# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0f7e60d8-3283-5229-a251-f1fabf8d73ea
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 1986-05-27
**Language:** fr
**Title:** Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden 27.05.1986 JAAC 51.8
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_VB/CH_VB_999_JAAC-51-8--_1986-05-27.pdf

## Full Text

JAAC 51.8

Décision du Conseil des écoles polytechniques
fédérales du 27 mai 1986

Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Recours au Conseil
des écoles contre un acte, intitulé «décision» et assorti de cette voie de
recours par l’autorité inférieure, qui rejette la demande de révision
d’une note partielle insuffisante obtenue en cours de semestre, qui
entrera dans le calcul de la moyenne annuelle.

Procédure. Irrecevabilité du recours faute d’objet attaquable. Aucune
décision formelle de révision d’une note, l’attribution de celle-ci n’étant
elle-même pas une décision mais un élément de motivation de la
décision ultérieure sur l’attribution d’un diplôme.

Eidgenössische Technische Hochschule Lausanne (ETHL). Beschwerde
an den Schulrat gegen die von der Vorinstanz als «Verfügung»
bezeichnete und mit dieser Rechtsmittelbelehrung versehene Abweisung
eines Gesuches um Revision einer ungenügenden Teilnote, die
während des Semesters erteilt wurde und in die Berechnung des
Jahresdurchschnitts einbezogen wird.

Verfahren. Unzulässigkeit der Beschwerde mangels Anfechtungsobjekts.
Keine formelle Verfügung über Revision einer Note, da deren Festlegung
selbst keine Verfügung bildet, sondern Begründungselement einer
späteren Verfügung über die Erteilung eines Diploms.

Scuola politecnica federale di Losanna (PFL). Ricorso al Consiglio
dei Politecnici contro un atto, definito come «decisione» e assortito
dell’indicazione di questa via di ricorso dall’istanza inferiore

1

che respinge la domanda di revisione di una nota parzialmente
insufficiente, ottenuta nel corso del semestre e che entrerà nel calcolo
della media annuale.

Procedura. Inammissibilità del ricorso per mancanza d’oggetto
impugnabile. Nessuna decisione formale di revisione di una nota,
l’attribuzione di quest’ultima non essendo di per sè una decisione, bensì
un elemento di motivazione di una decisione ulteriore sull’attribuzione
di un diploma.

I

Le recourant est étudiant de première année en section d’architecture à
1’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Conformément au plan
d’études applicable, il a suivi l’atelier d’architecture pendant le deuxième
trimestre du semestre d’hiver 1985/86, au cours duquel il a exécuté un projet.

En date du 8 mars 1986, le recourant a pris connaissance des notes qui lui ont
été attribuées pour ce travail: il s’agit des notes 5 pour la partie architecture
et 4 pour la partie construction. Selon l’art. 5 al. 2 de l’O du contrôle des
études à l’EPFL, du 2 juillet 1980 (RS 414.132.2), les notes inférieures à 6 sont
insuffisantes.

Par lettre du 11 mars 1986, le recourant a adressé au président de l’EPFL
une demande de «révision interne» des notes attribuées en se basant sur les
directives établies par l’EPFL en ce qui concerne «la procédure à suivre en
matière de révision et de recours de résultats d’examens». En date du 26 mars
1986, le secrétaire général, au nom du président de l’EPFL, rejeta la demande
de révision en indiquant que cette décision pouvait faire l’objet d’un recours
auprès du Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) dans les 30 jours
dès notification des résultats contestés. Par lettre du 8 avril 1986, le recourant
a adressé un recours administratif au CEPF dans lequel il prétend que les
notes qui lui ont été attribuées ne correspondent à rien de réel et tiennent
de l’arbitraire. Ce motif de recours est donné par l’art. 49 let. a PA. On peut
déduire de son mémoire de recours qu’il demande une note suffisante.

II

1. Dans une procédure de recours administratif, la décision est l’objet
susceptible d’être attaqué; elle constitue le point de départ de la procédure
(Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., Berne 1983, p. 127).
L’existence d’une décision au sens juridique est donc une condition
procédurale. Il appartient à l’instance de recours, en l’espèce au CEPF,
d’apprécier d’office si certaines conditions procédurales sont remplies ou
non. Si une telle condition n’est pas remplie, l’instance de recours ne peut pas
se prononcer sur le bien ou le mal-fondé d’une demande (Gygi, op. cit., p. 72 et
73). Cela signifie qu’elle ne peut pas entrer en matière.

2

Dans le cas présent, il convient tout d’abord d’examiner s’il existe une décision
susceptible de recours au sens de l’art. 5 PA.

2. Selon la doctrine et la jurisprudence dominantes, une décision au sens de
l’art. 5 PA est un acte administratif adressé par une autorité à un particulier,
qui règle une situation juridique concrète en créant ou en constatant des droits
ou obligations, et qui a un caractère obligatoire (Rolf Heinrich Haltner, Begriff
und Arten der Verfügung im Verwaltungsverfahrensrecht des Bundes [Art. 5
VwVG], thèse, Zurich 1979, p. 18 s. et la littérature et les arrêts cités). Dans un
arrêt récent, le Tribunal fédéral a précisé que la décision a pour conséquence
la création ou la constitution de droits ou d’obligations, c’est-à-dire de régler
un rapport juridique. La décision crée ou constate un droit concret ou une
obligation déterminée (ATF 109 Ib 255).

3. Selon l’ordonnance précitée relative au contrôle des études à 1’EPFL, les
résultats d’examens sont communiqués aux candidats par le président de
l’EPFL. Etant donné que celui-ci est une autorité administrative au sens de
l’art. ler al. 2 let. a PA, il doit communiquer ces résultats sous forme de décision
susceptible de recours. En ce qui concerne les examens propédeutiques,
de promotion et de diplôme, le président de l’EPFL décide uniquement si
l’examen est réussi ou non. Il ne pourra décider qu’un examen est réussi que si
la moyenne des résultats obtenus dans les diverses branches d’examen, qui lui
est communiquée par les examinateurs, est suffisante. L’instance de décision
est donc liée par les résultats qui lui sont communiqués par les examinateurs
(cf. Johannes F. Fulda, Rechtsschutz im Prüfungswesen der Bundeshochschulen,
Schweizerisches Zentralblatt für Staats- und Gemeindeverwaltung [ZBl]
84/1983, p. 145 s.).

Selon l’art. 2 du règlement d’application du contrôle des études de la section
d’architecture de 1’EPFL, l’examen propédeutique I comporte des épreuves
dans six branches théoriques et dans trois branches pratiques. Ces trois
branches pratiques sont des ateliers qui s’étendent sur le semestre d’hiver
et le semestre d’été; les travaux effectués sont appréciés à l’aide d’une seule
note par branche. Cette disposition prévoit par ailleurs que les candidats
doivent avoir obtenu une moyenne annuelle égale ou supérieure à 6 dans les
branches pratiques pour pouvoir se présenter aux épreuves théoriques.

4. Le présent recours porte sur les résultats obtenus dans l’un des trois ateliers
au seul semestre d’hiver 1985/86. Ces résultats seront pris en considération
pour déterminer la note annuelle du recourant à l’atelier d’architecture; ils
seront également un motif à la base de la décision lui permettant ou non de
se présenter aux épreuves théoriques en application de l’art. 2 du règlement
d’application du contrôle des études et ils auront finalement une influence sur
la décision du président de 1’EPFL arrêtant la réussite ou l’échec de l’examen
propédeutique I.

On peut se demander si les résultats partiels mis en cause par le recourant
constituent une décision incidente, séparément susceptible de recours au sens
de l’art. 45 al. 2 PA. Selon la pratique constante du CEPF, les notes d’examen
ne sont pas de telles décisions incidentes (cf. JAAC 45.38). Elles constituent
au contraire seulement une motivation des futures décisions arrêtant
l’autorisation ou l’interdiction de se présenter aux épreuves théoriques puis le
résultat de l’examen propédeutique I, ou des mesures préparatoires en vue de
ces décisions. Les notes partielles en elles-mêmes n’influencent pas la situation

3

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE_109_Ib_255&resolve=1

juridique des étudiants; seul l’ensemble de ces notes a un effet juridique car
on ne peut pas déterminer laquelle des notes d’examen a conduit à l’échec
d’un examen propédeutique, de promotion ou de diplôme (cf. Fulda, op. cit.,
p. 149 s.).

Ainsi donc, les résultats communiqués au recourant le 8 mars 1986, par
affichage au département d’architecture, ne constituent pas une décision
susceptible de recours administratif.

5. Il reste à examiner dans quelle mesure l’autorité de recours doit tenir
compte de la lettre du secrétaire général de l’EPFL, qualifiée de décision sur
une demande de révision et indiquant une voie de recours au CEPF.

Le terme de révision utilisé par 1’EPFL est insatisfaisant car il crée une
confusion avec la demande de révision prévue à l’art. 66 PA, qui peut être
faite à une autorité qui a statué sur recours. Il s’agit en l’espèce d’une demande
de réexamen. En procédure administrative, la demande de réexamen n’est
pas un moyen juridictionnel ordinaire. Il s’agit d’une demande adressée à un
organe administratif en vue d’obtenir l’annulation ou la modification d’une
décision qu’il a lui-même prise (ATF 109 Ib 252; André Grisel, Traité de droit
administratif suisse, Neuchâtel 1984, p. 947 s.). Dans le cas présent, l’autorité
inférieure ne pouvait pas rendre une décision sur une demande de réexamen
étant donné qu’elle n’avait pas rendu de décision.

L’autorité examine d’office si elle est compétente (art. 7 al. 1 PA). Elle n’est donc
pas liée par une voie de recours indiquée par une instance inférieure, et le
CEPF n’a pas à tenir compte de cette procédure préalable.

Il ressort des considérations ci-dessus que le présent recours ne porte pas
sur une décision susceptible de recours. Le CEPF ne peut donc pas entrer en
matière.

4

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE_109_Ib_252&resolve=1

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 51.8 - Décision du Conseil des écoles polytechniques fédérales du 27 mai 1986

In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden
Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération
In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr 1987
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Band 51
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Ref. No 150 000 617

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Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.

Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

	Décision du Conseil des écoles polytechniques fédérales du 27 mai 1986
	I
	II