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**Case Identifier:** 2bc9ebf9-4a6a-55b2-bd4b-9b45cd9daa22
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 21.09.2017 A/2842/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2842-2017_2017-09-21.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2842/2017-CS DCSO/500/17 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 21 SEPTEMBRE 2017 

 

Plainte 17 LP (A/2842/2017-CS) formée en date du 30 juin 2017 par A______, 

comparant en personne. 

 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné et par plis 

recommandés du greffier du  22 septembre 2017              
à : 

- A______ 

 

- B______ 

c/o Me Mike HORNUNG, avocat 

Place du Bourg-de-Four 9 

1204 Genève. 

- Office des poursuites. 

 

 

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A/2842/2017-CS 

EN FAIT 

A. a. En mars 2016, A______ a requis la poursuite de B______ pour la somme de 

13'500 fr. au titre d'une note de frais et honoraires pour l'activité déployée du 12 

février 2008 au 30 septembre 2010. 

b. Faisant suite à cette réquisition, l'Office des poursuites de Genève  

(ci-après : l'Office) a établi un commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx17 

Z, en date du 25 avril 2016, qu'il a remis à la poste pour notification. 

c. En date du 3 mai 2016, le commandement de payer a été notifié en mains de 

B______ par l'agent postal. 

Au verso du commandement de payer (exemplaire pour le débiteur), la date et la 

signature de l'agent notificateur figurent sous la rubrique "Notification", tandis 

que la case "Opposition totale" a été cochée sous la rubrique "Opposition". 

d. Le 31 mai 2016, l'Office a retourné à A______ une copie du commandement de 

payer (exemplaire pour le créancier), sur lequel figurent également les mentions 

"Pas d'opposition", "En date du / Par: PostMail" et "Le 31.05.16", ainsi que la 

signature du préposé. 

e. Le 3 mai 2017, A______ a requis la continuation de la poursuite. 

f. Le 16 mai 2017, l'Office a établi par erreur un avis de saisie qui a été annulé le 

même jour, le débiteur étant inscrit au registre du commerce et donc sujet à la 

continuation de la poursuite par voie de faillite. 

g. Le 19 mai 2017, l'Office a notifié une commination de faillite à B______. 

B. a. Par plainte du 29 mai 2017 adressée à la Chambre de surveillance 

(A/2338/2017), B______ a requis l'annulation de la commination de faillite, au 

motif que son opposition, valablement soulevée lors de la notification du 

commandement de payer, n'avait pas été enregistrée par l'Office. 

b. Par décision du 12 juin 2017, notifiée à A______ le 20 juin 2017, l'Office a 

annulé la commination de faillite, rejeté la réquisition de continuer la poursuite et 

enregistré l'opposition formée par B______ lors de la notification du 

commandement de payer le 3 mai 2016. Dans ses considérants, l'Office expose 

avoir omis d'enregistrer l'opposition retranscrite par l'agent postal sur le 

commandement de payer, raison pour laquelle l'exemplaire renvoyé au 

poursuivant portait par erreur la mention "Pas d'opposition". 

c. B______ ayant retiré sa plainte, la Chambre de céans, par ordonnance du 23 

juin 2017, en a pris acte et rayé la cause A/2338/2017 du rôle. 

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A/2842/2017-CS 

C. a. Par plainte déposée au greffe de la Chambre de céans le 30 juin 2017, objet de 

la présente cause, A______ a conclu à l'annulation de la décision rendue par 

l'Office le 12 juin 2017. Il plaide que le poursuivi – qui n'a pas réagi avant le 
printemps 2017 – n'a jamais apporté la preuve irréfutable de sa prétendue 
opposition et il reproche à l'Office d'avoir versé dans l'arbitraire en enregistrant 

cette opposition un an après les faits. 

b. Dans son rapport, l'Office a conclu au rejet de la plainte et déclaré maintenir la 

décision querellée. Il a confirmé que le commandement de payer avait été frappé 

d'opposition, la case prévue à cet effet ayant été cochée par l'agent postal, même si 

ce dernier avait omis de dater et signer la partie correspondante du formulaire. 

L'Office n'en avait pas tenu compte suite à une erreur de sa part, étant précisé que 

la poste avait dans l'intervalle confirmé que l'opposition du poursuivi avait été 

inscrite dans sa base de données. 

A l'appui de son rapport, l'Office a produit l'extrait "Track & Trace" de la Poste, 

dont il ressort que le commandement de payer a été avisé pour retrait le 

28 avril 2016 et distribué au guichet le 3 mai 2016, à 10h51, avec la mention 

"Opposition total (sic)". 

c. Invité à se déterminer, B______ a également conclu au rejet de la plainte. Il a 

expliqué avoir déjà reçu plusieurs commandements de payer, dans le cadre 

d'autres poursuites diligentées par A______, auxquels il avait valablement fait 

opposition; c'était notamment le cas du commandement de payer, poursuite n° 15 

xxxx74 K, qui lui avait été notifié le 25 mars 2015 pour la même note 

d'honoraires. Il ne s'était pas rendu compte de l'erreur commise par l'agent 

notificateur en mai 2016, étant donné que jusque-là, les commandements de payer 

lui avaient été notifiés sur l'ancienne version du formulaire. Aussi, il n'avait eu 

connaissance de l'erreur commise par l'Office qu'à réception de la commination de 

faillite du 19 mai 2017. 

EN DROIT 

1. La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées 

en application de la LP (art. 13 LP; 125 et 126 LOJ; 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) 

contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie 

judiciaire (art. 17 al. 1 LP). 

La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

En l'espèce, la plainte est dirigée contre la décision de l'Office du 12 juin 2017 

enregistrant l'opposition au commandement de payer, rejetant la réquisition de 

poursuite et annulant la commination de faillite. 

