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**Case Identifier:** d3e15c18-313e-5a48-86a2-bab75d80fb44
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-05-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 02.05.2024 B-4558/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_B-4558-2022_2024-05-02.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour II 

B-4558/2022 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2  m a i  2 0 2 4  

Composition 
 Jean-Luc Baechler (président du collège),  

Mia Fuchs et Daniel Willisegger, juges, 

Fabienne Masson, greffière. 
 

 
 

Parties 
 X._______,  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d’État à la formation,  

à la recherche et à l’innovation SEFRI,  

Ressources,  

Einsteinstrasse 2, 3003 Berne,       

autorité inférieure,  

 

Association des établissements cantonaux  

d’assurance incendie AEAI,  

Bundesgasse 20, 3011 Berne,    

première instance.  

  
 

 
 

Objet 
 Examen professionnel supérieur d’expert en protection 

incendie. 

 

 

 

B-4558/2022 

Page 2 

Faits : 

A.  

A.a X._______ (ci-après : le recourant) s’est présenté, pour la troisième 

fois, à l’examen professionnel supérieur d’expert en protection incendie 

lors de la session 2021. 

A.b Par décision du 8 juillet 2021, la commission d’examen de 

l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie AEAI 

(ci-après : la commission d’examen ou la première instance) a informé le 

recourant de son échec audit examen et lui a communiqué les résultats 

suivants :  

Epreuve  Evaluation   

1. Notions de base (note acquise précédemment) 4.8 

2. Planification & exécution (écrit) 3.5 

3. Oral 4.0 

Note finale  4.1 

A.c Par mémoire du 31 août 2021, le recourant a recouru contre ladite 

décision auprès du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à 

l’innovation SEFRI (ci-après : l’autorité inférieure). Principalement, il a 

conclu à l’annulation de la décision attaquée et à l’octroi du titre ; 

subsidiairement, il a demandé l’annulation de la décision et la possibilité 

de repasser l’examen.  

A.d Par décision du 13 septembre 2022, l’autorité inférieure a rejeté le 

recours du 31 août 2021. Elle a écarté les vices formels qui auraient, selon 

le recourant, entaché la préparation et le déroulement de l’examen. Elle a 

en outre confirmé la note de l’épreuve « Planification & exécution ».  

B.  

Par écritures du 10 octobre 2022, le recourant a formé recours contre cette 

décision auprès du Tribunal administratif fédéral, concluant implicitement à 

son annulation et à la réussite de l’examen. À l’appui de ses conclusions, 

il se prévaut de son expérience professionnelle. Se plaignant par ailleurs 

de la procédure de consultation du dossier d’examen, il critique également 

l’appréciation de son épreuve « Planification & exécution ».  

B-4558/2022 

Page 3 

C.  

Invitée à se déterminer sur le recours, l’autorité inférieure conclut à son 

rejet au terme de ses remarques responsives du 24 novembre 2022.  

D.  

Également invitée à se prononcer sur le recours, la première instance 

conclut, dans sa réponse du 30 novembre 2022, à son rejet et à la 

confirmation de la décision de l’autorité inférieure. Elle se fonde en 

particulier sur une prise de position du 14 octobre 2021 de Y._______, 

expert qui n’a pas procédé à la correction de l’épreuve du recourant mais 

s’est prononcé sur le recours déposé auprès de l’autorité inférieure.  

E.  

Le recourant a fait part de ses remarques le 18 décembre 2022.  

Les arguments avancés de part et d’autre au cours de la présente 

procédure seront repris plus loin dans la mesure où cela se révèle 

nécessaire.  

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal administratif fédéral est compétent pour statuer sur le 

présent recours (art. 31, 32 et 33 let. d de la loi du 17 juin 2005 sur le 

Tribunal administratif fédéral [LTAF, RS 173.32] et art. 5 al. 2 de la loi 

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative [PA, 

RS 172.021]). 

1.2 La qualité pour recourir doit être reconnue au recourant (art. 48 al. 1 

PA). Les dispositions relatives au délai de recours, à la forme du mémoire 

de recours ainsi qu’à l’avance de frais (art. 50 al. 1, art. 52 al. 1 et art. 63 

al. 4 PA) sont en outre respectées.  

1.3 Le recours est ainsi recevable.  

2.  

2.1 Le chapitre 3 de la loi fédérale sur la formation professionnelle du 

13 décembre 2002 (LFPr, RS 412.10), consacré à la formation 

professionnelle supérieure, indique que celle-ci vise à transmettre et à faire 

acquérir, au niveau tertiaire, les qualifications indispensables à l’exercice 

d’une activité professionnelle complexe ou impliquant des responsabilités 

https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2003/674/fr

B-4558/2022 

Page 4 

élevées (art. 26 al. 1 LFPr). La formation professionnelle supérieure 

s’acquiert par un examen professionnel fédéral ou par un examen 

professionnel fédéral supérieur (art. 27 let. a LFPr) ou encore par une 

formation reconnue par la Confédération et dispensée par une école 

supérieure (art. 27 let. b LFPr). 

Les organisations du monde du travail compétentes définissent les 

conditions d’admission, le niveau exigé, les procédures de qualification, les 

certificats délivrés et les titres décernés. Leurs prescriptions sont soumises 

à l’approbation du SEFRI (art. 28 al. 2 LFPr). Se fondant sur dite 

disposition, l’Association des établissements cantonaux d’assurance 

incendie AEAI a édicté un règlement d’examen professionnel supérieur 

d’experte et expert protection incendie, approuvé par le SEFRI et entré en 

vigueur le 18 mai 2015 (ci-après : le règlement d’examen ; 

< https://www.vkfausbildung.ch/fileadmin/assets/pr-bs/reglement-

concernant-lexamen-professionnel-superieur-dexpert_experte-protection-

incendie.pdf >, consulté le 30.04.2024).  

2.2 L’art. 1.1 du règlement d’examen indique que l’examen professionnel 

supérieur a pour but de vérifier de manière exhaustive si les candidats ont 

acquis les compétences nécessaires pour exercer de manière responsable 

une activité professionnelle exigeante. Les experts en protection incendie 

sont des professionnels qui sont capables d’intervenir dans les projets de 

construction, de telle sorte que ceux-ci répondent aux prescriptions de 

protection incendie et soient réalisés dans un souci de sécurité des 

personnes et de protection des biens. Les experts en protection incendie 

sont impliqués dans des projets de protection moyens ou importants, ou 

pour des bâtiments dont l’affectation et le mode d’implantation spéciaux ou 

variés engendrent un risque d’incendie particulier (art. 1.21). L’AEAI 

constitue l’organe responsable et est compétent pour toute la Suisse 

(art. 1.3). Toutes les tâches liées à l’octroi du diplôme sont confiées à une 

commission d’examen (art. 2.11) ; l’examen final est placé sous la 

surveillance de la Confédération (art. 2.31).  

L’examen final comporte les épreuves – avec leur pondération – 

suivantes : notions de base, directives et normes (1x), étude et exécution 

(1x), concept de protection incendie (1x) et chaque épreuve peut être 

subdivisée en points d’appréciation (art. 5.11 et 5.12 du règlement 

d’examen). Les prestations des candidats sont évaluées au moyen de 

notes échelonnées de 6 à 1. Les notes supérieures ou égales à 4.0 

désignent des prestations suffisantes et seules les demi-notes sont 

admises comme notes intermédiaires (art. 6.3). Une note entière ou une 

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https://www.vkfausbildung.ch/fileadmin/assets/pr-bs/reglement-concernant-lexamen-professionnel-superieur-dexpert_experte-protection-incendie.pdf
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demi-note est attribuée pour les points d’appréciation et la note d’une 

épreuve est la moyenne des notes des points d’appréciation 

correspondants. Elle est arrondie à la première décimale. Si le mode 

d’appréciation permet de déterminer directement la note de l’épreuve sans 

faire usage de points d’appréciation, la note de l’épreuve est attribuée 

conformément à l’art. 6.3 (art. 6.21-6.22). La note globale de l’examen 

correspond à la moyenne des notes des épreuves ; elle est arrondie à la 

première décimale (art. 6.23). L’examen est réussi si la note 4.0 est atteinte 

dans toutes les épreuves (art. 6.41). Le candidat qui échoue à l’examen 

est autorisé à le repasser à deux reprises (art. 6.51) ; les examens répétés 

ne portent que sur les épreuves dans lesquelles le candidat a fourni une 

prestation insuffisante (art. 6.52). Les titulaires du diplôme sont autorisés à 

porter le titre protégé d’expert protection incendie avec diplôme fédéral 

(art. 7.12).  

2.3 Fondé sur l’art. 2.21 let. a du règlement d’examen, la commission 

d’examen a édicté la directive sur le règlement des examens. Sa version 

du 1er juin 2016 (ci-après : la directive d’examen 2016 ; < https://

www.vkfausbildung.ch/fileadmin/assets/pr-bs/wegleitung-bse-inkl-

anhang1-fra.pdf >, consulté le 30.04.2024), remplacée en février 2022, est 

applicable à la session 2021 à laquelle s’est présenté le recourant. Cette 

directive a pour objectif de donner aux candidats et aux personnes que la 

formation intéresse un aperçu des matières de l’examen et des exigences 

auxquelles il faut satisfaire, de constituer le document de référence pour la 

commission d’examen et pour les examinateurs dans la préparation des 

différentes épreuves et de constituer le document de référence que les 

établissements de formation doivent utiliser pour préparer la formation 

(art. 1.1 de la directive d’examen 2016).  

2.4 En l’occurrence, le recourant a obtenu la note de 3.5 avec 77.25 points 

à l’épreuve « Planification et exécution », raison pour laquelle l’examen 

n’est pas réussi. Il lui faudrait un minimum de 88 points pour obtenir la note 

de 4 à cette épreuve. 

3.  

3.1 Conformément à l’art. 49 PA, le recourant peut invoquer la violation du 

droit fédéral, y compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, la 

constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents et l’inopportunité 

de la décision attaquée. Selon une jurisprudence constante, les autorités 

de recours appelées à statuer en matière d’examen observent une certaine 

retenue en ce sens qu’elles ne s’écartent pas sans nécessité des avis des 

https://www.vkfausbildung.ch/fileadmin/assets/pr-bs/wegleitung-bse-inkl-anhang1-fra.pdf
https://www.vkfausbildung.ch/fileadmin/assets/pr-bs/wegleitung-bse-inkl-anhang1-fra.pdf
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experts et des examinateurs sur des questions qui, de par leur nature, ne 

sont guère ou que difficilement contrôlables (cf. ATF 136 I 229 

consid. 5.4.1 ; 131 I 467 consid. 3.1 ; 121 I 225 consid. 4b ; ATAF 2010/11 

consid. 4.1 ; 2008/14 consid. 3.1 ; arrêt du TAF B-1645/2023 du 26 janvier 

2024 consid. 3). L’évaluation des épreuves requiert en effet le plus souvent 

des connaissances particulières dont l’autorité de recours ne dispose pas 

(cf. ATF 118 Ia 488 consid. 4c ; ATAF 2008/14 consid. 3.1). Cela étant, 

cette retenue s’impose également dans les cas où l’autorité de recours 

serait en mesure de se livrer à une évaluation plus approfondie en raison 

de ses propres connaissances professionnelles sur le fond (cf. ATF 

131 I 467 consid. 3.1 ; 121 I 225 consid. 4b). De plus, de par leur nature, 

les décisions en matière d’examens ne se prêtent pas bien à un contrôle 

judiciaire, étant donné que l’autorité de recours ne connaît pas tous les 

facteurs d’évaluation et n’est, en règle générale, pas à même de juger de 

la qualité ni de l’ensemble des épreuves du recourant ni de celles des 

autres candidats. Un libre examen des décisions en cette matière pourrait 

ainsi engendrer des inégalités de traitement (cf. ATAF 2010/11 consid. 4.1 ; 

2008/14 consid. 3.1 ; 2007/6 consid. 3 et les réf. cit. ; arrêt B-1645/2023 

consid. 3 et les réf. cit.).  

L’autorité de recours n’a pas à étudier chaque grief, de même qu’elle n’a 

pas à examiner en détail l’évaluation de la commission d’examen sous 

l’angle de son opportunité. Elle doit uniquement se convaincre que les 

corrections n’apparaissent pas insoutenables et qu’elles sont concluantes 

(cf. arrêt du TAF B-3760/2021 du 3 octobre 2022 consid. 2.1 et les réf. cit.). 

Partant, pour autant qu’il n’existe pas de doutes apparemment fondés sur 

l’impartialité des personnes appelées à évaluer les épreuves, l’autorité de 

recours n’annulera la décision attaquée que si elle apparaît insoutenable 

ou manifestement injuste, soit que les examinateurs ou les experts ont 

émis des exigences excessives, soit que, sans émettre de telles exigences, 

ils ont manifestement sous-estimé le travail du candidat (cf. ATF 136 I 229 

consid. 5.4.1 ; 131 I 467 consid. 3.1 et les réf. cit. ; arrêt B-1645/2023 

consid. 5.1 et la réf. cit.).  

3.2 Selon une pratique constante du tribunal, la règle du fardeau de la 

preuve, tirée de l’art. 8 CC, s’applique également en matière de droit public 

(cf. arrêt du TAF B-3553/2023 du 9 août 2023 consid. 3.2 et les réf. cit.).  

Ainsi, l’autorité de recours n’examine, de manière approfondie, les griefs 

relatifs à l’évaluation d’une prestation d’examen que s’ils sont soutenus par 

des arguments objectifs et des moyens de preuves correspondants 

susceptibles de démontrer que les appréciations de la première instance 

http://links.weblaw.ch/ATF-131-I-467
http://links.weblaw.ch/ATF-121-I-225

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sont insoutenables, les exigences trop élevées ou les prestations 

manifestement sous-évaluées (cf. ATAF 2010/21 consid. 5.1 ; 2010/11 

consid 4.3 ; 2010/10 consid. 4.1 ; arrêt B-1645/2023 consid. 5.1 et la 

réf. cit.). Le seul fait de prétendre qu’une autre solution est possible, que 

l’avis de la commission d’examen ou qu’un corrigé est erroné ou incomplet 

ne satisfait pas à ces exigences (cf. arrêt B-1645/2023 consid. 5.1 et la 

réf. cit.).  

3.3 La retenue dans le pouvoir d’examen n’est toutefois admissible qu’à 

l’égard de l’évaluation proprement dite des prestations. Dans la mesure où 

le recourant conteste l’interprétation et l’application de prescriptions 

légales ou s’il se plaint de vices de procédure, l’autorité de recours doit 

examiner les griefs soulevés avec pleine cognition, sous peine de déni de 

justice formel. De jurisprudence constante, les questions de procédure se 

rapportent à tous les griefs qui concernent la façon dont l’examen ou son 

évaluation se sont déroulés (cf. ATF 136 I 229 consid. 5.4.1 ; ATAF 2010/11 

consid. 4.2 ; arrêt B-1645/2023 consid. 3).  

4.  

Le recourant se plaint de la procédure de consultation du dossier 

d’examen. Il souligne avoir dû déposer son recours sur la base de 

photographies réalisées avec son appareil mobile lors de la consultation 

sur place des documents de son épreuve, ajoutant n’avoir pas pu 

photographier l’ensemble des documents. Il explique que l’expert sur place 

aurait indiqué que les copies ne pourraient lui être transmises de manière 

suffisamment rapide compte tenu du délai de recours ; c’est pourquoi il a 

été autorisé à faire des photographies malgré la stricte interdiction prévue 

dans la directive d’examen 2016. Il en tire que la qualité de son recours 

s’en est trouvée péjorée puisqu’il n’avait pas l’ensemble des documents en 

sa possession pour rédiger son recours. Il estime en outre que la première 

instance aurait dû contester ses photographies puisque interdites. Enfin, il 

s’excuse de la médiocrité des documents fournis en annexe à son recours.  

Dans sa réponse, l’autorité inférieure rappelle qu’à l’occasion de la requête 

d’avance de frais, elle a donné au recourant la possibilité de compléter son 

recours s’il le jugeait nécessaire. Elle souligne que la commission 

fournissait par ailleurs sur demande des copies des épreuves écrites. La 

consultation du dossier ne souffre dès lors, selon elle, d’aucun vice formel.  

De son côté, la première instance indique que les candidats ne peuvent 

pas photocopier eux-mêmes les originaux lors de la consultation du 

dossier ; selon sa pratique, des copies sont, sur demande, remises le jour-

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Page 8 

même. Se référant à l’art. 8 de la directive d’examen 2016, elle précise que 

des photocopies sont expédiées, sur demande écrite, possible également 

par courriel. Elle note que, cependant, aucune demande en ce sens n’a été 

portée à sa connaissance.  

Dans ses remarques, le recourant estime que la première instance n’a pas 

respecté son règlement sur ce point et doit simplement admettre un vice 

de procédure. Il déclare qu’à ce stade du recours, la première instance ne 

transmet plus aucun document et qu’elle ne lui a pas fourni de copie 

complète du dossier. Rappelant qu’aucune photocopie n’était possible lors 

de la consultation, il soutient que, dans tous les cas, le temps imparti pour 

la consultation, d’une heure par candidat, ne permet pas de faire des 

photocopies, vu le nombre de documents. Il note que les formats des plans 

sont plus grands que A3 et qu’il faut, de ce fait, passer par des 

professionnels ou avoir du matériel adéquat et sur place, ce qui n’était pas 

le cas. Il qualifie en outre d’illusoire de croire que les demandes écrites 

étaient possibles. Selon lui, entre la réception des résultats de l’examen à 

la maison et la possibilité de consulter les examens en fonction des 

créneaux horaires disponibles, près de deux semaines sont déjà perdues ; 

après consultation des examens, l’obtention des documents prenait encore 

une à deux semaines, après quoi ces documents devaient être analysés 

en vue du dépôt du recours. Il en déduit que, dans tous les cas, le délai 

était beaucoup trop court pour être respecté.  

4.1  

4.1.1 Le droit d’être entendu découlant de l’art. 29 al. 2 Cst. comprend en 

particulier le droit pour le justiciable de s’expliquer avant qu’une décision 

ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de 

nature à influer sur la décision, d’avoir accès au dossier, de participer à 

l’administration des preuves, d’en prendre connaissance et de se 

déterminer à leur propos. En tant que droit de participation, le droit d’être 

entendu englobe donc tous les droits qui doivent être attribués à une partie 

pour qu’elle puisse faire valoir efficacement son point de vue dans une 

procédure (cf. ATF 144 I 11 consid. 5.3 ; 143 V 71 consid. 4.1 ; 135 II 286 

consid. 5.1 ; 135 I 187 consid. 2.2 ; 129 II 497 consid. 2.2). Le droit pour 

l’intéressé de prendre connaissance du dossier est concrétisé, s’agissant 

de la procédure administrative, aux art. 26 ss PA. Aux termes de l’art. 26 

al. 1 PA, la partie ou son mandataire a le droit de consulter les pièces 

relatives à la procédure la concernant au siège de l’autorité appelée à 

statuer ou à celui d’une autorité cantonale désignée par elle, de prendre 

des notes et de faire des photocopies, pour autant qu’il n’en résulte pas 

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Page 9 

une charge de travail excessive pour l’autorité (cf. ATF 131 V 35 

consid. 4.2 ; HÄFELIN/MÜLLER/UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 

6e éd., 2010, p. 388, n° 1691 et réf. cit.) ; cela comprend notamment tous 

les actes servant de moyens de preuve (art. 26 al. 1 let. b PA). Le droit de 

consultation peut être exercé sur tous les documents susceptibles de 

constituer la base de la décision (cf. ATF 144 II 427 consid. 3.1.1 et 

réf. cit.). On peut encore signaler que l’autorité n’est pas tenue d’inviter 

d’office les parties à consulter le dossier ; il appartient bien plus à ces 

dernières de faire une requête en ce sens (cf. OESCHGER/ WALDMANN, in : 

Praxiskommentar VwVG, 3e éd. 2023, art. 26 PA n° 71). 

Par ailleurs, le droit d’être entendu est une garantie de nature formelle, 

dont la violation entraîne en principe l’annulation de la décision attaquée, 

indépendamment des chances de succès du recours sur le fond. Selon la 

jurisprudence, sa violation peut cependant être réparée lorsque la partie 

lésée a la possibilité de s’exprimer devant une autorité de recours jouissant 

d’un plein pouvoir d’examen. Toutefois, une telle réparation doit rester 

l’exception et n’est admissible, en principe, que dans l’hypothèse d’une 

atteinte qui n’est pas particulièrement grave aux droits procéduraux de la 

partie lésée ; cela étant, une réparation de la violation du droit d’être 

entendu peut également se justifier, même en présence d’un vice grave, 

lorsque le renvoi constituerait une vaine formalité et aboutirait à un 

allongement inutile de la procédure, ce qui serait incompatible avec l’intérêt 

de la partie concernée à ce que sa cause soit tranchée dans un délai 

raisonnable (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 et les réf. cit.).  

4.1.2 En outre, selon l’art. 8 de la directive d’examen 2016, les candidats 

qui échouent à une ou plusieurs épreuves sont en droit de consulter leur 

dossier. Les informations pour s’inscrire (date, heure, lieu) sont indiquées 

sur la décision du résultat de l’examen. La notice concernant le droit de 

consulter des documents peut être téléchargée sur le site Internet du 

SEFRI (www.SEFRI.admin.ch). Les pièces au dossier ne peuvent être sur 

place ni photographiées, ni photocopiées ni retirées. Elles sont remises 

moyennant paiement, uniquement sur demande écrite. La perception et le 

montant des taxes sont régis par le règlement tarifaire. Les frais de copie 

des grands formats et des formats spéciaux sont répercutés selon les coûts 

facturés par la société de photocopie. La notice concernant le droit de 

consulter les documents rappelle en outre que le droit de consulter les 

pièces existe non seulement pendant le délai légal pour recourir mais 

également au cours de la procédure de recours.  

http://www.sefri.admin.ch/

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Page 10 

4.2 En l’espèce, le recourant relève en particulier que la première instance 

n’a pas respecté son règlement en l’autorisant à faire des photographies 

et qu’elle doit simplement admettre un vice de procédure. Or, il appert que 

cette violation – dont la gravité s’avère somme toute modeste dès lors que 

la directive sur le règlement des examens de février 2022 autorise 

désormais expressément de telles photographies – a en réalité été 

commise en sa faveur. On peine dès lors à voir ce qu’il entend tirer à son 

avantage de cette violation. On saisit en revanche qu’il se plaint également 

des difficultés rencontrées pour accéder aux documents relatifs à son 

épreuve 2 « Planification et exécution » en raison du court laps de temps 

entre la communication de ses résultats et l’échéance du délai de recours. 

Il semble cependant davantage s’excuser de la mauvaise qualité des 

photographies jointes à son recours que se prévaloir formellement d’une 

violation de son droit d’accéder au dossier. Sur ce second point, on peut 

cependant souligner que le recourant se limite à alléguer l’impossibilité 

d’obtenir les documents à temps en se référant aux informations qui lui 

auraient été communiquées oralement lors de la consultation de son 

épreuve sur place. Il ne se prévaut aucunement du fait qu’il aurait déposé 

une demande en bonne et due forme visant à obtenir une copie des 

documents et que telle demande n’aurait pas été traitée à temps ; il 

n’indique pas non plus ce qui l’empêchait de requérir cette copie dès la 

réception de la décision présentant les résultats de ses épreuves alors qu’il 

ne pouvait ignorer que son recours devait être déposé dans un délai de 

30 jours. Sur la base de ces éléments, en particulier l’absence de demande 

écrite d’accès aux documents et la possibilité de faire des photographies 

qui lui a été accordée, rien ne laisse entrevoir que le droit d’être entendu 

du recourant aurait été violé. Quoi qu’il en soit, il appert que le recourant a 

eu ultérieurement, soit tant au cours de la procédure de recours auprès de 

la première instance que par devant le Tribunal administratif fédéral, tout 

le loisir de demander à consulter le dossier et, partant, exercer valablement 

son droit d’être entendu. Aussi, même dans l’hypothèse d’une violation de 

son droit d’être entendu par la première instance, celle-ci devrait en tout 

état de cause être considérée comme guérie.  

4.3 Sur le vu de ce qui précède, force est de constater que le droit d’être 

entendu du recourant n’a pas été violé et que, quand bien même, une 

violation devrait être considérée comme guérie au cours des procédures 

de recours subséquentes. Partant, mal fondé, le grief du recourant doit être 

rejeté. 

 

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Page 11 

5.  

Le recourant a obtenu une note insuffisante à l’épreuve 2. L’art. 5.11 du 

règlement d’examen prescrit que lors de l’épreuve 2 – intitulée « Étude et 

exécution » dans le règlement d’examen et « Planification et exécution » 

dans la directive d’examen 2016 (voir les terminologies en revanche 

identiques dans les versions allemande et italienne des deux documents) – 

les participants reçoivent des projets de construction, constitués de plans 

et de la donnée de l’exercice correspondante. Ils distinguent les dangers 

et risques, appliquent correctement les mesures sur les plans et élaborent 

des solutions économiques détaillées qui répondent à toutes les exigences 

de la protection incendie, sur les plans de la construction, de la technique 

et de l’organisation. L’art. 6.2 de la directive d’examen 2016 précise que 

l’exercice doit être résolu en répondant par écrit aux questions et en 

élaborant des plans de protection incendie. Le résultat de l’épreuve permet 

de déterminer la note partielle via des points d’appréciation. Ceux-ci font 

l’objet d’une pondération équivalente. Les points d’appréciation sont 

arrondis au demi ou à l’unité. La moyenne arithmétique des points 

d’appréciation donne la note de l’épreuve. La note de l’épreuve 2 est 

arrondie à la première décimale. Les thèmes ou les projets qui composent 

un point d’appréciation sont précisés dans l’exercice correspondant. Le 

nombre de points maximum est indiqué pour chaque question.  

Ainsi que cela ressort de la donnée de l’épreuve 2 subie par le recourant, 

celle-ci se compose de trois tâches, 1) plans de protection incendie 

(établissement d’un concept « installation d’extinction » selon l’art. 10 de la 

norme de protection incendie AEAI 2015 pour l’ensemble du bâtiment), 2) 

questions (réponse à des questions concernant la protection incendie 

constructive, technique et organisationnelle) et 3) projet détaillé. Cette 

troisième tâche comprend trois sous-parties : 3.1) examen préliminaire 

installation sprinklers, 3.2) questions concernant la protection incendie 

technique et 3.3) matrice asservissements incendie et plans de zone.   

6.  

De manière générale, le recourant se prévaut tout d’abord de plus de 

30 ans de métier dans la construction comme ingénieur, 23 ans comme 

sapeur-pompier et commandant du feu ainsi que membre de la 

commission du feu de la ville de Z._______ et ses environs, plus de cinq 

ans reconnus par les autorités cantonales et œuvrant comme expert de 

(…) à (…), donnant des cours AEAI pour l’AEAI durant la même période 

pour la formation des futurs experts AEAI, avec plus de 10 ans comme 

spécialiste en protection incendie AEAI et plus de 500 projets à son actif. Il 

estime que son analyse, son expérience et son expertise doivent être 

B-4558/2022 

Page 12 

prises en considération pour apprécier son choix d’une approche différente 

à cet examen. Conformément à l’art. 6.43 du règlement d’examen, la 

commission d’examen décide de la réussite de l’examen uniquement sur 

la base des prestations fournies par le candidat. Au demeurant, la 

jurisprudence constante retient également que seule la prestation effective 

du candidat lors des épreuves est déterminante pour la réussite des 

examens (cf. arrêt du TAF B-1645/2023 du 26 janvier 2024 consid. 5.2 et 

la réf. cit.). Ainsi, l’expérience professionnelle du recourant ne saurait 

manifestement être prise en compte dans l’évaluation de son épreuve. Les 

réponses qu’il a fournies au cours de son épreuve, si elles sont le fruit de 

sa longue expérience, n’en doivent pas moins être correctes au regard des 

exigences formulées. Partant, mal fondé le grief du recourant doit être 

rejeté.  

7.  

Le recourant critique ensuite la comptabilisation des points obtenus à 

l’épreuve « Planification et exécution ». Dans ce cadre, il s’en prend tout 

d’abord à la mention, dans la décision attaquée, que les experts avaient 

des instructions très précises quant à la correction ne laissant pas de 

marge d’appréciation personnelle et assurant une correction égalitaire pour 

tous les candidats. Il rappelle pourtant l’art. 11 de la norme de protection 

incendie 1-15 permettant d’appliquer d’autres mesures de protection 

incendie, ce qu’il a réalisé en toute bonne foi.  

La première instance indique que la tâche d’examen 1 ne laissait pas de 

marge d’appréciation personnelle ; il était clairement demandé d’établir un 

concept « installation d’extinction » selon l’art. 10 de la norme de protection 

incendie 1-15 pour l’ensemble du bâtiment, c’est-à-dire un concept 

standard respectant les mesures de protection incendie décrites en détail 

dans les prescriptions de protection incendie. 

7.1  

7.1.1 En vertu de l’art. 11 de la norme de protection incendie 1-15 

(disponible sur le site Internet de l’AEAI, < https://www.bsvonline.ch/fr > > 

Prescriptions de protection incendie > Prescriptions 2015, consulté le 

30.04.2024), intitulé « Déviations par rapport au concept standard », il est 

possible, dans le cadre de concepts standards, d’appliquer au cas par cas 

d’autres mesures de protection incendie au lieu des mesures prescrites, 

pour autant que celles-ci offrent une sécurité équivalente pour l’objet 

concerné ; l’autorité de protection incendie statue sur cette équivalence 

(al. 1). Si, dans un cas particulier, le danger d’incendie s’écarte à tel point 

https://services.vkg.ch/rest/public/georg/bs/publikation/documents/BSPUB-1394520214-55.pdf/content
https://www.bsvonline.ch/fr

B-4558/2022 

Page 13 

du concept standard que les exigences prescrites s’avèrent insuffisantes 

ou disproportionnées, les mesures à prendre seront complétées ou 

réduites en conséquence (al. 2). 

7.1.2 Selon la jurisprudence, le pouvoir d’appréciation des experts s’avère 

large s’agissant de l’attribution de points pour des réponses partiellement 

correctes ; il leur appartient ainsi de décider si et, le cas échéant, dans 

quelle mesure le candidat peut obtenir une partie des points à attribuer. 

Leur pouvoir d’appréciation n’est restreint que lorsqu’il existe un barème 

fixant de manière obligatoire le nombre de points à attribuer pour chaque 

partie de réponse ; dans un tel cas, l’égalité de traitement entre les 

candidats impose d’appliquer ledit barème (cf. ATAF 2008/14 

consid. 4.3.2 ; arrêt du TAF B-6390/2018 du 19 décembre 2019 

consid. 5.4.3 et les réf. cit.). Un barème doit cependant être distingué d’un 

corrigé modèle, lequel sert d’aide à la correction pour les experts et leur 

permet également d’assurer l’égalité de traitement entre les candidats. Il 

s’agit plutôt de schémas de résolution élaborés par l’auteur de l’épreuve 

d’examen qui devraient donner aux experts une première indication 

s’agissant des solutions attendues (cf. ATAF 2010/10 consid. 3.3). En effet, 

dans beaucoup de domaines spécialisés, il existe souvent plusieurs 

possibilités de solutions correctes et il est ainsi tout à fait possible qu’au fil 

des corrections, la palette des variantes de solutions admissibles soit 

complétée (cf. arrêt B-3760/2021 consid. 5.1.2 et les réf. cit.). 

7.2 En l’espèce, l’autorité inférieure explique, dans la décision entreprise, 

que les critères d’évaluation ainsi que la répartition des points étaient très 

clairement définis dans la donnée d’examen et par le biais de la grille 

d’évaluation ; les experts avaient dès lors des instructions très précises 

quant à la correction ne laissant pas de marge d’appréciation personnelle 

et assurant une correction égalitaire pour tous les candidats. Elle en déduit 

qu’on ne peut dès lors leur reprocher de ne pas tenir compte d’alternatives 

ou de propositions comme le soutient le recourant. À la lecture du 

document « Grille de points pour l’évaluation », il appert cependant que, 

s’il comprend bien un barème, celui-ci, tout d’abord, ne renseigne pas 

systématiquement et de manière obligatoire sur les points à accorder pour 

des réponses partielles, ce qui confère aux experts un certain pouvoir 

d’appréciation lors de l’attribution des points ; surtout, il permet à plusieurs 

endroits de tenir compte de différentes réponses (« proposition de 

réponse ») voire formule la proposition en tenant compte de notions 

indéterminées, par exemple en demandant si la réponse fournie est 

appropriée, ce qui laisse à l’évidence également un certain pouvoir 

d’appréciation. La grille de points appliquée n’est dès lors pas aussi stricte 

B-4558/2022 

Page 14 

que le déclarent les autorités précédentes ; elle inclut des éléments se 

rapprochant également d’un corrigé modèle et confère indéniablement aux 

correcteurs un certain pouvoir d’appréciation, à tout le moins pour certaines 

parties de la correction. Par ailleurs, la question de savoir si ce pouvoir 

d’appréciation doit s’exercer notamment à la lumière de l’art. 11 de la 

norme de protection incendie, comme le soutient le recourant, peut 

effectivement se poser. Il n’en demeure cependant pas moins que, même 

pour les questions laissant une certaine marge d’appréciation aux 

correcteurs, les réponses particulières fournies doivent en premier lieu 

pouvoir être qualifiées de correctes au regard de l’énoncé de l’épreuve. De 

ce fait et compte tenu des considérants qui suivent, cette question souffre 

de demeurer indécise. 

7.3 Sur le vu de ce qui précède, force est de constater que les déclarations 

de l’autorité inférieure et de la première instance, niant aux correcteurs tout 

pouvoir d’appréciation ou marge de manœuvre s’avèrent incorrectes. 

Toutefois, cela ne signifie pas pour autant que les experts n’ont in casu pas 

exercé leur pouvoir d’appréciation ou qu’ils disposaient d’une marge de 

manœuvre pour les parties que le recourant critique. C’est ce qu’il 

conviendra d’examiner ci-après.  

8.  

Le recourant formule ensuite en les mélangeant différentes critiques en lien 

avec les tâches 1, 2 et 3 de l’épreuve 2. On examinera en premier celles 

relatives à la tâche 1.  

8.1 Le recourant soutient tout d’abord qu’il n’existait aucune obligation ou 

mention spécifique quant à l’utilisation d’une cour intérieure de type A. Il 

rappelle qu’aucune formation AEAI n’est obligatoire pour accéder aux 

examens d’expert, signalant qu’aucune information supplémentaire ne lui 

a été fournie sur cette approche et cette exigence fondamentale 

explicitement attendue pour cet examen par la première instance. En outre, 

il explique que son choix de concevoir la cour intérieure de type B au lieu 

d’une cour de type A repose sur le fait que la solution envisagée ne pouvait 

à son avis pas être viable ; il aurait été, selon lui, illusoire de laisser le 

volume entier alors qu’un restaurant de plus de 1’000 personnes, avec 

cuisine professionnelle ouverte sur le restaurant, un open space, une 

bibliothèque, les sorties d’une salle de 500 personnes, des surfaces 

administratives sur plusieurs niveaux se retrouvent dans un seul et même 

espace, tout ouvert. Il estime que l’existence d’une cuisine professionnelle 

ouverte dans l’espace du restaurant et toutes ses nuisances ne l’ont pas 

convaincu de la solution envisagée, jugeant qu’une cour intérieure de 

https://services.vkg.ch/rest/public/georg/bs/publikation/documents/BSPUB-1394520214-55.pdf/content

B-4558/2022 

Page 15 

type B était beaucoup plus appropriée pour cet environnement. Il souligne 

qu’il est également de son devoir de conseiller les clients des 

conséquences de ces choix. Il déplore que la commission d’examen n’ait 

pas pris en considération sa proposition de solution, notamment sur la base 

de l’art. 11 de la norme de protection incendie.  

La première instance explique que le recourant n’a pas pris note des 

consignes. Elle note que la tâche d’examen 1 ne laissait pas de marge 

d’appréciation personnelle ; il était clairement demandé d’établir un 

concept « installation d’extinction » selon l’art. 10 de la norme de protection 

incendie 1-15 pour l’ensemble du bâtiment, c’est-à-dire un concept 

standard respectant les mesures de protection incendie décrites en détail 

dans les prescriptions de protection incendie. La première instance 

souligne en particulier que, selon les indications générales, le « rez-de-

chaussée et les étages sont reliés les uns aux autres via un espace ouvert. 

Les fermetures avec l’espace ouvert ne sont pas autorisées » ; la cour 

intérieure a ainsi été définie d’avance comme étant de type A. 

Dans ses remarques, le recourant qualifie de regrettable que la première 

instance n’ait jamais abordé la comptabilisation de ses points pour une 

cour intérieure de type B. Il déclare que son recours porte sur la 

responsabilité de l’AEAI à considérer cette divergence de correction de son 

examen et de reconsidérer ses notes attribuées pour une cour intérieure 

de type B. À sa connaissance, aucune autre exigence que celle de le 

sanctionner de cinq points pour le choix d’une cour intérieure B n’est 

explicitement mentionné par la première instance dans son correctif. 

