# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** cf7bd81f-8df5-5026-9e3a-a37434e2a0d7
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-11-18
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 18.11.2025 C-109/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-109-2022_2025-11-18.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-109/2022 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 8  n o v e m b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Caroline Gehring (présidente du collège),  

Michela Bürki Moreni, Selin Elmiger-Necipoglu, juges, 

Adrien Lacour, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (Portugal) 

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité, droit à la rente 

(décision du 18 novembre 2021). 

 

 

 

C-109/2022 

Page 2 

Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : assuré ou recourant) est un ressortissant portugais 

né le (...) 1957, marié, sans enfants et domicilié au Portugal (OAIE pces 5, 

20). Sans formation certifiée, il a travaillé à plein temps comme maçon en 

Suisse et au Portugal, où il a exercé en dernier lieu cette activité comme 

indépendant (OAIE pces 3 p. 5, 15 pp. 2 et 3, 18 p. 12 [Ministère des 

finances et de l’administration publique, Déclaration d’enregistrement, 

Début de l’activité], 20 p. 2, 34 p. 2). Il a ainsi cotisé de manière discontinue 

à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité suisse durant 76 mois 

d’avril 1984 à décembre 1991 (OAIE pces 15 p. 2, 20, 34 p. 2, 35 p. 5), 

respectivement au régime de sécurité sociale portugais durant 192 mois 

du 1er février 1971 au 30 août 1982 d’une part, du 1er février 2016 au 10 

juin 2019 d’autre part (OAIE pce 3 p. 5). Atteint d’une maladie de Parkinson 

diagnostiquée en 2011, il a subi le 12 juin 2018 une intervention chirurgicale 

en vue de l’implantation d’un neurostimulateur à la suite d’une aggravation 

progressive de la maladie (OAIE pces 25, 26 p. 3, 29 p. 1) et perçoit depuis 

le 24 avril 2019 une rente d’invalidité servie par la sécurité sociale 

portugaise (cf. décision du 25 mars 2020 de l’Institut de sécurité sociale [ci-

après : ISS] [OAIE pces 2, 18 p. 7, 37]).  

B.  

Par demande du 24 avril 2019, A._______ sollicite l’octroi d’une rente 

d’invalidité auprès des autorités portugaises (OAIE pces 5 p. 10, 32 p. 1). 

Par envoi du 31 mars 2020, l’organisme de liaison portugais transmet cette 

demande à l’Office AI pour les assurés résidant à l’étranger (ci-après : 

OAIE ou autorité inférieure [OAIE pce 5]). 

B.a Procédant à l’instruction économique de celle-ci, l’OAIE recueille : 

– un « Questionnaire pour l’assuré » du 9 janvier 2021 indiquant que ce 

dernier a dû interrompre l’exercice de son activité lucrative 

indépendante pour des raisons de santé afin de subir une intervention 

chirurgicale en juin 2018 ; qu’il perçoit une rente d’invalidité servie par 

le régime de sécurité sociale portugais d’un montant mensuel de 

172,81 euros et que son épouse réalise un salaire mensuel de 313 

euros (OAIE pce 15 p. 1-11) ; 

– un « Questionnaire pour l’entité patronale / l’employeur » complété le 9 

janvier 2021 par l’assuré faisant état d’une activité lucrative exercée 

pour son propre compte au service d’une entreprise indépendante 

C-109/2022 

Page 3 

radiée le 31 août 2020 (OAIE pce 15 p. 12-19 ; voir également formu-

laire de cessation d’activité [OAIE pce 18 p. 13 ss]) ; 

– un « Questionnaire pour les indépendants » du 17 février 2021 dans 

lequel l’assuré déclare avoir exercé à plein temps une activité lucrative 

en qualité de maçon indépendant dans la construction civile depuis le 

10 octobre 2014, l’avoir interrompue en avril 2018, avoir cessé définiti-

vement de l’exercer depuis avril 2019 et avoir perçu un revenu mensuel 

correspondant de 550 euros (OAIE pce 18 pp. 1-3, p. 12). 

B.b Sur le plan médical, l’OAIE porte au dossier la documentation sui-

vante :  

- un certificat du 22 juin 2018 de la Dre B._______ (à la spécialisation 

non spécifiée) faisant état d’une incapacité temporaire de travail pour 

cause de maladie d’une durée de 30 jours courant du 23 juin 2018 au 

22 juillet 2018 (OAIE pce 17) ;  

- un rapport médical E213 établi le 8 octobre 2019 sur la base d’un exa-

men clinique pratiqué le 14 mai 2019 par la Dre C._______ (médecin-

conseil − à la spécialisation non spécifiée − auprès de la Commission 

administrative portugaise pour la sécurité sociale des travailleurs mi-

grants) qui rapporte le diagnostic de maladie de Parkinson en suivi neu-

rologique depuis l’apparition des symptômes en 2011, l’implantation 

d’un neurostimulateur pratiquée en juin 2018, des tremblements de 

posture et de mouvements, en particulier à gauche, une incapacité to-

tale de travail dans l’activité lucrative habituellement exercée, ainsi que 

la prescription de médicaments antiparkinsoniens (Sinemet, Prami-

pexol, Rivotril) (OAIE pce 4 pp. 2 et 7) ;  

- un rapport médical du 21 juin 2021 de la Dre D._______ (neurologue 

traitante) qui indique suivre l’assuré en consultation de neurologie pour 

une maladie de Parkinson avancée et caractérisée par des complica-

tions motrices dues à l'évolution de la maladie et au traitement médica-

menteux, ayant nécessité le 12 juin 2018 la pose d’un neurostimulateur 

afin de contrôler dites complications ; qui précise qu’il s’agit d’une ma-

ladie neurodégénérative associée à une incapacité motrice et cognitive 

avec aggravation progressive ; qui constate que lors de la dernière con-

sultation, l’assuré ne souffrait pas de dyskinésie ni d’altérations cogni-

tives autres que le dysfonctionnement exécutif propre à la maladie de 

Parkinson, présentait une dysarthrie, des tremblements persistants du 

membre supérieur gauche et sporadiques au niveau du menton, une 

C-109/2022 

Page 4 

raideur prédominante du côté gauche, contrôlait les fluctuations mo-

trices et marchait de manière autonome, sans chutes ; qui ajoute que, 

sous traitement de Sinemet et d’Oprymea, le patient, complètement 

autonome, est apte à la conduite d’un véhicule léger (OAIE pce 25) ; 

- un rapport médical établi le 30 juin 2021 sur la base d’une auscultation 

du même jour par le Dr E._______ (médecin-conseil − à la spécialisa-

tion non mentionnée − auprès de la Commission administrative pour la 

coordination des systèmes de sécurité sociale) qui indique que l’exper-

tisé est déclaré inapte au travail depuis le 30 juin 2021 ; qui observe 

une diminution du tonus et de la force musculaire, ainsi que la persis-

tance des tremblements aux extrémités ; qui en infère que l’opération 

du 12 juin 2018 n’a apporté que peu d’amélioration à l’état de santé du 

sujet ; qui précise que, pour autant, ce dernier ne nécessite pas d’as-

sistance permanente ou de longue durée ; qui conclut à une aggrava-

tion de la maladie de Parkinson diagnostiquée il y a une douzaine d’an-

nées laquelle restreint, progressivement et sans perspective d’amélio-

ration, la capacité de travail de l’assuré dans son métier de maçon, 

mais dont le caractère stable permet néanmoins l’exercice régulier d’un 

travail léger et adapté (OAIE pce 26) ; 

- une prise de position médicale du 23 août 2021 du Dr F._______ (mé-

decin-conseil spécialisé en médecine interne générale auprès du Ser-

vice médical de l’OAIE [ci-après : SM/OAIE]) qui retient le diagnostic 

principal de maladie de Parkinson (CIM-10 G 20) entraînant, depuis 

2011 (correspondant au début de la maladie), une incapacité de travail 

dans l’exercice de l’activité lucrative habituelle de 20 % et, depuis juin 

2018 (correspondant à l’implantation chirurgicale d’un neurostimula-

teur), une incapacité de travail de 80 % dans cette dernière activité lu-

crative respectivement de 30 % dans l’exercice d’activités lucratives de 

substitution respectueuses des limitations fonctionnelles suivantes : 

horaire de travail limité à six heures par jour, position de travail assise, 

sans rotations du tronc, sans positions penchées, accroupies ou age-

nouillées, avec un port de charges limité à 8 kg, en considération des 

difficultés de déplacements et par conséquent sans déplacements sur 

une échelle, un échafaudage, dans des escaliers ou sur un terrain irré-

gulier ; qui précise que − bien que l’assuré, atteint d’une maladie de 

Parkinson progressive depuis 2011, déclare avoir travaillé jusqu’au 

24 avril 2019 − une aggravation de la maladie doit être retenue au plus 

tard à la date de l’opération chirurgicale pratiquée en juin 2018 ; qui 

conclut – en se référant au rapport neurologique du 21 juin 2021 de la 

Dre D._______ et aux rapports E213 du 8 octobre 2019 de la Dre 

C-109/2022 

Page 5 

C._______ et du 30 juin 2021 du Dr E._______ – à une capacité rési-

duelle de travail dans une activité lucrative adaptée qu’il assortit d’une 

diminution de rendement de 30 % en raison du caractère évolutif de la 

maladie à partir de juin 2018 (OAIE pce 29).  

B.c Par préavis du 6 septembre 2021, l’OAIE communique à l’assuré son 

intention de lui octroyer une rente entière dès le 1er septembre 2020 

compte tenu d’une perte de gain de 80 % dès le 1er septembre 2020, de 

35 % dès le 12 juin 2018 et de 20 % dès le 1er janvier 2011, correspondant 

à une incapacité de travail dans l’activité lucrative habituelle de maçon 

indépendant de 20 % dès le 1er janvier 2011 et de 80 % dès le 12 juin 2018, 

respectivement dans l’exercice d’une activité lucrative de substitution de 

30 % à partir du 12 juin 2018 (OAIE pce 31). En particulier, l’autorité 

inférieure retient qu’à partir du 1er septembre 2020 (date de cessation 

d’activité), les chances de l’assuré d'exploiter sa capacité résiduelle de 

travail sur un marché du travail équilibré n’étaient plus réalistes, de sorte 

qu’il subissait, du fait de son atteinte à la santé, une diminution de sa 

capacité de gain de 80 % à partir du 1er septembre 2020 (cf. Evaluation de 

l’invalidité [OAIE pce 30]). 

