# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 73daf1d8-663e-58be-8f5e-1affda190d72
**Source:** Neuchâtel (NE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1997-05-05
**Language:** fr
**Title:** Neuenburg Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour civile au sens strict 05.05.1997 CC.1997.709 (INT.1998.904)
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/NE_Omni/NE_TC_001_CC-1997-709_1997-05-05.html

## Full Text

A.      B.
, né le 23 février 1955, et C. , née le 8 août 1958, se sont

mariés
le 7 août 1981. Ils ont deux enfants, G. , né le 2 avril 1984 et

H. , né
le 9 avril 1986.

 

       
Leur divorce a été prononcé par jugement du Tribunal du district

d'Avenches/VD
du 17 décembre 1990, définitif et exécutoire dès le 29

janvier
1991, qui ratifie la convention sur les effets accessoires du

divorce
que les parties avaient conclue. Celle-ci prévoit en particulier

l'attribution
de l'autorité parentale sur les deux enfants à la mère,

règle
le droit de visite du père et fixe les pensions alimentaires dues

par le
père pour l'entretien de ses enfants, arrêtées pour chacun d'eux à

550
francs par mois jusqu'aux six ans révolus de l'enfant, 650 francs

jusqu'à
ses douze ans révolus, 750 francs jusqu'à ses seize ans révolus et

800
francs jusqu'à sa majorité, sous réserve de l'achèvement d'une forma-

tion
professionnelle. Ces pensions étaient en outre indexées à l'indice

suisse
des prix à la consommation, sauf à démontrer par le père que ses

revenus
n'avaient pas suivi l'évolution de l'indice.

 

B.      Le
29 mars 1995, B.  a saisi le Tribunal
matrimonial du district

de
Neuchâtel d'une demande en modification du jugement du 17 décembre

1990,
portant après modification les conclusions suivantes :

 

          " Plaise au Tribunal :

 

            1. Modifier le Jugement de divorce
du 17 décembre 1990 du

               Président du Tribunal civil du
district d'Avenches en

               fixant comme suit les
contributions d'entretien dues

               aux enfants :

 

               - Fr. 400.- dès le dépôt de la
demande et jusqu'à l'âge

                 de 12 ans révolus

               - Fr. 450.- depuis lors et
jusqu'à l'âge de 16 ans ré-

                 volus

               - Fr. 500.- depuis lors et jusqu'à majorité, sous ré-

                 serve de l'achèvement de leur
formation profession-

                 nelle."

 

            2. Sous suite de frais et dépens.

 

        A
l'appui de sa demande, il allègue que lorsque les pensions

pour
ses enfants ont été fixées, elles représentaient une charge cor-

respondant
à environ 20 % de son revenu net, son gain mensuel brut

s'élevant
alors à 5'735 francs. Depuis fin 1992, date à laquelle il a

perdu
son emploi auprès de la direction des Télécommunications à Neuchâ-

tel, sa
situation financière s'est constamment dégradée. A l'heure actuel-

le, il
bénéficie d'un emploi dans le cadre d'un programme d'occupation

pour
chômeurs mis sur pied par le canton de Vaud, et réalise un revenu

mensuel
moyen de 3'250 francs. Le 19 mars 1994, il s'est remarié. Sa

nouvelle
épouse, elle-même divorcée et mère de deux enfants, gagne 1'749

francs
pour un travail à temps partiel et reçoit une pension de 200 francs

pour
l'une de ses enfants. Le demandeur s'est malgré tout efforcé de payer

les
pensions dues à ses enfants selon le jugement de divorce, ce qu'il est

parvenu
à faire jusqu'au mois d'août 1994 mais plus depuis lors.

 

       
Dans sa réponse du 2 octobre 1995, la défenderesse, qui conclut

au
rejet de la demande, allègue que le demandeur est responsable de son

licenciement,
de même que de son impossibilité à retrouver un nouvel

emploi,
alors qu'il est au bénéfice de qualifications professionnelles, et

que
malgré la période de chômage qu'il traverse, il n'a pas modifié son

train
de vie, conservant en particulier une magnifique villa qu'il estime

à
600'000 à 700'000 francs et disposant avec son épouse de deux voitures.

Il est
absolument faux de prétendre que la situation actuelle du demandeur

est
durable. De son côté, elle aussi frappée par les effets de la crise

économique,
la défenderesse a beaucoup de peine à "nouer les deux bouts"

et les
pensions prévues par le jugement de divorce lui sont indispensables

pour
faire face à ses charges.                                   

 

C.      Le
7 février 1997, le Tribunal matrimonial du district de Neu-

châtel
a rendu son jugement, qui comporte le dispositif suivant :

 

          " 1. Modifie le jugement de
divorce du 17 décembre 1990

               rendu par le tribunal civil du
district d'Avenches.

 

            2. Fixe les pensions dues par  B. 
pour ses enfants G.  et

               H. , de la manière suivante :

 

               - fr. 400.-- dès le dépôt de la
demande, jusqu'à 12 ans

               - fr. 450.-- jusqu'à 16 ans

               - fr. 500.-- jusqu'à la
majorité sous réserve de

                 l'achèvement de leur
formation professionnelle,

                   allocations familiales en sus, les pensions
étant

                 indexées au sens des considérants.

 

            3. Condamne la défenderesse aux
frais de justice, arrêtés

               à fr. 575.--, débours compris
et avancés par l'Etat.

 

            4. Alloue au demandeur une
indemnité de dépens de

               fr. 1'200.--, payable en main
de l'Etat, à Neuchâtel.

 

            5. Fixe à fr. 2'600.-- + fr.
169.-- de TVA, l'indemnité

               d'avocat d'office due à Me X. ,
et aux

               mêmes montants celle due à Me
Y. ."

 

       
Les premiers juges ont considéré que, même si son licenciement

en 1992
était intervenu pour des causes inhérentes à sa personne - restées

toutefois
inconnues - le demandeur n'était pas pour autant déchu du droit

d'invoquer
sa situation financière actuelle, parce qu'il avait tout de

même
attendu plus de deux ans pour le faire, durant lesquels sa situation

financière
s'est régulièrement dégradée, malgré les efforts qu'il a con-

sentis
pour retrouver un emploi. Comme la situation se détériore constam-

ment
depuis 1993 et encore plus depuis 1994, le changement doit être con-

sidéré
comme durable. Il est en outre important, puisque les revenus du

demandeur
ont diminué de plus de la moitié et qu'il n'a pas d'actifs dont

on
puisse raisonnablement exiger la réalisation. S'il est vrai, notamment

en
raison de l'utilisation de deux véhicules, que ses charges sont un peu

plus
lourdes qu'elles ne devraient l'être, cet élément est compensé par le

fait
que les nouvelles pensions offertes par le demandeur restent un peu

plus
élevées que celles que le Tribunal aurait lui-même fixées, de sorte

que la
demande de modification doit être admise, avec effet au 1er septem-

bre
1995.

 

D.      Le
4 mars 1997,  C.  appelle de ce jugement, en prenant les

conclusions
suivantes :

 

          " 1. Déclarer le présent appel
recevable et bien fondé.

 

            2. Annuler le jugement de première
instance.

 

            3. Statuer au fond en rejetant la
demande en modification

               de jugement de divorce déposée
le 29 août 1995.

 

            4. Condamner l'intimé aux frais et
dépens de première et

               deuxième instance.

 

            5. Statuer sur l'indemnité due au
mandataire d'office."

 

       
Elle soutient que l'intimé, qui a fautivement perdu son emploi,

ne peut
solliciter une réduction des contributions d'entretien mises à sa

charge,
serait-ce en attendant deux ans pour le faire. Il est par ailleurs

choquant
qu'il obtienne la réduction des pensions demandée, alors qu'il

s'octroie
toujours un mode de vie confortable et continue de faire face à

d'importantes
charges, dont le paiement de 27'000 francs d'intérêts hypo-

thécaires
et les frais inhérents à l'utilisation de deux véhicules.

 

       
Dans sa réponse, l'intimé, qui conclut au rejet de l'appel, al-

lègue
que les premiers juges ont eu raison d'affirmer qu'on ne saurait

reprocher
à quelqu'un d'avoir été licencié en raison de son incompétence

et
qu'au surplus, dans les circonstances économiques et sociales actuel-

les, il
aurait largement eu le temps de perdre son emploi pour des motifs

non-inhérents
à sa personne. Loin de se complaire dans sa situation de

chômeur,
il a démontré pendant deux ans son soucis de faire face, malgré

la
détérioration de sa situation financière, à ses obligations alimentai-

res.
Quant à ses charges, prétendument excessives, les premiers juges en

ont
correctement tenu compte, la charge hypothécaire étant en particulier

partiellement
compensée par le loyer encaissé pour la location de divers

locaux
de la villa.

 

                                                     

                          C O N S I D E R A N T

 

1.     
Interjeté dans les formes et délai légaux (art.400 CPC), contre

un
jugement rendu par un Tribunal de district dans l'une des causes énu-

mérées
à l'article 10 OJN, l'appel est recevable, de même que la réponse

(art.403
CPC).

 

2.      La
contribution à l'entretien de l'enfant que doit fournir, en

cas de
divorce, celui des parents qui n'a ni l'autorité parentale ni la

garde
(art.156 al.2, 276 al.2 et 277 CC) peut être modifiée en vertu de

l'article
157 CC, à la hausse comme à la baisse (ZGB/Bâle, Lüchinger/Gei-

ser
1996 note 13 ad art.157 CC; Hinderling/Steck, Das Schweizerische

Ehescheidungsrecht,
1995 p. 479-482), si la situation financière du débi-

teur de
la pension d'entretien s'est modifiée. La modification du jugement

de
divorce sur ce point n'est toutefois possible que si des faits impor-

tants
et nouveaux - soit imprévisibles au moment du jugement - commandent

une
réglementation différente, et si le changement de situation est dura-

ble. La
procédure de l'article 157 CC n'a pas pour but de corriger le

premier
jugement, mais de l'adapter aux circonstances nouvelles survenant

chez
les parents ou chez l'enfant (ATF 120 II 178 et références).

 

       
a) En l'espèce, la situation financière de l'intimé est assuré-

ment
nouvelle, par rapport à ce qu'elle était au jour du divorce et à son

évolution
prévisible à ce moment-là. Parti d'environ 6'200 francs en

moyenne
mensuelle en 1989, son revenu brut, allocations pour enfants non-

comprises,
a augmenté progressivement pour atteindre approximativement

7'350
francs en 1992 (D.17/3). Dès le début de l'année 1993, B.  s'est

trouvé
au chômage. Jusqu'au 18 juillet 1994, il a ainsi touché quatre

cents
indemnités de chômage, qui ont représenté un montant mensuel moyen

de
l'ordre de 5'150 francs, allocations pour enfants non-comprises

(D.17/4).
Du 19 juillet au 31 octobre 1994, il a bénéficié d'un programme

d'aide
aux chômeurs, mis sur pied par le canton de Vaud (programme dit du

"Bouton
d'or"), qui lui a assuré une indemnité mensuelle moyenne de 2'950

francs
(D.17/5). Après une période sans revenu, il a bénéficié, du 15

février
au 15 août 1995, d'une nouvelle occupation temporaire accordée par

l'Etat
de Vaud aux chômeurs en fin de droit (D.17/7), lui permettant de

réaliser
un nouveau gain assuré, au sens de l'assurance-chômage, de 3'213

francs
et lui offrant la possibilité d'obtenir ensuite cent septante

nouvelles
indemnités de chômage calculées sur cette base, soit un montant

net de
2'933 francs plus 263 francs d'allocations familiales en novembre

1995
par exemple (D.32).

 

       
Les revenus mensuels de l'intimé ont ainsi chuté à moins de la

moitié
de ce qu'ils étaient au moment du divorce. Ceux de sa nouvelle

épouse,
qui s'élevaient à 1'750 francs net pour un travail à 60% en juil-

let
1994 (D.2/4) ont eux aussi chuté au début de l'année 1996 à 1'415

francs
en suite d'une maladie (D.41), vraisemblablement de longue durée

puisqu'il
est question d'une intervention de l'AI (D.31).

 

       
Enfin, l'intimé n'a pratiquement pas de fortune. S'il est pro-

priétaire
d'une villa à Cudrefin, celle-ci est hypothéquée à concurrence

de
430'000 francs (D.7/7). Un deuxième crédit hypothécaire, d'environ

39'000
francs, a été amorti en juin 1995 par un compte de libre passage de

la
Caisse de retraite de l'intimé (D.41), restituable en cas de vente de

l'immeuble
(D.31). Une vente de ce dernier, dont la valeur vénale est

estimée
à un montant compris entre 450'000 et 480'000 francs (D.45), ne

dégagerait
ainsi pratiquement aucun bénéfice. Le véhicule du demandeur et

celui
de son épouse, de catégorie moyenne et mis pour la première fois en

circulation
en décembre 1986 pour le premier et en novembre 1981 pour le

deuxième,
n'ont pratiquement plus de valeur vénale (D.7).

 

        b)
La succession des événements, avec la lente et constante dé-

térioration
des ressources de l'intimé qui lui est attachée, démontre que

sa
situation doit être considérée comme durable. Au jour du dépôt de la

demande,
B.  se trouvait sans emploi depuis plus
de deux ans, situation

qui a
perduré au fil de la procédure. Comme le relève avec pertinence les

premiers
juges, à une longue période d'années prospères et de plein emploi

ont
succédé des années de crise économique entraînant avec elles un

accroissement
sensible du taux de chômage, dont nul ne prédit actuellement

une
décrue rapide. L'expérience enseigne par ailleurs que ce sont les

chômeurs
de longue durée qui éprouvent le plus de difficulté à se

réinsérer
dans le monde du travail.

 

3.      Le
demandeur et intimé remplit ainsi les conditions pour obtenir

une
réduction des pensions alimentaires qu'il doit pour ses enfants. Pour

s'y
opposer, la défenderesse et appelante fait toutefois valoir que B.  a

fautivement
perdu son emploi de sorte que les pensions qu'il doit ne

devraient
pas être modifiées car elles sont calculées sur un revenu qu'il

serait
toujours en mesure de réaliser, s'il n'avait pas lui-même provoqué

son
licenciement.

 

       
a) C'est à juste titre que les premiers juges ont écarté cet

argument.
Contrairement à ce que soutient l'appelante, il n'est pas établi

que son
renvoi trouverait son origine dans un comportement fautif de l'in-

timé.
Ce dernier n'a pas refusé de produire la lettre de licenciement que

son
employeur - l'entreprise des PTT - lui a notifiée pour la fin de

l'année
1992. Estimant qu'il avait des motifs légitimes d'empêcher son

ex-épouse
de prendre connaissance de son contenu, il a proposé au juge

instructeur
de procéder conformément à l'article 221 CPC et de lui

soumettre
cette pièce pour qu'il en prenne lui-même connaissance, mais à

l'exclusion
de la partie adverse (D.35). Que le juge instructeur n'ait pas

suivi
cette proposition ne peut être assimilé à un refus pur et simple de

l'intimé
de satisfaire à l'obligation de produire une pièce. Au demeurant,

dans un
tel cas, la loi ne tient pas pour établi le fait, dont la pièce

non
produite devrait constituer la preuve, mais invite le juge à apprécier

(art.
262 CPC).

 

       
En l'espèce, le congé paraît avoir été donné, certes pour des

causes
inhérentes à la personne de l'intimé, mais avant tout fondées sur

des
prestations insuffisantes. C'est ce qui résulte de l'attestation de

l'employeur
à la caisse de chômage (D.40). Avec les premiers juges, on

doit
considérer que la perte de son emploi parce que son rendement ou la

qualité
de ses prestations ne répondent pas aux attentes de son employeur,

n'est
pas imputable à faute à un travailleur. C'est également de la sorte

que l'a
entendu la caisse de chômage, qui a indemnisé l'intimé dès le

premier
jour de sa période de chômage, sans lui infliger un quelconque

délai
de carence. On observera pour le surplus que, loin de se complaire

dans sa
situation de chômeur, l'intimé a fait de très nombreuses offres

d'emploi
restées toutefois infructueuses, de même qu'il a suivi des cours

de
formation ou perfectionnement.

 

       
b) Au demeurant, à supposer que l'on doive retenir que la perte

de son
emploi à fin 1992 résulte tout de même d'une faute de l'intimé, il

n'en
faudrait pas moins tenir compte de ses ressources actuelles

effectives
pour déterminer le montant des pensions qu'il doit pour ses

enfants.
La prise en compte de revenus hypothétiques ne se justifie en

effet
que dans la mesure où le débiteur pourrait gagner davantage qu'il ne

gagne
effectivement en faisant preuve de bonne volonté ou en fournissant

l'effort
qu'on peut raisonnablement exiger de lui. C'est ainsi par exemple

que
lorsque le débiteur a aliéné son patrimoine - serait-ce par mauvaise

volonté
- et qu'il n'est plus possible de le reconstituer, il faut se

baser
sur le revenu effectif qui reste à disposition et ignorer le revenu

théorique
que produirait le patrimoine s'il n'avait pas été aliéné, aussi

peu
satisfaisante que puisse se révéler cette solution dans certains cas

(ATF
117 II 16, JT 1994 I 76 et références). En l'occurrence, on ne voit

pas
quels efforts supplémentaires permettraient à l'intimé, au vu de la

situation
objective du marché du travail et de son statut personnel de

chômeur
de longue durée, de réaliser un revenu mensuel de l'ordre de 6'000

francs
au moins. Il est évident qu'en l'état, il n'est pas possible de

reconstituer
une telle capacité (théorique) de gain pour l'intimé.

 

4.      Au
vu des revenus actuels et pour l'heure prévisibles du père,

le
montant des pensions pour l'entretien des enfants, tel qu'il résulte du

jugement
entrepris, correspond assurément à l'effort financier maximum que

l'on
peut exiger de l'intimé, puisqu'une fois les pensions payées, ce

dernier
ne dispose pratiquement plus pour lui-même que du minimum vital.

 

       
Il est sans aucun doute vrai qu'avec des pensions ainsi ré-

duites,
la mère, qui ne paraît réaliser de son côté qu'un revenu mensuel

de
l'ordre de 1'000 francs comme coiffeuse indépendante, ne parvient pas à

"nouer
les deux bouts". Ce n'est cependant pas un motif de maintenir les

pensions
en faveur des enfants à un niveau artificiellement élevé, hors de

proportion
avec les revenus de leur père : celles-ci ne sont en effet pas

destinées,
par un effet de correction du jugement de divorce étranger à

l'article
157 CC, à combler les revenus insuffisants de leur mère qui, au

moment
du divorce, a renoncé à toute rente ou pension pour elle-même.

 

5.      Il
suit de ce qui précède que l'appel doit être rejeté et le

jugement
de première instance confirmé, les parties ne remettant en

particulier
pas en cause la date à partir de laquelle les nouvelles

pensions
prennent effet.

 

       
L'appelante, qui succombe, devra en conséquence supporter les

frais
et dépens de la procédure d'appel, sous réserve des dispositions

légales
en matière d'assistance judiciaire.

 

                              Par ces motifs,

                            LA IIe COUR CIVILE

 

1.
Rejette l'appel et confirme le jugement attaqué.

 

2.
Condamne l'appelante à payer les frais de la procédure d'appel, arrêtés

   à 660 francs et avancés pour son compte par
l'Etat.

 

3.
Condamne l'appelante à verser à l'intimé une indemnité de dépens de 800

   francs, payable en main de l'Etat.

 

4.
Alloue à Me Y. , avocate à Neuchâtel, mandataire d'of-

   fice de l'appelante, une indemnité globale,
TVA comprise, de 800

   francs.

 

5.
Alloue à Me X. , avocat à Neuchâtel, mandataire d'office

   de l'intimé, une indemnité globale, TVA comprise,
de 800 francs.

 

 

Neuchâtel,
le 5 mai 1997

 

                                 AU NOM DE LA
IIe COUR CIVILE

                           Le greffier               L'un des juges