# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8f8ecb98-240b-5dee-8d57-3c2dfa946678
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-17
**Language:** fr
**Title:** Bern Verwaltungsgericht 17.02.2025 200 2024 227
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_Verwaltungsgericht/BE_VG_001_200-2024-227_2025-02-17.pdf

## Full Text

200.2024.227.AC

NIG/BOR

Tribunal administratif du canton de Berne
Cour des affaires de langue française

Jugement du juge unique du 17 février 2025

Droit des assurances sociales

G. Niederer, juge
D. Borel, greffier 

A.________ 
recourante

contre

Caisse de chômage du canton de Berne 
Service juridique, Lagerhausweg 10, case postale, 3018 Berne
intimée

relatif à une décision sur opposition de ce dernier du 16 février 2024

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 2

En fait:

A.

A.________, dont le siège se situe dans le canton de Berne, est une 
entreprise active dans le domaine de l'immobilier. Selon le registre du 
commerce, B.________ est membre du conseil d’administration de celle-ci 
et dispose d’un droit de signature individuelle. Après que la société a déposé, 
les 18 mai et 8 juin 2020, des demandes d'indemnités en cas de réduction 
de l'horaire de travail (RHT) en faveur de trois employés, dont la prénommée, 
en se prévalant de la situation due à la pandémie de maladie à coronavirus 
2019 (COVID-19), l'Office de l'assurance-chômage du canton de Berne 
(OAC), par sa caisse de chômage, a reconnu un droit à de telles prestations 
du 19 mars au 30 avril 2020. Par deux formulaires datés des 5 octobre et 11 
octobre 2022, la société a subséquemment déposé, pour les mois de mars 
et avril 2020, des demandes de "paiement rétroactif pour les parts du salaire 
correspondant aux droits pour jours de vacances et jours fériés". A la 
demande de la caisse de chômage de l'OAC, la société a partiellement 
rectifié, le 16 novembre 2022, sa demande de "paiement rétroactif […]" 
afférente au mois d'avril 2020, en déposant un exemplaire amendé du 
formulaire précité. Dans une décision du 28 octobre 2023, la caisse de 
chômage de l'OAC a réclamé la restitution d’une somme de Fr. 10'045.30, 
correspondant à une partie des indemnités en cas de RHT versées pour la 
période du 19 mars au 30 avril 2020. Ce montant résultait d'un calcul correctif 
tenant compte de la différence entre les indemnités effectivement versées 
(Fr. 23'479.80) et celles qui auraient dû l'être en conformité au droit 
(Fr. 13'434.50).

B.

L'opposition formée contre cet acte le 15 novembre 2023 par la société a été 
rejetée par décision sur opposition rendue le 16 février 2024.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 3

C.

Par écrit du 11 mars 2024, la société, agissant par l'administratrice précitée 
(voir c. A), a interjeté recours contre ce prononcé auprès de l’OAC, qui l’a 
transmis au Tribunal administratif du canton de Berne (TA) comme objet de 
sa compétence. La recourante a implicitement conclu à la réforme de la 
décision sur opposition du 16 février 2024, en ce sens que le montant à 
restituer pour le mois d'avril 2020 devait être réduit à Fr. 1'148.60 (au lieu de 
Fr. 5'186.75). Dans sa réponse du 13 mai 2024, l'intimée a conclu au rejet 
du recours. Bien que rendue attentive à son droit de répliquer, la recourante 
a renoncé à se prononcer une nouvelle fois.

En droit:

1.

1.1 La décision sur opposition du 16 février 2024 représente l’objet de la 
contestation. Elle ressortit au droit des assurances sociales et confirme le 
prononcé du 28 octobre 2023, par lequel la caisse de chômage a exigé la 
restitution d’une somme de Fr. 10'045.30, correspondant à des indemnités 
en cas de RHT prétendument perçues à tort par la recourante pour la période 
du 19 mars au 30 avril 2020. L'objet du litige porte sur la réforme de la 
décision sur opposition en cause, dans le sens d'une réduction du montant 
exigé en restitution pour le mois d'avril 2020.

1.2 Interjeté en temps utile, dans les formes minimales prescrites (étant 
rappelé qu'il n'y a pas lieu de se montrer trop sévère pour juger de la 
recevabilité des recours déposés par des personnes non versées dans la 
matière juridique; voir UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 2020, art. 61 n. 48), 
auprès d'un organe tenu de le transmettre à l'autorité compétente, par une 
partie disposant de la qualité pour recourir, le recours est recevable (art. 100 
al. 3 de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage [LACI, RS 
837.0], en relation avec l’art. 128 al. 1 de l'ordonnance fédérale du 31 août 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 4

1983 sur l'assurance-chômage [OACI, RS 837.02], voir aussi art. 95 al. 2 
LACI et JAB 2024 p. 446; art. 30, 39 al. 2 et 56 ss de la loi fédérale du 6 
octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales [LPGA, 
RS 830.1], applicable par renvoi de l'art. 1 al. 1 LACI; art. 74 ss de la loi 
cantonale du 23 mai 1989 sur la procédure et la juridiction administratives 
[LPJA, RSB 155.21]).

1.3 La valeur litigieuse étant inférieure à Fr. 20'000.-, le jugement de la 
cause incombe à un juge unique de la Cour des affaires de langue française 
du TA (art. 54 al. 1 let. c et art. 57 al. 1 de la loi cantonale du 11 juin 2009 
sur l'organisation des autorités judiciaires et du Ministère public [LOJM, RSB 
161.1]).

1.4 Le Tribunal examine librement la décision sur opposition contestée 
et n’est pas lié par les conclusions des parties (art. 61 let. c et d LPGA; art. 
80 let. c ch. 1 et art. 84 al. 3 LPJA).

2. 

2.1 Conformément à l'art. 31 al. 1 LACI, les travailleurs dont la durée 
normale de travail est réduite ou l'activité suspendue ont droit à l'indemnité 
en cas de réduction de l'horaire de travail lorsqu'ils remplissent les conditions 
prévues aux let. a à d. Selon l'art. 31 al. 3 let. c LACI, n'ont pas droit à 
l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail les personnes qui fixent 
les décisions que prend l'employeur – ou peuvent les influencer 
considérablement – en qualité d'associé, de membre d'un organe dirigeant 
de l'entreprise ou encore de détenteur d'une participation financière à 
l'entreprise; il en va de même des conjoints de ces personnes, qui sont 
occupés dans l'entreprise.

2.2 Le Conseil fédéral a édicté, entre autres, l'ordonnance du 20 mars 
2020 sur les mesures dans le domaine de l'assurance-chômage en lien avec 
le coronavirus (ordonnance COVID-19 assurance-chômage; RO 2020 877; 
RS.837.033) afin de lutter contre les conséquences économiques de la 
pandémie de coronavirus. Par ce biais, il a notamment introduit des 
allégements concernant les indemnités en cas de réduction de l'horaire de 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 5

travail. De cette ordonnance, dans sa teneur en vigueur du 17 mars au 31 
mai 2020, il ressort qu'un droit à l'indemnité en cas de RHT a été prévu pour 
les personnes qui, en leur qualité d’associé, de membre d’un organe 
dirigeant de l’entreprise ou de détenteur d’une participation financière à 
l’entreprise, fixent ou peuvent influencer de manière déterminante les 
décisions de l'employeur (personnes occupant une position assimilable à 
celle d'un employeur), ainsi que pour leurs conjoints ou partenaires 
enregistrés occupés dans l'entreprise (art. 2 de l'ordonnance COVID-19 
assurance-chômage). Pour cette catégorie de personnes, un montant 
forfaitaire de Fr. 3'320.- était versé pour un emploi à plein temps (art. 5 let. b 
de l'ordonnance COVID-19 assurance-chômage, dans sa teneur en vigueur 
dès le 26 mars 2020; RO 2020 1075). Les art. 2 et 5 de l'ordonnance COVID-
19 assurance-chômage – et partant le droit extraordinaire à l'indemnité en 
cas de RHT pour les personnes occupant une position assimilable à celle 
d'un employeur et leurs conjoints ou partenaires enregistrés occupés dans 
l'entreprise – ont par la suite été abrogés avec effet au 1er juin 2020 (RO 2020 
1777; voir également le communiqué de presse du Conseil fédéral du 20 mai 
2020, disponible à l'adresse <https://www.admin.ch>, rubriques 
"Documentation" > "Communiqués").

2.3 Les prestations indûment perçues doivent être restituées. La 
restitution ne peut être exigée lorsque la personne intéressée était de bonne 
foi et qu’elle la mettrait dans une situation difficile (art. 95 al. 1 LACI en 
relation avec l'art. 25 al. 1 LPGA). Les prestations en espèces indûment 
perçues reposant sur une décision formellement passée en force ne 
peuvent, indépendamment du fait de savoir si les prestations qui donnent 
lieu à la restitution ont été octroyées de manière formelle ou non, être 
réclamées que si les conditions d'une reconsidération (en cas d'inexactitude 
manifeste dont la rectification revêt une importance notable; art. 53 al. 2 
LPGA) ou d'une révision procédurale (en raison de faits nouveaux importants 
découverts subséquemment ou de la mise à jour de nouveaux moyens de 
preuves qui ne pouvaient être produits auparavant; art. 53 al. 1 LPGA) sont 
réalisées (ATF 142 V 259 c. 3.2, 130 V 318 c. 5.2; SVR 2019 UV n° 3 c. 3.1).

2.4 L'assureur peut revenir sur les décisions ou les décisions sur 
opposition formellement passées en force lorsqu'elles sont manifestement 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 6

erronées et que leur rectification revêt une importance notable (art. 53 al. 2 
LPGA). La reconsidération sert de correctif à une application initialement 
erronée du droit, y compris à une constatation inexacte du point de vue de 
l'appréciation de l'état de fait (ATF 148 V 195 c. 5.3). Une erreur est 
manifeste lorsqu'il n'existe aucun doute raisonnable sur le fait que la décision 
était erronée. Seule une conclusion s'impose – celle du caractère erroné de 
la décision. Une décision doit être qualifiée de manifestement erronée si les 
investigations nécessaires n'ont pas été entreprises ou qu'elles n'ont pas été 
effectuées avec la diligence requise, ou encore qu'une prestation a été 
allouée sur la base de fausses dispositions légales, sans appliquer les 
dispositions idoines ou en n'appliquant pas correctement celles-ci 
(ATF 141 V 405 c. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral [TF] 8C_72/2020 du 26 août 
2020 c. 6.1, non publié in ATF 147 V 55, mais in SVR 2021 UV n° 1, 
9C_860/2017 du 20 décembre 2018 c. 2.1, in SVR 2019 IV n° 47). La 
reconsidération exige, en outre, que la correction de la décision 
manifestement erronée revête une importance notable. L’importance notable 
de la correction à effectuer sera pratiquement toujours admise à l’égard de 
prestations périodiques, alors même que la limite se situe selon la pratique 
à quelques centaines de francs en cas de prestations ponctuelles (ATF 107 
V 180 c. 2b; TF 8C_18/2017 du 4 mai 2017 c. 3.2.2; DTA 2000 p. 208 c. 3b).

2.5 Le droit de demander la restitution s’éteint trois ans après le moment 
où l’institution d’assurance a eu connaissance du fait, mais au plus tard cinq 
ans après le versement de la prestation. Si la créance naît d’un acte 
punissable pour lequel le droit pénal prévoit un délai de prescription plus 
long, celui-ci est déterminant (art. 25 al. 2 LPGA). Lorsque le versement indu 
de la prestation repose sur une erreur de l'administration, le délai de 
péremption relatif de trois ans n'est pas déclenché par le premier acte 
incorrect de l'administration, mais il faut ce que l'on appelle une "deuxième 
cause". Il en découle que ce délai ne commence à courir qu'à compter du 
jour où l'organe d'exécution aurait ultérieurement – par exemple lors d'un 
contrôle des factures ou en raison d'un indice supplémentaire – dû 
reconnaître son erreur en faisant preuve de l'attention que l'on pouvait 
raisonnablement exiger de lui (ATF 150 V 305 c. 6.2, 150 V 89 c. 3.3.1, 148 
V 217 c. 5.1.2).

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 7

3.

