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**Case Identifier:** 3a42b4c7-3f53-506d-8ff6-98afe635cc3b
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2019 / 164
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2019---164_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC18.051042-190659

186 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
23 août 2019

__________________

Composition
:              Mme             
Byrde,
présidente

             
              MM.             
Hack et  Maillard, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
29 al. 2 Cst. ; 136, 138 al. 1 et 3 let. a CPC

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s'occupe du recours exercé par
T.________
SA, à [...], contre le prononcé rendu
le 15 février 2019, à la suite de l’audience du 25 janvier 2019, par le Juge de
paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud, dans la cause opposant la recourante à
A.X.________,
à [...].

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

 

             
En fait :

 

 

1.             
Le 4 juillet 2018, à la réquisition de T.________ SA, l’Office des poursuites du district
du Jura-Nord vaudois a notifié à A.X.________, dans la poursuite n° 8'791'951, un commandement
de payer les sommes de 1) 5'340 fr. avec intérêt à 5 % l’an dès le 1er
juin 2018 et de 2) 200 fr. sans intérêt, indiquant comme titre de la créance ou cause
de l’obligation :

 

« 1.
Garantie de loyer N° [...],T.________ SA se retourne contre le locataire après avoir payé
le bailleur conformément à l’art. 507 du CO

             
Débiteur solidairement responsable avec M. B.X.________ ( [...]) [...], [...].

             
2. Frais complémentaires (Art. 106 CO) ».

 

             
La poursuivie a formé opposition totale.

 

 

2.             
a) Par acte du 14 novembre 2018, la poursuivante
a requis du Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud qu’il prononce la
mainlevée de l’opposition à concurrence des montants en poursuite, en capital et intérêts.
A l’appui de sa requête, elle a produit, outre le commandement de payer susmentionné,
les pièces suivantes :

 

-
une procuration ;

 

-
une copie d’un contrat de bail à loyer signé le 28 avril 2014 par G.________ en tant
que bailleur et B.X.________ et A.X.________ en tant que locataires personnellement et solidairement
responsables, portant sur un appartement de six pièces sis [...] à [...]. Conclu pour durer
initialement du 1er
mai 2014 au 1er
juillet 2018, le bail devait se renouveler de trois mois en trois mois, sauf avis de résiliation
donné et reçu au moins quatre mois à l’avance. Le loyer payable d’avance était
fixé à 1'780 fr. par mois et la garantie de loyer à 5'340 francs ;

 

-
une copie d’un formulaire de demande de cautionnement pour un bail à usage d’habitation
sur papier à entête de la poursuivante, signé le 15 mai 2014 par B.X.________ et A.X.________,
portant sur un logement sis [...] à [...], propriété de G.________, dont le loyer mensuel
sans les charges s’élevait à 1'780 fr. et le montant de la caution demandée à
5'340 francs ;

 

-
une copie d’un certificat de cautionnement de bail à usage d’habitation (Police n°
[...]) établi le 4 juillet 2014 par la poursuivante sur papier à son entête en faveur
de B.X.________ et A.X.________ portant sur le montant de 5'340 fr. pour l’appartement sis [...]
à [...]. Conclu pour durer initialement du 1er
mai 2014 au 31 décembre 2014, le cautionnement devait se renouveler tacitement. La prime annuelle
était fixée à 280 francs. Le verso du certificat comprend une « Partie
réservée à la libération de la caution »
comportant trois rubriques à cocher, la première pour le cas où le locataire a quitté
le logement cautionné libre de tout engagement, la deuxième pour le cas où le locataire
ne donne pas son accord mais que le bailleur dispose des documents nécessaires à la libération
de la garantie et la troisième pour le cas où le locataire et le bailleur demandent à
la poursuivante de verser à celui-ci une somme déterminée par eux. Le verso du certificat
comporte en outre une rubrique « Informations
nécessaires à la libération »
indiquant que doivent être fournis « pour
la libération de la caution » le
présent certificat rempli et signé par les parties, le décompte de sortie et/ou les factures
justifiant la libération de la garantie, le bulletin de versement du bénéficiaire et,
en cas d’absence d’accord du locataire, le jugement définitif original prononçant
une condamnation pécuniaire contre le locataire pour les contrats soumis au contrat cadre romand.
Le verso du certificat contient enfin une rubrique prévoyant notamment la signature du locataire
et du bailleur. Le certificat mentionne que les conditions générales, édition 2012/1,
sont applicables et comporte la mention suivante :

 

« Le(s)
titulaire(s) de la garantie et le bailleur déclarent connaître, comprendre et accepter les
Conditions Générales d’Assurance (CGA) de T.________ SA
qui figurent en annexe du présent certificat. » ;

 

