# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 72f43daf-ee62-500e-b42f-8fdceb1681fb
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-12-16
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 16.12.2010 FI.2009.0044
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_FI-2009-0044_2010-12-16.html

## Full Text

TRIBUNAL CANTONAL

  COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

  
	
   

  	
  Arrêt du 16 décembre 2010  

  
	
  Composition

  	
  M. Vincent Pelet, président; M. Robert Zimmermann, juge;  M. Alain Maillard,
  assesseur.

  

 

	
  Recourante

  	
   

  	
  Cabinet médical Dr.
  A.X.________ SA, à Lausanne, 

  

   

	
  Autorité intimée

  	
   

  	
  Administration
  cantonale des impôts,  

  

   

	
  Autorité concernée

  	
   

  	
  Administration
  fédérale des contributions, Division
  principale DAT,  

  

   

 

	
  Objet

  	
  Impôt cantonal et communal (sauf
  soustraction), Impôt fédéral direct (sauf soustraction)      

  
	
   

  	
  Recours Cabinet médical Dr. A.X.________
  SA c/ décision de l'Administration cantonale des impôts du 4 mars 2009
  (reprise sur amortissements)

  

 

Vu les faits suivants

A.                               
A.X.________ (ci-après: le contribuable ou
l'actionnaire), médecin, a exercé son activité en indépendant jusqu'à fin 1998.
Le 11 novembre 1999, il a constitué la société Cabinet médical Dr A.X.________
SA (ci-après: la société, la contribuable ou la recourante), à Lausanne, dont
il est devenu salarié. Le premier exercice de la société a débuté avec effet
rétroactif au 1er janvier 1999 pour se terminer le 31 décembre 1999.
Le but de la personne morale est l'exploitation d'un cabinet médical et de
toute société thérapeutique liée à l'exercice de la médecine; création,
développement, fabrication et commercialisation de tout produit, procédé,
système machine, dans le domaine de l'exercice de la médecine. Le
capital-actions de 100'000 fr. divisé en cent actions de 1'000 fr. a été
entièrement libéré. Selon le rapport de fondation du 28 octobre 1999, A.X.________
a fait apport à la société des actifs (s'élevant à 437'494 fr. 50) et des
passifs (364'598 fr. 15) résultant de l'exploitation de son cabinet médical. En
contrepartie, A.X.________ a reçu 72 actions. Il est par ailleurs
administrateur de la société et son fils, B.X.________, administrateur
président. Tous deux disposent de la signature individuelle. 

B.                              
Pour la période fiscale 2002, la société a
déclaré un bénéfice imposable de 4'039 fr. et un capital imposable de 122'168
fr. (déclaration d'impôt déposée le 17 novembre 2003). Par décision du 16
octobre 2007, l'Office d'impôt des personnes morales (ci-après: l'OIPM) a
arrêté pour cette période le bénéfice net à 100'700 fr. et le capital à 212'000
francs. Cette décision, qui n'a pas fait l'objet d'une réclamation, est entrée
en force. 

Pour la période fiscale 2003, la
société a déclaré un bénéfice imposable de 1'826 fr. et un capital imposable de
123'994 fr. (déclaration déposée le 3 décembre 2004).

Pour la période fiscale 2004, la
société a annoncé un bénéfice imposable de 8'800 fr. et un capital imposable de
132'794 fr. (déclaration déposée le 10 novembre 2005). 

Pour la période fiscale 2005, la
société a présenté un bénéfice imposable de 89'818 fr. et un capital imposable
de 222'612 fr. (déclaration déposée le 5 décembre 2006).

Pour la période fiscale 2006, la
société a déclaré une perte de 40'775 fr. et un capital imposable de 431'837
fr. (déclaration déposée le 25 octobre 2007).

Au cours de ces années, l'administration
fiscale a requis de la société la production de diverses pièces et des
explications; les renseignements demandés avaient pour objet l'investissement
effectué dans la clinique de ********, les amortissements sur cet
investissement, l'inventaire des débiteurs, les honoraires enregistrés dans les
charges commerciales à titre de frais d'avocat, une provision portant sur le
litige avec les caisses maladie. Ces éléments seront précisés plus loin dans la
mesure utile. 

C.                              
Par décisions du 6 juin 2008, l'OIPM a fixé

pour l'année 2003, le bénéfice net
à 217'500 fr. et le capital imposable à 416'000 francs;

pour l'année 2004, le bénéfice net
à 87'000 fr. et le capital à 459'000 francs;

pour l'année 2005, le bénéfice net
à 136'900 fr. et le capital  à 576'000 francs;

pour l'année 2006, le bénéfice net
à 73'200 fr. et le capital à 650'000 francs. 

Le 3 juillet 2008, la société et sa
mandataire ont chacune formé une réclamation distincte contre ces décisions. La
recourante, représentée par son actionnaire principal, des représentants de sa
fiduciaire et de l'ACI se sont entretenus le 21 août 2008 (v. procès-verbal de
cet entretien, signé le 14 octobre 2008 par l'actionnaire); le 1er
décembre 2008, l'OIPM a établi une proposition de règlement, confirmant les
éléments imposables tels que fixés dans les décisions contestées. La
contribuable a maintenu sa réclamation, par lettre du 30 décembre 2008.

D.                              
Le 4 mars 2009, l'Administration cantonale des
impôts, division de la taxation, a rejeté les réclamations formées le 3 juillet
2008. 

La société a recouru le 4 avril
2009 contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public
du Tribunal cantonal (ci-après: la CDAP).

Dans sa réponse du 20 mai 2009,
l'ACI a conclu au rejet du recours. La recourante s'est déterminée sur cette
réponse le 11 juin 2009. L'ACI a encore déposé de brèves déterminations sur
cette dernière écriture le 25 juin 2009. L'AFC interpellée a renoncé à déposer
des observations dans ce dossier.

E.                              
La décision sur réclamation du 4 mars 2009
confirme des reprises – jusque là contestées par la contribuable – et qui
portent sur l'amortissement des investissements effectués à ********, des frais
d'avocat et le poste "débiteurs" de la période 2006. Le litige
pendant devant l'instance de recours n'a plus trait qu'à l'investissement
réalisé dans la clinique de ********, ainsi qu'aux amortissements comptabilisés
sur cet actif au cours des périodes 2003 à 2005 et refusés par l'ACI.

a) La recourante expose à ce sujet (recours,
p. 3, ch. 5) qu'au cours des années 1995 à 1997 le Dr A.X.________ (alors en
raison individuelle) a investi dans la clinique de ******** les montants
suivants (en francs suisses):

-         
en 1995:   59'845 fr.

-         
en 1996:   94'975 fr.

-         
en 1997: 387'000 fr.

total:      
541'830 fr.

Selon la recourante, les fonds
provenaient des réserves du Dr A.X.________ pour une part et d'un emprunt
auprès de la société Y.________ SA; l'investissement était justifié par une
interaction et une synergie entre le cabinet de Lausanne et la clinique de ********,
dirigée par le frère du contribuable (lettre du 3 avril 2006 à l'ACI). Invité
en cours de procédure à établir le  montant de son investissement,
l'actionnaire a produit des factures datant de 1995 à 1997 pour un montant
total de 486'870 francs. De la clinique, il aurait perçu des honoraires de
45'000 fr. jusqu'en 2005.

b) Parmi les pièces jointes à la
déclaration d'impôt 1999-2000 du contribuable, figure un document intitulé
"mouvement du capital, exercices 1996/1997 et 1997/1998". Sous la
rubrique des déductions l'investissement mentionné fait l'objet des écritures
suivantes: 

	
  A déduire

  	
  1997/1998

  	
  1996/1997

  
	
  Reprise investissement Centre médical ********

  	
  89'855 fr. 45

  	
  430'845 fr. 91

  

 

Dans sa décision sur réclamation
(p. 7), l'ACI commente cette pièce en ces termes: "le Dr A.X.________ a
utilisé 430'845 fr. 91 de son revenu de l'exercice 1996/1997 pour financer cet
investissement; lors de l'exercice 1997/1998, il a prélevé 89'855 fr. 45 de son
revenu pour l'affecter à cet investissement. Ces montants représentent une
utilisation du revenu de la raison individuelle du Dr A.X.________".
L'autorité fiscale en conclut que les mouvements et n'ont pas eu d'effets sur
le compte d'exploitation du contribuable.

c) A l'examen des comptes de la
société, le poste "investissements policlinique ********" apparaît
pour la première fois dans les actifs immobilisés de l'exercice 2003. En effet,
c'est en 2003 que la société a décidé de faire figurer dans ses actifs cet
investissement pour un montant de 170'600 francs. La contre-écriture a été
passée au crédit du compte courant actionnaires (compte 2590). Dans l'annexe aux
comptes 2003 du 2 décembre 2004 la société expose son calcul comme il suit: 

	
  Solde selon bilans 1997 et 1998:

  	
  Fr.   520'701.36

  
	
  A déduire

  	
   

  
	
  Amortissement 20% en 1999 

  	
  Fr. - 104'140.36

  
	
  Amortissement 20% en 2000

  	
  Fr. -   83'312.00

  
	
  Amortissement 20% en 2001 

  	
  Fr. -   66'649.00

  
	
  Amortissement 20% en 2002 

  	
  Fr. -   53'320.00

  
	
  Solde reporté au bilan 01.01.03

  	
  Fr.   213'280.00

  
	
  Amortissement en 2003

  	
  Fr. -   42'680.00

  
	
  Solde reporté au bilan 31.12.03

  	
  Fr.   170'600.00

  

Ainsi au cours de l'exercice 2003
et par la suite, la valeur du poste, compte tenu des amortissements, a évolué
de la manière suivante:

	
   

  	
  2003

  	
  2004

  	
  2005

  	
  2006

  
	
  Valeur de l'actif au 1er janvier

  	
  213'280

  	
   

  	
   

  	
   

  
	
  Amortissement

  	
    42'680

  	
   34'200

  	
    27'300

  	
  --- . ---

  
	
  Valeur de l'actif au 31
  décembre

  	
  170'600

  	
  136'400

  	
  109'100

  	
  109'100

  

 

d) L'OIPM, puis l'ACI ont repris
dans le bénéfice imposable des années 2003 à 2005 les amortissements
comptabilisés au cours de ces années: 42'680 fr. en 2003, 34'200 fr. en 2004 et
27'300 fr. en 2005. Dans sa décision sur réclamation (p. 8), l'ACI admet que
l'investissement litigieux a été consenti au cours des années 1995 à 1997, mais
par le contribuable à titre personnel. L'autorité fiscale relève à ce sujet que
l'investissement ne figure pas dans les comptes de la raison individuelle, si
bien que la société n'a pas repris cet actif au moment du transfert opéré lors
de sa constitution.

Dès lors, dans un premier temps,
l'autorité fiscale a retenu que l'investissement constituait un actif fictif
(lettre du 12 décembre 2006), de sorte que le montant de l'investissement porté
dans les comptes de la société au 1er janvier 2003 représentait une
prestation appréciable en argent en faveur de l'actionnaire. Lors de
l'entretien du 27 septembre 2007, les représentants de la société ont proposé
de considérer cet investissement comme un prêt personnel du Dr A.X.________ à
sa société (proposition confirmée par lettre du 6 décembre 2007 de la
mandataire de la recourante, mais contestée par la suite par l'actionnaire
principal). L'autorité intimée s'est ralliée à ce point de vue. Elle a
considéré que le prêt privé n'aurait pas dû figurer dans les comptes de la
société: il convenait alors d'annuler l'écriture initiale par le biais de
l'écriture inverse (compte courant actionnaires à investissement policlinique ********);
cette correction des comptes implique que l'actif n'existe plus au bilan fiscal
de la société et, partant, que les charges d'amortissement doivent être
refusées.

Les arguments respectifs de la
recourante et de l'autorité intimée seront développés ci-après dans la mesure
utile. 

F.                               
Le tribunal a statué à huis clos, par voie de
circulation. 

Considérant en droit

1.                               
Déposé dans le délai de 30 jours prévu par l'art.
95 de la loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV
173.36) - auquel renvoie l'art. 199 de la loi cantonale du 4 juillet 2000 sur
les impôts directs cantonaux (LI; RSV 642.11) - et par l'art. 140 de la loi
fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11), le
recours est intervenu en temps utile. Il est au surplus recevable en la forme. 

2.                               
L'investissement réalisé en faveur de la
clinique de ******** au cours des années 1995 à 1997 par le Dr A.X.________ n'a
pu être précisément chiffré. Il se montait à 541'830 fr. à lire le recours (p.
3, ch. 5), à 520'701 fr. 36, selon un relevé intitulé "mouvement du
compte capital - exercices 1996/1997 et 1997/1998", ou encore à
486'869 fr. 85 selon un relevé de "pièces justificatives retrouvées en
janvier 2006". Quel que soit le montant de cet investissement, il ne
figure pas dans les comptes de la raison individuelle. En effet, le bilan du
cabinet médical au 31 décembre 1998 présente un total d'actifs de 437'494 fr.
50 (dont 261'857 fr. 25 de débiteurs et 166'600 fr. d'immobilisés). Cet avoir
ne peut dès lors constituer qu'un élément du patrimoine privé du contribuable
(personne physique), même si celui-ci ne l'a pas indiqué dans sa déclaration d'impôt,
considérant manifestement qu'il représentait un investissement à fonds perdus,
sans valeur.

3.                               
N'apparaissant pas dans les comptes de la raison
individuelle, l'avoir n'a pas pu faire l'objet d'une reprise lors de la
transformation du cabinet médical de l'indépendant en société anonyme; les
comptes présentés n'offrent aucun argument à l'appui de la thèse contraire que
soutient la recourante: les bilans de la raison individuelle au 31 mai 1997 et
au 31 décembre 1998 ne mentionnent pas cet investissement; celui-ci figure dans
une annexe aux comptes intitulée "mouvement du compte capital –
exercices 1996/1997 et 1997/1998" qui indique sous le sous-titre
"A déduire": 

"reprise
investissement Centre Médical ********: moins 89'855 fr. 45 (1997/1998) et
moins 430'845 fr. 91 (1996/1997)".

Cette reprise sur investissement –
au même titre que les prélèvements privés et la part privée aux frais de
véhicules (qui figurent également sous la rubrique des déductions) – indique
une utilisation privée des produits de l'activité indépendante exercée en
cabinet.

4.                               
Enfin, la recourante se prévaut d'une attitude
contradictoire de l'administration fiscale, qui aurait admis le bien fondé des
investissements consentis, pour autant que l'intéressée présente des
justificatifs. Cette prétendue assurance résulterait d'une lettre de 22 août
2006 de l'ACI à la recourante:

"…Au sujet
de l'amortissement indiqué dans l'annexe à vos comptes de l'exercice 2003, nous
sommes quelque peu surpris du taux appliqué de 20%, alors que selon notre analyse
les investissements en question concerneraient plus particulièrement des
équipements médicaux et donc amortissables par un taux de 30 à 40%. Nous
constatons également qu'il n'y aurait aucun amortissement pratiqué pour les
années 1996, 1997 et 1998, voire 1995 ce qui nous paraît être une omission et
ne pas respecter les normes légales" (lettre du 22 août 2006 de l'ACI, ch.
2/Investissement policlinique ********).

"Pour le
traitement fiscal de ce poste incorporé à votre bilan au 1er janvier
2003", poursuit
cependant l'ACI dans un passage que la recourante omet de citer, "nous prendrons une décision ultérieurement, tout en
précisant que nous n'avons pas pour l'instant admis l'amortisssement tel que
présenté dans vos comptes…" (même lettre, ch. 2). 

De surcroît, les pièces et les
comptes présentés, comme on l'a vu, ne permettent pas de conclure à l'existence
d'une créance commerciale de l'indépendant, reprise par la société anonyme, et
par conséquent d'admettre un quelconque amortissement d'un actif non comptabilisé.
La doctrine citée à l'appui de sa thèse par la recourante (Jurg B. Altorfer, Abschreibungen
auf Aktiven des Anlagevermögens aus steuerlicher Sicht, Zurich 1992, p. 81)
expose que des amortissements peuvent être admis fiscalement alors qu'ils n'ont
pas été comptabilisés; le propos n'envisage pas l'hypothèse d'un amortissement
d'actifs qui n'ont pas non plus été comptabilisés. Au demeurant, cette
précision n'est d'aucune aide pour la recourante qui entend au surplus amortir
des valeurs, qui ne constituent pas des actifs sociaux et qui n'appartiennent de
ce fait pas à la fortune commerciale du contribuable avant la constitution de
la société anonyme.

5.                               
Les considérants qui précèdent conduisent au
rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée. La recourante
supportera les frais de justice, arrêtés à 3'000 francs (soit à 1'000 fr. en
matière d'impôt fédéral direct et à 2'000 fr. en matière d'impôt cantonal et
communal). Vu l'issue du litige, il n'a pas lieu d'allouer de dépens à la
recourante.

Par ces motifs

 la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

 

I.                                  
Le recours est rejeté.

II.                                
La décision de l'Administration cantonale des
impôts du 4 mars 2009 est confirmée.

III.                               
Un émolument de 3'000 (trois mille) francs est
mis à la charge de la recourante.

IV.                             
Il n'est pas alloué de dépens. 

Lausanne, le 16 décembre 2010 

 

                                                          Le
président:                                   

 

 

                                                                                                                  

Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

Il peut faire l'objet, dans les trente
jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en
matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours
constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,
indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.
Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,
pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la
décision attaquée.