# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c648afc5-6c87-58ff-b87b-c7498c9a8c9c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-12-01
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 01.12.2011 B-3435/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_B-3435-2011_2011-12-01.pdf

## Full Text

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t

T r i buna l   adm in i s t r a t i f   f édé ra l

T r i buna l e   ammin i s t r a t i vo   f ede ra l e

T r i buna l   adm in i s t r a t i v   f ede ra l

Cour II
B­3435/2011

A r r ê t   d u   1 e r   d é c emb r e   2 0 1 1

Composition Bernard Maitre (président du collège), 
Hans Urech, Maria Amgwerd, juges,
Olivier Veluz, greffier.

Parties C._______,
représenté par Maître Michel de Palma,
recourant, 

contre

Office fédéral de la formation professionnelle et de la 
technologie,
Effingerstrasse 27, 3003 Berne,   
autorité inférieure, 

Commission d'examen dans le commerce de détail,
case postale, 8036 Zurich,   
première instance. 

Objet Examen professionnel de spécialiste du commerce de détail.

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Faits  :

A. 
C._______  s'est  présenté  à  l'examen  professionnel  de  spécialiste  de 
commerce de détail  lors de  la session 2010. Par décision du 28 octobre 
2010, la Commission d'examen dans le commerce de détail (ci­après : la 
Commission d'examen) l'a informé qu'il avait échoué et qu'il n'avait plus la 
possibilité  de  se  présenter  à  un  nouvel  examen,  les  possibilités  de 
répétition étant épuisées.

B. 
Le  17  novembre  2010,  C._______  (ci­après :  le  recourant)  a  recouru 
contre  cette  décision  auprès  de  l'Office  fédéral  de  la  formation 
professionnelle et de la technologie (OFFT). Il y contestait pour l'essentiel 
l'évaluation  de  son  travail  personnel  intitulé  "Utilisation  des  nouveaux 
médias dans mon domaine de responsabilité" et concluait à la délivrance 
du brevet fédéral de spécialiste du commerce de détail. Dans sa réplique 
du 10 février 2011, le recourant invoqua un vice de forme en ce sens que 
les  thèmes  à  choix  proposés  pour  le  travail  personnel  n'étaient  pas 
adaptés à son secteur d'activité, à savoir la vente d'automobiles. Il aurait 
ainsi subi un désavantage par rapport aux autres candidats qui avaient le 
choix entre trois thèmes en lien avec leur activité. 

Par décision du 20 mai 2011,  l'OFFT a  rejeté  le  recours de C._______. 
L'autorité  inférieure  se  référa  pour  l'essentiel  à  la  prise  de  position 
détaillée de la Commission d'examen sur la partie de l'examen consacrée 
au  travail  personnel :  le  chiffre  4  intitulé  "analyse  de  situation",  qui  ne 
contient  que  deux  pages,  n'indique  aucune  source ;  plusieurs  constats 
sont  formulés, mais aucun ne se  réfère à une annexe ou à une source 
permettant  de  les  valider ;  les  points  "potentiel média"  et  "concurrence" 
ne sont pas traités comme demandés ; le style, proche du langage parlé, 
ne  permet  pas  de  comprendre  la  composition  globale  de  l'analyse ; 
l'analyse des coûts présentée n'a aucun lien avec les éléments traités et 
n'est en outre ni expliquée ni argumentée. En ce qui concerne  l'examen 
oral, la Commission d'examen a en particulier noté que le recourant avait 
régulièrement dévié des réponses attendues en dépit des reformulations 
présentées  par  les  examinateurs ;  qu'il  n'écoutait  pas  les  questions 
posées et qu'il était souvent hors sujet ; qu'il avait enfin souvent repris le 
contenu  de  son  travail  sans  y  apporter  de  nouveaux  éléments  ou  les 
éclaircissements demandés.

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S'agissant  de  la  prétendue  inégalité  de  traitement  dans  le  cadre  des 
thèmes à choix,  l'OFFT a estimé qu'ils devaient être  "traitables par  tous 
les  candidats,  peu  importe  leur  secteur  d'activité,  et  ce,  dans  un  souci 
d'égalité  de  traitement".  Et  il  a  relevé  que  le  recourant  n'avait  pas 
démontré de manière concrète et objective pour quelles raisons le thème 
choisi n'était pas adapté.

