# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 32a8abf4-8f2f-5315-b352-0442adbe6d64
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-05-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 27.05.2008 A/4625/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4625-2007_2008-05-27.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris WANGELER, Présidente, Violaine LANDRY ORSAT et Norbert 

HECK, Juges assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/4625/2007 ATAS/626/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 1 

du 27 mai 2008 
 

 

En la cause 

 

 

Monsieur L__________, domicilié à GENEVE 

 

Madame L__________, domiciliée à  

GENEVE 

demandeurs 

 

 

contre  

 

 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE 

CANTONALE DE GENEVE, sise 17, quai de l'Ile, case  

postale 2251, 1211 GENEVE 2 

 

CAISSES DE PENSIONS MANOR & CAREBA, sise  

c/o MANOR SA, Utengasse 6, case postale, 4005 BALE 

 

défenderesses 

 

 

   

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EN FAIT 

1. Par jugement du 18 octobre 2007, la 2
ème

 chambre du Tribunal de première instance 

a prononcé le divorce de Madame L__________, née M__________ , et Monsieur 

L__________, mariés en date du 1
er

 juin 2001.  

2. Selon le chiffre 4 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première 

instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle 

acquis par chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 22 novembre 2007 et a été transmis 

d'office au Tribunal de céans le 27 novembre 2007 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 

puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 1
er

 juin 

2001 et le 22 novembre 2007. 

5. L'instruction menée par le Tribunal de céans a permis d'établir les faits suivants : 

s'agissant des avoirs de Madame M__________ L__________: 

• Par courriers des 17 décembre 2007 et 3 mars 2008, le GROUPE MUTUEL 

PREVOYANCE, auprès duquel la demanderesse a été affiliée du 1
er

 mars 2004 

au 31 août 2006, a indiqué que la prestation de libre passage de la 

demanderesse était de 1'611 fr. 20, intérêts au 22 novembre 2007 compris, 

laquelle a été transférée à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA 

BANQUE CANTONALE DE GENEVE.  

• Il appert de l'extrait du compte individuel de cotisations de la demanderesse 

transmis par la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION 

AVS-AI le 7 mai 2008, que celle-ci n'a pas travaillé avant mars 2004, et qu'elle 

a été mise au bénéfice d'indemnités de l'assurance-chômage en 2007. 

s'agissant des avoirs de Monsieur L__________: 

• Il appert de l'extrait du compte individuel de cotisations du demandeur transmis 

par la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION AVS-AI 

le 7 janvier 2008, que celui-ci a été au chômage entre 1998 et 1999, puis a été 

inscrit en qualité d'indépendant de 1999 à 2000. Les revenus qu'il a réalisés de 

cette date à 2005, ont été trop faibles pour qu'il soit soumis à cotisation. 

• Par courrier du 14 février 2008, les CAISSES DE PENSIONS MANOR & 

CAREBA, auprès de laquelle le demandeur est affilié depuis le 1
er

 juillet 2005, 

 

 

   

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a indiqué que sa prestation de libre passage s'élevait à 10'604 fr. 60, intérêts au 

22 novembre 2007 compris.  

• Le 7 mars 2008, la FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, 

Administration des comptes de libre passage a indiqué avoir reçu de la 

Fondation institution supplétive, agence régionale pour la Suisse romande le 2 

février 2001 le montant de 827 fr. La prestation acquise pendant le mariage 

s'élève à 854 fr. 40, intérêts au 22 novembre 2007 compris. 

6. Par courrier du 13 décembre 2007, contresigné par son ex-épouse, le demandeur a 

informé le Tribunal de céans que celle-ci ne souhaitait pas bénéficier du partage par 

moitié des prestations accumulées durant leur mariage. 

7. Les documents recueillis ont été transmis aux parties en date du 18 avril 2008. La 

juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 28 avril 2008 un arrêt 

serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

9. Le courrier de la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION 

AVS-AI du 7 mai 2008 a été transmis pour information aux parties le 16 mai 2008. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 

cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui 

a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

 

 

   

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conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 1
er

 juin 2001, d’autre part le 22 

novembre 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Le 13 décembre 2007, le demandeur a indiqué que son ex-épouse entendait 

renoncer au partage par moitié des avoirs LPP. Il y a toutefois lieu de rappeler que 

la clé de répartition est déterminée par le juge du divorce et lui seul. Le Tribunal de 

céans ne saurait la modifier. Il n'a pas la compétence de remettre en cause le 

dispositif du jugement de divorce ou de le modifier. Seule la révision du jugement 

de divorce pourrait entrainer une modification (ATF du 8 mars 2007 cause B 

48/06). 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 11'459 fr. (10'604 fr. 60 + 854 fr. 40) tandis que celle acquise 

par la demanderesse est de 1'611 fr. 20, les intérêts ayant déjà été calculés par les 

institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse 

le montant de 5'729 fr. 50 (11'459 fr. : 2) et celle-ci lui doit le montant de 

805 fr. 60 (1'611 fr. 20 : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à son ex-

épouse le montant de 4'923 fr. 90. 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

 

1. Invite les CAISSES DE PENSIONS MANOR & CAREBA à transférer, du 

compte de Monsieur L__________, la somme de 4'923 fr. 90 à la FONDATION 

DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE GENEVE en faveur 

de Madame M__________ L__________, ainsi que des intérêts compensatoires 

au sens des considérants, dès le 22 novembre 2007 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

Marie-Louise QUELOZ 

 La Présidente : 

 

 

Doris WANGELER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le