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**Case Identifier:** 5e5bda5c-29a2-5a4e-86b3-c2c4ad1c6839
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-05-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 02.05.2014 C/15596/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-15596-2013_2014-05-02.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 05.05.2014. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/15596/2013 ACJC/531/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 2 MAI 2014 

 

Entre 

Monsieur B______, domicilié ______, appelant d'une ordonnance rendue par la 19ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 19 décembre 2013, 

comparant par Me Philippe Von Bredow, avocat, Grand'Rue 25, case postale 3200, 

1211 Genève 3, en l'étude duquel il fait élection de domicile, 

et 

Monsieur A______, domicilié ______, intimé, comparant en personne. 

 

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C/15596/2013 

EN FAIT 

A. a. Par ordonnance du 19 décembre 2013, le Tribunal de première instance (ci-
après : le Tribunal) a rejeté la requête de mesures provisionnelles déposée le 

19 juillet 2013 par B______ à l'encontre d'A______, tendant notamment à ce qu'il 

soit fait interdiction à ce dernier de l'approcher (ch. 1 du dispositif). En outre le 

Tribunal a mis les frais judiciaires fixés à 300 fr. à la charge de B______, a dit 

qu'il n'était pas alloué de dépens et a débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 2 à 4). 

 b. Par acte du 27 décembre 2013, B______ appelle de cette ordonnance, 
concluant à son annulation et, principalement, à ce qu'il soit interdit à A______, 

sous la menace de la peine de l'art. 292 CP, de l'approcher chez lui, sur son lieu de 

travail ou en public, ainsi que d'accéder à un périmètre de 100 mètres autour de 

son logement, de son lieu de travail ou de sa personne, et de prendre contact avec 

lui par téléphone, par SMS, par écrit ou par tout autre moyen. 

 B______ produit à l'appui de son appel copie de l'ordonnance querellée, ainsi que 
copie d'un arrêt du 3 septembre 2013 de la Chambre pénale de recours. 

 c. A______ n'ayant pas répondu à l'appel dans le délai imparti, le greffe de la 
Cour de justice a informé les parties, par courrier du 3 février 2014, que la cause 

était gardée à juger. 

B. a. B______ est directeur de la société C______ (ci-après : C______), ayant son 
siège à ______. 

 b. A______ a été engagé le 22 juin 1998 par B______ en qualité de vendeur au 
sein de la société C______. 

 c. A______ a été licencié en février 1999, après des plaintes de divers clients de la 
société. Il a néanmoins continué à se rendre sur son ancien lieu de travail les 

semaines suivantes, malgré l'interdiction qui lui avait été signifiée. 

 Le 9 août 2000, A______ y a agressé un employé en le poussant dans les escaliers 
et en lui assénant deux coups de poing au visage. 

 Le 11 août 2000, A______ a également menacé par téléphone B______ de "lui en 

tirer une" ou de lui "exploser la tête". Il s'est ensuite rendu dans les locaux de la 

société C______ et a pénétré dans les locaux contre la volonté des ayants-droits. Il 

s'est emparé, des mains d'une assistante de direction, d'une batte de baseball dont 

celle-ci s'était munie pour se protéger, a défoncé la porte du bureau de B______ et 

a saccagé celui-ci au moyen de celle-ci, causant un dommage supérieure à 50'000 

fr. 

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d. Des plaintes pénales ont été déposées pour ces faits et une procédure pénale 
no P/1______ a été ouverte. 

e. Dans le cadre de l'instruction de la procédure pénale, l'expertise ordonnée a 
permis d'établir qu'A______ souffrait d'une affection psychiatrique grave 

chronique, vraisemblablement sous la forme d'une schizophrénie paranoïde, les 

substances toxiques qu'il consomme en déclenchant les symptômes. L'expert a 

relevé, qu'en l'absence de traitement médicamenteux antipsychotique et d'une 

prise en charge régulière, de nouvelles décompensations pouvaient être à craindre, 

accompagnées d'actes irrationnels et de violence contre les objets et 

éventuellement les personnes. Il a ainsi préconisé une hospitalisation volontaire 

d'A______, lorsque celui-ci présente les premiers signes d'une décompensation 

psychotique. 

f. Durant l'instruction, il est également apparu qu'A______ avait développé une 
véritable obsession à l'encontre de B______. 

g. Par ordonnance du 12 juin 2001, la Chambre d'accusation a prononcé un non-
lieu à l'endroit d'A______ en raison de son irresponsabilité et a ordonné son 

hospitalisation. 

