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**Case Identifier:** 467c306e-a246-57ea-8e2c-f150ea75dc99
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 19.09.2023 C/21820/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-21820-2022_2023-09-19.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 25 septembre 
2023. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/21820/2022 ACJC/1214/2023 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 19 SEPTEMBRE 2023 

 

Entre 

A______ SA, sise ______ [GE], recourante contre un jugement rendu par la 26ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 13 avril 2023, comparant par 
Me B______, avocat, ______, en l'Étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

C______ SA, sise ______ [GE], intimée, comparant par Me Alban MATTHEY, avocat, 
SwissLegal Rouiller, rue du Grand-Chêne 1, case postale 1501, 1002 Lausanne, en 
l'Étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/21820/2022 

EN FAIT 

A. a.  C______ SA est une société anonyme sise à Genève et active dans le domaine 
du négoce de produits pétroliers. 

 A teneur de l'extrait du registre du commerce, D______ en était administrateur, 
dans un premier temps avec signature individuelle du 19 août 2019 au 21 mars 
2021, puis sans signature jusqu'au 3 mai 2021; E______ en était administrateur 
avec signature individuelle du 23 mars au 12 juillet 2021.  

 b. Entre août 2020 et mars 2021, A______ SA a fourni des services juridiques à 
C______ SA. 

 c. Selon un document manuscrit signé le 22 mars 2021 par D______, 
C______ SA a confié divers mandats à A______ SA et reconnaissait lui devoir 
"les sommes dues au titre de ces mandats, qui seront modalisées dans les factures 
correspondantes et qui seront reçues ultérieurement, en précisant que la présente 

reconnaissance de dette vaut pour 30'000 fr. (intérêts et frais en sus, au 

maximum)". 

d. Lors de la séance du Conseil d'administration de C______ SA tenue le 22 mars 
2021 dès 10 heures en présence notamment de D______ et de B______, avocat au 
sein de A______ SA, il a été décidé de retirer les pouvoirs de représentation de 
D______ inscrits au Registre du commerce. 

e. Le 25 mars 2021, A______ SA a adressé à C______ SA cinq notes d'honoraires 
pour les sommes de 11'934 fr. 70 (période du 11 août au 9 décembre 2020), 
457 fr. 60 (27 août 2020), 1'932 fr. 05 (période du 12 au 14 février 2021), 
305 fr. 05 (période du 18 février 2021) et 6'813 fr. 05 (période du 29 août au 
19 mars 2021). 

f. Par courriel du 27 mars 2021, C______ SA, sous la signature de E______, a 
confirmé la bonne réception des factures, exposant qu'elles seraient revues dans 
les prochains jours mais que la priorité serait donnée au paiement des charges 
sociales et des salaires au vu du manque de liquidités de la société. 

g. Le 31 janvier 2022, A______ SA a mis C______ SA en demeure de s'acquitter 
des montants dus. 

h. Le 19 octobre 2022, A______ SA a fait notifier à C______ SA un 
commandement de payer, poursuite n° 1______, pour les montants de 
11'934 fr. 70, 305 fr. 05, 457 fr. 60, 1'932 fr. 05 et 6'813 fr. 05 avec intérêts à 5 % 
dès le 29 mars 2021. 

C______ SA y a fait opposition. 

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B. a. Par requête du 2 novembre 2022, A______ SA a requis la mainlevée provisoire 
de l'opposition faite au commandement de payer, en se fondant sur le document 
signé par D______ le 22 mars 2021. 

b. Lors de l'audience tenue par le Tribunal de première instance (ci-après : le 
Tribunal) le 13 mars 2023, A______ SA a persisté dans sa requête. 

C______ SA s'y est opposée, arguant de ce que le montant mentionné dans la 
reconnaissance de dette n'était pas déterminable. Elle a par ailleurs produit le 
procès-verbal du Conseil d'administration tenu le 22 mars 2021 et fait valoir que 
D______ n'était depuis lors plus habilité à la représenter.  

La cause a été gardée à juger par le Tribunal à l'issue de l'audience. 

C. Par jugement JTPI/4433/2023 rendu le 13 avril 2023, le Tribunal, statuant par 
voie de procédure sommaire, a rejeté la requête de A______ SA en mainlevée 
provisoire de l'opposition formée par C______ SA au commandement de payer, 
poursuite 1______ (chiffre 1 du dispositif), laissé les frais judiciaires, arrêtés à 
400 fr. et compensés avec l'avance effectuée, à la charge de A______ SA (ch. 2) 
et condamné cette dernière à verser à C______ SA 880 fr. TTC à titre de dépens 
(ch. 3). 

Le Tribunal a retenu que les titres produits ne valaient pas reconnaissance de 
dette, les factures émises le 25 mars 2021 n'étant pas signées et le document du 
22 mars 2021 ne faisant pas clairement référence auxdites factures ni aux 
montants précis réclamés. 

D. a. Par acte expédié le 26 avril 2023, A______ SA recourt contre ce jugement, 
qu'elle a reçu le 17 avril 2023. Elle conclut à son annulation et, cela fait, au 
prononcé de la mainlevée provisoire de l'opposition formée par C______ SA au 
commandement de payer qui lui a été notifié le 19 octobre 2022 dans la poursuite 
1______. 

 b. Dans sa réponse du 22 mai 2023, C______ SA conclut au rejet du recours et à 
la confirmation du jugement entrepris, sous suite de frais et dépens. 

 c. La Cour a gardé la cause à juger en date du 7 juillet 2023. 

EN DROIT 

1. 1.1 En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 309 let. b ch. 3 CPC).  

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

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notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 
sommaire (art. 251 let. a CPC). 

1.2 Interjeté dans le délai et selon la forme prévus par la loi, le recours est 
recevable. 

1.3 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 
un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 
formulés et motivés par le recourant (HOHL, Procédure civile, Tome II, 2ème éd., 
Berne, 2010, n° 2307). 

Le recours est instruit en procédure sommaire (art. 251 let. a CPC), la preuve des 
faits allégués devant être apportée par titres (art. 254 CPC). Les maximes des 
débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et art. 58 
al. 1 CPC). 

2. La recourante reproche au Tribunal d'avoir considéré que les pièces produites ne 
constituaient pas une reconnaissance de dette. Elle fait valoir que le document 
signé par D______ le 22 mars 2021 pour une somme plafond de 30'000 fr. porte 
sur un montant aisément déterminable au regard des cinq factures émises le 
25 mars 2022. 

 L'intimée se prévaut de ce que D______ n'était plus habilité à la représenter à 
compter du 22 mars 2021. 

2.1.1 Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée 
provisoire (art. 82 al. 1 LP). Le juge prononce la mainlevée si le débiteur ne rend 
pas immédiatement vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP).  

 Constitue une reconnaissance de dette au sens de cette disposition, en particulier, 
l'acte sous seing-privé, signé par le poursuivi ou son représentant, d'où ressort sa 
volonté de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent 
déterminée, ou aisément déterminable et exigible (ATF 148 III 145 consid. 4.1.1; 
145 III 20 consid. 4.1.1.1; ATF 139 III 297 consid. 2.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 
5A_688/2022 du 23 novembre 2022 consid. 4.1.1).  

 Une reconnaissance de dette peut résulter d'un ensemble de pièces dans la mesure 
où il en ressort les éléments nécessaires. Cela signifie que le document signé doit 
clairement et directement faire référence, respectivement renvoyer, aux 
documents qui mentionnent le montant de la dette ou permettent de le chiffrer 
(parmi plusieurs: ATF 136 III 627 consid. 2 et 3.3; 132 III 480 consid. 4.1 et les 
références citées). En d'autres termes, cela signifie que le montant de la dette doit 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20627
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20480

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être fixé ou aisément déterminable dans les pièces auxquelles renvoie le document 
signé, et ce au moment de la signature de ce dernier (ATF 139 III 297 
consid. 2.3.1). L'engagement de payer un montant maximal ne constitue pas une 
reconnaissance de dette suffisamment chiffrée (arrêt du Tribunal fédéral 
5A_14/2018 consid. 3.4.2; STAEHELIN in Basler Kommentar, Bundesgesetz über 
Schuldbetreibung und Konkurs I (2021), ad art. 82 n. 25). 

 2.1.2 Le poursuivi peut se prévaloir de tous les moyens de droit civil – exceptions 
ou objections – qui infirment la reconnaissance de dette (ATF 145 III 20 
consid. 4.1.2 et la référence; 131 III 268 consid. 3.2). Il n'a pas à apporter la 
preuve absolue (ou stricte) de ses moyens libératoires, mais seulement à les rendre 
vraisemblables, en principe par titre (art. 254 al. 1 CPC; ATF 145 III 20 
consid. 3.1.2 et la référence). Le juge n'a pas à être persuadé de l'existence des 
faits allégués; il doit, en se fondant sur des éléments objectifs, avoir l'impression 
qu'ils se sont produits, sans exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient 
déroulés autrement (ATF 142 III 720 consid. 4.1 et la référence).  

2.1.3 La procédure de mainlevée provisoire est une procédure sur pièces 
(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 
poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire. Le juge de la mainlevée 
provisoire examine seulement la force probante du titre produit par le créancier, sa 
nature formelle – et non la validité de la créance – et lui attribue force exécutoire 
si le débiteur ne rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires 
(ATF 145 III 160 consid. 5.1 et la référence). Son rôle n'est pas d'interpréter des 
contrats ou d'autres documents, mais d'accorder rapidement, après examen 
sommaire des faits et du droit, une protection provisoire au requérant dont la 
situation paraît claire (ACJC/658/2012 du 11 mai 2012 consid. 5.2; 
ACJC/1211/1999 du 25 novembre 1999 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral du 
10 mai 1968, résumé in JdT 1969 II 32).  

 2.2 En l'espèce, la recourante requiert la levée de l'opposition formée par l'intimée 
au commandement de payer portant sur les factures émises le 25 mars 2021 pour 
les sommes de 11'934 fr. 70, 457 fr. 60, 1'932 fr. 05, 305 fr. 05 et 6'813 fr. 05. Elle 
se fonde sur le document signé par D______ le 22 mars 2021, aux termes duquel 
l'intimée reconnaît devoir les sommes dues pour les mandats qu'elle lui a confiés 
et qui lui seront facturés par la suite pour un montant de 30'000 fr. au maximum. 
Le montant de la dette mise en poursuite n'était toutefois pas déterminable au 
moment où ce document a été signé, puisque les factures y relatives n'avaient 
alors pas encore été établies et que l'expression d'un montant maximal ne 
constitue pas une reconnaissance de dette suffisamment chiffrée.  

 Cela étant, l'intimée a en outre rendu vraisemblable que D______ ne disposait 
plus des pouvoirs pour la représenter lorsqu'il a signé ce document le 22 mars 
2021, puisqu'il résulte du procès-verbal de la séance de son Conseil 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297

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d'administration tenue ce même 22 mars 2021 que cet administrateur s'est vu 
retirer ses pouvoirs de représentation. L'inscription des pouvoirs de représentation 
de D______ au Registre du commerce n'a certes été radiée que le 23 mars 2021. 
La recourante en était toutefois informée immédiatement puisque l'un de ses 
avocats a assisté à la séance du conseil d'administration. Enfin, la question de 
savoir à quelle heure D______ a signé le document invoqué comme 
reconnaissance de dette ne sera pas examinée plus avant, la production par 
l'intimée du procès-verbal de la séance de son Conseil d'administration tenu le 
même jour dès 10 heures suffisant à retenir, sous l'angle de la vraisemblance, 
l'absence de pouvoirs de représentation de D______ invoquée par l'intimée. 

 C'est en conséquence à raison que le Tribunal a retenu que les pièces produites par 
la recourante pour solliciter la levée de l'opposition formée au commandement de 
payer ne constituaient pas une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 LP. 

 Infondé, le recours sera rejeté. 

3.  La recourante, qui succombe, sera condamnée aux frais du recours (art. 106 
al. 1 CPC). 

Les frais judiciaires seront arrêtés à 600 fr. (art. 48 et 61 al. 1 OELP) et 
compensés avec l'avance versée par la recourante, laquelle reste acquise à l'Etat de 
Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

Les dépens dus à l'intimée seront fixés à 1'000 fr., débours compris (art. 25 al. 1 et 
26 al. 1 LaCC; art. 85, 89 et 90 RTFMC). 

* * * * * 

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C/21820/2022 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 26 avril 2023 par A______ SA contre le 
jugement JTPI/4433/2023 rendu le 13 avril 2023 par le Tribunal de première instance 
dans la cause C/21820/2022–19 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 600 fr., les met à la charge de A______ SA et les 
compense avec l'avance de frais qu'elle a versée et qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ SA à verser 1'000 fr. à C______ SA à titre de frais judiciaires de 
recours.  

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente; Madame Ursula ZEHETBAUER 
GHAVAMI, Madame Nathalie RAPP, juges; Madame Mélanie DE RESENDE 
PEREIRA, greffière. 

La présidente : 

Paola CAMPOMAGNANI 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 
 
Indication des voies de recours : 

 
Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.