# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 453fa874-e97f-53bb-8746-10eb19421f6e
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-31
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 31.01.2018 501 2017 21
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2017-21_2018-01-31.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2017 21

Arrêt du 31 janvier 2018 

Cour d'appel pénal

Composition Président: Michel Favre
Juges: Adrian Urwyler, Dina Beti
Greffière: Silvia Aguirre

Parties A.________, prévenu et appelant, représenté par Me Benoît 
Sansonnens, avocat

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

ainsi que 

B.________, C.________ et D.________, parties plaignantes, 
représentés par Me Anne-Laure Simonet, avocate

et

E.________, partie plaignante

Objet Diffamation (art. 173 ch. 1 CP), injure (art. 177 al. 1 CP), menaces 
(art. 180 al. 1 CP), tentative de contrainte (art. 22 et 181 CP), 
violation de domicile (art. 186 CP)

Appel du 26 janvier 2017 contre le jugement de la Juge de police de 
l'arrondissement du Lac du 18 mai 2016

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considérant en fait

A. A.________ a rencontré B.________ au mois de mai 2010. Très amoureux de cette femme, 
récemment divorcée de C.________ et mère de D.________, A.________ s’est mis en ménage 
avec cette dernière. Le couple s’est définitivement séparé en mai 2013. Dès le 2 juillet 2013, 
B.________ a noué une relation sentimentale avec E.________, ami de longue date de son ex-
mari. A.________ a entrepris de nombreuses démarches judiciaires en vu de démontrer que 
D.________, C.________ et E.________ tiraient profit de l’état de détresse de son ex-compagne 
pour l’amener, contre son gré, à mettre un terme à leur idylle et à s’abandonner aussi bien 
moralement que sexuellement dans les bras d’une personne pour laquelle elle ne nourrissait 
aucun sentiment. Les autorités ne s’étant pas ralliées aux considérations de A.________, aucune 
de ses interventions n’a abouti. 

De leur côté, B.________, D.________, C.________ et E.________ ont déposé plusieurs plaintes 
pénales contre A.________ pour les infractions de menaces, violation de domicile, diffamation, 
injure, tentative de contrainte et dommages à la propriété. 

Le 18 mai 2016, le Juge de police de l’arrondissement du Lac, (ci-après: le Juge de police) a 
reconnu A.________ coupable de diffamation, injure, menaces, tentative de contrainte et violation 
de domicile. Il a en revanche été acquitté de l’infraction de dommages à la propriété et, dans un 
cas, de celles d’injure et de menaces. Le Juge de police a condamné A.________ à une peine 
pécuniaire de 300 jours-amende, dont 150 jours-amende avec sursis durant 5 ans, le montant du 
jour-amende étant fixé à CHF 30.-, et subordonné le sursis au suivi d’un traitement 
psychothérapeutique et à l’interdiction d’entretenir tout contact avec l’ensemble des plaignants. Le 
Juge de police a en outre admis les conclusions civiles des plaignants et mis les frais de procédure 
à la charge du prévenu.

Le Juge de police a en substance retenu les faits suivants, encore contestés en appel:

- Entre le 28 juillet 2013 et le 30 juillet 2013, A.________ a adressé sept messages menaçants à 
B.________ dans lesquels il lui a exposé qu’il comptait s’attaquer à son fils et au clan 
B.________ C.________ D.________ pour la sauver et la protéger (cas 1). 

- Le 1er août 2013, A.________ a adressé au Commandant de la police de Fribourg une 
dénonciation dans laquelle il qualifiait B.________, C.________, D.________ et E.________ 
d’individus dépravés et amoraux, ajoutant en sus qu’ils faisaient partie d’une 
« secte d’entrepreneurs pervers » (cas 4.1).

- A F.________, le 6 août 2013 vers 6h30, A.________ s’est introduit sans y être invité sur la 
propriété de D.________ dans le dessein de savoir si B.________ avait passé la nuit avec son 
nouveau compagnon (cas 2.1). 

- Le 8 août 2013 vers 13h52, A.________ a menacé de mort et injurié D.________ alors que ce 
dernier venait de le contacter téléphoniquement pour l’enjoindre de ne plus entrer dans sa 
propriété (cas 2.2).

- A Fribourg, au parking de la gare, le 12 août 2013, vers 13h30, A.________ a ouvert 
brusquement la portière de la voiture dans laquelle B.________ et E.________ étaient assis, 
avant de menacer et d’injurier le précité en le traitant de « salopard » (cas 3.2).

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- Le 13 août 2013, A.________ a adressé à B.________ un courrier dans lequel il qualifiait 
E.________ de violeur et exposait sur plusieurs pages à son ex-compagne comment son 
nouvel amant abusait de son état de faiblesse pour se jouer d’elle (cas 3.3).

- Le 13 août 2013, A.________ a adressé à B.________ un courrier menaçant où il qualifiait la 
précitée de prostituée et dans lequel il expliquait à son ex-compagne qu’elle était victime d’un 
viol collectif des faits de C.________, D.________ et E.________, raison pour laquelle il allait 
éliminer de sa vie toutes les personnes susmentionnées (cas 4.2).

- Le 22 août 2013, A.________ a adressé à la justice de paix de l’arrondissement du Lac une 
requête de mesures d’internement à l’encontre de B.________, arguant que la précitée se 
trouvait, des faits de son fils D.________, dans un état de « soumission totale sur le plan affectif 
et sexuel ». Il a en outre ajouté que l’ensemble du clan B.________ C.________ D.________ 
était membre d’une secte évangélique (cas 4.3).

- Le 10 septembre 2013, A.________ a adressé à B.________ un courrier dans lequel il la 
qualifiait de prostituée et dans lequel il décrivait C.________, D.________ et E.________ 
comme les auteurs d’une machination ayant conditionné la précitée à tomber amoureuse de 
E.________, ceci afin de l’amener à entretenir des relations sexuelles avec ce dernier. Il a en 
outre précisé à B.________ que s’il avait imaginé qu’elle se comporterait de cette manière dans 
le futur, il l’aurait instantanément tuée lors de leurs promenades romantiques en forêt (cas 4.4).

- Le 12 septembre 2013, A.________ a adressé à D.________ un courrier dans lequel, en sus 
d’accuser l’ensemble des plaignants de faire parti d’une secte, il qualifiait le dernier cité 
d’individu répugnant et malfaisant. Dans cette même missive, l’appelant mettait en outre en 
garde le fils de son ex-compagne des hostilités qu’il comptait déclencher s’il ne consentait pas à 
convaincre sa mère de revenir vers lui (cas 5).

B. Le 26 janvier 2017, A.________ a déposé une déclaration d’appel par l’intermédiaire de son 
conseil. Il conclut à son acquittement de tous les chefs de prévention et au rejet de l’ensemble des 
prétentions civiles octroyées. Comme conséquence des acquittements demandés, il conteste la 
quotité de la peine retenue. 

Le Ministère public et les plaignants représentés par Me Anne-Laure Simonet ont indiqué ne pas 
présenter de demande de non-entrée en matière sur l’appel du prévenu, ni ne déclarer appel joint. 

Le 28 janvier 2017, A.________ a par ailleurs déposé personnellement un mémoire 
complémentaire d'appel de 60 pages. Le Président de la Cour d'appel pénal ayant considéré ce 
mémoire comme prolixe et inconvenant, il a imparti à l'appelant un délai pour le corriger, attirant 
son attention sur le fait qu'à défaut de correction, ce document ne serait pas pris en considération. 
L'appelant n'a pas donné suite à cette injonction et, par courrier du 10 mars 2017, a sommé le 
Président de la Cour de se récuser. Par arrêt du 2 mai 2017, la Cour d'appel pénal a statué sur 
cette requête de récusation et l'a rejetée, frais à charge de l'appelant. En date du 24 juillet 2017, le 
Tribunal fédéral a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours déposé par le prévenu. 

C. Par courrier du 10 février 2017, Me Anne-Laure Simonet a introduit une requête de 
séquestre tendant à garantir le paiement du montant de CHF 21'000.- alloué par le Juge de police 
à ses clients au titre d’indemnité (art. 433 CPP). Le 10 mars 2017, A.________ a conclu, par 
l’intermédiaire de son mandataire, au rejet de la requête. Par arrêt du 24 mai 2017, la Cour d’appel 

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pénal a rejeté sans frais la requête de séquestre. Cet arrêt n’ayant pas fait l’objet d’un recours, il 
est définitif et exécutoire. 

D. Par courriers des 18 et 29 août 2017, les parties ont formellement donné leur accord, ou ne 
se sont pas opposées à ce que la Cour d'appel pénal statue sans débats. 

Par l'intermédiaire de son mandataire, A.________ a déposé ses conclusions motivées le 
25 septembre 2017. Le même jour, il a déposé personnellement un écrit confus de 166 pages, par 
lequel il conclut, en substance, à l'admission du recours et au renvoi pour début de l'instruction aux 
autorités bernoises en raison d'un for dans ce canton pour l'essentiel des accusations (ch. 1 et 2), 
subsidiairement à l'annulation du jugement (ch. 3) et au "renvoi de toute l'instruction à une autre 
autorité (tribunal ou juge de police plus âgé, plus expérimenté et indépendant)" (ch. 4), à une 
"vraie instruction des faits pertinents" par la Cour d'appel pénal (ch. 5), et, en cas de renvoi, à ce 
qu'une instruction complémentaire soit ouverte "sans restriction d'objet (art. 409 al. 3 CPP) sur 
toutes les conclusions, questions et requêtes du recourant" (ch. 6).

Le Ministère public a renoncé à se déterminer sur le mémoire d’appel. Quant à B.________, 
C.________ et D.________, ils ont déposé leur détermination le 18 octobre 2017 et conclu au rejet 
de l’appel et à l’octroi d’une indemnité au sens de l’art. 433 CPP.

en droit

1.

1.1 L'appel est recevable contre les jugements des tribunaux de première instance qui ont clos 
tout ou partie de la procédure (art. 398 al. 1 CPP). La partie annonce l'appel au Tribunal de 
première instance par écrit ou oralement pour mention au procès-verbal dans le délai de 10 jours 
dès la communication du jugement, c'est-à-dire dès la notification de son dispositif (art. 384 let. a 
CPP), puis adresse une déclaration d'appel écrite à la juridiction d'appel dans les 20 jours dès la 
notification du jugement motivé (art. 399 al. 1 et 3 CPP).

Les 18 et 20 mai 2016, A.________ a annoncé au Juge de police son appel contre le jugement du 
18 mai 2016, en respect du délai de 10 jours prévu par l'art. 399 al. 1 CPP, le dispositif lui ayant 
été communiqué le 20 mai 2016. Le jugement intégralement rédigé lui a été notifié le 10 janvier 
2017. Remise à la poste le 26 janvier 2017, sa déclaration d'appel a été interjetée en temps utile, 
soit dans le cadre du délai de 20 jours de l'art. 399 al. 3 CPP. Prévenu condamné, A.________ a 
qualité pour interjeter appel (art. 104 al. 1 let. a, 382 al. 1 et 399 al. 1 et 3 CPP).

1.2 Saisie d'un appel contre un jugement ne portant pas seulement sur des contraventions, la 
Cour d'appel pénal jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement 
(art. 398 al. 2 CPP). Elle revoit la cause librement en fait, en droit et en opportunité (art. 398 al. 3 
CPP; arrêt TF 6B_43/2012 du 27 août 2012 consid. 1.1), sans être liée par les motifs invoqués par 
les parties, ni par leurs conclusions, sauf lorsqu'elle statue sur l'action civile (art. 391 al. 1 CPP). 
Elle n'examine toutefois que les points attaqués du jugement de première instance, sauf s'il s'agit 
de prévenir – en faveur de l'appelant – des décisions illégales ou inéquitables (art. 404 CPP).

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1.3 Dans le cadre d'une procédure écrite, la direction de la procédure fixe à la partie qui a 
déclaré l'appel ou l'appel joint un délai pour déposer un mémoire d'appel motivé (art. 406 al. 3 
CPP). Le mémoire d’appel motivé remplace les plaidoiries; doivent partant y figurer les points 
attaqués du jugement, ainsi que les motifs justifiant la modification de la décision de première 
instance. 

Le 25 septembre 2017, l’appelant a déposé son mémoire d’appel motivé. Le prévenu conteste en 
appel sa condamnation pour diffamation, injure, menaces, tentative de contrainte et violation de 
domicile. Dans la mesure où l’indemnité allouée au défenseur d’office n’est pas contestée, le 
jugement du 16 mai 2016 est entré en force sur ce point (art. 399 al. 4 et 402 a contrario CPP). Il 
en va de même des acquittements du chef de prévention de dommages à la propriété, ainsi que 
d’injure et de menaces, pour les événements du 6 août 2013.

2. En marge du fait que l’appelant reproche au Juge de police une constatation manifestement 
inexacte des faits, il lui fait grief d’avoir manqué à son devoir d’instruire à charge et à décharge en 
retenant qu’il avait à plusieurs reprises injurié, menacé et tenu des propos diffamatoires à l’égard 
de l’ensemble des plaignants, sans s’intéresser au contexte dangereux et malsain, pourtant 
dénoncé aux autorités, dans lequel son discours était inscrit. Soulignant que certaines pièces 
versées au dossier sont illicites et inexploitables, A.________ fait en outre grief au premier juge 
d’avoir porté atteinte à son droit d’être entendu en écartant, sans motif valable, toutes ses 
réquisitions de preuves. Enfin, convaincu que le respect à un procès équitable lui a été refusé, 
l’appelant expose que tout porte à croire que le for de l’action pénale est à Berne et non à 
Fribourg, ce qui démontre une nouvelle fois le parti pris des autorités de poursuite pénale auquel il 
a sans cesse été confronté. 

2.1 A.________ expose que le for de l’action pénale serait à Berne et non à Fribourg dans la 
mesure où les infractions les plus graves qui lui sont reprochées auraient été commises sur le 
territoire bernois. L’appelant explique ainsi que les lettres qu’il a adressées aux plaignants et pour 
lesquelles il est notamment mis en cause ont été rédigées et postées sur son lieu de travail durant 
sa pause de midi, soit dans la ville de Berne, où il exerçait une activité de juriste jusqu’à sa récente 
retraite. 

Quand bien même toutes les lettres mettant en cause le prévenu avaient été rédigées et postées 
sur le territoire bernois, la Cour de céans ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. En effet, 
selon les règles de procédure pénale, lorsque le prévenu a commis plusieurs infractions en des 
lieux différents et que ces dernières sont punies de la même peine, comme en l’espèce, l’autorité 
du lieu où les premiers actes de poursuite ont été entrepris est compétente pour la poursuite et le 
jugement de toutes les infractions (art. 34 al. 1 CPP). Etant donné que les premières menaces 
reprochées au prévenu ont été perpétrées entre le 28 juillet 2013 et le 30 juillet 2013 et que 
B.________ a dénoncé les SMS en question à la police fribourgeoise le 31 juillet 2013 (cf. DO 
2711 et 2714), soit avant l’envoi des lettres dont l’appelant se prévaut, il y a lieu de retenir que les 
premières infractions et les premiers actes de poursuite ont été entrepris sur le canton de Fribourg. 
En outre, lesdites menaces comptent parmi les infractions les plus graves reprochées au prévenu 
dans la mesure où elles sont sanctionnées d’une peine privative de liberté de 3 ans au plus, 
contrairement à la diffamation et à l’injure pour lesquelles la peine menace est limitée à une peine 
pécuniaire. Le for de la poursuite pénale est donc bien à Fribourg et non à Berne comme l’allègue 
l’appelant. L’appel sera rejeté sur ce point. 

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2.2 L’appelant reproche également au Juge de police d’avoir violé la maxime d’instruction. Il lui 
fait grief de s’être désintéressé du comportement de C.________, D.________ et E.________, 
pourtant dénoncé à maintes reprises aux autorités, pour se limiter à constater ses propos et actes 
certes parfois excessifs mais éminemment nécessaires compte tenu de la machination dont la 
femme dont il était éperdument amoureux était victime.

La Cour de céans ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. En effet, contrairement aux 
allégations de ce dernier, les dénonciations quant au comportement jugé inquiétant de 
C.________, D.________ et E.________ ont occupé le Ministère public et ne sont pas restées 
lettre morte. Bien que les autorités de poursuite pénale n’aient pas suivi l’opinion du prévenu et 
que le Ministère public ait considéré que B.________ était seule maître de ses actes, au grand 
désarroi de l’appelant, il n’en demeure pas moins que la question a été étudiée et que le Ministère 
public est arrivé à la conclusion que rien ne laissait suspecter la commission d’infractions pénales. 
Les dénonciations en question ayant été traitées dans une procédure parallèle et cette dernière 
ayant donné lieu à une ordonnance de non entrée en matière définitive et exécutoire 
(cf. DO 2179), c’est à juste titre que le premier juge s’est limité à investiguer les infractions 
reprochées au prévenu, conformément au code de procédure pénale et à l’acte d’accusation 
valablement établi. L’appel sera rejeté sur ce point. 

2.3 A.________ fait également grief au premier juge d’avoir forgé son opinion sur des moyens 
de preuves obtenus sous la contrainte et partant, illicites et inexploitables. L’appelant allègue ainsi 
que les lettres adressées à B.________ auraient été versées au dossier après que cette dernière 
ait été malmenée par ses proches pour les transmettre, de sorte qu’on ne saurait retenir ces écrits 
versés illicitement au dossier à sa charge. Il ne fait selon lui aucun doute que lesdites lettres, qui 
étaient strictement destinées à la femme dont il était toujours épris (cf. DO 2751), ont été obtenues 
par C.________ et D.________ par le biais de la contrainte de façon à ce qu’ils puissent les 
transmettre à leur représentante et ainsi alourdir les charges contre l’appelant. 

En sus du fait que B.________ est libre de verser au dossier les courriers qui lui avaient 
personnellement été adressés au titre de moyen de preuve, rien n’indique que la plaignante y ait 
été contrainte par des tiers, ce que l’appelant ne démontre au demeurant pas non plus. Au 
contraire, il ressort du dossier que le 12 septembre 2013 la plaignante a elle-même adressé à la 
gendarmerie la lettre de l’appelant datée du 10 septembre 2013 en précisant qu’elle leur 
transmettait cette missive sur les bons conseils de leurs collègues auprès desquels elle s’était 
d’ores et déjà renseignée (cf. DO 2752). Sans compter que B.________ a elle-même pris contact 
avec la police pour verser les écrits de l’appelant au dossier, la Cour rappelle en outre que, 
contrairement aux allégations de l’appelant, les art. 140 et 141 CP ne règlent pas la question des 
preuves recueillies illicitement par des particuliers mais l’interdiction faite aux autorités de 
poursuite pénale d’avoir recours à certaines méthodes d’administration de preuves. De plus, 
même si A.________ devait avoir apporté la preuve que B.________ s’était vue contrainte de 
transmettre les courriers en question à la représentante des plaignants, le Tribunal pénal fédéral 
considère que les preuves obtenues d’une manière pénalement répréhensible par un particulier 
sont exploitables, moyennant une pesée des intérêts en présence, lorsque, comme en l’espèce, 
elles auraient pu être obtenues par l’autorité s’il avait été fait appel à elle (cf. arrêt TPF 
BB.2012.148 du 10 avril 2013 consid. 2.1). L’appel sera donc rejeté sur ce point également. 

2.4 L’appelant reproche finalement au Juge de police d’avoir écarté toutes ses réquisitions de 
preuves sans aucune motivation valable et d’avoir par ce biais porté atteinte à son droit d’être 
entendu. Arguant que B.________ est victime d’une manipulation crasse de ses proches et que 

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ces derniers aurait tiré profit de la faiblesse d’esprit de cette dernière pour l’amener à agir contre 
son gré, l’appelant reproche en substance au premier juge de ne pas avoir consenti à révoquer le 
mandat de Me Anne-Laure Simonet, de même que de ne pas avoir procédé à l’audition de 
B.________ en l’absence du clan B.________ C.________ D.________ et de leur représentante, 
ainsi que de ne pas avoir soumis B.________ à une expertise psychiatrique et de ne pas avoir 
entendu la mère de la plaignante ou tout autre témoin susceptible de faire état des trois ans de 
bonheur partagés entre l’appelant et B.________ et du brusque changement de comportement de 
la précitée. Concluant au maintien de l’ensemble de ses réquisitions, l’appelant expose que le 
traitement de celles-ci est indispensable à la découverte des motifs qui ont amené B.________ à 
verser au dossier les lettres qu’il lui avait personnellement adressées, de même que les raisons 
qui ont poussé la plaignante à confier la défense de ses intérêts à l’avocate en charge du dossier, 
et par là même à démontrer la main mise des proches de B.________ sur cette dernière, que le 
prévenu assimile à un enlèvement et à un assassinat affectif. 

La Cour de céans ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. Sans compter que le premier 
juge a exposé de manière convaincante les raisons qui dictaient le rejet de l’ensemble des 
réquisitions (cf. DO 13'091), de sorte que l’argumentation de l’appelant selon laquelle ses 
réquisitions de preuves auraient été rejetées sans motif en violation du droit d’être entendu tombe 
à plat, la Cour constate que non seulement toutes les parties ont été interrogées à de nombreuses 
reprises, ce qui explique le refus d’auditionner séparément l’ensemble des plaignants, mais le 
contexte dans lequel les infractions reprochées au prévenu se sont inscrites a largement été établi 
dans le courant de la procédure. Ainsi, s’il ne fait aucun doute que, comme l’allègue le prévenu, 
c’est la profonde conviction selon laquelle la femme qu’il aimait était manipulée et en danger qui a 
poussé A.________ à commettre l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, il n’en demeure pas 
moins qu’aussi bien la Justice de paix que le Ministère public ont traité ces questions dans des 
procédures séparées et que des décisions, désormais définitives et exécutoires, ont été rendues à 
ce sujet. La Cour relève au surplus que, sans mettre en doute la relation amoureuse que les 
parties ont entretenu pendant trois ans, B.________ a adressé à l’appelant deux courriers qui 
témoignent de sa volonté de se séparer du prévenu de sa propre initiative (cf. DO 2222, 9071 et 
13’092). En outre, la Cour note à ce propos que, quand bien même A.________ mette en doute la 
réelle volonté de B.________ de mettre un terme à leur histoire de son plein gré, les motifs 
énoncés par la précitée dans ses missives donnent un accent de sincérité à ses déclarations, ceci 
d’autant plus que certains traits de caractère qu’elle prête à l’appelant transparaissent des écrits 
du prévenu et de l’expertise psychiatrique versée au dossier (cf. DO 4031 et 4032). Au vu de ce 
qui précède, la Cour considère que c’est à juste titre que le premier juge a rejeté l’ensemble des 
réquisitions tendant à démontrer la manipulation de B.________ et le contexte dans lequel 
l’appelant a commis les faits qui lui sont reprochés. Au surplus, la Cour fait sienne la motivation 
pertinente du premier juge (cf. DO 13'091) qui ne prête pas le flanc à la critique et à laquelle elle 
renvoie (art. 82 al. 4 CPP). L’appel sera donc rejeté sur ce point également.

