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**Case Identifier:** 81a05d53-f0c8-5593-be96-265d211b8b2f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-07-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 27.07.2023 A/2432/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2432-2023_2023-07-27.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2432/2023-CS DCSO/342/23 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 27 JUILLET 2023 

 

Requête (A/2432/2023-CS) formée en date du 24 juillet 2023 par COMMUNE DE 

A______, élisant domicile en l'étude de Me François BELLANGER, avocat. 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 

et par pli recommandé du greffier du     8 août 2023  

à : 

- COMMUNE DE A______ 

c/o Me BELLANGER François 

Poncet Turrettini 

Rue de Hesse 8 

Case postale 

1211 Genève 4. 

- Office cantonal des faillites 

Faillite n° 2022 1______ / groupe 5. 

 

 

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A/2432/2023-CS 

EN FAIT 

A. a. B______ SA (ci-après également la gérante) était une société anonyme inscrite 

au Registre du commerce de Genève ayant pour but l'exploitation d'établissements 

publics, notamment dans le domaine de la restauration et du divertissement. 

 C______ en a été l'administratrice unique avec signature individuelle depuis 2019. 

 b. La COMMUNE DE A______ [GE] (ci-après également la COMMUNE ou la 

bailleresse) est propriétaire de l'immeuble n° 2______ de la commune de 

A______, sise ______, sur laquelle sont implantés les Centre sportif et Club de 

tennis de A______, au sein desquels se trouve le restaurant "D______". 

 c. Par "contrat de bail à loyer et contrat de gérance libre" (ci-après le contrat de 

gérance) conclu le 1
er

 décembre 2012, la COMMUNE DE A______ a remis à 

B______ SA la gérance du restaurant "D______", portant sur une salle avec 

terrasse au rez-de-chaussée, une salle à l'étage, une cuisine, un office et des dépôts 

en sous-sol. 

 Un inventaire du matériel garnissant les locaux était joint au contrat, dont il était 

précisé qu'il restait propriété exclusive de la bailleresse. Il comprenait notamment 

des appareils de cuisines tels que four, micro-ondes, armoires de congélation, 

friteuses, machines à laver vaisselle et linge, mixeurs. 

 La bailleresse allègue avoir, à ses frais, entièrement réaménagé la cuisine, ses 

installations et son mobilier en 2013 et avoir acquis du matériel entre 2012 et 

2022 qui s'est ajouté à celui mentionné dans l'inventaire joint au contrat de 

gérance d'origine. 

 d. B______ SA a été déclarée en état de faillite par le Tribunal de première 

instance (ci-après le Tribunal) le ______ 2022, décision confirmée par la Cour de 

justice le 9 septembre 2022, provoquant l'ouverture de la faillite à cette dernière 

date. 

 La Cour de justice a ordonné l'établissement d'un inventaire lors de l'octroi de la 

suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement de faillite et la suspension des 

effets juridiques de l'ouverture de la faillite. 

 e. Par courrier du 23 septembre 2022, l'Office cantonal des faillites (ci-après 

l'Office) a désigné la COMMUNE DE A______ en qualité de gardienne des actifs 

de la faillie garnissant les locaux de "D______" et énumérés sous numéros M1 à 

M7 dans un extrait de projet d'inventaire qui était annexé au courrier. L'Office 

informait la COMMUNE qu'elle pouvait prendre possession des clés des locaux 

que la gérante lui avait remises. Il précisait que la COMMUNE devait être en tout 

temps en mesure de lui remettre les actifs inventoriés.  

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A/2432/2023-CS 

 L'extrait de projet d'inventaire de la faillite de B______ SA annexé au courrier 

énumérait le matériel garnissant les locaux remis en gérance réparti en sept 

catégories : M1 : mobilier de la terrasse; M2 : mobilier de la salle à manger du 

rez-de-chaussée; M3 : mobilier, matériel et linge de cuisine; M4 : mobilier, 

matériel de bar; M5 : mobilier de la salle à manger à l'étage – revendiqué par 
E______ SA car remis en leasing; M6 : mobilier et matériel du bureau; M7 : stock 

de vin dans la cave. 

 f. Les clés de "D______" ont été remises à la COMMUNE DE A______ par 

l'Office le 27 septembre 2022. 

 g. L'Office a établi et signé l'inventaire de la faillite le 20 octobre 2022, reprenant 

les rubriques M1 à M7 précitées. Il précisait que l'intégralité des biens mentionnés 

sous n° M1 à M7 étaient déclarés insaisissables vu le droit de rétention du bailleur 

supérieur à la valeur des actifs. 

 L'inventaire a été soumis le même jour à l'administratrice de la faillie qui l'a 

contresigné sans formuler de remarques, affirmant qu'il était complet et exact. 

 h. La procédure de faillite a été suspendue faute d'actif par jugement du Tribunal 

du 31 octobre 2022. 

 i. Aucun créancier n'ayant fait l'avance des frais de liquidation, l'Office a requis du 

juge le 23 novembre 2022 qu'il constate la clôture de la faillite, ce qu'il a fait par 

jugement du 28 novembre 2022. 

 j. L'Office a envoyé le 22 novembre 2022 un courrier recommandé au conseil de 

la COMMUNE DE A______ dont la teneur était la suivante : "Par jugement du 

9 septembre 2022, le tribunal de première instance a prononcé la faillite 

mentionnée sous rubrique. Cela dit, les biens selon inventaire annexé à la 

présente ayant été déclarés insaisissables, le failli prendra contact avec [vous] 

pour en prendre possession" et un autre courrier recommandé directement à la 

COMMUNE dont la teneur était la suivante : "L'Office vous prie de trouver en 

pièce jointe copie du courrier adressé à votre avocat. Madame C______ prendra 

contact avec vous ces prochains jours en vue de récupérer les actifs inventoriés et 

déclarés insaisissables, se trouvant encore dans les locaux du Restaurant 

D______". 

 Il joignait à son courrier l'inventaire de la faillite établi le 20 octobre 2022. 

 k. B______ SA a été radiée d'office du Registre du commerce le ______ 2022 en 

application de l'art. 159a al. 1 let. b ORC. 

B. a. Par acte expédié le 5 décembre 2022 à la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et faillites (ci-après la Chambre de surveillance), la COMMUNE 

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DE A______ a formé une plainte contre le courrier du 22 novembre 2022 et 

l'inventaire du 20 octobre 2022 dont elle concluait à la constatation du caractère 

erroné et à l'annulation. 

 Elle a en substance reproché à l'Office d'avoir énuméré, dans l'inventaire de la 

faillite de B______ SA, des biens lui appartenant que le courrier du 22 novembre 

2022 lui imposait de restituer à la faillie. 

 b. La COMMUNE DE A______ a informé la Chambre de surveillance, par 

courriers des 17 et 20 mars 2023, que B______ SA avait concrètement revendiqué 

les biens inventoriés par l'Office et qu'elle s'y était opposée. 

 c. Par décision DCSO/268/23 du 8 juin 2023, la Chambre de surveillance a 

déclaré la plainte sans objet dans la mesure de sa recevabilité. 

 c.a En substance, elle a rappelé les principes suivants : 

 c.a.a Dès que l'Office a reçu communication de l'ouverture de la faillite, il procède 

à l'inventaire des biens du failli (art. 221 al. 1 LP). 

 Tous les éléments du patrimoine du failli sis en Suisse sont portés à l'inventaire. Il 

s'agit, d'une part, des biens en possession du failli (appartenant ou non à la masse) 

et, d'autre part, des valeurs patrimoniales qui ne sont pas en sa possession, mais 

dont ce dernier déclare être propriétaire, ainsi que des valeurs appartenant 

vraisemblablement au failli. Sont aussi portés à l'inventaire les objets mobiliers 

qui ne sont pas en possession du failli, mais dont il déclare être propriétaire, ainsi 

que ceux appartenant probablement au failli. Les droits de gage (nantissement, 

droit de rétention, hypothèque mobilière) et les pactes de réserve de propriété, 

grevant les valeurs mobilières du failli, sont aussi portés à l'inventaire. Sont de 

même portés à l'inventaire les objets indiqués comme étant la propriété de tiers ou 

réclamés par des tiers (art. 225 LP). L'inventaire mentionne ces revendications 

dans un chapitre spécial (art. 34 al. 1 OAOF). L'inventaire dans la faillite ne 

détermine pas l'appartenance d'un élément du patrimoine à la masse en faillite, ni 

n'entraîne le dessaisissement du failli, mais donne une vision d'ensemble sur le 

patrimoine du failli et tend à assurer sa conservation (VOUILLOZ, Commentaire 

romand, Poursuite pour dettes et faillite, 2005, n° 3, 4 et 10 ad art. 221 LP). Il 

s'agit d'une mesure interne de l'administration de la faillite, qui n'a aucun effet sur 

la situation juridique des tiers. Elle n'a d'autre but et d'autre conséquence que 

d'énumérer et d'établir les biens et les droits que la masse considère comme 

appartenant au failli, y compris les droits litigieux ou contestés (ATF 114 III 21 

consid. 5b = JdT 1990 II 43; 90 III 18 consid. 1; arrêts du Tribunal fédéral 

5A_53/2013 du 17 mai 2013 consid. 4.2 et 5A_517/2012 du 24 août 2012 consid. 

4.1.2). 

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 Dans la mesure où la faillite fait l'objet d'une liquidation, l'administration rend une 

décision sur la restitution des objets qui sont revendiqués par un tiers (art. 242 al. 

1 LP). Elle impartit à celui dont elle conteste le droit un délai de 20 jours pour 

intenter son action au for de la faillite; passé ce délai, la revendication du tiers est 

périmée (art. 242 al. 2 LP). Les litiges relatifs à l'existence ou au montant d'un 

droit supposé tombé dans le patrimoine du failli ne relèvent donc pas de la 

compétence de l'Office – ni de celle de l'autorité de surveillance saisie d'une 
plainte – mais de celle du juge civil (décision de la Chambre de surveillance 
DCSO/127/2018 du 1er mars 2018 consid. 1.3.2). 

 c.a.b Lorsqu'il est probable que la masse ne suffira pas à couvrir les frais de 

liquidation sommaire de la faillite, le juge qui a ordonné la faillite prononce la 

suspension de celle-ci (art. 230 al. 1 LP). Si, dans les dix jours suivant la 

publication de la suspension, les créanciers ne requièrent pas la liquidation et ne 

fournissent pas les sûretés exigées pour les frais qui ne seront pas couverts par la 

masse, la faillite est clôturée ipso facto (art. 230 al. 2 LP). Comme la faillite est 

close sans qu'il y ait eu liquidation, la société ne peut pas être radiée 

immédiatement. Le préposé au registre du commerce procède d'office à la 

radiation de la société si, dans les deux ans suivant la publication de l'inscription 

de la suspension faute d'actif, aucune opposition motivée n'a été présentée ou 

lorsque la procédure de faillite est close par décision du tribunal (art. 159a al. 5 

let. a et b ORC). Dès la clôture de la faillite suspendue pour défaut d'actif, les 

créanciers n'ont plus droit à disposer du patrimoine encore existant du failli et les 

pouvoirs d'administration et de réalisation de l'Office s'éteignent, alors que les 

limitations du pouvoir de disposer du débiteur cessent. L'Office est toutefois 

autorisé à répartir entre ceux qui ont requis la faillite les actifs disponibles, en 

faisant appel aux principes applicables par analogie en cas de découverte de 

nouveaux biens après la suspension des opérations. Quant aux autres actifs 

inventoriés, ils retombent dans le pouvoir de disposition de l'ex-faillie, représentée 

par ses organes, ipso facto, dès l'échéance du délai (non utilisé) de l'art. 230 al. 2 

LP, sous réserve des valeurs grevées d'un droit de gage (cf. art. 230a al. 2 LP). 

