# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** abc43e7f-cf6d-531d-bd9e-3e5ac86213e6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-11-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 14.11.2023 A/944/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-944-2023_2023-11-14.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/944/2023-PE ATA/1230/2023  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 14 novembre 2023 

1
ère

 section 

    dans la cause  

 

A______ recourant 
représenté par Me Andrea VON FLÜE, avocat 

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS intimé 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

23 juin 2023 (JTAPI/708/2023) 

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A/944/2023 

EN FAIT 

A.     a. A______, né le ______1986, est ressortissant de Tunisie. 

b. Le 28 mars 2015, il a épousé, en Tunisie, B______, ressortissante suisse. 

Le 5 novembre 2015, A______ a déposé une demande de visa d'entrée en Suisse 
auprès de la représentation suisse en Tunisie. 

c. Arrivé en Suisse le 30 janvier 2016, il a été mis au bénéfice d’une autorisation 
de séjour dans le cadre du regroupement familial avec son épouse, valable à partir 
du 30 janvier 2016. Cette autorisation de séjour, renouvelée à plusieurs reprises, 
est échue depuis le 29 janvier 2021. 

d. Par courrier du 3 août 2018, B______ a informé l’OCPM avoir quitté le 
domicile conjugal le 28 juillet 2018 à la suite de sa séparation d’avec son mari. 
Elle l’invitait à prendre note de sa nouvelle adresse à compter de cette date.  

e. Par jugement du 9 novembre 2020, le Tribunal de Première Instance de Tunis a 
prononcé le divorce des époux, faisant suite à la requête de B______ du 1er 
octobre 2018. 

Il ressort notamment dudit jugement que, lors d'une audience de conciliation du 
3 décembre 2018, à laquelle l’intéressé n’avait pas comparu, B______ avait 
déclaré que sa relation avec son époux était perturbée et qu'ils étaient séparés 
depuis près d'une année.  

B.     a. Le 2 décembre 2020, A______ a requis de l’office cantonal de la population et 
des migrations (ci-après : OCPM) le renouvellement de son autorisation de séjour, 
indiquant être séparé de son épouse depuis le 18 mai 2019. 

Il a confirmé cette date dans un courrier du 28 juillet 2021, précisant qu’il n’avait 
pas encore entamé de procédure de divorce. Il a souligné sa bonne intégration et le 
fait qu’il se sentait complétement suisse et surtout genevois. 

b. Par courrier du 25 février 2022, A______ s’est enquis auprès de l’OCPM de 
l’avancée du traitement de sa requête. 

Il travaillait dans le canton de Vaud. 

c. Par courrier du 7 mars 2022, faisant suite à une demande de l’OCPM, B______ 
a indiqué être séparée de A______ depuis le mois de novembre 2017 et avoir 
déménagé le 28 juillet 2018. Ils étaient divorcés depuis le 9 novembre 2020. 

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d. Par courrier du 24 juin 2022, l’OCPM a informé A______ de son intention de 
refuser le renouvellement de son autorisation de séjour.  

e. Faisant usage de son droit d’être entendu le 5 septembre 2022, A______ a 
contesté les affirmations de son ex-épouse. Ils s’étaient provisoirement séparés 
pendant six mois en 2018 pour finalement se séparer définitivement en mai 2019. 
Preuve en étaient les copies de billets d'avion achetés pour un voyage, en couple, 
en Turquie en février 2018. Il disposait également de photographies prises dans ce 
cadre. 

f. Par décision du 6 février 2023, l’OCPM a refusé de renouveler l’autorisation de 
séjour de A______ et a prononcé son renvoi, lui impartissant un délai au 30 mars 
2023 pour quitter la Suisse et l'ensemble des territoires des États membres de 
l'union européenne ainsi que des États associés à Schengen.  

La durée de son séjour en Suisse suite à son mariage avec une ressortissante suisse 
avait duré moins de trois ans. Quand bien même le couple aurait effectué un 
voyage commun en Turquie en février 2018, cet élément n’était pas suffisant pour 
permettre de considérer que l'union conjugale était alors maintenue. Dès lors, les 
conditions d'octroi d'une autorisation de séjour au sens de l'art. 50 al. 1 de la loi 
fédérale sur les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20) 
n’étaient pas satisfaites.  

