# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1d3cc5e9-64bd-5989-b269-96febd19aa2c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-08-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 13.08.2008 A/1349/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-1349-2008_2008-08-13.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

DCSO/346/08 

 

 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU MERCREDI 13 AOÛT 2008  

 

Cause A/1349/2008, plainte 17 LP formée le 18 avril 2008 par Mme C______. 

 

Décision communiquée à : 

- Mme C______ 

 
 

- M. A______ 

 
 

- Office des Poursuites 

 

 

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E N   F A I T  

A.a. A la requête de Mme C______, le Tribunal de première instance a, en date du 18 

décembre 2007, ordonné le séquestre au préjudice de M. A______, domicilié en 

France de : "4) Auprès employeur : E______ SA 11 rue X______ 1227 Carouge 

toutes sommes qui pourraient être dues au titre de salaires ou toutes autres 

rémunérations". 

 Le 25 janvier 2008, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a communiqué aux 

parties un procès-verbal de séquestre n° 07 xxxx07 Z, lequel a été exécuté le 18 

décembre 2007, fixant la quotité saisissable à 700 fr. par mois, ainsi que la totalité 

du 13
ème

 salaire et toutes indemnités, primes ou gratifications. 

A.b. Suite à des faits nouveaux dont il avait été informé par Mme C______ et en 

l'absence de justificatifs que le poursuivi avait été invité à lui fournir, l'Office a, en 

date du 20 mars 2008, fixé la quotité saisissable à 3'504 fr. par mois, ainsi que 

toutes commissions et gratifications, ainsi que le 13
ème

 salaire. 

A.c. M. A______ s'étant présenté à l'Office les 17 et 31 mars 2008, muni de pièces 

justificatives, la saisie été revue et fixée à 1'714 fr. 65, montant arrondi à 1'714 fr. 

Il ressort du procès-verbal des opérations de la saisie signé par le précité que ce 

dernier perçoit un salaire de 5'159 fr. 20 et que ses charges représentent          

3'444 fr. 55 (entretien de base : 935 fr. ; pension alimentaire en faveur de son 

épouse : 644 fr. ; prime d'assurance maladie : 366 fr. 40 ; frais de repas : 220 fr. ; 

frais de transport : 159 fr. 30 ; assurance véhicule : 127 fr. 55 : leasing du  

véhicule : 856 fr. 50 ; taxe foncière : 135 fr. 80). 

 Mme C______ a été informée de cette nouvelle décision par pli recommandé de 

l'Office du 3 avril 2008. 

B. Par acte déposé auprès de la Commission de céans le 18 avril 2008, Mme 

C______ a formé plainte contre la décision de l'Office dont elle a eu connaissance 

le 9 avril 2008. Elle conteste la prise en compte, dans le calcul du minimum vital, 

des frais de leasing et d'assurance du véhicule, alléguant qu'ils sont superflus, M. 

A______ possédant un autre véhicule en parfait état de marche. 

 Dans son rapport, l'Office explique notamment avoir retenu que le véhicule de 

marque Daewoo, type Matiz, n'était plus en état de circuler car il n'avait pas passé 

le dernier contrôle technique et qu’il avait pris en compte les frais liés à la voiture 

de marque Land Rover. Il produit le contrat de leasing conclu par le poursuivi le 

23 avril 2005 pour une durée de soixante mois, portant sur ce véhicule, dont le 

loyer est de 531,97 euros, soit 856 fr. 50 au cours de 1.61. L'Office observe que ce 

contrat a été conclu il y a plus de trois ans et qu'il arrivera à terme dans moins de 

deux ans, avec la faculté pour le locataire d'acquérir le véhicule moyennant le 

 

- 3 - 

versement d'un montant résiduel modeste, en l'occurrence 269 euros. Il relève, par 

ailleurs, que le refus de prendre en considération cette charge, qui est à la limite de 

ce qui peut être considéré comme raisonnable pour une personne devant être 

réduite au minimum vital d'existence, placerait le poursuivi dans une situation 

financière encore plus difficile, l'obligeant à changer à nouveau de véhicule, avec 

des surcoûts importants résultant de la résiliation anticipée du contrat. L'Office 

conclut en conséquence au rejet de la plainte. 

 Interpellé par la Commission de céans, l'Office a précisé qu'il avait considéré que 

le véhicule de marque Daewoo n'était plus en état matériellement et juridiquement 

de circuler au vu d'une pièce, qu'il produit, intitulée "Dénonciation au débiteur du 

procès-verbal d'indisponibilité du certificat d'immatriculation", établie le 5 avril 

2006 par un huissier judiciaire français, Me Patrick REY, agissant en vertu d'un 

jugement du 26 septembre 2005, rendu par le Tribunal d'instance de Thonon-les-

Bains, visant M. A______ et portant sur trois véhicules, dont celui de marque 

Daewoo Matiz 2xxxxG 74. 

 Invité à se déterminer, M. A______ a déclaré qu'il était dans l'impossibilité de 

faire réparer ledit véhicule, lequel se trouvait sur une place de parking. A la 

demande de la Commission de céans, il a produit les pièces suivantes :  

 -  une facture d'Autovision, contrôle technique automobile, datée du 14 mars 

2007 relative au véhicule de marque Daewoo, type Matiz ;  

 -  un procès-verbal de contrôle technique dressé à la date précitée et faisant état 

de divers défauts "à corriger avec obligation d'une contre visite", ainsi que la 

date de celle-ci, soit le 14 mai 2007 au plus tard ; 

 - un devis estimatif de la remise en état du véhicule pour expertise établi par 

S______ SA à Genève le 20 juin 2008, d'un montant total de 3'635 fr. 50. 

 Dans une écriture du 4 juin 2008, Mme C______ a fait valoir que la Land Rover 

prise en leasing en avril 2005 était un luxe et que le loyer y relatif était prélevé sur 

le compte de la concubine de M. A______, de même que la prime d'assurance 

maladie de ce dernier. S'agissant du véhicule de marque Daewoo, elle affirme qu'il 

est en parfait état de marche et que le précité a aussi la possibilité de se rendre au 

travail au moyen des transports publics. Enfin, Mme C______ allègue que M. 

A______ ne s'acquitte pas des taxes foncières, que les contributions d'entretien en 

sa faveur et celle de leurs filles, pour les mois de février, mars et avril 2008, 

restent impayées et que son train de vie est bien supérieur à ce qu'il prétend. 

 

- 4 - 

 Dans une nouvelle écriture du 5 juillet 2008, Mme C______, après avoir consulté 

les pièces versées au dossier par M. A______, demande qu'un devis pour la 

réparation de la voiture de marque Daewoo soit établi par un garage en France, les 

prix étant inférieurs à ceux pratiqués en Suisse, et que les justificatifs du paiement 

du leasing portant sur le véhicule de marque Land Rover soient produits. 

 

E N   D R O I T  

1.a. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes dirigées 

contre des mesures prises par des organes de l’exécution forcée qui ne sont pas 

attaquables par la voie judiciaire ou des plaintes fondées sur un prétendu déni de 

justice ou retard injustifié (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; art. 56R 

al. 3 LOJ). 

 La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

1.b. En l'espèce, la plainte est dirigée contre une décision de l'Office fixant la quotité 

saisissable et la plaignante, qui a qualité en tant que poursuivante pour agir par 

cette voie, a procédé dans le délai et les formes prescrites (art. 13 al. 1 LaLP). 

1.c. Sa plainte sera en conséquence déclarée recevable. 

2.a. Lorsqu’elle est saisie d’une plainte, il appartient à l’autorité de surveillance de 

vérifier uniquement si la retenue fixée par l’office ou le calcul qu’il a effectué est 

conforme aux faits déterminant la quotité saisissable des revenus du débiteur, 

compte tenu des circonstances existant au moment de l’exécution de cette mesure 

(ATF 121 III 20 consid. 3, JdT 1997 II 163). Sur plainte d’un créancier, le 

contrôle de l’autorité de surveillance se limite aux éléments de calcul qui ont été 

critiqués par celui-ci dans le délai de plainte (SJ 2000 II 211). Les compléments 

apportés à une plainte après l'échéance du délai de plainte ne peuvent pas être pris 

en compte. 

2.b. En l'espèce, dans sa plainte formée le 17 avril 2008, la plaignante reproche à 

l'Office d'avoir tenu compte, dans le calcul du minimum vital, des frais de leasing 

et de la prime d'assurance du véhicule de marque Land Rover, au motif que ces 

charges sont superflues, le poursuivi disposant d'un autre véhicule - de marque 

Daewoo - en parfait état de marche. Seul ce grief sera en conséquence examiné ci-

après, à l'exclusion de ceux invoqués dans les compléments apportés à teneur de 

deux écritures subséquentes, déposées les 4 juin et 5 juillet 2008, soit 

postérieurement au délai de plainte.  

 

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3.a. Il ressort de l'instruction de la cause que la voiture de marque Daewoo a été 

présentée à un contrôle technique le 14 mars 2007 et que le contrôleur a constaté 

qu'elle présentait des défauts qui devaient être corrigés avant qu'elle ne soit 

obligatoirement présentée à une contre visite fixée au 14 mai 2007. Le poursuivi, 

qui affirme ne pouvoir assumer financièrement les réparations exigées, a produit 

un devis, établi le 20 juin 2008, de remise en état dudit véhicule, portant sur les 

réparations à effectuer selon le procès-verbal de contrôle, d'un montant de      

3'635 fr. 50.  

 Force est en conséquence de retenir que le véhicule en question, d'une part, n'est 

pas en état de marche, et, d'autre part, n'a, à ce jour, pas été réparé. De plus, il fait 

l'objet d'une décision "d'indisponibilité du certificat d'immatriculation", laquelle a 

pour conséquence que le poursuivi ne peut le mettre en vente. 

4.a. Le minimum vital d'un débiteur, qui doit être fixé en fonction des circonstances de 

fait existant lors de l'exécution de la saisie ou du séquestre, est déterminé sur la 

base des normes d'insaisissabilité édictées par la Commission de céans pour le 

canton de Genève, en vigueur lors de l’exécution de la saisie ou du séquestre, soit 

en l'occurrence les normes pour l'année 2007, étant relevé que celles-ci n'ont pas 

été modifiées pour l'année 2008. Il convient d'ajouter à la base mensuelle selon 

ces normes (ch. I) le loyer effectif du logement du débiteur et les frais de 

chauffage (ch. II.1 et 2). Par ailleurs, font également partie du minimum vital les 

cotisations d'assurance maladie (ch. II. 3) et les dépenses indispensables à 

l'exercice d'une activité professionnelle, tels que frais de transport ou de repas pris 

en dehors du domicile (ch. II. 4).  

4.b. A teneur de son acte du 17 avril 2008 (cf. consid. 2.b.), la plaignante ne conteste 

pas que l'emploi d'un véhicule est indispensable au poursuivi pour se rendre à son 

travail.  

 En l'occurrence, ce dernier dispose d'un seul véhicule en état de marche, de 

marque Land Rover, lequel fait l'objet d'un contrat intitulé "location avec 

promesse de vente", au nom du poursuivi, conclu pour une durée de soixante mois 

le 23 avril 2005 et dont le loyer - qui selon les conditions du contrat est prélevé 

d'office sur le compte bancaire ou postal au nom du titulaire - est de 531, 97 euros, 

soit 856 fr. 50, montant retenu par l'Office au titre de frais de transport et auquel 

s'ajoute la prime d'assurance à hauteur de 127 fr. 55.  

 La décision de l'Office de tenir compte, dans le calcul du minimum vital, des frais 

liés à ce leasing et à l'assurance n'est donc pas critiquable (cf. notamment 

DCSO/274/2006 du 27 avril 2006). On ne saurait exiger du poursuivi qu'il résilie 

ce contrat - conclu il y a plus de trois ans - avant son terme, soit fin avril 2010, 

date à laquelle il pourra en devenir propriétaire moyennant versement de           

269 euros, pour en conclure un nouveau, dont les mensualités pourraient être 

inférieures. Les frais générés par la résiliation anticipée du contrat de leasing 

 

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apparaissent, en effet, disproportionnés par rapport à l'augmentation du montant 

de la saisie qui pourrait ainsi être obtenue pour la durée de validité de celle-ci, 

étant rappelé qu'elle a été exécutée en décembre 2007 (cf. BlSchK 2007 141 à 

propos de la diminution des frais de logement). 

4. Infondée, la plainte sera rejetée. 

 

 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 18 avril 2008 par Mme C______ contre la 

décision prise par l'Office des poursuites le 3 avril 2008 dans le cadre du séquestre n° 07 

xxxx07 Z.  

Au fond : 

1. La rejette.  

2. Déboute les parties de toutes autres conclusions.  

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Didier BROSSET et M. Philipp 
GANZONI, juges assesseurs 

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

         Greffière :                        Présidente : 
 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le