# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 857dd741-806c-5709-b0c8-0664cf7fe078
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-04-05
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 05.04.2022 101 2021 146
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2021-146_2022-04-05.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2021 146

Arrêt du 5 avril 2022

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Laurent Schneuwly, Marc Sugnaux
Greffière: Melany Madrid

Parties A.________, intimé et appelant, représenté par Me Fernando 
Henrique Fernandes de Oliveira, avocat

contre

B.________, requérante et intimée, représentée par Me Telmo 
Vicente, avocat

Objet Mesures provisionnelles dans le cadre d’une demande de 
modification de jugement de divorce – contributions d’entretien en 
faveur de l’enfant mineur

Appel du 6 avril 2021 contre la décision de la Présidente du Tribunal 
civil de l'arrondissement du Lac du 22 mars 2021

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considérant en fait

A. B.________ et A.________, tous deux nés en 1981, se sont mariés en 2003 au Portugal. Une 
enfant est issue de cette union, soit C.________, née en 2005.

Le divorce des époux a été prononcé le 29 septembre 2017 au Portugal. Aux termes du jugement 
de divorce, A.________ a notamment été astreint à contribuer à l’entretien de sa fille par le 
versement de pensions mensuelles de € 150.00.

A.________ est père d’un autre enfant, D.________, né en 2018.

B. Par acte du 1er avril 2020, B.________ a déposé une demande de modification de jugement 
de divorce, assortie d’une requête de mesures provisionnelles et d’une requête d’assistance 
judiciaire. Elle a notamment conclu à ce que A.________ soit astreint à contribuer à l’entretien de 
C.________ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 1’000.-, allocations familiales en 
sus, dès le 1er avril 2020.

Le 1er mai 2020, A.________ s’est déterminé sur la requête de mesures provisionnelles. Il ne s’est 
pas opposé expressément à la modification de la contribution due à sa fille, mais a indiqué que sa 
situation financière ne lui permettait pas de verser le montant demandé. 

B.________, assistée de son mandataire, et A.________ ont comparu à l'audience de la Présidente 
du Tribunal civil de l’arrondissement du Lac (la Présidente) du 20 juillet 2020, à l’orée de laquelle 
une conciliation a été tentée, sans succès. Les époux ont ensuite été interrogés dans la procédure 
de mesures provisionnelles. 

Par décision du 24 septembre 2020, la Présidente a rejeté la requête d’assistance judiciaire déposée 
par B.________.

Par décision de mesures provisionnelles du 22 mars 2021, la Présidente a fixé la contribution 
d’entretien due par A.________  en faveur de C.________, provisoirement pendant la procédure de 
modification de jugement de divorce, aux montant suivants, allocations familiales en sus : CHF 860.- 
du 1er avril au 31 août 2020; CHF 740.- du 1er au 30 septembre 2020; CHF 700.- du 1er octobre 2020 
aux 16 ans révolus de l’enfant, mais au maximum jusqu’à l’entrée en force du jugement de 
modification de jugement de divorce; CHF 670.- dès ses 16 ans révolus, mais au maximum jusqu’à 
l’entrée en force du jugement de modification de jugement de divorce ; CHF 240.- dès sa majorité, 
jusqu’à la fin de la formation professionnelle, pour autant que celle-ci soit achevée dans des délais 
normaux, mais au maximum jusqu’à l’entrée en force du jugement de modification de jugement de 
divorce.

C. Par mémoire du 6 avril 2021, A.________, assisté de son mandataire, a fait appel de la 
décision précitée. Il conclut pour l’essentiel à ce que la contribution d’entretien courante soit fixée à 
CHF 400.- par mois et à ce que les frais soient mis à la charge des parties pour une moitié chacune.

Une requête d’assistance judiciaire et une requête d’effet suspensif ont été jointes à l’appel. Le 
Président de la Cour a admis la première en date du 21 avril 2021.

Dans sa brève réponse du 6 mai 2021, B.________ conclut au rejet de l’appel, ainsi qu’au rejet de 
la requête d’effet suspensif, soute suite de frais judiciaires et dépens. 

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Par décision du 11 mai 2021, le Président de la Cour a partiellement admis la requête d’effet 
suspensif, dans le sens que le chiffre 1 du dispositif de la décision du 22 mars 2021, fixant les 
contributions d’entretien dues provisoirement, a été déclaré exécutoire uniquement en ce qui 
concerne les montants dus dès le 1er avril 2021.

en droit

1.

1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions finales de première instance, pour 
autant que, dans les causes patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions soit 
supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). Le délai d'appel en procédure sommaire 
– qui régit notamment les mesures provisionnelles pendant une procédure de divorce (art. 271 CPC, 
par renvoi de l'art. 276 al. 1 CPC) – est de 10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

En l’espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l’appelant le 23 mars 2021 (DO 33). 
Le 10ème jour à compter du 24 mars 2021 étant le 2 avril 2021, jour férié (vendredi saint), suivi d’un 
samedi, d’un dimanche et d’un autre jour considéré comme férié dans le canton de Fribourg (lundi 
de Pâques), le délai d’appel est arrivé à échéance le 6 avril 2021 (art. 142 al. 3 CPC). Déposé ce 
jour, l’appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le mémoire d’appel est de plus dûment motivé et 
doté de conclusions. En outre, vu la modification des contributions litigieuses en première instance, 
la valeur litigieuse est supérieure à CHF 10'000.-. Il s'ensuit la recevabilité de l'appel.

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures provisionnelles 
(art. 271 par renvoi de l'art. 276 al. 1 CPC), le tribunal établissant toutefois les faits d'office (maxime 
inquisitoire, art. 272 et 296 al. 1 CPC) et, s’agissant des questions concernant les enfants mineurs, 
n’étant pas lié par les conclusions des parties (maxime d’office, art. 296 al. 3 CPC). 

1.3. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit en 
principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon la jurisprudence, lorsque le procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée, 
l'application stricte de l'art. 317 al. 1 CPC n'est pas justifiée et les parties peuvent présenter des 
nova en appel même si les conditions de l'art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies (ATF 144 III 349 
consid. 4.2.1; arrêt TF 5A_685/2018 du 15 mai 2019 consid. 3; arrêt TC FR 101 2020 431 du 21 juin 
2021 consid. 1.3).