B.d L’assuré n’ayant pas contesté le préavis, l’OAIE confirme celui-ci ainsi 

que l’octroi en faveur de l’assuré d’une rente entière dès le 1er septembre 

2020, aux termes d’une décision rendue le 18 novembre 2021 (OAIE 

pce 35).  

C.  

C.a Par courrier du 16 décembre 2021 (timbre postal), l’assuré interjette 

recours contre la décision de l’OAIE du 18 novembre 2021 dont il requiert 

implicitement l’annulation en concluant à l’octroi d’une rente d’invalidité à 

compter du 24 avril 2019. A cet effet, il explique que l’ouverture de son droit 

à la rente au 1er septembre 2020 ne correspond pas au dépôt de sa de-

mande de rente survenu le 19 juillet 2019 et qu’en outre, son état de santé 

ne lui permet plus de travailler depuis le 24 avril 2019, date depuis laquelle 

une rente d’invalidité portugaise lui est servie (TAF pce 1).  

C.b Par décision incidente du 13 janvier 2022, le Tribunal administratif fé-

déral invite le recourant à verser, dans les trente jours, une avance de 800 

francs sur les frais de procédure présumés, montant dûment acquitté le 31 

janvier 2022 (TAF pces 3, 4). 

C.c Par écriture responsive du 10 mars 2022, l’OAIE conclut au rejet du 

recours et à la confirmation de la décision attaquée. A l’appui de ses 

C-109/2022 

Page 6 

conclusions, l’autorité inférieure expose que les atteintes à la santé de l’as-

suré ressortant de la prise de position SM/OAIE du 23 août 2021 entraînent 

une incapacité de travail dans l’activité lucrative habituelle de maçon indé-

pendant de 20 % dès 2011 et de 80 % dès le mois de juin 2018, tandis que 

l’incapacité de travail de l’assuré dans une activité lucrative adaptée à son 

état de santé est de 30 % depuis le mois de juin 2018. La comparaison des 

revenus avec et sans invalidité en résultant révélait une perte de gain de 

22 % dès 2011, de 35 % dès le mois de juin 2018 et de 80 % dès le 1er 

septembre 2020, l’abattement de 5 % tenant compte des empêchements 

propres à l’assuré. En conclusion, c’était à bon droit qu’une rente entière 

avait été reconnue à l’assuré à partir du 1er septembre 2020 (TAF pce 7).   

C.d Par ordonnance du 17 mars 2022 notifiée le 22 mars suivant, le Tribu-

nal transmet la réponse de l’autorité inférieure au recourant et invite ce 

dernier à répliquer (TAF pces 8, 9). 

C.e Aucune réplique n’ayant été déposée, le Tribunal clôt l’échange d’écri-

tures par ordonnance du 30 mai 2022 (TAF pce 10).  

(Les autres faits et arguments pertinents de la cause seront reproduits, si 

besoin est, dans les considérants en droit qui suivent.) 

Droit : 

1. Le Tribunal administratif fédéral examine d'office et avec une pleine 

cognition sa compétence et les conditions de recevabilité des recours qui 

lui sont soumis (art. 7 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative [PA ; RS 172.021] ; ATAF 2016/15 consid. 1 et 

2014/4 consid. 1.2). 

1.1 Sous réserve des exceptions - non réalisées en l'espèce - prévues à 

l'art. 32 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral 

(LTAF ; RS 173.32), ce Tribunal connaît, en vertu de l'art. 31 LTAF en 

relation avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 al. 1 let. b de la loi fédérale du 

19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI ; RS 831.20), des recours 

interjetés par les personnes résidant à l'étranger contre les décisions au 

sens de l'art. 5 PA prises par l'OAIE (ATF 141 V 206 consid. 1.1, 140 V 22 

consid. 4 et 133 I 185 consid. 2 et les références). 

1.2 Selon l'art. 37 LTAF, la procédure devant le Tribunal administratif fédé-

ral est régie par la PA pour autant que la LTAF n'en dispose autrement. 

Conformément à l'art. 3 let. dbis PA, la procédure en matière d'assurances 

sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi fédérale du 6 

C-109/2022 

Page 7 

octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA ; RS 830.1) est applicable. Selon l'art. 2 LPGA, les dispositions de 

ladite loi sont applicables aux assurances sociales régies par la législation 

fédérale si et dans la mesure où les lois spéciales sur les assurances so-

ciales le prévoient. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la 

LPGA s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70), à 

moins que la LAI ne déroge expressément à la LPGA. Selon un principe 

général, les règles de procédure sont applicables dès leur entrée en vi-

gueur à tous les cas en cours, sauf dispositions transitoires contraires (cf. 

ATF 130 V 1 consid. 3.2 ; 129 V 113 consid. 2.2). 

1.3 Quiconque est touché par la décision et a un intérêt digne d'être pro-

tégé à ce qu'elle soit annulée ou modifiée a qualité pour recourir 

(art. 59 LPGA et 48 al. 1 PA). Ces conditions sont remplies en l'espèce. 

1.4 Interjeté en temps utile et dans les formes requises (art. 60 LPGA et 

50 al. 1 PA ; art. 52 al. 1 PA ; art. 21 al. 1 et 2 PA), le recours est recevable, 

l'avance sur les frais de procédure présumés ayant au demeurant été dû-

ment acquittée (art. 63 al. 4 PA ; art. 21 al. 3 PA). 

2. L’objet du litige porte sur le droit de l’assuré à une rente entière dès le 

1er septembre 2020 prononcé par décision du 18 novembre 2021, 

singulièrement sur le moment de l’ouverture de ce droit contesté par le 

recourant.  

3. Dans la mesure où le recourant est un ressortissant portugais, domicilié 

au Portugal et assuré à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 

suisse (AVS/AI), l’affaire présente un aspect transnational (ATF 145 V 231 

consid. 7.1 ; 143 V 354 consid. 4 ; 143 V 81 en particulier consid. 8.1). La 

présente cause doit ainsi être tranchée non seulement au regard du droit 

suisse mais également à l’aune des dispositions de l'Accord du 21 juin 

1999 sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681), 

conclu entre la Suisse et la Communauté européenne et ses Etats 

membres, dont l'annexe II règle la coordination des systèmes de sécurité 

sociale (art. 8 ALCP). Dans ce contexte, l'ALCP fait référence depuis le 

1er avril 2012 au règlement (CE) n° 883/2004 du Parlement européen et 

du Conseil du 29 avril 2004 portant sur la coordination des systèmes de 

sécurité sociale (ci-après : règlement n° 883/2004, RS 0.831.109.268.1), 

ainsi qu'au règlement (CE) n° 987/2009 du Parlement européen et du 

Conseil du 16 septembre 2009 fixant les modalités d'application du 

règlement (CE) n° 883/2004 (ci-après : règlement n° 987/2009, 

RS 0.831.109.268.11 ; art. 1 par. 1 de l'annexe II en relation avec la 

http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html

C-109/2022 

Page 8 

section A de l'annexe II). A compter du 1er janvier 2015, sont également 

applicables dans les relations entre la Suisse et les Etats membres de 

l’Union européenne (UE) les modifications apportées notamment au 

règlement n° 883/2004 par les règlements (UE) n° 1244/2010 (RO 2015 

343), n° 465/2012 (RO 2015 345) et n° 1224/2012 (RO 2015 353). 

Toutefois, même après l’entrée en vigueur de l’ALCP et des règlements de 

coordination, l’invalidité ouvrant droit à des prestations de l’assurance-

invalidité suisse se détermine exclusivement d'après le droit suisse (art. 46 

par. 3 du règlement n° 883/2004, en relation avec l'annexe VII dudit 

règlement ; ATF 130 V 253 consid. 2.4 ; arrêt du TF 9C_573/2012 du 

16 janvier 2013 consid. 4), étant précisé que la documentation médicale et 

administrative fournie par les institutions de sécurité sociale d'un autre Etat 

membre doit être prise en considération (art. 49 al. 2 du 

règlement n° 987/2009).  

4. Selon les principes généraux du droit intertemporel, le droit matériel ap-

plicable est en principe celui en vigueur lors de la réalisation de l'état de 

fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences juri-

diques, sous réserve de dispositions particulières du droit transitoire 

(ATF 146 V 364 consid. 7.1 ; 144 V 210 consid. 4.3.1 ; 143 V 446 con-

sid. 3.3 ; 136 V 24 consid. 4.3 ; 132 V 215 consid. 3.1.1). En l’occurrence, 

le présent litige porte sur la décision du 18 novembre 2021 de l’OAIE oc-

troyant au recourant une rente entière à partir du 1er septembre 2020. Cela 

étant, la cause doit être examinée à l'aune des dispositions de la LAI et de 

son règlement d'exécution telles que modifiées par la 6e révision de l'AI 

(premier volet) en vigueur depuis le 1er janvier 2012 (RO 2011 5659, FF 

2010 1647) qui seront seules citées dans la présente affaire. Les modifica-

tions de la LAI et de la LPGA adoptées le 19 juin 2020 (Développement 

continu de l’AI ; RO 2021 705 ; FF 2020 5373 ; Message du Conseil fédéral 

du 15 février 2017 [FF 2017 2363]), ainsi que celles du 3 novembre 2021 

apportées au règlement du 17 janvier 1961 sur l’assurance-invalidité (RAI, 

RS 831.201 ; RO 2021 706), entrées en vigueur le 1er janvier 2022, ne sont 

pas applicables en l’espèce. 

5. Dans le domaine des assurances sociales, la procédure fait prévaloir la 

maxime inquisitoire (art. 43 LPGA ; ATF 138 V 218 consid. 6). Ainsi, le Tri-

bunal administratif fédéral définit les faits et apprécie les preuves d'office 

et librement (art. 12 PA ; MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. II, 

3e éd. 2011, ch. 2.2.6.3). Ce faisant, il ne tient pour existants que les faits 

qui sont prouvés, cas échéant au degré de la vraisemblance prépondé-

rante (ATF 139 V 176 consid. 5.2 ; 138 V 218 consid. 6). Par ailleurs, il ap-

plique le droit d'office, sans être lié par les motifs invoqués par les parties 

C-109/2022 

Page 9 

(art. 62 al. 4 PA ; ATAF 2013/46 consid. 3.2), ni par l'argumentation juri-

dique développée dans la décision entreprise (MOOR/POLTIER, op. cit., 

ch. 2.2.6.5 ; BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 2e éd. 2015, p. 243). 

L’autorité saisie se limite en principe aux griefs soulevés et n'examine les 

questions de droit non invoquées que dans la mesure où les arguments 

des parties ou le dossier l'y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a ; 121 V 204 

consid. 6c ; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem Bundes-

verwaltungsgericht, 2e éd. 2013, p. 25 n. 1.55). Au sens de l’art. 49 PA, le 

recourant peut invoquer devant le Tribunal administratif fédéral la violation 

du droit fédéral, y compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation 

(let. a), de même que la constatation inexacte ou incomplète des faits per-

tinents (let. b) et l’inopportunité de la décision (let. c). 

6. Pour avoir droit à une rente de l’AI suisse, tout requérant doit remplir 

cumulativement les conditions suivantes : être invalide au sens de la LPGA 

et de la LAI (art. 8 LPGA ; art. 4, 28 al. 1, 29 al. 1 LAI) et compter au moins 

trois années entières de cotisations (art. 36 al. 1 LAI).  

6.1 En effet, l’art. 36 al. 1 LAI dispose que pour avoir droit à une rente 

ordinaire d'invalidité, l'assuré doit compter, lors de la survenance de l'inva-

lidité, au moins trois années de cotisations (art. 36 al. 1 LAI). Dans ce 

cadre, les cotisations versées à une assurance sociale assimilée d’un Etat 

membre de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de 

libre-échange (AELE) peuvent également être prises en considération, à 

condition qu’une année au moins de cotisations puisse être comptabilisée 

en Suisse (FF 2005 4065 ; art. 6 et 45 du règlement n° 883/2004 ; ATF 131 

V 390). En l’espèce, il est établi que le recourant a cotisé à l’assurance-

vieillesse, survivants et invalidité suisse durant 76 mois d’avril 1984 à dé-

cembre 1991 respectivement au régime de sécurité sociale portugais du-

rant 192 mois du 1er février 1971 au 30 août 1982 d’une part, du 1er février 

2016 au 10 juin 2019 d’autre part (cf. supra lettre A), de sorte qu’il remplit 

la durée minimale de cotisations de 3 ans. Il reste à examiner s’il présente 

en outre une invalidité fondant le droit à une rente d’invalidité.  

6.2 Conformément à l’art. 28 al. 1 LAI, l’assuré a droit à une rente si sa 

capacité de gain ou sa capacité d’accomplir ses travaux habituels ne peut 

être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de réadaptation 

raisonnablement exigibles (let. a) ; s’il a présenté une incapacité de travail 

(art. 6 LPGA) d’au moins 40 % en moyenne durant une année sans inter-

ruption notable (let. b) ; et si, au terme de cette année, il est invalide (art. 8 

LPGA) à 40 % au moins (let. c).  

https://www.swisslex.ch/DOC/ShowLawViewByGuid/b39d7a93-8f19-443a-88f6-1d06ac129b33/9e079245-5dc0-492e-a2b5-b94579fa83e4?source=document-link&SP=2|3ylkm4

C-109/2022 

Page 10 

6.2.1 L’invalidité au sens de la LPGA et de la LAI est l’incapacité de gain 

totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée (art. 8 

al. 1 LPGA). Elle peut résulter d’une infirmité congénitale, d’une maladie 

ou d’un accident (art. 4 al. 1 LAI) et est réputée survenue dès qu’elle est, 

par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en 

considération (art. 4 al. 2 LAI). Selon l’art. 7 al. 1 LPGA, est réputée inca-

pacité de gain toute diminution de l’ensemble ou d’une partie des possibi-

lités de gain de l’assuré sur un marché du travail équilibré dans son do-

maine d’activité, si cette diminution résulte d’une atteinte à sa santé phy-

sique, mentale ou psychique et qu’elle persiste après les traitements et les 

mesures de réadaptation exigibles. Seules les conséquences de l’atteinte 

à la santé sont prises en compte pour juger de la présence d’une incapacité 

de gain. Par incapacité de travail, on entend toute perte, totale ou partielle, 

résultant d’une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique, de l’ap-

titude de l’assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d’activité 

le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui (art. 6, 1ère phrase, 

LPGA). L’assurance-invalidité suisse couvre ainsi seulement les pertes 

économiques liées à une atteinte à la santé physique ou psychique, et non 

la maladie en tant que telle (ATF 116 V 246 consid. 1b). En d’autres termes, 

l’objet assuré n’est pas l’atteinte à la santé, mais l’incapacité de gain pro-

bablement permanente ou de longue durée qui en résulte et qui n’est pas 

objectivement surmontable (art. 7 al. 2 LPGA). En cas d’incapacité de tra-

vail de longue durée, l’activité qui peut être exigée de l’assuré peut aussi 

relever d’une autre profession ou d’un autre domaine d’activité (art. 6, 2ème 

phrase, LPGA).  

6.2.2 L’assuré a droit à un quart de rente s’il est invalide à 40 % au moins, 

à une demi-rente s’il est invalide à 50 % au moins, à trois quarts de rente 

s’il est invalide à 60 % au moins et à une rente entière s’il est invalide à 70 

% au moins (art. 28 al. 2 LAI). L’art. 29 al. 4 LAI prévoit que les rentes 

correspondant à un taux d’invalidité inférieur à 50 % ne sont versées 

qu’aux assurés qui ont leur domicile et leur résidence habituelle (art. 13 

LPGA) en Suisse. Toutefois, suite à l’entrée en vigueur de l’ALCP le 1er juin 

2002, la restriction prévue à l’art. 29 al. 4 LAI n’est pas applicable lorsque, 

comme en l’espèce, la personne assurée est un ressortissant suisse ou de 

l’Union européenne (UE) et réside dans l’un des Etats membres de l’UE 

(ATF 130 V 253 consid. 2.3 et 3.1 ; art. 4 et 7 du règlement no 883/2004).  

6.2.3 Le droit à la rente prend naissance au plus tôt à l’échéance d’une 

période de six mois à compter de la date à laquelle l’assuré a fait valoir son 

droit aux prestations conformément à l’art. 29 al. 1 LPGA, mais pas avant 

le mois qui suit le 18e anniversaire de l’assuré (art. 29 al. 1 LAI ; concernant 

C-109/2022 

Page 11 

la relation entre art. 28 al. 1 et 29 al. 1 LAI, voir ATF 142 V 547 consid. 3.2). 

La rente est versée dès le début du mois au cours duquel le droit prend 

naissance (art. 29 al. 3 LAI). Dans les situations présentant un aspect 

transnational auxquelles le droit européen de coordination des systèmes 

de sécurité sociale s’applique – comme en l’espèce (cf. supra 3) – la date 

d’introduction de la demande auprès de l’institution du lieu de résidence ou 

du dernier Etat membre dont la législation était applicable vaut à l’égard de 

toutes les institutions concernées (art. 45 let. B al. 4 et 5 règlement 

n° 987/2009). 

6.3 Pour pouvoir déterminer la capacité de travail médico-théorique et éva-

luer l'invalidité de la personne concernée, l'administration, ou le tribunal en 

cas de recours, a besoin de documents que le médecin ou éventuellement 

d'autres spécialistes doivent lui fournir (ATF 117 V 282 consid. 4a) et sur 

lesquels elle s'appuiera, sous peine de violer le principe inquisitoire (arrêts 

du TF 8C_623/2012 du 6 décembre 2012 consid. 1). Ainsi, le point de dé-

part de l'examen du droit aux prestations est l'ensemble des éléments et 

constatations médicales, quand bien même la notion d'invalidité est de na-

ture économique/juridique et non médicale. Précisément, la tâche des mé-

decins consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans 

quelle mesure et pour quelles activités la personne concernée est inca-

pable de travailler, compte tenu de ses limitations (ATF 143 V 418 con-

sid. 6 ; 132 V 93 consid. 4 ;125 V 256 consid. 4 ; 115 V 133 consid. 2 ; 114 

V 310 consid. 3c ; 105 V 156 consid. 1 ; voir également ATF 140 V 193 

consid. 3.2 et les réf. cit.). Le principe de la libre appréciation des preuves 

s'applique de manière générale à toute procédure de nature administrative, 

que ce soit devant l'administration ou le juge. La jurisprudence a toutefois 

posé des lignes directrices en matière d'appréciation des rapports médi-

caux (ATF 125 V 351 consid. 3b et 3c). 

6.3.1 Ainsi, le juge des assurances sociales doit examiner de manière ob-

jective tous les moyens de preuve, puis décider si les documents à dispo-

sition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. A cet 

égard, l'élément déterminant pour reconnaître pleine valeur probante à un 

rapport médical n'est ni son origine, ni sa désignation, mais son contenu. 

Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport médical, il convient 

donc de s'assurer que les points litigieux importants ont fait l'objet d'une 

étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, 

qu'il prend également en considération les plaintes exprimées par la per-

sonne examinée, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, 

que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation mé-

dicale sont claires et enfin que les conclusions du médecin sont dûment 

C-109/2022 

Page 12 

motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1 ; 125 V 351 consid. 3a). La valeur 

probante d'un rapport médical ou d'une expertise est de plus liée à la con-

dition que le médecin qui se prononce dispose de la formation spécialisée 

nécessaire et de compétences professionnelles dans le domaine d'investi-

gation (arrêts du TF 9C_555/2017 du 22 novembre 2017 consid. 3.1 et les 

réf. cit. ; 9C_745/2010 du 30 mars 2011 consid. 3.2 ; 9C_59/2010 du 11 juin 

2010 consid. 4.1 ; MICHEL VALTERIO, Commentaire, Loi fédérale sur l'assu-

rance-invalidité [LAI], 2018, art. 57 N 33). 

6.3.2 S'agissant des rapports établis par les médecins traitants, qu'il soit 

médecin de famille généraliste ou spécialiste, il convient de les apprécier 

avec une certaine réserve en raison de la relation de confiance, issue du 

mandat thérapeutique confié au médecin traitant, qui unit celui-ci à son 

patient (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc et les réf. cit. ; arrêt du TF I 655/05 

du 20 mars 2006 consid. 5.4). Toutefois, le simple fait qu'un rapport médical 

soit établi à la demande d'une partie et soit produit pendant la procédure 

ne justifie pas en soi des doutes quant à sa valeur probante ; les soins 

prodigués par les médecins traitants s'inscrivent souvent dans le temps et 

peuvent ainsi s'avérer source de précieux renseignements (arrêt du 

TF 8C_278/2011 du 26 juillet 2011 consid. 5.3). On en retiendra donc des 

éléments, notamment si ceux-ci, objectivement vérifiables, ont été ignorés 

dans le cadre d'une expertise indépendante et s'avèrent suffisamment 

pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expert 

(ATF 125 V 351 consid. 3b/dd et les réf. cit. ; arrêts du TF 9C_338/2016 du 

21 février 2017, publié in : Droit des assurances sociales Jurisprudence 

[SVR] 2017 IV n° 49 consid. 5.5 ; 9C_876/2009 du 6 juillet 2010 

consid. 2.2 ; 9C_24/2008 du 27 mai 2008 consid. 2.3.2 ; 9C_201/2007 du 

29 janvier 2008 consid. 3.2 ; VALTERIO, op. cit., art. 57 LAI N 48 et 49). Les 

rapports des médecins traitants peuvent également semer le doute quant 

à la fiabilité et la pertinence des constatations des médecins internes à 

l'assurance (ATF 135 V 465 consid. 4.5 ; arrêt du TF 9C_147/2018 du 

20 avril 2018 consid. 3.2). 

6.3.3 Concernant les rapports et expertises des médecins rattachés à un 

assureur, il sied de relever que le fait précisément que ces médecins soient 

liés à l'assureur, d'un point de vue institutionnel ou par un rapport de travail, 

ne permet pas, pour ce seul motif, de douter de l'objectivité de leurs 

appréciations ; le Tribunal fédéral n'y voit pas de motif de partialité ou de 

subjectivité. La valeur probante de tels rapports dépend bien plutôt de leur 

contenu : ainsi doivent-ils être jugés pertinents, compréhensibles et 

cohérents pour avoir valeur de preuve ; en outre, il ne doit pas exister 

d'indice suffisant plaidant contre leur fiabilité. Il n'est donc pas interdit aux 

C-109/2022 

Page 13 

tribunaux des assurances de se fonder uniquement ou principalement sur 

les rapports des médecins rattachés aux assureurs, mais, en de telles 

circonstances, l'appréciation des preuves est soumise à des exigences 

sévères. Une instruction complémentaire sera ainsi requise s'il subsiste 

des doutes, même minimes, quant au bien-fondé, à la fiabilité et à la 

pertinence de ces rapports (ATF 139 V 225 consid. 5.2 ; 135 V 465 

consid. 4.4 ; 125 V 351 consid. 3b/ee ; 122 V 157 consid. 1d ; VALTERIO, 

op. cit., art. 57 N 43). 

6.3.4 Les prises de position du SMR et du service médical de l'OAIE au 

sens des art. 59 al. 2bis LAI et 49 al. 1 et 3 RAI doivent être appréciées 

comme des rapports de médecins liés à l'assureur. Ces prises de position 

ne se fondent pas sur des examens médicaux effectués sur la personne et 

ne posent pas de nouvelles conclusions médicales ; elles portent une 

appréciation sur celles déjà existantes (arrêts du TF 9C_542/2011 du 

26 janvier 2012 consid. 4.1 ; 9C_581/2007 du 14 juillet 2008 consid. 3.2 ; 

9C_341/2007 du 16 novembre 2007 consid. 4.1). Elles ont notamment pour 

but de résumer et de porter une appréciation sur la situation médicale de 

la personne concernée, ainsi que de faire une recommandation, sous 

l'angle médical, concernant la suite à donner à la demande de prestations. 

Ceci implique aussi, en présence de pièces médicales contradictoires, de 

dire de façon motivée s'il y a lieu de se fonder sur l'une ou l'autre de ces 

pièces ou s'il y a lieu de procéder à une instruction complémentaire. Pour 

avoir valeur probante, ces prises de position ne peuvent suivre les 

conclusions d'un médecin sans établir les raisons pour lesquelles les 

conclusions différentes d'autres médecins ne sont pas suivies. La valeur 

probante de ces prises de position présuppose que le dossier contienne 

un exposé complet de l'état de santé de la personne concernée 

(anamnèse, évolution de l'état de santé et status actuel) et qu'il se soit agi 

essentiellement d'apprécier un état de fait médical non contesté, établi de 

manière concordante par les médecins. Si les pièces au dossier ne 

permettent pas de trancher les questions contestées, les prises de position 

médicales internes de l'assureur ne peuvent pas, en général, constituer 

une évaluation finale, mais doivent donner lieu à une instruction 

complémentaire (ATF 142 V 58 consid. 5.1 ; 137 V 210 consid. 6.2.4 ; arrêts 

du TF 9C_165/2015 du 12 novembre 2015 consid. 4.3 ; 9C_58/2011 du 

25 mars 2011 consid. 3.3 ; 8C_565/2008 du 27 janvier 2008 consid. 3.3.3 ; 

9C_335/2015 du 1er septembre 2015 ; arrêts du TAF C-1188/2022 du 

8 février 2023 consid. 5.2.2 et 5.2.3 et les réf. cit. ; C-653/2020 du 

25 octobre 2021 consid. 7.7 et les réf. cit. ; VALTERIO, op. cit., art. 57 LAI 

N 43). 

C-109/2022 

Page 14 

7. En l’espèce, par décision du 18 novembre 2021, l’OAIE admet la de-

mande de prestations d’invalidité déposée le 24 avril 2019 par le recourant 

et lui alloue une rente entière à compter du 1er septembre 2020. Le recou-

rant ne conteste pas l’octroi en sa faveur d’une rente entière, mais la nais-

sance de ce droit, se prévalant à cet égard de la rente d’invalidité que la 

sécurité sociale portugaise lui sert depuis le 24 avril 2019.   

8. Bien que le recourant ne conteste pas l’atteinte à la santé respective-

ment l’incapacité de travail en résultant, il incombe au Tribunal de procéder 

d’office à l’examen sommaire de ces prémisses qui président à l’octroi 

d’une rente d’invalidité.  

8.1 A cet égard, les avis des médecins consultés au Portugal établissent 

de manière concordante que le recourant souffre d’une maladie de Parkin-

son diagnostiquée en 2011 (cf. rapport médical du 8 octobre 2019 de la 

Dre C._______ [OAIE pce 4] ; attestation médicale du 21 juin 2021 de la 

Dre D._______ [OAIE pce 25] ; rapport médical du 30 juin 2021 du Dr 

E._______ [OAIE pce 26]). A la suite d’une aggravation progressive de la 

maladie, il est opéré en juin 2018 pour la pose d’un neurostimulateur afin 

de répondre à des complications motrices dues à l’évolution de la maladie 

et à la médication, mais n’en retire que peu d’amélioration (cf. attestation 

médicale du 21 juin 2021 de la Dre D._______ [OAIE 25] ; rapport médical 

du 30 juin 2021 du Dr E._______ [OAIE pce 26 p. 3]). A teneur de la docu-

mentation médicale établie entre 2019 et 2021, le recourant souffre de 

tremblements persistants au niveau du membre supérieur gauche et spo-

radiques au niveau du menton, d’une raideur prédominante du côté 

gauche, d’une diminution du tonus et de la force musculaire ; il s’exprime 

avec une dysarthrie ; ce nonobstant, il contrôle ses symptômes moteurs, 

marche de manière autonome − sans chuter − et ne présente pas de dys-

kinésies ni d’altérations cognitives (cf. rapport médical du 8 octobre 2019 

de la Dre C._______ [OAIE pce 4 p. 2] ; rapport médical du 30 juin 2021 

du Dr E._______ [OAIE pce 26 p. 3] ; attestation médicale du 21 juin 2021 

de la Dre D._______ [OAIE 25]). En termes thérapeutiques, il bénéficie 

d’un suivi neurologique régulier auprès de la Dre D._______ (neurologue 

traitante) et d’un traitement antiparkinsonien de Sinemet et d’Oprymea ne 

lui occasionnant pas d’effets secondaires (cf. attestation médicale de la Dre 

D._______ du 21 juin 2021 [OAIE pce 25] ; rapport médical du 30 juin 2021 

du Dr E._______ [OAIE pce 26]). Bénéficiant d’une autonomie complète et 

d’un état de santé stable, il ne nécessite pas d’assistance permanente ou 

de longue durée, est apte à la conduite d’un véhicule léger et capable d’ef-

fectuer régulièrement un travail léger et adapté, sa maladie se caractéri-

sant par une aggravation progressive, sans perspective d’amélioration, et, 

C-109/2022 

Page 15 

à terme, incapacitante pour le travail (cf. attestation médicale du 21 juin 

2021 de la Dre D._______ [OAIE pce 25] ; rapport médical du 30 juin 2021 

du Dr E._______ [OAIE pce 26]).  

