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**Case Identifier:** cbcce889-78e9-5ef3-a1fe-75d2b9454f45
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-29
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 29.10.2021 C/6724/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6724-2020_2021-10-29.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 1er novembre 
2021. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6724/2020 ACJC/1414/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 29 OCTOBRE 2021 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______ [GE], appelante d'un jugement rendu par la 
19ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 15 septembre 2021, 
comparant par Me Stéphane REY, avocat, rue Michel-Chauvet 3, case postale 477, 1211 
Genève 12, en l'Étude duquel elle fait élection de domicile,  

et 

Monsieur B______, domicilié ______ [GE], intimé, comparant par Me Damien 
BLANC, avocat, place de l'Octroi 15, case postale 1007, 1227 Carouge, en l'Étude 
duquel il fait élection de domicile. 

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C/6724/2020 

Vu le jugement JTPI/17714/2019 du 12 décembre 2019, aux termes duquel le Tribunal 
de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a, 
notamment, attribué à A______ la garde sur les enfants C______ et D______ (ch. 4 du 
dispositif), réservé à B______ un droit de visite sur ses filles C______ et D______, 
devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, à raison de deux soirs par semaine 
pour les repas, d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires (ch. 5), 
fixé l'entretien convenable de l'enfant C______ à 680 fr. par mois, allocations familiales 
en 400 fr. déduites et celui de l'enfant D______ à 780 fr. par mois, allocations familiales 
en 300 fr. déduites (ch. 6 et 7), donné acte à B______ de son engagement de verser en 
mains de A______, par mois, d'avance et par enfant, allocations familiales non 
comprises, le montant de 850 fr. par enfant au titre de contribution à l'entretien de 
C______ et D______, avec effet au 1er décembre 2019 et jusqu'à leur majorité, voire au-
delà en cas d'études régulières et suivies, mais au plus tard jusqu'à l'âge de 25 ans (ch. 
8), donné acte à B______ de son engagement à verser à A______, par mois et d'avance, 
une somme de 1'270 fr. au titre de contribution à son entretien (ch. 11); 

Vu la requête de nouvelles mesures protectrices de l'union conjugale déposée le 17 avril 
2020 par B______, concluant à l'annulation des chiffres 4 à 9 et 11 du dispositif du 
jugement précité, à l'instauration d'une garde alternée sur les enfants C______ et 
D______, et à sa dispense de verser toute contribution à l'entretien des enfants ou de 
A______;  

Vu le rapport du Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale 
(ci-après : SEASP) recommandant l'instauration d'une garde alternée sur les enfants 
C______ et D______, ; 

Vu le jugement JTPI/11442/2021 du 15 septembre 2021, aux termes duquel le Tribunal, 
a, notamment, instauré une garde alternée exercée par A______ et B______ sur 
D______, née le ______ 2007 (ch. 1 du dispositif), condamné B______ à verser en 
mains de A______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, au titre 
de contribution à l'entretien de D______, 580 fr., et 320 fr., au titre de contribution à son 
entretien, ce avec effet au 1er juin 2021, sous déduction des montants versés à ce titre 
(ch. 4 et 5), dit que B______ ne doit plus verser de contribution à l'entretien de sa fille 
C______ et confirmé pour le surplus le jugement sur mesures protectrices de l'union 
conjugale du 12 décembre 2019 (JTPI/17714/2019) (ch. 6); 

Vu l'appel formé par A______ contre ce jugement le 27 septembre 2021; 

Attendu EN FAIT qu'elle a conclu, à titre préalable, à l'octroi de l'effet suspensif sur les 
chiffres 1, 3, 4 et 5 du dispositif du jugement précité et sur le fond à l'annulation du 
jugement entrepris et à la confirmation du jugement du 12 décembre 2019; 

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C/6724/2020 

Qu'elle fait valoir que la garde alternée "prétendument" mise en place par les parties ne 
fonctionne pas; que l'intimé a continué de verser les montants fixés par jugement du 
12 décembre 2019 jusqu'au prononcé du jugement entrepris, et que la restitution des 
montants perçus en trop, compte tenu de l'effet rétroactif prévu au 1er juin 2021, la 
mettrait dans une situation financière impossible; qu'elle n'est pas en mesure de trouver 
immédiatement un emploi à 80% pour réaliser le revenu hypothétique qui lui a été 
imputé;  

Que par écriture du 28 octobre 2021, l'intimé s'est opposé à l'octroi de l'effet suspensif, 
soutenant que l'appelante n'a pas allégué et encore moins établi que le refus de l'effet 
suspensif lui causerait un dommage irréparable; 

Que pour fixer les contributions, le Tribunal a tenu compte d'un revenu hypothétique de 
l'appelante de 4'800 fr. (au lieu des 2'420 fr. effectivement réalisés, pour un travail à 
40%), pour des charges de 3'179 fr., d'un revenu de l'intimé de 7'975 fr, et de charges de 
5'780 fr., et de charges de D______ de 470 fr., après déduction des allocations 
familiales; qu'il a retenu que celles de C______ étaient de 745 fr., hors allocations 
familiales;  

Considérant, EN DROIT, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des 
décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), telles les 
mesures protectrices de l'union conjugale (ATF 134 III 667 consid. 1.1); 

Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être 
suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable 
(art. 315 al. 5 CPC); 

Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge 
procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa 
décision est de nature à provoquer une situation irréversible; 

Qu'en matière de garde, les changements trop fréquents peuvent être préjudiciables à 
l'intérêt de l'enfant; que par conséquent, lorsque la décision de mesures provisionnelles 
statue sur la garde ou modifie celle-ci de sorte que l'enfant devrait être séparé du parent 
qui prenait régulièrement soin de lui au moment de l'ouverture de la procédure ayant 
donné lieu à la décision attaquée, le bien de l'enfant commande alors, dans la règle, de 
maintenir les choses en l'état et de laisser celui-ci auprès de la personne qui lui sert 
actuellement de référence (arrêt du Tribunal fédéral 5A_792/2018 du 6 février 2019 
consid. 3.2.2); 

Que la requête d'effet suspensif du parent qui entend conserver la garde doit ainsi être 
admise, sauf si le maintien de la situation antérieure met en péril le bien de l'enfant ou 

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encore si l'appel paraît sur ce point d'emblée irrecevable ou manifestement infondé 
(ATF 138 III 565 consid. 4.3.2; arrêts 5A_665 du 18 septembre 2018 consid. 4.2.1; 
5A_648/2014 du 3 octobre 2014 consid. 3.2.2; 5A_780/2012 du 8 novembre 2012 
consid. 3.3.2); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet 
suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne 
pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 
de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que le Tribunal fédéral accorde généralement l'effet suspensif pour le paiement des 
arriérés de pensions (arrêts du Tribunal fédéral 5A_954/2012 du 30 janvier 2013 consid. 
4; 5A_783/2010 du 8 avril 2011, let. D); 

Qu'en l'espèce, il ressort du rapport du SEASP et des écritures des parties, qu'une garde 
alternée, comme celle prévue par le jugement entrepris, est en place depuis plusieurs 
mois; que même si celle-ci ne va pas sans heurts, à en croire l'appelante, il n'est pas dans 
l'intérêt de D______, C______ étant devenue majeur entre temps, de revenir à la 
situation ante; 

Que l'effet suspensif ne sera pas accordé en ce qui concerne le chiffre 1 du dispositif du 
jugement entrepris; 

Que s'agissant de la contribution à l'entretien des enfants et de l'appelante, 
conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral citée ci-dessus, l'effet suspensif 
sera accordé s'agissant des arriérés de contributions portant sur la période allant du 
1er juin au 21 septembre 2021; 

Que pour la période postérieure à cette date, l'appelante n'a pas encore trouvé un emploi 
lui permettant d'assumer la totalité de ses charges, et subit dès lors un découvert de 
l'ordre de 750 fr. (2'420 fr. – 3'179 fr. = 759 fr.); que même à retenir un revenu de 
7'000 fr. pour l'intimé, soit un peu moins que celui arrêté par le Tribunal mais pas aussi 
bas que l'intimé le voudrait, prétendant ne plus pouvoir effectuer autant d'heures 
supplémentaires qu'auparavant, il lui reste, après paiement de ses charges et des charges 
de D______, sans une part de l'excédent telle que calculée par le Tribunal, un disponible 
de 750 fr. (7'000 fr. – 5'780 fr. – 470 fr.); que dès lors l'effet suspensif sera accordé à 
concurrence de 470 fr. en ce qui concerne la contribution de D______; 

Que dans la mesure où le Tribunal a supprimé la contribution due à l'appelante et que le 
jugement du 12 décembre 2019 lui en allouait une de 1'270 fr. dont le paiement 
entraînerait une atteinte au minimum vital de l'intimé, si l'effet suspensif était accordé 

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au chiffre 4 du dispositif du jugement du 15 septembre 2021, il sera statué à titre 
provisionnel en ce sens que l'intimé sera condamné à verser à l'appelante la somme de 
750 fr. dès le 22 septembre 2021;  

Que C______ étant devenue majeure durant la procédure et ne s'étant pas déterminée 
sur les conclusions prises par sa mère, l'effet suspensif ne sera pas accordé en ce qui la 
concerne; 

Qu'au vu de ce qui précède, la couverture du minimum vital de chacune des parties est 
assurée; 

Qu'il sera statué sur les frais de la présente décision avec l'arrêt rendu sur le fond. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement entrepris 

et sur mesures provisionnelles: 

Rejette la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire du 
chiffre 1 du dispositif du jugement JTPI/11442/2021 rendu le 15 septembre 2021 par le 
Tribunal de première instance dans la cause C/6724/2020. 

Admet cette requête tendant à suspendre le caractère exécutoire des chiffres 3, 4 et 5 du 
dispositif du jugement précité pour la période du 1er juin 2021 au 21 septembre 2021. 

Admet également cette requête tendant à suspendre le caractère exécutoire du chiffre 3 
du dispositif de ce jugement, pour toute somme supérieure à 470 fr. en ce qui concerne 
la contribution à l'entretien de D______, dès le 22 septembre 2021. 

Condamne B______ à verser à A______, par mois, à titre de contribution à son 
entretien, la somme de 750 fr. dès le 22 septembre 2021. 

Rejette la requête pour le surplus et déboute A______ de toutes autres conclusions sur 
effet suspensif. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt au fond.  

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

 

 

 
 

 

 

Indication des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 2), est 

susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005; LTF – RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués étant toutefois limités  
(art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF). 

Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de la décision attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.