# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8d319fde-6bf4-5f96-9856-48dc3497f027
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-11-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.11.2006 A/629/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-629-2006_2006-11-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris WANGELER, Présidente; Juliana BALDE et Isabelle DUBOIS, Juges 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/629/2006 ATAS/1076/2006 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 1 

du 30 novembre 2006 
 

 

 

En la cause 

 

 

 

Madame C__________, domiciliée , à ATHENAZ (AVUSY), 

représentée par Maître Cornélia TINGUELY du GROUPE SIDA 

GENEVE,  

 

recourante 

 

 

 

contre 

 

 

 

PROVITA ASSURANCE MALADIE, sise Brunngasse 4  

à WINTERTHUR 

 

intimée 

 

 

 

 

 

A/629/2006 

- 2/10 - 

EN FAIT 

1. Madame C__________, née le 1973, est assurée auprès de PROVITA 

ASSURANCE MALADIE (ci-après l'assurance) au titre de l'assurance-maladie 

obligatoire selon la loi fédérale sur l’assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal).  

Son médecin traitant, le Dr A__________, a déposé pour elle une demande le 11 

mars 2005 visant à obtenir la prise en charge d'un traitement chirurgical de 

l'adiposité "en raison du facteur de risque que représente son obésité pour sa santé 

future notamment au point de vue cardio-vasculaire et après avoir épuisé les 

traitements comportementaux". Il est précisé que son poids est de 107 kg pour 

162 cm. 

2. Le 25 avril 2005, l'assurance a rejeté la demande, au motif que les conditions de 

l'art. 1.1, de l'annexe 1 de l'ordonnance sur les prestations de l'assurance de soins 

(OPAS) de la LAMal n'étaient pas remplies. L'assurance a confirmé sa position le 

30 mai 2005. 

3. L'assurée, représentée par le GROUPE SIDA GENEVE, a formé opposition le 28 

juin 2005 contre le refus de prise en charge de l'intervention chirurgicale.  

Par courrier du 15 août 2005, l'assurance a requis de l'assurée des informations 

supplémentaires sur la date, le lieu et le genre de l'intervention envisagée. Les 

4 octobre, 14 novembre et 15 décembre 2005, l'assurée y a partiellement répondu. 

4. Par décision sur opposition du 17 janvier 2006, l'assurance a confirmé son refus. 

Elle s'est fondée sur l'avis de son médecin conseil, selon lequel les conditions 

décrites aux lettres e, voire d de l'art. 1.1 de l'annexe 1 OPAS ne sont pas réalisées. 

5. L'assurée a interjeté recours le 20 février 2006 contre ladite décision sur opposition. 

Elle rappelle qu'elle a poursuivi assidûment divers régimes, et consulté plusieurs 

médecins, une diététicienne et une nutritionniste, qu'elle présente un BMI de 

40,8 kg/ m
2
, et qu'elle souffre d'une stérilité avec hyperandrogénisme selon analyses 

effectuées le 27 juin 2005 auprès du laboratoire bioanalytique Riotton.  

Elle précise qu'elle a dûment informé l'assurance par courrier du 6 février 2006 que 

le médecin qui aurait dû procéder à l'intervention était décédé, qu'elle avait dès lors 

consulté un autre chirurgien, le Dr B__________, lequel préconisait une 

intervention chirurgicale différente, soit un "By Pass" au lieu de la pose d'un anneau 

gastrique, afin d'éviter tout risque de nécrose. Elle considère que les conditions 

prévues à l'art. 1.1. sont réalisées. S'agissant plus particulièrement de la lettre d, elle 

précise que les différents traitements qu'elle a suivis lui ont permis de perdre du 

poids, à certaines reprises plus de 16%, mais que cette perte pondérale n'a pas été 

 

 

 

 

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maintenue au-delà de quelques mois, à telle enseigne qu'elle a même repris plus de 

kilogrammes qu'elle n'en avait perdus. 

6. Dans sa réponse du 21 mars 2006, l'assurance fait état de ce qu'elle avait demandé 

par courriers des 15 août et 6 décembre 2005 des renseignements complémentaires 

à l'assurée, en vain. Elle considère ainsi qu'il serait irrecevable du point de vue de la 

procédure de tenir compte de documents fournis ultérieurement à sa décision sur 

opposition du 17 janvier 2006. Selon elle, la preuve d'un traitement médical 

ininterrompu de deux ans dans le but d'une perte de poids et de l'absence de résultat 

positif, ainsi que d'une stérilité en relation avec un hyperandrogénisme n'a pas été 

apportée, les résultats du laboratoire bioanalytique Riotton, ainsi que le rapport de 

la Dresse C__________ n'ayant pas été produits en temps utile.  

Dans son certificat du 17 février 2006, la Dresse C__________ avait posé le 

diagnostic de stérilité avec hyperandrogénisme et ovaires polykystiques.  

7. Le 24 avril 2006, l'assurée déclare qu'elle avait informé l'assurance qu'elle 

produirait dès réception le résultat des analyses effectuées par la Dresse 

C__________. Elle fait par ailleurs valoir que la lettre d de l'art. 1.1. a une nouvelle 

teneur applicable depuis le 1
er

 janvier 2005. La condition d'un traitement 

ininterrompu de deux ans a été remplacée par "un traitement amaigrissant dont la 

durée totale est d'au moins deux ans". L'assurée précise enfin que l'intervention 

envisagée se déroulera à l'Hôpital cantonal de Genève et que les coûts seront limités 

au minimum.  

8. Dans sa duplique du 12 mai 2006, l'assurance persiste à considérer que la 

production ultérieure des documents manquants dans le cadre de la procédure de 

recours doit se voir accorder une appréciation correspondant au niveau de la 

procédure. Elle rappelle par ailleurs la jurisprudence du TFA selon laquelle les 

efforts d'amaigrissement d'ordre commercial ont été qualifiés d'insuffisants au sens 

de l'art. 1.1. de l'annexe OPAS. Elle signale enfin que les coûts de l'intervention 

prévue doivent être estimés approximativement à 25'000 fr. (assurance en semi 

privé). 

9. Le courrier de l'assurance a été transmis à l'assurée pour information. 

10. Le Tribunal de céans a invité l'assurée à indiquer, pour chacun des régimes 

amaigrissants qu'elle avait suivis, la période durant laquelle elle s'y était astreinte, 

en quoi il consistait, qui l'avait prescrit et qui en contrôlait le suivi et les résultats 

obtenus.  

Par courrier du 18 septembre 2006, l'assurée a ainsi fourni les renseignements 

suivants :  

 

 

 

 

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- 4/10 - 

- "de juillet 1996 à août 1997, traitement chez Madame V__________, 

diététicienne, envoyée par le Dr. D__________ qui la suivait). L'assurée a perdu 

10 kg qu'elle a repris alors qu'elle mangeait normalement, sans excès.  

 Madame V__________ n'exerce plus.  

- De juin 1998 à décembre 1998, traitement auprès du Dr E__________, médecin 

psychiatre spécialisé dans le problème de l'obésité. Traitement hypocalorique, 

suivi par le Dr E__________. Perte de 5 kg entièrement repris dès reprise d'une 

alimentation normale et équilibrée, sans excès. 

- De juin 2003 à décembre 2003, traitement médicamenteux (entre autres pilules 

"qui mangent les graisses"). Traitement prescrit et suivi par le Dr F__________, 

médecin gynécologue. 

 Perte de 5 kg, repris.  

- Deux fois 8 mois de suivi Weight-Watchers. Programme alimentaire et suivi par 

séance auprès de Weight-Watchers. La première fois, perte de 15 kg et la 

deuxième, de 18 kg, mais dès l'interruption de ce "régime", reprise des kilos 

perdus et même plus.  

- L'assurée a également suivi divers régimes d'elle-même, notamment en 

consommant des substituts de repas vendus en pharmacie (entre autres sous 

forme de poudre à diluer dans de l'eau et à consommer en lieu et place des 

repas). Pendant la durée où l'assurée consommait ces substituts de repas, elle 

perdait quelques kilos, mais dès la reprise d'une alimentation "normale" (saine, 

équilibrée, sans aucun excès), elle a repris les kilos perdus, voire plus".  

11. Invitée à se déterminer, la caisse relève, par courrier du 20 octobre 2006, que 

l'assurée présente pour la première fois des documents pour justifier qu'elle a eu 

recours à un traitement médical dans le but de perdre du poids, que toutefois les 

mesures prises se limitent à de courts épisodes de quelques mois et que le 

programme Weight-Watchers de même que les efforts fournis personnellement ne 

correspondent pas aux critères légaux d'un traitement médical. Elle conclut ainsi au 

rejet du recours. 

12. Ce courrier a été transmis à l'assurée et la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès 

le 1
er

 août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, 

dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 

let. r et 56 T LOJ).  

 

 

 

 

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- 5/10 - 

Suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 

27 janvier 2004 (ATF 130 I 106), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, 

une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances 

sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de 

l’élection de nouveaux juges assesseurs. 

2. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 4 LOJ, le Tribunal cantonal des 

assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 

de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 8 octobre 

2000 (LPGA) qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-maladie du 18 mars 

1994 (LAMal). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

3. La loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 

2000 (LPGA) est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification 

de nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le 

plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la lumière 

du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où 

les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 230 consid. 1.1; 

335 consid. 1.2; ATF 129 V 4 consid. 1.2; ATF 127 V 467 consid. 1, 126 V 136 

consid. 4b et les références). Les règles de procédure quant à elles s'appliquent sans 

réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 93 consid. 6b, 112 V 360 

consid. 4a; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b). La LPGA s’applique donc au 

cas d’espèce. 

4. Interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 56 

et 60 LPGA). 

5. Le litige porte sur le droit de l'assurée à la prise en charge d'un traitement 

chirurgical de l'adiposité ("by-pass")  

6. Selon l'art. 25 LAMal, l’assurance obligatoire des soins assume le coût des 

prestations qui servent à diagnostiquer ou à traiter une maladie et ses séquelles. Ces 

prestations comprennent notamment les analyses, médicaments, moyens et 

appareils diagnostiques ou thérapeutiques prescrits par un médecin ou, dans les 

limites fixées par le Conseil fédéral, par un chiropraticien. Les prestations 

mentionnées à l'art. 25 LAMal doivent être efficaces, appropriées et économiques. 

L'efficacité doit être démontrée selon des méthodes scientifiques (art. 32 al. 1 

LAMal). L'efficacité, l'adéquation et le caractère économique des prestations sont 

réexaminés périodiquement (art. 32 al. 2 LAMal).  

Aux termes de l'art. 33 al. 1 LAMal, le Conseil fédéral peut désigner les prestations 

fournies par un médecin ou un chiropraticien, dont les coûts ne sont pas pris en 

charge par l’assurance obligatoire des soins ou le sont à certaines conditions. Cette 

 

 

 

 

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disposition se fonde sur la présomption que les médecins et chiropraticiens 

appliquent des traitements et mesures qui répondent aux conditions posées par 

l'art. 32 al. 1 LAMal (ATF 125 V 28, consid. 5b). Il incombe ainsi au Conseil 

fédéral de dresser une liste (négative) des prestations qui ne répondraient pas à ces 

critères ou qui n'y répondraient que partiellement ou sous conditions.  

A l'art. 33 de l'Ordonnance sur l'assurance-maladie du 27 juin 1995 (OAmal) et 

comme l'y autorise l'art. 33 al. 5 LAMal, le Conseil fédéral a délégué à son tour 

cette compétence au Département fédéral de l'intérieur qui en a fait usage en 

promulguant le 29 septembre 1995 l'Ordonnance sur les prestations dans l'assurance 

obligatoire des soins en cas de maladie (OPAS). Cette ordonnance détermine 

notamment les prestations visées par l'art. 33 let. a et c OAmal, disposition qui 

reprend textuellement les règles posées aux alinéas 1 et 3 de l'art. 33 LAMal, dont 

l'assurance-maladie obligatoire des soins prend en charge les coûts avec ou sans 

conditions ou ne les prend pas en charge. La liste (négative) des prestations, soit de 

celles qui ne sont pas prises en charge par l'assurance-maladie ou ne le sont que 

sous conditions figure ainsi à l'annexe 1 OPAS (art. 1 OPAS; ATF 125 V 29, 

consid. 5b).  

Comme l'a jugé le TFA, la réglementation nouvelle de la LAMal repose donc sur le 

principe de la liste. Ayant pour but de fixer précisément le catalogue légal des 

prestations, ce principe de la liste découle d'un système voulu par le législateur 

selon l'art. 34 LAMal comme complet et contraignant dès lors qu'il s'est agi d'une 

assurance obligatoire financée en principe par des primes égales (art. 76 LAMal). 

En dehors de ces listes, il n'y a pas d'obligation de prise en charge par la caisse-

maladie, à tout le moins en ce qui concerne les prestations énumérées 

conformément à l'art. 33 al. 1 LAMal (ATF 130 V 540; 129 V 167, consid. 5b). 

Selon l'art. 1.1 de l'annexe 1 OPAS, teneur en vigueur au 1
er

 janvier 2005, le 

traitement chirurgical de l'obésité (Roux en Y Gastric By Pass, Gastric Banding, 

Vertical Banded gastro-plasty) est obligatoirement remboursé si les conditions 

suivantes sont réalisées: 

a) après en avoir référé au médecin-conseil; 

b) le patient ne doit pas avoir plus de 60 ans; 

c) le patient présente un indice de masse corporelle (BMI) de plus de 40; 

d) une thérapie appropriée de deux ans n'a pas eu de succès; 

e) le patient souffre en outre d'une des maladies suivantes : hypertension artérielle 

mesurée à l'aide d'un brassaud large; diabète sucré; syndrome d'apnées du 

sommeil; dyslipémie; affections dégénératives invalidantes de l'appareil 

 

 

 

 

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locomoteur; coronaropathie; stérilité avec hyperandrogénisme; ovaires 

polykystiques chez patiente en âge de procréer; 

f) l'opération doit être exécutée dans un centre hospitalier disposant d'une équipe 

interdisciplinaire et expérimentée en chirurgie, psychothérapie, conseils 

nutritionnels et médecine interne; 

g) l'hôpital doit tenir un registre d'évaluation uniforme fondé sur des données 

quantitatives et statistiques des coûts. 

7. En l'espèce, il n'est pas contesté que les conditions décrites aux lettres a, b, c, f et g 

sont réalisées. 

L'assurance a refusé la prise en charge du traitement chirurgical demandé au motif 

que selon son médecin-conseil, les conditions décrites aux lettres d et e ne le sont 

pas. Elle estime en effet qu'une thérapie appropriée amaigrissante de deux ans sans 

effet n'a pas été suivie (lettre d) et qu'il manque une comorbidité (lettre e).  

8. S'agissant de la lettre e, l'assurance a relevé que l'assurée avait produit tardivement 

certains des documents demandés, plus particulièrement celui attestant des résultats 

d'analyse concernant la stérilité avec hyperandrogénisme, et ceux qui auraient pu 

établir l'inefficacité d'un traitement amaigrissant ininterrompu pendant deux ans. 

Elle considère qu'il y a dès lors lieu de les écarter de la procédure.  

L'assurée a toutefois expliqué pour quelles raisons elle n'avait pu donner toutes les 

indications requises en temps utile.  

Elle souligne notamment que le résultat des analyses a été dûment communiqué à 

l'assurance le 18 juillet 2005, que la Dresse C__________ n'avait établi son rapport 

que le 17 février 2006, bien qu'elle le lui ait demandé à plusieurs reprises.  

Rien ne justifie dès lors de ne pas tenir compte de tous les documents produits par 

l'assurée dans la mesure où ils ne portent pas sur des faits survenus postérieurement 

à la décision litigieuse, dont on n'aurait pas à tenir compte (ATF 121 V 366). Il est 

au surplus rappelé que la procédure est soumise à la maxime d'office.  

Il appert ainsi des résultats d'analyses du laboratoire Riotton ainsi que du certificat 

de la Dresse C__________ que l'assurée souffre d'une stérilité avec 

hyperandrogénisme et ovaires polykystiques. La comorbidité exigée par la lettre e 

est dès lors présente.  

9. Reste à examiner la lettre d.  

Il y a préalablement lieu de relever que selon l'ancienne teneur de cette disposition, 

abrogée le 1
er

 janvier 2005, le traitement amaigrissant devait avoir été ininterrompu 

pendant deux ans.  

 

 

 

 

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Les milieux intéressés avaient considéré que l'exigence d'un régime approprié 

ininterrompu de deux ans n'était pas réalisable. Le Swiss Study Group for Morbid 

Obesity (SMOB) créé en 1996, qui entend assumer un rôle de conseiller auprès de 

la commission fédérale des prestations pour l'élaboration des recommandations 

concernant les prestations obligatoire dans le domaine du traitement chirurgical de 

l'obésité, a salué la nouvelle version et a formulé des propositions concrètes pour 

l'interprétation de cette lettre d. Il considère ainsi que valent comme traitement 

adéquat :  

1. conseils nutritionnels par les médecins (y compris les généralistes) ou un 

diététicien diplômé et/ou 

2. traitement comportemental y compris la psychothérapie et/ou 

3. régime hypocalorifique et/ou 

4. programme d'exercice physique et/ou 

5. traitement médicamenteux et/ou 

6. un traitement approprié peut également être réalisé indépendamment de la 

couverture de l'assurance-maladie (financé directement par le malade).  

Il définit le traitement inefficace comme étant un traitement amaigrissant approprié 

dont la durée totale (additive) est d'au moins deux ans et si 24 mois après son début 

une perte pondérale minimum de 16% n'a pas été atteinte ou maintenue. Ces deux 

années de traitement conservateur peuvent se diviser en différents programmes 

appropriés répondant aux définitions ci-dessus. Pour être pris en compte un 

segment thérapeutique doit durer au minimum un mois (cf. Bulletin des médecins 

suisses, 2005 p. 1452 et ss.) 

Dans un arrêt K 181/05, le TFA a eu l'occasion de décrire ce qu'il fallait entendre 

par une thérapie appropriée au sens de l'art. 1.1 de l'annexe 1 OPAS. Ce sont celles 

qui sont suivies sous contrôle médical, de sorte que l'assiduité puisse être vérifiée. 

La démarche doit être cohérente : il ne s'agit pas d'interrompre prématurément les 

régimes entrepris. Les diètes de type commercial auxquelles l'assuré s'astreint sans 

prescription, ni contrôle médical, ne peuvent être prises en considération.  

10. Le Tribunal de céans constate que la définition d'un traitement amaigrissant au sens 

de la lettre d donnée d'une part par le TFA, d'autre part par le SMOB sont 

parfaitement compatibles. Il s'agit de déterminer si les régimes suivis par l'assurée 

répondent à ces définitions.  

L'assurée allègue avoir recouru aux conseils d'une diététicienne, d'une 

nutritionniste, avoir suivi les régimes hypocaloriques Weight Watchers, la thérapie 

du Dr E__________, et le traitement médicamenteux du Dr F__________.  

 

 

 

 

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- 9/10 - 

Sur demande expresse du Tribunal de céans, elle a indiqué avoir été suivie par le Dr 

D__________ de juillet 1996 à août 1997, par le Dr E__________ de juin à 

décembre 1998 et par le Dr F__________ de juin à décembre 2003 et par le Dr 

A__________ sans date précise. Seules ces périodes, durant lesquelles elle a suivi 

une thérapie sous contrôle médical, peuvent être prises en considération. Les 

régimes auxquels elle s'est astreinte, soit d'elle-même, soit selon la méthode 

préconisée par Weight Watchers, doivent en effet être qualifiés de diètes de type 

commercial au sens de la jurisprudence du TFA susmentionnée, lesquelles ne 

peuvent être retenues comme thérapies en application de la lettre d. 

Il y a ainsi lieu de constater que l'assurée a été suivie sous contrôle médical durant 

une année, puis durant deux fois sept mois. Si l'on additionne les diverses périodes 

de régime mises bout à bout, ainsi que le préconise le SMOB, un total de plus de 

deux ans est obtenu (12 mois + 7 mois + 7 mois). Entre chaque traitement toutefois, 

se sont écoulées des périodes de plusieurs mois, voire de plusieurs années. Il s'agit 

dès lors de déterminer si des interruptions aussi importantes intervenues entre deux 

traitements seraient de nature à empêcher que l'on puisse parler d'une thérapie 

appropriée de deux ans sans succès au sens de l'art. 1.1 lettre d de l'annexe 1 OPAS.  

Le TFA a à cet égard insisté, dans l'arrêt susmentionné, sur le caractère cohérent 

que devait revêtir la démarche entreprise par l'assuré afin de perdre du poids.  

Or en l'espèce, l'assurée n'a jamais interrompu de façon prématurée un régime 

amaigrissant. Elle s'y est au contraire tenue durant une longue période à trois 

reprises. Elle a ainsi fait preuve de sérieux et d'assiduité. Force est de relever qu'elle 

a fait des efforts méritoires dans le but qu'elle s'était fixé. Elle n'est par ailleurs pas 

restée inactive entre les régimes sous contrôle médical. Elle s'est au contraire 

astreinte à suivre la méthode Weight Watchers par exemple qui lui a permis de 

maigrir, mais à la fin de laquelle elle a repris du poids. On ne saurait dans ces 

conditions considérer que les démarches qu'elle a entreprises manquent de 

cohérence dans leur ensemble au sens où l'entend le TFA. On ne voit pas du reste 

qu'on puisse exiger d'elle qu'elle suive encore d'autres régimes avant de pouvoir être 

mise au bénéfice de l'intervention chirurgicale souhaitée.  

 Aussi, le recours doit-il être admis.  

 

 

 

 

 

 

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- 10/10 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

(conformément à la disposition transitoire de l’art. 162 LOJ) 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L'admet. 

3. Condamne l’intimée à verser à la recourante la somme de 1'500 fr., à titre de 

participation à ses frais et dépens. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au 

Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois 

exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer 

exactement quelle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la décision 

attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette autre 

décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire ne 

contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le 

Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu’il 

devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens 

de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l’enveloppe dans 

laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ). 

 

La greffière 

 

 

Marie-Louise QUELOZ 

 La Présidente : 

 

 

Doris WANGELER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le