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**Case Identifier:** 1a17220b-f7c3-5536-ba14-54d584f1a10e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.09.2014 A/2582/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2582-2014_2014-09-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2582/2014-FORMA  ATA/758/2014  

 

 COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 25 septembre 2014 

sur effet suspensif 

 

dans la cause 

 

Madame A______ et Monsieur A______ 
représentés par Me Raphaël Cristiano, avocat  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA CULTURE ET DU 
SPORT 
 

- 2/4 - 

A/2582/2014 

 Vu le recours interjeté le 5 septembre 2014 par Madame A______ et Monsieur 
A______, domiciliés au chemin B______ 1______ au Petit-Lancy, contre une décision du 
département de l'instruction publique, de la culture et du sport (ci-après : le DIP ou le 
département) du 21 juillet 2014, exécutoire nonobstant recours et décidant que les enfants 
des recourants, C______ et D______, seraient scolarisés à l’école E______, rue F ______ 
2______au Petit-Lancy, dès le 25 août 2014 ; 

 vu le fait que ledit recours tend au fond à l’annulation de cette décision et à ce que 
les enfants C______ , née le ______ 2009, et D______ , né le ______ 2008, voient leur 
scolarité se poursuivre à l’école G______, chemin H______ 3______ au Petit-Lancy, où ils 
étaient scolarisés jusqu’au mois de juin 2014 ; 

 vu les requêtes de « mesures préprovisionnelles urgentes » - tendant au maintien des 
deux enfants à l’école G______ jusqu’à droit connu - et d’effet suspensif ; 

 vu la décision présidentielle du 10 septembre 2014 refusant les mesures sollicitées ; 

 vu la détermination sur effet suspensif du DIP du 22 septembre 2014, concluant au 
rejet de la requête de restitution de l’effet suspensif, et le chargé de pièces annexé ; 

 vu l’art. 7 al. 1 du règlement de la chambre administrative du 21 décembre 2010 ; 

 considérant qu'aux termes de l’art. 66 LPA, sauf disposition légale contraire, le 
recours a effet suspensif à moins que l’autorité qui a pris la décision attaquée n’ait ordonné 
l’exécution nonobstant recours (al. 1) ; que toutefois, lorsqu’aucun intérêt public ou privé 
prépondérant ne s’y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont 
les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l’effet suspensif (al. 2) ; 

 que selon la jurisprudence constante, les mesures provisionnelles - au nombre 
desquelles compte la restitution de l’effet suspensif - ne sont légitimes que si elles 
s’avèrent indispensables au maintien d’un état de fait ou à la sauvegarde d’intérêts 
compromis, et ne sauraient, en principe tout au moins, anticiper le jugement définitif ni 
équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, pas plus qu’aboutir abusivement à 
rendre d’emblée illusoire la portée du procès au fond (ATF 119 V 503 consid. 3 ; 
ATA/248/2011 du 13 avril 2011 consid. 4 ; ATA/197/2011 du 28 mars 2011 ; 
ATA/248/2009 du 19 mai 2009 consid. 3 ; ATA/213/2009 du 29 avril 2009 consid. 2) ; 

 qu’ainsi, dans la plupart des cas, les mesures provisionnelles consistent en un minus, 
soit une mesure moins importante ou incisive que celle demandée au fond, ou en un aliud, 
soit une mesure différente de celle demandée au fond (Isabelle HAENER, Vorsorgliche 
Massnahmen in Verwaltungsverfahren und Verwaltungsprozess in RDS 1997 II 253-420, 
265) ; 

- 3/4 - 

A/2582/2014 

 qu’en l’espèce, s’il était fait droit à la requête de restitution de l’effet suspensif, une 
telle mesure anticiperait la solution définitive qui sera rendue dans l’arrêt au fond, ce qui 
n’est pas admissible ; 

 qu’en outre, dans la décision querellée, le département invoque des plaintes de 
parents d’élèves au sujet d’interventions répétées et infondées des recourants et les 
doléances des enseignants à cet égard, rendant absolument nécessaire le retour au calme à 
l’école G______ (cf. art. 25 al. 2 du règlement de l’enseignement primaire - REP - C 1 
10.21), ainsi que le conflit de loyauté dans lequel se trouveraient C______ et D______, la 
situation étant selon l’autorité constitutive d’une rupture de la relation de confiance 
nécessaire entre les parents de ces deux enfants et l’école ; 

 qu’à l’appui de ces allégations, l’intimé a produit un grand nombre de pièces, 
notamment des courriels rédigés par des enseignants ainsi que des extraits de la page 
Facebook du recourant ; 

 que les motifs invoqués par le DIP constituent manifestement des intérêts public et 
privé pouvant, le cas échéant et s’ils étaient retenus, justifier la mesure prise dans la 
décision attaquée ; 

 qu’on ne peut pas d’emblée exclure à ce stade le bien-fondé de cette décision ; 

 que C______ et D______ auraient au demeurant déjà dû commencer leur année 
scolaire 2014-2015 à l’école E______ , laquelle ne paraît pas inaccessible, de par sa 
distance, aux deux enfants, même si elle est un peu plus éloignée que l’école G______ ; 

 que la prétendue incapacité de C______ et D______ de se rendre dans leur nouvelle 
école en raison d’une terreur à l’idée de changer d’école ne paraît, prima facie, pas justifier 
un refus des parents de les scolariser dans cet établissement, étant en outre relevé que les 
certificats médiaux de leur pédiatre des 25 et 29 août 2014 ne sont pas motivés ; 

 qu’enfin et en tout état de cause, s’il était fait droit à la requête de restitution de 
l’effet suspensif des recourants et que l’arrêt à rendre parvenait à la solution opposée, soit à 
la confirmation de la décision litigieuse, il pourrait en résulter des préjudices pour 
C______ et D______ plus graves que s’ils suivaient les cours tout d’abord à l’école 
E______ avant de retourner à leur ancienne école, dans l’hypothèse où l’arrêt donnerait 
raison aux recourants sur le fond ; 

 qu’au vu de ce qui précède, la requête de restitution de l’effet suspensif sera refusée, 
le sort des frais de la procédure étant réservé jusqu’à droit jugé au fond. 

 

 

 

- 4/4 - 

A/2582/2014 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

refuse de restituer l’effet suspensif au recours ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de 
droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 
preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique la présente décision, en copie, à Me Raphaël Cristiano, avocat des recourants, 
ainsi qu'au département de l'instruction publique, de la culture et du sport. 

 
 Le président : 

 
 
 

Ph. Thélin 

 

 
 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 

 la greffière :