# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 922ba775-cf7c-524c-a1e4-265b51b39ffd
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-04-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 21.04.2022 A/4372/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4372-2021_2022-04-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Philippe KNUPFER, Président; Monique STOLLER FÜLLEMANN et 
Pierre-Bernard PETITAT, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4372/2021 ATAS/360/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 21 avril 2022 

5ème Chambre 

 

En la cause 

 

Madame A______, domiciliée à SAINT-GENIS-POUILLY, 
FRANCE 

 

 

recourante 

contre  

 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis rue des Gares 16, 
GENÈVE 

 

 

 

intimé 

 

https://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/360/2022

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

 Madame A______ (ci-après : l’intéressée ou la recourante), née en ______ A.      a.
1992, s’est inscrite auprès de l’office régional de placement (ci-après : l’ORP) qui 
lui a ouvert un délai-cadre d’indemnisation, courant du 2 avril 2018 au 1er avril 
2020. 

b. Par courrier recommandé du 4 avril 2019, l’office cantonal de l’emploi (ci-
après : l’OCE ou l’intimé) a pris une décision de refus du droit aux indemnités de 
chômage de l’intéressée, au motif qu’elle n’était pas domiciliée en Suisse. 

c. L’intéressée a formé opposition contre la décision du 4 avril 2019 en date du 
1er juillet 2019. 

d. Après avoir examiné les motifs donnés par l’intéressée pour justifier le 
caractère tardif de son opposition, l’OCE, par décision du 19 juillet 2019, a 
déclaré l'opposition irrecevable, au motif qu'elle était tardive et que les motifs que 
l’assurée exposait pour expliquer son retard n’étaient pas pertinents,  

e. Suite au recours de l’intéressée contre la décision du 19 juillet 2019, la 
chambre de céans a confirmé la décision querellée, admettant le caractère tardif et 
l’irrecevabilité de l’opposition, par arrêt du 7 novembre 2019 (ATAS/1022/2019), 
entré en force depuis lors. 

 Par décision du 15 juillet 2020, la caisse de chômage (ci-après : la caisse) a B.      a.
réclamé à l’intéressée le remboursement des indemnités de chômage versées à 
tort, pendant la période allant du 2 au 30 avril 2018, puis du 30 mai au 
31 décembre 2018, pour un montant total de CHF 21'254.90.  

b. L’intéressée s’est adressée à la caisse, par courrier du 17 août 2020, faisant 
valoir sa bonne foi et sa situation financière difficile, et a demandé la remise de 
l’obligation de rembourser le montant réclamé. 

c. La caisse a soumis le dossier au service juridique de l’OCE agissant en qualité 
d’autorité cantonale, puis a rendu, en date du 25 mai 2021, une décision de refus 
de la demande de remise de l’obligation de rembourser, au motif que la condition 
de la bonne foi n’était pas remplie, dès lors que l’intéressée avait caché le fait 
qu’elle vivait en réalité en France, à St-Genis-Pouilly, pendant la période où elle 
percevait les indemnités de chômage, ce qui représentait une négligence grave 
incompatible avec la bonne foi. 

d. Par courrier du 17 juin 2021, l’intéressée s’est opposée à la décision du 25 mai 
2021, revenant à nouveau sur les arguments qu’elle avait déjà développés dans le 
cadre de son opposition à la décision de négation du droit aux indemnités 
chômage, au motif qu’elle habitait trois à quatre jours sur France, avec sa fille, 
dans l’appartement qu’elle avait acheté avec son compagnon et déclarait « passer 
cinq à six nuits avec eux, tantôt sur France que sur Suisse car ce sont nos beaux-
parents qui la gardaient trois jours par semaine ». Elle poursuivait en déclarant 

 
 
 

 

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qu’elle dormait des deux côtés de la frontière, pour un temps globalement 
équivalent, car elle avait fait le choix de mettre une adresse sur Suisse et une 
adresse sur France, afin d’être totalement transparente et de pouvoir embaucher 
une assistante maternelle sur France, qu’il était impossible de payer sur Suisse, à 
la suite du manque de places en crèche. Elle n’acceptait pas que sa bonne foi soit 
remise en question, ce qui expliquait son opposition à la décision du 25 mai 2021 
et concluait à ce que l’OCE revoie sa position pour ne pas la mettre dans une 
situation encore plus précaire. Elle ajoutait que le service de chômage français 
avait refusé son inscription, en raison de sa résidence sur Suisse et qu’elle se 
retrouvait donc sans aucune prestation, bien qu’ayant cotisé à l’assurance-
chômage, ce qui n’était pas en accord avec le droit européen. 

e. Par décision sur opposition du 24 novembre 2021, l’OCE a écarté l’opposition 
de l’intéressée et a confirmé la décision du 25 mai 2021, reprenant les motifs 
exposés dans cette dernière et ajoutant que l’opposante n’apportait aucun élément 
permettant de revoir la décision litigieuse, dès lors que ses arguments portaient 
principalement sur la question de son domicile en Suisse, en rapport avec la 
décision du 4 avril 2019 et non pas avec la décision querellée du 25 mai 2021. 
S’agissant de la condition de la bonne foi, l’OCE exposait, une nouvelle fois, que 
dès lors que l’opposante avait préalablement violé son obligation d’annoncer son 
domicile ou d’informer la caisse quant à la réalité de son domicile, ceci afin de 
percevoir indûment des indemnités de chômage, elle avait commis une négligence 
grave qui n’était pas compatible avec la condition de la bonne foi. Pour cette 
raison, sa demande de remise de l’obligation de rembourser était refusée. 

 Par acte posté le 22 décembre 2021, l’intéressée a interjeté recours contre la C.      a.
décision du 24 novembre 2021 auprès de la chambre de céans. Elle a demandé à 
cette dernière de répondre clairement et par des textes de loi aux deux importantes 
questions qui étaient, d’une part, sa bonne foi, la négligence grave, 
l’interprétation du centre d’intérêt et, d’autre part, l’indemnité versée par la Suisse 
ou par la France. Concernant le premier point, elle déclarait que son centre 
d’intérêt principal était en Suisse et non en France, qu’elle résidait à Genève 
quatre jours par semaine pour son travail et ses études et trois jours par semaine 
sur France où était sa fille et son compagnon, ajoutant qu’elle n’avait jamais 
menti à l’OCE. S’agissant du second point, elle considérait que les deux pays 
concernés, soit la Suisse et la France, devaient se mettre d’accord entre eux pour 
savoir lequel de ces pays et laquelle des caisses de chômage devait assumer son 
rôle et qu’il n’appartenait pas à l’intéressée de se « balader de service en service 
et de pays en pays ». Elle joignait un courrier de sa psychiatre, la doctoresse 
B______, daté du 15 décembre 2021, attestant qu’elle avait été suivie 
régulièrement depuis le 11 juin 2018 et pour une durée indéterminée, en raison 
d’un problème psychique lié aux difficultés de couple et à la naissance de sa fille, 
C______, en date du ______ 2016. 

 
 
 

 

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b. Par réponse du 17 février 2022, l’OCE a persisté intégralement dans les termes 
de la décision querellée, considérant que la recourante n’apportait aucun élément 
nouveau permettant de revoir ladite décision. 

c. Par réplique du 12 mars 2022, la recourante a transmis à la chambre de céans 
les précédents courriers figurant déjà dans le dossier et a confirmé implicitement 
les conclusions de son recours. 

d. Par duplique du 4 avril 2022, l’OCE a maintenu la décision querellée. 

e. Sur ce, la cause a été gardée à juger, ce dont les parties ont été informées par 
courrier du 7 avril 2022. 

f. Les autres faits seront repris, en tant que de besoin, dans la partie « en droit » 
du présent arrêt. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire 
et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, 
LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le 1er janvier 2021, est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la 
LPGA. 

Sur le plan matériel, sont en principe applicables les règles de droit en vigueur au 
moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 129 V 1 
consid. 1 ; ATF 127 V 467 consid. 1 et les références). En ce qui concerne en 
revanche la procédure, et à défaut de règles transitoires contraires, le nouveau 
droit s'applique sans réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 93 
consid. 6b ; ATF 112 V 360 consid. 4a ; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b). 

Déposé après le 1er janvier 2021, le recours sera donc traité sous l'angle du 
nouveau droit de la LPGA (cf. ATAS/360/2021 du 15 avril 2021 consid. 3). 

3. Interjeté dans les forme et délai légaux, le recours est recevable (art. 56 al. 1, 60 et 
61 let. b LPGA).  

4. Le litige porte sur la question de savoir si la recourante peut bénéficier d’une 
remise de l’obligation de restituer les prestations de l'assurance-chômage, perçues 
à tort, en avril 2018, puis du 30 mai au 31 décembre 2018, à hauteur de 
CHF 21'254.90. 

 

 
 
 

 

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5.  

5.1 Selon l'art. 25 al. 1 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 
restituées. La restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressée était de bonne foi 
et qu'elle la mettrait dans une situation difficile. Ces deux conditions matérielles 
sont cumulatives et leur réalisation est nécessaire pour que la remise de 
l'obligation de restituer soit accordée (ATF 126 V 48 consid. 3c ; arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_364/2019 du 9 juillet 2020 consid. 4.1). 

5.2 Le destinataire d'une décision de restitution qui entend la contester dispose de 
deux moyens qu'il convient de distinguer de façon claire : s'il prétend qu'il avait 
droit aux prestations en question, il doit s'opposer à la décision de restitution dans 
un délai de trente jours ; en revanche, s'il admet avoir perçu indûment des 
prestations, mais qu'il invoque sa bonne foi et des difficultés économiques qu'il 
rencontrerait en cas de remboursement, il doit présenter une demande de remise. 
La demande de remise ne peut être traitée sur le fond que si la décision de 
restitution est entrée en force, la remise et son étendue faisant l'objet d'une 
procédure distincte.  

5.3 On précisera encore que, selon l'art. 4 al. 4 de l'ordonnance fédérale sur la 
partie générale du droit des assurances sociales du 11 septembre 2002 (OPGA – 
RS 830.11), une telle demande doit être déposée au plus tard trente jours à 
compter de l'entrée en force de la décision de restitution (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_814/2017 du 11 mars 2019 consid. 6 et les références).  

6.  

6.1 Selon l’art. 31 LPGA, l'ayant droit, ses proches ou les tiers auxquels une 
prestation est versée sont tenus de communiquer à l'assureur ou, selon le cas, à 
l'organe compétent toute modification importante des circonstances déterminantes 
pour l'octroi d'une prestation (al. 1). Toute personne ou institution participant à la 
mise en œuvre des assurances sociales a l'obligation d'informer l'assureur si elle 
apprend que les circonstances déterminantes pour l'octroi de prestations se sont 
modifiées (al. 2). 

6.2 Savoir si la condition de la bonne foi, présumée en règle générale (art. 3 du 
Code civil suisse, du 10 décembre 1907 - CC - RS 210), est réalisée doit être 
examinée dans chaque cas à la lumière des circonstances concrètes (arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_269/2009 du 13 novembre 2009 consid. 5.2.1). La condition 
de la bonne foi doit être remplie dans la période où l’assuré concerné a reçu les 
prestations indues dont la restitution est exigée (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_766/2007 du 17 avril 2008 consid. 4.1 et les références). 

