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**Case Identifier:** 6020a8d3-263f-55bb-816a-ee240fa7a454
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-12
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 12.01.2021 C/19098/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-19098-2018_2021-01-12.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 19 janvier 2021. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/19098/2018 ACJC/30/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 12 JANVIER 2021 

 

Entre 

A______ SÀRL, sise ______[GE], appelante d'un jugement rendu par la 15ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 16 avril 2020, comparant par 
Me K______, avocat, ______, Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile,  

et 

B______ SÀRL, sise ______[GE], intimée, comparant par Me L______, avocat, 
______, Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

 

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EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/4481/2020 du 16 avril 2020, reçu par les parties le lendemain, 
le Tribunal de première instance a notamment condamné A______ SÀRL à payer 
à B______ SÀRL la somme de 37'695 fr. plus intérêts moratoires à 5% l'an dès le 
10 juillet 2018 (chiffre 2 du dispositif), prononcé la mainlevée définitive de 
l'opposition formée par A______ SÀRL au commandement de payer, poursuite n° 
1______, et dit que ladite poursuite irait sa voie (ch. 3), arrêté les frais judiciaires 
à 3'200 fr., compensés avec l’avance de frais fournie par B______ SÀRL et 
condamné A______ SÀRL à payer à sa partie adverse le montant de 3'200 fr. (ch. 
4), ordonné aux Services financiers du Pouvoir judiciaire de restituer 400 fr. à 
A______ SÀRL (ch. 5), condamné cette dernière à payer à B______ SÀRL le 
montant de 4'500 fr. TTC au titre de dépens (ch. 6) et débouté les parties de toutes 
autres conclusions (ch.  7).  

B. a. Par acte expédié au greffe de la Cour le 15 mai 2020, A______ SÀRL appelle 
de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. Elle conclut à ce que B______ 
SÀRL soit déboutée de toutes ses conclusions, avec suite de frais et dépens de 
première instance et d'appel. Subsidiairement, elle demande le renvoi de la cause 
au Tribunal pour nouvelle décision. 

 b. B______ SÀRL conclut au rejet de l'appel et à la confirmation du jugement 
entrepris, sous suite de frais et dépens. 

 c. Les parties ont ensuite répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions 
respectives. 

 d. Par avis du greffe de la Cour du 30 septembre 2020, les parties ont été 
informées de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les éléments suivants résultent du dossier : 

 a. B______ SÀRL, dont le siège est à Genève, a pour but toutes activités dans le 
domaine de la restauration et de la gastronomie, ainsi que l'organisation 
d'évènements et toutes opérations dans le domaine de la communication.  

 C______ en est le gérant, avec signature individuelle. D______ est l'un des deux 
associés de cette société, sans pouvoir de signature. 

 A l'époque des faits présentement litigieux, B______ SÀRL louait, conjointement 
avec D______, des locaux commerciaux d'environ 450m2, dont le bail devait 
arriver à échéance le 30 septembre 2019. La société y exploitait l'établissement 
public "E______".  

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 b. A______ SÀRL, également sise à Genève, a notamment pour but toutes 
activités dans les domaines de l'exploitation de restaurants et bars, de la 
production, réalisation, communication et organisation d'événements et de 
spectacles en Suisse et à l'étranger.  

 F______ et G______ en sont les associés gérants, avec signature individuelle. 

 c.a Le 5 juin 2017, B______ SÀRL et A______ SÀRL ont conclu, en la forme 
écrite, un "contrat de partenariat".  

 A teneur du préambule de ce contrat, les parties avaient décidé d'unir leurs efforts 
pour promouvoir un nouvel espace festif dans le quartier J______ de Genève. 
Elles entendaient s'associer pour fonder une société à responsabilité limitée, dont 
le capital social serait détenu par moitié entre les parties. Cette nouvelle société 
organiserait dès septembre 2017 des soirées dans les locaux commerciaux dont 
B______ SÀRL et D______ étaient conjointement locataires.  

