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**Case Identifier:** 6ed35a33-79fe-523b-bcf4-67c79fdf6fe0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 14.11.2017 C/7342/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-7342-2017_2017-11-14.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/7342/2017-CS DAS/237/2017 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU MARDI 14 NOVEMBRE 2017 

 

Recours (C/7342/2017-CS) formé en date du 19 juillet 2017 par A______, domiciliée 

______, ______ (Genève), comparant par Me Lucio AMORUSO, avocat, en l'Etude 

duquel elle élit domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    20 novembre 2017 à : 

- A______ 

c/o Me Lucio AMORUSO, avocat 

Rue Eynard 6, 1205 Genève. 

- B______ 

c/o C______ 

______, ______. 

- D______ 

______, ______. 

- E______ 

F______ 

SERVICE DE PROTECTION DE L'ADULTE 
Case postale 5011, 1211 Genève 11. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

 

 

 

C/7342/2017-CS 

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C/7342/2017-CS 

EN FAIT 

A. Par ordonnance DTAE/2929/2017 du 12 juin 2017, communiquée pour 

notification le 22 juin 2017, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant 

(ci-après : le Tribunal de protection) a accepté en son for la curatelle de 

représentation et de gestion instituée le 25 mars 2014 en faveur de B______, née 

le ______ 1931, originaire de 1______ (______) (ch. 1 du dispositif), relevé 

D______, avocate, de ses fonctions de curatrice (ch. 2), réservé l'approbation de 

ses rapport et comptes finaux (ch. 3), désigné F______ et E______, intervenants 

en protection de l'adulte auprès du Service de protection de l'adulte, aux 

fonctions de curateurs de B______, l'un pouvant se substituer à l'autre (ch. 4), 

rappelé que les curateurs exercent les tâches suivantes : représenter la concernée 

dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires 

administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée 

et administrer ses affaires courantes; veiller à l'état de santé de la personne 

concernée, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de 

discernement, la représenter dans le domaine médical (ch. 5), rappelé que 

l'exercice des droits civils de la personne concernée est limité en matière 

contractuelle (ch. 6), rappelé que la personne concernée est privée de l'accès à 

toute relation bancaire, en son nom ou dont elle est ayant-droit économique  

(ch. 7), autorisé les curateurs à prendre connaissance de la correspondance de la 

concernée dans les limites du mandat (ch. 8), fixé aux parties un délai au  

30 juillet 2017 pour se déterminer sur l'adéquation et l'éventuel allègement de la 

mesure de protection (ch. 9), arrêté les frais judiciaires à 300 fr. et mis ces 

derniers à la charge de la personne concernée (ch. 10). 

Il ressort de cette décision que B______ avait fait l'objet d'une mesure de 

protection prononcée le 25 mars 2014 par la Justice de paix 2______ (______). 

Depuis le 1
er

 juin 2016, elle réside dans le canton de Genève, au sein d'un EMS à 

3______. Par requête du 29 mars 2017, la Justice de paix 2______ a sollicité le 

transfert de la mesure concernant l'intéressée au for de son nouveau lieu de 

résidence. Selon ce qui ressortait du dossier transmis par la Justice de paix 

2______, B______ ne disposait pas d'une fortune supérieure à 50'000 fr.  

B. a) Le 19 juillet 2017, A______, fille de B______, a formé recours contre 

l'ordonnance du 12 juin 2017. Elle a conclu à ce que son recours soit déclaré 

recevable (conclusion 1), à l'annulation des chiffres 2 à 10 de l'ordonnance 

attaquée (conclusion 2), au maintien de la curatelle de représentation et de 

gestion instituée le 25 mars 2014 en faveur de B______ (conclusion 3), au 

maintien de D______, avocate, dans ses fonctions de curatrice (conclusion 4), 

celle-ci devant exercer les tâches suivantes : représenter la concernée dans ses 

rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et 

juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée et administrer ses 

affaires courantes; veiller à l'état de santé de la personne concernée, mettre en 

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place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, la représenter 

dans le domaine médical (conclusion 5), au rappel que l'exercice des droits civils 

de la personne concernée est limité en matière contractuelle (conclusion 6) et au 

rappel que la personne concernée est privée de l'accès à toute relation bancaire, 

en son nom ou dont elle est ayant-droit économique (conclusion 7). Enfin, la 

recourante a conclu au déboutement de tout opposant de toutes autres ou 

contraires conclusions (conclusion 8), à ce que les frais judiciaires soient mis à 

la charge de l'Etat de Genève (conclusion 9) et à ce qu'une indemnité équitable 

lui soit allouée à titre de dépens (conclusion 10). 

A titre subsidiaire, la recourante a conclu à l'annulation de l'ordonnance attaquée 

(conclusion 11), au renvoi de la cause au Tribunal de protection pour nouvelle 

décision (conclusion 12), au déboutement de tout opposant de toutes autres ou 

contraires conclusions (conclusion 13), à ce que les frais judiciaires soient mis à 

la charge de l'Etat de Genève (conclusion 14) et à ce qu'une indemnité équitable 

lui soit allouée à titre de dépens (conclusion 15).  

En substance, la recourante a fait grief au Tribunal de protection d'avoir relevé 

D______ de ses fonctions alors que la situation financière de sa mère, en raison 

de sa qualité d'héritière dans la succession de son époux, lui permettait de 

continuer d'assumer les honoraires d'un curateur privé. La succession comportait 

notamment un bien immobilier sis à 4______ (______). 

b) Le 14 août 2017, le Tribunal de protection a fait état de sa volonté de 

reconsidérer la décision attaquée. 

C. a) Par ordonnance DTAE/5429/2017 du 20 octobre 2017, le Tribunal de 

protection a reconsidéré sa décision du 12 juin 2017 s'agissant des chiffres 2 à 5 

et des chiffres 8, 9 et 10 (ch. 1 du dispositif), annulé la désignation des deux 

représentants du Service de protection de l'adulte aux fonctions de curateurs de 

B______ (ch. 2), maintenu D______, avocate, aux fonctions de curatrice de la 

personne concernée (ch. 3), rappelé que la curatrice exerce les tâches suivantes : 

représenter la concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière 

d'affaires administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne 

concernée et administrer ses affaires courantes; veiller à l'état de santé de la 

personne concernée, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité 

de discernement, la représenter dans le domaine médical (ch. 4), autorisé la 

curatrice à prendre connaissance de la correspondance de la concernée dans les 

limites du mandat (ch. 5), constaté l'entrée en force des chiffres 1, 6 et 7 de la 

décision du 12 juin 2017 (ch. 6), fixé à la curatrice un délai au 30 novembre 

2017 pour se déterminer sur l'adéquation et l'éventuel allègement de la mesure 

de protection (ch. 7), arrêté l'émolument de décision à 300 fr., l'a mis à la charge 

de la personne concernée (ch. 8) et déclaré la décision immédiatement exécutoire 

nonobstant recours (ch. 9). 

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C/7342/2017-CS 

 En substance, le Tribunal de protection a retenu qu'il y avait lieu de reconsidérer 

la décision attaquée en raison des faits nouveaux apportés par la recourante 

concernant la situation financière de la personne protégée, qui ne ressortait pas 

du dossier transmis par la Justice de paix 2______.  

b) Par courrier du 31 octobre 2017, A______ a indiqué que la nouvelle décision 

rendue rendait son recours du 19 juillet 2017 sans objet en ce qui concernait la 

question de la personne du curateur. Subsistait en revanche la question des frais 

de la procédure et des dépens qui devaient lui être alloués. En effet, la décision 

attaquée avait été rendue en raison de l'ignorance, difficilement compréhensible, 

par le Tribunal de protection, d'éléments de fait essentiels. Or, elle avait dû faire 

face à des frais de procédure et faire appel à un avocat. La recourante a déclaré 

maintenir ses conclusions 1, 2, 8, 9, 10, voire 13 à 15. 

c) La cause a été gardée à juger à réception des dernières écritures de la 

recourante. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet, dans 

les trente jours, d'un recours écrit et motivé, devant le juge compétent, à savoir la 

Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 et al. 3 et 450b CC; 

art. 126 al. 3 LOJ; art. 53 al. 1 et 2 LaCC).  

Ont qualité pour recourir les personnes parties à la procédure et les proches 

(art. 450 al. 2 ch. 1 CC). Le recours doit être dûment motivé et interjeté par écrit 

auprès du juge (art. 450 al. 3 CC). 

En l'espèce, le recours a été formé dans le délai et suivant la forme prescrits par la 

loi, devant l'autorité compétente, par un proche de la personne concernée par la 

mesure de protection.  

Il est, partant, recevable.  

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 

sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC).  

2. 2.1 En cas de recours, l'instance judiciaire de recours donne à l'autorité de 

protection de l'adulte l'occasion de prendre position (art. 450d al. 1 CC). Au lieu 

de prendre position, l'autorité de protection de l'adulte peut reconsidérer sa 

décision (al. 2).  

En cas de reconsidération de la décision attaquée par l'autorité de première 

instance, la cause est rayée du rôle de la Cour, le recours interjeté étant devenu 

sans objet. 

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C/7342/2017-CS 

2.2 Dans le cas d'espèce, le Tribunal de protection a reconsidéré les chiffres 2 à 5, 

ainsi que 8, 9 et 10 de la décision attaquée, conformément aux conclusions prises 

sur ces points par la recourante; le premier juge a par ailleurs constaté l'entrée en 

force des chiffres 1, 6 et 7 de la décision du 12 juin 2017, non contestés par la 

recourante. Il découle de ce qui précède que le recours est devenu sans objet 

concernant ces différents points. 

3. Seules demeurent litigieuses les questions liées à l'octroi de frais et de dépens. 

3.1.1 Si le Tribunal de protection prononce une mesure, les frais judiciaires sont 

mis à la charge de la personne concernée, dans la mesure de ses moyens (art. 52 

al. 1 LaCC). 

3.1.2 Selon l'art. 107 al. 2 CPC, applicable par renvoi de l'art. 31 al. 1 let. d LaCC, 

les frais judiciaires qui ne sont pas imputables aux parties ni aux tiers peuvent être 

mis à la charge du canton si l'équité l'exige. 

Aux termes de l'art. 95 al. 1 CPC, les frais comprennent : les frais judiciaires 

(let. a) et les dépens (let. b). 

3.2.1 En l'espèce, le Tribunal de protection a annulé le chiffre 10 du dispositif de 

son ordonnance du 12 juin 2017, qui fixait l'émolument de décision à 300 fr. et, 

dans sa seconde ordonnance du 20 octobre 2017, a arrêté un nouvel émolument de 

décision au même montant, mis à la charge de B______.  

Le recours formé par A______, en tant qu'il porte sur le chiffre 10 de l'ordonnance 

du 12 juin 2017, est par conséquent également devenu sans objet, ce chiffre 10 du 

dispositif ayant été annulé et remplacé par le chiffre 8 de la nouvelle ordonnance, 

qui ne fait pas l'objet de la présente procédure de recours. 

Les frais de la procédure de recours seront également fixés à 300 fr. et, par souci 

d'équité, seront laissés à la charge de l'Etat de Genève. L'avance de frais versée 

par la recourante lui sera dès lors restituée.  

3.2.2 En ce qui concerne les dépens, qu'il s'agisse de la procédure de première 

instance ou de recours, il ne peut en être alloué. 

En effet et selon l'art. 107 al. 2 CPC, seuls les frais judiciaires (par opposition aux 

frais, qui comprennent les frais judiciaires et les dépens) peuvent être mis à la 

charge du canton si l'équité l'exige. Cette disposition ne permet par conséquent 

pas d'allouer des dépens à une partie et de les mettre à la charge du canton (arrêt 

du Tribunal fédéral 5A_619/2015 consid. 3). 

La recourante sera par conséquent déboutée de ses conclusions sur ce point. 

* * * * * 

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C/7342/2017-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 19 juillet 2017 par A______ contre l'ordonnance 

DTAE/2919/2017 rendue le 12 juin 2017 par le Tribunal de protection de l'adulte et de 

l'enfant dans la cause C/7342/2017-5. 

Au fond : 

Constate que ledit recours est devenu sans objet. 

Déboute pour le surplus la recourante de ses conclusions portant sur l'octroi de dépens. 

Sur les frais de recours : 

Arrête les frais judiciaires de la procédure de recours à 300 fr. 

Les met à la charge de l'Etat de Genève. 

Ordonne en conséquence aux Services financiers du Pouvoir judiciaire de restituer à 

A______ son avance de frais en 300 fr. 

Déboute A______ de ses conclusions portant sur l'octroi de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Paola CAMPOMAGNANI et 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Carmen FRAGA, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.