# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 86d56805-a8c7-5442-922e-dca682a16f11
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-08-31
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 31.08.2021 603 2021 117
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_603-2021-117_2021-08-31.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

603 2021 117
603 2021 118

Arrêt du 31 août 2021

IIIe Cour administrative

Composition Présidente : Anne-Sophie Peyraud 
Juges : Marianne Jungo, Johannes Frölicher 
Greffière-stagiaire : Mélanie Balleyguier

Parties A.________, recourant, représenté par Me Elias Moussa, avocat

contre

DIRECTION DES INSTITUTIONS, DE L'AGRICULTURE ET DES 
FORÊTS, autorité intimée 

Objet Recours sur mesures provisionnelles - Restitution de l'effet suspensif 
dans le cadre du recours portant sur l'interdiction de détenir des 
animaux - Objet de la contestation

Recours (603 2021 117) du 3 août 2021 contre la décision du 23 juillet 
2021 et demande d'assistance judiciaire gratuite (603 2021 118) du 
même jour

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attendu

que, le 29 mars 2021, suite à une annonce de la Police cantonale, le Service de la sécurité 
alimentaire et des affaires vétérinaires (ci-après: SAAV) a procédé à une inspection des animaux 
détenus par A.________, 

qu'à cette occasion, il a été constaté que les conditions de détention des deux chiens, quinze chats, 
neuf reptiles et d'un perroquet étaient inappropriées en raison notamment d'un manque d'hygiène 
général dans les locaux de détention;

qu'en outre, l'état de santé de la majeure partie des animaux était insuffisant. Ainsi, notamment, le 
perroquet était détenu seul dans une volière avec un grillage au sol, les geckos léopard et les 
agames barbus n'avaient ni nourriture ni eau à disposition et des lampes UV ainsi que des cachettes 
faisaient défaut dans leurs terrariums, tout comme dans celui des pythons royaux, lesquels étaient 
maigres, comme les geckos. Le python arboricole vert était détenu dans un terrarium trop petit; il 
était aussi maigre et déshydraté. Quant aux chiens, ils se sont montrés agressifs et menaçants;

qu'au vu de ce constat, le SAAV a immédiatement procédé au séquestre de l'ensemble des animaux 
trouvés sur place;

que les agames barbus ont dû être euthanasiés pour leur éviter des souffrances inutiles. Il en a été 
de même de trois chats, dont l'un ne pouvait plus faire sa toilette, souffrait d'une insuffisance 
cardiaque sévère et avait besoin de soins dentaires importants qui ne pouvaient lui être apportés en 
raison de son état général et dont un autre, dans un état négligé (griffes trop longues et oreilles 
sales), présentant un fibrosarcome nécrosé sur le flanc, un rein comprimé vers l'avant avec risque 
élevé de présence de métastases, qui a refusé de s'alimenter. Par ailleurs, huit autres nécessitaient 
des soins dentaires (détartrage, gingivite) à court terme;

que, par décision du 12 avril 2021, le SAAV a confirmé le séquestre des animaux en question;

que, le 6 mai 2021, le SAAV a informé A.________ du fait qu'il entendait rendre une décision 
d'interdiction d'élevage et de commerce d'animaux à son encontre;

que, par courrier daté du 12 mai 2021, mis sous pli en courrier A le 18 mai 2021, l'intéressé a 
expliqué souffrir d'une tendinite aux deux épaules depuis plusieurs mois l'empêchant de s'occuper 
de son ménage et de ses animaux comme à l'accoutumée. Il indique avoir traité les différentes 
pathologies dont souffrent ces derniers et se déclare prêt à fournir toutes les factures de vétérinaire 
y relatives. Il reconnaît par ailleurs qu'il ignorait certaines prescriptions de la législation sur la 
protection des animaux et propose des solutions;

qu'il s'est expressément exprimé en outre sur le "courrier d[u vétérinaire cantonal] du 12 avril 2021", 
déclarant comprendre l'inquiétude du SAAV mais affirmant que la situation constatée lors de 
l'inspection n'est pas représentative de sa façon de s'occuper de ses animaux. Il a pris note des 
ajustements auxquels il doit procéder, lesquels pourront rapidement être réalisés;

que l'intéressé a précisé que ses animaux sont sa famille et a demandé à pouvoir récupérer au 
moins les animaux qui lui sont les plus chers, si le SAAV devait persister dans son intention de 
prononcer une interdiction de détention à son encontre; 

