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**Case Identifier:** 8e45f49b-f7ab-5a29-a740-17a3b22589e7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.11.2017 A/2887/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2887-2017_2017-11-30.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2887/2017-CS DCSO/617/17 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 30 NOVEMBRE 2017 

Plainte 17 LP (A/2887/2017-CS) formée en date du 3 juillet 2017 par l’ETAT DE 
VAUD 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 
et par pli recommandé du greffier du 1er décembre 2017 
à : 

- ETAT DE VAUD 
DIS - Secteur recouvrement 
Service juridique et Législatif 
Case postale 
1014 Lausanne Adm cant. 

- Monsieur Philippe DUFEY, Préposé. 

- Office des poursuites. 

 

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A/2887/2017-CS 

Vu, EN FAIT, la réquisition de continuer la poursuite n° 15 xxxx64 E par la voie de la 

saisie, expédiée le 30 mai 2016 à l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) par 
l’ETAT DE VAUD (ci-après : le créancier) à l’encontre de A______ (ci-après : le 
débiteur); 

Attendu que par acte expédié le 3 juillet 2017 au greffe de la Chambre de surveillance 

des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), le 

créancier s’est plaint d'un retard injustifié dans le traitement de cette réquisition de 
continuer la poursuite; 

Qu’il a expliqué être toujours sans nouvelles de l’Office quant à la suite donnée à sa 
réquisition précitée, étant précisé que le 24 avril 2017, il avait relancé l’Office, lequel 
lui avait répondu, le 27 avril 2017, que le débiteur ne s’était pas présenté audit Office, 
l’exécution de la saisie n’avait pu avoir lieu mais qu’il avait été procédé à des blocages 
bancaires;  

Que dans le délai imparti pour déposer ses observations, ledit Office s’en est rapporté à 
justice au sujet de cette plainte; 

Qu’il a expliqué avoir reçu la réquisition de continuer la poursuite en cause le 1er juin 
2016, un avis de saisie ayant été envoyé au débiteur le 1er décembre 2016 seulement à la 

suite d’un changement de domicile de ce dernier; 

Que par la suite, le débiteur ne s’étant pas présenté pour l’exécution de la saisie fixée au 
22 février 2017 dans les locaux de l’Office, ce dernier a pu établir, par le biais 
d’investigations bancaires du 27 avril 2017, que le débiteur était uniquement au 
bénéfice de prestations de chômage, lesquelles ont été bloquées, le 13 juillet 2017, en 

mains de la caisse de chômage B______ pour toutes sommes supérieures à 1’270 fr. par 
mois; 

Qu’à la suite de ce blocage, le débiteur s’est présenté à l’Office le 14 juillet 2017, date à 
laquelle la saisie précitée a été réduite à 180 fr. par mois; 

Que ledit Office a en outre précisé que le procès-verbal de saisie correspondant devait 

être expédié au créancier à fin août 2017; 

Considérant, EN DROIT, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer 

sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; 

art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire 

ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP); 

Que le créancier poursuivant a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard 

injustifié dans le traitement de sa réquisition de continuer la poursuite à l’encontre du 
débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 

al. 3 LP ; 9 al. 1 et 2 LaLP);  

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A/2887/2017-CS 

Qu’elle est dès lors recevable à la forme; 

Considérant que selon l'art. 89 LP, lorsque le débiteur est sujet à la poursuite par voie de 

saisie, l'Office, après réception de la réquisition de continuer la poursuite, procède "sans 

retard" à la saisie, soit un acte de puissance publique par lequel l'Office fait interdiction 

au débiteur de disposer de biens patrimoniaux lui appartenant en vue du 

désintéressement des créanciers y participant (GILLIERON, Commentaire, n° 4 ad art. 89 

LP; Thomas WINKLER, in KUKO SchKG, 2ème édition, 2014, n° 2 ad art. 89 LP); 

Que la saisie fait l'objet d'un procès-verbal énumérant les droits saisis (art. 112 LP), qui 

doit être communiqué aux créanciers et au débiteur "sans retard" après l'expiration du 

délai de participation de 30 jours (art. 114 LP); 

Qu’en cas d'insuffisance ou d'absence de biens saisissables, le procès-verbal de saisie 
vaut acte de défaut de biens provisoire (art. 115 al. 2 LP) ou définitif (art. 115  

al. 1 LP); 

Que si les délais fixés par les art. 89 et 114 LP ("sans retard") sont des délais d'ordre, ils 

imposent néanmoins à l'Office de procéder avec promptitude et diligence, en tenant 

compte de toutes les circonstances (Bénédict FOËX, in CR LP, n° 15 ad art. 89 LP); 

Qu'en l'espèce, la réquisition visée de continuer la poursuite a été reçue par l’Office le 
1er juin 2016, lequel a mis 6 mois pour expédier un avis de saisie au débiteur, le  

1er décembre 2016; 

Qu’il a encore mis deux mois et demi pour procéder à la saisie des allocations-chômage 
du débiteur, le 13 juillet 2017, à la suite d’investigations bancaires; 

Que ces circonstances sont constitutives d’un retard inadmissible et injustifié de 
l’Office, qui doit être constaté; 

Qu’il est à cet égard rappelé que la loi ne laisse aucune place à une surcharge de travail 
ou à une désorganisation dudit Office, même réelle, pour justifier une telle violation du 

principe de célérité; 

Qu’en effet, il appartient audit Office de faire diligence dans le traitement des 
réquisitions de continuer la poursuite qui lui parviennent, de sorte qu’un délai de  
14 mois entre la réception de la réquisition de continuer la poursuite par l’Office et 
l’envoi probable au créancier du procès-verbal de saisie correspondant n’est pas 
admissible; 

Que la présente décision sera transmise au Préposé de l’Office afin qu’il prenne les 
mesures nécessaires à éviter que les circonstances du cas d’espèce ne se reproduisent; 

Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la 
procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP. 

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A/2887/2017-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 3 juillet 2017 par l’ETAT DE VAUD pour retard 
injustifié de l’Office des poursuites dans le traitement de sa réquisition de continuer la 
poursuite n° 15 xxxx64 E dirigée le 30 mai 2016 à l’encontre de A______. 

Au fond : 

Constate que l’Office des poursuites a fait preuve d’un retard injustifié dans le 
traitement de cette réquisition de continuer la poursuite. 

Transmet la présente décision en copie au Préposé de l’Office des poursuites, dans le 
sens des considérants. 

Siégeant : 

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Messieurs Georges ZUFFEREY 

et Denis KELLER, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA, greffière. 

 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Véronique PISCETTA 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.