# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 83d212ec-6410-5a9d-a158-25ca155171c0
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Schuldbetreibungs- und Konkurskammer 12.04.2024 105 2024 25
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_003_105-2024-25_2024-04-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

105 2024 25

Arrêt du 12 avril 2024

Chambre des poursuites et faillites

Composition Présidente : Catherine Overney
Juges : Markus Ducret, Michel Favre
Greffière : Céline Wildi

Parties A.________, plaignant,

contre

L'OFFICE DES POURSUITES DE LA GLÂNE

Objet Saisie de salaire (art. 93 LP)

Plainte du 16 mars 2024 contre la décision de saisie de salaire du 
6 mars 2024 de l'Office des poursuites de la Glâne

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. Le 6 mars 2024, après avoir établi le minimum vital d'existence du débiteur, l'Office des 
poursuites de la Glâne (ci-après : l'Office des poursuites) a prononcé une saisie de salaire mensuelle 
de CHF 500.- à l'encontre de A.________.

L'Office des poursuites a retenu un revenu mensuel net de CHF 4'979.15, des charges propres 
payées de CHF 3'635.75, charges composées d'un loyer de CHF 1'250.-, de cotisations sociales de 
CHF 400.75, de frais de repas pris hors du domicile de CHF 230.-, de frais de déplacement jusqu'au 
lieu de travail en transport privé de CHF 640.-, de contributions d'assistance ou d'entretien de 
CHF 440.-, de frais d'exercice du droit de visite de CHF 200.-, d'un leasing de CHF 400.- ainsi que 
d'autres charges pour un montant de CHF 75.-, aboutissant à un montant mensuel saisissable de 
CHF 500.-.

B. Par courrier du 14 mars 2024, A.________ (ci-après : le plaignant) a déposé plainte contre la 
décision de saisie de salaire du 6 mars 2024. Il demande que la décision de saisie de son salaire 
mensuel soit annulée et qu'il soit constaté qu'aucun montant n'est saisissable.

Il fait grief à l'Office des poursuites de ne pas avoir pris en compte les charges mensuelles en sus 
de son loyer de CHF 250.-, ses frais médicaux non remboursés de CHF 36.55, sa prime d'assurance 
ménage de CHF 50.-, ainsi que sa charge fiscale estimée à CHF 500.-. En outre, il reproche à l'Office 
des poursuites d'avoir retenu des montants erronés de CHF 640.- pour ses frais de déplacement 
professionnel, de CHF 200.- pour les frais d'exercice du droit de visite, de CHF 230.- pour ses frais 
de repas pris hors du domicile, ainsi que de CHF 400.- pour son leasing.

C. Invité à se déterminer sur la plainte du débiteur, l'Office des poursuites a déposé ses 
observations le 27 mars 2024 et a conclu au rejet de la plainte.

en droit

1.

Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à l'autorité de 
surveillance lorsqu'une mesure de l'office est contraire à la loi ou ne paraît pas justifiée en fait (art. 
17 al. 1 LP). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance 
de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

En l’espèce, la décision date du 6 mars 2024 et la plainte du 14 mars 2024. La plainte a donc été 
déposée en temps utile. Elle est en outre motivée et dotée de conclusions, de sorte qu’elle est 
recevable en la forme. 

2.

Le plaignant soutient qu'il y a lieu de tenir compte des charges mensuelles en sus de son loyer, de 
ses frais médicaux non remboursés, de son assurance ménage ainsi que de sa charge fiscale dans 
le calcul de son minimum vital.

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2.1. L'art. 93 al. 1 LP prévoit que les biens relativement saisissables, tels que les revenus du 
travail, ne peuvent être saisis que déduction faite de ce que le préposé estime indispensable au 
débiteur et à sa famille. Cette disposition garantit à ces derniers la possibilité de mener une existence 
décente, sans toutefois les protéger contre la perte des commodités de la vie; elle vise à empêcher 
que l'exécution forcée ne porte atteinte à leurs intérêts fondamentaux, les menaces dans leur vie ou 
leur santé ou leur interdise tout contact avec le monde extérieur. Les besoins du poursuivi et de sa 
famille reconnus par la jurisprudence sont ceux d'un poursuivi moyen et des membres d'une famille 
moyenne, c'est-à-dire du type le plus courant. Ils doivent toutefois tenir compte des circonstances 
objectives, et non subjectives, particulières au poursuivi (cf. ATF 134 III 323 consid. 2). L'Office des 
poursuites – qui a une marge d'appréciation – doit se référer aux Lignes directrices pour le calcul du 
minimum vital du droit des poursuites selon l'art. 93 LP de la Conférence des préposés aux 
poursuites et faillites de Suisse (ci-après : Lignes directrices). Les faits déterminant le revenu 
saisissable doivent être établis d'office, compte tenu des circonstances existant lors de l'exécution 
de la saisie (arrêt TF 5A_912/2018 du 16 janvier 2019 consid. 3.1.1).

2.2. En ce qui concerne les charges mensuelles de CHF 250.- en sus du loyer, les frais médicaux 
non remboursés de CHF 36.55 ainsi que la prime d'assurance ménage de CHF 50.-, il convient de 
constater qu'aucune pièce justificative concernant ces montants n'a été fournie. Partant, ils ne 
peuvent pas être retenus.

La plainte doit donc être rejetée sur ce point.

2.3. Quant à la charge fiscale estimée à CHF 500.-, ce grief est également mal fondé. En effet, 
de jurisprudence constante, les impôts ne sont pas pris en considération pour la détermination du 
minimum d'existence (ATF 140 III 337 consid. 4.4).

La plainte doit donc être rejetée sur ce point.

3.

Le recourant soutient qu'il y a lieu de retenir des montants de CHF 2'254.- pour ses frais de 
déplacement professionnel, de CHF 114.15 pour son assurance voiture, de CHF 47.60 pour l'impôt 
concernant sa voiture, de CHF 594.40 pour ses frais en rapport avec l'exercice de son droit de visite, 
de CHF 230.- pour ses frais de repas pris hors du domicile, ainsi que de CHF 400.- pour son leasing.

3.1. Le calcul effectué par le plaignant concernant ses frais de déplacement professionnel de 
CHF 2'254.- (230 jours x 168 km x CHF 0.7 / 12 mois) se base sur la méthode de calcul pratiquée 
en matière d'impôts. Cette dernière diffère cependant de celle pratiquée en matière de calcul du 
minimum vital.

L'Office des poursuites a retenu une distance de 158 km par jour du domicile du plaignant jusqu'à 
son lieu de travail. Or, comme le démontre la pièce justificative apportée par le plaignant, la distance 
est effectivement de 84 km par trajet, soit 168 km par jour, soit 3'612 km par mois (168 x 21.5). La 
quantité d'essence à retenir s'élève à 289 litres (3'612 x 0.08), ce qui occasionne des coûts de 
CHF 520.20, au prix de CHF 1.80 le litre d'essence. Il faut y ajouter CHF 47.60 par mois pour l'impôt 
concernant sa voiture (571/12) et les frais liés à l'assurance du véhicule de CHF 114.15 par mois 
(1'370/12). Les frais de déplacement s’élèvent ainsi à CHF 681.95 et non pas à CHF 640.-. 

La plainte doit donc être admise sur ce point.

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3.2. Le plaignant fait valoir un montant de CHF 594.40 pour des frais pour véhiculer ses enfants 
pour exercer son droit de visite. 

L’Office des poursuites s’est basé sur l'accord signé devant le Tribunal d'arrondissement de la Sarine 
entre A.________ et B.________, selon lequel « l'exercice du droit de visite s'exercera largement et 
d'entente entre les parties. À défaut d'entente, il s'exercera à raison d'un week-end sur deux, du 
vendredi soir au lundi matin, d'un mercredi sur deux de 18:00 heures au jeudi matin, […]. 
A.________ conduira les enfants directement à l'école les lundis et jeudis matin lors de l'exercice 
du droit de visite ». L’Office des poursuites part du principe que le plaignant récupère ses enfants 
les mercredis et vendredis soir en rentrant de son travail et les dépose à l'école les lundis et jeudis 
matin avant de se rendre sur son lieu de travail. Or, le trajet du lieu de travail du plaignant à son 
domicile, en passant par le domicile de ses enfants, correspond à une distance de 100 km. La 
distance du lieu de travail à son domicile étant de 84 km, le crochet fait par le domicile des enfants 
correspond à un détour de 16 km. Ces 16 km supplémentaires correspondent à un montant de 
CHF 18.50 par mois (16 km x 8 x (8l/100 km) x CHF 1.80). L'Office des poursuites ayant admis 
un montant de CHF 200.- concernant l'exercice du droit de visite des enfants, il y a lieu de 
constater que ce montant couvre également les frais de déplacement de CHF 18.50.

La plainte doit donc être rejetée sur ce point.

3.3. Concernant les frais de repas du recourant, les Lignes directrices prévoient que l’on peut 
tenir compte des dépenses pour les repas pris hors du domicile de CHF 9.- à CHF 11.- pour chaque 
repas principal. Cette limitation s’explique par le fait que ce coût est déjà partiellement inclus dans 
le montant de base du minimum vital (RFJ 2011 p. 317, RFJ 2012 p. 299). 

En l'espèce, l'Office des poursuites a retenu un montant de CHF 230.- par mois, soit CHF 10.70 par 
repas (230/21.5), ce qui paraît tout à fait raisonnable.

La plainte doit donc être rejetée sur ce point.

3.4. Quant au leasing, étant donné que le contrat n'est pas au nom du plaignant et que c'est 
donc à bien plaire que l'Office des poursuites a pris en compte un montant de CHF 400.-, il ne 
se justifie pas de retenir un montant plus élevé.

La plainte doit donc être rejetée sur ce point.

3.5. La Chambre constate que l'Office des poursuites a tenu compte de manière généreuse des 
charges que le débiteur fait valoir. Elle constate en particulier qu'il n'est pas établi que le plaignant 
paie les frais du véhicule qui sont au nom de sa compagne, ni qu'il paie sa part du loyer. En outre, 
l'Office des poursuites a admis, avec beaucoup de complaisance, qu'il payait une pension de 
CHF 440.-, alors qu'aucune preuve de paiement n'a été produite. Sur ce dernier point, le plaignant 
est invité à faire parvenir à l'Office des poursuites, dès que possible, la preuve du paiement de la 
pension, faute de quoi le montant de CHF 440.- ne pourra plus être compris dans ses charges.

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4.

Il s’ensuit que la situation financière du recourant se présente comme suit : 

Revenu + CHF 4'979.15
Base mensuelle - CHF 850.00 
Loyer - CHF 1250.00
Cotisations sociales - CHF 400.75
Déplacements professionnels - CHF 681.95
Repas pris hors du domicile - CHF 230.00
Contributions d'assistance ou d'entretien - CHF 440.00
Frais d’exercice du droit de visite - CHF 200.00
Leasing - CHF 400.00
Autres charges - CHF 75.00
Total + CHF 451.45 

Partant, le minimum vital de A.________ est fixé à CHF 4'527.70 et le montant saisissable est de 
CHF 450.- (montant arrondi).

5.

Il n'est pas perçu de frais (art. 20a al. 2 ch. 5 LP), ni alloué de dépens (art. 62 al. 2 de l'ordonnance 
du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi fédérale sur la poursuite 
pour dettes et la faillite [OELP; RS 281.35]).

(dispositif en page suivante)

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la Chambre arrête :

I. La plainte est partiellement admise.

Partant, la décision rendue le 6 mars 2024 par l'Office des poursuites de la Glâne est modifiée 
en ce sens qu'un montant saisissable de CHF 450.- doit être retenu.

II. Il n'est pas perçu de frais, ni alloué de dépens.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les dix jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 12 avril 2024/cwi

La Présidente La Greffière