# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7e85a6c0-ba9d-506e-8228-5b52e9f0c206
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-01-31
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 31.01.2025 E-5306/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5306-2024_2025-01-31.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

 

  

 

 Cour V 

E-5306/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  3 1  j a n v i e r  2 0 2 5  

Composition 
 Camilla Mariéthoz Wyssen (présidente du collège),  

Grégory Sauder, Lorenz Noli, juges, 

Anne-Laure Sautaux, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Afghanistan,   

représenté par Philippe Stern,  

Entraide Protestante Suisse EPER/SAJE,  

(…),  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans exécution du renvoi) ;  

décision du SEM du 25 juillet 2024. 

 

 

 

E-5306/2024 

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Faits : 

A.  

Le 16 février 2022, le recourant a déposé une demande d’octroi d’un visa 

humanitaire de long séjour auprès de l’Ambassade de Suisse à B._______. 

Cette demande a été rejetée le 25 avril 2022. 

B.  

Le 30 juin 2022, le recourant a déposé une demande d’asile en Suisse.  

 

Il a notamment produit : 

– une copie partielle de son passeport (no […]) délivré le (…) par (…) à 

C._______, valable cinq ans et comportant l’indication qu’il était (…) de 

profession ;   

– une copie de sa carte d’identité délivrée le (…) ; 

– une copie de son diplôme (…) ; 

– une copie d’une attestation de travail du directeur général de 

l’entreprise « (…) » du 1er décembre 2020, aux termes duquel le 

recourant, titulaire du passeport no (…), a travaillé pour cet employeur 

du (…) 2017 au (…) 2020 en tant que (…).  

C.  

Il ressort des résultats Eurodac positifs du 11 juillet 2022 que le recourant 

a été appréhendé en Italie, le 10 juin 2022, à l’occasion du franchissement 

irrégulier d’une frontière extérieure à l’espace Schengen. 

D.  

Lors de l’audition du 13 juillet 2022 sur ses données personnelles (en 

langue dari), le recourant a déclaré qu’il était d’ethnie (…), de religion 

musulmane et de langue maternelle dari avec des connaissances (…).  

E.  

Aux termes du compte-rendu de l’entretien individuel Dublin du 

18 juillet 2022 (en langue dari), le recourant a déclaré avoir quitté 

l’Afghanistan le (…) 2020 par voie aérienne pour la Turquie, muni de son 

passeport renouvelé à C._______, où il s’était vu délivrer un visa turc. Il 

aurait séjourné en Turquie jusqu’en juin 2022. Il y aurait laissé son 

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passeport auprès d’amis. Suite au rejet de sa demande de visa pour entrer 

en Suisse, il aurait gagné ce pays en passant par l’Italie. 

F.  

Par décision du 11 novembre 2022, le SEM n’est pas entré en matière sur 

la demande d’asile du recourant, a prononcé son renvoi de Suisse vers 

l’Italie, l’Etat membre Dublin responsable, et ordonné l’exécution de cette 

mesure. Par arrêt D-5358/2022 du 29 novembre 2022, le Tribunal 

administratif fédéral (ci-après : Tribunal) a admis le recours formé le 

22 novembre 2022 contre cette décision, annulé celle-ci et renvoyé l’affaire 

au SEM pour instruction complémentaire au sens des considérants et 

nouvelle décision. 

G.  

Par courrier du 16 janvier 2023, le recourant a produit un rapport médical 

du 10 janvier 2023 concernant son hospitalisation d’un mois à compter du 

(…) novembre 2022 pour une mise à l’abri d’un risque suicidaire scénarisé. 

Il en ressort en substance qu’il s’est vu diagnostiquer un état de stress 

post-traumatique (F43.1) et un épisode dépressif de degré moyen (F32.1) 

et que lui étaient recommandés à la sortie la poursuite du traitement 

médicamenteux sous contrôle médical ainsi qu’un suivi psychiatrique et 

psychothérapeutique intégré en ambulatoire. Il ressort de l’anamnèse qu’il 

a allégué avoir fui l’Afghanistan pour la Turquie approximativement deux 

ans auparavant en raison d’une persécution politique et que son 

expérience traumatisante dans le cadre de sa fuite de son pays d’origine 

représentait un des facteurs de crise actuelle. 

H.  

Lors de l’entretien individuel Dublin complémentaire du 24 janvier 2023 (en 

langue dari), le recourant a déclaré qu’il avait été entretenu financièrement 

et même éduqué par son frère de dix à onze ans son aîné séjournant en 

Suisse, parce que leur père, désormais retraité, avait connu des problèmes 

de santé l’ayant amené à quitter sa carrière (…) dans sa jeunesse. 

I.  

Par décision du 13 février 2023, le SEM n’est derechef pas entré en matière 

sur la demande d’asile du recourant, a prononcé son renvoi de Suisse vers 

l’Italie, l’Etat Dublin responsable, et ordonné l’exécution de cette mesure. 

Par arrêt D-989/2023 du 3 mars 2023, le Tribunal a admis le recours formé 

le 20 février 2023 contre cette décision, annulé celle-ci et renvoyé l’affaire 

au SEM pour examen en Suisse de la demande d’asile du recourant. 

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J.  

Par décision incidente du 17 mars 2023, le SEM a attribué le recourant au 

canton de D._______. 

K.  

Lors de l’audition du 2 mai 2024 sur ses motifs d’asile (en langue dari), le 

recourant a déclaré avoir obtenu en 2016 (…). Il aurait travaillé comme 

journaliste d’investigation pour l’entreprise privée (…) depuis 2017 jusqu’à 

son départ du pays. Suite à son mariage en 2019, son épouse se serait 

installée dans le logement à E._______ que le recourant aurait partagé 

avec ses parents et sa petite sœur.   

 

Au début de l’année 2020, à une époque où la situation sécuritaire dans le 

pays aurait commencé à se détériorer progressivement, il aurait perdu 

certains de ses collègues, actifs dans les provinces, dont il aurait été 

chargé de corriger les textes avant de les soumettre au directeur de 

l’agence du bureau central à E._______. Certains seraient morts « sous 

[ses] yeux » et l’un d’entre eux, ciblé à huit reprises au visage, aurait été 

méconnaissable.  

 

Il aurait lui-même rédigé des rapports au sujet des activités d’un mawlawi 

nommé F._______, (…). Celui-ci aurait recruté des étudiants pour Daech 

et été impliqué dans un attentat-suicide (…). Le recourant aurait également 

écrit des rapports d’investigation sur les crimes commis à E._______, en 

particulier sur les attentats-suicide. Il aurait caché à sa famille qu’il 

effectuait du travail d’investigation, lui faisant croire qu’il se limitait à 

préparer et à corriger des dépêches. Selon une autre version, dans le 

cadre de son apprentissage du métier de journaliste d’investigation, il 

n’aurait pas hésité à chercher des conseils auprès de celle de ses sœurs 

qui aurait travaillé comme journaliste (…). La publication des articles par 

(…) aurait été anonyme et cet employeur n’aurait pas été enregistré 

comme une agence de presse, mais sous le statut d’une simple 

association. Le directeur de cette agence serait issu d’une famille très 

connue en Afghanistan pour son implication (…).   

 

Vers le 15 août 2020, sur le chemin pour rentrer chez lui après la fermeture 

de son bureau, le recourant aurait été arrêté dans son quartier, pourtant un 

des plus sûrs de E._______, par deux inconnus aux visages masqués, 

sans doute des talibans. Ceux-ci lui auraient ordonné d’arrêter de faire des 

recherches les concernant, à défaut de quoi ils le condamneraient à mort 

pour la remise en cause de leur djihad. Le recourant n’aurait pas pris ces 

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menaces au sérieux, pensant à une farce de la part de ses amis. Quelques 

jours à une semaine plus tard, il aurait reçu un appel téléphonique dans 

l’après-midi. Son interlocuteur lui aurait dit qu’il n’y aurait pas d’autre 

avertissement et qu’à leur prochaine visite, il serait tué. Le recourant aurait 

par conséquent consulté son père, autrefois (…), qui l’aurait dissuadé de 

porter plainte, par crainte d’une infiltration des forces de police. Vers la fin 

du même mois, des individus à sa recherche se seraient présentés au 

domicile familial. Averti de leur visite par sa petite sœur, le recourant ne 

serait plus retourné chez lui. Deux jours plus tard, soit le (…) août 2020, il 

aurait rejoint C._______ muni d’un visa pour un séjour de courte durée 

pour H._______. Il y aurait obtenu un visa pour la Turquie. Faute d’être 

autorisé à prendre un vol direct pour ce pays en raison de la prochaine 

échéance de son visa pour H._______, il aurait été contraint de retourner 

en Afghanistan le (…) novembre 2020. Il y aurait été hébergé par un ami 

dont il n’aurait pas osé quitter l’appartement. Cet ami se serait occupé des 

démarches en vue de son départ définitif d’Afghanistan. Son départ pour 

la Turquie aurait été retardé compte tenu de l’annulation des vols liée à la 

pandémie. Le (…) décembre 2020, il aurait gagné la Turquie. Avant 

l’expiration de son visa turc et suite au rejet de sa demande de visa pour 

la Suisse, il aurait gagné ce pays en passant par l’Italie.   

 

Après leur première visite précitée au domicile familial, les individus y 

seraient revenus, par deux fois, à deux semaines d’intervalle chaque fois. 

Ils auraient interrogé ses parents sur son lieu de séjour. Ils auraient même 

demandé des renseignements à son sujet à certains de ses amis. Après la 

prise de pouvoir par les talibans, ils auraient à plusieurs reprises fouillé son 

ancien domicile et harcelé ses parents et sa petite sœur. Leur dernière 

visite remonterait à trois ou cinq mois avant l’audition. Ses parents auraient 

par conséquent quitté l’Afghanistan pour l’Iran, information qu’il aurait 

apprise environ trois mois avant l’audition.  

 

En cas de retour en Afghanistan, il craindrait d’être tué par les talibans, qui 

le considéreraient comme un renégat en raison de ses activités passées 

hostiles à leur encontre. Depuis son départ, il n’aurait plus aucune nouvelle 

de ses anciens collègues. Quant à sa sœur (…), elle aurait fui en Iran suite 

à l’emprisonnement par les talibans de son époux, auparavant (…). 

L.  

Le 10 mai 2024, le SEM a rendu une décision incidente de passage à la 

procédure étendue.  

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M.  

Le 15 mai 2024, (…), qui assurait la représentation juridique du recourant 

depuis le 26 juillet 2023 à la suite de (…), a informé le SEM de la fin du 

mandat de représentation du recourant.   

N.  

Par courrier du 6 juin 2024, Philippe Stern a informé le SEM qu’il 

représentait le recourant dans le cadre de la procédure d’asile, procuration 

du même jour à l’appui. 

O.  

Par décision du 25 juillet 2024 (notifiée le 29 juillet 2024), le SEM, 

considérant que les déclarations du recourant n’étaient pas vraisemblables 

ni pertinentes au sens de la loi sur l’asile, a refusé de reconnaître la qualité 

de réfugié à celui-ci, rejeté sa demande d’asile et prononcé son renvoi de 

Suisse ainsi que son admission provisoire au motif de l’inexigibilité de 

l’exécution de son renvoi.  

P.  

Par acte du 26 août 2024, le recourant, sous la plume de son mandataire, 

a interjeté recours auprès du Tribunal contre cette décision en matière 

d’asile. Il a conclu à son annulation, à la reconnaissance de la qualité de 

réfugié et à l’octroi de l’asile. Il a sollicité la dispense du versement d’une 

avance de frais ainsi que l’assistance judiciaire totale. 

Q.  

Par décision incidente du 10 décembre 2024 (notifiée le surlendemain), la 

juge instructeur a admis la demande d’assistance judiciaire totale, 

dispensé le recourant du paiement des frais de procédure et désigné 

Philippe Stern en qualité de mandataire d’office du recourant. Elle a imparti 

à celui-ci un délai non prolongeable de sept jours dès notification pour 

produire le certificat médical qu’il a indiqué verser en annexe à son recours, 

constatant que le rapport médical produit en copie concernait un tiers non 

partie à la procédure. Elle l’a averti qu’en l’absence de production dudit 

certificat médical dans le délai imparti, il serait statué en l’état du dossier. 

Le recourant n’a donné aucune suite à cette invitation. 

R.  

Les autres faits et arguments seront examinés, si nécessaire, dans les 

considérants qui suivent.  

 

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Droit : 

1.  

1.1 Selon l’art. 31 LTAF (RS 173.32), le Tribunal connaît des recours contre 

les décisions au sens de l’art. 5 PA (RS 172.021). En particulier, les 

décisions rendues par le SEM concernant l'asile et le renvoi – lesquelles 

n'entrent pas dans le champ d'exclusion de l'art. 32 LTAF – peuvent être 

contestées devant le Tribunal conformément à l'art. 33 let. d LTAF 

(disposition applicable en vertu du renvoi de l’art. 105 LAsi [RS 142.31]). 

Le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige. Il statue 

de manière définitive (cf. art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]). 

1.2 Le recourant a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans 

la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai (cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par 

la loi, le recours est recevable. 

1.3 Le Tribunal a un pouvoir d’examen limité (exclusion du contrôle de 

l'opportunité) en ce qui a trait à l'application de la loi sur l'asile 

conformément à l'art. 106 al. 1 LAsi. 

