# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 552b8cb8-0c1c-5ac0-a1d3-06180efaf3e2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-10-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre d'accusation 14.10.2009 P/5253/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_012_P-5253-2006_2009-10-14.pdf

## Full Text

Communiqué l’ordonnance aux parties en date du 15 octobre 2009 

 Réf : TGI 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

P/5253/2006 OCA/229/2009 

ORDONNANCE 

DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION 

Audience du mercredi 14 octobre 2009 

Statuant sur le recours déposé par : 

S______, domicilié à Genève, recourant comparant par Me Alec REYMOND, avocat, 
rue Ferdinand-Hodler 15, case postale 360, 1211 Genève 17, en l’Étude duquel il fait 
élection de domicile, 

contre la décision du Procureur général rendue le 28 juillet 2009 

Intimés : D______, comparant par Me Susannah MAAS ANTAMORO DE 
CESPEDES, avocate, avenue de Miremont 31, 1208 Genève, en l'Étude de laquelle ils 
font élection de domicile, 

P______, comparant par Me Jean-Luc HERBEZ, avocat, rue Charles-Bonnet 4, case 
postale 399, 1211 Genève 12, en l'Étude duquel il élit domicile, 

LE PROCUREUR GÉNÉRAL de la République et canton de Genève, en son Parquet, 
Palais de justice, place du Bourg-de-Four à Genève. 

 

 

- 2/8 - 

P/5253/2006 

A. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 10 août 2009, S______ recourt 
contre l'ordonnance du 28 juillet 2009, notifiée le lendemain, par laquelle le 
Procureur général a classé la poursuite dirigée contre lui en tant qu’elle se fondait sur 
les faits reprochés par L______, A______ et D______. 

 Le recourant conclut à l'annulation de cette décision et au prononcé d’un non-lieu. 

B. Il résulte du dossier les faits pertinents suivants : 

 a) En avril 2006, le Procureur général a ouvert une information pénale des chefs 
d'abus de confiance, d'escroquerie et de blanchiment d'argent à l'encontre de 
S______, ex-avocat, consécutivement à une plainte formée par un client de ce 
dernier. 

 Deux autres plaintes ont été déposées subséquemment, l'une en juin, puis celle 
formée par L______, le 26 juillet 2006. À teneur de cette dernière, S______ lui avait 
parlé en 1991 d'un investissement de USD 400'000.- dans un vaste projet de 
développement immobilier et portuaire en Chine (ci-après le « projet Chine »), par le 
truchement d’une société collectant les fonds à cette fin. Le 11 mars 1993, lorsque le 
susnommé lui avait présenté les comptes de l'année 1992, L______ s'était aperçu que 
la somme investie, à son insu, s'élevait en réalité à Frs 3'170'370.-. Néanmoins, 
rassuré par les explications, mensongères, fournies par S______ quant au faible 
risque encouru et au taux de rendement élevé (9 à 18%), il avait contresigné les 
décomptes, apparemment bénéficiaires, - le rendement indiqué étant de 18%, alors 
qu'en réalité, ce placement ne produisait aucun intérêt -, que son conseil lui présentait 
annuellement, soulignant toutefois n'avoir pas eu d'autre choix. 

 Le 26 septembre 2006, L______, qui s’était constitué partie civile, a requis 
l'inculpation de S______ des chefs de faux dans les titres et d'escroquerie. 

Par ordonnance du 29 septembre 2006, le Juge d'instruction a relevé que les faits 
dénoncés, dont le plaignant avait eu connaissance en 1993, étaient atteints par la 
prescription ; il a en conséquence écarté sa constitution de partie civile. 

 Le 17 janvier 2007, la Chambre d’accusation, saisie d’un recours de L______, a jugé 
que ce dernier savait parfaitement en quoi consistaient les investissements incriminés 
et qu’aucun indice ne conduisait à retenir que ces sommes n'auraient pas effectivement 
été affectées au « projet Chine ». Dans ce contexte, la prévention invoquée par 
L______ d'abus de confiance, voire d'escroquerie, à l'encontre de S______, 
n'apparaissait pas suffisamment vraisemblable (OCA 5/2007 consid. 4.5.). Une 
conclusion similaire s'imposait sous l'angle de la gestion déloyale (consid. 4.6.). Quant 
à la prévention alléguée de faux dans les titres, elle n’était pas davantage avérée 
(consid. 4.7.). 

- 3/8 - 

P/5253/2006 

 b) Le 26 septembre 2006, A______ a fait part au Juge d’instruction de son souhait de 
se constituer partie civile. Il exposait avoir été personnellement sollicité par S______ 
dans le courant de l'année 1992 pour investir, à trois mois, dans le « projet Chine ». 
Cet investissement devait être garanti par des certificats de raffinage d'or. Il avait 
ainsi mis à disposition de S______, la somme de Frs 400'000.-, dont Frs 300'000.- 
provenaient d'un prêt qu'il avait contracté moyennant le nantissement de plusieurs 
polices d'assurances. Malgré de nombreuses relances, il n'avait pu obtenir de 
S______ aucun renseignement précis sur cette opération, dont la finalisation était 
continuellement différée. En définitive, il n'avait jamais été remboursé et il ignorait 
ce qu'il était advenu de son argent. 

 Par ordonnance du 27 septembre 2006, le Juge d’instruction a rejeté la constitution 
de partie civile de P______, au motif que les investissement litigieux de celui-ci 
avaient été réalisés dans le courant de l'année 1992 et que S______ n'avait ensuite 
commis aucun acte positif permettant de fonder un autre point de départ de la 
prescription pénale, de sorte que les faits incriminés étaient atteints par la 
prescription absolue. Il en résultait que la qualité de partie civile de A______ devait 
être déniée, sans qu'il ne soit nécessaire de déterminer si les agissements dénoncés 
étaient, ou non, constitutifs d'une infraction pénale. 

Le 17 janvier 2007, saisie d’un recours de A______, la Chambre d’accusation a jugé 
que le grief d'une appropriation illégitime des fonds investis par S______ au 
détriment du recourant, que ce soit en 1994 ou plus tard, apparaissait infondé, de 
sorte que cet élément ne pouvait pas constituer le point de départ de la prescription et 
que, l'abus de confiance au détriment du recourant n'étant pas établi, le rattachement 
allégué avec les infractions, objets des inculpations déjà prononcées à l'encontre de 
S______, tombait dès lors à faux (OCA 14/2007 consid. 5.4. et 5.5.). Il n'apparaissait 
pas non plus que S______ eût occupé une fonction d'organe au sein de la société 
collectant les fonds pour le « projet Chine » ni qu'il fût, en conséquence, garant des 
intérêts de cette société, et partant, de ceux de ses investisseurs, au sens de l'art. 158 
CP (consid. 5.6.). 

c) Le 28 juin 2007, D______ ont déposé plainte pénale à l'encontre de S______ et se 
sont constitués parties civiles. En bref, S______ aurait investi à leur insu des fonds, 
que D______ lui avait confiés en 1994 à travers une société off-shore dont il était 
l’administrateur, dans le « projet Chine ». Il aurait également acquis en tant que leur 
prête-nom la villa dans laquelle ils résidaient, à Genève, et détenait une cédule 
hypothécaire constituée sur la parcelle. Or, lorsqu’ils lui avaient réclamé la 
restitution de la villa et de la cédule, il s’y était refusé, se prétendant leur créancier 
sur la foi, notamment, de reconnaissances de dette et de décomptes. En outre, ils lui 
avait remis, dès 2001, sans qu’il ne les remboursât jamais, un total de CHF 805'000.- 
aux fins de l’aider à recouvrer les investissements dans le « projet Chine ». 
L’ensemble de ces faits relèveraient de la gestion déloyale, de l’escroquerie, de la 
tentative d’extorsion et de chantage, ainsi que de la tentative de contrainte. 

- 4/8 - 

P/5253/2006 

 Le 21 avril 2008, le Juge d’instruction a inculpé S______ d’abus de confiance 
aggravé pour avoir placé plusieurs centaines de milliers de francs et de dollars des 
époux D______ dans le « projet Chine » et pour avoir reçu d’eux CHF 500'000.- 
destinés à lui permettre d’acquérir la villa sus-évoquée, de manière à ce qu’ils 
puissent continuer à y habiter. S______ a contesté cette inculpation et invoqué la 
prescription. 

 Le 7 août 2008, le Juge d’instruction rendit une ordonnance à teneur de laquelle il 
« confirmait » la qualité de partie civile des époux D______ pour tous les faits 
postérieurs au 28 juin 1997, soit ceux remontant à moins de dix ans avant leur plainte 
pénale. 

 Le 15 octobre 2008, le Juge d’instruction a inculpé S______ d’abus de confiance 
aggravé, au sens de l’art. 138 ch. 2 CP, pour avoir placé dans le « projet Chine » 
CHF 805'000.- qui lui avaient été remis par les époux D______ en plusieurs fois 
entre 2001 et 2005, et être dans l’incapacité de les restituer. 

 d) La procédure a été communiquée au Procureur général le 20 mars 2009. 

 e) Dans son ordonnance, querellée, le Procureur général a considéré que la poursuite 
des agissements commis au détriment de L______ et de A______ n’était plus 
possible en raison de la prescription. Pour la partie des faits dénoncés par D______ 
qui touchaient au « projet Chine » mais qui n’étaient pas, eux aussi, recouverts par la 
prescription, il a classé la poursuite pour défaut de prévention ; en ce qui concernait 
la villa, il a retenu que les relations « compliquées » entre les époux D______ et 
l’inculpé ne contribuaient pas à éclairer leur caractère pénal et suggéraient que leur 
litige avait plutôt un caractère civil. 

C. a) À l’appui de son recours, S______ expose qu’un non-lieu s’imposerait dès lors 
que la décision de classement intervenait pour partie en raison de la prescription et 
pour partie faute de prévention, et qu’elle n’avait donc pas été rendue pour des motifs 
d’opportunité. 

 b) Les époux D______ s’opposent au non-lieu, au motif que l’instruction n’était pas 
complète, que des indices de culpabilité existaient et que les nombreux doutes 
subsistant empêchaient le prononcé d’un non-lieu. 

 c) Les autres parties civiles s’en remettent à justice. 

 d) Le Procureur général observe qu’un non-lieu ne saurait être prononcé sur la base 
de la prescription ; pour les infractions qui n’étaient pas prescrites, il s’en est remis à 
justice. 

D. La cause a été gardée à juger à l’issue de l’audience du 30 septembre 2009, lors de 
laquelle les parties ont renoncé à s’exprimer et persisté dans leurs conclusions 
respectives. 

- 5/8 - 

P/5253/2006 

EN DROIT 

1. Le recours a été interjeté en temps utile et dans la forme prescrite par la loi (art. 192 
CPP); il a pour objet une décision sujette à recours selon les art. 198 et 190A CPP; il 
émane de l'inculpé qui a qualité pour agir (art. 23 CPP). Partant, le recours est 
recevable. 

2. À la lecture du mémoire de recours, on pourrait se demander si l’inculpé n’a pas 
restreint sa requête de non-lieu au complexe de faits qui a fait l’objet de la plainte des 
époux D______, dont il demande d’ailleurs la condamnation, et d’eux seuls, aux 
dépens. En effet, la partie « en fait » de son mémoire consiste en la reproduction in 
extenso de la partie « en fait » de la décision de la Chambre de céans du 27 mai 2009 
(OCA 124/2009), qui y est consacrée ; et sa motivation en droit se limite à affirmer 
que les accusations de ces parties civiles y auraient été balayées Dans la mesure 
toutefois où les conclusions prises par l’inculpé portent sur les infractions « visées 
par le Ministère public dans l’ordonnance querellée » – laquelle n’est pas 
circonscrite à la plainte D______ – , la Chambre d’accusation entrera en matière sur 
l’ensemble des faits que le Procureur général a renoncé à poursuivre en l’espèce. 

