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**Case Identifier:** b6b3cbbd-2378-581e-a054-1fe9e75b1f21
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-06-21
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 21.06.2021 C/25397/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-25397-2017_2021-06-21.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 21 juin 2021. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25397/2017 ACJC/801/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 21 JUIN 2021 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______ [GE], appelante d'une ordonnance rendue par la 
3ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 14 mai 2021, comparant 
par Me Magda KULIK, avocate, KULIK SEIDLER, rue du Rhône 116, 1204 Genève, 
en l'Étude de laquelle elle fait élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, FRANCE, intimé, comparant par  
Me Maud VOLPER, avocate, VS AVOCATS, boulevard Georges-Favon 14, case 
postale 5511, 1211 Genève 11, en l'Étude de laquelle il fait élection de domicile. 

 

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C/25397/2017 

Attendu, EN FAIT, que par jugement du 13 décembre 2016, le Tribunal de première 
instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment condamné 
B______ à payer à A______ une contribution d'entretien de 12'000 fr par mois avec 
effet au 1er octobre 2015; 

Que le 2 novembre 2017, B______ a déposé une demande en divorce dans le cadre de 
laquelle, sur mesures provisionnelles requises le 25 novembre 2020, il a conclu à la 
réduction à 3'000 fr. par mois de la contribution à l'entretien de son épouse fixée sur 
mesures protectrices de l'union conjugale; que A______ a conclu au déboutement de 
son époux des fins de sa requête de mesures provisionnelles; 

Que par ordonnance du 14 mai 2021, le Tribunal, statuant par voie de procédure 
sommaire sur mesures provisionnelles de divorce, a condamné B______ à payer à 
A______, par mois et d'avance, une contribution de 7'220 fr. à son entretien, avec effet 
au 1er décembre 2020 (ch. 1 du dispositif), modifié, dans la seule mesure nécessaire à 
l'application du chiffre 1 précité, le jugement sur mesures protectrices de l'union 
conjugale prononcé le 13 décembre 2016 (ch. 2), statué sur les frais (ch. 3 et 4) et 
débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 5); 

Que le Tribunal a considéré qu'une péjoration durable de la situation financière de 
B______, aujourd'hui comme hier fortuné et pouvant derechef obtenir à court ou moyen 
terme des revenus élevés, n'apparaissait pas vraisemblable; qu'il n'en allait pas de même 
de A______ dont la situation financière s'était substantiellement et durablement 
améliorée depuis le prononcé des mesures protectrices puisque, bien qu'elle était 
toujours sans emploi ni revenus propres, elle avait perçu à fin 2016 un héritage net de 
l'ordre de 1'052'000 fr. qui lui permettait d'obtenir un revenu, le cas échéant 
hypothétique, de quelque 2'630 fr.; qu'en outre, les dépenses propres au maintien du 
train de vie élevé dont elle jouissait pendant la vie conjugale commune s'étaient réduites 
de 2'725 fr. par mois du fait de la baisse des intérêts et amortissements hypothécaires de 
la villa familiale; 

Que par acte expédié à la Cour de justice le 27 mai 2021, A______ a formé appel contre 
cette ordonnance; qu'elle a conclu, avec suite de frais, à son annulation et à la 
confirmation du jugement du Tribunal du 13 décembre 2016; 

Qu'elle a également conclu, préalablement, à l'octroi de l'effets suspensif concernant son 
appel sur les ch. 1 et 2 du dispositif de l'ordonnance attaquée; qu'elle a invoqué que 
celle-ci réduisait la contribution d'entretien de plus de 50%, rétroactivement depuis le 
1er décembre 2020, alors qu'elle ne disposait que de la contribution d'entretien pour 
subvenir à ses charges, arrêtées à 13'435 fr. par mois; 

Qu'invité à se déterminer, B______ a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif; qu'il 
a soutenu que A______ avait hérité d'une somme de 1'300'000 fr. et que les époux 
avaient vendu des biens immobiliers, ce qui avait procuré à chacun d'eux une somme de 
230'000 fr. en 2020; 

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C/25397/2017 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que l'ordonnance querellée portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas 
d'effet suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 
exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 
difficilement réparable; 

Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à 
une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF  
138 III 378 consid. 6.3 et les références citées; 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_514/2012 du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet 
suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne 
pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 
de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 
première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 
pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 
d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_941/2018 du 
23 janvier 2019 consid. 5.3.2); 

Qu'en l'espèce, contrairement à ce que l'appelante soutient, la contribution d'entretien n'a 
pas été réduite de "plus de 50%" par l'ordonnance attaquée, mais de 40%; que le 
Tribunal a considéré notamment à l'appui de sa décision de réduire la contribution 
d'entretien que, comme l'intimé, l'appelante disposait d'une certaine fortune, laquelle 
devait être utilisée pour financer son train de vie; que l'ordonnance attaquée ne paraît 
pas, prima facie, d'emblée manifestement erronée en tant qu'elle réduit la contribution 
d'entretien pour ce motif, à tout le moins pour la durée de la procédure devant la Cour;  

Qu'en revanche, l'intimé ne fait valoir aucun motif nécessitant que soit immédiatement 
remboursé l'éventuel trop-perçu par l'appelante résultant de la différence entre les 
contributions versées depuis le 1er décembre 2020 en application du jugement du 
13 décembre 2016 et celles dues en application de l'ordonnance attaquée; 

Qu'au vu de ce qui précède, la requête tendant à suspendre le caractère exécutoire de 
l'ordonnance attaquée sera admise en tant qu'elle porte sur la période de décembre 2020 
au 14 mai 2021 et rejetée pour le surplus; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond 
(art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * 

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C/25397/2017 

 
PAR CES MOTIFS, 
La Chambre civile : 

 
Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance 
entreprise : 

Admet la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire des 
ch. 1 et 2 du dispositif de l'ordonnance OTPI/363/2021 rendu le 14 mai 2021 par le 
Tribunal de première instance dans la cause C/25397/2017 en tant qu'ils portent sur la 
période de décembre 2020 au 14 mai 2021. 

La rejette pour le surplus. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 

2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF – RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 
étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.