-
un exemplaire des conditions générales pour l’assurance caution de la garantie de loyer
d’un bail à usage d’habitation, édition 2012/1, dont les art. 6 et 10 ont la teneur
suivante :

 

« Art.
6 Paiement du montant de la caution en faveur du Bailleur

 

             
6.1 Contrats de bail soumis au contrat-cadre romand de baux à loyer :

             
T.________ SA s’engage à payer au Bailleur le montant dû par le Locataire, dans les limites
du montant garanti dans le Certificat, sur présentation du certificat de cautionnement original,
et des factures justifiant la libération de la garantie, lorsque l’une des conditions suivantes
est réalisée :

             
a. Sur le Certificat original, accord écrit, signé et daté du Bailleur et du Locataire
(double signature), précisant la date de fin du bail et le montant dû par le Locataire ;

             
b. Présentation et remise d’un jugement définitif et exécutoire en original prononçant
une condamnation pécuniaire contre le locataire.

 

             
(…)

 

             
Art. 10 Modification des conditions
générales

             
10.1 T.________ SA se réserve le droit de modifier à tout moment les présentes CGA, y
compris le taux de la prime, moyennant un préavis écrit de 30 jours envoyé au Locataire
et au Bailleur.

             
10.2 Le Locataire peut alors résilier le contrat de cautionnement sans préavis, sous réserve
de fournir au Bailleur une garantie équivalente permettant la restitution du certificat de caution
à T.________ SA conformément à l’art. 5.4 ci-dessus.

             
10.3 A défaut de résiliation avant le 31 décembre de l’année civile en cours,
les nouvelles conditions générales, y compris tarifaires, sont réputées acceptée
par le Locataire.

 

             
(…) » ;

 

-
un exemplaire des conditions générales pour la garantie de loyer d’un bail à usage
d’habitation, édition 2017/2, de la poursuivante ;

 

-
une copie d’un état des lieux et d’une convention de sortie relative à l’appartement
de six pièces sis [...], à [...], signés le 29 décembre 2017 par le gérant de
l’immeuble et B.X.________ en tant que locataire sortant, par lesquels celui-ci a autorisé
le bailleur à commander certains travaux de remise en état estimés à 3'950 fr., s’est
engagé à en régler les frais dans les trente jours à dater de l’envoi du décompte
et a reconnu devoir en outre les loyers impayés du mois de septembre 2016 au mois de décembre
2017, par 28'480 francs ;

 

-
une copie certifiée conforme d’un prononcé non motivé du 18 janvier 2018, attesté
définitif et exécutoire le 21 février 2018, par lequel le Juge de paix des districts du
Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud a prononcé la mainlevée provisoire de l’opposition
formée par A.X.________ à la poursuite n° 8'457'150 de l’Office des poursuites du
district du Jura-Nord vaudois exercée par G.________, à concurrence de 17'800 fr. avec intérêt
à 5 % l’an dès le 12 octobre 2017, solidairement avec B.X.________ ;

 

-
une copie d’un acte de défaut de biens après saisie établi le 15 mars 2018 par l’Office
des poursuites du district du Jura-Nord vaudois dans le cadre de la poursuite n° 8'457'150 susmentionnée,
portant sur un montant de 19'510 fr. 90, intérêts, par 454 fr. 90, et frais compris et indiquant
comme titre de la créance ou cause de l’obligation :

 

« [1]
Poursuite solidaire avec B.X.________, [...], [...].

             
Loyers du 1er
août 2016 au 31 octobre 2017 (15 + (sic) Fr. 1'780.00) concernant un appartement de 6 pièces
au 2e
étage sis [...] à [...] (CHF 17'800.00) » ;

 

-
une copie d’un courrier recommandé du conseil de G.________ du 1er
mai 2018, réclamant à la poursuivante le versement de la garantie locative (police n°
[...]), par 5'340 fr., relative à l’appartement de six pièces au deuxième étage
de l’immeuble sis [...], à [...], loué par B.X.________ et A.X.________ pour le motif
que ceux-ci étaient insolvables, deux actes de défaut de biens ayant été délivrés
contre eux ;

 

-
une copie d’un courrier de la poursuivante à A.X.________ du 2 mai 2018, l’avisant que
G.________ avait recouru à la garantie de loyer « à
la suite du litige qui vous oppose et du jugement exécutoire rendu à votre encontre »,
qu’elle se substituait au bailleur et lui réclamait le paiement de la somme de 5'340 fr. conformément
à l’art. 507 CO (Code des obligations du 30 mars 1911 ; RS 220) dans un délai de
trente jours, faute de quoi une procédure judiciaire serait introduite, des intérêts de
retard et 200 fr. de frais complémentaires selon l’art. 106 CO étant mis à sa charge
dans cette hypothèse ;

 

-
une copie d’un courrier de la poursuivante au conseil de G.________ du 17 mai 2018, l’informant
en réponse à son courrier du 1er
mai 2018 qu’elle confirmait la libération de la garantie de loyer qu’elle versait en
qualité de caution le montant de 5'340 fr. réclamé en libération de la garantie,
qu’elle en informait les locataires et leur demanderait de lui rembourser ce montant. Elle l’invitait
à rétrocéder les éventuels montants que les locataires lui paieraient sur tout ou
partie du montant précité ;

 

-
une copie d’un avis de débit du 18 mai 2018 attestant du virement le 17 mai 2018 du compte
bancaire de la poursuivante de la somme de 5'340 fr. en faveur du conseil de G.________ ;

 

-
une copie d’un dernier rappel avant poursuites adressé le 8 juin 2018 par la poursuivante
à A.X.________.

 

             
b) Par
courrier recommandé du 27 novembre 2018, le juge de paix a adressé la requête à la
poursuivie et a cité les parties à comparaître à l’audience du 25 janvier 2019.
Le pli destiné à la poursuivie a été retourné par la poste avec la mention « non
réclamé ».

 

             
Les parties ont fait défaut à l’audience du 25 janvier 2019.

 

 

3.             
Par prononcé non motivé rendu le 15
février 2019, notifié à la poursuivante le 18 février 2019, le Juge de paix des districts
du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud a rejeté la requête de mainlevée (I), a fixé
les frais judiciaires à 180 francs (II), les a mis à la charge de la poursuivante (III) et
n’a pas alloué de dépens (IV).

 

             
Le 28 février 2019, la poursuivante a demandé la motivation de ce prononcé.

 

             
Les motifs du prononcé ont été adressés aux parties le 5 avril 2019 et notifiés
à la poursuivante le 8 avril 2019. En substance, le premier juge a considéré que les conditions
posées par l’art. 6.1 des conditions générales d’assurance, édition 2012/1
n’étaient pas réalisées faute de production par la poursuivante du certificat de
cautionnement signé par la poursuivie et le bailleur ou d’un jugement définitif et exécutoire,
et que les conditions générales, édition 2017/2, n’étaient pas applicables,
la poursuivante n’ayant pas établi qu’elles avaient été communiquées
à la poursuivie.

 

4.             
Par acte du 18 avril 2019, la poursuivante a recouru
contre ce prononcé en concluant à ce que la mainlevée provisoire de l’opposition
soit prononcée, les frais étant mis à la charge de la poursuivie. Elle a produit un lot
de pièces.

 

             
L’intimée ne s’est pas déterminée dans le délai qui lui avait été
imparti.

 

 

 

             
En droit
:

 

 

I.             
Le recours, écrit et motivé, a été
déposé dans les formes requises (art. 321 al. 1 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre
2008 ; RS 272]) et en temps utile, dans le délai de dix jours suivant la notification de la
décision motivée (art. 321 al. 2 CPC). Il est ainsi recevable. Il en va de même des pièces
produites qui ne sont pas nouvelles sous réserve de deux documents qui concernent B.X.________ (pièces
10 et 11) lesquels ne figurent pas au dossier de première instance et sont donc irrecevables, vu
la prohibition des preuves nouvelles prévue par l’art. 326 al. 1 CPC.

 

 

II.             
a) Depuis l'entrée en vigueur du CPC, le
1er janvier 2011, la procédure de mainlevée est régie par la procédure sommaire des
art. 248 ss CPC (art. 251 let. a CPC; Staehelin, in Staehelin/Bauer/Staehelin (éd.), Basler Kommentar,
SchKG I, 2e éd., n. 2a ad art. 84 SchKG). En application de l'art. 253 CPC, lorsque la requête
ne paraît pas manifestement irrecevable ou infondée, le tribunal donne à la partie adverse
l'occasion de se déterminer oralement ou par écrit. L'art. 84 al. 2 in initio LP prévoit
également que le juge du for de la poursuite donne au débiteur, dès réception de
la requête, l'occasion de répondre verbalement ou par écrit, avant qu'il ne notifie sa
décision. Ces dispositions concrétisent le droit d'être entendu du défendeur ou intimé,
respectivement du poursuivi, garanti par l'art. 53 CPC ainsi que par les art. 29 al. 2 Cst. (Constitution
fédérale du 18 avril 1999 ; RS 101) et 6 § 1 CEDH (Convention du 4 novembre 1950
de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; RS 0.101) (Haldy,
in Bohnet et al. [éd.], Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e
éd., nn. 1 à 5 ad art. 53 CPC; Bohnet, in Commentaire romand, Code de procédure civile,
précité, n. 2 ad art. 253 CPC; Chevallier, in Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger, Kommentar
zur Schweizeri-schen Zivilprozessordnung, 3e
éd., n. 1 ad art. 253 CPC).

