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**Case Identifier:** ea7abafb-2578-5457-845f-c01f6ab35223
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 21.10.2016 C/25535/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-25535-2015_2016-10-21.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés, ainsi qu'au Tribunal 
de première instance le 24 octobre 2016. 

 
 

R ÉP U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25535/2015 ACJC/1372/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 21 OCTOBRE 2016 

 

Entre 

A______, domiciliée ______, (Maroc), recourante d'un jugement rendu par la 8ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 30 mai 2016, comparant par 
Me Christian Canela, avocat, Les Vergers de la Gottaz 24, 1110 Morges, en l'étude 
duquel elle fait élection de domicile, 

et 

B______, domicilié ______, Genève, intimé, comparant par Me Florence Yersin, 
avocate, boulevard de Saint-Georges 72, 1205 Genève, en l'étude de laquelle il fait 
élection de domicile. 

 

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C/25535/2015 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7030/2016 du 30 mai 2016, expédié pour notification aux 
parties le lendemain et reçu le 4 juin 2016 par A______, le Tribunal de première 
instance (ci-après : le Tribunal) a déclaré irrecevable la requête en mainlevée 
définitive de l'opposition au commandement de payer, poursuite n° 1______, 
notifié à B______ le 15 octobre 2015 (ch. 1 du dispositif), arrêté les frais 
judiciaires à 400 fr., compensés avec l'avance fournie par A______, mis à la 
charge de cette dernière (ch. 2), dit qu'il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens 
(ch. 3) et débouté les parties de toutes autres conclusions. 

 En substance, le Tribunal a retenu que la requête de mainlevée avait été déposée 
plus de dix jours après la communication à A______ de l'opposition faite au 
commandement de payer, notifié en validation du séquestre ordonné le 2 juillet 
2015, de sorte qu'elle était irrecevable, car tardive. 

B. a. Par acte expédié le 14 juin 2016 au greffe de la Cour de justice, A______ forme 
recours contre ledit jugement, dont elle sollicite l'annulation. Cela fait, elle conclut 
au prononcé de la mainlevée définitive de l'opposition faite par B______ le 15 
octobre 2015 au commandement de payer, poursuite n° 1______, avec suite de 
frais et dépens. 

 Elle produit des pièces. 

 b. Par mémoire réponse du 5 août 2016, B______ conclut au déboutement de 
A______ de toutes ses conclusions, avec suite de frais et dépens. 

 Il produit des pièces nouvelles. 

 c. La recourante ayant renoncé à répliquer, les parties ont été informées par avis 
du greffe de la Cour du 29 août 2016 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits suivants ressortent du dossier soumis au Tribunal. 

 a. Par jugement JTPI/5848/2006 du 18 avril 2006, le Tribunal, statuant sur requête 
commune de divorce, a, notamment, donné acte à B______ de ce qu'il s'engageait 
à payer à A______ au titre de contribution de l'enfant C______, né le ______ 
1999, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, les 
sommes de 2'000 fr. jusqu'à l'âge de 15 ans et de 2'500 fr. jusqu'à la majorité, 
voire au-delà mais jusqu'à 25 ans au plus tard en cas d'études sérieuses et 
régulières. 

 b. Par ordonnance du 2 juillet 2015, le Tribunal a ordonné le séquestre 
(n° 2______), à concurrence de 24'846 fr. 55, du compte de B______ auprès de 
D______ à Genève et des créances futures de salaire de ce dernier à l'égard de 
E______. Les émoluments et débours, ainsi que les frais d'exécution totalisaient 
548 fr. 90. Les dépens ont été fixés à 1'000 fr. 

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C/25535/2015 

 c. Le 15 octobre 2015, un commandement de payer, poursuite n° 1______, portant 
sur les montants de 24'846 fr. 55 avec intérêts à 5% dès le 1er mai 2015 pour des 
pensions alimentaires de l'enfant C______ selon jugement du 18 avril 2006, de 
548 fr. 90 relatifs au coût du PV de séquestre n° 2______ et de 1'000 fr. 
concernant des dépens et "poursuite en validation du séquestre n° 2______" a été 
notifié à B______, à la requête de A______. 

 Opposition totale y a été formée. 

 d. Le 18 novembre 2015, l'Office des poursuites a demandé à A______ de se 
déterminer sur le fait qu'il lui incombait de requérir la mainlevée de l'opposition 
faite au commandement de payer, poursuite n° 1______, en validation du 
séquestre n° 2______, ou d'intenter action en reconnaissance de dette, dans les dix 
jours suivant la communication de l'opposition, intervenue le 5 novembre 2015. 

 e. Par requête du 1er décembre 2015, A______ a conclu au prononcé de la 
mainlevée définitive de l'opposition formée par B______ le 15 octobre 2015 au 
commandement de payer, poursuite n° 1______. 

 Elle a exposé dans sa requête que le montant réclamé correspondait à des arriérés 
de pensions de juillet 2013 à juin 2015. 

 f. Par ordonnance du 22 décembre 2015, le Tribunal a ordonné le séquestre 
(n° 3______), à concurrence de 24'632 fr. 70, de deux comptes de B______ 
auprès de D______ à Genève et des créances futures de salaire de ce dernier à 
l'égard de F______. Les émoluments et débours, ont été fixés à 400 fr., et les 
dépens à 1'000 fr.  

 g. Dans le cadre du séquestre n° 3______, le salaire de B______ a été saisi pour 
toutes sommes supérieures à 7'024 fr. 20 par mois, selon avis adressé à son 
employeur du 4 mars 2016. 

 h. Lors de l'audience du 8 avril 2016 devant le Tribunal, A______ n'était ni 
présente ni représentée. B______ a conclu au rejet de la requête de mainlevée. Il a 
indiqué qu'il fallait "prendre en considération le montant de 11'650 fr.". 

 La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

EN DROIT 

1. En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 309 let. b ch. 3 et 319 let. a CPC).  

 La décision - rendue par voie de procédure sommaire (art. 251 let. a CPC) - doit 
être attaquée dans un délai de dix jours dès sa notification (art. 321 al. 2 CPC) par 
un recours écrit et motivé (art. 130 et 131 CPC), adressé à la Cour de justice.  

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 Interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, le recours est en l'espèce 
recevable.  

2. Dans le cadre d'un recours, l'autorité a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 
un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant que les griefs formulés et 
motivés par le recourant (art. 320 CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 2ème éd., 
2010, n. 2307). 

3. Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC). 

 Les pièces produites par la recourante figurent déjà au dossier; elles ne sont pas 
nouvelles et, partant, recevables. 

 Les pièces nouvelles produites par l'intimé sont irrecevables, tous comme les 
allégations de faits qu'elles contiennent. 

4. La recourante fait grief au premier juge d'avoir considéré que la poursuite à 
laquelle opposition avait été formée et pour laquelle la mainlevée était requise, 
était en validation du séquestre n° 2______. Ledit séquestre avait été levé, avant 
que ne soit déposée cette requête. La recourante était en droit d'obtenir la saisie 
des biens de l'intimé. 

 4.1 Le créancier qui a fait opérer un séquestre sans poursuite ou action préalable 
doit requérir la poursuite ou intenter action dans les dix jours à compter de la 
réception du procès-verbal. Si le débiteur forme opposition, le créancier doit 
requérir la mainlevée de celle-ci ou intenter action en reconnaissance de dette 
dans les dix jours à compter de la date à laquelle le double du commandement de 
payer lui a été notifié (art. 279 al. 1 et 2 LP). 

 Le délai de dix jours prévu pour ouvrir action en reconnaissance de dette ou en 
mainlevée en cas de poursuite consécutive à un séquestre a pour seul but d'amener 
le créancier à ne pas laisser durer le séquestre selon son bon plaisir. S'il outrepasse 
ce délai, la seule conséquence en sera non pas la perte du droit de requérir la 
mainlevée, mais la cessation des effets du séquestre (ATF 38 I 208, JdT 1912 II 
43). 

 4.2 En l'espèce, c'est à tort que le premier juge a déclaré irrecevable la requête de 
mainlevée déposée par la recourante, suite à la notification du commandement de 
payer, poursuite n° 1______, au motif qu'elle avait été déposée tardivement en ce 
qui concernait la validation du séquestre. Indépendamment de la levée du 
séquestre n° 2______, intervenue d'ailleurs avant même le dépôt de la requête de 
mainlevée, le juge devait statuer sur le fond de cette dernière. 

 Le grief est fondé. Le jugement sera annulé et, afin de garantir un double degré de 
juridiction (cf. JEANDIN, in CPC commenté, Bâle 2011, n. 8 ad introduction aux 

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art. 308-334 CPC), la cause renvoyée au Tribunal pour qu'il statue sur le fond de 
requête (art. 327 al. 3 let a CPC). 

 Au vu des considérations qui précèdent, il n'y a pas lieu d'examiner à ce stade les 
arguments de l'intimé. 

5. L'intimé, qui succombe, sera condamné aux frais du recours, arrêtés à 600 fr. 
(art. 48 et 61 al. 1 OELP) et compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à 
l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). Il sera en conséquence condamné à rembourser à la 
recourante la somme de 600 fr. 

 L'intimé sera également condamné à payer à la recourante 300 fr. à titre de dépens 
de recours (art. 85, 88 et 90 RTFMC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/7030/2016 
rendu le 30 mai 2016 par le Tribunal de première instance dans la cause 
C/25535/2015-8 SML. 

Au fond : 

Annule ce jugement. 

Déclare recevable la requête de mainlevée définitive de l'opposition au commandement 
de payer, poursuite n° 1______, notifié à B______ le 15 octobre 2015, déposée par 
A______ le 1er décembre 2015. 

Retourne la cause au Tribunal de première instance pour décision sur le fond. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 600 fr. et les met à la charge de B______. 

Dit qu'ils sont compensés avec l'avance fournie du même montant qui reste acquise à 
l'Etat. 

Condamne en conséquence B______ à verser à A______ la somme de 600 fr. au titre de 
remboursement de l'avance fournie. 

Le condamne à verser à A______ 300 fr. à titre de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN et Monsieur Ivo 
BUETTI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 
 
 
Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours 

constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.