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**Case Identifier:** 4f4aff21-380f-5aa5-b022-8dbc09a6f212
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-12-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 20.12.2022 A/2215/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2215-2022_2022-12-20.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2215/2022-PE ATA/1287/2022  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 20 décembre 2022 

1
ère

 section 

    dans la cause  

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Antoine BOESCH, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

19 août 2022 (JTAPI/844/2022) 

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A/2215/2022 

EN FAIT 

1)  Par jugement du 19 août 2022, le Tribunal administratif de première 
instance (ci-après : TAPI) a déclaré irrecevable pour défaut de paiement de 
l’avance de frais dans le délai imparti le recours formé le 1er juillet 2022 par 
Monsieur A______ contre la décision de l’office cantonal de la population et des 
migrations (ci-après : OCPM) du 27 mai 2022. 

  Par courrier recommandé du 6 juillet 2022, le TAPI lui avait imparti un 
délai au 5 août 2022 pour acquitter l’avance de frais de CHF 500.-, sous peine 
d’irrecevabilité. 

  Selon le système de suivi des envois de la poste, le pli recommandé avait été 
distribué au recourant le 7 juillet 2022, à son domicile élu auprès de son avocat. 

2)  Par courrier adressé au TAPI le 1er septembre 2022, M. A______ a requis 
une restitution de délai, faisant valoir qu’il avait réglé par erreur une note 
d’honoraires de son avocat d’un montant de CHF 538.50 en lieu et place de celle 
de l’avance de frais de CHF 500.-, les deux factures datant de la même période. 
Une fois informé de son erreur, à réception du jugement du 19 août 2022, il s’était 
acquitté de ladite avance, le 22 août 2022. Il était surpris de n’avoir reçu aucun 
délai de grâce pour le paiement de ladite avance, comme cela était pratiqué dans 
certaines procédures civiles, ce qui était contraire à l’égalité de traitement au sens 
de l’art. 8 Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - 
RS 101). 

3)  Par courrier du 5 septembre 2022, le TAPI a fait suivre cette requête à la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) pour raison de compétence. 

4)  Le 11 octobre 2022, l’OCPM a indiqué n’avoir pas d’observations à 
formuler. 

5)  Le 14 octobre 2022, les parties ont été informées que la cause était gardée à 
juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10), étant précisé que le TAPI a transmis la cause 

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pour  raison de compétence à la chambre de céans en application de l’art. 64 
al. 2 LPA. 

2) a. L'exigence de l'avance de frais et les conséquences juridiques en cas de 
non-paiement de celle-ci relèvent du droit de procédure cantonal. Les cantons sont 
libres, dans le respect des garanties constitutionnelles, d'organiser cette matière à 
leur guise (arrêt du Tribunal fédéral 2C_1022/2012 du 25 mars 2013 consid. 5.1 ; 
ATA/1262/2017 du 5 septembre 2017 consid. 2a et les références citées). 

 b. En vertu de l'art. 86 LPA, la juridiction invite le recourant à faire une avance 
ou à fournir des sûretés destinées à couvrir les frais de procédure et les 
émoluments présumables ; elle fixe à cet effet un délai suffisant (al. 1). Si l'avance 
n'est pas faite dans le délai imparti, la juridiction déclare le recours irrecevable 
(al. 2).  

  À rigueur de texte, l'art. 86 LPA ne laisse aucune place à des circonstances 
extraordinaires qui justifieraient que l'avance de frais n'intervienne pas dans le 
délai imparti. La référence au « délai suffisant » de l'al. 1 de cette disposition 
laisse une certaine marge d'appréciation à l'autorité judiciaire saisie 
(ATA/184/2019 du 26 février 2019 consid. 3c ; ATA/916/2015 du 8 septembre 
2015 consid 2c). 

 c. Selon la jurisprudence constante, il convient d'appliquer par analogie la 
notion de cas de force majeure de l'art. 16 al. 1 LPA afin d'examiner si l'intéressé 
a été empêché sans sa faute de verser l'avance de frais dans le délai fixé 
(ATA/158/2020 du 11 février 2020 consid. 2d ; ATA/38/2020 du 14 janvier 
2020 ; ATA/636/2017 du 6 juin 2017 consid. 4b et les références citées). 

 d. Tombent sous la notion de force majeure les événements extraordinaires et 
imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d'activité de l'intéressé et qui 
s'imposent à lui de façon irrésistible (ATA/160/2019 du 19 février 2019 
consid. 2b ; ATA/916/2015 précité consid 2c ; ATA/378/2014 du 20 mai 2014 
consid. 3d ; ATA/515/2009 du 13 octobre 2009 consid. 4b). Les conditions pour 
admettre un empêchement sont très strictes. Ce dernier doit être imprévisible et sa 
survenance ne doit pas être imputable à faute à l'administré (arrêt du Tribunal 
fédéral 2P.259/2006 du 18 avril 2007 consid. 3.2 et la jurisprudence citée ; 
ATA/1028/2016 et ATA/916/2015 précités consid. 2c ; ATA/735/2015 du 
14 juillet 2015 consid. 3b et la jurisprudence citée), partant de son représentant. Il 
doit être de nature telle que le respect des délais aurait exigé la prise de 
dispositions que l'on ne peut raisonnablement attendre de la part d'un homme 
d'affaires avisé (ATA/544/2013 du 27 août 2013 consid. 8b ; ATA/397/2013 du 
25 juin 2013 consid. 9 ; Danielle YERSIN/Yves NOËL, Commentaire de la loi 
sur l'impôt fédéral direct, 2008, ad art. 133, n. 14 et 15 p. 1283). 

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  A été considéré comme un cas de force majeure donnant lieu à restitution de 
délai le fait qu'un détenu, qui disposait d'un délai de recours de trois jours, n'ait pu 
expédier son recours dans ce délai, du fait qu'il ne pouvait le poster lui-même et 
qu'en outre ce pli avait été soumis à la censure de l'autorité (ATA/515/2009 
précité consid. 6). Il en allait de même du recourant qui se voyait impartir, par pli 
recommandé, un délai de quinze jours pour s'acquitter d'une avance de frais alors 
que le délai de garde pour retirer le pli en question était de sept jours, de sorte qu'il 
ne restait qu'une semaine au justiciable pour s'exécuter (ATA/477/2009 du 
20 septembre 2009 consid. 5). En revanche, n'a pas été considérée comme un cas 
de force majeure la maladie, celle-ci n'étant admise comme motif d'excuse que si 
elle empêche le recourant d'agir par lui-même et de donner à un tiers les 
instructions nécessaires pour agir à sa place (ATA/50/2009 du 27 janvier 2009 
consid. 3c). 

 e. Le formalisme excessif, prohibé par l’art. 29 al. 1 de la Constitution fédérale 
de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), est réalisé lorsque la 
stricte application des règles de procédure ne se justifie par aucun intérêt digne de 
protection, devient une fin en soi, complique de manière insoutenable la 
réalisation du droit matériel ou entrave de manière inadmissible l'accès aux 
tribunaux (ATF 135 I 6 consid. 2.1 p. 9 ; 134 II 244 consid. 2.4.2 ; 
ATA/1077/2015 du 6 octobre 2015 consid. 6a ; ATA/836/2014 du 
28 octobre 2014 consid. 7a).  

  Il n'y a pas de rigueur excessive à ne pas entrer en matière sur un recours 
lorsque, conformément au droit de procédure applicable, la recevabilité de celui-ci 
est subordonnée au versement d'une avance de frais dans un délai déterminé. Il 
faut cependant que son auteur ait été averti de façon appropriée du montant à 
verser, du délai imparti pour le paiement et des conséquences de l'inobservation 
de ce délai (ATF 104 Ia 105 consid. 5 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_734/2012 du 
25 mars 2013 consid. 3.1 ; 2C_645/2008 du 24 juin 2009 consid. 2.2). La gravité 
des conséquences d'un retard dans le paiement de l'avance sur la situation du 
recourant n'est pas pertinente (arrêts du Tribunal fédéral 2C_703/2009 du 
21 septembre 2010 consid. 4.4.2 ; 2C_645/2008 précité consid. 2.2 ; 2C_450/2008 
du 1er juillet 2008 consid. 2.3.4). 

3) a. En l’espèce, le recourant a été dûment averti par le TAPI des conséquences 
de l’inobservation du délai pour le paiement de l’avance de frais. 

  Il disposait dès la communication par son conseil de la demande d’avance 
de frais du 6 juillet 2022, d’un mois environ pour s’en acquitter, soit un délai qui 
doit être considéré comme suffisant. 

  Le recourant ne conteste pas avoir laissé s’écouler le délai sans réagir. 

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  L’avance de frais n’ayant pas été versée à l’échéance fixée, le TAPI a 
déclaré le recours irrecevable en application de l’art. 86 al. 2 LPA. Conformément 
à la jurisprudence susmentionnée, il n’avait pas à accorder de second délai. Le 
recourant mentionne en vain la pratique différente prévue en procédure civile, la 
LPA laissant les juridictions administratives libres d’établir leur propre pratique 
en ce domaine. À cet égard, la pratique du délai de grâce reconnue par la 
jurisprudence à certaines conditions en matière civile n’est pas transposable en 
droit public cantonal. Il faut encore que la législation prévoie expressément une 
telle possibilité (arrêts du Tribunal fédéral 1C_320/2013 consid. 
3.2 ; 9C_893/2011 consid. 4.1). Le Tribunal fédéral a d’ailleurs pu rappeler que 
cette pratique n’était ni arbitraire, ni contraire à l’égalité de traitement ni ne 
constituait non plus un formalisme excessif (arrêt du Tribunal 
fédéral 2D_11/2018). 

 b. Le recourant évoque une erreur. Il aurait confondu deux paiements à faire, 
soit une facture d’honoraires en faveur de son avocat et l’avance de frais, les deux 
d’un montant très proche et concernant sa procédure avec l’OCPM.  

  Ce faisant, il n’invoque pas un cas de force majeure au sens des principes 
restrictifs rappelés plus haut, son erreur résultant uniquement de son inattention, 
dans un contexte où il pouvait s’attendre à devoir payer une avance de frais en 
temps utile, à la suite du dépôt de son recours auprès du TAPI. En cas de doute, il 
lui appartenait de se renseigner auprès de son conseil. 

  Le recourant échoue ainsi à établir qu’il se serait trouvé empêché d’acquitter 
à temps l’avance de frais réclamée par le TAPI en raison d’un cas de force 
majeure. 

  Mal fondé, son recours sera rejeté. 

4)  Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne 
sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 1er septembre 2022 par Monsieur A______ 
contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 19 août 2022 ; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_320/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_893/2011

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au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Monsieur A______ un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Antoine BOESCH, avocat du recourant, à l’office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première 
instance ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, Mmes Lauber et Michon Rieben, 
juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

M. Mazza 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.