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**Case Identifier:** 82b3f574-49a1-50ab-b4f4-f30008f160bd
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2016 / 96
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2016---96_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC15.035467-160115

133 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
21 avril 2016

_________________

Composition
:              Mme             
Rouleau,
présidente

             
              Mme             
Carlsson et M. Maillard, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
241 al. 1 et 2 CPC

 

 

             
Vu le prononcé rendu sous forme de dispositif le 15 octobre 2015, à la suite de l’audience
du 8 octobre 2015, par le Juge de paix du district de Nyon, notifié au poursuivi le 16 octobre 2015,
prononçant la mainlevée provisoire à concurrence de 225'000 fr., avec intérêt
à 5 % l’an dès le 2 mars 2010, sous déduction de 30'000 francs, valeur au 22 mars
2013, de 12'000 fr., valeur au 8 juillet 2013, et de 8'000 fr., valeur au 15 août 2013, de l’opposition
formée par X.________,
à [...], à la poursuite n° 7'488'633 de l’Office des poursuites du district de Nyon
intentée à la réquisition de
M.________,
à [...], fixant les frais judiciaires à 660 fr., les mettant à la charge du poursuivi
et disant qu’en conséquence celui-ci rembourserait au poursuivant son avance de frais, par
660 fr. et lui verserait la somme de 3'000 fr. à titre de dépens,

 

             
vu la demande de motivation de ce prononcé déposée le 16 octobre 2015 par le poursuivi,

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 13 janvier 2016 et notifiés au poursuivi
le 14 janvier 2016,

 

             
vu le recours interjeté le 21 janvier 2016 par le poursuivi, concluant, avec dépens, à
l’annulation du prononcé et au maintien de l’opposition,

 

             
vu la décision de la présidente de la cour de céans du 22 janvier 2016 admettant la requête
d’effet suspensif contenue dans le recours,

 

             
vu la convention signée les 5 et 11 avril 2016 par le conseil du poursuivi, d’une part, et
le conseil du poursuivant, de Z.________, de H.________ et de G.________, d’autre part, dont la
teneur est la suivante :

 

« (…)

 

             
En préambule,
parties exposent qu’elles ont été, respectivement sont encore divisées dans le cadre
de différentes procédures, depuis de nombreuses années. Cela étant, elles entendent
aujourd’hui mettre un terme définitif à tous les litiges passés et présent.
Partant elles conviennent de ce qui suit :

 

-.I.-

 

             
Z.________, H.________, G.________, M.________ et X.________ se donnent mutuellement quittance pour solde
de tout compte et de toute prétention en relation avec les différentes procédures qui
les ont divisés et pour toutes créances et dettes passées et présentes. Cette quittance
couvre notamment la convention du 29 mai 2008, la convention du 10 novembre 2009 et l’avenant du
22 mars 2013, ainsi que les procédures [...] et KC15.035467.

 

-.II.-

 

             
Au bénéfice des quittances réciproques, selon chiffre I ci-dessus, X.________ retirera
le recours actuellement pendant devant la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois,
dont il assumera seul les frais et pour lequel il renoncera à tout dépens, y compris s’agissant
de la première instance.

 

-.III.-

 

             
Parties admettant la radiation avec effet immédiat, à la requête de chacune d’entre
elles, de toutes les poursuites diligentées contre Z.________, H.________, G.________, M.________
et X.________, à la suite d’une réquisition de Z.________, H.________, G.________, M.________
et X.________.

 

-.IV.-

 

             
La présente convention est soumise à la ratification de la Cour des poursuites et faillites
du Tribunal cantonal vaudois.

 

-.V.-

 

             
Chaque partie conserve ses droits propres à l’égard de N.________, étant relevé
qu’X.________ a procédé au versement d’un montant total de 50'000 francs en faveur
de Z.________, H.________, G.________ et M.________.

 

-.VI.-

 

             
Chaque partie garde ses frais et renonce à des dépens.

 

             
(…) »

 

             
vu le courrier du 12 avril 2016 du conseil du poursuivant produisant la convention susmentionnée,
ainsi que des procurations de H.________, de Z.________, du poursuivant et de G.________, et requérant
que la cause soit rayée du rôle,

 

             
vu la télécopie du conseil du poursuivi du 13 avril 2016 requérant que la convention susmentionné
soit ratifiée pour valoir arrêt,

 

             
vu les autres pièces du dossier ;

 

             
attendu que selon l’art. 241 al. 2 CPC, une transaction, un acquiescement ou un désistement
a les effets d’une décision entrée en force,

 

             
que l’art. 241 al. 3 CPC prescrit que le tribunal raye l’affaire du rôle,

 

             
que la doctrine et la jurisprudence ont déduit de ces dispositions que la transaction, l’acquiescement
et le désistement entraînent de plein droit la fin du procès, sans qu’il soit nécessaire
que le juge entérine par une décision ces actes de procédure et leur confère la force
exécutoire, la décision de radiation du rôle ne faisant que constater cette fin (ATF 139
III 133 consid. 1.3, JdT 2014 II 268 ; TF 4A_451/2012 du 1er
novembre 2012 consid. 2 ; Tappy, Code de procédure civile commenté, n. 4 et 5 ad art.
241 CPC),

 

             
que la cour de céans ne saurait donc ratifier pour valoir arrêt la convention signée par
les parties, comme le requiert le recourant, mais seulement en prendre acte ainsi que du retrait de recours
qu’elle contient, et la joindre au procès-verbal de la cause,

 

             
qu’au demeurant, le fait que cette convention concerne des tiers à la présente procédure
et qu’elle intervient dans le cadre d’une procédure de mainlevée s’opposerait
à une ratification pour valoir arrêt ;

 

             
attendu que les frais judiciaires de deuxième instance, réduits des deux tiers (art. 76 al.
2 TFJC ; tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RSV 270.11.5) et fixés
à 300 fr., doivent être mis à la charge du recourant sans allocation de dépens de
deuxième instance, vu le chiffre II de la convention des 5 et 11 avril 2016.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites :

 

             
I.             
Prend acte de la convention des 5 et 11 avril 2016 et du retrait du recours qu’elle contient.

 

             
II.             
Raye la cause du rôle.

 

             
III.             
Dit que les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 300 fr. (trois cents
francs), sont mis à la charge du recourant X.________.

 

             
IV.             
N’alloue pas de dépens de deuxième instance.

 

             
V.             
Déclare le présent arrêt exécutoire.

 

La
présidente :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Emmanuel Hoffmann, avocat, (pour X.________),

‑             
Me Séverine Berger, avocate, (pour M.________).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 175’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Nyon.

 

             
Le greffier :