# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b617009d-4dbd-5a4c-849d-c4b645344d43
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2020-10-12
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 12.10.2020 C-3105/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-3105-2020_2020-10-12.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-3105/2020 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 2  o c t o b r e  2 0 2 0  

Composition 
 Madeleine Hirsig-Vouilloz, juge unique, 

Barbara Scherer, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______, France, 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Caisse suisse de compensation (CSC),  

Avenue Edmond-Vaucher 18, Case postale 3100, 

1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance-vieillesse et survivants; restitution de prestations 

indûment touchées (décision sur opposition du 15 mai 2020). 

 

 

 

C-3105/2020 

Page 2 

Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : recourant) est le fils de feu B._______ (ci-après : 

assuré) lequel touchait une rente de vieillesse suisse et est décédé en 

mars 2017 (cf. (cf. décision de rente du 21 septembre 2000 [CSC pce 20]; 

acte de décès [CSC pce 29]).  

B.  

Le 6 avril 2017, la Caisse suisse de compensation a été informée du décès 

de l’assuré (CSC pces 28 et 29). Selon l’enquête financière, la rente de 

vieillesse pour avril 2017, s’élevant à 1'976 francs, a été versée sur le 

compte bancaire de l’assuré le 7 avril 2017 (cf. demande d’enquête 

financière date du 12 avril 2017 et confirmation de la réception de l’ordre 

de retrait du 13 avril 2017 [CSC pces 31 et 32]) et ce paiement n’a pas pu 

être remboursé (cf. autorisation de débit négative du 11 mai 2017, signée 

par la Poste [CSC pce 33]). La CSC est ensuite intervenue auprès du 

recourant et du notaire chargé du règlement de la succession pour 

demander la restitution de cette rente (cf. courriers des 11 et 31 mai et 

9 juin 2017 [CSC pces 35, 39, 40 et 41]). 

Par décision du 3 octobre 2017 (CSC pce 44), notifiée au recourant, la 

CSC a décidé que le montant de 1'976 francs doit lui être remboursé. Elle 

a notamment précisé que l’obligation de restituer qui incombait à une 

personne défunte passait aux héritiers qui acceptaient la succession.  

Le 11 octobre 2017, le recourant a demandé la remise totale du 

remboursement (CSC pce 45) et le 2 janvier 2018, il a rempli la 

documentation relative à sa situation économique (CSC pce 48). 

Par décision du 16 janvier 2018, la CSC a rejeté la demande de remise du 

remboursement du recourant (CSC pce 49) et par décision sur opposition 

du 7 juin 2018, elle a rejeté l’opposition du recourant (cf. CSC pce 51) et 

confirmé sa décision (CSC pce 56).  

Par arrêt C-3981/2018 du 18 novembre 2019 (CSC pce 64), le Tribunal 

administratif fédéral (ci-après : TAF ou Tribunal) auprès duquel le recourant 

a recouru, a constaté la nullité de la décision du 16 janvier 2018 et de la 

décision sur opposition du 7 juin 2018. De plus, il n’est pas entré en matière 

sur le recours du 6 juillet 2018 lequel a été déclaré irrecevable. Enfin, la 

cause a été transmise à la CSC afin qu’elle instruise l’opposition formée 

contre sa décision du 3 octobre 2017, établisse les faits déterminants, 

portant sur le point de savoir si le recourant devait effectivement restituer 

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la rente de vieillesse versée en trop, et rende une décision sur opposition 

conformément aux considérants. 

B.a Suite à l’arrêt du Tribunal cité, la CSC s’est renseignée par courriers 

du 11 février 2020 auprès du recourant et de la sécurité sociale française 

sur les héritiers de l’assuré (CSC pces 65 et 66). 

Le 26 février 2020 (CSC pce 67), le recourant a remis l’acte signé du 

30 mai 2017 duquel il apparaît qu’il est le seul héritier de son père et qu’il 

a acquis la totalité de la succession en pleine propriété. Le recourant a par 

ailleurs avancé pour l’essentiel qu’il avait appris le décès de son père 

tardivement et qu’il ne savait pas que la Caisse avait versé une mensualité 

de trop, la banque n’ayant pas fourni des détails. 

Le 5 mars 2020, le TAF a informé la CSC que la procédure C-3981/2018 

était close et qu’il n’a pas eu connaissance d’un recours déposé auprès du 

Tribunal fédéral (CSC pce 68). 

Par décision sur opposition du 15 mai 2020 (CSC pce 72), la CSC a rejeté 

l’opposition du recourant (du 11 octobre 2017) et confirmé sa décision du 

3 octobre 2017. Pour l’essentiel, elle a expliqué que le recourant était le fils 

de feu de l’assuré, qu’il a confirmé être son héritier et qu’il a produit la 

documentation y relative. La CSC a alors constaté que c’était à bon droit 

qu’elle a exigé de sa part la restitution du montant de 1'976 francs versé à 

tort. 

C.  

Le 15 juin 2020 (envoi postal), le recourant a déposé recours auprès du 

Tribunal de céans contre cette décision sur opposition. Il a demandé de 

l’exonérer du remboursement de la rente (TAF pce 1). 

Dans sa réponse du 3 septembre 2020, la CSC a conclu au rejet du recours 

et à la confirmation de la décision entreprise (TAF pce 3). 

 

Droit : 

1.  

Au regard des art. 31, 32 et 33 let. d de la loi sur le Tribunal administratif 

fédéral (LTAF; RS 173.32) ainsi que de l'art. 85bis al. 1 de la loi fédérale sur 

l’assurance-vieillesse et survivants (LAVS; RS 831.10), le Tribunal de 

céans est compétent pour connaître du présent recours. Le recourant, 

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destinataire de la décision sur opposition contestée a qualité pour recourir, 

étant directement touché par celle-ci et ayant un intérêt digne d'être 

protégé à ce qu'elle soit annulée ou modifiée (art. 59 de la loi fédérale sur 

la partie générale du droit des assurances sociales [LPGA; RS 830.1] et 

48 al. 1 de la loi fédérale sur la procédure administrative fédérale [PA; 

RS 172.021]; notamment : arrêts du TAF C-1422/2017 du 15 mars 2019 

consid. 1.3 et C-6295/2014 du 8 décembre 2015 consid. 2.3). De plus, le 

recours a été déposé en temps utile (art. 60 LPGA et 50 al. 1 PA) et dans 

les formes requises par la loi (art. 52 al. 1 PA). 

2.  

2.1 Aux termes de l’art. 49 PA, les parties peuvent invoquer devant le 

Tribunal de céans la violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus 

du pouvoir d'appréciation (let. a), la constatation inexacte ou incomplète 

des faits pertinents (let. b) ainsi que l'inopportunité (let. c). Le TAF jouit 

donc du plein pouvoir d’examen. 

2.2 Le TAF définit les faits et apprécie les preuves d'office et librement 

(cf. art. 12 PA) ; l'on parle de maxime inquisitoire. En outre, le Tribunal 

examine librement et d'office les questions de droit qui se posent, sans être 

lié par les motifs invoqués dans le recours (cf. art. 62 al. 4 PA; 

ATAF 2013/46 consid. 3.2), ni par l'argumentation juridique développée 

dans la décision entreprise (cf. PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit 

administratif, Volume II, Les actes administratifs, 3e éd. 2011, ch. 2.2.6.5 

p. 300 s.; BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 2e éd. 2015, p. 243). 

Toutefois, l'autorité saisie se limite en principe aux griefs soulevés et 

n'examine les questions de droit non invoquées que dans la mesure où les 

arguments des parties ou le dossier l'y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a; 

121 V 204 consid. 6c; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem 

Bundesverwaltungsgericht, 2e éd. 2013, p. 25 n. 1.55). Les parties ont le 

devoir de collaborer à l’instruction (art. 13 PA et 43 al. 3 LPGA; arrêt du 

TAF C−6134/2017 du 3 avril 2018 consid. 5.4) et de motiver leur recours 

(art. 52 PA). 

3.  

3.1 Selon les principes généraux du droit intertemporel, le droit matériel 

applicable est en principe celui en vigueur lors de la réalisation de l'état de 

fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences 

juridiques, sous réserve de dispositions particulières du droit transitoire 

(ATF 143 V 446 consid. 3.3; 136 V 24 consid. 4.3; 132 V 215 consid. 3.1.1; 

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s’agissant en particulier de la restitution : arrêt du TF 9C_57/2019 du 

23 juillet 2020 consid. 2.2). Ainsi, sauf indication contraire, les dispositions 

de la LAVS et de son règlement d’exécution (RAVS, RS 831.101) en 

vigueur actuellement s’appliquent au cas d’espèce. 

3.2 L'affaire présente un aspect transfrontalier dans la mesure où l’assuré, 

a cotisé plusieurs années en Suisse et a dernièrement touché une rente 

de vieillesse suisse (notamment : CSC pce 20). La cause doit donc être 

tranchée non seulement au regard des normes du droit suisse mais 

également à la lumière des dispositions de l'accord entre la Suisse et la 

Communauté européenne et ses Etats membres sur la libre circulation des 

personnes du 21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681; cf. art. 80a al. 1 LAI), 

conclu entre la Suisse et la Communauté européenne et ses Etats 

membres. Son annexe II règle la coordination des systèmes de sécurité 

sociale (art. 8 ALCP). S’agissant de la relation avec la Suisse, l'ALCP fait 

référence depuis le 1er avril 2012 au règlement (CE) n° 883/2004 du 

Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant sur la 

coordination des systèmes de sécurité sociale (RS 0.831.109.268.1), ainsi 

qu'au règlement (CE) n° 987/2009 du Parlement européen et du Conseil 

du 16 septembre 2009 fixant les modalités d'application du règlement (CE) 

n° 883/2004 (art. 1 al. 1 de l'annexe II en relation avec la section A de 

l'annexe II). A compter du 1er janvier 2015, sont également applicables 

dans les relations entre la Suisse et les Etats membres de l’Union 

européenne (UE) les modifications apportées notamment au règlement 

n° 883/2004 par les règlements (UE) n° 1244/2010 (RO 2015 343), 

n° 465/2012 (RO 2015 345) et n° 1224/2012 (RO 2015 353). 

Toutefois, même après l’entrée en vigueur de l’ALCP et des règlements de 

coordination, le droit à des prestations de l’assurance-vieillesse et 

survivants suisse se détermine exclusivement d'après le droit suisse 

(art. 46 al. 3 du règlement n° 883/2004, en relation avec l'annexe VII dudit 

règlement; ATF 130 V 253 consid. 2.4; arrêts du Tribunal fédéral [ci-

après : TF] 8C_329/2015 du 5 juin 2015; 9C_573/2012 du 16 janvier 2013 

consid. 4).  

4.  

Par la décision sur opposition attaquée, la CSC a rejeté l’opposition du 

recourant du 11 octobre 2017 et confirmé sa décision du 3 octobre 2017 

par laquelle elle demandait au recourant la restitution du montant de 

1'976 francs versé à tort.  

  

http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
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5.  

5.1 Selon l’art. 21 al. 2 LAVS, le droit à une rente de vieillesse s’éteint par 

le décès de l’ayant droit, soit à la fin du mois au cours duquel la personne 

décède (cf. DR, Directives concernant les rentes de l’assurance vieillesse, 

survivants et invalidité fédérale, établies par l’Office fédéral des assurances 

sociales, état 1er janvier 2017, ch. 3010). 

5.2 Aux termes de l’art. 25 al. 1 LPGA, les prestations indûment touchées 

doivent être restituées. La restitution ne peut pas être exigée lorsque 

l’intéressé était de bonne foi et qu’elle le mettrait dans une situation difficile. 

5.3 Aux termes de l’art. 2 al. 1 let. a OPGA, sont soumis à l’obligation de 

restituer le bénéficiaire des prestations allouées indûment ou ses héritiers.  

La jurisprudence a précisé que les héritiers potentiels qui répudient la 

succession perdent la qualité d’héritiers et, partant, ne doivent pas la 

restitution (arrêt du TF P 17/02 du 2 décembre 2002 consid. 2.1). C’est 

aussi le cas des descendants qui n’ont pas contesté l’institution par 

testament d’un héritier universel (ATF 139 V 1 consid. 4). Ces personnes 

peuvent alors contester qu’elles doivent la restitution en s'opposant à la 

décision de restitution dans un délai de 30 jours (cf. consid. 5.4 ci-dessus). 

5.4 L’art. 25 al. 2 LPGA prévoit que le droit de demander la restitution 

s’éteint un an après le moment où l’institution d’assurance a eu 

connaissance du fait, mais au plus tard cinq ans après le versement de la 

prestation. Si la créance naît d’un acte punissable pour lequel le droit pénal 

prévoit un délai de prescription plus long, celui-ci est déterminant. 

Selon la jurisprudence, il s'agit de délais (relatif et absolu) de péremption 

qui ne peuvent être ni suspendus, ni interrompus et qui, partant, doivent 

être examinés d'office (ATF 142 V 20 consid. 3.3.2; arrêt TF 9C_778/2016 

du 12 décembre 2017 consid. 5.1). Ils sont sauvegardés une fois que la 

décision de restitution a été prise (et notifiée à la personne qui doit la 

restitution; ATF 138 V 74 consid. 5.2; 119 V 431 consid. 3c; arrêts du 

TF 8C_630/2015 du 17 mars 2016 consid. 4; 8C_642/2014 du 23 mars 

2015 consid. 3; voir aussi MICHEL VALTERIO, Loi fédérale sur l’assurance-

invalidité (AI), Commentaire, 2018, art. 31 n° 80). 

Le délai de péremption relatif d'une année commence à courir dès le 

moment où l'administration aurait dû connaître les faits fondant l'obligation 

de restituer, en faisant preuve de l'attention que l'on pouvait 

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raisonnablement exiger d'elle (ATF 140 V 521 consid. 2.1; 139 V 6 consid. 

4.1). L'administration doit disposer de tous les éléments qui sont décisifs 

dans le cas concret et dont la connaissance fonde – quant à son principe 

et à son étendue – la créance en restitution à l'encontre de la personne 

tenue à restitution (ATF 140 V 521 consid. 2.1; 111 V 14 consid. 3). Si 

l'administration dispose d'indices laissant supposer l'existence d'une 

créance en restitution, mais que les éléments disponibles ne suffisent pas 

encore à en établir le bien-fondé, elle doit procéder, dans un délai 

raisonnable, aux investigations nécessaires. A défaut, le début du délai de 

péremption doit être fixé au moment où elle aurait été en mesure de rendre 

une décision de restitution si elle avait fait preuve de l'attention que l'on 

pouvait raisonnablement exiger d'elle. Dans tous les cas, le délai de 

péremption commence à courir immédiatement s'il s'avère que les 

prestations en question étaient clairement indues (notamment : arrêts du 

TF 9C_96/2020 du 27 juillet 2020 consid. 2.2; 9C_454/2012 du 18 mars 

2013 consid. 4 non publié in ATF 139 V 106 et références).  

5.5 Concrètement, la procédure d’une restitution d’une prestation versée à 

tort implique en principe trois étapes distinctes. La première décision porte 

sur le caractère indu des prestations et sur le point de savoir si les 

conditions d'une reconsidération ou d’une révision de la décision par 

laquelle celles-ci étaient allouées sont réalisées au sens de l’art. 53 LPGA, 

respectivement de l’art. 17 LPGA. La seconde décision concerne ensuite 

la restitution en tant que telle au sens de l’art. 25 al. 1, 1ère phrase, LPGA 

cité et indique une somme déterminée. Le cas échéant, une troisième 

décision sur la remise de l'obligation de restituer au sens de l'art. 25 al. 1, 

2ème phrase, LPGA est rendue si une telle demande écrite et motivée a été 

présentée (cf. art. 4 de l’ordonnance sur la partie générale du droit des 

assurances sociales [OPGA, RS 830.11]). Cela étant, selon la 

jurisprudence, l'autorité administrative peut très bien regrouper les deux 

premières étapes dans une seule décision et statuer sur la question des 

prestations indues, la reconsidération ou révision d’une décision et 

ordonner simultanément la restitution de l’indu (arrêt du TF 9C_564/2009 

du 22 janvier 2009 consid. 5.3, confirmé par arrêt 9C_23/2015 du 17 juin 

2015 consid. 2). Selon l’art. 3 al. 2 OPGA, l’assureur indique la possibilité 

d’une remise dans la décision en restitution à moins qu’il soit manifeste que 

les conditions d’une remise sont remplies, auquel cas il doit être renoncé à 

la restitution déjà au stade de la prise de décision sur la restitution au 

regard de l’art. 3 al. 3 OPGA. Dans la mesure où la demande de remise ne 

peut être traitée sur le fond que si la décision de restitution est entrée en 

force, la remise et son étendue font l'objet d'une procédure distincte (arrêts 

du TF arrêt du TF 8C_799/2017, 8C_814/2017 du 11 mars 2019 consid. 6; 

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8C_804/2017 du 9 octobre 2018 consid. 2; 8C_589/2016 du 26 avril 2017 

consid. 3.1; 8C_130/2008 du 11 juillet 2008 consid. 2.2; 8C_602/2007 du 

13 décembre 2007 consid. 3).  

5.6 Le Tribunal fédéral a précisé que le destinataire d'une décision de 

restitution qui entend la contester dispose en réalité de deux moyens qu'il 

convient de distinguer de façon claire : si l’intéressé conteste qu’il doit la 

restitution il doit s'opposer à la décision de restitution dans un délai de 

30 jours dès sa notification (cf. art. 52 al. 1 LPGA). Dans ces cas, il soutient, 

à titre d’exemple, qu’il avait droit à la prestation en question (cf. arrêt 

8C_804/2017 du 9 octobre 2018 consid. 2) ou que la prétention en 

remboursement est prescrite au regard de l’art. 25 al. 2 LPGA cité (pour un 

cas concret : arrêt du TF 8C_799/2017, 8C_814/2017 du 11 mars 2019 

consid. 4 s) ; pour des autres exemples encore voir le consid. 5.3 ci-

dessus. En revanche, si l’intéressé admet avoir perçu indûment des 

prestations mais qu'il invoque sa bonne foi et des difficultés économiques 

qu'il rencontrerait en cas de remboursement, il doit présenter une demande 

de remise de restitution. Conformément à l'art. 4 al. 4 OPGA, une demande 

de remise doit être déposée au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en 

force de la décision de restitution (voir aussi arrêt du TF 8C_799/2017, 

8C_814/2017 cité consid. 6).  

5.7 La procédure dans le domaine des assurances sociales fait prévaloir 

la maxime inquisitoire (cf. art. 43 al. 1 LPGA). Ainsi, l’administration, tout 

comme le Tribunal en cas de recours (cf. consid. 2.2), doit établir les faits 

déterminants d’office. Ce faisant, elle ne tient pour existants que les faits 

qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les 

plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 

prépondérante (notamment : ATF 139 V 176 consid. 5.3; 138 V 218 

consid. 6).  

6.  

6.1 En l’occurrence, la CSC a statué par la décision sur opposition 

attaquée du 15 mai 2020 en même temps sur le caractère indu de la rente 

de vieillesse versée en avril 2017 ainsi que sur la restitution de celle-ci. Il 

sied d’examiner son bien-fondé.  

6.2 Le Tribunal de céans a déjà constaté dans l’arrêt C-3981/2018 cité 

(consid. 6.1 de l’arrêt) que le caractère indu de la rente de vieillesse versée 

le 7 avril 2017 sur le compte de l’assuré (CSC pce 32) est incontesté. En 

effet, au regard de l’art. 21 al. 2 LAVS (consid. 5.1), le droit à la rente de 

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vieillesse s’est éteint par le décès de l’assuré en mars 2017 (CSC pce 28). 

Le TAF a par ailleurs remarqué qu’en vertu de l’art. 19 al. 3 LPGA, les 

rentes sont toujours payées d’avance pour le mois civil entier.  

6.3  

6.3.1 Au regard de l’art. 25 al. 1 LPGA (consid. 5.2), la rente d’avril 2017 

versée à tort, s’élevant à 1'976 francs (CSC pce 32), doit donc être 

restituée, sa remise étant réservée (cf. ATF 139 V 6 consid. 3).  

6.3.2 En outre, il apparaît désormais de l’instruction complémentaire 

entreprise par la CSC que le recourant est bel et bien le seul héritier de 

l’assuré et qu’il a acquis la succession dans sa totalité (CSC pce 67 

pp. 2 ss). Conformément à l’art. 2 al. 1 let. a OPGA (consid. 5.3), il doit 

donc en principe la restitution de la rente allouée indument, la remise étant 

examinée ultérieurement (cf. consid. 5.5 et 5.6). 

C’est donc à juste titre que la CSC a réclamé la restitution de 1'976 francs 

au recourant. Contrairement à ce que semble croire ce dernier, la 

restitution n’est pas due par la personne qui a annoncé le décès de l’assuré 

mais par les personnes qui ont touché la prestation versée à tort, telles, le 

cas échéant, les héritiers qui ont acquis la succession de l’assuré dans sa 

totalité.  

6.3.3 Il sied encore d’examiner si les délais de l’art. 25 al. 2 LPGA ont été 

observés (cf. consid. 5.4).  

Le TAF considère que la décision du 3 octobre 2017 (CSC pce 44) n’a pas 

encore pu sauvegarder les délais bien qu’elle ait ensuite été confirmée par 

la décision sur opposition du 15 mai 2020 querellée. En effet, à ce moment-

là (le 3 octobre 2017), la qualité d’héritier du recourant et, partant, son 

obligation de restituer la rente de vieillesse versée en trop n’étaient fondées 

que sur une présomption et n’avaient pas encore établies selon le degré 

de la vraisemblance prépondérante (cf. consid. 5.7) en violation manifeste 

de la maxime inquisitoire (cf. arrêt C-3981/2018 cité consid. 6.2 et 6.3; voir 

aussi SVR 2014 IV n° 15, 8C_631/2013 consid. 5.2; UELI KIESER, 

Kommentar zum Bundesgesetz über den Allgemeinen Teil des 

Sozialversicherungsrechts ATSG, Kommentar, 4e éd. 2020, art. 25 n° 91).  

Cela étant, il apparaît d’emblée que le délai absolu de cinq ans a été 

respecté, la rente dont la restitution est réclamée ayant été versée à tort le 

7 avril 2017. Concernant le délai relatif d’une année, le TAF estime que la 

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CSC a procédé dans des délais raisonnables aux investigations 

nécessaires afin de déterminer, d’une part, le versement infondé de la rente 

pour avril 2017 ainsi que, d’autre part, la personne obligée à la restituer. 

Ainsi, sa demande d’enquête financière date du 12 avril 2017, la 

confirmation de la réception de l’ordre de retrait du 13 avril 2017 (CSC pces 

31 et 32). De plus, ce paiement n’a pas pu être remboursé selon 

l’autorisation de débit négative du 11 mai 2017, signée par la Poste (CSC 

pce 33). Ensuite, dès le 11 mai 2017, la CSC est intervenue auprès du 

recourant ainsi qu’auprès du notaire chargé de la succession pour 

demander la restitution de la prestation (cf. courriers des 11 et 31 mai 2017 

et du 9 juin 2017 [CSC pces 35, 39 à 41]). En outre, suite à l’entrée en 

force de l’arrêt C-3981/2018 du 18 novembre 2019 faute de recours 

interjeté à son encontre (cf. courrier du TAF du 5 mars 2020 [CSC pce 68]; 

arrêt du TF 8C_316/2014 consid. 2.2 et 2.3; UELI KIESER, op. cit., art. 25 

n° 84), la CSC a complété son instruction par les courriers du 11 février 

2020 au recourant et à la sécurité sociale française (CSC pces 65 et 66) et 

ce n’est qu’avec le courrier du 26 février 2020 du recourant (CSC pce 67) 

que la qualité d’héritier de celui-ci, et, partant, son obligation de restitution 

a pu être établie. Dans la mesure où les démarches entreprises par la CSC 

ne sont pas critiquables, le délai d'une année commençait donc à courir au 

plus tôt le 2 mars 2020 lorsque la CSC a reçu le courrier susmentionné du 

recourant (CSC pce 67). Dès lors, la décision sur opposition du 15 mai 

2020 a été rendue dans le respect de ce délai.  

En conclusion, la demande de restitution du montant de 1'976 francs n’est 

pas prescrite. 

6.4 Les arguments du recourant qui demande une nouvelle fois de 

l’exonérer du remboursement de la rente concernent la remise de la 

restitution au sens de l’art. 25 al. 1, 2e phrase, LPGA (consid. 5.1). Or, la 

remise ne peut pas être examinée en l’espèce, la décision sur opposition 

attaquée ayant portée sur le caractère indu de la prestation ainsi que sur 

sa restitution (cf. consid. 4 et 6.1). Partant, les arguments du recourant 

doivent être rejetés. A juste titre, la CSC a remarqué du reste que le 

principe de la restitution n’est tempéré par aucun élément d’ordre subjectif 

tel que par exemple l’absence de faute, les relations entretenues par le de 

cujus et ses héritiers ou la situation économique de ceux-ci (CSC pce 72; 

TAF pce 3). 

7.  

Au regard de ce qui précède, le recours manifestement infondé est rejeté 

dans une procédure à juge unique (cf. art. 85bis al. 2 LAVS en relation avec 

C-3105/2020 

Page 11 

l'art. 23 al. 2 LTAF). Par ailleurs, le dossier est transmis à la CSC afin qu’elle 

examine la demande de remise du recourant (cf. consid. 5.5; CSC pces 

45, 67 et TAF pce 1). Elle l’invitera, le cas échant, à remplir la 

documentation relative à sa situation économique actuelle (cf. art. 4 al. 4 

OPGA; CSC pce 48). 

8.  

Il n’est pas perçu de fais de procédure conformément à 

l’art. 85bis al. 2 LAVS selon lequel la procédure est en principe gratuite pour 

les parties.  

Il n’est pas non plus alloué de dépens, le recourant ayant été débouté et la 

CSC n’y ayant pas droit en tant qu’autorité (cf. art. 64 al. 1 PA et art. 7 al. 3 

du règlement concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, 173.320.2).  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dispositif se trouve à la page suivante. 

  

C-3105/2020 

Page 12 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Le dossier est transmis à la CSC afin qu’elle examine la demande de 

remise du recourant. Elle l’invite, le cas échant, à remplir la documentation 

relative à sa situation économique actuelle. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure, ni alloué de dépens.  

4.  

 

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Recommandé avec accusé de réception; annexe pour 

information : double de la réponse du 3 septembre 2020 de la CSC 

[TAF pce 3]) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […]; Recommandé) 

– à l’Office fédéral des assurances sociales (Recommandé) 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Madeleine Hirsig-Vouilloz Barbara Scherer 

 

  

C-3105/2020 

Page 13 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, CH-6004 Lucerne, Suisse par la voie du recours en 

matière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification 

(art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). 

Ce délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus tard le 

dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, 

à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire 

suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les 

motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les 

moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient 

en mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :