# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8986a933-922d-54c2-817d-3aa199a79acd
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2018 / 147
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2018---147_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC17.051172-181075

210 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
4 septembre 2018

______________________

Composition
:              Mme             
Byrde,
présidente

             
              MM.             
Hack et  Maillard, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

             
Vu le prononcé non motivé rendu le 6 février 2018, à la suite de l’audience
du même jour, par le Juge de paix du district de Lausanne, notifié au poursuivant le 15 mars
2018, rejetant la requête de
G.________,
à [...] (France), tendant au prononcé de la mainlevée provisoire de l’opposition
formée par K.________,
à [...], à la poursuite n° 8'391'459 de l’Office des poursuites du district de Lausanne
exercée par le poursuivant, fixant les frais judiciaires à 210 fr., les mettant à la charge
du poursuivant et n’allouant pas de dépens,

 

             
vu l’écriture du poursuivant du 19 mars 2018 manifestant son désaccord avec le prononcé
susmentionné,

 

             
vu l’écriture du poursuivant du 7 juin 2018 exposant le litige et demandant la condamnation
de la poursuivie à lui payer ce qu’elle lui doit,

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 11 juin 2018, l’exemplaire destiné
au poursuivant ayant été retourné avec la mention « Pli avisé et non réclamé »,

 

             
vu les autres pièces du dossier ;

 

             
attendu que l’écriture du poursuivant du 19 mars 2018 a été déposée dans
le délai de demande de motivation de dix jours de l’art. 239 al. 2 CPC (Code de procédure
civile du 19 décembre 2018),

 

             
que dès lors que le poursuivant avait participé à la procédure, il devait s’attendre
à l’envoi des motifs,

 

             
que le délai de recours de dix jours dès la notification de ceux-ci de l’art. 321 al.2
CPC a donc commencé à courir, faute de notification effective, à l’échéance
du délai de garde postal en application de l’art. 138 al. 3 let. a CPC, soit le 21 juin 2018,
compte tenu d’une première tentative de distribution le 14 juin 2018,

 

             
que le délai de recours est ainsi arrivé à échéance le lundi 2 juillet 2018
en application de l’art. 142 al. 3 CPC,

 

             
que la question de la recevabilité de l’écriture du poursuivant du 7 juin 2019, soit
hors délai de motivation et avant le départ du délai de recours, peut demeurer indécise
pour les motifs qui suivent ;

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in
Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté, Bâle
2011, n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout
le moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_387/2016 du
7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ibid.),

 

             
que ni l’art. 132 al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.),

 

             
qu’en l’espèce, le recourant n’émet dans ses écritures aucun grief à
l’encontre la motivation du prononcé attaqué,

 

             
que ces écritures ne remplissent donc pas les exigences de motivation posée par l’art.
321 al. 1 CPC et la jurisprudence susmentionnée,

 

             
que le recours est en conséquence irrecevable ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

La
présidente :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. G.________,

‑             
K.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 10’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district de Lausanne.

 

             
Le greffier :