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**Case Identifier:** 537353f3-a5fc-5df1-966a-4ebf865d9a47
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-08
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 08.04.2016 C/17251/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-17251-2014_2016-04-08.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 15 avril 2016. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17251/2014 ACJC/463/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 8 AVRIL 2016 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, appelante d'un jugement rendu par la 10ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 27 août 2015, comparant par 

Me Frédéric G. Olofsson, avocat, rue de Cornavin 11, 1201 Genève, en l'étude duquel 

elle fait élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, intimé, comparant par Me Alexandra Lopez, 
avocate, rue Ferdinand-Hodler 15, case postale 360, 1211 Genève 17, en l'étude de 

laquelle il fait élection de domicile. 

 

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C/17251/2014 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/9700/2015 du 27 août 2015, le Tribunal de première 
instance (ci-après : le Tribunal) a dissous par le divorce le mariage contracté 

le ______ 1997 à ______ (Cundinamarca, Colombie) par B______, né le 

______ 1972 à ______ (Cundinamarca, Colombie), de nationalité 

colombienne, et A______, née C______ le ______ 1967 à ______ (GE), 

originaire de Carouge (GE) (ch. 1 du dispositif), dit que B______ et A______ 

exerceront conjointement l'autorité parentale sur leurs fils D______, né le 

______ 1999 à ______ (Cundinamarca, Colombie) et E______, né le ______ 

2000 à ______ (GE) (ch. 2), attribué à A______ la garde de D______ et de 

E______ (ch. 3), dit que le droit de visite de B______ s'exercera d'entente 

avec D______ et E______ (ch. 4), condamné B______ à verser en mains de 

A______, au titre de contribution à l'entretien de D______ et E______, par 

mois et d'avance, allocations familiales non comprises, le montant de 400 fr. 

par enfant jusqu'à leur majorité voire au-delà, mais jusqu'à 25 ans révolus s'ils 

poursuivent des études sérieuses et suivies (ch. 5), attribué la bonification 

pour tâches éducatives au sens de l'art. 52f
bis

 al. 2 RAVS à 100% à A______ 

(ch. 6), donné acte aux parties de leur accord quant au partage par moitié de 

leurs avoirs de prévoyance en application de l'article 122 CC (ch. 7), ordonné 

en conséquence à la Fondation institution supplétive LPP, comptes de libre 

passage, ______, de transférer la somme de 22'419 fr. 10 par débit du compte 

de libre passage de B______ (n° 1______), sur le compte de A______ 

(n° 2______) auprès de ______, ______ (ch. 8), donné acte à B______ et à 

A______ de ce qu'ils ont liquidé leur régime matrimonial (ch. 9), donné acte 

à B______ et à A______ de ce qu'ils renoncent à toute contribution 

d'entretien post-divorce en leur faveur (ch. 10), arrêté les frais judiciaires à 

1'000 fr. et mis à la charge des parties par moitié chacune, compensés avec 

l'avance de frais fournie par A______ et condamné en conséquence B______ 

à restituer à A______ la somme de 500 fr. (ch. 11), dit qu’il n’est pas alloué 

de dépens (ch. 12), condamné en tant que de besoin les parties à respecter et à 

exécuter les dispositions du présent jugement (ch. 13) et débouté les parties 

de toutes autres conclusions (ch. 14). 

B. a. Par acte expédié le 1er octobre 2015, A______ forme appel contre ce 
jugement, dont elle sollicite, à titre principal, l'annulation du chiffre 5 du 

dispositif. Cela fait, elle conclut à la condamnation de B______ à verser en 

ses mains, au titre de contribution à l'entretien des enfants D______ et 

E______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, le 

montant de 1'200 fr. par enfant jusqu'à leur majorité voire au-delà, mais 

jusqu'à 25 ans révolus s'ils poursuivent des études sérieuses et suivies, et à la 

confirmation du jugement pour le surplus. 

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C/17251/2014 

Elle sollicite, à titre préalable, l'audition de B______ et de G______, et la 

production par ces derniers de leur certificat de salaire 2014 et de leurs fiches 

de salaire 2015. 

b. Par mémoire réponse du 26 novembre 2015, B______ conclut 
préalablement à l'audition de A______, et, à titre principal, au rejet de l'appel 

et à la confirmation du jugement entrepris, sous suite de frais et dépens. 

Il produit des pièces nouvelles. 

c. Les parties ont été informées par courrier du greffe de la Cour du  
15 janvier 2016 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits encore pertinents sont les suivants : 

 a. B______, né le ______ 1972 à ______ (Colombie), de nationalité 
colombienne, et A______, née C______ le ______ 1967 à ______, originaire 

de Carouge, ont contracté mariage le ______ 1997 à ______ (Colombie). 

