# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c3dd1d70-86b3-5e5d-83ce-7ae6ede8ff82
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2001-09-13
**Language:** fr
**Title:** Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 13.09.2001 JAAC 66.115
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_VB/CH_VB_013_JAAC-66-115--_2001-09-13.pdf

## Full Text

JAAC 66.115

Déc. rendue par la Cour eur. DH le 13 septembre
2001, déclarant irrecevable la req. n° 46787/99,

Philippe MEYER c / Suisse

Procédure pénale dans le canton de Genève. Renonciation à faire
opposition à une ordonnance de condamnation.

Art. 6 § 1 CEDH. Droit à un procès équitable. Egalité des armes.

- L’exigence de l’égalité des armes implique l’obligation d’offrir à
chaque partie une possibilité raisonnable de présenter sa cause - y
compris ses preuves - dans des conditions qui ne la placent pas dans une
situation de net désavantage par rapport à ses adversaires.

- Le recourant, qui exerçait la profession d’avocat et était assisté d’un
confrère, a lui-même renoncé à faire opposition à une ordonnance
de condamnation, en toute connaissance de cause, sans que cette
renonciation ne soit entachée d’une quelconque irrégularité du fait de
l’attitude des autorités judiciaires. Il n’avait pas reçu l’assurance du
procureur qu’il n’y avait aucune autre procédure dirigée contre lui et
qu’il ne serait pas jugé par la suite pour des faits totalement distincts de
ceux qui ont donné lieu à l’ordonnance de condamnation.

- Au surplus, la convention ne garantit, comme tel, aucun droit à la
révision d’un procès.

Strafverfahren im Kanton Genf. Verzicht auf die Erhebung einer
Einsprache gegen einen Strafbefehl.

Art. 6 Abs. 1 EMRK. Recht auf ein faires Verfahren. Waffengleichheit.

- Aus dem Grundsatz der Waffengleichheit folgt, dass jede Partei ihre
Sichtweise und ihre Beweise unter Bedingungen vortragen kann, die sie
gegenüber der Gegenpartei nicht benachteiligen.

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- Der Beschwerdeführer, selbst Rechtsanwalt, war anwaltlich vertreten
und verzichtete in Kenntnis der damit verbundenen Rechtsfolgen
darauf, gegen einen Strafbefehl Einsprache zu erheben, ohne dass ein
regelwidriges Verhalten der Strafverfolgungsbehörden vorgelegen
hätte. Es gab auch keine Zusicherung der Staatsanwaltschaft, dass
gegen den Beschwerdeführer kein anderes Verfahren hängig sei oder
dass dieser nicht beurteilt würde für Tatsachen, welche von jenen, die
Anlass zum Strafbefehl gegeben hatten, völlig verschieden seien.

- ImWeiteren gewährleistet die Konvention kein eigentliches Recht auf
Revision.

Procedura penale nel Cantone di Ginevra. Rinuncia a presentare
opposizione contro un’ordinanza di condanna.

Art. 6 § 1 CEDU. Diritto ad un processo equo. Parità delle armi.

- L’esigenza della parità delle armi implica l’obbligo di offrire a ogni
parte una ragionevole possibilità di presentare la propria causa -
comprese le prove - in condizioni che non la pongono in una situazione
di netto svantaggio rispetto agli avversari.

- Il ricorrente, che esercitava la professione di avvocato ed era
assistito da un collega, ha rinunciato a presentare opposizione contro
un’ordinanza di condanna, ben cosciente delle relative conseguenze.
Questa rinuncia non è stata macchiata da un comportamento scorretto
delle autorità giudiziarie. Il ricorrente non ha ricevuto assicurazioni
da parte del procuratore che non vi erano procedure pendenti nei suoi
confronti o che non sarebbe stato giudicato per fatti totalmente distinti
da quelli che hanno dato origine all’ordinanza di condanna.

- Inoltre, la convenzione non garantisce, in quanto tale, un diritto alla
revisione di un processo.

EN DROIT

Le requérant se plaint de n’avoir pas bénéficié d’une procédure équitable et
de l’égalité des armes au sens de l’art. 6 § 1 de la Convention de sauvegarde
des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950
(CEDH)[122], qui dispose en ses passages pertinents:

(libellé de la disposition)

La Cour européenne des droits de l’homme (ci-après: la Cour) rappelle qu’elle
a pour tâche de rechercher si la procédure envisagée dans son ensemble
a revêtu un caractère «équitable» au sens de l’art. 6 § 1. Elle rappelle à ce
titre que l’exigence de «l’égalité des armes», c’est-à-dire d’un «juste équilibre»
entre les parties implique alors l’obligation d’offrir à chaque partie une
possibilité raisonnable de présenter sa cause - y compris ses preuves - dans

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des conditions qui ne la placent pas dans une situation de net désavantage par
rapport à son adversaire (arrêt Ankerl c / Suisse du 23 octobre 1996, Recueil des
arrêts et décisions 1996-V, n°19, p. 1565, § 38[123]).

En l’espèce, la Cour relève que le requérant prétend qu’il a conclu un accord
avec le Procureur général du canton de Genève impliquant une garantie
qu’aucune autre enquête n’était ouverte contre lui, comme le montrent les
termes de la lettre du 20 novembre 1996. Le requérant estime qu’il y a eu
inégalité des armes, car les autorités suisses lui ont caché l’existence d’une
autre information qui était en cours, ce qui a eu pour effet qu’il a renoncé aux
garanties d’un procès équitable.

Or, la Cour observe, à la lumière des documents déposés par le requérant, que
son avocat a précisé dans la remarque finale de sa lettre du 20 novembre 1996
que ce dernier «souhaitait vivement avoir la garantie qu’il ne faisait pas
ou plus l’objet d’une quelconque poursuite aux Etats-Unis, en raison de
ce dossier». Ce courrier faisait suite à une discussion entre le Procureur
général et l’avocat du requérant et l’accord était confirmé par cette lettre
et en l’ordonnance de condamnation du 28 novembre 1996. Selon le
requérant lui-même, il n’y a pas eu d’autres échanges écrits ayant conduit
à la négociation. Par ailleurs, la Cour constate que rien ne vient étayer
l’affirmation du requérant qu’il aurait reçu une assurance du Procureur qu’il
n’y avait aucune autre procédure dirigée contre lui et qu’il ne serait pas jugé
par la suite pour des faits totalement distincts de ceux qui ont donné lieu à
l’ordonnance de condamnation du 28 novembre 1996. La Cour ne relève dès
lors aucun élément permettant de conclure que la procédure n’aurait pas
revêtu un caractère équitable.

La Cour rappelle au surplus que selon une jurisprudence constante des
organes de la Convention, la Convention ne garantit, comme tel, aucun droit à
la révision d’un procès (Comm. eur. D. H., décision n° 14739/89 du 9 mai 1989,
D.R. 60, p. 296).

La Cour relève enfin que le requérant, qui exerçait la profession d’avocat
et était assisté d’un confrère, a lui-même renoncé à faire opposition à
l’ordonnance de condamnation du 28 novembre 1996, en toute connaissance
de cause, sans que cette renonciation ne soit entachée d’une quelconque
irrégularité du fait de l’attitude des autorités judiciaires. La Cour n’aperçoit
donc pas dans quelle mesure le requérant n’aurait pas bénéficié du droit à
l’égalité des armes. En conclusion, il n’y a pas eu violation de l’art. 6 § 1 CEDH.

Il s’ensuit que la requête est manifestement mal fondée et doit être rejetée en
application de l’art. 35 § 3 et 4 CEDH.

[122] RS 0.101.
[123] JAAC 61.109.

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https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003296.pdf?ID=150003296

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 66.115 - Déc. rendue par la Cour eur. DH le 13 septembre 2001, déclarant

irrecevable la req. n° 46787/99, Philippe MEYER c / Suisse

In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden
Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération
In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr 2002
Année

Anno

Band 66
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Ref. No 150 005 423

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	Déc. rendue par la Cour eur. DH le 13 septembre 2001, déclarant irrecevable la req. n° 46787/99, Philippe MEYER c / Suisse
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