# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e85d7310-a95f-5751-9ca4-a5e0b7ad4a21
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2019-07-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 04.07.2019 E-4667/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-4667-2017_2019-07-04.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-4667/2017 

 

 

 
 A r r ê t  d u  4  j u i l l e t  2 0 1 9  

Composition 
 Grégory Sauder (président du collège),  

Gérald Bovier et Lorenz Noli, juges, 

Antoine Willa, greffier. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Erythrée,   

représentée par Ariane Burkhardt, 

Berner Rechtsberatungsstelle für Menschen in Not,  

(…),  

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et qualité de réfugié (sans renvoi) ; 

décision du SEM du 17 juillet 2017 / N (…). 

 

 

 

E-4667/2017 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 10 juillet 2015, A._______ (ci-après : la requérante, la recourante ou 

l’intéressée) a déposé une demande d’asile auprès du Centre 

d’enregistrement et de procédure (CEP) de B._______. 

B.  

Entendue audit centre, le 15 juillet 2015, puis de façon approfondie sur ses 

motifs, le 26 janvier 2017, la requérante, originaire de C._______, a exposé 

qu’elle y vivait avec sa proche famille, qui y pratiquait l’agriculture ainsi que 

le commerce. En (…) 2014, alors qu’elle allait chercher de l’eau, 

l’intéressée aurait été agressée et violée par un militaire en poste dans la 

région, perdant connaissance durant quelques instants ; selon la 

requérante, le coupable aurait été un gradé dénommé D._______ ou 

E._______. Cet homme l’aurait ensuite menacée de son arme, lui intimant 

de ne rien dire sous peine de représailles. 

La requérante aurait fait en sorte de rejoindre le village sans être 

remarquée, demandant à une amie de lui apporter des vêtements ; 

pendant la semaine suivante, elle ne serait pas sortie de la maison. 

Toutefois, les habitants du village auraient appris ce qui s’était passé, et 

après une semaine, son père l’aurait interrogée ; la requérante lui aurait 

tout dit. Le lendemain, son père se serait adressé à la police locale, afin de 

déposer plainte ; on l’aurait convié à revenir quelques jours après. Lors de 

sa seconde visite, il se serait vu avertir qu’il ne pouvait accuser un militaire 

gradé et que sa plainte n’aurait pas de suites. La requérante aurait eu 

l’occasion d’apercevoir à nouveau son agresseur dans la région. 

Durant les deux mois suivants, l’intéressée aurait dû subir les critiques et 

remarques des habitants du village, ce qui lui aurait rendu la vie 

quotidienne insupportable ; de plus, son fiancé aurait rompu son 

engagement à la suite de ces événements. Prenant la décision de quitter 

le pays, elle aurait franchi la frontière éthiopienne avec deux amis, en (…), 

rejoignant le camp de réfugiés de F._______. Après six mois, elle aurait 

gagné le Soudan où elle serait restée durant trois mois, puis la Libye et 

l’Italie. Elle a dit craindre d’être convoquée au service militaire, éventualité 

qui ne s’était pas encore concrétisée avant son départ. 

L’intéressée a produit un bulletin scolaire de 2013-2014 ainsi qu’une carte 

d’étudiante datée de 2013. 

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C.  

Par décision du 17 juillet 2017, le SEM a rejeté la demande d’asile déposée 

et prononcé le renvoi de Suisse de la requérante, ainsi que l’exécution de 

cette mesure, compte tenu du manque de pertinence des motifs invoqués. 

D.  

Le 21 août 2017, A._______ a interjeté recours contre cette décision 

auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), concluant 

principalement à l’octroi de l’asile et à la reconnaissance de la qualité de 

réfugié, subsidiairement au prononcé de l’admission provisoire ou à la 

cassation de la décision attaquée pour insuffisance de l’instruction et 

requérant, par ailleurs, l’assistance judiciaire totale. 

L’intéressée fait valoir qu’en tant que victime d’un militaire gradé, agent de 

l’Etat, elle n’avait pas la possibilité d’obtenir la protection des autorités 

érythréennes, des agressions sexuelles étant couramment exercées par 

les membres de l’armée. De plus, elle serait exposée aux représailles de 

son agresseur qui, comme elle l’aurait appris après son arrivée en Suisse, 

se renseignerait au village sur sa localisation et pourrait s’en prendre à elle 

pour avoir inspiré le dépôt d’une plainte contre lui. Le contexte dans lequel 

aurait eu lieu son départ illégal d’Erythrée serait ainsi de nature à l’exposer 

à un risque en cas de retour. 

L’intéressée a également soutenu que l’exécution de son renvoi serait 

illicite en raison d’un risque de violation des art. 3 et 4 CEDH, dans 

l’hypothèse d’une convocation au service militaire ; elle ne serait pas non 

plus raisonnablement exigible, en raison des difficultés qu’elle éprouverait 

à se réinstaller à C._______. 

E.  

Par ordonnance du 30 août 2017, le Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : le Tribunal) a admis la requête d’assistance judiciaire totale, 

désignant Ariane Burkhardt - juriste auprès de Berner Rechtsberatungs-

stelle für Menschen in Not -, comme mandataire d’office. 

F.  

En date du 26 septembre 2018, la recourante a épousé, devant l’état civil 

d’Interlaken, son compatriote G._______ ; ce dernier a obtenu l’asile en 

Suisse par décision du SEM du 27 janvier 2016 et est titulaire d’une 

autorisation de séjour. 

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Le 15 octobre 2018, le Tribunal a interrogé l’intéressée sur la suite qu’elle 

entendait donner au recours déposé ; le 5 novembre suivant, elle a exprimé 

sa volonté de le maintenir. 

G.  

Dans sa réponse du 8 février 2019, le SEM a modifié sa décision initiale, 

refusant à la recourante l’asile à titre personnel, mais le lui accordant par 

la voie du regroupement familial. 

H.  

Les autres faits et argument de la cause seront examinés, pour autant que 

de besoin, dans les considérants en droit. 

 

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d'asile peuvent 

être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors définitivement, sauf 

demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se 

protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l’espèce. 

1.2 La présente procédure est soumise à l’ancien droit (dispositions 

transitoires de la modification du 25 septembre 2015 de la LAsi, al. 1). 

1.3 La recourante a qualité pour recourir ; présenté dans la forme et dans 

le délai prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 48 et 52 PA et 

anc. art. 108 al. 1 LAsi). 

2.  

2.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

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leurs opinions politiques. Sont notamment considérées comme de sérieux 

préjudices la mise en danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la 

liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression psychique 

insupportable. Il y a lieu de tenir compte des motifs de fuite spécifiques aux 

femmes (art. 3 al. 1 et 2 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2‒5.6). 

2.2 Quiconque demande l'asile (requérant) doit prouver ou du moins 

rendre vraisemblable qu'il est un réfugié. La qualité de réfugié est 

vraisemblable lorsque l'autorité estime que celle-ci est hautement 

probable. Ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur 

des points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés 

(art. 7 LAsi). 

3.  

3.1 En l'occurrence, l’intéressée s’est vu accorder l’asile à titre dérivé, en 

raison de son mariage ; la seule question qui se pose est celle de savoir si 

les événements antérieurs à son départ d’Erythrée sont de nature à faire 

apparaître l’existence d’un risque de persécution et donc à permettre un 

octroi de l’asile à titre personnel, en application de l’art. 3 al. 1 et 2 LAsi 

(cf. ATAF 2013/21 consid. 3.3). 

3.2 Par ailleurs, la vraisemblance du récit n’a pas été remise en cause par 

le SEM, le Tribunal ne voyant quant à lui aucune raison de porter sur le cas 

une autre appréciation ; la recourante a décrit de manière claire et crédible 

l’agression sexuelle qu’elle a subie ainsi que les circonstances qui l’ont 

entourée, les questions posées sur ce point ayant été précises et les 

réponses obtenues détaillées (cf. procès-verbal de l’audition du 26 janvier 

2017, questions 68 à 74 et 81 à 95). 

Par ailleurs, les sévices décrits sont vraisemblables dans le contexte 

prévalant en Erythrée. Les violences dirigées contre les femmes y sont 

courantes, y compris - et surtout - dans le milieu carcéral ; les victimes ne 

peuvent obtenir de protection contre les sévices infligés par les agents de 

détention et ces derniers bénéficient, pour de tels actes, d’une impunité de 

fait (cf. à ce sujet l’arrêt du Tribunal E-1175/2017 du 27 juillet 2018 

consid. 3.6 et 4.2 et réf. citées). 

La situation est analogue dans le cadre du service militaire : selon des 

sources concordantes, les femmes y sont particulièrement exposées à la 

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violence sexuelle, qui peut être infligée tant par des gradés que par 

d’autres conscrits. Des commandants forcent des femmes à répondre à 

leurs avances sexuelles et bénéficient d’une impunité de fait. 

Dans ces deux cas, il s’agit d’un motif de fuite spécifique aux femmes, au 

sens de l’art. 3 al. 2 in fine LAsi. 

3.3 La situation de la recourante est cependant différente : en effet, il 

ressort de ses dires que le viol dont elle a été la victime a certes été commis 

par un soldat, mais qu’elle ne se trouvait alors ni en détention ni en train 

d’accomplir son service ; elle a croisé le chemin de son agresseur par pur 

hasard. 

Dans cette mesure, ce dernier n’a pas agi en tant que représentant de 

l’autorité militaire, mais avait perpétré son acte de son propre chef, hors du 

cadre du service, sans que son comportement soit approuvé ou 

simplement toléré par ses supérieurs ; il s’est ainsi agi d’une infraction 

purement crapuleuse, ressortissant au droit commun. Dans ces conditions, 

le Tribunal ne peut que constater l’absence d’un motif cité à l’art. 3 al. 1 

LAsi, de nature à conférer à l’agression les caractéristiques d’une 

persécution. La référence faite par la recourante, dans sa communication 

du 5 novembre 2018, à l’arrêt D-3672/2017 du 22 octobre 2018 tombe, par 

là même, à faux, celui-ci se référant au cas d’une femme astreinte au 

service et emprisonnée, puis violée par son gardien peu après la fin de sa 

détention. 

Les mêmes considérations valent pour l’éventuel risque de représailles que 

l’agresseur pourrait exercer sur la recourante ou ses proches, à supposer 

qu’il soit avéré ; elle-même admet en effet que sa famille n’a pas eu de 

problèmes depuis son départ (cf. p. 5 du recours). 

3.4 L’intéressée soutient certes que la plainte adressée par son père à la 

police - laquelle n’a jamais été étayée par un document - a été écartée 

sans examen, du fait qu’elle visait un militaire gradé. Cependant, ladite 

plainte aurait été reçue par le poste de police local de C._______, où le 

coupable était apparemment en garnison ; devant l’insuccès de sa 

première demande, rien n’empêchait la recourante ou son père de 

s’adresser à une autorité supérieure, soit, par exemple, à la police de 

H._______, la capitale du district, située à proximité. Aucune information 

n’indique qu’ils l’aient tenté ou aient entrepris de quelconques démarches 

après l’échec de cette première requête. 

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Dans ces conditions, le Tribunal retient que les indices à disposition ne sont 

pas suffisants à faire admettre, de manière hautement probable, que la 

recourante se serait trouvée privée de toute possibilité d’obtenir la 

protection des autorités de son pays d’origine. 

En conséquence, sous l’angle de l’asile, la recourante n’a pas établi la 

vraisemblance d’un risque de préjudices en raison de faits antérieurs à sa 

fuite. 

3.5 Enfin, dans son arrêt de référence D-7898/2015 du 30 janvier 2017, le 

Tribunal a examiné à quel point les Erythréens qui quittent leur pays 

illégalement doivent craindre des mesures de persécution, pour ce motif, 

en cas de retour. 

Au terme d’une analyse approfondie des informations disponibles, il en est 

arrivé à la conclusion que la pratique, selon laquelle la sortie illégale 

d’Erythrée justifiait en soi la reconnaissance de la qualité de réfugié, ne 

pouvait pas être maintenue. Cette appréciation repose essentiellement sur 

le constat que des membres de la diaspora, parmi lesquels se trouvent 

également des personnes qui ont quitté illégalement leur pays, retournent 

en Erythrée, pour de brefs séjours, sans subir de sérieux préjudices. Dès 

lors, les personnes sorties sans autorisation d’Erythrée ne peuvent plus 

être considérées, de manière générale, comme exposées à une peine 

sévère pour un motif pertinent en matière d’asile (cf. D-7898/2015 

consid. 5.1). 

Un risque majeur de sanction ou de sérieux préjudices au sens de 

l’art. 3 LAsi ne peut être désormais admis qu’en présence de facteurs 

supplémentaires défavorables, tel le fait d’avoir appartenu à un groupe 

d’opposants au régime, d’avoir occupé une fonction en vue avant la fuite, 

d’avoir déserté ou encore de s’être soustrait au service militaire, qui font 

dès lors apparaître le requérant comme une personne indésirable aux yeux 

des autorités érythréennes (cf. D-7898/2015 consid. 5.2). 

Or, en l’espèce, aucune de ces circonstances n’est réalisée, la recourante 

n’ayant jamais eu un quelconque engagement politique d’opposition et ne 

s’étant pas soustraite au service militaire, auquel elle n’a jamais été 

convoquée. 

Il ressort du même arrêt que le risque d’être soumis à l’obligation 

d’accomplir le service national en cas de retour en Erythrée - qui demeure, 

dans le cas d’espèce, hypothétique - n’est pas non plus pertinent sous 

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l’angle de l’asile ; en effet, l’accomplissement de cette obligation ne saurait 

être assimilé à un préjudice sérieux qui aurait sa cause dans l’un des motifs 

exhaustivement énumérés à l’art. 3 LAsi. 

3.6 Il s'ensuit que le recours, en tant qu'il conteste le refus de l'asile à titre 

originaire, doit être rejeté ; l’intéressée ne peut non plus se voir reconnaître 

la qualité de réfugié pour des motifs subjectifs postérieurs à sa fuite. 

4.  

Dès lors, la décision attaquée ne viole pas le droit fédéral et a établi de 

manière exacte et complète l'état de fait pertinent (art. 106 al. 1 LAsi). En 

conséquence, le recours est rejeté. 

5.  

5.1 L’assistance judiciaire totale ayant été accordée, il n’est pas perçu de 

frais. 

5.2 Conformément aux art. 64 al. 1 PA et 7 al. 1 du règlement du 21 février 

2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal 

administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), l'autorité de recours peut 

allouer, d'office ou sur requête, à la partie ayant entièrement ou 

partiellement gain de cause, une indemnité pour les frais indispensables et 

relativement élevés qui lui ont été occasionnés. 

5.2.1 En l’espèce, l’asile a été accordé à la recourante et sa qualité de 

réfugié reconnue à la suite de son mariage, en application de l’art. 51 al. 1 

LAsi ; cette issue ne découle pas des mérites de son recours, mais d'un 

fait - son mariage - extérieur à la présente procédure. 

Dès lors, en application de l’art. 5 - 2e phrase - FITAF, il y a lieu d’apprécier 

la question des dépens au regards de l’état des faits avant la survenance 

du motif de liquidation. Dans le cas d’espèce, il est patent qu’en l’absence 

du mariage de l’intéressée, le recours aurait été rejeté ; il n’y a dès lors pas 

de motifs d’allouer des dépens. 

5.2.2 Conformément à la pratique du Tribunal, en cas de représentation 

d'office en matière d’asile, le tarif horaire est dans la règle de 200 à 

220 francs pour les avocats, et de 100 à 150 francs pour les représentants 

n'exerçant pas la profession d'avocat (art. 12 en rapport avec l'art. 10 al. 2 

FITAF) ; seuls les frais nécessaires sont indemnisés (art. 8 al. 2 FITAF). En 

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conséquence, le tarif horaire demandé par la mandataire (180 francs sans 

TVA) doit être réduit à 150 francs. 

5.2.3 Dans le cas particulier, la note de frais du 23 août 2017 fait état de 

1'620 francs d’honoraires soumis à TVA et de 50 francs de débours non 

soumis à la TVA. Ce montant correspond à 9 heures de travail au tarif 

horaire de 180 francs ; ledit tarif sera réduit à 150 francs (cf. consid. 5.2.2), 

les neuf heures étant dès lors indemnisées à raison de 1'350 francs. 

Selon l’appréciation du Tribunal, les démarches ultérieures de la 

mandataire (trois lettres envoyées au Tribunal en date des 31 juillet, 

25 octobre et 5 novembre 2018) ont nécessité deux heures de travail, d’où 

des honoraires d’un total de 1’650 francs (sur la base de 11 heures de 

travail au tarif horaire de 150 francs) ; y est rajoutée la TVA, selon 

l’art. 9 al. 1 let. c FITAF, par 127.95 francs (1'350 francs à 7,7% et 

300 francs à 8%). 

L’indemnité totale est donc arrêtée à 1’777.95 francs, les 50 francs de 

débours non justifiés n’étant pas pris en compte. 

 

 

(dispositif : page suivante) 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté, en tant qu’il porte sur l’octroi de l’asile et la 

reconnaissance de la qualité de réfugié à titre originaire. 

2.  

Il est sans objet, en tant qu’il porte sur le renvoi et son exécution. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais. 

4.  

L’indemnité de la mandataire d’office, à la charge de la caisse du Tribunal, 

est arrêtée à 1'777.95 francs. 

5.  

Le présent arrêt est adressé à la mandataire de la recourante, au SEM et 

à l'autorité cantonale. 

 

Le président du collège : Le greffier : 

  

Grégory Sauder Antoine Willa 

 

 

Expédition :