# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 210973f5-e8dc-5506-ba00-1205ff4e35b2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 11.06.2018 P/7142/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-7142-2014_2018-06-11.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/7142/2014 AARP/174/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 11 juin 2018 

 

Entre 

A______, dit "______", domicilié ______, comparant par Me B______, avocat, 

appelant, 

 

contre le jugement JTDP/1084/2017 rendu par le Tribunal de police le 8 septembre 2017,  

 

et 

 

C______, anciennement domicilié ______, comparant par Me Serge ROUVINET, avocat, 

Etude ROUVINET Avocats, rue De-Candolle 6, case postale 5256, 1211 Genève 11, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

 intimés.

- 2/20 - 

P/7142/2014 

EN FAIT : 

A. a. Par courrier expédié le 14 septembre 2017, A______, dit "______", a annoncé 
appeler du jugement rendu par le Tribunal de police le 8 septembre 2017, dont les 
motifs lui ont été notifiés le 28 du même mois, le reconnaissant coupable de tentative 
d'escroquerie (art. 22 al. 1 du code pénal suisse du 21 décembre 1937 [CP -
 RS 311.0]) cum art. 146 al. 1 CP) et le condamnant à une peine pécuniaire de 90 
jours-amende à CHF 10.- l'unité, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois 
ans, et aux frais de la procédure s'élevant à CHF 1'975.-, y compris un émolument de 
jugement global de CHF 1'300.-. 

 A______ est transgenre en ce sens qu'elle estime être une femme alors même qu'elle 
reste officiellement considérée comme un homme. Par respect de son choix, la 
Chambre pénale d'appel et de révision (ci-après : CPAR) la considérera dès lors 
comme telle dans le présent arrêt. 

 b. Par acte adressé le 16 octobre 2017 à la CPAR, A______, dit "______" forme la 
déclaration d'appel prévue à l'art. 399 al. 3 du code de procédure pénale du 5 octobre 
2007  (CPP ; RS 312.0). Elle conteste le jugement dans son ensemble et conclut à 
son acquittement, sa partie adverse devant être condamnée à lui payer CHF 1'000.- 
d'indemnité pour tort moral et CHF 2'500.- à titre de participation à ses honoraires 
d'avocat en appel, ses droits civils devant être réservés pour le surplus.  

 c. Selon l'ordonnance pénale du 5 décembre 2016, valant acte d'accusation, il est 
reproché à A______ d'avoir, en novembre 2013, introduit une action infondée contre 
C______ devant le Tribunal des Prud'hommes, afin de tenter d'obtenir le paiement de 
CHF 214'751.38 au titre d'arriérés de salaire en utilisant un certificat de travail de 
complaisance, établi à sa demande par le précité, et qui était destiné à l'aider dans sa 
recherche d'emploi. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

a.a. Selon les termes de la plainte pénale déposée le 2 avril 2014, laquelle a été 
complétée par une note personnelle, C______, né en 1947, était amené, en tant que 
membre de la direction d'une banque privée, à effectuer de nombreux déplacements 
professionnels, de sorte qu'il se trouvait à l'étranger de six à sept mois par an. Sa fille, 
D______, relevait son courrier pendant ses absences, et sa secrétaire, E______, se 
chargeait de l'aspect administratif de ses affaires.  

A compter du deuxième trimestre 2009 et jusqu'en 2012, il avait employé F______, 
surnommée "______", en qualité de femme de ménage. A ce titre, celle-ci se rendait 
à son domicile trois fois par semaine, à raison d'une à deux heures, mais uniquement 
lorsqu'il se trouvait lui-même à Genève, pour nettoyer son logement et changer ses 
draps, ses vêtements étant confiés au pressing. Elle possédait un jeu de clés de son 
appartement de trois pièces et demi, d'environ 68 m2 et ne comportant qu'une 

- 3/20 - 

P/7142/2014 

chambre à coucher. C______ lui payait, en guise de salaire, le loyer de son logement 
sis dans un autre quartier de Genève et ses primes d'assurance-maladie, tout en lui 
remettant parfois aussi des espèces.  

Vers la mi-juillet 2010, F______ lui avait présenté sa sœur, soit A______. C______ 
ignorait par quels moyens celle-ci était arrivée en Suisse. Il la connaissait cependant 
pour l'avoir déjà rencontrée au cours d'un voyage effectué fin 2009 [en] J______, 
après qu'il eut financé, à hauteur d'USD 10'000.-, la reconstruction de la maison 
familiale qui avait été quasiment détruite lors d'un ouragan.  

C______ était propriétaire d'un logement à K______ [Suisse] dont le ménage était 
assuré par la même personne depuis plus 30 ans, laquelle avait auparavant travaillé 
pour le compte de feu sa mère. Fin janvier 2012, il avait demandé à F______ de 
l'aider à déménager des affaires de Genève à K______ et, à sa requête, avait accepté 
que sa sœur les y accompagne. Il avait entièrement financé leur déplacement et payé 
leur chambre d'hôtel. Courant février 2012, A______, accompagnée d'une amie, 
s'était à nouveau rendue à K______ avec lui, tous frais payés comme en janvier. 

En mai 2012, A______ avait souhaité rentrer auprès de sa famille [en] J______. 
C______ lui avait payé son billet d'avion par générosité. Elle était finalement restée 
en Suisse sans pour autant lui rembourser le billet. Par la suite, elle avait commencé à 
le harceler tant par téléphone que par SMS pour obtenir une lettre de 
recommandation en vue d'un futur emploi, qui nécessitait une précédente expérience 
en Suisse en tant que femme de ménage. C'est ainsi qu'il avait finalement fait rédiger 
par sa secrétaire le certificat de travail demandé, dans le but de l'aider à trouver un 
emploi, bien que A______ n'ait jamais travaillé à son service.  

Il n'avait ensuite plus eu de nouvelles d'elle jusqu'au 21 mai 2013, date à laquelle il 
avait reçu un courrier aux termes duquel A______ lui réclamait plus de CHF 
214'000.- d'arriérés de salaire. En novembre 2013, elle avait introduit une demande 
en paiement à due concurrence auprès du Tribunal des Prud'hommes, basée sur 
l'attestation de complaisance précitée.  

a.b. A l'appui de ses dires, C______ a notamment produit : 

-  un relevé de ses déplacements du 1er juillet 2010 au 31 mai 2012, dont il ressort 
qu'il se trouvait à l'étranger plus de six mois par année ; 

-  un itinéraire de vol au départ de Genève pour ______ [en J______] le 31 mai 
2012, au nom de A______, voyage réservé le 25 mai 2012 et payé par ses soins ; 

-  une lettre de recommandation datée du 30 juin 2012, rédigée en anglais, attestant 
que A______ avait travaillé pour lui d'octobre 2010 à juin 2012 durant ses séjours 
à Genève et à K______, s'occupant du ménage, du nettoyage, du repassage et 
parfois aussi de la cuisine, ses prestations étant qualifiées d'excellentes ; 

- 4/20 - 

P/7142/2014 

- la demande déposée auprès de la juridiction prud'homale par A______, 
mentionnant en substance qu'elle avait travaillé à son service en qualité 
d'employée domestique du 26 juillet 2010 au 30 mai 2012, date à laquelle elle 
avait été congédiée avec effet immédiat, tout en recevant un bonus de  CHF 800.- 
en sus du salaire mensuel convenu de CHF 1'200.-. Aux termes de la requête, 
A______ avait dû rester à sa disposition quotidiennement de 08h00 à 23h00, cela 
sept jours sur sept, soit sans jour de congé ni vacances, l'essentiel de ses 
revendications salariales ayant d'ailleurs trait aux heures supplémentaires 
effectuées, y compris durant les week-ends et jours fériés. 

a.c. Devant le Ministère public, C______ a confirmé ses explications. Il était 
étranger à la venue en Suisse de A______, laquelle n'avait jamais vécu chez lui, ni 
travaillé pour son compte. Il ignorait quels étaient ses revenus, mais F______, qui 
avait plusieurs employeurs, lui avait indiqué qu'elles travaillaient ensemble de temps 
en temps. Fin 2010 ou début 2011, il avait appris que sa femme de ménage avait 
confié à sa sœur le jeu de clés de son appartement, ce qui n'avait suscité aucune 
interrogation chez lui, puisque leur relation était basée sur la confiance. Il en avait 
déduit qu'elles faisaient tour à tour le ménage dans son appartement, même s'il n'avait 
concrètement jamais vu A______ à l'œuvre. Le salaire horaire convenu avec 
F______ était de CHF 25.-, mais elle avait cessé de travailler pour lui en février ou 
mars 2012.  

A un moment donné, sa femme de ménage lui avait expliqué rencontrer des 
problèmes avec sa sœur, qui voulait retourner [en] J______. Par générosité, il avait 
financé l'achat de son billet d'avion de retour, en plus de la remise à bien plaire de 
CHF 7'000.-. Quelque temps plus tard, A______, qui était restée en Suisse pour des 
motifs qu'il ignorait, lui avait demandé d'établir une attestation de travail pour obtenir 
un poste auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Après avoir reçu une 
dizaine de SMS de sa part, il avait finalement accepté de rédiger le document 
sollicité, même s'il ne reflétait pas la réalité, cela pour lui rendre service et lui 
permettre de trouver un emploi.  

b.a. A la police, A______ a exposé être arrivée en Suisse en juin 2010 munie d'un 
visa touristique, grâce à l'invitation d'un ami de sa sœur au nom de G______ auquel 
elle avait remis CHF 6'000.- pour ce service. 

Elle a précisé ultérieurement que C______, qu'elle connaissait depuis novembre 2009 
pour l'avoir rencontré [en] J______, lui avait payé son billet d'avion. Comme cela 
avait été convenu dès le départ, elle avait repris le poste de sa sœur auprès de 
C______ et avait travaillé à son service comme employée de maison, en vivant chez 
lui, de juillet 2010 à mai 2012, pour un salaire mensuel de CHF 1'200.- réglé de la 
main à la main, en étant nourrie et logée. Il lui arrivait également de faire le ménage 
dans son appartement de K______. C______ l'avait licenciée sans raison. Ils 
n'avaient jamais été intimes. 

- 5/20 - 

P/7142/2014 

A______ lui avait demandé de rédiger une attestation de travail en vue d'un nouvel 
emploi auprès d'un fonctionnaire de l'ONU mais, faute de l'avoir reçue à temps, elle 
n'avait pas obtenu le poste convoité et n'avait finalement jamais utilisé ledit 
document dans ses recherches d'emploi. Elle était allée voir un avocat pour lui parler 
des problèmes rencontrés avec C______ qui avait refusé de lui payer un billet d'avion 
[vers] J______ et de lui remettre CHF 10'000.- pour qu'elle puisse créer sa propre 
affaire dans son pays. Elle avait ainsi compris avoir été sous-payée pour son travail, 
raison pour laquelle elle avait actionné son employeur en paiement devant le 
Tribunal des Prud'hommes. Elle n'était pas au courant de l'existence d'un billet 
d'avion datant de mai 2012 à son nom.  

b.b. Devant le Ministère public, A______ a persisté dans ses dires, précisant qu'outre 
le prix de son billet d'avion pour sa venue en Suisse, C______ avait également pris à 
son compte le montant versé en faveur de G______. A la réflexion, ce n'était qu'après 
son arrivée dans le pays qu'il avait été convenu qu'elle remplace sa sœur comme 
femme de ménage. C______ avait été d'accord qu'elle travaille à plein temps, qu'elle 
vive chez lui et qu'il "[s'occupe] d'[elle]", tout en maintenant que leur relation était 
restée strictement professionnelle. Son activité avait débuté le 26 juillet 2010, date de 
son emménagement chez C______, où elle bénéficiait d'une chambre indépendante. 
Son travail consistait à préparer ses vêtements et son petit-déjeuner, à l'aider à 
s'habiller et à s'occuper du ménage, de la lessive, du repassage et des courses. Elle a 
ensuite admis qu'il confiait effectivement ses vêtements à un pressing, ce qui 
n'empêchait pas A______ d'être en permanence au service de son employeur en cas 
de besoin, devant notamment attendre qu'il se couche aux alentours de 23h00 pour 
pouvoir aller dormir. Lors des fréquents séjours à l'étranger de C______, elle devait 
rester dans son appartement, relever son courrier et répondre au téléphone.  

Comme elle l'avait déjà dit à la police, A______ ignorait que C______ lui avait 
acheté un billet d'avion pour ______ [J______]. La réalité était qu'ils avaient fixé la 
date de son voyage de retour au 31 mai 2012 et qu'elle avait reçu CHF 3'000.- en lieu 
et place des CHF 10'000.- demandés. Elle n'était cependant pas partie en raison du 
fait que C______ ne l'avait pas suffisamment rémunérée pour ses services, ce dont 
elle s'était plainte auprès de lui.  

b.c. Dans sa demande en paiement, il est écrit que A______ considérait C______ 
comme "un père" et qu'elle avait refusé d'autres emplois afin de demeurer à son 
service. A la mi-mai 2012, celui-là lui avait imparti un délai à la fin du mois pour 
rentrer [en] J______. Il lui avait remis à cette fin CHF 4'000.-, tout en promettant de 
lui verser CHF 1'000.- supplémentaires une fois sur place.  

c. Au cours de la procédure, les parties ont encore versé au dossier : 

-  plusieurs photographies où A______ apparaît avec des amis au domicile de 
C______, voire en compagnie de ce dernier dans un restaurant ou à la montagne 
durant la saison hivernale ; 

- 6/20 - 

P/7142/2014 

-   la photographie d'une sorte de réduit où, parmi de très nombreux objets, figure un 
lit ; 

- des captures d'écran de SMS adressés entre les 24 mai et 13 juin 2012 par 
A______ à C______, au contenu suivant : 

* SMS du 24 mai 2012, à 16:37 : "Darling please! I dont leave Tuesday, as we've 
talk discuss you told me i must to arrange nd settle everything before i live 

switzerland […] Please i beg you we must to settle everything you know what i 
mean my that must to send first in J______"; 

* SMS du même jour, à 16:41: "And why you want me to leave early ! You dont 
wanna see my face more ?! (smiley) i hope not merci tres jontee. à plus tard"; 

* SMS du 11 juin 2012, à 21:16 : "Coucou would u mind to give me a reference so 
my part time will be start on july […]"; 

* SMS du 13 juin 2012, à 17:31 : "Good afternoon sir. i am BADLY need a JOB, 
AND SOMEONE WANTS TO HELP ME TO FIND ANOTHER JOB INCLUDING 

HIM […] my reference from you i hope its not as that difficult for you to give. You 
had a Good Heart i know (smiley) […]. 

-  un échange de courriels entre H______ Sàrl et le conseil de A______, dont il 
ressort que celle-ci était la titulaire secondaire d'une carte de ce grand magasin, 
dont C______ était le titulaire principal ; 

-  des factures pour la période de janvier à début mai 2012, liées au compte 
H______, faisant état de plusieurs achats de nourriture, mais aussi de bas/collants, 
d'articles de lingerie ou de mode pour dames pour un peu plus de CHF 1'000.- 
entre début février et mai 2012 ;  

-  diverses pièces en lien avec des frais médicaux, établies entre novembre 2010 et 
avril 2012 et destinées à A______, avec pour adresse celle de C______ ; 

-  des extraits caviardés du livret postal de C______ relatifs à divers paiements 
effectués pour le compte de F______ (sous le pseudonyme de "______") entre 
mai 2011 et fin février 2012, pour un montant total de près de CHF 20'000.-, 
comprenant le paiement de son loyer, de frais médicaux ainsi que de factures de 
vente par correspondance et des Services Industriels Genevois. 

d. Plusieurs témoins ont été entendus à la police et devant le Ministère public : 

d.a. La fille de C______ a déclaré n'avoir jamais rencontré A______ ni sa soeur, 
dont elle ignorait l'existence. Jusqu'à la naissance de son fils en juin 2012, elle se 
rendait régulièrement au domicile de son père pour y relever le courrier lorsqu'il se 
trouvait en déplacement professionnel. Elle n'avait jamais constaté que quelqu'un 

- 7/20 - 

P/7142/2014 

vivait dans l'appartement durant les absences de son père, mais supposait qu'il avait 
une femme de ménage puisque son logement était toujours propre. 

d.b. E______ assistait C______ dans ses différentes tâches,  notamment en rédigeant 
les courriers qu'il lui dictait, tant professionnels que personnels. Durant ses 
déplacements, le courrier privé était entreposé dans son appartement et récupéré une 
fois par mois par un coursier de la banque, qui le lui livrait afin qu'elle le transmette à 
son patron. Même si elle savait que F______ avait travaillé plusieurs années pour 
C______ en tant que femme de ménage, elle ne l'avait jamais rencontrée, pas plus 
que A______. C______ avait aussi une femme de ménage qui s'occupait depuis très 
longtemps de son logement sis à K______.  

E______ avait entendu parler pour la première fois de A______  lorsque C______lui 
avait demandé de rédiger un certificat de travail en sa faveur. Interpellé sur les motifs 
d'une telle demande, il lui avait expliqué que la jeune femme n'avait pas travaillé 
pour lui, mais qu'il voulait lui rendre service et faciliter sa recherche d'emploi vu 
qu'elle était la sœur de sa femme de ménage.  

d.c.a. A la police et devant le Ministère public, A______a d'abord confirmé avoir 
travaillé "au noir" pour C______ durant deux ans comme femme de ménage, à raison 
de six à neuf heures par semaine, en échange du paiement de son loyer, ses tâches 
consistant à laver les draps et les linges de bain, à faire le ménage et relever le 
courrier. C______avait financé à hauteur de USD 10'000.- la rénovation de leur 
maison familiale [en] J______ détruite par un typhon.  

En 2010, à sa demande, il avait réglé le billet d'avion de sa sœur. Il avait aussi remis 
CHF 6'000.- pour payer G______, grâce auquel A______ avait pu obtenir un visa 
pour la Suisse comme simple touriste. Celle-ci logeait initialement chez elle. Mais 
fin 2010, après une dispute, sa soeur avait été accueillie par C______dans son 
appartement.  

Selon ses premières déclarations, A______avait cédé à sa sœur son poste de femme 
de ménage auprès de C______. Plus tard, elle dira que sa sœur s'était établie chez 
C______avant qu'elle ne se fasse offrir l'emploi de femme de ménage pour un salaire 
mensuel de CHF 1'200.-, ses tâches étant identiques aux siennes. A______ avait 
également vécu à K______ avec C______. F______ignorait pour quels motifs sa 
sœur avait été licenciée.  

d.c.b. Par affidavit du 3 août 2015 et déclaration ultérieure devant le Ministère 
public, F______a révélé qu'elle avait entretenu une relation intime avec C______, 
débutée en 2008 et qui avait duré jusqu'en 2012. Elle avait initialement tu la nature 
de leur relation car il s'agissait de sa vie privée et elle souhaitait le protéger. Elle 
n'avait jamais été son employée, même si elle l'avait aidé à entretenir son logement et 
avait pris soin de lui en contrepartie du paiement de ses propres factures. Seule 
A______ avait travaillé pour C______.  

- 8/20 - 

P/7142/2014 

F______ se rendait chez C______ pour passer du temps avec lui, y compris durant la 
période où sa sœur vivait sous le même toit, puisqu'il avait un grand appartement 
avec deux chambres, un salon et une salle de bains. Avec des amis, elle avait aussi 
participé à des soirées organisées par sa sœur, au su de C______.  

Interpellée à ce sujet, le témoin n'a pas nié avoir pris connaissance de la présente 
procédure.  

d.d. I______ avait rencontré A______ à son arrivée en Suisse, par le biais de sa 
soeur qu'elle connaissait depuis plus de dix ans. Tant F______que sa sœur A______ 
avaient été employées par C______que le témoin a pu formellement identifier sur 
photographie. Comme femme de ménage, A______ logeait chez son employeur et se 
chargeait des différentes tâches domestiques, ce que le témoin avait constaté en se 
rendant sur place à plusieurs reprises, y compris parfois pour des soirées avec des 
amis. A______ devait dormir soit dans la chambre, soit sur le canapé-lit du salon, 
mais elle ignorait où elle rangeait ses affaires. Le témoin ne connaissait pas les 
raisons de son licenciement, sachant uniquement que C______ne voulait plus d'elle 
chez lui. Elle ne pensait pas que F______ ait été la maîtresse de son employeur, 
puisqu'elle avait un autre homme dans sa vie. 

 e. Lors de l'audience de jugement à laquelle C______a été dispensé de comparaître, 
A______ a persisté à contester les faits qui lui étaient reprochés.  

Entre juillet 2010 et mai 2012, elle avait été uniquement l'employée de C______, qui 
avait financé sa venue en Suisse compte tenu de la relation intime qu'il entretenait 
avec sa soeur. Elle s'était rendue à K______ en janvier et février 2012 en tant que 
femme de ménage. En plus de son salaire de CHF 1'200.-, C______, qui connaissait 
sa situation précaire, avait payé l'intégralité de ses factures médicales. Il lui donnait 
de l'argent pour acheter la nourriture du ménage.  

En janvier 2012, il lui avait également remis une carte H______ afin de pourvoir aux 
achats dont il avait besoin. Elle avait également utilisé cette carte, avec l'accord de 
C______, pour des achats personnels, tels que du shampoing, des vêtements pour 
femme, des chaussures, des collants et des sous-vêtements.  

Le SMS du 24 mai 2012 dans lequel elle exposait avoir des choses à régler avant de 
quitter la Suisse faisait référence à l'expédition de ses affaires [en] J______ que 
C______ s'était engagé à payer. Elle appelait ce dernier "darling", parce qu'ils 
avaient une relation père-fille. Elle avait dit la vérité et souhaitait que justice lui soit 
rendue.  

C. a.a. Devant la CPAR, A______ a persisté dans ses conclusions, tout en portant à 
CHF 5'775.- l'indemnité de procédure réclamée. 

Elle n'avait invité des amis au domicile de C______qu'à une seule reprise, ce dont il 
était au courant même s'il se trouvait alors à l'étranger. Elle n'avait jamais vu 

- 9/20 - 

P/7142/2014 

D______, mais connaissait son nom. Elle maintenait avoir relevé le courrier de 
C______ de la manière déjà décrite. Un employé de la banque était venu le récupérer 
une fois et à une autre occasion, elle avait dû appeler C______pour savoir que faire 
d'un avis de réception d'un pli recommandé à son nom. Elle pouvait répondre au 
téléphone puisqu'elle parlait un peu le français, d'autant que la plupart des personnes 
cherchant à joindre C______ maîtrisaient l'anglais et qu'elle se bornait à leur 
transmettre son numéro de téléphone portable. Elle effectuait l'essentiel de son travail 
lorsque son employeur était à Genève, puisqu'en sus des tâches ménagères, elle lui 
préparait son petit-déjeuner, puis son lit pour qu'il puisse s'y relaxer s'il rentrait à la 
maison durant sa pause de midi et enfin son dîner. Il était exact qu'elle ne s'occupait 
pas du ménage de son logement à K______, sous réserve d'une fois où C______ leur 
avait demandé, à sa sœur et à elle-même, de l'accompagner en montagne afin d'y 
transporter certaines choses puis d'y faire un peu de ménage. 

 a.b. Par la voix de son avocat, A______ fait en substance valoir que le certificat de 
travail reflétait la réalité. Il n'y avait ainsi aucune astuce ni machination destinée à 
induire la juridiction prud'homale en erreur. Il subsistait à tout le moins un doute sur 
la fausseté de cette attestation devant conduire à son acquittement. Il ne s'agissait 
d'ailleurs pas du seul document démontrant qu'elle avait vécu chez la partie 
plaignante et travaillé pour elle, puisqu'il y avait aussi les photos, les SMS, les 
factures de H______ et celles d'ordre médical envoyées à l'adresse de C______ bien 
que la concernant. Il convenait aussi de tenir compte du fait que dans son mémoire 
réponse aux Prud'hommes, la partie plaignante avait menti quant à la date de sa 
première rencontre avec l'appelante ou quant au fait que celle-ci l'avait accompagnée 
à K______. L'intimé persistait dans le mensonge soit en contestant l'avoir engagée en 
tant qu'employée de maison, soit en établissant un certificat de pure complaisance.  

a.c. Le défenseur d'office de A______ dépose un état de frais pour la procédure 
d'appel, comptabilisant 16 heures 30 d'activité de chef d'étude, durée des débats 
d'appel non comprise, dont 12 heures 30 consacrées à la rédaction de la déclaration 
d'appel ["recours"]. Il présente aussi des conclusions en indemnisation au sens de 
l'art. 429 CPP, comprenant un temps non spécifié pour la "reprise du jugement et du 
dossier" et une "recherche sur le faux intellectuel", une heure d'entretien avec la 
cliente et trois heures pour la préparation de l'audience et de la plaidoirie, TVA en 
sus. 

 b. Le Ministère public, dispensé de comparaître aux débats d'appel, a fait savoir  qu'il 
concluait au rejet de l'appel. 

c. C______, représenté par son conseil, conclut aussi au rejet de l'appel, sans prendre 
de conclusions en indemnisation au sens de l'art. 433 CPP. Il fait pour l'essentiel 
valoir que ce dernier avait bien noué une relation intime avec l'appelante et s'était 
montré trop gentil et généreux en établissant un certificat de travail de pure 
complaisance. Si A______ n'avait vraisemblablement pas demandé cette attestation 
en ayant dès le départ l'intention de l'actionner aux Prud'hommes, c'était bien ce 

- 10/20 - 

P/7142/2014 

qu'elle avait fait par la suite, de sorte que le jugement entrepris devait être confirmé. 
Le logement de la partie plaignante ne comportait au demeurant qu'une seule 
chambre et C______ n'avait nul besoin de quelqu'un pour effectuer ses courses ou 
préparer ses repas dans la mesure où lorsqu'il se trouvait à Genève, il prenait 
systématiquement son petit-déjeuner dans un café situé à côté de son domicile et la 
plupart de ses repas au restaurant. L'appelante s'était contentée d'entreposer certaines 
de ses affaires dans une sorte de cagibi, comme cela résultait d'ailleurs d'une des 
photos produites.  

d. A l'issue de l'audience, la cause a été gardée à juger avec l'accord des parties.  

D. A______ est une ressortissante J______, née le ______ 1970. Célibataire, elle a 
adopté un enfant, désormais majeur, qui vit dans son pays d'origine. Elle a été 
scolarisée jusqu'à l'adolescence, sans entamer de formation professionnelle. Elle a 
travaillé en qualité de coiffeuse, puis comme employée de bureau. En Suisse, elle a 
été employée comme femme de ménage. En mai 2017, elle est retournée [en] 
J______, afin de s'occuper de sa mère malade et régler des problèmes administratifs. 
Elle est cependant revenue en Suisse en septembre 2017 en vue de l'audience de 
jugement et y est restée depuis lors afin de participer à la procédure d'appel. Elle n'a 
pas d'antécédent connu.  

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 CPP). 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 
al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1 L'art. 10 al. 2 CPP consacre le principe de la libre appréciation des preuves, en 
application duquel le juge donne aux moyens de preuve produits tout au long de la 
procédure la valeur qu'il estime devoir leur attacher pour se forger une intime 
conviction sur la réalité d'un fait (arrêt du Tribunal fédéral 6B_348/2012 du 24 
octobre 2012 consid. 1.3). 