1.4 Il est en l’espèce renoncé à un échange d'écritures (cf. art. 111a al. 1 

LAsi). 

2.  

2.1 Il s’agit d’examiner si c’est à bon droit que le SEM a considéré que la 

crainte du recourant d’être exposé à une persécution en cas de retour en 

Afghanistan n’était pas objectivement fondée eu égard à l’invraisemblance 

des motifs de fuite invoqués. 

2.2  

2.2.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi). Sont notamment considérées 

comme de sérieux préjudices la mise en danger de la vie, de l'intégrité 

corporelle ou de la liberté, de même que les mesures qui entraînent une 

pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 LAsi).  

2.2.2 Quiconque demande l'asile (requérant) doit prouver ou du moins 

rendre vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi). La qualité de 

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réfugié est vraisemblable, lorsque l’autorité estime que celle-ci est 

hautement probable (art. 7 al. 2 LAsi). Ne sont pas vraisemblables 

notamment les allégations qui, sur des points essentiels, ne sont pas 

suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne correspondent pas 

aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur des moyens de 

preuve faux ou falsifiés (art. 7 al. 3 LAsi).  

2.3  

2.3.1 Selon la jurisprudence, des allégations sont vraisemblables, lorsque, 

sur les points essentiels, elles sont suffisamment fondées (ou : 

consistantes), concluantes (ou : constantes et cohérentes) et plausibles et 

que le requérant est personnellement crédible. Les allégations sont 

fondées, lorsqu'elles reposent sur des descriptions détaillées, précises et 

concrètes, la vraisemblance de propos généraux, voire stéréotypés étant 

généralement écartée. Elles sont concluantes, lorsqu'elles sont exemptes 

de contradictions entre elles, d'une audition à l'autre ou avec les 

déclarations d'un tiers (par ex. proche parent) sur les mêmes faits. Elles 

sont plausibles, lorsqu'elles correspondent à des faits démontrés (en 

particulier aux circonstances générales régnant dans le pays d'origine) et 

sont conformes à la réalité et à l'expérience générale de la vie. La crédibilité 

du requérant d'asile fait défaut non seulement lorsque celui-ci s'appuie sur 

des moyens de preuve faux ou falsifiés, mais encore s'il dissimule des faits 

importants, en donne sciemment une description erronée, modifie ses 

allégations en cours de procédure ou en rajoute de façon tardive et sans 

raison apparente ou s'il enfreint son obligation de collaborer (cf. art. 8 LAsi). 

Quand bien même la vraisemblance autorise l'objection et le doute, ceux‑ci 

doivent toutefois paraître d'un point de vue objectif moins importants que 

les éléments parlant en faveur de la probabilité des allégations. Lors de 

l'examen de la vraisemblance des allégations de fait d'un requérant d'asile, 

il s'agit pour l'autorité de pondérer les signes d'invraisemblance en 

dégageant une impression d'ensemble et en déterminant, parmi les 

éléments militant en faveur ou en défaveur de cette vraisemblance, ceux 

qui l'emportent (cf. ATAF 2015/3 consid. 6.5.1 ; 2012/5 consid. 2.2). 

2.3.2 La crainte face à des persécutions à venir, au sens de l'art. 3 LAsi, 

contient un élément objectif, au regard d'une situation ancrée dans les faits, 

et intègre également dans sa définition un élément subjectif. Sera reconnu 

comme réfugié, celui qui a de bonnes raisons, c'est-à-dire des raisons 

objectivement reconnaissables pour un tiers (élément objectif), de craindre 

(élément subjectif) d'avoir à subir selon toute vraisemblance et dans un 

avenir prochain une persécution. Sur le plan subjectif, il doit être tenu 

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compte des antécédents de l'intéressé, notamment de l'existence de 

persécutions antérieures, et de son appartenance à un groupe ethnique, 

religieux, social ou politique l'exposant plus particulièrement à de telles 

mesures ; en particulier, celui qui a déjà été victime de mesures de 

persécution a des raisons objectives d'avoir une crainte (subjective) plus 

prononcée que celui qui en est l'objet pour la première fois. Sur le plan 

objectif, cette crainte doit être fondée sur des indices concrets qui peuvent 

laisser présager l'avènement, dans un avenir peu éloigné et selon une 

haute probabilité, de mesures déterminantes selon l'art. 3 LAsi. Il ne suffit 

pas, dans cette optique, de se référer à des menaces hypothétiques, qui 

pourraient se produire dans un avenir plus ou moins lointain (cf. ATAF 

2013/11 consid. 5.1 et réf. cit. ; 2011/50 consid. 3.1.1 et réf. cit.). 

