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**Case Identifier:** bb008bc2-bcb4-5ec5-bfbb-2a6a38f0dd54
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-07-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 21.07.2015 A/1626/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1626-2015_2015-07-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Mario-Dominique TORELLO, Président; Georges ZUFFEREY et Willy 
KNÖPFEL, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1626/2015 ATAS/566/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 21 juillet 2015 

10ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENEVE, représentée par 
CARITAS 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENEVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1626/2015 

- 2/6 -

Attendu en fait, 

Que le service des prestations complémentaires (ci-après : le SPC ou l'intimé) procédant 
à la révision du dossier de Madame A______ (ci-après : l'assurée ou la recourante) a 
constaté que le revenu hypothétique prévu par la loi n'avait pas été pris en compte pour 
le calcul de la prestation ; il a ainsi rétabli une situation conforme au droit et a procédé à 
la rectification de la décision antérieure, par décision du 14 janvier 2015 réclamant à 
l'assurée la restitution des prestations versées indûment à hauteur de CHF 22'832.-; 

Que par courrier du 29 janvier 2015, l’assurée a exposé que dans la détermination des 
prestations auxquelles elle avait droit, elle avait toujours fait entièrement confiance au 
SPC en termes de comptabilité et calcul des prestations que ce service lui avait versées 
du 1er mai 2013 au 31 décembre 2014 ; qu'elle n'avait pas pu vérifier les calculs et 
qu'aujourd'hui encore elle était dans l'incapacité de les comprendre ; qu'elle avait 
toujours pris grand soin de fournir toute information répondant à ses demandes et l'avait 
régulièrement tenu informé des changements dans sa situation, pour éviter de se trouver 
dans une situation financière embarrassante et difficile ; qu'elle n'avait jamais contracté 
de dettes de sa vie et qu'elle se sentait comme piégée dans une situation inconfortable 
d'endettement qu'elle n'avait pas créée ; qu'en définitive, au vu de la modicité de ses 
revenus au B______, les prestations qu'elle avait perçues de la part du SPC étaient 
censées couvrir ses besoins vitaux, de sorte qu'elle n'avait pu se constituer aucune 
économie et  n'avait donc pas les moyens de restituer le montant réclamé « ni de vous 
demander une remise » ; 

Qu'en date du 10 avril 2015, le SPC a rendu sa décision sur opposition : l'opposition 
était rejetée. La décision du 14 janvier 2015 devait être confirmée et l'examen des 
conditions de la remise de l'obligation de rembourser le montant réclamé serait effectué 
dès l'entrée en force sur le fond de la décision contestée ; 

Qu'en date du 18 mai 2015, représentée par un mandataire, l'assurée a saisi la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice d'un recours contre cette décision, par 
lequel elle concluait à l'annulation de la décision sur opposition et à ce qu'il soit dit que 
la recourante avait et a droit de percevoir des prestations complémentaires ; 

Que par courrier spontané du 12 juin 2015, le conseil de la recourante a indiqué à la 
juridiction de céans qu'une « coquille s'était glissée dans l'une des conclusions de son 
recours et qu'il souhaitait y remédier : dans la mesure où il admettait que le fils de la 
recourante avait quitté le domicile familial à la fin du mois de décembre 2014, 
information qu'elle avait dûment transmise à l'intimé, elle n'avait à juste titre plus rien 
perçu à partir du 1er janvier 2015, ce qu'elle ne conteste pas, de sorte qu'il y avait lieu de 
modifier la conclusion par laquelle elle demandait qu'il soit dit qu'elle « avait et a droit » 
de percevoir des prestations complémentaires, en supprimant « et a droit » ; 

Que l'intimé s'est déterminé sur le recours le 16 juin 2015 et a conclu à son rejet ; 

 
 
 

 

A/1626/2015 

- 3/6 -

Que les parties ont été entendues en comparution personnelle le 6 juillet 2015 ; 

Qu'à cette occasion la recourante a confirmé que son recours ne concernait que la 
demande de restitution, rappelant qu'elle ne touchait plus de prestations 
complémentaires du fait de la cessation des études de son fils ; 

Que l'intimé a indiqué, s'agissant des conditions de la remise, que la première, relative à 
la bonne foi, lui semblait réalisée, et qu'il devrait en être de même de la seconde, dès 
lors que la recourante ne touche plus d' « allocations familiales » (recte : prestations 
complémentaires familiales) depuis le début de l'année et qu'elle exerce une activité à 
temps partiel ; qu'il a encore précisé qu'il n'avait en effet pas mentionné d'emblée dans 
la décision de restitution qu'il était renoncé à celle-ci, car un calcul devait encore être 
fait, calcul qu'elle pourrait faire établir rapidement ; 

Que la recourante a confirmé que si elle recevait une décision du SPC lui indiquant qu'il 
renonçait à réclamer la restitution de la somme litigieuse, elle confirmerait 
immédiatement à la chambre de céans qu'elle retirait son recours ; 

Qu'à l'issue de l'audience la chambre de céans a imparti un délai au 13 juillet 2015 au 
SPC pour procéder au calcul et rendre sa décision sur remise, qui serait directement 
notifiée au mandataire de la recourante avec copie à la chambre, et qu'à réception d'une 
décision accordant la remise la recourante confirmerait à la chambre de céans le retrait 
de son recours ; 

Qu'en date du 8 juillet 2015 l'intimé a rendu une décision sur « demande de remise » 
notifiée le jour-même au conseil de la recourante, constatant qu'en l'espèce l'assurée 
avait informé sans tarder le service des changements intervenus dans sa situation 
économique, et dès lors que la condition de la bonne foi était admise ; que s'agissant de 
la seconde condition de la remise (situation difficile), se fondant sur l'art. 5 al. 1 
ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales du 11 septembre 2002 
(OPGA - RS 830.11) aux termes duquel il y a situation difficile au sens de l'art. 25 al. 1 
de loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) cette condition était également réalisée, le calcul de la charge trop 
lourde (copie du tableau annexé à la décision) démontrant des ressources de 
CHF 24'315.75 pour des dépenses totalisant CHF 46'898.-; qu'en conséquence la somme 
de CHF 22'832.- n'était pas demandée en remboursement ; 

Que par courrier du 13 juillet 2015, le mandataire de la recourante a confirmé à la 
chambre de céans la notification de la décision susmentionnée : dès lors que le recours 
ne concernait que la demande de restitution, la décision de remise ayant été reçue après 
le dépôt du recours, celui-ci semblait devenir sans objet ; il observait toutefois que sa 
mandante avait dû agir en justice, et dès lors il demandait à la chambre de céans « d'user 
de votre compétence résultant de l'art. 61 let.g LPGA et de l'art. 6 RFPA pour lui 
accorder des dépens et mettre les frais à la charge du Service des prestations 
complémentaires » ; 

 
 
 

 

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- 4/6 -

Attendu en droit  

Que conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations 
prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires du 
25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25) concernant les prestations complémentaires familiales 
au sens de l’art. 36A LPCC en vigueur dès le 1er novembre 2012. 

Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ; 

Que selon l’art. 1A al. 2 LPCC, les prestations complémentaires familiales sont régies 
par les dispositions figurant aux titres IIA et III de la LPCC, les dispositions de la loi 
fédérale sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI du 6 octobre 2006 (loi 
sur les prestations complémentaires; LPC - RS 831.30) auxquelles la LPCC renvoie 
expressément, les dispositions d'exécution de la loi fédérale désignées par règlement du 
Conseil d'Etat et la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 
6 octobre 2000 (LPGA - RS 830) ; 

Qu'aux termes de l'art. 25 al. 1 et 2 LPGA les prestations indûment touchées doivent 
être restituées. La restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et 
qu'elle le mettrait dans une situation difficile (al. 1). Le droit de demander la restitution 
s'éteint un an après le moment où l'institution d'assurance a eu connaissance du fait, 
mais aux plus tard 5 ans après le versement de la prestation (al. 2) ; 

Que l'art. 24 al.1 LPCC reprend exactement les termes de l'art. 25 al. 1 LPGA, l'alinéa 2 
de cette disposition mentionnant que le règlement fixe la procédure de la demande de 
remise ainsi que les conditions de la situation difficile ; 

Que l'art. 14 du règlement relatif aux prestations cantonales complémentaires à 
l'assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité du 25 juin 1999 (RPCC-
AVS/AI - J 4 25.03) précise que le service (service des prestations complémentaires –
art. 10 LPCC) doit demander la restitution des prestations indûment touchées au 
bénéficiaire, à ses héritiers ou aux autres personnes mentionnées à l'article 2 de 
l'ordonnance fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 
11 septembre 2002, appliqué par analogie (al. 1) ; il (le service) fixe l'étendue de 
l'obligation de restituer par décision (al.2). Dans sa décision en restitution, le service 
indique la possibilité d'une demande de remise (al.3) ; lorsqu'il est manifeste que les 
conditions d'une remise sont réunies, le service décide, dans sa décision, de renoncer à 
la restitution (al.4) ; 

Qu'en l'espèce il est évident que la décision, postérieure au recours, par laquelle l'intimé 
a accordé la remise, et renoncé à demander la restitution a vidé le seul objet du litige, 
qui concerne précisément la demande de restitution ; 

Que la recourante, qui estime ainsi être satisfaite sur le fond, et qui considère que le 
recours paraît être devenu sans objet, prétend néanmoins - alors qu'elle n'y avait pas 

 
 
 

 

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- 5/6 -

conclu dans son recours -, à l'octroi de dépens, dans la mesure où elle estime avoir dû 
agir en justice ; 

Qu'il est vrai que l'intimé a admis en audience que la condition de la bonne foi était 
réalisée, et que la seconde condition de la remise, la situation difficile de la recourante, 
paraît également réalisée, précisant à la cour - qui lui demandait pourquoi elle n'avait 
pas d'emblée décidé de renoncer à la restitution, dans la décision objet du recours, 
conformément à la disposition susmentionnée (art. 14 al. 4 RPCC) -, qu'un calcul devait 
encore être fait, qu'elle pourrait faire établir rapidement ; ce qui a été fait dans les deux 
jours qui ont suivi l'audience. Cela confirme bien que l'intimé disposait d'emblée, dans 
son dossier, de tous les éléments nécessaires à constater que la condition de la situation 
difficile était manifeste, ce qui aurait dû la conduire, à teneur de la disposition 
concernée, à décider d'emblée de renoncer à la restitution, cette disposition 
réglementaire ne lui donnant  pas seulement la faculté de procéder ainsi, mais lui 
prescrivant de le faire, ce qui aurait permis d'éviter une procédure de recours inutile, et à 
la recourante de devoir consulter un mandataire pour cela ;  

Qu'il est constant, à teneur de la jurisprudence, que lorsque le recours est déclaré sans 
objet, le recourant peut prétendre à des dépens, pour autant que les chances de succès 
telles qu'elles se présentaient avant que le recours ne devienne sans objet, le justifient 
(RAMA 2001 p. 76); 

Que toutefois dans le cas d'espèce, non seulement ce n'est qu'une fois le recours devenu 
sans objet, par la notification de la décision renonçant à la restitution de la somme de 
CHF 22'832.-, que la recourante a sollicité l'octroi de dépens - ce à quoi elle n'avait pas 
conclu lorsqu'elle a interjeté son recours -, mais elle avait encore expressément déclaré 
devant la chambre de céans que si elle recevait une décision du SPC lui confirmant qu'il 
renonçait à réclamer la restitution de la somme litigieuse, elle confirmerait 
immédiatement le retrait de son recours à la chambre de céans ; 

Qu'ainsi la chambre de céans n'allouera pas d'indemnité à la recourante, la question de 
savoir si les chances de succès telles qu'elles se présentaient avant que le recours ne 
devienne sans objet pouvant rester ouverte ; 

Que pour le surplus la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA et 89H LPA)  

 

 

 
 
 

 

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- 6/6 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

1. Constate que le litige est devenu sans objet. 

2. Raye la cause du rôle. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours constitutionnel 
subsidiaire (art. 113 ss LTF) aux conditions de l’art. 116 LTF. Le mémoire de 
recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la 
signature du recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral 
par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent 
arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, 
doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Florence SCHMUTZ 

 Le président 
 
 
 
 

Mario-Dominique TORELLO 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le