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**Case Identifier:** 968ea9c8-1151-5069-a607-34b4e4123697
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 11.04.2025 C/24189/2002
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-24189-2002_2025-04-11.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/24189/2002-CS DAS/71/2025 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU VENDREDI 11 AVRIL 2025 

 

Recours (C/24189/2002-CS) formé en date du 2 avril 2025 par Monsieur A______, 
actuellement hospitalisé à CURABILIS (UHPP), chemin de Champ-Dollon 20,  

1241 Puplinge (Genève). 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    14 avril 2025 à : 

- Monsieur A______ 
c/o CURABILIS (UHPP) 

Chemin de Champ-Dollon 20, 1241 Puplinge. 

-   Maître B______ 
______, ______. 

- Madame C______ 
______, ______. 

- Madame D______ 
Madame E______ 
OFFICE DE PROTECTION DE L'ADULTE 
 Route des Jeunes 1C, case postale 107, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 
ET DE L'ENFANT. 

Pour information à :  

- UNITÉ HOSPITALIERE DE PSYCHIATRIE 
PENITIENTIAIRE DE CURABILIS 
Direction 
Chemin de Champ-Dollon 20, 1241 Puplinge. 

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C/24189/2002-CS 

EN FAIT 

A. a. A______, de nationalité croate, célibataire sans enfant, est né le ______ 1984. 
Le Tribunal tutélaire (désormais le Tribunal de protection de l'adulte et de 

l'enfant, ci-après: le Tribunal de protection) a été amené à se préoccuper de sa 

situation alors qu'il était encore mineur. A l'époque, il avait fait l'objet de 

diverses hospitalisations à la Clinique L______ et était suivi par le Service de 

protection des mineurs. En 2002, un rapport d'expertise avait conclu que 

l'intéressé souffrait de troubles psychiatriques et d'un trouble grave de la 

personnalité, état associé à une dépendance aux toxiques, ainsi que de troubles 

liés à l'abus de substances.  

b. Depuis lors, plusieurs mesures de privation de liberté à des fins d'assistance 
ont été prononcées au fil des années. L'intéressé a également effectué des séjours 

au sein de structures destinées à soigner sa dépendance aux stupéfiants, suivis de 

rapides rechutes. 

A______ fait par ailleurs l'objet d'une mesure de curatelle de portée générale, 

confiée à l'Office de protection de l'adulte. 

c. Par courrier du 18 janvier 2021, le Service de protection de l'adulte a informé 
le Tribunal de protection de ce que la situation de A______ ne s'améliorait pas. 

Il continuait de se mettre en danger et il avait agressé sa mère, ainsi que sa sœur, 
avant les fêtes de fin d'année, ce qui avait donné lieu à un rapport de police. Il 

avait par ailleurs été victime d'une overdose le 5 décembre 2020 au domicile de 

sa mère et était resté quelques jours aux HUG, avant de signer une décharge afin 

de pouvoir sortir rapidement.  

d. Le 10 juillet 2023, le Service de protection de l'adulte a informé le Tribunal de 
protection de ce que A______, sous-locataire d'un logement loué par son oncle, 

avait suscité, par son comportement, diverses plaintes du bailleur. L'oncle avait 

par conséquent résilié le contrat de bail pour le 31 juillet 2023, ainsi que le 

contrat de sous-location. 

e. Par décision du 12 avril 2024, un médecin a ordonné le placement à des fins 
d'assistance de A______. Celui-ci était hospitalisé aux HUG pour un état fébrile 

sur probable infection liée à sa consommation de stupéfiants. Il présentait des 

troubles du comportement, se montrait irritable, banalisant la situation et ne 

respectant pas le cadre hospitaliser. Il avait fugué de l'hôpital à deux reprises en 

moins de 24 heures et avait à nouveau consommé des stupéfiants. En raison du 

risque pour sa santé, induit par l'infection dont il était victime, il était nécessaire 

qu'il reste hospitalisé, sous surveillance, l'absence de soins pouvant mettre sa vie 

en danger. 

