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**Case Identifier:** 32205ecf-c689-503f-931b-f86c21aa4849
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-10-07
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 07.10.2024 CA.2024.32
**Docket/Reference:** CA.2024.32
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_CA-2024-32_2024-10-07

## Full Text

Appel contre le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 23 mai 2024

Retrait de l'appel dans le cadre de la procédure CA.2024.32;;Appel contre le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 23 mai 2024

Retrait de l'appel dans le cadre de la procédure CA.2024.32;;Appel contre le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 23 mai 2024

Retrait de l'appel dans le cadre de la procédure CA.2024.32;;Appel contre le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 23 mai 2024

Retrait de l'appel dans le cadre de la procédure CA.2024.32

Décision du 7 octobre 2024 
Cour d’appel 

Composition  Les juges Olivier Thormann, juge président, 
Jean-Paul Ros et Jean-Marc Verniory, 
Le greffier Rémy Allmendinger 

Parties  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, représenté 
par Andreas Müller, Procureur fédéral, 
 

appelant et autorité d’accusation  
 

 
contre 

  1. A., née le (…), défendue d'office par Maître Elise 
Deillon-Antenen, 

 

intimée et prévenue 
  

2. B., née le (…), défendue d'office par 
Maître Laurent Gilliard, 

 

intimée et prévenue  
 

Objet 
 

Appel contre le jugement de la Cour des affaires 
pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 
23 mai 2024 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier :  CA.2024.32 

- 2 - 

Retrait de l’appel dans le cadre de la procédure 
CA.2024.32 

  

- 3 - 

Faits : 

A. Historique de l’affaire et jugement de première instance 

A.1 Par ordonnance du 23 mars 2017 (MPC 01-00-0001 s.), le Ministère public de la 
Confédération (MPC) a ouvert une instruction contre A., B. (alias B.1 ou B.2, 
étant précisé que le nom de B. est employé dans la présente décision, dès lors 
que l’autorité de première instance a désigné la prévenue de la sorte dans le 
jugement querellé) et consort pour participation et/ou soutien à une organisation 
criminelle (art. 260ter du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 [CP ; 
RS 311.0], dans sa version en vigueur jusqu’au 30 juin 2021) et infraction à 
l’art. 2 de la loi fédérale du 12 décembre 2014 interdisant les groupes 
« Al-Qaïda » et « Etat islamique » et les organisations apparentées (LAQEI ; 
RS 122 ; en vigueur du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2022). 

A.2 A. et B. ont été arrêtées le 5 septembre 2017. La première a été libérée de 
détention provisoire le 30 octobre 2017 et la seconde le 6 novembre 2017 
(MPC 06-10-0001 ss et 06-20-0001 ss). 

A.3 Le 5 juillet 2023, le MPC a transmis un acte d’accusation à la Cour des affaires 
pénales du Tribunal pénal fédéral (Cour des affaires pénales), par lequel il a 
reproché à A. ainsi qu’à B. de s’être rendues coupables de violation de l’art. 2 
LAQEI (TPF 6.100.001 ss). 

A.4 Les débats de première instance se sont déroulés le 7 mai 2024 en présence du 
MPC et des deux prévenues (TPF 6.720.001 ss). 

A.5 Par jugement SK.2023.26 du 23 mai 2024, communiqué et motivé oralement en 
audience publique le même jour (TPF 6.720.008), la Cour des affaires pénales a 
reconnu A. coupable de violation de l’art. 2 LAQEI, l’a condamnée à une peine 
privative de liberté de 18 mois, sous déduction de la détention avant jugement 
subie durant 56 jours, l’a mise au bénéfice du sursis à l’exécution de la peine 
privative de liberté, avec un délai d’épreuve de trois ans, et a lui a imposé de se 
soumettre, durant le délai d’épreuve, à un traitement psychiatrique et 
psychothérapique intégré associant un suivi psychiatrique régulier et la prise d’un 
traitement médicamenteux ; a reconnu B. coupable de violation de l’art. 2 LAQEI, 
l’a condamnée à une peine privative de liberté de 14 mois, sous déduction de la 
détention avant jugement subie durant 63 jours, l’a mise au bénéfice du sursis à 
l’exécution de la peine privative de liberté, avec un délai d’épreuve de trois ans, 
et lui a imposé de se soumettre, durant le délai d’épreuve, à une prise en charge 
psychothérapeutique et à un suivi psychiatrique (TPF 6.930.001 ss). 

- 4 - 

A.6 Le 29 mai 2024, le MPC a annoncé faire appel du jugement précité 
(TPF 6.940.001). 

A.7 Le jugement motivé SK.2023.26 a été expédié aux parties le 12 septembre 2024 
(TPF 6.930.064). 

B. Procédure devant la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral 

B.1 Le 12 septembre 2024, la Cour des affaires pénales a transmis à la Cour d’appel 
du Tribunal pénal fédéral (la Cour) le jugement motivé SK.2023.26 du 23 mai 
2024, l’annonce d’appel du MPC ainsi que le dossier (CAR 1.100.001 ss 
et 062 ss). 

B.2 Le 19 septembre 2024, le MPC a informé la Cour qu’il renonçait à faire appel 
(CAR 1.300.001). 

La Cour d’appel considère : 

1. Procédure 

1.1 La procédure d’appel est divisée en deux étapes : l’annonce d’appel et la 
déclaration d’appel. 

1.1.1 Dans un premier temps, la partie souhaitant interjeter appel l’annonce au tribunal 
de première instance, par écrit ou oralement pour mention au procès-verbal, 
dans le délai de dix jours à compter de la communication du jugement (art. 399 
al. 1 du Code de procédure pénale du 5 octobre 2007 [CPP ; RS 312.0]). Dans 
ce cas, le tribunal de première instance motive son jugement et le notifie à toutes 
les parties (art. 82 al. 2 et 84 al. 4 CPP). Lorsque le jugement motivé est rédigé, 
le tribunal de première instance transmet l’annonce et le dossier à la juridiction 
d’appel (art. 399 al. 2 CPP). Dès que la juridiction d’appel reçoit le dossier, le 
jugement motivé et l’annonce d’appel, la cause passe sous son autorité (BÄHLER, 
Basler Kommentar, 3e éd. 2023, n. 5 ad art. 399 CPP ; KISTLER VIANIN, 
Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 9 ad art. 399 CPP). 

1.1.2 Selon l’art. 399 al. 3 CPP, la partie qui annonce l’appel adresse une déclaration 
d’appel écrite à la juridiction d’appel dans les vingt jours à compter de la 
notification du jugement motivé (v. not. arrêts du Tribunal fédéral 6B_1336/2017 
du 22 mai 2018 consid. 2.1 ; 6B_469/2015 du 17 août 2015 consid. 3 et les 
références citées). L’appelant doit ainsi faire valoir par deux fois sa volonté de ne 
pas accepter le jugement, à savoir une première fois lors de l’annonce d’appel 
auprès du tribunal de première instance, après la communication du dispositif, et 

- 5 - 

une deuxième fois, après réception du jugement motivé, par une déclaration 
d’appel auprès de la juridiction d’appel (BÄHLER, op. cit., n. 1 ad art. 399 CPP ; 
KISTLER VIANIN, op. cit., n. 10 ad art. 399 CPP). 

1.2 Les parties peuvent encore renoncer à poursuivre la procédure. Aux termes de 
l’art. 386 al. 2 CPP, quiconque a interjeté un recours peut le retirer, s’agissant 
d’une procédure orale, avant la clôture des débats (let. a) et, s’agissant d’une 
procédure écrite, avant la clôture de l’échange de mémoires et le terme fixé pour 
apporter des compléments de preuves ou compléter le dossier (let. b). Un 
désistement complet enlève à l’instance de recours son objet. Cela entraîne, du 
même coup, l’annulation de l’instance née par le dépôt du recours et de tous les 
actes qui y ont été accomplis. Le contentieux en instance de recours est 
considéré comme non avenu (CALAME, Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 4 
ad art. 387 CPP). Ainsi, la partie qui a annoncé l’appel peut déclarer qu'elle y 
renonce – notamment – entre la publication du dispositif du jugement et 
l'expiration du délai de 20 jours pour adresser la déclaration d’appel écrite à la 
juridiction d’appel (décisions de la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral 
CA.2022.29 du 24 janvier 2023 consid. 2 ; CN.2021.14 du 11 novembre 2021 
consid. I.1). 

1.3 A teneur de l’art. 386 al. 3 CPP, la renonciation et le retrait sont en principe 
définitifs. En cas de renonciation à déposer ou de retrait de l’appel, le jugement 
est réputé être entré en force rétroactivement à la date à laquelle il a été rendu 
(art. 437 al. 1 let. b et al. 2 CPP ; SPRENGER, Basler Kommentar, 3e éd. 2023, 
n. 24 ad art. 437 CPP ; PERRIN/ROTEN, Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 30 
ad art. 437 CPP). 

1.4 Dans le cas d’espèce, le jugement motivé de la Cour des affaires pénales 
SK.2023.26 du 23 mai 2024 a été expédié aux parties le 12 septembre 2024 
(TPF 6.930.064 ; CAR 1.100.064). Le même jour, la Cour des affaires pénales a 
transmis à la Cour le jugement motivé précité, l’annonce d’appel du MPC ainsi 
que le dossier (CAR 1.100.001 ss et 062 ss). Le 19 septembre 2024, soit avant 
l’expiration du délai de 20 jours pour adresser la déclaration d’appel écrite à la 
Cour, le MPC – unique appelant – a annoncé qu’il renonçait à faire appel 
(CAR 1.300.001). Partant, il convient de constater que l’appel est désormais sans 
objet à la suite du retrait de l’appel effectué par le MPC et que le jugement de la 
Cour des affaires pénales SK.2023.26 du 23 mai 2024 est entré en force avec 
effet rétroactif au 23 mai 2024 (art. 437 al. 1 let. b et al. 2 CPP). 

1.5 L’appel étant sans objet, la cause est rayée du rôle. 

- 6 - 

2. Frais 

2.1 L'autorité pénale fixe les frais dans la décision finale (art. 421 al. 1 CPP). A teneur 
de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis à la charge 
des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé 
(1ère phrase). La partie dont le recours est irrecevable ou qui retire le recours est 
également considérée avoir succombé (2ème phrase). 

2.2 Les frais de justice pour la présente cause sont fixés à CHF 200.- (art. 73 al. 3 
let. c de la loi fédérale sur l'organisation des autorités pénales de la 
Confédération [LOAP ; RS 173.71] en lien avec les art. 5 et 7bis du règlement du 
Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la 
procédure pénale fédérale du 31 août 2010 [RFPPF ; RS 173.713.162]). 

2.3 Compte tenu du sort de l’appel, les frais de procédure sont laissés à la charge 
de la Confédération (DOMEISEN, Basler Kommentar, 3e éd. 2023, n. 8 ad 
art. 428 CPP). 

2.4 Il convient en outre de préciser qu’il n’y a pas lieu d’allouer une indemnité à 
Maîtres Elise Deillon-Antenen et Laurent Gilliard, défenseurs d’office, 
respectivement, de A. et de B. En effet, si la cause passe sous l’autorité de la 
juridiction d’appel dès qu’elle reçoit le dossier, le jugement motivé et l’annonce 
d’appel (supra, consid. 1.1.1), ce qui implique la prise de connaissance par la 
défense du jugement de première instance, celle-ci a déjà été indemnisée par la 
Cour des affaires pénales (jugement SK.2023.26 consid. 6.2.1, 6.2.4, 6.3.1 et 
6.3.4 ainsi que les références citées). S’ajoute à cela que le MPC a annoncé sept 
jours après l’expédition du jugement de première instance qu’il renonçait à faire 
appel, signifiant ainsi qu’aucune déclaration d’appel ne serait adressée à la Cour. 
Par conséquent, ayant constaté que l’appel était sans objet et que la cause devait 
être rayée du rôle (supra, consid. 1.4 et 1.5), la Cour n’a accompli aucun acte de 
procédure entraînant, de la part de Maîtres Elise Deillon-Antenen et Laurent 
Gilliard, une activité nécessaire à la défense de leur cliente respective (art. 135 
al. 1 CPP cum art. 12 RFPPF ; voir également HARARI/JAKOB/SANTAMRIA, 
Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 13 s. ad art. 135 CPP). C’est ainsi à juste 
titre qu’ils n’ont pas fait valoir d’activités dans le cadre de la présente procédure 
d’appel. 

2.5 Partant, aucune indemnité n’est allouée à Maîtres Elise Deillon-Antenen et 
Laurent Gilliard.  

- 7 - 

La Cour d’appel prononce : 

I. L’appel du Ministère public de la Confédération contre le jugement de la Cour des 
affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 du 23 mai 2024 est sans 
objet. La cause est rayée du rôle. 

II. Le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral SK.2023.26 
est rétroactivement entré en force le 23 mai 2024. 

III. Les frais de procédure, fixés à CHF 200.-, sont laissés à la charge de la 
Confédération. 

IV. Aucune indemnité n’est allouée à Maîtres Elise Deillon-Antenen et Laurent Gilliard. 

Au nom de la Cour d’appel 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le juge président Le greffier 
 
 
 
Olivier Thormann Rémy Allmendinger  

- 8 - 

Notification à (acte judiciaire) : 
− Ministère public de la Confédération, Monsieur Andreas Müller, Procureur fédéral 
− Maître Elise Deillon-Antenen 
− Maître Laurent Gilliard 
 
Copie à (recommandé) : 
− Tribunal pénal fédéral, Cour des affaires pénales (brevi manu) 
− Service de renseignement de la Confédération (en application de l’art. 74 al. 7 de la loi 

fédérale du 25 septembre 2015 sur le renseignement [LRens ; RS 121]) 
− Autorité migratoire cantonale (en application de l’art. 82 al. 1 de l’ordonnance du 

24 octobre 2007 relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative 
[OASA ; RS 142.201]) 

 
Après son entrée en force, la décision sera communiquée à (recommandé) : 
− Ministère public de la Confédération, Exécution des jugements (pour exécution) 
− Autorité cantonale d’exécution 
− Service de renseignement de la Confédération (en application de l’art. 74 al. 7 LRens) 
− Autorité migratoire cantonale (en application de l’art. 82 al. 1 OASA) 

Indications des voies de droit 
 
Recours au Tribunal fédéral 
 
Cette décision peut faire l’objet d’un recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours 
suivant la notification de l’expédition complète. Les conditions pour interjeter recours sont déterminées par les 
art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L’acte de recours motivé doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 
L’observation d’un délai pour la remise d’un mémoire en Suisse, à l’étranger ou en cas de transmission 
électronique est réglée à l’art. 48 al. 1 et 2 LTF. 

 
 
 
 
 

 
 

 

 

 
 
 
 

Expédition : 8 octobre 2024 

	A. Historique de l’affaire et jugement de première instance
	B. Procédure devant la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral
	1. Procédure
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	1.5 L’appel étant sans objet, la cause est rayée du rôle.

	2. Frais
	2.1 L'autorité pénale fixe les frais dans la décision finale (art. 421 al. 1 CPP). A teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé (1è...
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	2.3 Compte tenu du sort de l’appel, les frais de procédure sont laissés à la charge de la Confédération (Domeisen, Basler Kommentar, 3e éd. 2023, n. 8 ad art. 428 CPP).
	2.4 Il convient en outre de préciser qu’il n’y a pas lieu d’allouer une indemnité à Maîtres Elise Deillon-Antenen et Laurent Gilliard, défenseurs d’office, respectivement, de A. et de B. En effet, si la cause passe sous l’autorité de la juridiction d’...
	2.5 Partant, aucune indemnité n’est allouée à Maîtres Elise Deillon-Antenen et Laurent Gilliard.