Il en résulte que l’ensemble des éléments nouveaux invoqués par les parties en appel, notamment 
le titre de transport du mois d’avril 2021 au nom de la compagne de l’appelant (pièce 2 du bordereau 
d’appel du 8 avril 2021) et la pièce relative à son assurance véhicule pour la période du 1er janvier 
2020 au 30 juin 2020 (pièce 3 du bordereau d’appel du 8 avril 2021), sont recevables.

1.5. Selon l'art. 316 al. 1 CPC, la Cour d'appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 

En l'espèce, vu l'objet de la procédure et le fait que toutes les pièces utiles au traitement de l'appel 
figurent au dossier, il n'est pas nécessaire d'assigner les parties à une audience.

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1.6. Vu les montants contestés en appel et la durée prévisible des contributions d'entretien, la 
valeur litigieuse pour un recours en matière civile au Tribunal fédéral paraît dépasser CHF 30'000.- 
(art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF).

2.

2.1. A.________ conteste les montants de la contribution d’entretien mensuelle due par lui-même 
en faveur de sa fille, C.________, pour des périodes successives à partir du 1er avril 2020. Il conclut 
à ce qu’elle soit fixée à CHF 400.- par mois, sans distinction de période. 

Vu le montant de la conclusion précitée, il est d’emblée constaté que l’appel ne porte pas sur la 
période postérieure à la majorité de C.________, à partir de laquelle l’appelant a été astreint à verser 
une contribution de CHF 240.-, soit un montant plus bas que celui auquel il conclut. Cela résulte 
également du fait que l’appelant fonde son appel essentiellement sur le grief que la première juge a 
fixé la contribution d’entretien en utilisant l’entier de son disponible et en ne lui laissant aucun solde 
à disposition, alors que son ex-épouse conserve un solde appréciable. Or, ce grief ne saurait 
concerner la contribution d’entretien pour la période après la majorité, celle-ci ayant été fixée en 
tenant compte des soldes respectifs à disposition des deux parents, proportionnellement, avec pour 
conséquence qu’il revient à l’ex-épouse de l’appelant de couvrir la plus grande partie (72%) du coût 
d’entretien de leur fille commune, estimé à CHF 850.- pour la période en cause. 

Il en résulte que l’appel vise uniquement le montant des contributions dues depuis le 1er avril 2020 
jusqu’à la majorité de C.________, soit jusqu’au 12 octobre 2023. 

2.2.

2.2.1. Selon l’art. 276 CC, l’entretien de l’enfant est assuré par les soins, l’éducation et des 
prestations pécuniaires (al. 1).  Les père et mère contribuent ensemble, chacun selon ses facultés, 
à l’entretien convenable de l’enfant et assument en particulier les frais de sa prise en charge, de son 
éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger (al. 2).

Les prestations en argent et en nature sont équivalentes. Cela signifie que, sauf circonstances 
spéciales, lorsque, en cas de garde exclusive, le parent gardien assume l’entretien de l’enfant sous 
la forme de prestations en nature, l’autre parent assume en principe entièrement l’entretien en argent 
(ATF 147 III 265 consid. 5.5 et les références).

Pour fixer la pension de l’enfant, l’art. 285 al. 1 CC dispose que la contribution d’entretien doit 
correspondre aux besoins de l’enfant ainsi qu’à la situation et aux ressources de ses père et mère. 
L’entretien convenable est ainsi une valeur dynamique qui dépend des moyens concrets des 
parents, dont l’enfant doit profiter.

2.2.2. L’entretien de l’enfant comprend tout d’abord ses coûts directs qui, en tout état, doivent être 
couverts en premier. Les lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites 
selon l’art. 93 LP constituent le point de départ; s’y ajoutent la part au loyer de l’enfant, l’assurance-
maladie obligatoire, et les frais de garde. La Cour a également décidé d'inclure dans le minimum 
vital du droit des poursuites les frais indispensables liés à l'exercice du droit de visite, qui ne 
dépasseront pas, en règle générale, quelques francs par jour en cas de droit de visite usuel, voire 
un peu plus si les relations personnelles sont plus élargies. Un éventuel manco ne peut se rapporter 
qu'à ces valeurs (art. 287a let. c CC et 301a let. c CPC). Si les moyens financiers le permettent, 
l’entretien convenable de l’enfant doit être étendu au minimum vital du droit de la famille. Sont alors 
prises en considération les primes d’assurance complémentaire et une part d’impôt. Le fait de 
multiplier le montant de base ou de prendre en compte des postes supplémentaires comme les 

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voyages ou les loisirs n’est pas admissible. Ces besoins doivent être financés au moyen de la 
répartition de l’excédent, qui intervient ultérieurement, après que le minimum vital du droit de la 
famille de l’ensemble de ses membres, y compris les enfants majeurs, est couvert (ATF 147 III 265 
consid. 5.5 et 7.2).

Selon la pratique adoptée par la Cour, lorsque les coûts directs de l'enfant ne sont, comme en 
l'espèce, pas contestés en appel, ceux-ci ne sont pas revus d'office (cf. p. ex. arrêt TC FR 
101 2020 489 du 11 octobre 2021 consid. 3.1.3). 

2.2.3. Conformément à l'art. 285 al. 2 CC, la contribution d'entretien sert aussi à garantir la prise en 
charge de l'enfant par les parents et les tiers. Cela signifie qu'aux coûts directs générés par l'enfant 
viennent s'ajouter les coûts indirects de sa prise en charge, ce qui implique de garantir, 
économiquement parlant, que le parent qui assure personnellement la prise en charge puisse 
subvenir à ses propres besoins tout en s'occupant de l'enfant (ATF 144 III 377 consid. 7.1.2.2; arrêt 
TC FR 101 2016 317 du 27 mars 2017 consid. 3a in RFJ 2017 41).

