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**Case Identifier:** 244d38db-61d5-555d-8174-f944caa79c06
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-12
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Cour civile 12.10.2021 CC 2021 68
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_002_CC-2021-68_2021-10-12.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

COUR CIVILE

CC 68 / 2021 + AJ 69 / 2021

Présidente e.r. :  Nathalie Brahier
Juges :  Philippe Guélat et Pascal Chappuis
Greffière e.r. :  Nathalie Stegmüller 

ARRET DU 12 OCTOBRE 2021

dans la procédure de recours introduite par

A.________,
 - représentée par Me Nathan Rebetez, avocat à Delémont,

recourante,

contre

la décision de refus d’assistance judiciaire du 23 août 2021 de la juge civile du Tribunal 
de première instance, dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l’union 
conjugale qui oppose la recourante à :

B.________,
- représenté par Me Yves Maître, avocat à Delémont.

______

Vu la requête de mesures protectrices de l’union conjugale déposée le 28 octobre 2020 par 
B.________ devant la juge civile (dossier de première instance CIV 1861 / 2020 [ci-après : 
CIV]) ;  

Vu la réponse de A.________ (ci-après : la recourante) du 23 décembre 2020 et la requête à 
fin d’assistance judiciaire gratuite déposée le même jour dans le cadre de la procédure précitée 
(CIV) ; 

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Vu la décision de la juge civile du 23 août 2021, motivée le 30 août 2021, rejetant la requête 
à fin d’assistance judiciaire gratuite déposée par la recourante, autorisant les parties à vivre 
séparées pour une durée indéterminée à compter du 1er octobre 2020, constatant que le 
partage du mobilier est déjà intervenu entre les parties et déboutant la recourante de toutes 
conclusions supplémentaires (en particulier celle relative au versement d’une contribution 
d’entretien) (CIV) ; la juge civile retient en substance, s’agissant de l’assistance judiciaire 
gratuite, que les parties sont toutes deux propriétaires de biens à l’étranger et disposent ainsi 
d’une fortune immobilière totalement disponible ; il n’a pas été possible, malgré la tenue de 
deux audiences, de se forger une opinion exacte sur l’avoir des parties a U.________ (pays), 
mais on doit considérer que cet avoir est conséquent ; dans ces conditions, la partie qui n’a 
pas demandé à percevoir une provisio ad litem et qui n’a pas exposé de manière claire la 
valeur de ses biens/droits immobiliers à l’étranger ne peut être considérée comme 
« indigente » ;

Vu le recours interjeté contre cette décision le 10 septembre 2021, aux termes duquel la 
recourante conclut à l'annulation de la décision attaquée, en tant qu’elle rejette sa requête 
d’assistance judiciaire, à ce qu’elle soit mise au bénéfice de l’assistance judiciaire dans la 
procédure de mesures protectrices de l’union conjugale, à ce que Me Rebetez lui soit désigné 
en qualité de mandataire d’office, à la taxation de ses honoraires, subsidiairement au renvoi 
de la cause à l’autorité inférieure pour nouvelle décision, au débouté de l’intimé de toutes 
autres conclusions contraires, avec suite de frais judiciaires et dépens, sous réserve des 
dispositions relatives à l’assistance judiciaire ; à l’appui de ses conclusions, elle allègue, en 
substance, que la juge civile a retenu à tort et en contradiction flagrante avec les éléments du 
dossier que les parties étaient propriétaires de biens immobiliers a U.________ (pays) ;

Vu la requête à fin d’assistance judiciaire déposée par acte séparé du même jour ;

Vu la prise de position du 16 septembre 2021 de l’époux de la recourante, aux termes de 
laquelle il s’en remet à dire de justice quant au recours et à la requête d’assistance judiciaire ;

Attendu que le recours est notamment recevable contre les décisions refusant ou retirant 
totalement ou partiellement l'assistance judiciaire (art. 121 et 319 let. b ch. 1 CPC) ;

Attendu que la Cour civile est compétente pour connaître de la présente affaire (art. 4 al. 1 
LiCPC) ; au surplus, introduit dans les forme et délai légaux (art. 321 CPC), le recours est 
recevable ; 

Attendu que, conformément à l'art. 320 CPC, la cognition de la Cour de céans est pleine et 
entière en droit ; en revanche, s'agissant des faits, elle est limitée à leur constatation 
manifestement inexacte ; la notion de « faits établis de façon manifestement inexacte » se 
recoupe avec celle d'arbitraire dans l'appréciation des preuves ou d'arbitraire dans 
l'établissement des faits (ATF 138 III 232 consid. 4.1.2) ; l’appréciation des preuves n’est pas 
déjà arbitraire du fait qu’elle ne coïncide pas avec la présentation des faits de la partie 
recourante, mais seulement lorsqu’elle est manifestement insoutenable et cela non seulement 
dans sa motivation mais aussi dans son résultat (ATF 140 III 264 consid. 2.3 et réf.) ; tel est 
en particulier le cas lorsque le juge du fond ignore des moyens de preuves pertinents, se 

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trompe manifestement sur leur sens ou leur portée ou les néglige sans motifs, ou lorsqu’il tire 
des constatations insoutenables des preuves administrées (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3) ; il 
faut démontrer clairement et en détail, dans le recours, en quoi l’appréciation des preuves est 
arbitraire (ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) ;

Attendu qu'en application de l'art. 117 CPC, une personne a droit à l'assistance judiciaire si 
elle ne dispose pas de ressources suffisantes (let. a) et que sa cause ne paraît pas dépourvue 
de toute chance de succès (let. b) ; cette disposition concrétise, en droit de procédure civile, 
le principe général consacré à l'art. 29 al. 3 Cst. ;

Attendu qu’en l’espèce est litigieuse la condition de l’indigence et de la subsidiarité de 
l’assistance judiciaire ; 

Attendu qu’une personne est indigente lorsqu'elle n'est pas en mesure d'assumer les frais de 
la procédure sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa 
famille ; pour se prononcer sur l’indigence, le juge prend en considération la situation 
économique du requérant en principe au moment du dépôt de la requête ; pour déterminer 
l’indigence du requérant, l’autorité tient compte des engagements financiers de celui-ci, d’une 
part, de ses ressources et de sa fortune (mobilière et immobilière), d’autre part (ch. 10 et 11 
de la Circulaire du Tribunal cantonal n° 14 relative à l’octroi de l’assistance judiciaire et à la 
défense d’office ; ci-après : la circulaire) ; 

Attendu que, selon la circulaire précitée, on renoncera à exiger du requérant qu’il entame sa 
fortune mobilière notamment lorsqu’il ne s’agit que d’économies de peu d’importance (ch. 40 
let. a) ; lorsque le requérant ne réalise pas de revenu ou ne réalise qu’un revenu peu important 
et est contraint d’entamer sa fortune pour subvenir à son entretien (ch. 40 let. b) ; lorsque le 
requérant exerce une activité lucrative, on considérera qu’une somme de CHF 10'000.- au 
maximum constitue un capital comme «intangible»; le montant intangible est déterminé en 
fonction de la situation personnelle, familiale et économique du requérant (ch. 40 let. d) ; 
s’agissant de la fortune immobilière, on peut exiger du propriétaire d’un bien-fonds qu’il 
obtienne un crédit garanti par l’immeuble, pour autant que celui-ci puisse encore être grevé ; 
il faut toutefois que le requérant puisse disposer des éléments de fortune (ch. 41) ;

Attendu que l'assistance judiciaire est subsidiaire à l'obligation d'entretien du conjoint (ATF 138 
III 672 consid. 4.2.1) ; aussi longtemps qu’il y a une incertitude quant au droit du requérant 
d'exiger une provisio ad litem de la part de son conjoint, le requérant n’est pas considéré 
comme indigent (TF 5A_174/2016 du 26 mai 2016 consid. 2.2) ;

Attendu qu’aux termes de l’art. 119 al. 2 CPC, le requérant justifie de sa situation de fortune 
et de ses revenus et expose l’affaire et les moyens de preuve qu’il entend invoquer ; applicable 
à la procédure portant sur l'octroi ou le refus de l'assistance judiciaire, la maxime inquisitoire 
est limitée par le devoir de collaborer des parties ; ce devoir de collaborer ressort en particulier 
de l'art. 119 al. 2 CPC précité ; il appartient à la partie requérante de motiver sa requête et 
d'apporter, à cet effet, tous les moyens de preuve nécessaires et utiles ; lorsque la situation 
financière du requérant n'est pas établie, faute pour ce dernier d'avoir donné suite à la 
réquisition du juge de fournir toutes pièces utiles permettant d'établir sa situation financière 

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actuelle - qu'il refuse de fournir les informations et documents concernant l'entier de sa 
situation, ou ne collabore pas activement -, il y a lieu de rejeter sa requête d'assistance 
judiciaire (TF 5A_181/2019 du 27 mai 2019 consid. 3.1.2) ;

Attendu que la juge civile a considéré comme établi les faits suivants : les parties ont passé, 
en août 2020, un contrat devant notaire aux termes duquel elles déclarent n’avoir pas de biens 
communs à U.________ (pays) et que le requérant a aidé financièrement la recourante pour 
construire une maison à U.________ (pays) ; ce dernier renonce, toujours selon le contrat 
précité, à réclamer la restitution de ce qu’il lui a donné et lui verse 30'000 euros contre 
l’engagement pris par la recourante de ne pas lui réclamer une part sur l’héritage de ce dernier 
s’il devait décéder avant elle ; cette somme a été versée et il subsistait la somme de 14'808.90 
euros le 26 janvier 2021 (consid. 1 et 3 du jugement attaqué) ; la juge civile retient encore que 
les parties sont propriétaires de biens à U.________ (pays), mais que l’administration de la 
preuve n’avait pu déterminer leur ampleur ; vu l’accord passé chez le notaire, la juge civile en 
déduit que cet avoir est conséquent, ce qui est corroboré par le fait qu’il n’a pas été déclaré 
en Suisse et qu’il figure au nom d’un tiers s’agissant de la recourante et que cette dernière a 
renoncé à en parler lors de la première procédure de séparation ; 

Attendu que la recourante soutient qu’elle n’a aucun bien personnel ; l’acte notarié indique que 
l’aide octroyée par son époux l’a été en sa faveur et celle de sa famille ; elle-même n’est 
propriétaire d’aucun bien, raison pour laquelle les documents fiscaux n’en font pas état ; les 
extraits du registre de propriété de U.________ (pays) ont confirmé que ce sont deux autres 
membres de sa famille qui sont propriétaires ; il en va de même s’agissant de l’intimé ; 

Attendu que la juge civile ne conteste pas que la recourante ne soit pas inscrite comme 
propriétaire des biens, mais considère, en substance, que tant la valeur de ces biens que les 
droits qu’elle aurait sur ceux-ci ne sont pas clairs et que la recourante a manqué de sincérité 
à cet égard ; la recourante se limite à soutenir qu’elle n’est pas propriétaire de ces biens, mais 
ne se prononce nullement sur le manque de clarté de ses droits éventuels sur ces immeubles ; 
or, force est d’admettre que la situation est peu claire ou qu’à tout le moins, au vu des éléments 
au dossier, la conclusion de la juge civile n’est pas arbitraire ; 

Attendu que, lors de l’audience du 20 janvier 2021 (CIV), l’époux de la recourante a admis que 
son frère était inscrit en tant que propriétaire de deux maisons, mais qu’il a lui-même payé la 
seconde ; il considère cette propriété comme une propriété commune ; il s’y rend parfois en 
vacances et personne n’y habite le reste du temps ; il a pu verser la somme de 30'000 euros 
à son épouse notamment en empruntant une partie de cette somme à ses enfants ; son 
épouse voulait se construire une maison avec cette somme  ; il a fait le versement en août 
2020 ; son épouse a déjà une maison qui a été construire pour elle en 2019 ; cette maison 
n’est inscrite au nom de personne, « elle est là illégalement » ; son épouse a participé à la 
construction de cette maison ; le 28 mai 2021, le recourant a précisé que son épouse avait 
déjà acheté un terrain en 2018 sur lequel elle a construit une maison ; avec la somme de 
30'000 euros, elle a acheté 4 ares de terrain pour 40'000 euros et s’est arrangée pour mettre 
ces immeubles au nom de son frère, respectivement de son neveu ; lors de l’audience du 20 
janvier 2021 (CIV), la recourante a déclaré s’être réfugiée dans la maison de son frère au 
moment de la séparation et y avoir entreposé ses meubles ; elle a donné de l’argent à sa 

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famille durant le mariage, soit environ CHF 5'000.00 en tout, et il est possible que cet argent 
ait servi à la construction d’une maison; le 28 mai 2021, elle a indiqué que son mari avait fait 
pression sur elle pour qu’elle mette à son nom des immeubles appartenant à sa famille à 
U.________ (pays), ce qu’elle a refusé ; 

Attendu que les déclarations des parties sont contradictoires, l’époux de la recourante 
affirmant que cette dernière détient des biens immobiliers à U.________ (pays), ce qu’elle 
conteste ; la recourante a toutefois admis avoir envoyé de l’argent à sa famille, même si cela 
reste dans des proportions modestes selon elle, et que cet argent a peut-être servi à construire 
une maison ; la recourante a en outre signé un contrat devant notaire le 3 août 2020, à 
V.________, aux termes duquel l’époux de la recourante déclare avoir matériellement aidé la 
recourante et sa famille à construire une maison à W.________, et, de cette aide, il ne réclame 
à l’avenir aucune compensation en nature ou en espèces (let. b du contrat précité ; CIV) ; au 
vu de ses déclarations et de l’acte notarié, la situation de la recourante est effectivement 
ambiguë ; la pression qu’elle prétend avoir subi au moment de la signature de ce contrat n’est 
pour le surplus pas établie ; à cela s’ajoute le fait qu’il paraît surprenant qu’elle ait déménagé 
son mobilier dans une maison sur laquelle elle ne détiendrait aucun droit ;

Attendu, au vu de ce qui précède, que la conclusion de la juge civile selon laquelle il n’est pas 
possible de se forger une opinion exacte sur la valeur des biens/droits immobiliers de la 
recourante à l’étranger n’est pas arbitraire ; s’agissant de la situation de l’époux de la 
recourante, ce dernier a admis être « propriétaire » avec son frère d’une maison à U.________ 
(pays), dont les coûts de construction s’élèvent à environ 100'000 euros (CIV) ; on ignore 
toutefois la valeur réelle de cette maison et la mesure dans laquelle elle pourrait être 
hypothéquée ; une provisio ad litem n’est ainsi pas d’emblée exclue ; finalement, la recourante 
a perçu la somme de 30'000 euros avant l’introduction de la présente procédure, dont le solde 
s’élevait à 14'808.90 euros le 26 janvier 2021 ; cette somme était amplement suffisante pour 
s’acquitter des frais de la procédure (CHF 1'000.00 ; dossier CIV) et de son mandataire 
(CHF 5'945.60 ; dossier CIV) ; on ignore à quoi a servi la moitié de cette somme, étant précisé 
que, selon le calcul opéré par la juge civile, les revenus de la recourante couvrent ses charges 
(dossier CIV) ; ce calcul est uniquement contesté en tant que la juge civile n’a pas tenu compte 
de frais médicaux non couverts par CHF 304.00 ; une fois encore, sur cette question, la 
motivation de la juge civile, en tant qu’elle retient que le traitement lourd subi par la recourante, 
qui a été hospitalisée en 2020 au sein de l’unité psychiatrique de X.________ (cf. dossier CIV 
575/2020), devrait être considéré comme exceptionnel et ne plus se reproduire, n’apparaît pas 
arbitraire et ce, même si la recourante continue d’être suivie (CIV) ; l’ajout de cette charge au 
budget de la recourante aboutirait quoi qu’il en soit à un déficit de CHF 188.00, supportable 
en plus des frais de justice précités ;

Attendu, au vu de ce qui précède, que la décision de la juge civile est dénuée d’arbitraire ; il 
ne saurait, pour le surplus, pas être reproché à la juge civile d’avoir tardé à statuer sur la 
requête d’assistance judiciaire de la recourante, dès lors que l’instruction menée 
préalablement était nécessaire, aux fins notamment d’établir sa situation financière, 
respectivement de déterminer si la condition de son indigence était ou non réalisée ;

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Attendu que le recours doit dès lors être rejeté ; il en va de même de la requête d'assistance 
judiciaire pour la présente procédure de recours, le recours étant manifestement dénué de 
toute chance de succès, pour les mêmes motifs que ceux qui précèdent (cf. ATF 138 III 217 
consid. 2.2.4 ; TF 5A_858/2012 du 4 février 2013 consid. 3.3.1.1s.) ;

Attendu que la procédure de recours contre une décision refusant l’assistance judiciaire n’est 
pas gratuite (ATF 137 III 470 consid. 6) et qu’il y a lieu ainsi de mettre les frais judiciaires à la 
charge de la recourante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC) ;

Attendu qu’il n’y a pas lieu d’allouer de dépens à la recourante qui succombe (art. 106 al. 1 
CPC), ni à son époux, qui n’est pas formellement partie à la présente procédure (ATF 139 III 
334 consid. 4.2 ; TF 4A_269/2020 du 18 août 2020 consid. 3.1.4) et qui a renoncé à se 
déterminer ;

PAR CES MOTIFS 

LA COUR CIVILE

rejette

la requête d'assistance judiciaire de la recourante du 10 septembre 2021 déposée dans le 
cadre de la procédure de recours ; 

dit

qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires pour cette partie de la procédure ; pour le surplus,

rejette

le recours ;

met

les frais judiciaires de l’instance de recours par CHF 300.- à la charge de la recourante ;

n’alloue pas

de dépens ;

informe

les parties des voie et délai de recours selon avis ci-après ;

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ordonne

la notification du présent arrêt à la recourante et à la juge civile, avec copie pour information à 
B.________, par son mandataire.

Porrentruy, le 12 octobre 2021

AU NOM DE LA COUR CIVILE
La présidente e.r. : La greffière e.r. :

Nathalie Brahier Nathalie Stegmüller

Communication concernant les moyens de recours :

Un recours en matière civile peut être déposé contre le présent jugement auprès du Tribunal fédéral, 
conformément aux dispositions de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), en particulier aux art. 42, 72 ss. 
et 90 ss. LTF, dans un délai de 30 jours à partir de la date où ce jugement vous a été notifié (art. 100 LTF). Ce 
délai ne peut pas être prolongé (art. 47 al. 1 LTF). 

Le mémoire de recours sera adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Il doit indiquer les conclusions, les 
motifs et les moyens de preuve, et être signé. Le recourant doit exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole 
le droit (art. 42 al. 2 LTF). Le recourant ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de 
façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l’art. 95, et si la correction du vice est susceptible 
d’influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).

Le présent jugement et les pièces invoquées comme moyens de preuve en possession du recourant doivent être 
joints au mémoire (art. 42 al. 3 LTF).