# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ef35e6ce-abd0-5a37-aa1a-ce136d65460a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-05-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 08.05.2025 P/23491/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-23491-2024_2025-05-08.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/23491/2024 ACPR/350/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 8 mai 2025 

 

Entre 

A______, domicilié ______, agissant en personne,  

recourant, 

 

contre l'ordonnance de refus de nomination d'avocat d'office rendue le 26 février 2025 par le 

Ministère public,  

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B,  

1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

B______, Procureur, p.a. Ministère public de la République et canton de Genève, route de 

Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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EN FAIT : 

A. Par acte expédié à une date inconnue et reçu le 14 mars 2025 par la Chambre de céans, 
A______ recourt contre l'ordonnance du 26 février 2025, notifiée le 3 mars 2025, par 
laquelle le Ministère public a refusé d'ordonner une défense d'office en sa faveur.  

Le recourant, sans prendre de conclusions formelles, demande l'annulation de ladite 
ordonnance, qu'il considère comme arbitraire dans son résultat et sa motivation, et le 
renvoi de la cause à un nouveau Procureur, afin qu'il lui désigne un avocat d'office et 
lui accorde l'exonération des frais de la procédure. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Le 9 octobre 2024, C______ a déposé plainte contre son ex-compagnon, 
A______, pour diffamation, menaces et contrainte. 

Elle lui reprochait notamment : 

 de l'avoir, par messages des 18 et 19 juillet 2024, menacée de contacter son 
employeur pour l'informer de sa condamnation pénale pour blanchiment 
d'argent; de faire "péter" son brevet; et de déposer plainte contre elle. Il lui 
avait ainsi notamment écrit : "Lundi je contacte ton employeur et tous leurs 
clients pour annoncer la nouvelle"; 

 d'avoir, le 21 août 2024, adressé un courrier anonyme à son employeur, qui 
informait ce dernier qu'elle avait été condamnée pour blanchiment d'argent et 
indiquait que ces faits constituaient "une menace sérieuse pour l'entreprise, 
ainsi que pour la sécurité des clients". 

b. Entendu par la police le 3 décembre 2024, A______ a contesté les faits reprochés 
et n'a, au surplus, pas souhaité s'exprimer sur les autres questions posées. 

À l'issue de son audition, il a produit des documents attestant de sa situation financière. 

c. Par ordonnance pénale du 6 février 2025, notifiée le 14 suivant, A______ a été, 
en raison des faits précités, déclaré coupable de diffamation et menaces et condamné 
à une peine pécuniaire de 45 jours-amende à CHF 50.- le jour, avec sursis durant 
trois ans. 

d. Le 19 février 2025, A______ a formé une opposition [d'environ 24 pages] 
détaillant les différents motifs pour lesquels il estimait l'ordonnance pénale erronée, à 
savoir : "violation du droit d'accès au dossier", "arbitraire dans la mesure 
d'instruction" et "arbitraire dans l'établissement des faits". 

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À cette occasion, il a également sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire "soit 
l'exonération des frais de procédures" (sic). 

e. Lors de l'audience du 20 mars 2025, par-devant le Ministère public, A______ a 
confirmé son opposition à l'ordonnance pénale. 

C. Dans sa décision querellée, le Ministère public considère que la question de l'indigence 
de A______ pouvait rester ouverte, dans la mesure où la cause ne présentait pas de 
difficultés particulières juridiques ou de fait et que le concerné était donc à même de 
se défendre efficacement seul.  

 La cause était en outre de peu de gravité et n'exigeait pas la désignation d'un défenseur 
d'office, le prévenu n'étant passible que d'une peine privative de liberté maximale de 
quatre mois ou d'une peine pécuniaire maximale de 120 jours-amende. 

D. a. Dans son recours, A______ expose que la décision serait arbitraire : 

  - d'une part, du fait "de laisser la question de son indigence ouverte alors que 
l'assistance judiciaire concern[ait] non seulement la désignation d'un avocat d'office 
mais également l'exonération des avances de frais et de sûretés (art. 136 al. 2 let. a 

CPP) ainsi que l'exonération des frais de procédure (art. 136 al. 2 let. b CPP)", alors 
qu'il avait expressément mentionné dans sa demande que l'objectif principal était 
l'exonération des frais. 

 - d'autre part, en qualifiant la cause de "peu complexe" alors que tel ne pouvait être le 
cas compte tenu de tous les éléments développés dans son écrit du 19 février 2025, 
soit: "existence de vices graves et manifestes de procédure et de célérité; déni de 
justice, violation de la bonne foi en procédure, interdiction de l'abus de droit; menace 

de mise sous scellé et de piratage de téléphone portable; intimidation; refus arbitraire 

d'instruire des éléments de preuve tendant à démontrer son innocence et la faute 

concomitante de la plaignante, donnés sans motifs objectifs; demande de récusation 

du Procureur pour partialité et manque d'objectivité; manquement au devoir de 

réserve; refus arbitraire de l'octroi de l'assistance judiciaire; instruction menée 

uniquement à charge".  

 En outre, une condamnation, à tort, pour menace et diffamation figurant dans son 
casier judiciaire, aurait des conséquences particulièrement lourdes sur sa vie 
professionnelle, nuirait gravement à sa réputation et entraverait sa recherche active 
d'emploi, en particulier dans les secteurs où l'intégrité et la confiance étaient 
essentielles.  

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 Il n'était par ailleurs pas apte à faire valoir ses arguments au cours de la procédure et 
la désignation d'un défenseur d'office était une mesure nécessaire pour garantir l'égalité 
des armes, C______ étant assistée d'un conseil. 

 Enfin, la décision de culpabilité rendue à son égard [l'ordonnance pénale du 6 février 
2025], avant même une quelconque instruction, contenant une motivation "très 
péremptoire" faisant ressortir l'absence de tout doute au sujet de sa culpabilité, 
constituait une violation flagrante, par le Ministère public, de l'impartialité requise. La 
manière dont l'enquête avait été menée démontrait également un manque d'objectivité 
et un défaut d'instruction à décharge. Partant, l'attitude du Procureur pouvait fonder 
une suspicion de partialité.  

b. Par courrier daté du 24 mars 2025, A______ complète spontanément son recours 
et conclut expressément à l'admission de ses demandes de "récusation du Procureur" 
et d'assistance judiciaire, et à ce que soit ordonné son accès à l'intégralité du dossier. 

c. À réception du recours, la cause a été gardée à juger sans échange d'écritures, ni 
débats. 

EN DROIT : 

1. 1.1. Le recours formé contre le refus de défense d'office a été déposé selon la forme 
prescrite (art. 385 al. 1 CPP), concerne une ordonnance sujette à recours auprès de la 
Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émane du prévenu qui, partie à la 
procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement 
protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

1.2. La partie qui doit accomplir un acte de procédure doit démontrer qu'elle l'a 
entrepris à temps. L'expéditeur doit ainsi prouver que son envoi a été expédié le dernier 
jour du délai à minuit au plus tard (ATF 91 I 253 consid. 3), peu importe que l'acte ait 
été remis au guichet de la Poste ou déposé dans une boîte aux lettres (ATF 109 Ia 183 
consid. 3a). 

En l'espèce, bien que l'enveloppe ne porte pas de tampon postal attestant de la date de 
l'envoi du recours, sa réception le 14 mars 2025 par la Chambre de céans – après 
l'échéance du délai de recours – permet de retenir que le pli a été posté au plus tard le 
13 mars précédent, soit le dernier jour du délai de recours (art. 396 al. 1 CPP), qui a 
donc été respecté.  

Partant, le recours est recevable. 

1.3. Le complément de recours adressé le 24 mars 2025 est irrecevable, dans la mesure 
où la motivation d'un acte de recours doit être entièrement contenue dans l'acte de 

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recours lui-même, qui ne saurait dès lors être complétée ou corrigée ultérieurement 
(arrêts du Tribunal fédéral 7B_57/2022 du 27 mars 2024 consid. 7.3.1 ; 5A_357/2019 
du 27 août 2021 consid. 4.1 ; 6B_510/2020 du 15 septembre 2020 consid. 2.2 ; 
6B_120/2016 du 20 juin 2016 consid. 3.1 ; 1B_363/2014 du 7 janvier 2015 consid. 2.1). 

1.4. La recevabilité de la "demande de récusation" formée le 24 mars 2025 sera 
examinée ci-après, au considérant 4. 

1.5. Les griefs invoqués en lien avec l'ordonnance pénale et l'accès au dossier sont 
exorbitants à la présente contestation, aucune décision préalable sujette à recours 
n'ayant été rendue. Ils ne seront donc pas examinés. 

2. Le recourant estime avoir droit à un défenseur d'office. 

2.1.  En dehors des cas de défense obligatoire, la direction de la procédure ordonne 
une défense d'office si le prévenu ne dispose pas des moyens nécessaires et que 
l'assistance d'un défenseur est justifiée pour sauvegarder ses intérêts (art. 132 al. 1 let. b 
CPP). Il s'agit de conditions cumulatives (arrêt du Tribunal fédéral 1B_667/2011 du 
7 février 2012 consid. 1.2). 

2.2. La défense d’office aux fins de protéger les intérêts du prévenu se justifie 
notamment lorsque l’affaire n’est pas de peu de gravité et qu’elle présente, sur le plan 
des faits ou du droit, des difficultés que le prévenu seul ne pourrait pas surmonter 
(art. 132 al. 2 CPP). En tout état de cause, une affaire n’est pas de peu de gravité 
lorsque le prévenu est passible d’une peine privative de liberté de plus de quatre mois 
ou d’une peine pécuniaire de plus de 120 jours-amende (art. 132 al. 3 CPP). 

2.3. Pour évaluer si l'affaire présente des difficultés que le prévenu ne pourrait pas 
surmonter sans l'aide d'un avocat, il y a lieu d'apprécier l'ensemble des circonstances 
concrètes. En particulier, il convient de s'attacher à la peine concrètement encourue et 
non à la seule peine menace prévue par la loi (ATF 143 I 164 consid. 2.4.3 et 3; 
L. MOREILLON / A. PAREIN-REYMOND, Petit Commentaire du CPP, 2e éd., 
2016, n. 30 ad art. 132). 

Pour apprécier la difficulté subjective d'une cause, il faut aussi tenir compte des 
capacités du prévenu, notamment de son âge, de sa formation, de sa plus ou moins 
grande familiarité avec la pratique judiciaire, de sa maîtrise de la langue de la 
procédure (arrêt du Tribunal fédéral 1B_257/2013 du 28 octobre 2013 consid. 2.1 
publié in SJ 2014 I 273 et les références citées) et des mesures qui paraissent 
nécessaires, dans le cas particulier, pour assurer sa défense, notamment en ce qui 
concerne les preuves qu'il devra offrir (ATF 115 Ia 103 consid. 4). 

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2.4. En l'espèce, c'est à juste titre que le Ministère public a considéré que la question 
d'une éventuelle indigence du recourant pouvait souffrir de demeurer indécise, dès lors 
que les autres conditions cumulatives pour l'octroi de la défense d'office ne sont, de 
toute manière, pas réalisées. 

En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, la condition de la gravité de 
l'affaire n'est pas réalisée, dès lors que la peine concrètement encourue par celui-ci 
s'élève à une peine pécuniaire de 45 jours-amende, soit bien en-deçà du seuil prévu à 
l'art. 132 al. 3 CPP. 

En outre, l'examen des circonstances du cas d'espèce permet de retenir que la cause ne 
présente pas de difficultés particulières, du point de vue de l'établissement des faits ou 
des questions juridiques soulevées, que le recourant ne serait pas en mesure de 
résoudre seul. Les faits et les infractions – diffamation et menaces – reprochés sont 
simples et circonscrits. Sans l'assistance d'un avocat, le recourant s'est, d'ailleurs, 
exprimé à leur sujet de manière détaillée, dans sa lettre du 19 février 2025, et a été en 
mesure de les contester tant devant la police que le Ministère public. Rien ne démontre 
que le recourant peinerait à comprendre les faits de la cause ou leur qualification 
juridique. La procédure faisant suite à l'opposition à l'ordonnance pénale formée par le 
recourant ne présente également aucune difficulté. On ne voit ainsi pas ce qui 
empêchera le recourant de réitérer, seul, ses arguments devant le juge du fond. 

L'inscription au casier judiciaire, conséquence inhérente à toute condamnation pénale 
– et qui n'interviendrait que si le recourant était reconnu coupable des infractions 
reprochées –n'est pas un élément pertinent des conditions d'octroi de l'assistance 
juridique en matière pénale. 

Le fait que la partie plaignante soit assistée d'un avocat de choix n'est pas, à lui seul, 
de nature à consacrer une violation de l'égalité des armes puisque, comme retenu ci-
dessus, la cause ne présente pas de complexité juridique, seuls les faits étant décisifs, 
sur lesquels le recourant peut se prononcer seul.  

Enfin, le recourant se méprend lorsqu'il invoque l'art. 136 CPP et l'exonération des 
frais de la procédure, dès lors que cette disposition s'applique à la partie plaignante ou 
à la victime et qu'il est, dans la présente procédure, prévenu.  

Partant, les conditions posées par l'art. 132 al. 1 let. b CPP – applicable au prévenu –
n'étant pas remplies, c'est à bon droit et sans arbitraire, que le Ministère public a retenu 
que les conditions d'une défense d'office n'étaient pas réalisées. 

3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée et, partant, le recours rejeté, sans 
échange d'écritures ni débats (art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP). 

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4. À bien le comprendre, le recourant demande également la récusation du Procureur 
chargé de la procédure, lui reprochant de faire preuve de partialité, allégation pouvant 
constituer un motif de récusation au sens de l'art. 56 let. f CPP. 

Une telle requête est cependant infondée. 

Tout d'abord, on peut douter de sa recevabilité. Conformément à l'art. 58 al. 1 CPP et 
à la jurisprudence applicable, une demande de récusation doit en effet être formulée 
sans délai, soit dans les six à sept jours qui suivent la connaissance de la cause de 
récusation (ATF 140 I 271 consid. 8.4.3 ; arrêts du Tribunal fédéral 1B_430/2021 du 
22 octobre 2021 consid. 2.1 et 1B_601/2011 du 22 décembre 2011 consid. 1.2.1). Or, 
les griefs invoqués par le recourant se fondent essentiellement sur l'ordonnance pénale 
rendue à son encontre, qui lui a été notifiée le 14 février 2025. Partant, la demande de 
récusation présentée pour la première fois dans le cadre du présent recours reçu le 
14 mars 2025, soit un mois plus tard, apparaît tardive. Cela étant, cette question peut 
toutefois demeurer ouverte, au vu de ce qui suit. 

En effet, la récusation n'a pas pour finalité de permettre aux parties de contester la 
manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions 
incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2). Ainsi, 
même s'ils apparaissent systématiques, les refus d'instruire ne constituent pas des 
motifs de récusation. La conduite de l'instruction et les décisions prises à l'issue de 
celle-ci doivent être contestées par les voies de recours ordinaires (arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_292/2012 du 13 août 2012 consid. 3.2).  

Dès lors, tout grief lié à l'ordonnance pénale doit être exposé dans le cadre de la 
procédure d'opposition, comme cela a, semble-t-il, été le cas présentement, au vu de 
l'opposition motivée du recourant.  

Ainsi, les arguments présentés par le recourant ne constituent pas un motif justifiant la 
récusation du Procureur au sens de l'art. 56 let. f CPP, mais concernent plutôt la 
manière dont ce dernier mène l'instruction.  

Partant, dès lors que l'impartialité subjective d'un magistrat se présume jusqu'à preuve 
du contraire (arrêt du Tribunal fédéral 6B_621/2011 du 19 décembre 2011; ATF 
136 III 605 consid. 3.2.1; arrêt de la CourEDH LINDON, par. 76; N. SCHMID, 
Schweizerische Strafprozessordnung, 2009, n. 14 ad art. 56) et que les éléments 
évoqués par le recourant à cet égard – qui pour l'essentiel ne trouvent pas d'assise au 
dossier – ne permettent pas de renverser cette présomption, la demande de récusation 
ne peut qu'être rejetée. 

En tant que cette requête devait être rejetée d’emblée, il n’y avait pas à demander au 
Procureur visé de prendre préalablement position, non plus qu’aux autres parties 

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(art. 58 al. 2 CPP; ACPR/956/2023 du 7 décembre 2023 consid. 5 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 7B_1/2024 du 28 février 2024 consid. 5.2.). 

5. La procédure de recours contre le refus de l'octroi de l'assistance juridique ne donne 
pas lieu à la perception de frais (art. 20 RAJ).  

6. En revanche, en tant qu'il succombe sur sa demande de récusation, le recourant 
supportera les frais envers l'État, fixés en totalité à CHF 400.- (art. 59 al. 4 CPP et 
13 al. 1 let. b du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; 
E 4 10.03) pour tenir compte de sa situation financière. 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 

Rejette le recours. 

Rejette la demande de récusation. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de récusation (art. 59 al. 4 CPP), arrêtés à 
CHF 400.-. 

Laisse, pour le surplus, les frais de la procédure de recours à la charge de l'État. 

Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant, à B______ et au Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Daniela CHIABUDINI, présidente; Madame Valérie LAUBER et Monsieur 
Vincent DELALOYE, juges; Madame Arbenita VESELI, greffière. 

 

La greffière : 

Arbenita VESELI 

 La présidente : 

Daniela CHIABUDINI 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par 

les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de 

ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse  

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/23491/2024 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)  

- demande sur récusation (let. b) CHF 315.00 

Total  CHF  400.00