# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** db80b7c8-8220-5774-9c02-9b4e458a29c0
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2013 / 133
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2013---133_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

 

KE12.031645-122252

             
      159             
 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
10 avril 2013

__________________

Présidence
de               M.             
S A U T E R E L, président

Juges             
:              M.             
Hack et Mme Guisan

Greffier
              :             
M.               Berthoud, greffier
ad hoc              

 

 

*****

 

 

Art.
271 al. 1 ch. 4, 272 et 278 LP

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s'occupe du recours exercé par
T.________ SA,
à Lonay, contre le prononcé rendu le 24 octobre 2012, à la suite de l'audience du
4 octobre 2012, par le Juge de paix du district de Nyon dans la cause opposant la recourante à K.________,
à Perroy.

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

 

 

 

             
En fait :

 

 

1.             
a) Dans
le cadre d’un projet d’architecture pour le compte d’K.________, la société
T.________ SA a écrit à
la Municipalité de Perroy le 28 novembre 2008 pour demander une confirmation selon laquelle
la villa se trouvant sur une parcelle qu'K.________ et son épouse désiraient acquérir
pouvait être démolie afin d'en construire une autre. La lettre précisait que « notre
mandat consistera à la création d'une nouvelle villa ».

 

             
Le 7 juin 2011, la société précitée a adressé à K.________ une note d'honoraires
de 50'220 fr. pour divers travaux d'architecture. Cette note indique que, sur la base d'un avant projet
du 11 mars 2009 « retenu s/ concours privé », le coût total de la construction
devait être de 3'000'000 fr. et que celui de la prestation d'architecte de 310'000 fr. hors taxes,
« selon notre offre du 7 mai 2009 ». Elle précise encore que 9 % de l'avant-projet
et 6 % du projet auraient été réalisés. En regard des rubriques « définition
des objectifs - énoncé des besoins, approche méthodologique » et « études
préliminaires - définition de l'objet, étude de faisabilité » figurent
les mentions « concours gratuit ».

 

             
Par demande du 7 septembre 2012 adressée au Tribunal d’arrondissement de la Côte, T.________
SA a conclu à ce que K.________ et son épouse soient reconnus ses débiteurs de la somme
de 57'422 fr. 30 plus intérêt à 5 % l’an dès le 1er
février 2012.

 

             
Le 18 juillet 2012, la société a requis à concurrence de 56'608 fr. 30 plus intérêts
le séquestre de l’immeuble sis sur la commune de Perroy propriété d’K.________.

 

             
b) Par ordonnance du 26 juillet
2012, le Juge de paix du district de Nyon a scellé une ordonnance de séquestre pour les montants
de 1) 50'034 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 1er
février 2012, 2) 900 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 6 mars 2012, et 3) 5'674
fr. 30 plus intérêt à 5 % l'an dès le 18 juillet 2012 contre K.________, la cause
de l’obligation étant « Contrat d’architecte conclu en automne 2008 entre
parties », le cas de séquestre retenu étant celui visé par l'art. 271 al. 1
ch. 4 LP et les objets à séquestrer étant « l'immeuble situé sur la commune
de Perroy, [...] d'une surface de 3236 m2 ainsi que l'ensemble des meubles le garnissant dont l'estimation
fiscale (2008) est de fr. 2'794'000.- propriété de M. K.________ ». Le créancier
a été astreint à fournir des sûretés à hauteur de 5'660 francs.

 

             
K.________ a formé opposition au séquestre par acte du 7 août 2012. 

 

 

2.             
Par prononcé du 18 octobre 2012 adressé
pour notification aux parties le 24 octobre, le Juge de paix du district de Nyon a admis l’opposition
au séquestre, mis les frais, par 480 fr., à la charge de la séquestrante et dit que cette
dernière devait payer au séquestré les sommes de 480 fr. au
titre de remboursement de son avance de frais et de 1'500 fr. de dépens.

 

             
Par acte du 29 octobre 2012, le conseil de la séquestrante a requis la motivation du prononcé.
En conséquence, les motifs ont été adressés pour notification aux parties le 29 novembre
2012 et distribués au conseil de la séquestrante le 4 décembre 2012. Le premier juge a
considéré en substance que la résidence temporaire du débiteur à l’étranger
ne suffisait pas à rendre vraisemblable l’absence de domicile en Suisse.

 

 

3.             
La séquestrante a recouru contre ce prononcé
par acte motivé du 10 décembre 2012, concluant
avec dépens à sa réforme en ce sens que l'opposition au séquestre est rejetée,
les dépens étant mis à charge de l'intimé au recours.

 

             
L’effet suspensif a été accordé au recours par décision présidentielle
du 13 décembre 2012.

 

             
Dans le délai qui lui avait
été imparti à cet effet, l'intimé a conclu avec dépens au rejet du recours.

 

 

 

             

             
En droit
:

 

 

I.        
              Un
recours au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure
civile du 19 décembre 2008, entré en vigueur le 1er
janvier 2011, RS 272) est ouvert
contre les décisions rendues en matière de séquestre, en vertu des art. 309 let. b ch.
6 et 319 let. a CPC (Blickenstorfer, ZPO Kommentar, nn. 4 et 23-24 ad art. 309 CPC). Le recours a été
formé en temps utile, dans le délai de dix jours de l'art. 321 al. 2 CPC. Il est écrit
et motivé, de sorte qu'il est recevable à la forme (art. 321 al. 1 CPC).

 

             
S'agissant de la recevabilité des pièces nouvelles produites en deuxième instance, la
jurisprudence de la cour de céans - rendue sous l'empire du droit en vigueur jusqu'au 31 décembre
2010 - considérait que le recours contre la décision du juge statuant sur une opposition au
séquestre était dévolutif (Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur
la poursuite pour dettes et la faillite, n. 82 ad art. 278 LP) et que les parties pouvaient alléguer
des faits nouveaux (art. 278 al. 3 LP [loi fédérale
du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et la faillite, RS 281.1])
pour autant qu'ils se soient produits postérieurement à la décision du juge sur l'opposition
(art. 58 al. 8 aLVLP [loi vaudoise d'application de la LP; RSV 280.05]; Reeb, Les mesures provisoires
dans la procédure de poursuite, in RDS 116/1997 II 421, p. 482). Compte tenu de cette disposition,
la cour de céans admettait la production de pièces nouvelles en deuxième instance si elles
se rapportaient à des faits qui s'étaient produits après le prononcé attaqué;
en ce qui concernait les pseudo-nova, les pièces nouvelles n'étaient recevables que si celui
qui les produisait établissait qu'il avait été empêché sans sa faute de les
produire plus tôt (CPF, 2 octobre 2008/487; CPF, 27 mai 2004/215; CPF, 28 novembre 2002/481;
CPF, 26 février 1998/101).             

 

             
Depuis son entrée en vigueur le 1er
janvier 2011, le CPC prohibe en principe les allégations et preuves nouvelles au stade du recours
(art. 326 al. 1 CPC), sous réserve de dispositions spéciales de la loi
(art. 326 al. 2 CPC). L'art. 278 al. 3, deuxième phrase LP prévoit que
les parties peuvent, dans le cadre de la procédure de recours en matière d'opposition au séquestre,
alléguer des faits nouveaux. Contrairement toutefois à ce que semble dire Jeandin au sujet
de cette disposition, lorsqu'il précise que « l'art. 278 al. 3 LP admet tout fait nouveau »
(Jeandin, Code de procédure civile commenté, n. 4 ad art. 326 CPC) la portée
de celle-ci, dont la lettre n'a pas changé, est la même que sous l'ancien droit, en ce sens
que seuls les "vrais nova" peuvent être invoqués (Reiser, Basler Kommentar, n. 46
ad art. 278 LP). La jurisprudence de la cour de céans rendue sous l’ancien droit est donc
toujours applicable sur ce point. En ce qui concerne les pseudo-nova, la question relevait auparavant
du droit cantonal (Jeandin, Aspects relatifs à l'octroi du séquestre, JT 2006 II 51 ss, p.
71). Le droit fédéral ne prévoyant pas la possibilité d'alléguer des nova improprement
dits, se pose la question du maintien de la jurisprudence précitée sur ce second point. Le
droit fédéral règle désormais exclusivement cette question, ce qui ne laisse plus
de place à une éventuelle réglementation cantonale.             

 

             
Dans la voie de l'appel, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris en compte que s'ils sont
invoqués ou produits sans retard et qu'ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant
la première instance bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise
(art. 317 al. 1 CPC). On peut en déduire, que, dans la voie du recours, les moyens nouveaux, admis
par exception en application de l'art. 278 al. 3 LP, ne doivent en tout cas pas être admis plus
largement que dans l'appel et que les pseudo-nova ne pourraient au mieux être recevables qu'en tant
que celui qui les produit établirait qu'ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant
la première instance bien qu'il ait fait preuve de la diligence requise (CPF, 13 juillet 2012/280).
La doctrine précitée réserve, en ce sens, la possibilité d'invoquer des faits antérieurs
à la décision de première instance, lorsque ceux-ci n'ont pu être invoqués au
stade de l'opposition et que cette omission est excusable (« entschuldbar » : cf.
Reiser, op. cit., nn. 47 et 49 ad art. 278 LP).

 

             
En l'espèce, les pièces que la recourante prétend produire en recours avaient été
produites le 7 septembre 2012 avec sa demande au fond devant le Tribunal de Nyon. La recourante n'était
aucunement dans l'incapacité de produire ces pièces devant le juge de paix au cours de la procédure
d'opposition, étant rappelé que l'audience du Juge de paix a eu lieu le 4 octobre 2012. Les
pièces en question sont donc irrecevables, à l'exception toutefois de la pièce 6 du bordereau
accompagnant le recours, qui a trait à un vrai novum. Mais celle-ci n’a guère de valeur
probante.

 

 

II.             
a) Selon l’art. 272 al. 1 LP, le
séquestre, mesure conservatoire urgente, est autorisé par le juge du for de poursuite ou par
le juge du lieu où se trouvent les biens, à condition que le créancier rende vraisemblable
que sa créance existe, que l'on soit en présence d'un cas de séquestre et qu'il existe
des biens appartenant au débiteur.

 

             
b) Le
premier juge a considéré que la recourante n’avait pas rendu vraisemblable le cas de
séquestre de l’art. 271 al. 1 ch. 4 LP.

 

             
Le domicile au sens de l'art. 46 LP correspond au centre de l'existence de l'intéressé, de
ses relations, de ses intérêts idéaux et matériels, et de sa vie domestique, l'établissement
de la famille jouant à cet égard un rôle important. En revanche, les permis d'établissement
ou de séjour, le dépôt des papiers et l'exercice des droits politiques ne sont pas déterminants
à eux seuls. Lorsqu'une personne séjourne en deux endroits différents et qu'elle a des
relations avec ces deux endroits, le domicile se trouve au lieu avec lequel elle a les relations les
plus étroites, compte tenu de l'ensemble des circonstances (ATF 125 III 100 c. 3, JT 1999 II 177;
ATF 120 III 7 c. 2b, rés. in JT 1996 II 73). Dans un arrêt du 13 février 1995, le Tribunal
fédéral a qualifié de secondaire la location d'un appartement à l'étranger,
même associée à un dépôt de papiers, au vu de la poursuite de l'activité
professionnelle de l'intéressé en Suisse, telle qu'elle ressortait du dossier (arrêt dans
la cause 2A.118/1993 publié in Archives de droit fiscal 64, p. 401 c. 3, mentionné dans un
arrêt du 8 janvier 2004 dans la cause 7B.241/2003C. 4.2).

 

             
En l'espèce, l'intimé est officiellement domicilié à Perroy, selon le contrôle
des habitants de cette commune. L'épouse de l'intimé a annoncé son départ de la commune
de Perroy le 1er
juillet 2012 ; elle annonçait que sa nouvelle adresse était en Arizona. L'intimé
a procédé contre la requête de conciliation devant le Tribunal d’arrondissement
de la Côte, en indiquant son adresse à Perroy (mais en élisant domicile chez son conseil).
Ce dernier fait n'est guère décisif, dans la mesure où l'épouse de l'intimé
fait de même, alors que l'on sait qu'elle est officiellement domiciliée aux Etats-Unis. Il
a allégué dans son opposition au séquestre qu'il est provisoirement au Etats-Unis dans
le cadre de son activité professionnelle, mais il n'a produit aucune pièce, hormis l'attestation
de domicile de la commune de Perroy, pour étayer cette affirmation. Enfin, dans sa réponse
du 11 juin 2012 déposée dans la procédure au fond, l'intimé allègue que « pour
des raisons professionnelles, les intimés ont dû quitter la Suisse et momentanément abandonner
leur projet ».

 

             
Dans sa réponse au recours, l'intimé admet que son épouse a clairement manifesté
son intention de fonder son domicile ailleurs qu'en Suisse ; mais il n'indique pas qu'ils seraient
séparés.

             

             
On sait donc que l'intimé, actuellement, se trouve aux Etats-Unis. C'est là qu'il a son travail,
puisque c'est pour des raisons professionnelles qu'il a quitté la Suisse. Sa femme est domiciliée
aux Etats-Unis. Il est établi en revanche que l'intimé est au bénéfice d'un permis
d'établissement en Suisse, établi le 17 février 2010. Il en ressort qu'il est entré
en Suisse le 29 juillet 2003. Il est assuré en Suisse selon la LAMal ; il possède deux véhicules
immatriculés et assurés en Suisse.

 

             
Au vu de ce qui précède, tenant compte du fait que l'intéressé ne se trouve plus
effectivement en Suisse, qu'il n'y travaille pas, et que sa femme est domiciliée aux Etats-Unis
alors même qu'il ne soutient pas que le couple serait séparé, il faut retenir que le centre
d’intérêt de l’intimé se trouve aux Etats-Unis.

 

             
c)
On doit encore examiner si la créance de la recourante est vraisemblable.

 

             
Le séquestrant doit rendre vraisemblable l'existence de la créance qu'il allègue (Gilliéron,
op. cit., n. 11 ad art. 271 LP). La vraisemblance de la créance doit résulter des pièces,
à l'exclusion de tout autre moyen de preuve (CPF, P. et cons. c. E., 19 décembre 2001/566
; P. c. K., 17 avril 2008/156). Pour rendre sa créance vraisemblable, la partie requérante
doit produire une pièce ou un ensemble de pièces permettant au juge du séquestre d'acquérir,
au stade de la simple vraisemblance, la conviction que la prétention existe pour le montant énoncé
et qu'elle est exigible, même si le document n'est pas signé (Gilliéron, op. cit. n. 29
ad art. 272 LP).

 

             
En l'espèce, la recourante a fait valoir qu'elle avait été mandatée comme architecte
par l'intimé et sa femme afin de construire une villa à Perroy, qu'elle a accompli de nombreuses
opérations dans le cadre de ce mandat, et que sur la base de ce contrat, elle dispose d'une créance
d'honoraires de 50'034 fr., à laquelle s'ajoutent ses frais de justice et d'avocat, puisqu'elle
a ouvert action au fond.

 

             
Parmi les pièces produites par la recourante à l'appui de sa requête de séquestre,
on ne trouve que deux pièces allant dans le sens de sa thèse, à savoir la lettre du 28
novembre 2008 précitée et la note d’honoraires. Il ressort de la lettre du 28 novembre
2008 qu'à ce moment en tout cas, la recourante n'était pas encore mandatée. Elle précisait
en effet que "notre mandat consistera à (sic) la création d'une nouvelle villa".

 

             
Aucun contrat écrit n'a été produit. La recourante fait d'ailleurs valoir que le contrat
aurait été passé par oral. Or, il ressort uniquement des pièces produites que les
parties ont été en contact en vue de la construction d'une villa. 

 

             
L'intimé a fait valoir à cet égard qu'il avait organisé un concours gratuit entre
trois architectes, puis qu'il a renoncé à son projet. La recourante conteste vigoureusement
qu'il y ait eu un concours gratuit, en relevant qu'elle n'aurait jamais été informée du
nom des autres architectes. Selon elle, ce prétendu concours n'aurait été invoqué
par l'intimé qu'après réception de sa note d'honoraires. On ne peut suivre la recourante
sur ce point. En effet, il ressort précisément de la note d'honoraires que certaines phases
préliminaires du projet ont fait l'objet d'un concours gratuit.

 

             
Au vu de ce qui précède, on ne peut considérer que la recourante aurait rendu vraisemblable
l'existence de la créance prétendue. Il n'est pas établi ni même rendu vraisemblable
qu'un contrat d'architecte ait réellement été conclu. On ignore d'ailleurs quelle a été
au juste l'activité de la recourante, les pièces produites ne permettant pas de la déterminer.
Quoi qu'il en soit, à défaut d'une quelconque pièce rendant au moins vraisemblable un
accord, le séquestre ne peut être maintenu. 

 

 

III.             
En conclusion, le recours doit être rejeté,
le prononcé attaqué étant confirmé.

 

             
Les frais de deuxième instance, arrêtés à 630 fr., sont mis à la charge de la
recourante. Cette dernière doit verser à l’intimé la somme de 1’000 fr. à
titre de dépens de deuxième instance.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judicaires de deuxième
instance, arrêtés à 630 fr. (six cent trente francs), sont mis à la charge de la
recourante.

 

             
IV.             
La recourante T.________ SA doit verser à l'intimé K.________ la somme de 1’000 fr. (mille
francs) à titre de dépens de deuxième instance.

 

             
V.             
L’arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du
10 avril 2013

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié à :

 

‑             
Me Philippe-Edouard Jornot, avocat (pour T.________ SA),

-
              M. [...], agent d’affaires
breveté (pour K.________).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 56'608 fr. 30.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être
déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente
notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district de Nyon.

             
Le greffier :