# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 57d50298-92f1-5fa3-b79c-7100f342ceb6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 22.05.2017 A/786/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-786-2017_2017-05-22.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente ; Teresa SOARES et Jean-Pierre WAVRE , 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/786/2017 ATAS/420/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 22 mai 2017 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée c/o Mme B______, à GENÈVE 

 

 

recourante 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, Service juridique, sis rue 
des Gares 16, GENÈVE 

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

A/786/2017 

- 2/11 -

EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après : l’assurée), née le ______ 1984, s’est inscrite à l’office 
régional de placement (ci-après : ORP) le 2 octobre 2015 pour un taux d’activité de 
80 % ; un délai-cadre d’indemnisation a été ouvert du 2 octobre 2015 au 1er octobre 
2017. Elle est mère d’un enfant, né le ______ 2014, et dont le père est Monsieur 
B______. 

2. Le 21 avril 2016, l’ORP a communiqué à l’assurée une information concernant la 
garde d’enfants, en rappelant que toute personne assumant une telle garde doit 
s’organiser de façon à pouvoir occuper une activité en fonction du temps de travail 
recherché. 

3. Le 20 juillet 2016, l’office cantonal de l’emploi (ci-après : OCE) a enjoint l’assurée 
de participer à un emploi temporaire fédéral du 19 juillet 2016 au 18 janvier 2017 
auprès du Centre d’accueil – Genève internationale (CAGI). 

4. Le procès-verbal d’entretien avec Mme C______ du 11 août 2016 relève ce qui 
suit : 

« Actuellement en STAGE au CAGI. Le cadre est agréable et l’équipe en place 
sympa. Mais il y a vraiment trop peu de travail, et une 3ème stagiaire vient d’arriver. 
Elle met à profit tout le temps libre pour faire des recherches via internet mais 
malgré cela le temps s’écoule très lentement.  

Elle a demandé à avoir une séance avec le responsable hiérarchique et les 2 autres 
stagiaires afin d’en parler. Cette réunion aura lieu cet après-midi. Si il s’avère que 
cette charge de travail n’est pas seulement due à la période estivale mais que cela 
va perdurer, elle va proposer de faire un 50 % ou idéalement d’interrompre le stage. 
Elle aimerait dans ce cas que je lui propose un autre STAGE dans un 
environnement plus dynamique. 

Elle me tiendra informée. 

En ce moment c’est le papa qui s’occupe de son enfant car elle est toujours en 
attente d’une place en crèche mais la solution n’est pas idéale et elle espère qu’en 
mentionnant qu’actuellement elle travaille les choses puissent avancer. » 

5. Par courriel du 15 septembre 2016, l’assurée a requis de sa conseillère, 
Mme C______,  la marche à suivre pour diminuer son taux de 80 à 50 %, sans 
déduction de salaire. 

6. Par courriel du même jour, Madame C______ a indiqué à l’assurée que le taux 
d’activité du stage pouvait être réduit dès le 1er octobre 2016 sans que cela ne 
change le taux d’indemnisation. 

7. Par courriel du 21 septembre 2016, le CAGI a informé l’OCE que selon le souhait 
de l’assurée, celle-ci travaillait à 50 % depuis le 1er octobre 2016. 

8. Le procès-verbal d’entretien avec Mme C______ du 22 septembre 2016 relève ce 
qui suit : 

 
 
 

 

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« Selon le courrier de Monsieur D______ du CAGI, nous avons convenu de 
diminuer le taux d’activité de la CE à 50 % dès le 1er octobre. 

Elle travaillera les MA – JE et VE à ½ temps et le mercredi toute la journée. » 

9. Le 29 septembre 2016, l’OCE a informé le CAGI que l’assurée modifiait son taux 
d’activité à 50 % dès le 3 octobre 2016. 

10. Le procès-verbal d’entretien avec Mme C______ du 1er novembre 2016 relève ce 
qui suit : « En STAGE au CAGI à 50 % 

 Au vu du du faible volume de travail, sa collègue a aussi demandé à passer à 50 %. 
Il y a maintenant pas mal à faire et les journées passent vite. 

Intéressée par un cours de PV. Elle a déjà pris des PV, mais pas récemment et un 
rafraîchissement serait utile. » 

11. Le procès-verbal d’entretien avec Mme E______ du 7 décembre 2016 relève ce qui 
suit : 

« Stage : la CE est très démotivée par son stage, elle ne fait rien d’intéressant, 
n’apprend rien. Elles sont 3 stagiaires et se battent pour répondre au peu de 
téléphones qu’il y a. 

Problème de garde : la CE mentionne qu’elle a également souhaité baisser le taux 
de son stage, car son mari ne pouvait s’occuper de leur bébé à 100 % (son mari 
garde leur enfant à 50 % pour l’instant). Elle n’a toujours pas trouvé de place en 
crèche, ce qui crée des conflits avec son compagnon pour qui la garde à 50 % n’est 
plus possible. Elle va voir si elle trouve une maman de jour. Néanmoins, elle n’est 
actuellement pas apte au placement à 80 %, mais à 50 %. Du moment où elle aura 
fini son stage, elle risque de ne même pas être apte au placement à 50 %. » 

12. Le 12 décembre 2016, l’OCE a informé l’assurée que son aptitude au placement 
était examinée, car elle avait déclaré à l’ORP le 7 décembre 2016 qu’elle avait un 
problème de garde, le père de l’enfant ne pouvant assumer la garde qu’à 50 %, et 
requis des explications de l’assurée. 

13. Le 22 décembre 2016, l’assurée a indiqué à l’OCE ce qui suit : 

« Madame E______ n’a certainement pas prêté attention aux faits relatés en date du 
7 décembre. Je lui exprimais que le caractère difficile et tendu de ces derniers mois 
avec mon compagnon et l’occupation de notre enfant de 23 ans. Je ne refuse en 
aucun cas toute mesure suggérée par l’OCE, la preuve je lui ai fait part de mon 
souhait à poursuivre des cours et je suis depuis le 19 juillet 06 une mesure de stage 
et ceci durant 6 mois. Mon compagnon assure la garde de notre enfant durant mon 
absence tout en cherchant également du travail. Je vous confirme qu’une garde est 
assurée et que je ne refuse pas de mesure TRT. » 

14. Le 22 décembre 2016, le père de l’enfant a signé une attestation de garde pour les 
mardis de 8h30 à 17h30 et les jeudis et vendredis de 8h30 à 13h30. L’assurée a 
indiqué qu’elle confirmait qu’une garde était assurée. 

 
 
 

 

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15. L’attestation de garde du 22 décembre 2016 a ensuite été modifiée par 
M.  B______ qui a indiqué que l’enfant pouvait être gardé par lui à 100 %. 

16. Par décision du 12 janvier 2017, l’OCE a déclaré l’assurée apte au placement à 
50 % dès le 3 octobre 2016, au motif que le taux d’activité de l’assurée auprès du 
CAGI avait été réduit à 50 % dès le 1er octobre 2016 en raison du problème de 
garde d’enfant et que l’assurée n’avait pas démontré qu’elle disposait d’une garde 
organisée à 80 %. 

17. Par décision du 23 janvier 2017, la caisse de chômage UNIA a requis de l’assurée 
la restitution de CHF 1'980.50, correspondant au trop perçu pour la période 
d’octobre et novembre 2016. 

18. Le 3 février 2017, l’assurée a demandé la remise de l’obligation de rembourser 
CHF 1'980.50. La diminution du taux d’occupation de 50 % avait été motivée par 
Mme C______, laquelle lui avait assuré que cette réduction n’impacterait pas son 
taux d’indemnisation ; dans le cas contraire, elle n’aurait jamais accepté cette 
réduction de taux de travail ; le Procès-verbal du 7 décembre 2016 faisait allusion à 
des difficultés de couple passagères mais la garde de leur enfant était assurée à 
100 % par son compagnon ainsi que par le jardin d’enfants et par sa sœur ; 
l’attestation du 22 décembre 2016 résultait d’un malentendu car elle avait 
uniquement indiqué la garde effective correspondant à ses jours de travail au CAGI 

19. Le 8 février 2017, l’OCE a demandé à l’assurée de communiquer une attestation de 
garde par les personnes gardant son enfant. 

20. Le 14 février 2017 l’assurée a communiqué : 

- un courrier du Site Pomme d’Api jardin d’enfants, du 13 janvier 2017 
confirmant une place pour l’enfant de l’assurée les jeudis et vendredis 
matin ; 

- une attestation de garde d’enfants signée le 14 février 2017 par 
M. B______ indiquant une garde les lundis et mardis de 8h à 19h et les 
jeudis et vendredis de 12h à 19h ; 

- une attestation de garde d’enfants signée le 14 février 2017 par 
Mme  A______, née le _____ 1980, sœur de l’assurée, indiquant une 
garde les mercredis de 8h à 19h. 

21.  Par décision du 23 février 2017, l’OCE a partiellement admis l’opposition de 
l’assurée au motif que l’assurée avait réduit son taux d’activité de 80 % à 50 % dès 
le 1er octobre 2016, que M. B______ avait rempli deux attestations mentionnant des 
jours et heures de garde différents, que l’assurée n’avait pas finalisé la date 
d’inscription de son fils au jardin d’enfants le 13 janvier 2017, que si l’assurée avait 
effectivement eu à disposition toutes les personnes indiquées pour garder son 
enfant, elle n’aurait pas réduit  son taux d’activité au CAGI, que l’enfant étant 
gardé à un taux d’au moins 80 % depuis le 14 février 2017, qu’il convenait en 

 
 
 

 

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conséquence d’admettre que l’aptitude au placement de l’assurée était à nouveau de 
80 % depuis le 14 février 2017. 

22. Le 6 mars 2017, l’assurée a recouru auprès de la Chambre des assurances sociale de 
la Cour de justice à l’encontre de la décision sur opposition du 23 février 2017 en 
faisant valoir qu’il était totalement erroné de dire qu’elle n’aurait pas réduit son 
taux d’activité si elle avait eu à disposition toutes les personnes qu’elle avait 
mentionnées ; il n’avait jamais été question de problème de garde au moment de la 
discussion concernant la réduction de son taux d’activité ; les déclarations de 
Mme C______ faisaient foi et il était invraisemblable qu’une autre conseillère, 
Mme F______, ait pu rendre une décision punitive contraire ; enfin , elle remettait 
en question la bonne foi du procès-verbal du 7 décembre 2016 et l’attitude de Mme 
E______ à son égard (manque de cordialité basique et nonchalance). 

23. Le 3 avril 2017, l’OCE a conclu au rejet du recours. 

24. La Chambre de céans a entendu les parties en audience de comparution le 8 mai 
2017. 

La recourante a déclaré : 

« Je n’ai toujours pas retrouvé du travail mais mon délai-cadre s’est terminé.  

J’ai débuté un emploi temporaire en juillet 2016 au CAGI et j’ai demandé courant 
septembre 2016 de pouvoir réduire mon temps de travail de 80 à 50 % car il n’y 
avait pas assez de travail à effectuer. Nous étions trois stagiaires, les deux autres 
étaient employées à un taux de 50 % suite à une réduction de leur taux d’activité au 
motif qu’il n’y avait pas assez de travail.  

J’ai informé ma conseillère Mme C______ du fait qu’il n’y avait pas assez de 
travail à effectuer dans le cadre de mon emploi temporaire et c’est elle qui m’a 
suggéré de réduire mon taux d’activité à 50 %. Je ne l’ai pas moi-même demandé 
car je ne savais pas que cette possibilité existait. Mon responsable au CAGI a donné 
son accord et j’ai encore demandé une confirmation par mail à Mme C______ 
s’agissant de mon indemnisation car je lui ai dit que je ne pouvais pas me permettre 
d’être indemnisée à un 50 %. Mme C______ m’a confirmé que je garderai la même 
indemnisation. J’ai changé de conseillère en décembre 2016, Mme E______.  

Lors de cet entretien il y a eu un malentendu car ma conseillère a estimé que la 
réduction de mon taux d’activité était due au fait que j’avais des problèmes de 
garde avec mon enfant alors que tel n’était pas le cas. Je rencontrais des difficultés 
passagères pour cette garde dont je lui ai fait part. Cependant, mon compagnon 
assumait la garde de notre enfant à 100 %. 

Lorsque j’ai rempli le formulaire de garde j’ai indiqué la garde effective de notre 
enfant qui était de 50 % car j’étais employée à 50 %. Toutefois, mon compagnon 
était en mesure de garder notre enfant à 100 %, ce qui a toujours été le cas. Mon 
compagnon est en recherche d’emploi, mais n’est pas au chômage. Tel était le cas 
pendant toute la période d’octobre 2016 à février 2017.  

 
 
 

 

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Je conteste avoir dit le 7 décembre 2016 que le père ne pouvait plus que garder 
l’enfant à 50 %. J’ai en revanche dit que je souhaitais trouver une crèche ou une 
maman de jour pour que mon enfant soit encadré et évolue avec d’autres enfants. 
Malheureusement, ma conseillère a compris que j’avais des problèmes de garde à 
50 %. 

Mon enfant est gardé à la crèche Pomme d’Api le jeudi et vendredi matin depuis le 
fin janvier 2017 et le sera à 100 % dès septembre 2017. Mme A______ est ma sœur 
aînée. Depuis que je suis au chômage, ma sœur gardait mon fils quasiment tous les 
mercredis. De cette manière mon fils pouvait passer du temps avec ses cousins.  

Je relève que Mme C______ m’a toujours bien aiguillée. Je n’aurais jamais suivi 
ses conseils et diminué mon taux d’activité de 80 à 50 % si j’avais eu connaissance 
des conséquences qui ont suivies. J’ai été étonnée de la tournure des événements 
après le changement de ma conseillère et en particulier de la teneur du procès-
verbal du 7 décembre 2016 dont une copie ne m’a jamais été remise. J’ai donc 
appris seulement par la suite que ma nouvelle conseillère avait mal interprété mes 
propos. Je répète que je n’avais pas de problèmes pour faire garder mon enfant à 
80 %. Par ailleurs j’étais très au courant de mes obligations par rapport au chômage 
d’être en mesure de faire garder mon enfant au taux de 80 %. Mme C______ a été 
très claire à ce sujet. » 

Le représentant de l’OCE a déclaré : 

« Nous persistons dans nos conclusions. » 

25. Sur quoi la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 
1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 à 
60 LPGA). 

3. Le litige porte sur l’aptitude au placement de la recourante entre le 3 octobre 2016 
et le 13 février 2017, singulièrement sur la question de savoir si elle avait, durant 
cette période, une solution de garde pour son enfant. 

 
 
 

 

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4. a. Selon l'art. 8 LACI, l’assuré a droit à l’indemnité de chômage: a. s’il est sans 
emploi ou partiellement sans emploi (art. 10); b. s’il a subi une perte de travail à 
prendre en considération (art. 11); c. s’il est domicilié en Suisse (art. 12); d. s’il a 
achevé sa scolarité obligatoire, qu’il n’a pas encore atteint l’âge donnant droit à une 
rente AVS et ne touche pas de rente de vieillesse de l’AVS; e. s’il remplit les 
conditions relatives à la période de cotisation ou en est libéré (art. 13 et 14); f. s’il 
est apte au placement (art. 15) et g. s’il satisfait aux exigences du contrôle (art. 17) 
(al. 1). Le Conseil fédéral règle les conditions dont dépend le droit à l’indemnité 
des personnes qui, avant d’être au chômage, exerçaient une activité salariée à 
domicile. Il ne peut s’écarter de la réglementation générale prévue dans le présent 
chapitre que dans la mesure où les particularités du travail à domicile l’exigent 
(al. 2). 

b. Selon l'art. 15 al. 1 LACI, est réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé 
à accepter un travail convenable et à participer à des mesures d’intégration et qui 
est en mesure et en droit de le faire. 

L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de travail d'une 
part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus précisément d'exercer une 
activité lucrative salariée - sans que l'assuré en soit empêché pour des causes 
inhérentes à sa personne, et d'autre part la disposition à accepter un travail 
convenable au sens de l'art. 16 LACI, ce qui implique non seulement la volonté de 
prendre un tel travail s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant 
au temps que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des 
employeurs potentiels (ATF 125 V 58 consid. 6a; ATF 123 V 216 consid. 3 et la 
référence). 

Est notamment réputé inapte au placement l'assuré qui n'a pas l'intention ou qui 
n'est pas à même d'exercer une activité salariée, par exemple parce qu'il a entrepris 
- ou envisage d'entreprendre - une activité lucrative indépendante. L'aptitude au 
placement doit par ailleurs être admise avec beaucoup de retenue lorsque, en raison 
de l'existence d'autres obligations ou de circonstances personnelles particulières, un 
assuré désire seulement exercer une activité lucrative à des heures déterminées de la 
journée ou de la semaine. Un chômeur doit être en effet considéré comme inapte au 
placement lorsqu'une trop grande limitation dans le choix des postes de travail rend 
très incertaine la possibilité de trouver un emploi (ATF 112 V 327 consid. 1a et les 
références; DTA 1998 no 32 p. 176 consid. 2). 

Ainsi, l'aptitude au placement doit être admise avec beaucoup de retenue lorsque, 
en raison de tâches familiales comme la tenue du ménage ou la garde d'enfants en 
bas âge par exemple, un assuré ne peut exercer une activité lucrative qu'à des 
heures déterminées de la journée (ATFA non publiés C 315/02 du 12 juin 2003, 
consid. 1 et C 236/02 du 267 janvier 2003, consid. 1.2; cf. également RUBIN, 
Assurance-chômage, p. 241, no 3.9.8.14.1). On se saurait d'emblée nier l'aptitude au 
placement en raison d'obligations familiales, surtout lorsqu'une personne a 
démontré, avant son chômage, qu'elle parvenait à concilier lesdites obligations avec 

 
 
 

 

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l'accomplissement d'un travail à un taux d'occupation correspondant à la 
disponibilité alléguée (ATF non publié C 90/03 du 10 novembre 2003). 

c. Dans un arrêt du 27 octobre 1993 (DTA 1993/1994 n° 31 p. 219), le Tribunal 
fédéral des assurances a déclaré conforme au droit fédéral la directive de l'ex-
OFIAMT relative à l'aptitude au placement d'assurés assumant la garde d'enfants en 
bas âge. Aux termes de cette directive (Bulletin AC 93/1, fiche 3), la manière dont 
les parents entendent régler la question de la garde de leurs enfants relève de leur 
vie privée. En conséquence, l'assurance-chômage n'entreprend aucune vérification à 
ce sujet au moment du dépôt de la demande d'indemnités, sous réserve d'abus 
manifestes (DTA 2006 p. 62). En revanche, si, au cours de la période 
d'indemnisation, la volonté ou la possibilité de confier la garde des enfants à une 
tierce personne apparaît douteuse sur le vu des déclarations ou du comportement de 
l'assuré (recherches d'emploi insuffisantes, exigences mises à l'acceptation d'un 
emploi ou refus d'un emploi convenable), l'aptitude au placement devra être vérifiée 
en exigeant, au besoin, la preuve d'une possibilité concrète de garde (cf. également 
ATFA non publié C 28/00 du 14 août 2000, consid. 2a). 

Dans sa version actuelle, la Circulaire relative à l'indemnité de chômage établie par 
le Secrétariat d'Etat à l'économie (CIC), un assuré qui, pour des raisons 
personnelles ou familiales, ne peut travailler dans la mesure qu'un employeur est 
normalement en droit d'exiger n'est pas apte à être placé. Toutefois, un assuré qui, 
notamment pour remplir des obligations familiales ou en raison de circonstances 
personnelles particulières, ne se met à disposition du marché du travail que pendant 
certains jours ou certaines heures de la semaine ne doit pas être considéré 
systématiquement comme inapte au placement. Un assuré est par contre considéré 
comme inapte au placement s'il est à tel point limité dans le choix d'un emploi qu'il 
apparaît très incertain qu'il en trouve un dans ces conditions et avec de telles 
dispositions, quel que soit le motif restreignant ses possibilités de travail (CIC 
2007, B 224). 

d. L'aptitude au placement d'une personne qui a la garde d'un enfant ne peut pas être 
examinée pour une période révolue, même si la personne en question indique 
qu'elle n'a jamais été en mesure de confier la garde à quelqu'un. Un tel examen 
rétrospectif est hasardeux. Il arrive en effet que les possibilités concrètes de garde 
surviennent sans que l'on s'y attende, spécialement en cas de prise d'emploi possible 
(place disponible en crèche uniquement en cas de prise d'emploi, aide de la famille, 
etc.; RUBIN, op. cit., p. 242). 

e. Selon l'art. 24 al. 1 et 2 OACI, si l’office compétent considère que l’assuré n’est 
pas apte au placement ou ne l’est que partiellement, il en informe la caisse (al. 1). 
L’office compétent rend une décision sur l’étendue de l’aptitude au placement 
(al. 2). 

5. Les explications d'un assuré sur le déroulement d'un fait allégué sont au bénéfice 
d'une présomption de vraisemblance. Il peut néanmoins arriver que les déclarations 

 
 
 

 

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successives de l'intéressé soient contradictoires entre elles. En pareilles 
circonstances, selon la jurisprudence, il convient de retenir la première affirmation, 
qui correspond généralement à celle que l'assuré a faite alors qu'il n'était pas encore 
conscient des conséquences juridiques qu'elle aurait, les nouvelles explications 
pouvant être, consciemment ou non, le produit de réflexions ultérieures (ATF 121 
V 45 consid. 2a p. 47 et les références; RAMA 2004 n° U 515 p. 420 consid. 1.2; 
VSI 2000 p. 201 consid. 2d). 

6. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références ; 
cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

7. En l’espèce, l’intimé a déclaré la recourante apte au placement à 50 %  du 3 octobre 
2016 au 13 février 2017 au motif, d’une part, que celle-ci avait demandé de réduire 
son taux d’activité au CAGI de 80 % à 50 % dès le 1er octobre 2016 en raison d’un 
problème de garde d’enfant, d’autre part, que l’attestation de garde d’enfants signée 
par M. B______ le 22 décembre 2016 indiquait des possibilités de garde 
insuffisantes et que celui-ci avait signé deux attestations de garde différentes 
(décisions de l’intimé des 12 janvier et 23 février 2017). 

La Chambre de céans constate que la motivation de l’intimé ne saurait être suivie. 

En effet, la recourante a déclaré que sa demande de diminution du taux d’activité 
avait été faite sur proposition de sa conseillère, Mme C______, en raison du fait 
qu’il n’y avait pas assez de travail dans le cadre de son stage au CAGI. Cette 
déclaration n’a pas été contestée par l’intimé et est corroborée par le procès-verbal 
d’entretien de conseil du 11 août 2016 attestant que la recourante allait proposer de 
faire un 50 %, voire interrompre le stage car, malgré le fait que le cadre était 
agréable et l’équipe sympa, il y avait un vrai manque de travail  ainsi que par le 
procès-verbal d’entretien de conseil du 22 septembre 2016 relevant qu’il a été 
convenu de diminuer le taux d’activité de la recourante à 50 % dès le 1er octobre. 

À aucun moment le problème de garde de l’enfant de la recourante n’est évoqué 
pour justifier une diminution du taux d’activité de celle-ci. La recourante s’est 
même inquiétée auprès de sa conseillère pour savoir si la diminution de son taux de 
travail n’aurait effectivement pas de conséquence sur son indemnisation (courriel 
du 15 septembre 2016) et a précisé ensuite qu’elle n’aurait pas diminué son taux 
d’activité si elle avait su que cette diminution entraînerait une réduction de son 
indemnisation (PV d’audience du 8 mai 2017). 

 
 
 

 

A/786/2017 

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La recourante a précisé que les problèmes de garde évoqués lors de l’entretien de 
conseil du 7 décembre 2016 relevaient de problèmes de couple (déclaration du 
22 décembre 2016 et opposition du 3 février 2017), la garde de l’enfant étant 
néanmoins toujours assurée par le père de celui-ci. 

Par ailleurs, M. B______ a attesté le 22 décembre 2016 qu’il pouvait garder 
l’enfant les mardis de 13h30 à 19h30, les mercredis de 08h30 à 17h30 et les jeudis 
et vendredis de 8h30 à 13h30, soit durant l’horaire de travail de la recourante au 
CAGI, rappelée dans le procès-verbal d’entretien de conseil du 22 septembre 2016 
(la recourante travaillait les mardis, jeudis et vendredis à mi-temps, et le mercredi 
toute la journée) ; cette attestation correspond ainsi au temps de garde effective de 
M. B______, comme la indiqué la recourante (PV d’audience du 8 mai 2017), étant 
précisé que M. B______ était en réalité disponible pour garder son enfant à 100 %, 
étant lui-même en recherche d’emploi sans être inscrit au chômage (PV d’audience 
du 8 mai 2017). 

Dans ces conditions, la modification subséquente de l’attestation du 22 décembre 
2016 par M. B______, indiquant une possibilité de garde de son enfant à 100 % 
n’est pas contradictoire, la première attestation correspondant à l’horaire de garde 
effectué et la seconde à l’horaire de garde possible. Par ailleurs, la sœur de la 
recourante a attesté le 14 février 2017 être en mesure de garder son neveu tous les 
mercredis de 8h à 19h et la recourante  a précisé que tel était le cas depuis son 
inscription au chômage, son enfant étant souvent gardé les mercredis par sa sœur. 

Au surplus, la recourante a précisé que le site Pomme d’Api avait accueilli son 
enfant dès fin janvier 2017, soit antérieurement à la date du 14 février 2017 retenue 
par l’intimé, ce qui n’a pas été contesté par celui-ci, et ce qui paraît totalement 
vraisemblable au vu des courriers du 13 janvier 2017 du Site Pomme d’Api adressé 
à la recourante et fixant à celle-ci un rendez-vous le 20 janvier 2017 pour conclure 
le dossier d’inscription 

Au vu de ce qui précède, il convient de constater que la recourante disposait d’une 
solution de garde pour son enfant à un taux d’au moins 80 % depuis le 3 octobre 
2016, de sorte que son aptitude au placement était également de 80 % depuis cette 
date. 

8. Bien fondé, le recours sera admis et la décision du 23 février 2017 reformée dans ce 
sens. 

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 89H al. 1 LPA).  

 
 
 

 

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Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet 

3. Réforme la décision de l’intimé du 23 février 2017 dans le sens que la recourante 
est apte au placement à 80 % dès le 3 octobre 2016. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Julia BARRY 

 La Présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le