# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0a2b539c-06d3-5dcf-86c4-a03381e6b83e
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-10-09
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Schuldbetreibungs- und Konkurskammer 09.10.2020 105 2020 120
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_003_105-2020-120_2020-10-09.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

105 2020 120
105 2020 121
105 2020 122

Arrêt du 9 octobre 2020

Chambre des poursuites et faillites

Composition Présidente : Catherine Overney
Juges : Dina Beti, Markus Ducret
Greffier-rapporteur : Luis da Silva

Parties A.________, plaignant, représenté par Me Mathilde Bessonnet, 
avocate    

contre

L'OFFICE DES POURSUITES DE LA VEVEYSE, autorité intimée

Objet Minimum d’existence (art. 93 LP)

Plainte du 28 septembre 2020 contre le procès-verbal de saisie et la 
décision de saisie de salaire du 11 septembre 2020

Requête d’effet suspensif du 28 septembre 2020

Requête d’assistance judiciaire du 28 septembre 2020

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considérant en fait

A. A.________ fait l’objet de poursuites pour un montant de CHF 67'971.45. Le 11 septembre 
2020, après avoir établi le minimum d’existence du débiteur, l'Office des poursuites de la Veveyse 
(ci-après: l'Office des poursuites) a prononcé une saisie mensuelle des revenus de A.________ de 
CHF 300.-.

B. Le 28 septembre 2020, A.________ a déposé une plainte contre le procès-verbal de saisie 
et la décision de saisie de salaire. Il estime que le revenu mensuel retenu par l’Office des 
poursuites, soit CHF 10'046.65, ne correspond pas à la réalité car les acomptes sur commissions 
et sur bonus, versés mensuellement au plaignant sont des avances fixés sur la base d’objectifs à 
atteindre et que compte tenu de ses mauvais résultats, il est débiteur de son employeur d’un 
montant de CHF 26'989.20 à la fin du mois d’août 2020 en raison des avances sur commissions et 
sur bonus indûment perçues. Par conséquent, son revenu mensuel net n’est pas supérieur à 
CHF 7'100.- et il ne suffit pas pour qu’un montant mensuel soit saisi. 

Il sollicite l’octroi de l’effet suspensif ainsi que le bénéfice de l’assistance judiciaire.

C. Dans ses observations du 6 octobre 2020, l’Office des poursuites conclut au rejet de la 
plainte dans la mesure où, selon les fiches de salaire produites, il réalise un gain mensuel net de 
CHF 10'046.65, versé effectivement par son employeur. Il relève que lors de l’établissement du 
décompte final des commissions 2020 par l’employeur, il pourra, à ce moment-là, examiner s’il y a 
lieu d’effectuer une restitution ou non.

en droit

1.

Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à l'autorité de 
surveillance lorsqu'une mesure de l'office est contraire à la loi ou ne paraît pas justifiée en fait (art. 
17 al. 1 LP). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 
connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

En l'espèce, la plainte du 28 septembre 2020 porte sur le procès-verbal de saisie et la décision de 
saisie de salaire du 11 septembre 2020 notifiés au plaignant le 16 septembre 2020. Partant, la 
plainte a été déposée dans le délai de 10 jours prescrit par l’art. 17 LP. 

2.

2.1. L'art. 93 al. 1 LP dispose que tous les revenus du travail, les usufruits et leurs produits, les 
rentes viagères, de même que les contributions d’entretien, les pensions et prestations de toutes 
sortes qui sont destinés à couvrir une perte de gain ou une prétention découlant du droit 
d’entretien, en particulier les rentes et les indemnités en capital qui ne sont pas insaisissables en 
vertu de l’art. 92, peuvent être saisis, déduction faite de ce que le préposé estime indispensable au 
débiteur et à sa famille. L'office des poursuites – qui a une marge d'appréciation – doit se référer 
aux lignes directrices pour le calcul du minimum d'existence en matière de poursuite (minimum 

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vital), celui-ci devant être fixé en fonction des circonstances de fait existant lors de l'exécution de la 
saisie. Ce sont les circonstances objectives, et non subjectives, particulières au poursuivi qui sont 
déterminantes (cf. ATF 134 III 323 consid. 2; arrêt TF 5A_266/2014 du 11 juillet 2014 consid. 3). 

Si des changements interviennent en cours de saisie, le débiteur doit demander une révision de 
situation au sens de l'art. 93 al. 3 LP à l'office des poursuites (BSK SchkG I–VONDER MÜHLL, art. 
93, n. 17 et 21). 

2.2. En l'espèce, l’Office des poursuites s’est basé sur les décomptes de salaire 2020 produits et 
il en ressort que le plaignant perçoit effectivement tous les mois un salaire de CHF 10'046.65. Par 
conséquent, c’est à juste titre que l’Office des poursuites a établi les faits déterminants et le salaire 
mensuel versé au plaignant en tenant compte des circonstances au moment de l’exécution de la 
saisie de revenu et de toutes les informations fournies par le débiteur lui-même. Au demeurant, le 
plaignant lui-même admet que ce n’est qu’à la fin de l’année 2020 qu’il sera débiteur de son 
employeur, supposant qu’il ne parviendra pas à réaliser les objectifs annuels en raison de la crise 
sanitaire actuelle (cf. plainte p. 4 ch. 8 à 10). Si tel devait effectivement être le cas, il appartiendra 
au débiteur de demander une révision de situation au sens de l’art. 93 al. 3 LP. 

Il s’ensuit le rejet de la plainte.

3.

Vu le rejet de la plainte, la requête d'effet suspensif est sans objet.

4.

Le plaignant sollicite d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire et que Me Mathilde 
Bessonnet lui soit désignée en qualité d’avocat d’office. 

En vertu de l'art. 142 du code de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA ; 
RSF 150.1), applicable par renvoi de l'art. 9 al. 1 de la loi fribourgeoise du 12 février 2015 
d'application de la législation fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LALP ; RSF 28.1), a 
droit à l'assistance judiciaire la partie qui ne dispose pas de ressources suffisantes pour supporter 
les frais d'une procédure sans s'exposer à la privation des choses nécessaires à son existence et 
à celle de sa famille (al. 1) ; l'assistance n'est pas accordée lorsque la procédure paraît d'emblée 
vouée à l'échec pour un plaideur raisonnable (al. 2).

Dans la procédure de plainte en matière de poursuite pour dettes, il n'est pas perçu de frais 
(art. 20a al. 2 ch. 5 LP), de sorte que la question de l'assistance judiciaire se pose seulement en 
ce qui concerne la rémunération de la mandataire du plaignant. Selon la jurisprudence, le droit à 
l'assistance judiciaire découlant de l'art. 29 al. 3 Cst. n'est pas exclu par principe dans la procédure 
de plainte des art. 17 ss LP, pour le motif qu’il ne peut être perçu de frais ni alloué de dépens, mais 
dans la mesure où la procédure de plainte est régie par la maxime d'office, l'assistance d'un 
avocat n'est en général pas nécessaire (cf. ATF 122 I 8 consid. 2c). Il est cependant des cas où 
l'assistance par un avocat s'avère nécessaire en dépit de la maxime d'office, et lorsqu'il y a 
complexité de l'affaire ou des questions à résoudre, connaissances juridiques insuffisantes et 
intérêts importants en jeu, l'octroi de l'assistance judiciaire se justifie également pour la procédure 
de plainte des art. 17 ss LP (cf. ATF 122 III 392 consid. 3c).

En l'espèce, la cause ne présentait pas de difficultés juridiques ou factuelles complexes. Le 
plaignant aurait pu faire valoir ses arguments dans la procédure de plainte sans recourir à un 

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mandataire. La désignation d’un avocat d’office n’apparaît donc pas nécessaire à la sauvegarde 
des intérêts du plaignant, ce qui conduit au rejet de la requête d’assistance judiciaire.

6.

Il n'est pas perçu de frais (art. 20a al. 2 ch. 5 LP), ni alloué de dépens (art. 62 al. 2 de l'ordonnance 
du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi fédérale sur la poursuite 
pour dettes et la faillite [OELP; RS 281.35]).

la Chambre arrête :

I. La plainte est rejetée.

Partant, le procès-verbal de saisie et la décision de saisie de salaire 11 septembre 2020 sont 
confirmés.

II. La requête d’effet suspensif est sans objet.

III. La requête d’assistance judiciaire est rejetée.

IV. Il n’est pas perçu de frais, ni alloué de dépens.

V. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les dix jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de 
recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 9 octobre 2020/cov

La Présidente : Le Greffier-rapporteur :