Tant que la personne morale reste inscrite, ses droits patrimoniaux inventoriés ne 

sont plus affectés au désintéressement des intervenants qui auraient été colloqués 

si la procédure de faillite avait suivi son cours (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_914/2021 du 3 mars 2022 consid. 6.1.1). 

 c.b Sur la base de ces principes, la Chambre de surveillance a considéré en 

premier lieu que l'inventaire litigieux n'établissait pas les droits respectifs de 

B______ SA et de la plaignante sur les biens qui y étaient énumérés. L'Office était 

tenu de mentionner dans l'inventaire tous les biens en possession de la faillie 

qu'elle en soit propriétaire ou non. Le fait qu'ils soient revendiqués par un tiers 

aurait été mentionné à l'inventaire, en application de l'art. 225 LP, et le processus 

prévu par l'art. 242 LP aurait été enclenché par l'Office, si la liquidation de la 

faillite s'était poursuivie et n'avait pas été suspendue. En tout état, l'inventaire 

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avait cessé de déployer ses effets avec la suspension puis la clôture de la faillite. 

B______ SA ne pouvait donc s'en prévaloir pour asseoir ses prétendus droits de 

propriété et se voir remettre les objets qui y étaient mentionnés. Dans cette 

mesure, la plainte n'avait pas d'intérêt pour son auteur et devait être déclarée 

irrecevable pour ce motif. 

 La plainte aurait par ailleurs été rejetée sur le fond en tant qu'elle visait la 

confection de l'inventaire par l'Office, ce dernier ayant correctement établi celui-ci 

en y inscrivant tous les actifs en possession de la faillie, y compris ceux 

appartenant à des tiers, en application de l'art. 225 LP. 

 En second lieu, la Chambre a constaté que ni l'Office, ni la Chambre de céans 

n'avaient la compétence de trancher un litige entre la plaignante et B______ SA 

sur la propriété des biens inventoriés, le juge civil étant seul habilité à le faire. Le 

courrier litigieux du 22 novembre 2022 de l'Office à la COMMUNE DE A______ 

constatait la libération de cette dernière de sa charge de gardienne d'actifs. Le 

litige entre la plaignante et B______ SA sur la propriété de ces actifs ne pouvant 

être tranché que par le juge civil, le courrier litigieux ne réglait pas cette question 

et n'imposait donc aucune restitution à B______ SA, la plaignante pouvant 

conserver la maîtrise de facto de ces actifs jusqu'à l'issue du litige sur leur 

propriété. Dans la mesure où le courrier du 22 novembre 2022 de l'Office 

n'imposait aucune obligation à la plaignante et ne conférait aucun droit à 

B______ SA, il n'avait pas la nature de mesure au sens de l'art. 17 LP et la plainte 

était par conséquent sans objet. 

 La Chambre de surveillance s'interrogeait finalement sur l'intérêt d'une plainte qui 

tendait à régler un litige entre la COMMUNE DE A______ et une entité qui avait 

cessé d'exister. 

C. Par courrier du 24 juillet 2023, la COMMUNE DE A______ s'est adressée à la 

Chambre de surveillance pour l'informer du fait que le litige entre elle-même et 

B______ SA sur la propriété du matériel garnissant les locaux de "D______" 

perdurait, nonobstant diverses offres transactionnelles. C______ souhaitait 

désormais procéder, le 28 juillet 2023, en son nom et à son propre compte 

(B______ SA ayant été radiée), à la vente de l'ensemble des biens figurant dans 

l'inventaire de l'Office du 20 octobre 2022, dont les biens appartenant à la 

COMMUNE DE A______. 

 Cette dernière souhaitait "s'assurer qu'une telle vente effectuée par [une personne 

qui n'est pas] habilitée à effectuer une vente de gré à gré de biens inventoriés par 

l'Office, dont certains biens ne lui appartenant pas, puisse effectuer une telle 

vente, qui va (…) génér[er] des revenus qui auraient dû être censés dédommager 
des créanciers (…). Dès lors, au vu des circonstances particulières du cas 
d'espèce, la COMMUNE DE A______, qui souhait[ait] impérativement s'assurer 

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de ne pas se voir reprocher d'avoir donné accès à ses propres locaux pour des 

biens sous sa garde pour cette vente de gré à gré organisée par une personne non 

habilitée pour des biens qui ne lui appartiennent pas forcément et d'avoir 

potentiellement lésé des créanciers privilégiés ou tout autre tiers, d'une part, et de 

ne pas avoir violé les obligations qui découlent du courrier du 22 novembre 2022 

et de toute autre obligation légale, sollicit[ait] (…) que l'autorité de surveillance 
(…) se prononce à cet égard et donne l'autorisation formelle à cette vente de gré à 
gré effectuée par Madame C______". 

EN DROIT 

1. Une plainte manifestement mal fondée ou irrecevable peut être écartée sans 

instruction préalable par une décision sommairement motivée (art. 72 LPA, 

applicable par renvoi de l'article 9 al. 4 LaLP). 

2. 2.1.1 A teneur de l'art. 6 LALP, la fonction d'autorité cantonale de surveillance au 

sens de l'art. 13 LP est exercée par la Chambre de surveillance de la Cour de 

justice. 

 Les art. 13 ss LP, prévoient que les cantons désignent une autorité de surveillance 

pour les offices des poursuites et les offices des faillites (art. 13 al. 1 LP). 

L'autorité de surveillance inspecte chaque office au moins une fois par an et peut 

prononcer des mesures disciplinaires contre un préposé ou un employé des offices 

(art. 14 al. 1 et 2 LP). L'autorité de surveillance est par ailleurs compétente pour 

statuer sur les plaintes formées en application de l'article 17 LP contre les mesures 

des offices ne pouvant être contestées par la voie judiciaire (al. 1), ainsi qu'en cas 

de déni de justice ou de retard à statuer (al. 3). L'autorité de surveillance doit par 

ailleurs constater, indépendamment de toute plainte et en tout temps (ATF  

136 III 572 consid. 4), la nullité des mesures des offices contraires à des 

dispositions édictées dans l'intérêt public ou dans l'intérêt de personnes qui ne sont 

pas parties à la procédure (art. 22 al. 1 LP). Finalement, l'autorité de surveillance 

se voit attribuer diverses compétences par la LP et ses ordonnances d'exécution, 

telles que l'établissement des normes d'insaisissabilité (art. 93 al. 1 LP), la fixation 

de la rémunération des membres des administrations spéciales de faillites et des 

membres des commissions de surveillance des créanciers (art. 47 OELP), les 

décisions sur requêtes en détermination du mode de réalisation (art. 132 LP), les 

décisions sur requêtes en nouvelle expertise (art. 9 et 99 ORFI). 

Les normes d'applications de ces dispositions fédérales se situent aux art. 125 et 

126 al. 2 let. c LOJ ainsi qu'à l'art. 6 al. 1 et 3 LALP. 

 2.1.2 Par mesure de l'Office au sens de l'art. 17 LP, il faut entendre tout acte 

d'autorité accompli par l'Office ou par un organe de la poursuite en exécution 

d'une mission officielle dans une affaire concrète. L'acte de poursuite doit être de 

nature à créer, modifier ou supprimer une situation du droit de l'exécution forcée 

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dans l'affaire en question. En d'autres termes, il doit s'agir d'un acte matériel qui a 

pour but la continuation ou l'achèvement de la procédure d'exécution forcée et qui 

produit des effets externes (ATF 142 III 643 consid. 3; ATF 129 III 400 

consid. 1.1; 128 III 156 consid. 1c; ATF 116 III 91 consid. 1; GILLIERON, 

Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, 1999, n° 

12 et 13 ad art. 17-21 LP, n° 16 ad art. 8 LP; ERARD, Commentaire Romand, 

Poursuite et faillite, 2005, n° 10 ad art. 17 LP). 

2.1.3 La plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 

LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les 

dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

Elle peut également être déposée en tout temps en cas de nullité de l'acte contesté 

(art. 22 al. 1 LP), de retard à statuer et de déni de justice (art. 17 al. 3 LP). 

2.1.4 A qualité pour former une plainte toute personne lésée ou exposée à l'être 

dans ses intérêts juridiquement protégés, ou tout au moins touchée dans ses 

intérêts de fait, par une décision ou une mesure de l'Office (ATF 138 III 628 

consid. 4; 138 III 219 consid. 2.3; 129 III 595 consid. 3; 120 III 42 consid. 3). 

2.2 En l'occurrence, l'acte déposé devant la Chambre de surveillance par la 

COMMUNE DE A______ ne vise aucune mesure, au sens défini ci-dessus, prise 

par l'Office dans les dix jours précédents. L'Office n'est d'ailleurs plus saisi 

d'aucune procédure d'exécution forcée depuis la clôture de la faillite de 

B______ SA. La Chambre de céans n'a par conséquent plus vocation à connaître 

de plainte contre l'activité de l'Office ni à exercer de surveillance de ce dernier en 

lien avec l'administration de cette faillite. 

La requérante demande en réalité à la Chambre de céans d'autoriser une vente de 

gré à gré, par C______, du mobilier garnissant les locaux de "D______" 

inventorié dans le cadre de la faillite de B______ SA par l'Office. Elle demande 

également à la Chambre de surveillance de l'exonérer de toute responsabilité dans 

le dommage qui pourrait découler de cette vente pour les créanciers de 

B______ SA. 

Cette vente s'inscrit en dehors de tout processus d'exécution forcée et relève de 

l'initiative privée. C______ n'est pas un organe d'exécution forcée, ni d'ailleurs la 

COMMUNE DE A______. La Chambre de céans n'a donc pas vocation à 

intervenir. Aucune des normes susmentionnées ne donne une quelconque 

compétence à la Chambre de surveillance dans un tel contexte de sorte que la 

requête de la COMMUNE DE A______ doit être déclarée irrecevable. 

A vrai dire, la démarche de la COMMUNE DE A______ s'inscrit toujours dans le 

litige de droit civil qui l'oppose à son ancienne locataire, portant sur la propriété 

du mobilier garnissant les locaux de "D______". Or, ainsi que la Chambre de 

céans l'avait déjà relevé dans sa décision du 8 juin 2023, ce litige ne ressortit pas à 

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sa compétence, mais au juge civil, que ce soit pour statuer sur le fond ou sur 

d'éventuelles mesures conservatoires si la COMMUNE DE A______ estime que 

ses droits sont lésés par les initiatives de C______. 

A cet égard, nonobstant les considérants de la décision du 8 juin 2023, dont la 

teneur a été rappelée ci-dessus, la COMMUNE DE A______ – et C______ – ne 
semblent pas avoir saisi la portée de l'inventaire du 20 octobre 2022 de l'Office 

des faillites, des courriers de l'Office des 23 septembre et 22 novembre 2022 ainsi 

que des effets de la clôture de la faillite suite à la suspension de sa liquidation 

pour défaut d'actifs. 

La Chambre de céans ne peut que s'y référer. 

2.3 La requête du 24 juillet 2023 de la COMMUNE DE A______ sera en 

conclusion déclarée irrecevable, faute de compétence de l'autorité saisie, d'objet et 

d'intérêt pour la requérante. 

3. La procédure devant l'autorité de surveillance est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP; 

art. 61 al. 2 let. a OELP) et ne donne pas lieu à l'allocation de dépens (art. 62 al. 2 

OELP). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

 

Déclare irrecevable la requête du 24 juillet 2023 de la COMMUNE DE A______. 

Siégeant : 

Monsieur Jean REYMOND, président; Madame Ekaterine BLINOVA et  

Monsieur Denis KELLER, juges assesseurs; Madame Christel HENZELIN, greffière. 

 

Le président : 

 

Jean REYMOND 

 La greffière : 

 

Christel HENZELIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 

2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a 

LTF). L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours 
constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de 

preuve, et être signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.