# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 27ef79f0-70bb-511f-b4ea-c9dfc516bfa0
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites Faillite / 2021 / 13
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_Faillite---2021---13_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

FF20.042700-210492

70 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
31 mai 2021

__________________

Composition
:              M.             
Hack,
président

             
              Mmes             
Byrde et Rouleau, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
174 al. 1 et 2 LP ; 321 al. 1 CPC 

 

 

             
Vu la requête de faillite du 30 octobre 2020 déposée auprès du Tribunal d’arrondissement
de La Côte par E.________,
à Pully, contre P.________,
à Nyon,

 

             
vu le courrier recommandé du 4 novembre 2020 par lequel la Présidente du tribunal saisi a communiqué
cette requête à P.________ et convoqué les parties à une audience fixée au 7
décembre 2020,

 

             
vu le relevé de La Poste attestant que le pli contenant ce courrier a été notifié
à P.________ le 6 novembre 2020,

 

             
vu le jugement rendu le 7 décembre 2020 par la Présidente
du Tribunal d’arrondissement de La Côte, statuant par défaut des parties, prononçant
la faillite de P.________ (I) et mettant les frais, par 200 fr., à sa charge (II), 

 

             
vu le relevé de La Poste attestant que le pli contenant ce jugement a été notifié
à P.________ le 8 décembre 2020,

 

             
vu la clôture du dossier et la restitution des pièces aux parties intervenues le 21 janvier
2021,

 

             
vu le courrier daté du 4 mars 2021 et posté le 5 mars 2021, intitulé « demande
de restitution de délai », dans lequel P.________ indique qu’il n’a pas reçu
la convocation à l’audience et demande une suspension de la procédure de faillite « afin
de reprendre en main [son] activité d’indépendant »,

 

             
vu la décision rendue le 8 mars 2020 par laquelle la Présidente du Tribunal d’arrondissement
de La Côte a déclaré irrecevable, pour cause de tardiveté, la demande de restitution
de délai présentée par P.________ le 5 mars 2021,

 

             
vu la nouvelle requête de restitution de délai déposée le 16 mars 2021 par P.________,
qui explique avoir réglé la poursuite à l’origine de la faillite et avoir « trouvé
un équilibre » pour pouvoir concilier son activité d’indépendant et son
emploi de jardinier auprès de [...],

 

             
vu le courrier du 18 mars 2021 par lequel la Présidente du tribunal a imparti à P.________
un délai au 26 mars 2021 pour qu’il indique si son courrier du 16 mars 2021 devait être
considéré comme un recours,

 

             
vu le courrier déposé le 26 mars 2021 au greffe du tribunal d’arron-dissement par P.________
dans lequel celui-ci confirme que sa lettre du 16 mars 2021 « fait l’objet d’un
recours au tribunal cantonal »,

 

             
vu la transmission du dossier par le Tribunal d’arrondissement de La Côte à la Cour de
céans, autorité de recours, le 26 mars 2021,

 

             
vu les autres pièces du dossier ; 

             
attendu que la voie du recours des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) est ouverte
contre la décision déclarant irrecevable ou rejetant la requête de restitution de délai
en vue d’obtenir la tenue d’une nouvelle audience de faillite (CPF 30 décembre 2020/354 ;
CPF 5 mars 2018/26),

 

             
              qu’en procédure
sommaire, le délai de recours est de dix jours dès la notification de la décision attaquée
(art. 321 al. 2 CPC),

 

             
qu’en l’espèce, P.________ a confirmé, dans le délai qui lui a été
imparti à cet effet, que son écriture du 16 mars 2021 devait être considéré
comme un recours,

 

             
              qu’en tant que le
recours aurait pour objet l’annulation de la faillite – le recourant invoquant avoir payé
la poursuite à l’origine de celle-ci – et serait donc dirigé contre le jugement
du 7 décembre 2020, il est largement tardif et, par conséquent, irrecevable, 

 

qu’en
tant qu’il est dirigé contre la décision du 8 mars 2021, le recours a été déposé
en temps utile ;

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in
Bohnet et al.
(éd.), Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e
éd., n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
que, pour être
recevable, le recours doit être motivé (art. 321 al. 1 in
initio CPC), 

 

             
que si la motivation fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout le
moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_488/2015 du 21
août 2015 consid. 3.2.1 et 3.2.2, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisam-ment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ibid.),

 

             
qu'en l'espèce, dans son écriture du 16 mars 2021, le recourant se borne à expliquer avoir
réglé la poursuite à l’origine de la faillite et avoir « trouvé un
équilibre » professionnel,

 

             
que, ce faisant, il ne formule aucun grief contre la décision du 8 mars 2021 dont le seul objet
est la constatation du fait que sa requête de restitution de délai du 5 mars 2021 était
tardive, et donc irrecevable,

 

             
que, faute de motivation conforme, le recours est irrecevable ;

             

             
attendu qu’au demeurant, même s’il était recevable, le recours devrait être
considéré comme manifestement infondé et, par conséquent, rejeté, 

 

             
qu'il apparaît en effet que le jugement de faillite a été notifié au recourant le
8 décembre 2020 et que même si, comme il l’affirme, P.________ n’avait pas été
valablement convoqué à l’audience du 7 décembre 2020 – ce qui n’est
pas le cas puisqu’il a reçu la convocation le 6 novembre 2020 – l’intéressé
disposait d’un délai de dix jours à compter de la réception dudit jugement pour
déposer une requête de restitution de délai en application de l’art. 148 CPC,

 

             
que sa requête du 5 mars 2021 était dès lors très largement tardive et donc irrecevable ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites et de faillite,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. P.________.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal
fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal
fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal d'arrondissement de La Côte.

 

             
La greffière :