# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fdaf3133-6f0b-5293-878e-f4e94972b12f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-06-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 26.06.2014 E-3499/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-3499-2014_2014-06-26.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-3499/2014 

 

 

 A r r ê t  d u  2 6  j u i n  2 0 1 4  

Composition 

 
François Badoud, juge unique,  

avec l'approbation de Claudia Cotting-Schalch, juge ; 

Chrystel Tornare Villanueva, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, née le (…), et sa fille,   

B._______, née le (…), 

Kosovo,   

(…), 

recourantes,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin) ;  

décision de l'ODM du 26 mai 2014 / N (…). 

 

 

E-3499/2014 

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Vu 

les demandes d'asile déposées en Suisse par A._______, son époux, 

C._______, et leur fille B._______, en date du 12 avril 2014, 

la décision du 26 mai 2014 (notifiée le 4 juin suivant), par laquelle l'ODM, 

se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en 

matière sur cette demande, a prononcé le transfert des intéressés vers 

l'Autriche et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence 

d'effet suspensif à un éventuel recours, 

l'arrêt de ce jour, déclarant irrecevable le recours interjeté, le 10 juin 

2014, contre cette décision, en tant qu'il concerne C._______,  

le recours séparé interjeté, le même jour, par A._______ agissant pour 

elle-même et sa fille B._______,  

la réception du dossier de première instance, le 13 juin 2014, 

les mesures superprovisionnelles, suspendant provisoirement l'exécution 

du transfert, octroyées le 13 juin 2014, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que les intéressées ont qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable 

par renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

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que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les 

critères fixés dans le règlement (UE) n
o
 604/2013 du Parlement européen 

et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 

3 juillet 2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en 

Suisse dès le 1
er
 janvier 2014 (art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'ODM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en 

charge du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le 

précède dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce 

(principe de l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 

par. 1 du règlement Dublin III), 

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qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est 

impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de 

croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés 

au chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont 

la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande 

auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la 

permission, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b 

du règlement Dublin III),  

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une 

demande de protection internationale qui lui est présentée par le 

ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui 

incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, c'est à juste titre que l'ODM n'a pas fait application de 

l'art. 9 du règlement Dublin III, en lien avec la présence en Suisse du 

frère de la recourante, 

qu'en effet, ce lien de parenté n'est pas inclus dans la notion de membres 

de la famille au sens de l'art. 2 point g du règlement Dublin III, lorsque le 

requérant est majeur, 

qu'au demeurant, il ne ressort pas non plus du dossier que l'intéressée se 

trouverait dans un rapport de dépendance particulier vis-à-vis de son 

frère, 

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qu'elle a d'ailleurs indiqué dans son recours qu'au vu des problèmes 

rencontrés avec sa famille au Kosovo, elle souhaitait pouvoir rester en 

Suisse précisément parce qu'elle n'y avait pas de parenté, contrairement 

à l'Autriche où vivait une partie de sa famille,  

que, cela précisé, les investigations entreprises par l'ODM ont révélé, 

après consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», 

que la recourante avait déposé une première demande d'asile, le 17 juin 

2013, en Finlande, d'où elle avait été renvoyée dans son pays, puis une 

deuxième en Autriche, le 4 avril 2014, 

qu'en date, du 21 mai 2014, l'ODM a dès lors soumis aux autorités 

autrichiennes compétentes, dans les délais fixés aux art. 23 par. 2 et 

art. 24 par. 2 du règlement Dublin III une requête aux fins de reprise en 

charge,  

que, le 22 mai suivant, lesdites autorités ont expressément accepté de 

reprendre en charge les requérantes, en se référant à l'art. 3 par. 2 du 

règlement Dublin III, 

que l'Autriche a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile des intéressées, 

que ce point n'est pas contesté par les recourantes, 

qu'il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, en Autriche, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement 

inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 

2
ème

 phrase du règlement Dublin III), 

qu'en effet, ce pays est signataire de cette Charte, de la Convention du 

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 

1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains 

ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 

1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi 

que du Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, 

à ce titre, en applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

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protection conforme au droit international et au droit européen 

(cf. directive n
o
 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 

26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait 

de la protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-

après: directive Procédure]; directive n
o
 2013/33/UE du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour 

l'accueil des personnes demandant la protection internationale [refonte] 

[JO L 180/96 du 29.6.2013, ci-après: directive Accueil]), 

qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées 

et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les 

réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de 

l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas 

appliquée en Autriche, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par 

des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs 

d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement 

examinée par les autorités autrichiennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un 

recours effectif, ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi 

arbitraire vers leur pays d'origine (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre 

Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09), 

que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement 

Dublin III ne se justifie pas en l'espèce, 

qu'en outre, les intéressées n'ont fourni aucun élément concret 

susceptible de démontrer que l'Autriche refuserait de les reprendre en 

charge et de mener à terme l'examen de leur demande de protection, en 

violation de la directive Procédure ou ne respecterait pas le principe du 

non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en les 

renvoyant dans un pays où leur vie, leur intégrité corporelle ou leur liberté 

seraient sérieusement menacées, ou encore d'où elles risqueraient d'être 

astreintes à se rendre dans un tel pays, 

qu'elles n'ont pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux 

qu'elles seraient elles-mêmes privées durablement de tout accès aux 

conditions matérielles minimales d'accueil prévues par la directive 

Accueil, 

qu'au demeurant, si – après leur retour en Autriche – les requérantes 

devaient être contraintes par les circonstances à mener une existence 

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non conforme à la dignité humaine, ou si elles devaient estimer que ce 

pays viole ses obligations d'assistance à leur encontre, ainsi que la 

directive précitée, ou de toute autre manière porte atteinte à leurs droits 

fondamentaux, il leur appartiendra de faire valoir leurs droits directement 

auprès des autorités autrichiennes en usant des voies de droit adéquates 

(cf. art. 26 directive Accueil), 

qu'enfin, elles n'ont pas démontré que leurs conditions d'existence en 

Autriche revêtiraient, en cas de transfert dans ce pays, un tel degré de 

pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement 

contraire à l'art. 4 de la CharteUE, à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 

Conv. torture, 

que, cela dit, A._______ fait valoir qu'elle craint de rencontrer des 

problèmes en Autriche avec des parents qui y résident, étant donné que 

son mariage n'a pas été accepté par sa famille, 

que ses allégations à ce sujet ne constituent toutefois que de simples 

affirmations, nullement étayées, 

qu'au demeurant, les intéressées n'ont pas établi que les autorités 

autrichiennes ne seraient pas en mesure de leur apporter une protection 

adéquate, sachant que ce type d'agissement n'est ni toléré ni approuvé 

par cet Etat, 

que, le cas échéant, il leur appartiendra de solliciter la protection des 

autorités autrichiennes, 

qu'il ressort encore du dossier que A._______ est atteinte dans sa santé, 

que, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. 

contre Royaume-Uni du 27 mai 2008, 26565/05), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que si l'intéressé se trouve à un stade de sa 

maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

qu'il s'agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l'hypothèse de son 

rapide décès après le retour confine à la certitude et qu'elle ne peut 

espérer un soutien d'ordre familial ou social, 

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qu'en l'espèce, l'intéressée n'a pas établi, à l'occasion de la présente 

procédure, qu'elle ne serait pas en mesure de voyager ou que son 

transfert représenterait un danger concret pour sa santé, 

qu'en effet, ses troubles d'ordre psychique et sa dépression post-

partum n'apparaissent pas d'une gravité telle qu'il faille renoncer à son 

transfert en Autriche pour des raisons d'illicéité ou pour des motifs 

humanitaires, 

que les troubles invoqués par l'intéressée pourront y être traités, ce pays 

disposant de structures médicales similaires à celles existant en Suisse, 

qu'en outre, l'Autriche, qui est liée par la directive Accueil, doit faire en 

sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux 

nécessaires qui comportent, au minimum, les soins urgents et le 

traitement essentiel des maladies et des troubles mentaux graves, et 

fournir l'assistance médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant 

des besoins particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des 

soins de santé mentale appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite 

directive), 

que rien ne permet d'admettre que l'Autriche refuserait ou renoncerait à 

une prise en charge médicale adéquate dans le cas de la recourante,  

qu'il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du transfert 

de transmettre aux autorités autrichiennes les renseignements permettant 

une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du règlement Dublin III),  

qu'au demeurant, la recourante et sa fille seront accompagnées de leur 

époux et père, qui fait lui-même l'objet d'une décision de transfert en 

Autriche, entrée en force, 

qu'en conclusion, aucune obligation de la Suisse tirée du droit 

international public ni aucune raison humanitaire au sens de l'art. 29a al. 

3 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure 

(OA 1, RS 142.311) n'est opposable au transfert des recourantes vers 

l'Autriche, 

que, partant, il n'y a lieu d'appliquer ni la clause de l'art. 3 par. 2 al. 2 du 

règlement Dublin III (en cas de défaillance systémique dans la procédure 

d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs) ni les clauses 

discrétionnaires prévues par l'art. 17 par. 1 et 2 du règlement Dublin III, 

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qu'il y a encore lieu d'ajouter que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur 

avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de 

l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il 

y a lieu de se référer par analogie),  

que l'Autriche demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile des recourantes au sens du règlement Dublin III et est 

tenue de les reprendre en charge, dans les conditions prévues aux 

art. 23, 24, 25 et 29, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en 

matière sur leur demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b 

LAsi, et qu'il a prononcé leur transfert de Suisse vers l'Autriche, en 

application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du 

renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 

2010/45 précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt 

n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge des recourantes, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 

let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 

173.320.2), 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

des recourantes. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal 

dans les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé aux recourantes, à l'ODM et à l'autorité 

cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

François Badoud Chrystel Tornare Villanueva 

 

 

Expédition :