# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b2ad441c-9f39-5536-b714-9776aeb7d9fc
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-11-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 10.11.2025 E-7663/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-7663-2025_2025-11-10.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-7663/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 0  n o v e m b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Deborah D'Aveni, juge unique, 

avec l’approbation de Vincent Rittener, juge ; 

Thierry Leibzig, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Ethiopie, 

c/o (…), 

recourant, 

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi ; 

décision du SEM du 3 septembre 2025 / N (…). 

 

 

 

E-7663/2025 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ (ci-après : 

l’intéressé ou le recourant), le 23 mai 2025, 

les résultats du 28 mai 2025 de la comparaison de ses empreintes digitales 

avec celles enregistrées dans la banque de données du système central 

d'information sur les visas (CS-VIS), dont il ressort que l’ambassade de 

B._______ en Ethiopie lui a délivré, le (…) 2025, un visa Schengen de type 

C valable du (…) 2025 au (…) 2025, sur la base d’un passeport éthiopien 

valable du (…) 2023 jusqu’au (…) 2028, 

la procuration signée le 30 mai 2025 par le recourant en faveur des juristes 

et avocat(e)s de Caritas Suisse, 

le procès-verbal de l’audition de l’intéressé sur ses motifs d’asile, du 

22 juillet 2025, 

les moyens de preuve produits dans le cadre de sa procédure devant le 

SEM, en lien avec ses motifs d’asile, 

les décisions incidentes du SEM d’attribution de l’intéressé au canton 

C._______ et de passage en procédure étendue, des 28 et 29 juillet 2025, 

la résiliation du mandat de représentation de Caritas Suisse, du 

15 août 2025, 

la procuration signée par le recourant, le 2 septembre 2025, en faveur des 

juristes de (…), 

la décision du 3 septembre 2025, notifiée le lendemain, par laquelle le SEM 

a dénié la qualité de réfugié à l’intéressé, a rejeté sa demande d’asile, a 

prononcé son renvoi de Suisse et a ordonné l’exécution de cette mesure, 

le recours interjeté, le 6 octobre 2025, contre la décision précitée auprès 

du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), par lequel 

l’intéressé, agissant désormais seul, a conclu à son annulation et, à titre 

principal, à la reconnaissance de la qualité de réfugié ainsi qu'à l'octroi de 

l'asile ou, à titre subsidiaire, au prononcé d’une admission provisoire ou, 

plus subsidiairement encore, au renvoi de la cause au SEM,  

les demandes de dispense du versement d’une avance de frais et d’octroi 

de l’assistance judiciaire totale qu’il comporte, 

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les moyens joints en copie audit recours, 

 

et considérant 

que, selon l’art. 31 LTAF, le Tribunal connaît des recours contre les 

décisions au sens de l’art. 5 PA,  

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l’asile et le 

renvoi – lesquelles n'entrent pas dans le champ d'exclusion de 

l'art. 32 LTAF – peuvent être contestées devant le Tribunal conformément 

à l'art. 33 let. d LTAF (disposition applicable en vertu du renvoi de l’art. 105 

LAsi [142.31]),  

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

qu'en l'occurrence, celui-ci a mandaté, le 2 septembre 2025, les juristes de 

l’EPER pour le représenter dans le cadre des démarches juridiques en 

rapport avec sa demande d'asile, 

qu'aucune déclaration de résiliation du mandat de représentation ne figure 

au dossier, 

que le mémoire de recours a cependant été rédigé par l’intéressé lui-

même, qui demande la désignation d'un mandataire d'office (requête 

d'assistance judiciaire totale), de sorte qu'il y a lieu de considérer que le 

mandat précédent a pris fin par actes concluants, 

que, présenté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai (cf. art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable, 

que point n’est besoin en l’espèce de procéder à des mesures d’instruction 

complémentaires ; qu’en effet, au vu du dossier et de ce qui suit, les faits 

pertinents sont établis avec suffisamment de précision pour que le Tribunal 

puisse se prononcer en connaissance de cause sur le sort de cette 

procédure, 

qu’en outre, l’étude du dossier ne révèle aucun vice de procédure (p. ex. 

violation grave du droit d’être entendu) qui rendrait nécessaire la cassation 

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de la décision attaquée, le recourant n'invoquant du reste rien de tel dans 

son mémoire du 6 octobre 2025, 

qu’au vu de ce qui précède, cette dernière repose sur un état de fait établi 

de manière exacte et complète (cf. art. 106 al. 1 let. b LAsi), si bien que la 

conclusion subsidiaire tendant au renvoi de la cause au SEM doit être 

rejetée, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (cf. art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2 

5.6),  

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (cf. art. 3 

al. 2 LAsi),  

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (cf. art. 7 al. 1 LAsi),  

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (cf. art. 7 

al. 3 LAsi),  

qu'en d'autres termes, des allégations sont vraisemblables lorsque, sur les 

points essentiels, elles sont suffisamment fondées (ou consistantes), 

concluantes (ou constantes et cohérentes) et plausibles et que le requérant 

est personnellement crédible (cf. ATAF 2012/5 consid. 2.2), 

que peut se prévaloir d'une crainte fondée de persécution, celui qui a de 

bonnes raisons, c'est-à-dire des raisons objectivement reconnaissables 

pour un tiers (élément objectif), de craindre (élément subjectif) d'avoir à 

subir, selon toute vraisemblance dans son pays et dans un avenir prochain, 

une persécution au sens de l'art. 3 LAsi, 

que la crainte d'une persécution future doit ainsi apparaître objectivement 

fondée au vu de circonstances concrètes et effectives ; qu’il ne suffit pas 

de se référer, dans cette optique, à des menaces hypothétiques, qui 

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pourraient se produire dans un avenir plus ou moins lointain 

(cf. ATAF 2011/50 consid. 3.1.1 et réf. cit. ; 2010/57 consid. 2.5 ; 2008/12 

consid. 5.1), 

qu’en l’espèce, lors de son audition du 22 juillet 2025, le recourant a 

exposé être un ressortissant éthiopien, d’ethnie amhara, de confession 

orthodoxe et originaire de D._______ ; qu’il aurait toujours vécu dans cette 

ville, d’abord dans le quartier de E._______, avec ses parents, 

respectivement son père et ses quatre frères jusqu’en 1998, puis auprès 

de son oncle maternel, dans le quartier de F._______ ; que sa mère serait 

décédée en 1997 ; qu’en Ethiopie, il aurait encore ses quatre frères, son 

père, son oncle maternel et ses tantes maternelles, 

qu’après avoir effectué son gymnase à l’école G._______et obtenu son 

Bachelor de (…) à H._______ en 2017, il aurait travaillé dans ce domaine 

au centre de (…) étatique I._______, dans le quartier de J._______, durant 

cinq ans, 

que quelque temps après l’entrée en fonction du premier ministre Abiy 

Ahmed, trois de ses collègues, d’ethnie oromo, l’auraient insulté à de 

nombreuses reprises sur son lieu de travail, en raison de son appartenance 

ethnique, 

qu’environ six mois avant son départ du pays, alors qu’il sortait du travail 

pour retourner à son domicile, il aurait été suivi et insulté par trois 

personnes en tenue civile ou par des policiers (selon les versions) qui 

auraient essayé de le frapper en raison de son appartenance ethnique et 

de ses rapports avec le mouvement Fano ; qu’il n’aurait pourtant aucun 

rapport avec ledit mouvement et qu’il n’aurait jamais eu d’activités 

politiques ; qu’il aurait finalement réussi à s’enfuir avec l’aide de passants ; 

qu’environ quinze jours après ce premier incident, il aurait été à nouveau 

confronté à la même situation avec trois autres individus, sur le chemin de 

son domicile à son travail, 

qu’environ un mois avant son départ du pays, des policiers seraient 

intervenus sur son lieu de travail après qu’une bagarre ait éclaté dans les 

environs ; qu’ils auraient menacé de le frapper et l’arrêter mais seraient 

finalement repartis, faute de preuve à son encontre, 

qu’environ vingt jours avant son départ du pays, il aurait été arrêté par la 

police et interrogé sur son ethnie et ses prétendus liens avec le mouvement 

Fano durant quelques heures, avant d’être libéré, 

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qu’en raison de la situation difficile en Ethiopie et par crainte d’être 

kidnappé, il aurait quitté une première fois ce pays grâce au soutien, 

notamment financier, de ses proches, selon une première version, à une 

date inconnue en 2021 ou, selon une deuxième version, en septembre 

2021 ou, selon une troisième version encore, en 2023, pour se rendre au 

Soudan du Sud ; qu’il y aurait vécu durant deux ans et aurait travaillé au 

centre (…) K._______ à L._______, où il aurait été logé et nourri ; que 

durant cette période, il se serait rendu auprès de l’ambassade d’Ethiopie 

pour établir son passeport, 

que deux semaines après son départ du pays pour le Soudan du Sud, les 

autorités éthiopiennes, qui auraient été à sa recherche, auraient fouillé à 

deux reprises les domiciles de ses tantes maternelles à M._______,  

qu’un mois avant de retourner en Ethiopie, alors qu’il se rendait dans un 

café à L._______, il aurait été menacé par des soldats éthiopiens qui 

l’auraient interrogé sur ses liens avec le mouvement Fano ; que ceux-ci 

n’auraient cependant pas eu le droit de l’arrêter et seraient donc repartis, 

qu’au début de l’année 2025, l’intéressé serait retourné à D._______, où il 

aurait séjourné durant quelques jours chez son frère N._______ ; que là-

bas, il se serait rendu en personne à l’ambassade (…) pour récupérer un 

visa qu’il aurait réussi à obtenir en payant la somme de 8'000 dollars à un 

colonel éthiopien rencontré à L._______ ; que ledit colonel aurait entrepris 

toutes les démarches pour l’aider à quitter le pays, notamment pour passer 

les contrôles douaniers à l’aéroport de O._______, à D._______ ; qu’il 

aurait ainsi pu quitter l’Ethiopie une seconde fois, par la voie aérienne, en 

mai 2025, muni de son passeport et d’un visa, en direction de la 

B._______, où il aurait séjourné durant trois jours avant de poursuivre son 

voyage vers la Suisse, 

qu’un mois avant son départ du pays, son oncle aurait été contraint de fuir 

D._______ pour P._______, en raison de problèmes ethniques, 

qu’interrogé sur ses craintes en cas de retour dans ce pays, il a affirmé que 

sa vie serait en danger et a ajouté que ses frères l’auraient informé, après 

son départ, que les autorités étaient toujours à sa recherche, 

que, dans le cadre de la procédure de première instance, le recourant a 

produit, en original, sa carte de travail au centre de (…) étatique I._______ 

et, sous formes de copies : 

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- sa carte de résidence ; 

- son diplôme de Bachelor, délivré le (…) 2018 par H._______ ; 

- sa licence professionnelle, délivrée le (…) 2018 par l’administration de 

D._______ ; 

- son certificat de requérant d’asile au Soudan du Sud, délivré le 

(…) 2024 par l’UNHCR ; 

- une lettre de recommandation du Dr Q._______, datée du 

5 septembre 2023, qui atteste que le recourant a travaillé au centre (…) 

K._______ à L._______, du (…) janvier 2021 au (…) août 2023, 

qu’à l’appui de son recours, il a joint une attestation d’indigence datée du 

1er octobre 2025 ainsi que la photocopie d’un document en langue 

étrangère (traduit par ses soins) daté du 21 octobre 2015 (calendrier 

éthiopien), selon lequel la police fédérale éthiopienne aurait émis un 

mandat d’arrêt à son encontre en raison de ses liens avec l’Amhara Fano 

People's Organisation, 

qu’en l’occurrence, à l’instar du SEM, le Tribunal considère que les 

allégations du recourant ne satisfont pas aux exigences de vraisemblance 

énoncées à l’art. 7 LAsi, 

qu’en premier lieu, force est de constater que les affirmations de l’intéressé 

lors de son audition du 22 juillet 2025 ont été, à de nombreuses reprises, 

vagues et peu circonstanciées ; qu’en particulier, son discours spontané 

s'est révélé succinct et exempt de détails spécifiques traduisant 

l'expression d'un réel vécu (cf. procès-verbal de l’audition du 

22 juillet 2025, Q. 141 s.), 

qu’à titre d’exemple, ses déclarations portant sur les insultes dont il aurait 

été victime de la part de ses collègues, en lien avec son ethnie amhara, se 

sont révélées laconiques quant au contenu et à la fréquence de celles-ci 

(cf. idem, Q. 143-164 et 267-271), 

qu’en effet, invité à décrire les problèmes qu’il aurait rencontrés sur son 

lieu de travail, le recourant s’est limité à exposer, de façon répétitive, que 

quelque temps après l’entrée en fonction du premier ministre éthiopien 

Abiy Ahmed, il aurait été insulté en raison de son ethnie par trois de ses 

collègues d’ethnie oromo, sans apporter d’éclaircissement complémentaire 

à ce sujet, malgré plusieurs relances de l’auditeur ; qu’une telle absence 

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d’éléments précis et individualisés paraît difficilement concevable de la part 

d’une personne prétendument insultée durant plusieurs années, 

que, surtout, ses allégations concernant les agressions qu’il aurait subies 

sur le chemin de son domicile à son lieu travail de la part de policiers 

(cf. ibidem, Q. 141 s.) ou, selon une seconde version, de civils (cf. ibidem, 

Q. 148), présentent un caractère vague et stéréotypé (cf. ibidem, 

Q. 165-192),  

que ses propos quant à l’apparence des individus prétendument impliqués, 

qu’il n’a décrits que de façon générique en indiquant qu’ils étaient grands, 

habillés en civil et au nombre de trois (cf. ibidem, Q. 171 et 183), sont 

également demeurés sommaires, 

qu’au surplus, comme l’a relevé le SEM, les explications du recourant au 

sujet des circonstances entourant ces événements manquent de logique, 

qu’en effet, il parait peu crédible qu’à deux reprises et de manière 

totalement identique, trois personnes inconnues – lesquelles seraient, 

selon les déclarations du recourant, des agents de l’Etat –, l’aient insulté 

en raison de son ethnie et aient cherché à s’en prendre à lui dans une rue 

bondée, dans le but de l’amener à quitter son travail ; qu’il est tout aussi 

peu plausible qu’il ait pu s’enfuir aussi facilement avec l’aide de passants 

(cf. ibidem, Q. 169-190), 

que ses déclarations relatives à la descente de police, prétendument 

survenue sur son lieu de travail un mois avant son départ, lors de laquelle 

celle-ci aurait tenté de le frapper et de l’arrêter (cf. ibidem, Q. 194-204), ne 

satisfont pas davantage aux exigences de vraisemblance, 

qu’il est pour le moins insolite que des policiers se soient rendus sur son 

lieu de travail pour l’interroger en raison d’une altercation qui ne se serait 

pas déroulée sur place et à laquelle le recourant n’aurait, selon ses propres 

déclarations, pas participé (cf. ibidem, Q. 203), 

que ses propos relatifs à l’arrestation de quelques heures dont il aurait fait 

l’objet une vingtaine de jours avant son premier départ d’Ethiopie 

(cf. ibidem, Q. 205-209) sont demeurés flous et peu circonstanciés ; qu’ils 

se sont aussi avérés contradictoires, le recourant ayant affirmé plus tôt lors 

de son audition qu’il n’avait jamais été arrêté (cf. ibidem, Q. 193), 

qu’il en va de même s’agissant des prétendues menaces qu’il aurait 

reçues, selon une première version, de policiers (cf. ibidem, Q. 228) ou, 

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selon une deuxième version, de soldats éthiopiens (cf. ibidem, Q. 230) ou 

encore, selon une troisième version, de soldats habillés en civil (cf. ibidem, 

Q. 231), alors qu’il se rendait dans un café à L._______ (cf. ibidem, Q. 228-

241), 

qu’en outre, il n’est pas crédible, si les autorités éthiopiennes l’avaient 

véritablement soupçonné de soutenir le mouvement Fano, comme il l’a 

allégué, que celles-ci l’aient soudainement relâché, sans prendre d’autres 

mesures,  

qu’au surplus, comme l’a relevé le SEM, ses déclarations portant sur son 

parcours personnel et migratoire présentent un manque de consistance 

flagrant, en particulier concernant l’itinéraire emprunté et les circonstances 

entourant son voyage jusqu’en Suisse, 

que son récit comporte des contradictions évidentes s’agissant de la 

chronologie des événements allégués, en particulier concernant les dates 

et la durée de son séjour au Soudan du Sud et, partant, de son retour en 

Ethiopie ; qu’à cet égard, il est constaté que, selon le certificat de travail du 

(…) 2023 produit à l’appui de sa demande d’asile, il aurait travaillé au 

centre (…) K._______ à L._______ du (…) 2021 au (…) 2023, ce qui 

contredit manifestement ses propos lors de son audition (cf. ibidem, Q. 88 

à 93), 

qu’en outre, il n’est pas compréhensible que, suite aux persécutions 

alléguées et compte tenu de ses déclarations selon lesquelles il aurait été 

recherché par les autorités de son pays, le recourant soit retourné en 

Ethiopie durant quelques mois (ou, selon une autre version, quelques 

jours) avant son second départ du pays (cf. ibidem, Q. 92, 94 et 104) ; que 

son comportement ne correspond manifestement pas à celui d’une 

personne ayant réellement subi des persécutions par le passé ou qui 

craindrait pour sa vie ou sa liberté,  

que, surtout, durant ce laps de temps, l’intéressé se serait rendu en 

personne à l’ambassade de B._______ pour obtenir un visa et aurait pu 

quitter légalement ce pays, par voie aérienne, au moyen de son propre 

passeport, le tout sans encombres, ce qui tend à démontrer qu’il n’était pas 

véritablement dans le viseur des autorités éthiopiennes, contrairement à 

ce qu’il a affirmé à de nombreuses reprises (cf. ibidem, Q. 179, 194-197, 

205-209, 217-223, 228-241, 262-266 et 272-273), 

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que, dans la mesure où il n’a pas rendu plausible son arrestation, ni même 

le fait qu’il aurait été recherché par les autorités avant son départ 

d’Ethiopie, ses allégations sur les faits qui en auraient découlé, à savoir les 

perquisitions aux domiciles de ses tantes ainsi que les déclarations de ses 

frères, n’apparaissent pas vraisemblables non plus, 

qu’au demeurant, les propos du recourant portant sur ces événements sont 

eux aussi demeurés très approximatifs et superficiels (cf. ibidem, 

Q. 217-223 et 263-266), 

qu’en tout état de cause, il est rappelé que, de jurisprudence constante, le 

seul fait d'apprendre par l’intermédiaire d’un tiers que l'on est recherché ne 

suffit pas pour admettre la réalité de ce genre d'événements et en déduire 

que la personne est exposée à une persécution au sens de l'art. 3 LAsi 

(cf. arrêts du Tribunal D-5147/2020 du 29 octobre 2020 ; D-1357/2019 du 

19 août 2019 consid. 6.3.2 ; D-3261/2019 du 19 juillet 2019, p. 10 et jurisp. 

cit.), 

que, dans son recours, l’intéressé n’apporte aucun argument convaincant 

susceptible de modifier l’appréciation qui précède, 

qu’il se contente en effet de réitérer, pour l’essentiel, ses déclarations faites 

lors de son audition, tout en apportant des précisions sur certains points, 

en réponse aux éléments d’invraisemblance relevés par le SEM ; que ses 

explications se limitent à de simples affirmations, qu'aucun élément concret 

et déterminant, ni moyen de preuve concluant, ne viennent étayer, 

qu’en particulier, son argument selon lequel le manque de clarté et de 

cohérence de ses réponses s’expliquerait par la barrière linguistique ainsi 

que par la pression qu’il aurait ressentie durant son audition n’emporte pas 

conviction ; qu’en effet, même à admettre que l’intéressé était 

effectivement stressé à cette occasion, ce seul élément ne suffirait pas à 

expliquer les nombreuses et importantes invraisemblances émaillant son 

récit,  

que les moyens de preuve produits à l’appui de son recours n’apportent 

pas plus de crédibilité à ses allégations, 

qu’en particulier, la photocopie du document éthiopien (traduit par le 

recourant), censée attester d’un mandat d’arrêt à son encontre, est 

dépourvue de valeur probante ; qu’en effet, sa production sous la forme de 

copie ne permet pas d’exclure d’éventuelles manipulations ; que le Tribunal 

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ne dispose dès lors d’aucune garantie, ni sur son contenu, ni sur son 

origine ; qu’au vu du caractère non crédible des déclarations du recourant 

et de la production de ce moyen de preuve uniquement au stade du 

recours, alors qu’il est daté du 21.10.2015 selon le calendrier éthiopien 

(soit du 28 juin 2023 selon le calendrier grégorien), tout semble indiquer 

que cette pièce a été établie pour les besoins de la cause, 

que, pour le surplus, l’intéressé ne présente pas un profil politique risquant 

de l’exposer, en cas de retour en Ethiopie, à une persécution au sens de 

l’art. 3 LAsi, 

qu’au vu de l’invraisemblance de ses motifs d’asile, il n’existe en effet 

aucun élément au dossier permettant de conclure qu’au moment de quitter 

son pays d’origine, il aurait été identifié comme une personne hostile au 

gouvernement, ou comme un opposant politique, par les autorités 

éthiopiennes, 

que l’allégation de l’intéressé, invoquée au stade du recours, selon laquelle 

il risquerait d’être arrêté et emprisonné en cas de retour en Ethiopie en 

raison de sa proximité avec le mouvement Fano et de ses opinions 

politiques n’emporte pas conviction ; qu’elle ne repose en effet sur aucun 

moyen de preuve tangible et se limite à une simple affirmation de sa part ; 

qu’elle est par ailleurs contredite par ses affirmations durant son audition 

du 22 juillet 2025, le recourant ayant alors exposé n’avoir jamais exercé 

d’activités politiques et n’avoir aucun lien avec ledit mouvement (cf. Q. 182, 

187, 223 et 232), 

qu’enfin, il ne saurait être admis que l’intéressé risque des persécutions en 

cas de retour en Ethiopie, à D._______, du seul fait de son appartenance 

ethnique amhara, à défaut d’avoir rendu vraisemblable une quelconque 

implication de sa part dans l’insurrection amhara de 2023 et compte tenu 

de l’invraisemblance des persécutions passées alléguées (cf. également 

arrêt du Tribunal D-5436/2025 du 13 août 2025, p. 8), 

qu’en conséquence, la crainte du recourant d’avoir à subir de sérieux 

préjudices au sens de l’art. 3 LAsi, en cas de retour en Ethiopie, n’est pas 

objectivement fondée, 

que, pour le surplus, il est renvoyé aux considérants de la décision 

attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et motivés et 

que le recours ne contient aucun élément susceptible d'en remettre le bien-

fondé en cause (cf. art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l'art. 4 PA), 

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qu’il s’ensuit que le recours, en tant qu'il conteste le refus de la 

reconnaissance de la qualité de réfugié et le rejet de la demande d'asile, 

doit être rejeté et la décision attaquée être confirmée sur ces points, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi 

(cf. art. 44 LAsi), 

que l'exécution du renvoi est ordonnée si elle est licite, raisonnablement 

exigible et possible ; que si ces conditions ne sont pas réunies, l'admission 

provisoire doit être prononcée ; que celle-ci est réglée par les art. 83 et 84 

de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et 

l’intégration (LEI, RS 142.20), applicables par renvoi de l'art. 44 LAsi,  

qu’en l’espèce, l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de 

non-refoulement de l'art. 5 LAsi, le recourant n'ayant, au vu de ce qui 

précède, pas rendu vraisemblable qu'il serait, en cas de retour dans son 

pays d’origine, exposé à de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi, 

que, pour les mêmes raisons, le recourant n'a pas non plus établi qu’il 

existerait pour lui un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en 

cas de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants (cf. art. 3 CEDH [RS 0.101] et art. 3 de la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants [Conv. torture, RS 0.105]), 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (cf. art. 83 al. 3 LEI), cette 

mesure n’étant en l’occurrence contraire à aucun engagement de la Suisse 

relevant du droit international, 

qu'elle est également raisonnablement exigible (cf. art. 83 al. 4 LEI), 

qu’en effet, malgré des tensions politiques, ethniques et sociales 

existantes, l’Ethiopie ne se trouve pas en proie, sur l’ensemble de son 

territoire, à une guerre, une guerre civile ou une situation de violence 

généralisée (cf. parmi d’autres l’arrêt du Tribunal E-5068/2025 du 

29 juillet 2025, consid. 9.3.2 et jurisp. cit.), 

que les conditions de vie en Éthiopie restent toutefois précaires dans de 

nombreuses régions, raison pour laquelle des facteurs favorables à la 

E-7663/2025 

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réinstallation du recourant dans ce pays sont nécessaires afin de pouvoir 

considérer que l'exécution du renvoi est raisonnable (cf. ibid.), 

que le recourant n'a avancé aucun élément suffisamment concret, sérieux 

et individuel permettant d'inférer qu'il se trouverait, en cas de retour dans 

ce pays, dans une situation personnelle de nature à mettre concrètement 

sa vie, son intégrité physique ou sa liberté en danger, 

qu’il est dans la force de l’âge, bénéficie d’une expérience professionnelle 

de plusieurs années dans le domaine des (…) et n'a pas invoqué de 

problèmes de santé particuliers, de sorte qu’il peut être attendu de lui qu’il 

réintègre le marché du travail de son pays d’origine, notamment à 

D._______, où il a vécu la majeure partie de sa vie, 

qu’en outre, le recourant dispose de liens familiaux dans cette ville, 

notamment avec ses quatre frères et son père, sur lesquels il pourra 

s’appuyer à son retour, 

que l’exécution du renvoi est enfin possible (cf. art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), le recourant étant tenu de 

collaborer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d'origine (cf. art. 47 al. 1 LAsi), 

qu’il s’ensuit que le recours doit être également rejeté en tant qu’il conteste 

le renvoi et l’exécution de cette mesure, 

que s'avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que dans la mesure où il est immédiatement statué sur le fond, la requête 

tendant à la dispense du versement d'une avance de frais est sans objet, 

qu’enfin, la demande d’assistance judiciaire totale doit être rejetée, les 

conclusions du recours paraissant d’emblée vouées à l’échec (cf. art. 102m 

al. 1 LAsi en lien avec l’art. 65 al. 1 PA), de sorte qu’il y a lieu de mettre les 

frais de procédure à la charge du recourant, conformément aux art. 63 

al. 1 PA ainsi que 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant 

les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral 

(FITAF, RS 173.320.2),  

E-7663/2025 

Page 14 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 1’000 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale 

compétente. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Deborah D'Aveni Thierry Leibzig 

 

 

Expédition :