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que, le 27 mai 2021, le SAAV a dénoncé le précité au Ministère public pour violation de la législation 
sur la protection des animaux;

que, par décision du 14 juin 2021, le SAAV a prononcé une interdiction de détention, de commerce 
et d'élevage d'animaux sur tout le territoire suisse à l'encontre de A.________;

qu'il a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours;

que, le 19 juillet 2021, A.________ a interjeté recours auprès de la Direction des institutions, de 
l'agriculture et des forêts (ci-après: DIAF) contre cette décision, concluant principalement à son 
annulation, à ce que les animaux séquestrés ou ayant fait l'objet d'un placement lui soient restitués, 
et à la restitution de l'effet suspensif. Il demande par ailleurs le bénéfice de l'assistance judiciaire 
gratuite;

que, dans ses observations du 22 juillet 2021, le SAAV a conclu au rejet de la requête de restitution 
de l'effet suspensif afin d'éviter la récidive d'une situation grave de mauvais traitements envers des 
animaux;

que, par décision incidente du 23 juillet 2021, la DIAF a rejeté la requête de restitution de l'effet 
suspensif, au motif que l'intérêt public à la protection des animaux doit primer l'intérêt privé de 
l'intéressé à pouvoir en détenir immédiatement, relevant que son admission signifierait qu'au sortir 
de sa détention actuelle, le requérant pourrait adopter de nouveaux animaux alors même qu’il a 
rencontré d'importants problèmes avec les bêtes qui lui ont été retirées. A cet égard, l'autorité 
intimée relève que la décision de séquestre des animaux est entrée en force. Elle estime, partant, 
qu'il y a lieu d'éviter qu'il ne puisse reprendre des animaux dans l'attente de la décision sur le fond; 

que, contre cette décision, A.________ interjette recours de droit administratif le 3 août 2021 auprès 
du Tribunal cantonal, concluant, avec suite de frais et dépens, à la restitution (603 2021 118) de 
l'effet suspensif à son recours du 19 juillet 2021;

qu'il invoque une violation de son droit d'être entendu au motif que la Direction ne lui a pas donné la 
possibilité de se déterminer sur les observations du SAAV avant de rendre la décision attaquée, 
alors que cette écriture contient des éléments nouveaux, à son sens décisifs;

que le recourant fait référence en particulier au fait que le SAAV y a indiqué que la décision de 
séquestre est entrée en force, de sorte qu'il peut disposer des animaux et les placer, et que la 
décision attaquée du 14 juin 2021 ne concerne que tout autre nouvel animal qu'il pourrait détenir 
durant la procédure de recours et au-delà;

que, d'abord, le recourant conteste le fait que le service puisse disposer à sa guise des animaux 
séquestrés, d'autant que la décision du 12 avril 2021 n'examine pas la nécessité de vendre les 
animaux ni n'indique que le séquestre permet au service de les placer définitivement, avec transfert 
de propriété, à un nouveau détenteur;

qu'ensuite, à son sens, la décision du 14 juin 2021 concerne tant les bêtes séquestrées que la 
détention de tout nouvel animal "car la mise sous séquestre ne signifie pas automatiquement la 
cession de la propriété des animaux au SAAV";

qu'il explique par ailleurs que, s'il n'a pas fait recours contre la décision de séquestre, c'est bien 
parce que la décision n'indiquait pas que ses animaux seraient libérés pour placement;

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que, de plus, l'intéressé estime que la décision est manifestement disproportionnée et que le recours 
n'est pas dénué de chances de succès;

qu'il fait valoir que sa sortie de prison est imminente et que son intérêt à pouvoir récupérer ses 
animaux, à tout le moins ceux qui lui sont le plus chers, est primordial à ses yeux, étant très attaché 
à ses bêtes qui constituent sa famille;

qu'il estime que les autorités commettent une grave atteinte à la garantie de la propriété dès lors 
qu'ils donnent les animaux séquestrés à des tiers alors même qu'il s'agit de bêtes de race d'une 
valeur totale de plusieurs dizaines milliers de francs;

qu'il déduit de ce qui précède un intérêt privé prépondérant à la restitution de l'effet suspensif qu'il 
voit dans le fait que, dès lors que certains animaux ont d'ores et déjà été placés chez des tiers, sans 
son accord, il se verra contraint d'intenter diverses actions civiles pour les récupérer, via des 
procédures longues et coûteuses, qui causeront du tort tant aux humains en cause qu'aux animaux 
eux-mêmes;

qu'il conteste l'intérêt public mentionné par l'autorité intimée faisant valoir qu'il n'a jamais fait l'objet 
d'un avertissement ou d'une sanction en la matière et que les manquements s'expliquent par ses 
problèmes temporaires de santé, soulignant qu'il s'est engagé à y remédier dès sa sortie de prison, 
avec l'aide de professionnels;

qu'en outre, il fait valoir que la décision litigieuse est contraire à la pratique même de l'autorité intimée 
qui a restitué l'effet suspensif dans des procédures dans lesquelles de nombreux avertissements 
avaient été dispensés et les manquements constatés d'autant plus graves. Le recourant cite à cet 
égard l'arrêt rendu par la Cour de céans en la cause 603 2019 83 du 4 décembre 2019;

qu'enfin, ce dernier demande l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite totale (603 2021 118);

que, dans ses observations du 9 août 2021, la Direction propose le rejet du recours;

que, s'agissant de la violation du droit d'être entendu, elle relève qu'elle a agi sans délai, renonçant 
à ordonner un échange d'écritures afin de ne pas vider de sa substance la requête de restitution de 
l'effet suspensif, mais qu'elle n'a pas manqué de transmettre au recourant les observations du SAAV 
avec la décision litigieuse;

que, s'agissant de la décision du 12 avril 2021, confirmant le séquestre provisoire des animaux du 
recourant, celle-ci est entrée en force, à défaut d'avoir été attaquée. Partant, c'est à juste titre que 
le service pouvait librement disposer des bêtes séquestrées et les placer, conformément à l'art. 24 
al. 1 de la loi du 16 décembre 2005 sur la protection des animaux (LPA; RS 455);

que, pour ce qui est de l'intérêt public retenu, l'autorité relève que les manquements constatés sont 
graves et qu'il y a lieu d'éviter que le recourant puisse détenir des animaux dans l'attente d'une 
décision sur le fond; 

qu'aucun autre échange d'écritures n'a été ordonnée;

qu'il sera fait état des arguments, développés par les parties à l'appui de leurs conclusions, dans les 
considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

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considérant

qu'en l'occurrence, le recours porte sur la décision incidente du 22 juillet 2021 rejetant la requête de 
restitution de l'effet suspensif déposée par A.________ dans le cadre d'une procédure de recours 
pendante devant la DIAF portant sur l'interdiction de détention, de commerce et d'élevage d'animaux 
sur tout le territoire suisse qui lui a été faite le 14 juin 2021;

que le recours a été interjeté dans les dix jours dès sa notification, en conformité avec les art. 79 
al. 2 et 120 al. 1 du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative 
(CPJA; RSF 150.1);

que, déposé en outre dans les formes prescrites (cf. art. 80 ss CPJA), le recours est recevable. 
Partant, le Tribunal peut examiner ses mérites;

qu'à titre liminaire, l'intéressé se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. A son sens, la 
Direction aurait dû lui transmettre les observations du SAAV avant de rendre la décision litigieuse;

qu'il y a lieu de relever que les observations en question ont été jointes à la décision attaquée et que 
le recourant a largement pu s'exprimer sur les faits "décisifs" qu'il a pu y déceler dans le cadre du 
mémoire de recours circonstancié qu'il a déposé auprès du Tribunal cantonal;

qu'en tout état de cause, même s'il fallait admettre une telle violation, étant relevé au demeurant que 
l'autorité intimée invoque le fait qu'il lui appartenait de statuer à brève échéance sur la requête de 
restitution d'effet suspensif (cf. art. 84 al. 3 CPJA), force est d'admettre que dite violation devrait être 
considérée comme réparée;  

que, pour retirer, restituer ou accorder l’effet suspensif à un recours, l’autorité saisie doit procéder à 
un examen sommaire de l’affaire et motiver sa décision. Celle-ci sera commandée par deux 
considérations. D’une part, il faut que le recours n’apparaisse pas d’emblée et à l’évidence dénué 
de toute chance de succès. D’autre part, il faut que l’intérêt privé à l’inexécution de la décision 
l’emporte, dans la pesée des intérêts opposés, sur l’intérêt public et l’intérêt privé de tiers à 
l’exécution de la décision (KNAPP, Précis de droit administratif, 1991, n° 2079, et les références 
citées). La pondération des intérêts en présence à effectuer comme aussi l’appréciation sommaire 
des chances du recours implique de reconnaître à l’autorité saisie le pouvoir d’appréciation 
nécessaire à l’exécution de sa tâche. En cas de contestation d’une décision relative à l’effet 
suspensif, le Tribunal cantonal ne peut donc examiner que l’excès ou l’abus de ce pouvoir 
d’appréciation (art. 77 let. a CPJA); il ne peut pas en revanche substituer sa propre appréciation à 
celle de l’autorité intimée;

qu'en l'espèce, la Direction a retiré l'effet suspensif au recours interjeté par le recourant contre la 
décision du SAAV lui interdisant tout détention, commerce et élevage d'animaux;

que cette mesure ne porte que pour de futurs animaux dont le recourant voudrait faire l'acquisition;

que ce dernier admet les manquements dont il a fait preuve avec les siens;

qu'il les met principalement sur le compte de problèmes à ses deux épaules, sans toutefois produire 
le moindre certificat médical, ni surtout sans préciser quand il lui sera à nouveau possible de pouvoir 
en avoir un usage suffisant pour lui permettre de prendre soin d'animaux;

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qu'il y a lieu par ailleurs de souligner que le recourant n'est pas au fait de toutes les obligations qui 
lui incombent, suivant la race de bêtes;

qu'il doit en particulier veiller en tout temps à la santé et au bien-être de ses animaux et qu'il doit cas 
échéant mandater un tiers à cet effet s'il ne lui est pas possible de le faire lui-même;

que, surtout, l'état de ses animaux, lors de l'inspection du 29 mars 2021, était tel qu'il a été procédé 
à leur séquestre immédiat et que trois chats et deux agames barbus ont dû rapidement être 
euthanasiés;

que les reproches du recourant, selon lesquels l'état de ses animaux a empiré suite au séquestre, 
ne reposent en revanche manifestement sur aucun élément ou indice et constituent ainsi des 
accusations sans fondement; 

que, dans ces circonstances, c'est à juste titre que l'autorité intimée a considéré que l'intérêt public 
à la sauvegarde du bien-être des animaux primait l'intérêt privé du recourant à en détenir durant la 
procédure de recours pendante devant elle;

qu'il apparaît que la solution prônée tient raisonnablement compte des différents intérêts en 
présence;

que l'issue du litige, sur le fond, n'est pas suffisamment limpide, à ce stade, et n'autorise pas une 
autre solution, au vu des graves manquements constatés, quand bien même l'intéressé n'a pas fait 
l'objet d'autres mesures par le passé;

que cela étant, la durée de l'interdiction de détenir des animaux, indéterminée selon la décision du 
SAAV, paraît plus problématique. Cependant, force est de constater qu'une telle interdiction, en l'état 
limitée à la durée de la procédure du recours porté devant la DIAF, paraît pleinement fondée, étant 
rappelé que l'intéressé est détenu et qu'il n'est actuellement en possession d'aucun animal. Partant, 
la restitution de l'effet suspensif au recours pour ce motif ne se justifie pas;

qu'enfin, soulignons que l'effet suspensif accordé le 10 février 2020 dans le cadre du recours 
interjeté contre l'arrêt rendu par la Cour de céans en la cause 603 2019 83 du 4 décembre 2019 
auquel se réfère le recourant l'a été, d'une part, par le Tribunal fédéral et non par la Direction. D'autre 
part, le recours portait à la fois sur le séquestre et sur l'interdiction de détenir des animaux, au 
contraire de la présente occurrence;

que, tout bien pesé, force est ainsi d'admettre que l'autorité intimée n'a pas excédé ou outrepassé 
son large pouvoir d'appréciation en rendant la décision incidente attaquée, qui doit dès lors être 
confirmée et le recours rejeté;

que, cela étant, les animaux de l'intéressé ont été séquestrés directement lors de l'inspection à son 
domicile le 29 mars 2021 par le SAAV;

qu'à l'instar de la saisie d'un permis de conduire ou d'armes par la Police, un tel séquestre constitue 
une mesure urgente qui doit faire l'objet d'une confirmation écrite (cf. art. 54 al. 3 LCR et 33 al. 1 de 
l'ordonnance du 28 mars 2007 sur le contrôle de la circulation routière [OCCR; RS 741.013]; art. 31 
al. 1 et 3 de la loi du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d’armes et les munitions [Loi sur 
les armes, RS 514.54; LArm]);

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que l'acte du 12 avril 2021, confirmant le séquestre des animaux emmenés suite à l'inspection du 
29 mars 2021 au domicile du recourant, constitue la décision formelle y relative. Fondée sur l'art. 24 
al. 1 LPA, elle a un caractère par nature préventif et provisoire et se justifie dès que des animaux 
sont en danger;

qu'en tant que décision incidente, elle est attaquable dans un délai de 10 jours (cf. art. 79 al. 2 
CPJA);

qu'en l'espèce, le fait qu'elle n'ait pas été contestée dans ce délai de recours, ni d'ailleurs dans le 
délai de trente jours indiqué erronément par l'autorité (cf. sceau postal du 18 mai 2021 figurant sur 
l'enveloppe de la détermination du recourant datée du 12 mai 2021), ne change rien au caractère 
provisoire de la décision qui doit obligatoirement être suivie d'une décision statuant définitivement 
sur le séquestre des animaux en question, au sens de confiscation (cf. art. 31 al. 3 LArm), ou sur sa 
levée; 

qu'en effet, le séquestre définitif, tout comme l'interdiction de détenir d'autres animaux, qui suit une 
décision provisoire, prend place dès qu'il est avéré que l'intéressé n'est objectivement pas capable 
de détenir ou d'élever des bêtes, les siennes, ou d'autres encore. Il en va ainsi lorsqu'il n'est pas en 
mesure de se conformer aux règles générales de comportement requises ou enfreint les interdictions 
imposées par la LPA (cf. arrêt TF 2C_72/2020 du 1er mai 2020). Cette mesure est fondée quant à 
elle sur l'art. 23 al. 1 LPA;

qu'or, en l'espèce, le séquestre des animaux opéré par le SAAV a été suivi d'une décision émanant 
de sa part le 12 avril 2021, confirmant formellement le séquestre opéré, mais qu'à ce stade, le 
service ne s'est pas encore exprimé sur le séquestre définitif des animaux en question;

que, dans ces circonstances, il sied d'inviter le SAAV à se prononcer sur le séquestre définitif des 
animaux de l'intéressé, respectivement sur sa levée, dans une décision finale, susceptible de 
recours dans un délai de 30 jours;

qu'il y aura lieu de le faire avant qu'il ne soit statué sur le recours d'ores et déjà pendant auprès de 
la DIAF, lequel porte sur l'interdiction de détenir tout animal, afin de coordonner, cas échéant, les 
procédures;

que, dans l'intervalle, les animaux séquestrés ne peuvent toutefois être ni librement placés ni 
vendus, sauf nécessité au sens de l'art. 24 al. 1 LPA, le séquestre n'étant que provisoire à ce stade, 
et qu'il en ira de même tant qu'une éventuelle décision de séquestre définitif ne sera pas entrée en 
force;

que, sur le vu de ce qui précède, les conclusions du recourant en lien avec le séquestre de ses 
animaux sont irrecevables dans le cadre de la présente procédure;

que les frais de justice, fixés à CHF 800.-, sont mis à la charge du recourant qui succombe (cf. 
art. 131 CPJA);

que l'intéressé a demandé l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite totale. Or, son recours visait 
principalement à récupérer les animaux qui ont été séquestrés. Dans la mesure où ses conclusions 
à cet égard sont irrecevables, force est de considérer que son recours était d'emblée dénué de 
chance de succès;

que, partant, la requête (601 2021 118) y relative est rejetée;

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la Cour arrête :

I. Le recours (603 2021 117) est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.

II. Les frais de justice, fixés à CHF 800.- sont mis à la charge du recourant.

III. La requête (603 2021 118) d'assistance judiciaire gratuite totale est rejetée.

IV. Notification.

Pour autant qu'elle cause un préjudice irréparable, cette décision peut faire l'objet d'un recours 
auprès du Tribunal fédéral, à Lausanne, dans les 30 jours dès sa notification.

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 31 août 2021/ape

La Présidente : La Greffière-stagiaire: