# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e16fd4bc-6ca0-524f-92cb-0cef55d2ba8d
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-03-03
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 03.03.2014 C-4892/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-4892-2013_2014-03-03.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-4892/2013 

 

 

  A r r ê t  d u  3  m a r s  2 0 1 4  

Composition 

 
Jenny de Coulon Scuntaro (présidente du collège),  

Antonio Imoberdorf, Daniele Cattaneo, juges, 

Rahel Diethelm, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, 

représenté par Maître Skander Agrebi, avocat, 

Rue de l'Hôpital 4, Fausses-Brayes 1, Case postale 2213, 

2001 Neuchâtel 1, 

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Refus d'approbation à la prolongation de l'autorisation de 

séjour et renvoi de Suisse. 

 

 

C-4892/2013 

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Faits : 

A.  

Le 22 mai 2003, le Service des étrangers du canton de Neuchâtel 

(actuellement: le Service des migrations du canton de Neuchâtel, ci-

après: le Service des migrations), a habilité la représentation de Suisse à 

Tunis à délivrer une autorisation de séjour temporaire aux fins de mariage 

à A._______, ressortissant tunisien né le 29 juillet 1974. 

B.  

En date du 27 juin 2003, le prénommé a contracté mariage, à X._______ 

(NE), avec B._______, une ressortissante suisse née le 14 juin 1951. De 

ce fait, l'autorité cantonale compétente a mis l'intéressé au bénéfice d'une 

autorisation de séjour au titre du regroupement familial. 

C.  

Le 12 janvier 2004, B._______ a formé une requête de mesures 

protectrices de l'union conjugale et le 12 février 2004, les époux ont 

déposé une requête commune de divorce qui n'a toutefois pas été 

poursuivie pour des raisons financières. Selon les versions, les époux ont 

cependant définitivement cessé de faire ménage commun respectivement 

en mars 2004 ou en février 2005. 

D.  

Par décision du 4 octobre 2004, le Service des migrations a refusé de 

prolonger l'autorisation de séjour de A._______ et lui a imparti un délai 

pour quitter le territoire cantonal, au motif qu'il se prévalait abusivement 

d'un mariage qui n'existait plus que formellement. 

Ce prononcé a été confirmé sur recours par le Département de 

l'économie publique du canton de Neuchâtel (par décision du 15 avril 

2005), par le Tribunal administratif cantonal (par arrêt du 9 novembre 

2005) ainsi que par le Tribunal fédéral (par arrêt du 8 février 2006). 

Donnant suite à la décision du Tribunal fédéral, le Service des migrations 

a imparti, par courrier du 22 février 2006, un nouveau délai de départ au 

31 mars 2006 à A._______. 

E.  

Le 3 mars 2006, le prénommé a contracté mariage, à Neuchâtel, avec 

C._______, une ressortissante suisse née le 18 mai 1982. A._______ a 

par ailleurs été autorisé à porter, dès la célébration du mariage, le nom de 

son épouse comme nom de famille.  

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Du fait de son mariage avec C._______, les autorités cantonales 

compétentes ont délivré une nouvelle autorisation de séjour à l'intéressé. 

F.  

Le 16 décembre 2006, C._______ a donné naissance à un enfant 

prénommé D._______. 

G.  

Le 30 juin 2008, le Ministère public du canton de Neuchâtel a reconnu 

l'intéressé coupable d'abus de confiance et l'a condamné à une peine 

pécuniaire de 75 jours-amende à 30 francs, avec sursis durant deux ans, 

ainsi qu'à une amende de 300 francs. 

H.  

Constatant que A._______ ne faisait plus ménage commun avec son 

épouse depuis le 16 novembre 2009, qu'il dépendait de l'aide sociale et 

qu'il était par ailleurs connu de l'Office des poursuites, le Service des 

migrations a informé le prénommé, par courrier du 11 janvier 2010, qu'il 

envisageait de refuser de renouveler son autorisation de séjour. 

I.  

Par prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale du 16 mars 

2010, le Tribunal civil du district de Y._______ a autorisé les époux 

A._______ et C._______ à vivre séparés, attribué la garde sur 

D._______ à la mère et accordé un droit de visite d'une demi journée par 

semaine au père, en précisant que ce droit de visite s'exercerait sous la 

surveillance de la mère. Le Tribunal a en outre décidé que A._______ 

était tenu de contribuer à l'entretien de son fils par le versement d'une 

pension mensuelle de 650 francs, tout en suspendant cette contribution 

tant et aussi longtemps que le prénommé serait sans activité lucrative. 

J.  

Le 20 avril 2010, le Tribunal de police de Y._______ a reconnu l'intéressé 

coupable de contravention à la loi fédérale sur l'assurance chômage 

obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI, RS 837.0) ainsi que 

de délit contre la loi fédérale sur les armes (LArm, RS 514.54) et l'a 

condamné à une peine pécuniaire de 10 jours-amende à 20 francs, avec 

sursis durant trois ans, ainsi qu'à une amende de 950 francs. 

K.  

Par pli du 27 août 2010, A._______ a pris position sur le courrier du 

Service des migrations du 11 janvier 2010. L’intéressé a en particulier mis 

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en avant que les époux n'envisageaient pas de divorcer, qu'il entretenait 

des contacts réguliers avec son fils et qu'il recherchait activement une 

place de travail lui permettant d'assurer son indépendance financière, 

ainsi que de rembourser les prestations d'aide sociale perçues. 

L.  

Par ordonnance pénale du 26 août 2011, le prénommé a été condamné à 

une amende de 500 francs pour utilisation abusive d'une installation de 

télécommunication. 

M.  

Invité à renseigner l'autorité cantonale sur l'évolution de sa situation 

familiale et professionnelle, l'intéressé a réaffirmé, par plis respectivement 

du 24 octobre 2011 et du 3 avril 2012, qu'il entretenait des contacts 

réguliers avec son fils et qu'il mettait tout en œuvre pour trouver un 

emploi stable, dans le but d'être financièrement autonome.  

N.  

Par courrier du 20 avril 2012, le Service des migrations a fait savoir à 

A._______ qu'il avait l'intention de refuser la prolongation de son 

autorisation de séjour, puisque son intégration sur le territoire helvétique 

ne pouvait pas être considérée comme réussie et l'intensité de ses 

relations avec son fils n'était pas démontrée à satisfaction. 

O.  

L'intéressé a pris position par courrier du 7 mai 2012, en insistant en 

particulier sur la durée de son séjour en Suisse, le fait qu'il exerçait une 

activité lucrative depuis le 23 avril 2012, ainsi que sur le lien qu'il 

entretenait avec son fils. A l'appui de ses dires, il a notamment produit 

une attestation non-datée de l'Office de protection de l'enfant, dont il est 

ressorti que l'intéressé avait "été privé de son droit de visite sur son fils 

durant plus d'une année, suite à un important conflit survenu entre la 

mère de l'enfant et lui-même" et qu'il avait "lutté pendant le même laps de 

temps pour recouvrir le droit de voir son fils". L'assistant social a en outre 

exposé que suite à l'ouverture d'une enquête sociale, les intéressés 

avaient signé, le 19 novembre 2011, une convention "qui prévoyait pour 

commencer une visite d'un après-midi à quinzaine". Selon l'attestation 

susmentionnée, dite convention a "été mise à l'épreuve de décembre 

2011 à fin mars 2012, à satisfaction des deux parents et, selon leur 

affirmation, à la satisfaction de l'enfant". Constatant que selon les 

déclarations concordantes des parents, l'enfant avait rétabli un lien 

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significatif avec son père, l'assistant social a estimé qu'il serait 

préjudiciable à l'enfant que ce lien soit soudainement rompu. 

P.  

