# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 81ae0ab0-1a34-5f6c-8f0e-15c1a2053dc3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-06-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 10.06.2008 A/85/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-85-2008_2008-06-10.pdf

## Full Text

Siégeant : Isabelle DUBOIS, Présidente, Anne REISER et Eugen MAGYARI , Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/85/2008 ATAS/692/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 2 

du 10 juin 2008 

En la cause 

Monsieur  O________, sans domicile ni résidence connue 

Madame  O________, domiciliée aux ACACIAS 

 

demandeurs 

contre 

CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE L'INDUSTRIE-DE 

LA CONSTRUCTION, rue de Malatrex 14, 1201 GENEVE 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE D'UBS SA, case postale, 

4002 BALE 

défenderesses 

 

 

   

 A/85/2008 

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EN FAIT 

1. Par jugement du 8 novembre 2007, la 13
ème

 chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé le divorce de Madame O________, et Monsieur O________, 

mariés en date du 20 septembre 2002.  

2. Selon le chiffre 4 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 

le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par le 

demandeur durant le mariage, après avoir constaté que la demanderesse était 

bénéficiaire d'une rente d'invalidité. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 4 janvier 2008 et a été transmis 

d'office au Tribunal de céans le 15 janvier 2008 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité du demandeur le nom de son institution de 

prévoyance. Ce dernier n'ayant pas répondu et ayant quitté la Suisse sans laisser 

d'adresse, le Tribunal a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui 

communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit 

entre le 20 septembre 2002 et le 4 janvier 2008. 

5. Selon le courrier de la CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE 

L'INDUSTRIE ET DE LA CONSTRUCTION (CPPIC) du 17 mars 2008 l’avoir de 

vieillesse accumulé auprès d’elle par le demandeur correspond à deux emplois 

effectués par le demandeur durant le mariage depuis 2004. Par ailleurs, l'instruction 

a permis d'établir que l'activité déployée par le demandeur auprès de X_________, 

de Y_________ et de Z_________ n'avait pas donné lieu à des cotisations de 

prévoyance professionnelle. 

Ces documents ont été transmis à la demanderesse en cours d'instruction et par pli 

du 23 mai 2008, la juridiction lui a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 6 juin 

2008, un arrêt serait rendu sur cette base. 

6. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 

 

 

   

 A/85/2008 

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cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui 

a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par le demandeur. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 20 septembre 2002, d’autre part le 

4 janvier 2008, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 17'901 fr. 20 fr. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le 

montant de 8'950 fr.60 (17'901 fr. 20  : 2). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur ((ATF 129 V 255 

consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

 A/85/2008 

4/4 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE PARITAIRE DE PREVOYANCE DE L'INDUSTRIE ET DE 

LA CONSTRUCTION (CPPIC) à transférer, du compte de Monsieur O________, 

la somme de 8'950 fr.60 à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE D'UBS SA en 

faveur de Madame O________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 

considérants, dès le 4 janvier 2008 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Yaël BENZ 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Isabelle DUBOIS 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée à la demanderesse ainsi qu’à l’Office 

fédéral des assurances sociales et par voie de publication officielle pour le demandeur 

par le greffe le