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**Case Identifier:** bf901c68-a662-5a93-8e6c-afefafc2253f
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-01-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 22.01.2024 CR.2023.16
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_CR-2023-16_2024-01-22.pdf

## Full Text

Décision du 22 janvier 2024 
Cour d’appel 

Composition  Les juges Andrea Blum, juge présidente, 
Frédérique Bütikofer Repond et Jean-Paul Ros, 
La greffière Emmanuelle Lévy  

Parties  1. A. LTD, c/o B. 
 
2. C. LTD, c/o B. 
 

requérantes  
 

 
contre 

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, représenté 
par Graziella de Falco Haldemann, Procureure fédérale 
 

requis et autorité d’accusation 

Objet 
 

Demandes de révision de la décision BB.2023.189, 
BB.2023.191 rendue le 4 décembre 2023 par la Cour 
des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 410 ss CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier :  CR.2023.16, CR.2023.17 

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Faits : 

A. Procédure devant la Cour des affaires pénales (SK.2019.12 / SK.2022.22 / 
SK 2022.18 / SN.2023.21) 

A.1 Par jugement SK.2019.12 du 23 avril 2021, la Cour des affaires pénales du Tri-
bunal pénal fédéral (ci-après : la Cour des affaires pénales) a condamné, notam-
ment, B., pour blanchiment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP), faux dans 
les titres répétés (art. 251 ch. 1 CP) et banqueroute frauduleuse (art. 163 ch. 1 
CP). 
 

A.2 Par jugement SK.2022.22 du 17 juin 2022, la Cour des affaires pénales a rendu 
un nouveau jugement suite à la décision de renvoi CA.2022.6 du 3 juin 2022 
prononcé par la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral (ci-après : la Cour d’ap-
pel). 
 

A.3 Par décision CA.2022.18 du 8 août 2023, la Cour d’appel a annulé le jugement 
SK.2022.22 et renvoyé une nouvelle fois la cause à la Cour des affaires pénales 
(BB.2023.189, act. 1.1). 
 

A.4 Faisant suite à la décision de renvoi précitée, la Cour des affaires pénales s’est 
saisie de la cause le 9 août 2023, laquelle a été enregistrée sous la référence 
SK.2023.29 (BB.2023.189, act. 1.1). 
 

A.5 Le 14 septembre 2023, le Ministère public, les parties plaignantes et B. ont cha-
cun interjeté recours de manière séparée auprès du Tribunal fédéral à l’encontre 
de la décision de renvoi précitée du 8 août 2023 (BB.2023.189, act. 1.1). 
 

A.6 Par décision SN.2023.21 du 8 novembre 2023 (BB.2023.189 et BB.2023.191, 
act. 1.1), la Cour des affaires pénales a suspendu l’affaire principale SK.2023.29, 
en raison des recours précités, pendants auprès du Tribunal fédéral 
(7B_621/2023 et 7B_622/2023). La décision de suspension a notamment été en-
voyée aux tiers saisis A. LTD et C. LTD, par l’intermédiaire de l’OFJ, à Saint-
Vincent et les Grenadines. 

B. Procédure de recours devant la Cour des plaintes (BB.2023.189/191) 

B.1 Le 13 et le 16 novembre 2023, A. LTD et C. LTD ont chacune déposé un recours 
auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après : Cour des 
plaintes) à l’encontre de la décision SN.2023.21 précitée. Les recours étaient 
signés par B. pour les deux sociétés recourantes et concluaient en substance, à 
titre principal que les adresses de notification les concernant soient modifiées et, 

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subsidiairement, que la décision entreprise soit annulée (BB.2023.189 et 
BB.2023.191, act. 1). 
 

