1'067 fr. et celle d'A______ Sàrl à 617 fr. 30. 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 7 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   P L E N U M   :  

1. Fixe la rémunération forfaitaire de M. K______ à 12'928 fr. 45 pour la période 

allant du 1
er

 mars 2008 au 31 mars 2010. 

2. Fixe la rémunération forfaitaire de M. D______ à 3'963 fr. 75 pour la période 

allant du 1
er

 mars 2008 au 31 mars 2010. 

3. Fixe la rémunération forfaitaire de M. P______ à 5'250 fr. pour la période allant 

du 24 mars 2009 au 31 mars 2010. 

4. Fixe la rémunération forfaitaire de C______ SA à 1'067 fr. pour la période allant 

du 1
er

 mars 2008 au 31 mars 2010. 

5. Fixe la rémunération forfaitaire d'A______ Sàrl à 617 fr. 30 pour la période 

allant du 1
er

 mars 2008 au 31 mars 2010. 

6. Dit que pour les activités postérieures à la clôture, il appartiendra aux 

liquidateurs de faire une provision laquelle devra tenir compte des tarifs admis 

dans la présente décision. 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Philippe GUNTZ, juge, 
Mmes Florence CASTELLA et Valérie CARERA, MM. Didier BROSSET, 

Philipp GANZONI, Olivier WEHRLI, Philippe VEILLARD, juges 

assesseur(e)s.  

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Paulette DORMAN       Philippe GUNTZ 

           Greffière :                        Juge : 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le