# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1b09e48d-65ba-564d-aad2-89d9de4cbdf3
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-08-15
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites 15.08.2019 (publié) 152
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_152-----------_2019-08-15.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC19.002939-190852

152 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
24 juillet 2019

__________________

Composition
:              Mme             
Byrde,
présidente

             
              M.             
Colombini et Mme Rouleau, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 et 2 CPC

 

 

             
              Vu la décision rendue
le 12 mars 2019 par la Juge de paix du district de Laxaux-Oron, prononçant la mainlevée définitive,
à concurrence de 2'454 fr. 20 plus intérêts à 3.5% l'an dès le 8 octobre 2018,
de 23 fr. sans intérêt et de 3 fr. 85 sans intérêt, de l’opposition formée
par W.________,
à ...]Forel (Lavaux), à la poursuite n° 8'960'507 de l’Office des poursuites du
même district exercée contre lui à l’instance de l’Etat
de Vaud, représenté par l’Office
d’impôt des districts de la Riviera – Pays-d'Enhaut et Lavaux-Oron,
à Vevey, arrêtant à 150 fr. les
frais judiciaires, compensés avec l’avance de frais du poursuivant, les mettant à la
charge du poursuivi et disant que ce dernier remboursera au poursuivant son avance de frais à concurrence
de 150 fr., sans allocation de dépens pour le surplus,

              
              vu la notification de
ce dispositif au poursuivi le 14 mars 2019,

 

             
              vu la demande de motivation
datée du 18 mars et déposée le 19 mars 2019 par W.________,

 

             
              vu les motifs
du prononcé adressés aux parties le 2 mai 2019 et notifiés à W.________ le 10 mai
2019,

 

             
              vu le courrier daté
du 27 mai et posté le 28 mai 2019, par lequel W.________ déclare avoir "décidé
de poursuivre la procédure de défense de [ses] droits auprès du Tribunal cantonal"
;

 

             
              attendu que le recours,
au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272), doit être introduit dans
les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 321 al. 2 CPC),

 

             
              que l’observation
du délai pour recourir est une condition de recevabilité du recours,

 

             
              qu’en l’espèce,
le délai dont disposait W.________ pour recourir contre le prononcé motivé qui lui avait
été notifié le 10 mai 2019, arrivait à échéance le 20 mai 2019,

 

                          
 que l'acte posté le 28 mai 2019, qui peut être considéré comme un recours, a ainsi
été déposé tardivement, 

 

             
              qu'il doit être déclaré
irrecevable pour ce premier motif déjà ;

  

             
attendu qu'aux termes de l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
             que
selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, cela signifie que le recourant doit démontrer
le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée et que son argumentation
doit être suffisamment explicite pour que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui
suppose une désignation précise des passages de la décision qu’il attaque et des
pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid.
3.2.1 et 3.2.2, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
              que ni l’art. 132
al. 1 et 2, ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence de motivation d’un
acte de recours (ibid.), 

 

             
              qu’à défaut
de motivation dans le délai légal, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
              qu’en l’espèce,
la lettre d'W.________ du 28 mai 2019 ne contient aucun motif ou moyen de recours contre la décision
de la juge de paix, en particulier contre les considérants topiques de cette décision selon
lesquels le poursuivant est au bénéfice d’un titre de mainlevée définitive,

 

             
que le recours n’est dès lors pas motivé de manière conforme aux exigences posées
par la loi et la jurisprudence et doit par conséquent être déclaré irrecevable également
pour ce second motif ;

 

             
attendu que même s'il avait été rece­vable, le recours aurait dû être rejeté,
dès lors que la poursuite est fondée sur une décision de taxation définitive et passée
en force – qui constitue un titre de mainlevée définitive au sens de l'art. 80 LP –
et que dans la procédure de mainlevée définitive, le juge ne peut ni revoir, ni interpréter
le titre de mainlevée qui est produit (TF 5A_770/2011, consid. 4.1; ATF 124 III 501 consid. 3a;
ATF 113 III 6 consid. 1b; CPF, 17 juillet 2014/267) et n’est pas habilité à remettre
en question le bien-fondé de la décision produite en se livrant à des considérations
relevant du droit de fond relative à l'existence matérielle de la créance (ATF 140 III
180 consid. 5.2.1; ATF 113 III 6, JT 1989 II 70),

 

             
que les critiques dirigées contre la taxation par le recourant sont dès lors sans portée
à ce stade ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais judiciaires, est exécutoire.

 

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. W.________,

‑             
Office d’impôt des districts de la Riviera – Pays-d'Enhaut et Lavaux-Oron (pour l'Etat
de Vaud).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 2'481 fr. 05.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Laxaux-Oron.

 

             
La greffière :