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**Case Identifier:** d31d0c4c-2caa-55a7-8877-6f1b83454794
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.10.2017 A/2398/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2398-2017_2017-10-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente ; Maria Esther SPEDALIERO et Jean-Pierre 
WAVRE, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2398/2017 ATAS/968/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 octobre 2017 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE, représentée par 
CARITAS GENEVE 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après : la recourante), née le ______ 1976, mère de quatre 
enfants nés en 1991, 1994, 2000, 2013, précédemment mariée le 26 février 2000, 
divorcée le 9 avril 2013, est au bénéfice de prestations complémentaires familiales 
(PCFam). Elle a épousé le 15 avril 2016 Monsieur B______, né le ______ 1954, 
lequel est le père de son plus jeune enfant, C______, née le ______ 2013. 

2. Par décision du 29 septembre 2016, le Service des prestations complémentaires (ci-
après : SPC) a recalculé le droit aux PCFam de la recourante depuis le 1er mai 2016 
jusqu’au 30 septembre 2016 et conclut à un solde en sa faveur de CHF 1'892.-. Il 
était pris en compte un gain hypothétique d’adulte non actif de CHF 19'630.50. 

3. Le 28 octobre 2016, la recourante, représentée par Caritas Genève, a fait opposition 
à la décision du 29 septembre 2016 du SPC au motif que son conjoint, âgé de 60 
ans, titulaire d’une autorisation de séjour B et ne parlant pas bien le français, devait 
s’occuper de leur fille, ayant elle-même des horaires de travail irréguliers, de sorte 
qu’aucun gain potentiel ne pouvait être pris en compte. 

4. Par décision du 8 décembre 2016, le SPC a alloué à la recourante, depuis le 
1er janvier 2017, une PCFam mensuelle de CHF 1'140.- et une prestation d’aide 
sociale mensuelle de CHF 324.-. Il a pris en compte un gain hypothétique pour 
l’époux de la recourante de CHF 19'630.50. 

5. Le 16 janvier 2017, la recourante, représentée par Caritas Genève, a fait opposition 
à la décision du SPC du 8 décembre 2016 en se référant à son opposition du 
28 octobre 2016. 

6. Par décision du 6 avril 2017, le SPC a rejeté les oppositions formées par la 
recourante contre les décisions des 29 septembre et 8 décembre 2016, au motif 
qu’une incapacité de travail ne pouvait pas être prise en compte dans la 
détermination du revenu déterminant, de sorte que le gain hypothétique de l’époux 
de la recourante devait être confirmé. 

7. Le 19 mai 2017, la recourante, représentée par Caritas Genève, a recouru auprès du 
Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) à l’encontre de la 
décision sur opposition du SPC du 6 avril 2017 en concluant à son annulation et à 
ce que le SPC ne tienne pas compte d’un revenu hypothétique de son époux.  

Son époux âgé, de 62 ans au moment de la décision du SPC, sans aucun diplôme, 
n’avait jamais eu d’emploi stable depuis quinze ans et effectuait des missions 
inférieures à une demie journée ; pour cette raison, aucun revenu hypothétique ne 
devait être pris en compte et le SPC aurait à tout le moins dû lui laisser un temps 
d’adaptation approprié suite à l’obtention du titre de séjour.  

8. Par jugement du 30 mai 2017, le TAPI a déclaré irrecevable le recours et l’a 
transmis à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle a 
enregistré une procédure.  

 
 
 

 

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9. Le 29 juin 2017, le SPC a conclu au rejet du recours en relevant qu’il n’existait pas 
de dérogation à la prise en compte d’un revenu hypothétique et s’est référé à un 
arrêt de la chambre de céans du 12 janvier 2016 (ATAS/13/2016). 

10. Le 31 juillet 2017, la recourante s’est référée à ses précédentes écritures. 

11. Sur quoi la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Sur le plan matériel, conformément à l’art. 1A al. 2 LPCC, les prestations 
complémentaires familiales sont régies par les dispositions figurant aux titres IIA et 
III de la LPCC, les dispositions de la LPC auxquelles la LPCC renvoie 
expressément, les dispositions d'exécution de la loi fédérale désignées par 
règlement du Conseil d'Etat et la LPGA. 

3. Interjeté dans les délai et forme prévus par la loi, le recours est recevable 
(art. 43 LPCC; art. 89B et 89C let. b de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 – LPA/GE - E 5 10). 

4. L’objet du litige porte sur le calcul des prestations complémentaires familiales dues 
à la recourante, singulièrement sur la question de la prise en compte d’un gain 
hypothétique pour l’époux de celle-ci. 

5. Selon l’art. 36A al. 1 LPCC, ont droit aux prestations complémentaires familiales 
les personnes qui, cumulativement : ont leur domicile et leur résidence habituelle 
sur le territoire de la République et canton de Genève depuis 5 ans au moins au 
moment du dépôt de la demande de prestations (let. a); vivent en ménage commun 
avec des enfants de moins de 18 ans, respectivement 25 ans si l'enfant poursuit une 
formation donnant droit à une allocation de formation professionnelle (let. b); 
exercent une activité lucrative salariée (let. c); ne font pas l'objet d'une taxation 
d'office par l'administration fiscale cantonale, le Conseil d’Etat définissant les 
exceptions (let. d); répondent aux autres conditions prévues par la loi (let. e). 

Selon l’art. 36A al. 4 et 5 LPCC pour bénéficier des prestations, le taux de l'activité 
lucrative mentionnée à l'article 36A, alinéa 1, lettre c, doit être, par année, au 
minimum de : 40% lorsque le groupe familial comprend une personne adulte (al. 4 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

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let. a) et de 90% lorsque le groupe familial comprend deux personnes adultes (al. 4 
let. b). Aux fins de la présente loi, les personnes qui touchent des indemnités en 
application de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en 
cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982, sont assimilées aux personnes exerçant une 
activité lucrative (al. 5). 

Selon l’art. 36B LPCC, le revenu minimum cantonal d'aide sociale garanti aux 
familles, destiné à la couverture des besoins vitaux, est basé sur le montant fixé à 
l'article 3, alinéa 1, de la présente loi (al. 1). Ce montant est multiplié, selon le 
nombre de personnes comprises dans le groupe familial, par le coefficient prévu par 
la législation sur l'aide sociale individuelle et fixé par règlement du Conseil d'Etat 
(al. 2). 

En vertu de l’art. 36D al. 1 LPCC, le montant annuel des prestations 
complémentaires familiales correspond à la part des dépenses reconnues au sens de 
l'article 36F qui excède le revenu déterminant au sens de l'article 36E, mais ne doit 
pas dépasser le montant prévu à l'article 15, alinéa 2. 

L'art. 36E al. 1 à 5 LPCC prescrit que le revenu déterminant est calculé 
conformément à l'art. 11 LPC, moyennant les adaptations suivantes : les ressources 
en espèces ou en nature provenant de l'exercice d'une activité lucrative sont 
intégralement prises en compte (al. 1 let. a); le revenu déterminant est augmenté 
d'un cinquième de la fortune calculée en application de l'art. 7 de la présente loi (al. 
1 let. b). En cas d'activité lucrative exercée à temps partiel, il est tenu compte, pour 
chacun des adultes composant le groupe familial, d'un revenu hypothétique qui 
correspond à la moitié de la différence entre le revenu effectif et le montant qui 
pourrait être réalisé par la même activité exercée à plein temps (al. 2). Lorsque l'un 
des adultes composant le groupe familial n'exerce pas d'activité lucrative, il est tenu 
compte d'un gain hypothétique qui correspond à la moitié du montant destiné à la 
couverture des besoins vitaux de deux personnes selon l'art. 36B, al. 2 (al. 3). En 
cas d’augmentation du revenu d’une activité lucrative sans modification du taux 
d’activité, la détermination du gain hypothétique est précisée par règlement du 
Conseil d’Etat, de manière à éviter une diminution du revenu disponible (al. 4). Il 
n'est pas tenu compte d'un gain hypothétique lorsque le groupe familial est 
constitué d'un seul adulte faisant ménage commun avec un enfant âgé de moins d'un 
an (al. 5). 

Aux termes de l'art. 36F LPCC, les dépenses reconnues sont celles énumérées par 
l'art. 10 LPC et ses dispositions d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la 
couverture des besoins vitaux, qui est remplacé par le montant destiné à garantir le 
revenu minimum cantonal d'aide sociale défini à l'art. 36B LPCC (let. a) et du loyer 
ainsi que des charges fixés par règlement du Conseil d'Etat (let. b). 

Selon l’art. 16 al. 1 du règlement relatif aux prestations complémentaires familiales 
du 27 juin 2012 (RPCFam - J 4 25.04), il n'est pas tenu compte du gain 
hypothétique au sens de l'article 36E, alinéa 5, de la loi lorsque l'adulte seul qui fait 

 
 
 

 

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ménage commun avec un enfant de moins d'un an exerce une activité lucrative 
salariée au sens de l'article 36A, alinéa 4, lettre a, de la loi, ou touche des 
indemnités mentionnées par l'article 36A, alinéa 5, de la loi, ou par l'article 10, 
alinéa 1, du présent règlement. 

L’art. 18 RPCFam, dispose que le gain hypothétique des personnes considérées 
comme exerçant une activité lucrative est déterminé selon le gain et le taux 
d'activité réalisés avant la perception des indemnités pour perte de gain définies aux 
articles 36A, alinéa 5, de la loi, et 10, alinéa 1, du présent règlement (al. 1). Si le 
taux d'activité réalisé avant la perception des indemnités pour perte de gain n'atteint 
pas les taux fixés à l'article 36A, alinéa 4, de la loi, le taux moyen des 6 mois 
précédant le début du droit aux indemnités est pris en considération (al. 2). Le gain 
hypothétique correspond à la moitié de la différence entre le gain assuré et le 
montant qui pourrait être réalisé pour une activité à plein temps si la personne était 
en activité (al. 3). 

L'art. 19 RPCFam précise que lorsqu'un ayant droit ou un membre du groupe 
familial renonce à des éléments de revenus ou renonce à faire valoir un droit à un 
revenu, il est tenu compte d'un revenu hypothétique, conformément à l’art. 11 al. 1 
let. g LPC.  

6. Dans un arrêt de principe du 29 octobre 2015, la chambre de céans a considéré que 
la jurisprudence rendue à propos l’art. 11 al. 1 let. g LPC s’applique également, et 
par analogie, à la prise en compte d’un gain hypothétique en matière de prestations 
complémentaires familiales. Il n’y avait pas de motif pour une interprétation plus 
restrictive de la notion d’effort de travail raisonnablement exigible 
(ATAS/817/2015 consid. 9).  

Dans un arrêt du 10 mai 2017 (ATAS/366/2017), la chambre de céans a précisé que 
l’arrêt du 12 janvier 2016 (ATAS/13/2016), dont se prévaut en l’espèce l’intimé, 
était un arrêt isolé et contraire à l’arrêt de principe du 29 octobre 2015 
(ATAS/817/2015), lequel n’avait pas été remis en cause par un autre arrêt de 
principe et, de surcroit, avait été confirmé par un arrêt rendu le 10 février 2016 
(ATAS/111/2016). C’est donc en vain que l’intimé invoque en l’espèce cette 
jurisprudence. 

7. a. Selon l’art. 11 al. 1 LPC, les revenus déterminants comprennent notamment : 
deux tiers des ressources en espèces ou en nature provenant de l’exercice d’une 
activité lucrative, pour autant qu’elles excèdent annuellement 1'000 fr. pour les 
personnes seules et 1’500 fr. pour les couples (let. a); le produit de la fortune 
mobilière et immobilière (let. b); un quinzième de la fortune nette dans la mesure 
où elle dépasse 37’500 fr. pour les personnes seules et 60’000 fr. pour les couples 
(let. c); les rentes, pensions et autres prestations périodiques, y compris les rentes de 
l’AVS et de l’AI (let. d); les allocations familiales (let. f); les ressources et parts de 
fortune dont un ayant droit s’est dessaisi (let. g); les pensions alimentaires prévues 
par le droit de la famille (let. h). 

 
 
 

 

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b. Par dessaisissement, il faut entendre, en particulier, la renonciation à des 
éléments de revenu ou de fortune sans obligation juridique ni contre-prestation 
équivalente (ATF 123 V 35 consid. 1; ATF 121 V 204 consid. 4a). Les revenus 
hypothétiques provenant d'une activité lucrative au sens de l’art. 11 let. g LPC ou 
fixés schématiquement aux art. 14a et 14b OPC-AVS/AI représentent une 
présomption juridique que le bénéficiaire ou l'assuré peut renverser en apportant la 
preuve qu'il ne lui est pas possible de réaliser de tels revenus ou qu'on ne peut 
l'exiger de lui. Le Tribunal fédéral a jugé à cet égard qu'en examinant la question de 
savoir si l'assuré peut exercer une activité lucrative et si on est en droit d'attendre de 
lui qu'il le fasse, il convient de tenir compte conformément au but des prestations 
complémentaires, de toutes les circonstances objectives et subjectives qui entravent 
ou compliquent la réalisation d'un tel revenu, tels que la santé, l'âge, la formation, 
les connaissances linguistiques, l'activité antérieure, l'absence de la vie 
professionnelle, le caractère admissible d'une activité, les circonstances 
personnelles et le marché du travail (ATF 117 V 153 consid. 2c). En ce qui 
concerne le critère de la mise en valeur de la capacité de gain sur le marché de 
l'emploi, le Tribunal fédéral des assurances a considéré qu'il importe de savoir si et 
à quelles conditions l'intéressé est en mesure de trouver un travail. A cet égard, il 
faut prendre en considération, d'une part, l'offre des emplois vacants appropriés et, 
d'autre part, le nombre de personnes recherchant un travail. Il y a lieu d'examiner 
concrètement la situation du marché du travail (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_655/2007 du 26 juin 2008 consid. 5.2 et les références).  

Suivant les circonstances, un temps d’adaptation approprié et réaliste doit être 
accordé au conjoint de l’assuré, pour lui permettre de s’adapter à la nouvelle 
situation et reprendre ou étendre une activité lucrative, et ce aussi bien lorsque des 
prestations complémentaires sont en cours que lors d’une demande initiale (arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_630/2013 du 29 septembre 2014 consid. 5.1 et 5.2 ; arrêt du 
Tribunal fédéral des assurances P 49/04 du 6 février 2006 consid. 4.1). 

c. Il est en règle générale admis, en droit de la famille, qu’un époux (ou une épouse) 
ne peut être tenu(e) de prendre ou reprendre une activité lucrative à un taux de 50 % 
avant que le plus jeune des enfants dont il (ou elle) a la garde n’a atteint l’âge de 
dix ans révolus, et de 100 % avant qu’il (ou elle) n’a atteint l’âge de seize ans 
révolus ((ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 ; 115 II 6 consid. 3c). Les lignes 
directrices qu’avalise cette jurisprudence doivent cependant, à teneur même de la 
jurisprudence, être appliquées de façon nuancée, en tenant compte des 
circonstances du cas d’espèce. Le juge dispose en la matière d’un large pouvoir 
d’appréciation (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 in fine ; 134 III 577 consid. 4).  

Le Tribunal fédéral s’est cependant lui-même montré plus restrictif pour la prise en 
compte d’un gain potentiel pour le calcul du droit aux prestations complémentaires. 
Ainsi que l’indique Michel VALTERIO (op. cit., n. 139 ad art. 11, p. 190), le 
Tribunal fédéral a jugé que l’on pouvait exiger d’une épouse atteinte de 
fibromyalgie et âgée de 39 ans qu’elle consacre une activité lucrative au moins à 

https://intrapj/perl/decis/137%20III%20102
https://intrapj/perl/decis/115%20II%206
https://intrapj/perl/decis/137%20III%20102
https://intrapj/perl/decis/134%20III%20577

 
 
 

 

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mi-temps et ceci, même si elle avait trois enfants à charge et n’avait pratiquement 
jamais travaillé depuis son arrivée en Suisse, dans la mesure où elle devait pouvoir 
compter sur l’aide de l’assuré dans l’accomplissement des tâches éducatives et 
ménagères (arrêt 8C_470/2008 du 29 janvier 2009 consid. 5). Le Tribunal fédéral a 
retenu qu’une activité lucrative à 50 % pouvait être attendue d’une mère d’enfants 
de 12, 14 et 16 ans, d’autant plus qu’il pouvait être exigé de son mari au bénéfice 
d’une demi-rente d’invalidité qu’il s’occupe des enfants durant ce laps de temps 
(arrêt 9C_916/2011 du 3 février 2012). Il a également estimé qu’une activité à 
temps complet pouvait être attendue d’une femme de 41 ans qui avait cessé de 
travailler à temps partiel pour s’occuper de sa fille, âgée de 5 ans au moment 
déterminant (arrêt 8C_618/2007 du 20 juin 2008 consid. 4, où le Tribunal fédéral 
dit aussi qu’il y a lieu de déduire du revenu hypothétique les frais de garde des 
enfants selon les normes de l’impôt cantonal direct, selon le ch. 3421.04 des 
Directives de lOffice fédéral des assurances sociales concernant les prestations 
complémentaires à l’AVS et à l’AI - DPC), de même d’une mère d’un enfant de 
10 ans en bonne santé et scolarisé à proximité du domicile de sorte qu’il n’était pas 
indispensable qu’elle ne travaille qu’à mi-temps (arrêt 9C_724/2013 du 23 janvier 
2014 consid. 4).  

La chambre de céans a jugé qu’il pouvait être attendu de l’épouse d’un assuré, alors 
âgée de près de 35 ans, disposant d’une pleine capacité de travail, en bonne santé, 
ayant accès au marché du travail, épouse d’un invalide à 100 % et mère d’un enfant 
alors âgé de 3 ans, qu’elle mette pleinement en œuvre sa capacité de travail, en 
cherchant un emploi à plein temps plutôt qu’en se contentant de son emploi à mi-
temps. Le cas d’espèce présentait toutefois la double particularité que ladite épouse 
consacrait son demi temps disponible à suivre une formation et que son époux, 
quoique invalide à 100 %, était pleinement disponible et en mesure de s’occuper de 
l’enfant en question et même d’un premier enfant issu de son premier mariage 
(ATAS/1157/2014 du 11 novembre 2014). Il a également été jugé que l’épouse 
d’un assuré, encore jeune (37 ans), disposant d’une bonne instruction de base, 
parlant relativement bien le français, dont l’époux au bénéfice d’une rente entière 
d’invalidité était occupé à la Fondation ______ au maximum de ses possibilités 
(soit à 50 %) et ne pouvait, du fait de sa fatigue au retour de ce travail, l’aider dans 
les tâches ménagères et éducatives, pouvait prendre un emploi à mi-temps 
seulement – respectivement devait se voir opposer la prise en compte d’un gain 
potentiel correspondant – dès lors que les trois premiers enfants du couple (âgés de 
12 à 14 ans) étaient scolarisés tant que le quatrième enfant, alors âgé de un et demi, 
ne le serait pas. (ATAS/468/2004 du 16 juin 2014). Un taux d'activité lucrative 
possible de 50% a été retenu pour une épouse ayant des enfants à charge, travaillant 
déjà comme patrouilleuse scolaire, mais à raison de 22 heures par mois seulement, 
et dont l'état de santé permettait d'exercer des travaux de nettoyage deux heures par 
jour, en sus de l'activité de patrouilleuse (ATAS/372/2004). De même, une capacité 
de travail partielle a été retenue pour une épouse de 48 ans, analphabète, n'ayant 
jamais exercé d'activité lucrative ni bénévole, avec des enfants adultes et 

https://intrapj/perl/decis/8C_470/2008
https://intrapj/perl/decis/9C_916/2011
https://intrapj/perl/decis/8C_618/2007
https://intrapj/perl/decis/9C_724/2013
https://intrapj/perl/decis/ATAS/1157/2014
https://intrapj/perl/decis/ATAS/468/2004

 
 
 

 

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adolescents, de santé fragile, atteinte de fibromyalgie et pour laquelle l'office 
cantonal de l'assurance-invalidité n'avait pas retenu de troubles invalidants 
(ATAS/246/2006 ; cf. également ATAS/1445/2007). 

La chambre de céans a estimé qu’aucun gain potentiel de l’épouse ne pouvait être 
pris en compte pour le calcul du droit de son mari aux prestations complémentaires, 
dès lors que ladite épouse devait s’occuper de trois enfants non encore scolarisés 
(en plus de deux enfants scolarisés depuis un à deux ans), ne pouvait compter sur la 
participation de son mari aux tâches ménagères et éducatives du fait de son état de 
santé, et qu’elle-même ne bénéficiait d’aucune instruction de base, parlait mal le 
français et n’était que titulaire d’un permis F. Il a néanmoins été précisé ne pas voir 
pourquoi ladite assurée, encore jeune et en bonne santé, serait empêchée de prendre 
un emploi à mi-temps dès que le plus jeune de ses enfants à charge serait scolarisé 
(ATAS/1100/2014 du 21 octobre 2014). Tout gain potentiel a encore été exclu pour 
une épouse n'ayant aucune formation, ne parlant pratiquement pas le français et 
ayant plusieurs enfants en bas âge (ATAS/750/2004). Il en a été de même pour une 
jeune épouse ayant quatre enfants, dont le plus âgé avait seulement cinq ans. Dans 
cette affaire, la chambre de céans a toutefois précisé que la situation pourrait être 
revue lorsque les enfants seraient scolarisés, ce qui permettrait à l'épouse de 
dégager du temps pour exercer une activité lucrative à temps partiel 
(ATAS/553/2014). Enfin, un gain hypothétique a été exclu durant le dernier mois 
de grossesse de l’épouse du bénéficiaire ainsi que durant le congé maternité ; il 
pouvait cependant être attendu de cette deuxième qu’elle reprenne une activité 
lucrative après le congé maternité au vu de sa bonne formation et malgré la 
présence de deux enfants en bas âge dont l’un nécessite un suivi de logopédie de 
quarante-cinq minutes par semaine et de psychomotricité de soixante minutes par 
semaine (ATAS/111/2016 du 10 février 2016). 

8. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible ; la vraisemblance prépondérante suppose que, d'un 
point de vue objectif, des motifs importants plaident pour l'exactitude d'une 
allégation, sans que d'autres possibilités ne revêtent une importance significative ou 
n'entrent raisonnablement en considération (ATF 139 V 176 consid. 5.3 et les 
références). Parmi tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, 
le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 
consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références ; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 
3.3). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon 
lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de 
l’assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

9. Selon l'art. 25 al. 1 1ère phrase LPGA, en relation avec l'art. 2 al. 1 let. a de 
l'Ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales du 

https://intrapj/perl/decis/ATAS/1100/2014

 
 
 

 

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11 septembre 2002 (OPGA; RS 830.11), les prestations indûment touchées doivent 
être restituées par le bénéficiaire ou par ses héritiers. En vertu de l'art. 3 al. 1 
OPGA, l’étendue de l’obligation de restituer est fixée par une décision. Au niveau 
cantonal, l'art. 24 al. 1 1ère phrase LPCC prévoit que les prestations indûment 
touchées doivent être restituées. 

Les principes applicables à la restitution de prestations au sens de l’art. 25 LPGA 
sont issus de la réglementation et de la jurisprudence valables avant l'entrée en 
vigueur de la LPGA. Aujourd'hui comme par le passé, l'obligation de restituer 
suppose que soient réalisées les conditions d'une révision procédurale (cf. art. 53 
al. 1 LPGA) ou d'une reconsidération (cf. art. 53 al. 2 LPGA) de la décision - 
formelle ou non - par laquelle les prestations en cause ont été allouées (ATF 130 V 
318 consid. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral 8C_422/2011 du 5 juin 2012 consid. 2.1). 

10. En l’occurrence, la recourante fait grief à l’intimé d’avoir pris en compte un gain 
hypothétique pour son époux, lequel, âgé de 62 ans était en bonne santé mais 
n’avais jamais exercé de réelle activité lucrative, hormis quelques missions à la 
demi-journée, et devait s’occuper de leur fille, âgée de 3 ans au cours de la période 
litigieuse. 

A cet égard, force est de constater que l’intimé n’a pas procédé à un examen de la 
situation de la recourante et de son époux, étant donné qu’il a estimé qu’un gain 
hypothétique devait être comptabilisé quelques fût les circonstances. Or, au vu de 
l’arrêt de principe du 29 octobre 2015 précité, cet avis ne peut être retenu.  

Etant donné qu’il manque au dossier les éléments nécessaires pour effectuer une 
appréciation de l’exigibilité d’une activité lucrative de la part de l’époux de la 
recourante (notamment quant à sa formation, les activités précédentes exercées, les 
recherches de travail éventuellement effectuées etc…), il convient de renvoyer la 
cause à l’intimé afin qu’il examine cette question et rende une nouvelle décision. 

11. Partant, le recours sera partiellement admis, la décision litigieuse annulée et la 
cause renvoyée à l’intimé pour nouvelle décision, dans le sens des considérants. 

Vu l’issue du litige, une indemnité de CHF 1'500.- sera allouée à la recourante, à 
charge de l’intimé. 

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A/2398/2017 

- 10/10 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Annule la décision de l’intimé du 6 avril 2017.  

4. Renvoie la cause à l’intimé, dans le sens des considérants. 

5. Alloue une indemnité de CHF 1'500.- à la recourante, à charge de l’intimé. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Julia BARRY 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le