# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 83465a11-6f41-5a63-93b8-06843f08618f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2016-05-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 02.05.2016 D-2562/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-2562-2016_2016-05-02.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-2562/2016 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2  m a i  2 0 1 6  

Composition 
 Gérard Scherrer, juge unique,  

avec l’approbation d‘Emilia Antonioni Luftensteiner, juge; 

Michel Jaccottet, greffier. 

   

Parties 
 A._______,  

né le (…), 

Géorgie,   

représenté par Me Bastien Reber, avocat  

(…)  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi; 

décision du SEM du 15 avril 2016 / N (…). 

 

 

 

D-2562/2016 

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Vu 

la décision du 19 janvier 2015, entrée en force, par laquelle le SEM a rejeté 

la demande d’asile de l’intéressé du 16 novembre 2014, prononcé son 

renvoi de Suisse et ordonné l’exécution de cette mesure,  

le départ de Suisse sous contrôle de l’intéressé, intervenu le 21 octobre 

2015, 

le courrier de l’intéressé, intitulé « requête en réexamen » du 22 janvier 

2016, concluant notamment à l’asile ou à l’octroi d’un permis de séjour 

humanitaire, 

le résultat de la comparaison avec la base de données européenne 

d'empreintes digitales (unité centrale Eurodac), dont il ressort que les 

autorités néerlandaises ont délivré à l’intéressé le 17 décembre 2015, un 

visa, valable du 4 janvier au 18 février 2016,  

le courrier du SEM du 3 février 2016, valant « droit d’être entendu », sur 

l’application éventuelle de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, dès lors que l’examen 

de la demande d’asile de l’intéressé paraissait être de la compétence des 

Pays-Bas, 

la réponse de l’intéressé du 11 février 2016, 

la décision du 15 avril 2016, notifiée quatre jours plus tard, par laquelle le 

SEM, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas 

entré en matière sur la demande d'asile de l'intéressé, a prononcé son 

transfert vers les Pays-Bas et ordonné l'exécution de cette mesure,  

le recours du 25 avril 2016, par lequel l'intéressé a conclu à l'annulation de 

cette décision, à l’entrée en matière sur sa demande d’asile, à l’octroi d’un 

permis de séjour pour raisons médicales, subsidiairement, au renvoi de la 

cause au SEM, 

les demandes de mesures provisionnelles et d’assistance judiciaire dont il 

est assorti, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après: le Tribunal), le 28 avril 2016, 

 

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et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les 

autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]), exception non 

réalisée en l'espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent recours, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA), 

que présenté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai (cf. art. 108 al. 2 

LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable,  

qu'à l'encontre d'une décision de non-entrée en matière et de transfert 

fondée sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, le recourant peut invoquer, en vertu 

de l'art. 106 al. 1 LAsi, la violation du droit fédéral, notamment l'abus ou 

l'excès dans l'exercice du pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement 

inexact ou incomplet de l'état de fait pertinent (let. b), 

qu'il ne peut pas invoquer l'inopportunité de la décision attaquée (cf. ATAF 

2015/9 consid. 8.2.2), 

que le Tribunal limite son examen à la question du bien-fondé d'une telle 

décision de non-entrée en matière (cf. ATAF 2014/39 consid. 2. et réf. cit.),  

que, dès lors, les conclusions du recours visant à l’octroi d’un permis de 

séjour pour raisons médicales ou tout autre autorisation de séjour sont 

irrecevables, 

que le grief soulevé par le recourant, selon lequel une demande de 

réexamen, respectivement d’ouverture de dossier, ce qui par ailleurs reste 

à démontrer, était en cours au 22 octobre 2015, sort du cadre de la 

présente procédure et n’a donc pas à être examiner, le Tribunal devant en 

l’espèce uniquement déterminer si le SEM était fondé à faire application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'entre pas en 

matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans 

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un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la 

procédure d'asile et de renvoi, 

que si l’intéressé estime à avoir été lésé du fait que le SEM n’aurait pas 

traité une de ses demandes formellement déposées, il lui appartiendrait de 

mettre en œuvre les voies de droit ouvertes pour obtenir un prononcé, 

que, par ailleurs, la décision du SEM du 19 janvier 2015, rejetant la 

demande d’asile de l’intéressé, prononçant son renvoi de Suisse et 

ordonnant l’exécution de cette mesure est entrée en force, 

que le départ de Suisse de l’intéressé a eu lieu sous contrôle le 21 octobre 

2015, 

qu’ainsi, en application de l’art. 19 par. 3 du règlement (UE) n° 604/2013 

du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les 

critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

(refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. art. 

1 et 29a al. 1 de l'ordonnance 1 sur l'asile du 11 août 1999 [OA 1, 

RS 142.311] dans sa nouvelle version, entrée en vigueur le 1er juillet 2015, 

conforme à la modification du 12 juin 2015 [RO 2015 1848 spéc. 1854]), 

les obligations de la Suisse, prévues à l’art. 18 par. 1 dudit règlement ont 

pris fin, 

que la nouvelle demande déposée par l’intéressé après son retour en 

Suisse ne pouvait être traitée comme demande de réexamen,  

qu’en effet, malgré la modification législative, la jurisprudence relative aux 

critères de délimitation entre réexamen et demande multiple, variante 

particulière du réexamen classique, demeure toujours valable (cf. arrêt du 

Tribunal E-1666/2014 du 16 décembre 2014, consid. 4.6 [prévu à la 

publication] ; JICRA 1998 no 1 consid. 6c bb), 

que, cela étant, c’est à juste titre que le SEM a examiné la compétence 

relative au traitement de la demande d'asile selon les critères fixés dans le 

règlement Dublin III,  

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

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qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III),  

que dans une procédure de prise en charge (anglais: take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être 

appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des 

critères de compétence; art. 7 par. 1 du règlement Dublin III),  

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du 

règlement Dublin III; ATAF 2012/4 consid. 3.2; FILZWIESER/SPRUNG, 

Dublin III-Verordnung, Das Europäische Asylzuständigkeitssystem, état au 

1er février 2014, Vienne 2014, pt. 4 sur l'art. 7),  

que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la 

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(art. 3 par. 2 1er alinéa du règlement Dublin III),  

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable,  

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable,  

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que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement,  

que le SEM doit admettre la responsabilité de la Suisse pour examiner une 

demande de protection internationale qui lui est présentée lorsque le 

transfert envisagé vers l'Etat membre désigné responsable par lesdits 

critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit international 

public,  

qu'il peut admettre cette responsabilité pour des raisons humanitaires au 

sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2), 

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l'unité centrale du système européen « Eurodac », 

que les autorités néerlandaises ont délivré à l’intéressé le 17 décembre 

2015, un visa, valable du 4 janvier au 18 février 2016,  

que dès lors, le 17 février 2016, le SEM a soumis aux autorités 

néerlandaises compétentes, dans le délai fixé à l'art. 21 par. 1 du règlement 

Dublin III une requête aux fins de prise en charge, fondée sur l'art. 12  

al. 2 du règlement Dublin III,  

que, le 13 avril 2016, soit dans le délai prévu par l'art. 22 par. 1 du 

règlement Dublin III, lesdites autorités ont accepté cette requête,  

que la compétence des Pays-Bas pour mener la procédure d'asile 

introduite en Suisse par l’intéressé est ainsi acquise,  

que les déclarations du recourant, selon lesquelles il n’a jamais eu 

l’intention de se rendre aux Pays-Bas, qu’il n’y a jamais séjourné, et qu’il a 

demandé un visa auprès de la représentation néerlandaise parce qu’il 

coûtait moins cher, ne sauraient remettre en cause cette compétence, 

que, par ailleurs, l'intéressé s'oppose à son transfert aux Pays-Bas, 

alléguant qu’il doit pouvoir continuer de bénéficier du suivi médical stable 

débuté en Suisse pour faire face à ses problèmes psychiques,  

qu’il souffre d’un trouble du stress post-traumatique et d’anxiété (cf. 

