# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 05cd5656-e234-5c4f-be83-c08883fbcfcb
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-08-22
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal administratif de première instance en matière fiscale 22.08.2023 A/712/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TAPI_001_A-712-2023_2023-08-22.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/712/2023 LCR JTAPI/893/2023 

 

JUGEMENT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

DE PREMIÈRE INSTANCE 

du 22 août 2023 

 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DES VÉHICULES 

 

- 2/9 - 

A/712/2023 

EN FAIT 

1. Par décision du 17 février 2023, l'office cantonal des véhicules (ci-après : OCV) a 
ordonné à Monsieur A______ de se soumettre à une expertise visant à évaluer son 
aptitude à la conduite par un médecin de niveau 4, conformément à l'art. 15d al. 1 
de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR - 
RS 741.01). S'il ne donnait pas suite aux requêtes et convocations des experts, son 
permis de conduire lui serait retiré pour une durée indéterminée. Un émolument 
de CHF 95.- était mis à sa charge, conformément à l'art. 22 du règlement sur les 
émoluments de l’office cantonal des véhicules du 15 décembre 1982 (REmOCV -
 H 1 05.08). 

Il était titulaire d'un permis de conduire valable pour les catégories A1, B, B1, F, 
G, M et d'un permis d'élève conducteur pour la catégorie A. Alors qu'il circulait 
au volant d'une voiture le 23 octobre 2022 à 21 heures, il avait été contrôlé par la 
police, en possession de 10.7 grammes de haschich. Lors de son audition 
subséquente, il avait reconnu consommer du haschich depuis 2016, à raison de 
deux fois par semaine. Il n'avait pas d'antécédent.  

2. Par acte du 28 février 2023, M. A______ a interjeté recours contre cette décision 
auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : le tribunal), 
concluant à son annulation et au paiement par l'autorité intimée des frais de la 
procédure.  

La décision omettait d'indiquer que lors du contrôle précité, il avait subi deux tests 
salivaires qui s'étaient révélés négatifs. Impressionné par l'intervention policière, 
notamment en raison de son jeune âge, il avait concédé oralement, consommer 
quelque fois le week-end. Or, il était indiqué dans la décision querellée qu'il 
reconnaissait consommer du haschich depuis 2016, à raison de deux fois par 
semaines, ce qui était erroné. Il n'avait jamais commis d'infraction à la circulation 
routière et rien ne pouvait faire douter de sa capacité à conduire. Se soumettre à 
une expertise alors qu'il avait subi deux tests salivaires négatifs n'était pas 
proportionné. Par ailleurs, cela lui coûterait du temps et de l'argent alors qu'il 
n'avait qu'un petit salaire en tant qu'apprenti. La simple détention de haschich ne 
pouvait justifier une enquête si invasive et l'atteignant de manière significative 
dans sa vie privée. 

3. Dans ses écritures du 28 avril 2023, l'OCV a souligné qu'il ressortait du rapport de 
renseignement du 23 décembre 2022 et de celui de contravention du 18 janvier 
2023 que l'intéressé avait transporté plus de 10 grammes de haschich et avait 
admis consommer occasionnellement. Dans ses observations à son attention du 23 
janvier 2023, il avait nié toute consommation de stupéfiants. Par ordonnance 
pénale du 31 mars 2023, entrée en force et exécutoire, il avait été condamné pour 
avoir détenu du cannabis, pour sa propre condamnation. Selon le guide "Aptitude 

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à la conduite" du 27 novembre 2020, en cas de consommation supérieure à deux 
fois par semaine, une expertise de niveau 4 était préconisée. Le recourant était un 
jeune conducteur ayant été arrêté avec plus de 10 grammes de haschich sur lui. Il 
avait admis consommer, sans préciser ses habitudes et n'avait pas fait opposition à 
l'ordonnance pénale le condamnant, de sorte que ces éléments étaient suffisants 
pour faire naître des doutes sur son aptitude à la conduite. 

4. Dans le délai imparti par le tribunal, le recourant n'a pas répliqué.  

5. Il ressort du rapport de contravention du 18 janvier 2023 que le recourant a été 
interpellé le 23 décembre 2022, à 21 heures, au boulevard Emile-Jacques-
Dalcroze 2 à Genève, alors qu'il quittait son véhicule. 10.7 grammes avaient été 
saisis sur lui. Le "drugwipe" effectué sur sa personne s'était révélé négatif quand 
bien-même, il avait déclaré oralement, fumer occasionnellement des produits 
cannabiques.  

