# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6ed5f9f2-0e96-5148-8a2d-e2e12c77a388
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2019-08-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.08.2019 F-596/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-596-2019_2019-08-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-596/2019 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 4  a o û t  2 0 1 9  

Composition 
 Gregor Chatton, juge unique,  

José Uldry, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______, 

représenté par Maître Alexandra Lopez, avocate, 

@lex Avocats, Rue de Contamines 6, 1206 Genève,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour 

temporaire pour formation et renvoi de Suisse. 

 

 

 

F-596/2019 

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Vu 

la décision du 28 décembre 2018, par laquelle le Secrétariat d’Etat aux 

migrations (ci-après : le SEM) a refusé l’approbation à l’octroi d’une autori-

sation de séjour pour formation en faveur de A._______, ressortissant cu-

bain né le (…) 1993, et a prononcé son renvoi de Suisse, lui fixant un délai 

de départ de huit semaines dès l’entrée en force de ladite décision, 

le recours du 1er février 2019, par lequel l’intéressé a contesté cette déci-

sion auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou TAF), 

ainsi que la requête d’assistance judiciaire totale qu’il contient, 

les échanges de courriers, en particulier, des 9 et 15 mai 2019, portant sur 

le point de savoir si les frais de justice et d’avocat liés à la présente procé-

dure, tendant à l’octroi en faveur de l’intéressé d’une autorisation de séjour 

temporaire pour études en Suisse, ne tomberaient pas sous le coup de 

l’attestation de prise en charge financière (également dénommée déclara-

tion d’engagement) signée par l’oncle du recourant, B._______,  

la décision incidente du Tribunal du 4 juillet 2019, rejetant – pour non-réa-

lisation du critère de l’indigence (cf. art. 65 al. 1 PA [RS 172.021]) – la re-

quête d’assistance judiciaire totale du recourant du 1er février 2019, sur la 

base notamment des considérants suivants :  

qu’aux termes de l’art. 23 al. 1 let. a de l’ordonnance fédérale du 24 octobre 2007 relative 

à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative (OASA, RS 142.201; cf. déjà 

art. 27 al. 1 let. c LEI [RS 142.20]), l’étranger peut prouver qu’il dispose des moyens finan-

ciers nécessaires à une formation ou à une formation continue en présentant notamment : 

une déclaration d’engagement ainsi qu’une attestation de revenu ou de fortune d’une per-

sonne solvable domiciliée en Suisse ; les étrangers doivent être titulaires d’une autorisation 

de séjour ou d’établissement,  

que se pose la question de savoir si la déclaration d’engagement s’étend, hormis en parti-

culier aux frais de formation (continue) et de subsistance durant le séjour pour formation, 

aussi aux frais administratifs et/ou de procédure liés à l’obtention ou à la (non-) prolongation 

d’une autorisation de séjour pour formation et formation continue, au sens de l’art. 27 LEI, 

que les Directives et commentaires du SEM dans le domaine des étrangers (Directives LEI 

[octobre 2013, version actualisée le 1er juin 2019], ch. 5.1.1.4, Moyens financiers requis, 

p. 70, consultables sur le site internet https://www.sem.admin.ch/dam/data/sem/rechtsgrun-

dlagen/weisungen/auslaender/weisungen-aug-f.pdf) ne spécifient pas la pratique du SEM 

en la matière, 

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qu’il y a cela dit lieu, mutatis mutandis, de rapprocher la déclaration d’engagement de l’ins-

titution de la déclaration de prise en charge (anc. déclaration de garantie) prévue à l’art. 14 

de l’ordonnance fédérale du 15 août 2018 sur l’entrée et l’octroi de visas (OEV, RS 

142.204), disposition selon laquelle les autorités compétentes en matière d’autorisation 

d’entrée en Suisse peuvent exiger de l’étranger qu’il présente, comme preuve de l’existence 

de moyens de subsistance suffisants, au sens de l’art. 3 al. 2 OEV, une déclaration de prise 

en charge signée par une personne physique ou morale solvable (détaillée à l’al. 3) qui a 

son domicile ou son siège en Suisse, 

qu’il est certes indiqué d’adopter une approche restrictive en interprétant la notion de « frais 

de subsistance (logement et vivres) », au sens de l’art. 15 al. 1 let. a OEV (cf. GREGOR T. 

CHATTON, La déclaration de garantie pour visiteurs étrangers soumis à visa et la branche 

d’assurance n° 18 : esquisse d’une interdépendance, in PJA 2002, p. 784 ss, 786, en lien 

avec l’aOEArr), dans la mesure où le séjour des visiteurs au bénéfice d’un visa d’entrée est 

limité à une courte durée en Suisse ou dans l’espace Schengen, 

qu’une interprétation plus souple du contenu de la déclaration d’engagement apparaît, en 

revanche, admissible s’agissant des frais susceptibles de survenir au cours d’un séjour ten-

danciellement plus long pour cause de formation (continue),  

que, par ailleurs, l’un des buts principaux poursuivis tant par la déclaration de prise en 

charge financière que par la déclaration d’engagement, laquelle conditionne similairement 

l’octroi d’une autorisation de séjour pour formation à l’existence des moyens financiers né-

cessaires (cf., pour rappel, art. 27 al. 1 let. c LEI), consiste à éviter que des frais occasion-

nés durant le séjour de l’étranger en Suisse restent impayés, ne pouvant être honorés ni 

par lui ni par une autre personne, et ne tombent finalement à la charge de la collectivité 

publique (cf. GREGOR T. CHATTON, Lutter efficacement contre les « ardoises médicales » : 

la fonction sociale de l’assurance-voyage pour visiteurs étrangers, in REAS 2005 p. 121 ss, 

122 s.), 

que, des points de vue systématique et téléologique, il apparaîtrait de plus contradictoire, 

d’une part, d’intégrer tous les frais de séjour (et, entre autres, de formation s’agissant de la 

déclaration d’engagement) au champ couvert par lesdites déclarations, de sorte à prévenir 

tout recours à l’assistance publique de la part de l’étranger dans ces domaines, mais d’y 

renoncer d’autre part, de sorte à devoir le cas échéant octroyer l’assistance juridique de 

l’Etat, en la présence de frais administratifs et/ou de procédure qui sont intrinsèquement 

liés aux frais susmentionnés, en tant que leur engagement est destiné à permettre à l’étran-

ger de surmonter les obstacles qui lui dénient le droit d’entrer et de séjourner, respective-

ment de se former en Suisse, 

qu’ainsi, afin de répondre au but poursuivi par la déclaration d’engagement évoquée ci-

dessus, le Tribunal de céans parvient à la conclusion que les coûts relatifs à la présente 

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procédure peuvent raisonnablement être englobés dans la garantie de prise en charge si-

gnée par l’oncle du recourant, B._______, 

qu’il ressort en effet des pièces versées au dossier que le recourant vit chez son oncle, 

lequel est employé de banque en Suisse, et que celui-ci s’est porté garant du séjour de 

l’intéressé et l’aide financièrement (cf. dossier SEM, pce 52 ; dossier TAF, demande d’as-

sistance judiciaire du 1er février 2019, p. 2, et courrier du 29 novembre 2018, p. 2),  

que le recourant n’a du reste pas fait valoir, justificatifs à l’appui, qu’il s’acquitterait d’un 

loyer auprès de son oncle, 

que l’oncle de l’intéressé a également signé une attestation de prise en charge financière 

daté du 12 septembre 2018 dans le cadre de la présente cause pour un montant mensuel 

allant jusqu’à concurrence de Fr. 2'540.- pour une durée de séjour en Suisse de cinq ans 

(cf. dossier SEM, pce 64), et qu’il a attesté disposer de ressources suffisantes, 

qu’il s’ensuit que le montant sus-évoqué est suffisant pour faire face aux frais présumés de 

la présente procédure de recours,  

qu’en conséquence, au vu de ce qui précède et des informations et pièces fournies en l’état 

par l’intéressé, la demande d’assistance judiciaire totale doit être rejetée, 

partant, l’invitation au recourant, contenue dans la décision incidente du 

Tribunal du 4 juillet 2019, à verser une avance sur les frais de procédure 

présumés de Fr. 1’500.– en trois acomptes de Fr. 500.- chacun, et l’infor-

mant qu’à défaut de versement de ces trois acomptes dans les délais fixés, 

le recours serait déclaré irrecevable, sous suite de frais, 

 

et considérant 

que, sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF (RS 173.32), le 

Tribunal connaît, selon l'art. 31 LTAF, des recours contre les décisions au 

sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités citées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM - lequel constitue une 

unité de l'administration fédérale telle que définie à l'art. 33 let. d LTAF - en 

matière d’octroi d’une autorisation de séjour temporaire pour formation 

peuvent être contestées devant le Tribunal qui statue définitivement (cf. art. 

1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 2 LTF [RS 173.110]), 

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que, par décision incidente du 4 juillet 2019, le recourant a été invité à pro-

céder au premier versement de Fr. 500.- de l’avance de frais requise d’ici 

au 2 août 2019, sous peine d'irrecevabilité du recours, et sous suite de 

frais, 

qu'il s'avère que le recourant n'a pas versé ce montant dans le délai précité, 

que ce dernier n’a pas non plus fait état d’un quelconque empêchement 

non fautif susceptible de fonder une restitution de délai pour le versement 

de cette première tranche de l’avance de frais requise (cf. art. 24 al. 1 PA), 

et que le Tribunal n’en perçoit du reste aucun à l’aune des arguments et 

pièces au dossier,  

que partant, le recours doit être déclaré irrecevable dans une procédure à 

juge unique (art. 23 al. 1 let. b LTAF), 

qu’au vu de ce qui précède, il y a lieu de mettre des frais de procédure 

réduits à la charge du recourant (art. 63 al. 1 PA et art. 1 ss du Règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]), 

(dispositif à la page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est irrecevable. 

2.  

Des frais de procédure réduits de Fr. 250.- sont mis à la charge du recou-

rant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les trente 

jours dès l’expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant, par l’intermédiaire de sa mandataire (Recommandé ; 

annexe : une facture) 

– à l'autorité inférieure (dossier Symic n° de réf. […] en retour) 

– À l’Office cantonal de la population et des migrations du canton de 

Genève, pour information 

 

 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gregor Chatton José Uldry 

 

 

Expédition :