# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 90bcce25-3337-53fe-bdec-3e1c1a53c91a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-08-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.08.2009 A/1952/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1952-2009_2009-08-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Maria GOMEZ et Evelyne BOUCHAARA, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1952/2009 ATAS/1022/2009 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 13 août 2009 

En la cause 

Madame M__________, domiciliée à GENEVE 

Monsieur M__________, domicilié àGenève 

demandeurs 

contre 

CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT 

DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES 

DE L’ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE (CIA), 

boulevard Saint-Georges 38, case postale 176, 1211 GENEVE 8 

COMPLAN, Stadtbachstrasse 36, 3012 BERN 

défenderesses 

 

 

   

 A/1952/2009 

2/5 

EN FAIT 

1. Par jugement du 23 mars 2009, la 20
ème

 chambre du Tribunal de première instance 

a prononcé le divorce de Madame M__________, née N__________ en 1968, et 

Monsieur M__________, né en 1970, lesquels s’étaient mariés en date du 19 juin 

1992.  

2. Au chiffre 15 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a  

donné acte aux parties de leur accord de se partager par moitié la totalité des avoirs 

de prévoyance professionnelle acquis par chacun d’eux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 19 mai 2009, a été transmis d'office au 

Tribunal de céans le 4 juin 2009 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 

institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le  

19 juin 1992 et le 19 mai 2009. 

5. S'agissant du demandeur - dont il convient de relever qu'il n'avait pas encore atteint 

l'âge de cotiser au deuxième pilier (25 ans) au moment du mariage -, il est apparu 

qu’il n’a pas cotisé avant d’être affilié à la caisse de pensions COMPLAN et que 

l’avoir accumulé durant le mariage s’élève à 149'398 fr. 80 (cf. courrier de 

COMPLAN du 15 juin 2009)  

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré, qu’elle est affiliée à la CAISSE DE 

PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION 

PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU 

CANTON DE GENEVE (CIA) depuis le 1
er

 octobre 1989, qu’au moment du 

mariage, son avoir s’élevait à 7'312 fr. (cf. courrier de la CIA du 12 juin 2009) - ce 

qui représentait, au  moment du divorce, compte tenu des intérêts courus durant le 

mariage, la somme de 13'016 fr. 60 - et que son avoir s’élevait alors, au total, à 

74'792 fr. 30. 

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 

auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 

imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

 

   

 A/1952/2009 

3/5 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 

cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui 

a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 

230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 

de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 

prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 

la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 

d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 

3,25% du 1
er

 janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1
er

 janvier au 

31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 

à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, le 19 juin 1992, date du mariage, d’autre part le 19 mai 

2009, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur s'élève à 149'398 fr. 80 tandis que celle acquise par la demanderesse 

atteint la somme de 61'775 fr. 70 (74'792.30 - 13'016.60), les intérêts ayant déjà été 

calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à 

son ex-épouse le montant de 74'699 fr. 40 (149'398.80 : 2) alors qu'elle lui doit 

celui de 30'887 fr. 85 (61'775.70 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur  

qui doit à son ex-épouse le montant de 43'811 fr. 55 (74'699.40 - 30'887.85). 

 

 

   

 A/1952/2009 

4/5 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 

du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 

(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE DE PENSIONS COMPLAN à transférer, du compte de 

Monsieur M__________ la somme de 43'811 fr. 55 à la CAISSE DE 

PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION 

PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU 

CANTON DE GENEVE (CIA) en faveur de Madame M__________, née 

N__________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès 

le 20 mai 2009 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Yaël BENZ 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le