# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f8e18328-47d8-5e41-b08c-6ffe6211195d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-09-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 22.09.2011 A/1565/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1565-2011_2011-09-22.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT et Christine 

LUZZATTO, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1565/2011 ATAS/877/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales  

Arrêt du 22 septembre 2011 

3ème Chambre  

En la cause 

Monsieur F_________, domicilié à Genève demandeur 

 

contre 

X________ à Genève défenderesse 

 

 
 
 

 

A/1565/2011 

- 2/4 - 

EN FAIT 

1. Le 24 mai 2011, Monsieur F_________ a saisi la Cour de céans d’une « demande 
en justice » dirigée contre son ancien employeur, l’Étude X________, concluant à 
ce que cette dernière soit condamnée à  prouver qu’elle s’était bel et bien acquittée 
du paiement des cotisations AVS sur le salaire  qu’elle lui avait versé pour la 
période 15 août au 31 décembre 2008. 

2. Invitée à se déterminer, la défenderesse, dans sa réponse du 24 juin 2011, a 
expliqué que le salaire du demandeur ne s’était élevé qu’à 10'275 fr. pour la période 
en question. Le montant de 11'337 fr. 50 mentionné sur l’attestation de l’employeur 
adressée à l’assurance-chômage résultait d’une erreur. Pour le reste, la défenderesse 
a affirmé que le revenu du demandeur avait été dûment déclaré à la CAISSE 
INTERPROFESSOINNELLE AVS DE LA FEDERATION DES ENTREPRISES 
ROMANDES et a produit à cet égard une attestation de cette dernière rédigée le 
22 juin 2011 certifiant que le salaire versé au demandeur du 15 août au 31 
décembre 2008 lui avait effectivement été annoncé et avait été soumis à cotisations. 
S’en rapportant à l’appréciation de la Cour s’agissant de la recevabilité de la 
demande, la défenderesse a conclu au déboutement du demandeur. 

3. Par réplique spontanée du 29 juillet 2011, ce dernier a contesté les bulletins de 
salaire produits par la défenderesse, alléguant qu’ils ne correspondaient pas à ceux 
qu’il avait en sa possession et qu’il a produits. Selon le demandeur, son revenu s’est 
élevé, fin 2008, non pas à 10'275 fr. mais à 12'300 fr. En conséquence, il a persisté 
dans ses conclusions. 

4. Par écriture du 31 août 2011, la défenderesse a annoncé qu’elle avait procédé à une 
rectification en admettant le montant formulé par le demandeur, soit 12'300 fr. et 
qu’elle en avait informé la caisse de compensation. A l’appui de ses dires, la 
défenderesse a produit une attestation de la caisse de compensation datée du 29 
août 2011. Enfin, elle a conclu à ce que la cause soit rayée du rôle. 

5. Invité à se déterminer, le demandeur, par écriture du 9 septembre 2011, a indiqué 
qu’il était « disposé à retirer son recours dès que X________ écarte et laisse tomber 
ses rocambolesques et inespérées prétentions réclamées pour la première fois au 
long de la procédure dans son écriture du 31 août 2011 ». 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, 
des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi 

 
 
 

 

A/1565/2011 

- 3/4 - 

fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 
(LAVS; RS 831.10). 

2. Il convient en premier lieu de relever que se pose la question de la compétence de la 
Cour de céans pour traiter de la demande, qui conclut à ce que la défenderesse soit 
amenée à prouver qu’elle a versé toutes les cotisations AVS dues sur le salaire du 
demandeur.  

Il ressort de l'art. 51 al. 1 LAVS que l'obligation de retenir les cotisations du salarié 
sur tout salaire incombe à l'employeur. Selon l'art. 141 RAVS, l'employé a la 
possibilité de demander à la caisse de compensation la rectification de son compte 
individuel, où sont portées en compte les indications nécessaires au calcul des 
rentes ordinaires (art. 30 ter LAVS), notamment le revenu annuel (art. 140 al. 1 
lit. e RAVS).  Il appartient à la caisse de compensation d'examiner, attentivement et 
sans prendre prétexte de la prescription au sens de l'art. 16 LAVS, si un employeur 
a bien retenu les cotisations dues, si les cotisations arriérées peuvent encore être 
réclamées à l'employeur ou si une action en réparation du dommage doit être 
introduite contre lui (Supplément 1 aux Directives concernant le certificat 
d'assurance et le compte individuel - D CA/CI, 1er janvier 2006, no 2511). La 
décision de la caisse de compensation sur la rectification prend alors la forme d'une 
décision (art. 141 al. 3 RAVS), laquelle est sujette à recours (art. 56 LPGA et 84 
LAVS).  

Dans le cas d'espèce, le demandeur aurait dû en premier lieu s’adresser à la caisse 
de compensation pour demander à cette dernière la rectification de ses comptes 
individuels puis saisir, cas échéant, la Cour de céans d'un recours contre la décision 
de la caisse.  

Quoi qu’il en soit, la question de la recevabilité de la demande peut rester ouverte 
dans la mesure où l’on ne peut que constater que le demandeur a d’ores et déjà 
obtenu satisfaction puisque le montant du revenu réalisé fin 2008 a été corrigé selon 
ses souhaits par la défenderesse auprès de la caisse de compensation. Force est de 
constater que la demande est désormais sans objet, quoi qu’ait l’air d’en penser le 
demandeur dont on ignore à quelles « rocambolesques et inespérées prétentions » il 
fait référence désormais. 

La cause est donc rayée du rôle. Quant à la conclusion visant l’octroi de dépens, 
elle ne peut qu’être écartée, le demandeur n’étant pas représenté.  

 

 
 
 

 

A/1565/2011 

- 4/4 - 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Constate que la demande, pour autant qu’elle soit recevable, est désormais sans 
objet.  

2. Raye la cause du rôle. 

 

 

La greffière 
 
 
 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le