# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1e6e176f-f45e-5122-9c3c-12df556a3aa5
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-11-09
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 09.11.2015 603 2015 113
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_603-2015-113_2015-11-09.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

603 2015 113

Arrêt du 9 novembre 2015

IIIe Cour administrative

Composition Présidente: Gabrielle Multone
Juges: Marc Sugnaux, Johannes Frölicher
Greffière-stagiaire: Sarah Tobler

Parties A.________, recourant      

contre

COMMISSION DES MESURES ADMINISTRATIVES EN MATIÈRE 
DE CIRCULATION ROUTIÈRE, autorité intimée 

Objet Circulation routière et transports – retrait du permis de conduire – 
durée minimale de six mois 

Recours du 16 juillet 2015 contre la décision du 25 juin 2015

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considérant en fait

A. Selon un rapport de dénonciation de la Police cantonale fribourgeoise du 29 mai 2015, 
A.________ a circulé au volant d’un véhicule, le 3 mai 2015, à 17h01, à B.________ sur la route 
de C.________, à l’extérieur de la localité. Il a excédé de 36 km/h, marge de sécurité déduite, la 
vitesse autorisée de 80 km/h à cet endroit.

B. Par courrier du 3 juin 2015, la Commission des mesures administratives en matière de 
circulation routière (ci-après: CMA) a informé A.________ que l’infraction commise pourrait aboutir 
au prononcé d’une mesure administrative. Elle l’a invité à formuler ses observations éventuelles. 

Dans ses observations du 8 juin 2015, l’intéressé n’a pas contesté avoir contrevenu aux règles de 
la circulation routière. Cependant, il a précisé qu’il s’agissait d’un tronçon offrant une très bonne 
visibilité, que la chaussée était sèche ce jour-là, qu’au moment des faits, il n’y avait pas de 
promeneurs, de cyclistes ou de véhicules sur la route ainsi que sur les chemins y débouchant et 
qu’il connaissait bien cette route puisqu’il l’empruntait quotidiennement. Il a souligné qu’il respectait 
habituellement les règles de la circulation et qu’il n’avait jamais eu de contravention lorsqu’il roulait 
en scooter et seulement deux amendes lorsqu’il circulait en voiture, l’une pour un problème de 
parking et l’autre pour avoir omis d’inscrire des jantes sur la carte grise. Enfin, il a ajouté que son 
véhicule ne lui était pas indispensable mais qu’il était cependant fort utile pour se rendre au travail. 

C. Par décision du 25 juin 2015, la CMA a retenu que A.________ avait commis une infraction 
grave aux règles de la circulation routière, au sens de l’art. 16c al. 1 lit. a de la loi fédérale du 19 
décembre 1958 sur la circulation routière (LCR; RS 741.01), en excédant de 36 km/h la vitesse 
autorisée de 80 km/h. Elle a pris en considération le fait que le précité, au bénéfice d’un permis de 
conduire à l’essai de la catégorie B depuis le 23 août 2013, avait déjà fait l’objet le 14 avril 2011 
d’un retrait de permis de la catégorie spéciale M d’une durée de deux mois, pour faute 
moyennement grave, ainsi que d’un avertissement pour faute légère prononcé le 22 avril 2010. 
Elle a prononcé le retrait du permis de conduire pour la durée de six mois, correspondant au 
minimum légal fixé à l’art. 16c al. 2 lit. b LCR, ainsi qu’une prolongation d’un an de la période 
probatoire de son permis de conduire à l’essai, conformément aux art. 15a al. 3 LCR et 35 de 
l’ordonnance du 27 octobre 1976 réglant l’admission des personnes et des véhicules à la 
circulation routière (OAC; RS 741.51). 

D. Agissant le 16 juillet 2015, A.________ a saisi le Tribunal cantonal d’un recours contre la 
décision de la CMA du 25 juin 2015, concluant à ce que celle-ci soit reconsidérée. Il demande que 
le retrait de son permis, prononcé le 14 avril 2011, ne soit pas pris en compte dès lors que la 
procédure pénale qui avait été menée parallèlement à la procédure administrative avait finalement 
été classée le 10 juin 2011; ce résultat aurait dû conduire automatiquement à la suppression de 
l’inscription de la mesure administrative au registre fédéral automatisé des mesures 
administratives (ADMAS). Dès lors, de son point de vue, la décision du 14 avril 2011 ne peut plus 
être utilisée à sa charge et le retrait de permis de conduire pour une durée de 6 mois ne se justifie 
pas. 

Dans ses observations du 9 septembre 2015, la CMA conclut au rejet du recours. Elle se réfère à 
sa décision du 25 juin 2015, en précisant que celle-ci est limitée au minimum légal applicable, ainsi 
qu’aux autres pièces du dossier.

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en droit

1. a) Interjeté le 16 juillet 2015 contre une décision de la CMA du 25 juin 2015, le recours l’a 
été dans le délai et les formes prescrits conformément aux articles 79 à 81 du code de procédure 
et de juridiction administrative (CPJA; RSF 150.1). L’avance de frais de procédure ayant par 
ailleurs été versée en temps utile (art. 129 CPJA), il y a lieu d’entrer en matière sur ce recours.

b) Il sied de relever d’emblée que, sur le principe, le recourant ne critique pas les faits qui 
lui sont reprochés. Partant, il faut constater que celui-ci a circulé en dépassant de 36 km/h la 
vitesse autorisée hors localité de 80 km/h. 

2. a) Selon l’art. 27 al. 1, 1ère phrase LCR, chacun se conformera aux signaux et aux marques 
ainsi qu’aux ordres de la police. En application de l’art. 32 al. 2 LCR, le Conseil fédéral a fixé les 
limitations générales de vitesse des véhicules automobiles à l’art. 4a de l’ordonnance sur les 
règles de la circulation routière (OCR; RS 741.11). Cette disposition prévoit, en son alinéa 1er, que 
la vitesse maximale générale peut atteindre, lorsque les conditions de la route, de la circulation et 
de la visibilité sont favorables, 50 km/h dans les localités (let. a), 80 km/h hors des localités, à 
l’exception des semi-autoroutes et des autoroutes (let. b), 100 km/h sur les semi-autoroutes (let. c) 
et 120 km/h sur les autoroutes (let. d).

Au vu des faits établis, le recourant a violé les dispositions légales précitées.

b) Selon l’article 16c al. 1 lit. a LCR commet une infraction grave la personne qui, en violant 
gravement les règles de la circulation routière, met sérieusement en danger la sécurité d’autrui ou 
en prend le risque. Dans sa jurisprudence constante (ATF 124 II 259 consid. 2b; arrêt TF 
1C_83/2008 du 16 octobre 2008 consid. 2.1), le Tribunal fédéral retient qu’un excès de vitesse de 
30 km/h et plus sur une route en dehors d’une localité constitue dans tous les cas une infraction 
grave, cela même si les conditions du trafic et de la chaussée sont favorables et même si le 
contrevenant jouit d’une bonne réputation en tant que conducteur de véhicules automobiles. 

En l’occurrence, compte tenu de l’importance de l’excès de vitesse, il y a dès lors lieu de constater 
que le recourant a commis une infraction grave.

3. a) En vertu de l’art. 16c al. 2 LCR, après une infraction grave, le permis d’élève conducteur 
ou le permis de conduire est retiré pour la durée de trois mois au minimum (let. a); il l’est pour six 
mois au minimum si, au cours des cinq années précédentes, le permis a été retiré une fois en 
raison d’une infraction moyennement grave (let. b); pour douze mois au minimum si, au cours des 
cinq années précédentes, le permis a été retiré une fois en raison d’une infraction grave ou à deux 
reprises en raison d’infractions moyennement graves (let. c), et pour une durée indéterminée, mais 
pour deux ans au minimum si, au cours des dix années précédentes, ce document a été retiré à 
deux reprises en raison d’infractions graves ou à trois reprises en raison d’infractions qualifiées de 
moyennement graves au moins; il est renoncé à cette mesure si, dans les cinq ans suivant 
l’expiration d’un retrait, aucune infraction donnant lieu à une mesure administrative n’a été 
commise (let. d). 

b) Selon la jurisprudence, le système des cascades des art. 16a à 16c LCR est mis en 
œuvre si le permis, compris dans les catégories de l’art. 3 OAC, a été retiré dans les années 
précédentes. Or, la catégorie M des cyclomoteurs fait partie des catégories mentionnées par cette 
disposition. Par ailleurs, les cyclomoteurs sont considérés comme des véhicules au sens de l’art. 

