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**Case Identifier:** 793f2957-9779-5c22-bc4e-e010f174dd5c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-09-25
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 25.09.2018 C/5585/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-5585-2017_2018-09-25.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 26.09.2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5585/2017 ACJC/1289/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 25 SEPTEMBRE 2018 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'un jugement rendu par la 19ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 12 avril 2018 et intimé, 

comparant par Me Karin Baertschi, avocate, rue du 31-Décembre 41, 1207 Genève, en 

l'étude de laquelle il fait élection de domicile,  

et 

Madame B______, domiciliée ______, appelante du même jugement et intimée, 
comparant par Me Virginie Jordan, avocate, rue de la Rôtisserie 4, 1204 Genève, en 

l'étude de laquelle elle fait élection de domicile. 

 

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C/5585/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/5488/2018 du 12 avril 2018, reçu par les parties les 17 et 
18 avril 2018, le Tribunal de première instance a dissous par le divorce le mariage 

contracté le ______ 2013 à ______ par B______, née ______ le ______ 1992 à 

C______ (Brésil), de nationalité brésilienne et ______, et A______, né le ______ 

1989 à Genève, originaire de ______ (VD) (ch. 1 du dispositif), dit que l'autorité 

parentale sur D______, né le ______ 2013 à Genève demeurait conjointe (ch. 2), 

attribué à B______ la garde sur D______ (ch. 3), réservé en faveur de A______ 

un droit de visite lequel s'exercerait en fonction de son horaire professionnel, soit 

à raison de deux jours consécutifs tous les quatre jours, ainsi que la moitié des 

vacances scolaires (ch. 4), refusé à B______ l'autorisation de quitter la Suisse 

pour s'installer au Brésil avec D______ (ch. 5), condamné A______ à verser en 

mains de B______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, au 

titre de contribution à l'entretien de D______, le montant de 650 fr. jusqu'à 10 ans, 

puis 850 fr. jusqu'à sa majorité voire au-delà, mais au plus tard jusqu'à l'âge de 25 

ans, en cas d'études régulières et suivies (ch. 6), condamné A______ à verser en 

mains de B______, par mois et d'avance, au titre de contribution de prise en 

charge, le montant de 3'000 fr. jusqu'en octobre 2021, 1'500 fr. de novembre 2021 

à octobre 2023 et 1'000 fr. de novembre 2023 à octobre 2029 (ch. 7), dit que 

l'entretien convenable de D______, allocations familiales déduites, était de 4'110 

fr. jusqu'en octobre 2021, 2'110 fr. de novembre 2021 à octobre 2023, 1'810 fr. de 

novembre 2023 à octobre 2029, puis 786 fr. dès novembre 2029 (ch. 8), dit que 

les contributions seraient adaptées le 1
er

 janvier de chaque année, la première fois 

en janvier 2019, à l’indice genevois des prix à la consommation, l’indice de 
référence étant celui du jour du jugement, dans la mesure toutefois où le revenu de 

A______ suivrait l’évolution de cet indice  
(ch. 9), dit que le bonus éducatif était attribué à B______ (ch. 10), condamné 

A______ à prendre en charge la moitié des frais extraordinaires de D______, tels 

que les frais d'orthodontie et les frais de lunettes (ch. 11), ordonné à tout débiteur 

et/ou employeur de A______, notamment à E______, de verser mensuellement à 

B______ sur le compte [auprès de] F______ 1______, toute somme supérieure à 

3'018 fr. par mois, par prélèvement sur le salaire, ainsi que tout autre revenu de 

A______, notamment toute commission, tout 13
ème

 salaire et/ou toute autre 

gratification, à concurrence de la contribution courante due pour l'entretien de son 

fils D______, de 3'650 fr. jusqu'en octobre 2021 (650 fr. + 3'000 fr.), 2'150 fr. de 

novembre 2021 à octobre 2023 (650 fr. + 1'500 fr.), 1'850 fr. de novembre 2023 à 

octobre 2029 (850 fr. + 1'000 fr.) puis 850 fr. dès novembre 2029 (ch. 12), 

ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés 

par les époux durant le mariage, ordonné en conséquence à la caisse de 

prévoyance de A______, soit G______, de prélever la somme de 14'617 fr.10 du 

compte de libre passage de A______ et de la transférer sur le compte de libre 

passage ouvert par B______ (ch. 13), donné acte aux époux de ce qu’ils avaient 

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C/5585/2017 

liquidé à l’amiable leur régime matrimonial et de ce qu’ils n’avaient plus aucune 
prétention à faire valoir l’un envers l’autre de ce chef (ch. 14), statué sur les frais 
(ch. 14 à 16) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 17). 

B. Par acte expédié le 16 mai 2018 à la Cour de justice, A______ a formé appel 
contre les chiffres 7, 8 et 12 du dispositif du jugement précité (contribution de 

prise en charge, entretien convenable de l'enfant et avis aux débiteurs), dont il a 

requis l'annulation. 

 Par acte expédié à la Cour le 17 mai 2018, B______ a formé appel contre les 
chiffres 2, 4 à 8 et 12 du dispositif du jugement du 12 avril 2018 (autorité 

parentale conjointe, droit de visite, refus de l'autorisation de modifier le lieu de 

résidence de l'enfant, contribution à l'entretien de l'enfant, contribution de prise en 

charge, entretien convenable de l'enfant, avis aux débiteurs), dont elle a requis 

l'annulation. 

C. a. Le 19 juillet 2018, les parties ont déposé à la Cour des conclusions d'accord 
réglant les effets accessoires de leur divorce demeurant litigieux. Elles ont 

demandé à la Cour de ratifier leur convention. 

 b. Lors de l'audience du 20 septembre 2018, la Cour a procédé à l'interrogatoire 
des parties. Celles-ci ont déclaré avoir conclu la convention du 19 juillet 2018 

après mûre réflexion et de leur plein gré. Elles en avaient compris toutes les 

dispositions, lesquelles étaient, pour elles, claires et complètes. Le contenu 

desdites dispositions leur avait été expliqué par leur conseil respectif. 

 B______ et A______ ont déclaré que la mère, avec l'accord du père, allait 
s'installer à C______ (Brésil) avec D______ pour une durée maximum de 5 ans à 

compter de novembre 2018. Ledit accord était donné pour une durée maximum de 

5 ans à compter du départ de la mère et de l'enfant. B______, qui était sans 

activité lucrative en Suisse, comptait commencer des études universitaires dans 

cette ville en janvier 2019. La formation allait durer entre 4 et 5 ans et son 

diplôme serait reconnu en Suisse. Les parties estimaient le budget de la mère et de 

l'enfant au Brésil à 2'000 fr. par mois environ, comprenant les coûts directs et la 

contribution de prise en charge. Le père et les trois grands-parents encore en vie 

de B______ habitaient à C______, alors que la mère de celle-ci vivait à Genève. 

B______ allait s'installer dans un premier temps chez ses grands-parents 

maternels, ensuite elle chercherait un logement. 

 Les parties ont exposé, au sujet du chiffre 11 de leur convention, que dès le 

1
er

 jour du mois du retour de B______ et D______ en Suisse, A______ verserait à 

B______ une contribution de 2'500 fr., allocations familiales non comprises, à 

l'entretien de leur fils, pour une durée maximum d'une année, si la mère n'a pas 

trouvé un emploi adéquat. Par la suite, il lui versera 960 fr., allocations familiales 

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non comprises. Il lui versera ce même montant si elle devait trouver un emploi 

adéquat avant l'échéance d'une année. 

 Les parties ont enfin convenu de modifier le chiffre 8 et de compléter le chiffre 10 

de leur convention. 

D. Les faits pertinents suivants résultent du dossier et des déclarations des parties. 

 a. Par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du 26 mai 2015, le 
Tribunal de première instance a notamment autorisé les époux à vivre séparés, 

attribué à B______ la garde de D______ et la jouissance exclusive du domicile 

conjugal de même que les droits et obligations y relatifs, réservé à A______ un 

droit de visite sur l'enfant devant s’exercer d'entente entre les parties en fonction 
du planning de A______, mais au minimum deux jours par quinzaine, condamné 

A______ à verser en mains de B______, par mois et d’avance, allocations 
familiales non comprises, un montant de 520 fr. à titre de contribution à l'entretien 

de D______ à compter du 10 octobre 2014 et condamné A______ à verser en 

mains de B______, par mois et d’avance, allocations familiales non comprises, un 
montant de 2'700 fr. à titre de contribution à son entretien à compter du 10 octobre 

2014, sous déduction du loyer mensuel en 1'922 fr. payé régulièrement depuis le 

1
er

 octobre. 

 Actuellement, A______ verse à B______ les montants fixés par le juge des 
mesures protectrices, à savoir au total 3'220 fr. par mois, allocations familiales 

non comprises. 

b. Dans son rapport d'évaluation sociale du 31 août 2017, le Service de protection 
des mineurs (ci-après : SPMi) préconise le maintien de l'autorité parentale 

conjointe, l'attribution de la garde sur l'enfant à B______, le déménagement de 

B______ et de l'enfant au Brésil et un droit de visite en faveur de A______ durant 

la totalité des vacances scolaires, selon les disponibilités de A______, ainsi que 

des contacts réguliers, à savoir deux à trois fois par semaine entre D______ et son 

père via Skype ou tout autre moyen de communication. 

Le SPMi relève, s'agissant de l'autorité parentale, que les deux parents 

s'investissent auprès de leur enfant, bien que la mère s'en occupe de manière 

prépondérante depuis la naissance. La communication parentale reste 

fonctionnelle bien que réduite au strict minimum. Concernant le déménagement 

de B______ au Brésil, le SPMi relève que selon les propos de cette dernière, le 

déménagement n'est pas motivé par une volonté de rompre le lien entre D______ 

et son père mais est fondé sur des circonstances objectives. En effet, la mère 

souhaite retourner de manière provisoire au Brésil afin de retrouver une situation 

sociale professionnelle et économique stable, dont elle ne bénéficie pas à Genève. 

De surcroît, elle pourrait être soutenue dans la prise en charge de D______ par ses 

proches, à savoir ses grands-parents qui l'ont élevée, et son père. B______ a vécu 

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quinze ans au Brésil et y retourne chaque année, de sorte que les conditions 

d'accueil au Brésil ne lui sont pas inconnues. En outre, compte tenu du jeune âge 

de l'enfant, on peut s'attendre à ce qu'il s'adapte facilement à ce nouveau lieu de 

vie, d'autant plus qu'il maîtrise parfaitement le portugais. Il serait en outre inscrit 

dans une école bilingue portugais-anglais qui dispense également des cours de 

français. 

c. B______ a exercé diverses activités comme baby-sitter et serveuse. Elle n'a 
actuellement aucune activité lucrative. 

Ses charges personnelles en Suisse sont de 3'524 fr. (montant de base OP : 

1'350 fr.; part au loyer : 1'448 fr. (80% de 1'810 fr.); assurance-maladie : 623 fr.; 

assurance RC : 33 fr.; TPG : 70 fr.). 

Les parties estiment les coûts directs de D______ lors de son retour en Suisse, soit 

lorsqu'il aura 10 ans, à 960 fr., comprenant la base mensuelle OP de 600 fr., sa 

part de loyer, soit 362 fr. (20% de 1'810 fr.), la prime d'assurance-maladie de 

100 fr., 50 fr. de frais d'activités extrascolaires, 50 fr. de frais médicaux et 100 fr. 

de frais de parascolaire et de restaurant scolaire. 

A______ travaille à plein temps comme ______ et réalise à ce titre un revenu 

mensuel net de 6'726 fr. en moyenne, 13
ème

 salaire compris. 

Ses charges s'élèvent à 3'018 fr. 30 (loyer : 718 fr.; assurance-maladie : 475 fr. 85; 

leasing : 564 fr. 45; impôts : 410 fr. ; montant de base OP : 850 fr., dans la mesure 

où il ne vit pas seul). 

EN DROIT 

1. Les parties ont déposé des conclusions d'accord qui mettront fin au litige sur les 
points faisant l'objet des appels, pour autant que la Cour les ratifie. 

1.1 La transaction judiciaire est un acte consensuel, destiné à mettre fin à un litige 
moyennant des concessions réciproques; elle a à la fois le caractère d'un acte juri-

dique et le caractère d'un acte de procédure (arrêt du Tribunal fédéral 4C_21/2002 

du 4 avril 2002 consid. 2; HOHL, Procédure civile, tome I, 2
ème

 éd. 2016, p. 397 

n. 2386), et elle relève de l'autonomie de la volonté et de la maxime de disposition 

des parties. Le juge doit, en général, seulement prendre connaissance de la 

transaction passée entre les parties, sans avoir à vérifier si les termes de la 

transaction sont équitables (arrêt précité du Tribunal fédéral). 

La convention sur les effets accessoires du divorce est une transaction judiciaire 

spéciale (HOHL, op. cit., p. 403 n. 2426). 

Cette transaction judiciaire particulière est réglée par l'art. 279 CPC, qui instaure 

une limitation du pouvoir de disposition des parties, puisqu'elles prévoit un 

contrôle judiciaire de leur convention, y compris de son contenu matériel. 

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Avant de ratifier la convention, le juge doit s'assurer que les époux l'ont conclue 

après mûre réflexion et de leur plein gré, qu'elle est claire et complète et qu'elle 

n'est pas manifestement inéquitable (art. 279 al. 1 CPC). 

1.2 En l'espèce, la convention des parties n'est pas inéquitable et a pour avantage 
de mettre un terme au litige. 

Il n'y a pas lieu de douter que les parties, représentées par avocat, ont conclu cet 

accord après mûre réflexion et de leur plein gré. Elles l'ont d'ailleurs confirmé 

devant la Cour lors de l'audience du 20 septembre 2018. En outre, compte tenu 

des déclarations concordantes des parties et du rapport du SPMi du 31 août 2017, 

les dispositions de la convention concernant D______ apparaissent conformes à 

l'intérêt de l'enfant. 

Aucune raison ne s'oppose donc à la ratification par la Cour de la convention du 

17 juillet 2018, laquelle sera cependant modifiée aux chiffres 8 et 10 

conformément à l'accord intervenu entre celles-ci lors de l'audience. 

2.  Les frais judiciaires des appels, arrêtés à 2'500   fr. au total (art. 30 et 35 RTFMC), 
seront mis à la charge de chacune des parties par moitié, selon leur accord. 

Ils seront compensés avec l'avance de 1'250 fr. effectuée par B______, qui reste 

acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). La part incombant à A______, au 

bénéfice de l'assistance judiciaire, sera provisoirement supportée par l'Etat de 

Genève (art. 122 et 123 CPC). 

 Chaque partie supportera ses propres dépens d'appel, conformément à l'accord 
intervenu. 

* * * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevables les appels interjetés le 16 mai 2018 par A______ et le 17 mai 2018 

par B______ contre le jugement JTPI/5488/2018 rendu le 12 avril 2018 par le Tribunal 

de première instance dans la cause C/5585/2017-19. 

Au fond : 

Annule les chiffres 4 à 9, 12 et 14 du dispositif du jugement attaqué et, statuant à 

nouveau sur ces points, d'entente entre les parties : 

Donne acte aux parties de leur accord avec le départ au Brésil de B______ et de leur fils 

D______, né le ______ 2013, et autorise ainsi le déplacement de l'enfant avec sa mère 

au Brésil dès le 1
er

 novembre 2018. 

Dit que le droit de visite de A______ sur son fils D______ s'exercera, sauf accord 

contraire des parties, à raison de six semaines par année, par tranche de trois semaines 

d'affilée à chaque fois, selon les modalités suivantes, à charge pour B______ de revenir 

en Suisse pour l'exercice du droit de visite : trois semaines d'affilée durant les vacances 

d'été en juillet; trois semaines d'affilée à Noël au mois de décembre. 

Donne acte aux parties de ce que A______ assumera le coût du billet d'avion de son fils 

D______, aller-retour C______/Brésil–Genève/Suisse et que B______ assumera le prix 
de son billet d'avion pour accompagner D______ ou du billet d'avion d'un 

accompagnateur de son fils, afin que ce dernier ne voyage pas seul. 

Donne acte à A______ de ce qu'il s'engage à verser à titre de contribution à l'entretien 

de D______ (coût direct et prise en charge), en mains de B______, allocations 

familiales non comprises, dès le mois suivant le départ effectif au Brésil de B______ et 

de D______, soit dès le 1
er

 décembre 2018, la somme de 2'000 fr. (deux mille francs 

suisses) par mois. 

Dit que la contribution précitée sera versée en Suisse, sur un compte suisse, dont les 

coordonnées seront transmises par B______ à A______ en temps utile. 

Donne acte aux parties de ce qu'avant le départ au Brésil, soit jusqu'au 30 novembre 

2018, la contribution d'entretien due par A______ est celle fixée par le jugement sur 

mesures protectrices de l'union conjugale du 26 mai 2015, soit 3'220 fr. par mois. 

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Donne acte à B______ de son engagement d'entreprendre une formation professionnelle 

sérieuse au Brésil durant cinq ans et de revenir ensuite, une fois cette formation achevée 

avec succès, en Suisse avec l'enfant D______. 

Donne acte à B______ de son engagement à tenir informé régulièrement A______ au 

sujet de toute question importante concernant l'enfant, notamment au sujet de son état 

de santé, de la nécessité d'un traitement médical, du suivi scolaire, en particulier des 

notes obtenues au cours de français, ainsi qu'au sujet du suivi de sa propre formation et 

de ses recherches d'emploi lorsqu'elle sera diplômée. 

Donne acte à B______ de ce qu'elle s'engage à prendre toutes dispositions pour que sa 

famille au Brésil tienne informé A______ au sujet de toute question importante 

concernant l'enfant, si elle-même devait être dans l'incapacité de le faire. 