3.  

3.1 En l’occurrence, dans la décision litigieuse, le SEM a considéré comme 

dénuées de plausibilité les allégations du recourant sur l’absence de crédit 

accordé aux premières menaces proférées à son encontre, compte tenu 

de la politique de terreur notoirement menée par les talibans entre 2001 et 

2021 que celui-ci aurait pourtant été bien placé pour connaître en tant que 

journaliste d’investigation, sensibilisé aux questions sécuritaires dans 

l’exercice de son métier. Il a estimé qu’il n’était pas crédible que le 

recourant, qui aurait mis fin à l’exercice de sa profession en 2020 comme 

il en aurait été requis par les talibans, ait été recherché par ceux-ci à 

réitérées reprises jusqu’à l’hiver 2023-2024, soit durant presque quatre 

ans. Il ne serait pas non plus crédible que des membres des talibans se 

soient permis de venir ouvertement sonner chez lui et questionner son 

entourage et ses amis à de multiples reprises pour un si petit enjeu, à une 

époque où E._______ était contrôlée par l’ancien gouvernement afghan et 

les forces occidentales, lesquels cherchaient à éradiquer ce groupe 

terroriste. Il a estimé que cela était d’autant plus valable que le père du 

recourant aurait été un ancien membre de l’appareil sécuritaire afghan, 

hautement susceptible de dénoncer ces actes aux autorités. Il a ajouté qu’il 

n’était pas compréhensible que le recourant, prétendument menacé de 

mort par les talibans, ait renoncé à porter plainte. Il a estimé qu’il n’était 

pas crédible que le recourant soit retourné en Afghanistan depuis 

C._______ alors qu’il y aurait été menacé de mort, dans le seul but de 

satisfaire à une contrainte administrative. Il a relevé que le récit libre du 

recourant sur ses motifs d’asile, de même que ses allégations sur son 

arrestation en pleine rue, son activité de journaliste, son travail 

d’investigation et ses méthodes (…) étaient dénués des détails significatifs 

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Page 10 

d’une expérience vécue. Il a estimé divergentes les allégations du 

recourant sur la question de savoir si les membres de sa famille 

connaissaient ou non son travail d’investigation. Il a indiqué que le certificat 

de travail de (…) du 1er décembre 2020 était dénué de valeur probante. Il 

a relevé qu’il ne s’agissait que d’une copie, donc très aisément falsifiable. 

Il a ajouté que le numéro de passeport du recourant y figurant ne 

correspondait pas à celui du passeport délivré à celui-ci le (…) et que le 

descriptif de l’activité exercée par le recourant y figurant était extrêmement 

succinct et imprécis. Il a indiqué que les autres documents produits en 

copie concernant notamment le parcours (…) du recourant n’étaient pas 

décisifs. Pour ces raisons, il a conclu que les allégations du recourant sur 

ses motifs de fuite n’étaient pas vraisemblables. Il a considéré que sa 

crainte d’être exposé à une persécution en cas de retour en Afghanistan 

n’était pas objectivement fondée eu égard à l’invraisemblance des motifs 

de fuite invoqués, y compris de l’activité lucrative qui lui aurait valu d’être 

pris pour cible par les talibans, et du fait que ses parents, sa petite sœur et 

son épouse étaient restés à E._______ pendant plus de deux ans et demi 

après la prise de pouvoir par les talibans. 

