# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8f5df5f0-7206-5bfb-a7a4-d0ae213ab49b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-03-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 04.03.2010 A/217/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-217-2010_2010-03-04.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Maria GOMEZ et Evelyne BOUCHAARA, 

Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/217/2010 ATAS/219/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 4 mars 2010 

En la cause 

Madame G__________, domiciliée à GENEVE 

Monsieur G__________, domicilié à GENÈVE 

 

demandeurs 

contre 

FONDATION DE PRÉVOYANCE D’IMPLENIA, chemin de 
l'Echo 1, case postale 610, 1213 ONEX 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE D’UBS SA, case postale, 
4002 BALE 

 

 

défenderesses 

 

 

   
 A/217/2010 

2/5 

EN FAIT 

1. Par jugement du 19 novembre 2009, la 3ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame G__________, née H__________ en 
1964, et Monsieur G__________, né en 1962, lesquels s’étaient mariés en date du 
26 octobre 1988.  

2. Au chiffre 4 du jugement précité, le Tribunal de première instance a donné acte aux 
époux de leur accord de se partager par moitié les avoirs de prévoyance 
professionnelle acquis par chacun d’eux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 13 janvier 2010, a été transmis d'office 
au Tribunal de céans le 21 janvier 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 
institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le   
26 octobre 1988 et le 13 janvier 2010. 

5. S'agissant du demandeur - dont il convient de relever qu’il était âgé de plus de 25 
ans à son arrivée en Suisse -, il est apparu :  

- que de 1990 à 1994, il a été affilié à la CAISSE PARITAIRE DE 
PRÉVOYANCE BÂTIMENT-GYPSERIE-PEINTURE, qui a transmis son 
avoir à la FONDATION DE PRÉVOYANCE D’IMPLENIA ; que cet avoir 
s’élevait, en date du 13 janvier 2010, à 132'427 fr.  (cf. courrier de la fondation 
du 1er février 2010).  

6. Quant à la demanderesse - dont il convient de relever qu'elle était également âgée 
de plus de 25 ans à son arrivée dans le pays -, il s'est avéré :  

- qu'elle a été affiliée à la FONDATION DE 2ÈME PILIER 
SWISSSTAFFING du 29 août 2005 au 18 octobre 2009 puis une nouvelle fois 
en décembre 2009 (cf. courrier de Swissstaffing du 16 février 2010);   

- que son avoir a été transféré à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE 
D’UBS SA en date du 21 janvier 2010 (cf. courrier d’UBS); qu’il s’élevait 
alors à 5'786 fr. 

- que la demanderesse est désormais au chômage.   

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

   
 A/217/2010 

3/5 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, le 26 octobre 1988, date du mariage, d’autre part, le 
13 janvier 2010, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 132'427 fr. tandis que celle acquise par la demanderesse atteint 
la somme de 5'786 fr., les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de 
prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur  doit à son ex-épouse le montant de  
66'213 fr. 50 (132'427 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 2'893 fr. (5'786 : 2), de sorte 
que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de 
63'320 fr. 50 (66'213.50 - 2'893). 

 

 

   
 A/217/2010 

4/5 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie, le conjoint divorcé 
bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant 
de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de 
l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 
18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 
non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

   
 A/217/2010 

5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION DE PRÉVOYANCE IMPLENIA à transférer, du compte 
de Monsieur G__________, la somme de  63'320 fr. 50 à la FONDATION DE 
LIBRE PASSAGE D’UBS SA en faveur de Madame G__________, née 
H__________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès 
le 14 janvier 2010  jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le