 

             
L'art. 136 let. a, b et c CPC prévoit que le tribunal notifie aux personnes concernées les
citations, les ordonnances et les décisions ainsi que les actes de la partie adverse. Aux termes
de l'art. 138 al. 1 CPC, qui règle la forme de la notification, les citations, les ordonnances et
les décisions sont notifiées par envoi recommandé ou d'une autre manière contre accusé
de réception. Le fardeau de la preuve de la notification d'un acte et de la date de cette notification
incombe à l'autorité qui entend en tirer une conséquence juridique et cette autorité
supporte les conséquences de l'absence de preuve (Bohnet, op. cit., n. 35 ad art. 138 CPC).

 

             
Une notification judiciaire est réputée accomplie lorsque le destinataire, qui n'a pas retiré
le pli à l'issue du délai de garde de sept jours, devait s'attendre à recevoir cette notification
(art. 138 al. 3 let. a CPC). Selon la jurisprudence, le débiteur qui fait opposition à un commandement
de payer n'est pas censé se tenir prêt à tout moment à recevoir une requête
de mainlevée, car il s'agit d'une nouvelle procédure (ATF 138 III 225 consid. 3.1; ATF 130
III 396, JdT 2005 II 87; TF 5A_552/2011 du 10 octobre 2011 consid. 2.1; TF 5D_130/2011 du 22 septembre
2011 consid. 2.1; TF 5A_710/2011 du 28 janvier 2011 consid. 3.1; TF 5A_172/2009 publié in BISchK
2010 p. 207 et note du rédacteur Hans-Jörg Peter et les références citées; Bohnet,
op. cit., n. 27 ad art. 138 CPC). Ainsi, lorsque la convocation à l'audience de mainlevée et/ou
l'acte introductif d'instance n'ont pas été retirés dans le délai de garde, ils doivent
être notifiés à nouveau d'une autre manière contre accusé de réception
(art. 138 al. 1 CPC), par exemple par huissier (Bohnet, op. cit., n. 31 ad art. 138 CPC). Cela a été
rappelé dans de nombreux arrêts (notamment : JdT 2017 III 174 ; CPF 30 mars 2015/112 ; CPF
21 novembre 2014/391 ; CPF, 11 septembre 2013/356; CPF, 8 août 2013/312; CPF, 11 juillet 2012/270;
CPF, 4 juillet 2012/258; CPF, 16 mai 2012/214; CPF, 1er
février 2012/13).

 

             
b)
En l'espèce, le pli recommandé contenant la requête de mainlevée et la citation à
comparaître à l’audience du 25 janvier 2019, adressé à la poursuivie, est revenu
au greffe du juge de paix avec la mention "non réclamé". Conformément à
la jurisprudence susmentionnée, la fiction de la notification à l'échéance du délai
de garde postal ne s'applique pas dans ces circonstances. Il ne ressort par ailleurs pas du dossier que
ce pli aurait été à nouveau notifié à son destinataire d'une autre manière
contre accusé de réception, par exemple par huissier. Il s'ensuit que la requête de mainlevée
n'a pas été valablement notifiée au poursuivi.

 

             
c)
Selon la jurisprudence de la cour de céans, un jugement de mainlevée est nul quand le poursuivi
n’a pas reçu la requête de mainlevée, ce que la cour de céans doit examiner
d’office, même si le moyen n’a pas été soulevé en recours (JdT 2017 III
174).

 

             
En conséquence, le prononcé doit donc être annulé, 

 

 

III.             
En conclusion, le prononcé doit être
annulé et la cause renvoyée au premier juge pour qu’il rende une nouvelle décision
après avoir notifié la requête de mainlevée à la poursuivie et cité cette
dernière à une audience.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 360 fr., sont laissés
à la charge de l’Etat, ceux-ci n’étant pas imputables aux parties (art. 107 al.
2 CPC). L’avance de frais de 360 fr. de la recourante lui sera restituée.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le prononcé est annulé

 

             
II.             
La cause est renvoyée au Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud pour
qu’il rende une nouvelle décision après avoir notifié la requête de mainlevée
à la poursuivie et cité cette dernière à une audience.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 360 fr. (trois cent soixante
francs), sont laissés à la charge de l’Etat.

 

             
IV.             
L’avance de frais de 360 fr. (trois cent soixante francs) effectuée par la recourante lui
est restituée par la caisse du Tribunal cantonal.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

La
présidente :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
T.________ SA,

‑             
Mme A.X.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 5’540 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100  al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud.

 

             
Le greffier :