# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 032cf019-60f9-5810-9d78-1ddc7bb5ae54
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-07-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 09.07.2014 A/48/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-48-2014_2014-07-09.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Président ; Rosa GAMBA et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/48/2014 ATAS/854/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 9 juillet 2014 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à SAINT MITRES LES 

REMPARTS, FRANCE 

Madame A______, domiciliée à GENEVE 

 

demandeur 

 

 

demanderesse 

 

contre 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, sise 

Weststrasse 50, ZURICH 

 

défenderesse 

 

 

   

 A/48/2014 

2/5 

EN FAIT 

1. Par jugement du 11 novembre 2013, la 1
ère

 Chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé la dissolution du mariage contracté le 9 octobre 1998 à 

Dardagny (GE) par Madame A______, née B______ le ______ 1974 et Monsieur 

A______, né le ______ 1978.  

2. Selon le chiffre 9 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première 

instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle 

acquis par chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 17 décembre 2013 et a été transmis 

d'office à la Chambre de céans le 8 janvier 2014  pour exécution du partage. 

4. La Chambre de céans a sollicité des demandeurs le nom de leur institution de 

prévoyance ou à défaut de leurs employeurs. N’ayant pas obtenu tous les 

renseignements nécessaires, elle a demandé un extrait de leurs comptes individuels 

à la Caisse cantonale genevoise de compensation. Elle a ensuite sollicité des 

employeurs et ex-employeurs des demandeurs le nom de leur institution de 

prévoyance, puis a interpellé ces dernières en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des ex-époux acquis durant le mariage, soit entre le 9 

octobre 1998 et le 17 décembre 2013.  

5. L’instruction menée par la Cour a permis d’établir les faits suivants : 

a. S’agissant des avoirs de prévoyance de la demanderesse : 

• Par courrier du 16 octobre 2013, la Fondation institution supplétive LPP a 

indiqué que la prestation de libre passage de la demanderesse au 17 décembre 

2013 s’élève à CHF 115,93. En date du 26 octobre 2010, le Fonds de prévoyance 

de la SSH-Hotela lui a transféré un avoir de libre passage de CHF 112,35.  

b. S’agissant des avoirs de prévoyance du demandeur : 

• Par courrier du 19 février 2014, la Caisse de pensions poste a indiqué que le 

demandeur avait été affilié auprès d’elle du 1
er

 mai 2002 au 31 juillet 2008. 

Aucune prestation de libre passage ne lui est parvenue durant la période 

d’affiliation. Le montant accumulé soit CHF 25'703.- a été transféré auprès de la 

Fondation institution supplétive LPP. 

• Par courrier du 3 mars 2014, la Fondation institution supplétive LPP a indiqué 

que l’avoir de prévoyance du demandeur accumulé du 9 octobre 1998 au 17 

décembre 2013 se monte à CHF 27'349,11. 

• Par courrier du 11 juin 2014, Basler Leben AG a indiqué que le demandeur 

n’avait pas cotisé durant son emploi à C______ étant âgé de moins de 25 ans à 

l’époque. 

 

 

   

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6. Ces documents ont été transmis aux parties en date des 14 février 2014, 25 février  

et 12 juin 2014. La juridiction leur a indiqué que selon les informations recueillies 

la prestation de libre passage à partager de la demanderesse s’élève à CHF 115,93 

et celle du demandeur à CHF 27'349,11 et qu'à défaut d'observations d'ici au 25 juin 

2014, un arrêt serait rendu sur cette base. 

7. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 

vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 

LFLP; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 

de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 

partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 

sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 

survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP; RS 831.40), soit à Genève la 

Chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1
er

 janvier 2011, 

doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 

civile du 19 décembre 2008 - CPC; RS 272), exécuter d'office le partage sur la base 

de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1
er

 janvier 2011), en 

cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122 et 123 et des art. 280 et 281 CPC; les art. 3 à 5 LFLP 

s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 

prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 

sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 

divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 

éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 

calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 

moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 

(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 

prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 

(ordonnance sur le libre passage, OLP ; RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 

sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 

1984 (OPP 2 ; RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 

acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% en 2003, 

2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 2011, 

1.5%  de 2012 à 2013 et 1.75% dès le 1
er

 janvier 2014.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

 

 

   

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pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 9 octobre 1998, d’autre part le 17 

décembre 2013, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de CHF 27'349,11 tandis que celle acquise par la demanderesse est 

de CHF 115,93, les intérêts ayant déjà été calculés par l’institution de prévoyance 

défenderesse. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de CHF 

13'674,55 (CHF 27'349,11 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de CHF 57,95 

(CHF 115,93 : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le 

montant de CHF 13'616,60. 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la Fondation institution supplétive LPP à transférer, du compte de Monsieur 

A______, né ______ 1978, cpte de libre passage n° 1______, la somme de CHF 

13'616,60 sur le compte de libre passage de Madame A______, née B______ le 

______ 1974, cpte de libre passage n° 2______, ainsi que des intérêts 

compensatoires au sens des considérants, dès le 17 décembre 2013 jusqu'au 

moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 

voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 

à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le