# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 370ba3c3-d06b-5357-a089-c97ddf4a326a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.05.2017 C/9871/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-9871-2015_2017-05-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 12 mai 2017. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/9871/2015 ACJC/534/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 11 MAI 2017 

 

Entre 

A______, domicilié ______, ______ Genève, appelant d'un jugement rendu par la 7ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 22 août 2016, comparant par 

Me Jacopo Rivara, avocat, rue Robert-Céard 13, 1204 Genève, en l'étude duquel il fait 

élection de domicile,  

et 

B______, domiciliée ______, ______ (1______), intimée, comparant par Me Shahram 
Dini, avocat, place du Port 1, 1204 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de 

domicile.  

 

- 2/5 - 

 

C/9871/2015 

Vu, EN FAIT, la demande de divorce formée par A______ le 18 mai 2015 par-devant 
le Tribunal de première instance;  

Vu la requête de mesures provisionnelles formée le 23 juillet 2015 par B______;  

Vu l'ordonnance OTPI/536/2015 du 21 septembre 2015, sur mesures provisionnelles, 

attribuant à B______ la garde sur les enfants C______ et D______, avec réserve d'un 

droit de visite en faveur de A______ et condamnant ce dernier à verser, par mois et 

d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 2'100 fr. pour l'entretien de 

D______ et de 2'300 fr. pour l'entretien de C______, dès mai 2015, puis de 1'850 fr. 

pour l'entretien de D______ et de 2'050 fr. pour l'entretien de C______, dès novembre 

2015;  

Vu le jugement JTPI/10345/2016 du 22 août 2016 par lequel le Tribunal de première 

instance a notamment prononcé le divorce entre A______ et B______ (ch. 1 du 

dispositif), laissé à ceux-ci l'autorité parentale conjointe sur leurs enfants C______ et 

D______, nées respectivement le ______ 2004 et le ______ 2007 (ch. 2), dit que le 

choix de l'école des enfants s'effectuerait par B______ (ch. 4), attribué à celle-ci la 

garde des enfants (ch. 5) et réservé au père un droit de visite sur ses filles (ch. 6, 7 et 8), 

condamné A______ à verser à B______, à titre de contribution à l'entretien des enfants, 

par mois, d'avance et par enfant, outre les allocations familiales ou d'études 

éventuellement versées, les montants de 1'900 fr. jusqu'à 10 ans, 2'100 fr. jusqu'à 12 ans 

et 2'400 fr. jusqu'à 18 ans, voire au-delà mais jusqu'à 25 ans au plus, si l'enfant 

bénéficiaire poursuit une formation professionnelle ou des études sérieuses et régulières 

(ch. 11) et dit que, dès le déménagement des enfants à 1______, les contributions 

d'entretien susvisées seraient réduites à 1'700 fr. jusqu'à 10 ans, 1'800 fr. jusqu'à 16 ans 

et 2'000 fr. jusqu'à 18 ans, voire au-delà, mais jusqu'à 25 ans au plus, si l'enfant 

bénéficiaire poursuit une formation professionnelle ou des études sérieuses et régulières 

(ch. 12).  

Vu l'appel formé par A______ le 26 septembre 2016, aux termes duquel il sollicite, à 

titre principal, l'annulation des ch. 4, 11 et 12 du dispositif de ce jugement, concluant à 

ce qu'il soit dit que dès l'année scolaire 2017-2018, C______ et D______ devront être 

scolarisées dans une école française ou une école catholique et qu'il s'engage à leur 

verser, à titre de contribution à leur entretien, pour le cas où elles reviendraient vivre en 

Suisse, en mains de B______, par mois, par enfant et d'avance, allocations familiales 

non comprises, les montants de 1'200 fr. jusqu'à l'âge de 11 ans révolus et de 1'400 fr. 

de 11 ans [recte : 12 ans] à la majorité ou au-delà tant que l'enfant bénéficiaire 

poursuivra des études sérieuses et suivies, mais au maximum jusqu'à 25 ans, 

respectivement qu'il leur versera, pour le cas où elles resteraient à 1______, la somme 

de 740 fr., par mois, par enfant et d'avance.  

Attendu qu'il conclut préalablement, notamment, au retrait de l'effet suspensif à son 

appel et à ce que l'exécution anticipée du jugement attaqué soit ordonnée; 

- 3/5 - 

 

C/9871/2015 

Qu'il s'oppose à la scolarisation de ses filles intervenue en septembre 2016 au 

"2______" d'1______, établissement choisi par son ex-épouse, étant précisé que 

l'immigration de ses filles dans ce pays n'est pas litigieuse;  

Qu'il estime qu'elles sont exposées à devoir changer d'établissement scolaire en cours de 

scolarité si l'effet suspensif de son appel était maintenu, ce qui leur serait préjudiciable; 

Qu'il soutient que le maintien de l'effet suspensif l'obligerait à verser à ses filles les 

contributions d'entretien fixées selon l'ordonnance OTPI/536/2015 rendue le  

21 septembre 2015 sur mesures provisionnelles (soit 1'850 fr. pour la cadette et 2'050 fr. 

pour l'aînée), tandis que le jugement entrepris a réduit le montant de ces pensions et que 

les besoins de ses filles à 1______ sont moins élevés en raison du coût de la vie dans ce 

pays; 

Que B______ a formé appel joint, sollicitant l'annulation des chiffres 3, 11 et 12 du 

jugement, et concluant notamment à ce que les contributions d'entretien des enfants 

soient fixées, par mois, d'avance et par enfant, outre les allocations familiales, à 2'370 fr. 

jusqu'à 10 ans, 2'570 fr. jusqu'à 12 ans, puis à 2'770 fr. (ch. 11) et à 2'560 € jusqu'à 

10 ans, 2'760 € jusqu'à 12 ans, puis à 2'960 €, dès le déménagement des enfants à 

1______ ou en 3______ (ch. 12); 

Qu'au surplus, elle s'oppose à la requête de retrait de l'effet suspensif; 

Qu'elle soutient que ses filles ne sont pas menacées d'interrompre leur scolarité si 

A______ s'abstient d'entreprendre une démarche dans ce sens auprès de l'école en 

cause; 

Qu'elle ajoute que l'appelant cherche à réduire le montant des contributions d'entretien 

au préjudice de ses filles, ce qui est contraire à leur intérêt. 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308  
al. 2 CPC, les conclusions litigieuses portant sur une question non patrimoniale (autorité 

parentale) et patrimoniale (contributions d'entretien), soit sur une affaire non pécuniaire 

dans son ensemble (arrêt du Tribunal fédéral 5A_765/2012 du 19 février 2013 

consid. 1.1); 

Que l'appel a un effet suspensif ex lege (art. 315 al. 1 CPC); 

Qu'aux termes de l'art. 315 al. 2 CPC, l'instance d'appel peut cependant autoriser 

l'exécution provisoire; 

Que la présidente soussignée a compétence pour statuer sur la requête d'exécution 

anticipée, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation 

prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre 

civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour; 

- 4/5 - 

 

C/9871/2015 

Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation (JEANDIN, 

in Code de procédure civile commenté, 2011, n. 4 ad art. 315 CPC); 

Que selon les principes généraux en matière d'effet suspensif, applicables également à 

l'exécution provisoire, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se 

demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation 

irréversible; 

Que concernant la contribution d'entretien, le refus de l'effet suspensif ne cause en 

principe pas de préjudice difficilement réparable à celui qui est condamné à la payer, la 

simple exécution de créances d'argent n'emportant pas en soi un tel dommage dans la 

mesure où l'intéressé pourra en obtenir la restitution s'il obtient finalement gain de cause 

(arrêt du Tribunal fédéral 5D_52/2010 du 10 mai 2010 consid. 1.1.1 in SJ 2011 I  

p. 134);  

Qu'en l'espèce, l'exécution provisoire du chiffre 4 du jugement querellé sera ordonnée, 

dans la mesure où si elle ne l'était pas, l'appelant pourrait intervenir dans un changement 

d'école de ses filles, ce dont il veut manifestement être empêché par sa requête;  

Que les contributions d'entretien prévues par l'ordonnance sur mesures provisionnelles 

de 1'850 fr. et 2'050 fr. par mois ne portent pas atteinte au minimum vital de l'appelant; 

Que l'intimée, qui a formé appel joint, risquerait de ne pas pouvoir obtenir le paiement 

de l'intégralité de la contribution d'entretien si l'exécution provisoire était prononcée et 

si elle obtenait gain de cause sur appel joint; 

Qu'en revanche, tant dans l'hypothèse où l'appelant obtiendrait gain de cause que dans 

celle où l'intimée succomberait dans ses conclusions d'appel, le débirentier pourrait 

compenser les sommes versées en trop avec celles qu'il resterait devoir; 

Que la requête sera dès lors rejetée. 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 

al. 3 CPC). 

* * * * * 

- 5/5 - 

 

C/9871/2015 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

 

Statuant sur exécution provisoire du jugement entrepris :  

Admet la requête d'A______ tendant à ce que soit ordonnée l'exécution anticipée du 

ch. 4 du dispositif du jugement JTPI/10345/2016 rendu le 22 août 2016 par le Tribunal 

de première instance dans la cause C/9871/2015-7. 

Rejette la requête d'A______ tendant à ce que soit ordonnée l'exécution anticipée des 

ch. 11 et 12 du dispositif du jugement précité. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt au fond. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD  

 
La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile.