# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f5af6b0e-e392-51e2-a7ef-9a2f41c86662
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-01-17
**Language:** fr
**Title:** Eidgenössischer Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragter (EDÖB) Empfehlungen nach BGÖ 17.01.2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_EDOEB/CH_EDÖB_006_Recommandation-du-17_2024-01-17.pdf

## Full Text

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Préposé fédéral à la protection des données et à la 
transparence 
PFPDT 

 
 

Berne, 17 janvier 2024 

Recommandation 
selon l’art. 14 de la loi sur la transparence 

concernant la procédure de médiation entre 

X. __ 
(demandeur) 

et 

Office fédéral de la communication OFCOM 
 

I Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence constate : 

1. D’août 2021 à février 2023 de nombreux échanges ont eu lieu entre le demandeur (privé) et l’Of-
fice fédéral de la communication (OFCOM) portant notamment sur la question de la redevance de 
radio-télévision, de la surveillance exercée par l’OFCOM des programmes de radio et de télévi-
sion, des installations d’antennes 5G et de la légitimité à agir en tant que puissance publique de 
l’OFCOM et de l’organe de perception de la redevance radio-télévision.  

2. Conformément à la loi fédérale sur le principe de la transparence dans l’administration (Loi sur la 
transparence, LTrans ; RS 152.3), le demandeur a déposé, le 25 septembre 2023, une demande 
d’accès adressée à l’OFCOM en vue d’obtenir :  
- « Preuve certifiée conforme de la légitimation commerciale de votre mandant, le DETEC1, con-

formément à l’ordonnance sur le registre du commerce2 (toutes les indications publiques), y 
compris les indications relatives à leurs publications (FOSC3) » 

- « Preuve certifiée conforme du droit commercial de tous les mandataires commerciaux de 
votre mandant, en particulier l’OFCOM, avec indications de leurs publications (FOSC). » 

- « Preuve certifiée conforme indiquant qui, comment, pour quelle raison et par quel moyen ces 
mandataires commerciaux ont reçu le droit d’effectuer des actes de puissance publique et dans 
quel Etat ils ont prêté serment. » 

 
1  Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). 

2  Ordonnance sur le registre du commerce (ORC ; RS 221.411). 

3  Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). 

 

 

 

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- « Preuve certifiée conforme de votre légitimité à agir en tant que puissance publique tout en 
étant inscrit au registre de commerce, puisqu’une société commerciale n’est pas autorisée 
selon la loi à exercer une activité publique, sauf exception documentée dans les règles. » 

3. Le 29 septembre 2023, l’OFCOM a pris position et a, d’une part, renvoyé à ses réponses passées 
dans lesquelles il expliquait, en s’appuyant sur la Constitution fédérale de la Confédération suisse 
(Cst. ; RS 101) et la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA ; 
RS 172.010) ainsi que sur le principe fondamental de la séparation des pouvoirs, les raisons pour 
lesquelles il était légitimé à agir en tant qu’organe investi de la « puissance publique ». D’autre 
part, l’OFCOM a renvoyé le demandeur vers les informations sur la législation fédérale suisse qui 
sont librement accessibles en ligne et a conclu au fait que, les renseignements demandés étant 
déjà accessibles au public, l’accès avait été accordé en application de l’art. 6 al. 3 LTrans.  

4. Le 2 octobre 2023, le demandeur a déposé une demande en médiation auprès du Préposé fédéral 
à la protection des données et à la transparence (Préposé) dans laquelle il a contesté la prise de 
position de l’OFCOM et a indiqué que sa demande portait sur des documents officiels qui n’avaient 
pas encore été publiés vraisemblablement en possession de l’OFCOM.  

5. Par courrier du 6 octobre 2023, le Préposé a accusé réception de la demande en médiation. Le 
9 octobre 2023, il a informé l’OFCOM du dépôt de la demande et lui a imparti un délai de 10 jours 
pour lui transmettre la correspondance avec le demandeur ainsi que les éventuels documents 
concernés et lui a donné la possibilité de lui remettre une prise de position complémentaire. 

6. Le 19 octobre 2023, l’OFCOM a transmis au Préposé la correspondance avec le demandeur et a 
renoncé à une nouvelle prise de position mais a renvoyé à ses réponses au demandeur des 16 
et 22 février 2023 ainsi que du 29 septembre 2023. 

7. Les allégations du demandeur et de l’OFCOM ainsi que les documents déposés sont pris en 
compte, dans la mesure où cela s'avère nécessaire, dans les considérants ci-après.  

II Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence considère ce qui 
suit : 

A Considérants formels : Médiation et recommandation selon l’art. 14 LTrans 

8. Le demandeur a déposé une demande d’accès au sens de l’art. 10 LTrans auprès de l’OFCOM 
et a reçu une réponse (partiellement) négative. Etant partie à la procédure préliminaire de de-
mande d’accès, il est légitimé à déposer une demande en médiation (art. 13 al. 1 let. a LTrans). 
Celle-ci a été remise selon la forme prescrite (forme écrite simple) et dans le délai légal (20 jours 
à compter de la réception de la prise de position de l’autorité) au Préposé (art. 13 al. 2 LTrans).  

9. La procédure de médiation peut se dérouler par écrit ou par oral (en présence de tous les intéres-
sés ou de certains d’entre eux), sous l’égide du Préposé. C’est à lui qu’il incombe de fixer les 
modalités4. Si la médiation n’aboutit pas ou si aucune solution consensuelle n’est envisageable, 
le Préposé est tenu par l’art. 14 LTrans de formuler une recommandation fondée sur son appré-
ciation du cas d’espèce.  

B Considérants matériels  

10. Selon l’art. 12 al. 1 de l’ordonnance sur le principe de la transparence dans l’administration (Or-
donnance sur la transparence, OTrans, RS 152.31), le Préposé examine la licéité et l’adéquation 
de l’appréciation de la demande d’accès par l’autorité.5  

11. L’objet de la présente recommandation porte sur les documents requis par le demandeur confor-
mément à sa demande d’accès (voir ch. 2). 

12. L’OFCOM, dans sa prise de position, renvoie le demandeur vers ses précédents écrits ainsi que 
vers les informations sur la législation fédérale pertinente publiées en ligne. L’autorité considère 

 
4 Message relatif à la loi fédérale sur la transparence dans l’administration (Loi sur la transparence, LTrans) du 12 février 2003, FF 2003 1807 

(cité : FF 2003), FF 2003 1865.  
5  «GUY-ECABERT, in: Brunner/Mader (eds.), Stämpflis Handkommentar zum BGÖ, Berne 2008 (cité: Handkommentar zum BGÖ), n°8 ad art. 

13. 

 

 

 

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que les documents répondant à la demande d’accès ayant déjà été publiés, la demande d’accès 
a été satisfaite (art. 6 al. 3 LTrans). 

13. Le demandeur estime en revanche que l’OFCOM détient d’autres documents officiels répondant 
à sa demande d’accès qui n’auraient pas encore été publiés. Il ressort de sa correspondance avec 
l’OFCOM qu’il considère que les institutions de droit public ont été transformées en sociétés de 
capitaux privées et que ces sociétés ainsi que les unités organisationnelles qui leur sont ratta-
chées ne sont plus légitimées à agir en tant que puissance publique. En outre, le demandeur 
relève que lesdites sociétés et leurs « ayants droits commerciaux » n’ont jamais été publiés dans 
la FOSC et, partant, que ces sociétés ne sont pas légitimées par le droit commercial à conclure 
des contrats notamment avec l’organe de perception de la redevance radio-télévision. Sur cette 
base, le demandeur est de l’avis que l’OFCOM doit être en possession de justificatifs permettant 
de prouver sa légitimité commerciale, notamment des publications dans la FOSC et sa légitimité 
à agir en tant que puissance publique.  

14. D’après l’art. 6 al. 1 LTrans, toute personne a le droit de consulter des documents officiels et 
d’obtenir des renseignements sur leur contenu de la part des autorités. Selon l’art. 5 al. 1 LTrans, 
on entend par document officiel toute information (let. a) qui a été enregistrée sur un quelconque 
support ; (let. b) qui est détenue par l’autorité dont elle émane ou à laquelle elle a été communi-
quée ; et (let. c) qui concerne l’accomplissement d’une tâche publique. Il ressort de la condition 
de l’art. 5 al. 1 let. a LTrans que le document officiel doit exister.6 Selon l'art. 6 al. 3 LTrans, si les 
documents officiels ont déjà été publiés par la Confédération sur papier ou sous forme électro-
nique, les conditions énoncées à l'art. 6 al. 1 et 2 LTrans sont réputées remplies. L'autorité peut, 
dans ce cas, renoncer à donner accès aux documents au sens de la loi sur la transparence et se 
limiter à communiquer les références nécessaires pour leur consultation conformément à 
l'art. 3 al. 2 OTrans.7 

15. S’il existe des doutes quant à l’inexistence de documents officiels, alors le Préposé ne peut pas 
se limiter, conformément au message du Conseil fédéral relatif à la loi sur la transparence8 - repris 
par la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral9 -, à prendre connaissance des déclarations 
de l’administration. Il doit entreprendre des clarifications afin de mettre en balance la vraisem-
blance et le sérieux des allégations de l’autorité et du demandeur. D’après l’art. 20 LTrans, le 
Préposé dispose, dans la procédure de médiation, d’un droit d’accès et du droit d’obtenir des 
renseignements. Il a en particulier le droit d’avoir l’accès aux documents officiels qui font l’objet 
d’une procédure de médiation concrète. Il n’a cependant pas le moyen de contraindre l’autorité à 
lui remettre les documents ou les informations, ni le moyen de vérifier l’exhaustivité des informa-
tions ou des documents qui lui sont fournis. 

16. En l’espèce, le demandeur a formulé des doutes quant à l’inexistence d’autres documents officiels 
permettant de répondre à sa demande d’accès. Toutefois, le demandeur n’a pas fourni au Préposé 
d’indices concrets permettant de conclure à l’existence d’autres documents officiels. Par ailleurs, 
au regard de la législation fédérale, aucun élément ne permet de douter du fait que l’OFCOM est 
une unité de l’administration centrale qui est légitimée de par la loi à agir en tant que puissance 
publique. Par conséquent, en l’absence d’indices concrets permettant de mettre en doute la posi-
tion de l’autorité, le Préposé constate que, dans le contexte évoqué par le demandeur (cf. ch. 13), 
il est vraisemblable qu’il n’existe aucun autre document officiel en possession de l’OFCOM per-
mettant de répondre à la demande d’accès et que les seuls documents légitimant l’OFCOM à agir 
en tant que puissance publique sont disponibles publiquement (cf. ch. 3). 

17. En tenant compte de ce qui précède, le Préposé arrive à la conclusion que l’OFCOM a accordé 
l’accès aux documents officiels demandés (art. 6 al. 3 LTrans)10 et qu’il n’existe pas d’autres do-
cuments officiels répondant à la demande d’accès (art. 5 al. 1 let. a LTrans a contrario). 

 
6  FF 2003 1834. 

7  MAHON/GONIN, Handkommentar zum BGÖ, Art. 6, ch. 66. 

8  FF 2003 1835. 

9  Arrêt du TAF A-7235/2015 du 30 juin 2016, consid. 5.4. 

10  FF 2003 1822. 

 

 

 

4/4

III Se fondant sur les considérants susmentionnés, le Préposé fédéral à la protection des 
données et à la transparence recommande ce qui suit :  

18. L’Office fédéral de la communication maintient sa position.  

19. Dans les dix jours à compter de la réception de la recommandation, le demandeur peut requérir 
que l’Office fédéral de la communication rende une décision selon l’art. 5 de la loi fédérale sur la 
procédure administrative (PA ; RS 172.021) s’il n’est pas d’accord avec la recommandation 
(art. 15 al. 1 LTrans). 

20. L’Office fédéral de la communication rend une décision selon l’art. 5 PA s’il n’est pas d’accord 
avec la recommandation (art. 15 al. 2 LTrans). 

21. L’Office fédéral de la communication rend la décision dans les 20 jours à compter de la réception 
de la recommandation ou de la requête de décision (art. 15 al. 3 LTrans).  

22. La présente recommandation est publiée. Afin de protéger les données relatives aux participants 
à la procédure de médiation, le nom du demandeur est anonymisé (art. 13 al. 3 OTrans).  

23. La recommandation est notifiée à :  

- Recommandé (R) avec avis de réception  
X. __ (Demandeur) 

- Recommandé (R) avec avis de réception  
Office fédéral de la communication OFCOM 
2501 Bienne 

 

  

Reto Ammann 

Chef Domaine de direction 
Principe de la transparence 

Mélissa Beutler 

Juriste Domaine de direction 
Principe de la transparence