C. 
Par écritures du 17 juin 2011, mises à la poste le même jour, C._______ 
recourt  contre  cette décision auprès du Tribunal administratif  fédéral en 
concluant, sous suite de frais et de dépens, à son annulation et au renvoi 
de  l'affaire à  la Commission d'examen qui  "réévaluera  la note du  travail 
personnel de Monsieur C._______ en lui attribuant un 4" et qui "délivrera 
le  titre  de  Spécialiste  du  commerce  de  détail  avec  brevet  fédéral".  A 
l'appui de ses conclusions, il fait valoir une inégalité de traitement et des 
vices de procédure. 

Le recourant allègue que les trois thèmes à choix retenus pour  le travail 
personnel ne permettaient pas de placer  tous  les candidats sur un pied 
d'égalité. Des trois thèmes proposés, seul le premier correspondrait à son 
secteur  d'activité.  Selon  lui,  les  trois  thèmes  proposés  répondaient  aux 
activités  déployées  au  sein  des  surfaces  commerciales  du  type 
"magasin".  Le  thème  intitulé  "vol  des  pièces  détachées  qui  ne  seraient 
pas assurées" serait sans  rapport avec son activité qui consiste à gérer 
l'approvisionnement en véhicules et non à acquérir des pièces détachées. 
En outre, les vols de véhicules automobiles seraient insignifiants. Il relève 
qu'il ne pouvait pas non plus prendre le deuxième thème proposé dès lors 
que son poste de travail n'est pas touché par les heures d'ouverture plus 
longues des magasins. En ce qui concerne le thème qu'il a dû choisir, à 
savoir  "l'utilisation  des  nouveaux  médias  dans  mon  domaine  de 
responsabilité",  il  explique  que  tous  les  nouveaux  médias  sont  déjà 
clairement  utilisés  dans  le  secteur  de  l'automobile  et  qu'il  est  donc 
pratiquement impossible de trouver une nouvelle idée qui ne soit pas déjà 
exploitée dans ce domaine. Il souligne enfin que, si son travail personnel 
avait  été  aussi  négligé  que  le  prétendent  les  examinateurs,  son 
employeur ne l'aurait certainement pas repris et mis sur pied au sein de 
l'entreprise.

Le recourant estime que le secrétariat de la Commission d'examen aurait 
dû l'informer du fait que la session d'examens à laquelle il s'inscrivait ne 
correspondait  pas  à  son  activité  actuelle.  Il  allègue  en  outre  que Mme 
Y._______  lui  avait  conseillé  de  ne  pas  formuler  d'hypothèses  pour  la 

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rédaction de son travail sous peine de grosses difficultés lors de l'examen 
oral. Finalement, il invoque le principe de proportionnalité arguant du fait 
qu'il  s'agit  de  sa  dernière  tentative  à  l'examen  de  spécialiste  de 
commerce de détail. 

D. 
Invité à se prononcer sur le recours, l'OFFT en propose le rejet dans ses 
observations  responsives  du  7  juillet  2011  en  se  référant  à 
l'argumentation développée dans sa décision du 20 mai 2011.

E. 
La Commission d'examen a formulé ses observations sur  le recours par 
courriel  du  16 octobre  2011  en  se  référant,  pour  l'essentiel,  à 
l'argumentation  développée  dans  ses  écritures  déposées  dans  le  cadre 
de la procédure devant l'autorité inférieure.

F. 
Par  pli  du  30 novembre  2011,  le  recourant  a  renoncé  à  formuler  des 
observations sur les remarques de la Commission d'examen et a renvoyé 
à l'argumentation développée dans ses précédentes écritures.

Les  arguments  avancés  de  part  et  d'autre  au  cours  de  la  présente 
procédure  seront  repris  plus  loin  dans  la  mesure  où  cela  s'avère 
nécessaire.

Droit  :

1. 
Le Tribunal administratif fédéral est compétent pour statuer sur le présent 
recours  (art. 31,  32 et  33  let. d de  la  loi  du 17 juin 2005 sur  le Tribunal 
administratif fédéral [LTAF, RS 173.32] et art. 5 al. 2 de la loi fédérale du 
20 décembre 1968 sur la procédure administrative [PA, RS 172.021]). La 
qualité pour recourir doit être reconnue au recourant (art. 48 al. 1 let. a à 
c PA). Les autres conditions de recevabilité sont par ailleurs  respectées 
(art. 11, 50, 52 al. 1 et 63 al. 4 PA). Le recours est ainsi recevable.

2. 

2.1. La formation professionnelle supérieure vise à transmettre et à faire 
acquérir, au niveau tertiaire, les qualifications indispensables à l'exercice 
d'une activité professionnelle complexe ou impliquant des responsabilités 

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élevées  (art.  26  al.  1  de  la  loi  fédérale  du  13  décembre  2002  sur  la 
formation  professionnelle  [LFPr,  RS  412.10]).  Selon  l'art.  27  LFPr,  la 
formation  professionnelle  supérieure  s'acquiert  par  un  examen 
professionnel  fédéral  ou par  un examen professionnel  fédéral  supérieur 
(let. a) ou par une formation reconnue par la Confédération et dispensée 
par une école supérieure (let. b). La personne qui souhaite se présenter 
aux  examens  professionnels  fédéraux  ou  aux  examens  professionnels 
fédéraux supérieurs doit disposer d'une expérience professionnelle et de 
connaissances spécifiques dans le domaine concerné (art. 28 al. 1 LFPr). 
Les  organisations  du  monde  du  travail  compétentes  définissent  les 
conditions  d'admission,  le  niveau exigé,  les  procédures  de qualification, 
les  certificats  délivrés  et  les  titres  décernés.  Elles  tiennent  compte  des 
filières de formation qui font suite aux examens. Leurs prescriptions sont 
soumises à l'approbation de l'office (art. 28 al. 2 LFPr).

2.2.  Se  fondant  sur  cette  dernière  disposition,  l'organe  responsable 
composé de COOP Suisse, Fenaco, UNIA, Fédération des coopératives 
Migros,  Union  suisse  des  arts  et  métiers  (Groupe  commerce),  SEC 
Suisse, Association suisse des entreprises à succursales et Swiss Retail 
Federation,  a  édicté  le  règlement  concernant  l'organisation  de  l'examen 
professionnel  de  spécialiste  du  commerce de détail  avec brevet  fédéral 
(ci­après : règlement d'examen). Approuvé par le Département fédéral de 
l'économie le 29 juillet 1997, le règlement d'examen est entré en vigueur 
le 1er août 1997.

Lors  de  l'examen,  les  candidats  doivent  apporter  la  preuve  qu'ils 
possèdent  les  connaissances  et  aptitudes  nécessaires  pour  assurer  la 
fonction  de  chef  et  exercer  une  fonction  à  responsabilités  dans  le 
commerce  de  détail  (art.  2  du  règlement  d'examen).  L'organisation  de 
l'examen est confiée à  la Commission d'examen de  la maîtrise  fédérale 
de  commerce  de  détail  (ci­après :  la  Commission  d'examen)  qui  se 
compose de 14 membres (art. 3 ch.1 du règlement d'examen). Il compète 
en particulier à cette commission de définir  le programme d’examen ; de 
donner  l’ordre  de  préparer  les  énoncés  de  l’examen  et  de  procéder  à 
l’examen ;  de  nommer  et  d'engager  les  experts ;  de  décider  de 
l’admission à l’examen et de l’attribution du brevet ; et, enfin, de traiter les 
requêtes et  les  recours  (art. 4 ch. 1 du  règlement d'examen). L'examen 
se  tient  pendant  deux  jours  et  porte  sur  les  huit  branches  suivantes : 
marché  de  l'approvisionnement,  marché  de  l'acheteur,  logistique  et 
sécurité, finances et comptabilité, personnel, communication et technique 
de travail, connaissances du commerce de détail et travail personnel écrit 
et  oral  (art.  15  ch. 1  du  règlement  d'examen).  Le  candidat  a  réussi 

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l'examen  si  toutes  les  conditions  suivantes  sont  remplies :  la  moyenne 
des notes  obtenues est  au moins égale  à  4,  au maximum une note  de 
branche est inférieure à 4 et aucune note de branche n'est inférieure à 2 
(art. 19 ch. 1 du règlement d'examen).

2.3. In casu, le recourant a échoué à l'examen litigieux en raison de deux 
notes  inférieures  à  4  dans  les  branches  finances  et  comptabilité  (3)  et 
travail personnel (3).

Dans  son  recours,  C._______  conteste  uniquement  le  résultat  obtenus 
dans le cadre de son travail personnel.

3. 
Dans  son  recours,  C._______  allègue  une  inégalité  de  traitement  en 
rapport avec les trois thèmes à choix proposés pour le travail personnel. 
Selon  lui,  les  trois  thèmes  proposés  touchaient  l'activité  déployée  dans 
les surfaces commerciales de type magasin et non pas dans son secteur 
d'activité, à savoir la vente d'automobiles.

Pour  sa  part,  l'OFFT  estime  que  les  thèmes  à  choix  "doivent  être 
traitables par tous les candidats, peu importe leur secteur d'activité, et ce, 
dans un souci d'égalité de traitement" (décision attaquée consid. 4 E).

