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**Case Identifier:** 502b788c-1b6d-5f6e-a381-79d63a2e360c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 05.09.2023 A/1917/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1917-2023_2023-09-05.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1917/2023-CPOPUL ATA/964/2023  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 5 septembre 2023 

2
ème

 section 

 dans la cause 

 

A______ et B______ recourants 
 

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS intimé 
 

- 2/10 - 

A/1917/2023 

EN FAIT 

A.     a. A______ et B______, mariés en 2011 et de nationalité suisse, ont trois enfants, 
nés respectivement en 2011, 2014 et 2019. Disposant d’une maison à Winterthour 
dans le canton de Zurich, appartenant au père de l’épouse, la famille a emménagé, 
le 1er août 2022, dans un appartement de 6,5 pièces en location, situé au ______, 
route de C______, dans la commune de Vernier.  

b. L’époux travaille à 100 % à Étoy, dans le canton de Vaud, dans une entreprise 
privée en tant que « Manager RAD » au bénéfice d’un contrat à durée 
indéterminée. L’épouse n’a pas d’activité professionnelle et s’occupe de sa 
famille, avec l’intention à terme de retrouver un emploi à Zurich. 

c. Les deux premiers enfants ont été scolarisés à l’École allemande de Genève, 
située en face de leur logement, lors de l’année scolaire 2022-2023, dès le 22 août 
2022. 

B.     a. Le 23 décembre 2022, les époux ont annoncé leur arrivée au 1er août 2022 
auprès de l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM), 
au moyen d’un formulaire en ligne, en indiquant comme type de séjour 
« résidence secondaire » et comme adresse de provenance celle de la maison à 
Winterthour. Ils sollicitaient la délivrance d’un certificat de séjour pour 
confédérés. 

b. Sur demande de l’OCPM, les intéressés ont apporté les précisions suivantes. 
Leur centre de vie où ils passaient leur temps libre et leurs vacances se trouvait à 
Winterthour, leur famille et leurs amis vivant dans cette ville ainsi que dans 
d’autres lieux de Suisse orientale. L’époux devait « être là seul en semaine, d’où 
la décision d’emmener la femme et les enfants ». La durée de leur séjour 
« hebdomadaire » à Genève n’était pas encore « définitive ». 

c. Invités à exercer leur droit d’être entendus compte tenu de l’intention de 
l’OCPM de considérer le canton de Genève respectivement la commune de 
Vernier comme étant la résidence principale de la famille, les époux ont demandé 
à être enregistrés comme « résident hebdomadaire » en insistant sur le fait que 
leur centre de vie se trouvait à Winterthour et non à Vernier. 

d. Par décision du 4 mai 2023, l’OCPM a refusé d’enregistrer la domiciliation de 
la famille à Genève en tant que résidence secondaire et a procédé à 
l’enregistrement de leur domiciliation dans le canton de Genève en tant que 
résidence principale au bénéfice d’un certificat de domicile pour confédérés. 

C.     a. Les époux ont, pièces à l’appui, formé recours en temps utile auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 

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administrative) contre cette décision en concluant à son annulation, à l’octroi 
d’une attestation en tant que « résident hebdomadaire » à Vernier et à ce que 
Winterthour soit reconnu comme étant leur résidence principale. 

b. L’autorité intimée a conclu au rejet du recours. 

c. Les recourants ont répliqué et maintenu leur position, en concluant à l’audition 
de leurs enfants et à un transport sur place, tant dans leur appartement verniolan 
que dans leur maison zurichoise. 

d. Sur ce, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger, y compris 
sur les actes d’instruction. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 
05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 - LPA - E 5 10 ; art. 4A al. 2 et 3 de la loi d’application de la loi fédérale sur 
l’harmonisation des registres des habitants et d’autres registres officiels de 
personnes du 3 avril 2009 – LaLHR – F 2 25 ; art. 11 al. 3 du règlement 
d’application de la loi sur le séjour et l’établissement des Confédérés du 18 août 
2009 – RSEC – F 2 05.01). 

2. Les recourants ont conclu à des mesures d’instruction afin de démontrer que leur 
centre d’intérêts et résidence principale est à Winterthour, dans le canton de 
Zurich. 

2.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de 
la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) comprend notamment le 
droit pour l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves 
pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le 
moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la 
décision à rendre. L'autorité peut cependant renoncer à procéder à des mesures 
d'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa 
conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation 
anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces 
dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 145 I 167 consid. 
4.1 et les références citées). 

2.2 En l’espèce et pour les raisons mentionnées ci-dessous, la chambre 
administrative ne donnera pas suite à l’audition des enfants ni au transport sur 
place, que ce soit dans l’appartement de Vernier ou la maison de Winterthour, 
sollicités par les recourants. Le dossier contient des photographies de celle-ci et 

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un plan de celui-là, ainsi qu’une attestation de l’école fréquentée par les deux 
enfants aînés. La chambre de céans dispose de tous les éléments utiles pour 
trancher le litige. 

3. Le litige concerne une inscription au registre cantonal des habitants tenu, à 
Genève, par l’OCPM (art. 2 let. a LaLHR). Les recourants contestent avoir leur 
résidence principale dans le canton de Genève, à l’adresse verniolane précitée. Ils 
s’opposent pour ce motif à l’enregistrement litigieux et demandent à être inscrits 
dans le registre genevois des habitants en tant que résident « hebdomadaire ».  

3.1 La loi fédérale sur l’harmonisation des registres des habitants et d’autres 
registres officiels de personnes du 23 juin 2006 (LHR - RS 431.02) s’applique aux 
registres cantonaux et communaux des habitants (art. 2 al. 2 let. a LHR). Elle vise 
à simplifier (art. 1 al. 1 LHR) : la collecte de données à des fins statistiques par 
l’harmonisation des registres officiels de personnes (registres ; let. a) et l’échange, 
prévu par la loi, de données personnelles entre les registres (let. b). À cette fin, 
elle fixe, à l’art. 1 al. 2 LHR, le principe de l’exhaustivité et de l’exactitude des 
registres (let. c) et l’obligation de mettre à jour les registres des habitants (let. d). 

3.2 L’art. 3 LHR pose plusieurs définitions. Par registre des habitants, elle vise le 
registre, tenu de manière informatisée ou manuelle par le canton ou la commune, 
dans lequel sont inscrites toutes les personnes qui y sont établies ou en séjour 
(let. a).  

Selon l’art. 3 let. b LHR, la commune d’établissement est la commune dans 
laquelle une personne réside, de façon reconnaissable pour des tiers, avec 
l’intention d’y vivre durablement et d’y avoir le centre de ses intérêts personnels ; 
une personne est réputée établie dans la commune où elle a déposé le document 
requis ; elle ne peut avoir qu’une commune d’établissement.  

L’art. 3 let. c LHR définit la commune de séjour en ces termes : il s’agit de la 
commune dans laquelle une personne réside dans un but particulier sans intention 
d’y vivre durablement, mais pour une durée d’au moins trois mois consécutifs ou 
répartis sur une même année, notamment la commune dans laquelle une personne 
séjourne pour y fréquenter les écoles ou est placée dans un établissement 
d’éducation, un hospice, un hôpital ou une maison de détention. 

3.3 Les registres doivent contenir des données actuelles, exactes et complètes par 
rapport à l’ensemble des personnes visées (art. 5 LHR). L’art. 6 LHR règle le 
contenu minimal du registre des habitants pour chaque personne établie ou en 
séjour, notamment l’établissement ou le séjour dans la commune (let. o).  

Selon l’art. 4 al. 1 LaLHR, pour chaque personne établie ou en séjour dans le 
canton, aux termes de l'art. 3 let. a à c LHR, les données prévues à l'art. 6 LHR 
figurent dans le registre des habitants. L’OCPM peut corriger d’office les données 

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inscrites dans le registre cantonal des habitants, s’il s’avère que celles-ci ne 
correspondent pas à la situation de fait (art. 4A al. 1 LaLHR). 

3.4 L’art. 11 LHR pose l’obligation de s’annoncer. Les cantons édictent les 
dispositions nécessaires afin que : toute personne physique qui déménage 
s’annonce au service du contrôle des habitants dans les 14 jours qui suivent 
l’événement (let. a) ; toute personne tenue de s’annoncer communique, de façon 
conforme à la vérité, les données énumérées à l’art. 6 LHR ainsi que, le cas 
échéant, les documents nécessaires (let. b).  

Ces obligations sont précisées aux art. 5 ss LaLHR. En outre, tout Confédéré non 
domicilié dans le canton qui entend s'y établir ou y séjourner doit s'annoncer 
auprès de l'autorité communale compétente de son lieu de résidence ou de 
l'OCPM dans les 14 jours qui suivent son arrivée (art. 1 al. 2 de la loi sur le séjour 
et l’établissement des Confédérés du 28 août 2008 (LSEC – F 2 05). Selon l’art. 4 
al. 4 LSEC, l’OCPM a pour tâche de statuer sur les contestations portant sur le 
domicile ou le séjour (let. c) et de corriger d’office les données inscrites dans le 
registre cantonal de la population s’il s’avère que les renseignements ne 
correspondent pas à la situation de fait (let. d). 

3.5 À teneur de l’art. 6 LSEC, une personne ne peut avoir qu’un domicile (al. 1). 
Une personne est réputée avoir son domicile dans le canton lorsqu’elle y réside 
avec l’intention de s’y établir durablement et d’y avoir le centre de ses intérêts (al. 
2). Sont considérées comme séjournant dans le canton les personnes qui y résident 
dans un but particulier et pour une durée d'au moins trois mois consécutifs ou 
répartis sur une même année civile (al. 3). Par but particulier assigné au séjour, il 
faut notamment entendre les études, les stages de formation, l'apprentissage ou le 
placement au pair dans une famille (al. 4). Sont réputés salariés domiciliés dans 
un autre canton ou à l'étranger les salariés journaliers et ceux ne logeant que de 
façon temporaire dans le canton (al. 5). 

3.6 Relevant que les Suisses et les Suissesses ont le droit de s'établir en un lieu 
quelconque du pays en vertu de l’art. 24 al. 1 Cst., le Tribunal fédéral rappelle que 
la LHR et ses dispositions cantonales d’application règlent l’établissement devant 
être inscrit au registre des habitants. La notion d'établissement (au sens large), qui 
ne correspond pas à la notion de domicile au sens des art. 23 et ss du code civil 
(CC - RS 210), est une notion de police, qui désigne la résidence (ou 
établissement au sens étroit) ou le séjour, policièrement réguliers, d'une personne 
dans un lieu déterminé. Selon la jurisprudence, l'établissement présuppose 
l'existence de relations d'une durée et d'une intensité suffisantes avec le lieu où la 
personne souhaite être considérée comme établie. La liberté d'établissement ne 
permet ainsi pas à une personne de désigner un lieu quelconque comme lieu 
d'établissement sans que les conditions effectives pour ce faire soient remplies 
(arrêt du Tribunal fédéral 2C_649/2020 du 10 novembre 2020 consid. 6.1 et les 
références citées).  

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L'établissement au sens large en un lieu suppose, selon l'art 3 let. b et c LHR, que 
l'intéressé réside effectivement à cet endroit, d'une façon reconnaissable pour les 
tiers. Le fait que la personne affirme conserver le centre de ses intérêts personnels 
dans un lieu n'implique pas qu'elle y demeure établie, l'établissement n'obéissant 
pas aux mêmes règles que le domicile civil ; il ne saurait donc y avoir 
d'établissement fictif à un endroit où l'on ne réside plus, seule la résidence 
effective étant de nature à constituer l'établissement (arrêts du Tribunal fédéral 
2C_649/2020 précité consid. 6.1 et les arrêts cités ; 2C_478/2008 du 23 septembre 
2008 consid. 3.1, 3.5 et 4.4). 

3.7 Selon le Tribunal fédéral, l’établissement et le séjour au sens de la LHR sont 
des notions autonomes de cette loi, distinctes du domicile civil des art. 23 ss CC et 
des domiciles spéciaux (tels que le domicile fiscal, le domicile politique et le 
domicile d’assistance) qui sont déterminés par des autorités différentes au terme 
de procédures distinctes. Toutefois, ces différentes autorités se servent de critères 
analogues voire identiques, si bien que la jurisprudence rendue dans un domaine 
peut généralement être transposée dans un autre. La plupart du temps, le domicile 
civil sert de point de référence aux autres domaines du droit (en matière fiscale : 
ATF 132 I 29 consid. 4.1). Le message du Conseil fédéral du 23 novembre 2005 
concernant l'harmonisation des registres officiels de personnes précise que l'art. 3 
let. b LHR donne de l'établissement une définition qui s'appuie notamment sur la 
définition du Code civil (FF 2006 439 p. 469 ; arrêts du Tribunal fédéral 
2C_341/2016 du 3 octobre 2016 consid. 4.2 ; 2C_413/2011 du 13 avril 2012 
consid. 3.1 ; 2C_478/2008 précité consid. 3.5).  

Selon la jurisprudence, ce sont régulièrement le domicile civil et les domiciles 
spéciaux qui permettent d'établir si une personne est établie dans une commune 
donnée au sens de l'art. 3 let. b LHR, et non l'inverse (arrêts du Tribunal fédéral 
2C_341/2016 du 3 octobre 2016 consid. 4.2 ; 2C_791/2011 du 4 avril 2012 
consid. 1.3). Il ne faut cependant pas perdre de vue que le Code civil et la LHR 
poursuivent des buts différents (arrêt du Tribunal fédéral 2C_919/2011 du 9 
février 2012 consid. 3.2). À cet égard, l’inscription et la radiation du registre des 
habitants doivent refléter la réalité de l’établissement des habitants de la commune 
et ne peuvent être fictifs, de sorte que l’intention de la personne intéressée de 
maintenir son lieu d’établissement à un endroit déterminé importe peu (arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_117/2020 du 16 avril 2020 consid. 6.2). 

3.7.1 En droit civil, selon l'art. 23 al. 1 CC, le domicile de toute personne est au 
lieu où elle réside avec l'intention de s'y établir. Lorsque la détermination du 
domicile d'une personne soulève des difficultés, tant le critère de l'intention de 
s'établir que la notion de centre de vie commandent de recenser tous les facteurs 
qui pourraient s'avérer importants. Chacun de ces facteurs, pris en lui-même, ne 
constitue donc rien de plus qu'un indice. Ainsi, le dépôt des papiers au contrôle de 
l'habitant, l'établissement du permis de séjour, l'exercice des droits politiques, le 

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paiement des impôts ne sont jamais déterminants en eux-mêmes pour fonder le 
domicile civil volontaire (arrêt du Tribunal fédéral 2C_341/2016 du 3 octobre 
2016 consid. 4.2).  

En particulier, le Tribunal fédéral a déjà jugé que le seul choix de la personne 
intéressée, concrétisé par le dépôt de ses papiers au contrôle des habitants, de fixer 
son établissement en un lieu donné ne suffit pas. Il faut encore que ce choix soit 
corroboré par des circonstances extérieures et objectives manifestant sa volonté 
effective et reconnaissable pour les tiers de faire de ce lieu le centre de ses 
relations personnelles au sens de l’art. 3 let. b phr. 1 LHR. Le dépôt des papiers ne 
constitue qu’une simple présomption qui peut être renversée s’il apparaît que son 
centre de vie réel et effectif se trouve ailleurs (arrêt du Tribunal fédéral 
2C_413/2011 précité consid. 3.2).  

En matière civile, le centre de vie correspond, en règle générale, au lieu de 
résidence de la famille, et non au lieu du travail. Le principe de l’unité du 
domicile prévu à l’art. 23 al. 2 CC commande de privilégier le lieu où se situe le 
centre des relations personnelles dans la mesure où l’intéressé y retourne 
fréquemment pendant son temps libre. Le droit fiscal consacre également la 
prévalence des relations personnelles sur les relations professionnelles ou sur les 
attaches économiques ; ainsi, le contribuable marié qui exerce une activité 
dépendante sans assumer de fonction dirigeante est considéré comme ayant son 
domicile fiscal au lieu de résidence de la famille, pour autant qu'il y rentre 
régulièrement pendant son temps libre, par exemple en fin de semaine (ATF 132 I 
29 consid. 4.2 et 4.3). Il n'en va pas différemment, selon le Tribunal fédéral, pour 
déterminer la commune d'établissement d'une personne au sens de l'art. 3 let. b 
LHR, car cette disposition prévoit aussi le principe de l'unité de la commune 
d'établissement (3e phrase) et désigne expressément le centre des relations 
personnelles comme seul critère pertinent à prendre en considération (1ère phrase), 
sans même faire mention des relations professionnelles, contrairement à la 
jurisprudence relative à l'art. 23 al. 1 CC (arrêt du Tribunal fédéral 2C_413/2011 
précité consid. 3.3). 

3.7.2 Dans une affaire zurichoise examinant l’existence de l’établissement et du 
séjour au sens des let. b et c de l’art. 3 LHR à l’aune des critères développés par la 
jurisprudence fédérale relative au domicile fiscal, le Tribunal fédéral a admis que 
l’approche du droit fiscal pouvait être reprise pour interpréter ces notions de la 
LHR, en précisant que ces deux domaines juridiques se distinguaient même s’ils 
étaient sans doute plus proches entre eux que la LHR par rapport au CC. Dans la 
pratique juridique quotidienne, il existait un lien non négligeable entre le droit des 
registres et le droit fiscal, en ce sens que le traitement au sens du droit des 
registres revêtait au minimum le caractère d’indice sous l’angle fiscal. Il n’était 
ainsi pas arbitraire de s’appuyer sur les critères du droit fiscal pour résoudre une 
question portant sur le registre, ce d’autant plus que ceux-ci étaient plus précis que 

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les définitions légales de la LHR (arrêt du Tribunal fédéral 2C_919/2011 du 9 
février 2012 consid. 3.2). 

Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral relative à la double imposition 
intercantonale, le domicile fiscal (principal) d'une personne physique exerçant une 
activité lucrative dépendante se trouve au lieu où elle réside avec l'intention de s'y 
établir durablement, soit au lieu où la personne a le centre de ses intérêts 
personnels. Ce lieu se détermine en fonction de l'ensemble des circonstances 
objectives et non sur la base des seules déclarations du contribuable, qui ne peut 
pas choisir librement son domicile fiscal (ATF 138 II 300 consid. 3.2). Dans ce 
contexte, le domicile politique ne joue aucun rôle décisif : le dépôt des papiers et 
l'exercice des droits politiques ne constituent, au même titre que les autres 
relations de la personne assujettie à l'impôt, que des indices propres à déterminer 
le domicile fiscal (arrêt du Tribunal fédéral 2C_994/2019 du 8 juin 2020 consid. 
6.1 et les arrêts cités). 

Si une personne séjourne alternativement à deux endroits, ce qui est notamment le 
cas lorsque le lieu de travail ne coïncide pas avec le lieu de résidence habituelle, 
son domicile fiscal se trouve au lieu avec lequel elle a les relations les plus 
étroites (ATF 132 I 29 consid. 4.2 ; 131 I 145 consid. 4.2). Pour le contribuable 
exerçant une activité lucrative dépendante, le domicile fiscal se trouve en principe 
à son lieu de travail, soit au lieu à partir duquel il exerce quotidiennement son 
activité lucrative, pour une longue durée ou pour un temps indéterminé, en vue de 
subvenir à ses besoins (ATF 132 I 29 consid. 4.2). Pour le contribuable marié qui 
exerce une activité lucrative dépendante sans avoir de fonction dirigeante, ainsi 
que pour les personnes vivant en concubinage dans la même situation, les liens 
créés par les rapports personnels et familiaux (époux, enfants, concubin [pour 
autant que la relation avec celui-ci soit, au vu de sa durée et de son intensité, 
assimilable au mariage]) sont tenus pour plus forts que ceux tissés au lieu de 
travail ; pour cette raison, ces personnes sont imposables en principe au lieu de 
résidence de la famille, même lorsqu'elles ne rentrent dans leur famille que pour 
les fins de semaine et durant leur temps libre (arrêt du Tribunal fédéral 
2C_994/2019 précité consid. 6.2 et les arrêts cités). 

3.8 En l’espèce, trois lieux entrent en ligne de compte : le lieu de travail de 
l’époux situé dans le canton de Vaud à Étoy, le lieu de scolarisation des enfants à 
Genève dans la commune de Vernier et le lieu de la maison où habitait 
antérieurement la famille à Winterthour dans le canton de Zurich.  

Outre la proximité géographique entre Étoy et Vernier, les époux ont conclu un 
contrat de location pour un appartement genevois de 6,5 pièces, qui se trouve en 
face de l’école des enfants. L’épouse n’exerce pour le moment pas d’activité 
lucrative, son intention de reprendre un emploi à Zurich étant au stade du projet, 
et s’occupe des enfants à Genève. Par ailleurs, bien qu’ils ignorent combien de 
temps ils habiteront dans le canton de Genève et que leur appartement verniolan 

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ne réponde pas aux mêmes qualités que leur maison zurichoise, les époux ont 
motivé leur présence à Genève par le fait que l’époux devait « être là seul en 
semaine, d’où la décision d’emmener la femme et les enfants ». Le déplacement 
de la famille à Genève permet ainsi à l’époux de voir son épouse et ses enfants, en 
semaine, après son travail, et de maintenir une vie de famille au quotidien. Le fait 
que la famille ait gardé des attaches affectives, notamment amis et parenté, et 
l’orthodontiste en Suisse alémanique et qu’elle s’y rende pendant son temps libre, 
à savoir les week-ends et pendant les vacances scolaires notamment en été, est 
sans influence sur leur présence effective en semaine à Genève tout au long de 
l’année scolaire. C’est donc à raison que ces éléments ont conduit l’OCPM à 
considérer que les époux avaient leur résidence effective principale dans le canton 
de Genève, à leur adresse verniolane, dès le 1er août 2022. 

La volonté des époux de ne rester dans le canton de Genève que temporairement 
et le sentiment des enfants de se sentir « chez eux » dans la maison de 
Winterthour ne sont pas suffisants au regard de la jurisprudence susmentionnée 
pour déterminer le centre des relations personnelles au sens de l’art. 3 let. b phr. 1 
LHR. Le choix des personnes concernées doit se concrétiser de manière objective 
et reconnaissable pour les tiers. Or, compte tenu des éléments précités, la 
résidence effective de la famille se trouve à Genève où les enfants vont à l’école 
tous les jours de la semaine et retrouvent leurs parents chaque soir, après le travail 
du père situé à proximité de Genève, dans leur appartement verniolan. Le fait que 
celui-ci soit loué et moins confortable que la maison de Winterthour est sans 
pertinence, dans la mesure où il permet néanmoins à la famille de s’y retrouver 
chaque soir de la semaine et d’y habiter pendant l’année scolaire. Le lieu de 
résidence effective principale se trouve donc dans le canton de Genève. Par 
conséquent, le recours sera rejeté. 

4. Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge solidaire des 
recourants (art. 87 al. 1 LPA) et aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 7 juin 2023 par A______ et B______ contre la 
décision de l’office cantonal de la population et des migrations du 4 mai 2023 ; 

au fond : 

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le rejette ; 

met un émolument de CHF 500.- à la charge solidaire de A______ et B______ ; 

dit qu’il ne sera pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à A______ et B______ ainsi qu'à l'office cantonal de la 
population et des migrations. 

Siégeant : Jean-Marc VERNIORY, président, Florence KRAUSKOPF, Francine 
PAYOT ZEN-RUFFINEN, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

M. RODRIGUEZ ELLWANGER 
 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. VERNIORY 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :