# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9efe77e8-c5c7-5a79-af9d-8ac19f1a04a9
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-10-11
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 11.10.2023 F-2477/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-2477-2020_2023-10-11.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-2477/2020 

 

 
 

  A r r ê t  d u  11  o c t o b r e  2 0 2 3  

Composition 
 Gregor Chatton (président du collège),  

Christoph Rohrer, Daniele Cattaneo, juges ; 

Mélanie Balleyguier, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (France), 

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité ; droit à la rente (décision du  

31 mars 2020). 

 

 

 

F-2477/2020 

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Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : l’assuré, l’intéressé ou le recourant) est un ressortis-

sant français, né en 1962, marié et sans enfant, actuellement domicilié en 

France. Il a travaillé en Suisse depuis 1990, en qualité de serveur-chef de 

rang, cotisant à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité suisse. 

Le 4 janvier 1992, il a été heurté par un véhicule alors qu’il circulait en 

cyclomoteur, se blessant au genou. 

B.  

B.a Par demande du 16 septembre 2018, transmise par son assureur-ac-

cident le 20 septembre 2018, l’intéressé a requis le bénéfice de prestations 

de l’assurance-invalidité (ci-après : AI) en invoquant la pose d’une prothèse 

totale de genou gauche. 

B.b Sur la base de l’avis du Service médical régional Suisse romande (ci-

après : SMR) du 14 janvier 2020, lequel s’appuyait sur les différents rap-

ports médicaux fournis par l’assuré, l’Office cantonal B._______ de l’assu-

rance-invalidité a adressé, en date du 13 février 2020, un projet de décision 

à l’intéressé tendant au rejet de sa demande. 

L’intéressé ne s’est pas déterminé sur ce projet.  

B.c Par décision du 31 mars 2020, l’Office de l’AI pour les assurés résidant 

à l’étranger (ci-après : OAIE) a rejeté la demande de prestations AI de l’in-

téressé, reprenant le projet de l’OAI du canton B._______. En substance, 

l’autorité inférieure a retenu que le recourant s’était retrouvé en incapacité 

de travail à compter du 17 décembre 2017 mais qu’une capacité de travail 

entière dans une activité adaptée était exigible depuis le 1er avril 2018. 

C.  

C.a Par acte du 21 avril 2020, transmis par l’OAIE le 8 mai 2020, l’assuré 

a interjeté recours contre la décision précitée par-devant le Tribunal admi-

nistratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou TAF) en concluant implicitement à 

l’octroi d’une rente. 

L’avance sur les frais présumés de la procédure de 800.- francs, demandée 

par décision incidente du 22 mai 2020, a été acquittée en date du 29 mai 

2020. 

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Par réponse du 30 juin 2020, l’OAIE a conclu au rejet du recours et trans-

mis la prise de position de l’OAI du canton B._______ du 26 juin 2020 ainsi 

que l’avis médical du SMR du 23 juin 2020.  

Par courrier du 17 juillet 2020, l’assureur-accident du recourant a transmis 

une copie du rapport d’expertise du 23 décembre 2019 au Tribunal. 

C.b Par réplique du 30 juillet 2020, le recourant a maintenu son recours et 

transmis des rapports médicaux supplémentaires. 

Par duplique du 25 novembre 2020, l’OAIE a maintenu sa position et trans-

mis un préavis de l’OAI du canton B._______ du 23 novembre 2020 ainsi 

qu’un avis médical du SMR du 3 novembre 2020. 

C.c Par ordonnance du 1er décembre 2020, le Tribunal a transmis la du-

plique de l’OAIE au recourant et signalé que l’échange d’écritures est clos. 

Par ordonnance du 5 juillet 2023, le Tribunal a communiqué un change-

ment de Cour, pour des motifs d’ordre organisationnel. 

D.  

Les autres faits et arguments pertinents de la cause seront repris, en tant 

que de besoin, dans les considérants qui suivent. 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l'espèce – prévues à 

l'art. 32 LTAF, le Tribunal de céans connaît, en vertu de l'art. 31 LTAF en 

relation avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 al. 1 let. b LAI (RS 831.20), des 

recours interjetés par des personnes résidant à l'étranger contre les déci-

sions au sens de l’art. 5 PA prises par l'OAIE. 

1.2 Le Tribunal administratif fédéral examine d’office et avec une pleine 

cognition sa compétence et les conditions de recevabilité des recours qui 

lui sont soumis (art. 7 PA ; ATAF 2016/15 consid. 1 ; 2014/4 consid. 1.2). 

La procédure devant le Tribunal est en principe régie par la PA (art. 37 

LTAF), sous réserve des dispositions particulières de la LPGA (RS 830.1 ; 

art. 3 let. dbis PA). Selon les principes généraux du droit intertemporel, les 

règles de procédure précitées s’appliquent dans leur version en vigueur ce 

jour (ATF 130 V 1 consid. 3.2). 

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1.3 Dans la mesure où le recourant est directement touché par la décision 

attaquée et a un intérêt digne d’être protégé à ce qu’elle soit annulée ou 

modifiée, il a qualité pour recourir (art. 59 LPGA). Déposé en temps utile 

et dans les formes requises par la loi (art. 60 al. 1 LPGA et 52 al. 1 PA), 

l’avance sur les frais de procédure ayant été dûment acquittée (art. 63  

al. 4 PA), le recours est recevable. 

2.  

L’objet du litige est le bien-fondé de la décision de l’OAIE du 31 mars 2020 

rejetant la demande de rente d’invalidité du recourant, au motif que celui-

ci ne présentait qu’un degré d’invalidité de 11%. 

2.1 Pour atteindre ce chiffre, l’OAIE a tout d’abord constaté que l’assuré 

était en incapacité de travail dans son activité habituelle depuis le 17 dé-

cembre 2017. Elle a ensuite relevé que celui-ci avait repris son activité à 

un taux de 50% depuis le 1er avril 2018 et considéré qu’une pleine capacité 

de travail dans une activité adaptée était exigible depuis cette date.  

Dès lors, l’OAIE a procédé au calcul de l’invalidité en retenant d’une part 

un revenu sans invalidité, calculé sur la base du revenu réalisé dans l’acti-

vité habituelle, de 67'942.- francs. D’autre part, le revenu avec invalidité a 

été fixé sur la base du revenu statistique moyen réalisé dans le secteur 

privé en général, par un homme dans une fonction impliquant des tâches 

physiques ou manuelles simples, en tenant compte de l’indexation et d’un 

taux d’abattement de 10%, à 60'687.- francs. Sur la base de ces chiffres, 

le degré d’invalidité a été fixé à 11% ([67'942.- - 60'687.-] x 100 / 67'942.-). 

Dès lors, le droit à la rente a été nié. 

2.2 Pour sa part, le recourant a rappelé que tous les médecins avaient es-

timé qu’il ne pouvait plus exercer son activité habituelle à temps plein et 

qu’il travaillait dans l’hôtellerie depuis 42 ans au moment de la décision 

querellée et pour son employeur actuel depuis 1990. Une reconversion lui 

paraissait dès lors difficilement envisageable. 

3.  

3.1 Le Tribunal administratif fédéral applique le droit d'office, sans être lié 

par les motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA ; ATAF 2013/46  

consid. 3.2), ni par l'argumentation juridique développée dans la décision 

entreprise (ATAF 2014/24 consid. 2.2 ; 2009/57 consid. 1.2 ; arrêt du TF 

1C_214/2015 du 6 novembre 2015 consid. 2.2.2). Aussi peut-il admettre 

ou rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que ceux invoqués. Cela étant, 

l’autorité saisie se limite en principe aux griefs soulevés et n'examine les 

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questions de droit non invoquées que dans la mesure où les arguments 

des parties ou le dossier l'y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a ; 121 V 204 

consid. 6c). 

3.2 La procédure dans le domaine des assurances sociales fait prévaloir 

la maxime inquisitoire (art. 43 LPGA ; ATF 145 V 97 consid. 8.5 ; 138 V 218 

consid. 6). Ainsi, le Tribunal administratif fédéral définit les faits et apprécie 

les preuves d'office et librement (art. 12 PA). Ce faisant, il ne tient pour 

existants que les faits qui sont prouvés, cas échéant au degré de la vrai-

semblance prépondérante (ATF 144 V 427 consid. 3.2 ; 138 V 218  

consid. 6). Il ne suffit pas qu'un fait puisse être considéré seulement 

comme une hypothèse possible ; la vraisemblance prépondérante sup-

pose que, d'un point de vue objectif, des motifs importants plaident pour 

l'exactitude d'une allégation, sans que d'autres possibilités ne revêtent une 

importance significative ou n'entrent raisonnablement en considération 

(ATF 144 V 427 consid. 3.2 ; 139 V 176 consid. 5.3). Partant, l’autorité ne 

peut renoncer à accomplir des actes d'instruction que si elle est convain-

cue, au terme d’une appréciation consciencieuse des preuves, que cer-

tains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que 

d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation 

(ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 et les références citées). 

3.3 En outre, il y a lieu en principe d’appliquer les règles de droit matériel 

en vigueur lors de la réalisation de l’état de fait qui doit être apprécié juridi-

quement ou qui a des conséquences juridiques, sous réserve des disposi-

tions particulières du droit transitoire (ATF 148 V 21 consid. 5.3 ; 143 V 446 

consid. 3.3). Le juge des assurances sociales apprécie en outre la légalité 

des décisions d’après les faits existant au moment où la décision litigieuse 

a été rendue (ATF 148 V 21 consid. 5.3 ; 130 V 445 consid. 1.2.1). Dans le 

cas d’espèce, la décision litigieuse ayant été rendue le 31 mars 2020, il y 

a lieu de s’en tenir aux faits survenus jusqu’à cette date et d’appliquer le 

droit en vigueur jusqu’à ce moment-là. Dès lors, la modification de la LAI 

du 19 juin 2020 (RO 2021 705 ; FF 2017 2559), dans la mesure où elle est 

entrée en vigueur au 1er janvier 2022, ne trouve pas application dans le cas 

d’espèce. 

