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**Case Identifier:** abe97d46-b5f2-5d45-9b7d-2a0abeb0350e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 17.02.2022 A/3205/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3205-2021_2022-02-17.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3205/2021-FORMA ATA/172/2022  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 17 février 2022 

en section 

    dans la cause  

 

Madame A______ 
représentée par Me Vincent Mounoud, avocat  

contre 

UNIVERSITÉ DE GENÈVE 
 

- 2/12 - 

A/3205/2021 

EN FAIT 

1)  Madame A______, née le ______1996, a sollicité son immatriculation à 
l’Université de Genève (ci-après : l’université) à l’automne 2018 à la faculté des 
sciences pour un bachelor en sciences informatiques. 

2)  Après avoir validé la première année, Mme A______ a poursuivi son cursus 
académique pour l’année 2019-2020 en deuxième année.  

3)  Lors de l’examen d’algorithmique en février 2020, elle a obtenu la note de 
3, note insuffisante, mais conservable. À la session de mai-juin 2020, alors qu’elle 
était inscrite en première tentative à l’examen « Concepts et langages orientés 
objets », elle a demandé à se désinscrire de cet examen le 6 mai 2020.  

  À la session de rattrapage d’août-septembre 2020, elle a obtenu la note de 2 
en seconde tentative d’algorithmique et 2.75 en première tentative de « Concepts 
et langages orientés objets ». 

4)  Mme A______ ayant demandé une dérogation pour pouvoir présenter des 
examens de troisième année, alors qu’elle n’avait pas terminé ceux de deuxième 
année, sa demande a été acceptée par l’université.  

5)  À la session de janvier-février 2021, elle s’est présentée pour la troisième 
fois à l’examen de deuxième année l’algorithmique auquel elle a obtenu la note de 
4.75. 

6)  Lors de la session de mai-juin 2021 elle a repassé en seconde et dernière 
tentative l’examen « Concepts et langages orientés objets » auquel elle a obtenu la 
note de 2.50. 

7)  Par courrier du 16 juillet 2021, l’université a informé Mme A______ du fait 
qu’elle était éliminée du cursus bachelor en sciences informatiques au vu de la 
note obtenue en seconde tentative pour l’examen de « Concepts et langages 
orientés objets ». Le résumé des notes d’examens de deuxième année du 12 juillet 
2021 mentionnait également la note de 3 pour Analyse numérique, la note de 3.50 
pour Programmation des systèmes et rappelait que la deuxième année n’était pas 
réussie.  

8)  Mme A______ a formé opposition à la décision d’élimination du 16 juillet 
2021. Par courrier du 22 juillet 2021, elle a motivé son opposition. Elle souhaitait 
obtenir une autre tentative pour l’examen « Concepts et langages orientés objets ». 
Elle avait eu deux fois le même cours mais avec deux professeurs différents, de 
sorte que les programmes étaient différents, ainsi que les évaluations. Elle avait 
échoué à l’examen de juin 2021 car elle avait mal compris comment se déroulerait 

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l’examen oral. Elle avait déjà utilisé sa troisième tentative pour l’examen 
d’algorithmique, alors qu’elle n’avait pas l’obligation de le faire. Elle s’était 
beaucoup investie dans ses études et avait vraiment besoin de cette troisième 
tentative pour finaliser son bachelor. Elle avait besoin de ce diplôme pour ensuite 
obtenir un master en finance.  

9)  Par décision du 18 août 2021, l’université, après avoir instruit l’opposition 
de Mme A______ et recueilli le préavis de la commission d’opposition (ci-après : 
la commission RIO) a considéré que le changement d’enseignant entre deux 
années ne constituait pas une circonstance exceptionnelle au sens de l’art. 58 al. 4 
du statut de l’université (ci-après : le statut). L’université a donc maintenu sa 
décision approuvée par le Conseil d’État le 27 juillet 2011 et entré en vigueur le 
lendemain.  

10)  Par acte mis à la poste le 20 septembre 2021, Mme A______ a fait recours 
auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre la décision sur opposition rendue le 18 août 2021 par le 
Doyen de la faculté des sciences de l’université. Elle a conclu à l’annulation de 
cette décision, à l’annulation de la décision d’exmatriculation du 20 août 2021, à 
ce qu’elle soit autorisée à suivre à nouveau le cours « Concepts et langages 
orientés objets » lors de l’année scolaire 2021-2022 et à se présenter à l’examen 
de ce cours à la session de juin 2022.  

  Lors de son bachelor, elle avait souffert d’un fort malaise psychologique en 
raison de son environnement familial. Au semestre de printemps 2020, son 
malaise avait atteint son paroxysme avec des angoisses, les chamboulements 
d’organisation engendrés par la crise sanitaire se cumulant à ses problèmes 
personnels.  

  En mars-avril 2021, elle s’était rendue auprès du responsable du service 
psychologique du pôle santé de l’université. À cet égard, elle a produit une 
attestation du 6 septembre 2021 signée par Monsieur B______, chef du pôle santé 
de l’université, attestant du fait qu’elle avait été reçue les 16 mars et 7 avril 2021 
pour des séances individuelles d’évaluation psychologique et qu’elle avait 
souhaité ces rendez-vous pour faire part de son malaise psychologique.  

  Ayant obtenu la note de 3 à l’examen d’algorithmique, elle aurait pu faire 
valider cette note mais avait souhaité repasser l’examen pour l’améliorer. Ayant 
obtenu la note de 2 à la deuxième tentative, elle avait été obligée d’utiliser sa 
troisième tentative pour repasser cet examen en février 2021. Cela lui avait permis 
d’obtenir la note de 4.75 pour cette matière.  

  Concernant le cours « Concepts et langages orientés objets », elle avait 
d’abord suivi le cours du Professeur C______ lors de l’année académique 2019-
2020. L’évaluation de ce cours avait la forme d’un examen oral de vingt minutes, 

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précédé par des travaux pratiques effectués à 80 % pendant le semestre, ainsi 
qu’un petit projet. Ayant obtenu la note de 2.75 lors de la session de septembre 
2020, elle avait dû se représenter l’année suivante. Le cours était alors donné par 
le Professeur D______. L’évaluation prenait désormais en compte par moitié la 
note de l’examen oral et pour l’autre moitié la moyenne des résultats des travaux 
pratiques, évalués durant le semestre. Elle avait échoué à cette deuxième tentative 
en obtenant le note de 2.5.  

  L’université avait abusé de son pouvoir d’appréciation en ne reconnaissant 
pas qu’elle se trouvait dans une situation exceptionnelle telle que prévue à l’art. 
58 al. 4 du statut. La décision du Doyen était insoutenable car elle ne prenait pas 
en compte sa situation exceptionnelle et les effets dommageables de cette décision 
sur son avenir professionnel. En effet, elle n’avait pas pu bénéficier de la 
troisième tentative pour effectuer l’examen « Concepts et langages orientés 
objets » car elle avait déjà utilisé cette troisième tentative pour le cours 
d’algorithmique, alors qu’elle aurait pu valider sa première note de 3. L’angoisse 
et le chamboulement engendrés par la situation sanitaire due au Covid avaient 
fortement impacté les étudiants et notamment elle-même, de sorte qu’elle n’avait 
pas pu appréhender l’examen de rattrapage dans de bonnes conditions, 
l’accroissement de son problème psychologique au semestre de printemps 2020 
ayant participé à son échec. Elle se posait la question de l’égalité de traitement 
entre les étudiants s’étant présentés aux examens à la session de juin 2020 et à 
celle de septembre 2020. En effet, ceux ayant pu se présenter en juin 2020, soit 
une session organisée en raison de la pandémie, avaient pu bénéficier d’une 
possibilité supplémentaire par rapport aux étudiants ayant uniquement pu se 
présenter à la session de septembre 2020. Elle n’avait pas bénéficié comme la 
majorité des étudiants de cette tentative non comptabilisée qui avait été offerte 
dans le but de prendre en compte la situation extraordinaire des étudiants pendant 
le semestre de printemps 2020.  

  Le principe de la proportionnalité avait également été violé car elle était sur 
le point d’achever son bachelor en sciences informatiques. Elle devait uniquement 
valider les examens « Concepts et langages orientés objets » et « Compilateurs et 
interprètes » pour terminer son cursus, devant ensuite rendre son travail de 
bachelor en septembre 2021, étant précisé que la rédaction de ce travail avait déjà 
débuté en novembre 2020. Seule la validation de 24 crédits lui manquait sur les 
180 demandés au total. Dès lors, la décision attaquée était choquante, ne 
respectant pas la proportionnalité au vu de son cursus déjà accompli. Elle était 
engagée dans la vie associative de l’université ayant adhéré à l’association de La 
E______ en mars 2021. Elle voulait poursuivre sa formation en effectuant un 
master en « Science in Wealth Management » à l’université. Elle souhaitait 
ensuite compléter sa formation informatique avec une formation en finance, ayant 
pour projet de travailler dans des établissements financiers.  

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  Ayant déjà subi un échec définitif à l’École polytechnique fédérale de 
Lausanne (ci-après : EPFL), si la décision attaquée était confirmée, elle serait 
doublement punie car elle subirait un nouvel échec définitif et devrait à jamais 
renoncer à ses objectifs professionnels.  

11)  L’université a conclu au rejet du recours et à la confirmation de sa décision 
sur opposition. Les examens de deuxième année étaient considérés comme réussis 
si la moyenne des notes de toutes les branches atteint au minimum 4 et si aucune 
note n’était inférieure à 3. La recourante disposait de deux tentatives par examen 
ainsi que d’une troisième tentative unique pour un examen à choix. Elle avait 
choisi d’utiliser cette troisième tentative pour l’examen d’algorithmique, de sorte 
qu’elle ne pouvait plus disposer que de deux tentatives pour valider tous les autres 
examens de deuxième année. Elle aurait pu présenter l’examen de « Concepts et 
langages orientés objets » à la session de mai-juin 2020, mais elle avait souhaité 
s’y désinscrire et s’était présentée en août-septembre 2020 où elle avait obtenu le 
résultat de 2.75, puis à la deuxième tentative le résultat de 2.50. C’était donc dans 
la stricte application des dispositions réglementaires qu’elle avait été éliminée du 
bachelor en sciences informatiques à l’issue de la session d’examens de mai-juin 
2021. Par ailleurs, elle ne remplissait pas les conditions nécessaires pour se 
prévaloir des circonstances exceptionnelles selon l’art. 58 al. 4 du statut. Selon la 
jurisprudence constante en la matière, les difficultés financières, économiques ou 
familiales ne constituaient pas des circonstances exceptionnelles même si elles 
représentaient une contrainte pour l’étudiant.  

  En l’espèce, la recourante n’avait pas présenté dans son opposition les 
arguments avancés dans son recours, notamment ses problèmes psychologiques, 
de sorte que le Doyen ne pouvait pas se prononcer sur ces éléments. Concernant le 
problème psychologique allégué, l’intéressée aurait pu éviter de se présenter à 
certains examens, en l’annonçant avant le début de ceux-ci et justifier cela avec un 
certificat médical, ce qu’elle n’avait pas fait. Malgré le malaise allégué, elle avait 
pu à la session de mai-juin 2020 enregistrer des notes égales ou supérieures à la 
moyenne dans certaines matière (5.75 à Base de données, 6 à Éléments de la 
théorie de l’information, 5 à Sémantique des langages informatiques), de même 
que lors de la session de rattrapage d’août-septembre 2020. Par ailleurs, elle avait 
consulté le pôle santé uniquement au printemps 2021, alors qu’elle alléguait avoir 
un problème psychologique depuis l’année précédente, soit au printemps 2020.  

  Concernant une éventuelle inégalité de traitement entre les sessions 
d’examens de mai-juin et d’août-septembre 2020, l’université rappelait que la 
tolérance appliquée à la session de mai-juin 2020 visait à compenser les 
modifications organisationnelles intervenues au semestre de printemps 2020, soit 
le fait qu’à partir du 16 mars 2020 tout l’enseignement du semestre s’était déroulé 
à distance, comme la session ordinaire d’examen consécutive (mai-juin 2020). Le 
cours d’algorithmique avait été dispensé à l’automne 2019. Dès lors, il n’y avait 

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aucune raison d’attendre une tolérance sur un examen de rattrapage 
d’algorithmique, dès lors que l’enseignement avait été dispensé de façon 
ordinaire. Concernant la tentative supplémentaire de l’examen de « Concepts et 
langages orientés objets », la recourante aurait pu bénéficier de cette tolérance, 
mais s’était désinscrite pour la session de mai-juin 2020. Le principe de la 
proportionnalité n’avait donc pas été violé. La chambre administrative avait 
toujours considéré que le fait de se trouver à bout touchant de ses études ne 
constituait pas une circonstance exceptionnelle.  

12)  Par une réplique du 12 décembre 2021, Mme A______ a précisé que le 
cours « Concepts et langages orientés objets » était considéré comme un prérequis 
au cours de troisième année « Génie logiciel ». Or, elle avait suivi ce cours et 
obtenu la note de 4.25 lors de sa première tentative, démontrant ainsi qu’elle avait 
les bases suffisantes dérivant du cours « Concepts et langages orientés objets ». 
Elle avait par ailleurs également obtenu la note de 5.5 au cours « Projets 
informatiques » qui avait pour but la mise en pratique des techniques vues au 
cours de « Génie logiciel ». Dès lors, la décision d’exclusion de l’université 
fondée sur l’échec du seul cours « Concepts et langages orientés objets » était 
disproportionnée. Au vu de la situation particulière due à la pandémie et de 
l’impact sur les étudiants de cette situation unique, il fallait en tenir compte dans 
la pesée des intérêts à effectuer. Il était insoutenable de se contenter de se 
retrancher derrière le seul règlement d’études au vu de cette situation 
exceptionnelle.  

13)  La cause a été gardée à juger le 14 décembre 2021, ce dont les parties ont 
été informées.  

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 
septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  La décision d’élimination à l’origine de la décision contestée ayant été prise 
le 16 juillet 2021, le litige est soumis aux dispositions de la loi sur l’université du 
13 juin 2008 (LU - C 1 30), au statut, au règlement relatif à la procédure 
d’opposition au sein de l’Université de Genève du 16 mars 2009 (RIO-UNIGE), 
révisé le 10 juillet 2019, au règlement d'études général de la faculté des sciences, 
entré en vigueur le 14 septembre 2020 (REG) et au règlement d’études du 
bachelor universitaire en sciences informatiques. 

http://intrapjprod/perl/JmpLex/C%201%2030

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3)  La recourante demande à la chambre administrative d'annuler la décision 
prononçant son élimination de la faculté et à ce qu’elle puisse se présenter pour la 
troisième fois à l’examen « Concepts et langages orientés objets ». 

  Elle ne conteste pas avoir échoué à ses examens et ne pas avoir rempli les 
conditions d'admission en troisième année. Une révocation de la décision 
d'élimination ne peut ainsi que se fonder sur l'existence de circonstances 
exceptionnelles, au sens de l'art. 58 al. 4 du statut. 

4) a. Selon cette dernière disposition, il est tenu compte, lors du prononcé de la 
décision d’élimination, des « situations exceptionnelles ». 

 b. L’art. 58 al. 4 du statut prévoit la prise en compte des situations 
exceptionnelles lors d’une décision d’élimination. 

 c. Selon la jurisprudence, l’admission d’une situation exceptionnelle doit se 
faire avec restriction. Il en va de l’égalité de traitement entre tous les étudiants 
s’agissant du nombre de tentatives qu’ils sont autorisés à effectuer pour réussir 
leurs examens. N’est ainsi exceptionnelle que la situation particulièrement grave 
et difficile pour l’étudiant, ce tant d’un point de vue subjectif qu’objectif. Les 
effets perturbateurs doivent avoir été dûment prouvés par l’étudiant et être en lien 
de causalité avec l’événement. Les autorités facultaires disposent dans ce cadre 
d’un large pouvoir d’appréciation, dont l’autorité de recours ne censure que 
l’abus. La chambre de céans n’annule donc le prononcé attaqué que si l’autorité 
intimée s’est laissée guider par des motifs sans rapport avec l’examen ou d’une 
autre manière manifestement insoutenable (ATF 136 I 229 consid. 6.2 ; 
ATA/250/2020 du 3 mars 2020 consid. 4b et les références citées). 

  Ont ainsi été considérées comme des situations exceptionnelles le décès 
d’un proche s’il est établi qu’il a causé un effet perturbateur en lien de causalité 
avec l’échec de l’étudiant, de graves problèmes de santé ou encore l’éclatement 
d’une guerre civile avec de très graves répercussions sur la famille de l’étudiant. 
En revanche, et toujours selon la jurisprudence constante en la matière, des 
difficultés financières, économiques ou familiales ainsi que l’obligation d’exercer 
une activité lucrative en sus des études ne constituent pas des circonstances 
exceptionnelles, même si elles représentent une contrainte. Ces difficultés sont 
certes regrettables, mais font partie d’une réalité commune à de très nombreux 
étudiants (ATA/250/2020 précité consid. 4b et les références citées). 

 d. Les éléments invoqués par la recourante dans son acte de recours ne 
constituent à l’évidence pas une situation exceptionnelle au sens de l’art. 58 al. 4 
du statut. Pour justifier son échec à la session de rattrapage d’août-septembre 
2020, la recourante a invoqué, au stade du recours, des problèmes familiaux et un 
malaise psychologique présent depuis le printemps 2020. 

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  Ces arguments ne sauraient conduire à l’annulation de la décision entreprise. 
En effet, les difficultés alléguées ne sont pas prouvées, l’attestation produite étant 
très succincte et attestant uniquement de deux consultations au pôle santé en mars 
et avril 2021, soit une année après la période alléguée comme étant celle du début 
de son malaise. Elles ne constituent pas, selon la jurisprudence précitée, des 
circonstances exceptionnelles au sens de la disposition précitée. Elles n’ont pas le 
caractère grave et aigu exigé par la loi et leur lien de causalité avec l’échec aux 
examens n’a pas été démontré. Devant la nature des problèmes rencontrés, la 
recourante aurait pu demander un congé pour se soigner (art. 6 REG), ce qu’elle 
n’a pas fait. Elle ne peut, après avoir épuisé toutes les sessions d’examen qui lui 
ont été offertes et constaté son échec final, solliciter l’octroi d’une nouvelle 
tentative à l’examen « Concepts et langages orientés objets » sur cette seule base. 

5) a. Une décision est arbitraire au sens de l’art. 9 de la Constitution fédérale de 
la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) lorsqu’elle viole 
gravement une norme ou un principe juridique indiscuté ou lorsqu’elle heurte de 
manière choquante le sentiment de la justice et de l’équité. La chambre 
administrative ne s’écarte de la solution retenue par l’autorité cantonale que 
lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu’elle se trouve en contradiction 
claire avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en 
violation d’un droit certain. L’arbitraire ne résulte pas du seul fait qu’une autre 
solution pourrait entrer en considération ou même qu’elle serait préférable. Pour 
qu’une décision soit annulée pour cause d’arbitraire, il ne suffit pas que la 
motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse 
arbitraire dans son résultat (ATF 138 I 232 consid. 6.2 ; 136 I 316 consid. 2.2.2). 

 b. La chambre de céans n’annule la décision d’élimination des autorités 
facultaires que lorsque ces dernières se sont laissées guider par des raisons sans 
rapport avec les examens ou d’une autre manière manifestement insoutenable 
(ATA/459/2020 du 7 mai 2020 ; ATA/382/2021 du 30 mars 2021).  

  Selon l’art. A 4 sexies al. 5 du règlement du baccalauréat universitaire en 
sciences informatiques, les examens de deuxième année sont réussis si :  

 a) la moyenne des notes de tous les cours est égale ou supérieure à 4 ; 

 b) aucune note des cours n'est inférieure à 3 ; 

 c) pas plus d'une note des cours n'est inférieure à 4. 

 c. En l’espèce, le note qui a entraîné l’exclusion de la recourante est celle du 
cours « Concepts et langages orientés objets » où, à la deuxième tentative, elle n’a 
obtenu qu’une note de 2.50, soit une note inférieure à 3. Par ailleurs, elle a 
également obtenu deux autres notes inférieures à 4, soit un 3 à l’« Analyse 

http://intrapj/perl/decis/138%20I%20232
http://intrapj/perl/decis/136%20I%20316

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numérique » et un 3.5 en « Programmation des systèmes ». Du point de vue de 
l’application de ce règlement, aucun grief ne peut être fait à l’université.  

  L’argument concernant le fait qu’elle aurait pu utiliser sa troisième tentative 
pour l’examen « Concepts et langages orientés objets » plutôt que pour l’examen 
d’algorithmique ne peut être suivi. S’il est vrai qu’elle aurait pu valider la 
première note obtenue de 3 pour l’algorithmique, le choix de refaire ou non cet 
examen lui appartenait et il ne peut pas être imputé à l’université. Dès lors, du 
point de vue du règlement, la recourante ne peut avoir droit à une troisième 
tentative au cours « Concepts et langages orientés objets ». 

  Il n’y a pas lieu de créer une exception à cette règle, à défaut de quoi 
l’égalité de traitement entre étudiants ne serait plus respectée. Dès lors, la décision 
attaquée n’a rien d’arbitraire. 

6)  La recourante reproche à la faculté d’avoir violé le principe de l’égalité de 
traitement car elle n’a pas pu bénéficier de la session complémentaire de juin 2020 
pour l’examen « Concepts et langages orientés objets ».  

 a. Une décision ou un arrêté viole le principe de l'égalité de traitement garanti 
par l'art. 8 Cst. lorsqu'il établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par 
aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou lorsqu'il 
omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-à-dire 
lorsque ce qui est semblable n'est pas traité de manière identique et lorsque ce qui 
est dissemblable ne l'est pas de manière différente. Cela suppose que le traitement 
différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante. La 
question de savoir si une distinction juridique repose sur un motif raisonnable peut 
recevoir une réponse différente selon les époques et suivant les conceptions, 
idéologies et situations du moment (ATF 142 I 195 consid. 6.1 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_310/2017 du 14 mai 2018 consid. 6.2). 

 b. La recourante ne peut pas invoquer la situation des étudiants qui ont 
participé aux examens de juin 2020 pour l’examen « Concepts et langages 
orientés objets », y ayant elle-même renoncé par formulaire de désinscription aux 
examens daté du 6 mai 2020 et signé de sa main. Quant à l’examen algorithmique 
qu’elle a tenté en février 2020 (note 3) en septembre 2020 (note 2) et réussi en 
février 2021 (note 4.75), elle n’aurait pas pu bénéficier de la session spéciale de 
juin 2020 ayant reçu ce cours de façon classique et non pas par visioconférence. 
Dès lors la décision attaquée n’a pas violé le principe d’égalité de traitement 
garanti par l’art. 8 Cst. 

7)  La recourante reproche enfin à la décision querellée de violer le principe de 
proportionnalité. 

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 a. Exprimé à l’art. 5 al. 2 Cst. et, en tant que la mesure entre dans le champ 
d'application d'un droit fondamental, à l'art. 36 al. 3 Cst., le principe de 
proportionnalité commande que la mesure étatique soit nécessaire et apte à 
atteindre le but prévu et raisonnablement exigible de la part de la personne 
concernée (ATF 140 I 257 consid. 6.3.1 ; 140 II 194 consid. 5.8.2 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_1013/2015 du 28 avril 2016 consid. 4.1). Traditionnellement, 
le principe de la proportionnalité se compose des règles d’aptitude, qui exige que 
le moyen choisi soit propre à atteindre le but fixé, de nécessité, qui impose 
qu’entre plusieurs moyens adaptés, celui portant l’atteinte la moins grave aux 
intérêts privés soit privilégié, et de la proportionnalité au sens étroit, selon lequel 
les effets de la mesure choisie sur la situation de l’administré et le résultat 
escompté du point de vue de l’intérêt public soient mis en balance 
(ATA/309/2016 du 12 avril 2016 ; ATA/569/2015 du 2 juin 2015). 

 b. En l’espèce, l’université aurait dû, selon la recourante, tenir compte de son 
cursus, soit du fait qu’elle avait pratiquement terminé ses examens de deuxième 
année et réussi certains examens de troisième année, ainsi que du fait qu’elle avait 
déjà subi un échec à l’EPFL, ce qui revenait à lui faire subir un deuxième échec et 
la priver de tout espoir de réussite professionnelle. La recourante ne saurait être 
suivie. Contrairement à ce qu’elle soutient, le fait de n’avoir pas terminé la 
deuxième année signifie qu’elle n’était pas à bout touchant de ses études, devant 
encore terminer entièrement la troisième et rédiger un travail de fin d’études de 
bachelor réalisé durant la troisième année. Quant à savoir si l’examen de 
« Concepts et langages orientés objets » est ou non un prérequis pour d’autres 
examens de troisième année qu’elle aurait déjà réussis, cet aspect n’a pas à être 
examiné, car exorbitant de l’objet du litige. La recourante a fait le choix de se 
présenter à des examens de troisième année alors qu’elle n’avait pas réussi la 
deuxième. Dans ces circonstances, la décision querellée ne viole pas le principe de 
la proportionnalité.   

  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté.  

8)  Un émolument de procédure de CHF 400.- sera mis à la charge de la 
recourante qui succombe et n’a pas indiqué être exonérée des taxes universitaires 
(art. 87 LPA et 10 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en 
procédure administrative du 30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03). Vu l’issue du 
litige, aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée (art. 87 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

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A/3205/2021 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 20 septembre 2021 par Madame A______ 
contre la décision sur opposition rendue par le doyen de la faculté des sciences de 
l’Université de Genève le 18 août 2021 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de Madame A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ;  

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 
133 ss LTF, s'il porte sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, en 
matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une profession 
(art. 83 let. t LTF) ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Vincent Mounoud, avocat de la recourante, ainsi qu'à 
l'Université de Genève. 

Siégeant : Mme Krauskopf, présidente, M. Knupfer, Mme Tombesi, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

M. Mazza 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Krauskopf 
 

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 
Genève, le  

 
 la greffière :