6.3 La jurisprudence constante considère que l’ignorance, par le bénéficiaire, du 
fait qu’il n’avait pas droit aux prestations ne suffit pas pour admettre qu’il était de 
bonne foi. Il faut bien plutôt qu’il ne se soit rendu coupable, non seulement 
d’aucune intention malicieuse, mais aussi d’aucune négligence grave. Il s’ensuit 
que la bonne foi, en tant que condition de la remise, est exclue d'emblée lorsque 

 
 
 

 

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les faits qui conduisent à l'obligation de restituer (violation du devoir d’annoncer 
ou de renseigner) sont imputables à un comportement dolosif ou à une négligence 
grave. En revanche, l'assuré peut invoquer sa bonne foi lorsque l'acte ou 
l'omission fautifs ne constituent qu'une violation légère de l'obligation d'annoncer 
ou de renseigner (ATF 138 V 218 consid. 4 ; arrêts du Tribunal fédéral 
9C_43/2020 du 13 octobre 2020 consid. 3 et 9C_16/2019 du 25 avril 2019 consid. 
4).  

6.4 On parlera de négligence grave lorsque l'ayant droit ne se conforme pas à ce 
qui peut raisonnablement être exigé d'une personne capable de discernement dans 
une situation identique et dans les mêmes circonstances (ATF 110 V 176 consid. 
3d ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_16/2019 du 25 avril 2019 consid. 4). La mesure 
de l'attention nécessaire qui peut être exigée doit être jugée selon des critères 
objectifs, où l'on ne peut occulter ce qui est possible et raisonnable dans la 
subjectivité de la personne concernée (faculté de jugement, état de santé, niveau 
de formation, etc. ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_413/2016 du 26 septembre 2016 
consid. 3.1 ; Sylvie PÉTREMAND, in Commentaire romand, LPGA, 2018, n. 69 
ad art. 25 LPGA). Il faut ainsi, en particulier, examiner si, en faisant preuve de la 
vigilance exigible, l’assuré aurait pu constater que les versements ne reposaient 
pas sur une base juridique. Il n’est pas demandé à un bénéficiaire de prestations de 
connaître dans leurs moindres détails les règles légales. En revanche, il est 
exigible de lui qu’il vérifie les éléments pris en compte par l’administration pour 
calculer son droit aux prestations. On peut attendre d'un assuré qu'il décèle des 
erreurs manifestes et qu'il en fasse l'annonce (arrêt du Tribunal fédéral 
9C_498/2012 du 7 mars 2013 consid. 4.2). On ajoutera que la bonne foi doit être 
niée quand l’enrichi pouvait, au moment du versement, s’attendre à son obligation 
de restituer, parce qu’il savait ou devait savoir, en faisant preuve de l’attention 
requise, que la prestation était indue (art. 3 al. 2 CC ; ATF 130 V 414 consid. 4.3 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 9C_319/2013 du 27 octobre 2013 consid. 2.2). 

6.5 En revanche, l’intéressé peut invoquer sa bonne foi si son défaut de 
conscience du caractère indu de la prestation ne tient qu’à une négligence légère, 
notamment, en cas d’omission d’annoncer un élément susceptible d’influer sur le 
droit aux prestations sociales considérées, lorsque ladite omission ne constitue 
qu’une violation légère de l’obligation d’annoncer ou de renseigner sur un tel 
élément (ATF 112 V 97 consid. 2c ; arrêts du Tribunal fédéral 9C_16/2019 précité 
consid. 4 et 9C_14/2007 du 2 mai 2007 consid. 4 ; DTA 2003 n° 29 p. 260 consid. 
1.2 et les références ; RSAS 1999 p. 384 ; Ueli KIESER, Kommentar zum 
Bundesgesetz über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts - ATSG, 
2020, n. 65 ad art. 25 LPGA). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de 
la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 

 
 
 

 

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seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ; 
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a).  

8.  

8.1 En l’espèce, la recourante ne conteste pas avoir perçu le montant dont la 
restitution est demandée. 

8.2 Elle invoque sa bonne foi pour qu’une remise de l’obligation de restituer lui 
soit accordée, exposant que la décision prise par l’OCE en date du 25 mai 2021 
était infondée, en raison du fait que son domicile se trouvait en Suisse. 

Ce faisant, la recourante reprend à l’identique son argumentation déjà développée 
dans le cadre de son opposition à la décision du 25 mai 2021, alors même que 
cette dernière, qui nie l’existence d’un domicile en Suisse pendant la période 
allant du 2 avril au 31 décembre 2018, est entrée en force. 

Comme l’a souligné l’intimé dans le cadre de sa réponse, les arguments de la 
recourante portent principalement sur la question de son domicile en Suisse au 
regard de la première décision du service juridique de l’OCE du 4 avril 2019 et 
non pas sur la décision litigieuse du 25 mai 2021. 

La question de la bonne foi est directement liée à l’existence ou non d’un domicile 
en Suisse lors de l’inscription de la recourante auprès de l’ORP. Dès lors, la 
chambre de céans ne peut faire l’économie d’examiner cette question. 

Dans son formulaire de préinscription à l’office cantonal de l’emploi, daté du 
29 mars 2018, la recourante a indiqué sous « coordonnées » qu’elle habitait rue 
G______, 1227 Carouge, c/o Monsieur et Madame D______, soit les parents de 
son compagnon, Monsieur E______.  

Auparavant, toujours selon les indications fournies par la recourante, celle-ci avait 
habité du 24 mars 2015 jusqu’au 31 mars 2018 à Dübendorf, H______ strasse.  

Le procès-verbal de son conseiller en personnel auprès de l’OCE indique sous 
« situation personnelle » que la recourante est célibataire, avec un enfant âgé de 
16 mois qui vit avec son père et qu’elle-même habite chez ses beaux-parents. 

Le bordereau d’impôts cantonaux et communaux 2018 de la recourante, daté du 
13 mai 2019, porte l’adresse de Mme A______, c/o M. F______, chemin 
I______, 1214 Vernier. 

Comme cela ressort de la partie « en fait » de la décision du 4 avril 2019, il est 
expliqué que dans un courriel du 11 janvier 2019, la recourante a exposé au 
bureau des enquêtes de l’OCE qu’elle se trouvait à Genève chez ses parents les 
lundi, mardi, jeudi et vendredi, après avoir déposé sa fille chez sa nounou et 

 
 
 

 

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qu’elle retournait à St Genis-Pouilly à 18h30 pour chercher sa fille chez la 
nounou, qu’elle dormait un dimanche sur deux chez ses parents, quand sa mère 
gardait sa fille le lundi et que le mardi soir, elle dormait à Carouge (soit chez les 
parents de son compagnon) et restait jusqu’au mercredi soir, car sa belle-mère 
gardait sa fille tous les mercredis. Le samedi elle était à Genève dès 8h30, car sa 
fille allait à un cours de gym et la plupart du temps, elle dormait à Carouge le 
reste du week-end. Elle dormait ainsi trois à quatre jours par semaine à Genève et, 
quand ce n’était pas le cas, elle s’y rendait tous les matins. Elle a précisé que sa 
fille était gardée un lundi sur deux et les mardi, jeudi et vendredi par une nounou à 
Sergy, en France, et un lundi sur deux et tous les mercredis, par ses grands-mères 
à Genève.  

Le jeudi 10 janvier 2019, à 16h45, un inspecteur du bureau des enquêtes de l’OCE 
s’était rendu au domicile présumé de la recourante, au chemin I______, à Vernier, 
chez ses parents. L’inspecteur avait constaté que le nom de la recourante figurait 
sur la boîte aux lettres, que cette dernière était présente dans l’appartement et lui 
avait montré sa chambre et celle de sa fille, ainsi que leurs effets personnels, mais 
que la recourante avait toutefois expliqué à l’inspecteur qu’elle avait un domicile 
secondaire à St Genis-Pouilly depuis 2017, que le père de sa fille y était domicilié 
et qu’elle-même y dormait quatre à cinq nuits par semaine et dormait le dimanche 
soir chez ses parents à Vernier et le mardi chez ses beaux-parents à Carouge et 
qu’elle passait ses journées à Genève. 

Entendue par le bureau des enquêtes de l’OCE en date du 16 janvier 2019, la 
recourante avait confirmé qu’au début de l’année 2017, elle avait fait 
l’acquisition, avec son compagnon et père de sa fille, M. D______, d’un bien 
immobilier situé au rue J______, 01630 Saint-Genis-Pouilly en France et dormait 
environ quatre à cinq nuits par semaine à cette adresse, bien qu’elle passe toutes 
ses journées à Genève, que son adresse auprès de l’OCPM se trouvait au chemin 
I______ à Vernier, chez ses parents, qu’elle payait ses impôts et assurances à 
Genève et qu’elle avait un téléphone portable en Suisse. 

Les explications mentionnées supra diffèrent de celles que la recourante a donné 
dans son courrier du 17 juin 2021, dans lequel elle déclare qu’elle habitait trois à 
quatre jours en France, avec sa fille, dans l’appartement qu’elle avait acheté avec 
son compagnon, puis mentionnait « passer cinq à six nuits avec eux, tantôt sur 
France que sur Suisse car ce sont nos beaux-parents qui la gardaient trois jours par 
semaine ». Elle poursuit en déclarant qu’elle dormait « des deux côtés de la 
frontière » pour un temps globalement équivalent, car elle avait fait le choix de 
mettre une adresse sur Suisse et une adresse sur France « afin d’être totalement 
transparente » et de pouvoir embaucher une assistante maternelle en France qu’il 
était impossible de payer en Suisse, à la suite du manque de place en crèche. 

À la lumière de ce qui précède et des pièces du dossier, la chambre de céans 
constate que la recourante a fourni, indifféremment, deux adresses à Genève ; 

 
 
 

 

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l’une d’elle chez les parents de son compagnon à Carouge et l’autre chez ses 
parents à Vernier.  

Ses explications concernant son emploi du temps, exposant qu’elle dormait 
alternativement chez ses « beaux-parents » ou chez ses parents ou dans 
l’appartement qu’elle partageait avec le père de sa fille, démontrent qu’il n’y avait 
pas véritablement de résidence à Genève et que le choix de dormir à Genève, soit 
à Carouge chez les parents de son compagnon, soit à Vernier chez ses parents, 
dépendait directement du fait qu’elle laissait sa fille à la garde de ceux-ci ou de 
ceux-là. Elle avait, de surcroît, une maman de jour à Sergy en France, qui pouvait 
s’occuper de sa fille lorsqu’elle était en France, ajoutant même qu’elle avait choisi 
de garder à la fois une adresse en Suisse et une adresse en France pour des raisons 
pratiques.  

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, des pièces du dossier et des 
déclarations fluctuantes de la recourante, la chambre de céans considère qu’il est 
établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que la recourante n’avait pas 
établi son domicile à Genève lors de son inscription à l’ORP et de l’ouverture 
d’un délai-cadre pour la perception des indemnités de chômage en avril 2018. 

8.3 Partant, les indications de la recourante selon lesquelles elle avait un domicile 
à Genève lors de son inscription auprès de l’ORP sont erronées et doivent être 
considérées comme une négligence grave, car elles portent sur l’un des éléments 
essentiels donnant droit aux indemnités chômage. Par conséquent, la condition de 
la bonne foi n’est pas remplie. 

Dès lors qu’une des conditions impératives, permettant d’entrer en matière sur une 
demande de remise de l’obligation de rembourser, n’était pas remplie, l’intimé 
était en droit de rejeter la demande de remise de la recourante. 

8.4 S’agissant de la requête de la recourante que la chambre de céans éclaircisse la 
question de savoir quelles instances de quel pays, entre la Suisse et la France, sont 
compétentes pour lui octroyer des indemnités de chômage, elle est exorbitante aux 
attributions de la chambre de céans, qui n’a pas de compétence pour donner un 
avis de droit sur une question de nature transfrontalière. 

9. Compte tenu de ce qui précède, la chambre de céans n’a d’autre choix que de 
rejeter le recours. 

10. Pour le surplus, en l’absence de loi spéciale prévoyant des frais judiciaires, la 
procédure est gratuite (art. 61 let. fbis LPGA en lien avec l’art. 1 al. 1 LACI). 

 

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Véronique SERAIN 

 Le président 
 
 
 
 

Philippe KNUPFER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le