# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 02ab3a8b-f1ee-5e8d-8ad4-55f3cf2cab3c
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-11-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 04.11.2024 CN.2024.27
**Docket/Reference:** CN.2024.27
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_CN-2024-27_2024-11-04

## Full Text

Disjonction (art. 30 CPP)
Appels et recours contre le jugement SK.2022.22 du 17 juin 2022
;;Disjonction (art. 30 CPP)
Appels et recours contre le jugement SK.2022.22 du 17 juin 2022
;;Disjonction (art. 30 CPP)
Appels et recours contre le jugement SK.2022.22 du 17 juin 2022
;;Disjonction (art. 30 CPP)
Appels et recours contre le jugement SK.2022.22 du 17 juin 2022

Décision du 4 novembre 2024 
Cour d’appel 

Composition  Les juges Andrea Ermotti, juge président, 
Jean-Paul Ros et Andrea Blum, 
Le greffier Rémy Allmendinger 

Parties  1. A., né le […], assisté par Marc Engler, défenseur 
d’office, 

 
appelant, intimé et prévenu 

 
2. B., né le […], assisté par Maître Ludovic Tirelli, 

défenseur d’office, ainsi que par Maître Kim 
Mauerhofer, défenseur de choix, 

 
appelant, intimé et prévenu 

 
3. C., né le […], assisté par Maître Miriam Mazou, 

défenseur d’office, 
 

appelant, intimé et prévenu 
 
4. D., né le […], assisté par Maître Xenia Rivkin, 

défenseur d’office, 
 

appelant, intimé et prévenu 

 
contre 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: CN.2024.27 
(dossier principal :  CA.2024.13) 

- 2 - 

 
MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, représenté 
par Graziella de Falco Haldemann, Procureure 
fédérale, 

appelant, intimé et autorité d’accusation 
 
et 
 
1. E.1, 
2. E.2, 
3. E.3,  
4. E.4,  
5. E.5,  
6. E.6,    
7. E.7,  
8. E.8,  
9. E.9,  
10. E.10,  
11. E.11,  
12. E.12,  
13. E.13, 

c/o Canonica Valticos Carnicé & Associés Sàrl, 
représentés par Maître Jean-Marc Carnicé, 
 

appelants, intimés et parties plaignantes 
 
ainsi que les tiers saisis 
 
1. F., représentée par Maître Alec Reymond, 
  

appelante et intimée 
  

2. SOCIÉTÉ 1, 
3. SOCIÉTÉ 2, 
4. SOCIÉTÉ 3, 
5. SOCIÉTÉ 4, 

représentées par Maîtres Adrian Bachmann et 
Jan Berchtold, 

 
appelantes et intimées  

- 3 - 

6. SOCIÉTÉ 8 IN LIQUIDATION, représentée par Valfor 
Rechtsanwälte AG, 

appelante et intimée 
 
7. SOCIÉTÉ 6, 

appelante et intimée 
 
8. SOCIÉTÉ 20, 

appelante et intimée 
 
9. SOCIÉTÉ 21, 

appelante et intimée 
 
10. SOCIÉTÉ 16,    

appelante et intimée 
 

11. H., 

intimé 

 
12. SOCIÉTÉ 11, 

intimée 

 
13. SOCIÉTÉ 19, 

intimée 
 
14. SOCIÉTÉ 18, 

intimée 
 
15. SOCIÉTÉ 5, 

intimée 

   

Objet 
 

Disjonction (art. 30 CPP) 
 
Appels et recours contre le jugement SK.2022.22 du 
17 juin 2022 

  

- 4 - 

Vu 

− le jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (Cour des affaires 
pénales) SK.2019.12 du 23 avril 2021, par lequel elle a notamment 
(TPF SK.2019.12 90.001 ss et 053 ss) : 

I. classé la procédure visant A. relative aux infractions d’escroquerie par métier 
(art. 146 al. 1 et 2 CP) et de gestion déloyale aggravée (art. 158 ch. 1 CP) en 
ce qui concerne les FONDS E., acquitté A. du chef d’accusation d’escroquerie 
par métier en ce qui concerne la société 22 (art. 146 al. 1 et 2 CP) et l’a 
reconnu coupable de gestion déloyale aggravée (art. 158 ch. 1 CP) et de faux 
dans les titres répétés (art. 251 ch. 1 CP) et l’a condamné, à cet égard, à une 
peine privative de liberté de 36 mois et à une peine pécuniaire de 120 jours-
amende à CHF 1'000.- ; l’exécution de la peine privative de liberté a été 
partiellement suspendue à concurrence de 18 mois et le délai d’épreuve a été 
fixé à 2 ans ; A. a été mis au bénéfice du sursis à l’exécution de la peine 
pécuniaire durant un délai d’épreuve de 2 ans ; 

II. reconnu B. coupable de blanchiment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 1 
et 2 CP), de faux dans les titres répété (art. 251 ch. 1 CP) ainsi que de 
banqueroute frauduleuse (art. 163 ch. 1 CP) et l’a condamné à une peine 
privative de liberté de 42 mois (cette peine étant complémentaire à la peine 
privative de liberté de 24 mois prononcée par jugement SK.2015.22 du 
20 novembre 2017) et à une peine pécuniaire de 290 jours-amende à 
CHF 350.- (cette peine étant complémentaire à la peine pécuniaire de 30 jours-
amende prononcée le 4 mai 2012 par l’Office du Ministère public du canton de 
Zurich à Uster dans la cause C-1/2008/5874 et à la peine pécuniaire de 
100 jours-amende prononcée le 4 juin 2018 par le Département fédéral des 
finances (DFF) dans la cause 442.3-027) ; en sus, B. a été condamné à une 
peine pécuniaire de 80 jours-amende à CHF 350.- (peine complémentaire à la 
peine pécuniaire de 100 jours-amende prononcée le 4 juin 2018 par le DFF 
dans la cause 442.3-027) ; B. a été mis au bénéfice du sursis à l’exécution des 
peines pécuniaires durant un délai d’épreuve de 4 ans ; 

III. classé la procédure visant C. relative à l’infraction de violation de l’obligation 
de communiquer (art. 37 LBA),  acquitté C. du chef d’accusation d’obtention 
frauduleuse d’une constatation fausse (art. 253 CP) et l’a reconnu coupable de 
blanchiment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP) et de faux dans les 
titres (art. 251 ch. 1 CP) et l’a condamné à une peine privative de liberté de 24 
mois et à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à CHF 200.-, étant 
précisé que C. a été mis au bénéfice du sursis à l’exécution de la peine 
privative de liberté et de la peine pécuniaire durant un délai d’épreuve de 
2 ans ; 

- 5 - 

IV. classé la procédure visant D. relative aux infractions de violation de l’obligation 
de communiquer (art. 37 LBA) et de faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP), 
acquitté D. du chef d’accusation d’obtention frauduleuse d’une constatation 
fausse (art. 253 CP) et l’a reconnu coupable de blanchiment d’argent aggravé 
(art. 305bis ch. 1 et 2 CP) et condamné à une peine privative de liberté de 20 
mois et à une peine pécuniaire de 100 jours-amende à CHF 120.-, étant 
précisé que D. a été mis au bénéfice du sursis à l’exécution de la peine 
privative de liberté et de la peine pécuniaire durant un délai d’épreuve de 
2 ans ; 

− la décision de la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral (la Cour ou la Cour d’appel) 
CA.2022.6 du 3 juin 2022, par laquelle elle a annulé le jugement SK.2019.12 et a 
renvoyé la cause à l’instance précédente afin qu’elle clarifie le rôle de tous les 
participants à la procédure en mentionnant le rôle procédural de chaque participant sur 
la page de garde (rubrum) de son jugement et quelle procède à toutes les notifications 
nécessaires de son jugement de manière simultanée (CAR CA.2022.6  9.100.001 ss) ; 

− le jugement de la Cour des affaires pénales SK.2022.22 du 17 juin 2022, expédié aux 
parties le jour même, par lequel elle a maintenu le dispositif de son jugement 
SK.2019.12 en tous points (TPF SK.2022.22 930.001 ss) ; 

− les annonces et déclarations d’appel contre ledit jugement (CAR CA.2022.18 1.100) 
dans le cadre de la procédure d’appel CA.2022.18, en particulier celles de B. 
(CAR CA.2022.18 1.100.011 et 2.103.033 ss) ; 

− la décision de la Cour d’appel CA.2022.18 du 8 août 2023 annulant le jugement 
SK.2022.22 et renvoyant la cause à l’instance précédente (CAR CA.2022.18 
8.112.001 ss) ; 

− l’arrêt du Tribunal fédéral 7B_573/2023, 7B_574/2023, 7B_621/2023, 7B_622/2023 et 
7B_623/2023 du 26 février 2024 annulant ladite décision et renvoyant la cause à la 
Cour d’appel pour qu’elle poursuive la conduite des procédures d’appel contre le 
jugement SK.2022.22 (CAR CA.2024.13 1.100.001 ss), étant précisé que la nouvelle 
procédure d’appel a été enregistrée sous le numéro de procédure CA.2024.13 ; 

− la demande de B., sous la plume de son défenseur d’office Maître Ludovic Tirelli 
(Me Tirelli), du 12 juillet 2024, tendant à disjoindre de la cause principale les cas en 
lien avec les griefs de banqueroute frauduleuse et faux dans les titres reprochés à B. 
sous le ch. 3 de l’acte d’accusation et à les traiter dans le cadre d’une procédure 
d’appel séparée (CAR CA.2024.13 2.102.008 s.) ; 

− les documents médicaux relatifs à l’état de santé de B. transmis par la défense, et 
notamment le certificat médical du PD Dr med. Aa du 2 septembre 2024 
(CAR CA.2024.13 2.102.026 ss) ;  

− la décision de la Cour d’appel du 15 octobre 2024 rejetant la requête de disjonction du 
12 juillet 2024, au motif notamment que les principes de célérité et d’économie de 

- 6 - 

procédure seraient plus efficacement sauvegardés en maintenant l’unité de la 
procédure (CAR CA.2024.13 1.200.041 ss) ; 

− la demande de report des débats en raison de l’état de santé de B. formée par Me Tirelli 
le 22 octobre 2024, accompagnée du rapport médical du Prof. Dr med. Bb, spécialiste 
en radiologie, du 18 octobre 2024 (CAR 2.102.044 s.) ; 

− la réponse de la Cour du 24 octobre 2024, par laquelle elle a informé Me Tirelli que, 
compte tenu de l’imminence des débats et du fait qu’elle attendait des renseignements 
médicaux ultérieurs, elle traiterait sa demande de report lors des débats à l’ouverture 
de l’audience d’appel, le 4 novembre 2024 (CAR 2.102.046 s.) ; 

− la réponse du Dr Aa du 25 octobre 2024 (timbre postal) aux questions 
complémentaires de la Cour du 16 octobre 2024 au sujet de l’état de santé de B. et de 
sa capacité à participer aux débats et à être auditionné (CAR CA.2024.13 3.401.010 s. 
et 015 ss) ; 

− le rapport du Dr Cc du 30 octobre 2024 (transmis à la Cour le 1er novembre 2024 ; 
CAR CA.2024.13 3.402.036 s.), mandatée par la Cour en date du 24 octobre 2024 
pour conduire un examen de la personne afin de déterminer la capacité du prévenu B. 
à prendre part aux débats et à y être auditionné (art. 251 al. 1 et 2 let. b CPP cum 
art. 114 CPP) ; 

− l’ouverture de l’audience d’appel dans la cause CA.2024.13 le 4 novembre 2024 en 
l’absence du prévenu B. ; 

− les prises de position des parties sur les conséquences sur la suite de la procédure de 
l’absence de B., étant précisé que la Cour a invité les parties à se prononcer sur la 
question d’une éventuelle disjonction ; 

− les conclusions de la défense de B. tendant au classement de la procédure pénale 
dirigée contre B. en raison de son état de santé et, subsidiairement, au report des 
débats d’appel à une date ultérieure, à déterminer après réévaluation de l’état de santé 
de B. par le Dr Cc à fin novembre 2024 ; 

− les arguments de la défense de B. à l’appui de leurs conclusions, desquels il ressort 
notamment que ce dernier serait en incapacité durable de prendre part aux débats et 
que ses chances de rétablissement seraient inexistantes, étant précisé qu’une 
consultation était prévue le 4 novembre 2024 auprès d’un radio-oncologue, qu’il était 
envisagé d’irradier une tumeur dans la partie supérieure du foie, celle-ci comprimant 
les vaisseaux sanguins voisins, et que ce traitement serait prévu sur deux semaines et 
commencerait la semaine suivante ; 

− la décision de la Cour, lors de l’audience précitée, après avoir constaté que l’absence 
de B. à l’audience n’était pas fautive, de ne pas classer la procédure pénale dirigée 
contre B. et de ne pas reporter les débats ; 

 

- 7 - 

la Cour d’appel considère en droit : 

1. Selon l’art. 29 al. 1 CPP, les infractions sont poursuivies et jugées conjointement 
lorsqu’un prévenu a commis plusieurs infractions (let. a) et qu’il y a plusieurs coauteurs 
ou participation (let. b). L’art. 30 CPP dispose par ailleurs que le ministère public et les 
tribunaux peuvent ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales si des 
raisons objectives le justifient. 

2. La disjonction de procédures doit rester l'exception (ATF 144 IV 97 consid. 3.3 ; 
138 IV 214 consid. 3.2). Elle doit avant tout servir à garantir la rapidité de la procédure 
et à éviter un retard inutile (138 IV 214 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_40/2023 du 8 janvier 2024 consid. 1.1 ; 6B_655/2022 du 31 août 2022 
consid. 1.1). Constituent notamment des motifs objectifs justifiant la disjonction de 
causes un nombre élevé de coprévenus rendant la conduite d'une procédure unique 
trop difficile, une incapacité de comparaître de longue durée d'un des coprévenus, ou 
l'imminence de la prescription (138 IV 214 consid. 3.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_40/2023 précité consid. 1.1 et les références citées). En revanche, la mise en 
œuvre d'une procédure simplifiée à l'égard d'un des coprévenus ou des raisons 
d'organisation des autorités de poursuite pénale – notamment quant à une 
compétence spéciale – ne constituent en soi pas des motifs 
de disjonction (ATF 138 IV 214 consid. 3.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_40/2023 
précité consid. 1.1).  

3. En l’espèce, la Cour prend en compte les divers documents relatifs à l’état de santé 
de B. figurant au dossier, et en particulier la récente réponse du Dr Aa, datée du 
25 octobre 2024, ainsi que le rapport du Dr Cc du 30 octobre 2024, portant tous deux 
sur la capacité du prévenu B. à prendre part aux débats et à y être auditionné et établis 
sur demande de la Cour, respectivement sur mandat (CAR CA.2024.13 3.401.015 Ss 
et 3.402.036 s.). Ces documents laissent apparaître que le coprévenu B. est 
durablement incapable de prendre part aux débats, ce qui, en tant que tel, constitue 
un motif objectif justifiant la disjonction de causes (supra, consid. 2).  

4. Il ressort ainsi du certificat médical du Dr Aa du 2 septembre 2024 que B. est atteint 
d’un carcinome colorectal depuis 2017, que des rapports médicaux des 13 et 14 août 
2024 laissent apparaître que son état de santé s’est considérablement aggravé en 
raison notamment de l’apparition de nouvelles métastases dans le foie, qu’un nouveau 
traitement par chimiothérapie a été entrepris en date du 16 août 2024, entraînant 
divers effets secondaires tels des maux de têtes, et que B. a perdu environ 20 kg au 
cours de l’année écoulée et qu’il souffre de troubles chroniques (CAR CA.2024.13 
2.119.010 s.). 

5. Le courrier du Dr Aa du 24 octobre 2024, qui intervient une dizaine de jours avant 
l’ouverture de l’audience d’appel, atteste et confirme que B. est durablement incapable 
de prendre part aux débats, ainsi que cela a déjà été évoqué (supra, consid. 3). En 
effet, le Dr Aa y mentionne, en synthèse, les éléments suivants au sujet de l’état de 

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santé de B. (CAR CA.2024.13 3.401.015 ss) : 

− une maigreur accrue ; 

− une progression de la maladie ; 

− un traitement récent inefficace ; 

− une espérance de vie inférieure à trois mois. 

6. Quant au rapport du Dr Cc du 30 octobre 2024, il en ressort que B. souffre d’un cancer 
incurable en progression, qu’il est très affaibli (52,5 kg pour 187 cm, « in magerem 
Ernährungszustand », « sichtlich gekennzeichmet von seiner Erkrankung »), 
notamment à raison des traitement anti-cancéreux qu’il subit à titre palliatif, et que si 
son espérance de vie exacte ne peut être déterminée, elle est seulement de quelques 
mois (« einige wenige Monate » ; CAR CA.2024.13 et 3.402.036 s.). 

7. A ces documents médicaux s’ajoute le nombre de coprévenus et de tiers à la 
procédure (ainsi que les mandataires respectifs de ces derniers), qui entendent 
légitimement participer aux débats, ce qui rend la conduite d'une procédure unique 
trop difficile dans les conditions particulières de l’absence de longue durée, pour cause 
de maladie grave, de l’un des coprévenus.  Par ailleurs, une disjonction est d’autant 
plus admissible, selon la doctrine, dans le cas de procédures complexes en matière 
de droit pénal économique (DONATSCH, StPO Kommentar, 2020, n. 4 ad. art. 30 CPP). 
A titre d’illustration, le Tribunal fédéral a retenu qu’une procédure de ce genre devait 
être reconnue comme complexe lorsqu’elle est composée de 100 classeurs fédéraux 
(arrêt du Tribunal fédéral 1B_150/2017 du 4 octobre 2017). Il en va a fortiori de même 
dans la présente procédure, dont les éléments d’extranéité sont multiples et qui repose 
sur près de 1’000 classeurs d’instruction. Cette situation, dans ce contexte complexe, 
constitue ainsi un motif objectif justifiant et imposant la disjonction des causes par 
rapport à B. 

8. Quant au classement de la procédure à l’encontre de B. sollicité par ses défenseurs, 
la Cour relève, par souci de complétude, ce qui suit. S’il n'est certes pas d'emblée 
exclu que la Cour classe à terme la procédure dirigée contre B. en application de 
l'art. 114 al. 3 CPP, force est de constater que l’impossibilité de ce dernier de participer 
à des débats n’est pas définitivement acquise. En effet, l’attestation du 30 octobre 
2024 du Dr Cc, contient le passage suivant : « Herr B. kann sich vorstellen, dass falls 
sich seine gesundheitliche Entwicklung über die nächsten 3-4 Wochen stabilisiert, er 
allenfalls für eine Verhandlung / Anhörung eines Teilaspekts für eine Anhörung von 
ein bis zwei Stunden nach Bellinzona reisen könnte, falls er gefahren würde. Ob dies 
realistisch ist, müsste Ende November 2024 noch einmal evaluiert werden » 
(CAR CA.2024.13 3.402.037). Dans ces circonstances, la Cour retient que, si la 
situation de santé du prévenu paraît très préoccupante et impose – comme on vient 
de le voir – la disjonction de la procédure à ses égards, à ce stade il n’est pas 
absolument exclu qu’il puisse dans les semaines ou mois qui viennent répondre de 
ces actes devant le présent tribunal, ce qu’il appelle d’ailleurs de ses vœux au vu du 

- 9 - 

passage précité. Or, tant que l’incapacité (durable) de prendre part aux débats n’est 
pas définitivement acquise, la procédure pénale ne doit pas être classée (arrêt du 
Tribunal fédéral 1B_433/2015 du 18 janvier 2016 consid. 1.2.4). 

9. Il ressort de ce qui précède que la procédure pénale relative à B. doit être disjointe de 
la procédure d’appel CA.2024.13 et qu’elle sera traitée sous le numéro de référence 
CA.2024.35. 

10. B. n’est donc plus partie à la procédure CA.2024.13. Quant aux tiers saisis concernés 
par les faits reprochés à B., ils demeurent dans la procédure CA.2024.13. 

11. La présente décision est rendue sans frais.  

- 10 - 

La Cour d’appel prononce : 

I. La procédure pénale relative à B. est disjointe de la procédure d’appel 
CA.2024.13 et traitée sous le numéro de référence CA.2024.35. 

II. Il n’est pas perçu de frais. 

Au nom de la Cour d’appel 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le juge président Le greffier 
 
 
 
Andrea Ermotti Rémy Allmendinger 

 
 
 
Distribution (acte judiciaire, anticipé par Filetransfer lorsque cela est possible) 
− Ministère public de la Confédération, Madame la Procureure fédérale Graziella de 

Falco Haldemann 
− Maître Marc Engler 
− Maître Ludovic Tirelli 
− Maître Miriam Mazou 
− Maître Xenia Rivkin 
− Maître Jean-Marc Carnicé 
− Maître Alec Reymond 
− Maîtres Adrian Bachmann et Jan Berchtold 
− Maître Daniel U. Walder 
− Société 8 en liquidation, c/o Valfor Rechtsanwälte AG 
− Société 6 
− Société 20, c/o Société 52 
− Société 21 
− Société 16, c/o B.  

- 11 - 

Indication des voies de droit 
 
Recours au Tribunal fédéral 

Les décisions préjudicielles et incidentes rendues par la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral et notifiées 
séparément peuvent faire l’objet d’un recours écrit auprès du Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 
30 jours qui suivent la notification de l’expédition complète. La qualité pour recourir est les autres conditions 
de recevabilité sont réglées aux art. 78-81 et 90 ss. de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral 
(Loi sur le Tribunal fédéral, LTF [RS 173.110]). 
 
L’observation d’un délai pour la remise d’un mémoire en Suisse, à l’étranger ou en cas de transmission 
électronique est réglée à l’art. 48 al. 1 et 2 LTF. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Expédition : 6 novembre 2024