# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c38c665e-cddb-5fd5-8163-852e9c7ecced
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-04-20
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 20.04.2021 C/27267/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-27267-2020_2021-04-20.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/27267/2020 ACJC/496/2021 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 20 AVRIL 2021 

 

Requête (C/27267/2020) formée le 28 décembre 2020 par Monsieur A______, 

domicilié ______, comparant en personne, tendant à l'adoption de B______, née le 

______ 1987. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    21 avril 2021 à : 

 

- Monsieur A______ 

 ______, ______. 

- Madame B______ 

 ______, ______. 

- Madame C______   

 ______, ______. 

- DIRECTION CANTONALE DE L'ETAT CIVIL 

 Route de Chancy 88, 1213 Onex (dispositif uniquement). 

- 2/5 - 

 

 

C/27267/2020 

EN FAIT 

A. A______, né le ______ 1953 à D______ (Italie) et C______ (désormais C______ 

[nom de famille de A______]), née le ______ 1958 à E______ (Colombie), tous 

deux originaires de F______ (Genève), ont contracté mariage à Genève le ______ 

2002. Le couple n'a pas eu d'enfant. 

A______ est le père de G______, née le ______ 1971, ainsi que de H______, né 

le ______ 1993, issus de précédentes union ou relation. 

C______ pour sa part est la mère de B______, née le ______ 1987 à I______ 

(Colombie), originaire de J______ (Genève), issue de sa relation avec le 

dénommé K______. 

B. a) Par requête du 28 décembre 2020 adressée à la Cour de justice, A______ a 

requis le prononcé de l'adoption, par lui-même, de la fille de son épouse. Il a 

exposé avoir rempli auprès de B______ la fonction de père de substitution depuis 

qu'il avait épousé, en 2002, la mère de celle-ci. Il souhaitait désormais officialiser 

cette situation de fait.  

Etaient notamment jointes à la requête de nombreuses photographies attestant de 

moments festifs et de loisirs partagés en famille. 

b) C______ a déclaré consentir à l'adoption de sa fille par son époux. Elle a 

témoigné de l'excellente relation de nature filiale que tous deux entretenaient, 

basée sur le respect, la complicité et l'affection. 

c) B______, par courrier du même jour, a déclaré consentir à son adoption par 

A______. Elle a expliqué que leur entourage les considérait déjà comme père et 

fille. A______ s'était impliqué dans son éducation et avait été présent lors de 

toutes les étapes importantes de sa vie. Son père biologique au contraire l'avait 

abandonnée et n'avait jamais assumé son rôle; elle n'avait plus aucun contact avec 

lui.  

d) G______ et H______ ont tous deux déclaré approuver la démarche initiée par 

leur père.  

e) L'avis de K______ n'a pas pu être recueilli. B______ a confirmé, dans un 

courrier du 9 février 2021, n'avoir plus de contact avec lui depuis de nombreuses 

années. Il vivait, selon les dernières adresses en sa possession, à L______ (Etats-

Unis). B______ a par ailleurs précisé qu'elle souhaitait, postérieurement à son 

adoption, porter le nom [de famille composé] A______ C______.  

- 3/5 - 

 

 

C/27267/2020 

EN DROIT 

1. Tant l'adoptant que l'adoptée étant de nationalité suisse, la cause ne présente 

aucun élément d'extranéité. Tous deux sont par ailleurs domiciliés à Genève, de 

sorte que la Cour de justice est compétente pour se prononcer sur la requête 

(art. 120 al. 1 let. c LOJ).  

2. 2.1 A teneur de l'art. 266 al. 1 ch. 2 CC, une personne majeure peut être adoptée 

lorsque durant sa minorité le ou les adoptants lui ont fourni des soins et ont 

pourvu à son éducation pendant au moins un an. Selon l'al. 2 de cette disposition, 

au surplus, les dispositions concernant l'adoption de mineurs s'appliquent par 

analogie, à l'exception de celle sur le consentement des parents. 

Une personne peut par ailleurs adopter l'enfant de son conjoint (art. 264c al. 1 

ch. 1 CC); le couple doit faire ménage commun depuis au moins trois ans (al. 2). 

Selon l'art. 264d al. 1 CC, la différence d'âge entre l'enfant et le ou les adoptants 

ne peut être inférieure à 16 ans, ni supérieure à 45 ans. 

Selon l'art. 268a quater al. 1 CC lorsque le ou les adoptants ont des descendants, 

leur opinion doit être prise en considération. D'autre part, l'al. 2 ch. 2 de cette 

disposition stipule qu'avant l'adoption d'une personne majeure l'opinion des 

parents biologiques doit être prise en considération. Enfin, selon l'art. 265 al. 1 

CC, le consentement de l'adopté capable de discernement est requis.  

2.2 Dans le cas d'espèce, l'adoptant a épousé la mère de l'adoptée en 2002 et les 

époux, ainsi que l'adoptée, qui était alors âgée de 15 ans, ont par la suite fait 

ménage commun. L'adoptant a pourvu à l'éducation de l'adoptée et a pris soin 

d'elle, comme l'aurait fait son père biologique, pendant plus d'un an durant sa 

minorité, de sorte que les conditions de l'art. 266 al. 1 ch. 2 CC sont remplies. Les 

époux A______/C______ étant mariés depuis 2002, la condition posée par 

l'art. 264c al. 2 CC est également remplie.  

Il en va de même de l'art. 264d al. 1 CC, puisque 34 ans séparent les deux 

intéressés.   

L'adoptée a consenti à son adoption par le requérant et les deux enfants majeurs de 

ce dernier ont déclaré être favorables à la démarche initiée par leur père. Il en va 

de même de la mère de l'adoptée, favorable à l'adoption de sa fille par son époux. 

L'avis du père biologique de l'adoptée n'a, en revanche, pas pu être recueilli, celui-

ci n'ayant, depuis de nombreuses années, plus aucun contact avec sa fille, selon les 

déclarations de celle-ci. Quoiqu'il en soit et même si K______ avait émis un avis 

négatif, celui-ci n'aurait pas fait obstacle au prononcé de l'adoption, compte tenu 

des liens qui unissent le requérant et B______ depuis de nombreuses années.  

- 4/5 - 

 

 

C/27267/2020 

Au vu de ce qui précède, il sera fait droit à la requête, le prononcé de l'adoption 

permettant de formaliser une relation de nature d'ores et déjà filiale, qui perdure 

depuis dix-neuf ans. 

3. S'agissant de l'adoption de l'enfant du conjoint, les liens de filiation entre l'adoptée 

et sa mère ne seront pas rompus (art. 267 al. 3 ch. 1 CC). 

4. Le prononcé de l'adoption n'aura aucune incidence sur le droit de cité de l'adoptée, 

majeure, qui demeurera originaire de J______ (Genève). 

5. 5.1 L'adoptée a demandé à pouvoir porter le nom composé A______ C______.  

L'enfant acquiert le statut juridique d'un enfant du ou des parents adoptifs (art. 267 

al. 1 CC). Son nom est déterminé par les dispositions relatives aux effets de la 

filiation (art. 267a al. 2 CC).   

L'enfant de conjoints qui portent un nom de famille commun acquiert ce nom 

(art. 270 al. 3 CC). 

5.2 En l'espèce, le nom de famille commun de l'adoptant et de son épouse est 

A______. Dès lors et en application de l'art. 270 al. 3 CC, auquel la Cour ne peut 

déroger, le nom de l'adoptée sera également A______. Il lui appartiendra, si elle 

souhaite accoler à ce patronyme celui de C______, d'initier une procédure en 

changement de nom.  

6. Les frais de la procédure arrêtés à 1'000 fr., seront mis à la charge du requérant. 

Ils sont entièrement compensés avec l'avance de frais du même montant versée 

par celui-ci, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

 

* * * * * 

 

 

  

- 5/5 - 

 

 

C/27267/2020 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Prononce l'adoption de B______, née le ______ 1987 à I______ (Colombie), originaire 

de J______ (Genève) par A______, né le ______ 1953 à D______ (Italie), originaire de 

F______ (Genève). 

Dit que les liens de filiation entre B______ et sa mère, C______, née [C______] le 

______ 1958 à E______ (Colombie), originaire de F______ (Genève), ne sont pas 

rompus. 

Dit que l'adoptée portera le nom de famille A______ et demeurera originaire de 

J______ (Genève). 

Arrête les frais judiciaires de la procédure d'adoption à 1'000 fr., les met à la charge de 

A______ et dit qu'ils sont entièrement compensés par l'avance de frais d'ores et déjà 

effectuée, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Paola CAMPOMAGNANI et 

Ursula ZEHETBAUER-GHAVAMI, juges; Madame Jessica QUINODOZ, greffière. 

 

   

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 308 ss du code de procédure civile (CPC), la présente 

décision peut faire l'objet d'un appel par-devant la Chambre de surveillance de la 

Cour de justice dans les 10 jours qui suivent sa notification. 

 

L'appel doit être adressé à la Cour de justice, place du Bourg-de-Four 1, case 

postale 3108, 1211 Genève 3. 

 

Annexes pour le Service de l'état civil : 

Pièces déposées par les requérants.