# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 18711047-4ce4-52b3-84fb-2c700d164aad
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-05-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.05.2006 A/518/2005
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-518-2005_2006-05-30.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/332/06 

Tout recours à la Chambre des poursuites et faillites du Tribunal fédéral doit être formé par 

écrit, déposé en trois exemplaires à la Commission de surveillance des offices des poursuites et 

des faillites (Rue Ami-Lullin 4, case postale 3840, 1211 Genève 3), accompagné d'une 

expédition de la décision attaquée, dans les dix jours dès la notification de la présente décision 

(art. 19 al. 1 LP) ou cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 20 LP). Le 

recours doit indiquer les points sur lesquels une modification de la décision attaquée est 

demandée et mentionner brièvement les règles de droit fédéral qui sont violées par la décision et 

en quoi consiste la violation. 

 
DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU MARDI 30 MAI 2006 

Causes A/518/2005 et A/724/2005, plaintes 17 LP formées respectivement les 7 et 21 

mars 2005 par A______, élisant domicile en l'étude de Me Vincent JEANNERET, 
avocat à Genève, et cause n° A/823/2005, plainte 17 LP formée le 30 mars 2005 par 

B______, élisant domicile en l’étude de Me Serge ROUVINET, avocat à Genève, dans 
la poursuite n° 04 xxxx81.T en validation du séquestre n° 03 xxxx54 H.  

 

Décision communiquée à : 

 
- A______ 

domicile élu : Etude de Me Vincent JEANNERET, avocat 
Rue des Alpes 15bis 

 Case postale 2088 
 1211  Genève 1 
 

- B______ 
domicile élu : Etude de Me Serge ROUVINET, avocat 

Rue du Marché 3 
 Case postale 3649 
 1211  Genève 3 
 

- Office des poursuites 
 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. A la requête de B______, le Tribunal de première instance a ordonné, le 30 août 

2000, le séquestre contre A______, domicilié à « C______, BEIRUT LIBAN », de 

« tous avoirs et toutes sommes en quelque monnaie que ce soit, notamment francs 

suisses, francs français, dollars, livres sterling, etc ; papiers valeurs, titres 

obligations, etc ; accréditifs, garanties bancaires, créances, droits, effets de 

change, lingots de métaux précieux déposés au nom et pour le compte de A______ 

auprès de la D______ SA ; ayant son siège E______  GENEVE, à concurrence de 

CHF 7'717'369,10 (sept millions sept cent dix sept mille trois cent soixante neuf et 

dix centimes) correspondant à la contre-valeur de FF 32'567'298.- (trente deux 

millions cinq cent soixante sept mille deux cent nonante huit), au taux de 4. 22 de 

ce jour, avec intérêts à 5% dès le 1
er

 mars 1994 ».  

L’Office des poursuites (ci-après : l’Office) a enregistré ce séquestre sous le n° 00 

xxxx70.C.  

A la suite d’une réquisition de poursuite, enregistrée sous le n° 00 xxxx99.U, en 

validation de ce séquestre n° 00 xxxx70.C formée par B______, l’Office a 

procédé à la notification du commandement de payer par voie de publication dans 

la FOSC du 23 mai 2001 à l’encontre de A______, domicilié « précédemment : 

C______, Beyrouth, Liban ». La publication précisait que, selon rapport des 

autorités libanaises compétentes, le débiteur était inconnu à l’adresse mentionnée, 

que la notification édictale intervenait en application de l’art. 66 al. 4 ch. 1 LP, et 

que la cause de l’obligation était un prêt de FF 20'000'000 octroyé par B______ à 

A______ et de sa transformation effective en actions F______, selon un contrat de 

prêt du 22 avril 1992 et un projet de convention du 9 janvier 1996 ainsi que 

l’affectation de FF 12'567'298 correspondant au solde du compte de B______ 

auprès de la D______ SA, en actions F______ par convention du 8 juin 1994.  

Par un courrier recommandé du 25 mai 2001, le conseil de A______, indiquant 

que ce dernier faisait élection de domicile en son Etude, a constaté que l’Office 

avait procédé par voie édictale et a déclaré former opposition au commandement 

de payer n° 00 xxxx99.U en validation du séquestre n° 00 xxxx70.C, et il lui a 

transmis la copie d’un arrêt de la Cour de justice du 17 mai 2001 confirmant la 

révocation du séquestre n° 00 xxxx70.C et rendant de ce fait sans objet la 

poursuite n° 00 xxxx99.U.  

B. En date du 3 décembre 2003, B______ a déposé une nouvelle requête en séquestre 

contre A______ domicilié à l’adresse précitée au Liban « mais faisant élection de 

domicile aux fins des présentes en l’Etude de Me Vincent JEANNERET… ».  

Suite à cette requête, le Tribunal de première instance a ordonné, le 4 décembre 

2003, le séquestre « au préjudice de A______, à concurrence de CHF 

 

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7'599'034,60 correspondant à la contre-valeur de FF 32'000'000 (…) En main de 

la D______ SA, ayant son siège, E______ Genève, ainsi qu’auprès de toutes ses 

agences et/ou succursales : Toutes valeurs, choses mobilières, comptes, espèses, 

titres, métaux précieux, créances, dépôts, portefeuilles de titres, contenus de 

coffres, actions nominatives ou au porteur, bons de jouissance, bons de 

participation, dividendes ou tout autre droit appartenant à A______, sous son 

propre nom, ou toute autre désignation conventionnelle (notamment chiffres, 

pseudonymes, société à actionnaire ou ayant droit unique de droit suisse ou 

étranger) dont le dépositaire sait ou doit savoir qu’ils sont la propriété du 

débiteur ou que ce dernier en est l’ayant droit économique ». Sous la rubrique 

cause de l’obligation, il est mentionné : « Convention conclue entre B______ et 

A______ le 11. 07. 2001 ».  

Ce séquestre a été enregistré sous le numéro 03 xxxx54.H.  

A______ a formé opposition à ce séquestre n° 03 xxxx54.H en date du 26 janvier 

2004. Le Tribunal de première instance l’a déclarée irrecevable par un jugement 

du 17 février 2004, qui a été confirmé par la Cour de justice le 17 juin 2004.  

Par une télécopie du 16 novembre 2004 à l’Office, commençant par les mots : 

« Vous me savez représenter à Genève les intérêts de A______ … », le conseil de 

A______ a interpellé l’Office sur la question de la validation du séquestre n° 03 

xxxx54.H. Il a relancé l’Office les 7 décembre 2004, 7 janvier 2005, 2 février 

2005 et 21 février 2005.  

 Le 15 novembre 2004, l’Office avait demandé à l’Office fédéral de la police des 

nouvelles de la notification du procès-verbal de séquestre n° 03 xxxx54.H et du 

commandement de payer n° 04 xxxx81.T le validant qu’il avait fait transmettre 

aux autorités libanaises par la voie diplomatique. Le 5 janvier 2005, l’Ambassade 

de Suisse à Beyrouth avait transmis à l’Office fédéral de la police une note 

n° 1______ datée du 31 décembre 2004 du Ministère des Affaires Etrangères et 

des Emigrés de la République Libanaise confirmant - selon ladite Ambassade - 

que A______ avait reçu les documents judiciaires par son employée G______, qui 

avait, elle, « signé personnellement le 09.12.2004 au verso de la note », ladite note 

indiquant que A______ « avait reçu les documents judiciaires selon les normes ».  

Par une télécopie du 25 février 2005, l’Office a informé le conseil de A______ 

qu’une réquisition de poursuite en validation dudit séquestre avait été enregistrée 

le 3 mars 2004 (réquisition ne comportant ni mention d’un conseil constitué ni 

élection de domicile en l’Etude dudit conseil), qu’un commandement de payer n° 

04 xxxx81.T avait été notifié à A______ par le biais des autorités libanaises le 9 

décembre 2004, que cet acte de poursuite avait été retourné à l’Office le 28 janvier 

2005 puis expédié à B______ le 14 février 2005, que A______ n’avait pas fait 

opposition et que la portée du séquestre n’était pas encore connue dès lors que la 

 

 - 4 - 

D______ SA n’entendait pas donner ce renseignement tant que le séquestre ne 

serait pas devenu définitif.  

En date du 28 février 2005, le conseil de A______ a consulté le dossier de 

notification auprès de l’Office. Il ressort dudit dossier que le commandement de 

payer aurait été notifié le 9 décembre 2004 par un huissier dénommé H______ à 

« la société I______ par l’intermédiaire de l’employée, responsable dans la 

société et fondée de pouvoir, G______, qui a reçu les papiers et signé de sa 

main », mais que, selon l’exemplaire créancier du commandement de payer, l’acte 

de poursuite aurait été notifié à « A______, lui-même. Par les soins de 

l’Ambassade de Suisse à Beyrouth. Par la voie habituelle. », le 9 décembre 2004.  

Par un courrier du 4 mars 2004, le conseil de A______ a indiqué à l’Office que la 

notification du commandement de payer n° 04 xxxx81.T s’était déroulée de 

manière totalement irrégulière, qui allait faire l’objet d’une plainte, et qu’à toutes 

fins utiles il formait opposition totale audit commandement de payer.  

C. Par acte du 7 mars 2005, A______ a formé plainte auprès de la Commission de 

céans, en requérant l’effet suspensif, contre la notification du commandement de 

payer n° 04 xxxx81.T. Cette plainte a été enregistrée sous le n° A/518/2005.  

Le plaignant a notamment affirmé qu’il ignorait l’existence du commandement de 

payer jusqu’au 25 février 2005, date à laquelle son conseil l’avait contacté. Il a 

également relevé que la notification de l’acte de poursuite était intervenue 

postérieurement au courrier de son conseil du 16 novembre 2004, dans lequel il 

rappelait sa constitution à l’Office.  

A______ a indiqué avoir contacté « G______ », qui avait déclaré qu’un huissier 

de justice s’était présenté vers le 9 décembre 2004 pour notifier un document à la 

société I______ qui l’employait en qualité de secrétaire adjointe au service de la 

comptabilité, que l’huissier l’avait sommée de signer le document, qu’elle ne 

parlait pas le français, qu’elle avait expédié le document en Syrie, à J______, 

directeur de la société, et que A______, habitant au 8
ème

 étage du même 

immeuble, ne venait plus à Beyrouth que quelques jours par an, étant retourné en 

ses bureaux d’Espagne.  

A______ a affirmé à cet égard n’avoir aucun intérêt dans la société I______ et ne 

pas travailler dans ses locaux. Il s’est par ailleurs étonné du fait que la notification 

du commandement de payer soit intervenue au Liban, dès lors que B______ et 

l’Office avaient été dûment avisés de son élection de domicile en l’Etude de son 

conseil.  

A______ a conclu à l’annulation de la notification irrégulière du commandement 

de payer, laquelle avait été faite en mains d’une personne non habilitée, tant au 

regard du droit libanais que du droit suisse, et subsidiairement à la restitution du 

délai d’opposition afin que l’Office admette l’opposition formée le 4 mars 2005.  

 

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A l’appui de sa plainte, A______ a notamment produit les pièces suivantes :  

- une attestation de G______ datée du 3 mars 2005 et traduite de l’arabe, dans 

laquelle elle relate notamment les circonstances de la notification du 

commandement de payer, telles que décrites plus haut et ajoute que : « …le 

Président Directeur Général de la société pour laquelle je travaille est 

J______, qui était alors en ses bureaux en Syrie, alors que A______ qui habite 

au 8ème étage du même immeuble, à ma connaissance ne vient plus à Beyrouth 

que quelques jours par an, étant retourné en ses bureaux d’Espagne » ;  

- un extrait du registre du Département du commerce du Tribunal de commerce 

de Beyrouth, rédigé en anglais, dont il ressort notamment que les partenaires de 

la société I______, constituée le 27 janvier 1998, dont le siège est situé à 

« C______» sont J______, K______ et L______. Par ailleurs, les personnes 

autorisées à signer au nom de la société sont J______ et les directeurs qu’il 

aura dûment délégués (pièce n° 15 du chargé).  

 Par une ordonnance du 9 mars 2005, la Commission de céans a accordé l’effet 

suspensif à la plainte A/518/2006.  

D. Dans l’intervalle, soit le 2 mars 2005, l’Office avait établi un duplicata du 

commandement de payer n° 04 xxxx81.T, annulant et remplaçant le 

commandement de payer notifié le 9 décembre 2004, au motif que le nom de la 

personne à qui l’acte de poursuite avait été notifié était erroné, à savoir qu’il 

s’agissait non de A______ mais de « G______, employée de A______. Par les 

soins de l’Ambassade de Suisse à Beyrouth. Par la voie habituelle ».  

. Par un courrier du 7 mars 2005, B______ a interpellé l’Office afin de savoir s’il 

devait déposer une nouvelle réquisition de continuer la poursuite n° 04 xxxx81.T, 

suite à la communication du duplicata du commandement de payer, étant entendu 

qu’il avait déjà requis la continuation de cette poursuite le 21 février 2005. Par un 

courrier du 8 mars 2005, l’Office a répondu à B______ qu’il n’était pas nécessaire 

qu’il dépose une nouvelle réquisition de continuer la poursuite.  

E. Par ailleurs, par un courrier recommandé du 7 mars 2005 reçu le 9 mars 2005, 

l’Office a informé A______ que son opposition au commandement de payer n° 04 

xxxx81.T, formée le 4 mars 2005, était tardive, le délai d’opposition étant arrivé à 

échéance le 7 février 2005.  

Le 23 mars 2005, tout en indiquant qu’en date du 15 mars 2005 l’Office avait 

notifié en mains du conseil de A______ un commandement payer n° 04 xxxx81.T 

annulant et remplaçant celui notifié le 9 décembre 2004 au Liban, A______ a 

formé une plainte dite complémentaire, assortie d’une demande d’effet suspensif, 

contre la décision précitée rejetant son opposition au commandement de payer 

n° 04 xxxx81.T notifié au Liban le 9 décembre 2004. Cette plainte a été 

enregistrée sous le numéro de cause A/574/2005.  

 

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A______ a rappelé que le commandement de payer précité avait été notifié en 

mains d’une personne travaillant auprès d’une société sans le moindre rapport 

avec lui et ce, alors qu’il avait élu domicile en l’Etude de son conseil. A______ a 

également affirmé avoir eu connaissance de la notification du commandement de 

payer le 25 février 2005 et avoir formé opposition à l’acte de poursuite le 4 mars 

2005.  

A______ a conclu, principalement, à la constatation de la nullité de la décision 

attaquée et à l'admission de l’opposition formée au commandement de payer, 

subsidiairement à l’annulation de la décision attaquée et à l’admission de 

l’opposition, et plus subsidiairement à la restitution du délai d’opposition au 

commandement de payer, au sens de l’art. 33 al. 4 LP.  

. Par une ordonnance du 23 mars 2005, la Commission de céans a accordé l’effet 

suspensif à la plainte A/574/2005 et l’a jointe à la plainte A/518/2005.  

F. Dans son rapport du 18 mars 2005 sur la plainte A/518/2005, l’Office a d’abord 

rappelé la chronologie des faits, pièces à l’appui. Il a ensuite indiqué que le 

service des notifications spéciales n’avait eu connaissance de l’élection de 

domicile de A______ auprès de son conseil qu’après avoir été contacté par ce 

dernier, le 9 mars 2005, alors que le service des séquestres en avait été avisé par 

téléfax du 16 novembre 2004.  

Au vu des explications fournies par le conseil du plaignant, l’Office avait décidé 

d’annuler la notification du commandement de payer intervenue le 9 décembre 

2004 et avait procédé, le 15 mars 2005, à une nouvelle notification de l’acte de 

poursuite en mains de son conseil, qui avait formé opposition.  

G. B______ a présenté ses observations sur les plaintes A/518/2005 et A/574/2005, 

en date du 30 mars 2005.  

Il a d’abord rappelé que selon la publication dans la FOSC du 23 mai 2001, 

A______ était prétendument inconnu à l’adresse C______ Beyrouth (Liban), alors 

qu’il s’agissait de l’adresse qu’il avait communiquée au cours des procédures de 

séquestre et de poursuite considérées. B______ a soutenu qu’il s’agissait bien là 

du domicile de A______.  

S’agissant de l’élection de domicile de A______ en l’Etude de son conseil, dont 

l’Office avait été informé par courrier du 25 mai 2001, B______ a indiqué que 

cette dernière était sans rapport avec la présente poursuite et ne valait pas élection 

de domicile, dès lors qu’elle n’était pas fondée sur la même cause. Il a affirmé à 

cet égard que contrairement aux allégations de A______, la requête de séquestre 

du 3 décembre 2003 était fondée sur un fait nouveau, soit une convention conclue 

entre les parties le 11 juillet 2001, et non pas sur la même cause que celle du 30 

août 2000. Il a ajouté qu’en tout état ladite élection de domicile était générale et 

ne visait pas d’actes de poursuites en particulier. Or, une élection de domicile aux 

 

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fins de poursuites devait être expressément stipulée. B______ a également relevé 

que dans son téléfax du 16 novembre 2004, le conseil de A______ indiquait 

représenter les intérêts de ce dernier, mais ne faisait pas état d’une élection de 

domicile.  

Par ailleurs B______ a affirmé que A______ était le directeur général, disposant 

des pleins pouvoirs, de la société I______ et que J______, président du conseil 

d’administration, n’était autre que son frère. De plus, selon les pièces produites 

par le plaignant, G______ était employée en charge de cette société et fondée de 

procuration et de pouvoir. Partant, il était évident que A______, contrairement à 

ses allégations, avait été informé de la notification du commandement de payer 

par l’intermédiaire de son frère ou de G______ avant le 25 février 2005.  

Il a ajouté qu’en application de l’art. 400 du Code de procédure civile libanais, 

l’agent notificateur aurait pu se contenter de remettre les documents à G______, 

car même en cas de refus de signature, la notification était réputée valable. 

B______ s’est également étonné du fait que G______ avait prétendu ne pas 

comprendre ce qu’elle signait, alors que selon les pièces du dossier, elle avait 

signé des documents en arabe.  

B______ a soutenu que dans l’hypothèse qui lui était la plus défavorable, 

A______ avait eu connaissance de la notification du commandement de payer à 

tout le moins à la fin décembre 2004 ou au début janvier 2005. Partant, la plainte 

A/518/2005 déposée le 7 mars 2005 était tardive.  

B______ a indiqué que si, par impossible, la Commission de céans devait entrer 

en matière sur le fond, il y aurait lieu de déclarer valable la notification, en 

application tant du droit libanais, applicable conformément à la Convention 

internationale de La Haye relative à la procédure civile du 1
er

 mars 1954, que du 

droit suisse.  

S’agissant du droit libanais, B______ a affirmé qu’en application des art. 399 et 

400 du Code de procédure civile libanais, le commandement de payer avait été 

notifié valablement à A______ à l’adresse de son domicile qui était également 

l’adresse de son lieu de travail, en mains de G______ qui, en sa qualité de fondée 

de procuration, était habilitée à recevoir l’acte de poursuite.  

En ce qui concerne le droit suisse, B______ a indiqué que la notification était 

également valable en regard de l’art. 64 LP.  

Sur la question d’une élection de domicile de A______ en l’Etude de son conseil, 

B______ a rappelé que la poursuite dont il était question dans le courrier du 25 

mai 2001 avait trait à une ancienne procédure de séquestre fondée sur une autre 

cause. En outre, A______ n’avait jamais indiqué que l’élection de domicile valait 

pour la notification des actes de poursuite, contrairement aux exigences posées par 

la jurisprudence. Aussi a-t-il considéré que le courrier du 16 novembre 2004, 

 

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adressé à l’Office par le conseil de A______, ne pouvait constituer une élection de 

domicile.  

B______ a enfin indiqué que le grief tiré de la violation de l’art. 66 LP était dénué 

de fondement et que la question de la restitution du délai, prévue par l’art. 33 al. 4 

LP, ne se posait pas.  

B______ a notamment conclu, avec suite de dépens, à l’irrecevabilité de la plainte 

formée par A______, le 7 mars 2005, et subsidiairement à la constatation de la 

validité de la notification du commandement de payer n° 04 xxxx81.T intervenue 

le 9 décembre 2004 au Liban, et s’agissant de la plainte formée le 21 mars 2005, à 

la constatation de la tardiveté de l’opposition formée le 4 mars 2005 au 

commandement de payer n° 04 xxxx81.T.  

H. Parallèlement, par un acte du 30 mars 2005, B______ a formé plainte contre la 

notification du commandement de payer n° 04 xxxx81.T du 15 mars 2005, 

annulant et remplaçant la notification intervenue le 9 décembre 2004. Cette 

plainte a été enregistrée sous le n° A/823/2005.  

Rappelant la chronologie des faits, B______ a notamment soutenu qu’à la date de 

notification du commandement de payer, soit le 9 décembre 2004, il n’y avait pas 

(et il n’y avait au demeurant toujours pas) d’élection de domicile en l’Etude du 

conseil de A______ permettant la notification d’actes de poursuite.  

Par ailleurs, B______ a relevé que A______ avait indiqué être domicilié à 

« C______, BEIRUT LIBAN », dans les deux plaintes A/518/2005 et A/574/2005 

déposées auprès de la Commission de céans.  

B______ a considéré que sa plainte devait être examinée à titre préjudiciel par 

rapport à ces deux plaintes formées par A______.  

Il a également affirmé que compte tenu des faits exposés et des pièces déposées 

par A______, notamment la pièce 15, il apparaissait que l’Office avait été abusé 

par ce dernier, motif pour lequel il avait procédé à une nouvelle notification du 

commandement de payer, le 15 mars 2005. En effet, outre le fait que A______ 

avait menti sur sa qualité de directeur général de la société I______ et sur celle de 

G______, il avait également modifié la systématique des art. 399 ss du Code de 

procédure civile libanais, dans sa plainte du 7 mars 2005.  

B______ a estimé qu’il aurait été préférable que l’Office laisse la procédure de 

plainte suivre son cours et aboutir à une décision motivée plutôt que de faire usage 

de l’art. 17 al. 4 LP en procédant à une nouvelle notification.  

Par ailleurs, le plaignant a soutenu que par la notification opérée le 15 mars 2006 

en l’Etude du conseil de A______, l’Office avait fait une application extensive et 

erronée de l’art. 66 LP, alors que, selon la doctrine et la jurisprudence, cette 

 

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disposition devait être interprétée restrictivement. Il a indiqué que la forme de 

l’élection de domicile devait être sans équivoque et indiquer clairement le pouvoir 

de recevoir la notification des actes de poursuite.  

A cet égard, dans son courrier du 25 mai 2001, le conseil de A______ indiquait 

que ce dernier avait fait élection de domicile en son Etude dans le cadre de la 

poursuite n° 00 xxxx99.U, notifiée par voie édictale, en rapport avec un séquestre 

requis le 30 août 2000. Or, le commandement de payer faisant l’objet du présent 

litige était en relation avec une autre procédure de séquestre, qui n’est pas fondée 

sur la même cause, et dans le cadre de ce second séquestre, A______ n’avait pas 

fait élection de domicile dans l’Etude de son conseil, en vue de notification dans 

le cadre d’une poursuite en validation de séquestre. Il a précisé que le téléfax 

adressé à l’Office le 16 novembre 2004 ne pouvait être considéré comme tel, car il 

n’y est fait aucune référence à une quelconque élection de domicile et encore 

moins à une élection de domicile à des fins de notification de poursuite. B______ 

a ajouté qu’en application des principes dégagés par la jurisprudence, l’élection de 

domicile du 25 mai 2001 ne pouvait valoir dans le cadre de la poursuite n° 04 

xxxx81.T.  

B______ a ainsi indiqué que dans la mesure où il n’existait pas d’élection de 

domicile, le commandement de payer n° 04 xxxx81.T devait être notifié au 

domicile de A______ au Liban, ce qui avait été fait le 9 décembre 2004.  

Il a en outre soutenu que la notification du 9 décembre 2004 en mains de 

G______ était valable au regard du droit libanais, applicable conformément à la 

Convention de La Haye susmentionnée. Il a repris en substance l’argumentation 

développée à ce propos dans ses observations du 30 mars 2005 sur les plaintes 

A/518/2005 et A/574/2005 et a affirmé que l’annulation de cette notification par 

l’Office était injustifiée.  

B______ a conclu, avec suite de dépens, à ce qu’ordre soit donné à l’Office de 

produire l’intégralité de son dossier, dont les échanges de correspondance 

intervenus avec l’Etude du conseil de A______, à l’annulation du commandement 

de payer n° 04 xxxx81.T, notifié le 15 mars 2005, et à la constatation de la 

validité de la notification du commandement de payer n° 04 xxxx81.T intervenue 

le 9 décembre 2004.  

. Par une ordonnance du 30 mars 2005, la Commission de céans a accordé l’effet 

suspensif à la plainte A/823/2005 et l’a jointe aux plaintes A/518/2005 et 

A/724/2005.  

I. Dans ses rapports du 5 avril 2005 sur la plainte respectivement A/724/2005 de 

A______ et A/823/2005 de B______, l’Office a laissé soin à la Commission de 

céans de se prononcer.  

 

 - 10 - 

. A______ a présenté ses observations sur la plainte A/823/2005 de B______ le 12 

avril 2005.  

Rectifiant un point contenu dans ses plaintes A/518/2005 et A/724/2005, le 

conseil de A______ a affirmé qu’il n’avait appris qu’après le dépôt de ses 

écritures que son mandant était directeur de la société I______, titre qui lui avait 

été conféré afin qu’il puisse agir dans l’éventualité d’un empêchement de 

J______. A______ a toutefois précisé qu’il n’était ni actionnaire, ni membre du 

conseil d’administration de la société et qu’il ne s’occupait pas de ses affaires 

courantes. Il n’était pas non plus en contact avec G______. Il a également soutenu 

que la pièce n° 15 qu’il avait produite à l’appui de sa plainte du 7 mars 2005 

n’était pas un faux, contrairement à ce que prétendait B______, et qu’elle 

réservait la signature des directeurs dûment délégués par J______, sans en établir 

la liste.  

A______ a également indiqué qu’il n’avait jamais tenté de se soustraire à des 

notifications, preuve en étant son élection de domicile en l’Etude de son conseil. Il 

avait d’ailleurs interpellé l’Office à plusieurs reprises afin de s’enquérir de 

l’éventuelle validation du séquestre.  

Par ailleurs, A______ a affirmé que, contrairement aux allégations de B______, 

les deux séquestres étaient fondés sur les mêmes causes, la seule nuance étant que 

dans sa deuxième requête, ce dernier avait prétendu que les dettes auraient fait 

l’objet d’une reconnaissance en juillet 2001.  

S’agissant de l’élection de domicile, A______ a relevé que B______ lui-même en 

avait fait état dans sa requête de séquestre du 3 décembre 2003, indiquant que 

A______ avait élu domicile en l’Etude de son conseil. Il a ajouté que cette 

élection de domicile avait été signalée à l’Office le 25 mai 2001, sans restriction 

aux actes de notification. Elle avait au contraire été communiquée à l’Office, qui 

avait considéré que la notification au Liban était impossible et avait procédé par 

voie édictale. Au vu du contexte, l’élection de domicile se rapportait en premier 

lieu à la notification des actes de poursuite à A______.  

En outre, A______ n’a pas contesté être domicilié à C______, mais a précisé que 

depuis l’année dernière, il passait une grande partie de son temps en Allemagne et 

en Espagne, où il avait également des bureaux.  

A______ a également contesté avoir modifié la systématique du code de 

procédure civile libanais. Il a indiqué n’avoir produit que le premier paragraphe de 

l’art. 400 parce que le deuxième était sans pertinence. Il a relevé que B______ 

s’était considérablement éloigné, à son avantage, de la teneur exacte de l’art. 399 

dudit code.  

Par ailleurs, il a soutenu une nouvelle fois que l’élection de domicile en l’Etude de 

son conseil ne pouvait être comprise que comme se rapportant à la notification 

 

 - 11 - 

d’actes de poursuite et qu’elle était suffisante en regard de l’art. 66 LP. Ainsi, la 

notification du 15 mars 2005 avait respecté les conditions légales.  

A______ a considéré que l’Office avait annulé à bon droit la notification du 

commandement de payer intervenue le 9 décembre 2004 au Liban, en mains de 

G______, cette notification étant nulle. En effet, selon l’art. 400 du code de 

procédure civile libanais, le notificateur doit d’abord chercher à notifier l’acte au 

destinataire à son domicile ou sa résidence et ce n’est que dans un deuxième 

temps et dans certains cas que la notification peut intervenir en mains de tiers. De 

plus, les tentatives de notification doivent être mentionnées. Or, A______ a relevé 

que dans le cas d’espèce, le notificateur s’était même trompé de destinataire, 

cherchant à notifier l’acte à la société I______ et non pas à lui-même. Il a ajouté 

que ni le commandement de payer, ni les documents de notification ne 

mentionnaient le fait qu’il n’avait pas été trouvé à son lieu de domicile ou de 

résidence.  

A______ a également indiqué qu’à teneur de l’art. 400 du code de procédure 

civile libanais, G______ n’était pas habilitée à recevoir le commandement de 

payer, dès lors qu’elle n’habitait pas avec lui et qu’elle n’était pas sa mandante. 

De plus, elle n’était pas à son service, mais au service de la société I______.  

A______ a en outre considéré, sous réserve d’un examen plus approfondi du droit 

libanais, qu’une notification à un tiers ne pouvait intervenir en dehors du domicile 

ou de la résidence. En effet, l’art. 399 du code de procédure civile libanais 

précisait que le destinataire pouvait se voir notifier personnellement à son 

domicile, sa résidence, son lieu de travail ou dans tout autre lieu où il se trouve, 

alors que l’art. 400 du code de procédure civile libanais, qui traite de la 

notification à un tiers, ne prenait en compte que les hypothèses où le destinataire 

ne se trouve ni à son domicile, ni à sa résidence. Partant, la notification à un tiers 

ne pouvait avoir lieu qu’au domicile ou à la résidence du destinataire, en son 

absence. Il a ajouté que la dernière phrase de l’art. 399 précitée, soit « En dehors 

du domicile ou de la résidence, les documents ne seront signifiés qu’à la personne 

même à notifier et après que le greffier se soit assuré des documents officiels 

certifiant son identité », confirmait cette interprétation, qui semblait d’ailleurs être 

partagée par B______. Ce dernier considérait toutefois que la notification était 

autorisée en l’espèce, dès lors que le débiteur aurait son domicile à la même 

adresse que la société I______. Or, A______ a admis qu’il s’agissait du même 

bâtiment, mais a indiqué qu’il était évident qu’il ne logeait pas dans les locaux de 

la société, son appartement étant situé au huitième étage.  

A______ a indiqué qu’en tout état, la notification intervenue au Liban était 

irrégulière car elle avait visé la « I______ » ce qui ressortait de la pièce 15 du 

chargé de pièces produit à l’appui des présentes observations. Il a ajouté que la 

notification avait en fait été effectuée selon l’art. 403 du code de procédure civile 

libanais, ne concernant que les personnes morales.  

 

 - 12 - 

A______ a enfin considéré que l’Office était libre d’annuler le commandement de 

payer notifié au Liban, en application de l’art. 17 LP.  

Il a indiqué persister dans les conclusions de ses plaintes A/518/2005 et 

A/724/2005 et a conclu au déboutement des conclusions de B______ et à la 

constatation de la validité de l’annulation du commandement de payer n° 04 

xxxx81.T notifié le 9 décembre 2004.  

Sous pièce n° 15 de son chargé, A______ a notamment produit le commandement 

de payer n° 04 xxxx81.T, et une traduction certifiée conforme de ses annexes 

relatives à la notification intervenue au Liban, dont il ressort notamment que 

l’huissier H______ a notifié l’acte de poursuite le 9 décembre 2004 à la « société 

I______  par l’intermédiaire de l’employée responsable, dans la société et fondée 

de pouvoir, G______, qui a reçu les papiers et a signé de sa main ».  

J. Sur requête conjointe de B______ et A______, alors en pourparlers en vue de 

trouver un accord transactionnel, la Commission de céans a suspendu l’instruction 

des causes jointes n° A/518/2005, A/724/2005 et A/823/2005, par une ordonnance 

du 10 juin 2005.  

. Les parties n’étant pas parvenues à un accord, B______ a sollicité la reprise de la 

procédure le 11 janvier 2006.  

. Ayant reçu l’occasion d’actualiser leur détermination respective sur ces causes, les 

parties ont indiqué en substance ne pas souhaiter modifier leur position et persister 

dans leurs conclusions.  

E N   D R O I T  

1.a. La Commission de céans est compétente, en tant qu’autorité cantonale (unique) de 

surveillance (art. 13 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ), 

pour connaître des plaintes dirigées contre des mesures des organes de l’exécution 

forcée ne pouvant être contestées par la voie judiciaire ou formées pour déni de 

justice ou retard injustifié (art. 17 al. 1 et 3 LP).  

 Les mesures attaquées en l’espèce sont respectivement la notification du 

commandement de payer intervenue le 9 décembre 2004 au Liban (plainte 

A/518/2005), la décision de l’Office rejetant pour cause de tardiveté l’opposition à 

ce commandement de payer formée le 4 mars 2005 par A______ (plainte 

A/724/2005), ainsi que l’annulation de ladite notification du 9 décembre 2004 au 

Liban et son remplacement par une nouvelle notification dudit commandement de 

payer effectuée le 15 mars 2005 par l’Office en mains du conseil de A______ 

(plainte A/823/2005). Il s’agit de trois mesures sujettes à plainte (art. 17 al. 1 LP).  

 En leurs qualités respectives de poursuivi et poursuivant, A______ et B______ 

sont légitimés à contester par cette voie les mesures qu’ils ont attaquées, au 

 

 - 13 - 

surplus par le biais d’actes satisfaisant aux exigences de forme et de contenu 

prescrites par la loi (art. 13 al. 1 et 2 LaLP).  

 Tous deux ont agi dans les dix jours à compter de celui où ils indiquent avoir eu 

connaissance desdites mesures, soit en temps utile (art. 17 al. 2 LP). Sans doute ne 

serait-ce pas le cas de A______, à s’en tenir à l’affirmation de B______, qui 

prétend que A______ a eu connaissance de la notification intervenue au Liban au 

plus tard à fin décembre 2004 ou au début janvier 2005, donc bien avant le 25 

février 2005, date à laquelle il prétend l’avoir apprise. B______ ne le démontre 

cependant pas, sinon en invoquant une prétendue évidence qui n’a pas en elle-

même de force probante ; ses griefs ou arguments relèvent de l’examen de la 

validité tant de la notification du 9 décembre 2004 au Liban que de l’annulation 

de cette mesure et de son remplacement par une nouvelle notification en mains du 

conseil du poursuivi, décidés le 15 mars 2005.  

 Les trois plaintes jointes seront donc déclarées recevables.  

1.b. Il n’est en l’espèce ni contestable ni contesté que l’Office a annulé la notification 

litigieuse effectuée au Liban avant l’envoi de sa réponse à la plainte A/518/2005 

formée par le poursuivi contre cette mesure, soit alors que cette plainte n’avait pas 

encore déployé un plein effet dévolutif (art. 17 al. 4 LP ; DCSO/784/05 

consid. 4.b du 23 décembre 2005 ; DCSO/250/05 consid. 2.a du 19 mai 2004 ; 

Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 17 n° 259). A cet égard, 

l’annulation de ladite notification n’était pas critiquable d’un point de vue 

juridique, quand bien même elle comportait le risque, qui s’est réalisé en l’espèce, 

que cette décision d’annulation fasse l’objet d’une plainte de la part de l’autre 

partie à la procédure et que le même problème fasse finalement l’objet de deux 

plaintes successives, avec simplement une inversion du rôle procédural des 

parties.  

 Il y a lieu d’examiner en priorité la validité de la notification intervenue le 9 

décembre 2004 au Liban.  

2.a. Lorsque, comme en l’espèce, le débiteur demeure à l’étranger, il est procédé à la 

notification par l’intermédiaire des autorités de sa résidence ; la notification peut 

aussi avoir lieu par la poste si un traité le prévoit ou si l’Etat sur le territoire 

duquel la notification doit être faite y consent (art. 66 al. 3 LP). Les dispositions 

de conventions internationales auxquelles la Suisse et l’Etat requis sont parties 

priment le droit interne dans les matières qu’elles régissent (ATF 122 III 395 ; 

Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 66 n° 31 ; Paul Angst, in SchKG I, 

ad art. 66 n° 14 ; Yvan Jeanneret / Saverio Lembo, in CR-LP, ad art. 66 n° 10 ss).  

2.b. Depuis le 1
er

 janvier 1995, c’est la convention relative à la signification et la 

notification à l’étranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile et 

commerciale, conclue à La Haye le 15 novembre 1965 (RS 0.274.131), qui régit 

la communication des actes de poursuite suisses à des destinataires à l’étranger (et 

 

 - 14 - 

vice versa), dans la mesure où l’Etat de résidence du destinataire (ou l’Etat 

requérant) est lui aussi partie à cette convention, étant précisé d’une part que les 

actes de poursuite sont considérés comme des « actes judiciaires ou 

extrajudiciaires en matière civile et commerciale », du moins pour des poursuites 

tendant au paiement d’une prétention de droit privé (ATF 94 III 35 consid. 2 ; 

Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 66 n° 25), et d’autre part que la 

Suisse a déclaré que cette convention s’applique de manière exclusive entre les 

Etats contractants (ATF 122 III 395 consid. 2a).  

 Le Liban n’est cependant pas partie à ladite Convention. Il l’est en revanche, de 

même que la Suisse, à la convention relative à la procédure civile, conclue à La 

Haye le 1
er

 mars 1954 (RS 0.274.12). Aussi est-ce au regard de cette convention 

qu’il faut examiner la validité de la notification litigieuse du 9 décembre 2004, en 

particulier de ses art. 1 à 7 sur la communication d’actes judiciaires et 

extrajudiciaires (ATF 122 III 395 consid. 2a ; SJ 2000 II 210).  

2.c. D’après cette convention-ci, la signification doit se faire par les soins de l’autorité 

compétente selon les lois de l’Etat requis, ladite autorité pouvant se borner à 

effectuer la signification par la remise de l’acte au destinataire qui l’accepte 

volontairement (art. 2), sauf les cas où, pour un acte à signifier rédigé dans la 

langue de l’autorité requise ou dans la langue convenue entre les deux Etats 

intéressés ou pour un acte accompagné d’une traduction dans l’une de ces langues 

et où, au surplus, le désir lui en est exprimé dans la demande, l’autorité requise 

fait signifier l’acte dans la forme prescrite par sa législation intérieure pour 

l’exécution de significations analogues, ou dans une forme spéciale, pourvu 

qu’elle ne soit pas contraire à cette législation (art. 3 al. 2 ; Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, ad art. 66 n° 39 in medio).  

 Il ne résulte pas du dossier produit par l’Office que le désir aurait été exprimé par 

les autorités suisses que la notification du commandement de payer considéré (en 

plus du procès-verbal de séquestre) intervienne dans la forme prescrite par la 

législation libanaise pour des actes analogues ou dans une forme spéciale. La note 

n° 2______ que l’Ambassade de Suisse à Beyrouth a envoyée le 8 avril 2004 au 

Ministère des Affaires Etrangères et des Emigrés de la République Libanaise 

invite simplement les autorités libanaises compétentes à notifier et remettre ledit 

acte « au prénommé » (à savoir A______, domicilié à C______) et de renvoyer 

seulement le récépissé « dûment daté et signé par ce dernier ». Le rappel que 

l’Office a adressé le 15 novembre 2004 à l’Office fédéral de la police ne comporte 

pas non plus l’expression d’un tel désir.  

 La notification du commandement de payer considéré devait donc se faire selon 

les lois libanaises, qui pouvaient se contenter d’une « remise de l’acte au 

destinataire qui l’accepte volontairement ».  

 

 - 15 - 

2.d. Cette forme-ci de notification est conçue comme une forme le cas échéant 

simplifiée par rapport à celle, plus formaliste, que prévoient par hypothèse les lois 

de l’Etat requis. Cette simplification n’est toutefois admise que si la notification 

est faite au destinataire qui l’accepte volontairement, et qui renonce de la sorte au 

bénéfice de normes plus protectrices, qui prévoiraient par exemple que la 

notification doit se faire en un lieu déterminé (comme le domicile ou le lieu de 

travail) et/ou en une forme spécifique (comme par remise de l’acte ouvert avec 

lecture d’une mention relative à la possibilité de faire opposition). Il ne saurait 

s’agir de n’importe quel destinataire acceptant la remise de l’acte ; il doit s’agir du 

destinataire de l’acte lui-même (en l’occurrence A______).  

 Or, en l’espèce, il est constant que le commandement de payer n’a pas été remis 

directement à A______, mais à la dénommée G______. La forme simplifiée 

prévue par l’art. 2 de la Convention de la Haye relative à la procédure civile 

n’entre pas ici en considération. C’est le lieu de signaler que c’est par erreur que 

l’Office avait indiqué sur l’exemplaire créancier du commandement de payer que 

l’acte de poursuite avait été notifié le 9 décembre 2004 à « A______, lui-même. 

Par les soins de l’Ambassade de Suisse à Beyrouth. Par la voie habituelle ». 

L’Office a entendu corriger cette erreur, le 2 mars 2005, par l’établissement d’un 

duplicata mentionnant que le commandement de payer considéré avait été remis 

en mains de G______, par la voie diplomatique (cf. consid. 2.f).  

 Pour le surplus, les deux plaignants présentent une version en réalité assez 

similaire des dispositions de droit libanais sur la notification des actes, soit des 

art. 399 à 410 du code de procédure civile libanais.  

2.e. D’après la traduction certifiée conforme qu’un traducteur-juré agréé dans le 

canton de Genève a faite de ces dispositions produites en arabe par l’Institut 

suisse de droit comparé, la remise de l’acte à notifier à un employé se trouvant sur 

place est prévue pour les personnes morales, à défaut, pour le notificateur, de 

trouver un représentant de la personne morale au siège de cette dernière ou dans 

une filiale (cf. art. 403 du code de procédure civile libanais). En l’occurrence, la 

poursuite considérée en validation de séquestre n’est cependant pas dirigée, 

comme d’ailleurs le séquestre lui-même, contre une personne morale, mais contre 

A______ personnellement. Cette disposition n’est donc pas applicable.  

 Pour les personnes physiques, la notification doit intervenir à la personne elle-

même, à son domicile, sa résidence ou son lieu de travail ou dans tout autre lieu 

où elle se trouve ; si le notificateur ne connaît pas la personne à laquelle l’acte doit 

être notifié, il le remet à la personne qui se déclare être la personne concernée par 

cette notification, au domicile ou à la résidence de cette personne, une vérification 

de l’identité sur la base de papiers officiels devant intervenir en cas de remise en 

dehors du domicile ou de la résidence (cf. art. 399 du code de procédure civile 

libanais). En l’espèce, la notification n’est pas intervenue en mains mêmes de la 

personne concernée, à savoir A______.  

 

 - 16 - 

 La notification en mains d’un tiers n’est pas inconnue du droit libanais. Elle peut 

être effectuée, faute pour le notificateur de trouver la personne concernée, par la 

remise de l’acte à quiconque se déclare être son mandant (d’après ladite 

traduction, mais probablement plutôt son mandataire), ou à quiconque travaille à 

son service ou à une personne qui habite avec lui en qualité de conjoint, proche 

parent ou allié, probablement dans les trois hypothèses visées si ladite personne a  

l’air d’avoir dix-huit ans révolus et s’il n’y a pas de conflit d’intérêts entre ces 

personnes et le destinataire de la notification (cf. art. 400 du code de procédure 

civile libanais). En l’occurrence, il n’est pas même allégué ni a fortiori établi que 

G______ serait ou aurait déclaré être la mandataire (ou même la mandante) de 

A______ ou qu’elle habiterait avec ce dernier en l’une ou l’autre des qualités 

susmentionnées. Il reste à examiner si elle peut être tenue comme travaillant au 

service de A______.  

2.f. L’Ambassade de Suisse à Beyrouth a certes écrit à l’Office fédéral de la police, le 

5 janvier 2005, que la note n° 1______ datée du 31 décembre 2004 du Ministère 

des Affaires Etrangères et des Emigrés de la République Libanaise confirmait que 

A______ avait « reçu les documents judiciaires par son employée G______ ». 

Sans doute est-ce la raison pour laquelle l’Office, lorsqu’il a établi le duplicata 

précité le 2 mars 2005, a mentionné que le commandement de payer avait été 

remis en mains de G______, « employée de A______ ». Mais force est de 

constater que l’Ambassade de Suisse à Beyrouth a cédé à une interprétation rapide 

de la note précitée, qui ne fait nulle référence à un rapport de travail ou même de 

service entre G______ et A______, mais se borne à indiquer que « A______ a 

reçu les documents judiciaires selon les normes ». Or, on ne saurait inférer de 

cette affirmation que G______ était l’employée de A______, d’autant moins 

d’ailleurs qu’en transmettant les actes à notifier au Ministère des Affaires 

Etrangères et des Emigrés de la République Libanaise, le 8 avril 2004, 

l’Ambassade de Suisse l’avait prié d’inviter les autorités libanaises compétentes à 

notifier et remettre « cet acte au prénommé » (c’est-à-dire à A______) et à 

« renvoyer seulement le récépissé dûment daté et signé par ce dernier », ce qui n’a 

pas été le cas.  

 Il peut être retenu que G______ était l’employée de la société I______. Toutefois, 

comme déjà dit, la poursuite considérée n’était pas dirigée contre cette dernière, 

mais contre A______ personnellement. Pour la notification des actes de poursuite, 

il n’y a pas lieu d’amalgamer ou confondre une personne morale et une personne 

physique, quand bien même celle-ci aurait la qualité d’organe de celle-là. Au 

demeurant, s’il est admis, en droit suisse, que les art. 64 à 66 LP sur la notification 

des actes de poursuite forment un tout et qu’ainsi les dispositions applicables aux 

personnes physiques puissent à certains égards compléter celles sur les personnes 

morales (ATF 125 III 384 ; DCSO/788/05 consid. 3.a du 22 décembre 2005 et 

ATF 9/2006 du 26 janvier 2006 ; DCSO/194/03 du 22 mai 2003 ; Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, Remarques introductives aux art. 64-66 n° 12 ss ; Paul 

Angst, in SchKG I, ad art. 65 n° 9), rien n’indique que le droit libanais précité 

 

 - 17 - 

doive être appliqué sans différencier selon que l’acte à notifier concerne une 

personne physique ou une personne morale. Une certaine rigueur se dégage au 

contraire des normes susmentionnées, et - sied-il d’ajouter - elle n’est pas 

inappropriée lorsqu’elle conduit à faire échec à une notification qui, comme en 

l’espèce, a été requise à Genève avec l’indication de la seule adresse du poursuivi 

à l’étranger, sans mention aucune d’un conseil constitué à Genève, en validation 

d’un séquestre qui, lui, avait été requis avec la précision de la constitution d’un 

conseil à Genève et d’une élection de domicile en son Etude (d’un conseil qui, au 

surplus, avait aussitôt formé opposition à une précédente poursuite notifiée par 

voie édictale en validation de séquestre requise par le même poursuivant contre le 

même poursuivi).  

 Il résulte de l’extrait du registre officiel versé au dossier que A______ n’y est pas 

mentionné comme organe de la société employant G______, I______. Si 

A______, rectifiant une information contenue dans ses plaintes, a indiqué qu’il 

avait néanmoins la fonction de directeur de cette société, il ne s’ensuit pas qu’un 

commandement de payer lui étant destiné personnellement pouvait lui être 

valablement notifié par l’intermédiaire d’une employée de ladite société, et non de 

lui-même.  

2.g. Il appert par ailleurs que le notificateur a quelque peu confondu la personne 

morale précitée et A______, se trompant de destinataire, puisque, d’après 

l’attestation qu’il a établie le 21 avril 2004 (selon la traduction certifiée conforme 

du 8 février 2005 versée au dossier), il a procédé à la notification des actes 

considérés à « la société I______ par l’intermédiaire de l’employée, responsable 

dans la société et fondée de pouvoir, G______, qui a reçu les papiers et signé de 

sa main ». G______ a attesté de son côté, le 3 mars 2005, que la notification 

considérée a été faite « au nom de la société pour laquelle (elle) travaille I______ 

par un huissier de justice », auquel elle a déclaré, affirme-t-elle, qu’elle n’avait 

« aucune fonction pour recevoir des documents officiels » et qui l’a sommée, 

ajoute-t-elle, de « signer la notification dans l’intérêt de la société » ; un indice 

supplémentaire de cette confusion réside dans le fait que G______ a ensuite 

envoyé les actes notifiés (procès-verbal de séquestre et commandement de payer 

le validant), avec d’autres courriers, en Syrie au président directeur général de la 

société I______, le dénommé J______.  

 Quand bien même celui-ci serait un frère de A______, ce dernier ne peut être 

réputé avoir reçu notification dudit commandement de payer dès le jour, d’ailleurs 

inconnu, où la réexpédition effectuée par G______ est parvenue en la sphère de 

puissance de J______, et il n’apparaît pas que ledit J______ serait habilité à 

recevoir notification d’actes de poursuite pour le compte de A______.  

 Il sied de rappeler que c’est en première ligne à l’Office de prouver la notification 

régulière des actes de poursuite, y compris en cas de notification à un débiteur à 

l’étranger (ATF 117 III 10 consid. 5c-5e ; DCSO/307/03 consid. 2.a du 31 juillet 

 

 - 18 - 

2003 ; Paul Angst, in SchKG I, ad art. 66 n° 15 in fine). Or, en l’occurrence, il n’a 

pas rapporté cette preuve.  

2.h. En conclusion, il y a lieu de retenir que cette notification-ci n’a pas été effectuée 

valablement. La plainte A/518/2005 de A______ devrait être admise et ladite 

notification être annulée si l’Office lui-même, faisant usage en temps utile de son 

pouvoir de modifier la décision contestée (consid. 1.b), n’avait annulé la 

notification litigieuse effectuée le 9 décembre 2004 au Liban en mains de 

G______. D’un point de vue procédural, il s’ensuit que c’est la décision de 

l’Office d’annuler ladite notification qui est bien fondée et qu’en conséquence 

c’est la plainte A/823/2005 de B______ qu’il faut rejeter, ce qui rend sans objet la 

plainte A/518/2005 de A______.  

3.a. La plainte A/823/2005 de B______ comporte aussi la contestation que la 

notification du commandement de payer considéré pouvait être faite valablement 

en mains du conseil de A______, tant initialement que même le 15 mars 2005 en 

même temps que la communication de l’annulation de la notification litigieuse, 

faute d’élection de domicile en bonne et due forme en l’Etude du conseil du 

poursuivi.  

3.b. Il n’y a pas lieu d’examiner si la notification devait se faire en l’Etude du conseil 

du poursuivi avant que ne surgisse la contestation de la validité de la notification 

du 9 décembre 2004, autrement dit sur la base de l’élection de domicile que 

A______ avait faite en l’Etude de son avocat le 25 mai 2001 dans le cadre de la 

poursuite n° 00 xxxx99 U en validation du séquestre n° 00 xxxx70 C, ou sur la 

base de la télécopie que ledit avocat avait envoyée à l’Office le 16 novembre 2004 

pour s’enquérir de l’existence d’une éventuelle poursuite en validation du 

séquestre n° 03 xxxx54 H, alors que les actes avaient déjà été envoyés depuis 

plusieurs mois au Liban par la voie diplomatique.  

 Tout au plus sied-il de remarquer que ce fax, concernant le séquestre considéré en 

l’espèce, était très lapidaire sur cette question, puisqu’il se limitait à indiquer à ce 

sujet que « Vous me savez représenter à Genève les intérêts de A______ », mais 

que cette affirmation pouvait être mise en relation avec la requête de séquestre en 

question, comportant, à l’initiative du poursuivant, la mention explicite d’une 

élection de domicile (donc connue du poursuivant) en l’Etude du conseil de 

A______. C’est aussi l’occasion de relever que, nonobstant sa taille considérable 

et sa structuration en services, l’Office ne saurait tirer argument du fait qu’une 

élection de domicile aurait été communiquée au service des séquestres et non à 

celui des notifications spéciales, pour prétendre pouvoir ignorer une telle élection 

de domicile, dans la mesure où celle-ci serait propre à une procédure déterminée 

et non toute générale.  

3.c. Dans la mesure où l’Office annulait la notification du 9 décembre 2004, il lui 

fallait procéder à une nouvelle notification, et c’est le moment de la nouvelle 

 

 - 19 - 

notification qui était décisif pour juger du point de savoir s’il y avait élection de 

domicile en bonne et due forme pour que la notification puisse et doive intervenir 

en mains du conseil du poursuivi.  

 Au 15 mars 2005, il ne faisait pas de doute que A______ avait constitué un avocat 

et fait élection de domicile en l’Etude de ce dernier précisément pour la poursuite 

en validation du séquestre considéré. Ce point doit s’apprécier au regard de 

l’ensemble des circonstances de la cause ; or, à la date précitée, A______ avait 

déjà formé la plainte A/518/2005, par laquelle il plaidait avoir fait élection de 

domicile en l’Etude de son conseil pour ladite procédure.  

 C’est donc bien à l’avocat constitué par le poursuivi que le commandement de 

payer devait être notifié, le 15 mars 2005, après l’annulation de la notification 

litigieuse du 9 décembre 2004, ledit avocat constituant un représentant au for de la 

poursuite en validation de séquestre habilité à recevoir cet acte de poursuite 

(art. 66 al. 1 LP ; Yvan Jeanneret / Saverio Lembo, in CR-LP, ad art. 66 n° 7 et 

10).  

 La plainte A/823/2005 de B______ est mal fondée également sur ce point. Elle 

sera donc rejetée.  

 Cette issue rend sans objet la plainte A/724/2004 de A______ dirigée contre le 

rejet de l’opposition formée à toutes fins utiles par ce dernier le 4 mars 2005 au 

commandement de payer considéré notifié au Liban, étant précisé qu’opposition a 

aussitôt été formée au commandement de payer lors de sa nouvelle notification, le 

15 mars 2005.  

4. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 1 phr. 1 LP ; art. 61 al. 2 let. a 

OELP). Il ne peut être alloué aucun dépens (art. 62 al. 2 OELP).  

 

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

1. Déclare recevables les plaintes A/518/2005 et A/724/2005 formées 

respectivement les 7 et 21 mars 2005 par A______ et la plainte A/823/2005 
formée le 30 mars 2005 par B______ dans la poursuite n° 04 xxxx81.T en 
validation du séquestre n° 03 xxxx54 H.  

Au fond : 

2. Rejette la plainte A/823/2005 de B______ dirigée contre l’annulation de la 
notification du commandement de payer n° 04 xxxx81 T en validation du 

séquestre n° 03 xxxx54 H intervenue le 9 décembre 2004 au Liban et son 

remplacement par une notification effectuée le 15 mars 2005 en mains du conseil 

de A______ à Genève.  

3. Dit que la plainte A/518/2005 de A______ contre la notification du 
commandement de payer n° 04 xxxx81 T en validation du séquestre n° 03 xxxx54 

H intervenue le 9 décembre 2004 au Liban est de ce fait sans objet.  

4. Dit que la plainte A/724/2005 de A______ contre le rejet pour cause de tardiveté 
de son opposition du 4 mars 2005 au commandement de payer n° 04 xxxx81 T en 

validation du séquestre n° 03 xxxx54 H intervenue le 9 décembre 2004 au Liban, 

est de ce fait sans objet.  

5. Déboute les parties de toute autre conclusion.  

Siégeant :  M. Raphaël MARTIN, président ; M. Didier BROSSET, juge assesseur, et 
Mme Valérie CARERA, juge assesseure suppléante.  

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

 Cendy RENAUD Raphaël MARTIN 

 Commise-greffière : Le président : 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par lettre 

signature aux autres parties par la greffière le