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**Case Identifier:** 44792c96-8d7c-5870-8878-210dea6d4f02
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-07-05
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 05.07.2013 A1 13 32
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-13-32_2013-07-05.pdf

## Full Text

A1 13 32 

 

ARRÊT DU 5 JUILLET 2013 
 

Tribunal cantonal du Valais 
Cour de droit public 

 

Composition : Jean-Pierre Zufferey, président ; Jean-Bernard Fournier et Thomas 
Brunner, juges ; Ferdinand Vanay, greffier 

 

en la cause 
 

 

X_________, recourant, représenté par Maître A_________ 

 

contre 

 

CONSEIL D’ETAT DU CANTON DU VALAIS, autorité attaquée, dans l’affaire qui 
oppose le recourant à Y_________ et Z_________, représentés par Maître 
B_________, et à la COMMUNE DE C_________, représentée par Maître 
D_________ 

 

 

(autorisation de construire, surélévation d’un bâtiment d’habitation) 

recours de droit administratif contre la décision du 21 novembre 2012 

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Faits 
 

A.  Les parcelles attenantes nos xxx, xxx, xxx et xxx, folio n° xxx, du cadastre de 
C_________ se situent à l’est de la rue du E_________ (n° xxx) et totalisent 163 m2. 
Propriétés de X_________, elles sont rangées en zone vieille ville, selon le plan 
d’affectation des zones (ci-après : PAZ) et le règlement communal des constructions 
(ci-après : RCC) votés en conseil général le 22 juin 1995 et approuvés en Conseil 
d’Etat les 24 avril 1996 et 2 décembre 1998. Ces biens-fonds sont bâtis d’une 
ancienne habitation bordant la rue du E_________, construite sur deux niveaux et 
demi et comprenant une annexe. 

B.  Le 9 juin 2011, X_________ adressa à l’administration communale une demande 
d’autorisation de construire pour la rénovation et l’agrandissement du bâtiment sis sur 
les parcelles précitées. Le projet prévoyait en particulier des modifications de façades 
et des changements de volume par la création d’un étage supplémentaire surélevant la 
toiture de l’habitation. 

La publication de cette requête au Bulletin officiel (B. O.) n° xxx du xxx 2011 suscita, 
dans le délai ouvert à cet effet, les oppositions de Z_________, propriétaire du n° xxx, 
en limite sud-ouest, ainsi que des époux F_________ et Y_________, propriétaires 
des nos xxx, xxx, xxx et xxx, au nord et à l’est ; les opposants critiquaient la modification 
du gabarit de la construction existante, dont la surélévation était illégale et allait 
obstruer certaines de leurs fenêtres. Le constructeur se détermina sur ces oppositions, 
le 31 août suivant. 

Après avoir requis les préavis des services cantonaux intéressés et de l’association 
G_________, tous positifs moyennant le respect de certaines conditions, le conseil 
municipal délivra à X_________ le permis de bâtir sollicité et écarta les oppositions, le 
2 novembre 2011. Il releva en particulier que les transformations projetées étaient 
conformes à l’article 146 RCC et que les opposants ne pouvaient s’appuyer sur aucune 
servitude de droit de jour inscrite au registre foncier qui permettrait de limiter la 
surélévation de la toiture du bâtiment litigieux. 

C.  Agissant de concert le 15 décembre 2011, Y_________ et Z_________ 
contestèrent devant le Conseil d’Etat cette décision qui leur avait été communiquée le 
14 novembre précédent, demandant que leur recours ait effet suspensif. Ils relevèrent 
que le projet de X_________ nécessitait des dérogations en matière de distance entre 
bâtiments, lesquelles étaient injustifiées. Ils signalèrent en outre que ceux bordant la 
rue du E_________ à C_________ étaient inscrits à l’ISOS, avec un objectif de 
sauvegarde A qui en interdisait la démolition et proscrivait les constructions nouvelles. 
Ils soutinrent que les travaux projetés portaient atteinte à l’intégrité de ces habitations 
en uniformisant la hauteur des façades, ce qui était contraire à l’objectif de protection 
susmentionné. Ils invoquèrent aussi la violation des articles 145 et 146 lettres d et j 
RCC, dispositions prévoyant respectivement des règles de distances, l’intégration 

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harmonieuse des transformations dans la trame urbaine ancienne et le respect du 
gabarit actuel des bâtiments. Enfin, ils affirmèrent que le projet contrevenait aux 
directives de l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (ci-
après : AEAI) en matière de distance entre bâtiments. Ils déposèrent en particulier 
plusieurs photographies des lieux, ainsi que des copies de plans du projet litigieux. 

