# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ada69145-a784-5dc1-97d7-8ff7572410f1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-12-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.12.2017 A/4202/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4202-2017_2017-12-07.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4202/2017 ATAS/1111/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 7 décembre 2017 

3ème Chambre 

 

En la cause 

FONDATION COLLECTIVE VITA, sise Hagenholzstrasse 60, 
ZURICH demanderesse 

 

contre 

A______ (société individuelle CARROSSERIE A______), au 
LIGNON défendeur 

 

  

 
 
 

 

A/4202/2017 

- 2/8 - 

 

EN FAIT 

 

1. La Carrosserie A______, société individuelle, soit pour elle Monsieur A______, 
s’est affiliée par contrat d’adhésion (1______) des 9 novembre 2015 et 2 décembre 
2015 à la Fondation collective VITA (ci-après : la Fondation), conformément à son 
obligation légale de mise en œuvre de la prévoyance professionnelle pour ses 
employés.  

Le contrat a pris effet le 1er octobre 2015. 

2. L’employeur ne s’étant pas acquitté des cotisations de prévoyance dues en vertu 
dudit contrat depuis le 31 juillet 2016, la Fondation lui a adressé, en date du 
31 juillet 2016, un état de compte dont ressortait un solde débiteur en sa faveur de 
CHF  2'934.95 et CHF 119.25 d’intérêts débiteurs. 

3. Une lettre de sommation a été adressée à l’intéressé le 15 février 2016. 

4. Ensuite de quoi un plan de paiement a été convenu, le 7 mars 2016. 

5. Le 18 août 2016, la Fondation a établi le décompte suivant : 

solde de primes au 31 décembre 2015  CHF 1'788.30 

frais de sommation du 15 février 2016  CHF    100.— 

versement du 22 mars 2016 CHF  - 472.15 

versement du 10 mai 2016 CHF  - 472.15 

versement du 11 juillet 2016 CHF  - 472.15 

primes du 1er janvier au 31 juillet 2016 CHF 2'962.80 

                  soit un total en sa faveur de CHF 3'434.95  (recte : CHF 3'434.65) 

6. Par courrier du 24 octobre 2016, la Fondation a constaté qu’un versement de 
CHF 500.- était intervenu le 1er septembre 2016. Ce nonobstant, le solde des primes 
encore dues s’élevait à CHF 2'934.95 (recte : CHF 2'934.65), à verser d’ici au 
15 novembre 2016, à défaut de quoi des poursuites seraient engagées. 

7. L’employeur ne s’étant pas exécuté, la Fondation a introduit des poursuites et, le 
4 mai 2017, un commandement de payer (2______ ) a été notifié à 
Monsieur A______ pour un montant de CHF 2'934.95 avec intérêts à 5% à compter 
du 1er janvier 2017. S’y ajoutaient des intérêts de CHF 119.25 au 31 décembre 2016 
et CHF 300.- de frais de poursuites. 

L’intéressé s’y est opposé. 

8. Le 19 octobre 2017, la Fondation a saisi la Cour de céans d’une demande visant à la 
mainlevée de l’opposition audit commandement de payer. 

 
 
 

 

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9. Invité à se déterminer, le défendeur ne s’est pas manifesté. 

10. Une audience de comparution personnelle s’est dès lors tenue en date du 
7 décembre 2017, à laquelle la demanderesse a été dispensée de se présenter. 

Monsieur A______ a indiqué ne pas contester la somme qui lui est réclamée mais 
être tout simplement dans l’impossibilité de s’en acquitter. À cet égard, il a 
expliqué que son entreprise traverse une passe difficile depuis près de trois ans. La 
demanderesse avait accepté de lui accorder un plan de paiement, qu’il n’avait pu 
respecter.  

11. À l’issue de l’audience, la cause a été gardée à juger.  

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations relatives à la prévoyance 
professionnelle opposant institutions de prévoyance, employeurs et ayants droit, y 
compris en cas de divorce, ainsi qu’aux prétentions en responsabilité (art. 331 à 
331e du Code des obligations [CO - RS 220]; art. 52, 56a, al. 1, et art. 73 de la loi 
fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 
25 juin 1982 [LPP - RS 831.40]). 

En matière de prévoyance professionnelle, le for de l'action est au siège ou au 
domicile suisse du défendeur ou au lieu de l'exploitation dans laquelle l'assuré a été 
engagé (art. 73 al. 3 LPP), soit Genève en l'espèce. 

La compétence de la Chambre de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. L'ouverture de l'action prévue à l'art. 73 al. 1 LPP n'est soumise, comme telle, à 
l'observation d'aucun délai (SPIRA, Le contentieux des assurances sociales 
fédérales et la procédure cantonale, Recueil de jurisprudence neuchâteloise 1984, 
p. 19 ; SCHWARZENBACH-HANHART, Die Rechtspflege nach dem BVG, 
SZS 1983, p. 182). C'est pourquoi, en matière de prévoyance professionnelle, le 
juge ne peut pas renvoyer l'affaire aux organes de l'assurance pour complément 
d'instruction et nouveau prononcé (ATF 117 V 237 consid. 2 ; 115 V 224 et 239 ; 
114 V 102 consid. 1b ; 113 V 198 consid. 2 ; 112 Ia 180 consid. 2). 

3. Respectant la forme prévue à l'art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA – RS/GE – E 5 10), la demande est recevable. 

4. Le litige porte sur la mainlevée de l'opposition faite au commandement de payer. 

5. La loi fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité 
du 25 juin 1982 institue un régime d'assurance obligatoire des salariés (art. 2 
al. 1 LPP). 

 
 
 

 

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Sont obligatoirement soumis à l'assurance les salariés auxquels un même 
employeur verse un salaire annuel supérieur à CHF 21'150.- pour les risques de 
décès et d'invalidité dès le 1er janvier qui suit la date à laquelle ils ont eu 17 ans et, 
pour la vieillesse, dès le 1er janvier qui suit la date à laquelle ils ont eu 24 ans (art. 7 
al. 1 LPP). L'assurance obligatoire commence en même temps que les rapports de 
travail et prend fin, notamment, en cas de dissolution des rapports de travail, le 
salarié restant assuré auprès de l'institution de prévoyance pour les risques de décès 
et d'invalidité, durant un mois après la fin des rapports avec l'institution de 
prévoyance (art. 10 LPP). 

6. Selon l’art. 11 LPP, tout employeur occupant des salariés soumis à l’assurance 
obligatoire doit être affilié à une institution de prévoyance inscrite dans le registre 
de la prévoyance professionnelle (al. 1). Si l’employeur ne se conforme pas à cette 
obligation, l’autorité cantonale de surveillance le somme de s’affilier dans les deux 
mois à une institution de prévoyance (al. 5). À l’expiration de ce délai, l’employeur 
qui n’a pas obtempéré à cette injonction est annoncé à l’institution supplétive (art. 
60) pour affiliation rétroactive (al. 6). 

7. La convention dite d'affiliation d'un employeur à une fondation collective ou à une 
fondation commune est un contrat sui generis fondé sur l'art. 11 LPP (ATF 120 V 
299 consid. 4a et les références). L'employeur affilié à une institution de 
prévoyance par un tel contrat est tenu de verser à celle-ci les cotisations qu'elle fixe 
dans ses dispositions réglementaires (art. 66 al. 1, 1ère phrase LPP). 

L'employeur est débiteur de la totalité des cotisations envers l'institution de 
prévoyance. Celle-ci peut majorer d'un intérêt moratoire les cotisations payées 
tardivement (art. 66 al. 2 LPP). Le taux d'intérêt se détermine en premier lieu selon 
la convention conclue par les parties dans le contrat de prévoyance et, à défaut, 
selon les dispositions légales sur les intérêts moratoires des art. 102 ss CO 
(SVR  1994 BVG n° 2 p. 5 consid. 3b/aa ; RSAS 1990 p. 161 consid. 4b). 

Aux termes de l'art. 102 al. 1 CO, le débiteur d'une obligation exigible est mis en 
demeure par l'interpellation du créancier. Lorsque le jour de l'exécution a été 
déterminé d'un commun accord, ou fixé par l'une des parties en vertu d'un droit à 
elle réservé et au moyen d'un avertissement régulier, le débiteur est mis en demeure 
par la seule expiration de ce jour (art. 102 al. 2 CO). Le débiteur qui est en demeure 
pour le paiement d'une somme d'argent doit l'intérêt moratoire à 5% l'an, dans la 
mesure où un taux d'intérêt plus élevé n'a pas été convenu par contrat (art. 104 al. 1 
et 2 CO ; ATF 130 V 414 consid. 5.1 ; ATF 127 V 377 consid. 5e/bb et les 
références). Des intérêts ne peuvent être portés en compte pour cause de retard dans 
les intérêts moratoires (art. 105 al. 3 CO ; RSAS 2003 p. 500 consid. 6.1). 

8. Aux termes du chiffre 10 du contrat d'adhésion signé en l'occurrence par la 
défenderesse, les cotisations sont exigibles en début de chaque année d'assurance 
(1er janvier). Lors de mutations intervenues en cours d'année, les contributions sont 
échues à la date d'entrée en vigueur correspondante. L'employeur s'engage à payer 

 
 
 

 

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les contributions dans les délais et à régler le compte au prorata jusqu'au 30 juin et 
31 décembre de l'année en question, dans la mesure où celui-ci présente un solde en 
faveur de la Fondation. 

Outre les cotisations pour constitution de l'avoir de vieillesse et pour l'assurance de 
risque, ces coûts comprennent les frais ordinaires d'exécution, les frais 
accessoires LPP, les contributions supplémentaires destinées à financer le taux de 
conversion LPP (risque de longévité) et les éventuelles contributions 
d'assainissement. Le règlement de prévoyance décrit le genre et l'étendue des 
prestations de prévoyance à verser par la Fondation aux employés assurés (ch. 9 du 
contrat d'adhésion). Par ailleurs, le chiffre 11 du contrat d'adhésion régit l'obligation 
de l'employeur en matière de paiements extraordinaires. 

Aux termes du chiffre 12 du contrat d'adhésion, l'employeur est mis en demeure en 
cas de retard dans le paiement pour tous les arriérés de contributions et créances 
selon les chiffres 10 et 11 du contrat. Si la sommation reste sans effet, la Fondation 
se réserve le droit de recourir à la voie judiciaire pour l'encaissement des arriérés de 
contributions et créances, intérêts et frais compris, et de résilier immédiatement le 
contrat sans observer un délai de résiliation. Les frais de sommation et, le cas 
échéant, d'autres démarches d'encaissement sont régis par le règlement sur les 
coûts. 

Le règlement sur les coûts, faisant partie intégrante du contrat d'adhésion (ch. 5 du 
contrat d'adhésion) prévoit expressément le montant des frais relatifs aux 
procédures de sommation, aux mesures d'encaissement ainsi qu'à la dissolution du 
contrat. 

9. Aux termes de l'art. 41 al. 2 LPP, les actions en recouvrement de créances se 
prescrivent par cinq ans quand elles portent sur des cotisations ou des prestations 
périodiques, par dix ans dans les autres cas. Les art. 129 à 142 CO sont applicables. 

Le versement des cotisations à l'institution de prévoyance tombe sous le délai de 
prescription de cinq ans. Le délai des prescriptions commence à courir uniquement 
à partir du moment où la prestation est devenue exigible. En effet, l'art. 41 al. 2 LPP 
renvoie notamment à l'art. 130 al. 1 CO, qui associe le début du délai de 
prescription à l'exigibilité de la créance. Il faut, par exemple, partir de l'exigibilité 
des cotisations définie dans le règlement ou le contrat d'affiliation (PETREMAND 
in SCHNEIDER/GEISER/GÄCHTER [éd.], Commentaire LPP et LFLP, 2010, ad 
art. 41 LPP, pp. 650 – 651, nn 12 et 15). 

En l'espèce, une partie de la créance de la demanderesse est née au plus tôt en 
janvier 2015, de sorte que la demande du 19 octobre 2017 est intervenue dans le 
délai de prescription de cinq ans. 

10. En matière de prévoyance professionnelle, le juge saisi d’une action doit se 
prononcer sur l’existence ou l’étendue d’un droit ou d’une obligation dont une 
partie prétend être titulaire contre l’autre partie (arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances B 91/05 du 17 janvier 2007 consid. 2.1). L’objet du litige devant la 

 
 
 

 

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juridiction cantonale est déterminé par les conclusions de la demande introduite par 
l’assuré (arrêt du Tribunal fédéral des assurances B 72/04 du 31 janvier 2006 
consid. 1.1). C’est ainsi la partie qui déclenche l’ouverture de la procédure et 
détermine l’objet du litige (maxime de disposition). L’état de fait doit être établi 
d’office selon l’art. 73 al. 2 LPP seulement dans le cadre de l’objet du litige 
déterminé par la partie demanderesse. La maxime inquisitoire ne permet pas 
d’étendre l’objet du litige à des questions qui ne sont pas invoquées (ATF 129 V 
450 consid. 3.2). Le juge n’est toutefois pas lié par les conclusions des parties ; il 
peut ainsi adjuger plus ou moins que demandé à condition de respecter leur droit 
d’être entendu (arrêt du Tribunal fédéral des assurances B 59/03 du 30 décembre 
2003 consid. 4.1). 

11. Il sied de rappeler que les décisions des autorités administratives fédérales portant 
condamnation à payer une somme d'argent sont exécutées par la voie de la 
poursuite pour dettes et sont, une fois passées en force, assimilées à des jugements 
exécutoires au sens de l'art. 80 al. 2 ch. 2 de la loi fédérale sur la poursuite pour 
dettes et la faillite du 11 avril 1889 (LP; P.-R. GILLIERON, Commentaire de la LP, 
1999, p. 1226, ch. 45). 

Il en est de même des décisions passées en force des autorités administratives 
cantonales de dernière instance qui statuent, dans l'accomplissement de tâches de 
droit public à elles confiées par la Confédération, en application du droit fédéral, 
mais qui ne statuent pas définitivement en vertu du droit fédéral - autrement dit, 
dont les décisions sont susceptibles d'un recours administratif auprès d'une autorité 
fédérale ou d'un recours de droit administratif (op. cit. p. 1227 ; C. JEAGER, 
Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, 1999 p. 621). Par autorités 
administratives fédérales, et par extension autorités administratives cantonales de 
dernière instance, il faut entendre les tribunaux fédéraux et les autres autorités ou 
organisations indépendantes de l'administration fédérale en tant qu'elles statuent 
dans l'accomplissement de tâches de droit public à elles confiées par la 
Confédération (art. 1 al. 2 lit. b et e de la loi fédérale sur la procédure 
administrative du 20 décembre 1968; PA - RS 172.021). 

La Chambre des assurances sociales statuant en dernière instance cantonale et dans 
l'accomplissement de tâches de droit public peut, selon ce qui précède, prononcer la 
mainlevée définitive d'une opposition à un commandement de payer puisque, 
statuant au fond, la condamnation au paiement est assimilée à un jugement 
exécutoire. Cette solution est d'ailleurs la conséquence du fait que, dans les 
matières qui sont de son ressort, le juge des assurances est effectivement le juge 
ordinaire selon l'art. 79 LP et qu'il a qualité pour lever une opposition à la poursuite 
en statuant sur le fond (ATF 109 V 51). 

À teneur de l’art. 88 al. 2 LP,  le droit du créancier de requérir la continuation de la 
poursuite se périme par un an à compter de la notification du commandement de 
payer (première phrase) ; si opposition a été formée, ce délai ne court pas entre 

 
 
 

 

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l'introduction de la procédure judiciaire ou administrative et le jugement définitif 
(seconde phrase). 

En l'occurrence, le commandement de payer a été notifié au défendeur le 
1er avril 2017, date à laquelle le délai de péremption d’un an a commencé à courir 
(ATF 125 III 45 consid. 3b). Par conséquent, la poursuite n'était pas périmée 
lorsque la demanderesse a saisi la Chambre de céans, le 19 octobre 2017. 

12. En sa qualité d'employeur occupant des salariés, le défendeur devait être affilié à 
une caisse de prévoyance professionnelle et verser les primes convenues avec la 
demanderesse. 

Il ressort de l'ensemble des pièces produites par la demanderesse et de l'absence de 
réaction et de contestation du défendeur que l’entreprise de ce dernier est demeurée 
débitrice d'un montant de  CHF 2'934.95  (recte : CHF 2'934.65) correspondant aux 
cotisations dues, intérêts et frais de sommation compris. 

En ce qui concerne les frais de poursuite, ils sont d'office supportés par le débiteur 
lorsque la poursuite aboutit (JdT 1974 III 32). Les frais dus par le défendeur - 
notamment les frais de sommation, de résiliation du contrat et de mise en poursuite 
- sont par ailleurs prévus aux chiffres 12 et 17 du contrat d'adhésion, ainsi que par 
les chiffres 2 et 3 du règlements sur les coûts, faisant partie du contrat. Quant aux 
intérêts contractuels réclamés par la demanderesse et les intérêts de 5% sur la 
créance en capital, ils sont dus en vertu, respectivement, des art. 66 al. 2 LPP et 
104 al. 1 CO. 

13. La demanderesse conclut également à ce que le défendeur soit condamné aux frais 
et dépens de la procédure. 

À cet égard, l'art. 73 al. 2 LPP précise que les cantons doivent prévoir une 
procédure simple, rapide et, en principe, gratuite. L'art. 89H al. 1 LPA prévoit quant 
à lui que la procédure est gratuite pour les parties, sous réserve de procédures 
relatives à l'assurance-invalidité (cf. al. 4). Toutefois, les débours et un émolument 
peuvent être mis à la charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne 
de légèreté. 

En l'espèce, il ne sera pas octroyé de dépens à la demanderesse, les conditions de 
l'art. 89H al. 1 2ème phrase LPA n'étant pas remplies. 

Pour ces motifs, il y a lieu d'admettre la demande et de prononcer la mainlevée 
définitive de l'opposition au commandement de payer de la poursuite 2______ . 
Pour le surplus, la procédure est gratuite. 

  

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare la demande recevable. 

Au fond : 

2. L'admet et condamne A______ (société individuelle Carrosserie A______) à payer 
à la FONDATION COLLECTIVE VITA :  

- la somme de CHF 2'934.65 selon le contrat n°1______, avec intérêts à 5% dès 
le 1er janvier 2017 ; 

- les intérêts de CHF 119.25 au 31 décembre 2016 ; 

- les frais de poursuites. 

3. Prononce la mainlevée définitive de l'opposition faite au commandement de payer 
de la poursuite  2______ , à due concurrence. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD 

 La Présidente 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le