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**Case Identifier:** e64ac9ae-cc79-516d-af23-133d319012f6
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-12-21
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 21.12.2023 BB.2023.122
**Docket/Reference:** BB.2023.122
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2023-122_2023-12-21

## Full Text

Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP); participation à l'administration des preuves (art. 107 al. 1 let. b et 147 CPP);;Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP); participation à l'administration des preuves (art. 107 al. 1 let. b et 147 CPP);;Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP); participation à l'administration des preuves (art. 107 al. 1 let. b et 147 CPP);;Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP); participation à l'administration des preuves (art. 107 al. 1 let. b et 147 CPP)

Décision du 21 décembre 2023 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Patrick Robert-Nicoud, vice-président, 

Daniel Kipfer Fasciati et Nathalie Zufferey,  

la greffière Yasmine Dellagana-Sabry  

   

Parties  A., représenté par Me Jean-Marie Crettaz,  

recourant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

intimé 

 

   

Objet  Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec 

l'art. 107 al. 1 let. a CPP); Participation à 

l’administration des preuves (art. 107 al. 1 let. b et 147 

CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2023.122 

 

 

 

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Faits: 

 

A. Depuis le 13 juillet 2015, le Ministère public de la Confédération (ci-après : 

MPC) mène une instruction pénale (SV.15.0831) à l’encontre, notamment, 

de A. pour soupçons de blanchiment d’argent (art. 305bis CP), faux dans les 

titres (art. 251 CP) et abus de confiance (art. 138 ch. 2, subsidiairement ch. 1 

CP; dossier MPC, pièces 01.100-0001 ss et 01.100.0004 ss). 

 

En date du 20 novembre 2020, l’instruction a été étendue à l’encontre de B. 

pour soupçons de faux dans les titres (art. 251 CP), subsidiairement 

participation à l’infraction de faux dans les titres (art. 25 ou 26 CP en lien 

avec l'art. 251 CP; dossier MPC, pièce 01.100-0009 ss). 

 

B. Au cours de son instruction, le MPC a notamment ordonné, le 6 août 2015, 

la perquisition de l’appartement de B. à Z., laquelle a été exécutée par la 

Police judiciaire fédérale (ci-après: PJF) en date du 7 août 2015 (dossier 

MPC, pièces 08.103-0001 ss). A cette occasion, en sus de documents 

papiers, trois clés USB, référencées sous les numéros 04.01.0001, 

04.01.0002 et 04.01.0003, ont été saisies et mises en sûreté (act. 1.3; 

dossier MPC, pièce 08.103-0020 s.). Une copie-miroir des données qu’elles 

contiennent a par la suite été effectuée (dossier MPC, pièces 08.103.0023 

ss). 

 

Les 6 août 2015 et 8 novembre 2016, des perquisitions ont également été 

mises en œuvre au domicile de A. à Genève, lesquelles ont, elles aussi, 

conduit à la saisie et la mise en sûreté de plusieurs supports de données 

électroniques lui appartenant (v. act. 4, p. 2; dossier MPC, rubrique 08.101). 

 

 

C. Le 9 juin 2023, A. a requis du MPC qu’il lui transmette les copies-miroir des 

trois clés USB précitées appartenant à B. (act. 1.2).    

 

 

D. Par courrier du 13 juin 2023, le MPC a refusé de donner suite à la requête 

précitée aux motifs que l’ensemble des fichiers sauvegardés sur lesdits 

supports électroniques ne font pas partie intégrante du dossier de la 

procédure et que seules les éventuelles pièces pertinentes ont été versées 

au dossier de la procédure. L’autorité a partant également renvoyé A. aux 

pièces dudit dossier (act. 1.1). 

 

 

E. Le 26 juin 2023, A. a, sous la plume de son conseil, interjeté un recours 

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auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour) 

contre la décision précitée refusant l’accès aux données mises en sûreté, 

concluant, en substance, sous suite de frais et dépens, à son annulation 

(act. 1).  

 

 

F. Invité à répondre, le MPC s’est déterminé le 18 juillet 2023, concluant au 

rejet du recours susmentionné et à la confirmation de sa décision du 13 juin 

2023 (act. 4). 

 

 

G. Par réplique du 21 août 2023, A. a persisté dans ses conclusions (act. 9). 

 

 

H. La renonciation à dupliquer formulée par le MPC en date du 29 août 2023 a 

été transmise, pour information, à A. en date du 30 août 2023 (act. 11 et 12). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 En tant qu'autorité de recours, la Cour de céans examine avec plein pouvoir 

de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis (v. not. 

TPF 2021 97 consid. 1.1 et les réf. citées; MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La 

pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral en 2011, in Journal des 

Tribunaux 2012, p. 2 ss, p. 52, n. 199 et les réf. citées; STRÄULI, 

Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 10 ad Introduction aux articles 393-

397 CPP; KELLER, Zürcher Kommentar, 3e éd. 2020, n. 39 ad art. 393 CPP; 

Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 

décembre 2005, FF 2006 1057 [ci-après : Message CPP], p. 1296 in fine).  

1.2 Les décisions et actes de procédure du MPC peuvent faire l'objet d'un 

recours devant la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a du Code de procédure 

pénale du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0] et art. 37 al. 1 de la loi fédérale 

sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 

[LOAP; 173.71]).  

1.3 Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la 

modification d'une décision dispose de la qualité pour recourir contre celle-

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ci (art. 382 al. 1 CPP).  

Prévenu dans le cadre de la procédure pénale en question, le recourant est 

directement touché dans ses droits par le refus susmentionné d’accéder aux 

données mises en sûreté, de sorte que sa qualité pour agir doit être admise. 

1.4 Déposé le 26 juin 2023 contre une décision notifiée le 14 juin 2023, le recours 

a été interjeté en temps utile (art. 396 al. 1 CPP; v. ég. art. 90 al. 2 CPP). 

1.5 Par courrier du 9 juin 2023, le recourant a requis du MPC qu’il lui fasse 

parvenir les copies-miroir des trois clés USB récoltées lors de la perquisition 

du 7 août 2015 visant l’appartement de B. (v. supra, let. B. et C.; act. 1.2). 

Le 13 juin 2023, le MPC a notamment répondu ne pas pouvoir donner suite 

à cette demande au motif que l’ensemble des fichiers sauvegardés sur 

lesdits supports électroniques ne font pas partie intégrante du dossier de la 

procédure (act. 1.1). Dans le cadre de son recours du 26 juin 2023 interjeté 

à l’encontre de la décision précitée, le recourant a conclu à ce que 

l’intégralité des fichiers sauvegardés sur les supports en question fassent 

partie intégrante du dossier de la procédure et à ce que le droit d’accès à 

ceux-ci lui soit conféré (act. 1, p. 2). Or, force est de constater que ces 

conclusions vont au-delà de l’objet de la décision entreprise. Il convient en 

effet de distinguer l’accès aux copies-miroir, dont le contenu est illisible en 

tant que tel, de celui des fichiers qu’elles contiennent (v. TPF 2020 96 

consid. 5.1.3). La requête du 9 juin 2023 formulée par le recourant et la 

décision entreprise, dont l’argumentation apparaît quelque peu confuse mais 

est précisée dans le cadre de la réponse du 18 juillet 2023 (act. 4), portent 

sur la transmission des copies-miroir des trois clés USB en question, 

lesquelles, en tant que supports de données électroniques, n’ont pas été 

versées au dossier de la procédure, mais gardées en main du MPC aux fins 

notamment de conservation et traçabilité de la preuve. N’en déplaise au 

recourant, il ne s’agit ainsi pas d’une question de versement au dossier et 

d’accès aux fichiers contenus dans lesdites copies-miroir, ce qui est rappelé 

à juste titre par le MPC dans le cadre de l’échange d’écritures intervenu dans 

la présente procédure (act. 4, p. 4 s.), mais bien de transmission des copies-

miroir, qui ne font pas partie du dossier de la procédure mais qui ont été 

conservées en mains du MPC.  

1.6 Les considérations qui précèdent mènent, par conséquent, à l’irrecevabilité 

du recours. 

La Cour de céans relève au surplus que les conclusions précitées du recours 

constitueraient une réquisition de preuve, soit la requête tendant au 

versement au dossier des fichiers contenus dans les copies-miroir en cause, 

qui, si elle devait être écartée par le MPC, ne pourrait faire l’objet d’un 

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recours (v. art. 318 al. 2 et 3 CPP), conduisant ainsi à l’issue du litige que 

connaît la présente procédure. 

 

     

2.  

2.1 Selon l'art. 428 al. 1 CPP, les frais de procédure de recours sont mis à la 

charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou 

succombé (1re phr.). La partie dont le recours est irrecevable est également 

considérée avoir succombé (2e phr.). 

 

Le montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la 

difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation 

financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP). 

 

2.2 En tant que partie qui succombe, le recourant supportera les frais de la 

présente procédure, qui se limitent en l’espèce à un émolument ascendant 

à CHF 1'000.-- (v. art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 

31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la 

procédure pénale fédérale [RFPPF ; RS 173.713.162]). 

 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge du recourant. 

 

 

Bellinzone, le 22 décembre 2023 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le vice-président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Jean-Marie Crettaz 

- Ministère public de la Confédération 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de droit ordinaire contre la présente décision.