# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4d2250c5-6a31-5ed8-abaf-6e1adcdb37fb
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-16
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 16.10.2025 102 2025 204
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2025-204_2025-10-16.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2025 204

Arrêt du 16 octobre 2025

IIe Cour d’appel civil

Composition Vice-président : Michel Favre
Juges : Catherine Overney ; Markus Ducret
Greffière-stagiaire : Mélanie Roduit

Parties A.________ SA, intimée et recourante, représentée par Me Philippe 
Leuba, avocat

contre

B.________ SÀRL, requérante et intimée    

Objet Annulation de la faillite (art. 174 LP)

Recours du 30 septembre 2025 contre la décision du Président du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 22 septembre 2025

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Attendu considérant en fait

A. Le 22 septembre 2025, à la requête de B.________ Sàrl dans la poursuite n° ccc, le 
Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine a prononcé la faillite de A.________ SA, 
après avoir constaté que les conditions d’application de l’art. 172 LP n’étaient pas réalisées.

B. Par courrier du 30 septembre 2025, complété par mémoire du 2 octobre 2025, A.________ SA 
a interjeté recours contre cette décision, concluant à son annulation. Elle a également requis l’effet 
suspensif à son recours, lequel lui a été octroyé par arrêt présidentiel du 7 octobre 2025.

C. B.________ Sàrl n'a pas été invitée à se déterminer sur le recours.

en droit

1.

1.1. Conformément à l'art. 174 al. 1 LP, la décision du juge de la faillite peut, dans les dix jours, 
faire l'objet d'un recours au sens du CPC. En l'espèce, le recours a été déposé en temps utile, la 
décision attaquée ayant été notifiée le 25 septembre 2025.

1.2. Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation manifestement inexacte 
des faits (art. 320 CPC), les parties pouvant toutefois faire valoir, selon l'art. 174 LP, des pseudo-
nova (al. 1) ainsi que, à certaines conditions, de vrais nova (al. 2).

1.3. En application de l'art. 327 al. 2 CPC, la Cour statue sur pièces.

2.

2.1. Selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque le 
débiteur, d’une part, rend vraisemblable sa solvabilité et que, d’autre part, il établit par titre que la 
dette, intérêts et frais compris, a été payée (ch. 1), que la totalité du montant à rembourser a été 
déposée auprès de l’autorité de recours à l’intention du créancier (ch. 2) ou que le créancier a retiré 
sa réquisition de faillite (ch. 3).

Les motifs empêchant la faillite doivent être apparus et soulevés dans le délai de recours (ATF 139 
III 491 consid. 4; ATF 136 III 294 consid. 3.1). La solvabilité, au sens de l'art. 174 al. 2 LP, se définit 
par opposition à l'insolvabilité au sens de l'art. 191 LP; elle consiste en la capacité du débiteur de 
disposer de liquidités suffisantes pour payer ses dettes échues et peut aussi être présente si cette 
capacité fait temporairement défaut, pour autant que des indices d'amélioration de la situation à 
court terme existent. Si le débiteur doit seulement rendre vraisemblable - et non prouver - sa 
solvabilité, il ne peut se contenter de simples allégations, mais doit fournir des indices concrets tels 
que récépissés de paiements, justificatifs des moyens financiers (avoirs en banque, crédit bancaire) 
à sa disposition, liste des débiteurs, extrait du registre des poursuites, comptes annuels récents, 
bilan intermédiaire, etc. En plus de ces documents, le poursuivi doit établir qu'aucune requête de 
faillite dans une poursuite ordinaire ou dans une poursuite pour effets de change n'est pendante 
contre lui et qu'aucune poursuite exécutoire n'est en cours contre lui. L'extrait du registre des 
poursuites constitue un document indispensable pour évaluer la solvabilité du failli. La condition 
selon laquelle le débiteur doit rendre vraisemblable sa solvabilité ne doit pas être soumise à des 

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exigences trop sévères; il suffit que la solvabilité apparaisse plus probable que l'insolvabilité, en 
particulier lorsque la viabilité de l'entreprise ne saurait être déniée d'emblée. L'appréciation de la 
solvabilité repose sur une impression générale fondée sur les habitudes de paiement du failli. En 
principe, s'avère insolvable le débiteur qui, par exemple, laisse des comminations de faillite 
s'accumuler, fait systématiquement opposition et ne paie pas même des montants peu élevés. S'il y 
a des poursuites ayant atteint le stade de la commination de faillite ou des avis de saisie dans les 
cas de l'art. 43 LP, le débiteur doit en principe prouver par titre qu'une des hypothèses de l'art. 174 
al. 2 ch. 1 à 3 LP s'est réalisée, à moins qu'il ne résulte du dossier la vraisemblance qualifiée de 
l'existence de disponibilités en liquidité objectivement suffisantes non seulement pour payer ces 
créances, mais aussi pour faire face aux autres prétentions créancières déjà exigibles (arrêt TF 
5A_251/2018 du 31 mai 2018 consid. 3.1. et les références).

2.2. En l’espèce, la procédure de faillite fait suite à une poursuite engagée par B.________ Sàrl 
pour une créance de CHF 11'534.80, frais et intérêts en sus. Il ressort des pièces produites, 
notamment la lettre de B.________ Sàrl datée du 30 septembre 2025 et adressée à l’Office des 
poursuites de la Sarine (cf. bordereau de la recourante, pièce 12), que la créancière a demandé la 
radiation définitive de la poursuite à l’encontre de A.________ SA, au motif que la créance avait été 
intégralement payée le 5 septembre 2025. La première condition de l'art. 174 al. 2 ch. 3 LP est dès 
lors pleinement réalisée.

2.3. S’agissant de la solvabilité de la recourante, il ressort de son compte annuel 2024 
(cf. bordereau de la recourante, pièce 14), ainsi que son compte intermédiaire au 30 septembre 
2025 (cf. bordereau de la recourante, pièce 15) qu'elle dispose de capitaux propres pour un montant 
de CHF 649'731.- au 31 décembre 2024 et de CHF 797'960.- au 30 septembre 2025. L’extrait 
bancaire au 2 octobre 2025 (cf. bordereau de la recourante, pièce 18) atteste de la disponibilité 
d’avoirs sur le compte de la recourante. Par ailleurs et surtout, l’extrait des affaires en cours au 
1er octobre 2025 démontre qu'aucun acte de défaut de biens n’est enregistré contre elle et aucune 
autre poursuite n’est pendante à son encontre (cf. bordereau de la recourante, pièce 17). Elle a ainsi 
rendu sa solvabilité vraisemblable, de sorte que la deuxième condition cumulative exigée par l’art. 
174 LP est satisfaite.

Il s'ensuit que le recours doit être admis et la faillite annulée.

3.

3.1. Malgré l’admission du recours, les frais de la première et de la seconde instance sont mis à la 
charge de la recourante qui, par le paiement tardif d’une dette échue a causé la procédure. Pour 
l’instance de recours, ils sont fixés au montant forfaitaire de CHF 500.- (émolument global ; art. 52 
et 61 OELP) et seront compensés avec l'avance de frais versée le 9 octobre 2025. Pour la première 
instance, le montant de CHF 180.-, non contesté, est confirmé. Il est prélevé sur l’avance effectuée 
par B.________ Sàrl qui a droit à son remboursement par A.________ SA.

3.2. Il n'est pas alloué de dépens à B.________ Sàrl qui n'a pas été invitée à se déterminer.

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la Cour arrête :

I. Le recours est admis.

Partant, la décision du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 
22 septembre 2025 prononçant la faillite de A.________ SA est annulée.

II. Les frais de procédure des deux instances sont mis à la charge de A.________ SA.

Pour la première instance, ils ont été fixés à CHF 180.-. Ils seront prélevés sur l'avance de 
frais versée par B.________ Sàrl, qui aura droit à leur remboursement par A.________ SA.

Pour la procédure de recours, ils sont arrêtés à CHF 500.- et prélevés sur l'avance fournie par 
A.________ SA.

Il n'est pas alloué de dépens à B.________ Sàrl.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 16 octobre 2025/mro

Le Vice-Président La Greffière-stagiaire