3. 3.1. Saisie par l'inculpée d'un recours contre un classement ou d'une demande de 
non-lieu d'un inculpé, la Chambre d'accusation peut prononcer un non-lieu en sa 
faveur, s'il apparaît que l'instruction est complète et qu'il n'existe pas d'indices 
suffisants à sa charge (SJ 1986 p. 494 no 10.6). Elle peut rendre une ordonnance de 
non-lieu lorsqu'elle estime que les faits ne peuvent constituer une infraction (art. 204 
CPP) ; elle peut aussi confirmer le classement (art. 198 CPP). 

3.2. Le classement est la règle et le non-lieu l'exception, ce dernier ne pouvant 
intervenir que pour des raisons de droit ou si les faits ne constituent pas une 
infraction, et non suite à un événement de procédure, tels que retrait de plainte ou 
prescription (SJ 1990 pp. 429 et 430 no 3.1). En effet, l'avènement de la prescription 
ne peut pas conduire au prononcé du non-lieu, dès lors que l'action pénale est déjà 
éteinte (OCA 285/1999 consid. 7). Une telle constatation implique l'existence d'une 
prévention suffisante de la commission d'actes punissables, dont il y a lieu de 
rechercher de quelles infractions ils pouvaient être constitutifs, afin de déterminer 
quelles étaient les peines encourues, la durée de celles-ci devant être connue pour 
juger de l'intervention de la prescription (ATF 6B_1000/2008 du 19 mars 2009, 
consid. 2). 

4. En l’espèce, contrairement à ce que semblent croire le recourant et le Procureur 
général, les décisions de la Chambre de céans rendues ensuite des recours respectifs 
de L______ (OCA 5/2007) et de A______ (OCA 14/2007) ne se sont pas prononcées 
sur la prescription des infractions dénoncées par eux, mais bien – en amont, au sens 
de l’ATF précité – sur l’existence d’indices suffisants de la commission de ces 
infractions. La question est toutefois sans importance pour l’issue du recours. En 
effet, de jurisprudence constante, seule une personne inculpée peut bénéficier d'un 

- 6/8 - 

P/5253/2006 

non-lieu au sens de l'art. 204 CPP. Le non-lieu «annule» l'inculpation prononcée, en 
ce sens que la continuation de la poursuite n'est ainsi plus possible 
(DINICHERT/BERTOSSA/GAILLARD, Procédure pénale genevoise, SJ 1986 p. 494 
n° 10.6; HARARI/ROTH/STRÄULI, Chronique de procédure pénale genevoise 1986-
1989, SJ 1990 p. 453 n° 2.6; OCA 236/1996). Or, le recourant n’a jamais été inculpé 
à raison des plaintes de L______ ou de A______. Il s’ensuit que, sur ces points-là, le 
recours est matériellement irrecevable (OCA 184/2009 consid. 2.2). 

5. Quant aux faits visés par les époux D______, ceux qui sont antérieurs au mois de 
juin 1997 ont, certes, donné lieu à inculpation, le 21 avril 2008 ; mais, surtout, ils ont 
fait l’objet de l’ordonnance – non remise en cause par aucune des parties – du 7 août 
2008, par laquelle le Juge d’instruction a constaté que la prescription était acquise. 
Or, comme on l’a vu, cette constatation fait obstacle au prononcé d’un non-lieu. Le 
recourant ne prétend d’ailleurs pas le contraire, puisque, dans son recours, il n’aborde 
la plainte des époux D______, qu’en relation avec les « agissements dont [ceux-ci] 
se plaignent (…) postérieurement à juin 1997 » (mémoire de recours, p. 6). Comme 
l’ordonnance du Juge d’instruction du 7 août 2008 recouvrait également (PP 20'325) 
la remise par les époux D______ à S______, en 1996, de CHF 500'000.- pour 
acquérir une villa, il importe peu que le Procureur général ait   invoqué à l'égard de 
ces faits des considérations superfétatoires d’opportunité, dès lors qu'ils étaient de 
toute façon prescrits. Il s’ensuit que, sur ces points-là aussi, le recours est 
matériellement irrecevable. 

6. Est donc seule litigieuse la question de savoir si, au terme de l’instruction 
préparatoire, la procédure révèle des charges suffisantes de l’abus de confiance 
aggravé dont le recourant a été inculpé le 15 octobre 2008, soit d’avoir placé dans le 
« projet Chine » CHF 805'000.- au total, remis par les époux D______ entre 2001 et 
2005, et d’avoir été dans l’incapacité de les leur restituer. 

6.1. Il résulte de la décision de la Chambre d’accusation du 27 mai 2009, précitée, que 
l’information doit être considérée comme complète sur ce volet de la procédure, dès 
lors que les actes supplémentaires sollicités par l’inculpé ont été jugés impropres à 
établir s’il avait effectivement reçu ces fonds (cf. consid. 5.3. de l’OCA 124/2009). 
C’est à tort que, sur ce point, les intimés D______ prétendent que l’instruction 
n’aurait pas pu être menée exhaustivement ; non seulement ils ont, au mois de février 
2009, pressé le Juge d’instruction de communiquer son dossier le plus rapidement 
possible (PP 20’579) et se sont opposés au complètement de l’instruction sur des 
faits a priori pertinents pour l’inculpation susmentionnée (cf. OCA précitée, consid. 
C.b), mais encore ils ont retiré leur recours contre le classement de leur plainte. 

6.2. Dans sa décision précitée, la Chambre d’accusation a relevé que les plaignants 
alléguaient avoir remis CHF 805'000.- au recourant parce qu’il les leur avaient 
demandés pour recouvrer l’investissement en Chine et rémunérer l’avocat 
américain mis en œuvre à ces fins ; elle a retenu que ces allégations ne laissaient 
planer « aucun doute » sur le fait que les plaignants ne faisaient pas grief au 

- 7/8 - 

P/5253/2006 

recourant d’avoir investi leur argent dans le « projet Chine » encore après 1994 
(OCA 124/2009 consid. 4). Il s’ensuit que la prévention d’abus de confiance n’est 
pas réalisée. Certes, la Chambre de céans s’est aussi posé la question de 
l’escroquerie, dans la mesure où la perspective d’une importante plus-value pourrait 
avoir incité les époux D______ à aider financièrement le recourant dans ses efforts 
de recouvrement des sommes qu’ils lui avaient antérieurement remises (OCA 
124/2009 consid. 5.3. in fine) ; mais le caractère astucieux, au sens de l’art. 146 CP, 
de l’éventuelle tromperie ferait clairement défaut. Le Procureur général n’avait 
d’ailleurs pas requis d’information de ce chef. 

7. En conclusion, le recours doit être admis partiellement, et le non-lieu accordé à 
S______ pour les faits visés dans l’inculpation prononcée le 15 octobre 2008. 

8. La procédure n’entraîne ni frais ni dépens pour le recourant (cf. art. 96A et 101A 
CPP). 

 
* * * * * 

- 8/8 - 

P/5253/2006 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE D’ACCUSATION : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par S______ contre la décision de classement rendue 
le 28 juillet 2009 par le Juge d’instruction dans la procédure P/5253/2006. 

Au fond : 

L’admet partiellement. 

Dit qu’il n’y a pas lieu à suivre du chef d’inculpation d’abus de confiance aggravé, 
prononcée le 15 octobre 2008 contre S______. 

Rejette le recours pour le surplus. 

Siégeant : 

Madame Carole BARBEY, présidente; Madame Isabelle CUENDET, Monsieur Christian 
COQUOZ, juges; Monsieur Jacques GUERTLER, greffier. 

 

La présidente : 

Carole BARBEY 

 Le greffier : 

Jacques GUERTLER 

 

 

Indication des voies de recours : 

La Cour de cassation de la République et Canton de Genève est l'autorité compétente 

pour statuer sur un pourvoi interjeté contre une ordonnance de non-lieu rendue par la 

présente Chambre d'accusation (art. 339 al.1 let. a CPP). 

Ce pourvoi s'exerce par le dépôt ou l'envoi au greffe de la Cour de cassation, dans un 

délai de 30 jours à partir de la notification de la décision attaquée, d'un mémoire signé 

par le recourant ou son Conseil, en autant d'exemplaires qu'il y a de parties (art. 343 et 

344 al. 1 CPP). 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.