h. Le 5 avril 2006, A______ a cherché à joindre B______, lequel a alors déposé 
une plainte pénale le lendemain. 

i. A cette époque, A______ était suivi régulièrement sur le plan thérapeutique, 
raison pour laquelle le Ministère public a alors décidé de rendre une ordonnance 

de classement, invitant B______ à informer le Procureur général dans l'hypothèse 

où A______ devait réitérer ses agissements. 

j. Le 25 juin 2013, A______ s'est présenté dans l'immeuble de la société C______ 
en prétendant avoir un rendez-vous avec B______. Pénétrant dans la salle de 

conférence dans laquelle ce dernier se trouvait, il s'est alors dirigé à lui pour lui 

réclamer des millions et l'a menacé de lui "casser la gueule s'il ne lui donnait pas 

cet argent". 

 B______ a pu joindre la police qui a maîtrisé A______ lequel a résisté à son 
interpellation. B______ a alors été informé qu'A______ venait de faire l'objet d'un 

signalement par le Service de psychiatrie des HUG pour s'être soustrait à sa 

surveillance. 

k. Le 28 juin 2013, B______ a déposé une plainte pénale à l'encontre d'A______ 
pour ces faits. 

l. Parallèlement, par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance le 
19 juillet 2013, B______ a requis des mesures provisionnelles concluant à ce qu'il 

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soit fait interdiction à A______, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP, 

de l'approcher chez lui, sur son lieu de travail ou en public, d'accéder à un 

périmètre de 100 mètres autour de son logement, de son lieu de travail ou de sa 

personne, et de prendre contact avec lui par téléphone, par SMS, par écrit ou par 

tout autre biais. 

m. Dans le délai qui lui était imparti par ordonnance du 2 août 2013, A______ ne 
s'est pas déterminé sur la requête de B______. 

n. A l'audience devant le Tribunal du 28 octobre 2013, A______ n'a pas comparu. 
B______ a persisté dans sa requête et a précisé que sa plainte pénale du 28 juin 

2013 avait été classée par le Ministère public et que, sur recours contre cette 

décision, la non-entrée en matière, au motif de l'irresponsabilité apparente 

d'A______, avait été confirmée et que référence avait été faite à un traitement 

ambulatoire avec hospitalisation si nécessaire. Toutefois, l'instance de recours ne 

paraissait guère informée du statut d'A______. Pour le surplus, B______ ignorait 

à quel genre de traitement A______ était censé se soumettre. 

A l'issue de l'audience, le Tribunal a gardé la cause à juger. 

C. Dans l'ordonnance querellée, le premier juge a retenu que le risque d'atteinte à la 
personnalité de B______ apparaissait vraisemblable, mais qu'A______ ne s'était 

plus manifesté depuis le mois de juin 2013 et qu'il semblait suivre un traitement 

pour ses troubles psychiques et que tout portait à croire qu'il était hospitalisée ou 

ne manifestait plus le désir d'approcher B______, ne s'étant pas présenté à 

l'audience du 28 octobre 2013. L'imminence de l'atteinte et l'urgence de la 

situation n'étant pas rendues vraisemblables, la requête de B______ a par 

conséquent été rejetée.  

EN DROIT 

1. 1.1 Le présent appel est dirigé contre une décision finale (art. 308 al. 1 CPC). La 
cause concernant des mesures provisionnelles, elle est régie par la procédure 

sommaire (art. 248 let. d CPC). Relative à la protection de la personnalité, elle ne 

comporte pas de caractère patrimonial (art. 308 al. 2 CPC a contrario; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_792/2011 du 14 janvier 2013 consid. 1). L'appel a au surplus 

été déposé en temps utile et selon la forme prescrite (art. 130, 131 et 311 et 314 

al. 1 CPC).  

Il est ainsi recevable. 

1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). 

2.  Selon l'art. 317 al. 1 CPC, Les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris en 
compte qu’aux conditions suivantes : a. ils sont invoqués ou produits sans retard; 

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b. ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance bien que 

la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise. 

La pièce produite par l'appelant, antérieure au prononcé de la décision querellée, 

n'est pas conséquent pas recevable. En tout état de cause, elle n'est pas 

déterminante pour l'issue du litige.  

3. L'appelant fait grief au Tribunal de n’avoir pas tenu compte de certains éléments 
du dossier et, en particulier, du fait que l'intimé avait résisté à son interpellation le 

25 juin 2013, et d'avoir déduit de l'absence de l'intimé à l'audience du 28 octobre 

2013 qu'il devait être "soit hospitalisé, soit qu'il ne manifestait pas le désir 

d'approcher le requérant". 

3.1 Selon l'art. 28 CC, celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité peut 
agir en justice pour sa protection contre toute personne qui y participe (al. 1). Une 

atteinte est illicite, à moins qu'elle ne soit justifiée par le consentement de la 

victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi (al. 2). 

Aux termes de l'art. 28a CC, le demandeur peut notamment requérir du juge 

d'interdire l'atteinte, si elle imminente (ch. 1) ou de la faire cesser, si elle dure 

encore (ch. 2). 

L'art. 28b al. 1 CC prévoit qu'en cas de violence, de menaces ou de harcèlement, 

le demandeur peut requérir au juge d'interdire à l'auteur de l'atteinte, en par-

ticulier, de l'approcher ou d'accéder à un périmètre déterminé autour de son 

logement (ch. 1) de fréquenter certains lieux, notamment des rues, places ou 

quartiers (ch. 2) ou de prendre contact avec lui, notamment par téléphone, par 

écrit ou par voie électronique ou de lui causer d'autres dérangements (ch. 3). 

On entend par violence l'atteinte directe à l'intégrité physique, psychique, sexuelle 

ou sociale d'une personne. Cette atteinte doit présenter un certain degré d'intensité, 

tout comportement socialement incorrect n'étant pas constitutif d'une atteinte à la 

personnalité. Les menaces se rapportent à des situations où des atteintes illicites à 

la personnalité sont à prévoir. Dans ce cas également, il doit s'agir d'une menace 

sérieuse qui fasse craindre la victime pour son intégrité physique, psychique, 

sexuelle ou sociale (Rapport de la Commission des affaires juridiques du Conseil 

national, Initiative parlementaire, Protection contre la violence dans la famille et 

dans le couple, FF 2005 p. 6437 ss, p. 6450). Enfin, le harcèlement se réfère à la 

poursuite et au harcèlement obsessionnels d'une personne sur une longue durée, 

indépendamment du fait qu'il existe une relation entre l'auteur et la victime. Les 

caractéristiques typiques du harcèlement sont l'espionnage, la recherche de la 

proximité physique et tout ce qui y est lié, à savoir la poursuite et la traque ainsi 

que le dérangement et la menace d'une personne. Ces événements doivent engen-

drer chez la personne une grande peur et survenir de manière répétée (arrêts du 

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Tribunal fédéral 5A_377/2009 du 3 septembre 2009 consid. 5.3; 5A_112/2008 du 

14 avril 2008 consid. 2.1; FF 2005 p. 6450). 

3.2 Le Tribunal ordonne les mesures provisionnelles nécessaires lorsque le 
requérant rend vraisemblable qu'une prétention dont il est titulaire est l'objet d'une 

atteinte ou risque de l'être (let. a) et que cette atteinte risque de lui causer un 

préjudice difficilement réparable (let. b) (art. 261 CPC).  

L'octroi de mesures provisionnelles suppose la vraisemblance du droit invoqué. 

Le requérant doit ainsi rendre vraisemblable que le droit matériel invoqué existe et 

que le procès a des chances de succès (arrêt du Tribunal fédéral 5P.422/2005 du 

9 janvier 2006 consid. 3.2 = SJ 2006 I p. 371; BOHNET, Code de procédure civile 

commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/ SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n. 7 ad 

art. 261 CPC). Il doit donc également rendre vraisemblable une atteinte au droit 

ou son imminence (BOHNET, op. cit., n. 10 ad art. 261 CPC). Le juge doit évaluer 

les chances de succès de la demande au fond et admettre ou refuser la mesure 

selon que l'existence du droit allégué apparaît plus vraisemblable que son 

inexistence (HOHL, Procédure civile Tome II, 2ème éd., 2010 n. 1774 p. 325 et 

réf. citées). 

En outre, la vraisemblance requise doit porter sur un préjudice difficilement 

réparable, qui peut être patrimonial ou immatériel (BOHNET, op. cit., n. 11 ad 

art. 261; KOFMEL EHRENZELLER, KuKo-ZPO, 2ème éd., 2014, n. 8 ad art. 261; 

HUBER, Kommentar zur schweizerischen Zivilprozessordnung, 2ème éd., 2013, 

n. 20 ad art. 261). La condition du préjudice difficilement réparable vise à 

protéger le requérant du dommage qu'il pourrait subir s'il devait attendre jusqu'à 

ce qu'une décision soit rendue au fond (ATF 116 Ia 446 consid. 2). La notion de 

"préjudice difficile à réparer" s'examine à l'aune de l'efficacité du jugement à 

rendre à l'issue de la procédure ordinaire, qui en serait compromise sans 

l'ordonnance provisionnelle (arrêts du Tribunal fédéral 4P.85/2004 du 14 juin 

2004 consid. 2.3 et 4P.5/2002 du 8 avril 2002 consid. 3b; KOFMEL EHRENZELLER, 

op. cit., n. 8 ad art 261 CPC). La condition du préjudice difficilement réparable 

suppose l'urgence, laquelle s'apprécie au regard des circonstances concrètes du cas 

(BOHNET, op. cit., n. 12 ad art. 261 CPC). 