3.4 Vu par ailleurs les éléments d'extranéité ressortant du dossier, sont ap-

plicables l’ALCP (RS 0.142.112.681) ainsi que ses annexes et règlements 

(en particulier : règlement [CE] n° 883/2004 du Parlement européen et du 

Conseil du 29 avril 2004 portant sur la coordination des systèmes de sécu-

rité sociale (ci-après : règlement n° 883/2004 [RS 0.831.109.268.1]), ainsi 

que le règlement [CE]) n° 987/2009 du Parlement européen et du Conseil 

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du 16 septembre 2009 fixant les modalités d'application du règlement [CE]) 

n° 883/2004 (ci-après : règlement n° 987/2009 [RS 0.831.109.268.11]). 

Néanmoins, l'invalidité ouvrant droit à des prestations de l'assurance-inva-

lidité suisse se détermine exclusivement d'après le droit suisse (art. 46 al. 3 

et annexe VII du règlement n° 883/2004 ; ATF 130 V 253 consid. 2.4 ; arrêt 

du TF 9C_465/2022 du 1er mars 2023 consid. 5.5). 

4.  

Selon l’art. 36 LAI, l’assuré qui compte trois années au moins de cotisations 

lors de la survenance de l’invalidité a droit à une rente d’invalidité ordinaire 

(al. 1). En l’occurrence, le recourant a versé des cotisations à l'AVS/AI 

suisse pendant plus de trois ans (cf. supra consid. A). Il remplit donc la 

condition de durée minimale de cotisations. Il reste à examiner si l’assuré 

est invalide au sens de la loi. 

5.  

5.1 L'invalidité est l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée 

permanente ou de longue durée (art. 8 al. 1 LPGA). Elle peut résulter d'une 

infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident (art. 4 al. 1 LAI) et est 

réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, propre à ou-

vrir droit aux prestations entrant en considération (art. 4 al. 2 LAI). 

En vertu de l'art. 7 al. 1 LPGA, dans sa teneur en vigueur jusqu’au 

31 décembre 2021 (RO 2020 5137 ; FF 2018 1597), est réputée incapacité 

de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 

gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine 

d'activité, si cette diminution résulte d'une atteinte à sa santé physique, 

mentale ou psychique et qu'elle persiste après les traitements et les 

mesures de réadaptation exigibles. Seules les conséquences de l’atteinte 

à la santé sont prises en compte pour juger de la présence d’une incapacité 

de gain. Selon l’art. 6 LPGA, on entend par incapacité de travail, toute 

perte, totale ou partielle, résultant d'une atteinte à la santé physique, 

mentale ou psychique, de l'aptitude de la personne assurée à accomplir 

dans sa profession ou dans son domaine d'activité le travail qui peut 

raisonnablement être exigé de lui (1ère phrase).  

En Suisse, l'objet assuré n'est donc pas l'atteinte à la santé en tant que 

telle, mais l'incapacité de gain probablement permanente ou de longue 

durée qui en résulte et qui n’est pas objectivement surmontable (art. 7 al. 2 

LPGA). En cas d’incapacité de travail de longue durée, l’activité qui peut 

être exigée de la personne assurée peut aussi relever d’une autre 

profession ou d’un autre domaine d’activité (art. 6, 2e phrase, LPGA).  

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5.2 Aux termes de l'art. 28 al. 1 LAI, la personne assurée a droit à une rente 

d'invalidité aux conditions suivantes : sa capacité de gain ou sa capacité 

d'accomplir ses travaux habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou 

améliorée par des mesures de réadaptation raisonnablement exigibles 

(let. a) ; elle a présenté une incapacité de travail (art. 6 LPGA) d'au moins 

40% en moyenne durant une année sans interruption notable (let. b) ; au 

terme de cette année, elle est invalide (art. 8 LPGA) à 40% au moins 

(let. c). 

5.3 L'évaluation du taux d'invalidité se fait principalement sur la base de 

trois méthodes : la méthode ordinaire de comparaison des revenus, la mé-

thode spécifique et la méthode mixte. Leur application dépend du statut du 

bénéficiaire potentiel de la rente. Il faut se demander ce que la personne 

assurée aurait fait si l'atteinte à la santé n'était pas survenue (cf. arrêt du 

TF 9C_250/2021 du 24 mars 2022 consid. 2.2). 

S'agissant d'une personne exerçant une activité lucrative à temps complet, 

le taux d'invalidité est fixé d'après la méthode ordinaire de comparaison 

des revenus. Conformément à l'art. 16 LPGA, applicable par le renvoi de 

l'art. 28a al. 1 LAI, le revenu que la personne assurée aurait pu obtenir si 

elle n'était pas invalide (revenu sans invalidité) est comparé avec celui 

qu'elle pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut être raisonnablement 

exigée d'elle après les traitements et les mesures de réadaptation, sur un 

marché du travail équilibré (revenu d'invalide). La différence entre ces deux 

revenus permet de calculer le taux d'invalidité (cf. notamment ATF 137 V 

334 consid. 3.1.1 ; arrêt du TF 9C_250/2021 précité consid. 2.2). 

6.  

6.1 Pour pouvoir déterminer la capacité de travail médico-théorique et éva-

luer l’invalidité de la personne concernée, l'administration, ou le tribunal en 

cas de recours, a besoin de documents que le médecin ou éventuellement 

d'autres spécialistes doivent lui fournir (ATF 132 V 93 consid. 4 ; 125 V 256 

consid. 4) et sur lesquels elle s'appuiera, sous peine de violer le principe 

inquisitoire (arrêt du TF 8C_623/2012 du 6 décembre 2012 consid. 1.3). Le 

Tribunal fédéral a jugé que les données fournies par les médecins consti-

tuent un élément utile pour apprécier les conséquences fonctionnelles de 

l’atteinte à la santé, quand bien même la notion d'invalidité est de nature 

économique/juridique et non médicale. Précisément, la tâche des méde-

cins consiste à porter un jugement sur l’état de santé et à indiquer dans 

quelle mesure et pour quelles activités la personne concernée est inca-

pable de travailler, compte tenu de ses limitations (ATF 148 V 49  

consid. 6.2.1 ; 143 V 418 consid. 6). 

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6.2 Le principe de la libre appréciation des preuves s’applique de manière 

générale à toute procédure de nature administrative, que ce soit devant 

l’administration ou le juge. Si elle n'a jamais entendu créer une hiérarchie 

rigide entre les différents moyens de preuve disponibles, la jurisprudence 

a toutefois posé des lignes directrices en matière d'appréciation des rap-

ports médicaux (ATF 125 V 351 consid. 3b et 3c ; arrêt du TF 8C_425/2020 

du 27 janvier 2021 consid. 2.3).  

6.2.1 Ainsi, le juge des assurances sociales doit examiner de manière ob-

jective tous les moyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis 

décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement 

valable sur le droit litigieux. A cet égard, l’élément déterminant pour recon-

naître pleine valeur probante à un rapport médical n’est ni son origine, ni 

sa désignation, mais son contenu. Avant de conférer pleine valeur probante 

à un rapport médical, il convient donc de s’assurer que les points litigieux 

importants ont fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se 

fonde sur des examens complets, qu'il prend également en considération 

les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il a été établi en pleine 

connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et 

l'appréciation de la situation médicale sont claires et enfin que les conclu-

sions du médecin sont dûment motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; arrêt 

du TF 9C_344/2022 du 20 février 2023 consid. 4.1). La valeur probante 

d’un rapport médical ou d’une expertise est de plus liée à la condition que 

le médecin qui se prononce dispose de la formation spécialisée nécessaire 

et de compétences professionnelles dans le domaine d’investigation (ar-

rêts du TF 8C_225/2021 du 10 juin 2021 consid. 3.2 ; 9C_555/2017 du 22 

novembre 2017 consid. 3.1).  

6.2.2 Au contraire des expertises, les rapports des SMR au sens des 

art. 59 al. 2bis LAI et 49 al. 1 et 3 RAI et du service médical interne de l’OAIE 

ne se fondent pas sur des examens médicaux effectués sur la personne 

mais contiennent les résultats de l’examen des conditions médicales du 

droit aux prestations et une recommandation, sous l’angle médical, con-

cernant la suite à donner à la demande de prestations. Ils ne posent pas 

de nouvelles conclusions médicales mais portent une appréciation sur 

celles déjà existantes (arrêt du TF 8C_616/2020 du 15 juin 2021 con-

sid. 6.2.4 et les références citées). 

6.2.3 S’agissant des rapports établis par les médecins traitants, qu’ils 

soient médecins de famille généralistes ou spécialistes, il convient de les 

apprécier avec une certaine réserve en raison de la relation de confiance, 

issue du mandat thérapeutique confié au médecin traitant, qui unit celui-ci 

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à son patient (ATF 135 V 465 consid. 4.5 ; arrêt du TF 8C_691/2022 du 23 

juin 2023 consid. 3.3). Toutefois, le simple fait qu’un rapport médical soit 

établi à la demande d’une partie et soit produit pendant la procédure ne 

justifie pas en soi des doutes quant à sa valeur probante (ATF 141 III 433 

consid.2.3). 

7.  

En l’espèce, les éléments suivants ressortent du dossier. 

7.1 Le 4 janvier 1992, le recourant a été heurté au genou gauche par un 

véhicule alors qu’il circulait à cyclomoteur. Suite à ce sinistre, les rapports 

médicaux suivants figurent notamment au dossier de l’assureur-accident : 

- un rapport médical du 3 mars 1992 du Dr C._______, Chef de clinique 

au Service orthopédique de l’Hôpital cantonal de (…), lequel pose le 

diagnostic de fracture de la rotule gauche ; 

- un compte rendu opératoire du 11 janvier 1992 concernant une opéra-

tion de cerclage par ostéosynthèse ainsi que la suture des fibres de 

Charpey et mentionnant que le tendon rotulien est intact ; 

- un certificat médical du 26 juin 1992, lequel fait état d’une capacité de 

travail entièrement récupérée à compter du 29 juin 1992 ; 

- un compte rendu opératoire du 19 octobre 1993, lequel rapporte une 

opération d’ablation du matériel d’ostéosynthèse le 13 octobre 1993 ; 

- un rapport médical final faisant état d’une incapacité de travail complète 

du 13 octobre 1993 au 5 novembre 1993 en raison de l’opération 

d’ablation du matériel d’ostéosynthèse susmentionnée ; 

- un rapport médical du 18 août 1999 du Dr D._______, lequel pose le 

diagnostic d’arthrose fémoro-patellaire en lien de causalité avec l’acci-

dent de 1992 ; 

- un rapport médical du Dr E._______, spécialiste en chirurgie, daté du 

14 août 2000, lequel relève l’apparition d’une arthrose fémoro-patel-

laire, une atrophie du quadriceps ainsi qu’une discrète limitation du ge-

nou gauche. Il souligne également que la profession de serveur n’est 

pas idéale, surtout à long terme ; 

- le résultat d’une IRM du genou gauche du 9 mai 2016, laquelle fait état 

d’une gonarthrose fémoro-patellaire latérale évoluée, d’une lésion 

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fissuraire de grade III de la corne postérieure du ménisque médial et 

d’un kyste du creux poplité ; 

- un compte rendu opératoire du 3 octobre 2016 relatif à une arthrosco-

pie du genou gauche avec ménisectomie interne partielle ; 

- le résultat d’une IRM du genou gauche du 27 novembre 2017, laquelle 

fait état d’une gonarthrose sur les compartiments fémoro-tibial interne 

et fémoro-patellaire avec une disparition complète de l’interligne fé-

moro-patellaire externe ; 

- un compte rendu opératoire du 3 janvier 2018 pour la mise en place 

d’une prothèse totale de genou, laquelle fait suite au diagnostic d’ar-

throse fémoro-patellaire de stade 3 sur séquelle de fracture de rotule 

associée à une arthrose fémoro-tibial interne sur séquelle de ménis-

cectomie ; 

- un rapport médical du 28 mai 2018 de la Dre F._______, médecin gé-

néraliste, laquelle rapporte l’existence de gonalgies sur gonarthrose ; 

- un rapport médical du 26 septembre 2018 du Dr G._______, spécialiste 

en chirurgie orthopédique et traumatologique et médecin du recourant 

depuis le 24 mai 2016, lequel relate l’évolution de la situation médicale 

de son patient et les mesures prises pour y pallier ; 

- un avis orthopédique sur dossier du 31 octobre 2018, réalisé par le 

Dr H._______, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie 

de l’appareil locomoteur et spécialiste de la colonne vertébrale, man-

daté par l’assureur-accident du recourant, lequel constate une arthrose 

fémoro-patellaire gauche ainsi qu’une arthrose fémoro-tibiale interne 

gauche ; 

- le résultat d’une échographie du genou gauche du 28 janvier 2019 fai-

sant état d’un épanchement liquidien intra-articulaire ; 

- le résultat d’une scintigraphie osseuse du corps entier, réalisée le  

29 janvier 2019, et montrant une sémiologie scintigraphique compatible 

avec une évolution algo-neuro-dystrophique persistante au niveau du 

genou gauche, diffusant vers le tibia sans dysfixation particulièrement 

évolutive au voisinage des interfaces péri-prothétiques, ainsi que des 

stigmates d’enthésopathie péri-patellaire ; 

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- un rapport d’expertise de chirurgie orthopédique du 12 février 2019, 

réalisé par le Dr H._______, lequel pose les diagnostics de status post 

fracture de la rotule gauche de type II de Duparc, status post réduction 

ouverte et ostéosynthèse de la fracture de rotule gauche par cerclage-

haubanage, status post ablation de matériel d’ostéosynthèse de la ro-

ture gauche, status post arthrose fémoro-patellaire, status post gonar-

throse gauche, status post implantation d’une prothèse totale de genou 

gauche, status post tabagisme, status post hernie discale lombaire, 

status post cure d’hernie discale lombaire, status post maladie discale 

dégénérative sévère L3/L4 et L4/L5 avec zygarthrose bilatérale à pré-

dominance gauche en L4/L5 et arthrose sacro-illiaque bilatérale. Il re-

tient également diverses limitations fonctionnelles (soulever, porter, 

pousser, tirer des charges de plus de 15 à 25 kilos, travailler en position 

accroupie, ramper, grimper, effectuer des mouvements avec des am-

plitudes extrêmes du genou) et considère que, dans une activité res-

pectant ces limitations, la capacité de travail de l’intéressé est entière ; 

- un courrier du 17 avril 2019 du Dr G._______, lequel s’étonne de l’im-

putabilité du problème de genou de l’assuré à son problème lombaire ; 

- un avis médical du 23 juin 2019 du Dr I._______, médecin-conseil pour 

l’assureur-maladie du recourant, lequel considère notamment que les 

conclusions du Dr H._______ sont prématurées et que la cause des 

troubles du genou est à trouver dans l’état post-opératoire ainsi que 

dans la prothèse elle-même ; 

- un complément d’expertise du 31 juillet 2019, réalisé par le 

Dr H._______, lequel souligne en particulier que le Dr I._______ a mal 

relevé la date de l’opération de pose de la prothèse de genou, de sorte 

que son argumentation est erronée ; 

- un rapport médical du 12 août 2019 de la Dre F._______, laquelle rap-

porte une algodystrophie (syndrome douloureux régional complexe ; ci-

après : CRPS) du genou gauche, survenue six mois après la pose de 

la prothèse avec une persistance des douleurs. Elle retient, à titre de 

limitations fonctionnelles, une limitation du périmètre de marche ainsi 

que des douleurs en cas de station debout prolongée ou de surutilisa-

tion du genou gauche et fixe la capacité de travail dans l’activité habi-

tuelle à 50% ; 

F-2477/2020 

Page 12 

- un rapport médical du 17 septembre 2019 du Dr G._______, lequel 

considère que l’état de son patient est resté stationnaire et qu’il est en 

mesure d’exercer son activité habituelle à 50% ; 

- un courrier du 26 novembre 2019 du Dr G._______, lequel rapporte un 

genou encore gonflé et considère que la gêne persistante à ce niveau 

pourrait provenir d’une rotule basse. 

7.2 Suite au dépôt de la demande du 16 septembre 2018, les documents 

suivants ont notamment été versés au dossier : 

- un rapport du 9 octobre 2018 du Dr J._______, rhumatologue, lequel 

fait état de douleurs arthrosiques du genou gauche avec mise en place 

d’une prothèse totale, ainsi que de lombalgies chroniques avec sciatal-

gie droite avec opération en 2010 d’une hernie discale L5/S1 droite. Il 

retient, à titre de limitations fonctionnelles, une gêne à la marche et à 

l’appui ainsi que des douleurs lombaires chroniques. Il considère de 

plus la capacité de travail de 50%, tant dans l’activité habituelle que 

dans une activité adaptée (travail assis et sans port de charges) ; 

- un rapport non daté de la Dre F._______, reçu le 19 octobre 2018 par 

l’OAIE, lequel retient une persistance des gonalgies à gauche, une tu-

méfaction et des douleurs lombaires chroniques. Elle relève l’impossi-

bilité de maintenir une station debout prolongée et estime que son pa-

tient est en mesure de travailler cinq heures par jour ; 

- un rapport E213 du 23 octobre 2018 du Dr G._______, lequel arrive à 

la conclusion que l’intéressé est encore en mesure d’exercer une acti-

vité légère, dans le respect de certaines limitations (la flexion, le levage, 

le port de charges fréquents, la marche et l’alternance des stations de-

bout/assise). Il considère que l’exercice de l’activité habituelle à mi-

temps demeure exigible mais qu’une activité adaptée n’entre pas en 

ligne de compte. Cela étant, il estime que les limitations énumérées 

sont temporaires et qu’une amélioration de l’état de santé de l’assuré 

est possible ; 

- un rapport d’évaluation du 4 décembre 2018 de la division réadaptation 

professionnelle de l’OAI du canton B._______, lequel fait état du désir 

de l’assuré de prendre rapidement sa pré-retraite (60 ans) ; 

- une communication du 12 décembre 2018, ainsi que deux notes de 

travail du 10 janvier 2019 et du 30 juillet 2019, de la division 

F-2477/2020 

Page 13 

réadaptation professionnelle de l’OAI du canton B._______, desquelles 

il ressort qu’aucune mesure d’intervention précoce ne sera finalement 

mise en place, l’assuré préférant reprendre le travail pour son ancien 

employeur. 

7.3 En sus du dossier de l’assureur-accident, le rapport suivant figure no-

tamment au dossier de l’autorité intimée : 

- un rapport du 14 janvier 2020 du Dr K._______, médecin SMR, lequel 

arrive à la conclusion, sur la base du dossier de l’assureur-accident, 

que l’intéressé présente une capacité de travail de 50% dans son acti-

vité habituelle mais de 100% dans une activité adaptée aux limitations 

fonctionnelles (soulever, porter, pousser, tirer des charges de plus de 

15 à 25 kilos, travailler en position accroupie, ramper, grimper, effectuer 

des mouvements avec des amplitudes extrêmes du genou). 

7.4 Dans le cadre de la procédure de recours, les rapports suivants ont 

encore été produits par les parties : 

- un rapport du 23 juin 2020 du Dr L._______, médecin SMR, lequel sou-

ligne que le Dr H._______ a écarté la présence d’un CRPS dans son 

rapport d’expertise, sur la base de critères médicaux reconnus. Le mé-

decin SMR relève également que l’examen pratiqué par le 

Dr H._______ ne fait pas ressortir la présence d’une rotule basse et 

qu’il en va de même des radiographies. Enfin, il souligne que le recou-

rant se plaignait, auprès du Dr H._______, d’une douleur du creux po-

plité irradiant dans le genou et non d’une douleur de la région rotu-

lienne. Dès lors, il considère que les derniers rapports médicaux pro-

duits n’apportent pas de nouvel élément objectif ; 

- une expertise médicale orthopédique du 23 décembre 2019, réalisée 

par le Dr M._______, spécialiste en chirurgie orthopédique pour le 

compte de l’assureur-maladie du recourant, lequel relève l’amyotrophie 

déjà mesurée par le Dr E._______ en 2000 et constate que la mobilité 

du genou après la pose de la prothèse est satisfaisante. Il considère 

dès lors que les difficultés et douleurs de l’assuré sont consécutives à 

son accident du genou et sans rapport avec les soucis lombaires. Il 

pose le diagnostic de syndrome douloureux résiduel modéré après pro-

thèse totale de genou gauche pour arthrose fémoro-patellaire massive 

après cal vicieux et rotule basse sur ancienne fracture comminutive de 

rotule et estime que, si la capacité de travail dans l’activité habituelle 

est au mieux de 50%, elle est totale dans une activité adaptée 

F-2477/2020 

Page 14 

respectant les limitations fonctionnelles (activité assise ou semi-assise, 

avec déplacements occasionnels, port de charges de 5 kilos, occasion-

nel de 10 kilos, exceptionnel de 15 kilos, la position bipodale continue 

et le piétinement étant contre-indiqués) ; 

- un avis médical du 3 novembre 2020 du Dr L._______, lequel revient 

sur l’expertise du Dr M._______ et relève que celui-ci arrive aux mêmes 

conclusions que le SMR s’agissant de la capacité de travail dans l’ac-

tivité habituelle et dans une activité adaptée. Par ailleurs, le médecin 

SMR rappelle que les problèmes lombaires de l’assuré ont été retenus 

au titre de limitations fonctionnelles, compte tenu des antécédents 

d’opération d’hernie discale lombaire. 

8.  

8.1 En l’espèce, le Tribunal constate que l’autorité intimée s’est appuyée 

sur l’expertise du Dr H._______ pour rendre sa décision et a considéré, en 

cours de procédure, que l’expertise du Dr M._______ ne changeait pas 

son appréciation. 

Au sujet de ces deux expertises, le Tribunal relève que les experts ont cha-

cun procédé à une description précise de l’anamnèse et du contexte mé-

dical, avant d’examiner de façon circonstanciée et convaincante les points 

litigieux dans le cas d’espèce. Pour ce faire, ils ont dûment pris en consi-

dération les résultats des examens objectifs réalisés, ainsi que les symp-

tômes et plaintes subjectives du recourant, lesquelles se manifestaient 

sous la forme de douleurs au genou gauche et d’une boiterie. Devant le 

Dr H._______, il s’est également plaint de « lombalgies associées à la dou-

leur du genou » et, devant le Dr M._______, de douleur à l’épaule gauche. 

Cela étant, le Dr H._______ n’a pas procédé à un examen clinique complet 

– il n’a ainsi pas examiné la colonne vertébrale – et n’a donc explicitement 

pas inclus l’affection dorsale dans son évaluation de la capacité de travail 

dans une activité adaptée. Son expertise doit par conséquent être consi-

dérée comme incomplète et ne saurait se voir attribuer une pleine valeur 

probante.  

Si l’expertise du Dr H._______ ne peut ainsi être pleinement suivie, ce que 

le médecin du SMR a du reste reconnu dans son avis médical du 3 no-

vembre 2020, il en va différemment de l’expertise réalisée par le 

Dr M._______. En effet, celui-ci a procédé à ses propres investigations et 

a notamment intégré la problématique de la colonne vertébrale dans son 

examen. Il avait par ailleurs connaissance du rapport d’expertise du 

Dr H._______ et l’a explicitement discuté dans son propre rapport. Dans la 

F-2477/2020 

Page 15 

mesure où l’expertise du Dr M._______ a été réalisée par un spécialiste, 

ayant une pleine connaissance du dossier et ayant procédé à un examen 

complet de l’assuré, une pleine valeur probante peut lui être attribuée et 

ses conclusions peuvent être suivies. Dès lors, le Tribunal retiendra que le 

recourant dispose d’une pleine capacité de travail dans une activité adap-

tée à ses limitations fonctionnelles. 

Enfin, il convient de rappeler qu’en matière d’assurance-invalidité, l’autorité 

se repose sur le médecin pour déterminer la capacité de travail de l’assuré 

et les activités que celui-ci est encore en mesure d’exercer (cf. ATF 140 V 

193 consid. 3.2), le diagnostic seul ne pouvant permettre de conclure sans 

autre à une atteinte invalidante. En effet, conformément à la jurisprudence, 

la capacité de travail doit être déterminée en premier lieu sur la base des 

constatations médicales relatives aux atteintes à la santé et aux limitations 

physiques et fonctionnelles en découlant (cf. art. 4 LAI et 7 al. 2 LPGA ; 

arrêt du TF 9C_289/2022 du 27 juillet 2023 consid. 5.3.2 et les références 

citées). 

8.2 Si, pour leur part, les médecins du recourant considèrent que celui-ci 

n’est pas en mesure d’exercer son activité habituelle à temps plein, ils ne 

se prononcent pas sur sa capacité de travail dans une activité adaptée ou 

alors de manière très succincte, sans donner les raisons les poussant à 

considérer que l’exercice d’une activité adaptée à temps plein n’est pas 

exigible de la part du recourant. Pour cette raison déjà, ils ne sauraient être 

suivis. Par ailleurs, ils n’expliquent en rien en quoi l’évaluation du 

Dr M._______ devrait être remise en cause. Enfin, il convient de conserver 

une certaine réserve dans la prise en compte de ces rapports, compte tenu 

de la relation de confiance qui unit le recourant et ses médecins (cf. supra 

consid. 6.2.3). 

Dès lors, dans la mesure où les deux experts aboutissent aux mêmes con-

clusions s’agissant de la capacité de travail exigible et des limitations fonc-

tionnelles, et où la position des médecins traitants n’est pas claire et moti-

vée, l’OAIE pouvait reprendre les conclusions des expertises pour fixer la 

capacité de gain du recourant. 

8.3 Pour sa part enfin, le recourant rappelle que les experts et ses méde-

cins traitants considèrent qu’il n’est plus en mesure d’exercer son activité 

habituelle à plein temps. Par ailleurs, compte tenu du fait qu’il est actif dans 

le milieu de la restauration depuis plus de quarante ans et qu’il travaille 

pour son employeur actuel depuis 1990, l’intéressé estime qu’une recon-

version serait difficile à mettre en œuvre. 

F-2477/2020 

Page 16 

S’agissant de la première critique, il peut être renvoyé aux considérations 

exposées ci-avant, en relevant que le recourant ne conteste pas être en 

mesure d’exercer une activité adaptée à temps plein. 

S’agissant ensuite des difficultés de reconversion du recourant, celui-ci a 

bénéficié d’un plan de réadaptation de la part de l’OAIE, auquel il a été mis 

un terme suite au refus de l’assuré d’effectuer une mesure au sein des 

établissements publics d’insertion de (…), mesure ayant pour but de définir 

une orientation en adéquation avec les limitations fonctionnelles en vue 

d’une réinsertion professionnelle. 

Le recourant ne saurait dès lors aujourd’hui venir se prévaloir de difficultés 

de reconversion alors qu’il a, de son propre chef, mis un terme aux me-

sures prises en ce sens par l’autorité intimée. 

8.4 Sur le vu de l’entier des éléments qui précèdent, le Tribunal retient pour 

établi que le recourant est en mesure d’exercer une activité adaptée à plein 

temps depuis le 1er avril 2018, son activité habituelle de serveur-chef de 

rang n’étant exigible qu’à 50% à compter de cette date. En particulier, les 

différents rapports des médecins traitants du recourant ne sont pas de na-

ture à remettre en cause les conclusions des expertises réalisées par le 

Dr H._______ et le Dr M._______, telles que reprises par les médecins du 

SMR, étant précisé qu’aucun des médecins qui suivent (ou ont suivi) le 

recourant ne motive les raisons pour lesquelles une pleine capacité de tra-

vail dans une activité adaptée ne serait pas exigible. 

9.  

Il reste à déterminer si le taux d’invalidité de 11% dans une activité adaptée 

à compter du 1er avril 2018 peut être confirmé. 

Pour obtenir ce taux, l’OAIE a eu recours à la méthode générale. Une telle 

façon de procéder, non contestée, est conforme au droit (cf. supra  

consid. 5.3), l’intéressé ayant travaillé à temps plein avant le début de son 

incapacité de travail le 17 décembre 2017. En ce qui concerne le calcul de 

la perte de gain (cf. supra consid. 2.1), reposant sur les données de l’Office 

fédéral de la statistique 2016 (OFS ; salaire mensuel brut [valeur centrale] 

pour les hommes [TA1_tirage_skill_level]) et indexé selon l’Indice suisse 

nominal des salaires, celui-ci n’est pas contesté par le recourant. Pour le 

surplus, le Tribunal n’identifie pas d’éléments du calcul qui l’inciteraient à 

procéder à un examen d’office de celui-ci, lequel semble correct dans son 

résultat (cf. supra consid. 3.1). 

F-2477/2020 

Page 17 

10.  

Il résulte de ce qui précède que le recours doit être rejeté et la décision du 

31 mars 2020 confirmée. 

10.1 Vu l'issue du litige, les frais judiciaires – fixés à 800.- francs – sont mis 

à la charge du recourant (art. 63 PA en relation avec les art. 2 ss du règle-

ment du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés 

par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Ils sont préle-

vés sur l'avance de frais du même montant dont il s'est acquitté au cours 

de l'instruction. 

10.2 Il n'est pas alloué de dépens (art. 7 al. 3 FITAF). 

(dispositif en page suivante) 

  

F-2477/2020 

Page 18 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure de 800.- francs sont mis à la charge du recourant. 

Ils sont prélevés sur l’avance du même montant déjà fournie. 

3.  

Il n’est pas alloué de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'autorité inférieure et à l’Office 

fédéral des assurances sociales. 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Gregor Chatton Mélanie Balleyguier 

 

  

F-2477/2020 

Page 19 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Ce délai est réputé observé si les mémoires sont remis au 

plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit être rédigé dans une 

langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de 

preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de preuve 

doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains de la 

partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :