# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5c2c6542-c48c-55bd-989f-4117f95abe7e
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2019-05-28
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 28.05.2019 RR.2019.95
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2019-95_2019-05-28.pdf

## Full Text

Arrêt du 28 mai 2019 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Giorgio Bomio-Giovanascini, président, 

Roy Garré et Stephan Blättler,  

la greffière Victoria Roth  

   

Parties  1. A. SA,  

 

2. B.,  

 

représentés par Me Ludovic Tirelli, avocat,  

requérants 

  

 contre 

   

  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, OFFICE 

CENTRAL USA,  

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale 

aux Etats-Unis 

 

Restitution de délai (art. 24 al. 1 PA) 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéros de dossiers:  RR.2019.95-96 

 

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- le recours interjeté par Me Ludovic Tirelli (ci-après: Me Tirelli) pour la société 

A. SA et B. auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral le 

28 mars 2019 à l’encontre de la décision de clôture du 25 février 2019 de 

l’Office fédéral de la justice, Office central USA, admettant l’entraide requise 

par l’Office central du Département américain de la justice le 7 mars 2017 et 

ordonnant la transmission aux autorités américaines de la documentation 

bancaire relative à des relations bancaires détenues auprès de la banque C. 

(dossier RR.2019.61-62, act. 1.1), 

 

- la lettre recommandée du 1er avril 2019 par laquelle la Cour de céans a invité 

Me Tirelli à verser une avance de frais de CHF 5'000.-- et à produire une 

procuration attestant des pouvoirs lui ayant été conférés par A. SA et B., ce 

dans un délai échéant le 12 avril 2019, et précisant que l’absence de 

paiement, tout comme le défaut de transmission des procurations, 

entrainerait l’irrecevabilité du recours (RR.2019.61-62, act. 3), 

 

- le paiement effectué dans le délai octroyé (RR.2019.61-62, act. 4) mais 

l’absence de procuration transmise, 

 

- l’arrêt de la Cour de céans du 18 avril 2019 déclarant irrecevable le recours 

interjeté le 28 mars 2019, faute de procuration produite dans le délai imparti, 

 

- le recours en matière de droit public interjeté le 3 mai 2019 auprès du 

Tribunal fédéral par A. SA et B., par l’intermédiaire de Me Tirelli, à l’encontre 

de l’arrêt précité (act. 1.1), 

 

- la demande de restitution de délai pour produire une procuration du 3 mai 

2019 de Me Tirelli adressée à la Cour de céans, accompagnée des 

procurations ayant été requises le 1er avril 2019 par la Cour de céans (act. 1), 

 

- l’arrêt du 17 mai 2019 de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral 

déclarant le recours du 3 mai 2019 irrecevable, 

 

 

 

et considérant: 

 

qu’en vertu de l’art. 37 al. 2 let. a de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur 

l’organisation des autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71), 

mis en relation avec les art. 25 al. 1 et 80e al. 1 de la loi fédérale du 20 mars 

1981 sur l’entraide internationale en matière pénale (EIMP; RS 351.1), la 

- 3 - 

 

 

Cour de céans est compétente pour connaître des recours dirigés contre les 

décisions de clôture de la procédure d’entraide rendues par l’autorité 

cantonale ou fédérale d’exécution; 

 

que la Cour des plaintes est également compétente pour statuer sur les 

demandes de restitution de délai selon l’art. 24 al. 1 de la loi fédérale sur la 

procédure administrative (PA; RS 172.021) – applicable par renvoi des 

art. 12 EIMP et 39 al. 2 let. b LOAP – formées dans le cadre de recours qui 

lui sont dévolus (arrêts du Tribunal administratif fédéral E-501/2013 du 

8 mars 2013 et C-6749/2012 du 13 janvier 2013 consid. 1.1 arrêts du 

Tribunal pénal fédéral RR.2014.235 du 15 décembre 2014 et RR.2013.211 

du 7 août 2013); 

 

que le mémoire de recours indique les conclusions, motifs et moyens de 

preuve et porte la signature du recourant ou de son mandataire (art. 52 al. 1 

PA); 

 

que si le recours ne satisfait pas à ces exigences, ou si les conclusions ou 

les motifs du recourant n’ont pas la clarté nécessaire, sans que le recours 

soit manifestement irrecevable, l’autorité de recours impartit au recourant un 

court délai supplémentaire pour régulariser le recours (art. 52 al. 2 PA), tout 

en avisant le recourant que si le délai n’est pas utilisé, elle statuera sur la 

base du dossier ou si les conclusions, les motifs ou la signature manquent, 

elle déclarera le recours irrecevable (art. 52 al. 3 PA); 

 

que l’autorité peut exiger du mandataire qu’il justifie de ses pouvoirs par une 

procuration écrite (art. 11 al. 2 PA), et que dans ce domaine, les parties sont 

soumises à un véritable devoir de collaboration, dont la sanction peut être 

l’irrecevabilité de l’acte en question (v. art. 13 PA; arrêt du Tribunal fédéral 

1C_248/2012 du 1er octobre 2012 consid. 2.2 et réf. citée; arrêts du Tribunal 

pénal fédéral RR.2019.28 du 22 mars 2019; RR.2018.155 du 29 mai 2018; 

RR.2017.100 + RR.2017.101 du 10 août 2017); 

 

qu’à teneur de l’art. 24 al. 1 PA, si le requérant ou son mandataire a été 

empêché, sans sa faute, d’agir dans le délai fixé, celui-ci est restitué pour 

autant que, dans les trente jours à compter de celui où l’empêchement a 

cessé, le requérant ou son mandataire ait déposé une demande motivée de 

restitution et ait accompli l’acte omis; 

 

qu’en l’espèce les requérants ont, par l’intermédiaire de leur conseil, 

accompli l’acte omis à l’appui de leur courrier du 3 mai 2019 et motivé leur 

requête de restitution de délai en argumentant que la procuration figurait déjà 

au dossier; 

- 4 - 

 

 

que dans leur recours adressé au Tribunal fédéral, les requérants ont en 

outre indiqué que le délai imparti pour produire la procuration n’avait pas été 

agendé, seul le délai pour procéder au paiement de l’avance de frais l’ayant 

été (act. 1.1, p. 5); 

 

que par conséquent l’omission dont il est question résulte d’un oubli, seul 

l’un des délais ayant été agendé par le conseil des requérants; 

 

que l’on ne saurait dès lors considérer que les requérants – ou leur 

mandataire – ont été empêchés sans leur faute de procéder à la production 

d’une procuration dans le délai fixé par la Cour de céans; 

 

que l’argument selon lequel la procuration figurait déjà au dossier ne saurait 

être retenu dès lors que le recours ne mentionnait pas qu’une procuration 

figurait au dossier de l’Office fédéral de la justice (ATF 117 Ia 440 consid. 1b 

p. 444; arrêt du Tribunal fédéral 9C_793/2013 du 27 mars 2014 consid. 1.2 

et les références citées);  

 

que par ailleurs comme l’a précisé le Tribunal fédéral dans son arrêt du 

17 mai 2019, le simple fait d’avoir déjà produit un tel document ne les 

dispensaient pas de répondre à une invitation expresse de produire un tel 

document (arrêts du Tribunal fédéral 1C_237/2019 du 17 mai 2019; 

9C_793/2013 du 27 mars 2014 consid. 1.2 et 1F_35/2014 du 1er octobre 

2014 consid. 2); 

 

que dans l’arrêt précité rendu dans la présente cause, le Tribunal fédéral a 

estimé que la Cour de céans n’avait « pas fait preuve de formalisme excessif 

en déclarant le recours irrecevable (…) [elle] pouvait légitimement exiger de 

cet avocat la production d’une procuration attestant des pouvoirs qui lui 

avaient été conférés » (arrêt du Tribunal fédéral 1C_237/2019 du 17 mai 

2019); 

 

que partant la requête de restitution de délai doit être rejetée; 

 

qu’en règle générale, les frais de procédure, comprenant l’émolument 

d’arrêté, les émoluments de chancellerie et les débours, sont mis à la charge 

de la partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l’art. 39 

al. 2 let. b LOAP); 

 

que le montant de l’émolument est calculé en fonction de l’ampleur et de la 

difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation 

financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP); 

 

- 5 - 

 

 

qu’en tant que partie qui succombe, les requérants doivent supporter les frais 

du présent arrêt, lesquels sont fixés, en application des art. 5 et 8 du 

règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, 

émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; 

RS 173.713.162) à CHF 1’000.--. 

- 6 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. La requête est rejetée. 

 

2. Un émolument de CHF 1’000.-- est mis à la charge solidaire des requérants.  

 

 

Bellinzone, le 28 mai 2019 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Ludovic Tirelli, avocat 

- Office fédéral de la justice, Office central USA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre le présent arrêt.