# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ed026cde-5844-5421-bfe5-a3b46ee4f1c3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-06-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 15.06.2017 A/559/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-559-2017_2017-06-15.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Christine LUZZATTO et Christian PRALONG, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/559/2017 ATAS/501/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 15 juin 2017 

3ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à THÔNEX recourante 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, Service juridique, rue des 
Gares 16, GENÈVE intimé 

 

  

 
 
 

 

A/559/2017 

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EN FAIT 

 

1. Par décision du 25 octobre 2016, l’Office cantonal de l’emploi (ci-après : OCE) a 
prononcé la suspension pour une durée de 7 jours du versement de l’indemnité de 
chômage à Madame A______ (ci-après : l’assurée), motif pris que l’intéressée avait 
remis le formulaire relatif aux recherches personnelles d’emploi effectuées en 
septembre 2016 avec un léger retard (le formulaire avait été remis le 6 octobre au 
lieu du 5 octobre). 

2. Le 24 novembre 2016, l’intéressée s’est opposée à cette décision en faisant valoir 
en substance qu’elle était revenue à dessein de ses vacances le 5 octobre 2016 pour 
pouvoir déposer ses recherches dans le délai légal, mais qu’elle avait trouvé portes 
closes à l’OCE, raison pour laquelle elle était revenue le lendemain matin pour 
déposer son formulaire. Elle en avait informé l’Office régional de placement (ORP) 
par courriel du 10 octobre 2016. 

3. Par décision du 17 janvier 2017, l’OCE a rejeté l’opposition. 

L’OCE a constaté que l’assurée avait déjà fait l’objet de deux décisions de 
suspension de l’exercice de son droit à l’indemnité depuis l’ouverture de son délai-
cadre d’indemnisation. 

Il a rappelé que la situation personnelle et financière d’un assuré n’est pas un 
élément déterminant pour fixer la quotité de la suspension, laquelle ne dépend que 
de la gravité de la faute commise. 

Il a fait remarquer que l’assurée aurait pu lui envoyer son formulaire par courrier, 
d’autant qu’un office de poste se trouve à proximité des locaux dans lesquels elle 
s’était rendue en vain.  De même, elle aurait pu lui expédier son formulaire par 
courrier depuis son lieu de villégiature. 

Il a constaté que le courriel adressé à l’ORP ne l’avait été qu’en date du 10 octobre 
2016, soit 5 jours après les faits reprochés. 

Enfin, l’OCE a relevé que la durée de la sanction était inférieure à celle qu’il aurait 
pu infliger en appliquant strictement le barème ad hoc. 

4. Par écriture du 16 février 2017, l’assuré a interjeté recours contre cette décision. 

Elle conteste la gravité de la faute qui lui est reprochée en alléguant que son retard 
n’est que de quelques heures. 

Elle explique que si elle n’a pas posté son formulaire de recherches lorsqu’elle s’est 
heurtée aux portes closes de l’OCE, c’est parce que cela ne lui assurait pas la 
réception du document le jour suivant. Elle a donc préféré se déplacer en personne 
le lendemain matin. Si elle a prévenu son conseiller quelques jours plus tard, ce 
n’est que par politesse. 

 
 
 

 

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La recourante soutient qu’elle n’avait aucun moyen de faire parvenir ses recherches 
à l’OCE de manière électronique. Elle allègue qu’elle n’était pas non plus en 
mesure de poster le document depuis son lieu de vacances : en effet, ayant prévu de 
rentrer pour déposer son formulaire, elle ne l’avait pas emporté avec elle.  

Enfin, la recourante invoque sa bonne foi. 

5. Invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 15 mars 2017, a conclu au rejet 
du recours. 

Il rappelle que le délai légal pour retourner le formulaire est un délai d’expédition et 
non de réception. 

6. Une audience de comparution personnelle s’est tenue en date du 4 mai 2017. 

La recourante a contesté avoir déjà fait l’objet de décisions de suspension par le 
passé, alléguant que lesdites décisions auraient été annulées.  

Ce à quoi l’intimé a répondu en confirmant que plusieurs décisions de suspension 
avaient déjà été rendues, dont une seule avait été annulée, qui avaient été versées au 
dossier :  

- une décision du 13 mai 2015, prononçant une suspension de 5 jours pour 
absence à un entretien conseil prévu le 17 février 2015, confirmée sur 
opposition le 21 août 2015 (pce 57 intimé) ;  
 

- une seconde décision du 13 mai 2015, prononçant une suspension de 8 jours 
pour absence à un entretien conseil prévu le 26 mars 2015, confirmée sur 
opposition le 24 août 2015 (pce 58 intimé) ;  
 

- une décision du 21 août 2015 prononçant une suspension de 12 jours pour 
absence de recherches en juillet 2015, annulée par décision sur opposition du 
18 novembre 2015 (pce 53 intimé) ; 

Pour le reste, la recourante a indiqué qu’elle ignorait que le délai pour remettre les 
recherches d’emploi était un délai d’expédition et non de réception. C’est 
précisément pour cela qu’elle a préféré rentrer de ses vacances, puis se déplacer en 
personne le lendemain. La recourante a indiqué qu’elle souhaitait qu’il soit tenu 
compte de ces faits. 

L’intimé a fait remarquer qu’il avait été indulgent car, selon le barème applicable, il 
aurait dû prononcer une suspension de 11 jours et non de 7. 

7. Par écriture du 11 mai 2017, la recourante, après consultation de son dossier, a 
admis avoir fait l’objet de sanctions antérieures. Elle est revenue sur les 
circonstances desdites sanctions, dont elle a indiqué que si la première était 
justifiée, la seconde ne l’était pas. Elle a rappelé que la troisième sanction avait 
pour sa part été annulée.  Enfin, s’agissant de la sanction litigieuse, la recourante a 
relevé que, sur le formulaire, il est précisé que celui-ci doit être « remis » à l’ORP. 
Elle en tire la conclusion qu’on ne saurait lui reproché d’avoir compris que ledit 
formulaire devait être déposé au guichet par l’assuré en personne.  

 
 
 

 

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8. Par écriture du 24 mai 2017, l’intimé a persisté dans ses conclusions. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et 
l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, 
LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le recours a été interjeté en temps utile, soit dans le délai légal de trente jours à 
compter de la notification de la décision attaquée (art. 60 al. 1 LPGA) et satisfait 
aux exigences de forme et de contenu prescrites, de sorte qu’il doit être déclaré 
recevable. 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la suspension de 7 jours du droit à l'indemnité 
de la recourante. 

4. Selon l’art. 17 al. 1 LACI, l’assuré qui fait valoir des prestations d’assurance doit, 
avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre tout ce que l’on peut 
raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou l’abréger ; il lui incombe 
en particulier de chercher du travail, au besoin en dehors de la profession qu’il 
exerçait précédemment ; il doit apporter la preuve des efforts qu’il a fournis.  

Selon l’art. 26 al. 2 de l’ordonnance sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité, du 31 août 1983 (OACI - RS 837.02), dans sa 
teneur en vigueur dès le 1er avril 2011, l’assuré doit remettre la preuve de ses 
recherches d’emploi pour chaque période de contrôle au plus tard le 5 du mois 
suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date ; à l’expiration de ce délai, et 
en l’absence d’excuse valable, les recherches d’emploi ne sont plus prises en 
considération.  

Dans sa version antérieure au 1er avril 2011, l’OACI prévoyait, à son  
art. 26 al. 2bis, que si l'assuré n'avait pas remis ses justificatifs à cette même 
échéance, l'office compétent lui impartissait un délai raisonnable pour le faire, et 
que simultanément, il l'informait par écrit qu'à l'expiration de ce délai et en 
l'absence d'excuse valable, les recherches d'emploi ne pourraient pas être prises en 
considération. Quand un assuré ne faisait parvenir ses recherches d'emploi que dans 
le délai supplémentaire qui lui avait été imparti par l'office compétent, il n'y avait 
pas de place pour prononcer une suspension selon l'art. 30 al. 1 let. d LACI (cf. 
arrêt du Tribunal fédéral 8C_183/2008 du 27 juin 2008 consid. 3).  

Depuis le 1er avril 2011, la sanction prévue par l'art. 26 al. 2 OACI - qui est la non-
prise en compte des recherches d'emploi et, partant, une suspension du droit à 

 
 
 

 

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l’indemnité - intervient déjà si les justificatifs ne sont pas remis à l'expiration du 
délai réglementaire, c'est-à-dire au plus tard le 5 du mois suivant ou le premier jour 
ouvrable qui suit cette date. Dans un arrêt publié aux ATF 139 V 164, le Tribunal 
fédéral a admis la conformité à la loi du nouvel article 26 al. 2 OACI (ne prévoyant 
plus l'octroi d'un délai de grâce) ; il a jugé que la loi n'impose pas de délai 
supplémentaire et que, sauf excuse valable, une suspension du droit à l'indemnité 
peut être prononcée si les preuves ne sont pas fournies dans le délai de l'art. 26 
al. 2 OACI ; peu importe qu'elles soient produites ultérieurement, par exemple dans 
une procédure d'opposition (arrêt du Tribunal fédéral 8C 194/2013 du 26 septembre 
2013 ; arrêts du Tribunal fédéral 8C_885/2012 et 8C_886/2012 du 2 juillet 2013).  

5. La suspension du droit à l'indemnité est soumise exclusivement aux dispositions de 
la LACI et de ses dispositions d'exécution (Thomas NUSSBAUMER, 
Arbeitslosenversicherung, in Soziale Sicherheit, SBVR vol. XIV, 2ème éd. 2007, 
p. 2424 n. 825). Selon l’art. 30 al. 1 let. d LACI, le droit de l’assuré à l’indemnité 
est suspendu lorsqu’il est établi que celui-ci n’observe pas les prescriptions de 
contrôle du chômage ou les instructions de l’autorité compétente.  

La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute  
(art. 30 al. 3 LACI). L'OACI distingue trois catégories de faute - à savoir les fautes 
légères, moyennes et graves - et prévoit, pour chacune d'elles, une durée minimale 
et maximale de suspension, qui est de 1 à 15 jours en cas de faute légère, de 16 à 
30 jours en cas de faute de gravité moyenne et de 31 à 60 jours en cas de faute 
grave (art. 45 al. 3 OACI).  

La durée de la suspension du droit à l'indemnité de chômage est fixée compte tenu 
de la faute, mais aussi du principe de proportionnalité (Thomas NUSSBAUMER, 
op. cit., p. 2435 n. 855). En tant qu'autorité de surveillance, le Secrétariat d’État à 
l’économie (ci-après : SECO) a adopté un barème indicatif à l'intention des organes 
d'exécution (SECO - Bulletin LACI IC). Un tel barème constitue un instrument 
précieux pour les organes d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue 
à une application plus égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne 
dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de 
l'assuré compte tenu de toutes les circonstances - tant objectives que subjectives - 
du cas d'espèce, notamment des circonstances personnelles, en particulier celles qui 
ont trait au comportement de l'intéressé au regard de ses devoirs généraux d'assuré 
qui fait valoir son droit à des prestations (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_601/2012 
du 26 février 2013 consid. 4.1, non publié in ATF 139 V 164 et les références ; 
arrêt du Tribunal fédéral 8C_537/2013 du 16 avril 2014 consid. 5.1 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_425/2014 du 12 août 2014 consid. 5.1).  

6. a. Le défaut ou l’insuffisance de recherches d’emploi et la remise tardive de 
recherches d’emploi effectuées représentent des inobservations des prescriptions de 
contrôle du chômage ou des instructions de l’autorité compétente, visées par 
l’art. 30 al. 1 let. d LACI. Ces manquements n’atteignent pas forcément le degré de 
gravité des exemples de telles inobservations que cite cette disposition légale, 

 
 
 

 

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comme le refus d’un travail convenable, le fait de ne pas se présenter à une mesure 
de marché du travail ou de l’interrompre sans motif valable, ou encore de 
compromettre ou empêcher, par son comportement, le déroulement de la mesure ou 
la réalisation de son but. Il y a en outre une différence de gravité, pouvant appeler à 
différencier la mesure de la sanction, entre le fait, pour un assuré, de n’effectuer 
aucune recherche d'emploi ou de produire ses recherches d’emploi après le délai 
(surtout en cas de léger retard seulement).  

Les directives du SECO paraissent assimiler ces deux situations, en prévoyant dans 
l’un et l’autre cas que la faute est légère et appelle une suspension de 5 à 9 jours 
lors du premier manquement, que la faute est de légère à moyenne lors d’un 
deuxième manquement et appelle une suspension de 10 à 19 jours, et que lors d’un 
troisième manquement le dossier est renvoyé à l'autorité cantonale pour décision 
(Circulaire IC, D79, rubriques 1D et +1E). 

b. Le Tribunal fédéral a jugé qu'une sanction identique ne devait pas s'imposer 
lorsque l'assuré ne faisait aucune recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses 
recherches après le délai, surtout s'il s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la 
première fois pendant la période de contrôle. Il a ainsi confirmé qu’un formulaire 
de recherches remis pour la première fois avec cinq jours de retard alors que 
l’assuré avait fait des recherches de qualité justifiait une sanction, non pas de cinq 
jours de suspension du droit à l’indemnité, mais uniquement d’un seul jour (arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_2/2012 du 14 juin 2012).  

Dans un arrêt du 26 juin 2012 (8C_64/2012), le Tribunal fédéral a confirmé la 
réduction de la sanction de cinq à un jour de suspension du droit à l'indemnité au 
motif que l'assuré avait remis ses recherches d'emploi avec un jour de retard 
seulement (il s’agissait en outre d’un premier manquement). 

Dans un autre arrêt du 26 juin 2012 (8C_33/2012), le Tribunal fédéral a rappelé 
qu'une sanction identique ne s'imposait pas lorsque l'assuré ne faisait aucune 
recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses recherches après le délai, surtout qu'il 
s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la première fois pendant la période de 
contrôle ; il a confirmé la réduction de la sanction de cinq à trois jours de 
suspension du droit à l'indemnité d'une assurée qui avait remis ses recherches 
d'emploi, lesquelles étaient faites en qualité et en quantité, avec quatorze jours de 
retard alors qu'il s'agissait d'un premier manquement. En effet, pour juger de la 
suffisance des efforts consentis par l'intéressé dans ses recherches d'emploi, il doit 
être tenu compte non seulement de la quantité, mais aussi de la qualité des 
démarches entreprises (ATF 124 V 231 consid. 4). L'assuré doit cibler ses 
recherches d'emploi, en règle générale, selon les méthodes de postulation ordinaires 
et fournir à l'office compétent la preuve des efforts qu'il entreprend pour trouver du 
travail (cf. art. 26 al. 1 et 2 OACI dans sa teneur en vigueur depuis le 1er juillet 
2003).  

 
 
 

 

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7. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 
dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 
irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 
un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 
considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 
allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 
paraissent les plus probables (ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3 ; 126 V 360 
consid. 5b, 125 V 195 consid. 2). Il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un 
principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en 
faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

8. En l'espèce, il n'est pas contesté que la recourante a remis tardivement son 
formulaire de recherches de septembre 2016. Ses recherches ne peuvent donc plus 
être prises en compte (art. 26 al. 2 OACI). 

Il est également non contesté que cela constitue non pas le premier mais le 
troisième manquement de la recourante.  

D’un autre côté, la Chambre de céans constate que le retard accusé par la 
recourante n’est que d’un jour, qu’elle n’a pas attendu d’être rappelée à l’ordre par 
la notification d’une décision de sanction pour s’exécuter et que la qualité des 
recherches effectuées durant le mois litigieux n’est pas contestée.  

Compte tenu de ce qui précède et, en particulier, de la jurisprudence précitée, la 
Chambre de céans considère que la faute de la recourante doit être qualifiée de 
légère. Néanmoins, au vu du fait que cela constitue son troisième manquement, la 
quotité de la sanction litigieuse respecte le principe de la proportionnalité.  

Quant à l’argument de la recourante selon lequel elle pouvait de bonne foi se croire 
obligée de déposer ses recherches d’emploi en personne, il doit être écarté. En effet, 
en ce cas, on aurait pu attendre d’elle qu’elle se renseigne sur les horaires des 
guichets et se présente à temps. Même dans ces circonstances, une légère 
négligence pourrait lui être reprochée.  

Au vu des considérations qui précèdent, le recours est rejeté. Pour le surplus, la 
procédure est gratuite. 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD 

 La Présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le