# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8c4f8b05-1fa1-5830-8648-5a74d3062e57
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-09-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 06.09.2016 PM/743/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_PM-743-2016_2016-09-06.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

PM/743/2016 AARP/365/2016

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 6 septembre 2016 

 

Entre 

A______, actuellement détenu aux Etablissements de la Plaine de l'Orbe,  

chemin des Pâquerets 3, 1350 Orbe, comparant par Me B______, avocat, ______, 

appelant, 

 

 

contre le jugement JTPM/526/2016 rendu le 19 juillet 2016 par le Tribunal d'application des 

peines et des mesures, 

 

 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

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PM/743/2016 

EN FAIT : 

A. Par déclaration d'appel expédiée le 10 août 2016, A______ forme appel du jugement 
rendu le 19 juillet 2016 par le Tribunal d'application des peines et des mesures (ci-

après : TAPEM), notifié directement motivé à son conseil le 21 juillet 2016, lui 

refusant la libération conditionnelle. Il conclut à son octroi. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a. A______, né le ______ 1975, ressortissant de Guinée-Bissau, purge une peine 
privative de liberté de 42 mois prononcée le ______ 2014 par le Tribunal 

correctionnel, pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants, faux dans les 

certificats et séjour illégal. Cette condamnation a été infligée au terme d'une 

procédure simplifiée. 

 A______ avait été précédemment condamné, le ______ 2003, par le Tribunal 

correctionnel de Lausanne à une peine de réclusion de six ans, sous déduction de 

708 jours de détention avant jugement, pour crime contre la loi fédérale sur les 

stupéfiants et blanchiment d'argent. L'extrait de son casier judiciaire suisse ne 

mentionne pas qu'il a bénéficié d'une libération conditionnelle. 

 Une peine pécuniaire de 40 jours-amende à CHF 60.-, avec sursis pendant trois ans, 

ainsi qu'une amende de CHF 600.-, lui ont été infligées le ______ 2011 par le 

Ministère public de Genève, pour faux dans les certificats et entrée illégale en Suisse.  

 b. A______ a été incarcéré à la prison de Champ-Dollon du ______ 2014 au ______ 
2015, date à laquelle il a été transféré à l'Etablissement fermé de La Brenaz. A 

compter du ______ 2016, il a intégré la Colonie fermée des Etablissements de la 

Plaine de l'Orbe (ci-après : EPO). 

 Il a exécuté les deux tiers de sa peine le ______ 2016, dont le terme interviendra le 

______ 2017. 

 c.a. A______ a sollicité en ______ 2016 un allègement de son régime carcéral. Il 
avait déjà demandé un transfert aux EPO en ______ 2015. 

 c.b. Selon un rapport social du ______ 2016 établi par le Service de probation et 
d’insertion (ci-après : SPI), A______ avait travaillé dans les cuisines de la prison de 

Champ-Dollon et à la boulangerie de La Brenaz. Il avait été sanctionné une fois pour 

ne pas s'être rendu en atelier. Il n'avait pas été possible d'élaborer avec lui la 

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problématique délictueuse, dès lors qu'il fournissait des explications faisant penser 

qu'il ne reconnaissait pas les faits à l'origine de sa condamnation. 

 c.c. La direction de l’Etablissement de La Brenaz a préavisé favorablement un 
passage de A______ en régime de travail externe. L'intéressé avait fait preuve d'un 

bon comportement, malgré une sanction prononcée le ______ 2015. 

 c.d. Par décision du ______ 2016, le Service de l'application des peines et mesures 
(ci-après : SAPEM) a refusé le régime de travail externe en faveur de A______, qu'il 

a jugé prématuré. Celui-ci présentait un risque de récidive, dès lors qu'il ne 

reconnaissait pas les faits à l'origine de sa condamnation et qu'il avait un antécédent 

sérieux et spécifique. 

 d. Dans le formulaire qu'il a rempli le ______ 2016 en vue de l'examen de sa 
libération conditionnelle, A______ indique être célibataire, père de cinq enfants et 

titulaire de documents d'identité de Guinée-Bissau. Il n'était pas autorisé à séjourner 

en Suisse et faisait l'objet d'une interdiction d'entrée en force. Il avait pour projet de 

retourner en Guinée-Bissau et ouvrir une boulangerie dans la maison familiale, avec 

l'aide de son frère aîné, qui pouvait l'héberger. 

 e.a. Dans son préavis du ______ 2016, la Direction des EPO a souligné le bon 
comportement de A______ en détention, tant dans ses rapports avec les codétenus 

qu'avec le personnel de l'établissement. L'intéressé avait déjà séjourné aux EPO lors 

de sa précédente condamnation, jusqu'à l'obtention de sa libération conditionnelle en 

______ 2006. Il donnait satisfaction au travail, étant occupé dans l’atelier de "petite 

mécanique". S'agissant de son amendement, il avait confié à son assistante sociale 

qu'il avait reconnu les faits à l'origine de sa dernière condamnation pour éviter des 

problèmes à son amie. 

 A______ n'étant détenu aux EPO que depuis le ______ 2016, la Direction de la 

prison ne disposait pas d’un recul suffisant pour l'évaluer de manière objective. Elle 

estimait cependant la libération conditionnelle prématurée, faute de prise de 

conscience de la gravité de l'infraction commise. 

 e.b. Le ______ 2016, le SAPEM a émis un préavis négatif, aux motifs que A______ 
avait déjà bénéficié d'une libération conditionnelle par le passé, qu'il avait un lourd 

antécédent spécifique et qu'il présentait un risque de récidive, dès lors qu'il ne 

reconnaissait pas les faits à l'origine de sa condamnation. La mesure était prématurée, 

l'intéressé devant d'abord se soumettre aux différentes étapes du régime progressif. 

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 e.c. Faisant sien le préavis du SAPEM, le Ministère public a saisi le TAPEM le 
______ 2016, concluant au refus de la libération conditionnelle, subsidiairement à ce 

que la mesure ne soit accordée qu'avec effet au jour de son renvoi de Suisse. 

 f. Selon les renseignements fournis le ______ 2015 par l'Office cantonal de la 
population et des migrations, A______ a présenté une demande d’asile le ______ 

1996, qui a été rejetée par une décision entrée en force le ______ 1997. A sa sortie de 

prison, il devait être remis aux services de police afin d'être acheminé dans son 

canton d’attribution, soit le canton de Berne. 

 A______ possède un certificat de naissance et un "livret de naissance" dans son 

dépôt à la prison. 

 g. Devant le TAPEM, A______ a indiqué qu'il occupait ses journées en travaillant à 
la cuisine de la prison et en faisant du sport. Il avait été surpris de constater, en 

prenant connaissance de certains documents, qu'il lui était reproché de contester les 

faits à l'origine de sa condamnation, alors qu'il les admettait. Il s'était rendu à Lyon 

pour chercher une personne qui apportait de la drogue et estimait qu'il devait payer 

pour cela. Il n'avait jamais bénéficié d'une libération conditionnelle ni n'avait été 

précédemment expulsé vers son pays d'origine. Il avait purgé cinq ans et huit mois 

aux EPO et quatre mois à Berne, dans le cadre d'une autre affaire. A sa sortie de 

prison, il était retourné au Portugal par ses propres moyens. Il a confirmé les projets 

mentionnés dans sa demande de libération conditionnelle, en particulier son souhait 

d'ouvrir une boulangerie en Guinée-Bissau. Il souhaitait pouvoir retourner 

régulièrement au Portugal pour faire soigner son apnée du sommeil, ses frères et 

sœurs ayant tous la nationalité portugaise. 

C. a. Devant la Chambre pénale d'appel et de révision (ci-après : CPAR), A______ a 
confirmé les explications fournies devant les premiers juges, en particulier le fait 

qu'il avait reconnu les faits à l'origine de sa dernière condamnation. Il avait 

intégralement purgé la peine privative de liberté qui lui avait été infligée en 2003. A 

sa sortie de prison, les gendarmes l'avaient accompagné à la gare routière pour qu'il 

rentre au Portugal en car. Il avait vécu dans ce pays depuis 1988 et avait été titulaire 

d'une carte de résident désormais échue. Il avait l'intention de retourner en Guinée-

Bissau pour ouvrir une boulangerie, tout en souhaitant pouvoir conserver la 

possibilité de se rendre au Portugal pour bénéficier des soins dont il avait besoin. 

 Son défenseur d'office a produit un état de frais évoquant 2h30 d'activité de chef 

d'étude. 

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 b. A l'issue de l'audience, le dispositif du présent arrêt a été notifié à l'appelant. 

EN DROIT : 

1. 1.1. Selon l'arrêt 6B_158/2013 du Tribunal fédéral du 25 avril 2013 consid. 2.1, la 
procédure en libération conditionnelle n'est pas directement régie par le Code de 

procédure pénale du 5 octobre 2007 (CPP ; RS 312.0), lequel pourrait tout au plus 

s’appliquer au titre de droit cantonal supplétif. La législation genevoise ne 

comportant ni disposition fixant la procédure, au-delà de l’attribution de compétence 

au TAPEM et à la CPAR (art. 3 let. za, 42 al. 2 et 41 de la loi d’application du code 

pénal suisse et d’autres lois fédérales en matière pénale du 27 août 2009 [LaCP ; 

RS E 4 10]), ni renvoi exprès au CPP à titre de droit supplétif, les autorités 

judiciaires cantonales en sont en l’état réduites à faire œuvre de législateur, dans 

l’attente de son intervention. Pour assurer un minimum de sécurité juridique et par 

cohérence avec la procédure suivie jusqu'à présent, il convient d’appliquer par 

analogie les dispositions du droit fédéral, plus particulièrement, à ce stade de la 

procédure, celles concernant l’appel. 

 1.2. Interjeté et motivé dans la forme et les délais prescrits (art. 398 et 399 CPP 
par analogie), l'appel est recevable. 

2.  2.1.1. A teneur de l’art. 86 al. 1 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP -
RS 311.0), l'autorité compétente libère conditionnellement le détenu qui a subi les 

deux tiers de sa peine, mais au moins trois mois de détention, si son comportement 

durant l’exécution de la peine ne s’y oppose pas et s’il n’y a pas lieu de craindre qu’il 

ne commette de nouveaux crimes ou de nouveaux délits. 

 La libération conditionnelle constitue la règle, son refus l'exception, laquelle ne sera 

admise que pour de bonnes raisons (ATF 133 IV 201 consid. 2.2 p. 203 ; ATF 124 

IV 193 consid. 3 et 4d p. 194 et 198). 

 2.1.2. La doctrine précise que le détenu dispose d'une prétention, respectivement d'un 
droit à l'obtention de la libération conditionnelle (M. A. NIGGLI / 

H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar, Strafrecht I, Bâle 2007, n. 5 ad art. 86 ; 

S. TRECHSEL, Schweizerisches Strafgesetzbuch : Praxiskommentar, Zurich 2008, 

n. 2 ad art. 86). 

 Pour émettre un pronostic, doivent être notamment pris en considération les 

antécédents judiciaires du détenu, les caractéristiques de sa personnalité, son 

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comportement par rapport à son acte, son comportement en détention, au travail ou 

en semi-liberté, les conditions futures dans lesquelles il est à prévoir que le 

condamné vivra, s'agissant en particulier de sa famille, de son travail, de son 

logement, ainsi que le genre de risque que fait courir une libération conditionnelle à 

autrui (ATF 124 IV 193 consid. 3 et 4d p. 194 et 198 ; A. KUHN / L. MOREILLON 

/ B. VIREDAZ / A. BISCHOFSKY, La nouvelle partie générale du Code pénal 

suisse, Berne 2006, p. 361, S. TRECHSEL, op. cit., n. 8-9 ad art. 86) 

Un risque de récidive étant inhérent à toute libération, qu'elle soit conditionnelle ou 

définitive, pour déterminer si l'on peut courir ce risque, il faut non seulement prendre 

en considération le degré de probabilité qu'une nouvelle infraction soit commise, 

mais également l'importance du bien qui serait alors menacé (ATF 125 IV 113 

consid. 2a p. 116 et les arrêts cités). L’administration ou le juge établissent un 

pronostic quant au comportement futur de l’intéressé, sur la base certes de sa 

personnalité, mais aussi de son comportement en détention, de son appréciation a 

posteriori des faits pour lesquels il a été condamné et du risque de nouvelles 

infractions (art. 86 al. 1 CP ; ATF 133 IV 201 consid. 2.3 p. 204). L’autorité 

compétente s’appuie sur les indications fournies par l’établissement de détention, les 

projets du détenu et les renseignements recueillis quant à son sort une fois libéré. Il 

s’agit donc d’anticiper autant que possible un comportement et des circonstances à 

venir dans une perspective prospective. 

2.1.3. Selon la jurisprudence, l'absence d'aveux ne permet pas de conclure à un 
pronostic défavorable, car "il n'existe aucune obligation de reconnaître les 

infractions commises, même après une condamnation et le fait de contester les actes 

commis peut avoir de nombreux motifs ne jouant aucun rôle dans le processus 

d'émission du pronostic. La reconnaissance de la faute n'est pas une condition 

indispensable pour une existence future sans infractions" (ATF 124 IV 193 = 

JdT 2000 IV 162 consid. 5ee p. 172 et la référence citée).  

Il convient par ailleurs d'examiner si le danger que représente le détenu au moment 

de sa libération augmenterait, diminuerait ou resterait inchangé en cas d'exécution 

complète de la peine (A. KUHN / L. MOREILLON / B. VIREDAZ / 

A. BISCHOFSKY, op. cit., p. 361). 

 2.2. En l’espèce, la condition objective prévue par l’art. 86 al. 1 CP est réalisée 
depuis le ______ 2016. 

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 S'agissant du pronostic, le fait que l'appelant ait adopté un bon comportement en 

détention, ce que tant La Brenaz que les EPO ont souligné, est un élément favorable 

mais insuffisant. 

 S'il est vrai que le délit à la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances 

psychotropes du 3 octobre 1951 (LStup - RS 812.121) pour lequel l'appelant a été 

condamné en 2014 est une infraction grave, il résulte de la décision judiciaire 

figurant au dossier que la condamnation a été infligée au terme d'une procédure 

simplifiée, à laquelle l'appelant a coopéré, en admettant les faits. Il s'agit d'un 

élément favorable, qui relève une certaine forme de prise de conscience, que les 

confidences rapportées par les assistants sociaux ne sauraient remettre en cause.  

 Dans l'établissement du pronostic, il convient aussi de tenir compte du fait que 

l'antécédent spécifique de l'appelant est très ancien, la condamnation de 2003 

concernant des faits intervenus entre 2000 et 2001, soit il y a plus de quinze ans. 

 L'appelant n'a à teneur de son casier judiciaire jamais obtenu de libération 

conditionnelle, étant relevé qu'il s'agit d'une information censée y figurer (cf. art. 6 de 

l'Ordonnance sur le casier judiciaire du 29 septembre 2006 actuellement en vigueur 

et art. 9 let. g de l'ancienne ordonnance sur le casier judiciaire informatisé du 

1er décembre 1999, abrogée depuis ; RS.331). On ne saurait ainsi retenir qu'il a déjà 

trahi une fois la confiance qui avait été placée en lui.  

 Le projet de réinsertion de l'appelant est réaliste, même s'il n'est pas documenté, ce 

qui paraît difficile d'envisager au regard de l'éloignement de son pays d'origine et de 

ses spécificités. L'appelant apparaît en outre conscient du fait qu'il n'a pas d'avenir en 

Suisse. Un retour dans son pays d'origine est possible, dès lors qu'il dispose de 

documents d'identité lui permettant d'obtenir un titre de voyage.  

 Au vu de ce qui précède, les conditions de l'art. 86 al. 1 CP apparaissent réalisées en 

ce sens que le pronostic d'avenir est certes incertain mais n'apparaît pas concrètement 

défavorable, étant également rappelé que la libération conditionnelle est la règle. 

L'argument du SAPEM selon lequel il serait souhaitable que l'appelant puisse 

participer aux diverses étapes du régime progressif avant d'être libéré 

conditionnellement est spécieux, dès lors que ce même service a refusé la demande 

d'élargissement formulée par l'appelant qui l'eût permis. 

 Ainsi, il convient d'accorder la libération conditionnelle à l'appelant avec effet 

immédiat et un délai d'épreuve équivalant au solde de la peine (art. 87 al. 1 CP). Il 

n'y a pas lieu d'ordonner une assistance de probation au vu de son statut 

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administratif. Il convient cependant d'attirer l'attention de l'appelant sur le fait que, 

s'il devait, durant le délai d'épreuve, commettre un nouveau crime ou un délit, sa 

réincarcération pour le solde de sa peine pourra être ordonnée, nonobstant une 

nouvelle peine ou mesure (art. 89 al. 1 CP). L'appel doit par conséquent être admis. 

3. L'état de frais produit par le défenseur d'office de l'appelant est adéquat et conforme 
aux principes applicables en la matière. 

 Ainsi, l'indemnité sera arrêtée à CHF 972.- correspondant à 3h30 d'activité, compte 

tenu de la durée effective de l'audience d'appel (1h00 arrondie), au tarif de CHF 200.-

/heure (CHF 700.-), plus les vacations (CHF 50.-), majoration forfaitaire de 20% 

(CHF 150.-) et l'équivalent de la TVA au taux de 8% en CHF 72.- en sus. 

 L'appel ayant été admis, il ne sera pas perçu de frais (art. 428 CPP a contrario). 

 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

Statuant sur le siège 

Reçoit l’appel formé par A______ contre le jugement JTPM/526/2016 rendu le 19 juillet 

2016 par le Tribunal d’application des peines et des mesures dans la procédure 

PM/743/2016. 

L'admet. 

Annule le jugement entrepris. 

Et statuant à nouveau : 

Ordonne la libération conditionnelle de A______. 

Fixe un délai d'épreuve échéant le ______ 2017, en avertissant A______ que s'il devait, 

durant ce délai, commettre un nouveau crime ou un délit, sa réincarcération pour le solde 

de sa peine pourra être ordonnée, nonobstant une nouvelle peine ou mesure. 

Laisse les frais de la procédure d'appel à la charge de l'Etat. 

Statuant le 15 septembre 2016 

Arrête à CHF 972.-, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, 

défenseur d'office de A______. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal d'application des peines et des mesures, 

aux Etablissements de la Plaine de l'Orbe, au Service de l'application des peines et 

mesures, au Service des contraventions, à l'Office fédéral de la police et à l'Office cantonal 

de la population et des migrations. 

 

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Siégeant : 

Madame Verena PEDRAZZINI RIZZI, présidente ; Monsieur Jacques DELIEUTRAZ et 

Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, juges ; Madame Lorena ALVAREZ, 

greffière-juriste. 

 

La greffière-juriste : 

Lorena ALVAREZ 

 La présidente : 

Verena PEDRAZZINI RIZZI 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110), le 

présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète 

(art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière 

pénale.