# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e928aaa9-2f87-5a41-add1-8bf19e9b3aba
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2022-02-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 22.02.2022 BG.2021.46
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BG-2021-46_2022-02-22.pdf

## Full Text

Décision du 22 février 2022  
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 
Cornelia Cova, vice-présidente, 
Miriam Forni et Giorgio Bomio-Giovanascini,  
la greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   
Parties   

CANTON DE VAUD, Ministère public central,  
requérant 

 
 contre 
   

KANTON ZÜRICH, Oberstaatsanwaltschaft,  
intimé 

 
Objet  Conflit de fors (art. 40 al. 2 CPP) 

 
  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: BG.2021.46 

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Faits: 
 

A. Le 22 décembre 2020, les cliniques A. SA, sise à Z. (GE), ainsi que B. SA 
dont le siège est à Y. (VD) ont déposé plainte pénale auprès du Ministère 
public central du canton de Vaud contre l’ensemble des membres du conseil 
d’administration, chacun nommément cité dans la plainte, des sociétés C. 
AG et D. AG toutes deux sises à X. (ZH) du chef de contrainte (art. 181 CP; 
dossier MP-VD pièce 4 et ses annexes).  

 
 

B. Le 7 avril 2021, le Ministère public du canton de Vaud (ci-après: MP-VD) a 
soumis le dossier constitué de la plainte précitée (référencé PE21.000550) 
au Ministère public du canton de Zurich (ci-après: MP-ZH) en concluant à la 
compétence zurichoise au motif que les agissements reprochés à C. AG et 
D. AG reflètent des décisions prises au siège de ces dernières sociétés à X. 
(act. 1.5). Par courrier du 11 mai 2021, le MP-VD a sollicité une réponse du 
MP-ZH d’ici au 25 mai 2021 (act. 1.4). 
 
 

C. Le 27 mai 2021, le MP-ZH a refusé de reprendre le dossier vaudois. Il esti-
mait notamment que les sociétés prévenues ont agi par le biais de leurs suc-
cursales en Suisse romande (C. SA), de sorte que se pose la question de 
savoir si elles n’auraient pas agi en l’espèce via un auteur médiat. Il retient 
au surplus que l’affaire concerne principalement la Romandie et devrait dès 
lors être traitée par opportunité par un canton romand (act. 1.3). 
 
 

D. Le 17 juin 2021, le MP-VD a soumis une nouvelle fois son dossier au  
MP-ZH, en réitérant qu’il tenait ce dernier pour compétent dans cette affaire 
(act. 1.2).  
 
 

E. Le 26 juillet 2021, le MP-ZH a, à nouveau, décliné sa compétence (act. 1.1). 
 
 

F. Le 6 août 2021, le MP-VD adresse à la Cour des plaintes du Tribunal pénal 
fédéral (ci-après: la Cour de céans) une requête de fixation de for, concluant 
à la compétence des autorités zurichoises pour instruire et juger ledit dossier 
référencé auprès de lui sous PE21.000550 (act. 1). 
 
 

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G. Invité à se déterminer sur la requête, le MP-ZH formule des observations en 
date du 19 août 2021, lesquelles ont été transmises, pour information, au 
MP-VD (act. 3 et 4). Il conclut principalement à la compétence des autorités 
pénales vaudoises. 

 
 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 
 

1.  
1.1 Les autorités pénales vérifient d'office si elles sont compétentes et, le cas 

échéant, transmettent l'affaire à l'autorité compétente (art. 39 al. 1 CPP). 
Lorsque plusieurs autorités paraissent compétentes à raison du lieu, les mi-
nistères publics concernés se communiquent sans délai les éléments essen-
tiels de l'affaire et s'entendent aussi vite que possible sur le for (art. 39 al. 2 
CPP). Lorsque les autorités de poursuite pénale de différents cantons ne 
peuvent s'entendre sur le for, le ministère public du canton saisi en premier 
de la cause soumet la question sans retard et, en tout cas, avant la mise en 
accusation, à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, qui tranche 
(art. 40 al. 2 CPP en lien avec l'art. 37 al. 1 de la loi fédérale sur l'organisation 
des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). La condition 
préalable pour la saisine de la Cour des plaintes réside cependant en un 
échange de vues préalable entre les cantons concernés (décisions du Tribu-
nal pénal fédéral BG.2018.26 du 8 août 2018 consid. 1 et BG.2018.6 du 
19 avril 2018 consid. 2; SCHWERI/BÄNZIGER, Interkantonale Gerichtsstands-
bestimmung in Strafsachen, 2e éd. 2004, no 599). Le respect des principes 
de célérité et d'économie de procédure commande de reconnaître à tous les 
ministères publics concernés la qualité pour agir et non uniquement à celui 
du canton saisi en premier lieu (BOUVERAT, Commentaire romand, 
2e éd. 2019, no 3 ad art. 40 CPP; JEANNERET/KUHN, Précis de procédure pé-
nale, 2e éd. 2018, no 3031). S'agissant du délai dans lequel l'autorité requé-
rante doit saisir la Cour de céans, il a été décidé de se référer par analogie 
au délai de dix jours prévu à l'art. 396 al. 1 CPP, exception faite du cas dans 
lequel l'autorité requérante invoque des circonstances exceptionnelles qu'il 
lui incombe de spécifier (TPF 2011 94 consid. 2.2; décision du Tribunal pénal 
fédéral BG.2017.17 du 18 juillet 2017 consid. 1.2 et les références citées; 
MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral 