Aucun élément au dossier ne permettait de penser que la poursuite de son séjour 
en Suisse s'imposait pour des raisons personnelles majeures. Le dossier ne faisait 
enfin pas apparaître que l'exécution du renvoi ne serait pas possible, pas licite ou 
ne pourrait pas être raisonnablement exigée au sens de l'art. 83 LEI.   

C.     a. Par acte daté du 9 mars 2023, A______ a interjeté recours auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre cette décision. 

Son ex-épouse et lui entretenaient une relation amoureuse depuis huit ans au 
moment de leur mariage. Il avait quitté un poste à responsabilité au sein de 
l’armée tunisienne pour la rejoindre en Suisse. Ils s’étaient définitivement séparés 
le 18 mai 2019, après une première séparation d’environ six mois en 2018, en 
raison d’une infidélité de son ex-épouse. Leur voyage en Turquie démontrait la 
reprise de la vie conjugale après certes une brève période de séparation. Ses 
déclarations devaient être privilégiées à celles de son ex-épouse devant les 
autorités tunisiennes, ce d'autant qu’ils étaient alors séparés dans un contexte 
tendu. Les indications contenues dans le jugement de divorce étaient du seul fait 
de son ex-épouse. Il n’avait pas formé opposition à ce jugement dans la mesure 
où, lorsqu’il l’avait reçu, il était définitivement séparé de cette dernière.  

L’OCPM avait violé l’art. 50 LEI puisque l’union conjugale avait duré plus de 
quatre ans. Il n’avait pas souhaité la séparation.  

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Il était bien intégré. Dès son arrivé en Suisse, il avait travaillé et continuait d'être 
indépendant financièrement. Il ne faisait l'objet d'aucune poursuite, acte de défaut 
de biens ou condamnation. 

b. L’OCPM a conclu au rejet du recours. 

Même en retenant la version de A______, soit une tentative de réconciliation en 
février 2018, le délai de trois ans ne serait pas respecté, aucun élément ne 
démontrant que l’union conjugale aurait été maintenue au-delà de leur voyage en 
Turquie. B______ avait au contraire introduit quelques mois plus tard une 
demande en divorce en Tunisie.  

A______ ne démontrait pas l’existence de raisons personnelles majeures au sens 
de l’art. 50 al. 1 let. b LEI. Il n’avait en particulier pas allégué que sa réintégration 
en Tunisie serait compromise. 

c. Le TAPI a, par jugement du 23 juin 2023, rejeté le recours. 

A______ ne pouvait plus déduire de droit de séjour fondé sur son mariage vu le 
divorce prononcé le 9 novembre 2020. 

Il ne pouvait déduire aucun droit de l’art. 50 al. 1 let. a LEI. La vie commune des 
époux en Suisse avait débuté le 30 janvier 2016 à son arrivée en Suisse et avait 
officiellement pris fin au plus tard le 28 juillet 2018, date à laquelle B______ 
avait quitté le domicile conjugal et annoncé son changement d’adresse à l’OCPM. 
La durée de vie commune était ainsi inférieure à trois ans.  

Faute d’autres éléments déterminants, il ne saurait être déduit du bref séjour du 
couple en Turquie, du 8 au 12 février 2018, que A______ et son ex-épouse 
auraient repris la vie conjugale depuis lors, jusqu’en mai 2019. La demande en 
divorce déposée par B______ le 1er octobre 2018, ses courriers à l’OCPM des 3 
août 2018 et 7 mars 2022 et enfin le jugement de divorce du 9 novembre 2020 
venaient infirmer cette allégation, manifestement avancée pour les besoins de la 
cause. 

Partant, dans la mesure où la première des conditions cumulatives posées par 
l’art. 50 al. 1 let. a LEI n’était pas remplie, il n’y avait pas lieu d’examiner la 
question de savoir si l’intégration de A______ était réussie.  

S’agissant des raisons personnelles majeures visées à l’art. 50 al. 1 let. b LEI, 
A______ n'alléguait pas avoir fait l’objet de violences conjugales ni que son 
mariage aurait été conclu en violation de sa libre volonté. Il n’avait pas prouvé 
que sa réintégration dans son pays d'origine serait fortement compromise. Arrivé 
en Suisse à l'âge de 29 ans, il avait passé en Tunisie toute son enfance et son 
adolescence, périodes déterminantes pour la formation de la personnalité, ainsi 
que la majeure partie de sa vie d'adulte. On ne pouvait ainsi admettre que les 

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années qu’il avait vécues dans son pays auraient été moins déterminantes pour la 
formation de sa personnalité et, partant, pour son intégration socio-culturelle que 
son séjour en Suisse. Partant, même si un retour en Tunisie exigerait de sa part un 
certain effort d'adaptation, cette perspective ne constituerait pas un déracinement 
insurmontable au regard de ses connaissances des us et coutumes de son pays. Il 
avait de plus certainement conservé de fortes attaches tant socioculturelles que 
familiales avec son pays, susceptibles de faciliter sa réintégration.  

Agé de 36 ans et en bonne santé, il pourrait mettre à profit dans son pays 
l'expérience et les connaissances professionnelles acquises en Suisse, ce qui 
devrait également faciliter sa réintégration. Par ailleurs, et même si la situation sur 
le marché du travail tunisien était plus incertaine qu'en Suisse, il n'était pas établi 
qu'il n'aurait aucune possibilité d'y retrouver un emploi.  

Dès lors qu'il avait refusé de prolonger l'autorisation de séjour de A______, 
l'OCPM devait ordonner son renvoi, dont il n’apparaissait pas que l'exécution ne 
serait pas possible, pas licite ou qu'elle ne pourrait être raisonnablement exigée. 

D.     a. A______ a formé recours contre ce jugement par acte expédié le 25 août 2023 à 
la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative). Il a conclu à l’annulation dudit jugement et à ce qu’il soit dit qu’il 
avait droit au renouvellement de son titre de séjour. Il a sollicité l’audition de son 
ex-épouse qui pourrait confirmer que le voyage en Turquie en février 2018 
s’inscrivait dans leur relation conjugale et que ce n’était qu’en mai 2019, à la 
veille de vacances prévues à Nice, que la séparation définitive avait eu lieu. 

Il contestait catégoriquement l’affirmation de son ex-épouse selon laquelle ils 
auraient été séparés depuis novembre 2017, preuve en était leur voyage en 
Turquie. C’était pendant leur brève période de séparation que son ex-épouse avait 
introduit en Tunisie, en octobre 2018, une procédure de divorce. Elle avait alors 
déclaré aux autorités judiciaires tunisiennes qu’ils étaient séparés depuis près 
d’une année. Il n’avait pas pu se rendre en Tunisie pour faire valoir ses droits et 
son avocat s’était contenté de s’en rapporter à justice lors de l’audience du 26 
octobre 2020. 

Le TAPI avait retenu que le voyage en Turquie en février 2018 était sans 
pertinence et que ses allégations à cet égard étaient avancées pour les besoins de 
la cause. C’était contre cette appréciation « quasi arbitraire » qu’il faisait recours. 
La fin de la vie commune en mai 2019 n’était pas une simple allégation, mais un 
fait établi par des pièces probantes. « Il apparai[ssait ] pour le moins surprenant de 
considérer qu’il était sans incidence dans l’examen du dossier en présence, 
puisqu’on concevait mal comment les époux, après avoir décidé de divorcer, 
auraient souhaité voyager ensemble ». C’était en comprenant que sa relation de 
couple n’allait pas perdurer qu’il avait finalement acquiescé au divorce intenté par 
son épouse en Tunisie, ceci par commodité, plutôt que de s’y opposer pour ensuite 

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effectuer des démarches judiciaires en Suisse. Il contestait ainsi catégoriquement 
que son union conjugale aurait duré moins de trois ans, élément que l’autorité 
intimée se devait d’examiner de manière plus approfondie. 

b. L’OCPM a conclu au rejet du recours. 

c. A______ n’a pas fait usage de son droit à la réplique. 

d. Les parties ont été informées, le 19 octobre 2023, que la cause était gardée à 
juger. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 
05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2. Le recourant sollicite l’audition de son ex-épouse. 

 2.1 Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), le droit d'être entendu 
comprend notamment le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes et 
d'obtenir qu'il y soit donné suite (ATF 132 II 485 consid. 3.2 ; 127 I 54 consid. 
2b). Ce droit n'empêche pas le juge de renoncer à l'administration de certaines 
preuves et de procéder à une appréciation anticipée de ces dernières, si elle 
acquiert la certitude que celles-ci ne l'amèneront pas à modifier son opinion ou si 
le fait à établir résulte déjà des constatations ressortant du dossier (ATF 138 III 
374 consid. 4.3.2 ; 131 I 153 consid. 3). En outre, il n'implique pas le droit d'être 
entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 134 I 140 consid. 
5.3 ; 130 II 425 consid. 2.1). 

 2.2 En l’espèce, le recourant s’est vu offrir l’occasion de s’exprimer, de faire 
valoir ses arguments et de produire toute pièce utile à plusieurs reprises devant 
l’OCPM, le TAPI puis la chambre de céans. Le dossier comporte tous les 
éléments utiles pour trancher la cause, en particulier la position de l’ex-épouse du 
recourant quant à la durée de leur cohabitation en Suisse depuis l’arrivée du 
recourant le 30 janvier 2016. Il n’est donc pas nécessaire de procéder à l’audition 
de cette dernière. 

 Il ne sera pas donné suite à cette demande d’acte d’instruction. 

3. Le litige porte sur la conformité au droit du refus de prolonger l'autorisation de 
séjour du recourant et du prononcé de son renvoi de Suisse. 

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3.1 Le 1er janvier 2019, est entrée en vigueur une modification de la loi fédérale 
sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr), devenue la LEI, étant précisé que la 
plupart des dispositions de la LEI sont demeurées identiques. 

3.2 La LEI et ses ordonnances d'exécution, en particulier l’ordonnance relative à 
l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201), règlent l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le 
statut juridique n’est pas réglé par d’autres dispositions du droit fédéral ou par des 
traités internationaux conclus par la Suisse (art. 1 et 2 LEI), ce qui est le cas pour 
les ressortissants de Tunisie. 

3.3 Aux termes de l'art. 42 al. 1 LEI, le conjoint d’un ressortissant suisse ainsi que 
ses enfants célibataires de moins de 18 ans ont droit à l’octroi d’une autorisation 
de séjour et à la prolongation de sa durée de validité à condition de vivre en 
ménage commun avec lui. 

Compte tenu de la séparation du couple, les dispositions relatives à la dissolution 
de la famille s'appliquent à la situation juridique actuelle du recourant (art. 50 LEI 
et ss). 

3.4 Selon l'art. 50 al. 1 let. a LEI, après dissolution de la famille, le droit du 
conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de 
validité en vertu notamment de l'art. 42 LEI subsiste lorsque l'union conjugale a 
duré au moins 3 ans et que l'intégration est réussie. 

La limite légale de trois ans se calcule en fonction de la durée pendant laquelle les 
époux ont fait ménage commun en Suisse (ATF 136 II 113 consid. 3.3.5 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_1111/2015 du 9 mai 2016 consid. 4.1), soit depuis la date du 
mariage, à condition que la cohabitation ait lieu en Suisse, jusqu'à ce que les 
époux cessent d'habiter sous le même toit (arrêts du Tribunal fédéral 2C_594/2010 
du 24 novembre 2010 consid. 3.1 ; 2C_195/2010 du 23 juin 2010 consid. 5.1). 

3.5 Devant la chambre de céans, le recourant se borne à contester une durée 
d’union conjugale inférieure à trois ans, telle que retenue par l’autorité intimée et 
le TAPI, « quasi » arbitrairement. Il ne saurait être suivi. 

Il ressort en effet expressément des courriers de son ex-épouse à l’OCPM des 3 
août 2018 et 7 mars 2022, qu’aucun élément tangible ne permet de remettre en 
cause, que celle-ci a quitté l’appartement conjugal le 28 juillet 2018. Le 1er 
octobre 2018, elle a initié en Tunisie une procédure de divorce, ce qui ressort du 
jugement de divorce du 9 novembre 2020 et n’est pas remis en cause par le 
recourant. L’ex-épouse du recourant a par ailleurs annoncé une séparation datant 
de presque un an dans sa demande en divorce, ce qui concorde avec la période 
annoncée à l’OCPM dans son courrier du 7 mars 2022, à savoir depuis novembre 
2017.  

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En tout état, à teneur des éléments figurant à la procédure, la communauté de vie 
du couple s’est terminée au plus tard à la fin du mois de juillet 2018, par le départ 
de l’ex-épouse du logement commun. Le voyage en Turquie quelques mois plus 
tôt est sans pertinence sur l’issue du litige. 

Dans ces conditions, le recourant échoue à démontrer que l’union conjugale aurait 
perduré au-delà du 28 juillet 2018. Il n’a en particulier pu produire aucun 
document à l’appui de son affirmation selon laquelle tous deux se seraient séparés 
définitivement depuis le 18 mai 2019 et en particulier que son ex-épouse serait 
revenue vivre au domicile conjugal entre le 29 juillet 2018 et le 18 mai 2019. 
Celle-ci s’est exprimée deux fois sur ce point, de manière invariable, auprès de 
l’OCPM.  

Ainsi, les ex-époux ont cohabité moins de trois ans depuis l’arrivée en Suisse du 
recourant le 30 janvier 2016. 

Ce grief sera rejeté et il n'est donc pas nécessaire d'examiner la condition de la 
réussite de l'intégration lorsque l'union conjugale a duré moins de trois ans, les 
deux conditions étant cumulatives (arrêt du Tribunal fédéral 2C_352/2014 du 18 
mars 2015 consid. 4 ; ATA/1091/2018 du 16 octobre 2018 consid. 5a). 

4. 4.1 Outre les hypothèses retenues à l'art. 50 al. 1 let. a LEI, le droit au 
renouvellement de l'autorisation de séjour existe également si la poursuite du 
séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (art. 50 al. 1 let. 
b LEI). Les raisons personnelles majeures visées à l'al. 1 let. b, sont notamment 
données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale, que le mariage a été 
conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration 
sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (art. 50 al. 2 
LEI). Cette disposition a pour vocation d'éviter les cas de rigueur ou d'extrême 
gravité (ATF 137 II 1 consid. 3.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_500/2014 du 18 
juillet 2014 consid. 7.1 ; 2C_165/2014 du 18 juillet 2014 consid. 3.1). 

4.2 Lors de l'examen des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 
let. b LEI, les critères énumérés à l'art. 31 al. 1 OASA peuvent entrer en ligne de 
compte, même si, considérés individuellement, ils ne sauraient fonder un cas 
individuel d'une extrême gravité (ATF 137 II 345 consid. 3.2.3 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_822/2013 du 25 janvier 2014 consid. 5.2). 

4.3 Comme déjà relevé, le recourant ne se prévaut pas au stade du recours de 
raisons personnelles majeures qui commanderaient de l’autoriser à poursuivre son 
séjour en Suisse. Il peut partant sans autre être renvoyé au considérant 14 du 
jugement attaqué, repris ci-dessus sous let. C.c, le TAPI ayant abordé tous les 
éléments pertinents de la situation personnelle du recourant pour conclure qu’il 
n’en existe pas. 

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5. 5.1 Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEI, l'autorité compétente rend une décision de 
renvoi ordinaire à l'encontre d'un étranger auquel l'autorisation de séjour est 
refusée ou dont l'autorisation n'est pas prolongée. Elle ne dispose à ce titre d'aucun 
pouvoir d'appréciation, le renvoi constituant la conséquence du rejet d'une 
demande d'autorisation. Le renvoi d'une personne étrangère ne peut être ordonné 
que si l'exécution de celui-ci est possible, licite ou peut être raisonnablement 
exigée (art. 83 al. 1 LEI). 

5.2 Dans la mesure où le refus de renouvellement d’une autorisation de séjour est 
confirmé, le renvoi du recourant doit aussi l’être, étant relevé que celui-ci ne 
soutient pas que son exécution ne serait pas possible, licite ou raisonnablement 
exigible. 

Mal fondé, le recours sera rejeté. 

6. Vu l’issue du recours, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 al. 1 LPA) et aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 25 août 2023 par A______ contre le jugement 
du Tribunal administratif de première instance du 23 juin 2023 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral suisse, av. du Tribunal fédéral 29, 1000 
Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. 

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Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant invoquées comme moyens de 
preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Andrea VON FLÜE, avocat du recourant, à l'office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première 
instance ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Valérie LAUBER, présidente, Francine PAYOT ZEN-RUFFINEN, 
Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. SCHEFFRE 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

V. LAUBER 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

  

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
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Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
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Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné. 
 

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A/944/2023