# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ce6eebf5-58a1-5163-93d2-4e0cb85ae2fd
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des curatelles Arrêt / 2017 / 277
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_008_Arr-t---2017---277_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

OC17.002192-170320

56 

 

 

CHAMBRE
DES CURATELLES

___________________________________

Arrêt
du 27 mars 2017 

_____________________

Composition
:               Mme             
Kühnlein,
présidente

             
              Mmes             
Merkli et Giroud Walther, juges

Greffier
              :             
Mme              Rodondi

 

 

*****

 

 

Art.
394 al. 1, 395 al. 1, 400 et 450 CC ; 40 al. 4 let. d LVPAE

 

 

             
La Chambre des curatelles du Tribunal cantonal prend séance pour statuer sur le recours interjeté
par R.________
(OCTP), à Lausanne, contre la décision rendue le 13 décembre 2016 par la Justice de paix
du district de Lausanne dans la cause concernant V.________.

 

             
Délibérant à huis clos, la Chambre voit :

 

             
En fait :

 

 

A.             
Par décision du 13 décembre 2016, adressée pour notification le 19 janvier 2017,
la Justice de paix du district de Lausanne (ci-après : justice de paix) a mis fin à l'enquête
en institution d'une curatelle ouverte en faveur de V.________ (I), institué une curatelle
de représentation et de gestion au sens des art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC (Code civil suisse
du 10 décembre 1907 ; RS 210) en faveur du prénommé (II), nommé R.________,
assistante sociale auprès de l'Office des curatelles et tutelles professionnelles (ci-après :
OCTP), en qualité de curatrice et dit qu'en cas d'absence de celle-ci, ledit office assurera son
remplacement en attendant son retour ou la désignation d'un nouveau curateur (III), dit que la curatrice
aura pour tâches, dans le cadre de la curatelle de représentation, de représenter V.________
dans les rapports avec les tiers, en particulier en matière de logement, santé, affaires sociales,
administration et affaires juridiques, et de sauvegarder au mieux ses intérêts et, dans le
cadre de la curatelle de gestion, de veiller à la gestion des revenus et de la fortune de V.________,
d’administrer ses biens avec diligence et d’accomplir les actes juridiques liés à
la gestion ainsi que de le représenter, si nécessaire, pour ses besoins ordinaires (IV), invité
la curatrice à remettre au juge, dans un délai de huit semaines dès notification de la
décision, un inventaire des biens de V.________ accompagné d'un budget annuel et à soumettre
des comptes tous les deux ans à l’approbation de l'autorité, avec un rapport sur son
activité et sur l'évolution de la situation de l’intéressé (V), autorisé
la curatrice à prendre connaissance de la correspondance de V.________ afin qu’elle puisse
obtenir des informations sur sa situation financière et administrative et s’enquérir
de ses conditions de vie et, au besoin, à pénétrer dans son logement si elle est sans
nouvelles de lui depuis un certain temps (VI), privé d'effet suspensif tout recours éventuel
contre la décision (VII) et laissé les frais à la charge de l'Etat (VIII).

 

             
En droit, les premiers juges ont considéré que l’institution d’une curatelle de
représentation et de gestion paraissait opportune et adaptée à la situation de V.________
et qu’il se justifiait de désigner un curateur professionnel compte tenu de la complexité
du cas, des troubles présentés par l’intéressé et de l’investissement
qui en découlait pour le curateur. Ils ont retenu en substance que V.________ souffrait d’un
trouble psychique pour lequel il bénéficiait d’un suivi psychiatrique hebdomadaire, qu’il
prenait un traitement médicamenteux, notamment en raison d’une hyperactivité cérébrale
et que son trouble l’empêchait d’assurer seul la sauvegarde de ses intérêts,
tant personnels que financiers. Ils ont relevé qu’il connaissait de grandes difficultés
dans la gestion de son quotidien, en particulier s’agissant de ses affaires administratives et
financières, qu’il accumulait les poursuites, qu’il était indispensable de protéger
sa situation afin d’éviter qu’elle ne se péjore davantage et que personne de son
entourage n’était susceptible de lui apporter le soutien dont il avait besoin.

 

 

B.             
Par acte du 16 février 2017, R.________ a recouru contre cette décision en concluant à
la modification du chiffre III du dispositif en ce sens que la curatelle de V.________ est confiée
à un curateur privé, l’arrêt étant rendu sans frais judiciaires. Elle a joint
six pièces à l’appui de son écriture.

 

             
Interpellé, le docteur E.________, chef de clinique adjoint au Service de psychiatrie générale
du Département de psychiatrie du CHUV, s’est déterminé sur la situation de V.________
par lettre du 20 mars 2017.

 

 

C.             
La Chambre retient les faits suivants :

 

             
Par courrier du 20 septembre 2016, V.________, né le [...] 1985, a demandé à la justice
de paix l’institution d’une mesure de curatelle en sa faveur. Il a exposé qu’il
était au bénéfice du RI, qu’il avait du mal à gérer ses tâches administratives,
qu’il avait des poursuites et des actes de défaut de biens à hauteur de 57'495 fr. 60
et qu’il ne voulait pas que sa situation
personnelle se péjore davantage. Il a ajouté qu’il était en formation chez [...],
qu’il se concentrait sur ce projet et qu’il souhaitait continuer à consolider sa structure
de vie. Il a déclaré qu’aucune personne dans son entourage ne pouvait assumer ce mandat
et qu’au vu de la situation, il souhaitait la désignation d’un curateur professionnel.

 

             
Le 14 octobre 2016, le docteur E.________ et M.________, infirmière au Service de psychiatrie générale
du Département de psychiatrie du CHUV, ont établi un certificat médical concernant V.________.
Ils ont indiqué que ce dernier souffrait d’un trouble psychique qui avait des impacts sur
son quotidien, notamment sur la gestion de ses affaires administratives, et qu’il était au
bénéfice d’un suivi psychiatrique aux Consultations de Chauderon. Ils ont relevé
que l’intéressé s’était engagé dans le traitement, mais que cela n’avait
permis qu’une amélioration partielle et qu’il persistait une grande difficulté
à faire face à la gestion du quotidien. Ils ont appuyé la demande de curatelle volontaire
de V.________ et ont déclaré qu’au vu de l’instabilité de la situation, il
était nécessaire que le mandat soit confié à un professionnel.

 

             
Le 22 novembre 2016, le Juge de paix du district de Lausanne (ci-après : juge de paix) a procédé
à l’audition de V.________. Ce dernier a alors confirmé sa demande d’institution
d’une curatelle de représentation et de gestion en sa faveur et la désignation d’un
curateur professionnel. Il a indiqué qu’il touchait environ 2'100 fr. du RI et qu’il
avait des dettes à hauteur d’approximativement 60'000 fr., qui faisaient l’objet
de poursuites et d’actes de défaut de biens. Il a ajouté qu’il était actuellement
suivi à la Consultation de Chauderon à raison d’une fois par semaine et qu’il prenait
un traitement médicamenteux afin de traiter une hyperactivité cérébrale. Il a demandé
à être dispensé de comparaître à l’audience de la justice de paix relative
à l’opportunité d’instituer une mesure de curatelle en sa faveur.

 

             
Par lettre du 23 novembre 2016, le juge de paix a prié l’OCTP de lui communiquer le nom de
l’assistant social qui pourrait être désigné en qualité de curateur de V.________.

 

             
Le 7 décembre 2016, [...], responsable du domaine protection de l’adulte auprès de l’OCTP,
a informé le magistrat précité que le mandat serait attribué à R.________.

 

             
Par courrier du 20 mars 2017, le docteur E.________, médecin en charge de V.________ à la section
Karl Jaspers ambulatoire de la Consultation de Chauderon, a informé que ce dernier était suivi
à sa consultation de longue date pour plusieurs pathologies psychiatriques nécessitant un traitement
intégré comprenant une thérapie médicamenteuse et psychothérapeutique. Il a
déclaré que dans le cadre de ce suivi, il avait constaté les difficultés chroniques
de l’intéressé dans la gestion de ses affaires quotidiennes. Il a indiqué qu’elles
se manifestaient sous forme d’accumulation de courriers non ouverts et d’impayés, ainsi
que de difficultés à régler ses factures, à faire un budget, à le gérer
et, de manière générale, à faire face aux contraintes administratives. Il a ajouté
que V.________ peinait à maintenir un agenda, ce qui avait conduit à de nombreux rendez-vous
manqués. Il a relevé que, dans ce contexte, il avait encouragé l’intéressé
à demander l’institution d’une curatelle en sa faveur.

 

 

 

             
En droit :

 

 

1.             
Le recours est dirigé contre une décision de la justice de paix nommant R.________, assistante
sociale auprès de l’OCTP, en qualité de curatrice de V.________ au sens des art. 394
al. 1 et 395 al. 1 CC.

 

1.1             
Contre une telle décision, le recours de l’art. 450 CC est ouvert à la Chambre des curatelles
(art. 8 LVPAE [Loi du 29 mai 2012 d’application du droit fédéral de la protection de
l’adulte et de l’enfant ; RSV 211.255] et 76 al. 2 LOJV [Loi d’organisation judiciaire
du 12 décembre 1979 ; RSV 173.01]) dans les trente jours dès la notification de la décision
(art. 450b al. 1 CC). Les personnes parties à la procédure, les proches de la personne concernée
et les personnes qui ont un intérêt juridique à l’annulation ou à la modification
de la décision attaquée ont qualité pour recourir (art. 450 al. 2 CC). Le recours doit
être dûment motivé et interjeté par écrit (art. 450 al. 3 CC), les exigences
de motivation ne devant cependant pas être trop élevées (Steck, Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch
I, Art. 1-456 ZGB, 5e
éd., Bâle 2014, n. 42 ad art. 450 CC, p. 2624).

 

             
La Chambre des curatelles doit procéder à un examen complet de la décision attaquée,
en fait, en droit et en opportunité (art. 450a CC), conformément à la maxime d'office
et à la maxime inquisitoire, puisque ces principes de la procédure de première instance
s'appliquent aussi devant l'instance judiciaire de recours (Droit de la protection de l'adulte, Guide
pratique COPMA, 2012, n. 12.34, p. 289). Elle peut confirmer ou modifier la décision attaquée
devant elle. Dans des circonstances exceptionnelles, elle peut aussi l'annuler et renvoyer l'affaire
à l'autorité de protection, par exemple pour compléter l'état de fait sur des points
essentiels (art. 450f CC et 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre
2008 ; RS 272]). Selon les situations, le recours sera par conséquent de nature réformatoire
ou cassatoire (Guide pratique COPMA, n. 12.39, p. 290).

 

             
L’art. 446 al. 1 CC prévoit que l'autorité de protection établit les faits d'office.
Compte tenu du renvoi de l’art. 450f CC aux règles du CPC, l’art. 229 al. 3 CPC
est applicable devant cette autorité, de sorte que les faits et moyens de preuve nouveaux sont admis
jusqu’aux délibérations. Cela vaut aussi en deuxième instance (Steck, op. cit.,
n. 7 ad art. 450a CC, p. 2626, et les auteurs cités). En matière de protection de l'adulte
et de l'enfant, la maxime inquisitoire illimitée est applicable, de sorte que les restrictions posées
par l'art. 317 CPC pour l'introduction de faits ou moyens de preuve nouveaux sont inapplicables (cf.
JdT 2011 III 43 ; CCUR 28 février 2013/56).

 

             
Conformément à l'art. 450d CC, la Chambre des curatelles donne à la justice de paix (art.
4 al. 1 LVPAE) l'occasion de prendre position (al. 1), cette autorité pouvant, au lieu de prendre
position, reconsidérer sa décision (al. 2).

 

1.2             
En l’espèce, motivé et interjeté en temps utile par la curatrice désignée,
qui a qualité pour recourir, le présent recours est recevable. Il en va de même des pièces
produites en deuxième instance, si tant est qu’elles ne figurent pas déjà au dossier.

 

             
Le recours étant manifestement mal fondé au vu des considérations qui sont développées
ci-après, il a été renoncé à consulter l’autorité de protection.

 

 

2.             
La recourante conteste sa désignation en qualité de curatrice de V.________. Elle soutient
que la situation de ce dernier ne constitue pas un cas lourd au sens de l’art. 40 al. 4 LVPAE et
que le mandat peut être confié à un curateur privé. Elle fait valoir qu’il
n’est pas établi que l’intéressé souffre d’une maladie psychique grave
non stabilisée, qu’il y a déjà une certaine amélioration et que V.________
est collaborant puisqu’il a lui-même requis sa mise sous curatelle. Elle relève également
que sa situation financière semble stable et que ses besoins sont uniquement d’ordre administratif.

 

2.1             
Aux termes de l’art. 400 al. 1 CC, l’autorité de protection de l’adulte nomme
curateur une personne physique qui possède les aptitudes et les connaissances nécessaires à
l’accomplissement des tâches qui lui seront confiées, qui dispose du temps nécessaire
et qui les exécute en personne.

 

             
L’art. 40 LVPAE prévoit une distinction entre les mandats de protection pouvant être
confiés à des curateurs ou tuteurs privés (al. 1, « cas simples »
ou « cas légers ») et ceux pouvant être attribués à l’entité
de curateurs et tuteurs professionnels (al. 4, « cas lourds »).

 

             
Selon l’art. 40 al. 1 LVPAE, sont en principe confiés à un tuteur/curateur privé
les mandats de protection pour lesquels une personne respectant les conditions légales de nomination
se propose volontairement ou accepte sa désignation sur demande du pupille (let. a) ; les mandats
de protection pouvant être confiés à un notaire, un avocat, une fiduciaire ou tout autre
intervenant privé ayant les compétences professionnelles requises pour gérer un patrimoine
financier (let. b) ; les mandats de protection qui concernent les pupilles placés dans
une institution qui assume une prise en charge continue (let. c) ; les mandats de protection qui,
après leur ouverture et leur mise à jour complète, n’appellent qu’une gestion
administrative et financière des biens du pupille (let. d) et tous les cas qui ne relèvent
pas de l’alinéa 4 de cette disposition (let. e).

 

             
Aux termes de l’art. 40 al. 4 LVPAE, sont en principe confiés à l’entité de
curateurs et tuteurs professionnels les mandats de protection présentant à l’évidence
les caractéristiques suivantes : problèmes de dépendance liés aux drogues dures
(let. a) ; tout autre problème de dépendance non stabilisé ou dont la médication
ou la thérapie prescrite n’est pas suivie par la personne concernée (let. b) ;
maladies psychiques graves non stabilisées (let. c) ; atteinte à la santé dont le
traitement implique des réunions de divers intervenants sociaux ou médicaux (let. d) ;
déviance comportementale (let. e) ; marginalisation (let. f) ; problèmes liés
à un dessaisissement de fortune (let. g) ; tous les cas d’urgence au sens de l’art.
445 CC, sous réserve des cas visés par les lettres a) et b) de l’alinéa 1 de
la présente disposition (let. h) et tout autre cas qui, en regard des lettres a) à h) du présent
alinéa, peut être objectivement évalué comme trop lourd à gérer pour un
tuteur/curateur privé (let. i). Cette liste n’est pas exhaustive (Exposé des motifs et
projet de loi [EMPL] modifiant la loi du 30 novembre 1910 d’introduction dans le Canton de Vaud
du Code civil suisse [LVCC] et le Code de procédure civile du 14 décembre 1966 [CPC-VD],
décembre 2010, n. 361, ch. 5.1, commentaire introductif ad art. 97a al. 2 LVCC, p. 10, auquel renvoie
I’EMPL de la loi vaudoise d’application du droit fédéral de la protection de l’adulte
et de l’enfant, novembre 2011, n° 441, p. 109). En outre, le Tribunal fédéral
a rappelé qu’en cas de troubles de la personnalité, une curatelle professionnelle pouvait
se justifier (TF 5A_699/2013 du 29 novembre 2013 consid. 4.2), notamment en cas de difficultés financières
(TF 5A_691/2013 du 14 janvier 2014 consid. 2.1).

 

             
L’utilisation des termes « en principe » tant à l’alinéa 1
qu’à l’alinéa 4 de l’art. 40 LVPAE témoigne de la volonté du législateur
de laisser une marge d’appréciation à l’autorité de protection quant à
la distinction entre les cas simples et les cas lourds.

 

2.2             
En l’espèce, il ressort du certificat médical du 14 octobre 2016 que V.________ souffre
d’un trouble psychique qui a des impacts sur son quotidien, notamment sur la gestion de ses affaires
administratives, et pour lequel il bénéficie d’un suivi psychiatrique. Si le docteur
E.________ et M.________ relèvent certes que l’intéressé s’est engagé
dans le traitement, ils constatent toutefois que cela n’a permis qu’une amélioration
partielle et qu’il persiste une grande difficulté à faire face à la gestion du quotidien.
Ils ont du reste appuyé la demande de curatelle de V.________ et préconisé la désignation
d’un curateur professionnel au vu de l’instabilité de la situation. En outre, dans son
courrier du 20 mars 2017, le docteur E.________ mentionne que l’intéressé bénéficie
d’un suivi de longue date pour plusieurs pathologies psychiatriques nécessitant un traitement
intégré comprenant une thérapie médicamenteuse et psychothérapeutique. Les besoins
de ce dernier ne sont dès lors pas uniquement d’ordre administratif, contrairement à
ce que soutient la recourante. De plus, le médecin précité indique que dans le cadre du
suivi, il a observé les difficultés chroniques de V.________ dans la gestion de ses affaires
quotidiennes, celles-ci se manifestant notamment sous forme de difficultés à faire face aux
contraintes administratives et à maintenir un agenda. La situation de l’intéressé
ne s’est par conséquent pas améliorée de manière conséquente.

 

             
Il résulte de ce qui précède que le cas de V.________ peut objectivement être évalué
comme lourd au sens de l’art. 40 al. 4 let. d LVPAE et que le mandat peut être confié
à un curateur professionnel.

 

 

3.             
En conclusion, le recours de R.________ doit être rejeté et la décision entreprise confirmée.

 

             
Le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 74a al. 4 TFJC
[Tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RSV 270.11.5]).

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des curatelles du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
La décision est confirmée.

 

             
III.             
L’arrêt, rendu sans frais judiciaires, est exécutoire.

 

La
présidente :              La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Mme R.________, assistante sociale auprès de l’Office des curatelles et tutelles professionnelles,

‑             
M. V.________,

 

et
communiqué à :

 

‑             
Justice de paix du district de Lausanne,

‑             
Mme [...], assesseur,

 

par
l'envoi de photocopies.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente
jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
La greffière :