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en 2015, JdT 2016 IV 191 p. 194). C'est en fonction de la législation de 
chaque canton que l'on détermine les autorités qui sont légitimées à repré-
senter leur canton dans le cadre de l'échange de vues ou dans la procédure 
devant la Cour des plaintes (art. 14 al. 4 CPP; KUHN, Commentaire bâlois, 
2e éd. 2014, no 9 ad art. 39 CPP et no 10 s. ad art. 40 CPP). 

1.2 La demande de fixation de for ayant été déposée, après échanges de vues 
entre les cantons concernés, dans le délai mentionné plus haut (v. supra 
consid. 1.1), et les cantons ayant été représentés par des autorités légiti-
mées à le faire, il y a lieu d'entrer en matière sur le fond de la cause. 

 

2.  
2.1 En procédure pénale, les fors sont réglés aux art. 31 à 42 CPP. Les lex ge-

neralis des fors le sont aux art. 31 et 32 CPP, alors que les fors spéciaux 
sont réglés aux art. 33 à 38 CPP. Les art. 39 à 42 CPP traitent de la procé-
dure visant à déterminer les fors. 

2.1.1 A teneur de l'art. 31 al. 1, 1ère phrase CPP, l'autorité du lieu où l'acte a été 
commis est compétente pour la poursuite et le jugement de l'infraction. 
L'art. 31 al. 2 CPP prévoit que si l'infraction a été commise ou si son résultat 
s'est produit en différents lieux, l'autorité compétente est celle du lieu où les 
premiers actes de poursuite ont été entrepris. 

2.1.2 Le lieu de résultat ne joue qu'un rôle subsidiaire par rapport au lieu de com-
mission pour fixer le for intercantonal (JEANNERET/KUHN, op. cit., no 3018; 
BARTETZKO, Commentaire bâlois, op. cit., no 8 ad art. 31 CPP; v. décision du 
Tribunal pénal fédéral BG.2014.19 du 6 février 2015 consid. 2.2). En règle 
générale, le critère du lieu de résultat ne peut être pris en considération que 
lorsqu'il s'agit de poursuivre un délit matériel dans le cas donné (BOUVERAT, 
op. cit., n. 12 ad art. 31 CPP; SCHWERI/BÄNZIGER, op. cit., no 95). 

2.1.3 Le for doit être fixé sur la base des soupçons actuels. Ce n'est pas ce qui 
sera finalement retenu contre le prévenu qui est déterminant, mais bien les 
faits qui lui sont reprochés ainsi que leur qualification juridique telle qu'elle 
ressort du dossier au moment de l'examen du for (MOSER/SCHLAPBACH, 
Commentaire bâlois, op. cit., no 11 ad art. 34 CPP). La fixation du for ne 
repose ainsi pas sur ce dont l'intéressé s'est effectivement rendu coupable 
et qui pourra en fin de compte être prouvé mais sur l'état de fait qui lui est 
reproché dans le cadre de l'enquête en cours, à moins que cet état de fait 
ne paraisse d'emblée infondé ou ne soit clairement exclu (décision du Tribu-
nal pénal fédéral BG.2012.16 du 15 juin 2012 consid. 3.2). 

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3. En substance, il ressort du dossier que la plainte pénale dans le canton de 
Vaud a été déposée à tout le moins pour contrainte au sens de l’art. 181 CP, 
voire extorsion (art. 156 CP). Se rend coupable de contrainte celui qui, en 
usant de violence envers une personne ou en la menaçant d’un dommage 
sérieux, ou en l’entravant de quelque autre manière dans sa liberté d’action, 
l’aura obligée à faire, à ne pas faire ou à laisser faire un acte. 
 
Se rend coupable d’extorsion au sens de l’art. 156 CP celui qui, dans le des-
sein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, 
aura déterminé une personne à des actes préjudiciables à ses intérêts pé-
cuniaires ou à ceux d’un tiers, en usant de violence ou en la menaçant d’un 
dommage sérieux, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au 
plus ou d’une peine pécuniaire. 
 

3.1 Les éléments au dossier font état d’un litige civil opposant les sociétés C. AG 
et D. AG aux cliniques A. SA et B. SA portant sur le remboursement de pres-
tations médicales effectuées par les sociétés plaignantes en faveur de pa-
tients de ces assurances. Celles-ci reprochent essentiellement aux cliniques 
A. SA et B. SA d’avoir surfacturé des prestations fournies et réclament dès 
lors le remboursement de montants versés en trop selon elles. A. SA et B. 
SA exposent que dans le cadre dudit litige, un projet d’accord avait été trouvé 
avec C. AG à X. à teneur duquel elles acceptaient de facturer les opérations 
de la cataracte selon un tarif convenu avec les assurances. En échange, 
celles-ci se seraient engagées à renoncer au remboursement de montants 
liés à des opérations de la cataracte effectuées avant le 31 décembre 2018 
(dossier MP-VD pièce 5 annexes 9 et 10). Les cliniques ophtalmologiques 
auraient dès lors appliqué dès le 1er janvier 2019 le tarif forfaitaire convenu; 
cependant, les assurances auraient ultérieurement refusé de signer cet ac-
cord et auraient dès lors exigé des cliniques A. SA et B. SA le rembourse-
ment de sommes versées en lien avec des opérations effectuées entre le  
1er janvier 2013 et le 31 décembre 2018 puis ont cessé de rembourser l’inté-
gralité des factures émises depuis le 1er janvier 2019. 

Par courrier du 17 octobre 2019 adressé à la succursale romande de C. AG 
(C. SA), les cliniques A. SA et B. SA ont exigé de C. AG et D. AG le rem-
boursement des factures émises depuis le 1er janvier 2019, conformément 
au projet d’accord commun (dossier MP-VD pièce 5 annexe 11). Par courriel 
en langue allemande du 26 août 2019, les assurances auraient refusé de 
rembourser les sommes convenues en invoquant la compensation avec des 
montants qui seraient dus par les cliniques A. SA et B. SA en lien avec la 
surfacturation de certaines prestations antérieures au 1er janvier 2019.  

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Dans le cadre de nouvelles négociations survenues entre les parties s’agis-
sant du remboursement des factures émises depuis le 1er janvier 2019, les 
assurances ont adressé aux cliniques ophtalmologiques, le 13 août 2020 
(dossier MP-VD pièce 5 annexe 18), un courrier qui, selon A. SA et B. SA, 
serait constitutif d’une tentative de contrainte, voire d’une tentative d’extor-
sion, dans la mesure où les conditions de remboursement qui leur sont pro-
posées seraient tellement inacceptables qu’elles menaceraient leur activité 
(dossier MP-VD pièce 5 annexe 19).  

 

4.  
4.1 Le canton de Vaud considère que les agissements de C. AG et D. AG con-

sistant à refuser le remboursement de factures émises par A. SA et B. SA à 
la suite de soins dispensés à des patients assurés auprès de ces assurances 
sont le reflet de décisions prises au siège de ces dernières à X. Par ailleurs, 
la plainte concerne les organes dirigeants des assurances. Le fait que des 
courriers ont été échangés entre le siège vaudois des assurances ne permet 
pas de fonder la compétence des autorités vaudoises. Le for serait donc à 
X. 

4.2 Le MP-ZH retient quant à lui que les assurances ont agi depuis leur succur-
sale C. SA à Y. (VD). Il invoque l’existence d’un auteur médiat et plaide pour 
que ce soit le canton de Vaud qui soit désigné compétent en tant que lieu où 
les premiers actes d’instruction ont été entrepris (art. 31 al. 2 CPP). En outre, 
il considère qu’il s’agit d’une problématique romande de sorte que pour des 
raisons d’opportunité le for doit être dans le canton de Vaud (act. 1.1). 

4.3  
4.3.1 En l’espèce, il apparaît que les décisions de refuser de rembourser les fac-

tures émises par A. SA et B. SA ainsi que d’ouvrir des actions en paiement 
contre elles afin de les inciter à communiquer des informations comptables 
ont indubitablement été prises au siège des assurances mises en cause, soit 
à X. C’est en effet avec C. AG à X. que les sociétés précitées ont négocié 
des projets d’accords pour la facturation des opérations de la cataracte entre 
les 1er janvier et 12 décembre 2018 (dossier MP-VD pièce 5 annexes 9 et 
10). Le refus d’entériner ces projets est clairement du fait de C. AG et D. AG 
à X. Par ailleurs, ce sont aussi incontestablement ces dernières qui ont dé-
posé en avril 2020 des actions en paiement contre A. SA et B. SA dans le 
canton de Vaud afin d’obtenir de leur part les montants qu’elles considéraient 
comme trop perçus par les cliniques ophtalmiques, ce, notamment, en raison 
de la résiliation de l’accord précité et sans tenir compte du fait que les cli-
niques concernées voyaient ainsi leurs activités menacées. Dans ces actions 

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en paiement, elles apparaissent clairement comme demanderesses, n’étant 
que représentées par leur succursale romande C. SA (dossier MP-VD pièce 
5 annexes 5 et 6). Or, dans une action en paiement similaire déposée à Zu-
rich, C. AG et D. AG. ont admis que ne pas payer les factures non contestées 
aux cliniques ophtalmiques était le moyen dont elles usaient pour obtenir les 
renseignements qu’elles tenaient pour nécessaires afin de procéder au con-
trôle comptable requis et ce, même si la clinique avait un urgent besoin de 
liquidités (dossier MP-VD pièce 5 annexe 15 consid. 5.4). Dès lors, il faut 
admettre que les faits dénoncés par A. SA et B. SA relèvent de la politique 
générale adoptée par les organes dirigeants des assurances sises à X. Le 
lieu de commission de l’infraction se situe donc en l’occurrence à X. Les 
échanges de lettre intervenus entre les Cliniques A. SA, B. SA et C. SA ne 
sauraient modifier cette évaluation, tant il ressort des éléments au dossier 
que la filiale vaudoise n’a fait que refléter la volonté stratégique des établis-
sements zurichois quant à l’attitude à adopter face aux Cliniques A. SA et 
B. SA, sans avoir de marge de manœuvre spécifique. Il suffit pour en attester 
de se référer au courrier du 17 octobre 2019 qui fait état d’une lettre adressée 
aux cliniques A. SA et B. SA en allemand (dossier MP-VD pièce 5 annexe 
11), aux échanges qu’ont eus les précitées avec Madame E. agissant pour 
C. AG à X. (dossier MP-VD pièce 5 annexe 17) mais surtout à la proposition 
d’accord dont C. SA s’est fait porte-parole après que les Cliniques A. SA et 
B. SA aient écrit directement au Président du conseil d’administration à X. 
(dossier MP-VD pièce 5 annexe 18). Par ailleurs, rien ne permet de conclure, 
comme le soutient le MP-ZH, que la présente problématique serait exclusi-
vement romande au vu notamment du jugement zurichois ayant impliqué 
lesdites assurances avec une société sœur des cliniques A. SA et B. SA 
(dossier MP-VD pièce 5 annexe 15). 

4.3.2 Les développements qui précèdent portent également à rejeter la théorie du 
MP-ZH relative à l’auteur médiat. En effet, l'auteur médiat est celui qui se 
sert d'une autre personne comme d'un instrument dénué de volonté ou du 
moins agissant sans intention coupable, afin de lui faire exécuter l'infraction 
projetée (ATF 121 IV 17 consid. 2bb/d ; 77 IV 88 consid. 1, 71 IV 132 con-
sid. 3). Il est punissable comme s'il avait accompli lui-même les actes qu'il a 
fait exécuter par le tiers agissant comme instrument (ATF 120 IV 117 con-
sid. 2bb/d). L’auteur médiat est réputé avoir agi non seulement là où il a 
donné ses ordres mais encore à l’endroit où ils ont été exécutés, en pareil 
cas, le for sera fixé au lieu où la première instruction a été ouverte (ATF 120 
IV 282 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 6P.184/2004 du 9 mars 2005 
consid. 6.4; BOUVERAT, op. cit., no 11 ad art. 31 CPP; SCHLEGEL, Zürcher 
Kommentar, 3e éd., 2020, no 2 ad art. 31 CPP). En l’espèce, ainsi que précisé 
ci-dessus, la succursale lausannoise n’a fait que reporter les décisions prises 
par les institutions zurichoises, mais n’a pas commis l’infraction en lieu et 

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place de ces dernières. Il ne peut donc être question d’auteur médiat ici. Cet 
argument est donc écarté. 

 

5. Au vu des éléments qui précèdent, conformément à l'art. 31 al. 1 CPP, il sied 
de reconnaître la compétence des autorités pénales du canton de Zurich, 
pour poursuivre et juger l'infraction reprochée aux membres du conseil d’ad-
ministration de C. AG et D. AG pour laquelle la requête de fixation du for a 
été déposée. Partant, la requête formée par le MP-VD est admise. 

 

6. La présente décision est rendue sans frais (art. 423 al. 1 CPP). 

 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 
 
1. Les autorités pénales du canton de Zurich sont déclarées seules compétentes 

pour poursuivre et juger les infractions dénoncées dans la plainte du 22 dé-
cembre 2020. 

 
2. La présente décision est rendue sans frais. 

 
 

Bellinzone, le 22 février 2022 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
La vice-présidente: La greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Canton de Vaud, Ministère public central 
- Kanton Zürich, Oberstaatsanwaltschaft 
 
 
 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cet arrêt.