# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0d6ca28e-9b46-554b-bd23-6e04d13e5223
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2019 / 355
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2019---355_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

HX19.012129-190409

98 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
19 mars 2019

__________________

Composition
:               M.             
Sauterel,
président

             
              Mmes             
Merkli et Giroud Walther, juges

Greffier :             
              M.             
Grob

 

 

*****

 

 

Art.
209 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par 
B.________,
à [...], contre l’autorisation de procéder délivrée le 30 janvier 2019 par
la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de l’Ouest lausannois
dans la cause divisant le recourant d’avec
D.________
Sàrl, à [...], 
W.________,
à [...], et  E.________,
à [...], la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.

1.1             
Par contrats de bail à loyer pour locaux commerciaux conclus le 2 mai 2011 et ayant débuté
le 1er
avril 2011, B.________, bailleur, a remis à bail à D.________ Sàrl, W.________ et E.________,
locataires solidairement responsables, des locaux et des places de parc sis [...].

 

1.2             
Le 20 novembre 2017, B.________ a résilié les baux précités pour le 31 décembre
2017.

 

1.3             
Le 21 décembre 2017, D.________ Sàrl, W.________ et E.________ ont contesté ces résiliations
auprès de la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de l’Ouest
lausannois (ci-après : la commission de conciliation), qui a cité les parties à comparaître
à une audience devant se dérouler le 30 janvier 2019.

 

1.4             
Lors de l’audience du 30 janvier 2019, la commission de conciliation a constaté que bien que
régulièrement cité à comparaître, W.________ ne s’était pas présenté,
ni son conseil. A l’issue de celle-ci, cette autorité a constaté l’échec de
la conciliation et a délivré aux parties une autorisation de procéder indiquant qu’elles
étaient en droit de porter l’action devant le Tribunal des baux dans un délai de trente
jours à compter de la délivrance de ladite autorisation.

 

 

2.             
Par acte du 4 mars 2019, B.________ a recouru contre l’autorisation de procéder précitée,
en concluant, sous suite de frais et dépens, principalement à son annulation et à ce que
les requêtes en annulation de congés déposées le 21 décembre 2017 par W.________
et D.________ Sàrl soient considérées comme retirées, la cause étant rayée
du rôle, subsidiairement à son annulation et au renvoi de la cause à l’autorité
précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants.

 

 

3.

3.1             
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, est irrecevable le recours interjeté auprès
de la cour cantonale et dirigé contre l'autorisation de procéder délivrée par une
autorité de conciliation. Il incombe au juge compétent, devant lequel la demande doit être
déposée dans le délai de l'art. 209 al. 3 CPC, de se prononcer, dans le cadre de l'examen
– d'office – des conditions de recevabilité (art. 59 CPC), quant à la validité
de l'autorisation de procéder (ATF 141 III 159 consid. 2.1 ; ATF 140 III 227 consid. 3). Celle-ci
peut être invalidée notamment si l'autorité de conciliation n'a pas rayé la cause
du rôle (art. 206 al. 1 CPC ; cf. ATF 141 III 70 consid. 5) malgré le défaut de comparution
personnelle de la partie demanderesse (art. 204 al. 1 CPC).

 

3.2             
En l’espèce, conformément aux principes rappelés ci-dessus, le recours dirigé
contre l’autorisation de procéder délivrée le 30 janvier 2019 doit être déclaré
irrecevable.

 

             
Il ne sera pas perçu de frais judiciaires de deuxième instance (art. 11 TFJC [Tarif des frais
judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]).

 

             
Il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance dès lors
que les intimés n’ont pas été invités à se déterminer (art. 322 al.
1 in fine
CPC).

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Carole Wahlen (pour B.________),

-
              Me Robert Ayrton (pour
W.________),

-             
M. Pascal Stouder (pour D.________ Sàrl),

-             
Me Sarah El-Abshihy (pour E.________).

 

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ;
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de l’Ouest lausannois.

 

             
Le greffier :