# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 64ac8dc3-b5b7-58f2-b3d7-618e025cfcbc
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-09-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 04.09.2008 A/2201/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2201-2008_2008-09-04.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/365/08 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 4 SEPTEMBRE 2008 

Cause A/2201/2008, plainte 17 LP formée le 18 juin 2008 par Mme F______. 

 

Décision communiquée à : 

- Mme F______ 

 
 

- Mme G______ 

 
 

- Office des Poursuites 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Dans le cadre de la poursuite n° 08 xxxx19 F dirigée par Mme G______ contre 

Mme F______, l'Office (ci-après : l'Office) a fait notifier, en date du 16 avril 

2008, un commandement de payer à la précitée. 

 Selon l'édition de la poursuite dont il est question, cet acte n'a pas été frappé 

d'opposition. 

 Le 13 juin 2008, l'Office a communiqué à Mme F______ un avis de saisie pour le 

24 juin 2008. 

B. Par acte déposé auprès du greffe de la Commission de céans le 18 juin 2008, Mme 

F______ a porté plainte, assortie d'une demande d'effet suspensif, contre cet avis 

qu'elle déclare avoir reçu le 16 juin 2008. Elle allègue que le commandement de 

payer lui a été notifié au guichet de l'office postal d'Onex et que l'employé postal a 

omis de consigner l'opposition qu'elle lui avait pourtant déclarée. 

 Par ordonnance du 19 juin 2008, la Commission de céans a accordé l'effet 

suspensif à la plainte et imparti un délai au 27 juin 2008 à la plaignante pour 

produire l'exemplaire pour le débiteur du commandement de payer, poursuite      

n° 08 xxxx19 F. 

 Le 25 juin 2008, Mme F______ a donné suite à cette injonction. Il ressort de l'acte 

considéré qu'il a été notifié en ses mains le 16 avril 2008 et n'a pas été frappé 

d’opposition. 

 L'Office et la poursuivante n'ont pas été invités à se déterminer. Cette dernière a 

toutefois adressé à la Commission de céans un courrier, daté du 20 juin 2008, dans 

lequel elle conclut à l'irrecevabilité de la plainte, subsidiairement à son rejet. 

C. Lors de l'audience de comparution personnelle et d'enquêtes du 28 août 2008, 

Mme B______, employée de La Poste, a été entendue en qualité de témoin. Elle a 

confirmé que c'était bien elle qui avait notifié le commandement de payer dont il 

est question, au verso duquel figurent son écriture et sa signature. Le témoin a, par 

ailleurs, affirmé que si la destinataire du commandement de payer lui avait déclaré 

son opposition, ce dont elle ne se souvenait pas, elle l'aurait indiqué en notant sous 

la mention y afférente "la débitrice forme opposition pour le montant total" et 

aurait apposé sa signature.  

 Mme F______ a confirmé qu'elle avait déclaré former opposition à l'employée 

postale qui se trouvait au guichet le 18 avril 2008 mais n'a pas reconnu  Mme 

B______ comme étant celle-ci. Elle a ajouté qu'elle n'avait pas vérifié si son 

opposition avait été dûment consignée sur l'exemplaire qui lui était remis. Ce n'est 

que postérieurement à la communication de l'avis de saisie qu'elle a transmis cet 

 

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acte à son avocat qui, constatant l'absence d'opposition, lui a alors conseillé de 

déposer plainte auprès de la Commission de céans. 

 

E N   D R O I T  

1.a. La présente plainte a été formée auprès de l’autorité compétente. Un avis de saisie 

est une mesure sujette à plainte (André E. Lebrecht, in SchKG II, ad art. 90 n° 9 ; 

BlSchK 2005, n° 37 p. 229 consid. 1 ; DCSO/401/2007 consid. 1.a. du 13 

septembre 2007 ; DCSO/456/03 consid. 5.b du 20 octobre 2003) et la poursuivie a 

qualité pour agir par cette voie (56R LOJ ; art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et 13 LaLP). 

 Il sied, par ailleurs, de rappeler que si, comme elle l'allègue, la plaignante a formé 

opposition au commandement de payer, les actes de poursuites, en particulier, 

l'avis de saisie, devront être qualifiés de nuls, l'opposition suspendant la poursuite 

(art. 78 al. 1 LP; art. 22 LP ; Roland Ruedin, in CR-LP, ad art. 78 n° 2 ; Balthasar 

Bessenich, in SchKG I, ad art. 78 n° 1 ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad 

art. 78 n° 11). 

 La présente plainte, déposée en temps utile et dans les formes prescrites, sera donc 

déclarée recevable (art. 17 al. al. 2 LP ; art. 13 al. 1 LaLP). 

2.a.  Selon l’art. 74 LP, le débiteur poursuivi qui entend former opposition doit, 

verbalement ou par écrit, en faire la déclaration immédiate à celui qui lui remet le 

commandement de payer ou à l’Office dans les dix jours à compter de la 

notification du commandement de payer. Un commandement de payer comporte 

explicitement une rubrique « Opposition », en plus d’une mention pré-imprimée 

aux termes de laquelle « Le débiteur est autorisé à déclarer son opposition au 

moment de la notification. Dans ce cas, l’opposition est consignée sur chaque 

exemplaire et le fonctionnaire qui procède à la notification en donne acte en 

apposant sa signature » (Form. n° 3).  

Si l’opposition est formée lors de la notification du commandement de payer, 

l’agent notificateur doit le mentionner immédiatement sur les deux exemplaires du 

commandement de payer (art. 72 al. 2 LP). Si l’opposition est formée auprès de 

l’Office durant le délai de dix jours prévu à cet effet (art. 74 al. 1 LP), l’opposition 

n’est consignée par l’Office que sur l’exemplaire du commandement de payer 

destiné au créancier (art. 76 al. 1 LP), l’exemplaire destiné au débiteur n’étant 

plus en ses mains dès lors qu’il a été remis au débiteur (Pierre-Robert Gilliéron, 

Commentaire, ad art. 76 n° 14 ss ; Roland Ruedin, CR-LP, ad art. 76 n° 1).  

2.b. Le procès-verbal des opérations de notification d’un commandement de payer, 

ainsi rédigé sur le commandement de payer lui-même, fait foi jusqu’à preuve du 

contraire (art. 8 al. 2 LP). La preuve du contraire peut être rapportée sans forme 

 

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particulière (Louis Dallèves, in CR.LP, ad art. 8 n° 7 ; Pierre-Robert Gilliéron, 

Commentaire, ad art. 8 n° 30 ss; James T. Peter, in SchKG I, ad art. 8 n° 12).  

 Il appartient à l’office de prouver la notification du commandement de payer et au 

débiteur de prouver la déclaration d’opposition ; comme celle-ci peut être fournie 

verbalement, la preuve de son annonce ne doit pas être soumise à des exigences 

trop strictes. Cela étant, la prudence impose au débiteur soit de faire opposition 

lors de la notification du commandement de payer et de veiller à ce que la 

personne qui procède à la notification atteste l’opposition conformément à la 

prescription figurant sur la formule du commandement de payer, soit de faire 

opposition par écrit (si possible par lettre recommandée), soit de la faire par une 

déclaration à l’office. A défaut, le débiteur court le risque de ne pas pouvoir 

prouver cette dernière (ATF 99 II 48, JdT 1974 II 76 ss). 

3. En l'espèce, il ressort du commandement de payer que la poursuivie n'a pas formé 

opposition lors de sa notification, en ses mains, le 16 avril 2008. Suite à l'audition 

de la notificatrice, force est, par ailleurs, d'admettre que la plaignante n'a pas été 

en mesure d'apporter la preuve de l'opposition qu'elle allègue avoir déclarée à la 

précitée. 

 Or, la prudence élémentaire lui imposait de veiller à ce que l'employée postale 

atteste l’opposition conformément à la prescription figurant sur la formule du 

commandement de payer, étant rappelé que la poursuivie pouvait encore, dans les 

dix jours suivant la notification, faire opposition par écrit ou la faire par une 

déclaration à l’office. 

 L’établissement de la preuve de l’opposition exigeait cet effort minime que le 

plaignante, faut-il le constater, n’a pas fait. 

 C'est donc à bon droit que l'Office, requis de continuer la poursuite, a 

communiqué à la plaignante un avis de saisie. 

4. Il s'ensuit que la plainte doit être rejetée. 

 

 

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 18 juin 2008 par Mme F______ contre l'avis de 

saisie dans le cadre de la poursuite n° 08 xxxx19 F.  

Au fond : 

1. La rejette. 

2. Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Didier BROSSET et M. Denis 
MATHEY, juges assesseurs 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

         Greffière :                        Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le