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A/2842/2017-CS 

Déposée par le créancier dans les dix jours suivant la prise de connaissance de la 

mesure (art. 17 al. 2 LP) et répondant aux exigences de forme légales (art. 9 al. 1 

et 2 LaLP; 65 al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), la plainte 

est recevable. 

2. Le plaignant soutient qu'en acceptant d'enregistrer l'opposition au commandement 

de payer un an après sa notification, sans avoir obtenu la preuve irréfutable que 

cette opposition avait bien été formée, l'Office a versé dans l'arbitraire, de telle 

sorte que sa décision doit être annulée. 

 En vertu de l'article 72 LP, la notification du commandement de payer est opérée 

par le préposé, par un employé de l'office ou par la poste (al. 1). Celui qui procède 

à la notification atteste sur chaque exemplaire le jour où elle a eu lieu et la 

personne à laquelle l'acte a été remis (al. 2). 

En l'espèce, il n'est pas contesté que le commandement de payer a été notifié au 

poursuivi. Il convient donc d'examiner si l'opposition a été valablement formée. 

Aux termes de l'article 74 al. 1 LP, le débiteur poursuivi qui entend former 

opposition doit, verbalement ou par écrit, en faire la déclaration immédiate à celui 

qui lui remet le commandement de payer ou à l'office dans les dix jours à compter 

de la notification du commandement de payer.  

L'opposition n'est soumise à aucune forme spéciale. Elle peut être orale ou écrite. 

L'interprétation de la déclaration d'opposition doit être faite in dubio pro debitore 

(ATF 108 III 9 consid. 3; 47 III 84; arrêt du Tribunal fédéral 7B.43/2004 du 21 

avril 2004 consid. 2.1), en tenant compte de la personnalité du déclarant, 

notamment de sa formation (ATF 108 III 6 consid. 3, SJ 1982 p. 444; 100 III 44 

consid. 3; 98 III 27 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_846/2012 consid. 

6.2.1). Il suffit notamment que le déclarant conteste la prétention déduite en 

poursuite pour que l'opposition soit considérée comme valable (GILLIERON, 

Commentaire LP, n. 41 et 42 ad art. 74 LP) ou que la volonté de former 

opposition à la poursuite le soit de manière dûment reconnaissable (ATF 140 III 

567 consid. 2.3). 

L'opposition suspend la poursuite (art. 78 al. 1 LP) et, tant qu'elle subsiste, celle-ci 

ne peut pas continuer (arrêt du Tribunal fédéral 7B.82/2005 du 28 juin 2005 

consid. 2.1). 

La mention erronée sur l'exemplaire remis au poursuivant de l'absence de toute 

opposition est un moyen de preuve, mais ce moyen n'exclut pas la preuve du 

contraire (art. 8 al. 2 LP) qui est administrée si l'office reconnaît son erreur, par 

exemple dans un rapport, qui est une source de renseignement officielle 

(GILLIERON, op. cit., ad art. 70 n. 14 et la jurisprudence citée). 

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A/2842/2017-CS 

3. En l'espèce, il ressort tant de l'exemplaire débiteur que de l'exemplaire créancier 

que le commandement de payer a été notifié le 3 mai 2016 en mains du poursuivi. 

Sur ces deux exemplaires, la date et la signature de l'agent notificateur figurent 

sous la rubrique "Notification", tandis que la case "Opposition totale" a été cochée 

sous la rubrique "Opposition". 

S'il est vrai que la date et la signature de l'agent postal ne figurent dans le 

cartouche réservé à l'enregistrement de l'opposition, il n'en reste pas moins que 

l'Office a admis, dans son rapport, avoir commis une erreur en ne tenant pas 

compte de l'opposition formée par le poursuivi et, partant, en apposant le timbre 

humide "Pas d'opposition" en lieu et place du timbre "Opposition". Cette 

affirmation est corroborée par les renseignements obtenus de la Poste, dont la base 

de données "Track & Trace" atteste du fait que le poursuivi a formé opposition 

totale. Au surplus, il ressort du dossier qu'en mars 2015, le débiteur s'est vu 

notifier un commandement de payer, poursuite n° 15 xxxx74 K, portant sur la 

même créance, et qu'il a déjà eu l'occasion d'exprimer – de façon intelligible pour 
l'agent notificateur – sa volonté d'y former opposition. 

En conséquence, force est d'admettre que la poursuite n° 16 xxxx17 Z a bien été 

frappée d'opposition au moment de la notification du commandement de payer. 

Il s'ensuit que c'est à bon droit que l'Office a enregistré l'opposition du 

3 mai 2016, rejeté la réquisition de continuer la poursuite et annulé la 

commination de faillite, la décision querellée n'étant constitutive d'aucun abus de 

droit. 

A cet égard, le plaignant ne saurait reprocher au poursuivi, respectivement à 

l'Office, d'avoir constaté l'erreur commise avec retard, puisqu'il a lui-même 

patienté une année avant de requérir la continuation de la poursuite. 

Infondée, la plainte sera dès lors rejetée. 

4. La procédure est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et il 

ne peut être alloué de dépens (art. 62 al. 2 OELP). 

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A/2842/2017-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 30 juin 2017 par A______ contre la décision de 

l'Office des poursuites du 12 juin 2017 dans la poursuite n°16 xxxx17 Z. 

Au fond : 

La rejette. 

Siégeant : 

Madame Nathalie RAPP, présidente; Madame Marilyn NAHMANI et Monsieur 

Christian CHAVAZ, juges assesseur(e)s; Madame Marie NIERMARECHAL, greffière. 

 

La présidente : 

Nathalie RAPP 

 La greffière : 

Marie NIERMARECHAL 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.