# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ca018d80-911d-517e-af30-c3cd2933a976
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-10-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 14.10.2010 A/2931/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2931-2010_2010-10-14.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Claudiane 

CORTHAY, Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2931/2010 ATAS/1044/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 14 octobre 2010 

 

En la cause 

Monsieur V__________, domicilié à Meinier 

Madame V__________, domiciliée à Carouge 

 

 

demandeurs 

contre 

CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES 
ÉTABLISSEMENTS PUBLICS MÉDICAUX DU CANTON DE 
GENÈVE, rue des Noirettes 14, case postale 1155, 1211 Genève 26  défenderesse 

 

 

   
 A/2931/2010 

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EN FAIT 

1. Par jugement du 26 novembre 2009, la 18ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame __________, née W__________ en 
1953, et Monsieur V__________, né en   1951, lesquels s'étaient mariés en date du 
15 septembre 1972.  

2. Au chiffre 7 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a  
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 26 janvier 2010, a été transmis d'office 
au Tribunal de céans le 1er septembre 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 
institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le 
15 septembre 1972 et le 26 janvier 2010. 

5. S'agissant du demandeur - dont il convient de relever qu'il n'avait pas encore atteint 
l'âge de cotiser au deuxième pilier (25 ans) au moment du mariage -, il est apparu, 
après consultation du rassemblement de ses comptes individuels :  

- que du 1er janvier 1975 au 30 avril 1990, il  a été affilié à la CAISSE DE 
PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION 
PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU 
CANTON DE GENEVE (CIA);  

- que son avoir a ensuite été transféré auprès de la CAISSE DE 
PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS 
MÉDICAUX DU CANTON DE GENÈVE (CEH), à laquelle il a été affilié en 
mai 1990; que son avoir s'élevait, en date du 26 janvier 2010, à 733'396 fr. 75 
(cf. courrier de la CEH du 8 septembre 2010). 

6. Quant à la demanderesse - dont il convient de relever qu'elle non plus n'avait pas 
encore atteint l'âge de cotiser au deuxième pilier (25 ans) au moment du mariage -, 
il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses comptes individuels :  

- que jusqu'en 1984, elle n'a exercé aucune activité lucrative;  

- que depuis le 1er décembre 1984, elle est affiliée à la CEH; que son avoir 
s'élevait, en date du 26 janvier 2010, à 184'443 fr. 65 (cf. courrier de la CEH du 
8 septembre 2010). 

 

 

   
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7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, le 15 septembre 1972, date du mariage, d’autre part le 
26 janvier 2010, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

 

 

   
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4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 733'396 fr. 75 tandis que celle acquise par la demanderesse 
atteint la somme de 184'443 fr. 65, les intérêts ayant déjà été calculés par les 
institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur  doit à son ex-épouse 
le montant de 366'698 fr. 40 (733'396.75 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 
92'221 fr. 85 (184'443.65 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur qui doit 
à son ex-épouse le montant de 274'476 fr. 55 (366'698.40 - 92'221.85). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL DES 
ÉTABLISSEMENTS PUBLICS MÉDICAUX DU CANTON DE GENÈVE 
(CEH),  à transférer, du compte de Monsieur V__________ à celui de Madame 
V__________, née W__________, la somme de 274'476 fr. 55, ainsi que des 
intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 27 janvier 2010 jusqu'au 
moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ  

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le