# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 28fde6b5-3eb1-5092-96b9-21205efeb0b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-10-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 24.10.2011 A/774/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-774-2011_2011-10-24.pdf

## Full Text

Siégeant : Florence KRAUSKOPF, Présidente; Christine TARRIT-DESHUSSES et 

Luis ARIAS, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/774/2011 ATAS/991/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 24 octobre 2011 

9
ème

  Chambre 

 

En la cause 

Madame C___________, domiciliée à Genève recourante 

contre 

EASY SANA, sise c/o Groupe Mutuel, Rue du Nord 5, 1920 Martigny intimée 

 

 
 
 

 

A/774/2011 

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EN FAIT 

1. Madame C___________, née en 1949, est assurée contre le risque accident et 
maladie obligatoire auprès de HERMES, qui fait partie du GROUPE MUTUEL. 
Elle a conclu un contrat d'assurance complémentaire intitulé "Mundo". Selon ce 
contrat, les risques accident et maladie sont couverts à l'étranger à hauteur de 
100'000 fr. 

2. Par courrier du 29 septembre 2010, elle a informé son assurance du fait qu'elle 
s'était fait opérer d'une hernie ombilicale en Roumanie et a adressé à celle-ci la 
facture de 5'792 fr. 65 relative à cette intervention. Elle expliquait qu'elle souffrait 
depuis deux ans de cette affection et avait hésité à se faire opérer aux Hôpitaux 
universitaires de Genève en janvier 2010. Lors de son séjour en juin 2010 en 
Roumanie, elle avait consulté un chirurgien qui lui avait vivement recommandé de 
se faire opérer. Elle avait alors pris rendez-vous afin que l'opération puisse être 
effectuée en septembre 2010. Celle-ci avait eu lieu; tout s'était très bien passé. 

3. Selon le questionnaire rempli par la fille de l'assurée, elle s'était rendue le 24 août 
2010 en Roumanie pour des raisons familiales où elle séjournait encore le 
20 octobre 2010, lorsque le formulaire a été rempli. 

4. Par courrier du 28 octobre 2010, l'assurance a refusé ses prestations. L'intervention 
chirurgicale n'avait pas été rendue nécessaire dans une situation d'urgence et n'était 
ainsi pas couverte par le contrat. 

5. L'assurée a prié l'assurance de reconsidérer sa position. Elle a exposé qu'elle s'était 
fait opérer une première fois en Suisse dans les années 1990, mais l'hernie la 
menaçait dans sa santé de plus en plus depuis la déchirure qui s'était produite début 
2009. Son médecin l'avait alors rassurée en exposant qu'elle n'avait pas besoin d'une 
intervention chirurgicale dans l'immédiat, mais qu'elle devait éviter les efforts au 
quotidien. Elle s'était rendue en Roumanie pour le mariage de son neveu et avait 
souhaité, au préalable, passer un peu de temps avec ses sœurs venues d'Italie. Les 
douleurs devenant cependant de plus en plus persistantes et la déchirure 
s'élargissant, de sorte qu'elle pouvait "sentir sans difficulté une bonne partie de son 
système digestif seulement retenu par le muscle et la peau". Elle avait alors 
consulté un spécialiste qui, au vu de la proéminence de l'hernie, avait recommandé 
une intervention chirurgicale afin d'éviter une occlusion intestinale. Il s'agissait 
ainsi bien d'un cas d'urgence. 

6. Par décision du 8 novembre 2010, l'assurance a maintenu sa position. 

7. Dans son opposition, l'assurée a, notamment, contesté qu'elle s'était rendue en 
Roumanie afin d'y subir l'intervention de septembre 2010. 

 
 
 

 

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8. Dans le cadre de l'instruction de l'opposition, l'assurance a requis une traduction en 
français des pièces médicales produites. L'assurée a ainsi adressé à celle-ci la 
traduction du rapport de sortie établi par l'Hôpital militaire de Timisoara, du 
décompte des frais d'hospitalisation et du rapport établi par le Dr L__________. Le 
rapport de sortie pose le diagnostic d'éventration ombilicale. Le rapport du Dr 
L__________, non daté, parle d'une éventration ombilicale incarcérée. Au vu des 
indications de l'assurée et des divergences de diagnostics, le médecin-conseil de 
l'assurance a conclu que l'intervention litigieuse n'avait pas été effectuée en 
urgence, mais planifiée. Se fondant sur cet avis, l'assurance a confirmé sa position, 
par décision du 25 février 2011. 

9. Dans un document daté du 4 mai 2011, l'Hôpital militaire de Timisoara indique que 
toute information médicale est confidentielle, sauf si le patient autorise 
expressément l'hôpital à la communiquer. Par ailleurs, une erreur informatique 
s'était glissée dans la facture, de sorte que celle-ci se montait en réalité à 840 LEI 
(soit 260 fr. 15). A l'attestation était jointe copie du reçu au nom de l'assurée pour la 
somme de LEI 840. Ces documents ont été transmis par la Rumanian International 
Assistance Services SEL à Mondial Assistance, partenaire de l'intimée à l'étranger. 

10. Par acte expédié le 14 mars 2011 à la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice, l'assurée recourt contre cette décision. Elle explique souffrir depuis de 
nombreuses années d'une hernie ombilicale. Elle avait retardé l'intervention, 
souhaitant espacer au maximum les anesthésies, dès lors qu'elle en avait déjà subi 
plusieurs. Son médecin traitant lui avait recommandé, en raison de ses rhumatismes 
et arthrose, de chercher un climat continental, sec et chaud, comme celui de la 
Roumanie, et de s'éloigner du froid humide de Genève. Étant roumaine d'origine, 
elle se rendait ainsi fréquemment dans son pays. Alors qu'elle s'y trouvait, elle avait 
ressenti d'importantes douleurs et le médecin consulté lui avait conseillé de ne pas 
tarder à se faire opérer car, la déchirure interne s'étant élargie, elle risquait de causer 
une occlusion intestinale. Elle n'avait disposé que de 24h pour emprunter l'argent 
nécessaire et s'était fait opérer le 8 septembre 2010. Quand bien même 
l'intervention était prévue de longue date, elle n'avait pas été planifiée et était 
intervenue en urgence. 

11. L'assurance conclut au rejet du recours. Elle se prévaut des affirmations 
contradictoires de l'assurée et au déroulement des faits pour en conclure que 
l'intervention du 8 septembre 2010 était planifiée. Ne revêtant pas de caractère 
urgent, elle ne peut être à charge de l'assurance-maladie obligatoire. Par ailleurs, 
selon la communication signée par le Commandant de l'Hôpital militaire de 
Timisoara le 4 mai 2011, la première facture était excessive et la somme réclamée 
par la recourante n'avait pas été acquittée par celle-ci. Pour ces motifs également, le 
recours devait être rejeté. 

 
 
 

 

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12. Dans sa détermination, l'assurée relève qu'elle soupçonne avoir peut-être été 
"arnaquée". Elle insiste sur l'urgence de l'intervention qui s'était réalisée en 
septembre 2010 et proteste de sa bonne foi. Elle conclut en relevant qu'elle ne peut 
se déplacer pour venir consulter les pièces du dossier et demande que celles-ci lui 
soient envoyées. 

13. La Cour lui a indiqué, par courrier du 30 mai 2011, que les copies lui seraient 
facturées 15 fr., mais qu'il lui était loisible d'octroyer une procuration à une 
personne de son choix pour venir consulter ces pièces. Un délai au 17 juin 2011 
était octroyé à la recourante pour faire savoir si elle souhaitait l'expédition des 
pièces. 

14. Dans sa duplique du 16 juin 2011, l'assurance relève, notamment, que la facture de 
840 LEI couvre, selon les indications de l'hôpital, l'ensemble des frais 
d'hospitalisation. Quant aux doutes qu'elle éprouve, relatifs à la question de savoir 
si elle a été bernée, ils ne sont pas pertinents pour déterminer si les frais litigieux 
sont à charge de l'assurance. Le cas échéant, il appartiendra à l'assurée de se 
retourner contre le prestataire de soins. L'assurance conclut en maintenant sa 
position. 

15. Invitée une nouvelle fois à venir prendre connaissance des pièces jusqu'au 8 juillet 
2011 et à se déterminer, dans le même délai, si elle le souhaite sur la dernière 
écriture de l'assurance, la recourante ne s'est plus manifestée. 

16. Les parties ont été informées qu'à l'issue du délai octroyé à la recourante, la cause 
était gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 et let. c de la loi sur l'organisation 
judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 
2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance 
unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale 
du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la 
loi fédérale sur l'assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal; RS 832.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Est litigieuse la question de savoir si les frais d'hospitalisations de la recourante de 
septembre 2010 en Roumanie doivent être pris en charge par l'intimée au titre de 
l'assurance obligatoire des soins. 

a) Selon l'art. 25 LAMal, l’assurance obligatoire des soins prend en charge les coûts 
des prestations qui servent à diagnostiquer ou à traiter une maladie et ses séquelles 
(al. 1er). Ces prestations comprennent notamment les examens, traitements et soins 

 
 
 

 

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dispensés en milieu hospitalier (al. 2 let. a) ainsi que le séjour en division commune 
d’un hôpital (al. 2 let. e). 

Selon l’art. 34 al. 2 LAMal, le Conseil fédéral peut notamment décider de la prise 
en charge, par l’assurance obligatoire des soins, des coûts des prestations prévues à 
l’art. 25 al. 2 LAMal fournies à l’étranger pour des raisons médicales. Se fondant 
sur cette délégation de compétence, l’autorité exécutive a édicté l’art. 36 al. 2 de 
l’ordonnance sur l'assurance-maladie, du 27 juin 1995 (OAMal ; RS 832.102), à 
teneur duquel l’assurance obligatoire des soins prend en charge le coût des 
traitements effectués en cas d’urgence à l’étranger. Il y a urgence lorsque l’assuré, 
qui séjourne temporairement à l’étranger, a besoin d’un traitement médical et qu’un 
retour en Suisse n’est pas approprié. Il n’y a pas d’urgence lorsque l’assuré se rend 
à l’étranger dans le but de suivre ce traitement. 

De jurisprudence constante, par « raisons médicales » au sens de l’art. 34 al. 2 
LAMal, il convient d’entendre soit des cas d’urgence, soit des cas dans lesquels il 
n’y a pas, en Suisse, d’équivalent de la prestation à fournir (voir ATF 128 V 77 
consid. 1b). Ce qui est donc déterminant dans le premier cas, c’est que l’assuré ait 
subitement besoin, et de manière imprévue, d’un traitement à l’étranger. Il faut que 
des raisons médicales s’opposent à un report du traitement et qu’un retour en Suisse 
apparaisse inapproprié (ATF np K 65/03 du 5 août 2003, consid. 2.2). 

b) Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 126 V 360 consid. 5b; 125 V 195 consid. 2 et les références ; cf. 
ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Il n’existe donc pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de 
l’assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis par 
les médecins des assureurs aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats 
convaincants, que leurs conclusions soient sérieusement motivées, que ces avis ne 
contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permette de mettre 
en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à l'assureur 
par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité de son 
appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est qu'en 
présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité d'une 
appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés (ATF 125 V 353 
consid. 3b/ee; ATF np I 592/99 du 13 mars 2000, consid. b/ee). 

 
 
 

 

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c) En principe, en présence de deux versions différentes et contradictoires d'un fait, la 
préférence est accordée à celle que l'assurée a donnée alors qu'elle en ignorait peut-
être les conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant être 
consciemment ou non le fruit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 consid. 2a). 

d) En l'espèce, il n'est pas contesté que la recourante souffre d'une hernie ombilicale 
depuis, à tout le moins, début 2009. Dans son premier courrier à l'assurance, le 
29 septembre 2010, la recourante a clairement indiqué qu'elle avait consulté un 
chirurgien lors de son séjour de juin 2010 en Roumanie et pris rendez-vous avec 
celui-ci pour que l'intervention puisse avoir lieu en septembre 2010. Ce courrier ne 
fait pas état d'une quelconque urgence qui serait survenue en septembre 2010 et 
aurait nécessité d'avancer l'intervention prévue. Ce n'est qu'après le refus de 
l'assurance de prester au motif qu'il ne s'est pas agi d'une intervention rendue 
nécessaire par des raisons médicales que la recourante s'est prévalue d'une telle 
urgence. Elle a en particulier allégué que le risque d'occlusion intestinale était 
devenu tel que l'opération ne pouvait être retardée. 

Au vu des premières indications fournies par l'assurée et son changement de la 
version des faits après avoir pris connaissance des conditions auxquelles des frais 
hospitaliers encourus à l'étranger sont remboursés en Suisse, il paraît hautement 
vraisemblable que l'intervention du 8 septembre 2010 était prévue depuis juin 2010. 
L'assurée soutient que l'intervention était devenue urgente en septembre 2010, mais 
n'explique pas quelle date, initialement prévue pour l'opération, aurait été avancée. 
Par ailleurs, si la recourante avait effectivement dû être opérée d'urgence, elle 
n'aurait pas manqué de le signaler dans sa première correspondance. En effet, une 
hospitalisation d'urgence est, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience 
générale de la vie, un événement marquant pour la personne qui la subit. Il n'est pas 
vraisemblable qu'un tel événement - qui plus est récent au moment où la recourante 
a adressé son premier courrier à l'assurance - soit présenté comme une intervention 
prévue de longue date.  

Le rapport médical de sortie, daté du 10 septembre 2010 et transmis par l'assurée à 
l'intimée avec sa première correspondance, ne mentionne pas que l'intervention se 
serait faite en urgence. Il indique que celle-ci a eu lieu en raison d'une éventration 
ombilicale. Ce n'est que dans un deuxième temps qu'un "rapport" du Dr 
L__________ évoque l'existence d'une éventration ombilicale incarcérée. Ce 
rapport n'est pas daté. Selon le médecin-conseil de l'intimée, qui a relevé cette 
divergence, les éléments médicaux et les écrits de l'assurée l'amènent à la 
conclusion que l'intervention du 8 septembre 2010 n'a pas été rendue nécessaire par 
une urgence médicale, mais a été planifiée. Contrairement à ce que laisse entendre 
la recourante, la divergence entre l'avis du Dr L__________ et celui du médecin-
conseil ne permet pas de retenir l'avis du premier pour prépondérant. D'une part, 
ledit rapport du Dr L__________ n'est pas signé. D'autre part, la surfacturation 
crasse relevée par le Commandant de l'Hôpital militaire affaiblit encore la force 

 
 
 

 

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probante de l'attestation non datée du Dr L__________. Enfin, le diagnostic du 
Dr L__________ n'est pas partagé par la personne ayant établi le rapport de sortie. 
Il n'y a donc pas lieu de s'écarter de l'avis du médecin-conseil de l'assurance. 

En conclusion, l'assurance a refusé à juste titre de prester, compte tenu du fait que 
l'intervention du 8 septembre 2010 ne revêtait pas d'urgence au sens de l'art. 34 al. 2 
LAMal. 

e) La Cour relève que, bien que la recourante ne se soit pas prévalue de son contrat 
d'assurance complémentaire, l'issue du litige ne serait pas différente si celui-ci était 
appliqué. En effet, ce contrat subordonne également la couverture d'assurance en 
cas d'hospitalisation à la condition de l'urgence, qui en l'espèce n'est pas remplie. 

3. La procédure étant gratuite, il n'est pas perçu de frais. 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, 
du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 

Maryse BRIAND 

 La présidente 
 
 

Florence KRAUSKOPF 
 
 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le