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**Case Identifier:** 4612eb95-8b29-5481-8759-f74b10d01649
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-10-20
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 20.10.2025 D-3857/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-3857-2025_2025-10-20.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-3857/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 0  o c t o b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Vincent Rittener, juge unique,  

avec l'approbation de Grégory Sauder, juge ; 

Hugo Pérez Perucchi, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Turquie,  

(…),   

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi ;  

décision du SEM du 24 avril 2025 / N (…). 

 

 

 

D-3857/2025 

Page 2 

Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse le 22 septembre 2023 par 

A._______ (ci-après aussi : le recourant ou l’intéressé), 

les procès-verbaux des auditions des 22 novembre 2023 et 16 janvier 2025 

sur les motifs d’asile de l'intéressé, 

la décision du 24 avril 2025, notifiée le 28 avril suivant, par laquelle le 

Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-après : le SEM) a refusé la qualité de 

réfugié au prénommé, rejeté sa demande d’asile, prononcé son renvoi de 

Suisse et ordonné l’exécution de cette mesure, 

le recours interjeté, le 27 mai 2025, contre cette décision auprès du 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), par lequel l’intéressé 

conclut à l’annulation de celle-ci et demande, à titre principal, la 

reconnaissance de sa qualité de réfugié et, à titre subsidiaire, le prononcé 

d’une admission provisoire, 

les requêtes dont le recours est assorti, tendant à la production de preuves 

supplémentaires non précisées, à la convocation de témoins non identifiés, 

à la tenue d’une troisième audition ainsi qu’à la dispense du paiement de 

l’avance des frais de procédure et à l’octroi de l’assistance judiciaire totale, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors définitivement, 

sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) 

prescrits par la loi, son recours est recevable,  

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qu’à ce jour, le recourant a eu suffisamment de temps et de possibilités, 

ainsi que l'obligation (art. 8 LAsi), de présenter tous les moyens de preuve 

qu'il jugeait utiles à sa cause,  

qu’il n’y a donc pas lieu de donner suite aux offres de preuves non 

spécifiées du recourant, ni à sa demande de tenue d’une nouvelle audition, 

les faits déterminants étant suffisamment établis (art. 33 al. 1 PA ; en ce 

sens, cf. arrêts du Tribunal D-2140/2018 du 18 août 2021 consid. 6.9 ; 

E-22/2019 du 26 mars 2019 consid. 7.2),  

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2‒

5.6), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 

LAsi), 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 

al. 3 LAsi), 

que lors de ses auditions, A._______, ressortissant turc d’ethnie kurde, a 

allégué avoir milité, depuis 2018, au sein du parti HDP (Halkların 

Demokratik Partisi), en qualité de (…) dans les districts de B._______ et 

C._______,  

que l’intéressé a également affirmé que son père, présenté comme un 

leader d’opinion au sein du même parti, aurait été incarcéré entre 2000 et 

2004, ainsi que pendant qu’il servait dans l’armée,   

que des cousins de l’intéressé auraient été emprisonnés, torturés et 

harcelés, 

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qu’un d’entre eux, engagé en politique, aurait également été blessé lors 

d’une attaque au couteau en 2013, 

qu’à une occasion, la police aurait confondu le recourant avec l’un de ses 

cousins, impliqué dans des procédures judiciaires, l’aurait battu puis 

conduit au poste avant de le relâcher,  

que son engagement politique, ainsi que celui de sa famille, lui aurait valu 

divers désagréments et attaques tout au long de sa vie, notamment la 

discrimination dans son parcours académique et professionnel, la 

dégradation de matériel électoral et la fermeture d’un stand du parti ainsi 

que des affrontements avec des membres de partis rivaux et la police lors 

de manifestations, au cours desquelles le recourant aurait notamment reçu 

un coup de crosse à la tête en 2019,  

qu’avant son départ pour la Suisse, des policiers se seraient rendus à deux 

reprises à son domicile, mais il ne les aurait pas laissés entrer, faute de 

mandat de perquisition, 

que l’intéressé a également allégué avoir été victime de diverses 

discriminations tout au long de sa vie en raison de son origine kurde, 

évoquant des attitudes irrespectueuses de la part de ses camarades et 

professeurs au lycée, le rejet de la part de la famille de son ex-compagne, 

des réprimandes dans le cadre d’une activité professionnelle du fait qu’il 

parlait kurmandji avec des collègues ainsi que des contrôles de police 

arbitraires au cours desquels sa voiture aurait été abîmée,  

que son père et sa mère, qui seraient tous deux atteints de (…), feraient 

l’objet de discrimination dans la prise en charge de leurs soins,  

qu’en conséquence, le recourant aurait quitté la Turquie, légalement et par 

voie aérienne en date du (…) 2023, afin de se rendre en D._______, puis 

en Suisse,  

qu’en 2023, alors qu’il se trouvait déjà en Suisse, la police turque se serait 

de nouveau rendue à son domicile afin de chercher à obtenir des 

informations sur sa localisation et l’aurait qualifié de terroriste,   

qu’au cours de cette même année, un inconnu l’aurait menacé par 

l’intermédiaire d’un faux compte sur un réseau social en proférant des 

menaces de mort à l’encontre de son frère, dont il lui aurait également 

envoyé une photographie,  

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qu’à titre de moyens de preuve, l’intéressé a produit une lettre de référence 

émanant du HDP, une carte tendant à démontrer qu’il avait exercé la 

fonction d’observateur électoral pour ce même parti, un formulaire relatif à 

la candidature politique de l’un de ses cousins, une clé USB contenant un 

message vocal de sa mère évoquant des descentes de police ainsi que 

des photographies de sa carte d’identité et de son passeport, 

qu’il a également déposé des copies de son acte de naissance, d’une 

attestation de scolarité, d’un extrait de casier judiciaire ainsi que d’un 

document relatif à ses études universitaires,  

que dans la décision querellée, le SEM a considéré que les motifs invoqués 

n’étaient pas pertinents au regard de l’art. 3 LAsi et a nié un risque de 

persécution future en cas de renvoi de l’intéressé en Turquie, 

qu’il a relevé que la situation générale à laquelle la minorité kurde était 

confrontée en Turquie n’était à elle seule pas suffisante pour la 

reconnaissance de la qualité de réfugié, 

qu’il a ajouté que l’engagement, de faible ampleur, de l’intéressé en faveur 

du HDP ainsi que d’éventuelles visites de la police à son domicile ne 

suffisaient pas à établir l’existence d’une crainte fondée de persécution, 

qu’il a écarté toute possibilité de risque de persécution en raison de 

l’engagement politique de son père,  

qu’enfin, il a retenu qu’il n’existait aucun obstacle à l’exécution du renvoi 

de l’intéressé dans son pays, 

que dans son recours, l’intéressé conteste la motivation du SEM, arguant 

en particulier que le climat politique en Turquie et les persécutions 

alléguées prises dans leur ensemble seraient constitutives d’une pression 

psychique insupportable au sens de l’art. 3 al. 2 LAsi, 

qu’il avance, par ailleurs, que depuis 2024, il ferait partie de (…), au sein 

de laquelle il exercerait le rôle de « membre de la commission 

d’organisation »,  

qu’il explique également avoir participé, le 5 décembre 2024, à une 

manifestation à E._______, au cours de laquelle il aurait notamment 

revendiqué la libération d’Abdullah Öcalan, évènement ayant, selon lui, fait 

l’objet d’une importante couverture médiatique,   

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que cet engagement politique aurait suscité l’intérêt des autorités turques, 

qui auraient ouvert une procédure confidentielle à l’encontre du recourant, 

qu’à l’appui de son recours, l’intéressé produit un article de presse de (…), 

dans lequel il apparaît, tant sur des photographies que dans une vidéo, lors 

de la manifestation susmentionnée, article qui mentionne également son 

nom, 

qu’il fournit en outre une lettre de référence émanant du co-président de 

l’association précitée, ainsi que des captures d’écran de conversations 

datant de fin 2023, au cours desquelles il échange des insultes avec un 

inconnu sur un réseau social, ce dernier tenant à son encontre et à 

l’encontre de son frère des propos menaçants,  

que cela étant, le Tribunal rejoint le SEM dans son appréciation, 

que si la minorité kurde peut subir des discriminations et tracasseries, ces 

problèmes n’atteignent en général pas l’intensité requise par l’art. 3 LAsi, 

le Tribunal n’ayant à ce jour pas retenu de persécution collective contre les 

Kurdes en Turquie (cf. arrêt du Tribunal E–5459/2023 du 26 février 2024 

consid. 5.3 et jurisp. cit.), 

qu’en l’espèce, c’est à juste titre que l’autorité intimée a estimé que les 

divers tracas allégués par l’intéressé en lien avec son origine kurde 

relevaient de problèmes disparates, non liés entre eux et souvent anciens, 

de sorte qu’ils ne sauraient fonder la reconnaissance de la qualité de 

réfugié,  

qu’ensuite, les allégations selon lesquelles le recourant serait en danger 

de mort ou d’emprisonnement en cas de retour en Turquie, en raison de 

son engagement politique ainsi que celui de sa famille, ne sauraient être 

qualifiées de vraisemblables au sens de l’art. 7 LAsi,  

qu’en effet, il appert que le recourant n’exerçait pas de responsabilités 

particulières et n’occupait pas une position exposée au sein du HDP,  

qu’à ce sujet, l’intéressé a uniquement indiqué qu’il aurait tenu des stands 

du parti lors d’élections et organisé des activités culturelles et sportives 

pour la jeunesse telles que la lecture de livres, le visionnage de films, ou 

encore des matchs de ping-pong (cf. procès-verbal de l’audition du 

16 janvier 2025, Q. 65, 75 et 76),   

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que, pour le reste, la description de ses fonctions en tant que membre du 

parti s’est révélée particulièrement vague et répétitive (cf. procès-verbal de 

l’audition du 16 janvier 2025, Q. 70-72, 74, 75, 79, 83 et 85),  

que la lettre de référence du HDP produite par le recourant ne saurait 

modifier cette appréciation, dès lors qu’elle se limite à indiquer qu’il 

occupait la fonction de (…) pour de nombreuses activités,   

que l’intéressé affirme en outre avoir réduit ses activités politiques à partir 

de 2021, en raison des (…) de sa mère,  

qu’il a également déclaré n’avoir jamais été condamné, ni fait l’objet de 

poursuites pénales avant son départ de Turquie (cf. procès-verbal de 

l’audition du 16 janvier 2025, Q. 87),  

que, dans ce contexte, la lettre de référence du co-président de (…), 

mentionnant sans les étayer des poursuites judiciaires et des perquisitions 

dont le recourant aurait été victime par le passé, ne saurait échapper au 

soupçon de complaisance,  

qu’en tout état de cause, le fait qu’il serait connu des autorités turques, en 

particulier de la police, en tant que membre du parti HDP, n’est pas une 

raison suffisante pour admettre une crainte objectivement fondée d’être 

exposé dans un avenir prochain à une persécution à son retour au pays 

(cf. arrêt du Tribunal E-4481/2023 du 7 septembre 2023 p. 9 et jurisp. cit.), 

qu’aucun risque de persécution au sens de l’art. 3 LAsi ne saurait non plus 

être déduit de l’engagement politique de son père, le recourant s’étant 

limité à affirmer que ce dernier aurait été incarcéré il y a plus de vingt ans 

et qu’il aurait, lui-même, subi des discriminations dans le cadre de sa 

formation académique en raison de ce lien familial (cf. procès-verbal de 

l’audition du 16 janvier 2025, Q. 96),   

que les affirmations selon lesquelles des cousins auraient été 

emprisonnés, harcelés et torturés ne sont nullement étayées et ne 

concernent pas directement le recourant, lequel n’a produit aucun indice 

concret d’un risque de persécution réfléchie qui pourrait en résulter,  

que, concernant les recherches qui auraient été menées à son domicile 

par les autorités turques, il y a lieu de relever que le simple fait d’apprendre, 

par l’intermédiaire d’un tiers, que l’on est recherché ou que l’on fait l’objet 

de mesures d’intimidation ne permet pas, à lui seul, d’établir la réalité de 

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ce genre d’évènements et d’en déduire que le requérant est exposé à une 

persécution au sens de l’art. 3 LAsi (cf. arrêts du Tribunal D-2069/2019 du 

14 mars 2022 p. 9 s. ; D-4724/2020 du 19 janvier 2021 p. 9 ; D-5905/2018 

du 17 janvier 2020 consid. 5.4 et réf. cit.),  

qu’en outre, les menaces et insultes dont le recourant affirme avoir été 

victime sur les réseaux sociaux de la part d’un auteur inconnu et d’un 

ancien camarade de classe ne sauraient suffire à établir l’existence d’un 

risque de persécution d’une gravité suffisante,  

qu’enfin, il n'apparaît pas non plus que le recourant pourrait se voir 

reconnaître la qualité de réfugié pour des motifs subjectifs postérieurs à la 

fuite, en application de l'art. 54 LAsi, du fait d'activités politiques menées 

en Suisse,  

qu'en effet, il ne se trouve pas dans une position le mettant particulièrement 

en évidence, vu son activité politique réduite, sa participation à une 

manifestation n'attestant pas d’un engagement politique en exil allant au-

delà d'une simple opposition de masse, 

qu'en outre, le statut allégué de membre de (…) ne permet pas, pour ce 

seul motif, de le considérer comme une personne exerçant une fonction 

dirigeante de nature à attirer négativement l'attention des autorités turques, 

qu’au vu de ce qui précède, la publication sur (…) d’images du recourant 

prenant part à une manifestation ne suffit pas à établir qu’il serait exposé à 

un risque de persécutions (p.ex., cf. arrêts du Tribunal E-6672/2023 et E-

6676/2023 du 27 décembre 2023 p. 4 ss ; D-4938/2023 du 14 novembre 

2023 consid. 5.2 ss), malgré la mention de son nom dans l’article dudit 

média,  

que son allégation, formulée de manière particulièrement vague au stade 

du recours, selon laquelle une procédure confidentielle aurait été engagée 

contre lui en Turquie n’est étayée par aucun élément de preuve, telle 

qu’une décision judiciaire relative à la confidentialité (dans ce sens, cf. arrêt 

du Tribunal D-153/2024 du 24 janvier 2024 consid. 7.4.5 et réf. cit.), 

qu’au demeurant, il ressort de l’arrêt de référence du Tribunal E-4103/2024 

du 8 novembre 2024 (cf. consid. 8) que l’existence d'une éventuelle 

procédure d’instruction par le ministère public en Turquie pour insulte au 

président et/ou propagande pour une organisation terroriste ne suffit pas 

pour fonder objectivement une crainte du requérant d’asile concerné d’être 

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exposé à une persécution en cas de retour dans ce pays au sens de l'art. 

3 LAsi, 

que selon cet arrêt (cf. consid. 8.4), le pourcentage du nombre de 

condamnations par rapport au nombre d’enquêtes pendantes pour de 

telles infractions au regard des statistiques du gouvernement turc est trop 

faible pour admettre la haute probabilité d’une telle condamnation, 

que de même, la crainte d’être exposé à une peine privative de liberté 

démesurément sévère (polit malus) à l’issue d’une telle procédure n’est 

objectivement fondée qu’en présence de facteurs individuels de risque, qui 

comprennent (outre le nombre d’enquête en cours) les condamnations 

antérieures – en particulier, en application des mêmes dispositions pénales 

– ainsi qu’un profil politique exposé ou qui découlent des circonstances 

particulières (cf. consid. 8.7.4), 

qu’en l’espèce, aucun élément ne permet de supposer que le recourant,  

qui n’a jamais fait l’objet de condamnations et n’a pas de profil politique 

marqué, serait exposé à un risque de malus politique,   

qu'au vu de ce qui précède, le recours est rejeté, en tant qu'il conteste le 

refus de reconnaissance de la qualité de réfugié et de l'octroi de l'asile, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi (art. 44 LAsi), 

que conformément à l'art. 83 al. 1 LEI (RS 142.20), auquel renvoie 

l'art. 44 in fine LAsi, le SEM décide d'admettre provisoirement l'étranger si 

l'exécution du renvoi ou de l'expulsion n'est pas possible, n'est pas licite ou 

ne peut être raisonnablement exigée, 

qu’a contrario, l'exécution du renvoi est ordonnée lorsqu'elle est licite, 

raisonnablement exigible et possible, 

qu’en l’espèce, l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de non-

refoulement de l'art. 5 LAsi, le recourant n'ayant pas rendu vraisemblable 

qu'il serait, en cas de retour dans son pays, exposé à de sérieux préjudices 

au sens de l'art. 3 LAsi, 

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que, pour les mêmes raisons, le recourant n'a pas non plus rendu crédible 

qu'il existerait pour lui un véritable risque concret et sérieux d'être victime, 

en cas de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants (art. 3 CEDH et 3 de la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants [Conv. torture, RS 0.105]),  

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEI ; cf. ATAF 

2014/28 consid. 11), 

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI ; cf. ATAF 

2011/50 consid. 8.1‒8.3 et jurisp. cit.), dans la mesure où elle ne fait pas 

apparaître, en l'espèce, une mise en danger concrète du recourant, 

qu'en effet, la Turquie ne se trouve actuellement pas en proie à une guerre, 

une guerre civile ou une situation de violence généralisée, sur l’ensemble 

de son territoire, 

que bien que sa dernière adresse était à F._______, province affectée par 

le séisme de février 2023, il ne ressort pas du dossier que l’intéressé 

pourrait être mis sérieusement en danger pour des motifs qui lui seraient 

propres, 

qu’en effet, il est jeune, au bénéfice d’un niveau de formation universitaire 

ainsi que d’une expérience professionnelle et n’a pas allégué de problème 

de santé particulier,  

qu’il dispose également dans son pays d’un réseau social et familial, sur 

lequel il pourra compter, 

qu’au demeurant, si un retour dans la province de F._______ devait 

s’avérer problématique, il apparaît raisonnable qu’il se réinstalle dans une 

autre région de Turquie, notamment à G._______, où il a également 

séjourné par le passé, 

qu’enfin, l’exécution du renvoi ne se heurte pas à des obstacles 

insurmontables d’ordre technique et s’avère également possible (art. 83 

al. 2 LEI ; cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), le recourant étant tenu 

de collaborer à l’obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d’origine (art. 8 al. 4 LAsi), 

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que dans ces conditions, la décision attaquée est conforme au droit fédéral, 

le SEM ayant par ailleurs établi de manière exacte et complète l'état de fait 

pertinent (art. 106 al. 1 LAsi) et, dans la mesure où ce grief peut être 

examiné (art. 49 PA ; cf. ATAF 2014/26 consid. 5), n’est pas inopportune,  

que partant, le recours doit également être rejeté, en tant qu’il porte sur le 

renvoi et son exécution, 

que s’avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que dans la mesure où les conclusions du recours étaient d’emblée vouées 

à l’échec, la demande d’assistance judiciaire totale est rejetée, l’une des 

conditions cumulatives à son octroi n’étant pas remplie (art. 102m al. 1 

LAsi, en lien avec art. 65 al. 1 PA), 

qu’avec le présent prononcé, la demande tendant à l’exemption d’une 

avance de frais devient sans objet, 

qu’il y a ainsi lieu de mettre les frais de procédure, d’un montant de 750 

francs, à la charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA ainsi 

que 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

 

 

(dispositif : page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Vincent Rittener Hugo Pérez Perucchi