# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a30af48b-462a-556f-a8db-50b81f5351ac
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 23.11.2021 P/234/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-234-2020_2021-11-23.pdf

## Full Text

Siégeant : Monsieur Gregory ORCI, président ; Monsieur Pierre BUNGENER et 
Madame Gaëlle VAN HOVE, juges ; Madame Geneviève ROBERT-
GRANDPIERRE, greffière-juriste délibérante. 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/234/2020 AARP/359/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 23 novembre 2021 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de J______, ______ [GE], comparant par 

Me B______, avocat, ______, Genève, 

appelant, 

 

contre le jugement JTDP/788/2021 rendu le 15 juin 2021 par le Tribunal de police, 

 

et 

 

C______, partie plaignante, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés.

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EN FAIT : 

A. a.a. En temps utile, A______ appelle du jugement du 15 juin 2021, par lequel le 
Tribunal de police (TP) l'a reconnu coupable de vol (art. 139 ch. 1 du Code pénal 
suisse [CP]), de vol par métier (art. 139 ch. 1 et 2 CP), de dommages à la propriété 
(art. 144 al. 1 CP), de violation de domicile (art. 186 CP), de recel (art. 160 ch. 1 CP) 
et de rupture de ban (art. 291 CP) et l′a condamné à une peine privative de liberté de 
18 mois, sous déduction de la détention subie avant jugement, ainsi qu′aux frais de la 
procédure. Le TP a également prononcé l′expulsion à vie de A______ et ordonné son 
signalement dans le système d′information Schengen. 

 a.b. A______ entreprend partiellement ce jugement. Il conclut à son acquittement 
des infractions de vol par métier et de recel et à sa condamnation à une peine qui 
prenne en considération sa situation personnelle. Les frais de procédure doivent être 
fixés en fonction des faits retenus et de leur qualification juridique.  

 b. Selon l'acte d'accusation du 7 mai 2021, il est reproché à A______ : 

 des faits de vol par métier pour avoir dérobé plusieurs liquidités et objets : 

o entre le 3 et le 6 novembre 2019, dans l'appartement de D______, 
pour un préjudice total de CHF 4'529.- ; 

o le 7 décembre 2020, dans la maison de E______, pour un préjudice 
total de CHF 2'616.- ; 

o le 7 décembre 2020, dans le véhicule appartenant à F______ ; 

o le 28 décembre 2020, le sac à main de G______, qu'elle avait posé au 
sol à proximité de son véhicule le temps de le charger. 

 des faits de violation de domicile pour avoir pénétré sans droit, dans le 
contexte exposé ci-avant, dans l'appartement de D______ et dans la 
maison de E______ ; 

 des faits de dommages à la propriété, pour avoir, dans le contexte exposé ci-
avant, endommagé une porte-fenêtre et une porte d′armoire dans 
l'appartement de D______ ; 

 des faits de recel pour avoir, entre le 8 et le 17 mars 2021, acquis pour un 
montant de CHF 85.- un vélo d'une valeur de CHF 1'118.90 à l'état neuf, 
qui avait été dérobé à C______ ; 

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 des faits de rupture de ban pour avoir pénétré à plusieurs reprises sur le 
territoire suisse et persisté à y séjourner entre le 2 mai 2019, lendemain de sa 
dernière sortie de prison, et le 17 mars 2021, date de son interpellation, 
contrevenant intentionnellement à deux décisions d'expulsion judiciaire. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a.a. Entre le 3 et le 6 novembre 2019, A______ s′est introduit dans l′appartement de 
D______, situé à 1______, à K______ [GE], fracturant la porte-fenêtre du balcon. Il 
a emporté divers objets pour un préjudice total de CHF 4′529.- et causé des dégâts, 
notamment à la porte-fenêtre et à une porte d′armoire, dont les coûts de réparation se 
sont montés à CHF 449.-. Son ADN a été identifié sur des traces relevées sur les 
lieux. 

 a.b. Le 7 décembre 2020, entre 14h30 et 14h35, A______ s′est emparé du sac à main 
de F______, que cette dernière avait déposé sur le siège avant passager de son 
véhicule, le temps de baisser les sièges arrières, alors qu′il était stationné devant le 
dépôt du magasin H______, rue 2______ à L______ [GE]. Le sac contenait divers 
objets ainsi que des liquidités à hauteur de CHF 2′000.-. 

 a.c. Le 7 décembre 2020, entre 15h30 et 16h30, A______ s′est introduit dans 
l′appartement de E______, situé à la route 3______ à M______ [GE], profitant d′un 
moment où la précitée se trouvait dans le jardin pour entrer par la porte non 
verrouillée. Il a emporté divers objets ainsi que des liquidités pour un préjudice total 
de CHF 2'616.-. Les faits ont été filmés par des caméras de vidéosurveillance. 

a.d. Le 7 décembre 2020 vers 20h30, A______ a été interpellé par la police française 
à N______ [France], alors qu'il tentait de revendre des objets à d'autres individus. 
Des photographies de ces objets trouvés ont été transmises à la police genevoise pour 
un éventuel rapprochement avec un délit commis à Genève. E______ et F______ ont 
reconnu, sur ces photos, une partie de ceux qui leur avaient été dérobés plus tôt dans 
l′après-midi.  

A______ a été libéré à l′issue de sa garde à vue en France. 

Le 19 février 2021, les autorités françaises ont adressé une demande de délégation de 
la poursuite pénale afin que A______ soit jugé par les autorités suisses. 

a.e. Le 28 décembre 2020, A______ s′est emparé du sac à main de G______, que 
cette dernière avait déposé à côté de son véhicule, sur le parking du centre 
commercial "O______" situé à l′avenue 4______, à L______ [GE]. Le sac contenait 
différents objets, ainsi que des liquidités à hauteur de CHF 150.-. Les faits ont été 
filmés par de la vidéosurveillance.  

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 a.f. Interrogé par la police au sujet des différents vols, A______ a d′abord expliqué 
"devoir réfléchir". Il ne savait pas qui avait commis le vol au préjudice de D______. 
Il ignorait où il se trouvait encore deux jours auparavant. Confronté au fait que son 
ADN avait été trouvé sur les lieux, il a indiqué devoir réfléchir encore un peu, avant 
de reconnaître que, si son ADN avait été trouvé sur les lieux, c′est qu′il avait bien 
commis les faits. 

 Il ne se souvenait pas du lieu où il se trouvait au moment des vols commis au 
préjudice de E______ et F______. Confronté aux images de vidéosurveillance, et au 
fait qu′il avait été arrêté en France en possession de divers objets appartenant aux 
deux plaignantes, il les a finalement admis. Devant le TP, il a contesté qu′un montant 
de CHF 2′000.- se soit trouvé dans le sac de F______. 

 Il a expliqué ne pas se souvenir des faits commis au préjudice de G______, quand 
bien même il se reconnaissait sur les images de vidéosurveillance, avant de les 
reconnaitre devant le Ministère public. 

 Il avait revendu le produit de ses vols à un tiers et avait utilisé l′argent pour survivre, 
ayant froid et faim. Il ne pouvait pas travailler car personne ne souhaitait l′engager, 
dès lors qu′il n′avait pas de papiers. Devant le TP, il a répété que c′était sa situation 
difficile qui l′avait poussé à voler. Il n′arrivait pas à se prendre en charge et était 
obligé de passer par là, non pour s′enrichir, mais pour pouvoir manger, boire et 
s′habiller. Il avait honte et cette fois, avait compris la leçon. Il regrettait ses actes et 
présentait ses excuses aux plaignants. Devant la CPAR, il a promis qu′il ne 
recommencerait plus. 

 Questionné au sujet de la provenance de montants de CHF 380.70, EUR 54.71 et 
USD 1.- trouvés en sa possession au moment de son arrestation, il a déclaré les avoir 
gagnés en travaillant sur un chantier, mais ignorer où celui-ci se trouvait, dès lors 
qu′on l′avait embarqué dans un véhicule pour l′y emmener. Devant le TP, il a indiqué 
avoir gagné cet argent après avoir travaillé un mois à N______ [France], en tant que 
plongeur dans un restaurant. Confronté au fait qu′il avait initialement déclaré avoir 
travaillé sur un chantier, il a expliqué que c′était exact. Quelqu′un lui avait proposé 
de l′aider en travaillant dans son jardin. Il avait travaillé tant sur ce chantier que dans 
le restaurant. Devant la CPAR, il a expliqué qu′en tant que maçon, il était parfois 
appelé par des amis pour effectuer des petits travaux chez eux. Il lui était également 
arrivé de faire de la maçonnerie pour des restaurants.  

 b.a. A______ a été interpellé par la police suisse le 17 mars 2021, alors qu′il circulait 
sur un vélo de marque I______, volé le 8 mars 2021 à C______, au chemin 5______ 
à L______ [GE].  

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Le plaignant a indiqué à la police que la sonnette de son vélo était cassée, ce qui a pu 
être vérifié sur le cycle. Il a également été en mesure de fournir la clé du cadenas, qui 
était encore sur le vélo au moment de l′interpellation d′A______.  

Selon une facture datée du 15 septembre 2017, la valeur à neuf du cycle était de 
CHF 1′099.-, hors cadenas, béquille et kit de sécurité. 

b.b. A______ a expliqué avoir acheté le vélo deux jours plus tôt auprès d′un ami 
qu′il connaissait de vue à P______ [GE]. Il avait croisé cette personne et lui avait 
demandé si son vélo était à vendre. Ils avaient convenu d′un prix de CHF 85.-. Son 
cocontractant lui avait dit que le vélo lui appartenait et il ignorait ainsi que celui-ci 
avait été volé. Devant le MP, il a précisé avoir demandé au vendeur si le vélo avait 
été volé mais celui-ci lui avait répondu que ce n′était pas le cas. Il n′avait aucune 
connaissance en matière de vélo et n′avait pas été étonné par son prix relativement 
peu élevé. Le vendeur lui avait demandé CHF 100.-. Comme lui-même n′avait que 
CHF 85.- sur lui, il le lui avait finalement laissé pour ce prix. 

Devant la CPAR, il a indiqué avoir douté pendant un moment de ce que lui disait le 
vendeur au sujet du vélo. Toutefois, comme celui-ci avait une bonne allure, il s′était 
finalement dit qu′il lui disait la vérité lorsqu′il indiquait que le vélo n′était pas volé. 

c.a. Entre le 2 mai 2019, lendemain de sa dernière sortie de prison et le 17 mars 
2021, date de son interpellation, A______ a pénétré à plusieurs reprises sur le 
territoire suisse en provenance de la France et persisté à séjourner sur le territoire 
suisse, alors que deux décisions d′expulsion avaient été rendues à son encontre, le 19 
octobre 2017, pour une durée de cinq ans et le 9 avril 2019, pour une durée de 20 
ans. 

c.b. Il a expliqué n′avoir nulle part où aller car il avait des problèmes dans son pays 
d′origine. Il vivait à Genève, parfois dans une cave ou chez sa copine, qui était une 
simple amie. Il était arrivé en 2006 ou 2007 en Suisse et n′avait jamais demandé 
d′autorisation de séjour car il ne connaissait pas la procédure. Devant le TP, il a 
indiqué ignorer qu′il était expulsé pour une durée de 20 ans, pensant qu′il ne l′était 
que pour cinq ans.  

Devant la CPAR, il a précisé souhaiter rejoindre ses enfants à Q______ [France] et 
ne plus jamais revenir en Suisse. Il entendait arrêter de commettre des bêtises et était 
désolé pour tout ce qu′il avait fait. Il se comportait bien en prison et comptait 
continuer de la sorte à sa sortie. 

C. a.a. Devant la CPAR, A______, par la voix de son conseil, persiste dans les 
conclusions de sa déclaration d′appel, précisant qu′il ne conteste pas le vol de 

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CHF 2′000.- commis au préjudice de F______ et que la peine prononcée devait être 
compatible avec sa libération immédiate.  

 Les conditions de l'aggravante du métier pour l'infraction de vol n'étaient pas 
réalisées. Seuls trois vols avaient été commis en décembre 2020, dont deux s'étaient 
déroulés sur des parkings, ce qui démontrait que ceux-ci n'étaient pas prémédités ou 
planifiés. Il avait seulement saisi l'occasion de voler quand celle-ci s'était présentée. 
Il ne pouvait en outre être retenu qu'il avait agi à la manière d'un professionnel, dès 
lors que seules quatre infractions avaient été commises en une année. On ne pouvait 
pas non plus déduire de cette faible fréquence qu'il aurait souhaité réitérer ses actes 
par la suite, d'autant plus qu'il avait été arrêté trois mois après les derniers faits. Il 
n'avait pas agi avec une intensité particulière et n'aurait pas pu vivre avec le butin 
obtenu. 

 L'élément subjectif de l'infraction de recel n'était pas rempli. Il n'avait pas de 
formation, parlait mal la langue et n'avait pas de connaissances particulières sur le 
marché du vélo. Il ne connaissait pas la valeur des choses et il était ainsi tout à fait 
vraisemblable qu'il ait pu penser qu'un prix de CHF 85.- était correct pour l'achat 
d'un vélo d'occasion. Il ne savait pas que le vélo avait été volé au moment de 
l'acheter et n'avait pas la capacité de le savoir. 

 La peine fixée par le TP était trop élevée et ne tenait pas suffisamment compte de sa 
situation personnelle. Originaire de Palestine, il était apatride et sans racine. Son seul 
souhait était de pouvoir rejoindre ses enfants, ce qu'il n'avait pu faire après sa 
dernière condamnation, à cause de la pandémie. Il avait collaboré lors de sa première 
audition devant la police et avait exprimé des remords et des excuses. Son 
comportement en détention était exemplaire. 

 a.b. Me B______, défenseur d'office de A______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 10 heures et 5 minutes d'activité 
de collaborateur, hors débats d'appel, lesquels ont duré une heure et 5 minutes, dont 
deux heures et 20 minutes pour la rédaction d′une déclaration d′appel et d′une 
demande d′exécution anticipée de la peine et 15 minutes d′examen des pièces reçues. 

 b. Le MP conclut au rejet de l′appel. 

 La condamnation du prévenu pour vol avec l'aggravante du métier était justifiée, 
celui-ci ayant reconnu avoir utilisé l'argent pour vivre. Il n'avait pas d'emploi au 
moment des faits et avait usé d'un certain professionnalisme dans ses agissements. Il 
avait en outre récidivé 20 jours après sa première interpellation en France. 

 Les éléments constitutifs de l'infraction de recel étaient réunis. Le prévenu n'avait pas 
besoin de disposer de connaissances particulières pour se rendre compte que le prix 

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auquel il avait acheté le vélo était fort bas. Il avait demandé au vendeur si le vélo 
était volé, preuve qu'il avait, à tout le moins, eu un doute à ce sujet. Le cadenas du 
vélo était au surplus encore sur le cycle lorsque le prévenu avait été interpellé et 
celui-ci ne disposait pas de sa clé. 

 La peine fixée par le TP était adéquate. La faute commise était très importante. Le 
prévenu avait agi à réitérées reprises, commettant parfois plusieurs infractions dans 
la même journée. Sa situation personnelle ne justifiait pas son comportement. Ses 
antécédents étaient très mauvais et spécifiques. Il avait récidivé quelques mois après 
sa sortie de prison, ce qui démontrait qu'il était resté imperméable aux décisions 
prises à son encontre. Il s'était contredit à plusieurs reprises au cours de la procédure, 
tant sur le déroulement des faits que sur sa situation personnelle. Sa prise de 
conscience n'était pas aboutie. 

D. A______ est né le ______ 1985 à R______, en Palestine, pays dont il est originaire. 
Il indique être célibataire et avoir deux enfants qui vivent à Q______ [France] chez 
leur mère. Il n'a pas de domicile fixe. Il est maçon de profession et dit avoir eu un 
diplôme dans le domaine de la boulangerie en Palestine, mais ne travaillait pas avant 
son interpellation. Il n'a ni dette, ni fortune. En détention, il travaille dans l′atelier 
menuiserie et explique avoir pu économiser un peu d′argent. A sa sortie de prison, il 
souhaite retourner à Q______ [France] et y retrouver sa femme et ses enfants. 

Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, A______ a été condamné à six reprises 
:  

 le 3 mai 2012, par le TP, à une peine privative de liberté de trois mois pour 
séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) ; 

 le 22 mars 2013, par le Tribunal correctionnel, à une peine privative de liberté 
de deux ans et 9 mois, peine complémentaire au jugement du 3 mai 2012, 
pour vol par métier commis à réitérées reprises (art. 139 ch. 1 et 2 CP), 
dommages à la propriété commis à réitérées reprises (art. 144 al. 1 CP), 
violation de domicile commise à réitérées reprises (art. 186 CP) et séjour 
illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) ; 

 le 1er mai 2015, par le MP, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 
CHF 30.- pour séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) et activité lucrative 
sans autorisation (art. 115 al. 1 let. c LEtr) ; 

 le 20 juin 2015, par le MP, à une peine privative de liberté de 100 jours pour 
vol (art. 139 ch. 1 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), violation 
de domicile (art. 186 CP) et séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) ; 

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 le 19 octobre 2017, par le TP, à une peine privative de liberté de quatre mois 
et une expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans, pour dommages 
à la propriété (art. 144 al. 1 CP), tentative de violation de domicile (art. 22 al. 
1 cum art. 186 CP), tentative de vol (art. 22. al. 1 cum art. 139 ch. 1 CP) et 
séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) ; 

 le 9 avril 2019, par le TP, à une peine privative de liberté de 5 mois, une 
peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 10.- et une expulsion du territoire 
suisse pour une durée de 20 ans pour vol commis à réitérées reprises (art. 139 
ch. 1 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), violation de domicile 
(art. 186 CP), opposition aux actes de l'autorité (art. 286 CP) et rupture de 
ban (art. 291 CP). 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]). 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 
al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, 
garantie par l'art. 6 ch. 2 CEDH et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP, concerne tant 
le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF 144 IV 345 
consid. 2.2.3.1 ; ATF 127 I 28 consid. 2a). 

En tant que règle sur le fardeau de la preuve, la présomption d'innocence signifie, au 
stade du jugement, que ce fardeau incombe à l'accusation et que le doute doit profiter 
au prévenu. La présomption d'innocence est violée lorsque le juge rend un verdict de 
culpabilité au seul motif que le prévenu n'a pas prouvé son innocence (ATF 127 I 38 
consid. 2a p. 40) ou encore lorsque le juge condamne le prévenu au seul motif que sa 
culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. En revanche, l'absence de doute 
à l'issue de l'appréciation des preuves exclut la violation de la présomption 
d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve (ATF 144 IV 345 consid. 
2.2.3.3). Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence 
signifie que le juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait 
défavorable à l'accusé si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à 
l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et 
théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. 
Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à 
l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3). 

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2.2. L'art. 160 ch. 1 CP réprime le comportement de celui qui aura acquis, reçu en 
don ou en gage, dissimulé ou aidé à négocier une chose dont il savait ou devait 
présumer qu'un tiers l'avait obtenue au moyen d'une infraction contre le patrimoine. 

Sur le plan subjectif, l'infraction est intentionnelle, mais il suffit que l'auteur sache ou 
doive présumer qu'il accepte l'éventualité que la chose provienne d'une infraction 
contre le patrimoine (arrêts du Tribunal fédéral 6B_189/2017 du 7 décembre 2017 
consid. 4.1 ; 6B_728/2010 du 1er mars 2011 consid. 2.2). Il en va ainsi lorsque les 
circonstances suggèrent le soupçon de la provenance délictueuse (ATF 129 IV 230 
consid. 5.3.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_641/2017 du 1er juin 2018 consid. 1.1). 

2.3. En l′espèce, l′appelant a toujours allégué avoir ignoré que vélo qu′il avait acquis 
avait été volé.   

Certains éléments auraient sans doute pu lui permettre de se douter que le cycle avait 
une origine délictuelle. Il est par exemple curieux que l′appelant ne se soit pas posé 
de question au sujet du cadenas qui était présent sur le vélo ou que le vendeur ne lui 
en avait pas remis la clé. Les circonstances entourant la vente effectuée avec un quasi 
inconnu à P______ auraient également pu éveiller ses soupçons.  

Il sera néanmoins retenu, à décharge, que le prix de vente du véhicule ne paraît pas, 
en soi, exceptionnellement bas pour un vélo d′occasion, d′autant plus que celui-ci 
n′était pas récent (2017 selon la facture) et que sa sonnette était cassée. Le prix 
original du cycle ne lui était pas connu et il est notoire que certains vélos neufs sont 
vendus pour quelques centaines de francs. L′appelant a en outre indiqué avec 
constance, au cours de la procédure, s′être enquis auprès du vendeur de l′origine du 
vélo, ce qui constitue un indice de sa volonté de ne pas acquérir un objet volé.  

Si certains éléments entourant l′achat de ce cycle sont troublants, la CPAR retient en 
définitive qu′il ne peut être établi avec certitude que l′appelant savait, ou devait 
savoir qu′il avait été volé. Il sera dès lors retenu, au bénéfice du doute, que l′élément 
subjectif n′est pas rempli et l′appelant sera acquitté de l′infraction de recel, l′appel 
étant admis sur ce point. 

3. 3.1. Au sens de l'art. 139 ch. 1 CP, est punissable celui qui, pour se procurer ou 
procurer à un tiers un enrichissement illégitime, aura soustrait une chose mobilière 
appartenant à autrui dans le but de se l'approprier. 

3.2. L'art. 139 ch. 2 CP prévoit que le vol est puni d'une peine plus importante si son 
auteur fait métier du vol. 

L'auteur agit par métier lorsqu'il résulte du temps et des moyens qu'il consacre à ses 
agissements délictueux, de la fréquence des actes pendant une période déterminée, 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_189/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_728/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20IV%20230
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_641/2017

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ainsi que des revenus envisagés ou obtenus, qu'il exerce son activité coupable à la 
manière d'une profession, même accessoire. Il faut que l'auteur aspire à obtenir des 
revenus relativement réguliers représentant un apport notable au financement de son 
genre de vie et qu'il se soit ainsi, d'une certaine façon, installé dans la délinquance 
(ATF 129 IV 253 consid. 2.1 p. 254). L'auteur doit avoir agi à plusieurs reprises, 
avoir eu l'intention d'obtenir un revenu et être prêt à réitérer ses agissements (ATF 
119 IV 129 consid. 3 p. 133). Il n'est pas nécessaire que ceux-ci constituent sa 
principale activité professionnelle ou qu'il les ait commis dans le cadre de sa 
profession ou de son entreprise légale. Une activité accessoire illicite peut aussi être 
exercée par métier (ATF 116 IV 319 consid. 4b p. 331). Contrairement à la 
circonstance qualifiée prévue en matière de stupéfiants et de blanchiment d'argent, 
l'aggravation du vol par métier n'exige ni chiffre d'affaires ni gain importants (arrêt 
du Tribunal fédéral 6B_1043/2017 du 14 août 2018 consid. 1.1). 

Le Tribunal fédéral a notamment jugé que deux vols commis en l′espace de trois 
mois pour un préjudice total de CHF 1′300.-, réalisait déjà l′aggravante du métier, 
dans la mesure où le prévenu avait ainsi réalisé un revenu délictuel de CHF 436.- 
alors que ses revenus mensuels licites n′étaient que de CHF 360.-. Le produit de ses 
vols représentait ainsi une contribution notable à ses frais de subsistance (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_1077/2014 du 21 avril 2015 consid. 3).  

3.3. La culpabilité de l′appelant s′agissant de l′aggravante du métier sera confirmée 
pour les trois vols ayant été commis en décembre 2020. 

Si le fait de commettre trois infractions n′apparaît pas, à première vue, démontrer 
d′une intensité particulière, il convient néanmoins de relever que lesdites infractions 
ont été commises dans un laps de temps très restreint, soit une vingtaine de jours. Les 
actes de l′appelant ont ainsi été fréquents au cours de la période pour laquelle 
l′aggravante du métier est retenue. La CPAR relève au surplus que l′appelant a agi 
avec un certain professionnalisme dans ses activités délictuelles. Il a profité d′un 
moment où E______ était sortie dans son jardin pour s′introduire chez elle. Il a par 
ailleurs agi de manière similaire pour les deux vols commis sur des parkings (très 
proches), sachant exploiter une brève inattention des lésées pour s′emparer de leur 
sac. Il a enfin tenté de revendre immédiatement son butin en France, après les faits 
commis le 7 décembre 2020. 

Le produit de ses vols constituait à l′évidence sa seule source de revenus au moment 
des faits. Les explications de l′intéressé au sujet d′une prétendue activité 
professionnelle avant son interpellation n′emportent pas conviction, dans la mesure 
où celui-ci s′est contredit à de nombreuses reprises à propos de la nature de cette 
activité, alléguant avoir gagné l′argent trouvé sur lui au moment de son interpellation 
en travaillant sur un chantier – dont il ne savait rien –, puis comme plongeur dans un 
restaurant. Confronté à ses contradictions, il a déclaré avoir tant travaillé sur un 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20IV%20253
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%20129
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/116%20IV%20319
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1043/2017

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chantier que dans un restaurant. Devant la CPAR, il a enfin allégué avoir effectué des 
travaux de maçonnerie dans un restaurant, sans plus parler d′un travail de plongeur.  

En tout état de cause, l′appelant a expliqué tout au long de la procédure qu′il avait 
commis lesdites infractions dans le but de survivre, soit pour boire, manger et 
s′habiller. Le produit de ses vols est en outre relativement important, ce qui a pu lui 
permettre de vivre un certain temps, étant rappelé que CHF 2′000.-, respectivement 
CHF 150.- ont notamment été dérobés à F______ et G______ en liquide (en plus 
d′autres objets), ainsi que des biens pour un montant total de CHF 2′616.- dans 
l′appartement de E______.  

La CPAR a enfin acquis la conviction que l′appelant aurait été prêt à réitérer ses 
agissements. Son interpellation par la police française le 7 décembre 2020, juste 
après la commission des premiers faits, ne l′a en effet pas détourné de son 
comportement illicite, celui-ci réitérant ses actes délictueux moins de 20 jours plus 
tard. Il n′y a ainsi nul doute quant au fait qu′il était décidé à continuer de voler. 

A______ sera dès lors reconnu coupable de vol avec l′aggravante du métier pour les 
trois vols commis en décembre 2020, l'appel étant rejeté sur ce point. Le vol commis 
au préjudice de D______ en novembre 2019 n′a à juste titre pas été inclus dans 
l′infraction de vol par métier par le TP, celui-ci étant chronologiquement éloigné des 
trois autres. 

4.  4.1. L'infraction de vol par métier est passible d′une peine privative de liberté de 10 
ans au plus et d′une peine pécuniaire de 90 jours-amende au moins. L′infraction de 
vol simple est passible d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une 
peine pécuniaire. 

 Les infractions aux art. 144, 186 et 291 CP sont passibles d'une peine privative de 
liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. 

4.2. Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend 
en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que 
l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de 
la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère 
répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure 
dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de 
sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). 

La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs 
pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, 
le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (objektive 
Tatkomponente). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la 

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volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (subjektive 
Tatkomponente). À ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés 
à l'auteur lui-même (Täterkomponente), à savoir les antécédents (judiciaires et non 
judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations 
familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la 
peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale 
(ATF 142 IV 137 consid. 9.1 p. 147 ; ATF 141 IV 61 consid. 6.1.1 p. 66 s.).  

4.3. En l′espèce, la faute de l′appelant est importante. Il s′en est pris à plusieurs 
reprises au patrimoine et à la liberté d′autrui, n′hésitant pas à forcer une porte-fenêtre, 
dans le cas du cambriolage commis au préjudice de D______ pour parvenir à ses 
fins. Il persiste en outre à revenir en Suisse malgré le fait qu′il fasse l′objet de deux 
expulsions. 

Ses antécédents sont mauvais et spécifiques. Il a déjà été condamné à quatre reprises 
pour des infractions contre le patrimoine, à des peines non négligeables, qui ne l′ont 
toutefois visiblement pas dissuadé de récidiver. Il a commis les premiers faits en 
novembre 2019, soit quelques mois à peine après sa dernière condamnation par le 
Tribunal de police. Son interpellation par la police française le 7 décembre 2020 ne 
l′a par ailleurs pas empêché de commettre à nouveau des faits de vol une vingtaine de 
jours plus tard. L′appelant semble durablement ancré dans la délinquance.  

Sa situation personnelle est difficile, mais ne justifie pas son comportement. 
L′appelant ne saurait en outre se prévaloir de la pandémie pour expliquer qu′il n′ait 
pas quitté le territoire suisse après sa dernière condamnation en mai 2019, dite 
pandémie n′ayant commencé à déployer ses effets en Europe qu′en début 2020. 

Sa collaboration ne saurait être qualifiée de bonne. Il a commencé par contester les 
faits, avant de finir par les reconnaître, confronté aux preuves ADN et à la 
vidéosurveillance. Il a nié tout au long de la procédure avoir trouvé un montant de 
CHF 2′000.- dans le sac de F______, pour finalement l′admettre devant la CPAR. Sa 
prise de conscience semble amorcée. Il a exprimé des regrets et présenté des excuses 
aux plaignants, que la Cour veut croire sincères.  

Au vu de la gravité des actes commis et de leur répétition, seule une peine privative 
de liberté entre en considération, ce qui n′est au demeurant pas contesté. 

 Dans la mesure où l'infraction de vol par métier est abstraitement la plus grave, la 
CPAR retiendra qu'une peine de dix mois est appropriée et sanctionne adéquatement 
ces faits. Cette peine sera étendue à 12 mois pour l′infraction de vol commis au 
préjudice de D______ (peine hypothétique : quatre mois), à 16 mois pour l′infraction 
de rupture de ban (peine hypothétique : cinq mois), et à 18 mois pour les infractions 
de violation de domicile et celle de dommages à la propriété (peine hypothétique : 

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deux mois pour les infractions à l′art. 186 CP et deux mois pour l'infraction à l′art. 
144 CP), l'ensemble de ces infractions entrant en concours (art. 49 al. 1 CP). 

 L′appelant sera dès lors condamné à une peine privative de liberté de 18 mois, sous 
déduction de la détention subie avant jugement et ce, quand bien même il est acquitté 
de l′infraction de recel. La peine prononcée par le premier juge paraît en effet 
clémente au vu de la gravité des faits et des antécédents de l′intéressé. L'absence de 
sursis – qui n'est par ailleurs pas contestée – est justifiée au vu du pronostic 
clairement défavorable. 

5. 5.1. L'appelant, qui n'obtient gain de cause que sur la question du recel, supportera 
les frais de la procédure d'appel comprenant un émolument de CHF 1'500.- à raison 
des deux tiers, l'Etat supportant le solde (art. 428 al. 1 CPP). L'émolument 
complémentaire du jugement de première instance de CHF 800.- sera mis à sa charge 
dans la même proportion. 

 5.2. A______ étant acquitté de l′infraction de recel, il se justifie de revoir les frais de 
la procédure de première instance, qui seront mis à sa charge à raison des 4/5èmes, le 
solde étant supporté par l′Etat. 

6. 6.1. Selon l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office ou le conseil juridique gratuit 
(cf. art. 138 al. 1 CPP) est indemnisé conformément au tarif des avocats de la 
Confédération ou du canton du for du procès. S'agissant d'une affaire soumise à la 
juridiction cantonale genevoise, l'art. 16 du règlement sur l'assistance juridique (RAJ) 
s'applique. 

Cette dernière disposition prescrit que l'indemnité, en matière pénale, est calculée 
selon le tarif horaire suivant, débours de l'étude inclus : collaborateur CHF 150.- (let. 
b). En cas d'assujettissement – l'assujettissement du patron de l'avocat au statut de 
collaborateur n'entrant pas en considération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_486/2013 
du 16 juillet 2013 consid. 4 et 6B_638/2012 du 10 décembre 2012 consid. 3.7) – 
l'équivalent de la TVA est versé en sus. 

 Conformément à l'art. 16 al. 2 RAJ, seules les heures nécessaires sont retenues. Elles 
sont appréciées en fonction notamment de la nature, de l'importance et des difficultés 
de la cause, de la valeur litigieuse, de la qualité du travail fourni et du résultat obtenu. 

 On exige de l'avocat qu'il soit expéditif et efficace dans son travail et qu'il concentre 
son attention sur les points essentiels. Des démarches superflues ou excessives n'ont 
pas à être indemnisées (M. VALTICOS / C. REISER / B. CHAPPUIS (éds), 
Commentaire romand, Loi fédérale sur la libre circulation des avocats, Bâle 2010, 
n. 257 ad art. 12). Dans le cadre des mandats d'office, l'État n'indemnise ainsi que les 
démarches nécessaires à la bonne conduite de la procédure pour la partie qui jouit 
d'une défense d'office ou de l'assistance judiciaire. Il ne saurait être question 

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d'indemniser toutes les démarches souhaitables ou envisageables. Le mandataire 
d'office doit en effet gérer son mandat conformément au principe d'économie de 
procédure (décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2013.22 du 
31 octobre 2013 consid. 5.2.3). Par voie de conséquence, le temps consacré à la 
rédaction d'écritures inutiles ou reprenant une argumentation déjà développée, fût-ce 
devant une autorité précédente, ne saurait donner lieu à indemnisation ou à 
indemnisation supplémentaire (AARP/295/2015 du 12 juillet 2015 consid. 8.2.2.3, 
8.2.2.6, 8.3.1.1 et 8.3.2.1). 

 6.2. L'activité consacrée aux conférences, audiences et autres actes de la procédure 
est majorée de 20% jusqu'à 30 heures de travail, décomptées depuis l'ouverture de la 
procédure, pour couvrir les démarches diverses, telles la rédaction de courriers ou 
notes, les entretiens téléphoniques et la lecture de communications, pièces et 
décisions (arrêt du Tribunal fédéral 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2). 
Des exceptions demeurent possibles, charge à l'avocat de justifier l'ampleur 
d'opérations dont la couverture ne serait pas assurée par le forfait. Le temps de 
déplacement de l'avocat est considéré comme nécessaire pour la défense d'office au 
sens de l'art. 135 CPP (décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral 
BB.2015.33 du 28 juillet 2015 consid. 4.3 et les références). La rémunération 
forfaitaire de la vacation aller/retour au et du Palais de justice CHF 75.- pour les 
collaborateurs, dite rémunération étant allouée d'office par la juridiction d'appel pour 
les débats devant elle. 

 6.3. En l'occurrence l′état de frais déposé par Me B______, défenseur d'office de 
A______, sera globalement admis, sous réserve du poste consacré à la rédaction de la 
déclaration d′appel et de la demande d′exécution anticipée de peine (d′une page et 
demie). Ce poste sera ramené à 30 minutes d′activité, étant précisé que la rédaction 
de la déclaration d′appel entre dans le cadre du forfait pour les différents courriers. 
Les 15 minutes d′activité consacrée à l′"examen des pièces reçues" ne seront pas 
indemnisées, dès lors que l′on ignore à quoi cette activité correspond, l′appelant 
n′ayant reçu aucune pièce dans le cadre de la procédure d′appel. Au demeurant, cette 
activité peut être prise en compte dans le poste "examen du dossier" pour lequel une 
heure et 45 minutes d′activité est admise. La durée de l′audience d′une heure et cinq 
minutes sera ajoutée, de même que le forfait de 20% pour les différents courriers. La 
TVA ne sera pas prise en compte au vu du statut de collaborateur du mandataire. 

 En conclusion, la rémunération sera arrêtée à CHF 1′710.- correspondant à neuf 
heures et cinq minutes d'activité au tarif de CHF 150.-/heure plus la majoration 
forfaitaire de 20%, ainsi qu′une vacation à CHF 75.-.  

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/788/2021rendu le 15 juin 2021 
par le Tribunal de police dans la procédure P/234/2020. 

L'admet partiellement. 

Annule ce jugement. 

Et statuant à nouveau : 

Déclare A______ coupable de vol (art. 139 ch. 1 CP), de vol par métier (art. 139 ch. 1 et 2 
CP), de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), de violation de domicile (art. 186 CP) 
et de rupture de ban (art. 291 CP). 

Acquitte A______ de l′infraction de recel (art. 160 CP). 

Condamne A______ à une peine privative de liberté de 18 mois, sous déduction de la 
détention avant jugement, respectivement en exécution anticipée de peine subie depuis le 
17 mars 2021 (art. 40 et 51 CP). 

Ordonne l'expulsion à vie de Suisse de A______ (art. 66a al. 1 let. d et 66b al. 2 CP). 

Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). 

Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 
20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). 

Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous 
chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ du 17 mars 2021 (art. 263 al. 1 CPP et art. 70 CP). 

Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction des comprimés figurant sous chiffre 
2 de l'inventaire n° 6______ du 17 mars 2021 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). 

Condamne A______ aux 4/5èmes des frais de la procédure de première instance, qui 
s'élèvent à CHF 1'355.- y compris un émolument de jugement de CHF 400.-, le solde étant 
laissé à la charge de l′Etat (art. 426 al. 1 CPP). 

Prend acte de ce que le Tribunal de police a fixé à CHF 2'100.15 l'indemnité de procédure 
due à Me B______, défenseur d'office de A______ pour la procédure de première instance 
(art. 135 CPP). 

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Prend acte de ce que l'émolument complémentaire de jugement de première instance a été 
fixé à CHF 800.- et condamne A______ à en payer les 2/3, le solde étant laissé à la charge 
de l'Etat. 

Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'775.-, comprenant un émolument de         
CHF 1'500.-, et met 2/3 de ces frais à la charge de A______, le solde étant laissé à la 
charge de l′Etat. 

Arrête à CHF CHF 1′710.-, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur 
d'office de A______ pour la procédure d'appel. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l'Office cantonal de la 
population et des migrations, à la Prison de J______ et au Service d'application des peines 
et des mesures. 

 

La greffière : 

 Myriam BELKIRIA 

 Le président : 

Gregory ORCI 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté 

dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le 

Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la 

procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération (LOAP), le présent arrêt peut être porté dans les dix 

jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 39 al. 1 LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant 

la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

  

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 ETAT DE FRAIS  

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Total des frais de procédure du Tribunal de police : CHF 2'155.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 140.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 60.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 1'500.00 

Total des frais de la procédure d'appel : CHF 1'775.00 

Total général (première instance + appel) : CHF 3'930.00