# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fa800900-2e55-5421-b2d5-ade0a11e5c33
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-11-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 02.11.2017 E-1026/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-1026-2017_2017-11-02.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-1026/2017 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2  n o v e m b r e  2 0 1 7  

Composition 
 William Waeber (président du collège),  

Gérald Bovier, Emilia Antonioni Luftensteiner, juges, 

Jean-Claude Barras, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

B._______, née le (…), 

Macédoine,  

représentés par lic. iur. Othman Bouslimi, Cabinet juridique, 

(…), 

recourants,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Exécution du renvoi; décision du SEM du 3 février 2017 / 

N (…). 

 

 

 

E-1026/2017 

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Vu 

les demandes d'asile déposées en Suisse par A._______ et B._______, 

le 2 octobre 2014, 

les procès-verbaux de leurs auditions des 16 et 30 octobre 2014 au centre 

d'enregistrement et de procédure (CEP) de Vallorbe, lors desquelles ils ont 

dit être des Roms turcophones de Macédoine et venir de C._______, 

la décision du 3 février 2017, notifiée le 6 février suivant, par laquelle 

le SEM, en application de l’art. 31a al. 3 de la loi sur l'asile (LAsi ; 

RS 142.31) n’est pas entré en matière sur les demandes d’asile des 

recourants, a prononcé leur renvoi de Suisse et ordonné l’exécution de 

cette mesure, 

le recours interjeté le 16 février 2017, dans lequel les intéressés concluent 

à l'annulation de la décision du SEM, uniquement en ce qui concerne 

l'exécution de leur renvoi, et à l'octroi d'une admission provisoire pour 

cause d'inexigibilité, 

les rapports du Service d’urologie et de la D._______ de la E._______ des 

10 et 13 février 2017, ainsi que le certificat médical du 14 février suivant, 

annexés au mémoire de recours, 

 

et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de 

l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel, sauf l'exception visée à 

l'art. 83 let. d ch. 1 LTF, non réalisée en l'espèce, statue définitivement,  

que les intéressés ont qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable 

par renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que, présenté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA par renvoi de l'art. 6 LAsi) 

et le délai prescrits par la loi (cf. art. 108 al. 1 LAsi), le recours est 

recevable, 

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qu'en l'occurrence, les recourants ont dit avoir quitté leur pays parce qu’ils 

ne pouvaient y obtenir les soins médicaux requis par leur état, cela, en 

raison, notamment, des discriminations dont étaient victimes les Roms, 

que, selon les rapports médicaux versés au dossier du SEM, en particulier 

ceux de la E._______ des 18 février, 5 juin et 23 novembre 2015, auxquels 

il faut ajouter celui du 29 novembre 2016, après son arrivée en Suisse, le 

recourant a été, entre autres, traité pour une rétention urinaire aiguë sur 

hypertrophie prostatique, une anomalie congénitale de la valve aortique, 

un adénome surrénalien droit et une dysphagie mixte, 

qu’il a aussi subi une résection de la prostate après un diagnostic de 

carcinome urothélial papillaire de bas grade, 

qu’il a également bénéficié, à partir de juin 2016, d’un suivi psychologique 

destiné à l’accompagner et à le soutenir dans ses difficultés psychiques, 

liées, principalement, à son état somatique, 

qu’il ne figure pas d’indication médicale en ce qui concerne son épouse, 

laquelle a déclaré avoir été opérée en Suisse il y a trois ou quatre ans pour 

des problèmes d’ouïe, 

que le SEM a rejeté la demande d'asile des époux au motif que ceux-ci 

n’étaient pas venus solliciter en Suisse une protection contre des 

persécutions dans leur pays, mais pour s’y faire soigner, ce qui ne relevait 

pas de l’art. 3 LAsi, 

que A._______ et son épouse n’ont pas contesté la décision de refus 

d'asile de sorte que, sous cet angle, celle-ci a acquis force de chose 

décidée, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit des recourants à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, l'autorité de céans est tenue de confirmer le renvoi 

(art. 44 LAsi), 

que l'exécution du renvoi est ordonnée si elle est licite, raisonnablement 

exigible et possible (cf. art. 83 al. 2 à 4 LEtr [RS 142.20], auquel renvoie 

l’art. 44 LAsi, 2ème phrase),  

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que, dans la mesure où les recourants n’ont pas remis en cause la décision 

en matière d'asile, le principe de non-refoulement ancré à l'art. 5 LAsi ne 

trouve pas directement application, 

que les intéressés n'ont pas non plus rendu crédible qu'il existerait pour 

eux un véritable risque concret et sérieux d'être victimes, en cas de retour 

dans leur pays d'origine, de traitements inhumains ou dégradants (cf. art. 3 

de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de 

l’homme et des libertés fondamentales [CEDH, RS 0.101] et art. 3 de la 

Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou 

traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. torture, RS 0.105]), 

qu’en fait, ils ont déclaré avoir avant tout quitté la Macédoine pour se faire 

soigner, 

qu’ils laissent, certes, entendre que dans leur pays, ils risquent d’être 

discriminés par les personnels soignants, en raison de leur extraction rom,  

que l’hostilité d’une partie de la population de souche macédonienne 

envers ses concitoyens d’ethnie rom est certes notoire (cf. notamment 

arrêts du Tribunal D-4095/2012 du 7 août 2013 et E-3192/2012 du 22 juin 

2012),  

qu’il ne peut toutefois être considéré que les membres de la minorité rom 

en Macédoine sont systématiquement l’objet de graves discriminations, 

que ces dernières années le gouvernement macédonien a accompli 

d’importants efforts en vue de développer et d’améliorer le statut de la 

communauté rom, ainsi que de diminuer les comportements 

discriminatoires envers elle, 

que durant leurs auditions, les intéressés n’ont d’ailleurs aucunement 

prétendu avoir quitté la Macédoine en raison de problèmes liés à leur 

appartenance ethnique, 

qu’en l’occurrence, rien ne permet d’affirmer que le recourant n’a pas été  

pris en charge médicalement dans son pays, 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (cf. art. 83 al. 3 LEtr ; ATAF 

2010/42 consid. 11.2 et 11.3 ; ATAF 2009/2 consid. 9.1), 

que, selon les rapports du Service d’urologie et de la D._______ de la 

E._______ des 10 et 13 février 2017 annexés au mémoire de recours, 

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l’intéressé souffre, entre autres et principalement, d’une hyperplasie 

bénigne de la prostate, d’un carcinome urothélial de bas grade et d’un 

hypospadias non-opéré,  

qu’il souffre aussi d’une anomalie congénitale de la valve aortique et d’un 

adénome surrénalien droit, 

que le carcinome urothélial de la vessie pour lequel il a été opéré est connu 

pour des récidives locales qui doivent être rapidement prises en charge, 

une fois décelées, sous peine de récidive, 

que, selon le certificat médical du 14 février 2017, le traitement de sa 

symptomatologie anxieuse et dépressive nécessite des entretiens 

réguliers dont « il est très preneur », 

que, pour ses thérapeutes, « en cas de renvoi, une décompensation est 

très probable, avec des angoisses si importantes qu’elles ne [lui] 

permettraient pas d’être traité en Macédoine », 

que, du point de vue de l’intéressé, sa situation est donc celle d’une 

personne vulnérable, attendu l’urgence médicale et les mesures de 

contrôle (cystoscopie et échocardiographie) planifiées par ses médecins 

pour l’année en cours, 

qu’il s’y ajoute qu’il redoute de ne pas pouvoir accéder aux traitements 

requis par son état dans son pays parce qu’il est rom, une ethnie dont les 

membres sont souvent la cible de discriminations, 

que, dans ses conditions, le risque est grand que l’exécution de son renvoi 

aggrave son état précaire, de sorte qu’elle serait inexigible, au sens de l’art. 

83 al. 4 LEtr,  

qu'en vertu de l'art. 83 al. 4 LEtr, il peut être renoncé à l'exécution d'un 

renvoi si, en raison de l'absence de possibilités de traitement adéquat, l'état 

de santé d'un requérant se dégraderait très rapidement au point de 

conduire d'une manière certaine à la mise en danger concrète de sa vie ou 

à une atteinte sérieuse, durable, et notablement plus grave de son intégrité 

physique et/ou psychique (cf. notamment ATAF 2009/52 consid. 10.1), 

qu'en d'autres termes, s'agissant des personnes qui souffrent de maladies 

graves et qui sont en traitement médical en Suisse, l'exécution du renvoi 

ne devient inexigible que dans la mesure où elles ne pourraient plus 

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recevoir les soins essentiels garantissant des conditions minimales 

d'existence, 

que par soins essentiels, il faut entendre les soins de médecine générale 

et d'urgence absolument nécessaires à la garantie de la dignité humaine 

(cf. GABRIELLE STEFFEN, Droit aux soins et rationnement, Berne 2002, p. 81 

s. et 87), 

qu'en effet l'art. 83 al. 4 LEtr ne saurait être interprété comme une norme 

qui comprendrait un droit de séjour lui-même induit par un droit général 

d'accès en Suisse à des mesures médicales visant à recouvrer la santé ou 

à la maintenir, au simple motif que l'infrastructure hospitalière et le savoir-

faire médical dans le pays d'origine ou de destination de l'intéressé n'atteint 

pas le standard élevé qu'on trouve en Suisse (cf. JICRA 2003 n°24 

p. 157 s.), 

que selon les auteurs des rapports médicaux des 10 et 13 février 2017, sur 

le plan urologique, l’état du recourant est aujourd’hui stable, 

qu’une surveillance du carcinome urothélial de bas grade de sa vessie 

s’avère toutefois nécessaire pour prévenir une éventuelle récidive, 

qu’une cystoscopie de contrôle annuelle avec cytologie est ainsi 

recommandée pendant cinq ans,  

qu’ensuite, ledit contrôle devra avoir lieu tous les deux ans pendant dix 

ans, 

que, de même, « l’hyperplasie bénigne de la prostate [du recourant] 

nécessite un simple suivi médical avec un contrôle annuel pour s’assurer 

d’une bonne vidange vésicale », 

que, selon les praticiens, moyennant la garantie d’une cystoscopie 

annuelle, l’exécution du renvoi n’est, en l’état, pas contre-indiquée, 

que, selon la société macédonienne d’urologie, il y avait en 2012 en 

Macédoine 65 urologues ainsi que 15 services d’urologie dans différents 

hôpitaux (cf. ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX RÉFUGIÉS (OSAR) 

"Macédoine : soins médicaux et assurance-maladie pour handicapés 

physiques", Renseignement de l'analyse-pays de l'OSAR, ADRIAN 

SCHUSTER, Berne août 2012, p. 14), 

que le recourant pourra donc se faire contrôler dans son pays, 

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que, dès lors qu’aucune insuffisance cardiaque n’a été constatée chez lui, 

la sténose aortique qui l’affecte ne requiert qu’une surveillance 

échocardiographique annuelle (cf. rapport médical du 10 février 2017), 

qu’en 2014, un nouveau pavillon de cardiologie a été ouvert à l’hôpital de 

C._______, la ville d’où viennent les époux, 

qu’en conséquence, à son retour chez lui, le recourant aura accès au 

contrôle préconisé par son médecin en Suisse, 

qu’en définitive, le recourant a bénéficié en Suisse de tous les soins dont il 

avait besoin, 

que son état ne nécessite ni une nouvelle intervention chirurgicale, ni un 

traitement médical spécialisé, mais avant tout des contrôles,  

que la gastroscopie planifiée au printemps 2017, selon le rapport du 

10 février 2017, a dû avoir lieu, 

qu’à défaut d’informations supplémentaires à ce sujet, le Tribunal en 

conclut donc que la dysphagie aux solides du recourant n’est pas de nature 

à faire obstacle à son renvoi, 

que l’intéressé n’a en tout cas pas prétendu le contraire ni requis un délai 

pour compléter son recours sur ce point, ce qu’il n’eût pas manqué de faire 

le cas échéant, 

qu’enfin, la République de Macédoine n'est pas dépourvue de moyens en 

hôpitaux psychiatriques, psychiatres, infirmiers en soins psychiatriques, 

psychologues et travailleurs sociaux (cf. arrêt du TF 2C_972/2011 du 8 mai 

2012 et les références citées), 

qu’on trouve ainsi à C._______ un centre communautaire de santé mentale 

disposant de structures de soins stationnaires spécialisées (cf. notamment 

arrêt du Tribunal E-3161/2014 du 21 juin 2017 consid. 6.5.2),  

que les principales villes de Macédoine disposent en outre d’infrastructures 

en mesure d’offrir à ceux qui en ont besoin des soins psychiatriques, 

disponibles dans les départements de neuropsychiatrie des hôpitaux 

généraux du pays, 

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que, toutefois, les traitements proposés sont avant tout médicamenteux et 

qu’ils portent peu d’attention aux dimensions psychosociales, faute de 

personnel qualifié avec une formation appropriée en suffisance, 

que font ainsi les frais de ces lacunes les personnes qui souffrent de 

problèmes psychiques pour lesquels elles ont surtout besoin d’un soutien 

psychologique, 

que, quoi qu’il en soit, le Tribunal n’estime pas les troubles psychiques du 

recourant graves au point d’aboutir d'une manière certaine à une mise en 

danger concrète de sa vie ou à une atteinte sérieuse, durable, et 

notablement plus grave de son intégrité physique et psychique en 

l'absence de possibilités de traitement adéquat, (cf. JICRA 2003 no 24 

consid. 5b p. 157 s.), 

que les médicaments dont il a besoin sont disponibles en Macédoine, 

que son état de santé ne constitue ainsi pas un motif d'inexigibilité, 

qu’enfin, lors de son audition sur ses motifs d’asile, le recourant a dit avoir 

été assuré contre la maladie dans son pays, 

que les personnes n'ayant pas résidé en Macédoine durant une longue 

période ‒ tel le recourant ‒ peuvent s’inscrire au fonds d’assurance 

maladie à leur retour et sont couvertes le jour même ; l'assurance couvrant 

également les traitements psychiatriques (ADRIAN SCHUSTER, OSAR, 

op. cit., p. 5 s.), 

que l'intéressé peut en outre compter sur le soutien de sa famille, 

qu’il a, en effet, une fille en F._______ et un fils qui vit en Suisse avec sa 

famille et qui travaille comme aide-soignant dans un hôpital, 

que, selon les dires de l’intéressé, avant qu’il ne le rejoigne en Suisse avec 

son épouse, son fils lui envoyait chaque mois entre (…) et (…) euros, pour 

qu’il puisse se payer, entre autres, ses médicaments, 

qu’il convient encore de souligner que les recourants pourront solliciter du 

SEM une aide au retour individuelle pour faciliter, s'il y a lieu, leur 

réinstallation en Macédoine où A._______ a dit avoir une maison 

(cf. art. 93 LAsi et art. 73 à 78 de l'ordonnance 2 sur l'asile du 11 août 1999 

[OA 2, RS 142.312]), 

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qu’enfin, la Macédoine ne se trouve pas en proie à une guerre, une guerre 

civile ou une violence généralisée, qui permettrait d'emblée – et 

indépendamment des circonstances du cas d'espèce – de présumer, à 

propos de tous les ressortissants du pays, l'existence d'une mise en danger 

concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr, 

que l'exécution du renvoi est aussi possible au sens de l'art. 83 al. 2 LEtr 

(cf. JICRA 2006 no 15 consid. 3.1 p. 163 s., JICRA 1997 no 27 

consid. 4a et b p. 207 s., et jurisp. cit.), les recourants étant en 

possession  de passeports valables, 

qu'en définitive, au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, et la 

décision attaquée confirmée en ce qui concerne l’exécution du renvoi, 

que le recours peut être rejeté sans qu'il soit nécessaire de procéder à un 

échange d'écritures (cf. art. 111a al. 1 LAsi), 

qu’au vu de l’issue de la cause, il y aurait lieu de mettre les frais de 

procédure à la charge des recourants, conformément aux art. 63 al. 1 PA 

et 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

que la demande d’assistance judiciaire partielle, déposée simultanément 

au recours, a cependant été admise le 23 février 2017, de sorte qu’il n’est 

pas perçu de frais, 

 

(dispositif : page suivante),  

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire des recourants, au SEM et à 

l'autorité cantonale. 

 

Le président du collège : Le greffier : 

  

William Waeber Jean-Claude Barras 

 

 

Expédition :