# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fb236716-0763-5c97-b947-72cc15e0b07a
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-19
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Beschwerdekammer in Strafsachen 19.09.2023 BK 2023 377
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_008_BK-2023-377_2023-09-19.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

Chambre de recours pénale 

Obergericht
des Kantons Bern

Beschwerdekammer in 
Strafsachen

Décision
BK 23 377

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme Berne, le 19 septembre 2023

Composition Juges d’appel Bähler (Président), Schmid et Horisberger
Greffière Müller

Participants à la procédure A.________
représenté d'office par Me B.________
prévenu/recourant

Parquet général du canton de Berne, Nordring 8, 3001 Berne
représenté par le Procureur C.________, Ministère public Jura 
bernois-Seeland, Rue du Debarcadère 20, Case postale 1180, 
2501 Biel/Bienne

Objet ordonnance de la détention provisoire

procédure pénale pour vol par métier, violation de domicile

recours contre la décision du Tribunal régional des mesures de 
contrainte Jura bernois-Seeland du 30 août 2023 (ARR 23 388)

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Considérants:

I. En procédure

1. A.________ (ci-après également : le prévenu ou le recourant) est prévenu de vol 
par métier et violation de domicile.

2. Le prévenu a été appréhendé par la police le 26 août 2023 et placé en détention 
provisoire après son audition par le Ministère public par décision du Tribunal 
régional des mesures de contrainte (ci-après : TMC) du 30 août 2023 pour risque 
de réitération.

3. Me B.________, pour le prévenu, a interjeté recours contre cette décision le 
7 septembre 2023. Il a pris les conclusions suivantes : 
1. Annuler la décision du Tribunal régional des mesures de contrainte Jura bernois-Seeland du 

30 août 2023 par laquelle le recourant a été placé en détention provisoire. Partant, libérer 
A.________, le cas échéant en prononçant des mesures de substitution. 

2. Sous suite de frais et dépens.

4. Suite à l’ordonnance du 8 septembre 2023, le Ministère public a pris position par 
courrier du 8 septembre 2023. Le TMC a quant à lui renoncé à prendre position 
(courrier du 11 septembre 2023).

5. Il en a été pris et donné acte par ordonnance du 12 septembre 2023.

6. Les parties n’ont pas pris position dans le délai imparti. 

II. Arguments des parties

7. Dans son recours, la défense expose en substance que malgré ses nombreux 
antécédents, le prévenu n’aurait pas « réalisé » que la commission de vols dans 
des magasins pouvait mener à son incarcération. Il aurait été profondément 
marqué par la détention déjà subie dans la présente procédure, qui a duré plus de 
10 jours, de sorte qu’il ne présente pas de risque de récidive – d’autant plus en 
raison de sa situation financière qui devrait s’améliorer (allocations de l’aide sociale 
matérielle supérieures à celles qu’il percevait alors qu’il habitait chez sa mère). 
Me B.________ a en outre rappelé la jurisprudence selon laquelle le risque de 
réitération ne pouvait être admis qu’avec retenue en lien avec des infractions 
contre le patrimoine (ATF 143 IV 9 ; 146 IV 326), ajoutant que le prévenu n’avait 
jamais fait usage de violence jusqu’à présent et qu’un risque de violence ne pouvait 
donc pas être retenu en l’espèce.

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8. Subsidiairement, la défense a indiqué que des mesures de substitution qui 
garantiraient que le prévenu suive sa formation suffiraient à pallier au risque de 
récidive – étant toutefois précisé que celle-ci a été mise en pause en raison de 
problèmes de santé, qui n’ont pas pu être réglés par l’opération prévue en raison 
de l’arrestation du recourant. 

9. Le Ministère public a quant à lui indiqué que si une certaine relativisation des vols 
commis en magasin pouvait être admise, tel n’était pas le cas des deux 
cambriolages commis, de nuit et en présence des locataires. Il a ajouté que dans 
une précédente procédure pendante devant le Tribunal régional Jura bernois-
Seeland (pour laquelle le prévenu a été mis en détention durant plus de 7 mois), il 
est d’ailleurs reproché au prévenu de s’en être pris physiquement puis 
sexuellement à la femme qui se trouvait dans l’appartement qu’il souhaitait 
cambrioler. La sécurité d’autrui est donc bel et bien mise en danger selon 
l’accusation, d’autant plus au vu de la répétition et de la fréquence des actes 
commis par le prévenu. 

III. En droit

10. Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. c du Code de procédure pénale suisse (CPP ; 
RS 312.0) en corrélation avec l’art. 222 CPP, un recours peut être formé contre 
une décision du TMC ordonnant la détention provisoire.

11. A.________ est directement atteint dans ses droits par la décision du TMC et est 
donc légitimé à recourir (art. 382 CPP). Il y a dès lors lieu d’entrer en matière sur le 
recours déposé dans les formes et délais prescrits par la loi (art. 396 al. 1 CPP).

12. Il convient de rappeler que selon le Tribunal fédéral (arrêts 1B_78/2015 du 25 mars 
2015 consid. 3 ; 1B_102/2015 du 29 avril 2015 consid. 3.1), une mesure de 
détention préventive n'est compatible avec la liberté personnelle garantie aux 
art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH que si elle repose sur une base légale (art. 31 al. 1 et 
art. 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce l'art. 221 CPP. En outre, elle doit correspondre à 
un intérêt public et respecter le principe de la proportionnalité (art. 36 al. 2 
et 3 Cst.). Pour que tel soit le cas, la privation de liberté doit être justifiée par les 
besoins de l’instruction, un risque de fuite, de collusion, de réitération ou de 
passage à l’acte. 

13. Forts soupçons

13.1 Préalablement à ces conditions, il doit exister des charges suffisantes, soit de 
sérieux soupçons de culpabilité, à l'égard de l'intéressé (art. 221 al. 1 CPP ; art. 5 
par. 1 let. c CEDH), c'est-à-dire des raisons plausibles de le soupçonner d'avoir 
commis une infraction. Il n'appartient cependant pas au juge de la détention de 
procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et 
d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit 
uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle 
mesure. L'intensité des charges propres à motiver un maintien en détention 

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préventive n'est pas la même aux divers stades de l'instruction pénale; si des 
soupçons, même encore peu précis, peuvent être suffisants dans les premiers 
temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit apparaître 
vraisemblable après l'accomplissement des actes d'instruction envisageables 
(ATF 137 IV 122 consid. 3.2). Il n’appartient pas au juge de la détention de 
procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge ainsi que le 
fera le juge du fond (ATF 143 130 consid. 2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_378/2019 du 19 août 2019 consid. 3.1).

13.2 En l’espèce, le prévenu a admis les faits, de sorte que de forts soupçons de 
commission d’un crime (vol par métier, voire en bande à une occasion) sont 
remplis. Ils ne sont d’ailleurs pas remis en cause par la défense.

14. Risque de récidive

14.1 Le Tribunal fédéral a confirmé à plusieurs reprises que bien qu’une application 
littérale de l’art. 221 al. 1 let. c CPP suppose l’existence d’antécédents, le risque de 
réitération peut également être admis dans des cas particuliers alors qu’il n’existe 
qu’un antécédent, voire aucun dans les cas les plus graves, que la prévention du 
risque de récidive doit permettre de faire prévaloir l’intérêt à la sécurité publique sur 
la liberté personnelle (ATF 137 IV 13) et que le risque de récidive peut également 
se fonder sur les infractions faisant l’objet de la procédure pénale en cours 
(ATF 137 IV 84, cond. 3.2). Dans l’ATF 143 IV 9, le Tribunal fédéral a redéfini les 
critères à prendre en considération pour admettre un risque de récidive en 
reprenant les principes évoqués dans des arrêts non publiés. Ainsi, plus les 
infractions (crimes ou délits graves) à craindre sont graves et plus elles 
compromettent la sécurité d’autrui, moins les exigences en matière de pronostic 
doivent être élevées. Le Tribunal fédéral considère que requérir un pronostic très 
défavorable lorsqu’il est sérieusement à craindre que les potentielles infractions 
pourraient avoir des incidences particulièrement élevées sur la sécurité d’autrui, 
exposerait les éventuelles victimes à un risque inadmissible. Dans cette évaluation, 
les critères déterminants sont la fréquence et l’intensité des infractions poursuivies. 
Cette évaluation doit prendre en compte une éventuelle tendance à l’aggravation 
telle qu'une intensification de l’activité délictuelle, une escalade de la violence ou 
une augmentation de la fréquence des agissements. Les caractéristiques 
personnelles du prévenu doivent en outre être évaluées, entre autres son état 
psychique. Au regard de ce qui précède, le Tribunal fédéral retient qu’un pronostic 
défavorable peut suffire à justifier la détention avant jugement. 

14.2 En l’occurrence, le prévenu a admis avoir commis de nombreux vols, que ce soit 
dans des magasins ou (à deux reprises) dans des appartements, entre juin et août 
2023. D’après les informations figurant au dossier, l’un des cambriolages a 
potentiellement été commis avec deux autres personnes, ce qui en augmente la 
gravité. Le butin total des différents vols réalisés dans les magasins s’élève à 
environ CHF 4'000.00, tandis que celui des cambriolages est d’un total de 
quelques CHF 15'000.00. Lorsqu’il a été entendu, le prévenu a expliqué qu’il 
comptait revendre ce qu’il avait volé, parce qu’il aurait eu besoin d’argent, les 
montants perçus de l’aide sociale étant trop faibles.

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14.3 Or, c’est en vain que la défense tente de relativiser ces vols par l’apprentissage 
débuté le 21 août 2023, qui devrait prétendument éloigner le prévenu de la 
délinquance. En effet, force est de constater que malgré cet apprentissage, le 
prévenu a commis de nouvelles infractions le 26 août 2023, jour de son arrestation. 

14.4 Le TMC a qualifié le casier judiciaire du prévenu de « dense, notamment en ce qui 
concerne les infractions contre le patrimoine ». Ses antécédents sont donc 
importants. Il doit en outre être relevé que la présente détention n’est pas la 
première subie par le prévenu. Certes, celle ordonnée précédemment l’a été pour 
des soupçons d’infractions contre l’intégrité sexuelle notamment, qui portent ainsi 
bien plus atteinte à la sécurité d’autrui, mais elles auraient été commises dans le 
cadre d’un cambriolage selon les indications du Ministère public. En tout état de 
cause, le prévenu a fait l’objet d’une détention avant jugement relativement longue 
(quelques 7 mois), sans que cela ne le dissuade de commettre de nouvelles 
infractions (même de moindre gravité) par la suite – et ce malgré l’apprentissage 
débuté quelques jours avant son arrestation dans la présente procédure. De plus, 
c’est à juste titre que le TMC a relevé une augmentation dans la gravité des faits 
commis (et admis) par le prévenu, vu les deux cambriolages réalisés en juin et 
juillet 2023, ainsi que l’éventuelle commission de l’un d’eux en bande. Un risque 
pour la sécurité d’autrui ne saurait ainsi être écarté comme l’a préconisé la défense 
– et ceci d’autant plus au vu des indications données par le Ministère public quant 
à la procédure pendante devant le Tribunal régional Jura bernois-Seeland. En effet, 
le prévenu a déjà fait preuve d’une violence non négligeable par le passé, 
également dans la commission d’infractions contre le patrimoine, puisque selon les 
indications du TMC, il a été reconnu coupable de rixe, agression, brigandage et 
lésions corporelles simples avec un objet dangereux, notamment. Dès lors, rien 
n’exclut une éventuelle réaction violente du prévenu si celui-ci était (év. à nouveau) 
surpris lors de la commission d’une nouvelle infraction – encore moins au vu de 
l’augmentation de la gravité des faits admis et déjà relevée ci-dessus. 

14.5 C’est en outre en vain que la défense a indiqué que le prévenu allait percevoir des 
montants supérieurs de l’aide sociale en vivant seul. En effet, il devra également 
faire face à davantage de charges qu’il n’avait pas à assumer lorsqu’il vivait auprès 
de sa mère. Une amélioration de sa situation financière ne saurait ainsi pas être 
retenue – de surcroît dans la mesure où il semble qu’il devrait assumer l’entretien 
de sa fille également. 

14.6 Dès lors, le risque de récidive doit être admis en l’espèce. 

15. Proportionnalité et mesures de substitution

15.1 Conformément à l'art. 31 al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération 
suisse (Cst.; RS 101) et à l'art. 5 al. 3 CEDH, toute personne qui est mise en 
détention préventive a le droit d’être aussitôt traduite devant un ou une juge, qui 
prononce le maintien de la détention ou la libération. Elle a le droit d’être jugée 
dans un délai raisonnable. Une période de détention excessive constitue une 
restriction disproportionnée de ce droit fondamental. C'est le cas si la durée de la 
détention dure plus longtemps que la peine privative de liberté prévisible 
(cf. art. 212 al. 3 CPP). Lors de l'examen de la proportionnalité de la durée de la 

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détention, il faut notamment tenir compte de la gravité des infractions faisant l'objet 
de l’instruction. Le juge ne peut prolonger la durée de la détention avant jugement 
qu'aussi longtemps qu'elle ne se rapproche pas trop de celle de la peine privative 
de liberté prévisible (en cas de condamnation définitive ; ATF 145 IV 179 
consid. 3.1 traduit au JdT 2020 IV p. 3 ss, 143 IV 168 consid. 5.1, 139 IV 270 
consid. 3.1). Il n’y a en principe pas lieu de prendre en considération le fait que la 
peine privative de liberté à laquelle l’on doit s’attendre puisse être assortie ou non 
du sursis ou la possibilité d’une libération conditionnelle de l’exécution de la peine 
(ATF 145 IV 179 consid. 3.4 traduit au JdT 2020 IV p. 3 ss, ATF 143 IV 168 
consid. 5.1, ATF 143 IV 160 consid. 4.2, ATF 139 IV 270 consid. 3.1). Il 
n’appartient en principe pas au juge de la détention de faire un tel pronostic 
(ATF 143 IV 160 consid. 4.2).

15.2 Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient 
d'examiner les possibilités de mettre en œuvre d'autres solutions moins 
dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est 
concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne 
une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si ces 
mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. Selon l'art. 237 
al. 2 CPP, font notamment partie des mesures de substitution la fourniture de 
sûretés (let. a), la saisie des documents d'identité (let. b), l'assignation à résidence 
ou l'interdiction de se rendre dans un certain lieu ou un certain immeuble (let. c), 
l'obligation de se présenter régulièrement à un service administratif (let. d), 
l'obligation d'avoir un travail régulier (let. e), l'obligation de se soumettre à un 
traitement médical ou à des contrôles (let. f) et l'interdiction d'entretenir des 
relations avec certaines personnes (let. g). Cette liste est exemplative et le juge de 
la détention peut également, le cas échéant, assortir les mesures de substitution de 
toute condition propre à en garantir l'efficacité (ATF 142 IV 367 consid. 2.1).

15.3 En l’occurrence et comme relevé ci-dessus (14.5 ci-dessus), c’est en vain que la 
défense a indiqué que la situation financière du prévenu allait s’améliorer 
(augmentation des montants perçus de l’aide sociale), puisque les charges du 
prévenu vont également croître. De même, comme relevé à juste titre par le TMC, 
le suivi d’une formation n’empêche en rien le prévenu de commettre de nouvelles 
infractions durant son temps libre – notamment la nuit comme tel semble déjà avoir 
été le cas précédemment. Le fait que le prévenu ait respecté d’autres mesures de 
substitution dans une autre procédure (interdiction de contacts, notamment) n’y 
change rien.

15.4 Au surplus, une procédure pour vol par métier (notamment) est en cours contre le 
prévenu. Cette infraction (dans sa nouvelle teneure depuis le 1er juillet 2023) 
prévoit une peine privative de liberté minimale de 6 mois. Il s’ensuit que la 
détention est pour l’heure largement proportionnée eu égard à la durée de la peine 
qui pourrait être prononcée à l’encontre du prévenu. La détention prononcée est 
donc proportionnée.

15.5 Au vu de tout ce qui précède, le recours est rejeté. 

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IV. Frais et indemnité

16. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1'500.00, doivent être supportés par le recourant qui succombe, en 
application de l’art. 428 al. 1 CPP.

17. L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin 
de la procédure par le ministère public ou le tribunal conformément à l’art. 135 
al.  2 CPP.

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La Chambre de recours pénale décide:

1. Le recours est rejeté. 

2. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1'500.00, sont mis à la charge du recourant.

3. L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin de 
la procédure.

4. A notifier:
- au prévenu/recourant, par Me B.________ (par courrier recommandé)
- au Procureur C.________, Ministère public Jura bernois-Seeland (par courrier 

recommandé)

A communiquer:
- au Tribunal régional des mesures de contrainte Jura bernois-Seeland, Présidente 

D.________ (avec le dossier – par courrier recommandé)
- au Parquet général (par coursier)

Berne, le 19 septembre 2023 Au nom de la Chambre de recours 
pénale
Le Président :

Bähler, Juge d'appel
e.r. Schmid, Juge d’appel

La Greffière :

Müller
e.r. Greffière Bättig

Voies de recours
Un recours en matière pénale selon les art. 39 ss, 78 ss et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF ; 
RS 173.110) peut être déposé auprès du Tribunal fédéral (Av. du Tribunal fédéral 29, Case postale, 
1000 Lausanne 14) contre la présente décision dans les 30 jours qui suivent sa notification. Le recours doit 
respecter les exigences de l’art. 42 LTF.

Remarques :
Les envois par fax et par e-mail ordinaire ne sont pas valables et ne sauvegardent pas les délais.
Les envois peuvent se faire à certaines conditions par voie électronique. Vous trouverez des précisions à ce 
propos sur le site internet de la Cour suprême (www.justice.be.ch/coursupreme).
Le numéro du dossier doit figurer sur les envois (BK 23 377).