B.2 Par courriers recommandés des 14 et 17 novembre 2023 (BB.2023.189 et 
BB.2023.191, act. 2), la Cour des plaintes a imparti à A. LTD et C. LTD un délai 
pour transmettre chacune une procuration récente datée et signée, des docu-
ments démontrant leur existence au jour du dépôt de leur mémoire de recours 
respectif, des documents établissant l’identité du signataire des procurations pro-
duites ainsi que des documents établissant que le signataire en question est ha-
bilité à les représenter. Il était précisé qu’à défaut, il ne serait pas entré en matière 
sur les recours. 
 

B.3 Par courriers des 20 et 24 novembre 2023, les requérantes ont transmis une 
nouvelle fois un mémoire de recours (BB.2023.189 et BB.2023.191, act. 3), indi-
quant cette fois qu’il était déposé par chacune d’elles et par D. AG (ci-après : D. 
AG), ainsi que deux procurations datées du 30 juin 2020 (BB.2023.189 et 
BB.2023.191, act. 3.1) et un extrait du registre du commerce accessible en ligne 
daté du 23 mai 2023 pour la société D. AG (BB.2023.189 et BB.2023.191, act. 
3.2). Selon la première procuration, A. LTD, par signature de B., mandate D. AG, 
représentée par B., pour la représenter pour toute affaire légale vis-à-vis de 
toutes parties. Selon la seconde procuration, C. LTD, par signature de B., man-
date D. AG, représentée par B. pour la représenter pour toute affaire légale vis-
à-vis de toutes parties. L’extrait du registre du commerce précité indique que B. 
est membre du conseil d’administration de la société D. AG, avec droit de signa-
ture individuelle. 
 

B.4 Par décision du 4 décembre 2023, la Cour des plaintes a déclaré les recours 
irrecevables, constatant en substance qu’au sens de l’art. 382 al. 1 CPP, a qualité 
pour recourir toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou 
à la modification d’une décision, qu’en l’occurrence, dans le délai imparti pour 
compléter leur recours, les sociétés recourantes avaient produit des procurations 
datant de plus de trois ans (BB.2023.189 et BB.2023.191, act. 3.1) et n’avait, 
partant, pas été en mesure de produire des procurations récentes, comme cela 
avait été requis par la Cour des plaintes les 14 et 17 novembre 2023, ni même 
des documents démontrant leur existence au moment du dépôt de leur recours 
respectifs. Pour ces considérations déjà, les recours interjetés par B. aux noms 
de A. LTD et C. LTD devaient être déclarés irrecevables. La Cour des plaintes a 
par ailleurs constaté au surplus que seule avait été transmis un extrait du registre 
du commerce concernant la société D. AG, société qui, selon les procurations 
produites, serait habilitée à représenter aux côtés de ses membres directeurs, 
les sociétés recourantes (BB.2023.189 et BB.2023.191, act. 3.1 et 3.2). Une per-
sonne morale devant être représentée en procédure de recours par une 

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personne physique, soit en particulier l’un de ses organes, D. AG ne pouvait pas 
représenter les sociétés recourantes devant les tribunaux. 

C. Procédure de révision devant la Cour d’appel (CR.2023.16/17) 

C.1 Le 11 décembre 2023, la Cour des plaintes a transmis à la Cour d’appel comme 
objet de sa compétence deux demandes de révision déposées, en allemand, par 
D. AG à l’encontre de la décision BB.2023.189, BB.2023.191. Selon la première 
page et la dernière page des demandes de révision, ces dernières ont été dépo-
sées par D. AG « aufgrund der Ihnen vorliegenden Abtretung & Vollmacht von 
A. LTD, SV&G, vom 30.06.2020 », respectivement « aufgrund der Ihnen vorlie-
genden Abtretung & Vollmacht von C. LTD, SV&G, vom 30.6.2020 » et signées 
par la société D. AG représentée apparemment, selon la signature, par B. Les 
requérantes ont conclu à ce que l’effet suspensif et l’assistance judiciaire leur soit 
octroyés, à ce que la décision de la Cour des plaintes du 4 décembre 2023 soit 
annulée, à ce que la décision du 8 novembre 2023 de la Cour des affaires pé-
nales soit également annulée, à ce qu’il soit ordonné à la Cour des affaires pé-
nales d’admettre les conclusions des recourantes et à ce que les frais de la cause 
soient mis à charge de l’Etat, respectivement du Tribunal pénal fédéral. Aucune 
annexe n’étaient jointes aux demandes de révision.  

 
La Cour d’appel considère en droit : 

1. Compétence de la Cour d’appel 

1.1 Depuis le 1er janvier 2019, la Cour d’appel est compétente pour statuer sur les 
appels et les demandes de révision au sein des autorités pénales de la Confé-
dération en vertu de l’art. 38a de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation 
des autorités pénales de la Confédération (LOAP ; RS 173.71).  

1.2 La décision attaquée ayant été rendue par la Cour des plaintes sur la base de 
l’art. 37 al. 1 LOAP, la Cour d’appel est compétente. 

2. Jonction des procédures CR.2023.16 et CR.2023.17 

2.1 Si des raisons objectives le justifient, le ministère public et les tribunaux peuvent 
ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales (art. 30 al. 1 CPP).  

2.2 En l’espèce, les demandes de révision déposée le 7 décembre 2023 par D. AG 
à l’encontre de la décision BB.2023.189, BB.2023.191, « aufgrund der Ihnen vor-
liegenden Abtretung & Vollmacht von A. LTD, SV&G, vom 30.06.2020 », 

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respectivement « aufgrund der Ihnen vorliegenden Abtretung & Vollmacht von 
C. LTD, SV&G, vom 30.6.2020 » présentent des griefs et des conclusions en tout 
point identiques, mutatis mutandis. 

2.3 Par économie de procédure, il convient par conséquent de joindre les causes 
CR.2023.16 et CR.2023.17. 

3. Droit applicable 

3.1 En matière de révision, on distingue les procédures régies par des lois spéciales 
de celles régies par le CPP (décision de la Cour d’appel CR.2020.25 du 13 oc-
tobre 2020 consid. 1.1).  

3.2 En l’espèce, il est question de la révision d’une décision de la Cour des plaintes 
rendue en application des dispositions du CPP. Dès lors, en l’absence de procé-
dure spéciale, il convient de déterminer si cette décision est susceptible de faire 
l’objet d’une révision selon les règles du CPP. 

4. Entrée en matière 

4.1 Selon l’art. 412 al. 1 et 2 CPP, la juridiction d’appel examine préalablement la 
demande de révision en procédure écrite. Elle n’entre pas en matière si la de-
mande est manifestement irrecevable ou non motivée ou si une demande de 
révision invoquant les mêmes motifs a déjà été rejetée par le passé. Il s’agit d’un 
examen sommaire qui porte principalement sur les conditions formelles de rece-
vabilité de la demande. L’autorité examinera notamment la qualité pour agir, le 
respect des conditions de délai et de forme de la demande (art. 411 al. 1 et 2 
CPP), l’aptitude du jugement à être sujet à révision, et son caractère définitif, 
ainsi que l’existence d’un motif de révision sur un plan abstrait (JACQUEMOUD-
ROSSARI, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 3 ad art. 412 CPP).  

4.2 Aptitude du jugement à être sujet à révision (art. 410 al. 1 CPP) 

4.2.1 Conformément au texte clair de l’art. 410 al. 1 CPP, la voie de la révision est 
ouverte contre un jugement entré en force, une ordonnance pénale, une décision 
judiciaire ultérieure ou une décision rendue dans une procédure indépendante 
en matière de mesures. A teneur de l’art. 80 al. 1 CPP, les prononcés qui tran-
chent des questions civiles ou pénales sur le fond ainsi que les décisions judi-
ciaires ultérieures indépendantes et les décisions de confiscation indépen-
dantes revêtent la forme de jugements. Les autres prononcés revêtent la forme 
de décisions, lorsqu’ils émanent d’une autorité collégiale, ou d’ordonnances, 
lorsqu’ils sont rendus par une seule personne. Les autres prononcés, soit les 

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décisions ou les ordonnances, ne sont ainsi en principe pas susceptibles de ré-
vision (ATF 141 IV 269 consid. 2.2.2 et les références citées ; TPF 2011 115 
consid. 2 ; décision de la Cour d’appel CR.2020.25 du 13 octobre 2020 consid. 
1.2.2 et les références citées).  

4.2.2 En l’espèce, la décision attaquée par les requérantes est une décision de la Cour 
des plaintes déclarant irrecevables des recours interjetés contre une décision de 
suspension de la procédure de première instance pendante devant la Cour des 
affaires pénales (SK.2023.29). Or, l’acte rendu le 4 décembre 2023 par la Cour 
des plaintes ne concerne pas une question pénale sur le fond, mais était appelée 
à trancher un recours contre une décision de suspension (SN.2023.21) de la pro-
cédure principale (SK.2023.29). La décision du 4 décembre 2023 ne constitue 
donc pas un jugement, mais une décision, au sens de l’art. 80 al. 1, 2ème phrase 
CPP, exclue du champ de la révision. Par ailleurs, la décision de suspension 
SN.2023.21 n’étant pas un jugement au fond, mais une décision incidente rela-
tive à l’avancement de la procédure (ATF 143 IV 175 consid. 2.3), elle ne pourrait 
pas faire l’objet d’une révision. Il doit en être de même s’agissant de la décision 
subséquente de la Cour des plaintes (décision de la Cour d’appel CR.2020.25 
du 13 octobre 2020 consid. 1.2.3.1). 

4.2.3 La décision BB.2023.189, BB.2023.191 ici querellée ne peut dès lors pas faire 
l’objet d’une révision au sens des art. 410 ss CPP. Pour ce motif déjà, les de-
mandes de révisions déposées par D. AG pour A. LTD et C. LTD apparaissent 
manifestement irrecevables. 

4.3 Existence d’un motif de révision sur un plan abstrait 

4.3.1 Par surabondance, on relèvera encore que les requérantes ne font valoir aucun 
des motifs de révision prévus aux art. 410 al. 1 et 2 et 60 al. 3 CPP dans leur 
demande de révision respective du 7 décembre 2023. Elles n’allèguent ni ne pro-
duisent notamment aucun fait ni aucun moyen de preuve nouveau au sens des 
art. 410 ss CPP. En effet, elles reprochent à la Cour des plaintes en substance 
ce qui suit :  

4.3.2 Les requérantes invoquent tout d’abord un déni de justice concernant le traite-
ment de leurs différentes demandes formulées depuis 2020 sollicitant que les 
jugements et décisions leur soient notifiés à l’adresse en c/o de B. à Zurich. Etant 
donné que les requérantes ont reçu les échanges ayant engendrés la présente 
procédure, on voit mal ce qu’elles tentent de faire valoir par ces allégations. Les 
requérantes n’avancent ainsi aucun fait ou moyen de preuve nouveau, ni aucun 
des autres motifs de révision prévu par les art. 410 ss CPP.  

- 7 - 

4.3.3 Ensuite, les requérantes font valoir en pages 2, 5 et 6 de leur demande de révi-
sion respective avoir transmis le 22 novembre 2023 à la Cour des plaintes des 
documents qui ont été ignorés, mentionnant deux procurations du 30 juin 2020 
et renvoyant également à des écrits adressés à la Cour d’appel les 17 avril, 3 
mai et 12 mai 2023 qui seraient annexés. Les requérantes mentionnent par ail-
leurs ensuite un extrait du registre du commerce transmis concernant D. AG ainsi 
qu’un « Certificate of Incumbency » apostillé du 14 août 2020 concernant A. LTD 
et C. LTD. Les requérantes allèguent ainsi avoir déjà produit toutes les preuves 
nécessaires pour que soient reconnus les pouvoirs de représentation de D. AG 
à leur égard. Or, on rappellera qu’aucune annexe n’accompagnait les demandes 
de révision déposées le 7 décembre 2023. Les seuls documents figurant au dos-
sier parmi ceux invoqués par les requérantes sont les deux procurations datées 
du 30 juin 2020 ainsi que l’extrait du registre du commerce précités 
(BB.2023.189, Bb.2023.191, act. 3.1 et 3.2), qui figurent au dossier transmis par 
la Cour des plaintes à la Cour d’appel. Ces documents ont fait l’objet d’une dis-
cussion dans la décision dont la révision est demandée (BB.2023.189 et 
BB.2023.191, p. 4 s.). Les arguments des requérantes consistent ainsi seulement 
en une critique de l’appréciation des faits et des preuves par l’instance inférieure. 
Il s’agit d’une critique purement appellatoire, ce qui ne saurait constituer un motif 
de révision (décision de la Cour d’appel CR.2021.21 du 8 mars 2021 consid. 2.2 
et réf. citées).  

4.3.4 Les requérantes font ensuite valoir que l’autorité inférieure aurait violé le principe 
de l’instruction (art. 6 CPP) et que sa décision ne serait pas suffisamment moti-
vée, ce qui la rendrait arbitraire. Encore une fois, les requérantes sortent du cadre 
de la révision, puisqu’elles n’allèguent aucun fait ou moyen de preuve nouveau, 
ni un des autres motifs de révision prévus par le CPP. 

4.3.5 Enfin, les requérantes consacrent la fin de leur demande de révision à rediscuter 
du bien-fondé des séquestres effectués auprès des tiers saisis dans la procédure 
au fond, invoquant de plus une violation du principe de célérité en raison de la 
durée de ces séquestres. Or, on rappelle qu’il s’agit ici d’une procédure qui a 
pour origine un prononcé de suspension de la procédure au fond SK.2023.29 et 
non pas la question de la validité des séquestres réalisés. Encore une fois, les 
requérantes n’amènent aucun fait ou moyen de preuve nouveau, ni aucun un 
autre motif de révision prévu par le CPP.  

4.3.6 Au vu de ce qui précède, force est de constater que les requérantes se conten-
tent de remettre en question et de revisiter les faits et moyens de preuve tels 
qu’appréciés par la Cour des plaintes, sans se prévaloir d’aucun fait ou moyen 
de preuve nouveau, ni d’aucun autre motif de révision prévu par le CPP. Leur 
critique est purement appellatoire. Les demandes de révision déposées par les 
requérantes sont ainsi manifestement irrecevables pour ce motif également.  

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4.4 Au vu de tout ce qui précède, les demandes de révision formulées par les requé-
rantes sont manifestement irrecevables. Dans un tel cas de figure, la Cour d’ap-
pel renonce à un échange d’écritures et n’entre pas en matière sur la demande 
de révision (art. 412 al. 2 CPP, art. 412 al. 3 CPP a contrario ; décision de la Cour 
d’appel CR.2020.25 du 13 octobre 2020 consid. 1.2.3.3 ; JACQUEMOUD-ROSSARI, 
Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 5 ad art. 412 CPP). 

5. Frais et indemnités 

5.1 A teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure sont mis à la charge 
des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé. La 
partie dont le recours est irrecevable ou qui retire le recours est également con-
sidérée avoir succombé. 

5.2 D. AG a déposé les recours sur la base de deux procurations datées du 30 juin 
2020, figurant au dossier de la cause BB.2023.189, BB.2023.191 (act. 3.1) ac-
compagnées d’un extrait (non officiel) du registre du commerce concernant 
D. AG (act. 3.2). Rien ne prouve ainsi que D. AG soit habilité à représenter les 
deux sociétés précitées dans la présente procédure, étant donné notamment que 
les procurations datent de plus de trois ans, qu’aucun document au dossier ne 
permet de savoir qui peut engager A. LTD et C. LTD à ce jour, ni si ces sociétés 
existaient au moment du dépôt des demandes de révision.  

5.3 Dans la mesure où D. AG a déposé les demandes de révision sans démontrer 
avoir un pouvoir de représentation légitime pour les deux sociétés A. LTD et 
C. LTD, il incombe à D. AG, de supporter les frais de la présente décision. 

5.4 Les frais de justice pour la présente cause sont fixés à CHF 1’000.- (art. 73 al. 3 
let. c LOAP en lien avec l’art. 7bis du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les 
frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 31 
août 2010 [RFPPF; RS 173.713.162]). 

 

- 9 - 

La Cour d’appel prononce : 

I. Les procédures CR.2023.16 et CR.2023.17 sont jointes. 

II. Il n’est pas entré en matière sur la demande de révision. 

III. Les requêtes d’effet suspensif et d’assistance judiciaire sont sans objet.  

IV. Un émolument de CHF 1’000.- est mis à la charge de D. AG. 

Au nom de la Cour d’appel 
du Tribunal pénal fédéral 
 
La juge présidente La greffière 
 
 
Andrea Blum Emmanuelle Lévy 
 
 

Notification (acte judiciaire) : 
- Ministère public de la Confédération, Madame Graziella de Falco Haldemann, Procu-

reure fédérale 
- A. LTD, c/o B. 
- C. LTD, c/o B. 
- D. AG 

Copie à (brevi manu) : 
- Tribunal pénal fédéral, Cour des plaintes 

Communication après entrée en force à : 
- Ministère public de la Confédération, Exécution des jugements (pour exécution) 
 
 
 

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Indications des voies de droit 
 
Recours au Tribunal fédéral 
 
Les décisions finales de la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral peuvent faire l’objet d’un recours en matière 
pénale auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours suivant la notification de l’expédition complète. La qualité 
pour recourir et les autres conditions de recevabilité sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss. de la Loi 
fédéral du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF). L’acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 
 
                                                                                                                              Expédition : 22 janvier 2024 

	A. Procédure devant la Cour des affaires pénales (SK.2019.12 / SK.2022.22 / SK 2022.18 / SN.2023.21)
	B. Procédure de recours devant la Cour des plaintes (BB.2023.189/191)
	C. Procédure de révision devant la Cour d’appel (CR.2023.16/17)
	1. Compétence de la Cour d’appel
	1.1 Depuis le 1er janvier 2019, la Cour d’appel est compétente pour statuer sur les appels et les demandes de révision au sein des autorités pénales de la Confédération en vertu de l’art. 38a de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des a...
	1.2 La décision attaquée ayant été rendue par la Cour des plaintes sur la base de l’art. 37 al. 1 LOAP, la Cour d’appel est compétente.

	2. Jonction des procédures CR.2023.16 et CR.2023.17
	2.1 Si des raisons objectives le justifient, le ministère public et les tribunaux peuvent ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales (art. 30 al. 1 CPP).
	2.2 En l’espèce, les demandes de révision déposée le 7 décembre 2023 par D. AG à l’encontre de la décision BB.2023.189, BB.2023.191, « aufgrund der Ihnen vorliegenden Abtretung & Vollmacht von A. LTD, SV&G, vom 30.06.2020 », respectivement « aufgrund ...
	2.3 Par économie de procédure, il convient par conséquent de joindre les causes CR.2023.16 et CR.2023.17.

	3. Droit applicable
	3.1 En matière de révision, on distingue les procédures régies par des lois spéciales de celles régies par le CPP (décision de la Cour d’appel CR.2020.25 du 13 octobre 2020 consid. 1.1).
	3.2 En l’espèce, il est question de la révision d’une décision de la Cour des plaintes rendue en application des dispositions du CPP. Dès lors, en l’absence de procédure spéciale, il convient de déterminer si cette décision est susceptible de faire l’...

	4. Entrée en matière
	4.1 Selon l’art. 412 al. 1 et 2 CPP, la juridiction d’appel examine préalablement la demande de révision en procédure écrite. Elle n’entre pas en matière si la demande est manifestement irrecevable ou non motivée ou si une demande de révision invoquan...
	4.2 Aptitude du jugement à être sujet à révision (art. 410 al. 1 CPP)
	4.2.1 Conformément au texte clair de l’art. 410 al. 1 CPP, la voie de la révision est ouverte contre un jugement entré en force, une ordonnance pénale, une décision judiciaire ultérieure ou une décision rendue dans une procédure indépendante en matièr...
	4.2.2 En l’espèce, la décision attaquée par les requérantes est une décision de la Cour des plaintes déclarant irrecevables des recours interjetés contre une décision de suspension de la procédure de première instance pendante devant la Cour des affai...
	4.2.3 La décision BB.2023.189, BB.2023.191 ici querellée ne peut dès lors pas faire l’objet d’une révision au sens des art. 410 ss CPP. Pour ce motif déjà, les demandes de révisions déposées par D. AG pour A. LTD et C. LTD apparaissent manifestement i...

	4.3 Existence d’un motif de révision sur un plan abstrait
	4.3.1 Par surabondance, on relèvera encore que les requérantes ne font valoir aucun des motifs de révision prévus aux art. 410 al. 1 et 2 et 60 al. 3 CPP dans leur demande de révision respective du 7 décembre 2023. Elles n’allèguent ni ne produisent n...
	4.3.2 Les requérantes invoquent tout d’abord un déni de justice concernant le traitement de leurs différentes demandes formulées depuis 2020 sollicitant que les jugements et décisions leur soient notifiés à l’adresse en c/o de B. à Zurich. Etant donné...
	4.3.3 Ensuite, les requérantes font valoir en pages 2, 5 et 6 de leur demande de révision respective avoir transmis le 22 novembre 2023 à la Cour des plaintes des documents qui ont été ignorés, mentionnant deux procurations du 30 juin 2020 et renvoyan...
	4.3.4 Les requérantes font ensuite valoir que l’autorité inférieure aurait violé le principe de l’instruction (art. 6 CPP) et que sa décision ne serait pas suffisamment motivée, ce qui la rendrait arbitraire. Encore une fois, les requérantes sortent d...
	4.3.5 Enfin, les requérantes consacrent la fin de leur demande de révision à rediscuter du bien-fondé des séquestres effectués auprès des tiers saisis dans la procédure au fond, invoquant de plus une violation du principe de célérité en raison de la d...
	4.3.6 Au vu de ce qui précède, force est de constater que les requérantes se contentent de remettre en question et de revisiter les faits et moyens de preuve tels qu’appréciés par la Cour des plaintes, sans se prévaloir d’aucun fait ou moyen de preuve...

	4.4 Au vu de tout ce qui précède, les demandes de révision formulées par les requérantes sont manifestement irrecevables. Dans un tel cas de figure, la Cour d’appel renonce à un échange d’écritures et n’entre pas en matière sur la demande de révision ...

	5. Frais et indemnités
	5.1 A teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure sont mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé. La partie dont le recours est irrecevable ou qui retire le recours est également considérée ...
	5.2 D. AG a déposé les recours sur la base de deux procurations datées du 30 juin 2020, figurant au dossier de la cause BB.2023.189, BB.2023.191 (act. 3.1) accompagnées d’un extrait (non officiel) du registre du commerce concernant D. AG (act. 3.2). R...
	5.3 Dans la mesure où D. AG a déposé les demandes de révision sans démontrer avoir un pouvoir de représentation légitime pour les deux sociétés A. LTD et C. LTD, il incombe à D. AG, de supporter les frais de la présente décision.
	5.4 Les frais de justice pour la présente cause sont fixés à CHF 1’000.- (art. 73 al. 3 let. c LOAP en lien avec l’art. 7bis du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 31 a...