# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** cf9506ce-3b28-5d33-b896-e1df7fc3e606
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-03-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 26.03.2025 BB.2025.1
**Docket/Reference:** BB.2025.1
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2025-1_2025-03-26

## Full Text

Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP)

Décision du 26 mars 2025 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 
Roy Garré, président, 
Giorgio Bomio-Giovanascini et  
Patrick Robert-Nicoud,  
la greffière Yasmine Dellagana-Sabry  

   
Parties  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

recourant 
 

 contre 
   

  TRIBUNAL PÉNAL FÉDÉRAL, Cour des affaires 
pénales,  

autorité qui a rendu la décision attaquée 
 

A., représenté par Me Caroline Schumacher,  

prévenu 
 

B. LTD, représentée par Mes Eric Hess et Igor 
Zacharia,  

tiers saisi 
   
Objet  Actes de procédure de la Cour des affaires pénales 

(art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b 
CPP); effet suspensif (art. 387 CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2025.1 
Procédure secondaire: BP.2025.1 
 
 
 

- 2 - 
 
 

Faits: 
 

A. Le 11 avril 2011, le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) a 
ouvert une instruction contre C. et inconnus pour soupçons de blanchiment 
d’argent (art. 305bis CP; dossier MPC, pièce 01-00-0001 ss). 
 
En date du 7 mai 2012, l’instruction a été étendue, d’une part, à l’égard de 
ce dernier du chef de participation ou soutien à une organisation criminelle 
(art. 260ter CP) et, d’autre part, à l’encontre de A., père de C., pour soupçons 
de blanchiment d’argent (art. 305bis CP) et participation ou soutien à une 
organisation criminelle (art. 260ter CP; dossier MPC, pièce 01-00-0004 s.). 
 
 

B. Par ordonnance du 9 mars 2021, le MPC a, notamment, classé la procédure 
pénale dirigée contre C. pour appartenance à une organisation criminelle 
(art. 260ter CP) et blanchiment d’argent (art. 305bis CP; dossier MPC, pièce 
03-00-0002 ss).  
 
 

C. Par ordonnance pénale du 12 décembre 2023, le MPC a reconnu A. 
coupable de participation ou soutien à une organisation criminelle (art. 260ter 
aCP) et blanchiment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 2 let. a CP) et a 
condamné ce dernier à une peine privative de liberté de cinq mois, avec 
sursis durant quatre ans. Ladite autorité a en outre ordonné la confiscation 
des fonds déposés sur les relations d’affaires n° 1 ouverte au nom de B. Ltd 
auprès de la banque D. et n° 2 ouverte au nom de A. auprès de la banque E. 
(dossier MPC, pièce 03-00-0039 ss, p. 18; v. ég. dossier CAP-TPF 
SK.2024.14, pièce 1.110.001 ss, p. 18). 
 
Ladite ordonnance a été notifiée à A. par publication dans la Feuille fédérale 
du 20 décembre 2023, en application de l’art. 88 al. 1 let. a et c CPP (dossier 
MPC, pièce 03-00-0078 s.; v. ég. dossier MPC, pièce 03-00-0039 ss, 
p. 17 s.; dossier CAP-TPF SK.2024.14, pièce 1.110.001 ss, p. 17 s.; v. ég. 
act. 1.1, p. 3). 
 
 

D. Le 21 décembre 2023, B. Ltd a, sous la plume de ses conseils, formé 
opposition à l’ordonnance pénale précitée s’agissant de la confiscation des 
valeurs patrimoniales déposées sur le compte bancaire susmentionné ouvert 
à son nom (dossier MPC, pièce 03-00-0080 ss; dossier CAP-TPF SK.2024.3, 
pièce 23.100.023 ss). 
 

- 3 - 
 
 

Le MPC a, en date du 18 janvier 2024, transmis l’opposition en question à la 
Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après: CAP-TPF), en 
application de l’art. 355 al. 3 let. a en relation avec l’art. 356 al. 1 et 6 CPP 
(dossier CAP-TPF SK.2024.3, pièces 23.100.001 ss), laquelle a enregistré 
la cause sous la référence SK.2024.3 (dossier CAP-TPF SK.2024.3, pièces 
23.120.001 s.). 

 
 
E. Le 6 février 2024, A. a, sous la plume de son conseil, formé opposition à 

l’ordonnance pénale du 12 décembre 2023 rendue à son encontre, précisant 
au demeurant réserver « tous ses droits quant au vice de forme affectant » 
la publication faite par voie édictale de ladite ordonnance, dès lors que son 
nom officiel complet est F., A. étant ses prénoms (dossier CAP-TPF 
SK.2024.14, pièces 1.100.005 s. et 1.100.008).  
 
Considérant ladite opposition comme étant tardive, le MPC l’a transmise à la 
CAP-TPF en date du 15 février 2024 pour décision à ce propos (dossier 
CAP-TPF SK.2024.14, pièce 1.100.001 ss). La cause a été enregistrée par 
cette dernière autorité sous la référence SK.2024.14 (dossier CAP-TPF 
SK.2024.14, pièce 1.120.001 s.). 
 
 

F. Par ordonnance du 18 décembre 2024, la CAP-TPF a constaté que A. a 
valablement formé opposition à l’ordonnance pénale rendue le 12 décembre 
2023 par le MPC dans la procédure SV.24.0016 (SK.2024.14). Elle a en 
outre prononcé la jonction des causes SK.2024.3 et SK.2024.14 et suspendu 
cette dernière procédure, tout en renvoyant la cause au MPC pour qu’il 
procède conformément à l’art. 355 CPP (act. 1.1; dossier CAP-TPF 
SK.2024.14, pièce 1.930.001 ss). 
 
 

G. Le 30 décembre 2024, le MPC a interjeté recours auprès de la Cour des 
plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour) contre l’ordonnance 
précitée, concluant, à titre préalable, à l’octroi de l’effet suspensif. Sur le 
fond, l’autorité en question a requis l’annulation de ladite ordonnance. Elle a 
en outre conclu à ce que la tardiveté de l’opposition formée par A. en date 
du 6 février 2024 soit constatée et à ce que la cause soit renvoyée à la CAP-
TPF pour décision dans le dossier SK.2024.3 (act. 1). 
 
 

H. Par courrier du 7 janvier 2025, la CAP-TPF a renoncé à déposer des 
observations quant au recours précité (act. 3). 
 
 

- 4 - 
 
 

I. Invité à répondre, A. s’est exprimé quant au recours en question en date du 
13 janvier 2025 (act. 4). 
 
 

J. A cette même date, B. Ltd a transmis à la Cour de céans ses observations 
quant audit recours (act. 5). 
 
 

K. Le MPC a dupliqué en date du 31 janvier 2025 (act. 9).   
 
 
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 En tant qu'autorité de recours, la Cour de céans examine avec plein pouvoir 

de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis (TPF 2021 97 
consid. 1.1; Message du 21 décembre 2005 relatif à l'unification du droit de 
la procédure pénale [ci-après: Message CPP], FF 2006 1057, 1296 in fine; 
MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral 
en 2011, in JdT 2012 IV 5 n. 199; v. ég. KELLER, Zürcher Kommentar, 3e éd. 
2020, n. 39 ad art. 393 CPP; GUIDON, Basler Kommentar, 3e éd. 2023, 
n. 15 ad art. 393 CPP; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit commentaire 
CPP, 2e éd. 2016, n. 3 ad art. 393 CPP). 
 

1.2 Le recours est recevable contre les ordonnances, les décisions et les actes 
de procédure des tribunaux de première instance, sauf contre ceux de la 
direction de la procédure (art. 393 al. 1 let. b CPP et art. 37 al. 1 de la loi sur 
l'organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). 
 
Le recours interjeté auprès de la Cour de céans est en particulier recevable 
contre les ordonnances rendues par la CAP-TPF prononçant l’invalidité de 
l’opposition à une ordonnance pénale (SCHMID/JOSITSCH, Praxiskommentar, 
4e éd. 2023, n. 3 ad art. 356 CPP; STRÄULI, Commentaire romand, 2e éd. 
2019, n. 45 ad art. 393 CPP). 
 

1.3 Déposé en temps utile (v. art. 384 et 396 al. 1 CPP), dans les formes 
requises par la loi (art. 396 al. 1 CPP) et par une autorité disposant de la 
qualité pour recourir, le recours est recevable quant à la forme et il y a partant 
lieu d’entrer en matière. 
 

- 5 - 
 
 

2. Le recours interjeté par le MPC en date du 30 décembre 2024 est dirigé 
contre l’ordonnance rendue par la CAP-TPF en date du 28 décembre 2024 
prononçant, notamment, la validité de l’opposition formée le 6 février 2024 
par A. contre l’ordonnance pénale rendue à l’encontre de ce dernier le 
12 décembre 2023. L’autorité recourante considère au contraire que 
l’opposition serait tardive, dès lors que la notification de celle-ci serait 
valablement intervenue, par voie édictale, en date du 20 décembre 2023. 
Contrairement à ce qui a été retenu par l’autorité intimée dans l’ordonnance 
entreprise, le MPC estime en substance, avoir mis tout en œuvre, 
conformément à l’art. 88 al. 1 let. a CPP, pour localiser A. avant de procéder 
à la notification de l’ordonnance pénale en question dans la Feuille officielle 
(act. 1). 
 

2.1  
2.1.1 Si les conditions de l’art. 352 al. 1 CPP sont réunies, le ministère public rend 

une ordonnance pénale. 
 
Conformément à l'art. 354 al. 1 let. a CPP, le prévenu peut former opposition 
contre l'ordonnance pénale devant le ministère public, par écrit et dans les 
dix jours. L'opposition du prévenu n'a pas à être motivée (al. 2). 
 
En cas d’opposition, le ministère public administre les autres preuves 
nécessaires au jugement de l’opposition (art. 355 al. 1 CPP). Selon les 
termes de l’art. 355 al. 3 CPP, après l’administration des preuves, le 
ministère public décide s’il maintient l’ordonnance pénale (let. a), s’il classe 
la procédure (let. b), s’il rend une nouvelle ordonnance pénale (let. c) ou s’il 
porte l’accusation devant le tribunal de première instance (let. d). 
 
Lorsqu’il décide de maintenir l’ordonnance pénale, le ministère public 
transmet sans retard le dossier au tribunal de première instance en vue des 
débats. L’ordonnance pénale tient lieu d’acte d’accusation (art. 356 al. 1 
CPP). Le tribunal de première instance statue sur la validité de l’ordonnance 
pénale et de l’opposition (art. 356 al. 2 CPP; ATF 142 IV 201 consid. 2.2 et 
les réf. citées). L’opposition est, notamment, considérée comme irrégulière 
lorsqu’elle est tardive et ne respecte, partant, pas le délai de 10 jours prévu 
à l’art. 354 al. 1 CPP. Dans ce cas de figure, le tribunal de première instance 
n’entre pas en matière et l’ordonnance pénale est assimilée à un jugement 
entré en force et exécutoire (v. art. 354 al. 3 CPP; Message CPP, 1275; 
décision du Tribunal pénal fédéral BB.2023.83 du 13 juillet 2023 consid. 2.2 
et les réf. citées). En revanche, une ordonnance pénale qui n’a pas été 
valablement notifiée ne déploie aucun effet juridique et le délai susmentionné 
pour former opposition ne commence pas à courir (ATF 142 IV 201 
consid. 2.4) ou court dès le jour où le destinataire a pu en prendre 

- 6 - 
 
 

connaissance, dans son dispositif et ses motifs. En vertu du principe de la 
bonne foi, l'intéressé est tenu de se renseigner sur l'existence et le contenu 
de la décision dès qu'il peut en soupçonner l'existence, sous peine de se voir 
opposer l'irrecevabilité d'un éventuel moyen pour cause de tardiveté 
(ATF 139 IV 228 consid. 1.3 et les réf. citées; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_457/2023 du 11 mars 2024 consid. 1.3; 6B_264/2014 du 8 juillet 2014 
consid. 2.1). 
 

2.1.2 L'art. 353 al. 3 CPP prévoit que l'ordonnance pénale est immédiatement 
notifiée par écrit aux personnes et aux autorités qui ont qualité pour former 
opposition. La notification et la communication de l'ordonnance pénale sont 
régies, en sus de cette disposition, par les normes générales des art. 84 à 
88 CPP (ATF 144 IV 64 consid. 2.1; v. ég. arrêts du Tribunal fédéral 
6B_171/2024 du 4 septembre 2024 consid. 1.1; 6B_457/2023 précité 
consid. 1.1). 
 
Aux termes de l'art. 87 CPP, toute communication doit être notifiée au 
domicile, au lieu de résidence habituelle ou au siège du destinataire (al. 1). 
Les parties et leur conseil qui ont leur domicile, leur résidence habituelle ou 
leur siège à l'étranger sont tenus de désigner un domicile de notification en 
Suisse; les instruments internationaux prévoyant la possibilité de notification 
directe sont réservés (al. 2). Si les parties sont pourvues d'un conseil 
juridique, les communications sont valablement notifiées à celui-ci (al. 3). 
 
A teneur de l'art. 88 CPP, la notification a lieu dans la Feuille officielle 
désignée par le canton ou la Confédération notamment lorsque le lieu de 
séjour du destinataire est inconnu et n'a pas pu être déterminé en dépit des 
recherches qui peuvent raisonnablement être exigées (al. 1 let. a) ou 
lorsqu’une partie ou son conseil n’a pas désigné un domicile de notification 
en Suisse, alors qu’ils ont leur domicile, leur résidence habituelle ou leur 
siège à l’étranger (al. 1 let. c). La notification est réputée avoir eu lieu le jour 
de sa publication (al. 2). 
 
Selon la jurisprudence constante, il appartient ainsi au ministère public, avant 
de pouvoir envisager l'application de l'art. 88 CPP, d'entreprendre des 
démarches approfondies pour localiser le prévenu et d'effectuer toutes les 
recherches que l'on peut raisonnablement attendre de sa part à cet égard. 
La publication par voie édictale étant considérée comme une ultima ratio, les 
recherches doivent être effectuées de manière diligente auprès, par 
exemple, de la dernière adresse connue, des autorités de contrôle de 
l’habitant, des autorités militaires, de l’office de poste compétent en dernier 
lieu, des voisins, des proches parents ou encore, le cas échéant, des 
précédents conseils du prévenu (ATF 148 IV 362 consid. 1.2; arrêts du 

- 7 - 
 
 

Tribunal fédéral 6B_457/2023 précité consid. 1.2; 6B_467/2022 du 
12 décembre 2022 consid. 1.1.3 et les arrêts cités). Le fardeau de la preuve 
de la notification régulière ainsi que des recherches raisonnables incombe 
aux autorités pénales (ATF 148 IV 362 consid. 1.2; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_652/2013 du 26 novembre 2013 consid. 1.4.2). 
 

2.2  
2.2.1 En l’espèce, il ressort du dossier de la cause que durant la procédure 

d’instruction, le MPC a mis en œuvre diverses mesures destinées à localiser 
A. 
 
En effet, après avoir constaté, par le biais de sources ouvertes, que ce 
dernier était en fuite depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi et 
que, malgré une notice Interpol émise par les autorités françaises, il aurait 
été exfiltré de France vers l’Afrique du Sud, puis, suite à une attaque envers 
sa personne survenue fin février 2018, vers les Emirats Arabes Unis (act. 1.2 
et 1.3), l’autorité recourante a, lors de l’audition – en qualité de prévenu – de 
C. du 2 décembre 2019, requis de ce dernier des informations quant au lieu 
où se trouverait son père (dossier MPC, pièce 13-01-0008). A cette occasion, 
C. a déclaré avoir des contacts téléphoniques avec son père et que la 
dernière adresse officielle de celui-ci se trouvait à Z., en Afrique du Sud, où 
il lui aurait rendu visite en 2018, après la fusillade dont son père aurait été 
victime (dossier MPC, pièce 13-01-0008 s.). Par courrier du 16 décembre 
2019, l’un des conseils de C. a communiqué au MPC l’adresse exacte du 
dernier domicile officiel de A. à Z. (dossier MPC, pièce 16-01-0082).  
 
En date du 13 décembre 2021, le MPC a mandaté la Police judiciaire 
fédérale (ci-après: PJF) en vue d’identifier le lieu de résidence ou de séjour 
de A., d’éventuelles procédures en cours et mandats ouverts contre ce 
dernier et de déterminer les autorités judiciaires pouvant avoir des 
informations ou un intérêt sur l’intéressé. A ce titre, l’autorité recourante a 
remis à la PJF l’adresse de ce dernier en Afrique du Sud, communiquée par 
son fils, et l’information lue dans la presse selon laquelle il pourrait avoir été 
exfiltré à Y. (Emirats Arabes Unis; dossier MPC, pièces 10-01-0227 ss). Le 
27 janvier 2022, la PJF a transmis son rapport au MPC, expliquant avoir 
adressé des demandes via Interpol à l’Afrique du Sud et aux Emirats Arabes 
Unis, sans avoir obtenu de réponse. Elle a en outre pris contact avec l’Office 
central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales 
(ci-après: OCCLIF) à Nanterre/Paris (France) pour s’entendre répondre que 
ledit office n’avait plus aucune information à l’endroit de A. Enfin, la PJF a 
conduit des contrôles dans ses bases de données, lesquels se sont révélés 
infructueux (dossier MPC, pièce 10-01-0230 s.). 
 

- 8 - 
 
 

Le 9 mars 2022, le MPC a enfin adressé une demande d’entraide à l’Afrique 
du Sud en vue de vérifier le lieu de résidence de A., tel que communiqué par 
son fils, de déterminer, le cas échéant, son ou ses lieu(x) de résidence/séjour 
actuel(s) et de procéder à son audition (dossier MPC, pièce 18-07-0001 ss). 
En dépit d’une relance de l’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ), en 
date du 30 août 2022, requise par le MPC (dossier MPC, pièces 18-07-0022 
s. et 18-07-0024), les autorités sudafricaines n’ont donné aucune suite à la 
demande d’entraide précitée (v. act. 1, p. 5). 
 

2.2.2 Nonobstant ce qui précède, l’autorité intimée reproche au MPC de ne pas 
avoir valablement notifié l’ordonnance pénale en question, dès lors qu’il 
n’aurait pas entrepris toutes les recherches qui pouvaient être 
raisonnablement exigées de sa part, au sens de l’art. 88 al. 1 let. a CPP, 
pour déterminer le lieu de séjour de A. (act. 1.1, p. 9 s.). La CAP-TPF 
considère en particulier qu’il appartenait au MPC de demander à son fils, « le 
cas échéant par l’intermédiaire de ses défenseurs à Genève, de lui 
communiquer l’adresse actuelle de [l’intéressé] ou tout autre moyen qui 
aurait permis de le joindre, notamment un numéro de téléphone ou une 
adresse électronique » (idem, p. 8). La CAP-TPF a en outre reproché à 
l’autorité recourante de ne pas avoir pris contact avec le conseil français de 
A., démarche qui, selon elle, « lui aurait permis d’obtenir l’adresse [de ce 
dernier], respectivement d’informer le prévenu qu’une procédure pénale 
avait été ouverte à son encontre, […] » (idem, p. 9). L’autorité intimée estime 
enfin qu’il incombait au MPC, « à supposer que les démarches déjà 
mentionnées se soient révélées infructueuses, de demander l’entraide 
judiciaire aux autorités émiraties afin de localiser A. » (ibidem). 
 

2.2.3 Force est de relever à titre liminaire que bien que l’intéressé n’ait élu domicile 
en Suisse auprès de l’Etude de Me Schumacher qu’après la publication de 
l’ordonnance pénale du 12 décembre 2023 par voie édictale, un éventuel 
manquement ne peut en l’espèce être retenu, dès lors qu’aucune pièce au 
dossier ne permet d’établir à suffisance que A. aurait été informé 
préalablement qu’une instruction avait été ouverte contre lui (art. 88 al. 1 
let. c CPP).  
 
Ce nonobstant, les reproches formulés par l’autorité intimée s’agissant des 
incombances consacrées à la let. a de l’art. 88 al. 1 CPP ne sauraient être 
suivis. La Cour de céans considère en effet que les démarches énoncées 
par la CAP-TPF vont au-delà de ce qui peut raisonnablement être requis de 
l’autorité recourante, ce d’autant plus que, comme relevé supra 
(v. consid. 2.2.1), elle a exécuté un certain nombre de mesures destinées à 
localiser le prévenu, lequel, se sentant « traqué et menacé » (v. act. 4, p. 13), 
semble mettre tout en œuvre pour que son domicile, respectivement, son 

- 9 - 
 
 

lieu de résidence ou de séjour, ne soit pas identifiable. La Cour de céans 
considère en particulier que requérir du fils, domicilié à Y., ou du conseil 
français de A. l’adresse ou encore le contact de ce dernier, va au-delà de ce 
qui peut raisonnablement être requis du MPC en sus des mesures déjà 
entreprises. En effet, ni le fils du prévenu, ni l’avocat français de ce dernier 
n’ont l’obligation de répondre à de telles questions, étant souligné que celles-
ci devraient être posées par la voie de l’entraide judiciaire internationale, 
qualifiée au demeurant de très difficile avec les Emirats Arabes Unis, pays 
où le fils du prévenu est domicilié (v. not. dossier MPC, pièce 03-00-0002; 
s’agissant de la question de l’entraide avec les Emirats Arabes Unis, v. infra). 
Il sied en outre de souligner que l’information obtenue du fils de l’intéressé 
selon laquelle le dernier domicile officiel de son père était situé en Afrique du 
Sud a été communiquée au MPC un peu moins de deux ans après la 
fusillade dont ce dernier aurait été victime en Afrique du Sud et sa prétendue 
exfiltration vers les Emirats Arabes Unis relatée par les médias (v. dossier 
MPC, pièce 13-01-0008 s.; act. 1.3). Aussi, à l’instar de ce qui a été constaté 
par l’autorité recourante, retenir un éventuel domicile de A. dans ce dernier 
pays relève de la pure spéculation, ce d’autant plus que, sur mandat de cette 
dernière autorité, la PJF a effectué, sans succès, des recherches auprès 
d’Interpol aux fins notamment de vérifier si A. se trouvait dans ce pays 
(v. supra, consid. 2.2.1). A ce propos, il apparaît en outre peu efficace, du 
point de vue de l’économie de procédure et du principe de célérité, de 
demander au MPC, même en dernier ressort, de requérir l’entraide d’un pays 
où l’exécution de celle-ci est jugée comme aléatoire et où les délais sont 
imprévisibles, l’entraide étant effectivement qualifiée de « TRÈS 
DIFFICILE » par l’OFJ (v. Guide de l’entraide judiciaire, www.rhf.admin.ch), 
alors qu’aucun élément concret n’indique que A. aurait pu être installé aux 
Emirats Arabes Unis au moment où le MPC entendait notifier l’ordonnance 
pénale du 12 décembre 2023.  

 
2.2.4 Par conséquent, la Cour de céans considère que le MPC a, en l’espèce, 

entrepris toutes les démarches qui pouvaient raisonnablement être exigées 
de lui en vue de localiser l’intéressé (art. 88 al. 1 let. a CPP).   
 

2.3 Au vu de la réalisation des conditions de l’art. 88 al. 1 let. a CPP, force est 
de retenir que la notification dans la Feuille fédérale a été faite de manière 
régulière en date du 20 décembre 2023, de sorte que l’opposition à 
l’ordonnance pénale formée par A. en date du 6 février 2024 est tardive et 
que, partant, le prononcé du 12 décembre 2023 doit être assimilée à un 
jugement entré en force et exécutoire en ce qui concerne A. (SK.2024.14). 
Seule la question relative à la confiscation des avoirs détenus par B. Ltd 
auprès de la banque D. demeure encore ouverte au vu de l’opposition 
formée par cette dernière société en date du 21 décembre 2023 (SK.2024.3). 

 

- 10 - 
 
 

3. Les considérations qui précèdent mènent à l’admission du recours.  
 
Le point 1 du prononcé de l’ordonnance attaquée est par conséquent annulé 
et la cause renvoyée à l’autorité précédente pour nouvelle décision dans le 
sens des considérants.  

 
 
4. La présente décision rend sans objet la requête tendant à l’octroi de l’effet 

suspensif (BP.2025.1). 
 
 
5. Il est statué sans frais (art. 423 al. 1 CPP). 
 

- 11 - 
 
 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 
 
1. Le recours est admis.  

 
Le point 1 du prononcé de l’ordonnance du 18 décembre 2024 rendue par la 
Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral est annulé et la cause est 
renvoyée à cette dernière autorité pour nouvelle décision dans le sens des 
considérants. 
 

2. La requête d’effet suspensif est sans objet (BP.2025.1). 
 
3. La présente décision est rendue sans frais. 

 
 

Bellinzone, le 27 mars 2025 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président: La greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Ministère public de la Confédération  
- Tribunal pénal fédéral, Cour des affaires pénales (brevi manu) 
- Me Caroline Schumacher 
- Mes Eric Hess et Igor Zacharia 
 
 
Indication des voies de recours 

Il n'existe aucune voie de recours ordinaire contre la présente décision.