# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0afa7789-4e89-5aed-b949-f142a7078696
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-08-31
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 31.08.2021 A/2301/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2301-2020_2021-08-31.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2301/2020-ICCIFD ATA/897/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 31 août 2021 

4ème section 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Christian Petermann, avocat  

contre 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 
 
et  
 
ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
8 mars 2021 (JTAPI/223/2021) 

- 2/10 - 

A/2301/2020 

EN FAIT 

1)  Le litige concerne la taxation 2018 de Monsieur A______, qui, durant 

l'année en cause, était propriétaire de deux villas (ci-après : villa 1 et villa 2) sises 

sur la parcelle n° 1______ de la commune de C______, au chemin de la B______.  

2)  Dans sa déclaration fiscale 2018, l'intéressé a indiqué la valeur locative 

brute de ces biens pour des sommes respectives de CHF 14'593.- et CHF 12'825.- 

(soit au total CHF 27'418.-), en reportant les montants ressortant des 

questionnaires servant à la détermination de la valeur locative pour l'année 2018 

(ci-après : questionnaires). Cependant, la valeur locative (totale) était réduite à 

CHF 13'214.-, compte tenu du calcul du taux d'effort prévu à l'art. 24 al. 2 de la loi 

sur l'imposition des personnes physiques du 27 septembre 2009 (LIPP - D 3 08).  

3)  Par bordereaux datés du 4 juin 2019, l'administration fiscale cantonale 

(ci-après : AFC-GE) a arrêté la valeur locative nette des deux villas, après un 

abattement de 40 %, à respectivement CHF 21'026.- et à CHF 23'499.-, soit au 

total CHF 44'524.-. 

4)  Dans sa réclamation, M. A______ a fait valoir qu'à la lecture de l'expertise 

réalisée le 21 février 2018 dans le cadre de sa procédure de divorce, il s'était 

aperçu que les surfaces habitables fiscalement déterminantes différaient fortement 

de celles mentionnées dans les questionnaires annexés à sa déclaration fiscale.  

5)  L'AFC-GE a fait part au contribuable de son intention de modifier la valeur 

locative de la villa 2 en sa défaveur. En se fondant sur l'expertise, il convenait de 

corriger les coefficients retenus dans le questionnaire sur les points suivants : 

aménagement de l'immeuble (service général d'eau chaude), vétusté, nuisances 

(hormis celle relative à l'aéroport) et situation générale. Après modification, la 

valeur locative nette totale des deux villas serait portée à CHF 37'335.-.  

6)  Le contribuable a contesté ce point de vue, à l'exception d'un élément 

concernant l'aménagement de l'immeuble (sanitaires) et un autre se rapportant aux 

nuisances (voie CFF et carrefour bruyant). La valeur locative imposable après 

calcul du taux d'effort ne devait pas dépasser CHF 22'118.-.  

7)  Par décisions du 29 juin 2020, l'AFC-GE a admis partiellement la 

réclamation et accepté de tenir compte de la nuisance relative à l'aéroport (valeur 

de planification, courbe verte, 0.9) pour les deux villas et fixé un coefficient de 

vétusté de 0.8 pour la villa 2. Pour le surplus, elle a modifié la valeur locative de 

ces deux biens sur les points déjà exposés. 

  Ainsi, la valeur locative nette de la villa 1 et 2 a été ramenée respectivement 

à CHF 17'369.- et à CHF 19'912.-, soit au total CHF 37'281.-.  

- 3/10 - 

A/2301/2020 

8)  Par acte du 31 juillet 2020, M. A______ a recouru devant le Tribunal 

administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre ces décisions en 

concluant à ce que la valeur locative imposable des deux villas après taux d'effort 

n'excède pas CHF 22'118.-. 

  Il a demandé la correction des coefficients déterminants pour la fixation de 

la valeur locative. Ses villas ne disposaient pas d'un service général d'eau chaude 

(coefficient 0 au lieu de 1). Elles se trouvaient à seulement 270 m de la limite de 

la zone bleue correspondant aux valeurs limites d'immission (coefficient 0.8 au 

lieu de 0.9). Or, le bruit des avions avait été calculé il y avait plusieurs années, 

lorsque l'aéroport n'était pas surchargé par le trafic aérien. La station d'épuration 

du D______ (ci-après : STEP), sise route du E______ à C______, était distante de 

1 km et le stand de tir de C______ de 1.5 km, ce qui justifiait l'octroi de deux 

coefficients de 0.9. Enfin, la parcelle offrait un bon ensoleillement, mais non une 

vue dégagée.  

9)  L'AFC-GE a conclu à l'admission du recours en ce sens qu'elle tiendrait 

compte de la réduction à CHF 20'068.- de la valeur locative en ICC après 

application du taux d'effort.  

  Pour le surplus, elle a conclu au rejet du recours, en se fondant sur le guide 

relatif au questionnaire 2018 (ci-après : guide), sur l'ordonnance sur la protection 

du bruit du 15 décembre 1986 (OPB - RS 814.41) et le système d'information du 

territoire de Genève (ci-après : SITG). 

10)  Par jugement du 8 mars 2021, le TAPI a partiellement admis le recours en 

ce qui concerne l'ICC et l'a rejeté en ce qui concerne l'IFD. L'admission partielle 

portait sur le point admis par l'AFC-GE. 

  Il était donné acte au fisc de sa volonté de tenir compte, pour l’ICC, d’un 
taux d’effort différent. Ce point n'étant prévu que par le droit cantonal (art. 24 
al. 2 LIPP), le recours conservait un objet en tant qu'il concernait l'IFD. 

  Les coefficients relatifs aux nuisances subies sur la parcelle du fait de 

l’aéroport, de la STEP et du stand de tir avaient correctement été retenus par 
l’AFC-GE. 

11)  Par acte expédié le 12 avril 2021, M. A______ a recouru contre ce jugement 

devant la chambre administrative de la Cour de justice. Il a conclu à ce que les 

coefficients du calcul de la valeur locative soient fixés en raison des nuisances 

liées à l'aéroport à 0.8, de celles de la STEP à 0.9 et de celles du stand de tir à 0.9. 

  Il a repris les arguments déjà développés. Les limites avec l'aéroport dont se 

prévalait l'AFC-GE dataient de plusieurs années. La trajectoire des avions pouvait 

être consultée sur le site www.F______.com, publiquement accessible et, donc, 

notoire. Les relevés des 24 et 25 septembre 2020 tirés de ce site, produits en 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20814.41
http://www.f______.com/

- 4/10 - 

A/2301/2020 

annexe à son recours, démontraient que les trajectoires effectives des avions ne 

correspondaient pas aux corridors de valeur de planification. Il demandait ainsi 

qu'une expertise soit mise en œuvre afin de démontrer l'inexactitude du coefficient 
retenu par le fisc. 

  La STEP était située à 1 km de sa parcelle. Le fait qu'elle ne figure pas dans 

le guide n'était pas pertinent. Le stand de tir était situé à la limite de la distance de 

1.5 km. La police s'y entraînait régulièrement avec de « gros calibres ». 

L'expertise à réaliser devait également porter sur ces points. La parcelle ne 

présentait pas une vue dégagée. Un transport sur place devait être organisé. 

  En écartant ses allégués sans procéder à des actes d'instruction, les premiers 

juges avaient violé son droit à la preuve. Les nuisances liées à l'aéroport 

justifiaient un traitement fiscal différencié, à défaut de quoi le principe de l'égalité 

de traitement entre les contribuables était violé. 

12)  L'AFC-GE a conclu au rejet du recours. 

  Le coefficient fixé pour tenir compte des nuisances dégagées par l’aéroport 
était déterminé par la zone VP dans laquelle la parcelle se trouvait. Les autres 

nuisances avaient correctement été établies et intégrées dans le calcul des 

coefficients respectifs. Il n’y avait donc pas lieu de procéder à des actes 
d’instruction. Compte tenu de la situation de la parcelle, l’application de 
coefficients différents violerait le principe de l’égalité de traitement. 

13)  Le recourant n’a pas répliqué dans le délai imparti à cet effet, de sorte que 
les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 

LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 

12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le recourant se plaint de la violation de son droit à la preuve, du fait que le 

TAPI n’a pas ordonné d’expertise portant sur les nuisances subies en raison du 
trafic aérien. 

 a. Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend 

notamment le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes et d'obtenir 

qu'il soit donné suite aux offres de preuve présentées en temps utile et dans les 

formes requises (ATF 132 II 485 consid. 3.2 ; 127 I 54 consid. 2b). Ce droit 

n'empêche cependant pas la juge de renoncer à l'administration de certaines 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20II%20485
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20I%2054

- 5/10 - 

A/2301/2020 

preuves et de procéder à une appréciation anticipée de ces dernières, si elle 

acquiert la certitude que celles-ci ne l'amèneront pas à modifier son opinion ou si 

le fait à établir résulte déjà des constatations ressortant du dossier 

(ATF 138 III 374 consid. 4.3.2 ; 131 I 153 consid. 3). 

 b. En l’espèce, il convient, en premier lieu, de relever que le recourant n’a pas 
requis d’actes d’instruction du TAPI. Il ne peut donc se plaindre de ce que son 
droit à faire administrer des preuves aurait été violé. 

  Par ailleurs, les éléments sur lesquels il souhaite faire porter, devant la 

chambre de céans, les expertises et le transport sur place ne nécessitent pas de 

procéder à ces actes d’instruction. En effet, la situation de la parcelle appartenant 
au recourant et comportant les deux villas ressort de sources d’information 
publiques, notamment du site du SITG sur lequel il sera revenu en détail ci-après 

(consid. 4).  

  Les éléments au dossier permettent ainsi de trancher le litige sans effectuer 

les actes d’instruction requis.  

3)  Sont litigieux les coefficients retenus pour tenir compte des nuisances 

engendrées par l’aéroport, la STEP et le stand de tir. 

 a. Selon l'art. 16 de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct du 14 décembre 
1990 (LIFD – RS 642.11), l'impôt sur le revenu a pour objet tous les revenus du 
contribuable, qu'ils soient uniques ou périodiques. Sont aussi considérés comme 

revenus les prestations en nature de tout genre dont le contribuable bénéficie, 

notamment la pension et le logement. 

  La valeur locative est imposable en vertu de l'art. 21 al. 1 let. b LIFD. 

L'art. 21 al. 2 LIFD prévoit que celle-ci est déterminée compte tenu des conditions 

locales et de l'utilisation effective du logement au domicile du contribuable. Selon 

cette disposition et la jurisprudence, la valeur locative doit être estimée à la valeur 

objective du marché (art. 16 al. 2 LIFD ; ATF 131 I 377 consid. 2.2), étant relevé 

qu'une certaine marge subsiste (arrêt du Tribunal fédéral 2C_843/2016 du 

31 janvier 2019 consid. 2.1). Dans tous les cas, la valeur locative retenue par le 

canton en matière d'impôt fédéral direct ne doit pas se situer en deçà du 70 % de 

la valeur du marché (ATF 123 II 9 consid. 4b; arrêt du Tribunal fédéral 

2C_843/2016 du 31 janvier 2019 consid. 2.1). 

 b. En droit cantonal, l'art. 24 al. 1 let. b de la loi sur l'imposition des personnes 

physiques du 27 septembre 2009 (LIPP - D 3 08) a une teneur similaire à celle de 

l'art. 21 al. 1 let. b LIFD. Selon l'art. 24 al. 2 LIPP, la valeur locative est 

déterminée en tenant compte des conditions locales. Le loyer théorique des villas 

et des appartements en copropriété par étages occupés par leurs propriétaires est 

fixé en fonction notamment de la surface habitable, du nombre de pièces, de 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20374
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20I%20153
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_22%2F2021&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-I-377%3Afr&number_of_ranks=0#page377
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_22%2F2021&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-II-9%3Afr&number_of_ranks=0#page9

- 6/10 - 

A/2301/2020 

l'aménagement, de la vétusté, de l'ancienneté, des nuisances éventuelles et de la 

situation du logement. Le loyer théorique est pondéré par la durée d'occupation 

continue de l'immeuble, conformément au barème applicable en matière 

d'évaluation des immeubles situés dans le canton ; il ne saurait excéder un taux 

d'effort de 20 % des revenus bruts totaux. 

 c. D'après la jurisprudence, afin d'assurer l'application uniforme de certaines 

dispositions légales, l'administration peut expliciter l'interprétation qu'elle leur 

donne dans des directives. Celles-ci n'ont pas force de loi et ne lient ni les 

administrés, ni les tribunaux, ni même l'administration. Elles ne dispensent pas 

cette dernière de se prononcer à la lumière des circonstances du cas d'espèce. Par 

ailleurs, elles ne peuvent sortir du cadre fixé par la norme supérieure qu'elles sont 

censées concrétiser (ATF 141 II 338 consid. 6.1 ; ATA/287/2020 du 10 mars 2020 

consid. 5 et la référence citée). En matière de détermination de la valeur locative, 

l'objectif poursuivi par l'adoption de circulaires est d'atteindre l'égalité de 

traitement entre tous les contribuables, soit entre contribuables occupant leur 

propre logement ou entre de tels contribuables et les contribuables propriétaires 

d'immeubles locatifs. Il est en principe impossible de s'écarter des règles énoncées 

dans ces directives, sauf pour les cas qui ne sont pas visés par celles-ci, sous peine 

de violer le principe de l'égalité de traitement (Nicolas MERLINO in Yves NOËL/ 

Florence AUBRY GIRARDIN, LIFD, Commentaire romand 2e éd. 2017, n. 109 

ad art. 21 LIFD). 

  L'AFC-GE a édicté, le 28 juin 2007, l'information n° 5/2007 relative à la 

nouvelle détermination de la valeur locative genevoise (ci-après : l'information), 

exposant la façon dont était redéfinie la méthode de détermination de la valeur 

locative de base. 

  La valeur locative des biens immobiliers occupés par leurs propriétaires est 

calculée par l'AFC-GE, tant pour l'ICC que pour l'IFD, à partir des réponses 

données par les contribuables concernés au « questionnaire destiné aux 

propriétaires d'appartement et de villa ». Une valeur locative brute est déterminée 

d'après une valeur locative de base, qui est fonction de la surface habitable et du 

nombre de pièces. La valeur locative de base est ensuite multipliée par des 

coefficients pour tenir compte du type d'habitation, de l'aménagement, de la 

vétusté, des nuisances et de la situation. Le résultat est finalement adapté à l'indice 

genevois des loyers. La valeur locative brute obtenue fait ensuite l'objet de 

pondération en fonction de la durée d'occupation et du taux d'effort. 

  Le questionnaire précité prévoit sous « nuisances » les indications 

suivantes :  

- Aéroport : « Valeur d’alarme (VA) » (courbe rouge) = 0.70  
    « Valeur limite d’immissions (VLI) » (courbe bleue) = 0.80  
    « Valeur de planification (VP) » (courbe verte) = 0.90  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/141%20II%20338
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/287/2020

- 7/10 - 

A/2301/2020 

- Autoroute ou voie CFF (moins de 100 m. sans protection phonique) = 

0.90  

- Station d’épuration ou d’incinération, usine avec émanations (moins de 
1.5 km) = 0.90  

- Stand de tir (moins de 1.5 km sans obstacle naturel) = 0.90 

  Le guide accompagnant le questionnaire énumère les STEP et les stands de 

tir du canton pour lesquels les nuisances donnent droit à un coefficient réduit. Il 

précise que : « les stands de tir privés pour petits calibres et ceux de la police ne 

peuvent pas être pris en considération ». Enfin, le questionnaire prévoit 

expressément qu'une « expertise individuelle demeure réservée si le résultat de ce 

questionnaire ne correspond manifestement pas à la valeur du marché ». 

  Selon le Tribunal fédéral, l’information précitée est une ordonnance 
administrative destinée à fixer une pratique uniforme de l'administration dans 

l'application de la loi fiscale et donc à déployer des effets externes qui touchent la 

position juridique des contribuables en matière d'évaluation de la valeur locative 

(arrêt 2C_757/2015 du 8 décembre 2016 consid. 4.3). Dans la mesure où 

l'information permet une application correcte des dispositions légales dans un cas 

d'espèce, le juge doit en tenir compte (ATF 142 II 182 consid. 2.3.2). 

  L'application, pour l'ensemble du canton de Genève, de l'information et du 

questionnaire qui y est annexé permet également de garantir une certaine égalité 

de traitement entre contribuables. Cette information, qui est librement disponible à 

tous, permet de savoir relativement précisément quelle est la valeur locative 

devant être attendue, dans la mesure où des valeurs locatives de base sont prévues 

et que des coefficients y sont ajoutés, en fonction du type d'habitation, de 

l'aménagement, de la vétusté, des nuisances et de la situation générale, autant 

d'éléments qui servent à concrétiser la jurisprudence rendue en matière de 

détermination de la valeur locative. Néanmoins, le résultat obtenu à la suite de 

l'application de l'ensemble des critères figurant dans le questionnaire n'est pas 

obligatoirement définitif, en particulier si ce résultat ne respecte pas l'ensemble 

des conditions locales du lieu de situation de l'immeuble (arrêt du Tribunal fédéral 

2C_22/2021 du 7 mai 2021 consid. 4.4). 

4) a. En l’espèce, le TAPI s’est référé aux informations ressortant du site du 
SITG pour déterminer la nuisance subie par la parcelle du recourant. Ce site est 

librement accessible à chacun ; les informations en ressortant sont considérées 

comme des faits notoires (arrêt du Tribunal fédéral 2C_569/2018 du 27 mai 2019 

consid. 3.2). Selon le site du SITG, la parcelle du recourant se situe dans la zone 

de VP. Conformément au guide 2018, le coefficient applicable à la zone VP est de 

0.9. 

  Contrairement à ce que fait valoir le recourant, le fait que sa parcelle se situe 

à 270 m de la zone VLI n’est pas susceptible de modifier ce qui précède. En effet, 

http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_22%2F2021&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-182%3Afr&number_of_ranks=0#page182
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_569/2018

- 8/10 - 

A/2301/2020 

bien que cela relève d’un certain schématisme, les différentes délimitations de 
zone visent, notamment, à garantir l'égalité de traitement entre les propriétaires 

des parcelles sises dans les différents périmètres subissant des nuisances liées à la 

proximité de l’aéroport. Contrairement à ce qu’il soutient, le recourant est ainsi 
traité de la même manière que les autres propriétaires de parcelles sises dans la 

même zone que la sienne. En outre, aucun élément ne permet de retenir que les 

mesures du cadastre du bruit seraient inexactes, étant relevé que les informations 

figurant sur le site du SITG sont le fruit d’« un réseau de partenaires publics ayant 
pour but de coordonner, centraliser et diffuser largement les données relatives au 

territoire genevois. Les partenaires partageant entre eux et avec un large public les 

données géographiques produites dans le cadre de leurs missions » 

(https://ge.ch/sitg/le-sitg). Les relevés des trajectoires des avions des 24 et 

25 septembre 2020 tirés du site de www.F______.net auxquels le recourant se 

réfère ne sont pas de nature à douter des informations ressortant du site du SITG. 

En outre, le coefficient applicable à la zone VP reflète l’existence d’une nuisance 
liée à la proximité de l’aéroport. 

  Enfin et surtout, les allégations du recourant relatives à l’impact du trafic 
aérien sur sa parcelle sont contredites par l’expertise privée produite par ses 
soins : celle-ci qualifie, en effet, la nuisance liée aux avions de « relativement 

faible ». 

  Au vu de ce qui précède, l’AFC-GE n’a pas abusé de son pouvoir 
d’appréciation en retenant un coefficient de 0.9 lié aux nuisances subies par la 
parcelle dues à la proximité de l’aéroport. 

 b. La STEP dont le recourant se plaint des nuisances se situe, selon le SITG, à 

2,2 km de la parcelle. Or, pour être prise en considération, elle devrait, à teneur du 

guide, se trouver à moins de 1,5 km, ce qui n’est pas le cas. Pour ce premier motif, 
il n’y a donc pas lieu d’en tenir compte. Par ailleurs, la STEP en question ne 
figure pas sur la liste des STEP admises comme source de nuisances, ce qui 

justifie également de ne pas en tenir compte.  

  Il en va de même du stand de tir. Celui-ci ne figure pas sur la liste des stands 

de tir cantonaux admis comme source de nuisances. Par ailleurs, cette liste exclut 

les nuisances liées au stands de tir utilisés par la police. En outre, comme l’a 
relevé le TAPI sans être critiqué sur ce point, le bois de Merdisel se trouve entre la 

parcelle du recourant et le stand de tir et constitue ainsi un obstacle naturel. Enfin, 

l’expertise privée produite par le recourant ne mentionne sous « nuisances » ni la 
STEP ni le stand de tir.  

  Au vu de l’ensemble de ces éléments, l’AFC-GE n’a pas violé la loi, 
notamment l’art. 21 al. 2 LIFD et l’art. 24 al. 2 LIPP, ni abusé de son pouvoir 
d’appréciation en constatant l’absence de nuisances, au sens des dispositions 

https://ge.ch/sitg/le-sitg
http://www.f______.net/

- 9/10 - 

A/2301/2020 

précitées, liées à la STEP et au stand de tir. L’AFC-GE était donc fondée à ne pas 
retenir de facteur de correction y relatif. 

 c. L’expertise privée indique que la parcelle est située en zone agricole. Selon 
le SITG, aucune construction n’obstrue la vue du recourant, notamment en 
direction sud-est. Le recourant conteste ce constat, mais n’expose pas en quoi il 
serait erroné. Il n’y a ainsi pas lieu de s’écarter des indications ressortant du SITG, 
qui permettent de considérer que la parcelle jouit d’un bon ensoleillement et d’une 
vue dégagée, justifiant de retenir un coefficient de 1.05 à ce titre. 

  Ce faisant, l’AFC-GE n'a pas violé la loi ni abusé de son pouvoir 
d’appréciation. 

  Entièrement mal fondé, le recours sera rejeté. 

5)  Vu l’issue du litige, le recourant supportera l’émolument de CHF 1'000.- et 
ne peut se voir allouer une indemnité de procédure (art. 87 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 12 avril 2021 par Monsieur A______ contre le 

jugement du Tribunal administratif de première instance du 8 mars 2021 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 1'000.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 

qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 

matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 

adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 

du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110

- 10/10 - 

A/2301/2020 

communique le présent arrêt à Me Christian Petermann, avocat du recourant, à 

l'administration fiscale cantonale, à l'administration fédérale des contributions ainsi 

qu'au Tribunal administratif de première instance 

Siégeant : Mme Krauskopf, présidente, M. Verniory, Mme Chappuis Bugnon, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

F. Cichocki 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Krauskopf 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :