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**Case Identifier:** 15c28e9e-cb8d-57b7-9918-c8e0e8f5e6a7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-08-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 28.08.2017 C/1963/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-1963-2017_2017-08-28.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30.08.2017. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/1963/2017 ACJC/1019/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des baux et loyers 

DU LUNDI 28 AOÛT 2017 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant contre un jugement rendu par le 
Tribunal des baux et loyers le 16 mars 2017, comparant d'abord par Me Michael 

RUDERMANN, avocat, puis en personne, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, intimé, comparant par Me Cosima CASTAN, 
avocate, ______, en l'étude de laquelle il fait élection de domicile. 

 

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C/1963/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTBL/250/2017 du 16 mars 2017, reçu par les parties le 22 mars 
2017, le Tribunal des baux et loyers, statuant par voie de procédure sommaire, a 

condamné A______, ou tout autre tiers occupant l'appartement de 2,5 pièces,  

situé au 2
ème

 étage de l'immeuble sis 1______, Genève, à tolérer l'inspection de ce 

dernier par la régie accompagnée de la société C______, en vue de s'assurer que 

l'appartement n'est pas infesté par des punaises de lit (ch. 1 du dispositif), autorisé 

B______ à faire appel à l'aide de la force publique en tant que de besoin (ch. 2), 

condamné A______, ou tout autre tiers occupant l'appartement, à tolérer 

l'exécution, par C______, de tous travaux de désinfestation nécessaires pour 

assainir l'appartement si la présence de punaises de lit est avérée, moyennant un 

avertissement de quinze jours comportant le justificatif faisant état d'une 

infestation de punaises de lit et une description exacte des mesures prévues et des 

dates d'interventions fixées (ch. 3), autorisé B______ à faire appel à l'aide de la 

force publique en tant que de besoin (ch. 4), débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 5) et dit que la procédure était gratuite. 

 Le Tribunal a indiqué au pied de la décision que celle-ci pouvait faire l'objet d'un 

appel à déposer dans les dix jours auprès de la Cour de justice. 

B. a. Par acte expédié le 31 mars 2017 au greffe de la Cour de justice, A______ 
déclare former appel et recours contre le jugement précité. Il ne prend pas de 

conclusions formelles, mais indique qu'il conteste l'application de la procédure 

sommaire car l'état de fait est litigieux et n'est pas susceptible d'être prouvé 

immédiatement. 

 Il allègue des faits nouveaux. 

 b. Par acte expédié au greffe de la Cour le 4 avril 2017, A______, par 
l'intermédiaire de son conseil nouvellement constitué, a précisé, "en tant que de 

besoin et si cela ne ressort pas suffisamment clairement de l'acte de recours", qu'il 

concluait à l'annulation du jugement entrepris en raison de l'irrecevabilité de la 

requête en protection des cas clairs formée le 2 février 2017 par le propriétaire de 

l'immeuble. A son avis, l'état de fait était litigieux et non susceptible d'être 

immédiatement prouvé en raison de la nécessité d'une instruction vu les titres 

produits, notamment les pièces 44 et 54 produites par le bailleur en première 

instance, que celui-ci considérait comme des faux, "bien que sans preuve 

documentaire pour le démontrer". 

 c. Le 13 avril 2017, A______ a déposé une pièce nouvelle. 

 d. Dans sa réponse du 18 avril 2017, B______ a conclu à la confirmation du 
jugement attaqué. 

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C/1963/2017 

 Il a produit deux pièces nouvelles. 

 e. Le 20 avril 2017, A______ a déposé à la Cour une pièce nouvelle. 

 f. Par courrier déposé à la Cour le 25 avril 2017, B______ a fait valoir que la 
pièce nouvelle de sa partie adverse, ainsi que les autres attestations de sociétés 

françaises produites par le locataire étaient des faux. 

 g. Dans sa réplique du 1er mai 2017, A______ a persisté dans ses conclusions. 

 h. Le même jour, A______ a déposé à la Cour un courrier comprenant des 
allégations nouvelles et a déposé des pièces nouvelles. 

 Il en a fait de même les 5, 8, 9 et 11 mai 2017. 

 i. Dans sa duplique du 11 mai 2017, B______ a persisté dans ses conclusions. 

 Il a déposé une pièce nouvelle. 

 j. Le 16 mai 2017, A______ a déposé à la Cour un courrier contenant des 
allégations nouvelles. Il a déposé des pièces nouvelles. 

 k. Les parties ont été informées le 16 mai 2017 de ce que la cause était gardée à 
juger. 

 l. Par courrier expédié le 19 juin 2017, A______ a fait parvenir à la Cour des 
pièces nouvelles. 

C. a. B______, bailleur, et A______, locataire, sont liés par un contrat de bail à loyer 
portant sur la location d'un appartement de 2,5 pièces,  au 2

ème
 étage de 

l'immeuble sis 1______ à Genève. A teneur du dossier, le loyer est de 841 fr. par 

mois, 120 fr. d'acomptes de charges et 21 fr. pour le téléréseau compris. 

 L'immeuble précité est géré par D______ (ci-après : la régie). 

 b. En janvier 2016, la régie a été informée de la survenance d'un cas de punaises 
de lit dans un appartement situé au 5

ème
 étage de l'immeuble en question. Le 

12 janvier 2016, elle a fait parvenir à C______ une demande de devis pour la 

détection canine dans tous les logements et les locaux communs. 

 C______, sise à ______ (Genève) a pour but toutes activités dans le domaine de la 

désinfection en tout genre, notamment tous travaux liés à l'hygiène et la salubrité 

avec des interventions en urgence 24h/24. Il s'agit d'une entreprise spécialisée 

dans le traitement des punaises de lit, agréée dans le canton de Genève 

(www.ge.ch/punaises-lit/spécialistes-agrees.asp). E______ en est l'un des 

administrateurs. 

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C/1963/2017 

 c. Par circulaire du 20 janvier 2016, la régie a informé les locataires de l'immeuble 
qu'elle avait été interpellée par un locataire l'informant de la présence de punaises 

de lit dans son appartement. Les mesures nécessaires avaient été rapidement 

prises. Par mesure de sécurité, C______ avait été mandatée pour intervenir dans 

tous les appartements et les locaux communs de l'immeuble, afin d'effectuer une 

expertise par détection canine, visant à cibler l'étendue de l'infestation. La société 

allait contacter personnellement les locataires afin de coordonner son intervention 

sur place. Les locataires étaient invités à être présents ou à confier une clé au 

service d'immeuble ou à un voisin. Dans l'intérêt général, les locataires ne 

pouvaient pas s'opposer à cette visite et leur attention était attirée sur le fait que la 

régie pourrait demander l'intervention de la police pour l'ouverture du logement, 

compte tenu de l'urgence de la situation. 

 d. C______ a placardé dans l'immeuble un avis de passage, informant les 
locataires de ce qu'elle allait procéder à une détection canine de punaises de lit les 

28 janvier, 29 janvier et 1
er

 février 2016. Les locataires étaient invités à contacter 

la société afin de convenir d'un rendez-vous précis. L'avis précisait qu'il était 

indispensable que tous les appartements soient contrôlés. 

 e. Le 2 février 2016, C______ a informé la régie de ce que neuf locataires, dont 
A______, avaient été absents aux dates mentionnées. La régie était invitée à leur 

adresser un courrier pour qu'ils contactent la société. 

 f. Par lettre du 2 février 2016, la régie a invité A______ à prendre contact avec 
C______ avant le 5 février 2016 afin de convenir d'un rendez-vous. 

 Le 12 février 2016, la régie a fixé au locataire un ultime délai au 22 février 2016 

pour contacter ladite société, sous menace de résiliation du bail. 

 Par message électronique adressé le 18 février 2016 à C______ et à la régie, 

A______ a répondu que la détection canine avait déjà été effectuée le 29 janvier 

2016 et que par ailleurs un chien spécialiste de la détection canine des punaises de 

lit venait de France trois fois par année afin de contrôler son logement. 

 g. La régie a vérifié ces informations auprès de C______, qui a confirmé 
qu'aucune visite n'avait pu être effectuée dans l'appartement de A______. Tous les 

appartements contrôlés avaient fait l'objet d'une fiche d'intervention contresignée 

par les locataires concernés. Aucun document contresigné par A______ ne 

figurait au dossier. 

 h. Suite à une nouvelle interpellation de la régie, A______ a répondu, le 20 février 
2016, avoir signé la fiche d'intervention et indiqué qu'il prendrait contact avec 

C______ après une intervention chirurgicale urgente à laquelle il devait se 

soumettre. 

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C/1963/2017 

 i. Lors du rendez-vous fixé par A______ avec C______ le 23 février 2016, celle-
ci a trouvé porte close. 

 j. A______ a déposé à la régie un courrier faisant état d'un certificat médical 
interdisant l'entrée de chiens à son domicile, en raison d'une allergie "aux poils et 

punaises des chiens". 

 k. Le 25 février 2016, C______ a établi un rapport intermédiaire mentionnant 
qu'en plus de l'appartement du 5

ème
 étage qui avait été traité dans l'intervalle, le 

test de détection canine s'était avéré positif pour deux autres appartements, l'un 

situé au 1
er

, l'autre au 2
ème

 étage de l'immeuble. 

 l. S'en sont suivi plusieurs courriers de la régie mettant A______ en demeure de 
laisser libre accès à son appartement pour effectuer la détection canine. 

 Toutes les démarches visant à organiser une visite de l'appartement sont 

demeurées vaines. 

 m. Le 14 novembre 2016, A______ a fait parvenir à la régie un document intitulé 
"Certificat anti-punaises" daté du 27 octobre 2016, émanant d'une société 

F______, ______, à Paris, mentionnant que le "chien anti-punaises" de cette 

société était passé trois fois durant l'année 2016 au domicile de A______ et que 

celle-ci n'avait "rien trouvé de nuisibles (punaises ou autres)". Cette attestation 

mentionnait G______ comme responsable des interventions et comprenait un 

timbre "H______" avec une signature illisible (pièce 44 bailleur). 

 Par lettre du 12 décembre 2016, A______ a fait parvenir à la régie une attestation 

d'une teneur analogue, mais émanant de la succursale de Lyon de la société 

F______, ______ Lyon (pièce 54 bailleur). 

 n. Par requête en protection des cas clairs déposée le 2 février 2017 au Tribunal, 
B______ a conclu à ce que A______, ou tout autre tiers occupant l'appartement, 

soit condamné à tolérer l'inspection de celui-ci par la régie accompagnée de la 

société C______, en vue de s'assurer que l'appartement n'était pas infesté par des 

punaises de lit et que, faute d'exécution dans les dix jours suivant l'entrée en force 

du jugement, le bailleur puisse procéder à l'inspection avec l'aide de la force 

publique. 

 B______ a également conclu à ce que A______ soit condamné, en tant que de 

besoin, à tolérer l'exécution, par C______, de tous travaux de désinfestation 

nécessaires pour assainir l'appartement, si la présence de punaises de lit était 

avérée, moyennant un avertissement de quinze jours comportant le justificatif 

faisant état d'une infestation de punaises de lit dans ledit appartement et une 

description exacte des mesures prévues et des dates d'intervention fixées, avec 

l'aide de la force publique si nécessaire. 

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C/1963/2017 

 o. Lors de l'audience du Tribunal du 16 mars 2017, A______ a déclaré que 
C______ était déjà intervenue plusieurs fois dans son appartement mais le 

harcelait. Il a produit une carte de visite de la société en question au nom de 

E______. La dernière intervention datait du jeudi précédent. A son avis, tout ce 

que voulait la régie, c'était récupérer son appartement pour le louer trois fois plus 

cher.  

 Le locataire a par ailleurs déclaré qu'il ne s'opposait pas à ce que la société 

C______ accède à son appartement afin de constater qu'il n'était pas infesté par 

des punaises de lit. Il a toutefois demandé la suspension de la procédure jusqu'à 

droit jugé sur la plainte pénale qu'il avait déposée contre celui qui prétendait être 

le propriétaire, à savoir B______. A son avis, les personnes présentes à l'audience 

n'étaient pas les bailleurs et il y avait "un plan". 

 Le bailleur a persisté dans ses conclusions. Il a déclaré que C______ n'avait 

toujours pas pu accéder à l'appartement. Elle s'était rendue plusieurs fois sur place 

mais avait trouvé porte close et avait déposé des cartes de visite dans la boîte aux 

lettres de A______ pour qu'il la contacte, ce qui expliquait pourquoi le locataire 

était en possession d'une carte de visite d'un administrateur de cette société. 

 Le Tribunal a gardé la cause à juger à l'issue de l'audience. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, 

l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). 

 Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, les contestations portant sur 

l'usage d'une chose louée sont de nature pécuniaires (arrêts du Tribunal fédéral 

4A_72/2007 du 22 août 2007 consid. 2; 4C.310/1996 du 16 avril 1997 = SJ 1997 

p. 493 consid. 1). 

 En l'espèce, le litige a pour but de permettre au bailleur de faire inspecter 

l'appartement litigieux par une société spécialisée dans la détection canine des 

punaises de lit et, en cas d'infestation, de procéder au traitement nécessaire à 

l'éradication de ces nuisibles. Les parties ne se déterminent pas sur la valeur 

litigieuse, mais il y a lieu de retenir que le coût desdites interventions est inférieur 

à 10'000 fr., de sorte que seule la voie du recours est ouverte (art. 319 let. a CPC). 

 1.2 Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours dans 
les trente jours à compter de la notification de la décision (art. 321 al. 1 CPC). Le 

délai est de dix jours pour les décisions prises en procédure sommaire (art. 321  

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al. 2 CPC) ce qui est le cas des procédures en protection des cas clairs (art. 248 

let. b et 257 CPC). 

 Le recours du 31 mars 2017 ne comprend pas de conclusions formelles et l'acte du 

4 avril 2017 est tardif et donc irrecevable. Cela étant, la Cour comprend que le 

locataire conclut au rejet de la requête formée par le bailleur. 

 Ainsi, le recours du 31 mars 2017, interjeté dans le délai et la forme prescrits par 

la loi, est recevable. 

2. Dans le cadre du recours, les conclusions, les allégations de fait et les preuves 
nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC). 

 En outre, la nature particulière de la procédure sommaire de la protection des cas 

clairs de l'art. 257 CPC exige que le juge d'appel apprécie les faits sur la base des 

preuves déjà appréciées par le premier juge. La production de pièces nouvelles est 

ainsi exclue, même si celles-ci pourraient être prises en considération selon 

l'art. 317 al. 1 CPC (arrêts du Tribunal fédéral 4A_312/2013 du 17 octobre 2013 

consid. 3.2 et 4A_420/2012 du 7 novembre 2012 consid. 5). 

 En conséquence, les allégations nouvelles et les pièces nouvelles des parties sont 

irrecevables et la Cour examinera le litige sur la base du dossier qui a été soumis 

au Tribunal. 

3. Le recourant reproche au Tribunal d'avoir considéré que l'état de fait n'était pas 
litigieux et qu'il était susceptible d'être immédiatement prouvé. 

3.1 3.1.1 La procédure sommaire prévue par l'art. 257 CPC est une alternative aux 
procédures ordinaire ou simplifiée normalement disponibles, destinée à offrir à la 

partie demanderesse, dans les cas dits clairs, une voie particulièrement simple et 

rapide. Selon l'art. 257 al. 1 let. a et b CPC, cette voie suppose que l'état de fait ne 

soit pas litigieux ou qu'il soit susceptible d'être immédiatement prouvé (let. a), et 

que la situation juridique soit claire (let. b). Selon l'art. 257 al. 3 CPC, le juge 

n'entre pas en matière si l'une ou l'autre de ces hypothèses n'est pas vérifiée. 

 Le cas n'est pas clair, et la procédure sommaire ne peut donc pas aboutir, lorsqu'en 

fait ou en droit, la partie défenderesse oppose à l'action des objections ou 

exceptions motivées sur lesquelles le juge n'est pas en mesure de statuer 

incontinent. L'échec de la procédure sommaire ne suppose pas que la partie 

défenderesse rende vraisemblable l'inexistence, l'inexigibilité ou l'extinction de la 

prétention élevée contre elle; il suffit que les moyens de cette partie soient aptes à 

entraîner le rejet de l'action, qu'ils n'apparaissent pas d'emblée inconsistants et 

qu'ils ne se prêtent pas à un examen en procédure sommaire (ATF 141 III 23 

consid. 3.2, ATF 138 III 620 consid. 5; arrêts du Tribunal fédéral 4A_551/2016 

du 3 novembre 2016 consid. 7, 4A_417/2015 du 15 octobre 2015 consid. 4). 

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 3.1.2 Le locataire doit tolérer les travaux destinés à remédier aux défauts de la 
chose ainsi qu'à réparer ou à prévenir des dommages (art. 257h al. 1 CO). Le 

locataire doit autoriser le bailleur à inspecter la chose dans la mesure où cet 

examen est nécessaire à l'entretien, à la vente ou à une location ultérieure  

(art. 257h al. 2 CO). Le bailleur doit annoncer à temps au locataire les travaux et 

les inspections et tenir compte, lors de leur accomplissement, des intérêts de celui-

ci; les prétentions éventuelles du locataire en réduction du loyer et en dommages 

et intérêts sont réservées (art. 257h al. 3 CO). 

 L'exercice par le bailleur de son droit de visite de la chose louée est le corollaire 

de l'art. 256 al. 1 CO, qui l'oblige à entretenir la chose dans un état approprié à 

l'usage pour lequel elle a été louée. Dès lors, les visites nécessaires à l'entretien 

comprennent les visites effectuées lorsque le bailleur a connaissance d'un défaut 

mais également les visites périodiques pour inspecter la chose, dans les limites des 

règles de la bonne foi et du bon sens (CPra-Bail-AUBERT, 2
ème

 éd., 2017, art. 257h 

N 13). 

 3.1.3 La Cour de céans considère la présence de punaises de lit comme constituant 
un défaut grave, plus sérieux que la simple présence de blattes. Contrairement à 

ces dernières, les punaises de lit entraînent de nombreux désagréments, tant 

physiques, causant des lésions cutanées, que psychologiques, qui empêchent 

l'occupant du logement concerné de jouir de son appartement, en particulier la 

nuit, et entravent ainsi considérablement l'usage de la chose louée 

(ACJC/120/2017 du 6 février 2017 consid. 2.5 et ACJC/1009/2015 du 

7 septembre 2015, consid. 2.2). 

 3.2 En l'espèce, le bailleur a établi que trois appartements de l'immeuble, dont l'un 
situé au même étage que celui du recourant, ont fait l'objet d'une invasion de 

punaises de lit. Par ailleurs, il est établi que la société suisse C______, mandatée 

par le bailleur, n'a jamais pu accéder à l'appartement du locataire pour vérifier si 

celui-ci était infesté. La présence de punaises de lit constitue un défaut grave de la 

chose louée, auquel le bailleur est tenu de remédier. Comme le relève 

pertinemment le Tribunal, l'éradication définitive des punaises de lit nécessite des 

traitements répétés et particulièrement minutieux, de sorte que la non-

collaboration d'un seul des occupants de l'immeuble est propre à mettre en péril le 

succès des opérations de désinfection. L'inspection et, cas échéant le traitement, 

du logement en question sont ainsi indispensables à l'entretien de celui-ci et de 

l'immeuble et au bien-être de tous les locataires.  

 La société française qui, selon le recourant, aurait contrôlé l'appartement de celui-

ci n'est pas agréée dans le canton de Genève. En outre, le bailleur doit pouvoir 

choisir librement l'entreprise à laquelle il souhaite s'adresser. Ainsi, il est superflu 

d'examiner l'authenticité des deux attestations envoyées par le recourant au 

bailleur et produites en première instance par ce dernier (pièces 44 et 54 bailleur). 

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C/1963/2017 

Les objections du locataire ne sont donc pas aptes à faire échec à la procédure en 

protection des cas clairs. 

  Enfin, l'on comprend mal pour quelles raisons le locataire s'oppose à une détection 

canine par C______, alors qu'il fait valoir que son appartement a déjà été contrôlé 

et que la présence de punaises de lit n'a pas été détectée. D'ailleurs, lors de 

l'audience du Tribunal, il a acquiescé à la requête du bailleur, en indiquant qu'il ne 

s'opposait pas à ce que la société C______ accède à son appartement afin de 

constater qu'il n'était pas infesté par les punaises de lit. 

 Le recourant ne formule aucune critique contre les mesures d'exécution ordonnées 

par le Tribunal. En tout état de cause, ces mesures sont adéquates, puisque le 

locataire a démontré, par son comportement, qu'il n'a pas l'intention de tolérer un 

contrôle par l'entreprise choisie par le bailleur. 

 C'est ainsi à juste titre que le Tribunal a considéré que le cas était clair et qu'il a 

prononcé les mesures requises par le bailleur. 

 Le jugement sera donc confirmé. 

4. A teneur de l'art. 22 al. 1 LaCC, il n'est pas prélevé de frais dans les causes 
soumises à la juridiction des baux et loyers, étant rappelé que l'art. 116 al. 1 CPC 

autorise les cantons à prévoir des dispenses de frais dans d'autres litiges que celui 

lié à l'art. 114 CPC (ATF 139 III 182 consid. 2.6). 

* * * * * 

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C/1963/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des baux et loyers : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 31 mars 2017 par A______ contre le jugement 

JTBL/250/2017 rendu le 16 mars 2017 par le Tribunal des baux et loyers dans la cause 

C/1963/2017-8. 

Au fond : 

Le rejette. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Monsieur Ivo BUETTI, président; Madame Pauline ERARD, Madame Fabienne 

GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Monsieur Alain MAUNOIR, Monsieur Bertrand 

REICH, juges assesseurs; Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

Le président : 

Ivo BUETTI 

 La greffière : 

Maïté VALENTE 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît des recours constitutionnels subsidiaires; la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Le 

recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours 

ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul 

mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 15'000 fr.