# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b192e7f2-a2ef-513c-87f8-2c78c93858ee
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 21.10.2021 P/16063/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-16063-2020_2021-10-21.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/16063/2020 ACPR/704/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 21 octobre 2021 

 

Entre 

A______ SÀRL, ayant son siège ______ [VD], comparant par Me Julien GAFNER, 

avocat, avenue de l’Avant-Poste 4, case postale 5747, 1002 Lausanne 

recourante 

 

contre la décision de non-entrée en matière rendue le 22 juillet 2021 par le Ministère public 

 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B,  

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3 

intimé 

 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié le 3 août 2021, A______ SÀRL recourt contre la décision du 
22 juillet 2021, notifiée par pli simple, par laquelle le Ministère public a refusé 
d’entrer en matière sur sa plainte du 1er septembre 2020. 

La recourante conclut à l'annulation de cette décision et à l'ouverture d'une enquête. 

b. La recourante a versé les sûretés en CHF 1'500.- qui lui étaient réclamées par la 
Direction de la procédure. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Dans sa plainte, A______ SÀRL reproche à B______ SA d'avoir commis des 
actes de concurrence déloyale et de vol, voire de corruption, pour s'être fait livrer 
directement par son fournisseur étranger les fenêtres prévues en phase 2 d'un contrat 
d'entreprise passé avec elle le 6 mai 2019 pour un montant forfaitaire. 

La veille de l'expédition, ce fournisseur, dont l'identité devait être considérée comme 
un secret d'affaires, avait unilatér6alement augmenté ses prix, exigeant même un 
paiement d'avance pour la phase qui commençait. Pareille attitude, adoptée d'entente 
avec B______ SA, paraissait vouloir l'évincer, raison pour laquelle elle avait refusé 
de prendre livraison des fenêtres concernées et d'acquitter les factures. Or, une partie 
au moins de ces fenêtres avaient été dédouanée, livrée et posée dans l'immeuble 
concerné, propriété de B______ SA, à Genève, ce qui soulevait la question d'un vol, 
voire d'un recel. 

Elle avait ainsi perdu sa marge, de quelque EUR 100'000.-, ainsi qu'un futur marché 
de fourniture de portes pour B______ SA qui lui eût laissé une autre marge, de 
quelque CHF 150'000.-. En traitant directement avec le même fournisseur, B______ 
SA la privait de nouvelles affaires sur le marché suisse, ce qui "d[eva]it se chiffrer en 
millions". 

Cette relation directe, qui voyait le fournisseur augmenter ses prix et B______ SA les 
acquitter, pourrait aussi être le fruit "d'actes corruptifs". 

b. À l’appui de sa plainte, A______ SÀRL produit notamment une lettre de sa part, 
du 6 mars 2020, à la direction des travaux de l'immeuble, dans laquelle elle reproche 
à "votre mandante B______ SA" de s'être adressée directement au fournisseur en 
violation "de la loi (…) et des règles (…) de confiance en affaires", rendant de ce fait 
"impossible" l'exécution du contrat. 

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c. B______ SA a, semble-t-il spontanément, envoyé des déterminations écrites au 
Ministère public, dans lesquelles elle fait valoir à titre principal la péremption de la 
plainte, en tant qu'y sont invoqués des actes de concurrence déloyale. Elle avait payé 
les fenêtres litigieuses à A______ SÀRL, et, puisque celle-ci n'avait pas réglé son 
fournisseur et sous-traitant, avait dû les payer une seconde fois, dans la crainte de 
l'inscription d'une hypothèque légale. Aucune augmentation de prix n'était prouvée. Il 
devait être mis fin d'emblée à l'action pénale.  

d. A______ SÀRL et B______ SA ont ensuite contesté chacune les prises de 
position épistolaires de l'autre. 

e. La police a rendu un bref rapport, dans lequel elle constate qu'aucun des 
protagonistes n'est domicilié dans le canton de Genève. 

C. Dans l’ordonnance querellée, le Ministère public réfute que l'identité du fournisseur 
des fenêtres soit un secret d'affaires et que B______ SA ait agi dans un dessein 
d'enrichissement illégitime. Rien n'objectivait des actes de concurrence déloyale. 
Faute de prévention pénale suffisante, il n'y avait pas à entrer en matière sur la 
plainte. 

D. a. Dans son recours, A______ SÀRL reprend, en bref, les faits et arguments de sa 
plainte. 

Les "interactions" entre B______ SA et le fournisseur étaient une attitude dénigrante, 
au sens de l'art. 3 al. 1 let. a LCD. Celui-ci avait été incité par celle-là à ne pas 
respecter ses engagements contractuels, au sens de l'art. 4 let. a LCD, pour conclure 
par la suite un contrat de livraison de portes. L'identité du fournisseur était un secret 
d'affaires, au sens de l'art. 6 LCD. Non seulement le délai de plainte n'était pas échu 
le 1er septembre 2020, mais il n'avait même pas commencé à courir. 

Le dédouanement des fenêtres avait rompu sa possession, au sens de l'art. 139 CP. 
L'enrichissement illégitime d'B______ SA pourrait avoir résidé dans l'obtention de 
prix préférentiels du fournisseur. 

Le Ministère public n'avait rien dit des actes corruptifs. 

En conséquence de quoi, les conditions d'une non-entrée en matière n'étaient pas 
réunies. 

b. À réception des sûretés, la cause a été gardée à juger, sans échange d’écritures ni 
débats. 

  

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EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et – faute de respect 
des réquisits de l’art. 85 al. 2 CPP – dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 
CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans 
(art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner de la partie plaignante qui, partie à la procédure 
(art. 104 al. 1 let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé 
à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange 
d'écritures ni débats les recours manifestement mal fondés (art. 390 al. 2 et 5 a 
contrario CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent. 

3. La recourante reproche au Ministère public d’avoir refusé d’entrer en matière sur sa 
plainte. 

3.1. Selon l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le ministère public rend immédiatement une 
ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de 
police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de 
l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. Cette disposition doit être appliquée 
conformément à l'adage "in dubio pro duriore". Celui-ci découle du principe de la 
légalité (art. 5 al. 1 Cst. et art. 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 
al. 1 CPP) et signifie qu'en principe une non-entrée en matière ne peut être prononcée 
par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas 
punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le 
ministère public dispose, dans ce cadre, d'un pouvoir d'appréciation. La procédure 
doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un 
acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation 
apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave. En effet, 
en cas de doute s'agissant de la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à 
l'autorité d'instruction ou d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il 
appartient de se prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 p. 243). Une telle 
ordonnance s'impose notamment lorsque le litige est de nature purement civile (ATF 
137 IV 285 consid. 2.3). 

3.2. La LCD vise à garantir, dans l'intérêt de toutes les parties concernées, une 
concurrence loyale et qui ne soit pas faussée (art. 1 LCD). Est déloyal et illicite tout 
comportement ou pratique commercial qui est trompeur ou qui contrevient de toute 
autre manière aux règles de la bonne foi et qui influe sur les rapports entre 
concurrents ou entre fournisseurs et clients (art. 2 LCD). L’art. 23 LCD permet le 
prononcé, sur plainte pénale préalable, de sanctions pénales contre des actes de 
concurrence déloyale définis aux art. 3 à 6 de cette loi. 

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La plainte doit avoir été déposée dans les trois mois à partir du jour où l’ayant droit a 
connu l’auteur de l’infraction, conformément à l'art. 31 CP, applicable à la LCD par 
le renvoi de l'art. 333 al. 1 CP (CR LCD-MACALUSO/DUTOIT, n. 8 ad Rem. lim. 
aux art. 23-27). Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction 
et – l'art. 31 CP ne le précise pas, mais cela va de soi – de l'acte délictueux, c'est-à-
dire des éléments constitutifs objectifs, mais également subjectifs de l'infraction 
(arrêts du Tribunal fédéral 6B_451/2009 du 23 octobre 2009 consid. 1.2 et 
6B_396/2008 du 25 août 2008 consid. 3.3.3). Cette connaissance doit être suffisante 
pour que l'ayant droit puisse considérer que des poursuites auraient de fortes chances 
de succès et ne l'exposeraient pas au risque d'être lui-même poursuivi pour 
dénonciation calomnieuse ou diffamation (ATF 126 IV 131 consid. 2; 121 IV 272 
consid. 2a); de simples soupçons ne suffisent pas, mais il n'est pas nécessaire que 
l'ayant droit dispose déjà de moyens de preuve (ATF 121 IV 272 consid. 2a; ATF 
101 IV 113 consid. 1b et les arrêts cités; arrêt du Tribunal fédéral 6S_33/2007 du 20 
avril 2007 consid. 5). 

La plainte pénale est déposée à raison d'un état de fait délictueux déterminé (cf. 
art. 30 ss. CP). Il s'ensuit que la poursuite pénale ne peut être exigée que pour les 
infractions qui ont déjà été commises. Ce n'est qu'en cas de délits continus que la 
jurisprudence admet qu'une plainte s'étende aux faits qui perdurent après le dépôt de 
la plainte. Or, la concurrence déloyale ne constitue pas un délit continu (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_123/2016 du 9 décembre 2016 consid. 4.1. et 4.2.). 

3.3. L'art. 139 ch. 1 CP punit, du chef de vol, celui qui, pour se procurer ou 
procurer à un tiers un enrichissement illégitime, aura soustrait une chose mobilière 
appartenant à autrui dans le but de se l'approprier. L'infraction suppose l'existence 
d'une chose mobilière appartenant à autrui: une autre personne que l'auteur doit avoir 
un droit de propriété sur la chose volée (ATF 124 IV 102 consid. 2 p. 104). Pour qu'il 
y ait vol, il faut que l'auteur soustraie la chose à autrui, c'est-à-dire qu'il brise la 
possession d'autrui pour constituer une nouvelle possession sur la chose. Le lésé 
devait être possesseur de la chose, et l'auteur, par la soustraction, a acquis une 
possession qu'il n'avait pas auparavant (B. CORBOZ, Les infractions en droit suisse, 
vol. I, Berne 2010, n. 2 ad art. 139 CP). La notion de possession, au sens de l'art. 139 
CP, n'est pas la même que celle de droit civil (art. 919 CC; cf. ATF 71 IV 87 consid. 
3). En matière pénale, elle est définie comme un pouvoir de fait sur la chose, selon 
les règles de la vie sociale ou les circonstances concrètes du cas d'espèce; elle 
présuppose la disposition effective de la chose et la volonté de la posséder (ATF 132 
IV 108 consid. 2.1 p. 110). Du point de vue subjectif, il faut encore que l'auteur ait 
agi dans le dessein de s'approprier la chose mobilière appartenant à autrui et dans 
celui de se procurer ainsi, ou de procurer à autrui, un enrichissement illégitime (arrêt 
du Tribunal fédéral 6B_1119/2020 du 21 janvier 2021 consid. 2.2. et la référence). 
L'acquisition dérivée de la propriété mobilière suppose un titre d'acquisition valable, 
suivi d'une opération d'acquisition, à savoir un acte de disposition et un transfert de 
possession selon l'un des modes prévus aux art. 922 ss. CC, avec ou sans remise de la 

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chose (P.-H. STEINAUER, Les droits réels, tome II, 4e éd. 2012, no 2018 p. 311). 
L'acquisition est parfaite lorsque le transfert de la possession à l'acquéreur complète 
l'opération d'acquisition par laquelle l'aliénateur exécute l'obligation résultant pour 
lui du titre d'acquisition (art. 714 al. 1 CC; ATF  
131 III 217 consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_583/2012 du 6 décembre 2012 
consid. 3.1.2; 5C_182/2005 du 2 décembre 2005 consid. 3 non publié in ATF  
132 III 155). 

3.4. En l’espèce, la mise en cause objecte que les prétendus faits constitutifs de 
concurrence déloyale auraient été achevés plus de trois mois avant le dépôt de la 
plainte pénale. 

L'argument est fondé. 

Il est établi par la lettre de la recourante du 6 mars 2020 que celle-ci, d'une part, 
soupçonnait au plus tard ce jour-là que la société mise en cause avait noué à son insu 
un contact, voire un autre contrat, directement avec son fournisseur et, d'autre part, 
qu'elle en a tiré argument à l'appui d'une "impossibilité" de poursuivre la livraison 
des fenêtres. Dans la mesure où la recourante voit dans ces soupçons un dénigrement 
(au sens de l'art. 3 LCD) et une incitation (au sens de l'art. 4 LCD) à résilier le contrat 
(sans qu'on ne discerne clairement dans sa lettre qui, d'elle-même, du fournisseur ou 
du maître de l'ouvrage, aurait voulu y mettre en terme), sa plainte, du 1er septembre 
2020, est tardive.  

Il en va de même du "secret d'affaires" (au sens de l'art. 6 LCD) que représenterait le 
nom de son fournisseur. 

Il en va de même, aussi, de l'augmentation prétendue du prix des fenêtres restant à 
livrer, dont on comprend mal, déjà, comment elle constituerait un acte de 
concurrence déloyale dirigée contre la recourante.  

Au vu de la jurisprudence, qui est claire, l'on ne saurait considérer, comme le fait 
pourtant la recourante, que le délai de plainte n'aurait même pas commencé à courir à 
l'égard d'aucun de ces faits. 

3.5. La recourante (qui ne reprend pas son accusation subsidiaire de recel) estime 
avoir été victime du "vol" des fenêtres à livrer en phase 2 du contrat d'entreprise. 

À partir du moment où la mise en cause affirme, sans avoir été démentie, qu'elle 
s'était résolue à payer directement le sous-traitant, on ne voit pas comment cette 
dernière aurait "soustrait" des choses mobilières à la recourante, laquelle n'a jamais 
été propriétaire des fenêtres ni n'entendait le devenir. Dans ces circonstances, la mise 

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en cause ne saurait être considérée comme enrichie illégitimement de ce dont elle 
avait passé commande. 

3.6. La recourante soulève, en des termes chantournés, une accusation de 
corruption, se demandant, en substance, pour quelles raisons la société mise en cause 
avait accepté de payer plus cher les fenêtres à livrer en phase 2. 

L'augmentation de prix est cependant une allégation non étayée, car les pièces 
fournies à l'appui ne sont pas traduites, et ni le contrat d'entreprise ni le récapitulatif 
de ce qu'elle affirme avoir payé en phase 1 ne révèlent le coût unitaire d'une fenêtre. 

Au surplus, la recourante n'a pas tiré argument d'une augmentation de prix pour 
déclarer unilatéralement "impossible" la poursuite du contrat; elle n'a pas non plus 
fait cette déclaration à son sous-traitant, qu'elle avait pourtant sélectionné au point de 
le considérer comme un secret d'affaires, mais au maître de l'ouvrage; ce qui apparaît 
singulier, puisqu'elle répondait envers lui du prix convenu à forfait (art. 373 al. 1 
CO). Par ailleurs, la société mise en cause conteste l'existence même d'une hausse de 
prix.  

Il n'existe donc pas de soupçon rendant vraisemblable la commission d'actes de 
corruption privée active, au sens des art. 4a al. 1 LCD et 322octies CP (que la 
recourante ne cite pas). 

Du reste, ces dispositions protègent principalement la loyauté due à l'employeur et 
l'intérêt public à un libre marché, mais les tiers seulement "dans certaines 
circonstances" (FF 2014 3450). À cette aune, la recourante n'a pas démontré avoir 
d'intérêt juridiquement protégé à invoquer une éventuelle hausse dolosive des prix de 
son fournisseur (qu'elle n'a jamais mis en cause) : dans pareille hypothèse, la lésée 
directe serait le maître de l'ouvrage.  

Dans ces circonstances, il importe peu que le Ministère public ait omis de se 
prononcer sur ce grief d'"actes corruptifs". La recourante se contente, à vrai dire, de 
le relever sans se plaindre d'une violation de son droit d'être entendue. 

4. Au vu de ce qui précède, le litige relève de la justice civile, de sorte que le Ministère 
public a refusé à bon droit d'entrer en matière.  

5. La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés à 
CHF 1’500.-, émolument de décision compris (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du 
Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Rejette le recours. 

Condamne A______ SÀRL aux frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 1'500.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à la recourante (soit, pour elle, son conseil), et au 
Ministère public. 

Le communique pour information à B______ SA (soit, pour elle, son défenseur). 
 

Siégeant : 

Monsieur Christian COQUOZ, président ; Mesdames Daniela CHIABUDINI et  
Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Julien CASEYS, greffier. 

 

Le greffier : 

Julien CASEYS 

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/16063/2020 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 1'415.00 

-  CHF      

Total  CHF 1'500.00