# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a88c26bf-e82f-5487-ba69-8bd1aca29935
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-07-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.07.2010 A/807/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-807-2010_2010-07-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Eugen MAGYARI, 

Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/807/2010 ATAS/755/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 8 juillet 2010 

En la cause 

Monsieur H_____________, domicilié à GENÈVE 

Madame H_____________, domiciliée à ONEX 

 

 

demandeurs 

contre 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, case postale, 
8036 ZURICH 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE 
CANTONALE VAUDOISE, case postale 300, 1001 LAUSANNE 

défenderesses 

 

 

   
 A/807/2010 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 28 mai 2009, la 4ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame H_____________, née I_____________ en 1973, 
et Monsieur H_____________, né en 1972, lesquels s’étaient mariés en date du 14 
octobre 2000.  

2. Au chiffre 9 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a 
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 10 juillet 2009, a été transmis d'office 
au Tribunal de céans le 9 mars 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 
institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le  
14 octobre 2000 et le 10 juillet 2009. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu, après consultation du rassemblement de ses 
comptes individuels :  

- qu’au moment du mariage et jusqu’au mois de septembre 2000, le demandeur 
a été affilié à la CAISSE INTER-ENTREPRISES DE PRÉVOYANCE 
PROFESSIONNELLE (CIEPP ; cf. leur courrier du 7 mai 2010) ; que son 
avoir s’élevait, au moment du mariage, à 277 fr., ce qui représentait, au 
moment de l’entrée en force du divorce, compte tenu des intérêts courus durant 
la durée du mariage, une somme de 356 fr. 35 ; que la totalité de l’avoir du 
demandeur a été transférée à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE ;  

- que le demandeur a ensuite traversé une période de chômage ;  

- qu’en parallèle, il a apporté des affaires à la société X_____________ S.A. 
Lausanne mais sans cotiser au 2ème pilier dans la mesure où il était considéré 
comme indépendant (cf. courrier de l’entreprise du 19 mai 2010) ; 

- que de février 2003 à juillet 2006, le demandeur a été affilié à la 
FONDATION DE PRÉVOYANCE POUR LE PERSONNEL DE LA CSS 
ASSURANCE (cf. courrier de la CSS du 24 mars 2010) ; que son avoir a 
ensuite été transmis à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE ;    

- que l’avoir accumulé auprès de la FONDATION INSTITUTION 
SUPPLÉTIVE  s’élevait, au moment de l’entrée en force du divorce, à 
19'417 fr. 75 (cf. courrier de l’institution du 7 avril 2010) ; 

- que le demandeur s’est ensuite à nouveau retrouvé au chômage ;  

 

 

   
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3/6 

- que de janvier à avril 2008 et de janvier à décembre 2009, le demandeur a 
travaillé ponctuellement, sur appel, pour l’entreprise CAR SERVICES 
LIMOUSINES SA, sans réaliser un revenu suffisant pour être soumis à 
cotisations (cf. courrier de l’entreprise du 17 mai 2010). 

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses 
comptes individuels :  

- qu’au moment du mariage et jusqu’au 31 octobre 2003, elle a été affiliée à la 
CAISSE DE PENSION DE LA SOCIÉTÉ SUISSE DE PHARMACIE (cf. leur 
courrier du 19 mars 2010) ;  que cette dernière s’est vu transférer un montant 
de 151 fr. 20 en date du 15 mai 1998, en provenance d’une autre fondation ; 
qu’au moment du mariage, le montant de l’avoir de la demanderesse s’élevait à 
5'014 fr. 20 ; que l’intégralité de l’avoir de la demanderesse a ensuite été 
transmis à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE ;   

- que la demanderesse a ensuite traversé une période de chômage ;  

- que de juillet 2005 à juillet 2007, elle a une nouvelle fois été affiliée à la 
CAISSE DE PENSION DE LA SOCIÉTÉ SUISSE DE PHARMACIE (cf. leur 
courrier du 19 mars 2010) ;  que cette dernière a ensuite une fois encore 
transmis son avoir à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE ;   

- que de mars à août 2008, la demanderesse a été affiliée à la fondation de libre 
passage de la banque cantonale vaudoise à Lausanne (cf. leur courrier du 14 
mai 2010), laquelle a transféré son avoir sur un compte de libre passage de la 
Fondation ; que cet avoir s’élevait à 1'797 fr. 65 au moment de l’entrée en 
force du divorce (cf. courrier de la BCV du 26 mai 2010) ; 

- que l’avoir accumulé par la demanderesse auprès de la FONDATION 
INSTITUTION SUPPLÉTIVE s’élevait, au moment de l’entrée en force du 
divorce, à 16'291 fr. 79 (cf. courrier de l’institution du 29 mars 2010), étant 
précisé que le montant de l’avoir accumulé au moment du mariage 
(5'014 fr. 20, cf. supra) représentait alors, compte tenu des intérêts courus 
durant le mariage, la somme de 5'795 fr. 71. 

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

 

 

   
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4/6 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, le 14 octobre 2000, date du mariage, d’autre part le 10 
juillet 2009, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 19'061 fr. 40 (19'417.75 - 356.35) tandis que celle acquise par 
la demanderesse atteint la somme de 12'293 fr. 75 (16'291.80 + 1'797.65 - 
5'795.70), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 9'530 fr. 70 
(19'061.40 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 6'146 fr. 90 (12'293.75 : 2), de sorte 

 

 

   
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que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de 
3'383 fr. 80 (9'530.70 - 6'146.90). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

   
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6/6 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE  à transférer, du compte de 
Monsieur H_____________, la somme de 3'383 fr. 80 à la FONDATION DE 
LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE VAUDOISE en faveur de 
Madame H_____________, née I_____________, ainsi que des intérêts 
compensatoires au sens des considérants, dès le 11 juillet 2009 jusqu'au moment 
du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le