# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 36b47f1a-2ff0-5c12-8745-c39ff1931659
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-05-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 14.05.2008 A/4128/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4128-2007_2008-05-14.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Nicole BOURQUIN et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/4128/2007 ATAS/578/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 14 mai 2008 

 

En la cause 

Monsieur S________, domicilié à GENEVE, comparant avec 

élection de domicile en l'étude de Maître Jean-Pierre OBERSON 

 

recourant 

 

contre  

OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE, sis rue 

de Lyon 97, GENEVE 

intimé 

 

 

 

 

 

A/4128/2007 

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EN FAIT 

1. Monsieur S________, d'origine italienne, a travaillé en tant que plâtrier dans 

l'entreprise X_______ SA. 

2. Le 22 avril 1998, l'assuré a déposé une demande de prestations auprès de l'Office 

cantonal de l'assurance-invalidité (ci-après OCAI), sous forme d'un reclassement 

dans une nouvelle profession. 

3. Par décision du 27 octobre 1998, l'OCAI a rejeté la demande pour défaut de 

collaboration, l'assuré n'ayant pas fait parvenir les documents demandés. 

4. L'assuré a déposé une nouvelle demande en date du 2 juillet 1999, visant à un 

reclassement ainsi qu'à l'octroi de mesures médicales de réadaptation. Il a indiqué 

souffrir d'hernie discale "théoriquement depuis le 2 juin 1999", date à partir de 

laquelle il était en incapacité de travail totale. 

5. Dans un rapport établi en date du 26 juillet 1999, le Dr A_______, spécialiste FMH 

en neurologie et neurochirurgie, a diagnostiqué des lombalgies récidivantes par 

scoliose dorso-lombaire avec hernie discale L5-S1 et discopathie étagée, ainsi qu'un 

nervosisme. Il a indiqué que l'assuré devrait être recyclé dans une profession légère. 

En annexe à son rapport, le Dr A_______ a joint deux certificats médicaux des 18 

et 24 juin 1999 établis par les Dr B_________ et C_________ des Hôpitaux 

universitaires de Genève (HUG) mentionnant que l'assuré suivait des séances de 

physiothérapie en raison de douleurs lombaires itératives. Selon le Dr C_________, 

une reconversion professionnelle lui semble être inévitable pour mettre toutes les 

chances du côté du patient. 

6. Le Dr D_________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin-conseil de la 

GENEVOISE ASSURANCE, a établi un rapport d'expertise en date du 23 août 

1999. Il a diagnostiqué des lombalgies chroniques depuis plusieurs années et 

estimé, au vu des éléments en sa possession, que l'arrêt de travail se justifiait, 

compte tenu également de la profession du patient.  

7. Dans un rapport intermédiaire du 29 janvier 2001, le Dr A_______ a indiqué un 

changement dans les diagnostics, en ce sens qu'un état dépressif avec des poussées 

d'anxiété et d'agressivité était survenu chez le patient qui souffrait toujours de fortes 

dorso-lombalgies. Le pronostic se révélait peu favorable. Une autre activité n'était 

pas non plus exigible vu l'état algique, déprimé et agressif du patient. 

8. Le Dr E_________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a rendu un 

rapport d'expertise à la demande de l'OCAI en date du 27 novembre 2001. Il n'a 

diagnostiqué aucun trouble de la personnalité et n'a pas relevé d'incapacité de 

travail pour des raisons psychiques. 

 

 

 

 

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9. Le Dr A_______ a indiqué dans un nouveau rapport du 1
er

 janvier 2002 que l'état 

de santé de l’assuré s'était aggravé dès décembre 2000 puis fin janvier 2002, sous 

forme de blocages lombaires très douloureux. Il présentait des limitations 

fonctionnelles, en ce sens qu’il peut garder la position assise 1 à 3 heures par jour, 

la station debout pendant 4 à 5 heures, il doit alterner la position assis/debout, éviter 

les mouvements répétitifs des membres et du dos, le port ou le soulèvement de 

charges supérieures  à 5 – 10 kg, le travail en hauteur, les déplacements sur sol 

irrégulier ou en pente, le froid, le bruit et les poussières. 

10. A la demande de l'OCAI, les Drs F_________ et G_________, service de 

rhumatologie médecine physique et réhabilitation  de l'hôpital de la Chaux-de-

Fonds, ont rédigé un rapport d'expertise  en date du 23 mai 2002. Ils ont 

diagnostiqué  une personnalité dissociale, des lombalgies chroniques avec discrète 

irritation S1 gauche, un syndrome anxio-dépressif ainsi qu'une hypertension 

artérielle. Ils ont conclu à une incapacité de travail de 20% dans l'ancienne activité 

de plâtrier et une capacité de travail entière dans une activité ne nécessitant pas le 

port de charges supérieures à 15 kilos. Les experts ont relevé que l’assuré présentait 

un contact difficile et revendicateur qui évoque une personnalité dissociale, mais 

ont indiqué qu’il ne leur appartenait pas de se prononcer sur cet aspect médical, 

étant rappelé que selon l’expertise psychiatrique du Dr E_________ ; il n’y a pas de 

pathologie psychiatrique grave. Il n'y a pas de réadaptation professionnelle à 

envisager, la capacité de travail pouvant être améliorée moyennant un traitement 

médicamenteux, une physiothérapie en force et une prise en charge psychologique. 

Les praticiens ont relevé que l'assuré présentait depuis quelques mois un syndrome 

dépressif pour lequel il était traité par le Dr A_______. 

11. Par décision du 27 août 2002, l'OCAI a refusé toute prestation de l'assurance-

invalidité, au motif que la capacité de résiduelle de travail de l'intéressé s'élevait à 

80% dans l'ancienne profession et à 100% dans toute autre activité adaptée.   

12. Suite au recours interjeté par l'assuré en date du 19 septembre 2002, le Tribunal de 

céans, par arrêt du 16 décembre 2003, a admis le recours et renvoyé la décision à 

l'OCAI afin qu'il ordonne des mesures de reclassement adéquates. Le Tribunal a en 

effet constaté, après comparaison des gains, que le degré d'invalidité de l'assuré 

s'élevait à 19,13% dans une activité adaptée.  

13. Par courrier adressé à l'OCAI le 28 janvier 2004, l'assuré indique que pour des 

raisons familiales urgentes et très importantes, il devait se rendre à l'étranger pour 

une durée indéterminée et qu'il lui sera impossible de répondre à une convocation 

éventuelle. Les 11 et 24 août 2004, l’assuré s’est enquis par téléphone auprès de 

l’OCAI de la date de sa prochaine convocation. 

14. Le 8 décembre 2004, l'OCAI, suite à un téléphone d’un assistant social, a convoqué 

l'assuré à un entretien qui a eu lieu le mardi 15 février 2005. Le 23 février 2005, 

 

 

 

 

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l'assuré a informé l'OCAI qu'il devait se rendre pour des raisons familiales urgentes 

à l'étranger pour une durée indéterminée et qu'il sera dans l'impossibilité de 

répondre à une convocation. 

15. A la demande de l'OCAI, le Dr A_______ a établi un rapport médical intermédiaire 

en date du 11 mars 2005 dans lequel il précise qu'il y a persistance de lombalgies et 

que le pronostic est peu favorable. L'état de santé du patient est stationnaire depuis 

janvier 2004, il bénéficie d'un traitement antalgique, relaxant, léger antidépresseur 

et antimigraineux. Selon le médecin, le patient est caractériel en raison de ses 

algies. Il a joint divers rapports médicaux. 

16. Dans un rapport du 24 mars 2005, le service de réadaptation professionnelle de 

l'OCAI a relevé avoir rencontré l'assuré le 15 février 2005 afin d'examiner les 

possibilités d'un reclassement professionnel. L'assuré s'est présenté à l'entretien 

mais a semblé peu motivé à reprendre une activité professionnelle, se focalisant sur 

ses douleurs. Il n'avait à ce jour fait aucune recherche ni entrepris aucune démarche 

dans l'optique de reprendre une activité professionnelle adaptée. Le médecin traitant 

indique au surplus que son patient est caractériel en raison des algies et doute de la 

possibilité d'une reprise de travail en raison des troubles neurologiques. Enfin, le 

médecin-conseil de l'OCAI estime qu'il faut envoyer le dossier de l'assuré au SMR 

pour examen et, dans l'attente des conclusions du SMR, le service de réadaptation 

de l’OCAI a proposé de clore le dossier en ce qui concerne la réadaptation. 

17. Dans un avis du 18 avril 2005, le SMR Suisse romande a relevé que le Tribunal des 

assurances ayant ordonné des mesures professionnelles, le problème n'est pas 

médical mais plutôt juridique. Il ne lui appartient donc pas de déterminer si un 

COPAI doit être mis en route. 

18. Le 20 décembre 2005, suite à un téléphone d’une assistante sociale, l’OCAI a 

convoqué l’assuré à deux reprises en janvier et février 2006, courriers qui sont 

revenus à l’OCAI non réclamés. L’OCAI a notifié à l’assuré une sommation en date 

du 1
er

 février 2006, par courrier simple et recommandé, l’informant qu’en cas de 

défaut de collaboration, les prestations pourraient être refusées. Un délai lui a été 

imparti pour se déterminer. Le courrier recommandé est revenu à l’OCAI..  

19. Par décision du 20 février 2006, l’OCAI a rejeté la demande de mesures 

professionnelles, au motif que l’assuré s’oppose à de telles mesures. Le courrier est 

revenu à l’OCAI, non réclamé. 

20. Le 25 août 2006, l’assuré a formé opposition à la décision précitée, expliquant qu’à 

fin 2005, en pleine période de dépression, il a quitté son domicile pour rejoindre sa 

famille en Valais. Il s’excusait de n’avoir pas pensé à faire son changement 

d’adresse, vu son état. Il se déclarait très motivé à une reconversion professionnelle. 

 

 

 

 

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21. L'assuré a été mis au bénéfice d'un stage OSER au centre d'intégration 

professionnelle (CIP) du 2 avril 2007 au 1
er

 juillet 2007. Dans son rapport du 31 

mai 2007, le COPAI a indiqué que la mesure a dû être interrompue prématurément 

le 30 avril 2007 en raison du comportement de l’assuré et que les éléments du 

rapport d'observation professionnelle ne permettent pas de conclure précisément sur 

une capacité de travail exploitable dans le circuit économique normal. Les capacités 

physiques seraient compatibles avec une activité pratique et légère, sans 

sollicitation excessive du rachis lombaire, et permettant une alternance régulière de 

positions de travail. Toutefois, le comportement et le discours de l'assuré ont 

montré qu'il n'est pas du tout dans une démarche de réinsertion professionnelle. 

L'assuré paraît plutôt vivre depuis plusieurs années dans une situation bien 

cristallisée qui se caractérise par des propos et un comportement oppositionnel à 

l'égard des institutions et du système en général. Compte tenu des absences et des 

difficultés à mener à bien l'observation, le stage initialement prévu de 3 mois a été 

écourté pour une période de 4 semaines et l'assuré a été sorti des effectifs du CIP le 

30 avril 2007. Le Dr Jacques H_________, médecin du COPAI, relève pour sa part 

que l'assuré est totalement convaincu de son  incapacité à faire quoi que ce soit dans 

cette situation et ne peut imaginer avoir une activité s'il n'est pas guéri 

intégralement. Il est extrêmement irritable, ne supporte que très difficilement la 

moindre contrariété. Le stage au CIP a été raccourci en raison des difficultés 

relationnelles et du comportement de l'assuré bien plus qu'en raison de ses 

problèmes physiques qui seraient certainement compatibles avec l'exercice d'une 

activité légère sans sollicitation excessive du rachis lombaire. En raison de 

l'inobservabilité concrète de l'assuré, des conclusions théoriques s'imposent.  

22. Le Dr A_______ a établi un rapport intermédiaire à l’attention de l’OCAI en date 

du 7 mai 2007. Il indique que le patient présente un état dépressif en relation avec 

sa situation difficile et avec l’arrêt signifié de son stage au CIP qui a nécessité 

l’introduction d’un traitement antidépresseur et des aggravations épisodiques de 

longue date (blocages du dos).    

23. Dans un rapport du 31 juillet 2007, le Service de réadaptation professionnelle a 

conclu suite au rapport du CIP que des mesures de reclassement ne sont pas 

indiquées et a proposé de faire bénéficier l'assuré d'une mesure d'aide au placement 

sur la base de la demande écrite de l'assuré du 16 juillet 2007.  

24. Par communication du 9 août 2007, l'OCAI a informé l'assuré qu'il avait droit à une 

aide au placement. 

25. Par décision du 2 octobre 2007, l'OCAI a refusé à l'assuré une mesure de 

reclassement, au motif que le stage d'observation COPAI a été interrompu en raison 

de ses comportement et propos oppositionnels ne permettant pas d'envisager un 

reclassement  professionnel. 

 

 

 

 

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26. L'assuré, par l'intermédiaire de son mandataire, interjette recours en date du 31 

octobre 2007. Il expose qu'au milieu de son stage, il a souffert d'une crise 

hémorroïdaire aigüe de sorte qu'il a dû interrompre son stage, sur la base d'un 

certificat médical, durant 8 jours. Il a été observé sur deux périodes différentes sur 

12 jours et sur la base de la très courte observation il a été exclu du programme en 

raison des difficultés relationnelles et de son comportement. Il soutient que cette 

décision a été prise dans la précipitation. Le recourant admet qu'il a un caractère 

difficile mais expose qu'une grande partie de ses difficultés provient de son état de 

santé et de la difficulté qu'il a eue à faire prendre son cas au sérieux par les services 

de l'assurance-invalidité, depuis bientôt 9 ans. Alors même qu'il était au bénéfice 

d'un jugement ordonnant à l'OCAI d'organiser le stage, il a dû attendre presque 3 

ans et demi avant que son cas ne soit traité et lorsqu'il l'a été, il s'est vu 

pratiquement éjecté du circuit au bout de quelques jours d'observation. Il fait valoir 

que l'on pouvait s'attendre de la part du CIP d'organiser un entretien avec un 

psychologue ou n'importe quelle autre personne ayant tout simplement une écoute 

attentive et constructive en vue de l'aider. Il considère que la mesure d'observation 

professionnelle mise en œuvre a purement et simplement été bâclée. Il conclut à ce 

que la cause soit renvoyée à l'OCAI afin qu'il ordonne des mesures de reclassement 

adéquates, sous suite de dépens. 

27. Par courrier du 29 novembre 2007, le recourant a complété son recours, relevant 

qu'il continuait à venir en aide à sa femme et à ses 3 enfants qui sont repartis aux 

Philippines, à raison de 200 fr. par mois. Cette situation très pesante est aggravée 

par le fait que son état de santé ne s'est pas amélioré. Il a conclu à l'octroi d'une 

indemnité pour tort moral, d'indemnités journalières avec effet rétroactif et à l'octroi 

de mesures de reclassement adéquates. 

28. Dans sa réponse du 30 novembre 2007, l'OCAI conclut au rejet du recours, au motif 

que le recourant n'a pas démontré de motivation à la mesure qui lui a été proposée, 

tant au moment de la mise en place de la mesure que durant le suivi en tant que tel. 

Il se réfère au rapport du COPAI du 31 mai 2007. Pour le surplus, l'OCAI relève 

qu'il a mis sur pied en août 2007 l'examen d'une mesure d'aide au placement qui est 

actuellement en cours, et un stage d'observation chez PRO a été proposé à l'assuré. 

Selon l'OCAI, cette aide au placement paraît la mesure la plus appropriée à la 

situation de l'assuré. 

29. Cette écriture a été communiquée au recourant en date du 6 décembre 2007. 

30. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

 

 

 

 

 

 

 

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EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation 

judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance 

unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale 

du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la 

loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 

nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le 

plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la lumière 

du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où 

les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 230 consid. 1.1; 

335 consid. 1.2; ATF 129 V 4 consid. 1.2; ATF 127 V 467 consid. 1, 126 V 136 

consid. 4b et les références). Les règles de procédure quant à elles s'appliquent sans 

réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 93 consid. 6b, 112 V 360 

consid. 4a; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b). 

LPGA s’applique donc au cas d’espèce.  

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 5 et 

60 LPGA). 

4. L’objet du litige consiste à déterminer si c’est à bon droit que l’intimé a refusé 

l’octroi de mesures de réadaptation au recourant.   

5. Les assurés invalides ou menacés d'une invalidité imminente ont droit aux mesures 

de réadaptation nécessaires qui sont de nature à rétablir, à maintenir ou à améliorer 

leur capacité de gain ou leur capacité d'accomplir leurs travaux habituels, qu'ils 

aient ou non exercé une activité lucrative préalable. Ce droit est déterminé en 

fonction de toute la durée d'activité probable (art. 8 al. 1 LAI). Celles-ci 

comprennent en particulier des mesures d'ordre professionnel (orientation 

professionnelle, formation professionnelle initiale, reclassement professionnel, 

service de placement) (art. 8 al. 3 let. b LAI). 

Le droit à une mesure de réadaptation déterminée de l'assurance-invalidité 

présuppose qu'elle soit appropriée au but de réadaptation poursuivi par l'assurance-

invalidité, et cela tant objectivement en ce qui concerne la mesure que 

subjectivement en rapport avec la personne de l'assuré. En effet une mesure de 

réadaptation ne peut être efficace que si la personne à laquelle elle est destinée est 

susceptible, partiellement au moins, d'être réadaptée. Partant, si l'aptitude subjective 

de réadaptation de l'assuré fait défaut, l'administration peut refuser de mettre en 

oeuvre une mesure ou y mettre fin (arrêt I 370/98 du 26 août 1999, publié in VSI 

 

 

 

 

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2002 p. 111). En règle générale, l'assuré n'a droit qu'aux mesures nécessaires, 

propres à atteindre le but de réadaptation visé, mais non pas à celles qui seraient les 

meilleures dans son cas (ATF 124 V 110 consid. 2a et les références). Si les 

préférences de l'intéressé quant au choix du genre de reclassement doivent être 

prises en considération, elles ne sauraient jouer un rôle déterminant (arrêt I 397/87 

du 15 janvier 1988, consid. 1 et la référence, publié in RCC 1988 p. 265). 

Selon l'art. 21 al. 4 LPGA (voir également l'art. 7 al. 1 LAI), les prestations peuvent 

être réduites ou refusées temporairement ou définitivement si l'assuré se soustrait 

ou s'oppose, ou encore ne participe pas spontanément, dans les limites de ce qui 

peut être exigé de lui, à un traitement ou à une mesure de réinsertion 

professionnelle raisonnablement exigible et susceptible d'améliorer notablement sa 

capacité de travail ou d'offrir une nouvelle possibilité de gain. Une mise en 

demeure écrite l'avertissant des conséquences juridiques et lui impartissant un délai 

de réflexion convenable doit lui avoir été adressée. Les traitements et les mesures 

de réadaptation qui présentent un danger pour la vie ou pour la santé ne peuvent 

être exigés.  

Le sens et le but de la procédure de mise en demeure prescrite à l'art. 21 al. 4 LPGA 

est de rendre l'assuré attentif aux conséquences négatives possibles d'une attitude 

rénitente à collaborer, afin qu'il soit à même de prendre une décision en pleine 

connaissance de cause et, le cas échéant, de modifier sa conduite. Une telle 

procédure doit s'appliquer même lorsque l'assuré a manifesté de manière claire et 

incontestable qu'il n'entendait pas participer à un traitement ou à une mesure de 

réadaptation (arrêt I 605/04 du 11 janvier 2005, consid. 2 et les références, publié in 

SVR 2005 IV n° 30 p. 113; voir également les arrêts I 265/05 du 3 octobre 2005, 

consid. 4, et I 485/04 du 16 décembre 2004, consid. 6.1). 

6. Le recourant fait valoir que l’observation professionnelle ne s’est déroulée que sur 

deux courtes périodes et qu’elle a été bâclée. Il considère avoir droit à une telle 

mesure, qu’il attendait depuis près de neuf ans. 

Il convient de relever en premier lieu que si la mesure d’observation professionnelle 

n’a pu être mise en place qu’en 2007, cela tient aussi à des reports ou à des séjours 

à l’étranger du recourant.  

D’autre part, le Tribunal de céans constate que le recourant avait déjà fait l’objet 

d’une sommation formelle selon l’art. 21 al. 4 LPGA, qui l’informait qu’un manque 

de collaboration pouvait conduire à un refus de prestations, puis d’une décision de 

refus de mesures professionnelle. C’est d’ailleurs suite à son opposition et du fait 

qu’il semblait revenir à de meilleurs sentiments que l’intimé est revenu sur sa 

position et lui a finalement accordé le stage OSER.  

Or, le stage, initialement prévu pour une durée de deux mois, a été interrompu 

prématurément au bout de quatre semaines en raison du comportement du 

 

 

 

 

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recourant : selon le rapport du COPAI, il s’est montré extrêmement irritable, ne 

supportant pas la moindre contrariété et tant ses propos que son comportement ont 

été caractérisés par une opposition à l’égard des institutions et du système en 

général. C’est pour ces raisons que la mesure OSER a été interrompue par le 

COPAI.  

Force est de constater que, nonobstant la sommation légale, le recourant ne s’est 

pas montré collaborant. En conséquence, dès lors qu'une sommation légale lui avait 

déjà été notifiée, l’intimé était en droit de lui refuser des mesures de réadaptation 

professionnelles. Il y a lieu de relever au demeurant que l’intimé a accordé au 

recourant une aide au placement, mesure qui paraît la plus appropriée dans son cas. 

Au vu de ce qui précède, le recours, mal fondé, doit être rejeté.   

7. L’émolument, fixé en l’occurrence à 200 fr., est mis à la charge du recourant qui 

succombe (art. 69 al. 1bis LAI). 

 

   

   

 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Met un émolument de 200 fr. à la charge du recourant.  

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

   

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le