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**Case Identifier:** ab6b65ce-5a0a-5318-a1eb-64e77157183d
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2012 / 145
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2012---145_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC12.003254-120826

259 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
27 juin 2012

__________________

Présidence
de               M.             
Hack,
président

Juges             
:              Mme             
Carlsson et M. Bosshard 

Greffier
              :             
Mme              Nüssli

 

 

*****

 

 

Art.
82 et 149 LP

 

 

             
Vu le prononcé rendu le 23 mars 2012 par le Juge de paix du district de Morges, à la suite
d'une l'audience du 15 mars 2012 tenue par défaut de la poursuivante, levant provisoirement l'opposition,
à concurrence de 21'121 fr. 65, sans intérêt, formée par
V.________,
à St-Prex, au commandement de payer qui lui a été notifié le 29 juin 2011, dans la
poursuite n° 5'841'198 de l'Office des poursuites du district de Morges, en paiement des sommes
de 21'121 fr. 65 et de 2'797 fr. 60, sans intérêt, à la requête de
W.________
SA, à Préverenges, indiquant comme titre
de la créance ou cause de l'obligation : "Reprise de l'ADB no 1091527142 pour un montant de
Fr. 21'121.65 du 12.08.2003 délivré par l'Office des poursuites de Morges. Dommages 106 CO",

 

             
vu les motifs de cette décision adressés pour notification aux parties le 24 avril 2012,

 

             
vu le recours déposé le 3 mai 2012 par V.________,

 

             
vu l'effet suspensif accordé d'office par décision du 14 mai 2012 du président de la cour
de céans,

 

             
vu les pièces du dossier;  

 

 

             
attendu que le recours a été déposé en temps utile (art. 321 al. 2 CPC; Code de procédure
civile du 19 décembre 2008, RS 272),

 

             
qu'il est suffisamment motivé de sorte qu'il est recevable formellement (art. 321 al. 1 CPC),

 

             
que le recourant a requis la possibilité de déposer un mémoire et des pièces justificatives
de son refus de paiement,

 

             
que ces conclusions sont irrecevables, le dépôt d'un mémoire après l'introduction
d'un recours n'étant pas prévu par le CPC et l'art. 326 al. 1 CPC prohibant expressément
les preuves nouvelles;

 

 

             
attendu qu'à l'appui de sa requête de mainlevée du 6 janvier 2012, la poursuivante a produit
un acte de défaut de biens après saisie n° 527'142, délivré le 15 août
2003 par l'Office des poursuites de Rolle-Aubonne, portant sur un montant de 21'121 fr. 65,

 

             
que, de son côté, le poursuivi a produit notamment les pièces suivantes :

 

-
divers courriers et courriels adressés en 2009 et 2010 à son conseil, au Président du
Tribunal de l'arrondissement de La Côte et à G.________ SA, dans lesquels le poursuivi expose
que la créance en poursuite lui est réclamée par un second créancier, lequel prétendrait
avoir désintéressé le premier,

 

-
un courrier adressé le 27 novembre 2009 à G.________ SA dans lequel W.________ SA déclare
n'avoir reçu aucun versement du poursuivi depuis la délivrance de l'acte de défaut de
biens du 15 août 2003;

 

-
un jugement du 16 septembre 2009 du Tribunal correctionnel de La Côte où l'on peut lire en
particulier :

 

"Considérant
qu'au surplus, l'intimé a produit copie d'un acte de défaut de biens libellé au nom de
W.________ SA pour un montant de 21'121 fr. 65 comprenant en particulier un capital de 17'546 fr. 65,

 

qu'il a relevé
qu'à l'occasion de l'audience du 6 février 2003, la plaignante avait affirmé avoir régler
la facture W.________ SA, qui est dès lors comprise dans un montant de 50'000 francs reconnu par
l'intimé à cette audience,

 

qu'au vu de
cet acte de défaut de biens, force est d'admettre que dite facture n'avait pas été réglée
par la plaignante contrairement à ses affirmations et qu'ainsi, elle devrait venir en déduction
des 50'000 francs";

 

 

             
attendu que le premier juge a considéré que l'acte de défaut de biens après saisie
du 15 août 2009 valait titre de mainlevée provisoire et que le poursuivi n'avait pas établi
le paiement de cette dette;

 

 

             
considérant que la mainlevée peut être prononcée si la partie poursuivante produit
une pièce ou un ensemble de pièces valant reconnaissance de dette, de laquelle résulte
la volonté du poursuivi de lui payer, sans réserve ni condition, une somme déterminée,
ou aisément déterminable, et échue (Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition, §
1; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite,
n. 29 ad art. 82 LP),

 

             
que le juge prononcé la mainlevée provisoire si le débiteur ne rend pas immédiatement
vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP),

 

             
que la procédure de mainlevée n'a pas pour but de constater la réalité de la créance
en poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire (ATF 132 III 140 c. 4.1.1, rés. in JT
2006 II 187),

 

             
que l'acte de défaut de biens après saisie est un acte authentique justifiant la mainlevée
provisoire de l'opposition (art. 149 al. 2 LP),

 

             
que c'est donc à juste titre que le premier juge a considéré que l'acte de défaut
de biens produit par la poursuivante valait titre de mainlevée provisoire,

 

             
que le recourant n'a pas rendu vraisemblable sa libération par des pièces remises au premier
juge, seules recevables,

 

             
que l'on ne saurait certes exclure, au vu des pièces produites, que la même somme lui est réclamée
par deux créanciers différents, 

 

             
que cette question ne peut toutefois être tranchée dans le cadre de la présente procédure
de mainlevée, mais relève d'une éventuelle action au fond en libération de dette
contre l'un ou l'autre des créanciers du recourant, 

 

             
que l'opposition doit en effet être levée s'il est constaté, comme en l'espèce, que
le poursuivant dispose d'un titre valant reconnaissance de dette et que le poursuivi n'a pas rendu vraisemblable
sa libération,

 

             
que le poursuivi, présent à l'audience du 15 mars 2012, a eu l'occasion d'expliquer son point
de vue,

 

             
que l'on ne saurait considérer que le premier juge aurait violé l'art. 56 CPC,

 

             
qu'il n'est même pas prétendu, et encore moins établi, que le recourant aurait fait valoir
des moyens peu clairs ou manifestement incomplets au sens de cette disposition,

 

             
qu'il n'a simplement pas établi le paiement de la dette poursuivie;

 

 

             
considérant que la décision attaquée est bien fondée et doit être confirmée
par adoption de motifs,

 

             
que le recours doit ainsi être rejeté en application de l'art. 322 al. 1 CPC et le prononcé
entrepris confirmé,

 

             
que les frais du présent arrêt, par 570 fr., sont à la charge du recourant.

 

             

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 570 fr. (cinq cent septante
francs), sont mis à la charge du recourant.

 

             
IV.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
27 juin 2012

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. V.________,

‑             
Me Dan Bally, avocat (pour W.________ SA).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 21'121 fr. 65.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100  al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district de Morges.

 

             
La greffière :