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C/24189/2002-CS 

f. A______ a formé recours auprès du Tribunal de protection, recours déclaré 
sans objet par ordonnance du 17 avril 2024, l'intéressé ayant finalement consenti 

à son hospitalisation. 

g. Le 23 janvier 2025, C______, mère de A______, a sollicité son 
hospitalisation dans une unité fermée, au motif que sa situation se dégradait 

puisqu'il était incapable de contrôler ses consommations de toxiques. Il souffrait 

de crises d'hallucinations et d'épilepsie. N'ayant pas de logement, il vivait chez 

elle, alors qu'elle était gravement atteinte dans sa santé, de même que sa fille, 

demi-sœur de l'intéressé, qui souffrait de sclérose en plaques. 

h. Par ordonnance DTAE/708/2025 du 30 janvier 2025, le Tribunal de 
protection, statuant sur mesures superprovisionnelles, a ordonné le placement à 

des fins d'assistance de A______ et prescrit l'exécution du placement auprès de 

l'Unité hospitalière de psychiatrie pénitentiaire à Curabilis (UHPP). 

Le Tribunal de protection a retenu que l'intéressé présentait un grave état 

d'abandon nécessitant sans délai son placement à des fins d'assistance afin que 

les soins indispensables lui soient fournis, faute de quoi sa vie serait en danger. 

L'Unité de transition hospitalière en addictologie de la Clinique 

L______ (UTHA), unité ouverte, n'était pas un lieu adapté pour un cas aussi 

complexe que celui de A______. Il se justifiait donc d'ordonner son placement 

au sein de l'UHPP, établissement fermé disposant de médecins et d'infirmiers 

formés en psychiatrie, ainsi que de personnel permettant d'assurer la sécurité des 

résidents et de protéger de manière adéquate l'intéressé contre ses propres 

agissements.  

i. A______ a été conduit à Curabilis le ______ 2025 par les forces de l'ordre, 
étant relevé qu'il avait tenté de prendre la fuite.  

j. Par ordonnance DTAE/1235/2025 du 14 février 2025, le Tribunal de 
protection a ordonné l'expertise psychiatrique de A______, laquelle n'a pas 

encore été rendue à ce jour. 

k. Par courrier du 24 février 2025, les Drs F______ et G______, respectivement 
[médecins] ______ et ______ auprès de l'UHPP, ont sollicité du Tribunal de 

protection le transfert de A______ vers l'UTHA. L'intéressé avait montré un 

grand respect du cadre des soins mis en place et adhérait pleinement au plan 

proposé; il avait profité du programme thérapeutique. Selon les médecins, 

l'UTHA paraissait "plus en phase" avec son suivi médical, raison de la demande 

de transfert. 

l. Par ordonnance DTAE/1447/2025 du 25 février 2025, le Tribunal de 
protection, statuant sur mesures superprovisionnelles, a prescrit l'exécution du 

placement à des fins d'assistance institué le 30 janvier 2025 par décision 

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superprovisionnelle en faveur de A______ au sein de l'UTHA à compter du 

27 février 2025. 

Le Tribunal de protection a retenu la compliance de l'intéressé aux soins 

prescrits, de sorte que les raisons exceptionnelles ayant poussé le même Tribunal 

à prescrire le placement à des fins d'assistance au sein de l'UHPP n'existaient 

plus.  

m. Par courrier du 28 février 2025, la mère de A______ informait le Tribunal de 
protection de ce que ce dernier, dont l'état s'était amélioré lorsqu'il se trouvait au 

sein de l'UHPP, avait été transféré la veille à l'UTHA et était déjà en fugue. 

Selon elle, sa dépendance aux stupéfiants était trop forte pour qu'il parvienne à la 

gérer dans un milieu ouvert; de plus, il souffrait d'une infection à une jambe.  

n. Par courrier du 5 mars 2025, B______, avocat et curateur de représentation 
pour la procédure de A______, a informé le Tribunal de protection de ce qu'il 

avait rencontré ce dernier la veille, au sein de l'UTHA. L'intéressé était en colère 

d'avoir été privé de sa liberté au sein de Curabilis et estimait avoir été assimilé à 

un criminel. Il se plaisait au sein de l'UTHA et voulait y rester le temps 

nécessaire pour y être soigné et se réinsérer professionnellement au sein de la 

Fondation H______. Il n'avait pas nié avoir fugué de l'UTHA et avoir à nouveau 

consommé des stupéfiants. Il avait cependant lié ce comportement aux visites et 

contacts qu'il avait eus avec sa mère, avec laquelle il entretenait une relation 

compliquée. Il avait également contesté le diagnostic de schizophrénie dont il 

avait eu connaissance. Il concluait à la levée de la mesure de placement au profit 

d'une hospitalisation volontaire. 

o. Par courrier du 11 mars 2025, la mère de A______ a indiqué au Tribunal de 
protection qu'après dix jours passés au sein de l'UTHA son fils était revenu au 

point de départ, tout le travail accompli à Curabilis ayant été réduit à néant. Elle 

sollicitait son retour dans cet établissement. 

p. Le 18 mars 2025, le Dr I______, [médecin] au sein de l'UTHA, a sollicité le 
transfert de A______ en milieu fermé, tel que Curabilis. Depuis le transfert de 

l'intéressé en milieu ouvert, son évolution avait été défavorable. Il avait 

immédiatement repris ses consommations, ne respectait pas le cadre hospitalier 

(apport et usage de substances au sein de l'unité, injections sur place, incitation 

d'autres patients à la consommation) et adoptait un comportement agressif et 

intimidant envers le personnel et les autres patients. Les capacités de l'unité à le 

contenir étaient dépassées.  

B. Par ordonnance DTAE/2193/2025 du 20 mars 2025, reçue le 24 mars 2025 par 
A______, le Tribunal de protection, statuant sur mesures provisionnelles, a 

confirmé le placement à des fins d'assistance institué sur mesures 

superprovisionnelles le 30 janvier 2025 à l'égard de A______ (chiffre 1 du 

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dispositif), prescrit à nouveau l'exécution du placement auprès de l'Unité 

hospitalière de psychiatrie pénitentiaire à Curabilis (UHPP) (ch. 2), rendu 

attentive l'institution de placement au fait que la compétence de libérer la 

personne concernée, de lui accorder des sorties temporaires ou de transférer le 

lieu d'exécution du placement appartenait au Tribunal de protection (ch. 3), 

invité E______ et D______, de l'Office de protection de l'adulte, en leur qualité de 

curatrices de la personne concernée, à exécuter la mesure (ch. 4), les a 

autorisées, en tant que de besoin, à faire appel au Département chargé de la 

sécurité, soit pour lui l'unité de proximité de la gendarmerie, pour leur prêter 

main forte et assurer l'exécution du placement (ch. 5), autorisé la police, en cas 

de besoin, à recourir à la contrainte et à pénétrer dans le logement de la personne 

concernée, si nécessaire par une ouverture forcée dudit logement (ch. 6), invité 

les curatrices à aviser immédiatement le Tribunal de protection dès la mesure 

exécutée (ch. 7), rappelé que l'ordonnance était immédiatement exécutoire 

nonobstant recours (ch. 8) et rappelé la gratuité de la procédure (ch. 9). 

Le Tribunal de protection a retenu, en substance, que A______ souffrait de 

schizophrénie et de polytoxicomanie, soit de troubles psychiques au sens de la 

loi, susceptibles de représenter un risque pour sa vie ou son intégrité personnelle, 

respectivement celle d'autrui. Son évolution était défavorable et les conditions 

ayant justifié son placement provisoire toujours d'actualité, vu les consommations 

anarchiques décrites et son état d'agressivité. Dans l'attente du rapport 

d'expertise, il se justifiait de confirmer à titre provisionnel le placement à des 

fins d'assistance prononcé le 30 janvier 2025. S'agissant du lieu de placement, il 

s'avérait que la prescription de l'exécution du placement à l'UTHA ordonnée à 

titre superprovisionnel le 25 février 2025, en lieu et place de l'UHPP, n'était pas 

adéquate. En effet, l'UTHA étant une unité ouverte, elle permettait des fugues 

constantes de l'intéressé et la reprise active de ses consommations, avec les 

mises en danger liées à celles-ci, tant pour lui-même que pour autrui et la 

perturbation de l'unité. Ainsi, seul un placement au sein de l'UHPP était 

susceptible de protéger l'intéressé ainsi que les tiers contre ses agissements.  

C.     a. Le 2 avril 2025, A______ s'est adressé à la Cour de justice, indiquant faire 
recours, "pour poursuivre des soins en volontaire".  

b. Le juge délégué de la Chambre de surveillance a tenu une audience le 9 avril 
2025. 

A______ a persisté dans son recours. Il a indiqué être abstinent depuis son 

second placement à Curabilis. Il avait en outre diminué la quantité de 

médicaments ingérés, avait retrouvé, après quatorze jours, une bonne qualité de 

sommeil, était satisfait du travail effectué avec l'équipe médicale de Curabilis, 

sans laquelle il ne serait pas parvenu à obtenir de tels résultats. Il avait le projet 

d'être pris en charge par la Clinique de J______ et de participer au programme 

de l'association K______. Il avait pris contact avec la Clinique de J______ à la 

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fin de l'année 2024 ou en janvier 2025; ladite Clinique avait une liste d'attente. 

Avant son placement, il travaillait pour la Fondation H______ et espérait 

pouvoir poursuivre cette activité. Il se sentait motivé et pensait, avec un 

accompagnement, pouvoir rester abstinent. Sa mère avait accepté, en cas de 

levée de la mesure, de le loger chez elle, à condition qu'il ne consomme plus de 

toxiques, qu'il ne fume pas dans l'appartement, qu'il se rende tous les jours au 

travail et qu'il effectue des démarches pour être pris en charge. Il ne souhaitait 

pas retourner à Belle-Idée au sein de l'UTHA. 

La Dre G______, déliée de son secret médical, a indiqué que l'évolution du 

recourant, depuis son arrivée à Curabilis, était très favorable. Son anxiété avait 

diminué et il était compliant au traitement, qui consistait en un traitement 

substitutif de 400 mg par jour, ainsi que de Valium et de Temesta. Son 

comportement au sein de l'unité était respectueux à l'égard du cadre et du 

personnel. Selon la Dre G______, le projet du recourant était d'être transféré à la 

Clinique L______; elle n'avait jamais entendu parler d'un projet de prise en 

charge par la Clinique de J______ et par l'association K______. Elle avait pris 

contact avec un collègue de l'UTHA, lequel lui avait indiqué que lorsque 

A______ se trouvait dans son unité, il représentait un danger tant pour lui-même 

que pour les autres patients. Il consommait en effet des stupéfiants, en 

fournissait à des patients et les incitait à consommer également; il manquait de 

motivation pour demeurer abstinent et ne respectait pas le cadre. A______ a 

admis avoir fugué de la Clinique L______, avoir consommé du Dormicum par 

injection aussi bien à l'extérieur qu'au sein de l'unité, mais a contesté avoir 

partagé de la drogue avec d'autres patients. Selon la Dre G______, si un nouveau 

transfert vers l'UTHA à la Clinique L______ devait avoir lieu, celle-ci 

demandait que des règles claires soit établies au préalable avec le recourant, 

lequel devait s'engager à les respecter; les mesures à prendre en cas de non-

respect de ces règles (telle que le placement en chambre fermée) devaient 

également être prévues et acceptées par le recourant. Pour le surplus, la 

Dre G______ a précisé qu'il n'y avait pas de spécialiste en addictologie au sein 

de Curabilis. Des entretiens de soutien avaient lieu avec le recourant, mais il 

était difficile d'établir un projet avec lui. 

La cause a été gardée à juger au terme de l'audience. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet d'un 
recours devant la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC; 

art. 72 al. 1 LaCC). Dans le domaine du placement à des fins d'assistance, le 

délai de recours est de dix jours à compter de la notification de la décision 

entreprise, laquelle a été rendue provisionnellement (art. 445 al. 3 et 450b al. 2 CC). 

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Le recours formé contre une décision prise dans le domaine du placement à des 

fins d'assistance ne doit pas être motivé (art. 450e al. 1 CC). 

1.2 En l'espèce, le recours, formé par la personne concernée par la décision 
attaquée, dans le délai prévu et auprès de l'autorité compétente, est recevable. 

La Chambre de surveillance dispose d’un plein pouvoir d’examen, en fait et en 
droit (art. 450a al. 1 CC). 

2. Le recourant conteste son placement au sein de Curabilis et, à bien le 
comprendre, considère que la mesure de placement devrait être levée au profit 

d'une prise en charge par la Clinique de J______ et par l'association K______.  

2.1.1 Aux termes de l'art. 426 al. 1 CC, une personne peut être placée dans une 
institution appropriée lorsque, en raison de troubles psychiques, d'une déficience 

mentale ou d'un grave état d'abandon, l'assistance ou le traitement nécessaire ne 

peuvent lui être fournis d'une autre manière (al. 1). La personne concernée est 

libérée dès que les conditions de placement ne sont plus remplies (al. 3).  

La loi exige la réalisation de trois conditions cumulatives, à savoir une cause de 

placement (troubles psychiques, déficience mentale ou grave état d'abandon), un 

besoin d'assistance ou de traitement ne pouvant lui être fourni autrement et 

l'existence d'une institution appropriée permettant de satisfaire les besoins 

d'assistance de la personne placée ou de lui apporter le traitement nécessaire 

(MEIER/LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de l'adulte, p. 302, 

n. 666). 

2.1.2 L'autorité de protection de l'adulte prend, d'office ou à la demande d'une 
personne partie à la procédure, toutes les mesures provisionnelles nécessaires 

pendant la durée de la procédure. Elle peut notamment ordonner une mesure de 

protection de l'adulte à titre privisoire (art. 445 al. 1 CC). 

2.1.3 L’établissement de Curabilis est un établissement pénitentiaire fermé avec 
une prise en charge thérapeutique élevée qui est constitué : de 4 unités de mesures ; 

d’une unité hospitalière de psychiatrie pénitentiaire et d’une unité de 
sociothérapie (art. 1 al. 1 du règlement de l’établissement de Curabilis F 1 50.15). 
La mission de Curabilis est de détenir des personnes majeures privées de liberté 

en application du droit pénal et, pour l’unité hospitalière de psychiatrie 
pénitentiaire, également du droit administratif ou civil, afin qu’elles reçoivent 
des traitements, des soins psychiatriques ou de sociothérapie (al. 2). 

L’unité hospitalière de psychiatrie pénitentiaire est une unité psychiatrique dans 
laquelle sont dispensés à des fins thérapeutiques des traitements et des soins 

psychiatriques en milieu carcéral à des patients privés de liberté en application 

du droit pénal, administratif et civil (art. 18 al. 1 du règlement). L’unité 
hospitalière de psychiatrie pénitentiaire a pour but de prendre en charge des 

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patients temporairement dangereux pour eux-mêmes ou pour leur entourage, et 

pour lesquels aucune autre structure moins coercitive n’est adéquate (art. 18 al. 2 
du règlement). 

2.2.1 Le recourant est connu depuis de nombreuses années pour une grave 
toxicomanie, réfractaire en l'état à toute tentative de sevrage, sa dépendance 

pouvant être assimilée à un trouble psychique; un diagnostic de troubles 

psychiatriques et d'un grave trouble de la personnalité, voire de schizophrénie, a 

également été posé, lequel est contesté par le recourant. Une expertise a été 

sollicitée par le Tribunal de protection, laquelle devrait permettre de clarifier ce 

point. 

Lorsque le recourant a fait l'objet, le 30 janvier 2025, de la mesure de placement 

prononcée à titre superprovisionnel, sa consommation très importante de 

stupéfiants mettait sa vie en danger, étant rappelé qu'il a déjà été victime à tout le 

moins d'une overdose. C'est dès lors à juste titre que le Tribunal de protection a 

prononcé une telle mesure. C'est également à raison qu'il l'a confirmée, sur 

mesures provisionnelles, dans la décision attaquée. Il est en effet établi et non 

contesté que lorsqu'il se trouvait placé au sein de la Clinique L______, le 

recourant fuguait pour se procurer des stupéfiants, qu'il consommait à l'extérieur 

et au sein même de l'unité, ce qui confirme l'addiction profondément ancrée dont 

il souffre et la nécessité de lui prodiguer des soins, lesquels ne sauraient en l'état 

lui être administrés de manière ambulatoire.  

Le recourant a certes fait état d'un projet de prise en charge par la Clinique de 

J______ et l'association K______. Si des démarches ont peut-être été effectuées 

en ce sens par le recourant il y a quelques mois, elles n'ont toutefois pas 

débouché, en l'état, sur un résultat concret, de sorte que la Chambre de 

surveillance ne saurait prendre ce projet, pour l'heure à peine ébauché, en 

considération. 

L'état du recourant apparaissant encore très fragile, son placement à des fins 

d'assistance est encore nécessaire. Le chiffre 1 du dispositif de l'ordonnance 

attaquée doit être confirmé.  

2.2.2 Il reste à déterminer si le placement du recourant au sein de Curabilis était 
et est encore justifié. 

Tel est le cas.  

Le recourant souffre de toxicomanie depuis une vingtaine d'années, sa 

consommation mettant sa vie en danger. Il est par ailleurs établi que son 

placement au sein de la Clinique L______ n'était pas suffisamment contenant 

pour tenir à l'écart ses addictions puisqu'il fuguait, se procurait des stupéfiants, 

les rapportant même au sein de la Clinique, au mépris des règles de 

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l'établissement. Par son comportement, il mettait non seulement sa propre vie en 

danger, mais probablement également la sécurité d'autres patients, en rapportant 

des stupéfiants au sein de l'établissement. De toute évidence, le recourant a 

besoin d'un cadre plus strict que celui que peut offrir la Clinique L______, cadre 

que lui procure Curabilis, lequel apparaît par conséquent comme un 

établissement adéquat bien qu'aucun spécialiste en addictologie n'y travaille. 

L'évolution favorable du recourant depuis son placement au sein de Curabilis, 

que lui-même reconnaît, atteste de ce fait. Son abstinence, qui ne date que de 

quelques semaines, soit depuis son arrivée à Curabilis, est encore trop récente 

pour qu'un nouveau transfert à la Clinique L______ puisse être envisagé. 

Compte tenu de l'historique du recourant, il existerait en effet un risque majeur 

qu'il reprenne ses consommations, mettant à néant les récents progrès accomplis 

avec un risque concret pour sa vie, étant relevé que le recourant lui-même a 

déclaré ne pas souhaiter un tel transfert.  

Au vu de ce qui précède, l'ordonnance attaquée sera intégralement confirmée. 

3.  La procédure est gratuite (art. 22 al. 4 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre l'ordonnance DTAE/2193/2025 

rendue le 20 mars 2025 par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant dans la 

cause C/24189/2002. 

Au fond : 

Le rejette. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Monsieur  

Cédric-Laurent MICHEL et Madame Paola CAMPOMAGNANI, juges;  

Madame Barbara NEVEUX, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110