8.2 Se fondant sur ces constats médicaux, le Service médical de l’OAIE 

retient une maladie de Parkinson (CIM-10 G 20) diagnostiquée en 2011 

ainsi qu’une aggravation de celle-ci survenue au plus tard à la date de 

l’opération chirurgicale de juin 2018 entraînant une incapacité de travail 

dans l’activité lucrative habituelle de maçon de 20 % dès 2011 et de 80 % 

dès le 12 juin 2018, respectivement de 20 % dès 2011 puis de 30 % − 

correspondant à une diminution de rendement de 30 % en regard du ca-

ractère évolutif de la maladie − dès le 12 juin 2018 dans une activité lucra-

tive respectueuse des limitations fonctionnelles suivantes : horaire de tra-

vail limité à six heures par jour, position de travail assise, sans positions 

penchées, accroupies ou agenouillées, avec un port de charges limité à 

8 kg, sans déplacements sur une échelle, un échafaudage, dans des es-

caliers ou sur un terrain irrégulier (cf. prise de position SM/OAIE du Dr 

F._______ du 23 août 2021 [OAIE pce 29]).  

8.3 A l’aune de ce qui précède, force est de constater que l’appréciation de 

l’état de santé, singulièrement le diagnostic de maladie de Parkinson, ainsi 

que les limitations fonctionnelles en résultant sur la capacité de travail de 

l’assuré sont retenus de manière unanime par les médecins consultés au 

Portugal ainsi que par le Service médical de l’OAIE, aucun avis divergent 

ne figurant au dossier (cf. rapport médical du 8 octobre 2019 de la Dre 

C._______ [OAIE pce 4] ; attestation médicale du 21 juin 2021 de la Dre 

D._______ [OAIE 25] ; rapport médical du 30 juin 2021 du Dr E._______ 

[OAIE pce 26] ; prise de position médicale SM/OAIE du Dr F._______ du 

23 août 2011 [OAIE pce 29]). Il s'est essentiellement agi pour le Service 

médical de l’OAIE d'apprécier un état de fait médical non contesté et établi 

de manière concordante par les médecins, de sorte que l’autorité inférieure 

était légitimée à statuer sur le droit à la rente du recourant en se fondant 

sur la seule prise de position médicale SM/OAIE du Dr F._______ du 23 

août 2011, sans ordonner une expertise externe. Dans ces circonstances, 

le Tribunal considère comme établi au degré de la vraisemblance prépon-

dérante que le recourant souffre d’une forme progressive de la maladie de 

Parkinson diagnostiquée en 2011 ainsi que d’une aggravation de celle-ci 

survenue au plus tard en juin 2018 entraînant une incapacité de travail 

dans l’activité lucrative habituelle de maçon de 20 % dès 2011 et de 80 % 

dès le 12 juin 2018 respectivement de 20 % dès 2011 et de 30 % dès le 12 

juin 2018 dans une activité lucrative adaptée à l’état de santé.  

C-109/2022 

Page 16 

9. Il convient d’examiner ensuite si cette diminution de la capacité de travail 

du recourant lui cause une incapacité de gain lui ouvrant le droit à une 

rente d’invalidité. 

9.1 En l’occurrence, l’OAIE détermine le degré d’invalidité du recourant en 

application de la méthode générale de comparaison des gains. Se basant 

sur les statistiques salariales 2018 de l’Office fédéral de la statistique 

(OFS), elle retient un revenu sans invalidité comme maçon de 5 804 frs 72 

et un revenu avec invalidité de 3 755 fr. 40 incluant un abattement de 5 % 

(cf. évaluation de l’invalidité [OAIE pce 30]). 

9.2 Pour évaluer le taux d’invalidité des personnes exerçant − à l’instar du 

recourant − une activité lucrative, il convient d’appliquer la méthode ordi-

naire de comparaison des revenus, conformément à l’art. 16 LPGA, en lien 

avec l’art. 28a al. 1 LAI (dans sa teneur en vigueur jusqu’au 31 décembre 

2021). Ainsi, le revenu que l’assuré aurait pu obtenir s’il n'était pas invalide 

(revenu sans invalidité) est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en 

exerçant l'activité qui peut être raisonnablement exigée de lui après les 

traitements et les mesures de réadaptation, sur un marché du travail équi-

libré (revenu avec invalidité). La différence entre ces deux revenus déter-

mine alors le degré d'invalidité (méthode générale de comparaison des re-

venus ; ATF 130 V 343 consid. 3.4.2 ; arrêt du TF 8C_536/2017 du 5 mars 

2018 consid. 5.1).  

9.2.1 Pour calculer le taux d’invalidité selon la méthode générale de com-

paraison des revenus, une comparaison chiffrée des revenus n’est pas de 

rigueur dans tous les cas, une simple comparaison en pourcentages étant 

admissible, en particulier lorsque la personne assurée peut continuer à 

exercer son activité lucrative habituelle. Dans ce cas, le revenu hypothé-

tique réalisable sans invalidité équivaut alors à 100 %, tandis que le revenu 

d'invalide est estimé à un pourcentage plus bas, la différence en pour cent 

entre les deux valeurs exprimant le taux d'invalidité (ATF 114 V 310 consid. 

3a et les arrêts cités ; 119 V 475 consid. 2b [en français]). En cas de com-

paraison des pourcentages, l’abattement du revenu d’invalide déterminé 

sur la base des salaires statistiques est également applicable (arrêt du TF 

9C_380/2022 du 25 septembre 2023 consid. 4.4.4 ; voir également arrêt 

du TAF C-121/2021 consid. 9.3). 

9.2.2 Le revenu hypothétique de la personne valide se détermine en prin-

cipe en établissant au degré de la vraisemblance prépondérante ce qu'elle 

aurait effectivement pu gagner au moment déterminant – au moment de la 

naissance (hypothétique) du droit à la rente – si elle était en bonne santé. 

https://www.swisslex.ch/DOC/ShowLawViewByGuid/042b0d3b-5456-43fd-b41a-c0571c3f6493/58c5a559-c6a3-450d-9584-6ba472e794fd?source=document-link&SP=44|4yevbi

C-109/2022 

Page 17 

Le revenu sans invalidité doit être évalué de la manière la plus concrète 

possible et se déduit en principe du salaire réalisé en dernier lieu par la 

personne concernée avant l'atteinte à la santé, en tenant compte de l'évo-

lution nominale des salaires. Au regard des capacités professionnelles de 

la personne concernée et des circonstances personnelles la concernant, 

on prend en considération ses chances réelles d'avancement compro-

mises par le handicap, en posant la présomption qu'elle aurait continué 

d'exercer son activité sans la survenance de son invalidité. Des exceptions 

ne sauraient être admises que si elles sont établies au degré de la vrai-

semblance prépondérante (ATF 139 V 28 consid. 3.3.2 ; 134 V 322 con-

sid. 4.1 ; arrêt du TF 9C_708/2017 du 23 février 2018 consid. 8.1). Le re-

venu sans invalidité d’une personne exerçant une activité lucrative indé-

pendante doit être fixé de la manière la plus concrète possible. A cet égard, 

l'art. 25 al. 1 du règlement du 17 janvier 1961 sur l’assurance-invalidité 

(RAI, RS 831.201 ; dans sa teneur en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021) 

établit un parallèle entre le revenu soumis à cotisation de l'assurance-vieil-

lesse et survivants tel qu’il ressort du compte individuel de la personne 

concernée et le revenu à prendre en considération pour l'évaluation de 

l'invalidité. Ce parallèle n'a toutefois pas valeur absolue et la jurisprudence 

admet quelques rectificatifs, par exemple si une diminution ou une aug-

mentation extraordinaire du revenu pendant une période déterminée est 

dûment établie. Par ailleurs, tant la personne concernée que l’office de l’as-

surance-invalidité peuvent amener la preuve que le revenu réellement ré-

alisé, et soumis à cotisations, est supérieur ou inférieur au revenu inscrit 

dans le compte individuel (arrêt du TF 9C_771/2017 du 29 mai 2018 con-

sid. 3.6.1 et les réf. cit.). 

Ce n'est qu'en présence de circonstances particulières qu'il peut se justifier 

de s’écarter du dernier salaire réalisé et de recourir aux données statis-

tiques résultant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 

édité par l'OFS. Tel sera notamment le cas lorsqu'on ne dispose d'aucun 

renseignement au sujet de la dernière activité professionnelle de la per-

sonne concernée, ou si le dernier salaire que celle-ci a perçu ne corres-

pond manifestement pas à ce qu'elle aurait été en mesure de réaliser, se-

lon toute vraisemblance, en tant que personne valide, ou encore s’il appa-

raît que la personne concernée n’aurait plus exercé son activité habituelle, 

indépendamment de la survenance de l’invalidité (arrêts du TF 

9C_394/2013 du 27 septembre 2013 consid. 3.3 ; 9C_238/2008 du 5 jan-

vier 2009 consid. 3).   

9.2.3 Le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la si-

tuation professionnelle concrète de l'intéressé. Lorsque la personne 

https://www.swisslex.ch/DOC/ShowLawViewByGuid/991f94bf-952d-49b7-af86-6f3e50dd5eef/76b87e6a-e709-4c5c-b5db-5c83a6595878?source=document-link&SP=29|zvo25o
https://www.swisslex.ch/DOC/ShowLawViewByGuid/991f94bf-952d-49b7-af86-6f3e50dd5eef/76b87e6a-e709-4c5c-b5db-5c83a6595878?source=document-link&SP=29|zvo25o

C-109/2022 

Page 18 

concernée a repris l'exercice d'une activité lucrative après la survenance 

de l'atteinte à la santé, il faut d'abord examiner si cette activité repose sur 

des rapports de travail stables, met pleinement en valeur sa capacité de 

travail résiduelle et lui procure un gain correspondant au travail effective-

ment fourni, sans contenir d'éléments de salaire social. Si ces conditions 

cumulatives sont réunies, on prendra en compte le revenu effectivement 

réalisé pour fixer le revenu d'invalide. Si, en revanche, la personne concer-

née n'a pas repris d'activité, ou aucune activité adaptée lui permettant de 

mettre pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail, contrairement 

à ce qui serait raisonnablement exigible de sa part, le revenu d'invalide 

peut être évalué, notamment, sur la base des données statistiques résul-

tant de l'ESS édité par l'OFS (ATF 139 V 592 consid. 2.3 et les réf. 

cit. ; 129 V 472 consid. 4.2.1 ; 126 V 75 consid. 3b/aa).  

Dans ce cas, il s’agit de se fonder, en règle générale, sur les salaires men-

suels indiqués dans le tableau TA1 de l’ESS, relatif au secteur privé, ligne 

« Total secteur privé » (ATF 129 V 472 consid. 4.2.1 ; 126 V 75 con-

sid. 3b/aa ; 142 V 178 consid. 2.5). Toutefois, lorsque cela apparaît indiqué 

dans le cas concret, afin de permettre à la personne concernée de mettre 

pleinement à profit sa capacité résiduelle de travail, il y a lieu de se référer 

aux salaires mensuels de secteurs particuliers, voire de branches particu-

lières. Tel est notamment le cas lorsque, avant l'atteinte à la santé, la per-

sonne concernée a travaillé dans un même domaine pendant de nom-

breuses années et qu'une activité dans un autre domaine n'entre quasi-

ment plus en ligne de compte (arrêt du TF 8C_471/2017 du 16 avril 2018 

consid. 4.2). Par ailleurs, il n’y a pas d’obligation de recourir systématique-

ment au tableau TA1 (arrêt du TF 9C_841/2013 du 7 mars 2014 con-

sid. 4.2) ; cela étant, lorsqu’il convient de faire usage de l’ESS 2012 ou 

d’une enquête plus récente, il y a alors lieu de se référer – jusqu’à nouvel 

ordre – au tableau TA1 uniquement (ATF 142 V 178 consid. 2.5.7). 

Selon la jurisprudence − applicable sous l’ancien droit (l’abattement forfai-

taire prévu à l’art. 26bis al. 3 RAI en vigueur depuis le 1er janvier 2024 n’étant 

pas applicable en l’espèce [cf. supra consid. 4 ; CR LPGA-MOSER-SZE-

LESS/CASTELLA, Art. 16 N 36d ss]) − , dans certains cas, le revenu d'invalide 

déterminé d'après les données statistiques doit être réduit afin de tenir 

compte des circonstances personnelles et professionnelles de la personne 

concernée (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationa-

lité ou la catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) suscep-

tibles de diminuer ses possibilités de réaliser un gain se situant dans la 

moyenne, applicable aux employés ne souffrant pas d’invalidité, sur le mar-

ché ordinaire de l'emploi. Pour fixer la hauteur de cet abattement, il 

https://www.swisslex.ch/Doc/ShowDocComingFromCitation/763d25df-3bb8-4b23-a0e6-5bc28ef81489?citationId=ae8aa910-0388-4d39-b65f-f78670b23e4d&source=document-link&SP=74|zvo25o
https://www.swisslex.ch/Doc/ShowDocComingFromCitation/b3cf8fcf-c227-4926-bfa8-cd065dbb816a?citationId=b1c35d6a-3ef0-41cf-b1f7-2c81727d10b7&source=document-link&SP=74|zvo25o
https://www.swisslex.ch/Doc/ShowDocComingFromCitation/b3cf8fcf-c227-4926-bfa8-cd065dbb816a?citationId=b1c35d6a-3ef0-41cf-b1f7-2c81727d10b7&source=document-link&SP=74|zvo25o

C-109/2022 

Page 19 

convient d’examiner dans un cas concret et de manière globale si des in-

dices permettent de conclure qu’à cause de l’une ou l’autre des caractéris-

tiques précitées, la personne assurée n’est en mesure d’utiliser sa capacité 

résiduelle de travail sur le marché ordinaire de l’emploi que contre une ré-

munération inférieure au salaire moyen correspondant. La hauteur de 

l’abattement dépend de chaque cas d’espèce, une réduction automatique 

n’étant pas admissible, et ne peut dépasser 25 % du salaire statistique 

(ATF 142 V 178 consid. 1.3 ; 135 V 297 consid. 5.2 ; 134 V 322 consid. 5.2 

; 126 V 75 consid. 5b ; 124 V 321 consid. 3b/aa ; arrêt du TF 9C_677/2015 

du 25 janvier 2016 consid. 3.3). L’abattement résulte d'une évaluation et 

doit être brièvement motivé par l'administration. Le juge des assurances 

sociales, pour sa part, ne peut, sans motif pertinent, substituer son appré-

ciation à celle de l'administration ; il doit s’appuyer sur des circonstances 

de nature à faire apparaître sa propre appréciation comme la mieux appro-

priée (ATF 126 V 75 consid. 6 ; arrêt du TF 8C_103/2018 du 25 juillet 2018 

consid. 4). 

9.2.4 Dans la mesure où les salaires avec et sans invalidité tirés de l'ESS 

sont en principe déterminés en fonction d'un horaire de 40 heures par se-

maine, il convient de les rapporter à la durée hebdomadaire de travail du-

rant l'année considérée (ATF 126 V 75 consid. 3b/bb). En outre, il y a lieu 

d’adapter ces salaires à l’évolution nominale des salaires, en se fondant 

sur l'indice des salaires nominaux spécifique aux hommes et aux 

femmes et par branche (ATF 129 V 408 consid. 3.1.2). Enfin, il convient 

de se référer en principe toujours aux données de l’ESS les plus récentes 

(ATF 143 V 295 consid. 2.3), les données publiées au moment de la déci-

sion attaquée étant déterminantes, non celles qui l'ont été plus tard (arrêt 

du TF 9C_699/2015 du 6 juillet 2016 consid. 5.2 et les références). 

9.3 En l’espèce, il convient tout d’abord d’établir le moment déterminant 

pour effectuer la présente comparaison des gains.  

9.3.1 Pour procéder à la comparaison des revenus, il convient de se placer 

au moment de la naissance (hypothétique) du droit à la rente ; les revenus 

avec et sans invalidité doivent être déterminés par rapport à un même mo-

ment, et les modifications de ces revenus susceptibles d'influencer le droit 

à la rente survenues jusqu'au moment où la décision est rendue doivent 

être prises en compte (ATF 129 V 222 consid. 4.1 et 4.2 ; arrêt du TF 

8C_84/2018 du 1er février 2019 consid. 6.2). Depuis l’entrée en vigueur le 

1er janvier 2008 de la 5ème révision de l’AI, ce moment diffère selon que le 

délai de six mois de l’art. 29 al. 1 LAI échoit avant ou après l’aboutissement 

du délai de carence d’un an de l’art. 28 al. 1 let. b LAI. Lorsque l’échéance 

C-109/2022 

Page 20 

du premier intervient avant l’aboutissement du deuxième, la rente prend 

naissance au plus tôt à l’échéance du délai de l’art. 28 al. 1 let. b LAI (arrêt 

du TF 9C_484/2016 du 10 février 2017 consid. 4.1 ; 9C_766/2023 du 13 

février 2024 consid. 5.1) ; lorsqu’elle intervient après, la rente prend nais-

sance au plus tôt conformément à l’art. 29 al. 1 LAI (cf. arrêt du TF 

9C_128/2014 consid. 3.3, 9C_719/2015 du 3 juin 2016 consid. 5.3, 

8C_350/2022 du 9 novembre 2022 consid. 6, 9C 434/2023 du 30 no-

vembre 2023 consid. 5.1). S’agissant du délai d’attente de l’art. 28 al. 1 

let. b LAI prévoyant une incapacité de travail d’au moins 40 % en moyenne 

durant une année sans interruption notable, il est réputé commencé dès 

que l’on constate une diminution notable de la capacité de travail, ce qui 

est le cas dès que l’assuré présente une diminution de sa capacité de tra-

vail de 20 % (cf. arrêt du TFA du 16 octobre 1997 en la cause G. M. [AHI 

1998 121 version française] ; voir également arrêt du TF 8C_174/2013, 

8C_178/2013 du 21 octobre 2013 consid. 3.2). 

9.3.2 En l’occurrence, l’OAIE a considéré que l’année 2018 constituait 

l’année déterminante pour effectuer la comparaison des gains et a calculé 

le taux d’invalidité du recourant en procédant à une comparaison des 

revenus avec et sans invalidité déterminés sur la base des salaires 

statistiques pour l’année 2018 (OAIE pce 30 p. 2). Compte tenu, d’une 

incapacité de travail dans l’activité lucrative habituelle de 20 % dès 2011 et 

de 80 % dès le 12 juin 2018, le Tribunal considère que le recourant a justifié 

en octobre 2018, d’une incapacité de travail de 40 % en moyenne durant 

une année ([20 % x 8 mois + 80 % x 4 mois] : 12 mois ; cf. art. 28 al. 1 let. 

b LAI ; voir également ATF 96 V 34 consid. 3d) et que sa capacité de gain 

ne pouvait plus être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de 

réadaptation raisonnablement exigibles (art. 28 al. 1 let. a LAI). Le délai de 

carence d’un an échoit ainsi le 12 octobre 2018. Quant au délai de 6 mois 

de l’art. 29 al. 1 LAI, il échoit le 1er octobre 2019 suivant le dépôt en avril 

2019 de la demande de prestations d’invalidité (cf. supra lettre B. et consid. 

6.2.3). Dans ces circonstances, la naissance hypothétique du droit du 

recourant à une rente d’invalidité intervient au plus tôt le 1er octobre 2019. 

Aussi convient-il en l’espèce de procéder à une comparaison des revenus 

avec et sans invalidité déterminants en 2019, et non pas en 2018 comme 

retenu par l’OAIE.  

9.4 Concernant le revenu sans invalidité, le Tribunal constate que le revenu 

mensuel de 550 euros que le recourant déclare avoir réalisé en dernier lieu 

au Portugal en qualité de maçon indépendant (cf. Questionnaire pour les 

indépendants [OAIE pce 18]) ne saurait être pris en considération dans la 

présente comparaison des gains. En effet, lorsqu’il s’agit d’évaluer le degré 

C-109/2022 

Page 21 

d’invalidité d’une personne résidant à l’étranger, la comparaison des reve-

nus déterminants pour ce faire doit s’effectuer sur le même marché du tra-

vail, car la disparité des niveaux de rémunération et des coûts de la vie 

d’un pays à l’autre ne permet pas de procéder à une comparaison objective 

des revenus en question (ATF 137 V 20 consid. 5.2.3.2 ; 110 V 273 con-

sid. 4b ; arrêt du TF 8C_300/2015 du 10 novembre 2015 consid. 7.1). 

Aussi convient-il in casu de recourir aux données statistiques salariales 

2018 de l’ESS – dernières disponibles au moment du prononcé de la déci-

sion litigieuse – afin de déterminer le revenu sans invalidité du recourant, 

puis de les indexer à l’année 2019 déterminante en l’espèce.  

En 2018, le salaire mensuel brut dans la branche de la construction (sec-

teur 41-43) d’un salarié au niveau de compétence 1 s’élevait à 5 622 francs 

pour une durée de travail de 40 heures par semaine (cf. tableau TA1 [ESS], 

Salaire mensuel brut selon les branches économiques, le niveau de com-

pétences et le sexe, Secteur privé), soit 5 669 fr. 26 après indexation à 

2019 ([5 622 fr. x 2279 : 2260] ; tableau Evolution des salaires nominaux, 

des prix à la consommation et des salaires réels, 2010-2024 [OFS]). 

Compte tenu d’un horaire usuel dans la branche en 2019 de 41,3 heures 

par semaine, il en résulte un revenu sans invalidité de 5 853 fr. 51 ([5 669 

fr.  x 41,3 h : 40h] ; tableau Durée normale du travail dans les entreprises 

selon la division économique [OFS]).  

9.4.1 S’agissant du revenu d’invalide, il convient également de se fonder 

sur les salaires statistiques, la reprise temporaire de l’activité indépendante 

de maçon par le recourant après l’opération du 12 juin 2018 (atteinte à 

l’état de santé) n’ayant pas eu lieu sur le marché du travail suisse (cf. Cer-

tificat de la Direction des services de l’impôt sur le revenu des personnes 

physiques attestant des revenus [OAIE pce 18 p. 15]). Le salaire mensuel 

brut d’un salarié de compétence 1 pour une durée de 40 heures par se-

maine issu des statistiques de l’OFS dans le secteur privé en général s’éle-

vait en 2018 à 5 417 francs, soit 5 462 fr. 54 après indexation à 2019 

(5 417 fr. x 2279 : 2260). Compte tenu d’un horaire de travail usuel dans la 

branche en 2019 de 41,7 heures par semaine, il résulte un salaire statis-

tique de 5 694 fr. 70 (5 462 fr. 54 x 41,7 h : 40 h). Compte tenu d’un abat-

tement de 5 % retenu au regard des limitations fonctionnelles importantes 

causées par la pathologie en cause, de l’âge du recourant (63 ans en 

2020), de l’absence de formation et du fait que les effets contraignants de 

l’atteinte à la santé ont déjà été pris en compte lors de l’appréciation de la 

capacité résiduelle de travail du recourant fixée à 70 % (cf. supra consid. 

8.2), le revenu d’invalide déterminant en l’espèce s’élève à 5 409 fr. 96 

C-109/2022 

Page 22 

(5 694 fr. 70 – [0,05 x 5 694 fr. 70]), soit 3 786 fr. 97 pour un taux d’activité 

de 70 % (5 409 fr. 96 x 0,7).  

9.4.2 Au moment de l’ouverture hypothétique du droit à la rente du recou-

rant en octobre 2019, celui-ci subissait une perte de gain s’élevant à 

2 066 fr. 54 (5 853 fr. 51 – 3 786 fr. 97) correspondant à un taux d’invalidité 

de 35,30 % (2 066 fr. 54 x 100 : 5 853 fr. 51) insuffisant pour lui ouvrir le 

droit à la rente. Le Tribunal ajoute qu’un abattement de 10 % sur le revenu 

avec invalidité porte le taux d’invalidité à 39 % (5 694 fr. 70 – [0,1 x 5 694 

fr. 70] = 5 125 fr. 23 ; 0,7 x 5 125 fr. 23 = 3 587 fr. 66 ; [5 853 fr. 51 – 3 587 

fr. 66] x 100 : 5 853 fr. 51 = 38,71 %) qui reste sans incidence sur l’issue 

du litige à cet égard.   

10. Ce nonobstant, l’OAIE reconnait au recourant le droit à une rente en-

tière à partir du 1er septembre 2020 fondée sur un taux d’invalidité de 80 % 

(cf. décision du 18 novembre 2021 [OAIE pce 35 p. 3].  

10.1 A l’appui de cette prestation, l’autorité inférieure considère que malgré 

l’âge de l’assuré, la mise en valeur de sa capacité de travail résiduelle était 

exigible jusqu’au 31 août 2020 (date de cessation d’activité). Dès le 1er 

septembre 2020 en revanche, les chances de l’assuré d'exploiter sa 

capacité résiduelle de travail sur un marché du travail équilibré n’étaient 

plus réalistes, de sorte qu’il subissait, du fait de son atteinte à la santé, une 

diminution de sa capacité de gain de 80 % (incapacité de travail dans 

l'activité habituelle). En effet, à partir du 1er septembre 2020, l’exercice 

d’une activité lucrative de substitution n’était plus exigible de sa part en 

regard de son âge (63 ans en 2020) proche de la retraite (atteinte en 2022), 

de ses limitations fonctionnelles importantes, d’une capacité résiduelle de 

travail de 70 % dans l’exercice d’une activité lucrative de substitution, et de 

l’absence de formation professionnelle certifiée (cf. Evaluation de l’invali-

dité [OAIE pce 30 p. 1]). Pour retenir que l’assuré a cessé l’exercice de son 

activité lucrative habituelle de maçon le 31 août 2020, l’OAIE se fonde sur 

un formulaire de « Déclaration de cessation d’activité » du Ministère des 

finances et de l’administration publique portugais dans lequel le recourant 

déclare avoir cessé son activité lucrative le 31 août 2020 (OAIE pce 18 p. 8 

ss).  

10.2 Dans ces circonstances, il convient de vérifier l’application faite par 

l’autorité inférieure de la jurisprudence dite de l’âge avancé.  

10.2.1 Selon cette jurisprudence, lorsqu'il s'agit d'évaluer l'invalidité d'un 

assuré qui se trouve proche de l'âge donnant droit à la rente de vieillesse, 

C-109/2022 

Page 23 

il convient de procéder à une analyse globale de la situation et de se de-

mander si, de manière réaliste, cet assuré est en mesure de retrouver un 

emploi sur un marché équilibré du travail. Cela revient à déterminer, dans 

le cas concret, si un employeur potentiel consentirait objectivement à en-

gager l'assuré, compte tenu notamment des activités qui restent exigibles 

de sa part en raison d'affections physiques ou psychiques, de l'adaptation 

éventuelle de son poste de travail à son handicap, de son expérience pro-

fessionnelle et de sa situation sociale, de ses capacités d'adaptation à un 

nouvel emploi, du salaire et des contributions patronales à la prévoyance 

professionnelle obligatoire, ainsi que de la durée prévisible des rapports de 

travail (ATF 145 V 2 consid. 5.3.1, 138 V 457 consid. 3.1 ; arrêt du Tribunal 

fédéral 8C_173/2023 du 23 novembre 2023 consid. 3.3).  

10.2.2 Le seuil à partir duquel on peut admettre un âge avancé se situe 

aux alentours des 60 ans, même si le Tribunal fédéral n'a pas fixé d'âge 

limite jusqu'à présent (ATF 146 V 16 consid. 7.1, 145 V 2 consid. 5.3.1, 

138 V 457 consid. 3.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 8C_173/2023 du 23 no-

vembre 2023 consid. 3.3).  

10.2.3 Dans ce contexte, la jurisprudence du Tribunal fédéral précise que 

le moment déterminant pour répondre à la question de la mise en valeur 

de la capacité de travail résiduelle pour un assuré ayant un âge avancé est 

celui de l'évaluation médicale qui sert de fondement aux constatations de 

fait relatives à la capacité de travail (ATF 146 V 16 consid. 7.1 et les 

références). Toutefois, au regard du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. ; 

cf. également art. 190 Cst.) et du principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.), 

il n’est pas contraire au droit fédéral de s’écarter de ce moment si sa prise 

en compte conduit à un résultat inapproprié. C’est le cas si, en raison d’une 

annonce tardive violant l’obligation de renseigner, l’évaluation médicale 

intervient fatalement à un âge proche de celui de la retraite (ATF 143 V 431 

consid. 4.5.1). Il en va de même si l’assuré viole l’obligation de mise en 

valeur de sa capacité résiduelle de travail pendant plusieurs années au 

profit de l'invocation, après une longue procédure, d'un âge avancé pour 

fonder rétroactivement le droit à une rente entière (arrêt du TAF C-

7370/2016 du 23 mars 2018 consid. 13.2.2). 

10.3 En l’espèce, c’est la prise de position médicale SM/OAIE du 23 août 

2021 du Dr F._______ – elle-même fondée sur les rapports de la Dre 

D._______ du 21 juin 2021 et du Dr E._______ du 30 juin 2021 (OAIE pces 

25, 26 et 29) − qui a permis de constater de manière fiable les faits 

déterminant la capacité résiduelle de travail du recourant.  

C-109/2022 

Page 24 

10.3.1 Or, en (…) 2021, l’assuré était âgé de 64 ans et 1 mois 

correspondant à un âge avancé au sens de la jurisprudence 

susmentionnée. Sans formation certifiée, il a consacré toute sa carrière à 

exercer le métier de maçon, de surcroît à son propre compte depuis 

octobre 2014. Dès 2011, il a développé une maladie de Parkinson 

neurodégénérative associée à une incapacité motrice et cognitive, sans 

perspectives d’amélioration, dont l’aggravation progressive a nécessité la 

pose d’un neurostimulateur en juin 2018. Compte tenu de cet état de santé, 

il a présenté une incapacité de travail de 80 % comme maçon à compter 

du mois de juin 2018.  

10.3.2 Ce nonobstant, il a continué de travailler comme maçon 

indépendant jusqu’en juin 2019 au plus tard, et non pas jusqu’en 

septembre 2020 comme retenu par l’autorité inférieure. En effet, il ressort 

du dossier que le recourant s’est acquitté de cotisations au régime de 

sécurité sociale portugais à titre d’indépendant du 1er février 2016 au 4 

janvier 2018 (code 12), puis à titre de « périodes équivalentes : périodes 

de maladie/incapacité de travail » (code 41) du 5 janvier 2018 au 10 juin 

2019 (cf. certificat des périodes d’assurance [OAIE pce 3 p. 5] ; Office 

fédéral des assurances sociales, Annex I List of codes to be used in 

P5000). Malgré la dénomination de cette dernière période d’assurance, 

force est de constater que le recourant (n° de contribuable 130838829) a 

déclaré, pour l’exercice 2018 – durant lequel il a subi une incapacité 

temporaire de travail d’un mois à la suite de l’intervention chirurgicale 

pratiquée le 12 juin 2018 –, un revenu fiscal de 4 103,66 euros ne différant 

guère des exercices 2016 et 2017 au cours desquels il a déclaré un revenu 

fiscal de 4 663,95 euros respectivement 4 528,47 euros (cf. Certificat de la 

Direction des services de l’impôt sur le revenu des personnes physiques 

attestant des revenus 2016, 2017, 2018 [OAIE pce 18 pp. 15-17]). Compte 

tenu d’un volume d’affaires similaire réalisé par le recourant de 2016 à 

2018, il apparait qu’il a poursuivi l’exercice effectif de son activité lucrative 

de maçon indépendant à tout le moins jusqu’à fin 2018. Cela étant, le 

Tribunal infère de l’exercice fiscal 2018 et des cotisations versées jusqu’en 

juin 2019, que le recourant a poursuivi l’exercice de son activité lucrative 

de maçon indépendant jusqu’au mois de juin 2019 au plus tard, la date du 

31 août 2020 retenue – à tort − par l’autorité inférieure consacrant la 

radiation administrative de l’entreprise du recourant et non pas la cessation 

de l’exercice de l’activité lucrative de maçon (cf. formulaire du Ministère 

des finances et de l’administration publique, Déclaration de cessation 

d’activité du 11 septembre 2020 [OAIE pce 18 p. 13]).  

C-109/2022 

Page 25 

Certes, le recourant déclare-t-il avoir travaillé sans restriction jusqu’au 30 

août 2020, ne plus pouvoir travailler depuis le 24 avril 2019 et avoir dû 

définitivement mettre fin à son activité lucrative le 24 avril 2019 (cf. 

« Questionnaire pour indépendants » du 17 février 2021 [OAIE pce 18]). 

De plus, il a été mis au bénéfice d’une rente d’invalidité versée par la 

sécurité sociale portugaise à partir du 24 avril 2019 (cf. supra lettre A. ; voir 

également décision du 25 mars 2020 de l’ISS [OAIE pce 37]), donnant à 

penser qu’il aurait cessé l’exercice de son métier de maçon en avril 2019 

déjà. Quoiqu’il en soit, il n’est pas nécessaire de trancher la question de 

savoir si le recourant a cessé l’exercice de son activité de maçon en avril 

2019 ou en juin 2019, dès lors qu’il justifiait alors déjà, en tout état de 

cause, d’un âge avancé (61 ans et 9 mois respectivement 61 ans et 11 

mois).  

10.3.3 Aussi le Tribunal considère-t-il que si la mise à profit de la capacité 

résiduelle de travail de l’assuré n’était déjà plus exigible de sa part dès le 

mois de juin voire d’avril 2019 au regard des troubles neurodégénératifs en 

progression depuis 2011, des importantes limitations fonctionnelles en 

résultant, de la durée prévisible des rapports de travail ainsi que des 

difficultés d’adaptation à de nouvelles activités lucratives de substitution 

auxquelles se serait trouvé confronté un maçon de quasiment 62 ans, sans 

formation certifiée, ayant consacré l’intégralité de sa carrière à exercer ce 

métier, à titre indépendant de surcroît durant les 5 dernières années 

d’activité, elle l’était par conséquent d’autant moins lorsque l'évaluation 

médicale servant de fondement aux constatations de fait relatives à la 

capacité de travail a été établie le 23 août 2021. Au demeurant, rien au 

dossier ne justifie de s’écarter du moment de cette évaluation médicale 

(cf. supra consid. 10.2.3).  

10.4 Sur le vu de ce qui précède, le recourant n’était plus en mesure de 

retrouver un emploi sur un marché équilibré du travail en août 2021, de 

sorte que la mise à profit de sa capacité résiduelle de travail n’était plus 

exigible à cette date. 

10.5 Lorsqu'il est établi, comme en l'occurrence, que l'assuré ne peut plus 

exploiter sa capacité de travail résiduelle sur le plan économique, la juris-

prudence considère que celui-ci présente une invalidité totale (ATF 138 V 

457 consid. 3.1 et 3.4; voir arrêt du TF 9C_437/2008 du 19 mars 2009 

consid. 4.3. et 4.4 ; I 831/05 du 21 août 2006 consid. 4.1.1). En effet, lors 

du calcul du taux d'invalidité, aucun revenu d'invalide ne peut être pris en 

compte (arrêt du TAF C-3490/2017 du 12 avril 2018 consid. 9.9). Ce taux 

d'invalidité totale donne droit à une rente d'invalidité entière (art. 28 al. 2 

C-109/2022 

Page 26 

LAI). Néanmoins, lorsqu’une capacité de travail dans l’activité habituelle 

subsiste et que l’on ne peut pas attendre d’un assuré proche de l'âge de la 

retraite qu’il reprenne une activité lucrative adaptée, le degré d'invalidité 

doit être déterminé en fonction de la capacité de travail résiduelle dans 

l'activité habituellement exercée par le recourant avant la survenance de 

son atteinte à la santé (arrêt du TF 9C_913/2012 du 9 avril 2013, consid. 

5.3 et 5.4 ; cf. ég. supra consid. 9.2.1).  

En l’occurrence, avant son atteinte à la santé, le recourant exerçait une 

activité de maçon indépendant dans laquelle il présentait une capacité de 

travail résiduelle de 80 % dès 2011, puis 20 % dès le 12 juin 2018 

équivalant ici au revenu avec invalidité (OAIE pce 29 p. 1 ; 30 p. 2). Soumis 

à un abattement de 5 % pour les raisons déjà évoquées ci-avant (cf. supra 

consid. 9.4.1), ce revenu tombe à 19 % ([5 % x 20 % = 1 %] ; [20 % - 1 % 

= 19 %]). Comparé à un revenu d’invalide de 100 %, le taux d’invalidité du 

recourant s’élève ainsi à 81 % (100 % - 19 %) lui ouvrant le droit à une 

rente entière, dès le 1er octobre 2019 (cf. supra consid. 9.3.2) et non pas 

dès avril 2019 comme réclamé par le recourant, la décision de l’autorité 

portugaise lui octroyant une rente d’invalidité à partir du 24 avril 2019 ne 

liant pas les autorités suisses. En effet, l’octroi de rentes d’invalidité 

étrangères ne préjuge en aucun cas de l’appréciation de l’invalidité selon 

la loi suisse (arrêt du TF I 435/02 du 4 février 2003 consid. 2), de sorte que 

les instances d’assurances sociales suisses ne sont pas liées par les 

décisions des autorités étrangères en matière d’assurances sociales (ATF 

130 V 253 consid. 2.4). 

11. Au vu de tout ce qui précède, le recours se révèle bien fondé en ce 

sens que le recourant a droit à une rente entière à partir du 1er octobre 

2019 et non pas seulement à partir du 1er septembre 2020. Le dossier est 

ainsi renvoyé à l’autorité inférieure afin qu’elle fixe le montant des arriérés 

de rentes, avec suite d’éventuels intérêts moratoires (cf. art. 26 al. 2 

LPGA).  

12. Il reste à statuer sur les frais et dépens.  

12.1 Le recourant, qui échoue dans la seule mesure où il réclamait l’octroi 

de 6 mois de rentes supplémentaires à partir d’avril 2019 (cf. consid. 10.5), 

n’obtient certes que partiellement gain de cause, mais néanmoins dans 

une large mesure, de sorte que les frais judiciaires correspondants lui sont 

remis (art. 63 al. 1 PA dernière phrase ; voir également art. 69 al. 1bis et 2 

LAI). Partant, l’avance de frais de 800 francs qu’il a versée lui sera restituée 

https://www.swisslex.ch/DOC/ShowLawViewByGuid/b39d7a93-8f19-443a-88f6-1d06ac129b33/d52a22d0-5ca6-4915-b56b-d53ef52066ec?source=document-link&SP=110|lutcrk

C-109/2022 

Page 27 

dès l’entrée en force du présent arrêt. Au demeurant, aucun frais de pro-

cédure n’est mis à la charge de l’autorité inférieure (art. 63 al. 2 PA).  

12.2 En outre, conformément aux art. 64 al. 1 PA et 7 al. 1 du règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), le Tribunal peut al-

louer à la partie ayant obtenu gain de cause une indemnité pour les frais 

indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés par le 

litige. En l'espèce toutefois, dans la mesure où le recourant n'est pas re-

présenté et que son recours est limité à un courrier d’une page, il n’y a pas 

lieu de lui allouer des dépens (art. 7 al. 4 FITAF). L’autorité inférieure n’a 

pas droit à des dépens (art. 7 al. 3 FITAF). 

(Le dispositif figure à la page suivante). 

 

  

C-109/2022 

Page 28 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est partiellement admis et la décision du 18 novembre 2021 

réformée en ce sens que le recourant a droit à une rente entière à partir du 

1er octobre 2019.  

2.  

Le dossier est retourné à l'autorité inférieure afin qu'elle procède au verse-

ment des prestations arriérées dues, ainsi que, le cas échéant, à celui des 

intérêts moratoires. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. L'avance de frais de 800 versée 

par le recourant lui sera remboursée dès l'entrée en force du présent arrêt, 

sur le compte qu’il aura désigné au Tribunal administratif fédéral. 

4.  

Il n’est pas alloué de dépens.  

5.  

Le présent arrêt est adressé au recourant et à l'autorité inférieure. 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La présidente du collège : Le greffier : 

  

Caroline Gehring Adrien Lacour 

 

  

C-109/2022 

Page 29 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Ce délai est réputé observé si les mémoires sont remis au 

plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient en mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :