# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1b65258e-b64b-5b39-85c5-3b8ef18a2822
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-03-13
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 13.03.2015 P/3801/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-3801-2013_2015-03-13.pdf

## Full Text

Siégeant :M. François HADDAD, président, Mme Anne JUNG BOURQUIN et 
M. Patrick MONNEY, juges, M. Claude ETTER, M. Alain GALLET, Mme Nelly 
HARTLIEB et Mme Christine OTHENIN-GIRARD, juges assesseurs, M. Laurent 
FAVRE, greffier délibérant.  

P/3801/2013  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CRIMINEL  

 

Chambre 11 

 
13 mars 2015  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

 

Contre  

 
Monsieur X______, né le ______ 1976, actuellement détenu à la prison de Champ-
Dollon, 1241 Puplinge, prévenu, assisté de Me A______ 
 
Monsieur Y______, né le ______ 1983, actuellement détenu à la prison de Champ-
Dollon, 1241 Puplinge, prévenu, assisté de Me B______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut: 

S'agissant de X______, à ce qu'il soit reconnu coupable de toutes les infractions 
retenues contre lui dans l'acte d'accusation, à ce qu'il soit condamné à une peine 
privative de liberté de 15 ans, ainsi qu'à son maintien en détention de sûreté.  

S'agissant de Y______, à ce qu'il soit reconnu coupable de toutes les infractions 
retenues contre lui dans l'acte d'accusation, à ce qu'il soit condamné à une peine 
privative de liberté de 9 ans, ainsi qu'à son maintien en détention de sûreté.  

Il conclut enfin à ce que les confiscations soient ordonnées conformément à l'annexe de 
l'acte d'accusation et à la condamnation des prévenus aux frais de la procédure.  

 

X______, par la voix de son conseil, conclut à son acquittement s'agissant des points no 
A.I.4, A.I.5, A.I.8, A.I.10 et A.I.15 de l'acte d'accusation. Il conclut pour le surplus à ce 
qu'il soit condamné à une peine privative de liberté ne dépassant pas 8 ans et à ce qu'il 
soit fait application de la circonstance atténuante du repentir sincère. 

 

Y______, par la voix de son conseil, conclut à son acquittement s'agissant des points no 
B.I.1, B.I.2 et B.I.3 de l'acte d'accusation. Il conclut pour le surplus à ce qu'il soit 
condamné à une peine privative de liberté inférieure à 4 ans et 9 mois, à ce qu'il soit fait 
application de l'atténuante du repentir sincère et à ce que les frais qui seront mis à sa 
charge tiennent compte de sa culpabilité.  

EN FAIT 

A. a. Par acte d'accusation du 23 décembre 2014, il est reproché à X______ de s'être 
livré, à tout le moins à partir de la fin de l'été 2012, de concert avec Y______, C______ 
et D______, avec l'assistance de E______, F______ et de nombreuses "mules", à un 
trafic de stupéfiants de dimension internationale, portant sur plusieurs kilos de cocaïne, 
étant précisé qu'il était en contact principalement avec un fournisseur domicilié au 
Brésil, soit G______, à qui il envoyait, principalement depuis la Suisse mais aussi 
depuis le Portugal, des personnes recrutées comme "mules" afin qu'elles ramènent de la 
cocaïne à Genève, faits qualifiés d'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants 
(art. 19 al. 1 let. b, c, d, e, et g et al. 2 let. a, b et c LStup). En résumé, il est en 
particulier reproché à X______ d'avoir: 

1. organisé, à une date indéterminée à la fin de l'été 2012, de concert avec Y______ et 
D______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis le Brésil, d'un kilo 

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de cocaïne et d'avoir perçu, pour sa participation à cette importation, à tout le moins la 
somme de CHF 1'000.- ; 

2. organisé, à une date indéterminée, en octobre 2012, de concert avec Y______  
D______ et G______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis le 
Brésil, d'un kilo de cocaïne, puis d'avoir, une fois la drogue arrivée à Genève, conservé 
100 grammes de cette cocaïne, qu'il a revendus de son côté pour son profit personnel ; 

3. organisé, dans le courant du mois de novembre 2012, de concert avec Y______ et 
D______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis l'Amérique du 
Sud, de trois à cinq kilos de cocaïne, cette drogue n'étant toutefois jamais parvenue à 
Genève, les fournisseurs de la drogue ayant trompé X______ et ses comparses ; 

4. organisé, à une date indéterminée, environ au mois d'octobre 2012, de concert avec 
Y______, le transport et l'importation en Suisse par une mule, depuis le Portugal, 
d'environ 350 grammes de cocaïne, d'avoir pris possession de cette drogue une fois la 
mule arrivée à Genève et d'avoir écoulé cette cocaïne pour son compte et celui de 
Y______ ; 

5. pris des dispositions, dans le courant du mois de novembre 2012, afin de se procurer 
à nouveau de la cocaïne pour alimenter son trafic, en particulier d'avoir pris contact avec 
le surnommé "I______", qui lui a proposé d'avoir recours à une nouvelle mule, soit 
J______, d'être entré en matière avec "I______" pour organiser cette livraison et d'avoir 
finalement convenu que ce dernier lui amènerait lui-même un kilo de cocaïne, étant 
précisé qu'aucune livraison de drogue n'a en définitive eu lieu ;  

6. organisé, à la fin novembre 2012-début décembre 2012, de concert avec Y______, le 
transport et l'importation en Suisse par K______ et Y______, depuis le Portugal, de 350 
grammes de cocaïne, d'avoir pris possession de cette drogue une fois cette dernière 
arrivée à Genève puis d'avoir vendu 200 grammes de cette cocaïne à un tiers inconnu ; 

7. organisé, à une date indéterminée au plus tard dans le courant du mois de novembre 
2012, de concert avec Y______ et G______, le transport et l'importation en Suisse par 
L______, depuis le Brésil, de 2'775 grammes de cocaïne, étant précisé que ce dernier a 
été interpellé par la police à son arrivée à Genève en possession de cette drogue de sorte 
qu'il n'a pas pu la remettre à X______ ; 

8. organisé, à la fin novembre 2012, le transport et l'importation en Suisse par H______, 
depuis la Colombie, d'à tout le moins 500 grammes de cocaïne, étant précisé que 
H______ a été interpellé le 19 décembre 2012 à Bogota en possession de six kilos et 
demi de cocaïne de sorte qu'il n'a pas pu remettre à X______ les 500 grammes de 
cocaïne qui lui revenaient ; 

9. organisé, fin décembre 2012, de concert avec C______ et G______, le transport et 
l'importation en Suisse par une mule, depuis le Brésil, d'environ 750 grammes de 
cocaïne, d'avoir vendu, de concert avec Y______, la moitié de cette drogue pour une 

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somme de CHF 25'000.- à un ami de ce dernier surnommé "M______", somme qui a 
ensuite été remise à C______, puis d'avoir disposé du solde de la drogue, qu'il a 
partagée avec Y______ et d'avoir finalement vendu sa part de cocaïne ;  

10. organisé, début janvier 2013, avec C______ et G______, le transport et 
l'importation en Suisse par N______, depuis le Brésil, de deux à trois kilos de cocaïne, 
étant précisé que cette livraison de drogue n'a toutefois pas eu lieu, N______ ayant pris 
peur une fois arrivée au Brésil et ayant ainsi rapidement quitté le pays pour rentrer au 
Portugal ; 

11. organisé, début janvier 2013, de concert avec G______, le transport et l'importation 
par O______, depuis le Brésil, d'environ deux kilos de cocaïne, étant précisé que cette 
livraison de drogue n'a toutefois pas eu lieu, O______ s'étant détournée de son voyage 
en repartant au Portugal, celle-ci ayant conservé par devers elle la somme de USD 
7'000.- que X______ lui avait remise pour l'achat de la drogue ;   

12. organisé, courant janvier 2013, avec C______ et G______, le transport et 
l'importation en Suisse par P______, depuis le Brésil, de 2'439.2 grammes de cocaïne, 
étant précisé que ce dernier a été interpellé en possession de cette drogue le 3 février 
2013 à Francfort de sorte qu'il n'a pas pu remettre à X______ la partie de la cocaïne qui 
lui revenait ; 

13. organisé, aux alentours du 7 février 2013, de concert avec Y______, le transport et 
l'importation en Suisse par Q______ depuis le Portugal, d'une quantité de 500 grammes 
de cocaïne ; 

14. organisé, à une date indéterminée au mois de février 2013, de concert avec 
Y______, un prénommé "R______" et G______, le transport et l'importation en Suisse 
par S______ depuis le Brésil, d'une quantité de 1403.6 grammes de cocaïne, étant 
précisé que ce dernier a été interpellé par la police le 10 mars 2013 à son arrivée à 
Genève en possession de cette drogue et en compagnie de X______ ; 

15. détenu, le 10 mars 2013, à son domicile sis T______, 96.9 grammes de cocaïne, 
drogue destinée à la vente.  

b. Par le même acte d'accusation, il est reproché à Y______ de s'être livré, à tout le 
moins à partir de l'automne 2012, de concert avec X______ et D______, à un trafic de 
stupéfiants de dimension internationale, portant sur plusieurs kilos de cocaïne, étant 
précisé qu'il collaborait étroitement avec X______, qui était en contact principalement 
avec un fournisseur domicilié au Brésil, soit G______, et d'avoir participé à 
l'organisation du trafic, au recrutement des mules, principalement au Portugal, ainsi 
qu'au financement du trafic, faits qualifiés d'infraction grave à la loi fédérale sur les 
stupéfiants (art. 19 al. 1 let, b, c, d, e, et g et al. 2 let. a, b et c LStup). En résumé, il est 
en particulier reproché à Y______ d'avoir: 

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1. organisé, à une date indéterminée à la fin de l'été 2012, de concert avec X______ et 
D______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis le Brésil, d'un kilo 
de cocaïne puis d'avoir reçu une partie de cette drogue ; 

2. organisé, à une date indéterminée, en octobre 2012, de concert avec X______, 
D______ et G______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis le 
Brésil, d'un kilo de cocaïne, puis d'avoir, une fois la drogue arrivée à Genève, conservé 
600 grammes de cette cocaïne, qu'il a pu couper et revendre à son profit personnel ; 

3. organisé, dans le courant du mois de novembre 2012, de concert avec X______ et 
D______, le transport et l'importation en Suisse par H______, depuis l'Amérique du 
Sud, de trois à cinq kilos de cocaïne, cette drogue n'étant toutefois jamais parvenue à 
Genève, les fournisseurs de la drogue ayant trompé Y______ et ses comparses ; 

4. organisé, à une date indéterminée, aux alentours du mois d'octobre 2012, de concert 
avec X______, le transport et l'importation en Suisse par une mule, depuis le Portugal, 
d'environ 350 grammes de cocaïne, drogue qui a été réceptionnée par X______ à 
Genève et écoulée par ce dernier pour son compte et celui de Y______ ; 

5. organisé, à la fin novembre 2012-début décembre 2012, de concert avec X______, le 
transport et l'importation en Suisse par K______ et lui-même, depuis le Portugal, de 350 
grammes de cocaïne puis d'avoir vendu 150 grammes de cette drogue à des inconnus ; 

6. organisé, à une date indéterminée au plus tard dans le courant du mois de novembre 
2012, de concert avec X______ et G______, le transport et l'importation en Suisse par 
L______, depuis le Brésil, de 2'775 grammes de cocaïne, étant précisé que ce dernier a 
été interpellé par la police à son arrivée à Genève en possession de cette drogue de sorte 
qu'il n'a pas pu la remettre à X______ ; 

7. revendu à un ami à lui dénommé "M______", en décembre 2012, de concert avec 
X______, la moitié des 750 grammes de cocaïne que ce dernier, de concert avec 
C______ et G______ avait fait livrer à Genève le 29 décembre 2012, pour la somme de 
CHF 25'000.-, somme qui a ensuite été remise à C______, puis d'avoir partagé avec 
X______ le solde de ces 750 grammes de cocaïne et d'avoir revendu sa part ;  

8. organisé, aux alentours du 7 février 2013, de concert avec X______, le transport et 
l'importation en Suisse par Q______ depuis le Portugal, d'une quantité de 500 grammes 
de cocaïne ; 

9. organisé, à une date indéterminée au mois de février 2013, de concert avec X______, 
un prénommé "R______", et G______, le transport et l'importation en Suisse par 
S______ depuis le Brésil, d'une quantité de 1403.6 grammes de cocaïne, étant précisé 
que ce dernier a été interpellé par la police le 10 mars 2013 à son arrivée à Genève en 
possession de cette drogue. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure: 

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Enquêtes de la police 

aa. La brigade des stupéfiants (ci-après: BStup) a diligenté depuis courant 2012 une 
enquête d'envergure à l'encontre de trafiquants de drogue originaires d'Afrique de 
l'ouest, qui a permis de mettre en évidence que des fournisseurs basés en Amérique 
latine remettaient de la cocaïne à des mules, lesquelles travaillaient pour des 
ressortissants de Guinée-Bissau établis à Genève, en particulier Y______, alias 
"U______", X______, surnommé "V______", C______, alias "W______" et D______, 
alias "Z______". Au gré des écoutes, il s'est avéré que AA______, alias "AB______" 
était le frère de C______ et que E______ (ci-après: E______) était l'amie intime de 
X______. G______ était un fournisseur établi au Brésil, dont le frère se nommait 
AC______.  
 
ab. L'enquête menée par la BStup a permis plus précisément à cette dernière de 
comprendre que X______, Y______ et D______ organisaient la livraison de cocaïne via 
le Brésil principalement, par l'intermédiaire de mules qu'ils recrutaient essentiellement 
au Portugal. Ces derniers revendaient ensuite cette drogue à des semi-grossistes à 
Genève. Ces trois protagonistes ont été mis sous écoute téléphonique dès novembre 
2012. Suite à ces écoutes, la BStup a rédigé plusieurs rapports, qui ont mis en évidence 
de  nombreuses livraisons de cocaïne organisées par X______ et Y______.   
 
La BStup a également pu déterminer que X______ était arrivé en Suisse dans le courant 
de l'été 2012 et s'était installé dans un premier temps à la Cézille (VD), dans la maison 
de D______, ce dernier ayant par la suite été présumé mort. A partir de l'automne 2012, 
X______ a emménagé dans deux appartements à Genève, le premier sis AD______, et 
le second sis T______. L'appartement de la AD______, occupé par Y______, servait 
principalement de lieu d'accueil pour les mules, l'appartement de la T______, servait, 
quant à lui, de logement à X______ et à son amie intime E______. Y______ avait 
également habité à la Cézille en automne 2012 dans la maison de D______.  
 
ac. Par ailleurs, le 10 mars 2013, la BStup a appris que X______ devait réceptionner 
une importante livraison de stupéfiants à Genève de sorte que deux dispositifs ont été 
mis en place sur les deux domiciles précités de ce dernier. A 15h15, la BStup a aperçu 
X______ sortir du logement de la T______ et se rendre en transport public à la gare de 
Cornavin, où il a réceptionné sur le quai un individu, qui a été identifié par la suite 
comme étant S______. Ces derniers ont été interpellés quelques minutes plus tard à 
l'angle de la rue de la Servette et du boulevard James-Fazy. S______ transportait de la 
cocaïne. Il avait ingéré 597,6 grammes de cocaïne et avait encore 806 grammes de cette 
drogue dissimulés dans ses chaussures.  
 
ad. E______, Y______, F______, AE______, AF______ et AG______ qui se 
trouvaient dans l'appartement de X______ sis, T______, ont été arrêtés par la BStup le 
jour-même.  

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ae. La fouille de l'appartement sis, AD______ a notamment permis la découverte de 
matériel servant à la confection de "gouttes" de cocaïne, de 141,6 grammes de produit 
de coupage et de deux téléphones portables. La fouille de l'appartement sis, T______ a 
permis la découverte notamment de 96.9 grammes de cocaïne, de CHF 3'960.-, de 5'515 
EUR, de deux téléphones portables, de divers documents manuscrits et personnels, de 
230 grammes de produits de coupage ainsi que du matériel servant à la confection de 
"gouttes".  

Infractions reprochées à X______ et Y______ 

Infraction n°1 (A.I.1. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.1. contre Y______)  

Déclarations des prévenus au Ministère public  

ba. Le 28 mai 2014, X______ a lui-même reconnu une livraison de cocaïne en août 
2012.   
 
Il a expliqué qu'il s'agissait de la première livraison de H______ portant sur une quantité 
d'un kilo de cocaïne. Ce dernier avait reçu la drogue de G______ au Brésil. Elle était 
destinée à Y______ et D______. Il avait eu connaissance de cette livraison dans la 
mesure où celle-ci avait été organisée depuis son domicile. Il avait participé à cette 
livraison comme intermédiaire et plus précisément comme messager. D______ avait 
contacté G______ par l'intermédiaire d'un cousin de celui-ci. D______ lui avait ensuite 
demandé s'il pouvait parler avec G______ en malenké car ce dernier préférait parler 
dans cette langue. Il avait ainsi commencé à parler avec celui-ci à l'occasion de cette 
livraison.  
 
Avant de se rendre au Brésil pour chercher la drogue, H______ était venu depuis le 
Portugal à Genève. X______ avait été le chercher à l'aéroport. Il l'avait ensuite 
accompagné à l'aéroport lorsqu'il était parti au Brésil chercher la drogue. Il n'avait pas 
remis d'argent à H______ pour cette drogue. C'était Y______ et D______ qui avaient 
envoyé de l'argent à G______ pour l'achat de cette cocaïne. Lorsque H______ était 
revenu du Brésil, il s'était rendu avec ce dernier à la Cézille. La drogue se trouvait dans 
une valise. D______ et Y______ avaient pris la drogue et l'avaient certainement 
vendue. H______ avait été payé par ces derniers et était reparti au Portugal trois jours 
plus tard. Celui-ci souhaitait être payé CHF 5'000.- pour ce transport. Il lui avait 
toutefois dit de demander CHF 6'000.- afin qu'il puisse toucher quelque chose. H______ 
lui avait ainsi remis CHF 1'000.- sur les CHF 6'000.- qu'il avait reçus, dans la mesure où 
il avait été le chercher à l'aéroport. Il n'avait pas été payé par D______ et Y______. Il ne 
leur avait pas demandé à être payé parce que ces derniers avaient dit que la drogue ne 
valait rien.   
 
Le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé ses précédentes déclarations.  

bb. Le 28 mai 2014, Y______ a déclaré que les déclarations de X______ n'étaient que 
des mensonges. Il ignorait tout de cette livraison du mois d'août 2012. Il était arrivé à 

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Genève en août 2012. Il avait tout d'abord vécu chez un ami et avait ensuite été vivre à 
la Cézille en octobre 2012 avec X______ et D______.   

Le 27 novembre 2014, le prévenu a maintenu qu'il contestait avoir participé à 
l'organisation de cette livraison de cocaïne.  

Infraction n°2 (A.I.2. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.2. contre Y______) 

Déclarations des prévenus au Ministère public  

ca. Entendu le 28 mai 2014, X______ a lui-même reconnu une livraison d'un kilo de 
cocaïne en octobre 2012, drogue qui était destinée à Y______ et D______. H______ 
s'était rendu au Brésil et était resté bloqué là-bas. Ce dernier avait eu le contact d'un ami 
de D______, un prénommé "AH______". H______ avait demandé à "AH______" s'il 
connaissait quelqu'un qui serait intéressé par de la drogue. "AH______" l'avait contacté 
pour lui parler de l'offre de H______. Dans la mesure où D______ avait besoin d'une 
mule et de cocaïne, il lui en avait parlé et ce dernier lui avait dit qu'il en parlerait à 
Y______.  

Y______, D______ et lui-même en avaient ensuite parlé tous les trois. D______ lui 
avait donné une partie de l'argent à envoyer à H______, que lui-même avait transféré à 
ce dernier. Y______ avait également envoyé de l'argent à H______. Lui-même avait 
contacté G______ et lui avait indiqué qu'ils avaient une mule pour transporter de la 
drogue. H______ avait ensuite contacté G______ et s'était rendu à Sao Paulo pour 
réceptionner le kilo de cocaïne remis par ce dernier. Il avait été chercher H______ à 
l'aéroport et s'était rendu avec lui dans l'appartement de la AD______. Y______ les 
avait rejoints. Ils avaient partagé la drogue en deux parts égales de 500 grammes, soit 
une part pour Y______ et l'autre pour D______. Dans les 500 grammes de cocaïne 
destinés à D______, Y______ avait mis 200 grammes de produit de coupage. Sur les 
700 grammes obtenus, lui-même avait pris 100 grammes et Y______ avait gardé 100 
grammes également. Ils avaient ainsi donné 500 grammes de cocaïne coupée à 
D______. Il avait revendu les 100 grammes de cocaïne petit à petit.   
 
Le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé ses précédentes déclarations. 

cb. Y______ a contesté avoir participé à cette livraison. Il a indiqué qu'au mois 
d'octobre 2012, il n'habitait pas dans l'appartement de la AD______. Il n'avait eu cet 
appartement qu'au mois de novembre 2012. 

Le 27 novembre 2014, le prévenu a maintenu qu'il contestait avoir participé à cette 
livraison de cocaïne.  

Infraction n°3 (A.I.3. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.3. contre Y______) 

Ecoutes téléphoniques   

da. L'analyse effectuée sur plusieurs contrôles téléphoniques (ci-après: CT) entre le 20 
novembre 2012 et le 6 décembre 2012 (rapport d'écoute téléphonique de la BStup du 19 
juin 2013), de conversations liant principalement X______, H______ et deux 
fournisseurs inconnus établis en Bolivie, surnommés "AI______" et "AJ______", a 

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permis à la police de comprendre que celles-ci se rapportaient aux préparatifs d'une 
livraison de drogue destinée à Genève pour le 23 novembre 2012. X______ était le 
principal destinataire de la drogue, drogue qui aurait dû être transportée par H______ 
entre la Bolivie et Genève le 23 novembre 2012.  
 
Cette livraison portait initialement sur l'importation d'une quantité de 5 kilos de cocaïne, 
revue à la baisse par la suite à 3 kilos de cocaïne. En effet, selon la conversation du 21 
novembre 2012 à 21h31 entre "AI______" et X______, "AI______" dit à ce dernier: 
"(…) Tu m'avais dit 5, non? "Non, ce qui se passe c'est qu à.à.à la petite valise. A ce 
qu'il apporte, on n'a pas pu mettre plus que 3, frère. C'est un travail spécial que va et 

on n'a pas pu mettre d'avantage. C'est pour ça.". Toutefois, H______, à son insu, a été 
trompé par le fournisseur et n'a finalement transporté aucune drogue entre la Bolivie et 
Genève à cette occasion. Tous les frais inhérents à ce transport ont été payés par 
X______, lequel a également été abusé par les fournisseurs "AI______" et "AJ______" 
en Bolivie. En effet, selon la conversation du 9 décembre 2012 entre X______ et 
"I______", ce dernier dit à X______ " tu sais qui est le coupable? AI______, car 
AI______ est un bobet. AI______ a donné l'argent à une personne qui n'a aucune idée 

de comment transporter des choses en Europe. On t'a volé. En plus on a fait venir ton 

ami ici en Bolivie et on l'a retourné sans rien ! la valise n'a jamais rien eu".  

Déclarations des prévenus au Ministère public  

db. Le 14 juin 2013, X______ a déclaré que lui, Y______ et D______ avaient envoyé 
H______ d'Argentine en Bolivie pour chercher une livraison de cocaïne. La drogue ne 
lui était toutefois pas destinée. Il gagnait de l'argent avec la mule. On lui demandait en 
effet une mule et il fixait le prix. Si la mule souhaitait être payée EUR 6'000.-, il 
demandait alors EUR 8'000.- ou 10'000.- pour se faire un bénéfice. Lorsque H______ 
était arrivé à l'aéroport, il avait appelé ce dernier sans succès. H______ l'avait rappelé et 
lui avait dit qu'un policier l'avait arrêté mais l'avait toutefois libéré, car il ne transportait 
rien sur lui. La fiancée de Y______ avait été le chercher et l'avait amené à la Cézille où 
lui et Y______ les avaient rejoints. Y______ avait pris la valise de H______ en pensant 
trouver la drogue à l'intérieur mais n'y avait toutefois rien trouvé. Les fournisseurs 
avaient trompé ce dernier. "Z______", soit D______ était arrivé et s'était mis à crier du 
fait qu'il n'y avait pas de drogue. Ce dernier l'avait tenu responsable de la disparition de 
la drogue, étant donné qu'il était responsable de la mule. D______ n'avait pas souhaité 
payer H______. Y______ avait payé H______ CHF 700.-. Lui-même n'avait pas payé 
H______ car c'est lui-même qui devait normalement recevoir de l'argent.  

Le 22 août 2013, le prévenu a ajouté s'agissant de H______, qu'on lui avait demandé de 
trouver des mules de sorte qu'il avait trouvé ce dernier. Il ne connaissait pas 
"AJ______", "AI______" ni "I______" mais avait toutefois parlé avec eux au téléphone. 
D______ les connaissait mais dans la mesure où il ne parlait pas au téléphone, c'était lui 
qui s'était chargé de leur parler. Il avait discuté avec ces derniers pour organiser le 
voyage de H______ en Bolivie pour qu'il aille chercher de la drogue. D______ avait 
donné USD 9'000.- à H______ pour payer la drogue, avant que ce dernier parte pour 
l'Argentine. Avec cet argent, ce dernier devait ramener un kilo, un kilo et demi de 

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cocaïne. Quand celui-ci s'était rendu en Bolivie, on lui avait dit à lui et H______ que le 
kilo était à USD 3'000.-. Ils avaient ainsi pensé qu'il s'agissait d'une bonne affaire. Le 
prévenu a précisé qu'il avait été le seul à savoir que ce dernier était parti d'Argentine 
pour la Bolivie. Il n'en avait pas parlé à D______. Il voulait au début s'approprier la 
moitié de la drogue. En outre, Y______ avait assisté à ses discussions avec D______. Il 
ignorait quelles relations ces derniers entretenaient et si une partie de la drogue était 
destinée à Y______. Il n'avait rien entendu à ce sujet. 

Le 6 mai 2014, le prévenu a indiqué qu'il avait déclaré précédemment que H______ 
était allé chercher de la drogue pour lui et D______ car il souhaitait couvrir certaines 
personnes. Ils étaient en réalité trois, soit Y______, D______ et lui-même. Quand 
H______ était parti de Genève, D______ lui avait donné USD 9'000.- , dont USD 
6'000.- étaient à D______, et USD 3'000.- à Y______ et à lui, soit USD 1'500.- chacun. 
Bien que la police ait indiqué qu'il s'agissait de trois kilos, il ne s'agissait pas d'une telle 
quantité. H______ avait de l'argent pour 1 kilo et demi de cocaïne.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a reconnu ce transport et ajouté qu'il était allé 
chercher H______ à l'aéroport lorsque celui-ci était revenu avec la valise vide. Ils 
s'étaient ensuite rendus à la Cézille.  

dc. Le 22 août 2013, Y______ a déclaré que lorsque D______ avait parlé avec 
X______, il avait été présent car ils se trouvaient dans la même maison. Il n'avait 
toutefois rien à voir avec cette transaction. "Ce qui s'est passé c'est entre D______ et 
X______, c'est tout ce que j'ai à dire". Quand H______ était arrivé à la Cézille, il avait 
regardé la valise, bien qu'il ne fût pas impliqué dans ce transport, dans la mesure où ce 
bagage se trouvait dans la même pièce que lui. 

Le 28 mai 2014, le prévenu a confirmé que la livraison du 23 novembre 2012 ne lui était 
pas destinée et qu'il n'y avait pas participé financièrement. En outre, il n'avait acheté 
aucun billet pour partir du Portugal ni pour aller en Argentine. 

Le 27 novembre 2014, le prévenu a ajouté que lorsque H______ était parti pour 
l'Argentine, X______ avait organisé seul ce transport de cocaïne. Il n'avait pas participé 
financièrement à cette transaction. A cause de cette livraison ratée, D______ était fâché 
contre X______, dans la mesure où seul ce denier avait le contact avec les fournisseurs.  

Infraction n°4 (A.I.4. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.4. contre Y______) 

Ecoutes téléphoniques 

ea. Lors d'une conversation téléphonique du 1er décembre 2012 à 20:50 entre Y______ 
et X______, les échanges entre ces derniers ont notamment été les suivants : 

Y______: "J ai pris le même, on a fait le même prix ! 

X______: Il a fait la même chose? 

Y______: Oui la même chose…! 

X______: Putain ! 

Y______: C'est la même condition! 

- 11 -  

 
P/3801/2013  

 

X______: Hum ! Pas d'autre solution ! 

Y______: Hum hum, pas solution! 

X______: "Oui…le contrat ! 

Y______: Oui, le contrat là, c'est 550 

X______: Hum Hum  

Y______: C'est 350 qu'il va me donner ! 

X______: Hum ? 

Y______: Mais, le Grand c'est lui qui vient au c'est comment ? 

X______: Oui... je pourrais lui dire".  

Déclarations des prévenus au Ministère public  

eb. Le 23 mai 2014, Y______ a déclaré s'agissant de la conversation qu'il avait eue avec 
X______ le 1er décembre 2012 à 20h50, et plus particulièrement sur le fait qu'il avait dit 
à ce dernier "J'ai pris le même, on a fait le même prix !", qu'il avait dit cela car ils 
avaient déjà acheté la même quantité à la même personne par le passé, soit environ deux 
mois auparavant. Il ne se souvenait plus de la personne qui avait effectué ce transport de 
drogue. Il s'était rendu au Portugal depuis la Suisse, avait acheté la drogue et l'avait 
confiée à une mule, lui-même étant resté au Portugal. X______ avait accueilli cette 
mule à Genève. Lui-même était revenu en Suisse un jour après la mule et avait retrouvé 
X______ et la mule à la Cézille. C'est à ce moment-là qu'il avait reçu sa part de la 
drogue, qu'il avait revendue par la suite, étant précisé que lui et X______ s'étaient 
répartis par moitié cette drogue.   

Le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé ses précédentes déclarations et reconnu 
qu'au mois d'octobre 2012, alors qu'il se trouvait au Portugal, il avait confié à une mule 
inconnue une quantité de 350 grammes de cocaïne. X______ avait accueilli cette mule à 
l'aéroport. Il ne se souvenait plus du nom de cette mule.  

ec. Le 23 mai 2014, X______ a contesté avoir participé à ce transport et avoir donné de 
l'argent à Y______ pour acheter de la drogue. Y______ était parti au Portugal pour 
organiser son affaire. Il l'avait appelé et Y______ lui avait indiqué que son cousin était 
son fournisseur, que celui-ci "avait la drogue, soit la même quantité". Il lui avait 
demandé quel en était le prix. Dans la retranscription de leur conversation, il était fait 
mention de "contrat", alors qu'il n'avait fait que demander le prix, ce à quoi Y______ 
avait répondu CHF 550.-.   

Le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé qu'il contestait ce transport. Il n'avait rien 
à voir avec celui-ci.  

Infraction n°5 (A.I.5. de l'acte d'accusation contre X______) 

Ecoutes téléphoniques  

fa. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 22 novembre 2012 et le 27 décembre 
2012 de conversations liant principalement X______ et un fournisseur établi en Bolivie, 

- 12 -  

 
P/3801/2013  

 

AK______, alias "I______" (rapport d'écoute de la BStup du 19 juin 2013), a permis à 
la BStup de comprendre que celles-ci se rapportaient aux préparatifs d'une livraison de 
drogue destinée à Genève. Plus précisément, la conversation du 22 novembre 2012 à 
22h16 entre X______ et "I______" a permis à la BStup de comprendre que X______ 
organisait une livraison de cocaïne via le Brésil avec AK______, portant sur une 
quantité de 1'200 grammes de cocaïne. "I______" dit en effet à X______ "Je l'ai déjà 
tout prêt! Demain on me remet le système tout fait! Vont 1.2., ça va?". X______ lui 
répond "1 point ?". "I______" dit à X______ "2", lequel lui dit "Tu veux dire 1'200". 
"I______" répond "Oui, 1'200, 1.2". X______ dit ensuite à "I______" que c'est peu et 
lui demande si ce qui vient "c'est la rouge, la bombe ou comment". I______ lui dit "la 
grise, fine". X______ lui demande si "ce n'est pas la bombe?" "I______" lui répond que 
"c'est de la bonne". Puis, X______ lui demande quand il arrive. I______ lui dit qu'il doit 
attendre à Zurich car il n'y a pas de vol de Sao-Paulo à Genève direct. X______ lui 
explique qu'il envoie toujours des gens, "presque toutes les semaines j'ai des gens". 
"I______" dit à X______ que son ami ne veut pas faire d'escales et lui demande de 
prendre un billet Sao Paulo Zurich et d'aller le chercher à Zurich. X______ lui répond 
que Genève c'est plus tranquille que Zurich. X______ explique qu'à Zurich, ils lui ont 
pris son garçon il n'y a pas longtemps qui venait de Sao Paulo, que Genève est "super 
tranquille, surtout pendant le weekend". 

Puis, X______ appelle "I______" à 22h33. "I______" lui explique que son ami va 
arriver à Amsterdam depuis Sao Paulo, qu'il est en ce moment avec lui. Il lui dit "Plus 
tard, je vais chercher le travail et je crois qu'on sera au plus tard, lundi à première 

heure, je t'appellerai lorsqu'on sera au Brésil, à Campo Grande, ok". X______ lui 
demande pourquoi il n'a pas regardé la "bombe". "I______" lui dit qu'il a déjà acheté 
toute la marchandise et lui demande où il va attendre son ami, à Amsterdam ou à l'hôtel. 
X______ lui répond "Oui, oui, je vais l'attendre, j'ai des gens là-bas. Dans tous les cas, 
je vais regarder tout ça, parce que comme il ne veut pas venir à Genève, parce qu'ici 

c'est plus sûr car après il faut venir d'Amsterdam ici parce que tous les gens descendent 

à Genève. Tu sais? C'est pour cela que je te disais que c'était plus facile de le chercher 

un jour où il y a peu de mouvement". "I______" répond "Il va amener un boxer, alors 
tu, lorsqu'il sera à Amsterdam, vous parlez bien. Il te donne les choses, le boxer, tu peux 

l'amener ou Angel peut le mettre aussi et vous continuez le voyage". X______ demande 
ensuite à "I______" s'il viendra chercher l'argent ou si c'est son ami qui lui amènera. 
"I______" lui dit qu'il pourra le donner à son ami, que c'est mieux de lui donner des 
coupures de 500 euros. X______ lui répond qu'il n'y a pas de problème. "I______" lui 
dit ensuite qu'il va lui envoyer par courrier la photo de son passeport, que c'est un 
monsieur de 176cm, blanc, mince, avec de la barbe et peu de cheveux. 

Le 23 novembre 2012 à 00h55, "I______" appelle X______ et lui dit qu'il est en train de 
regarder sa marchandise, qu'elle sortira dans un moment. X______ lui demande à 
combien. "I______" lui répond à "99.9 avec une odeur spéciale et une brillance que tu 
tombes à la renverse! Elle est belle". X______ lui dit à "I______" "Tu dis qu'elle est à 
99", ce dernier répond "Oui, c'est spectaculaire!". X______ lui dit que dès qu'elle 
arrivera, il va la goûter. A 18h46, X______ appelle I______ et lui demande le nom et le 

- 13 -  

 
P/3801/2013  

 

numéro du document d'identité. I______ lui dit qu'il va les envoyer dans une heure par 
mail. A 23h16, "I______" envoie le sms suivant à X______ "Name – J______ lastname 
– J______".  

Le 24 novembre 2012, "I______" envoie le sms suivant à X______ "c4cmpo80f 
ALEMANIA". A 22h51, X______ appelle "I______" et lui demande s'il a reçu. 
"I______" lui répond oui et lui demande s'il va d'abord à Munich et si Munich est 
tranquille. X______ lui dit de ne pas s'inquiéter pour ça, qu'il a le passeport allemand et 
que là-bas il va seulement en transit. X______ dit à "I______" qu'il ira le chercher.  

Le 27 novembre à 00h19 X______ appelle "I______". Ils se disputent au sujet du prix à 
payer pour les choses. "I______" évoque la mésaventure que X______ a eue avec 
"AI______", soit qu'il a envoyé de l'argent à la mauvaise personne et qu'il a su qu'il 
s'était fait avoir. "I______" dit en effet à X______ "regarde ce que tu as fais, tu as 
envoyé de l'argent à AI______ mais AI______ n'est pas G______, il ne fais rien, 

AI______ n'est pas dans le business, il ne sais même pas envoyer 1 gramme en Europe. 

Tu en as envoyé (argent) à la mauvaise personne et j'ai su que tu t'es fait avoir. 

Maintenant tu veux récupérer ton argent en me payant une misère". "I______" dit en 
outre à X______ d'annuler le billet ("(…) mais bon, annule le ticket et on en parle 
après, dès que j'aurai plus d'argent je t'envoie tout sans que tu met rien d'argent, ok?"). 

Le 3 décembre 2012 à 22h32, X______ appelle "I______", qui lui dit de le payer EUR 
30'000.- car il va lui amener le meilleur matériel qui existe. X______ lui répond " il y a 
un chose, je m'en fou du prix mais… maintenant il m'ai déjà arrivé du travail mais ici il 
y a une chose, j'aime pas que les gens jouent avec mon boulot. une fois j'ai acheté un 

billet et je l'ai perdu. Tu m'avais dit de le lui acheter le billet car c'était sûr qu'il venait 

et j'ai perdu cet argent". "I______" indique ensuite à X______ qu'il va lui envoyer sa 
carte d'identité ("Ouvre ton courrier et moi je vais t'envoyer mon ID et la preuve pour 
sortir le passeport").  

Entre le 4 décembre 2012 et le 27 décembre 2012, X______ et "I______" ont échangé 
de nombreuses conversations au sujet de la livraison de la drogue qui devait finalement 
être effectuée par "I______" lui-même et non plus par J______. Selon la conversation 
du 18 décembre 2012 à 12h54, X______ dit à I______ "ok, je vais voir et tu me diras le 
prix et je prépare ton argent". "I______" lui répond "ok mon frère". X______ lui dit 
ensuite "tu me diras avec combien tu arrives aussi pour savoir", ce à quoi répond 
I______ "avec 1". Puis X______ lui dit "mais j'espère que ça soit sûr car je vais pas 
aller chercher un billet pour qu'il m'arrive encore la même chose!". Après avoir changé 
à plusieurs reprises la date et le trajet que devait prendre la mule pour amener la drogue 
à Genève, X______ a finalement cessé tout contact avec I______ et a renoncé à se faire 
livrer en cocaïne par ce dernier. En effet, selon la conversation du 27 décembre 2012 à 
23h01, X______ dit à "I______" "on va laisser tomber, c'est bon. je ne veux rien savoir 
de toi". "I______" lui répond "comment?". X______ lui répond alors " on va laisser 
tomber. Je veux que tu effaces mon numéro".  

Déclarations de X______ au Ministère public  

- 14 -  

 
P/3801/2013  

 

fb. Le 22 août 2013, le prévenu a indiqué que J______ avait peut-être voyagé avec de la 
drogue mais ce n'était pas pour lui. 

Le 6 mai 2014, X______ a confirmé qu'il n'avait rien à voir avec la mule J______. La 
police séparait "I______" d'"AJ______" et de "AI______" alors que ces derniers 
travaillaient les trois ensemble. En outre, J______ avait été arrêté au Portugal, alors que 
la police avait indiqué que celui-ci était venu à Genève. Tout ce qui se trouvait dans le 
rapport de police était faux. Lui, D______ et Y______ n'avaient rien à voir avec cette 
drogue.  

Infraction n°6 (A.I.6. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.5. contre Y______) 

Ecoutes téléphoniques  

ga. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 1er décembre 2012 et le 5 décembre 
2012 de conversations liant principalement X______, Y______, E______ et K______ 
(rapport d'écoute de la BStup du 19 juillet 2013), a permis à la Bstup de comprendre 
qu'une livraison de cocaïne avait été organisée par X______ et Y______ le 4 décembre 
2012 avec l'aide de la mule K______. A teneur de la conversation du 1er décembre 2012 
à 20h50 entre X______ et Y______, ce dernier annonce à X______ qu'il a acheté la 
même qualité de drogue et au même prix et qu'il recevra 350 grammes. Y______ dit en 
effet à X______ "J'ai pris le même, on a fait le même prix" et "c'est 350 qu'il va me 
donner". 

Le dimanche 2 décembre 2012 à 15h37, X______ appelle Y______. Ces derniers 
discutent sur l'organisation du voyage de la mule. X______ dit à Y______ "…oui 
regarde une personne pour mardi, jusqu'à demain, tu vois!"). X______ devra en outre 
acheter un billet d'avion à la mule, qui voyagera sur le même vol que Y______. Ce 
dernier dit en effet à X______ "Alors tu mets, moi demain je pars pour deux heures, tu 
mets la même heure".  

La conversation du 3 décembre 2012 à 16h49 entre X______ et Y______, a permis à la 
Bstup de comprendre que suite à un problème, Y______ a dû trouver un autre coursier. 
Y______ dit en effet à X______ "J'ai du chercher une autre personne". X______ a 
pensé que l'affaire ne se ferait plus car il n'avait pas eu de nouvelles de Y______. Ce 
dernier confirme l'heure du vol pour 14h00 le mardi 4 décembre. A 16h46 le 3 
décembre 2012, Y______ envoie le nom de la mule à X______ "K______". A 17h05, 
X______ appelle un client africain et lui demande de lui prêter CHF 1'000.- en 
complément des CHF 2'600.- que le client lui doit, dans le but de financer l'arrivée 
prochaine de la mule. X______ dit en effet au client africain "…pour envoyer quelqu'un 
au Portugal pour pouvoir amener du travail, tu sais?". X______ convient en outre que 
son interlocuteur viendra le 4 décembre 2012 à 15h00, car il veut changer cet argent 
vers les 16h00. X______ dit en effet au client africain "S'il te plait demain mais si c'est 
possible demain vers 16h pour pouvoir le changer". Toujours le 3 décembre 2012, 
E______, sous la supervision de X______, réserve le billet d'avion Lisbonne-Genève-
Lisbonne pour K______, avec un départ le 4 décembre 2012 à 14h00. X______ 
confirme ensuite à Y______ ladite réservation et lui envoie le code de la réservation.  

- 15 -  

 
P/3801/2013  

 

Selon la conversation du 4 décembre 2012 à 14h45 entre X______ et Y______, ce 
dernier se trouve à ce moment-là avec K______ en salle d'embarquement, à l'aéroport 
de Lisbonne. A 18h24, E______ appelle avec le téléphone de X______ K______. Il 
ressort de cette conversation que K______ vient d'arriver et qu'il a retrouvé Y______. A 
18h26, X______ appelle K______. Il s'inquiète de savoir où ce denier se trouve, lequel 
lui répond qu'il est là. Par ailleurs, à 19h10, X______ appelle un client africain 
(utilisateur du n°1______), lequel lui commande de la drogue pour le lendemain. A 
22h48, un autre client africain (utilisateur du n°2______) appelle X______ et lui 
commande également de la drogue pour le lendemain. Le 5 décembre 2012 à 13h22, 
X______ appelle son client africain (utilisateur du n°1______), car il a la drogue 
commandée et désire la lui amener. X______ dit en effet au client africain "…j'ai ton 
truc là avec moi tu vois".  

Le 5 décembre 2012 à 13h46, X______ appelle son client africain (utilisateur du 
n°2______). Il veut lui livrer la drogue. X______ lui dit en effet "je t'amène ce que tu 
m'as dit, oui?" et "tu ne me fais pas attendre avec ça eh! je ne peux pas attendre avec 
ça". Ces derniers décident en outre d'un endroit où ils vont se trouver. A 14h47, 
Y______ appelle X______, lesquels s'entretienne sur le retour de K______, qui partira 
le lendemain, soit le 6 décembre 2012 dans l'après-midi et dont le billet d'avion coûte 
CHF 175.-.  

Déclarations des prévenus au Ministère public  

gb. Le 6 mai 2014, X______ a déclaré qu'il se rendait au Portugal pour aller chercher 
les mules. Il n'y avait que deux mules qui l'avaient finalement livré, ou plutôt une mule 
et un propriétaire, soit "K______" et "Q______".  

Le 23 mai 2014, X______ a indiqué qu'il n'avait pas financé le billet d'avion de 
"K______". Y______ le lui avait demandé mais il lui avait répondu qu'il n'avait pas 
d'argent. Y______ lui avait alors dit qu'il demanderait de l'argent à une personne 
prénommée "AL______". Y______ lui avait demandé d'aller chercher l'argent chez 
"AL______", ce qu'il avait accepté. Il s'était ainsi rendu chez "AL______" pour prendre 
l'argent et avait été acheté le billet d'avion. Il avait ensuite envoyé le code du billet 
d'avion à Y______.  

Il avait effectivement accueilli "K______" à son arrivée, mais il s'agissait d'un hasard. 
Ce dernier l'avait appelé alors qu'ils se trouvaient à l'aéroport avec E______, laquelle 
avait répondu au téléphone. Il savait que "K______" transportait de la drogue. Ils 
s'étaient ensuite rendus à la Cézille, où se trouvaient Y______ et D______. Y______ lui 
avait donné une partie de la drogue, soit entre 150 et 170 grammes, qu'il avait ensuite 
vendue durant deux à trois semaines. Il avait payé cette drogue CHF 55.- le gramme à 
Y______ et avait gagné 15 grammes sur celle-ci en la coupant avec du sucre. 

gc. Le 23 mai 2014, Y______ a déclaré que ce transport le concernait lui et X______. Il 
s'était rendu au Portugal pour acheter de la drogue avec son argent et celui de X______. 
Il devait avoir environ CHF 12'000.- sur lui, afin d'acheter 350 grammes de cocaïne. 
X______ lui avait indiqué qu'il connaissait une mule pour transporter cette drogue. 

- 16 -  

 
P/3801/2013  

 

Cette personne n'avait finalement pas pu voyager. Il avait décidé d'agir pour son compte 
et avait parlé avec son fournisseur, qui lui avait dit que l'un de ses amis, "K______", 
pourrait voyager. Il avait ainsi informé X______ que "K______" voyagerait pour eux. 
X______ avait ensuite acheté le billet d'avion pour ce dernier. "K______" avait eu des 
difficultés pour avaler les 350 grammes de cocaïne et n'avait finalement avalé que 150 
grammes de cette drogue. Il avait alors transporté les 200 grammes de cocaïne restant. Il 
avait voyagé avec "K______". Ce dernier avait pris contact avec X______ en sortant de 
l'avion. Il était sorti après "K______" de l'avion et l'avait rejoint dans l'aéroport, lequel 
se trouvait avec X______ et E______. Ils s'étaient ensuite rendus à la Cézille. Sur place, 
X______ avait déjà un client qui l'attendait. Il avait sorti la drogue qu'il avait transportée 
et l'avait remise à X______ pour qu'il la remette à ce client. La drogue ingérée par 
"K______" était pour lui. Il avait vendu cette drogue petit à petit, à CHF 500.- les dix 
grammes environ, en un à deux mois. S'agissant des 200 grammes de cocaïne qu'il avait 
remis à X______, il ignorait ce que ce dernier en avait fait. Dans la mesure où la part de 
X______ correspondait à une quantité de 175 grammes de cocaïne, celui-ci lui avait 
remboursé la différence entre 175 et 200 grammes, étant précisé que X______ lui avait 
payé CHF 35.- le gramme de cocaïne.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé ses précédentes déclarations. 

Infraction n°7 (A.I.7. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.6. contre Y______) 

Interpellation de L______  

ha. Le 16 décembre 2012, à 17h40, L______ a été interpellé par la police à son arrivée à 
l'aéroport de Genève alors qu'il arrivait du Brésil, plus précisément de Sao Paulo. La 
fouille de son unique bagage en soute a permis la découverte d'un double-fond dans 
lequel se trouvaient 2'775.07 grammes de cocaïne, d'un taux de pureté de 76.9 à 78.7%. 
Lors de son arrestation, L______ était notamment en possession de deux téléphones 
portables répondant aux raccordements 3______ pour le NOKIA et 4______ pour le 
SAMSUNG. Il avait également sur lui divers récépissés de carte d'embarquement à son 
nom, une réservation d'hôtel à Sao Paulo (Hôtel BH______) établie le 1er décembre 
2012 et transmise le même jour à l'adresse mail AM______ ainsi qu'un ticket de train 
aller simple en deuxième classe "Genève-Aéroport – Nyon" valable le 30 novembre 
2012, non oblitéré.  

Ecoutes téléphoniques  

hb. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 24 novembre 2012 et le 22 décembre 
2012 de conversations liant principalement X______, Y______, L______, (rapport 
d'écoute de la BStup du 18 avril 2013) a permis à la BStup de comprendre que L______ 
devait endosser le rôle de "mule" pour le compte de X______. Le 24 novembre 2012 à 
23h29, X______ appelle L______, lequel lui fait part de ce qu'il est prêt à voyager pour 
le compte de X______, qui a organisé et financé le transport.   

Le 28 novembre 2012 à 11h41, X______ appelle Y______ et lui demande de l'aide, afin 
qu'il accompagne L______ dans les démarches administratives. X______ et L______ 
sont ensuite en contact à de nombreuses reprises entre les 24 novembre et 4 décembre 

- 17 -  

 
P/3801/2013  

 

2012, jour du départ de ce dernier pour le Brésil. Les jours suivants, le lien entre eux 
deux se fait par l'intermédiaire du fournisseur à Sao Paulo. Il ressort de la conversation 
du 1er décembre 2012 à 13h10 que L______ voyage pour la première fois pour le 
compte de X______. La BStup a d'autre part compris, selon les conversations des 24 
novembre 2012 à 23h29, 27 novembre 2102 à 12h47 et 13h04, 28 novembre 2012 à 
11h09, 11h41, 13h47 et 15h28, 29 novembre 2012 à 14h57 et 15h02 et 30 novembre 
2102 à 13h15 et 14h02, que X______ a aidé L______ à se rendre à Genève depuis le 
Portugal en lui payant un passeport ainsi qu'un billet d'avion pour venir à Genève. Les 
conversations des 27 novembre 2012 à 23h33, 29 novembre 2012 à 14h05 et 16h48 et 
1er décembre 2012 à 13h10 et 13h23, ont permis à la BStup de comprendre qu'une 
réservation de vol, prévu pour le mardi 4 décembre 2012 à 21h00 avec une arrivée à Sao 
Paulo à 8h00, ainsi qu'une réservation pour l'hôtel BH______, au Brésil, ont été faites 
pour L______.  

Selon une conversation du 3 décembre 2012 à 21h39 entre le fournisseur au Brésil et 
X______, la commande portait sur "deux têtes et quelques", soit, selon la BStup, deux 
kilos ou plus. Il ressort en outre de cette même conversation que L______ va arriver à 
Sao Paulo le 5 décembre 2012 et qu'il repartira le 15 décembre suivant.  

Le 6 décembre 2012 à 00h01, le fournisseur au Brésil confirme à X______, l'arrivée de 
L______ au Brésil et la remise par ce dernier de l'argent, soit USD 6'800.-. En outre, la 
police a compris de cette même conversation, que X______ devait encore envoyer de 
l'argent au fournisseur en utilisant l'identité de L______ afin de compléter le paiement 
de la drogue, qui sera transportée par celui-ci.  

Par ailleurs, la Bstup a compris de la conversation du 8 décembre 2012 à 20h42 entre le 
fournisseur au Brésil et X______, que ledit fournisseur et L______ sont ensemble dans 
un restaurant et que X______ doit envoyer de l'argent au fournisseur, au maximum 
USD 2'500.- ou USD 3'000 par transfert, en utilisant l'identité de L______.  

Le 10 décembre 2012 à 21h15, X______ appelle le fournisseur et l'informe avoir 
envoyé USD 3'000.- au nom de AN______, via AO______. Puis, X______ et le 
fournisseur font le compte de l'argent envoyé via Western Union, soit USD 9'000.-, sans 
compter l'argent que L______ a amené en mains propres au fournisseur. X______ 
confirme que cet argent envoyé sert à payer la drogue que transportera L______. 
X______ dit en effet au fournisseur "puis j'ai aujourd'hui j'ai envoyé 3000 milles donc 
reste 500 ça va faire deux têtes et quelques". Le 12 décembre 2012 à 15h13, le 
fournisseur appelle X______. Il ressort de cette conversation que E______ a envoyé 
"1'700" au nom de L______, argent qui manquait encore au fournisseur.  

Le 16 décembre 2012 à 22h37, "AP______" appelle X______. Ce dernier lui fait part 
que L______ n'est jamais arrivé au rendez-vous convenu et qu'il pense que celui-ci est 
resté au Portugal, en l'ayant trompé. La BStup a enfin compris, selon les conversations 
des 17 décembre 2012 à 02h07 et 18h11, 18 décembre 2012 à 16h41, 19 décembre 2012 
à 15h39, 21h50 et 23h11, 20 décembre 2012 à 01h41, 02h09, 14h53 et 23h44 et 22 
décembre 2012 à 12h26, que X______ a formulé des menaces à l'encontre de L______, 
a cherché à se venger, et a envoyé à sa recherche F______ au Portugal. 

- 18 -  

 
P/3801/2013  

 

Déclarations des prévenus au Ministère public  

hc. Le 3 mai 2013, confronté à L______, X______ a déclaré qu'il ne connaissait pas ce 
dernier. 

Le 14 juin 2013, X______ est revenu sur ses déclarations et a déclaré que le 23 
novembre 2012 lorsque H______ était venu à la Cézille avec la valise vide, ce dernier 
avait indiqué, avant de partir, qu'il avait un ami qui s'appelait "______" (soit L______) 
qui voulait voyager. H______ avait téléphoné à ce dernier. A ce moment-là, D______, 
et Y______ étaient notamment présents. H______ lui avait dit que L______ allait faire 
le voyage, qu'il fallait qu'il donne à ce dernier EUR 5'000.- et à lui EUR 1'000.-. 
Lorsque Y______ était parti au Portugal, il avait parlé à L______ qui lui avait dit qu'il 
n'avait pas de passeport.  

A Lisbonne, L______ avait été faire son passeport avec Y______ et l'épouse de celui-ci 
"AQ______". Ces derniers avaient également acheté le billet d'avion Lisbonne-Genève 
pour L______. Il se trouvait à la Cézille avec notamment D______, lorsque L______ 
était arrivé à Genève. D______ lui avait demandé d'acheter le billet d'avion de L______ 
pour le Brésil et lui avait indiqué qu'il coûtait CHF 1'800.-. Il avait toutefois appelé une 
amie en Espagne qui vendait des billets moins chers, qui lui avait vendu le billet pour 
CHF 1'200.-. Il avait indiqué à D______ que le billet avait coûté CHF 1'700.- et avait 
ainsi fait un bénéfice de CHF 500.-. Ce billet d'avion avait été payé par D______ et 
Y______. "AQ______" avait donné l'argent de son époux à D______. Par la suite, 
X______ avait reçu le code pour le billet d'avion de L______. D______ lui avait 
demandé d'accompagner ce dernier à l'aéroport le jour du départ.  

Le prévenu a ajouté que D______ lui avait remis une enveloppe avec USD 7'000.- pour 
L______. Il avait retiré USD 200.- de cet enveloppe et avait donné les USD 6'800.- à ce 
dernier. D______ lui avait également donné USD 400.- ou USD 500.-  pour couvrir les 
frais de L______ au Brésil, qu'il avait remis à celui-ci. Quand L______ se trouvait au 
Brésil, il avait discuté avec lui au téléphone. Ce dernier lui avait indiqué avoir remis 
l'argent au fournisseur et que celui-ci avait besoin de plus d'argent. Y______ avait ainsi 
demandé à "AQ______" d'envoyer environ CHF 3'000.- ou 3'500.-, ce qu'elle avait fait, 
accompagnée de E______. Il ne se souvenait pas laquelle des deux avait finalement 
envoyé l’argent à L______. E______ avait encore envoyé de l'argent au fournisseur 
pour une somme, lui semblait-il, de CHF 1'700.- pour financer le trafic de stupéfiants.  

Quand L______ était revenu, le prévenu se trouvait à la Cézille avec "AQ______", 
E______, D______ et Y______. Il était allé avec E______ à l'aéroport chercher 
L______. Toutefois, ce dernier n'était pas arrivé. Il était parti de l'aéroport avec 
E______. D______ s'était à son tour rendu à l'aéroport et avait attendu L______. 
D______ l'avait tenu responsable de l'absence de la mule.  

E______ a indiqué lors de la même audience que c'était elle qui avait envoyé l'argent 
que "AQ______" lui avait donné. Elle avait en outre effectivement envoyé CHF 1'700.-, 
somme que X______ lui avait remise, pour L______ au Brésil.  

- 19 -  

 
P/3801/2013  

 

Le 6 mai 2014, X______ a déclaré que lui, D______ et Y______ avaient envoyé 
ensemble L______ au Brésil. S'agissant de la drogue que celui-ci transportait, 500 
grammes lui étaient destinés, 500 grammes étaient destinés à Y______ et 1,5 kilo était 
destiné à D______.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a précisé que l'argent qui avait été envoyé à L______ 
au Brésil pour financer l'achat de la drogue, provenait notamment de la vente de cocaïne 
apportée par K______.  

hd. Le 3 mai 2013, Y______ a déclaré dans un premier temps qu'il ne connaissait pas 
L______ avant de reconnaître qu'il le connaissait et d'admettre avoir participé à cette 
livraison de drogue avec X______. Ce dernier l'avait appelé alors qu'il se trouvait à 
Lisbonne et lui avait demandé de lui rendre un service. Il lui avait dit que l'un de ses 
amis, un prénommé "L______", avait besoin d'un passeport. Il avait ainsi rencontré ce 
dernier et lui avait donné EUR 100.- pour qu'il puisse faire son passeport. L______ était 
ensuite allé en Suisse après avoir obtenu son passeport. Il n'avait plus revu ce dernier 
par la suite.  

Le 23 mai 2014, Y______ a ajouté qu'il avait mis de l'argent dans cette livraison. Il 
avait en outre reçu la somme de CHF 3'000.- de D______ qu'il avait donné à sa femme 
pour qu'elle l'envoie au Brésil à L______. Il y avait 500 grammes de cocaïne pour lui, 
500 grammes pour D______ et le reste était pour X______.   

Le 14 juin 2013, le prévenu a ajouté qu'il savait que L______ se rendait en Suisse pour 
un trafic de stupéfiants. Il avait accompagné ce dernier à l'aéroport de Lisbonne. Le 4 
décembre 2012, lorsqu'il était revenu à Genève, il avait croisé par hasard à l'aéroport 
L______ qui partait. Il savait que celui-ci allait au Brésil chercher de la drogue pour 
X______. Si L______ était arrivé à Genève, la drogue aurait été partagée en trois parts 
égales, l'une pour lui, l'une pour X______ et la dernière pour D______. S'agissant de sa 
part dans cette livraison, il avait financé l'achat de cocaïne à hauteur de CHF 3'500.-. Il 
ignorait la quantité de drogue qu'il devait recevoir pour ce montant.  

Le 27 novembre 2014, Y______ est revenu sur ses déclarations et a indiqué qu'il n'avait 
pas participé à l'organisation de cette livraison. Il se trouvait au Portugal lorsque 
X______ l'avait appelé pour lui demander d'accueillir L______ à Lisbonne, qui arrivait 
d'une autre région du Portugal. Il avait accueilli ce dernier. X______ lui avait ensuite 
demandé de faire un passeport pour L______, ce qu'il avait fait. Puis, il avait 
accompagné ce dernier à l'aéroport. X______ avait acheté le billet Lisbonne-Genève 
pour L______. Il n'était pas au courant de la suite de cette livraison car il était rentré du 
Portugal le jour où ce dernier était parti pour le Brésil. S'agissant de "AQ______", il 
s'agissait d'une fille qui était venue chercher du travail. Il ne lui avait pas donné 
d'argent.  

Infraction n°8 (A.I.8. de l'acte d'accusation contre X______) 

Interpellation H______  

- 20 -  

 
P/3801/2013  

 

ia. H______ a été interpellé le 19 décembre 2012 à l'aéroport "El Dorado" de Bogota, 
en possession de 6.5 kilos net de cocaïne, dissimulés dans sa valise et alors qu'il 
s'apprêtait à embarquer pour un vol "Bogota-Madrid".  

Ecoutes téléphoniques  

ib. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 28 novembre 2012 et le 19 décembre 
2012 de conversations liant principalement X______, H______ et un fournisseur 
inconnu établi en Colombie (rapport d'écoute téléphonique du 19 juin 2013) a permis à 
la BStup de comprendre que celles-ci se rapportaient à une livraison de drogue, 
interceptée à Bogota, en Colombie, le 19 décembre 2013.  

Le 16 décembre 2012 à 12h34, X______ appelle H______, lequel lui dit qu'il se trouve 
en Colombie et qu'ici, il y a du très bon travail. A 18h28, H______ appelle X______. 
Ce dernier lui dit qu'il faut chercher une personne bien qui a l'envie de travailler, que 
lui-même est une personne qui travaille très bien et qui achète. H______ lui dit qu'il se 
trouve à côté de quelqu'un qui est très bien, qui a déjà travaillé avec lui. Un inconnu 
parle ensuite avec X______. Ce dernier lui explique qu'il habite en Suisse et qu'il a 
demandé à H______ de lui trouver un bon contact en Colombie. L'inconnu lui répond 
que "H______ est très bien couvert avec nous, j'ai des amis et j'ai tout ici…". X______ 
dit ensuite à l'inconnu "parce que ici ça se travail très dur, très fort mais j'ai besoin 
d'une bonne personne car j'ai pas envie qu'on me laisse, moi je veux acheter". Puis, 
l'inconnu lui dit "vous voulez quoi?". X______ répond "acheter! acheter !". L'inconnu 
dit à X______ qu'il veut aussi investir avec eux. X______ lui demande si H______ peut 
lui amener quelque chose. X______ dit en effet à l'inconnu "ok, quand il revient je sais 
pas s'il peut m'amèner quelque chose et j'envoi l'argent mais la chose est qu'il est déjà 

dans une autre opération". L'inconnu lui dit qu'il peut déjà leur donner une demi. 
X______ lui répond "ok". Puis, l'inconnu lui dit "si jamais je ne peut pas vous donner ce 
½ quand H______ arrive là bas vous m'envoyez une personne ici avec de l'argent, pour 

1 et moi je met encore 2 (kilos)". X______ lui dit qu'ils parleront après car "3,4 ça pour 
moi, ça arrive pas. Ici ça se travaille très forte". X______ propose à l'inconnu de parler 
sur facebook ou par mail. L'inconnu lui dit qu'il va donner les informations à H______ 
et que si jamais il arrive à organiser ce qu'il leur a dit, il les tiendra au courant ce soir, 
pour leur envoyer une demi.  

La BStup a compris de cette conversation que H______ se trouve au contact d'un 
fournisseur en Colombie qui propose de faire affaire avec X______, que ce fournisseur 
s'engage à lui faire parvenir un demi kilo de cocaïne dans un premier temps et que, s'il 
n'y arrive pas, il propose à X______ d'envoyer une mule avec l'argent pour payer un 
kilo de cocaïne et lui propose de mettre 2 kilos de plus.  

En outre, Le 17 décembre 2012 à 18h11, H______ appelle X______. H______ dit à 
X______ qu'il se trouve avec le fournisseur colombien et lui passe le téléphone. 
L'inconnu lui dit "(…) pour notre affaire, j'ai parlé avec les gens d'ici et on m'a autorisé 
le ½ pour H______". X______ lui demande pour quand c'est. L'inconnu lui répond pour 
mercredi. X______ lui demande ensuite combien il doit lui envoyer. L'inconnu lui 
répond qu'il faut envoyer EUR 5'000.-. X______ lui demande s'ils peuvent s'arranger vu 

- 21 -  

 
P/3801/2013  

 

sa situation, s'il peut lui envoyer la moitié et lorsque H______ arrivera, lui envoyer 
l'autre moitié. L'inconnu lui répond qu'il ne sait pas si ça va être possible "car se fait 
directement avec les hommes de l'aéroport. Ceux qui travaillent à l'intérieur. Il faut les 

payer. C'est ça qui est le plus cher". La BStup a compris de cette conversation que le 
fournisseur colombien pourra donner un demi kilo de cocaïne à H______ pour l'amener 
à X______. A 21h03, X______ appelle H______, mais c'est le fournisseur colombien 
qui répond. X______ lui dit "je dis, que sur ce qu'on a parlé… que le prix que tu m'as 
donné de 5mil pour la moitié me semble excessif, très très cher très…". Le fournisseur 
colombien lui répond "ah mon frère, je vais vous expliquer pour quoi c'est cher ici, 
parce qu'ici il faut payer la sortie, sinon la personne ne peut pas sortir, elle reste ici". 
Plus loin X______ dit au fournisseur colombien "je sais mais 5mil euros!, Regarde, moi 
au Brésil, je peux l'avoir pour 7, 7mil dollars ! pour 7mil dollars un !". Le fournisseur 
colombien lui répond "ah mais ça c'est pas la même qualité, ça c'est pour la poubelle". 
X______ lui dit que "c'est ça ton opinion, mais moi j'en ai un là bas qui de Cali et qui 
me le vend beaucoup…deux fois moins cher, un il me donne à 3mil".  Le fournisseur 
colombien lui dit plus loin dans la conversation "je n'entends presque pas… cabine 
téléphonique". X______ lui répond alors "de mon natel, je vais te rappeler un autre 
numéro, j'en ai deux" et "attends! je te rappelle avec un autre numéro".  

La BStup a compris de cette conversation que X______ explique qu'il travaille avec des 
fournisseurs au Brésil et en Bolivie qui vendent à USD 7'000.- le kilo de cocaïne, qu'il 
trouve cher EUR 5'000.- pour un demi kilo, qu'il a un ami colombien originaire de Cali 
qui lui vend beaucoup de drogue à USD 3'000.- le kilo et que lui se charge de payer la 
mule qui ramène la drogue. La BStup a conclu dans son rapport que sur la drogue saisie 
sur H______ le 19 décembre 2013 à Bogota, 500 grammes de cocaïne étaient destinées 
à X______.  

Déclarations de X______ au Ministère public  

ic. Le 6 mai 2014, X______ a déclaré s'agissant du deuxième voyage de H______, que 
ce voyage n'avait rien à voir avec lui, Y______ et D______. Il avait appelé H______ 
alors qu'il se trouvait à Genève avec Y______. Il souhaitait avoir des nouvelles de 
L______ qui avait disparu. Le téléphone de H______ était éteint. Ce dernier l'avait 
rappelé par la suite. Ils avaient parlé de drogue. H______ lui avait notamment dit qu'il 
vendait 500 grammes de cocaïne pour "5'000.-". Il en avait parlé à Y______ qui lui 
avait dit que H______ était "fou". Il avait rappelé ce dernier et lui avait dit que ce qui 
l'intéressait c'était de retrouver L______ et non pas d'acheter sa drogue. 

Le 28 mai 2014, le prévenu a ajouté que lorsqu'il avait parlé avec H______ au téléphone 
le 16 décembre 2012, celui-ci lui avait dit qu'il se trouvait en Colombie où il y avait de 
la drogue. Il lui avait alors demandé combien elle coûtait, lequel lui avait répondu qu'un 
demi kilo coûtait EUR 5'000.-. Il n'avait toutefois pas demandé à H______ de lui 
ramener de la drogue.  

Le 27 novembre 2012, le prévenu a confirmé ses précédentes déclarations. Il contestait 
que H______ transportait 500 grammes de cocaïne pour lui le 19 décembre 2012.  

- 22 -  

 
P/3801/2013  

 

Infraction n°9 (A.I.9. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.7. contre Y______) 

Ecoutes téléphoniques  

ja. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 28 décembre 2012 et le 30 décembre 
2012 de conversations liant principalement X______, C______, Y______, F______ et 
G______ (rapport d'écoute téléphonique du 19 juin 2013) a permis à la BStup de 
comprendre qu'une livraison de drogue avait été effectuée par une femme, laquelle avait 
été réceptionnée à Genève le 29 décembre 2012.  

Le 28 décembre 2012 à 9h03, X______ appelle une agence de voyage et demande à 
parler au responsable. X______ explique à ce dernier qu'il avait deux billets pour ce 
jour  mais que la personne ne viendra pas. Il lui demande s'il peut annuler ce billet. Le 
responsable lui dit que ce n'est pas possible et lui demande si ce billet est pour la dame. 
X______ lui dit que ce n'est pas pour la femme qui viendra, mais pour l'homme qui doit 
venir du Brésil mais qui ne viendra pas. La BStup a compris de cette conversation, que 
X______ a acheté des billets d'avion pour deux mules, à savoir un homme et une 
femme, que la mule "homme" qui devait venir depuis le Brésil a annulé son voyage 
mais que la mule "femme" va venir avec le billet acheté par X______.  

En outre, il ressort des conversations entre C______, X______ et G______ des 29 et 30 
décembre 2012 que X______ et C______ se sont rendus à l'aéroport le 29 décembre 
2012 pour accueillir une femme en provenance du Brésil. C______ et X______ ont eu 
en tout cas quatre conversations juste avant l'arrivée de la mule et de AC______. Le 29 
décembre à 19h01, C______ a par ailleurs informé X______ de ce que "la dame a dit 
qu'elle ne dormira pas ici, qu'elle va repartir". A 19h57, X______ appelle G______ et 
se plaint de ce qu'il n'y a qu'un kilo, "il n'y a qu'une tête ici", et de la qualité de la 
drogue, "ce n'est pas la même chose que la première fois".  

Il ressort de la conversation du 29 décembre 2012 à 22h13 entre C______ et X______, 
que ce dernier a vendu une partie de la drogue à un acheteur disposé à acheter 750 
grammes, mais qui ne voulait payer que CHF 45.- le gramme, "on est en train de se 
bagarrer à cause du prix, il le prend à 45".Après avoir insisté pour qu'il ne baisse pas le 
prix en dessous de CHF 52.- le gramme, C______ a finalement accepté que X______ 
vende une partie de la drogue pour CHF 50.- le gramme. En effet, C______ dit à 
X______ "à 45, je ne peux pas". X______ lui répond "je lui dis jusqu'à 50". C______ 
lui dit ensuite "dis-lui jusqu'à 52 et demi (…)". X______ lui dit enfin qu'"il a voulu 
jusqu'à 50 parce qu'il dit qu'il peut prendre 750". C______ lui répond "ok". La police a 
en outre compris de la conversation du 30 décembre 2012 à 1h00 entre C______ et 
X______ que ce dernier a demandé à C______ de payer la mule pour son transport et 
lui a indiqué qu'il le rembourserait le lendemain.  

Le 30 décembre 2012, X______ appelle C______ à 12h29. La BSutp a compris de cette 
conversation que la mule s'était rendue très tôt à l'aéroport pour rentrer au Portugal. 
C______ dit en effet à X______ "(…) je me suis levé à 7h puis lui il s'est levé la dame 
est partie vers 4 en vers 3" puis "ah oui elle est partie à l'aéroport". D'autre part, La 

- 23 -  

 
P/3801/2013  

 

BStup a pu établir qu'une femme nommée AR______ était repartie tôt le 30 décembre 
2012 pour le Portugal avec un billet payé la veille en espèces. 

Déclarations des prévenus au Ministère public  

jb. Le 22 août 2013 X______ a déclaré s'agissant de la conversation téléphonique du 28 
décembre 2012 à 9h03 que celle-ci portait sur le voyage de "I______", dans la mesure 
où celui-ci leur avait dit qu'il venait à Genève. Il avait été faire la réservation de ce 
dernier. Toutefois, "I______" mentait sur tout de sorte que D______ lui avait dit 
d'annuler son billet d'avion. S'agissant de la dame dont il parlait dans cette conversation, 
il s'agissait de sa copine qui venait d'Ibiza. En outre, C______ lui avait indiqué trois 
jours auparavant, qu'il allait recevoir une mule et lui avait demandé s'il pouvait l'aider à 
la payer. Il ne l'avait pas fait car il n'avait pas d'argent. C______ lui avait alors demandé 
de l'aider à vendre le kilo de cocaïne qu'il allait recevoir. Il avait dit à C______ qu'il ne 
connaissait personne à qui vendre mais qu'il en parlerait avec Y______. Ce dernier lui 
avait parlé d'un client de D______, un prénommé "M______" qui pourrait être intéressé.  

Trois jours plus tard, la mule était arrivée à Genève avec la drogue. Elle était arrivée en 
même temps que "AC______", frère de G______ et beau-frère de C______. Il s'était 
rendu à l'aéroport attendre "AC______" qui venait pour la même drogue. Il avait croisé 
C______ à l'aéroport qui attendait la mule. Il s'était ensuite rendu chez ce dernier avec 
"AC______". La mule avait transporté un kilo de cocaïne. La moitié de celle-ci devait 
être pour C______ et l'autre moitié devait être repartie en deux parts égales entre 
G______ et "AC______". C______ lui avait demandé de vendre la drogue qui lui 
appartenait. Il avait pris le kilo drogue et s'était rendu avec Y______ et "M______" à 
l'appartement de la AD______. "M______" avait regardé la drogue et avait trouvé 
qu'elle n'était pas de bonne qualité de sorte qu'il n'en avait pris que 500 grammes. Ils 
avaient discuté avec C______ du prix de la drogue, ce dernier lui ayant indiqué qu'il 
souhaitait avoir le gramme pour CHF 52.-. Il lui avait dit que "M______" souhaitait 
payer CHF 45.- le gramme mais C______ n'était pas d'accord. Ils s'étaient finalement 
mis d'accord sur le prix de CHF 50.- le gramme. "M______" avait payé en liquide CHF 
25'000.-, somme qu'il avait ensuite remise à C______. Ce dernier avait donné à lui et 
Y______ CHF 1'000.- pour les remercier de leur aide, somme qu'ils avaient partagé à 
parts égals. Le prévenu est revenu sur ses déclarations en indiquant qu'il n'y avait pas un 
kilo de cocaïne mais seulement 750 grammes, ou peut-être un peu plus. Il avait remis le 
reste de la drogue à "AC______", bien qu'il souhaitait avec Y______ la conserver afin 
de la revendre. Toutefois "AC______" n'avait pas voulu leur laisser la drogue. Il 
ignorait ce que ce dernier en avait fait.  

Le 6 mai 2014, le prévenu a déclaré qu'il avait aidé C______ à écouler la drogue que ce 
dernier avait achetée. Il lui avait donné 750 grammes de cocaïne pour qu'il les revende, 
étant précisé que 500 grammes de cette drogue appartenaient à C______ et 250 
grammes à "AC______". Lui et Y______ avaient vendu 500 grammes de cocaïne et 
avaient gardé les 250 grammes restants.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a ajouté que s'agissant des 250 grammes restants de 
cocaïne, il les avait partagés avec Y______ et chacun avait écoulé sa part.     

- 24 -  

 
P/3801/2013  

 

jc. Le 22 août 2013, Y______ a confirmé les déclarations de X______ du même jour. 

Le 27 novembre 2014, le prévenu a admis avoir vendu avec X______ à "M______" 500 
grammes de cocaïne appartenant à C______. Il n'avait toutefois rien à voir avec le solde 
de la drogue. X______ avait  en effet amené la drogue et était reparti avec le surplus de 
cocaïne après la vente. 

Infraction n°10 (A.I.10. de l'acte d'accusation contre X______) 

Ecoutes téléphoniques  

ka. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 5 janvier 2013 et le 16 janvier 2013 de 
conversations liant principalement X______, C______ et le fournisseur G______ 
(rapport d'écoute téléphonique du 25 septembre 2013) a permis à la BStup de 
comprendre que ces derniers ont organisé le voyage d'une mule, soit N______, à 
destination du Brésil à la mi-janvier 2013.  

En effet, il ressort des conversations entre C______, X______ et G______ du 5 au 16 
janvier 2013 que C______ est parti au Portugal, d'où il a transmis son numéro de 
téléphone portugais à X______ et y a recruté une mule, rassurant à ce sujet X______ le 
7 janvier 2013 à 16h02. A 16h03, X______ envoie un sms à C______ avec un code 
relatif à un transfert Western Union. Selon les données fournies par Western Union, ce 
code correspond à un versement de CHF 631.47 (EUR 500.-) qui a été effectué le 7 
janvier 2013 par X______ au bénéfice de C______. A 23h17 X______ appelle 
G______ et lui demande un nom pour lui envoyer "2'500". G______ luit dit qu'il va lui 
envoyer le nom par message. X______ lui dit ensuite que C______ est parti au Portugal 
et qu'il lui a demandé des sous car il a trouvé quelqu'un là-bas. Puis, G______ dit à 
X______ qu'il ne sait pas si la personne va partir demain. X______ lui confirme qu'elle 
va partir demain, "(…) ah si, si c'est ça elle va quitter (…)".  

Le 8 janvier à 18h22, X______ envoie par sms le détail du transfert Western Union de 
CHF 2'500.- qu'il a effectué pour G______. Selon les données fournies par ailleurs par 
Western Union le versement a été effectué le 8 janvier 2013 par X______ au bénéfice 
de AS______ au Brésil. Le 9 janvier 2013, G______ appelle X______ et lui demande si 
quelqu'un est arrivé la veille. G______ lui répond que ce n'est pas la personne de 
C______ qui est arrivé, "ah non. non la personne de C______ n'est pas encore arrivée 
car je n'ai pas encore trouvé une chambre".  

Le 11 janvier 2013 à 16h41 C______ appelle X______. Ce dernier demande à C______ 
s'il a acheté le ticket. C______ lui répond oui. Le 12 janvier 2013 à 15h53, X______ 
appelle G______ et lui indique qu'il se trouve avec C______ et qu'il cherche une 
solution pour lui faire parvenir ses sous. X______ lui demande s'il fait le versement à 
son nom, "ah si je trouve je mets à ton nom ou bien?". G______ lui répond "ah ok à 
mon nom".  

Le 14 janvier 2013 à 14h03 AT______ appelle C______ et lui dit qu'il a laissé la fille et 
qu'"elle est partis maintenant, c'est du coter du cousin du coter". C______ lui dit qu'il 
va lui envoyer le numéro du cousin pour qu'il le donne à la fille. A 15h09, C______ 
appelle X______ et lui dit que son ami a amené la dame, "(…) la dame est libérée  mon 

- 25 -  

 
P/3801/2013  

 

ami l'a amenée jusqu'à l'a laisée". X______ dit ensuite à C______ que lorsque ce 
dernier enverra l'argent à G______, il faut qu'il le tienne au courant pour qu'il puisse 
envoyer également sa part, "ah l'heure que tu viendras envoyer de l'argent à G______ 
tu me tiens au courant moi aussi j'envoie ma part". A 16h37, C______ appelle X______ 
et lui demande combien il aimerait envoyer. X______ lui répond "5 milles". C______ 
lui dit qu'il n'arrivera pas à envoyer en une seule fois, qu'il peut envoyer en deux fois, 
"ah non 5 milles, 5 milles en une seule fois comme ça aller là bas tu n'auras pas à 
condition tu fasses envoies (deux noms)", "Il y a des noms de personnes, si tu peux 
l'envoyer deux noms de personnes". X______ lui répond qu'il va lui demander 
maintenant les noms. A 17h46, X______ appelle G______ et lui demande un nom pour 
faire le versement. Puis, ce dernier lui demande s'il ne va pas le faire à son nom. 
X______ lui répond oui mais qu'il lui faut deux noms. G______ lui dit de mettre 
"AU______ ". A 19h35, X______ envoie par sms à G______ les détails d'un transfert 
d'argent de CHF 2'500.- qu'il a fait pour son compte. A 19h39, X______ envoie à 
G______ un deuxième sms où il indique les détails d'un transfert d'argent de CHF 
2'500.- qu'il a fait au bénéfice de "AU______". 

Le 15 janvier 2013 à 20h16, X______ appelle G______ et lui dit qu'il va lui envoyer 
des sous prochainement car C______ lui a dit que sa mule était arrivée. X______ 
demande ensuite à G______ quand est-ce que la mule va partir. G______ lui répond 
mercredi. X______ lui dit que la mule ne peut pas faire plus de dix jours au Brésil. 

Le 16 janvier 2013 à 00h24, X______ appelle G______. Ce dernier dit à X______ que 
la dame est arrivée ce jour. X______ lui dit ensuite que c'est lui qui a envoyé la mule et 
l'argent et que C______ a acheté le billet, " ah non c'est moi qui ai envoyé celle-ci non 
c'est moi qu'ai envoyé l'argent il acheté le truc (sous entend billet)" et "hum hum, non il 
va pas caché parce que c'est nous avons acheté le billet et tout c'est moi qui a donner 

l'argent et tout !". A 13h59 C______ appelle AV______ et lui dit que la mule est 
arrivée au Brésil et que "hier elle a raconté tout de suite des mensonges, et des qu'elle 
était au Brésil elle a dit que sa fille étais malade ! Mais c'est des mensonges, elle est 

sortie de l'hôtel. elle a peur, elle est sortie de l'hôtel sans avertir à eteint le natel, on ne 

sait pas ou elle est sérieux !". A 16h57, C______ appelle X______ et l'informe que la 
mule allait arriver aujourd'hui, "(…) le garçon a dit que la fille avait envoyer un 
message et qui a dit qu'elle allait arriver (…)". X______ dit à C______ que "la fille a 
fait ca parce que son fils est malade". G______ répond "C'est pas vrai ! Le garçon qui 
est au Portugal, il a dit que personne est malade ! il a dit qu'elle était indécise elle à eu 

peur ! (…)". A 20h16, X______ appelle G______ et lui demande si la mule qui est au 
Brésil est destinée à C______, "ah c'est pour qui a' C______?". G______ répond que 
non "ce n'est pas pour C______ c'est pour un jeune homme là C______ n'a pas envoyé 
quel qu'un là la dame qu'il avait envoyée elle s'est enfuit hier". X______ lui répond que 
c'est lui-même qui a regroupé avec C______ l'argent qu'ils lui ont envoyé, "ah hé oui, 
oui c'est moi qui ai regroupé cet argent avec lui on t'a envoyé tu vois".  

Le 17 janvier 2013 à 14h59, X______ appelle F______ et lui dit qu'"il y avait une fille 
qu'on n'as fait ses jours si, j'ai fait pour qu'elle aie au Portugal, si elle pouvais venir ici 

elle m'aurai aider une peux ! Au Portugal, hein au pays elle est arriver, je crois quelle a 

- 26 -  

 
P/3801/2013  

 

eu peur le même jour elle est partie". La BStup a conclu dans son rapport que C______, 
X______ et Y______ avaient financé conjointement le voyage de la mule N______ à 
destination du Brésil.  

Déclarations de C______ au Ministère public  

kb. Entendu au Ministère public le 20 novembre 2013, C______ a reconnu avoir 
participé à l'organisation de cette livraison. Il a expliqué qu'il n'avait pas organisé ce 
trafic avec X______, mais à la demande de G______. Le 2 janvier 2013, ce dernier lui 
avait demandé de lui trouver une mule pour le Brésil. G______ lui avait demandé en 
outre s'il avait de l'argent, soit EUR 1'500.-. Un recruteur, AW______, l'avait informé 
que N______ avait accepté de faire ce transport de drogue. N'ayant pas assez d'argent 
pour financer le billet d'avion de la mule, il avait appelé G______ qui lui avait dit 
d'appeler X______, car celui-ci avait une dette envers "AC______". X______ lui avait 
ainsi envoyé EUR 500.-; avec les EUR 1'000.- qu'il avait déjà, il avait ainsi pu acheter le 
billet d'avion pour N______. Il ignorait la quantité de drogue que devait ramener cette 
dernière. Il avait servi d'intermédiaire entre G______ et AW______.  

Par ailleurs, la mule devait recevoir EUR 5'000.- pour ce transport. N______ était restée 
deux jours au Brésil avant de s'enfuir au Portugal, sa fille étant malade. N______ devait 
ramener de la drogue pour G______. Cette livraison aurait dû être supervisée par lui-
même, en ce sens qu'il aurait dû réceptionner la drogue et attendre les instructions de 
G______ pour la suite à donner à celle-ci. Une partie de cette livraison lui serait 
revenue, qu'il aurait revendue.  

Le 18 juin 2013, C______ a indiqué que ni lui ni X______ n'étaient l'organisateur de la 
mule N______.  

Déclarations de X______ au Ministère public  

kc. Le 20 novembre 2013, X______ a expliqué qu'il n'avait rien organisé avec C______ 
concernant cette livraison. Ce dernier l'avait simplement appelé car il avait besoin de 
EUR 500.-. C______ lui avait parlé de CHF 1'500.-, dans la mesure où il avait une 
créance de ce montant à l'encontre de Y______. Il lui avait dit de demander à Y______ 
de lui envoyer de l'argent. Il avait parlé à ce dernier, qu'il lui avait dit qu'il appellerait 
C______. Il avait envoyé EUR 500.- à C______, argent qui appartenait à "AC______". 
Il savait que cet argent était pour une mule. Y______ avait aussi envoyé de l'argent à 
C______, via une tierce personne. G______ lui avait raconté que la mule était retournée 
au Portugal car son enfant était malade. Face aux déclarations d'C______, selon 
lesquelles celui-ci se confiait à lui, le prévenu a indiqué que ce dernier "ne se confiait 
pas à [lui] mais se laissait aller avec [lui]". 

D'autre part, il avait envoyé "1'500.-" à G______ pour que ce dernier lui achète des 
cheveux. Il avait uniquement parlé avec ce dernier à ce sujet. Il était en effet question 
que N______ ramène des cheveux. Toutefois, cette dernière étant repartie au Portugal, 
G______ lui avait dit que P______ lui en ramènerait. Le prévenu a précisé qu'il avait su 
le nom de la mule en lisant le rapport de la police, il l'ignorait auparavant.  

- 27 -  

 
P/3801/2013  

 

Le 6 mai 2014 et le 27 novembre 2014, le prévenu a confirmé qu'il n'avait pas participé 
à cette livraison. C______ était concerné par celle-ci.  

Infraction n°11 (A.I.11. de l'acte d'accusation contre X______) 

Ecoutes téléphoniques  

la. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 9 janvier 2013 et le 21 janvier 2013 de 
conversations liant principalement X______, F______ et AX______, alias "______" 
(rapport d'écoute téléphonique du 3 octobre 2013) a permis à la BStup de comprendre 
que celles-ci se rapportait au recrutement de mules et plus particulièrement à celui de la 
mule O______, recrutée par F______ pour le compte de X______.  

Le 9 janvier 2013 à 00h53, X______ appelle F______, lequel lui indique qu'il a parlé 
avec une "petite" qui accepte et qu'elle doit faire son passeport. Le 12 janvier 2013 à 
22h32, X______ appelle F______ et lui dit qu'il a vu quelqu'un qui est originaire du 
Portugal. X______ lui demande si c'est un homme ou une femme. F______ lui répond 
qu'il s'agit d'une petite fille.  

Le 14 janvier 2013 à 21h54, X______ appelle F______ et lui demande si la personne, 
soit la mule dont il lui avait parlée est blanche. F______ lui répond qu'il ne sait pas et 
qu'il va lui donner son numéro. A 22h31, X______ appelle la mule O______ et lui 
demande si elle est vraiment préparée. Celle-ci lui répond que oui et qu'elle est habituée 
à le faire. A 22h40 X______ appelle F______, lequel lui donne son deuxième numéro 
de téléphone. X______ lui dit qu'il va lui envoyer EUR 200.- mercredi. 

Le 16 janvier 2013 à 13h06, X______ appelle O______ et lui demande si elle peut être 
à Genève avant le weekend, laquelle lui répond que oui. Le 17 janvier 2013 à 16h22, 
X______ appelle O______, laquelle lui dit qu'elle va aller chercher le passeport à 17h00 
à l'aéroport. X______ lui demande ensuite son nom. La mule lui donne son nom et le 
numéro de sa carte d'identité. X______ l'informe que ça "va être pour demain".  

Par ailleurs, l'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 21 janvier 2013 et le 27 janvier 
2013 de conversations liant principalement X______, F______, G______ et 
"AZ______" a permis à la BStup de comprendre que ces conversations se rapportaient à 
l'organisation du voyage de O______. Le 21 janvier 2013 à 14h32, X______ appelle 
O______ et lui demande si elle est disponible pour vendredi après-midi, laquelle lui 
répond que oui. A 15h55, G______ appelle X______. Ce dernier lui demande de lui 
envoyer des noms. Selon la BStup X______ souhaite envoyer de l'argent à G______. A 
16h24, G______ envoie deux noms à X______ soit "AY______" et "AN______".  

Le 23 janvier 2013 à 16h32, X______ envoie un sms à G______, dans lequel il lui 
indique les détails d'un transfert Western Union de 2'500.- qu'il a effectué pour ce 
dernier et à 16h37 il lui envoie un second sms avec le détail d'un deuxième transfert 
Western Union de 2'400.- qu'il a également effectué en sa faveur. A 23h20, X______ 
appelle F______, lequel lui donne le numéro du passeport et le nom complet de 
O______ et à 23h20 X______ envoie à AZ______, alias "AP______" le numéro de 
passeport de cette mule.  

- 28 -  

 
P/3801/2013  

 

Le 24 janvier 2013 à 20h32, G______ appelle X______ et lui confirme qu'il a reçu les 
deux versements. X______ lui dit que la fille va partir et qu'elle arrivera lundi. Ce 
dernier précise à G______ qu'il organise cette livraison tout seul et qu'il aimerait une 
"tête et quelques". Le 25 janvier 2013, O______ est arrivée à Genève et a été prise en 
charge par X______ et E______. Le 26 janvier 2013, X______ appelle G______ et lui 
indique que la mule va partir demain. G______ lui demande si elle "va manger ou bien 
la mettre sur la tête?". X______ lui répond qu'elle va manger une partie, qu'il aimerait 
qu'il lui envoie deux kilos et qu'il va donc lui envoyer le compte pour cette quantité, 
"j'aimerais que tu fasses une et une (1 et 1) parce que j'aimerais te donner le compte de 
deux je vais t'envoyer le compte de 2 tu vois".  

D'autre part, l'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 27 janvier 2013 et le 29 janvier 
2013 de conversations liant X______, F______, G______ et O______, a permis à la 
BStup de savoir que cette dernière était partie de Genève le 27 janvier 2013 pour un vol 
à destination de Londres. Le 27 janvier à 18h01, X______ appelle F______ et lui dit 
que la mule est partie et qu'il lui a donné son argent de poche, soit plus de CHF 500.-. 
O______ devait se rendre ensuite à Sao Paulo pour ramener ensuite deux kilos de 
cocaïne à Genève.  

Le 28 janvier 2013 à 11h01 X______ appelle G______, lequel lui indique que la fille ne 
l'a pas encore appelé. X______ lui indique qu'il a remis à cette dernière une somme de 
USD 5'500.-. A 13h48 X______ envoie un message à O______ en lui demandant ce qui 
se passe. Cette dernière lui répond par sms à 13h53 qu'elle se trouve en prison à Londres 
à cause de l'argent et qu'on l'a emmenée à l'hôpital pour lui faire une radio. A 14h03, 
X______ lui répond par sms en lui disant que cela "ne peut pas être vrai parce que le 
maximum permis c'est 10.000 (…)". La BStup a conclu dans son rapport que O______ 
s'était désistée et n'avait pas embarqué à Londres dans le vol à destination du Brésil, 
mais était repartie au Portugal.  

Il ressort également du rapport de la BStup du 3 octobre 2013, qu'une fois que O______ 
s'est détournée de son voyage, F______ a mené des recherches afin de la retrouver au 
Portugal.  

Déclarations de X______ au Ministère public  

lb. Le 4 octobre 2013, X______ a déclaré qu'il connaissait O______. D______ lui avait 
dit d'aller la chercher à l'aéroport. Ce dernier avait de l'argent bloqué au Brésil et 
O______ devait s'y rendre pour récupérer cet argent. D______ lui avait en outre remis 
un montant de CHF 4'500.- à convoyer au Brésil. Lui-même lui avait remis CHF 1'500.- 
de plus afin qu'elle achète des mèches de cheveux naturels pour E______. O______ 
devait également se rendre au Brésil pour aller chercher de la drogue pour D______. Par 
la suite, ils n'avaient plus eu de nouvelles de cette femme.  

Le 1er novembre 2013, le prévenu est revenu sur ses déclarations et a admis en partie les 
faits. Lorsque O______ était à Genève, elle avait logé à l'hôtel durant la première nuit et 
était ensuite venue à la AD______. Lui-même avait donné les instructions à O______ 
concernant son voyage au Brésil, étant précisé que D______ lui avait indiqué ce qu'il 

- 29 -  

 
P/3801/2013  

 

devait lui dire. Il avait accompagné O______ à l'aéroport le jour de son départ. 
D______ avait remis à cette dernière USD 4'500.- et E______ et lui, lui avaient remis 
USD 1'500.-. La Procureure lui ayant fait remarquer que dans la conversation du 28 
janvier 2013, il était question de USD 7'000.-, le prévenu a indiqué qu'il avait dit "un 
montant comme ça". X______ a ajouté qu'il n'avait jamais récupéré cet argent.  

Le 6 mai 2014, le prévenu a ajouté qu'il avait demandé à F______ de lui trouver une 
mule de sorte qu'il lui avait ainsi trouvé O______.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a déclaré que D______ était impliqué dans cette 
affaire et non Y______. F______ avait donné les instructions à O______ de sorte qu'il 
n'avait lui-même pas eu besoin de lui donner d'explications.  

Infraction n°12 (A.I.12. de l'acte d'accusation contre X______) 
 

Interpellation P______  

ma. P______ a été arrêté le dimanche 3 février 2013 à son arrivée à l'aéroport de 
Francfort en Allemagne, alors qu'il voyageait entre le Brésil et Genève, en possession 
d'un sac contenant 2,4 kilogrammes de cocaïne, d'un taux de pureté de 72,2 à 74,1%. 

Ecoutes téléphoniques  

mb. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 18 janvier 2013 et le 4 février 2013 de 
conversations liant principalement X______, C______ et G______ (rapport d'écoute 
téléphonique du 3 juin 2013) a permis à la BStup de comprendre que le 18 janvier 2013, 
C______ a organisé le voyage de la mule, P______, avant de partir en Afrique en raison 
du décès de son père et que X______ a été par la suite impliqué dans cette livraison. Il 
ressort du rapport de la BStup que C______ a envoyé de l'argent à son frère 
"AB______" et lui a confirmé l'envoi de CHF 1'738.- afin que celui-ci paie le billet 
d'avion de la mule et lui donne de l'argent pour ses dépenses. 

Par ailleurs, le 26 janvier 2013 à 16h12, X______ et C______ ont une conversation au 
sujet d'une fille qui n'est "pas partie (…)" et C______ accepte de tenter d'obtenir de 
G______ une augmentation de sa commande, "j'ai demandé un jaune, un seul et un 
blanc (…) j'ai quelqu'un (….) j'ai demandé deux, mais je ne sais pas si G______ va me 
ramener deux (…) je vais lui demander la moitié du jaune et du blanc". Selon 
l'interprétation de la police, X______ prendra une partie de la drogue. X______ dit en 
effet à C______ "Alors fais une chose, pour qu'on puisse diviser, parce qu'on à 
rassembler avec l'autre, alors pour qu'on fasse d'une autre manière, parce que moi 

aussi j'ai demander l'autre, c'est mieux que tu demande le blanc, un demi du blanc, 

après tu demande là moitié du jaune, tu vois". C______ lui répond "Pour que je 
demande la moitié du jeune?". X______ lui dit alors "la moitié oui". C______ lui 
répond "très bien alors moi, je vais l'appeler maintenant, parce que j'avais demander un 
seule du jaune, si je t'avais pas prévenue, mais je vais demander la moitié du jaune, et 

un demi du blanc".  

X______ et G______ ont ensuite une discussion le 28 janvier 2013 à 23h48, de laquelle 
il ressort que la mule de C______ est sur place et que G______ va regarder si celle-ci 

- 30 -  

 
P/3801/2013  

 

peux transporter de la drogue pour X______. Ils conviennent que C______ ne sera pas 
au courant de cela. G______ indique à X______ qu'il va vérifier l'argent qu'il lui a 
envoyé, "(…) la 1ere chose voir l'argent que tu m'as déjà envoyé (…)". La quantité de la 
drogue que G______ enverra sera de "2 têtes et quelques". X______ exprime à deux 
reprises que la cocaïne fournie sera vendu par ses soins, "…toute cette poudre c'est moi 
qui vais liquider ça…" et "…toute la poudre c'est moi qui vais liquider après tu vois 
donc moi la part de AC______ et la mienne pas de problème…". A 23h57, X______ 
appelle G______. Ce dernier lui dit qu'il envoie pour son propre compte une quantité 
d'une "tête". X______ lui demande à ce que la mule transporte la part de drogue destiné 
à C______ séparément de celle de "AC______", de G______ et de la sienne, "(…) lui 
coupe ok mais ma part plus ombré (j'entends comme ça) et AC______ je vais envoyer 

vu que la part de C______ j'aimerais faire à part je vais voir vu qu'il y a nous mais 

j'aimerais faire ah envoyer une tête et quelques envoyer" et "ah ok fais comme ça ma 
part plus celle de AC______ et ta part tu fais en une seule (à côté) puis la part de 

l'autre à côté (séparé)" . Le 29 janvier 2013 à 18h28, X______ et G______ se sont mis 
d'accord pour que la mule quitte le Brésil le samedi afin d'arriver en Europe le 
dimanche, car X______ pense que les aéroports sont moins surveillés les dimanches.  

Le 1er février 2013 à 21h57, X______ appelle AC______, alias "______". Il ressort de 
cette conversation que X______ ne veux pas, par soucis de discrétion, que sa 
participation dans ce transport de drogue soit connu, "…c'est tombé dans l'oreille un 
bon parleur ici à Genève, il m'a demandé moi j'ai dit non, j'ai dit regarde c'est 

AC______ qui va venir c'est moi qui l'ai invité à venir ici, son frère m'a envoyé du 

travail il va venir me rejoindre et après il part". X______ insiste pour que AC______ 
informe C______ qu'il n'est pas partie prenante de ce transport de drogue, "… s'il 
demande tu lui dit que j'ai rien mis là!". X______ appelle G______ le 2 février 2013 à 
00h12 et lui demande d'informer C______ que la "mule" partira le lundi 4 février 2013, 
afin de ne pas compromettre l'arrivée de la "mule", prévue pour le dimanche 3 février 
2013.  

Le 2 février 2013 à 13h57, X______ appelle G______ et lui demande d'expliquer à 
C______ que lui-même ne possède aucune drogue dans le transport effectué par 
P______. X______ dit en effet à G______ "mais si tu parles avec lui, fais lui 
comprendre que j'ai rien là, comme ça, ça reste entre nous!". Le 3 février 2013, 
X______, AC______ et E______ se sont trouvés ensemble à l'aéroport à attendre 
P______. A 17h26, X______ appelle G______ pour lui demander s'il a des nouvelles de 
la mule. G______ lui réponds que P______ a bien quitté le territoire brésilien et lui 
indique qu'il devait arriver à midi. X______ lui répond qu'il est "mort". G______ 
suppose qu'il a été arrêté en Allemagne car il dit  "ça doit être en Allemagne qu'elle est 
tombée ça doit être là-bas".  

Le 6 février 2013 à 21h37, X______ appelle "AZ______" et lui dit que "ça s'est mal 
passe, pour ce que AC______ est venu". " AZ______" lui demande s'il avait quelque 
chose dedans, "tu avais le tien dedans?". X______ lui répond qu'il avait mis quelque 
chose mais que ce n'était pas beaucoup et que ce qu'il avait mis ce n'était pas le plus 

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important". " AZ______" lui dit qu'"il n'écoute pas, qu'il avait l'œil qui clignait et qu'il 
a quand même mis de l'argent".  

Déclarations de X______ au Ministère public 

mc. Le 13 novembre 2013, Interrogé  sur la raison pour laquelle E______ était fâchée 
contre lui, X______ a déclaré qu'il attendait "AC______", qui attendait lui-même 
P______. Ce dernier   apportait un kilo et demi de cheveux. Une partie de ces cheveux 
était pour E______ et l'autre partie pour la vente à Genève, dans la mesure où il faisait 
un bon bénéfice avec cela. E______ avait été fâchée contre lui car elle lui avait reproché 
d'avoir mélangé cette commande de cheveux avec une commande de drogue. Il 
s'agissait de la drogue que "AC______" devait venir chercher.  

Le 6 mai 2014, X______ a déclaré qu'il n'avait rien à voir avec P______. Il avait 
seulement demandé des cheveux pour E______. Il devait y avoir trois types de cheveux, 
soit des mi-lisses, des courts frisés et des longs "afro". Il avait demandé à G______ de 
les séparer pour qu'ils ne se mélangent pas à la drogue. "AC______" devait venir à 
Genève pour réceptionner la drogue transportée par P______.  

Le 18 juin 2014, le prévenu a maintenu que P______ devait uniquement amener des 
cheveux pour E______. Il n'avait pas été à l'aéroport attendre ce dernier mais pour 
réceptionner "AC______" qui devait lui remettre les cheveux. Il pensait que 
"AC______" était également à l'aéroport pour la drogue. Il savait que P______ allait 
arriver mais il était parti de l'aéroport avant son arrivée.  

Le 27 novembre 2014, le prévenu a maintenu que cette livraison n'avait rien à voir avec 
lui. P______ était parti du Portugal et non pas de Suisse. Ses discussions avec G______ 
lorsque P______ était au Brésil, concernaient l'achat de cheveux et non de drogue. Il 
s'était rendu à l'aéroport le 3 février 2013 pour attendre "AC______". Ce dernier avait 
souhaité attendre le frère de C______ de sorte qu'il l'avait laissé à l'aéroport et était 
parti. E______ était restée avec "AC______" pour réceptionner ses cheveux. La 
discussion qu'il avec eue avec C______, à teneur de laquelle ils avaient parlé de "jaune" 
et de "blanc" et s'étaient mis d'accord pour que lui-même prenne une partie de la drogue 
de C______, démontrait que la drogue ne lui était pas destinée. Il a ajouté qu'il aurait 
aidé C______ à vendre la drogue qu'il aurait reçue de P______. Il avait commandé de la 
drogue pour lui-même mais étant donné que les cheveux pesaient trop lourd, P______ 
n'avait pas transporté de drogue pour lui.  

Infraction n°13 (A.I.13. de l'acte d'accusation contre X______ et B.I.8. contre Y______) 

Ecoutes téléphoniques  

na. L'analyse effectuée sur plusieurs CT entre le 7 février 2013 et le 9 septembre 2013 
de conversations liant principalement X______, F______ et Y______ a permis à la 
BStup de comprendre que ces derniers ont organisé une livraison de cocaïne par 
l'intermédiaire d'Q______ entre le Portugal et la Suisse, le 9 février 2013. Le 8 février 
2013 à 00h08, X______ appelle F______. X______ parle avec ce dernier puis avec 
Q______, qui se trouve avec F______. X______ dit à Q______ que ces temps-ci, il n'y 
a rien et qu'il y a plein de gens qui dépendent d'eux. Q______ lui dit qu'il va trouver une 

- 32 -  

 
P/3801/2013  

 

solution pour le lendemain 11h00. X______ lui dit que justement à cette heure, il doit 
aller acheter son billet. Q______ lui indique qu'il (F______) va l'appeler demain à 
11h00. X______ lui répond "ok, ok c'est ca que je les dis, juste pour je sache, pour que 
j'achète le billet au non, parce que j'ai du concret dimanche".   

Le 8 janvier à 15h56 X______ envoie par sms à Q______ un code de réservation d'un 
billet d'avion, soit le "EL1C19X" et l'heure du départ du vol, soit le samedi à 8h35. 
Selon les données transmises par Easy Jet, il s'agit d'une réservation pour le vol 
Lisbonne-Genève le 9 février 2013 à 8h35 au nom de Q______. Le 9 février 2013 à 
11h04 et à 11h05, X______ envoie un SMS à Q______ sur ses deux numéros de 
téléphones portable, qui est le suivant: "prend le bus numéro 10 et descends à Dole, je 
vais être là-bas à t'attendre". Q______ arrive à Genève le 9 février 2013 et se rend 
ensuite à l'arrêt Dôle avec le bus n°10. Il est pris en charge par X______ et E______. 
Les trois protagonistes se rendent ensuite dans l'appartement, sis AD______.  

Une fois dans l'appartement, X______ appelle Y______ à 13h54 et lui dit qu'il est en 
train de regarder avec "l'homme ici", soit Q______, qui lui a dit qu'il lui laisse "dans le 
41". Puis, X______ lui dit que le grand, soit F______, a dit de laisser pour 45. Y______ 
lui demande s'il ne peut pas laisser à 40 et X______ lui répond qu'il est effectivement en 
train de regarder avec Q______ pour qu'il lui laisse à 40. Y______ dit ensuite à 
X______ de l'attendre afin qu'il voie la qualité de la drogue, "mais dit lui que tu 
m'attends pour voir comment il est!". Y______ lui dit ensuite que s'il n'accepte pas, il 
peut lui laisser à 41. La BSutp a compris de cette conversation que X______ et 
Y______ négocient probablement avec Q______ entre CHF 49.- et CHF 55.- le gramme 
de cocaïne. A 17h08, X______ appelle F______ et lui dit que quand quelqu'un lui 
propose une chose, il doit "aller jus qu'au garçon pour voir, je sais pas combien de fois 
je t'ai déjà dit, parce que cette chose du garçon" et lui dit ensuite qu'il "a coupé trop 
dans celui là!", que "quelqu'un peut pas te dire que la chose est bien, tu prends et tu 
regarde!". A 20h31, Y______ appelle X______, lequel lui indique que les choses de 
Q______ ne valent rien et qu'"en plus l'homme il a dit qu'il lui fait dans la gorge je sais 
pas quoi. Ca lui reste dans la gorge". A 22h43, Y______ appelle X______, et les deux 
se lamentent sur cette livraison de cocaïne, dans la mesure où celle-ci était trop coupée,  
"Mais cette merde est venue avec une bonne chose, mais il à trop mis la main", "Il