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**Case Identifier:** 8102d15d-bde2-56b8-91bc-c64c004aa15d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-21
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 21.06.2018 C/22479/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-22479-2017_2018-06-21.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 26 juin 2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22479/2017 ACJC/796/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 21 JUIN 2018 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (GE), appelant d'un jugement rendu par la 19ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 11 avril 2018, comparant par 

Me Catarina Monteiro Santos, avocate, rue du Marché 5, case postale 5522, 1211 

Genève 11, en l'étude de laquelle il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______ (GE), intimée, comparant par Me Stéphanie 
Francisoz, avocate, boulevard des Philosophes 9, 1205 Genève, en l'étude de laquelle 

elle fait élection de domicile. 

 

- 2/4 - 

 

C/22479/2017 

Attendu, EN FAIT, que par jugement du 11 avril 2018, le Tribunal de première 
instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment condamné 

A______ à verser en mains de B______, par mois et d'avance, le montant de 220 fr. au 

titre de contribution à son entretien à compter du 1
er

 janvier 2017; 

Que par acte expédié au greffe de la Cour le 23 avril 2018, A______ a formé appel de 

ce jugement; qu'il n'a pas pris de conclusions formelles mais a indiqué qu'aucune 

contribution à l'entretien de son épouse ne se justifiait; 

Qu'il a également exposé que l'effet suspensif devait être accordé à son appel car les 

parties disposaient de situations financière similaires et qu'il était "disproportionné" qu'il 

doive verser une contribution à l'entretien de son épouse; 

Qu'invitée à se déterminer à cet égard, B______ a conclu à l'irrecevabilité de l'appel, qui 

ne comportait pas de conclusions, et au rejet de la requête d'effet suspensif; 

Que B______ a également formé appel contre le jugement du Tribunal du 11 avril 

2018; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que le jugement querellé portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas d'effet 

suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 

exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 

difficilement réparable, notion permettant de tenir compte également d'un préjudice de 

fait et s'examinant à l'aune de l'efficacité du jugement à rendre à l'issue de la procédure 

ordinaire, qui en serait compromise (ATF 138 III 378 consid. 6.3; arrêt du Tribunal 

fédéral 4P.5/2002 du 8 avril 2002 consid. 3a); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 

Tribunal fédéral, il appartient en particulier à la partie recourante de démontrer qu'à 

défaut d'effet suspensif, elle est exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle 

ne pourra pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 

de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que le juge prendra également en considération les chances de succès du recours 

(ATF 115 Ib 157 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 4D_30/2010 du 25 mars 2010 

consid. 2.3); 

Que l'autorité cantonale doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 

première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 

pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 

- 3/4 - 

 

C/22479/2017 

d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_403/2015 du 

28 août 2015 consid. 5); 

Qu'en l'espèce, l'appelant invoque, à l'appui de sa requête d'effet suspensif, le fait que la 

situation financière des parties est similaire; qu'il ne soutient en revanche pas que le 

paiement de la contribution d'entretien fixée par le Tribunal l'exposerait à des difficultés 

financières, ni qu'il ne pourrait pas obtenir le remboursement des montants indûment 

payés s'il obtenait gain de cause devant la Cour; qu'il ne peut être considéré, prima 

facie, que l'appel est manifestement bien fondé; 

Que la requête d'effet suspensif sera dès lors rejetée; 

Que la présente décision ne préjuge en rien de la recevabilité de l'appel formé par 

A______, l'appel ne pouvant être déclaré, à ce stade, manifestement irrecevable au sens 

de l'art. 312 al. 1 CPC, au vu notamment de la mention selon laquelle "aucune 

contribution à l'entretien de Madame B______ ne se justifie" (appel, p. 7); 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec la décision au 

fond (art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * * 

- 4/4 - 

 

C/22479/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement entrepris : 

Rejette la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire du 

jugement JTPI/5380/2018 rendu le 11 avril 2018 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/22479/2017-19. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 

et 2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF – RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 
étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.