Par jugement du 12 septembre 2012, devenu définitif et exécutoire le 20 

octobre 2012, le Tribunal civil de Z._______ a prononcé le divorce des 

époux A._______ et C._______ et a attribué l'autorité parentale ainsi que 

la garde sur l'enfant D._______ à la mère. Le Tribunal a en outre ratifié la 

convention réglant les effets accessoires du divorce, signée par les 

parties le 26 février 2012, ainsi que son complément du 7 septembre 

2012, dont il ressort en particulier que A._______ s'engageait à verser, 

dès le mois de juin 2012, une contribution d'entretien mensuelle en faveur 

de son fils (d'un montant de 480 francs jusqu'à l'âge de 12 ans, de 550 

francs jusqu'à l'âge de 16 ans et de 650 francs jusqu'à la majorité). La 

convention précisait à ce sujet que l'exigibilité de la contribution était 

suspendue tant et aussi longtemps que l'intéressé bénéficiait des 

prestations de l'aide sociale. S'agissant du droit de visite, la convention 

stipulait que l'intéressé pouvait rencontrer son fils un dimanche après-

midi sur deux dans un lieu neutre et public et que ces rencontres 

pouvaient être prolongées ou rapprochées d'entente entre les parties. 

Q.  

Par prononcé du 13 novembre 2012, le Service des migrations du canton 

de Neuchâtel a prolongé l'autorisation de séjour de A._______, tout en 

l'avisant que cette décision demeurait soumise à l'approbation de l'Office 

fédéral des migrations (ci-après: l'ODM).  

Dans la motivation de son prononcé, l'autorité cantonale a retenu que 

l'intégration de l'intéressé était "en bonne voie", compte tenu du fait qu'il 

exerçait une activité lucrative depuis le 23 avril 2012, qu'il ne dépendait 

plus de l'aide sociale depuis le 31 mai 2012 et qu'il n'avait plus fait l'objet 

de condamnations pénales depuis 2010. Le Service des migrations a 

également relevé que l'intéressé exerçait régulièrement son droit de visite 

sur son fils D._______. 

R.  

Par courrier du 7 décembre 2012, l'ODM a informé l'intéressé qu'il 

envisageait de refuser la proposition cantonale, au motif que son 

intégration ne pouvait être qualifiée de réussie, au regard des prestations 

d'aide sociale qu'il avait perçues ainsi que des condamnations dont il 

avait fait l'objet. 

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Page 6 

A._______ a fait parvenir ses déterminations à l'ODM, par l'entremise de 

son mandataire, par courriers respectivement du 6 et du 19 mars 2013, 

en faisant valoir, en substance, que les liens qu'il entretenait avec son fils 

justifiaient le renouvellement de son autorisation de séjour. 

S.  

Entre mars et mai 2013, le prénommé a fait l'objet de trois rapports de la 

police neuchâteloise dont il ressort que le 8 mars 2013, l'intéressé a du 

être hospitalisé pour d'importantes blessures au visage. Souhaitant 

quitter l'hôpital contre l'avis des médecins, il a été "sommé de ne pas 

quitter les lieux", ne s'est toutefois pas confirmé aux injonctions de la 

police et a "commencé à lancer des instruments médicaux dans la salle 

d'examen et a tenté de s'en prendre à une doctoresse, créant ainsi du 

scandale". Il a en outre "tenté de s'en prendre aux intervenants, si bien 

qu'il a été nécessaire de le maîtriser et de le menotter". En date du 25 

avril 2013, A._______ "a créé du scandale en vociférant à l'endroit des 

intervenants" suite à un problème de voisinage. Il a par ailleurs 

catégoriquement refusé de présenter une pièce d'identité. Enfin, le 7 mai 

2013, l'intéressé a "crée du scandale en état d'ivresse" dans un 

restaurant, a refusé de suivre les ordres des intervenants ainsi que de 

dévoiler son identité. 

T.  

Par décision du 28 juin 2013, l'ODM a refusé de donner son approbation 

au renouvellement de l'autorisation de séjour de A._______ et a prononcé 

son renvoi de Suisse. L'autorité de première instance a en particulier 

retenu que l'intéressé ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 50 al. 1 let. a de 

la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr, RS 142.20) 

pour prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour, dès lors 

qu'eu égard aux prestations d'aide sociale qu'il avait perçues ainsi qu'aux 

condamnations pénales dont il avait fait l'objet, son intégration en Suisse 

ne pouvait être qualifiée de réussie. L'ODM a en outre estimé que les 

relations affectives et économiques que l'intéressé entretenait avec son 

fils n'étaient pas suffisamment étroites pour justifier la prolongation de 

son autorisation de séjour en vertu de l'art. 8 de la Convention du 4 

novembre 1950 de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés 

fondamentales (CEDH, RS 0.101). A ce propos, l'autorité inférieure a 

également observé que pour pouvoir invoquer cette disposition, l'étranger 

concerné devait avoir fait preuve d'un comportement irréprochable en 

Suisse et que cette exigence n'était manifestement pas remplie dans le 

cas particulier. 

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Page 7 

U.  

Par acte du 2 septembre 2013, A._______ a formé recours contre cette 

décision auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal), 

par l'entremise de son conseil, en concluant à l'annulation de la décision 

querellée et à la prolongation de son autorisation de séjour. 

Subsidiairement, il a sollicité que son dossier soit renvoyé à l'ODM pour 

instruction complémentaire et nouvelle décision.  

A l'appui de son pourvoi, le recourant a en particulier fait valoir la durée 

de son séjour en Suisse et les attaches profondes et durables qu'il s'était 

créé avec ce pays. L'intéressé a en outre exposé qu'il avait démontré sa 

volonté de participer à la vie économique, en procédant à des recherches 

d'emploi et en assumant divers postes dans plusieurs domaines. A ce 

propos, le prénommé a également relevé qu'il avait été en incapacité de 

travailler du 14 mars au 22 juin 2013, en raison de problèmes de santé 

psychiques. Il a ainsi estimé que s'il émargeait à l'aide sociale, cela était 

"totalement indépendant de sa volonté", dès lors qu'il entreprenait "toutes 

les démarches utiles pour retrouver rapidement un emploi lui permettant 

de regagner une autonomie financière et de procéder au remboursement 

échelonné de sa dette envers la collectivité publique". S'agissant des 

condamnations pénales dont il a fait l'objet, A._______ a observé qu'il 

convenait de relativiser leur importance, dans la mesure où l'on ne 

pouvait considérer qu'il représentait une menace pour l'ordre public 

suisse. En outre, le recourant a insisté sur le lien qu'il entretenait avec 

son enfant, en évoquant qu'il souffrait de ne pas pouvoir voir D._______ 

d'avantage et qu'il avait ainsi notamment déposé, le 11 juin 2013, une 

requête en modification du droit aux relations personnelles. Tout en 

admettant que jusqu'à présent, il n'avait pas contribué financièrement à 

l'entretien de son fils, l'intéressé a fait valoir que cela était en partie dû à 

son état de santé qui l'avait empêché d'exercer une activité lucrative de 

manière continue. En conclusion, le recourant a considéré que son intérêt 

privé à pouvoir poursuivre son séjour en Suisse l'emportait sur l'intérêt 

public à son éloignement. 

Par ailleurs, A._______ a sollicité qu'il soit mis au bénéfice de l'assistance 

judicaire totale, au motif qu'il ne réalisait actuellement aucun revenu et 

bénéficiait dès lors des prestations de l'aide sociale.  

V.  

Par décision incidente du 6 novembre 2013, le Tribunal a admis la 

demande d'assistance judiciaire du recourant et a désigné son conseil en 

qualité d'avocat d'office dans le cadre de la présente procédure. 

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Page 8 

W.  

Appelée à se déterminer sur le recours de l'intéressé, l'autorité intimée en 

a proposé le rejet, par préavis du 26 novembre 2013, en indiquant que le 

pourvoi ne contenait aucun élément ou moyen de preuve nouveau 

susceptible de modifier son point de vue.   

X.  

Invité à prendre position sur les observations de l'ODM, le recourant a 

exposé, par courrier du 18 septembre (recte: décembre) 2013, que son 

ex-épouse refusait de mettre en pratique le droit de visite qui avait 

pourtant été discuté à l'amiable et que dans le cadre de la procédure 

concernant sa requête en modification des relations personnelles, les 

parties avaient pu "s'entendre sur une mesure de curatelle, dans le but de 

veiller aux relations personnelles de l'enfant D._______ avec son père et 

au bon déroulement du droit de visite". Il a précisé que la tâche de la 

curatrice consistait à "mettre en place un droit de visite tout d'abord dans 

un point rencontre, puis à l'élargir pour tendre vers un droit de visite 

usuel". A l'appui de ses dires, le recourant a versé au dossier la décision 

de l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du 23 octobre 2013, 

instituant une mesure de curatelle sur l'enfant D._______ ainsi qu'un écrit 

de la présidente de ladite autorité, confirmant que la mère de D._______ 

avait "catégoriquement refusé de le laisser en présence de deux 

inconnus", à savoir la curatrice et l'intéressé, et que la curatrice ne savait 

donc "plus très bien comment intervenir dans cette situation". 

Y.  

Appelée à déposer ses observations éventuelles sur la réplique du 

recourant, l'autorité inférieure a informé le Tribunal, par écrit du 28 janvier 

2014, que les éléments invoqués n'étaient pas susceptibles de modifier 

son appréciation et qu'il maintenait ainsi sa décision du 28 juin 2013.  

Z.  

Les autres éléments contenus dans les écritures précitées seront 

examinés, si nécessaire, dans les considérants en droit ci-dessous. 

 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi du 17 juin 

2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal, 

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en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au 

sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 

administrative (PA, RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions en matière de refus d'approbation à la 

prolongation d'une autorisation de séjour et de renvoi de Suisse 

prononcées par l'ODM - lequel constitue une unité de l'administration 

fédérale telle que définie à l'art. 33 let. d LTAF - sont susceptibles de 

recours au Tribunal (cf. art. 1 al. 2 LTAF). 

1.2 A._______ a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans 

la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. art. 

50 et 52 PA). 

1.3 A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (art. 37 LTAF). 

2.  

Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 

y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 

décision entreprise, sauf lorsqu'une autorité cantonale a statué comme 

autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par 

les motifs invoqués par les parties (cf. art. 62 al. 4 PA), ni par les 

considérants de la décision attaquée (cf. ANDRÉ MOSER, MICHAEL BEUSCH 

ET LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem Bundesverwaltungs-

gericht, Handbücher für die Anwaltspraxis, Tome X, Bâle 2013, ch. 3.197). 

Aussi peut-elle admettre ou rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que 

ceux invoqués. Dans son arrêt, elle prend en considération l'état de fait 

existant au moment où elle statue (cf. ATAF 2012/21 consid 5.1). 

3.  

Selon l'art. 99 LEtr en relation avec l'art. 40 al. 1 LEtr, le Conseil fédéral 

détermine les cas dans lesquels les autorisations de courte durée, de 

séjour ou d'établissement, ainsi que les décisions préalables des 

autorités cantonales du marché du travail sont soumises à l'approbation 

de l'ODM. Celui-ci peut refuser son approbation ou limiter la portée de la 

décision cantonale. 

L'ODM a la compétence d'approuver l'octroi et le renouvellement des 

autorisations de séjour et de courte durée, ainsi que l'octroi de 

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Page 10 

l'établissement, lorsqu'il estime qu'une procédure d'approbation est 

nécessaire pour certaines catégories de personnes afin d'assurer une 

pratique uniforme de la loi ou lorsqu'une procédure d'approbation se 

révèle indispensable dans un cas d'espèce. Il peut refuser son 

approbation ou l'assortir de conditions (art. 85 al. 1 let. a et b et art. 86 al. 

1 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et 

à l'exercice d'une activité lucrative [OASA, RS 142.201]). 

Sur le plan formel, le nouveau droit entré en vigueur le 1
er
 janvier 2008 

prévoit, à l'art. 86 al. 2 let. a et c OASA, que l'ODM refuse d'approuver 

l'octroi de l'autorisation initiale et le renouvellement notamment lorsque 

les conditions d'admission ne sont plus remplies. 

En l'occurrence, la compétence décisionnelle appartient à la 

Confédération en vertu des règles de procédure précitées (cf. également 

les ch. 1.3.1.1 et 1.3.1.4. let. e des Directives et circulaires de l'ODM, en 

ligne sur son site internet : www.bfm.admin.ch > Documentation > Bases 

légales > Directives et circulaires > I. Domaine des étrangers, version du 

25 octobre 2013, site consulté en février 2014). Il s'ensuit que ni le 

Tribunal, ni l'ODM ne sont liés par la décision du Service des migrations 

du canton de Neuchâtel du 13 novembre 2012 de prolonger l'autorisation 

de séjour dont l'intéressé bénéficiait antérieurement et peuvent 

parfaitement s'écarter de l'appréciation faite par l'autorité cantonale 

précitée. 

4.  

4.1 Selon l'art. 42 al. 1 LEtr, le conjoint d'un ressortissant suisse a droit à 

l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de 

validité à condition de faire ménage commun avec lui. L'art. 49 LEtr 

prévoit une exception à l'exigence du ménage commun lorsque la 

communauté familiale est maintenue et que des raisons majeures 

justifiant l'existence de domiciles séparés peuvent être invoquées (sur 

cette dernière disposition, cf. notamment les arrêts du Tribunal fédéral 

2C_289/2012 du 12 juillet 2012 consid. 4.1.2 et 2C_560/2011 du 20 

février 2012 consid. 3).  

Après un séjour légal ininterrompu de cinq ans, le conjoint a droit à l'octroi 

d'une autorisation d'établissement (art. 42 al. 3 LEtr). Encore faut-il que, 

durant ce laps de temps, il ait vécu en ménage commun ou ait pu 

invoquer l'exception à l'exigence du ménage commun prévue à l'art. 49 

LEtr (MARTINA CARONI, in : Caroni / Gächter / Thurnherr, Bundesgesetz 

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Page 11 

über die Ausländerinnen und Ausländer [AuG], Berne 2010, ad art. 42 n. 

55 ; MARC SPESCHA / HANSPETER THÜR / ANDREAS ZÜND / PETER BÖLZLI, 

Migrationsrecht, 3
ème

 édition, Zurich 2012, ad art. 42 n. 9) 

4.2 En l'espèce, à l'examen du dossier, il appert que les époux A._______ 

et C._______ ont contracté mariage à Neuchâtel le 3 mars 2006. Le 16 

novembre 2009, A._______ et C._______ se sont séparés après près de 

trois an et huit mois de vie commune (cf. avis de départ de la commune 

de X._______ du 3 décembre 2009 et le procès-verbal de l'audience du 

16 mars 2010 devant le Tribunal civil du district de Y._______). Par 

prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale du 16 mars 2010, 

le Tribunal susmentionné a autorisé les époux à vivre séparés et par 

jugement du 12 septembre 2012, devenu définitif et exécutoire le 20 

octobre 2012, le Tribunal civil de Z._______ a prononcé leur divorce. 

Dans ces circonstances, le recourant ne saurait de toute évidence pas se 

prévaloir des dispositions de l'art. 42 al. 1 et 3 LEtr. 

5.  

Il convient dès lors d'examiner si l'intéressé peut se prévaloir d'un droit au 

renouvellement de son autorisation de séjour en vertu de l'art. 50 LEtr. 

Après dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une 

autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu 

de l'art. 42 LEtr, subsiste, aux termes de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, lorsque 

l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est 

réussie. Les deux conditions d'application de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr sont 

cumulatives. 

Le législateur a également prévu un droit à la prolongation de 

l'autorisation de séjour si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour 

des raisons personnelles majeures (art. 50 al. 1 let. b LEtr). Cette 

dernière disposition a été introduite pour permettre aux autorités de 

régulariser le séjour dans les cas où les conditions de la let. a ne sont pas 

données, parce que le séjour en Suisse durant le mariage n'a pas duré 

trois ans ou parce que l'intégration n'est pas suffisamment accomplie, 

mais que l'étranger se trouve dans un cas de rigueur (cf. ATF 138 II 393 

consid. 3.1). 

5.1 Les deux conditions d'application de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr sont 

cumulatives. S'agissant plus particulièrement du délai de trois ans prévu 

par cette disposition, il se calcule en fonction de la durée pendant laquelle 

les époux ont fait ménage commun en Suisse. Le ménage commun 

C-4892/2013 

Page 12 

implique une vie conjugale effective (cf. notamment ATF 136 II 113 

consid. 3.3.3). 

5.2 En l'espèce, comme déjà exposé ci-dessus (cf. consid. 4.2 ci-avant), 

l'examen du dossier laisse apparaître que la communauté conjugale que 

le recourant formait avec son épouse a duré plus de trois ans, ce que 

l'ODM ne remet au demeurant pas en cause. 

5.3 Il convient dès lors d'examiner si l'intégration du recourant peut être 

considérée comme réussie au sens du deuxième terme de l'art. 50 al. 1 

let. a LEtr. 

5.3.1 Le principe d'intégration doit permettre aux étrangers dont le séjour 

est légal et durable de participer à la vie économique, sociale et culturelle 

de la Suisse (art. 4 al. 2 LEtr). D'après l'art. 77 al. 4 OASA, un étranger 

s'est bien intégré, au sens des art. 77 al. 1 let. a OASA et 50 al. 1 let. a 

LEtr, notamment lorsqu'il respecte l'ordre juridique suisse et les valeurs 

de la Constitution fédérale (let. a) et qu'il manifeste sa volonté de 

participer à la vie économique et d'apprendre la langue nationale parlée 

au lieu de domicile (let. b). Selon l'art. 4 de l'ordonnance du 24 octobre 

2007 sur l'intégration des étrangers (OIE, RS 142.205), la contribution 

des étrangers à l'intégration se manifeste notamment par le respect de 

l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution fédérale (let. a), par 

l'apprentissage de la langue nationale parlée sur le lieu de domicile (let. 

b), par la connaissance du mode de vie suisse (let. c) et par la volonté de 

participer à la vie économique et d'acquérir une formation (let. d). Le 

Tribunal fédéral a précisé que l'adverbe "notamment", qui est employé 

tant à l'art. 77 al. 4 OASA qu'à l'art. 4 OIE, illustre le caractère non 

exhaustif des critères d'intégration qui sont énumérés par ces dispositions 

et met aussi en exergue le fait que la notion "d'intégration réussie" doit 

s'examiner à l'aune d'une appréciation globale des circonstances. Dans 

l'examen de ces critères d'intégration, les autorités compétentes 

disposent d'un large pouvoir d'appréciation (cf. art. 54 al. 2 et 96 al. 1 LEtr 

ainsi qu'art. 3 OIE; voir notamment l'ATF 134 II 1 consid. 4.1 et les arrêts 

du Tribunal fédéral 2C_704/2012 du 23 juillet 2012 consid. 4.3, 

2C_329/2012 du 29 juin 2012 consid. 2.2, 2C_997/2011 du 3 avril 2012 

consid. 4.3, 2C_749/2011 du 20 janvier 2012 consid. 3.2 et 2C_427/2011 

du 26 octobre 2011 consid. 5.2). 

Selon la jurisprudence récente du Tribunal fédéral, une intégration 

réussie au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr n'implique pas nécessairement 

la réalisation d'une trajectoire professionnelle particulièrement brillante au 

C-4892/2013 

Page 13 

travers d'une activité exercée sans discontinuité, l'essentiel en la matière 

étant que l'étranger subvienne à ses besoins, n'émarge pas à l'aide 

sociale et ne s'endette pas. Ainsi, en présence d'un étranger qui est 

intégré professionnellement en Suisse, qui n'a jamais recouru aux 

prestations de l'aide sociale, qui n'a pas contrevenu à l'ordre public et qui 

maîtrise la langue parlée de son lieu de domicile, il faut des éléments 

sérieux permettant de nier son intégration (cf. l'arrêt du Tribunal fédéral 

2C_329/2012 précité ibid. et la jurisprudence citée). 

5.3.2 En l'occurrence, le recourant a fait valoir, dans son mémoire de 

recours du 2 septembre 2013, qu'il avait démontré sa volonté de 

participer à la vie économique, en occupant divers postes dans plusieurs 

domaines. Il aurait ainsi notamment effectué des missions temporaires en 

qualité de remplisseur de rayonnage de juillet à novembre 2010, occupé 

un poste auprès de l'entreprise W._______ à La Chaux-de-Fonds du 28 

mars au 10 novembre 2011 et travaillé pour le compte d'une entreprise de 

nettoyage entre le 23 avril et le 31 octobre 2012. 

Cela étant, le Tribunal constate que ces emplois temporaires n'ont pas 

permis au recourant de subvenir à ses besoins et qu'il a dès lors émargé 

à l'aide sociale durant une grande partie de son séjour sur le territoire 

helvétique. Il ressort en effet d'un courriel de l'Office cantonal de l'aide 

sociale du 19 avril 2012, qu'entre le 1
er
 décembre 2009 et le 31 décembre 

2011, A._______ a bénéficié des prestations de l'aide sociale pour un 

montant total de 56'652.10 francs. En outre, il apparaît que depuis le 1
er
 

novembre 2012, le prénomme est de nouveau soutenu par les services 

sociaux (cf. attestation de l'Office communal de l'aide sociale de la ville de 

La Chaux-de-Fonds du 26 septembre 2012). 

S'agissant de la situation financière du recourant, il convient également 

d'observer que selon un extrait du registre des poursuites de La Chaux-

de-Fonds du 29 décembre 2009, l'intéressé faisait l'objet de 56 actes de 

défaut de biens pour un montant total de 61'191.20 francs ainsi que de 4 

poursuites pour un montant total de 2709.80 francs. 

Dans son mémoire de recours du 2 septembre 2013, A._______ a 

allégué que "chaque fois qu'il a(vait) pu disposer d'une pleine capacité de 

travailler", il avait "entrepris activement toutes les démarches en vue de 

trouver un emploi et pouvoir subvenir seul à ses besoins". Il a par ailleurs 

versé au dossier une promesse d'engagement d'un restaurant à 

V._______ du 8 août 2013, confirmant que le gérant dudit l'établissement 

était prêt à l'engager dès qu'il y aurait une place disponible.  

C-4892/2013 

Page 14 

Ces éléments ne sont toutefois pas susceptibles de modifier 

l'appréciation du Tribunal selon laquelle l'intégration professionnelle du 

recourant est insuffisante au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr. Certes, il 

ressort des pièces au dossier que l'intéressé est régulièrement suivi, 

depuis le 5 juillet 2012, par un psychiatre pour un état dépressif 

qualifiable de modéré à sévère, ainsi que des troubles anxieux et de 

panique. Cela étant, selon les attestations médicales versées au dossier 

par le recourant, il n'était en incapacité de travailler que du 14 mars au 22 

juin 2013. Par ailleurs, l'intéressé n'a ni allégué, ni prouvé, qu'il souffrait 

de problèmes psychiques déjà avant l'été 2012.  

