# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bcc867c9-58e1-5e7e-89eb-d4a928f1c595
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-03-13
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 13.03.2024 F-5277/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-5277-2023_2024-03-13.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-5277/2023 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 3  m a r s  2 0 2 4  

Composition 
 Gregor Chatton (président du collège),  

Claudia Cotting-Schalch, Basil Cupa, juges, 

Mélanie Balleyguier, greffière. 
 

 
 

Parties 
 E._______,   

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Refus d'autorisation d'entrée dans l'espace Schengen ;  

décision du SEM du 7 septembre 2023. 

 

 

 

F-5277/2023 

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Faits : 

A.  

A.a En date du 1er mars 2023, E._______, ressortissant togolais né en 

1985, a déposé une demande de visa Schengen auprès de la 

Représentation suisse à Accra (ci-après : la Représentation suisse). 

Il ressort de la demande de visa précitée que l’intéressé a indiqué être le 

président d’une organisation à but non lucratif proposant des bourses 

d’études aux étudiants togolais. Dans ce cadre, il a précisé souhaiter visiter 

deux écoles privées prêtes à accueillir dits étudiants, afin de déterminer si 

une bonne collaboration était possible, en vérifiant personnellement le 

cadre général et les cours proposés. 

A.b Par décision du 7 mars 2023, la Représentation suisse a refusé l’octroi 

du visa au moyen du formulaire-type, aux motifs qu’il existait des doutes 

raisonnables quant à la fiabilité des déclarations concernant la réservation 

d’hébergement présentée. Elle a également retenu que l’intéressé n’avait 

pas prouvé être en possession d’une assurance-maladie en voyage 

adéquate et valable et a mis en doute la volonté de celui-ci de quitter le 

territoire des Etats membres avant l’expiration du visa. 

Le 13 mars 2023, l’intéressé a formé opposition à l’encontre de la décision 

précitée. 

B.  

Par décision du 7 septembre 2023, notifiée le 18 septembre 2023, le  

Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-après : le SEM) a rejeté l’opposition 

du 13 mars 2023 et confirmé le refus d’autorisation d’entrée dans l’Espace 

Schengen. 

C.  

C.a Par acte du 26 septembre 2023, l’intéressé a formé recours contre la 

décision précitée par-devant le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le 

Tribunal ou TAF), en concluant à l’octroi de l’autorisation d’entrée dans 

l’Espace Schengen requise. 

C.b Par décision incidente du 23 octobre 2023, le Tribunal a invité le 

recourant à s’acquitter d’une avance sur les frais de procédure. Celle-ci a 

été versée dans le délai requis. 

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Dans sa réponse du 27 décembre 2023, le SEM s’est limité à constater 

qu’aucun élément susceptible de modifier son appréciation n’avait été 

invoqué et a dès lors proposé le rejet du recours. 

Par réplique du 12 janvier 2024, l’intéressé a maintenu son recours. 

Le SEM a dupliqué en date du 22 février 2024. 

C.c Par ordonnance du 1er mars 2024, un double de la duplique a été 

transmis au recourant, pour information. 

D.  

Les autres éléments contenus dans les écritures précitées seront 

examinés, si nécessaire, dans les considérants en droit ci-dessous. 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF, le Tribunal, en 

vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de 

l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. En 

particulier, les décisions en matière de refus d'autorisation d'entrée dans 

l’Espace Schengen prononcées par le SEM – lequel constitue une unité de 

l’administration fédérale telle que définie à l’art. 33 let. d LTAF – sont 

susceptibles de recours au Tribunal, qui statue de manière définitive (art. 1 

al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 1 LTF). 

1.2 A moins que la LTAF n’en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (art. 37 LTAF). 

1.3 Le recourant, ayant participé à la procédure devant l’autorité inférieure, 

est spécialement atteint par la décision attaquée. Il a qualité pour agir et 

conserve un intérêt digne de protection à la présente procédure de recours, 

bien que les dates originairement prévues pour sa visite soient échues 

(art. 48 al. 1 PA ; cf., dans ce sens, arrêt du TAF F-5570/2022 du 

1er septembre 2023 consid. 1.2). Présenté dans la forme et les délais 

prescrits par la loi, le recours est recevable. 

2.  

Le Tribunal examine les décisions qui lui sont soumises avec un plein 

pouvoir d'examen en fait et en droit. Le recourant peut ainsi invoquer 

devant le Tribunal la violation du droit fédéral, y compris l'excès ou l'abus 

du pouvoir d'appréciation, la constatation inexacte ou incomplète des faits 

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pertinents ainsi que l'inopportunité de la décision entreprise, sauf 

lorsqu'une autorité cantonale a statué comme autorité de recours (art. 49 

PA). L'autorité de recours applique le droit d’office, sans être liée par les 

motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA), ni par les considérants 

juridiques de la décision attaquée (cf. ATAF 2020 VII/4 consid. 2.2). Aussi 

peut-elle admettre ou rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que ceux 

invoqués. Dans son arrêt, elle prend en considération l'état de fait existant 

au moment où elle statue (cf. ATAF 2021 IV/3 consid. 4.1.2). 

3.  

3.1 La politique des autorités suisses en matière de visa joue un rôle très 

important dans la prévention de l'immigration clandestine (cf., à ce sujet, le 

Message du Conseil fédéral concernant la loi sur les étrangers du 8 mars 

2002, FF 2002 3469 p. 3493). Aussi, elles ne peuvent accueillir tous les 

étrangers qui désirent venir dans ce pays, que ce soit pour des séjours de 

courte ou de longue durée, et peuvent donc légitimement appliquer une 

politique restrictive d'admission (cf. ATF 147 I 80 consid. 2.5 ; ATAF 2018 

VII/5 consid. 3.1).  

La législation suisse sur les étrangers ne garantit aucun droit ni quant à 

l'entrée en Suisse, ni quant à l'octroi d'un visa. Comme tous les autres 

Etats, la Suisse n'est en principe pas tenue d'autoriser l'entrée de 

ressortissants étrangers sur son territoire. Sous réserve des obligations 

découlant du droit international, il s'agit d'une décision autonome (cf. 

Message précité, p. 3531 ; voir également ATAF 2018 VII/5 consid. 3.1 et 

les réf. citées). 

La réglementation Schengen reprise par la Suisse dans le cadre de la 

conclusion des accords d'association à Schengen limite toutefois les 

prérogatives des Etats membres parties à ces accords, dans le sens où 

cette réglementation, d'une part, prévoit des conditions uniformes pour 

l'entrée dans l'Espace Schengen et la délivrance des visas y relatifs, 

d'autre part oblige les Etats membres à refuser l'entrée et l'octroi du visa 

requis si les conditions prescrites ne sont pas remplies. En outre, lorsque 

l'autorité compétente pour se prononcer sur la demande de visa parvient à 

la conclusion que toutes les conditions auxquelles est subordonnée 

l'obtention d'un visa d'entrée sont réunies et qu'il n'existe aucun motif de 

refus, le visa doit en principe être délivré au requérant. Il reste que, dans 

le cadre de cet examen, ladite autorité dispose d'un large pouvoir 

d'appréciation. Ainsi que le Tribunal l'a souligné dans sa jurisprudence, la 

réglementation Schengen ne confère, pas plus que la législation suisse, ni 

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de droit à l'entrée dans l'Espace Schengen, ni de droit à l'octroi d'un visa 

(cf. ATAF 2018 VII/5 consid. 3.1 et les réf. citées). 

3.2 Les dispositions sur la procédure en matière de visa ainsi que sur 

l'entrée en Suisse et la sortie de ce pays ne s'appliquent que dans la 

mesure où les accords d'association à Schengen, qui sont mentionnés à 

l'Annexe 1, ch. 1 LEI (RS 142.20), ne contiennent pas de dispositions 

divergentes (cf. art. 2 al. 4 et 5 LEI). S'agissant des conditions d'entrée en 

Suisse pour un séjour n'excédant pas 90 jours, l'art. 3 al. 1 de l’ordonnance 

sur l’entrée et l’octroi de visas du 15 août 2018 (OEV, RS 142.204) renvoie 

à l'art. 6 du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil 

du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de 

franchissement des frontières par les personnes (code frontières 

Schengen [JO L 77 du 23 mars 2016, p. 1-52]). Le code frontières 

Schengen stipule que les ressortissants de pays tiers doivent notamment 

justifier l’objet et les conditions du séjour envisagé (art. 6 par. 1 let. c).  

Les conditions d'entrée ainsi prévues correspondent, pour l'essentiel, à 

celles posées par l'art. 5 LEI. Aussi, la pratique et la jurisprudence relatives 

à l'art. 5 LEI, notamment celles concernant la garantie de sortie prévue par 

l'art. 5 al. 2 LEI, peuvent-elles être reprises in casu (sur les détails de cette 

problématique, cf. ATAF 2009/27 consid. 5.2 s.). Cette interprétation est 

d'ailleurs corroborée par le règlement (CE) 810/2009 du Parlement 

européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code 

communautaire des visas (code des visas [JO L 243 du 15 septembre 

2009, p. 1-58]), aux termes duquel il appartient au demandeur de visa de 

fournir des informations permettant d'apprécier sa volonté de quitter le 

territoire des Etats membres avant l'expiration du visa demandé (cf. art. 14 

par. 1 let. d du code des visas) et une attention particulière est accordée à 

cette volonté (cf. art. 21 par. 1 du code des visas).  

3.3 Le règlement (UE) 2018/1806 du Parlement européen et du Conseil du 

14 novembre 2018 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont 

soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des 

États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de 

cette obligation (JO L 303 du 28 novembre 2018, p. 39-58) différencie, en 

son art. 1, les ressortissants des Etats tiers selon qu'ils sont soumis ou non 

à l’obligation du visa. Comme ressortissant togolais, le recourant est 

soumis à l’obligation du visa (art. 8 al. 1 OEV, qui renvoie à l’annexe I ch. 1 

du règlement 2018/1806 susmentionné). 

 

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4.  

4.1 Dans sa décision du 7 septembre 2023, l’autorité inférieure a confirmé 

le refus d’autorisation d’entrée dans l’Espace Schengen prononcé à 

l’encontre de l’intéressé par la Représentation suisse, au motif que, même 

en supposant que les informations relatives à l’objet et aux conditions de 

séjour soient fiables, le retour au Togo à l’échéance du visa sollicité n’était 

pas assuré et qu’il existait des doutes raisonnables quant à la volonté du 

recourant sur ce point. Elle a en particulier retenu que l’intéressé, jeune et 

célibataire, n’avait pas démontré sa situation financière réelle et qu’il était 

impossible de déterminer si son niveau de vie était stable et appréciable. 

Par ailleurs, l’autorité inférieure a considéré que les attaches de l’intéressé 

avec son pays d’origine n’étaient pas si contraignantes qu’un retour au 

pays à l’échéance du séjour projeté serait garanti. Enfin, elle a relevé que 

les autorités françaises avaient refusé deux demandes de visa en février 

2018 et en avril 2023 et la Représentation suisse deux autres demandes 

en 2018 et janvier 2023. 

4.2 A l’appui de son recours, l’intéressé a, en substance, soutenu être 

célibataire mais père d’un enfant mineur entièrement à sa charge, gérer 

plusieurs établissements en qualité de promoteur, dont deux restaurants et 

deux immeubles, ainsi qu’un patrimoine financier professionnel. Il a 

également estimé avoir démontré que le but et les conditions de son séjour 

de manière fiable. Enfin, il a rappelé que l’organisation à but non lucratif 

dont il assumait la présidence fournissait des bourses aux étudiants 

togolais pour étudier en Suisse depuis plusieurs années. 

5.  

5.1 Selon la pratique constante des autorités, une autorisation d'entrée en 

Suisse ne peut être délivrée à des étrangers dont le retour dans leur pays 

n'est pas assuré, soit en raison de la situation politique ou économique 

prévalant dans celui-ci, soit en raison de la situation personnelle de 

l'étranger concerné (cf. ATAF 2014/1 consid. 6.1 à 6.3). Un visa ne peut 

être octroyé que s'il n'existe pas de doutes fondés quant au retour de l'invité 

dans sa patrie dans les délais impartis (cf. arrêt du TAF F-3689/2022 du 17 

août 2023 consid. 4.3). Tel est le cas si, au vu de l'ensemble des 

circonstances, il existe un haut degré de probabilité que l'invité retourne 

dans son pays à l'échéance du visa convoité (cf. arrêt du TAF F-3804/2022 

du 19 juin 2023 consid. 5.1).  

5.2 Cela étant, lorsque l'autorité examine si la personne présente les 

garanties nécessaires en vue d'une sortie de Suisse dans les délais 

impartis (au sens de l'art. 5 al. 2 LEI), elle ne peut le faire que sur la base 

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d'indices fondés sur la situation personnelle, familiale ou professionnelle 

de l'invité désirant se rendre en Suisse, d'une part, et d'une évaluation du 

comportement de l’invité une fois arrivé en Suisse en fonction de ces 

prémisses, d'autre part. On ne saurait dès lors reprocher à l'autorité de 

prendre une décision contraire à la loi lorsqu'elle se fonde sur de tels 

indices et sur l'évaluation susmentionnée pour appliquer la disposition 

précitée (cf. ATAF 2014/1 consid. 7.2).  

5.3 Ces éléments d'appréciation doivent en outre être examinés dans le 

contexte de la situation générale prévalant dans le pays de résidence de 

la personne invitée, dans la mesure où il ne peut d'emblée être exclu 

qu'une situation politiquement, socialement ou économiquement moins 

favorisée que celle que connaît la Suisse puisse influencer le 

comportement de la personne invitée. Ainsi, il y a lieu de prendre en 

considération tous les éléments du cas d’espèce, tout en se montrant 

d'autant plus exigeant que la situation dans le pays d'origine est difficile (cf. 

arrêts du TAF F-1240/2023 du 13 septembre 2023 consid. 6.3 ; 

F-3804/2022 du 19 juin 2023 consid. 5.1). 

6.  

6.1 En l’occurrence, au vu de la situation socio-économique prévalant au 

Togo, le Tribunal ne saurait, de prime abord, écarter les craintes émises 

par l’autorité intimée de voir le recourant prolonger son séjour en Suisse 

au-delà de la date d’échéance du visa sollicité. 

En effet, le produit intérieur brut (PIB) par habitant a été calculé à 

942,6 USD pour le Togo en 2022, demeurant ainsi très en dessous des 

standards européens et notamment de celui de la Suisse pour la même 

période (93'259,9 USD ; cf. site internet de la Banque mondiale, 

www.banquemondiale.org > naviguer par indicateur > PIB par habitant, 

consulté en mars 2024). Par ailleurs, le pays a fait face à une inflation de 

8% en 2022 (cf. site internet de la Banque mondiale, 

www.banquemondiale.org > naviguer par indicateur > Inflation, prix à la 

consommation [% annuel], consulté en mars 2024) et 45,5% de la 

population vivait en dessous du seuil de pauvreté national en 2018 (cf. site 

internet de la Banque mondiale, www.banquemondiale.org > naviguer par 

pays > Togo, consulté en mars 2024). 

En outre, l’indice de développement humain (IDH) 2021, qui prend en 

compte la santé, l’éducation et le niveau de vie, classe le Togo en 162e 

position sur 189, soit très loin des standards de l’Europe occidentale (cf. 

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site internet du Programme des Nations Unies pour le développement, 

www.hdr.undp.org/ > Togo, consulté en mars 2024). 

Sur le plan de la sécurité, le Département fédéral des affaires étrangères 

fait état d’une criminalité élevée, de plus en plus souvent accompagnée de 

violences, ainsi que d’une situation sociale tendue, malgré des phases 

d’apaisement. Ainsi, des débordements violents et des affrontements entre 

manifestants et forces de l’ordre peuvent se produire, le risque d’attentat 

et d’enlèvement ayant par ailleurs augmenté (cf. site internet du DFAE, 

www.eda.admin.ch > Représentations et conseils aux voyageurs > Togo > 

Conseils aux voyageurs, consulté en mars 2024). 

Le Tribunal ne saurait omettre que les importantes disparités socio-

économiques existant entre le Togo et la Suisse ne sont pas sans entraîner 

une pression migratoire non négligeable. Cette tendance migratoire n’est 

que renforcée lorsque la personne concernée peut s’appuyer sur un réseau 

social préexistant dans son pays de destination, comme c’est précisément 

le cas en l’espèce (ATAF 2014/1 consid. 6.2.2 ; arrêt du TAF F-2502/2023 

du 14 décembre 2023, consid. 6.1). 

6.2 Cela étant, le Tribunal ne saurait se fonder sur la seule situation 

prévalant au Togo pour conclure à l’absence de garantie quant à la sortie 

de l’intéressé de l’Espace Schengen à l’issue de la durée de validité du 

visa convoité, mais doit également prendre en considération les 

particularités du cas d’espèce. Ainsi, si l’intéressé assume d’importantes 

responsabilités dans sa patrie (au plan professionnel, social et/ou familial), 

un pronostic favorable pourra – suivant les circonstances – être émis quant 

à son départ ponctuel à l’échéance du visa. En revanche, le risque d’une 

éventuelle transgression future des prescriptions de police des étrangers 

pourra être jugé élevé lorsque la personne concernée n’a pas d’obligations 

suffisantes dans son pays d’origine pour l’inciter à y retourner au terme de 

son séjour (ATAF 2014/1 consid. 6.3.1 ; arrêt du TAF F-1240/2023 du 

13 septembre 2023 consid. 7.2).  

6.3 Il convient dès lors d’examiner si la situation personnelle, familiale et 

professionnelle de l’intéressé plaide en faveur de sa sortie ponctuelle de 

Suisse (respectivement de l’Espace Schengen) au terme du séjour 

envisagé. 

6.3.1 En l’occurrence, il ressort du mémoire de recours et du dossier de 

l’autorité inférieure que le recourant, âgé de 39 ans, est père d’un enfant 

né en 2018. Cela étant, bien que l’intéressé ait affirmé que son fils était 

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entièrement à sa charge, il n’a fourni aucune preuve allant dans ce sens. 

En effet, le seul document présent au dossier est l’acte de naissance de 

l’enfant, duquel il ressort que les parents ne sont pas mariés. Par ailleurs, 

le recourant lui-même se présentant comme célibataire, il convient de 

retenir qu’il n’est pas ou plus en couple avec la mère de son fils. Dès lors, 

dans la mesure où l’intéressé n’a fourni aucune indication sur les modalités 

de garde et d’entretien de son fils, le Tribunal constate qu’il n’est pas 

démontré à satisfaction de droit que celui-ci prend effectivement en charge 

son enfant, pas plus que l’existence d’une relation effective entre eux.  

Pour le surplus, l’intéressé n’a pas prétendu entretenir d’autres relations, 

amicales ou affectives d’une certaine intensité dans son pays d’origine. 

Ainsi, force est de constater que celui-ci serait en mesure de se créer une 

nouvelle existence hors de sa patrie, sans que cela n’entraîne pour lui de 

difficultés majeures. 

6.3.2 Par ailleurs, les déclarations du recourant concernant son activité 

professionnelle ne sont pas davantage susceptibles de représenter un 

facteur déterminant dans l’appréciation du cas. En effet, il a, pour 

l’essentiel, fourni des documents en lien avec les finances de l’organisation 

à but non lucratif qu’il préside et non avec les siennes propres. Le seul 

bulletin de paie qu’il a produit fait état d’un salaire brut de 690'000.- francs 

CFA, soit 1'009.- francs CHF, sans qu’il ne soit possible de déterminer la 

période concernée par ce revenu. En effet, ce même montant est indiqué 

aussi bien dans la catégorie « période », relative au mois d’avril 2024 et 

représentant 173 heures travaillées, que dans la catégorie « année », 

représentant 693 heures travaillées. Cette divergence ne permet ainsi pas 

de déterminer quel est précisément le revenu de l’intéressé en lien avec 

l’organisation à but non lucratif qu’il préside, étant encore précisé que, bien 

qu’il ait affirmé posséder des biens et diriger deux restaurants, il n’a fait 

aucune mention d’éventuels revenus tirés de ces activités. 

De même, les affirmations de l’intéressé relatives à sa situation 

patrimoniale ne sont pas non plus de nature à représenter un facteur 

déterminant dans l’appréciation du cas. En effet, sa qualité de président et 

fondateur d’une organisation à but non lucratif destinée à soutenir 

l’éducation et la culture, ainsi que de fondateur d’une école, ne signifie pas 

encore que sa présence sur place soit indispensable. Bien au contraire, il 

apparaît parfaitement possible de diriger des organismes de ce type à 

distance, de sorte que cet argument ne saurait venir en aide au recourant. 

De même, le fait qu’il possède deux biens immobiliers à Lomé ne suffit pas 

à venir assurer que le recourant dispose d’attaches suffisantes pour 

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garantir son départ de Suisse, dans la mesure où celui-ci se contente 

d’affirmer qu’il s’agit de deux immeubles, sans préciser son rôle dans 

l’administration de ceux-ci. Ce dernier raisonnement peut également être 

tenu s’agissant des deux restaurants qu’il affirme diriger, sans pour autant 

le démontrer. 

6.3.3 Compte tenu de ces différentes considérations, il n’apparaît pas 

nécessaire d’approfondir la question d’une éventuelle contradiction entre 

les dates des vols et celles de l’hébergement du recourant, pas plus que la 

question de l’assurance contractée pour la durée de son voyage telle que 

retenue par la Représentation suisse.  

6.4 Sur le vu de ce qui précède, et sans remettre en causes les motifs 

avancés par le recourant à l’appui de sa demande de visa ou le soutien 

apporté par l’organisation à but non lucratif qu’il dirige à différents étudiants 

pour venir étudier en Suisse, le Tribunal estime dès lors que celui-ci n’a 

pas démontré qu’il disposait, dans son pays d’origine, d’attaches ou de 

responsabilités suffisantes pour garantir son départ de Suisse au terme du 

séjour envisagé.  

Dans ces circonstances, le Tribunal ne saurait reprocher à l'instance 

inférieure d'avoir confirmé le refus d'autorisation d'entrée dans l'Espace 

Schengen concernant le recourant. 

7.  

7.1 Au regard de ces éléments, l’autorité inférieure, qui dispose d’un large 

pouvoir d’appréciation en la matière, n’a, par sa décision du 7 septembre 

2023, ni violé le droit fédéral ni constaté des faits pertinents de manière 

inexacte ou incomplète ; en outre, cette décision n’est pas inopportune 

(art. 49 PA).  

En conséquence, le recours est rejeté. 

7.2 Vu l’issue de la cause, les frais de procédure sont mis à la charge du 

recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2) et de ne 

pas allouer de dépens (art. 64 al. 1 a contrario PA). 

(dispositif en page suivante) 

  

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Page 11 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure de 1'000.- francs sont mis à la charge du recourant 

et prélevés sur l’avance de frais du même montant versée le 17 novembre 

2023. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant et à l'autorité inférieure. 

 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Gregor Chatton Mélanie Balleyguier 

 

 

Expédition :