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**Case Identifier:** 24d5a3f2-74e6-5a69-af33-a15358f12109
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 28.09.2017 A/3077/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3077-2017_2017-09-28.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3077/2017 ATAS/888/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 28 septembre 2017 

3ème  Chambre 

 

En la cause 

BALOISE-FONDATION COLLECTIVE POUR LA 
PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE OBLIGATOIRE, sise c/o 
Bâloise Vie SA, Aeschengraben 21, BASEL demanderesse 

 

contre 

A______ SA, sise c/o B______ (GENEVE) SA, à GENÈVE défenderesse 

 

  

 
 
 

 

A/3077/2017 

- 2/6 - 

 

EN FAIT 

 

1. La société A______ SA (ci-après : la société), domiciliée à Genève, a notamment 
pour but l’achat, la vente et la commercialisation de tous produits pétroliers ou 
pétrochimiques ou dérivés de tels produits. 

2. Par contrat validé le 1er mai 2009 (n° 1______), la société a été affiliée en tant 
qu’employeur à la Bâloise fondation collective pour la prévoyance professionnelle 
obligatoire (ci-après : la fondation). 

3. À compter du 28 décembre 2012, le compte de la société n’a plus été à jour : au 
31 décembre 2012, le solde dû par la société à la fondation s’élevait, intérêts 
compris, à CHF 902.05 ; au 31 décembre 2013, il atteignait CHF 16'680.35 ; au 
31 décembre 2014, CHF 9'022.40 ; au 31 décembre 2015, il s’élevait à 
CHF 14'251.45. 

4. Par courrier du 27 avril 2016, la fondation a adressé à la société une première 
sommation, puis, par pli du 26 mai 2016, une deuxième. L’arriéré s’élevait alors à 
CHF 15'976.25. La fondation avisait la société qu’à défaut de paiement, le contrat 
d’affiliation serait résilié avec effet au 30 juin 2016. 

5. La convention d’adhésion a été résiliée par la fondation avec effet au 30 juin 2016. 

6. Après avoir avisé la société sans succès, la fondation, en date du 27 juillet 2017, a 
intenté des poursuites et un commandement de payer (2______) a été notifié le 3 
octobre 2016 à la société, qui y a fait opposition.   

7. Par pli du 14 juillet 2017, la fondation a saisi la Cour de céans d’une demande en 
paiement et action en reconnaissance de dette en concluant principalement à la 
condamnation de la société à lui verser la somme de CHF 14'668.05 avec intérêts à 
5% dès le 20 juillet 2016, ainsi que tous les frais de poursuite et à la mainlevée 
définitive de l’opposition formée au commandement de payer notifié le 3 octobre 
2016. 

8. Invitée à se déterminer, la défenderesse, par écriture du 13 septembre 2017, a 
indiqué ne pas contester le montant réclamé - soit la somme de CHF 14'668.05 avec 
intérêts à 5% dès le 20 juillet 2016.  

Elle a expliqué rencontrer de sérieuses difficultés financières depuis plusieurs mois, 
qui l’ont contrainte à licencier l’intégralité de son personnel, ajoutant que si elle 
s’est opposée au commandement de payer, c’est afin de gagner du temps, étant 
précisé qu’elle est en train de prendre les mesures nécessaires pour assainir sa 
situation financière et honorer ses créanciers. 

La société a allégué qu’elle prendrait contact avec la fondation pour convenir d’un 
plan de paiement échelonné. 

 
 
 

 

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- 3/6 - 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations relatives à la prévoyance 
professionnelle opposant institutions de prévoyance, employeurs et ayants droit, y 
compris en cas de divorce, ainsi qu’aux prétentions en responsabilité (art. 331 à 
331e du Code des obligations [CO - RS 220] ; art. 52, 56a, al. 1, et art. 73 de la loi 
fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 
25 juin 1982 [LPP - RS 831.40] ; art. 142 du Code civil [CC - RS 210]). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le litige porte sur la demande en condamnation au paiement des cotisations échues 
et frais y relatifs, ainsi que sur la demande en mainlevée de l'opposition faite au 
commandement de payer. 

3. Aux termes de l’art. 73 al. 1 LPP, chaque canton désigne un tribunal qui connaît, en 
dernière instance cantonale, des contestations opposant institutions de prévoyance, 
employeurs et ayants droit. 

La LPP n’a pas institué de procédure d’opposition préalable au recours au tribunal. 
La jurisprudence a précisé en outre que ni les institutions de prévoyance, ni 
l’institution supplétive ne pouvaient annuler l’opposition à une poursuite en 
recouvrement de cotisations dues par l’employeur par une décision assimilable à un 
jugement (ATF 115 III 95 ; JdT 1991 II 149). La Chambre de céans peut ainsi 
connaître directement de l’opposition faite par le débiteur au commandement de 
payer. 

4. Les décisions des autorités administratives fédérales portant condamnation à payer 
une somme d'argent sont exécutées par la voie de la poursuite pour dettes et sont, 
une fois passées en force, assimilées à des jugements exécutoires au sens de l'art. 80 
al. 2 ch. 2 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite du 11 avril 1889 
(LP ; P.-R. GILLIERON, Commentaire de la LP, 1999 p. 1226 ch. 45). 

Il en est de même des décisions passées en force des autorités administratives 
cantonales de dernière instance qui statuent, dans l'accomplissement de tâches de 
droit public à elles confiées par la Confédération, en application du droit fédéral, 
mais qui ne statuent pas définitivement en vertu du droit fédéral – autrement dit, 
dont les décisions sont susceptibles d'un recours administratif auprès d'une autorité 
fédérale ou d'un recours de droit administratif (op. cit. p. 1227 ; C. JEAGER, 
Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, 1999 p. 621). Par autorités 
administratives fédérales, et par extension autorités administratives cantonales de 
dernière instance, il faut entendre les tribunaux fédéraux et les autres autorités ou 

 
 
 

 

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organisations indépendantes de l'administration fédérale en tant qu'elles statuent 
dans l'accomplissement de tâches de droit public à elles confiées par la 
Confédération (art. 1 al. 2 let. b et e de la loi fédérale sur la procédure 
administrative du 20 décembre 1968 [PA]). 

La Chambre des assurances sociales de la Cour de justice statuant en dernière 
instance cantonale et dans l'accomplissement de tâches de droit public peut, selon 
ce qui précède, prononcer la mainlevée définitive d'une opposition à un 
commandement de payer puisque, statuant au fond, la condamnation au paiement 
est assimilée à un jugement exécutoire. Cette solution est d'ailleurs la conséquence 
du fait que, dans les matières qui sont de son ressort, le juge des assurances est 
effectivement le juge ordinaire selon l'art. 79 LP et qu'il a qualité pour lever une 
opposition à la poursuite en statuant sur le fond (ATF 109 V 51). 

5. La loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, 
du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40) institue un régime d'assurance obligatoire des 
salariés (art. 2 al. 1 LPP). 

Selon l'art. 11 al. 1 LPP, tout employeur occupant des salariés soumis à l'assurance 
obligatoire doit être affilié à une institution de prévoyance inscrite dans le registre 
de la prévoyance professionnelle. Si l'employeur ne se conforme pas à son 
obligation, l'autorité cantonale de surveillance le somme de s'affilier dans les six 
mois à une institution de prévoyance. A l'expiration de ce délai, l'employeur qui n'a 
pas obtempéré à cette injonction est annoncé à l'institution supplétive pour 
affiliation (art. 11 al. 5 LPP). L'affiliation a alors lieu avec effet rétroactif (art. 11 
al. 3 LPP). 

L'art. 3 al. 1 de l'ordonnance sur les droits de l'institution supplétive en matière de 
prévoyance professionnelle (RS 831.434) prévoit que l'employeur doit verser à 
l'institution supplétive les cotisations dues pour l'ensemble des salariés soumis à la 
loi, avec effet dès le moment où il aurait dû être affilié à une institution de 
prévoyance. Le taux de l'intérêt moratoire correspond à celui qu'applique 
habituellement l'institution supplétive en cas de retard dans le paiement des 
cotisations (art. 3 al. 2 de l'ordonnance). 

6. En l'espèce, la Chambre de céans tient pour établi qu'en sa qualité d'employeur 
occupant des salariés, la défenderesse devait obligatoirement être affiliée à une 
caisse de prévoyance professionnelle, ce qui du reste n'est pas contesté. 

a. Le montant réclamé à titre d’arriérés de cotisations n’est pas contesté par la 
défenderesse. Quant au prélèvement de 5% d’intérêts moratoires, il est fondé sur 
l’art. 104 CO.  

b. En sus des cotisations dues et des intérêts courus, la demanderesse réclame 
également le paiement des frais de gestion (soit CHF 1'000.- de frais de sommation 
et de mise en demeure), des frais de poursuites (soit CHF 103.30). Ces montants 
sont également dus en application du règlement des coûts pour charges et 
prestations de service extraordinaires de la demanderesse.  

 
 
 

 

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7. En ce qui concerne les frais de dépens de la cause, l’art. 73 al. 2 LPP précise que les 
cantons doivent prévoir une procédure simple, rapide et, en principe, gratuite. 
L’art. 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985  
(LPA-GE - E 5 10) prévoit quant à lui que la procédure est gratuite pour les parties. 
Toutefois, les débours et un émolument peuvent être mis à la charge de la partie qui 
agit de manière téméraire ou témoigne de légèreté. En effet, ainsi que le Tribunal 
fédéral des assurances l’a admis, la possibilité de limiter la gratuité en cas de 
recours téméraire ou interjeté à la légère est un principe général de procédure prévu 
pour toutes les branches des assurances sociales (ATF 126 V 151 consid. 4b). 

Dans le cadre de litiges portant sur des cotisations de la prévoyance professionnelle, 
le point de savoir si un procès est téméraire doit être tranché en examinant non 
seulement le comportement du débiteur des cotisations dans la procédure judiciaire, 
mais également son comportement avant le procès (ATF 124 V 285). 

Le Tribunal fédéral des assurances a également rappelé qu’il y a lieu de faire une 
différence entre, d’une part, la sanction constituée par la mise des frais de 
procédure à la charge d’une partie qui agit par légèreté ou de manière téméraire au 
sens de l’art. 85 al. 2 let. a de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants 
(aLAVS ; actuellement art. 61 let. a de la loi fédérale sur la partie générale des 
assurances sociales LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003 et, d’autre part, 
le droit aux dépens selon l’art. 85 al. 2 let. f aLAVS actuellement art. 61 let. g 
LPGA, droit qui s’apprécie selon les critères développés au sujet de l’allocation de 
dépens à une partie agissant sans mandataire [Pratique VSI 2002 p. 61]).  

Les assureurs sociaux qui obtiennent gain de cause en procédure cantonale et sont 
représentés par un avocat ou, d’une autre manière, par une personne qualifiée, 
peuvent prétendre des dépens lorsque l’adverse partie procède à la légère ou de 
manière téméraire. En l’absence d’une telle représentation, les autres conditions 
pour l’octroi de dépens à une partie non représentée doivent être données, en sus de 
celles liées à la témérité ou la légèreté (ATF 128 V 323).  

En l’espèce, la Cour de céans constate que la défenderesse a reconnu ouvertement 
devoir les sommes réclamées. Elle s’est déterminée de bonne foi devant la Chambre 
de céans et a manifesté son intention de s’acquitter des contributions encore dues. 
Quant à la demanderesse, elle n’est pas représentée par un mandataire. Dans ces 
conditions, il n’y a pas lieu d’accorder des dépens en l’espèce.  

 
 

 

 

 
 
 

 

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- 6/6 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare recevable la demande déposée le 14 juillet 2017 par LA BÂLOISE 
FONDATION COLLECTIVE POUR LA PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE 
OBLIGATOIRE contre A______ SA. 

Au fond : 

2. Condamne A______ SA à payer à LA BÂLOISE FONDATION COLLECTIVE 
POUR LA PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE OBLIGATOIRE la somme de 
CHF 14'668.05 avec intérêts à 5% dès le 20 juillet 2016 à titre de cotisations 
impayées, intérêts et frais de gestion. 

3. Prononce la mainlevée définitive de l’opposition faite au commandement de payer 
2______ à due concurrence, conformément aux considérants. 

4. Condamne A______ SA à payer en outre à LA BÂLOISE FONDATION 
COLLECTIVE POUR LA PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE 
OBLIGATOIRE tous les frais de poursuites encourus à ce jour. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD 

 La Présidente 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le