8.1.1 Selon la jurisprudence, les examinateurs disposent d’un large 

pouvoir d’appréciation en ce qui concerne non seulement le mode de 

contrôle des connaissances ou l’échelle d’évaluation mais également le 

choix ou la formulation des questions (cf. arrêt du TAF B-2238/2022 du 

29 mars 2023 consid. 5.3.1 et les réf. cit.). De plus, la confusion qu’éveille 

une question peut, dans certains cas, constituer l’une des finalités mêmes 

de l’épreuve, voire permettre de tester la solidité des connaissances d’un 

candidat (cf. arrêt du TAF B-3760/2021 consid. 6.2 et les réf. cit.). En outre, 

le nombre de points retirés pour une faute relève là encore du pouvoir 

d’appréciation des experts. Il en va de même en ce qui concerne la 

sanction des erreurs découlant d’erreurs initiales. En effet, la jurisprudence 

admet que les experts disposent d’un large pouvoir d’appréciation dans le 

traitement qu’ils accordent aux fautes découlant d’erreurs initiales. 

L’opportunité d’une prise en compte des redondances peut notamment 

dépendre de la nature de l’exercice et du résultat attendu (cf. arrêts du TAF 

B-4558/2022 

Page 16 

B-1183/2020 du 4 février 2022 consid. 9.8.2 et les réf. cit. ; B-4977/2019 

du 26 mars 2020 consid. 4.3.3 et les réf. cit.). 

Par ailleurs, selon la note explicative de protection incendie – Bâtiments 

avec cour intérieure couverte ou cour intérieure (disponible sur le site 

Interne de l’Association des établissements cantonaux d’assurance 

incendie [AEAI], < https://www.bsvonline.ch/fr > > Prescriptions de 

protection incendie > Prescriptions 2015, consulté le 30.04.2024), la cour 

intérieure de type A se présente comme une cour intérieure couverte non 

séparée des zones contiguës par un compartimentage coupe-feu ; la cour 

intérieure de type B est au contraire une cour intérieure couverte séparée 

des zones contiguës par un compartimentage coupe-feu. L’art. 31 al. 2 de 

la norme de protection incendie (également disponible sur le site Interne 

de l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie 

[AEAI], < https://www.bsvonline.ch/fr > > Prescriptions de protection 

incendie > Prescriptions 2015, consulté le 30.04.2024) définit les 

compartiments coupe-feu comme des parties de bâtiments et d’autres 

ouvrages séparées entre elles par des éléments de construction résistant 

au feu. Les éléments de construction formant compartiment coupe-feu sont 

par exemple les murs coupe-feu, les parois et plafonds formant 

compartiment coupe-feu, les fermetures coupe-feu et les obturations. Ils 

doivent limiter la propagation du feu, de la chaleur et des fumées. 

8.1.2 En l’espèce, le recourant soutient qu’il n’existait aucune obligation ou 

mention spécifique quant à l’utilisation d’une cour intérieure de type A pour 

cet examen. Comme l’a pourtant relevé la première instance, cette 

affirmation se trouve contredite par l’énoncé de l’épreuve 2 indiquant que 

le rez-de-chaussée et les étages sont reliés les uns avec les autres via un 

espace ouvert et que les fermetures avec l’espace ouvert ne sont pas 

autorisées (en gras dans l’énoncé). Compte tenu des définitions 

présentées ci-dessus, il ne fait aucun doute que le recourant n’a tout 

simplement pas tenu compte de la donnée pourtant claire de l’épreuve. On 

ne saurait donc critiquer le constat des examinateurs. Le recourant s’en 

prend par ailleurs au choix de la cour intérieure de type A et, partant, à la 

formulation de la donnée, sans toutefois prétendre qu’elle rendrait 

l’épreuve impossible. Or, les experts disposent dans ce cadre d’un large 

pouvoir d’appréciation que le tribunal de céans doit respecter. Il n’y a donc 

pas lieu de se pencher plus avant sur les arguments du recourant en faveur 

d’une cour intérieure de type B. Si le recourant estimait le choix de la 

donnée inapproprié, il n’en demeurait pas moins tenu de s’y soumettre. On 

peut encore relever que l’appréciation des autorités précédentes ne 

découle pas d’un refus de prendre en compte d’autres mesures que les 

https://services.vkg.ch/rest/public/georg/bs/publikation/documents/BSPUB-1394520214-143.pdf/content
https://www.bsvonline.ch/fr
https://services.vkg.ch/rest/public/georg/bs/publikation/documents/BSPUB-1394520214-55.pdf/content
https://www.bsvonline.ch/fr

B-4558/2022 

Page 17 

mesures prescrites en application de l’art. 11 de la norme de protection 

incendie mais uniquement du non-respect des consignes impératives de 

l’épreuve. Pour le surplus, il sied de relever que ni la jurisprudence ni le 

règlement d’examen ou encore la directive d’examen 2016 ne s’oppose à 

sanctionner le choix de la cour intérieure de type B opéré par le recourant 

également dans des parties subséquentes de l’examen où ce choix s’avère 

pertinent.  

8.1.3 L’appréciation des experts concernant le choix de la cour intérieure 

ne prête dès lors pas le flanc à la critique. 

8.2 Le recourant conteste ne pas avoir mentionné le degré d’assurance 3 

(DAQ3) sur le projet alors que, sur sa légende, agrafée avec les plans 

d’examen et faisant partie intégrante de l’examen, ces informations étaient 

clairement mentionnées. La première instance relève que les experts ont 

donné 0.25 point pour la citation correcte du degré AQ 3. Elle ajoute que le 

recourant n’a pas justifié ce degré de manière appropriée, renvoyant à la 

détermination de l’expert Y._______ qui retient à ce sujet que pour avoir 

l’entier des points, il faut deux facteurs (degré d’AQ et justification) ; or, le 

recourant n’a donné que la première partie de la réponse et ne peut donc 

prétendre à l’entier des points. À la lecture de l’épreuve du recourant, on 

peut admettre que la mention du degré d’assurance 3 a bien été prise en 

compte mais que la justification de ce degré fait effectivement défaut. Rien 

ne permet ainsi de considérer que les points n’auraient pas été attribués 

correctement. En outre, le recourant ne soutient pas que la justification de 

ce degré de manière appropriée ne pouvait être attendue. Partant, 

l’appréciation des experts sur ce point n’apparaît pas critiquable. 

8.3 Le recourant conteste avoir, sur son plan, omis de mentionner la 

hauteur des retombées. La première instance signale que les experts ont 

pris en considération l’information donnée par le recourant sur le plan du 

rez-de-chaussée. Elle renvoie à la prise de position de Y._______ précisant 

qu’il est capital pour ce type de retombée d’annoter la hauteur maximale 

de vide, ce que le recourant n’a pas fait. Elle ajoute que la réponse correcte 

et attendue pour ce type de retombée était « RF1 (0,5 m / max. 2,0 m) ». 

À la lecture des indications faites par le recourant, il appert que la hauteur 

maximale fait effectivement défaut. Sur ce point également, le recourant ne 

prétend pas que cette information ne pouvait être attendue. Rien ne justifie 

dès lors de s’écarter de l’appréciation des experts. 

 

B-4558/2022 

Page 18 

8.4 Sur le reproche de non-respect de la capacité maximum de 

300 personnes, le recourant déclare ne pas avoir trouvé cette exigence sur 

les plans. Il explique qu’économiquement et avec sa proposition, le client 

pouvait bénéficier d’une capacité d’au moins 1'100 personnes. Il considère 

que les experts ne peuvent pas lui reprocher cette approche, l’art. 3.5.2 de 

la directive AEAI 16-15 « Voies d’évacuation et de sauvetage » prévoyant 

que le nombre d’occupants possibles dans un restaurant est d’une 

personne par m2. Il juge que limiter à 300 personnes une surface de plus 

de 1’100 m2 alors qu’une salle sur le même niveau est prévue pour 

500 personnes n’est pas sans conséquence économique pour les 

exploitants et n’est, à son avis, pas cohérente pour le projet. 

Renvoyant à la prise de position de Y._______, la première instance 

souligne que le recourant n’a pas pris note des données de l’énoncé. Elle 

relève qu’il ressort des indications générales que « [l]e restaurant / foyer 

du rez-de-chaussée doit être conçu pour recevoir max. 300 personnes ».  

Dans ses remarques, le recourant observe que la donnée de l’examen 

n’est pas réalisable puisqu’il y a 318 places assises dans ce même 

volume/local sans compter le personnel de service du restaurant et la 

brigade de la cuisine. Il ajoute que la surface du restaurant n’est pas 

clairement définie par des parois fixes dans ce volume du rez-de-chaussée 

et, de ce fait, c’est le volume total qui doit être pris en considération. Il 

avance que le client peut exiger de nombreuses choses mais qu’il 

appartient à l’expert de lui conseiller ce qu’il peut réaliser en restant dans 

le cadre de la loi. 

À la lecture des pièces versées au dossier, il faut bien admettre que 

l’indication d’un nombre maximum de 300 personnes figure bel et bien sur 

l’énoncé de l’épreuve. Le recourant n’a donc, ici non plus, pas tenu compte 

de la donnée. Ainsi que cela a déjà été dit s’agissant du choix de la cour 

intérieure, sa formulation relève du large pouvoir d’appréciation des 

examinateurs. Indépendamment de la pertinence des critiques du 

recourant à cet égard, il lui appartenait de respecter la donnée de 

l’épreuve. On peut au demeurant relever que le recourant ne s’en est en 

premier lieu pas écarté parce qu’il considérait l’énoncé irréalisable mais 

bien parce qu’il n’avait pas vu l’indication correspondante. Il découle de ces 

éléments que l’appréciation de son épreuve sur ce point ne prête pas le 

flanc à la critique.  

 

B-4558/2022 

Page 19 

8.5 Le recourant déclare que, contrairement aux affirmations des experts, 

la sortie débouche bien à l’extérieur du bâtiment et correspond à l’art. 10. 

Il prétend à ce titre à un point supplémentaire. Il produit une capture d’écran 

de la cage d’escalier donnant directement à l’extérieur. Il relève que la 

couleur verte représente une cage d’escalier de secours et la couleur 

orange représente le compartimentage de cette cage d’escalier ; ces 

informations sont indiquées sur sa légende, en annexe et agrafée aux 

plans du dossier. Il conteste ainsi le reproche de la commission selon 

lequel cette cage d’escalier de secours, qu’il a dû créer, reliant le 2e étage 

au rez-de-chaussée, débouchait dans le volume de l’atrium B et pas 

directement à l’extérieur, avec la remarque « ni pratique, ni 

économique ?? » de la commission. Il souligne que cette cage débouche 

au rez-de-chaussée, directement à l’extérieur du bâtiment, ajoutant que la 

distance de 35 mètres avec un seul sens de fuite était largement dépassée 

pour une évacuation depuis le 1er niveau. Il en déduit que cette cage selon 

la directive AEAI 16-15 était obligatoire in casu. Il ajoute encore qu’avec un 

seul sens de fuite, la distance de 35 mètres aurait été dépassée, d’où la 

création d’une cage de secours supplémentaire dans l’angle ; il souligne 

que cette cage relie tous les niveaux.  

La première instance renvoie à la prise de position de Y._______ qui 

expose que la solution proposée par le recourant n’est pas optimale, car 

elle n’est ni économique ni pratique pour l’exploitation (prétérite un espace 

de l’exploitation). Elle ajoute que, pour un examen d’expert, il est demandé 

aussi que la faisabilité de la mesure soit appropriée. Elle observe en outre 

que le recourant ne fournit absolument aucun indice susceptible de laisser 

penser que la solution attendue serait manifestement incorrecte, se 

référant à la jurisprudence selon laquelle il ne suffit pas de prétendre 

qu’une autre solution est possible ou que l’avis de l’autorité est erroné. 

Dans ses remarques, le recourant rétorque qu’il est difficile d’être plus 

explicite sur cette sortie de secours avec éclairage de sécurité donnant 

directement à l’extérieur du bâtiment. Il affirme qu’avec la configuration du 

2ème étage, cette cage serait tout à fait cohérente et optimale. Il considère 

que l’expert n’a pas à juger et interpréter ses choix sur son concept et que 

la notion optimale dans l’AEAI n’existe tout simplement pas.  

Sur le corrigé de l’épreuve, il est indiqué de façon manuscrite que la cage 

fuit dans le restaurant. Il est également souligné que la solution n’est pas 

optimale et le dessin pas précis. Le recourant a obtenu 2 points sur les 3 

possibles pour cette question. Les autorités précédentes ne se sont, dans 

leurs écritures, pas prononcées sur la sortie de la cage ou le ou les 

B-4558/2022 

Page 20 

éléments de sa réponse ayant spécifiquement conduit à lui retirer un point 

si bien qu’il s’avère difficile de déterminer le bien-fondé de ce retrait. Quoi 

qu’il en soit, au regard des considérants qui suivent, force est de constater 

que l’octroi d’un point supplémentaire se révélerait en réalité sans 

incidence sur l’issue de son recours (cf. supra consid. 2.4).  

8.6 Le recourant conteste le reproche des experts concernant le 

compartimentage des cages d’escalier en façades et le compartimentage 

du local de nettoyage. Il constate qu’aucune des trois cages d’escalier n’est 

compartimentée en façade ; seul le trait orange correspond à un 

compartimentage REI60, selon sa légende, agrafée aux plans. Il avance 

en outre qu’il n’y a pas de compartimentage disproportionné, seul un local 

de nettoyage étant compartimenté, celui-ci pouvant renfermer des produits 

ou matières dangereux. Il juge que son choix était en corrélation avec le 

reste de sa réflexion. En ce qui concerne les bureaux, le recourant expose 

qu’ils se situent sur un site comprenant de très nombreux laboratoires si 

bien que les bureaux administratifs sont liés par analogie aux bureaux du 

1er sous-sol. Il en déduit que des produits et matières dangereux pourraient 

se trouver dans certains locaux de la partie administrative et rangés 

notamment dans le local de nettoyage. À ses yeux, il n’y a aucune mesure 

disproportionnée dans les compartimentages, lesquels ont été expliqués et 

démontrés. 

La première instance considère que la requête du recourant s’avère 

formulée de manière confuse puisqu’il demande l’attribution de deux points 

supplémentaires alors que les premiers experts ont retiré un point sur trois 

points de retrait possibles. Elle renvoie en outre à la prise de position de 

Y._______ qui explique que le recourant a fait des erreurs graphiques. Il 

ressort en outre des indications de cet expert que, contrairement à ce 

qu’affirme le recourant, la cage est compartimentée en façade au 

2ème étage et pour le local de nettoyage ; de plus, plusieurs cages où le 

recourant a ajouté une sortie au rez-de-chaussée, le mur entre l’escalier et 

la sortie n’a pas besoin d’être compartimenté. 

Il ressort du dossier que le recourant se borne à formuler de simples 

allégations. Il ne fait au final qu’opposer sa propre appréciation à celle 

retenue par les examinateurs ; ses critiques ne démontrent aucunement 

en quoi l’évaluation de son épreuve serait insoutenable ou manifestement 

injuste, les exigences trop élevées ou les prestations manifestement sous-

évaluées. Dans ces circonstances, compte tenu de la retenue dont le 

tribunal doit faire preuve en la matière, rien ne justifie de s’écarter de cette 

appréciation. 

B-4558/2022 

Page 21 

8.7 Le recourant estime que l’expert doit lui accorder les deux points 

prévus pour la reconnaissance de la nécessité de mettre en place une 

protection totale à l’aide d’une installation de détection d’incendie et son 

indication sur les plans. Il est d’avis qu’une détection incendie n’est pas 

nécessaire au sous-sol et qu’une installation sprinkler totale est prévue. Il 

ajoute que l’exigence d’une surveillance totale n’est pas requise pour une 

cour intérieure de type B. S’agissant du type de cour intérieure, la première 

instance rappelle que les données de l’énoncé ne laissent aucun espace 

d’interprétation possible ; or, en raison de la cour intérieure de type A, une 

protection de surveillance totale est nécessaire. Dans ses remarques, le 

recourant conteste les affirmations de la première instance, déclarant 

qu’une installation d’extinction sprinkler totale pour tout le bâtiment a bien 

été prévue comme exigé, indépendamment d’une cour intérieure A ou B.  

Conformément à la grille de points pour l’évaluation, la surveillance totale 

est prévue en raison de la cour intérieure de type A ; une surveillance totale 

est prévue dans la proposition de solution ; si le candidat a retiré le sous-

sol de la surveillance totale et justifie sa décision en conséquence 

(obligation de surveillance totale en raison de la cour intérieure couverte 

mais le sous-sol ne fait pas partie de la cour intérieure couverte), cette 

solution doit aussi être considérée comme correcte. À la lecture des 

arguments du recourant, on observe qu’il requiert des points pour avoir 

prévu une protection totale, soit une installation d’extinction couvrant 

l’ensemble du bâtiment. Le passage de la grille de points pour l’évaluation 

qu’il reporte dans ce contexte dans son recours concerne cependant non 

pas les installations de protection totale à l’aide de sprinklers mais la 

surveillance totale obligatoire pour tout le bâtiment, soit les installations de 

détection incendie couvrant l’ensemble du bâtiment. On peut relever que 

la grille de points prescrit, dans la partie qui précède celle citée par le 

recourant, que si aucune installation sprinklers n’est prévue pour tout le 

bâtiment, il est possible de retirer jusqu’à 10 points ; or, aucun point n’a été 

retiré au recourant si bien que l’on peut admettre que les examinateurs ont 

bien retenu qu’il avait prévu une protection totale. En ce qui concerne la 

surveillance totale, s’il est d’avis qu’une détection incendie n’est pas 

nécessaire au sous-sol, il ne justifie sa décision que par son choix de cour 

intérieure de type B qui, on l’a dit, s’avère non conforme à la donnée de 

l’épreuve. Dans ces circonstances, l’appréciation des examinateurs ne 

prête pas le flanc à la critique. 

8.8 Le recourant soutient que le désenfumage mécanique et les apports 

d’air frais ont bien été prévus contrairement aux affirmations des experts. 

Il rappelle que, pour une cour intérieure de type B, il s’agit d’un taux de 

renouvellement d’air / heure de 8 x le volume, alors que c’est 20 x le volume 

B-4558/2022 

Page 22 

pour une cour intérieure de type A. Il souligne que le système de 

désenfumage EFC est reconnaissable, les apports d’air frais, les 

commandes pour le désenfumage, le tableau de rappel incendie et 

l’exutoire de fumée étant en outre mentionnés. La première instance 

considère que, puisque le recourant a choisi de concevoir une cour 

intérieure de type B au lieu d’une cour intérieure de type A conformément 

aux indications de l’énoncé, les mesures requises pour les cours 

intérieures couvertes de type A ne sont pas mentionnées à satisfaction. 

S’agissant des tableaux de commande de désenfumage, Y._______ 

reconnaît que, dans certaines cages, une commande a été dessinée par 

le recourant. Il relève toutefois l’absence de précision sur l’installation pour 

laquelle cette commande est prévue. Il estime qu’un expert doit être 

complet, ne pouvant donner des approximations. Dans ses remarques, le 

recourant estime que toutes les données concernant le désenfumage 

mécanique d’une cour intérieure de type B sont correctes et doivent être 

comptabilisées. Il déclare encore que les notions des notes à tiroir avec 

une cour intérieure de type A ne peut prévaloir dans ce cas, la sanction 

étant déjà explicitement effectuée. En ce qui concerne cette critique, il suffit 

de rappeler ce qui a déjà été exposé précédemment s’agissant de la prise 

en compte d’erreurs initiales dans la suite de la correction d’une épreuve 

(cf. supra consid. 8.1.1). Les examinateurs étaient ainsi pleinement 

légitimés à sanctionner une nouvelle fois le choix d’une cour intérieure de 

type B au lieu de A. 

8.9 Le recourant réclame deux points supplémentaires pour la mention de 

l’alarme d’évacuation sur ses plans et sa légende. La première instance 

note que les locaux recevant un grand nombre de personnes (à partir d’une 

capacité autorisée de 300 personnes) doivent être équipés d’un dispositif 

d’alarme sonore. Elle expose que le recourant n’a pas pris note des 

données de l’énoncé et a prévu une installation dans un local conçu pour 

recevoir 300 personnes au maximum (restaurant/foyer), ce qui est faux ; 

pour une salle de séminaire pouvant accueillir 500 personnes, aucune 

installation n’a en revanche été prévue. Y._______ reconnaît que le 

recourant a dessiné une alarme sonore. Il relève cependant qu’il l’a prévue 

dans un local prévu pour un maximum de 300 personnes selon la donnée 

de l’exercice et non dans un local de 500 personnes. Il qualifie cette faute 

de grave puisqu’elle revient à prévoir une alarme où cela n’est pas 

nécessaire mais à l’omettre lorsqu’elle est requise. Dans ses remarques, 

le recourant affirme que, contrairement aux propos de la première instance, 

l’alarme évacuation avec message parlé est requise dans le volume du 

restaurant. Selon lui, il est clairement stipulé que l’alarme doit être prévue 

dans tous les espaces ouverts au public, in casu un local de plus de 

B-4558/2022 

Page 23 

300 personnes comprenant le volume du restaurant. Il souligne qu’en 

plaçant l’alarme évacuation dans ce volume du restaurant, il était clair que 

les locaux et salles attenantes devaient avoir une alarme évacuation, au 

même titre qu’une installation sprinkler totale. Compte tenu de ce qui 

précède, il faut bien reconnaître que la première instance a exposé de 

manière claire et convaincante les raisons pour lesquelles le recourant n’a 

pas obtenu les deux points relatifs à cet élément. Les arguments du 

recourant ne permettent pas de démontrer que l’appréciation des 

examinateurs se révélerait insoutenable, les exigences trop élevées ou les 

prestations manifestement sous-évaluées. Cette appréciation ne prête dès 

lors nullement le flanc à la critique.  

8.10 Le recourant indique que les portes et largeurs d’évacuation ont été 

dimensionnées à 1.20 mètres ou plus et confirmées sur sa légende ou sur 

les plans. Il précise que, si une largeur supplémentaire a été prévue, elle 

est spécifiquement mentionnée sur les plans. Renvoyant à l’art. 2.4.6 de la 

directive AEAI 16-15 « Voies d’évacuation et de sauvetage », il expose 

qu’une issue de plain-pied d’une largeur libre de passage de 1.20m 

correspond à 200 personnes ; une issue d’escalier d’une largeur libre de 

passage de 1.20m correspond à 120 personnes ; cela revient à 2 issues x 

200 personnes + 2 issues x 120 personnes, soit 640 personnes. Il estime 

répondre parfaitement aux attentes des experts AEAI et prétend à l’octroi 

de l’ensemble des points. Il renvoie à ses plans mentionnant une largeur 

supérieure à 1.20m lorsque cela était nécessaire ainsi qu’au plan du local 

de 500 personnes avec les quatre sorties de secours prévues. Il relève que 

les experts avaient prévu des sorties de secours ne donnant pas 

directement à plain-pied mais depuis un niveau, d’où leur calcul de quatre 

sorties de 1.20m, soit 4.80m correspondant à 480 personnes. Il présente 

son calcul, soit deux sorties de 1.20m de plain-pied (400 personnes) et 

deux sorties sur niveau (2 x 1.20m = 240 personnes). Il indique en outre 

que, si la salle de 500 personnes est partagée en deux zones, la notion 

d’évacuation de la capacité des personnes, par volume, est gardée. Il 

mentionne la solution d’évacuation selon le principe 1/3 – 2/3, soit 2/3 

directement dans une voie d’évacuation et 1/3 dans un foyer. La première 

instance renvoie à la détermination de Y._______. Ce dernier y indique que 

le recourant ne tient pas compte de la donnée qui prévoit un nombre de 

300 personnes maximum. Il estime que toutes ces interprétations et 

arguments ne sont pas recevables pour un écrit où la donnée de l’exercice 

doit être suivie. Il ajoute que le fait de passer à plus de 300 personnes 

devait conduire le recourant à poser d’autres mesures supplémentaires. 

Dans ses remarques, le recourant persiste dans l’argumentaire présenté 

dans son recours. À la lecture des arguments du recourant, il appert qu’il 

B-4558/2022 

Page 24 

ne fait, sur ce point également, qu’opposer sa propre appréciation à celle 

retenue par les examinateurs ; ses critiques ne démontrent aucunement 

en quoi l’évaluation de son épreuve serait insoutenable ou manifestement 

injuste, les exigences trop élevées ou les prestations manifestement sous-

évaluées. Dans ces circonstances, compte tenu de la retenue dont le 

tribunal doit faire preuve en la matière, rien ne justifie de s’écarter de cette 

appréciation. 

8.11 Le recourant allègue que, contrairement aux affirmations des experts, 

les couloirs d’évacuation ne passent pas en plein dans l’open space, mais 

à leur angle, et la cage d’escalier ne se situe pas en plein milieu du 

restaurant mais en périphérie. Il estime que les experts n’ont pas jugé à 

leur juste valeur les éléments reprochés. La première instance renvoie à la 

prise de position de Y._______. Il en ressort que cette question visait à 

vérifier la faisabilité des voies d’évacuation. Il relève que le recourant n’a 

pas vu que ces voies donnaient dans le vide. Il ajoute que, vu la situation 

dessinée par le recourant, une mesure de protection des façades aurait dû 

être proposée. Il conclut que le recourant a donné une solution 

inacceptable ; il ressort en effet de la grille de points pour l’évaluation que 

le recourant n’a pas relevé la différence de niveau entre l’environnement et 

la terrasse. Quant au caractère pertinent de la façon dont les voies des 

cages d’escalier mènent à l’air libre, les examinateurs ont relevé que les 

couloirs créés au rez-de-chaussée passent en plein milieu de l’open space 

et que la cage d’escalier supplémentaire se trouve en plein milieu du 

restaurant. Ces explications renseignent de manière convaincante sur les 

raisons justifiant l’octroi de seuls 2.5 points sur 4. Le recourant ne soutient 

pas qu’il aurait effectivement relevé la différence de niveau. Pour le surplus, 

il ne fait qu’opposer sa propre appréciation sans exposer en quoi sa 

solution aurait été manifestement sous-évaluée. Il n’y a dès lors pas lieu 

de s’écarter de l’appréciation des examinateurs. 

8.12 Concernant la cuisine professionnelle, le recourant estime que sa 

réponse est correcte. Il note qu’une sortie de la cuisine jusque dans les 

voies d’évacuation est prévue, ajoutant qu’il est permis de franchir un local 

avant d’accéder à une voie d’évacuation. La première instance renvoie à 

la prise de position de Y._______. Ce dernier y explique que le recourant 

oublie de considérer que, même en ajoutant une voie d’évacuation 

horizontale, la distance reste de 35m. Précisant que la voie proposée par 

le recourant est trop longue, il conclut qu’une issue supplémentaire doit 

être prévue pour résoudre cette problématique. Dans ses remarques, le 

recourant persiste dans l’argumentaire présenté dans son recours. Selon 

la grille de points, un point est octroyé si le candidat a vu que les longueurs 

B-4558/2022 

Page 25 

admises pour les voies d’évacuation dans la cuisine professionnelle sont 

dépassées. Ne se prononçant pas expressément sur la longueur de la voie 

proposée, le recourant échoue à démontrer que l’appréciation des 

examinateurs s’avérerait insoutenable. Il n’y a, partant, pas lieu de s’en 

écarter. 

9.  

En ce qui concerne la tâche 2, le recourant estime sa réponse à la question 

2.11 correcte. Il renvoie à la directive AEAI 14-15 « Utilisation des 

matériaux de construction » ainsi qu’à l’art. 3.5 de la directive AEAI 23-15 

« Installation de transport ». La question 2.11 était posée en ces termes : 

« Dans les cabines d’ascenseur, l’architecture de la structure en bois doit 

être visible. Il convient donc d’utiliser des panneaux de particules plaqués 

(épaisseur de placage : 0,6 mm) comme revêtement de paroi et de plafond. 

Cela est-il autorisé du point de vue de la protection incendie ? » Le 

recourant a répondu positivement, précisant que le placage ne devait pas 

excéder 1,5 mm et devait être RF2. L’art. 2 al. 3 let. f de la directive de 

protection incendie 14-15 « Utilisation des matériaux de construction » cité 

par le recourant prescrit que, pour les revêtements comme les peintures, 

les revêtements muraux, les papiers peints et les placages, etc. ≤ 1,5 mm, 

des matériaux de construction avec un comportement critique peuvent être 

utilisés à l'intérieur des bâtiments et des autres ouvrages, du côté intérieur, 

sans couverture. La première instance renvoie à la prise de position de 

Y._______. Ce dernier estime que le recourant n’a pas compris la question 

si bien que sa réponse s’avère hors sujet. Il précise qu’il est question ici de 

panneau en particule avec placage alors que le recourant ne parle que du 

placage, ce qui n’est pas la question. Dans ses remarques, le recourant 

indique qu’un placage contre les parois de la cabine de l’ascenseur peut 

être RF2 et d’une épaisseur de <1.5mm comme du chêne par exemple. Il 

ajoute que le produit n’est pas critique. À la lecture de ces éléments, force 

est de constater que le recourant ne se réfère effectivement qu’au placage, 

aussi bien dans sa réponse lors de l’épreuve que dans ses écritures 

déposées dans le cadre de la présente procédure. Dans ces circonstances, 

l’appréciation des experts apparaît convaincante. Il n’y a donc pas lieu de 

s’en écarter. 

10.  

10.1 En ce qui concerne la tâche 3, sous-partie 3.2, question 3.2.1, le 

recourant prétend à l’octroi de deux points supplémentaires. Cette question 

était formulée ainsi : « Le projecteur de l’EFC a prévu un canal de 

désenfumage de classification EI30 (ve-ho) S1000multi dans les entrepôts. 

B-4558/2022 

Page 26 

L’utilisation d’un tel canal dans cette zone est-elle autorisée ? ». Le 

recourant y a répondu par la négative, ce qui lui a permis d’obtenir 0.5 

point. À titre de justification, il s’est prononcé sur la résistance au feu du 

canal et des clapets. Dans son recours, il explique que la justification de ce 

canal répond à l’art. 3.3.1 de la directive AEAI 15-15 « Distances de 

sécurité incendie, systèmes porteurs et compartiments coupe-feu », tous 

les compartimentages des parois coupe-coupe des sous-sols devant être 

EI60. La première instance estime au contraire que le recourant n’a pas 

justifié sa réponse. Elle précise qu’il s’agissait de mentionner le chiffre 4.1 

al. 2 de la directive 21-15 « Installations d’extraction de fumée et de 

chaleur », selon lequel les installations d’extraction de fumée et de chaleur 

doivent garantir le fonctionnement de l’installation pendant la durée requise 

de résistance au feu du compartimentage coupe-feu tel qu’il a été défini en 

fonction de l’affectation des locaux. Ce compartimentage correspond à 

60 minutes. L’expert Y._______ relève également que le recourant ne 

répond pas à la question posée, requérant une justification et non 

l’indication de la résistance nécessaire. Dans ses remarques, le recourant 

maintient que toutes ses informations sont correctes, se référant à 

l’art. 3.3.1 de la directive AEAI 15-15 « Distances de sécurité incendie, 

systèmes porteurs et compartiments coupe-feu », à l’art. 3.8.1 de la 

directive AEAI 25-15 « Installations aérauliques » et à l’art. 3.1.14 de la 

directive AEAI 13-15 « Matériaux et éléments de construction ». À la 

lecture de ces éléments, il faut bien reconnaître que la réponse formulée 

par le recourant ne constitue pas une justification de l’utilisation du canal 

prévu. Cela suffit à écarter sa critique. 

10.2 En lien avec la question 3.3.2 de la sous-partie 3.3, le recourant 

conteste s’être trompé de niveau, prétendant à l’octroi de six points 

supplémentaires. Il explique que, dans tous les cas, les équipements 

techniques tels que CVS, chauffage, clapets, etc. doivent être asservis 

fermés / arrêtés dès l’alarme incendie quels que soient leurs localisations / 

niveaux dans le bâtiment. Il rappelle que les locaux techniques mentionnés 

sur les plans se situent tous au niveau du sous-sol. Selon lui, que la 

commande soit collective, enclenchement total des asservissements, ou 

sélective, enclenchement partiel par zone, lors d’une alarme incendie, ces 

éléments sont obligatoirement arrêtés. Il précise que le désenfumage de la 

cour intérieure de type B se déclenche soit par le résultat de la preuve de 

performance établie par l’ingénieur-ventilation soit par l’exigence des 

autorités ; dans les autres cas, les pompiers déclenchent l’installation 

manuellement et donc elle n’est pas asservie à l’alarme incendie. Il en 

déduit que l’alarme évacuation est toujours une action manuelle et donc 

pas asservie. La première instance relève que le recourant n’a pas pris 

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Page 27 

note des données de l’énoncé. Elle signale que les candidats ont été 

informés explicitement (en caractères gras) que les sous-parties 3.2 et 3.3 

se référaient aux annexes pour les tâches 3.2 et 3.3 : « La partie 3.2 se 

réfère au plan pour les tâches 3.2 et 3.3 et n’a pas de lien avec les tâches 

1, 2, et 3.1 » et « La partie 3.3 se réfère au plan pour les tâches 3.2 et 3.3 

et n’a pas de lien avec les tâches 1, 2 et 3.1 ». Elle indique que le recourant 

n’a pas pris note du fait que, pour les tâches 3.2 et 3.3, un plan séparé était 

prévu ; en toute logique, les réponses données aux questions des tâches 

3.2 et 3.3 sont hors cadre. Y._______ relève que le recourant ne dessine 

rien sur le plan de cette tâche ; de plus, il donne deux « zones » par écrit 

qui ne sont pas dans le périmètre de la question (rez au lieu de sous-sol). 

Dans ses remarques, le recourant soutient que, dans tous les cas de figure, 

indépendamment des tâches ou des niveaux, ses réponses sont correctes. 

Il observe que les clapets coupe-feu doivent se fermer et les installations 

CVS doivent s’arrêter dans tous les cas d’alarme incendie. Il affirme que, 

de ce fait, ses réponses ne sont pas hors cadre mais plutôt cohérentes et 

obligatoires pour l’ensemble du projet, comprenant les niveaux demandés. 

Dans ses écritures, le recourant ne dit pas un mot sur le fait pourtant 

essentiel qu’il ne s’est nullement servi des plans expressément prévus pour 

la tâche correspondante. On ne saurait donc juger trop sévère de n’avoir 

pas tenu compte de ses réponses.  

11.  

En définitive, il y a lieu d’admettre que la décision querellée ne viole pas le 

droit fédéral et ne traduit pas un excès ou un abus du pouvoir 

d’appréciation. Elle ne relève pas non plus d’une constatation inexacte ou 

incomplète des faits pertinents et n’est pas inopportune (art. 49 PA). Dès 

lors, mal fondé, le recours doit être rejeté. 

12.  

Les frais de procédure comprenant l’émolument judiciaire et les débours 

sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA et art. 1 

al. 1 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, 

RS 173.320.2]). L’émolument judiciaire est calculé en fonction de la valeur 

litigieuse, de l’ampleur et de la difficulté de la cause, de la façon de 

procéder des parties et de leur situation financière (art. 2 al. 1 1ère phrase 

FITAF). 

En l’espèce, il y a lieu d’arrêter les frais de procédure à 1’500 francs et de 

les mettre à la charge du recourant qui succombe. Ceux-ci sont compensés 

par l’avance de frais, du même montant, versée le 27 octobre 2022.  

B-4558/2022 

Page 28 

Vu l’issue de la procédure, le recourant n’a pas droit à des dépens (art. 64 

PA). 

13.  

Selon l’art. 83 let. t LTF, la voie du recours en matière de droit public au 

Tribunal fédéral n’est pas ouverte à l’encontre des décisions sur le résultat 

d’examens ou d’autres évaluations des capacités, notamment en matière 

de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d’exercice d’une 

profession. Le motif d’irrecevabilité contenu dans cette disposition se réfère 

tant aux résultats d’examens au sens strict, qu’aux autres décisions 

d’évaluation des aptitudes ou des capacités intellectuelles ou physiques 

d’un candidat (cf. ATF 138 II 42 consid. 1.1 et réf. cit.). En revanche, les 

autres décisions, qui ne concernent que la procédure d’examen, en 

particulier les aspects organisationnels ou procéduraux, ne tombent pas 

sous le coup de la clause d’irrecevabilité (cf. ATF 147 I 73 consid. 1.2.1 et 

réf. cit). 

  

B-4558/2022 

Page 29 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d’un montant de 1’500 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ils sont compensés par l’avance de frais du même montant 

déjà versée. 

3.  

Il n’est pas alloué de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l’autorité inférieure, à la 

première instance et au Département fédéral de l’économie, de la 

formation et de la recherche DEFR. 

 

L’indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Jean-Luc Baechler Fabienne Masson 

 

  

B-4558/2022 

Page 30 

Indication des voies de droit : 

Pour autant que les conditions au sens des art. 82 ss, 90 ss et 100 ss LTF 

soient remplies, la présente décision peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit 

public, dans les trente jours qui suivent la notification. Ce délai est réputé 

observé si les mémoires sont remis au plus tard le dernier jour du délai, 

soit au Tribunal fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse 

ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 

LTF). Le mémoire doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu’ils soient en mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition : 7 mai 2024 

  

B-4558/2022 

Page 31 

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (acte judiciaire) ; 

– à l’autorité inférieure (n° de réf. […] ; acte judiciaire) ; 

– à la première instance (acte judiciaire) ; 

– au Département fédéral de l’économie, de la formation et de la 

recherche DEFR (acte judiciaire).