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**Case Identifier:** d9099b03-433c-578d-b3bd-863937d68789
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-12-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.12.2018 A/1599/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1599-2018_2018-12-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente ; Teresa SOARES et Jean-Pierre WAVRE, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1599/2018 ATAS/1125/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 décembre 2018 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o Mme B______ à VESENAZ, 
comparant avec élection de domicile en l'étude de Maître Laïla 
BATOU  

 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

  

 
 
 

 

A/1599/2018 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : le recourant), né le ______ 1943, père de quatre 
enfants nés en 1970, 1977, 1989 et 1993, a déposé le 31 octobre 2016 une demande 
de prestations complémentaires auprès du Service des prestations complémentaires 
(ci-après : le SPC). Il a communiqué :  

- Un extrait d’un compte Postfinance CH 13 ______  au montant de CHF 
22'956.70 au 31 décembre 2015 et CHF 42'722.45 au 30 septembre 2016. 

- Un extrait d’un compte de la Banque cantonale de Genève (ci-après : BCGE) 
CH 12 ______ au montant de CHF 14'628.90 au 31 décembre 2015 et de CHF 
14'618.20 au 30 septembre 2016. 

- Un extrait d’un compte de la Banque alternative Suisse (ci-après : BAS) 
CH 88 ______ au montant de CHF 80'481.33 au 31 décembre 2015 et de 
CHF 20'281.33 au 30 septembre 2016. 

Soit une épargne au 31 décembre 2015 de CHF 118'066.95 et au 30 septembre 2016 
de CHF 77'622.-. 

2. Par décision du 3 avril 2017, le SPC a nié au recourant un droit à des prestations 
complémentaires. Il a notamment pris en compte les éléments suivants :  

 

 Epargne Biens dessaisis 

Octobre 2016 CHF 118'066.95 CHF 100'744.70 

Novembre et décembre 
2016 

CHF 118'894.50 CHF 100'744.70 

Dès janvier 2017 CHF 118'894.50 CHF 90'744.70 

 

3. Le 13 avril 2017, le recourant a déclaré faire opposition à la décision précitée, 
précisément à deux conclusions du SPC soit « le montant de l’épargne au 31 
décembre 2016, ou peut-être même avant » et le montant des biens dessaisis. Il a 
demandé un délai pour compléter son opposition.  

4. Par courrier du 17 mai 2017, le SPC a expliqué au recourant les bases ayant 
déterminés les éléments de fortune hypothétique contestés et celle de l’épargne. 
L’épargne correspondait au total de l’épargne au 31 décembre 2015, augmenté 
depuis le 1er novembre 2016 du montant de libre passage (PLP) de CHF 827.51 
reçu le 24 octobre 2016, soit :  

 
 
 

 

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Compte Postfinance CHF 22'956.70 Solde au 31 décembre 2015 

Compte BCGE CHF 14'628.90 Solde au 31 décembre 2015 

BAS CHF 80'481.33 Solde au 31 décembre 2015 

Total au 31 décembre 2015 CHF 118'066.95 - 

PLP CHF 827.56 Reçu le 24 octobre 2016 

Total au 1er novembre 2016 CHF 118'894.49 

Les biens dessaisis comprenaient les montants suivant :  

 CHF 81'484.10 au 31 décembre 2007 

 CHF 81'430.00 au 31 décembre 2009 

 CHF 17'830.25 au 31 décembre 2011 

 CHF 180'744.70 Total 

Etaient déduit CHF 10'000.- par année dès la deuxième année.  

Le recourant était invité à communiquer le montant de ses avoirs au 31 décembre 
2016 et à transmettre des justificatifs d’éventuels frais additionnels qui n’auraient 
pas été pris en compte dans le cadre du dessaisissement. Un délai au 15 juin 2017 a 
été accordé au recourant pour motiver son opposition. 

5. Le 27 juin 2017, le recourant a requis un délai supplémentaire, que le SPC lui a 
accordé au 4 août 2017. 

6. Le 14 juillet 2017, le recourant a indiqué qu’en 2007, 2009 et 2011 il avait effectué 
plusieurs paiements. Par ailleurs, au 31 décembre 2016 sa fortune était de 
CHF 74'816.99, comme attestée par les extraits de ses comptes, soit : 

- Compte Postfinance CHF 39'205.30. 

- Compte BCGE CHF 14'558.65.  

- Compte BAS CHF 21’053.04. 

Il a indiqué vouloir reprendre contact avec le SPC aussitôt que son avocate aura pu 
examiner les questions encore pendantes. 

7. Le 23 août 2017, le SPC a écrit au recourant que l’état de sa fortune serait corrigé 
au 1er janvier 2017 (sic), sur la base des relevés au 31 décembre 2016, reçus le 
18 juillet 2017, et prise en compte à hauteur de CHF 74'817.-. Un délai au 
15 septembre 2017 était accordé au recourant pour compléter son opposition. 

8. Le 12 septembre 2017, le recourant a observé que les retraits sur ses comptes 
étaient utilisés pour couvrir ses dépenses courantes, lesquelles étaient modestes. Il a 
requis un nouveau délai pour fonder son opposition, avec l’aide de son avocate. 

 
 
 

 

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9. Le 17 octobre 2017, le recourant, représenté par une avocate, a requis du SPC une 
liste des dépenses considérées comme justifiées entre 2006 et 2015, étant, en l’état, 
dans l’impossibilité de se déterminer sur les décomptes produits, en relation avec le 
calcul des biens dessaisis.  

10. Par décision du 11 décembre 2017, le SPC a calculé le droit du recourant à des 
prestations complémentaires dès le 1er janvier 2018 et l’a nié ; il a pris en compte 
une épargne de CHF 118'894.50 et CHF 80'744.70 de biens dessaisis.  

11. Le 26 janvier 2018, le recourant, représenté par une avocate, a fait opposition à la 
décision précitée.  

12. Le 21 mars 2018, le recourant, représenté par son avocate, a requis du SPC une 
décision sur opposition. 

13. Par décision du 6 avril 2018, le SPC a partiellement admis les oppositions du 
recourant des 13 avril 2017 et 26 janvier 2018. 

Les frais médicaux et bancaires pris en compte émanaient des déclarations fiscales 
du recourant ; les retraits en espèce, dont l’utilisation n’était pas connue, ainsi que 
le paiement du loyer et de la caisse-maladie figuraient déjà dans le calcul du bien 
dessaisi et n’étaient pas retenu dans les totaux résultant de la liste des dépenses 
justifiées ; aucun justificatif supplémentaire n’avait été fourni par le recourant de 
sorte que le montant des biens dessaisis devait être confirmé ; quant au montant de 
l’épargne, il devait être mis à jour au 1er juillet 2017, date de réception des extraits 
des comptes du recourant attestant du solde au 31 décembre 2016. En conséquence, 
aucune prestation complémentaire n’était due du 1er octobre 2016 au 30 juin 2017 
et une prestation complémentaire fédérale (PCF) mensuelle de CHF 25.- était 
allouée au recourant du 1er juillet au 31 décembre 2017 et de CHF 109.- dès le 
1er janvier 2018 ; d’une part, l’épargne prise en compte était de CHF 74'817.- dès le 
1er juillet 2017 et, d’autre part, les biens dessaisis étaient de CHF 90'744.70 du 1er 
juillet au 31 décembre 2017 et de CHF 80'744.70 dès le 1er janvier 2018. 

14. Le 9 mai 2018, le recourant, représenté par une avocate, a saisi la chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice d’un recours à l’encontre de la décision sur 
opposition du SPC du 6 avril 2018, en concluant à son annulation et au recalcul des 
prestations dues pour les années 2017 et 2018. 

Le montant de l’épargne au 31 décembre 2016, soit CHF 74'817.-, devait être pris 
en compte pour la période courant dès le 1er janvier 2017 et pas seulement depuis le 
1er juillet 2017 ; en outre, pour l’année 2018, l’épargne était de CHF 37'073.23 
selon les extraits de ses comptes au 31 décembre 2017, soit CHF 11'958.70 auprès 
de la BCGE, CHF 21'047.19 auprès de la BAS et CHF 4'067.34 auprès de 
Postfinance. 

15. Le 1er juin 2018, le SPC a conclu au rejet du recours au motif que l’épargne avait 
été modifiée au 1er juillet 2017 à la suite de l’annonce du recourant du 18 juillet 
2017 et que la nouvelle diminution de l’épargne annoncée le 9 mai 2018 n’avait pas 

 
 
 

 

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à être prise en compte dans le cadre de la présente procédure, dès lors qu’en cas 
d’adaptation des prestations, elle prendrait effet le 1er mai 2018 au plus tôt, soit 
postérieurement à la date de la décision litigieuse. 

16. Le 5 juillet 2018, le recourant a répliqué, en relevant que dans la mesure où la 
décision du 3 avril 2017 avait été frappée d’opposition, elle n’était pas entrée en 
force ; en cas de recours, les nouveaux griefs pouvaient être examinés par la 
chambre de céans, laquelle devait rendre une décision conforme à la situation de 
fait, indépendamment de la date à laquelle ces faits avaient été portés à la 
connaissance de l’autorité.  

17. Le 23 juillet 2018, le SPC a dupliqué, en relevant que le changement ne pouvait 
prendre effet que dès le début du mois au cours duquel il avait été annoncé et cela 
également dans le cadre d’une opposition, dès lors que la décision litigieuse 
n’effectuait pas un calcul rétroactif de la prestation avec demande de restitution.  

18. Le 13 novembre 2018, le recourant a communiqué un extrait de ses comptes au 
30 septembre 2018 auprès de Postfinance de CHF 2025.12, auprès de la BCGE de 
CHF 11'922.45, ainsi que l’attestation de clôture au 11 juillet 2018 de son compte 
auprès de la BAS.  

19. A la demande de la chambre de céans, le SPC a indiqué le 13 novembre 2018 que le 
recourant avait perçu un subside de l’assurance-maladie du 1er octobre 2016 au 
30 juin 2017. Par ailleurs, l’assuré n’ayant annoncé que courant juillet 2017 sa 
baisse de fortune, celle-ci ne pouvait être prise en compte que dès le 1er juillet 2017. 

20. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC ; RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les dispositions de la LPGA, s’appliquent aux prestations complémentaires 
fédérales à moins que la LPC n’y déroge expressément (art. 1 al. 1 LPC). En 
matière de prestations complémentaires cantonales (PCC), la LPC et ses 
dispositions d’exécution fédérales et cantonales ainsi que la LPGA et ses 
dispositions d’exécution sont applicables par analogie en cas de silence de la 
législation cantonale (art. 1A LPCC). 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

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3. Les décisions sur opposition sont sujettes à recours dans le délai de trente jours 
suivant la notification auprès du tribunal des assurances compétent (cf. art. 56 et 60 
LPGA ; art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales 
complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité 
[LPFC; RSG J 4 20]; art. 43 LPCC). 

Interjeté en temps utile, le recours est recevable.  

4. Le litige porte sur le droit du recourant à des prestations complémentaires dès le 
1er janvier 2017, singulièrement sur le calcul du montant de son épargne, étant 
constaté que le montant des biens dessaisis n’est plus litigieux. 

5. Selon l’art. 4 al. 1 let. a LPC, les personnes qui ont leur domicile et leur résidence 
habituelle (art. 13 LPGA) en Suisse ont droit à des prestations complémentaires dès 
lors qu'elles perçoivent une rente de vieillesse de l'assurance-vieillesse et 
survivants. 

Le montant de la prestation complémentaire annuelle correspond à la part des 
dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC). 

Selon l’art. 11 al. 1 LPC, les revenus déterminants comprennent notamment le 
produit de la fortune mobilière et immobilière (let. b) et un dixième de la fortune 
nette pour les bénéficiaires de rente de vieillesse dans la mesure où elle dépasse, 
pour les personnes seules, CHF 37'500.-. 

6. A teneur de l'art. 4 LPCC, ont droit aux prestations complémentaires cantonales les 
personnes dont le revenu annuel déterminant n’atteint pas le revenu minimum 
cantonal d’aide sociale applicable. Le montant de la prestation complémentaire 
correspond à la différence entre les dépenses reconnues et le revenu déterminant du 
requérant (art. 15 al. 1 LPCC). 

Les dépenses reconnues sont celles énumérées par la loi fédérale et ses dispositions 
d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la couverture des besoins vitaux, 
remplacé par le montant destiné à garantir le revenu minimum cantonal d'aide 
sociale défini à l'article 3 (art. 6 LPCC). 

Selon l'art. 5 LPCC, le revenu déterminant est calculé conformément aux règles 
fixées dans la LPC et ses dispositions d'exécution, moyennant les adaptations 
suivantes : les prestations complémentaires fédérales sont ajoutées au revenu 
déterminant (let. a) et, en dérogation à l'art. 11 al. 1 let. c LPC, la part de la fortune 
nette prise en compte dans le calcul du revenu déterminant est de un cinquième 
pour les bénéficiaires de rentes de vieillesse, et ce après déduction des franchises 
prévues par cette disposition (let. c ch. 1). 

7. a. Selon l’art. 25 al. 1 let. c OPC-AVS/AI, la prestation complémentaire annuelle 
doit être augmentée, réduite ou supprimée lorsque les dépenses reconnues, les 
revenus déterminants et la fortune subissent une diminution ou une augmentation 
pour une durée qui sera vraisemblablement longue ; sont déterminants les dépenses 
nouvelles et les revenus nouveaux et durables, convertis sur une année, ainsi que la 

 
 
 

 

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fortune existant à la date à laquelle le changement intervient; on peut renoncer à 
adapter la prestation complémentaire annuelle, lorsque la modification est 
inférieure à CHF 120.- par an. 

Selon l’art. 25 al. 2 let. b OPC-AVS/AI, la nouvelle décision doit porter effet, dans 
les cas prévus par l'al. 1, let. c, lors d'une augmentation de l'excédent des dépenses, 
dès le début du mois au cours duquel le changement a été annoncé, mais au plus tôt 
à partir du mois dans lequel celui-ci est survenu.  

Selon l’art. 25 al. 3 OPC-AVS/AI, suite à une diminution de la fortune, un nouveau 
calcul de la prestation complémentaire annuelle ne peut être effectué qu'une fois par 
an. 

La chambre de céans a jugé que l’art. 25 al. 3 OPC-AVS/AI était conforme à la loi, 
en particulier à la délégation législative prévue aux art. 9 al. 5 et 33 LPC et que son 
but était d’empêcher qu’une prestation complémentaire ne doive être recalculée 
plusieurs fois par an lorsque la fortune de l’ayant droit diminue (Commentaire sur 
les modifications de l’OPC établi par l’Office fédéral des assurances sociales, in 
RCC 1986, p. 393). Cette disposition fixe des limites à la révision pro futuro d’une 
décision, ce qui n’apparait ni disproportionné ni contraire au but de la loi. En effet, 
si les revenus des bénéficiaires de prestations complémentaires, sur une année, sont, 
de manière générale, peu sujets à fluctuations, il peut ne pas en aller de même de 
leur fortune, notamment en raison de la situation souvent précaire des bénéficiaires. 
Dans ces circonstances, il apparait justifié, pour des raisons organisationnelles et 
pratiques, de limiter le nombre de révisions possibles durant un certain laps de 
temps. La sécurité du droit doit manifestement l’emporter sur la possibilité d’un 
justiciable de remettre continuellement en question une décision entrée en force 
(ATAS/1412/2012 du 3 mai 2012). 

b. Dans un arrêt 9C_777/2013 du 13 février 2014, le Tribunal fédéral a jugé qu'il y 
avait lieu d'intégrer une diminution de fortune dans le calcul rétroactif du droit aux 
prestations complémentaires consécutif à la prise en considération subséquente 
d'éléments de fortune et de revenus dont l'administration n'avait pas connaissance 
au moment de ses décisions initiales. L'amortissement de la fortune systématique et 
indépendant des circonstances particulières était en revanche prohibé (arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_968/2012 du 22 octobre 2013 consid. 6).  

Le principe jurisprudentiel selon lequel la décision sur opposition de l'organe de 
l'assurance sociale fixe la limite temporelle de l'état de fait déterminant (parmi de 
nombreux autres arrêts, ATF 131 V 242 consid. 2.1 p. 243) s'applique au contrôle 
judiciaire de la décision (sur opposition) qui clôt la procédure administrative. Selon 
la jurisprudence, le juge appelé à connaître de la légalité d'une décision rendue par 
les organes de l'assurance sociale doit apprécier l'état de fait déterminant existant au 
moment où la décision sur opposition litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 
consid. 1b et les arrêts cités; 131 V 407 consid. 2.1.2.1 p. 411). On ne saurait 
déduire de ce principe que l'organe d'exécution du régime des prestations 

 
 
 

 

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complémentaires est en droit de prendre en considération tous les faits survenant 
entre sa décision initiale et la décision sur opposition qui la remplace. Il ne peut en 
tenir compte que dans la mesure où ils ont trait aux rapports juridiques sur lesquels 
il s'est initialement prononcé et sont susceptibles de modifier ceux-ci. 

8. a. En l’occurrence, l’intimé a calculé le droit aux prestations du recourant depuis le 
1er octobre 2016, en prenant en compte les montants suivants de l’épargne de ce 
dernier : 

Octobre 2016 CHF 118'066.95 

Novembre 2016 à juin 2017 CHF 118'894.50 

Dès le 1er juillet 2017 CHF 74'817.- 

Ces montants ne sont pas contestés par le recourant. Ce dernier estime cependant 
que le montant de la fortune de CHF 74'817.-, arrêté au 31 décembre 2016, aurait 
déjà dû être pris en compte pour la période de calcul débutant le 1er janvier 2017, et 
non seulement dès le 1er juillet 2017.  

b. Au vu de la conclusion du recourant, il n’y a pas lieu d’examiner si c’est à bon 
droit que l’intimé, lors de la mise à jour de la fortune du recourant au 1er novembre 
2016 (par la prise en compte de la PLP), a maintenu le montant de l’épargne 
existant au 31 décembre 2015, alors même que celui-ci avait diminué, comme 
l’attestent les extraits de compte au 30 septembre 2016 transmis par le recourant à 
l’intimé avec sa demande de prestations. 

c. En application de l’art. 25 al. 2 let. b OPC-AVS/AI, la diminution de la fortune 
du recourant ne peut être prise en compte qu’à partir du début du mois au cours 
duquel le changement a été annoncé, soit en l’espèce le 1er juillet 2017, le recourant 
ne contestant pas avoir annoncé à l’intimé le 14 juillet 2017 la mise à jour de sa 
fortune au 31 décembre 2016, de sorte que c’est à juste titre que la décision 
litigieuse prend en compte une fortune de CHF 74'817 dès le 1er juillet 2017.  

De même, la diminution de la fortune du recourant, attestée par les extraits des trois 
comptes auprès de Postfinance, de la BCGE et de la BAS au 31 décembre 2017, 
lesquels totalisent un montant de CHF 37'073.23, ne pourra être prise en compte 
que dès le 1er mai 2018, comme indiqué par l’intimé, dès lors que l’annonce de ce 
changement a été signalée à l’intimé le 9 mai 2018. 

Comme relevé par l’intimé, la situation du recourant diffère de celle de l’arrêt 
précité (arrêt du Tribunal fédéral 9C 777/2013 du 13 février 2014), dans le sens que 
la décision litigieuse est une décision initiale de prestations et non pas un recalcul 
rétroactif de celles-ci. Or, c’est dans le cadre du calcul rétroactif du droit aux 
prestations complémentaires, consécutif à la prise en considération subséquente 
d’éléments de fortune et de revenus dont l’administration n’avait pas connaissance 
au moment de ses décisions initiales, que la jurisprudence considère qu’une 

 
 
 

 

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diminution de fortune peut être prise en compte, en dehors de toute annonce de 
l’intéressé. 

9. Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

Pour le surplus, la procédure est gratuite.  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Julia BARRY 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le