# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ecd9fbdd-a80a-5a12-ab93-e34e6238806c
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-09-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 05.09.2014 RR.2014.77
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2014-77_2014-09-05.pdf

## Full Text

Arrêt du 5 septembre 2014 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, prési-

dent, Giorgio Bomio et Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   

Parties  1. A., 

2. SOCIÉTÉ B., 

3. C. LTD, 

4. D. LTD, 

5. SOCIÉTÉ E., 

 

tous représentés par Me Michael Mráz et Me Flavio 

Peter, avocats, 

recourants 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale à 

la République tchèque 

 

Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP); saisie 

conservatoire (art. 33a OEIMP); demande de sus-

pension (art. 314 al. 1 let. b CPP) 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéros de dossiers:  RR.2014.77-81 

Procédures secondaires:  RP.2014.36-40 

 

 

 

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Faits: 

 

A. Le 24 juin 2005, le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) a 

ouvert une enquête de police judiciaire sur des faits éventuellement consti-

tutifs de blanchiment d’argent (art. 305
bis

 CP), gestion déloyale des intérêts 

publics (art. 314 CP) et faux dans les titres (art. 251 CP) à l'encontre de  

F., G., A., feu H., I., J. et K. En résumé, le MPC soupçonnait les précités 

d’avoir, à tout le moins de 1997 à 2002, détourné à leur profit un montant 

de USD 150'000'000.-- au préjudice de la société tchèque L. 

 

L'acte d'accusation a été déposé le 20 octobre 2011 auprès de la Cour des 

affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après: Cour des affaires pé-

nales). Les débats ont eu lieu du 13 mai au 4 juillet 2013; la première partie 

du dispositif du jugement, qui portait sur la culpabilité des accusés et leurs 

peines, a été prononcée le 10 octobre 2013. La seconde partie du disposi-

tif, relative aux confiscations, a été prononcée le 29 novembre 2013. Les 

considérants ont été notifiés aux parties le 30 mai 2014 (jugement de la 

Cour des affaires pénales SK.2011.24). Divers recours ont été déposés 

auprès du Tribunal fédéral contre ce jugement. Ils sont encore pendants. 

 

 

B. Le 20 avril 2009, le Ministère public de Prague a adressé une demande 

d'entraide judiciaire aux autorités suisses. Des demandes complémentaires 

ont été formulées les 19 mai 2009, 16 novembre 2011 et 22 décem-

bre 2011 (dossier MPC, clé USB Me Mraz, rubrique 1, demandes d'entrai-

de). Le MPC est entré en matière par ordonnances des 28 avril 2009, 

21 avril 2010 et 26 mars 2012 (dossier MPC, clé USB, rubrique 3, ordon-

nances d'entrée en matière). Des ordonnances de clôture ont été rendues 

les 17 mai, 12 juillet et 27 août 2010. Elles sont entrées en force. Les 6 et 

7 décembre 2012, ainsi que le 28 janvier 2013, le Procureur du Ministère 

public supérieur d’Olomouc a présenté des demandes complémentaires 

aux autorités suisses (dossier MPC, clé USB, rubrique 1, demandes d'en-

traide, n
os

 6 et 7).   

 

En bref, il ressort de ces différentes demandes d'entraide que les autorités 

judiciaires tchèques ont ouvert des procédures pénales, par ordonnances 

des 19 juin et 8 novembre 2012, à l'encontre de feu H., A., F., J., I. et G. 

pour des infractions de délit d'initiés et d'escroquerie notamment. Dans le 

cadre de la première procédure ouverte le 19 juin 2012, les autorités tchè-

ques reprochent en substance aux inculpés d'avoir obtenu, entre 1997 et 

2006, grâce à leur statut dans les sociétés commerciales N. et O. Ltd, la 

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conclusion de contrats entre ces deux entités au détriment de la société N. 

obtenant dès lors un bénéfice indu s'élevant à USD 145'775'800.-- au mi-

nimum. Les fonds ainsi obtenus auraient ensuite été utilisés partiellement 

pour acquérir les actions de la société L., ainsi qu'à des fins privées. Dans 

le cadre de la procédure pénale tchèque ouverte par ordonnance du 8 no-

vembre 2012, les autorités requérantes font grief aux prévenus d'avoir or-

chestré et progressivement mis en œuvre une escroquerie au détriment de 

la République tchèque en tant que détentrice d'actions de la société L. sur 

une période allant de mars 1997 à août 1999. Dans ce contexte, le dom-

mage subi par l'Etat tchèque se monterait à CZK 1'685'047'783.-- au moins. 

Les autorités judicaires tchèques reprochent aux représentants habilités de 

la société L. d'avoir utilisé de manière illicite, entre 1998 et 2003, des fonds 

de cette société à concurrence d'environ CZK 4'000'000'000.-- pour, d'une 

part, racheter les propres actions de la société L. ainsi que les actifs de la 

société P., avec l'aide des sociétés N., O. Ltd, Q. SA et des sociétés du 

groupe R., et d'autre part, avoir effectué d'autres transactions commercia-

les désavantageuses pour la société L., causant ainsi un dommage de plu-

sieurs milliards de couronnes CZK. Dans un complément du 20 mai 2013, 

les autorités tchèques ont fourni diverses indications relatives au dommage 

subi par la République tchèque qu'elles estiment à CZK 8'301'551'102.-- au 

20 août 1999 (soit environ CHF 390 mios) et à CZK 15'740'155'104 au 

20 août 2003 (soit environ CHF 740 mios). Elles précisent toutefois n'être 

pas en mesure de chiffrer le montant exact du dommage encouru (act. 1.1 - 

1.7). 

 

L'autorité requérante a sollicité la production de la documentation bancaire 

en relation avec les avoirs des prévenus, respectivement les comptes des 

sociétés directement ou indirectement contrôlées par les prévenus. Elle a 

également demandé le blocage des avoirs en vue de la confiscation ulté-

rieure du produit du crime, respectivement de sa valeur de remplacement 

(dossier MPC, clé USB, rubrique 1, demandes d'entraide). 

 

Le 19 février 2013, le MPC est entré en matière sur les demandes des 6 et 

7 décembre 2012 ainsi que du 28 janvier 2013 (dossier MPC, rubrique 3, 

ordonnance d'entrée en matière et décision incidente du 19 février 2013). 

 

 

C. Le MPC a rendu des décisions de clôture le 29 janvier 2014 acceptant les 

demandes d'entraide des 6 et 7 décembre 2012. Il a ainsi ordonné, s'agis-

sant de A. (act. 1.1 et 1.2), société B. (act. 1.3 et 1.4), C. Ltd (act. 1.5), 

D. Ltd (anc. S. Ltd; act. 1.6) et de la société E. (act. 1.7) la remise de la do-

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cumentation relative aux relations bancaires dont ces derniers disposaient 

ainsi que le blocage des fonds y figurant.  

 

 

D. Par mémoire commun, A. et les sociétés précitées ont recouru le 3 mars 

2014 contre lesdites ordonnances de clôture (act. 1). Ils concluent: 

 

" ANTRÄGEN 

 Es seien die Schlussverfügungen der Bundesanwaltschaft vom 29. Janu-

ar 2014 bezüglich der Beschwerdeführer aufzuheben, und es sei den 

Rechtshilfeersuchen der Staatsanwaltschaft Olomouc von 20. April 2009 

sowie vom 6. und 7. Dezember 2012 keine Folge zu leisten; 

 Es seien keine die Beschwerdeführer betreffende Dokumente und Be-

weismittel an die ersuchende Behörde herauszugeben, insbesondere nicht 

die in Ziffer 2 der jeweiligen Verfügung genannten Bankunterlagen; 

 Eventualiter sei das Rechtshilfeverfahren in seiner Gesamtheit, sub-

eventualiter in Bezug auf die Beschwerdeführer, bis zum Vorliegen eines 

rechtskräftigen Urteils im Verfahren SK.2011.24 zu sistieren, und es sei 

den Parteien nach Vorliegen jenes Urteils erneut Frist anzusetzen, um zum 

Umfang der herauszugebenden Dokumente Stellung zu nehmen; 

Unter Kosten- und Entschädigungsfolgen zulasten der Staatskasse."  

PROZESSUALEN ANTRAG 

" Es seien die Akten der Vorinstanz, insbesondere die Rechtshilfeersuchen 

der Staatsanwaltschaft Olomouc vom 20. April 2009 und vom 6. und 

7. Dezember 2012 sowie die Anklageschrift vom 22. Juni 2012 im Verfah-

ren SK.2011.24 vor dem Bundesstrafgericht zu edieren".  

Pour motifs, ils invoquent principalement une violation du principe "ne bis in 

idem". 

 

Dans sa réponse du 17 avril 2014, le MPC conclut au rejet de la demande 

de suspension de la procédure jusqu'à l'aboutissement de la cause 

SK.2011.24 ainsi que du recours dans la mesure de sa recevabilité, sous 

suite de frais (act. 10). 

 

Dans sa réponse du 29 avril 2014, l'Office fédéral de la justice se rallie au 

contenu des décisions querellées et conclut au rejet du recours dans la 

mesure de sa recevabilité (act. 12). 

 

 

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Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris 

si nécessaire dans les considérants en droit. 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

 

1. La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral est compétente pour 

connaître des recours dirigés contre les décisions de clôture de la procédu-

re d'entraide rendues par les autorités cantonales ou fédérales d'exécution 

et, conjointement, contre les décisions incidentes (art. 25 al. 1 et 80e al. 1 

de la loi fédérale internationale en matière pénale [EIMP; RS 351.1], mis en 

relation avec l'art. 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur l'organisation 

des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71] et l'art. 19 du 

règlement sur l'organisation du Tribunal pénal fédéral [ROTPF; 

RS 173.713.161]).  

 

2.  

2.1 L'entraide judiciaire entre la République tchèque et la Confédération suisse 

est régie par la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pé-

nale et ses protocoles additionnels (CEEJ; RS 0.351.1 et suivants). Les  

art. 48 ss de la Convention d'application de l'Accord Schengen du 14 juin 

1985 (CAAS; n° CELEX 42000A0922(02); Journal officiel de l'Union euro-

péenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19 à 62; publication de la Chancel-

lerie fédérale, "Entraide et extradition") trouvent également application en 

l'espèce. Les dispositions de ces traités l’emportent sur le droit autonome 

qui régit la matière, soit l'EIMP et son ordonnance d’exécution (OEIMP; 

RS 351.11). Le droit interne reste toutefois applicable aux questions non 

réglées, explicitement ou implicitement, par le traité et lorsqu’il est plus fa-

vorable à l’entraide (ATF 137 IV 33 consid. 2.2.2; 136 IV 82 consid. 3.1; 

124 II 180 consid. 1.3; 129 II 462 consid. 1.1; arrêt du Tribunal pénal fédé-

ral RR.2010.9 du 15 avril 2010, consid. 1.3). L’application de la norme la 

plus favorable doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux  

(ATF 135 IV 212 consid. 2.3; 123 II 595 consid. 7c).  

2.2 Aux termes de l'art. 80h let. b EIMP, a qualité pour recourir en matière d'en-

traide quiconque est personnellement et directement touché par une mesu-

re d'entraide et a un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou 

modifiée. La qualité pour recourir est reconnue à la personne physique ou 

morale directement touchée par l'acte d'entraide. Selon l'art. 9a let. a 

OEIMP, est notamment réputé personnellement et directement touché au 

sens de l'art. 21 al. 3, et 80h EIMP, en cas d'informations sur un compte, le 

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titulaire du compte. Sur la base de ces principes, la qualité pour recourir est 

reconnue aux recourants, en tant que titulaires des relations bancaires 

mentionnées ci-dessus (v. supra let. C). Le recours interjeté le 3 mars 2014 

contre des décisions de clôture rendues le 29 janvier 2014 et reçues le 

30 janvier 2014 l’a été en temps utile. Il y a lieu d’entrer en matière. 

 

3.  

3.1 Les recourants se prévalent d'une violation du principe « ne bis in idem ». 

Ils soutiennent en effet que les prévenus ont déjà été jugés en Suisse par 

la Cour des affaires pénales le 10 octobre 2013 (SK.2011.24) pour le mê-

me complexe de faits que celui investigué en République tchèque. 

3.2 Le principe « ne bis in idem » prévoit que nul ne peut être poursuivi ou puni 

à raison de faits pour lesquels il a déjà été acquitté ou condamné par un 

jugement définitif. En matière d'entraide, ledit principe est réglé à l'art. 66 

EIMP (arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2009.281/RP.2009.37 du 7 juillet 

2010 consid. 3.2). Seule la personne potentiellement touchée par une pos-

sible violation du principe « ne bis in idem » a qualité pour soulever ce grief 

(cf. arrêt du Tribunal fédéral 1A_5/2007 du 25 janvier 2008, consid. 2.4 et 

3.5; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2012.120 du 14 mars 2013,  

consid. 4.2).  

3.3 Pour pouvoir se prévaloir de l'art. 66 EIMP qui dispose que "l'entraide peut 

être refusée, si la personne poursuivie réside en Suisse et si l'infraction qui 

motive la demande y fait déjà l'objet d'une procédure pénale", le recourant 

doit résider en Suisse; or tel n'est pas le cas puisque A. est domicilié en 

République tchèque. Par ailleurs, le jugement rendu par la Cour des affai-

res pénales dans l'affaire SK.2011.24 a fait l'objet de recours. En consé-

quence, il n'existe aujourd'hui dans cette affaire aucun jugement définitif qui 

pourrait s'opposer à la coopération requise par les autorités tchèques 

(art. 54 CAAS).  

3.4 Quant aux sociétés recourantes, elles ne sont pas prévenues dans la pro-

cédure menée en République tchèque, elles ne peuvent donc se prévaloir 

du principe "ne bis in idem".  

3.5 Le grief est par conséquent inopérant. 

 

http://links.weblaw.ch/BSTGER-RR.2009.281
http://links.weblaw.ch/BSTGER-RP.2009.37
http://links.weblaw.ch/1A.5/2007
http://links.weblaw.ch/BSTGER-RR.2012.120

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4.  

4.1 Les recourants sollicitent la suspension de la procédure d'entraide en at-

tendant la décision finale dans la procédure SK.2011.24 dont a été saisie la 

Cour des affaires pénales. Ils invoquent que la demande d’entraide tchè-

que serait susceptible de leur causer un préjudice irréparable dans la me-

sure où ils devraient répondre des mêmes actes en République tchèque.  

4.2 En l’absence d’une disposition spécifique dans l’EIMP ou la PA quant à la 

suspension de la procédure (v. néanmoins SEETHALER/BOSCHLER, in 

WaldmannlWeissenberger [édit.], VwVG, Praxiskommentar zum Bundes-

gesetz über das Verwaltungsverfahren, n° 61 ad art. 52 PA), la procédure 

est régie par le CPP (art. 54 CPP; arrêt du Tribunal pénal fédéral 

RR.2014.32 du 3 juillet 2014, consid. 4.2). Selon l’art. 314 al. 1 let b CPP, 

une procédure peut être suspendue lorsque l’issue de la procédure pénale 

dépend d’un autre procès dont il paraît indiqué d’attendre la fin. En matière 

d’entraide toutefois, dans la mesure où la demande d’entraide n’a pas été 

retirée par l’autorité requérante, il y a Iieu d’en achever l’exécution (arrêts 

du Tribunal fédéral 1C_284/2011 du 18 juillet 2011, consid. 1; 

1C_357/2010 du 28 septembre 2010, consid. 1.2; 1C_559/2009 du 11 fé-

vrier 2010, consid. 1; 1A.218/2003 du 17 décembre 2003, consid. 3.5). Il en 

va des engagements internationaux pris par la Suisse ainsi que de 

l’exigence de célérité ancrée à l’art. 17a EIMP (arrêt du Tribunal pénal fé-

déral RR.2011.144-148 du 26 janvier 2012, consid. 4.3) laquelle joue un rô-

le central en matière d’entraide. Certes, l'article 7 du deuxième Protocole 

additionnel du 8 novembre 2001 à la Convention européenne d'entraide ju-

diciaire en matière pénale (RS 0.351.12) précise en son alinéa 1
 
que "La 

Partie requise peut surseoir à la satisfaction d'une demande si le fait de 

donner suite à celle-ci risque d'avoir une incidence négative sur une enquê-

te, des poursuites ou toute autre procédure connexe menée par ses autori-

tés". Tel n'est cependant pas le cas en l'espèce pour les autorités suisses. 

En effet, en l'occurrence, le dispositif du jugement rendu par la Cour des af-

faires pénales dans le cadre de la procédure nationale en lien avec les 

éléments objets de la procédure d'entraide en cours en République tchè-

que a été rendu en date du 10 octobre 2013 s'agissant des condamnations 

et du 29 novembre 2013 pour la question des confiscations (SK.2011.24). 

Les considérants y relatifs ont été notifiés aux parties le 30 mai 2014. Plu-

sieurs des condamnés et divers tiers saisis ont déposé début juillet 2014 

des recours au Tribunal fédéral contre ce jugement. De ce point de vue, la 

procédure en Suisse est plus avancée qu’en République tchèque. Il ne 

saurait ainsi être question de faire dépendre la première de la seconde qui 

en est encore au stade avant jugement. Le cas échéant, il appartiendra aux 

recourants de se prévaloir de la sentence intervenue en Suisse devant les 

autorités tchèques. La requête de suspension est en conséquence rejetée. 

- 8 - 

 

 

5. Les développements qui précèdent conduisent au rejet du recours. 

 

6. Les frais de la procédure sont mis à la charge solidaire des recourants qui 

succombent (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l'art. 30 let. b LTPF). 

L'émolument judiciaire, calculé conformément à l'art. 3 du règlement du 

11 février 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pé-

nal fédéral (RS 173.711.32; TPF RR.2007.26 du 9 juillet 2007, consid. 9.1), 

est fixé en l'espèce à CHF 8'000.--, réputé couvert par l'avance de frais ac-

quittée.  

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. La demande de suspension de la procédure d'entraide est rejetée. 

 

3. Un émolument de CHF 8'000.--, réputé couvert par l'avance de frais effec-

tuée, est mis à la charge solidaire des recourants. 

 

 

Bellinzone, le 10 septembre 2014 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Michael Mráz et Me Flavio Peter, avocats 

- Ministère public de la Confédération 

- Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

 
Indication des voies de recours 

 
Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant 
le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 
1 et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la 
transmission de renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas 
particulièrement important (art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment 
lorsqu’il y a des raisons de supposer que la procédure à l’étranger viole des principes 
fondamentaux ou comporte d’autres vices graves (art. 84 al. 2 LTF).