certificats médicaux produits à l’appui du recours), 

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que, cela étant, le recourant sollicite implicitement l'application de la clause 

de souveraineté, prévue à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que les Pays-Bas sont liés à la CharteUE et sont signataires de la 

Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (RS 0.142.30, 

ci-après : Conv. réfugiés), de la Convention du 4 novembre 1950 de 

sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH, 

RS 0.101) et de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et 

autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (RS 0.105 , 

ci-après : Conv. torture), 

qu’ils sont également liés par la directive n° 2013/32/UE du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures 

communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale [refonte] 

(JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive Procédure) et la directive 

n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale [refonte] (JO L 180/96 du 29.6.2013, ci-après : 

directive Accueil), 

que ces directives qui ont abrogé et remplacent les anciennes directives 

no 2005/85/CE (cf. art. 53 directive Procédure) et no 2003/9/CE (cf. art. 32 

directive Accueil) avec effet au 21 juillet 2015, peuvent être invoquées, 

dans leurs dispositions inconditionnelles et suffisamment précises, par les 

particuliers devant les juridictions nationales néerlandaises à partir de cette 

date (cf. CJUE, arrêt du 24 novembre 2011, ASNEF c. Administración del 

Estado, C-468/10 et 469/10, par. 51),  

que, liés par la directive Accueil, les Pays-Bas doivent faire en sorte que 

les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance médicale 

ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en 

matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé mentale 

appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que rien ne permet d'admettre que cet Etat qui dispose de structures 

médicales similaires à celles existant en Suisse, refuserait ou renoncerait 

à une prise en charge médicale adéquate dans le cas du recourant,   

qu’ainsi, le suivi de son traitement est garanti aux Pays-Bas, 

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que, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. 

contre Royaume-Uni du 27 mai 2008, 26565/05 confirmé par les arrêts 

Yoh-Ekale Mwanje c. Belgique du 20 décembre 2011, no 10486/10; S.H.H. 

c. Royaume-Uni du 29 janvier 2013, no 60367/10; Josef c. Belgique du 27 

février 2014, no 70055/10; A.S. c. Suisse du 30 juin 2015, no 39350/13, 

par. 31 à 33; cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que si l'intéressé se trouve à un stade de sa 

maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

que les troubles diagnostiqués dans les certificats médicaux produits ne 

sont pas graves au point que le transfert entraînerait pour l'intéressé un 

risque concret et sérieux qu'il se retrouve dans une situation équivalent à 

un traitement illicite, au sens de la jurisprudence précitée,   

que, cela dit, il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du 

transfert de prendre les mesures nécessaires et de transmettre aux 

autorités néerlandaises, le cas échéant, les renseignements permettant 

une prise en charge adéquate (cf. art. 31 et 32 du règlement Dublin III), 

que, dans ces conditions, le transfert de l'intéressé doit être considéré 

comme licite, 

que la responsabilité d'un Etat pour l'examen d'une demande d'asile est 

définie selon les critères fixés dans le règlement Dublin III et que celui-ci 

ne confère pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre 

par lequel ils souhaitent que leur demande soit traitée ou offrant, à leur 

avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de 

l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3),   

qu'ainsi, en considérant qu'il n'avait pas fait valoir d'éléments susceptibles 

de constituer des "raisons humanitaires", le SEM n'a pas fait preuve 

d'arbitraire dans son appréciation ou violé le principe de l'égalité de 

traitement,  

qu'il a établi de manière complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a 

commis ni excès ni abus de son pouvoir d'appréciation en refusant 

d'admettre l'existence de raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 

OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (cf. ATAF 

2015/9 consid. 8 p. 127 s.), 

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qu'en définitive, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur 

la demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a al. 1 let. b 

LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l'Italie,  

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté,  

que, s'avérant manifestement infondé, il doit être rejeté dans une procédure 

à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le présent arrêt rend sans objet la demande de mesures provisionnelles,  

que les conclusions de l'intéressé étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. 

2.  

La requête d'assistance judiciaire est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gérard Scherrer Michel Jaccottet 

 

 

Expédition :