# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f0a21bda-fefa-5cbf-9f59-7ed2e7ff5018
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 01.11.2018 P/20802/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-20802-2016_2018-11-01.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/20802/2016 ACPR/622/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 1er novembre 2018 

 

Entre 

A______, domicilié ______, comparant en personne, 

recourant, 

contre la décision rendue le 5 septembre 2018 par le Ministère public, 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

 

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P/20802/2016 

EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 17 septembre 2018, 
A______ recourt contre la décision, notifiée par simple pli, par laquelle le Ministère 
public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte pénale du 31 octobre 2016. 

Le recourant conclut à l'annulation de cette décision et, pour l'essentiel, au renvoi de 
la cause au Ministère public, pour qu'il ouvre une instruction contre B______, 
C______ et D______. 

Préalablement, il demande l'assistance d'un avocat d'office et la dispense des frais 
judiciaires. 

b. À réception, la cause a été gardée à juger. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

a. Par plainte du 26 août 2013, A______ reprochait à C______, partie plaignante 
dans la P/1______/2013, et à deux autres personnes, dont B______, d'avoir déposé 
contrairement à la vérité pendant l'instruction de cette procédure, dirigée contre lui. 
Le 29 suivant, il a étendu ce grief à deux témoins supplémentaires. Par ordonnance 
du 4 septembre 2013, le Ministère public a refusé d'entrer en matière. 

b. Le 26 octobre 2015, le Ministère public a émis l'avis de prochaine clôture de 
l'instruction de la P/1______/2013. Les plaintes de A______ contre, notamment, 
C______ seraient classées, et les plaintes de celle-ci contre celui-là donneraient lieu à 
un acte d'accusation. 

c. Le 8 février 2016, le Ministère public a engagé l'accusation contre A______ par-
devant le Tribunal de police, pour participation à une rixe, lésions corporelles 
simples, dénonciation calomnieuse, contrainte et consommation de stupéfiants. Les 
ordonnances de classement annoncées ont été rendues le 4 février 2016, attaquées par 
A______ et confirmées par la Chambre de céans le 12 mai 2016 (ACPR/280/2016; 
un recours exercé au Tribunal fédéral a été déclaré irrecevable le 27 janvier 2017, cf. 
6B_697/2016), qui a confirmé aussi, le même jour, qu'il n'y avait pas lieu à rouvrir la 
procédure close le 4 septembre 2013 (ACPR/281/2016). 

d. À l'occasion d'une plainte ultérieure, enregistrée sous P/2______/2015, A______ 
a demandé au Ministère public, le 16 février 2016, l'audition de cinq témoins, qui 
sauraient, "de manière certaine", que C______ avait "orchestré" des faux 
témoignages contre lui. La plainte a essuyé un refus d'entrer en matière, également 
confirmé par la Chambre de céans le 12 mai 2016 (ACPR/282/2016). 

e. Le 31 octobre 2016, date du prononcé du jugement du Tribunal de police, 
A______ a posté la plainte pénale contre C______, D______ et B______ qui fait 
l'objet de la présente procédure. Sur la base d'un appel téléphonique menaçant reçu 
de la première nommée le 19 octobre 2016 et de deux rapports d'un détective privé, 

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des 3 et 29 octobre 2016, consignant notamment des propos prêtés à la dernière 
nommée, il soutenait que la fausseté des accusations portées contre lui dans la 
procédure P/1______/2013 était démontrée. 

f. Statuant le 23 mai 2018 sur l'appel de A______ (AARP/156/2018), la Chambre 
pénale d'appel et de révision (ci-après, CPAR) a confirmé la condamnation de 
l'intéressé par le Tribunal de police des chefs de participation à une rixe, lésions 
corporelles simples et consommation de stupéfiants, ainsi que son acquittement de 
l'accusation de contrainte; elle l'a libéré de l'accusation de dénonciation calomnieuse. 
Le recours de A______ au Tribunal fédéral a été rejeté, dans la mesure de sa 
recevabilité, le 23 août 2018 (6B_697/2018). 

La juridiction d'appel a versé à son dossier les rapports du détective privé, refusé de 
procéder à l'audition de ce dernier et convoqué B______, laquelle n'a cependant pas 
comparu. A______ avait alors renoncé à cette audition. La CPAR a jugé non 
crédibles les affirmations de A______ à teneur desquelles C______ aurait convaincu 
de nombreuses personnes de témoigner contre lui; a qualifié de "très faible" le crédit 
à accorder aux rapports du détective privé, car l'enquêteur n'avait rien constaté par 
lui-même; et a expressément refusé de retenir le témoignage de B______, faute par 
celle-ci d'avoir comparu. 

C. Dans la décision querellée, le Ministère public estime que les éléments précités 
imposaient le refus d'entrer en matière, sans autre investigation. 

D. À l'appui de son recours, A______ soutient que les déclarations de B______ étaient 
de nature à le disculper totalement des faits qui lui étaient reprochés dans la 
procédure P/1______/2013. Le Procureur qui avait traité sa plainte n'avait pas instruit 
cette procédure-là, de sorte qu'il n'avait pas pu apprécier le caractère fragile des 
témoignages recueillis. Or, les faits étaient "totalement différents" (sic). La 
prénommée et le détective privé devaient par conséquent être entendus, car ils 
pouvaient démontrer le piège ourdi par C______. 

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à 
recours auprès de la Chambre de céans (art. 310 al. 2, 322 al. 3 et 393 al. 1 let a 
CPP) et émaner de la partie plaignante qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 
let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la 
modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange 
d'écritures ni débats les recours manifestement irrecevables ou mal fondés 
(art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des 
considérations qui suivent. 

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3. L'acte de recours ne revient pas sur le contenu prétendument menaçant d'un appel 
téléphonique que le recourant aurait reçu de C______. Cet aspect ne sera donc pas 
examiné (art. 385 al. 1 let. a CPP). 

4. Le recourant soutient que sa condamnation dans la procédure P/1______/2013 
reposait sur des faux témoignages, le cas échéant instigués, et une dénonciation 
calomnieuse et que le Ministère public avait refusé d'entrer en matière en violation 
de son droit d'être entendu. 

Il ne peut être suivi. 

Le recourant perd de vue que les juges d'appel se sont vus soumettre, dans le cadre 
d'un débat contradictoire où il a exercé son droit d'être entendu, des moyens 
identiques à ceux censés appuyer ses griefs – et qu'ils les ont rejetés –. Alors 
dûment assisté d'un avocat, il a renoncé à faire témoigner B______. Par ailleurs, le 
Tribunal fédéral a relevé qu'il se focalisait sur les éléments qui l'arrangeaient, sans 
discuter l'ensemble des indices pris en considération par la CPAR, et que le grief 
soulevé à propos du témoin précité était sans pertinence, puisque les juges 
cantonaux n'avaient pas tenu compte de sa déposition (arrêt 6B_697/2018 consid. 
1.3.). 

La motivation retenue par le Ministère public dans la décision attaquée échappe 
donc à toute critique. 

Il ne saurait être question de revenir, par le détour d'un recours contre une 
décision de non-entrée en matière, sur des éléments déjà invoqués, mais en vain, 
et, surtout, définitivement rejetés par le juge du fond et par l'autorité de recours 
compétente. 

5. Il s'ensuit que, parce que son recours était d'emblée dénué de chance de succès, le 
recourant n'a pas droit à l'assistance judiciaire (arrêt du Tribunal fédéral 
1B_254/2013 du 27 septembre 2013 consid. 2.1.1.). L'élément déterminant réside 
dans le fait que l'indigent ne doit pas se lancer, parce qu'il plaide aux frais de la 
collectivité, dans des démarches vaines qu'une personne raisonnable 
n'entreprendrait pas si, disposant de moyens suffisants, elle devait les financer de 
ses propres deniers (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4 p. 218; 129 I 129 consid. 2.2 
p. 133 ss).  

6. Le recourant supportera par conséquent les frais de l'instance, y compris un 
émolument de décision (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif 
des frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03), fixé en totalité à CHF 800.-. 

* * * * * 

  

https://intrapj/perl/decis/1B_254/2013
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P/20802/2016 

 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

Rejette le recours. 

Rejette la demande d'assistance judiciaire. 

Met à la charge de A______ aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à 
CHF 800.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, au recourant et au Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Sandro COLUNI, greffier. 

 

Le greffier : 

Sandro COLUNI 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 

déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires 

doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à 

l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). 
  

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P/20802/2016 

P/20802/2016 ÉTAT DE FRAIS  

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10 03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF       

- délivrance de copies (let. b) CHF       

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 705.00 

-  CHF       

Total  CHF   800.00