# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d3de1fb6-ea3f-5a8f-aecf-b39866d50cf7
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-10-17
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 17.10.2023 D-5364/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5364-2023_2023-10-17.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-5364/2023 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 7  o c t o b r e  2 0 2 3  

Composition 
 Chrystel Tornare Villanueva, juge unique, 

avec l’approbation de Yanick Felley, juge ; 

Thierry Dupasquier, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Sri Lanka,   

représenté par Alexandre Mwanza,  

(…),  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Exécution du renvoi (non-entrée en matière sur une 

demande de réexamen) ;  

décision du SEM du 20 septembre 2023 / N (…). 

 

 

 

D-5364/2023 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ (ci-après aussi : 

l’intéressé, le requérant ou le recourant), le 30 novembre 2015, 

le rapport médical du 12 septembre 2017 produit pendant cette procédure, 

dont il ressortait, en substance, que l’intéressé souffrait de douleurs au dos 

et aux jambes (traitées à l’aide d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et de 

physiothérapie),  

la décision du 29 novembre 2019, par laquelle le SEM a rejeté la demande 

d'asile présentée par le recourant, a prononcé son renvoi de Suisse et a 

ordonné l'exécution de cette mesure, 

le recours formé le 2 janvier 2020 par le prénommé contre la décision précitée 

auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), 

l’arrêt E-43/2020 du 2 juin 2023, par lequel le Tribunal a rejeté le recours, 

retenant notamment que les affections dont l’intéressé souffrait pouvaient être 

prises en charge au Sri Lanka et n’apparaissaient pas suffisamment graves 

pour faire obstacle à l’exécution du renvoi,  

la demande du 19 juillet 2023, par laquelle l’intéressé a sollicité le réexamen de 

la décision du SEM en matière d’exécution du renvoi et l’octroi de l’admission 

provisoire en Suisse, 

la pièce médicale du 7 juillet 2023 sur laquelle se fonde dite demande et dans 

laquelle le médecin-traitant, qui précise avoir jusqu’ici suivi l’intéressé en raison 

notamment de douleurs aux jambes, indique que celui-ci se plaint actuellement 

de problèmes psychiques et de maux de tête chroniques,  

les autres documents médicaux versés au dossier du SEM, 

la décision du 20 septembre 2023, par laquelle le SEM n’est pas entré en 

matière sur cette demande de réexamen, motifs pris du caractère non nouveau 

de faits médicaux exposés à son appui ainsi que de leur invocation tardive, les 

rapports produits ne laissant en outre pas apparaître une péjoration notable de 

l’état de santé du requérant ni une nouvelle problématique médicale qui ne 

pourrait pas être prise en charge au Sri Lanka, 

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le recours du 3 octobre 2023 formé par l’intéressé contre cette décision, 

concluant à son annulation et au renvoi de la cause au SEM pour que celui-ci 

entre en matière sur la demande de réexamen, sous suite de dépens, 

les requêtes tendant au prononcé de mesures provisionnelles et à l’octroi de 

l’effet suspensif au recours, à la mise au bénéfice de l’assistance judiciaire 

partielle et à la dispense du paiement d’une avance des frais de procédure, 

les annexes au recours, soit des copies d’un courriel du 14 juillet 2023 du 

Dr B._______ et de la décision attaquée, 

 

et considérant 

qu’en vertu de l'art. 31 LTAF, le Tribunal connaît des recours contre les décisions 

au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, dont 

celles rendues par le SEM en matière d'asile et de renvoi, y compris en matière 

de réexamen (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi),  

que le Tribunal statue définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception 

non réalisée in casu, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA et 

art. 108 al. 3 LAsi), son recours est recevable,  

que le Tribunal applique d'office le droit fédéral ; qu’il peut ainsi admettre un 

recours pour un autre motif que ceux invoqués par le recourant (art. 62 al. 4 PA) 

ou le rejeter en retenant une argumentation différente de celle développée par 

l'autorité intimée (cf. ATAF 2010/54 consid. 7.1 ; 2009/57 consid. 1.2 et réf. cit.), 

que la décision attaquée est une décision de non-entrée en matière sur une 

demande de réexamen, 

que l’objet du litige ne peut donc porter que sur le bien-fondé de la décision de 

non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/27 consid. 2.1.3 ; 2009/54 consid. 1.3.3), 

qu'il convient donc de déterminer si c’est à bon droit que le SEM n’est pas entré 

en matière sur la demande de réexamen, 

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que la demande de réexamen (aussi appelée demande de reconsidération), 

définie comme une requête adressée à une autorité administrative en vue de la 

reconsidération de la décision qu'elle a prise et qui est entrée en force, est 

prévue par la loi depuis l'entrée en vigueur de la modification de la LAsi du 

14 décembre 2012 (art. 111b LAsi), 

que constitue une demande de réexamen au sens de l'art. 111b LAsi, la 

demande d'adaptation, la demande de réexamen qualifiée (en l'absence d'un 

arrêt matériel sur recours), ainsi que la demande de réexamen fondée sur des 

moyens de preuve concluants postérieurs au prononcé de l'arrêt matériel sur 

recours, mais qui concernent des faits antérieurs (cf. ATAF 2013/22 consid. 12.3 

a contrario), 

que le SEM n'est tenu de se saisir d’une telle demande que dans deux 

situations, à savoir lorsqu'elle constitue une « demande de reconsidération 

qualifiée », c’est-à-dire lorsqu'une décision n'a pas fait l'objet d'un recours (ou 

que le recours interjeté contre celle-ci a été déclaré irrecevable) et que le 

requérant invoque l’un des motifs de révision prévus à l'art. 66 PA, applicable 

par analogie, ou lorsqu'elle constitue une « demande d'adaptation », soit 

lorsque le requérant invoque un changement notable de circonstances depuis 

le prononcé de la décision concernée ou, en cas de recours, depuis le prononcé 

de l'arrêt sur recours (cf. ATAF 2010/27 consid. 2.1 et réf. cit.), 

que le réexamen de décisions administratives entrées en force ne doit pas être 

admis trop facilement (voir arrêt du Tribunal D-2472/2023 du 24 mai 2023 et 

réf. cit.), 

qu’il y a en particulier lieu d'exclure le réexamen d'une décision de première 

instance entrée en force lorsqu'il tend à obtenir une nouvelle appréciation de 

faits déjà connus en procédure ordinaire ou lorsque le requérant le sollicite en 

se fondant sur des faits ou des moyens de preuve qui auraient pu et dû être 

invoqués dans la procédure ordinaire (art. 66 al. 3 PA), 

que, selon le prescrit de l’art. 111b al. 1 in limine LAsi, la demande de réexamen 

dûment motivée est déposée par écrit auprès du SEM dans les 30 jours qui 

suivent la découverte du motif de réexamen,  

que les conditions formelles de recevabilité d’une procédure de réexamen, et 

en particulier le respect du délai de dépôt de 30 jours, doivent être examinées 

d'office (cf. arrêt du Tribunal E-3863/2015 du 2 juillet 2015, consid. 3 et réf. cit.), 

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qu’en l’occurrence, comme relevé ci-dessus, l’intéressé a principalement motivé 

sa demande de réexamen du 19 juillet 2023 en invoquant son état de santé, 

respectivement une aggravation de celui-ci, 

que selon le rapport médical du 7 juillet 2023 produit à l’appui de sa demande, 

en sus de douleurs aux jambes, l’intéressé, atteint de diabète sucré, se plaint 

de problèmes psychiques et de maux de tête chroniques, 

qu’il ressort toutefois des pièces au dossier qu’aucune de ces affections ne peut 

être qualifiée de nouvelle,  

qu’en effet, l’intéressé présentait déjà des douleurs aux jambes depuis 2017 

(cf. rapport médical du 12 septembre 2017) et 2020 respectivement, 

que, s’agissant des problèmes psychiques allégués, le rapport médical du 

19 octobre 2020 posait déjà un diagnostic de stress post-traumatique et 

d’épisode dépressif moyen, 

qu’il en va de même en ce qui concerne les céphalées dont le recourant se 

plaint depuis début juin 2023 au moins (cf. « Behandlungseinträge » du 

14 juillet 2023, consultation du 22 juin 2023), 

que, par ailleurs, invité par le SEM à compléter son dossier en particulier 

concernant ses problèmes psychiques, l’intéressé a produit plusieurs rapports 

médicaux datés notamment du 19 mars 2019 (concernant des hémorroïdes et 

une fissure anale), du 14 octobre 2020 (concernant des problèmes d’alcool), du 

19 octobre 2020 (avec comme diagnostic un état de stress post-traumatique et 

un épisode dépressif moyen), du 12 mai 2022 ainsi que du 9 novembre 2022 

(faisant notamment état d’une insuffisance veineuse chronique et de diabète), 

que ces documents, qui sont antérieurs à l’arrêt du Tribunal du 2 juin 2023, 

ne sont pas pertinents, dans la mesure où ils ne sont pas nouveaux et 

auraient pu être produits en procédure ordinaire, 

qu’au demeurant, même à supposer que les problèmes médicaux invoqués 

puissent être considérés comme des motifs de réexamen, l’intéressé ne pourrait 

en tirer nul bénéfice, le délai de 30 jours de l’art. 111b al. 1 LAsi n’ayant pas été 

respecté dans ce cas de figure, 

que, conformément au principe de la bonne foi, la découverte du motif de 

réexamen implique que le requérant a une connaissance suffisamment sûre du 

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fait nouveau pour pouvoir l'invoquer, même s'il n'est pas en mesure d'en 

apporter une preuve certaine, 

qu’à cet égard, une simple supposition ou une rumeur ne peuvent suffire, 

que, s'agissant plus particulièrement d'une preuve nouvelle, le requérant doit 

pouvoir disposer d'un titre l'établissant ou en avoir une connaissance suffisante 

pour en requérir l'administration, 

qu’il lui appartient d'établir les circonstances déterminantes pour la vérification 

du respect du délai (sur l’ensemble de ces questions, voir l’arrêt E-3863/2015 

précité, consid. 3.1 et réf. cit.), 

qu’en l’espèce, force est d’admettre que l’établissement et la production d’un 

rapport médical topique en temps utile n’auraient posé aucun problème, 

que le fait que le rapport du 7 juillet 2023 sur lequel l’intéressé fonde sa 

demande de réexamen ait été remis dans le délai légal de 30 jours, comme il le 

fait valoir, n’est pas déterminant, dès lors qu’il a été établi de manière tardive, 

les affections principales dont il souffre étant connues de longue date, 

que ces constatations sur le caractère tardif valent de la même manière pour 

la péjoration de la situation générale au Sri Lanka, en particulier sur le plan 

médical, telle qu’exposée dans le cadre de cette procédure de réexamen, 

laquelle n’est pas « nouvelle » (cf. demande de réexamen, p. 6 à 8 ; voir aussi 

l’arrêt du Tribunal E-737/2020 du 27 février 2023 [publié comme arrêt de 

référence], consid. 10.2.5, et les nombreuses sources plus anciennes qui y 

sont citées) ; qu’aucune péjoration supplémentaire de la situation sanitaire, 

constitutive d’un changement notable de circonstances, n’a été à déplorer dans 

les 30 jours précédant le dépôt de la demande de réexamen du 19 juillet 2023, 

ni même du reste par la suite, 

qu’au vu de ce qui précède, dite demande de réexamen s’avère tardive sous 

l’angle de l’art. 111b LAsi,  

que selon la jurisprudence, des motifs invoqués dans le cadre d’une demande 

de réexamen, nonobstant leur caractère tardif, peuvent exceptionnellement tout 

de même aboutir à la reconsidération sollicitée, s’il est manifeste, sur la base 

des éléments allégués, que l’administré serait exposé à un risque de 

persécution ou de traitement inhumain faisant apparaître l’exécution du renvoi 

comme contraire au droit international public (cf. ATAF 2013/22 consid. 5.4 in 

fine et réf. cit.), 

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qu’en raison de considérations relevant de la sécurité du droit, il ne suffit pas 

au requérant de se prévaloir d’un risque de violation de l’art. 3 CEDH, 

respectivement de l’art. 33 de la Convention de Genève relative au statut des 

réfugiés (Conv. réf. ; RS 0.142.30) et/ou de l’art. 3 de la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (ci-après : Conv. torture, RS 0.105) ; qu’il doit au 

contraire rendre hautement probable (art. 7 LAsi) un risque actuel et concret 

de traitements contraires à l’une ou l’autre de ces dispositions, 

qu’en l’occurrence, un tel risque n’est pas donné, même en cas de péjoration 

de l’état de santé de l’intéressé, avec ou sans risque suicidaire,  

que selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme  

(ci-après : CourEDH), le retour forcé d’une personne touchée dans sa santé est 

susceptible de constituer une violation de l’art. 3 CEDH si elle se trouve à un 

stade de sa maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme 

une perspective proche (cf. jugement de la CourEDH N. c. Royaume-Uni du 

27 mai 2008, Grande Chambre, requête n° 26565/05, § 42 ss), 

qu’il s’agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne concernée 

doit connaître un état à ce point altéré que l’hypothèse de son rapide décès 

après le retour confine à la certitude et qu’elle ne peut espérer un soutien d’ordre 

familial ou social, 

qu’un tel cas exceptionnel peut aussi être reconnu lorsqu’il existe des motifs 

sérieux de croire qu’en l’absence d’un traitement ou d’accès à un traitement, se 

fait jour un risque réel que la personne renvoyée soit exposée à un déclin grave, 

rapide et irréversible de son état de santé, lequel entraînerait des souffrances 

intenses ou une réduction significative de l’espérance de vie (cf. jugement de la 

CourEDH Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016, Grande Chambre, 

requête n° 41738/10, § 183), 

que sans minimiser les problèmes de santé du recourant, ceux-ci n’atteignent 

pas le seuil de gravité élevé exigé par la jurisprudence précitée, 

qu’au demeurant, selon les informations à disposition du Tribunal, les affections 

psychiques de la lignée anxio-dépressive, lesquelles sont relativement 

courantes et ne nécessitent pas impérativement un traitement psychiatrique et 

médicamenteux particulièrement lourd et complexe, peuvent être soignées au 

Sri Lanka, même en tenant compte de la péjoration de la situation sanitaire 

observée au début de l’année 2022 (voir à ce sujet l’arrêt de référence 

E-737/2020 précité, ibid.),  

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que ce pays dispose en particulier toujours de structures suffisantes pour 

assurer un traitement stationnaire en cas de péjoration passagère de l’état de 

santé de l’intéressé (voir à ce sujet l’arrêt de référence E-737/2020 précité, 

consid. 10.2.5.3 en particulier),  

qu’en outre, le suivi régulier de son diabète et de la prise de médicaments est 

réalisable dans son pays (cf. arrêt du Tribunal E-5218/2022 du 

14 décembre 2022, p.2) 

qu’en tout état de cause, l’intéressé aura la possibilité, si nécessaire, de se 

constituer une réserve de médicaments avant son départ de Suisse et de 

présenter au SEM, après la clôture de la présente procédure, une demande 

d'aide au retour au sens de l'art. 93 LAsi, en particulier, une aide individuelle 

telle que prévue à l'al. 1 let. d de cette disposition ainsi qu’aux art. 73 ss de 

l'ordonnance 2 du 11 août 1999 sur l’asile relative au financement (OA 2, 

RS 142.312), afin d’obtenir, pour un laps de temps convenable, une prise en 

charge des soins médicaux indispensables, jusqu’à sa réintégration achevée 

dans les structures médicales de son pays, 

que, par ailleurs, les troubles de nature suicidaire, tels qu’allégués dans la 

demande de réexamen, sont couramment observés chez les personnes 

confrontées à l’imminence d’un renvoi ou devant faire face à l’incertitude de leur 

statut en Suisse, 

que cela dit, ni une tentative de suicide ni des tendances suicidaires 

(« suicidalité ») ne constituent en soi un obstacle à l’exécution du renvoi,  

seule une mise en danger présentant des formes concrètes devant être prise 

en considération (cf. entre autres arrêt CourEDH affaire A.S. c. Suisse du 

30 juin 2015, requête n° 39350/13, par. 34 et réf. cit. ; cf. aussi arrêt du Tribunal 

E-4717/2021 du 8 novembre 2021), 

que, dans l’hypothèse où le recourant présenterait des tendances suicidaires 

lors de l’exécution de son renvoi, les autorités devraient y remédier au moyen 

de mesures adéquates,  

qu’en particulier, il appartiendrait aux autorités d'exécution du renvoi de vérifier 

les éventuelles mesures d’accompagnement nécessitées par son état de santé 

de manière à prévenir, le cas échéant, tout acte d'auto-agression, 

qu’en conclusion, le Tribunal ne retient aucun danger manifeste de violation des 

engagements de la Suisse découlant du droit international public, et en 

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particulier de l’art. 3 CEDH, sur la base des faits et éléments de preuve exposés 

par l’intéressé dans le cadre de la présente procédure,  

qu’il ressort de ce qui précède que l’on ne saurait faire abstraction de l’invocation 

tardive des affections dont se prévaut le recourant et de la dégradation de la 

situation au Sri Lanka vers le début de l’année passée, en particulier sur le plan 

sanitaire,  

que, pour le surplus, la motivation de la demande du 19 juillet 2023 ne contient 

aucun autre élément nouveau susceptible de fonder un changement notable de 

circonstances, l’intéressé cherchant à obtenir ainsi une nouvelle appréciation 

de faits déjà connus, ce que la voie du réexamen ne permet pas, 

qu’en définitive, c’est à bon escient que le SEM n’est pas entré en matière sur 

cette demande de réexamen,  

que pour le reste, renvoi peut être fait à la décision attaquée, le recours ne 

contenant ni arguments ni moyens de preuve susceptibles d’en remettre en 

cause le bien-fondé, 

que le recours du 3 octobre 2023 doit ainsi être rejeté et la décision querellée 

du 20 septembre 2023 confirmée, 

que s’avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à juge 

unique avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que le prononcé immédiat de cet arrêt rend pour le surplus sans objet les 

requêtes de dispense du paiement de l’avance des frais de procédure, de 

mesures provisionnelles et d’octroi de l’effet suspensif au recours, 

que la requête d’assistance judiciaire partielle doit être rejetée, les conclusions 

du présent recours étant d’emblée vouées à l’échec (art. 65 al. 1 PA), 

qu’ayant succombé, le recourant doit ainsi prendre à sa charge les frais de 

procédure, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 let. a du règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

que, vu l'issue de la cause, il n’est pas alloué de dépens (art. 64 al. 1 PA), 

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 1500 francs, sont mis à la charge du 

recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 

30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire du recourant, au SEM et à 

l'autorité cantonale compétente. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Chrystel Tornare Villanueva Thierry Dupasquier 

 

 

Expédition :