# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 56bbc9d5-c2f6-56e0-bd3d-5cc2b55d097d
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours pénale Décision / 2013 / 769
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_013_D-cision---2013---76_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

531

 

PE13.012505-DMT

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS PENALE

__________________________________________

Séance
du 6 septembre 2013

__________________

Présidence
de               M.             
Krieger,
président

Juges             
:              MM.             
Abrecht et Maillard 

Greffière             
:              Mme             
de Watteville Subilia

 

 

*****

 

Art.
385 CPP

 

             
La Chambre des recours pénale prend séance à huis clos pour statuer sur le recours interjeté
par T.________
contre l'ordonnance de disjonction de procédures pénales rendue le 12 juillet 2013 par le Ministère
public de l’arrondissement de la Côte (dossier
n° PE13.012505-DMT).

 

             
Elle considère : 

 

             
E n  f a i t : 

 

A.
              Une enquête a été
ouverte le 24 juin 2013 à l’encontre de T.________ et C.________ pour vol et contravention
à la loi fédérale sur les stupéfiants. 

 

             
T.________ fait également l’objet d’une procédure distincte, PE11.015947-AVN ouverte
auprès du Ministère public de l’arrondissement de Lausanne, depuis le 23 septembre 2011,
pour notamment abus de confiance, vol et brigandage.

 

             
Par décision du 12 juillet 2013, le Ministère public de l’arrondissement de la Côte
a ordonné la disjonction du cas du prévenu T.________ qui est repris dans le cadre de l’enquête
PE13.014080-DMT et a dit que les frais suivaient le sort de la cause au fond.

 

B.             
Par acte daté du 19 juillet 2013, T.________ a déclaré recourir contre cette décision.

 

             
Le 23 août 2013, un délai au 2 septembre 2013 a été imparti au prénommé
pour qu'il précise les points contestés et les motifs qui, selon lui, commandaient une autre
décision. L'intéressé a été rendu attentif au fait que si ces exigences n’étaient
pas respectées, son recours pourrait être déclaré irrecevable. L’avis du 23
août 2013 est demeuré sans réponse. 

 

 

             
E n  d r o i t : 

 

1.             
a) En vertu de l'art. 396 al. 1 CPP (Code de procédure
pénale suisse du 5 octobre 2007, RS 312.0), le recours contre les décisions notifiées
par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix
jours, à l'autorité de recours. 

 

             
En l’espèce, le recours daté du 19 juillet 2013 a été déposé en temps
utile.

 

             
b)
Aux termes de l'art. 385 al. 1 CPP, si le présent code exige que le recours soit motivé –
ce qui est le cas en l'espèce en vertu de l'art. 396 al. 1 CPP –, la personne ou l'autorité
qui recourt indique précisément les points de la décision qu'elle attaque (let. a), les
motifs qui commandent une autre décision (let. b) et les moyens de preuve qu'elle invoque (let.
c). Conformément à l'art. 385 al. 2 CPP, si le mémoire ne satisfait pas à ces exigences,
l'autorité de recours le renvoie au recourant pour qu'il le complète dans un bref délai.
Si, après expiration de ce délai supplémentaire, le mémoire ne satisfait toujours
pas à ces exigences, l'autorité de recours n'entre pas en matière.

 

             
En l'espèce, le recourant n’a soulevé aucun moyen contre l’ordonnance de disjonction
de procédures pénales. Il a simplement indiqué vouloir recourir contre celle-ci. En particulier,
il n’a pas expliqué pourquoi une autre décision aurait dû être préférée.

 

             
T.________ n’ayant pas complété son mémoire dans le délai imparti à cet
effet, le recours, qui ne satisfait pas aux exigences de motivation prévues par l'art. 385 al. 1
CPP, doit être déclaré irrecevable en application de l’art. 385 al. 2 CPP.

 

 

2.             
Les frais de la procédure de recours, constitués du seul émolument d'arrêt (art.
422 al. 1 CPP), par 330 fr. (art. 20 al. 1 TFJP [Tarif des frais judiciaires pénaux du 28 septembre
2010, RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP; cf. CREP 24 avril
2013/280; CREP 7 mai 2012/279).

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours pénale,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

             
II.             
Les frais du présent arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge
de T.________.

             
III.             
Le présent arrêt est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

             
Du 

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :

-             
M. T.________,

-             
Ministère public central,

 

             
et communiqué à :

‑             
M. le Procureur de l’arrondissement de la Côte,

 

             
par l’envoi de photocopies.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente
jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF).

 

 

             
La greffière :