3.1 Dans sa décision sur opposition du 16 février 2024, l'intimée exige la 
restitution d'une partie des indemnités en cas de RHT versées à la société 
pour la période du 19 mars au 30 avril 2020. L'intimée précise que pour le 
mois de mars 2020, elle a accordé par erreur des indemnités à concurrence 
de Fr. 9'226.05, alors qu'elle n'aurait dû verser qu'une somme de 
Fr. 4'367.50. S'agissant du mois d'avril 2020, l'intimée expose que des 
indemnités pour un total de Fr. 14'558.20 (recte: Fr. 14'253.75) ont été 
octroyées à la société après avoir été calculées sur la base de masses 
salariales incorrecte, alors que le montant dû, en fonction d'une masse 
salariale rectifiée de Fr. 15'741.-, s'élève à Fr. 9'067.-. Du calcul correctif 
effectué résulte une prétention en restitution de Fr. 10'045.30 au total, 
respectivement de Fr. 4'858.55 pour le mois de mars 2020 et de Fr. 5'186.75 
pour le mois d'avril 2020.

3.2 Devant le Tribunal administratif, la société recourante se rallie au 
calcul effectué par l'intimée pour le mois de mars 2020 et précise qu'elle 
procédera au remboursement de la somme correspondante de Fr. 4'858.55. 
En revanche, elle soutient que le montant à restituer pour le mois d'avril 2020 
doit être réduit à Fr. 1'148.60, dans la mesure où les indemnités qui auraient 
dû être versées pour le mois litigieux, qu'elle a estimées sur la base d'une 
masse salariale totale de Fr. 23'280.-, s'élèvent à Fr. 13'409.60 (et non à 
Fr. 9'067.-). A l'appui de son recours, la société produit, entre autres, un 
(nouveau) formulaire de "demande et décompte d'indemnité" en cas de RHT, 
qu'elle a elle-même rempli, ainsi que des décomptes mensuels de salaires 
datés du 25 mars 2020, concernant ses trois salariés concernés par la RHT.

4. 

A titre liminaire, on précisera que les indemnités en cas de RHT afférentes 
aux mois de mars et avril 2020 ont été allouées sur la base de décomptes 
de la caisse de chômage (dossier [dos.] intimée [int.] 52, 73 et 75). De telles 
décisions informelles peuvent faire l'objet d'une reconsidération – telle 
qu'entreprise implicitement par l'intimée – aux conditions prescrites par 
l'art. 53 al. 2 LPGA (ATF 129 V 110 c. 1.1 ss; TF 8C_789/2014 du 

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7 septembre 2015 c. 2.2, in SVR 2015 ALV n° 15). Par ailleurs, il convient 
de relever que l'intimée a respecté les délais applicables en matière de 
restitution de prestations (art. 25 al. 2 LPGA), ce que la recourante ne 
conteste pas. En effet, dans le cas particulier, la restitution exigée par 
l'intimée résulte de la correction d'erreurs afférentes au calcul des indemnités 
en cas de RHT initialement accordées à la société (voir c. 5.2 et 5.4 
ci-dessous). Dans un tel cas de figure, le délai de péremption relatif de trois 
ans ne commence pas à courir dès que les erreurs ont été commises, mais 
dès le moment où l'intimée aurait dû s'en apercevoir dans un deuxième 
temps, en faisant preuve de l'attention requise (voir c. 2.5 ci-dessus; voir 
également TF 8C_689/2016 du 5 juillet 2017 c. 5.1 s.). Or, ce n'est qu'au 
moment du contrôle des demandes de "paiement rétroactif […]" déposées 
par la société – vérification intervenue dans le courant du mois de novembre 
2022 (dos. int. 48) – que l'intimée a pu se rendre compte, dans un second 
temps, des erreurs affectant le calcul des prestations initialement versées. 
L'intimée a donc agi en temps utile en réclamant la restitution des prestations 
indues par décision du 28 octobre 2023. Elle a également respecté le délai 
absolu de cinq ans dès le versement des prestations.

5. 

5.1 En ce qui concerne le mois d'avril 2020, seul contesté dans le 
recours, il ressort du dossier que la société a d'abord perçu des indemnités 
en cas de RHT à hauteur de Fr. 12'317.85, calculées notamment sur la base 
d’une masse salariale de Fr. 24’745.60.- (dos. int. 73). Puis, après avoir 
déposé, le 16 novembre 2022, une demande de "paiement rétroactif pour les 
parts du salaire correspondant aux droits pour jours de vacances et jours 
fériés", la société s'est vu accorder un complément d'indemnités de 
Fr. 1'935.90 (Fr. 14'253.75 - Fr. 12'317.85), arrêté lui aussi sur la base d'une 
masse salariale de Fr. 24'745.60 (dos. int. 52). En conséquence, pour le 
mois en cause, les indemnités en cas de RHT effectivement versées à la 
recourante totalisent Fr. 14'253.75 (Fr. 12'317.85 + Fr. 1'935.90) et non 
Fr. 14'558.20, comme le mentionne de façon incorrecte la décision sur 
opposition attaquée (p. 3 s.). A l'instar de ce que fait remarquer la recourante, 
on relèvera encore que, contrairement à ce qu'indique le prononcé litigieux, 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 9

le complément d'indemnités accordé pour le mois d'avril 2020 ("part FFE") 
n'a pas été calculé sur la base d'une masse salariale comprenant le salaire 
d'une employée ayant atteint l'âge de la retraite. En effet, si le premier 
formulaire de demande de "paiement rétroactif […]" rempli par la société en 
octobre 2022 faisait effectivement mention d'une masse salariale (de 
Fr. 25'274.-) qui incluait le revenu d'une collaboratrice ayant atteint l'âge de 
la retraite, la société a ensuite rectifié ce point à la demande de la caisse de 
chômage, en transmettant en novembre 2022 un exemplaire amendé du 
même formulaire (lequel annonçait une masse salariale de Fr. 24'745.60 
faisant abstraction dudit revenu; voir dos. int. 52, 61 et 63). Cela étant 
précisé, ces deux erreurs de plume n'ont aucune incidence sur le sort du 
litige, puisque l'intimée, pour fixer le montant à restituer de Fr. 5'186.75 
afférent au mois d'avril 2020, est malgré tout partie du principe que la 
recourante avait perçu des prestations à concurrence de Fr. 14'253.75 (dos. 
int. 35; voir également p. 4 in fine de la décision sur opposition).

5.2 Au regard des décomptes successifs figurant au dossier, il convient 
ensuite d'admettre que le calcul des indemnités en cas de RHT initialement 
accordées à la recourante était contraire au droit, ce qui a conduit au 
versement de prestations trop élevées. A cet égard, on observe que la 
masse salariale de Fr. 24'745.60 (Fr. 14’045.60 + Fr. 6’400.- + Fr. 4'300.-; 
dos. int. 83-85), sur la base de laquelle des indemnités de Fr. 14'253.75 ont 
été octroyées pour le mois d'avril 2020, englobait à tort la totalité du salaire 
de l'administratrice de la société (Fr. 14'045.60), alors que celui-ci aurait dû 
être plafonné à Fr. 4'150.- (l'indemnité étant fixée à 80% de la perte de gain, 
selon l'art. 34 al. 1 LACI, le salaire devait être arrêté à Fr. 4'150.- pour que 
la prestation versée soit de Fr. 3'320.-, voir c. 2.2 ci-dessus), conformément 
à l'art. 5 let. b de l'ordonnance COVID-19 assurance chômage, dans sa 
teneur en vigueur pendant la période déterminante (sur l'applicabilité des 
dispositions en vigueur au moment où les faits juridiquement déterminants 
se sont produits, voir ATF 148 V 162 c. 3.2.1). En conséquence, il appert 
que le calcul des indemnités en cas de RHT initialement versées à la société 
résultait d'une application erronée du droit, les normes pertinentes n'ayant 
pas (ou pas complètement) été appliquées, ce qui, sur le principe, justifiait 
une reconsidération au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA (en ce sens, voir ATF 138 
V 324 c. 3.3; voir également arrêts du Tribunal fédéral des assurances [TFA, 

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ancienne dénomination des Cours de droit social du TF] C 32/07 du 
7 décembre 2007 c. 3.2, C 115/06 du 4 septembre 2006 c. 2.3).

5.3

5.3.1 Dans le décompte rectificatif qu'elle a établi pour le mois d'avril 2020, 
à l'appui de sa décision de restitution, l'intimée a fixé à Fr. 9'067.- le montant 
des indemnités qui auraient dû être versées conformément au droit. Elle a 
fondé son calcul, notamment, sur une masse salariale soumise à cotisations 
AVS de Fr. 15'741.- et sur une perte de travail de 57.63% (dos. int. 38). De 
son côté, la société estime elle aussi à 57.63% la perte de travail de ses 
employés, mais sollicite la prise en considération d'une masse salariale de 
Fr. 23'280.-, tout en précisant que, pour parvenir au montant précité, elle a 
"plafonné" à Fr. 12'350.- le salaire de l'administratrice, comme cela ressort 
du décompte qu'elle produit devant le TA (pièce justificative [PJ] 4 annexée 
au recours).

5.3.2 Contrairement à ce que laisse entendre la recourante, la masse 
salariale de Fr. 15'741.- (Fr. 4'150.- + Fr. 6'933.- + 4'658.-), retenue par 
l'intimée dans son décompte correctif, doit être confirmée. Celle-ci s'avère 
exacte, puisqu'elle correspond aux "salaires totaux soumis à l'AVS" déclarés 
par la société pour son administratrice (Fr. 4'150.-) et pour les deux autres 
salariés pour lesquels le versement d'indemnités en cas de RHT a été requis 
(Fr. 6'933.- et Fr. 4'658.-; dos. int. 63, 77 et 91). En revanche, il convient 
d'écarter le montant de Fr. 23'280.- (Fr. 12'350.- + Fr. 6'630.- + Fr. 4'300.-) 
dont la recourante requiert la prise en compte comme masse salariale. En 
effet, le calcul de la masse salariale proposé dans le recours méconnaît que, 
pendant la période ici déterminante et comme évoqué (voir c. 5.2 ci-dessus), 
les personnes occupant une position assimilable à celle d'un employeur 
n'avaient droit à l'indemnité en cas de RHT que sous la forme d'un forfait de 
Fr. 3'320.-, correspondant à 80% d'un salaire de Fr. 4'150.- (voir art. 5 let. b 
de l'ordonnance COVID-19 assurance-chômage, dans sa teneur en vigueur 
du 26 mars au 31 mai 2020). Pour calculer la masse salariale, il faut ainsi 
tenir compte d'un salaire de l'administratrice de Fr. 4'150.- et non de 
Fr. 12'350.-. Pour le reste, la perte de travail de 57.63% retenue dans le 
décompte rectificatif du mois d'avril 2020 (298.2 heures de travail perdues, 
par rapport à un total de 517.44 heures à "effectuer normalement"; dos. int. 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 11

80-82) n'est à juste titre pas contestée et peut être confirmée au regard des 
pièces du dossier, tout comme le supplément de 15.72% correspondant à la 
part du salaire afférente aux vacances et aux jours fériés (droit aux vacances 
et aux jours fériés de 70.28 heures, par rapport à un total de 447.16 heures 
nettes à "effectuer normalement"; dos. 51). De ce qui précède, il découle que 
les indemnités qui auraient dû être versées conformément au droit pour le 
mois d'avril 2020 s'élèvent à Fr. 8'398.- (soit le 80% de ([57.63% x 
Fr. 15'741.-] + le 80% de [15.72% x 57.63% x Fr. 15'741.-]). Il convient 
encore d'y ajouter un montant (arrondi) de Fr. 669.- correspondant à la part 
patronale des cotisations sociales (AVS/AI/APG/AC), ce qui conduit à un 
montant dû de Fr. 9'067.-. Etant donné que, pour avril 2020, la recourante a 
effectivement perçu une somme de Fr. 14'253.75 (voir c. 5.1 ci-dessus), le 
montant à restituer pour le mois en question s'élève bien à Fr. 5'186.75 
(Fr. 14'253.75 - Fr. 9'067.-), comme le retient à juste titre la décision sur 
opposition entreprise.

5.4 En ce qui concerne le mois de mars 2020, le prononcé attaqué 
expose que la société a effectivement perçu des indemnités en cas de RHT 
totalisant Fr. 9'226.05, alors que le montant des prestations qui auraient dû 
être versées conformément au droit s'élève à Fr. 4'367.50 (dos. int. 41 s. et 
75). L'intimée ajoute que ce dernier montant correspond à celui que la 
société avait requis dans sa "demande de paiement rétroactif FFE" d'octobre 
2022 (dos. int. 44). L'intimée en déduit que le montant à restituer pour mars 
2020 s'élève à Fr. 4'858.55 (Fr. 9'226.05 - Fr. 4'367.50). A la motivation 
exposée par l'intimée, on ajoutera que la restitution exigée pour mars 2020 
découle de ce que les indemnités en cas de RHT octroyées initialement ont 
été calculées à tort sur la base d'une perte de travail de 67.86% – telle 
qu'annoncée dans la demande de RHT du 18 mai 2020 (dos. int. 89) – alors 
que cette perte s'élève en réalité à 27.76%, comme cela résulte des 
justificatifs figurant au dossier (143.64 heures de travail perdues, par rapport 
à un total de 517.44 heures à "effectuer normalement"; dos. int. 75 et 94-96). 
Dans son recours, la société ne soulève aucun grief contre le décompte 
rectificatif afférent au mois de mars 2020, auquel elle se rallie, tout en 
annonçant qu'elle procédera au remboursement du montant de Fr. 4'858.55 
exigé en restitution. Aucun élément au dossier ne permet par ailleurs de 
mettre en doute le décompte précité. Le montant à restituer de Fr. 4'858.55 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 12

n'étant au demeurant pas contesté, il n'y a pas lieu de l'examiner plus avant 
(Rügeprinzip, ATF 125 V 413 c. 2c).

5.5 En conclusion, il faut tenir pour établi que l'octroi d'indemnités en cas 
de RHT à hauteur de 9'226.05 pour le mois de mars 2020, respectivement 
de Fr. 14'253.75 pour le mois d'avril 2020, était manifestement erroné au 
sens de l'art. 53 al. 2 LPGA. En outre, la rectification de cette erreur revêtait 
une importance notable au regard de l'ampleur du montant à restituer, 
totalisant Fr. 10'045.30 (Fr. 5'186.75 + Fr. 4'858.55) pour l'ensemble de la 
période couverte par la décision sur opposition (en ce sens, voir 
TF 8C_18/2017 du 4 mai 2017 c. 4.3). Partant, c'est à bon droit que l'intimée, 
dans le prononcé attaqué, a exigé la restitution d'une partie des prestations 
accordées pour la période du 19 mars au 30 avril 2020, à concurrence de 
Fr. 10'045.30.

6.

6.1 Il s'ensuit que le recours s'avère mal fondé et doit être rejeté. A toutes 
fins utiles, on rappellera qu’il est loisible à la recourante, si elle estime avoir 
reçu de bonne foi les prestations litigieuses et que leur remboursement la 
mettrait dans une situation difficile, de présenter par écrit, en l'adressant à la 
caisse de chômage (qui la soumettra au service juridique de l'OAC; art. 95 
al. 3 LACI), une demande de remise de l'obligation de restituer. Cette requête 
devra être motivée et déposée au plus tard dans les 30 jours à compter de 
l’entrée en force du présent jugement (art. 25 al. 1 phr. 2 LPGA; art. 4 et 5 
de l'ordonnance fédérale du 11 septembre 2002 sur la partie générale du 
droit des assurances sociales [OPGA, RS 830.11]).

6.2  Conformément à l'art. 61 let. fbis LPGA (a contrario, voir également 
FF 2018 1628), la procédure n'est pas soumise à des frais de justice. Il n'y a 
en outre pas lieu d'allouer de dépens à la recourante qui n'obtient pas gain 
de cause (art. 61 let. g a contrario LPGA), ni à l'intimée (art. 104 al. 1 et 3 
LPJA).

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 17 février 2025, 200.2024.227.AC, page 13

Par ces motifs:

1. Le recours est rejeté.

2. Il n'est pas perçu de frais de procédure, ni alloué de dépens.

3. Le présent jugement est notifié (R):
- à la recourante,
- à l'intimée,
- au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Le juge: Le greffier:

Voie de recours
Dans les 30 jours dès la notification de ses considérants, le présent jugement peut 
faire l'objet d'un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral, 
Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, au sens des art. 39 ss, 82 ss et 90 ss de la loi 
fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110).