 Deux enfants sont issus de cette union, soit D______, né le 8 ______ 1999 et 
E______, né le ______ 2000. 

 b. Par jugement du 21 juin 2005, le Tribunal, statuant sur mesures 
protectrices de l'union conjugale, a notamment attribué la garde des enfants 

D______ et E______ à A______ et condamné B______ à verser à cette 

dernière, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la 

somme de 800 fr. à titre de contribution à l'entretien de la famille dès le 

1
er

 juillet 2005. 

 c. Le 19 août 2014 est née H______, fille de B______ et de la nouvelle 
compagne de celui-ci, G______. 

 B______ affirme ne pas faire ménage commune avec G______. Il verse 
400 fr. par mois pour l'entretien de sa fille H______. 

 Il est titulaire, depuis le 1
er

 décembre 2001, d'un contrat de bail portant sur un 

appartement de deux pièces au rez-de-chaussée de l'immeuble sis ______ à 

Genève, pour un loyer, charges comprises, de 740 fr. par mois.  

 G______ est locataire d'un appartement de deux pièces au rez-de-chaussée de 

l'immeuble sis ______ à Genève depuis le 1
er

 décembre 2010, selon contrat 

de bail de durée déterminée (jusqu'au 30 novembre 2013) produit par l'intimé. 

Elle réside toujours officiellement à cette adresse. Selon les déclarations de 

l'intimé, elle réalise un revenu de 5'000 fr. à 6'000 fr. par mois. 

 L'appelante soutient que l'intimé fait ménage commun avec G______. 

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C/17251/2014 

 d. Par requête reçue par le Tribunal de première instance le 26 août 2014, 
A______ a formé une demande unilatérale en divorce et conclu, notamment à 

l'attribution de la garde sur les enfants D______ et E______ et à ce qu'il soit 

donné acte à B______ de ce qu'il s'engage à verser, pour l'entretien de 

D______ et E______, d'avance et par mois, allocations familiales non 

comprises, le montant de 1'200 fr. par enfant jusqu'à la majorité, voire jusqu'à 

leur 25
ème

 année si ceux-ci entreprennent des études sérieuses. 

D. La situation financière des parties s'établit comme suit : 

 a. Depuis le 21 octobre 2013, B______ travaille en qualité de chauffeur 
auprès de N______ auprès de O______ à Genève. Selon les fiches produites, 

son salaire brut est de 3'980 fr. Entre janvier et septembre 2015, il a ainsi 

touché 3'553 fr. nets. Sa prime d'assurance maladie est prise en charge par 

son employeur. 

 L'appelante soutient que l'intimé aurait des revenus plus élevés, qu'il 
dissimule. 

 Les impôts cantonaux et fédéraux de l'intimé se sont montés en 2013 à  

1'024 fr. 60, respectivement 99 fr. 30, selon bordereaux produits. 

 Selon décompte final de l'administration fiscale cantonale du 2 novembre 

2015, les impôts communaux et cantonaux 2014 de l'intimé ont totalisé 

1'062 fr. 20. 

b. Selon les constatations du premier juge, non contestées en appel, l'appelante est 
employée en tant que secrétaire-comptable au sein des cuisines scolaires de 

P______ à 50% depuis le 1
er

 avril 2014 pour un salaire mensuel brut de 3'500 fr., 

versé treize fois l'an, soit un salaire mensuel net de 3'323 fr. 35 ((3'067 fr. 70 x 

13)/12). 

Ses charges mensuelles comprennent les intérêts hypothécaires du domicile 

conjugal dont elle est devenue propriétaire par donation en 626 fr. 25, dont à 

déduire la participation de ses enfants de 30%, sa prime d'assurance maladie 

LAMal en 299 fr. 15 ainsi que le montant de base en 1'350 fr. pour un adulte 

monoparental. 

c. Les charges non contestées en appel de D______ et E______ comprennent leur 
participation au loyer de leur mère en 93 fr. 95 (15%), ainsi que le montant de 

base en 600 fr., leur prime d'assurance-maladie étant prise en charge par 

l'employeur de leur père. 

