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**Case Identifier:** b43b971a-6539-551b-a019-2f7115477cd8
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-10-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 16.10.2008 C/17797/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-17797-2007_2008-10-16.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/17797/2007 - 5 

 
POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL* 
 
 (CAPH/182/2008) 
 

 

 

E1_____ 

E2_____ 

Dom. élu : Me Christophe GAL 
Route de Florissant 112 

1206 Genève 

 

 

Parties appelantes 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 
D’une part 

T_____ 

Dom. élu : Me Gilles DAVOINE 
Rue Pierre-Fatio 12 

1204 Genève 

 

 

 

Partie intimée 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 
D’autre part 

 

 

 

 

 

 

ARRÊT PRÉSIDENTIEL  
 

du 16 octobre 2008 

 

 

  M. Christian MURBACH, président 

 

 

  M. Yves MAURER-CECCHINI, greffier 

 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/17797/2007 - 5 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

 

Vu, EN FAIT, le jugement présidentiel BCPH/352/2007 rendu en la présente cause le 
5 septembre 2007, expédié aux parties pour notification par plis recommandés du 

16 octobre 2007, par lequel le président du groupe 5 de la Juridiction des prud'hommes 

a, sur proposition du conciliateur, nié à A_____ et B_____ la qualité de mandataires 

professionnellement qualifiés, a invité T_____ à s'assurer des services d'un mandataire 

professionnellement qualifié si elle l'estimait nécessaire et lui a octroyé un délai au 31 

octobre 2007 pour compléter sa demande et produire tous documents utiles, avec 

l'indication que la cause serait convoquée à une nouvelle audience de conciliation ;  

 

Vu l'appel interjeté contre ledit jugement par A_____ le 14 novembre 2007, tendant 

notamment à l'annulation du jugement entrepris et à la reconnaissance de sa qualité de 

mandataire professionnellement qualifié ;  

 

Vu l'appel interjeté le 16 novembre 2007, contre le même jugement, par E1_____ et 

E2_____, ceux-ci concluant, en substance, à l'annulation dudit jugement, avec suite de 

dépens, en tant qu'il octroyait un délai à T_____ pour compléter sa demande et produire 

des pièces et qu'il indiquait que la cause serait convoquée à une nouvelle audience de 

conciliation ; 

 

Que les appelants font valoir que la possibilité - postérieure à leur réponse - donnée à 

l'intimée de compléter sa demande violait leur droit d'être entendu; que le délai octroyé 

à leur partie adverse pour produire des pièces était inutile, l'intéressée disposant déjà, de 

par la loi, d'un délai pour ce faire; que l'ordre donné à l'intimée de se faire assister d'un 

mandataire professionnellement qualifié constituait une ingérence illégale dans 

l'organisation de la défense de l'intéressée; enfin, que le président du groupe 5 n'avait 

pas le pouvoir de retourner le dossier en conciliation, dès lors que la cause avait été 

transmise au Tribunal à la suite de l'échec de la conciliation;  

 

Vu le retrait de l'appel de A_____, constaté par arrêt présidentiel CAPH/145/2008 du 21 

juillet 2008 ;  

 

Vu la réponse de T_____ à l'appel de E1_____ et E2_____, adressée le 28 juillet 2008 

au greffe de la Juridiction, par laquelle l'intimée a conclu au déboutement de ses 

adverses parties, motifs pris notamment de leur absence d'intérêt juridique à l'annulation 

du jugement entrepris ainsi que de l'inexistence d'une quelconque violation d'une 

disposition procédurale par le premier juge ; 

 

Vu, EN DROIT, l’article 57 al. 1 de la loi sur la juridiction des prud'hommes (ci-après 
LJP), à teneur duquel le président de la Cour d’appel des prud'hommes statue seul et 

sans audience sur les appels portant, comme c'est le cas en l'espèce, sur une question de 

nature procédurale; 

 

Considérant qu'interjeté dans les formes et délai prescrits par l'article 59 LJP, l'appel est 

recevable; 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/17797/2007 - 5 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

 

Que, s'agissant du grief relatif au renvoi de la cause en conciliation, il y a lieu de relever 

que le président du groupe 5 a uniquement statué, sur proposition du conciliateur - qui 

ne s'était pas dessaisi du dossier - sur des questions de nature procédurales n'ayant pas 

pu être conciliées, comme l'article 24 alinéa alinéa 1 lit. a LJP le lui permettait; qu'ayant 

tranché ces questions de nature procédurale, c'est en toute logique qu'il a retourné la 

cause au conciliateur afin que ce dernier puisse mener à bien sa mission, notamment en 

abordant le fond du litige; 

 

Que le grief est ainsi infondé; 

 

Qu'il en va de même en ce qui concerne le reproche fait au président susmentionné 

d'avoir demandé à T_____ de compléter sa demande; 

 

Qu'en effet, cette décision était justifiée par le caractère lacunaire des écritures de 

l'intéressée, du fait de son recours, pour les rédiger, aux services de mandataires 

professionnellement non qualifiés, qui avaient été écartés de la procédure précisément 

en raison de leurs compétences insuffisantes à cet égard;  

 

Que cette demande de complètement de la demande ne contrevenait, au demeurant, à 

aucune règle de procédure, les articles 123 et 125 de la loi de procédure civile genevoise 

(ci-après LPC), applicables en matière prud'homale par renvoi de l'article 11 LJP, 

prévoyant la possibilité pour le juge d'accorder, après production de la défense, de 

nouveaux délais au demandeur pour sa réplique et au défendeur pour sa duplique, si ces 

écritures sont estimées nécessaires ; 

 

Que, par ailleurs, cette façon de procéder ne prétéritait en rien le droit d'être entendu des 

appelants, ces derniers s'étant vu accorder la possibilité de se prononcer ultérieurement 

sur le complément de la demande;  

 

Que le grief des appelants relatif à l'invitation faite à l'intimée de s'assurer des services 

d'un mandataire professionnellement qualifié est pour le moins téméraire; 

 

Qu'en effet, il s'agissait d'un simple rappel de la possibilité prévue par la loi (article 12 

alinéa 2 LJP) qu'ont les parties de se faire assister par un avocat ou un mandataire 

professionnellement qualifié, y compris en conciliation, de sorte que cela ne regardait et 

ne concernait en rien les appelants; 

 

Qu'on ne discerne pas non plus en quoi l'octroi d'un délai à l'intimée pour compléter sa 

demande et produire des pièces serait critiquable; 

 

Qu'il découle de ce qui précède que l'appel, en tous points infondé, doit être rejeté ; 

 

Considérant, enfin, qu'à teneur de l'article 78 LJP l'émolument de mise au rôle prévu à 

l'article 60 LJP est, en principe, mis à la charge de la partie qui succombe; 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/17797/2007 - 5 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

 

Que dès lors, il sera laissé à la charge des appelants, qui succombent entièrement, un 

émolument de fr. 1'000.-, le solde leur étant restitué. 

 

 

PAR CES MOTIFS 
 

 

Le président de la Cour d’appel des prud'hommes, groupe 5, 

 

 

 

Statuant seul et sans audience : 

 

A la forme: 

 

- Déclare recevable l'appel formé le 16 novembre 2007 par E1_____ et E2_____ 

contre le jugement présidentiel BCPH/352/2007 rendu en la présente cause le 

5 septembre 2007 ; 

 

Au fond: 

 

- Le rejette et confirme le jugement entrepris ; 
 

- Laisse à la charge de E1_____ et E2_____, à concurrence de fr. 1'000.-, l'émolument 
de mise au rôle dont ils se sont acquittés et ordonne que le solde, soit le montant de 

fr. 1'200.-, leur soit restitué; 

 

- Déboute les parties de toutes autres conclusions. 
 

 

 

 

 

 

 

La greffière de juridiction Le président