# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9b7b37d9-63db-5786-b9f1-3430d6338bfa
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-02-16
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 16.02.2015 AC.2014.0420
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_AC-2014-0420_2015-02-16.html

## Full Text

TRIBUNAL CANTONAL

  COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

  
	
   

  	
  Arrêt du 16 février
  2015 

  
	
  Composition

  	
  Mme Danièle Revey, présidente; Mme Isabelle Guisan et Mme
  Mihaela Amoos Piguet, juges. 

  

 

	
  Recourant

  	
   

  	
  X.________, à 1********, 

  

   

	
  Autorités intimées

  	
  1.

  	
  Département du
  territoire et de l’environnement, représenté par
  le Service du développement territorial, à Lausanne,   

  

 

	
   

  	
  2.

  	
  Conseil communal du
  2********,  

  

   

 

	
  Objet

  	
  Plan d'affectation           

  
	
   

  	
  Recours X.________ c/ décision du
  Département du territoire et de l'environnement du 13 novembre 2014 (levant
  son opposition au plan de quartier "3********" au 2********) et du
  30 juin 2014 du Conseil communal du 2********

  

 

La Cour de droit administratif et public

-                                 
vu la décision du 30
juin 2014 du Conseil communal du 2******** adoptant le plan de quartier "3********"
et levant les oppositions, notamment celle de X.________, avocat inscrit à
l'ordre des avocats vaudois, habitant le quartier,

-                                 
vu la décision du 13 novembre 2014 du Département du territoire et de l'environnement du 13 novembre
2014 approuvant préalablement le plan de quartier en cause et notifiant à X.________
la décision du Conseil communal du 30 juin 2014 statuant sur son opposition,

-                                 
vu le recours du 17 décembre 2014 déposé par X.________
auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP)
contre ces décisions, recours formé sur le papier à en-tête de l'étude du
recourant mais précisant que celui-ci agissait à titre personnel, 

-                                 
vu l'accusé de réception du 19 décembre 2014, impartissant
au recourant un délai au 8 janvier 2015 pour
effectuer un dépôt de garantie, sous peine d'irrecevabilité du recours, 

-                                 
vu la mention figurant sur cet avis, indiquant: 

"Le délai pour le versement de l'avance de frais est
observé si, avant son échéance, la somme due est versée à la Poste Suisse ou débitée en Suisse d'un compte postal ou bancaire en faveur de l'autorité
(art. 47 al. 4 LPA-VD). L'attention du recourant est attirée sur le fait qu'un ordre de paiement envoyé par courrier
postal ou par voie électronique le dernier jour du délai ne permet en général
pas de faire débiter le compte avant l'échéance du délai."

-                                 
vu le courrier du 5 janvier 2015 du recourant,
sollicitant une prolongation, si possible d'un mois, du délai imparti pour
effectuer l'avance de frais, en raison d'un problème de liquidités,

-                                 
vu l'avis du 6 janvier 2015, accordant au
recourant une brève prolongation, au 19 janvier 2015, 

-                                 
vu le courrier du 19 janvier 2015 du recourant,
requérant une (deuxième) prolongation, si possible d'une semaine au moins, le
problème de liquidités ne s'étant pas résolu,

-                                 
vu l'avis du 20 janvier 2015, accordant au
recourant une ultime prolongation au 29 janvier 2015,

-                                 
vu le courrier du 29 janvier 2015 du recourant,
demandant une (troisième) prolongation, subsidiairement invoquant la
compensation entre l'avance de frais en cause d'une part, et une indemnité "429
CPP plus dépens" à lui verser par l'Etat de Vaud selon jugement de la Cour d'appel pénal du 19 décembre 2014, indemnité pour laquelle il revendiquait son droit
personnel au sens de l'art. 46 de la loi du 24
septembre 2002 sur la profession d'avocat (LPAv; RSV 177.11),

-                                 
vu l'avis du 2 février 2015 expédié en
recommandé, refusant la requête de prolongation du recourant du 29 janvier
2015, refusant d'entrer en matière sur la demande de compensation et lui
impartissant, conformément à l'art. 21 al. 3 de la loi du 28 octobre 2008 sur
la procédure administrative (LPA-VD; RS 173.36), un délai de grâce de trois
jours dès communication de l'avis,

-                                 
vu le courrier du recourant du vendredi 6
février 2015, indiquant qu'il était en mesure de verser la somme requise le
jour-même, que sa secrétaire souffrait toutefois d'une grippe, qu'il ne savait
pas faire les paiements lui-même et que le paiement était ainsi effectué par
son associé, 

-                                 
vu ledit courrier du recourant du 6 février
2015, requérant subsidiairement, dans l'hypothèse où le tribunal prendrait en
compte non pas le moment où l'ordre est donné à la banque mais celui où il est
exécuté, une (quatrième) prolongation au lundi 9 février 2015, 

-                                 
vu ledit courrier du recourant du 6 février
2015, invoquant derechef la compensation, également à titre subsidiaire, 

 

considérant

-                                 
que le délai de grâce de trois jours imparti
pour effectuer le dépôt de l'avance de frais échoyait le vendredi 6 février
2015 (cf. suivi des envois de la poste et courrier du recourant du 6 février
2015),

-                                 
qu'il n'y a pas lieu de prolonger d'un jour
encore le délai de grâce accordé, dont la durée est fixée par la loi, i.e. par
l'art. 21 al. 3 LPA-VD, sans compter que le délai de versement en cause a déjà
été reporté à réitérées reprises, 

-                                 
que, conformément à l'art. 47 al. 4 LPA-VD
reproduit expressément sur l'accusé de réception des recours, le délai pour le versement de l'avance de frais est observé si, avant
son échéance, la somme due est versée à la Poste Suisse ou débitée en Suisse d'un compte postal ou bancaire en faveur de l'autorité,  

-                                 
qu'il découle de l'ordre de paiement produit par
le recourant ainsi que de la comptabilité du tribunal que la somme due n'a été
débitée du compte postal concerné que le 9 février 2015, 

-                                 
que l'avance requise n'a
donc pas été effectuée dans le délai prescrit,

-                                 
qu'il n'y a pas lieu de restituer le délai échu (art.
22 al. 1 LPA-VD) dès lors, d'une part, que la maladie de sa secrétaire n'empêchait
pas le recourant de procéder à ses paiements privés en temps utile, étant
rappelé que le recourant agit à titre personnel dans la présente affaire et,
d'autre part, que le recourant ne peut exciper de son ignorance de la teneur de
l'art. 47 al. 4 LPA-VD en matière de respect des délais de paiement compte tenu
de sa qualité d'avocat inscrit au barreau vaudois et des indications claires
figurant sur l'accusé de réception,

-                                 
que le recourant prétend à titre subsidiaire éteindre
l'obligation de verser l'avance de frais par compensation avec l'indemnité qui
serait due à l'un de ses clients par l'Etat de Vaud selon un jugement de la Cour d'appel pénal du 19 décembre 2014 au sens de l'art. 429 du Code de procédure pénale du 5
octobre 2007 (CPP; 312.0), 

-                                 
que d'après l'art. 429 CPP, si le prévenu est
acquitté totalement ou en partie ou s'il bénéficie d'une ordonnance de
classement, il a droit, notamment, à une indemnité pour les dépenses occasionnées
par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (al. 1 let. a), 

-                                 
qu'à teneur de l'art. 46 LPAv, l'avocat a un
droit personnel exclusif aux honoraires et débours qui sont alloués par le
jugement ou l'arrêt à titre de dépens, sous réserve de règlement de compte avec
son client,

-                                 
que selon l'art. 125 CO, ne peuvent être
éteintes par compensation contre la volonté du créancier, les créances dérivant
du droit public en faveur de l'Etat et des communes,

-                                 
qu'en l'espèce, il est douteux que l'avance de
frais requise par la CDAP puisse être considérée comme une dette exigible au
sens de l'art. 120 CO, dès lors qu'il s'agit d'une garantie, susceptible d'être
restituée,

-                                 
que le recourant entend compenser l'avance de
frais dont il est débiteur pour une affaire dans laquelle il agit à titre
privé, avec une créance qu'il détient pour une affaire dans laquelle il agit à
titre d'avocat au sens de l'art. 46 LPAv, 

-                                 
que, dans ces conditions, rien n'impose en
l'espèce de renoncer au privilège conféré à l'Etat et aux communes par l'art.
125 al. 3 CO, permettant à ces collectivités publiques de refuser la
compensation de leurs créances lorsqu'elles dérivent du droit public,

-                                 
que le tribunal ne peut ainsi entrer en matière
sur le recours (art. 47 al. 3 LPA-VD),

 

arrête:

 

 

I.                                  
Le recours est irrecevable.

II.                                
Il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué de
dépens.

III.                               
L'avance de frais tardive sera restituée.

 

Lausanne, le 16 février 2015

                                                         La
présidente:                                  

Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

Il peut faire l'objet, dans les trente
jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en
matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours
constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,
indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.
Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,
pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la
décision attaquée.