2.2.4. Le juge doit désormais procéder comme suit lorsqu’il fixe les contributions d’entretien du droit 
de la famille, conformément à la méthode en deux étapes exposée dans l’ATF 147 III 265 (en 
particulier consid. 7.3) :

Tout d'abord, il ne doit pas être porté atteinte au propre minimum vital du droit des poursuites du ou 
des débiteurs d’entretien. Au moyen des autres ressources, doivent être couverts, toujours calculés 
sur la base du minimum vital du droit des poursuites : les coûts directs des enfants mineurs, ensuite 
la contribution de prise en charge et enfin l’éventuelle pension alimentaire (post-) matrimoniale.

Ce n'est que lorsque le minimum vital du droit des poursuites est couvert pour tous les ayants-droit 
qu'il peut être question d'inclure les ressources restantes dans un calcul élargi des besoins et de les 
appliquer au minimum vital du droit de la famille, tant que les ressources le permettent.

Dans la mesure où le minimum vital du droit de la famille des parents et des enfants mineurs adapté 
aux circonstances est couvert, les parents doivent financer la contribution d’entretien des enfants 
majeurs à partir des fonds restants.

Tout excédent qui en résulte est réparti entre les parents et les enfants mineurs (« grandes et petites 
têtes »). L’enfant obtient 1/5 et chaque parent 2/5. En présence de deux enfants chaque enfant 
bénéficie de 1/6 du disponible et chaque parent de 1/3. Les enfants majeurs ne participent pas à la 
répartition de l’excédent.

2.2.5. En règle générale, lorsque plusieurs enfants peuvent réclamer une contribution d'entretien, 
le principe de l'égalité de traitement doit être respecté. Ce principe vaut également lorsqu'un enfant 
naît d'un nouveau lit; celui-ci doit être financièrement traité de manière égale aux enfants d'un 
précédent lit au bénéfice de contributions d'entretien. Selon ce principe, les enfants d'un même 
débiteur doivent être financièrement traités de manière semblable, proportionnellement à leurs 
besoins objectifs; l'allocation de montants différents n'est donc pas exclue, mais doit avoir une 
justification particulière. Le débirentier dont les ressources sont suffisantes pour assurer l'entretien 
de tous ses enfants ne saurait invoquer ce principe aux fins d'obtenir la réduction d'une contribution 
que ses facultés lui permettent d'acquitter. Si l’excédent éventuel du parent devant payer la 
contribution ne suffit pas à couvrir les besoins de tous ses enfants, alors le déficit doit être partagé 
entre tous les enfants et ainsi entre toutes les familles concernées (arrêts TF 5A_102/2019 du 
12 décembre 2019 consid. 6.1 et les références; 5A_111/2017 du 20 juin 2017 consid. 5.1; ATF 137 
III 59 consid. 4.2.1 et 4.2.3; arrêt TC FR 101 2018 405 du 4 octobre 2019 consid. 3.2).

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2.2.6. Comme la Cour a eu l’occasion de le relever à de nombreuses reprises, le juge doit garder 
à l’esprit que les revenus et charges des parties vont inévitablement évoluer, de sorte qu’il ne doit 
pas se livrer à un calcul de la pension au franc près, voire au centime près. Cela étant, il ne doit pas 
non plus perdre de vue qu’il est illicite de porter atteinte au minimum vital du droit des poursuites 
(ATF 144 III 502 consid. 6.5; arrêt TC FR 101 2021 55 du 26 octobre 2021 consid. 3.1.1 et les 
références). Dans cette optique, il calculera le minimum vital des poursuites de manière précise, cas 
échéant en arrondissant le total au franc supérieur. Pour le minimum vital du droit de la famille, les 
centimes pourront être ignorés. Enfin et surtout, il fixera les pensions à des montants arrondis, à 
quelques francs, à la dizaine ou à la centaine en fonction de la situation financière globale de la 
famille, mais en renonçant en tout état de cause à fixer des pensions au centime près.

Il faut encore rappeler que lors de la fixation des contributions d'entretien dans la procédure de 
mesures provisionnelles, le système mis en place ne doit pas être trop compliqué et ne doit pas 
contenir trop de paliers (cf. Obergericht Solothurn, Zivilkammer, SOG 2020 Nr. 9 vom 3. September 
2020, in RSJ 2021 p. 408). 

3.

Il s’agit en premier lieu d’arrêter les revenus et les charges des époux séparés, en fonction du 
minimum vital du droit des poursuites. Il convient également d’établir à ce stade les revenus et les 
charges de E.________, compagne de l’appelant et mère de son second enfant, dans la mesure où 
sa contribution à l’entretien de celui-ci influence directement le coût restant à la charge de l’appelant.

3.1.

3.1.1. En ce qui concerne l’appelant, la première juge a retenu un revenu net de CHF 3'628.43 
(13ème salaire compris, hors allocations familiales et impôt à la source déduit) jusqu’au 
30 septembre 2020. A partir du 1er octobre 2020, ce revenu a été fixé à CHF 3'504.- (13ème salaire 
compris, hors allocations familiales et impôt à la source déduit). 

Ce point n’est pas contesté par les parties.

3.1.2. Quant aux charges correspondant au minimum vital du droit des poursuites, elles ont été 
arrêtées comme suit, étant précisé que l’appelant vit en concubinage (décision attaquée, p. 9). Pour 
la période allant du 1er avril 2020 au 31 août 2020 : montant de base du minimum vital : CHF 850.-
 ; part au loyer : CHF 354.- ; prime LAMal : CHF 169.55 (subsides déduits) ; frais de repas : CHF 
200.-. A partir du mois de septembre 2020, la part au loyer est de CHF 772.-. Le total des charges 
s’élève ainsi, pour la première période citée, à CHF 1'661.05 (en réalité, sans l’erreur de calcul : 
CHF 1'573.55), et dès le mois de septembre 2020, à CHF 2'079.05 (en réalité, sans l’erreur de 
calcul : CHF 1'991.55).

3.1.3. L’appelant ne conteste pas les montants retenus ci-dessus. Il fournit toutefois une pièce 
relative à son assurance véhicule pour la période du 1er janvier 2020 au 30 juin 2020.

Dans la décision querellée, il n’a pas été tenu compte d’une déduction pour frais de déplacement 
professionnels dans les charges de l’appelant.

Selon les lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites (art. 93 LP), les 
frais de déplacement pour se rendre sur le lieu du travail font partie du minimum vital du droit des 
poursuites. Ces frais sont comptés si l'usage en est indispensable, par exemple faute de transports 
publics aux heures de travail ou au lieu de domicile, ou eu égard à l'état de santé voire, 
exceptionnellement pour le parent gardien, à la présence de plusieurs enfants à transporter. 

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S'agissant du montant de ces frais, la jurisprudence cantonale retient que le calcul des frais de 
déplacements professionnels en voiture s'effectue en multipliant le kilométrage moyen effectué 
chaque mois – en prenant en compte les vacances dont dispose le travailleur – par une 
consommation de 0.08 litre au km et par le prix du litre d'essence, auxquels s'ajoute un montant de 
CHF 100.- correspondant à l'entretien du véhicule, l'assurance et l'impôt  (arrêt TC FR 101 2021 231 
du 8 novembre 2021 consid. 3.1.3).

En l’espèce, l’appelant est domicilié à F.________ (Route de G.________) et travaille également à 
F.________ (H.________ SA, Route de I.________). Le trajet qu’il effectue pour se rendre sur son 
lieu de travail est de 900 mètres (soit 11 minutes à pied), si bien qu’il n’a aucune nécessité d’utiliser 
son véhicule. Au surplus, l’appelant ne soutient aucunement que son véhicule est indispensable 
pour l’exercice de sa profession. Partant, il ne se justifie pas de tenir compte de l’assurance véhicule 
dans ses charges.

3.1.4. Le minimum vital du droit des poursuites de l’appelant est ainsi de CHF 1'574.- pour la 
période du 1er avril 2020 au 31 août 2020 et de CHF 1'992.- dès le mois de septembre 2020.

Il en résulte que selon le minimum vital du droit des poursuites, le disponible de l’appelant s’élève 
au montant de CHF 2'054.- (3'628.45 – 1'574) du 1er avril 2020 au 31 août 2020. Pour le mois de 
septembre 2020, il est de CHF 1'636.- (3'628.45 – 1'992). Dès le 1er octobre 2020, il est de 
CHF 1'512.- (3'504 – 1'992).

3.2. 

3.2.1. S’agissant de la compagne de l’appelant, E.________, son revenu mensuel net a été fixé à 
CHF 2'653.65 (hors allocations familiales, impôt à la source déduit), ce qui n’est pas contesté par 
les parties.

3.2.2. Les charges retenues par la première juge sont les suivantes : montant de base du minimum 
vital : CHF 850.- ; part au loyer : CHF 356.- jusqu’au 31 août 2020 et CHF 772.- dès le 1er septembre 
2020 ; prime LAMal : CHF 302.45 (subsides déduits) et frais de repas : CHF 160.-. Ainsi, le total des 
charges s’élève à CHF 1'667.- du 1er avril 2020 au 31 août 2020 et à CHF 2'085.- dès le 
1er septembre 2020.

3.2.3. L’appelant produit une pièce relative à l’abonnement Frimobil de sa compagne et qui se 
réfère au mois d’avril 2021, d’un montant de CHF 150.-, avec la mention des zones 50, 52, 55 et 56.

La première juge n’a retenu aucun frais de déplacement professionnels dans les charges de 
E.________, aux motifs que l’appelant n’avait pas allégué comment celle-ci se déplaçait et si elle 
détenait un véhicule.

Compte tenu du fait que l’appelant et sa compagne sont domiciliés à F.________ et que cette 
dernière travaille à J.________, il paraît vraisemblable qu’elle doive assumer des frais de 
déplacements professionnels. Par ailleurs, il semble que les zones sur lesquelles porte 
l’abonnement de bus mensuel coïncident avec le trajet qu’elle doit effectuer pour se rendre à son 
travail. 

Ainsi, il convient de prendre en compte dans les charges de E.________ le montant de CHF 150.- 
par mois relatif à ses frais de déplacements professionnels.

3.2.4. Le minimum vital du droit des poursuites de E.________ est en conséquence de CHF 1'817.- 
du 1er avril 2020 au 31 août 2020 et de CHF 2'235.- dès le 1er septembre 2020.

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Il en résulte que selon le minimum vital du droit des poursuites, son disponible est de CHF 837.- 
(2'653.65 – 1'817) du 1er avril 2020 au 31 août 2020 et, dès le 1er septembre 2020, de CHF 419.- 
(2'653.65 – 2'235). 

3.3. Concernant l’intimée, la première juge a retenu un revenu mensuel net de CHF 4'307.90 
(13ème salaire compris, hors allocations familiales). 

Les charges correspondant au minimum vital du droit des poursuites sont les suivantes : montant 
de base du minimum vital : CHF 850.- ; part au loyer : CHF 700.- ; prime LAMal : CHF 286.90 
jusqu’au 31 décembre 2020 et de CHF 320.50 dès les 1er janvier 2021 (subsides déduits) et frais de 
repas : CHF 200.-. Le total des charges s’élève ainsi à CHF 2'037.- du 1er avril 2020 au 31 décembre 
2020 et à CHF 2'071.- dès le 1er janvier 2021.

Ces points ne sont pas critiqués par les parties.

Il en résulte que selon le minimum vital du droit des poursuites, son disponible est de CHF 2'271.- 
(4'307.90 – 2'037) jusqu’au 31 décembre 2020 et de CHF 2’237.- (4'307.90 – 2'071) dès le 1er janvier 
2021.

4.

Il faut ensuite calculer le coût des enfants de l’appelant selon le minimum vital du droit des 
poursuites.

4.1. En ce qui concerne D.________, la première juge a pris en compte le montant de base du 
minimum vital du droit des poursuites de CHF 400.- (puisqu’il a moins de 10 ans), sa part au loyer 
de CHF 88.50 du 1er avril 2020 au 31 août 2020 et de CHF 386.- depuis le 1er septembre 2020, sa 
prime LAMal de CHF 56.50 (subsides déduits), ainsi que des frais de garde de CHF 600.- dès le 
1er octobre 2020. Son minimum vital du droit des poursuites a ainsi été fixé à CHF 545.- du 1er avril 
2020 au 31 août 2020, à CHF 842.50 dès le 1er septembre 2020 et à CHF 1'442.50 dès le 1er octobre 
2020. Après déduction des allocations familiales de CHF 265.-, le solde à couvrir pour les périodes 
susmentionnées a été arrêté à CHF 280.-, respectivement à CHF 578.- et CHF 1'178.-.

Le coût de l’enfant D.________ tel qu’établi n’est pas contesté par les parties.

4.2. S’agissant de C.________, la première juge a retenu le montant de base du minimum vital 
du droit des poursuites de CHF 600.- (puisqu’elle a plus de 10 ans), sa part au loyer de CHF 350.- 
et sa prime LAMal de CHF 44.35. Son minimum vital du droit des poursuites a ainsi été fixé à 
CHF 994.35. Après déduction des allocations familiales de CHF 265.-, respectivement de CHF 325.- 
dès le 1er octobre 2021, le solde à couvrir a été arrêté à CHF 730.-, respectivement à CHF 670.- dès 
cette date.

Compte tenu du fait que l’intimée bénéficie d’un solde disponible, il n’y a pas de contribution de prise 
en charge dans le cas concret.

Le coût direct de l’enfant C.________ tel que retenu par la première juge n’est pas contesté par les 
parties.

5.

Il convient à présent de déterminer la prise en charge des coûts directs de D.________ par son 
père, selon le minimum vital du droit des poursuites, puis d’examiner comment se présente la 
situation de celui-ci après la couverture du coût d’entretien de ces deux enfants. 

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5.1. Pour la période allant du 1er avril 2020 au 31 août 2020, le coût d’entretien direct de 
D.________ est de CHF 280.-. La prise en charge de ce dernier par l’appelant est de 71%, à savoir 
CHF 199.- ((disponible de l’appelant x 100) / (disponible de l’appelant + disponible de la compagne), 
soit ((2'054 x 100) / (2'054 + 837)), ensuite, 280 x 71%). 

Pour le mois de septembre 2020, le coût d’entretien est de CHF 578.- et la prise en charge de 
l’appelant est de 80%, soit CHF 463.- ((1’636 x 100) / (1'636 + 419), 578 x 80%)). 

Dès le 1er octobre 2020, le coût d’entretien de D.________ est de CHF 1’178.-. La prise en charge 
de l’appelant est de 79%, soit CHF 930.- ((1'512 x 100) / (1'512 + 419), 1'178 x 79%).

Il peut être relevé à ce stade que les montants des coûts directs de D.________ à charge de son 
père sont, à partir de septembre 2020, sensiblement plus élevés que ceux retenus par la première 
juge qui avait procédé à une répartition différente de la charge d’entretien entre les deux parents 
(65% et 35% pour septembre 2020, puis 63% et 37% dès octobre 2020), pour des motifs qui ne 
ressortent pas de la motivation de la décision attaquée.

5.2. Il s’ensuit, qu’après couverture des coûts de ses enfants, la situation financière de l’appelant 
se présente comme suit :

01.04.2020 
– 

31.08.2020

01.09.2020 
– 

30.09.2020

01.10.2020 
– 

30.09.2021

01.10.2021 
– 

12.10.2023

Disponible de 
l’appelant

2'054.- 1'636.- 1'512.- 1'512.-

MV LP 
C.________ 

730.- 730.- 730.- 670.-

MV LP 
D.________, 
selon prise en 

charge de 
l’appelant

199.- 463.- 930.- 930.-

Disponible/Manco 
de l’appelant

1'126.- 444.- -148.- -88.-

5.3. Il en résulte qu’à partir du 1er octobre 2020, les ressources de l’appelant ne sont pas 
suffisantes pour couvrir les coûts d’entretien de ses deux enfants sans porter atteinte à son minimum 
vital du droit des poursuites. Le principe de l’égalité de traitement doit être respecté entre les deux 
enfants de l’appelant dans un tel cas de manco (cf. consid. 2.2.5 supra). A cet effet, C.________ et 
D.________ doivent être traités financièrement de manière semblable, proportionnellement à leurs 
besoins objectifs.

Les coûts d’entretien à charge du recourant sont respectivement de CHF 730.- (44% du total de 
CHF 1'660.-) pour sa fille et de CHF 930.- pour son fils (56% du total de CHF 1'660.-) pour la période 
du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021. A partir du 1er octobre 2020, le coût d’entretien de sa 
fille est réduit à CHF 670.- (42% du total de CHF 1'600.-). Ainsi, répartissant son disponible 
proportionnellement au coût d’entretien des enfants qui devrait être à sa charge, l’appelant doit 
subvenir à l’entretien de sa fille à hauteur de CHF 665.- du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021 

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(44% de 1'512). A partir du 1er octobre 2021 et jusqu’à la majorité de celle-ci, la contribution 
d’entretien s’élèvera à CHF 635.- (42% de 1'512).

L’entretien convenable de C.________ étant, pour la première période susmentionnée, de 
CHF 730.-, il en résulte que la différence de CHF 65.- n’est pas couverte. Pour la deuxième période 
considérée, il existe un montant non couvert de CHF 35.-.

Il sied de relever que les contributions d’entretien précitées ne sont pas encore définitives car il 
faudra examiner, conformément à la jurisprudence fédérale, si le parent gardien, soit l’intimée, est 
tenue de participer financièrement à l’entretien de C.________ en fonction de sa capacité 
contributive, comme le revendique du reste l’appelant (arrêt TF 5A_727/2018 du 22 août 2019 
consid. 4.3; cf. consid. 10 infra).

6.

Pour la période allant du 1er avril 2020 au 30 septembre 2020, le minimum vital du droit des 
poursuites des deux familles étant couvert, il convient dès lors de passer à l’étape suivante, soit le 
minimum vital du droit de la famille (cf. consid. 2.2.4 supra).

6.1. En ce qui concerne l’intimée, les charges supplémentaires retenues par la première juge 
dans le calcul du minimum vital du droit de la famille sont les suivantes : prime LCA : CHF 32.15 
(PJ2, pièce 5) ; forfait de communication et RC : CHF 80.- ; crédit Cashgate : CHF 320.20 (jusqu’au 
31 mai 2020) ; intérêts hypothécaires maison du Portugal : CHF 400.- et charge fiscale : 
CHF 420.70. 

