# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bd551439-d34a-5e54-b6e8-ef726e9fd0d8
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-04-17
**Language:** fr
**Title:** Eidgenössischer Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragter (EDÖB) Empfehlungen nach BGÖ 17.04.2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_EDOEB/CH_EDÖB_006_Recommandation-du-17_2025-04-17.pdf

## Full Text

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Préposé fédéral à la protection des données et à la 

transparence 
PFPDT 

 
 

Berne, 17 avril 2025 

Recommandation 
selon l’art. 14 de la loi sur la transparence 

concernant la procédure de médiation entre 

X.__, représentée par Y 
(demanderesse) 

et 

Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières OFDF 
 

I Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence constate : 

1. Le 30 octobre 2020, dans le cadre de requêtes relatives au traitement du statut douanier d’aéro-
nefs en copropriété, le représentant juridique de la demanderesse (entreprise) a demandé à l’Of-
fice fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF), sans s’appuyer sur la loi fédérale 
sur le principe de la transparence dans l’administration (loi sur la transparence, LTrans ; 
RS 152.3), les rulings concédés à la société […] (ci-après : société A). 

2. Le 24 novembre 2020, l’OFDF a répondu au représentant de la demanderesse qu’il allait traiter 
sa requête en application de la loi sur la transparence. Il a également indiqué qu’il existait un 
document répondant à sa demande mais que ce dernier contenait des données personnelles de 
la société A et que cette dernière devait par conséquent être consultée en application de 
l’art. 11 LTrans.  

3. Par courriel du 11 décembre 2020, le représentant a indiqué à l’OFDF qu’il souhaitait obtenir 
l’accès au ruling accordé à la société A, mais que les données des autres personnes pouvaient 
être anonymisées. 

4. Le 26 janvier 2021, l’OFDF a procédé à la consultation de la société A, sise à l’étranger, et l’a 
informée que sans réponse de sa part dans un délai de 10 jours, l’accès à ses données serait 
accordé.  

5. Le 15 février 2021, l’OFDF, ayant constaté que le courrier relatif à la consultation n’avait pas été 
délivré à la société A, a procédé une nouvelle fois à son envoi et en a informé le représentant de 
la demanderesse.  

 

 

 

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6. Le 24 mars 2021, après une prolongation de délai accordée par l’OFDF, la société A a pris position 
et s’est opposée l’accès. Elle a considéré d’une part, que les informations la concernant avaient 
été remises à l’OFDF de manière confidentielle et d’autre part, qu’elles étaient soumises au secret 
d’affaires étant donné qu’elles portaient sur des éléments essentiels relatifs à son activité com-
merciale, à la fixation des prix ainsi qu’à son modèle d’affaire et que leur divulgation pourrait pro-
fiter à la concurrence.  

7. Par courriel du 27 juin 2023, la demanderesse, par l’intermédiaire de son représentant, a relancé 
l’OFDF concernant sa demande d’accès initiale aux rulings accordés à la société A et a ajouté ce 
qui suit :  
- « Je vous remercie ensuite de bien vouloir m’indiquer si les rulings1 accordés à […] [ci-après : 

société B] et à [A], voire encore à d’autres sociétés exploitant des aéronefs en propriété parta-
gée, ont été modifiés ou révoqués depuis qu’ils ont été octroyés à ces sociétés. […] » 

- Si des rulings devaient avoir été modifiés, je vous demande de bien vouloir m’adresser une 
copie de l’ancienne et la nouvelle version de ces rulings, afin que je puisse me rendre compte 
des modifications qui ont été apportées. Si des rulings devaient avoir été révoqués, je vous 
demande de m’adresser une copie de ces rulings ainsi que les motifs pour lesquels ceux-ci ont 
été révoqués. Par ailleurs, si changements il y a eu, je vous saurais gré de bien vouloir me 
faire part de la nouvelle « Verwaltungspraxis » en la matière évoquée par la douane Nord-Est 
dans sa décision du 13 juin dernier. » 

8. Le 18 juillet 2023, l’OFDF a répondu au représentant de la demanderesse pour lui indiquer que le 
traitement de la demande d’accès concernant la société A se poursuivait et qu’une seconde pro-
cédure d’accès avait été ouverte concernant d’éventuels rulings (actuels ou/et révoqués) accordés 
à la société B, voire à d’autres sociétés exploitant des aéronefs en propriété partagée. « A cet 
égard, relevons que tout tiers concerné doit être consulté conformément à l’art. 11 LTrans avant 
que notre autorité ne puisse prendre position sur votre demande d’accès. » Finalement, l’OFDF a 
rendu le représentant de la demanderesse attentif au fait que « les procédures d’accès aux docu-
ments ci-dessus, qui se basent sur la LTrans, sont indépendantes de toute procédure douanière 
ou de recours » et a invité le représentant de la demanderesse à ne pas confondre ces procédures 
distinctes.  

9. Par courriel du 24 juillet 2023, le représentant de la demanderesse a demandé à l’OFDF si c’est 
également dans le cadre du traitement de la demande d’accès aux rulings qu’il lui transmettra la 
nouvelle « Verwaltungspraxis » en matière de propriété partagée d’aéronefs. 

10. Le 8 août 2023, l’OFDF a confirmé au représentant de la demanderesse que les documents con-
cernant une éventuelle nouvelle « Verwaltungspraxis » font partie de la demande d’accès en 
cours de traitement. 

11. Entre août et novembre 2023, l’OFDF a procédé à une nouvelle consultation des sociétés concer-
nées par la demande d’accès étendue du 27 juin 2023. Certaines d’entre elles se sont opposées 
à l’accès en s’appuyant, entre autres, sur le secret d’affaires (art. 7 al. 1 let. g LTrans) ou sur une 
garantie de confidentialité (art. 7 al. 1 let. h LTrans) et sur le fait que les documents requis n’ont 
pas la qualité d’un document officiel (art. 5 LTrans). De plus, certaines sociétés ont soulevé l’ap-
plication du secret fiscal au sens de l’art. 74 de la loi fédérale régissant la taxe sur la valeur ajoutée 
(LTVA ; RS 641.20) en lien avec l’art. 4 LTrans. Une société a en revanche accepté la divulgation 
des rulings pour autant que certaines informations soient caviardées.  

12. Par courriel du 1er novembre 2023, l’OFDF a indiqué au représentant de la demanderesse que les 
informations relatives à la pratique actuelle de l’autorité en lien avec l’utilisation des aéronefs non 
dédouanés est accessible sur son site internet2 et l’a également renvoyé vers la pratique qui lui 
avait été remise le 2 septembre 2020. L’OFDF a ajouté que « nous pouvons d’ores et déjà vous 
informer que les rulings ou les éventuels courriers de révocation ne contiennent pas d’informations 

 
1  Les rulings fiscaux constituent un cas d'application du principe de la bonne foi et de la protection de la confiance. Il s'agit dans ce contexte de 

renseignements préalables fournis par l'administration fiscale qui ne revêtent certes pas le caractère de décisions, mais peuvent, conformé-
ment aux principes généralement reconnus en matière de protection de la bonne foi (art. 9 Cst.), déployer des effets juridiques liant les autori-
tés (consulté à la page suivante : https://www.estv.admin.ch/estv/fr/accueil/afc/communications-afc.html#accordion1743411289979). 

2  www.bazg.admin.ch > Infos pour particuliers > Déclarer des marchandises > Importation en Suisse > Vols transfrontaliers > Utilisation d’un 
aéronef non dédouané. 

 

 

 

3/11

supplémentaires quant à la pratique actuelle en matière de traitement des aéronefs en admission 
provisoire. » Il a ensuite informé le représentant du stade de traitement de ses demandes d’accès 
ainsi que du fait qu’il analysait, au regard de la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral 
(TAF), la portée du secret fiscal quant aux rulings. Il a finalement souligné que le Tribunal fédéral 
(TF) allait prochainement se déterminer quant à la portée du secret fiscal en matière de TVA.  

13. Le 20 décembre 2023, l’OFDF a fait parvenir au représentant de la demanderesse sa prise de 
position concernant la seconde partie des demandes d’accès. Il ressort de celle-ci que l’autorité 
refuse l’accès aux documents en raison du secret fiscal. Pour soutenir sa position, l’OFDF s’est 
appuyé sur l’arrêt du TAF du 16 mars 20223 dans lequel le tribunal avait retenu que l’art. 74 LTVA 
est une norme spéciale au sens de l’art. 4 let. a LTrans. Le secret fiscal énoncé à l’art. 74 LTVA 
s’appliquerait également aux collaborateurs de l’OFDF et est défini comme « une règle qui impose 
aux personnes chargées de l’exécution de la législation fiscale un devoir de garder le secret ab-
solu sur toutes les informations personnelles, professionnelles et financières relatives aux contri-
buables, dont ils ont connaissance dans l’exercice de leur fonction, et de refuser aux tiers la con-
sultation des dossier fiscaux. » L’OFDF a poursuivi en soulignant que « le TAF a notamment re-
tenu que dans la mesure ou les renseignements récoltés par I'OFDF appartiennent à la sphère 
privée des importateurs concernés et que ces derniers font valoir un intérêt privé digne de protec-
tion à ne pas divulguer leur contenu, ils sont couverts par le secret fiscal. »4 Cet arrêt a été con-
firmé par le TF, le 15 novembre 2023. 

L’OFDF a ensuite décrit la notion de ruling comme suit : « un ruling vise à permettre au contri-
buable de se voir confirmer de manière fiable, par l’autorité compétente, les conséquences fis-
cales auxquelles il doit s’attendre s’il met en œuvre un état de fait concret dans un cas particulier, 
créant ainsi une certaine sécurité juridique en vue d’un état de fait dans une situation déterminée 
qu’il reste à mettre en œuvre. »  

L’autorité a encore relevé que « les droits de douane et l’impôt sur les importations en matière de 
TVA sont étroitement liés. Ainsi qu’il ressort de l’arrêt du TAF A-741/2019, consid. 9.1.1 et 9.6.1, 
lors d’une déclaration en douane, les données récoltées à l’occasion d’une importation sont récol-
tées de façon indifférenciée pour la perception des droits de douane et de l’impôt sur les importa-
tions ainsi qu’à d’autres fins éventuelles. Il en va de même en cas d’importation pour le régime de 
l’admission temporaire. Ainsi, si un ruling, comme en l’espèce, se prononce sur la procédure doua-
nière quant à une marchandise destinée au régime de l’admission temporaire (art. 58 LD5), cela 
a aussi un impact sur la perception de l’impôt sur les importations en matière de TVA et donc, sur 
l’exécution de la loi sur la TVA. Il s’ensuit, comme le secret fiscal de l’art. 74 LTVA couvre l’exé-
cution de la loi sur la TVA et que les rulings servent à l’exécution de la loi sur la TVA, que l’accès 
au(x) ruling(s) ainsi qu’à leur (éventuelle) révocation ne peut pas vous être accordé en raison de 
l’exception de l’art. 4, let. a LTrans. En conséquence, les questions relatives à la contestation de 
la qualité de document officiel des documents objet de la demande d’accès ainsi qu’aux excep-
tions liées au secret d’affaires (art. 7, al. 1, let. g LTrans) et au secret garanti (art. 7, al. 1, let. h 
LTrans) peuvent rester ouvertes.»  

14. Le 4 janvier 2024, l’OFDF a transmis aux sociétés concernées sa prise de position finale dans 
laquelle il a répété les arguments exposés ci-dessus pour refuser l’accès (cf. ch. 13). Aucune des 
sociétés consultées n’a déposé de demande en médiation. 

15. Le 5 janvier 2024, l’OFDF ayant constaté une erreur de date dans la prise de position adressée 
au représentant de la demanderesse, lui a notifié une nouvelle fois sa prise de position. La prise 
de position du 5 janvier 2024 remplace donc celle du 20 décembre 2023 (cf. ch. 13).  

16. Le 23 janvier 2024, la demanderesse, par l’intermédiaire de son représentant, a déposé deux 
demandes en médiation similaires auprès du Préposé fédéral à la protection des données et à la 
transparence (Préposé) et a demandé « de joindre ces deux causes, compte tenu du fait que l’état 
de fait et l’argumentation de l’OFDF à l’appui de ses prises de position sont majoritairement les 

 
3  Arrêt du TAF A-741/2019 du 16 mars 2022.  

4  Arrêt du TAF A-741/2019 du 16 mars 2022, consid. 9.6.1. 

5  Loi sur les douanes (LD ; RS 631.0). 

 

 

 

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mêmes ». Dans celles-ci, le représentant a commencé par expliquer le contexte entourant la de-
mande d’accès, à savoir la perception, suite à un vol interne suisse effectué par un résident suisse, 
de la TVA en raison de l’importation d’un avion en Suisse. Dans cette procédure, l’OFDF a rendu 
une décision datée du 13 juin 2023. Le représentant de la demanderesse a réagi en déposant, le 
28 juin 2023, une requête en reconsidération. Dans celle-ci, afin d’obtenir un aperçu de la pratique 
de l’OFDF en matière de ruling et pouvoir se déterminer dans le cadre de la procédure de percep-
tion de la TVA, le représentant explique avoir posé plusieurs questions et demandé de la trans-
parence autour des rulings octroyés. Il a poursuivi en indiquant que l’OFDF lui aurait remis la 
pratique actuelle des douanes mais que celle-ci ne permet pas de répondre aux questions en 
suspens de sa mandante mentionnées dans sa requête en considération. Selon le représentant 
de la demanderesse plusieurs points de sa requête en reconsidération sont donc encore ouverts. 
« Ma mandante maintient dès lors, pour les besoins de ses affaires et plus particulièrement pour 
celle du vol […], sa demande d’accès à ces rulings ainsi qu’aux informations relatives à leur éven-
tuelle modification ou révocation et aux motifs de pareille modification ou révocation. » 

Concernant le refus d’accès aux rulings, le représentant a détaillé pour quels motifs il ne partageait 
pas la position de l’OFDF. Il a notamment contesté le fait que les informations demandées tom-
baient sous le secret fiscal. En effet, sa mandante ayant déjà connaissance du fait que les sociétés 
mentionnées dans sa demande sont au bénéfice d’un ruling, elle ne souhaitait pas obtenir d’infor-
mations personnelles, professionnelles ou financières relatives à ces sociétés. « Or, si ma man-
dante ne veut pas obtenir ces informations qui pourraient de toute manière être caviardées avant 
que les rulings lui soient transmis, la première raison pour laquelle elle veut accéder à ces rulings 
c’est pour pouvoir obtenir directement ou indirectement des réponses aux questions qu’elle pose 
et qui demeurent toujours en suspens […]. » Le représentant de la demanderesse a estimé que 
les rulings doivent exposer la loi, la pratique douanière en matière de copropriété partagée d’aé-
ronefs ainsi que les conséquences pour les utilisateurs suisses ou étrangers de ces aéronefs et 
que ces informations ne peuvent être protégées par le secret fiscal. Il a ensuite précisé qu’à son 
avis la pratique douanière ne saurait être couverte par l’arrêt du TF 1C_272/022 du 15 novembre 
2023. Toutefois, la motivation de l’arrêt n’étant pour l’instant pas publiée, il ne pouvait pas, tout 
comme l’OFDF, définitivement se prononcer sur ce point. Pour cette raison, le représentant a 
demandé une suspension de la procédure de médiation jusqu’à la publication de la motivation de 
l’arrêt. 

Concernant les indications relatives à la modification ou la révocation des rulings accordés à di-
verses sociétés, la demanderesse, par l’intermédiaire de son représentant, a allégué que ces 
informations ne relèvent pas du secret fiscal mais d’un changement de pratique douanière qui 
« doit être publiée afin que tous les acteurs du marché de l’aviation concernés par de la copro-
priété partagée d’aéronefs puissent la connaître et agir en conséquence. » Elle a aussi souligné 
une contradiction entre les déclarations de l’autorité, à savoir que les rulings ont été modifiés ou 
abrogés car devenus illégaux, et la réalité qui montre que certaines sociétés continueraient de 
bénéficier de rulings vu qu’elles profitent du régime de l’admission temporaire en Suisse, sans 
aucune formalité douanière ni paiement de TVA à l’importation. Le représentant de la demande-
resse a conclu en ajoutant que l’OFDF, refusant d’expliquer les raisons de cette contradiction, se 
comportait de manière contraire à la bonne foi et commettait un abus de droit en invoquant le 
secret fiscal. 

17. Le 26 janvier 2024, le Préposé a fait part à l’OFDF du dépôt des demandes en médiation et a lui 
imparti un délai au 8 février 2024 pour la remise des documents. Il a également transmis à l’OFDF 
la proposition de suspension du représentant de la demanderesse jusqu’à la publication de l’arrêt 
du TF du 15 novembre 2023. L’autorité y a consenti par courriel du même jour. 

18. Par courrier du 26 janvier 2024, le Préposé a informé le représentant de la demanderesse ainsi 
que l’OFDF de l’ouverture des procédures de médiation ainsi que de leur suspension jusqu’à la 
publication de l’arrêt du TF susmentionné. Une fois l’arrêt publié, le Préposé a invité le représen-
tant de la demanderesse à le recontacter dans les 10 jours afin de l’informer s’il entend maintenir 
ou non les demandes en médiation de sa mandante. 

19. Le 5 février 2024, le Préposé a communiqué au représentant de la demanderesse que l’arrêt du 
TF avait été publié. 

 

 

 

5/11

20. Par courrier du 7 février 2024, le représentant de la demanderesse a déclaré maintenir ses de-
mandes en médiation et a répété que, de son point de vue, l’accès ne saurait être refusé en vertu 
du secret fiscal car les demandes d’accès portent sur la pratique douanière en matière de copro-
priété partagée d’aéronefs et non sur l’activité privée des sociétés.  

21. Le 16 février 2024, le Préposé a informé les participants de la reprise des procédures de médiation 
et les a invités à une séance de médiation unique pour les deux procédures qui se tiendrait le 14 
mars 2024. 

22. Par courriel du même jour, l’OFDF a demandé une prolongation du délai au 11 mars 2024 pour la 
remise des dossiers de procédure ainsi qu’un report de la séance de médiation. Le Préposé a 
exceptionnellement accepté de prolonger le délai pour la remise des documents demandés ainsi 
que le report de la séance de médiation étant donné que l’absence de l’autorité avait été dûment 
justifiée.  

23. Le 27 février 2024, le Préposé a communiqué aux participants que la séance de médiation était 
reportée au 21 mars 2024. 

24. Le 11 mars 2024, l’OFDF a transmis au Préposé les documents concernés par les procédures de 
médiation.  

25. Le 21 mars 2024, une séance de médiation a eu lieu, lors de laquelle les participants sont parve-
nus à l’accord de suspension suivant : 

1) « L’OFDF contacte, dans les 30 jours, l’AFC [Administration fédérale des contributions] pour 
qu’elle se positionne sur le fait de savoir si toutes les informations demandées ou une partie 
de celle-ci sont couvertes par le secret fiscal. 

2) L’OFDF se repositionne à la lumière de la réponse obtenue de l’AFC et en informe le de-
mandeur dans les 30 jours suivant la réponse.  

3) Le demandeur informe le PFPDT, dans les 30 jours suivant la réponse de l’OFDF, de la 
position de sa mandante (avec une copie à l’OFDF). 

4) La procédure de médiation est suspendue jusqu’à la réponse du demandeur au PFPDT. » 

26. Par courriel du 22 avril 2024, l’OFDF a informé le représentant de la demanderesse ainsi que le 
PFPDT de la remise, à l’AFC, d’une liste de questions en lien avec le secret fiscal. Il a également 
confirmé que, comme convenu lors de la séance de médiation, il se repositionnera après avoir 
reçu les réponses de l’AFC. 

27. Le 3 septembre 2024, l’OFDF a communiqué au Préposé que l’AFC avait, le 8 août 2024, remis 
ses réponses sur la base desquelles l’OFDF s’était désormais repositionné. La nouvelle position 
de l’autorité a été remise au représentant de la demanderesse. 

28. Le 10 septembre 2024, le représentant de la demanderesse a adressé un courrier à l’OFDF dans 
lequel il s’est étonné du fait qu’il soit indiqué dans la prise de position de l’OFDF qu’elle n’engage 
que lui et donc pas l’AFC. Il a poursuivi comme suit : « or, un tel constat interroge car il semble 
signifier : soit que votre autorité n’est pas du même avis que l’AFC – avec lequel il était censé 
s’accorder -, soit qu’il y a des faits qu’elle ne souhaite pas dévoiler.  […] » Compte tenu de ce qui 
précède, le représentant a demandé à l’OFDF de lui fournir, dans le cadre des procédures de 
médiation en cours, « une copie de tous les documents qui attestent des échanges que votre 
autorité a eus avec l’AFC dans cette affaire (courriers, courriels, notes téléphoniques, procès-
verbal de réunion, etc. ». Il a conclu en requérant que sa nouvelle demande, si elle ne peut être 
incluse dans les procédures en cours, soit traitée comme une nouvelle demande d’accès en ap-
plication de la loi sur la transparence.  

29. Par courrier du 10 septembre 2024, le représentant de la demanderesse a indiqué au Préposé 
que sa mandante n’était pas satisfaite avec la nouvelle prise de position de l’OFDF et qu’elle 
requérait des éclaircissements complémentaires afin qu’elle puisse se déterminer sur la suite à 
donner aux présentes procédures de médiation. Dans ce sens, le représentant de la demande-
resse a adressé de nouvelles requêtes à l’OFDF et a demandé une prolongation du délai imparti 
à sa mandante (cf. point 3 de l’accord de médiation) jusqu’à l’obtention d’une décision définitive 
sur l’octroi, ou non, des documents nouvellement requis auprès de l’OFDF. 

 

 

 

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30. Le 13 septembre 2024, à la demande du Préposé, l’OFDF lui a remis la prise de position transmise 
au représentant de la demanderesse. Il ne lui a toutefois pas transmis les réponses fournies par 
l’AFC relatives au secret fiscal car il attendait la validation de cette dernière. Il ressort de la nou-
velle prise de position de l’OFDF qu’il maintient sa position du 3 janvier 2024 et la complète comme 
suit : « selon la compréhension de l’OFDF, le secret fiscal oblige les autorités qui y sont soumises 
à garder secrètes des données privées qu’elles ont obtenues par des assujettis tenus de les leur 
communiquer en vertu de l’art. 68 LTVA. […]. » L’OFDF a poursuivi en soulignant qu’une « obli-
gation de renseigner n’est cependant pas une condition sine qua non pour qu’il y a un secret fiscal. 
[…] La portée de ce secret est large […]. A la lecture de l’art. 68 LTVA, il en ressort que ces faits 
peuvent être déterminants tant pour la constatation de l’assujettissement à l’impôt que pour le 
calcul de l’impôt. Une remise volontaire des renseignements susmentionnés est ainsi également 
couverte. […] Il importe peu que les renseignements obtenus par l’autorité fiscale soient effecti-
vement pertinents pour la taxation du contribuable : le seul fait qu’ils aient été produits dans le 
contexte de l’imposition d’un contribuable suffit pour que ces renseignements soient couverts par 
le secret fiscal […]. » L’OFDF est parvenu à la conclusion que « dans le cadre d’un ruling, les 
informations que le contribuable fournit servent à l’établissement des faits, de manière à ce qu’ils 
permettent de déterminer comment, dans une situation donnée, le traitement fiscal sera effectué. 
L’art. 50 LTVA renvoyant à la législation douanière, il s’agit, dans le cas présent, de renseigne-
ments pertinents pour des déclarations en douane à venir. Ces renseignements proviennent de 
la sphère privée du contribuable dont certaines sont également susceptibles de constituer des 
secrets d’affaires. En l’occurrence, ces mêmes renseignements permettent de tirer des conclu-
sions sur le traitement TVA. Cela vaut non seulement pour les rulings eux-mêmes, mais égale-
ment pour d’éventuels courriers révoquant ces rulings.  Enfin, au vu de l’ATF 150 II 1916, le secret 
fiscal vaut également si les renseignements donnés par l’assujetti concernent principalement le 
droit douanier, mais permettent accessoirement de déterminer le traitement fiscal en matière de 
TVA ». 

31. Le même jour, le Préposé a soumis à l’OFDF la proposition du représentant de la demanderesse 
de prolonger la suspension des procédures de médiation (cf. ch. 29). 

32. Le 26 septembre 2024, l’OFDF s’est opposé la proposition du représentant de la demanderesse 
car ce la durée de la suspension avait été convenue à l’amiable dans l’accord de médiation du 21 
mars 2024 et que l’OFDF avait respecté sa part de l’accord. Néanmoins, l’OFDF a accepté de 
prolonger la suspension jusqu’au 18 octobre 2024. En outre, l’OFDF a relevé que la demande 
d’accès du représentant de la demanderesse en vue d’obtenir la réponse de l’AFC ne faisait pas 
partie de l’accord de médiation. Finalement, l’autorité a confirmé qu’elle s’était bien repositionnée 
à la lumière de la réponse obtenue par l’AFC.  

33. Par courriel du même jour, le Préposé a informé le représentant de la demanderesse de la pro-
longation de la suspension jusqu’au 18 octobre 2024. 

34. Le 18 octobre 2024, le représentant de la demanderesse a remis au Préposé sa détermination 
quant à la nouvelle prise de position de l’OFDF. En substance, il a relevé que la pratique douanière 
de l’OFDF en matière de copropriété partagée d’aéronefs tout comme les motifs liés à la révoca-
tion des rulings ne relèvent pas du secret fiscal mais d’une pratique douanière respectivement de 
l’évolution de celle-ci. Du point de vue du représentant, ces informations doivent être accessibles 
afin que tous les acteurs du marché de l’aviation concernés par de la copropriété partagée d’aé-
ronefs puissent la connaître et agir en conséquence. Etant donné que l’OFDF refuse de commu-
niquer les informations demandées à sa mandante, le représentant maintient ses demandes en 
médiation et demande au Préposé d’établir une recommandation.  

35. Les allégations de la demanderesse et de l’OFDF ainsi que les documents déposés sont pris en 
compte, dans la mesure où cela s'avère nécessaire, dans les considérants ci-après.  

 
6  Consid. 3.5.  

 

 

 

7/11

II Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence considère ce qui 

suit : 

A Considérants formels : Médiation et recommandation selon l’art. 14 LTrans 

36. La demanderesse a déposé deux demandes d’accès au sens de l’art. 10 LTrans auprès de l’OFDF 
et a reçu deux réponses (partiellement) négatives. Etant partie aux procédures préliminaires de 
demandes d’accès, elle est légitimée à déposer les demandes en médiation (art. 13 al. 1 let. a 
LTrans). Celles-ci ont été remises selon la forme prescrite (forme écrite simple) et dans le délai 
légal (20 jours à compter de la réception de la prise de position de l’autorité) au Préposé (art. 13 
al. 2 LTrans).  

37. La procédure de médiation peut se dérouler par écrit ou par oral (en présence de tous les intéres-
sés ou de certains d’entre eux), sous l’égide du Préposé. C’est à lui qu’il incombe de fixer les 
modalités7. Si la médiation n’aboutit pas ou si aucune solution consensuelle n’est envisageable, 
le Préposé est tenu par l’art. 14 LTrans de formuler une recommandation fondée sur son appré-
ciation du cas d’espèce.  

38. Deux demandes d’accès ont été déposées par la même demanderesse auprès de l’OFDF et 
toutes deux portent sur des états de fait très semblables, de sorte que l’OFDF a rendu des prises 
de position avec des argumentaires similaires qui ont donné lieu à deux demandes en médiation 
presque identiques. Pour des raisons d’économie de procédure, il se justifie de joindre les deux 
procédures de médiation et de les classer au moyen d’une recommandation commune. 

B Considérants matériels  

39. Selon l’art. 12 al. 1 de l’ordonnance sur le principe de la transparence dans l’administration (Or-
donnance sur la transparence, OTrans, RS 152.31), le Préposé examine la licéité et l’adéquation 
de l’appréciation de la demande d’accès par l’autorité.8  

40. L’objet de la présente recommandation porte sur les rulings accordés à la société A et à la société 
B, voire encore à d’autres sociétés exploitant des aéronefs en propriété partagée, après le 1er 
juillet 2006 (art. 23 LTrans). Si ces rulings ont été modifiés, la demanderesse a requis la nouvelle 
et l’ancienne version de ces rulings ainsi que les rulings révoqués. Il ressort des chiffres 12 et 16 
ainsi que des documents remis par le représentant de la demanderesse, que la « Verwal-
tungspraxis » de l’OFDF relative à l’importation temporaire sur le territoire douanier d’avions en 
copropriété par des personnes domiciliées en Suisse lui a été transmise de sorte qu’elle ne fait 
plus partie de la procédure en cours.9  

41. La loi sur la transparence vise à promouvoir la transparence quant à la mission, l’organisation et 
l’activité de l’administration. A cette fin, elle contribue à l’information du public en garantissant 
l’accès aux documents officiels (art. 1 LTrans). Ce droit d’accès général concrétise le but essentiel 
de la loi, qui est de renverser le principe du secret de l’activité de l’administration au profit de celui 
de la transparence quant à la mission, l’organisation et l’activité du secteur public.10 Il s’agit en 
effet de susciter la confiance du citoyen en l’administration et en son fonctionnement, de renforcer 
le caractère démocratique des institutions publiques tout en améliorant le contrôle des autorités 
étatiques.11 Ainsi, pour autant que la loi sur la transparence soit applicable à raison de la personne 
et de la matière (art. 2 et 3 LTrans) et qu’aucune disposition spéciale au sens de l’art. 4 LTrans 
n’existe, toute personne a le droit de consulter des documents officiels (art. 5 LTrans) et d’obtenir 
des renseignements sur leur contenu de la part des autorités (art. 6 al. 1 LTrans).12 La loi sur la 
transparence fonde donc une présomption en faveur du libre accès aux documents officiels. 

42. D’après l’OFDF, les rulings sont soumis au secret fiscal en application de l’art. 74 LTVA en lien 
avec l’art. 4 let. a LTrans. Il soulève notamment que : « Les données récoltées à l’occasion d’une 

 
7 Message relatif à la loi fédérale sur la transparence dans l’administration (Loi sur la transparence, LTrans) du 12 février 2003, FF 2003 1807 

(cité : FF 2003), FF 2003 1865.  
8  GUY-ECABERT, in: Brunner/Mader (eds.), Stämpflis Handkommentar zum BGÖ, Berne 2008 (cité: Handkommentar zum BGÖ), n°8 ad art. 13. 
9  Courrier du 27 août 2020 émis par les Douane Ouest et remis au représentant de la demanderesse. 

10  ATF 142 II 340, consid. 2.2 ; Arrêt du TAF A-6/2015 du 26 juillet 2017, consid. 4.1 

11  ATF 136 II 399, consid. 2.1. 

12  ATF 142 II 340, consid. 2.2. 

 

 

 

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importation sont récoltées de façon indifférenciée pour la perception des droits de douane et de 
l’impôt sur les importations ainsi qu’à d’autres fins éventuelles. Il en va de même en cas d’impor-
tation pour le régime de l’admission temporaire. Ainsi, si un ruling, comme en l’espèce, se pro-
nonce sur la procédure douanière quant à une marchandises destinée au régime de l’admission 
temporaire (art. 58 LD), cela a aussi un impact sur la perception de l’impôt sur les importations en 
matière de TVA et donc, sur l’exécution de la loi sur la TVA. Il s’ensuit, comme le secret fiscal de 
l’art. 74 LTVA couvre l’exécution de la loi sur la TVA et que les rulings servent à l’exécution de la 
loi sur la TVA, que l’accès au(x) ruling(s) ainsi qu’à leur (éventuelle) révocation ne peut pas vous 
être accordé en raison de l’exception de l’art. 4, let. a LTrans. ». L’autorité a également ajouté 
qu’une « obligation de renseigner n’est cependant pas une condition sine qua non pour qu’il y ait 
secret fiscal : le texte de l’art. 74, al. 1 LTVA indique que sont soumis au secret les faits dont la 
personne qui y est soumise a connaissance dans l’exercice de ses fonctions. La portée de ce 
secret est large (Blum Beatrice, dans: Geiger Felix/Schluckebier Regine (éd.), MWSTG Kommen-
tar, Schweizerisches Bundesgesetz über die Mehrwertsteuer, 2e éd., Zürich 2019, Art. 74 Ge-
heimhaltung n 17). A la lecture de l’art. 68 LTVA, il en ressort que ces faits peuvent être détermi-
nants tant pour la constatation de l’assujettissement à l’impôt que pour le calcul de l’impôt. Une 
remise volontaire des renseignements susmentionnés est ainsi également couverte. Les informa-
tions fournies par des tiers dans le cadre d’une taxation par la voie de l’assistance administrative 
ou en raison d’une obligation de fournir des attestations ou des renseignements sont aussi cou-
verts par le secret fiscal (arrêt du TAF A-6255/2018 du 12 septembre 2019, consid. 6.4.1).» 

43. Le représentant de la demanderesse estime entre autres pour sa part que les rulings doivent 
exposer la loi, la pratique douanière en matière de copropriété partagée d’aéronefs ainsi que les 
conséquences pour les utilisateurs suisses ou étrangers de ces aéronefs et que ces informations 
ne peuvent être protégées par le secret fiscal. Concernant les indications relatives à la modifica-
tion ou la révocation des rulings accordés à diverses sociétés, il avance que ces informations ne 
relèvent pas du secret fiscal mais d’un changement de pratique douanière qui « doit être publiée 
afin que tous les acteurs du marché de l’aviation concernés par de la copropriété partagée d’aé-
ronefs puissent la connaître et agir en conséquence. » 

44. Selon l'art. 4 LTrans, sont réservées les dispositions d'autres lois fédérales qui qualifient de se-
crètes certaines informations (let. a) ou qui déclarent certaines informations accessibles, à des 
conditions dérogeant à la loi sur la transparence (let. b). Dans la mesure où le texte de la disposi-
tion spéciale n'est pas clair et que des interprétations différentes sont possibles, il convient de 
rechercher sa véritable portée en tenant compte de tous les éléments d'interprétation.13 La réserve 
de dispositions spéciales d'autres lois fédérales selon l'art. 4 LTrans se réfère à des lois au sens 
formel selon l'art. 163 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse (Cst. ; RS 101).14  
Le TF n’exclut pas l’application du principe de la proportionnalité en présence d’une disposition 
spéciale réservée au sens de l’art. 4 LTrans.15 

45. L’OFDF est chargé, en application de l’art. 1 let. c LD, de la perception des droits de douane et 
de la perception des redevances dues en vertu d’autres lois fédérales, dans la mesure où elle lui 
incombe ainsi que, selon la let. d, de l’exécution d’actes législatifs autres que douaniers et à l’ac-
complissement de tâches, dans la mesure où elles lui incombent. En règle générale, toutes les 
marchandises importées en Suisse – y compris les moyens de transport – sont soumises aux 
droits de douane (art. 7 LD) et doivent être taxées. Il découle de l’importation de marchandises, 
une obligation de déclarer et de payer les droits de douane (art. 68 LD). Selon l’art. 51 LTVA, 
quiconque est débiteur de la dette douanière est assujetti à l’impôt sur les importations et tous 
deux naissent au même moment (art. 69 LD). D’après l’art. 1 LD et l’art. 62 LTVA, l’OFDF est 
chargé de percevoir les droits de douane ainsi que l’impôt sur les importations.  

46. Selon l'art. 74 LTVA, quiconque est chargé de l'exécution de la LTVA ou participe à son exécution 
est tenu, à l'égard d'autres services officiels et des tiers, de garder le secret sur les faits dont il a 
connaissance dans l'exercice de ses fonctions et de refuser la consultation des pièces officielles. 

 
13  ATF 145 II 270, consid. 4.1 y compris références citées.  

14  FF 2003 1833. 

15  Arrêt du TF 1C_272/2022 du 15 novembre 2023, consid. 3.7. 

 

 

 

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La jurisprudence, tout comme le Préposé, constate que l’art. 74 LTVA est une disposition spéciale 
réservée au sens de l’art. 4 let. a LTrans et que, les informations recueillies par l’OFDF dans 
l’accomplissement des tâches lui incombant en application de la LTVA, peuvent être couvertes 
par le secret fiscal. Néanmoins, le secret fiscal ne s’étend pas à toutes les informations de nature 
fiscale.  

47. D’après la jurisprudence, « le secret fiscal vise en premier lieu la protection de la personnalité et 
la préservation des secrets d'affaires du contribuable. Il va au-delà du simple secret de fonction 
dans la mesure où le contribuable apparaît comme particulièrement vulnérable en raison de son 
obligation de divulgation très étendue découlant du droit fiscal (obligation de déclarer et de ren-
seigner).  […] Quant à son objet, le secret fiscal s'étend à toutes les données obtenues par l'auto-
rité dans le cadre de ses attributions fiscales, soit tous les renseignements que le contribuable est 
tenu de fournir en vertu des dispositions légales applicables. En revanche, les informations rela-
tives au processus décisionnel de l'administration fiscale (processus internes, directives, etc.) sont 
en principe accessibles (Office fédéral de la justice [OFJ], Secret fiscal et accès à des documents 
officiels, avis de droit du 2 octobre 2015, JAAC 2016 p. 8) ».16 

48. Le cas d’espèce concerne l’importation temporaire sur le territoire douanier d’avions en copro-
priété par des personnes domiciliées en Suisse. En principe, toutes les marchandises importées 
en Suisse – y compris les moyens de transport – sont soumises aux droits de douane (art. 7 LD) 
ainsi qu’à l’impôt sur les importations (art. 51 LTVA). Dans certains cas, le Conseil fédéral peut 
autoriser le régime douanier de l’admission temporaire qui exonère de manière partielle ou totale 
des droits à l’importation des marchandises étrangères (art. 9 LD et art. 53 al. 1 let. i LTVA). 
L’art. 58 LD prévoit que les marchandises introduites dans le territoire douanier doivent être dé-
clarées pour le régime de l’admission temporaire et implique qu’elles sont soumises de manière 
conditionnelle aux droits d’importation. Les art. 34 et 35 de l’ordonnance sur les douanes 
(OD ; RS 631.01) ainsi que la Convention relative à l’admission temporaire (Convention d’Istan-
bul ; RS. 0.631.24) règlent les modalités de l’admission temporaire et l’OFDF est chargé de son 
application.  

Il est toutefois possible d’obtenir des rulings en matière d’importation temporaire sur le territoire 
douanier d’aéronefs non dédouanés en copropriété par des personnes domiciliées en Suisse. Un 
ruling permet au contribuable de se voir confirmer de manière fiable, par l’autorité compétente, 
les conséquences fiscales auxquelles il doit s’attendre s’il met en œuvre un état de fait concret 
dans un cas particulier. Concrètement, le contribuable soumet à l’autorité de manière volontaire 
un état de fait relatif à l’importation d’une marchandise soumise au régime de l’admission tempo-
raire, en vue de recevoir un renseignement relatif au traitement douanier lui étant applicable. Pour 
lui répondre, l’OFDF se basait jusqu’en 2020 sur la loi ainsi que sur sa pratique administrative qui 
allait au-delà des normes juridiques applicables.17  

49. Sur la base des éléments en sa possession, il apparaît au Préposé que les sociétés au bénéfice 
d’un ruling ont soumis de manière volontaire, et non dans le cadre d’une obligation de déclarer, 
des informations à l’OFDF en vue d’obtenir des renseignements et des garanties quant à un état 
de fait qu’elles mettront éventuellement en œuvre. En effet, au moment de communiquer ces 
informations à l’autorité, les sociétés ne sont pas soumises à une obligation de déclarer en appli-
cation de la LTVA ou de la LD puisque les marchandises n’ont pas encore passé la douane 
(art. 69 LD). Sur la base de ces rulings, l’on ne peut pas non plus partir du principe que ces so-
ciétés importeront effectivement des marchandises en Suisse. De plus, elles ne sont pas non plus 
en train de déclarer, au moyen des documents demandés, des marchandises en vue d’un régime 
d’admission temporaire (art. 58 LD).18 Concrètement, elles demandent des renseignements à 
l’OFDF qui leur répond sur la base de la loi mais surtout sur la base d’une pratique administrative 
qui va au-delà des normes juridiques applicables. Le Préposé relève que le secret fiscal protège 
le contribuable soumis à une obligation de déclarer et qui, en raison de cette obligation, se trouve 
dans une position particulièrement vulnérable. La protection offerte par le secret fiscal va plus loin 

 
16  Arrêt du TF 1C_272/2022 du 15 novembre 2023, consid. 3.3 ; voir aussi arrêt du TAF A-6255/2018 du 12 septembre 2019, consid. 6.4.1.  

17  Courrier du 27 août 2020 émis par la Douane Ouest et remis au représentant de la demanderesse suite à sa demande d’accès.  

18  https://www.bazg.admin.ch/bazg/fr/home/informationen-firmen/einfuhr-in-die-schweiz/besondere-einfuhrverfahren/voruebergehende-ein-
fuhr/zavv.html  

 

 

 

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que celle offerte par le secret de fonction justement en raison de cette position particulièrement 
vulnérable. Contrairement à l’OFDF, le Préposé considère que l’obligation de déclarer est un élé-
ment central pour la reconnaissance du secret fiscal, ce qui semble également être confirmé par 
la jurisprudence.19 En l’espèce, le Préposé constate que les informations livrées par les sociétés 
l’ont été en dehors d’une obligation de déclarer20 et qu’elles ont été remises de manière volontaire 
en vue d’obtenir un avantage. Les sociétés ne se trouvent ainsi pas dans une position particuliè-
rement vulnérable nécessitant un besoin de protection accrue. Pour les motifs évoqués, le Pré-
posé estime que les informations demandées ne peuvent être protégées par le secret fiscal.  

Finalement, il convient de souligner que les renseignements fournis par l’OFDF dans le cadre des 
rulings s’appuient sur une pratique administrative. De surcroît, d’après l’OFDF, les rulings ou les 
éventuels courriers de révocation ne contiennent pas d’informations supplémentaires autres que 
la pratique actuelle en matière de traitement des aéronefs en admission provisoire. Selon la doc-
trine, cette pratique administrative, qui va au-delà des normes applicables, ne saurait être proté-
gée par le secret fiscal.21 La publication de la pratique administrative permet une application plus 
uniforme de celle-ci et la rend contrôlable par l’administré.22 Le Préposé tient encore à relever que 
c’est justement le but de la loi sur la transparence que de rendre plus transparent l’activité de 
l’administration et de renforcer le caractère démocratique en rendant le processus décisionnel 
plus transparent. Dévoiler une pratique administrative respectivement douanière sert, de son point 
de vue, cet objectif voulu par le législateur, raison pour laquelle ces informations doivent être 
rendues accessibles.  

50. Bien que les documents demandés par le représentant de la demanderesse ne soient, de l’avis 
du Préposé, pas couverts par le secret fiscal, les informations qui y sont contenues pourraient être 
soumises à une ou plusieurs exceptions prévues par la loi sur la transparence. L’OFDF n’en a 
toutefois, pour l’instant, soulevée et motivée aucune de sorte que l’accès devrait être accordé. 
Néanmoins, le représentant de la demanderesse ayant précisé dans ses demandes en médiation 
ce qui suit : « l’OFDF invoque le secret fiscal, un principe qui n’est pas contesté en ce qui concerne 
la protection à accorder aux informations personnelles, professionnelles et financières relatives 
aux contribuables qui sont au bénéfice d’un ruling fiscal. Or, en l’occurrence, ma mandante n’a 
aucun intérêt ni besoin à connaître ces informations, ce d’autant moins qu’elle sait que la société 
[…] et la société […] bénéficient de longue date du régime de l’admission temporaire en Suisse 
[…]. Or, si ma mandante ne veut pas obtenir ces informations qui pourraient de toute manière être 
caviardées avant que les rulings lui soient transmis […]. » (cf. ch.16), l’OFDF peut procéder au 
caviardage de ces informations avant la transmission des rulings à la demanderesse.  

51. Pour résumer, le Préposé arrive à la conclusion que les rulings demandés se ne sont pas couverts 
par le secret fiscal puisqu’il s’agit d’une part d’informations fournies en dehors d’une obligation de 

déclarer basée sur la LTVA et d’autre part d’informations relatives à la pratique administrative de 

l’autorité. Le Préposé recommande donc à l’OFDF d’accorder l’accès à ces rulings après avoir 

caviardé les informations personnelles, professionnelles et financières relatives aux bénéficiaires 

desdits rulings.  

 

Dispositif sur la page suivante 

  

 
19  Arrêt du TF 1C_272/2022 du 15 novembre 2023, consid. 3.3 ; arrêt du TAF A-6255/2018 du 12 septembre 2019, consid. 6.4.1. 

20  Arrêt du TAF A-6255/2018 du 12 septembre 2019, consid. 6.4.3. 

21  Office fédéral de la justice, Secret fiscal et accès à des documents officiels, avis de droit du 2 octobre 2015, JAAC 2016 p. 8. 

22  GAVILLET, La pratique administratuve dans l’ordre juridique suisse, in  ASR-Abhandlungen zum Schweizerischen Recht Band/Nr. 827, 2018, 
N951. 

 

 

 

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III Se fondant sur les considérants susmentionnés, le Préposé fédéral à la protection des 

données et à la transparence recommande ce qui suit :  

52. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières accorde l’accès aux rulings après 
avoir caviardé les informations personnelles, professionnelles et financières relatives aux bénéfi-
ciaires desdits rulings.  

53. Dans les dix jours à compter de la réception de la recommandation la demanderesse et les tiers 
concernés peuvent requérir que l’Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières rende 
une décision selon l’art. 5 de la loi fédérale sur la procédure administrative (PA ; RS 172.021) s’ils 
ne sont pas d’accord avec la recommandation (art. 15 al. 1 LTrans). 

54. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières rend une décision selon l’art. 5 PA 
s’il refuse d’octroyer l’accès conformément à la recommandation (art. 15 al. 2 LTrans). 

55. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières rend la décision dans les 20 jours à 
compter de la réception de la recommandation ou de la requête de décision (art. 15 al. 3 LTrans).  

56. La présente recommandation est publiée. Afin de protéger les données relatives aux participants 
à la procédure de médiation, le nom de la demanderesse, de son représentant, ainsi que des tiers 
concernés sont anonymisés (art. 13 al. 3 OTrans).  

57. La recommandation est notifiée à :  

- Recommandé (R) avec avis de réception  
X.__ 
[Demanderesse] 

- Recommandé (R) avec avis de réception  
Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières 
3003 Berne 

 
 

  

Reto Ammann 

Chef Domaine de direction 
Principe de la transparence 

Mélissa Beutler 

Juriste Domaine de direction 
Principe de la transparence