6. Dans son rapport de renseignement du 23 décembre 2023, la police de proximité a 
indiqué avoir entendu l'intéressé, lequel avait déclaré consommer du haschich 
depuis 2016, à raison de deux fois par semaine. Aucun procès-verbal de cette 
déposition n'était annexée audit rapport. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile, c’est-à-dire dans le délai de dix jours, s’agissant d’une 
décision incidente (art. 4 al. 2 de la loi sur la procédure administrative du 12 
septembre 1985 - LPA - E 5 10), car prise pendant le cours de la procédure et ne 
représentant qu’une étape vers la décision finale (cf. arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 1 ; cf. aussi ATA/765/2021 du 15 
juillet 2021 consid. 1 et l'arrêt cité ; Cédric MIZEL, La preuve de l'aptitude à la 
conduite et les motifs autorisant une expertise, Circulation routière 3/2019, p. 35 ; 
cf. encore, par analogie, ATF 122 II 359 consid. 1b ; arrêts du Tribunal 
fédéral 1C_212/2021 du 16 juin 2021 consid. 1.1 ; 1C_154/2018 du 4 juillet 2018 
consid. 1.1 et 1C_514/2016 du 16 janvier 2017 consid. 1.1, portant sur le retrait à 
titre préventif du permis de conduire), et devant la juridiction compétente, le 
recours est recevable de ces points de vue (art. 115 et 116 de la loi sur 
l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 17 de la loi 
d'application de la législation fédérale sur la circulation routière du 18 décembre 
1987 - LaLCR - H 1 05 ; art. 17 al. 1, 3 et 4, 57 let. c, 62 al. 1 let. b, 62 al. 3 1ère 
phr. et 63 al. 1 let. c LPA). 

2. A teneur de l'art. 57 let. c LPA, les décisions incidentes sont susceptibles de 
recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable ou si l'admission du 
recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter 
une procédure probatoire longue et coûteuse. 

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http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
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3. Lorsqu’il n’est pas évident que le recourant soit exposé à un préjudice irréparable, 
il lui incombe d’expliquer dans son recours en quoi il serait exposé à un tel 
préjudice et de démontrer ainsi que les conditions de recevabilité de son recours 
sont réunies (ATF 136 IV 92 consid. 4 ; 133 II 353 consid. 1 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 1 ; ATA/765/2021 du 15 juillet 
2021 consid. 2). 

4. Selon la jurisprudence, une décision est susceptible de causer un préjudice 
irréparable si le recourant encourt un retrait provisoire du permis de conduire et 
doit avancer les frais de l'examen médical auquel il doit se soumettre et qui ne lui 
seront peut-être pas restitués (arrêts du Tribunal fédéral 1C_531/2016 du 22 
février 2017 consid. 1 ; 1C_248/2011 du 30 janvier 2012 consid. 1 et les 
références ; 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 1 ; cf. également 
arrêt 1C_328/2011 du 8 mars 2012 consid. 1). 

5. La décision querellée stipule que si le recourant ne donne pas suite aux requêtes et 
convocations des experts, son permis lui serait retiré pour une durée indéterminée. 
Dès lors, la condition de l'art. 57 let. c LPA apparaît réalisée, si bien qu'il convient 
d'entrer en matière (cf. arrêts du Tribunal fédéral 1C_531/2016 du 22 février 2017 
consid. 1 ; 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 1). 

6. Les arguments formulés par les parties à l'appui de leurs conclusions respectives 
seront repris et discutés ci-après dans la mesure nécessaire (cf. arrêts du Tribunal 
fédéral 1C_72/2017 du 14 septembre 2017 consid. 4.1 ; 1D_2/2017 du 22 mars 
2017 consid. 5.1 ; 1C_304/2016 du 5 décembre 2016 consid. 3.1 
; 1C_592/2015 du 27 juillet 2016 consid. 4.1 ; 1C_229/2016 du 25 juillet 2016 
consid. 3.1 et les arrêts cités), étant rappelé que, saisi d'un recours, le tribunal 
applique le droit d'office et que s'il ne peut pas aller au-delà des conclusions des 
parties, il n'est lié ni par les motifs invoqués par celles-ci (art. 69 al. 1 LPA), ni 
par leur argumentation juridique (cf. not. ATA/1024/2020 du 13 octobre 2020 
consid. 1 et les références citées ; ATA/386/2018 du 24 avril 2018 consid. 1b ; cf. 
aussi ATF 140 III 86 consid. 2 ; 138 II 331 consid. 1.3 ; 137 II 313 consid. 1.4). 

