# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7adbeac8-4909-5262-8400-3f6986cb038c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2019-08-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 05.08.2019 A-3482/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-3482-2018_2019-08-05.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 

Décision confirmée par le TF par arrêt 

du 16.11.2020 (2C_703/2019) 

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour I 

A-3482/2018, 

 

 
 

  A r r ê t  d u  5  a o û t  2 0 1 9  

Composition 
 Raphaël Gani (président du collège),  

Michael Beusch, Sonja Bossart Meier, juges, 

Alice Fadda, greffière. 
 

 
 

Parties 
 1. A._______, 

2. B._______, 

3. C._______, 

4. D._______,   

5. E._______,   

6. F._______,  

7. G._______, 

tous représentés par  

Maître Nicolas Candaux,  

recourants,  

 
 

 
contre 

 
 Administration fédérale des contributions AFC,  

Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI,  

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 assistance administrative (CDI-IN). 

 

 

A-3482/2018 

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Faits : 

A.  

Par quatre requêtes du […] 2016, les autorités compétentes indiennes (ci-

après également : MFI) ont présenté cinq demandes d’échange de rensei-

gnements fondées sur l’art. 26 CDI-IN, en relation avec le chiffre 10 du 

Protocole à cette convention (ce dernier est publié également au 

RS 0.672.942.31) ; ci-après : CDI-IN et Protocole CDI-IN). Une demande 

concernait A._______ (dossier TAF A-3482/2018) et se rapportait à la pé-

riode entre le 1er avril 1999 et le 31 mars 2016. Elle exposait en substance 

que la contribuable concernée était résidente en Inde et que des investiga-

tions en cours avaient montré qu’elle était titulaire de plusieurs comptes 

bancaires non déclarés parmi lesquels le compte [numéro de compte] dé-

tenu auprès de F._______ et dont étaient également titulaires B._______ 

et C._______ […]. Dite demande expliquait au surplus que C._______ et 

[…] E._______ étaient actionnaires d’une société G._______. Or cette so-

ciété détenait un compte bancaire auprès de la banque H._______ […]. 

L’analyse d’extraits de ce compte […] avait permis d’identifier un verse-

ment de [montant] intervenu le [date] 2008 sur le compte de G._______ au 

débit du compte auprès de F._______ dont était – notamment – titulaire la 

personne concernée, A._______. La demande expliquait finalement que 

tant E._______ que […], A._______ niaient être liés à ces comptes ban-

caires.  

B.  

Une autre demande du […] 2016 concernait directement C._______ déjà 

cité (dossier TAF A-3490/2018), pour un état de fait similaire, et visait à 

obtenir des informations sur, outre le compte précité, également un compte 

détenu auprès de F._______ dont l’IBAN était […]. Il ressort de cette de-

mande qu’un autre virement que celui du [date] précité a été effectué au 

débit du compte de C._______ en faveur de celui de la société G._______ 

le [date] pour un montant de […]. Une troisième demande (dossier TAF 

A-3492/2018) […] datée du […] 2016, concernait directement B._______ 

et présentait le même état de fait que les autres demandes. Finalement, 

les deux dernières demandes (dossier TAF A-3493/2018) toujours du […] 

2016 concernaient directement E._______, pour le même état de fait.  

Compte tenu de ces explications, l’autorité compétente indienne sollicitait 

globalement dans les cinq demandes la transmission des renseignements 

concernant A._______, B._______ […], C._______ […] et E._______ […], 

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en particulier des copies des relevés bancaires des comptes désignés au-

près de F._______ et dont ils étaient titulaires, de transmettre la documen-

tation KYC/AML des comptes bancaires précités et de vérifier, cas échéant 

transmettre, tout compte dont ils seraient titulaires ou ayant-droit auprès 

de cette banque. 

C.  

Par ordonnance de production du 15 juillet 2016, l’Administration fédérale 

des contributions (ci-après : autorité inférieure ou AFC) a requis de la 

banque F._______ de fournir les documents et renseignements demandés. 

Par courriers des 22 et 28 juillet, du 30 août et du 21 septembre 2016, la 

banque a transmis à l’autorité inférieure les documents et renseignements 

requis. Après quelques échanges de vues entre autorités compétentes 

suisse et indienne, un accès complet au dossier a été octroyé par courrier 

du 9 juin 2017 aux individus concernés. Ces derniers, par l’intermédiaire 

de leur précédant conseil, se sont déterminés sur le projet de décision de 

l’autorité inférieure qui entendait faire droit à la demande d’assistance ad-

ministrative indienne en l’espèce, par correspondances des 12 juillet et 24 

juillet 2017 ainsi que du 23 avril 2018. 

D.  

Par quatre décisions finales du 11 mai 2018, l’autorité inférieure a décidé 

d’accorder aux autorités compétentes indiennes l’assistance administrative 

concernant les quatre prénommés, en limitant cependant la période pour 

laquelle les renseignements et documents pouvaient être fournis à partir 

du 1er avril 2011.  

E.  

Par quatre recours datés du 13 juin 2018, A._______, B._______, 

C._______, D._______, E._______, F._______, et G._______ (ci-

après conjointement : les recourants) ont contesté dite décision devant 

l’autorité de céans. 

Par décision incidente du 12 juillet 2018, le Juge instructeur a joint les 

causes A-3490/2018 (réf. […]), A-3492/2018 (réf. […]), A-3493/2018 

(réf. […]) à la cause A-3482/2018 (réf. […]) sous le numéro A-3482/2018. 

Les parties ont encore échangé leurs points de vue en date des 12 sep-

tembre 2018 et 6 février 2019 pour l’autorité inférieure et en date du 29 

novembre 2018 pour les recourants. 

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Page 4 

Les faits et les arguments des parties seront repris, pour autant que besoin, 

dans la partie en droit de la présente décision.  

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi fédérale du 17 

juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) - non réa-

lisées en l'espèce - ledit Tribunal connaît, selon l'art. 31 LTAF, des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 

1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021), prises par l'AFC 

(cf. art. 33 let. d LTAF ainsi que les art. 5 al. 1 et 17 al. 1 et 3 de la loi fédé-

rale du 28 septembre 2012 sur l'assistance administrative internationale en 

matière fiscale [LAAF, RS 651.1]).  

Pour ce qui concerne le droit interne, l'assistance administrative internatio-

nale en matière fiscale est actuellement régie par la LAAF, entrée en vi-

gueur le 1er février 2013 (RO 2013 231, 239). Les dispositions déroga-

toires de la convention applicable dans les cas d'espèces sont réservées 

(art. 1 al. 2 LAAF). Déposées le […] 2016, les demandes d'assistance liti-

gieuses entrent dans le champ d'application de cette loi (art. 24 LAAF a 

contrario). La procédure de recours est au demeurant soumise aux règles 

générales de la procédure fédérale, sous réserve de dispositions spéci-

fiques de la LAAF (art. 19 al. 5 LAAF et 37 LTAF).  

1.2 Les recourants ont pris part à la procédure devant l'autorité inférieure. 

Ils sont directement atteints par la décision attaquée et jouissent sans con-

teste de la qualité pour recourir (art. 14 al. 1 et 2 ainsi que l'art. 19 al. 2 en 

relation avec l'art. 3 let. a LAAF ; art. 48 al. 1 PA).  

Les décisions attaquées sont datées du 11 mai 2018 et ont été notifiées le 

14 mai 2018. Un délai compté en jours commence à courir le lendemain 

de sa communication (cf. art. 20 al. 1 PA). Postés le 13 juin 2018, les mé-

moires de recours ont été déposés dans le délai légal de trente jours 

(art. 50 al. 1 PA), étant rappelé que les féries ne s'appliquent pas à l'assis-

tance administrative internationale en matière fiscale (art. 5 al. 2 LAAF en 

relation avec l'art. 22a al. 1 PA). Le recours répond en outre aux exigences 

de forme de la procédure administrative (art. 52 al. 1 PA) et l'avance de 

frais requise a été versée en temps voulu (cf. art. 21 al. 3 PA).  

1.3 Le recours a un effet suspensif ex lege (art. 19 al. 3 LAAF). L'éventuelle 

transmission de renseignements par l'AFC ne doit donc avoir lieu qu'une 

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fois l'entrée en force de la décision de rejet du recours (cf. FF 2010 241, 

248).  

Cela étant précisé, il y a lieu d'entrer en matière sur le recours.  

2.  

2.1 Le recourant peut invoquer la violation du droit fédéral, y compris l'ex-

cès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation inexacte ou incom-

plète des faits pertinents ou l'inopportunité, sauf si une autorité cantonale 

a statué comme autorité de recours (art. 49 PA ; ANDRÉ MOSER/MICHAEL 

BEUSCH/LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem Bundesverwal-

tungsgericht, 2e éd., 2013, n° 2.149 ; ULRICH HÄFELIN/GEORG MÜLLER/FE-

LIX UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 7e éd., 2016, n° 1146 ss).  

2.2 Le Tribunal administratif fédéral dispose d'un plein pouvoir de cognition 

(art. 49 PA). Il constate les faits et applique le droit d'office, sans être lié 

par les motifs invoqués à l'appui du recours (cf. art. 62 al. 4 PA), ni par 

l'argumentation juridique développée dans la décision entreprise (PIERRE 

MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit administratif, vol. II, 2011, p. 300 s.). Néan-

moins, il se limite en principe aux griefs invoqués et n'examine les autres 

points que dans la mesure où les arguments des parties ou le dossier l'y 

incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a, 121 V 204 consid. 6c ; arrêts du 

TAF A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 2 [décision attaquée devant le 

TF], A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 2.1, A--2915/2016 du 4 avril 2017 

consid. 2 et A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 2). 

3.  

3.1 Selon la jurisprudence, l'interprétation et l'application d'une convention 

de double imposition suivent les principes du droit international convention-

nel et du droit coutumier international, en particulier ceux de la Convention 

de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des traités (CV, RS 0.111 ; cf. ATF 

141 II 447 consid. 4.3.1, 140 II 167 consid. 5.5.2, 139 II 404 consid. 7.2.1 ; 

arrêts du TAF A-2591/2017 du 5 mars 2019 consid. 3, A-6306/2015 du 15 

mai 2017 consid. 3.1, A-2122/2016 du 31 janvier 2017 consid. 4.2). Tout 

traité en vigueur lie les parties selon l'article 26 CV et elles se doivent de 

l'exécuter de bonne foi (pacta sunt servanda). Il s'agit ainsi de s'assurer à 

chaque application d'une convention internationale qu'elle respecte le prin-

cipe de la bonne foi ainsi que l'objet et le but du traité. Chaque partie peut 

attendre de l'autre qu'elle se comporte dans le respect de ces principes 

(cf. ATF 140 II 167 consid. 5.5.2, 139 II 404 consid. 7.2.1). Selon l'article 

31 par. 1 CV, un traité doit être interprété de bonne foi suivant le sens or-

dinaire à attribuer aux termes du traité dans leur contexte et à la lumière 

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de son objet et de son but (ATF 141 II 447 consid. 4.3 ; arrêt du TF 

2C_498/2013 du 29 avril 2014 consid. 5.1 ; ATAF 2010/7 consid. 3.5 ; arrêts 

du TAF A-4143/2015 du 27 juin 2016 consid. 2.1, A-155/2015 du 22 juin 

2015 consid. 4.1). 

3.2  Il peut être fait appel à des moyens complémentaires d'interprétation, 

et notamment aux travaux préparatoires et aux circonstances dans les-

quelles le traité a été conclu, en vue, soit de confirmer le sens résultant de 

l'application de l'art. 31 CV, soit de déterminer le sens lorsque l'interpréta-

tion donnée conformément à l'art. 31 CV laisse le sens ambigu ou obscur 

ou conduit à un résultat manifestement absurde ou déraisonnable que les 

parties, en toute bonne foi, n'ont pas pu vouloir (art. 32 let. a et b CV ; cf. 

MICHAEL BEUSCH, Der Einfluss "fremder" Richter – Schweizer Verwal-

tungsrechtspflege im internationalen Kontext, : RSJ/SJZ 109/2013, p. 349, 

p. 351 s. ; ATF 141 II 447 consid. 4.3.2 et les réf. cit.). En tant que les règles 

d'interprétation de la CV codifient le droit international coutumier, elles s'ap-

pliquent aussi aux Etats non parties à la CV (arrêts du TAF A--6306/2015 

du 15 mai 2017 consid. 3.2, A-8400/2015 du 21 mars 2016 consid. 2.1.1, 

A-4414/2014 du 8 décembre 2014 consid. 1.4.1). 

4.  

L’échange de renseignements avec l’Inde est actuellement régi par l’art. 26 

CDI-IN et le ch. 10 du protocole CDI-IN. L’art. 26 CDI-IN et le ch. 10 dans 

leur nouvelle teneur ont été introduits par le protocole du 30 août 2010 

modifiant la CDI-IN (Protocole modifiant la Convention entre la Confédéra-

tion suisse et la République de l’Inde en vue d’éviter les doubles imposi-

tions en matière d’impôts sur le revenu et son protocole signée le 2 no-

vembre 1994 et modifiée par le Protocole supplémentaire signé à New 

Delhi le 16 février 2000), le protocole du 30 août 2010 étant lui-même entré 

en vigueur par échange de notes le 7 octobre 2011 (RO 2011 4617 ; 

FF 2010 8081 ; ci-après : Protocole du 30 août 2010). 

4.1 Ces modifications s’appliquent aux demandes d’assistance en lien 

avec les revenus réalisés, en Inde, au cours de l’année fiscale débutant le 

1er avril 2011 et les années suivantes (art. 14 par. 2 Protocole du 30 août 

2010 ; arrêts du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 2017 consid. 3.1.1 [dé-

cision confirmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017 du 2 août 2018], 

A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.1, A-6314/2015 du 25 février 2016 

consid. 3.1 et A-4232/2013 du 17 décembre 2013 consid. 6.2.4.2). L’art. 26 

CDI-IN – dans sa nouvelle teneur – est ainsi applicable au plus tôt aux 

renseignements qui se rapportent à la « previous year » (cf. art. 3 par. 1 

let. k CDI-IN) ayant débuté le 1er avril 2011, ce qui correspond à la « fiscal 

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year » 2011/2012 (arrêt du TAF A-4232/2013 du 17 décembre 2013 con-

sid. 6.2.4.2). Dès lors, l’assistance administrative internationale fondée sur 

l’art. 26 CDI-IN peut tout au plus entrer en ligne de compte à partir de l’an-

née fiscale (« fiscal year ») débutant le 1er avril 2011, soit 2011/2012 au 

plus tôt (TAF A-4232/2013 du 17 décembre 2013 consid. 6.2.4.1 et 6.2.5). 

Pour que l’art. 26 CDI-IN dans sa nouvelle teneur s’applique, il suffit que 

les informations obtenues hors de la période concernée par la demande 

d’assistance administrative reposent sur un complexe de faits continuant à 

produire des effets juridiques après le 1er avril 2011, par exemple un contrat 

de durée (cf. arrêts du TAF A-907/2017 du 14 novembre 2017 consid. 2.1.2 

[décision confirmée par le TF, selon arrêt 2C_1000/2017 du 7 décembre 

2017 et en lien avec la CDI-GB, RS 0.672.936.712], A-778/2017 du 5 juillet 

2017 consid. 9.2 [décision confirmée par le TF, selon arrêt 2C_648/2017 

du 17 juillet 2018] et A-3716/2015 du 16 février 2016 consid. 5.6). 

4.2 En outre, d’après la jurisprudence, l’état de fortune d’un compte au der-

nier jour d’une année fiscale hors de la période concernée doit être traité 

de la même manière que le premier jour de l’année fiscale concernée par 

la demande qui suit directement (cf. arrêt du TF 2C_1087/2016 du 31 mars 

2017 consid. 3.4). En lien avec la CDI-F (RS 0.672.934.91), le Tribunal de 

céans a par exemple jugé que l’état de fortune d’ouverture du 1er janvier 

2013 correspondait à l’état de fortune de clôture du 31 décembre 2012 et, 

qu’en tant que telle, l’information concernée se rattachait donc aussi bien 

à l’année 2012 qu’à l’année 2013 (arrêt du TAF A-6399/2014 du 4 janvier 

2016 consid. 6). De même, la Cour a confirmé que les états financiers du 

31 décembre d’une année peuvent être tenus pour équivalents aux états 

financiers du 1er janvier de l’année suivante, les écritures de clôture d’une 

année correspondant aux écritures d’ouverture de l’année suivante (arrêt 

du TAF A-3830/2015, A-3838/2015 du 14 décembre 2016 consid. 2.2 [dé-

cision confirmée par le TF, selon arrêt 2C_1175/2016 du 3 janvier 2017]). 

Ces considérations doivent être appliquées mutatis mutandis dans le con-

texte de la CDI-IN. Ainsi, les états financiers au 31 mars d’une année fis-

cale indienne doivent également être tenus pour équivalents aux états fi-

nanciers du 1er avril de l’année fiscale qui suit directement (cf. arrêt du TAF 

A-525/2017 du 29 janvier 2018 consid. 2.1.2 [décision attaquée devant le 

TF]). 

5.  

5.1 Sur le plan formel, la demande d’assistance administrative doit indiquer 

les coordonnées des personnes concernées, la période visée, les rensei-

gnements recherchés, le but fiscal poursuivi, l’indication des dispositions 

du droit fiscal étranger n’étant cependant pas requise (arrêts TAF 

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A-4154/2017 du 21 août 2018 consid. 2.2, A-4025/2016 du 8 décembre 

2017 consid. 2.2.1, A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.2.1 et 

A-4353/2016 du 27 février 2017 consid. 6.1.2). En outre, la requête men-

tionnera, dans la mesure du possible, les coordonnées du détenteur d’in-

formations (ch. 10 let. b Protocole CDI-IN ; voir encore à ce sujet les préci-

sions apportées par l’accord amiable signé le 20 avril 2012 entre les auto-

rités compétentes en matière d’échange de renseignements pour l’Inde et 

la Suisse au sujet de l’interprétation du ch. 10 let. b Protocole CDI-IN [pu-

blié également au RS 0.672.942.31 ; RO 2012 4105] et arrêt du 

TAF A-4232/2013 du 17 décembre 2013 consid. 5.4). 

5.2 En l’espèce, force est de constater que les demandes du MFI du […] 

2016 sont complètes au regard des exigences du ch. 10 let. b Protocole 

CDI-IN. Elles mentionnent les noms des recourants (point 7), la période 

visée par la demande – soit du 1er avril 1999 au 31 mars 2016 – (point 9), 

fournit une description des renseignements demandés (points 13 et An-

nexe B), l’objectif fiscal fondant la demande – soit Income Tax et Wealth 

Tax – (point 10), ainsi que le nom et l’adresse de la banque présumée être 

en possession des renseignements requis (point 15). Le MFI présente éga-

lement les éléments du contexte fondant ladite demande (point 12 et An-

nexe A), de même que les raisons l’amenant à croire que les renseigne-

ments seraient en possession ou sous le contrôle d’une personne sise 

dans la juridiction suisse (Annexe A). L’autorité requérante expose ainsi 

qu’elle aurait eu connaissance – notamment par une mesure d’enquête 

menée au domicile et dans les bureaux des recourants 1, 2, 3, 5, et de leur 

famille – de l’existence de comptes ouverts auprès de F._______ en 

Suisse. 

5.3 Les recourants invoquent dans ce cadre en particulier une violation du 

champ d’application temporel par les demandes d’assistance du MFI. En 

effet, s’agissant de l’étendue de ces demandes, les informations requises 

par le MFI couvrent en grande partie une période largement antérieure au 

champ d’application de l’art. 26 CDI-IN dans sa nouvelle teneur (con-

sid. 4.1 ci-dessus). Les demandes ne spécifient effectivement pas claire-

ment les périodes fiscales visées, mais se limitent à indiquer que la période 

ou l’évènement soumis à taxation concernés portent sur la période du 1er 

avril 1999 au 31 mars 2016 (point 9). C’est donc à juste titre que dans la 

décision dont est recours l’AFC a limité spontanément l’étendue des ren-

seignements à transmettre à la période du 1er avril 2011 au 21 mars 2016 

seulement et a procédé aux caviardages complémentaires portant sur les 

informations antérieures au 1er avril 2011. Compte tenu de cette limitation, 

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la décision attaquée ne viole pas la réglementation applicable et l’argument 

des recourants tombe à faux. 

5.4 Au surplus, le grief des recourants selon lequel l’irrespect du champ 

d’application temporel de l’art. 26 CDI-IN entraînerait une pêche aux ren-

seignements proscrite ne peut, en tant que tel, être suivi. En effet, le champ 

d’application temporel d’une CDI n’est pas une problématique ressortant 

strictement au critère de l’interdiction de la « fishing expedition ». La Cour 

relève quoi qu’il en soit que la demande du MFI ne constitue pas une pêche 

aux renseignements proscrite. Elle cible manifestement les recourants et 

la banque détentrice des informations. Ainsi, la mesure prise par l’AFC, 

associée à la restriction du champ d’application temporel de la demande, 

garantit le respect des conditions de l’assistance administrative, également 

du point de vue des obligations internationales de la Suisse (pour les autres 

griefs liés à la violation du principe de pertinence vraisemblable et de l’in-

terdiction de la « fishing expedition », cf. consid. 6 ci-dessous ; pour les 

griefs liés à la violation du principe de subsidiarité cf. consid. 8 ci-dessous). 

5.5 Les recourants soutiennent encore avoir donné l’ordre de procéder à 

la clôture des comptes détenus de manière directe en mars 2011 déjà, mais 

que la banque n’a exécuté cette demande qu’en date du 7 avril 2011. Ils 

indiquent en sus qu’à l’entrée en vigueur de la clause d’entraide le 1er avril 

2011, le solde desdits comptes était de [devise] 0.00. Ils en déduisent une 

existence purement « formelle », ne devant pas faire l’objet d’une commu-

nication. 

Or, quel que soit le solde des avoirs détenus par la Banque à partir du 1er 

avril 2011, ce qui est déterminant c’est bien que la relation contractuelle ait 

perduré au-delà du 1er avril 2011, de telle sorte que l’argument ne peut être 

suivi. Le Tribunal note en effet qu'après la résiliation du contrat s'ensuit une 

période de liquidation des rapports entre les parties. Les créances nées 

avant la notification de la clôture sont toujours portées en compte pour per-

mettre l'établissement du solde final. Les créances nées après la notifica-

tion de la clôture ne rentrent plus dans le compte courant ; elles doivent 

faire l'objet d'une exécution immédiate (CARLO LOMBARDINI, Droit bancaire 

suisse, 2e éd., 2008, n° 14 p. 414). Ces questions relèvent toutefois du 

rapport de droit privé liant la banque et le recourant (sur la relation de droit 

civil liant la banque et l'intéressé, voir arrêts du TAF A-155/2015 du 22 juin 

2015 consid. 5.3.3.2, A-7010/2015 du 19 mai 2016 consid. 5.5, 

A-1805/2014 du 16 décembre 2014 consid. 5.3.3). Des raisons qui relèvent 

du fonctionnement de la banque, respectivement de la relation de droit 

A-3482/2018 

Page 10 

privé ne sont pas à elles seules pertinentes pour examiner l'existence, fac-

tuelle, de la relation bancaire au 1er avril 2011. C'est bien plus l'existence 

de la relation bancaire qui est déterminante, et non le solde (positif, négatif, 

ou nul), qui y figure, par le biais d'un compte. Une partie des recourants 

étaient, au 1er avril 2011, encore titulaire de relations bancaires, même si 

celles-ci ne contenaient aucun avoir. Il n'y a en définitive aucun formalisme 

excessif à retenir comme déterminant en l'occurrence la date de clôture du 

compte et pas celle à laquelle l’ordre a été donné.  

