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**Case Identifier:** 7041f7bc-0871-58b5-ae22-245027a3a810
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-09-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 27.09.2016 A/2116/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2116-2015_2016-09-27.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2116/2015-FPUBL ATA/799/2016  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 27 septembre 2016 

 

   dans la cause 

 

M. A______  
représenté par Me Philippe Eigenheer, avocat  

contre 

DÉPARTEMENT DE LA SÉCURITÉ ET DE L’ÉCONOMIE 
 

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A/2116/2015 

EN FAIT 

1)  Le 20 décembre 2013, le département de la sécurité et de l’économie  
(ci-après : DSE) a engagé M. A______, né le ______ 1983, en qualité de stagiaire 
à compter du 20 janvier 2014, afin de lui permettre d’acquérir la formation 
nécessaire pour occuper la fonction d’agent de détention.  

  Ladite fonction était subordonnée à la réussite du stage et de la formation 
auprès de l’école genevoise d’agent de détention ainsi qu’à l’obtention du brevet 
fédéral d’agent de détention.  

  La durée maximale du stage était de vingt-quatre mois et pouvait être 
prolongée (point 1 de la lettre d’engagement). L’intéressé se situait par analogie 
en classe 7, annuité 1 de l’échelle des traitements pendant les douze premiers mois 
et, dès le treizième mois d’activité, en classe 14, annuité 0 (point 2). Durant la 
première année d’activité, une absence pour cause de maladie entraînait une 
réduction progressive de l’indemnité, laquelle était réduite de moitié en cas 
d’absence continue ou discontinue pour cause de maladie justifiée de deux 
semaines de travail durant les trois premiers mois (point 2 lettre a chiffre 1) et de 
huit semaines de travail dès le quatrième mois, sans imputation de la période 
prévue au point précédent (point 2 lettre a chiffre 2). L’indemnité était supprimée 
après trois mois d’absence continue ou discontinue (point 2 lettre b). 
L’organisation du stage était déterminée par le règlement interne (point 5). Si le 
stage avait duré moins d’un an, le délai de résiliation était d’un mois pour la fin 
d’un mois. S’il avait duré un an ou plus, il était de deux mois pour la fin d’un 
mois. Le cas de résiliation des rapports de service avec effet immédiat était 
réservé (point 11). 

2)  Le 20 janvier 2014, M. A______ a commencé son stage au sein de la prison 
de Champ-Dollon.   

3)  Du 31 mars au 30 juin 2014, il s’est trouvé en état d’incapacité totale de 
travailler pour cause de maladie. 

4)  Par courrier du 23 avril 2014, M. A______ a informé  
un responsable de la formation à la prison de Champ-Dollon avoir pris contact 
avec la direction générale de l’office cantonal de la détention (ci-après : DG-
OCD) pour une affectation dans un autre centre de détention.  

  Sa décision était motivée pour diverses raisons qu’il ne tenait pas à 
commenter.  

  Une copie du courrier a été adressée à Mme B______, responsable de 
secteur ad interim des ressources humaines (ci-après : RH).  

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5)  Le 5 mai 2014, son supérieur hiérarchique et Mme B______ ont sollicité du 
service de santé du personnel de l’État (ci-après : SPE) un préavis médical à son 
sujet.   

6)  Dès le 10 juin 2014, M.  A______ s’est trouvé en incapacité de travail totale 
du fait d’un accident.  

  Selon le formulaire de déclaration d’accident reçu par l’office du personnel 
de l’État (ci-après : OPE), il s’agissait d’un accident non professionnel. Il avait 
joué au football et à la fin du match il avait ressenti une douleur au niveau du 
talon.  

7)  Par courriel du 11 juillet 2014, M. C______, gardien-chef RH, a informé 
Mme B______ que l’intéressé ne satisfaisait pas aux exigences attendues d’un 
stagiaire et ne remplissait donc pas les conditions pour poursuivre sa formation à 
Champ-Dollon.  

  Il évoquait l’absence de l’intéressé entre le 19 et 21 février 2014, son 
absence depuis le 31 mars 2014 et son échec à l’école genevoise, en raison du fait 
qu’il n’avait pas atteint la moyenne de l’école de formation de Champ-Dollon. En 
effet, il n’avait ni atteint la note minimale (de « 4 ») au troisième test écrit, ni 
effectué la totalité des cours de techniques et tactiques d’intervention  
(ci-après : TTI) et il n’avait pas pu se présenter au test final. Par ailleurs, il ne 
satisfaisait pas aux exigences requises lors des cours TTI et lors d’une journée de 
stage cellulaire.  

  À l’appui de son courriel, M. C______ a joint une récapitulation des notes 
de l’école genevoise de M. A______ et deux courriels de collaborateurs à son 
sujet.  

  Il ressort de la récapitulation que l’intéressé avait obtenu les notes  
suivantes (la note maximale étant 6) : 

 1ère course de patrouilles :  4.6 

 2ème course de patrouilles :  5.1 

 1er test :     4.1 

 2ème test :     5.7 

 3ème test CD :    3.0 

 TTI      ABS 

 Évaluation OCD   5.3 

 Note finale de l’école genevoise  3.69 

  

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 Quant aux deux courriels, datés du 26 mars 2014 et adressés à des 
responsables de la formation, ils relevaient les manquements de l’intéressé, d’une 
part, lors de sa quatrième journée cellulaire du 24 mars 2014 et, d’autre part, aux 
cours TTI.  

 S’agissant de la journée cellulaire, la collaboratrice surveillante reprochait à 
l’intéressé d’être une personne peu confiante, dissipée, manquant d’initiative et 
n’acceptant pas les critiques. Il avait notamment refusé une tâche et n’était pas 
intervenu lors d’une altercation avec un détenu, l’intéressé s’étant « caché derrière 
[elle] ».  

 S’agissant des cours TTI, le collaborateur instructeur exposait les difficultés 
rencontrées par l’intéressé à intégrer le programme et lui reprochait d’être peu 
attentif et incapable de respecter les consignes données. Il s’était notamment 
blessé en privilégiant la force sur la technique lors des exercices de frappe, ce 
contrairement aux consignes. De même, il n’avait pas écouté les indications de 
prudence lors d’un exercice de contrainte, blessant son partenaire d’entraînement. 
Devant les griefs formulés à son encontre, l’intéressé avait avoué être dyslexique.  

8)  Par courrier du 21 novembre 2014, le Dr D______, médecin associé en 
santé-travail du SPE, a informé les RH du DSE avoir évalué la situation médicale 
de M. A______.  

  L’arrêt de travail qui se poursuivait actuellement était motivé par des 
affections médicales de natures différentes. Néanmoins, la poursuite de celui-ci 
semblait disproportionnée par rapport au motif médical invoqué. Pour cette raison, 
l’intéressé allait être reçu par une psychologue, afin d’évaluer si des interactions 
avec le milieu professionnel pouvaient jouer un rôle dans la poursuite de l’arrêt de 
travail.  

9)  Suite à une convocation du 23 décembre 2014, un entretien de service s’est 
tenu le 22 janvier 2015. L’objectif de cet entretien était d’entendre l’intéressé au 
sujet de son inaptitude à remplir les exigences de la fonction d’agent de détention 
stagiaire (échec à la formation cantonale genevoise, cours TTI et stage cellulaire 
insatisfaisants), ainsi que sur son absence pour maladie sans interruption depuis le 
31 mars 2014 l’empêchant de suivre sa formation. Ces manquements étaient 
susceptibles de conduire à la résiliation des rapports de service.  

10)  Par courrier du 27 janvier 2015, l’OCD a transmis à l’intéressé le  
compte rendu de cet entretien, lui accordant un délai pour retourner le document 
signé et accompagné de ses éventuelles observations.  

  À teneur de celui-ci, l’intéressé s’y était présenté seul et avait été reçu par  
M. C______ et Mme B______. Il leur avait indiqué être victime de mobbing de la 
part des collègues et qu’un instructeur TTI avait tenu des propos déplacés à son 

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égard. Il ne souhaitait cependant pas communiquer le nom de ces personnes. Il 
affirmait ne pas se plaire à la prison de Champ-Dollon, l’établissement ne 
correspondant pas à sa vision du métier. Il n’avait pas fait part de ses griefs 
auparavant car il craignait de se mettre les personnes concernées à dos et ses 
moniteurs ne lui avaient pas inspiré davantage de confiance. Il en avait toutefois 
parlé à une responsable de la formation auprès de laquelle il avait sollicité son 
transfert et était étonné qu’on ne lui donne pas une nouvelle chance dans un autre 
établissement.   

  Mme B______ avait rappelé à l’intéressé l’avoir reçu suite à sa demande de 
transfert et qu’à cette occasion elle l’avait clairement informé que les stagiaires 
étaient affectés dans les établissements selon les besoins de service.  

  Le souhait de l’employeur de résilier les rapports de service avait été 
communiqué à l’intéressé, qui ne remplissait pas les conditions pour poursuivre sa 
formation à la prison de Champ-Dollon, ni dans un autre établissement de l’OCD. 

11)  Par courrier du 11 février 2015, M. A______ s’est exprimé sur le compte 
rendu en question.  

  Son absence n’était pas due à une maladie mais à un accident, soit une 
enthésopathie du pied droit.  

  S’agissant des reproches portant sur ses prestations insuffisantes et de son 
inaptitude à remplir les exigences du poste, il rappelait sa réussite aux deux 
premiers tests de la formation. Le troisième était un test surprise dont il ignorait le 
résultat. Toutefois, il paraissait que plus de la moitié de sa promotion avait été 
mise en échec et une séance de rattrapage avait été organisée. En raison de son 
absence, il n’avait pas pu repasser ledit test. Quant aux cours TTI, ceux-ci ne lui 
posaient pas de problèmes mais il remettait en question la manière dont il avait été 
traité par l’une des formatrices en charge du poste. Celle-ci l’avait, sans raison, 
réprimandé devant tout le monde. De même, lors de la journée du 24 mars 2014, il 
avait été en binôme avec une collègue « exécrable et notamment (sic) connue du 
milieu pour son caractère difficile ». Celle-ci avait exercé du « harcèlement » à 
son encontre. Elle avait notamment eu un comportement inapproprié envers les 
détenus, comportement avec lequel l’intéressé avait exprimé son désaccord, ce qui 
lui avait valu des menaces de la part de cette collègue. Dans cette situation de  
« mobbing », il n’était pas en possession de tous ses moyens et son refus de 
participer à l’une des interventions s’expliquait par son opposition à l’acte de  
« tabasser un détenu à trois ». Pour ces raisons, il réfutait les critiques relatives à 
sa performance lors de cette journée. Par ailleurs, après ces faits, il s’était rendu 
compte qu’il n’était plus bienvenu au sein de la brigade. Il avait notamment été 
traité de « sale gauchiste » et « cerise sur le gâteau » et on lui avait dit « d’arrêter 
de materner les détenus ». À cette époque, il n’en avait pas parlé avec ses 
moniteurs car il ne pensait pas que cela arrangerait sa situation.  

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  Tous ces événements avaient eu un impact négatif sur sa santé. Le sport 
l’avait aidé à y faire face mais il avait malheureusement eu un accident qui 
nécessitait encore de suivre des séances chez un physiothérapeute.  

  Lors de son engagement, il avait été prévu qu’il soit muté dans un autre 
centre de détention que Champ-Dollon. Pour cette raison, il s’était rapidement 
manifesté pour que l’affectation qui lui avait été proposée soit respectée. Ainsi, il 
contestait la décision de résilier ses rapports de service, dans la mesure où il 
n’avait pas eu l’occasion de faire preuve de ses compétences dans un autre 
établissement malgré ses démarches. Il précisait que les graves incidents à 
Champ-Dollon durant cette période de formation devaient être pris en 
considération.  

  Pour le surplus, il refusait de signer le compte rendu de l’entretien de service 
du 22 janvier 2015.  

12)  Par décision du 11 mai 2015, le conseiller d’État en charge du DSE a résilié 
les rapports de service de l’intéressé pour le 31 juillet 2015.  

  Les motifs qui avaient incité ses supérieurs à demander la résiliation de ses 
rapports de service lui étaient connus, puisqu’ils lui avaient été communiqués, 
notamment, lors de l’entretien de service que l’intéressé avait eu avec sa 
hiérarchie le 22 janvier 2015. À cette occasion, elle lui avait exposé qu’il ne 
remplissait pas les conditions pour poursuivre sa formation en raison de ses 
prestations insuffisantes et de ses absences.  

  Le conseiller d’État avait pris connaissance des remarques de l’intéressé du 
11 février 2015, lesquelles n’étaient cependant pas de nature à remettre en cause 
la détermination de sa hiérarchie.  

  La décision a été déclarée exécutoire nonobstant recours.  

13)  Par courrier du 18 juin 2015, complété par acte du 24 juin 2015 dans le délai 
imparti par le juge délégué, M. A______, agissant seul, a recouru auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre la décision précitée. Il a demandé l’ « annulation aux 
arguments invoqués pour justifier [son] licenciement » et à « être placé dans un 
autre établissement pénitencier (sic) afin de pouvoir y effectuer [son] stage de 
formation ». 

  Les arguments invoqués pour justifier son licenciement étaient « totalement 
fallacieux » et ne tenaient pas compte des circonstances extrêmement difficiles et 
typiques de la prison de Champ-Dollon. Pour le surplus, il se référait à son 
courrier du 11 février 2015 qui était joint au recours.  

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14)  Dans ses observations du 31 août 2015, le DSE a conclu au rejet du recours 
dans la mesure où il était recevable. 

  La décision respectait le délai de résiliation légal tout comme le droit d’être 
entendu de l’intéressé. L’absence continue de celui-ci depuis le 31 mars 2014 et 
ses prestations insuffisantes dans le cadre de sa formation et de son stage avaient 
conduit à la résiliation des rapports de service. Les allégations de mobbing étaient 
réfutées et l’argumentation de l’intéressé reposant essentiellement sur sa demande 
de transfert et le climat de travail n’était pas déterminante et ne pouvait en tout 
état remettre en cause le bien-fondé de la décision. Enfin, le DSE relevait que, 
malgré son absence continue de plus de douze mois, l’intéressé avait perçu 
l’intégralité de son indemnité et ce, jusqu’au 31 juillet 2015, soit la fin effective 
des rapports de service.  

15)  Le 30 octobre 2015, par l’intermédiaire d’un avocat nouvellement constitué, 
M. A______ s’est déterminé sur les observations du DSE. 

  Il contestait avoir échoué à l’école genevoise de formation, dans la mesure 
où, d’une part, étant en incapacité de travail pour maladie et accident non 
professionnel, il n’avait pas pu effectuer la totalité des cours TTI et se présenter à 
l’examen final. D’autre part, s’agissant du troisième test écrit dont il sollicitait la 
production, il n’avait jamais reçu les résultats et n’avait pas pu se présenter à la 
séance de rattrapage, en violation du principe de l’égalité de traitement. Par 
ailleurs, lors de ses trois premières journées cellulaires, il avait obtenu de bonnes 
appréciations de ses supérieurs. Lors de la journée du 24 mars 2014, il avait été 
mis en binôme avec une collègue ayant fait preuve à son encontre d’un 
comportement inadmissible, qui l’avait empêché de répondre de manière optimale 
aux objectifs fixés. L’appréciation du DSE sur sa capacité à poursuivre et achever 
sa formation portait sur une période extrêmement courte et ne tenait pas compte 
de la période d’incapacité de travail alors que celle-ci était justifiée médicalement.  

  Il a produit un rapport médical daté du 12 août 2014 et établi par le  
Dr E______, portant sur l’IRM de son arrière-pied droit qui confirmait une 
enthésopathie ou aponévrosite d’insertion.  

  Les motifs de résiliation des rapports de travail n’étaient dès lors pas avérés, 
de sorte que la décision litigieuse était contraire au droit. De manière formelle, le 
recourant a conclu, préalablement, à sa comparution personnelle, et 
principalement, à l’annulation de la décision et à sa réintégration au sein d’un 
autre établissement pénitencier. En cas de refus de procéder à cette réintégration, 
il a conclu au versement d’une indemnité correspondant à six fois son dernier 
traitement brut comprenant le treizième salaire au prorata du nombre de mois 
fixés, avec intérêts à 5 % à compter du 31 juillet 2015.  

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16)  Le 11 janvier 2016, le DSE a produit le troisième test écrit de l’intéressé 
pour lequel il avait obtenu la note de « 3 ».  

17)  Une audience de comparution personnelle des parties s’est tenue le  
26 janvier 2016, en présence de M. A______, assisté de son conseil, et de MM. 
F______, juriste, et G______, chef de service des RH auprès de l’OCD, 
représentant le DSE.  

 a.  M. A______ a déclaré qu’à partir de son accident du mois de juin 2014, il 
avait informé son employeur quant à son incapacité de suivre les cours TTI et de 
passer les examens.  

  S’agissant de la journée cellulaire du 24 mars 2014, il niait s’être caché 
derrière sa collègue et expliquait qu’il se trouvait simplement derrière elle lors 
d’une altercation verbale avec un détenu qu’elle avait provoqué. Le détenu avait 
été maîtrisé par un autre collègue et son stagiaire. Hormis pour cette journée, il 
avait toujours reçu de très bonnes appréciations.  

  S’agissant des reproches de l’instructeur TTI, il admettait avoir, malgré sa 
motivation, de la peine dans les techniques d’auto-défense, n’en ayant pas 
pratiquées auparavant. Ses prestations n’étaient toutefois pas catastrophiques, il 
faisait notamment les clés comme on lui demandait, même s’il admettait être 
dyslexique en ce sens que sous le coup du stress il pouvait confondre la gauche et 
la droite. Il ne se souvenait pas pour quelle raison son camarade avait été blessé 
mais il contestait ne pas avoir écouté les instructions. Il était courant que dans ces 
exercices des stagiaires soient blessés. Les deux gardiens qui avaient rédigé les 
courriels du 26 mars 2014 appartenaient à la même brigade et il estimait avoir été 
stigmatisé par l’un en raison des problèmes avec l’autre. Il maintenait avoir été 
victime de mobbing par les gens de cette brigade.  

  S’agissant de sa dyslexie, ce problème n’avait jamais été soulevé 
auparavant, que ce soit lors des examens médicaux ou après. On ne lui avait 
jamais posé de question à ce sujet.  

  Il a précisé que lors de son recrutement, il devait être affecté à un autre 
établissement pénitentiaire. Tant une responsable de la formation que  
Mme B______ lui avaient dit faire tout leur possible pour lui trouver un autre lieu 
de détention. Il n’avait ensuite pas reçu de nouvelles à ce sujet.   

 b.  Les représentants du DSE ont expliqué que, dans la mesure où la procédure 
de résiliation des rapports de service avait été engagée, le SPE n’avait pas donné 
suite à une visite de l’intéressé auprès d’un psychologue.  

  Il n’y avait pas eu de séance de rattrapage pour le troisième test écrit, les 
résultats ayant été maintenus de manière définitive. L’intéressé n’avait dès lors 
pas eu la note minimale de « 4 » à celui-ci, cette note n’étant toutefois pas 

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éliminatoire. Il fallait au moins une moyenne de « 4 » pour réussir sa formation. 
Par ailleurs, il n’était pas contesté qu’en raison de son accident du mois de juin 
2014, l’intéressé ne pouvait pas participer aux cours TTI. Des séances ou cours de 
rattrapage TTI pour des stagiaires en incapacité de travail pour maladie ou 
accident n’étaient pas proposés.  

  S’agissant de la note finale de « 3.69 », celle-ci s’expliquait par l’utilisation 
de coefficients : coefficient « 1 » pour chacune des deux courses de patrouilles, 
coefficient « 2 » pour chacun des trois tests, coefficient « 2 » pour le cours TTI et 
coefficient « 1 » pour l’évaluation OCD. Cette dernière évaluation était faite par 
un maître de stage et concernait les interactions du stagiaire avec ses collègues et 
les détenus dans le cadre de son stage cellulaire. Le recourant avait reçu la note  
« 0 » pour le cours TTI, du fait de son absence.  

  S’agissant de la journée du 24 mars 2014, il n’était pas contesté que les 
appréciations antérieures à celle-ci étaient bonnes. L’intéressé s’était toutefois 
caché derrière sa collègue lors de cette journée, ce qui était révélateur d’un 
comportement que l’on devait absolument éviter dans le cellulaire. Par ailleurs, il 
n’y avait aucun rapport d’incident qui relatait les faits survenus ce jour entre la 
gardienne et le détenu.  

  S’agissant des cours TTI, l’apprentissage des techniques d’intervention 
n’avait pas pour vocation de revenir blessé de ces séances. Ces techniques avaient 
notamment pour objectif de mettre sous pression et stress les apprenants afin 
d’évaluer leur comportement dans une situation qui serait difficile. M. G______ a 
indiqué que l’année 2014 était une année très difficile pour Champ-Dollon et que 
le stress en cellulaire était bien plus grand que dans ces formations. Il s’inquiétait 
donc qu’un stagiaire dyslexique sous stress puisse devenir gardien. Selon  
M. F______, la dyslexie de l’intéressé avait contribué aux mauvaises prestations 
de celui-ci lors de sa formation TTI.  

  Ce n’était toutefois pas un seul point qui avait conduit à la fin des rapports 
de service, mais l’ensemble des éléments.  

  Le DSE a produit des courriels du 22 avril 2014 et 6 mai 2014 de  
Mme B______ relatif à la demande de transfert de l’intéressé. Selon le courriel du 
6 mai 2014, dont l’intéressé a admis le contenu, celui-ci avait indiqué ne pas être 
en mesure de reprendre le travail tant qu’une solution de mobilité n’avait pas été 
trouvée. Le DSE a précisé que ce n’était pas la responsable de la formation qui 
décidait de l’affectation des stagiaires. Lors du recrutement, l’affectation n’était 
jamais indiquée aux futurs stagiaires. En 2014 et au regard des événements 
survenus en hiver, Champ-Dollon avait particulièrement eu besoin d’effectifs 
donc aussi de nouveaux stagiaires.  

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18)  Dans ses observations finales du 25 février 2016, M. A______ a persisté 
dans ses conclusions.  

  Qualifier ses prestations d’insuffisantes en se basant notamment sur le 
déroulement d’une seule journée cellulaire, et en faisant ainsi abstraction des 
bonnes attestations obtenues dans le cadre de cette formation, apparaissait 
disproportionné. Par ailleurs, il était discriminé en raison de son incapacité, dans 
la mesure où il s’était vu attribuer la note de « 0 » pour le cours TTI du fait de son 
absence, alors que cette incapacité de travail était attestée médicalement.  

19)  Par ses observations finales du 26 février 2016, le DSE a produit la fiche 
d’évaluation de l’OCD portant sur la période du 20 janvier 2014 au 7 février 2014. 
À teneur de cette fiche, l’intéressé avait eu une moyenne de « 5.3 » qui 
s’expliquait par les notes de « 5 » pour les postes de « ponctualité » et « tenue » et 
les notes de « 5.5 » pour les postes de « politesse », « esprit de groupe »,  
« participation » et « initiative ». 

  La pièce produite et les déclarations lors de l’audience du 26 janvier 2016 
n’étaient toutefois pas de nature à modifier sa position.  

20)  Par courrier du 10 mars 2016, la chambre administrative a informé les 
parties de ce que la cause était gardée à juger. 

21)  Pour le reste, les arguments des parties seront repris, en tant que de besoin, 
dans la partie en droit ci-après.   

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable sous cet angle (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du  
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2) a.  L’acte de recours contient, sous peine d’irrecevabilité, la désignation de la 
décision attaquée et les conclusions du recourant (art. 65 al. 1 LPA). Il contient 
également l’exposé des motifs, ainsi que l’indication des moyens de preuve. Les 
pièces dont dispose le recourant doivent être jointes. À défaut, la juridiction saisie 
impartit un bref délai au recourant pour satisfaire à ces exigences, sous peine 
d’irrecevabilité (art. 65 al. 2 LPA). 

 b.  Compte tenu du caractère peu formaliste de cette disposition, il convient de 
ne pas se montrer trop strict sur la manière dont sont formulées les conclusions du 
recourant. Le fait que les conclusions ne ressortent pas expressément de l’acte de 
recours n’est pas, en soi, un motif d’irrecevabilité, pourvu que l’autorité judiciaire 

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et la partie adverse puissent comprendre avec certitude les fins du recourant. Une 
requête en annulation d’une décision doit par exemple être déclarée recevable 
dans la mesure où le recourant a, de manière suffisante, manifesté son désaccord 
avec la décision ainsi que sa volonté qu’elle ne développe pas d’effets juridiques 
(ATA/598/2016 du 12 juillet 2016 consid. 2b et les références citées ;  
Pierre MOOR/Étienne POLTIER, Droit administratif, vol. 2, 3ème éd., 2011,  
n. 5.3.1.2 p. 624). 

 c.  Quant à l’exigence de la motivation au sens de l’art. 65 al. 2 LPA, elle a 
pour but de permettre à la juridiction administrative de déterminer l’objet du litige 
qui lui est soumis et de donner l’occasion à la partie intimée de répondre aux 
griefs formulés à son encontre. Elle signifie que le recourant doit expliquer en 
quoi et pourquoi il s’en prend à la décision litigieuse. L’exigence de la motivation 
est considérée comme remplie lorsque les motifs du recours, sans énoncer les 
conclusions formelles, permettent de comprendre aisément ce que le recourant 
désire (ATA/74/2016 du 26 janvier 2016 consid. 2c et les références citées). 

3)  En l’espèce, bien que le recours ne consiste qu’en un bref courrier, 
sommairement motivé, complété par la suite par un autre dont la teneur est 
presque identique, et accompagné de pièces, le recourant, qui agissait dans un 
premier temps seul, a expressément manifesté son désaccord avec la décision de 
résiliation des rapports de service et la volonté d’intégrer un autre établissement 
pénitentiaire. Il y a dès lors lieu de considérer que ce recours répond aux 
conditions de l’art. 65 al. 1 et 2 LPA et est donc recevable sous cet angle. 

4)  L’objet du litige porte sur la conformité au droit de la décision de résiliation 
des rapports de service du recourant et sur sa réintégration dans un autre 
établissement pénitentiaire. 

5) a.  La loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du 
pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux du 4 décembre 1997 
(LPAC - B 5 05) s’applique aux fonctionnaires de la prison, sous réserve des 
dispositions particulières de la loi sur l’organisation et le personnel de la prison du 
21 juin 1984 (LOPP - F 1 50 ; art. 1 al. 1 let. c LPAC). 

 b.  Est un stagiaire le membre du personnel engagé en cette qualité pour, 
notamment, acquérir ou compléter une formation professionnelle  
(art. 9 al. 2 LPAC).  

  L’affectation d’un membre du personnel dépend des besoins de 
l’administration ou de l’établissement et peut être modifiée en tout temps  
(art. 12 al. 1 LPAC). 

  La durée du stage est de six mois à deux ans au maximum (art. 75 al. 1 du 
règlement d’application de la LPAC du 24 février 1999 - RPAC - B 5 05.01). Elle 

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est fixée au début du stage par l’OPE qui, dans des cas spéciaux, peut la prolonger 
ou l’abréger sur préavis du directeur de stage (art. 75 al. 2 RPAC). Il n’existe pas 
de droit au renouvellement du contrat (ATF 107 Ia 182 ; ATA/572/2010 du  
31 août 2010 et les références citées). 

 c. Pendant toute la durée du stage, l’État et le stagiaire peuvent l’un et l’autre 
résilier les rapports de service (art. 82 al. 1 RPAC). Si le stage a duré moins d’un 
an, le délai de résiliation est d’un mois pour la fin d’un mois (art. 82 al. 2 RPAC). 
S’il a duré un an ou plus, il est de deux mois pour la fin d’un mois  
(art. 82 al. 3 RPAC). Les art. 336c et 336d de la loi fédérale du 30 mars 1911, 
complétant le Code civil suisse (CO, Code des obligations - RS 220), sont 
applicables par analogie (art. 44A RPAC). À teneur de l’art. 336c al. 1 let. b CO, 
l’employeur ne peut pas résilier le contrat pendant une incapacité de travail totale 
ou partielle résultant d’une maladie ou d’un accident non imputables à la faute du 
travailleur, et cela, durant trente jours au cours de la première année de service et 
durant nonante jours de la deuxième à la cinquième année de service.   

  Ni la LPAC ni le RPAC ne mentionnent de conditions particulières pour le 
licenciement d’employés et, a fortiori, de stagiaires. En particulier, contrairement 
aux fonctionnaires, ni l’existence d’un motif fondé (art. 21 al. 1 LPAC ;  
art. 21 al. 3 et 22 a contrario LPAC), ni le respect du principe de reclassement  
(art. 21 al. 3 in fine LPAC et 46A RPAC) ne sont prévus (ATA/590/2016 du  
12 juillet 2016 consid. 4b et les références citées). 

 d. En matière de licenciement, même s’il doit exister un motif justifiant de 
mettre fin aux rapports de service pour ne pas tomber dans l’arbitraire, 
l’administration dispose d’un très large pouvoir d’appréciation quant à 
l’opportunité de la poursuite des rapports de service que l’autorité de recours ne 
peut revoir (art. 61 LPA). Ce large pouvoir d’appréciation permet le recrutement 
de personnel répondant véritablement aux besoins du service. Les rapports de 
service étant soumis au droit public,  l’administration reste néanmoins tenue au 
respect des principes et droits constitutionnels, notamment la légalité, la 
proportionnalité, l’interdiction de l’arbitraire et le droit d’être entendu 
(ATA/634/2016 du 26 juillet 2016 ; ATA/456/2013 du 30 juillet 2013 ; 
ATA/300/2013 du 14 mai 2013 ; ATA/214/2013 du 9 avril 2013). 

  La résiliation des rapports de service peut ainsi être attaquée devant la 
chambre administrative, mais compte tenu du large pouvoir d’appréciation laissé à 
l’autorité compétente, le pouvoir d’examen de celle-ci sera limité, sauf violation 
des droits et principes constitutionnels, à l’application des délais légaux de congé 
(ATA/590/2016 précité consid. 4b ; ATA/171/2015 du 17 février 2015 consid. 9 ; 
ATA/446/2012 du 30 juillet 2012 consid. 9 ; Mémorial des séances du Grand 
Conseil de la République et canton de Genève, 1996/VI, p. 6360-6361). 

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 e. En particulier, le grief d’arbitraire ne doit être admis que dans des cas 
exceptionnels, par exemple lorsque les motifs allégués sont manifestement 
inexistants, lorsque des assurances particulières ont été données à l’employé, ou 
au stagiaire, ou en cas de discrimination. En revanche, l’autorité de recours n’a 
pas à rechercher si les motifs invoqués sont ou non imputables à une faute de 
l’employé ; il suffit en effet que la continuation du rapport de service se heurte à 
des difficultés objectives, ou qu’elle n’apparaisse pas souhaitable pour une raison 
ou une autre (arrêts du Tribunal fédéral 8C_774/2011 du 28 novembre 2012 
consid. 2.4 ; 1C_341/2007 du 6 février 2008 consid. 2.2 ; ATA/590/2016 précité  
consid. 4b). 

  Une décision est arbitraire au sens de l’art. 9 de la Constitution fédérale de 
la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) lorsqu’elle viole 
gravement une norme ou un principe juridique indiscuté ou lorsqu’elle heurte de 
manière choquante le sentiment de la justice et de l’équité. À cet égard, le 
Tribunal fédéral ne s’écarte de la solution retenue par l’autorité cantonale de 
dernière instance que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu’elle se 
trouve en contradiction claire avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans 
motif objectif ou en violation d’un droit certain. L’arbitraire ne résulte pas du seul 
fait qu’une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu’elle serait 
préférable. Pour qu’une décision soit annulée pour cause d’arbitraire, il ne suffit 
pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision 
apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 138 I 232 consid. 6.2 ; 138 I 49 
consid. 7.1 ; 137 I 1 consid. 2.4 ; 136 I 316 consid. 2.2.2 ; 135 V 4 consid. 1.3 ; 
135 III 522 consid. 4.3 ; 135 II 362 consid. 4.2.1 ; 134 II 133 consid. 4.1 ;  
134 I 265 consid. 3.1). La chambre administrative suit le raisonnement du 
Tribunal fédéral en la matière (ATA/590/2016 précité consid. 4b ; ATA/259/2014 
du 15 avril 2014 consid. 7d ; ATA/446/2012 du 30 juillet 2012). 

6)  En l’espèce, l’autorité a fait le choix de licencier le recourant. Elle a estimé 
que celui-ci ne remplissait plus les conditions pour poursuivre sa formation en 
raison de ses prestations insuffisantes et de ses absences.  

  Le recourant, stagiaire depuis le 20 janvier 2014, a fait l’objet d’une 
incapacité totale de travail ininterrompue, attestée par certificats médicaux, à 
compter du 31 mars 2014. La décision résiliant les rapports de service du 
recourant pour le 31 juillet 2015, prise le 11 mai 2015, respecte ainsi les règles sur 
la résiliation en temps inopportun pour avoir été rendue postérieurement à la 
période de protection dont il bénéficiait, de même que le délai légal de congé, ce 
qu’il ne conteste au demeurant pas.  

7)  Se pose tout d’abord la question de savoir si l’autorité devait préalablement 
proposer au recourant son transfert au sein d’un autre établissement pénitentiaire 
afin qu’il puisse y poursuivre sa formation. 

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  Dans la mesure où l’affectation d’un membre du personnel dépend des 
besoins de l’administration ou de l’établissement (art. 12 al. 1 in initio LPAC), la 
loi n’accorde aucun droit au stagiaire à être affecté à un établissement de son 
choix. Dès lors, le recourant ne peut, par le biais de ce recours, contester la 
manière dont l’autorité a fait usage de son pouvoir d’appréciation et remettre en 
cause le refus de son transfert.  

  Ce grief est dès lors irrecevable. 

8)  Le recourant conteste le congé en tant qu’il serait contraire au droit, en 
particulier du fait de l’absence d’un motif avéré de licenciement.   

  Il ressort  des pièces du dossier que le recourant a été absent pour cause de 
maladie entre le 31 mars et le 30 juin 2014 et, entre-temps, pour cause d’accident 
non professionnel dès le 10 juin 2014. Ces circonstances permettent déjà 
d’admettre qu’un motif de licenciement existe, sans qu’il soit nécessaire de 
déterminer si elles sont ou non imputables à une faute du recourant. En effet, 
l’absence ininterrompue du recourant – de plus d’une année au moment de la 
décision de résiliation – a mis fin au motif d’engagement en qualité de stagiaire de 
celui-ci, dans la mesure où son aptitude à acquérir correctement une formation 
dans la durée prévue par son stage et à exercer une activité d’appui dans le cadre 
de celui-ci, afin d’assurer le bon fonctionnement du service, faisait défaut. Le 
recourant ne prétend d’ailleurs pas que son absence soit due à un manquement de 
l’intimé. Au contraire, il a expressément indiqué qu’à partir du 10 juin 2014  
celle-ci était due à une enthésopathie du pied droit, sans avoir communiqué la date 
d’une possible reprise de son activité. Il n’a pas non plus allégué être en mesure 
de poursuivre son stage au sein de la prison de Champ-Dollon, seul un autre 
établissement pénitentiaire pouvant entrer en considération.  

  Dans ces conditions, il ne peut être fait grief à l’intimé, qui remplit une 
mission d’intérêt public et doit veiller au bon fonctionnement de ses services, 
d’avoir considéré que le recourant n’était plus apte à poursuivre son stage et 
d’avoir consécutivement renoncé à ses services. C’est par conséquent sans 
arbitraire que l’autorité a résilié les rapports de service pour ce motif. La question 
de savoir si les prestations du recourant étaient également insuffisantes peut dès 
lors souffrir de rester indécise. 

9)  Au vu de ce qui précède, la résiliation des rapports de service est conforme 
au droit, de sorte que les conclusions du recourant visant à son indemnisation sont 
sans objet.  

  Il s’ensuit que le recours sera rejeté. 

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 10)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 1’000.- sera mis à la charge du 
recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA). Il ne lui sera pas alloué d’indemnité 
de procédure (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

rejette, dans la mesure où il est recevable, le recours interjeté le 18 juin 2015 par M. 
A______ contre la décision du département de la sécurité et de l’économie du 11 mai 
2015 ;  

met à la charge de M. A______ un émolument de CHF 1’000.- ; 

dit qu’aucune indemnité de procédure ne sera allouée ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du  
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, s’il porte sur les rapports de travail 
entre les parties et que la valeur litigieuse n’est pas inférieure à CHF 15’000.- ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, si la valeur litigieuse est inférieure à 
CHF 15’000.- et que la contestation porte sur une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les  
art. 113 ss LTF, si la valeur litigieuse est inférieure à CHF 15’000.- ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au  
Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Philippe Eigenheer, avocat du recourant, ainsi qu’au 
département de la sécurité et de l’économie. 

Siégeants : M. Verniory, président, Mme Junod, M. Dumartheray, Mme Payot          
Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

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Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. Verniory 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :