# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bb4e560e-e2e9-5385-abe7-8bb5e95e4c61
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-26
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Strafkammern 26.11.2025 SK 2024 472
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_005_SK-2024-472_2025-11-26.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

2e Chambre pénale

Obergericht
des Kantons Bern

2. Strafkammer

Jugement
SK 24 472

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme

Berne, le 26 novembre 2025
(Expédition le 12 décembre 2025)

Composition Juge d’appel Geiser (Président e.r.), Juge d’appel suppléant Lüthi 
et Juge d’appel Schleppy
Greffière Tellan

Participants à la procédure A.________
représenté d'office par Me B.________
prévenu/appelant

Parquet général du canton de Berne, Nordring 8, 3001 Berne
ministère public

C.________
représenté d'office par Me D.________
partie plaignante demandeur au pénal et au civil

Préventions mise en danger de la vie, éventuellement tentative de mise en 
danger de la vie, éventuellement tentative de lésions corporelles 
graves, très éventuellement tentative de lésions corporelles 
simples, dommages à la propriété, infraction à la loi sur la 
circulation routière

Objet appel contre le jugement du Tribunal régional Jura bernois-
Seeland, Agence du Jura bernois (tribunal collégial), du 
30 août 2024 (PEN 2024 79)

2

Considérants 

I. Procédure
Note : la signification des abréviations générales employées est décrite sur la dernière page du 

présent jugement. Les autres abréviations utilisées seront explicitées dans le texte du 
jugement.

1. Mise en accusation

1.1 Par acte d’accusation du 6 février 2024 (ci-après également désigné par AA), le 
Ministère public du canton de Berne a demandé la mise en accusation de 
A.________ (ci-après également : le prévenu) pour les faits et infractions suivants 
(dossier [ci-après désigné par D.], pages 987-990) :
I.1. Mise en danger de la vie, éventuellement tentative de mise en danger de la vie (art. 

129 CP, év. art. 129 CP en rapport avec l’art. 22 CP), éventuellement tentative de lésions 
corporelles graves (art. 122 CP en relation avec l’art. 22 CP), très éventuellement 
tentative de lésions corporelles simples (art. 123 al. 1 CP en relation avec l’art. 22 CP), 
infraction commise le 31 août 2020 entre 20h45 et 21h10 devant l’immeuble sis à E.________, 
au préjudice de C.________ pour les faits suivants : 

Le prévenu et la victime étaient amoureux de F.________, qui se montrait ambivalente avec 
chacune des parties. Le 31 août 2020, C.________ est arrivé chez son amie vers 19h00 à 
bord de son véhicule G.________. Il a parqué celui-ci sur une place de parc devant l’immeuble 
de son amie, devant un vétérinaire, soit la place où il la mettait d’habitude.

Le prévenu, qui savait le jour en question que le lésé se trouvait chez son amie, avait quant à 
lui un cours de boxe américaine jusqu’à 20h15 environ à H.________. Après avoir fait sa 
séance de boxe américaine, il est parti de H.________ vers 20h29 pour se rendre à 
E.________ devant le domicile de F.________. A cet endroit, il a sectionné avec un objet 
tranchant le tuyau de frein avant droit du véhicule de son rival avant de rentrer à son domicile. 

Ce faisant, il savait qu’il portait atteinte de manière importante au système de freinage du 
véhicule, causant ainsi un risque très important et immédiat pour la santé, voire la vie du lésé 
ou de tiers si le lésé ne pouvait pas freiner correctement alors qu’il circulait au volant de son 
véhicule. Il savait qu’en cas d’accident, le lésé risquait la mort. Le prévenu a par ailleurs agi 
sans scrupules au vu en particulier de son mobile (écarter un rival) et de la manière d’agir 
(mettre hors fonction un élément caché d’un véhicule, en mettant au surplus en danger 
d’autres personnes que la personne visée). 

Lorsqu’il a repris son véhicule pour rentrer chez lui, le lésé a remarqué 500 mètres plus loin 
environ que les freins ne freinaient pas correctement lorsqu’il a voulu freiner au moment où un 
piéton de type africain a traversé la route devant lui sur un passage piéton. En effet, il a freiné 
une première fois, mais a remarqué que le véhicule ne freinait pas normalement et a dû 
appuyer fortement une seconde fois sur les freins pour que celui-ci ne s’immobilise avant le 
passage piéton. Il a pensé à ce moment-là que le témoin qui s’allumait n’indiquait qu’une perte 
d’huile et qu’il pouvait attendre le lendemain pour en remettre. 

Par la suite, le lésé a appelé son amie pour lui signaler le problème et ce n’est qu’après être 
rentré chez lui au ralenti qu’il a essayé d’ajouter de l’huile au système de freinage et, ne voyant 
pas d’amélioration, a amené son véhicule au garage. Le garagiste a alors constaté que le 
tuyau de frein avant droit avait été sectionné. 

Le fait de sectionner les freins d’un véhicule a entraîné un risque considérable d’accident et, 
par conséquent, pour la santé du conducteur, ainsi que des risques de tuer quelqu’un qui 
traverserait la route, risque qui se serait produit dans le cas concret si le lésé s’était trouvé 
quelques mètres plus près du passage piéton lorsque la personne de couleur a traversé devant 
lui sur le passage piéton. Selon le service accident lui-même : « on peut dire qu’un véhicule 
qui circule avec un frein de service endommagé ne remplit plus les garanties de sécurité 
requises et engendre un sérieux risque d’accident ».

3

I.2. Dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), infraction commise le 31 août 2020 entre 20h45 
et 21h10 devant l’immeuble sis à E.________, au préjudice de C.________ pour les faits 
suivants : 

Le prévenu a coupé le tuyau de frein avant droit du véhicule de son rival C.________ dans les 
circonstances décrites sous le point 1 du présent acte d’accusation, causant au véhicule un 
dommage estimé à CHF 250.00. Ce faisant, il a intentionnellement porté atteinte à l’objet d’un 
tiers, ceci dans l’intention de l’endommager. 

I.3. Infraction à la LCR (art. 93 al. 1 LCR), infraction commise intentionnellement le 31 août 2020 
entre 20h45 et 21h10 devant l’immeuble sis à E.________, par le fait d’avoir volontairement 
sectionné le tuyau de frein avant droit du véhicule de C.________, portant ainsi atteinte à la 
sécurité de ce véhicule en diminuant de manière sensible sa capacité de freinage et causant 
ainsi un risque important d’accident.

2. Première instance

2.1 Pour la description des étapes de la procédure préliminaire et de première instance, 
il est renvoyé aux motifs du jugement du 30 août 2024 (D. 1385-1397).

2.2 Par jugement du 30 août 2024 (D. 1352-1357), le Tribunal régional Jura bernois-
Seeland, Agence du Jura bernois, a :
I.

reconnu A.________ coupable de/d’ :

1. mise en danger de la vie d’autrui, infraction commise le 31 août 2020, à E.________, au 
préjudice de C.________ et de tiers ;

2. dommages à la propriété, infraction commise le 31 août 2020, à E.________, au préjudice 
de C.________ ;

3. infraction à la LCR (art. 93 al. 1 LCR), infraction commise le 31 août 2020, à E.________ ;

II.

condamné A.________ :

1. à une peine privative de liberté de 16 mois ;

le sursis partiel à l’exécution de la peine privative de liberté est accordé pour 10 mois, le délai 
d’épreuve étant fixé à 4 ans, si bien que la partie à exécuter est de 6 mois ;

2. au paiement des frais de procédure afférents à la condamnation, composés de CHF 16'795.00 
d'émoluments et de CHF 26'207.80 de débours (y compris les honoraires de la défense 
d'office), soit un total de CHF 43'002.80 (honoraires de la défense d'office non compris: 
CHF 28'649.65, honoraires des mandats d’office non compris : CHF 18'962.00) ;

III.

1. prononcé l’expulsion de A.________ du territoire suisse pour une durée de 5 ans ;

IV.

1. classé la procédure en révocation de sursis contre A.________ ;

2. mis les frais de la procédure de révocation, fixés à CHF 300.00, à la charge du canton de 
Berne ;

3. pas alloué d’indemnité à A.________ ;

V.

1. fixé comme suit les honoraires de Me I.________, défenseur d'office de A.________ :

4

1.1. prestations jusqu’au 31 décembre 2023 :
Tarif

Temps de travail à rémunérer 40.00 200.00 CHF 8'000.00
CHF 500.00
CHF 240.00

TVA 7.7% de CHF 8'740.00 CHF 673.00

CHF 9'413.00

Supplément en cas de voyage

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

1.2. prestations dès le 1er janvier 2024 :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 20.00 200.00 CHF 4'000.00

CHF 450.00
CHF 120.00

TVA 8.1% de CHF 4'570.00 CHF 370.15

CHF 4'940.15

Supplément en cas de voyage

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

dit que dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenu de rembourser au 
canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office ;

2. fixé comme suit les honoraires de Me D.________, mandataire d'office de C.________ :

2.1. prestations jusqu’au 31 décembre 2023 :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 15.25 200.00 CHF 3'050.00

CHF 0.00
CHF 613.10

TVA 7.7% de CHF 3'663.10 CHF 282.05

CHF 3'945.15

Supplément en cas de voyage

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

2.2. prestations dès le 1er janvier 2024 :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 24.58 200.00 CHF 4'916.00

CHF 225.00
CHF 171.20

TVA 8.1% de CHF 5'312.20 CHF 430.30

CHF 5'742.50

Supplément en cas de voyage

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

dit que A.________ est tenu de rembourser au canton de Berne l'indemnité allouée pour le 
mandat d'office de C.________ si celui-ci bénéficie d’une bonne situation financière (art. 138 
al. 2 en relation avec l'art. 426 al. 4 CPP) ;

VI.

sur le plan civil :

1. condamné A.________, à verser à la partie plaignante demandeur au pénal et au civil 
C.________ :

1.1. un montant de CHF 250.00 à titre de dommages-intérêts, avec intérêts à 5 % dès le 
1er septembre 2020 ;

1.2. un montant de CHF 500.00 à titre d’indemnité pour tort moral, avec intérêts à 5 % dès 
le 1er septembre 2020 ;

2. pour le surplus, a rejeté les conclusions civiles de la partie plaignante demandeur au pénal et 
au civil C.________ ;

3. a mis les frais de procédure afférents au jugement de l’action civile, fixés à CHF 300.00, à la 
charge de A.________ ;

5

VII.

ordonné :

1. la confiscation d’un câble de freins pour destruction (art. 69 CP), dès l’entrée en force du 
présent jugement ;

2. la restitution d’un couteau japonais à C.________, dès l’entrée en force du présent jugement ;

3. la mise en œuvre de l’ordonnance du 1er février 2021 du Ministère public ordonnant la prise 
des données signalétiques du prévenu, ainsi que l’établissement de son profil d’ADN ;

4. l’effacement du profil d’ADN et des données signalétiques biométriques prélevées sur la 
personne de A.________ conformément à l’ordonnance du 1er février 2021 du Ministère public, 
à l’expiration du délai légal de trente ans (art. 16 al. 2 let. h en lien avec l’art. 16 al. 3 de la Loi 
sur les profils d’ADN et art. 354 al. 4 let. a CP) ;

5. (notification) ;

6. (communication).

2.3 Par courrier du 4 septembre 2024 (D. 1368), Me I.________ a annoncé l'appel pour 
A.________. 

2.4 La motivation du jugement précité a été rendue le 4 novembre 2024 (D. 1381 ss).

3. Deuxième instance

3.1 Par mémoire du 22 novembre 2024 (D. 1454 ss), Me I.________ a déclaré l'appel 
pour A.________ et pris les conclusions suivantes :
1. Admettre l'appel ;

2. Libérer l'appelant des préventions de mise en danger de la vie d'autrui, dommages à la propriété 
et infraction à la LCR (art. 93 al. 1 LCR) ;

3. Prononcer l'acquittement de l'appelant ;

4. Renoncer à toute expulsion ;

5. Avec suite de frais et dépens de seconde instance, les dispositions sur l'assistance judiciaire étant 
réservées.

3.2 Suite à l’ordonnance du 27 novembre 2024 (D. 1458-1459), le Parquet général et 
Me D.________ ont renoncé à déclarer un appel joint et à présenter une demande 
de non-entrée en matière (courriers du 18 décembre 2024, D. 1462-1464 et 
D. 1465).

3.3 Par décision et ordonnance du 20 janvier 2025 (D. 1492-1496), les réquisitions de 
preuves déposées par Me I.________, tendant à l’audition d’F.________ comme 
témoin et à l’édition du dossier relatif à une procédure pénale entre C.________ et 
l’un de ses voisins, ont été rejetées. Au surplus, la requête d’assistance judiciaire 
gratuite déposée le 18 décembre 2024 par Me D.________ (D. 1465 ss) a été admise 
et celui-ci a été désigné en qualité de conseil juridique gratuit de C.________ pour 
la procédure d’appel, dès le 22 novembre 2024.

3.4 Par courrier du 24 janvier 2025 (D. 1501), Me J.________ a indiqué qu’il représentait 
désormais les intérêts de A.________ et a sollicité l’octroi de l’assistance judiciaire 
gratuite [sic !]. Par ordonnance du 28 janvier 2025 (D. 1503-1506), la requête de 
changement de défenseur d’office a été rejetée.

6

3.5 Par courrier du 3 février 2025 (D. 1510-1511), Me I.________ a indiqué que le lien 
de confiance avec A.________ était irrémédiablement rompu, de sorte qu’il a requis 
d’être relevé de son mandat d’office. 

3.6 Dans un courrier du 18 février 2024 (D. 1526), Me B.________ a communiqué son 
accord quant à sa nomination en tant que mandataire d’office de A.________, ce 
que ce dernier a confirmé par courrier du 17 février 2025 (D. 1524). Par ordonnance 
du 19 février 2025 (D. 1527-1529), Me B.________ a été désigné comme défenseur 
d’office du prévenu avec effet immédiat et il a été mis un terme au mandat d’office 
de Me I.________. 

3.7 En vue des débats en appel, il a été ordonné la comparution personnelle du prévenu, 
de son défenseur d’office et d’un(e) représentant(e) du Parquet général. La partie 
plaignante et son conseil juridique gratuit ont été dispensés de comparaître (voir la 
citation du 28 octobre 2025).

3.8 Dans un courrier du 5 novembre 2025, Me D.________ a indiqué qu’il participerait 
personnellement à l’audience des débats en appel et que C.________ ne serait pas 
personnellement présent.

3.9 Par courrier du 10 novembre 2025, Me B.________ a déposé des moyens de 
preuves complémentaires et requis que les documents soient versés au dossier de 
la cause. Il en a été pris et donné acte par ordonnance du 12 novembre 2025, 
précisant qu’une décision relative à l’admissibilité des moyens de preuves produits 
par la défense serait rendue lors de l’audience des débats. 

3.10 Me D.________, par courrier du 19 novembre 2025, a déposé et motivé les 
conclusions civiles de C.________.

3.11 Par courrier du 24 novembre 2025, Me B.________ a déposé des documents relatifs 
à la situation personnelle de A.________, lesquels ont été remis au Parquet général 
du canton de Berne et à Me D.________ lors de l’audience des débats du 26 
novembre 2025.

3.12 Au début de l’audience précitée, la 2e Chambre pénale a joint au dossier les 
documents déposés par Me B.________ les 10 et 24 novembre 2025.

3.13 Lors de l’audience des débats en appel le 26 novembre 2025, les parties ont retenu 
les conclusions finales suivantes, étant rappelé qu’il est conforme au droit fédéral de 
faire plaider la partie appelante en premier (arrêt du Tribunal fédéral 6B_532/2012 
du 8 avril 2013 consid. 2.2).

Me B.________, pour A.________ :
1. Constater que le jugement de première instance est entré en force s'agissant du classement 

de la procédure de révocation de sursis ;

2. Prononcer l'acquittement de A.________ pour l'ensemble des préventions dirigées contre lui ;

3. Renoncer à l'expulsion ;

4. Inclure les frais de l'expertise K.________ par CHF 1'077.00 (D. 861 et D. 866) et prévoir leur 
remboursement à A.________, qui les doit à Me I.________ (D. 867) ;

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7

5. Mettre les frais à charge de l'Etat pour la première et la seconde instance et allouer une 
indemnité complète pour ses frais de défense à A.________ pour la première et la seconde 
instance ;

6. Taxer les honoraires de la défense d'office, y compris les honoraires de Me I.________, selon 
les notes d’honoraires présentées.

Le Parquet général du canton de Berne :
1. Constater que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland, Agence du Jura bernois 

(tribunal collégial) du 30 août 2024 (PEN 2024 79-80) est entré en force dans la mesure où :

- il classe la procédure en révocation du sursis contre A.________, en mettant les frais de 
la procédure de révocation à la charge du canton de Berne et sans allouer d’indemnité à 
A.________ ;

- il fixe l’indemnité pour la défense d’office et les honoraires de Me I.________, défenseur 
de A.________, par un montant de CHF 14'353.15 ;

- il fixe l’indemnité pour le mandat d’office et les honoraires de Me D.________, mandataire 
d’office de C.________, par un montant de CHF 9'687.65 ;

- il ordonne la confiscation d’un câble de freins pour destruction (art. 69 CP) ;

- il ordonne la restitution d’un couteau japonais à C.________ ;

- il ordonne la mise en œuvre de l’ordonnance du 1er février 2021 du Ministère public 
ordonnant la prise des données signalétiques du prévenu ainsi que l’établissement de son 
profil ADN.

2. Pour le surplus, en confirmation du jugement entrepris, reconnaître A.________ coupable de :

- mise en danger de la vie d’autrui, infraction commise le 31 août 2020, à E.________, au 
préjudice de C.________ ;

- dommages à la propriété, infraction commise le 31 août 2020, à E.________, au préjudice 
de C.________ ;

- infraction à la LCR, infraction commise le 31 août 2020 à E.________.

3. Partant, condamner A.________ à une peine privative de liberté de 16 mois, le sursis partiel 
étant accordé pour 10 mois, avec un délai d’épreuve fixé à 4 ans, si bien que la partie à 
exécuter est de 6 mois.

4. Prononcer l’expulsion du prévenu du territoire suisse pour une durée de 5 ans.

5. Mettre les frais de procédure de première et de seconde instance à la charge du prévenu.

6. Régler le plan civil.

7. Rendre les ordonnances d’usage (honoraires, ADN, données signalétiques biométriques, 
communications).

Me D.________, pour C.________ :
1. Prendre acte des points du jugement de première instance qui n'ont pas été contestés dans la 

déclaration d'appel du 24 novembre 2024 et qui sont entrés en force de chose jugée.

2. Reconnaître A.________ coupable des infractions de mise en danger de la vie d'autrui 
commise le 31 août 2020, dommage à la propriété au préjudice de C.________ ainsi qu'une 
infraction à la loi sur la circulation routière dans les circonstances de temps et de lieu décrites 
dans le deuxième acte d'accusation rédigé par le Ministère public.

3. Partant, condamner le prévenu à une peine privative de liberté à dire de justice.

4. Mettre les frais de la procédure à charge du prévenu et le condamner aux dépens de la partie 
plaignante.

5. Taxer les honoraires de l'avocat d'office.

6. Condamner A.________ au versement en faveur de C.________ d'un montant de CHF 250.00 
pour la réparation du câble du frein de son véhicule, ainsi que CHF 500.00 au titre d'indemnité 
pour tort moral, ces deux montants avec intérêts à 5% dès le 1er septembre 2020.

7. Condamner A.________ aux frais et dépens pour ce volet de la présente procédure.

8

3.14 Prenant la parole en dernier, A.________ a déclaré qu’il n’avait pas fait tout juste 
dans sa vie, mais qu’il n’avait pas fait tout faux non plus. Il a indiqué qu’il ne se sentait 
pas coupable et qu’il n’était pas coupable des faits reprochés.

4. Objet du jugement de deuxième instance

4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués. Les 
points qui n’ont pas été attaqués ont d’ores et déjà acquis force de chose jugée en 
vertu de l’art. 402 du Code de procédure pénale suisse (CPP ; RS 312.0).

4.2 En l’espèce, l’appel porte sur les verdicts de culpabilité de mise en danger de la vie 
d'autrui, de dommages à la propriété et d’infraction à la LCR. La peine prononcée 
est également remise en cause, de même que la question de l’expulsion et les 
conclusions civiles. La fixation de la rémunération du mandat d’office du défenseur 
n’a pas été contestée mais l’obligation de remboursement est susceptible d’être 
revue, tout comme les frais de procédure. Les modalités d’effacement prévues pour 
les données signalétiques biométriques ainsi que pour le profil ADN ne sont pas 
susceptibles d’entrer en force indépendamment des peines et mesures prononcées 
et pourront donc aussi être adaptées. Pour le surplus, le jugement est entré en force, 
ce qu’il y a lieu de constater dans le dispositif du présent jugement.

5. Maxime d’instruction, pouvoir de cognition et pouvoir d’examen

5.1 Lorsqu’elle rend sa décision, la 2e Chambre pénale n’est pas liée par les motifs 
invoqués par les parties ni par leurs conclusions, sauf lorsqu’elle statue sur une 
action civile (art. 391 al. 1 CPP).

5.2 Dans la présente procédure, elle est liée par l’interdiction de modifier le jugement en 
défaveur (reformatio in peius) de A.________ en vertu de l’art. 391 al. 2 CPP. 
L’interdiction de la reformatio in peius n’empêche pas seulement une aggravation de 
la peine, mais également une qualification juridique plus grave des faits, un verdict 
de culpabilité de l’infraction consommée en lieu et place de la tentative ou de 
l’infraction comme coauteur en lieu et place de complice (ATF 139 IV 282 
consid. 2.5), ainsi qu’une péjoration des dispositions du jugement de première 
instance concernant les frais, dépenses et indemnités (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_1046/2013 du 14 mai 2014 consid. 2.3).

5.3 La 2e Chambre pénale jouit d’un plein pouvoir d’examen sur tous les points attaqués 
du jugement (art. 398 al. 2 CPP). L’appel peut être formé pour violation du droit, y 
compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, le déni de justice et le retard 
injustifié, pour constatation incomplète ou erronée des faits ou pour inopportunité 
(art. 398 al. 3 CPP).

6. Renvoi aux motifs du jugement de première instance

6.1 Conformément à l’art. 82 al. 4 CPP, lors de la procédure d’appel, la 2e Chambre 
pénale peut, s’agissant de l’appréciation en fait et en droit des faits faisant l’objet de 
l’accusation, renvoyer à l’exposé des motifs du jugement du Tribunal régional Jura 
bernois-Seeland, Agence du Jura bernois. Selon la jurisprudence du Tribunal 

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https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a82

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fédéral, la possibilité de renvoyer à l’exposé des motifs de l’autorité inférieure doit 
cependant être utilisée avec réserve. Un renvoi n’entre en considération, lorsque 
l’état de fait ou l’application du droit est contesté, que lorsque l’autorité de deuxième 
instance fait (totalement) siennes les considérations de l’autorité précédente 
(ATF 141 IV 244 consid. 1.2.3). Les arguments de la partie appelante doivent en 
outre être traités avant une éventuelle confirmation du premier jugement concernant 
l’appréciation en fait et en droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_731/2015 du 
14 avril 2016 consid. 1.4).

6.2 Sur la base de cette jurisprudence, la 2e Chambre pénale ne renverra aux motifs de 
première instance susceptibles d’être confirmés qu’après avoir traité les arguments 
soulevés par les parties en procédure d’appel. Elle désignera les pages auxquelles 
il est renvoyé et indiquera en outre si des corrections ou compléments doivent être 
apportés et, le cas échéant, sur quels points précis.

II. Faits et moyens de preuve

7. Faits et moyens de preuve dans le jugement de première instance

7.1 Les motifs du jugement de première instance contiennent un résumé complet des 
divers moyens de preuve (D. 1398-1399). 

7.2 Les parties n’ayant pas contesté ce résumé et étant donné qu’il n’y a pas d’intérêt à 
réécrire les mêmes développements en d’autres termes, la 2e Chambre pénale 
renvoie intégralement à cet exposé.

8. Moyens de preuve administrés en procédure d’appel

8.1 En procédure d’appel, il a été procédé à un complément d’administration de la 
preuve. Un nouvel extrait du casier judiciaire suisse du prévenu a été requis, de 
même qu’un extrait actualisé de l’Office des poursuites et de la caisse de 
compensation AVS. Des renseignements complémentaires relatifs à l’aide sociale 
perçue par le prévenu ont été requis auprès des autorités neuchâteloises. Des 
extraits du registre du commerce neuchâtelois, en lien avec la société fondée par le 
prévenu ainsi que celle fondée par ses enfants et auprès de laquelle il est employé, 
ont été édités. Me B.________ a déposé divers documents, lesquels ont été joints 
au dossier. Le prévenu a été auditionné lors des débats d’appel.

III. Appréciation des preuves

9. Arguments des parties

9.1 Me B.________ a relevé que le prévenu ne pouvait pas savoir que le plaignant se 
trouverait chez sa compagne le soir des faits. Cet élément ne ressortirait pas non 
plus de l’acte d’accusation. Le prévenu aurait uniquement eu un appel téléphonique 
avec la fille de sa précédente compagne. Aucun élément n’aurait pu le décider à se 
rendre à E.________ pour saboter les freins du plaignant. De plus, le plaignant serait 

http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-141-IV-244&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_731%2F2015&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-04-2016-6B_731-2015&number_of_ranks=1

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arrivé chez lui aux alentours de 22:00 heures. Un trajet normal dure environ 
1:00 heure, mais le plaignant a déclaré avoir roulé lentement. Ainsi, il serait en réalité 
parti avant 21:00 heures, de sorte que si le prévenu se trouvait dans son véhicule 
avec son téléphone, qui était à E.________ entre 20:50 heures et 21:10 heures, il 
n’aurait pas pu commettre les faits. Me B.________ a également relevé que le 
véhicule du plaignant était parqué le long de la route principale, où il aurait été 
extrêmement risqué de commettre les faits. Selon Me B.________, il serait 
incompréhensible que le prévenu soit resté 20 minutes à E.________. Bien que les 
relations entre le prévenu et le plaignant n’aient pas été très sereines, les principales 
tensions, documentées au dossier, apparaîtraient uniquement après les faits. Aucun 
élément ne pourrait ainsi expliquer que le prévenu ait voulu s’en prendre au 
plaignant. Me B.________ a également argumenté que l’analyse de la crédibilité du 
prévenu faite par le Tribunal de première instance était erronée, car elle ne pourrait 
être examinée que s’agissant de déclarations portant sur des affirmations directes 
en lien avec l’infraction. De plus, la défense a relevé que lors du sectionnement d’une 
conduite de frein, une petite quantité de liquide de freinage s’égoutte 
immanquablement. Or le lendemain matin, F.________ s’est rendue sur les lieux et 
n’a rien constaté, de sorte qu’il serait peu probable que le sabotage des freins ait eu 
lieu à E.________. Me B.________ a également relevé que selon les expertises 
figurant au dossier, il était étonnant qu’une personne ayant remarqué un 
dysfonctionnement de son système de freinage effectue un tel trajet pour rentrer à 
son domicile. De plus, le plaignant se serait contredit s’agissant de l’existence d’un 
témoin lumineux. Celui-ci se serait également contredit concernant l’endroit où il 
avait parqué son véhicule la première fois. La défense a conclu qu’il n’était pas 
possible d’affirmer avec suffisamment de certitude que le prévenu avait commis les 
faits qui lui sont reprochés. La thèse alternative présentée par le prévenu et les 
témoins n’apparaîtrait en tout cas pas moins crédible. L’acquittement du prévenu 
devrait ainsi être prononcé. 

9.2 Le Parquet général a demandé la confirmation du jugement de première instance, 
en relevant que le sectionnement de la conduite de freins du véhicule du plaignant 
était établi. La crédibilité du plaignant serait très bonne, dans la mesure où il a été 
constant dans ses déclarations, qu’il a tout de suite dénoncé les faits et qu’il n’a pas 
cherché à charger le prévenu. La crédibilité du prévenu serait très mauvaise, celui-
ci ayant louvoyé dans ses réponses et n’ayant pas hésité à mentir à plusieurs 
reprises. De plus, il aurait entraîné son fils et son petit-cousin dans ses manigances 
et ceux-ci ne seraient aucunement crédibles. L’analyse du téléphone portable du 
prévenu, qui est un élément objectif, contredirait totalement son récit. Il ne fait aucun 
doute, pour le Parquet général, que le prévenu s’est rendu à E.________ le soir des 
faits, eu égard au faisceau d’indices convergents. Le mobile du prévenu serait clair, 
compte tenu du triangle amoureux préexistant et des rituels de magie noire qu’il avait 
commandités. La chronologie des événements serait limpide et, contrairement à ce 
qui a été plaidé par la défense, les heures de départ et d’arrivée du plaignant ne 
seraient que des estimations. Tout concorderait ainsi avec l’analyse du téléphone du 
prévenu, lequel aurait pu commettre les faits en 20 minutes. Selon le Parquet 

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général, l’élément central serait l’existence d’un message vocal en espagnol envoyé 
à 21:06 heures depuis le téléphone portable du prévenu, ce qui démontrerait qu’il a 
menti lorsqu’il a prétendu que son téléphone se trouvait avec son petit-cousin, dans 
son véhicule. Le Parquet général a également relevé qu’F.________ avait déclaré 
qu’elle avait eu un appel téléphonique avec le prévenu le soir des faits et que ce 
dernier lui aurait dit qu’il entendait des gens en arrière-fond. Le prévenu aurait ainsi 
été en mesure de savoir que le plaignant se trouvait à E.________ ce soir-là, raison 
pour laquelle il s’y serait rendu. De l’avis du Parquet général, les faits doivent ainsi 
être considérés comme établis. 

9.3 Me D.________ a relevé qu’il existait un faisceau d’indices concordants, précis et 
graves à l’encontre du prévenu, qui a fait preuve d’une volonté délictuelle importante. 
Les moyens de preuves permettraient de retenir que le prévenu était sur les lieux au 
moment des faits et qu’aucune autre personne n’aurait pu commettre ceux-ci. 
L’analyse du téléphone portable du prévenu permettrait de retracer son parcours. 
Selon Me D.________, le message envoyé en espagnol à 21:06 heures permet de 
démontrer que le prévenu disposait de son téléphone à ce moment-là, toutes les 
autres thèses tombant à faux. De plus, contrairement aux déclarations de 
L.________, le téléphone du prévenu est parti de M.________. Enfin, 
Me D.________ a relevé que le fait d’acheter un kebab à E.________ et de revenir 
le manger à H.________ apparaît invraisemblable. Les témoins et le prévenu se 
seraient ainsi concertés afin de fournir un alibi à ce dernier, sans succès. Le fait que 
le prévenu ait consulté une prêtresse en République dominicaine démontrerait qu’il 
nourrissait une rancune vivace et une jalousie importante à l’égard du plaignant. La 
crédibilité du plaignant devrait être qualifiée de bonne, alors que celle du prévenu 
serait mauvaise. Partant, les faits devraient être considérés comme établis. 

10. Règles régissant l’appréciation des preuves

10.1 En ce qui concerne l’approche légale de l’appréciation des preuves et le principe de 
la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), la 2e Chambre pénale se réfère 
aux motifs de première instance (D. 1399-1404), sans les répéter.

11. Déclarations de C.________ 

11.1 Audition par-devant la police cantonale bernoise

11.1.1 Le plaignant a expliqué s’être rendu chez sa compagne, F.________, le soir du 
31 août 2020. Il a précisé que son véhicule fonctionnait parfaitement lors de son 
trajet jusqu’à E.________. Durant la soirée, le plaignant a dû se rendre à 
N.________ afin d’acheter une tringle à rideau, dont il fournira ultérieurement la 
preuve de paiement (D. 92). De retour à E.________, le plaignant se serait garé à 
proximité de l’immeuble où résidait F.________, aux environs de 19:00 heures. 
Après avoir passé la soirée ensemble, le plaignant serait reparti aux alentours de 
21:00 heures. Après 500 mètres environ, alors qu’un piéton traversait la route, le 
plaignant aurait remarqué que la force de freinage de son véhicule était réduite. Il a 
expliqué avoir dû actionner la pédale de frein à deux reprises afin de pouvoir 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a10

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immobiliser sa voiture. Lors du premier freinage, le véhicule aurait uniquement 
ralenti, mais il ne se serait pas arrêté. Le plaignant aurait fait le même constat lorsqu’il 
aurait tenté de freiner ultérieurement. Il aurait alors envoyé un message vocal à sa 
compagne pour l’informer du fait que ses freins seraient défaillants, conduisant à une 
vitesse réduite jusqu’à ce qu’il arrive à son domicile sis à O.________, où il serait 
arrivé peu après 22:00 heures. A ce moment-là, il aurait appelé F.________ afin de 
lui faire part de la situation (D. 66-67 l. 24-72, l. 90-91). 

11.1.2 Le lendemain, le plaignant aurait vérifié l’état des freins de son véhicule et aurait à 
nouveau constaté qu’ils ne fonctionnaient pas correctement. Il se serait rendu dans 
une station-service afin de remettre du liquide de frein, mais il n’aurait constaté 
aucune amélioration dans la force de freinage de son véhicule. Le plaignant aurait 
alors examiné le compartiment moteur et constaté une fuite du liquide de frein. Il 
aurait apporté son véhicule auprès d’un garage automobile et le mécanicien aurait 
constaté qu’une conduite de freins avait été coupée. Le plaignant aurait alors appelé 
la police (D. 66 l. 50-61). 

11.1.3 C.________ a expliqué qu’il nourrissait des soupçons à l’égard de l’ancien 
compagnon de F.________, à savoir le prévenu, en raison de son comportement 
étrange. En effet, le prévenu aurait envoyé des fleurs à son ancienne compagne, il 
aurait cassé un élément de ses volets, il l’aurait observée à plusieurs reprises et il 
aurait rôdé autour de son logement. Le prévenu aurait également envoyé des 
messages au plaignant afin de lui indiquer qu’il serait toujours en couple avec 
F.________. Le plaignant aurait fini par bloquer le prévenu sur les réseaux sociaux. 
C.________ a précisé qu’il ne voulait pas accuser le prévenu d’avoir coupé ses 
conduites de frein mais qu’il était la seule personne avec laquelle des tensions 
existaient, car le prévenu le tenait pour responsable de sa rupture avec F.________ 
(D. 67 l. 111-118 ; D. 69 l. 175-178). En effet, le plaignant aurait rencontré 
F.________ alors qu’elle était encore en couple avec le prévenu. Depuis lors, le 
plaignant aurait été en couple avec elle. Elle aurait gardé le contact avec le prévenu 
(D. 68 l. 121-123, l. 137-138, l. 169-170). 

11.1.4 Le jour des faits, un contact téléphonique aurait eu lieu entre F.________ et le 
prévenu. Ce dernier lui aurait indiqué qu’une personne aurait vu la voiture du 
plaignant garée à proximité de son immeuble. Il aurait demandé à quelqu'un de 
vérifier ce qu’il en était. Par la suite, F.________ aurait confronté le prévenu afin de 
savoir s’il avait coupé la conduite de freins du véhicule du plaignant, ce qu’il aurait 
nié (D. 68 l. 141-152). 

11.2 Audition par-devant le Ministère public 

11.2.1 Par-devant le Ministère public, le plaignant a expliqué que des tensions auraient 
existé avec le prévenu, celui-ci ne voulant pas accepter que sa relation avec 
F.________ fût terminée. Le prévenu aurait pris contact avec le plaignant par le biais 
des réseaux sociaux, en lui disant qu’il était toujours en couple avec F.________. Il 
aurait continué à lui envoyer des fleurs et des lettres. De plus, le prévenu se serait 
régulièrement promené aux alentours de leur domicile et aurait tenté de maintenir le 
contact avec F.________, ainsi qu’avec ses enfants (D. 72-73 l. 45-70). 

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11.2.2 La cause de la rupture entre le plaignant et F.________, au mois de juin 2020, aurait 
été liée au comportement du prévenu et à son ingérence dans leur relation. Ils 
auraient initialement prévu de se marier (D. 78 l. 248-250). Le prévenu aurait tenté 
à plusieurs reprises de faire échouer leur couple, respectivement de renouer une 
relation amoureuse avec F.________. Le plaignant aurait bloqué le prévenu sur les 
réseaux sociaux, ce dernier ayant cherché à le contacter à plusieurs reprises (voir 
D. 87-89). 

11.2.3 Le soir du 31 août 2020, après être parti de chez sa compagne, le plaignant aurait 
remarqué que les freins de son véhicule ne fonctionnaient pas correctement. Il aurait 
dû actionner la pédale de freins à deux reprises afin de pouvoir s’arrêter, en appuyant 
fortement sur celle-ci. Un témoin indiquant « inspection » aurait été allumé sur le 
tableau de bord. Le plaignant a expliqué avoir roulé prudemment, à vitesse réduite 
et avec les feux de panne allumés. Il aurait uniquement pensé qu’il devait remettre 
du liquide de freinage, ce qu’il aurait fait le lendemain. Dans la mesure où cela 
n’aurait eu aucune incidence positive sur le fonctionnement du système de freinage, 
il se serait rendu chez un garagiste, qui aurait constaté qu’une conduite de freins 
était sectionnée. Le mécanicien lui aurait conseillé d’appeler la police, afin que 
l’assurance prenne en charge les coûts de réparation, lesquels se sont montés à 
près de CHF 300.00 (D. 75 l. 125-157 ; D. 77 l. 200-209). Le plaignant aurait 
constaté des traces de liquide de freinage à son domicile, ayant dû freiner pour se 
parquer. Cette substance se serait également retrouvée sur la roue concernée ainsi 
que sur le tuyau, ce qu’il aurait constaté en examinant son véhicule le lendemain des 
faits, à la station-service. En revanche, le plaignant n’aurait pas constaté de traces 
à E.________ à l’endroit où il était parqué, dans la mesure où il n’aurait pas freiné 
en partant (D. 78 l. 256-265). Le plaignant n’aurait pas aperçu le véhicule du prévenu 
le soir des faits, ne sachant pas quelle voiture il conduisait (D. 79 l. 302-306). 

11.2.4 Sur question, le plaignant a précisé que le prévenu connaissait son véhicule, celui-
ci l’ayant précédemment vu au volant de sa voiture, alors accompagné de 
F.________. Le prévenu aurait en effet suivi le véhicule du plaignant afin que 
F.________ lui redonne ses clés. Ces faits se seraient déroulés le 26 octobre 2020 
(D. 76 l. 162-173). 

11.2.5 Les parties se seraient rencontrées après les faits, lorsque le prévenu sortait de 
l’appartement d’F.________, alors que le plaignant s’y rendait. Une dispute aurait 
éclaté. Le lendemain matin, le prévenu serait revenu à l’appartement, où se 
trouvaient le plaignant et F.________. Une seconde dispute se serait produite 
(D. 73-74 l. 73-121). 

11.2.6 Questionné à propos d’un conflit de voisinage, le plaignant a expliqué que son voisin 
avait embouti sa voiture en reculant avec son propre véhicule. Son voisin aurait dans 
un premier temps nié les faits, cassé le téléphone du plaignant et l’aurait blessé à la 
lèvre. Après intervention de la police, son voisin aurait reconnu les faits, se serait 
excusé, aurait remboursé les dommages causés et l’aurait également indemnisé 
pour sa blessure. Le plaignant a considéré cet incident comme étant réglé, désignant 
son voisin comme un ami (D. 77-78 l. 226-238). 

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11.2.7 Le plaignant a affirmé ne pas vouloir accuser le prévenu des faits de la présente 
procédure, dans la mesure où il ignorait qui avait sectionné sa conduite de freins, 
raison pour laquelle il avait déposé plainte contre inconnu (D. 78 l. 243-245). 

11.3 Audition par-devant le Tribunal de première instance

11.3.1 Le plaignant a indiqué qu’il était à nouveau en couple avec F.________ (D. 1206 
l. 29-30). Ils auraient rompu au mois de juin 2020, en raison du comportement du 
prévenu. En été 2020, leur relation aurait été amicale. Au mois d’août 2020, leur 
relation aurait repris (D. 1207-1208 l. 41 ss). 

11.3.2 Questionné à propos des faits, C.________ a réexpliqué ce qu’il avait déclaré lors 
de ses précédentes auditions. Il a en revanche précisé que le témoin d’inspection 
qui s’était allumé sur son tableau de bord était apparu quelques jours auparavant. 
Le témoin aurait concerné le changement de l’huile du moteur et n’aurait pas été lié 
à un problème du système de freinage. Aucun voyant y relatif ne se serait allumé 
(D. 1207 l. 4-39). Durant son trajet de retour, le plaignant aurait enclenché ses feux 
de panne lorsqu’il roulait à vitesse réduite (D. 1212 l. 11-16). 

11.3.3 Le plaignant a indiqué ne pas savoir qui aurait pu sectionner ses conduites de frein. 
Il n’aurait eu de problème avec personne d’autre que le prévenu, excepté son voisin, 
qui s’est excusé s’agissant de l’altercation qui s’était produite entre eux (D. 1210 
l. 26-34). Le plaignant a confirmé sa demande d’indemnité pour tort moral, d’un 
montant de CHF 800.00 plus intérêts, expliquant que cette situation l’avait poursuivi 
durant plusieurs années. Cette affaire l’aurait affecté, il aurait eu peur de sortir de 
chez lui et il se montrerait plus attentif (D. 1210-1211 l. 36 ss). 

11.4 Analyse de la crédibilité des déclarations de la partie plaignante 

11.4.1 La 2e Chambre pénale considère que la crédibilité du plaignant est bonne, dans la 
mesure où il a été constant dans ses déclarations et que son discours a été empreint 
de détails et de facteurs de vérité. Il est également relevé que le plaignant n’a pas 
cherché à charger le prévenu plus que nécessaire, ayant été très précautionneux 
dans ses déclarations à son égard. En effet, le plaignant a répété à plusieurs reprises 
ne pas savoir qui avait porté atteinte au système de freinage de son véhicule et qu’il 
ne pouvait émettre que des suspicions à l’égard du prévenu, dans la mesure où il 
s’agissait de la seule personne avec laquelle des tensions récurrentes avaient eu 
lieu. Le plaignant a ainsi été très mesuré dans ses propos à son égard et il s’en est 
tenu à un discours factuel en lien avec les différends rencontrés avec le prévenu et 
son ingérence dans sa relation de couple avec F.________. Les déclarations de 
cette dernière (cf. ch. 12.1 ci-après) corroborent par ailleurs celles du plaignant quant 
au déroulement des faits le soir du 31 août 2020, aux constatations rapportées par 
le plaignant à propos de son véhicule ainsi que s’agissant de l’attitude du prévenu et 
de sa propension à s’immiscer dans leur relation de couple. Les différents messages 
figurant au dossier de la procédure viennent également renforcer cette appréciation 
et la crédibilité du plaignant.

11.4.2 Contrairement à ce qui a été plaidé par la défense, les déclarations du plaignant 
concernant ses heures de départ et d’arrivée ne sont que des approximations, ceci 

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d’autant plus qu’il a été auditionné 10 jours après les faits. Dans une telle situation, 
il est tout à fait normal de ne pas se souvenir précisément de ses horaires et que des 
estimations soient données à titre indicatif. Ses déclarations restent ainsi cohérentes 
avec la durée de son trajet, même en tenant compte du fait que celle-ci ait pu être 
quelque peu rallongée en raison de sa conduite prudente.

11.4.3 Au demeurant, les déclarations du plaignant en lien avec les constatations liées à la 
force de freinage réduite de son véhicule sont cohérentes avec le rapport rendu par 
le service technique des accidents de la police cantonale bernoise (cf. ch. 14.1 ci-
après), lequel a fait état d’une perte de la puissance de freinage du véhicule 
lorsqu’une conduite de freins était sectionnée. De même, le plaignant a reconnu 
qu’un témoin se serait allumé sur le tableau de bord, conformément à ce qui figure 
dans le rapport susmentionné. Conformément à ce qui a été plaidé par la défense, il 
n’y a pas eu de constance parfaite dans les déclarations du plaignant s’agissant de 
l’existence d’un témoin lumineux. Néanmoins, il s’agit d’un élément relativement 
accessoire et cela démontre que le plaignant n’avait pas préparé son récit. Cela peut 
également s’expliquer par l’écoulement du temps. En outre, un léger doute peut 
subsister quant au fait que le plaignant ait réellement conduit à une vitesse aussi 
réduite qu’il l’a mentionné. Toutefois, cela n'enlève rien à la crédibilité du reste de 
ses déclarations, étant relevé que le plaignant se protégeait probablement afin de 
ne pas être lui-même dénoncé pour une possible infraction à la Loi fédérale sur la 
circulation routière pour avoir poursuivi sa route malgré les problèmes de freinage 
constatés à E.________ déjà. 

11.4.4 Ce faisant, la 2e Chambre pénale considère, à l’instar de la première instance, que 
le plaignant est parfaitement crédible et que ses déclarations sont conformes à la 
réalité.

12. Déclarations des autres personnes entendues dans la procédure

12.1 Déclarations de F.________ 

12.1.1 Par-devant la police cantonale bernoise, F.________ a expliqué que le soir du 
31 août 2020, C.________ se trouvait chez elle et que durant la soirée, il s’était rendu 
à N.________ afin d’acheter une tringle à rideaux. Il se serait parqué devant son 
immeuble. Après être parti, il lui aurait dit par téléphone que ses freins ne 
fonctionnaient pas correctement et qu’il avait dû actionner la pédale à deux reprises 
afin d’arrêter son véhicule. Ils seraient restés en contact téléphonique durant la 
majorité du trajet (D. 132 l. 27-49). Le lendemain des faits, lorsqu’elle s’est rendue à 
l’endroit où il était parqué, F.________ n’aurait constaté aucune trace sur le sol 
(D. 133 l. 81-82). 

12.1.2 Questionnée quant au fait que C.________ avait émis des soupçons à l’encontre du 
prévenu, à savoir son ancien compagnon, F.________ a indiqué ne pas savoir 
pourquoi il avait fait de telles déclarations, dans la mesure où les deux hommes 
n’auraient jamais eu de contacts. Elle ne serait pas au courant de problèmes entre 
eux. Des difficultés auraient émergé avec le prévenu lors de leur rupture en 2017, 
celui-ci n’arrivant pas à accepter la situation. Il lui aurait offert des fleurs et écrit des 

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lettres, mais aucun problème n’aurait persisté entre eux. F.________ a indiqué que 
le prévenu n’était pas une personne agressive (D. 132-133 l. 54-75). C.________ 
aurait eu un conflit avec l’un de ses voisins, à la suite d’un accrochage avec leurs 
véhicules. La police serait intervenue à la demande du plaignant (D. 133 l. 84-86). 

12.1.3 Le soir des faits, F.________ et le prévenu se seraient parlé au téléphone. Elle a 
indiqué que le plaignant « a seulement fait des suppositions concernant l’implication 
de [s]on ex-copain », précisant : « C.________ exagère un petit peu » (D. 133 l. 88-
91). Elle s’est montrée surprise à l’égard de la présente procédure, indiquant que 
« cette histoire [était] bizarre » et qu’elle ne connaissait pas le prévenu comme étant 
« une personne maligne » (D. 134 l. 115-116). F.________ a dit ignorer si le prévenu 
connaissait le véhicule du plaignant. Elle a démenti le fait que le prévenu lui aurait 
dit avoir demandé à un tiers d’observer la présence de la voiture du plaignant (D. 133 
l. 80, l. 93-96).

12.1.4 Par-devant le Ministère public, F.________ a expliqué avoir été en couple tant avec 
le prévenu qu’avec le plaignant. Elle aurait maintenu des contacts avec eux, même 
après les ruptures, respectivement alors qu’elle était impliquée dans une relation 
amoureuse avec l’un ou l’autre. Les deux hommes auraient été jaloux (D. 136 
l. 54 ss), bien qu’elle ait indiqué ne pas avoir remarqué de problèmes entre eux 
(D. 139 l. 146). Ultérieurement, elle a déclaré ne pas savoir si les deux hommes 
étaient jaloux l’un de l’autre (D. 142 l. 262-263). En 2020, F.________ se serait 
montrée ambivalente avec le prévenu et avec le plaignant, alternant des relations 
entre les deux hommes (D. 138 l. 96-105 ; D. 139 l. 139-142). Ils l’auraient tous deux 
demandée en mariage. Elle aurait signé les papiers relatifs à une demande de 
mariage préparés par le plaignant, mais aucune suite n’y aurait été donnée (D. 138 
l. 108-129 ; D. 139 l. 137).

12.1.5 Le soir des faits, F.________ aurait été au téléphone avec le plaignant durant son 
trajet de retour. Il aurait constaté un dysfonctionnement des freins de son véhicule. 
Le lendemain, elle se serait rendue à l’endroit où le véhicule du plaignant était parqué 
et n’aurait rien constaté (D. 142-143 l. 270-283).

12.1.6 En octobre 2020, alors qu’elle se trouvait en voiture avec C.________, le prévenu 
les aurait suivis avec son véhicule afin de lui demander de lui rendre sa clé (D. 139 
l. 157-168). F.________ a également confirmé le fait que le prévenu s’était rendu à 
son domicile un matin, alors qu’elle s’y trouvait avec C.________. Ils auraient alors 
eu une discussion la concernant (D. 140 l. 179-181 ; D. 139 l. 146-149).

12.1.7 Au mois de mai 2021, le plaignant lui aurait envoyé des messages d’excuses après 
l’avoir croisée en compagnie du prévenu, tout en ayant fait une scène devant tout le 
monde (D. 144 l. 323-328). Au mois d’août 2021, soit au moment de son audition, 
F.________ a déclaré qu’elle se trouvait à nouveau en couple avec C.________ 
(D. 144 l. 336-337). 

12.1.8 La crédibilité de F.________ est bonne, tout en soulignant que celle-ci n’a pas pris 
parti en faveur du prévenu ou du plaignant, compte tenu des sentiments ambivalents 
qui l’habitaient à l’égard des précités. Elle a d’ailleurs jugé que les déclarations du 

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plaignant et ses suspicions à l’égard du prévenu étaient exagérées, alors même 
qu’elle se trouvait en couple avec le plaignant. F.________ n’a pas été témoin des 
faits et ignore qui a endommagé la conduite de freins du véhicule du plaignant. 
Cependant, ses déclarations donnent un éclairage important et pertinent s’agissant 
de sa relation avec chacune des parties, de même que s’agissant de l’attitude du 
prévenu à l’égard du plaignant et de leur relation de couple. Ses déclarations peuvent 
ainsi être prises en compte par la 2e Chambre pénale dans le cadre de l’appréciation 
des preuves. 

12.2 Déclarations de P.________ 

12.2.1 Auditionné par-devant le Ministère public, P.________, le fils du prévenu, a indiqué 
que son père lui avait « expliqué ce qui se tramait », sachant ainsi qu’il devrait 
témoigner dans le cadre de la présente procédure (D. 115 l. 35-36). 

12.2.2 P.________ a indiqué que son père lui prêtait parfois son véhicule, de même qu’à 
L.________, son petit-cousin (D. 115 l. 49-50 ; D. 118 l. 138-148). Lorsqu’il 
souhaitait emprunter la voiture, L.________ se rendrait chez le prévenu et 
P.________ afin de leur demandait les clés (D. 118 l. 154-165). 

12.2.3 Etant précisé que P.________ a été auditionné le 24 août 2021, celui-ci a indiqué 
qu’il se souvenait du fait que L.________ aurait emprunté la voiture de son père le 
31 août 2020. Il a déclaré que son père lui avait « expliqué toute la procédure et ce 
qui se passait ». P.________ a déclaré que son petit-cousin était venu à leur domicile 
aux environs de 20:00 heures, alors que son père se trouvait à la maison, en train 
de cuisiner, habillé d’un marcel. L.________ aurait demandé les clés de voiture et 
P.________ les lui aurait remises. Dans un premier temps, P.________ a indiqué 
que L.________ n’aurait pas donné de motifs pour lesquels il aurait eu besoin de la 
voiture, avant de déclarer qu’il aurait en réalité dit qu’il voulait aller « manger un 
kebab ». P.________ n’aurait néanmoins découvert cette justification 
qu’ultérieurement, lors d’une discussion avec son père et L.________, laquelle serait 
intervenue environ deux mois avant son audition. Son père aurait voulu savoir ce 
qu’il était advenu de la voiture le soir du 31 août 2020 et L.________ aurait déclaré 
qu’il était allé manger un kebab. P.________ a également précisé que le soir des 
faits, son père n’avait pas son téléphone portable sur lui, car il le laissait toujours 
dans sa voiture afin de le charger (D. 119-121 l. 168-253). 

12.2.4 Bien que dûment cité afin d’être auditionné par-devant le Tribunal de première 
instance le 8 mars 2024, P.________ ne s’est pas présenté et il a été interrogé lors 
de l’audience des débats le 27 août 2024 (voir ch. 14.6 ci-après). A cet égard, 
P.________ a expliqué que le matin de son audition, il aurait eu des fourmillements 
dans les mains, ce qui aurait mené à son hospitalisation. Il aurait été question d’AVC, 
d’AIT ou de migraine avec aura. P.________ aurait pu sortir de l’hôpital le jour même, 
avec la consigne de se rendre auprès d’un service d’urgence en cas d’apparition de 
symptômes, bien que le corps médical n’ait pas pu déterminer ce qu’il avait. 
Questionné quant au fait qu’il avait uniquement envoyé un certificat d’incapacité de 
travail, établi sur la base de ses propres déclarations, P.________ n’a pas pu 
apporter de réponse circonstanciée (D. 1316 l. 18-44). Il a indiqué ne pas avoir craint 

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de prendre l’avion dans les jours suivant sa visite à l’hôpital (voir D. 1039-1043 à ce 
propos et ch. 14.6.2 ci-après), ceci malgré le danger que pouvait représenter une 
suspicion d’AVC. Il n’aurait pas été mis en garde à ce propos par l’équipe médicale 
(D. 1321 l. 32-43).

12.2.5 Confronté au fait qu’il avait pu indiquer précisément que, le soir du 31 août 2020, 
L.________ avait emprunté la voiture de son père, P.________ a expliqué qu’après 
avoir été convoqué pour une audition par-devant le Ministère public, son père lui 
avait demandé s’il avait utilisé la voiture ce soir-là, ce qui n’était pas le cas. Ils 
auraient alors essayé de comprendre ce qu’il s’était passé et P.________ aurait 
questionné L.________, qui leur aurait dit avoir emprunté le véhicule le soir en 
question (D. 1317 l. 25-36). L.________ ne se serait cependant pas souvenu de la 
date en question : c’est le prévenu qui aurait parlé du 31 août 2020, car il aurait été 
interrogé à ce propos. Une discussion aurait ainsi eu lieu entre ces trois personnes. 
Quant à savoir comment L.________ aurait pu se rappeler, plusieurs mois plus tard, 
être allé chercher un kebab ce soir-là, P.________ a simplement répondu « non » 
(D. 1318 l. 1-7). 

12.2.6 P.________ a confirmé que son père laissait toujours son téléphone dans son 
véhicule pour le charger, ceci depuis 8 ou 10 ans, car ils n’avaient qu’un seul 
chargeur à la maison. Le téléphone continuerait de charger même lorsque le moteur 
du véhicule est coupé (D. 1318 l. 24-41). P.________ a été confronté à une facture 
d’un garage automobile datée du 17 février 2020 (D. 467), sur laquelle une 
inscription manuscrite indique « modification allume-cigare pour le natel : offert », 
alors qu’il avait déclaré que le prévenu chargeait son téléphone dans son véhicule 
depuis plusieurs années. A ce propos, P.________ a expliqué qu’ils utilisaient 
parfois des batteries externes et que son père laissait son téléphone dans sa voiture 
afin de ne pas être dérangé (D. 1321 l. 8-28).

12.2.7 La crédibilité de P.________ est de toute évidence nulle, dans la mesure où il 
apparaît très clairement que ses déclarations ont été préparées pour les besoins de 
la cause, ceci dans un intérêt bien compris afin de soutenir son père. Le fait qu’une 
discussion ait eu lieu entre le prévenu, P.________ et L.________ préalablement à 
l’audition de ces deux derniers démontre qu’une version commune a été convenue 
à l’avance afin de corroborer les dires du prévenu. Or aucun autre élément de preuve 
ne vient renforcer cette version. Il est également relevé que P.________ a louvoyé 
dans plusieurs de ses réponses lorsqu’il a été mis face à ses contradictions et que 
certaines de ses déclarations sont en opposition avec certains moyens de preuves 
figurant au dossier. En effet, comme exposé ci-après, l’analyse du téléphone 
portable du prévenu démontre que celui-ci est parti de M.________, s’est rendu à 
H.________, puis est retourné à M.________ avant de se déplacer jusqu’à 
E.________. De plus, le prévenu a envoyé avec son téléphone un message vocal 
en espagnol à 21:06 heures (D. 858 ; D. 981-982), ce qui démontre que le prévenu 
avait bien son téléphone portable sur lui à ce moment-là et que celui-ci ne se trouvait 
pas en train de charger dans son véhicule prétendument conduit par L.________, 

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lequel a indiqué catégoriquement ne pas parler l’espagnol et ne pas avoir touché au 
téléphone du prévenu (cf. ch. 12.3.3 et 12.3.4).

12.2.8 Le fait que P.________ se soit également soustrait à son audition par-devant le 
Tribunal de première instance en invoquant des problèmes de santé avec une 
mauvaise foi évidente vient encore renforcer la conviction de la 2e Chambre pénale 
quant au fait qu’il avait manifestement la volonté d’entraver la procédure pénale, 
vraisemblablement dans le but de retarder celle-ci au regard du délai relatif à la 
révocation du sursis précédemment octroyé au prévenu (cf. ch. 14.6 ci-après). 
Partant, les déclarations de P.________ sont mensongères et elles ont été faites 
uniquement dans le but d’aider son père. Bien loin de disculper celui-ci, ces 
déclarations laissent au contraire transparaître une stratégie maladroite – mais 
néanmoins nécessaire au vu de la localisation de son téléphone portable le soir des 
faits, laquelle lui avait été présentée lors de sa première audition par-devant la police 
cantonale bernoise – que le prévenu et son fils n’auraient pas eu besoin de déployer 
si A.________ n’avait effectivement pas été impliqué dans les faits qui lui sont 
reprochés. 

12.3 Déclarations de L.________ 

12.3.1 Par-devant le Ministère public, en date du 24 août 2021 – soit une année après les 
faits – L.________ a déclaré, au début de son audition : « c’est souvent moi qui 
prends la voiture ». Questionné quant à savoir pourquoi il avait spontanément 
abordé ce sujet, L.________ a expliqué avoir demandé à son cousin pour quelle 
raison il était convoqué au Ministère public, lequel lui aurait indiqué que le Procureur 
allait lui poser des questions. A nouveau, il a été demandé à L.________ pourquoi il 
avait parlé de voiture. Celui-ci a répondu : « Je ne sais pas. J’ai mal compris » 
(D. 124 l. 34-52). 

12.3.2 Sur question, L.________ a expliqué qu’il empruntait régulièrement la voiture du 
prévenu. Interrogé quant à savoir s’il avait emprunté ce véhicule l’été dernier et plus 
particulièrement le 31 août 2020, L.________ a répondu que cela était le cas. Il se 
serait rendu chez le prévenu et son fils pour leur demander les clés, que P.________ 
lui aurait remises. A.________ se serait trouvé dans l’appartement, habillé avec un 
marcel. L.________ aurait pris la voiture aux environs de 20:00 heures ou 20:30 
heures « pour aller faire un tour » et se serait rendu à E.________. A la question de 
savoir pourquoi il avait spécifiquement mentionné cette commune, le témoin a répété 
qu’il voulait « faire un tour », souhaitant aller plus loin que M.________, avant de 
louvoyer dans sa réponse. L.________ a ensuite déclaré être allé acheter un kebab 
lorsqu’il se trouvait à E.________, pour le manger chez lui. Il serait alors rentré à 
H.________ et aurait redonné les clés de voiture au prévenu (D. 125-127 l. 78-155).

12.3.3 Questionné quant à savoir s’il avait remarqué le téléphone du prévenu dans la 
voiture, L.________ a répondu que celui-ci était branché dans le véhicule, en charge. 
Il ne l’aurait pas touché (D. 128 l. 173-182). Il serait allé seul à E.________ (D. 128 
l. 170-171).

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12.3.4 Lors des débats de première instance, L.________ a indiqué qu’il se souvenait avoir 
emprunté la voiture du prévenu le 31 août 2020, afin de se rendre à E.________ 
pour acheter un kebab, qu’il a ensuite mangé à la maison. Questionné quant à savoir 
par quel moyen il se souvenait précisément de cette date alors qu’il avait été 
auditionné près d’une année après, L.________ a indiqué que lors de son audition, 
il ne se rappelait pas la date en question. Confronté au fait que ses déclarations 
spontanées par-devant le Ministère public étaient surprenantes, L.________ a 
louvoyé dans ses explications et répété avoir emprunté le véhicule du prévenu pour 
se rendre à E.________ (D. 1292-1293 l. 22 ss). Quant à l’appel vocal en espagnol 
provenant du téléphone du prévenu le jour des faits reprochés, à 21:06 heures, et 
écouté lors de son audition, le témoin a déclaré catégoriquement ne pas parler 
l’espagnol (D. 1295 l. 13-21).

12.3.5 L.________ a indiqué avoir eu une discussion avec le prévenu, qui souhaitait savoir 
où il allait avec son véhicule, sans pouvoir indiquer quand elle avait eu lieu (D. 1292 
l. 37-38). L.________ a démenti s’être entretenu avec le prévenu – respectivement 
avec P.________ – avant son audition (D. 1293 l. 32-41). Confronté au fait que selon 
P.________, ils auraient eu une discussion tous les trois avant d’être auditionnés 
afin de savoir où se trouvait le véhicule du prévenu le soir des faits, L.________ a 
finalement confirmé que cette conversation avait eu lieu, celui-ci ayant pensé s’être 
fait photographier par un radar. Lors de cette discussion, L.________ aurait expliqué 
être allé chercher un kebab à E.________ (D. 1293-1294 l. 43 ss). Questionné quant 
à savoir pourquoi il aurait fait plus d’une heure de trajet pour s’acheter à manger, 
L.________ a expliqué qu’il avait envie de « se balader un peu » et qu’à cette 
période, les établissements étaient fermés dans le canton de Neuchâtel (D. 1294 
l. 10-17). Le téléphone du prévenu se serait trouvé dans le véhicule, en charge 
(D. 1294 l. 25-31). 

12.3.6 A l’instar de ce qui a été relevé s’agissant de P.________, la crédibilité de 
L.________ est également nulle. En effet, il apparaît clairement que le prévenu et 
les deux témoins se sont entendus avant l’audition de ces derniers, qui 
reconnaissent tous deux qu’une discussion a eu lieu au préalable. Il apparaît ainsi 
clairement qu’une version commune a été élaborée et que L.________ avait reçu la 
consigne d’indiquer mensongèrement qu’il avait conduit le véhicule du prévenu le 
soir des faits. A ce propos, il apparaît invraisemblable qu’il se soit précisément 
souvenu d’avoir emprunté la voiture du prévenu à cette date exacte, une année 
après les faits – ce d’autant plus qu’il avait lui-même admis emprunter régulièrement 
le véhicule du prévenu plusieurs fois par semaine. De même, il apparaît tout autant 
invraisemblable que L.________ ait effectué un tel trajet afin d’aller s’acheter un 
kebab dans un autre canton et de revenir consommer son repas à son domicile, 
lequel aurait manifestement eu le temps de refroidir dans l’intervalle. A ce propos, la 
justification avancée, à savoir le fait que les établissements de restauration étaient 
fermés dans le canton de Neuchâtel à cette période, est également fausse. En effet, 
selon les recommandations en vigueur dans ce canton depuis le 19 août 2020, les 
restaurants et autres établissements similaires ont été limités à 100 personnes 
présentes simultanément (D. 1241), ce qui démontre que ceux-ci étaient ouverts le 

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soir des faits. La justification de L.________ était ainsi mensongère, ce qui accroit 
encore d’avantage l’absence de crédibilité de ses déclarations. A l’instar de ce qui a 
été relevé s’agissant de P.________, le prévenu n’aurait pas eu à inciter L.________ 
à tenir des propos aussi absurdes s’il était réellement resté à son domicile le soir des 
faits.

13. Déclarations de A.________ 

13.1 Audition par-devant la police cantonale bernoise

13.1.1 Lors de sa première audition, le prévenu a indiqué que C.________ était l’ami de 
F.________, qui était elle-même son ancienne compagne. Les deux hommes 
auraient eu des échanges par le biais des réseaux sociaux et ils se seraient croisés 
occasionnellement. Les contacts entre eux ne seraient « pas sereins », 
respectivement « moyens » (D. 148 l. 26-37). Le prévenu a reconnu avoir contacté 
le plaignant par le biais de Facebook (D. 149 l. 82-83).

13.1.2 Le prévenu a expliqué que sa relation de couple avec F.________ avait été 
fluctuante. Il a démenti avoir observé son ancienne compagne après leur rupture, 
respectivement avoir cassé l’un de ses volets et avoir rôdé autour de son domicile 
(D. 149 l. 56-77). 

13.1.3 Confronté aux suspicions du plaignant s’agissant du fait qu’il aurait pu endommager 
les freins de sa voiture, le prévenu a répondu « c’est logique que ce n’est pas moi ». 
Il a justifié cela par le fait qu’il n’y avait pas d’huile à l’endroit où le plaignant était 
parqué à E.________ mais que du liquide de freinage avait été retrouvé sur la place 
de parc au domicile du plaignant. Le prévenu a relevé que le plaignant aurait eu un 
conflit avec l’un de ses voisins, contre lequel il aurait porté plainte. Questionné sur 
son emploi du temps le soir du 31 août 2020, le prévenu a répondu sans détours 
qu’il faisait du sport, comme tous les lundis, entre 18:45 heures et 20:15 heures 
environ. Il serait ensuite rentré à son domicile aux alentours de 20:30 heures. Après 
son entraînement, il aurait téléphoné à F.________. Cette dernière l’aurait rappelé 
plus tard dans la soirée, afin de lui dire que les freins de la voiture du plaignant 
avaient été endommagés et lui demander s’il avait quelque chose à voir avec cela, 
ce que le prévenu aurait démenti. Il a indiqué qu’il se trouvait à son domicile, avec 
son père et son fils (D. 149-150 l. 89-120). Selon le prévenu, F.________ lui aurait 
dit, en parlant de la présente procédure, que le plaignant était un manipulateur qui 
inventait des choses pour arriver à ses fins (D. 150 l. 135-136). Il a lui-même désigné 
le plaignant comme étant « un embrouilleur » (D. 151 l. 180).

13.2 Audition par-devant le Ministère public le 23 juin 2021

13.2.1 Le prévenu a déclaré qu’il était en couple avec F.________ entre le mois d’avril et la 
fin du mois de décembre 2020 (D. 155 l. 45-46). Le couple aurait prévu de se marier 
durant l’année 2021 (D. 156 l. 88). Confronté à la demande en vue de la préparation 
au mariage du plaignant et de F.________, le prévenu a demandé si c’était « un 
gag », affirmant que la signature sur le document n’était pas celle de son ancienne 
compagne (D. 157 l. 91-94).

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13.2.2 S’agissant de ses échanges avec le plaignant, le prévenu l’aurait contacté par le 
biais de Facebook. Ce dernier aurait essayé d’éloigner le plaignant d’F.________, 
respectivement d’eux et de « le faire dégoûter » (D. 157 l. 120-128). Le prévenu 
connaissait le véhicule avec lequel le plaignant circulait (D. 158 l. 135). En date du 
26 octobre 2020, le prévenu aurait effectivement suivi le plaignant et F.________ en 
voiture, afin que cette dernière lui rende ses clés (D. 161 l. 253-263).

13.2.3 Le prévenu a affirmé – plus de six mois après son interrogatoire par la police – qu’il 
ne se trouvait pas à E.________ le soir du 31 août 2020. Il a justifié le fait que son 
téléphone avait borné à cet endroit par le fait qu’il se trouvait en charge dans son 
véhicule que L.________ avait emprunté afin d’aller acheter un kebab à E.________. 
C’est le fils du prévenu qui lui aurait donné les clés de voiture. Le prévenu aurait vu 
que L.________ avait un kebab avec lui lors de son retour, raison pour laquelle il 
aurait su où il s’était rendu. Il n’aurait pas expliqué cela lors de son audition par-
devant la police cantonale bernoise car aucune question ne lui aurait été posée à ce 
propos (D. 158-159 l. 147-183).

13.2.4 Confronté au fait que selon l’analyse de son téléphone, il serait en réalité parti de 
M.________, le prévenu a affirmé que cela était faux et que son véhicule, dans lequel 
se trouvait son téléphone, était parti de H.________. Selon le prévenu, il se trouvait 
à son domicile depuis son retour de sa séance de sport, étant précisé que le trajet 
entre les deux localisations durait 3 minutes environ (D. 158 l. 153-154 ; D. 159 
l. 197-198). Le prévenu se serait souvenu que son téléphone se trouvait dans son 
véhicule aux alentours de 21:30 heures, lorsque L.________ lui aurait redonné les 
clés de voiture à son retour (D. 159-160 l. 200-203).

13.2.5 Le prévenu a relevé qu’il n’y avait pas de trace de liquide de freinage où la voiture 
du plaignant était parquée à E.________, ni sur le côté du véhicule, mais uniquement 
au domicile de celui-ci. Il aurait été impossible pour le plaignant d’effectuer un aussi 
long trajet avec un véhicule dans cet état. Selon le prévenu, le plaignant aurait lui-
même coupé la conduite de freins et aurait vidé le liquide de freinage lorsque sa 
voiture se trouvait à l’arrêt. Le fait qu’il aurait informé F.________ de ses problèmes 
de frein constituerait de la préméditation. Le plaignant aurait pu apercevoir le 
véhicule du prévenu depuis l’appartement de F.________ lorsqu’il était stationné 
devant l’établissement où L.________ serait allé chercher à manger le soir des faits. 
Le plaignant aurait ainsi eu l’idée de « faire le coup » (D. 161-162 l. 277-288).

13.2.6 Questionné à propos de ses contacts téléphoniques, le prévenu a indiqué ne pas 
savoir qui était la personne disposant d’un numéro d’appel français, bien qu’il ait lui-
même appelé ce numéro à plusieurs reprises et durant plusieurs mois (D. 160 l. 218-
225), comme cela sera exposé ci-après (cf. ch. 14.2.5)

13.2.7 Q.________ serait une prêtresse à qui le prévenu aurait demandé de prier pour que 
le plaignant et F.________ se séparent. Elle aurait eu besoin d’une photo du couple. 
Le prévenu a indiqué que le moyen lui importait peu car pour lui, « l’important c’était 
qu’ils se séparent » (D. 160-161 l. 238-251). 

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13.3 Audition par-devant le Tribunal de première instance

13.3.1 Le prévenu a reconnu avoir eu une discussion avec P.________ et L.________, pour 
essayer « de comprendre qui avait pris le véhicule ce soir-là » (D. 1327 l. 33 ss). 
Questionné quant à savoir comment L.________ aurait pu se souvenir de la date en 
question, le prévenu a louvoyé dans sa réponse, indiquant connaître le gérant d’un 
établissement à E.________, où ils avaient l’habitude de se rendre. Confronté au fait 
que contrairement à ses précédentes déclarations, les restaurants n’étaient pas 
fermés dans le canton de Neuchâtel, ce qui aurait pu expliquer pour quelle raison 
L.________ aurait fait un tel trajet pour s’acheter à manger, le prévenu s’est mis sur 
la défensive et indiqué que son cousin avait lui-même décidé de se rendre à 
E.________ (D. 1327-1328 l. 42 ss). 

13.3.2 Confronté aux contrôles rétroactifs effectués sur son téléphone portable, le prévenu 
a refusé de répondre (D. 1328 l. 13-30). Il n’a pas pu apporter d’explication plausible 
quant à la question de savoir pourquoi il aurait chargé son téléphone portable dans 
son véhicule et non à son domicile (D. 1329 l. 3-15). S’agissant de l’analyse du 
contenu de son appareil, le prévenu a prétendu ne pas reconnaître les messages 
audios envoyés depuis son propre numéro (D. 1328-1329 l. 32 ss ; D. 1335 l. 28-
42), respectivement ne pas en avoir le souvenir (D. 1329 l. 39), en particulier 
s’agissant du message vocal en espagnol envoyé le 31 août 2020 à 21:06 heures. 
A ce propos, le prévenu a laconiquement répondu ne pas reconnaître la voix et ne 
pas savoir à quoi la personne faisait référence (D. 1328 l. 32 ss).

13.3.3 Le prévenu a expliqué avoir connaissance de la marque et du modèle de véhicule 
de la partie plaignante en raison d’une précédente altercation qui serait survenue 
entre eux, lors de laquelle C.________ l’aurait « coursé dans la ville » (D. 1329-1330 
l. 41 ss). 

13.3.4 Au moment des faits, F.________ aurait été en couple avec C.________. Le prévenu 
l’a désignée comme « une ex compagne », bien qu’ils soient demeurés très proches, 
en raison de divers problèmes familiaux rencontrés par celle-ci. Leur relation était 
compliquée et ils auraient alterné des périodes de couple et des périodes de 
séparation. Lors de ces dernières, F.________ aurait entretenu une relation avec 
C.________. Le prévenu a relaté des disputes qui ont éclaté entre lui et le plaignant, 
lors de rencontres fortuites (D. 1330-1331 l. 33 ss). Confronté au fait qu’il avait 
précédemment déclaré avoir tenté d’éloigner la partie plaignante, le prévenu a refusé 
de s’expliquer davantage, avant de divaguer et se victimiser, répétant « ce n’est pas 
juste » et essayant de retourner la situation en dénigrant le plaignant (D. 1332 l. 8-
35). 

13.3.5 S’agissant de ses échanges avec Q.________ et des rites qu’il lui avait demandé de 
pratiquer pour séparer la partie plaignante et F.________, le prévenu a répondu que 
les choses n’étaient pas correctement présentées et qu’en tant que catholique, il 
n’aurait fait que formuler des prières visant la réalisation de quelque chose qu’il 
souhaitait, respectivement une prière pour que les choses redeviennent correctes 
(D, 1332 l. 37-44). 

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13.3.6 Confronté aux faits de l’acte d’accusation, le prévenu a indiqué que ce n’était qu’une 
mise en scène et que cela était scandaleux. Il a démenti être capable d’agir de la 
sorte. Le prévenu a prétendu que le plaignant avait menti et qu’il ne méritait pas de 
se faire inculper. Ce faisant, le prévenu s’est placé en victime d’une conspiration 
inventée par la partie plaignante pour lui nuire, répétant que cela était injuste, 
respectivement incorrect. Il a prétendu que le plaignant aurait pu lui-même couper 
son câble de freins ou que son voisin aurait pu être responsable de cela (D. 1333-
1334 l. 39 ss ; D. 1336 l. 26-33 ; D. 1337 l. 5-6). 

13.4 Audition par-devant la Cour suprême

13.4.1 Durant l’audience des débats d’appel, le prévenu a déclaré que le plaignant était 
« toujours très fâché » mais que lui-même n’était pas en conflit avec C.________ 
(D. 1631 l. 13-17). Il a louvoyé dans sa réponse lorsqu’il a été confronté au fait que 
selon l’analyse de son téléphone portable, il avait contacté une prêtresse en 
République dominicaine afin de pratiquer des rituels pour faire en sorte que le 
plaignant et F.________ se séparent. Le prévenu a contesté avoir sectionné la 
conduite de freins du véhicule du plaignant. S’agissant du fait que son téléphone 
portable avait borné à E.________ le soir des faits, le prévenu a expliqué avoir fait 
installer un système d’alimentation lui permettant de recharger son véhicule pendant 
la nuit. Le soir du 31 août 2020, le prévenu a répété que L.________ avait emprunté 
sa voiture pour se rendre à E.________, expliquant le bornage de son téléphone à 
cet endroit. Le prévenu n’a pas pu expliquer pour quelle raison il n'avait pas fait de 
telles déclarations lors de sa première audition par-devant la police cantonale 
bernoise. Le prévenu a déclaré ne pas se souvenir de la conversation qu’il aurait eue 
avec son fils et son petit-cousin avant leurs auditions respectives (D. 1631-1632 
l. 25-55). 

13.4.2 Le prévenu n’a aucunement fait bonne impression à la Cour de céans lors de son 
audition pendant les débats d’appel. Celui-ci a plusieurs fois déclaré que ses 
souvenirs s’étaient effacés lorsqu’il a été confronté à des questions sensibles 
(D. 1631 l. 36 ; D. 1632 l. 51, l. 55, l. 72-74). Dans le cadre de sa dernière prise de 
parole, le prévenu a déclaré qu’il ne se sentait pas coupable des faits qui lui sont 
reprochés, puis qu’il n’était pas coupable d’avoir commis ceux-ci (D. 1642).

13.5 Analyse de la crédibilité des déclarations du prévenu

13.5.1 La 2e Chambre pénale relève tout d’abord que lors de sa première audition, le 
prévenu connaissait parfaitement les faits qui lui étaient reprochés, dans la mesure 
où F.________ l’en avait informé. Il a ainsi pu préparer sa défense et ses arguments, 
de sorte que la spontanéité de ses premières déclarations a été entravée. 

13.5.2 Malgré cette préparation, le prévenu n’a eu de cesse de se contredire ou d’affirmer 
des contre-vérités, même face à l’évidence :

- Confronté aux constatations de la police cantonale bernoise s’agissant de la 
localisation de son téléphone le soir des faits, le prévenu a prétendu que celles-
ci étaient fausses, tout en louvoyant dans ses réponses lorsqu’il a été mis face 
aux moyens de preuves objectifs.

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- Dans ce cadre, le prévenu a manifestement mis en place une stratégie commune 
avec P.________ et L.________, prétendant que ce dernier aurait emprunté son 
véhicule le soir des faits, dans lequel son téléphone se serait trouvé. Comme 
cela a été exposé ci-avant, une telle version des faits a manifestement été 
inventée pour les besoins de la cause. Il est d’ailleurs relevé qu’elle n’a été 
présentée par le prévenu qu’au moment de son audition par-devant le Ministère 
public, après avoir été informé par la police cantonale des différents moyens de 
preuves techniques liés à la localisation de son téléphone portable. Dans 
l’intervalle, le prévenu a ainsi pu s’accorder avec les membres de sa famille – qui 
ont tous deux reconnu qu’une discussion commune avait eu lieu à ce propos – 
et présenter une autre version des faits, alors qu’à l’occasion de sa première 
audition, le prévenu n’avait aucunement mentionné que L.________ aurait 
emprunté son véhicule le soir des faits, se bornant à indiquer qu’il se trouvait à 
sa séance de sport. 

- Selon le prévenu, le plaignant aurait vu son véhicule parqué à proximité de 
l’immeuble de F.________ le soir des faits, lui donnant l’idée d’accuser le 
prévenu d’avoir coupé ses conduites de frein. Or selon le rapport de la police 
cantonale bernoise (cf. ch. 14.4.1ci-après), il n’était pas possible, depuis 
l’appartement de F.________, d’apercevoir un véhicule parqué devant 
l’établissement au sein duquel L.________ se serait rendu. 

- Le prévenu a prétendu que le plaignant avait falsifié la signature de F.________ 
sur un formulaire de demande en vue du mariage, alors même que cette dernière 
a reconnu avoir signé elle-même ce document dans le cadre d’un projet marital 
commun.

- Contrairement aux déclarations du plaignant et de F.________, le prévenu a nié 
avoir importuné cette dernière après leur séparation, afin de tenter de la 
reconquérir. 

- Enfin, le prévenu a démenti connaître certains de ses contacts téléphoniques, 
bien qu’il ait lui-même appelé les numéros en question et que de nombreux 
contacts aient eu lieu, en particulier avec la personne détenant un numéro 
français, avec laquelle le prévenu a eu en moyenne 18 échanges journaliers 
pendant plusieurs mois (cf. ch. 14.2.5 ci-après). De même, le prévenu a nié 
reconnaître sa voix sur des messages vocaux qu’il avait pourtant lui-même 
envoyés depuis son propre téléphone et qui ont été mis à jour par la police 
cantonale bernoise. 

13.5.3 Au demeurant, le prévenu n’a eu de cesse de se victimiser et de s’attaquer avec 
véhémence au plaignant, allant jusqu’à prétendre que ce dernier avait lui-même 
sectionné les freins de son propre véhicule, dans le but de faire accuser le prévenu. 
Il a également sous-entendu que le voisin du plaignant avait pu endommager le 
système de freinage du véhicule, formulant des déclarations se situant à la limite de 
la dénonciation calomnieuse. Ce faisant, le prévenu a persisté à se présenter comme 
étant victime d’un complot, en rejetant systématiquement la faute sur autrui, sans 
aucun moyen de preuve crédible venant corroborer ses accusations.

26

13.5.4 Contrairement à ce qui a été plaidé par la défense, la crédibilité du prévenu peut 
parfaitement être analysée au cas d’espèce, celui-ci ayant présenté sa propre 
version des faits. Des éléments périphériques peuvent également être examinés afin 
de déterminer la crédibilité du prévenu, dans la mesure où ils donnent un éclairage 
sur sa personnalité pernicieuse et sur sa propension aux mensonges. 

13.5.5 Eu égard à tout ce qui précède, force est de constater que les déclarations du 
prévenu sont dénuées de toute crédibilité s’agissant des faits qui lui sont reprochés. 
La version préparée et présentée par le prévenu et les membres de sa famille n’est 
corroborée par aucun élément tangible et a ainsi manifestement été inventée pour 
les besoins de la cause, afin de tenter d’apporter une justification quant à la 
localisation du téléphone du prévenu sur les lieux le soir des faits. Ceci nuit 
gravement à la crédibilité des déclarations du prévenu, dont le stratagème grossier 
ne saurait se voir accorder le moindre crédit. De plus, les propos du prévenu ont été, 
d’une part, fluctuants ainsi que contradictoires et, d’autre part, en contradiction 
flagrante avec les autres moyens de preuve au dossier. Il a tenté de se disculper à 
plusieurs reprises et a démenti les éléments objectifs qui lui ont été présentés, sans 
aucune crédibilité. Il sied également de relever que le prévenu a manifestement 
échafaudé une stratégie afin de faire reporter l’audience des débats de première 
instance (cf. ch. 14.6 ci-après), ceci dans un intérêt bien compris au regard du délai 
lié à la révocation du sursis précédemment octroyé. Dans ce cadre, il n’a pas hésité 
à mentir, prétendant notamment être hospitalisé alors qu’il se trouvait uniquement 
dans la salle d’attente des urgences, sans avoir fourni le moindre document médical 
probant par la suite, alors même que cela avait été requis par le Tribunal de première 
instance. Une telle attitude, couplée aux nouveaux mensonges présentés par le 
prévenu à cette occasion, entache encore davantage sa crédibilité, laquelle doit être 
qualifiée de pratiquement nulle s’agissant des faits qui lui sont reprochés. Les efforts 
du prévenu pour se créer de toute pièce un alibi permettant d’exclure sa présence 
sur les lieux au moment où les freins du véhicule de son rival ont été sabotés sont 
révélateurs et constituent un indice très fort.

14. Autres moyens de preuves figurant au dossier

14.1 Constatations relatives au véhicule de C.________

14.1.1 Selon le rapport forensique établi sur le véhicule appartenant au plaignant, le câble 
de frein avant droit du système de freinage a été endommagé à l’aide d’un outil 
tranchant. Des prélèvements ADN ont été effectués à divers endroits mais les traces 
exploitées n’ont conduit à aucun résultat permettant de mettre en cause un auteur. 
Le couteau japonais retrouvé dans le coffre du véhicule du plaignant n’avait, selon 
toute vraisemblance, pas pu causer le dommage en question (D. 57-64).

14.1.2 À la suite des questions complémentaires du Ministère public, le service technique 
des accidents de la police cantonale bernoise a précisé que le véhicule du plaignant 
est équipé d’un système de frein de service en circuit X. Ainsi, la roue avant gauche 
est reliée par un circuit de freinage avec la roue arrière droite. De même, la roue 
avant droite est reliée par un second circuit de freinage avec la roue arrière gauche. 

27

En cas d’une défaillance au niveau d’un des circuits – notamment lors d’une conduite 
de freins sectionnée – le liquide de frein va s’écouler par l’orifice en question et les 
deux roues du circuit endommagé ne seront plus freinées. Cependant, le freinage 
sera toujours partiellement assuré par le second circuit de freinage, qui va continuer 
de fonctionner. Cela étant, le système de freinage est fortement diminué, même s’il 
reste toujours un peu de liquide de frein dans le second circuit de freinage. En 
conclusion, un véhicule qui circule avec un frein de service endommagé ne remplit 
plus les garanties de sécurité requises et engendre un sérieux risque d’accident 
(D. 24-26).

14.1.3 Sur la base des déclarations de C.________, qui avait constaté que ses freins ne 
fonctionnaient pas correctement et qui avait dû actionner deux fois la pédale afin de 
parvenir à freiner, le service technique des accidents de la police cantonale bernoise 
a précisé ce qui suit : « lorsqu’il y a une fuite dans le circuit de freinage, il n’y a plus 
suffisamment de pression sur la pédale de frein, qui va à un moment donné 
descendre jusqu’au fond. En réfactionnant la pédale (pomper une seconde fois), on 
renvoie du liquide de frein dans le circuit depuis le réservoir, redonnant un peu de 
pression et on pourra de ce fait continuer à freiner aussi longtemps que ledit réservoir 
n’est pas vide […] Lors d’une fuite au niveau de la conduite de frein, en l’occurrence 
sur la roue avant droite, le liquide de frein peut se répandre à plusieurs endroits 
depuis et autour de l’orifice ». Il a également été précisé, sur la base des déclarations 
du prévenu, que lorsqu’une conduite de freins est sectionnée, il est très probable 
qu’un peu de liquide s’en échappe. Toutefois, il peut s’agir d’une petite quantité, soit 
quelques gouttes seulement, peu visibles. De plus, si le conducteur n’a pas freiné 
sur place avant son départ, il n’y a pas forcément de trace de liquide de frein visible 
à cet endroit. Des traces de liquide de frein sont en revanche certainement plus 
visibles à l’arrivée, dans la mesure où le conducteur aura freiné afin de parquer son 
véhicule (D. 29-30). 

14.1.4 Au surplus, le service technique des accidents a relevé qu’il était surprenant qu’un 
conducteur circule sur une cinquantaine de kilomètres avec un véhicule dont il a 
remarqué, après 500 mètres, que sa pédale de frein avait moins de pression et qu’il 
était nécessaire de pomper afin de mieux freiner, tout en constatant qu’une lampe 
témoin s’était allumée sur son tableau de bord (D. 30).

14.1.5 La défense a fait établir une expertise privée par l’entreprise K.________. Il ressort 
de celle-ci que le circuit de freinage « en X » présent sur le véhicule du plaignant 
permettait d’actionner le frein sur une roue avant et sur la roue arrière du côté 
opposé. Un premier freinage entrainerait une course à vide de la pédale et un second 
freinage immédiatement après permettrait d’activer le second circuit en bon état, 
bien qu’avec moins d’efficacité. La capacité de freinage du véhicule serait réduite de 
moitié environ et la défaillance de l’un des circuits de freinage entrainerait la 
déstabilisation de la trajectoire du véhicule, provoquant un effet de lacet. La 
construction interne du maître-cylindre garantirait le fonctionnement d’urgence du 
second circuit lorsque la pédale de frein est actionnée une seconde fois, même en 
l’absence de liquide de freinage dans le circuit défectueux. En effet, le réservoir en 

28

question serait équipé d’une paroi empêchant sa vidange en cas de fuite de l’un des 
circuits. Compte tenu de la capillarité et de la viscosité du liquide de frein, il est 
vraisemblable qu’il ne pourrait pas s’échapper par la seule gravité à travers la 
coupure de la conduite de frein. Il serait nécessaire d’actionner la pédale de frein 
pour ce faire. Sur la base de la capacité du réservoir du liquide de frein du véhicule 
et de la quantité de liquide expulsé à chaque freinage, l’entreprise K.________ a 
estimé que le circuit défectueux pouvait expulser la quantité de liquide relevant de 
sa compétence en 25 à 30 freinages environ. Un voyant aurait dû s’allumer après 
moins d’une dizaine de freinages. Sur la base du trajet effectué par le plaignant entre 
E.________ et O.________, celui-ci aurait vraisemblablement freiné suffisamment 
pour abaisser le niveau du liquide de freinage en-dessous du seuil à partir duquel le 
témoin s’allume. Il serait difficile de certifier la possibilité de taches de liquide de 
freinage sur le véhicule, bien qu’une telle éventualité soit possible. L’expert mandaté 
a relevé qu’il était techniquement surprenant que le plaignant ait parcouru un trajet 
d’environ 60 kilomètres après avoir remarqué la défectuosité de son système de 
freinage. L’effet de lacet de son véhicule aurait été perceptible, ce d’autant plus en 
circulant à vitesse élevé sur une autoroute. Il a également été relevé que le plaignant 
n’avait aucunement fait mention du fait que son véhicule aurait eu des problèmes de 
stabilité. L’entreprise K.________ a ainsi conclu que le prétendu sabotage des freins 
qui aurait été effectué à E.________ semblerait être en contradiction – du point de 
vue subjectif du moins – avec l’itinéraire emprunté jusqu’à O.________. Cela étant, 
d’un point de vue purement technique, il serait possible de conduire le véhicule en 
question sur un tel trajet avec un circuit de freins défectueux (D. 735-739). 

14.1.6 L’expert du service technique des accidents a indiqué que le rapport d’expertise 
établi par l’entreprise K.________ semblait correct et qu’il corroborait les rapports 
établis précédemment, qui pouvaient être maintenus (D. 853-854). 

14.2 Contrôle rétroactif du téléphone portable du prévenu

14.2.1 Un contrôle rétroactif a été effectué sur le numéro de téléphone du prévenu, afin de 
vérifier son emploi du temps ainsi que sa présence dans la commune de E.________ 
le soir des faits :

- Entre 16:52 heures et 17:08 heures, différentes antennes ont été déclenchées 
par le téléphone du prévenu entre R.________, S.________, T.________ et 
U.________ (D. 31 ; D. 37).

- Entre 17:13 heures et 17:25 heures, l’appareil a déclenché des antennes situées 
à M.________ (D. 31-32 ; D. 37).

- Le téléphone est ensuite resté près de l’antenne située à 100 mètres du domicile 
du prévenu jusqu’à 18:42 heures (D. 32 ; D. 38). 

- De 18:50 heures à 20:11 heures, l’appareil a déclenché l’antenne située au 
terrain de football, à H.________ (D. 32 ; D. 38-39).

29

- De 20:11 heures à 20:29 heures, deux antennes situées à H.________, dont 
celle située à proximité du domicile du prévenu, ont été déclenchées 
alternativement par son téléphone (D. 32 ; D. 39-40).

- Dès 20:29 heures, des antennes de V.________ ont été déclenchées (D. 32 ; 
D. 40). 

- Dès 20:38 heures, le téléphone du prévenu a borné à diverses antennes situées 
à M.________ (D. 18 ; D. 40).

- Il a déclenché une antenne à W.________ entre 20:47 heures et 20:49 heures 
(D. 18 ; D. 40).

- L’appareil a borné à E.________ entre 20:49 heures et 21:14 heures (D. 18 ; 
D. 40).

- Le téléphone du prévenu a ensuite borné à des antennes situées à X.________, 
à M.________ et à U.________, entre 21:14 heures et 21:22 heures (D. 18 ; 
D. 32 ; D. 41).

- Après un passage vers V.________ à 21:26 heures, le téléphone a déclenché 
une antenne à H.________ à 21:28 heures, puis l’antenne située à proximité du 
domicile du prévenu, pour la nuit (D. 32 ; D. 41-42). 

14.2.2 La police cantonale bernoise a établi que la distance entre M.________ et le domicile 
de F.________ est de 14 kilomètres, soit un trajet de 16 minutes en respectant les 
limitations de vitesses (D. 18). 

14.2.3 L’analyse des connections téléphoniques du prévenu a révélé que celui-ci avait reçu 
un appel de 11 secondes d’un numéro français à 18:17 heures, puis deux appels en 
absence de l’un de ses contacts à 19:11 heures. Ces deux personnes ont été 
rappelées depuis le même appareil, ainsi qu’une troisième, à 20:23 heures, à 
20:25 heures et à 20:26 heures. Plus d’une heure s’est ensuite écoulée sans 
qu’aucun appel ne soit passé, puis l’appareil a reçu un appel téléphonique à 
21:41 heures. En revanche, aucun appel téléphonique n’a été fait avec F.________ 
(D. 18). Il est relevé que L.________ avait plusieurs fois soutenu ne pas avoir utilisé 
le téléphone du prévenu lors de la période de temps en cause et avait ainsi indiqué 
au Tribunal de première instance : « Ce jour-là, il y avait le téléphone qui rechargeait. 
A votre question de savoir si je l’ai touché, je vous réponds que non. A votre question 
de savoir s’il a sonné ou fait du bruit, je vous réponds que non, je ne m’en rappelle 
pas » (D. 1294 l. 29-32).

14.2.4 Sur la base de ce qui précède, la police cantonale bernoise a conclu que le prévenu 
a pu participer à son entrainement de boxe entre 18:45 heures et 20:20 heures, 
avant de se déplacer à E.________, où son téléphone a borné entre 20:49 heures 
et 21:14 heures, lui laissant le temps de commettre les faits reprochés, puis de 
revenir à H.________, où il a répondu à son appel téléphonique de 21:41 heures 
(D. 18).

14.2.5 Il ressort du contrôle téléphonique rétroactif du téléphone du prévenu qu’un numéro 
français figure au deuxième rang des contacts de celui-ci, avec 1411 appels envoyés 

30

pour 1911 appels reçus, soit une moyenne de 18 échanges par jour sur la période 
examinée (D. 32), soit du 1er juillet au 24 décembre 2020. Or le prévenu a prétendu 
ne pas connaître ce numéro, ce qui apparaît tout simplement impossible au vu de la 
durée pendant laquelle les contacts sont établis et de la fréquence de ces derniers. 

14.2.6 Selon une facture du 5 juillet 2019 établie par un garage automobile (D. 467), 
diverses prestations ont été effectuées sur le véhicule du prévenu. Une annotation 
manuscrite a été ajoutée, laquelle mentionne « modification allume cigare pour le 
natel : offert ». A ce propos, la mention manuscrite n’est aucunement probante et 
des doutes très sérieux peuvent être émis quant au fait qu’elle ait véritablement été 
apposée par le garagiste. Il n’est d’ailleurs aucunement crédible qu’une telle 
prestation ait offerte, ce d’autant plus compte tenu du fait qu’un câble à CHF 8.00 a 
été facturé au prévenu. De plus, il n’est aucunement nécessaire de modifier l’allume-
cigare du véhicule afin de pouvoir recharger son téléphone. Le fait d’acheter un câble 
ou un adaptateur aurait été suffisant. La prétendue modification de l’allume-cigare 
n’est ainsi aucunement crédible et elle n’est pas probante.

14.2.7 Sur la base de la facture Swisscom du mois d’août 2020, établie au nom de 
P.________, il apparaît qu’une ligne de téléphone fixe était installée au domicile du 
prévenu et que son fils avait lui-même un téléphone portable (D. 464-466). Selon la 
défense, cela impliquerait que deux appareils téléphoniques étaient à disposition du 
prévenu au sein de son domicile et que son téléphone portable était en réalité utilisé 
avant tout pour des besoins professionnels, durant les heures de travail, lequel 
resterait en principe dans le véhicule durant la nuit (D. 462). Or l’extraction du 
contenu du téléphone du prévenu démontre que cet appareil était essentiellement 
utilisé dans le cadre d’un usage privé, eu égard aux très nombreuses conversations 
et photos personnelles retrouvées dans celui-ci, ainsi que de la quantité de fichiers 
à caractère pornographique s’y trouvant (D. 179-359 ; D. 858). Il est également 
relevé que de nombreux messages ont été envoyés par le prévenu durant les 
soirées, respectivement les nuits, ceci de manière régulière (D. 858).

14.3 Analyse du téléphone portable du prévenu et documents y relatifs

14.3.1 Selon le rapport de la police cantonale bernoise du 8 décembre 2020, l’analyse du 
téléphone du prévenu n’a pas permis de confirmer ses déclarations selon lesquelles 
il aurait téléphoné à F.________ le soir des faits. S’agissant de l’analyse des 
conversations Messenger, de nombreux messages ont été échangés entre le 
prévenu et C.________, mais une vingtaine de messages datant du 27 octobre 2020 
ont été effacés (D. 12).

14.3.2 Après avoir analysé le téléphone portable du prévenu, la police cantonale bernoise 
a mis en exergue différents messages échangés avec C.________. Entre le 28 et le 
30 octobre 2021, le prévenu a écrit des messages au plaignant, dans lesquels il se 
moque de lui et le rabaisse, en lui disant notamment qu’il n’est pas un homme fait 
pour F.________ et que leur couple ne pourrait durer plus de quelques mois. Le 
prévenu a notamment écrit : « Et tu dis quoi à la police ? Que la vérité sur ce qui 
s’est passé est que tu n’es pas un homme pour elle ? Passe une bonne journée le 

31

singe du string » ainsi que « ton temps est déjà en compte à rebours !! » (D. 17 ; 
D. 252-253 ; D. 819 ss). 

14.3.3 Le plaignant a déposé une capture d’écran d’une conversation non datée, indiquant 
ce qui suit : « tu te mets à lui écrire des conneries pour lui montrer quel genre 
d’homme tu es. Je commence à croire que c’est toi qui a coupé ces freins, parce que 
la façon dont tu t’es comporté hier soir le laisse clairement entendre. Tu aurais pu 
provoquer ma mort, fou diabolique » (D. 90-91 ; D. 830 ; D. 74 l. 102-106).

14.3.4 Entre le 27 et le 30 novembre 2020, le prévenu a échangé des messages avec 
F.________, afin d’organiser un repas avec elle et lui a envoyé des messages 
d’amour (D. 790 ss).

14.3.5 Il ressort également de cette analyse que le prévenu a contacté et payé une femme 
en République dominicaine – Q.________ – afin qu’elle fasse de la magie noire dans 
le but de faire échouer la relation amoureuse existant entre C.________ et 
F.________. La prêtresse aurait effectué divers rituels dans ce but (D. 17 ; D. 257 ; 
D. 262 ss). Plusieurs messages vocaux ont été échangés entre le prévenu et 
Q.________ dans ce cadre (D. 982-984). Le 31 août 2020, à 21:06 heures, le 
prévenu a indiqué qu’il était « décidé » et voulait que le travail de Q.________ puisse 
être « garanti ». Il a précisé : « si votre travail n’est pas garanti, vous me le dites 
avant et moi, je cherche une autre façon de résoudre ce problème » (D. 982). Ce 
message a été envoyé en espagnol, langue que parle le prévenu (D. 1326 l. 12-14). 
Afin de pouvoir exécuter un rituel, Q.________ a demandé au prévenu qu’il lui envoie 
une photo du couple à séparer, ce qu’il a fait en date du 29 octobre 2020. 
Q.________ a ensuite demandé plus d’argent au prévenu afin d’acheter des 
ingrédients supplémentaires pour les rituels à effectuer. Le 31 octobre 2020, 
Q.________ a transmis diverses images de la cérémonie effectuée, où l’on peut 
apercevoir la photographie de C.________ et F.________ découpée en zigzag 
derrière une croix noire. Le 6 novembre 2020, le prévenu lui a répondu « me gusta » 
(D. 17 ; D. 257 ; D. 262 ss ; D. 358-359). Le 26 novembre 2020, Q.________ a 
réclamé de l’argent afin d’acheter du « miel d’amour » et du « rêve d’or ». Le prévenu 
lui a ensuite répondu qu’il allait lui envoyer de l’argent, tout en lui demandant 
d’oublier tout ce qu’il lui avait dit (D. 858 ; D. 984). 

14.3.6 Le prévenu a demandé à F.________ de lui pardonner son comportement, précisant 
que ses impulsions l’avaient poussé à devenir une personne qu’il détestait (D. 102 
ss ; D. 840), par un message dont la date ne peut être démontrée, mais qui est 
antérieur au 5 mai 2021.

14.4 Rapports photographiques

14.4.1 Selon le rapport de la police cantonale bernoise du 5 janvier 2022 (D. 43-44) et le 
dossier photographique constitué (D. 49-56), seule une voiture garée sur le trottoir 
opposé à l’établissement de kébab pouvait être observée par la fenêtre du salon et 
par celle de la chambre d'enfant de l’appartement de F.________. Une voiture garée 
sur le trottoir situé devant l’établissement en question ne pouvait en aucun cas être 
vue depuis l'appartement.

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14.4.2 Une documentation photographique a été établie par la police cantonale bernoise le 
11 janvier 2024, faisant suite à la réquisition de preuve de la défense dans ce sens, 
s’agissant des éclairages publics situés devant l’immeuble de F.________. Deux 
éclairages suspendus à environ 8 mètres du sol peuvent être constatés (D. 915-
918).

14.5 Conflit de voisinage impliquant le plaignan