Donne acte à A______ de ce qu'il s'engage à verser, dès le 1
er

 du mois durant lequel 

B______ et D______ reviendront s'installer en Suisse, à titre de contribution d'entretien 

de D______ (coût direct et prise en charge), en mains de B______, allocations 

familiales non comprises, la somme de 2'500 fr. (deux mille cinq cent francs suisses) 

par mois, durant un an maximum, soit jusqu'à ce que B______ trouve un emploi 

adéquat, puis de 960 fr. (neuf cent soixante francs suisses) correspondant au coût direct 

de D______ dès ses dix ans estimé à 960 fr. (base LP : 600 fr., loyer 362 fr. [20% de 

1'810 fr.], assurance maladie : 100 fr., activité extrascolaire : 50 fr., frais médicaux : 

50 fr., parascolaire et restaurant scolaire : 100 fr.); la contribution d'entretien de 2'500 fr. 

prendra fin avant l'échéance d'un an mentionnée dès la prise d'emploi adéquat de 

B______. 

Donne acte à A______ de ce qu'il s'engage à contribuer à l'entretien de D______ au-

delà de sa majorité, mais au maximum jusqu'à 25 ans en cas de formation 

professionnelle sérieuse ou d'études supérieures régulières. 

Dit que les contributions d'entretien seront indexées au coût de la vie. 

Donne acte aux parties de ce qu'elles se renseigneront spontanément et en toute bonne 

foi sur l'évolution de leur situation financière respective. 

Donne acte aux parties de ce que la naissance d'un nouvel enfant pour A______ ne lui 

permettra pas de modifier l'accord intervenu et de revoir les contributions d'entretien. 

Dit que l'entretien convenable de D______ est de 2'000 fr. (deux mille francs suisses) au 

Brésil. 

Donne acte à A______ de son accord de solder la dette dont il reconnaît être débiteur à 

l'encontre de B______, correspondant aux poursuites en cours, aux arriérés de 

contributions d'entretien et à des dettes diverses, arrêtée au 19 juillet 2018 à 40'000 fr. 

(quarante mille francs suisses), capital, intérêts et frais compris, moyennant versements 

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mensuels à B______ de 500 fr. (cinq cent francs suisses) par mois dès le 1
er

 décembre 

2018, payables d'avance; A______ s'efforcera de payer ces mensualités en même temps 

que la pension, afin d'éviter à B______ des frais inutiles supplémentaires liés au taux de 

change. 

Donne acte à B______ de ce que, vu l'arrangement en paiement de la dette prévu ci-

dessus, elle retirera sa poursuite à l'encontre de A______ dès le 1
er

 décembre 2018. 

Donne acte aux parties de ce qu'en cas de non-paiement d'une mensualité prévue ci-

dessus par A______, l'intégralité de la créance en 40'000 fr. (quarante mille francs 

suisses) de B______ contre A______ sera immédiatement exigible et portera intérêts à 

5% l'an. 

Donne acte aux parties de ce que la clause d'exigibilité immédiate prévue ci-dessus est 

assouplie, afin de permettre à A______ d'avoir un retard isolé dans l'échéance des 

mensualités de 500 fr. (cinq cent francs suisses) et de payer la mensualité 

impérativement dans le mois, si des difficultés financières devaient survenir de manière 

impromptue, tout en assurant à B______ que les mensualités seront bien versées. 

Donne acte aux parties de ce que l'avis aux débiteurs sera supprimé dès le 1
er

 décembre 

2018. 

Donne acte aux parties de ce que, sous réserve de la bonne et fidèle exécution des 

engagements prévus ci-dessus, elles reconnaissent qu'elles ont réglé à l'amiable la 

liquidation du régime matrimonial, les comptes entre époux et, de manière plus 

générale, leurs prétentions financières et qu'elles n'ont plus aucune prétention à faire 

valoir l'une envers l'autre à quelque titre que ce soit. 

Donne acte aux parties de ce que les dispositions qui précèdent sont indivisibles et font 

partie intégrante de l'accord trouvé entre elles. 

Condamne en tant que de besoin les parties à respecter et à exécuter les dispositions qui 

précèdent. 

Confirme le jugement attaqué pour le surplus. 

Déboute les parties de toute autre conclusion. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires des appels à 2'500 fr., les met à la charge de chacune des 

parties par moitié et les compense avec l'avance de 1'250 fr. effectuée par B______, 

laquelle demeure acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que la part des frais judiciaires d'appel incombant à A______ est provisoirement à la 

charge de l'Etat de Genève. 

- 10/10 - 

 

C/5585/2017 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

Siégeant : 

Monsieur Ivo BUETTI, président; Madame Sylvie DROIN et Madame Nathalie RAPP, 

juges; Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

Le président : 

Ivo BUETTI 

 La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110