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**Case Identifier:** 3f46518a-28f7-5aa4-bfea-149cb4b5b881
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-23
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Cour civile 23.11.2018 CC 2018 46
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_002_CC-2018-46_2018-11-23.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

COUR CIVILE

CC 46 / 2018

Président :  Jean Moritz
Juges :  Daniel Logos et Nathalie Brahier
Greffière :  Lisiane Poupon

ARRET DU 23 NOVEMBRE 2018

en la cause civile liée entre

A.,
 - représentée par Me Manuel Piquerez, avocat à  Porrentruy,

recourante, 
et

B.,
C.,
D.,
- représentés par Me Jean-Marie Allimann, avocat à Delémont,

intimés,

relative à la décision du juge civil du 15 février 2018.

______

Vu l'action en partage introduite le 13 juillet 2012 par A. (ci-après : la demanderesse ou la 
recourante) à l'encontre de D., C. et B. (ci- après : les défendeurs ou les intimés), tendant à 
ce que ces derniers soient condamnés à procéder avec la demanderesse (la recourante) au 
partage de la succession de feu E. et à fixer les parts et reprises des parties ;

Vu les conclusions des défendeurs (les intimés) tendant à ce qu'il soit pris acte qu'ils ne 
s'opposent pas aux conclusions de la demanderesse ;

Vu l'amplification des conclusions des parties intervenues en cours de procédure et jusqu'aux 
plaidoiries finales ; la demanderesse conclut, en plus et en substance, à ce que la 
défenderesse C. soit condamnée à verser à la succession le montant de CHF 250'000.- à titre 
de dommages et intérêts pour gestion d'affaires sans mandat ; les défendeurs concluent à 
l'attribution en toute propriété à C. de l'immeuble feuillet no X1 et X2 du ban de U.-V., étant 
précisé qu'elle reprendra seule la dette hypothécaire grevant ledit immeuble dont le montant 
s'élève à CHF 327'375.-, sans paiement de soulte à la succession, notamment à la 
demanderesse, les défendeurs concluant au surplus à ce que celle-ci soit déboutée de toute 
ses conclusions en versement par C. d'un montant de CHF 250'000.- à la succession ;

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Vu le jugement du 15 février 2018, par lequel le juge civil ordonne le partage de la succession 
de feu E., établit les forces de la succession (masse active : CHF 430'987.79 dont 
CHF 430'000.- pour l'immeuble du ban de V. ; masse passive : CHF 412'870.35, dont le solde 
de la dette hypothécaire sur ledit immeuble par CHF 327'375.- ainsi que divers frais payés par 
C. pour un total de CHF 85'495.35 ; actif successoral net : CHF 18'117.44), détermine les parts 
de chaque héritier (1/6 pour A., soit CHF 3'019.57 ; 3/6 pour C., soit CHF 9'058.70 ; 1/6 pour 
B., soit CHF 3'019.57 ; 1/6 pour D., soit CHF 3'019.57), attribue la propriété de l'immeuble de 
V. à C., laquelle reprend seule la dette hypothécaire par CHF 327'375.- grevant ledit immeuble, 
une soulte d'un montant de CHF 9'058.70 devant être versée par C. à la succession, déboute 
les parties de toutes autres conclusions contraires, met les frais judiciaires par CHF 21'350.- 
à la charge de la demanderesse et condamne cette dernière à verser aux défendeurs une 
indemnité de dépens fixée à CHF 20'755.40 ;

Vu le recours de la demanderesse du 1er juin 2018 concluant à l'annulation de la décision 
susmentionnée en ce qui concerne la répartition des frais judiciaires, à ce que ceux-ci soient 
partagés équitablement entre les parties à raison d'une part à la charge de la recourante et le 
solde à charge des intimés et à ce que les dépens soient compensés entre les parties, 
subsidiairement au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision, sous 
suite des frais et dépens ;

Vu la réponse des intimés du 12 juillet 2018 par laquelle ils concluent au débouté des 
conclusions de la requérante ;

Attendu que le recours, dirigé contre la décision sur les frais, laquelle ne peut être attaquée 
séparément que par cette voie de droit (art. 110 CPC), a été introduit auprès de l'autorité 
compétente dans le délai de 30 jours (art. 321 al. 1 CPC) applicable lorsque l'affaire au fond 
était appelable, étant précisé qu'une décision sur les frais n'est pas une ordonnance 
d'instruction contre laquelle un recours devrait être déposé dans le délai de 10 jours prévu à 
l'article 321 al. 2 CPC (cf. CC 40 et 41 / 2012 du 15 janvier 2013 consid. 1.3, résumé in RJJ 
2013 p. 134 avec note de la rédaction p. 135) ;

Attendu que le recours doit contenir des conclusions qui, lorsqu'elles portent sur le montant 
des frais et dépens, doivent être chiffrées, sous peine d'irrecevabilité (BONHET, CPC annoté, 
2016, n. 6 ad art. 321 et réf. cit.; cf. aussi TF 4A_112/2018 du 20 juin 2018 consid. 1.2.3 et 2.1 
résumé in CPC on line sous art. 321) ; il faut exceptionnellement entrer en matière sur un 
recours dont les conclusions sont formellement viciées, lorsque le montant à octroyer résulte 
de la motivation, éventuellement mise en relation avec la décision attaquée (ATF 137 III 617 
consid. 6.2 = JT 2014 II 187 et jurisprudence citée) ; 

Attendu qu'en l'espèce, la recourante demande, dans sa conclusions no 3, que la répartition 
des frais judiciaires entre les parties soit faite "à raison d'une part à charge de la recourante et 
le solde à charge des intimés" ; cette conclusion n'est pas chiffrée et donc en principe 
irrecevable ; toutefois, à la fin de son mémoire, la recourante demande que la répartition des 
frais judiciaires se fasse à raison d'un quart à sa charge et le solde à charge des intimés (p. 8 
in fine) ; outre qu'il est possible que la formulation imprécise de la conclusion no 3 résulte d'une 
inadvertance ou d'une erreur de plume, il faut bien constater que ce que demande la 

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recourante peut être déterminé sur la base de la décision attaquée, autrement dit qu'elle ait à 
supporter un quart des CHF 21'350.- mis à sa charge, le solde devant être payé par les 
intimés ;

Attendu, par ailleurs, qu'il suit de la conclusion no 2 du recours que l'annulation de la décision 
attaquée ne doit être prononcée qu'en ce qui concerne la répartition des frais judiciaires ; 
conformément aux définitions de l'article 95 CPC, les frais judiciaires (al. 1 litt. a), qui 
comprennent notamment l'émolument forfaitaire de décision et les frais d'administration des 
preuves (al. 2 litt. b et c), doivent être distingués des dépens (al. 1 lett. b et al. 3) ; or, la 
recourante demande aussi, dans sa conclusion no 4, que les dépens soient compensés entre 
les parties, sans avoir conclu préalablement et expressément à l'annulation de la décision en 
ce qu'elle concerne sa condamnation à verser aux intimés une indemnité de dépens fixées à 
CHF 20'755.40 ; il y a cependant lieu d'admettre qu'en réclamant la compensation des dépens 
entre parties, la recourante conclut implicitement à l'annulation de la décision attaquée en ce 
que celle-ci met à sa charge les dépens de la partie adverse, quand bien même elle est 
assistée d'un mandataire professionnel qualifié ;

Attendu qu'il convient dès lors d'entrer en matière sur les conclusions du recours telles 
qu'interprétées ci-dessus ;

Attendu que le juge civil explique, dans les motifs écrits la décision attaquée que, s’agissant 
des frais et dépens de la procédure, il doit être fait application de l’article 106 CPC ; il se réfère 
à ce sujet à un arrêt de la Cour civile du 22 janvier 2013 (CC 92/2012) ; il considère dès lors 
que, dans la mesure où la demanderesse succombe dans une très large mesure, les frais 
judiciaires doivent être mis totalement à sa charge et qu’elle doit être condamnée à verser au 
défendeur une indemnité de dépens ;

Attendu que la recourante conteste l’application de l’article 106 al. 1 CPC ; en se référant à la 
doctrine (TAPY, in CPC commenté, 2011, n. 29 art. 107), elle estime qu’il faut faire application, 
dans le cas d’espèce, de la clause générale de l’article 107 al. 1 lit. f CPC en raison des 
circonstances particulières de la procédure en partage d’une succession, dans laquelle les 
deux parties ont des prétentions réciproques et de même nature ; la recourante expose 
également avoir été contrainte d’introduire une procédure de mesures provisionnelles et 
superprovisionnelles en raison du comportement de la partie adverse, mesures que le juge 
civil alors en charge du dossier a ordonnées le 6 septembre 2013, et que les frais liés à cette 
partie de la procédure ne peuvent être mis à sa charge ; s’agissant de la conclusion tendant 
au versement à la succession d'un montant de CHF 250'000.-, la recourante expose qu’elle l'a 
retenue à compter de l’audience du 16 novembre 2016 en raison du comportement 
dommageable de la partie adverse ; cette conclusion n’a, selon la recourante, nullement 
retardé la procédure ni donné lieu à de nouveaux actes d’instruction ;

Attendu qu’il résulte de l’arrêt de la Cour civile auquel se réfère l’instance précédente que les 
frais ne peuvent être répartis en équité, en application de l’article 107 al. 1 litt. c CPC, que 
lorsque le litige relève du droit de la famille au sens étroit, ce qui exclut les litiges de nature 
successorale (CC 92/2012 du 22 janvier 2013 et réf. cit., résumé in RJJ 2013, p. 133) ;

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Attendu qu’il n’y a pas lieu de faire application de l’article 107 al. 1 litt. c CPC dans le cas 
d’espèce, dès lors que l’action en partage est de nature successorale ; au demeurant, la 
recourante n’invoque pas cette disposition ;

Attendu que, selon les règles générales de répartition prévues à l’article 106 CPC, les frais 
sont mis à la charge de la partie succombante (al. 1, 1ère phrase) ; lorsqu’aucune des parties 
n’obtient entièrement gain de cause, ils sont répartis selon le sort de la cause (al. 2) ; il s’ensuit 
que les frais doivent être mis en principe à charge des parties en proportion de leur gain 
respectif dans le procès ; c’est en tenant compte de l’ensemble des circonstances du cas 
concret que l’on doit décider si une partie obtient gain de cause en tout ou partie et, en cas de 
gain partiel, comment les frais doivent être répartis (TF 5A_197/2017 du 21 juillet 2017 consid. 
1.3.2) ;

Attendu que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral rendue avant l’entrée en vigueur du 
Code de procédure civile suisse, pour déterminer quelle est la partie qui succombe et quelle 
est celle qui obtient gain de cause, il convient de tenir compte aussi bien du sort des 
conclusions du demandeur que des conclusions du défendeur ; il y a donc lieu de déterminer 
dans quelle proportion chacune des parties obtient gain de cause respectivement succombe, 
et de répartir les dépens en conséquence entre elles, les créances en dépens pouvant au final 
se compenser entièrement ou partiellement (TF 4A_175/2008 du 19 juin 2008 consid. 2.5 avec 
référence à la doctrine et à la pratique du Tribunal fédéral, ainsi qu’au projet de CPC ) ;

Attendu que cette pratique est confirmée sous l’angle de l’article 106 al. 2 CPC, règle qui 
suppose une répartition des frais judiciaires et des dépens en fonction de l’issue du litige 
comparée avec les conclusions prises par chacune des parties (TF 4A_226/2013 cité par 
BOHNET, op.cit., n. 7 art. 106) ; dans ce cadre, le juge peut notamment prendre aussi en 
considération l’importance de chaque conclusion dans le litige, de même que le fait qu’une 
partie a obtenu gain de cause sur une question de principe, circonstance qui, de surcroît, est 
expressément prévue par l’article 107 al. 1 litt. a CPC dans le cas analogue où la demande 
est certes admise sur le principe, mais par pour le montant réclamé (TF 4A_207/2015 du 2 
septembre 2015 consid. 3.1 et arrêts cités, résumés in CPC online sous art. 106) ;

Attendu que le poids accordé aux conclusions tranchées peut, de cas en cas, être apprécié 
selon différents critères, par exemple selon leur importance respective dans le litige ou par 
rapport à ce qui a été alloué, ou selon le travail occasionné (TF 5A_86/2017 du 20 juillet 2017 
consid. 4.1.2 ; cf. aussi TF 4A_511/2015 du 9 décembre 2015 consid. 2.2) ;

Attendu que dans l’action en partage successoral ayant opposé les parties à la présente 
procédure, la demanderesse et les défendeurs avaient pris initialement des conclusions 
concordantes ; étant donné que l’instance précédente a admis les conclusions initiales des 
parties en ordonnant le partage de la succession de feu E., en déterminant la part et les 
reprises de chacun des héritiers (notamment en attribuant l’immeuble de V. à C. avec reprise 
de la dette hypothécaire par cette dernière, ce à quoi la recourante ne s’est pas opposée, cf. 
décompte à p. 422 du dossier de première instance et ses déclarations à l’audience du 19 
décembre 2012, p. 44 du dossier), force est d'admettre qu’aucune partie n’a succombé, quand 

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bien même certains éléments concernant la détermination des forces de la succession étaient 
litigieux et ont dû être instruits ;

Attendu, en revanche, que la recourante a succombé dans sa conclusion tendant à ce que C. 
verse à la succession un montant de CHF 250'000.-, laquelle a été rejetée (consid. 9 du 
jugement de première instance) ;

Attendu qu'il convient dès lors de procéder à une répartition des frais et dépens en tenant 
compte séparément des solutions différentes données par l'instance précédente aux 
conclusions des parties ;

Attendu que, s'agissant des conclusions concordantes tendant au partage admise par 
l'instance précédente, chaque partie doit, individuellement, prendre à sa charge les frais de la 
procédure, soit ¼ en ce qui concerne la recourante, le solde étant mis à la charge des intimés 
solidairement entre eux ; les frais afférents à cette partie de la procédure sont plus importants 
que ceux qui concernent la conclusion controversée portant sur la somme de CHF 250'000.- 
à verser à la succession, en considération, d'une part, de la valeur litigieuse, partant de 
l'importance du litige, et, d'autre part, de l'activité de l'instance précédente, ainsi que des frais 
engagés : dans le premier cas, la valeur litigieuse peut être établie sur la base de la masse 
active de la succession, soit CHF 430'987.- environ, alors que la valeur litigieuse de l'autre cas 
est de CHF 250'000.- ; dans l'état des frais de la procédure, pour un total de CHF 21'350.-, 
CHF 11'385.45 concernent exclusivement les frais d'expertise portant sur la détermination de 
la masse successorale, soit les débours de cette partie de la procédure ; quant au solde par 
CHF 9'964.55, il s'agit de l'émolument judiciaire ; compte tenu qu'il ressort du dossier que la 
plus grande part de l'activité du juge a consisté à statuer sur les conclusions concordantes des 
parties, il convient d'y imputer les ¾ de cet émolument, soit CHF 7'473.50 ; cela étant, le 
montant des frais judiciaires par CHF 18'858.95 (CHF 11'385.45 + CHF 7'473.50) pour cette 
partie de la procédure, arrondi à CHF 18'860.-, est mis à raison des 3/4, soit CHF 14'145.-, à 
la charge des intimés et le solde par 1/4, soit CHF 4'715.-, à la charge de la recourante ;

Attendu que la recourante qui succombe pour l'autre partie de la procédure doit payer la totalité 
du solde des frais judiciaires, soit CHF 2'490.- (CHF 21'350.- - CHF 18'860.-) ; son 
argumentation tendant à justifier sa conclusion en versement à la succession d'un montant de 
CHF 250'000.- en raison du comportement dommageable des intimés dans la faillite de la 
société F. n'est pas suffisamment motivée et absolument pas étayée ; il n'appartient pas à 
l'autorité de céans de rechercher dans le dossier les pièces et éléments susceptibles d'appuyer 
cet argument ; quant à la requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles qu'elle 
prétend avoir été contrainte d'introduire et à laquelle le juge de première instance a donné 
suite, il y a lieu de constater que la procédure la concernant représente une part extrêmement 
minime dans le traitement de l'ensemble du dossier et qu'elle est englobée dans la répartition 
des frais opérée ci-dessus ;

Attendu qu'au final, les intimés supportent les frais de la procédure à hauteur de CHF 14'145.- 
et la recourante à hauteur de CHF 7'205.- (CHF 4'715.- + CHF 2'490.-) ;

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Attendu que les dépens de la procédure de première instance doivent être compensés entre 
parties, ainsi que le demande la recourante ;

…

PAR CES MOTIFS 

LA COUR CIVILE

admet

partiellement le recours ;
partant,

condamne

les intimés à payer les frais judiciaires de première instance fixés à CHF 21'350.- à raison de 
CHF 14'145.- et la recourante à raison de CHF 7’205.-- ;

dit

que les frais judiciaires de première instance sont prélevés sur les avances des parties, les 
intimés devant rembourser à la recourante le solde couvert par les avances de cette dernière ;

dit

que chaque partie supporte ses propres dépens pour la procédure de première instance ;

met

les frais judiciaires de seconde instance par CHF 4'000.- à la charge des intimés à raison de 
CHF 3'600.- et les prélève sur l'avance effectuée par la recourante, les intimés devant 
rembourser à cette dernière la somme de CHF 3'600.- ;

alloue

à la recourante une indemnité de dépens pour la présente procédure de CHF 1'300.-, débours 
et TVA compris à verser par les intimés ;

informe

les parties des voies et délai de recours selon avis ci-après ;

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ordonne

la notification du présent arrêt aux parties ainsi qu’au juge civil.

Porrentruy, le 23 novembre 2018 

AU NOM DE LA COUR CIVILE
Le président : La greffière :

Jean Moritz Lisiane Poupon

Communication concernant les moyens de recours :

Un recours en matière civile peut être déposé contre le présent jugement auprès du Tribunal fédéral, 
conformément aux dispositions de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), en particulier aux art. 42, 72 ss. 
et 90 ss. LTF, dans un délai de 30 jours à partir de la date où ce jugement vous a été notifié (art. 100 LTF). Ce 
délai ne peut pas être prolongé (art. 47 al. 1 LTF). 

Le mémoire de recours sera adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Il doit indiquer les conclusions, les 
motifs et les moyens de preuve, et être signé. Le recourant doit exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole 
le droit (art. 42 al. 2 LTF). Le recourant ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de 
façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l’art. 95, et si la correction du vice est susceptible 
d’influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).

Le présent jugement et les pièces invoquées comme moyens de preuve en possession du recourant doivent être 
joints au mémoire (art. 42 al. 3 LTF).

Valeur litigieuse
La Cour civile considère que la valeur litigieuse est de CHF 30'000.-