7. Selon l'art. 61 al. 1 LPA, le recours peut être formé pour violation du droit, y 
compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation (let. a), ou pour constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents (let. b). En revanche, les juridictions 
administratives n'ont pas compétence pour apprécier l'opportunité de la décision 
attaquée, sauf exception prévue par la loi (art. 61 al. 2 LPA), non réalisée en 
l'espèce. 

8. Il y a en particulier abus du pouvoir d'appréciation lorsque l'autorité se fonde sur 
des considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but visé par 
les dispositions légales applicables, ou lorsqu'elle viole des principes généraux du 
droit tels que l'interdiction de l'arbitraire, l'inégalité de traitement, le principe de la 
bonne foi et le principe de la proportionnalité (ATF 140 I 257 consid. 6.3.1 ; 137 

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V 71 consid. 5.1 ; 123 V 150 consid. 2 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_107/2016 du 
28 juillet 2016 consid. 9). 

9. Selon l'art. 14 al. 1 LCR, tout conducteur de véhicule automobile doit posséder 
l’aptitude et les qualifications nécessaires à la conduite. Est apte à la conduite, aux 
termes de l'art. 14 al. 2 LCR, celui qui a atteint l’âge minimal requis (let. a), a les 
aptitudes physiques et psychiques requises pour conduire un véhicule automobile 
en toute sécurité (let. b), ne souffre d’aucune dépendance qui l’empêche de 
conduire un véhicule automobile en toute sécurité (let. c) et dont les antécédents 
attestent qu’il respecte les règles en vigueur ainsi que les autres usagers de la route 
(let. d). 

10. Si l'aptitude à la conduite soulève des doutes, la personne concernée fait l'objet 
d'une enquête dans les cas énumérés de manière non exhaustive à l'art. 15d al. 1 
let. a à e LCR (cf. arrêt du Tribunal fédéral 1C_531/2016 du 22 février 2017 
consid. 2.1.1), notamment en cas d'infractions aux règles de la circulation 
dénotant un manque d'égards envers les autres usagers de la route (art. 15d al. 1 
let. c LCR). 

11. Les faits objet des hypothèses de l’art. 15d al. 1 LCR fondent un soupçon 
préalable que l'aptitude à la conduite pourrait être réduite (cf. arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_531/2016 du 22 février 2017 consid. 2.1.1 ; ATA/1138/2017 du 2 août 
2017 consid. 5d et la référence). Si des indices concrets soulèvent des doutes 
quant à l'aptitude à la conduite de la personne concernée, un examen d'évaluation 
de l'aptitude à la conduite par un médecin et/ou un examen d'évaluation de 
l'aptitude à la conduite par un psychologue du trafic doivent être ordonnés (art. 
28a al. 1 OAC ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_41/2019 du 4 avril 2019 consid. 
2.1 ; 1C_76/2017 du 19 mai 2017 consid. 5 ; cf. aussi ATF 139 II 95 consid. 3.5 ; 
arrêts du Tribunal fédéral 1C_531/2016 du 22 février 2017 consid. 2.4.2 
; 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 3.1). 

12. Aux termes de l'art. 16d al. 1 let. b LCR, le permis d'élève conducteur ou le 
permis de conduire est retiré pour une durée indéterminée à la personne qui 
souffre d'une forme de dépendance la rendant inapte à la conduite. La 
consommation de stupéfiants est considérée comme une dépendance aux drogues 
au sens de cette disposition lorsque sa fréquence et sa quantité diminuent 
l'aptitude à conduire et qu'il existe un risque majeur que l'intéressé se mette au 
volant d'un véhicule dans un état qui, partiellement ou de manière durable, 
compromet la sûreté de la conduite. En d'autres termes, ces conditions sont 
remplies lorsque le consommateur n'est plus en mesure de s'abstenir lorsqu'il doit 
conduire (ATF 129 II 82 consid. 4.1 p. 86; 127 II 122 consid. 3c p. 126; 124 II 
559 consid. 3d p. 564; arrêt 1C_328/2013 du 18 septembre 2013 consid. 3.1).  

13. Ces mesures constituent un retrait de sécurité (cf. ATF 139 II 95 consid. 3.4.1 
; 122 II 359 consid. 1a ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_531/2016 du 22 février 

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2017 consid. 2.1.2 ; 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 3.1 ; 1C_384/2011 du 
7 février 2012 consid. 2.3.1), en ce sens qu'elles ne tendent pas à réprimer et ne 
supposent pas la commission d'une infraction fautive à une règle de la circulation, 
mais sont destinées à protéger la sécurité du trafic contre les conducteurs inaptes 
(cf. not. ATF 133 II 331 consid. 9.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_819/2013 du 
25 novembre 2013 consid. 2 ; 6A.33/2001 et 35/2001 du 30 mai 2001 consid. 3a 
; 6A.114/2000 du 20 février 2001 consid. 2). 

14. La décision de retrait de sécurité du permis de conduire, notamment pour 
alcoolisme ou d'autres causes de toxicomanie, constitue une atteinte grave à la 
sphère privée de l'intéressé ; elle doit donc reposer sur une instruction précise des 
circonstances déterminantes (ATF 139 II 95 consid. 3.4.1 ; 133 II 284 consid. 
3.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 1C_557/2014du 9 décembre 2014 consid. 3 ; 
1C_819 du 25 novembre 2013 consid. 2 ; 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 
3.1 ; 6A.33/2001 et 35/2001 du 30 mai 2001 consid. 3a ; cf. en ce qui concerne le 
retrait justifié par des raisons médicales ou l'existence d'une dépendance : 
ATF 129 II 82 consid. 2.2 ; cf. aussi arrêt du Tribunal fédéral 1C_819 du 25 
novembre 2013 consid. 2), le pronostic devant être posé sur la base des 
antécédents du conducteur et de sa situation personnelle (ATF 139 II 95 consid. 
3.4.1 ; 125 II 492 consid. 2a). 

15. Avant d'ordonner un retrait de sécurité, l'autorité doit éclaircir d'office la situation 
de la personne concernée. En particulier, elle doit examiner l'incidence de la 
toxicomanie sur son comportement comme conducteur ainsi que le degré de la 
dépendance. En cas de doute, il y a lieu d'ordonner un examen médical (ATF 139 
II 95 consid. 3.4.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 
consid. 3.1), l'intérêt public lié à la sécurité routière commandant en effet que l'on 
procède à un examen approfondi à chaque fois qu'il existe suffisamment 
d'éléments pour faire naître un doute au sujet de l'aptitude à la conduite (arrêts du 
Tribunal fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 3.3 ; 1C_282/2007 du 13 
février 2008 consid. 2.4). 

16. Un tel doute peut reposer sur de simples indices, en particulier lorsqu'il en va 
d'une dépendance en matière de produits stupéfiants (cf. arrêt du Tribunal 
fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 3.1). 

17. La jurisprudence considère que les mesures appropriées à cet effet, notamment 
l'opportunité d'une expertise médicale, varient en fonction des circonstances et 
relèvent du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale appelée à se prononcer 
sur le retrait (ATF 129 II 82 consid. 2.2 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 1C_593/2012 du 28 mars 2013 consid. 3.1 ; 1C_248/2011 du 30 janvier 
2012 consid. 3.1 ; 1C_282/2007 du 13 février 2008 consid. 2.2 ; 6A.33/2001 et 
35/2001 du 30 mai 2001 consid. 3a). Cela étant, en cas de soupçon de dépendance 
à une drogue, l'autorité de retrait doit soumettre l'intéressé à une expertise 
médicale ; elle ne peut y renoncer qu'à titre exceptionnel, par exemple en cas de 

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http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6A.33/2001
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20II%2082
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20II%2095
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/125%20II%20492
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20II%2095
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20II%2095
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_282/2007
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20II%2082
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_593/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_248/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_282/2007
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6A.33/2001

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toxicomanie grave et manifeste (arrêts du Tribunal fédéral 1C_819/2013 du 25 
novembre 2013 consid. 2 ; 1C_282/2007 du 13 février 2008 consid. 2.3, in 
JdT 2008 I 464). 

18. Ainsi, un défaut d'aptitude à conduire peut être admis lorsque la personne 
considérée n'est plus capable de séparer de façon suffisante sa consommation de 
cannabis et la conduite d'un véhicule automobile, ou s'il y a un risque important 
qu'elle conduise un véhicule automobile sous l'effet aigu de cette drogue 
(ATF 129 II 82 consid. 4.1 ; 127 II 22 consid. 3c ; 124 II 559 consid. 3d ; arrêt du 
Tribunal fédéral 6A.33/2001 et 35/2001 du 30 mai 2001 consid. 3b). 

19. En l'espèce, la question à trancher est celle de savoir s'il existe des doutes 
suffisants quant à l'aptitude à la conduite du recourant, susceptibles de justifier la 
mise en œuvre d'une expertise. 

20. Pour fonder sa décision, l’OCV s'appuie en substance, sur le fait que le recourant 
transportait 10 grammes de haschich lorsqu'il a été interpellé et qu'il aurait admis 
consommer de cette drogue, à raison de deux fois par semaine, depuis 2016. Ces 
faits sont contestés par le recourant qui admet une consommation moindre et 
occasionnelle. En l'absence de procès-verbal d'audition et au vu du contenu 
distinct entre les deux rapports de police (consommation occasionnelle de produits 
cannabique dans le rapport de contravention et à raison de deux fois par semaine, 
depuis 2016, dans le rapport de renseignement) il n'est pas permis de déterminer, à 
satisfaction de droit, quelle est la réelle consommation du recourant. Cette 
question sera toutefois laissée ouverte au vu des considérations mentionnées infra. 

21. En effet, et dans l'hypothèse qui est la plus défavorable au recourant, soit une 
consommation à raison de deux fois par semaine, depuis 2016, il n'existe pas, en 
l'espèce, de suffisamment d'indices concrets permettant de douter de son aptitude 
à la conduite, au sens de la jurisprudence précitée. 

M. A______ a été interpellé avec une quantité minime de drogue douce sur lui, 
étant précisé que l'acquisition et la possession d'une quantité minime de cannabis 
(jusqu'à 10 grammes) destinées à la consommation personnelle sont légales (arrêt 
du Tribunal fédéral 6B_911/2021 du 19 juin 2023, destiné à publication). Il n'a 
pas pris le volant sous substance, ce qui démontre une certaine maîtrise de sa 
consommation. Celle-ci n'est en outre pas suffisamment fréquente pour considérer 
qu'il existe un risque majeur qu'il ne distingue plus sa consommation de cannabis 
et la conduite d'un véhicule automobile et compromette ainsi la sécurité. Le fait 
qu'il n'ait pas fait opposition à l'ordonne pénale rendue à son encontre n'est pas 
pertinent dans l'examen des conditions de l'art. 15d al. 1 LCR. En tout état, l'OCV 
allègue que selon le guide "Aptitude à la conduite" du 27 novembre 2020, en cas 
de consommation supérieure à deux fois par semaine, une expertise de niveau 4 
est préconisée, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. En définitive, aucun indice ne 
permet de retenir que l'intéressé, sans antécédent, serait dépendant au cannabis. Le 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_819/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_282/2007
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2008%20I%20464
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20II%2082
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20II%2022
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/124%20II%20559
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6A.33/2001

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simple fait de consommer légalement du cannabis, à raison de deux fois par 
semaine, et de détenir une quantité minime de cette drogue, ne peut entraîner la 
mise en œuvre d'une expertise médicale de niveau 4, sans violer le principe de 
proportionnalité, faute de doutes suffisants quant à l'aptitude à la conduite de la 
personne concernée. 

22. Partant, les incertitudes de l’OCV sont mal fondées. 

23. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis et la décision annulée. 

24. En application des art. 87 al. 1 LPA et 1 et 2 du règlement sur les frais, 
émoluments et indemnités en procédure administrative du 30 juillet 1986 (RFPA 
– E 5 10.03), le recourante, qui obtient gain de cause, est exonéré de tout 
émolument. Son avance de frais de CHF 500.- lui sera restituée. 

25. Non assisté d'un mandataire professionnel, aucune indemnité de procédure ne lui 
sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%205%2010.03

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PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

DE PREMIÈRE INSTANCE 

1. déclare recevable le recours interjeté le 28 février 2023 par Monsieur A______ 
contre la décision de l'office cantonal des véhicules du 17 février 2023 ; 

2. l'admet; 

3. ordonne la restitution au recourant de l’avance de frais de CHF 500.- ; 

4. dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

5. dit que, conformément aux art. 132 LOJ, 62 al. 1 let. a et 65 LPA, le présent 
jugement est susceptible de faire l'objet d'un recours auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (10 rue de Saint-Léger, case postale 1956, 
1211 Genève 1) dans les trente jours à compter de sa notification. L'acte de 
recours doit être dûment motivé et contenir, sous peine d'irrecevabilité, la 
désignation du jugement attaqué et les conclusions du recourant. Il doit être 
accompagné du présent jugement et des autres pièces dont dispose le recourant. 

Au nom du Tribunal : 

La présidente 

Gwénaëlle GATTONI 

 

Copie conforme de ce jugement est communiquée aux parties. 

Genève, le  Le greffier