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**Case Identifier:** 33067a76-e283-5be1-9966-628d3cab546e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 14.06.2018 A/694/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-694-2018_2018-06-14.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/694/2018-CS DCSO/344/18 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 14 JUIN 2018 

 

Plainte 17 LP (A/694/2018-CS) formée en date du 27 février 2018 par A______. 

 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 
et par plis recommandés du greffier du                            
à : 

- A______ 
______ 
______ Genève. 

- B______ 
c/o Me Bruno MEGEVAND, avocat 
Notter Mégevand & Ass. 
Av. de la Roseraie 76A 
1205 Genève. 

- Office des poursuites. 

 

 

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A/694/2018-CS 

EN FAIT 

A. a. Le 22 février 2017, A______ a obtenu le séquestre (séquestre n° 1______), 

fondé sur des créances d'honoraires d'avocats, à concurrence de 26'269 fr. et 

997 fr., sur les avoirs ou comptes dont B______ était titulaire, propriétaire ou 

détenteur auprès de C______, en particulier sur la relation IBAN CH ______. 

b. Le 6 mars 2017, B______ s'est opposé au séquestre. 

c. L'Office des poursuites (ci-après: l'Office) a notifié le 30 mars 2017 le procès-

verbal du séquestre à A______. 

d. A______ a requis le 31 mars 2017 la poursuite en validation du séquestre pour 

un montant total de 12'266 fr. Un commandement de payer (poursuite n°2______) 

a été notifié le 28 avril 2017 à B______. Ce dernier y a formé opposition. Un 

double du commandement de payer a été expédié par l'Office le 9 mai 2017 à 

A______. 

e. Par jugement du 10 novembre 2017, notifié aux parties le 13 novembre 2017, le 

Tribunal de première instance a rejeté l'opposition au séquestre formée par 

B______, qui n'a pas recouru contre cette décision.  

f. Le 24 novembre 2017, A______ a requis un certificat de non recours contre le 

jugement précité. 

g. Le 1er décembre 2017, A______ a assigné B______ en paiement des créances 

d'honoraires d'avocats, objet du séquestre, devant le Tribunal de grande instance 

de ______ (France). 

h. Le 6 décembre 2017, A______ a reçu le certificat de non recours. 

i. Par décision du 21 février 2018, reçue par A______ le lendemain, l'Office a 

constaté la caducité du séquestre au motif que le créancier n'avait pas respecté les 

délais légaux pour introduire son action en reconnaissance de dette. 

B. a. Par acte expédié le 27 février 2018 au greffe de la Cour de justice, A______ a 

formé plainte, avec demande d'effet suspensif, contre la décision de l'Office, 

concluant à son annulation et à ce que les effets du séquestre se perpétuent. 

En substance, A______ fait valoir que le dies a quo du délai de 10 jours de l'art. 

279 al. 2 LP cum l'art. 279 al. 5 LP, est le jour de l'entrée en force du jugement 

rejetant l'opposition au séquestre, lequel correspond à l'échéance du délai de 

recours, soit le 24 novembre 2017. 

b. Par pli du 2 mars 2018, l'Office s'en est rapporté à justice sur l'octroi de l'effet 

suspensif. 

c. Par acte expédié le 5 mars 2018, B______ a conclu au rejet de la requête d'effet 

suspensif et de la plainte. Il soutient que le jugement du Tribunal du 10 novembre 

2017 est entré en force dès sa notification à A______ le 13 novembre 2017. Par 

conséquent, l'action en reconnaissance de dette introduite en France le 1er 

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décembre 2017 est tardive, car postérieure à l'échéance du délai de recours le 23 

novembre 2017. 

Il fait également valoir que les tribunaux français ne sont pas compétents pour 

trancher le litige au motif que la procuration, sur laquelle reposent en partie les 

prétentions de A______, contient une élection de for expresse et exclusive en 

Suisse. A l'appui de cet argument, il a produit la procuration du 7 juillet 2015, 

signée par lui, sur laquelle figure la clause suivante: "Pour tous litiges qui 

résulteraient du présent mandat, ainsi que de tous mandats connexes, parallèles ou 

subséquents, le client déclare accepter expressément la compétence des Tribunaux 

genevois et l'application du droit suisse". 

d. La Chambre de céans a accordé l'effet suspensif, requis par le plaignant, par 

ordonnance du 6 mars 2018. 

e. En date du 26 mars 2018, B______ a persisté dans ses conclusions. 

f. Par pli recommandé du 6 avril 2018, l'Office a conclu au rejet de la plainte. 

Dans la mesure où le jugement sur opposition au séquestre du 10 novembre 2017 

était entré en force dès sa notification, l'Office a considéré que le délai de 10 jours 

pour introduire une action en reconnaissance de dette était arrivé à échéance le  

23 novembre 2017. 

g. Par avis du 9 avril 2018, les parties ont été informées de ce que l'instruction de 

la cause était close. 

EN DROIT 

1. 1.1 La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes 

formées en application de la LP (art. 13 al. 1 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6  

al. 1 et 3 et art. 7 al. 1 LaLP). 

La plainte a été formée dans le délai et la forme prescrits par la loi (art. 17 

al. 2 LP; art. 9 al. 1 et 4 LaLP; art 65 LPA). 

2. Est litigieuse la question de savoir si le plaignant a intenté l'action en 

reconnaissance de dette dans le délai prévu à l'art. 279 al. 2 LP.  

2.1.1 En tant que mesure conservatoire urgente destinée à éviter que le débiteur ne 

dispose de ses biens pour les soustraire à l'action future de son créancier, le 

séquestre doit être validé. La validation peut se faire par une poursuite, introduite 

dans les dix jours à compter de la réception du procès-verbal d'exécution du 

séquestre (art. 279 al. 1 LP). Si le débiteur forme opposition, le créancier doit 

requérir la mainlevée de celle-ci ou intenter action en reconnaissance de la dette 

dans les dix jours à compter de la date à laquelle le double du commandement de 

payer lui a été notifié (art. 279 al. 2 LP). Toutefois, ces délais ne courent pas 

pendant la procédure d'opposition à l'ordonnance de séquestre, ni pendant la 

procédure de recours contre la décision sur opposition (art. 279 al. 5 ch. 1 LP). Au 

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cas où l'un de ces délais ne serait pas respecté, les effets du séquestre cessent de 

plein droit (art. 280 ch. 1 LP).  

2.1.2 Le sens et le but de la procédure de validation du séquestre, qui est 

empreinte d'une obligation de diligence du créancier séquestrant, impose à ce 

dernier d'agir avec célérité (ATF 129 III 599 consid. 2.3 in fine; 126 III 293 

consid. 1). A titre d'exemple, le créancier séquestrant qui ne peut s'assurer au 

préalable que le débiteur a ou non formé opposition au séquestre (ce qui entraîne 

la suspension du délai), doit donc, par précaution, entreprendre une première 

démarche de validation dans le délai de l'art. 279 al. 1 LP s'il ne veut pas que le 

séquestre devienne caduc en vertu de l'art. 280 LP (ATF 129 III 293). 

2.1.3 Le certificat attestant de la force exécutoire n'a aucun effet matériel. Il n'est 

qu'un moyen de preuve du caractère exécutoire et n'a qu'une portée déclarative 

(DCSO/359/2014 du 17 décembre 2014 consid. 3.2; également ATF 126 III 479 

consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral 5A_435/2007 du 15 novembre 

2007 consid. 2; DROESE, op. cit., n. 25 ad art. 336 CPC; STAEHELIN, 

in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, SUTTER-SOMM/ 

HASENBÖHLER/ LEUENBERGER, 2e éd., n. 24ss ad art. 336 CPC; JEANDIN, in Code 

de procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER, 2011, n. 9 

ad art. 336 CPC). 

2.2 En l'espèce, à réception du procès-verbal de séquestre le 30 mars 2017, le 

créancier a requis la poursuite du débiteur en validation du séquestre, soit dans le 

délai prescrit. Le double du commandement de payer notifié au débiteur le  

28 avril 2017 a été retourné au créancier le 9 mai 2017, ouvrant le délai pour agir 

en mainlevée ou intenter l'action en reconnaissance de dette. Le débiteur ayant 

formé opposition au séquestre, ce délai a été suspendu, conformément à l'art. 279 

al. 5 ch. 1 LP. Le jugement du Tribunal de première instance écartant l'opposition 

au séquestre a été rendu le 10 novembre 2017 et notifié au plaignant le 13 

novembre 2017.  

Compte tenu des considérations qui précèdent, le créancier plaignant ne pouvait, 

après la réception du jugement rejetant l'opposition au séquestre, attendre 

l'échéance du délai de recours. En effet, comme il ne pouvait attendre de savoir si 

le débiteur avait fait opposition au séquestre pour requérir la validation du 

séquestre, il ne pouvait attendre de savoir si le débiteur avait fait recours contre le 

jugement rejetant l'opposition pour requérir la mainlevée ou intenter l'action en 

reconnaissance de dette. La date de notification du jugement au débiteur lui est en 

effet inconnue, de sorte qu'il lui est difficile de connaître l'échéance de ce délai. 

Face à cette incertitude, et compte tenu de l'obligation d'agir avec célérité qui lui 

incombe en matière de séquestre, il devait requérir la mainlevée ou intenter 

l'action en reconnaissance de dette dans les dix jours suivant la notification de ce 

jugement, sans attendre de connaître la volonté du débiteur de recourir contre ledit 

jugement. Peu importe que sa démarche se soit avérée par la suite prématurée.  

https://intrapj/perl/decis/129%20III%20599
https://intrapj/perl/decis/126%20III%20293

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A/694/2018-CS 

Le certificat de non recours n’ayant aucun effet matériel puisqu’il ne fait que 
constater, a posteriori, l’entrée en force de la décision concernée, il ne saurait 
avoir un quelconque effet sur le cours du délai de péremption de l’art. 279 al. 2 LP 
cum 279 al. 5 LP.  

C'est ainsi à bon droit que l'Office a constaté la caducité du séquestre, faute pour 

le créancier d'avoir intenté l'action en reconnaissance de dette dans le délai de dix 

jours dès la notification du jugement rejetant l'opposition au séquestre. 

Les griefs du plaignant sont infondés, de sorte que la plainte sera rejetée. 

3. Il est statué sans frais ni dépens (art. 20a al. 2 ch. 5 LP ; 61 al. 2 let. a et 62 al. 2 

OELP). 

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A/694/2018-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée par A______ le 27 février 2017 dans le cadre du 

séquestre n°1______. 

Au fond : 

La rejette. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Messieurs Frédéric HENSLER et Claude 

MARCET, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA, greffière. 

 

La présidente : 
 

Pauline ERARD 

 La greffière : 
 

Véronique PISCETTA 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.