# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e3d90512-c8eb-502a-a509-a7cd51eec44a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-01-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 10.01.2019 P/940/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-940-2016_2019-01-10.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/940/2016 ACPR/24/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 10 janvier 2019 

Entre 

A______, sise ______, ILES VIERGES BRITANNIQUES,  

et  

B______, domicilié ______ USA, comparant tous deux par Me Jean MARGUERAT, 

avocat, Froriep Legal SA, rue Charles-Bonnet 4, case postale 399, 1211 Genève 12, 

recourants, 

contre l'ordonnance rendue le 6 juin 2018 par le Ministère public, 

et 

C______ SA, sise ______ (GE), comparant par Me Carlo LOMBARDINI, avocat, Poncet 

Turrettini, Rue de Hesse 8-10, Case postale 5715, 1211 Genève 11, 

D______, domiciliée ______ Genève, comparant par Me Pierre SCHIFFERLI, avocat, 

SCHIFFERLI Avocats, avenue de Champel 24, 1206 Genève, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 18 juin 2018, A______ (ci-
après : A______) et/ou B______ recourent contre l'ordonnance du 6 juin 2018, 
notifiée le lendemain, par laquelle le Ministère public a refusé à A______ la qualité 
de partie plaignante. 

Les recourants concluent, sous suite de frais judiciaires et dépens, à l'annulation de 
cette ordonnance et à ce que la qualité de partie plaignante soit reconnue à A______, 
représentée par B______, subsidiairement à ce que la qualité de partie plaignante soit 
reconnue à ce dernier, en lieu et place de A______, suite à la dissolution de celle-ci. 

b. Les recourants ont versé les sûretés en CHF 1'500.- qui leur étaient réclamées 
par la Direction de la procédure. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

 aa. Sur indications de la C______ (actuellement C______ SA, ci-après : C______ 
ou la Banque), qu'il avait sollicitée en ce sens, B______ a mandaté la E______ SA 
(actuellement F______ SA, ci-après : F______) et donné instruction de constituer et 
gérer A______ et de procéder à l’ouverture d’un compte bancaire au nom de cette 
dernière.  

 ab. A______, dont le but était notamment d'exercer les activités d'une société 
d'investissement, a été constituée le 22 juillet 1996 aux Îles Vierges Britanniques. 
F______, nommée directeur de A______ le ______ 1996, a octroyé une procuration 
générale en faveur de B______ le ______ suivant. Le même jour, A______ a ouvert 
un compte bancaire n° 1______ auprès de C______. Les ayants droit économiques 
de ce compte figurant sur le formulaire A ("Verification of the Beneficial Owner's 
Identity") étaient G______, à hauteur de 80%, et B______, à hauteur de 20%.  

 ac. Tous les documents concernant A______ ont été signés à Genève le 23 août 
1996 par B______ seul. Les instructions de correspondance étaient ainsi libellées : 
"I/We, the undersigned, hereby instruct C______ to hold all of my/our 
correspondance, i.e. to mark it "Hold Mail", until such time as I/we shall instruct it 

otherwise. Such correspondence shall be considered to have been transmitted to 

me/us, and I/we hereby relieve the Bank of any liability in that connection". 

 ad. Le formulaire CLIENT PROFILE de la Banque établi le même jour précise que 
B______ : "will manage his assets together with those of a very close friend, 
G______ of Cairo, who is involved in the tool and dye industry". 

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 ae. Les époux  B______ et H______ ont disposé chacun d'un pouvoir de signature 
individuel sur le compte ouvert auprès de la Banque dès le 6 janvier 1997. 

 af. Le 29 juillet 1997, G______ a signé un mandat écrit confirmant le mandat confié 
par B______ à F______ et décrit ci-dessus, dans lequel il déclare être ayant droit 
économique des avoirs bancaires de A______ à concurrence de 80%, et B______ à 
concurrence de 20%. 

 b. Par courrier du 25 juillet 2003 adressé à C______, A______ a sollicité sa 
liquidation et le transfert de ses avoirs sur un compte "I______". Sans que l'on en 
connaisse les raisons, ni que les époux B et H______ ne s'en plaignent, aucune suite 
n'a été donnée à cette requête.  

 c. Dès 2003, D______, chargée de relation au sein de C______ ("relationship 
manager"), s'est occupée de la relation concernant A______.  

 da. Il ressort de deux extraits du compte bancaire n° 1______ de A______ que le 
montant initial déposé était supérieur à USD 2.1 millions (USD 2'114'531.78 selon 
l'extrait du 30.06.2004 et USD 2'164'867.41 selon celui du 31.12.2008). D'après les 
époux B et H______, cet argent proviendrait de diverses activités qu'ils dirigeaient 
aux États-Unis, notamment un laboratoire et un bureau immobilier. Ils auraient 
vendu leurs actifs en 2015 et seraient à la retraite.  

 db. Selon l'extrait du compte n° 1______ au 31 décembre 2008, le total des actifs 
représentait alors USD 1'307'319.55. Cet extrait de compte, ni aucun autre, ne 
mentionne le paiement des frais d'enregistrement de la société à Tortola. Toutefois, il 
ressort d'une annexe à un courrier entre avocats du 26 juin 2017 qu'une facture de 
USD 1'600.- a été adressée à A______ – "c/o C______ Att : D______"– le 29 janvier 
2007 pour "ANNUAL FEES 2007 comprise the local Reegistered Agent's annual 
fees, taxes and costs in the juridiction concerned" (pce 19 B______, recours du 08.10.18).  

 dc. Rien n'est dit par les recourants, et aucun document n'aborde cette question, 
s'agissant de la part de G______ sur les avoirs en compte détenus par A______, 
annoncés initialement à hauteur de 80%. 

 e. Par courrier du 28 août 2013 ("Hold Mail"), C______ a informé B______ et 
G______ de la cessation de la relation avec A______ au 30 septembre 2013. 

 A______ a été radiée le 30 avril 2015 du registre des sociétés des îles Vierges 
Britanniques et n’a plus été réinscrite depuis lors, ainsi que cela ressort d'un extrait 
du registre des sociétés enregistrées aux îles Vierges Britanniques du 22 juillet 2017, 
mentionnant que A______ était radiée depuis cette date après que les frais annuels 

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d'enregistrement n'avaient plus été payés depuis sept ans ("Struck off Disolved (7 
year non-pmt)" – pce 9 recourants).  

 f. Le 15 janvier 2016, C______ a déposé plainte pénale pour gestion déloyale (art. 
158 CP), abus de confiance (art. 138 ch. 2 CP) et faux dans les titres (art. 251 CP) 
commis par son employée D______ au détriment de clients de la Banque. 

 g. Le même jour, D______ a été mise en prévention de ces infractions pour avoir, 
entre 2009 et 2015, procédé à des retraits non autorisés sur le compte de divers 
clients, qu'elle s'est, pour partie à tout le moins, appropriés, respectivement à des 
investissements non autorisés, et pour avoir présenté des états de compte aux clients 
concernés qu'elle avait falsifiés et qui ne reflétaient pas la réelle valorisation du 
compte, afin de leur cacher l'existence des retraits frauduleux et/ou des pertes 
réalisées résultant d'investissements non autorisés.  

 h. Le 22 août 2016, lors d'une visite à la Banque, les époux B et H______ ont 
appris que D______ avait quitté l'établissement et que le compte de A______ était 
vide depuis environ quatre ans. Les documents remis par la Banque montraient que 
des investissements non autorisés de la gestionnaire avaient réduit les actifs à environ 
USD 1.3 million à la fin de 2011 et au début de 2012, puis que deux transferts 
frauduleux, de USD 700'000.- le 30 janvier 2012 et 587'000.- le 23 février 2012, 
reconnus par la gestionnaire, avaient réduit ces actifs à zéro. Aucune pièce ne 
mentionne qu'il aurait été question à cette occasion de la dissolution de A______. 

 i. D______ n'avait pas informé les époux B et H______ de la situation de leurs 
avoirs la dernière fois qu'elle les avait rencontrés, en août 2014, selon eux. 

 j. Sous la signature de B______, A______ a déposé plainte pénale le 9 mars 2017 
contre D______, sans produire de document permettant de prouver l'existence de la 
société au jour du dépôt de cette plainte ("certificate of good standing" ou 
"certificate of incumbency"). 

 k. H______ et B______ ont été entendus par le Procureur lors d'une audience qui 
s'est tenue à Genève le 21 août 2017. Ils ont confirmé à cette occasion intervenir en 
tant que représentants d'A______, laquelle entendait participer à la procédure pénale. 

 l.  Par courrier de leur conseil du 1er juin 2018, les époux B et H______ ont 
sollicité qu’une instruction pénale du chef de gestion déloyale soit ouverte à 
l’encontre de C______, car la Banque leur contestait la qualité de partie plaignante 
tout en les empêchant de faire le nécessaire pour la réinscription d'A______, alors 
que c'était elle qui avait pris l'initiative de la constitution de cette société, qui avait 
assuré son enregistrement et qui, chaque année, avait débité le compte n° 1______ de 

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tous les coûts nécessaires à son maintien puis, sans ordre de leur part, avait décidé en 
septembre 2013 de mettre fin au contrat concernant A______ auprès de F______. 

Donnant suite à ce courrier, le Procureur a décidé, d'une part, de disjoindre les 
procédures et, d'autre part, s'agissant de la nouvelle procédure issue de la plainte en 
gestion déloyale (P/2______), de refuser aux époux B et H______ la qualité de partie 
plaignante et de ne pas entrer en matière. Toutes ces décisions ont été contestées et 
font l'objet de recours distincts. 

m. B______ a entrepris des démarches pour obtenir la réinscription de A______. 
Selon un courriel du 30 mars 2017 d'une avocate exerçant à Tortola, "upon 
restoration, the company is deemed to have continued in existence from the date of 

its incorporation; as though dissolution did not occur. The applicant must therefore, 

as previuously indicated be prepared to  pay all oustanding penalties and fees 

relative to the Company for the years passed" (pces 21 à 24 B______, recours du 08.10.18).    

C. Dans sa décision querellée, le Procureur relève qu'à l'audience du 21 août 2017, 
Sonia et B______ sont intervenus en qualité de représentants de A______ et ont 
déclaré que la société entendait participer à la procédure. Cela étant, A______ ayant 
été radiée à une date indéterminée, mais au plus tard en 2013, elle n'était plus en 
mesure de s'exprimer et, une société radiée n'ayant plus la capacité d'ester en justice, 
ne revêtait pas la qualité de partie plaignante (art. 118 al. 1 CPP). 

D. a. À l'appui de leur recours, A______ et B______ considèrent que la radiation de la 
société n'a qu'un effet déclaratif, qu'elle résultait d'une faute de la Banque et que la 
société restait au bénéfice d'une créance en restitution des avoirs déposés sur son 
compte. Il n'était par conséquent pas possible que sa personnalité juridique ait pris 
fin, de sorte qu'elle pouvait agir par le biais de son représentant, qui disposait d'une 
procuration à cet effet. Si, par impossible, A______ n'avait plus la capacité d'ester en 
justice, il fallait reconnaître cette qualité à son ayant droit économique, soit en 
particulier B______, en se référant à une décision du Tribunal fédéral 1B_498/2017 
du 27 mars 2018 et aux règles de la possession en droit civil (art. 919 CC), mais 
également du fait de sa "maitrise de fait intellectualisée sur les valeurs patrimoniales 
du compte qui se trouvaient dans sa sphère d'influence économique et qui, au vu de 

leur disparition, sont substituées par une créance en restitution" (recours, p. 12). 

 b. Dans sa réponse du 7 septembre 2018, l'autorité intimée a persisté dans sa 
décision, relevant que A______ était inexistante depuis plusieurs années et n'avait 
plus d'organes par lesquels s'exprimer, la procuration conférée à B______ ne pouvant 
suppléer à ce défaut d'organe et d'existence. Par ailleurs, lorsqu'une infraction était 
perpétrée au détriment d'une personne morale, seule cette dernière subissait un 
dommage et pouvait prétendre à la qualité de lésé, à l'exclusion de ses actionnaires 
ou de ses ayants droit économiques (ATF 140 IV 155). 

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c. C______ a conclu au rejet du recours, avec suite de frais et dépens à la charge de 
B______. A______ ayant été dissoute et radiée, elle n'avait clairement plus la 
capacité d'ester en justice et ses conclusions devaient être déclarées irrecevables. 
Quant à B______, n'étant qu'un des ayants droit économiques du compte bancaire 
ayant été détenu par A______, il ne revêtait pas la qualité de lésé. De plus, agissant 
en son nom alors que la décision querellée ne le concernait pas, il n'avait pas d'intérêt 
à agir et son recours devait être déclaré irrecevable. 

d. D______, invitée à s'exprimer, n'a pas réagi. 

e. Le 26 septembre 2018, A______ et B______ ont dupliqué, persistant dans leurs 
conclusions. La position de la Banque était insoutenable ; elle ne pouvait prétendre 
avoir mis fin au mandat le 28 août 2013 en raison de l'absence de fonds déposés sur 
les comptes de A______ et en même temps justifier de la liquidation de la société sur 
la base d'instructions reçues en 2003 et auxquelles elle n'avait pas donné suite. Il était 
également reproché à la Banque sa duplicité lorsqu'elle demandait des certificats 
constatant son existence ("certificate of good standing" ou "certificate of 
incumbency") alors qu'elle connaissait sa dissolution. 

EN DROIT : 

1. Le recours est été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 
396 al. 1 CPP) et concerne une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre 
de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP). 

2. La décision entreprise ne concerne que la société et son ayant droit économique 
n'est pas directement visé par celle-ci, de sorte qu'il n'a pas d'intérêt pour agir et que 
le recours doit être déclaré irrecevable en ce qui le concerne. 

3. Il convient d'examiner si la recourante a la qualité pour recourir en tant qu'elle a 
cessé d'exister. 

3.1. En droit suisse, une société radiée du registre du commerce a cessé d'exister 
juridiquement et sa raison sociale est éteinte (art. 746 CO; ATF 132 III 731 consid. 
3.1 p. 733 et la jurisprudence citée; cf. également: RUDOLF OTTOMANN, Die 
Aktiengesellschaft als Partei im schweizerischen Zivilprozess, thèse Zurich 1976, p. 
13 ss).  

Selon l'art. 164 al. 1 de l'ordonnance sur le registre du commerce (ORC; RS 
221.411), le tribunal peut cependant ordonner sur demande la réinscription au 
registre du commerce d'une entité juridique radiée, notamment lorsqu'il est établi de 
manière vraisemblable que l'entité juridique radiée est partie à une procédure 
judiciaire (let. b). 

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3.2.  En l'occurrence, la recourante est un participant à la procédure pénale (art. 105 
al. 1 let. a CPP), de sorte que, si elle était soumise au droit suisse, il n'apparaîtrait 
pas d'emblée exclu qu'elle puisse obtenir sa réinscription au registre suisse du 
commerce, pour autant, bien entendu, qu'elle agisse par ses organes plutôt que par 
son ayant droit économique. Il ressort des indications obtenues du droit des 
Îles Vierges Britanniques (cf ad m. ci-dessus) qu'une société radiée peut également 
être réinscrite, sous certaines conditions, et les éléments à disposition à ce stade de 
la procédure permettent uniquement de considérer que cette procédure est en cours, 
et non pas qu'elle serait vouée à l'échec. Par conséquent, sa capacité d'ester en 
justice (art. 106 al. 1 CPP) doit être admise en l'état, charge au Ministère public 
d'établir pour la suite de la procédure si la recourante est à nouveau valablement 
réinscrite au registre officiel de son siège (ACPR/533/2015  du 02.10.2015), ce 
qu'il appartiendra à cette dernière de démontrer. 

4. Selon l'art. 118 al. 1 CPP, on entend par partie plaignante le lésé qui déclare 
expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur au pénal 
ou au civil.   

La notion de lésé est définie à l'art. 115 CPP. Il s'agit de toute personne dont les 
droits ont été touchés directement par une infraction (art. 115 al. 1 CPP). En règle 
générale, seul peut se prévaloir d'une atteinte directe le titulaire du bien juridique 
protégé par la disposition pénale qui a été enfreinte (ATF 143 IV 77 consid. 2.2 p. 
78; 141 IV 454 consid. 2.3.1 p. 457).  

S'agissant en particulier d'infractions contre le patrimoine, le propriétaire des 
valeurs patrimoniales est considéré comme la personne lésée (arrêts 1B_18/2018 du 
19 avril 2018 consid. 2.1; 1B_191/2014 du 14 août 2014 consid. 3.1; 1B_104/2013 
du 13 mai 2013 consid. 2.2). Il en résulte notamment que, lorsqu'une infraction est 
perpétrée au détriment du patrimoine d'une personne morale, seule celle-ci subit un 
dommage et peut donc prétendre à la qualité de lésé, à l'exclusion des actionnaires 
d'une société anonyme, des associés d'une société à responsabilité limitée, des 
ayants droit économiques et des créanciers desdites sociétés (ATF 141 IV 380 
consid. 2.3.3 p. 386; 140 IV 155 consid. 3.3.1 p. 158; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_62/2018 du 21 juin 2018 consid. 2.1 et les arrêts cités).  

En l'espèce, si la société devait retrouver sa capacité d'ester en justice, ce qui trop 
tôt pour l'affirmer, nul doute qu'elle serait lésée et donc légitimée à être partie 
plaignante. Il convient en conséquence d'admettre son recours. 

5. 5.1. Le recourant B______, qui succombe, supportera les frais envers l'État, 
lesquels seront fixés en totalité à CHF 900.-, y compris un émolument de décision 
(art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière 
pénale, RTFMP ; E 4 10.03). 

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5.2. En vertu de l'art. 436 al. 1 CPP, les prétentions en indemnité dans les 
procédures de recours sont régies par les art. 429 à 434 CPP. 

L'admission du recours de A______ ne donne pas lieu à la perception de frais (art. 
428 al. 1 CPP), de sorte que le montant de CHF 600.- sera restitué à A______ sur 
les sûretés déposées. 

Conformément à l'art. 433 al. 1 let. a CPP, applicable par renvoi de l'art. 436 al. 1 
CPP, la partie plaignante qui obtient gain de cause dans la procédure de recours a 
droit à une juste indemnité pour ses dépenses, pour autant qu'elle les ait chiffrées, 
ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Déclare le recours irrecevable en tant qu'il a été déposé par B______. 

Condamne B______ aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 900.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Admet le recours de A______ et annule l'ordonnance du 6 juin 2018. 

Laisse les frais de la procédure de ce recours à la charge de l'État et ordonne la restitution 
des sûretés à A______ à hauteur de CHF 600.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à A______ et B______, C______ SA, D______, 
soit pour eux leur conseil, et au Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ juge 
et Monsieur Louis PEILA, juge suppléant; Monsieur Xavier VALDES, greffier. 

 
 

Le greffier : 

Xavier VALDES 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent être remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/940/2016 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 40.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF       

- délivrance de copies (let. b) CHF       

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 785.00 

-  CHF       

Total  CHF 900.00