Au vu des considérations qui précèdent et compte tenu du fait que 

l'intéressé n'a pas été à même de stabiliser sa situation professionnelle et 

financière bien qu'il séjourne en Suisse depuis plus de dix ans, le Tribunal 

ne saurait manifestement pas suivre la thèse du recourant selon laquelle 

sa dépendance vis-à-vis des prestations de l'aide sociale ne saurait lui 

être imputée. 

Partant, c'est à juste titre que l'ODM a retenu que l'intégration 

professionnelle de l'intéressé ne pouvait être qualifiée de réussie. 

5.3.3 Par ailleurs, si l'intéressé a certes tissé des liens non-négligeables 

avec la Suisse, aucun élément du dossier ne permet cependant de 

considérer qu'il a fait preuve d'un intégration socioculturelle 

particulièrement poussée durant son séjour sur le territoire helvétique.  

5.3.4 En outre, A._______ a fait l'objet de trois condamnations pénales. 

Le 30 juin 2008, le Ministère public du canton de Neuchâtel a reconnu le 

prénommé coupable d'abus de confiance et l'a condamné à une peine 

pécuniaire de 75 jours-amende à 30 francs, avec sursis durant deux ans, 

ainsi qu'à une amende de 300 francs. Le 20 avril 2010, le Tribunal de 

police de Y._______ a condamné l'intéressé à une peine pécuniaire de 10 

jours-amende à 20 francs, avec sursis durant trois ans, ainsi qu'à une 

amende de 950 francs pour contravention à la loi fédérale sur l'assurance 

chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité et pour délit 

contre la loi fédérale sur les armes. Enfin, le recourant a été condamné à 

une amende de 500 francs pour utilisation abusive d'une installation de 

télécommunication par ordonnance pénale du 26 août 2011. Par 

surabondance, l'intéressé a également fait l'objet de nombreux rapports 

de police, dont trois entre mars et mai 2013. 

C-4892/2013 

Page 15 

5.3.5 Dans ces circonstances, le Tribunal arrive à la conclusion que c'est 

à bon droit que l'ODM a estimé que l'intégration de A._______ ne pouvait 

être considérée comme réussie au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr. 

6.  

Cela étant, après la dissolution de la famille, et même si l'union conjugale 

a duré moins de trois ans, l'art. 50 al. 1 let. b LEtr permet au conjoint 

étranger d'obtenir la prolongation de son autorisation lorsque la poursuite 

du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures. 

6.1 L'art. 50 al. 2 LEtr, dans sa nouvelle teneur, en vigueur depuis le  

1
er

 juillet 2013, précise que les "raisons personnelles majeures" sont 

notamment données lorsque le conjoint est victime de violences 

conjugales, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté 

d’un des époux ou que la réintégration dans le pays de provenance 

semble fortement compromise (voir aussi l'art. 77 OASA, qui reprend la 

teneur de l'art. 50 al. 2 LEtr). 

6.2 S'agissant plus spécifiquement de la réintégration sociale dans le 

pays de provenance, l'art. 50 al. 2 LEtr exige qu'elle semble fortement 

compromise ("stark gefährdet"). La question n'est donc pas de savoir s'il 

est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais 

uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les 

conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation 

personnelle, professionnelle et familiale, seraient gravement 

compromises (voir à ce sujet, ATF 136 précité ibid. ; cf. également les 

arrêts du Tribunal fédéral 2C_289/2012 précité consid. 4.2.4, et 

2C_748/2011 précité consid. 2.2.2). Il importe d'examiner 

individuellement les circonstances au regard de la notion large de 

"raisons personnelles majeures" contenue à l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, mais, 

en principe, "rien ne devrait s'opposer à un retour lorsque le séjour en 

Suisse a été de courte durée, que la personne en cause n'a pas établi de 

liens étroits avec la Suisse et que sa réintégration dans son pays 

d'origine ne pose aucun problème particulier" (cf. arrêt du Tribunal 

administratif fédéral C-2856/2010 du 22 octobre 2012, consid. 5.1 et la 

jurisprudence citée ; cf. également FF 2002 II 3511). 

6.3 Une raison personnelle majeure donnant droit à l'octroi et au 

renouvellement d'une autorisation de séjour peut également résulter 

d'autres circonstances. Ainsi, les critères énumérés à l'art. 31 al. 1 OASA 

peuvent à cet égard jouer un rôle important, même si, pris isolément, ils 

ne sauraient fonder un cas individuel d'une extrême gravité. Cette 

C-4892/2013 

Page 16 

disposition comprend une liste exemplative des critères à prendre en 

considération pour juger de l'existence d'un cas individuel d'une extrême 

gravité, soit l'intégration, le respect de l'ordre juridique, la situation 

familiale, la situation financière et la volonté de prendre part à la vie 

économique et d'acquérir une formation, la durée de la présence en 

Suisse et l'état de santé. Il convient en outre de tenir compte des 

circonstances, telles que le décès du conjoint, qui ont conduit à la 

dissolution du mariage (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.2.3 et 137 II 1 

consid. 4.1). 

7.  

En l'occurrence, il convient également de tenir compte du droit au respect 

de la vie familiale, garanti par l'art. 8 CEDH, dont le recourant se prévaut 

expressément. Une raison personnelle majeure peut en effet en 

particulier découler d'une relation digne de protection avec un enfant qui 

a le droit de séjourner en Suisse (cf. les arrêts du Tribunal fédéral 

2C_318/2013 du 5 septembre 2013 consid. 3.3 et 2C_996/2011 du 28 

juin 2012 consid. 2.1 et les références citées). 

7.1 Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au 

respect de sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH (dont 

la portée est identique à celle de l'art. 13 al. 1 de la Constitution fédérale 

de la Confédération suisse du 18 avril 1999 [Cst., RS 101]) pour 

s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille à la condition qu'il 

entretienne des relations étroites, effectives et intactes avec un membre 

de cette famille disposant d'un droit de présence assuré en Suisse (à 

savoir la nationalité suisse, une autorisation d'établissement ou une 

autorisation de séjour à la délivrance de laquelle la législation suisse 

confère un droit certain [cf. notamment ATF 135 I 153 consid. 2.1,  

ATF 135 I 143 consid. 1.3.1, ATF 130 II 281 consid. 3.1 et la 

jurisprudence citée]). Les relations visées à l'art. 8 CEDH sont avant tout 

celles qui existent entre époux, ainsi que les relations entre parents et 

enfants mineurs vivant en ménage commun (famille nucléaire, cf. 

notamment ATF 135 I 143 consid. 1.3.2 et ATF 129 II 11 consid. 2). 

7.2 Le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'art. 8 par. 

1 CEDH n'est pas absolu. Une ingérence dans l'exercice de ce droit est 

possible selon l'art. 8 par. 2 CEDH, pour autant qu'elle soit prévue par la 

loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, 

est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être 

économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des 

C-4892/2013 

Page 17 

infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la 

protection des droits et libertés d'autrui). 

7.3 Le parent qui n'a pas l'autorité parentale ni la garde de l'enfant habilité 

à résider en Suisse peut en principe exercer ce droit même s'il vit à 

l'étranger, au besoin en aménageant ses modalités quant à la fréquence 

et à la durée. Un droit plus étendu peut exister en présence de liens 

familiaux particulièrement forts dans les domaines affectif et économique 

et lorsque, en raison de la distance qui sépare le pays de résidence de 

l'enfant du pays d'origine de son parent, cette relation ne pourrait 

pratiquement pas être maintenue. En outre, le parent qui entend se 

prévaloir de cette garantie doit avoir fait preuve en Suisse d'un 

comportement irréprochable (cf. les arrêts du Tribunal fédéral 

2C_318/2013 précité consid. 3.3.1 et 2C_1112/2012 du 14 juin 2013 

[destiné à publication] consid. 2.2). 

7.4 Jusqu'à présent, il était admis qu'un lien affectif particulièrement fort 

existait lorsque le droit de visite était organisé de manière large et qu'il 

était exercé de façon régulière, spontanée et sans encombre (cf. les 

arrêts du Tribunal fédéral 2C_318/2013 précité consid. 3.3.2, 

2C_461/2013 du 29 mai 2013 consid. 6.4 et 2C_972/2011 du 8 mai 2012 

consid. 3.2.2). Prenant la mesure de l'évolution considérable qu'avait 

connu l'aménagement du droit de visite du parent non gardien au cours 

des dernières années, la Haute Cour est toutefois revenue sur sa 

jurisprudence antérieure, qui postulait que ce droit de visite soit organisé 

de manière large. Le Tribunal fédéral retient désormais que l'exigence du 

lien affectif particulièrement fort doit être considérée comme remplie 

lorsque les contacts personnels sont exercés dans le cadre d'un droit de 

visite usuel selon les standards d'aujourd'hui, à savoir durant un weekend 

toutes les deux semaines et durant la moitié des vacances (cf. l'arrêt du 

Tribunal fédéral 2C_1112/2012 précité consid. 2.5). Cela étant, le Tribunal 

fédéral a précisé que le droit de visite n'était déterminant que dans la 

mesure où il était effectivement exercé et que les autres conditions d'une 

prolongation de l'autorisation devaient également être remplies. Le parent 

étranger doit ainsi en particulier entretenir une relation économique 

particulièrement forte avec son enfant et avoir fait preuve en Suisse d'un 

comportement irréprochable (cf. l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_1112/2012 

précité consid. 2.5 in fine et consid. 3.3). 

7.5 Un comportement est irréprochable s'il n'existe aucun motif en droit 

des étrangers d'éloigner ce parent ou de le maintenir à l'étranger, en 

d'autres termes, s'il ne s'est rendu coupable d'aucun comportement 

C-4892/2013 

Page 18 

contraire au droit des étrangers ou réprimé par le droit pénal (à titre 

d'exemples, cf. les arrêts du Tribunal fédéral 2C_395/2012 du 9 juillet 

2012 consid. 5.1 in fine et 2C_325/2010 du 11 octobre 2010 consid. 

5.2.3). 

7.6  

7.6.1 Dans le cas particulier, il appert qu'en vertu des mesures 

protectrices de l'union conjugale ordonnées par le Tribunal civil du district 

de Y._______ le 16 mars 2010, l'intéressé disposait d'un droit de visite 

d'une demi-journée par semaine et ce droit de visite s'exerçait sous la 

surveillance de la mère. Par jugement du 12 septembre 2012, le Tribunal 

civil de Z._______ a prononcé le divorce des époux A._______ et 

C._______, a attribué l'autorité parentale et la garde sur l'enfant 

D._______ à la mère et a ratifié la convention réglant les effets 

accessoires du divorce du 26 février 2012, ainsi que son complément du 

7 septembre 2012, dont il ressort en particulier que A._______ peut 

rencontrer son fils le dimanche après-midi à quinzaine dans un lieu 

neutre et public et que ces rencontres peuvent être prolongées ou 

rapprochées d'entente entre les parties.  

Cela étant, force est de constater que le droit de visite dont dispose le 

recourant ne correspond pas à un droit de visite usuel selon les 

standards d'aujourd'hui (cf. consid. 7.4 supra). Dans ces conditions, le 

lien affectif que A._______ entretient avec son fils ne saurait être qualifié 

de particulièrement fort. 

7.6.2  En outre, selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, le 

droit de visite n'est déterminant que dans la mesure où il est 

effectivement exercé. 

A ce propos, le Tribunal constate que dans un courrier du 5 avril 2010, 

C._______ a confirmé que l'intéressé exerçait régulièrement son droit de 

visite. Cependant, selon une attestation non-datée de l'Office de la 

protection de l'enfant et de l'adulte que l'intéressé a versée au dossier par 

pli du 7 mai 2012, A._______ a ensuite "été privé de son droit de visite 

sur son fils durant plus d'une année, suite à un important conflit survenu 

entre la mère de l'enfant et lui-même". Il ressort également de cet écrit 

que le 19 novembre 2011, les intéressés ont conclu une convention "qui 

prévoyait un droit de visite s'exerçant un dimanche après-midi tous les 15 

jours dans un endroit neutre et public, en compagnie de la mère de 

l'enfant" et que dite convention a "été mise à l'épreuve de décembre 2011 

C-4892/2013 

Page 19 

à fin mars 2012, à satisfaction des deux parents et, selon leur affirmation, 

à la satisfaction de l'enfant". Il apparaît toutefois que depuis un certain 

temps, l'intéressé ne peut plus exercer son droit de visite régulièrement et 

qu'il a dès lors déposé, le 11 juin 2013, une requête en modification des 

relations personnelles. Par décision du 23 octobre 2013, l'autorité de 

protection de l'enfant et de l'adulte a institué une mesure de curatelle sur 

l'enfant D._______, en précisant que la tâche de la curatrice consistait 

notamment à veiller aux relations personnelles de l'enfant avec ses 

parents et au bon déroulement du droit de visite. Cela étant, il ressort 

d'un courrier de la présidente de l'autorité précitée du 12 décembre 2013, 

que C._______ continuait à refuser catégoriquement de laisser 

D._______ en présence de la curatrice et du recourant et que l'autorité 

susmentionnée a dès lors été contrainte à rappeler à la mère de 

D._______ qu'elle devait respecter ses obligations, afin de permettre à la 

curatrice de faire son travail. Au vu des éléments qui précèdent, il appert 

que le droit de visite dont bénéficie le recourant n'est pas effectivement 

exercé. 

7.6.3 Dans son mémoire de recours du 2 septembre 2013, le recourant a 

fait valoir que l'on ne saurait lui reprocher de ne pas s'occuper d'avantage 

de son fils, dans la mesure où C._______ refusait de mettre en pratique 

le droit de visite convenu à l'amiable. 

S'il ressort effectivement de plusieurs documents versés au dossier par le 

recourant que son ex-épouse n'a pas facilité l'exercice du droit de visite et 

qu'il a ainsi notamment été contraint à s'adresser à l'autorité de protection 

de l'enfant et de l'adulte, il n'en demeure pas moins que la relation 

effectivement entretenue par le recourant et son enfant ne revêt pas une 

intensité permettant de qualifier leur lien affectif d'étroit. Or, il importe de 

rappeler à ce sujet que selon la jurisprudence constante du Tribunal, il 

convient de tenir compte de la relation effectivement vécue pour 

déterminer l'intensité de la relation affective entre le parent non gardien 

de l'autorité parentale et son enfant. Le souhait de l'intéressé de pouvoir 

bénéficier d'un droit de visite plus large, respectivement le refus de son 

ex-épouse de mettre en pratique le droit de visite convenu à l'amiable ne 

sont à cet égard pas déterminants (cf. les arrêts du Tribunal administratif 

fédéral C-5054/2009 du 27 juin 2012 consid. 7.5.1, C-3768/2011 du 19 

juin 2012 consid. 9.5 et C-3374/2010 du 4 janvier 2012 consid. 8.5). 

7.6.4 Partant, dès lors que le droit de visite dont dispose le recourant ne 

correspond pas à un droit de visite usuel selon les standards 

d'aujourd'hui et que ce droit de visite n'est par ailleurs pas effectivement 

C-4892/2013 

Page 20 

exercé, la condition du lien affectif particulièrement fort ne saurait être 

considérée comme remplie. 

7.6.5 C'est ici le lieu de relever que même dans l'hypothèse où le 

recourant entretiendrait une relation affective étroite avec son fils, il ne 

pourrait pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour prétendre au 

renouvellement de son autorisation de séjour, puisque les relations sont 

inexistantes sur le plan économique et A._______ n'a par ailleurs pas fait 

preuve d'un comportement irréprochable en Suisse (cf. consid. 7.7 et 7.8 

ci-dessous). 

7.7 Il n'est en effet pas contesté qu'en raison de sa situation financière 

précaire, A._______ n'a pas été en mesure de participer à l'entretien de 

D._______ par le versement régulier d'une pension. A ce propos, le 

Tribunal rappelle que les motifs pour lesquels l'intéressé ne contribue pas 

régulièrement à l'entretien de son enfant ne sont pas pertinents. Afin de 

déterminer l'intensité du lien économique entre les intéressés, seul 

compte en définitive le fait que le recourant ne participe pas 

régulièrement à l'entretien de son fils. Cette question est en effet 

appréciée de manière objective (cf. les arrêts du Tribunal administratif 

fédéral C-6449/2011 du 22 octobre 2013 consid. 8.2.2 et C-1390/2012 du 

8 avril 2013 consid. 8.2 et les références citées). 

7.8 Par surabondance, la personne qui souhaite se prévaloir de l'art. 8 

CEDH pour prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour 

doit avoir fait preuve d'un comportement irréprochable en Suisse. Or, 

force est de constater que A._______ a fait l'objet de trois condamnations 

respectivement pour abus de confiance (le 30 juin 2008), contravention à 

la loi fédérale sur l'assurance chômage obligatoire et l'indemnité en cas 

d'insolvabilité et délit contre la loi fédérale sur les armes (le 20 avril 2010), 

ainsi que pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication 

(le 26 août 2011). Par ailleurs, l'intéressé a fait l'objet de nombreux 

rapports de police. Partant, le Tribunal ne saurait retenir que le recourant 

ne s'est rendu coupable d'aucun comportement contraire au droit des 

étrangers ou réprimé par le droit pénal. 

7.9 Les conditions jurisprudentielles posées pour que l'intérêt privé du 

parent étranger à demeurer en Suisse pour exercer son droit de visite sur 

son enfant ayant un droit de présence assuré dans ce pays puisse 

l'emporter sur l'intérêt public que revêt une politique migratoire restrictive 

n'étant pas réalisées, l'intéressé ne peut se prévaloir de la protection de 

la vie familiale découlant de l'art. 8 par. 1 CEDH. 

C-4892/2013 

Page 21 

7.10 Par conséquent, il peut être attendu du recourant qu'il exerce son 

droit de visite depuis l'étranger, en aménageant ses modalités quant à la 

fréquence et à la durée.  

A cela s'ajoute que les contacts entre A._______ et son fils D._______ 

pourront également être maintenus par d'autres moyens tels que la 

communication téléphonique, les visioconférences et la correspondance 

(cf. à ce sujet l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_1231/2012 du 20 décembre 

2012 consid. 3.3 et l'arrêt du Tribunal administratif fédéral C-1651/2009 

du 14 juin 2011 consid. 7.4.1). 

7.11 Enfin, c'est ici le lieu de noter que les développements relatifs aux 

arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) 

respectivement dans l'affaire Udeh c. Suisse (req. 12020/09), le 16 avril 

2013, et dans l'affaire Mengesha Kimfe c. Suisse (req. 24404/05), le 29 

juillet 2010, que le recourant a consacrés dans son mémoire de recours 

du 2 septembre 2013, ne lui sont d'aucun secours, l'état de fait de la 

présente cause n'étant manifestement pas comparable aux circonstances 

qui ont donné lieu aux arrêts précités. Par surabondance, la portée de 

l'arrêt rendu par la CourEDH dans l'affaire Udeh c. Suisse a été fortement 

relativisée par le Tribunal fédéral (arrêt 2C_365/2013 du 30 août 2013 

consid. 2.4, destiné à la publication). 

8.  

Le dossier ne fait par ailleurs par apparaître d'autres éléments pouvant 

constituer des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1  

let. b LEtr ou de l'art. 31 al. 1 OASA. 

8.1 S'agissant des possibilités de réintégration du recourant dans son 

pays d'origine, il convient de relever que jusqu'à l'âge de 28 ans, 

l'intéressé a vécu en Tunisie. Il a ainsi passé son enfance, son 

adolescence ainsi que plusieurs années da sa vie d'adulte dans son pays 

d'origine, où réside notamment sa mère avec qui il a maintenu des 

contacts réguliers (cf. mémoire de recours du 2 septembre 2013 p.6) et 

où il a travaillé en qualité d'électricien (cf. le procès-verbal de l'audition de 

B._______ du 2 février 2004 p. 1). Le Tribunal ne saurait admettre que 

ces années soient moins déterminantes pour la formation de la 

personnalité et, partant, pour l'intégration socioculturelle, que le séjour du 

recourant en Suisse. Il n'est en effet pas concevable que ce pays lui soit 

devenu à ce point étranger qu'il ne serait plus en mesure, après une 

période de réadaptation, d'y retrouver ses repères. Partant, le Tribunal 

C-4892/2013 

Page 22 

estime que malgré la durée de son séjour en Suisse, la réintégration de 

l'intéressé en Tunisie ne saurait être tenue pour fortement compromise. 

8.2 Quant aux éléments non encore examinés à prendre en considération 

conformément à l'art. 31 al. 1 OASA, force est de constater que 

l'intégration du recourant en Suisse ne saurait être qualifiée de 

remarquable et qu'il n'a par ailleurs pas fait preuve d'un comportement 

irréprochable en Suisse (pour plus de détails, cf. les consid. 5.3.2 – 5.3.4 

supra). 

8.3 S'agissant des arguments d'ordre médical, le Tribunal se doit de 

rappeler que, selon la jurisprudence, seuls de graves problèmes de santé 

nécessitant, pendant une longue période, des soins permanents ou des 

mesures médicales d'urgence indisponibles dans le pays d'origine 

peuvent, selon les circonstances, justifier la reconnaissance d'une 

situation d'extrême gravité au sens de l'art. 31 al. 1 OASA; en revanche, 

le seul fait de pouvoir obtenir en Suisse des prestations médicales 

supérieures à celles offertes dans le pays d'origine ne suffit pas à justifier 

la reconnaissance d'un cas de rigueur en vertu de l'art. 31. al. 1 OASA. 

En outre, l'étranger qui entre pour la première fois en Suisse souffrant 

déjà d'une sérieuse atteinte à la santé ne saurait se fonder uniquement 

sur ce motif médical pour réclamer la prolongation de son autorisation de 

séjour en vertu de cette disposition. De plus, une grave maladie (à 

supposer qu'elle ne puisse être soignée dans le pays d'origine) ne saurait 

justifier, à elle seule, la reconnaissance d'un cas de rigueur au sens des 

dispositions précitées, l'aspect médical ne constituant qu'un élément 

parmi d'autres (durée du séjour, intégration socioprofessionnelle et 

formations accomplies en Suisse, présence d'enfants scolarisés en 

Suisse et degré de scolarité atteint, attaches familiales en Suisse et à 

l'étranger, etc.) à prendre en considération (cf. ATF 128 II 200 consid. 5.3, 

l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_959/2011 du 22 février 2012 consid. 3.2 et 

l'arrêt du Tribunal administratif fédéral C-6252/2011 du 1
er
 juillet 2013 

consid. 5.2 in fine et les références citées). 

En l'occurrence, il appert que A._______ souffre "d'un état dépressif 

qualifiable de modéré à sévère ainsi que de troubles anxieux et de 

panique nécessitant présentement un traitement associant tranquillisant, 

antidépresseur et hypnotique" (selon le certificat médical de son médecin 

traitant du 6 août 2013). 

Cela étant, force est de constater qu'au vu de l'infrastructure médicale 

dont dispose la Tunisie, il apparaît que le recourant peut bénéficier des 

C-4892/2013 

Page 23 

traitements médicaux dont il a besoin dans son pays d'origine (à ce sujet, 

cf. le site http://www.santetunisie.rns.tn/msp/carte_sanitaire/EPS.asp, qui 

contient une liste des établissements publics de santé en Tunisie, dont la 

majorité dispose d'un service psychiatrique, cf. également l'arrêt du 

Tribunal administratif fédéral D-5655/2010 du 22 septembre 2011 p. 10 et 

les références citées). En outre, la Tunisie dispose d'un système 

d'assurance maladie et l’état garantit des soins de santé gratuits ou 

subventionnés aux groupes ayant les revenus les plus bas dans le cadre 

de deux régimes publics d’assistance médicale (cf. Institut de prospective 

économique du monde méditerranéen, Les systèmes de santé en Algérie, 

Maroc et Tunisie, Défis nationaux et enjeux partagés, avril 2012, p.108-

109, disponible sur le site www.ipemed.coop > publications > les notes 

IPEMED > N° 13 avril 2012, site consulté en février 2014). 

Au vu des considérations qui précèdent, l'état de santé du prénommé ne 

saurait justifier le renouvellement de son autorisation de séjour. 

8.4 En conclusion, il convient de retenir que l'examen du cas à la lumière 

des critères de l'art. 31 al. 1 OASA ne permet pas non plus de conclure à 

l'existence de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let 

b LEtr. 

9.  

En considération de ce qui précède, le Tribunal est amené à conclure que 

l'ODM n'a ni excédé ni abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant 

que le recourant ne remplissait pas les conditions de l'art. 50 LEtr et de 

l'art. 8 CEDH et en refusant ainsi de donner son approbation au 

renouvellement de son autorisation de séjour. 

10.  

Dans la mesure où A._______ n'a pas obtenu la prolongation de son 

autorisation de séjour, c'est à bon droit que l'ODM a prononcé le renvoi 

de celui-ci de Suisse, conformément à l'art. 64 al. 1 let. c LEtr. Il convient 

toutefois encore d'examiner si l'exécution de ce renvoi est possible, licite 

et raisonnablement exigible au sens de l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr. 

10.1 L'exécution du renvoi n'est pas possible lorsque l'étranger ne peut 

pas quitter la Suisse pour son Etat d'origine, son Etat de provenance ou 

un Etat tiers, ni être renvoyé dans un de ces Etats (art. 83 al. 2 LEtr). 

In casu, le recourant, à supposer qu'il ne soit pas en possession de 

documents suffisants pour rentrer dans sa patrie, est en mesure 

C-4892/2013 

Page 24 

d'entreprendre toute démarche nécessaire auprès de la représentation de 

son pays d'origine en vue de l'obtention de documents de voyage le lui 

permettant. Rien ne permet dès lors de penser que son renvoi se 

heurterait à des obstacles d'ordre technique et s'avérerait ainsi 

matériellement impossible au sens de l'art. 83 al. 2 LEtr. 

10.2 L'exécution n'est pas licite lorsque le renvoi de l'étranger dans son 

Etat d'origine ou de provenance ou dans un Etat tiers est contraire aux 

engagements de la Suisse relevant du droit international (art. 83 al. 3 

LEtr).  

Dans le cas particulier, le recourant n'a pas démontré qu'elle serait 

contraire aux engagements de la Suisse relevant du droit international. 

10.3 L'exécution de la décision peut ne pas être raisonnablement exigée 

si le renvoi ou l'expulsion de l'étranger dans son pays d'origine ou de 

provenance le met concrètement en danger, par exemple en cas de 

guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité 

médicale (art. 83 al. 4 LEtr). 

En l'occurrence, il apparaît que le pays d'origine de A._______ ne connaît 

pas, en l'état, une situation de guerre, de guerre civile ou de violence 

généralisée qui permettrait de présumer l'existence d'une mise en danger 

concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr. 

En outre, il convient de rappeler que lorsque les soins essentiels 

nécessaires peuvent être assurés dans le pays d'origine de l'étranger 

concerné, l'exécution du renvoi dans ce pays est raisonnablement 

exigible (cf. à ce sujet l'ATAF 2009/2 consid. 9.3.2 et l'arrêt du Tribunal 

administratif fédéral C-6252/2011 précité consid. 6.3.1 et la jurisprudence 

citée). Compte tenu de la nature des affections médicales dont souffre le 

recourant et de l'infrastructure médicale dont dispose actuellement la 

Tunisie, il y a lieu d'admettre que le prénommé aura accès aux soins 

nécessaires dans son pays d'origine (pour plus de détails, cf. consid. 8.3 

supra). L'exécution de son renvoi de Suisse est donc raisonnablement 

exigible. 

10.4 Au vu des considérations qui précèdent, l'ODM était fondé à tenir 

l'exécution de la mesure de renvoi pour possible, licite et raisonnablement 

exigible. 

C-4892/2013 

Page 25 

11.  

Il ressort de ce qui précède que, par sa décision du 28 juin 2013, l'ODM 

n'a ni violé le droit fédéral, ni constaté des faits pertinents de manière 

inexacte ou incomplète; en outre, la décision attaquée n'est pas 

inopportune (cf. art. 49 PA). 

Le recours est en conséquence rejeté. 

Par décision incidente du 6 novembre 2013, le Tribunal a mis le recourant 

au bénéfice de l'assistance judiciaire et désigné son mandataire en 

qualité d'avocat d'office pour la procédure de recours. Il y a donc lieu de 

dispenser l'intéressé du paiement des frais de la présente procédure et 

d'accorder à son mandataire une indemnité à titre d'honoraires (art. 8 à 

12 en relation avec l'art. 14 du règlement du 21 février 2008 concernant 

les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral 

[FITAF, RS 173.320.2]). A défaut de décompte de prestations, le Tribunal 

fixe l'indemnité sur la base du dossier (cf. art. 14 al. 2 FITAF). Le 

recourant a l'obligation de rembourser ce montant s'il revient à meilleure 

fortune, conformément à l'art. 65 al. 4 PA. 

Tenant compte de l'ensemble des circonstances du cas, de l'importance 

de l'affaire, du degré de difficulté de cette dernière et de l'ampleur du 

travail que Maître Agrebi a accompli en sa qualité de mandataire, le 

Tribunal estime, au regard des art. 8 et ss. FITAF, que le versement d'une 

indemnité à titre d'honoraires s'élevant à Fr. 1'500.- (TVA comprise) 

apparaît comme équitable en la présente cause. 

(dispositif page suivante) 

  

C-4892/2013 

Page 26 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

La Caisse du Tribunal versera une indemnité de 1'500 francs à Maître 

Agrebi à titre d'honoraires et de débours dès l'entrée en force du présent 

arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire, annexe : formulaire "adresse de 

paiement" à retourner au Tribunal, dûment rempli) 

– à l'autorité inférieure (dossier en retour) 

– au Service des migrations du canton de Neuchâtel, dossier cantonal 

en retour. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Rahel Diethelm 

 

Indication des voies de droit : 

Le présent arrêt peut être attaqué devant le Tribunal fédéral, 

1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans 

les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi 

fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). Le 

mémoire doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. L'arrêt 

attaqué et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF). 

Expédition :