# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** eb78a23e-945f-57d8-832a-6653111f222d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 19.09.2023 A/2118/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2118-2023_2023-09-19.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2118/2023-CS DCSO/388/23 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU MARDI 19 SEPTEMBRE 2023 

Demande en reconsidération (A/2118/2023-CS) de la décision DCSO/377/23 du 31 août 

2023 formée en date du 5 septembre 2023 par A______, comparant en personne. 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné et par 

plis recommandés du greffier du   20 septembre 2023  à : 

- A______ 

c/o B______ 

______ 

______ [GE]. 

- Office cantonal des poursuites. 

 

 

- 2/4 - 

 

 

A/2118/2023-CS 

 

Attendu, EN FAIT, que par décision DCSO/377/2023 du 31 août 2023, la Chambre de 

surveillance des Offices des poursuites et faillites (ci-après la Chambre de surveillance) 

a rejeté la plainte formée le 22 juin 2023 par A______ contre l'extrait des poursuites le 

concernant édité le 11 mai 2023 par l'Office cantonal des poursuites (ci-après l'Office). 

Que par acte déposé le 5 septembre 2023 au greffe de la Chambre de surveillance, 

A______ conclut à la reconsidération de cette décision au motif qu'elle était gravement 

défectueuse et arbitraire, ignorait les preuves soumises, violait plusieurs lois suisses, 

notamment le code pénal. Qu'à l'instar d'une série de décisions des autorités judiciaires 

genevoises, la Chambre de surveillance autorisait le pillage de son patrimoine au profit 

d'un groupe d'avocats et de politiciens genevois. 

Considérant, EN DROIT, que la Chambre de surveillance examine d'office la 

recevabilité des plaintes et demandes qui lui sont adressées. 

Que les cantons règlent la procédure devant l'autorité de surveillance (art. 20 al. 3 LP), 

sous réserve des règles de procédure prévues dans la LP, notamment à l'art. 20a 

al. 2 LP. 

Qu'à Genève, l'art. 9 al. 4 LALP prévoit que la LPA est applicable devant la Chambre 

de surveillance pour l'examen des plaintes au sens de l'art. 17 LP. 

Qu'aux termes de l'art. 48 al. 1 LPA, les demandes en reconsidération de décisions 

prises par les autorités administratives sont recevables lorsque : un motif de révision au 

sens de l'art. 80 let. a et b, existe (let. a); les circonstances se sont modifiées dans une 

mesure notable depuis la première décision (let. b). 

Que la Chambre de surveillance de la Cour de justice n'est pas une autorité 

administrative au sens des art. 5 et 48 al. 1 LPA, mais une autorité judiciaire, pouvant 

être assimilée à une juridiction administrative (art. 6 al. 1 let. f LPA cum art. 9 LALP). 

Que la procédure de reconsidération prévue par l'art. 48 LPA ne lui est donc pas 

applicable. 

Que la solution ne serait pas différente si la Chambre de céans était une juridiction 

civile, la voie de la reconsidération n'étant pas prévue par le CPC. 

Qu'en tant qu'elle tend à la reconsidération, la demande sera ainsi déclarée irrecevable. 

Que selon l'art. 80 LPA, il y a lieu à révision lorsque, dans une affaire réglée par une 

décision définitive, il apparaît notamment que des faits ou des moyens de preuve 

nouveaux et importants existent, que le recourant ne pouvait connaître ou invoquer dans 

la procédure précédente (let. b). 

- 3/4 - 

 

 

A/2118/2023-CS 

Que la demande de révision doit désigner la décision attaquée, indiquer le motif de 

révision et les moyens de preuve et contenir les conclusions du requérant pour le cas où 

la révision serait admise et une nouvelle décision prise (art. 81 al. 3 et 65 al. 1 

al. 2 LPA). 

Que par faits nouveaux justifiant la révision d'une décision, il faut entendre des 

événements qui se sont produits antérieurement à la procédure précédente, mais dont 

l'auteur de la demande de réexamen a été empêché, sans sa faute, de faire état à cette 

occasion. Que les preuves nouvelles invoquées doivent se rapporter à des faits 

antérieurs à la décision attaquée (ATA/107/2013 du 19 février 2013 consid. 3; 

ATA/355/2011 du 31 mai 2011). 

Qu'en l'espèce, le requérant ne fait valoir dans sa demande et les pièces qui 

l'accompagnent aucun motif de révision étayé au sens de l'art. 80 LPA. 

Qu'il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur la demande de A______ sous l'angle de 

la révision. 

Que la voie de la révision étant la seule permettant de réexaminer une décision 

cantonale entrée en force (arrêt du Tribunal fédéral 7B.162/2005 du 7 octobre 2005), 

aucun autre moyen de droit ne permet d'entrer en matière sur la demande déposée par 

A______. 

Que la procédure devant la Chambre de surveillance étant gratuite (art. 20a al. 2 

ch. 5 LP; 61 al. 2 let. a OELP), il ne sera prélevé d'émolument. 

* * * * * 

- 4/4 - 

 

 

A/2118/2023-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

 

Au fond : 

Déclare irrecevable la demande de reconsidération, voire de révision, déposée le 

5 septembre 2023 par A______ contre la décision DCSO/377/2023. 

Siégeant : 

Monsieur Jean REYMOND, président; Madame Natalie OPPATJA et Monsieur 

Mathieu HOWALD, juges assesseurs ; Madame Véronique AMAUDRY-PISCETTA, 

greffière. 

 

Le président : 

 

Jean REYMOND 

 La greffière : 

 

Véronique AMAUDRY-PISCETTA 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 

2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a 

LTF). L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours 
constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de 

preuve, et être signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.