# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2ce9998f-15e7-5c95-adb2-dd251025d24b
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2008-12-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 22.12.2008 BV.2008.17
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BV-2008-17_2008-12-22.pdf

## Full Text

Arrêt du 22 décembre 2008 
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Emanuel Hochstrasser, 
président, Tito Ponti et Alex Staub, 
La greffière Laurence Aellen 

   

Parties  A., représenté par Me Grégoire Rey, avocat,  
plaignant 

 

 contre 
   
  COMMISSION FÉDÉRALE DES MAISONS DE JEU,  

partie adverse 
 

   

Objet  Assistance judiciaire (art. 33 DPA) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BV.2008.17 
Procédure secondai re:  BP.2008.66 
 
 

 

 

- 2 - 

 

 

 
Vu: 
 

- la demande d'assistance judiciaire adressée par A. à la Commission fédérale des 
maisons de jeux (ci-après: CFMJ) en date du 30 octobre 2008, 

- la décision de la CFMJ du 11 novembre 2008, rejetant la demande d'assistance 
judiciaire sur la base de l'art. 33 al. 2 DPA, au motif que si une amende venait à 
être infligée à A., elle n'excèderait pas Fr. 2'000.--, le prononcé de mesures ba-
sées sur les art. 69 à 71 CP restant réservé,  

- la plainte déposée contre cette décision auprès du directeur de la CFMJ par A. 
en date du 19 novembre 2008, 

- la décision rendue par le Directeur du Secrétariat de la CFMJ le 3 décembre 
2008, refusant à A. la désignation d'un défenseur d'office au motif qu'il ressort de 
la pratique constante de la CFMJ que des comportements tels que celui qui lui 
est reproché sont sanctionnés d'une amende n'excédant pas Fr. 2'000.-- et que 
les principes de prévisibilité du droit et d'égalité de traitement, entre autres, obli-
gent la CFMJ à sanctionner de la même manière des faits identiques, 

- la plainte formée par A. contre cette décision le 12 décembre 2008, concluant à 
l'octroi de l'assistance judiciaire tant dans la procédure pénale que devant la 
Cour de céans, 

 
 

considérant: 
 

que la décision rendue sur plainte par le directeur de la CFMJ peut être déférée à la 
Cour de céans (art. 28 al. 1 let. d LTPF et art. 27 al. 3 DPA par renvoi de l'art. 57 al. 1 
LMJ; RS 935.52); 

que la plainte a été déposée en temps utile et selon la forme prescrite par le plaignant, 
lequel est atteint par la décision sur plainte et a un intérêt digne de protection à son 
annulation ou sa modification (art. 28 al. 1 DPA); 

que la plainte est recevable pour violation du droit fédéral, y compris l'excès ou l'abus 
du pouvoir d'appréciation (art. 27 al. 3 DPA); 

qu'il est désigné un défenseur d'office à l'inculpé indigent, à l'exception des cas où 
n'entre en ligne de compte qu'une amende inférieure à Fr. 2'000.-- (art. 33 al. 2 DPA); 

- 3 - 

 

 

qu'il ressort tant de la décision de la CFMJ que de celle du Directeur de son Secrétariat 
que, selon la pratique constante de la première nommée, les comportements tels que 
celui reproché au plaignant sont sanctionnés d'une amende n'excédant pas Fr. 2'000.--; 

qu'ainsi la commission, soit l'autorité de jugement (art. 57 al. 1 LMJ), considère que si 
le plaignant devait être reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, la sanction 
n'excéderait pas Fr. 2'000.--; 

que l'on peine dès lors à concevoir comment le plaignant pourrait se voir infliger une 
sanction plus lourde sans que les principe d'égalité de traitement et de la bonne foi ne 
soient violés; 

que la plainte étant d'emblée infondée, il convient de la rejeter sans procéder à un 
échange d'écritures (art. 57 al. 1 PA par analogie); 

que ses conclusions étant vouées à l'échec, le plaignant ne peut se voir octroyer l'as-
sistance judiciaire (art. 64 al. 1 LTF applicable par renvoi de l'art. 25 al. 4 DPA);  

que le plaignant, qui succombe, supportera les frais de la cause (art. 66 al. 1 LTF en 
lien avec l'art. 25 al. 4 DPA), lesquels sont en l'occurrence fixés à Fr. 500.-- (art. 3 du 
règlement du 11 février 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal 
pénal fédéral; RS 173.711.32). 

 
 

- 4 - 

 

 

Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. La plainte est rejetée. 
 
2. La demande d'assistance judiciaire est rejetée. 
 
3. Un émolument de Fr. 500.-- est mis à la charge du plaignant. 

 
 

Bellinzone, le 22 décembre 2008 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président: la greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Grégoire Rey, avocat  
- Commission fédérale des maisons de jeu  
 
 
 
 
Indication des voies de recours 

Il n'existe pas de voie de recours ordinaire contre cet arrêt.