# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 73d5129f-5358-5af7-863c-7f31d1315506
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-09-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.09.2016 A/3449/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3449-2014_2016-09-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3449/2014 ATAS/731/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 13 septembre 2016 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Jean-Luc MARSANO  

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/3449/2014 

- 2/5 -

EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après l’assurée), née le ______ 1960, a travaillé en dernier 
lieu comme secrétaire juridique à mi-temps de janvier 2006 à mars 2007 auprès de 
l’Association B______ Genève à titre de contre-prestation dans le cadre du revenu 
minimum cantonal d’aide sociale (RMCAS). 

2. Par décision du 20 mai 2014, l’OAI a alloué à l’assurée une demi-rente d’invalidité 
dès janvier 2009. 

3. L’assurée a déposé une demande de prestations complémentaires auprès du service 
des prestations complémentaires (SPC) le 15 mai 2014. 

4. Par décision du 28 août 2014, le SPC a reconnu le droit de l’assurée à des 
prestations complémentaires à compter du 1er janvier 2009. Dans le calcul du 
montant dû à l’assurée, il a retenu un gain potentiel de CHF 18'720.- pour les 
années 2009 et 2010, de CHF 19'050.- pour les années 2011 et 2012, et de 
CHF 19'210.- pour les années 2013 et 2014. 

5. L’assurée a formé opposition le 19 septembre 2014. Elle ne comprend pas comment 
un gain potentiel a pu être pris en considération, vu son état de santé. 

6. Par décision du 13 octobre 2014, le SPC, se fondant sur le taux d’invalidité retenu 
par l’OAI et considérant que l’assurée n’avait pas apporté la preuve qu’elle n’était 
pas en mesure de chercher un travail à temps partiel, a rejeté l’opposition. 

7. L’assurée a interjeté recours le 11 novembre 2014 contre ladite décision. Elle 
indique qu’elle a déposé une nouvelle demande auprès de l’OAI le 18 décembre 
2013. Elle conclut à ce que son droit à des prestations complémentaires cantonales 
et fédérales calculées sur la base d’une incapacité totale de travailler depuis cette 
date lui soit reconnu. 

8. Dans sa réponse du 2 décembre 2014, le SPC rappelle que l’OAI a retenu un taux 
d’invalidité de 50%, et constate qu’il n’a pas rendu de décision suite à la nouvelle 
demande déposée par l’assurée le 18 décembre 2013. Or, l’assurée se borne à 
évoquer des motifs médicaux pour dire qu’elle ne peut pas travailler. Le SPC se 
réfère à cet égard à un arrêt rendu par la chambre de céans le 24 juin 2009, selon 
lequel  

« il n’appartient pas à l’autorité compétente pour le versement des prestations 
complémentaires de procéder aux investigations y relatives, même si l’état de santé 
s’est aggravé. Seuls les éléments étrangers à l’invalidité relevés ci-dessus doivent 
être instruits par l’autorité ». 

Il conclut dès lors au rejet du recours. 

9. Le 3 mars 2015, la chambre de céans a ordonné l’apport du dossier AI.  

Elle a ainsi pu prendre connaissance, notamment, d’une note du 12 août 2014 dans 
laquelle le médecin du SMR considère qu’une aggravation de l’état de santé est 
rendue plausible par l’assurée et décide de l’ouverture d’une instruction. 

 
 
 

 

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- 3/5 -

10. Le 9 avril 2015, le SPC a indiqué qu’il maintenait la décision attaquée jusqu’au 
prononcé d’une décision de l’OAI portant sur la nouvelle demande de prestations 
AI du 18 décembre 2013.  

11. Sur demande, l’OAI a informé la chambre de céans le 27 août 2015 que le dossier 
de l’assurée était toujours en cours d’instruction, dans l’attente d’une expertise 
médicale. 

12. Par arrêt du 6 octobre 2015, la chambre de céans a suspendu l’instance en 
application de l’art. 14 LPA jusqu’à droit jugé en matière AI. Elle a par ailleurs 
précisé qu’en l’état, le SPC verserait à l’assurée les prestations complémentaires 
conformément à sa décision du 28 août 2014. 

13. Par courrier du 1er juin 2016, l’assurée, représentée par son mandataire, a sollicité la 
reprise de l’instance. Elle a transmis à la chambre de céans un projet de décision 
rendu par l’OAI le 19 mai 2016, aux termes duquel le droit à une rente entière 
d’invalidité, basée sur un degré d’invalidité de 100%, lui était reconnu à compter du 
1er mars 2014. 

14. Le 17 juin 2016, le SPC a informé la chambre de céans qu’il maintenait le gain 
potentiel invalide imputé à l’assurée jusqu’au 28 février 2014, puis supprimait la 
prise en compte du gain potentiel invalide dès le 1er mars 2014 en raison de 
l’augmentation de son taux d’invalidité à 100%. 

Aussi des arriérés de prestations complémentaires en faveur de l’assurée s’élevant à 
CHF 17’694.- pour la période allant du 1er mars 2014 au 30 juin 2016, lui seraient-
ils versés, ce en même temps que ses prestations complémentaires courantes 
s’élevant à CHF 1’687.- par mois. 

Le SPC a notifié une décision allant dans ce sens à l’assurée le 15 juin 2016, étant 
encore précisé qu’il n’avait pas de prétentions de compensation à faire valoir à son 
encontre. 

15. Invitée à se déterminer, l’assurée a, le 5 août 2016, fait savoir qu’elle n’avait pas 
d’observations à formuler. 

16. Ce courrier a été transmis au SPC et la cause gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

 
 
 

 

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- 4/5 -

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les dispositions de la LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, s’appliquent 
aux prestations complémentaires fédérales à moins que la LPC n’y déroge 
expressément (art. 1 al. 1 LPC). En matière de prestations complémentaires 
cantonales, la LPC et ses dispositions d’exécution fédérales et cantonales, ainsi que 
la LPGA et ses dispositions d’exécution, sont applicables par analogie en cas de 
silence de la législation cantonale (art. 1A LPCC). 

3. Aux termes de l'art. 53 al. 3 LPGA, jusqu’à l’envoi de son préavis à l’autorité de 
recours, l’assureur peut reconsidérer une décision ou une décision sur opposition 
contre laquelle un recours a été formé. 

4. En l'espèce, le SPC a rendu une nouvelle décision le 15 juin 2016, annulant et 
remplaçant partiellement la décision litigieuse, en tant qu’il a supprimé la prise en 
compte d’un gain potentiel dès le 1er mars 2014. 

Il convient d'en prendre acte. 

5. L'assurée obtient ainsi satisfaction. 

6. En conséquence, le recours est devenu sans objet. 

Il convient de rayer la cause du rôle. 

7. Lorsque le recours est déclaré sans objet, le recourant peut prétendre à des dépens, 
pour autant que les chances de succès telles qu'elles se présentaient avant que le 
recours ne devienne sans objet le justifient (arrêt du Tribunal fédéral 9C 372/2011 
du 12 avril 2012)- 

8. En l'espèce, une indemnité de CHF 1'800.- sera allouée à l’assurée à charge du 
SPC. 

 

 

 
 
 

 

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- 5/5 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Prend acte de la nouvelle décision du 15 juin 2016. 

2. Dit que le recours est devenu sans objet. 

3. Raye la cause du rôle. 

4. Condamne le SPC à verser à l’assurée la somme de CHF 1’800.-, à titre de 
participation à ses frais et dépens.  

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 – LTF -
 RS 173.110) aux conditions de l’art. 95 LTF pour ce qui a trait aux prestations 
complémentaires fédérales, par la voie du recours constitutionnel 
subsidiaire (articles 113 ss LTF) aux conditions de l’art. 116 LTF pour ce qui a trait 
aux prestations complémentaires cantonales. Le mémoire de recours doit indiquer 
les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou 
de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le