# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** efd498d6-78ba-5f1d-a9aa-5261f28e1f7e
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2016-09-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 05.09.2016 E-5171/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5171-2016_2016-09-05.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-5171/2016 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  5  s e p t e m b r e  2 0 1 6  

Composition 
 William Waeber, juge unique, 

avec l’approbation de Christa Luterbacher, juge ;  

Isabelle Fournier, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Mali,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 12 août 2016 / N (…). 

 

 

 

E-5171/2016 

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Vu 

la (première) demande d'asile déposée par le recourant en Suisse, le 

9 juillet 2012,  

la décision du 16 août 2012, par laquelle l'Office fédéral des migrations 

(ODM, actuellement et ci-après : le SEM) n'est pas entré en matière sur la 

demande d'asile du recourant au motif que l’Italie, Etat responsable pour 

traiter sa demande, avait accepté de le reprendre en charge, a prononcé 

son renvoi (transfert) dans ce pays et ordonné l'exécution de cette mesure, 

l’arrêt E-4375/2012, du 27 août 2012, par lequel le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : le Tribunal) a rejeté le recours interjeté le 22 août 2012 

par l’intéressé contre cette décision, 

la communication du 6 février 2013, par laquelle l’autorité cantonale 

compétente a signalé au SEM la disparition de l’intéressé, 

la (deuxième) demande d'asile déposée par l’intéressé en Suisse, en date 

du 15 juin 2016,    

le procès-verbal de son audition au Centre d’enregistrement et de 

procédure (CEP) de Vallorbe, du 21 juin 2016, 

la décision du 12 août 2016, notifiée le 22 août 2016 à l’intéressé, par 

laquelle le SEM n'est pas entré en matière sur sa demande d'asile, a 

prononcé son transfert vers l’Italie en tant qu’Etat compétent pour examiner 

celle-ci, et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence 

d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 25 août 2016 (date du sceau postal), contre cette 

décision, auprès du Tribunal, 

la demande d’assistance judiciaire partielle qu’il comporte, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

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qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue définitivement, 

sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (cf. art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi 

(RS 142.31), et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l'espèce, 

que le Tribunal est par conséquent compétent pour statuer sur le présent 

recours, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable,  

qu’il s’agit en l’occurrence de déterminer si le SEM était fondé à faire 

application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il 

n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut 

se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, 

pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée 

aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

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que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être 

appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des 

critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du 

règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER/SPRUNG, 

Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, pt. 4 sur l'art. 7), 

qu'en revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take 

back), il n'y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le 

chapitre III (ATAF 2012/4 consid. 3.2.1 et réf. cit.), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont 

la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès 

d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, 

sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b du règlement 

Dublin III),   

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement,  

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, sur 

consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», que le 

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recourant avait été enregistré comme demandeur de protection en Italie, le 

10 mai 2011, puis en Suisse lors du dépôt de sa demande du 10 juillet 2012 

et enfin en Autriche comme demandeur de protection, le 20 janvier 2013, 

que, selon ses déclarations, il n’a pas quitté le territoire des Etats liés par 

le règlement Dublin III depuis le dépôt de sa demande en Italie, 

qu'en date du 14 juillet 2016, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

italiennes compétentes, dans le délai fixé à l’art. 23 par. 2 du règlement 

Dublin III, une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l'art. 18 

par. 1 let. b dudit règlement, 

que, n'ayant pas répondu à la demande de reprise en charge dans le délai 

prévu par l'art. 25 par. 1 du règlement Dublin III, l’Italie est réputée l'avoir 

acceptée et, partant, avoir reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de l'intéressé (cf. art. 25 par. 2 du règlement Dublin III),  

que l’Italie est par conséquent l’Etat compétent pour examiner la demande 

de protection de l’intéressé, 

que le recourant ne le conteste d’ailleurs pas, 

que l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III n'est pas applicable en 

l'occurrence,  

qu'en effet, il n'y a pas lieu de retenir qu'il existe en Italie des défaillances 

systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des 

demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant 

au sens de l'art. 4 de la CharteUE,  

que ce pays est lié par cette Charte et est signataire de la CEDH, de la 

Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou 

traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de 

la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 

31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les 

dispositions, 

qu’à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer que les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile 

en Italie sont caractérisées par des carences structurelles d'une ampleur 

telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et quelles que soient les 

circonstances du cas d'espèce, à l'existence de risques suffisamment réels 

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et concrets, pour les requérants, d'être systématiquement exposés à une 

situation de précarité et de dénuement matériel et psychologique, au point 

que leur transfert dans ce pays constituerait, en règle générale, un 

traitement prohibé par l'art. 3 CEDH (cf. arrêt de la Cour Européenne des 

droits de l’homme [ci-après : CourEDH] Tarakhel c. Suisse du 

4 novembre 2014, requête n° 29217/12, § 114 et 115 ; cf. également arrêt 

de la CourEDH Mohammed Hussein c. Pays Bas et Italie du 2 avril 2013, 

requête n° 27725/10),  

que la CourEDH l'a encore confirmé dans des affaires plus récentes 

(cf. décision A. S. c. Suisse du 30 juin 2015, requête n° 39350/13, § 36 et 

A.M.E. c. Pays-Bas du 13 janvier 2015, requête n° 51428/10),  

que, par ailleurs, l’Italie est tenue de respecter la directive n° 2013/32/UE 

du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des 

procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection 

internationale [refonte] (JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive 

Procédure) et la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte] (JO L 180/96 

du 29.6.2013, ci-après : directive Accueil),  

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen,   

que, cela dit, la présomption, selon laquelle l'Italie respecte, notamment, 

l'art. 3 CEDH peut être valablement renversée en présence de motifs 

sérieux et avérés de penser que la personne, objet de la mesure de 

transfert, courra un risque réel de subir des traitements contraires à cette 

disposition, 

qu'il convient donc d'examiner de manière approfondie et individualisée la 

situation de la personne intéressée, et de renoncer au transfert si le risque 

est avéré (cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. Suisse précité, § 104), 

qu'en effet il est notoire que les autorités italiennes connaissent, 

spécialement depuis 2011, de sérieux problèmes quant à leur capacité 

d'accueil des requérants d'asile, qui peuvent être confrontés à 

d'importantes difficultés sur le plan de l'hébergement, des conditions de 

vie, voire de l'accès aux soins médicaux suivant les circonstances 

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(cf. notamment ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX RÉFUGIÉS [OSAR] : Italie, 

Conditions d’accueil ; Situation actuelle des requérant-e-s d’asile et des 

bénéficiaires d’une protection, en particulier celles et ceux de retour en 

Italie dans le cadre de Dublin, août 2016),  

qu'en l’occurrence, le recourant n’a aucunement démontré ni même 

allégué que l’Italie ne respecterait pas le principe du non-refoulement, et 

donc faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant dans un pays 

où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays, 

qu’interrogé, lors de son audition au CEP, sur ses objections à un transfert 

en Italie, il a déclaré qu’il n’ignorait pas que la Suisse refuserait d’entrer en 

matière sur sa demande et qu’il était disposé à retourner en Italie après 

avoir obtenu des soins médicaux, 

qu’il a allégué souffrir occasionnellement de sérieux maux de dos suite à 

un accident (…) dont il aurait été victime avant son arrivée en Europe en 

2011 et souhaiter seulement obtenir des soins médicaux en Suisse car, en 

Italie, il ne disposait d’aucun logement et n’avait pas obtenu l’accès à des 

soins, malgré sa demande, 

que le SEM a retenu que la demande de l’intéressé en Italie remontait à 

2011 et que ses griefs n’étaient étayés d’aucun moyen de preuve sérieux 

et concret démontrant qu’il n’aurait bénéficié d’aucun soin nécessaire et 

urgent durant les cinq dernières années, 

qu’ainsi un transfert en Italie n’aurait pas pour conséquence de le placer 

dans une situation existentielle équivalant à un traitement prohibé,  

que son appréciation est bien fondée, 

que, certes, il ressort des rapports disponibles concernant la situation 

actuelle en Italie que l’accès aux soins médicaux dans ce pays, pour les 

demandeurs de protection, peut dans certains circonstances être retardé 

par des obstacles administratifs ou financiers (cf. rapport OSAR précité), 

que, cependant, il ne saurait être retenu qu’une personne court le risque 

de ne pas obtenir les soins urgents et essentiels,  

qu’en tout état de cause, le dossier ne fait aucunement apparaître que les 

problèmes de santé décrits par le recourant sont d’une gravité telle qu’elle 

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atteindrait le seuil élevé justifiant de considérer l’exécution de son transfert 

comme illicite, 

qu’il sied à cet égard de rappeler que, selon la jurisprudence de la 

CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. contre Royaume-Uni du 27 mai 

2008, 26565/05 ), l'expulsion forcée des personnes touchées dans leur 

santé n'est susceptible de constituer une violation de l'art. 3 CEDH que 

dans des cas très exceptionnels, tel celui d'une personne très gravement 

malade et proche de la mort lorsqu'il n'est pas certain qu'elle puisse 

bénéficier des soins médicaux indispensables ou d'un soutien d'ordre 

familial ou social (cf. aussi arrêt de la CourEDH du 30 juin 2015 dans la 

cause A.S contre Suisse, requête n° 39350/13 ; cf. également ATAF 2011/9 

consid. 7.1 et jurisprudence citée),  

que le mémoire de recours, dans lequel l’intéressé précise que ses 

douleurs de dos sont « invalidantes lors de crises », ne contient aucun 

indice de nature à amener à une conclusion différente, 

qu’il n’est au demeurant étayé d’aucune moyen de preuve, 

que le recourant prétend qu’il était sans logement en Italie, 

que ses déclarations à ce sujet sont contradictoires car il a affirmé, lors de 

son audition, avoir été logé dans un centre à B._______ avant sa venue 

en Suisse, 

qu’il ne ressort pas du dossier qu’il présente, en raison de son âge ou de 

son état de santé, une vulnérabilité particulière qui amènerait à considérer 

son transfert en Italie comme illicite, dans le sens de la jurisprudence de la 

CourEDH citée plus haut, 

que, s’il devait être contraint par les circonstances à mener en Italie une 

existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait estimer que 

l'Italie ne respecte pas les Directives européennes en matière d'asile, viole 

ses obligations d'assistance à son encontre ou de toute autre manière 

porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendra de faire valoir 

ses droits directement auprès des autorités de ce pays en usant des voies 

de droit adéquates,  

que, dans ces conditions, le transfert vers l'Italie du recourant n'apparaît pas 

contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions 

conventionnelles précitées,  

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que, selon l’art. 29a al. 3 de l’Ordonnance 1 sur l’asile du 11 août 1999 (OA1, 

RS 142.31), le SEM peut, pour des raisons humanitaires, également traiter 

la demande lorsqu’il ressort de l’examen qu’un autre Etat est compétent, 

qu'en l’occurrence, le recourant n’a pas objecté d’obstacles à son transfert 

autres que son désir de bénéficier de soins médicaux pour ses maux de dos 

occasionnels, 

qu’on ne saurait reprocher dans ces circonstances au SEM de n’avoir pas 

établi de manière exacte et complète l’état de fait sur ce point,  

qu'il n'a pas fait preuve d'arbitraire dans son appréciation ou violé le 

principe de l'égalité de traitement, ni n’a commis un excès ou un abus de 

son pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 en combinaison avec l'art. 17 

par. 1 du règlement Dublin III (cf. ATAF 2015/9 consid. 7 p. 124 ss), 

qu'en définitive, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur 

la demande d'asile du recourant, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers 

l'Italie,  

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la requête 

d'assistance judiciaire partielle est rejetée, une des conditions cumulatives 

à son octroi (cf. art. 65 al. 1 PA) n’étant pas remplie, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2),  

 

(dispositif page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

William Waeber Isabelle Fournier