# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0181760b-cc04-56ea-ac69-7f4a21ce9be5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 19.10.2021 A/1064/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1064-2020_2021-10-19.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1064/2020-PE ATA/1096/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 19 octobre 2021 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Christian Bruchez, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

21 décembre 2020 (JTAPI/1143/2020) 

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A/1064/2020 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______, né le ______ 1975, est ressortissant du Cameroun. 

  Il est titulaire d'un diplôme de médecine générale délivré par l'Université 
ukrainienne B______ le 25 juin 2004 et d'un diplôme de pharmacien délivré le 
7 février 2011 par la même université. 

2) a. Par courrier du 11 novembre 2010, le département de cardiologie des 
Hôpitaux Universitaires de Genève (ci-après : HUG) a adressé à l’office cantonal 
de la population et des migrations (ci-après : OCPM) une demande d’autorisation 
de séjour pour études en faveur de M. A______.  

  Ce dernier avait effectué ses études de médecine et une spécialisation en 
chirurgie cardiovasculaire en Ukraine ainsi que des stages de perfectionnement en 
Italie. Il avait été sélectionné par le médecin-chef du service de chirurgie 
cardiovasculaire aux HUG, pour recevoir une formation non rémunérée en 
chirurgie cardiovasculaire, pendant une durée de trois ans dès le 1er avril 2011. Il 
était au bénéfice d’une bourse mensuelle de USD 4'500.- versée par la 
C______, Inc. Au terme de sa spécialisation, il retournerait dans son pays. 

 b. Par décision du 25 février 2011, M. A______ a été autorisé à venir en 
Suisse. 

 c. Par décision du 24 avril 2011, l’OCPM lui a délivré une autorisation de 
séjour, laquelle a ensuite fait l’objet de prolongations successives.  

3) a. Le 14 février 2014, les HUG ont adressé à l’OCPM une demande de 
renouvellement de l’autorisation de séjour pour une durée de trois ans, jusqu'au 
31 mars 2017.  

  L'intéressé allait poursuivre et compléter sa formation en chirurgie 
cardiovasculaire dans le but d’être nommé, au terme de celle-ci, responsable de la 
chirurgie cardiaque pédiatrique au sein de l’hôpital « D______ » à E______ 
(Cameroun), affilié à la « Fondation F______ ». À la fin de sa formation, 
l’intéressé s’engageait à retourner dans son pays, et les HUG ne feraient aucun 
obstacle à son retour. 

 b. L’OCPM a prolongé le permis de séjour d’une année, par décision du 8 mai 
2014. 

4)  Par demande de renouvellement de permis B pour M. A______ du 
9 février 2015, les HUG ont indiqué à l’OCPM que le l'intéressé s’était vu confier 
un emploi à 50 % d’une année (du 1er novembre 2014 au 31 octobre 2015) en 

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qualité de médecin interne pour un remplacement. Au 1er novembre 2015, il 
retrouverait son statut de médecin assistant extraordinaire non rémunéré, mais 
boursier de la Fondation G______. Cet emploi à mi-temps a ensuite été prolongé 
jusqu’au 31 mars 2016.  

5)  Son autorisation de séjour arrivant à échéance le 31 mars 2017, M. A______ 
en a sollicité le renouvellement le 17 mars 2017.  

6)  Le 11 avril 2017, l’OCPM a invité M. A______ à lui remettre dans les 
trente jours le formulaire K (Renouvellement et modification de situation pour 
titulaire d’un titre de séjour avec ou sans activité), complété et timbré par les 
HUG. 

7)  Les HUG ont confirmé à l'OCPM, le 26 avril 2017, que le contrat de 
M. A______ avait pris fin le 31 mars 2017. 

8)  Le 10 mai 2017, M. A______ a répondu à l’OCPM que les membres de la 
coopération Genève-E______ (le prof. H______ et le Dr I______) étaient très 
favorables à la poursuite de ses activités au sein des HUG tant sur le plan 
humanitaire (projet de chirurgie cardiaque en faveur des enfants d’Afrique 
centrale) que sur le plan académique (obtention d’un master d’étude avancées en 
chirurgie cardiovasculaire). Des discussions à ce sujet étant en cours auprès des 
HUG par l’intermédiaire de ces personnes, il priait l’OCPM de bien vouloir 
attendre l’issue de ces démarches. 

9)  Par courrier du 29 mai 2017, M. A______ a informé l’OCPM de l’issue 
négative de la « médiation » avec des responsables des HUG concernant le 
renouvellement de son contrat de travail/formation.  

10)  Le 26 juillet 2017, en réponse à un courrier de M. A______ du 5 juin 2017, 
le Conseiller d’État en charge de la santé a exposé que pour pouvoir se prononcer 
sur un projet clair concernant le centre de chirurgie cardio-pédiatrique à E______, 
les HUG étaient en attente d’une proposition détaillée de collaboration de la part 
du Ministère de la santé du Cameroun. S’agissant de l'engagement en qualité de 
médecin assistant extraordinaire au sein des HUG, les conditions justifiant une 
reconduction n’étaient pas réunies.  

11)  Sur demande de renseignements de l’OCPM du 8 août 2017 concernant ses 
ressources financières, l'intéressé a remis, par courrier du 15 août 2017, un extrait 
de son compte bancaire arrêté à cette dernière date à CHF 32'139.53. 

12)  M. A______ ayant adressé plusieurs courriers au Conseiller d’État en 
charge de la santé, durant l’été 2017, au sujet de son projet de centre chirurgical et 
médical au Cameroun, ce dernier lui a répondu, par lettre du 27 septembre 2017, 
que son département avait pour mission de promouvoir la santé et l’accès aux 
soins pour les résidents du canton de Genève. Pour des développements hors des 

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frontières cantonales, il convenait qu’il s’adressât au département fédéral des 
affaires étrangères (DFAE) à Berne. 

13)  Le DFAE a répondu à M. A______, par lettre du 20 mars 2018, et tout en 
saluant son engagement en faveur de l’accès à des soins médicaux de qualité au 
Cameroun, que ce pays ne figurait pas parmi les États prioritaires de la 
coopération suisse, de sorte que cette dernière ne pouvait pas le soutenir dans ses 
activités au Cameroun. 

14)  Le 8 mai 2019, l’OCPM a informé M. A______ de son intention de refuser 
le renouvellement de son autorisation de séjour.  

  Sa venue en Suisse avait été autorisée dans l’unique but de lui permettre 
d’effectuer un séjour initialement prévu de trois ans pour études (spécialisation) 
en qualité de médecin assistant aux HUG. Ce but était désormais atteint. Un délai 
de trente jours lui était accordé pour exercer son droit d’être entendu. 

  Il était également précisé que si un employeur voulait l’engager, il 
appartenait à ce dernier de déposer une demande formelle dans ce sens, laquelle 
devrait nécessairement faire l’objet d’un examen par les services de la 
main-d’œuvre étrangère. En pareil cas, il serait tenu d’attendre à l’étranger l’issue 
de cette démarche. 

15)  Le 3 juin 2019, M. A______ a expliqué le programme de formation à 
respecter afin de pouvoir pratiquer en qualité de médecin spécialisé en chirurgie 
cardiovasculaire. 

  Il devait effectuer un doctorat pendant un an, puis un MAS durant deux ans, 
soit trois ans d’études au minimum. Pour pouvoir terminer cette formation, les 
dirigeants du service de chirurgie cardiovasculaire des HUG exigeaient de sa part 
que les quatre conditions suivantes fussent remplies : 1) être inscrit au registre des 
professions médicales (MedReg) ; 2) disposer d’un droit de pratique ; 3) le projet 
du Cameroun devait être d’actualité ; 4) « être confirmé par la partie 
camerounaise ». Il estimait que ces quatre conditions étaient remplies puisqu’il 
s’était inscrit au MedReg en décembre 2018. La deuxième condition avait été 
abolie par la loi du 17 novembre 2018. Concernant la troisième condition, il était 
en contact avec la « haute hiérarchie » en lui envoyant des notes toutes les trois à 
quatre semaines. Quant à la quatrième condition, le courrier du Conseiller d’État 
du 27 septembre 20 la remplissait. 

  Il a également présenté l’historique de son projet de centre 
médico-chirurgical de E______ et son rôle de coordinateur, afin de démontrer 
qu’en plus de sa formation, il était la cheville ouvrière de ce projet. 

16)  Le 22 juillet 2019, les HUG ont répondu à une demande de M. A______ 
concernant le projet de centre médico-chirurgical camerounais. 

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  Une participation des HUG à ce projet n'était pas envisageable en l’état. 
Quant à la demande de formation, il était rappelé que lors d’un entretien à la fin 
2018 avec le médecin-chef du service de chirurgie cardiovasculaire et la 
responsable des ressources humaines, on lui avait indiqué « qu’un engagement ne 
s’avérait pas possible au sein dudit service ». 

17)  Par décision du 27 février 2020, l’OCPM a refusé le renouvellement de 
l’autorisation de séjour de M. A______ et prononcé son renvoi.  

  Le but initial de son séjour, à savoir effectuer des études de spécialisation 
aux HUG en qualité de médecin assistant, devait être considéré comme atteint 
depuis fin mars 2017. 

  Son projet professionnel de mise en place d’un centre de chirurgie 
cardio-thoracique au Cameroun ne nécessitait nullement sa présence continue en 
Suisse. Il lui était loisible de solliciter, par l’intermédiaire de la représentation 
helvétique au Cameroun, l’octroi de visas lui permettant de venir en Suisse pour 
des contacts avec les HUG en lien avec son projet.  

18)  Par acte du 17 mars 2020, M. A______ a recouru auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision de l'OCPM, 
en concluant à son annulation. 

  Le but de sa venue en Suisse était non seulement sa formation 
(spécialisation) en chirurgie cardiaque afin de prendre la direction du centre de 
chirurgie cardio-thoracique à E______, dont le projet avait été initié une année 
auparavant, en 2010, mais aussi la coordination de ce projet en accompagnant le 
Prof. J______ dans toutes les étapes de sa mise en place. Suite à la démission de 
ce dernier, effective au 31 décembre 2015, on lui avait demandé de contacter 
discrètement la nouvelle équipe, afin que le projet de chirurgie cardiaque restât 
aux HUG. Alors que le nouveau médecin-chef était d’accord, en mai 2016, de 
poursuivre le projet camerounais et de l’encadrer pour une thèse de doctorat et un 
MAS en chirurgie cardiaque d’une durée totale de trois ans au minimum, il avait 
appris à son retour d’une mission de supervision au Cameroun, en janvier 2017, 
qu’on ne pouvait plus le garder dans le service. En ce qui concernait la quatrième 
condition à satisfaire pour pouvoir continuer sa formation, à savoir « être reconnu 
par la partie camerounaise », il était du côté suisse pour le projet. À cette même 
époque, il avait commencé à chercher du travail pour gagner sa vie, mais ne 
trouvant pas de poste en chirurgie cardiaque, il avait été contraint de changer de 
spécialité en postulant pour un poste de formation aux urgences du Centre 
hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Il avait alors sollicité la délivrance d’un 
permis C auprès de l’OCPM, pour lui permettre également de créer une ONG, 
laquelle pouvait faciliter l’avancement de son projet. Pendant toute la période de 
2017 à 2019 toutefois, les HUG continuaient le projet à son insu. Finalement, il 

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avait été surpris de recevoir la décision de refus du renouvellement de son 
autorisation de séjour et de renvoi du 27 février 2020. 

  Le but de sa présence en Suisse n’était pas encore atteint, étant donné qu’il 
n’avait pas encore achevé sa formation de spécialiste en chirurgie cardiaque et 
vasculaire thoracique, au vu du programme prévu par l’Institut suisse pour la 
formation médicale postgraduée et continue (ISFM). Sa formation ayant duré 
six ans, il lui restait encore deux années de réserve. De plus cette formation visant 
un but précis, à savoir prendre la direction du Centre de chirurgie cardiaque de 
E______, elle pouvait aller au-delà des huit ans prévus.  

  Il tenait l’État pour responsable des manquements et du non-respect des 
engagements de ses représentants à son égard : notamment la finalisation de sa 
formation, la rédaction d’une thèse de doctorat puis un MAS en chirurgie 
cardiaque, le non-remboursement de ses dépenses lors de ses missions au 
Cameroun, la non-rémunération pour la conception des plans architecturaux et la 
supervision des travaux de construction du susdit centre médico-chirurgical.  

19)  L’OCPM a conclu au rejet du recours. Le recourant ne remplissait plus la 
condition des qualifications personnelles au sens de l’art. 27 al. 1 let. d LEI, en 
particulier sous l’angle de la durée du séjour ainsi que de la modification de son 
parcours. Malgré le caractère fort louable de ce projet au Cameroun et les efforts 
déployés par le recourant, la continuation de son séjour en Suisse ne pouvait 
s’effectuer sur la base de l’art. 27 LEI.  

20)  Dans sa réplique M. A______ a persisté dans ses conclusions. Depuis 
l’abandon du soutien des HUG à la construction du centre médico-chirurgical en 
2017, il n’avait eu de cesse de chercher de nouveaux partenariats. Dans le même 
temps, il avait créé une association de droit suisse, nommée « K______ », dans le 
but de lever des fonds pour financer des centres de médecine à travers le monde. 
Ces deux démarches, rendant sa présence en Suisse indispensable, étaient 
toutefois ralenties par la situation sanitaire liée à la Covid-19 et la période de 
vacances. En tant que principal acteur de l’association, il ne s’imaginait pas 
chercher des fonds en Suisse depuis le Cameroun, les contacts réguliers avec les 
donateurs étant essentiels pour faire perdurer leur financement. 

21)  Par jugement du 21 décembre 2020, le TAPI a rejeté le recours. 

  L'intéressé n'avait pas été en mesure de trouver, depuis le 31 mars 2017, un 
poste ou un stage en milieu hospitalier lui permettant de poursuivre sa 
spécialisation en chirurgie cardiovasculaire, et ne pouvait ainsi conclure à la 
prolongation de son permis de séjour pour études, aucune des exceptions prévues 
dans la loi n'étant remplie. Finalement, il n'avait pas trouvé d'employeur acceptant 
de l'engager et qui aurait déposé auprès de l'OCIRT une demande d'autorisation de 

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travail satisfaisant aux conditions de la loi. Les conditions permettant la 
délivrance d'une autorisation de séjour n'étaient pas remplies. 

22)  Le 29 janvier 2021, M. A______ a interjeté recours auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
le jugement du TAPI, concluant à son annulation et à la délivrance d'une 
autorisation de séjour pour études ou subsidiairement une autorisation de séjour 
pour cas de rigueur. 

  À la suite de son départ des HUG le 31 mars 2017, il avait utilisé sa fortune 
personnelle et n'avait cessé de travailler à la concrétisation du projet de mise ne 
place du centre de chirurgie cardiovasculaire à E______.  

  Il avait créé l'association K______ et le 17 décembre 2020, le gouvernement 
du Gabon avait fait part de son intérêt pour un partenariat avec l'association afin 
d'améliorer l'offre de soins dans le pays par la création d'un programme de 
chirurgie cardiovasculaire. En l'absence de permis de séjour suisse durable, il ne 
pouvait effectuer les démarches nécessaires en se rendant au Gabon. Or, avec ce 
partenariat, il serait en mesure d'être rémunéré par l'association.  

  Il avait été sélectionné par le Prof. L______ pour effectuer une thèse de 
doctorat en médecine dont le titre était : « Création de Centre de chirurgie 
cardiovasculaire et thoracique de pointe en Afrique subsaharienne : Défis, enjeux, 
opportunité ». Il était immatriculé à l'Université de Genève (ci-après : l’université) 
depuis le 14 janvier 2021. 

  Il avait démontré disposer de fonds propres pour assurer son existence en 
Suisse. Son loyer était de CHF 566.- par mois. 

  Il avait acquis des compétences professionnelles telles qu'elles ne pourraient 
être mises en œuvre actuellement dans son pays d'origine. En effet, sa formation 
inachevée ne lui serait d'aucun secours dans un pays qui ne disposait pas encore 
d'un centre de chirurgie cardiovasculaire. Il avait séjourné légalement sur le 
territoire suisse depuis 10 ans sans interruption et avait quitté le Cameroun depuis 
1997. Un renvoi au Cameroun entraînerait de graves conséquences, dès lors qu'il 
devrait s'intégrer à un pays où il n'avait plus vécu depuis plus de 20 ans et où sa 
formation ne lui permettrait pas d'obtenir un travail. Il se justifiait de le mettre au 
bénéfice d'un permis de séjour pour cas de rigueur. 

23)  L'OCPM a conclu au rejet du recours. 

  Le recourant ne pouvait invoquer en cours de procédure les critères du 
permis de séjour pour cas de rigueur alors que sa demande initiale et la décision 
portaient sur la question d'un permis de séjour pour études. Ses conclusions 
subsidiaires étaient de ce fait irrecevables. 

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24)  Le 14 avril 2021, l'OCPM a renoncé à déposer des observations 
complémentaires. 

25)  Le 16 avril 2021, le recourant a répliqué. 

  Ses conclusions étaient recevables.  

  L'association avait contacté la fondation F______, au Cameroun, concernant 
la finalisation du centre de chirurgie cardiovasculaire à E______. Elle avait reçu 
un don. 

  Un partenaire commercial, M______, pouvait contribuer dès le mois de 
juillet 2021 à hauteur de USD 6'000.- par mois au salaire du directeur de la 
K______. Son cahier des charges avait été finalisé. 

