# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 76ebe6ec-b11a-54ba-bfc7-bd348109ecfa
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-05-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 24.05.2016 AC/1027/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-1027-2016_2016-05-24.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli recommandé du commis-greffier du 25 mai 2016 

 

R É P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/1027/2016 DAAJ/72/2016 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DÉCISION DU MARDI 24 MAI 2016 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Madame A______, domiciliée c/o ______, Genève, 

représentée par Me Raphaël REY, avocat, Banna & Quinodoz, avocats, rue Verdaine 15, 
1204 Genève, 

 

contre la décision du 18 avril 2016 du Vice-président du Tribunal civil. 

 

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AC/1027/2016 

EN FAIT 

A. Le 6 avril 2016, A______ (ci-après : la recourante) a sollicité l'assistance juridique pour 
une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. 

B. Par décision du 18 avril 2016, notifiée le 2 mai 2016, le Vice-président du Tribunal civil 
a rejeté la requête précitée. En substance, il a été retenu que la recourante remplissait la 
condition d'indigence, mais que son époux disposait d'une fortune mobilière de plus de 
113'000 Euros, de sorte qu'elle devait requérir judiciairement une proviso ad litem de la 
part de celui-ci avant de solliciter l'assistance juridique. 

C. a. Recours est formé contre cette décision, par acte déposé le 6 mai 2016 au greffe de la 
Cour de justice. La recourante conclut à l'annulation de la décision entreprise et à 
l'octroi de l'assistance juridique pour la procédure susmentionnée, avec effet au 6 avril 
2016. 

La recourante produit des pièces nouvelles et allègue des faits qui n'ont pas été portés à 
la connaissance du premier juge, soit notamment qu'elle ne connaît pas l'adresse de son 
mari. 

b. Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations. 

EN DROIT 

1. 1.1. La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice 
en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 121 CPC et art. 21 al. 3 LaCC), 
compétence déléguée au vice-président soussigné (art. 29 al. 5 LOJ ; arrêt du Tribunal 
fédéral 2D_6/2012 du 31 juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est introduit 
auprès de l'instance de recours (art. 321 al. 1 CPC) dans un délai de dix jours (art. 321 
al. 2 CPC et 11 RAJ). 

1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. 

1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 121 CPC), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ). Il appartient en particulier au 
recourant de motiver en droit son recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus 
par l'instance inférieure (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., n. 2513-2515). 

2. Les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables dans le cadre d'un 
recours (art. 326 al. 1 CPC). 

Par conséquent, les allégués de faits et les pièces nouvelles ne seront pas pris en 
considération. 

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AC/1027/2016 

3. 3.1. L'octroi de l'assistance juridique est notamment subordonné à la condition que le 
requérant soit dans l'indigence (art. 29 al. 3 Cst. et 117 let. a CPC). 

Une personne est indigente lorsqu'elle ne peut assurer les frais liés à la défense de ses 
intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa 
famille (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 128 I 225 consid. 2.5.1). 

L'indigence s'apprécie en fonction de l'ensemble des ressources du recourant, dont ses 
revenus, sa fortune et ses charges, tous les éléments pertinents étant pris en 
considération (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 124 I 1 consid. 2a ; 120 Ia 179 consid. 3a). 
La situation économique existant au moment du dépôt de la requête est déterminante 
(ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; ATF 120 Ia 179 consid. 3a). 

Les ressources effectives des personnes qui ont à l'égard du requérant une obligation 
d'entretien, soit notamment le conjoint, doivent être prises en compte, le devoir de l'État 
d'accorder l'assistance juridique étant subsidiaire à l'obligation d'assistance et d'entretien 
prévue par le droit de la famille (ATF 138 III 672 consid. 4.2.1 ; 119 Ia 11 consid. 3a). 

La partie qui ne dispose pas des moyens suffisants pour assumer les frais d'un procès, 
mais dont le conjoint est en mesure de prendre en charge ces frais, ne peut pas requérir 
de l'État l'octroi de l'assistance judiciaire. De jurisprudence constante, le devoir de l'État 
d'accorder l'assistance judiciaire à un plaideur impécunieux dans une cause non dénuée 
de chances de succès est subsidiaire par rapport aux obligations d'assistance découlant 
du droit de la famille. Comme il a été jugé en matière d'assistance judiciaire (ATF 138 
III 163), la requête de provisio ad litem suspend le délai imparti pour payer l'avance de 
frais judiciaires et, en cas de rejet de cette requête, le tribunal doit accorder un délai 
supplémentaire pour effectuer cette avance (ATF 138 III 672 consid. 4.2.1). 

3.2. En l'espèce, l'ensemble des griefs formulés par la recourante sont fondés sur des 
faits irrecevables dans le cadre de la présente procédure de recours, de sorte qu'il ne sera 
pas entré en matière sur ceux-ci. 

Compte tenu des faits portés à sa connaissance, c'est à juste titre que le premier juge a 
considéré que la recourante devait solliciter l'octroi d'une provisio ad litem avant de 
pouvoir prétendre au bénéfice de l'assistance juridique, dès lors qu'il apparaît que son 
mari dispose d'une fortune mobilière de plus de 113'000 Euros. 

Partant, le recours, infondé, sera rejeté. 

4. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). 

* * * * * 

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AC/1027/2016 

PAR CES MOTIFS, 

LE VICE-PRÉSIDENT DE LA COUR : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre la décision rendue le 18 avril 2016 
par le Vice-président du Tribunal civil dans la cause AC/1027/2016. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires pour le recours. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ en l'Étude de Me Raphaël REY 
(art. 137 CPC). 

Siégeant : 

Monsieur Jean-Marc STRUBIN, vice-président; Monsieur David VAZQUEZ, commis-greffier. 

 

Le vice-président : 

Jean-Marc STRUBIN 

 Le commis-greffier : 

David VAZQUEZ 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière civile; la qualité et 

les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours constitutionnels 

subsidiaires; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 

90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification 

de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours 

ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.