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**Case Identifier:** 087fb64f-a29c-52e3-a519-21bd16d212aa
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-07
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 07.05.2020 C/16789/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-16789-2019_2020-05-07.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 8 mai 2020. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16789/2019 ACJC/606/2020 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 7 MAI 2020 

 

Entre 

A______ SA,  sise route ______, ______ Genève, appelante d'une ordonnance rendue 
par la 10ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 17 février 2020, 

comparant par  

Mes Daniel Guggenheim et Anath Guggenheim, avocats, route du Bout-du-Monde 1, 

1206 Genève, en l'étude desquels elle fait élection de domicile, 

et 

B______, sise avenue ______, Iran, intimée, comparant par Mes Wolfgang Peter et 
Homayoon Arfazadeh, avocats,  

rue Charles-Bonnet 2, 1206 Genève, en l'étude desquels elle fait élection de domicile. 

 

- 2/4 - 

 

C/16789/2019 

Vu, EN FAIT, l'ordonnance OTPI/104/2020 du 17 février 2020 par laquelle le Tribunal 
de première instance, statuant sur mesures provisionnelles, a rejeté la requête formée par 

A______ SA (ci-après : A______ SA) (chiffre 1 du dispositif), révoqué en conséquence 

et mis à néant avec effet immédiat l'ordonnance C/16789/2019 SP rendue le 23 juillet 

2019 sur mesures superprovisionnelles par la vice-présidente du Tribunal de première 

instance ordonnant la suspension provisoire de la poursuite n° 1______ A initiée par 

B______ (ci-après : B______) à l'encontre de A______ SA (ch. 2), arrêté les frais 

judiciaires à 8'000 fr. compensés à due concurrence par l'avance versée par A______ 

SA (ch. 3), les a mis à la charge de A______ SA (ch. 4), a condamné A______ SA à 

verser à B______ 8'000 fr. à titre de dépens (ch. 5), les parties étant déboutées de toutes 

autres conclusions (ch. 6); 

Que le 28 février 2020, A______ SA a formé appel contre l'ordonnance du  

17 février 2020, reçue le lendemain, concluant à son annulation et à ce que la 

suspension provisoire de la poursuite n° 1______ A soit prononcée, avec suite de frais à 

la charge de B______; 

Qu'à titre préalable, A______ SA a conclu à l'octroi de l'effet suspensif; 

Que sur ce point, elle a exposé que la poursuite n° 1______ A dirigée contre elle en était 

au stade de la réquisition de faillite; 

Qu'une audience avait été convoquée pour le 29 août 2019, puis annulée après le 

prononcé, par le Tribunal, de son ordonnance du 23 juillet 2019 sur mesures 

superprovisionnelles, laquelle avait suspendu la poursuite;  

Que l'appelante a soutenu que si l'effet suspensif n'était pas accordé par la Cour,  

A______ SA serait, pendant l'instruction de l'appel, à nouveau convoquée à une 

audience, au cours de laquelle sa faillite serait prononcée; 

Que ce résultat serait irrémédiable, dans la mesure où, même dans l'hypothèse où elle 

obtiendrait ultérieurement gain de cause devant la Cour, elle ne pourrait obtenir 

l'annulation de la faillite prononcée contre elle dans l'intervalle, car les conditions 

temporelles posées par l'art. 174 LP ne seraient pas remplies;  

Que par ailleurs, sa faillite entraînerait la suspension de l'action en annulation de la 

poursuite qu'elle avait introduite le 22 juillet 2019 et prétériterait sa position dans la 

procédure arbitrale initiée le 4 juillet 2019 à l'encontre de sa partie adverse, ce qui la 

priverait définitivement de la possibilité d'obtenir l'examen, par le juge du fond, de la 

question de l'extinction de sa dette; 

Que B______ ne s'est pas prononcée sur la requête d'effet suspensif; 

 

- 3/4 - 

 

C/16789/2019 

Considérant, EN DROIT, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des 
décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être 

suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable 

(art. 315 al. 5 CPC); 

Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à 

une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF 138 III 

378 consid. 6.3 et les références citées; 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_514/2012 du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2); 

Qu'en l'espèce et à défaut d'octroi de l'effet suspensif, il existe un risque que la faillite de 

l'appelante soit prononcée ce qui, comme elle l'a exposé de manière convaincante, 

l'exposerait à un dommage difficilement réparable; 

Qu'à l'inverse, l'intimée n'a pas allégué qu'elle subirait un quelconque préjudice en cas 

d'octroi de l'effet suspensif; 

Qu'au vu de ce qui précède, il sera fait droit à la requête; 

Que la question des frais sera renvoyée à la décision au fond. 

* * * * * 

- 4/4 - 

 

C/16789/2019 

PAR CES MOTIFS, 
La présidente de la Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance 
entreprise : 

Admet la requête formée par A______ (A______) SA tendant à suspendre le caractère 

exécutoire de l'ordonnance OTPI/104/2020 rendue le 17 février 2020 par le Tribunal de 

première instance dans la cause C/16789/2019-10. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt au fond. 

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente;  Madame Sophie MARTINEZ,  

greffière. 

 

La présidente : 

Paola CAMPOMAGNANI 

 La greffière : 

Sophie MARTINEZ 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 2), est 

susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005; LTF - RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués étant toutefois limités  

(art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF). 

Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de la décision attaquée.  

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110