# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5b4a7bf2-3b57-5882-a38f-6d747a208ca2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-06-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.06.2021 A/325/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-325-2021_2021-06-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Philippe KNUPFER, Président; Pierre-Bernard PETITAT et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/325/2021 ATAS/719/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 juin 2021 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à CHÊNE-BOURG, représenté par 
le Syndicat SIT 

 

 

recourant 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L’EMPLOI, Service juridique, rue des 
Gares 16, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/325/2021 

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EN FAIT 

1. En date du 14 janvier 2020, Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le recourant), 
né en octobre 1979, s’est inscrit auprès de l’office régional de placement (ci-après : 
l’ORP) pour un taux d’activité à 100%, en indiquant qu’il était libre dès le 1er 
février 2020. Un premier entretien avec son conseiller en personnel a été fixé au 
lundi 27 janvier 2020 à 9h00, étant précisé que dans l’intervalle, il devait avoir 
suivi la formation en ligne « être au chômage, ce que vous devez savoir ».  

2. Dans le plan d’action du 27 janvier 2020, contresigné par lui-même et par son 
conseiller en personnel, il est spécifié que l’assuré doit faire un nombre minimum 
de 10 recherches d’emploi par mois et que les recherches d’emploi doivent être 
réparties sur l’ensemble du mois concerné (et non groupées sur un seul jour ou sur 
une courte période). Un délai au 3 février 2020 lui est également fixé pour 
compléter son dossier de candidature, notamment revoir son CV et sa lettre de 
motivation et les retourner par courriel au conseiller en personnel. 

3. En date du 11 février 2020, une décision de cours a été assignée à l’assuré afin de 
suivre le cours « OTP New job – Profil emploi », du 9 mars au 3 avril 2020. Il était 
mentionné, à l’avant-dernier paragraphe de la décision, que « durant la mesure, 
vous êtes tenu de poursuivre vos recherches d’emploi et de les faire parvenir 
chaque mois à votre conseiller ». 

4. Suite à la pandémie de COVID-19, un semi confinement a été prononcé pour 
l’ensemble du territoire suisse dès le 16 mars 2020. 

5. Pour le mois de mars 2020, l’assuré a retourné à l’ORP le formulaire de recherche 
d’emploi qui faisait état d’une recherche le 3 mars et d’une autre recherche le 
31 mars. Il était mentionné sur ledit formulaire « pas plus de recherches suite 
COVID + cours OTP annulé ». 

6. Le plan d’action du 13 mai 2020 mentionnait que le nombre minimum de 
recherches d’emplois pour le mois de mai 2020 était de trois recherches d’emploi, 
et dès juin 2020 et ce jusqu’à nouvel avis, il était de cinq recherches d’emploi par 
mois. Sous la colonne « objectifs de réinsertion et action », il était mentionné que le 
dossier de candidature de l’assuré, dans lequel il devait revoir son CV et sa lettre de 
motivation et les retourner à son conseiller par courriel, avait été renvoyé par ce 
dernier, en date du 3 février 2020 et que l’objectif avait donc été réalisé. 

7. En date du 15 septembre 2020, l’office cantonal de l’emploi (ci-après : l’OCE) a 
rendu une décision de sanction en raison du fait que l’assuré n’avait effectué que 
deux recherches d’emploi au mois de mars 2020. Par conséquent, une suspension 
du droit à l’indemnité de trois jours était prononcée, à compter du 1er septembre 
2020. 

8. Par courrier du 8 octobre 2020, l’assuré a fait opposition à la décision de sanction 
du 15 septembre 2020. Il reconnaissait n’avoir fait que deux recherches d’emploi 
dont une avant le 15 mars 2020 et une après cette date. Il avait en tête de profiter 

 
 
 

 

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des premiers jours de la mesure qui avait été ordonnée pour mettre à jour son CV et 
sa lettre de motivation, puis d’envoyer ses recherches d’emploi pendant la 
deuxième partie du mois de mars 2020. En raison du confinement ordonné à partir 
du 16 mars 2020, il n’avait pas pu s’exécuter ; pour ces raisons, il demandait 
l’annulation de la sanction. 

9. Par décision sur opposition du 21 décembre 2020, l’OCE a confirmé sa décision du 
15 septembre 2020 et rejeté l’opposition du 8 octobre 2020 pour les motifs déjà 
exposés dans ladite décision. Il était précisé que l’OCE ne reprochait pas à l’assuré 
de ne pas avoir effectué suffisamment de recherches d’emploi pendant le 
confinement, mais d’en avoir effectué un nombre insuffisant avant le 16 mars 2020, 
soit entre le 1er et le 15 mars 2020, période qui n’était pas encore soumise au 
confinement. Il n’avait, ainsi, pas respecté son plan d’action du 27 janvier 2020, 
étant précisé qu’il devait effectuer des recherches d’emplois quand bien même il 
suivait une mesure de marché du travail. 

10. Par écritures déposées auprès de la chambre de céans, en date du 2 février 2021, le 
mandataire de l’assuré a recouru contre la décision sur opposition du 21 décembre 
2020, concluant à l’annulation de cette dernière avec suite de frais et dépens. Le 
recourant alléguait que, dès lors qu’il avait dû participer à une mesure entre le 
9 mars et le 3 avril 2020, il avait prévu de mettre à jour ses documents de 
postulation pendant les premiers jours de la mesure, puis faire des offres de 
recherche d’emploi pendant la deuxième partie du mois de mars 2020. C’est à ce 
moment, soit en date du 16 mars 2020 que l’OCE avait informé les chômeurs de la 
suspension des rendez-vous avec les conseillers, ainsi que de l’obligation de 
recherche d’emploi. En date du 27 mars 2020, l’OCE a communiqué aux chômeurs 
que pour certains secteurs, comme le secteur médical ou les produits de nécessité, il 
était possible de faire des recherches ; or, l’assuré n’avait aucune compétence dans 
ces domaines et l’OCE ne l’avait pas informé du fait qu’il devait également faire 
des recherches au mois d’avril 2020, soit pendant le confinement. Ce n’est qu’au 
mois de mai qu’il lui avait été clairement communiqué que désormais le nombre de 
recherches devait être de trois au mois de mai, puis de cinq au mois de juin. 
L’assuré attendait que son CV et sa lettre de motivation puissent être mis à jour 
suite à la mesure prévue en mars 2020 ; Or, dès l’apparition de la pandémie 
COVID-19 et des mesures de confinement, le recourant n’avait plus été en capacité 
de bénéficier de l’accompagnement de l’ORP afin de mettre à jour son CV et sa 
lettre de motivation et augmenter ainsi ses chances de trouver un emploi. Compte 
tenu de ces éléments, la sanction devait être annulée. 

11. Par réponse du 11 février 2021, l’OCE a considéré que le recourant n’apportait 
aucun élément nouveau permettant de revoir la décision querellée qui était 
intégralement maintenue. 

12. Par réplique du 2 mars 2021, le mandataire du recourant a allégué qu’il n’était pas 
précisé ce qu’on entendait par le fait que les recherches d’emploi devaient être 
réparties sur l’ensemble du mois et que le terme de « courte période » n’était pas 

 
 
 

 

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défini précisément. Le recourant admettait que son obligation de recherche avait été 
suspendue, puis reprise, bien que chaotiquement ; néanmoins, il avait fait plus de 
recherches que nécessaire au mois d’avril 2020 et persistait dans ses conclusions.  

13. Dans sa duplique du 8 mars 2021, l’OCE a considéré que les arguments du 
recourant ne lui permettait pas de revoir la décision du 21 décembre 2020. 

14. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à 
l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans la forme et le délai de trente jours prévus par la loi, l'acte de recours 
est recevable (art. 38 al. 4 let. b et 56 ss LPGA et 62 ss de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]). 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la sanction de trois jours de suspension de 
l’indemnité de chômage. 

4. a. L'art. 8 LACI énumère les conditions d'octroi de l'indemnité de chômage. 
Conformément à l'art. 8 al. 1 LACI, l'assuré doit, pour bénéficier de cette prestation 
prévue par l'art. 7 al. 2 let. a LACI, être sans emploi ou partiellement sans emploi 
(let. a), avoir subi une perte de travail à prendre en considération (let. b), être 
domicilié en Suisse (let. c), avoir achevé sa scolarité obligatoire et n'avoir pas 
encore atteint l'âge donnant droit à une rente AVS et ne pas toucher de rente de 
vieillesse de l'AVS (let. d), remplir les conditions relatives à la période de cotisation 
ou en être libéré (let. e), être apte au placement (let. f) et satisfaire aux exigences de 
contrôle (let. g). 

Ces conditions sont cumulatives (ATF 124 V 215 consid. 2). Elles sont précisées 
par plusieurs dispositions de la LACI et de l'ordonnance sur l'assurance-chômage 
obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité du 31 août 1983  
(OACI - RS 837.02), ainsi que - dans les limites d'admissibilité de telles directives 
administratives (ATF 144 V 202 ; 144 V 195 ; ATAS/1191/2014 du 18 novembre 
2014 consid. 4 et doctrine et jurisprudence citées) - par les instructions édictées par 
le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) en sa qualité d'autorité de surveillance de 
l'assurance-chômage chargée d'assurer une application uniforme du droit  

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

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(art. 110 LACI), notamment par le biais du Bulletin relatif à l'indemnité de 
chômage (Bulletin LACI IC).  

b. La condition de satisfaire aux exigences du contrôle, posée par  
l'art. 8 al. 1 let. g LACI, renvoie aux devoirs de l'assuré et prescriptions de contrôle 
prévus par l'art. 17 LACI. Les al. 1 à 3 de cette disposition-ci imposent aux 
chômeurs des devoirs matériels, qui concernent la recherche et l'acceptation d'un 
emploi, ainsi que la participation aux mesures de marché du travail et aux séances 
et entretiens obligatoires, ainsi que des devoirs formels, qui ont pour objet 
l'inscription au chômage et la revendication régulière des prestations au moyen de 
formules officielles (Boris RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 
2014 [ci-après : Commentaire], n. 1 ad art. 17 LACI). 

En vertu de l'art. 17 LACI, l'assuré qui fait valoir des prestations d'assurance doit, 
avec l'assistance de l'office du travail compétent, entreprendre tout ce qu'on peut 
raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou l'abréger. Il lui incombe, 
en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors de la profession qu'il 
exerçait précédemment. Il doit pouvoir apporter la preuve des efforts qu'il a fournis 
(al. 1). En vue de son placement, l’assuré est tenu de se présenter à sa commune de 
domicile ou à l’autorité compétente aussitôt que possible, mais au plus tard le 
premier jour pour lequel il prétend à l’indemnité de chômage; il doit ensuite se 
conformer aux prescriptions de contrôle édictées par le Conseil fédéral (al. 2). Il est 
tenu d'accepter tout travail convenable qui lui est proposé (al. 3 1ère phr.). 

Par ailleurs, les entretiens de conseil et de contrôle sont menés par l'ORP en charge 
du dossier de l'assuré (Bulletin LACI IC ch. B330). En vertu de l’art. 22 al. 2 
OACI, l’office compétent mène un entretien de conseil et de contrôle avec chaque 
assuré à intervalles pertinents mais au moins tous les deux mois. Lors de cet 
entretien, il contrôle l’aptitude et la disponibilité au placement de l’assuré. Le 
Bulletin LACI IC ch. B341 précise que ces entretiens permettent en premier lieu de 
contrôler si l'assuré est apte et disposé à être placé, de vérifier ses recherches 
d'emploi ainsi que de lui assigner un travail convenable ou une mesure relative au 
marché du travail. 

c. La violation des obligations imposées par l'art. 17 LACI, expose l’assuré à une 
suspension de son droit à l'indemnité. 

En effet, aux termes de l'art. 30 al. 1 LACI, le droit de l'assuré à l'indemnité est 
suspendu entre autres lorsqu'il est établi que celui-ci ne fait pas tout ce qu'on peut 
raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail convenable (let. c) ou 
n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de 
l'autorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à 
une mesure de marché du travail ou l'interrompt sans motif valable, ou encore 
compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la 
réalisation de son but (let. d). 

 
 
 

 

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Conformément à l’art. 30 al. 2 LACI, l’autorité cantonale prononce les suspensions 
notamment au sens de l’al. 1 let. c et d. 

d. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute et ne peut 
excéder, par motif de suspension, 60 jours, et dans le cas de l’al. 1 let. g, 25 jours 
(art. 30 al. 3 LACI ; arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 254/06 du 
26 novembre 2007 consid. 5.3). Le conseil fédéral peut prescrire une durée 
minimale pour la suspension (art. 30 al. 3bis LACI). 

L’OACI, en son art. 45, distingue trois catégories de faute – à savoir les fautes 
légères, moyennes et graves – et prévoit, pour chacune d'elles, une durée minimale 
et maximale de suspension, qui est d’un à 15 jours en cas de faute légère, de  
16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne, et de 31 à 60 jours en cas de faute 
grave (al. 3). Si l’assuré est suspendu de façon répétée dans son droit à l’indemnité, 
la durée de suspension est prolongée en conséquence. Les suspensions subies 
pendant les deux dernières années sont prises en compte dans le calcul de la 
prolongation (al. 5). 

e. Conformément à l’art. 15 al. 1 LACI, est réputé apte à être placé (au sens de 
l’art. 8 al. 1 let. f LACI) le chômeur qui est disposé à accepter un travail convenable 
et à participer à des mesures d’intégration et qui est en mesure et en droit de le 
faire. 

Par mesures d’intégration, on entend toutes les mesures ordonnées par l’ORP,  
c’est-à-dire aussi bien les assignations à participer à des mesures de marché du 
travail que les rendez-vous pour les entretiens de conseil à l’ORP (Boris RUBIN, 
Assurance-chômage, Droit fédéral, Survol des mesures cantonales, procédure, 
2ème éd., Zurich 2006, n. 3.9.6 p. 209). L’assuré doit en outre se conformer aux 
prescriptions de contrôle (art. 17 al. 2 LACI ; ATAS/1221/2020 du 15 décembre 
2020 consid. 4). 

Un assuré qui s’efforce de rechercher un emploi dans les domaines où il a des 
chances d’en trouver un, qui est disposé à accepter tout emploi convenable, qui 
offre une disponibilité entière, qui dispose d’une faculté de travailler suffisante et 
qui est disposé à participer aux mesures d’intégration est réputé apte à être placé au 
sens de l’art. 15 LACI, même si ses efforts pour mettre fin au chômage échouent 
(arrêt du Tribunal fédéral 8C_64/2020 du 19 novembre 2020 consid. 5.2.2 ; Boris 
RUBIN, Commentaire, n. 17 ad art. 15 LACI). 

Notamment dans les cas visés par l’art. 30 al. 1 let. c et d LACI, l'assuré adopte un 
comportement qui, de manière générale, est de nature à prolonger la durée de son 
chômage. Il n'est en principe pas d'emblée privé de prestations, mais tout d'abord 
sanctionné en application de l'art. 30 al. 1 let. c ou d LACI – par une ou des 
suspensions –, puis, en cas de violations répétées, déclaré inapte au placement, en 
vertu des art. 8 al. 1 let. f et 15 LACI (ATF 120 V 233 consid. 5c ; ATF 112 V 
consid. 1b ; ATAS/169/2020 du 2 mars 2020 consid. 4b ; THOMAS 
NUSSBAUMER, Arbeitslosenversicherung, in Schweizerisches 

 
 
 

 

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Bundesverwaltungsrecht [SBVR], vol. XIV, Soziale Sicherheit, 3ème éd. 2016, 
n. 323 p. 2363). 

5. En l’espèce, le recourant ne nie pas avoir fait un nombre de recherches insuffisantes 
pendant le mois de mars 2020, mais explique qu’il avait décidé de profiter des 
premiers jours du cours, débutant le 9 mars 2020, pour refaire, avec l’assistance des 
animateurs, son CV et sa lettre de motivation, de manière à les rendre plus 
attractifs. Ce faisant – et en dépit du confinement décrété à compter du 16 mars 
2020 – le recourant acceptait le principe de regrouper quasi toutes ses recherches 
d’emploi sur la seconde moitié du mois de mars 2020 et de n’en faire qu’une 
pendant la première moitié du mois de mars 2020. 

Or, ne consacrer que la moitié d’un mois à la recherche d’un emploi ne suffit pas à 
satisfaire à l’exigence de répartir les recherches sur l’ensemble du mois et ceci 
indépendamment de la mesure de confinement, entrée en vigueur à partir du 
16 mars 2020.  

Étant encore précisé que l’assuré était déjà en possession d’un CV et d’une lettre de 
motivation qui avaient été demandés par son conseiller en personnel et fournies en 
date du 3 février 2020. 

Dès lors, il était du devoir de l’assuré de commencer ses recherches d’emploi 
pendant la première quinzaine du mois de mars 2020, même s’il souhaitait profiter 
du cours pour améliorer la présentation de son CV et l’attractivité de sa lettre de 
motivation. 

Le principe de la faute est ainsi acquis, reste à examiner si la quotité de la sanction 
respecte le principe de proportionnalité. 

Le Bulletin LACI IC édité par le SECO (ci-après : barème SECO) à son ch. D79 
1.C. stipule qu’en cas de recherches insuffisantes d’emploi, la faute est considérée 
comme légère et est sanctionnée, la première fois, par une sanction de trois à quatre 
jours de suspension. 

Correspondant au minimum de la sanction, la décision de suspension de l’indemnité 
pendant trois jours est proportionnée. 

6. Compte tenu de ce qui précède, le recours doit être rejeté. 

7. Par ailleurs, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA, applicable ratione 
temporis vu l’art. 83 LPGA). 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 Le président 
 
 
 
 

Philippe KNUPFER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le