Partant, il suffit que les informations obtenues hors de la période concernée 

par la demande d’assistance administrative reposent sur un complexe de 

faits continuant à produire des effets juridiques après le 1er avril 2011, par 

exemple un contrat de durée (cf. consid. 4.1 ci-dessus) pour que la nou-

velle disposition s’applique. Or, tel est précisément le cas en l’espèce. En 

effet, la date de l’ordre de clôture du compte n’est pas déterminante pour 

décider si l’information peut être transmise, dès lors que la relation ban-

caire existe encore au 1er avril 2011 (cf. dans ce sens arrêt du TAF 

A-2317/2017 du 19 décembre 2017, consid. 4.6.1). L’information reste par 

ailleurs vraisemblablement pertinente malgré un solde à zéro du compte 

en cause en ce qu’elle confirme l’existence du compte et sa titularité par 

une partie des recourants. Ce n’est pas au stade de la demande d’assis-

tance fiscale internationale que la question de l’assiette de l’impôt doit être 

tranchée. Seul est important le fait que les recourants étaient, pour partie, 

titulaire ou ayant-droit sur un ou plusieurs comptes bancaires en date du 

1er avril 2011. 

Par conséquent, la transmission des informations depuis le 1er avril 2011 

est conforme aux dispositions applicables, sous l'angle de leur champ d'ap-

plication temporel, pour autant que les autres conditions soient remplies. 

Le grief correspondant des recourants doit ainsi être rejeté. 

6.  

Aux termes de l’art. 26 par. 1 CDI-IN, la Suisse doit accorder l’assistance 

à la condition qu’elle porte sur des renseignements vraisemblablement per-

tinents pour l’application des dispositions de la CDI ou l’administration ou 

l’application de la législation fiscale interne des Etats contractants (cf. arrêt 

du TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.2.4 avec les réf. citées). 

6.1 La condition de la pertinence vraisemblable des renseignements requis 

exprimée à l’art. 26 par. 1 CDI-IN est la clé de voûte de l’échange de ren-

seignements (arrêt du TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 consid. 6.3). 

Les renseignements qui ne sont pas vraisemblablement pertinents ne sont 

A-3482/2018 

Page 11 

pas transmis (art. 17 al. 2 LAAF). Selon la version actuelle du Commen-

taire MC OCDE, qui peut entrer en ligne de compte en tant que moyen 

complémentaire d’interprétation d’une CDI (cf. consid. 3.2 ci-dessus), la 

notion de pertinence vraisemblable « a pour but d'assurer un échange de 

renseignements en matière fiscale qui soit le plus large possible tout en 

indiquant clairement qu'il n'est pas loisible aux Etats contractants « d'aller 

à la pêche aux renseignements » ou de demander des renseignements 

dont il est peu probable qu'ils soient pertinents pour élucider les affaires 

d'un contribuable déterminé » (Commentaire MC OCDE, version au 21 no-

vembre 2017, par. 5 ad art. 26 MC OCDE ; cf. également MADELEINE SI-

MONEK, Fishing expeditions in Steuersachen, in Festschrift für Andreas Do-

natsch, 2014, p. 901 s. ; XAVIER OBERSON, in Modèle de convention fiscale 

OCDE concernant le revenu et la fortune, Commentaire [ci-après : Com-

mentaire], 2014, n° 35 ad art. 26 MC OCDE ; DANIEL HOLENSTEIN, in Inter-

nationales Steuerrecht, Kommentar zum Schweizerischen Steuerrecht, 

2015, n° 93 ad art. 26 MC OCDE). 

6.2 La condition de la pertinence vraisemblable est réputée réalisée si, au 

moment où la demande est formulée, il existe une possibilité raisonnable 

que les renseignements demandés se révéleront pertinents. En revanche, 

peu importe qu'une fois fournis, il s'avère que l'information demandée soit 

finalement non pertinente. Il n'incombe pas à l'Etat requis de refuser une 

demande ou de transmettre les informations parce que cet Etat serait d'avis 

qu'elles manqueraient de pertinence (Commentaire MC OCDE, par. 5 ad 

art. 26 MC OCDE). Il en découle que l'appréciation de la pertinence vrai-

semblable des informations demandées est en premier lieu du ressort de 

l'Etat requérant (cf. ATF 142 II 161 consid. 2.2.1 ; ATF 139 II 404 

consid. 7.2.2 p. 424 ; CHARLOTTE SCHODER, StAhiG, Praxiskommentar 

zum Bundesgesetz über die internationale Amtshilfe in Steuersachen, 

2014, n° 227 ad art. 17 LAAF). Le rôle de l'Etat requis est assez restreint 

(RAPPO/TILLE, Les conditions d'assistance administrative internationale en 

matière fiscale selon la LAAF, RDAF 2013 II p. 1, 16), puisqu'il se limite à 

un contrôle de la plausibilité (HOLENSTEIN, op. cit., n° 94 ad art. 26 MC 

OCDE). L'Etat requis se borne ainsi à examiner si les documents deman-

dés ont un rapport avec l'état de fait présenté dans la demande et s'ils sont 

potentiellement propres à être utilisés dans la procédure étrangère 

(ATF 139 II 404 consid. 7.2.2 p. 424 ; SCHODER, op. cit., n° 227 ad art. 17 

LAAF). Selon la doctrine, l'Etat requis ne peut refuser de transmettre les 

informations que s'il apparaît avec certitude que celles-ci ne sont pas per-

tinentes pour l'Etat requérant (HOLENSTEIN, op. cit., n° 146 ad art. 26 MC 

OCDE ; SCHODER, op. cit., n° 227 ad art. 17 LAAF). L'exigence de la perti-

nence vraisemblable ne représente donc pas un obstacle très important à 

A-3482/2018 

Page 12 

la demande d'assistance administrative (cf. ATF 143 II 185 consid. 3.3.2 ; 

arrêt du TF 2C_764/2018 consid. 5.1). Le Tribunal fédéral a par ailleurs 

récemment rappelé que ce serait méconnaître le sens et le but de l'assis-

tance administrative que d'exiger de l'Etat requérant qu'il présente une de-

mande dépourvue de lacune et de contradiction, car la demande d'assis-

tance implique par nature certains aspects obscurs que les informations 

demandées à l'Etat requis doivent éclaircir (cf. ATF 142 II 161 con-

sid. 2.1.1 ; ATF 139 II 404 consid. 7.2.2). 

6.3 La demande d’assistance ne doit par conséquent pas être déposée 

uniquement à des fins de recherche de preuves au hasard (interdiction de 

la pêche aux renseignements [« fishing expedition »]) ; ch. 10 let. d Proto-

cole CDI-IN ; ATF 143 II 136 consid. 6.3 ; arrêts du TAF A-4154/2016 du 15 

août 2017 consid. 5.3, A-3421/2016 du 5 juillet 2017 consid. 4.2.2 [décision 

attaquée devant le TF], A-6733/2015 du 29 juin 2017 consid. 4.3.3). L’in-

terdiction des « fishing expeditions » correspond au principe de proportion-

nalité (art. 5 al. 2 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst., 

RS 101), auquel doit se conformer chaque demande d’assistance adminis-

trative (arrêts du TAF A-7561/2016 du 25 août 2017 consid. 2.3, 

A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.2, A-4157/2016 du 15 mars 

2017 consid. 3.3 ainsi que A-7111/2014, A-7156/2014, A-7159/2017 du 9 

juillet 2015 consid. 5.2.5). Il n’est, cela dit, pas attendu de l’Etat requérant 

que chacune de ses questions conduise nécessairement à une recherche 

fructueuse correspondante (arrêts du TAF A-4157/2016 du 15 mars 2017 

consid. 3.3 et A-3716/2015 du 16 février 2016 consid. 5.5.1). 

7.  

En l’espèce, les critiques des différents recourants en lien avec la condition 

de la pertinence vraisemblable des renseignements sont triples : ils esti-

ment d’une part que ce principe est violé par le procédé des autorités in-

diennes consistant à demander des renseignements concernant une per-

sonne déterminée, tout en annexant une liste de [nombre] membres de sa 

famille, sans indiquer en quoi ces derniers seraient concernés par la re-

quête d’assistance (consid. 7.1 ci-dessous) ; deuxièmement, ils soutien-

nent que la transmission d’une partie de la documentation bancaire viole 

la condition de pertinence vraisemblable (consid. 7.2 ci-dessous). Troisiè-

mement, en relation spécifiquement avec I._______ et J._______, les re-

courants jugent la position de l’autorité inférieure contradictoire lorsqu’elle 

refuse la qualité de partie à ces deux personnes tout en admettant qu’elles 

puissent apparaître dans les documents à transmettre sans qu’un caviar-

dage ne se justifie (consid. 7.3 ci-dessous). 

A-3482/2018 

Page 13 

7.1 Les recourants s’en prennent ainsi en premier lieu à la décision en ce 

qu’elle violerait l’interdiction de la recherche indéterminée de preuve (« fis-

hing expedition »). Selon eux, l’élargissement de la demande d’assistance 

par le MFI à [nombre] membres de la famille […] et pas uniquement aux 

recourants 1 à 3 (personnes concernées), ainsi que le fait que le recourant 

4 ne serait ni ressortissant ni résidant en Inde aurait pour conséquence de 

transformer la requête en pêche aux renseignements.  

En l’occurrence, les requêtes du […] 2016 identifient de manière indivi-

duelle chaque membre de la famille par ses noms, prénoms et numéro 

PAN (Personnal Account Number). La banque est également expressé-

ment et nommément désignée. S’agissant plus particulièrement des 

membres de la famille des recourants 1 à 3, ces derniers apparaissent 

dans les documents bancaires à transmettre. Leur lien avec les recourants 

susdits n’est donc pas dû uniquement au fait qu’ils appartiennent à la 

même famille mais est justifié par leur implication dans la gestion du 

compte ouvert auprès de la banque F._______ 

S’agissant de D._______, même s’il n’est pas résident indien comme le 

soutiennent les recourants, il n’apparaît pas par hasard dans la documen-

tation bancaire, mais bien parce qu’il est impliqué dans les entreprises fa-

miliales. Les recourants indiquent par ailleurs que ce serait le seul ayant 

droit légitime des avoirs bancaires objets de la présente procédure. Il s’en-

suit donc que la transmission des renseignements le concernant est perti-

nente pour les autorités indiennes, ne serait-ce que pour leur permettre de 

comprendre les implications respectives des différents membres de la fa-

mille dans les opérations entreprises.  

Il résulte de ce qui précède que, sous l’angle de la pertinence vraisem-

blable et de l’interdiction de la pêche aux renseignements, c’est à juste titre 

que l’autorité inférieure a accordé l’assistance à l’Inde, l’ajout d’une liste de 

plusieurs membres de la famille d’une contribuable indienne concernée, 

spécifiquement désignés ne constituant pas une « fishing expedition ».  

7.2 Toujours dans le cadre de griefs concernant la violation du principe de 

la pertinence vraisemblable des informations transmises, les recourants 

soutiennent, à tout le moins à titre subsidiaire si la demande devait être 

admise dans son principe, que des caviardages supplémentaires devraient 

être effectués (consid. 7.2.1 ci-après) et que l’ensemble de la documenta-

tion « know your customer » (ci-après : KYC) devrait être retirée des docu-

ments à livrer, à l’exception du formulaire A des comptes concernés (con-

sid. 7.2.2 ci-après). 

A-3482/2018 

Page 14 

7.2.1 En règle générale, il n’appartient pas au Tribunal de céans de vérifier 

en détail quelles informations sont, ou non, à caviarder. Cette tâche revient 

à l’AFC en tant qu’autorité exécutant l’assistance administrative (art. 2 

LAAF). En d’autres termes, la Cour, saisie d’un recours contre une décision 

finale de l’AFC, se limite à vérifier le respect des conditions de l’assistance 

administrative, sans devoir en principe analyser d’office l’ensemble des 

pièces du dossier, en particulier l’intégralité des documents, informations 

et renseignements litigieux et visés par une éventuelle transmission à 

l’autorité requérante (cf. arrêt du TAF A-907/2017 du 14 novembre 2017 

consid. 4.2 [décision confirmée par le TF]).  

Il est cependant apparu que certains documents listés par les recourants 

contiennent des informations qui ne sont pas couvertes par le champ d’ap-

plication temporel de la CDI-IN, et ce, en violation de l’art. 14 par. 3 Proto-

cole du 30 août 2010. L’AFC devra ainsi procéder à des caviardages sup-

plémentaires, comme elle s’y est par ailleurs déjà engagée (cf. réponse du 

12 septembre 2018, ch. 7), de l’annexe 7 (date antérieure à 2011) et an-

nexe 11 (noms des employés de banque). L’admission très partielle du re-

cours sur ce point particulier devra être prise en compte dans le calcul des 

frais et dépens (cf. consid. 11 ci-après), eu égard au fait que la situation 

juridique n’est pas déjà sensiblement modifiée par cette admission très 

partielle. 

7.2.2 Les recourants concluent également à ce que toute la « documenta-

tion KYC, à l’exception du formulaire A » soit retirée, dans la mesure où 

elle constituerait une documentation interne à la banque, ne servant qu’à 

établir, au profit de la banque elle-même, un profil du client. En outre, ils 

soutiennent que les effets juridiques de cette documentation établie large-

ment avant le 1er avril 2011 n’ont pas perdurés lors de l’entrée en vigueur 

de la clause d’échange d’informations avec l’Inde. En cela, les recourants 

invoquent – à tout le moins implicitement – la condition de la pertinence 

vraisemblable des renseignements demandés. 

Comme rappelé précédemment (cf. consid. 6 ci-dessus), aux termes de 

l’art. 26 par. 1 CDI-IN, les autorités compétentes des Etats contractants 

échangent les renseignements vraisemblablement pertinents pour appli-

quer les dispositions de la Convention ou pour l'administration ou l'applica-

tion de la législation interne relative aux impôts visés par la Convention 

dans la mesure où l'imposition qu'elle prévoit n'est pas contraire à la Con-

vention. Selon le Commentaire officiel du MC OCDE, qui peut entrer en 

ligne de compte en tant que moyen complémentaire d’interprétation d’une 

CDI (cf. consid. 3.2 ci-avant), sont considérés comme renseignements 

A-3482/2018 

Page 15 

pouvant être obtenus selon le droit et la pratique internes ceux dont dispo-

sent les autorités fiscales ou que celles-ci peuvent obtenir par application 

de la procédure normale d'établissement de l'impôt (Commentaire OCDE, 

version au 21 novembre 2017, n° 16 ad art. 26 MC OCDE). L'idée qui sous-

tend cette réserve en faveur du droit interne en la matière est que l'on ne 

saurait exiger de l'Etat requis qu'il soit tenu de transmettre des informations 

qu'il ne pourrait pas obtenir en vertu de sa législation ou de sa pratique 

interne (XAVIER OBERSON, in Modèle de Convention fiscale OCDE concer-

nant le revenu et la fortune, Commentaire, 2014, n° 115 ad art. 26 MC 

OCDE). 

7.2.3 S’agissant plus spécifiquement de la question de la transmission de 

la documentation KYC, on relèvera que la jurisprudence a toujours plus ou 

moins explicitement admis dans le passé que de tels documents puissent 

être transmis (cf. notamment arrêts du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 

2017 consid. 6.2 [décision confirmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017 

du 2 août 2018]). Cette jurisprudence doit être ici confirmée et dans la me-

sure où il est expressément requis, l’ensemble des documents bancaires 

KYC doit être considéré comme vraisemblablement pertinent au sens de 

l’art. 26 CDI IN. Comme explicité ci-avant (consid. 6.2), cette pertinence 

doit être déjà réputée réalisée si, au moment où la demande est formulée, 

il existe une possibilité raisonnable que les renseignements demandés se 

révéleront pertinents, cette appréciation devant être effectuée en premier 

lieu par l'Etat requérant. Tel est bien le cas en l’espèce. 

7.2.4 Pour ce qui est du reproche lié au caractère « non contractuel » de 

cette documentation, il y a lieu de considérer que cela n’en ôte pas la per-

tinence pour l’Etat requérant. Quand bien même, il s’agit d’une documen-

tation interne de la banque, qu’à ce titre elle n’a jamais été soumise par 

cette dernière à ses clients et que ces derniers n’aient pas en mesure de 

se prononcer quant à leur contenu, il n’en reste pas moins que l’entier des 

documents est directement lié à l’existence des comptes bancaires dont 

les recourants étaient encore titulaires directement ou indirectement au 1er 

avril 2011. Or, la documentation KYC fournit des renseignements supplé-

mentaires sur l'ayant droit économique, sur sa situation économique et pro-

fessionnelle ainsi que sur les sociétés pour lesquelles il est actif ; de plus, 

les raisons de l'ouverture du compte y sont indiquées. Aussi, cette docu-

mentation doit être considérée comme pertinente sous l’angle de l’assis-

tance administrative requise dans l’affaire en cause.  

Comme le prescrit la jurisprudence, la procédure d'assistance administra-

tive ne tranche pas matériellement l'affaire (cf. arrêts du TAF A-4025/2016 

A-3482/2018 

Page 16 

du 2 mai 2017 consid. 3.2.6 et A-6385/2012 du 6 juin 2013 consid. 2.2.1) ; 

il appartient ainsi à chaque Etat d'interpréter sa propre législation et de 

contrôler la manière dont celle-ci est appliquée (cf. arrêt du TAF 

A-5229/2016 du 15 mars 2017 consid. 4.2.5.1). En conséquence, tout grief 

relatif à l’imposition des personnes concernées et habilitées à recourir dans 

l’Etat requérant doit être invoqué devant les autorités compétentes étran-

gères (cf. arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.5, 

A-4157/2016 du 15 mars 2017 consid. 3.5.4, A-7143/2014 du 15 août 2016 

consid. 11, A-688/2015 du 22 février 2016 consid. 9). Ces questions ne 

peuvent faire l’objet que d’une procédure dans ce dernier Etat, procédure 

au cours de laquelle ces personnes pourront d’ailleurs faire valoir les argu-

ments qu’ils invoquent ici, et en particulier le caractère erroné des estima-

tions de leur fortune. 

Sur la question du caractère pérenne de la documentation KYC, on ne peut 

pas non plus suivre l’argumentation des recourants. L’établissement de la 

documentation intervient certes lors de l’ouverture de la relation bancaire, 

mais elle doit être maintenue à jour au fil du temps. Cela ressort par ailleurs 

notamment aussi de la Convention relative à l’obligation de diligence des 

banques (CDB 16) du 1er juin 2015 – dont la question de l’application au 

cas d’espèce peut souffrir de demeurer ouverte ici – qui prévoit à son 

art. 46 que « la banque doit répéter la vérification de l’identité du cocon-

tractant ainsi que l’identification du détenteur du contrôle ou de l’ayant droit 

économique lorsqu’un doute survient […] et que ce doute n’a pas pu être 

levé par d’éventuelles clarifications ». La documentation KYC ne peut ainsi 

pas être qualifiée de figée, mais est destinée à évoluer au fil du temps. 

Dans ce sens, ses effets juridiques perdurent après le 1er avril 2011 de telle 

sorte que leur transmission ne viole pas le champ d’application temporel 

de la CDI-IN en l’espèce. 

Par conséquent, il y a lieu de considérer la documentation KYC, expressé-

ment requise dans la demande, et directement liée aux comptes bancaires 

au sujet desquels une demande d’assistance fiscale internationale est for-

mulée, comme vraisemblablement pertinent au sens de l’art.  26 CDI-IN. 

7.3 Enfin, les recourants requièrent que soient supprimés de l’ensemble 

des documents transmis les deux noms de personnes physiques 

I._______et J._______, ainsi que le nom de la société G._______, ces trois 

personnes n’étant pas formellement parties à la présente procédure, les 

renseignements à leur égard n’étant pas pertinents. 

A-3482/2018 

Page 17 

En réalité, l’argumentation des recourants (cf. en particulier les détermina-

tions des recourants du 29 novembre 2018, p. 4 ss) est articulée de la ma-

nière suivante : soit les trois personnes précitées sont concernées par la 

demande d’assistance présentée par l’Inde et alors l’autorité inférieure au-

rait dû leur notifier les actes de procédure pour s’assurer que leur droit 

d’être entendu ne soit pas violé, soit elles ne sont pas concernées et alors 

toutes les indications de leur nom doivent être supprimées des documents 

et renseignements à transmettre à l’Inde. 

7.3.1 En droit interne, l’art. 4 al. 3 LAAF dispose que la transmission de 

renseignements relatifs à des personnes n’étant pas des personnes con-

cernées est exclue. Cette phrase a été complétée, au 1er janvier 2017, par 

l’ajout suivant : « lorsque ces renseignements ne sont pas vraisemblable-

ment pertinents pour l’évaluation de la situation fiscale de la personne con-

cernée ou lorsque les intérêts légitimes de personnes qui ne sont pas des 

personnes concernées prévalent sur l’intérêt de la partie requérante à la 

transmission de renseignements » (RO 2016 5059 ; ATF 143 II 506 con-

sid. 5.2.1 ; ATF 144 II 29 consid. 4.2.3 ; voir arrêts du TAF A-6871/2018 du 

8 avril 2019 consid. 6, A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 6.4.3).  

Cet ajout ne fait que préciser le sens de l’ancien art. 4 al. 3 LAAF tel qu’il 

ressortait déjà du message relatif à la version initiale de cette disposition 

(cf. Message du 5 juin 2015 relatif à l’approbation de la Convention du 

Conseil de l’Europe et de l’OCDE concernant l’assistance administrative 

mutuelle en matière fiscale et à sa mise en œuvre [modification de la loi 

sur l’assistance administrative], FF 2015 5134 ainsi que le Message du 

6 juillet 2011 concernant l’adoption d’une loi sur l’assistance administrative, 

FF 2011 5783) et tel qu’il a été interprété par la jurisprudence 

(ATF 144 II 29 consid. 4.2.3, ATF 143 II 506 consid. 5.2.1 ; arrêts du 

TF 2C_616/2018 du 9 juillet 2019 consid. 3.1, 2C_387/2016 du 

5 mars 2018 consid. 5.1), ainsi qu’appliqué par l’AFC dans sa pratique (ar-

rêt du TAF A-3791/2017 du 5 janvier 2018 consid. 5.2.2).  

7.3.2 Lorsque les renseignements demandés portent non seulement sur 

des personnes concernées (art. 3 let. a LAAF), mais aussi sur des tiers non 

impliqués au sens de l’art. 4 al. 3 LAAF, il appartient à l’autorité saisie de 

procéder à une pesée des intérêts (ATF 142 II 161 consid. 4.6.1 ; critique 

ANDREA OPEL, Schutz von Dritten im internationalen Amtshilfeverfahren, 

in : Revue fiscale 71/2016 928, p. 942). La jurisprudence n’admet la trans-

mission de noms de tiers non impliqués que si elle est vraisemblablement 

pertinente par rapport à l’objectif fiscal visé par l’Etat requérant et que leur 

remise est partant proportionnée, de sorte que leur caviardage rendrait 

A-3482/2018 

Page 18 

vide de sens la demande d’assistance administrative. Le nom d’un tiers 

peut donc figurer dans la documentation à transmettre s’il est de nature à 

contribuer à élucider la situation fiscale du contribuable visé (ATF 144 II 29 

consid. 4.2.3 avec les réf. citées ; arrêts du TF 2C_616/2018 du 9 juillet 

2019 consid. 3.1, 2C_387/2016 du 5 mars 2018 consid. 5.1).  

L’ATF 142 II 161 se prononce également sur les indications relatives à des 

tiers non concernés (ou non impliqués). Ainsi, de l’avis de la Haute Cour, 

l’Etat requis doit supprimer les indications relatives auxdits tiers lorsqu’elles 

sont sans incidence sur la demande (par exemple le nom des employés de 

banque qui n’ont rien à voir avec la question fiscale motivant la demande). 

En revanche, l’art. 4 al. 3 LAAF ne saurait être compris comme imposant à 

l’autorité suisse de supprimer des indications qui concernent des tiers non 

concernés (qui figurent par exemple sur la liste de transactions relatives à 

un compte bancaire) lorsque leur suppression rendrait vide de sens la 

demande d’assistance administrative. Le Tribunal fédéral ajoute que, dans 

ce cas, les tiers dont les noms apparaissent sur de tels documents sont 

protégés ; à la clôture de la procédure, l’autorité requise doit en effet 

rappeler à l’autorité requérante les restrictions à l’utilisation des 

renseignements transmis et l’obligation de maintenir le secret (cf. art. 20 

al. 2 LAAF ; ATF 142 II 161 consid. 4.6.1 ; voir encore arrêt du TAF 

A-4669/2016 du 8 décembre 2017 consid. 3.4 en lien avec les art. 2 al. 2 

let. c et 6 al. 2 let. a de la loi fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des 

données [LPD, RS 235.1]). 

Selon cette jurisprudence, les documents bancaires objets de la demande 

d’assistance administrative et, en particulier, la liste de transactions sur des 

comptes bancaires dont les contribuables sont titulaires, remplissent 

l’exigence de la pertinence vraisemblable. De l’avis du Tribunal fédéral, de 

tels documents révèlent les apports et les prélèvements enregistrés, les 

gains générés, ainsi que le montant et la nature des revenus perçus 

(versement de dividendes, revenu d’activité, plus-values, etc.) et sont donc 

de nature à permettre à l’autorité fiscale étrangère de compléter l’assiette 

de l’impôt sur le revenu des contribuables de son pays. La Haute Cour 

rappelle ensuite que supprimer l’ensemble des noms des personnes non 

concernées figurant sur la liste des différentes transactions ferait perdre 

toute portée à la demande d’assistance administrative, avant de confirmer 

la possibilité de caviarder d’autres noms, en particulier ceux des employés 

de banque qui seraient sans rapport avec la demande d’assistance (ATF 

142 II 161 consid. 4.6.2). En lien avec la détermination du domicile fiscal 

du contribuable visé par la demande, le Tribunal fédéral a dès lors admis 

la transmissibilité de documents bancaires et la liste des transactions y 

A-3482/2018 

Page 19 

afférentes comprenant l’identité de personnes ayant participé à ces 

transactions, dans la mesure où ces informations étaient de nature à 

donner des indications sur le lieu de séjour effectif du contribuable durant 

la période considérée (ATF 142 II 161 consid. 4.6.2). 

7.3.3 Tant dans l’ancienne que dans la nouvelle teneur de 

l’art. 4 al. 3 LAAF, les limites de la disposition doivent, cela dit, être com-

prises de manière restrictive ; l’élément déterminant reste la vraisemblable 

pertinence des informations à transmettre (ATF 142 II 161 consid. 4.6.1, 

ATF 141 II 436 consid. 3.3 et 4.5 ; arrêt du TF 2C_690/2015 du 15 mars 

2016 consid. 4.5 ; arrêts du TAF A-6733/2015 du 29 juin 2017 consid. 5.6, 

A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 6.4.2 et A-1414/2015 du 31 mars 

2016 consid. 5.5.1). 

Il convient à ce stade d’adopter une approche plus casuistique, en rappe-

lant des exemples jurisprudentiels intervenus dans le contexte d’applica-

tion de l’art. 4 al. 3 LAAF, d’abord dans son ancienne teneur (con-

sid. 7.3.3.1 ci-après), puis dans sa nouvelle teneur (consid. 7.3.3.2 ci-

après). On gardera en mémoire que l’art. 4 al. 3 LAAF (actuel) pérennise 

une jurisprudence et une pratique antérieures (consid. 7.3.1 ci-avant). 

7.3.3.1 Le Tribunal fédéral a ainsi jugé que les noms des titulaires d’une 

procuration (en l’occurrence l’épouse et les filles) sur les comptes ban-

caires détenus par une personne visée par la demande d’assistance admi-

nistrative remplissaient la condition de la pertinence vraisemblable (arrêt 

du TF 2C_963/2014 du 24 septembre 2015 consid. 6.2 non publié in : ATF 

141 II 436, mais in : Archives 84 p. 559 et traduit in : RDAF 2016 II 374 ; 

voir ég. arrêt du TF 2C_216/2015 du 18 novembre 2015 consid. 4.2 ; voir 

encore ATF 144 II 29 consid. 4.2.4).  

En outre, la Cour suprême a considéré que les relations concrètes d’une 

société dont le contribuable est l’ayant droit économique peuvent être per-

tinentes (relevant) pour l’imposition de celui-ci ; tel peut en particulier être 

le cas si le contribuable visé par la demande domine économiquement 

(wirtschaftliche Beherrschung) la société détentrice des informations (ATF 

141 II 436 consid. 4.6 ; arrêts du TAF A-3791/2017 du 5 janvier 2018 con-

sid. 5.2.3 et TAF A-5149/2015 du 29 juin 2016 consid. 4.7.1 [décision con-

firmée par l’ATF 144 II 29]). 

Le Tribunal fédéral a par ailleurs considéré que si des informations 

concernant une société pouvaient être relevantes pour l’imposition du 

contribuable visé par la demande d’assistance, elles constituaient alors à 

A-3482/2018 

Page 20 

tout le moins des renseignements vraisemblablement pertinents. Les 

informations ayant trait aux activités de la société, au nombre de ses 

employés et à ses locaux doivent à ce titre être transmis car ils sont propres 

à déterminer si la société dispose, ou non, d’une existence réelle (ATF 142 

II 69 consid. 3.1 et 3.2 [actionnariat unique d’une société à responsabilité 

limitée sise en Suisse] ; arrêt du TAF A-3791/2017 du 5 janvier 2018 

consid. 5.2.3 ; cf. ATF 141 II 436 consid. 4.6). 

Dans un arrêt non publié 2C_690/2015 du 15 mars 2016 consid. 3.5 et 4.5 

(résumé in RDAF 2017 II 122), intervenant dans le contexte d’une de-

mande tendant à déterminer si des prestations dont une société française 

prétendait avoir bénéficié de la part d’une société sœur établie en Suisse 

étaient effectives et, partant, déductibles fiscalement (prix de transfert), la 

Cour suprême a estimé que le nom et l’adresse des salariés de la société 

suisse ainsi que les noms des clients pouvaient être transmis. Ces infor-

mations ont été considérées comme étant vraisemblablement pertinentes 

pour vérifier que la société suisse avait un personnel distinct de la société 

française et qu’elle était en mesure d’effectuer les prestations litigieuses 

(rappelé in : ATF 143 II 185 consid. 3.3.3 et ATF 144 II 29 consid. 4.2.4). 

Dans un autre arrêt non publié 2C_904/2015 du 8 décembre 2016 con-

sid. 6.4, s’agissant de déterminer l’existence réelle d’une société détenant 

un compte bancaire suisse, la Haute Cour a retenu que le nom des éven-

tuels titulaires du mandat de gestion de ladite société au sein de la banque 

pouvait être transmis. En effet, en application du principe de la confiance, 

savoir qui gérait cette société et ses avoirs était vraisemblablement perti-

nent pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une société-écran destinée à dis-

simuler l’identité du véritable détenteur des avoirs placés auprès de la 

banque (rappelé in : ATF 144 II 29 consid. 4.2.4). 

7.3.3.2 Il s’agit encore de présenter des exemples plus récents de cas ren-

dus en application de l’art. 4 al. 3 LAAF. 

En lien avec les noms d’employés de banque, la Haute Cour a retenu que 

si l’AFC renonce à supprimer les noms des collaborateurs de la banque qui 

fournit les renseignements, c’est parce qu’elle estime que leur identité est 

en lien avec la question fiscale formulée dans la demande ou, qu’à tout le 

moins, ce renseignement a une certaine pertinence dans ce cadre qui 

justifie qu’il ne soit pas biffé. Le Tribunal fédéral ajoute que si tel est le cas, 

l’employé visé peut notamment faire valoir un intérêt digne de protection, 

d’une part, au sens de l’art. 48 PA et, d’autre part, le cas échéant, sous 

l’angle de la protection des données (cf. art. 25 LPD ; ATF 143 II 506 

A-3482/2018 

Page 21 

consid. 5.2.2 [en application de la Convention entre la Confédération 

suisse et les Etats-Unis d’Amérique en vue d’éviter les doubles impositions 

en matière d’impôts sur le revenu ; CDI-US, RS 0.672.933.61]). 

Dans un arrêt plus récent encore, le Tribunal fédéral s’est penché sur la 

transmission de données permettant d’identifier des employés de banque 

et l’avocat/notaire figurant dans des documents. Ainsi, de l’avis de la Cour 

suprême, cette transmission suppose que les informations soient 

nécessaires pour appliquer les dispositions de la convention ou pour 

prévenir les fraudes et délits semblables portant sur un impôt visé par la 

CDI-US. Dans ce cas, elle a jugé, d’une part, que ces informations 

n’avaient rien à voir avec la question fiscale motivant les demandes et, 

d’autre part, que le caviardage du nom des employés de banque et de 

l’avocat/notaire ne rendait pas lesdites demandes inintelligibles ou leur 

ôtait une quelconque force probante. Le Tribunal fédéral a tout 

particulièrement précisé que, du point de vue de l’éventuelle amende 

fiscale dans l’Etat requérant, l’information relative à l’identité des tiers 

n’était pas nécessaire, au contraire de celle relative à leur existence et à 

leur intervention (ATF 144 II 29 consid. 4.3). 

7.3.4 S’agissant du droit d’être entendu des tiers, le Tribunal fédéral ne 

s’est pas encore prononcé sur la question de savoir dans quelle mesure 

ces personnes devraient être informées de l’existence d’une procédure 

d'assistance administrative en cours, en particulier sous l’angle du droit 

d’être entendu. Notre Haute Cour a en revanche eu l’occasion de préciser 

que les recours ne peuvent être formés au nom ou dans l'intérêt d'un tiers, 

cela signifie que, dans le cadre de l’assistance administrative en matière 

fiscale, la personne concernée ne saurait être suivie en tant qu’elle requer-

rait à ce que les tiers concernés par la procédure d’assistance soient infor-

més de l’existence de dite procédure. Elle a ensuite clarifié cette jurispru-

dence en exposant qu'un (ancien) employé de banque qui figurant dans 

les documents à transmettre avait en revanche le droit de déposer un re-

cours pour lui-même (ATF 143 II 506 consid. 5.3.4, arrêt du TAF A-

1275/2018 du 23 mai 2019 consid. 4.2.8). 

7.3.5 Pour sa part, le Tribunal administratif fédéral considère qu’en pré-

sence d’un défaut d’information quant à l’existence d’une procédure d’as-

sistance administrative, le cas de la personne qui n’est pas concernée au 

sens strict diffère de celui de la personne directement concernée, c'est-à-

dire la personne au sujet de laquelle la demande d'assistance administra-

tive est dirigée. 

A-3482/2018 

Page 22 

Ainsi, le Tribunal administratif fédéral établit une distinction entre les per-

sonnes formellement (et en règle générale aussi matériellement) concer-

nées, c'est-à-dire celles au sujet desquelles des informations sont requises 

dans la demande d'assistance administrative ou dont le respect des obli-

gations fiscales doit être examiné par l'Etat requérant (art. 3 let. a LAAF), 

et les autres personnes qui sont autrement (matériellement) concernées, 

en ce qui concerne les informations relatives à l’existence d’une procédure 

en cours. Il a jugé que, le fait que les premières n’ai pas eu connaissance 

de l’existence de la procédure d’assistance administrative en cours en-

traîne en principe la nullité de la décision finale attaquée. En revanche, le 

défaut d’information des secondes n’entrainera pas de nullité de la décision 

finale de l’autorité inférieure et une violation du droit d'être entendu pourra 

éventuellement être réparée dans le cadre d'une procédure devant le Tri-

bunal administratif fédéral (cf. arrêt du TAF A-1275/2018 du 23 mai 2019 

consid. 4.2.10). Ainsi, les tiers matériellement concernés doivent en prin-

cipe être informés de l’existence d’une procédure d’assistance administra-

tive et ont qualité pour former recours (cf. arrêt du TAF A-4588/2018 du 22 

juillet 2019 consid. 4.3.7.5.et A-6871/2018 du 8 avril 2019 consid. 4.5 et 

6.5). 

7.3.6 En l’espèce, le grief des recourants tendant à la suppression des 

deux noms de personnes physiques I._______ et J._______, ainsi que le 

nom de la société G._______ de l’ensemble des documents à transmettre, 

ne saurait être admis. 

D’abord, les noms de I._______ et J._______, et de la société G._______ 

ne sont pas présents dans la documentation par hasard. Leur présence 

résulte de ce que les deux prénommés ont été signataire et/ou ayant droit 

économique sur les relations bancaires concernées. Il en va de même de 

la société G._______ qui apparaît dans les relevés de comptes en raison 

des activités entrepreneuriales de la famille […] et des versements opérés 

entre les divers comptes. Au surplus, il ressort de la documentation à trans-

mettre que J._______est [un parent] de C._______.  

Ensuite, concernant I._______ plus précisément, les recourants font valoir 

que son droit de signature sur les comptes bancaires litigieux a été radié 

le [date] 2009. Selon les informations figurant au dossier cependant, il n’y 

a pas eu de nouveau détenteur d’un pouvoir de signature sur ce compte 

alors que le mode de signature est collective à deux. Quoi qu’il en soit de 

cette question, force est ici de constater que I._______ apparaît également 

dans d’autres documents notamment en tant que bénéficiaire d’un transfert 

de fond en date du [date] 2015 (Annexe 3 issue de la clé USB contenant 

A-3482/2018 

Page 23 

les documents annexés au courrier du 24 mai 2018 adressé par l’AFC au 

conseil des recourants dans la procédure […] ; débit du compte […]). A ce 

titre, la transmission de son nom reste pertinente. 

Enfin, il sera encore rappelé qu’il ressort de la jurisprudence du Tribunal 

fédéral (cf. consid. 7.3.4 ci-avant) que les recours ne peuvent être formés 

au nom ou dans l'intérêt d'un tiers, cela signifie que, dans le cadre de l’as-

sistance administrative en matière fiscale, les personnes concernées ne 

sauraient être suivie en tant qu’elles requerraient que des tiers concernés 

par la procédure d’assistance soient informés de l’existence de dite procé-

dure, d’autant plus que la décision ne saurait être considérée comme étant 

nulle (cf. consid. 7.3.5 ci-avant).  

8.  

Le ch. 10 let. a Protocole CDI-IN précise que l’autorité compétente de l’Etat 

requérant doit formuler ses demandes de renseignements après avoir 

épuisé les sources habituelles de renseignements prévues par sa procé-

dure fiscale interne, et ce, en vertu du principe de subsidiarité. 

8.1 Ledit principe n’impose toutefois pas l’épuisement de l’intégralité des 

moyens envisageables (arrêts du TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 con-

sid. 3.2.4, A-4353/2016 du 27 février 2017 consid. 2.4, A-4414/2014 du 8 

décembre 2014 consid. 3.1.1). A défaut d’élément concret, respectivement 

de doutes sérieux, il n’y a pas de raison de remettre en cause la réalisation 

du principe de la subsidiarité lorsqu’un Etat forme une demande d’assis-

tance administrative, en tous les cas lorsque celui-ci déclare avoir épuisé 

les sources habituelles de renseignements ou procédé de manière con-

forme à la convention (arrêt du TF 2C_904/2015 du 8 décembre 2016 con-

sid. 7.2 ; arrêt du TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.2.4).  

8.2 Les recourants invoquent le fait que la requête indienne a été déposée 

le […] 2016, soit à une date à laquelle les recourants – ou à tout le moins 

ceux parmi eux qui sont résidents en Inde – n’auraient pas encore eu la 

possibilité de déclarer leurs revenus, le délai pour la période fiscale courant 

jusqu’au 31 mars 2016 n’étant échu qu’au 31 juillet 2016.  A cet égard, il y 

a lieu d’observer ce qui suit. 

Premièrement, la condition spécifique du ch. 10 let. a du Protocole ne serait 

clairement pas remplie si l’année fiscale était encore en cours au moment 

où la demande d'assistance administrative a été déposée. Dans ce cas de 

figure, les recourants n'auraient même pas encore eu la possibilité de dé-

clarer leurs revenus pour cette période. Si tel était le cas, on ne saurait 

A-3482/2018 

Page 24 

considérer que les autorités indiennes auraient épuisé leurs sources habi-

tuelles de renseignements au moment où elles ont déposé leur demande. 

En effet, considérer qu'un Etat peut obtenir des informations alors même 

que le contribuable concerné n'a pas encore eu l'occasion de déclarer cor-

rectement et spontanément ses revenus reviendrait à autoriser la pêche 

aux renseignements et à violer le principe de subsidiarité, ce qui contredit 

les intentions des Etats parties (cf. arrêts du TAF A-6037/2017 du 8 janvier 

2019 consid. 2.7.1 et 4.1.3 ainsi que A-4232/2013 du 17 décembre 2013 

consid, 6.3.2.1). En l’occurrence, la requête indienne porte essentiellement 

sur des périodes fiscales antérieures à la période échéant le 31 mars 2016. 

Par conséquent, l’argument de la violation du principe de subsidiarité ne 

pourrait porter que sur cette dernière période mais pas pour les – large-

ment plus nombreuses – précédentes. 

S'agissant ensuite de la période fiscale courant entre le 1er avril 2015 et le 

31 mars 2016, la Cour constate que si l’année fiscale était révolue au mo-

ment où les demandes d'assistance ont été déposées, le délai octroyé par 

la législation indienne à ses assujettis pour déclarer leurs revenus était 

quant à lui encore en cours. Ainsi, l’on ne saurait également considérer ici 

que les autorités indiennes avaient épuisé leurs sources habituelles de ren-

seignements au moment où elles ont déposé leur demande pour cette pé-

riode fiscale spécifique dès lors qu’elles n’ont pas attendu l’expiration du 

délai de dépôt de la déclaration fiscale. En outre, et contrairement à l’arrêt 

du TAF A-6037/2017 ci-avant mentionné, l’Etat requérant n’a in casu pas 

confirmé ultérieurement, soit après l’expiration du délai de dépôt de la dé-

claration fiscale, que les informations requises étaient toujours vraisembla-

blement pertinentes. Ainsi, à l’instar de ce qui a été dit supra, il s’agit de 

considérer qu’un tel comportement de la part de l’autorité requérante viole 

le principe de subsidiarité et s’apparente à une pêche aux informations 

proscrite.  

Il découle des considérations qui précèdent que le recours doit ainsi être 

également très partiellement admis sur ce point. Aucune information con-

cernant la période allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016 ne doit être 

transmise. 

9.  

9.1 L’art. 7 let. c LAAF vise à concrétiser le principe de la bonne foi dans 

le domaine de l’assistance administrative en lien avec des demandes fon-

dées sur des renseignements obtenus par des actes punissables au regard 

du droit suisse (ATF 143 II 224, consid. 6.1 s. ; sur la notion d’actes punis-

sables au regard du droit suisse en application de l’art. 7 let. c in fine LAAF, 

A-3482/2018 

Page 25 

ATF 143 II 202 consid. 8.5). En principe, la disposition peut donc être va-

lablement opposée à une demande d’assistance administrative fondée sur 

une CDI ne contenant pas de disposition selon laquelle une demande d’as-

sistance administrative fondée sur des renseignements obtenus par des 

actes punissables au regard du droit suisse serait irrecevable (cf. ATF 143 

II 224 consid. 6.2 [au sujet de la CDI-F]).  

S’agissant d’une disposition contenue dans une loi d’exécution de nature 

procédurale (cf. ATF 143 II 136 consid. 4 ; arrêt du TF 2C_792/2016 du 23 

août 2017 consid. 2.2 non publié in ATF 143 II 506), l’art. 7 let. c LAAF n’a 

pas de portée propre ; la disposition oblige néanmoins la Suisse à refuser 

d’entrer en matière lorsqu’une demande d’assistance est formée de ma-

nière contraire à la bonne foi, là où ce principe de droit international général 

se limiterait à rendre seulement possible un tel refus d’accorder l’assis-

tance administrative (Kannvorschrift; ATF 143 II 224 consid. 6.2 et 6.6 ; ar-

rêt du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 2017 consid. 3.1.1 [décision con-

firmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017 du 2 août 2018]). En effet, dans 

le domaine de l’assistance administrative en matière fiscale, la Suisse est 

fondée à attendre de l’Etat requérant qu’il adopte une attitude loyale à son 

égard, en particulier en lien avec les situations de nature à être couvertes 

par l’art. 7 let. c LAAF, et qu’il respecte les engagements pris sur la façon 

d’appliquer la CDI concernée ; savoir si tel est ou non le cas est une ques-

tion qui doit être tranchée dans chaque cas d’espèce (ATF 143 II 224 con-

sid. 6.4). 

9.2 La bonne foi d’un Etat est, cela dit, toujours présumée dans les rela-

tions internationales, ce qui implique que l’Etat requis ne saurait en principe 

mettre en doute les allégations de l’Etat requérant (ATF 142 II 161 con-

sid. 2.1.3 ; arrêts du TAF A-6306/2015 du 15 mai 2017 consid. 4.2.2.4 et 

A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.3), sauf s’il existe un doute sé-

rieux, cas dans lequel le principe de la confiance ne s’oppose pas à ce 

qu’un éclaircissement soit demandé à l’Etat requérant ; le renversement de 

la présomption de bonne foi d’un Etat doit en tout cas reposer sur des élé-

ments établis et concrets (ATF 143 II 202 consid. 8.7.1 avec les réf. citées ; 

arrêt du TAF A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.3). En vertu du prin-

cipe de la confiance, l’Etat requis est lié par l’état de fait et les déclarations 

présentés dans la demande, dans la mesure où ceux-ci ne peuvent pas 

être immédiatement réfutés (sofort entkräftet) en raison de fautes, de la-

cunes ou de contradictions manifestes (arrêts du TAF A-778/2017 du 5 juil-

let 2017 consid. 4.2 [décision confirmée par le TF, selon l’arrêt 

A-3482/2018 

Page 26 

2C_648/2017 du 17 juillet 2018], A-6306/2015 du 15 mai 2017 con-

sid. 4.2.2.4 et A-2915/2016 du 4 avril 2017 consid. 3.2.3 avec les réf. ci-

tées).  

9.3 Il n’est en revanche pas entré en matière lorsqu’une demande d’assis-

tance viole le principe de la bonne foi, notamment lorsqu’elle se fonde sur 

des renseignements obtenus par des actes punissables au regard du droit 

suisse (cf. art. 7 let. c LAAF). A suivre la jurisprudence du Tribunal fédéral 

relative aux demandes d’assistance fondées sur des données volées, il 

faut comprendre que cette expression renvoie à des actes effectivement 

punissables en Suisse. Cela suppose, outre la satisfaction des conditions 

objectives de la norme pénale suisse prétendument violée, la compétence 

ratione loci de la Suisse (cf. ATF 143 II 202 consid. 8.5.6). 

D’après le Tribunal fédéral, l’octroi de l’assistance administrative doit être 

refusé lorsque l’Etat requérant a assuré à la Suisse ne pas déposer de 

demande fondée sur des informations obtenues, directement ou indirecte-

ment, sur la base de données volées et qu'il dépose une demande d'assis-

tance en lien de causalité avec lesdites données (cf. ATF 143 II 224 con-

sid. 6.5 ss ; arrêt du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 2017 consid. 3.1.1 

[décision confirmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017du 2 août 2018]). 

Toujours d’après cette jurisprudence, et même si l’Etat requérant a obtenu 

les données directement de la part du voleur (Datendieb) et déposé sa 

demande d’assistance en se fondant sur celles-ci, cela ne signifie donc pas 

encore, en soi, que ledit Etat violerait le principe de la bonne foi (arrêts du 

TAF A-2540/2017 consid. 3.1.1 [décision confirmée par le TF selon l’arrêt 

2C_819/2017 du 2 août 2018] et A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 6.2 

qui contient notamment aussi des développements en lien avec la modifi-

cation projetée de l’art. 7 let. c LAAF [décision confirmée par le TF selon 

l’arrêt 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]).  

Cela vaut a fortiori lorsque l’Etat requérant a été mis en possession de ces 

informations par les voies de l’assistance administrative internationale – 

donc y compris spontanée – par un Etat tiers, en particulier la France (ar-

rêts du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 2017 consid. 3.1.1 [décision con-

firmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017du 2 août 2018 ], A-778/2017 du 

5 juillet 2017 consid. 6.2 [décision confirmée par le TF, selon l’arrêt 

2C_648/2017 du 17 juillet 2018]). L’art. 26 al. 3 let. b CDI-IN ne permet en 

effet pas de refuser d’entrer en matière sur une demande d’assistance ad-

ministrative en raison de la manière dont l’Etat requérant s’est procuré les 

données qui ont abouti à la formulation de la demande (cf. ATF 143 II 202 

consid. 6.3.6 [relatif à la CDI-F]).  

A-3482/2018 

Page 27 

Enfin, on ne peut en déduire a contrario que l'Etat requérant qui n'aurait 

pas fourni une telle assurance ne pourrait pas adopter un comportement 

contraire à la bonne foi au sens de l'art. 7 let. c LAAF en formant une de-

mande d'assistance administrative en lien avec des données volées 

9.4 En conséquence, lorsqu’une partie prétend que la demande litigieuse 

repose sur des données volées, il convient tout particulièrement d’exami-

ner la compatibilité de la demande avec le principe de bonne foi régissant 

les relations internationales (arrêts du TAF A-2540/2017 du 7 septembre 

2017 consid. 3.1.1 [décision confirmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017 

du 2 août 2018], A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 3 [décision confirmée 

par le TF, selon l’arrêt 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]).  

La portée du principe de la bonne foi en lien avec l'assistance administra-

tive internationale en matière fiscale a déjà été traitée de manière appro-

fondie par le Tribunal fédéral (cf. notamment ATF 143 II 202 consid. 6.3.1; 

142 II 161 consid. 2.1.3). Quant aux informations relatives aux données 

volées à une banque, la question a pour sa part aussi été examinée en lien 

avec la bonne foi de l'Etat requérant, non seulement s'agissant de la 

France (cf. ATF 143 II 224), mais aussi, récemment, de l'Inde (arrêts du TF 

2C_619/2018 du 21 décembre 2018; 2C_88/2018 du 7 décembre 2018, 

2C_648/2017 du 17 juillet 2018). S'agissant de ce pays, le Tribunal fédéral 

a précisé que l'on ne pouvait retenir la mauvaise foi de l'Inde au motif que 

cet Etat aurait acheté des données volées car ce fait n'était pas établi; en 

outre, l'Inde n'avait pas assuré à la Suisse qu'elle n'utiliserait pas dites don-

nées volées, de sorte qu'elle ne se trouvait pas dans une situation compa-

rable à la France (arrêts du TF 2C_88/2018 du 7 décembre 2018 con-

sid. 5.5; 2C_648/2017 du 17 juillet 2018 consid. 3.1). Le Tribunal fédéral a 

cependant souligné que ce n'était pas parce qu'aucune des circonstances 

précitées n'était réalisées que la mauvaise foi de l'Etat requérant devait 

être écartée d'emblée, celle-ci pouvant aussi résulter d'autres éléments 

(arrêt du TF 2C_88/2018 du 7 décembre 2018 consid. 5.4; cf. aussi 

2C_648/2017 du 17 juillet 2018 consid. 2.3.2). Dans un arrêt postérieur, le 

Tribunal fédéral a également rappelé que le point de savoir si l'Inde était 

ou non de bonne foi en lien avec dites données volées dépendait des cir-

constances d'espèce (cf. arrêt du TF 2C_619/2018 du 21 décembre 2018 

consid. 2.1, 2.3.4 et 2.3.5). 

Quant à l'existence d'un lien de causalité entre des données volées et la 

demande d'assistance administrative dont se prévalent les recourants, le 

Tribunal fédéral l'a mentionné comme critère permettant de démontrer la 

mauvaise foi de l'Etat requérant, lorsque celui-ci s'est engagé à ne pas 

A-3482/2018 

Page 28 

former de demande sur la base de telles données. Si une telle assurance 

n'a pas été donnée, le fait que la demande se fonde sur des renseigne-

ments obtenus au travers de données volées ne suffit pas à en conclure à 

un comportement contraire à la bonne foi de l'Etat requérant; encore faut-

il examiner les circonstances d'espèce, notamment la possibilité que les 

données volées ne fassent que confirmer des renseignements déjà en pos-

session de l'Etat requérant.   

9.5 En l’espèce, il y a lieu d’analyser prima facie l’impact de l’utilisation de 

données, le cas échéant volées, sur le sort de la demande litigieuse du 

MFI.  

Le Tribunal de céans constate – et a déjà constaté – l’absence d’engage-

ment de l’Inde envers la Suisse à ne pas déposer de requête d’assistance 

fondée sur des données volées (arrêts du TAF A-2540/2017 du 7 sep-

tembre 2017 consid. 5.2.4 [décision confirmée par le TF selon l’arrêt 

2C_819/2017 du 2 août 2018] et A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 6.3 

[décision confirmée par le TF, selon l’arrêt 2C_648/2017 du 17 juillet 2018] ; 

cf. pour le contexte franco-suisse, ATF 143 II 224, consid. 6.5). Une telle 

assurance ne ressort en particulier pas des joint statements des 15 octobre 

2014 (ci-après : joint statement 2014 [disponible à l'adresse 

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/36918.pdf, 

consultée le 30 octobre 2017]) et 15 juin 2016 (ci-après : joint statement 

2016 [disponible à l’adresse https://www.newsd.admin.ch/newsd/mes-

sage/attachments/44446.pdf, consultée le 30 octobre 2017) signés par 

l’ancien secrétaire d’Etat aux questions financières internationales 

Jacques de Watteville et ses homologues indiens Shaktikanta Das, respec-

tivement Hasmukh Adhia (arrêt du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 con-

sid. 6.3.1 [décision confirmée par le TF, selon selon l’arrêt 2C_648/2017 du 

17 juillet 2018]). 

Le joint statement 2014 contient le passage suivant : « State Secretary de 

Watteville indicated that Switzerland would be willing to examine requests 

for which investigations have been carried out independently from what the 

Swiss government considers as data obtained in breach of Swiss law ». Le 

joint statement 2016 contient en outre le passage suivant (pour ce rappro-

chement, arrêt du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 6.3.2 qui traite 

d’une demande déposée le 27 mars 2015 [décision confirmée par le TF, 

selon l’arrêt 2C_648/2017du 17 juillet 2018]) : « On the issue of requests 

based on what Switzerland considers as data obtained in breach of Swiss 

law, Revenue Secretary Adhia, while reaffirming India's position that Swit-

zerland should share information in all cases in accordance with its treaty 

A-3482/2018 

Page 29 

obligations, noted the progress made in a number of Indian requests based 

on investigations carried out independently of the 'stolen data'. Secretary 

Adhia welcomed the decision of the Swiss Federal Council to dispatch to 

the Swiss Parliament a proposal to revise the Tax Administrative Assis-

tance Act in order to clarify, in accordance with the OECD standard, the 

possibility to cooperate on requests based on data obtained in breach of 

Swiss law. A timely revision of the Swiss law in respect of stolen data would 

take the Indo-Swiss tax cooperation to a new level». 

Sur la base de ce qui précède, il ne ressort donc pas des déclarations in-

diennes une assurance de renoncer à l’utilisation de données obtenues par 

des actes punissables au regard du droit suisse (arrêts du TAF 

A-2540/2017 du 7 septembre 2017 consid. 5.2.4.1 et 5.2.4.4 [décision con-

firmée par le TF selon l’arrêt 2C_819/2017du 2 août 2018] ainsi que 

A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 6.3 [décision confirmée par le TF, se-

lon l’arrêt 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]). Tout au plus les autorités des 

deux pays ont-elles discuté de la possibilité actuelle de coopérer sur la 

base d’investigations indépendantes de données volées ainsi que des pos-

sibilités hypothétiques de coopérer sur la base de données obtenues en 

violation du droit suisse (arrêts du TAF A-778/2017 du 5 juillet 2017 con-

sid. 6.3.1 [décision confirmée par le TF, selon l’arrêt 2C_648/2017du 17 

juillet 2018] et A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 4.2). 

L’hypothèse évoquée par les recourants selon laquelle l’origine des soup-

çons du MFI indien proviendrait de données volées de l’affaire des « Pa-

nama Papers » – point sur lequel ils ne reviennent d’ailleurs plus dans leur 

recours – ne constitue pas non plus un élément susceptible de rendre la 

requête contraire au principe de la bonne foi. Il n’est ainsi pas établi que 

l'Inde aurait acquis de telles données, ce que la présente cause ne permet 

pas non plus d'établir. On ne se trouve de la sorte pas dans les situations 

concrètes évoquées dans l’ATF 143 II 224 permettant d'en conclure à la 

mauvaise foi de l'Inde. En d’autres termes, la Cour ne peut donc retenir 

une violation de la bonne foi du fait de la provenance – le cas échéant 

illicite – des données à la source de la demande d’assistance litigieuse 

indienne. 

Il faut encore se demander si les circonstances d'espèce justifieraient une 

telle conclusion. S'agissant des engagements liant l'Inde et la Suisse, il 

convient de se référer au consid. 3.1 à 3.4.3 de l'arrêt 2C_648/2018 du 17 

juillet 2018, dans lequel le Tribunal fédéral a exposé de manière circons-

tanciée pour quels motifs on ne pouvait reprocher à l'Inde, compte tenu de 

https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_88%2F2018&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-II-224%3Afr&number_of_ranks=0#page224

A-3482/2018 

Page 30 

la CDI CH-IN, d'agir de mauvaise foi en formant des demandes d'assis-

tance administrative en lien avec ces données. Les spécificités de la de-

mande litigieuse ne révèlent pas davantage d'actes de mauvaise foi. Il ap-

paraît au contraire que la demande a été fondée sur des investigations 

indépendantes. En tout état de cause, il n’est donc pas démontré que l’uti-

lisation des informations fondant les demandes du […] 2016 des autorités 

indiennes constituerait un comportement contraire à la bonne foi de la part 

de ces dernières. Le grief correspondant des recourants doit ainsi être re-

jeté. 

10.  

Finalement, dans la procédure initiale A-3490/2018, les recourants esti-

ment que les questions 4 à 7 de la requête des autorités indiennes dans 

dite procédure ne remplissent pas les conditions de recevabilité cf. con-

sid. 10.1 ci-après). Ils considèrent encore que ces questions ne respectent 

pas le principe de proportionnalité et de l’interdiction de l’échange spontané 

(cf. consid. 10.2 ci-après).  

10.1 Les questions 4 à 7 de la demande des autorités indiennes dans la 

cause initiale dont il est question sont libellées comme suit :  

4. « In Case C._______ is found to be a beneficial owner / beneficiary / 

Promoter, Director, shareholder, Manager, trustee, beneficiary of any 

other account than account Nos […] & […] from where credit / debit 

were received then the banks may also be required to provide copy of 

certificate of incorporation/Copy of trust deed (as applicable) in case 

along with detailed particulars of customer profiles and contact details 

associated with the person under investigation in the records of the 

bankers “Customer profile” and subsequent paragraphs includes all 

available information about the customer collected as a result of the 

Bank’s Customer Acceptance Policy, Customer Identification Proce-

dures, Monitoring of Transactions, Risk Management and Prescribes 

Enhanced Due diligence requirements as prescribed by regulatory au-

thorities and / or adopted by the bank on its own violation. Complete 

date-wise details of all the events including profile creation, modifica-

tions to the original profile, if any, inter alia including banking transac-

tions with narrations & supporting documentary evidences w.r.t. each 

of the bank accounts of “the person under investigation” since 

01.04.1999 or date of opening of such account, whichever is later to 

date. 

5. Name and address of the Power of Attorney holders, authorized sig-

natories, beneficiaries and other persons related to the accounts in 

case answer to point No. 4 is affirmative 

6. If there is an investment portfolio associated with such accounts, 

please provide the statement of the portfolio account since opening of 

A-3482/2018 

Page 31 

the account and till date accounts in case answer to point No. 4 is 

affirmative 

7. Copy of bank statement since 01.04.1999 or date of opening of ac-

count whichever is later accounts in case answer to point No. 4 is af-

firmative ». 

10.2 S’agissant du respect des conditions de recevabilités, il y a lieu d’ob-

server ce qui suit. 

10.2.1 Selon les recourants, le libellé de la question 4 de la demande d’in-

formation des autorités indiennes, dans la cause initiale susmentionnée, 

serait confus et incompréhensible. L’imprécision des situations visées con-

fèrerait ainsi un caractère excessivement large à dite question, ce qui serait 

constitutif d’une pêche aux informations prohibée. De surcroît, les docu-

ments et informations requis excèderait ce qui peut être considéré comme 

vraisemblablement pertinent pour la détermination des obligations fiscales 

de C._______ ou des membres de sa famille en Inde. Les documents et 

informations conservés par la banque dans sa politique d’acceptation de 

client et de gestion du risque ou encore dans le suivi des transactions pour 

satisfaire à ses obligations règlementaires n’ont aucune pertinence. 

Enfin, il s’agirait ici d’admettre que seules les informations relatives aux 

comptes bancaires identifiés par l’autorité requérante et aux comptes dont 

C._______serait le bénéficiaire économique d’autre part doivent être con-

sidérées comme pertinentes par dite autorité pour les besoins des en-

quêtes. Faute de s’y tenir, l’autorité inférieure aurait procédé à une trans-

mission spontanée prohibée.  

10.2.2  Cela exposé, la Cour constate que c’est à raison que l’autorité in-

férieure rétorque dans sa réponse du 12 septembre 2018 qu’il convient 

d’interpréter les questions posées par les autorités requérantes de manière 

large. En effet, le ch. 10 let. d du Protocole CDI-IN, prévoit, à l’instar du 

Commentaire MC OCDE (cf. consid. 6.1 ci-avant), que : 

 

« Le but de la référence à des renseignements qui peuvent être pertinents est 

de garantir un échange de renseignements le plus large possible en matière 

fiscale sans pour autant permettre aux Etats contractants de procéder à la 

« pêche aux renseignements » ou de demander des renseignements sur la 

situation fiscale d'un contribuable dont la pertinence n'est pas vraisemblable ». 

Premièrement, il tombe sous le sens que le droit de signature fait partie 

des informations requises par les autorités indiennes. Il ressort clairement 

A-3482/2018 

Page 32 

des questions ci-avant que le MFI souhaitent notamment obtenir des infor-

mations sur les relations de toutes natures qu’entretiendrait les personnes 

concernées avec les comptes bancaires. La Cour constate en outre que 

les questions 4 à 7 reproduites ci-dessus remplissent à l’évidence les exi-

gences décrites du ch. 10 let. b du Protocole CDI-IN (cf. consid. 5.2 ci-des-

sus). 

La Cour rappelle ici qu'il n'y a pas de pêche aux renseignements lorsque 

l'autorité requérante connaît un numéro de compte de la personne concer-

née par la demande d'assistance et que cette autorité requiert des infor-

mations au sujet d'autres comptes que dite personne concernée détiendrait 

directement ou indirectement auprès de l'institution financière où est dé-

tenu le compte dont le numéro est connu. En effet, il ne s'agit pas ici d'une 

requête faite « à l'aveugle » mais d'une question concrète relative à une 

personne identifiée (ou identifiable) dans le cadre d'une enquête en cours 

(cf. arrêt du TAF A-2591/2017 du 5 mars 2019, consid. 4.3.2, A-1231/2018 

du 28 novembre 2018 consid. 3.6.4, A-846/2018 du 30 août 2018 con-

sid. 2.1.5 ; voir aussi arrêt du TF 2C_695/2017 du 29 octobre 2018 con-

sid. 2.4 et 2.5.1). En d’autres termes, il n’y a pas de « pêche au renseigne-

ments » lorsque les questions de l'autorité requérante portent sur d'éven-

tuels autres comptes détenus par la personne concernée auprès de l'insti-

tution financière auprès de laquelle le compte connu par elle a été ouvert. 

Il est le lieu de rappeler également que la condition de la pertinence vrai-

semblable est réputée réalisée si, au moment où la demande est formulée, 

il existe une possibilité raisonnable que les renseignements demandés se 

révéleront pertinents. Il en découle que l'appréciation de la pertinence vrai-

semblable des informations demandées est en premier lieu du ressort de 

l'Etat requérant. Le rôle de l'Etat requis est assez restreint puisqu'il se limite 

à un contrôle de la plausibilité. En l’occurrence, il est manifeste que les 

documents demandés ont un rapport avec l'état de fait présenté dans la 

demande et qu’ils sont potentiellement propres à être utilisés dans la pro-

cédure étrangère. En effet, l'Etat requis ne peut refuser de transmettre les 

informations que s'il apparaît avec certitude que celles-ci ne sont pas per-

tinentes pour l'Etat requérant. Autrement dit, l'exigence de la pertinence 

vraisemblable ne représente donc pas un obstacle très important à la de-

mande d'assistance administrative (cf consid. 6.2 ci-avant).  

Enfin, la banque prétend que C._______ détient un droit de signature des 

relations bancaires […]. Cette allégation est certes réfutée par le recourant 

ci-avant mentionné qui n’a toutefois pas apporté une preuve suffisante du 

contraire.  

A-3482/2018 

Page 33 

10.2.3 En conséquence, et pour les mêmes raisons que précédemment 

exposées, il faut considérer que la transmission de ces informations ne va 

pas au-delà de ce qui est requis par l’autorité fiscale indienne. Ce grief doit 

donc être rejeté. 

11.  

Les considérants qui précèdent conduisent le Tribunal administratif fédéral 

à admettre très partiellement le recours, au sens des considérants 7.2.1 et 

8.2 ci-dessus, et à le rejeter pour le surplus. 

11.1  Conformément à l'art. 63 al. 1 PA, les frais de procédure comprenant 

l’émolument d’arrêté, les émoluments de chancellerie et les débours sont 

mis, dans le dispositif, à la charge de la partie qui succombe ; si celle-ci 

n’est déboutée que partiellement, ces frais sont réduits. L'autorité de re-

cours impute, dans le dispositif, l'avance sur les frais de procédure corres-

pondants et rembourse le surplus éventuel (cf. art. 1 ss, plus particulière-

ment art. 5 al. 3, de l'ordonnance du 10 septembre 1969 sur les frais et 

indemnités en procédure administrative [RS 172.041.0]). En outre, aucun 

frais de procédure n'est mis à la charge de l'autorité inférieure déboutée 

(cf. art. 63 al. 2 PA).  

11.2 Par ailleurs, selon l’art. 64 al. 1 PA, l'autorité de recours peut allouer, 

d'office ou sur requête, à la partie ayant entièrement ou partiellement gain 

de cause une indemnité pour les frais indispensables et relativement éle-

vés qui lui ont été occasionnés (cf. également art. 7 ss du règlement du 21 

février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal 

administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Pour déterminer dans quelle 

mesure le recourant a eu gain de cause, respectivement a succombé, il 

s'agit principalement d'apprécier le succès de ses conclusions à l'aune de 

leurs effets sur la décision entreprise (cf. ATF 123 V 156 consid. 3c et 123 

V 159 consid. 4b ; arrêts du TAF A-2572/2017 du 12 juin 2017 consid. 5 et 

A-5586/2012 du 19 novembre 2012 consid. 14).  

Conformément en outre à l’art. 14 al. 1 FITAF, les parties qui ont droit à des 

dépens doivent faire parvenir au tribunal, avant le prononcé, un décompte 

des prestations de leur représentant. Selon la pratique du Tribunal admi-

nistratif fédéral, un tel document n’est pas collecté d’office (cf. arrêts du 

TF 2C_730/2017 du 4 avril 2018 consid. 3.4 et 2C_422/2011 du 9 janvier 

2012 consid. 2 ; arrêts du TAF A-5066/2017 du 17 mai 2018 consid. 5.2 et 

A-7273/2015 du 3 décembre 2015 consid. 7 ; cf. également MO-

A-3482/2018 

Page 34 

SER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. marg. 4.84). Aussi, à défaut de dé-

compte, le tribunal fixe l'indemnité sur la base du dossier (art 14 al. 2 FI-

TAF). 

11.3 Pour déterminer dans quelle mesure les recourants ont eu gain de 

cause, respectivement ont succombé, il s'agit principalement d'apprécier 

le succès de leurs conclusions à l'aune de leurs effets sur la décision en-

treprise (cf. ATF 123 V 156 consid. 3c et 123 V 159 consid. 4b ; arrêts du 

TAF A 2786/2017 du 28 février 2019 consid. 4.1, A 2572/2017 du 12 juin 

2017 consid. 5 et A 5586/2012 du 19 novembre 2012). En l’occurrence, il 

s’agit de tenir compte du fait que les recours sont, hormis l’admission très 

partielle au sens des considérants 7.2.1 et 8. 2 ci-avant, largement rejeté 

et que le présent arrêt constitue une décision finale. Dans ces circons-

tances, le tribunal de céans considère qu’il se justifie d’une part de réduire 

légèrement les frais de procédure à charge des recourants, lesquels sont 

arrêtés à Fr. 11’500.— et, d’autre part, d’allouer à ceux-ci à titre de dépens 

une indemnité réduite, fixée à Fr. 1’500.— sur la base du dossier (cf. con-

sid. 11.2 ci-avant).  

Les frais de procédure sont mis conjointement à la charge des recourants, 

qui les supportent à parts égales et solidairement (art. 63 al. 1 PA et 6a du 

règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Ce mon-

tant est prélevé sur l'avance de frais de Fr. 12'500.— déjà versée, le solde 

leur sera restitué lors de l’entrée en force du présent arrêt. Aucun frais n'est 

mis à la charge de l'autorité inférieure (art. 63 al. 2 PA). Les dépens, sont 

à charge de l'autorité inférieure. Cette dernière n'a pas droit aux dépens 

(art. 7 al. 3 FITAF). 

(dispositif de l’arrêt à la page suivante).  

A-3482/2018 

Page 35 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Les recours sont très partiellement admis au sens des considérants 7.2.1 

et 8.2. Ils sont rejetés pour le surplus. 

2.  

Les décisions finales du 11 mai 2018 de l’autorité inférieure sont modifiées 

dans le sens que l’AFC doit, avant la transmission des informations aux 

autorités compétentes indiennes, procéder aux modifications et caviar-

dages complémentaires mentionnés aux considérant 7.2.1 et 8.2 du pré-

sent arrêt. 

3. Les frais de procédure réduits sont fixés à Fr. 11'500.— (onze mille cinq 

cents francs). Ils sont mis à la charge des recourants et prélevés sur 

l'avance de frais déjà versée de Fr. 12'500.— (douze mille cinq cents 

francs). Le solde de Fr. 1’000.— (mille francs) leur sera restitué une fois le 

présent arrêt définitif et exécutoire. 

4.  

L'autorité inférieure doit verser aux recourants Fr. 1’500.— (mille cinq cent 

cinquante francs) à titre de dépens réduits. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– aux recourants (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […] ; Acte judiciaire) 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Raphaël Gani Alice Fadda 

 

Indication des voies de droit : 

A-3482/2018 

Page 36 

La présente décision, qui concerne un cas d'assistance administrative 

internationale en matière fiscale, peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit 

public, dans les dix jours qui suivent la notification. Ce délai est réputé 

observé si les mémoires sont remis au plus tard le dernier jour du délai, 

soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse 

ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 

LTF). Le recours n'est recevable que lorsqu'une question juridique de 

principe se pose ou qu'il s'agit pour d'autres motifs d'un cas 

particulièrement important au sens de l'art. 84 al. 2 LTF (art. 82, art. 83 

let. h, art. 84a, art. 90 ss et art. 100 al. 2 let. b LTF). Le mémoire de recours 

doit exposer en quoi l'affaire remplit la condition exigée. En outre, le 

mémoire doit être rédigé dans une langue officielle et doit indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient entre les mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :