# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 281936c0-3f42-5815-ae22-cad2ebdb276e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-26
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 26.03.2025 P/6187/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-6187-2023_2025-03-26.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Alessandra ARMATI, présidente, M. Yves MAURER-CECCHINI 

et M. Angelo SOLE, juges, Mme Ivana PETROVIC, greffière-juriste, Mme 

Maryline GATTUSO, greffière  

P/6187/2023  

RÉPUBLIQUE ET  

 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

  

Chambre 1 

 

26 mars 2025  

 

A______ SA, EN LIQUIDATION, partie plaignante 

 

B______ SARL, partie plaignante, assistée de Me Adrien GUTOWSKI 

 

Madame C______, partie plaignante 

contre  

Monsieur W______, né le ______1967, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me D______ 

 

Monsieur X______, né le ______1978, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me E______ 

 

Monsieur Y______, né le ______1981, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me F______ 

 

Monsieur Z______, né le ______1988, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me G______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut, pour chacun des prévenus, à un verdict de culpabilité pour 

toutes les infractions retenues dans l'acte d'accusation. S'agissant de W______, il 

conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de 8 ans et à son expulsion du 

territoire suisse pour une durée de 10 ans, sans inscription SIS. S'agissant de X______, 

il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de 7 ans et à son expulsion du 

territoire suisse pour une durée de 10 ans, sans inscription SIS. S'agissant de Y______, 

il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de 7 ans et à son expulsion du 

territoire suisse pour une durée de 10 ans, sans inscription SIS. S'agissant de Z______, 

il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de 7 ans et à son expulsion du 

territoire suisse pour une durée de 10 ans, sans inscription SIS. Il conclut à ce qu'il soit 

fait bon accueil aux conclusions civiles et à ce que les prévenus soient condamnés au 

paiement des frais de la procédure à concurrence d'un quart chacun. S'agissant des 

objets sous inventaires, il s'en rapporte à son acte d'accusation. 

W______, par la voix de son Conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité 

s'agissant du brigandage. Il conclut à ce que les aggravantes des chiffres 2 et 3 de 

l'article 140 CP ne soient pas retenues et à ce qu'une peine privative de liberté 

n'excédant pas 3 ans soit prononcée (sous déduction de la détention préventive et 

extraditionnelle). Il s'en rapporte à justice s'agissant de la mesure d'expulsion et de sa 

durée, des frais de la procédure et des conclusions civiles. 

X______, par la voix de son Conseil, conclut à son acquittement pour tous les faits 

retenus dans l’acte d’accusation et persiste dans sa demande en indemnisation déposée à 

l’audience. Il conclut à la restitution des objets et valeurs figurant sous chiffres 1.2.1, 

1.2.2 et 1.2.7 et à ce que les frais de la procédure soient laissés à la charge de l’Etat. 

Y______, par la voix de son Conseil, ne s’oppose pas à un verdict de culpabilité du chef 

de brigandage. Il conclut à ce que les aggravantes des chiffres 2 et 3 de l’article 140 CP 

ne soient pas retenues et à ce qu'une peine privative de liberté ne dépassant pas la 

détention provisoire déjà subie, y compris la détention extraditionnelle en France, soit 

prononcée. Il conclut à ce qu'il soit fait application de la circonstance atténuante du 

repentir sincère. Il ne s’oppose pas à son expulsion et s'en rapporte à justice s'agissant 

de la durée. Il conclut à ce qu’il lui soit donné acte de son engagement à réparer le 

dommage causé à la bijouterie A______. Il conclut à ce qu'il soit condamné au paiement 

d’un huitième des frais de la procédure et à ce que son maintien en détention pour des 

motifs de sûreté ne dépasse pas 10 jours. Finalement, il conclut à la restitution des 

bijoux figurant sous chiffres 6 à 9 de l’inventaire du 26 avril 2023. 

Z______, par la voix de son Conseil, ne s’oppose pas à un verdict de culpabilité du chef 

de brigandage. Il conclut à ce que les aggravantes des chiffres 2 et 3 de l’article 140 CP 

ne soient pas retenues. Il ne s’oppose pas à un verdict de culpabilité des chefs d’abus de 

confiance et de faux dans les titres. Il conclut au prononcé d’une peine privative de 

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liberté n’excédant pas 4 ans (sous déduction de la détention préventive et 

extraditionnelle) et s’en rapporte à justice s’agissant de l’expulsion tout en concluant à 

ce que la durée de cette mesure n’excède pas 7 ans. Il s’en rapporte également à justice 

s’agissant des frais de procédure et des confiscations. 

EN FAIT 

A.a. Par acte d'accusation du 16 décembre 2024, il est reproché à W______, 

Y______, Z______ et X______ de s'être réunis, le 20 mars 2023, dans la matinée, à 

l’Hôtel H______, sis 42 Route I______ à Annemasse, en France, dans le but de 

minutieusement préparer et organiser à l'avance le braquage de la bijouterie A______, 

sise route J______ 2 à Genève. 

Il est reproché à X______ d'avoir remis, lors de cette rencontre, à W______ et à 

Y______, des sacs, des casquettes, des gants et un outil destiné à briser des vitrines. Il 

lui est également reproché d'avoir emmené W______ et Y______ à Genève à bord d’un 

véhicule automobile et de les avoir déposés près de la bijouterie. 

Il est reproché à W______ et Y______ d'avoir, à 10h27, conformément au plan 

préétabli, pénétré dans la bijouterie A______, alors qu’ils étaient gantés et porteurs de 

casquettes et que W______ était porteur d’une arme de poing dissimulée sur l’avant de 

son pantalon. 

Il est reproché à W______ de s'être dirigé vers la partie « bureau » de la bijouterie 

A______, muni d’une arme de poing, d'avoir saisi et brandi son arme en direction 

d’C______, vendeuse, en lui disant « shut up … shut up … shut up … » et de l'avoir 

mise hors d’état de résister en la menaçant d’un danger imminent pour sa vie ou son 

intégrité corporelle. Il lui est également reproché d'avoir placé une main au niveau de la 

bouche d’C______, et de l’avoir enlacée au niveau des épaules avec son bras en lui 

disant « shut up » et « sit down » en lui montrant une chaise, alors que Y______ se 

trouvait dans la partie « exposition » du magasin. 

Il lui est ensuite reproché d'avoir sorti deux cordes blanches d’un sac qu’il portait en 

bandoulière sur lesquelles un nœud coulant avait été préalablement préparé et d'avoir 

entravé C______ en lui attachant les mains et les pieds à une chaise au moyen de ces 

cordes, puis de l'avoir renversée intentionnellement de sorte que cette dernière est 

tombée au sol, et de lui avoir causé de la sorte des lésions attestées par constat médical 

du 20 mars 2023, soit une dermabrasion au niveau du dos de la main gauche et des 

ecchymoses au niveau du poignet droit, du dos de la main gauche et du genou gauche. Il 

est également reproché à W______ d'avoir fouillé dans les tiroirs de la partie « bureau 

», de s'être emparé de divers sachets en plastique contenant des bijoux ainsi que des 

montres et d'avoir rempli un sac avec lesdits sachets. 

Il est reproché à Y______, qui se trouvait dans la partie « exposition » du magasin, de 

s'être pendant ce temps attelé à briser une première vitrine au moyen d’un outil et à 

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mettre dans un sac des bijoux qui se trouvaient dans cette vitrine. Il lui est également 

reproché d'avoir ensuite brisé une seconde vitrine au moyen de son outil, et d'avoir 

dérobé les bijoux se trouvant dans cette vitrine puis de s'être emparé de bijoux qui 

étaient dans des tiroirs situés derrière le comptoir.  

Il est finalement reproché aux deux prévenus d'avoir quitté les lieux à 10h30, à pied en 

direction du lac munis chacun d’un sac, d'avoir rejoint Z______ à 10h31 et de lui avoir 

remis les sacs contenant le butin, puis d'avoir pris chacun deux taxis distincts à la gare 

K______ à 10h33 qui les ont déposés à la gare d’Annemasse en France. 

Il est reproché à Z______ de s'être rendu au moyen d’un vélo loué via une application 

en ligne à proximité de la station de pompage des eaux usées située sous le Pont 

L______ sis 12 sentier M______, pour y dissimuler le butin et d'avoir caché le premier 

sac dans un puit et enterré le second sac à proximité immédiate de ce puit.  

Au total près de trois-cent-onze pièces ont été dérobées pour un préjudice total estimé à 

environ CHF 250'000.-. 

Il est reproché à X______, W______, Y______ et Z______ d'avoir agi de concert, étant 

précisé que le braquage sus-décrit avait été minutieusement préparé à l'avance et que 

tous les prévenus se sont associés et ont activement participé, pleinement et sans réserve 

à la décision, l'organisation ou la réalisation de l'infraction dans une mesure et des 

conditions les faisant tous apparaître comme coauteurs principaux, chacun voulant les 

actes accomplis et le résultat recherché comme si c'était sa propre action, qu'il ait ou non 

pris part à l'exécution proprement dite. 

Il est reproché à tous les prévenus d'avoir accepté pleinement et sans réserve l'utilisation 

d’une arme de poing, et se s'être ralliés – entièrement et sans réserve – au comportement 

consistant à menacer C______ avec une arme et à la violenter. 

Il est reproché à tous les prévenus d'avoir procédé en qualité d'affilié à une bande 

formée pour commettre un brigandage, d'avoir agi de manière structurée, en équipe 

soudée et stable, selon une répartition stricte des rôles, chacun collaborant intensément 

avec les autres et manifestant, à tout le moins par son comportement, la volonté de 

s'associer en vue de commettre ensemble un brigandage.  

Il est reproché à tous les prévenus une façon d'agir– en particulier le professionnalisme 

de la préparation du brigandage et du chemin de fuite, l'importance du butin escompté 

et, surtout, la façon particulièrement audacieuse, téméraire, perfide, astucieuse et 

dépourvue de scrupules avec laquelle ils se sont comportés, entre autres acceptant 

pleinement et sans réserve qu’C______ soit violentée et menacée – dénotant qu'ils sont 

particulièrement dangereux. 

Faits qualifiés de brigandage aggravé au sens de l'art. 140 ch. 1, 2 et 3 du Code pénal.  

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b.  Par le même acte d'accusation, il est reproché à X______ et Z______ d'avoir 

conclu, le 9 août 2022, vers 09h00, à Lutry, dans le canton de Vaud, au Port N______, 

un contrat de location avec la société B______ SARL, portant sur un bateau 

MASTERCRAFT NXT 22 immatriculé VD 1______, dont la valeur estimée à neuf était 

de CHF 190’000.- pour la journée du 9 août 2022 de 09h00 à 17h00. 

Il leur est reproché, à l’échéance de la période de location, soit le 9 août 2022 à 17h00, 

de ne pas avoir restitué le bateau loué qui leur avait été confié par la société B______ 

SARL conformément à ce qui était stipulé, se l’appropriant indûment et se procurant 

ainsi un enrichissement illégitime à due concurrence dans le but de se procurer un 

enrichissement illégitime. 

Faits qualifiés d’abus de confiance au sens de l’article 138 chiffre 1 du Code pénal. 

Dans les circonstances décrites sous chiffre 1.3.2., il est reproché à X______ et 

Z______ d'avoir, le 9 août 2022, à Genève, présenté à la société B______ SARL un 

permis de bateau contrefait dans le but de tromper la société B______ SARL et de la 

déterminer à leur louer le bateau MASTERCRAFT NXT 22 immatriculé VD 1______. 

Faits qualifiés de faux dans les titres au sens de l’article 251 du Code pénal.  

B. Il ressort de la procédure les faits pertinents suivants: 

Des faits du 20 mars 2023 

Des plaintes pénales 

a.a.a. C______, vendeuse au sein de la bijouterie A______, a déposé plainte pénale à 

la police le 20 mars 2023. Elle a expliqué que ce jour-là, elle travaillait seule dans le 

magasin. Elle était arrivée à 10h10 pour effectuer l'ouverture, avait reçu une cliente puis 

était allée dans le bureau, soit une pièce à l'arrière du magasin, séparée par un rideau, et 

avait sorti son ordinateur portable. Environ cinq minutes plus tard, elle avait vu sur les 

caméras deux hommes entrer dans la bijouterie. La porte d'entrée du magasin ne se 

verrouillait pas automatiquement et aucune action n'était nécessaire de la part des 

vendeurs pour qu'un client puisse y pénétrer. Elle s'était levée pour rejoindre les deux 

hommes et, arrivée au niveau de l'encadrement du rideau, elle était tombée "nez à nez" 

avec l'un d'eux. Il portait une casquette, une veste plutôt longue et peut-être un jeans. 

Elle ne se souvenait pas s'il portait des gants, mais il ne portait pas de masque. Il tenait 

une arme dans sa main droite. Elle avait crié. Elle pensait qu'il avait pointé son arme sur 

elle mais n'en était pas sûre. Il l'avait saisie au niveau de la bouche avec un bras, lui 

avait entouré les épaules avec l'autre bras et l'avait retournée. Elle avait son téléphone 

dans la main, que l'homme avait pris et jeté par terre dans le bureau. Il l'avait ensuite 

poussée du côté du lavabo, puis avait posé l'arme sur le bureau avant de la ranger à 

l'arrière de son pantalon. Il ne lui avait rien dit. Il parlait avec son complice dans une 

langue de l'est. Il avait un petit sac à main noir pour homme, de la marque PHILIPP 

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PLEIN, ainsi qu'un grand sac noir. Il avait vidé deux tiroirs en plastique qui se 

trouvaient sur le bureau, lesquels contenaient divers bijoux. Il n'avait pas fouillé la pièce 

mais avait pris tout ce qui était visible. Il avait aussi pris des bijoux de moindre valeur et 

des petites pierres qui se trouvaient à droite du bureau. Enfin, il avait sorti une corde et 

lui avait attaché les mains et les pieds à la chaise du bureau. Il l'avait renversée, en la 

poussant et en l'accompagnant au sol, puis avait renversé la chaise sur elle et lui avait 

mis sa veste par-dessus. Les deux hommes étaient ensuite partis, sans rien lui dire, étant 

précisé que le second homme n'était jamais entré dans le bureau. Elle ne l'avait donc pas 

vu. Assez rapidement, elle avait réussi à se détacher. Elle avait utilisé ses dents pour 

parvenir à sortir ses mains des liens, puis avait utilisé ses mains pour détacher les pieds. 

Elle était allée voir son voisin pour qu'il appelle la police.  

Elle se sentait bizarre et n'était pas confortable à l'idée de retourner travailler à la 

bijouterie après ce qu'elle avait vécu. Elle avait d'abord eu un choc, puis elle avait eu 

peur pour sa vie. Elle s'était demandée ce qu'ils allaient faire avec elle. Elle avait mal au 

dos et un peu aux poignets. 

a.a.b.  Entendue en audience de confrontation le 11 octobre 2023 devant le 

Ministère public, C______ a confirmé ses déclarations faites à la police le 20 mars 

2023. Elle a précisé que l'individu qui était entré dans l'arrière-boutique l'avait mise d'un 

côté de la pièce où elle était restée pétrifiée. Elle avait vu l'arme mais ne pensait pas 

qu'il l'avait pointée sur elle. A la question de savoir si l'arme avait l'air réelle ou 

ressemblait à un jouet, elle a répondu qu'elle n'avait jamais vu d'arme de sa vie et avait 

pensé que celle-ci était vraie. Elle ne savait pas si c'était réel, c'était une sensation 

bizarre. Quand elle avait vu l'arme, elle s'était dit "c'est comme dans les films, je vais 

mourir". Après sa première tentative de cris, elle n'avait pas réessayé de crier ni n'avait 

tenté de parler au braqueur. Elle n'avait plus rien dit du tout. Elle avait eu peur pour sa 

vie. Il avait d'abord pris des bijoux et ensuite il l'avait attachée avec une corde à la 

chaise, en lui attachant les deux mains ensemble au niveau des poignets, puis au niveau 

des mains ou des bras à la chaise. Elle pensait qu'il lui avait aussi attaché les pieds 

ensemble. Ensuite, il l'avait mise par terre, en la faisant tomber au sol. Elle n'était pas 

tombée extrêmement fort, "mais quand même". Dans sa chute, la chaise était également 

tombée sur elle. Il avait mis son manteau sur elle, lui cachant ainsi le visage. Ensuite, 

elle ne voyait plus rien mais entendait du bruit. Il lui semblait qu'il prenait encore des 

bijoux dans la boutique. Lorsqu'elle n'avait plus entendu de bruit, elle s'était détachée. 

Tout ce qu'elle avait raconté s'était déroulé dans l'arrière-boutique, elle n'avait jamais 

réussi à arriver jusqu'à la boutique. Elle avait entendu le second individu dans la 

boutique, mais ne l'avait pas vu. Elle avait également entendu que les deux hommes 

s'étaient parlés entre eux. Elle ne savait pas si un des deux hommes avait l'ascendant sur 

l'autre, mais il lui semblait que non. L'homme qui était avec elle dans le bureau n'était 

pas agressif et ne lui avait pas parlé. Comme elle était stressée, il était resté calme.  

Elle avait eu quelques marques aux mains et aux pieds, soit là où elle avait été attachée, 

ainsi que des hématomes au niveau du haut de sa cuisse, consécutifs à sa chute. Elle 

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n'avait pas consulté de médecin. Sur le plan psychologique, elle pensait avoir un 

"trauma". Après les faits, elle n'était pas retournée au travail pendant dix jours. Quand 

elle avait repris le travail, elle s'était retrouvée un jour seule dans la bijouterie et avait 

fait une attaque de panique. Elle pleurait et n'arrivait pas à respirer. Elle entendait des 

bruits partout. Elle avait quitté la boutique et après cela, elle avait été en arrêt encore 

une semaine, voire dix jours. Elle n'avait pas consulté de médecin psychiatre ni de 

psychologue en Suisse. Ses parents étaient médecins en Espagne. A Pâques, sa mère 

était venue la voir et lui avait amené du Rivotril. Elle n'avait jamais pris de comprimé 

entier, que des moitiés avant d'aller dormir car sinon elle n'arrivait pas à dormir. Elle 

avait repris le travail, mais travaillait beaucoup moins qu'avant à la bijouterie. Elle 

n'aimait plus être seule et travaillait avec la porte fermée à clé. Elle gardait aussi la porte 

fermée chez elle.  

a.a.c. C______ a été examinée par les médecins légistes le 20 mars 2023 dès 16h40. 

Ces derniers ont mis en évidence une dermabrasion au niveau du dos de la main gauche 

ainsi que des ecchymoses au niveau du poignet droit (face postéro-latéral), du dos de la 

main gauche et du genou gauche (face antérieure) pouvant entrer chronologiquement en 

lien avec les faits. Les dermabrasions et les ecchymoses étaient généralement la 

conséquence de traumatismes contondants (heurts du corps contre un/des objet(s) 

contondant(s), coups reçus par un/des objet(s) contondant(s), pressions locales fermes 

pour les ecchymoses) avec une composante tangentielle (frottement) pour les 

dermabrasions. Celles constatées lors de leur examen étaient trop peu spécifiques pour 

qu'ils puissent se prononcer quant à leur origine précise. Elles étaient néanmoins 

compatibles avec les faits tels que décrits par la police et l'expertisée. L'ensemble du 

tableau lésionnel était compatible avec les déclarations de l'expertisée. Les lésions 

constatées n'avaient pas mis en danger la vie d'C______.  

Les photographies des lésions ont été produites à l'appui de l'expertise. 

a.b.a. Par courrier du 26 mars 2023, O______, administrateur de la société A______ 

SA, a déposé plainte pénale suite aux faits dénoncés par C______, soit le braquage à 

main armée commis à l'encontre de sa société le 20 mars 2023. Un inventaire partiel du 

vol a été transmis à la police. 

a.b.b. Le 17 juin 2023, ______, épouse de O______, a transmis à la police par courriel 

la liste "presque complète" des bijoux volés. 

a.b.c. Entendu par le Ministère public le 11 octobre 2023 pour le compte de la société 

A______ SA, O______ a confirmé sa plainte et vouloir participer à la procédure comme 

partie plaignante au pénal et au civil. Il a indiqué que le montant total des objets volés 

dans sa boutique s'élevait entre CHF 250'000.- (soit le montant qui figurait aux 

inventaires) et CHF 300'000.-, voire CHF 350'000.- (soit le montant comprenant 

également ce qui n'était pas répertorié aux inventaires, le total de ce qui avait été volé). 

Le montant des bijoux volés était difficilement chiffrable, étant donné que seule une 

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partie des bijoux était séquestrée au service des bijoux. Tout n'était pas répertorié sur le 

"listing" que la police lui avait donné sans qu'il ne puisse préciser les pièces 

manquantes.  

a.b.d. Par jugement du 27 novembre 2023, le tribunal de première instance a prononcé 

la faillite de la société A______ SA. Par téléphone du 14 janvier 2025, l'Office cantonal 

des faillites a informé le Tribunal de céans que suite au prononcé de la faillite sans 

poursuite préalablele au sens de l'art. 190 de la Loi fédérale sur la poursuite pour dettes 

et la faillite (LP; RS 281.1), il représentait désormais la masse en faillite. Aucune 

conclusion civile n'a été prise par ledit Office. 

De l'interpellation des prévenus et des différents éléments matériels à la procédure 

b. Il ressort des divers rapports de police, des analyses de la BTPS, de la BCI et du 

CURML les éléments matériels suivants:  

c. L'exploitation des caméras de vidéosurveillance de la bijouterie A______ ainsi 

que de la ville de Genève a permis de découvrir qu'en date du 16 mars 2023, X______ 

vêtu de la même veste que le jour de son arrestation, et un homme non-identifié, sont 

passés devant la vitrine de la bijouterie A______ devant laquelle ils se sont arrêtés et 

ont regardé à l'intérieur.  

Le 20 mars 2023, Y______, W______, Z______ et X______ sont à bord d'un véhicule 

AUDI A5, immatriculé 2______ (France). A 09h20, ils arrivent depuis le pont P______, 

s'engagent sur le quai P______, puis continuent leur route en direction ______, avant de 

s'engager, à 09h25, sur la rue Q______. A 09h33, W______, Y______ et Z______ 

marchent sur la rue R______ en direction de la gare K______, puis, à 09h35, ils 

cheminent sur la place K______ en direction de la rue P______, étant précisé que 

Z______ est porteur d'un sac à dos. A 09h37, ils arrivent à la hauteur des escalators 

donnant accès au ______[commerces] K______ puis tournent à gauche en direction de 

la promenade de la rue P______. Alors qu'ils se dirigent vers les escaliers en pierre, 

W______ montre du bras la direction de la rue J______. Ils s'arrêtent en haut des 

escaliers. Z______ est sur son téléphone. A 09h37, après avoir échangé, ils se séparent. 

W______ et Y______ poursuivent leur chemin ensemble, en direction de la rue 

J______, tandis que Z______ reste seul en haut des escaliers, les yeux rivés sur son 

téléphone. Il remonte la rue P______, son téléphone toujours en main, puis se dirige 

vers les vélos stationnés au croisement avec la rue J______. Il s'approche d'un cycle 

orange, identifié comme un vélo en libre-service officiel du canton de Genève, géré par 

la société S______. A 09h42, Z______ déverrouille un vélo S______ au moyen de son 

téléphone, puis circule au guidon de celui-ci sur la rue P______, en direction de la rue 

______, avant de bifurquer à droite en direction de la rue J______. A 09h47, Z______ 

est vu, toujours sur le vélo, devant l'hôtel T______, se dirigeant en direction du quai 

U______. Depuis ce lieu, aucune autre image de l'intéressé n'est disponible, et ce 

jusqu'au moment du braquage.  

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A 10h27, W______ et Y______ passent devant la bijouterie depuis le haut de la rue 

J______, porteurs de gants et casquettes. W______ entre en premier dans le magasin, 

puis, une fois dans la boutique, se saisit d'une arme de poing, qui était dissimulée dans 

l'avant de son pantalon. Il se dirige ensuite vers le bureau de l'arrière-boutique. A cet 

endroit se trouve C______ qui, depuis quelques minutes, travaillait sur son ordinateur. 

A l'arrivée dans la boutique des deux individus, qu'elle aperçoit sur sa caméra, elle se 

lève, son portable en main, pour se diriger vers la boutique. A ce moment, W______ 

surgit, lui met sa main gauche sur la bouche et la retourne. Il lui dit "shut up". De son 

autre main, il tient une arme, qui se retrouve à hauteur de la tête d'C______, mais sans 

la pointer sur elle. Il lui prend son téléphone et le jette par terre, puis la plaque contre le 

mur. Finalement, il enlève la main de sa bouche et lui désigne un coin de la pièce, vers 

le bureau, afin qu'elle s'y tienne. Il tient son arme dans la main droite, puis commence à 

récupérer des sachets, dans un tiroir sur la droite du bureau. Pendant ce temps, et alors 

qu'il tient toujours son arme, C______ se tient debout à l'endroit désigné. Il dit ensuite 

quelques mots à Y______, qui lui amène un sac noir. W______ range ensuite l'arme 

dans son pantalon et met les sachets qu'il avait pris dans le sac noir et continue de 

prendre d'autres sachets, qu'il met au fur et à mesure dans le sac. Une fois qu'il a pris 

tous les sachets, il sort de sa sacoche une longue corde, sur laquelle un nœud coulant 

avait préalablement été préparé, avec laquelle il attache les mains d'C______, puis 

attache celle-ci face à la chaise avant de lui attacher les pieds. Il prend ensuite le sac 

noir et sa sacoche, puis saisit C______ avec son bras par le cou et la met à terre. Elle se 

retrouve sur le dos, la chaise sur elle. Il prend finalement un vêtement, qu'il met sur elle, 

puis quitte la pièce à 10h30 pour aller dans la boutique.  

Parallèlement, Y______ se dirige au centre du magasin, sort de sa veste un outil, soit 

une lime avec un manche bleu et noir, puis se rend vers l'une des vitrines sur le côté 

droit du magasin. Il tire pendant plusieurs secondes sur la vitrine qui cède et explose, ce 

qui le fait tomber à terre. Il se relève et prend des bijoux, qu'il garde dans sa main droite. 

Il se saisit du sac, qu'il avait fait tomber, et se dirige vers l'arrière-boutique. Il revient 

sans le sac, mais toujours avec les bijoux dans la main. Il sort de sa veste un autre sac, 

dans lequel il met les bijoux. Il prend ensuite un objet long sur le comptoir et force la 

seconde vitrine, toujours sur le côté droit du magasin, laquelle se brise. Il prend des 

bijoux et les met dans le sac. Il se rend ensuite derrière le comptoir, prend des plateaux 

sur lesquels étaient disposés plusieurs bijoux et verse le contenu ainsi que les plateaux 

dans le sac. Il prend ensuite encore des bijoux dans l'armoire derrière lui, puis retourne 

vers les vitrines qu'il avait brisées pour prendre encore des bijoux, y compris vers la 

vitrine donnant sur la rue.  

A 10h30:51, W______ sort de l'arrière-boutique et regarde dans les tiroirs du présentoir, 

que Y______ avait déjà fouillés, pendant que ce dernier continue à mettre des bijoux du 

présentoir donnant sur la rue dans son sac. Finalement, à 10h31:14, Y______ se dirige 

vers la sortie et W______ lui emboite le pas. Ils partent à gauche, en direction du lac. 

Chacun est porteur d'un sac. Quelques instants plus tard, W______ et Y______ sont 

aperçus sur la rue P______, mais ils ne sont plus en possession des sacs. Y______ 

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remonte la rue P______ en direction de la gare K______. A hauteur de l'établissement 

______, il jette sa casquette dans une poubelle. Les analyses sur le pourtour intérieur de 

la casquette ont mis en évidence le profil ADN de Y______. En parallèle, W______ 

emprunte le square V______ et jette sa casquette dans une benne. Les analyses sur le 

pourtour intérieur de cette casquette ont mis en évidence le profil ADN de mélange, 

dont la fraction majeure, correspond à W______ et dont la fraction mineure n'est pas 

interprétable. A 10h32, Y______ monte les escaliers à l'angle de la rue P______ et de la 

rue V______. Les deux individus se rejoignent et traversent la place K______ en 

direction de l'arrêt du tram. W______ a changé son apparence par rapport aux images 

disponibles dans la bijouterie. A 10h33, W______ se dirige vers la file de taxis et monte 

dans le premier véhicule, TOYOTA RAV4, immatriculé GE ______, conduit par 

AA______, tandis que Y______ monte dans le second taxi disponible, soit un véhicule 

de marque LEVC, immatriculé GE ______ conduit par AB______. Il ressort des 

auditions de AA______ et d'AB______ que W______, respectivement Y______, leur 

avait montré un papier blanc, sur lequel était inscrit à la main, au stylo, l'adresse "2 rue 

AC______ 74100 Annemasse".  

Parallèlement, à 10h33, l'on retrace Z______ au guidon du vélo sur le pont ______, en 

provenance du quai AD______, se dirigeant vers l'hôtel T______. Un objet de couleur 

noire a été placé sur le panier avant du cycle. A 10h34, il est visible sur les caméras de 

vidéosurveillance de l'hôtel T______. Le sac à dos porté par Z______ est davantage 

rempli qu'auparavant. A 10h36, Z______ arrive sur le vélo depuis le quai U______ et 

emprunte le passage sous voie du Pont ______, donnant accès à la promenade pédestre 

AE______. Entre 10h36 et 18h06, aucune image de Z______ n'a été obtenue. Ensuite, à 

18h06, Z______ est observé en train de remonter la rue Q______, puis emprunter la rue 

R______, en direction de la gare K______. Il n'est plus porteur de son sac à dos, mais 

d'un cabas à commission rouge. A 18h16, Z______ arrive dans le hall de la gare 

K______, depuis l'esplanade, et se dirige vers une borne automatique CFF. A 18h20, il 

arrive sur le quai 2 de la gare et se met en attente. A 18h26, le train arrive. Entre 18h27 

et 18h28, Z______ est en conversation téléphonique. Il reste sur le quai jusqu'à 18h29 

puis pénètre dans le train lequel démarre à 18h32. D'après les recherches de la police, ce 

train a effectué la liaison entre Genève et Annemasse avec une arrivée à destination à 

18h55. 

d. Suite au braquage, la centrale d'engagement CECAL a sollicité l'intervention de 

patrouilles à la bijouterie, pour les investigations d'usage. Le policier ______ s'est rendu 

au croisement de la rue J______ et de la rue ______. A cet endroit, il a croisé X______. 

Ce dernier ayant adopté un comportement suspect, il a procédé à son interpellation.  

X______ a indiqué oralement qu'il était venu avec des amis à Genève le matin même 

depuis la France, mais n'a pas pu préciser l'endroit où ils avaient passé la nuit ni où se 

trouvaient ses amis. La fouille de l'intéressé a permis de retrouver un morceau de papier 

déchiré, sur lequel figurait une réservation d'une chambre d'hôtel depuis le 17 mars 

2023 pour cinq nuits. Il était également porteur d'un smartphone, dont le numéro d'appel 

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est le 3______. Durant son contrôle, il avait été contacté à plusieurs reprises à travers 

l'application THREEMA depuis un numéro enregistré sous "AF______" (numéro 

inconnu) ainsi que depuis un numéro 4______. Il a expliqué que ce téléphone lui avait 

été remis par un ami et il n'était donc pas en mesure de fournir le code de 

déverrouillage. 

Compte tenu des trajets en taxis effectués par W______ et Y______ à destination de 

l'adresse à la rue du AC______, 7410 Annemasse et du bout de papier découvert sur 

X______ lors de son interpellation, la police a effectué une diffusion de ces 

informations en France, comportant les images de vidéosurveillance et les informations 

sur les numéros de téléphone lituaniens mis en exergue. 

Les mentions figurant sur le bout de papier retrouvé sur X______ lors de son 

interpellation sont caractéristiques des documents édités par l'hôtel H______ sis 

42 route I______ à Annemasse. La direction de cet établissement a indiqué qu'il y avait 

une réservation, faite à travers BOOKING au nom de ZA______, pour trois personnes 

de la chambre 104 de l'établissement pour cinq nuits (du 17 au 22 mars 2023), dont les 

coordonnées sont 5______ et l'adresse email ______@guest.booking.com. La 

réservation a fait l'objet d'un paiement par carte bancaire, dont le numéro se termine par 

***5482, le 17 mars 2023 à 18h13, pour un montant total d'EUR 353.40.  

Ces informations laissaient à penser que les auteurs de l'attaque à main armée seraient 

les occupants de cette chambre, et seraient donc susceptibles d'y revenir, le SPJ 

d'Annecy a sollicité et obtenu auprès du Parquet Thonon-les-Bains l'ouverture d'une 

enquête en flagrant délit, pour association de malfaiteurs. Un dispositif de surveillance a 

été mis en place par les enquêteurs aux abords d'un hôtel d'Annemasse. 

e.  Il ressort de l'exploitation des vidéos de l'établissement H______ que le 17 mars 

2023, aux alentours de 21h30, les trois individus, soit Y______, W______ et Z______, 

sont arrivés à l'hôtel, accompagnés de X______. Z______ a procédé au paiement par 

carte bancaire. Après cela, les trois individus sont sortis de l'établissement, avant d'y 

revenir, à 22h08, et de se diriger directement vers le couloir de la chambre 104. Ils ont 

ensuite effectué des allers-retours dans le hall pour boire des cafés, téléphoner ou fumer 

des cigarettes.  

Le 20 mars 2023, à 08h14, X______ et l'individu qui a payé l'établissement, soit 

Z______, ont quitté l'hôtel ensemble. A 08h18, les deux autres individus ont quitté 

l'établissement ensemble. La chambre est restée inoccupée toute la journée. 

f. Dans le cadre du dispositif de surveillance, les enquêteurs ont constaté, le 

20 mars 2023 à 20h00, l'arrivée d'un taxi déposant Z______, Y______ et W______ 

devant l'entrée de l'hôtel, lesquels sont entrés à la réception et ont rejoint rapidement 

leur chambre. Un capitaine a intercepté le taxi dont le chauffeur, ______, a indiqué 

avoir pris les trois individus, lesquels ne parlaient pas français, à la gare d'Annemasse à 

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19h48 à destination de l'hôtel H______. La course avait été réglée en espèces, un des 

trois passagers ayant retiré de l'argent au DAB sur le trajet. A 20h10, les policiers ont 

pénétré dans la chambre 104 en s'annonçant. Ils ont constaté la présence des trois 

individus, lesquels ont été interpellés sans opposer aucune résistance. Les policiers ont 

procédé à leur menottage et à leur palpation.   

W______ a déclaré se nommer WA______ né le ______ 1976 à Bunkuoniu en Lituanie 

et a présenté une carte d'identité à ce nom. Il portait les mêmes chaussures et la même 

veste que celles portées lors du braquage de la bijouterie. Y______ s'est, quant à lui, 

présenté sous le nom de YA______ et avait une carte d'identité à ce nom, lequel est né 

le ______ 1981 à Kaunas, en Lituanie. Il portait les mêmes vêtements que ceux portés 

lors des faits. La police a découvert, dans son portefeuille, une feuille de papier 

manuscrite mentionnant l'adresse "2 rue AC______ 74100 Annemasse" ainsi qu'un 

téléphone portable SAMSUNG, IMEI ______ contenant une carte SIM TELE2 

correspondant au numéro d'appel 4______ et quatre bagues. D'après un examen 

complémentaire effectué par la police, deux de ces bagues provenaient du vol de la 

bijouterie A______.  

Z______ était en possession d'une carte d'identité lituanienne au nom de ZA______, né 

le ______ 1988 et d'un permis de conduire à ce nom, les deux documents ayant la même 

photo d'identité que la CNI lituanienne. La fouille de ses effets personnels a permis la 

découverte d'une Mastercard Revolut n. ______ au nom de ZA______. Il était 

également en possession d'un téléphone portable SAMSUNG GALAXY A32, IMEI 

______ et ______ contenant deux cartes SIM de l'opérateur PILDYK, dont l'une 

correspond au numéro d'appel 5______. Il était enfin porteur d'un ticket de train de 

Genève à Annemasse daté du jour à 18h00. 

Les trois individus ont été placés en garde à vue à compter du 20 mars 2023 à 20h10 

pour des faits de participation à une association de malfaiteurs commis le 20 mars 2023. 

Le 26 avril 2023 la police genevoise est entrée en contact avec ses homologues français 

afin de pouvoir obtenir la procédure française et les scellés en lien avec l'arrestation des 

trois individus sur sol français.  

g. Lors de sa garde à vue en France, Z______ s'est exprimé quant au lieu de 

dissimulation du butin par ses soins sur le sol genevois. Il a indiqué que les deux sacs 

contenant les objets dérobés avaient été cachés près d'un bâtiment se situant le long des 

berges des falaises AE______, qu'il avait localisé sur une carte comme se trouvant sous 

le viaduc ferroviaire de la L______. Il s'était rendu en ce lieu à vélo, empruntant la 

promenade pédestre le long des berges du Rhône. Il avait dissimulé le premier sac dans 

un puit sec se trouvant dans la pente le long dudit bâtiment, et enterré le second à 

proximité, dans une volonté de ne pas le laisser au même endroit que l'autre. Sur la base 

de ces informations, la police genevoise a établi que le lieu désigné correspondait à la 

pente le long de la station de pompage des eaux usées située sous le Pont de la L______ 

sis 12, sentier M______. Sur place, les policiers ont identifié le premier sac dans le puit 

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indiqué par Z______, lequel était recouvert de branchage. Quant au second sac, après 

recherches, les policiers ont pu établir qu'il était enterré à proximité immédiate du puit. 

Un cahier photographique des sacs et objets a été versé à la procédure. 

h.a. Le détenteur du véhicule AUDI A5 immatriculé 2______ est AG______ SAS, 

route ______ (France). Le véhicule avait été loué du 13 mars 2023 à 15h00 au 24 mars 

2023 à l'aéroport Paris Beauvais par X______, lequel avait présenté un permis de 

conduire et une carte d'identité lituaniens. L'adresse mail communiquée lors de la 

réservation est ______@gmail.co et le numéro de téléphone 6______. Le paiement a été 

effectué par Mastercard.  

h.b. Le véhicule AUDI A5 a été retrouvé le 21 mars 2023, vers 15h30, stationné sur 

la rue Q______, à Genève. Les contrôles d'usage auprès du Service de stationnement de 

la Fondation des parkings ont permis de découvrir que le véhicule avait été amendé le 

20 mars 2023 à 15h23 au 39 rue Q______. Le véhicule n'était pas verrouillé et la clef de 

contact se trouvait à l'intérieur de l'habitacle. Les analyses ADN sur ladite clé ont 

permis de mettre en évidence un profil ADN de mélange, dont la fraction majeure 

correspond à X______ et dont la fraction mineure n'était pas interprétable. Au moyen de 

cette clef, la police a été en mesure de consulter l'historique du système GPS du 

véhicule. Plusieurs adresses sont référencées dans les dernières destinations, en 

particulier: station-service BP sis route de Champ-Colin, 1260 Nyon; Du Pré-Ponce, 

Yvoire (France); Hôtel ______ Annemasse; Route I______ 42, hôtel H______; Rue de 

Genève 140, Gaillard (France), soit zone post-frontière de Gaillard après la douane de 

Moillesulaz. 

h.c. Une recherche de bijoux volés ou de tout objet en lien avec les faits de la 

présente procédure a été effectuée dans la voiture, laquelle s'est révélée négative. En 

outre, la fouille du véhicule a permis de trouver divers objets, soit notamment trois 

tickets de recharge téléphonique lituanienne dans le vide poche central et un sac à dos, 

retrouvé dans le coffre, avec deux bandes bleues verticales sur le devant, de marque 

SPORT. Les analyses sur la bretelle droite en tissu du sac ont permis de mettre en 

évidence un profil ADN de mélange, dont la fraction majeure correspond au profil ADN 

de X______. Les profils ADN de W______, de Y______ et de Z______ sont 

incompatibles avec le mélange. Les analyses ADN sur la tirette de la fermeture éclair du 

compartiment secondaire du sac ont permis de mettre en évidence un profil ADN de 

mélange, dont la fraction majeure correspond au profil de X______. 

i.a. Il ressort de la commission rogatoire adressée en Hongrie que W______, 

Y______ et Z______ ont pris le vol n. ______ de la compagnie ______ le 17 mars 2023 

à 12h55 au départ de Vilnius, Lituanie, à destination de l'aéroport Paris Beauvais, 

arrivée à 14h50. Les deux premiers avaient voyagé sous leurs fausses identités, soit 

WA______, respectivement YA______. Z______ avait voyagé sous sa vraie identité. 

Les billets d'avion avaient été réservés le 8 mars 2023 à 14h10 par Z______, sous son 

identité ZA______, qui avait réglé la somme d'EUR 359.96 avec la Mastercard se 

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terminant par 3408 et la somme d'EUR 69.88 avec la Mastercard se terminant pas 4355 

le 13 mars 2023. Il avait fourni le numéro de téléphone 5______ et l'adresse mail 

ZB______@gmail.com. Il avait également réservé un billet d'avion pour une quatrième 

personne, ______, lequel n'avait pas embarqué dans l'avion.  

X______ a pris le vol n. ______ de Vilnius à Paris-Beauvais le 13 mars 2023. Il avait 

effectué l'enregistrement avec l'adresse électronique ______@gmail.com, le numéro de 

téléphone 7______. 

i.b. D'après les résultats obtenus à travers la commission rogatoire adressée aux 

Pays-Bas, le 11 mars 2023, à 13h53, Z______ a réservé une chambre à l'hôtel 

AH______ à Saint-Cergues, au nom de ZA______, pour 5 nuits, du 17 au 22 mars 

2023, pour une somme d'EUR 225.78. Il n'y avait aucun détail de la carte de crédit. Lors 

de sa réservation, il avait utilisé l'adresse électronique "ZC______@gmail.com" et avait 

indiqué le numéro 8______. Il avait finalement annulé cette réservation et en avait 

effectué une nouvelle, toujours au nom de ZA______ au sein de l'hôtel H______ à 

Annemasse en date du 17 mars 2023 à 15h33 pour les mêmes dates et pour la somme 

d'EUR 339.90. Il avait utilisé la même adresse électronique mais avait indiqué un autre 

numéro de téléphone, à savoir 5______. 

j. Z______ a créé un compte auprès de S______ le 11 mars 2023 alors qu'il était à 

Kaunas en Lituanie. Il avait utilisé l'adresse électronique "ZC______@gmail.com" et le 

numéro de téléphone 5______. Il avait payé avec la carte Mastercard, se terminant par 

3408. 

Une première location de vélo avait été effectuée le 14 mars 2023 à 14h21 à la place 

______ et s'était terminée quelques minutes plus tard avec la même géolocalisation. Le 

18 mars 2023, l'utilisateur du compte avait consulté les prix de location alors qu'il se 

trouvait en France, à l'hôtel H______ d'Annemasse. Le 19 mars 2023 à 13h57 

l'utilisateur du compte avait ouvert l'application, alors qu'il se trouvait au 32 rue 

Q______, à Genève, soit à proximité du lieu où sera retrouvé le véhicule AUDI A5. 

Quelques heures plus tard, le même jour, l'utilisateur, alors de retour en France, à l'hôtel 

H______, avait effectué une location de vélo à distance, laquelle avait été annulée 

automatiquement car personne n'était venu récupérer le vélo en question. Quatre heures 

plus tard, une nouvelle connexion avait été réalisée par l'utilisateur du compte au 5, rue 

______, à Thonon-les-Bains et plus tard dans la nuit une nouvelle connexion avait été 

relevée au 5, rue ______, à Annemasse. Finalement, le 20 mars 2023, à 09h38, 

l'utilisateur du compte avait ouvert l'application alors qu'il se trouvait au 15, rue 

R______, à Genève. A 09h38, la location du vélo "Amarante" avait été créée avec 

mention de la localisation au 20, rue P______. La location du vélo avait débuté à 09h42. 

A 09h57, le vélo avait été verrouillé pendant trois minutes puis déverrouillé à ______, à 

Genève. Ce lieu se trouvait à proximité immédiate de la station d'épuration, proche du 

lieu où Z______ a indiqué avoir dissimulé le butin après le braquage. A 11h07, 

l'utilisateur du compte avait à nouveau ouvert l'application pour appuyer deux fois le 

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bouton de verrouillage du vélo, alors qu'il était localisé au 20, avenue ______, à 

Genève. Finalement, la dernière utilisation de l'application était datée du 20 mars 2023 à 

16h49 avec une localisation au 4, avenue ______, à Genève.  

Le vélo "Amarante" a été trouvé, abandonné, sur le sentier pédestre le long des 

AE______.  

k.a.a. Le contenu du téléphone GOOGLE PIXEL 3A (IMEI ______), saisi sur 

X______ lors de son interpellation, n'a pas pu être extrait, ce dernier ayant refusé de 

fournir le code de déverrouillage. Les données rétroactives sollicités sur ledit appareil 

ont permis d'établir que les lignes ______ et 3______ y avaient été insérées.  

k.a.b. Le raccordement 3______, avait été utilisé uniquement avec l'appareil GOOGLE 

PIXEL 3A.  

Les connexions au réseau en lien avec ce raccordement couvraient la période du 

16 mars 2023 à 12h19 au 20 mars 2023 à 11h59, tandis que les services de téléphonie et 

multimédia couvraient la période du 16 mars 2023 à 12h21 au 20 mars 2023 à 11h11. 

Sur sol français, il y a eu principalement des connexions internet. X______ a eu quatre 

interactions avec la ligne ______, soit à trois reprises le 16 mars 2023 à 21h21 et à une 

reprise le 17 mars 2023 à 07h50. 

k.a.c. Le raccordement 6______, également lié à X______, dans la mesure où ce 

numéro avait été fourni auprès de la société AG______, a uniquement été associé à un 

smartphone REDMI 8A XIAOMI (IMEI ______).  

l.a. Le téléphone SAMSUNG A32 de Z______, saisi sur sa personne lors de son 

interpellation, lequel contenait deux cartes SIM dont celle du numéro 5______, 

comporte des données depuis le 22 août 2022. Ce téléphone est lié au compte utilisateur 

de Z______, avec les emails ZC______@gmail.com et ______@gmail.com et le drive 

étant ZB______@gmail.com.  

Une photographie prise par le téléphone de Z______ du passeport au nom de 

ZA______, né le ______ 1975 à Lietuva, passeport n. ______, valable du 08 mars 2016 

au 8 mars 2026 avec le numéro personnel n. ______, a été retrouvée. En outre, des 

photos des trois billets d'avion, au nom de Z______, W______ et Y______ (aux noms 

d'alias pour les deux derniers), pour un vol de Vilnius à Paris Beauvais le 17 mars 2023 

à 17h55 ont également été retrouvées. Il en ressort que Z______ n'avait pas les mêmes 

conditions d'embarquement que les deux autres, soit qu'il avait un bagage à main gratuit 

et un bagage de 26 kg en cabine ainsi qu'une valise à roulettes. 

l.b.  L'application S______ a été téléchargée le 11 mars 2023 à 12h22. Le 18 mars 

2023, Z______ a reçu deux mails de bookings@S______.com qui l'informaient de la 

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location d'un cycle le samedi 18 mars 2023 de 14h18 à 14h24 d'une durée de 7 minutes 

pour un coût de CHF 1.80.  

l.c.  L'application THREEMA a été téléchargée le 11 mars 2023 à 12h28. Z______ 

s'est identifié avec le nom d'utilisateur ZD______, étant précisé que la date de création 

de l'ID ZD______ est le 11 mars 2023 et que le dernier login date du 21 mars 2023.  

Dans l'historique, il ressort deux conversations avec AF______ et ______. L'ID 

AF______ at été créé le 3 décembre 2022 et le dernier login a eu lieu le 20 mars 2023.  

La conversation avec AF______ débute le 20 mars 2023 à 13h09 (UTC+1) et se termine 

le 21 mars 2023 à 08h50. Voici un extrait, dont le contenu a été traduit: 

- de AF______, le 20 mars 2023 à 12h09 et 12h10 (UTC+0): ils n'ont pas pris les autres. 

Ils sont partis. Ils ont pris que la pute (ndlt: copain qu'il nomme la pute) qui ne sait pas 

et n'a rien fait. C'est la merde/catastrophe. 

- AF______: dans le parc il n'y a pas de caméra. Ce qui est important c'est que les sacs 

ne soient pas visibles. 

- ZD______: là où il y a le trou on ne voit pas. De toute façon ces caméras à ce que j'ai 

vu il n'y en a que dans les rues principales. 

- AF______: oui oui oui. Il est important qu'il reste là, joliment caché. Ça peut rester là. 

Rien ne va arriver, il n'y aura pas de problèmes. 

- ZD______: Je vais vers là-bas et je vais observer de loin. 

[…] 

- de AF______, le 20 mars 2023 à 13h25: Putain ce qui est important c'est que ça soit 

bien enterré. Est-ce qu'il y a beaucoup de boites, le sac est assez grand? […] 

- de ZD______, le 20 mars 2023 à 13h26: Difficile à dire là-bas la boite entière de la 

vitrine est rectangulaire, une ou deux je ne sais pas. L'autre sac c'est à côté du puit il est 

bien entré dans le trou. […] Je ne sais même pas tout s'est passé très vite le poids nu est 

un peu lourd. Ces sacs qui pèsent. Vides elles sont légères. 

AF______ envoie ensuite, toujours le 20 mars 2023, à 15h30, une photo d'une 

localisation d'un kebab à Annemasse, puis: 

- de AF______, le 20 mars 2023 à 15h30: ils seront là devant la gare. Quand tu seras à 

proximité. Tu écris et ils viendront. Vous sautez dans le taxi et à l'hôtel. 

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Enfin, la police a relevé que le téléphone de Z______ était lié à un compte Gmail 

ZC______@gmail.com, sur lequel figuraient plusieurs mails en lien avec la présente 

procédure. En particulier, le 16 mars 2023 entre 19h12 et 19h24, Z______ a reçu les 

trois billets d'avion. 

l.d. Le raccordement 9______, utilisé par Z______, a été inséré dans le téléphone 

SAMSUNG GALAXY A32 (IMEI ______ et ______). Les données obtenues pour le 

deuxième IMEI ont permis d'établir qu'il a été associé à la ligne 9______ qui a été 

active sur le territoire français à partir du 17 mars 2023 à 14h29.  

l.e. S'agissant du second raccordement utilisé par Z______, soit le 5______, il a été 

utilisé du 18 mars 2023 à 12h05 jusqu'au 20 mars 2023 à 18h38 pour des accès au 

réseau, respectivement du 18 mars 2023 à 12h06 jusqu'au 19 mars 2023 à 15h35 pour 

de la téléphonie et du multimédia. Ce raccordement a été inséré dans le téléphone 

SAMSUNG GALAXY A32 (IMEI _____ et ______).  

m.a. Selon le rapport de renseignements du 3 avril 2023, à travers le canal 

EUROPOL, la police avait été informée que le raccordement 4______, soit le numéro 

ayant tenté de joindre à plusieurs reprises celui utilisé par X______ lors de son 

interpellation, était enregistré auprès de l'opérateur au nom de la mère de Y______. 

Selon le rapport de renseignements du 26 juillet 2023, ce raccordement avait été utilisé 

avec le téléphone SAMSUNG GALAXY A13. 

m.b.  Selon le rapport de renseignements du 22 avril 2024, le téléphone de Y______ 

avait été activé le 17 janvier 2023 et une restauration avait été effectuée le 18 janvier 

2023. Les comptes utilisateurs qui ressortaient du téléphone confirmaient qu'il avait été 

utilisé par Y______, soit notamment ______@gmail.com.  

Parmi les appels constatés sur une période proche des faits figuraient le 10______ et le 

3______, ce dernier numéro étant utilisé par X______. Les échanges entre Y______ et 

le détenteur du premier raccordement débutaient le 16 mars 2023 à 16h59 (UTC+1), 

alors que Y______ se trouvait encore en Lituanie. Ce raccordement était également en 

contact avec Z______. Ainsi, d'après la police, il est probable que l'utilisateur de ce 

raccordement puisse être impliqué dans le brigandage, à tout le moins dans la logistique. 

Y______ recevait un SMS de X______ le 20 mars 2023 à 12h42 (UTC+1) alors que ce 

dernier avait déjà été arrêté. Dans ce téléphone ont notamment été retrouvées les 

photographies d'avion confirmant l'arrivée de Y______ à 14h50 à l'aéroport de Paris-

Beauvais et une photo d'une confirmation de la réservation de l'hôtel H______ avec 

l'adresse mail ZC______@gmail.com.  

n.a. En date du 13 mars 2023, la ligne de X______ 6______ a activé, sur sol 

français, entre 14h48 et 15h03, une antenne située à l'aéroport de Beauvais. 

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n.b. Le 16 mars 2023, le raccordement 6______ de X______ a été actif uniquement 

ce jour. Par ailleurs, il a eu des déplacements communs avec la ligne 3______ de 

X______. La première borne sur sol suisse est activée à 12h17 à Anières. Puis, ils ont 

activé des bornes, indiquant un déplacement, entre 12h29 et 12h37, de ______ en 

direction des AI______. Entre 12h49 et 14h07, les antennes activées se situent aux 

alentours de la gare K______, à proximité de la bijouterie A______, dont la 

vidéosurveillance a déjà révélé que X______ se trouvait devant la vitrine de cet 

établissement le 16 mars 2023 à 14h13 avec un individu non-identifié. Entre 15h11 et 

15h38, le raccordement a activé à douze reprises l'antenne sise 18 rue ______ à Genève, 

soit l'antenne située à proximité de l'endroit où le butin a été enterré le 20 mars 2023. 

Entre 16h02 et 16h29, les antennes activées se situaient à nouveau à proximité de la 

bijouterie A______ et de la gare K______.  

n.c. Depuis le 17 mars 2023, à 14h29, le raccordement de 5______ a été actif sur le 

sol français, aux abords immédiats de l'aéroport de Beauvais. La première 

communication a eu lieu à 14h26, déclenchant un relais implanté à Bertheaucourt les 

Thennes (au nord de Beauvais), tandis que la dernière communication a eu lieu le 

19 mars 2023 à 20h30, déclenchant un relais à Annemasse.  

Le raccordement 3______ de X______ a effectué les mêmes déplacements que ceux 

relevés à l'aide de la puce équipant le véhicule AUDI A5, soit le véhicule a effectué un 

"aller-retour" entre la Haute-Savoie et l'aéroport de Beauvais. Il a quitté le département 

Haute Savoie et s'est dirigé à 06h42 vers le département de l'Oise. De 12h35 à 15h37, le 

véhicule a activé des cellules téléphoniques situées dans ledit département, étant précisé 

que de 13h40 à 15h07, le véhicule a activé une cellule téléphonique située à l'aéroport 

de Beauvais. Le véhicule est revenu sur le département de Haute Savoie le même jour à 

21h41 pour se stationner à 23h02 au 42 chemin ______ à Thonon-les-Bains. 

Par ailleurs, les deux lignes de Z______, 9______ et 5______, ainsi que le 

raccordement 3______ de X______ ont effectué des déplacements communs et 

simultanés de l'aéroport de Beauvais en direction de la Haute Savoie. 

n.d. Durant la journée du 18 mars 2023, les deux lignes de Z______ ont activé des 

bornes similaires depuis le même boitier, soit à 12h03, à Thônex, puis, en direction du 

centre-ville. Entre 12h20 et 12h30, les bornes activées se trouvent vers la gare et la 

bijouterie A______. De 12h40 à 13h30, les bornes indiquent un déplacement vers le 

pont de la L______ et le sentier AJ______. Dès 14h00, les bornes activées indiquent un 

retour du côté de la gare K______ et de la bijouterie A______. A 14h09, alors que la 

borne est activée à la rue P______ 18, le téléphone de Z______ reçoit un SMS de 

S______. A 14h12, une antenne située à la rue P______ 7 est activée par les 

raccordements de Z______, mais également par le raccordement 3______ de X______, 

ce qui indique une rencontre à tout le moins entre les deux hommes. Il s'agit de la seule 

activité téléphonique de X______ sur le réseau suisse ce jour. Dès 14h40, les bornes 

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activées par les lignes de Z______ indiquent un déplacement en direction de Thônex et 

de la frontière.  

Sur sol français, les deux lignes de Z______ et le raccordement 6______ de X______ 

ont activé au même moment l'antenne située à Ville-la-Grand. Puis, entre 19h18 et 

19h22, les lignes 5______ de Z______ et 3______ de X______ ont activé au même 

moment la cellule téléphonique située à Thonon-les-Bains.  

n.e. Concernant la journée du dimanche 19 mars 2023, la première borne est activée 

par le raccordement 3______ de X______ à 13h11 à Thônex. A 13h19, les lignes de 

Z______ activent des bornes du côté de la gare AI______ puis successivement des 

bornes indiquant une traversée de la ville en direction de la gare K______. Entre 13h56 

et 14h03, les bornes sont activées dans le secteur des AK______, proches du 39, rue 

Q______, où le véhicule AUDI A5 a été retrouvé. A 15h35, une borne est activée du 

côté de Thônex. A cette même heure, Z______ reçoit un SMS de S______. A 15h36, les 

lignes de Z______ et de X______ activent des bornes se trouvant à Chêne-Bourg. Entre 

16h13 et 16h40, les lignes de Z______ activent des bornes indiquant un déplacement en 

direction de la gare K______, puis du pont de la L______. Enfin, les bornes indiquent 

une traversée de la ville en passant par la gare K______ et une sortie du territoire 

helvétique à Moillesulaz à 17h19.  

n.f. Le 20 mars 2023, le raccordement 6______ de X______ a activé, à 06h28, une 

cellule téléphonique située à Thonon-les-Bains. L'autre raccordement de X______, 

3______, a activé, sur sol français, à 08h52:00, la cellule téléphonique située à 

Annemasse, puis à 08h54:03, à Etrembières et finalement à 08h56:30, à Neydens. Le 

véhicule AUDI A5 a déclenché, à 06h44, une cellule à Thonon-les-Bains, puis à 07h21 

à Vétraz Monthoux, et enfin à 08h51 à Etrembières, et à Gaillard, indiquant un 

déplacement possible en direction de la Suisse. 

Sur sol suisse, les lignes de Z______ et de X______ ont activé des bornes similaires 

durant le début de la matinée, ce qui indique un probable déplacement commun. Les 

premières bornes indiquent une entrée sur le territoire helvétique, à 08h46, du côté de 

Moillesulaz. Elles démontrent ensuite une traversée de la ville en direction des 

AK______, puis plus précisément dans la zone où a été retrouvé le véhicule AUDI A5. 

Vers 09h35, les bornes à proximité de la gare K______ et de la bijouterie A______ ont 

été activées.  

A partir de 09h40, les lignes de Z______ ont activé des bornes indiquant un 

déplacement le long du Rhône en direction du pont de la L______. En parallèle, entre 

09h39 et 10h01, les lignes de X______ ont activé des bornes du côté de la gare 

K______ et du pont P______. Les activations successives des antennes par les 

raccordements de Z______ démontrent un déplacement en direction de la gare, qui a 

commencé vers 10h07. Finalement, vers 10h15, les lignes de Z______ et de X______ se 

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sont rejoints aux alentours de la gare et de la bijouterie A______. Entre 10h21 et 10h31, 

les lignes de Z______ et X______ sont localisées à proximité directe de la bijouterie.  

Après les faits, les lignes de Z______ ont activé des bornes démontrant un nouveau 

déplacement le long du Rhône en direction du pont de la L______, où il reste à 

proximité entre 10h39 et 11h11. En parallèle, les lignes de X______ restent à proximité 

de la bijouterie et de la gare jusqu'à 11h00 – au moment de son interpellation. Puis, les 

bornes démontrent un déplacement de la ligne de Z______ en direction de Châtelaine, 

où il est resté jusqu’à 14h00, avant de retourner vers le pont de la L______ et de rester 

dans cette zone jusqu'à 17h30. A 17h54, les bornes indiquent qu'il s'est rendu aux 

AK______, notamment à proximité de l'endroit où a été laissé le véhicule AUDI A5. 

Vers 18h30, les relais activés sont compatibles avec un déplacement en train, en 

direction d'Annemasse. Finalement, le raccordement 9______ de Z______ a activé, 

entre 18h57 et 19h37, des cellules téléphoniques situées à Annemasse, tandis que l'autre 

raccordement de Z______, le 5______, a activé, à 18h56:59, la cellule téléphonique 

située à Ambilly. 

La ligne de Y______, 4______, a été inactive sur la journée entière du 20 mars 2023.  

o. Il ressort de la commission rogatoire adressée en Lituanie qu'______, spécialiste 

au département de sécurité aérienne de l'aéroport de Vilnius, a été entendu afin 

d'expliquer le contrôle des passagers à l'aéroport de Vilnius. Les passagers arrivant avec 

des bagages enregistrés s'enregistraient auprès des représentants de la compagnie 

aérienne et remettaient les bagages pour le contrôle de sécurité, après quoi ils n'étaient 

pas autorisés à s'enregistrer avec les bagages jusqu'à l'arrivée dans un autre pays. Les 

passagers scannaient ensuite leur carte d'embarquement et entraient dans le système de 

sécurité aérienne. Ils passaient ensuite un contrôle de sécurité, au cours duquel leurs 

effets personnels et leur bagage à main étaient vérifiés. Les documents d'identité 

n'étaient pas vérifiés au cours du contrôle de sécurité. Lors de l'embarquement, les 

passagers devaient présenter une carte d'embarquement et une pièce d'identité au 

représentant de la compagnie aérienne (en fonction des exigences de la compagnie). Il 

n'était pas possible de vérifier si Z______ était parti le 17 mars 2023, car les données 

personnelles étaient stockées dans le système de l'aéroport pendant vingt-quatre heures 

seulement.  

Courriers soumis à censure 

p. Par courrier du 4 juin 2023, Y______ a écrit un courrier à une femme en lui 

disant qu'ils avaient décidé d'utiliser des armes pour le braquage. Il ne savait pas. […] 

La semaine dernière, le troisième était arrivé, tu sais celui qui parle beaucoup. 

Par courrier du 10 juillet 2023, Y______ écrit à sa mère "dit à tout le monde que je suis 

mort et enterré en Espagne… Fais croire à tout le monde que je suis mort". 

 

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Auditions des prévenus  

q.a. X______ a été entendu à plusieurs reprises par la police et le Ministère public. 

Il a contesté avoir participé au braquage. En substance, il a expliqué avoir voyagé seul 

jusqu'à Paris le 13 mars 2023 en avion depuis Vilnius, puis avoir pris un train pour 

rejoindre une famille lituanienne à Lyon, chez laquelle il logeait depuis quatre jours. Il 

n'était pas en mesure de désigner l'endroit où ladite famille résidait et n'avait pas leur 

contact téléphonique. Il n'avait pas pris de billet retour, mais pensait rentrer le 

24 mars 2023. Il a contesté avoir logé dans une chambre d'hôtel. Interrogé sur le bout de 

papier retrouvé sur lui lors de son interpellation, il a indiqué ignorer sa provenance. Il ne 

s'était pas rendu à l'hôtel H______ sis 42, route I______, à Annemasse. Ce n'était pas lui 

sur les images de caméra de vidéosurveillance dudit hôtel. Il a admis avoir loué le 

véhicule AUDI A5, immatriculé 2______ (France), à l'aéroport en France pour environ 

deux semaines. Les différentes adresses entrées dans le GPS du véhicule 

correspondaient à des endroits où il s'était rendu.  

Dans un premier temps, il a indiqué ne pas connaitre les trois autres prévenus, avant 

d'indiquer connaitre Z______, car ils venaient du même village. Il connaissait W______ 

et Y______ "de vue". Il avait récupéré ces trois personnes à l'aéroport à Paris, avec le 

véhicule AUDI A5, où lui-même était arrivé. C'était son ami, Z______, qui lui avait 

demandé de le faire et il lui avait rendu service. Il les avait amenés à l'hôtel, mais n'avait 

pas séjourné avec eux là-bas. 

X______ a confirmé que le numéro 3______ ainsi que le téléphone GOOGLE PIXEL 

3A étaient les siens. Il avait ce téléphone depuis trois ou quatre mois. Il ne connaissait 

pas le numéro 7______ (soit le numéro indiqué lors de la réservation des vols). Il ne 

connaissait pas le numéro 4______ (soit celui de Y______) et ne savait pas qui avait 

tenté de le joindre à plusieurs reprises après son interpellation depuis ce numéro. Il 

utilisait de temps en temps l'application THREEMA. 

Il n'était pas venu de Lituanie en France voisine dans le but de commettre un braquage à 

Genève. 

Entre son arrivée en France et son interpellation, il était venu d'autres fois à Genève. En 

particulier, il était venu le 16 mars 2023 pour se promener, sans but précis. Il s'est 

reconnu sur la photo de la vidéosurveillance de la bijouterie du 16 mars 2023. Il ne 

connaissait pas la personne à côté de lui sur cette photo. Il a expliqué s'être promené 

seul à Genève. Confronté aux données rétroactives de son téléphone, lesquelles 

indiquent qu'il avait été, ce jour, à proximité de la bijouterie, de la gare K______ et de 

la L______, soit le lieu où le butin avait été enterré, il a indiqué s'être promené partout 

ce jour-là, sans se souvenir de ce qu'il avait fait. Il ne connaissait pas la bijouterie 

A______ et a contesté avoir fait du "repérage".  

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Il était également revenu à Genève le week-end du 18 et 19 mars 2023 mais ignorait où 

il s'était rendu. Il s'était promené seul autour de la gare.  

Il a contesté avoir fait du repérage entre la Suisse et la France. 

S'agissant de la journée du 20 mars 2023, il a expliqué dans un premier temps être venu 

en train à Genève depuis Lyon, pour visiter la ville. Dans un second temps, il a admis 

être venu en voiture et avoir amené les autres prévenus ce matin-là à Genève. Dans tous 

les cas, il a expliqué être venu ce jour pour faire du tourisme. Il s'était parqué à la rue 

Q______, car il pensait que c'était une place gratuite. Il n'avait pas verrouillé le véhicule 

AUDI A5 et avait laissé la clé à l'intérieur. En effet, il lui était déjà arrivé de perdre une 

clé de voiture dans une ville qu'il ne connaissait pas. Depuis lors, il laissait toujours une 

clé dans le véhicule. Il n'avait pas laissé la clé dans le véhicule pour que d'autres 

personnes puissent y accéder. A leur arrivée, ils s'étaient séparés et chacun avait pris son 

chemin. Il ne devait pas les retrouver plus tard pour les ramener à Annemasse. Il ne 

savait rien au sujet du braquage. S'il avait su, il ne les aurait pas amenés. Il ne devait pas 

toucher de rémunération pour les avoir conduits de l'aéroport à Annemasse et à Genève 

le 20 mars 2023. 

Il ne comprenait pas pourquoi il avait été interpellé. Tout ceci était le "pur hasard". Il 

avait été sur la rue J______ ce matin-là car il était venu boire un café. Il ne faisait rien 

de spécial et se promenait. Il cherchait un lieu pour manger. Il était resté dans ces 

environs, s'était promené vers la rivière. Puis, il avait vu la police intervenir en face de 

lui. Beaucoup de personnes regardaient la scène. Puis, il s'était rendu dans un kebab, qui 

était fermé. Il avait alors décidé de se rendre vers l'arrêt de bus pour s'asseoir un instant. 

Il avait finalement repris son chemin en direction de la gare. A ce moment, il avait été 

arrêté par la police.  

q.b. A l'audience de jugement, X______ a indiqué avoir vu W______ et Y______ 

pour la première fois à l'aéroport. Il connaissait Z______ depuis longtemps car ils 

venaient du même village.  

Il a contesté les faits reprochés. Il a admis avoir récupéré à l'aéroport les trois autres 

prévenus le 17 mars 2023 à la demande de Z______. Lorsqu'il était allé les chercher à 

l'aéroport, il ignorait qu'ils allaient commettre un braquage. Lors de son interpellation, il 

avait dans sa poche un ticket de réservation de l'hôtel des trois autres prévenus car il 

était allé leur rendre visite quelque fois à l'hôtel dont il avait le code d'entrée. Pour sa 

part, il était en Suisse pour rencontrer des connaissances. Cela n'avait aucune relation 

avec les faits. Confronté aux caméras de vidéosurveillance de l'hôtel H______ à 

Annemasse selon lesquelles il était en relation avec Y______ et Z______, il a indiqué 

qu'ils étaient peut-être sortis fumer mais n'avaient parlé de rien. Il a confirmé avoir 

amené, le 20 mars 2023, les trois autres prévenus à Genève. Il ne savait pas ce qu'ils 

allaient faire. Avant le 20 mars 2023, il était venu quelque fois à Genève, seul, pour voir 

ses connaissances, qui n'avaient rien à voir avec les faits. Confronté aux données de son 

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raccordement du 16 mars 2023, selon lesquelles il avait borné à côté de la bijouterie et 

apparaissait sur les images de caméra de vidéosurveillance de la bijouterie, il a affirmé 

ne pas savoir ce qu'il faisait tout en se reconnaissant sur l'image. Il ignorait pourquoi son 

téléphone avait activé douze fois une borne située près du lieu où le butin avait été 

dissimulé et n'avait aucune idée du lieu où le butin avait été caché. Il s'agissait d'un pur 

hasard. Confronté au fait que le 18 mars 2023, son téléphone avait activé une borne à la 

rue P______, au même endroit que le téléphone de Z______, il a répondu qu'il était 

venu avec lui un jour en ville pour se promener au bord de la rivière et boire des bières. 

Confronté au fait que le 20 mars 2023, son téléphone et celui de Z______ avaient activé 

des bornes à 09h35 près de la bijouterie, il a répondu qu'il ne l'avait pas vu. Ils étaient 

sortis de la voiture et étaient tous parti chacun de leur côté. Il était allé à la gare où il 

attendait des personnes, raison pour laquelle son téléphone avait activé des bornes à 

proximité du A______. Interrogé sur le fait qu'il ressort de la surveillance rétroactive de 

son téléphone que trente-cinq minutes avant le braquage, pendant et après le braquage, 

il était à proximité il a répondu ne pas être allé là-bas spécialement. Il ne savait rien du 

braquage de la bijouterie A______. Il était venu à Genève pour des affaires personnelles 

sur lesquelles il n'a pas souhaité s'exprimer. A aucun moment il n'avait entendu ses 

comparses parler de braquage. Il n'avait peur de personne dans la salle. 

r.a. W______ a été entendu à plusieurs reprises par la police, tant française que 

suisse, et par le Ministère public.  

Dans un premier temps, il a expliqué ne pas connaitre X______ et connaitre "un peu" 

Y______ et Z______. Ensuite, il a indiqué les connaitre "de vue" les trois. Il les avait 

rencontrés quand ils étaient arrivés en France. 

En substance, il a expliqué être jusqu'en France en avion depuis la Lituanie, trois ou 

quatre jours avant les faits. Il avait utilisé la carte d'identité lituanienne au nom de 

WA______ pour voyager car il était recherché par les autorités italiennes. Alors qu'il 

était en Lituanie, il avait donné de l'argent à Z______ pour la réservation des billets 

d'avion. 

Une fois en France, il a indiqué dans un premier temps avoir pris un taxi jusqu'à l'hôtel à 

Annemasse. Dans un second temps, il a admis que X______ était venu les chercher en 

voiture à l'aéroport. Il ne savait pas qui avait effectué la réservation de l'hôtel H______. 

Il y avait logé avec Y______ et Z______. 

Entre le moment où ils étaient arrivés à Annemasse et le matin des faits, il a indiqué 

s'être reposé et promené aux alentours. Il était toujours resté en compagnie de Y______. 

La chambre était petite et ils sortaient pour fumer. 

Concernant les faits du 20 mars 2023, il a admis être l'un des auteurs du braquage de la 

bijouterie A______. Il s'est reconnu sur les images des caméras de vidéosurveillance de 

la bijouterie. Il a dans un premier temps indiqué qu'il s'agissait d'une "expédition 

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spontanée", qu'ils n'étaient pas venus en France dans le but de braquer des bijouteries. Il 

n'y avait pas eu de repérage, c'était lui qui avait décidé de rentrer dans ce magasin qui 

lui avait plu. Ensuite, il a expliqué que X______ l'avait conduit à Genève. Il avait 

braqué le magasin avec Y______. Il savait avec qui il était rentré dans la bijouterie, 

mais ignorait tout le reste. Personne ne lui avait dit comment procéder une fois à 

l'intérieur ni comment faire le nœud de la corde. Il avait fait comme il pensait. Il savait 

faire des nœuds très serrés de sorte qu'ils ne soient pas dénouables facilement. En 

l'occurrence, comme il n'y avait pas eu de résistance, il n'avait pas serré les liens. Au 

début, il s'était occupé de prendre des affaires, puis il avait ligoté l'employée pour ne pas 

qu'elle les suive. Il ne savait pas pourquoi il avait mis une veste sur elle, peut-être pour 

qu'elle n'ait pas froid. Il n'avait pas voulu mettre l'employée dans un état de choc, il avait 

essayé d'être gentil. C'était lui qui avait ligoté l'employée, mais il ne savait pas qui avait 

volé les montres et bijoux en vitrine. 

Il a admis avoir tenu l'arme dans la bijouterie face à l'employée du magasin, mais a 

indiqué de manière constante, qu'il s'agissait d'une fausse arme. Il ne savait pas en 

avance qu'il allait l'utiliser. Dans un second temps, il a admis avoir acheté ce jouet pour 

commettre le braquage. Il savait pour quelle raison il se rendait en Suisse, soit pour 

commettre un braquage.  Il a fourni diverses explications au sujet de l'arme en tant que 

telle. Tout d'abord, il a indiqué qu'il s'agissait d'un pistolet armé en bois, qu'il avait 

fabriqué lui-même avec une couche de peinture. Puis, il a expliqué que c'était un 

moulage. Ensuite, il ne savait pas en quelle matière elle était, ce n'était pas lui qui l'avait 

fabriquée. L'arme avait été moulée, mais il ignorait en quoi elle était composée. Enfin, il 

a indiqué l'avoir achetée dans un magasin de jouets et l'avoir ramenée de Lituanie. Il a 

précisé lors d'une audience qu'il l'avait achetée dans un grand magasin, au rayon des 

jouets. Il s'agissait d'un cadeau pour lui-même. Le jour du voyage en avion, ils avaient 

que des sacs à dos, à l'exception de Z______, qui était le seul à avoir un bagage en 

soute. Il avait donné la boite contenant l'arme à Z______, en lui expliquant que c'était 

un jouet. A l'aéroport, quand Z______ avait fait scanner son bagage, ce dernier avait dû 

sortir la boite et la montrer et on la lui avait rendue. Confronté au fait que ses versions 

s'agissant de l'arme étaient différentes, il a expliqué que dès le début, on lui avait mis 

une grosse pression. Ses menottes étaient extrêmement serrées. Il avait des bleus aux 

poignets, sur ses cuisses et sa poitrine. A la question de savoir comment il avait 

manipulé l'arme, il a expliqué qu'il savait que c'était une fausse arme. Dès lors, il n'avait 

pas besoin d'être trop attentif à la manière dont il la manipulait. Dès qu'il était entré dans 

le magasin, il avait sorti l'arme. Quand il avait vu que c'était une femme, il s'était dit 

qu'il était inutile de l'utiliser. Il a précisé que quand il avait poussé la porte d'entrée de la 

bijouterie, il n'avait pas vu l'employée. Lorsqu'il avait vu que c'était une femme, il avait 

continué de manière automatique à utiliser la fausse arme. A la question de savoir si 

durant le braquage, et notamment lors de la séquence dans l'arrière-boutique, il avait eu 

son doigt sur la gâchette, il a répondu qu'il ne se souvenait pas exactement car à ce 

moment, il portait des gants, mais que dans tous les cas l'arme était factice et cela ne 

changeait rien. A aucun moment durant le braquage il n'avait eu peur de se blesser, en 

raison du fait qu'il avait placé l'arme à la ceinture. Il a ajouté que cela avait causé un 

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traumatisme psychologique à la jeune femme dans la boutique. Si l'occasion se 

présentait, il aimerait lui présenter ses excuses. Il savait qu'elle ne lui pardonnerait 

sûrement pas, mais il serait en paix. Il n'était pas allé dans le but de traumatiser ou faire 

du mal à quelqu'un, mais uniquement dans le but de voler des objets.  

En sortant de la bijouterie, il avait jeté les affaires qu'il avait sur lui. Il ne savait pas 

pourquoi ils s'étaient débarrassés des casquettes, il faisait chaud ou alors cela leur 

cachait la vue. S'agissant du butin, il ne savait pas d'où venait les sacs qui contenaient 

les bijoux. Il a indiqué dans un premier temps avoir eu peur et l'avoir jeté. Confronté au 

fait que le butin avait été retrouvé, il a indiqué que peut-être quelqu'un d'autre l'avait 

récupéré. Il ne l'avait pas caché. Enfin, il a expliqué qu'en sortant de la bijouterie, il 

avait donné les sacs qui contenaient les bijoux à Z______. Il avait également jeté l'arme, 

ayant eu peur.  

De manière constante, il a indiqué avoir quitté les lieux, après les faits, avec un taxi. Il 

avait donné une adresse au taxi, soit un lieu à proximité de l'hôtel où ils logeaient. Ils 

s'étaient mis d'accord avec Y______ sur le fait de monter chacun dans un taxi différent 

et de se retrouver à la même adresse.  

Enfin, W______ ne s'est pas opposé à la restitution des bijoux saisis. Il s'est adressé à 

C______ en indiquant qu'il comprenait que l'on ne pouvait pas excuser les choses qu'il 

avait faites. De tout son cœur, il lui souhaitait d'oublier ce cauchemar et espérait que 

tout allait bien se passer dans sa vie future.  

r.b. A l'audience de jugement, W______ a indiqué qu'avant les faits, il n'était pas 

amis avec les autres prévenus. Il ne les connaissait pas depuis longtemps, soit environ 

deux semaines avant les faits. Confronté au fait qu'une pièce d'identité à son nom, avec 

une photo de X______, avait été utilisée pour louer une voiture en 2022, il a expliqué 

qu'il ne savait pas comment X______ avait obtenu ses données. 

Il a admis avoir commis le braquage de la bijouterie A______ avec Y______. Il était 

bien l'individu que l'on voyait sur les images de caméra de vidéosurveillance. Confronté 

à ses différentes déclarations concernant l'arme, il a confirmé qu'il s'agissait d'une fausse 

arme qu'il avait achetée en Lituanie dans un centre commercial. Aujourd'hui il ne 

pouvait rien prouver car il l'avait jetée. Il avait dit à la police française qu'il l'avait 

fabriquée car ils avaient été agressifs avec lui. Sur question du Tribunal qui lui a fait 

remarquer que d'après les images de vidéosurveillance l'arme semblait être en métal, il a 

admis qu'elle avait l'air vraie. Elle avait peut-être des reflets métalliques pour qu'elle ait 

des effets vrais, mais il l'avait achetée en janvier ou février 2023 dans un grand centre 

commercial à Kaunas pour EUR 20.-. Lorsqu'il avait acheté l'arme, il savait qu'il allait 

l'utiliser. Il avait acheté cette arme pour venir en Suisse, il savait pourquoi il était venu 

et c'était pour cela qu'il l'avait achetée. Il a admis être venu en Suisse pour commettre le 

braquage, mais ne voulait pas se prononcer pour les autres personnes. Ses comparses ici 

présents savaient qu'il avait une arme factice. L'un d'eux l'avait même transportée à 

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l'aéroport et avait été contrôlé. Il pensait que l'arme était une réplique d'un GLOCK. Il 

s'y connaissait en armes. A la question de savoir de quel type d'arme factice il s'agissait, 

il a expliqué qu'un professionnel aurait déjà vu qu'il s'agissait d'une arme factice car on 

pouvait appuyer sur la gâchette, mais cela ne tirait pas. Il n'y avait pas de mécanisme 

qui correspondait à un vrai pistolet. Il a confirmé que cet objet avait été contrôlé en 

bagage en soute. 

En sortant de la bijouterie, il avait mis l'arme dans sa ceinture, était allé à la gare, était 

monté dans un taxi et était allé en France. Là-bas, à côté de la gare, il y avait des 

poubelles et il l'avait jetée. Y______ n'était pas loin, ils avaient marché ensemble. Il ne 

savait pas s'il l'avait vu se débarrasser de l'arme. Il avait utilisé l'identité WA______ 

pour voyager car il savait qu'il était recherché en Allemagne et en Italie. A la question 

de savoir s'il s'était mis d'accord avec ses comparses d'utiliser cette identité, il a répondu 

que pour sa part oui, mais il ne voulait pas se prononcer pour les autres. Sur question, il 

n'avait peur de personne dans la salle.  

Il n'a pas souhaité répondre à la question de savoir comment était né le projet du 

braquage. Il a admis avoir planifié ce brigandage. Tout était clair, chacun avait son rôle 

et chacun avait fait ce qu'il devait faire. Personne n'avait donné des ordres. Ils avaient 

décidé tous ensembles. Ils avaient acheté ici le matériel, à l'exception de l'arme, à savoir 

les cordes, le tournevis, etc. Il avait mis la main sur sa bouche de la victime car elle 

avait commencé à crier. Il y avait déjà un nœud sur la corde car il avait prévu la 

situation où cas où il devait ligoter quelqu'un et il s'en était servi. Confronté aux 

déclarations de Y______ selon lesquelles X______ avait fourni tout le matériel, il a 

expliqué avoir acheté ce matériel en France avec "le chauffeur". Il a confirmé avoir 

remis le sac à Z______ à la sortie de la bijouterie. Le fait que ce dernier les attendait 

dehors et devait prendre les sacs était prévu à l'avance de même que le fait d'être reparti 

avec Y______ dans deux taxis différents. Les jours avant le braquage, il était venu avec 

les autres pour faire une excursion, pour visiter. L'idée était de rentrer en Lituanie, de 

vendre les bijoux et se répartir le prix de revente des bijoux. Le partage du butin n'était 

pas égal. Il devait toucher plus que les autres, peut-être EUR 20'000.- ou EUR 30'000.-. 

Celui qui était avec lui dans la bijouterie aussi. 

Les autres devaient toucher moins. Il ignorait pourquoi le chauffeur n'était pas dans le 

même hôtel qu'eux, mais il venait quand il le fallait.  

Avec le recul, il avait compris ce que la victime avait dû ressentir. Il avait déjà fait 

l'expérience d'avoir une vraie arme pointée sur lui. Il avait compris que la victime avait 

été choquée et il regrettait.  

A la question de savoir si les nombreuses années en prison ne l'avaient pas dissuadé, il a 

expliqué qu'un grand nombre d'infractions étaient dues aux stupéfiants. Il n'était plus 

tout jeune, sa "carrière de malfaiteur" était terminée. Il avait aussi pensé que cette fois 

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serait la dernière. Aucune autre personne à part eux quatre n'avait participé au 

brigandage. 

s.a. Y______ a été entendu à réitérées reprises par la police française et suisse ainsi 

que par le Ministère public. 

En substance, il a expliqué dans un premier temps être venu en France et à Genève afin 

de faire du tourisme. Il ne savait rien d'un braquage d'une bijouterie et a contesté y avoir 

participé. Par la suite, il a admis avoir participé au vol dans la bijouterie A______ à 

Genève le 20 mars 2023.  

Il devait rembourser environ EUR 10'000.- à un lituanien prénommé "AL______" dont 

il ne connaissait pas la véritable identité pour une histoire de drogue. Pour rembourser 

cette dette, l'homme lui avait demandé, environ une semaine avant les faits, de venir en 

France et de participer à un vol dans une bijouterie, voire de conduire un véhicule ou 

ramasser de l'or. A ce moment, il ne savait pas ce qu'il devait faire. Il n'avait pas eu le 

choix, c'était sa seule option. Il voulait se débarrasser au plus vite de cette dette. Aucune 

rétribution supplémentaire n'était prévue pour lui. Il n'avait vraiment pas le choix faute 

de quoi il n'aurait pas participé. Il ne savait pas quelles auraient été les conséquences s'il 

n'avait pas remboursé cette somme. La personne à qui il devait l'argent n'en serait pas 

restée là. Il s'agissait d'une personne peu recommandable dont il avait peur. Il avait été 

contraint de suivre leur plan d'action. Il ne l'avait pas directement menacé mais lui avait 

fait comprendre qu'il devait le payer sinon cela allait mal se passer. 

Il a expliqué dans un premier temps que "AL______" lui avait présenté W______, qu'il 

connaissait sous le prénom "WB______" environ une semaine et demie avant leur 

départ en avion pour la France. "AL______" lui avait présenté "WB______" pour qu'il 

aille en France pour faire ce qu'il devait faire et ainsi rembourser sa dette. "ZE______", 

soit Z______, était venu avec "WB______" le jour du départ à l'aéroport. Dans un 

second temps, il a indiqué que, une semaine après que "AL______" lui ait dit qu'il 

devait aller en France, "WB______" était venu chez lui accompagné de "ZE______". Ils 

n'avaient discuté de rien de particulier, juste de l'homme qui irait avec lui dans le 

magasin et lui expliquerait tout. Il a contesté les déclarations de Z______, à savoir qu'ils 

s'étaient rencontrés une semaine avant le départ dans un bar. Il ne connaissait pas 

X______. Il l'avait vu deux ou trois fois avant les faits.  

Avant son départ de Lituanie, il ne connaissait pas le plan ni son rôle exact. Ils s'étaient 

ensuite rendus à l'aéroport de Vilnius et "ZE______" avait acheté les billets d'avion en 

utilisant les "fameuses identités" pour voyager. Il avait reçu une carte d'identité avec le 

nom et prénom "YA______", mais ne savait pas si c'était "WB______" ou "ZE______" 

qui la lui avait donnée. Il avait pris l'avion depuis la Lituanie, uniquement avec 

"WB______" et "ZE______". Il n'avait pas assisté à l'ouverture du bagage de Z______ à 

l'aéroport.  

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A son arrivée sur Paris, un ami de "ZE______" était venu les chercher à l'aéroport avec 

une AUDI pour les emmener jusqu'à l'hôtel, que "ZE______" avait réservé, où il avait 

été interpellé par les policiers français. Ils étaient trois personnes dans cet hôtel, soit lui, 

"WB______" et "ZE______". Le chauffeur était parti de son côté. Sur présentation de la 

photo de vidéosurveillance de la bijouterie A______ du 16 mars 2023, il a reconnu la 

personne à gauche comme étant le chauffeur de l'AUDI. Quant au second individu, il ne 

le connaissait pas. 

Ils avaient passé deux nuits dans cet établissement, puis le chauffeur était venu les 

chercher et ils étaient allés à Genève. C'est là qu'il avait pris connaissance de son rôle, à 

savoir ramasser l'or et le remettre à "ZE______". C'était "WB______" qui lui avait 

transmis ses directives. "WB______" avait un rôle sérieux car il lui avait dit ce qu'il 

devait faire. En plus, il détenait l'arme et connaissait le déroulement des choses. Dans un 

second temps, il a indiqué que c'était seulement la veille du 20 mars 2023 qu'il avait su 

qu'il allait dans un magasin et avec qui. W______ lui avait dit qu'il y aurait des vitrines 

et qu'il fallait prendre l'or qui s'y trouvait. La nuit avant les faits, il avait très mal dormi. 

"WB______" était le "boss" pour le vol de la bijouterie. "ZE______", "WB______" et 

le chauffeur de l'AUDI s'étaient occupés de choisir la bijouterie et d'aller voir sur place 

comment agir. Ils l'avaient laissé à l'écart, à l'hôtel ou à Annemasse. Avant les faits, il 

n'avait pas vu "ZE______", "WB______" ni le chauffeur de l'AUDI porter une arme.  

Le 20 mars 2023 au matin, le chauffeur de l'AUDI était venu à l'hôtel et lui avait donné 

un sac noir, une casquette noire, des gants gris et un tournevis bleu mesurant environ 

30 cm. Il avait donné la même chose à "WB______", étant précisé que ce dernier avait 

son sac en bandoulière. Dans un second temps, il a indiqué qu'il ne se souvenait plus de 

qui entre W______ et Z______ lui avait fourni l'outil, les sacs, les casquettes et les 

gants pour aller faire le braquage. Ensuite, ils étaient partis tous ensemble et étaient allés 

directement à Genève. Le chauffeur avait garé l'AUDI à trois ou quatre rues de la 

bijouterie, au niveau d'un hôtel. Il avait mis la casquette et les gants, et le sac dans une 

poche de sa veste. Le chauffeur était resté dans le véhicule. "ZE______", "WB______" 

et lui-même étaient partis à pied à la bijouterie. "ZE______" était allé se placer à 

proximité de l'hôtel, dans une petite rue. Dans un second temps, il a expliqué 

qu'"WB______" et lui-même étaient descendus de la voiture et que "ZE______" et le 

chauffeur étaient repartis. Dix minutes après, "ZE______" les avait rejoints à vélo et 

leur avait montré où il allait les attendre après le braquage. Enfin, Y______ a indiqué 

durant la procédure qu'il n'était pas prévu que Z______ les attende à la sortie de la 

bijouterie, mais quand il était sorti, ce dernier l'attendait à côté, peut-être pour qu'il lui 

donne l'or. 

Il a également expliqué que, une fois arrivés à Genève, ils étaient allés dans un bar et 

avaient bu, avec W______, une bouteille de vodka. C'était pour enlever le stress et 

atténuer le choc de ce qu'il allait devoir faire.  

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"WB______" était entré le premier dans la bijouterie et il l'avait suivi. Il avait vu la 

vendeuse, mais était incapable de la décrire. Il l'avait entendue crier. "WB______" avait 

conduit cette femme dans une pièce à l'arrière de la boutique et lui-même était resté au 

niveau des vitrines. Il ignorait que l'employée de la bijouterie allait être menacée avec 

une arme à feu. Il n'avait pas vu l'arme et il n'avait pas vu que l'employée avait été 

ligotée, car elle était dans une autre pièce. Il s'était contenté de voler les bijoux et 

montres. Il avait appris plus tard dans l'après-midi qu'"WB______" avait menacé 

l'employée avec une arme. "WB______" ne lui avait pas dit comment il avait eu l'arme 

ou ce qu'il en avait fait après. Dans un second temps, il a indiqué qu'il avait appris par 

les policiers français que son complice détenait une arme de poing lors du braquage. A 

aucun moment, il n'avait eu connaissance de l'utilisation d'une quelconque arme avant 

les faits. Il n'avait pas vu d'arme de poing durant les faits. Quant à lui, il avait ouvert les 

vitrines avec un tournevis et avait mis tout ce qu'il pouvait dans son sac. "WB______" 

l'avait rejoint et avait fait la même chose.  

A la fin du vol, il était sorti le premier et "WB______" l'avait suivi. Ils avaient chacun 

leur sac et avaient retrouvé "ZE______". Il lui avait donné son sac. Il ignorait ce que 

Z______ devait faire du sac. En y réfléchissant avec logique, forcément c'était pour le 

cacher ou le transmettre à quelqu'un. 

Ensuite, il avait marché vers la station de taxi sans s'arrêter et sans se retourner. Il était 

prévu qu'ils prennent un taxi après le braquage. "WB______", "ZE______" ou encore le 

chauffeur de l'AUDI lui avait donné l'adresse qui était notée sur un bout de papier. Rien 

n'avait été prévu. Tout avait été improvisé. S'ils avaient été si bien organisés, ils ne se 

seraient pas fait arrêter. Il était monté dans un taxi et avait montré au chauffeur le papier 

portant l'inscription d'une adresse à Annemasse. Le taxi l'avait déposé à l'adresse et il 

avait payé la course EUR 50.-. Il avait attendu environ vingt minutes et "WB______" 

était arrivé à son tour, lequel avait également pris un taxi. "ZE______" avait mis 

beaucoup de temps à les rejoindre. En fin d'après-midi, ils avaient retrouvé "ZE______" 

à l'adresse marquée sur le papier. En arrivant, "ZE______" leur avait dit qu'il y avait eu 

un problème et que le chauffeur de l'AUDI avait été arrêté par la police à Genève. Il 

n'avait pas les sacs. Ils avaient pris un taxi pour rentrer à l'hôtel. Il ignorait ce que 

"ZE______" avait fait du butin du vol de la bijouterie. Informé du fait que Z______, 

soit "ZE______", avait désigné l'endroit où il avait enterré les sacs contenant le butin et 

que la police genevoise les avait retrouvés, il a indiqué, qu'il ignorait cette partie du 

plan.  

Il ne se souvenait pas s'il avait jeté les gants, le couvre-chef et le tournevis après le 

braquage. 

Il avait acheté les quatre bagues retrouvées dans son portefeuille au marché à 

Annemasse le 19 mars 2023. Il les avait payées entre EUR 5.- et EUR 7.- pièce. Il 

comptait les offrir à sa mère et à sa fiancée. Dans un second temps, il a expliqué que 

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deux lui appartenaient et qu'il les avait achetées sur un marché à proximité de l'hôtel en 

France. 

Y______ a été interrogé sur son courrier du 16 mai 2023 adressé à sa mère, Y______ a 

expliqué avoir dit à sa mère qu'en cas de questions, elle devait répondre qu'il était mort 

dans un autre pays, afin qu'elle n'ait pas à expliquer le fait qu'il était enfermé. Interrogé 

sur l'emploi du mot "armes", dans ce courrier, Y______ n'a pas été en mesure d'apporter 

des explications. Pour lui, il n'y avait pas eu d'arme pendant le braquage. Dans le 

courrier adressé à sa mère, il avait essayé d'expliquer la situation dans laquelle il s'était 

retrouvé.  

S'agissant de la phrase qu'il avait dite à sa mère lors de leur conversation téléphonique 

du 1er juin 2023, à savoir "ils ont décidé d'utiliser les armes pour le braquage" elle était 

sortie "comme ça", spontanément, dans la conversation.  

Il ne s'est pas opposé à la restitution des bijoux saisis. Il a présenté ses excuses à 

C______. Il n'imaginait pas qu'elle aurait pu avoir des problèmes psychologiques et 

s'excusait vraiment pour le tort moral et corporel qui lui avaient été infligés. Si cela 

dépendait de lui, il ne lui aurait fait aucun tort. Il a présenté ses "sincères excuses". Il a 

également présenté ses excuses à O______, pour toutes les vitrines cassées. Il avait été 

dans un état de stress et il avait cassé toutes les vitrines. Il n'avait pas eu d'autre solution. 

Il souhaitait apporter un soutien pour le remboursement des vitrines cassées et regrettait 

ses actions. 

Y______ a été interrogé sur les échanges qu'il avait eus avec le raccordement 

10______. Il a indiqué que cela était possible, mais ne se rappelait pas de ce numéro. 

Confronté au fait qu'il avait eu 18 échanges téléphoniques avec ce raccordement le 20 

mars 2023, il a indiqué qu'il s'agissait de sa copine, il n'aurait pas pu échanger autant de 

messages avec quelqu'un d'autre. Confronté encore au fait que le 20 mars 2023, il avait 

contacté à trois reprises ce numéro à 12h54 et à 12h56 sans obtenir de réponse, puis à 

nouveau à 12h56s25 où il y avait eu une réponse, respectivement au fait qu'à cette 

même date, ce raccordement l'avait contacté à quatre reprises, soit à 16h41, 16h46, 

18h09 et 18h26, Y______ a indiqué que son interlocuteur était Z______. Il a confirmé 

que ces échanges étaient en réalité avec Z______. Il s'est excusé pour cette erreur, il 

avait pensé au début, vu le nombre de messages, que l'interlocuteur était sa copine, mais 

vu la date et les heures il s'agissait du jour du braquage. Confronté au fait que ce 

raccordement 10______ avait aussi appelé Z______ entre les 16 et 17 mars 2023, il a 

répondu qu'il avait cru appeler Z______. Il avait pensé que c'était son numéro car c'était 

lui qu'il appelait. Il ne savait pas à qui appartenait ce numéro. Confronté au fait que le 

raccordement 10______ était enregistré au nom de AM______, il a répondu qu'il ne 

savait pas qui était cette personne. C'était pour cela que, comme il avait deux numéros 

non nommés dans son téléphone, il avait pensé appeler Z______. Confronté au fait que 

selon les autorités lituaniennes, ce raccordement serait également utilisé par AN______, 

il a répondu qu'il ne savait pas à qui il appartenait. Il avait pensé appeler Z______. Il ne 

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savait pas si ces deux personnes avaient participé au braquage de la bijouterie. Les 

photos correspondant à AM______, respectivement celle correspond à AN______ lui 

ont été soumises et il a indiqué qu'il ne les connaissait pas. 

Interrogé sur les trois appels qu'il avait faits au numéro 3______, raccordement 

appartenant à X______, le 20 mars 2023 entre 12h04 et 12h42, lesquels n'avaient pas 

abouti, il a expliqué avoir deux numéros non nommés dans son répertoire. Il a expliqué 

dans un premier avoir voulu joindre X______, mais que comme il n'avait pas eu de 

réponse, il avait appelé l'autre numéro. Il voulait savoir combien de temps il devait les 

attendre. Aucun numéro ne lui avait répondu. Z______ l'avait rappelé en lui disant 

"attends là-bas", soit près de la gare. Dans un second temps, il a indiqué avoir voulu 

joindre Z______. Il n'avait pas le numéro de X______. Comme il n'avait pas eu de 

réponse à ces deux numéros, 10-20 minutes plus tard, il avait reçu l'appel de Z______ 

qui lui avait dit d'attendre là-bas. On lui avait dit "quand tu arrives en taxi, tu descends 

et tu attends là-bas". Comme personne n'était venu, il avait commencé à appeler. 

S'agissant de la photo prise le 17 mars 2023 à 15h38 d'une confirmation de réservation à 

l'hôtel H______ d'Annemasse avec l'adresse email "ZC______@gmail.com" retrouvée 

dans son téléphone, il a expliqué qu'il n'était pas possible qu'il ait reçu une photo de la 

réservation de l'hôtel à Annemasse car il n'avait pas de gmail dans son téléphone et il ne 

pouvait pas recevoir de mails. Confronté au fait que ce n'était pas son téléphone, mais 

une image/photo extraite de son téléphone, il s'est excusé et a indiqué qu'il ne savait pas 

comment cela était possible. 

s.b. A l'audience de jugement, Y______ a indiqué avoir connu W______ sept jours 

avant leur départ de Lituanie. Il avait rencontré Z______ le jour du départ et X______ 

quand ils étaient arrivés à Paris. Ce dernier était venu les voir deux ou trois fois à l'hôtel 

où ils dormaient. Il a admis avoir commis le braquage et être entré dans la bijouterie le 

20 mars 2023. C'était bien l'individu qu'on voyait casser les vitrines et mettre des bijoux 

dans le sac sur les caméras de vidéosurveillance. Il a su qu'il allait commettre le 

braquage la veille, à savoir le dimanche soir. Confronté aux déclarations de W______ 

selon lesquelles ils étaient venus pour cela, il a répondu qu'il fallait demander à 

W______ à quel moment il lui avait dit qu'ils allaient commettre le braquage. Le soir où 

il avait appris, il y avait W______ et peut-être Z______ dans la chambre d'hôtel. 

W______ lui avait expliqué qu'il fallait braquer un magasin, qu'il devait rentrer dans le 

magasin, ouvrir les présentoirs et mettre les bijoux dans le sac. W______ était le chef 

juste pendant le braquage. Ils n'avaient parlé de rien d'autre. Il ne se souvenait pas 

d'avoir discuté du fait que Z______ devait prendre les sacs à la sortie de la bijouterie. Il 

avait pris connaissance de son "rôle" à Genève. Il a contesté avoir précédemment 

déclaré que ses comparses s'étaient occupés de choisir la bijouterie et de voir comment 

agir. Les autres étaient allés quelque part, mais il ne savait pas ce qu'ils étaient allés 

faire.  

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Il ne se rappelait pas lequel de ses comparses lui avait remis les gants, les casquettes et 

les autres affaires. Il a contesté avoir dit à la police française que le chauffeur lui avait 

remis le matériel. Il ignorait que W______ allait utiliser une arme. Il l'avait su par la 

police française et il avait été choqué. Confronté aux déclarations de W______ selon 

lesquelles tout le monde savait qu'il allait utiliser l'arme, il a indiqué ne pas comprendre 

pourquoi il avait dit cela. Il n'avait vu cette arme ni avant, ni pendant ni après le 

braquage. Il ne savait rien à propos de l'arme. Il ignorait si elle était vraie ou fausse. Il 

avait voyagé sous l'identité de YA______ car il n'avait pas son propre passeport. La date 

de validité était expirée et il n'aurait pas pu s'en servir pour voyager. Il avait pris un faux 

document car la personne à qui il devait de l'argent lui avait dit qu'il devait partir tout de 

suite et que la fabrication de document aurait pris du temps. 

S'agissant de la conversation téléphonique avec sa mère du 1er juin 2023, il a expliqué 

qu'il avait appelé sa mère après avoir été transféré en Suisse et qu'il venait d'apprendre 

qu'ils avaient utilisé une arme. Confronté aux déclarations de W______ sur le fait qu'il 

avait jeté l'arme dans une poubelle à Annemasse, il a indiqué ne rien savoir. 

Après le braquage, il avait vu W______ donner son sac à Z______ et il avait fait de 

même. Il ne se souvenait plus s'il était prévu que Z______ les attende en dehors de la 

bijouterie. Il ne savait pas pourquoi il avait pris un taxi différent de W______ pour aller 

à la même adresse. Il a confirmé que la rétribution pour son braquage était l'annulation 

de sa dette envers "AL______". Il avait parlé de cela avec "AL______", lequel ne lui 

avait pas donné beaucoup de détails, mais il lui avait dit qu'il devait faire quelque chose, 

qu'il devait y aller et qu'ensuite il ne lui devait plus rien. Il a contesté les déclarations de 

W______ selon lesquelles il devait toucher un certain pourcentage de la revente de 

bijoux. 

Pendant les trois jours où ils avaient logé dans la chambre d'hôtel avant les faits, il 

n'avait pas eu d'échanges avec ses comparses au sujet du braquage. Ils en avaient parlé 

que le dimanche soir. Confronté aux images de caméra de vidéosurveillance de l'hôtel 

dont il ressort qu'il était en contact avec X______ et Z_____