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**Case Identifier:** 4abc7d7c-3aed-514b-b4da-c84c9783a746
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-06-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 16.06.2017 C/20553/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-20553-2015_2017-06-16.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 20 juin 2017. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/20553/2015-4 CAPH/94/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 16 JUIN 2017 

 

Entre 

A______, sise ______ (GE), appelante et intimée sur appel joint d'un jugement rendu 
par le Tribunal des prud'hommes le 31 octobre 2016 (JTPH/396/2016), comparant par 
Me Emma Lombardini Ryan, avocate, Poncet Turrettini, Rue de Hesse 8-10, Case 
postale 5715, 1211 Genève 11, en l'Étude de laquelle elle fait élection de domicile, 

 d'une part, 

et 

B______, domicilié ______ (GE), intimé et appelant sur appel joint, comparant par 
Me Hervé Crausaz, avocat, Chabrier Avocats SA, Rue du Mont-Blanc 3, Case postale 
1363, 1211 Genève 1, en l'Étude duquel il fait élection de domicile, 

 d'autre part. 

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EN FAIT 

A. a. Par jugement du 31 octobre 2016, reçu le lendemain, le Tribunal des 
Prud'hommes, groupe 4, a déclaré recevable la demande formée le 4 mars 2016 
par B______ contre A______ (chiffre 1 du dispositif), condamné celle-ci à payer 
à B______ la somme brute de 45'237 fr. 60, avec intérêts moratoires à 5% l'an dès 
le 1er mai 2012 (ch. 2), invité la partie qui en a la charge à opérer les déductions 
sociales et légales usuelles (ch. 3), arrêté les frais de la procédure à 1'520 fr. (ch. 
5), mis ceux-ci à la charge de A______ en les compensant avec l'avance effectuée 
par B______ (ch. 6 et 7), condamné A______ à verser à B______ la somme de 
1'520 fr. (ch. 8), dit qu’il n'était pas alloué de dépens (ch. 9) et débouté les parties 
de toutes autres conclusions (ch. 4 et 10).  

b. Par acte déposé le 1er décembre 2016 au greffe de la Cour de justice, A______ 
appelle des chiffres 2, 3 et 5 à 10 de ce jugement dont elle sollicite l'annulation. 
Elle conclut à ce que B______ soit débouté de toutes ses conclusions. 

c. B______ conclut au rejet de l'appel susmentionné. Il forme en outre un appel 
joint dans lequel il sollicite l'annulation des chiffres 2 et 4 du jugement entrepris, 
la condamnation de A______ à lui verser la somme de 88'634 fr. 40 à titre 
d'indemnité de départ et la confirmation des chiffres 1, 3 et 5 à 8 de la décision 
attaquée. 

d. A______ conclut au rejet des prétentions formulées par B______ dans son 
appel joint. 

B. Les éléments suivants résultent du dossier soumis à la Cour: 

a. A______ (ci-après : A______ ou la Banque) est une société de droit suisse 
dont le but est l’exploitation d’une banque, y compris l’exercice à titre 
professionnel du commerce de valeurs mobilières. Son siège est à Genève. 

b. B______ a été engagé le 20 juin 2002 par A______ en qualité de Product 
Manager of Key Account Management Team, à partir du 1er janvier 2003. Il a été 
nommé directeur à compter du 1er avril 2006. 

c. Le contrat de travail signé par B______ prévoyait que si celui-ci donnait son 
congé, il s'interdisait de solliciter la clientèle et les employés de la Banque 
pendant une période de douze mois, sous peine de versement d'une peine 
conventionnelle. La Banque se réservait en outre la faculté d'exiger de lui qu'il 
n'exerce, durant cette période, aucune activité concurrente à la sienne, moyennant 
le versement d'une indemnité égale à une année de salaire, bonus compris. 

d. Au moment de la résiliation des rapports de travail, le salaire mensuel de 
B______ s'élevait à 15'499 fr. brut, montant auquel s’ajoutaient 816 fr. de frais de 

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représentation et 100 fr. de participation à la prime d’assurance-maladie, soit au 
total 16'415 fr. 

e. Il ressort du règlement du personnel de A______, dans ses versions au 
1er janvier 2011 et au 1er juillet 2011, qu'en cas d'incapacité de travail totale ou 
partielle pour cause de maladie, la Banque versait à l'employé son salaire intégral 
pendant un délai d'attente de 60 jours. La perte de salaire était ensuite couverte par 
des prestations d'assurances à concurrence de 80% pendant au maximum 
670 jours. Pour les employés disposant de plus de dix années de service, la 
Banque versait en outre le 20% du salaire restant durant huit mois. Les prestations 
d'assurance étaient versées tant que duraient les rapports de travail et revenaient à 
la Banque aussi longtemps que celle-ci versait le salaire (pièces 1.1 et 1.2 intimée, 
art. 6.6). 

A teneur de ce même règlement, lorsque l'employé atteignait la position de 
directeur, le délai de congé était porté à six mois pour la fin d'un mois (pièces 1.1 
et 1.2 intimée, art. 2.2). 

f. Le 14 mars 2011, B______ a eu un entretien avec sa responsable et une 
collaboratrice des ressources humaines, à l'occasion duquel ces dernières lui ont 
annoncé que la Banque avait décidé de se séparer de lui à la suite d'une 
réorganisation. Les conditions de son départ, soit un délai de congé de six mois, 
une libération immédiate de l’obligation de travailler, le versement d'un montant 
de 133'872 fr. brut et les services d'une société d'outplacement à concurrence de 
18'000 fr., lui ont été présentées à ce moment-là. En contrepartie, B______ 
s'engageait à ne pas s’opposer à son licenciement et à ne pas contacter les clients 
durant les six mois suivant la fin des rapports de travail. 

A l'issue de cet entretien, B______ a immédiatement quitté les locaux de la 
Banque (témoin E______). 

g. Par courrier remis en mains propres le 18 mars 2011, A______ a confirmé à 
B______ que pour les raisons qui lui avaient été exposées, elle était contrainte de 
mettre un terme à son contrat de travail avec effet au 30 septembre 2011, 
conformément à son délai de congé de six mois, et qu'il était libéré de son 
obligation de travailler dès le 15 mars 2011.  

Le même jour, A______ a soumis à B______ une convention ("agreement") datée 
et signée par deux de ses représentants. 

Le préambule de la convention indiquait que la Banque avait été contrainte de 
résilier le contrat de travail de B______ par lettre du 18 mars 2011 pour le 
30 septembre 2011 en raison d'une restructuration interne et souhaitait, compte 
tenu des conséquences financières de cette mesure, lui accorder une indemnité de 
départ. En signant la convention, B______ confirmait avoir reçu la lettre de 

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résiliation de son contrat de travail datée du 18 mars 2011 et accepter le contenu 
de ce courrier, en particulier la fin des rapports de travail au 30 septembre 2011. 

L'art. 1 de la convention prévoyait que la Banque offrait à B______, à sa seule et 
entière discrétion et en sus de la rémunération versée durant le délai de congé, la 
participation à un programme de reconversion d'un coût maximum de 18'000 fr. 
ainsi qu'une indemnité de départ d’un montant de 133'872 fr. brut. Cette 
indemnité était payée pour solde de tout compte et "à la condition que le contrat 
de travail se termine effectivement le 30 septembre 2011 au plus tard". Cette 
somme était réputée couvrir toutes les prétentions résultant de la relation 
contractuelle nouée entre les parties. Son paiement était en outre subordonné à la 
condition que B______ ne sollicite ni la clientèle de la banque ni les employés de 
cette dernière durant une période de six mois suivant la fin des rapports de travail. 

L'indemnité de départ était payable dans les trente jours suivant la fin de la 
période de non-sollicitation, sous réserve de la réalisation des conditions prévues 
par l'art. 1 de la convention (art. 2). 

La convention comprenait par ailleurs une clause de solde de compte (art. 4) de 
même qu'une clause de confidentialité assortie d'une peine conventionnelle 
(art. 5). 

h. Le 11 avril 2011, la Banque a établi à la demande de B______ une seconde 
version de la convention du 18 mars 2011, que deux de ses représentants ont 
signée. Elle s'engageait désormais à lui verser la moitié de l'indemnité de départ 
dans les trente jours suivant la fin de son délai de congé et le solde dans les trente 
jours suivants la fin de la période de non-sollicitation (art. 2). 

i. Le 9 mai 2011, B______ a contresigné la lettre de licenciement et la seconde 
version de la convention. 

j. A la suite d'un problème cardiaque, B______ s'est trouvé en incapacité de 
travail totale du 14 juillet 2011 au 31 mars 2012.  

k. Par courriels des 9 août, 28 septembre et 7 novembre 2011, B______ a adressé 
des certificats médicaux à A______. Dans son courriel du 9 août 2011, il a 
notamment indiqué : "Suite à un accident cardio vasculaire, je suis en 
convalescence au repos pour quelques semaines. Je crois que cela prolonge la fin 

de mon délai de congé.". 

l. A______ a continué à verser à B______ le salaire prévu par son contrat de 
travail jusqu’au mois de mars 2012, en lui adressant les fiches y relatives.  

m. Par courrier recommandé du 7 février 2012, A______ a indiqué à B______ 
qu'à la suite de son incapacité de travail, son délai de congé avait été prolongé de 

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180 jours en application de l’art. 336c al. 1 let. b CO, de telle façon que son 
contrat de travail prendrait fin le 31 mars 2012. Son solde de vacances lui serait 
versé avec son dernier salaire. Ce courrier ne faisait pas référence à la convention 
signée le 9 mai 2011. 

n. A la fin des rapports de travail, A______ n’a procédé à aucun versement au 
titre de la convention précitée. 

o. Par courrier recommandé du 15 juin 2012, B______ a contesté toute 
prolongation des rapports de service en vertu de l’art. 336c al. 1 let. b CO. A son 
sens, la convention mentionnait expressément qu'il avait accepté de fixer la fin des 
rapports de services au 30 septembre 2011, en échange de quoi une indemnité de 
départ acceptable lui avait été accordée. Il avait dès lors renoncé valablement à la 
protection en cas de maladie, ce qui excluait tout report du terme de résiliation. Il 
serait en outre inéquitable que la Banque profite de son accident cardio-vasculaire 
pour ne pas lui verser d'indemnité, et ce alors que son salaire avait été quasi 
entièrement pris en charge par l'assurance perte de gain. B______ proposait dès 
lors de déterminer le montant supplémentaire déboursé par la Banque en raison de 
son incapacité de travail et de rediscuter le montant de l'indemnité sur cette base. 

A______ a répondu à B______ que son contrat de travail n’avait pas pris fin le 
30 septembre 2011 et qu'elle n’était dès lors pas tenue de lui verser l’indemnité 
prévue par la convention. Compte tenu des circonstances, elle était toutefois 
disposée à lui allouer un montant de 45'237 fr. brut correspondant à la différence 
entre cette indemnité et ce qu'il avait reçu à titre de salaire du 30 septembre 2011 
au 30 mars 2012, à condition que les engagements résultant des articles 3, 4, 5 et 6 
de la convention du 9 mai 2011 restent inchangés. 

B______ a réfuté l'argumentation de A______ et proposé de transiger à hauteur 
d'un versement de 90'000 fr. et de la remise d’un bon certificat de travail. 

A______ n'a pas répondu à ce courrier. 

p. B______ a retrouvé un emploi au mois de novembre 2012. 

C. a. Par acte expédié le 7 octobre 2015 en vue de conciliation, B______ a assigné 
A______ en paiement de la somme de 128'212 fr. 80, plus intérêts moratoires à 
5% l’an dès le 30 octobre 2011, à titre de solde entre ce que la Banque avait 
effectivement payé à titre de salaire et le montant des indemnités prévues.  

La conciliation ayant échoué, B______ a, par demande ordinaire déposée à 
l’office postal le 4 mars 2016, assigné A______ en paiement principalement de 
151'872 fr. brut à titre d’indemnités prévues par la convention du 18 mars 2011, et 
subsidiairement de 134'577 fr. brut à titre de solde entre le montant que A______ 
avait effectivement payé à titre de salaire jusqu’au 31 mars 2012 et le montant des 

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indemnités prévues par la convention, le tout avec intérêts moratoires à 5% l’an 
dès le 30 octobre 2011. 

b. A______ a conclu au déboutement de B______ de toutes ses conclusions. 

c. Le Tribunal a procédé à l'audition des parties et d'un témoin. 

d. B______ a déclaré que son licenciement s’était déroulé en plusieurs phases. Il 
n’avait tout d’abord pas reçu son bonus en même temps que ses collaborateurs. 
Son supérieur, C______, lui avait alors indiqué que la Banque réfléchissait à une 
restructuration et qu’il était envisagé qu’il parte avec un package. B______ a 
précisé qu’un départ l’aurait soulagé « vu la situation de l’époque ». Il avait alors 
indiqué à C______ qu’il ne partirait pas sans avoir d’explications sur le non-
paiement de son bonus mais qu’il accepterait de discuter les conditions de son 
départ.  

B______ avait ensuite été convoqué le 14 mars 2011 pour un entretien lors duquel 
la Banque lui avait annoncé avoir décidé de se séparer de lui en raison d'une 
réorganisation. Les conditions de son départ lui avaient été présentées à ce 
moment-là. En contrepartie, il devait s'engager à ne pas s’opposer à son 
licenciement et à ne pas contacter les clients durant les six mois suivant la fin des 
rapports de travail. Il avait demandé que le paiement de l'indemnité intervienne en 
deux tranches et non à l'échéance de la période de non-sollicitation de six mois 
ainsi qu'une autre modification mineure, raison pour laquelle il n’était retourné 
signer la convention que plus tard dans les locaux de la Banque.  

B______ a encore confirmé avoir reçu deux documents distincts le 14 mars 2011, 
soit la lettre de licenciement et la convention. La Banque s’était engagée à signer 
celle-ci à condition qu'il ne fasse "pas de vagues". Pour lui, la lettre de 
licenciement et la convention formaient un tout. Lorsqu'il a reçu ces documents, il 
a compris qu'il s'agissait d'un licenciement sous la forme d’un "package". 

e. Lors de la même audience, D______, représentant A______, a déclaré ne pas 
avoir assisté aux discussions intervenues avec B______ mais être familière avec 
l'"Agreement" utilisé dans cette affaire. Il s’agissait d’une convention contenant 
des mesures à bien plaire offertes aux collaborateurs, notamment dans le cadre de 
licenciements pour restructuration. Elle n'avait pas eu connaissance de cas dans 
lesquels la banque aurait payé l'équivalent en nature du programme de 
reconversion, au lieu que le travailleur le suive. Les indemnités étaient versées 
pour cause de restructuration et non pas pour qu’il n’y ait "pas de vagues". Elle a 
rappelé que le paiement de l’indemnité était conditionné au fait que le contrat de 
travail arrive à terme le dernier jour du délai de congé et au respect de la clause de 
non-sollicitation. 

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D______ a en outre fait valoir qu'une partie des éléments avancés par B______ 
lors de son interrogatoire ne figuraient pas dans les allégués de sa demande et 
étaient de ce fait contestés. 

f. Entendu comme témoin, E______, ancien employé de A______, a déclaré que 
B______ était devenu son supérieur hiérarchique aux alentours de 2008-2009. 
L’équipe dans laquelle ils travaillaient était passée de dix à trois collaborateurs, 
les employés étant « liquidés » au fur et à mesure. Le cadre de leurs activités était 
flou, les conditions de travail difficiles et éprouvantes, "voire inhumaines". 
E______, qui était présent le jour du licenciement de B______, a encore indiqué 
que ce dernier avait immédiatement quitté les locaux de la Banque après 
l'entretien qu'il avait eu avec sa hiérarchie. 

D. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a retenu que B______ avait indiqué au 
début de l'année 2011 à son supérieur qu'il était prêt à négocier son départ et 
qu'une négociation à ce sujet avait eu lieu. Bien qu'elles fussent physiquement 
distinctes, la lettre de licenciement et la convention pouvaient par ailleurs être de 
bonne foi comprises comme formant un tout. Une interprétation de ces documents 
en application du principe de la confiance conduisait à retenir que les parties 
avaient signé un accord aux termes duquel elles mettaient fin aux rapports de 
travail pour le 30 septembre 2011, l'employé renonçant à la protection conférée 
par l'art. 336c CO dans ce cadre. B______ pouvait dès lors prétendre au 
versement de l'indemnité de départ prévue par l'accord, sous déduction des 
salaires bruts qu'il avait reçus d'octobre 2011 à mars 2012. Les frais du 
programme de reconversion n'étaient en revanche pas dus. Le Tribunal a ainsi 
condamné A______ à verser à B______ la somme de 45'237 fr. 60, correspondant 
à l'indemnité de départ en 133'872 fr. diminuée de 88'634 fr. 40 de salaires bruts 
versés entre les mois d'octobre 2011 et de mars 2012. Cette créance portait intérêts 
moratoires à 5% l'an à compter du 1er mai 2012. 

E. Les arguments des parties en appel seront examinés ci-après dans la partie "EN 
DROIT" dans la mesure utile à la solution du litige.  

EN DROIT 

1. Interjetés contre une décision finale (308 al. 1 let. a CPC) auprès de l'autorité 
compétente (art. 124 let. a LOJ) dans le délai utile de trente jours et selon la forme 
prescrite par la loi (art. 142 al. 1 et 3, 145 al. 1 let. c, 311 et 313 al. 1 CPC), l'appel 
et l'appel joint sont recevables. 

2. Le juge d'appel dispose d'un pouvoir d'examen complet et revoit librement les 
questions de fait comme les questions de droit (art. 310 CPC). En particulier, il 
contrôle librement l'appréciation des preuves effectuée par le juge de première 
instance et vérifie si celui-ci pouvait admettre les faits qu'il a retenus (art. 157 

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CPC; ATF 138 III 374 consid. 4.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 4A_153/2014 du 
28 août 2014 consid. 2.2.3). 

3. L'appelante fait valoir, à titre liminaire, que le Tribunal a erré en prenant en 
considération les déclarations de l'intimé et du témoin E______ en relation avec 
les conditions de travail régnant au sein de l'établissement et les discussions 
intervenues entre l'intimé et son supérieur avant le licenciement. Ces déclarations 
ne se rapporteraient à aucun allégué contenu dans les écritures de l'intimé et 
seraient dès lors irrecevables.  

3.1 Il résulte des art. 55 al. 1 et 221 al. 1 lit. d CPC que les parties doivent, dans 
les procédures régies par la maxime des débats, exposer au tribunal les faits sur 
lesquels elles fondent leurs conclusions et indiquer les moyens de preuve y 
afférents.  

La question de savoir avec quel degré de précision les parties doivent alléguer les 
faits sur lesquels elles fondent leurs prétentions est débattue en doctrine. A côté 
des auteurs qui s’opposent résolument à la prise en compte de faits non allégués, 
certains atténuent cette rigueur, affirmant que dans un tel cas, l’état de fait est en 
général incomplet ou peu clair, de sorte que le juge a le devoir d’interpeller les 
parties (art. 56 CPC). D’autres auteurs admettent les faits qui, à tout le moins, 
s’inscrivent dans le cadre de ce qui a été allégué ou qui entraînent des 
conséquences juridiques visées par la prétention en cause (arrêt du Tribunal 
fédéral 4A_195/2014 et 4A_197/2014 du 27 novembre consid. 7.2 n.p. in 
ATF 140 III 602, commenté par BASTONS BULLETTI in CPC Online, Newsletter 
du 7 janvier 2015 et RETORNAZ in RSPC 2015/II n. 1635).  

3.2 En l'espèce, l'intimé a allégué dans sa demande du 4 mars 2016 avoir 
essentiellement travaillé au sein d'une section chargée d'une partie de la clientèle 
étrangère de la Banque, et ce dans des conditions extrêmement difficiles et 
éprouvantes. Il a pour le surplus indiqué qu'il n'entendait pas exposer davantage 
les faits relatifs à ses rapports de service avec son employeur (demande du 4 mars 
2016, allégués 9 à 11). L'appelante s'est quant à elle bornée à indiquer que le 
licenciement de l'intimé était intervenu dans le cadre d'une restructuration.  

Il s'ensuit que les déclarations de l'intimé relatives aux discussions intervenues 
avec son supérieur préalablement au licenciement prononcé le 14 mars 2011 ne 
pouvaient en principe pas être prises en considération, faute de se rapporter à des 
faits allégués par les parties. Celles du témoin E______ relatives aux conditions 
dans lesquelles l'intimé travaillait au moment des faits pouvaient en revanche être 
prises en compte. Ces questions souffriront toutefois de rester indécises dès lors 
que la prise en compte de ces déclarations n'est pas de nature à modifier l'issue du 
litige. 

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4. Sur le fond, l'appelante soutient qu'elle a licencié l'intimé de manière unilatérale 
pour le 30 septembre 2011 et qu'elle lui a offert en parallèle une indemnité de 
départ discrétionnaire ainsi qu'une participation à un programme de reconversion. 
L'allocation de ces prestations était conditionnée à l'absence de prolongation des 
rapports de travail au-delà du terme de résiliation. Contrairement à ce qu'avait 
retenu le Tribunal, cette condition était clairement stipulée dans la convention 
signée avec l'intimé. Or, ce dernier avait subi une incapacité de travail qui avait eu 
pour effet de prolonger le délai de congé jusqu'au 31 mars 2012. Il ne pouvait dès 
lors plus prétendre aux prestations en question.  

L'intimé fait quant à lui valoir que le Tribunal a correctement interprété la 
convention en retenant que les rapports de travail avaient été résiliés d'entente 
entre les parties pour le 30 septembre 2011 et qu'il avait dans ce cadre renoncé à la 
protection découlant de l'art. 336c CO. Le Tribunal avait en revanche violé les 
dispositions relatives à l'enrichissement illégitime en déduisant de l'indemnité de 
départ l'intégralité des salaires bruts qu'il avait reçus durant son incapacité de 
travail. A son sens, seuls les montants pris en charge par l'appelante pouvaient être 
imputés sur ce montant.  

4.1 Le droit en vigueur repose sur le principe de la liberté du congé. Chaque partie 
a le droit de résilier sans indication de motif un contrat de travail conclu pour une 
durée indéterminée (art. 335 al. 1 CO). Elle doit cependant respecter les termes et 
délais prévus par l’art. 335c al. 1 CO, ainsi que les autres règles énoncées aux 
art. 336 ss CO (ATF 132 III 115 consid. 2.1 ; 131 III 535 consid. 4.1 ; 130 III 699 
consid. 4.1; CAPH/187/2008 du 27 octobre 2008 consid. 2a).  

Aux termes de l'art. 336c al. 2 CO, lorsque le congé est donné avant l'une des 
périodes de protection visées par l'alinéa 1 et que le délai de congé n'a pas expiré 
avant cette période, ce délai est suspendu pendant la durée limitée de protection et 
ne continue à courir qu'après la fin de la période. Le congé reste toutefois valable, 
de sorte que l'employeur n'est pas tenu de le renouveler (AUBRY GIRARDIN, in 
Commentaire du contrat de travail, 2013, n. 42 ad art. 336c CO, p. 725 ; 
SUBILIA/DUC, Droit du travail : éléments de droit suisse, 2e éd. 2010, p. 602 ; 
WYLER/HEINZER, Droit du travail, 3e éd. 2014, p. 692 ; BRUNNER/BÜHLER/ 
WAEBER/BRUCHEZ, Commentaire du contrat de travail, 3e éd. 2004, n. 12 et 13 ad 
art. 336c CO ; STREIFF/VON KAENEL/RUDOLPH, Arbeitsvertrag, 7e éd. 2012, n. 10 
ad art. 336c CO, p. 1089).  

Les périodes de protection prévues par l'art. 336c al. 1 CO peuvent se cumuler. 
Des incapacités de travail causées par une même atteinte (rechute) peuvent ainsi 
se succéder à concurrence du maximum de la période de protection prévue par 
l'art. 336c CO compte tenu de l'ancienneté de l'employé. Deux périodes 
d'incapacité résultant de deux causes différentes entraînent en revanche chacune 
une suspension du délai de congé à concurrence du maximum prévu par l'art. 336c 

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CO (AUBERT, Commentaire romand, Code des obligations I, 2e éd. 2012, n. 8 s. 
ad art. 336c et 336d CO). 

L'art. 341 al. 1 CO dispose que le travailleur ne peut pas renoncer, pendant la 
durée du contrat et durant le mois qui suit la fin de celui-ci, aux créances résultant 
de dispositions impératives de la loi ou d'une convention collective. Dans le cadre 
d'une transaction relative à la fin des rapports de travail, le salarié peut cependant 
renoncer à des droits protégés par cette disposition à condition que l'accord 
comporte nettement des concessions réciproques (arrêt du Tribunal fédéral 
4C.397/2004 du 15 mars 2005 consid. 2.1; SUBILIA/DUC, op. cit., n. 17 ad art. 341 
CO, p. 747; AUBERT, op. cit., n. 8 ad art. 335 CO; WYLER/HEINZER, op. cit.,  
p. 529).  

4.1.1 La résiliation du contrat est une manifestation unilatérale de volonté, sujette 
à réception, par laquelle son auteur communique à son cocontractant sa volonté de 
mettre fin aux rapports de travail. La déclaration doit être claire et précise quant à 
la volonté de son auteur de mettre un terme aux rapports de travail. Elle 
s'interprète selon les mêmes règles que celles qui gouvernent l'interprétation des 
manifestations de volonté, soit à la lumière de la théorie de la confiance. S'il 
subsiste un doute, elle doit être interprétée contre son auteur (interprétation contra 
stipulatorem; ATF 128 III 129 consid. 2a ; arrêt du Tribunal fédéral 4A_219/2013 
du 4 septembre 2013 résumé in JdT 2014 II 308 consid. 3.2; WYLER/HEINZER,  
op. cit., p. 501 et les réf. cit.). 

En dehors des cas de résiliation unilatérale du contrat, les parties peuvent convenir 
en tout temps de rompre les rapports de travail d'un commun accord 
(WYLER/HEINZER, op. cit., p. 526). L'accord sur la résiliation doit toutefois être 
distingué de l'accord sur les modalités de la résiliation. Dans le premier, les parties 
manifestent leur volonté concordante de mettre un terme aux relations de travail 
alors que le second a pour seul objet de régler les conditions et modalités de la fin 
du contrat à la suite d'une résiliation unilatérale signifiée par l'une des parties. 
Dans ce type d'accord, la protection accordée par l'art. 336c CO reste applicable 
(WYLER/HEINZER, op. cit., p. 529). 

Lorsque la volonté réelle des parties ne peut pas être établie ou si les volontés 
intimes divergent, le juge doit interpréter les déclarations et les comportements 
selon la théorie de la confiance, en recherchant comment une déclaration ou une 
attitude pouvait être comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des 
circonstances (interprétation dite objective ; ATF 128 III 419 consid. 2 ; 127 III 
444 consid. 1b ; 126 III 59 consid. 5b ; 126 III 375 consid. 2e/aa ; 125 III 305 
consid. 2b ; WINIGER, Commentaire romand, Code des obligations I, 2e éd. 2012, 
n. 14 ss ad art. 18 CO). L'interprétation objective permet de protéger la partie 
destinataire dans la compréhension qu'elle avait de la volonté manifestée par la 
partie adverse. Cette protection est accordée si la partie a donné à la déclaration de 

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volonté reçue la signification qu'elle pouvait lui accorder de bonne foi selon les 
circonstances qu'elle connaissait ou qu'elle aurait dû connaître. Pour être de bonne 
foi, le destinataire doit notamment avoir fait l'effort nécessaire pour comprendre le 
déclarant, par exemple en lisant soigneusement les textes, parfois complexes, qui 
lui ont été soumis (WINIGER, op. cit., n. 135 et 139 ad art. 18 CO). 

L’acceptation par l'employé d'une résiliation proposée par l’employeur ne suffit 
pas à elle seule pour déduire l’existence d’une résiliation conventionnelle et par là 
même une volonté implicite du recourant de renoncer à la protection accordée par 
les art. 336 ss CO.  L'accord entre les parties doit être interprété restrictivement et 
ne peut constituer un contrat de résiliation conventionnelle que dans des 
circonstances exceptionnelles, notamment lorsqu'est établie sans équivoque la 
volonté des intéressés de se départir du contrat (arrêts du Tribunal fédéral 
4A_376/2010 du 30 septembre 2010 consid. 3; 4C.27/2002 du 19 avril 2002, trad. 
in SJ 2003 p. 220). Lorsque l'accord a été rédigé par l'employeur, le travailleur 
doit notamment pouvoir disposer d'un délai de réflexion suffisant pour pouvoir se 
déterminer en pleine connaissance de cause (WYLER/HEINZER, op. cit., p. 527 s. et 
les réf. cit.). 

4.1.2 Dans le cadre d'un accord sur les modalités de la résiliation, l'employeur 
peut proposer à l'employé le paiement d'une indemnité discrétionnaire (indemnité 
de départ) en subordonnant celui-ci à la condition que le contrat prenne 
effectivement fin à une date déterminée. En liant le paiement de l'indemnité à 
cette condition, l'employeur se prémunit contre les conséquences financières 
entraînées par une éventuelle prolongation des rapports de service due à la 
survenance d'une période de protection pendant le préavis de résiliation (art. 336c 
CO). Si une telle prolongation survient, l'obligation de payer l'indemnité s'éteint. 
La possibilité de prévoir une telle condition tient au fait que l'indemnité de départ 
ne résulte pas du contrat et correspond à un engagement discrétionnaire de 
l'employeur (WYLER/HEINZER, op. cit., p. 529 s.; arrêts du Tribunal fédéral 
4A_219/2013 du 4 septembre 2013 résumé in JdT 2014 II 308 consid. 3.1; 
4C.384/2004 du 6 janvier 2005 consid. 3.2).  

Si, dans le cadre d'un accord sur les modalités de la résiliation, l'employé renonce 
à des droits protégés par l'art. 341 al. 1 CO, l'équivalence des concessions faites 
par les parties doit être appréciée au moment de sa conclusion, en fonction des 
chances de l'employé de faire valoir avec succès les prétentions auxquelles il a 
renoncé. Les événements imprévisibles qui peuvent survenir jusqu'à la fin du délai 
de congé et qui ne sont imputables à aucune des parties, telle que la survenance 
d'une période de protection en raison d'une incapacité de travail, doivent être pris 
en considération (arrêts du Tribunal fédéral 4A_376/2010 du 30 septembre 2010 
consid. 3; 4C.27/2002 du 19 avril 2002 consid. 3.3; WYLER/HEINZER, op. cit., 
p. 528). 

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4.2  Il convient dans un premier temps de déterminer si les parties ont conclu un 
accord de résiliation ou un accord sur les modalités de la résiliation faisant suite à 
une résiliation unilatérale des rapports de travail. Il s'agira ensuite d'examiner la 
conformité de cet accord avec les dispositions impératives contenues aux 
art. 336 ss CO. 

4.2.1 En l'espèce, il résulte du dossier que la décision de mettre un terme aux 
rapports de travail a été prise de manière unilatérale par l'appelante et 
communiquée comme telle à l'intimé. La cessation des rapports de travail n'a pas 
été le fruit d'un processus de concertation entre les parties.  

Après avoir licencié plusieurs collègues de l'intimé, l'appelante a en effet informé 
celui-ci d'une prochaine restructuration au sein de la Banque, qui allait 
vraisemblablement impliquer son départ. Le 14 mars 2011, elle l'a convoqué à un 
entretien à l'occasion duquel elle lui a annoncé son licenciement en raison de cette 
réorganisation et lui a détaillé le "package" qu'elle était disposée à lui offrir dans 
ce cadre, à savoir une libération immédiate de l'obligation de travailler, le 
versement de son salaire durant le délai de congé, l'allocation d'une indemnité de 
départ et les services d'une société d'outplacement. En contrepartie, l'intimé devait 
s'engager à ne pas s’opposer à son licenciement et à ne pas contacter les clients de 
la Banque durant les six mois suivant la fin des rapports de travail. Ces conditions 
n'ont été ni évoquées préalablement à l'entretien ni négociées de manière 
substantielle à cette occasion. Seules les modalités de versement de l'indemnité de 
départ ont en effet subi une légère modification. A l'issue de l'entretien précité, 
l'intimé a en outre immédiatement quitté les locaux de la Banque.  

La volonté manifestée par l'appelante ne comportait dès lors pas d'élément 
permettant à l'intimé de penser que celle-ci lui proposait une résiliation 
consensuelle des rapports de travail accompagnée d'une indemnisation. L'intimé 
ne pouvait interpréter cette volonté autrement que comme un licenciement 
unilatéral assorti de prestations subordonnées au fait qu'il ne conteste pas son 
congé. Il résulte d'ailleurs de l'attitude adoptée lors de l'entretien que l'intimé avait 
compris que le principe du licenciement ne constituait pas un objet de négociation 
et que seules les compensations allouées par l'appelante pouvaient être discutées. 
Le fait que l'intimé ait indiqué qu'il acceptait les conditions de départ qui lui 
étaient proposées ou qu'il ait bénéficié d'un délai de réflexion pour communiquer 
sa décision à l'appelante sur cette question ne saurait ainsi conférer un caractère 
bilatéral et consensuel à la résiliation des rapports de travail. 

Une analyse objective des documents remis à l'intimé conduit au même résultat. 
Aux termes de la lettre de licenciement du 18 mars 2011, l'appelante a confirmé à 
l'intimé qu'elle mettait un terme à son contrat de travail pour la prochaine 
échéance utile et qu'il était libéré de son obligation de travailler à compter du 
15 mars 2011. Le préambule de la convention remise simultanément à l'intimé 

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mentionnait que l'appelante avait été contrainte de le licencier par lettre du 
18 mars 2011 pour le 30 septembre 2011 en raison d'une restructuration et qu'elle 
souhaitait pour cette raison lui accorder une indemnité de départ. Ces termes 
correspondaient à la volonté manifestée par l'appelante lors de l'entretien du 
14 mars 2011 et ne laissaient guère de doute sur le fait que la résiliation était 
donnée de manière unilatérale, et ne constituait pas le résultat d'une négociation 
entre les parties. Le fait que la lettre de licenciement et la convention lui soient 
remis en même temps ne permettait dès lors pas à l'intimé de partir du principe 
que ces documents formaient un tout et que l'appelante lui proposait de mettre 
consensuellement fin aux rapports de travail. 

L'art. 1 al. 2 de l'accord stipulait d'ailleurs que l'indemnité de départ était allouée 
en sus du salaire "comme indiqué dans la lettre de résiliation" et que l'appelante 
versait ce montant à l'intimé "à sa seule et entière discrétion". Dans l'esprit de 
l'intimé, de tels termes ne pouvaient qu'évoquer un licenciement unilatéral assorti 
d'une indemnité visant à compenser ses effets.  

Certes, la seconde partie du préambule de la convention stipulait que l'intimé 
acceptait, par sa signature, le contenu de la lettre de licenciement du 18 mars 2011 
et la fin des rapports de travail au 30 septembre 2011. Au vu des circonstances, 
cette acceptation ne pouvait toutefois être interprétée autrement que comme un 
engagement de l'intimé à ne pas contester le bien-fondé de son licenciement 
devant les instances prud'homales. Il apparaît au demeurant que telle a, en effet, 
été la compréhension de l'intimé puisque ce dernier a déclaré que l'accord lui était 
proposé sous la condition qu'il ne "fasse pas de vagues". 

Le fait que le versement de l'indemnité soit soumis à la condition que les rapports 
de travail prennent fin au plus tard au 30 septembre 2011 (art. 1 al. 2 de la 
convention) ne permettait pas non plus à l'intimé de considérer qu'il concluait un 
accord de résiliation avec l'appelante. Dès lors qu'il s'engageait à ne pas contester 
son licenciement, l'intimé pouvait et devait comprendre, à la lecture de cette 
disposition, qu'il devait également s'abstenir de solliciter une prolongation de son 
délai de congé en vertu de l'art. 336c CO pour obtenir l'indemnité de départ 
consentie par l'appelante. L'intimé ne fait pas valoir que cette compréhension 
n'aurait pas été à sa portée. En outre, pour retenir l'interprétation qu'il prône, il 
aurait fallu que les parties conviennent que les rapports de travail se termineraient 
irrévocablement au 30 septembre 2011 indépendamment de la survenance d'une 
cause de suspension du délai de congé au sens de l'art. 336c CO et que l'employé 
renonçait à invoquer les droits découlant de cette disposition. Or, cette mention 
fait défaut et aucun élément du dossier n'indique que telle aurait été la volonté des 
parties. 

Au vu de ce qui précède, l'interprétation dont se prévaut l'intimé ne peut être 
retenue sur le plan objectif. Celle préconisée par l'appelante, selon laquelle elle a 

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licencié l'intimé de manière unilatérale et lui a offert en parallèle une indemnité de 
départ, dont l'octroi était soumis à la condition qu'il ne conteste pas son 
licenciement et que les rapports de travail ne se prolongent pas au-delà du terme 
de résiliation en raison de la survenance d'un motif de suspension du délai de 
congé, est en revanche conforme au principe de la confiance. 

4.2.2 Il convient dès lors de déterminer si l'intimé a, dans le cadre de l'accord du 
9 mai 2011, renoncé à des prétentions résultant de dispositions impératives de la 
loi et, cas échéant, obtenu des concessions équivalentes de la part de l'appelante.  

Au moment de son licenciement, l'intimé pouvait prétendre au paiement de son 
salaire jusqu'au 30 septembre 2011, date du terme de son délai de congé. Il avait 
droit à la prolongation de ce délai pour une durée maximale de 180 jours pour 
chaque cas distinct de maladie ou d'accident durant cette période. La résiliation 
émanant de son employeuse, la clause de non-sollicitation figurant dans son 
contrat de travail ne s'appliquait pas. Il avait en outre la faculté de saisir les 
juridictions prud'homales afin de tenter d'obtenir une indemnité pour licenciement 
abusif, étant précisé qu'il n'a pas allégué que les conditions posées par l'art. 336a 
CO auraient été réalisées. 

Or, aux termes de l'accord du 9 mai 2011, l'intimé a été libéré de son obligation de 
travailler durant l'intégralité de son délai de congé tout en continuant à recevoir 
son salaire, y compris les indemnités de représentation. Il s'est engagé à ne 
solliciter ni de clients ni d'employés de la Banque pendant les six mois suivant la 
fin des rapports de travail ce qui était de nature à entraver temporairement la 
recherche d'un nouvel emploi. Cet engagement était toutefois compensé par 
l'indemnité de départ dont le montant équivalait à huit mois de son dernier salaire. 
L'intimé n'a pas prétendu que cette indemnité aurait été insuffisante, par exemple 
au motif qu'il aurait pu obtenir un salaire plus élevé auprès d'un autre employeur. 

La question de savoir si la convention impliquait une renonciation à la protection 
conférée par l'art. 336c CO, dans la mesure où elle incitait l'intimé à ne pas 
solliciter de prolongation de son délai de congé en cas de maladie ou d'accident 
afin de ne pas perdre l'indemnité de départ, peut en outre rester indécise. Il suffit à 
cet égard de constater que cette indemnité équivalait à huit mois de salaire, soit 
une durée supérieure à la prolongation à laquelle l'intimé pouvait prétendre en cas 
d'incapacité de travail. La renonciation de l'intimé à bénéficier d'une suspension 
de son délai de congé en application de l'art. 336c CO était dès lors suffisamment 
compensée. Certes, dans l'hypothèse où il subissait, durant ce laps de temps, des 
périodes d'incapacité dues à différentes causes et d'une durée totale excédant huit 
mois (p. ex. un accident suivi d'une maladie), l'indemnité de départ s'avérerait 
inférieure aux salaires versés par l'appelante. Au vu de sa faible probabilité, une 
telle éventualité ne saurait toutefois faire apparaître cette indemnité comme 

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insuffisante pour compenser la renonciation à la protection offerte par la clause 
susvisée. 

L'indemnité de départ promise par l'appelante ne saurait non plus être jugée 
insuffisante au motif qu'elle couvrait déjà l'engagement résultant de la clause de 
non-sollicitation. En cas de survenance d'une incapacité de travail après le 
30 septembre 2011, l'intimé aurait en effet été empêché d'entamer une nouvelle 
activité. Dans ce cas de figure, il n'y avait pas lieu de compenser simultanément 
les entraves résultant de la clause de non-sollicitation. 

Comme indiqué ci-dessus, il ne résulte par ailleurs pas du dossier que l'intimé 
aurait pu prétendre à l'octroi d'une indemnité pour licenciement abusif, ni que les 
autres engagements contenus dans l'accord auraient impliqué une renonciation de 
sa part à des droits impératifs couverts par l'art. 341 al. 1 CO.  

Il s'ensuit que les concessions faites par l'appelante aux termes de la convention 
du 9 mai 2011 s'avéraient à tout le moins équivalentes à celles faites par l'intimé. 
L'accord conclu par les parties est dès lors conforme à l'art. 341 al. 1 CO. 

5. En vertu de l'art. 336c al. 1 let. b et al. 2 CO, lorsque le congé est notifié avant 
qu'une période de protection ne commence à courir, le délai de congé est suspendu 
aussi longtemps que dure la période de protection, puis recommence à courir au 
terme de cette dernière (AUBERT, op. cit., n. 2 ad art. 336c-336d CO).  

En l'espèce, le contrat de travail a été résilié le 14 mars 2011 de sorte que le délai 
de congé a commencé à courir le 1er avril 2011. L'intimé a été en incapacité de 
travail totale du 14 juillet au 31 mars 2012. Le délai de congé a dès lors été 
suspendu du 14 juillet 2011 au 9 janvier 2012 inclus, date à laquelle la période de 
protection de 180 jours prévue par l'art. 336c al. 1 let. b CO a pris fin. Le délai de 
congé a alors recommencé à courir jusqu'au 26 mars 2012 et le terme des rapports 
de travail a été reporté au 31 mars 2012 (art. 336c al. 3 CO). 

Les rapports de travail entre l'appelante et l'intimé s'étant dès lors prolongés au-
delà du 30 septembre 2011, l'intimé ne peut pas prétendre au paiement de 
l'indemnité de départ prévue par l'accord conclu le 9 mai 2011. 

Au vu de ce qui précède, le jugement entrepris sera annulé et l'intimé débouté de 
toutes ses conclusions. 

6. Il reste à se prononcer à nouveau sur les frais de première instance. En 
l'occurrence, l'intimé succombe entièrement. Il convient dès lors de mettre à sa 
charge les frais judiciaires de ladite instance; ceux-ci seront fixés à 1'520 fr. et 
compensés avec l'avance du même montant qu'il a versée (art. 95, 106 al. 1 et 111 
al. 1 CPC; art. 69 RTFMC).  

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Il ne sera pas alloué de dépens de première instance (art. 22 al. 2 LaCC). 

7. Les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 1'800 fr., seront mis à la charge de l'intimé, 
qui succombe (art. 95 et 106 al. 1 CPC; art. 71 RTFMC). Ils seront compensés par 
l'avance du même montant effectuée par celui-ci, qui reste acquise à l'Etat de 
Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

Il ne sera pas alloué de dépens pour l'instance d'appel (art. 22 al. 2 LaCC). 

8. Le présent arrêt est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral 
(art. 72 al. 1 LTF), la valeur litigieuse étant supérieure à 15'000 fr. (art. 74 al. 1 
let. a LTF). 

* * * * * 

 

  

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C/20553/2015-4 

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre des prud'hommes, groupe 4 : 

A la forme : 

Déclare recevables l'appel interjeté le 1er décembre 2016 par A______ et l'appel joint 
interjeté le 23 janvier 2017 par B______ contre le jugement JTPH/396/2016 rendu le 31 
octobre 2016 par le Tribunal des prud'hommes dans la cause C/20553/2015. 

Au fond : 

Annule le jugement entrepris et statuant à nouveau : 

Déboute B______ de toutes ses conclusions. 

Arrête les frais judiciaires de première instance à 1'520 fr., les met à la charge de 
B______ et les compense avec l'avance de frais, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens de première instance. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'800 fr., les met à la charge de B______ et les 
compense avec l'avance de frais, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

Siégeant : 

Madame Florence KRAUSKOPF, présidente; Madame Nadia FAVRE, juge employeur, 
Madame Christiane VERGARA-PIZZETTA, juge salariée; Madame Véronique 
BULUNDWE-LEVY, greffière. 

   

 
  

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Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

15'000.- fr.