# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b64d0507-620d-5ce4-bcf8-a28f41b8cea0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-07-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 19.07.2019 C/30140/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-30140-2018_2019-07-19.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, ainsi qu'à l'Office des faillites, à l'Office 

des poursuites, au Registre foncier, par plis recommandés et au Tribunal de première 

instance le 26.07.2019. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/30140/2018 ACJC/1105/2019 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 19 JUILLET 2019 

Entre 

A______ SA EN LIQUIDATION, sise ______ (GE), recourante contre un jugement 
rendu par la 22ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 2 mai 

2019, comparant par Me Hervé Crausaz, avocat, rue du Mont-Blanc 3, case postale 

1363, 1211 Genève 1, en l'étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

OFFICE DU REGISTRE DU COMMERCE, p.a. Mme B______, rue du Puits-Saint-
Pierre 4, 1204 Genève, intimé, comparant en personne. 

 

 

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C/30140/2018 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/6226/2019 du 2 mai 2019, reçu par A______ SA le 8 mai 
2019, le Tribunal a rejeté la requête de restitution du délai pour demander la 

motivation du jugement du Tribunal du 11 février 2019 formée par A______ SA 

le 27 mars 2019 (ch. 1 du dispositif), mis à charge de cette dernière les frais 

judiciaires arrêtés à 300 fr., compensés avec l'avance versée par A______ SA  

(ch. 2) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3). 

B. a. Le 20 mai 2019, A______ SA a formé recours contre ce jugement, concluant à 
ce que la Cour l'annule, constate que les conditions d'une restitution de délai pour 

demander un jugement de faillite motivé sont remplies et ordonne au Tribunal de 

rendre la motivation du jugement JTPI/2342/2019 du 11 février 2019. 

 b. Le 28 juin 2016, l'OFFICE DU REGISTRE DU COMMERCE s'est rapporté à 
justice sur l'issue du recours. 

 c. Les parties ont été informées le 3 juillet 2019 de ce que la cause était gardée à 
juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. A______ SA, inscrite au Registre du commerce de Genève le ______ 2013, a 
un capital social de 100'000 fr. A teneur de l'inscription figurant au Registre 

précité, son adresse est le [no.] ______, rue 1______, [code postal] Genève. 

 Elle allègue avoir changé d'adresse début février 2019. Elle ne produit cependant 
aucune pièce à l'appui de cette allégation. 

b. Le 20 décembre 2018, l'OFFICE DU REGISTRE DU COMMERCE a saisi le 
Tribunal d'une requête fondée sur l'art. 731b CO au motif que A______ SA 

présentait des carences dans l'organisation prévue par la loi en raison du fait 

qu'elle n'avait pas de réviseur agréé. Il concluait à ce que le Tribunal prenne les 

mesures nécessaires. 

 Il a notamment joint à sa requête un courrier du 8 novembre 2017 et une 
sommation du 12 avril 2018 adressés à A______ SA à son adresse figurant au 

Registre du commerce, à savoir le [no.] ______, rue 1______, [code postal] 

Genève et lui enjoignant de prendre les mesures nécessaires à rétablir la situation 

légale. Ces envois avaient été retournés à l'OFFICE DU REGISTRE DU 

COMMERCE par la poste avec les mentions "non réclamés". L'Office précité a 

également produit la copie d'une sommation au sens de l'art. 154 ORC publiée 

dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC) du ______ 2018.  

 Cette sommation indique que A______ SA, qui présentait des carences dans 

l'organisation prescrite par la loi, était sommée de rétablir la situation légale dans 

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C/30140/2018 

les 30 jours faute de quoi l'OFFICE DU REGISTRE DU COMMERCE allait 

requérir du tribunal ou de l'autorité de surveillance qu'il prenne les mesures 

nécessaires selon l'art. 731b CO. 

 c. Le Tribunal a convoqué A______ SA par envoi recommandé à une audience 
qui s'est tenue le 11 février 2019. L'envoi, expédié le 4 janvier 2019, n'a pas été 

réclamé par sa destinataire. Il a été renvoyé à cette dernière par le Tribunal en pli 

simple le 22 janvier 2019, avec la mention selon laquelle cet envoi constituait une 

simple information, la notification étant valablement intervenue au terme du délai 

de garde postal en application de l'art. 138 al. 3 CPC. 

 d. Lors de l'audience du Tribunal du 11 février 2019, aucune des parties n'était 
présente ou représentée. 

 e. Par jugement non motivé JPTI/2342/2019 du 11 février 2019, le Tribunal, 
statuant par voie de procédure sommaire, a ordonné la dissolution de A______ 

SA, sa liquidation selon les dispositions applicables à la faillite et l'a condamnée 

aux frais judiciaires, fixés à 600 fr. 

 Ce jugement indique qu'une motivation est remise aux parties si l'une d'entre elles 

le demande dans un délai de 10 jours dès la communication de la décision. Si la 

motivation n'était pas demandée, les parties étaient considérées avoir renoncé à 

l'appel ou au recours (art. 239 al. 2 CPC).  

 L'envoi recommandé contenant ce jugement a été expédié à A______ SA le  

13 février 2019. Il n'a pas été réclamé par sa destinataire à l'expiration du délai de 

garde, fixé au 21 février 2019. Le 27 février 2019, le Tribunal a envoyé à 

A______ SA le jugement par pli simple, indiquant qu'il s'agissait d'une simple 

information. 

 f. Le 27 mars 2019, A______ SA a requis la motivation du jugement 
JTPI/2342/2019 du 11 février 2019, relevant qu'elle avait eu connaissance de son 

existence pour la première fois le 21 mars 2019 suite à une communication orale 

de l'Office des faillites. Subsidiairement, elle formait une requête tendant à ce que 

le Tribunal lui restitue un nouveau délai de 10 jours pour demander la motivation 

du jugement ordonnant sa dissolution et sa liquidation par voie de faillite et 

constate qu'elle a effectué l'acte omis dans les 10 jours dès la disparition de la 

cause du défaut. 

Elle a fait valoir qu'elle n'avait reçu ni la convocation à l'audience du 11 février 

2019, ni le jugement du même jour. La version écrite du jugement du 11 février 

2019 lui avait été communiqué le 27 mars 2019 par l'Office des faillites, par 

courrier électronique. 

Elle a ajouté que son siège ne se trouvait plus au [no.] ______, rue 1______ 

depuis février 2019. 

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C/30140/2018 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, 

l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC).  

 Le recours est recevable contre les décisions finales de première instance qui ne 
peuvent faire l'objet d'un appel (art. 319 let. a CPC). 

 S'agissant d'une affaire soumise à la procédure sommaire (art. 250 let. c ch. 6 

CPC), l'appel doit être introduit dans les dix jours à compter de la notification de 

la décision motivée (art. 314 al. 1 CPC). 

 Selon l'art. 149 CPC in fine, le tribunal statue définitivement sur la restitution. 

 Cela exclut en principe tout appel ou recours sur l'admission ou le rejet de la 

requête en restitution (TAPPY, in Commentaire romand, 2019, n. 12 ad art. 149 

CPC). 

 Le Tribunal fédéral a cependant admis que la décision de refus de restitution d'une 

autorité était susceptible d'appel ou de recours lorsque, par l'effet d'un délai de 

péremption, le refus entraînait la perte définitive du droit en cause. Ainsi, le refus 

de la restitution est une décision finale lorsque l'autorité de conciliation ou le 

tribunal de première instance a déjà clos la procédure et que la requête de la partie 

défaillante tend à la faire rouvrir (ATF 139 III 478 consid. 6.3). 

 1.2 En l'espèce, par sa requête de restitution, la société tend à faire rouvrir la 
procédure ayant conduit à sa dissolution. Ainsi, en application de la jurisprudence 

précitée, le refus de restitution du délai équivaut à une décision finale puisqu'il 

prive la société de la voie de droit dans le cadre de la procédure de première 

instance. 

 Il s'ensuit que la voie de l'appel ou du recours est ouverte. 

 La valeur litigieuse in casu est supérieure à 10'000 fr. puisqu'elle correspond à la 

valeur du capital-social de la société dissoute (arrêt du Tribunal fédéral 

4A_106/2010 du 22 juin 2010 consid. 6, non publié aux ATF 136 III 369). 

 Interjeté dans le délai prescrit par la loi, l'acte du 20 mai 2019 est recevable 

comme appel, étant précisé que l'intitulé erroné d'un acte de recours est 

simplement rectifié, lorsque cet acte remplit les conditions de recevabilité du 

recours qui aurait dû être interjeté, ce qui est le cas en l'espèce.  

2. Le Tribunal a rejeté la requête de restitution du délai pour demander la motivation 
du jugement du 11 février 2019 au motif que tant les envois de l'OFFICE DU 

https://intrapj/perl/decis/139%20III%20478
https://intrapj/perl/decis/4A_106/2010
https://intrapj/perl/decis/136%20III%20369

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C/30140/2018 

REGISTRE DU COMMERCE que ceux du Tribunal avaient valablement été 

adressés au siège de l'appelante figurant au Registre du commerce. Le prétendu 

déménagement de l'appelante, lequel n'était pas prouvé, ne constituait pas une 

excuse valable car le défaut lui était imputable et ne résultait pas d'une faute 

légère de sa part. En tout état de cause, les envois du Tribunal au siège précité 

étaient réputés notifiés en application de l'art. 138 al. 3 let. a CPC dans la mesure 

où ils faisaient suite à la publication de la sommation de l'OFFICE DU 

REGISTRE DU COMMERCE dans la FOSC, de sorte que l'appelante devait 

s'attendre à recevoir une notification du Tribunal. 

 L'appelante fait valoir que le fait de ne pas avoir annoncé sa nouvelle adresse au 
Registre du commerce constitue une faute légère. Elle avait une activité, était en 

bonne santé financière, et le prononcé de la faillite était catastrophique pour ses 

employés et ses clients ce dont le Tribunal n'avait, à tort, pas tenu compte.  

 2.1.1 Selon l'art. 148 CPC, le tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou 
citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la 

requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est 

imputable qu'à une faute légère (al. 1), la requête devant être présentée dans les 

dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (al. 2). 

2.1.2 A teneur de l'art. 138 al. 3 let. a CPC, une citation à une audience ou une 
décision est réputée notifiée, en cas d'envoi recommandé, lorsque celui-ci n'a pas 

été retiré à l'expiration du délai de sept jours à compter de l'échec de la remise 

lorsque le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification. 

Il faut s'attendre à recevoir une notification, notamment, dans une procédure en 

cours, c'est-à-dire lorsqu'un lien de procédure est créé. Celui-ci oblige les parties à 

se comporter selon les règles de la bonne foi, à savoir, entre autres, à veiller à ce 

que les décisions qui concernent la procédure puissent leur être notifiées. Cette 

obligation procédurale naît avec la création du lien de procédure et dure aussi 

longtemps que, pendant la procédure pendante, il faut s'attendre avec une certaine 

vraisemblance à la notification d'actes des autorités (arrêt du Tribunal fédéral 

4A_660/2011 du 9 février 2012 consid. 2.4.1 à 2.4.3). 

Le débiteur ne doit pas s'attendre à l'ouverture d'une procédure de mainlevée, 

respectivement à recevoir notification d'ordonnances en rapport avec cette 

procédure, du seul fait qu'il s'est vu notifier un commandement de payer et qu'il l'a 

frappé d'opposition. La fiction de notification ne s'applique dès lors pas pour le 

premier document qui doit être notifié au débiteur dans le cadre de la procédure de 

mainlevée (ATF 130 III 396 consid. 1.2.3, JdT 2005 II 87; arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_710/2010 du 28 janvier 2011 consid. 3.1; 5A_552/2011 du 10 octobre 

2011 consid. 2.1; 5D_130/2011 du 22 septembre 2011 consid. 2). 

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C/30140/2018 

La fiction de notification ne s'applique pas non plus, faute pour le destinataire 

d'avoir pu s'attendre à une notification, à l'avis de l'audience de faillite (art. 168 

LP). La commination de faillite ne crée pas un lien de procédure devant le juge de 

la faillite, de sorte qu'après la notification d'une commination de faillite, le 

débiteur ne saurait devoir s'attendre à recevoir un avis d'audience de faillite. Il est 

vrai qu'avant même la procédure, le débiteur pourrait devoir s'attendre avec une 

certaine vraisemblance à une réquisition de faillite, pour autant qu'il ne se soit pas 

écoulé trop de temps depuis la commination. Néanmoins, le devoir de se 

comporter conformément aux règles de la bonne foi, dont il résulte celui de veiller 

à ce que les communications des autorités en rapport avec une procédure puissent 

être notifiées au destinataire, ne naît qu'avec la litispendance (ATF 138 III 225 

consid. 3, JdT 2012 II 457). 

2.2 En l'espèce, contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal, la notification par voie 
édictale de la sommation de l'OFFICE DU REGISTRE DU COMMERCE, selon 

laquelle celui-ci entendait saisir le Tribunal si la situation légale n'était pas rétablie 

dans les 30 jours par l'appelante, ne suffit pas à créer une litispendance au sens des 

considérants précités. 

La fiction de notification prévue par l'art. 138 al. 3 let. a CPC ne s'applique par 

conséquent pas, puisque l'appelante ne devait pas s'attendre à se voir notifier une 

convocation à l'audience du 11 février 2019 ni le jugement rendu à cette même 

date. 

L'appelante n'a ainsi pas été valablement convoquée à l'audience du 11 février 

2019 et le jugement rendu le même jour ne lui a pas été valablement notifié. 

Il ressort de ce qui précède que c'est sans sa faute que l'appelante n'a pas requis la 

motivation du jugement précité dans le délai de 10 jours dès l'expiration du délai 

de garde postal. 

C'est ainsi à tort que le Tribunal a rejeté sa requête visant à obtenir la 

communication de cette motivation. 

Le jugement du 2 mai 2019 sera par conséquent annulé, et, conformément aux 

conclusion de l'appelante, la cause sera retournée au Tribunal pour qu'il 

communique aux parties la motivation du jugement JPTI/2342/2019 du 11 février 

2019. 

3. 3.1 Les frais sont mis à la charge de la partie succombante (art. 106 al. 1 CPC). 

Selon l'art. 107 al. 2 CPC, les frais judiciaires qui ne sont pas imputables aux 

parties peuvent être mis à charge du canton si l'équité l'exige. 

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C/30140/2018 

3.2 Compte tenu de l'issue de la cause, les frais judiciaires du Tribunal arrêtés à 
300 fr., et ceux de la Cour, arrêtés au même montant, seront laissés à charge de 

l'Etat de Genève. Les avances correspondantes versées par l'appelante lui seront 

restituées. 

Il ne sera pas alloué de dépens puisque, d'une part, l'appelante n'en a pas requis et, 

d'autre part, l'art. 107 al. 2 CPC ne prévoit pas la possibilité de mettre des dépens 

à charge du canton. 

* * * * * 

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C/30140/2018 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 20 mai 2019 par A______ SA contre le 

jugement JTPI/6226/2019 rendu le 2 mai 2019 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/30140/2018-22 SFC. 

Au fond : 

Annule ce jugement. 

Renvoie la cause au Tribunal pour qu'il communique aux parties la motivation du 

jugement JPTI/2342/2019 du 11 février 2019. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête à 600 fr. les frais judiciaires de première et seconde instance et les met à charge 

de l'Etat de Genève. 

Invite l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire, à 

restituer à A______ SA les avances versées en 600 fr. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN et 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Mélanie DE 

RESENDE PEREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Nathalie LANDRY-BARTHE 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.