 2.2 Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves (ATF 
120 Ia 31 consid. 4b p. 40). Confronté à des versions contradictoires, il forge sa 
conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. 
L'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble et l'état de fait 
déduit du rapprochement de divers éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments 
corroboratifs peuvent demeurer fragiles si la solution retenue peut être justifiée de 
façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction 
(ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 
2018 consid. 1.1 ; 6B_1183/2016 du 24 août 2017 consid. 1.1 ; 6B_445/2016 du 5 
juillet 2017 consid. 5.1). 

- 11/20 - 

P/7142/2014 

Les cas de "déclarations contre déclarations", dans lesquelles celles de la présumée 
victime en tant que principal élément à charge et les déclarations contradictoires de la 
personne accusée s'opposent, ne doivent pas nécessairement ou seulement très 
vraisemblablement, sur la base du principe in dubio pro reo, conduire à un 
acquittement. L'appréciation définitive des déclarations des participants incombe au 
juge du fond (ATF 137 IV 122 consid. 3.3 = JdT 2012 IV p. 79 ; M. NIGGLI / M. 
HEER / H. WIPRÄCHTIGER [éds], Strafprozessordnung / Jugendstrafprozess-
ordnung, Basler Kommentar StPO/JStPO, 2e éd., Bâle 2014, n. 83 ad art. 10). 

3. 3.1.1 Aux termes de l'art. 146 al. 1 CP, se rend coupable d'escroquerie celui qui, 
dans le dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, 
aura astucieusement induit en erreur une personne par des affirmations fallacieuses 
ou par la dissimulation de faits vrais, ou l'aura astucieusement confortée dans son 
erreur et aura de la sorte déterminé la victime à des actes préjudiciables à ses intérêts 
pécuniaires ou à ceux d'un tiers. L'auteur sera puni d'une peine privative de liberté de 
cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. 

Le seul bien juridique protégé par l'art. 146 CP est le patrimoine. La personne aux 
dépens de laquelle est commise l'escroquerie, soit le titulaire du bien juridique 
protégé, est ainsi celle dont les intérêts pécuniaires sont lésés, non l'éventuel dupé 
afin de causer cette atteinte (arrêt du Tribunal fédéral 6B_525/2012 du 5 novembre 
2012 consid. 3.3). 

Sur le plan subjectif, l'escroquerie est une infraction intentionnelle, l'intention devant 
porter sur tous les éléments constitutifs de l'infraction. L'auteur doit en outre agir 
dans le dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_319/2009 du 29 octobre 2009 consid. 2.2 et les 
références citées). 

3.1.2 Dans un arrêt de 1996, le Tribunal fédéral a abandonné sa jurisprudence selon 
laquelle il fallait retenir un dessein d'avantage illicite au sens de l'art. 251 CP lorsque 
l'auteur faisait usage d'un faux titre pour prouver l'existence d'une prétention (SJ 
2014 I 202 consid. 5.2). 

Dorénavant, l'escroquerie au procès constitue un cas particulier de l'escroquerie au 
sens de l'art. 146 al. 1 CP. Elle consiste à tromper astucieusement le tribunal dans le 
dessein d'obtenir un jugement (matériellement erroné) portant préjudice au 
patrimoine de la partie adverse ou d'un tiers (ATF 122 IV 197 consid. 2, arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_748/2008 du 16 février 2009 consid. 3.7 et 6B_1005/2013 / 
6B_1047/2013 du 10 février 2014 consid. 5.1 in SJ 2014 I 201). Se rend coupable 
d'une telle escroquerie celui qui, par une tromperie astucieuse, amène le tribunal à 
trancher en défaveur de la partie adverse (ATF 122 IV 197 consid. 2). En matière 
d'escroquerie au procès, le dessein d'enrichissement illégitime n'existe que si l'auteur 
cherche à obtenir un jugement qui ne correspond pas au droit matériel (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_1005/2013 / 6B_1047/2013 du 10 février 2014 in SJ 2014 I 201 

- 12/20 - 

P/7142/2014 

consid. 5.1 et les références citées). Une simple indication fausse, dont la partie 
adverse peut contrôler l'inexactitude sans grande peine, n'est pas à elle seule 
astucieuse; le procédé auquel l'auteur a recours doit apparaître comme une 
machination (ATF 122 IV 197 consid. 3d). 

Selon la jurisprudence, l'astuce est réalisée notamment lorsque l'auteur recourt à un 
édifice de mensonges, à des manœuvres frauduleuses ou à une mise en scène, mais 
aussi lorsqu'il donne simplement de fausses informations, si leur vérification n'est 
pas possible, ne l'est que difficilement ou ne peut raisonnablement être exigée […] 
(ATF 133 IV 256 consid. 4.4.3, 129 IV 18 consid. 3a et arrêt du Tribunal fédéral 
6B_501/2014 du 27 octobre 2014 consid. 2.1 et les références citées). Il y a 
notamment manoeuvre frauduleuse lorsque l'auteur fait usage de titres falsifiés ou 
obtenus sans droit ou de documents mensongers (ATF 128 IV 18 consid. 3a et les 
références citées). Les machinations (…) se caractérisent par des préparatifs 
intensifs, planifiés et systématiques, mais pas nécessairement par une complexité 
matérielle ou intellectuelle particulière (ATF 122 IV 197 consid. 3d). L'opinion 
soutenue au sein de la doctrine, selon laquelle il faut poser des exigences accrues 
pour admettre l'astuce dans une escroquerie au procès (…) a uniquement pour 
signification que le juge pénal, lors de l'examen de l'astuce, doit tenir compte de la 
situation concrète du procès et du genre de procédure dans le cadre des critères 
développés dans l'astuce (ATF 122 IV 197 consid. 3d).   

3.2 Selon l'art. 22 al. 1 CP, le juge peut atténuer la peine si l'exécution d'un crime ou 
d'un délit n'est pas poursuivie jusqu'à son terme ou que le résultat nécessaire à la 
consommation de l'infraction ne se produit pas ou ne pouvait pas se produire. 

Il y a tentative d'escroquerie si l'auteur, agissant intentionnellement et dans un 
dessein d'enrichissement, a commencé l'exécution de cette infraction sans poursuivre 
son exécution jusqu'à son terme ou que le résultat dommageable ne se produit pas 
(cf. art. 22 CP). Toute tromperie qui ne réussit pas n'est pas nécessairement dénuée 
de caractère astucieux. Abstraction faite de l'échec de la tromperie, il importe 
d'examiner si la tromperie prévue paraissait ou non facilement décelable compte 
tenu des possibilités de protection dont disposait la victime et dont l'auteur avait 
connaissance. Autrement dit, c'est dans le cadre d'un examen hypothétique qu'il faut 
déterminer si le plan élaboré par l'auteur était objectivement astucieux ou non. S'il 
l'était et que la tromperie échoue parce que la victime était plus attentive ou plus 
avisée que l'auteur ne se l'était figuré ou en raison du hasard ou d'une autre 
circonstance non prévisible, il y a alors lieu de retenir une tentative de tromperie 
astucieuse (ATF 128 IV 18 consid. 3b ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_117/2015 du 
11 février 2016 consid. 2.3.1.2 et les références citées). Conformément aux règles 
générales, l'intention doit porter sur l'ensemble des éléments constitutifs objectifs. A 
cet égard, ce qui est déterminant c'est que l'auteur a agi en se représentant (donc en 
acceptant) une situation dans laquelle ces éléments sont réalisés (ATF 128 IV 18 
consid. 3b et les références citées). 

- 13/20 - 

P/7142/2014 

3.3.1 En l'espèce, il convient d'appréhender avec réserve les déclarations des parties, 
dans la mesure où leurs propos n'ont pas été constants et qu'ils ont pu fluctuer en 
fonction de l'avancement de l'instruction et des éléments matériels qu'elle 
comportait. L'appelante a notamment passablement varié dans ses explications, 
passant notamment d'un refus de la part de l'intimé de lui verser CHF 10'000.- à son 
départ en mai 2012 (version police) à l'octroi de CHF 3'000.- (Ministère public) ou 
de CHF 4'000.-, voire même potentiellement CHF 5'000.-, dans sa demande en 
paiement devant les Prud'hommes. Dans la même veine, elle a fourni deux 
explications différentes quant au moment où elle avait pris conscience d'avoir été 
sous-payée, situant tout d'abord cette date à la consultation de son avocat en 2013 
(version police) puis en admettant devant le Ministère public l'avoir remarqué en 
mai 2012, ce qui l'avait incitée à ne pas quitter la Suisse comme prévu. L'appelante 
est aussi revenue sur ses premières déclarations concernant la personne ayant versé 
le montant requis au locataire se portant garant de son hébergement sur sol suisse, le 
motif d'un des déplacements à K______ qui n'avait plus rien à voir avec des tâches 
ménagères et le moment où la décision a été prise de travailler pour le compte de 
l'intimé. 

Les déclarations de la partie plaignante revêtent davantage de force probante, même 
si la vérité a eu de la peine à émerger au sujet de la nature exacte de la relation 
entretenue avec les sœurs A______ et F______, notamment avec A______ dont la 
nature intime n'a été reconnue qu'en audience d'appel par le conseil de l'intimé. 

La force probante des témoignages doit aussi être relativisée, dès lors qu'ils souffrent 
des liens étroits entretenus par les témoins avec l'une ou l'autre des parties. Aussi en 
sera-t-il fait état de manière parcimonieuse. A titre d'exemple, le revirement de 
A______ en 2015 ne sera pas tenu pour probant, tant la négation d'un travail 
rémunéré parait circonstancielle, sans compter que même le témoin I______ a 
confirmé la réalité d'un emploi comme femme de ménage. Au mieux, la Cour 
tiendra le témoignage de A______ comme orienté, en n'omettant pas que ce témoin 
a pu prendre connaissance de la procédure comme elle l'a reconnu sur interpellation. 

3.3.2 Il est au contraire un certain nombre d'éléments matériels qui permettent de 
fonder quelques certitudes. Il est ainsi manifeste que l'intimé a entretenu avec le 
témoin F______ une relation qui allait au-delà d'un simple rapport de travail, de la 
manière dont elle a fini par le reconnaitre dans l'affidavit de 2015. Il n'est pas usuel 
que l'engagement d'une femme de ménage entraîne la prise en charge de son loyer, 
de ses primes d'assurance-maladie, de ses frais médicaux et de ses dépenses 
personnelles à hauteur d'une vingtaine de milliers de francs, sans compter les dons 
affectés à la rénovation de la maison familiale. De manière générale, il parait évident 
que les liens développés entre l'intimé et la famille de A______ et F______ 
dépassaient le cadre strict des rapports de travail ainsi qu'en témoigne le voyage 
effectué [en] J______ en 2009. Il est ainsi avéré que l'arrivée de l'appelante en juin 
2010 s'est inscrite dans un environnement familier qui dépasse le seul cadre 
professionnel. La Cour de céans en veut pour preuve la prise en charge par l'intimé 

- 14/20 - 

P/7142/2014 

des dépenses censées attester de la présence d'un toit à Genève pour l'appelante, fût-
il fictif, sans compter le paiement des frais de voyage, pour partie documentés, la 
prise en charge de dépenses personnelles auprès de H______, de celles afférentes 
aux deux séjours à K______ ainsi que le paiement de l'intégralité des factures 
médicales.  

La nature privilégiée de la relation unissant les parties conduit à penser que 
l'allégation de l'appelante, selon laquelle elle a été hébergée chez l'intimé lors de son 
séjour à Genève, en tout cas par périodes, est fondée. On en veut pour preuve 
l'adresse figurant sur certaines factures médicales établies à son nom, ce qui ne se 
justifie guère par un contrat de travail liant les parties, ainsi que la mise à disposition 
d'un jeu de clés de l'appartement. Les achats d'ordre privé effectués au moyen de la 
carte H______ vont dans le même sens, de telles dépenses ne trouvant pas 
justification sous l'angle de simples relations professionnelles. Un autre élément 
vient corroborer cette analyse, puisqu'il découle des photographies produites qu'un 
lit avait été installé dans ce qui tenait lieu de cagibi. D'autres photographies, celles 
prises lors des séjours à K______, attestent également d'une relation privilégiée dont 
témoigne encore l'usage d'un terme affectueux comme "darling" pour désigner la 
partie plaignante.  

Sur la base de l'ensemble de ces éléments, la Cour ne peut que confirmer 
l'appréciation du premier juge qui dit avoir acquis la conviction que les parties 
avaient noué une relation d'ordre privé, et non de travail comme allégué par 
l'appelante. 

Cette conclusion s'impose a fortiori en considération de la définition du travail 
accompli par A______ comme femme de ménage, étant précisé qu'on tiendra pour 
dépourvue de crédibilité sa négation tardive d'une telle activité au service de 
l'intimé. Au regard de ses premières déclarations, son activité se résumait à moins de 
dix heures par semaine et encore était-elle limitée par les nombreux déplacements 
professionnels de l'intimé qui sont formellement documentés. Dans ces conditions, 
l'activité professionnelle de la partie plaignante n'ayant pas diminué, il est 
inconcevable que l'appelante ait travaillé dans la mesure alléguée, pour autant qu'elle 
ait effectivement accompli des tâches domestiques comme décrit par le témoin 
I______. On ne voit en effet pas comment les besoins de la partie plaignante 
auraient à ce point changé qu'ils aient, de but en blanc, nécessité une activité à plein 
temps pour les soins ménagers, avec une présence permanente à son service de 
08h00 à 23h00, de surcroît dans un logement de moins de 70 m2. C'est sans compter 
que les tâches définies par l'appelante, notamment pour le courrier, ne semblent pas 
répondre à la réalité des besoins, même en considérant que les liens familiaux et 
professionnels des témoins D______ et E______ obligent à une certaine retenue. 
Une conclusion identique s'impose pour les prétendues obligations ménagères à 
K______ dans la mesure où rien ne permet de penser que des besoins de ce genre 
aient existé au regard de la présence d'une femme de ménage au service de la famille 
de C______ depuis des décennies, ce que l'appelante a fini par reconnaître à demi-

- 15/20 - 

P/7142/2014 

mots en appel. Enfin, si l'appelante avait exercé des tâches ménagères rémunérées à 
Genève, il est inconcevable qu'elle n'ait pas produit le moindre récépissé attestant du 
reçu de son salaire mensuel de CHF 1'200.-, fût-il donné de la main à la main.   

Ainsi, et conformément aux explications de la partie plaignante, l'attestation de 
travail établie l'a été par complaisance, à la demande de l'appelante. Elle ne 
correspond pas à la réalité vécue par les parties. 

On peut certes retenir que, ce faisant, l'intimé a agi avec passablement de légèreté, 
probablement mû par la volonté de favoriser la prise d'emploi d'une jeune femme ne 
le laissant pas indifférent. Pour obtenir son dû, l'appelante a feint une activité de 
femme de ménage, au point que des proches telle le témoin I______ l'ont crue. Elle 
a profité des sentiments éprouvés par l'intimé pour finalement obtenir une fausse 
attestation dans un contexte où rien n'autorisait l'intimé à éprouver des doutes sur la 
finalité de sa requête, la recherche d'un emploi subalterne remplissant les conditions 
posées pour une personne sans qualification particulière. La partie plaignante n'a pas 
cédé facilement si l'on en croit son récit et le SMS du 13 juin 2012. Ce n'est qu'à 
force d'insistance mâtinée de flatterie que l'appelant a fait céder la partie plaignante. 
La ruse a consisté ensuite à ne rien laisser paraître pendant plusieurs mois, dès lors 
qu'une revendication immédiate eût fait réagir l'intimé sur le champ. Mais en faisant 
valoir l'attestation en justice plus de 18 mois après qu'elle l'eut obtenue, l'appelante 
était assurée de l'effet de surprise.  

Il importe peu que l'appelante ait ou non su ab initio ce qu'elle entendait faire en se 
faisant accepter dans l'environnement immédiat de l'intimé. La manœuvre 
frauduleuse est en soi suffisamment subtile sans qu'il ne soit nécessaire ni même 
utile de définir le moment de son émergence, avant ou après son arrivée en Suisse. 
L'important est qu'elle a présenté le certificat de travail qu'elle savait ne pas 
correspondre à la réalité devant l'instance propre à se saisir de ses revendications 
salariales. Les Prud'hommes ont pris cette attestation au sérieux puisqu'une cause a 
été ouverte et aussitôt suspendue jusqu'à droit jugé au pénal, sans qu'il ne lui ait été à 
ce stade loisible d'opérer quelque vérification sur la réalité de la revendication. Un 
certificat de travail est un titre doté d'une force probatoire propre à duper l'autorité 
auprès de laquelle il est déposé, de sorte que la mise en scène à laquelle s'est prêtée 
l'appelante s'est révélée crédible. Elle a agi dans le but d'obtenir un enrichissement 
illégitime substantiel alors même qu'elle avait déjà bénéficié des largesses de la 
partie plaignante au vu de la relation privilégiée qu'elle entretenait avec elle. 

La culpabilité de l'appelante ne pourra donc qu'être confirmée, l'escroquerie en étant 
restée au stade de la tentative.  

4. 4.1 L'appelante a contesté le jugement dans son ensemble, sans développer, même à 
titre subsidiaire, des arguments tendant à contester la peine qui lui a été infligée. 

- 16/20 - 

P/7142/2014 

 4.2.1 Il est admissible, cas échéant, que la juridiction d'appel motive de manière 
succincte la peine infligée et renvoie à l'appréciation du juge de première instance 
pour le surplus (cf. art. 82 al. 4 CPP ; ATF IV 244 consid. 1.2.3 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 6B_984/2016 du 13 septembre 2017 consid. 3.1.6 et 6B_1043/2016 du 19 
juillet 2017 consid. 1.2). 

 4.2.2 La CPAR entend se référer à l'appréciation du premier juge pour la motivation 
de la peine. En bref, l'appelante a agi de manière égoïste et sa faute ne saurait être 
qualifiée d'anodine, dans la mesure où ses actes ont eu pour but de s'enrichir 
illégitimement en s'appuyant sur un titre qu'elle savait faux pour tromper une 
autorité judiciaire. L'appelante n'a eu de cesse de trouver une justification à son 
comportement, ce qui a eu pour effet de rejeter la faute sur l'intimé qui n'a pourtant 
pas ménagé sa peine pour lui être agréable et généreux. 

 Compte tenu de ces éléments et de ceux retenus par le premier juge, la peine 
pécuniaire retenue, non critiquée en tant que telle, consacre une application correcte 
des critères fixés à l'art. 47 CP, étant précisé que l'art. a34 CP est ici applicable au 
regard de l'application de la lex mitior consécutive à l'entrée en vigueur au 1er janvier 
2018 des nouvelles dispositions du droit des sanctions. La peine de 90 jours-amende, 
à CHF 10.- l'unité, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois ans, sera ainsi 
confirmée.   

5. 5.1 L'appelante, qui succombe, supportera les frais de la procédure envers l'État (art. 
428 CPP).  

5.2 Ses conclusions en indemnisation se révèlent ainsi infondées, étant encore relevé 
qu'étant assistée d'un défenseur d'office, l'appelante n'était de toute manière pas 
habilitée à réclamer une indemnité de procédure au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP.  

5.3 La partie plaignante n'a, de son côté, rien réclamé bien qu'elle ait été invitée à 
faire valoir ses éventuelles conclusions en indemnisation au sens de l'art. 433 CPP. 
Elle est de ce fait réputée y avoir renoncé.  

6. 6.1.1 Les frais imputables à la défense d'office sont des débours (art. 422 al. 2 let. a 
CPP) qui constituent des frais de procédure (art. 422 al. 1 CPP) et doivent, 
conformément à l'art. 421 al. 1 CPP, être fixés par l'autorité pénale dans la décision 
finale au plus tard (ATF 139 IV 199 consid. 5.1 p. 201-202). La juridiction d'appel 
est partant compétente, au sens de l'art. 135 al. 2 CPP, pour statuer sur l'activité 
postérieure à sa saisine. 

 6.1.2 Selon l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office est indemnisé conformément au 
tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès, le règlement sur 
l'assistance juridique du 28 juillet 2010 (RAJ ; E 2 05.04) s'appliquant à Genève. 
Selon l'art. 16 al. 1 RAJ, l'indemnité due à l'avocat et au défenseur d'office en matière 
pénale est calculée selon le tarif horaire de CHF 200.- pour un chef d'étude (let. c), 

- 17/20 - 

P/7142/2014 

débours de l'étude inclus, la TVA étant versée en sus si l'intéressé y est assujetti, de 
même qu'une majoration forfaitaire de 20% jusqu'à 30 heures d'activité consacrée 
aux conférences, audiences et autres actes de la procédure, pour les démarches 
diverses, telles que rédaction de courriers, entretiens téléphoniques, prise de 
connaissance de décisions, etc, et de 10 % au-delà, pratique que le Tribunal fédéral a 
admise sur le principe (arrêt 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2 ; voir aussi 
la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2015.85 du 12 avril 
2016 consid. 3.5.2 et 3.5.3). Sont en principe aussi inclus dans le forfait d'autres 
documents ne nécessitant pas ou peu de motivation ou autre investissement 
particulier en termes de travail juridique, telle l'annonce (AARP/184/2016 du 28 avril 
2016 consid. 5.2.3.2 et 5.3.1 ; AARP/149/2016 du 20 avril 2016 consid. 5.3 et 5.4) et 
la déclaration d'appel qui n'a pas à être motivée (décisions de la Cour des plaintes du 
Tribunal pénal fédéral BB.2014.51 du 21 novembre 2014 consid. 2.1 et BB.2013.165 
du 24 janvier 2014 consid. 4.1.3). En principe, la consultation du dossier est 
indemnisée, sous réserve du caractère excessivement long ou répétitif de cette 
activité, en particulier si le dossier n'a pas ou peu évolué pendant la procédure 
d'appel (AARP/181/2016 du 9 mai 2016 consid.  6.4 ; AARP/149/2016 du 20 avril 
2016 consid. 5.4 et AARP/295/2015 du 12 juillet 2015 consid. 8.3.2.1). 

  Est décisif pour fixer la rémunération de l'avocat, le nombre d'heures nécessaires 
pour assurer la défense d'office du prévenu, compte tenu notamment de la nature et 
de l'importance de la cause, ainsi que des difficultés particulières qu'elle peut 
présenter en fait et en droit (art 16. al. 2 RAJ ; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_810/2010 du 25 mai 2011 consid. 2, 2C_509/2007 du 19 novembre 2007 consid. 
4, et les références citées). Le temps consacré à la procédure ne doit ainsi être pris en 
considération que dans la mesure où il apparaît raisonnablement nécessaire à 
l'accomplissement de son mandant par un avocat expérimenté. On exige de sa part 
qu'il soit expéditif et efficace dans son travail et qu'il concentre son attention sur les 
points essentiels. Des démarches superflues ou excessives n'ont pas à être 
indemnisées (M. VALTICOS / C. REISER / B. CHAPPUIS (éds), Commentaire 
romand, Loi fédérale sur la libre circulation des avocats, Bâle 2010, n. 257 ad art. 
12). Le travail consistant en des recherches juridiques, sauf questions 
particulièrement pointues, n'est pas indemnisé, l'État ne devant pas assumer la charge 
financière de la formation de l'avocat stagiaire (…) ou la formation continue de 
l'avocat breveté (AARP/181/2016 du 9 mai 2016 consid. 6.2.3 et les autres références 
citées).  

6.1.3 Le temps de déplacement de l'avocat est considéré comme nécessaire pour la 
défense d'office au sens de l'art. 135 CPP (décision de la Cour des plaintes du 
Tribunal pénal fédéral BB.2015.33 du 28 juillet 2015 consid. 4.3 et les références),. 
Le règlement genevois ne le prévoyant pas, il a fallu combler cette lacune. 

La jurisprudence admet que la rémunération des vacations soit inférieure à celle des 
diligences relevant de l'exécution du mandat stricto sensu de l'avocat, dans la mesure 
où celles-là ne font pas appel à ses compétences intellectuelles (arrêt du Tribunal 

- 18/20 - 

P/7142/2014 

fédéral 6B_810/2010 du 25 mai 2011 consid. 2.2 ; dans ce sens : ordonnance de la 
Cour des plaintes BB.2015.44 du 27 octobre 2015 consid. 3.2.4). L'octroi d'un 
montant forfaitaire par vacation (aller/retour au et du Palais de Justice) est admissible 
(décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2013.182 du 16 avril 
2014 consid. 3.2.1 et 3.2.4) et elle se monte à CHF 100.- pour les chefs d'étude, dite 
rémunération étant allouée d'office pour la juridiction d'appel pour les débats devant 
elle. 

6.2 En l'occurrence, il convient de retrancher de l'état de frais du défenseur d'office 
de l'appelante l'intégralité de l'activité facturée jusqu'à et y compris la déclaration 
d'appel, dès lors que celle-ci n'avait pas à être motivée en fait et en droit et que le 
dépôt de conclusions séparées en indemnisation était tout aussi superflu. Les autres 
prestations qui y sont comptabilisées sont aussi incluses dans le forfait pour l'activité 
diverse, l'affaire ne présentant pas de complexité particulière et n'ayant pas évolué 
depuis le jugement entrepris.  

En conséquence, l'indemnité due à Me B______ sera arrêtée à  CHF 1'425.60, 
correspondant à 5 heures 30 d'activité au tarif de CHF 200.-/heure, compte tenu de la 
durée de l'audience (1h30), plus la vacation de CHF 100.-, la majoration forfaitaire 
de 10 % (CHF 120.-) au regard de l'activité déjà indemnisée en première instance qui 
dépasse 30 heures et l'équivalent de la TVA au taux de 8 % en CHF 105.60.  

* * * * *  

- 19/20 - 

P/7142/2014 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

Reçoit l'appel formé par A______, dit "______", contre le jugement JTDP/1084/2017 
rendu le 8 septembre 2017 par le Tribunal de police dans la procédure P/7142/2014. 

Le rejette. 

Condamne A______, dit "______", aux frais de la procédure d'appel, qui comprennent un 
émolument de CHF 2'500.-. 

Arrête à CHF 1'425.60, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______ 
défenseur d'office de A______, dit "______". 

 Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Service des contraventions, à 
l'Office cantonal de la population et des migrations et au Tribunal des Prud'hommes. 

Siégeant :  

Monsieur Jacques DELIEUTRAZ, juge suppléant et président ; Mesdames Verena 
PEDRAZZINI RIZZI et Valérie LAUBER, juges ; Madame Sophie SCHNEITER, 
greffière-juriste. 

 

La greffière : 

Florence PEIRY 

 Le président : 

Jacques DELIEUTRAZ 

Juge suppléant  

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), le 

présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète 

(art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière 

pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la 

procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 (LOAP; RS 173.71), le présent 

arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 39 al. 1 

LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

- 20/20 - 

P/7142/2014 

P/7142/2014 ÉTAT DE FRAIS AARP/174/2018 

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Total des frais de procédure du Tribunal de police : CHF 1'975.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 0.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 320.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 60.00 

État de frais CHF 75.00 

Émolument de décision CHF 2'500.00 

Total des frais de la procédure d'appel :  CHF 2'955.00 

Total général (première instance + appel) :  CHF 4'930.00