 Les parties se sont ainsi engagées à constituer une société à responsabilité limitée 
(art. 1) avec pour but "toutes activités dans les domaines de l'exploitation de 
restaurants et bars, de la production, la réalisation, la communication et 
l'organisation d'événements et de spectacles en Suisse" (art. 2). Il était prévu que 
cette société exploite un établissement public dans les locaux susvisés et qu'elle 
puisse organiser des événements totalement ou partiellement privés (art. 4). Le 
loyer des locaux devait être assumé par la société à constituer, de même que toutes 
les charges liées à l'exploitation commerciale, telles que les frais de téléphonie, 
d'électricité, les primes d'assurances, etc. (art. 5).  

 Sous le titre "Apports de B______ SÀRL", l'art. 7 du contrat prévoyait que cette 
société mettait à disposition de la société à constituer son fonds de commerce, 
dont elle restait intégralement propriétaire. La société à constituer pourrait ainsi 
utiliser les locaux susmentionnés ainsi que le matériel et le fichier de la clientèle 
de B______ SÀRL.  

 Concernant les apports de A______ SÀRL, l'art. 8 stipulait que celle-ci financerait 
les travaux d'aménagement, de transformation et de rénovation effectués par la 
société à constituer dans les locaux loués par B______ SÀRL et D______ (son, 
lumières, insonorisation, mobilier). Les travaux à effectuer seraient décidés d'un 
commun accord. A______ SÀRL apporterait sa clientèle à la société à constituer 
et lui louerait l'ensemble du mobilier et matériel de sonorisation nécessaire à 
l'exploitation des locaux. Au bénéfice d'une patente de cafetier, H______ serait 
l'exploitant du nouvel établissement exploité dans les locaux précités.  

 L'art. 9 du contrat prévoyait par ailleurs que A______ SÀRL verserait à B______ 
SÀRL un montant de 70'000 fr. à titre d'indemnité de lancement, ce montant 

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devant être acquitté en dix mensualités de 7'000 fr., exigibles le 1er de chaque 
mois à compter du 1er août 2017.  

 Il a été convenu que les activités de la société à constituer devraient débuter le 
1er août 2017 et cesser avec l'échéance du bail, en principe prévue le 30 septembre 
2019 (art. 11).  

 Les recettes des événements organisés et signés par B______ SÀRL avant le 1er 
août 2017 lui revenaient exclusivement; ces événements figuraient dans l'annexe 1 
du contrat (art. 10). 

 Après une vaine mise en demeure, les parties avaient la possibilité de résilier le 
contrat de manière extraordinaire, moyennant un délai de trois mois pour la fin 
d'un mois, pour le cas où la partie cocontractante ne respecterait pas ses 
engagements résultant de l'accord (art. 14). Aucune indemnisation n'était due de 
part et d'autre, quels que soient les motifs ayant amené l'une ou l'autre des parties 
à résilier le contrat de manière extraordinaire (art. 15). 

 c.b Il est admis par les parties qu'au moment de la signature du contrat, l'annexe 1 
prévue à l'art. 10 n'était pas jointe à la convention. 

 c.c Interrogé par le Tribunal au sujet de l'indemnité de lancement, C______ a 
expliqué que, pour lui, celle-ci devait permettre l'utilisation des locaux et du fonds 
de commerce du "E______". Il s'agissait en quelque sorte d'un droit d'entrée, d'un 
pas de porte. Il y avait donc bien une contre-prestation de la part de B______ 
SÀRL, tel que cela figurait à l'art. 7 du contrat. Il n'y avait aucune condition au 
versement de l'indemnité de lancement, laquelle ne couvrait pas la clientèle 
initiale de B______ SÀRL. 

 Selon G______, également entendu par le Tribunal, l'indemnité de lancement 
avait été prévue pour rémunérer l'apport de la clientèle par B______ SÀRL.  

 c.d Pour sa part, F______ a précisé, en relation avec l'art. 7 du contrat de 
partenariat, qu'il était clair que B______ SÀRL gardait sa clientèle et A______ 
SÀRL la sienne. 

 d. Les parties ont constitué I______ SÀRL, inscrite au Registre du commerce le 
______ 2017, avec pour but social toutes activités dans les domaines de 
l'exploitation de restaurants et bars, de la production, la réalisation, la 
communication et l'organisation d'évènements et de spectacles en Suisse et à 
l'étranger.  

B______ SÀRL et A______ SÀRL en sont les associées, chacune pour 100 parts 
de 100 fr. F______ et C______ en sont les gérants, avec signature collective à 
deux. 

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 e. En annexe à un courriel du 5 septembre 2017, B______ SÀRL a fait parvenir à 
G______ une liste de clients, en lui indiquant qu'il s'agissait de "nos dates déjà 
confirmées pour les évènements privés". 

 Ladite liste comporte en particulier seize dates réservées pour des événements 
privés entre le 4 septembre et le 21 décembre 2017. 

 Interrogés par le Tribunal, G______ et F______ ont tous deux confirmé avoir reçu 
cette liste le 5 septembre 2017. Le second a précisé que ce document aurait dû être 
annexé au contrat de partenariat. Selon le premier nommé, la liste en question 
constituait la clientèle fournie par B______ SÀRL.  

 Pour sa part, C______, représentant B______ SÀRL, a affirmé que la plupart des 
événements figurant dans la liste susvisée avaient été conclus avant la signature 
du contrat de partenariat et que cette liste était à mettre en relation avec l'art. 10 du 
contrat. Il a par ailleurs relevé qu'une partie des événements en question avait été 
annulée.  

 f. Les parties s'accordent sur le fait que le contrat de partenariat a pris fin le 3 mai 
2018, jour du prononcé de la faillite de B______ SÀRL, laquelle a été révoquée 
par la suite. 

 I______ SÀRL a cessé ses activités courant juin 2018. 

 g. A______ SÀRL a allégué qu'entre les mois d'octobre 2017 et juin 2018, 
B______ SÀRL aurait organisé dix-neuf soirées en son propre nom et pour son 
propre bénéfice (dont sept auraient eu lieu entre octobre et décembre 2017), alors 
même que les charges occasionnées par ces soirées étaient assumées par I______ 
SÀRL. Pour sa part, A______ SÀRL aurait organisé quatre-vingts soirées pour le 
compte de I______ SÀRL, ainsi que trois soirées pour son propre compte.  

 h. A______ SÀRL s'est acquittée des mensualités dues en vertu de l'art. 9 du 
contrat pour les mois d'août à décembre 2017, puis a interrompu les versements. 

 i. Par courrier du 21 juin 2018, B______ SÀRL a mis A______ SÀRL en 
demeure de lui verser la somme de 37'695 fr., correspondant aux mensualités 
encore dues pour les mois de janvier à mai 2018. 

 Par pli du 27 juin 2018, A______ SÀRL s'est opposée au paiement de ce montant. 
Elle a fait valoir que même si l'indemnité de lancement n'était soumise à aucune 
condition ni compensation, son versement était néanmoins conditionné au fait que 
chaque partie au contrat remplisse ses obligations, ce qui n'était pas le cas de 
B______ SÀRL. Elle a par ailleurs indiqué n'avoir jamais reçu "l'annexe 1" 
mentionnée dans le contrat. 

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 j. Le 30 août 2018, B______ SÀRL a fait notifier à A______ SÀRL un 
commandement de payer, poursuite n° 1______, portant sur la somme de 37'695 
fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 10 juillet 2018, lequel a été frappé opposition.  

 k. Par acte adressé au greffe du Tribunal de première instance le 18 janvier 2019, 
B______ SÀRL a assigné A______ SÀRL en paiement de 37'695 fr. avec intérêts 
moratoires à 5% l'an dès le 10 juillet 2018. Elle a également conclu au prononcé 
de la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer 
poursuite n° 1______. 

 l. A______ SÀRL a conclu au rejet de la demande, expliquant qu'elle avait cessé 
de verser l'indemnité de lancement au motif que C______ ne respectait pas les 
engagements pris par B______ SÀRL. En effet, l'intéressé avait continué à 
organiser des événements pour le compte exclusif de cette société, alors que tout 
ce qui ne figurait pas sur la liste fournie le 5 septembre 2017 aurait dû être 
considéré comme un événement commun. 

Elle a par ailleurs plaidé qu'il n'était pas possible que ses deux associés, F______ 
et G______, tous deux expérimentés en matière de gestion dans le domaine de 
l'événementiel, auraient accepté de verser une indemnité de 70'000 fr. à fonds 
perdus, sans aucune justification économique. Il fallait donc interpréter le contrat 
en ce sens que l'indemnité de lancement était destinée à rémunérer B______ 
SÀRL pour la mise à disposition des locaux et de sa clientèle. Or, comme ni 
A______ SÀRL ni I______ SÀRL n'avaient pu bénéficier de la clientèle de 
B______ SÀRL durant les mois de janvier à mai 2018, le solde réclamé à titre 
d'indemnité de lancement n'était pas dû pour cette période. 

m. Le Tribunal a procédé à l'interrogatoire des parties, leurs déclarations ayant été 
intégrées ci-dessus dans la mesure utile. 

EN DROIT 

1. 1.1 Interjeté dans le délai utile et suivant la forme prescrits par la loi (art. 130, 
131, 142, 143 ainsi que 311 al. 1 CPC) à l'encontre d'une décision finale de 
première instance, qui statue sur des conclusions pécuniaires dont la valeur 
litigieuse au dernier état des conclusions est supérieure à 10'000 fr. (art. 91 ss et 
308 al. 2 CPC), l'appel est recevable. 

1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). Elle 
applique la maxime des débats et le principe de disposition (art. 55 al. 1 et 58  
al. 1 CPC). 

2. Faisant valoir que les parties étaient liées par un contrat de joint venture, 
l'appelante reproche au Tribunal d'avoir omis de qualifier juridiquement la relation 
de partenariat qui la liait à l'intimée. Elle soutient par ailleurs que les termes de la 

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convention ne sont pas clairs et qu'une interprétation correcte de ceux-ci devrait 
conduire au déboutement de sa partie adverse de toutes ses conclusions. 

2.1.1 La liberté contractuelle permet en principe aux parties de déterminer l'objet 
de leur accord (art. 19 al. 1 CO). En vertu de la fidélité contractuelle, chacune 
d'elles est tenue de respecter son engagement et de s'acquitter des prestations 
convenues. 

La qualification de la relation juridique en fonction des contrats définis par la loi, 
la doctrine ou la jurisprudence n'a de sens que si l'application d'une norme 
impérative est en jeu ou si, la convention des parties étant incomplète, il faut 
rechercher une disposition supplétive (arrêt du Tribunal fédéral 4C.290/2002 du 
14 janvier 2003 consid. 2.2, in SJ 2003 I p. 312). 

2.1.2 L'expression "joint venture", qui revêt diverses significations, est utilisée 
notamment pour désigner l'accord du même nom "par lequel deux ou plusieurs 
partenaires conviennent, tout en poursuivant leur propre activité, de créer une 
entreprise commune pour une activité déterminée, durable ou passagère, et de 
faire bénéficier cette société de l'appui technique, financier et commercial de leur 
propre entreprise" (arrêt du Tribunal fédéral 4C.22/2006 du 5 mai 2006 consid. 5, 
in SJ 2006 I p. 541 et les références citées).  

Ce contrat inclut quatre éléments au moins, notamment l'accord de base, qui 
aménage les futurs rapports entre les partenaires. On s'accorde généralement à 
qualifier de société simple l'accord de base.  

De fait, le contrat de joint venture, qui est issu de la pratique, relève de 
l'autonomie de la volonté. Pour l'interpréter ou pour résoudre les difficultés 
pouvant surgir à l'occasion de son exécution, il convient donc d'appliquer les 
principes gouvernant l'interprétation des contrats, tels qu'ils ont été posés par la 
jurisprudence relative à l'art. 18 CO (arrêt du Tribunal fédéral 4C.22/2006 précité 
consid. 5).  

 2.1.3 Aux termes de l'art. 18 al. 1 CO, pour apprécier la forme et les clauses d'un 
contrat, il y a lieu de rechercher la réelle et commune intention des parties, sans 
s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, 
soit par erreur, soit pour déguiser la véritable nature de la convention.  

Pour déterminer le contenu d'une clause contractuelle, le juge doit donc 
rechercher, dans un premier temps, la réelle et commune intention des parties 
(interprétation subjective), le cas échéant empiriquement, sur la base d'indices. 
Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des déclarations de 
volonté - écrites ou orales -, mais encore le contexte général, soit toutes les 
circonstances permettant de découvrir la volonté réelle des parties, qu'il s'agisse de 
déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits postérieurs à celle-

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ci, en particulier le comportement ultérieur des parties établissant quelles étaient à 
l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes (ATF 144 III 93 consid. 5.2; 
132 III 268 consid. 2.3.2, 626 consid. 3.1; 131 III 606 consid. 4.1). 

Si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties - 
parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate 
qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la 
conclusion du contrat - ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme en 
procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves -, il doit recourir à 
l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté 
objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune 
d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de 
l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (arrêt du 
Tribunal fédéral 4A_508/2016 du 16 juin 2017 consid. 6.2, non publié in ATF 143 
III 348, et les références citées). D'après ce principe, la volonté interne de 
s'engager du déclarant n'est pas seule déterminante; une obligation à sa charge 
peut découler de son comportement, dont l'autre partie pouvait, de bonne foi, 
déduire une volonté de s'engager. Le principe de la confiance permet ainsi 
d'imputer à une partie le sens objectif de sa déclaration ou de son comportement, 
même si celui-ci ne correspond pas à sa volonté intime (ATF 130 III 417  
consid. 3.2).  

2.2 En l'espèce, le Tribunal a retenu qu'à la lecture de la convention, dont les 
termes étaient clairs et n'appelaient aucune interprétation, l'intimée n'avait 
strictement aucune obligation à l'égard de l'appelante, hormis la mise à disposition 
des locaux dont elle était locataire. Compte tenu du principe de la liberté 
contractuelle, l'appelante était libre de s'engager, au terme de pourparlers, à verser 
une somme de 70'000 fr. à sa cocontractante. Il n'y avait dès lors pas lieu de 
combler une pseudo lacune, en ajoutant une condition à un texte clair, convenu 
entre professionnels aguerris. L'appelante n'avait par ailleurs pas prouvé que la 
circonstance que l'indemnité doive être versée par tranches mensuelles était la 
contrepartie du respect, par l'intimée, de ses propres obligations contractuelles. 
L'appelante était dès lors tenue de verser le solde de l'indemnité de lancement 
prévue dans le contrat. 

L'appelante reproche au premier juge d'avoir implicitement considéré qu'il n'était 
pas nécessaire de qualifier juridiquement le contrat conclu entre les parties avant 
de se prononcer sur les prétentions émises par l'intimée. Son grief est cependant 
infondé, puisqu'elle ne se prévaut d'aucune disposition légale impérative, en 
particulier du droit de la société simple, qui devrait trouver application dans le cas 
d'espèce. Par ailleurs, comme il sera vu ci-après, la convention des parties ne 
comporte aucune lacune à combler. C'est donc avec raison que le Tribunal n'a pas 
cherché à qualifier les relations juridiques liant les parties, puisque cela aurait été 
superflu. 

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L'appelante fait ensuite grief au Tribunal d'avoir retenu que les termes du contrat 
de partenariat étaient particulièrement clairs. Elle soutient qu'il conviendrait 
d'interpréter le contrat, en ce sens que l'indemnité de lancement visait à rémunérer 
l'intimée pour la mise à disposition tant des locaux commerciaux dont elle était 
locataire que de la clientèle habituée à fréquenter ceux-ci. 

L'art. 7 du contrat de partenariat prévoyait que l'intimée mettait à disposition de la 
société à constituer son fonds de commerce (dont elle restait intégralement 
propriétaire) et que la société à constituer pourrait ainsi utiliser les locaux dont 
elle était conjointement locataire avec D______, ainsi que le matériel et le fichier 
de sa clientèle. 

Selon l'art. 9 du contrat précité, les parties ont convenu que l'appelante devait 
verser à l'intimée un montant de 70'000 fr. à titre d'indemnité de lancement, ce 
montant devant être acquitté en dix mensualités de 7'000 fr., exigibles le 1er de 
chaque mois à compter du 1er août 2017. 

Interrogé par le Tribunal, C______, représentant l'intimée, a expliqué que, pour 
lui, l'indemnité de lancement devait permettre l'utilisation des locaux et du fonds 
de commerce du "E______". Il s'agissait en quelque sorte d'un droit d'entrée, d'un 
pas de porte. Il a ajouté qu'il y avait bien une contre-prestation de la part de 
l'intimée, tel que cela figurait à l'art. 7 du contrat. Les déclarations de l'intéressé 
semblent en partie confirmer la thèse de l'appelante selon laquelle l'indemnité de 
lancement devait être mise en relation avec la mise à disposition, par sa partenaire 
contractuelle, du fonds de commerce du "E______", lequel comprend également 
la clientèle de cet établissement, tel que cela résulte d'ailleurs de la disposition 
précitée. 

Cela étant, la corrélation entre le paiement de l'indemnité de lancement et la 
remise de la liste de clients de l'intimée paraît douteuse, puisque les deux 
premières tranches de l'indemnité litigieuse ont été acquittées avant même qu'une 
telle liste ou un quelconque document correspondant à l'annexe 1 mentionnée à 
l'art. 10 du contrat n'aient été fournis.  

Quoi qu'il en soit, l'appelante n'a apporté aucun élément permettant de démontrer 
que sa cocontractante n'aurait pas respecté ses obligations contractuelles en ce qui 
concerne la mise à disposition de sa clientèle. Cette assertion de l'appelante est 
notamment contredite par les déclarations de son représentant, G______, à teneur 
desquelles la liste reçue le 5 septembre 2017 constituait la clientèle fournie par 
l'intimée. Cette affirmation permet donc d'infirmer les dires, au demeurant non 
prouvés, selon lesquels l'intimée n'aurait pas rempli ses obligations résultant de 
l'art. 7 du contrat, étant du reste relevé que l'appelante n'allègue pas qu'elle l'aurait 
mise en demeure de se conformer auxdites obligations. 

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Au demeurant, la mise à disposition de la clientèle n'implique pas nécessairement 
la remise d'une liste de noms, puisque le simple fait que les clients habitués à 
fréquenter le "E______" continuent à s'y rendre pour prendre part aux événements 
organisés pour le compte de I______ SÀRL satisfait déjà à cet engagement. 
D'ailleurs, l'appelante ne prétend pas (et serait difficilement en mesure de 
démontrer) que les quatre-vingts événements qu'elle affirme avoir organisés pour 
le compte de I______ SÀRL auraient uniquement été fréquentés par sa propre 
clientèle, à l'exclusion de celle de l'intimée.  

Pour le surplus, la circonstance que l'intimée ait organisé sept soirées privées pour 
son propre compte, entre les mois de septembre et décembre 2017 (puis une 
dizaine d'autres en 2018), ne permet pas non plus de démontrer qu'elle aurait violé 
ses engagements, puisque l'art. 10 du contrat prévoyait justement cette possibilité.  

Une liste d'événements privés, avec le nom de clients, a été transmise à l'appelante 
par courriel du 5 septembre 2017. Interrogé par le Tribunal, F______, représentant 
l'appelante, a affirmé que ladite liste aurait dû être annexée au contrat de 
partenariat, admettant ainsi qu'elle correspondait à l'annexe 1 mentionnée à l'art. 
10 du contrat. A teneur des éléments du dossier, l'appelante n'a émis aucune 
contestation au sujet des événements et clients ainsi répertoriés, et a continué à 
s'acquitter des mensualités prévues durant trois mois.  

L'appelante n'a ainsi pas démontré que sa cocontractante n'aurait pas respecté ses 
engagements. A noter que même si tel avait été le cas, cela n'aurait pas permis de 
justifier l'interruption du paiement de l'indemnité de lancement convenue en 
faveur de l'intimée.  

En effet, le contrat prévoyait expressément que dans le cas où l'une des parties ne 
remplissait pas ses devoirs, l'autre pouvait résilier le contrat de manière 
extraordinaire, après avoir préalablement mis sa cocontractante en demeure. Les 
parties ayant expressément réglé les possibilités qui leur étaient offertes pour le 
cas où leur cocontractante n'honorerait pas les termes de l'accord, et prévu 
l'absence de conséquences économiques en résultant (cf. art. 14 et 15 du contrat), 
il ne subsiste aucune lacune à combler, contrairement à ce que fait valoir 
l'appelante. 

Compte tenu de l'ensemble de ce qui précède, c'est à juste titre que le Tribunal a 
condamné l'appelante à payer à l'intimée la somme de 37'695 fr. plus intérêts, 
correspondant au solde de l'indemnité de lancement convenue, et prononcé la 
mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, 
poursuite n° 1______. 

Par conséquent, l'appel sera rejeté et le jugement entrepris sera confirmé. 

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3. L'appelante, qui succombe, sera condamnée aux frais judiciaires d'appel (art. 106 
al. 1 CPC). Ceux-ci seront arrêtés à 3'000 fr. (art. 17 et 35 RTFMC) et compensés 
avec l'avance de frais fournie par l'intéressée, qui reste acquise à l'Etat de Genève 
(art. 111 al. 1 CPC). 

Elle sera également condamnée aux dépens de sa partie adverse, arrêtés à 
2'000 fr., débours et TVA compris (art. 95, 104 al. 1, 105 et 106 al. 1 CPC; art. 85 
al. 1 et 90 RTFMC; art. 20 et 21 LaCC), compte tenu notamment de l'activité 
déployée en seconde instance par le conseil de l'intimée, qui a consisté pour 
l'essentiel à rédiger un mémoire de réponse de six pages. 

* * * * * 

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C/19098/2018 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 15 mai 2020 par A______ SÀRL contre le 
jugement JTPI/4481/2020 rendu le 16 avril 2020 par le Tribunal de première instance 
dans la cause C/19098/2018. 

Au fond : 

Confirme le jugement entrepris. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 3'000 fr., les met à la charge de A______ SÀRL et 
dit qu'ils sont compensés avec l'avance de frais effectuée par celle-ci, qui reste acquise à 
l'Etat.  

Condamne A______ SÀRL à verser 2'000 fr. à B______ SÀRL à titre de dépens 
d'appel.  

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame Verena 
PEDRAZZINI RIZZI et Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame 
Jessica ATHMOUNI, greffière. 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 
La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 
 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110