3.2 Dans son recours, l’intéressé fait valoir que ses allégations sur ses 

motifs de fuite sont vraisemblables. Il indique qu’il n’a pas pris très au 

sérieux les premières menaces de mort, parce qu’il était fréquent que de 

telles menaces soient proférées dans son pays, sans qu’il n’y ait pour 

autant de danger réel. Il explique la persistance des recherches de sa 

personne pendant quatre ans par le fait qu’une sentence de mort à 

l’encontre d’un non-croyant ne peut être révoquée, les talibans croyant 

accéder à la vie éternelle en l’exécutant. Il relève que les talibans pour qui 

il était honorable de mourir pour le djihad bénéficiaient de la complicité de 

hauts fonctionnaires au sein du gouvernement et qu’ils n’avaient donc 

aucune raison de craindre de se rendre chez son père. Il souligne qu’une 

sentence de mort a généralement peu de répercussion directe sur la famille 

du condamné, comme ce fût le cas pour sa famille. Pour justifier l’absence 

de dépôt d’une plainte, il relève qu’avant leur prise de pouvoir, les talibans 

disposaient de suffisamment de ressources pour infiltrer et contrôler un 

réseau entier de pouvoirs officiels et que c’est cette infiltration qui leur a 

permis de dominer si rapidement le gouvernement afghan. Il explique son 

retour en Afghanistan depuis C._______ par sa volonté d’éviter un renvoi 

forcé à une époque où les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 

avaient rendu presque impossible tout déplacement. Il transmet un récit de 

l’évènement du 15 août 2020, de l’appel téléphonique du 22 août suivant 

et de la descente d’individus masqués à son domicile environ une semaine 

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Page 11 

plus tard, indiquant qu’il s’agissait du résultat d’un travail de mise en mots 

effectué avec son réseau de soins après l’audition du 2 mai 2024. Il indique 

avoir quitté l’Afghanistan pour fuir un danger de mort. Il relate quelle était 

l’organisation de son travail de journaliste au quotidien. Il souligne que sa 

sœur aurait pu deviner qu’il était un journaliste d’investigation, mais qu’elle 

ne l’avait pas questionné, les femmes ne questionnant pas les hommes 

dans leur pays. Il allègue avoir reçu son certificat de travail uniquement par 

courriel alors qu’il se trouvait en Turquie. Il ajoute que ce document 

mentionne le numéro de son ancien passeport. Il soutient que le SEM se 

fonde plus sur des appréciations subjectives que sur de réelles 

contradictions et souligne la cohérence de l’ensemble de son récit et le 

travail de clarification fourni. Enfin, il fait valoir que sa crainte d’être exposé 

à une persécution en raison de son activité passée de journaliste est 

objectivement fondée. En référence à l’arrêt du Tribunal E-5415/2020 du 

21 juin 2023, il soutient appartenir en raison de ladite activité à une 

catégorie de personnes particulièrement à risque d’être exposées à des 

persécutions en cas de retour en Afghanistan. 

4.  

4.1 Le Tribunal estime que les arguments du recours ne permettent pas de 

remettre en question l’appréciation du SEM sur le défaut de vraisemblance 

au sens de l’art. 7 LAsi des motifs de fuite invoqués. 

4.2 Les allégations du recourant sur l’absence de crédit accordé aux 

premières menaces proférées à son encontre vers le 15 août 2020 ne sont 

effectivement pas plausibles pour les motifs mentionnés par le SEM 

(cf. consid. 3.1 in initio). Il y a lieu d’ajouter que les allégations du recourant 

selon lesquelles il aurait cru à une farce de ses amis (cf. pce 75 rép. 38, 

52, 54) ne sauraient emporter la conviction. En effet, dès lors qu’il a affirmé 

avoir vu des collègues être tués par balles au début de la même année 

(cf. pce 75 rép. 39 s.), il n’est pas concevable qu’il ait imaginé des amis lui 

faire une telle farce. A cela s’ajoute que ses allégations à ce sujet sont 

incohérentes. Il a affirmé tantôt avoir pensé à une farce, tantôt avoir alors 

compris avoir été identifié par des djihadistes en tant que responsable de 

(…) (cf. pce 75 rép. 40 s. et 58). Qui plus est, dans son recours, il indique 

n’avoir pas accordé une grande importance à ces premières menaces, tout 

en livrant un récit qui tend pourtant à souligner leur caractère sérieux. En 

effet, il allègue, en substance, que les individus l’ayant menacé auraient 

été dissuadés de l’agresser grâce à la foule présente sur place, qu’il se 

serait interrogé la nuit même sur la gravité des menaces et qu’à l’époque 

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Page 12 

considérée, des assassinats de journalistes auraient eu lieu 

quotidiennement à E._______. A noter encore que les allégations précitées 

du recourant relatives au meurtre de ses collègues au début de l’année 

2020 sont vagues, de sorte qu’il ne peut en être déduit aucun facteur 

individuel de risque pour celui-là d’être exposé à une persécution ciblée en 

cas de retour en Afghanistan. 

4.3 Les allégations du recourant lors de l’audition du 2 mai 2024 sur son 

activité de journaliste, son travail d’investigation, ses méthodes d’analyse 

sont effectivement dénuées des détails significatifs d’une expérience 

vécue. Le récit livré à l’appui du recours correspond pour l’essentiel à celui 

livré lors de cette audition. Il ne contient donc pas non plus de tels détails. 

Le recourant ne spécifie pas le contenu des articles hostiles aux talibans 

qui auraient été publiés par l’agence de presse qui l’aurait employé ni 

n’apporte de moyen de preuve y relatif. Ses allégations selon lesquelles 

les djihadistes l’auraient ciblé parce qu’ils auraient été convaincus qu’il était 

le chef de cette agence de presse (cf. pce 75 rép. 40 s. et 58) ne sont pas 

cohérentes avec celles selon lesquelles le véritable directeur de cette 

agence serait issu d’une famille très connue en Afghanistan pour son 

implication (…) (cf. pce 75 rép. 46). 

4.4 En outre, les allégations du recourant lors de l’audition du 2 mai 2024 

sur la question de savoir si les membres de sa famille connaissaient ou 

non son travail de journaliste d’investigation sont effectivement 

divergentes. En effet, pour souligner son incrédulité face aux premières 

menaces, il a affirmé que même sa famille ignorait qu’il était un journaliste 

d’investigation. Pourtant, questionné ensuite sur l’apprentissage de ce 

métier, il a affirmé n’avoir pas hésité à chercher conseil auprès de sa sœur, 

elle-même journaliste de profession (cf. pce 75 rép. 38, 45 et 48). Son 

explication dans son recours, selon laquelle celle-ci lui aurait appris les 

bases de ce métier, sans le questionner sur les raisons de son intérêt, dès 

lors que les femmes ne questionneraient pas les hommes dans leur pays, 

n’est pas convaincante compte tenu des liens familiaux et professionnels 

qui les auraient unis.  

4.5 C’est également à raison que le SEM a estimé que l’attestation de 

travail de (…) du 1er décembre 2020 était dénuée de valeur probante. En 

effet, sur le plan formel d’abord, il ne s’agit que d’une copie, dont la valeur 

probante est sujette à caution, vu les possibilités de manipulation et les 

difficultés à les détecter. Sur le plan matériel ensuite, la référence, utilisée 

pour identifier l’employé concerné, à un numéro de passeport qui ne 

E-5306/2024 

Page 13 

correspond pas à celui du recourant en cours de validité à la date de la 

délivrance de l’attestation (comme à la date de la fin indiquée des rapports 

de travail) permet de douter de la conformité à la réalité du contenu de 

cette attestation. L’affirmation du recourant, selon laquelle ladite référence 

correspondrait au numéro de son ancien passeport, est impropre à lever 

ce doute, dès lors qu’elle n’est pas étayée par pièce et qu’il est inusuel 

d’identifier une personne à une date déterminée en se référant à un 

passeport autre que celui alors en cours de validité. De surcroît, comme l’a 

relevé le SEM, le descriptif de l’activité exercée par le recourant y figurant 

est extrêmement succinct et imprécis. Cette attestation ne fait aucune 

mention de la fonction principale qu’aurait prétendument exercée le 

recourant (soit […]) à côté de ses activités d’investigation, ni n’explicite la 

nature desdites activités. Une telle imprécision est d’autant plus 

inexplicable que cette attestation serait signée de la main du directeur 

général de l’agence de presse et qu’elle aurait été transmise au recourant 

par courriel alors que celui-ci se serait déjà trouvé en Turquie.   

 

Les autres documents produits en copie concernant le parcours (…) du 

recourant ne portent pas sur les faits décisifs prétendument à l’origine de 

sa fuite d’Afghanistan. En particulier, ils ne sont pas de nature à corroborer 

ses allégations sur son activité de journaliste d’investigation jugée hostile 

par les talibans. 

4.6 Le prétendu retour du recourant en Afghanistan le (…) novembre 2020 

permet également de douter sérieusement de son départ de ce pays le (…) 

août 2020 pour échapper à des menaces de mort proférées par les 

talibans. Son explication quant à sa volonté d’éviter un renvoi forcé à une 

époque où les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 avaient rendu 

presque impossible tout déplacement ne suffit pas à justifier son retour 

volontaire en Afghanistan, à une époque où il affirme qu’il ne pouvait pas 

escompter de protection de la part des autorités afghanes compte tenu de 

leur infiltration par les talibans à l’origine d’une sentence de mort à son 

encontre. Qui plus est, ses allégations sur sa fuite d’Afghanistan, le (…) 

août 2020, qu’il pensait être définitive, dont découle la nécessaire 

cessation de ses activités professionnelles à cette dernière date, ne sont 

pas concordantes avec la date de la fin des rapports de travail indiquée 

dans l’attestation de travail précitée, à savoir le (…) novembre 2020. 

4.7 En outre, il n’est effectivement pas plausible que le recourant, qui aurait 

mis fin à l’exercice de sa profession en août 2020 comme il en aurait été 

requis par des djihadistes, et ce de manière concomitante à son départ 

E-5306/2024 

Page 14 

définitif du domicile parental, ait été recherché par ceux-ci à réitérées 

reprises jusqu’à l’hiver 2023-2024 audit domicile. Invoquer le caractère 

irrévocable d’une sentence de mort ne suffit pas à convaincre de la 

plausibilité du maintien de mesures de recherche de sa personne par les 

talibans pendant près de quatre ans, malgré la cessation de son activité 

professionnelle comme prétendument requis. Le maintien allégué de ces 

mesures de recherche est d’autant moins plausible que, selon l’expérience 

générale de la vie, les talibans auraient dû apprendre lors de leurs 

descentes domiciliaires qu’il avait fui l’Afghanistan, renseignement dont ils 

n’auraient pas eu de raison de douter de la conformité à la réalité dans le 

contexte afghan. Ainsi, d’après les informations à disposition du Tribunal, 

suite à l’arrivée au pouvoir des talibans en août 2021, 43 % des médias 

afghans ont disparu en l’espace de trois mois, plus des deux tiers des 

12'000 journalistes que comptait le pays en 2021 ont cessé leur activité et 

une fuite massive des journalistes à l’étranger a eu lieu (cf. Reporters sans 

frontières, Afghanistan, en ligne sur : https://rsf.org/fr/pays/afghanistan 

[consulté le 09.01.2025]).  

4.8 Enfin, il ressort effectivement de l’arrêt du Tribunal E-5415/2020 du 

21 juin 2023 consid. 5.3 que les journalistes et les professionnels des 

médias qui expriment des critiques au sujet des violations des droits de 

l’homme et des crimes de guerre actuels, mais aussi passés, ou à 

l’encontre de groupes au pouvoir et de dirigeants locaux forment toujours 

une catégorie de personnes particulièrement à risque d’être exposées à 

des persécutions en cas de retour en Afghanistan. Il est toutefois vain au 

recourant de se référer à cet arrêt, dès lors qu’il ne rend vraisemblable ni 

qu’il s’est montré particulièrement critique à l’égard des talibans dans le 

cadre de l’exercice de sa profession, ni qu’il était dans le collimateur de 

ceux-ci au moment de son départ définitif d’Afghanistan ni, partant, qu’il 

l’est encore à ce jour.  

4.9 Au vu de ce qui précède, il y a lieu de confirmer que la crainte du 

recourant d’être exposé à une persécution en cas de retour en Afghanistan 

ne repose pas sur des allégations vraisemblables au sens de l’art. 7 LAsi 

et n’est dès lors pas objectivement fondée au sens de l’art. 3 LAsi. 

5.  

Aucune exception selon l'art. 32 al. 1 de l'ordonnance 1 sur l'asile du 

11 août 1999 (OA 1, RS 142.311) à la règle générale du renvoi, énoncée à 

l’art. 44 LAsi, n'étant en l'occurrence réalisée, le Tribunal est tenu, de par 

la loi, de confirmer cette mesure.  

E-5306/2024 

Page 15 

6.  

Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, en tant qu’il conteste 

le refus de reconnaissance de la qualité de réfugié, le rejet de la demande 

d’asile et le renvoi (dans son principe), et la décision attaquée être 

confirmée sur ces points. 

7.  

Enfin, en tant qu’elle met le recourant au bénéfice d’une admission 

provisoire, la décision du SEM n’est pas litigieuse et n’a pas à être 

examinée par le Tribunal. 

8.  

8.1 Il n’est pas perçu de frais de procédure, le recourant ayant été dispensé 

de leur paiement par décision incidente de la juge instructeur du 

10 décembre 2024 (cf. Faits let. Q.). 

8.2 Une indemnité à titre d'honoraires et de débours doit être accordée au 

mandataire d’office pour les frais nécessaires occasionnés par le recours 

(cf. art. 8 à 11 FITAF, applicables par analogie conformément à l'art. 12 

FITAF). En l’absence de dépôt d’un décompte de prestation par celui-ci, 

elle est fixée sur la base du dossier (cf. art. 14 FITAF). Ainsi, elle est arrêtée 

à un montant de 981 francs.  

(dispositif : page suivante) 

  

E-5306/2024 

Page 16 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

Une indemnité de 981 francs sera versée à Philippe Stern à titre 

d'honoraires et de débours, à payer par la caisse du Tribunal. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Camilla Mariéthoz Wyssen Anne-Laure Sautaux 

 

 

Expédition :