Un fait est rendu vraisemblable si le juge, en se basant sur des éléments objectifs, 

a l'impression que le fait invoqué s'est produit, sans pour autant devoir exclure la 

possibilité qu'il ait pu se dérouler autrement; le juge peut en outre se limiter à un 

examen sommaire des questions de droit (ATF 139 III 86 consid. 4.2). 

Le Tribunal peut ordonner toute mesure provisionnelle propre à prévenir ou à 

faire cesser le préjudice, soit notamment en interdiction (art. 262 let. a CPC). 

Bien qu'il n'y soit pas fait expressément référence à l'art. 261 CPC, il y a lieu 

d'observer le principe de la proportionnalité en matière de mesures 

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provisionnelles, qui s'applique non seulement pour la question du principe de leur 

prononcé, mais aussi pour leur contenu (HUBER, op. cit., n. 23 ad art. 261 CPC). Il 

découle de ce principe que la mesure doit être nécessaire, c'est-à-dire 

indispensable pour atteindre le but visé, toute autre mesure ou action judiciaire se 

révélant inapte à sauvegarder les intérêts du requérant (HOHL, op. cit., n. 1766). Il 

découle encore du principe de la proportionnalité que la mesure requise ne peut 

aller plus loin que ce qui peut être obtenu par la décision finale (ZÜRCHER, DIKE-

Komm-ZPO, 2011, n. 4 ad art. 262 CPC). 

3.3 Il ressort des éléments du dossier que, par le passé, l'intimé a eu à plusieurs 
reprises un comportement violent portant notamment atteinte à l'intégrité physique 

d'un tiers et à la propriété de la société C______ et a eu une attitude menaçante à 

l'égard de l'intimé, notamment en proférant des menaces explicites contre son 

intégrité physique.  

En outre, en juin 2013, l'intimé s'est à nouveau présenté dans les bureaux de 

l'appelant en prétendant avoir un rendez-vous avec celui-ci pour pénétrer dans la 

salle de conférence dans laquelle se trouvait ce dernier. A cette occasion, il lui a 

réclamé une somme d'argent et l'a une nouvelle fois menacé d'atteinte à son 

intégrité, si cette somme ne lui était pas versée.  

Il a par ailleurs résisté à son arrestation par la police, qui s'était rendue sur place à 

la demande de l'appelant.  

L'intimé venait alors de faire l'objet d'un signalement par le Service de psychiatrie 

des HUG pour s'être soustrait à sa surveillance.  

Cela étant, contrairement à ce que le Tribunal a retenu, il ne ressort d'aucun 

élément du dossier que l'intimé ferait vraisemblablement l'objet d’un internement. 

En outre, l'absence de menace ou d'atteinte récente ne permet de retenir que 

l'intimé ne pourrait pas mettre à exécution ses menaces, ni qu'il serait devenu 

inoffensif ou qu'il n'aurait plus d'intentions malveillantes à l'égard de l'appelant. 

Au contraire, les récentes menaces très explicites proférées par l'intimé à 

l'encontre de l'appelant ainsi que son intrusion dans les locaux de la société 

C______ rendent vraisemblable une possible atteinte à la personnalité de 

l'appelant, qui pourrait intervenir à tout moment, dès lors que l'intimé a déjà 

adopté un comportement violent par le passé et que rien n'exclut qu'il puisse 

adopter un comportement similaire dans le futur.  

L'ensemble de ces éléments plaident en faveur d'une menace sérieuse propre à 

faire craindre une atteinte imminente pour l'intégrité physique, voire psychique de 

l'appelant.  

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Compte tenu des menaces proférées par l’intimé, l'appelant a également rendu 

vraisemblable que cette atteinte risque de lui causer un préjudice difficilement 

réparable. 

En outre, les mesures sollicitées par l'appelant, tendant à faire interdiction à 

l'intimé, sous la menace de la peine de l'art. 292 CP, de l'approcher (chez lui, sur 

son lieu de travail ou en public) respectivement d'accéder à un périmètre de 100 

mètres autour de son logement, de son lieu de travail ou de sa personne, ainsi que 

de prendre contact avec lui, sont proportionnées à la gravité de l'atteinte contre 

laquelle elle est dirigée. L'intimé n'ayant au surplus aucun motif de s'approcher de 

l'appelant ou de prendre contact avec lui et l'interdiction spatiale étant limitée à un 

petit périmètre, ces mesures sont efficaces et peu incisives pour l'intimé. 

Elles sont en outre propres à limiter le risque d'atteinte, dans la mesure où elles 

sont prononcées sous la menace de la peine de l'art. 292 CP, étant précisé 

qu'aucune autre mesure n'est actuellement en place pour prévenir un tel risque 

d'atteinte. 

Partant, l'appel doit être admis et les mesures sollicitées doivent être ordonnées. 

Un délai de 60 jours dès réception de la présente décision sera accordé à l'appelant 

pour le dépôt d'une demande au fond afin de valider les présentes mesures 

ordonnées, sous peine de caducité de celles-ci (art. 263 CPC). 

4. Lorsque l'autorité d'appel statue à nouveau, elle se prononce sur les frais de 
première instance (art. 318 al. 3 CPC). 

Les frais sont arrêtés à 600 fr., soit 300 fr. en première instance et 300 fr. en 

deuxième instance (art. 26 et 37 RTFMC). 

Ces frais seront compensés avec les avances fournies par l'appelant, qui sont dès 

lors acquises à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

L'intimé, qui succombe en première et en seconde instances, sera condamné aux 

frais judiciaires des deux instances, conformément à l'art. 106 al. 1 CPC. Il sera 

dès lors condamné à payer à l'appelant 600 fr. à ce titre. 

Il sera également condamné aux dépens de l'appelant, débours et TVA compris, 

arrêtés, pour les deux instances, à 2'000 fr. (art. 96 CPC, art. 84, 85, 88, 

90 RTFMC et art. 25 et 26 LaCC). 

5. L'arrêt rendu sur mesures provisionnelles en matière de protection de la 
personnalité contre des atteintes illicites constitue une décision incidente au sens 

de l'art. 93 LTF, susceptible d'être déférée au Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile (art. 72 al. 1 LTF; arrêts du Tribunal fédéral 

5A_641/2011 du 23 février 2012 consid. 1.1, 5A_706/2010 du 20 juin 2011 

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consid. 1.1 et 5A.832/2008 du 16 février 2009 consid. 1.1). Seule peut être 

invoquée la violation de droits constitutionnels (art. 98 LTF ainsi que les arrêts 

précités). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 27 décembre 2013 par B______ contre 

l'ordonnance OTPI/1776/2013 rendue le 19 décembre 2013 par le Tribunal de première 

instance dans la cause C/15596/2013-19 SP. 

Déclare irrecevable la pièce nouvelle produite par B______, ainsi que les allégués de 

fait nouveaux s'y rapportant.  

Au fond : 

Annule cette ordonnance. 

Cela fait et statuant à nouveau : 

Fait interdiction à A______ d'approcher B______ et d'accéder à un périmètre de 100 

mètres autour du logement et du lieu de travail (sis ______) de ce dernier.  

Fait interdiction à A______ de prendre contact avec B______, notamment par 

téléphone, par message téléphonique, par écrit ou par tout autre moyen. 

Prononce ces mesures sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP, qui dispose 

que celui qui ne se sera pas conformé à une décision à lui signifiée, sous la menace de la 

peine prévue au présent article, par une autorité ou un fonctionnaire compétent, sera 

puni d'une amende. 

Impartit à B______ un délai de 60 jours à compter de la réception de la présente 

décision pour faire valoir son droit en justice, afin de valider les mesures ordonnées, 

sous peine de caducité de celles-ci. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais :  

Arrête les frais judiciaires de première instance et d'appel à 600 fr. 

Dit qu'ils sont entièrement compensés par les avances de frais opérées à concurrence de 

ce montant par B______, qui restent acquises à l'Etat. 

Les met à la charge de A______ et le condamne à payer 600 fr. à B______ à ce titre. 

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Condamne A______ à payer 2'000 fr. à B______ à titre de dépens de première instance 

et d'appel. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente; Madame Elena SAMPEDRO et 

Monsieur Laurent RIEBEN, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Nathalie LANDRY-BARTHE 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF : RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 

Cause non patrimoniale.