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**Case Identifier:** 87cfa816-a7f9-5737-8df2-5e61f2248ebb
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-08-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 25.08.2025 C/14166/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-14166-2024_2025-08-25.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 27 août 2025. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/14166/2024 ACJC/1125/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 25 AOÛT 2025 

 

Entre 

A______ SARL, sise ______ [GE], recourante contre un jugement rendu par la 1ère 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 27 mars 2025, représentée 

par Me Alexandre MONTAVON, avocat, Kellerhals Carrard Genève SNC, rue 

François-Bellot 6, 1206 Genève, 

et 

B______ SA, sise ______ [FR], intimée, représentée par Me Feodora AH CHOON, 
avocate, Valfor Avocats Sàrl, rue Jacques-Balmat 5, case postale 1203, 1211 Genève 1. 

 

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C/14166/2024 

EN FAIT 

A. Par jugement du 27 mars 2025, le Tribunal de première instance a prononcé la 
mainlevée provisoire de l'opposition formée au commandement de payer, 

poursuite n° 1______ (ch. 1 du dispositif), arrêté à 750 fr. les frais judiciaires, 

compensés avec l'avance de frais (ch. 2), mis ceux-ci à la charge de A______ Sàrl, 

et condamné celle-ci à verser ce montant à B______ SA (ch. 3) ainsi que 6'000 fr. 

TTC à titre de dépens (ch. 4). 

B. a. Par acte déposé à la Cour de justice le 8 avril 2025, A______ Sàrl a formé 
recours contre ce jugement. Elle a conclu à son annulation et au rejet de la requête 

de mainlevée de l'opposition au commandement de payer, poursuite 

n° 1______, avec suite de frais. 

b. B______ SA a conclu au rejet du recours et à la confirmation du jugement 
attaqué, avec suite de frais judiciaires et de dépens, fixés à 7'688 fr. 90. 

c. Les parties ont répliqué et dupliqué, puis se sont encore déterminées les 
26 mai et 2 juin 2025. 

d. Elles ont été informées par la Cour le 18 juin 2025 de ce que la cause était 
gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure. 

a. Le 31 juillet 2019, B______ SA et A______ Sàrl ont conclu un contrat par 
lequel la première vendait à la seconde une cuisine professionnelle pour un prix 

de 300'000 fr. Ce montant devait être versé en plusieurs tranches, selon les 

échéances mentionnées, et le solde du prix de 240'000 fr. devait être intégralement 

versé le 31 décembre 2021 au plus tard. 

A______ Sàrl a versé plusieurs acomptes d'un montant total de 60'000 fr. entre 

mars 2021 et janvier 2023.  

b. Par courrier du 7 mars 2023 à B______ SA, A______ Sàrl a exposé qu'un 
dénommé C______ lui avait assuré que la cuisine vendue avait une valeur à neuf 

d'environ 1'000'000 fr. et qu'elle faisait une bonne affaire en la rachetant pour 

300'000 fr. Elle avait cependant appris par la suite que la valeur à neuf de la 

cuisine était inférieure à 300'000 fr, de sorte qu'elle souhaitait convenir avec 

B______ SA d'un montant qui corresponde à la valeur réelle de la cuisine lors de 

son achat. 

c. Le 5 septembre 2023, sur requête de B______ SA, l'Office des poursuites a 
notifié à A______ Sàrl un commandement de payer, poursuite n° 1______, 

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portant sur une somme de 240'000 avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 2023, 

réclamée sur la base du contrat du 31 juillet 2019. 