L'appelante allègue, sans produire aucune pièce, des frais annuels supplémentaires 

pour D______ de 16'085 fr., comprenant notamment les frais pour les vacances, 

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l'achat du matériel de compétition de ski, les camps d'entraînement et l'argent de 

poche, ainsi que des frais annuels supplémentaires pour E______ de 4'660 fr., 

comprenant notamment l'argent de poche, les frais de vêtements, de nourriture et 

d'assurance maladie, le coût des vacances et l'achat de matériel pour le rink 

hockey ainsi que les déplacements. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales de première instance, dans 
les causes non patrimoniales ou dont la valeur litigieuse, au dernier état des 

conclusions devant l'autorité inférieure, est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 1 

let. a et al. 2 CPC). Les revenus et prestations périodiques ont la valeur du capital 

qu'ils représentent (art. 92 al. 1 CPC).  

 En l'espèce, ce montant est largement atteint au vu des dernières conclusions 

litigieuses devant l'instance inférieure. La voie de l'appel est dès lors ouverte.  

 Interjeté dans le délai utile, selon la forme prescrite par la loi, l'appel est recevable 

(art. 130, 131, 142 et 311 CPC). 

 1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC; HOHL, 
Procédure civile, tome II, 2010, n. 2314 et 2416; RETORNAZ, L'appel et le recours, 

in Procédure civile suisse, 2010, pp. 349 ss). 

 1.3 La contribution d'entretien des enfants mineurs est soumise aux maximes 
d'office et inquisitoire illimitée (art. 296 al. 3, 55 al. 2 et 58 al. 2 CPC; ATF 129 

III 417 consid. 2.1.2; 128 III 411 consid. 3.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_906/2012 du 18 avril 2013 consid. 6.1.1), ce qui a pour conséquence que le 

juge n'est pas lié par les conclusions des parties (art. 296 al. 3 CPC). Toutefois, 

l'obligation du juge d'établir d'office les faits n'est pas sans limite. En effet, la 

maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer activement à la 

procédure et d'étayer leurs propres thèses; il leur incombe de renseigner le juge 

sur les faits de la cause et de lui indiquer les moyens de preuve disponibles  

(ATF 128 III 411 consid. 3.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_808/2012 du 29 août 

2013 consid. 4.3.2). 

2. 2.1 Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et les moyens de preuve nouveaux ne sont 
pris en considération en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard  

(let. a) et s'ils ne pouvaient pas être invoqués ou produits devant la première 

instance bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de diligence (let. b).  

 La Cour examine en principe d'office la recevabilité des pièces produites en appel 

(REETZ/HILBER, Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2e éd. 

2013, n. 26 ad art. 317 CPC). 

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 Dans les causes de droit matrimonial concernant les enfants mineurs, dans 

lesquelles les maximes d'office et inquisitoire illimitée s'appliquent, la Cour de 

céans admet en revanche tous les novas (ACJC/124/2015 du 6 février 2015 

consid. 3.1; ACJC/798/2014 du 27 juin 2014 consid. 2.2; ACJC/480/2014 du  

11 avril 2014 consid. 1.4). 

 2.2 En l'espèce, les pièces 2 à 5 produites par l'intimé concernent sa situation 
personnelle et financière, déterminante pour fixer la contribution due à l'entretien 

des enfants mineurs. 

 Elles sont, partant, recevables. 

 La pièce 1 est nouvelle mais sans pertinence pour l'issue du litige. 

3. Les parties sollicitent des actes d'instruction. 

3.1 Conformément à l'art. 316 al. 3 CPC, l'instance d'appel peut librement décider 
d'administrer des preuves : elle peut ainsi ordonner que des preuves administrées 

en première instance le soient à nouveau devant elle, faire administrer des preuves 

écartées par le Tribunal de première instance ou encore décider l'administration de 

toutes autres preuves. Néanmoins, cette disposition ne confère pas à l'appelant un 

droit à la réouverture de la procédure probatoire et à l'administration de preuves. 

Le droit à la preuve, comme le droit à la contre-preuve, découlent de l'art. 8 CC 

ou, dans certains cas, de l'art. 29 al. 2 Cst., dispositions qui n'excluent pas 

l'appréciation anticipée des preuves. Elle peut refuser une mesure probatoire en 

procédant à une appréciation anticipée des preuves, lorsqu'elle estime que le 

moyen de preuve requis ne pourrait pas fournir la preuve attendue ou ne pourrait 

en aucun cas prévaloir sur les autres moyens de preuve déjà administrés par le 

Tribunal de première instance, à savoir lorsqu'il ne serait pas de nature à modifier 

le résultat des preuves qu'elle tient pour acquis (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1, 

reproduit in RSPC 2012, p. 414 et les références citées). 

 Les mêmes principes valent lorsque la maxime inquisitoire s'applique (art. 55 al. 

2, 272 et 296 al. 1 CPC; art. 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC; cf. ATF 138 III 374 

précité, consid. 4.3.2). 

 3.2 En l'espèce, la Cour considère que les auditions sollicitées ne sont pas de 
nature à modifier la solution du litige. En effet, il est très vraisemblable que 

chacune des parties campera sur les positions exprimées dans la procédure, de 

sorte qu'il n'est pas nécessaire de les entendre à nouveau. Cela vaut également 

s'agissant de l'audition de G______, dont on voit mal qu'elle fasse des déclarations 

qui contrediraient celles de son compagnon. 

 L'intimé a produit des fiches de salaire de janvier à septembre 2015, ainsi que son 
bordereau 2014, sans que l'appelante n'émette de réserve, ce qu'elle aurait pu faire 

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dans le cadre d'une réplique. La Cour considère que la cause est en état d'être 

jugée, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner la production de pièces 

complémentaires. 

 Les mesures sollicitées ne seront dès lors pas ordonnées. 

4. L'appelante reproche au premier juge de ne pas avoir retenu des revenus plus 
importants de l'intimé et de ne pas avoir considéré qu'il faisait ménage commun 

avec sa compagne. Elle lui reproche également de ne pas avoir tenu compte des 

frais supplémentaires allégués au titre de charges des enfants. 

 L'intimé conteste faire ménage commun avec sa compagne, preuve en est les deux 

contrats de bail produits, et fait siens les montants retenus par le premier juge au 

titre des revenus et charges des parties.  

 4.1 Dans le cadre d'une procédure de divorce, le juge fixe la contribution à 
l'entretien des enfants d'après les dispositions régissant les effets de la filiation 

(art. 133 al. 1 CC).  

 Les père et mère doivent pourvoir à l'entretien de l'enfant et assumer par 

conséquent les frais de son éducation, de sa formation et des mesures prises pour 

le protéger. L'entretien est assuré par les soins et l'éducation ou, lorsque l'enfant 

n'est pas sous la garde de ses père et mère, par des prestations pécuniaires  

(art. 276 al. 1 et 2 CC). Selon l'art. 285 al. 1 CC, la contribution à l'entretien d'un 

enfant mineur doit correspondre aux besoins de celui-ci, ainsi qu'à la situation et 

aux ressources des père et mère; il est tenu compte de la fortune et des revenus de 

l'enfant ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de 

l'enfant à la prise en charge de ce dernier. Ces différents critères doivent être pris 

en considération et exercent une influence réciproque les uns sur les autres (ATF 

137 III 604 consid. 4.1.1; 134 III 337 consid. 2.2.2). Ainsi, les besoins de l'enfant 

doivent être examinés avec les trois autres éléments évoqués et la contribution 

d'entretien doit toujours être dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et 

la capacité contributive du débirentier (ATF 116 II 110 consid. 3a; arrêts du 

Tribunal fédéral 5A_229/2013 du 25 septembre 2013 consid. 5.2; 5A_507/2007 

du 24 avril 2008 consid. 5.1).  

 Le juge peut contraindre les parents à verser une contribution spéciale lorsque des 

besoins extraordinaires imprévus de l'enfant le requièrent (art. 286 al. 3 CC). 

 La loi n'impose pas de méthode de calcul de la contribution d'entretien (ATF 128 

III 411 consid. 3.2.2). Sa fixation relève de l'appréciation du juge, qui jouit d'un 

large pouvoir d'appréciation et applique les règles du droit et de l'équité (art. 4 

CC; ATF 127 III 136 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 5A_229/2013 du  

25 septembre 2013 consid. 5.1). 

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 La jurisprudence admet la méthode dite du "minimum vital" : les besoins de 

l'enfant mineur et la capacité contributive du débirentier sont déterminés en 

ajoutant à leurs montants de base admis par le droit des poursuites leurs charges 

incompressibles respectives (loyer, assurance maladie, etc.) (art. 93 LP; arrêt du 

Tribunal fédéral 5C.142/2006 du 2 février 2007 consid. 4.3; PERRIN, in 

Commentaire romand, Code civil I, n. 23 ss ad art. 285 CC; BASTONS BULLETTI, 

L'entretien après le divorce : Méthodes de calcul, montant, durée et limites, in SJ 

2007 II 77, p. 84 ss et 101 ss).  

 Lorsque plusieurs enfants - issus ou non du même lit - ont droit à une contribution 

d'entretien, le principe de l'égalité de traitement doit être respecté (ATF 127 III 68 

consid. 2c; 126 III 353 consid. 2b et les arrêts cités). Ainsi, les enfants d'un même 

débiteur doivent être financièrement traités de manière semblable, 

proportionnellement à leurs besoins objectifs; l'allocation de montants différents 

n'est donc pas exclue, mais doit avoir une justification particulière (ATF 126 III 

353 consid. 2b et les références citées; arrêt du Tribunal fédéral 5A_829/2012 du 

7 mai 2013 consid. 6.1). 

 4.2 En l'espèce, contrairement à ce que soutient l'appelante, il n'est pas établi que 
l'intimé aurait d'autres sources de revenus que celles admises par le premier juge. 

C'est ainsi un revenu de 3'553 fr. nets qui doit être retenu. Au titre des charges 

doivent être pris en compte le loyer de 740 fr., les impôts en 90 fr. (1'062/12) et le 

montant de base de 1'200 fr. Sur ce dernier point, la Cour retient, avec le Tribunal, 

qu'il n'est pas démontré que l'intimé cohabite avec sa compagne. Les deux contrats 

de bail produits, en l'absence d'autres éléments au dossier, permettent au contraire 

de retenir qu'ils font ménage séparé. Il convient encore de déduire, au titre des 

charges, le montant de 400 fr. que l'intimé verse pour l'entretien de sa fille. Son 

disponible est ainsi de 1'123 fr.  

 Le disponible de l'appelante est de 1'235 fr., comme retenu par le premier juge et 

non contesté en appel. 

 Les charges des enfants totalisent 693 fr. 95, dont à déduire les allocations 

familiales en 300 fr., soit un découvert de 393 fr. 95. Les frais supplémentaires 

allégués par l'appelante n'ont, comme retenu par le premier juge, pas à être pris en 

compte car ils n'ont pas été démontrés. Il incombait à celle-ci, indépendamment de 

la maxime d'office applicable, de produire les pièces à l'appui de ses allégations.  

 Dans la mesure où l'appelante pourvoit seule aux soins et à l'éducation des 

enfants, l'intimé doit assurer leur entretien par des prestations pécuniaires, 

dépassant la simple couverture de leurs minimums vitaux. Si le principe d'égalité 

entre les enfants doit en principe être respecté, il est notoire que le coût d'un 

adolescent est plus élevé que celui d'une enfant de deux ans. De plus, la mère du 

nouvel enfant de l'intimé réalise des revenus sensiblement plus importants que ce 

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dernier, selon ses propres allégations, de sorte qu'il n'est pas inéquitable de prévoir 

une contribution plus élevée pour les deux enfants issus de sa précédente union. 

 Le montant de la contribution à l'entretien de D______ et de E______ sera ainsi 

fixé à 550 fr. par enfant et par mois. 

 Le jugement querellé sera réformé dans le sens qui précède. 

5. Il n'y a pas lieu de revenir sur le montant et la répartition des frais de la procédure 
de première instance, d'ailleurs non contestés par les parties. 

 Les frais de l'appel, arrêtés à 1'250 fr., seront répartis entre les parties, à raison 

d'une moitié chacune, puisqu'aucune d'elle n'obtient entièrement gain de cause. Ils 

seront compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat. L'intimé sera en 

conséquence condamné à rembourser à l'appelante la somme de 625 fr. au titre de 

l'avance fournie. 

 Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens, vu la nature familiale du litige, l'appelante 

n'ayant d'ailleurs pas pris de conclusions en ce sens. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/9700/2015 

rendu le 27 août 2015 par le Tribunal de première instance dans la cause C/17251/2014-

10. 

Au fond : 

L'admet. 

Annule le chiffre 5 du dispositif dudit jugement. 

Cela fait, et statuant à nouveau : 

Condamne B______ à verser en mains de A______, au titre de contribution à l'entretien 

de D______ et E______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, le 

montant de 550 fr., par enfant jusqu'à leur majorité voire au-delà, mais jusqu'à 25 ans 

révolus s'ils poursuivent des études sérieuses et régulières. 

Confirme le jugement pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais d'appel à 1'250 fr. et les met à la charge de chacune des parties, à raison 

d'une moitié chacune. 

Dit qu'ils sont compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat. 

Condamne en conséquence B______ à verser à A______ la somme de 625 fr. à titre de 

remboursement partiel de l'avance fournie. 

Dit qu'il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Pauline ERARD et Paola 

CAMPOMAGNANI, juges; Madame Marie NIERMARECHAL, greffière. 

Le président : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 
La greffière : 

Marie NIERMARECHAL 

  

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.