# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c4c24505-e2ab-5154-8d9e-56c18dc8044b
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2012 / 296
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2012---296_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PD12.002640.120629

187 

 

 

JUGE
DELEGUé DE LA cour d’appel CIVILE

_________________________________________________________

Arrêt du
25 avril 2012

__________________

Présidence
de               M.             
WINZAP,
juge délégué

Greffière             
:              Mme             
Vuagniaux

 

 

*****

 

 

Art.
134 al. 2, 286 al. 2 CC; 261 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l'appel interjeté par S.________,
à Lausanne, requérant, contre l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 15 mars 2012
par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne dans la cause divisant l'appelant
d’avec J.________,
à Prilly, intimée, le juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal
voit :

             
En fait :

 

A.             
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 15 mars 2012, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement
de Lausanne a rejeté la requête formée par le requérant S.________ (I), dit que la
décision sur les frais des mesures provisionnelles sera renvoyée à la décision finale
(II) et déclaré l'ordonnance immédiatement exécutoire, nonobstant appel.

 

             
En droit, le premier juge a retenu que les problèmes respiratoires rencontrés par le requérant
n'étaient pas nouveaux et que le caractère durable d'une possible aggravation de ceux-ci n'était
pas démontré, de sorte que l'intéressé échouait à rendre sa prétentions
au fond – à savoir la suppression de la pension due à sa fille P.________ – vraisemblable.
Il a ajouté que le requérant ne risquait de toute manière pas de subir un préjudice
difficilement réparable, dès lors que s'il devait obtenir gain de cause, les prétentions
récursoires du Bureau de recouvrement et d'avances de pensions alimentaires (ci-après :
BRAPA) à son encontre se transformeraient en prestations indûment touchées par son ex-épouse
dans les livres comptables.

 

B.             
Par acte du 29 mars 2012,
S.________ a formé appel de cette ordonnance
en concluant à sa réforme en ce sens que la contribution d'entretien en faveur de l'enfant
P.________, née le [...] 1997, est supprimée dès le 16 janvier 2012.

 

             
S.________ a assorti son appel d'une requête d'assistance judiciaire.

 

C.             
Le juge délégué retient les faits suivants, sur la base de l'ordonnance attaquée
complétée par les pièces du dossier :

 

1.             
Par jugement du 14 janvier 2005, devenu définitif
et exécutoire, le Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne a prononcé le divorce
des époux S.________ et J.________.

 

             
Selon le chiffre V de ce jugement, S.________ est astreint au paiement d’une contribution d’entretien
mensuelle pour sa fille, P.________, en mains de son ex-épouse, d’un montant de 450 fr. jusqu’à
l’âge de 10 ans révolus, de 550 fr. dès lors et jusqu’à l’âge
de 14 ans révolus et de 650 fr. dès lors et jusqu’à la majorité ou l’indépendance
financière de l’enfant. Le chiffre VI comporte une clause d’indexation usuelle.

 

2.             
S.________ et J.________ sont bénéficiaires de l'aide sociale respectivement depuis le 1er
janvier 2006 et le 1er
mars 2006.

 

             
Le BRAPA a pourvu, en lieu et place de l'appelant, au service de la contribution d'entretien due à
l'enfant P.________ du 1er
avril 2002 au 30 juin 2004, puis de nouveau à partir du 1er
juillet 2005.

 

3.             
Par décision du 25 novembre 2008, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud
(ci-après : l'Office AI) a rejeté la demande de rente de S.________ du 22 mars 2007, au
motif que celui-ci pouvait travailler à plein temps dans une activité adaptée à son
état de santé.

 

4.             
Le 9 janvier 2012, la consultation de pneumologie du Centre hospitalier universitaire vaudois a attesté
que S.________ souffrait d'une importante limitation respiratoire dans les activités de la vie quotidienne.

 

             
Les 12 janvier 2012 et 27 février 2012, le Dr M.________, médecin généraliste,
a attesté que le requérant était en incapacité de travail à 100 % depuis
le 1er
janvier 2011, jusqu'à fin février 2012 et fin mars 2012 respectivement.

 

             
Dans un rapport médical du 2 mars 2012, le Dr M.________ a indiqué ce qui suit :

 

« Le
patient précité fait une nouvelle demande d'AI pour l'aggravation de son état :

 

Raison
l'invalidité

•             
Maladie

 

Etat
– Evolution

•             
Aggravation

 

Diagnostics

•             
Tuberculose pulmonaire séquellaire avec :

°             
Cicatrices calcifiées bilatérales et réaction hilaire D, cicatrices calcifiées bilatérales

•             
Syndrome obstructif de degré moyennement sévère compatible avec une BPCO de stade II :

°             
Composante obstructive séquellaire post-tuberculose

°             
Tabagisme stoppé depuis 3 ans (20 UPA env.)

•             
Limitation cardio-vasculaire à l'effort (ergospirométrie 18.10.2011)

•             
Malaria dans les années 90

•             
Cervicobrachialgies sur troubles de la statique et dégénératifs de la colonne cervicale
(cf. IRM colonne cervicale du 26.01.2012)

 

Anamnèse
2006

Depuis
l'année de sa première demande d'AI le patient évolue défavorablement dans le sens
d'une insuffisance cardio-respiratoire progressive. Sur le plan subjectif cela se manifeste par une dyspnée
à l'effort léger à moyen et souvent un inconfort dans un milieu poussiéreux ou pollué.

 

Objectivement,
les examens effectués au CHUV notamment une ergospirométrie en 2011 montre une aggravation
sévère par rapport aux résultats obtenus en 2006, alors qu'à l'époque on a déjà
signalé une insuffisance respiratoire obstructive séquellaire !

 

(…)

 

Nous
évaluons une incapacité de travail à 50-100 %, et à 100 % pour le travail
(son travail d'origine) de menuisier. »

 

5.             
Par demande du 23 janvier 2012 adressée au Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne, S.________
a pris les conclusions suivantes :

 

« I.             
Le chiffre V du jugement du 14 janvier 2005 est modifié en ce sens que la contribution d’entretien
en faveur de l’enfant P.________, née le [...] 1997, est supprimée dès le 16 janvier
2012.

Il.             
Le chiffre VI du jugement du 14 janvier 2005 est supprimé. »

 

6.             
Par requête de mesures provisionnelles du 23 janvier 2012, le requérant a conclu ce qui suit :

 

« I.             
La contribution d’entretien fixée par le chiffre V du jugement du 14 janvier 2005 est
supprimée avec effet au 16 janvier 2012. »

 

             
Dans ses déterminations du 2 février 2012, l’intimée a conclu au rejet de la conclusion
du requérant.

 

             
La tentative de conciliation a échoué lors de l'audience du 23 février 2012.

 

 

             
En droit
:

 

1.             
Formé en temps utile (art. 311 al. 1 CPC
[Code de procédure civile du 19 décembre 2010; RS 272]) par une partie qui y a intérêt
(art. 59 al. 2 let. a CPC), contre une décision de première instance de mesures provisionnelles
rendue dans une cause patrimoniale dont les conclusions, dans leur dernier état devant le tribunal
de première instance, portent sur un montant supérieur à 10'000 fr. (art. 308 al.
1 let. b et al. 2 CPC), l'appel est recevable.

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation du droit ou pour constatation inexacte des faits (art.
310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir l'ensemble du droit applicable, y compris les questions
d'opportunité ou d'appréciation laissées par la loi à la décision du juge, et
doit le cas échéant appliquer le droit d'office conformément au principe général
de l'art. 57 CPC. Elle peut revoir librement l'appréciation des faits sur la base des preuves administrées
en première instance. Le large pouvoir d'examen en fait et en droit ainsi défini s'applique
même si la décision attaquée est de nature provisionnelle (JT 2011 III 43 et réf.).

 

             
En l'espèce, l'état de fait du jugement est conforme aux pièces du dossier et aux autres
preuves administrées, de sorte que l'autorité d'appel est à même de statuer.

 

3.             
Les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris en compte que s'ils sont invoqués ou produits
sans retard et ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance bien
que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise, ces deux conditions étant
cumulatives (art. 317 al. 1 CPC). Il appartient à l'appelant de démontrer que ces conditions
sont réalisées, de sorte que l'appel doit indiquer spécialement de tels faits et preuves
nouveaux et motiver spécialement les raisons qui les rendent admissibles selon lui (JT 2011 III
43 et réf.).

 

             
En l'espèce, les pièces 4 (lettre du 2 mars 2012 du Dr M.________ à l'Office AI)
et 6 (attestation médicale du 27 février 2012 du Dr M.________) produites par l'appelant
sont recevables. Les pièces 7, 8, 9, 10 et 14 sont irrecevables, car elles auraient pu être
produites en première instance. Enfin, les pièces 1, 2, 3, 5, 11, 12, 13a-c et 15 figurent
déjà au dossier.

 

4.             
L'appelant fait valoir que ses problèmes de santé, notamment respiratoires, constituent un
élément de fait nouveau, que son état de santé s'est notablement aggravé depuis
sa précédente demande à l'assurance-invalidité en 2007 et que le caractère durable
de cette aggravation est rendu vraisemblable par la durée de l'incapacité de travail établie
par pièces.

 

             
Aux termes de l'art. 261 al. 1 CPC, le tribunal ordonne les mesures provisionnelles nécessaires
lorsque le requérant rend vraisemblable qu'une prétention dont il est titulaire remplit les
conditions suivantes : a) elle est l'objet d'une atteinte ou risque de l'être et b) cette atteinte
risque de lui causer un préjudice difficilement réparable.

 

             
Selon l’art. 286 al. 2 CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907; RS 210), applicable par
le renvoi de l’art. 134 al. 2 CC, le père, la mère ou l’enfant peuvent, si la situation
change notablement, demander au juge de modifier ou supprimer la contribution d’entretien. Cette
modification ou suppression n’est possible que si les circonstances ayant prévalu à la
fixation originaire de la contribution ont subi un changement notable et, en principe, durable; elle
doit a fortiori n’être envisagée que dans la perspective du bien de l’enfant (Breitschmid,
Basler Kommentar, 4e
éd., 2010, nn. 3 et 4 ad art. 134 CC; ATF 120 II 177 c. 3a); elle peut intervenir sans qu’il
soit besoin d’examiner si les faits nouveaux invoqués pour la justifier étaient ou non
prévisibles au jour du premier jugement (ATF 131 III 189 c. 2.7.4, JT 2005 I 324; ATF 128 III
305 c. 5b, JT 2003 I 50; Hegnauer, Berner Kommentar, 1997, n. 67 ad art. 286 CC; Breitschmid, op. cit.,
n. 11 ad art. 286 CC). La procédure de modification ne doit pas viser à réexaminer ou
corriger le jugement de divorce, mais à l’adapter aux circonstances nouvelles survenues chez
les parents ou chez l’enfant (TF 5C_216/2003 du 7 janvier 2004 c. 4.1; TF 5C_271/2001 du 19 mars
2002, reproduit in FamPra.ch 2002, p. 601; ATF 120 II 177 précité c. 3a; ATF 100 Il 76 c. 1;
Hegnauer, op. cit., n. 67 ad art. 286 CC). Parmi les changements qui peuvent être pris en considération
figurent notamment l’invalidité, la maladie de longue durée, la retraite et la perte
d’un emploi (Breitschmid, op. cit., n. 13 ad art. 286 CC; Meier/Stettler, Droit de la filiation,
4e
éd., nn. 583 ss; Wullschleger, FamKommentar Scheidung, 2005, n. 7 ad art. 286 CC; Hegnauer, op.
cit., n. 81 ad art. 286 CC). S’agissant plus précisément de ce dernier point, la jurisprudence
estime qu’une période de chômage supérieure à quatre mois ne peut plus être
considérée comme étant de courte durée; dans une telle situation, il convient en
principe de tenir compte des indemnités de chômage effectivement perçues (TF 5A_217/2009
du 30 octobre 2009 c. 3.2 et les arrêts cités).

 

             
Les conditions des mesures à effet provisoire supposent, outre le bien-fondé de la demande
au fond, l’atteinte ou le risque d’une atteinte, c’est-à-dire l’urgence,
et le risque d’un préjudice difficilement réparable (Hohl, Procédure civile, tome
II, 2e
éd., Berne 2010, n. 1840 p. 335-336). Que l'on définisse, comme Bohnet (CPC commenté,
n. 12 ad art. 261 CPC) l'urgence comme un pré-requis au risque de préjudice difficilement réparable
ou que l'on en fasse une condition distincte, comme Hohl, il faut, dans tous les cas que l'auteur agisse
sans retard ou, du moins – la notion d'urgence étant relative (Bohnet, op. cit., n. 12 ad
art. 261 CPC) – de manière à provoquer une décision anticipée temporellement
impossible à obtenir par une décision au fond (SJ 1991 p. 113).

 

             
En l’espèce, la question d'une éventuelle perte de capacité de travail du recourant
peut demeurer indécise, dès lors que l'appel doit de toute manière être rejeté
pour les raisons qui suivent. On sait que les problèmes de santé de l'appelant remontent à
plusieurs années, ce qui l'a d'ailleurs amené à déposer une demande de rente invalidité
en mars 2007 (refusée en novembre 2008), qu'il bénéficie de l'aide sociale depuis janvier
2006 et qu'il n'a pas travaillé depuis lors. Dans un rapport médical du 2 mars 2012, le Dr
M.________ indique que l'état de santé de l'appelant s'est sévèrement aggravé
par rapport aux résultats obtenus en 2006 et, dans un certificat médical du 27 février
2012, il déclare que son patient est en incapacité totale de travailler depuis le 1er janvier
2011. Or, en déposant sa requête de mesures provisionnelles le 23 janvier 2012, soit plus
d'une année après l'aggravation de l'état de santé invoquée, force est de constater
que l'intéressé a tardé à faire valoir ses prétentions. S'il entendait se prévaloir
d'une situation d'urgence, les circonstances commandaient, sous peine de commettre un abus de droit (art.
52 CPC; Bohnet, op. cit., n. 12 ad art. 261 CPC), d'agir avec célérité. La condition d'urgence
n'étant ainsi pas remplie, la décision du premier juge doit être confirmée sur ce
point.

 

5.             
L'appelant soutient également qu'il est exposé à un préjudice difficilement réparable,
tant du point de vue financier dès lors qu'il est susceptible de subir une exécution forcée
en accumulant une dette, que du point de vue pénal en violation d'une obligation d'entretien punissable
d'une peine privative de liberté pouvant aller jusqu'à trois ans.

 

             
Comme relevé par le premier juge à bon escient, si la demande de modification du jugement de
divorce de l'appelant était admise, il faudrait considérer que l'intimée a touché
indûment des prestations du BRAPA avec effet rétroactif à la date du dépôt de
la demande. Cela équivaudrait pour le BRAPA à procéder à une simple manipulation
dans ses livres comptables, de sorte que l'appelant n'en subirait aucun préjudice difficilement
réparable. Il faut en réalité se poser la question de savoir si l'appelant rend vraisemblable
qu'un danger imminent menace ses droits ou risque de les menacer. La démonstration doit se faire
sur la base d'éléments objectifs (Bohnet, op. cit., n. 10 ad art. 261 CPC). Le non-paiement
de la pension alimentaire entraîne des prétentions récursoires du BRAPA à l'encontre
de l'appelant. La situation financière de l'appelant étant obérée, les poursuites
que pourrait intenter le BRAPA resteraient de toute manière infructueuses. Sous l'angle pénal,
on sait que le BRAPA a déposé plainte contre l'intéressé le 5 juin 2007 (p. 106 du
bordereau de l'intimée), mais on ne dispose d'aucune pièce sur l'issue de la procédure.
De toute façon, même si une nouvelle plainte était déposée, il serait loisible
à l'appelant de demander la suspension de l'enquête pénale jusqu'à droit connu sur
le sort de l'action civile. Vu ce qui précède, l'appelant ne rend pas vraisemblable l'existence
d'une atteinte ou l'existence du risque d'une atteinte.

 

6.             
En conclusion, l'appel doit être rejeté dans la procédure de l'art. 312 al. 1 CPC
et l'ordonnance de mesures provisionnelles confirmée.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance sont arrêtés à 600 fr. (art. 65 al. 2
TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010; RSV 270.11.5]) et mis à la charge
de l'appelant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

 

             
N'ayant pas été invitée à se déterminer, l'intimée n’a pas droit
à des dépens.

 

7.             
Le recours étant dépourvu de chances de succès, la requête d'assistance judiciaire
doit être rejetée (art. 117 let. b CPC).

 

Par
ces motifs,

le
juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 312 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
La requête d'assistance judiciaire est rejetée.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (six cents francs),
sont mis à la charge de l'appelant S.________.

 

             
IV.             
Il n'est pas alloué de dépens de deuxième instance.

 

             
V.             
L'arrêt motivé est exécutoire.

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

Du
26 avril 2012

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
La greffière :

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Elisabeth Chappuis (pour S.________)

‑             
Me Amandine Torrent (pour J.________)

 

             
Le juge délégué de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est supérieure à 30'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne

 

             
La greffière :