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7 LCR. Il faut dès lors admettre que le retrait du permis de conduire des cyclomoteurs déclenche 
les cascades des art. 16a ss LCR (voir arrêt TF 1C_766/2013 du 1er mai 2014 consid. 4.1 et 4.2; 
BUSSY/RUSCONI, in Code suisse de la circulation routière commenté, 4e éd. 2015, art. 10 LCR n. 
7.5 et art. 18 LCR n. 3.5).

c) D’après l’art. 16 al. 3 LCR, les circonstances doivent être prises en considération pour 
fixer la durée du retrait de permis d’élève conducteur ou du permis de conduire, notamment 
l’atteinte à la sécurité routière, la gravité de la faute, les antécédents en tant que conducteur ainsi 
que la nécessité professionnelle de conduire un véhicule. Cependant la durée minimale du retrait 
ne peut être réduite.

La règle de l’art. 16 al. 3, dernière phrase, LCR, qui rend incompressibles les durées minimales de 
retrait des permis de conduire, a été introduite dans la loi par souci d’uniformité. Le législateur a 
ainsi entendu exclure expressément la possibilité, ouverte par la jurisprudence sous l’ancien droit, 
de réduire la durée minimale du retrait en présence de circonstances particulières, notamment en 
faveur de conducteurs professionnels (Message du 31 mars 1999 concernant la modification de la 
LCR, FF 1999 IV 4131; ATF 132 II 234 consid. 2.3). 

d) En vertu de l’art. 15a al. 3 LCR, lorsque le permis de conduire à l’essai est retiré au 
titulaire parce qu’il a commis une infraction, la période probatoire est prolongée d’un an. 
L’infraction doit s’être produite pendant la période d’essai, peu importe par contre qu’elle soit 
légère, moyennement grave ou grave, tant qu’elle entraîne un retrait de permis d’admonestation 
(BUSSY/RUSCONI, art. 15a LCR n. 4.2 et 4.2).

e) En l’espèce, le permis de conduire du recourant lui a déjà été retiré en raison d’une 
infraction moyennement grave, par décision du 14 avril 2011. A défaut d’avoir été contestée dans 
le délai de recours, dite décision est entrée en force. A cet égard, dans la mesure où il a pu former 
opposition sur le plan pénal, le recourant aurait tout aussi bien pu, avec l’aide de son père lorsqu’il 
était mineur, contester cette décision administrative. Il en résulte que, si l’on devait admettre que le 
recourant demande implicitement l’annulation de cette décision, une telle conclusion serait tardive 
et, partant, irrecevable.

Sur le vu de ce qui précède, il y a lieu de constater que le recourant a un antécédent de faute 
moyennement grave, que la sanction a été exécutée jusqu’au 5 juillet 2011 et que, par 
conséquent, la nouvelle faute grave commise le 3 mai 2015 entraînait le prononcé d’une mesure 
dont la durée se devait d’être fixée en application de l’art. 16c al. 2 let. b LCR. Partant, la CMA 
était tenue de prononcer le retrait de permis pour la durée minimale incompressible de six mois. 
Dès lors, c’est également à bon droit qu’elle a prolongé d’un an la période probatoire du permis de 
conduire à l’essai, conformément à l’art. 15a al. 3 LCR.

4. a) Pour l’ensemble des motifs exposés ci-dessus, le recours doit être rejeté, dans la 
mesure de sa recevabilité, et la décision attaquée confirmée.

b) Les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant qui succombe, 
conformément à l’art. 131 CPJA et aux art. 1 et 2 du tarif sur les frais de procédure et des 
indemnités en matière de juridiction administrative (RSF 150.12). Pour la même raison, il n’est pas 
alloué d’indemnité de partie (art. 137 al. 1 CPJA).

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la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable.

Partant, la décision du 25 juin 2015 de la Commission des mesures administratives en 
matière de circulation routière est confirmée.

II. Les frais de procédure, par CHF 600.-, sont mis à la charge du recourant. Ils sont 
compensés avec l’avance de frais versée.

III. Il n’est pas alloué d’indemnité de partie.

IV. Communication.

Cette décision peut faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal fédéral, à Lausanne, dans les 30 
jours dès sa notification. 

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l’objet d’une 
réclamation auprès de l’autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 9 novembre 2015/msu/sto

Présidente Greffière-stagiaire