# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e5c1c039-b9a4-54f2-ab74-61da58bdd790
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-09-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 05.09.2025 A-4299/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-4299-2023_2025-09-05.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour I 

A-4299/2023 

 

 
 

  A r r ê t  d u  5  s e p t e m b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Emilia Antonioni Luftensteiner (présidente du collège),  

Iris Widmer, Keita Mutombo, juges, 

Delia Devecchi, greffière. 
 

 
 

Parties 
 1. A._______,  

2. B._______,  

les deux représentés par  

Maître Christian Lüscher,   

recourants,  

  
 

 
contre 

 
 Administration fédérale des contributions AFC,  

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Assistance administrative (CDI CH-FR). 

 

A-4299/2023 

Page 2 

Faits : 

A.  

A.a Le (…) 2022, la Direction Nationale des Vérifications de Situations 

Fiscales française (ci-après : la DNVSF ou l’autorité requérante ou 

l’autorité fiscale française) a adressé une demande d’assistance 

administrative, datée du (…) 2022, à l’Administration fédérale des 

contributions (ci-après : l’autorité inférieure ou l’AFC), concernant 

Monsieur A._______ (ou […], ci-après : la personne concernée ; cf. ch. 6 

de la demande). 

Cette demande fait suite à quatre précédentes demandes, qui ont elles-

mêmes été introduites à l’issue de trois demandes d’assistance 

administrative visant la personne concernée, toutes adressées par 

l’autorité fiscale française à l’AFC.  

Les quatre demandes précédant directement la présente demande ont été 

déposées le (…) et le (…) 2022, pour les périodes allant de 2012 à 2020. 

Elles visaient notamment à obtenir, de la part des autorités suisses, des 

informations sur la situation de la personne concernée en Suisse et, de la 

part d’établissements bancaires, les relevés des comptes détenus par la 

personne concernée en Suisse afin de connaître le montant des revenus 

et du patrimoine éventuellement non déclarés et ainsi établir le montant 

des impôts éludés. Ces demandes ont donné lieu à des décisions finales 

rendues par l’AFC les 29 septembre et 27 octobre 2022 à l’encontre de la 

personne concernée. Elles ont ensuite fait l’objet d’une procédure de 

recours devant le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le TAF ou le 

Tribunal), qui a rendu un arrêt le 5 septembre 2023, sous le numéro de 

référence A-4856/2022. 

S’agissant des trois demandes initiales, la première, déposée le (…) 2014, 

portait principalement sur des renseignements relatifs au domicile de la 

personne concernée et à sa situation fiscale dans le canton de Berne pour 

les périodes allant de 2011 à 2013. Cette demande a fait l’objet d’une 

décision de l’AFC puis d’une procédure sur recours devant le Tribunal, qui 

a rendu un arrêt le 18 janvier 2018 dans le dossier A-4434/2016. L’autorité 

requérante a également déposé auprès de l’AFC deux demandes datées 

du (…) 2017 qui visaient à connaître le montant des avoirs et revenus non 

déclarés par la personne concernée, détenus auprès d’établissements 

bancaires en Suisse, pour les périodes allant de 2010 à 2016. Ces 

demandes ont débouché sur une décision de l’AFC rendue à l’encontre de 

la personne concernée puis sur une procédure de recours devant le 

A-4299/2023 

Page 3 

Tribunal qui a rendu, à cet égard, un arrêt le 15 mars 2021, dans le cadre 

de la procédure n° A-2730/2019. 

A.b Dans sa requête du (…) 2022, l'autorité fiscale française a indiqué 

procéder à l'examen de la situation fiscale de la personne concernée au 

titre des années 2012 à 2020. La DNVSF a expliqué, en substance, 

considérer la personne concernée comme résident fiscal français durant 

les années 2012 à 2015 et, en se fondant sur les éléments qu’elle avait 

recueillis, elle a indiqué que la personne concernée devait également être 

considérée comme résident fiscal français durant les années 2016 à 2020 

car le centre de ses intérêts vitaux serait situé en France durant cette 

période (art. 4 de la Convention du 9 septembre 1966 entre la Suisse et la 

France en vue d’éliminer les doubles impositions en matière d’impôts sur 

le revenu et sur la fortune et de prévenir la fraude et l’évasion fiscales [CDI 

CH-FR, RS 0.672.934.91]). La personne concernée était propriétaire de 

plusieurs biens immobiliers en France et détenait des participations dans 

des sociétés civiles immobilières. Elle était administratrice de sociétés en 

France et avait des intérêts économiques dans plusieurs sociétés 

françaises. La personne concernée était également retraitée et percevait 

en France des pensions, des revenus agricoles et fonciers ainsi que des 

revenus de capitaux mobiliers qui traduiraient l'existence d'une activité en 

France. Durant ses investigations, l’autorité requérante a eu connaissance 

du compte n°(…) (ci-après : le compte concerné 1) détenu auprès de la 

banque C._______ en Suisse (ci-après : la banque 1), qui n’a pas été 

déclaré par la personne concernée, malgré les obligations qui lui 

incombaient en tant que résident fiscal français. Etant donné que la 

personne concernée n’a pas usé de sa faculté de produire les relevés des 

comptes bancaires détenus en Suisse, la requête de la DNVSF vise à 

obtenir les relevés de ceux-ci afin de connaître le montant des avoirs et 

revenus éventuellement non déclarés à l’administration fiscale française et 

ainsi établir le montant des impôts éludés.  

A.c Afin d'évaluer la situation fiscale de la personne concernée et en vue 

d'effectuer sa correcte taxation en France, l'autorité requérante a adressé 

à l'AFC les questions suivantes (cf. ch. 12 de la demande d’assistance) : 

« Pour le compte n° (…), détenu auprès de la banque C._______ : 

(a) Veuillez communiquer : 

1. Les états de fortune au 1er janvier des années 2012 à 2020 (le cas 

échéant, merci de préciser le montant des actifs immobiliers détenus 

au 1er janvier des années 2018 à 2020 et au 31 décembre 2020). 

A-4299/2023 

Page 4 

2. Les relevés sur la période du (…) 2012 au (…) 2020, précisant les 

apports et les prélèvements enregistrés sur cette période ainsi que les 

gains financiers générés. Veuillez indiquer la date, le montant et la 

nature des revenus perçus (intérêts, dividendes, plus-values).  

3. La copie du formulaire A, I, S, T ou tout document analogue.  

4. En cas de clôture du compte, veuillez indiquer la date du transfert des 

avoirs ainsi que la banque, le compte de destination et le territoire 

concerné. 

(b) Veuillez indiquer les références des autres comptes bancaires dont le 

contribuable serait directement ou indirectement titulaire, quelles que 

soient les structures interposées, ou ayant-droit économique au sein de 

cette banque ainsi que ceux pour lesquels il disposerait d’une procuration. 

(c) Veuillez communiquer les éléments demandés au point a) pour les 

comptes visés au point b). »  

Par ailleurs, la demande d’assistance administrative précise (cf. ch. 14) : 

(a) tous les renseignements reçus concernant cette demande resteront 

confidentiels et ne seront utilisés qu’aux fins autorisées dans l’accord qui 

sert de base à cette demande ; 

(b) la demande est conforme à sa législation et à ses pratiques 

administratives et elle est en outre conforme à l’accord sur la base duquel 

elle est formulée ; 

(c) les renseignements pourraient être obtenus en vertu de sa législation et 

du cours normal de ses pratiques administratives dans des circonstances 

similaires ; 

(d) elle a utilisé tous les moyens disponibles sur son propre territoire pour 

obtenir les renseignements, excepté ceux qui donneraient lieu à des 

difficultés disproportionnées.  

B.  

B.a Par ordonnance de production du 23 décembre 2022, l'AFC a 

demandé à la banque 1 de produire, dans un délai de dix jours, les 

documents et renseignements requis par la demande d’assistance 

administrative. Elle a en outre été priée d'informer la personne concernée 

et les personnes habilitées à recourir de l'ouverture de la procédure 

d'assistance administrative et de les inviter à désigner, le cas échéant, un 

représentant en Suisse autorisé à recevoir des notifications. 

B.b Par courriers des 4 et 16 janvier 2023 adressés à l’AFC, la banque 1 

a fourni les informations requises par la demande d’assistance administra-

A-4299/2023 

Page 5 

tive. Elle a également indiqué avoir informé la personne concernée ainsi 

que les sociétés titulaires des comptes identifiés B._______ (ci-après : la 

société habilitée à recourir 1) et D._______ (ci-après : la société habilitée 

à recourir 2) de l’ouverture de la procédure d’assistance administrative. 

B.c Par lettre du 31 janvier 2023, anticipée par courriel du même jour, et 

procurations annexées, Maître Christian Lüscher (ci-après : Maître 

Lüscher ou le mandataire) a annoncé à l'AFC avoir été mandaté pour 

représenter les intérêts de la personne concernée et de la société habilitée 

à recourir 1 et a requis la consultation des pièces du dossier. 

B.d Par courriel du 31 janvier 2023, la banque 1 a informé l’AFC de la 

distribution infructueuse du courrier adressé à la société habilitée à 

recourir 2.  

B.e Par courrier du 13 février 2023, suite à son entretien téléphonique avec 

l’AFC du 7 février 2023, la banque 1 a produit une partie des informations 

manquantes.  

B.f Par courrier du 9 mars 2023, en réponse aux sollicitations de l’AFC, la 

banque 1 lui a transmis l’intégralité des informations requises par la 

demande d’assistance administrative.  

B.g Par ordonnance de production du 17 mars 2023, l’AFC a demandé à 

la banque E._______ (ci-après : la banque 2) de produire, dans un délai 

de dix jours, les documents et renseignements requis par la demande 

d’assistance administrative.  

B.h Par courrier du 30 mars 2023 adressé à l’AFC, la banque 2 lui a 

transmis les informations requises par la demande d’assistance 

administrative.  

C.  

C.a Par courrier du 24 avril 2023, l’AFC a indiqué au mandataire les 

informations qu'elle prévoyait de transmettre à l'autorité fiscale française, 

accompagnées des documents utiles, et l’a informé du fait que ses 

mandants pouvaient, dans un délai de dix jours, consentir à la transmission 

des données ou prendre position par écrit. L’autorité inférieure lui a 

également remis l’intégralité des pièces du dossier pour consultation, après 

avoir obtenu son accord pour octroyer un seul accès au dossier pour ses 

deux mandants.  

A-4299/2023 

Page 6 

C.b Par publication dans la Feuille fédérale du (…) 2023, l’AFC a informé 

la société habilitée à recourir 2 de l’ouverture de la procédure d’assistance 

administrative et lui a imparti un délai de dix jours pour désigner un 

représentant en Suisse autorisé à recevoir des notifications.  

C.c Par courrier du 15 mai 2023, soit dans le délai prolongé par l’AFC, le 

mandataire a transmis ses observations en s'opposant, au nom de ses 

mandants, à tout envoi d'informations à l’autorité fiscale française. 

D.  

D.a Par deux décisions finales du 13 juillet 2023, l’une adressée à la 

personne concernée et l’autre à la société habilitée à recourir 1, l'AFC a 

accordé l'assistance administrative à l'autorité requérante pour tous les 

renseignements transmis par les banques. Ces deux décisions ont été 

prononcées dans la même procédure, référencée par l’AFC sous le n° (…). 

Elles ont toutes deux été notifiées le 15 juillet 2023 à la personne 

concernée et à la personne habilitée à recourir 1, par l’intermédiaire de leur 

mandataire commun. 

E.  

E.a Par mémoires du 7 août 2023, la personne concernée (ci-après 

également : le recourant) et la société habilitée à recourir 1 (ci-

après également : la recourante ; ensemble : les recourants), agissant 

conjointement par l’intermédiaire de leur mandataire, ont interjeté 

ensemble deux recours par devant le Tribunal. Le premier recours était 

dirigé contre la décision finale de l’AFC du 13 juillet 2023, rendue contre la 

personne concernée. Le second visait la décision finale de l’AFC du 13 

juillet 2023, rendue contre la personne habilitée à recourir 1.  

Dans leurs deux recours, les recourants ont conclu, avec suite de frais et 

dépens, principalement à l’admission du recours et à l’annulation des 

décisions de l’autorité inférieure précitées. Cela étant, ils ont ensuite 

conclu, à ce qu’il ne soit pas entré en matière sur la requête de l’autorité 

fiscale française, que l’assistance administrative concernant les recourants 

soit refusée et qu’aucune information reçue de la banque 1 ne soit 

transmise à l’autorité requérante.  

E.b Par courriers du 18 août 2023, le Tribunal a accusé réception du 

recours du 7 août 2023 du recourant en lui attribuant le numéro de 

procédure A-4299/2023 et de celui datant du même jour de la recourante 

en lui attribuant le numéro de procédure A-4300/2023. 

A-4299/2023 

Page 7 

E.c Par ordonnance du 23 août 2023, suite à la requête des recourants 

tendant à la jonction des causes A-4299/2023 et A-4300/2023, le Tribunal 

a informé les parties qu’il envisageait de joindre lesdites procédures et a 

invité l’autorité inférieure à se déterminer à ce sujet.  

E.d Par courrier du 7 septembre 2023, l’AFC a déclaré ne pas s’opposer à 

la jonction des causes. 

E.e Par décision incidente du 12 septembre 2023, le Tribunal a ordonné la 

jonction des causes A-4299/2023 et A-4300/2023 conduites depuis lors 

sous le numéro A-4299/2023.  

E.f Dans sa réponse du 1er décembre 2023, adressée au Tribunal, l'AFC a 

conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet des recours. 

E.g Par réplique du 29 janvier 2024, les recourants ont maintenu les 

conclusions déposées dans leurs mémoires du 7 août 2023.  

E.h Par duplique du 12 février 2024, l’AFC a également maintenu les 

conclusions présentées dans sa réponse du 1er décembre 2023. 

Pour autant que de besoin, les autres faits et les arguments des parties 

seront repris dans les considérants en droit ci-après. 

 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF – non réalisées 

en l'espèce – le Tribunal connaît, selon l’art. 31 LTAF, des recours contre 

les décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par l'AFC (art. 33 let. d LTAF et 

art. 5 al. 1 de la loi fédérale du 28 septembre 2012 sur l’assistance 

administrative internationale en matière fiscale [LAAF, RS 651.1]). 

1.2 La demande d’assistance administrative en matière fiscale du (…) 

2022 est fondée sur l’art. 28 CDI CH-FR. 

1.3 En droit interne, l’assistance administrative internationale en matière 

fiscale est régie par la LAAF, entrée en vigueur le 1er février 2013 

(RO 2013 231, 239). Les dispositions dérogatoires de la convention 

applicable dans le cas d’espèce sont réservées (art. 1 al. 2 LAAF). 

Déposée le (…) 2022, la demande d’assistance litigieuse entre dans le 

champ d'application de cette loi (art. 24 LAAF a contrario). La procédure 

A-4299/2023 

Page 8 

de recours est au demeurant soumise aux règles générales de la 

procédure fédérale, sous réserve de dispositions spécifiques de la LAAF 

(art. 19 al. 5 LAAF et 37 LTAF). 

1.4 Le recours déposé répond aux exigences de forme et de fond de la 

procédure administrative (art. 50 al. 1 et 52 PA). L’art. 19 al. 2 LAAF 

confère la qualité pour recourir dans le cadre des procédures d’assistance 

administrative aux personnes qui remplissent les conditions de l’art. 48 PA. 

La qualité pour recourir des personnes qui ne sont pas des personnes 

concernées au sens de l’art. 3 let. a LAAF suppose l’existence d’un intérêt 

digne de protection qui n’existe que dans des situations très particulières 

(ATF 146 I 172 consid. 7.1.2 et 7.1.3). 

1.4.1 En l’espèce, le recourant est une personne concernée au sens de 

l’art. 3 let. a LAAF, de sorte que la qualité pour recourir au sens des art. 19 

al. 2 LAAF et 48 PA lui est reconnue.  

1.4.2 La recourante, en sa qualité de destinataire de la décision de l’AFC 

du 13 juillet 2023 qui lui est adressée, est quant à elle spécialement 

touchée par celle-ci et a un intérêt digne de protection à son annulation ou 

à sa modification, de sorte que la qualité pour recourir lui est également 

reconnue.  

1.5 Le recours a un effet suspensif ex lege (art. 19 al. 3 LAAF). L’éventuelle 

transmission de renseignements par l’AFC ne doit ainsi avoir lieu qu'une 

fois la décision de rejet du recours entrée en force (art. 20 al. 1 LAAF ; ATF 

144 II 130 consid. 10.2 et 10.3 ; arrêt du TAF A-2197/2022 du 3 décembre 

2024 consid. 1.5). 

1.6 Cela étant précisé, il y a lieu d’entrer en matière sur le recours. 

2.  

2.1 Les recourants peuvent invoquer la violation du droit fédéral, y compris 

l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation inexacte ou 

incomplète des faits pertinents ou l’inopportunité, sauf si une autorité 

cantonale a statué comme autorité de recours (art. 49 PA). 

2.2 Le Tribunal administratif fédéral dispose d'un plein pouvoir de 

cognition. Il constate les faits et applique le droit d’office (art. 62 al. 4 PA). 

Néanmoins, il se limite en principe aux griefs invoqués et n’examine les 

autres points que dans la mesure où les arguments des parties ou le 

A-4299/2023 

Page 9 

dossier l'y incitent (ATF 142 III 364 consid. 2.4 ; 142 I 135 consid. 1.5 ; 

ATAF 2014/24 consid. 2.2 ; 2012/23 consid. 4 et 2010/64 consid. 1.4.1). 

2.3 En l’espèce, les recourants se plaignent, en substance, d’une violation 

du principe de la bonne foi, au motif que les informations figurant dans la 

requête de la DNVSF seraient erronées sous plusieurs angles. Ils insistent 

notamment sur le fait que la résidence fiscale du recourant en France ne 

serait pas acquise et que son examen fiscal porterait sur les années 2018, 

2019 et 2020 uniquement. Sous l’angle de la pertinence vraisemblable, les 

recourants estiment que la demande est trop large dans sa formulation et 

que certaines informations que l’AFC entend remettre auraient déjà été 

transmises ou seraient déjà connues de l’autorité fiscale française. De plus, 

la recourante n’étant pas mentionnée dans la requête de la DNVSF, les 

informations la concernant ne devraient pas être communiquées. Enfin, 

bien que les recourants ne s’en plaignent pas expressément, ils ont à 

plusieurs reprises reproché à l’AFC d’avoir utilisé des considérants-types 

dans sa décision et de ne pas avoir tenu compte des particularités du cas 

d’espèce, ce sur quoi l’autorité inférieure s’est exprimée dans sa réponse 

et sa duplique. 

Le Tribunal examinera tout d’abord la question de la motivation des 

décisions finales du 13 juillet 2023 sous l’angle de la violation du droit d’être 

entendu (consid. 3 infra), dans la mesure où il s’agit d’une garantie de 

nature formelle, dont la violation entraîne en principe l’annulation de la 

décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recours 

sur le fond (cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1 ; 142 II 218 consid. 2.8.1). Le 

droit applicable ratione temporis et materiae à la demande d’assistance 

administrative ainsi que les conditions formelles de recevabilité de celle-ci 

seront ensuite examinés (consid. 4 infra). Le Tribunal passera ensuite à 

l’examen des conditions matérielles de l’assistance administrative 

applicables à la présente cause (consid. 5 infra), avant de traiter les griefs 

d’ordre matériel invoqués par les recourants (consid. 6 infra). 

3.  

3.1 Les recourants semblent reprocher à l’AFC d’avoir utilisé des 

considérants-types dans ses décisions du 13 juillet 2023 et de ne pas avoir 

tenu compte des particularités du cas d’espèce. 

 

3.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, garanti par l’art. 29 

al. 2 Cst., le devoir pour l’autorité de motiver sa décision, afin que le 

justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et 

exercer son droit de recours à bon escient. Pour répondre à ces exigences, 

A-4299/2023 

Page 10 

l’autorité doit mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée 

et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé 

puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connais-

sance de cause (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 ; 134 I 83 consid. 4.1). Elle 

n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens 

de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limi-

ter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 146 II 335 

consid. 5.1 ; 143 III 65 consid. 5.2 ; 142 II 154 consid. 4.2).  

 

3.3 En l’occurrence, le Tribunal relève que la motivation des décisions 

entreprises permet de comprendre les raisons pour lesquelles les éléments 

de la demande ont été retenus ainsi que leur contenu. En effet, la 

motivation reprend le contenu de la demande de l’autorité requérante, et 

fait ensuite référence aux principes régissant l’assistance administrative. 

L’AFC a appliqué ces principes au cas d’espèce et a traité les griefs 

invoqués par les recourants au chiffre 4 de la décision finale du 13 juillet 

2022 concernant le recourant, sous la rubrique « circonstances ». Elle a 

procédé à l’examen des griefs tirés des principes de la bonne foi et de la 

pertinence vraisemblable, de la résidence fiscale du contribuable concerné 

et du risque de doublon avec les informations transmises dans le cadre de 

la procédure ayant fait l’objet de l’arrêt du TAF A-4856/2022 du 

5 septembre 2023. Pour chacun de ces griefs, l’autorité inférieure a 

procédé à l’établissement des faits déterminants et a rappelé les règles de 

droit et les références jurisprudentielles qu’elle estimait applicables au cas 

d’espèce. Elle a exposé de manière suffisamment détaillée les raisons lui 

permettant d’accorder l’assistance administrative à la France et d’ainsi 

rejeter les arguments des recourants. Il sied de relever que les recourants 

ont compris la motivation de l’autorité inférieure et ont été en mesure de 

recourir contre les décisions en toute connaissance de cause. Du reste, les 

recourants ne se plaignent pas expressément d’une violation de leur droit 

d’être entendu mais semblent plutôt critiquer la structure des décisions de 

l’AFC (cf. p. 21 du recours du 7 août 2023).  

 

3.4 A l’aune de ce qui précède, le Tribunal constate que les décisions 

finales de l’AFC étaient suffisamment motivées. Aucune violation du droit 

d’être entendu des recourants ne saurait être retenue.  

 

  

https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=A-4240%2F2020&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-V-557%3Afr&number_of_ranks=0#page557
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=A-4240%2F2020&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-83%3Afr&number_of_ranks=0#page83
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=A-4240%2F2020&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-II-335%3Afr&number_of_ranks=0#page335
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=A-4240%2F2020&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-65%3Afr&number_of_ranks=0#page65
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=A-4240%2F2020&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-154%3Afr&number_of_ranks=0#page154

A-4299/2023 

Page 11 

4.  

4.1  

4.1.1 L'assistance administrative avec la France est régie par l'art. 28 CDI 

CH-FR et par le ch. XI du Protocole additionnel de cette même convention 

(ci-après : le Protocole additionnel ; publié également au 

RS 0.672.934.91). Ces dispositions sont largement calquées sur le Modèle 

de convention fiscale de l'OCDE concernant le revenu et la fortune (ci-

après : MC OCDE ; ATF 142 II 69 consid. 2), qui est assorti d'un 

commentaire issu de cette organisation : OCDE, Modèle de Convention 

fiscale concernant le revenu et la fortune, version complète (avec un 

commentaire article par article), Paris 2019 (ci-après : le Commentaire MC 

OCDE). Différentes versions de ce document sont disponibles sur le site 

internet : www.oecd.org > thèmes > fiscalité > conventions fiscales.  

4.1.2 L’art. 28 CDI CH FR été modifié par Avenant du 27 août 2009 (RO 

2010 5683), en vigueur depuis le 4 novembre 2010, qui s'applique aux 

demandes d'assistance qui portent sur des renseignements concernant 

l'année 2010 et les années suivantes (art. 11 par. 3 de l'Avenant du 27 août 

2009). Le Protocole additionnel a quant à lui été modifié par Accord du 

25 juin 2014 (RO 2016 1195), en vigueur depuis le 30 mars 2016, qui 

s'applique aux demandes d'échange de renseignements concernant toute 

année civile ou tout exercice commençant à compter du 1er janvier 2010 

(art. 2 par. 2 de l’Accord du 25 juin 2014), à l’exception de l’art. 1 al. 1 de 

l’Accord du 25 juin 2014, lequel s’applique uniquement aux demandes de 

renseignements pour des faits survenus à compter du 1er février 2013 

(art. 2 par. 3 de l'Accord du 25 juin 2014). 

4.1.3 En l’espèce, dans la mesure où la présente affaire porte sur la 

période fiscale du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2020, l’ensemble des 

dispositions susmentionnées est applicable, à l’exception du ch. XI par. 3 

let. a du Protocole additionnel dans sa nouvelle version, pour ce qui 

concerne les faits antérieurs à 2013 (art. 2 par. 3 de l'Accord du 25 juin 

2014). Etant donné que la demande mentionne le nom et l’adresse de la 

personne concernée, cela n’a toutefois pas d’incidence. Le Tribunal 

rappelle par ailleurs que le nombre de périodes visées par la demande 

relève du choix de l'Etat requérant, dont on peut imaginer qu’il dépend 

notamment de ses règles en matière de prescription et dont la vérification 

échappe à l'Etat requis (arrêt du TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 

consid. 6.4). Contrairement à ce que les recourants allèguent, il est ainsi 

admissible que la requête de la DNVSF porte sur une période de neuf ans 

(cf. également arrêt du TAF A-4856/2022 du 5 septembre 2023 

consid. 4.3). 

A-4299/2023 

Page 12 

4.2  

4.2.1 Sur le plan formel, le ch. XI par. 3 du Protocole additionnel prévoit 

que la demande d’assistance doit indiquer (a) l’identité de la personne 

faisant l’objet d’un contrôle ou d’une enquête ; (b) la période visée par la 

demande ; (c) une description des renseignements demandés ; (d) le but 

fiscal dans lequel les renseignements sont demandés et, (e) dans la 

mesure où ils sont connus, les nom et adresse de toute personne dont il y 

a lieu de penser qu’elle est en possession des renseignements demandés 

(le détenteur d’informations).  

 

4.2.2 En lien avec cette liste d’indications sur le contenu de la demande, à 

fournir par l’Etat requérant dans le contexte des CDI (la liste de l’art. 6 al. 2 

LAAF est d’application subsidiaire), le Tribunal fédéral retient qu’elle est 

conçue de telle manière que si l’Etat requérant s’y conforme 

scrupuleusement, il est en principe censé fournir des informations qui 

devraient suffire à démontrer la pertinence vraisemblable de sa demande 

(ATF 144 II 206 consid. 4.3 ; 142 II 161 consid. 2.1.14 ; arrêt du TF 

2C_88/2018 du 7 décembre 2018 consid. 6.2).  

 

4.2.3 En l’espèce, pour ce qui est de la forme de la demande, il faut 

considérer qu’elle est conforme aux exigences du ch. XI du Protocole 

additionnel, dès lors que la requête mentionne le nom des personnes 

concernées, les impôts en cause, la période visée, le but de la demande, 

qu’elle contient une description des renseignements demandés et 

mentionne l’identité de la banque 2. Dans la mesure où la requête du (...) 

2022 contient tous les éléments requis, elle est également présumée 

remplir la condition de la pertinence vraisemblable et ne pas représenter 

une simple recherche exploratoire de preuves.  

 

5.  

5.1 Les procédures d’assistance administrative internationale en matière 

fiscale sont fondées sur la coopération et sur la confiance mutuelle entre 

les Etats parties (ATF 143 II 202 consid. 8.3 et 8.5.4 ; 142 II 161 

consid. 2.1.3). L’Etat requérant est donc présumé agir de bonne foi au sens 

de l’art. 26 de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des 

traités (CV, RS 0.111). En tant qu’elle codifie le droit international 

coutumier, la CV s’applique aussi aux Etats non parties, ce qui est le cas 

de la France, qui n’a pas adhéré à cette convention (ATF 144 Il 206 

consid. 4.4 ; 142 II 161 consid. 2.1.3 ; arrêt du TAF A-6014/2019 du 1er juin 

2022 consid. 5.3.1). 

 

 

A-4299/2023 

Page 13 

Cette présomption de bonne foi signifie que l’Etat requis ne saurait en 

principe mettre en doute les allégations de l’Etat requérant (principe de la 

confiance). S’il ne fait pas obstacle au droit de l’Etat requis de vérifier que 

les renseignements demandés sont bien vraisemblablement pertinents 

pour servir le but fiscal recherché par l’Etat requérant, la présomption de 

bonne foi lui impose de se fier en principe aux indications que lui fournit 

celui-ci (ATF 144 II 206 consid. 4.4 ; 142 II 161 consid. 2.1.3 et 2.4 ; 142 II 

218 consid. 3.3). En cas de doute sérieux, le principe de la confiance ne 

s’oppose alors pas à ce qu'un éclaircissement soit demandé à l'Etat 

requérant ; le renversement de la présomption de bonne foi d'un Etat doit 

en tout cas reposer sur des éléments établis et concrets (ATF 144 II 206 

consid. 4.4 ; 143 II 202 consid. 8.7.1 et les réf. citées). L'Etat requis est 

ainsi lié par l'état de fait et les déclarations présentés dans la demande, 

dans la mesure où ceux-ci ne peuvent pas être immédiatement réfutés 

(« sofort entkräftet ») en raison de fautes, lacunes ou de contradictions 

manifestes (ATF 146 II 150 consid. 7.1 ; 143 II 224 consid. 6.4 ; 143 II 202 

consid. 8.7.1 et 8.7.4 ; arrêts du TAF A-7290/2023 du 3 avril 2025 

consid. 2.7.1 ; A-5157/2023 du 28 août 2024 consid. 2.4). 

 

5.2  

5.2.1 Aux termes de l’art. 28 par. 1 CDI CH-FR, l’assistance est accordée 

à condition de porter sur des renseignements vraisemblablement 

pertinents pour l’application de la convention de double imposition ou la 

législation fiscale interne des Etats contractants (ATF 142 II 161 

consid. 2.1.1, 2.1.4 et 2.4 ; 141 II 436 consid. 4.4 ; arrêt du TF 

2C_893/2015 du 16 février 2017 consid. 12.3, non publié à l’ATF 143 II 

202, mais in : Revue de droit administratif et de droit fiscal [RDAF] 2017 II 

336, 363). La condition de la pertinence vraisemblable – clé de voûte de 

l’échange de renseignements (ATF 144 II 206 consid. 4.2 et les réf. citées) 

– a pour but d’assurer un échange de renseignements le plus large 

possible, sans pour autant permettre aux Etats d’aller à la « pêche aux 

renseignements » ou de demander des renseignements dont il est peu 

probable qu’ils soient pertinents pour élucider les affaires d’un contribuable 

déterminé (ATF 146 II 150 consid. 6.1.1 et les réf. citées). En règle 

générale, la condition de la pertinence vraisemblable est réputée réalisée 

si, au moment où la demande est formulée, il existe une possibilité 

raisonnable que les renseignements requis se révéleront pertinents ; peu 

importe qu’une fois ceux-ci fournis, il s’avère que l’information demandée 

n’est finalement pas pertinente (ATF 145 II 112 consid. 2.2.1). Lorsque 

l’Etat requérant expose avoir mis en lumière un fait qui lui permet de 

soupçonner que l’un de ses contribuables pourrait avoir soustrait des 

revenus imposables par l’intermédiaire d’un compte bancaire ouvert en 

A-4299/2023 

Page 14 

Suisse, on ne voit pas qu’un lien de pertinence vraisemblable ferait défaut 

entre cet état de fait et la demande d’assistance administrative qui en 

découle et qui porterait sur plusieurs périodes fiscales, ni qu’une telle 

demande relèverait pour ce motif d’une pêche aux renseignements (arrêts 

du TF 2C_141/2018 du 24 juillet 2020 consid 7.4 ; 2C_88/2018 du 

7 décembre 2018 consid. 6.2).  

5.2.2 Il n’incombe pas à l’Etat requis de refuser une demande ou la 

transmission d’informations parce que cet Etat serait d’avis qu’elles 

manqueraient de pertinence pour l’enquête ou le contrôle en cause. Ainsi, 

l’appréciation de la pertinence vraisemblable des informations demandées 

est en premier lieu du ressort de l’Etat requérant ; le rôle de l’Etat requis 

est assez restreint et se borne à un contrôle de plausibilité. Il ne doit pas 

déterminer si l’état de fait décrit dans la requête correspond absolument à 

la réalité, mais doit examiner si les documents demandés se rapportent 

bien aux faits qui figurent dans la requête. Il ne peut refuser de transmettre 

que les renseignements dont il est peu probable qu’ils soient en lien avec 

l’enquête menée par l’Etat requérant, étant entendu que celui-ci est 

présumé être de bonne foi (ATF 144 II 29 consid. 4.2.2 ; 143 II 185 

consid. 3.3.2 ; 141 II 436 consid. 4.4.3). L’exigence de la pertinence 

vraisemblable ne représente donc pas un obstacle très important à la 

demande d’assistance administrative (ATF 145 II 112 consid. 2.2.1 ; 142 II 

161 consid. 2.1.1 ; 139 II 404 consid. 7.2.2). Par ailleurs, ce serait 

méconnaître le sens et le but de l’assistance administrative que d’exiger 

de l’Etat requérant qu’il présente une demande dépourvue de lacune et de 

contradiction, car la demande d’assistance implique par nature certains 

aspects obscurs que les informations demandées à l’Etat requis doivent 

éclaircir (ATF 142 II 161 consid. 2.1.1 ; 139 II 404 consid. 7.2.2). Enfin, une 

demande d'assistance administrative peut notamment servir à confirmer, 

infirmer ou vérifier les informations dont l'Etat requérant dispose déjà (ATF 

144 II 206 consid. 4.5 ; 143 II 185 consid. 4.2). 

5.3 Une demande d’assistance vise normalement à obtenir des informa-

tions sur la personne identifiée comme contribuable par l’Etat requérant. 

Toutefois, dans certaines constellations spécifiques, des informations peu-

vent également être transmises au sujet de personnes dont l’assujettisse-

ment n’est pas invoqué par l’Etat requérant (arrêts du TAF A-3404/2022 du 

9 août 2023 consid. 5.2.4 ; A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.4 ;  

A-2838/2016 du 8 mars 2017 consid. 3.6.2.3 ; A-2468/2016 du 19 octobre 

2016 consid. 3.2.1). La transmission d’informations vraisemblablement 

pertinentes concernant des tiers est ainsi en principe également possible 

(ATF 142 II 161 consid. 4.6.1 ; arrêts du TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 

A-4299/2023 

Page 15 

consid. 3.4 ; A-4353/2016 du 27 février 2017 consid. 5.1). En droit interne, 

l’art. 4 al. 3 LAAF prévoit que la transmission de renseignements 

concernant des personnes qui ne sont pas des personnes concernées est 

exclue lorsque ces renseignements ne sont pas vraisemblablement 

pertinents pour l’évaluation de la situation fiscale de la personne concernée 

ou lorsque les intérêts légitimes de personnes qui ne sont pas des 

personnes concernées prévalent sur l’intérêt de la partie requérante à la 

transmission des renseignements. Selon la jurisprudence, et eu égard au 

principe de la primauté du droit international qui implique que la LAAF ne 

sert qu’à concrétiser les engagements découlant des CDI (art. 24 LAAF ; 

ATF 143 II 628 consid. 4.3 ; 139 II 404 consid. 1.1), la transmission de 

noms de tiers n’est admise que si elle est vraisemblablement pertinente 

par rapport à l’objectif fiscal visé par l’Etat requérant et que leur remise est 

partant proportionnée, de sorte que leur caviardage rendrait vide de sens 

la demande d’assistance administrative (ATF 144 II 29 consid. 4.2.3 ; 143 

II 506 consid. 5.2.1 ; 142 II 161 consid. 4.6.1 ; 141 II 436 consid. 4.5 et 4.6). 

Le Tribunal fédéral a précisé que l'art. 4 al. 3 LAAF avait pour but de 

protéger les personnes n'ayant rien à voir avec les faits décrits dans la 

demande d'assistance administrative et dont les noms apparaissaient par 

pur hasard dans la documentation destinée à être transmise (arrêts du TF 

2C_703/2020 du 15 mars 2021 consid. 4.2.3 ; 2C_619/2018 du 

21 décembre 2018 consid. 3.1). Le nom d’un tiers peut donc figurer dans 

la documentation à transmettre s’il est de nature à contribuer à élucider la 

situation fiscale du contribuable visé (ATF 144 II 29 consid. 4.2.3). 

 

5.4 Le principe de spécialité veut que l’Etat requérant n’utilise les 

informations reçues de l’Etat requis qu’à l’égard des personnes et des agis-

sements pour lesquels il les a demandées et pour lesquels elles lui ont été 

transmises (art. 28 par. 2 CDI CH-FR ; ATF 147 II 13 consid. 3.7 ; arrêts du 

TAF A-5047/2018 du 22 mai 2019 consid. 4 et 5 ; A-4434/2016 du 

18 janvier 2018 consid. 3.9.1 ; A-2321/2017 du 20 décembre 2017 con-

sid. 3.9.1). Ainsi, l’Etat requérant ne peut pas utiliser, à l’encontre de tiers, 

les renseignements qu’il a reçus par la voie de l’assistance administrative, 

sauf si cette possibilité résulte de la loi des deux Etats et que l’autorité 

compétente de l’Etat requis autorise cette utilisation (ATF 147 II 13 con-

sid. 3.4 ; 146 I 172 consid. 7.1.3). C’est l’expression de la dimension per-

sonnelle du principe de spécialité (ATF 147 II 13 consid. 3.5 ; arrêt du TF 

2C_545/2019 du 13 juillet 2020 consid. 4.7). A cet égard, la jurisprudence 

précise qu’il existe des conceptions différentes, tant au niveau national 

qu’international, de la portée du principe de spécialité. Au vu de cette 

incertitude, l’AFC doit ainsi expressément informer l’autorité requérante de 

l’étendue de la restriction d’utiliser les renseignements transmis (ATF 147 

A-4299/2023 

Page 16 

II 13 consid. 3.7 ; arrêt du TF 2C_545/2019 du 13 juillet 2020 consid. 4.7). 

La Suisse peut à cet égard considérer que l’Etat requérant, avec lequel elle 

est liée par un accord d’assistance administrative, respectera le principe 

de spécialité (arrêts du TAF A-769/2017 du 23 avril 2019 consid. 2.6 ;  

A-5066/2017 du 17 mai 2018 consid. 2.6). 

 

5.5  

5.5.1 La résidence fiscale du contribuable faisant l’objet de la demande ne 

doit pas nécessairement être déterminée au plan international pour que les 

renseignements demandés soient considérés comme vraisemblablement 

pertinents. Il peut en effet arriver que les contribuables dont l'Etat requérant 

fait valoir qu'ils sont résidents fiscaux de cet Etat en vertu des critères de 

son droit interne soient aussi considérés comme des résidents fiscaux d'un 

autre Etat en vertu des critères du droit interne de cet autre Etat. La 

détermination de la résidence fiscale au plan international est ainsi une 

question de fond qui n’a pas à être abordée par la Suisse comme Etat 

requis au stade de l’assistance administrative (ATF 145 II 112 

consid. 2.2.2 ; 142 II 161 consid. 2.2.1 ; 142 II 218 consid. 3.6). Si le conflit 

de compétence se concrétise, il appartiendra au contribuable qui conteste 

être assujetti à l’impôt dans l’Etat requérant de faire valoir ses arguments 

et de produire toutes les pièces qui corroborent sa position devant les 

autorités de cet Etat ; le cas échéant, la double imposition internationale 

sera évitée par le jeu des règles de détermination de la résidence fiscale 

internationale prévues dans la convention applicable entre les Etats 

concernés (ATF 145 II 112 consid. 2.2.2 ; 142 II 218 consid. 3.7). 

 

5.5.2 L’Etat requérant n’est pas tenu d’attendre l’issue du litige sur le 

principe de la résidence fiscale pour former une demande d’assistance 

administrative, et ce d’autant moins que la demande peut aussi avoir pour 

but de consolider sa position quant à la résidence fiscale du contribuable 

concerné. En effet, à ce stade, l’Etat requérant cherche précisément à 

obtenir des informations afin de déterminer si ses soupçons quant au 

rattachement fiscal à son territoire de la personne visée par la demande 

sont fondés. L’Etat requérant doit aussi pouvoir former une demande 

d’assistance administrative même en cas de conflit de résidences effectif, 

et ce afin d’obtenir de l’Etat requis des documents qui viendraient appuyer 

sa prétention concurrente à celle de celui-ci ou celle d’un Etat tiers. Il s’agit 

ici en particulier de tenir compte de l’hypothèse selon laquelle un 

contribuable assujetti de manière illimitée en Suisse ou dans un Etat tiers 

a, en réalité, sa résidence fiscale dans l’Etat requérant, par exemple parce 

qu’il y a conservé son foyer d’habitation permanent (ATF 142 II 218 

A-4299/2023 

Page 17 

consid. 3.7 ; 142 II 161 consid. 2.2.2 ; arrêts du TAF A-4441/2021 du 7 avril 

2022 consid. 4.6 ; A-4274/2017 du 20 juin 2018 consid. 3.7.1). 

 

5.5.3 Lorsque la personne visée par la demande d’assistance est 

considérée par deux Etats, dont la Suisse, comme étant l’un de ses 

contribuables, la question de la conformité avec la Convention – en 

l’occurrence au sens de l’art. 28 par. 1 CDI CH-FR – s’apprécie à l’aune 

des critères que l’Etat requérant applique pour considérer cette personne 

comme l’un de ses contribuables assujettis de manière illimitée. Dans ce 

contexte, le rôle de la Suisse en tant qu’Etat requis n’est pas de trancher 

elle-même, dans le cadre de la procédure d’assistance administrative, le 

conflit de résidence, mais se limite à vérifier que le critère 

d’assujettissement sur lequel l’Etat requérant se fonde figure parmi ceux 

prévus dans la norme conventionnelle applicable à la détermination de la 

résidence fiscale (art. 4 CDI CH-FR ; ATF 145 II 112 consid. 3.2 ; 142 II 161 

consid. 2.2.2 ; arrêts du TF 2C_953/2020 du 24 novembre 2021 

consid. 3.5 et 3.6 ; 2C_371/2019 du 30 avril 2019 consid. 3.1). L’existence 

d’une résidence fiscale dans un autre Etat que l’Etat requérant n’a par 

ailleurs pas de lien avec la bonne foi de ce dernier, qui reste donc 

présumée nonobstant ce fait. Il ne s’agit pas non plus d’un élément qui 

rendrait la demande d’assistance administrative manifestement erronée ou 

incomplète (ATF 142 II 218 consid. 3.7).  

 

6.  

6.1 Les recourants remettent en cause la bonne foi de l’autorité requérante, 

au motif que la requête du (...) 2022 contiendrait des erreurs.  

 

6.1.1 Les recourants contestent en premier lieu la résidence fiscale du 

recourant en France et font valoir que cette dernière n’est pas acquise.  

 

6.1.1.1 Il sied tout d’abord de rappeler, qu’en présence d’un conflit de 

résidences, la Suisse devrait en principe se contenter, en qualité d’Etat 

requis, de vérifier que le critère d’assujettissement invoqué par l’Etat 

requérant se trouve dans ceux prévus dans la norme conventionnelle 

applicable concernant la détermination du domicile : elle n’a en effet ni les 

moyens matériels ni la compétence formelle de trancher un tel conflit 

lorsqu’elle reçoit une demande d’assistance (cf. consid. 5.5.3 supra).  

6.1.1.2 En l’occurrence, bien que le recourant conteste sa résidence fiscale 

en France et ait initié une procédure de réclamation auprès de l’autorité 

fiscale française, cette dernière le considère comme résident fiscal français 

et a fait valoir des critères d’assujettissement qui se retrouvent à l’art. 4 

A-4299/2023 

Page 18 

CDI CH-FR. A l’appui de sa demande, l’autorité requérante a indiqué que 

le recourant est propriétaire d’un appartement situé à (…) et d’un château 

situé à (…) et détient des participations dans des sociétés civiles 

immobilières. Il est également l’administrateur de sociétés en France et a 

des intérêts économiques dans plusieurs sociétés françaises. Par ailleurs, 

la DNVSF a indiqué que le recourant est retraité et perçoit, en France, des 

pensions, revenus agricoles et fonciers ainsi que des revenus de capitaux 

mobiliers qui traduisent – à son sens – l’existence d’une activité en France. 

Elle a au surplus indiqué que les relations familiales et amicales du 

recourant se situent en France et que sa fille y serait scolarisée. Tous ces 

éléments ont conduit l’autorité fiscale française à considérer le recourant 

comme résident fiscal français, étant donné que le centre de ses intérêts 

vitaux s’y trouvent (art. 4 par. 2 CDI CH-FR ; cf. Faits, let. A.b et ch. 11 de 

la demande). Le Tribunal constate ainsi que l’autorité requérante a fait 

valoir des éléments de rattachement fondant l’assujettissement du 

recourant en France pour la période contrôlée qui correspondent aux 

critères prévus dans la CDI CH-FR.  

Il découle de ce qui précède que les éléments et pièces produits par les 

recourants afin de contester la résidence fiscale du recourant en France 

ne sont pas de nature à remettre en cause les faits mis en évidence par 

l’autorité requérante. Les arguments des recourants indiqueraient tout au 

plus l’existence d’un conflit de résidences. Or, même à considérer que le 

recourant était domicilié en Suisse durant la période concernée, il y aurait 

lieu de transmettre les informations requises à l’autorité fiscale française et 

c’est envers elle que le contribuable concerné pourra ensuite faire valoir 

les griefs de fond relatifs à sa résidence (cf. consid. 5.5.2 ss supra), étant 

précisé que la pertinence vraisemblable des informations fera l’objet d’un 

examen plus détaillé ci-après (cf. consid. 6.2 infra).  

Enfin, la revendication de la résidence fiscale suisse du recourant ne 

constitue pas un élément qui rendrait la demande d’assistance 

manifestement erronée ou incomplète et qui suffirait à renverser la 

présomption de bonne foi de l’Etat requérant (cf. consid. 5.5.3 supra). 

Quant aux contradictions relevées par le recourant relatives à la propriété 

du bien immobilier situé à Paris, à la scolarisation de sa fille en France ou 

à sa qualité d’administrateur de sociétés en France, le Tribunal relève 

qu’une demande d’assistance ne saurait être dépourvue de lacune ou de 

contradiction, les informations demandées à l’Etat requis pouvant 

potentiellement servir à éclaircir certains aspects de la requête en question 

(cf. consid. 5.2.2 supra).  

 

A-4299/2023 

Page 19 

6.1.1.3 Compte tenu de ce qui précède, les griefs des recourants tenant à 

l’absence de résidence fiscale du recourant en France sont rejetés.  

 

6.1.2 Les recourants se plaignent ensuite de l’absence de contrôle fiscal 

en France pour les années 2012 à 2017. Pour appuyer leur grief, ils ont 

produit un avis d’examen du (…) 2021 de la DNVSF concernant la situation 

fiscale du recourant pour les revenus perçus en 2018, 2019 et 2020, dit 

avis étant adressé au recourant ainsi qu’à sa femme. 

 

6.1.2.1 Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, le 

renversement de la présomption de la bonne foi d’un Etat doit reposer sur 

des éléments établis et concrets. Ce n’est que si l’état de fait et les 

déclarations de l’Etat requérant peuvent être immédiatement réfutés que 

l’Etat requis peut, au nom du principe de la confiance, refuser d’entrer en 

matière sur la demande d’entraide (cf. consid. 5.1 supra). 

6.1.2.2 En l’espèce, le Tribunal ne voit pas d’élément établi et concret 

permettant de renverser la bonne foi de l’autorité requérante. En effet, l’avis 

du (…) 2021 remis par les recourants atteste uniquement de l’existence 

d’un contrôle fiscal pour les revenus perçus en 2018, 2019 et 2020. Ledit 

avis est par ailleurs adressé au recourant ainsi qu’à sa femme. Or, la 

requête du (...) 2022 concerne l’examen de la situation fiscale du recourant 

uniquement et l’avis précité n’exclut nullement l’existence d’un contrôle 

pour les revenus perçus durant les années antérieures à 2018. Les 

allégations des recourants ne sont donc pas de nature à renverser la 

présomption de bonne foi de l’autorité fiscale française. L’autorité inférieure 

n’avait ainsi aucune raison de remettre en doute la bonne foi de l’autorité 

fiscale française ni de requérir des clarifications de sa part sur ce point.  

6.1.2.3 Compte tenu de ce qui précède, les griefs tenant à la violation du 

principe de la bonne foi doivent être rejetés.  

6.2 Sous l’angle de la pertinence vraisemblable, les recourants estiment 

que la demande d’assistance est trop large dans sa formulation et que 

certaines informations que l’AFC entend transmettre auraient déjà été 

communiquées ou seraient déjà connues de l’autorité fiscale française, ce 

d’autant plus que cette dernière multiplierait les demandes d’assistance 

concernant le recourant.  

 

6.2.1 Le Tribunal constate tout d’abord que la requête d’assistance 

administrative présentée par l’autorité requérante est conforme aux 

exigences du ch. XI du Protocole additionnel, si bien que la condition de la 

A-4299/2023 

Page 20 

pertinence vraisemblable est présumée satisfaite et que la requête est 

présumée ne pas constituer une simple recherche exploratoire de preuves 

(cf. consid. 4.2.3 supra).  

Le Tribunal rappelle ensuite que la Suisse doit se contenter, en qualité 

d’Etat requis, de vérifier l’existence d’un rapport entre l’état de fait décrit et 

les documents requis (cf. consid. 5.2.2 supra).  

6.2.2 A titre liminaire, il sied de préciser que, suite à l’entrée en force de 

l’arrêt du TAF A-4856/2022 du 5 septembre 2023 et à la transmission des 

informations relatives aux cartes de crédit détenues par le recourant 

auprès de la banque 2 à la DNVSF en date du (…) 2023 dans le cadre de 

la procédure correspondante (réf. […]), l’AFC a proposé la modification du 

ch. 2 let. b) et c) du dispositif des décisions finales du (…) 2023 rendues 

dans la présente procédure. L’autorité inférieure a – à juste titre – supprimé 

les informations ainsi que l’annexe 4 relatives aux cartes de crédit 

précitées des informations qu’elle entend communiquer à l’autorité fiscale 

française, afin de ne pas transmettre une nouvelle fois des renseignements 

qui ont déjà été transmis (cf. p. 6 et 7 de la réponse de l’AFC du 

1er décembre 2023).  

6.2.3 En l’espèce, la demande du (...) 2022 a pour objet le contrôle et le 

recouvrement des impôts en ce qui concerne l’impôt sur le revenu pour les 

années 2012 à 2020, l’impôt de solidarité sur la fortune pour les années 

2012 à 2017 et l’impôt sur la fortune immobilière pour les années 2018 à 

2020 ainsi que l’enquête ou les poursuites en matière fiscale à l’égard du 

recourant (cf. ch. 9 et 10 de la demande). L’autorité requérante a indiqué 

avoir eu connaissance d’un compte bancaire non déclaré détenu en Suisse 

par le recourant. En tant que résident fiscal français, il incombait à ce 

dernier de déclarer les comptes détenus – directement ou indirectement – 

à l’étranger ainsi que l’ensemble de ses revenus et de son patrimoine. A 

cet égard, le Tribunal relève que les renseignements demandés 

s’inscrivent dans le complexe de faits présenté par l’autorité requérante et 

dans le but fiscal visé. Ces informations sont propres à permettre 

l’imposition en France du recourant et à déterminer le montant des impôts 

éventuellement éludés. La transmission des renseignements demandés 

est dès lors conforme à l’exigence de la pertinence vraisemblable. 

Le fait que les comptes visés par la demande présentent, selon les 

recourants, un solde élevé ou au contraire relativement modique ne remet 

pas en cause ce qui précède. Ces informations restent pertinentes malgré 

les sommes « relativement modiques », en ce sens qu’elles confirment 

A-4299/2023 

Page 21 

l’existence des comptes et de la qualité d’ayant droit économique du 

recourant. En tant qu’Etat requis, il n’appartient pas à la Suisse de 

s’exprimer sur l’utilité de ces informations pour la procédure conduite en 

France ; quand bien même ces dernières ne seraient finalement pas utiles, 

cela n’est pas déterminant à ce stade. La procédure d’assistance 

administrative n’a en effet pas pour vocation de trancher matériellement 

l’affaire ; il appartiendra au recourant de faire valoir ses arguments sur le 

fond devant les autorités françaises, lesquelles sont seules compétentes 

pour déterminer si les éléments transmis par la Suisse auront ou non un 

impact sur la procédure fiscale. Il en va de même pour ce qui concerne les 

relevés du compte concerné 1 faisant état de sommes élevées et le risque 

de double imposition invoqué par les recourants, étant rappelé qu’il 

appartient au contribuable qui conteste être assujetti à l’impôt dans l’Etat 

requérant de faire valoir ses arguments et de produire toutes les pièces qui 

corroborent sa position devant les autorités de cet Etat (cf. consid. 5.5.1 

supra in fine).  

6.2.4 Quant à la formulation large des questions (b) et (c) de la requête de 

la DNVSF (cf. ch. 12 de la demande), le Tribunal retient que, dès lors qu’il 

était établi que le recourant entretenait une relation contractuelle avec la 

banque 1, l’autorité requérante était légitimée à solliciter des informations 

sur l’existence d’éventuels autres comptes bancaires détenus, directement 

ou indirectement, par le recourant auprès de la banque 1. Conformément 

à la jurisprudence du Tribunal fédéral, l’Etat requérant est en effet en droit 

de demander des renseignements sur les comptes détenus indirectement 

par le contribuable concerné (cf. arrêt du TF 2C_527/2015 du 3 juin 2016 

consid. 5.7 et 5.8). Compte tenu de ce qui précède, on ne saurait parler de 

pêche aux renseignements dans la mesure où ces renseignements 

concourent à la réalisation du but fiscal mentionné dans la requête.  

6.2.5 Enfin, bien que l’autorité fiscale française ait par le passé déjà eu 

recours à l’assistance administrative avec la Suisse pour obtenir des 

informations concernant le recourant, elle a exposé ne pas disposer de 

l’ensemble des renseignements nécessaires pour établir les revenus et le 

patrimoine mondiaux du recourant et ainsi procéder à son imposition en 

France. Le fait que la présente demande s’inscrive dans le prolongement 

de procédures antérieures n’a pas d’impact sur le devoir des autorités 

suisses de procéder à l’assistance administrative en faveur de l’autorité 

fiscale française. L’assistance administrative a en effet pour vocation de 

permettre à l’autorité requérante de rendre une décision sur des situations 

fiscales au sujet desquelles elle ne disposait jusqu’alors pas des 

renseignements nécessaires, comme c’est le cas en l’espèce.  

A-4299/2023 

Page 22 

Par ailleurs, les informations relatives au compte bancaire détenu par la 

recourante auprès de la banque 1 n’ont – en tant que telles – pas encore 

été transmises à la DNVSF. Les relevés du compte précité diffèrent de ceux 

transmis dans le cadre d’une précédente procédure, en ce sens qu’ils n’ont 

pas été établis par le même établissement bancaire, étant rappelé au 

surplus que les renseignements requis peuvent aussi être nécessaires à 

l’autorité requérante pour confirmer, infirmer ou simplement vérifier les 

éléments déjà en sa possession (cf. consid. 5.2.2 supra). 

La DNVSF était dès lors légitimée à solliciter des renseignements 

complémentaires sur la situation fiscale du recourant, tels que formulés 

dans la demande du (...) 2022.  

6.2.6 Au vu de ces éléments, il y a lieu de rejeter les griefs des recourants 

relatifs à l’absence de pertinence vraisemblable des informations.  

6.3 Dans un dernier grief, les recourants estiment que les informations 

concernant la recourante ne devraient pas être communiquées à l’autorité 

fiscale française dans la mesure où la recourante n’apparaît pas dans la 

demande d’assistance. 

 

6.3.1 En l’espèce, la DNVSF requiert expressément des informations 

relatives aux comptes détenus indirectement par le recourant en qualité 

d’ayant droit économique. Tel est le cas du compte détenu par la 

recourante, dont le recourant est ayant droit économique. Ces informations 

sont par ailleurs susceptibles de permettre la taxation en France de la 

fortune et du revenu du recourant (cf. consid. 6.2 supra). Supprimer les 

informations relatives à la recourante alors qu’elle détient le compte en 

question rendrait vide de sens la demande, puisque l’autorité requérante 

entend identifier les relations bancaires détenues indirectement par le 

recourant auprès de la banque 1.  

 

6.3.2 En tout état de cause, le principe de spécialité, dans sa dimension 

personnelle, protège les tiers d’une utilisation préjudiciable de leurs 

données (cf. consid. 5.5 supra). En qualité de tiers, la recourante est donc 

protégée. Dans sa demande, l’autorité requérante s’est expressément 

engagée à traiter les renseignements reçus de manière confidentielle et à 

les utiliser conformément à la CDI CH-FR (cf. ch. 14 let. (a) de la 

demande ; Faits, let. A.c). De plus, l’AFC a libellé le ch. 3 du dispositif de 

ses décisions finales du 13 juillet 2023 en rappelant à l’autorité requérante 

la portée du principe de spécialité selon le standard suisse.  

 

A-4299/2023 

Page 23 

6.3.3 Compte tenu de ce qui précède, les informations relatives à la 

recourante et au compte détenu par cette dernière doivent être transmises 

à la DNVSF. Le grief des recourants à cet égard doit également être rejeté.  

 

7.  

Vu les considérants qui précèdent, le Tribunal constate que la décision 

litigieuse satisfait aux exigences de l’assistance administrative en matière 

fiscale. Les recours s’avèrent dès lors mal fondés et doivent par 

conséquent être rejetés. 

8.  

Les recourants qui succombent, doivent supporter les frais de procédure, 

lesquels se montent, compte tenu de la charge de travail liée à la 

procédure, à 7’500 francs (art. 63 al. 1 PA et art. 4 du règlement du 

21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Ils seront prélevés 

sur l’avance de frais de 7’500 francs déjà versée. 

9.  

Vu l’issue de la cause, il n’est pas alloué de dépens (art. 64 al. 1 PA a 

contrario et art. 7 al. 1 FITAF a contrario). 

10.  

La présente décision rendue dans le domaine de l’assistance 

administrative internationale en matière fiscale peut faire l’objet d’un 

recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral (art. 83 let. h 

de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). 

Le délai de recours est de dix jours (art. 100 al. 2 let. b LTF). Le recours 

n’est recevable que lorsqu’une question juridique de principe se pose ou 

lorsqu’il s’agit, pour d’autres motifs, d’un cas particulièrement important au 

sens de l’art. 84 al. 2 LTF (art. 84a LTF). Le Tribunal fédéral est seul habilité 

à décider du respect de ces conditions. 

(Le dispositif est porté à la page suivante) 

  

A-4299/2023 

Page 24 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Les recours sont rejetés.  

2.  

L’autorité inférieure est chargée de procéder aux modifications au sens du 

considérant 6.2.2. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 7'500 francs (sept mille cinq cents 

francs), sont mis à la charge des recourants. Ceux-ci sont prélevés sur 

l’avance de frais d’un montant de 7'500 francs (sept mille cinq cents 

francs), déjà versée. 

4.  

Il n’est pas alloué de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé aux recourants et à l'autorité inférieure. 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Emilia Antonioni Luftensteiner Delia Devecchi 

 

 

  

A-4299/2023 

Page 25 

Indication des voies de droit : 

La présente décision, qui concerne un cas d'assistance administrative 

internationale en matière fiscale, peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit 

public, dans les dix jours qui suivent la notification. Le recours n'est 

recevable que lorsqu'une question juridique de principe se pose ou qu'il 

s'agit pour d'autres motifs d'un cas particulièrement important au sens de 

l'art. 84 al. 2 LTF (art. 82, art. 83 let. h, art. 84a, art. 90 ss et art. 100 al. 2 

let. b LTF). Le délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce 

dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire de recours doit exposer 

en quoi l'affaire remplit la condition exigée. En outre, le mémoire doit être 

rédigé dans une langue officielle et doit indiquer les conclusions, les motifs 

et les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens 

de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient entre 

les mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition : 

 

  

A-4299/2023 

Page 26 

Le présent arrêt est adressé : 

– aux recourants (acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […] ; acte judiciaire)