# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e1f8e34a-0ca3-5de1-9cef-3f194e954551
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-28
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 28.01.2021 608 2019 252
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2019-252_2021-01-28.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2019 252
608 2019 253

Arrêt du 28 janvier 2021

IIe Cour des assurances sociales

Composition Président: Johannes Frölicher
Juges: Daniela Kiener, Anne-Sophie Peyraud
Greffier: Mischa Poffet

Parties A.________, recourant, représenté par Me Benoît Sansonnens, 
avocat

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée

Objet Assurance-invalidité – rente d'invalidité

Recours du 20 septembre 2019 contre la décision du 19 août 2019 
(608 2019 252)

Requête d'assistance judiciaire totale déposée le même jour 
(608 2019 253)

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considérant en fait

A. A.________, né en 1998, domicilié à B.________, souffre depuis son enfance de douleurs 
abdominales chroniques, exacerbées à la puberté. Il a débuté un apprentissage comme 
constructeur métallique en octobre 2014. Suite à un arrêt maladie à partir du 31 octobre 2014, le 
contrat d'apprentissage a été annulé en mai 2015. L'assuré a déposé, le 2 mai 2016, une 
demande de prestations pour adultes auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de 
Fribourg (ci-après: OAI).

Après consultation des médecins traitants de l'assuré, un premier entretien a eu lieu le 4 août 2016 
entre l'assuré et l'OAI avec pour but l'évaluation de la nécessité de mesures d'intervention 
précoce. Suite à un deuxième entretien le 19 mai 2017, il a été envisagé que l'assuré participe à 
un stage au Centre d'évaluation pour l'assurance-invalidité de Fribourg (ci-après: CEPAI). Par 
courrier du 9 août 2017, l'assuré, qui jusqu'à ce moment-là avait omis de prendre contact avec le 
CEPAI, s'est vu imposer un délai expirant le 31 août 2017 afin de fixer une date de visite. Par la 
suite, la mère de l'assuré a informé l'OAI qu'une visite du CEPAI n'était pas possible actuellement, 
la situation médicale s'étant aggravée.

Par courrier du 19 janvier 2018, l'OAI a informé l'assuré qu'aucune mesure de réadaptation d'ordre 
professionnel n'entrait en ligne de compte actuellement et qu'elle examinait dès lors son droit à 
d'autres prestations.

Donnant suite à la recommandation exprimée par le médecin du Service médical régional 
Berne/Fribourg/Soleure (ci-après: SMR) dans son avis du 28 mai 2018, l'OAI a mis sur pied une 
expertise psychiatrique. Dans son rapport du 17 mai 2019, le Dr C.________, spécialiste en 
psychiatrie et psychothérapie, a retenu qu'aucune maladie psychiatrique ne pouvait être 
diagnostiquée.

B. Le 27 mai 2019, l'OAI a rendu un projet de décision annonçant sa volonté de rejeter l'octroi 
de toutes prestations. Le 28 juin 2019, l'assuré y a objecté, contestant l'existence d'un syndrome 
sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique, et réaffirmant qu'il 
souffrait bel et bien d'une maladie somatique.

Par décision formelle du 19 août 2019, l'OAI a rejeté la demande de prestations de l'assuré. 
S'exprimant sur ses objections du 28 juin 2019, il a retenu qu'aucune des nombreuses 
investigations médicales réalisées n'avait permis de trouver une quelconque cause somatique 
expliquant ses douleurs et a relevé que même les médecins consultés par l'assuré n'excluent pas 
que la cause de ces douleurs puisse être de nature somatoforme.

C. Contre cette décision, l'assuré, représenté par Me Benoît Sansonnens, avocat, interjette 
recours auprès du Tribunal cantonal le 20 septembre 2019, concluant à l'octroi d'une rente 
d'invalidité entière sous suite de dépens (608 2019 252). Il requiert également le bénéfice de 
l'assistance judiciaire totale (608 2019 253). Sur le plan procédural, il revendique un délai de trois 
mois pour produire un rapport médical. A l'appui de ses conclusions, il reproche à l'autorité intimée 
d'avoir à tort considéré qu'il s'agit, en l'espèce, d'un syndrome somatoforme plutôt que d'une 
maladie somatique, ce qu'un rapport médical circonstancié du Prof. D.________, spécialiste en 
médecine interne générale et en rhumatologie, pourrait prouver.

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Dans ses observations du 30 septembre 2019, l'autorité intimée renvoie à la motivation de sa 
décision et conclut au rejet du recours. Pour ce qui est du rapport médical annoncé par le 
recourant, elle requiert que ledit rapport lui soit transmis en temps utile pour détermination.

Par courrier du 2 octobre 2019, le recourant a produit des pièces supplémentaires pour démontrer 
son indigence.

Le 27 novembre 2019, le recourant a produit un courrier de sa caisse-maladie, laquelle a pris en 
charge les frais du médicament Ilaris, administré notamment pour soigner la maladie de Still; le 
recourant en conclut que ce médicament constitue la preuve même de ce qu'il souffre d'une vraie 
maladie.

Par courrier des 17 janvier et 17 février 2020, le recourant a annoncé que des tests devaient 
encore être effectués, de sorte que le rapport médical du Prof. D.________ prendrait du retard. La 
Cour de céans l'a informé le 19 février 2020 que sans nouvelles de sa part d'ici la fin avril 2020, 
elle rendrait sa décision.

Le 17 avril 2020, le recourant requiert qu'un délai jusqu'à la fin du mois de juin 2020 lui soit imparti 
pour produire le rapport médical susmentionné. Ce délai a par la suite été prolongé jusqu'au 
31 décembre 2020.

Par écriture du 30 décembre 2020, le recourant demande de nouveau une suspension de la 
procédure de six mois et, si la Cour ne devait pas donner suite, l'administration d'une expertise 
médicale.

D. Il sera fait état des arguments développés par les parties à l'appui de leurs conclusions 
respectives dans les considérants en droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la 
solution du litige.

en droit

1.

Déposé en temps utile et dans les formes légales auprès de l’autorité judiciaire compétente par un 
assuré directement touché par la décision attaquée et dûment représenté, le recours est 
recevable.

2.

2.1. Aux termes de l'art. 8 al. 1 de la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des 
assurances sociales (LPGA; RS 830.1), applicable par le biais de l'art. 1 al. 1 de la loi du 19 juin 
1959 sur l'assurance-invalidité (LAI; RS 831.20), est réputée invalidité l'incapacité de gain totale ou 
partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. Selon l'art. 4 al. 1 LAI, dite invalidité 
peut résulter d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident.

Selon l'art. 5 al. 1 LAI, l'invalidité des assurés âgés de 20 ans qui n'exerçaient pas d'activité 
lucrative avant d'être atteints dans leur santé physique, mentale ou psychique et dont on ne saurait 
exiger qu'ils exercent une telle activité est déterminée selon l'art. 8 al. 3 LPGA. Selon cette 

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disposition, sont réputés invalides les assurés mineurs qui présentent une atteinte à leur santé 
physique, mentale ou psychique qui provoquera probablement une incapacité de gain totale ou 
partielle.

Est réputée incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 
gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'activité, si cette diminution 
résulte d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique et qu'elle persiste après les 
traitements et les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 al. 1 LPGA). Seules les conséquences 
de l'atteinte à la santé sont prises en compte pour juger de la présence d'une incapacité de gain. 
De plus, il n'y a incapacité de gain que si celle-ci n'est pas objectivement surmontable (art. 7 al. 2 
LPGA).

2.2. Les atteintes à la santé psychique peuvent, comme les atteintes physiques, entraîner une 
invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI en liaison avec l'art. 8 LPGA. Ne sont pas considérées 
comme des conséquences d'un état psychique maladif, donc pas comme des affections à prendre 
en charge par l'assurance-invalidité, les diminutions de la capacité de gain que l'assuré pourrait 
empêcher en faisant preuve de bonne volonté; la mesure de ce qui est exigible doit être 
déterminée aussi objectivement que possible (art. 7 al. 2 2ème phrase LPGA; ATF 141 V 281 
consid. 3.7.1; cf. également ATF 127 V 294 consid. 4c in fine).

Selon cette jurisprudence, la reconnaissance de l'existence d'une atteinte à la santé psychique, de 
troubles somatoformes douloureux persistants ou de fibromyalgie, suppose la présence d'un 
diagnostic émanant d'un expert (psychiatre) et s'appuyant lege artis sur les critères d'un système 
de classification reconnu (ATF 141 V 281 consid. 2.1 et 2.1.1; 130 V 396 consid. 5.3 et 6). Dans le 
cadre des douleurs de nature somatoforme, la Haute Cour a souligné que l’analyse doit tenir 
compte des facteurs excluant la valeur invalidante à ces diagnostics (ATF 141 V 281 consid. 2.2, 
2.2.1 et 2.2.2). On conclura dès lors à l'absence d'une atteinte à la santé ouvrant le droit aux 
prestations d'assurance, si les limitations liées à l'exercice d'une activité résultent d'une 
exagération des symptômes ou d'une constellation semblable (par exemple une discordance entre 
les douleurs décrites et le comportement observé, l'allégation d'intenses douleurs dont les 
caractéristiques demeurent vagues, l'absence de demande de soins, de grandes divergences 
entre les informations fournies par le patient et celles ressortant de l'anamnèse, le fait que des 
plaintes très démonstratives laissent insensible l'expert, ainsi que l'allégation de lourds handicaps 
malgré un environnement psychosocial intact) (ATF 141 V 281 consid. 2.2.1; 132 V 65 consid. 
4.2.2; 131 V 49 consid. 1.2).

Il appartient au médecin de retenir – ou non – le diagnostic (de trouble somatoforme) en fonction 
de critères médicaux et non jurisprudentiels (cf. ATF 141 V 281 consid. 2.1 et la référence) et au 
juge d'en évaluer le caractère invalidant au regard des indicateurs développés par la jurisprudence 
(cf. ATF 141 V 281 consid. 2.1.1 in initio). En l'absence de diagnostic psychiatrique, une 
appréciation en fonction de la grille d'évaluation normative et structurée selon l'arrêt cité n'a pas à 
être effectuée (arrêt TF 9C_176/2018 du 16 août 2018 consid. 3.2.2). 

Le Tribunal fédéral a récemment considéré que, dans la mesure où les difficultés d’objectivation et 
de preuve sont communes à toutes les affections psychiques, l’exigence d’un catalogue des 
indicateurs posée par l’ATF 141 V 281 pour les syndromes douloureux somatoformes persistants 
doit être étendue à toutes les affections d’ordre psychique (ATF 143 V 409 consid. 4.1.2).

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2.3. D'après une jurisprudence constante, ce n'est pas l'atteinte à la santé en soi qui est 
assurée, mais bien plutôt les conséquences économiques de celle-ci, c'est-à-dire une incapacité 
de gain qui sera probablement permanente ou du moins de longue durée (ATF 127 V 294).

Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente si sa capacité de gain ou sa capacité à 
accomplir ses travaux habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des 
mesures de réadaptation raisonnablement exigibles, s'il a présenté une incapacité de travail (art. 6 
LPGA) d'au moins 40% en moyenne durant une année sans interruption notable et si au terme de 
cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 40% au moins. En vertu de l'art. 28 al. 2 LAI, l’assuré a 
droit à une rente s’il est invalide à 40% au moins. La rente est échelonnée comme suit selon le 
taux de l’invalidité: un taux d’invalidité de 40% au moins donne droit à un quart de rente; lorsque 
l’invalidité atteint 50% au moins, l’assuré a droit à une demi-rente; lorsqu’elle atteint 60% au moins, 
l’assuré a droit à trois-quarts de rente et lorsque le taux d’invalidité est de 70% au moins, il a droit 
à une rente entière.

2.4. Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge en cas de recours) a 
besoin d'informations que seul le médecin est à même de lui fournir. La tâche de ce dernier 
consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles 
activités l'assuré est capable ou incapable de travailler (ATF 125 V 256 consid. 4; 115 V 133 
consid. 2).

Selon le principe de la libre appréciation des preuves, l'administration ou le juge apprécie librement 
les preuves, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et 
rigoureuse. Dès lors, le juge doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle 
qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un 
jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour 
lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre (ATF 125 V 351 consid. 
3a).

Lorsqu'il s'agit d'examiner la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant, c'est 
que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des 
examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la 
personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description 
du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les 
conclusions de l'expert soient dûment motivées. Ce qui en définitive constitue l'élément 
déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme 
rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 134 V 231 consid. 5.1; 133 V 450 
consid. 11.1.3; 125 V 351 consid. 3a). S'agissant des rapports médicaux des médecins traitants, le 
juge peut et doit même tenir compte du fait que ceux-ci, dans le cadre d'une relation de confiance 
issue du mandat qui leur a été confié, s'expriment, dans les cas douteux, plutôt dans un sens 
favorable à leurs patients (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc et les références).

3.

Est litigieuse, en l'espèce, la question du droit du recourant à des prestations AI et en particulier 
celle de l'existence d'une atteinte à la santé invalidante.

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3.1. L'autorité intimée a rejeté la demande de prestations AI en invoquant le fait que les 
investigations médicales spécialisées multiples et approfondies n'ont pas permis d'expliquer la 
symptomatologie du recourant. L'expert mandaté n'a également retenu aucune atteinte à la santé 
sur le plan psychiatrique et a retenu une capacité de travail entière, de sorte que le recourant n'a 
pas droit à des prestations AI.

Le recourant pour sa part fait valoir qu'il souffre bel et bien d'une maladie somatique ayant comme 
conséquence une atteinte invalidante.

3.2. Pour trancher la question litigieuse, il convient de se référer au dossier constitué par 
l'autorité intimée (ci-après: dossier AI).

3.2.1. En ce qui concerne les médecins traitants, le Dr E.________, spécialiste en allergologie et 
immunologie clinique et médecin adjoint auprès de la consultation d'immunologie et allergie de 
F.________, a posé les diagnostics suivants le 24 mars 2017 (dossier AI p. 100 ss):

Suspicion de maladie auto-inflammatoire

 symptomatologie paroxystique récurrente protéiforme comprenant nausées, crampes 
épigastriques, vomissements, arthralgies, vertiges depuis l'âge de 4 ans

 accentuation à la puberté

 absence d'évidence en faveur d'une entéropathie inflammatoire

 bilan génétique montrant une hétérozygotie composite E148Q-R202Q en position eis 
(simple hétérozygotie), avec anamnèse familiale de fièvre méditerranéenne familiale chez 
un demi-frère et fibromyalgie chez la mère (porteuse des mêmes mutations 
hétérozygotes)

 réponse partielle à un traitement à la colchicine introduit en juillet 2016, avec néanmoins 
la persistance d'une incapacité de travail prolongée

Anamnestiquement épisodes de migraines vestibulaires

Acné

Tabagisme actif

Ce même docteur a conclu, dans son rapport du 25 avril 2018 (dossier AI p. 137 ss), à l'absence 
de pathologie immune voire auto-inflammatoire expliquant la symptomatologie chez le recourant 
en raison de symptômes protéiformes d'allure chronique, finalement sans caractère paroxystique 
sur ces deux dernières années, d'un côté, et en raison de l'absence de signes inflammatoires 
objectivables lors des diverses explorations endoscopiques et examens biologiques, de mutation 
clairement associée à un tableau clinique et de réponse soutenue à la colchicine et aux quelques 
injections d'anakinra, de l'autre côté. L'accentuation voire l'atténuation transitoire des symptômes 
suite à l'introduction de différents médicaments pourrait correspondre à un effet placébo voire 
nocébo (dossier AI p. 140).

Dans son rapport du 10 février 2016, le Dr G.________, spécialiste en neurologie, a exclu une 
affection neurologique (dossier AI p. 40 s).

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Le 4 janvier 2016, la Dre H.________, spécialiste en génétique médicale, a retenu que le 
recourant était hétérozygote pour la mutation "p.E148Q (c.442G>C)". Ce résultat ne permettrait ni 
de confirmer ni d'exclure le diagnostic de la fièvre méditerranéenne familiale (dossier AI p. 62).

Le Dr I.________, spécialiste en gastroentérologie, a indiqué, dans son rapport du 30 novembre 
2015, que le diagnostic retenu après de nombreuses investigations est celui de migraines 
vestibulaires et potentiellement de migraines digestives d'accompagnement. Il a en outre constaté 
une évolution favorable suite à un traitement au médicament Sibelium (dossier AI p. 50).

Dans son rapport du 2 respectivement 11 avril 2008, le Dr J.________, spécialiste en médecine 
légale et pathologie, n'a pas pu retenir de signe évident de duodénite ou de bulbite, de 
composante inflammatoire aiguë, d'érosion ou d'ulcération. Il a également exclu une atrophie 
villositaire, une maladie cœliaque, une lambliase et la maladie de Whipple. L'image 
histomorphologique rappelait une gastrite auto-immune (type A), qui pourrait être exclue en cas de 
persistance de symptomatologies après une thérapie antibiotique (dossier AI p. 56 s).

3.2.2. En ce qui concerne l'instruction médicale effectuée par l'autorité intimée, le médecin du 
SMR, le Dr K.________, spécialiste en anesthésiologie et médecin du SMR, a retenu dans son 
avis du 28 mai 2018 que le recourant présente depuis sa petite enfance une symptomatologie 
protéiforme et non spécifique que les "investigations médicales spécialisées multiples et 
approfondies" n'ont pas permis d'expliquer et qu'aucun traitement n'a améliorée. Dans cette 
situation, sous l'angle de la médecine d'assurance, on doit retenir "jusqu'à preuve du contraire" un 
"syndrome sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique". Ce 
syndrome serait "assimilé par la jurisprudence aux troubles somatoformes douloureux". Le 
médecin du SMR propose, en l'absence de toute maladie somatique identifiable, que l'exigibilité 
médico-théorique soit déterminée par une expertise psychiatrique (dossier AI p. 142).

3.2.3. Dans son rapport d'expertise psychiatrique du 17 mai 2019 rédigé sur mandat de l'autorité 
intimée (dossier AI p. 180 ss), le Dr C.________ a indiqué, en se basant sur son analyse du 
dossier médical ainsi qu'un entretien ayant eu lieu le 23 avril 2019, qu'aucune maladie 
psychiatrique ou trouble de la personnalité ne pouvait être retenu. En ce qui concerne le trouble 
somatoforme évoqué, il n'y a à l'heure actuelle pas d'élément pertinent pour poser ce diagnostic 
(dossier AI p. 192).

3.3. L'autorité intimée a donc, basé sur l'avis de son médecin du SMR, implicitement conclu que 
le recourant ne présenterait aucun trouble somatique, de sorte que seul un trouble somatoforme, 
voire psychiatrique, entre en ligne de compte. Or, cette démarche ne saurait être suivie.

Le Tribunal fédéral a retenu, dans l'ATF 139 V 349, qu'en règle générale, l'administration doit 
procéder à une expertise pluridisciplinaire, attribuée aléatoirement, lors de la première évaluation 
médicale. Il en va de même quand l'atteinte à la santé semble ne concerner qu'une ou deux 
disciplines médicales, mais que la nature du problème de santé n'est pas encore totalement 
établie (cf. ATF 139 V 349 consid. 3.2; arrêt TC FR 608 2019 224 du 18 février 2020 consid. 
4.3.4).

En l'espèce, en se basant sur les avis médicaux cités ci-dessus, l'on ne saurait exclure toute 
atteinte somatique au degré de la vraisemblance prépondérante nécessaire en droit des 
assurances sociales. Il sied de constater que le médecin traitant du recourant, E.________, 
spécialiste en allergologie et immunologie clinique, retient une incapacité de travail de 100% 

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depuis le 17 juin 2016 (dossier AI p. 100 s). Il a précisé, dans son rapport du 25 avril 2018, que les 
douleurs abdominales chroniques du recourant ont empêché la poursuite de l'apprentissage et que 
pour le moment, l'activité exercée en tant qu'apprenti-mécanicien n'est pas exigible de sa part 
(dossier AI p. 137 s). Force est donc de constater que le recourant a dû interrompre son 
apprentissage pour des raisons médicales. Le médecin de famille, L.________, spécialiste en 
médecine interne générale, a également retenu une incapacité de travail de 100% pour "raison 
maladie toujours en investigation" dans un certificat du 21 septembre 2017 (dossier AI p. 118). Par 
conséquent, il sied de constater que plusieurs médecins traitants ayant examiné le recourant sous 
l'angle somatique ont retenu une atteinte à la santé dont découle une incapacité de travail, bien 
qu'ils n'arrivent pas à poser un diagnostic précis.

Etant donné qu'une incapacité de travail totale a été constatée par les médecins traitants, celle-ci 
aurait dû être examinée par l'autorité intimée, indépendamment d'un diagnostic concret. Ce n'est 
pas le diagnostic médical à lui seul qui importe mais l'impact de l'atteinte à la santé sur la capacité 
de travail (cf. arrêt TF 9C_911/2017 du 16 mars 2018 consid. 3.1). Afin d'examiner cet impact et vu 
la situation médicale complexe sur plusieurs domaines de la médecine, une expertise bi- voire 
pluridisciplinaire parait judicieuse en l'espèce. En procédant uniquement à une expertise 
psychiatrique, l'autorité intimée a violé son obligation d'établir les faits selon l'art. 43 al. 1 LPGA. 
Ne serait-ce que pour ce seul motif, le recours doit être admis.

3.4. S'agissant de la valeur probante du rapport d'expertise psychiatrique du 17 mai 2019 
effectué par le Dr C.________, force est de constater que sur les 16 pages de ce document (dont 
seulement deux pages de constatations), le trouble somatoforme n'a été mentionné qu'une seule 
fois, au chapitre six, nommé "Diagnostics" (dossier AI p. 192). L'expert s'est contenté d'indiquer 
que le trouble somatoforme a été évoqué, mais qu'il n'y a pas d'éléments pertinents pour poser ce 
diagnostic. Les éléments pertinents mentionnés n'ont cependant pas été discutés dans le rapport 
d'expertise, notamment aucun examen des critères diagnostiques selon la classification 
internationale des maladies (ICD-10) n'a été fait. Or, étant donné que les médecins traitants de 
F.________ ont discuté la possibilité d'un trouble somatoforme sous-jacent (dossier AI p. 138 et 
101), il incombait à l'expert d'évaluer les critères de ce diagnostic de manière circonstanciée.

Dans sa forme actuelle, le rapport d'expertise ne permet ainsi pas à la Cour de céans de suivre les 
conclusions médicales de l'expert. Il y a dès lors lieu de renvoyer la cause à l'autorité intimée dans 
la mesure où elle n'a pas instruit de manière suffisante le dossier, en particulier du point de vue 
somatique, ceci entrant dans les exceptions aménagées par la jurisprudence en la matière (cf. 
ATF 137 V 210).

4.

Le recours, bien fondé, est admis, la décision annulée et la cause renvoyée à l’autorité intimée 
pour instruction médicale et nouvelle décision.

Vu l'issue du présent recours, les demandes du recourant tendant à la suspension de la procédure 
afin de pouvoir déposer un rapport médical, subsidiairement à la mise sur pied d'une expertise 
médicale par la Cour de céans, deviennent caduques.

5.

Les frais de procédure, fixés à CHF 800.-, sont mis à la charge de l'autorité intimée, qui succombe.

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Ayant obtenu gain de cause, le recourant a droit au remboursement de ses frais et dépens. 
Conformément aux art. 137 ss du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 
administrative (CPJA; RSF 150.1) et du tarif fribourgeois du 17 décembre 1991 des frais de 
procédure et des indemnités en matière de juridiction administrative (Tarif JA; RSF 150.12), et sur 
le vu de la liste de frais produite, il se justifie de fixer l'indemnité à CHF 2'642.-, à savoir 10 heures 
et 34 minutes à CHF 250.-, plus CHF 111.55 de débours et CHF 212.- au titre de la TVA à 7,7%. 
Cette indemnité totale de CHF 2'965.55 est intégralement à la charge de l'autorité intimée et est 
directement versée au mandataire du recourant.

L'admission du recours rend la requête d'assistance judiciaire totale (608 2019 253) sans objet.

la Cour arrête:

I. Le recours (608 2019 252) est admis.

Partant, la décision du 19 août 2019 est annulée et la cause renvoyée à l'Office de 
l'assurance-invalidité du canton de Fribourg pour instruction complémentaire au sens des 
considérants et nouvelle décision.

II. Les frais de procédure, par CHF 800.-, sont mis à la charge de l'Office de 
l'assurance-invalidité du canton de Fribourg.

III. Il est alloué à A.________ une indemnité de partie de CHF 2'965.55, dont CHF 212.- au titre 
de la TVA, à charge de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg.

IV. La requête d'assistance judiciaire totale (608 2019 253), devenue sans objet, est rayée du 
rôle.

V. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 28 janvier 2021/mpo

Le Président: Le Greffier: