# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a02e08c6-e208-5402-9548-e9d7c8689411
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-28
**Language:** fr
**Title:** Bern Verwaltungsgericht 28.11.2018 100 2018 392
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_Verwaltungsgericht/BE_VG_001_100-2018-392_2018-11-28.pdf

## Full Text

100.2018.392

DEJ/REN

Tribunal administratif du canton de Berne
Cour des affaires de langue française

Jugement du juge unique du 28 novembre 2018

Droit administratif

B. Rolli, juge
J. Desy, greffier

A.________
recourant

contre

Office de la population et des migrations (OPM) 
Service des migrations du canton de Berne (SEMI)
Eigerstrasse 73, 3011 Berne

et

Tribunal cantonal des mesures de contrainte (TCMC) 
Amthaus, Hodlerstrasse 7, 3011 Berne

relatif à un jugement de ce dernier du 8 novembre 2018
(détention en vue du renvoi)

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 28 novembre 2018, 100.2018.392, page 2

En fait:

A.

A.________, né en octobre 1986 et d'origine sénégalaise, a quitté son pays 
en 2008 pour se rendre en Italie, puis en Suisse, pays dans lequel il a 
déposé une demande d'asile le 7 octobre 2015. Le Secrétariat d'Etat aux 
migrations (SEM) n'est, par décision du 15 décembre 2015 et en 
application de la procédure Dublin, pas entré en matière sur celle-ci et a 
ordonné le renvoi du prénommé vers l'Italie. Le renvoi n'ayant pu être 
effectué dans le délai légal, en raison d'un accident subi par l'intéressé puis 
par son refus de prendre le vol qui lui avait été réservé le 14 juin 2016, le 
SEM a alors examiné matériellement la demande d'asile du prénommé et 
l'a rejetée par décision du 10 novembre 2016 assortie d'une décision de 
renvoi de Suisse. Cette décision est entrée en force après que le Tribunal 
administratif fédéral (TAF) a refusé le 5 décembre 2016 d'entrer en matière 
sur un recours déposé contre celle-ci (procédure D-7258/2016). Par la 
suite, le prénommé a déposé une première demande de reconsidération, 
sur laquelle le SEM n'est pas entré en matière le 12 octobre 2017. En juillet 
2018, l'OPM l'a informé qu'il avait été reconnu par les autorités 
sénégalaises, lesquelles étaient disposées à lui accorder un laissez-
passer, et qu'il lui appartenait de s'annoncer jusqu'au 7 août 2018 pour 
organiser son retour volontaire dans ce pays. Le 7 août 2018, l'intéressé 
s'est présenté au guichet de l'OPM, où sa situation de séjour en Suisse lui 
a été présentée et expliquée, et un rendez-vous pour un entretien de 
conseil au départ (Rückkerberatung) a été agendé au 10 août 2018, au 
cours duquel un nouveau rendez-vous a été fixé au 4 septembre 2018. A 
cette dernière date, l'intéressé a informé l'OPM qu'il ne souhaitait pas 
retourner au Sénégal et qu'il avait déposé, le 17 août 2018, une nouvelle 
demande de reconsidération portant sur la question de l'exécution du 
renvoi, sur laquelle le SEM n'est pas non plus entré en matière par décision 
du 27 août 2018, rappelant en outre que la décision du 10 novembre 2016 
est entrée en force et exécutoire. Le 14 septembre 2018, le TAF a déclaré 
irrecevable le recours interjeté contre cette dernière décision du SEM 
(procédure D-5135/2018).       

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 28 novembre 2018, 100.2018.392, page 3

B.

Le 5 octobre 2018, l'OPM a requis de la police cantonale la réservation 
d'un vol à destination du Sénégal pour le prénommé, vol qui a été agendé 
au 7 novembre 2018. Le 5 novembre 2018, l'intéressé a été appréhendé à 
son logement par l'OPM. Au cours de l'entretien de départ 
(Ausreisegespräch) qui a suivi, il a manifesté sa volonté de ne pas 
retourner au Sénégal et de ne pas prendre le vol réservé à son intention le 
7 novembre 2018. Le même jour, l'OPM l’a placé en détention en vue du 
renvoi et a requis du Tribunal cantonal des mesures de contrainte (TCMC) 
l'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention pour une durée de 
trois mois. Saisi de cette demande, le TCMC a entendu l'intéressé le 
8 novembre 2018, examiné la légalité et l'adéquation de la détention, puis 
confirmé cette dernière jusqu'au 4 février 2019.

C.

Par acte du 10 novembre 2018 (reçu le 20 novembre 2018), l’intéressé a 
porté le litige devant le Tribunal administratif du canton de Berne (TA), en 
concluant implicitement à l’annulation du jugement précité.

Le TCMC a fait parvenir au TA son dossier officiel de la cause. Il n'a pas 
été ordonné d'échange d'écriture. 

En droit:

1.

1.1 La décision attaquée se fonde sur le droit public. Le TA est 
compétent pour connaître en qualité de dernière instance cantonale des 
recours contre de telles décisions, en vertu des art. 74 ss de la loi 
cantonale du 23 mai 1989 sur la procédure et la juridiction administratives 
(LPJA, RSB 155.21), en relation avec l’art. 12 al. 2 de la loi cantonale du 

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20 janvier 2009 portant introduction de la loi fédérale sur l’asile et de la loi 
fédérale sur les étrangers (LiLFAE, RSB 122.20).

1.2 Le recourant a pris part à la procédure devant l’autorité précédente, 
il est particulièrement atteint par la décision attaquée et a un intérêt digne 
de protection à son annulation ou sa modification; il a, partant, la qualité 
pour recourir au sens de l’art. 79 al. 1 LPJA. Le recours, interjeté en temps 
utile, ne respecte toutefois qu'avec peine les formes minimales prescrites, 
en tant que ses griefs ne sont que très peu en rapport avec le jugement 
attaqué (art. 12 al. 3 let. a LiLFAE, art. 15, 32 et 81 LPJA), quand bien 
même il y a lieu de ne pas se montrer trop strict quant à la forme des 
recours introduits par des personnes non versées dans le droit, notamment 
en matière de mesures de contrainte (ATF 122 I 275 c. 3b, 118 Ib 134 c. 2; 
voir aussi JAB 2006 p. 470 c. 2.4; MERKLI/AESCHLIMANN/HERZOG, 
Kommentar zum Gesetz über die Verwaltungsrechtspflege im Kanton Bern, 
1997, art. 32 n. 15; THOMAS HUGI YAR, Zwangsmassnahmen im 
Ausländerrecht, dans UEBERSAX/RUDIN/HUGI YAR/GEISER, Ausländerrecht, 
2009, n. 10.185 et références). Au vu du sort de la présente cause, il n'est 
cependant pas nécessaire de trancher la question de la recevabilité du 
recours. 

1.3 Le jugement du 8 novembre 2018, par lequel le TCMC a admis la 
requête de l’OPM du 5 novembre 2018 et confirmé la légalité ainsi que 
l'adéquation de la détention en vue du renvoi du recourant jusqu’au 
4 février 2019, représente l'objet de la contestation. Ce jugement fixe les 
limites des points qui peuvent être critiqués par le recours (qui, lui, 
détermine l'objet du litige devant le TA; ATF 131 V 164 c. 2.1, 125 V 413 
c. 1; MERKLI/AESCHLIMANN/HERZOG, Kommentar zum Gesetz über die 
Verwaltungsrechtspflege im Kanton Bern, 1997, art. 49 n. 2 et art. 72 n. 6). 
Ce faisant, le recours est en tous les cas irrecevable en tant qu’il porte sur 
le renvoi en tant que tel.

1.4 Le pouvoir d’examen du TA se limite au droit (art. 80 LPJA). Le 
Tribunal applique le droit d'office (art. 20a LPJA).

1.5 Le jugement de la cause incombe au juge unique de la Cour des 
affaires de langue française du TA (art. 54 al. 1 let. c et 57 al. 2 let. e de la 

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loi cantonale du 11 juin 2009 sur l’organisation des autorités judiciaires et 
du Ministère public [LOJM, RSB 161.1]).

2. 

La légalité et l’adéquation de la détention doivent être examinées dans un 
délai de 96 heures par une autorité judiciaire au terme d’une procédure 
orale (art. 80 al. 2 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers 
[LEtr, RS 142.20]). En l’espèce, le recourant a été interpellé le 5 novembre 
2018 et l'OPM a requis l'examen de la légalité et de l'adéquation de la 
détention en vue du renvoi auprès du TCMC le jour suivant. Ce dernier a 
auditionné le recourant le 8 novembre 2018 et prononcé son jugement 
dans la foulée. L’examen de la détention s’est donc déroulé dans le délai 
légal.

3.

3.1 Afin d’assurer l’exécution d’une décision de renvoi ou d’expulsion, 
l’autorité compétente peut mettre, respectivement maintenir, une personne 
en détention dans la mesure où les conditions de l’art. 76 LEtr sont 
remplies. En conformité avec l’art. 5 ch. 1 let. f de la Convention du 
4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés 
fondamentales (CEDH, RS 0.101), le seul motif de détention prévu par 
cette disposition doit être l’exécution d’un renvoi ou d’une expulsion. La 
décision de renvoi ou d’expulsion ne doit pas nécessairement être entrée 
en force, mais le renvoi doit toutefois pouvoir être exécuté dans un avenir 
proche (voir art. 76 al. 1 LEtr; ATF 130 II 56 c. 1, 128 II 193 c. 2.1, 122 II 
148 c. 3).

3.2 En l'occurrence, une décision de renvoi de Suisse a été prononcée 
à l'encontre du recourant le 10 novembre 2016 (voir le dossier [dos.] non 
paginé X.________ du TCMC [ci-après dos. TCMC]). Cette décision est 
entrée en force.  

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4.

4.1 Selon l’art. 76 al. 1 let. b LEtr, des motifs de détention sont 
notamment donnés si des éléments concrets font craindre que la personne 
concernée entend se soustraire au renvoi ou à l’expulsion, en particulier 
parce qu’elle ne se soumet pas à son obligation de collaborer (ch. 3) ou si 
son comportement permet de conclure qu’elle se refuse à obtempérer aux 
instructions des autorités (ch. 4). Ces deux chiffres décrivent tous deux les 
comportements permettant de conclure à l’existence d’un risque de fuite ou 
de disparition (Untertauchensgefahr); ils doivent donc être envisagés 
ensemble (ANDREAS ZÜND, Kommentar Migrationsrecht, 2012, art. 76 LEtr 
n. 6; CHATTON/MERZ, in: NGUYEN/AMARELLE, Code annoté de droit des 
migrations, volume II: Loi sur les étrangers, 2017, art. 76 n. 22). Selon la 
jurisprudence, un risque de fuite existe notamment lorsque la personne 
intéressée tente d’entraver les démarches en vue de l’exécution du renvoi 
en donnant des indications manifestement inexactes ou contradictoires ou 
encore lorsqu’elle laisse clairement apparaître qu’elle n’est pas disposée à 
retourner dans son pays d’origine. L'absence de domicile ou de moyens 
financiers en Suisse constituent d'autres indices d'un tel risque (ATF 130 II 
56 c. 3.1, 128 II 241 c. 2.1, 122 II 49 c. 2; arrêt du Tribunal fédéral [TF] 
2C_413/2012 du 22 mai 2012 c. 3.2; JAB 2010 p. 529 c. 4.2, 2009 p. 531 
c. 3.3; TARKAN GÖKSU, in CARONI/GÄCHTER/THURNHERR, Handkommentar 
zum Bundesgesetz über die Ausländerinnen und Ausländer, 2010, art. 76 
n. 12 et 13). Lorsqu’il examine le risque de fuite, le juge de la détention doit 
établir un pronostic, en déterminant s’il existe des garanties que l’étranger 
prêtera son concours à l’exécution du renvoi le moment venu, c’est-à-dire 
lorsque les conditions en seront réunies. Il dispose pour ce faire d’une 
certaine marge d’appréciation, ce d’autant qu’il doit en principe entendre 
l’intéressé (TF 2C_935/2011 du 7 décembre 2011 c. 3.3, 2C_128/2009 du 
30 mars 2009 c. 3.1 et les références citées). Si la personne étrangère 
reste tout de même en Suisse alors qu'elle y séjourne illégalement et 
qu'elle a été enjointe de quitter le pays, elle est tenue de l'annoncer d'elle-
même et sans délai aux autorités compétentes, et de faire en sorte qu'elle 
soit atteignable par les autorités en tout temps. Si elle ne le fait pas, on doit 
considérer que la personne étrangère se soustrait à son obligation de se 

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tenir à disposition des autorités, ce qui constitue une disparition (JAB 2010 
p. 541 c. 3.4, 2009 p. 531 c. 3.7).

4.2 En l'occurrence, depuis le début de l'année 2016 (soit depuis le rejet 
de son recours au TAF le 7 janvier 2016), le recourant sait qu'il doit quitter 
le territoire suisse, sans qu'il ne donne suite à cette injonction. Certes, il a 
subi un accident peu avant le premier vol qui lui avait été réservé le 
5 février 2016 à destination de l'Italie, si bien que l'on ne peut véritablement 
lui faire grief de ne pas avoir accepté de prendre ce vol. Par contre, le 
recourant a refusé de prendre un vol médicalisé prévu le 14 juin 2016, 
manifestant par là clairement sa volonté de ne pas collaborer à son renvoi. 
Par la suite, après le rejet matériel de sa requête d'asile le 10 novembre 
2016, le recourant a multiplié les recours et les demandes de 
reconsidération, sans succès. Finalement, au terme d'une nouvelle 
procédure de recours introduite devant le TAF, le SEMI a requis 
l'organisation d'un nouveau vol à destination du Sénégal, lequel a été 
organisé pour le 7 novembre 2018 et que le recourant a à nouveau refusé 
de prendre (voir l'entretien [Ausreisegespräch] du 5 novembre 2018 au dos. 
TCMC), manifestant une nouvelle fois sa volonté de ne pas collaborer à 
son renvoi. Quand bien même le recourant a déclaré devant le TCMC qu'il 
souhaite quitter la Suisse et n'attend qu'une date butoir pour s'exécuter, 
ces explications ne paraissent pas crédibles. Il faut en effet souligner que 
trois vols ont déjà été réservés pour le recourant, sans qu'il n'en fasse 
usage. A l'évidence, il ne peut ainsi faire valoir qu'il n'était pas au courant 
de son obligation de quitter le territoire suisse, sachant de plus que cette 
obligation lui a été signifiée par écrit et oralement à plusieurs reprises (dont 
notamment les 7 et 10 août 2018). De la même façon, les explications du 
recourant tendant à justifier sa présence en Suisse par ses soucis de santé 
ne sont guère corroborées par les éléments au dossier et les pièces 
produites, notamment son carnet de vaccination, ne changent aucunement 
ce qui précède, étant également précisé qu'il n'existe aucune nouvelle 
atteinte de santé alléguée. A toutes fins utiles, il est également permis de 
relever que le certificat médical produit date de mai 2016, soit avant la 
décision de renvoi prononcée en décembre 2016; dans ces circonstances, 
ce certificat médical, peu actuel, n'est d'aucun secours au recourant. Par 

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ailleurs, le rendez-vous allégué (mais non prouvé) chez un dermatologue 
ne paraît pas en mesure de remettre en question l'exécution du renvoi.    

4.3 Il ressort de ce qui précède que le recourant ne peut ignorer, depuis 
plusieurs années, qu'il doit quitter le territoire suisse. Il a refusé de prendre 
un vol à destination de l'Italie courant 2016, puis un second vol à 
destination du Sénégal au début du mois de novembre 2018. Dans ces 
circonstances, il ne fait aucun doute qu'il n'a pas l'intention de coopérer à 
son renvoi, si bien que sa détention se justifie dans le but de pouvoir y 
procéder sans obstacle. A ce stade, on rappellera encore que le Tribunal 
de céans ne peut se prononcer sur le renvoi en tant que tel, son examen se 
limitant à étudier s'il existe des motifs justifiant la détention en vue du 
renvoi (voir ci-avant c. 1.3); les explications apportées par le recourant 
dans son recours se rapportant bien davantage au renvoi qu'à la détention 
en vue du renvoi, il n'appartient pas au Tribunal de les examiner en détail 
(ainsi, par exemple le fait [louable] d'avoir rapporté un portemonnaie trouvé 
et contenant une importante somme d'argent).      

5.

5.1 Des motifs de détention étant donnés et celle-ci ayant comme but le 
renvoi du recourant dans son pays d'origine, il convient encore d'examiner 
si cette privation de liberté respecte le principe de la proportionnalité 
(art. 36 al. 3 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 [Cst., RS 101]; 
art. 28 al. 3 de la Constitution du canton de Berne du 6 juin 1993 [ConstC, 
RSB 101.1]; TF 2C_505/2012 du 19 juin 2012 c. 4.2 et 2C_304/2012 du 
1er mai 2012 c. 1). Dans le cadre de cet examen, il sied de tenir compte de 
la situation familiale de la personne détenue et des conditions de détention 
(art. 80 al. 4 LEtr).

5.2 En l’espèce, la durée de la détention autorisée par le TCMC, soit 
trois mois, n'outrepasse pas la durée maximale de six mois, prolongeable 
sous certaines conditions, prévue par l'art. 79 LEtr. De même, le recourant 
ne critique pas ses conditions de détention, n'a pas indiqué ne pas 
bénéficier des soins médicaux requis (voir également à ce propos les 
courriers du TCMC adressés au SEMI les 12 et 13 novembre 2018 faisant 

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suite aux courriers du recourant des mêmes dates) et n’a fait valoir aucun 
argument relatif à sa situation familiale. Rien ne laisse par ailleurs entendre 
que les autorités ne respecteront pas leur obligation de diligence (art. 76 
al. 4 LEtr) et qu'un renvoi ne pourra être effectué dans un avenir proche 
(voir à ce propos: A. ZÜND, op. cit., art. 76 n. 1). Aucune mesure moins 
incisive, notamment l’obligation de se présenter auprès des autorités et à 
leur demande, ne permet en l'état d’exclure le risque de fuite ou de 
disparition et n’entre par conséquent en ligne de compte dans le cas 
présent. Cela étant, au vu de ce qui précède, du motif et du but de la 
détention, la détention est dès lors proportionnée. 

6.

6.1 En conclusion, la détention du recourant en vue de son renvoi 
s'avère légale et proportionnée. Le recours doit donc être rejeté, dans la 
mesure où il est recevable.

6.2 Les frais de procédure, fixés forfaitairement à Fr. 500.-, sont mis à 
la charge du recourant (art. 108 al. 1 LPJA).

6.3 Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens (art. 104 et 108 al. 3 LPJA).

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Par ces motifs:

1. Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

2. Les frais de la présente procédure, fixés forfaitairement à Fr. 500.-, sont 
mis à la charge du recourant.

3. Il n'est pas alloué de dépens.

4. Le présent jugement est notifié (R):
- au recourant,
- à l'OPM,
- au TCMC (avec, en retour, son dossier X.________),
- au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), Quellenweg 6, 3003 

Berne-Wabern,

et communiqué:
- à la police cantonale, service des étrangers et des citoyens, case 

postale 7571, 3001 Berne.

Le juge: Le greffier:

Voie de recours
Dans les 30 jours dès sa notification, le présent jugement peut faire l'objet d'un 
recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, 
au sens des art. 39 ss, 82 ss et 90 ss de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le 
Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110).