# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 950af563-0ede-57a6-ac98-fd8de40576f6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-02-15
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 15.02.2024 P/1065/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-1065-2023_2024-02-15.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Dania MAGHZAOUI, Présidente, M. Yves MAURER-
CECCHINI et Mme Eve DOLON, Juges, Mme Laetitia JAMET, Greffière-juriste 
délibérante, Mme Céline DELALOYE JAQUENOUD, Greffière  

P/1065/2023  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

 

Chambre 5 

 
14 février 2024  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

M. A______, partie plaignante, assisté de Me B______ 
 
Mme C______, partie plaignante, assistée de Me D______ 

contre  

M. X______, né le ______1995, actuellement détenu en exécution anticipée de peine à 
la Prison de ______, prévenu, assisté de Me E______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de tentative 
de meurtre, de lésions corporelles simples et d'infraction à l'art. 19a ch. 1 LStup. Il conclut 
à ce que le prévenu soit condamné à une peine privative de liberté de 5 ans, sous déduction 
de la détention avant jugement subie, ainsi qu'à une amende de CHF 300.-. Il conclut au 
prononcé d'une expulsion pour une durée de 7 ans, avec inscription au SIS. Il s'en rapporte 
à justice s'agissant des conclusions civiles et des conclusions en indemnisation des parties. 
S'agissant du sort des objets et valeurs saisis, il renvoie au contenu de son acte 
d'accusation. Le prévenu devra être condamné aux frais de la procédure.  

Me D______, conseil de C______, conclut au prononcé d'un verdict de culpabilité du 
chef de lésions corporelles simples. Il conclut à ce qu'il soit fait droit aux conclusions 
civiles de sa cliente.   

Me B______, conseil de A______, conclut au prononcé d'un verdict de culpabilité des 
chefs de tentative de meurtre et de lésions corporelles simples. Il conclut à ce qu'il soit 
fait droit aux conclusions civiles de son client. 

Me E______, conseil de X______, conclut à une requalification des faits visés sous 
chiffre 1.1.1 en lésions corporelles simples avec un objet dangereux au sens de l'art. 123 
ch. 2 CP, en état de défense excusable au sens de l'art. 16 CP. Dans cette mesure, il ne 
s'oppose pas à un verdict de culpabilité. Il conclut également à une requalification des 
faits visés sous chiffre 1.1.2 en voies de fait au sens de l'art. 126 al. 1 CP. Dans cette 
mesure, il ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité.  

Il conclut à l'acquittement de son client du chef de lésions corporelles simples pour les 
faits visés sous chiffres 1.2.1.a et 1.2.1.b de l'acte d'accusation. Il conclut également à 
l'acquittement de son client d'infraction à l'art. 19a ch. 1 LStup pour les faits visés au 
chiffre 1.3.1 de l'acte d'accusation.  

Il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté assortie d'un sursis partiel, étant 
précisé qu'il s'en rapporte à l'appréciation du Tribunal s'agissant du délai d'épreuve. Il s'en 
rapporte à justice s'agissant du montant de l'amende. Il conclut à ce qu'il soit renoncé au 
prononcé d'une expulsion.  

Il conclut au rejet des conclusions civiles de la partie plaignante C______. Il accepte le 
principe des conclusions civiles de la partie plaignante A______ mais demande à ce que 
le montant sollicité soit réduit, vu notamment la faute concomitante au sens de l'art. 44 
CO. 

Il ne s'oppose pas aux propositions du Ministère public s'agissant du sort des biens et 
valeurs saisis. Il ne s'oppose pas non plus à ce que les frais de la procédure soient mis à 
la charge de son client.  

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EN FAIT 

A.a. Par acte d'accusation du 9 novembre 2023, il est reproché à X______, d'avoir, à 
Genève, le 15 janvier 2023 vers 02h30, aux abords de l'établissement public l'AA______, 
sis ______ [GE], au cours d'une altercation l'opposant à A______, asséné 
intentionnellement un coup de couteau dans le haut du corps de A______, soit au niveau 
du côté droit de son abdomen et de ses côtes, avec l'intention de le tuer, lui causant ainsi 
des lésions qui ont nécessité son hospitalisation en urgence.  

Dans ce cadre, après s'être mutuellement repoussés et avoir échangé des coups, X______ 
a poussé A______ contre un mur, puis a tenté d'asséner un coup de poing au visage de ce 
dernier qui a réussi à l'esquiver et lui a rendu la pareille au moyen de son poing droit. 
X______ a ensuite lancé un pichet en verre dans la direction de A______, sans toutefois 
réussir à le toucher. X______ a poursuivi, en courant et muni d'un couteau, A______ qui 
tentait de quitter les lieux, étant précisé qu'un ami de A______, F______, a crié à 
X______ d'arrêter, mais en vain. Alors que A______ a chuté à terre, X______ lui a assené 
des coups de pied au ventre et sur le dos en lui disant "je vais te tuer, je vais te finir". 
Seule l'intervention de F______ a mis fin aux agissements de X______. 

Suite au coup de couteau, A______ a présenté une plaie sous-cutanée, dont la profondeur 
a été estimée à six centimètres, à hauteur de la 11ème côte droite avec franc saignement 
actif intra musculaire dès le temps artériel. 

En agissant de la sorte, le prévenu a tenté d'ôter la vie à A______ ou à tout le moins il a 
porté à celui-ci un coup propre à le tuer, sans toutefois que ce résultat ne se produise, 
acceptant cette éventualité, soit la mort de A______, et s'en accommodant au cas où elle 
se produirait. A tout le moins, le prévenu savait ou ne pouvait ignorer qu'en agissant 
comme il l'a fait, soit en visant le haut du corps de sa victime, il prenait le risque de 
toucher un organe vital et de tuer A______ ou de lui causer des lésions graves sans 
toutefois que ce résultat ne se produise, le prévenu acceptant également cette éventualité 
et s'en accommodant au cas où elle se produirait. 

Ces faits ont été qualifiés de tentative de meurtre au sens des art. 22 cum 111 du Code 
pénal suisse du 21 décembre 1937 (ci-après: CP). 

b. Par le même acte d'accusation, il est reproché à X______ d'avoir, dans les mêmes 
circonstances de temps et de lieu que celles précitées sous ch. A.a, en poursuivant 
A______ avec un couteau, provoqué sa chute, et de lui avoir asséné des coups au niveau 
du dos et du ventre, alors qu'il était à terre, causant intentionnellement à A______, à tout 
le moins par dol éventuel, les lésions constatées par les médecins légistes, à savoir des 
dermabrasions et ecchymoses sur les genoux et le tiers proximal de la jambe gauche, un 
érythème de la face interne du genou gauche et une ecchymose associée à une tuméfaction 
au dos de la main droite, faits qualifiés de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 
ch. 1 CP. 

c. Par ce même acte d'accusation, il est reproché à X______ d'avoir, à Genève, durant 
la période de vie commune avec son épouse, C______, commis des actes de violence à 
l'encontre de celle-ci, avec conscience et volonté, soit : 

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- le 22 avril 2021, à leur domicile commun sis ______, à ______ [GE], lui avoir asséné 
un coup de pied au niveau du ventre et un coup de poing au niveau de l'œil, lui causant 
de la sorte un hématome couvrant un tiers de la paupière droite ; 

- le 22 juillet 2021, à leur domicile commun sis ______, à ______ [GE], lui avoir asséné, 
au moyen d'un bâton, quatre coups au niveau des jambes, lui causant de la sorte des 
hématomes multiples sur les jambes ; 

faits qualifiés de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 ch. 1 et 2 al. 1 et 4 CP. 

d. Enfin, par ce même acte d'accusation, il est reproché à X______ d'avoir, le 15 
janvier 2023, à Genève, lors de son interpellation, détenu, sans être au bénéfice d'une 
ordonnance médicale, quatorze comprimés de RIVOTRIL, médicament classé comme 
substance psychotrope et ce, pour sa consommation personnelle, faits qualifiés de 
consommation de stupéfiants au sens de l'art. 19a ch. 1 LStup.  

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :  

Des faits à l'encontre de A______ 

Arrestation et premières investigations policières 

a. A teneur des rapports d'arrestation et d'interpellation du 15 janvier 2023, le même 
jour à 02h56, une ambulance ainsi que le cardiomobile ont été envoyés à la rue ______  
[GE] pour secourir un homme ayant reçu un coup de couteau dans les côtes, sur la voie 
publique. Une patrouille de la police secours des Pâquis a été dépêchée sur les lieux et a 
constaté qu'au sol se trouvait un homme – identifié ultérieurement comme étant A______ 
– et qu'il était accompagné de trois individus. Ces derniers ont fourni le signalement de 
l'agresseur, lequel répondait au nom de "X______", ainsi que la direction de sa fuite, soit 
le ______. Le signalement était le suivant : un homme de type maghrébin, d'environ 30 
ans, mesurant 180 cm, vêtu d'une veste noire à capuche bleue et portant un sac à dos noir.  

Les recherches entreprises ont permis l'interpellation d'un homme qui tentait de se cacher 
dans l'ombre d'un bâtiment situé à la hauteur du ______. Cet individu portait une veste 
noire avec une capuche bleue et avait un sac noir à ses pieds. Interrogé sur sa présence à 
cet endroit, l'individu a déclaré qu'il s'appelait X______ et qu'il attendait des amis. La 
palpation a permis de découvrir, dans la poche droite de sa veste, un couteau suisse bleu, 
lequel a été saisi en vue d'analyses. L'agression s'étant déroulée sur la voie publique sous 
une forte pluie, l'intervention de la Brigade de Police Technique et Scientifique (ci-après 
: BPTS) n'a pas été sollicitée. Au poste de police, la fouille corporelle de l'individu 
interpellé a amené à la découverte d'un gant noir, de treize grammes brut de résine de 
cannabis, de quatorze comprimés blancs et d'un téléphone portable de marque NOKIA. 
Tous ces objets ont été saisis et placés en inventaire.  

Questionné sur son identité, l'individu a déclaré s'appeler X______ et être né le ______ 
1995. En l'absence de document d'identité, il a été soumis au test AFIS, qui s'est révélé 

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positif sous l'identité de XA______, né le ______1998. A teneur des bases de données 
policières, X______, né le ______ 1995, possédait également comme alias l'identité de 
XB______, né le ______ 1999. X______ a été soumis à l'éthylotest le 15 janvier 2023 à 
09h14, lequel a révélé un taux de 0.49 mg/l. A 15h45, avant son audition, un nouveau test 
a révélé un taux de 0.08 mg/l. 

Les policiers intervenus ont été en mesure d'identifier six témoins de l'agression, qui ont 
été entendus, à savoir F______, un ami avec lequel A______ avait passé la soirée, 
H______, qui avait fait la connaissance de F______ et de A______ durant la soirée, ainsi 
qu'un groupe de quatre amis (I______, J______, K______ et L______) qui se trouvaient 
ensemble devant le bar AB_______. 

Déclarations et plainte pénale de A______  

b. Entendu par la police le 15 janvier 2023 aux Hôpitaux universitaires de Genève 
(ci-après : HUG), A______ a déposé plainte pénale et a expliqué que, le 14 janvier 2023, 
il était sorti à 18h00 et s'était promené avec un ami se prénommant G______, avant de se 
rendre à l'AA_______ vers 21h00-22h00. Vers 01h00, alors qu'il était sorti fumer, une 
personne était venue vers lui afin de lui demander une cigarette. Il avait vu cet inconnu 
plus tôt dans la soirée, mais ne le connaissait pas, étant précisé que lui-même se trouvait 
avec G_______ et H______, ce dernier ayant été rencontré durant la soirée. A______ 
avait répondu à l'inconnu ne pas avoir de cigarette et celui-ci avait commencé à s'énerver 
et à l'insulter en mélangeant l'arabe et le français. Alors que A______ demandait les 
raisons pour lesquelles l'individu lui parlait de la sorte, ce dernier lui avait dit "je parle 
comme je veux". A______ lui avait expliqué qu'il n'était pas "sa merde" et qu'il ne devait 
pas lui parler de la sorte. Son interlocuteur n'avait pas apprécié et était venu vers lui, puis 
l'avait poussé contre le mur. Lui-même s'était défendu en le poussant en retour. L'inconnu 
était revenu vers lui pour lui "mettre une droite", qu'il avait réussi à esquiver. En retour, 
lui-même avait asséné un coup de poing à l'inconnu, au niveau de son visage, puis celui-
ci était allé chercher un pichet et s'était rapproché de lui avec cet objet, lui disant "je vais 
te tuer, je vais te finir". A______ l'avait repoussé au moyen de son parapluie. Le pichet 
avait été lancé, mais il avait réussi à se protéger avec son parapluie. Alors qu'il avait 
décidé de partir, l'individu avait commencé à le suivre et était venu vers lui en courant, 
muni d'un couteau, dont la lame mesurait environ 20 cm, selon son estimation. Les gens 
présents étaient inactifs, mais G_______ avait crié à son agresseur de cesser. Pour sa part, 
il essayait de fuir, mais l'individu commençait à courir dans sa direction. Selon A______, 
lui-même avait déjà été planté avant de commencer à courir, car dans sa course, il se 
sentait essoufflé. A un moment donné, A______ avait glissé, ce qui avait entraîné sa 
chute. Une fois à terre, son agresseur lui avait asséné des coups de pied sur son ventre et 
sur le dos, tout en tenant un couteau à la main de manière menaçante et en disant "je vais 
te tuer, je vais te finir". A______ avait essayé de se protéger le visage avec ses bras, ayant 
peur que son agresseur ne le touche avec son couteau au niveau du visage. Il avait 
finalement réussi à se relever et avait couru se cacher derrière une voiture, étant précisé 
qu'il était en état de choc. Les secours avaient été appelés par quelqu'un qui était avec lui. 

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G_______ avait maintenu une pression sur sa blessure au niveau du flanc droit. Il pensait 
avoir reçu un seul coup de couteau, sans savoir à quel moment ledit coup lui avait été 
infligé, étant précisé que ce coup avait été asséné après que l'agresseur lui avait envoyé le 
pichet. Son muscle du côté droit de l'abdomen avait été touché et il présentait un 
hématome au niveau du genou droit qui avait dû être causé par sa chute. Son jean avait 
également été déchiré. Il avait des douleurs derrière la tête et au niveau du dos.  

Au cours de la soirée, A______ avait consommé de l'alcool, à savoir un cognac-coca en 
début de soirée ainsi qu'un litre de bière entre 23h00 et minuit. En outre, il avait fumé un 
joint au bord du lac. S'agissant de son agresseur, il pensait que cette personne avait "dû 
bien consommer".  

Sur présentation d'une planche photographique, il a reconnu son agresseur comme étant 
l'individu figurant sur la photographie n° 6, soit X______.  

Auditions des témoins  

c.a. Entendu par la police le 15 janvier 2023, F______ a relaté que le 14 janvier 2023, 
il était sorti avec son voisin, A______, étant précisé qu'ils avaient effectué des sorties à 
plusieurs reprises et qu'il n'y avait jamais eu de problème. Le soir en question, vers 22h00, 
ils s'étaient rendus dans l'une des boîtes de nuit vers l'AA_______. Alors qu'ils se 
trouvaient dans une salle au premier étage, ils avaient rencontré, pour la première fois, un 
prénommé "X______" qui avait passé la majeure partie de la soirée avec eux. X______ 
était poli, agréable et lui-même avait l'impression de le connaître depuis longtemps. Vers 
01h45, comme la discothèque fermait ses portes, ils étaient sortis et avaient décidé de 
rester dehors. Ils étaient plusieurs personnes réunies derrière un camion jaune se trouvant 
à côté de l'entrée du "AD______", dont un dénommé "HA______". A un moment donné, 
A______ et X______ s'étaient décalés de cinq ou six mètres avant de commencer à se 
battre, sans que lui-même ne connaisse la nature de ce conflit. Au cours de la bagarre, 
X______ était tombé puis, après s'être relevé, il avait menacé en arabe A______ en disant 
"je vais te tuer" et "de toute façon je n'ai pas de papier et je n'ai rien à perdre". Tout en 
le menaçant, X______ avait couru après A______, lequel, après avoir fait le tour du 
camion et de la place, était tombé à terre en face de l'AA_______. Une fois tombé, 
A______ avait dit "j'ai pris un coup de couteau". F______ avait alors décidé d'intervenir 
en s'interposant. Il avait saisi X______ en lui demandant d'arrêter, car l'intéressé ne cessait 
de dire "je vais le tuer" en parlant de A______. F______ s'était ensuite retourné pour faire 
un point de compression sur la blessure de A______. Alors que A______ lui avait 
demandé d'attraper X______, il avait décidé de rester près du blessé et X______ avait 
disparu. Il les avait regardés lorsqu'ils s'étaient bagarrés, mais n'avait pas pu voir le geste 
du coup de couteau. S'il lui-même n'avait pas été présent, X______ aurait tué A______. 
Il estimait que, par le fait qu'il s'entendait bien avec X______, celui-ci avait arrêté de 
frapper A______. 

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Sur présentation d'une planche photographique, il a reconnu l'auteur du coup de couteau 
sur la photographie n° 6, à savoir X______. 

c.b. Entendu le 15 janvier 2023 par la police, I______ a expliqué que, le jour-même 
vers 02h30, alors qu'il se trouvait près du bar "AB______" sur la place ______ [GE], il 
avait entendu des gens crier et se battre. Il avait vu un homme qui fuyait en train de venir 
dans sa direction, mais l'intéressé était tombé, tout seul, par terre, comme s'il était ivre. 
Un autre homme, le poursuivant, était arrivé et avait commencé à asséner des coups et à 
malmener l'homme se trouvant à terre. Le poursuivant avait sorti un couteau - que lui-
même n'avait pas bien vu -, de la main gauche, avant d'asséner un coup de couteau sur le 
flanc droit de la victime. Il s'agissait du seul coup qu'il avait lui-même vu. Un troisième 
homme était arrivé pour séparer les deux autres, étant précisé qu'il avait saisi l'agresseur 
et l'avait plaqué contre un mur. La victime s'était relevée et avait pu prendre la fuite. Pour 
sa part, il s'était rendu vers la victime qui lui avait rapporté s'être fait planter et il avait 
alors contacté une ambulance. Après avoir assis la victime, il lui avait soulevé son tee-
shirt, constatant alors qu'elle présentait une blessure au côté droit du ventre et avait du 
sang, étant précisé qu'il ne s'agissait pas d'une petite plaie. Interrogé sur le point de savoir 
s'il avait entendu des menaces ou des injures, I______ a indiqué que la victime vociférait 
et hurlait que l'homme avait un couteau et qu'il l'avait plantée. Il n'avait pas le souvenir 
d'avoir entendu l'agresseur. 

Sur présentation de la planche photographique, il a pensé reconnaître l'agresseur sur la 
photographie n° 5, tout en précisant qu'il n'était pas certain. Il se rappelait que l'agresseur 
était vêtu d'une veste sombre à capuche bleue.   

c.c. Entendu par la police, le 15 janvier 2023, J______ a relaté que le 15 janvier 2023 
à 02h00, il se trouvait avec un groupe d'amis devant le bar "AB_______" et avait entendu 
un bruit de bagarre sur la place ______ [GE]. Suite au bruit, il avait remarqué un homme 
qui était en train de fuir et un autre homme en train de le poursuivre. Le poursuivant avait 
poussé sa victime, entraînant la chute de celle-ci sur le trottoir. La victime avait réussi à 
se relever et avait tenté de prendre la fuite. L'agresseur s'était alors fait alpaguer par l'ami 
de la victime, dans le but de le calmer. Un ami de J______ avait annoncé : "Il s'est fait 
poignarder". L'agresseur était parti en direction de l'AA_______ avant que J______ ne 
le perde de vue. Par la suite, il avait revu l'agresseur cheminer tranquillement sur le trottoir 
qui était en face d'eux. L'agresseur était un homme d'origine maghrébine, âgé entre 35-40 
ans, mesurant environ 170 cm, costaud, qui portait une veste à capuche noire ainsi qu'un 
pantalon foncé. J______ n'avait pas vu de couteau, étant précisé qu'il n'était pas en mesure 
de reconnaître l'agresseur sur la base de la planche photographique.  

c.d. Entendu le 15 janvier 2023 par la police, K______ a expliqué qu'avec trois amis, 
J______, L______ et I______, ils se trouvaient devant le bar "AB_______". Alors qu'il 
était entre 02h30 et 03h00, cela faisait entre 15 et 30 minutes qu'il y avait des bruits de 
bagarre sur la place ______ [GE]. Il n'avait pas assisté à ce conflit, mais avait vu un 
homme, de type maghrébin, de grande taille et de corpulence fine, arriver en courant vers 

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son groupe depuis la place ______ [GE]. Cet homme était muni d'un parapluie cassé dans 
la main et il était poursuivi par un homme, de grande taille, de corpulence musclée et 
habillé tout en sombre avec une capuche. Un troisième homme était présent et avait tenté 
de s'interposer. Le premier individu était tombé en avant et s'était cogné contre le trottoir, 
ce qui avait eu pour effet que le poursuivant s'était retrouvé au-dessus de lui. I______ et 
lui-même avaient décidé de s'interposer. Cependant, entre-temps, le troisième individu 
était parvenu à éloigner l'agresseur de la victime, en l'amenant contre un mur. La victime, 
qui se trouvait au sol, s'était rapidement relevée avant de s'éloigner de son poursuivant. 
Le poursuivant se trouvait contre le mur avec le troisième individu qui tentait de le calmer. 
Alors qu'avec I______, ils se tenaient à distance, son ami lui avait dit avoir vu un couteau 
dans la main du poursuivant et qu'il pensait que le poursuivi avait reçu un coup de couteau. 
Lui- même n'avait rien vu. I______ avait discuté avec le poursuivi et avait contacté une 
ambulance. Dans l'attente de l'ambulance, lui-même était allé rejoindre son groupe d'amis 
et avait vu le poursuivant passer devant eux, se dirigeant vers le poursuivi. Son groupe 
d'amis avait décidé de suivre le poursuivant jusqu'à ce qu'il tourne à droite dans la rue 
______ [GE]. 

Sur présentation de la planche photographique, il n'a pas reconnu l'un des hommes comme 
étant le poursuivant.  

c.e. Entendu par la police le même jour, L______ a expliqué que, le 15 janvier 2023 
vers 02h50, alors qu'il se trouvait devant le bar "AB_______" avec des amis, ils avaient 
entendu une altercation sur la place ______ [GE], sans la voir. Il ne savait donc pas si 
cela était en lien avec l'agression qui s'en était suivie. Quelques minutes après, ils avaient 
vu un homme courir dans leur direction, en étant suivi d'un autre homme vêtu d'une 
doudoune noire et d'un pull à capuche bleue. Les deux hommes criaient dans une langue 
qu'il n'avait pas comprise. Le poursuivi était tombé à plat ventre devant eux, contre le 
trottoir, et le poursuivant s'était penché sur lui. Il n'avait pas vu si le poursuivant avait fait 
un geste sur celui se trouvant au sol. Un troisième homme était arrivé et avait tenté de 
calmer la situation. Lui-même n'avait pas entendu quoi que ce soit en rapport avec un 
coup de couteau. La personne qui était au sol s'était relevée avant de partir. Un de ses 
amis lui avait dit que l'homme au sol avait reçu un coup de couteau et avait constaté une 
blessure au niveau du ventre. L'homme portant une doudoune était reparti en direction de 
la place ______ [GE]. Son ami avait appelé une ambulance et les services d'urgence 
étaient arrivés. Vers 03h00, l'homme portant une doudoune était repassé devant son 
groupe et avait pris la direction du cimetière ______ [GE].  

Sur présentation de la planche photographique, il a dit qu'il ne pouvait pas reconnaître 
l'auteur de l'agression. 

c.f. Entendu également par la police le 15 janvier 2023, H______ a exposé qu'il avait 
rencontré la victime de l'agression le 14 janvier 2023 dans l'après-midi devant 
l'AA_______, sans connaître son prénom. Ils avaient bu quelques verres ensemble avant 
de pénétrer dans l'AA_______. S'agissant de l'agresseur, il ne le connaissait pas. Après 

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avoir passé un moment dans l'établissement avec son "nouvel ami", ils étaient sortis et 
s'étaient installés sur la place ______ [GE]. Lui-même discutait tranquillement avec des 
inconnus rencontrés au cours de la soirée. A un moment donné, il avait vu que son ami 
s'embrouillait avec un homme, que lui-même n'avait pas vu auparavant. Pour sa part, il 
se trouvait à environ cinq mètre d'eux. L'inconnu avait jeté un verre vide sur la victime, 
laquelle avait réussi à l'esquiver. L'individu avait continué à agresser la victime en lui 
assénant des coups de poing et de pied pendant qu'elle se défendait avec son parapluie. 
Après quelques minutes, l'agresseur était parti et la victime se tenait en disant: "il m'a 
planté". Ils avaient alors constaté qu'elle saignait. Suite à cela, la police était rapidement 
arrivée. Vu que lui-même avait beaucoup bu, il n'était pas en mesure de donner plus de 
détails. 

L'agresseur était un homme de type maghrébin, âgé entre 20 et 25 ans, mesurant environ 
185 cm, de corpulence normale, il avait les cheveux bouclés sur le dessus et rasés sur les 
côtés. Il était vêtu d'une doudoune bleue. Sur présentation d'une planche photographique, 
H______ a reconnu l'agresseur sur la photographie n° 6, à savoir X______. 

Déclarations d'X______ 

d.a. Entendu par la police le 15 janvier 2023, X______ a indiqué avoir reçu des coups 
dans le visage, sans savoir pour quelles raisons. Il présentait des douleurs à l'œil gauche, 
aux mains ainsi que sur les côtés. Le 14 janvier 2023, vers 23h30 ou 00h00, il était arrivé 
à l'AA_______ pour rejoindre un ami qui se prénommait M______. Ce dernier lui avait 
envoyé, vers 22h00, des messages pour lui indiquer que s'il voulait sortir, ils pouvaient se 
retrouver à l'AA_______. Il était resté une heure à l'AA_______, avait écouté de la 
musique, cherché M_______, qu'il n'avait finalement pas trouvé, et rencontré des 
personnes qu'il ne connaissait pas. Ensuite, il était sorti pour rentrer chez lui, étant précisé 
qu'il était resté un peu dehors de l'établissement. Il avait alors cherché des personnes 
disposées à connecter leur téléphone à ses enceintes, dans l'idée de danser. Après cela, un 
personne d'origine arabe était venue vers lui, accompagnée d'un ami, et avait commencé 
à danser. La personne d'origine arabe était petite et son ami était grand et gentil. Le plus 
petit était venu vers lui et l'avait frappé au niveau de l'œil avec son poing droit, étant 
précisé qu'il n'y avait pas eu d'embrouille. Suite au coup, il était tombé, puis s'était relevé. 
Cependant, la personne d'origine arabe avait continué de le frapper. X______ était tombé 
à terre à quatre reprises, mais s'était relevé à chaque fois. Plus précisément, il avait été 
frappé à quatre reprises au niveau de l'œil gauche et chaque coup l'avait fait tomber. Il 
pensait avoir pris un coup au niveau de la bouche, vu que son appareil dentaire semblait 
cassé. L'ami de la personne d'origine arabe s'était interposé et lui avait dit "s'il te plaît 
pars et ne reste pas ici", ce qu'il avait fait. A aucun moment, X______ n'avait asséné de 
coups à cet homme petit de type arabe. Certes, quand ils étaient dehors, il avait remarqué 
que l'intéressé le regardait mal, mais sans que lui-même ne sache pourquoi. Il ne 
comprenait donc pas les raisons pour lesquelles il avait été frappé. Il ne connaissait pas 
A______ et ne l'avait jamais vu auparavant. Confronté au fait que le plaignant avait 
déclaré avoir reçu un coup de couteau sur le côté, X______ a fait valoir que c'était faux 

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et qu'il ne se bagarrait pas avec des couteaux. Il avait effectivement un couteau suisse sur 
lui, qu'il utilisait principalement pour couper des aliments et pour manger. Il avait acheté 
ce couteau trois mois auparavant, étant précisé qu'il n'en avait jamais fait usage pour faire 
du mal. La police avait retrouvé ce couteau dans sa sacoche alors que lui-même avait 
oublié qu'il s'y trouvait. Au cours de la soirée, le couteau était resté dans la sacoche. La 
nuit en question, il n'avait pas d'autre couteau sur lui. Il ignorait pourquoi le témoin 
I______ avait mentionné que l'agresseur était muni d'un couteau et l'avait utilisé pour 
poignarder A______. 

Interrogé sur des propos tenus par l'auteur des agissements à l'encontre de A______, soit 
"je vais te tuer" ou encore "de toute façon je n'ai pas de papiers, je n'ai rien à perdre", 
X______ a déclaré que cela ne lui disait rien. Quant à la question de savoir s'il avait 
poussé la victime, il a contesté ce geste. Confronté aux faits que deux témoins l'avaient 
reconnu comme étant l'agresseur de A______, il a déclaré ne pas comprendre pourquoi 
ils disaient cela, puisque "tout cela est faux". En relation avec l'accusation de jet d'un 
verre vide sur la victime ressortant de la déclaration du témoin H______, il a indiqué ne 
pas se souvenir avoir eu un verre vide dans les mains, puisqu'il avait uniquement bu à la 
bouteille, en l'occurrence une bouteille de rhum qui était en verre. Confronté aux 
déclarations de A______ selon lesquelles X______ lui avait demandé une cigarette et, 
face à la réponse négative, avait commencé à l'insulter, il a contesté la réalité de ces 
allégations, ajoutant ne pas même se souvenir avoir parlé avec A______. Il ne l'avait pas 
poussé, pas frappé et ne lui avait pas couru après avec un couteau à la main. Il ne l'avait 
pas non plus menacé de mort. 

Questionné sur le sujet des stupéfiants, X______ a indiqué que les 13 grammes bruts de 
résine de cannabis retrouvés dans sa sacoche étaient du CBD destiné à son usage 
personnel qu'il avait acheté dans un kiosque. Par ailleurs, tous les soirs, il fumait un joint 
de shit n'étant pas du CBD, drogue qui lui coûtait environ CHF 20.- par semaine. Dans la 
nuit du 14 au 15 janvier 2023, il pensait avoir fumé un joint de "vrai" shit juste avant de 
sortir et de boire de l'alcool, soit vers 21h30. Lors de cette même nuit, il avait consommé 
du Jack Daniels Pomme, soit quelques gorgées avant de sortir de chez lui, soit avant 
22h00. Une fois à l'AA_______, il avait bu deux bières, étant précisé qu'il avait emporté 
avec lui la bouteille de Jack Daniels Pomme et une bière dans son sac. Enfin, il avait avalé 
quelques gorgées de Captain Morgan.  

S'agissant des 14 comprimés blancs découverts dans sa sacoche, il s'agissait de pilules 
pour dormir qu'un ami lui avait remis gratuitement. N'ayant plus de couverture maladie, 
il ne pouvait pas se rendre chez le médecin afin de se les faire prescrire. Il avait omis que 
ces comprimés se trouvaient dans cette sacoche. Il en disposait pour son usage personnel.  

d.b. Entendu par-devant le Ministère public le 16 janvier 2023, X______ a confirmé 
les déclarations faites la veille à la police. Il a expliqué que, le 14 janvier 2023, vers 
22h30-23h00, il s'était rendu à l'AA_______, dans le prolongement d'un contact avec un 
ami, "M_______". Sur place, il avait consommé une bière, puis était sorti de la 

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discothèque, étant notamment précisé qu'il n'avait pas retrouvé son ami et n'avait pas 
Internet pour l'appeler. Alors qu'il souhaitait rentrer chez lui, il était tout de même resté 
un peu dehors, regrettant de ne pas pouvoir connecter ses enceintes pour que tout le 
monde puisse écouter de la musique. Deux hommes d'origine algérienne étaient arrivés, 
à savoir un grand [F______] et un petit [A______]. Le grand était gentil, tandis que le 
petit l'avait regardé de travers, sans que lui-même n'ait fait quelque chose. Le petit était 
venu vers lui, l'avait frappé au niveau de l'œil gauche avec son poing droit, ce qui avait 
entraîné sa propre chute. Le petit avait continué à le taper et alors qu'il se relevait, le petit 
continuait à lui asséner des coups. Cela s'était produit à quatre reprises. Son appareil 
dentaire avait été cassé. Il n'avait jamais vu le petit par le passé et ne le connaissait pas. 
Le grand était venu vers lui et lui avait dit "s'il te plait est-ce que tu peux partir, on ne 
veut pas de problèmes, s'il te plaît" et X______ était alors parti. Par la suite, il avait été 
interpellé par la police. 

De son côté, il n'avait rien fait à l'égard de l'homme qu'il décrivait comme étant petit. Il 
ne l'avait pas frappé avec ses poings ou ses mains et pas non plus avec un couteau. Il 
n'avait pas lancé de pichet dans sa direction et ne lui avait jamais dit qu'il allait le tuer. Il 
n'était pas vrai qu'il l'avait poursuivi avec un couteau à la main, étant toutefois précisé 
qu'il avait effectivement un couteau suisse en sa possession, destiné à couper du pain et 
du fromage. Pour sa part, X______ avait pris tellement de coups qu'il avait des difficultés 
à parler ainsi que des douleurs à la mâchoire. Son souhait était de partir. S'il n'avait pas 
appelé la police, c'était parce qu'il n'avait plus de crédit dans son téléphone et qu'il n'y 
avait pas pensé. Vu sa consommation d'alcool, il n'avait pas senti que sa blessure à l'œil 
gauche était grave. Pour ce qui est des déclarations à charge des témoins, il n'en savait 
rien. Enfin, sur le plan de la consommation de substances, il a déclaré fumer tous les soirs 
du CBD et fumer du shit deux à trois fois par mois. 

Audiences de confrontation par-devant le Ministère public  

e.a. Une audience de confrontation s'est tenue par-devant le Ministère public le 16 
mars 2023. A cette occasion, A______ a confirmé sa plainte et a expliqué que 
moralement, il n'allait pas bien, qu'il dormait mal et qu'il continuait à repenser aux faits, 
en relevant qu'il avait "failli y passer" et que son agresseur disait toujours qu'il allait le 
tuer, lui ôter la vie. Avant de consulter un psychologue, il attendait d'être soigné. 
S'agissant de sa lésion sur le flanc droit, il avait toujours un trou. Après les faits, il avait 
également présenté des hématomes sur le genou, le visage et le torse. Actuellement, il 
était plus atteint psychologiquement que physiquement.  

Le soir des faits, l'origine du conflit était une cigarette, car il avait refusé d'en remettre 
une à X______, lequel était très arrogant et violent. Ce dernier avait commencé à l'insulter 
en le traitant de "fils de pute" et en proférant "nique ta mère". Alors que A______ avait 
demandé à X______ les raisons pour lesquelles il agissait de la sorte, celui-ci lui en avait 
"mise une". A______ s'était levé du banc où il était assis et X______ l'avait fait tomber 
en le repoussant, puis avait commencé à lui asséner des coups. A______ s'était défendu. 

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Alors qu'il se trouvait au sol, X______ lui avait infligé des coups de pied et de poing. 
A______ avait commencé à courir, mais X______ l'avait poursuivi et avait lancé sur lui 
une chope qu'il avait ramassée. X______ l'avait à nouveau fait tomber et lui avait asséné 
des coups de couteau en disant "je vais te tuer, je vais te tuer".  Interpellé par le procureur 
sur des différences avec la version qu'il avait livrée à la police, A______ a indiqué que 
les évènements s'étaient déroulés comme il venait de le raconter. Confronté à ses 
déclarations à la police, il a expliqué qu'il avait commencé à courir après avoir reçu le 
coup de couteau. En résumé, il avait reçu des coups, il était tombé, il avait reçu le coup 
de couteau, il s'était relevé, il avait couru, en étant poursuivi par son agresseur, et il était 
tombé une nouvelle fois. C'était à ce moment-là que X______ lui avait dit "je vais te tuer, 
je vais te tuer". En réalité, X______ lui avait déjà dit de tels mots avant cela.  

e.b. Egalement entendu à cette occasion, X______ a confirmé ses précédentes 
déclarations et a déclaré avoir consommé, le soir des faits, trois bières ainsi qu'une 
bouteille de whisky à la pomme, précisant qu'il avait commencé à boire depuis trois mois, 
car il était privé de voir son fils. Il avait également fumé du CBD.  

Le soir des faits, il avait rencontré "un grand qui était gentil, un plus petit, et un plus âgé". 
Ils avaient commencé à discuter et le grand lui avait dit "reste avec nous le plus âgé paie 
les consommations", ce qu'il avait fait. Par la suite, n'ayant pas retrouvé son ami, il était 
sorti tout en restant derrière l'AA_______. Comme il avait des enceintes, il avait demandé 
à des personnes de connecter leurs téléphones pour mettre de la musique. Les trois 
personnes qu'il avait rencontrées l'avaient rejoint et ils avaient commencé à danser, même 
si le petit [A______] le regardait bizarrement. Alors qu'il parlait avec le plus grand 
[F______], il avait reçu un coup par derrière, sans savoir avec quoi. Il était alors tombé 
et avait perdu connaissance. Alors qu'il essayait de se relever, il avait reçu un nouveau 
coup. Il s'était relevé quatre fois et avait reçu quatre coups, entraînant sa chute à chaque 
reprise. Les coups avaient été infligés au niveau de la tempe gauche et de la joue droite. 
Il avait également reçu un coup à l'œil gauche, ce qui avait eu pour conséquence de le 
faire saigner à cet endroit. Il présentait également une cicatrice au niveau de la joue droite 
et sa veste avait été trouée. En outre, suite à une chute en 2018, il avait des prothèses 
dentaires et l'une d'entre elles avait été cassée. 

Il ne savait pas qui lui avait asséné les coups et les raisons du conflit. Selon lui, son 
agresseur était le petit, dont il ne connaissait pas le nom. Le soir des faits, lui-même était 
"bien bourré". Il était certain que le petit lui avait infligé les coups, car le grand était gentil 
et le plus âgé se trouvait plus loin. Il pensait que les coups lui avaient été assénés au 
moyen de son enceinte, celle-ci étant cassée. Il n'avait infligé aucun coup à A______ et 
n'avait pas sorti de couteau, étant précisé qu'il ne s'était jamais bagarré avec un couteau 
et qu'il pratiquait les arts martiaux. S'il avait un couteau sur lui, c'était pour ses repas. S'il 
avait quitté les lieux avant l'arrivée de la police, c'était parce qu'il était "trop bourré" et 
que le grand le lui avait demandé gentiment. Il ne savait pas pourquoi le grand lui avait 
demandé de partir. Après ses chutes, il ne sentait plus rien, n'était pas bien, avait l'œil 

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plein de sang, comme une hémorragie interne. Il n'était pas possible, en dépit de son état 
alcoolisé le soir des faits, qu'il ait fait ou dit des choses dont il ne se souvenait pas.  

Les comprimés retrouvés sur lui l'aidaient à dormir. Il s'agissait de Rivotril, achetés au 
Quai 9, au prix de CHF 1.- le comprimé. 

e.c. Au cours de cette audience, F______ a confirmé ses déclarations faites à la police. 
Il a précisé que le soir des faits, en compagnie de A______, ils s'étaient rendus dans une 
boîte de nuit au centre-ville, avant d'aller à l'AA_______. Là-bas, ils avaient rencontré 
une troisième personne, dont il ne se souvenait pas du nom. Il avait parlé avec X______, 
lequel n'était pas agressif, festif et "pas méchant à première vue". Vers 02h00, ils étaient 
sortis de l'AA_______. Alors qu'il parlait avec une femme, il avait vu X______ courir 
après A______. Il n'avait pas compris comment cela était arrivé, dès lors qu'il n'avait pas 
vu de coups avant la course. Quand X______ courait, il avait vu quelque chose de brillant 
dans sa main, sans pouvoir dire ce que c'était. Il n'avait pas entendu les mots échangés.   
Au Procureur qui lui demandait s'il avait entendu quelqu'un dire à A______ "je vais te 
tuer" et "de toute façon je n'ai pas de papier et je n'ai rien à perdre", F______ a répondu 
par l'affirmative, précisant avoir entendu ces mots de la bouche de X______, juste avant 
que A______ ne tombe par terre. X______ et A______ avaient couru vers l'AA_______ 
en tournant deux fois autour d'un arbre. C'était en arrivant devant le bar que lui-même 
avait vu X______ mettre un coup à A______, entraînant la chute de ce dernier. Cette 
chute était anormale, car A______ avait mis cinq mètres avant de tomber. C'était comme 
si son voisin "avait pris un KO" et qu'il essayait de ne pas tomber. A l'endroit où se 
trouvait un bar devant l'AA_______, A______ avait trébuché et lui avait dit "'j'ai pris un 
coup de couteau", voire "il m'a planté" ou "j'ai reçu un coup" ou encore "il m'a piqué". 
La tête ou l'épaule de A______ avait heurté le trottoir. Lui-même avait couru pour 
s'interposer en mettant les bras et en demandant à X______ de se calmer. Cela n'avait pas 
été difficile de les séparer, X______ ayant été assez compréhensif. Il ne pouvait pas dire 
si X______ avait résisté. Au moment de son intervention, il pensait que X______ allait 
asséner un nouveau coup, mais l'acte ne s'étant pas déroulé, il ne pouvait pas l'affirmer. 
Confronté au contenu des images de vidéosurveillance, il a relaté qu'après avoir séparé 
les deux protagonistes, il était resté un petit moment avec X______ pour "le calmer, le 
tenir", car il avait peur qu'il revienne vers A______. Selon lui, X______ était "normal". 
Il avait dit à X______ de s'éloigner, ce qu'il avait fait.  Par la suite, avec A______, ils 
s'étaient arrêtés sur un trottoir et il avait placé ses deux mains sur la plaie du blessé pour 
stopper l'hémorragie. Pour sa part, il n'avait pas vu A______ donner des coups à 
X______. S'il avait dit que X______ aurait tué A______ sans son intervention, c'était 
parce qu'en moins de dix secondes, son ami était devenu tout blanc et qu'il le voyait partir. 
Lui-même avait constaté la plaie, laquelle lui semblait proche du foie, et il avait vu le 
sang de couleur noirâtre, ce qui avait été chez lui source de panique.  

Il ne se souvenait pas de ce que A______ avait bu le soir des faits. A leur arrivée à 
l'AA_______, ils avaient bu de la bière, mais il n'avait pas surveillé la consommation de 

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son ami. Ils n'avaient pas consommé "plus que cela". Il ne se souvenait pas si A______ 
avait consommé des stupéfiants le soir en question. 

Quand il sortait avec A______, les soirées se déroulaient bien et ils continuaient à sortir 
ensemble, mais plus en boîte. A______ était sérieux, pas bagarreur et ne cherchait pas les 
problèmes, ayant "passé l'âge". Depuis la nuit en question, il avait revu A______, 
notamment lors d'une visite à l'hôpital. Evoquant les faits, ils s'étaient dit que A______ 
"n'était pas passé loin".  

e.d. I______ a confirmé ses explications fournies à la police. Il a ajouté que le soir des 
faits, il se trouvait avec des amis sur la place ______ [GE], un peu à l'écart. Ils avaient 
entendu des bruits de bagarre, dont du verre qui se cassait ainsi que des personnes qui 
criaient. Cela ne les avait pas alarmés. Ensuite, ils avaient vu un homme courir dans leur 
direction et a posteriori, ils avaient supposé que cela était lié à la bagarre. Cet homme qui 
courait était "mal en point", titubait, avait glissé et était tombé, en manquant de heurter le 
trottoir. Alors qu'il se relevait, une deuxième personne était arrivée et lui avait asséné des 
coups. Les coups n'étaient pas "standards", étant dirigés plutôt vers le ventre et le torse. 
I______ avait alors pensé que, vu la direction des coups, la personne possédait une lame, 
mais lui-même n'avait pas vu un tel objet. Il avait pensé à la présence d'un couteau au vu 
de la gestuelle et de la région où les coups étaient infligés. Il lui semblait avoir vu 
l'agresseur sortir quelque chose de sa poche, sans qu'il ne puisse toutefois dire s'il 
s'agissait d'un couteau. En relation avec le contenu de ses déclarations à la police, il a 
précisé qu'il avait été auditionné par la police après avoir su qu'il y avait eu un coup de 
couteau. 

I______ se trouvait à un, voire deux mètres de la victime et de l'agresseur. Une troisième 
personne était ensuite arrivée. Quand l'agresseur avait été intercepté par cette troisième 
personne, lui-même s'était dirigé vers la victime qui lui avait dit "j'ai été planté" et il avait 
alors appelé une ambulance. Le troisième intervenant était ensuite revenu. La victime 
allait mal et ils lui avaient demandé de retirer sa chemise. Ils avaient alors constaté la 
présence de sang très sombre qui s'écoulait, ce qui n'était pas bon signe, ainsi que d'une 
entaille sur le flanc droit. Sur le moment, il n'avait pas eu peur pour la vie de la victime, 
mais après coup, il s'était demandé comment elle allait. Il n'avait pas vu la victime mettre 
des coups à son agresseur. Il n'avait rien entendu en particulier, mais éventuellement des 
mots comme "arrête" ou "stop". S'agissant des personnes présentes lors de l'audience, il 
n'a pas reconnu X______, mais a reconnu A______ comme étant la victime.  

e.e. M______ a confirmé ses déclarations livrées à la police et a ajouté qu'ils sortaient 
du bar "AB_______" et se trouvaient sur le trottoir lorsqu'ils avaient entendu des cris ainsi 
que des bris de glace. A un moment donné, ils avaient vu deux personnes qui couraient, 
dont l'une avait trébuché et avait failli taper sa tête contre le trottoir. La deuxième 
personne s'était dirigée vers la première avant de se pencher sur elle. Lui-même n'avait 
pas vu de coup. La personne qui avait chuté s'était relevée et une troisième personne était 
intervenue en mettant à l'écart la deuxième personne, tout en tentant de la calmer. Ils se 

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trouvaient à moins de cinq mètres. Avec son ami I______, ils s'étaient occupés de la 
victime qui avait dit avoir été plantée. Ils avaient vu du sang. Il n'avait pas vu d'échanges 
de coups ou la victime mettre des coups et pas non plus de couteau. Il avait, en revanche, 
entendu des paroles qu'il n'avait pas pu comprendre, celles-ci n'étant pas en français. Il ne 
pouvait pas dire en quelle langue elles étaient prononcées.  

e.f. L______ a confirmé ses déclarations faites à la police. Il se trouvait avec des amis 
à la place ______ [GE] lorsqu'ils avaient entendu des bruits de bagarre. Il pensait que des 
coups avaient été préalablement échangés. Ils avaient vu deux personnes courir et l'une 
d'entre elles chuter devant eux. Ils se trouvaient à trois ou quatre mètres. Il avait eu peur 
que la personne ayant glissé ne se soit frappée la tête contre le trottoir, au vu de la chute 
ainsi que de la pluie et de la chaussée glissante. Le poursuivant était parti. Il n'avait pas 
vu si une personne avait demandé à l'agresseur de partir et n'avait pas remarqué si 
l'agresseur était blessé. Il avait vu la victime tenter de partir. Il avait entendu des paroles 
échangées sans savoir lesquelles, dès lors qu'elles n'avaient pas été énoncées en français. 
Une troisième personne était intervenue et avait tenté de calmer la situation. Son ami, 
I______, avait dit qu'il pensait qu'il y avait eu un coup de couteau, étant précisé qu'ils 
n'avaient pas vu le couteau. I______ avait appelé une ambulance après avoir constaté la 
blessure de la victime. S'agissant des personnes présentes lors de l'audience, il n'a pas été 
en mesure de les reconnaître.  

e.g. Une nouvelle audience s'est tenue le 3 avril 2023 au Ministère public. A cette 
occasion, J______ a confirmé ses déclarations faites à la police et expliqué que vers 
02h30, alors qu'il se trouvait avec ses amis, I______, L______ et M______, devant le bar 
"AB_______", ils avaient entendu le bruit d'une altercation, soit du bruit de verre cassé, 
émanant de la place ______ [GE]. Ensuite, ils avaient vu arriver deux protagonistes, le 
premier fuyant le second. Celui qui fuyait avait une "démarche hasardeuse" et "pas très 
assurée", sans que lui-même ne puisse dire si c'était dû à l'alcool ou à une lésion. Le 
poursuivant avait poussé le poursuivi, ou à tout le moins, il y avait eu un contact ayant 
entraîné la chute du poursuivi. Son attention s'était alors portée sur la chute, vu sa crainte 
que la tête du poursuivi ne vienne heurter le trottoir. Il se trouvait à cinq mètres de la 
scène, étant précisé qu'il était mauvais pour estimer les distances. A ce moment-là, un de 
ses amis, I______, avait dit :"il s'est fait poignarder ou il s'est fait planter". De son côté, 
il n'avait pas vu d'arme blanche. Une tierce personne était alors arrivée et avait essayé de 
séparer les deux protagonistes. Cette troisième personne avait contenu l'agresseur. Un de 
ses amis avait appelé les secours ou la police. La personne à terre s'était relevée, tout en 
titubant, et s'était assise sur un trottoir. Dans l'intervalle, l'agresseur avait quitté les lieux 
en direction de la place ______ [GE]. Il lui semblait avoir vu l'agresseur repasser, dix à 
vingt minutes après les faits, sur la rue ______ [GE], et ce après l'arrivée de la police. Il 
n'avait pas vu si l'agresseur avait été blessé, dès lors qu'il ne lui semblait pas que 
l'agresseur présentait des difficultés pour marcher. Il n'avait pas vu d'échange de coups 
ou la victime asséner des coups à son agresseur. Des paroles, qu'il n'avait pas comprises, 
avaient été échangées, probablement en arabe ou dans une autre langue qu'il ne maîtrisait 
pas. 

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Sur présentation des personnes présentes dans la salle d'audience, il n'a pas reconnu 
X______. En revanche, il a reconnu A______ comme étant la personne qui avait chuté.  

e.h. X______ n'a pas souhaité revenir sur ses précédentes déclarations. Il a expliqué 
qu'après être sorti de l'AA_______ et être resté écouter de la musique pendant une 
trentaine de minutes, "le grand collègue" de A______ était venu. Lui-même avait ensuite 
reçu un coup sur le côté gauche de son visage, sans savoir avec quoi il avait été frappé. 
En tout, il avait reçu quatre coups. Le petit [A______] était la personne qui lui avait asséné 
les quatre coups, ce dont il était certain. En effet, celui-ci se tenait derrière son ami 
[F______] et il était venu lui asséner le coup de face. Quand il avait dit avoir reçu le coup 
de derrière, il voulait dire que A______ se trouvait derrière son ami, et non pas derrière 
lui-même. Confronté au fait que du sang de A______ avait été retrouvé sur son couteau, 
il a réagi en disant "je ne sais pas" et a fait valoir qu'il avait pris un coup et perdu 
connaissance pendant une dizaine de secondes. Il avait essayé de se relever après le 
premier coup, mais il en avait reçu un deuxième. Il avait de nouveau tenté de se relever, 
mais s'était vu infliger un troisième coup. Encore une fois, en tentant de se relever, un 
nouveau coup lui avait été asséné. Après cela, il n'avait plus de souvenir jusqu'à ce que 
l'ami de A______ vienne vers lui pour lui demander de quitter les lieux. Il était impossible 
qu'il ait lui-même donné un coup de couteau. Quand il avait été interpellé, il avait mal à 
l'œil gauche, présentait une cicatrice sur la joue droite et ses vêtements étaient entaillés. 

e.i. Répondant à des questions du Conseil de X______, A______ a indiqué qu'il avait 
certainement asséné des coups à ce dernier, dans le but de se défendre, ayant reçu un coup 
de couteau et un pichet en verre. Sur la place ______ [GE], il avait reçu des coups de 
poing, de pieds et son agresseur avait proféré des insultes. Il avait le genou écorché. S'il 
avait pris la fuite, ce n'était pas pour rien, c'était pour échapper à un nouveau coup de 
couteau, étant relevé que ce n'était pas lui qui s'était infligé un tel coup. 

Correspondance de X______ 

f.a. Dans un courrier expédié le 22 mai 2023 de la prison d'AE______ et reçu le 25 
mai 2023 au Ministère public, X______ s'est notamment exprimé comme suit (propos 
reproduits verbatim) : "je suis conscient des consequance de mes actes", "j'aurais 
tellement voulu que sa se passe autrement que cette histoire n'existe pas", "je n'ai jamais 
voulu tuer perssonne jamais j'ai eu l'intention de tuer vous savez dans c'est moment la on 

ne maitrise pas c'est actes. On ne reflechie pas, il faut vivre c'est situation pour realiser 

tout se qui peux nous traverser l'esprit a se moment la" et "je vous exprime avec la plus 
grandes des sinceriter mes regrets les plus profonds".   

f.b. Par courrier du 30 juin 2023, X______ a notamment écrit ce qui suit au Ministère 
public : "Je me rappelle vraiment pas de ce qu'il c'est passé. J'avais bue de l'allcol et 
consomer des rivotrils. Je n'ai pas l'habitude de boire de l'allcol. Ce ne sont pas des 

excuses mais la vérité" et "Je me souvient du début de ce conflit, je me rappelle qu'il y 
avait deux perssonnes qui m'ont demandé de rester avec eux, pour profiter d'un Monsieur 

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d'un certain âge. Je n'ai pas voulu rester avec eux. C'est à ce moment la que l'un deux me 

regardais mal, et il m'a donné quatre coups de poings. Et la j'ai eu un trou noire". 

Eléments techniques 

Images de vidéosurveillance 

g. Dans son rapport de renseignements du 6 février 2023, la police a fait savoir 
qu'une caméra disposée à hauteur du n° ______ de la rue ______ [GE] et appartenant à 
N______ avait filmé la fin de l'agression. L'examen des images avait permis de constater 
qu'à partir de 02:52:06, X______ et A______ se déplacent le long de la rue ______ [GE], 
en provenance de la place ______ [GE]. X______ poursuit A______ et tente de l'agripper. 
Devant le bar "AB_______", où se trouvent plusieurs personnes, A______ trébuche et 
tombe à terre. Un troisième homme, identifié comme étant F______, suit les deux 
premiers. Alors que A______ se trouve au sol, X______ se dirige vers lui et semble tenter 
de le frapper avec son poing. F______ s'interpose et tient X______ à distance, en se 
plaçant entre lui et A______. F______ retient encore X______ lorsque celui-ci essaie à 
nouveau d'attraper A______, qui s'est relevé. Alors que A______ a une nouvelle fois 
chuté à terre, X______ s'approche de lui et le frappe avec sa main droite, mais est retenu 
par F______ qui agrippe sa veste. A______ parvient à se dégager et rampe sur le sol, 
manquant de se faire renverser par une voiture en marche. A______ se relève et marche 
le long de la rue, en se tenant un côté avec sa main. Il se penche en avant, paraissant blessé 
au niveau du ventre. Pendant ce temps, F______ maintient de force X______ contre le 
mur près de l'entrée du bar. Ils semblent discuter et A______, qui est au milieu de la route, 
les observe. Après une séquence manquante de 28 secondes, les images montrent 
X______ repartir en direction de la place ______ [GE], s'arrêter au milieu de la rue 
______ [GE] et sembler s'adresser à A______ qui se trouve un peu plus loin. F______ se 
met à suivre X______, à distance. A______ est pris en charge par deux passants qui 
l'amènent sur le trottoir et l'un d'eux passe un appel. F______ revient sur les lieux pour 
s'occuper de A______. 

Sur la base de ces images, la police a considéré que les déclarations de A______ et des 
témoins étaient confirmées, tandis que la version de X______ était démentie, étant précisé 
que ses dires quant au fait qu'il avait été frappé à quatre reprises et était tombé quatre fois 
ne coïncidaient pas avec les images. X______ semble vouloir en découdre et il est vu, à 
au moins une reprise, en train de frapper A______ à l'aide de son poing. En revanche, à 
aucun moment un couteau n'est visible sur les images. 

Analyses ADN  

h.a. Selon le rapport d'analyses ADN du CURML du 20 février 2023, s'agissant du 
couteau suisse de marque VICTORINOX, sur le manche a été mis en évidence un profil 
ADN de mélange dont la fraction majeure correspond au profil ADN de XA______ [soit 
X______], tandis que le profil ADN de A______ est incompatible avec le mélange. La 

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trace rougeâtre n°1 sur la lame de couteau a obtenu un résultat positif au test indicatif de 
détection de sang, sans compter que le profil ADN mis en évidence correspond au profil 
ADN de XA______ [soit X______]. La trace rougeâtre n°3 sur la lame du couteau a 
obtenu un résultat positif au test indicatif de détection de sang. Le profil ADN de mélange 
découvert sur cette trace comporte une fraction majeure qui correspond au profil ADN de 
A______, tandis que le profil ADN de XA______ [soit X______] est compatible avec 
ledit mélange. Enfin, sur le tour du dommage de la face extérieure de la veste en velours 
bleue foncée, c'est un profil ADN de mélange qui a été mis en évidence et la fraction 
majeure dudit profil correspond au profil ADN de A______. Il a aussi été constaté que le 
profil ADN de XA______ [soit X______] était compatible avec ce mélange. 

h.b. Dans son rapport du 22 mai 2023, intégrant les constatations du CURML 
précédemment évoquées, la BPTS a apporté des informations complémentaires. Ainsi le 
le couteau retrouvé dans la poche droite de la veste de X______ était un couteau suisse, 
de marque VICTORINOX, de couleur bleue et portant l'inscription "______". Il était 
composé d'une grande lame mesurant environ 6.1 centimètres (mesure de la pointe à la 
base de la lame coupante et environ 1.1 centimètre de large à la base) ainsi que d'un 
manche mesurant environ 9 centimètres de long (mesure au milieu du manche). La grande 
lame présentait plusieurs petites traces rougeâtres. Pour les traces ayant fait l'objet de 
prélèvements, des tests indicatifs OBTI pour la présence de sang avaient été réalisés au 
laboratoire et s'étaient révélés positifs.  

L'examen de la veste en velours bleue foncée de A______ a permis de constater la 
présence de plusieurs traces rougeâtres, étant précisé que la trace la plus importante était 
localisée sur le côté droit en bas de la veste. Cette veste était composée de plusieurs 
couches, soit un textile extérieur, un rembourrage interne et un textile extérieur. La 
présence d'un dommage, en forme de virgule et mesurant un centimètre, au textile au 
niveau du bas du dos à droite sur la couche extérieure de la veste avait été mis en exergue. 
La veste présentait un dommage, rectiligne et mesurant 1.2 centimètre, au textile sur la 
couche intérieure, également au niveau du bas du dos à droite. Les caractéristiques 
observées pour ces dommages indiquaient qu'il s'agissait de coupures. Leurs 
caractéristiques ainsi que leur localisation indiquaient qu'ils avaient été créés lors d'un 
même coup porté à l'aide d'un objet tranchant ayant été planté. 

L'examen de la chemise bleue ensanglantée de A______ a permis de constater plusieurs 
traces rougeâtres dont la plus importante était localisée sur le bas du flanc droit de la 
chemise. La chemise présentait un dommage, rectiligne et légèrement obliqué et mesurant 
1.1 centimètre, au textile au niveau du bas du dos à droite. Les caractéristiques observées 
pour ce dommage indiquaient qu'il s'agissait d'une coupure. 

L'examen du tee-shirt noir ensanglanté de A______ a permis de mettre en exergue 
plusieurs traces rougeâtres dont la plus importante était localisée sur le bas du flanc droit 
du tee-shirt. Un dommage, rectiligne et légèrement oblique, de forme ovale et mesurant 
environ 0.9 sur 0.4 centimètre, était présent au niveau du bas du dos à droite.  

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 P/1065/2023   

La localisation des différents dommages sur la veste, la chemise et le tee-shirt ainsi que 
leurs caractéristiques permettaient d'émettre l'hypothèse selon laquelle ils avaient été 
créés lors d'un même coup porté à l'aide d'un objet tranchant qui avait été planté et qui 
avait traversé ces différentes couches. 

Eléments médicaux relatifs à A______ 

i.a. A teneur du rapport d'expertise du CURML du 26 juin 2023, A______ a été 
examiné le 15 janvier 2023 dès 04h05 au Service des urgences des HUG. L'expertisé a 
indiqué que, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2023, alors qu'il se trouvait à proximité de 
l'AA_______ et fumait une cigarette, un homme qu'il ne connaissait pas l'avait poussé et 
lui avait asséné des coups de poing et de pied, le touchant un peu sur l'ensemble du corps, 
mais plus particulièrement au niveau du visage, du tronc et de la main droite. A______ 
avait essayé de se défendre, mais l'homme avait sorti un couteau (avec une lame lisse et 
longue comme un stylo-bille, à bout pointu) et lui avait asséné un coup, avec ce couteau, 
au niveau du flanc droit, avant de le poursuivre, lorsqu'il avait tenté de prendre la fuite. 
Ensuite, A______ était tombé à terre, se blessant aux genoux. Avant les faits, A______ 
avait consommé deux bières et fumé un joint. Au cours de l'entretien avec le médecin-
légiste, il s'était plaint de douleurs au flanc droit. 

Selon les rapports de renseignements contenus dans son dossier médical auprès des HUG, 
lors de l'évaluation initiale par les ambulanciers sur site, l'expertisé présentait une unique 
plaie au flanc droit, était hémodynamiquement stable et capable de marcher. Aux 
urgences, un bilan sanguin avait montré une baisse du taux d'hémoglobine de 142 à 126 
g/L en une heure et une éthanolémie à 16.4 mmol/L, soit 0.62 g/kg. Un bilan d'imagerie 
par CT-scanner abdominal avait dévoilé une plaie sous-cutanée à hauteur de la 11ème côte 
droite avec franc saignement actif-intramusculaire dès le temps artériel, se majorant sur 
les temps ultérieurs, sans lésion viscérale. L'expertisé avait été pris en charge au bloc 
opératoire en urgence pour une laparotomie exploratrice, laquelle n'avait pas mis en 
évidence de liquide libre intra-abdominal ni d'effraction du péritoine. La profondeur de 
la plaie (explorée au doigt) avait été estimée à 6 centimètres. 

L'examen médico-légal effectué le 15 janvier 2023 à 04h25 a mis en évidence les lésions 
traumatiques suivantes pouvant entrer chronologiquement en lien avec les faits : 

- une plaie à berges nettes en forme de "V" au niveau du flanc droit, associée à un 
saignement actif et à une importante tuméfaction locale ; 

- une ecchymose associée à une tuméfaction au dos de la main droite ; 

- des dermabrasions des genoux et du tiers proximal de la jambe gauche, associés à des 
ecchymoses ; 

- un érythème de la face interne du genou gauche. 

Le rapport d'imagerie forensique effectué par le CURML, établi sur la base du bilan 
d'imagerie effectué aux urgences des HUG, a mis en évidence une solution de continuité 

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cutanée et sous-cutanée en région postéro-latérale du flanc droit, à hauteur de l'arc latéral 
de la 10ème côte droite, avec infiltration des tissus mous sous-jacents et emphysème sous-
cutané et intramusculaire ainsi qu'une infiltration et saignement actif au sein du muscle 
oblique droit, en regard de la 10ème côte, dès le temps artériel, se majorant sur les temps 
ultérieurs, provenant probablement d'une artère intercostale. La trajectoire intracorporelle 
de la plaie allait de l'arrière vers l'avant, de la droite vers gauche et de haut en bas. La 
profondeur minimale de la plaie constatée en région postéro-latérale du flanc droit était 
d'environ 3.9 centimètres, en réalisant une mesure de la plaie cutanée jusqu'au foyer 
d'hémorragie active constaté au sein du muscle oblique externe droit. 

En conclusion, la plaie à bords nets constatée au niveau du flanc présentait les 
caractéristiques d'une lésion provoquée par un tranchant et piquant, tel qu'un couteau, 
comme exposé par la police et l'expertisé. La forme de cette plaie était indicatrice d'un 
mouvement du corps et/ou un mouvement intracorporel de l'objet au moment où la lésion 
avait été provoquée. D'après les informations contenues dans le dossier médical, cette 
plaie mesurait environ 6 centimètres de profondeur et était limitée aux tissus mous de 
l'abdomen, sans effraction du péritoine et sans atteinte viscérale. En revanche, elle était 
responsable d'une atteinte vasculaire (probablement une artère intercostale). Sur la base 
des éléments radiologiques, cette plaie était orientée de l'arrière vers l'avant, de la droite 
vers la gauche et de haut en bas. Sa profondeur minimale était de 3.9 centimètres. 

Les dermabrasions et ecchymoses constatées étaient la conséquence de traumatismes 
contondants avec une composante tangentielle (frottement) pour les dermabrasions. Elles 
étaient trop peu spécifiques pour se prononcer sur leur origine précise. Néanmoins, 
l'ecchymose constatée au niveau de la main, associée à une tuméfaction, était compatible 
avec un coup reçu à ce niveau, tel que décrit par l'expertisé. Les dermabrasions et 
ecchymoses des membres inférieurs étaient compatibles avec les faits rapportés par 
l'expertisé, soit une chute au sol avec réception sur les genoux. L'érythème était une 
rougeur cutanée fugace, disparaissant à la pression digitale, qui pouvait être d'origine 
traumatique. Cependant, il s'agissait d'une constatation trop peu spécifique pour se 
prononcer précisément quant à son origine. 

Le tableau lésionnel était compatible avec les déclarations de l'expertisé, mais semblait 
relativement fruste compte tenu des faits décrits par l'expertisé, qui rapportait avoir reçu 
des coups de poing et de pied sur l'ensemble du corps et plus particulièrement au niveau 
du visage et du tronc. Les lésions constatées n'avaient pas mis en danger la vie de 
l'expertisé.  

i.b. Lors de l'audience du 16 mars 2023, A______ a produit l'avis de sortie des soins 
aigus daté du 17 janvier 2023 duquel il ressort notamment qu'il a subi, le 15 janvier 2023, 
une intervention chirurgicale consistant en une laparoscopie exploratrice, qu'il devait 
poursuivre le traitement prescrit, qu'il ne devait pas porter de charges supérieures à 5 kg 
pendant quatre semaines et devait renoncer à prendre de bains ou faire des baignades 

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jusqu'à guérison complète de la plaie du flanc droit. Un arrêt de travail à 100% a été 
prononcé du 15 janvier au 22 janvier 2023. 

i.c. Par courrier de son Conseil du 1er avril 2023, A______ a produit quatre nouvelles 
pièces médicales, soit le rapport de scanner de l'abdomen du 15 janvier 2023 des Drs 
O______ et P______, dont il ressort notamment qu'il n'a pas présenté de lésions viscérale 
post-traumatique, le compte-rendu opératoire du 15 janvier 2023 de la Dre Q______ ainsi 
que le certificat médical de la Dre R______ du 17 janvier 2023 prévoyant une incapacité 
de travail à 100% du 15 janvier au 22 janvier 2023. Ces documents contiennent des 
constatations médicales évoquées dans le rapport d'expertise du CURML du 26 juin 2023. 
A teneur de la lettre de sortie des soins aigus du 24 janvier 2023 rédigée par le Dr S______ 
et la Dre R______, l'intervention pratiquée en faveur de A______ s'était déroulée sans 
complications et il présentait par la suite une évolution favorable, tant sur le plan 
biologique, avec des contrôles de l'hémoglobine restant stables, que clinique avec 
notamment des douleurs contrôlées, ce qui permettait un retour au domicile le 17 janvier 
2023. Des soins locaux au niveau de la plaie devaient être poursuivis en ambulatoire. 

i.d. Par courrier du 29 juin 2023, le Conseil de A______ a transmis le rapport de suivi 
du 27 juin 2023 du Dr T______, médecin adjoint responsable de l'Unité ______ (ci-après 
: ______), et de U______, psychologue, duquel il ressort que, suite aux faits, A______ 
décrivait avoir développé des symptômes de stress, tels que d'importants flash-backs et 
des pensées intrusives lorsqu'il était exposé à des stimuli lui rappelant les faits, des 
cauchemars, de l'évitement, une hyperréactivité marquée (trouble du sommeil, hyper 
vigilance, réactions de sursaut), une labilité de l'humeur, un état émotionnel négatif 
(colère, tristesse, pleurs, culpabilité), une méfiance généralisée ainsi qu'une grande peur 
de représailles entretenue par la négation des faits par l'auteur et par les informations 
acquises au sujet de son agresseur. Les professionnels de la santé ont noté "une légère 
amélioration autour des éléments travaillés avec toutefois une persistance de l'hyper-

réactivité marquée en lien avec une forte crainte de représailles de la part de l'auteur ou 

d'un tiers que celui-ci pourrait mandater. [...] La prise d'un traitement psychotrope a été 
discutée mais M. A______ ne l'a pas souhaité pour le moment". Les symptômes étaient 
compatibles avec un trouble de stress post-traumatique pouvant s'amender dans le temps 
quand il n'était pas associé à une crainte d'être ré-agressé. La prise en soins se poursuivait. 

Eléments médicaux relatifs à X______ 

j.a. A teneur du rapport d'expertise médicale du CURML établi le 26 juin 2023, un 
examen médico-légal a été effectué sur X______, le 15 janvier 2023 à 06h45. A cette 
occasion, l'expertisé a déclaré que, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2023, vers 23h00-
00h00, alors qu'il se trouvait à l'AA_______, qu'il avait trop bu et qu'il ne comprenait pas 
tout, un homme l'avait agressé en le frappant avec les poings et le plat de la main ("des 
patates au visage, des directs gauche-droite rapides"). Comme il était alcoolisé, sous 
l'impact des coups, il était tombé au sol. Il s'était relevé à plusieurs reprises, sans riposter, 
mais l'homme lui avait asséné des coups, ce qui l'avait fait tomber. Cela s'était déroulé à 

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 P/1065/2023   

quatre reprises. Finalement, il s'était défendu et avait asséné un/des coup/s à l'homme qui 
était tombé par terre. 

L'examen a permis de mettre en évidence des lésions traumatiques pouvant entrer 
chronologiquement en lien avec les faits, à savoir un ensemble d'ecchymoses au niveau 
de l'hémiface gauche, associées à une tuméfaction de la paupière supérieure gauche et à 
des infiltrations hémorragiques de la sclère de l'œil de gauche ainsi que des dermabrasions 
au niveau des joues. 

Les dermabrasions, ecchymoses, infiltrations hémorragiques de la sclère et la tuméfaction 
constatées étaient la conséquence de traumatismes contondants avec une composante 
tangentielle (frottement) pour les dermabrasions. Elles étaient trop peu spécifiques pour 
pouvoir se prononcer sur leur origine précise. L'ensemble lésionnel de l'hémiface gauche 
était compatible avec un ou plusieurs coups de poings reçus à ce niveau, tel que décrit par 
l'expertisé. Les dermabrasions constatées au niveau des joues étaient également 
compatibles avec des coups reçus à ces niveaux, tel que décrit par l'expertisé. En 
revanche, l'ensemble du tableau lésionnel semblait relativement fruste compte tenu des 
faits tels que décrits par l'expertisé, lequel a rapporté avoir reçu plusieurs coups avec 
violence. Les lésions constatées n'avaient pas mis en danger la vie de l'expertisé.  

j.b. Par courrier de son Conseil du 29 juin 2023, un rapport de consultation du 17 
janvier 2023 établi par la Dre V______ a été produit. Selon les dires de X______ 
rapportés dans ce document, alors qu'il se trouvait en soirée, il avait rencontré trois 
personnes avec qui il avait eu une conversation amicale et partagé une bouteille d'alcool. 
Un des trois individus était venu de derrière et l'avait frappé au niveau de la joue gauche, 
sans que lui-même ne voit si un objet avait été utilisé. Lui-même était tombé par terre 
sous le choc, puis l'individu était revenu et l'avait frappé à trois reprises au même endroit. 
Lui-même n'avait pas répliqué, mais un homme les avait séparés. X______ s'était éloigné 
de tous. Par la suite, la police l'avait arrêté dans la rue alors qu'il rentrait chez lui.  

L'examen médical a mis en exergue les éléments suivants: un hématome en monocle 
quasiment résorbé du côté gauche, une tâche hémorragique diffuse de la sclère externe de 
l'œil gauche, une douleur modérée à la palpation de l'os zygomatique et son rebord 
orbitaire gauche, sans déformation ni déplacement notable et une plaie cicatrisée d'un 
centimètre sur la joue droite. Par ailleurs, l'ophtalmologue consulté a retenu des anomalies 
post-traumatiques, sans signe de gravité. Dans la rubrique "problèmes du patient", il a été 
mentionné que l'intéressé consommait du Rivotril 2mg trois fois par jour, du cannabis 
tous les soirs et une bouteille de whisky ou de vodka, tous les week-ends, pour des 
problèmes de dépression suite à une séparation. 

Des faits relatifs à C______ 

Plainte pénale et déclarations de C______ 

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k.a. Entendue par la police le 25 avril 2022, C______ a expliqué s'être mise en couple 
avec X______ durant l'été 2018. Le 29 juillet 2019, ils avaient eu un garçon ensemble et, 
le 15 mai 2020, ils s'étaient mariés. Suite à leur mariage, la situation s'était dégradée, son 
mari devenant de plus en plus agressif et violent après sa radicalisation dans la religion 
musulmane.  

Le 22 avril 2021, alors que leur fils était malade, elle avait demandé à son mari de nettoyer 
le vomi de l'enfant, dès lors qu'elle-même ne se sentait pas bien. Son mari s'était plaint et 
avait dit à leur fils qu'elle-même devait aller à Belle-Idée, car elle était "folle". Après ce 
qu'elle avait entendu et comme elle était furieuse, elle s'était emparée d'une chaise 
métallique qu'elle avait jetée à côté de son mari pour qu'il cesse de parler. La chaise avait 
alors effleuré le tibia de X______. Suite à cela, il lui avait asséné un coup de pied au 
niveau du ventre et un coup de poing à l'œil, ce qui lui avait causé un gros œil au beurre 
noire. Pendant cette altercation, son fils était présent et avait vu ce qu'il s'était passé. Par 
la suite, son fils avait changé de comportement, devenant plus colérique et commençant 
à donner des coups. Suite à cet évènement, elle avait proposé plusieurs solutions à son 
mari, qui n'en avait accepté aucune.  

Le 22 juillet 2021, alors qu'elle se trouvait sous la douche, son mari était entré dans la 
salle de bain et elle lui avait alors envoyé des gouttes d'eau, dans le but de le taquiner. 
Cependant, cela n'avait pas plu à son époux qui s'était saisi d'un bâton se trouvant dans la 
salle de bain. Au moyen de cet objet, il l'avait frappée, à environ quatre reprises, au niveau 
des jambes. Après ce nouvel épisode, elle avait pris la décision de quitter le domicile 
familial avec son fils pour se rendre chez sa grand-mère.  Suite à ces épisodes de violence, 
elle avait été blessée, étant précisé qu'elle était en possession d'attestations médicales et 
de photographies. 

Pour sa part, il lui était arrivé de dire "connard" à son mari et de le griffer quand elle se 
débattait, lors de disputes. Si elle s'était présentée à la police autant de temps après les 
faits, c'était dû au fait qu'elle avait pris le temps de déménager, de se reconstruire 
psychologiquement et d'améliorer la vie de son fils. Elle se sentait, à présent, prête, ce qui 
n'était pas le cas par le passé. 

k.b. Entendue par-devant le Ministère public le 11 juillet 2022, C______ a confirmé 
sa plainte pénale et a expliqué que si elle avait attendu un certain temps avant de déposer 
plainte, c'était dû au fait qu'elle avait quitté, après les événements, le domicile commun 
pour vivre chez sa grand-mère. A l'époque, elle n'était pas prête psychologiquement et 
avait d'autres choses en tête, comme le fait de s'occuper de son fils et de son 
déménagement. En outre, dans l'intervalle, sa grand-mère était décédée.  

Elle avait coupé toutes relations avec X______, cela n'étant plus supportable, référence 
étant faite à son comportement insultant, sans compter un épisode où il lui avait ramené 
leur fils en ayant un joint à la main. Actuellement, X______ ne pouvait plus voir son fils 
et ils étaient dans l'attente d'une décision. Son dépôt de plainte ne visait pas à nuire à 

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X______, mais elle avait fait cette démarche pour elle-même. Elle attendait de la 
procédure que X______ assume, dès lors que cette situation avait entraîné des difficultés 
psychologiques au préjudice de son fils, qui avait vu sa mère se faire frapper.  

k.c. Entendue au Ministère public le 19 octobre 2022, C______ a indiqué ne plus avoir 
de contact avec X______ et qu'il en allait de même pour son fils. La situation générale et 
la procédure civile n'avaient pas évolué depuis l'audience du 11 juillet 2022. Le quotidien 
de son fils était meilleur depuis qu'elle et lui avaient quitté le domicile conjugal.  La 
première fois qu'elle avait quitté le domicile conjugal, c'était suite à des violences 
conjugales. X______ lui avait asséné un coup de poing au niveau de l'œil ainsi qu'un 
"kick" au niveau du ventre. Elle avait alors quitté la maison pendant deux jours pour 
"calmer les esprits". En juillet 2021, X______ avait recommencé en lui assénant des 
coups de bâton alors qu'elle était dans la douche. Cette fois-ci, elle avait définitivement 
quitté le domicile conjugal. Victime de violences conjugales, elle attendait de la 
procédure que X______ soit condamné. 

Des documents produits par C______ 

l.a. C______ a produit une attestation médicale de la Dre W______ datée du 22 avril 
2021, aux termes de laquelle ce médecin a indiqué avoir reçu, le jour même, la précitée 
qui avait déclaré avoir reçu un coup de pied dans le ventre ainsi qu'un coup de poing à 
l'œil droit. L'examen clinique avait dévoilé la présence d'un hématome couvrant un tiers 
de la paupière droite ainsi qu'un traumatisme psychologique.  

l.b. Elle a également remis une attestation médicale de la Dre W______ datée du 22 
juillet 2021. A teneur de cette attestation, l'examen clinique, réalisé à cette date, avait mis 
en exergue des hématomes multiples sur les jambes ainsi qu'un traumatisme 
psychologique. La patiente avait déclaré avoir été victime de coups et de blessures sur les 
deux jambes.   

l.c. Enfin, C______ a transmis des photographies de son œil ainsi que de ses jambes. 
Sont visibles sur les clichés un œil tuméfié avec la présence d'un important hématomes 
ainsi que des jambes comportant plusieurs hématomes.  

Déclarations d'X______ 

m.a. Entendu par la police le 18 mai 2022, X______ a déclaré qu'il n'était plus en 
couple avec C______ depuis plusieurs mois. Au début, leur relation était très agréable, 
mais après la naissance de leur fils, C______ avait complètement changé, était 
"insupportable" et "très jalouse". Cela s'était couplé à la période du confinement dû au 
COVID-19, ce qui avait été très difficile pour lui. 

Le 22 avril 2021, il ne s'était rien passé de spécial. Après explications par la police des 
bases de la dispute à teneur des affirmations de C______, il a déclaré qu'il n'avait jamais 
frappé son épouse, ne supportant pas la violence. Quand ils se disputaient, C______ 

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venait sur lui et le griffait au niveau du cou, mais pour sa part, il n'avait jamais voulu 
"donner de suite". Revenant aux faits du 22 avril 2021, il a indiqué que c'était son épouse 
qui était en colère et qui lui avait jeté dessus une chaise, au niveau de ses jambes. Il avait 
alors décidé de quitter les lieux, son épouse étant violente dans ces situations. Confronté 
aux photographies produites par C______, il a répété qu'il n'avait jamais frappé son 
épouse. Celle-ci cherchait à lui nuire et mentait sur beaucoup d'éléments. Confronté à 
l'attestation médicale du 22 avril 2021, il a maintenu n'avoir rien fait de mal à cette date. 

S'agissant des évènements du 22 juillet 2021, alors qu'il s'était rendu dans la salle de bain, 
son épouse sortait de la douche et avait commencé à lui jeter de l'eau dessus et ce, à 
plusieurs reprises. Cela ne lui avait pas plu et il lui avait demandé de cesser. En dépit de 
cela, elle avait continué. Enervé, il s'était emparé de la première chose qu'il avait trouvée, 
soit un crayon à maquillage de son épouse, et le lui avait jeté dessus. Suite à cela, le ton 
était monté et il avait quitté les lieux. Selon lui, elle avait fait exprès pour le "faire sortir 
de [ses] gonds". Il n'avait pas frappé son épouse. Confronté à des images de celle-ci 
présentant des hématomes sur les jambes, il a expliqué qu'elle marquait rapidement, à 
savoir que dès qu'on la touchait ou que l'on appuyait sur sa peau, elle marquait. Confronté 
à l'attestation médicale du 22 juillet 2021, il a indiqué que son épouse agissait de la sorte 
pour lui nuire.  

Suite à ces épisodes de violence, il avait été blessé, dès lors qu'il avait été griffé au cou et 
avait reçu un coup dans les parties intimes à l'aide d'une chaise. De son côté, il n'avait 
jamais menacé ou insulté son épouse, contrairement à cette dernière. Il ne consommait 
plus d'alcool ni de stupéfiants depuis sa rencontre avec C______. 

m.b. Entendu par le Ministère public le 11 juillet 2022, X______ a contesté les faits en 
soutenant que C______ mentait. Confronté au fait qu'il y avait des photographies de son 
épouse présentant un œil au beurre noir, il a indiqué ne l'avoir jamais vue comme cela et 
ne pas savoir comment elle s'était fait cela. En tout état, il ne l'avait jamais touchée ni 
frappée. A une reprise, elle avait commencé à lui jeter de l'eau froide dessus et, alors qu'il 
lui avait demandé de cesser, elle avait continué. Il avait alors saisi un petit bâtonnet de 
maquillage et l'avait jeté sur le rideau de douche. 

m.c. Par-devant le Ministère public le 19 octobre 2022, X______ a maintenu n'avoir 
jamais frappé C______. Il pouvait arriver qu'ils s'engueulent et qu'elle se rende, à deux 
ou trois reprises, chez sa grand-mère, mais vu qu'il ne la frappait pas, elle revenait 
rapidement au domicile. En outre, pendant la période COVID, C______ ne l'autorisait 
pas à sortir et il était comme un "esclave à la maison". Selon lui, elle avait déposé plainte 
pénale pour pouvoir se remarier avec un autre homme. 

Audience de jugement 

C.a. A l'ouverture des débats, le Ministère public a remis au Tribunal une version 
actualisée et datée du 13 février 2024 du casier judiciaire de X______. En outre, le 

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Tribunal a informé les parties qu'en relation avec les faits visés sous ch. 1.1.1 de l'acte 
d'accusation, il était susceptible de les analyser sous l'angle de la tentative de lésions 
corporelles graves au sens des art. 22 cum 122 CP.  

b. S'agissant des faits au préjudice de A______, X______ a affirmé ne pas s'en 
rappeler, étant précisé qu'il y avait des choses qu'il ne pouvait pas avoir commises. A la 
réception du dossier pénal comprenant les photographies du couteau suisse et des traces 
de sang, il avait compris que c'était lui qui avait "fait cela", toutefois sans s'en souvenir, 
même s'il se rappelait de certaines choses. Auparavant, il n'était pas sûr d'avoir asséné un 
coup de couteau, mais face aux photographies, il avait compris que c'était lui. Il pensait 
avoir donné ce coup de couteau au moment où A______ lui avait donné des coups. Il ne 
savait pas s'il avait agi pour se défendre, étant précisé qu'il avait eu un peu peur et qu'il 
avait été choqué, mais c'était une possibilité. 

Le soir des faits, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son fils et il était donc un petit 
peu triste. Cependant, son état n'était pas particulier et il était sorti dans le but de se 
changer les idées. Interpellé sur l'inconstance de ses déclarations relatives à sa 
consommation d'alcool et de stupéfiants le soir des faits, il a indiqué qu'il avait commencé 
à boire, à la maison, du whisky-pomme, à raison de la moitié d'une bouteille de Jack 
Daniel's qui était pleine, puis il avait ingéré des comprimés de Rivotril, possiblement 
jusqu'à quatorze, et il avait encore bu quatre ou cinq bières dans un café à côté de la gare. 
A l'AA_______, il avait bu le reste de la bouteille de whisky-pomme, alcool qu'il avait 
aussi partagé avec d'autres personnes. Il avait encore bu deux bières et du rhum et avait 
également fumé des cigarettes et du CBD. S'il n'avait jamais parlé de la quantité de 
Rivotril, c'était parce qu'on ne lui avait jamais demandé combien il en avait pris. Il ne 
cherchait pas à exagérer sa consommation. 

Avant les faits, X______ ne connaissait ni A______ ni F______ et n'avait ainsi pas de 
litige avec eux. En entrant dans l'AA_______, il avait fait la connaissance de l'ami de 
A______, sympathique, qui avait commencé à lui parler et lui avait proposé de passer la 
soirée en leur compagnie. Il n'avait jamais retrouvé son ami M______. Par la suite, il était 
descendu, ne souhaitant pas que le troisième individu présent lui paie des bières. A 
l'extérieur, il s'était joint à un groupe de personnes, dansait avec des filles et parlait avec 
des gens qu'il ne connaissait pas. Il ne se souvenait pas comment il s'était retrouvé dans 
un coin avec A______ et son ami. A un moment donné, A______ l'avait regardé de 
"manière agressive". Alors que X______ lui en avait demandé les raisons, A______ avait 
commencé à l'insulter. F______ s'était interposé pour les séparer, tout en leur intimant de 
ne pas se bagarrer. X______ avait parlé avec l'ami de A______ jusqu'à ce que A______ 
lui assène un coup et que lui-même perde connaissance. Afin de lui asséner le coup, 
A______ était monté sur le trottoir, s'était placé derrière son ami mais face à lui-même, 
et l'avait frappé. X______ avait perdu connaissance et était tombé. A______ l'avait encore 
frappé et il n'avait pas réussi à se relever. A______ l'avait frappé à quatre reprises et il 
était tombé à quatre reprises. Il ne se rappelait pas de ce qu'il s'était passé par la suite. Il 
était blessé à l'œil gauche jusqu'à la tempe, laquelle était gonflée. Son appareil dentaire 

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était cassé et il avait dû le faire réparer. Suite à son trou de mémoire, la première chose 
dont il se souvenait était que sa veste était déchirée, qu'il se trouvait à côté de 
l'AA_______, près du lac, en train de partir. Il ne savait pas pourquoi il avait poursuivi 
A______. Il ne se souvenait pas d'avoir jeté un verre ni qu'il y ait eu un verre qu'il aurait 
pu utiliser. Il ne savait pas d'où provenaient ces bruits de verre.  

Confronté aux analyses ADN, aux images de vidéosurveillance ainsi qu'aux déclarations 
de plusieurs témoins, il a expliqué qu'il ne se rappelait pas, mais qu'il y avait une vidéo et 
que c'était effectivement lui sur les images. Il ne pouvait pas avoir dit "Je vais te tuer. De 
toute façon, je n'ai pas de papiers et je n'ai rien à perdre" ou "Je vais le tuer" car il n'était 
pas une personne menaçante ou agressive. Au contraire, il ne voulait pas se retrouver dans 
une situation où il pouvait perdre son fils, ses papiers ainsi que son frère. Confronté à sa 
consommation alléguée d'alcool et de stupéfiants et à la question de savoir si cela avait 
pu modifier son comportement, il a expliqué que son comportement était identique même 
s'il devait reconnaître qu'il oubliait beaucoup de choses suite à un accident ayant eu lieu 
en 2018, au cours duquel il avait chuté du troisième étage de la cage d'escalier d'un foyer. 
Depuis lors, il présentait des pertes de mémoires.  

Il n'avait jamais eu pour but de tuer A______, n'ayant jamais eu de problème avec les 
personnes ou ne cherchant pas la bagarre. S'il n'était pas resté sur place, c'était parce qu'il 
ne souhaitait pas causer de problème.  Il voulait que la bagarre cesse ainsi que rentrer 
chez lui. Quand il avait quitté les lieux, il n'avait pas pensé qu'il avait "planté quelqu'un". 
Confronté au fait que plusieurs témoins l'avaient vu repasser devant les lieux alors que 
l'arrivée des secours était attendue, il a indiqué qu'il ne s'en rappelait pas. En rapport avec 
le fait qu'il avait été vu en train d'essayer de se cacher dans l'ombre du bâtiment sis à la 
hauteur du ______ [GE], il a expliqué que cela ne lui disait rien et lui semblait faux. Il 
pensait être allé uriner derrière une poubelle sans chercher à se cacher. 

Selon lui, A______ ne disait pas l'entière vérité et mentait sur le début de l'altercation. Il 
ne savait pas pourquoi A______ mentait, mais cela pouvait être pour l'argent.  

Au Tribunal qui lui demandait s'il estimait que, d'une manière générale, le fait de frapper 
quelqu'un avec un couteau pouvait lui causer des blessures importantes, il a répondu qu'il 
pensait que "oui, c'est normal". D'après ses explications, dans le haut de corps se 
trouvaient le cœur, les poumons et l'estomac, les veines et les artères. Il savait qu'il 
s'agissait d'une zone importante pour l'être humain.  

Il était triste et n'était pas fier de ce qu'il avait fait. En prison, il ne trouvait pas le sommeil. 
Personne ne méritait de recevoir un coup de couteau. Il présentait ses excuses à A______, 
tout en précisant qu'il n'était pas lui-même le soir des faits. C'était au Tribunal de savoir 
s'il devait payer quelque chose à A______. 

c. S'agissant des faits au préjudice de C______, il les a contestés. Il était exact qu'il 
y avait eu des moments où ils se disputaient constamment, notamment au moment du 

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coronavirus, car C______ lui demandait d'effectuer de nombreuses tâches ménagères. 
Quand C______ criait, vu qu'il ne parlait pas très bien français, il préférait partir. 
L'épisode du 22 avril 2021 ne lui disait rien et il ne se rappelait pas que C______ avait 
présenté un œil au beurre noir. Parfois, celle-ci se rendait chez sa grand-mère ou chez une 
amie pendant une ou deux semaines. Après des engueulades et alors qu'il voulait partir 
pour que C______ demeure dans l'appartement, elle décidait de quitter l'appartement. Il 
ne se souvenait pas d'un épisode où une chaise lui aurait effleuré la jambe, étant précisé 
qu'il s'était passé beaucoup de temps depuis son audition à la police. 

S'agissant des faits du 22 juillet 2021, il se rappelait qu'ils s'étaient disputés, à une reprise, 
dans la salle de bain. Il s'était saisi d'un crayon de maquillage qu'il avait jeté en direction 
de son ex-compagne, étant précisé que l'objet avait uniquement atteint le rideau de 
douche. Ils ne disposaient pas de bâton dans la salle de bain. Interpellé quant au fait qu'un 
crayon de maquillage ne pouvait pas causer d'hématomes sur les jambes, il a expliqué 
n'avoir jamais vu des traces sur les jambes de son ex-compagne.  

Il disait la vérité, mais il ne savait pas pourquoi son ex-compagne agissait de la sorte. 
Certes, il n'avait pas été un homme parfait, mais il n'avait jamais frappé C______. 
Confronté à ses déclarations à la police selon lesquelles son ex-compagne l'avait griffé et 
il avait reçu des coups notamment dans les parties intimes, il a relaté qu'il ne voulait pas 
créer de problèmes, car C______ était la mère de son fils et qu'il la respectait. Il ne 
maintenait pas que celle-ci l'avait griffé ou lui avait asséné un coup dans les parties 
intimes. Alors que ses déclarations à teneur desquelles son ex-compagne marquait 
rapidement lui étaient rappelées, il a expliqué que lorsqu'elle portait des vêtements serrés, 
cela lui laissait des marques violettes et vertes. Confronté aux photographies produites 
par C______, il a répondu qu'il n'avait jamais vu celle-ci avec ces blessures. A l'évocation 
des certificats médicaux de la victime, il a indiqué qu'il ne savait pas comment elle s'était 
blessée, précisant qu'il arrivait à celle-ci de sortir de l'appartement, de se rendre chez sa 
grand-mère etc. Pour autant, il ne soutenait pas qu'elle s'était elle-même blessée. 

d. S'agissant de l'accusation de détention de Rivotril pour sa consommation 
personnelle, il a admis les faits. Il avait commencé à consommer du Rivotril dans la rue 
avec d'autres personnes, étant précisé que ce n'était pas un médecin qui lui avait prescrit 
ce médicament. Il a confirmé avoir pris quatorze comprimés de Rivotril la nuit des faits 
au préjudice de A______. En effet, il pouvait ingérer beaucoup de cachets, dès lors que 
n'ayant pas la sensation que cela lui faisait l'effet, il en reprenait. Il lui arrivait d'avoir 30 
à 40 comprimés de Rivotril sur lui. Depuis qu'il se trouvait en détention, il n'en 
consommait plus. En revanche, il fumait des cigarettes et prenait des médicaments pour 
l'aider à dormir. 

e. A l'occasion de cette audience, A______ a confirmé sa plainte pénale ainsi que 
ses déclarations à la procédure.  

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Depuis les faits, il se sentait mal et était très méfiant. Sur le plan physique, il présentait 
encore des séquelles, ressentant des douleurs ainsi que des picotements au niveau de la 
plaie, surtout lorsqu'il faisait froid. Il était encore suivi en lien avec cette plaie et devait 
effectuer prochainement un scanner. Visuellement, il présentait une cicatrice avec un trou 
de six à huit centimètres.  

Sur le plan psychique, il n'avait pas le moral et ne dormait plus. Dans la rue, et en raison 
de sa méfiance, il se retournait et laissait les gens passer, dès lors qu'il avait peur de se 
faire attaquer. Il vivait également dans la peur de subir des représailles de X______, qui, 
selon lui, pouvait encore lui en vouloir. La prise en charge auprès de l'Unité ______ 
l'aidait car, suite aux faits, son comportement avait beaucoup changé. Depuis les 
évènements du 15 janvier 2023 et suite à son hospitalisation ainsi qu'à son incapacité de 
travail de plusieurs mois, il avait pris la décision de démissionner de son emploi dans le 
domaine de la sécurité, ne se sentant pas bien. Il avait d'ailleurs perdu du poids. Il avait 
depuis repris une activité en qualité d'intérimaire dans le domaine du bâtiment. A 
l'approche du procès, il avait commencé à repenser aux faits et avait débuté un traitement 
médicamenteux en janvier 2024. Il ressentait de la colère et de la tristesse. 

S'agissant des faits, l'altercation avait débuté pour une histoire de cigarettes qu'il ne 
possédait pas, étant précisé que s'il avait eu des cigarettes, il lui en aurait donné. X______ 
était dans un "état pitoyable", très agressif, mais il savait ce qu'il faisait. A______ pensait 
avoir reçu le coup de couteau, lequel avait été violent, avant de commencer à fuir. Il avait 
été impossible d'échapper à ce coup, dès lors que X______ était directement venu en face 
de lui. Il a confirmé que X______ lui avait dit qu'il allait le tuer et qu'il allait le finir, ce 
en français ainsi qu'en arabe. 

La version de X______ n'était pas correcte. Lui-même n'avait pas de raison d'exagérer ou 
de dénoncer des choses ne s'étant pas passées. Le fait que X______ reconnaissait qu'il 
était, de toute évidence, à l'origine du coup de couteau ne le réconfortait pas, dès lors que 
l'intéressé ne disait pas tout. En effet, X______ avait sorti le couteau de sa poche, ce qui 
était un acte volontaire. Quand X______ avait commencé à lui courir après, il tenait le 
couteau dans sa main et avait voulu lui asséner un nouveau coup. Son ami s'était interposé. 
Une voiture avait failli le percuter et sa tête avait manqué de se heurter au trottoir. 
X______ était très agressif, mais il tenait sur ses jambes et était conscient de ses actes. 
Selon lui, si X______ avait consommé quatorze cachets, il aurait été par terre en train de 
dormir et n'aurait pas pu tenir debout. Il n'avait pas vu X______ perdre connaissance 
pendant une dizaine de secondes. 

f. Entendu à titre de témoin de moralité, Y______ a expliqué qu'il était le frère de 
X______, lequel était la seule personne qu'il connaissait en Suisse. Son frère représentait 
tout pour lui, soit son frère, son ami, ses parents, etc. Depuis le début de la détention de 
X______, il ne lui avait parlé qu'à une seule reprise au téléphone. Avant l'incarcération 
de son frère, il le voyait tous les week-ends, notamment quand son frère était encore avec 
C______. Son frère et son épouse étaient des "amoureux classiques", heureux et aimant 

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leur fils. Il n'avait jamais vu son frère méchant avec son épouse. Il ne voyait plus son 
neveu, dès lors que la mère de celui-ci l'avait bloqué, ce qui le rendait triste. Son frère 
était un homme gentil, respectueux, joyeux et joueur. Son frère était toujours présent pour 
le soutenir. Ils avaient un très bon lien et n'avaient jamais eu de problèmes ensemble. Les 
accusations à l'encontre de son frère l'avaient surpris. En effet, il n'avait jamais vu son 
frère agresser une personne. Son frère ne pouvait plus voir son fils depuis longtemps, ce 
bien avant son incarcération. 

Pièces déposées et conclusions civiles  

g. Le Conseil de X______ a déposé un extrait du compte libre n°691840 de X______ 
auprès de l'Office cantonal de la détention, pour la période du 10 mars 2023 au 12 février 
2024. Ces extraits démontrent le paiement de plusieurs contraventions par X______ les 8 
novembre 2023, 8 décembre 2023 et 1er février 2024. 

h. A la fin de l'audience, X______ a remis un courrier au Tribunal dans lequel il a 
écrit ce qui suit, en relation avec A______ : "je ne me serait jamais imaginé dans une 
situation pareille. les évènements qui m'ont mené à être devant vous n'aurait pas dû 

exister si je ne me trouvais pas au mauvais endroit au mauvais moment où peut-être si je 

n'avais pas consomé l'alcool et pris la rivotril. Malheureusement tout s'est passé vite que 

je ne me souviens pas avec exactitude de ce qui est réellement arrivée je tiens à dire mes 

excuses et demander pardon car malgré ce qui a fait que les choses se sont mal tournées 

personne ne mérite pas un coup de couteau je ne sais pas comment expliquer ma réaction 

ce que je veux vous dire c'est que j'avais très peur quand j'ai reçu plusieurs coup sur la 

tête et j'ai failli perdre conscience je me rappelle que dans ma tête je me disais que j'allais 

y rester je ne sais pas comment j'ai réussi à me relever et courir derrier la personne qui 

s'en prenait à moi tout ça pour un mauvais regard. Je répette mes excuses à la partie 

plaignate [sic]".  

Dans son courrier, il a exprimé ce qui suit, en lien avec C______ : "Ensuite la fin de 
l'histoire avec la mère de mon fils était triste j'ai veçu avec elle beaucoup de bons 

moments et je garde de bons souvenirs je veux lui dire lui dire merci pour AC______ c'est 

la meilleure chose qui m'est arrivé de toute ma vie je lui souhaite le meilleur et j'espére 

qu'elle pense à notre fils et à son bien être. Je suis triste je veux le meilleur pour mon 

enfant et je demande pardon à mon fils de ce qui s'est passé jamais de la vie je le laisserai 

tombé, c'est la dernier fois que je rentre en prison je ne toucherai jamais l'alcool et la 

rivotril ça ma détruit je pleure souvent quand je pense que les gens que j'aime souffrent 

et sont tristes à cause de moi, plus jamais je bois plus jamais je me comporte comme 

avant. Je vais bien apprendre le français et faire tout pour mon fils, travailler, être dans 

le sport et prendre soins de mon fils [sic]". 

i. En amont de l'audience, le Conseil de A______ a remis au Tribunal un rapport 
complémentaire du Dr T______ et de la psychologue psychothérapeute Z______, daté du 
7 février 2024. Il en ressort que A______ continuait son suivi à l'______ entamé le 20 

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avril 2023 et qu'il avait bénéficié au total de neuf entretiens. Plus d'un an après les 
évènements, les symptômes de A______ demeuraient les mêmes que ceux mentionnés 
dans le rapport de suivi du 27 juin 2023. A______ a expliqué à ses thérapeutes que le 
procès constituait un facteur de stress majeur, car il avait peur de revoir l'auteur et d'être 
vu par sa famille dont il craignait des représailles. Il craignait d'être débordé par le stress 
au moment de son témoignage, ce qui pouvait altérer ses capacités à se souvenir et à 
pouvoir répondre aux questions posées. En conclusion, A______ présentait une anxiété 
importante avec un trouble de stress post-traumatique réactivé ainsi qu'une dépression 
modérée, rapportée comme étant consécutive aux faits. La prise de somnifère et 
d'anxiolytique avait été introduite en janvier 2024. La prise en charge se poursuivait.  

j. Le Conseil de A______ a également déposé des conclusions civiles en réparation 
du tort moral à hauteur de CHF 15'000.- avec intérêts à 5% dès le 15 janvier 2023, étant 
précisé que la réparation du dommage matériel devait être traité par l'autorité civile. 

k. Lors de l'audience, le Conseil de C______ a déposé un certificat d'incapacité de 
travail de sa cliente pour la période du 9 février 2024 au 23 février 2024 ainsi que des 
conclusions civiles à hauteur de CHF 3'000.- avec intérêts à 5% dès le 22 avril 2021 à 
titre de réparation de son tort moral.  

Situation personnelle 

D. X______, de nationalité marocaine, est né le ______ 1995. Il est père d'un enfant 
né le ______ 2019. Il est divorcé de C______ suite au jugement du Tribunal de première 
instance du ______ 2024, étant précisé qu'il a fait appel de ce jugement en lien avec la 
garde de son fils. Depuis juillet 20