Les parties ne critiquent pas ces charges en appel. Il convient toutefois de relever d’office que la 
charge fiscale attribuée à l’intimée comprend une part d’impôt qui correspond à la contribution 
d’entretien en faveur de sa fille et qui est comprise dans le minimum vital du droit de la famille de 
celle-ci. Cette part d’impôt doit être calculée. 

6.1.1. Dans l’ATF 147 III 457 consid. 4.2.3.2.3 et 4.2.3.5, le Tribunal fédéral a examiné différentes 
méthodes d'établissement de la charge fiscale. Il a constaté dans un premier temps qu'une 
répartition arithmétique qui prendrait en compte tous les aspects n'est pas possible ou du moins 
difficilement praticable, puisque non seulement l'augmentation ou la réduction des revenus dues aux 
contributions d'entretien, mais aussi les effets qui en résultent sur la progression fiscale devraient 
être prises en compte. Notre Haute Cour a finalement décidé qu'il convenait d'appliquer la méthode 
qui consiste à répartir proportionnellement la charge fiscale totale du parent gardien en fonction des 
revenus attribués au parent et de ceux attribués à l'enfant mineur. Outre le fait qu'elle est praticable, 
le tribunal dispose en effet, compte tenu de la méthode de calcul en deux étapes qui fait désormais 
autorité, des données relatives aux revenus et à la charge fiscale du parent bénéficiaire ainsi que 
de toutes les informations pour déterminer la part fiscale correspondant aux coûts directs de l'enfant. 
Selon cette méthode, le rapport entre les revenus attribués à l'enfant mais qui sont imposables 
auprès du parent bénéficiaire – à savoir les contributions aux coûts directs (Barunterhaltsbeitrag), 
les allocations familiales et rentes des assurances sociales, et les revenus de la fortune de l'enfant, 
mais pas les revenus du travail de l'enfant, ni les contributions de prise en charge puisque celles-ci, 
bien que formellement destinés à l'enfant bénéficient matériellement au parent bénéficiaire – et le 
revenu imposable total du parent bénéficiaire est reporté sur la charge fiscale totale de ce dernier. 
La part de la charge fiscale qui en résulte doit alors être intégrée dans le minimum vital du droit de 
la famille de l'enfant, alors que la différence est prise en compte auprès du parent bénéficiaire. Ainsi, 
si le revenu attribuable à l'enfant s'élève à 20% du revenu imposable du foyer, la même proportion 

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de charge fiscale totale du parent bénéficiaire doit être intégrée dans les charges de l'enfant et seul 
le solde entre par conséquent dans les charges du parent bénéficiaire.

6.1.2. Les revenus attribués à C.________ mais imposables auprès de l’intimée s’élèvent à 
CHF 985.- (du 1er avril 2020 au 30 septembre 2020 : CHF 720.- de contributions d’entretien estimées 
et CHF 265.- d’allocations familiales). La charge fiscale annuelle de l’intimée a été fixée par la 
première juge à CHF 5'048.- (CHF 420.- mensuels) en tenant compte de son revenu net annuel de 
51'695.-. Les revenus attribués à C.________ représentent 19% du revenu imposable ((985 x 12 x 
100) / (51'695 + 11’820)), ce qui signifie qu’une part aux impôts de 80.- peut lui être imputée pour 
les périodes susmentionnées. L’intimée doit supporter de son côté une charge fiscale mensuelle de 
CHF 340.-.

6.1.3. En reprenant les montants retenus par la première juge et en adaptant la charge fiscale au 
sens de ce qui précède, le minimum vital du droit de la famille de l’intimée est dès lors de CHF 3'210.- 
jusqu’au 31 mai 2020. La charge relative au crédit Cashgate n’existant plus au 31 mai 2020, son 
minimum vital du droit de la famille à partir du 1er juin 2020 est de CHF 2'890.-.

Son disponible est ainsi de CHF 1’098.- jusqu’au 31 mai 2020 et de CHF 1'418.- à partir du 1er juin 
2020.

6.2. En ce qui concerne l’appelant, la première juge a retenu, dans le calcul du minimum vital du 
droit de la famille, les charges supplémentaires suivantes : prime LCA : CHF 29.50 ; forfait 
communication : CHF 80.- ; garantie de loyer : CHF 9.65 ; dette Cembra Money Bank SA : 
CHF 187.70. 

Aucun montant relatif aux impôts n’a été ajouté aux charges de l’appelant eu égard au fait que son 
revenu a été imposé à la source et que la charge fiscale a dès lors déjà été prise en compte dans le 
calcul du minimum vital du droit des poursuites.

Ces points n’ont pas été contestés en appel.

Le minimum vital du droit de la famille de A.________ est de CHF 1'880.- pour la période du 1er avril 
2020 au 31 août 2020 et de CHF 2'299.- pour le mois de septembre 2020.

Son disponible s’élève à CHF 1'749.- du 1er avril 2020 au 31 août 2020 (3'628.45 – 1'880) et à 
CHF 1'330.- pour le mois de septembre 2020 (3'628.45 – 2'299).

6.3. S’agissant de E.________, la première instance a retenu, dans le calcul du minimum vital du 
droit de la famille, une charge supplémentaire relative à la prime LCA de CHF 49.30.

Comme établi pour A.________, aucune charge fiscale n’a été prise en compte dans le calcul 
compte tenu qu’elle est également imposée à la source.

Ces points ne font pas l’objet de contestation en appel.

Son minimum vital du droit de la famille est donc de CHF 1'867.- jusqu’au 31 août 2020 et de 
CHF 2'285.- pour le mois de septembre 2020.

Son disponible s’élève à CHF 787.- jusqu’au 31 août 2020 (2'653.65 – 1'867) et à CHF 369.- pour 
le mois de septembre 2020 (2'653.65 – 2'285).

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7.

Il faut ensuite fixer le coût d’entretien de C.________ et D.________ selon le minimum vital du droit 
de la famille.

7.1. S’agissant de D.________, à son minimum vital du droit des poursuites s’ajoute sa prime 
LCA de CHF 24.70.

Son minimum vital du droit de la famille est dès lors de CHF 570.- jusqu’au 31 août 2020 et de 
CHF 867.- pour le mois de septembre 2020. Après déduction des allocations familiales de CHF 265.-
le solde à couvrir pour les périodes susmentionnées est respectivement de CHF 305.- et de 
CHF 602.-.

7.2. En ce qui concerne C.________, à son minimum vital du droit des poursuites s’ajoute sa 
prime LCA de CHF 4.20 et la part aux impôts de CHF 80.-.

Son minimum vital du droit de la famille est dès lors de CHF 814.- du 1er avril 2020 au 30 septembre 
2020 (après déduction des allocations familiales de CHF 265.-).

8.

Conformément à ce qui a été vu au considérant 5 ci-avant, il convient à présent de déterminer la 
prise en charge des coûts d’entretien de D.________ par son père.

Pour la période allant du 1er avril 2020 au 31 août 2020, le coût d’entretien de D.________ est de 
CHF 305.-. La prise en charge de ce dernier par l’appelant est de 69%, à savoir CHF 211.- 
((disponible de l’appelant x 100) / (disponible de l’appelant + disponible de la compagne), à savoir, 
((1’749 x 100) / (1’749 + 787)), ensuite, 305 x 69%). 

Pour le mois de septembre 2020, le coût d’entretien est de CHF 602.- et la prise en charge de 
l’appelant est donc de 78%, soit CHF 470.- ((1’330 x 100) / (1'330 + 369), 602 x 78%)). 

9.

Il s’agit enfin d’établir la contribution d’entretien de C.________ pour la période du 1er avril 2020 au 
31 août 2020, ainsi que pour le mois de septembre 2020.

9.1. Après avoir couvert son minimum vital du droit de la famille et celui de ses enfants, il reste à 
A.________ un solde de CHF 724.- (1'749 – 814 – 211) pour la période du 1er avril 2020 au 30 août 
2020. Pour le mois de septembre 2020, il lui reste un solde de CHF 46.- (1'330 – 814 – 470).

9.2. Selon le principe jurisprudentiel des « grandes têtes et petites têtes » (arrêt 5A_311/2019 
précité consid. 8.3.1.), chaque enfant est en droit de prétendre à un 1/6e de l’excédent, ce qui a été 
appliqué par la première instance et n’est pas contesté par les parties.

Vu les soldes disponibles identifiés ci-dessus, la contribution d’entretien de l’appelant en faveur de 
C.________ doit être fixée au montant arrondi de CHF 940.- pour la première période d’avril 2020 à 
août 2020 ((724/6) + 814). Il sera renoncé à partager l’excédent de CHF 46.- dont il dispose pour le 
mois de septembre 2020, si bien que la contribution due pour ledit mois sera arrêtée au montant 
arrondi de CHF 810.-.

Compte tenu du fait que la contribution d’entretien de CHF 810.- ne porte que sur le mois de 
septembre 2020, il sera renoncé à effectuer un palier y relatif. Ainsi, la contribution d’entretien pour 
la période globale d’avril 2020 à septembre 2020 compris sera arrêtée à CHF 920.-.

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Il sied également de préciser ici, comme il a été exposé plus haut (consid. 5.3), que la contribution 
d’entretien précitée n’est pas encore définitive car il faudra examiner, conformément à la 
jurisprudence fédérale, si le parent gardien, soit l’intimée, est tenue de participer financièrement à 
l’entretien de C.________ en fonction de sa capacité contributive (arrêt TF 5A_727/2018 du 22 août 
2019 consid. 4.3; cf. consid. 10 infra).

10.

10.1. Dans la décision querellée, la première juge a mis à charge de l’appelant l’intégralité des 
coûts directs de C.________ jusqu’à sa majorité. 

Les calculs effectués dans les considérants qui précèdent appliquent la même règle de base selon 
laquelle il appartient au parent non gardien d’assumer l’entretien en argent de l’enfant, pour autant 
que ses ressources soient par ailleurs suffisantes pour couvrir également son minimum vital du droit 
des poursuites.

L’appelant remet en cause l’application de cette règle dans le cas particulier, au motif que le 
disponible de l’intimée est beaucoup plus élevé que le sien et que la mise à sa charge de l’intégralité 
du coût d’entretien de leur fille commune a pour effet qu’il ne dispose plus d’aucun disponible après 
le paiement des contributions d’entretien.

10.2. La récente jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 147 III 265 consid. 5.5 et 8.1) a développé 
des principes clairs s'agissant de la répartition des coûts d'entretien des enfants entre les parents. 
En cas de garde exclusive (avec un droit de visite usuel et un partage des vacances), eu égard au 
principe de l'équivalence des prestations en argent et en nature, l'obligation d'entretien en argent 
incombe en principe entièrement à l'autre parent. En effet, l'entretien en nature s'étend également 
aux périodes du matin et du soir, ainsi qu'à des activités comme la cuisine, la lessive, les achats, 
l'aide au ménage, l'assistance lors de maladies, les services de nuit, les services de taxi et le soutien 
dans les soucis quotidiens de l'enfant. Cela signifie donc que si la capacité financière existe, c'est 
en principe le parent qui n'exerce pas la garde et qui est largement libéré des tâches précitées qui 
doit intervenir pour l'entretien en argent de l'enfant. Cependant, en application de son pouvoir 
d'appréciation, l'autorité peut et doit s'écarter de ce principe lorsque le parent gardien dispose d'une 
capacité contributive largement supérieure à celle de l'autre parent (arrêt TF 5A_727/2018 du 
22 août 2018 consid. 4.3.2.2 et les références, not. ATF 134 III 337 consid. 2.2.2). Le Tribunal fédéral 
a également retenu qu’il convient de prendre en considération le fait que plus les enfants 
grandissent, moins ils ont besoin de l’entretien en nature. D’ailleurs, dès l’âge de 18 ans, l’obligation 
d’entretien en nature (légale) tombe, de sorte que les parents doivent tous les deux contribuer à 
l’entretien de leur enfant majeur par des prestations en argent, en fonction de leur capacité 
contributive (arrêt TF 5A_311/2019 du 11 novembre 2020 consid. 8.3.2 et 8.5).

10.3. En l’espèce, l’intimée a la garde exclusive de C.________. 

Ainsi, selon la règle générale, l’obligation d’entretien en argent incombe entièrement à l’appelant. 

Toutefois, le Tribunal peut et doit s’écarter de ce principe s’il arrive à la conclusion que l’intimée 
dispose d’une capacité contributive largement supérieure à celle de l’appelant.

Il ressort des situations financières préétablies que, après avoir couvert son minimum vital du droit 
de la famille et celui de ses enfants, il reste à A.________ un solde de CHF 483.- (724 x 2/3; cf. 
consid. 9.2 supra) pour la période du 1er avril 2020 au 30 août 2020. Pour le mois de septembre 
2020, il lui reste un solde de CHF 46.-. Quant à l’intimée, elle a un solde disponible, après couverture 
de son minimum vital du droit de la famille, de CHF 1'098.- et de CHF 1'418.- pour lesdites périodes. 

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Au vu de la capacité contributive bien plus importante de l’intimée, il se justifie qu’elle participe à 
l’entretien financier de son enfant pour un montant de l’ordre de CHF 200.-.

Du 1er avril 2020 au 30 septembre 2020, la contribution d’entretien en faveur de C.________, s’élève 
ainsi à CHF 200.- pour l’intimée et à CHF 720.- pour l’appelant.

A partir du 1er octobre 2020, l’appelant ne parvient pas à couvrir l’intégralité du minimum vital du 
droit des poursuites de ses deux enfants après couverture du sien. Il n’a donc aucun solde positif. 
L’intimée, après couverture de son minimum vital du droit des poursuites, a un solde disponible de 
CHF 2'271.- et de CHF 2'237.- dès la date précitée. Même en soustrayant de ces soldes les impôts 
dont elle doit s’acquitter, son disponible est ainsi largement supérieur à celui de l’appelant et il se 
justifie dès lors qu’elle participe à l’entretien financier de son enfant. En se référant au montant 
ressortant des conclusions de l’appelant, à savoir une contribution d’entretien de CHF 400.- à sa 
charge, cela reviendrait à fixer la participation de l’intimée à raison de CHF 330.- du 1er octobre 2020 
au 30 septembre 2021 et de CHF 270.- à partir du 1er octobre 2021 et jusqu’à la majorité de l’enfant. 
Compte tenu de l’ensemble des circonstances et des disponibles de chaque partie, cette répartition 
parait équitable.

Du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021, la contribution d’entretien en faveur de C.________ 
s’élève donc à CHF 330.- pour l’intimée et à CHF 400.- pour l’appelant.

A partir du 1er octobre 2021 et jusqu’à la majorité de l’enfant, la contribution d’entretien due par 
l’intimée se monte à CHF 270.- et à CHF 400.- pour l’appelant.

La contribution financière imposée à l’intimée de manière progressive est également justifiée par le 
fait que l’enfant est dans une tranche d’âge (15 / 18 ans) dont l’entretien en nature est subsidiaire à 
l’entretien financier (voir arrêt TF 5A_311/2019 précité consid. 8.3.2 et 8.5).

11.

Il s’ensuit l’admission partielle de l’appel, la décision du 22 mars 2021 étant par ailleurs réformée 
d’office dans le sens des considérants.

12.

12.1. Selon l’art. 106 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie succombante. La partie 
succombante est le demandeur lorsque le tribunal n’entre pas en matière et en cas de désistement 
d’action ; elle est le défendeur en cas d’acquiescement (al. 1). Lorsqu’aucune des parties n’obtient 
entièrement gain de cause, les frais sont répartis selon le sort de la cause (al. 2). Cette disposition 
est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, quand bien même le tribunal a la faculté, en 
application de l’art. 107 al. 1 let. c CPC, de s’écarter des règles générales et de répartir les frais 
selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

En l’espèce, l’appel est partiellement admis dans la mesure où la contribution d’entretien en faveur 
de l’enfant C.________ a été fixée à CHF 720.- du 1er avril 2020 au 30 septembre 2020, puis réduite 
à CHF 400.- dès le 1er octobre 2020. Dès lors, compte tenu de la souplesse permise dans ce 
domaine par le législateur, il se justifie de dire que chaque partie supporte la moitié des frais de 
justice et ses propres dépens, sous réserve de l’assistance judiciaire accordée à l’appelant.

12.2. Les frais de justice dus à l’Etat pour la procédure d’appel sont fixés forfaitairement à 
CHF 1'200.-. Ils seront pris en charge par moitié par l’appelant et par moitié par l’intimée, sous 
réserve de l’assistance judiciaire accordée à l’appelant.

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12.3. La décision attaquée n’étant pas finale, c’est à juste titre que les frais y relatifs ont été 
réservés (art. 104 al. 3 CPC) ; il n’y donc pas lieu de faire application de l’art. 318 al. 3 CPC.

la Cour arrête :

I. L’appel est partiellement admis.

Le chiffre 1, points 1.1 à 1.4, et chiffre 3 du dispositif de la décision du 22 mars 2021 sont 
modifiés, respectivement supprimés, dans la teneur suivante :

« 1. A.________ est provisoirement astreint à contribuer à l’entretien de son enfant 
C.________, née en 2005, par les pensions mensuelles suivantes, les éventuelles 
allocations familiales étant payables en sus, pendant la procédure de modification de 
jugement de divorce :

1.1 CHF 720.- du 1er avril 2020 au 30 septembre 2020 ;
1.2 CHF 400.- du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2023. 
1.3 et 1.4 [supprimés]

3. [supprimé] »

Pour le surplus, la décision querellée du 22 mars 2021 est confirmée.

II. Les frais de justice dus à l'Etat, fixés à CHF 1'200.-, sont pris en charge par moitié par 
A.________ et par moitié par B.________, sous réserve de l’assistance judiciaire accordée à 
A.________.

III. Chaque partie supporte ses propres dépens d’appel.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Fribourg, le 5 avril 2022/mma

Le Président : La Greffière :