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**Case Identifier:** 4dde80d7-8a22-55c7-a178-936ec4b711b1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-05-28
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 28.05.2024 C/5485/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-5485-2022_2024-05-28.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 4 juin 2024. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5485/2022 ACJC/684/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 28 MAI 2024 

 

Entre 

Le mineur A______, représenté par sa mère, Madame B______, domicilié ______, 

appelant d'un jugement rendu par la 24ème Chambre du Tribunal de première instance 

de ce canton le 10 octobre 2023, représenté par Me Garance STACKELBERG, avocate, 

STACKELBERG LAW, rue du Général-Dufour 12, Case postale 220, 1211 Genève 8. 

et 

Monsieur C______, domicilié ______, intimé, représenté par  

Me Damien BONVALLAT, avocat, MBLD Associés, Rue Joseph-Girard 20, Case 

postale 1611, 1227 Carouge. 

 

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C/5485/2022 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/11667/2023 rendu le 10 octobre 2023, le Tribunal de première 
instance a, notamment, attribué la garde exclusive du mineur A______ à sa mère 

B______ (ch. 2 du dispositif), renoncé en l'état à réserver un droit de visite au 

père C______ (ch. 3) et condamné ce dernier au versement d'une contribution de 

90 fr. par mois, allocations familiales non comprises, à l'entretien du mineur 

A______ dès le 22 mars 2022 (ch. 4). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 13 novembre 2023, le mineur A______, 
représenté par sa mère B______, a appelé de ce jugement, qu'il a reçu le 

12 octobre 2023. Il conclut à l'annulation du chiffre 4 de son dispositif et, cela fait, 

à la condamnation de C______ à lui verser une contribution d'entretien, 

allocations familiales non comprises, de 1'200 fr. par mois du 22 mars 2022 

jusqu'à ses 13 ans révolus, puis de 1'400 fr. jusqu'à sa majorité ou la fin de ses 

études normalement menées, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal, le 

tout sous suite de frais et dépens. 

 b.  C______ conclut à la confirmation du jugement entrepris, sous suite de frais. 

 c. Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions 
respectives. 

 d. Elles ont été informées que la cause était gardée à juger par avis du greffe du 
15 avril 2024. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure : 

 a. B______, née le ______ 1977, et C______, né le ______ 1974, tous deux de 
nationalité portugaise, sont les parents non mariés du mineur A______, né le 

______ 2016, de nationalité portugaise.  

C______ est également le père de deux autres enfants issus d'un précédent 

mariage, à savoir D______, majeure, et E______, née le ______ 2011. 

b. Depuis la séparation des parents en 2018/2019, le mineur vit avec sa mère et ne 
voit plus son père.  

c. Ce dernier n'a jamais contribué financièrement à l'entretien de son fils depuis 
qu'il s'est séparé de sa mère.  

d. Par acte déposé en vue de conciliation le 22 mars 2022, le mineur A______, 
représenté par sa mère, a saisi le Tribunal de première instance d'une action 

alimentaire et en fixation des relations personnelles dirigée contre son père.  

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C/5485/2022 

S'agissant des aspects financiers, seuls litigieux devant la Cour, il a en dernier lieu 

requis le versement d'une contribution d'entretien de 1'200 fr. par mois dès le 

dépôt de la requête jusqu'à ses 13 ans révolus, puis de 1'400 fr. par mois jusqu'à 

ses 18 ans révolus, voire jusqu'à ses 25 ans en cas d'études suivies et régulières.  

C______ a demandé à être dispensé de contribuer à l'entretien de l'enfant, dès lors 

que l'entretien convenable de celui-ci était couvert par ses revenus. 

Le Tribunal a gardé la cause à juger à l'issue de l'audience tenue le 2 mai 2023. 

e. La situation personnelle et financière du groupe familial se présente comme 
suit: 

e.a La mère du mineur perçoit une rente entière d'invalidité de 1'816 fr. par mois. 

Ses charges mensuelles comprennent 1'350 fr. du montant de base OP, 1'130 fr. de 

part du loyer, 504 fr. de cotisation d'assurance-maladie jusqu'à fin décembre 2022, 

le subside couvrant la cotisation par la suite, 70 fr. de frais de transport et 2 fr. 

d'impôts, totalisant ainsi 3'056 fr. jusqu'à fin décembre 2022 puis 2'552 fr. par la 

suite. 

 e.b Le père du mineur travaille comme technicien pour une entreprise vaudoise 
depuis septembre 2021. Il a, à ce titre, perçu, un salaire mensuel net, versé douze 

fois l'an, de 5'934 fr. en 2021 et de 5'875 fr. en 2022, frais de repas de 400 fr. par 

mois compris.  

Il vit en ménage avec sa nouvelle compagne dans un appartement de 3.5 pièces à 

F______ [GE]. 

Ses charges mensuelles s'élèvent à 2'292 fr. comprenant 850 fr. de montant de 

base OP, 875 fr. de loyer, 461 fr. et 36 fr. de cotisations d'assurance-maladie de 

base et complémentaire et 70 fr. de frais de transports publics.  

 Il est tenu de contribuer à l'entretien de son ex-épouse et de ses deux filles nées de 

sa précédente union selon jugements rendus par le Tribunal de première instance 

les 24 février et 30 avril 2021, à raison de 1'100 fr. pour sa fille mineure E______, 

1'150 fr. pour sa fille majeure D______ et de 800 fr. pour son ex-épouse. 

Il a, par l'entremise de son conseil, indiqué au Tribunal qu'il envisageait de 

s'installer au Brésil. Selon une attestation de sa compagne, il ne résiderait plus en 

Suisse depuis le mois de janvier 2023. Il n'a fait état d'aucun modification de sa 

situation financière.  

 e.c Les charges mensuelles du mineur comprennent le montant de base OP à 
raison de 400 fr, sa part de loyer à hauteur de 282 fr. 50, sa cotisation d'assurance 

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maladie de 128 fr. jusqu'à fin décembre 2022, dite cotisation étant par la suite 

couverte par le subside et 45 fr. de frais de transports publics.  

 L'enfant perçoit des allocations familiales à hauteur de 311 fr. Il bénéficie d'une 
rente pour enfant, de 727 fr. par mois en 2021, liée à la rente AI de sa mère. 

D. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a retenu que les coûts directs du mineur se 
montaient à 727 fr. 50, par mois jusqu'à ses 10 ans et à 927 fr. 50 par la suite. Il a, 

en particulier, écarté les montants de 50 fr. et 736 fr. 10 par mois allégués par 

l'enfant à titre de frais de loisirs, respectivement de contribution de prise en charge 

correspondant au découvert mensuel de sa mère. Considérant que l'entretien 

convenable du mineur était couvert par ses propres ressources, le premier juge lui 

a alloué une contribution de 90 fr. par mois, correspondant à sa participation d'un 

sixième à l'excédent dont disposait son père après s'être acquitté de ses charges 

mensuelles et des contributions à l'entretien de son épouse et de ses deux filles 

issues d'un précédent mariage.  

EN DROIT  

1. 1.1 Interjeté auprès de l'autorité compétente (art. 120 al. 1 let. a LOJ) le lundi 
13 novembre 2023, soit dans le délai utile de trente jours (art. 142 al. 2 et 

311 CPC) et selon la forme prescrite par la loi (art. 130, 131 et 311 CPC) à 

l'encontre d'une décision de première instance statuant sur la contribution 

d'entretien d'un enfant mineur, soit une affaire de nature pécuniaire dont la valeur 

litigieuse, capitalisée selon l'art. 92 al. 2 CPC, est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 

al. 2 CPC), l'appel est recevable.  

1.2 S'agissant d'une action qui n'est pas liée à une procédure matrimoniale, la 
procédure simplifiée s'applique (art. 295 CPC). 

1.3 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC).  

Elle établit les faits d'office et n'est pas liée par les conclusions des parties 

(art. 296 al. 1 et 3 CPC). L'obligation du juge d'établir d'office les faits n'est 

toutefois pas sans limite : la maxime inquisitoire ne dispense pas en effet les 

parties de collaborer activement à la procédure et d'étayer leurs propres thèses; il 

leur incombe de renseigner le juge sur les faits de la cause et de lui indiquer les 

moyens de preuve disponibles (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 et les références; 

arrêt du Tribunal fédéral 5A_584/2022 du 18 janvier 2023 consid. 3.1.1). 

2. L'appelant critique le montant de la contribution d'entretien que lui a allouée le 
Tribunal. 

2.1.1 L'entretien de l'enfant est assuré par les soins, l'éducation et des prestations 
pécuniaires, ces trois éléments étant considérés comme équivalents (art. 276 al. 1 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20III%20411
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_584/2022

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CC; ATF 147 III 265 consid. 5.5 ; arrêt du Tribunal fédéral 5A_117/2021 du 

9 mars 2022 consid. 4.2 et 5A_450/2020 du 4 janvier 2021 consid. 5.3). Les 

parents contribuent ensemble, chacun selon ses facultés, à l'entretien convenable 

de l'enfant et assument en particulier les frais de sa prise en charge, de son 

éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger (art. 276 al. 2 

CC).  

La contribution d'entretien due à l'enfant doit correspondre aux besoins de celui-ci 

ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère, compte tenu de la fortune 

et des revenus de l'enfant; la contribution d'entretien sert aussi à garantir la prise 

en charge de l'enfant par les parents et les tiers (art 285 al. 1 et 2 CC). 

2.1.2 Selon la méthode de calcul uniforme des contributions d'entretien du droit de 
la famille fixée par le Tribunal fédéral (ATF 147 III 265, in SJ 2021 I 316; 

147 III 293 et 147 III 301), soit la méthode du minimum vital avec répartition de 

l'excédent (dite en deux étapes), il convient, d'une part, de déterminer les moyens 

financiers à disposition (revenus du travail, de la fortune et les prestations de 

prévoyance) et, d'autre part, de déterminer les besoins de la personne dont 

l'entretien est examiné. Les ressources à disposition sont ensuite réparties entre les 

différents membres de la famille, selon un certain ordre de priorité, de manière à 

couvrir le minimum vital du droit des poursuites, respectivement en cas de 

moyens suffisants, le minimum vital du droit de la famille. S'il reste un excédent 

après couverture des minima vitaux de droit de la famille de tous les intéressés, il 

sera réparti en équité entre les ayants droits (ATF 147 III 265 précité consid. 7.2). 

Dans tous les cas, le minimum vital du droit des poursuites du débirentier doit être 

préservé (ATF 147 III 265 consid. 7.3). 

2.1.3 Les besoins des parties sont calculés en partant du minimum vital au sens du 
droit des poursuites (art. 93 LP). Celui-ci comprend le montant de base fixé par 

les normes d'insaisissabilité (RS/GE E 3 60.04) auquel s'ajoutent différents frais 

supplémentaires, à savoir les frais de logement effectifs ou raisonnables (y 

compris les charges et les frais de chauffage), les coûts de santé, tels que les 

primes d'assurance maladie obligatoire, les frais de transports publics et les frais 

professionnels (ATF 147 III 265 consid. 7.2). Dans la mesure où les ressources 

financières le permettent, l'entretien convenable doit être élargi au minimum vital 

du droit de la famille, et des postes complémentaires peuvent alors être pris en 

considération, comme les impôts, des frais de logement correspondant à la 

situation financière, des primes d'assurance maladie complémentaires. Il est en 

revanche exclu de tenir compte des frais de loisirs, qui doivent être financés au 

moyen de l'excédent. Toutes les autres particularités doivent enfin être appréciées 

au moment de la répartition de l'excédent (ATF 147 III 265 consid. 7.2). 

2.1.4 La contribution de prise en charge vise à compenser la perte ou la réduction 
de capacité de gain du parent qui s'occupe de l'enfant (ATF 144 III 377 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20293
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20301
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20265
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20265
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%203%2060.04
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20265
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20265

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consid. 7.1.2.2). La prise en charge de l'enfant ne donne donc droit à une 

contribution que si elle a lieu à un moment où le parent pourrait sinon exercer une 

activité rémunérée. En cas de prise en charge par l'un des parents (ou les deux), ce 

qui l'empêchera de travailler - du moins à plein temps -, la contribution de prise en 

charge doit permettre de garantir sa présence aux côtés de l'enfant (ATF  

144 III 377 consid. 7.1.3). 

2.1.5 Selon l'art. 285a al. 1 CC, les allocations familiales versées à la personne 
tenue de pourvoir à l'entretien de l'enfant doivent être payées en sus de la 

contribution d'entretien. Sauf décision contraire du juge, il en va de même des 

rentes d'assurances sociales et les autres prestations destinées à l'entretien 

de l’enfant qui reviennent à la personne tenue de pourvoir à son entretien 
(art. 285a al. 2 CC). Il s'agit notamment des rentes pour enfants selon les art. 35 de 

la loi fédérale sur l'assurance-invalidité (LAI) et 25 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle, vieillesse et survivants (LPP). Les prestations visées 

par l'art. 285a al. 1 et 2 CC ne sont pas prises en compte dans le calcul du revenu 

du parent qui les reçoit. Elles sont retranchées du coût de l'entretien de l'enfant. Le 

juge doit par conséquent les déduire préalablement du coût d'entretien de l'enfant 

lorsqu'il fixe la contribution d'entretien (ATF 137 III 59 consid. 4.2.3; 128 III 305 

consid. 4b; arrêt du Tribunal fédéral 5A_372/2016 du 18 novembre 2016 

consid. 5.1.1; PERRIN, in Commentaire romand, Code civil I, 2023, n. 37 ad 

art. 285-285a CC). 

2.1.6 Les ressources à disposition sont réparties entre les différents membres de la 
famille, dans un ordre déterminé : il faut tout d'abord couvrir le minimum vital du 

droit des poursuites ou, si les moyens le permettent, le minimum vital du droit de 

la famille de chaque partie. S'il reste un solde après couverture du minimum vital 

de droit de la famille des parents et enfants mineurs, il sera alloué à l'entretien de 

l'enfant majeur. Si, après cela, il subsiste encore un excédent, il sera réparti en 

équité entre les ayants droit (soit les parents et les enfants mineurs). La répartition 

par "grandes et petites têtes", soit à raison de deux parts par adulte et d'une part 

par enfant mineur, s'impose comme nouvelle règle, en tenant compte à ce stade de 

toutes les particularités du cas d'espèce. Il peut être dérogé à cette règle pour de 

multiples raisons, par exemple pour des motifs éducatifs ou liés aux besoins 

concrets, et il est même nécessaire d'y déroger dans certaines circonstances 

particulières (ATF 147 III 265 consid. 7.3). 

2.1.7 Il convient de traiter sur un pied d'égalité tous les enfants crédirentiers d'un 
père ou d'une mère, y compris ceux issus de différentes unions, tant sur le plan de 

leurs besoins objectifs que sur le plan financier. Ainsi, des contributions 

d'entretien inégales ne sont pas exclues d'emblée, mais nécessitent une 

justification particulière. Le solde du débirentier, s'il existe, doit être partagé entre 

les enfants dans le respect du principe de l'égalité de traitement, en tenant compte 

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http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_372/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/147%20III%20265

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de leurs besoins et de la capacité de gain de l'autre parent (ATF 140 III 337 

consid. 4.3; 137 III 59 consid. 4.2.1 in SJ 2011 I 221). 

2.2.1 En l'espèce, le Tribunal a retenu que les charges incompressibles de 
l'appelant comprenaient le montant de base OP (400 fr. puis 600 fr. dès ses 

10 ans), sa participation au loyer (282 fr. 50), sa cotisation d'assurance-maladie 

(128 fr. jusqu'à fin décembre 2022, dite cotisation étant couverte par le subside 

par la suite) et ses frais de transports publics (45 fr.).  

 L'appelant lui reproche tout d'abord de n'avoir tenu compte d'aucune contribution 

de prise en charge dans l'établissement de son minimum vital. Il est vrai que le 

budget de sa mère accuse un déficit puisque sa rente d'assurance-invalidité, de 

1'816 fr. en 2021, ne lui permet pas de couvrir ses charges incompressibles 

s'élevant à 2'552 fr. depuis qu'elle bénéficie du subside cantonal. Toutefois, 

comme l'a à raison relevé le Tribunal, ce découvert ne résulte pas d'un 

empêchement de la mère d'exercer une activité lucrative en raison de la prise en 

charge de l'enfant, mais de son invalidité, de sorte qu'aucune contribution de prise 

en charge ne doit être prise en considération pour déterminer l'entretien 

convenable de l'enfant. 

C'est également à juste titre que le premier juge n'a pas tenu compte des frais de 

loisirs à raison de 50 fr. dans le minimum vital de l'appelant, puisque de telles 

activités doivent, selon les principes rappelés ci-dessus, être financées au moyen 

de l'excédent à répartir après couverture du minimum vital. 

 L'entretien convenable de l'appelant se monte ainsi à 855 fr. 50 jusqu'à fin 

décembre 2022, puis à 727 fr. 50 jusqu'à ses dix ans et à 927 fr. 50 par la suite. 

 2.2.2 L'appelant ne saurait par ailleurs être suivi lorsqu'il reproche au Tribunal 
d'avoir déduit la rente d'invalidité complémentaire pour enfant de ses charges 

d'entretien : dans la mesure où il s'agit de prestations destinées à l'entretien de 

l'enfant, il convient, conformément à l'art. 285a CC, de les porter en déduction du 

coût d'entretien de l'enfant, à l'instar des allocations familiales, pour fixer la 

contribution due à son entretien. C'est, partant, à raison que le premier juge a 

considéré que les charges incompressibles de l'enfant, s'échelonnant entre 

727 fr. 50 et 927 fr. 50, étaient couvertes par les allocations familiales et la rente 

complémentaire d'invalidité pour enfant, représentant respectivement 311 fr. et 

727 fr.  

 2.2.3 Contrairement à ce que soutient l'appelant, le Tribunal n'a pas pris en 
considération, dans la détermination du minimum vital de l'intimé, des 

contributions d'entretien dues par celui-ci à son ex-épouse et ses deux filles nées 

de sa précédente union. Ce n'est en effet qu'après avoir déterminé le disponible de 

l'intimé, correspondant à ses revenus de 5'875 fr. après couverture de son 

minimum vital de 2'292 fr. comprenant le montant de base OP, son loyer, ses 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20III%20337

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cotisations d'assurance-maladie et ses frais de transports publics, que le premier 

juge a tenu compte des obligations alimentaires de l'intimé à l'égard de son ex-

épouse et de ses deux filles pour déterminer l'excédent à répartir entre les ayants 

droit. Le calcul opéré par le Tribunal n'a, en particulier, pas pour effet de 

privilégier les autres créanciers alimentaires au détriment de l'appelant : son 

entretien convenable est en effet couvert par les prestations d'assurance et les 

allocations familiales dont il bénéficie, et seule sa participation à l'excédent est 

touchée par la prise en compte des obligations alimentaires envers son ex-épouse 

et ses deux autres enfants, ce qui est conforme aux principes posés par la 

jurisprudence. 

 Ce dernier grief n'étant pas fondé, le jugement entrepris sera confirmé.  

3. Les frais judiciaires d'appel seront arrêtés à 1'200 fr. (art. 95 al. 1 CPC; art. 32 et 
35 RTFMC).  

Vu la nature familiale du litige, ils seront mis à la charge des parties par moitié 

(art. 106 al. Et 107 al. 1 let. c CPC). L'appelant plaidant au bénéfice de l'assistance 

judiciaire, les frais mis à sa charge seront provisoirement supportés par l'Etat de 

Genève, qui pourra en réclamer le remboursement ultérieurement (art. 122 al. 1 

let. b, 123 CPC). L'intimé sera condamné à verser la somme de 600 fr. aux 

Services financiers du Pourvoir judiciaire à titre de frais judiciaires d'appel.  

Pour les mêmes motifs, il ne sera pas alloué de dépens d'appel (art. 107 al. 1 let. c 

CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

 
A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/11667/2023 

rendu le 10 octobre 2023 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/5485/2022. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'200 fr. et les met à la charge des parties pour 

moitié chacune. 

Dit que les frais judiciaires mis à la charge de A______ sont provisoirement supportés 

par l'Etat de Genève.  

Condamne C______ à verser 600 fr. aux Services financiers du Pouvoir judiciaire à titre 

de frais judiciaires d'appel. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel.  

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, juges; Madame Emilie FRANCOIS, 

greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Emilie FRANCOIS 

 

 

 

  

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110