# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7e0dfe99-d4b7-599c-b98c-220d4e60430b
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-07-24
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 24.07.2018 605 2017 254
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2017-254_2018-07-24.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2017 254
605 2017 255

Arrêt du 24 juillet 2018

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président: Marc Boivin 
Juges: Marianne Jungo, Marc Sugnaux 
Greffier-stagiaire: Matthieu Loup

Parties A.________, recourante, représentée par Me Jean-Michel Duc, 
avocat

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée 

Objet Assistance juridique gratuite en procédure administrative (AI)

Recours du 6 novembre 2017 contre la décision du 4 octobre 2017

Requête d’assistance judiciaire du même jour

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considérant en fait

A. A.________, née en 1964, mère d’une fille, est notamment atteinte, au plan physique, d’un 
hémi-syndrome gauche partiellement régressif ainsi que d’un syndrome parkinsonien iatrogène. 
Elle souffre en outre, au plan psychique, d’un trouble dépressif récurrent.

Elle bénéficie d’une rente entière d’invalidité depuis de nombreuses années, rente demandée en 
2001 alors qu’elle luttait encore contre un cancer du col l’utérus et ses séquelles jugées 
invalidantes (incontinence urinaire de stress de degré III avec insuffisance urétrale sévère).

Ce droit à la rente entière a encore été confirmé en septembre 2017, à l’issue d’une procédure en 
révision d’office qui n’a laissé entrevoir aucune amélioration de son état de santé mais, au 
contraire, l’apparition dans le milieu des années 2010 de nouvelles atteintes.

B. Par décision du 4 octobre 2017, l’Office de l’assurance-invalidité du canton de Fribourg (OAI) 
a, cela étant, refusé de lui accorder l’assistance juridique gratuite qu’elle avait demandée en 
procédure administrative, à l’appui des objections rédigées par son avocat à l’encontre d’un projet 
de décision de supprimer son droit à l’allocation pour impotent, octroyée à l’époque en 2002.

Dit projet avait été rendu à la suite d’une nouvelle instruction, laquelle avait laissé apparaître que 
les conditions de la reconnaissance d’une impotence moyenne n’étaient, contrairement à celle de 
la rente d’invalidité, plus réalisées, cette dernière ne pouvant aujourd’hui même plus se prévaloir 
d’une aide à l’accompagnement pour se vêtir, faire sa toilette, aller aux toilettes ou se déplacer, 
soit l’un des quatre actes ordinaires de la vie dans l’accomplissement desquels elle avait à 
l’époque été considérée comme empêchée.

C. Représentée par son avocat Me Jean-Louis Duc - celui-là même dont le travail n’avait donc 
pas été couvert en procédure administrative -, A.________ interjette recours contre la décision de 
refus d’octroi de l’assistance juridique gratuite le 7 novembre 2017. Elle conclut essentiellement à 
l’annulation de cette décision et partant, implicitement, à ce que les frais de son mandataire soient 
mis à la charge de l’Etat. Elle soutient en substance que la procédure administrative, qui 
envisageait de mettre fin à un droit à l’allocation pour impotence octroyé depuis de nombreuses 
années, était particulièrement complexe, au vu, non seulement, du nombre de rapports médicaux 
figurant au dossier, dont la technicité lui échappe, mais compte tenu, également, de son incapacité 
de s’orienter dans le contentieux spécialisé des assurances sociales, qui plus est dans le cadre de 
la procédure toute particulière de la révision. Seul un avocat pouvait dans ces conditions l’assister. 
Elle fait à cet égard implicitement valoir son indigence et qu’elle ne dispose d’aucuns moyens pour 
s’offrir les services de ce dernier.

Elle requiert, à côté de cela, d’être également mise au bénéfice de l’assistance judiciaire gratuite 
pour toute la durée de la procédure de recours.

En conséquence de quoi, il ne lui pas été demandé de verser une avance de frais.

Dans ses observations, l’OAI propose le rejet du recours.

Il n’a pas été procédé à un second échange des écritures.

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Pour autant que cela soit utile à la solution du litige, il sera fait état du détail des arguments des 
parties dans les considérants de droit du présent arrêt, dans le cadre desquels seront notamment 
examinés leurs moyens de preuve.

en droit

1.

Dirigé contre un refus d’octroyer l’assistance juridique gratuite, le recours est recevable, pour les 
raisons suivantes.

1.1. En vertu de l'art. 120 du code cantonal du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 
administrative (CPJA; RSF 150.1), applicable par le renvoi de l'art. 61, 1ère phrase de la loi du 
6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA; RS 830.1), lui-
même applicable par le biais de l'art. 1 al. 1 de la loi du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité, LAI; 
RS 831.20), les décisions incidentes sont susceptibles d’un recours séparé lorsqu’elles concernent 
la compétence, la récusation, la langue de la procédure, l’effet suspensif et l’assistance judiciaire 
gratuite (al. 1).

1.2. Le recours a été interjeté en temps utile - dans le délai (unique) de 30 jours prévu par l’art. 
60 al. 1 LPGA - et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente à raison du 
lieu ainsi que de la matière. Dûment représentée, la recourant est en outre directement atteinte par 
la décision querellée et a dès lors un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit, cas échéant, 
annulée ou modifiée, dans le sens de l’art. 120 CPJA exposé ci-dessus.

2.

Dans la procédure administrative en matière d’assurances sociales, l’assistance gratuite d’un 
conseil juridique est accordée au demandeur lorsque les circonstances l’exigent (art. 37 al. 4 
LPGA. La LPGA a ainsi introduit une réglementation légale de l’assistance juridique dans la 
procédure administrative (ATF 131 V 153 consid. 3.1).

2.1. La jurisprudence y relative rendue dans le cadre de l’ancien art. 4 Cst. sur les conditions de 
l’assistance juridique gratuite en procédure d’opposition (partie dans le besoin, conclusions non 
dépourvues de toute chance de succès, assistance objectivement indiquée d’après les 
circonstances concrètes [ATF 125 V 32 consid. 2 et les références; VSI 2000 p. 164 consid. 3b]) 
continue de s’appliquer, conformément à la volonté du législateur (arrêts TF 9C_105/2007 du 
13 novembre 2007 consid. 1.2, I 557/04 du 29 novembre 2004 consid. 2.1, publié in: la Revue de 
l’avocat 2005 n. 3 p. 123, et I 386/04 du 12 octobre 2004 consid. 2.1; FF 1999 4242). 

2.2. Le point de savoir si elles sont réalisées doit être examiné à l’aune de critères plus sévères 
dans la procédure administrative (arrêt TF I 415/06 du 21 juin 2007 consid. 4.2 publié in 
SVR 2009 IV 3 p. 4). L’assistance par un avocat s’impose uniquement dans les cas exceptionnels 
où il est fait appel à ce dernier parce que des questions de droit ou de fait difficiles rendent son 
assistance apparemment nécessaire et qu’une assistance par le représentant d’une association, 
par un assistant social ou d’autres professionnels ou personnes de confiance d’institutions sociales 
n’entre pas en considération. A cet égard, il y a lieu de tenir compte des circonstances du cas 

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d’espèce, de la particularité des règles de procédure applicables, ainsi que des spécificités de la 
procédure administrative en cours. En particulier, il faut mentionner, en plus de la complexité des 
questions de droit et de l’état de fait, les circonstances qui tiennent à la personne concernée, 
comme sa capacité de s’orienter dans une procédure (arrêts TF 9C_674/2011 du 3 août 2012 
consid. 3.2; 8C_936/2010 du 14 juin 2011 consid. 4.2; ATF 132 V 200 consid. 4.1). Dès lors, le fait 
que l’intéressé puisse bénéficier de l’assistance de représentants d’associations, d’assistants 
sociaux ou encore de spécialistes permet d’inférer que l’assistance d’un avocat n’est ni nécessaire 
ni indiquée (arrêt TF I 557/04 du 29 novembre 2004 consid. 3.2).

2.3. Un litige sur le droit éventuel à une rente d’invalidité n’est pas susceptible d’affecter de 
manière particulièrement grave la situation juridique de l’intéressé; en revanche, il a une portée 
considérable. La nécessité de l’assistance gratuite ne peut donc être admise d’emblée, mais 
n’existe que lorsque, à la relative difficulté du cas, s’ajoute la complexité de l’état de fait ou des 
questions de droit, à laquelle le requérant n’est pas apte à faire face seul (cf. arrêt TF 
9C_105/2007 du 13 novembre 2007 consid. 3.1 et les références). Selon la jurisprudence, les 
remises en question d'une expertise médicale ou du rabattement sur les salaires statistiques ne 
suffisent pas pour reconnaitre la nécessité de l’assistance gratuite d'un avocat (arrêt TF 
9C_878/2014 du 6 juillet 2015 consid. 5.1).

3.

Est en l’espèce litigieux l’octroi d’une assistance juridique gratuite pour la procédure administrative, 
au cours de laquelle l’assurée-recourante avait fait appel aux services d’un avocat pour rédiger 
des objections à l’encontre d’un projet de suppression de son allocation pour iimpotence.

Il s’agit ici, a priori, d’examiner si les conditions cumulatives d’un tel octroi, telles que notamment 
définies par la jurisprudence dans le cadre de procédures en opposition, sont ou non réunies.

L’on se penchera ainsi non seulement sur sa situation financière personnelle, mais aussi sur les 
chances de succès de l’objection ainsi que sur la nécessité d’avoir fait appel à un avocat compte 
tenu du contexte particulier de l’affaire.

Il faut encore préciser d’emblée que, ces critères devant être examinés sous l’angle d’une sévérité 
plus grande qu’en matière d’assistance judiciaire, l’octroi de l’assistance juridique gratuite doit être 
envisagé de manière plutôt restrictive.

D’autant plus que l’on se trouvait ici dans le cadre d’une procédure « d’objection » et non plus 
« d’opposition », dont la portée et les effets juridiques diffèrent sensiblement.

3.1. Nécessité de recourir à un avocat au stade de la procédure administrative dite d’objection

3.1.1. Le projet de décision est juridiquement peu détaillé. 

Il laisse entendre que l’allocation pour impotent allait être supprimée car les conditions de son 
octroi n’étaient pas ou plus réalisées.

Cela, l’assurée ne pouvait manquer de le comprendre.

Les objections rédigées par l’avocat le 28 septembre 2017 ne font en outre que citer les 
renseignements donnés par elle et que l’AI avait déjà notées dans son rapport.

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Les seuls arguments juridiques apportés par l’avocat ont consisté, au-delà de l’exposition des 
articles de loi applicables en matière de révision, à soutenir que les circonstances étaient 
demeurées inchangées et que les empêchements d’accomplir les actes ordinaires de la vie étaient 
restés identiques, ce que l’assurée aurait pu écrire dans une simple lettre.

Le fait qu’elle n’ait pas été en mesure, à ce stade de la procédure, de mentionner les articles de loi 
topiques, ni de se référer expressément à la notion juridique de révision, ne saurait manifestement 
remplir l’exigence d’une nécessité, exigée par les circonstances, de recourir aux services d’un 
avocat.

On relèvera ici qu’il n’y avait ici pas matière à commenter des rapports médicaux hautement 
techniques, cette question concernant l’examen du droit à la rente entière qui n’a fait l’objet 
d’aucun contentieux.

3.1.2. A cela s’ajoute le fait que le contexte tout particulier à prendre en compte n’était pas celui 
d’une procédure en opposition stricto sensu, dans le cadre de laquelle l’octroi de l’assistance 
juridique gratuite ne constitue par ailleurs aucunement la règle, mais seulement une exception, qui 
plus est restrictive.

Or, la nature juridique de l’ « opposition » diffère de celle de l’ « objection », propre à l’assurance-
invalidité: si l’assuré ne fait pas opposition, la décision initiale rendue à son encontre entre alors en 
force et il n’y a en principe plus de possibilité d’interjeter par la suite un recours.

Cela n’était nullement le cas ici: si l’assurée n’avait en fin de compte déposé aucune objection, une 
décision formelle aurait de toute manière été rendue, suite à quoi un recours pouvait encore être 
déposé, avec l’assistance, cas échéant, de l’avocat.

Accorder dès lors une assistance juridique en procédure d’objection devrait être plus restrictif 
encore que dans le cadre d’une procédure d’opposition, et le simple fait, comme il est exposé ci-
dessous, que l’avocat se soit contenté de relayer des informations déjà formulées par sa cliente ne 
peut à l’évidence faire penser que son intervention fût imposée par les circonstances.

D’autant moins que figure au dossier un courriel du 5 mai 2017 rédigé par une tierce personne, 
émanant d’une adresse apparemment privée. Celui-ci a été envoyé à l’un des inspecteur de l’OAI, 
lui signifiant, d’une part, que cette tierce personne avait été autorisée par l’assurée à lui répondre 
et lui communiquant, d’autre part, de nouvelles informations et d’arguments pouvant tout aussi 
bien valoir « objection » (dossier OAI, p. 433).

Ce courriel vaut à tout le moins concrétisation du droit d’être entendu que la procédure d’objection 
est également censée précisément garantir.

Il s’ensuit, quoi qu’il en soit, que cette première condition, cumulative, n’est de toute évidence pas 
remplie.

3.2. Chances de succès de la procédure d’objection

Les chances de succès de la procédure d’objection doivent s’examiner au regard du contenu des 
écritures déposée par l’assurée, respectivement, son avocat.

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Or, ce dernier ne fait que reprendre et commenter les renseignements déjà donnés par sa cliente 
elle-même aux inspecteurs de l’AI lors des deux visites domiciliaires du 3 mars 2016 et du 24 avril 
2017 (cf. dossier OAI, p.426 et p. 453).

3.2.1. Plusieurs éléments ressortaient ainsi notamment du premier rapport d’enquête:

- les antécédents médicaux de l’assurée n’étaient pas inconnus des inspecteurs qui les ont donc 
pris en compte; 

- cette dernière affirmait être bloquée par des douleurs abdominales qui l’empêchaient de se vêtir 
elle-même - mais cela uniquement pour les habits du bas du corps - et la contraignaient dès lors 
de solliciter l’aide de son beau-fils, qui aurait même parcouru chaque matin tôt 25 kilomètres pour 
l’aider;

- elle sollicitait également son ami le week-end, avec qui elle s’apprêtait toutefois à aller vivre;

- elle pouvait, cela étant, se dévêtir seule;

- elle n’indiquait pas ne pas être en mesure d’aller seule aux toilettes, mais laissait entendre qu’elle 
avait des difficultés avec les sondes urinaires imposés par son état, ceux-ci accomplies parfois 
avec l’aide de son beau-fils;

- ce dernier l’aiderait même à prendre son bain;

- une femme de ménage la soulagerait également dans la tenue de son ménage;

- elle pouvait tout de même, en dépit de tout cela, conduire et se déplacer à l’extérieur;

A ces divers éléments, les objections rédigées par le mandataire n’apportent aucun nouvel 
éclairage.

Cela se comprend d’ailleurs, si l’on se réfère au fait que le premier rapport semble indiquer que 
certaines des réponses de l’assurée aurait été communiquées à l’OAI par sa fille, via précisément 
son mandataire (cf. pt. 4.2.1, dossier OAI, p. 430).

Que ce dernier couche encore par la suite tout cela sur papier n’était dès lors, sous cet angle 
également, pas absolument nécessaire.

3.2.2. L’on retiendra du second rapport que l’assurée avait entretemps emménagé avec son ami 
et que celui-ci pouvait lui prodiguer toute aide et assistance en lieu et place du beau-fils.

Aucun nouvel empêchement n’avait par ailleurs été signalé.

3.2.3. Les arguments soulevés dans l’objection ne faisant, comme il a été dit, que reprendre tous 
ces éléments factuels dont l’OAI avait d’ores et déjà pris connaissance, ils n’étaient probablement 
pas susceptibles d’infléchir ce dernier office dans son projet de supprimer l’allocation pour 
impotence.

A côté de cela, certains des empêchements allégués paraissaient peu vraisemblables (aide quasi-
intime du beau-fils à l’époque du premier rapport de visite domiciliaire) et traduisaient, dans 
l’ensemble, une mobilisation excessive de l’entourage qui ne semblait plus en lien avec les 

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empêchements, objectivement induits par l’atteinte à la santé, d’accomplir certains des actes 
ordinaires de la vie.

Il n’était ainsi point décisif de les réitérer par écrit à ce stade de la procédure, celle de recours 
demeurant ouverte dans tous les cas.

Cette deuxième condition ne paraît dès lors pas non plus être remplie.

3.3. Situation d’indigence de l’assurée

Dans son objection, l’avocat n’expose pas dans le détail la situation d’indigence de sa cliente.

On sait, bien sûr, que cette dernière disposait d’une rente d’invalidité, notamment en raison d’une 
problématique psychique pouvant amener à mieux appréhender certaines des invraisemblances 
relevées.

Elle avait, cela étant, les moyens de payer une femme de ménage et d’assumer les frais de 
déplacement et d’entretien de sa voiture.

Ayant emménagé au moment où le projet de décision a été rendu, elle vivait alors également avec 
son ami, dont on ne connaît pas la situation personnelle.

3.4. Synthèse

Les conditions cumulatives restrictives présidant à l’octroi d’une assistance administrative gratuite 
n’étant à l’évidence par remplies pour la première, et probablement pas non plus pour la seconde, 
c’est ainsi à bon droit qu’un refus d’assistance juridique pouvait être prononcé.

Celui-ci doit être confirmé.

4.

Il découle de ce qui précède que le recours, manifestement infondé, est rejeté.

4.1. Compte tenu de la situation personnelle de la recourante, plus encore que de son 
indigence matérielle, au sujet de laquelle manquent des renseignements détaillés, la Cour de 
céans renonce à percevoir des frais de justice (art. 129 let. a CPJA).

4.2. Selon l'art. 142 du code du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative 
(CPJA; RSF 150.1), a droit à l'assistance judiciaire la partie qui ne dispose pas de ressources 
suffisantes pour supporter les frais d'une procédure sans s'exposer à la privation des choses 
nécessaires à son existence ou à celle de sa famille (al. 1). L'assistance n'est pas accordée 
lorsque la procédure paraît d'emblée vouée à l'échec (al. 2). L'assistance est retirée lorsque les 
conditions de son octroi disparaissent en cours de procédure (al. 3).

4.3. L’assistance d’un avocat n’étant à l’évidence pas nécessaire au stade de la procédure 
administrative de l’objection propre à l’assurance-invalidité, le recours dirigé contre la décision 
litigieuse de refus apparaissait à première vue comme d’emblée dénuée de toute chance de 
succès.

La requête d’assistance judiciaire déposée dans le cadre dudit recours, qui n’aurait ainsi 
probablement pas dû être portée à la connaissance de la Cour de céans, déjà passablement 

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surchargée, peut au demeurant se lire comme une nouvelle opportunité de voir prises en charge 
certaines des opérations effectuées en première instance par le mandataire, qui reprend dans le 
recours une partie des arguments qu’il avait exposés devant l’OAI.

L’on fera remarquer à cet égard que les institutions de l’assistance juridique ou judiciaire ne 
sauraient constituer une assurance de couverture des frais d’avocat, mais visent uniquement à 
garantir l’accès à la justice des personnes de condition modeste, accès au demeurant facilité ici, 
en première instance comme en seconde, par le principe de la maxime d’office.

Quoi qu’il en soit, la requête d’assistance judicaire est également rejetée en application de l’art. 
142 al. 2 CPJA.

la Cour arrête:

I. Le recours 605 2017 254 est rejeté.

II. La requête d’assistance judiciaire totale 605 2017 255 est également rejetée.

III. Il n’est pas perçu de frais de justice.

IV. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 24 juillet 2018 /mbo

Le Président: Le Greffier-stagiaire: