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**Case Identifier:** 1a631e24-7b7a-504d-a744-20b1d43b4b62
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-12-12
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 12.12.2017 C/920/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-920-2016_2017-12-12.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés, ainsi qu'au Tribunal 

de première instance le 18.12.2017. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/920/2016 ACJC/1617/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
 

DU MARDI 12 DECEMBRE 2017 

 

Entre 

A______, domiciliée ______ (France), appelante d'un jugement rendu par la 
11ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 2 juin 2017, comparant 

par Me Pierre Gabus, avocat, boulevard des Tranchées 46, 1206 Genève, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile, 

et 

B______, domicilié ______ (GE), intimé, comparant par Me Raphaël Rey, avocat, rue 
Verdaine 15, case postale 3015, 1211 Genève 3, en l'étude duquel il fait élection de 

domicile. 

 

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C/920/2016 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7728/2017 du 2 juin 2017, notifié aux parties le 16 juin 2017, 
statuant sur incident, le Tribunal de première instance a constaté que les parties 

n'avaient pas mis un terme à la procédure par transaction judiciaire (chiffre 1 du 

dispositif), réservé le sort des frais à la décision finale (ch. 2), réservé la suite de la 

procédure sur le fond (ch. 3) et débouté les parties de toutes autres conclusions 

(ch. 4). 

B. a. Par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 12 juillet 2017, A______ 
appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. 

Principalement, elle conclut à ce qu'il soit constaté qu'elle-même et B______ sont 

parvenus à un accord, dont le contenu fait l'objet du procès-verbal de l'audience du 

7 février 2017, à ce que cet accord soit entériné par jugement et à ce que B______ 

soit débouté de toutes autres conclusions, avec suite de frais judiciaires et dépens. 

b. Dans sa réponse, B______ conclut au rejet de l'appel et à la confirmation du 
jugement entrepris, avec suite de frais judiciaires et dépens. 

c. A______ n'a pas fait usage de son droit de répliquer et B______ n'a pas été 
invité à dupliquer. 

d. Les parties ont été avisées de ce que la cause était gardée à juger par pli du 
greffe du 25 septembre 2017. 

C. Les éléments suivants résultent de la procédure : 

a. Par acte déposé en vue de conciliation 18 janvier 2016, introduit devant le 
Tribunal de première instance le 8 avril 2016, A______ a formé contre B______ 

une action en partage de la succession de C______, assortie de prétentions en 

reddition de comptes, en réduction de libéralités et en paiement de dommages-

intérêts. Elle indiquait pour ses prétentions une valeur litigieuse de 544'705 fr. 

b. Dans sa réponse, B______ s'est notamment déclaré d'accord avec le partage de 
la succession de son père C______ à raison de ¼ en faveur de A______ et de ¾ 

en sa faveur, ajoutant qu'il n'y avait pas lieu à réduction et que la demande en 

paiement de dommages intérêts devait être rejetée. 

c. A l'audience de débats d'instruction du 7 février 2017, A______ n'a pas 
personnellement comparu, mais s'est faite représenter par son conseil. 

B______ a comparu et revendiqué un certain nombre d'objets figurant sur une 

liste produite par le conseil de sa partie adverse. 

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C/920/2016 

Après discussion, B______ et le conseil de A______ ont indiqué au Tribunal que 

les parties étaient parvenues à un accord, qui a été retranscrit au procès-verbal 

comme suit : 

"Nous parvenons à l'accord suivant : 

- L'attribution à A______ de la pleine propriété sur l'immeuble sis ______ 

en France, à charge pour elle de supporter tous les frais liés au transfert 

(droit de succession, frais de notaire, impôts, etc). 

 […] 

- A______ renonce irrévocablement à son droit de jouissance sur la 

propriété sise sur la commune de ______ (GE), parcelle anciennement 

n. 1______, conférée par acte notarié du 10 mai 2006. 

[…] 

- A______ s'engage à restituer à B______ les biens listés dans la pièce 

produite à cette audience par Me GABUS, à l'exception des objets sous 

chiffres 2, 9 et 10 qui sont introuvables, de l'objet sous chiffre 11 qui a 

déjà fait l'objet du partage et s'agissant des objets sous chiffre 15, 

A______ s'engage à restituer à B______ les 8 pièces d'or restantes ; dès 

l'entrée en force du jugement d'accord entre les parties. 

- Moyennant bonne et fidèle exécution de ce qui précède, les parties 

n'auront plus aucune prétention à faire valoir l'une envers l'autre de 

quelque nature que ce soit dans le cadre de la succession de feu 

M. C______.  

- Les frais seront mis à la charge de A______ et les dépens compensés. 

- Les parties sont d'accord avec un jugement non-motivé.  

- Cet accord est soumis à la condition suspensive que A______ l'approuve 

sous 15 jours, à défaut, chacune des parties reprendra ses droits." (mis 

en évidence dans le texte) 

Sur quoi, le Tribunal a réservé la suite de la procédure, dans l'attente de la 

détermination de A______. Il a indiqué qu'en cas d'un accord de celle-ci avec les 

termes de la transaction, la cause serait gardée à juger, d'entente entre les parties. 

d. Par courrier du 16 février 2017, le conseil de A______ a informé le Tribunal de 
ce qu'après avoir refait le point de la situation avec lui, sa mandante "approuv[ait] 

l'accord qui [avait] été trouvé, tel que libellé dans [le] procès-verbal du 7 février 

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2017, sous réserve du fait qu'elle ne dét[enait] plus aucune pièce d'or, de sorte 

qu'elle [était] dans l'incapacité de les restituer à B______".  

Le conseil de A______ indiquait rester "dans l'attente d'un jugement reprenant 

l'accord qui [avait] désormais été trouvé entre les parties". 

e. Le Tribunal a convoqué une audience fixée au 17 mars 2017. 

Par courrier du 8 mars 2017, le conseil nouvellement mandaté par B______ a 

sollicité l'ajournement de l'audience précitée et l'octroi d'un délai pour compléter 

sa réponse du 16 décembre 2017, aucun accord n'ayant été trouvé par les parties.  

Par courrier de son conseil du 14 mars 2017, A______ a indiqué au Tribunal 

qu'elle ne pourrait se déplacer à l'audience susvisée. Elle a déclaré s'étonner de ce 

que le conseil de B______ remette en question l'accord qui avait été trouvé entre 

les parties. 

f. Lors de l'audience du 17 mars 2017, qui a été maintenue, le conseil de A______ 
a précisé que sa mandante s'engageait à racheter les pièces d'or qu'elle ne pouvait 

restituer, dès lors qu'il s'agissait de Vrenelis, et à les restituer à B______, de sorte 

que de son point de vue, l'accord des parties était toujours valable et complet.  

Le conseil de B______ a quant à lui déclaré que l'accord n'était manifestement pas 

complet et qu'il s'agissait de la raison pour laquelle il avait écrit au Tribunal. 

Le Tribunal a remis la cause à plaider sur l'incident relatif à la conclusion de 

l'accord litigieux. 

g. A l'audience de plaidoiries du 7 avril 2017, A______ a conclu à ce que l'accord 
trouvé à l'audience du 7 février 2017 entre les parties soit entériné par le Tribunal, 

dès lors que la condition suspensive qui avait été prévue s'était réalisée. 

B______ a conclu à ce que le Tribunal dise qu'aucun accord n'avait été conclu 

entre les parties, la condition suspensive mentionnée dans le procès-verbal du 

7 février 2017 ne s'étant pas réalisée.  

A l'issue des plaidoiries, le Tribunal a gardé la cause à juger sur incident. 

D. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a considéré que l'engagement 
transactionnel des parties était subordonné à la condition suspensive que 

A______, qui n'avait pu être présente à l'audience du 17 février 2017, donne son 

accord à l'intégralité des termes de la transaction dans un délai de 15 jours suivant 

ladite audience. L'acceptation communiquée par celle-ci dans le délai imparti ne 

pouvait cependant pas être comprise, de bonne foi et au vu de l'ensemble des 

circonstances, comme une manifestation de volonté définitive et inconditionnelle 

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de s'engager selon les termes de l'accord trouvé en audience. Elle exprimait 

davantage une réserve quant à la restitution des pièces d'or indisponibles, sans 

offrir de remplacer celles-ci ou de verser leur contre-valeur. Cette acceptation 

constituait dès lors une contre-offre, que le conseil de la demanderesse avait 

demandé au Tribunal d'entériner. L'existence d'une acceptation complète, suivie 

d'une éventuelle impossibilité d'exécution, telle qu'invoquée par la partie 

demanderesse, était d'autant moins admissible que cette dernière avait attendu 

l'audience du 17 mars 2017 pour proposer de racheter les pièces litigieuses et de 

les restituer à la partie défenderesse. La condition suspensive n'avait été dès lors 

pas été réalisée et la transaction litigieuse n'avait pas été valablement conclue, de 

sorte qu'il convenait de réserver la suite de la procédure. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions incidentes de première instance 
(art. 308 al. 1 let. a CPC) dans les causes non patrimoniales et dans les causes 

dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC). 

Une décision est incidente lorsque l'instance de recours pourrait prendre une 

décision contraire qui mettrait fin au procès et permettrait de réaliser une 

économie de temps ou de frais appréciable (art. 237 al. 1 CPC).  

Dans le cas d'un appel contre une décision incidente, la valeur litigieuse doit être 

déterminée sur la base des conclusions au fond dont est saisie l'instance 

précédente (STERCHI, Berner Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordung, 

Band II, 2012, n. 28 ad art. 308 CPC; SPÜHLER, Basler Kommentar, 2ème éd., 

2013, n. 9 ad art. 308 CPC). 

L'action en partage successoral est de nature pécuniaire (ATF 127 III 396 

consid.1b/cc) et la demande de renseignements, qu'elle soit de nature contractuelle 

ou successorale, comporte une valeur litigieuse, car les renseignements demandés 

peuvent servir de fondement à une contestation civile pécuniaire (arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_551/2009 du 26 février 2010 consid. 1). 

1.2 En l'espèce, la décision entreprise constitue une décision incidente au sens des 
dispositions rappelées ci-dessus, dès lors qu'une décision contraire entérinant la 

transaction judiciaire litigieuse aurait pour effet de mettre fin au présent procès.  

Sur le fond, les prétentions de l'appelante en reddition de comptes, en partage 

successoral, en réduction de libéralités et en paiement de dommages-intérêts 

portent sur une valeur litigieuse supérieure à 10'000 fr., ce qui n'est pas contesté. 

La voie de l'appel est dès lors ouverte. 

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20396
https://intrapj/perl/decis/5A_551/2009

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1.3 Interjeté dans le délai prescrit et selon la forme requise par la loi (art. 130, 
131, 142 al. 1 et 311 al. 1 CPC), par une partie qui y a intérêt (art. 59 CPC), 

l'appel est recevable.  

1.4 La Cour revoit la cause en fait et en droit avec un plein pouvoir d'examen 
(art. 310 CPC), dans les limites posées par les maximes des débats et de 

disposition applicables au présent contentieux (art. 55 al. 1 et 58 al. 1 CPC). 

2. L'appelante reproche au premier juge d'avoir procédé à une application erronée du 
droit, notamment des règles relatives à la formation des contrats, pour parvenir à 

la conclusion que la transaction judiciaire litigieuse n'avait pas été valablement 

conclue et ne déployait aucun effet. 

2.1.1 Selon l'art. 32 al. 1 CO, les droits et les obligations dérivant d'un contrat fait 
au nom d'une autre personne par un représentant autorisé passent au représenté. 

Lorsqu'un représentant agit au nom d'autrui, les droits et obligations dérivant de 

l'acte accompli passent directement au représenté dans trois cas de figure: 

premièrement si le représentant disposait des pouvoirs suffisants à cet effet en 

vertu du droit public, de la loi ou de la volonté du représenté; deuxièmement si le 

représenté ratifie l'acte accompli en son nom (art. 38 CO); troisièmement si le tiers 

de bonne foi pouvait se fier aux pouvoirs qui lui avaient été communiqués, même 

tacitement (art. 33 al. 3, 34 al. 3 et 37 CO; arrêt du Tribunal fédéral 4A_313/2010 

du 3 septembre 2010 consid. 3.4.2.2; ATF 131 III 511 consid. 3.1). 

2.1.2 En vertu de l'art. 34 CO, le représenté a en tout temps le droit de restreindre 
ou de révoquer les pouvoirs découlant d'un acte juridique, sans préjudice des 

réclamations que le représentant peut avoir à former contre lui en vertu d'une autre 

cause (al. 1). Lorsque le représenté a fait connaître, soit en termes exprès, soit par 

ses actes, les pouvoirs qu'il a conférés, il ne peut en opposer aux tiers de bonne foi 

la révocation totale ou partielle que s'il a fait connaître également cette révocation 

(al. 3). 

La communication de la révocation ou de la restriction des pouvoirs, tout comme 

celle de leur octroi, n'est soumise à aucune exigence de forme. Le tiers à qui la 

révocation ou la restriction a été communiquée ne peut plus invoquer sa bonne 

foi; il en va de même du tiers qui aurait appris la révocation ou la restriction d'une 

autre manière ou qui devait connaître ce fait. La question n'est pas de savoir 

comment la communication de la restriction est intervenue, mais si, étant donné 

les circonstances, le tiers devait ou non concevoir des doutes quant aux pouvoirs 

du représentant (CHAPPUIS, Commentaire romand, CO I, 2012, n. 12 ad  

art. 34 CO). 

https://intrapj/perl/decis/4A_313/2010
https://intrapj/perl/decis/131%20III%20511

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2.1.3 A teneur de l'art. 38 CO, lorsqu'une personne contracte sans pouvoirs au 
nom d'un tiers, celui-ci ne devient créancier ou débiteur que s'il ratifie le contrat 

(al. 1 CO). L'autre partie a le droit d'exiger que le représenté déclare, dans un délai 

convenable, s'il ratifie ou non le contrat; elle cesse d'être liée, faute de ratification 

dans ce délai (al. 2). 

L'absence de pouvoirs peut résulter du fait que les pouvoirs n'existent pas du tout, 

n'existent plus ou ne couvrent pas l'acte. Le moment déterminent est celui de la 

conclusion du contrat ou de l'accomplissement de l'acte juridique (CHAPPUIS, 

op. cit., n. 5 ad art. 38 CO). La conséquence attachée par l'art. 38 al. 1 CO à un 

acte accompli sans pouvoirs est que le représenté ne devient ni créancier, ni 

débiteur du tiers. Un tel acte reste en effet sans effet obligatoire pour le représenté, 

à moins que celui-ci ne choisisse de ratifier l'acte accompli sans pouvoirs en son 

nom. Le tiers, en revanche, est lié; l'acte est "en suspens" jusqu'à la décision du 

représenté. Pour sortir de cette incertitude, le tiers a le droit d'exiger du représenté 

qu'il déclare s'il ratifie ou non le contrat dans un délai convenable (CHAPPUIS, 

op. cit., n. 6 ad art. 38 CO). 

La ratification peut être adressée au tiers ou à celui qui a pris la qualité de 

représentant. Son contenu nécessaire est le contrat tel qu'il a effectivement été 

conclu: si elle comporte une réserve, c'est un refus, assorti le cas échéant d'une 

offre (ATF 43 II 293 consid. 3). La ratification n'est soumise à aucune forme, elle 

peut être expresse ou résulter d'actes concluants, voire de la passivité du 

représenté. Le comportement de celui-ci est interprété selon les règles de la bonne 

foi (CHAPPUIS, op. cit., n. 8 ad art. 38 CO).  

2.2.1 En l'espèce, il n'est pas contesté que l'appelante n'a pas comparu 
personnellement à l'audience du 17 février 2017, lors de laquelle la transaction 

litigieuse a été formalisée. L'appelante était à cette occasion représentée par son 

conseil, y compris aux fins de ladite transaction, de sorte qu'il existait un rapport 

de représentation, au sens des dispositions et principes rappelés ci-dessus.  

Si l'on peut présumer que le conseil de l'appelante disposait, par le biais de la 

procuration usuelle, de pouvoirs de représentation étendus, pouvant englober la 

conclusion de la transaction susvisée, il apparaît en l'espèce que l'appelante a 

restreint le pouvoir de son conseil de conclure une telle transaction, par le biais 

d'instructions préalables, ou que le conseil de l'appelante a lui-même choisi de 

restreindre l'exercice des pouvoirs qui lui étaient conférés, comme en témoigne le 

fait que les parties ont réservé l'approbation de l'accord par l'appelante. Une 

ratification subséquente de l'appelante, au sens des principes rappelés ci-dessus, 

demeurait donc nécessaire pour que cette dernière soit liée et que la transaction 

déploie ses effets. L'intimé, à qui cette restriction a été communiquée par le 

conseil de l'appelante, n'en ignorait pas l'existence, ce qu'il ne soutient d'ailleurs 

pas. La nécessité d'une ratification par l'appelante était expressément prévue dans 

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la transaction elle-même et un délai de quinze jours étant imparti à l'appelante, 

dans l'intérêt de l'intimé, pour ratifier l'accord en suspens.  

Le seul fait que le texte de la transaction litigieuse se réfère à la conclusion d'un 

accord sous "condition suspensive" d'approbation par l'intimée, plutôt qu'à la 

ratification nécessaire de celle-ci, n'empêche par ailleurs pas que l'on se trouve en 

présence de pouvoirs de représentation restreints, au sens des principes rappelés-

ci-dessus. De jurisprudence constante, les expressions et dénominations choisies 

par les parties ne sont en effet pas déterminantes (cf. art. 18 al. 1 CO; ATF 131 III 

606 consid. 4.1). Or, les circonstances du cas d'espèce sont davantage celles d'un 

contrat conclu par un représentant sous réserve de ratification par le représenté, 

que celles d'un acte dont les effets sont subordonnés à l'arrivée d'un événement 

incertain. Il apparait en effet que les parties n'auraient pas recouru à la condition 

litigieuse si l'appelante avait personnellement comparu à l'audience du 7 février 

2017 et si elle avait elle-même pu négocier puis approuver à cette occasion les 

termes de la transaction litigieuse. Il convient donc d'examiner si l'appelante, qui 

soutient que la transaction est conclue et effective, a valablement ratifié celle-ci 

dans le délai imparti. 

2.2.2 En l'occurrence, l'appelante a déclaré dans le délai prévu et par le biais de 
son conseil qu'elle approuvait la transaction convenue "sous réserve du fait qu'elle 

ne déte[nait] plus aucune pièce d'or, de sorte qu'elle [était] dans l'incapacité de 

les restituer". Comme l'a retenu le Tribunal, une telle déclaration ne constitue pas 

une ratification sans réserve de l'accord en suspens, dans la mesure où son contenu 

ne porte pas exactement sur le texte dudit accord. Conformément aux principes 

rappelés ci-dessus, cette déclaration doit par conséquent être assimilée à un refus 

de ratifier la transaction, assortie d'une offre de conclure un accord à des 

conditions différentes, ne prévoyant pas la restitution de pièces d'or.  

L'appelante n'ayant pas autrement exprimé sa volonté de ratifier l'accord en 

suspens dans le délai imparti, fût-ce par actes concluants, et l'intimé n'ayant pas 

lui-même accepté les termes de l'accord modifié, il faut admettre que la 

transaction litigieuse est demeurée sans effet et qu'elle ne lie pas aujourd'hui les 

parties, conformément aux principes rappelés ci-dessus. 

Le jugement entrepris sera dès lors confirmé par substitution de motifs. En tant 

que de besoin, il sera néanmoins démontré ci-dessous que l'application des règles 

relatives à la suspension invoquées par l'appelante ne conduirait pas à une solution 

différente. 

3. Le Tribunal a retenu que la transaction litigieuse a été conclue sous condition 
suspensive et que cette condition ne s'est pas réalisée, ce que l'appelante conteste. 

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3.1.1 En vertu de l'art. 151 CO, le contrat est conditionnel, lorsque l'existence de 
l'obligation qui en forme l'objet est subordonnée à l'arrivée d'un événement 

incertain (al. 1). Il ne produit d'effets qu'à compter du moment où la condition 

s'accomplit, si les parties n'ont pas manifesté une intention contraire (al. 2). 

La condition est dite potestative lorsque sa réalisation dépend de la volonté de 

l'une des parties (PICHONNAZ, Commentaire romand, CO I, 2012, n. 29 ad  

art. 151 CO et n. 1 ad art. 155 CO). Contrairement à d'autres ordres juridiques, le 

droit suisse admet la validité d'une telle condition et prévoit expressément des 

hypothèses de condition purement potestative, dépendant uniquement de la 

volonté d'une partie et sans indication de motif, comme le contrat à option ou la 

vente à l'essai (PICHONNAZ, op. cit., n. 2 et 3 ad art. 155 CO).  

Un contrat bilatéral soumis à une condition potestative est valablement conclu. Il 

lie une partie, alors que l'autre peut s'en libérer unilatéralement si elle le souhaite 

(condition résolutoire) ou au contraire décider d'être liée (condition suspensive; 

PICHONNAZ, op. cit., n. 4 ad art. 155 CO). Le contrat à option est ainsi un contrat 

affecté d'une condition purement potestative qui permet à une personne de décider 

unilatéralement qu'un contrat conclu produira ou non des effets juridiques. Il 

revient en fait à prolonger la période durant laquelle l'autre partie est liée par le 

contenu de son offre (PICHONNAZ, op. cit., n. 67 ad art. 151 CO). 

Les parties peuvent fixer un délai déterminé durant lequel la condition suspensive 

doit se réaliser. Passé ce délai, la condition fait définitivement défaut, même si 

l'événement incertain se produit ultérieurement. Lorsque la condition fait défaut, 

les parties se retrouvent dans la même situation que si elles n'avaient pas conclu 

d'acte conditionnel. Si l'existence d'une condition suspensive doit être démontrée 

par la partie défenderesse ou débitrice, comme fait dirimant ou extinctif d'un droit, 

la réalisation d'une telle condition doit être démontrée par la partie demanderesse 

ou créancière, en tant que fait qui actualise l'obligation du défendeur (PICHONNAZ, 

op. cit., n. 55, 58 et 61 s.  ad art. 151 CO). 

3.1.2 Lorsque le destinataire d'une manifestation de volonté ne l'a pas comprise 
comme le voulait son auteur, c'est-à-dire que le sens compris ne correspond pas au 

sens voulu, on applique le principe de la confiance, qui découle des règles de la 

bonne foi au sens de l'art. 2 CC; selon ce principe, les manifestations de volonté 

s'interprètent dans le sens que le destinataire pouvait et devait leur donner, selon 

les règles de la bonne foi et en fonction de l'ensemble des circonstances (ATF 130 

III 417 consid. 3.2; 129 III 118 consid. 2.5). 

3.2 En l'espèce, la transaction litigieuse était stipulée soumise à la condition 
suspensive que l'appelante l'approuve sous quinzaine, faute de quoi chacune des 

parties reprendrait ses droits. En admettant que l'on soit ainsi en présence d'une 

condition potestative suspensive, et plus précisément d'un contrat à option, au sens 

https://intrapj/perl/decis/130%20III%20417
https://intrapj/perl/decis/130%20III%20417
https://intrapj/perl/decis/129%20III%20118

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des dispositions et principes rappelés-ci-dessus, il convient d'examiner si la 

condition ainsi posée s'est réalisée.  

On a vu ci-dessus que l'appelante a communiqué à l'intimé, dans le délai imparti, 

qu'elle "approuv[ait] l'accord qui [avait] été trouvé, tel que libellé dans [le] 

procès-verbal du 7 février 2017, sous réserve du fait qu'elle ne déte[nait] plus 

aucune pièce d'or, de sorte qu'elle [était] dans l'incapacité de les restituer". 

L'appelante soutient aujourd'hui qu'elle aurait ainsi approuvé l'ensemble de la 

transaction, qui serait dès lors contraignante, et qu'elle aurait uniquement fait part 

à l'intimé de son impossibilité subjective et subséquente d'exécuter une partie de 

ladite transaction. Ce raisonnement ne peut toutefois être suivi: à supposer que 

telle fût effectivement l'intention de l'appelante lorsqu'elle a adressé à l'intimé la 

déclaration susvisée, l'intimé ne l'a pas comprise comme telle, mais comme une 

volonté de l'appelante de ne pas conclure la transaction litigieuse dans les termes 

convenus à l'audience 7 février 2017. A ce propos, on relèvera que l'appelante 

elle-même a déclaré s'étonner de ce que l'intimé n'ait pas compris la portée de son 

approbation. 

Or, il apparaît que l'intimé pouvait effectivement de bonne foi comprendre la 

déclaration de l'appelante comme une remise en cause de la transaction elle-

même, dès lors qu'une approbation formulée sous réserve de certains points, par 

hypothèse importants aux yeux de l'intimé, ne constituait pas l'approbation pure et 

simple à laquelle il pouvait s'attendre. Il n'y a notamment pas lieu d'appliquer à 

cette question des exigences moins élevées qu'en matière de ratification, telles 

qu'exposées ci-dessus, selon lesquelles une approbation sous réserve équivaut à un 

refus, le cas échéant assorti d'une offre de contracter à de nouvelles conditions. 

L'approbation donnée par l'appelante, dans la teneur susvisée, ne suffisait dès lors 

pas à réaliser la condition posée par les parties à l'entrée en force de la transaction. 

Comme l'a relevé le Tribunal, il est sans importance que l'appelante ait ensuite 

offert de remplacer les pièces d'or qu'elle ne pouvait restituer; formulée pour la 

première fois à l'audience du 17 mars 2017, cette proposition n'est pas intervenue 

dans le délai de quinze jours fixé par les parties et l'approbation de l'appelante 

demeurait incomplète à l'issue de ce délai. Conformément aux principes rappelés 

ci-dessus, l'intimé s'est alors trouvé délié de son engagement et les parties se sont 

retrouvées dans la situation qui était la leur avant qu'elles ne concluent sous 

condition la transaction litigieuse. 

Par conséquent, le jugement entrepris doit être confirmé dans ce cas de figure 

également, les parties n'étant finalement pas liées par la convention qui prévoyait 

de mettre un terme à la présente procédure. 

4. Subsidiairement, l'appelante reproche au Tribunal de ne pas avoir retenu que les 
parties s'étaient mises d'accord sur les éléments essentiels du contrat, de sorte que 

celui-ci devait être considéré comme conclu. 

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C/920/2016 

4.1 Le contrat ne produit ses effets que s'il a été conclu au sens de l'art. 1 CO, 
c'est-à-dire s'il y a eu échange de deux manifestations de volonté réciproques et 

concordantes portant sur les mêmes points essentiels du contrat (ATF 127 III 248 

consid. 3d; MORIN, Commentaire romand, CO I, 2ème éd., 2012, n. 33 et 93 ad 

art. 1 CO). 

Si les parties ne se sont pas mises d'accord sur les points secondaires du contrat, 

soit ceux qui ne sont pas objectivement essentiels, la validité du contrat n'en est 

pas affectée (cf. art. 2 al. 1 CO). Toutefois, une partie peut élever un point 

objectivement secondaire au rang de point subjectivement essentiel en faisant 

clairement savoir à l'autre avant la conclusion du contrat qu'un accord sur ce point 

est une condition sine qua non de son engagement (MORIN, op. cit., n. 5 ad  

art. 2 CO).  

4.2 En l'espèce, l'appelante soutient que la restitution des pièces d'or constituait un 
point secondaire du contrat, dont l'objet principal portait sur le partage des biens 

immobiliers de la succession. L'appelante n'apporte cependant aucun élément de 

preuve quant à la nature ou à la valeur des pièces d'or en question, permettant de 

vérifier qu'il s'agit d'un point objectivement secondaire du contrat. Pour ce motif 

déjà, le grief doit être écarté. 

A supposer que la restitution des pièces d'or ne constituât pas un élément 

objectivement essentiel du contrat, le fait que l'intimé ait obtenu que cette 

restitution figure expressément dans les termes de l'accord projeté, alors que  

- selon l'appelante elle-même - cette question n'avait préalablement pas été 

abordée dans les écritures des parties, indique que ladite restitution revêtait alors 

aux yeux de l'intimé un caractère subjectivement essentiel, en relation avec la 

nature successorale du litige; le caractère détaillé de l'accord quant à l'identité et 

au nombre des objets à restituer démontre également que les parties n'entendaient 

pas réserver les points que l'appelante qualifie aujourd'hui de secondaires. Par 

conséquent, la conclusion d'un accord sur les seuls éléments supposés essentiels 

ne peut être admise et le grief doit être rejeté pour ce motif également.  

5. A titre superfétatoire, l'appelante soutient que le fait pour l'intimé de remettre en 
cause le caractère obligatoire de la transaction litigieuse serait constitutif d'un 

abus de droit. 

5.1 A teneur de l'art. 2 al. 2 CC, l'abus manifeste d'un droit n'est pas protégé par la 
loi. L'existence d'un abus de droit se détermine selon les circonstances concrètes 

du cas, en s'inspirant des diverses catégories mises en évidence par la 

jurisprudence et la doctrine (ATF 138 III 425 consid. 5.2; 135 III 162 

consid. 3.3.1; 129 III 493 consid. 5.1). L'emploi dans le texte légal du qualificatif 

"manifeste" démontre que l'abus de droit ne doit être admis qu'avec restriction 

(ATF 139 III 24 consid. 3.3; 135 III 162 consid. 3.3.1).  

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20248
https://intrapj/perl/decis/138%20III%20425
https://intrapj/perl/decis/135%20III%20162
https://intrapj/perl/decis/129%20III%20493
https://intrapj/perl/decis/139%20III%2024
https://intrapj/perl/decis/135%20III%20162

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C/920/2016 

Les cas typiques en sont l'absence d'intérêt à l'exercice d'un droit, l'utilisation 

d'une institution juridique contrairement à son but, la disproportion manifeste des 

intérêts en présence, l'exercice d'un droit sans ménagement ou l'attitude 

contradictoire (ATF 129 III 493 consid. 5.1; 127 III 357 consid. 4c/bb). La règle 

prohibant l'abus de droit permet au juge de corriger les effets de la loi dans 

certains cas où l'exercice d'un droit allégué créerait une injustice manifeste  

(ATF 135 III 162 consid. 3.3.1; 134 III 52 consid. 2.1 et les références 

doctrinales). Il incombe à la partie qui se prévaut d'un abus de droit d'établir les 

circonstances particulières qui autorisent à retenir cette exception (ATF 134 III 52 

consid. 2.1 in fine et les arrêts cités). 

5.2 En l'espèce, l'appelante soutient que l'intimé tenterait de profiter indûment de 
ce qu'elle est dans l'incapacité de restituer les pièces d'or mentionnées par la 

transaction pour remettre en cause l'entier de l'accord. Rien ne permet cependant 

de considérer qu'il existerait une disproportion entre l'intérêt de l'intimé à obtenir 

la restitution des pièces en question, dont l'intimée n'indique pas ni ne démontre la 

valeur, et l'intérêt des parties à exécuter la transaction convenue, notamment à 

obtenir l'attribution des immeubles répartis par celle-ci. A supposer que la valeur 

vénale desdites pièces soit notablement inférieure à celle des immeubles susvisés, 

on ne peut notamment pas exclure qu'elles présentent pour l'intimé un autre intérêt 

ou une autre valeur, de nature idéale ou symbolique, compte tenu du contexte 

successoral dans lequel s'inscrit la transaction. 

L'appelante échoue ainsi à démontrer que le comportement de l'intimé serait 

constitutif d'un abus de droit, compte tenu des circonstances du cas d'espèce. Le 

grief sera par conséquent écarté, étant observé que le comportement de 

l'appelante, qui n'a pas immédiatement offert de remplacer les pièces manquantes 

et qui réclame néanmoins l'exécution de l'accord litigieux, n'apparaît pas lui-même 

exempt de toute contradiction. 

6. Les frais judiciaires de l'appel, arrêtés à 1'000 fr. (art. 36 RTFMC), seront mis à la 
charge de l'appelante, qui succombe (art. 95 al. 2, art. 106 al. 1 CPC). Ils seront 

compensés avec l'avance de frais de même montant fournie par l'appelante, qui 

reste acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

L'appelante sera également condamnée à payer à l'intimée la somme de 1'800 fr. à 

titre de dépens d'appel (art. 105 al. 2 CPC; art. 85, 87 et 90 RTFMC), débours et 

TVA inclus (art. 25 et 26 LaCC). 

* * * * * 

  

https://intrapj/perl/decis/129%20III%20493
https://intrapj/perl/decis/127%20III%20357
https://intrapj/perl/decis/135%20III%20162
https://intrapj/perl/decis/134%20III%2052
https://intrapj/perl/decis/134%20III%2052

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C/920/2016 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 12 juillet 2017 par A______ contre le jugement 

JTPI/7728/2017 rendu le 2 juin 2017 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/920/2016-11. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'000 fr., les met à la charge de A______ et les 

compense avec l'avance de frais, laquelle demeure acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à payer à B______ 1'800 fr. à titre de dépens d'appel. 

Siégeant : 

Monsieur Ivo BUETTI, président; Madame Sylvie DROIN et Madame Nathalie RAPP, 

juges; Madame Anne-Lise JAQUIER, greffière. 

 

Le président : 

Ivo BUETTI 

 La greffière : 

Anne-Lise JAQUIER 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

civile ; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 72 

à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF : RS 173.110). Il connaît 

également des recours constitutionnels subsidiaires ; la qualité et les autres conditions pour 

interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le 

recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours 

ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul 

mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.