A______ Sàrl y a formé opposition. 

d. Par requête formée le 7 juin 2024 devant le Tribunal, B______ SA a requis la 
mainlevée provisoire de cette opposition. Elle a soutenu que le contrat de vente du 

31 juillet 2019 conclu entre les parties constituait une reconnaissance de dette, de 

même que la demande de A______ Sàrl de modification des échéances de 

paiement. Cette dernière ne pouvait par ailleurs pas se prévaloir d'erreur 

essentielle ou de dol en lien avec le prix convenu au motif qu'elle aurait appris que 

le prix à neuf de la cuisine vendue était inférieur à 300'000 fr.; elle n'avait en outre 

pas invalidé le contrat, au vu notamment de ses explications figurant dans son 

courrier du 7 mars 2023. 

e. Le 16 septembre 2024, A______ Sàrl a conclu au déboutement de B______ SA 
de toutes ses conclusions, avec suite de frais. 

Elle a allégué qu'il lui avait été assuré que la cuisine avait une valeur à neuf de 

1'000'000 fr. et qu'elle avait subi des pressions pour qu'elle reprenne rapidement la 

cuisine au prix de 300'000 fr. qui constituait une bonne affaire. En 2022, elle avait 

demandé à D______ SA, qui avait conçu la cuisine vendue, une offre pour une 

cuisine similaire qu'elle voulait installer dans un restaurant à E______ [VD]. Cette 

offre s'élevait à 102'315 fr., soit un montant deux fois inférieur à celui payé pour 

la cuisine d'occasion vendue par B______ SA. Elle avait alors mandaté 

D______ SA afin qu'elle procède à une "expertise" de cette dernière. 

Le 3 mars 2023, D______ SA avait estimé la valeur de la cuisine vendue à 

102'000 fr. Enfin, le 9 septembre 2024, elle avait obtenu de D______ SA la 

facture émise par cette dernière à l'attention de B______ SA lors de l'achat de la 

cuisine le 9 novembre 2016, d'un montant de 211'171 fr.; elle n'avait cependant 

pas repris l'intégralité des équipements, mais une partie seulement dont la valeur à 

neuf était de 149'557 fr., ce qui représentait une valeur résiduelle, après trois ans, 

de 82'256 fr.; elle avait toutefois également repris une chambre froide d'une valeur 

de 54'450 fr. Elle avait été victime d'un dol et avait ainsi invalidé le contrat par 

courrier du 7 mars 2023. 

f. Le 14 octobre 2024, B______ Sàrl a répliqué. Elle a notamment complété ses 
allégués de fait en exposant que la valeur à neuf de la cuisine vendue dépassait 

largement 300'000 fr. et que son coût s'était élevé à 473'305 fr. 

g. Les parties se sont encore déterminées les 20 novembre 2024, 3 et 
16 décembre 2024. 

h. Dans son jugement du 27 mars 2025, le Tribunal a considéré que le contrat de 
vente dont se prévalait B______ SA constituait un titre de mainlevée provisoire 

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pour un montant de 240'000 fr. A______ Sàrl avait invoqué avoir invalidé le 

contrat au motif qu'elle avait été trompée sur le prix de la cuisine dont il lui aurait 

été indiqué fallacieusement qu'elle avait été acquise pour 1'000'000 fr. alors 

qu'elle ne l'avait été que pour 211'171 fr. A______ Sàrl n'avait cependant pas 

rendu vraisemblable que ce prix d'acquisition lui avait été indiqué et B______ SA 

avait produit des pièces propres à infirmer ces propos. A______ Sàrl n'avait ainsi 

pas rendu vraisemblable l'invalidation du contrat pour vice de la volonté et 

B______ SA disposait ainsi d'un titre de mainlevée provisoire pour le montant 

réclamé. 

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

1.2 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée. 

Interjeté en temps utile et selon les formes prescrites, le recours est recevable. 

1.3 Le recours est recevable pour violation du droit et constatation manifestement 
inexacte des faits (art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir 

d'examen en droit, mais un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par 

ailleurs que les griefs que les parties adressent à la motivation du premier 

jugement (ATF 144 III 394 consid. 4.1.4; arrêt du Tribunal fédéral 4A_10/2024 

du 26 mai 2025, cosndi. 5.1). 

1.4 La procédure sommaire étant applicable, la preuve des faits allégués doit être 
apportée par titres (art. 254 al. 1 CPC). Les maximes des débats et de disposition 

s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et art. 58 al. 1 CPC). 

2. En lien avec l'établissement des faits, la recourante invoque une constatation 
manifestement inexacte et une violation de son droit d'être entendue au motif que 

les faits pertinents n'auraient pas été constatés par le Tribunal; seuls quelques 

éléments ayant été mentionnés dans le jugement attaqué. Cela étant, le jugement 

comporte les éléments de fait essentiels sur lesquels le Tribunal s'est fondé, étant 

rappelé qu'il n'est pas exclu de les faire figurer dans la partie en droit du jugement 

attaqué en fonction des questions juridiques à trancher (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_429/2024 du 3 mars 2025, consid. 10.4).  

Pour le surplus, les faits cités par la recourante ont été mentionnés supra dans la 

partie "EN FAIT" du présent arrêt dans la mesure utile. Il est donc inutile 

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d'annuler le jugement attaqué pour le motif invoqué et de renvoyer la cause au 

Tribunal.  

Il est pour le surplus rappelé que pour satisfaire à l'obligation de motivation, il 

suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur 

lesquels il a fondé sa décision; il ne doit pas se prononcer sur tous les moyens des 

parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui apparaissent pertinents 

(ATF 148 III 30 consid. 3.1; 147 IV 409 consid. 5.3.4; 146 II 335 consid. 5.1); 

la motivation peut d'ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de 

la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1), ce qui est le cas en l'espèce. 

3. La recourante soutient que le Tribunal ne pouvait pas tenir compte des faits 
figurant dans la réplique de l'intimée, en application de l'art. 229 CPC, la phase 

d'allégation étant close après le premier échange d'écritures en procédure 

sommaire. 

3.1 Selon l'art. 84 al. 2 LP, dès réception de la requête, le juge donne au débiteur 
l’occasion de répondre verbalement ou par écrit. 

En procédure sommaire, il n'y a en principe pas de deuxième échange d'écritures 

ni d'audience d'instruction. Il est laissé à l'appréciation du tribunal de décider si la 

requête doit être liquidée sans prise de position, si elle doit être envoyée à la partie 

adverse pour qu'elle se détermine ou si la procédure est orale. Le requérant ne 

peut donc pas savoir s'il pourra s'exprimer à nouveau. C'est pourquoi il est tenu de 

présenter ses allégations de fait et les documents invoqués à titre de preuve avec 

sa demande. 

De nouveaux moyens d'attaque ou de défense ne peuvent être présentés qu'aux 

conditions de l'art. 229 CPC. Dans la procédure de mainlevée, les parties n'ont 

donc pas le droit de s'exprimer deux fois sur le fond. En principe, la clôture du 

dossier intervient après une seule prise de position. Le Tribunal fédéral n'a 

toutefois pas exclu que le tribunal de la mainlevée ordonne exceptionnellement un 

deuxième échange d'écritures. Il doit toutefois le faire clairement ou 

expressément, et ne pas se contenter d'accorder le droit de réplique  

(ATF 150 III 209 consid. 3.2 et 3.3). 

3.2 En l'espèce, le Tribunal n'a pas ordonné un second échange d'écritures, de 
sorte que l'intimée n'était pas autorisée, dans le cadre de sa réplique, à compléter 

sa requête en alléguant des faits complémentaires. Celle-ci invoque que la 

recourante a allégués des faits qu'elle ignorait et qui nécessitaient qu'elle allègue 

des faits nouveaux en réponse. La recevabilité des faits figurant dans les échanges 

d'écritures postérieurs à la réponse à la requête de mainlevée à la lumière de cet 

argument n'a cependant pas besoin d'être tranchée dans la mesure où ils ne sont 

pas décisifs pour l'issue du litige. 

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4. La recourante soutient qu'elle a été victime d'un dol en ce sens qu'il lui avait été 
affirmé que la valeur à neuf de la cuisine vendue était de 1'000'000 fr. alors qu'elle 

était nettement inférieure, comme cela ressortait de l'offre que D______ SA lui 

avait adressée pour une cuisine similaire ainsi que de l'expertise réalisée par cette 

même société de la cuisine vendue. 

4.1 
4.1.1 Selon l'art. 82 al. 1 LP, le créancier dont la poursuite se fonde sur une 
reconnaissance de dette constatée par acte authentique ou sous seing privé peut 

requérir la mainlevée provisoire. Constitue une reconnaissance de dette, au sens 

de cette disposition, en particulier, l'acte sous seing privé, signé par le poursuivi - 

ou son représentant (ATF 132 III 140 consid. 4.1.1) -, d'où ressort sa volonté de 

payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent déterminée, 

ou aisément déterminable, et exigible (ATF 145 III 20 consid. 4.1.1; 139 III 297 

consid. 2.3.1).   

4.1.2 Le poursuivi peut se prévaloir de tous les moyens de droit civil - exceptions 
ou objections - qui infirment la reconnaissance de dette, notamment les vices de la 

volonté au sens des art. 23 ss CO (arrêts 5A_892/2015 du 16 février 2016 

consid. 4.3.1; 5A_652/2011 du 28 février 2012 consid. 3.2.2). Il n'a pas à apporter 

la preuve absolue (ou stricte) de ses moyens libératoires, mais seulement à les 

rendre vraisemblables, en principe par titre (art. 254 al. 1 CPC; ATF 145 III 20 

consid. 4.1.2). Le juge n'a pas à être persuadé de l'existence des faits allégués; il 

doit, en se fondant sur des éléments objectifs, avoir l'impression qu'ils se sont 

produits, sans exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient déroulés autrement 

(ATF 142 III 720 consid. 4.1 et les arrêts cités). Le point de savoir si le recourant 

a rendu vraisemblable sa libération ressortit à l'appréciation des preuves (arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_446/2018 du 25 mars 2019 consid. 4.2 et les références).  

Dans le cadre d'une procédure de mainlevée, la victime d'une erreur, d'un dol ou 

d'une crainte fondée ne peut simplement se prévaloir du fait qu'il a invoqué ce 

vice de la volonté dans le délai d'une année prévue à l'art. 31 CO. Il ne s'agit pas 

en effet d'un droit de révocation inconditionnelle. Le poursuivi doit au contraire 

rendre vraisemblable le vice de la volonté invoqué (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_773/2020 du 22 décembre 2022, consid. 3.2). A moins qu'elles ne soient 

corroborées par des pièces qui accréditent la thèse soutenue, les simples 

allégations d'une partie n'ont à cet égard aucune valeur probante, même au niveau 

de la vraisemblance (cf. arrêt du Tribunal fédéral 5A_225/2010 du 2 novembre 

2010 consid. 3.2 non publié aux ATF 136 III 583; GILLIERON, Poursuite pour 

dettes, faillite et concordat, 5ème éd. 2012, p. 199, n° 786). 

4.1.3 Selon l'art. 28 al. 1 CO, la partie induite à contracter par le dol de l’autre 
n’est pas obligée, même si son erreur n’est pas essentielle. Le dol est une 
tromperie intentionnelle qui détermine la dupe, dans l'erreur, à conclure un contrat 

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qu'elle n'aurait pas conclu, ou du moins pas conclu aux mêmes conditions, si elle 

avait eu une connaissance exacte de la situation; le dol éventuel suffit 

(ATF 136 III 528 consid. 3.4.2; 132 II 161 consid. 4.1; arrêt 4A_437/2020 du 

29 décembre 2020 consid. 4.1). Le dol concerne la conclusion du contrat: l’auteur 
du dol induit l’autre partie à contracter soit en créant, soit en exploitant l’erreur 
qui motive celle-ci à conclure le contrat. (SCHMIDLIN/CAMPI, Commentaire 

romand, CO I, 3ème éd., 2021, n.1 ad art. 28 CO). Tout dol présuppose un acte 

intentionnel. L’intention réside dans la volonté de déterminer l’autre partie à 
conclure le contrat à l’aide d’une tromperie (SCHMIDLIN/CAMPI, op. cit., n. 19 
ad art. 28 CO). 

Selon l'art. 31 al. 1 CO, le contrat entaché d’erreur ou de dol, ou conclu sous 
l’empire d’une crainte fondée, est tenu pour ratifié lorsque la partie qu’il n’oblige 
point a laissé s’écouler une année sans déclarer à l’autre sa résolution de ne pas le 
maintenir, ou sans répéter ce qu’elle a payé. Une simple déclaration soumise à 
réception, explicite ou concluante, suffit pour invalider le contrat 

(SCHMIDLIN/CAMPI, op. cit., n. 123 ad art. 31 CO). La déclaration ne doit pas 

contenir une spécification exacte de la cause de l’invalidation; il suffit de signifier, 
explicitement ou implicitement, qu’on ne veut pas maintenir le contrat. Le contrat 
peut ainsi être invalidé simplement par acte concluant. Cependant, une telle 

déclaration n’a d’effet que si elle repose sur un vice de la volonté justifiant une 
invalidation (SCHMIDLIN/CAMPI, op. cit., n. 14 ad art. 31 CO). 

Si le vice de volonté invoqué à l'appui de l'invalidation est avéré, le contrat est 

caduc dès son origine. Les prestations déjà fournies doivent être restituées selon 

les règles de la revendication ou de l'enrichissement illégitime (ATF 137 III 243 

consid. 4.4.3; 129 III 320 consid. 7.1.1; arrêt 4A_437/2020 précité consid. 4.2). 

Lorsque l'invalidation totale du contrat paraît choquante dans un cas où le dol n'a 

été qu'incident, le juge peut la refuser et se borner à réduire les prestations de la 

victime du dol dans la mesure où cette partie aurait conclu le contrat si elle n'avait 

pas été trompée (ATF 99 II 30 consid. 4c p. 309; 81 II 213 consid. 2c p. 219 s.). 

L’invalidation a un effet ex tunc qui exige de restituer tout ce qu’on a reçu sans 
pouvoir invoquer l’exception de ne plus être enrichi l'art, 64 CO. En outre, la 
restitution doit se faire trait pour trait, qu’il s’agisse de restitution de choses ou de 
sommes d’argent (SCHMIDLIN/CAMPI, op. cit., n. 25 ad art. 31 CO). 

4.1.4 La procédure de mainlevée provisoire est une procédure sur pièces 
(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 

poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire. Le juge de la mainlevée 

provisoire examine seulement la force probante du titre produit par le créancier, sa 

nature formelle - et non la validité de la créance - et lui attribue force exécutoire si 

le débiteur ne rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires 

(ATF 142 III 720 consid. 4.1 et les références). 

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4.2 En l'espèce, le contrat de vente constitue un titre de mainlevée provisoire pour 
le montant du prix vente sous déduction des montants versés. Il n'est pas contesté 

que le solde du prix convenu s'élève à 240'000 fr.  

La recourante invoque cependant un dol prétendument commis par la recourante 

qui infirmerait la reconnaissance de dette, le prix réel des objets vendus étant 

nettement inférieur au prix convenu. 

L'allégation de la recourante selon laquelle un représentant de l'intimée lui aurait 

affirmé que la valeur à neuf de la cuisine était de 1'000'000 fr. n'est cependant 

étayée par aucun élément et elle n'est pas rendue suffisamment vraisemblable. Elle 

ne peut dès lors fonder une prétendue invalidation du contrat. Au surplus, même si 

ce montant avait été indiqué à la recourante, les éléments figurant à la procédure 

ne permettraient pas de savoir si elle a été intentionnellement faite afin de décider 

la recourante à conclure le contrat aux conditions convenues et si son auteur savait 

qu'elle était inexacte. La recourante n'a dès lors pas rendu vraisemblable avoir été 

induite à contracter par des affirmations fausses et elle ne peut se prévaloir d'un 

dol. 

En tout état de cause, la recourante a certes indiqué dans son courrier du 

7 mars 2023 qu'elle estimait avoir été induite en erreur et trompée quant à la 

valeur de la cuisine qu'elle avait achetée, mais elle a ajouté qu'elle souhaitait 

convenir avec l'intimée du paiement d'un prix correspondant à la valeur qu'elle 

estimait correcte. Elle n'a donc pas déclaré invalider le contrat de vente, mais 

uniquement vouloir rediscuter le prix convenu; il ne peut en particulier être 

compris de ce courrier qu'elle souhaitait "discuter des conséquences de 

l'invalidation", soit notamment de la "conclusion d'un nouveau contrat", 

contrairement à ce qu'elle indique. L'affirmation de la recourante selon laquelle 

elle aurait invalidé le contrat est par ailleurs contredite par le fait qu'elle n'a pas 

offert de mettre à la disposition de l'intimée la cuisine vendue pour qu'elle la 

récupère, mais qu'elle continue à l'utiliser depuis plus de deux ans. 

Pour le surplus, il ne peut être retenu de manière suffisamment vraisemblable sur 

la base des allégués de la recourante que les objets vendus figurant en annexe du 

contrat de vente et ceux mentionnés dans la facture de la cuisine qui lui a été 

transmise le 24 septembre 2024 correspondent, la recourante indiquant elle-même 

qu'elle n'avait pas repris tous les équipements et appareils, mais uniquement du 

matériel dont la valeur à neuf était de 149'557 fr., et qu'elle avait par ailleurs repris 

un équipement supplémentaire, soit une chambre froide d'une valeur de 54'450 fr., 

ce qui rend toute comparaison compliquée.  

Enfin, l'"expertise" de D______ SA produite ne permet pas de savoir si tous les 

éléments vendus figuraient encore dans la cuisine au moment de l'estimation 

effectuée par la précitée, ni la manière dont ont été estimés les éléments 

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mentionnés. De plus, les allégués de la recourante ne suffisent pas à rendre 

vraisemblable que les équipements et appareils prévus dans l'offre de 

D______ SA pour une cuisine à installer dans le restaurant de la recourante à 

E______ [VD] sont comparables à ceux ayant fait l'objet de la vente.  

En définitive, au vu de ce qui précède, la recourante n'a pas rendu vraisemblable 

qu'elle a été victime d'un dol et, partant, elle n'a pas rendu vraisemblable le moyen 

libératoire invoqué. 

Le grief invoqué n'est dès lors pas fondé, de sorte que le recours sera rejeté. 

5. La recourante, qui succombe, sera condamnée aux frais du recours (art. 106 
al. 1 CPC). 

Les frais judiciaires seront arrêtés à 1'700 fr. (art. 48 et 61 al. 1 OELP) et 

compensés avec l'avance versée par la recourante, laquelle reste acquise à l'Etat de 

Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

La recourante sera par ailleurs condamnée à verser des dépens à l'intimée. 

L'intimée a réclamé le versement, à ce titre d'un montant de 7'688 fr., en se 

fondant sur le règlement fixant le tarif des frais en matière civile du 

22 décembre 2010 (RTFMC - E 1 05.10). Cela étant, le montant alloué de 

6'000 fr. par le Tribunal n'est pas contesté et elle n'expose pas pourquoi le montant 

alloué en seconde instance devrait être supérieur à celui alloué en première 

instance, de sorte qu'après réduction selon l'art. 90 RTFMC, un montant de 

3'000 fr. sera alloué. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ SARL contre le jugement 

JTPI/4288/2025 rendu le 27 mars 2025 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/14166/2024-1 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judicaires à 1'700 fr., les met à la charge de A______ Sàrl et dit qu'ils 

sont compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ Sàrl à verser 3'000 fr. à B______ SA à titre de dépens de recours. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, greffière. 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.