  Son but était d'effectuer un doctorat pour pouvoir ensuite obtenir un poste 
d'enseignant au Cameroun.  

26)  Le 6 mai 2021, l'OCPM a relevé que les éléments produits n'étaient pas 
susceptibles de modifier sa position. Le recourant était déjà titulaire d'un diplôme 
en médecine et il n'apparaissait pas indispensable qu'il en obtienne un nouveau à 
45 ans. Si ses activités et celles de l'association ne pouvaient qu'être encouragées, 
le lien avec le permis pour études sollicité n'était pas étroit. Le but de l'association 
pourrait être développé et maintenu depuis l'étranger. 

27)  Le 7 mai 2021, le recourant a déposé des documents, dont un courrier du 
21 avril 2021 du Président de la Confédération saluant son engagement et son 
initiative en faveur des systèmes de santé à faibles revenus. En raison de 
l'avancement du projet et de l'association, la FMH l'avait exempté de toute 
cotisation pour 2021, comme l'avait fait également l'association suisse des 
médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique. Il était également membre de 
l'association des médecins d'institutions de Genève.  

28)  Le 30 septembre 2021, le recourant a encore fait parvenir un courrier du 
Conseil d'État du 2 juin 2021, saluant son engagement et reconnaissant son projet 
comme utile à la coopération internationale ainsi que son inscription à l’université 
pour le semestre d'automne 2021. 

29)  La cause a été gardée à juger, ce dont les parties avaient été informées le 
28 avril 2021. 

 

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EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le recours porte sur la conformité au droit du jugement du refus d'octroi 
d'une autorisation de séjour pour études au recourant. 

 a. Le recours devant la chambre administrative peut être formé pour violation 
du droit, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation, ainsi que pour 
constatation inexacte des faits (art. 61 al. 1 LPA). La chambre administrative ne 
connaît pas de l'opportunité d'une décision prise en matière de police des étrangers 
lorsqu'il ne s'agit pas d'une mesure de contrainte (art. 61 al. 2 LPA ; art. 10 al. 2 a 
contrario de la loi d'application de la LEtr du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 

  Il y a en particulier abus du pouvoir d'appréciation lorsque l'autorité se 
fonde sur des considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but 
visé par les dispositions légales applicables, ou lorsqu'elle viole des principes 
généraux du droit tels que l'interdiction de l'arbitraire, l'inégalité de traitement, le 
principe de la bonne foi et le principe de la proportionnalité (ATF 143 III 140 
consid. 4.1.3). 

  Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un 
principe juridique indiscuté ou lorsqu'elle heurte de manière choquante le 
sentiment de la justice et de l'équité. À cet égard, il n'y a lieu de s'écarter de la 
solution retenue par l'autorité précédente que lorsque celle-ci est manifestement 
insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, si 
elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. L'arbitraire 
ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou 
même qu'elle serait préférable. Pour qu'une décision soit annulée pour cause 
d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut 
encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 138 I 232 
consid. 6.2 ; ATA/423/2021 du 20 avril 2021 consid. 5c). 

 b. La loi fédérale sur les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005 
(LEI - RS 142.20) et ses ordonnances, en particulier l'ordonnance relative à 
l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201), règlent l'entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le 
statut juridique n'est pas réglé par d'autres dispositions du droit fédéral ou par des 
traités internationaux conclus par la Suisse (art. 1 et 2 LEI). 

 c. Aux termes de l'art. 27 al. 1 LEI, un étranger peut être admis en vue d'une 
formation ou d'un perfectionnement si la direction de l'établissement confirme 

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qu'il peut suivre la formation ou le perfectionnement envisagés (let. a), s'il dispose 
d'un logement approprié (let. b), s'il dispose des moyens financiers nécessaires 
(let. c), et s'il a un niveau de formation et les qualifications personnelles requis 
pour suivre la formation ou le perfectionnement prévus (let. d).  

  Ces conditions étant cumulatives, une autorisation de séjour pour 
l'accomplissement d'une formation ne saurait être délivrée que si l'étudiant 
étranger satisfait à chacune d'elles (arrêt du Tribunal administratif fédéral 
[ci-après : TAF] C 1359/2010 du 1er septembre 2010 consid. 5.3 ; ATA/40/2019 
du 15 janvier 2019 consid. 6). 

 d. Cela étant, même dans l'hypothèse où toutes ces conditions sont réunies, 
l'étranger n'a pas droit à la délivrance d'une autorisation de séjour, à moins qu'il ne 
puisse se prévaloir d'une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité lui 
conférant un tel droit (ATF 135 II 1 consid. 1.1 et la jurisprudence citée ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_167/2015 du 23 février 2015 consid. 3 ; arrêt du TAF 
F-7827/2016 du 15 novembre 2018 consid. 4.1 ; ATA/40/2019 précité consid. 6). 
Autrement dit, l'autorisation doit être refusée lorsque ces conditions ne sont pas 
remplies ; lorsqu'elles le sont, l'autorité n'en dispose pas moins d'un large pouvoir 
d'appréciation pour statuer sur la requête, dont elle est tenue de faire le meilleur 
exercice en respectant les droits procéduraux des parties (arrêts du TAF 
F-6364/2018 du 17 mai 2019 consid. 8.1 ; C-7279/2014 du 6 mai 2015 
consid. 7.1). 

 e. À teneur de l'art. 23 al. 2 OASA, les qualifications personnelles – 
mentionnées à l'art. 27 al. 1 let. d LEI – sont suffisantes notamment lorsqu'aucun 
séjour antérieur, aucune procédure de demande antérieure, ni aucun autre élément 
n'indique que la formation ou le perfectionnement invoqués visent uniquement à 
éluder les prescriptions générales sur l'admission et le séjour des étrangers.  

  Une formation ou une formation continue est en principe admise pour une 
durée maximale de huit ans. Des dérogations peuvent être accordées en vue d’une 
formation ou d’une formation continue visant un but précis (art. 23 al. 3 OASA).  

  L'étranger doit également présenter un plan d'études personnel et préciser le 
but recherché (ATA/651/2017 du 13 juin 2017 consid. 6 ; ATA/457/2016 du 
31 mai 2016 consid. 5 ; ATA/208/2015 du 24 février 2015 consid. 10 ; Directives 
LEI, ch. 5.1.1). 

  Sous réserve de circonstances particulières, aucune autorisation de séjour 
pour études n'est en principe accordée en Suisse à des requérants âgés de plus de 
30 ans disposant déjà d'une formation (arrêt du TAF C-1359/2010 précité consid. 
6.2). Les exceptions doivent être suffisamment motivées (arrêt du TAF 
C-482/2006 du 27 février 2008 ; Directives LEI, ch. 5.1.1.5). 

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  À la suite de la modification de l'art. 27 LEI intervenue avec effet au 
1er janvier 2011, l'absence d'assurance de départ de Suisse de l'intéressé au terme 
de sa formation ne constitue plus un motif justifiant à lui seul le refus de 
délivrance d'une autorisation de séjour pour études (arrêts du TAF C 4647/2011 
du 16 novembre 2012 consid. 5.4 ; C-7924/2010 du 7 mars 2012 consid. 6.3.1). 
Néanmoins, cette exigence subsiste en vertu de l'art. 5 al. 2 LEI, à teneur duquel 
tout étranger qui effectue un séjour temporaire en Suisse, tel un séjour pour 
études, doit apporter la garantie qu'il quittera la Suisse à l'échéance de celui-là 
(ATA/139/2015 du 3 février 2015 consid. 7 et les références citées). L'autorité 
administrative la prend en considération dans l'examen des qualifications 
personnelles requises au sens des art. 27 al. 1 let. d LEI et 23 al. 2 OASA (arrêts 
du TAF C-2291/2013 du 31 décembre 2013 consid. 6.2.1 ; C-4733/2011 du 
25 janvier 2013 consid. 6.3). 

 f. Dans l'approche, la possession d'une formation complète antérieure (arrêts 
du TAF C-5718/2013 et C-2291/2013 précités ; C-3143/2013 du 9 avril 2014 
consid. 3), l'âge de la personne demanderesse (arrêts du TAF C-5718/2013 et 
C-3139/2013 précités), les échecs ou problèmes pendant la formation (arrêt du 
TAF C-3170/2012 du 16 janvier 2014 consid. 4), la position professionnelle 
occupée au moment de la demande (arrêt du TAF C-5871/2012 du 21 octobre 
2013 consid. 3), les changements fréquents d'orientation (arrêt du TAF 
C-6253/2011 du 2 octobre 2013 consid. 4), la longueur exceptionnelle du séjour à 
fin d'études (arrêt du TAF C-219/2011 du 8 août 2013 consid. 2), sont des 
éléments importants à prendre en compte en défaveur d'une personne souhaitant 
obtenir une autorisation de séjour pour études (ATA/219/2017 du 21 février 2017 
consid. 10). 

 g. Compte tenu de l'encombrement des établissements (écoles, universités, 
etc.) et de la nécessité de sauvegarder la possibilité d'accueillir aussi largement 
que possible de nouveaux étudiants sur le territoire de la Confédération, il importe 
de faire preuve de rigueur dans l'examen des demandes, tant et si bien que la 
priorité sera donnée aux jeunes étudiants désireux d'acquérir une première 
formation en Suisse. Parmi les ressortissants étrangers déjà au bénéfice d'une 
première formation acquise dans leur pays d'origine, seront prioritaires ceux qui 
envisagent d'accomplir en Suisse un perfectionnement professionnel constituant 
un prolongement direct de leur formation de base (arrêts du TAF C-5015/2015 du 
6 juin 2016 consid. 7.1 ; C-5718/2013 du 10 avril 2014 consid. 7.2.3). 

  La nécessité d'effectuer des études en Suisse ne constitue certes pas une des 
conditions posées à l'art. 27 LEI pour l'obtention d'une autorisation de séjour en 
vue d'une formation ou d'un perfectionnement. Cette question doit toutefois être 
examinée sous l'angle du large pouvoir d'appréciation conféré à l'autorité dans le 
cadre de l'art. 96 al. 1 LEI (arrêts du TAF F-6364/2018 précité consid. 8.2.2 ; 
C-5436/2015 du 29 juin 2016 consid. 7.3). 

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3)  Lors de l'admission d'étrangers, l'évolution socio-démographique de la 
Suisse est prise en considération (art. 3 al. 3 LEI). La Suisse ne peut accueillir 
tous les étrangers qui désirent y séjourner, que ce soit pour des séjours de courte 
ou de longue durée, raison pour laquelle la jurisprudence considère qu'il est 
légitime d'appliquer une politique restrictive d'admission (ATF 122 II 1 
consid. 3a ; arrêt du TAF C 1359/2010 du 1er septembre 2010 consid. 6.1 ; 
ATA/677/2015 du 23 juin 2015 consid. 6a). 

  Compte tenu du grand nombre d'étrangers qui demandent à être admis en 
Suisse en vue d'une formation ou d'un perfectionnement, les conditions 
d'admission fixées à l'art. 27 LEI, de même que les exigences en matière de 
qualifications personnelles et envers les écoles (art. 23 et 24 OASA), doivent être 
respectées de manière rigoureuse. Il y a lieu de tout mettre en œuvre pour 
empêcher que les séjours autorisés au motif d'une formation ou d'un 
perfectionnement ne soient exploités de manière abusive afin d'éluder des 
conditions d'admission plus sévères (Directives LEI, ch. 5.1 ; ATA/303/2014 
précité consid. 7). 

  L'expérience démontre que les étudiants étrangers admis à séjourner sur sol 
helvétique ne saisissent souvent pas l'aspect temporaire de leur séjour en Suisse et 
cherchent, une fois le but de leur séjour atteint, à s'établir à demeure dans le pays. 
Confrontées de façon récurrente à ce phénomène et afin de prévenir les abus, les 
autorités sont tenues de faire preuve de rigueur dans ce domaine (arrêts du TAF 
C-5497/2009 du 30 mars 2010 consid. 6.1 ; C-1794/2006 du 17 juillet 2009 
consid. 5.2 ; C-4419/2007 du 28 avril 2009 consid. 5.2 ; ATA/303/2014 précité 
consid. 7). 

4)  En l'espèce, il convient de déterminer si le recourant satisfait aux conditions 
de l'art. 27 al. 1 LEI. 

  S'agissant de la condition des qualifications personnelles, le recourant a 
obtenu en avril 2011 une autorisation de séjour dans l'unique but d'effectuer une 
spécialisation en chirurgie cardiovasculaire. Cette formation, prévue pour trois 
ans, a été prolongée pour trois années supplémentaire, soit jusqu'au 31 mars 2017.  

  Depuis cette date, l'intéressé n'a pas trouvé de poste ni de stage en milieu 
hospitalier pour poursuivre sa spécialisation. Il a toutefois entamé une thèse de 
doctorat à la faculté de médecine de l’université au semestre de printemps 2021.  

  Le recourant, âgé de 45 ans, est titulaire de deux diplômes universitaires 
obtenus avant sa venue en suisse et il a acquis de 2011 à 2017, aux HUG, une 
spécialisation en chirurgie cardiovasculaire. Force est de constater qu'il dispose 
d'une formation complète. 

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  En outre, il est engagé depuis son arrivée dans l'élaboration d'un projet de 
centre de chirurgie cardiovasculaire à E______. En vue de ce projet, il a créé une 
association, laquelle lui a octroyé un poste de direction. Il a, dans ce cadre, 
développé de nombreux contacts et recherché du soutien pour son projet. Cette 
activité représente la poursuite d'un projet professionnel. Le recourant précise 
d'ailleurs que c'est l'absence d'un permis de séjour suisse qui l'empêche de faire les 
démarches nécessaires pour développer les activités de l'association en se rendant 
au Gabon. Or, ce projet professionnel ne fait pas l'objet de la décision litigieuse, 
laquelle porte sur le renouvellement d'une autorisation de séjour pour études.  

  À ceci s'ajoute que dans ses écritures devant la chambre de céans, le 
recourant a fait valoir que sa situation remplissait les conditions du cas de rigueur 
pour être mis au bénéfice d'un titre de séjour. Or, l'une des conditions de 
l'autorisation de séjour pour études est celle de la garantie de quitter la Suisse à 
l'échéance de la formation pour laquelle le séjour temporaire a été autorisé, 
comme vu ci-dessus. Par ailleurs et de façon contradictoire, il allègue également 
vouloir enseigner dans son pays après avoir terminé son doctorat. 

  En conséquence, ces éléments mis en avant par le recourant lui-même, 
confirment le raisonnement de l'autorité intimée et tendent à démontrer qu'il ne 
souhaite pas rester en Suisse à des fins de formation mais bien pour y demeurer et 
y vivre. 

  Au vu de ce qui précède, les conditions des qualifications personnelles ne 
sont pas réalisées, de sorte que l'autorité intimée n'avait d'autre choix que de 
refuser le renouvellement de l'autorisation de séjour pour formation du recourant, 
compte tenu notamment de la rigueur dont elle doit faire preuve en la matière.  

5)  Le recourant sollicite dans son recours pour la première fois un permis de 
séjour pour cas de rigueur sur la base de l'art. 30 al. 1 let. b LEI.  

 a. L'objet du litige est principalement défini par l'objet du recours, les 
conclusions du recourant et, accessoirement, par les griefs ou motifs qu'il invoque. 
En d'autres termes, l'objet du litige correspond objectivement à l'objet de la 
décision attaquée, qui délimite son cadre matériel admissible (ATF 136 V 362 
consid. 3.4 et 4.2 ; ATA/1587/2019 du 29 octobre 2019 consid. 7a ; 
ATA/123/2019 du 5 février 2019 consid. 5). En l'espèce, la question du cas de 
rigueur est exorbitante au litige, qui porte sur le renouvellement d'une autorisation 
de séjour pour formation. La conclusion du recourant en ce sens est donc 
irrecevable. 

 b. En l'absence d'autorisation de séjour en Suisse, c'est également à bon droit 
que l'autorité inférieure a prononcé le renvoi du recourant de Suisse sur la base de 
l'art. 64 al. 1 let. c LEI. 

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  L'intéressé n'a pas démontré l'existence d'obstacles à son retour au 
Cameroun. En particulier, il ne saurait être retenu, comme le soutient le recourant 
qui est au bénéfice de diplômes universitaires de pharmacie et de médecine 
générale et d'une spécialisation, que ses compétences professionnelles ne 
pourraient pas être mises en œuvre dans son pays d'origine. Le dossier ne fait pas 
non plus apparaître que l'exécution de ce renvoi serait impossible, illicite ou 
inexigible au sens de l'art. 83 al. 2 à 4 LEI, de sorte que c'est à juste titre que 
l'OCPM a ordonné l'exécution de cette mesure, confirmée par le TAPI. 

  Dans ces circonstances, la décision de l'autorité intimée est conforme au 
droit, et le recours contre le jugement du TAPI sera rejeté. 

6)  Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 al. 1 LPA) et, aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA).  

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 29 janvier 2021 par Monsieur A______ contre 
le jugement du Tribunal administratif de première instance du 21 décembre 2020 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

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communique le présent arrêt à Me Christian Bruchez, avocat du recourant, à l'office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première 
instance ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : M. Mascotto, président, Mme Krauskopf, M. Verniory, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 
 

 le président siégeant : 
 
 

C. Mascotto 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.