Le 19 janvier 2012, X_________ contesta certains faits allégués dans le recours qu’il 
proposait en substance de rejeter et déposa à son tour notamment des photographies. 

Le même jour, la commune de C_________ proposa de rejeter le recours et de 
déclarer irrecevable la demande d’effet suspensif. Elle remarqua que le constructeur 
était au bénéfice de droits acquis pour transformer l’ancien bâtiment dont il était 
propriétaire, les travaux en question pouvant être autorisés du moment qu’ils 
n’aggravaient pas la non-conformité au droit ; dans ce contexte, les griefs relatifs au 
respect des distances entre bâtiments et à la limite tombaient à faux. La commune 
releva aussi que ledit bâtiment n’était pas digne de protection, que les travaux litigieux 
pouvaient être autorisés nonobstant le classement à l’ISOS, que la surélévation de la 
toiture pouvait être admise dès lors qu’elle s’intégrait au paysage urbain environnant et 
qu’il pouvait être dérogé, sous conditions, au principe visant à respecter le gabarit du 
bâtiment. 

Y_________ et Z_________ maintinrent leur point de vue, le 27 février 2012. 

Le Conseil d’Etat admit le recours et annula le permis de bâtir, le 21 novembre 2012. Il 
retint que le projet de transformation litigieux, qui visait notamment à créer un étage 
supplémentaire et à surélever la toiture du bâtiment de X_________, devait être 
apprécié à l’aune des dispositions légales relatives à la dérogation, les travaux en 
question n’étant pas conformes aux règles posées en matière de distance (art. 145 
RCC) et de hauteur (art. 146 let. j RCC). A cet égard, les articles 30 alinéa 1 de la loi 
du 8 février 1996 sur les constructions (LC ; RS/VS 705.1), 37 alinéa 1 de l'ordonnance 
du 2 octobre 1996 sur les constructions (OC ; RS/VS 705.100), 15 et 155 lettre a RCC 
permettaient de déroger aux prescriptions en vigueur, à condition de motiver la 
nécessité de cette dérogation, lorsque des circonstances exceptionnelles ou des motifs 
importants le justifient et qu’aucun intérêt public ou privé prépondérant des voisins ne 
s’en trouve lésé. Or, en l’occurrence, l’octroi du permis de bâtir à X_________ reposait 
sur une dérogation en matière de distance qui n’était pas motivée et qui touchait de 
manière substantielle les intérêts des voisins recourants, ce qui justifiait d’annuler ce 
permis. Ce prononcé privait par ailleurs d’objet la demande d’effet suspensif. 

D.  Le 16 janvier 2013, X_________ conclut céans, sous suite de dépens, à 
l’annulation de cette décision qui lui avait été communiquée le 27 novembre 2012. Il 
soutint que son projet respectait les dispositions réglementaires applicables à la zone 
veille ville et que l’octroi d’une dérogation n’était par conséquent pas nécessaire. Il 
releva que, dans cette zone, l’ordre contigu était obligatoire, selon le tableau figurant à 
l’article 145 RCC, ce qui lui imposait de réaliser, au nord-est, un mur mitoyen contre 
celui de Y_________. Il en déduisit que le projet était conforme à cette règle en 
matière de distance entre bâtiments, signalant que les pertes de lumière, de vue et 

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d’aération invoquées par le prénommé relevaient d’un conflit de voisinage qu’il 
n’appartenait pas à l’autorité administrative de trancher, mais au juge civil. Le 
recourant affirma que la situation était semblable au sud-ouest, où Z_________ avait 
pu créer une ouverture en façade du moment que son bâtiment ne respectait pas 
l’ordre contigu, mais sans que cela lui donne le droit d’exiger de ses voisins qu’ils 
reculent leurs constructions pour respecter un éventuel droit de jour, vu la contiguïté 
obligatoire. En matière de hauteur, X_________ expliqua que l’article 146 lettre j RCC 
devait être interprété dans le sens que lui donnait le conseil municipal, à savoir que le 
respect du gabarit actuel ne se limitait pas à la hauteur du bâtiment existant, mais était 
aussi fonction de celle du tissu urbain auquel il était intégré. Or, les bâtiments voisins 
du sien comportaient un étage supplémentaire, ce qui lui donnait le droit de surélever 
la toiture de son habitation pour la mettre à niveau, conformément à une pratique que 
le conseil municipal avait suivie ces dernières années pour la transformation de 
constructions dans cette zone. 

A titre de moyen de preuve, le recourant proposa l’édition par l’exécutif communal des 
quatre derniers dossiers de construction dans lesquels une surélévation de bâtiment 
en zone vieille ville était demandée. Il joignit en particulier à son recours un relevé de 
façade et coupe du 14 janvier 2013, signé de l’ingénieur géomètre H_________. 

Le 6 février 2013, le Conseil d’Etat déposa son dossier, auquel était joint celui de la 
commune de C_________, et proposa de rejeter le recours, rappelant que les 
transformations de bâtiments existants en zone vieille ville n’étaient en principe pas 
admises si elles excédaient le gabarit actuel. 

Y_________ et Z_________ prirent la même conclusion, sous suite de dépens, neuf 
jours plus tard. Ils affirmèrent en particulier que le projet litigieux nécessitait l’octroi de 
dérogations tant en matière de distance entre bâtiments qu’en matière de hauteur. Ils 
remarquèrent que la construction à transformer n’était pas implantée en limite de 
propriété et que, dès lors, il ne fallait pas tabler sur le régime de la contiguïté mais sur 
celui des distances à la limite, qui n’étaient pas respectées. Par ailleurs, l’interprétation 
de l’article 146 lettre j RCC que défendait le recourant ne pouvait pas être suivie. Le 
projet ne respectait pas le gabarit actuel du bâtiment du moment qu’était prévue une 
surélévation de la toiture. Il n’était au surplus pas envisageable d’uniformiser la hauteur 
de toutes les habitations de la rue du E_________, si bien que cette disposition était, 
elle aussi, enfreinte. A titre de moyens de preuve, les prénommés proposèrent l’édition 
du dossier communal, l’indication sur les plans mis à l’enquête des limites exactes 
entre les parcelles nos xxx et xxx par le géomètre officiel, le dépôt par X_________ de 
nouveaux plans indiquant la distance entre les bâtiments, ainsi qu’une inspection des 
lieux. 

Le 25 février 2013, la commune de C_________ proposa d’admettre le recours. A 
l’instar des recourants, elle expliqua que la contiguïté était obligatoire en zone vieille 
ville, de sorte que le permis de bâtir délivré à X_________ ne contrevenait pas aux 
dispositions en matière de distance entre bâtiments. Elle ajouta que l’article 146 lettre j 
RCC devait être interprété en ce sens qu’il n’interdisait pas la surélévation des 
bâtiments sis en zone vieille ville, du moment que celle-là ne dépasse pas la hauteur 

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des autres habitations du quartier. Partant, le projet litigieux était conforme à la 
réglementation de la zone. 

 
X_________ répliqua, le 20 mars suivant, réitérant notamment l’offre de preuve 
formulée dans son recours. 

Y_________ et Z_________ dupliquèrent six jours plus tard, maintenant leurs motifs et 
offres de preuve. 

 

Considérant en droit 
 

1.  Le recours est recevable (art. 72, 78 let. a, 80 al. 1 let. a-c, 44 al. 1 let. a, 46 et 48 
de la loi du 6 octobre 1976 sur la procédure et la juridiction administratives – LPJA ; 
RS/VS 172.6). 

2.1  Le recourant, ainsi que Y_________ et Z_________, sollicitent l'administration de 
plusieurs moyens de preuve dont il convient d'examiner l'utilité. 

2.2  Les parties ont le droit de participer à la procédure et de présenter leurs moyens 
de preuve (art. 80 al. 1 let. d, 56 al. 1 et 17 al. 2 LPJA). Le droit de faire administrer les 
preuves, composante du droit d'être entendu que garantit l'article 29 alinéa 2 de la 
Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101), n'est pas absolu. La prise en 
considération de moyens de preuve suppose que ceux-ci apparaissent utiles à l'établis-
sement des faits pertinents. L'autorité de décision peut donc se livrer à une 
appréciation anticipée de l'utilité du moyen de preuve offert et renoncer à l'administrer 
lorsque le fait dont les parties veulent établir la réalité n'est pas important pour la 
solution du cas, lorsque sa preuve résulte déjà de constatations versées au dossier ou 
lorsqu'elle arrive à la conclusion que ces preuves ne sont pas décisives pour la solution 
du litige, voire qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 
consid. 2.1 p. 428 s. et la jurisprudence citée ; RVJ 2009 p. 49, consid. 3b). 

2.3  Le 6 février 2013, le Conseil d’Etat a déposé son dossier complet, comprenant 
celui de la commune de C_________ ; la requête de Y_________ et Z_________ en 
ce sens est donc satisfaite. Ceux-ci proposent encore de faire indiquer par le géomètre 
officiel sur les plans mis à l’enquête les limites exactes entre les parcelles nos xxx et 
xxx et requièrent le dépôt par X_________ de nouveaux plans indiquant la distance 
entre les bâtiments. Cette offre de preuve apparaît superflue, les pièces au dossier 
permettant d’appréhender correctement la configuration des lieux, en particulier les 
distances entre bâtiments et les endroits où ceux-ci sont contigus (cf. infra consid. 3.1). 
Pour les mêmes raisons, une inspection des lieux n’est pas nécessaire. Enfin, la Cour 
peut se dispenser de solliciter du conseil municipal le dépôt des quatre derniers 
dossiers de construction dans lesquels une surélévation de bâtiment en zone vieille 
ville était demandée ; l’argument que ce moyen de preuve doit étayer n’est en effet pas 
décisif (cf. infra consid. 3.2.3). 

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3.  Le litige porte sur la question de savoir si le projet de transformation du recourant 
est conforme à la réglementation en vigueur en zone vieille ville quant aux distances et 
à la hauteur des constructions. Le Conseil d’Etat a estimé que tel n’était pas le cas et a 
examiné le permis de bâtir litigieux à l’aune des dispositions sur la dérogation, qu’il ne 
respectait pas, raison pour laquelle il a annulé ledit permis. Le recourant et la 
commune de C_________ soutiennent que cet examen n’avait pas lieu d’être, le projet 
en question étant conforme aux dispositions topiques du RCC. 

3.1  Le tableau des prescriptions des zones que comporte l’article 145 RCC prévoit 
obligatoirement l’ordre contigu pour les constructions sises en zone vieille ville, sauf en 
cas d’insalubrité manifeste. En matière de distances à la limite, il impose des minima 
de 0 ou 3 m, ainsi qu’une distance principale correspondant au tiers de la hauteur, indi-
quant sous note 15 « Dérogation à la police du feu pour transformation de bâtiments 
existants ». L’article 75 lettre a RCC mentionne en outre que, « lorsque la contiguïté 
est prévue par le règlement de zones, un plan d’affectation spécial ou une servitude, le 
propriétaire qui désire renoncer à cette contiguïté doit respecter une distance à la limite 
égale au double de la distance normale ». 

Côté nord-est, le bâtiment de X_________ sis sur le n° xxx s’appuie directement sur 
celui de Y_________, construit sur le n° xxx (cf. photographies et plans joints au 
recours administratif). Vu cette contiguïté, la question de la distance ne se pose pas à 
cet endroit. Il en va de même au sud-est, entre le bâtiment du recourant et celui 
construit sur le n° xxx de Y_________ (cf. relevé de façade et coupe du 14 janvier 
2013, signé par l’ingénieur géomètre H_________). En revanche, côté sud-ouest, les 
bâtiments n’ont pas été érigés sur la limite de propriété qui sépare les parcelles nos xxx 
et xxx, propriétés de X_________, de la parcelle n° xxx de Z_________. A teneur du 
relevé précité, les constructions sont chacune distantes d’environ 1 m 25 de la limite de 
propriété au niveau du sol (2 m 50 entre les bâtiments). Les photographies jointes à la 
demande d’autorisation de construire montrent qu’au second étage, des galeries en 
saillie se font face entre les nos xxx et xxx, à moins d’un mètre de distance. Le projet de 
X_________ prévoit de créer un étage supplémentaire en suivant la face sud-ouest de 
la galerie qui se trouve sur sa parcelle, à 40 cm de la limite de propriété selon le relevé 
de l’ingénieur géomètre H_________, et à environ 1 m 50 – 2 m de l’habitation de 
Z_________. Il faut comprendre la distance à la limite que l’article 145 RCC fixe à 3 m 
ou au tiers de la hauteur du bâtiment en zone vieille ville comme étant applicable en 
cas de rupture de contiguïté, la distance de 0 m étant celle qui prévaut évidemment 
dans l’ordre contigu. Force est dès lors de constater qu’au sud-ouest, le projet litigieux 
ne tient pas le minimum de 3 m, applicable en l’absence de contiguïté. Au surplus, en 
admettant que l’article 75 lettre a RCC soit pertinent dans le cas d’espèce où les 
parcelles sont déjà bâties, la règle qu’il fixe n’est pas non plus respectée. La question 
de l’octroi du permis de bâtir devait donc être examinée sous l’angle dérogatoire, avec 
les conditions que cela implique, ce qu’a constaté à juste titre l’autorité précédente. 

3.2  En matière de hauteur, l’article 145 RCC ne prévoit rien pour la zone vieille ville. 
L’article 146 RCC contient en revanche plusieurs prescriptions spéciales. En particu-
lier, « les constructions nouvelles, les transformations et les reconstructions doivent 
s’intégrer harmonieusement dans la trame urbaine ancienne (hauteur, aspect extérieur, 

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forme des toits, choix des matériaux, couleurs, etc.) » ; « en ce sens, elles peuvent 
déroger aux dispositions réglementaires de la zone » (let. d). « En principe, la hauteur 
des bâtiments nouveaux, restaurés ou transformés n’excédera pas le gabarit actuel. 
Elle devra toujours être adaptée aux bâtiments voisins en respectant, d’une part, les 
principes de l’hygiène, d’autre part, les qualités de la structure et du relief de la vieille 
ville » (let. j). 

3.2.1  Le projet du recourant prévoit la création d’un étage supplémentaire sur son 
habitation, dont il étend le gabarit. Les parties ne s’entendent pas sur l’interprétation 
qu’il convient de donner à l’article 146 lettre j RCC, en particulier sur ce qu’il faut enten-
dre par « gabarit actuel ». Pour X_________ et la commune de C_________, la 
première phrase de cette disposition doit se lire avec celle qui suit ; le « gabarit 
actuel » devrait ainsi se comprendre comme étant celui déterminé en fonction du tissu 
urbain de la vieille ville, de sorte qu’il ne serait nullement exclu de surélever un 
bâtiment du moment qu’il ne dépasse pas la hauteur de ceux alentours. Y_________, 
Z_________ et le Conseil d’Etat sont d’avis que la notion de « gabarit actuel » se 
rapporte au bâtiment nouveau, restauré ou transformé, ce qui soumettrait à la voie 
dérogatoire tout projet qui prévoirait une extension de l’enveloppe de l’ouvrage. 

3.2.2  Conformément à une jurisprudence constante, la loi s'interprète en premier lieu 
selon sa lettre. Si le texte n'est pas absolument clair, si plusieurs interprétations sont 
possibles, il convient de rechercher quelle est la véritable portée de la norme, en la 
dégageant de tous les éléments à considérer, soit notamment des travaux préparatoi-
res, du but de la règle, de son esprit, ainsi que des valeurs sur lesquelles elle repose, 
singulièrement de l'intérêt protégé ou encore de sa relation avec d'autres dispositions 
légales (ATF 136 III 283 consid 2.3.1 ; 135 II 416 consid. 2.2 ; 134 I 184 consid. 5.1 et 
les arrêts cités). À l'inverse, lorsque le texte légal est clair, on ne pourra s'en écarter 
qu'en présence de raisons objectives qui permettraient de penser que celui-ci ne 
restitue pas le sens véritable de la disposition. De tels motifs peuvent découler des 
travaux préparatoires, du but et du sens de la norme, ainsi que de la systématique de 
la loi (ATF 135 IV 113 consid. 2.4.2, 129 II 232 consid. 2.4). Ces règles d'interprétation 
s'appliquent aux règlements communaux de police des constructions (arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_138/2010 du 26 août 2010 consid. 2.4 et la référence). 

Appelée à déterminer le sens d’une réglementation communale, l’autorité de recours 
se doit d’observer une certaine retenue, l’autorité locale étant a priori mieux à même 
d’appliquer ladite réglementation dans le sens qu’il convient de lui donner. Toutefois, 
même si les communes disposent d'une autonomie protégée par la Constitution canto-
nale du 8 mars 1907 (art. 69 ; RS/VS 101.1) en matière de police des constructions et 
d’aménagement local, cette autonomie ne laisse pas place à une interprétation d'une 
norme du règlement communal de police des constructions qui ne serait pas raison-
nable et irait à l'encontre de son texte ou de son but (ACDP A1 11 59 du 2 décembre 
2011 consid. 4b, citant notamment l’ATF 124 I 223 consid. 2b et les arrêts du Tribunal 
fédéral 1C_138/2010 du 26 août 2010 consid. 2.4 et 1P.543/2003 du 17 novembre 
2003 consid. 2.3). 

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3.2.3  En l’occurrence, la Cour peut suivre l’interprétation défendue notamment par la 
commune de C_________, qui apparaît raisonnable et sans contradiction manifeste 
avec le texte et le but de l’article 146 lettre j RCC. La première phrase de cette 
disposition mentionne le terme « en principe », ce qui suppose que des exceptions 
sont envisageables. Cette possibilité est d’ailleurs confirmée par la seconde phrase qui 
impose en tous les cas (cf. le terme « toujours ») une adaptation de la hauteur par 
rapport aux bâtiments voisins, dans le respect des principes de l’hygiène et des 
qualités de la structure et du relief de la vieille ville. Il s’agit d’une règle claire posant 
des restrictions nettes aux possibilités de bâtir dans cette zone. Le projet qui ne 
respecterait pas cette règle-ci ne pourrait assurément être examiné que sous l’angle 
restreint de la dérogation. En revanche, les transformations demeurant dans les limites 
qu’elle pose devraient pouvoir être autorisées conformément au RCC. En effet, la 
formulation de la première phrase de l’article 146 lettre j RCC, qu’il convient de lire 
conjointement avec les possibilités limitées qu’offre la seconde phrase, ne s’oppose 
pas strictement à l’admission d’un projet dont la hauteur ne respecterait pas le gabarit 
actuel du bâtiment à transformer, mais serait adaptée au tissu urbain de la vieille ville. 
Le projet litigieux entre dans cette catégorie, de sorte qu’il ne nécessite pas de 
dérogation à la réglementation communale en ce qui concerne la hauteur, ce qui 
correspond d’ailleurs, selon le recourant et la commune, à une pratique bien établie. 

Sur ce point précis, la motivation de l’autorité précédente ne peut pas être suivie. 

4.  Il reste que le projet de X_________ n’est pas conforme aux règles du RCC en 
matière de distances ; de ce fait, l’octroi du permis de bâtir nécessitait un examen 
particulier sous l’angle des articles 30 LC, 37 OC, 15 et 155 RCC relatifs au régime 
dérogatoire en zone constructible. Le prénommé n’a pas contesté la motivation que le 
Conseil d’Etat développe sous les considérants 3c à 3e de sa décision et qui conclut à 
une violation de ces dispositions. Cette conclusion doit ainsi être confirmée, ce qui 
conduit au rejet de celles que formule le recourant. 

5.1  Attendu ce qui précède, le recours est rejeté (art. 80 al. 1 let. e et 60 al. 1 LPJA). 

5.2  Vu l'issue du litige, les frais de la cause sont mis à la charge du recourant 
(art. 89 al. 1 LPJA), qui n’a pas droit à des dépens (art. 91 al. 1 a contrario LPJA). 
Celui-ci versera en outre une indemnité de dépens à Y_________ et Z_________, qui 
ont agi de concert, pris une conclusion dans ce sens et obtiennent gain de cause (art. 
91 al. 1 LPJA). 

5.3  Compte tenu des critères d'appréciation et des limites des articles 13 alinéa 1 et 
25 de la loi du 11 février 2009 fixant le tarif des frais et dépens devant les autorités 
judiciaires ou administratives (LTar ; RS/VS 173.8), l'émolument de justice est fixé à 
1200 fr., débours compris (art. 11 LTar). Les dépens dus par le recourant à la partie 
adverse sont fixés à 1200 fr. eu égard à la réponse du 15 février 2013 qui reprend en 
partie la teneur du mémoire déposé devant le Conseil d’Etat. 

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Prononce 

 

1. Le recours est rejeté. 

2. Les frais, par 1200 fr., sont mis à la charge de X_________, à qui les dépens sont 
refusés. 

3. X_________ versera 1200 fr. à Y_________ et Z_________ pour leurs dépens. 

4. Le présent arrêt est communiqué à Maître A_________, pour le recourant, à 
Maître B_________, pour Y_________ et Z_________, à Maître D_________, 
pour la commune de C_________, et au Conseil d'Etat. 

 

Sion, le 5 juillet 2013.