# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bb112f3f-e67f-5274-af88-753f08fa7791
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-10-01
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 01.10.2014 RR.2014.46
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2014-46_2014-10-01.pdf

## Full Text

Arrêt du 1
er

 octobre 2014 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, prési-

dent, Andreas J. Keller et Giorgio Bomio,  

le greffier Aurélien Stettler 

   

Parties  A., représenté par Me François Roger Micheli, avo-

cat, 

recourant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DU CANTON DE GENÈVE, 

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale à 

la Belgique 

 

Remise en vue de confiscation (art. 74a EIMP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: RR.2014.46 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Les autorités de poursuite pénale belges ont, en date du 31 mai 1994, re-

quis l'entraide de leurs homologues suisses dans le cadre d'une instruction 

pénale dirigée contre le dénommé A. soupçonné de s'être rendu coupable 

de diverses infractions contre le patrimoine. 

 

 Après être entrée en matière, l'autorité d'exécution helvétique – en l'occur-

rence le Ministère public du canton de Genève (ci-après: MP-GE) – a pro-

noncé le séquestre conservatoire sur les avoirs et la documentation bancai-

re de la relation n
o
 1 [également référencée: 2] ouverte au nom de A. au-

près de la banque B. (anciennement banque C.). 

 

 

B. Par arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles du 21 novembre 2006, rendu 

après cassation, A. a été définitivement condamné à une peine principale 

d'emprisonnement et à trois peines accessoires de confiscation des avan-

tages patrimoniaux tirés des infractions commises. Ladite Cour d'appel a 

notamment ordonné la "confiscation par équivalent" sur les biens de A. d'un 

montant de EUR 11'535'632.21. 

 

 

C. Par courrier du 23 décembre 2011, complété le 3 juillet 2012, le Parquet 

près la Cour d'appel de Bruxelles a requis le transfert de la somme séques-

trée de CHF 1'758'605.-- déposée sur le compte 1, et ce en vue de restitu-

tion au lésé, soit en l'occurrence une partie civile dénommée D. 

 

 

D. Par décision de clôture du 14 janvier 2014, le MP-GE a fait droit à la de-

mande susmentionnée et ordonné le transfert requis. 

 

Par acte du 14 février 2014, A. a saisi la Cour des plaintes du Tribunal pé-

nal fédéral d'un recours à l'encontre de ladite décision et pris les conclu-

sions suivantes: 

 

"A la forme: 

1. Recevoir le présent recours. 

2. Inviter l'autorité d'exécution à transmettre au soussigné les courriers du Par-

quet près la Cour d'appel de Bruxelles des 23 décembre 2011 et 03 juillet 

2012. 

 

 

- 3 - 

 

 

Au fond: 

3. Annuler la décision de clôture du Ministère public de la République et Can-

ton de Genève du 14 janvier 2004 [recte: 2014] dans la cause portant les ré-

férences CP/552/1994 et OFP B89584. 

 Révoquer l'ordonnance rendu[e] par le juge d'instruction de la République et 

Canton de Genève le 8 juillet 1994, et maintenue par la même autorité dans 

son ordonnance du 26 mars 1997, en ce qu'elle ordonne, respectivement 

qu'elle maintient le séquestre sur les avoirs du recourant détenus sur le 

compte à son nom portant la référence 1 auprès de la Banque C. (aujour-

d'hui banque E.). 

4. Condamner tout opposant aux dépens comprenant une indemnité équitable 

à titre de participation aux honoraires du recourant." 

 

Invité à se déterminer, le MP-GE a indiqué "persiste[r] dans sa décision de 

clôture du 14 janvier 2014", concluant au rejet du recours (act. 6). Egale-

ment interpellé, l'OFJ a pour sa part déposé des observations en date du 

24 mars 2014, concluant au rejet du recours, et ce dans la mesure de sa 

recevabilité (act. 7). Le recourant a répliqué par écriture du 2 avril 2014. 

Tant le MP-GE que l'OFJ ont renoncé à dupliquer. 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris 

si nécessaire dans les considérants en droit.  

 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 L'entraide judiciaire entre le Royaume de Belgique et la Confédération 

suisse est prioritairement régie par la Convention européenne d’entraide 

judiciaire en matière pénale (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur pour la 

Suisse le 20 mars 1967 et pour la Belgique le 11 novembre 1975, ainsi que 

par le Deuxième Protocole additionnel du 8 novembre 2001 à la CEEJ, en-

tré en vigueur pour la Suisse le 1
er
 février 2005 et pour l’Etat requérant le 

1
er
 juillet 2009. Les art. 48 ss de la Convention d’application de l’Accord de 

Schengen du 14 juin 1985 (CAAS; n° CELEX 42000A0922(02); Journal of-

ficiel de l’Union européenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19-62; publi-

cation de la Chancellerie fédérale, "Entraide et extradition") s’appliquent 

également à l’entraide pénale entre la Suisse et la Belgique (v. arrêt du Tri-

bunal pénal fédéral RR.2008.98 du 18 décembre 2008, consid. 1.3). Dans 

- 4 - 

 

 

la mesure où la demande tend à la remise de valeurs séquestrées à l’Etat 

requérant, la Convention n° 141 du Conseil de l’Europe, relative au blan-

chiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime 

est également applicable (ci-après: Convention n° 141; RS 0.311.53, en-

trée en vigueur le 1 septembre 1993 pour la Suisse et le 1
er
 mai 1998 pour 

la Belgique). 

 

Les dispositions de ces traités l’emportent sur le droit autonome qui régit la 

matière, soit la loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale 

(EIMP; RS 351.1) et son ordonnance d’exécution (OEIMP; RS 351.11). Le 

droit interne reste toutefois applicable aux questions non réglées, explici-

tement ou implicitement, par le traité et lorsqu’il est plus favorable à 

l’entraide (ATF 137 IV 33 consid. 2.2.2; 129 II 462 consid. 1.1; 124 II 180 

consid. 1.3; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2010.9 du 15 avril 2010, 

consid. 1.3). L’application de la norme la plus favorable doit avoir lieu dans 

le respect des droits fondamentaux (ATF 135 IV 212 consid. 2.3; 123 II 595 

consid. 7c). 

 

1.2 La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral est compétente pour con-

naître des recours dirigés contre les décisions de clôture de la procédure 

d’entraide rendues par les autorités cantonales ou fédérales d’exécution et, 

conjointement, contre les décisions incidentes (art. 25 al. 1 et 80e al. 1 

EIMP, mis en relation avec l'art. 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71] 

et l'art. 19 du règlement sur l'organisation du Tribunal pénal fédéral 

[ROTPF; RS 173.713.161]). 

 

1.3 Le délai de recours contre la décision de clôture est de 30 jours dès la 

communication écrite de celle-ci (art. 80k EIMP). Déposé à un bureau de 

poste suisse le 14 février 2014, le recours contre la décision de clôture noti-

fiée le 15 janvier 2014 est intervenu en temps utile. 

 

1.4 Aux termes de l’art. 80h let. b EIMP, a qualité pour recourir en matière 

d’entraide quiconque est personnellement et directement touché par une 

mesure d’entraide et a un intérêt digne de protection à ce qu’elle soit annu-

lée ou modifiée. En l'espèce, le recourant en tant que détenteur du compte 

bancaire visé par la mesure prononcée par le MP-GE a qualité pour recou-

rir contre la décision de cette autorité (art. 80h let. b EIMP mis en relation 

avec l’art. 9a let. a de l’ordonnance sur l’entraide pénale internationale 

[OEIMP]; RS 351.11; ATF 126 II 258 consid. 2d/aa; arrêt du Tribunal fédé-

ral 1A.218/2000 du 6 novembre 2000, consid. 1c) 

 

- 5 - 

 

 

1.5 Le recours est recevable; il y a lieu d’entrer en matière. 

 

 

2. La décision entreprise retient que la somme déposée sur le compte "n
o
 1 

est une partie du produit de l'activité délictueuse menée par A." et peut par-

tant être transférée "en faveur des autorités belges aux fins de restitution 

aux lésés" en application de l'art. 74a EIMP (act. 1.1, p. 2). 

 

Le recourant conteste la voie choisie par l'autorité d'exécution pour donner 

suite à la demande d'entraide belge, et ce dans la mesure où il n'y aurait 

pas lieu en l'espèce d'appliquer l'art. 74a EIMP mais bien plutôt les 

art. 94 ss EIMP. À le suivre, le jugement belge sur lequel se fonde l'autorité 

requérante pour exiger la restitution des fonds litigieux ne prononcerait pas 

une confiscation au sens où l'entend le droit suisse mais une créance com-

pensatrice (act. 1, p. 5 ss). 

 

2.1 La Convention européenne n
o
 141 relative au blanchiment, au dépistage, à 

la saisie et à la confiscation des produits du crime (ci-après: CBl ou la 

Convention 141, RS 0.311.53), entrée en vigueur le 1
er

 septembre 1993 

pour la Suisse, vient compléter la CEEJ en améliorant la coopération inter-

nationale en matière d'investigations (art. 8 à 10), de séquestre (art. 11 et 

12) et de confiscation de valeurs patrimoniales d'origine délictueuse (art. 14 

à 17). Elle fixe un standard minimum de mesures à prendre au niveau na-

tional (chapitre II) et pose le principe d'une coopération la plus large possi-

ble à tous les stades de la procédure pénale (chapitre III). Ces différentes 

mesures sont ordonnées conformément au droit interne (art. 9 s'agissant 

des mesures d'investigation, 12 par. 1 s'agissant des mesures provisoires 

et 14 par. 1 s'agissant de la confiscation), ce dernier étant également appli-

cable lorsqu'il pose des conditions plus favorables à l'entraide (ATF 123 II 

268 consid. 2c; 134 consid. 5). 

 

Au sens de la Convention, le terme confiscation désigne une peine ou une 

mesure ordonnée par un tribunal à la suite d'une procédure portant sur une 

ou des infractions pénales, peine ou mesure aboutissant à la privation 

permanente du bien (art. 1 let. d). Selon l'art. 13 CBl, l'Etat saisi d'une de-

mande de confiscation de la part de l'Etat requérant peut ou bien exécuter 

la décision de confiscation émanant d'un tribunal de cet Etat (par. 1 let. a), 

ou bien engager une procédure indépendante de confiscation selon son 

droit interne, en vue de la remise à l'Etat requérant (par. 1 let. b et par. 2). 

Les procédures permettant d'obtenir et d'exécuter la confiscation au sens 

de cette disposition, sont régies par le droit de l'Etat requis (art. 2 par. 1, 14 

par. 1; cf. aussi l'art. 15). La partie requise a ainsi le libre choix entre les 

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deux possibilités prévues par la Convention (Message du 19 août 1992, FF 

1992 VI p. 8 ss, 13), mais celle-ci ne contient aucune disposition qui serait 

d'application directe et qui serait destinée à se substituer au droit national 

ou à le compléter (idem, p. 32). 

 

2.2 Le droit suisse répond aux exigences de la convention en prévoyant, d'une 

part, la remise des instruments ou du produit du crime (art. 74a al. 2 EIMP) 

et, d'autre part, l'exécution des décisions rendues à l'étranger (art. 94 ss 

EIMP). Selon la jurisprudence, le premier mode de coopération est exclu 

lorsqu'il s'agit d'assurer le paiement d'une créance compensatrice, puisqu'il 

ne s'agit pas à proprement parler du produit de l'infraction et qu'il n'y a au-

cune connexité entre les valeurs saisies et l'infraction elle-même (ATF 133 

IV 215 consid. 2.2.1; 129 II 453 consid. 4.1). 

 

2.3 En l'espèce, il ressort de l'arrêt du 21 novembre 2006 de la Cour d'appel de 

Bruxelles que le recourant a été définitivement condamné pour diverses in-

fractions contre le patrimoine. La Cour a par ailleurs ordonné "la confisca-

tion par équivalent, sur les biens de A., de la somme de 11.535.632,21 eu-

ros" (act. 1.2, p. 27). 

 

Si le recourant peut être suivi lorsqu'il affirme que la notion de confiscation 

par équivalent s'apparente, en droit suisse, à une créance compensatrice 

au sens de l'art. 71 CP et non à une confiscation selon l'art. 70 CP, il perd 

de vue que l'autorité suisse n'est pas liée par la terminologie propre au droit 

étranger. Or en l'espèce, un examen attentif de l'arrêt du 21 novembre 

2006 de la Cour d'appel de Bruxelles permet de conclure que la mesure 

prononcée par cette dernière sur les valeurs déposées dont la restitution 

est aujourd'hui requise s'apparente bel et bien à une confiscation au sens 

de l'art. 70 CP, et ce pour les raisons qui suivent. 

 

Le jugement en question mentionne en effet en toutes lettres que le recou-

rant a entre le 27 juillet 1989 et jusqu'à son arrestation en 1994 utilisé le 

compte 3 ouvert auprès de la banque C. pour y déposer ou y faire transiter 

des sommes qu'il avait détournées au préjudice des assurés dont il gérait 

les intérêts (dossier MP-GE, rubrique "correspondance 2013 entre Autorité 

requérante / MP GE, arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles du 21.11.2006, 

p. 2 i.f.; voir également même rubrique: "Note sur le rapatriement en Belgi-

que des fonds portés au crédit du Compte 3 ouvert au nom de A. à la ban-

que C. à Genève"). Les valeurs séquestrées dès 1995 par les autorités 

suisses sur demande expresse des autorités belges (dossier MP-GE, ru-

brique "correspondance 2012 entre MP GE / banque E. / Autorité requéran-

te / OFJ") et dont la restitution est aujourd'hui exigée par ces dernières se 

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révèlent donc provenir directement des infractions pour lesquelles le recou-

rant a été condamné et la confiscation ordonnée par la justice belge. La 

formulation imprécise du dispositif de l'arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles 

du 26 novembre 2006 mentionnant la "confiscation par équivalent" ne sau-

rait rien changer au fait que les considérants dudit jugement consacrent bel 

et bien une mesure assimilable, en droit suisse, à une confiscation au sens 

de l'art. 70 CP. Pareil constat est renforcé par la note explicative adressée 

à l'autorité d'exécution helvétique le 15 février 2013 par les autorités belges 

dont il ressort expressément que le compte du recourant fait bel et bien 

l'objet d'une mesure de confiscation et non d'une créance compensatrice. 

La remise des fonds peut dès lors intervenir en application de l'art. 74a 

EIMP. 

 

 

3. S'agissant de l'argument tiré de la prescription sous l'angle de l'art. 5 EIMP 

en lien avec l'art. 99 CP, il tombe à faux et ce dès lors qu'il repose sur la 

prémisse – erronée – selon laquelle l'entraide ne pourrait en l'occurrence 

être accordée sur la base de l'art. 74a EIMP, mais devrait suivre la voie des 

art. 94 ss EIMP. Or il vient d'être vu que tel n'est pas le cas (v. supra con-

sid. 2.2 et 2.3). Il ne s'agit donc pas ici de prêter assistance dans le cadre 

de l'exécution d'une sanction, comme le soutient le recourant, mais bien 

plutôt de restituer à l'Etat requérant le produit, respectivement le résultat 

des infractions commises à l'étranger. Les autorités suisses sont entrées 

en matière en 1994 sur la demande d'entraide belge tendant à la saisie 

conservatoire des montants litigieux. Il est de jurisprudence que c'est à ce 

moment-là que s'examine la question de la prescription (ATF 136 IV 4 con-

sid. 6.2). Les faits à l'origine de le condamnation du recourant en Belgique 

s'étant déroulés entre 1987 et 1994, il ne saurait être contesté que la pres-

cription n'était pas acquise au moment où les autorités suisses ont rendu 

leur décision d'entrée en matière. Le grief est ainsi scellé. 

 

 

4. Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours. 

 

 

5. En règle générale, les frais de procédure comprenant l'émolument d'arrêté, 

les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge des 

parties qui succombent (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l'art. 39 

al. 2 let. b LOAP). Le montant de l'émolument est calculé en fonction de 

l'ampleur et de la difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, 

de leur situation financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP). 

Le recourant supportera ainsi les frais du présent arrêt, fixés à CHF 6'000.-- 

- 8 - 

 

 

(art. 73 al. 2 LOAP et art. 8 al. 3 du règlement du Tribunal pénal fédéral sur 

les frais, émoluments, dépens, et indemnités de la procédure pénale fédé-

rale du 31 août 2010 [RFPPF; RD 173.713.162] et art. 63 al. 5 PA), entiè-

rement couverts par l'avance de frais effectuée. 

- 9 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. Un émolument de CHF 6'000.--, couvert par l’avance de frais déjà versée, 

est mis à la charge du recourant. 

 

 

Bellinzone, le 1
er

 octobre 2014 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: Le greffier:  

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me François Roger Micheli 

- Ministère public du canton de Genève 

- Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Le recours contre un arrêt en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre un arrêt rendu en matière d’entraide pénale internationale que s’il 
a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission de 
renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres 
vices graves (art. 84 al. 2 LTF).