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**Case Identifier:** 74f27391-8f10-5952-af71-67f30ce3bb19
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-01-10
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 10.01.2022 C/9837/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-9837-2021_2022-01-10.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 11 janvier 2022 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/9837/2021 ACJC/15/2022 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 10 JANVIER 2022 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'un jugement rendu par la  
13ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 8 octobre 2021, 
comparant en personne, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, comparant par Me Eve DOLON, 
avocate, rue Etienne-Dumont 6-8, 1204 Genève, en l'Étude de laquelle elle fait élection 
de domicile. 

 

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C/9837/2021 

Vu, EN FAIT, le jugement JTPI/12939/2021 du 8 octobre 2021, par lequel le 
Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal) a dissous par le divorce le 
mariage contracté le 17 octobre 1994 à C______ (Genève) par B______, née 
______[nom de jeune fille] le ______ 1972 à D______ (Brésil) et A______, né le 
______ 1957 à E______ (Pologne), tous deux originaires de C______ (Genève) 
(chiffre 1 du dispositif), statué sur les effets accessoires du divorce (ch. 2 et 3), 
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés 
durant le mariage; ordonné en conséquence à la Caisse de pension F______ de 
transférer un montant de 237'902 fr. 20 par le débit du compte de prévoyance de 
A______ sur le compte de prévoyance de B______ auprès de [la Caisse de 
prévoyance professionnelle] G______ (ch. 4), statué sur la contribution d'entretien 
en faveur de l'épouse (ch. 5), ainsi que sur les frais judiciaires et les dépens (ch. 6 
et 7) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 8); 

Que ce jugement faisait suite au dépôt, le 19 mai 2021, d'une demande unilatérale 
de divorce formée par B______; 

Que lors de l'audience du 30 juin 2021, A______ s'est opposé au partage par 
moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés pendant le mariage; 

Qu'à l'issue de l'audience, un délai au 20 août 2021 a été imparti à A______ pour 
déposer sa réponse écrite, ainsi que tous les justificatifs concernant ses revenus et 
ses charges; 

Que par courrier du 1er juillet 2021, le Tribunal a sollicité de la Centrale du 
2ème pilier les coordonnées des institutions de prévoyance auprès desquelles 
A______ avait cotisé du 17 octobre 1994 au 19 mai 2021; 

Que par réponse du 5 juillet 2021, la Centrale du 2ème pilier a mentionné trois 
institutions de prévoyance auprès desquelles l'intéressé avait été ou était affilié; 

Que par ordonnances du 3 août 2021, le Tribunal s'est adressé aux trois 
institutions en cause afin de déterminer les avoirs de prévoyance acquis par 
A______ pendant la durée du mariage; 

Que les trois institutions concernées ont fourni une réponse au Tribunal; 

Que ce dernier a tenu une nouvelle audience le 8 octobre 2021; 

Que lors de celle-ci, A______ a déclaré être d'accord avec le partage par moitié 
des avoirs de prévoyance professionnelle acquis durant le mariage; 

Que sur la base des documents figurant à la procédure, le conseil de B______ a 
conclu au versement, en faveur de sa mandante, d'un montant de 237'902 fr. 20, 
montant que A______ a contesté; 

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C/9837/2021 

Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience; 

Que dans le jugement attaqué et sur la base des pièces établies par les institutions 
de prévoyance concernées, le Tribunal a retenu que B______ avait accumulé, 
durant le mariage, un avoir de prévoyance professionnelle de 24'026 fr. 95; 

Que l'époux pour sa part avait accumulé 463'932 fr. 45 auprès de la Caisse de 
pension F______ et qu'il disposait par ailleurs d'un avoir de 89'662 fr. 54 auprès 
de la Fondation de libre passage H______, ledit montant ayant transité par la 
Fondation de libre passage I______ et comprenant 53'763 fr. 60 accumulés au 
31 mai 1994, soit avant le mariage; 

Que le montant total des avoirs de prévoyance professionnelles accumulés par 
l'époux durant le mariage s'élevait par conséquent à 499'831 fr. 39 (463'932 fr. 45 
+ 89'662 fr. 54 – 53'763 fr. 60); 

Qu'ainsi et sur la base d'avoirs totaux de 523'858 fr. 34 (comprenant ceux 
accumulés par l'épouse), le Tribunal a procédé au calcul du montant devant être 
transféré du compte de prévoyance de l'époux sur celui de l'épouse; 

Vu l'appel formé le 19 octobre 2021 devant la Cour de justice par A______ contre 
le jugement du 8 octobre 2021, reçu le 15 octobre 2021; 

Que l'appelant a déclaré ne pas contester le principe du partage par moitié des 
avoirs de prévoyance accumulés pendant la durée du mariage, mais le montant de 
523'858 fr. 34; 

Qu'il n'était pas possible, selon lui, que 53'763 fr. 60 puissent représenter "la sortie 
définitive de la caisse de pension"; 

Qu'il était en train d'effectuer des recherches auprès de J______, institution de 
prévoyance de l'employeur pour lequel il travaillait avant son mariage; 

Qu'il demandait en outre que les avoirs accumulés par son épouse soient pris en 
considération; 

Que l'appelant n'a, pour le surplus, pris aucune conclusion; 

Vu le courrier du 21 octobre 2021, par lequel la Cour a indiqué à l'appelant avoir 
pris note de son intention de déposer ultérieurement de nouvelles pièces 
concernant ses avoirs de prévoyance professionnelle; que la Cour a attiré 
l'attention de l'appelant sur le fait que conformément à la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, une motivation déposée après la fin du délai d'appel n'était pas 
admissible; 

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C/9837/2021 

Que par pli du 26 octobre 2021, l'appelant a transmis au greffe de la Cour copie 
d'échanges de courriels intervenus avec la Caisse de pension F______, qui ne 
contiennent toutefois aucun élément chiffré; 

Considérant, EN DROIT, que selon l'art. 311 al. 1 CPC, il incombe à l'appelant 
de motiver son appel, c'est-à-dire de démontrer le caractère erroné de la 
motivation attaquée; que pour satisfaire à cette exigence, il ne lui suffit pas de 
renvoyer à une écriture antérieure, ni de se livrer à des critiques toutes générales 
de la décision attaquée; que sa motivation doit être suffisamment explicite pour 
que l'instance d'appel puisse la comprendre aisément, ce qui suppose une 
désignation précise des passages de la décision que l'appelant attaque et des pièces 
du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 p. 375); 
que la motivation de l'appel constitue une condition de recevabilité, qui doit être 
examinée d'office; que lorsque l'appel est insuffisamment motivé, l'autorité n'entre 
pas en matière (arrêts du Tribunal fédéral 5A_247/2013 du 15 octobre 2013 
consid. 3.1; 4A_651/2012 du 7 février 2013 consid. 4.2); 

Qu'une motivation déposée après la fin du délai de recours n'est pas admissible 
(arrêt du Tribunal fédéral 5A_82/2013 du 18 mars 2013 consid. 3.2.3.4 et 4.3); 

Que le juge établit les faits d'office pour toutes les questions qui touchent à la 
prévoyance professionnelle (art. 277 al. 3 CPC), sur lesquelles il statue même en 
l'absence de conclusions des parties, étant précisé que la maxime d'office et la 
maxime inquisitoire ne s'imposent cependant que devant le premier juge (arrêts du 
Tribunal fédéral 5A_18/2018 du 16 mars 2018 consid. 6 et 5A_862/2012 du 
30 mai 2013 consid. 5.3.2 et 5.3.3 et les réf. cit.); 

Qu'en l'espèce, le délai pour former appel contre le jugement du 8 octobre 2021, 
reçu le 15 octobre 2021 par l'appelant, est arrivé à échéance le 15 novembre 2021 
(art. 142 al. 3 CPC); 

Qu'il appartenait par conséquent à l'appelant, dans ce délai, de motiver son appel 
et de prendre des conclusions, ce qu'il n'a pas fait; 

Que certes, l'appelant a déclaré contester le montant des avoirs de prévoyance 
professionnelle retenu par le Tribunal pour procéder au partage; qu'exception faite 
d'une critique toute générale portant sur le montant des avoirs de prévoyance 
accumulés avant le mariage, il n'a toutefois fourni aucun élément utile permettant 
de comprendre quelle somme le Tribunal aurait dû retenir et sur quelle base et il 
n'est désormais plus fondé à en fournir, le délai d'appel étant largement échu; 

Que par ailleurs, conformément à la jurisprudence mentionnée ci-dessus, la Cour 
n'instruit pas d'office les questions liées au partage de la prévoyance 
professionnelle; 

https://intrapj/perl/decis/5A_18/2018
https://intrapj/perl/decis/5A_862/2012

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C/9837/2021 

Qu'au vu de ce qui précède, l'appel sera déclaré irrecevable, pour défaut de 
motivation et de conclusions; 

Qu'à toutes fins utiles, l'attention de l'appelant sera attirée sur le fait que 
contrairement à ce qu'il allègue, le Tribunal a tenu compte, dans le calcul des 
avoirs de prévoyance accumulés par les parties durant l'union conjugale, de la 
somme de 24'026 fr. 95 épargnée par B______; 

Que les frais judiciaires de l'appel, compte tenu de l'issue de la procédure, seront 
arrêtés à 300 fr. (art. 30 et 35 RTFMC) et mis à la charge de l'appelant, qui 
succombe (art. 106 al. 1 CPC); 

Que l'appelant sera dès lors condamné à verser ce montant à l'Etat de Genève, soit 
pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire; 

Qu'il ne sera pas alloué de dépens, l'avis de l'intimée n'ayant pas été sollicité. 

* * * * * 

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C/9837/2021 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

 
A la forme : 

Déclare irrecevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/12939/2021 
du 8 octobre 2021 rendu par le Tribunal de première instance dans la cause 
C/9837/2021. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 300 fr., les met à la charge de A______ et le 
condamne à les verser à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du 
Pouvoir judiciaire. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN, 
Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, juges; Madame Jessica ATHMOUNI, 
greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110