# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a7ac97b2-1f19-5bee-a98b-76f6d696130a
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-10-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 19.10.2011 BB.2011.98
**Docket/Reference:** BB.2011.98
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2011-98_2011-10-19

## Full Text

Consultation du dossier (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP). Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP). Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Consultation du dossier (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP). Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP). Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Consultation du dossier (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP). Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP). Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Consultation du dossier (art. 101 s. en lien avec l'art. 107 al. 1 let. a CPP). Actes de procédure du Ministère public de la Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP). Effet suspensif (art. 387 CPP).

Décision du 19 octobre 2011 
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Tito Ponti, président,  
Emanuel Hochstrasser et Patrick Robert-Nicoud,  
la greffière Clara Poglia  

   

Parties  A., 
représentée par Me Jean-Marie Crettaz, avocat,  

recourante 
 

 contre 
   
  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,   

intimé 
 

   

Objet  Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec 
l'art. 107 al. 1 let. a CPP); actes de procédure du Mi-
nistère public de la Confédération (art. 20 al. 1  
let. b en lien avec l'art. 393 al. 1 let. a CPP); effet 
suspensif (art. 387 CPP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BB.2011.98  
Procédure accessoire: BP.2011.43 
 
 

 

 

- 2 - 

 

 

Vu: 
 
- la procédure pénale ouverte par le Ministère public de la Confédération (ci-

après: MPC) à l’encontre de A. pour le chef de blanchiment d’argent (art. 
305bis CP) et de participation ou soutien à une organisation criminelle (art. 
260ter CP),  

 
- le courrier du 28 septembre 2011 par lequel le MPC informait le conseil de A. 

de ce que l’accès au dossier de la procédure avait été octroyé au pays Z., 
dans le strict respect des principes en vigueur en matière d’entraide, et que la 
consultation de celui-ci était prévue pour le 4 octobre 2011 (act. 1.2), 

 
- le recours adressé par A. le 30 septembre 2011 à la Cour des plaintes du 

Tribunal pénal fédéral à l’encontre de la décision susmentionnée au motif 
que, en substance, un tel accès aurait mené à contourner les règles de 
l’entraide internationale en matière pénale (act. 1), 

 
- la demande d’effet suspensif formulée dans ledit recours (act. 1, p. 4), 

 
- la décision du 3 octobre 2011 de la IIe Cour des plaintes octroyant l’effet sus-

pensif à titre superprovisoire (RP.2011.49), 
 

- la transmission de l’affaire par la IIe Cour des plaintes à la Ire Cour des plain-
tes, référencée sous BB.2011.98 et, en ce qui a trait à l’effet suspensif,  
BP.2011.43, 

 
- la détermination du 7 octobre 2011 transmise par le MPC indiquant que 

l’accès au dossier pénal en faveur de la partie plaignante, le pays Z., a été 
suspendu jusqu’à clôture de la procédure d’entraide et que de ce fait la pré-
sente procédure de recours est devenue sans objet (act. 3), 

 
- la prise de position du MPC selon laquelle dite autorité se rapporte à justice 

quant à la question des frais de la procédure de recours en regrettant toute-
fois que les personnes concernées ne soient pas intervenues auprès du Pro-
cureur en charge de la procédure avant d’interjeter un recours (act. 3, p. 1), 

 
- la lettre du 10 octobre 2011, adressée par la recourante à la Cour de céans, 

par laquelle cette dernière a retiré son recours au vu de ce qu’il était devenu 
sans objet et a conclu à ce que les frais soient mis à la charge de la Confédé-
ration (act. 4),  

 
 

- 3 - 

 

 

Et considérant: 
 
que les décisions du ministère public peuvent faire l'objet d'un recours devant la 
Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 LOAP en lien avec l’art. 19  
al. 1 du règlement du 31 août 2010 sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral 
[ROTPF; RS 173.713.161]); 

que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être moti-
vé et adressé par écrit dans le délai de dix jours à l’autorité de céans (art. 396  
al. 1 CPP); 

que la décision entreprise, datée du 28 septembre 2011, a été reçue le lende-
main, de sorte que le recours déposé le 30 septembre 2011 l’a été en temps 
utile; 

qu’au vu de la détermination du MPC du 7 octobre 2011, la présente cause et la 
question de l’effet suspensif y relative sont devenues sans objet; 

qu’à teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis à 
la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou suc-
combé (1ère phrase), étant précisé que la partie dont le recours est irrecevable ou 
qui retire le recours est également considérée avoir succombé (2ème phrase); 

que le législateur n’a pas envisagé expressément la situation dans laquelle une 
procédure de recours devient sans objet, par exemple ensuite de la levée de la 
mesure entreprise; 

que la doctrine se révèle partagée sur la question; 

qu’en effet, deux auteurs au moins estiment qu’en cas de procédure devenue 
sans objet, les frais y relatifs doivent dans tous les cas être supportés par la par-
tie ayant causé ce fait (JOSITSCH, Grundriss des schweizerischen Strafpro- 
zessrechts, Zurich/Saint-Gall 2009, no 743; SCHMID, Handbuch des schweizeris-
chen Strafprozessrechts, Zurich/Saint-Gall 2009, no 1797 in fine), à savoir l’Etat 
lorsqu’une mesure de contrainte est levée en cours de procédure de recours 
(SCHMID, op. cit., p. 826, note de bas de page 98); 

que, pour un autre auteur, il convient en revanche, et ainsi que cela était le cas 
sous l’empire de l’ancienne procédure, de statuer sur les frais du procès au cas 
par cas, par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l’état de 
choses existant avant le fait qui a mis fin au litige (DOMAISEN, Commentaire bâ-
lois, Schweizerische Strafprozessordnung, no 14 ad art. 428); 

que la première solution présente l’avantage de traiter sur un pied d’égalité deux 
situations présentant une certaine analogie entre elles, soit, d’une part, celle où 

- 4 - 

 

 

une partie retire le recours qu’elle avait déposé, et, d’autre part, celle où l’autorité 
de poursuite lève la mesure à l’origine du recours, privant ce dernier d’objet en-
suite de ce qui peut s’apparenter à un « retrait » de la mesure; 

qu’il convient ainsi de donner la préférence à l’opinion défendue par SCHMID et 
JOSITSCH et de confirmer la jurisprudence de la Cour de céans selon laquelle la 
partie à l’origine du fait qui a mis fin au litige est la partie qui succombe (arrêt du 
Tribunal pénal fédéral BB.2011.80 du 8 septembre 2011); 

que dans la mesure où le litige a pris fin ensuite de la décision du MPC du 7 oc-
tobre 2011 de suspendre provisoirement le droit d’accès du pays Z. au dossier 
des procédures pénales nationales jusqu’à clôture de la procédure d’entraide 
(act. 3 et 3.1), ledit MPC doit être considéré comme la partie qui succombe en la 
présente espèce; 

que le retrait du recours intervenu le 10 octobre 2011 par mains du conseil de la 
recourante ne modifie en rien cette conclusion, ce même retrait étant une consé-
quence directe de la décision de suspension rendue par le MPC le 7 octobre 
2011; 

que l’on ne saurait par ailleurs reprocher à la recourante d’avoir engagé la pré-
sente procédure de recours sans avoir interpellé auparavant le MPC, A. n’ayant 
fait qu’usage des droits procéduraux garantis par le CPP;  

que les frais de la présente procédure de recours seront pris en charge par la 
caisse de l’Etat (Message relatif à l’unification de la procédure pénale du 21 dé-
cembre 2005, FF 2006 1057, 1312 in initio; SCHMID, op. cit., no 1777; GRIESSER, 
Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], [Donats-
ch/Hansjakob/Lieber, éd.], no 4 ad art. 428; DOMAISEN, op. cit., no 8 ad art. 428); 

qu’en conséquence, il n’est en l’occurrence pas perçu de frais; 

que, selon l’art. 436 al. 1 CPP, les prétentions en indemnités dans la procédure 
de recours sont régies par les art. 429 à 434 CPP; 

que ces dispositions posent le principe selon lequel le prévenu, respectivement le 
tiers non prévenu ayant subi un dommage par le fait d’actes de procédure, qui 
obtient gain de cause dans la procédure de recours a droit à une indemnité équi-
table pour les dépenses et pour les frais qui lui ont été causés dans la procédure 
(MIZEL/RETORNAZ, Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, no 2 
ad art. 436 et no 10 ad art. 434); 

que selon l’art. 12 al. 1 du Règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, 
émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 31 août 
2010 (RFPPF; RS 173.713.162), les honoraires sont fixés en fonction du temps 

- 5 - 

 

 

effectivement consacré à la cause et nécessaire à la défense de la partie repré-
sentée, le tarif horaire s’élevant à Fr. 200.-- au minimum et à Fr. 300.-- au maxi-
mum, étant précisé que le tarif usuellement appliqué par la Cour de céans est de 
Fr. 220.-- par heure (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2009.17 du 18 août 2009, 
consid. 6.2); 

qu’au vu de la nature de l’affaire et des écritures déposées par la recourante, soit 
un recours de cinq pages renvoyant à des recours connexes déposés par 
d’autres parties impliquées, une indemnité de Fr. 330.-- (TVA comprise) paraît 
équitable. 

 

- 6 - 

 

 

Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. Devenues sans objet, les procédures BB.2011.98 et BP.2011.43 sont 

rayées du rôle. 
 
2. Il n’est pas perçu de frais. 

 
3. Une indemnité de Fr. 330.-- (TVA comprise) est allouée à la recourante à 

titre de dépens, à charge du Ministère public de la Confédération. 
 
 

Bellinzone, le 19 octobre 2011 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:     La greffière:  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Jean-Marie Crettaz, avocat  
- Ministère public de la Confédération   
 
 
 
 
Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cette décision.