3.

3.1 L’appelant conteste les faits tenu pour établis par le Juge de police et se prévaut à cet égard 
de la présomption d’innocence. En substance, il reproche au premier juge d’avoir fait preuve de 
partialité à son égard et d’avoir passé sous silence le cadre conflictuel dans lequel les 
comportements qui lui sont reprochés se sont inscrits. Bien qu’il reconnaisse avoir tenu des propos 
forts et parfois excessifs à l’égard des plaignants, qu’il décrit comme le clan B.________ 
C.________ D.________, A.________ se défend d’avoir porté atteinte à leur honneur, à leur 
liberté personnelle ou à leur liberté de domicile. Le prévenu soutient en effet, qu’au vu de 

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l’environnement conflictuel dans lequel se trouvaient les parties suite à sa séparation d’avec 
B.________, non seulement ses propos et ses réactions étaient le fruit d’une sincère inquiétude 
pour son ex-compagne et l’expression d’un profond désarroi, mais son mal être n’était pas inconnu 
des plaignants de sorte qu’ils étaient à même de mettre en perspective les actes passionnés de 
l’appelant, sans se sentir réellement attaqués. En effet, non seulement il s’est évertué à protéger la 
personne dont il était épris, mais on ne saurait retenir qu’il a effrayé les plaignants dans la mesure 
où il a toujours expliqué vouloir utiliser des moyens judiciaires pour parvenir à ses fins. De même, 
A.________ ne s’étant pas rendu illicitement sur la propriété de D.________, ce dernier ne saurait 
lui reprocher une violation de domicile, ceci d’autant plus qu’il ne l’a pas enjoint de quitter les lieux 
le jour en question. 

3.2 La présomption d'innocence, garantie par les art. 14 par. 2 Pacte ONU, 6 par. 2 CEDH, 32 
al. 1 Cst. et 10 CPP, ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro reo, concernent tant le 
fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves. En tant que règle relative au fardeau de la 
preuve, la présomption d'innocence signifie que toute personne prévenue d'une infraction pénale 
doit être présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité soit légalement établie et, partant, qu'il 
appartient à l'accusation de prouver la culpabilité de l'intéressé. La présomption d'innocence est 
violée si le juge du fond condamne l'accusé au motif que son innocence n'est pas établie, s'il a 
tenu la culpabilité pour établie uniquement parce que le prévenu n'a pas apporté les preuves qui 
auraient permis de lever les doutes quant à son innocence ou à sa culpabilité ou encore s'il a 
condamné l'accusé au seul motif que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. 
Cela étant, le juge du fond ne peut retenir un fait défavorable à l'accusé que s'il est convaincu de la 
matérialité de ce fait, de sorte que le doute profite à l'accusé. Comme principe présidant à 
l'appréciation des preuves, la présomption d'innocence est violée si le juge du fond se déclare 
convaincu de faits défavorables à l'accusé sur lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui 
lui sont soumis, il aurait au contraire dû, objectivement, éprouver des doutes. Il ne doit pas s'agir 
de doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles; ces principes sont violés lorsque 
l'appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve laisse subsister un doute sérieux et 
insurmontable quant à la culpabilité de l'accusé, autrement dit lorsque le juge du fond retient un 
état de fait défavorable à l'accusé alors qu'il existe un doute raisonnable quant au déroulement 
véritable des événements (cf. ATF 127 I 38 consid. 2a; arrêt TF 6B_784/2011 du 12 mars 2012 
consid. 1.1). 

Il faut donc, pour condamner, que le juge soit intimement convaincu et que cette conviction repose 
sur des éléments de preuve sérieux, excluant le doute. Le principe de la libre appréciation des 
preuves prévu à l'art. 10 al. 2 CPP signifie que le juge apprécie souverainement les preuves 
régulièrement produites, d'après sa conviction. Il fonde sa décision sur les preuves qui lui sont 
apportées au cours de la procédure préliminaire et des débats (art. 350 al. 2 CPP). Une certitude 
absolue n'est pas nécessaire; la conviction subjective du juge suffit, si elle est raisonnablement 
justifiée. N'importe quel indice peut, suivant les circonstances, emporter la conviction du juge. 
Seuls cependant des faits établis avec une vraisemblance confinant à la certitude peuvent être mis 
à la charge de l'accusé. Le juge décide ainsi selon son intime conviction si un fait est établi ou non, 
avec la force probante qu'il croit pouvoir reconnaître à chaque preuve administrée, voire à un 
indice, pour autant qu'ils ressortent du dossier (cf. ATF 133 I 33 consid. 2.1). En définitive, tout ce 
qui est demandé au juge est de former raisonnablement sa conviction et d'en donner les motifs. 

Le principe de la libre appréciation des preuves ne dispense ainsi pas le juge de motiver son 
jugement en fait et en droit (art. 81 al. 3 let. a CPP). Cette exigence de la motivation doit permettre 
de contrôler que le juge s'est forgé raisonnablement sa conviction. Le juge doit indiquer en quoi les 

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preuves ont eu pour effet d'emporter sa conviction. Il suffit cependant qu'il mentionne, au moins 
brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 
l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de 
cause. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs 
invoqués, mais peut se limiter à ceux qui apparaissent pertinents (cf. ATF 138 I 232 consid. 5.1). 
Les art. 9 Cst. et 6 par. 1 CEDH n'ont pas une portée plus étendue.

4.

4.1 Dans un premier grief, l’appelant reproche au Juge de police d’avoir retenu qu’il s’était rendu 
coupable de menaces, dans la mesure où, non seulement il n’a jamais menacé de mort ou de 
dommages sérieux les plaignants, mais il a toujours indiqué vouloir agir par des moyens légaux, 
de sorte qu’on ne saurait retenir qu’il s’agit de menaces graves au sens de l’art. 180 CP et que les 
plaignants ont craint pour leur intégrité. L’appelant souligne en outre qu’il était profondément triste 
et bouleversé suite à sa rupture d’avec B.________ et que l’ensemble des plaignants n’étaient pas 
étranger au problème, de sorte que ces derniers étaient en mesure de mettre en perspective ses 
propos. Il précise à ce sujet que non seulement ses agissements s’inscrivaient dans le 
comportement typique d’un amoureux éconduit, de sorte qu’on ne saurait retenir que les 
plaignants étaient réellement inquiétés pas ses dires, mais il n’aurait en outre jamais fait de mal à 
sa bien aimée, raison pour laquelle on ne peut considérer qu’il a intentionnellement commis ces 
infractions. 

4.1.1 L'art. 180 al. 1 CP dispose que, celui qui, par une menace grave, aura alarmé ou effrayé une 
personne sera, sur plainte, puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine 
pécuniaire.

Par menace, il faut entendre que l'auteur, par ses paroles ou son comportement, fait 
volontairement redouter à la victime la survenance d'un préjudice au sens large (cf. ATF 122 IV 97 
consid. 2b). Une menace est qualifiée de grave si elle est objectivement de nature à alarmer ou à 
effrayer la victime. Il faut donc se demander si une personne raisonnable, dotée d'une résistance 
psychologique normale, aurait ressenti la menace comme grave (cf. arrêt TF 6B_598/2011 du 
27 juillet 2012 consid. 1.1). Pour déterminer si une menace grave a été proférée, il ne faut pas se 
fonder exclusivement sur les termes utilisés par l'auteur ou une attitude en particulier. Il faut tenir 
compte de l'ensemble de la situation, parce que la menace peut aussi bien résulter d'un geste ou 
d'une allusion, ou encore être exprimée par actes concluants (cf. ATF 99 IV 212 consid. 1a; arrêt 
TF 6B_307/2013 du 13 juin 2013 consid. 5.1).

Le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation pour dire si la menace doit être qualifiée de 
grave. Les menaces de lésions corporelles graves ou de mort sont considérées comme des 
menaces graves (cf. arrêt TF 6B_946/2013 du 10 décembre 2013 consid. 2.3). Pour que 
l'infraction soit consommée, il faut que la personne visée soit effrayée ou alarmée par la menace 
grave. On vise ainsi une perturbation psychologique propre à entraver la liberté de former sa 
volonté et de s'y tenir. Il ne suffit pas que le destinataire ait conscience d'être menacé, il faut 
encore que la menace l'alarme ou l'effraye effectivement (cf. ATF 99 IV 212 consid. 1a). Cela 
implique, d'une part, qu'elle considère le préjudice annoncé comme possible et, d'autre part, que 
ce préjudice soit d'une telle gravité qu'il suscite de la peur. Il faut que l'état de frayeur ou d'alarme 
soit causé par la menace grave, et non pas par un autre événement (cf. CORBOZ, Les infractions 
en droit suisse vol. 1, 3e éd. 2010, p. 696).

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Enfin, la menace au sens de l'art. 180 CP est une infraction intentionnelle. L'auteur doit avoir eu 
conscience de proférer des menaces de façon à susciter objectivement la crainte ou l'effroi de la 
victime. Il doit en outre avoir voulu faire de telles menaces et effrayer ou alarmer le destinataire. Le 
dol éventuel suffit (cf. arrêt TF 6B_307/2013 du 13 juin 2013 consid. 5.1).

4.1.2  En l’espèce, la Cour de céans note que, contrairement aux allégations de l’appelant, non 
seulement ce dernier a rédigé et prononcé des propos propres à ce que B.________ craigne pour 
sa vie: « jamais lors de nos promenades en forêt, dans notre paradis, je n’aurais imaginé que tu 
deviennes ce que tu es, car je t’aurais tuée sur place instantanément, sentiment que je ressens 
chaque jour au fond de moi. Ta seule existence sur cette terre et encore plus dans les bras de ton 
violeur m’arrache des douleurs » (cf. DO 2194), mais ses dires étaient également de nature à ce 
que l’ensemble des plaignants en viennent à craindre pour leur intégrité: « je suis prêt à soulever 
des montagnes pour écraser le clan B.________ C.________ D.________ », « maintenant que je 
connais les coupables, je vais me faire un devoir et un plaisir de les éliminer de ta vie » (cf. DO 
2107), « tu es le dindon de la farce et constater que la femme merveilleuse que tu étais est 
souillée par ce violeur me rendra agressif et méchant le moment venu, dans quelques mois, contre 
eux » (cf. DO 2168), « si c’est ça l’esprit de famille des B.________ C.________ D.________, je 
vais m’efforcer de l’éradiquer de F.________ et de la vie de B.________ à jamais » (cf. DO 2209). 
La Cour note en outre que les réactions des personnes en question prouvent que le comportement 
général de A.________ a provoqué un grand sentiment d’insécurité chez les plaignants. Ainsi, 
sans compter que B.________ a jugé nécessaire de faire usage d’un spray au poivre contre 
l’appelant le 21 août 2013, notamment suite aux lettres menaçantes de l’appelant (cf. DO 2173, 
2174, 2801 et 3019), D.________ s’est également senti dans l’obligation de mettre à l’abri sa 
famille dans la mesure où il a posé un portail verrouillable afin d’empêcher tout accès à sa 
propriété (cf. DO 3004). Interrogé par le Procureur, D.________ a en outre précisé que sa femme 
vérifiait régulièrement que les portes étaient bien fermées et que c’est bien sa vie et celle de ses 
proches qu’il sentait menacées et non pas uniquement sa sécurité juridique (cf. DO 3004). 
D.________ a en outre expliqué au premier juge qu’il avait peur de ce que l’appelant pourrait faire 
et qu’il n’était dès lors pas tranquille de savoir sa femme et sa fille de 20 mois seules à la maison 
lorsqu’il travaillait (cf. DO 13'093). C.________ a également déclaré devant le Juge de police qu’il 
avait peur et qu’il était toujours angoissé à l’idée de rencontrer A.________ lorsqu’il venait rendre 
visite à son fils (cf. DO 13'094). De même, B.________ a rapporté au Procureur que son nouvel 
ami et elle-même avaient finalement décidé de quitter F.________ pour éviter toute nouvelle 
confrontation avec le prévenu (cf. DO 3019). Enfin, quand bien même A.________ expose qu’il 
n’aurait jamais été capable de s’en prendre physiquement à la femme qu’il aimait de sorte qu’on 
ne saurait retenir qu’il a agi intentionnellement, la Cour relève qu’il sied de déterminer non pas s’il 
était capable de passer à l’acte, mais s’il a volontairement inquiété B.________ et le reste des 
plaignants, ce qui, au vu de ce qui précède, ne fait aucun doute. En effet, A.________ s’est efforcé 
de faire naître de l’effroi chez l’ensemble des plaignants, ceci aussi bien en les menaçant de les 
terrasser sous le poids de lourdes accusations et de procédures judiciaires que par le biais de 
propos inquiétants laissant à penser qu’il pourrait s’en prendre à leur intégrité physique. 
Au surplus, la Cour fait sienne la motivation pertinente du premier juge (cf. jugement querellé 
consid. I 1.1 à 1.5, p. 13 et 14) qui ne prête pas le flanc à la critique et à laquelle elle renvoie 
(art. 82 al. 4 CPP). L’appel sera donc rejeté sur ce point. 

4.2 Dans un deuxième grief, l’appelant reproche au Juge de police de l’avoir condamné pour 
violation de domicile. Il expose que le portail de la propriété de D.________ n’étant pas fermé, et 
personne ne lui ayant interdit de se rendre sur cette propriété ou lui ayant enjoint de quitter les 

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lieux, on ne saurait retenir qu’il s’est introduit illicitement au domicile de D.________ et encore 
moins qu’il y est resté contre la volonté de ce dernier. 

Aux termes de l’art. 186 CP, celui qui, d’une manière illicite et contre la volonté de l’ayant droit, 
aura pénétré dans une maison, dans une habitation, dans un local fermé faisant partie d’une 
maison, dans un espace, cour ou jardin clos et attenant à une maison, ou dans une chantier, ou y 
sera demeuré au mépris de l’injonction de sortir à lui adressée par un ayant droit sera, sur plainte, 
puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Bien que 
D.________ n’ait pas sommé l’appelant de quitter sa propriété sur le champ le 6 août 2013, la 
Cour ne céans ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. En effet, bien que ce dernier n’ait 
pas réagit le jour en question, non seulement la propriété était clôturée, de sorte que la barrière 
signalait aux tiers qu’il ne fallait pas pénétrer les lieux sans y être invité, et ceci quand bien même 
la clôture n’est pas totalement infranchissable, mais force est en sus d’admettre qu’au vu des 
relations très conflictuelles qu’entretenaient les parties, A.________ était parfaitement conscient 
qu’il n’était pas le bienvenu dans la propriété de D.________ (cf. DUPUIS/MOREILLON/PIGUET/ 
BERGER/MAZOU/RODIGARI, Petit commentaire CP, 2e éd. 2017, art. 186 n. 12 et 16). Partant, il ne 
fait aucun doute que, A.________ a délibérément franchi la porte de la propriété du fils de son ex-
compagne en sachant qu’il n’était manifestement pas invité et encore moins le bienvenu sur les 
lieux, de sorte qu’il s’est rendu coupable d’une violation de domicile. Au surplus, A.________ a 
admis dès sa première audition qu’il avait effectivement passé la porte du portail de la maison de 
D.________ pour s’approcher de la fenêtre et constater si son ex-compagne dormait ou non 
accompagnée (cf. DO 2003). L’appel sera donc rejeté sur ce point. 

4.3 Quant aux nombreux propos diffamatoires imputés à l’appelant, ce dernier expose que le 
premier juge a fait fi du contexte dans lequel A.________ s’est exprimé, ceci aussi bien par oral 
que par écrit. L’appelant expose ainsi à ce propos que contrairement aux considérations du Juge 
de police, il n’a pas agi dans le dessein de porter atteinte à l’honneur des plaignants, mais qu’il a 
au contraire tenté d’ouvrir les yeux de la femme dont il était éperdument amoureux dans l’espoir 
qu’elle prenne conscience qu’elle passait à côté de leur magnifique histoire d’amour et qu’elle lui 
revienne. En outre, sans compter qu’il n’agissait pas dans le dessein de dépeindre les plaignants 
comme des personnes méprisables, l’appelant souligne que, s’il est vrai que ses propos étaient 
parfois forts et excessifs, ceci du à son grand désarroi, son discours était le récit de la réalité à 
laquelle il était confronté. L’appelant précise à ce sujet que non seulement il tentait de dénoncer 
aux autorités une situation qu’il jugeait préjudiciable à son ex-compagne, mais il pensait en outre 
être en droit de parler sans « langue de bois » de manière à ce que l’urgence de la situation soit 
palpable pour les personnes habilitées à venir en aide à B.________. Enfin, l’appelant expose que 
même si ses propos devaient avoir dépassé la limite du tolérable, nombreuses de ses 
considérations auraient été exprimées à l’attention de B.________ dans des courriers qui lui 
étaient personnellement destinés, de sorte qu’on ne saurait retenir qu’il a porté atteinte à l’honneur 
des plaignants en s’adressant à un tiers. 

La Cour ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. En effet, s’il ne fait aucun doute que 
A.________ a, comme il le reconnait, tenu des propos attentatoires à l’honneur envers les 
plaignants alors qu’il tentait sans relâche d’ouvrir les yeux de B.________ quant à la machination 
dont il la croyait victime et au comportement abject des ses proches qui mettaient selon lui tout en 
œuvre pour qu’elle octroi des faveurs sexuelles à un homme qui n’avait aucun respect pour elle, 
force est de constater que A.________ n’a également cessé de dépeindre les plaignants comme 
des personnes nocives et méprisables aussi bien à B.________ qu’aux différentes autorités 
auxquelles il s’est adressé: « j’appellerai E.________ ton "violeur" car en profitant des pressions 

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de D.________ pour détruire tes résolutions antérieures […] il a pu te mettre très-beaucoup trop-
rapidement dans son lit. Il a ainsi commis avec D.________ et C.________, sur ta personne, un 
viol collectif » (cf. DO 2166). Quant au fait que A.________ pensait être en droit de parler sans 
« langue de bois » aussi bien à la police qu’à la justice de paix sans qu’on puisse lui en faire le 
reproche, la Cour relève qu’en tant qu’homme de loi fort de plus de trente ans d’expérience, on ne 
saurait retenir qu’il ignorait porter atteinte à l’honneur des personnes en question, lorsque, sans 
même faire l’usage du conditionnel ou mesurer la gravité de ses propos, l’appelant qualifiait le clan 
B.________ C.________ D.________ de violeurs. Enfin, l’argument selon lequel A.________ ne 
se serait pas rendu coupable de diffamation dans la mesure où il aurait adressé partie des 
courriers litigieux à la seule B.________ et non à des tiers ne saurait être suivi, dans la mesure où 
il a porté atteinte à l’honneur de C.________, D.________ et de E.________, précisément pas 
personnellement, mais en s’adressant à un tiers, soit en l’espèce B.________. Au vu de ce qui 
précède, c’est à juste titre que le premier juge a reconnu A.________ coupable de diffamation. 
Au surplus, la Cour fait sienne la motivation pertinente du premier juge (cf. jugement querellé 
consid. I 3.2 à 3.7, p. 15 à 19) qui ne prête pas le flanc à la critique et à laquelle elle renvoie 
(art. 82 al. 4 CPP). L’appel sera rejeté sur ce point. 

4.4 A.________ reproche en sus au premier juge d’avoir retenu qu’il s’était rendu coupable 
d’injure sans prendre en considération les circonstances extraordinaires auxquelles il se trouvait 
confronté. L’appelant explique ainsi que dans la mesure où ses écarts de parole n’étaient pas 
délibérés mais provoqués par des accès de colère dus au fait qu’il s’était senti injustement 
éconduit, ses propos seraient excusables. Il expose en sus que non seulement ses écarts de 
parole étaient compréhensibles, compte tenu du cas d’espèce, mais certains propos qu’on lui prête 
ne seraient au demeurant pas suffisamment prouvés. Enfin, comme en ce qui concerne les propos 
diffamatoires qu’on lui impute, A.________ souligne que ses propos malheureux n’avaient pas 
pour dessein de porter atteinte à l’honneur des plaignants mais uniquement pour but de provoquer 
un électrochoc chez la femme qui occupait toute ses pensées, de sorte que même si la Cour 
devait retenir que ses propos sont constitutifs d’injure, il devrait être libéré de ce chef de prévention 
dans la mesure où il ne l’a pas fait intentionnellement. 

La Cour ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. En effet, s’il ne fait aucun doute que 
A.________ a tenu des propos grossiers et déplacés envers les plaignants alors qu’il était sous 
l’influence d’une grande déception amoureuse et d’un sentiment d’impuissance et de colère, le 
cadre dans lequel ses propos ont été écrits ou prononcés ne saurait les excuser. Non seulement 
les individus s’adressent précisément des propos attentatoires à l’honneur lorsqu’ils sont dans un 
schéma conflictuel, comme en l’espèce, et non pas lorsqu’il s’entretiennent amicalement, mais le 
seul fait que A.________ explique qu’il tentait de provoquer un électrochoc chez la femme qu’il 
aimait pour la détourner des plaignants démontre qu’il tentait par tous les moyens de présenter à 
la plaignante ces adversaires comme des êtres méprisables dont elle devait s’éloigner sans 
attendre. Quant au qualificatif de « salopard » que l’appelant conteste avoir utilisé à l’endroit de 
E.________ le 12 août 2013 sur le parking de la gare, la Cour souligne que, non seulement 
A.________ nourrit une grande animosité envers l’homme qui partage actuellement la vie de la 
femme dont il était amoureux, mais ce dernier, interrogé à ce propos par la police, a en sus 
rapporté des détails gestuels de la conversation en question qui soulignent la véracité de ses dires 
(cf. DO 2761). Au vu de ce qui précède et étant entendu que le prévenu ne remet pas en question 
la réalité des autres propos qui lui sont reprochés, c’est à juste titre que le premier juge a reconnu 
A.________ coupable d’injure. L’appel sera rejeté sur ce point. 

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4.5 Dans un dernier grief, A.________ reproche enfin au Juge de police d’avoir considéré qu’il 
s’était rendu coupable de tentative de contrainte en enjoignant D.________ de lui « rendre » sa 
bien aimée sous peine de représailles. L’appelant allègue à ce propos que, dans la mesure où ses 
dires étaient l’expression d’un profond désarroi et que les représailles en question avaient 
uniquement trait à des démarches judiciaires, on ne saurait juger comme constitutif d’une tentative 
de contrainte son comportement d’amoureux éconduit. 

Là encore, la Cour ne saurait suivre l’argumentation de l’appelant. Non seulement ce dernier a eu 
un comportement menaçant envers D.________ et l’ensemble des plaignants depuis le début du 
mois d’août (cf. consid. 4.1) et ces actes ne saurait être disculpés du seul fait qu’il était empreint 
d’une profonde tristesse, mais il reconnait lui-même avoir fait une « proposition » au fils de 
B.________ en vu de la récupérer (cf. DO 3011 et 13’097). Au vu de ce qui précède, il y a lieu de 
retenir, que par courrier du 12 septembre 2013 adressé à D.________, A.________ a tenté sans 
succès de contraindre le premier cité de lui « rendre » la femme qu’il aimait en lui faisant craindre 
la survenance d’un dommage sérieux. L’appel sera donc rejeté sur ce point. 

5. Compte tenu de la confirmation du verdict de culpabilité et du fait que l’appelant conteste la 
peine uniquement comme conséquence des acquittements demandés, la Cour n’est pas tenue de 
revoir la peine prononcée par le premier juge à titre indépendant (cf. arrêt TF 6B_419/2014 du 
9 janvier 2015 consid. 2.3). Au demeurant, il ne ressort pas du dossier que la fixation de la peine, 
telle qu’opérée par les premiers juges, apparaîtrait comme illégale ou inéquitable (art. 404 al. 2 
CPP).

6. L’appelant conteste l’intégralité des conclusions civiles accordées aux plaignants. 

6.1 Les prétentions de la partie civile se fondent sur l'art. 49 CO, qui prévoit que celui qui subit 
une atteinte illicite à sa personnalité a droit à une somme d’argent à titre de réparation morale pour 
autant que la gravité de l’atteinte le justifie et que l’auteur ne lui ait pas donné satisfaction 
autrement. Elles se fondent également sur l’art. 41 CO qui prévoit que celui qui cause, d’une 
manière illicite, un dommage à autrui, soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence, 
est tenu de le réparer. 

L'indemnité pour tort moral a pour but exclusif de compenser le préjudice que représente une 
atteinte au bien-être moral (cf. TF arrêt 4A_266/2011 du 19 août 2011 consid. 2.1.4). Les biens de 
la personnalité protégés, notamment par l'article 49 CO, sont en particulier la liberté, l’intégrité 
sexuelle, l’honneur, la sphère personnelle, la propriété immatérielle, ainsi que, dans certains cas, 
les prétentions contractuelles. Le Tribunal fédéral a eu l'occasion à plusieurs reprises 
(cf. ATF  125 III 269 consid. 2a; arrêt TF 6B_705/2010 du 2 décembre 2010 consid. 6) de rappeler 
que l'ampleur de la réparation morale dépend avant tout de la gravité des souffrances physiques 
ou psychiques consécutives à l'atteinte subie par la victime et de la possibilité d'adoucir 
sensiblement, par le versement d'une somme d'argent, la douleur morale qui en résulte. Sa 
détermination relève du pouvoir d'appréciation du juge. En raison de sa nature, l'indemnité pour 
tort moral, qui est destinée à réparer un dommage qui ne peut que difficilement être réduit à une 
simple somme d'argent, échappe à toute fixation selon des critères mathématiques, de sorte que 
son évaluation en chiffres ne saurait excéder certaines limites. L'indemnité allouée doit toutefois 
être équitable. Le juge en proportionnera donc le montant à la gravité de l'atteinte subie et il évitera 
que la somme accordée n'apparaisse dérisoire à la victime. S'il s'inspire de certains précédents, il 
veillera à les adapter aux circonstances du cas d’espèce. En définitive, la fixation de l'indemnité 

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pour tort moral relève pour une part importante de l'appréciation des circonstances. La somme 
allouée doit suffisamment tenir compte de la gravité de l'atteinte causée à la victime.

6.2 En l’espèce, A.________ a été reconnu coupable de diffamation, d’injure, de menaces, de 
tentative de contrainte et de violation de domicile. Sans compter que l’appelant a à maintes 
reprises violé plusieurs biens juridiques protégés par la loi, son obstination à persister dans son 
comportement illicite doit être soulignée. En effet, A.________ et B.________ ont mis un terme à 
leur relation amoureuse au mois de mai 2013 et l’appelant n’a eu de cesse d’importuner depuis 
lors son ancienne compagne et ses proches. Si l’appelant a beaucoup souffert de cette séparation 
et qu’il s’est en outre sincèrement préoccupé du bien-être de la femme dont il était toujours épris, 
rien n’excuse qu’il se soit exprimé avec des propos méprisants et menaçants à l’égard des 
plaignants depuis la séparation des parties, ceci aussi bien envers les intéressés que par devant 
bon nombre des autorités judiciaires. B.________, D.________, C.________ et E.________ ayant 
été contraints de subir les accès de colère de l’appelant et de prendre des dispositions aussi bien 
pratiques que judiciaires afin de mettre un terme aux nuisances et aux désagréments causé par 
les sentiments exacerbés de A.________, il ne fait aucun doute que les précités ont été atteints 
dans leur personnalité. Au vu de ce qui précède, la Cour considère adéquats les montant octroyés 
aux plaignants et fait sienne la motivation pertinente du premier juge (cf. jugement querellé, 
consid. V p. 27-28), qui ne prête pas le flanc à la critique et à laquelle elle renvoie expréssement 
(art. 82 al. 4 CPP). L’appel sera donc rejeté sur ce point également. 

7.

7.1 Selon l'art. 426 al. 1 CPP, le prévenu supporte les frais de procédure s'il est condamné. 
Quant aux frais d'appel, ils sont à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de 
cause ou succombé (art. 428 al. 1 CPP); si elle rend une nouvelle décision, l'autorité d'appel se 
prononce également sur les frais fixés par l'autorité inférieure (art. 428 al. 3 CPP). 

En l’espèce, le jugement de première instance a été confirmé sur l’ensemble des chefs de 
prévention retenu contre l’appelant. Il n’y a donc pas lieu de se prononcer sur les frais de première 
instance. Quant aux frais de deuxième instance, ils seront supportés par l’appelant, qui succombe 
sur l’ensemble de ses conclusions.

Les frais judiciaires pour l’appel sont fixés à CHF 1'100.- (émolument: CHF 1'000.-; débours fixés 
forfaitairement à CHF 100.-).

7.2 Les débours comprennent notamment les frais imputables à la défense d'office et à 
l'assistance gratuite (art. 422 al. 2 let. a CPP), qui sont dans un premier temps supportés par l'Etat 
puis remboursés par le prévenu si sa situation financière le permet (art. 135 al. 1 et 4 CPP). Le 
tribunal qui statue au fond fixe l'indemnité à la fin de la procédure, conformément au tarif du canton 
du for du procès (art. 135 al. 1 et 2 CPP).

Selon l'art. 57 al. 1 et 2 RJ, l'indemnité du défenseur d'office doit être fixée compte tenu du travail 
requis ainsi que de l'importance et de la difficulté de l'affaire, sur la base d'un tarif horaire de 
CHF 180.-. Les débours nécessaires sont remboursés au prix coûtant, sous réserve des frais de 
copie, de port et de téléphone, qui sont indemnisés forfaitairement à hauteur de 5 % de l'indemnité 
de base (art. 58 al. 1 et 2 RJ). Les frais de déplacement, englobant tous les frais (transports, 
repas, etc.) ainsi que le temps y consacré, sont fixés conformément aux art. 76 ss RJ. Enfin, le 
taux de la TVA est de 8 % pour les opérations postérieures au 1er janvier 2011 (art. 25 al. 1 LTVA).

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Pour l'appel, les opérations relatées dans la liste de frais de Me Benoît Sansonnens, mandataire 
d'office du prévenu, correspondent aux critères d'une défense adaptée aux enjeux. Elles peuvent 
donc être retenues. La Cour y ajoute le temps nécessaire pour l'étude du présent arrêt et son 
explication au client, portant ainsi le total à 23 heures. Au tarif horaire de CHF 180.-, les honoraires 
s'élèvent à CHF 4’140.-. Il faut y ajouter les débours, par CHF 207.- et la TVA, par CHF 347.75. 
L’indemnité de défenseur d'office octroyée à Me Benoît Sansonnens doit dès lors être fixée au 
montant global de CHF 4’694.75, TVA comprise.

Conformément à l'art. 135 al. 4 CPP, A.________ sera tenu de rembourser cette indemnité à l'Etat 
dès que sa situation financière le permettra.

7.3 Aux termes de l’art. 433 al. 1 let. a CPP, lorsque la partie plaignante obtient gain de cause, 
elle peut demander au prévenu une juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées 
par la procédure (art. 433 al. 1 let. a CPP). La partie plaignante adresse ses prétentions à l'autorité 
pénale; elle doit les chiffrer et les justifier. Si elle ne s'acquitte pas de cette obligation, l'autorité 
pénale n’entre pas en matière sur la demande (art. 433 al. 2 CPP).

La partie plaignante a obtenu gain de cause au sens de cette norme lorsque le prévenu a été 
condamné et/ou si les prétentions civiles ont été admises. La juste indemnité, notion qui laisse un 
large pouvoir d'appréciation au juge, couvre les dépenses et les frais nécessaires pour faire valoir 
le point de vue de la partie plaignante, à l'exclusion de toutes démarches inutiles ou superflues 
(cf. arrêt TF 6B_159/2012 du 22 juin 2012, consid. 2.2).

En l'espèce, C.________, D.________ et B.________ ont requis une indemnité de CHF 3'206.25 
au titre de dépenses obligatoires occasionnées pour la procédure d’appel. En outre, ils ont résisté 
avec succès à l'appel. Ils ont donc eu gain de cause et peuvent prétendre à l'octroi d'une 
indemnité au sens de l'art. 433 al. 1 let. a CPP.

Les opérations de la liste de frais de Me Anne-Laure Simonet correspondent aux critères d'une 
défense adaptée aux enjeux. Incluant la prise de connaissance de l’arrêt et son explication aux 
clients, un total de 11 heures peut donc être retenu. Au tarif-horaire de CHF 250.-, cela correspond 
à des honoraires de CHF 2’750.-, auxquels s’ajoutent les débours de CHF 137.50 (5% de 
CHF 2’750.-), ainsi que la TVA de 8%. 

En conséquence, pour l'appel, l'appelant est astreint à verser à la partie plaignante une indemnité 
au sens de l'art. 433 CPP d'un montant de CHF 3'118.50, TVA par CHF 231.- comprise.

Tribunal cantonal TC 
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la Cour arrête:

I. L’appel est rejeté.

Partant, le jugement du Juge de police de l’arrondissement du Lac du 18 mai 2016 est 
confirmé dans la teneur suivante:

1. A.________ est reconnu coupable de diffamation (art. 173 ch. 1 CP), d’injure (art. 177 
al. 1 CP), de menaces (art. 180 al. 1 CP), de tentative de contrainte (art. 22 et 181 CP) 
et de violation de domicile (186 CP). 

Il est acquitté du chef de prévention de dommages à la propriété (cas 1.3.4. et 1.6), de 
même que dans un cas (du 6 août 2013, cas 1.3.1) du chef de prévention d’injure et du 
chef de prévention de menaces. 

2. En application des articles précités et des art. 19, 34, 43, 44, 47 et 49 CP, A.________ 
est condamné à une peine pécuniaire de 300 jours-amende, dont 150 jours-amende 
avec sursis durant 5 ans, le montant du jour-amende étant fixé à CHF 30.00. 

Une assistance de probation tendant à la mise en place d’un traitement 
psychothérapeutique tel que préconisé par l’expert psychiatre est ordonnée. Le fidèle 
suivi de ce traitement constitue une règle de conduite au sens de l’art. 44 al. 2 CP. 
L’octroi du sursis partiel est également subordonné à l’interdiction faite à A.________ 
d’entretenir tout contact avec l’ensemble des plaignants, soit B.________, 
C.________, D.________ ainsi que pour E.________.

3. Les conclusions civiles de B.________, C.________ et D.________ sont admises.

Partant, A.________ est condamné à verser:

- CHF 4’000.00 à B.________, au titre de tort moral, avec intérêts à 5 % l’an dès le 
28 juillet 2013;

- CHF 2’000.00 à C.________, au titre de tort moral, avec intérêts à 5 % l’an dès de 
6 août 2013;

- CHF 2’000.00 à D.________, au titre de tort moral, avec intérêts à 5 % l’an dès de 
le 13 septembre 2013, et CHF 3'240.00, au titre de réparation du dommage, avec 
intérêts à 5 % l’an dès le 28 octobre 2013;

- CHF 21'000.00 à B.________, D.________ et C.________ en tant que créanciers 
solidaires, au titre d’indemnité (art. 433 CPP).

4. L’indemnité requise par A.________ est rejetée.

5. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de 
A.________. Ils sont fixés à CHF 1'500.00 pour l’émolument de justice et à 
CHF 5'304.70 pour les débours auxquels viennent s’ajouter les frais du Ministère public 
(un total de CHF 655.00, représentants les émoluments et frais de dossier) soit à 
CHF  7'459.70 au total.

L’indemnité allouée au défenseur d’office s’élève à CHF 18'760.00, TVA comprise. En 
application de l’art. 135 al. 4 CPP, A.________ sera tenu de rembourser ce montant à 
l’Etat dès que sa situation financière le permettra.

II. Les frais de procédure d’appel sont fixés à CHF 1’100.- (émolument: CHF 1'000.-; débours: 
CHF 100.-).

Ils sont mis à la charge de A.________.

Tribunal cantonal TC 
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III. L’indemnité de défenseur d’office de A.________ due à Me Benoît Sansonnens pour l'appel 
est fixée à CHF 4'694.75, TVA par CHF 347.75 comprise.

En application de l’art. 135 al. 4 CPP A.________ sera astreint à rembourser ce montant à 
l'Etat dès que sa situation financière le permettra.

IV. Pour l'appel, A.________ est astreint à verser à B.________, D.________ et C.________ 
une indemnité au sens de l'art. 433 CPP d'un montant total de CHF 3'118.50, TVA par 
CHF 231.- comprise. 

V. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

En tant qu'il concerne la fixation d'indemnités de défenseur d'office, cet arrêt peut faire l'objet de la 
part du défenseur d'office d'un recours au Tribunal pénal fédéral (art. 135 al. 3 let. b CPP) dans les 
dix jours dès la notification de l'arrêt rédigé (art. 396 al. 1 CPP). La procédure est régie par les art. 
379 à 397 CPP (art. 39 de la loi du 19 mars 2010 sur l'organisation des autorités pénales de la 
Confédération, RS 173.71). L'acte de recours doit être adressé au Tribunal pénal fédéral, case 
postale 2720, 6501 Bellinzone.

Fribourg, le 31 janvier 2018/sag

Le Président La Greffière