# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 05b323e1-013d-554a-be97-30f43e88a0d6
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-08-11
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 11.08.2015 E-2867/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-2867-2015_2015-08-11.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-2867/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  11  a o û t  2 0 1 5   

Composition 
 François Badoud (président du collège),  

Gérald Bovier, Regula Schenker Senn, juges, 

Antoine Willa, greffier. 

   

Parties 
 A._______ , né le (…),  

Nigéria,   

représenté par (…),  

Service d'Aide Juridique aux Exilé-e-s (SAJE),  

(…),  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations  

(SEM ; anciennement Office fédéral des migrations [ODM]), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Exécution du renvoi (réexamen) ;  

décision du SEM du 2 avril 2015 / N (…). 

 

 

 

E-2867/2015 

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Faits : 

A.  

Le 8 août 2010, A._______  a déposé une demande d'asile en Suisse. 

L'intéressé a alors affirmé qu'il était séropositif et infecté par le virus HIV, 

mais sans déposer de rapport médical. La demande a été rejetée par dé-

cision de l'ODM du 18 janvier 2012, qui a prononcé le renvoi de Suisse et 

son exécution. 

Le 25 juin 2012, le requérant a déposé une première demande de réexa-

men, invoquant à l'appui son état de santé et concluant au prononcé de 

l'admission provisoire. Selon un rapport médical du (…), il était atteint de 

diarrhées chroniques et d'un paludisme ; par ailleurs, une infection par le 

HIV, remontant à fin 2010, était constatée, mais ne nécessitait aucune thé-

rapie. Enfin, d'après un rapport du (…), alors non pris en compte par l'ODM, 

A._______ était atteint d'une infection HIV au stade B1 qui nécessitait une 

trithérapie et des contrôles périodiques ; le pronostic était "très mauvais" 

en l'absence de traitement, mais "excellent" s'il était appliqué. 

Par décision du 25 juillet 2012, l'ODM a rejeté la demande, l'état de santé 

de l'intéressé (qui présentait une infection asymptotique par le HIV) étant 

compatible avec un retour au Nigéria, moyennent une aide médicale au 

retour appropriée. 

B.  

En date du 11 décembre 2012, l'intéressé a déposé une seconde demande 

de réexamen, arguant que l'aggravation de son état de santé rendait l'exé-

cution du renvoi au Nigéria, où le traitement nécessaire ne lui serait pas 

accessible à un coût abordable, illicite et inexigible. 

A l'appui de ses conclusions, le requérant a déposé un rapport médical du 

(…), selon lequel il souffrait toujours d'une diarrhée chronique infectieuse, 

et suivait un traitement antirétroviral (administration de Kivexa et de Sto-

crin) ; des contrôles réguliers étaient nécessaires. En l'absence de traite-

ment, le pronostic était "mauvais, avec un risque vital". 

Par décision du 19 décembre 2012, l'ODM a rejeté la demande, retenant 

que le rapport médical ne faisait état d'aucun renseignement nouveau, et 

plus spécifiquement n'indiquait pas le stade d'évolution de l'infection par le 

HIV ; or selon une "pratique constante", l'exécution du renvoi n'était sus-

pendue que si le stade C était atteint. Par ailleurs, le traitement nécessaire 

pouvait être prodigué au Nigéria, l'intéressé disposant en outre dans son 

pays d'origine de bonnes chances de réintégration. 

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C.  

Le 2 avril 2013, A._______  a déposé une nouvelle demande de réexamen, 

reprenant son argumentation et ses conclusions précédentes.  

Selon rapport médical du 20 février précédent, le stade d'évolution B1 de 

l'infection par le HIV avait été mesuré en juin 2011, puis une trithérapie 

entreprise en date du 3 juillet 2012 ; l'intéressé n'exprimait pas de plainte 

somatique, et l'évolution était favorable, la virémie étant devenue indétec-

table. Le traitement entrepris devait se poursuivre, et les contrôles pério-

diques être maintenus, sous peine d'un risque vital ; le même résultat pou-

vait être atteint par un traitement dit "de deuxième ligne" (prise d'un plus 

grand nombre de médicaments), cependant plus contraignant et pouvant 

entraîner des effets secondaires plus importants. 

Par décision du 22 avril 2013, l'ODM a communiqué au requérant qu'il re-

nonçait à "accorder davantage d'attention" à la demande, dont les motifs 

"manqu[ai]ent de consistance". Le recours interjeté contre cette décision a 

été admis par arrêt du Tribunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal) 

du 12 septembre 2013, qui a cassé la décision du 22 avril 2013 et invité 

l'ODM à entrer en matière ; en effet, un élément nouveau, à savoir le stade 

d'évolution de l'infection par le HIV, n'avait été pris correctement en consi-

dération. 

D.  

Selon un nouveau rapport médical, du (…), l'intéressé se trouve toujours 

au stade B1 de l'infection HIV, laquelle est bien contrôlée, la virémie restant 

indétectable. Toujours atteint de diarrhées, l'intéressé est également tou-

ché par une éosinophilie, et un état dépressif modéré. Le traitement médi-

camenteux reste le même, les médicaments administrés (Kivexa et Sto-

crin) devant cependant être changés en partie pour un générique (Tivicay 

à la place du Stocrin) ; un médicament anti-dépressif (Efavirenz) et des 

anti-diarrhéiques sont également nécessaires. 

E.  

Par décision du 2 avril 2015, le SEM a rejeté la demande de réexamen, le 

requérant pouvant se voir contrôlé et soigné à Lagos ou Benin City, où les 

génériques indispensables étaient accessibles ; une aide au retour sous 

forme de fourniture de médicaments était aussi possible. Enfin, selon 

toutes probabilités, l'intéressé disposait au Nigéria d'un réseau social et 

familial ainsi que de bonnes possibilités de réintégration, eu égard à son 

expérience professionnelle de mécanicien. 

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Page 4 

F.  

Interjetant recours contre cette décision, le 5 mai 2015, A._______  a fait 

valoir les difficultés d'accès aux soins qu'il rencontrerait en cas de retour 

au Nigéria, l'absence de toute possibilité d'aide, ainsi que le caractère pro-

blématique de sa réintégration. Il a conclu au prononcé de l'admission pro-

visoire, et a requis la prise de mesures provisionnelles, ainsi que l'assis-

tance judiciaire partielle. 

G.  

Par ordonnance du 11 mai 2015, le Tribunal a dispensé l'intéressé du ver-

sement d'une avance de frais, renvoyant à l'arrêt au fond l'examen de de 

la demande d'assistance judiciaire partielle. 

H.  

Invité à se prononcer sur le recours, le SEM en a préconisé le rejet dans 

sa réponse du 20 mai 2015 ; copie en a été transmise au recourant pour 

information. 

 

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile peuvent 

être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi (RS 142.31), devant le Tribu-

nal, lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée 

par l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF). 

1.2 Le recourant a qualité pour recourir. Présenté dans la forme et dans les 

délais prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 48 et 52 PA et 

art. 108 al. 1 LAsi). 

 

2.  

E-2867/2015 

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2.1 La demande de réexamen suppose que le requérant invoque l'un des 

motifs de révision prévus par l'art. 66 PA ou fasse valoir que les circons-

tances se sont modifiées dans une mesure notable depuis le prononcé de 

la première décision (cf. ATAF 2010/27 consid. 2; cf. également ANDREA 

PFLEIDERER, in: Praxiskommentar zum Bundesgesetz über das Verwal-

tungsverfahren, 2009, art. 58 PA no 9 s. p. 1159 et réf. cit. [ci-après: Praxis-

kommentar VwVG]). 

2.2 Selon la jurisprudence et la doctrine en matière de révision (applicable 

en matière de réexamen), les faits nouveaux et preuves nouvelles au sens 

de l'art. 66 PA ne peuvent entraîner la révision que s'ils sont importants et 

décisifs, c'est-à-dire que les faits doivent être de nature à influer - ensuite 

d'une appréciation juridique correcte - sur l'issue de la contestation, et les 

moyens de preuve offerts  propres à les établir (ATF 127 V 353 consid. 5a 

p. 358; 118 II 199 consid. 5 p. 205; ATAF 2014/39 consid. 4.5 et réf. cit.; cf. 

également KARIN SCHERRER, Praxiskommentar VwVG, op.cit., art. 66 PA 

no 25 p. 1306 et réf. cit.; YVES DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral, Com-

mentaire, 2008, no 4704 p. 194 s. et réf. cit.). En outre, une demande de 

réexamen ne saurait servir à remettre continuellement en cause des déci-

sions administratives entrées en force de chose jugée et d'éluder les dis-

positions légales sur les délais de recours (cf. ATF 136 II 177 consid. 2.1 

p. 181 et jurisp. cit.). En conséquence et par analogie avec l'art. 66 al. 3 

PA, il y a lieu d'exclure le réexamen d'une décision de première instance 

entrée en force lorsque le requérant le sollicite en se fondant sur des 

moyens qu'il aurait pu invoquer par la voie de recours contre cette décision 

au fond.  

Lorsque la décision de l'autorité de première instance n'a pas été contes-

tée, ou que le recours déposé a été classé pour des raisons formelles, des 

motifs de révision peuvent également fonder une demande de réexamen 

("demande de réexamen qualifiée") (ATAF 2013/22 consid. 5.4 et réf. cit., 

p. 283-284). 

2.3 La requête de nouvel examen ne peut permettre une nouvelle appré-

ciation de faits déjà connus en procédure ordinaire (cf. JICRA 2003 no 7 

p. 45 et jurisp. cit.). 

2.4 La demande de réexamen dûment motivée est déposée par écrit au-

près du SEM dans les trente jours qui suivent la découverte du motif de 

réexamen (art. 111b al. 1 LAsi). 

3.  

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3.1 En l'espèce, la demande de réexamen, dont il s'agit de trancher du sort, 

après cassation de la première décision de l'ODM, est celle déposée en 

date du 2 avril 2013 ; dès lors, le respect du délai de trente jours prévu à 

l'art. 111b al. 1 LAsi, disposition entrée en vigueur le 1er février 2014, n'a 

pas à être vérifié (cf. dispositions transitoires de la modification du 14 dé-

cembre 2012, al. 2). 

3.2 Sur le fond, la première question qui se pose est de savoir si les faits 

motivant la demande de réexamen sont nouveaux, à savoir s'il s'agit d'élé-

ments postérieurs à la fin de la procédure ordinaire, de points ignorés du 

recourant à ce moment, ou de faits dont il ne pouvait ou n'avait pas de 

raison de se prévaloir à l'époque. 

La seconde, dans l'affirmative, est de savoir si ces faits sont déterminants, 

soit susceptibles de modifier l'état de fait retenu par l'autorité dans sa pre-

mière décision dans une mesure suffisante pour mener, après appréciation 

juridique de la nouvelle situation, à une décision différente. 

3.3 En l'espèce, la question du caractère nouveau des motifs de réexamen 

soulevés doit être précisément examinée, ce caractère ne pouvant être re-

tenu que dans une mesure restreinte. 

En effet, la demande de réexamen du 2 avril 2013 a donné lieu à la décision 

de l'ODM du 22 avril 2013, qui a refusé d'entrer en matière ; celle-ci a été 

annulée par l'arrêt du Tribunal du 12 septembre 2013. En conséquence, 

c'est en fonction de la date de la demande de réexamen précédente, soit 

celle du 15 novembre 2012, qui a donné lieu à une décision de rejet le 19 

décembre suivant, que doit s'apprécier le caractère nouveau des motifs. 

Il apparaît dès lors que l'existence des diarrhées chroniques, ainsi que celle 

de l'infection par le HIV, étaient déjà connues ; il en allait de même du trai-

tement antirétroviral (par Kivexa et Stocrin), et du pronostic d'un risque vital 

en cas d'interruption de ce traitement, alors posé par les thérapeutes. Les 

hypothétiques difficultés de réintégration et de réinstallation soulevées par 

l'intéressé ne sont pas non plus inédites. 

Les éléments nouveaux sont donc : en premier lieu, le stade d'évolution B1 

de l'infection par le HIV, retenu par le rapport médical du 12 mars 2012, 

non correctement pris en compte dans la décision de l'ODM du 19 dé-

cembre 2012, et confirmé par les rapports des 20 février 2013 et 6 août 

2014 ; en deuxième lieu, l'éosinophilie ; enfin, en troisième lieu, l'état dé-

pressif. 

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En revanche, le traitement par trithérapie, ainsi que le pronostic d'un risque 

vital en cas d'interruption de celui-ci, constituent des points déjà connus. 

3.4 Dans ce contexte, le Tribunal rappelle que s'agissant des personnes 

en traitement médical en Suisse, l'exécution du renvoi ne devient inexi-

gible, en cas de retour dans leur pays d'origine ou de provenance, que 

dans la mesure où en l'absence de possibilités de traitement adéquat, leur 

état de santé se dégraderait très rapidement au point de conduire d'une 

manière certaine à la mise en danger concrète de leur vie ou à une atteinte 

sérieuse, durable et notablement plus grave de leur intégrité physique (cf. 

Jurisprudence et informations de la Commission suisse de recours en ma-

tière d'asile [JICRA] 2003 n° 24 p. 154 ss). L'art. 83 al. 4 LEtr (RS 142.20), 

disposition exceptionnelle, ne saurait en revanche être interprété comme 

une norme qui comprendrait un droit de séjour lui-même induit par un droit 

général d'accès en Suisse à des mesures médicales visant à recouvrer la 

santé ou la maintenir, au simple motif que l'infrastructure hospitalière et le 

savoir-faire médical dans le pays d'origine ou de destination de l'intéressé 

n'atteint pas le standard élevé qu'on trouve en Suisse (JICRA 1993 n° 38 

p. 274s.). 

Selon la jurisprudence déjà évoquée par le SEM dans sa décision du 

19 décembre 2012 (cf. ATAF 2009/2 consid. 9.3.4), l'exécution du renvoi 

d'une personne infectée par le HIV est en principe raisonnablement exi-

gible tant que la maladie n'a pas atteint le stade C (selon la classification 

CDC), respectivement tant que le sida n'est pas déclaré. La détermination 

du caractère raisonnablement exigible ou non de l'exécution du renvoi dé-

pend toutefois non seulement du stade de la maladie, mais aussi de la 

situation particulière de la personne concernée dans son pays d'origine, 

notamment sous l'angle des possibilités d'accès aux soins médicaux (ATAF 

précité). Les aspects concrets du cas d'espèce peuvent ainsi rendre inexi-

gible l'exécution du renvoi d'une personne se trouvant au stade B3 ou 

même B2, tandis que cette mesure pourra être considérée comme raison-

nablement exigible pour une personne au stade C, en raison de circons-

tances particulières. 

3.5 Dans le cas de A._______ , force est de constater que le stade B1 est 

en principe compatible avec le renvoi. La virémie demeure indétectable, 

l'infection HIV restant bien contrôlée. Les thérapies antirétrovirales gra-

tuites sont disponibles au Nigeria (voir p. ex. à ce propos, l'arrêt du Tribunal 

D-5025/2014 du 9 janvier 2015 consid. 4.2.2 ; UK Home Office, "Country 

of Origin Information Report Nigeria" du 6 janvier 2012, ch. 27.12 à 27.14 

; Organisation suisse d'Aide aux Réfugiés, rapport du 26 mars 2014). 

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Certes, l'accès à la thérapie antirétrovirale au Nigéria diverge en fonction 

des régions, et sa disponibilité n'est pas garantie de manière équivalente 

à toute la population. En l'espèce toutefois, l'intéressé est un homme jeune, 

sans charge de famille, et vient d'Illushi (Edo State), non loin de Benin City. 

Après son retour au Nigéria, il pourra dès lors se tourner vers un des nom-

breux centres médicaux qui s'y trouvent pour poursuivre son traitement, 

ainsi que le SEM l'a relevé. 

Cela dit, conformément à l'art. 93 al. 1 let. d LAsi et à l'art. 75 de l'ordon-

nance 2 sur l'asile relative au financement (OA 2, RS 142.321), l'intéressé 

a la possibilité, à titre d'aide au retour, de solliciter une réserve adéquate 

de médicaments lui permettant de surmonter les éventuelles difficultés ini-

tiales à se procurer les antirétroviraux nécessaires après son retour au Ni-

géria. 

Dans ces conditions, le fait que l'intéressé soit atteint d'une infection par le 

HIV au stade B1 ne rend pas l'exécution du renvoi inexigible. 

3.6 Les autres troubles manifestés par le recourant ne sont pas de nature 

à empêcher l'exécution du renvoi : son état dépressif, d'ailleurs "modéré" 

selon les termes du rapport du (…), ne présente pas de gravité particulière. 

Quant à l'éosinophilie, elle ne fait l'objet d'aucun traitement. 

3.7 Il s'ensuit que c'est à juste titre que le SEM a rejeté la demande de 

réexamen. 

4.  

Le Tribunal fait droit à la requête du recourant et admet la requête d'assis-

tance judiciaire partielle, compte tenu de son incapacité à assumer les frais 

de la procédure et de ce que les conclusions du recours, au moment de 

leur dépôt, n'apparaissaient pas manifestement vouées à l'échec (art. 65 

al. 1 PA). 

(dispositif page suivante) 

 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

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2.  

La requête d'assistance judiciaire partielle est admise. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais. 

4.  

Le présent arrêt est adressé à la mandataire du recourant, au SEM et à 

l'autorité cantonale. 

 

Le président du collège : Le greffier : 

  

François Badoud Antoine Willa