Dans  la  mesure  où  il  s'agit  d'un  vice  de  procédure  en  rapport  avec 
l'interprétation et l'application du règlement et en lien avec le déroulement 
de  l'examen  et  non  avec  l'évaluation  proprement  dite  de  prestations 
d'examen,  le  Tribunal  dispose  d'un  plein  pouvoir  d'examen  (voir  en  ce 
sens  :  ATF  106  Ia  1  consid. 3c  ;  ATAF  2007/6  consid. 3  ;  arrêts  du 
Tribunal administratif fédéral B­7953/2007 du 14 février 2008 consid. 2 et 
C­2042/2007  du  11 décembre  2007  consid. 2  ;  Jurisprudence  des 
autorités administratives de la Confédération [JAAC] 69.35 consid. 2).

3.1. Aux  termes de  l'art. 16 du règlement d'examen,  le  travail personnel 
permet  au  candidat  de  montrer  qu'il  est  capable  de  présenter  un 
problème relatif à l'entreprise d'une manière structurée et compréhensible 
et  d'en  tirer  une  solution  pratique  applicable  dûment  motivée.  La 
Commission  d'examen  propose  trois  sujets  à  choix ;  les  exigences 
auxquelles  le  travail  personnel  doit  satisfaire  sont  fixées  dans  la  notice 
explicative (art. 16 du règlement d'examen). Les candidats disposent de 
12  semaines  pour  rédiger  leur  travail  (art.  16  du  règlement  d'examen). 
Les  travaux  restent  en  possession  de  la  Commission  d'examen  et  ne 

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peuvent être utilisés qu'avec l'accord des candidats et des entreprises où 
ils travaillent.

La directive portant sur les objectifs directeurs et d'information concernant 
les matières d'examens pour les spécialistes du commerce de détail avec 
brevet fédéral (ci­après : la directive d'examen) précise que le travail écrit 
doit  être  clairement  structuré,  construit  logiquement  et  écrit  dans  un 
langage  correct ;  il  sera  complété  et  commenté  lors  de  l'examen  oral 
(chiffre  8).  Sous  la  rubrique  "Objectifs  d'information",  la  directive 
d'examen  prescrit,  s'agissant  de  l'exécution,  en  sus  des  exigences 
formelles  (minimum/maximum de pages,  format,  interligne, présentation, 
données  personnelles,  signature…),  ce  qui  suit :  "En  plus,  le  travail 
comportera  une  introduction  avec  présentation  du  candidat  et  de 
l'entreprise  (fonction,  portrait,  organisation,  infrastructure,  assortiment 
etc.) dans laquelle  il  travaille" ("Zusätzlich und einleitend zum Textteil  ist 
ein kurze Beschreibung  [max. 2­3 Seiten] der betrieblichen Verhältnisse 
des  betroffenen  Detailhandelsgeschäftes  anzugeben  [Funktion, 
Firmenporträt, Organisation, Sortiment], das heisst Informationen, die auf 
die Projektarbeit Bezug haben").

Dans  sa  notice  intitulée  "Travail  personnel  2010  –  Directives  pour  les 
candidats",  la  Commission  d'examen  énumère  les  éléments  que  doit 
contenir  le  travail  écrit  ("Construction").  Parmi  les  dix  éléments 
mentionnés,  figure en deuxième position  la  "présentation de  l'entreprise 
et du candidat selon directives (max 3 pages)". 

3.2. L'art. 16 du règlement d'examen prévoit que le travail personnel doit 
permettre  au  candidat  de  montrer  qu'il  est  capable  de  présenter  un 
problème relatif à  l'entreprise ("ein betriebliches Problem") sans préciser 
si  le  problème  à  traiter  doit  avoir  un  lien  avec  l'entreprise  au  sein  de 
laquelle  le candidat exerce son activité. Cependant, en déclarant que  le 
candidat  doit  "en  tirer  une  solution  pratique  applicable",  le  règlement 
d'examen  laisse  plutôt  entendre  que  le  problème  à  résoudre  est  lié  à 
l'entreprise dans  laquelle  le candidat exerce son activité professionnelle. 
Cette  interprétation  trouve son corollaire dans  le chiffre 8 de  la directive 
d'examen qui prévoit que  le  travail doit comporter une  introduction avec 
présentation non seulement du candidat, mais également de  l'entreprise 
dans  laquelle  il  travaille.  En  effet,  on  ne  voit  pas  pour  quelle  raison  le 
candidat  devrait  présenter,  dans  l'introduction  de  son  travail  écrit, 
l'entreprise  dans  laquelle  il  œuvre  si  celle­ci  n'avait  aucun  lien  avec  le 
travail  personnel. Dans  le même  sens,  l'art.  16  du  règlement  d'examen 
prescrit  que  le  travail  personnel  reste  en  possession  de  la Commission 

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d'examen  et  ne  peut  être  utilisé  qu'avec  l'accord  du  candidat  et  de 
l'entreprise "où il travaille".

Comme  le  règlement  d'examen  et  la  directive  d'examen  ne  prévoient 
aucune  exception  ou  disposition  particulière  pour  les  candidats  qui  se 
présentent une deuxième ou une  troisième fois à  l'examen (art. 21 al. 1 
du  règlement  d'examen),  on  doit  donc  partir  de  l'idée  que  le  travail 
personnel  doit  permettre  au  candidat,  qui  se  présente,  comme  en 
l'espèce,  pour  la  troisième  fois  à  l'examen,  de  montrer  son  aptitude  à 
résoudre un problème en lien avec la dernière entreprise dans laquelle il 
travaille.

Ainsi  donc,  force  est  d'admettre  que,  conformément  à  l'art.  16  du 
règlement  d'examen,  la  Commission  d'examen  devait  proposer  trois 
sujets  à  choix  qui  couvrent  l'ensemble  des  domaines  d'activité  exercés 
par tous les candidats à l'examen de la session 2010.

3.3. In casu, il appert des pièces versées au dossier que la Commission 
d'examen a soumis aux candidats qui se présentaient à la session 2010 
de l'examen professionnel de spécialiste du commerce de détail les trois 
sujets  à  choix  suivants :  "Utilisation  des  nouveaux  médias  dans  mon 
domaine  de  responsabilités",  "Motivation  des  collaborateurs  face  aux 
heures  d'ouverture  plus  longues"  et  "Marge  meilleure  grâce  à  la 
prévention des vols". 

3.3.1. En ce qui concerne  le deuxième thème,  la Commission d'examen 
explique dans sa notice notamment ce qui suit : 

Situation initiale

(…)

Dans  la bataille pour acquérir de nouveaux clients et des parts de marché, 
les offreurs sont contraints d'adapter et de développer continuellement leurs 
prestations.

Depuis  un  certain  temps,  un  moyen  profane  pour  acquérir  des  nouveaux 
clients  est  de  prolonger  les  heures  d'ouverture  des  magasins.  A  certains 
endroits, les clients peuvent faire leurs achats de 6h00 à 22h00. Les chiffres 
d'affaires  et  les  revenus  n'évoluent  toutefois  pas  toujours  parallèlement  à 
cette offre plus étendue.

Par conséquent, la tension sur les coûts liés au personnel est augmentée et 
cela  se  répercute  sur  la motivation du personnel. Des heures de présence 
plus longues, des heures de pause inhabituelles,  le travail en week­ends et 

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en  équipes  ne  sont  que  quelques  exemples  forçant  les  employés  dans  le 
domaine de la vente d'adapter leur vie privée et professionnelle.

Tâches

1. Sur la base d'un questionnaire pour les employés, analysez la motivation 
de  ceux­ci  par  rapport  aux  heures  d'ouverture  du  magasin.  Mettez  en 
évidence ce qui a déjà été entrepris à ce sujet et dans quels domaines il y a 
un potentiel.

2.  Sur  la  base  de  votre  résultat,  définissez  les  objectifs  quantitatifs  et 
qualitatifs pouvant avoir une influence future sur la motivation des employés.

(…)

Il  ressort  des  explications  qui  précèdent  que  le  thème  en  question 
concerne  au  premier  chef  les  centres  commerciaux  qui  visent 
essentiellement, d'une part, le secteur traditionnel le plus important de la 
branche du commerce de détail, à savoir celui des denrées alimentaires, 
des boissons et du tabac, qui occupe quelque 36% de l'effectif total (voir 
MICHAEL GRASS, Le commerce de détail en suisse, un  intermédiaire  très 
important pour  l'économie nationale,  in : Revue de politique économique 
12­2007 p. 36 ss) et, d'autre part,  les autres secteurs, soit  le commerce 
des  textiles,  de  l'habillement  et  de  la  chaussure  (12%),  le  secteur  des 
biens de consommation électroniques  (7%), des médias  imprimés  (5%), 
de  l'ameublement  et  des  biens  d'aménagement  du  logement  (4%),  du 
"do­it­yourself" (bricolage) (3%), ainsi que des articles de soins corporels 
(2%) (ibidem). La question des heures d'ouverture en lien avec celle de la 
motivation  du  personnel  (heures  de  présence  plus  longues,  heures  de 
pause  inhabituelles,  travail  le  week­end  et  en  équipes)  touche 
essentiellement les secteurs du commerce de détail énumérés ci­dessus.

Certes,  le  groupe  de  branches  relevant  du  domaine  de  la  mobilité,  à 
savoir le secteur de la technique automobile (vente, montage des pneus, 
logistique des pièces détachées), appartient au commerce de détail (voir 
brochure  "Professions  dans  le  commerce  de  détail",  consultable  sur  le 
site Internet www.bds­fcs.ch, p. "Groupe de branches Mobilité", ch. 9.1 et 
9.2).  Cependant,  la  question  des  heures  d'ouverture  n'est  pas  un 
problème  spécifique  à  cette  branche  comme  c'est  le  cas  pour  les 
magasins  actifs  dans  les  branches  énumérées  ci­dessus.  En  effet, 
comme  le  relève pertinemment  le Groupe Y._______ dans  son  courrier 
du 9 février 2011, un garage ne fonctionne pas comme un magasin et la 

http://www.bds-fcs.ch

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situation  des  horaires  irréguliers  et  fluctuants  dans  le  secteur  de  la 
mobilité est connue et appliquée depuis  fort  longtemps. Pour sa part,  la 
Commission d'examen note dans sa prise de position du 10 mars 2011 
adressée  à  l'OFFT  qu'il  y  avait  une  "bonne  base  d'investigation"  pour 
développer  ce  sujet,  puisque  la  question  des  horaires  irréguliers  et 
fluctuants  existe  depuis  longtemps  dans  le  secteur  automobile.  Et  elle 
ajoute que le recourant "aurait, par exemple, pu construire son travail sur 
la base de Z._______ (son ancien employeur) et pu faire des hypothèses 
(…) ;  p.ex.  ouverture  le  dimanche".  On  peine  à  comprendre 
l'argumentation de la Commission d'examen qui, d'un côté, soutient qu'il y 
avait  une  bonne  base  d'investigation  puisque  le  secteur  automobile 
connaît  des horaires  irréguliers depuis  longtemps et,  de  l'autre,  prétend 
que le recourant aurait pu, à partir d'hypothèses, construire son travail sur 
la base de Z._______. Du moment que le recourant ne travaille plus dans 
cet établissement,  on voit mal  comment  il  aurait  pu  réaliser  la première 
des  tâches  qui  consiste  à  analyser  la  motivation  des  employés  par 
rapport  aux  heures  d'ouverture  du  magasin  sur  la  base  d'un 
questionnaire. 

Ainsi  donc,  il  appert  de  ce  qui  précède  que  le  deuxième  sujet  proposé 
n'est pas en adéquation avec l'activité déployée par le recourant. De plus, 
on ne peut guère nier que  le recourant était nettement désavantagé par 
rapport aux autres candidats qui, confrontés à un problème relatif à  leur 
propre  entreprise,  étaient  mieux  à  même  de  proposer  une  solution 
pratique basée sur des éléments concrets tirés de leur expérience et des 
données récoltées au sein de leur entreprise.

3.3.2. Quant  au  troisième  sujet  qui  a  trait  à  la  prévention  des  vols,  la 
Commission d'examen écrit dans sa notice notamment ce qui suit :

Situation initiale

Dans tous les domaines du commerce de détail, les possibilités de diminuer 
la  valeur  des  marchandises  sont  nombreuses.  Maîtriser  les  résultats  de 
l'inventaire signifie une meilleure couverture et ainsi moins de tension sur les 
coûts variables, particulièrement les coûts liés au personnel.

(…)

Il  est  effrayant  de  constater  que  dans  le  commerce  de  détail  en  Suisse, 
environ 2 pour­cent des 100 milliards de chiffres d'affaires se volatilisent. (…)

Une  grande  problématique  à  cet  égard  est  le  vol  à  l'étalage.  De  la 
marchandise d'une valeur de 4 millions de francs disparaît ­ chaque jour! (…)

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(…)

Tâches

1. Dans l'analyse, tracez la situation de votre magasin/succursale en relation 
avec  le  vol  à  l'étalage  de  ces  trois  dernières  années. Mettez  en  évidence 
quelles  mesures  de  prévention  ont  été  entreprises  jusqu'à  présent  et 
définissez  les  points  faibles  de  l'assortiment  ainsi  que  sur  le  plan  de  la 
construction et de l'organisation.

2.  Sur  la  base  de  votre  résultat,  définissez  les  objectifs  quantitatifs  et 
qualitatifs avec une influence financière et préventive.

3. Elaborez trois variantes réalistes de solutions vous permettant d'approcher 
la problématique et d'atteindre les objectifs que vous avez définis.

(…)

La Commission d'examen estime que le recourant aurait pu effectuer son 
travail  pour  chacun  des  trois  thèmes  "également  sur  la  base  de 
Z._______".  Or,  le  sujet  en  question,  qui  a  trait  uniquement  à  la 
problématique des vols à l'étalage, concerne essentiellement les centres 
commerciaux et les magasins, comme le relève pertinemment le Groupe 
Y._______  dans  son  courrier  du  9  février  2011.  Les  considérations  qui 
précèdent peuvent être reprises mutatis mutandis dans ce contexte.

3.3.3.  Il  appert  de  ce  qui  précède  que,  parmi  les  trois  sujets  proposés 
pour  le  travail  personnel,  un  seul  de  ceux­ci  ("Utilisation  des  nouveaux 
médias  dans  mon  domaine  de  responsabilités")  correspondait  au 
domaine d'activité du recourant. 

4. 
Dans  sa  prise  de  position  du  10  mars  2011  à  l'OFFT,  la  Commission 
d'examen relève que le recourant, qui se présentait pour la troisième fois 
à  l'examen,  devait  être  conscient  du  fait  que  les  thèmes  du  travail 
personnel avaient  toujours  trait au commerce de détail. Et d'ajouter que 
c'est d'ailleurs pour cette raison que le règlement d'examen exige, à son 
art. 8, trois ou quatre années de pratique dans le commerce de détail en 
fonction de l'apprentissage effectué.

Des pièces versées au dossier,  il appert que  les  thèmes du  travail écrit 
ont  été  discutés  avec  Mme  X._______  lors  d'une  journée  d'instruction. 
Cette dernière aurait déclaré que, parmi les sujets à choix proposés, seul 
celui consacré à "l'utilisation des nouveaux médias dans mon domaine de 
responsabilités" pouvait convenir à C._______ au vu de sa situation.

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4.1. Pour l'OFFT, les thèmes à choix "doivent être traitables par tous les 
candidats,  peu  importe  leur  secteur  d'activité".  Comme  nous  l'avons 
démontré  ci­dessus,  les  trois  thèmes  du  travail  personnel  proposés 
doivent  être  connexes  à  l'activité  qu'exercent  les  candidats  dans 
l'entreprise  où  ils  travaillent.  Dans  la  mesure  où  deux  sujets  proposés 
sont en dehors du champ d'activité du  recourant, on peut sérieusement 
se  demander  s'ils  étaient  "traitables"  pour  le  recourant  et  donc  si  ce 
dernier disposait d'un véritable choix.

4.2. Le recourant a été admis à se présenter à l'examen conformément à 
l'art.  8  al.  1  du  règlement  d'examen.  A  cette  occasion,  la  Commission 
d'examen  a  eu  connaissance  du  parcours  professionnel  du  recourant. 
Partant, elle ne pouvait pas ignorer que le recourant exerçait son activité 
dans le secteur de la technique automobile. Elle aurait dû tenir compte de 
cet  élément  lorsqu'elle  a défini  les  trois  thèmes à  choix  (art.  1  let.  c  du 
règlement  d'examen)  et  prendre,  le  cas  échéant,  des  mesures 
appropriées.  De  son  côté,  le  recourant  a  suivi  les  conseils  de  Mme 
X._______ en prenant le thème qui correspondait le mieux à son activité. 

Cela  dit,  on  doit  bien  reconnaître  qu'il  s'agit  d'une  situation  particulière 
pour  laquelle  le  règlement  d'examen  ne  prévoit  pas  de  disposition 
spéciale. On ne peut pas reprocher au recourant, qui a suivi les conseils 
de  la  prénommée,  de  ne  pas  avoir  agi  avant  l'examen.  Il  appert 
clairement de ce qui précède que, parmi les trois sujets proposés, seul un 
de  ceux­ci  répondait  aux  exigences  fixées  par  le  règlement  d'examen 
(art. 16  ch.  8).  Ainsi  donc,  contrairement  aux  autres  candidats,  le 
recourant  ne  disposait  pas  d'un  véritable  choix.  De  plus,  il  n'est  pas 
contestable  que  la  violation  du  règlement  d'examen  a  exercé  une 
influence  défavorable  sur  les  résultats  de  l'examen.  Cependant,  la 
conclusion  du  recourant  selon  laquelle  la  Commission  d'examen  devra 
réévaluer la note du travail personnel en lui attribuant un 4 et lui délivrer 
le titre de Spécialiste du commerce de détail avec brevet fédéral doit être 
rejetée.  Car,  selon  la  pratique,  l'admission  d'un  vice  formel  ne  peut 
conduire tout au plus qu'à autoriser le recourant à repasser l'épreuve en 
question (JAAC 64.106 consid. 6.6.2, 61.31 consid. 8.2). 

4.3.  Il  résulte  de  ce  qui  précède  que  le  recours  doit  être  admis,  les 
décisions des 28 octobre 2010 et 20 mai 2011 annulées et  le  recourant 
autorisé à se présenter une nouvelle  fois à  l'épreuve  "Travail  personnel 
écrit (12 semaines) oral (30 minutes)".

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5. 

5.1. Le recourant obtenant gain de cause, il n'y a pas lieu de percevoir de 
frais de procédure (art. 63 al. 1 PA). L'avance sur les frais de procédure 
de  Fr.  1'000.­  déjà  versée  par  le  recourant  lui  sera  par  conséquent 
restituée dès l'entrée en force du présent arrêt.

5.2. Le recourant, qui obtient gain de cause, a droit aux dépens pour les 
frais  nécessaires  causés  par  le  litige  (art.  7  al.  1  du  règlement  du 
21 février  2008  concernant  les  frais,  dépens  et  indemnités  fixés  par  le 
Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2] en relation avec l'art. 
64 al. 1 PA). Les dépens comprennent  les  frais de représentation et  les 
éventuels autres frais nécessaires de la partie (art. 8 FITAF).

Dès  lors  que  le  recourant  n'était  pas  représenté  par  un  avocat  dans  le 
cadre  de  la  procédure  devant  l'autorité  inférieure,  il  n'y  a  pas  lieu  de 
renvoyer la cause à cette dernière pour qu'elle statue sur la question des 
dépens devant elle.

6. 
Compte  tenu  du  fait  que  le  litige  a  trait  au  déroulement  de  l'examen, 
l'exception prévue à l'art. 83 let. t de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 
fédéral (LTF, RS 173.110) n'est pas remplie. Par conséquent,  le présent 
arrêt peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral (YVES DONZALLAZ, 
Loi sur le Tribunal fédéral, Commentaire, Berne 2008, no 2930 ad art. 83).

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce  :

1. 
Le recours est admis au sens des considérants. Partant, les décisions de 
la Commission d'examen dans le commerce du détail du 28 octobre 2010 
et de  l'Office fédéral de  la formation professionnelle et de  la technologie 
du 20 mai 2011 sont annulées.

2. 
L'affaire est  renvoyée à  la Commission d'examen dans  le commerce du 
détail afin qu'elle :

2.1. autorise C._______ à se  représenter sans  frais à  l'examen  "Travail 
personnel  écrit  (12  semaines)  oral  (30  minutes)"  conformément  au 
règlement  concernant  l'organisation  de  l'examen  professionnel  de 

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spécialiste du commerce de détail avec brevet fédéral en vigueur depuis 
le 1er août 1997 ;

2.2.  statue  une  nouvelle  fois  sur  l'octroi  du  certificat  de  spécialiste  du 
commerce  de  détail,  compte  tenu  du  nouveau  résultat  qu'obtiendra  le 
recourant dans la branche "Travail personnel".

3. 
Il n'est pas perçu de frais de procédure. L'avance de frais de Fr. 1'000.­ 
versée par  le  recourant sera restituée à ce dernier dès  l'entrée en  force 
du présent arrêt.

4. 
Des dépens, d'un montant de Fr. 3'500.­ (TVA comprise), sont alloués au 
recourant et mis à la charge de la première instance.

5. 
Le présent arrêt est adressé  :

– au recourant (acte judiciaire ; annexe : formulaire "Adresse de 
paiement")

– à l'autorité inférieure (acte judiciaire)
– à la première instance (acte judiciaire)
– au Département fédéral de l'économie (acte judiciaire)

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante.

Le président du collège  : Le greffier  :

Bernard Maitre Olivier Veluz

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Indication des voies de droit  :

La  présente  décision  peut  être  attaquée  devant  le  Tribunal  fédéral, 
1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans 
les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 LTF). Le 
mémoire  doit  être  rédigé  dans  une  langue  officielle,  indiquer  les 
conclusions,  les  motifs  et  les  moyens  de  preuve,  et  être  signé.  La 
décision  attaquée  et  les  moyens  de  preuve  doivent  être  joints  au 
mémoire, pour autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF).

Expédition  : 9 décembre 2011