# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c70d7481-e61c-55d1-a922-fb3a3d3edaa8
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-10-09
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 09.10.2023 D-5361/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5361-2023_2023-10-09.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-5361/2023 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  9  o c t o b r e  2 0 2 3  

Composition 
 Chrystel Tornare Villanueva, juge unique,  

avec l’approbation de Daniela Brüschweiler ; 

Yves Beck, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…),  

Congo (Kinshasa),  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Etat tiers sûr - 

art. 31a al. 1 let. a LAsi) ;  

décision du SEM du 26 septembre 2023 / N (...). 

 

 

 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A._______ en date du 9 janvier 

2023,  

le questionnaire « Europa » rempli lors du dépôt de cette demande et 

indiquant que le prénommé a quitté son pays d’origine le 5 janvier 2019 et 

est arrivé en Grèce le 9 mai suivant, 

les investigations diligentées, le 20 janvier 2023, par le SEM sur la base 

d’une comparaison dactyloscopique avec l’unité centrale du système 

européen « Eurodac », dont il ressort que le requérant a déposé une 

demande d’asile en Grèce, le 17 janvier 2020, puis le 7 juin 2022,  

le mandat de représentation signé par l’intéressé, le 23 janvier 2023, en 

faveur de Caritas Suisse, 

l’entretien individuel « Dublin » du 27 janvier 2023, au cours duquel le 

requérant a été entendu sur l'éventuelle compétence de la Grèce pour le 

traitement de sa demande d'asile et sur sa situation médicale,  

la réponse du 2 février 2023 à une demande de renseignement du SEM du 

27 janvier précédent, par laquelle les autorités grecques compétentes ont 

indiqué que l’intéressé avait déposé une demande d’asile le 7 juin 2022 et 

qu’il était bénéficiaire en Grèce d’une protection internationale depuis le 

26 octobre suivant, 

le droit d’être entendu accordé, le 2 février 2023 (et non le 23 janvier 

comme mentionné dans la décision dont est recours du SEM), à l’intéressé, 

conformément à l’art. 36 al. 1 LAsi, le SEM envisageant de ne pas entrer 

en matière sur sa demande d’asile, en vertu de l’art. 31a al. 1 let. a LAsi, 

et de le renvoyer en Grèce,  

la demande de réadmission de l’intéressé formulée par le SEM, le 

10 février 2023, aux autorités grecques, fondée sur la 

directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 

16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes 

applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays 

tiers en séjour irrégulier (ci-après : Directive retour), ainsi que sur l’accord 

du 28 août 2006 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la 

République hellénique relatif à la réadmission de personnes en situation 

irrégulière (RS 0.142.113.729),  

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la prise de position du 13 février 2023 faisant suite au droit d’être entendu 

octroyé par le SEM en date du 2 février précédent,  

la communication des autorités grecques du 14 juin 2023, à teneur de 

laquelle celles-ci ont accepté la requête de réadmission, en précisant que 

le requérant bénéficiait en Grèce du statut de réfugié depuis le 26 octobre 

2022 ainsi que d’un permis de résidence valable du 26 octobre 2022 au 

25 octobre 2025, 

le projet de décision du 21 septembre 2023 (art. 20c let. e et f OA 1), notifié 

le lendemain, à teneur duquel le SEM envisageait de ne pas entrer en 

matière sur la demande d’asile de l’intéressé du 9 janvier 2023 et de le 

renvoyer en Grèce,  

la prise de position du 25 septembre 2023, par laquelle l’intéressé a indiqué 

contester intégralement les conclusions du SEM, soutenant en particulier 

que cette autorité aurait dû instruire sur son état de santé, et rappelé l’état 

de dénuement profond dans lequel il avait été confronté en Grèce, en 

raison de l’absence de prise en charge de ses problèmes de santé, en 

particulier d’une hépatite B,  

la décision du 26 septembre 2023, notifiée le même jour, par laquelle le 

SEM, se fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n’est pas entré 

en matière sur la demande d’asile de l’intéressé, a prononcé son renvoi et 

a ordonné l’exécution de cette mesure en Grèce, Etat tiers sûr,  

la résiliation du mandat de représentation par Caritas Suisse en date du 

28 septembre 2023,  

le recours non signé du 3 octobre 2023, régularisé le lendemain (date du 

sceau postal), auquel était joint un certificat médical du même jour, par 

lequel l’intéressé a conclu, principalement, à l’annulation de la décision du 

26 septembre 2023 et à l’entrée en matière sur sa demande d’asile, 

subsidiairement, au prononcé d’une admission provisoire ainsi que, plus 

subsidiairement, au renvoi de la cause au SEM, 

les requêtes d’assistance judiciaire totale et de dispense du paiement de 

l’avance de frais dont il est assorti,  

 

 

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et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 

PA prises par les autorités mentionnées à l’art. 33 LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d’asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d’extradition déposée par l’Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l’art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l’espèce, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA et 

art. 108 al. 3 LAsi), le recours est recevable, 

que le recourant demande le renvoi de la cause au SEM pour instruction 

complémentaire de son état de santé, 

qu’il fait ainsi valoir en substance un grief formel, qu’il convient d’examiner 

en priorité (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 et réf. cit.), 

qu’en l’occurrence, rien ne justifie de renvoyer la cause au SEM, dès lors 

que cette autorité a entendu le recourant et pris en considération tous les 

éléments de fait pertinents concernant son état de santé et sa situation 

personnelle en Grèce pour rendre sa décision,  

que dans son recours, le recourant ne fait par ailleurs pas valoir de graves 

problèmes médicaux dont le SEM n’aurait pas tenu compte,  

que la conclusion subsidiaire demandant le renvoi de la cause au SEM est 

dès lors rejetée, 

que saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 ; 2009/54 consid. 1.3.3 ; 2007/8 

consid. 5), 

que, conformément à l’art. 36 LAsi, dans le cas d’une décision de 

non-entrée en matière fondée sur l’art. 31a al. 1 LAsi, seul le droit d’être 

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entendu est accordé, ce qui signifie que le SEM n’a pas à procéder à une 

audition selon l’art. 29 LAsi,  

que dans son recours interjeté le 3 octobre 2023, l’intéressé a fait valoir 

qu’il ne pouvait pas être renvoyé en Grèce, dès lors qu’il ne pourrait pas 

avoir accès aux soins pour l’hépatite B dont il souffrait et qu’il serait en 

conséquence totalement livré à lui-même, plongé dans une situation de 

profond dénuement,  

que selon l’art. 31a al. 1 let. a LAsi, le SEM, en règle générale, n’entre pas 

en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut retourner 

dans un Etat tiers sûr au sens de l'art. 6a al. 2 let. b LAsi, dans lequel il a 

séjourné auparavant, 

que, conformément à cette disposition, le Conseil fédéral désigne les Etats 

tiers sûrs, à savoir ceux dans lesquels il estime qu'il y a effectivement 

respect du principe de non-refoulement au sens de l'art. 5 al. 1 LAsi, et 

soumet à un contrôle périodique les décisions qu'il prend sur ce point 

(art. 6a al. 3 LAsi), 

qu’en date du 14 décembre 2007, le Conseil fédéral a désigné l'ensemble 

des Etats de l'Union européenne (ci-après : UE), dont fait partie la Grèce, 

ainsi que les Etats de l'Association européenne de libre-échange (Norvège, 

Islande, Liechtenstein ; ci-après : AELE) comme des Etats tiers sûrs au 

sens de l’art. 6a al. 2 let. b LAsi, estimant qu’ils respectaient effectivement 

le principe de non-refoulement, 

que dans le cas d’espèce, les autorités grecques ont expressément 

accepté, le 14 juin 2023, la réadmission du recourant sur leur territoire, la 

Grèce lui ayant octroyé le statut de réfugié le 26 octobre 2022,  

que partant, la réadmission du prénommé dans ce pays est garantie, ce 

que celui-ci ne conteste du reste pas dans son recours, 

qu’il n’a pas non plus fait valoir que la Grèce ne respecterait pas le principe 

de non-refoulement en ce qui le concerne, 

que compte tenu de ce qui précède, c’est à juste titre que le SEM n’est pas 

entré en matière sur sa demande d’asile,  

que lorsqu'il refuse d'entrer en matière sur une demande d'asile, le SEM 

prononce en principe le renvoi de Suisse et en ordonne l'exécution 

(art. 44 LAsi), 

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qu'aucune des conditions de l'art. 32 OA 1 n'étant réalisée, en l'absence 

notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour ou 

d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi, 

qu’il convient encore d'examiner si l'exécution de cette mesure peut être 

considérée comme licite, raisonnablement exigible et possible (art. 44 LAsi 

et art. 83 al. 2 à 4 LEI [RS 142.20]),  

que l'exécution du renvoi est illicite lorsque la Suisse, pour des raisons de 

droit international public, ne peut contraindre un étranger à se rendre dans 

un pays donné ou qu'aucun autre Etat, respectant le principe du 

non-refoulement, ne se déclare prêt à l'accueillir, 

qu'il s'agit d'abord de l'étranger reconnu réfugié, mais soumis à une clause 

d'exclusion de l'asile, et ensuite de l'étranger pouvant démontrer qu'il serait 

exposé à un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH ou encore 

l'art. 3 Conv. torture,  

que, dans la mesure où il n'est pas entré en matière sur sa demande 

d'asile, l'intéressé ne peut pas se prévaloir valablement de l'art. 5 LAsi, qui 

reprend en droit interne le principe de non-refoulement énoncé à l'art. 33 

par. 1 de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(Conv. réfugiés, RS 0.142.30),  

que son retour en Grèce est présumé ne pas contrevenir aux engagements 

de la Suisse relevant du droit international, dès lors qu’il est autorisé à 

retourner dans ce pays (désigné comme Etat tiers sûr), lequel, de surcroît, 

lui a accordé le statut de réfugié et lui a octroyé un titre de séjour valable 

jusqu’au 25 octobre 2025,  

que dans son recours, l’intéressé soutient néanmoins qu’un renvoi vers cet 

Etat serait illicite ou inexigible en raison de l’hépatite B dont il souffre,  

que selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt Paposhvili c. Belgique 

du 13 décembre 2016, requête n° 41738/10, et arrêts cités), le retour forcé 

des personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer 

une violation de l'art. 3 CEDH que dans des situations très exceptionnelles,  

que tel est le cas si la personne se trouve à un stade de sa maladie avancé 

et terminal, au point que sa mort apparaît comme une perspective proche 

ou lorsqu'il existe des motifs sérieux de croire qu'en l'absence d'un 

traitement ou d'accès à un traitement, se fait jour un risque réel que la 

personne renvoyée soit, dans l'Etat d'accueil, exposée à un déclin grave, 

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rapide et irréversible de son état de santé, lequel entraînerait des 

souffrances intenses ou une réduction significative de l'espérance de vie 

(cf. arrêt Paposhvili précité, par. 183),  

qu’il ne s'agit dès lors pas de déterminer si l'étranger bénéficiera, dans le 

pays de renvoi ou de transfert, de soins équivalents à ceux dispensés dans 

le pays d'accueil, mais d'examiner si le degré de gravité qu'implique le 

renvoi atteint le seuil consacré à l'art. 3 CEDH, soit un engagement du 

pronostic vital ou un déclin grave, rapide et irréversible de la santé tant 

psychique que physique (cf. arrêt de la CourEDH précité ; ATAF 2017 VI/7 

consid. 6.2 et jurisp. cit.), 

qu’en l’occurrence, tel n’est manifestement pas le cas (cf. également infra),  

que le bref certificat médical du 3 octobre 2023 établi par une spécialiste 

en médecine interne générale, faisant état du fait que le recourant est « en 

cours d’investigation pour un problème de santé [...] », ne saurait modifier 

cette appréciation, dans la mesure où il ne décrit absolument pas, même 

succinctement, les ennuis de santé en cours d’investigation,  

que compte tenu de ce qui précède, l'exécution du renvoi ne contrevient 

pas aux engagements de la Suisse relevant du droit international et doit 

être considérée comme licite (art. 83 al. 3 LEI), 

que, selon l’art. 83 al. 4 LEI, l’exécution du renvoi ne peut pas être 

raisonnablement exigée si le renvoi ou l’expulsion de l’étranger dans son 

pays d’origine ou de provenance le met concrètement en danger, par 

exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de 

nécessité médicale, 

qu’en l’occurrence, l’examen porte sur l’exigibilité du renvoi de l’intéressé 

vers la Grèce, soit un pays membre de l’UE, 

que, conformément à l'art. 83 al. 5, 2e phrase LEI, si l'étranger renvoyé 

vient d'un Etat membre de l'UE ou de l'AELE, l'exécution du renvoi est en 

principe exigible,  

que cette présomption peut être renversée par l'étranger concerné s'il rend 

vraisemblable que, pour des raisons personnelles, son renvoi ne saurait 

être raisonnablement exigé (cf. Message concernant la modification de la 

loi sur l'asile du 26 mai 2010, in : FF 2010 4035, spéc. 4093), 

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que le Tribunal a confirmé récemment que l’exécution du renvoi en Grèce 

des bénéficiaires d’une protection internationale demeurait généralement 

exigible et n’a fixé des critères plus stricts que pour les personnes 

vulnérables (cf. arrêts de référence du Tribunal E-3427/2021 et  

E-3431/2021 du 28 mars 2022 consid. 11.2),  

que la présomption d’exigibilité de l’exécution du renvoi est par conséquent 

pleinement opposable au recourant,  

que sur le plan médical, comme relevé ci-dessus, les problèmes médicaux 

du recourant, tels qu’ils ressortent du recours mais également du dossier 

(cf. sur ce point la décision du SEM, consid. I, ch. 8, et consid. III, p. 11), 

ne sont pas d’une gravité telle qu’ils puissent constituer un obstacle 

dirimant à l’exécution de son renvoi, 

que le recourant a du reste déjà été soigné en Grèce, pays où il a séjourné 

plusieurs années, comme cela ressort de pièces médicales au dossier 

émanant de ce pays (cf. la décision du SEM dont est recours, consid. III, 

p. 10, avant-dernier par.), et pourra de nouveau, le cas échéant, y être 

soigné,  

que dans ces conditions, d’éventuels problèmes de santé psychiques et/ou 

physiques ne seraient pas susceptibles de constituer un obstacle 

insurmontable sous l’angle de l’exigibilité de l’exécution du renvoi, 

qu’en outre, le recourant pourra se constituer une réserve de médicaments 

avant son départ de Suisse, 

que cela étant dit, il appartiendra aux autorités suisses chargées de la mise 

en œuvre de l’exécution du renvoi de tenir compte de l’état de santé de 

l’intéressé au moment du refoulement effectif et de prendre les mesures 

qui pourraient alors être éventuellement nécessaires, en veillant à informer 

préalablement les autorités grecques compétentes, au cas où le besoin 

devait s’en faire réellement sentir,  

qu’il s’ensuit que l’exécution du renvoi est raisonnablement exigible en 

l’espèce (art. 83 al. 4 LEI), 

que s’agissant du caractère licite et raisonnablement exigible de 

l’exécution du renvoi, il peut encore être renvoyé aux considérants de la 

décision attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et 

motivés (art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA) et qu’ils ne sont pas 

valablement remis en cause dans le recours,  

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que l’exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI), dès lors que 

les autorités grecques ont admis qu’une protection internationale avait été 

octroyée au recourant dans ce pays,  

qu’au vu de ce qui précède, le Tribunal constate que les faits de la cause 

ont été établis de manière exacte et complète et que la décision querellée 

ne viole pas le droit fédéral (art. 106 al. 1 LAsi) ; qu’en outre, dans la 

mesure où ce grief peut être examiné (art. 49 PA ; cf. ATAF 2014/26 

consid. 5), dite décision n’est pas inopportune, 

qu’en conséquence, mal fondé sur tous les points, le recours du 3 octobre 

2023 doit être rejeté,  

que s’avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le présent arrêt rend sans objet la demande d’exemption du versement 

d’une avance de frais,  

que les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la requête 

d’assistance judiciaire totale doit être rejetée, 

que vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2),  

 

(dispositif page suivante)   

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté.  

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Chrystel Tornare Villanueva Yves Beck 

 

 

Expédition :