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**Case Identifier:** f7221f92-73f1-51ca-a491-f3af23942324
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.03.2025 C/17044/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-17044-2023_2025-03-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 12 mars 2025. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17044/2023 ACJC/354/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 11 MARS 2025 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ [GE], appelant d'un jugement rendu par la 

13ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 18 juin 2024, 

représenté par Me Julien FIVAZ, avocat, EVIDENTIA AVOCATS, rue Jacques-

Grosselin 8, 1227 Carouge,  

et 

Madame B______, domiciliée ______ [SG], intimée, représentée par  

Me Olivier FAIVRE, avocat, FAIVRE & Associés, rue de la Rôtisserie 2, case  

postale 3809, 1211 Genève 3. 

 

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C/17044/2023 

EN FAIT 

A. a. Par jugement JTPI/16121/2005 du 15 décembre 2005, le Tribunal de première 
instance (ci-après : le Tribunal) a notamment, prononcé le divorce de A______ et 

de C______, attribué à C______ l’autorité parentale et la garde sur l’enfant 
B______, née le ______ 2001, réservé un droit de visite à A______ sur l'enfant 

B______ et condamné ce dernier à verser, par mois et d’avance, allocations 
familiales non comprises, à titre de contribution à l’entretien de B______, 800 fr. 
jusqu’à l’âge de 10 ans, 900 fr. de 10 à 15 ans, puis 1'000 fr. de 15 ans jusqu’à la 
majorité, voire au-delà en cas de formation ou d’études sérieuses et régulièrement 
suivies (ch. 6 du dispositif du jugement). 

b. Par demande déposée au greffe du Tribunal le 26 janvier 2024, A______ a 
formé une action en modification du jugement qu'il a dirigée contre B______, 

indiquant que celle-ci était domiciliée Rue 1______ no. ______ à D______ [SG]. 

Il a conclu à ce que le chiffre 6 du jugement de divorce du 15 décembre 2005 soit 

modifié et à ce que la contribution qu'il devait pour l'entretien de B______ soit 

supprimée, avec effet à la date du dépôt de la demande. 

Il a fait valoir une diminution de ses ressources compte tenu de son arrivée à la 

retraite et qu'il n'avait plus de relations personnelles avec sa fille qui, à sa 

connaissance, était installée dans le canton de Saint-Gall. 

c. Dans sa réponse du 18 avril 2024, B______ a conclu à l'irrecevabilité de la 
demande, compte tenu de l'incompétence du Tribunal à raison du lieu, et au 

déboutement de A______ de toutes ses conclusions, sous suite de frais et dépens. 

Elle a fait valoir qu'en application de l'art. 10 CPC le for de l'action était à son 

domicile qui se trouvait à D______, de sorte que les Tribunaux genevois n'étaient 

pas compétents pour connaitre de la procédure. 

d. Dans ses déterminations du 27 mai 2024, A______ a conclu à ce que sa 
demande soit déclarée recevable.  

Il n'a pas contesté que B______ était domiciliée à Saint-Gall mais a persisté à 

plaider que les tribunaux genevois étaient compétents. Selon lui, l'art. 23 CPC 

trouvait seul application s'agissant d'une action en modification du jugement de 

divorce, de sorte que les juridictions genevoises étaient compétentes compte tenu 

de son propre domicile à Genève. 

B. Par jugement JTPI/7895/2024 du 18 juin 2024, le Tribunal a déclaré irrecevable 
l'action en modification du jugement de divorce déposée par A______ à l'encontre 

de B______ (ch. 1 du dispositif), arrêté les frais judiciaires à 500 fr., les a 

compensés à due concurrence avec l'avance fournie par A______, les a mis à la 

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charge de ce dernier, ordonné à l'Etat de Genève de restituer à A______ le solde 

de son avance de frais de 400 fr. (ch. 2), condamné A______ à verser à B______ 

un montant de 800 fr. à titre de dépens (ch. 3) et débouté les parties de toute autre 

conclusion (ch. 4). 

Il a considéré que B______ étant majeure, la modification de contribution 

d'entretien sollicitée relevait de l'art. 286 al. 2 CC et que le for de l'action était 

situé au domicile de B______ à Saint-Gall en application de l'art. 10 CPC, de 

sorte qu'il n'était pas compétent ratione loci pour connaître de la procédure. 

C. a. Par acte expédié le 23 juillet 2024 à la Cour de justice, A______ a appelé de ce 
jugement, qu'il a reçu le 21 juin 2024. Il a conclu à la réformation des chiffres 1 à 3 

du dispositif de cette décision et, cela fait, à ce que sa demande en modification 

du jugement de divorce soit déclarée recevable, aucun dépens ne devant être 

alloué à B______. Subsidiairement, il a conclu à l'annulation des chiffres 1 à 3 du 

dispositif du jugement et au renvoi de la cause au Tribunal "pour décision au sens 

du présent appel". 

Il a produit une pièce nouvelle, soit une attestation de l'Office cantonal de la 

population et des migrations, datée du 11 juillet 2024, attestant d'un fait intervenu 

le 31 janvier 2024. 

Pour la première fois en appel, A______ allègue que sa fille était domiciliée à 
Genève lors du dépôt de la demande. 

 b. B______ a conclu au rejet de l'appel, sous suite de frais judiciaires et dépens. 

Elle a notamment fait valoir que la pièce nouvellement produite par A______ était 

irrecevable et qu'elle était domiciliée à Saint-Gall. 

c. Dans leurs réplique et duplique, les parties ont persisté dans leurs conclusions. 

d. Les parties ont été informées par avis du greffe de la Cour du 12 décembre 
2024 de ce que la cause était gardée à juger. 

D. a. B______ et sa mère sont parties vivre au Maroc à la fin de l'année 2011. 

 b. Elles sont revenues en Suisse, à Genève, à l'été 2018. 

B______ a été scolarisée à Genève au collège E______ jusqu'en juin 2021, 

période à laquelle elle a obtenu sa maturité. 

 c. Depuis la rentrée d'automne 2021, elle étudie à l'université de Saint-Gall où elle 
a pris un logement en location. Elle a allégué souhaiter poursuivre ses études de 

Master après l'obtention de son Bachelor. 

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C/17044/2023 

EN DROIT 

1. Le jugement entrepris ayant été communiqué aux parties avant le 1er janvier 2025, 
la présente procédure d'appel demeure régie par l'ancien droit de procédure 

(art. 404 al. 1 et 405 al. 1 CPC), sous réserve des dispositions d'application 

immédiate énumérées à l'art. 407f CPC. 

2. 2.1 Interjeté contre une décision d'irrecevabilité, soit une décision finale, de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC), auprès de l'autorité compétente 

(art. 120 al. 1 let. a LOJ), dans une affaire patrimoniale dont la valeur litigieuse 

capitalisée est supérieure à 10'000 fr. (art. 92 al. 2 et 308 al. 2 CPC), dans le délai 

de trente jours et selon la forme prescrite par la loi (art. 130 al. 1, 142 al. 1, 

308 al. 1 et 311 al. 1 CPC), l'appel est recevable. 

2.2 L'appel peut être formé pour violation du droit (art. 310 let. a CPC) et 
constatation inexacte des faits (art. 310 let. b CPC). L'instance d'appel dispose 

ainsi d'un plein pouvoir d'examen de la cause en fait et en droit, mais 

uniquement dans la limite des griefs invoqués (ATF 142 III 413 consid. 2.2.4 et 

les références citées). 

2.3 Selon la jurisprudence actuelle du Tribunal fédéral, la procédure simplifiée 
appliquée sans égard à la valeur litigieuse (art. 295 CPC), ainsi que les maximes 

d'office et inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 et al. 3 CPC) qui gouvernent les 

causes concernant des enfants mineurs, ne sont pas transposables aux actions 

concernant des enfants majeurs, de sorte que la Cour est liée par les conclusions 

des parties et n'a pas à rechercher les faits d'office (ATF 139 III 368 consid. 3 

in SJ 2013 I 578; arrêt du Tribunal fédéral 5A_524/2017 du 9 octobre 2017 

consid. 3.2.2; arrêts de la Cour de justice ACJC/137/2023 du 24 janvier 2023 

consid. 2; ACJC/1536/2021 du 23 novembre 2021 consid. 1.2; ACJC/1359/2021 

du 12 octobre 2021 consid. 1.2; MEIER, Entretien de l'enfant majeur – Un état des 
lieux (2/2), in JdT 2019 II p. 32 ss, n. 82; cf. encore l'arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_90/2021 du 1er février 2022 consid. 3.2 s'agissant du nouvel 

art. 295 CPC qui entrera en vigueur le 1er janvier 2025). 

En l'espèce, le litige porte sur le versement d'une contribution d'entretien de 

1'000 fr. par mois entre le 26 janvier 2024 et, au plus tard, la fin des études de 

l'intimée qui devrait intervenir dans plusieurs années puisqu'elle souhaite effectuer 

un master, de sorte que, la valeur litigieuse étant supérieure à 30'000 fr., la 

procédure ordinaire est applicable ainsi que les maximes des débats et de 

disposition. 

3. L'appelant a produit une pièce nouvelle en appel. 

3.1 Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en compte en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et s'ils 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/137/2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/1536/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/1359/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_90/2021

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ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance bien que la 

partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise (let. b). 

Les faux nova sont les faits et moyens de preuve qui existaient déjà au moment de 

la clôture des débats principaux de première instance. Leur admission en appel est 

restreinte en ce sens qu'ils sont écartés si, la diligence requise ayant été observée, 

ils auraient déjà pu être invoqués ou produits en première instance. Celui qui 

invoque des faux nova doit notamment exposer de manière détaillée les raisons 

pour lesquelles il n'a pas pu invoquer ou produire ces faits ou moyens de preuves 

en première instance (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1 ; 143 III 42 consid. 5.3 

in SJ 2017 I 460 et les références citées). Des pièces ne sont pas recevables en 

appel pour la seule raison qu'elles ont été émises postérieurement au jugement de 

première instance. En effet, il n'est pas admissible d'introduire en appel une pièce 

établie après la clôture des débats principaux de première instance dans le but de 

prouver un fait qui, en faisant preuve de la diligence nécessaire, aurait déjà pu être 

présenté devant le premier juge (arrêt du Tribunal fédéral 5A_882/2017 du 1er 

février 2018 consid. 5.3 et les nombreux arrêts cités). 

Les faits notoires ou notoirement connus du tribunal et les règles d'expérience 

généralement reconnues ne doivent pas être prouvés (art. 151 CPC). Selon la 

jurisprudence, ils ne doivent pas même être allégués, de sorte qu'ils peuvent être 

pris en considération d'office et sont soustraits à l'interdiction des nova (ATF 

137 III 623 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 5A_719/2018 du 12 avril 2019 

consid. 3.2.1 et 3.2.3). Pour être notoire, un renseignement ne doit pas être 

constamment présent à l'esprit; il suffit qu'il puisse être contrôlé par des 

publications accessibles à chacun (ATF 143 IV 380 consid. 1.1.1).  

3.2 En l'espèce, la pièce nouvelle produite par l'appelant est irrecevable dès lors 
qu'elle aurait pu être produite devant le Tribunal avant que celui-ci ne garde la 

cause à juger, puisque l'appelant aurait pu la solliciter auprès des autorités avant 

cette date, et que l'appelant n'expose pas en quoi il a été empêché de le faire. 

En outre, le contenu de l'attestation produite ne constitue pas un fait notoire dès 

lors que cette information n'est pas librement accessible, la divulgation de données 

personnelles à des particuliers ne s'effectuant que lorsqu’un intérêt direct et digne 
de protection est établi et que l’obtention des données auprès des personnes 
concernées est impossible ou ne peut manifestement pas être exigée (art. 59 

Ordonnance sur l'état civil ; RS 211.112.2). 

4. L'appelant reproche au Tribunal d'avoir procédé à une constatation inexacte des 
faits. Il n'explique toutefois pas en quoi le premier juge se serait fourvoyé en 

retenant que l'intimée était domiciliée à Saint-Gall, étant relevé qu'il s'agit d'un fait 

qui n'était pas contesté devant lui (art. 150 al. 1 CPC) et que l'appelant n'a pas 

demandé au Tribunal que des preuves soient administrées sur ce point. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20III%20349
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20III%2042
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20623
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_719/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%20380

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5. L'appelant reproche au Tribunal d'avoir qualifié sa demande en suppression de 
contribution d'entretien d'action indépendante, et ainsi fait application de l'art. 10 

CPC pour déterminer sa compétence, alors qu'il s'agit, selon lui, d'une action en 

modification de jugement de divorce pour laquelle l'art. 23 CPC est applicable 

s'agissant du for. 

5.1.1 L’obligation d’entretien des père et mère dure jusqu’à la majorité de l’enfant 
(art. 277 al. 1 CC). Si, à sa majorité, l’enfant n’a pas encore de formation 
appropriée, les père et mère doivent, dans la mesure où les circonstances 

permettent de l’exiger d’eux, subvenir à son entretien jusqu’à ce qu’il ait acquis 
une telle formation, pour autant qu’elle soit achevée dans des délais normaux 
(art. 277 al. 2 CC). 

L’enfant devenu majeur reçoit directement les contributions d’entretien fixées en 
sa faveur dans un jugement de divorce. Le parent débiteur d’aliments doit ouvrir 
action en modification de jugement de divorce (art. 286 al. 2 CC par renvoi de 

l’art. 134 al. 2 CC) s’il entend supprimer la pension en raison de l’absence de 
relations personnelles au sens de l’art. 277 al. 2 CC (ATF 139 III 401 
consid. 3.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 5A_304/2023 du 17 novembre 2023 

consid. 3.1) 

La délimitation entre les procédures indépendantes et les procédures 

matrimoniales est décisive pour déterminer le for de l’action en modification de la 
contribution pour l’enfant devenu majeur. L’ATF 139 III 401 ne se prononce pas 
sur cette question, mais il contient toutefois des indications (BASTONS BULLETTI, 

Fin du droit à l’entretien de l’enfant devenu majeur : actions, fors et procédures, in 
Newsletter CPC Online 2022 – n°8). 

5.1.2 Selon l'art. 10 al. 1 let. a CPC, sauf disposition contraire de la présente loi, le 
for est, pour les actions dirigées contre une personne physique, celui de son 

domicile. 

L'art. 23 al. 1 CPC prévoit que le tribunal du domicile de l’une des parties est 
impérativement compétent pour statuer sur les requêtes et actions fondées sur le 

droit du mariage ainsi que sur les requêtes en mesures provisionnelles. 

Enfin, l'art. 26 al. 1 CPC stipule que le tribunal du domicile de l’une des parties 
est impérativement compétent pour statuer sur les actions indépendantes en 

entretien intentées par des enfants contre leurs père et mère et des actions 

intentées contre des parents tenus de fournir des aliments. 

Il convient de distinguer le champ d’application de l’article 23 CPC de celui de 
l’article 26 CPC. Alors que l’art. 23 al. 1 CPC soumet les demandes et actions des 
époux au domicile de l’une des parties, l’art. 26 CPC règle la compétence en cas 
d’action alimentaire indépendante des enfants contre leurs parents. Ainsi, ces deux 

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règles de compétence se distinguent clairement par leur objet et ne peuvent pas 

être utilisées à titre alternatif. Cela est, en outre, conforté par le fait que les deux 

articles constituent des fors impératifs qui, de par leur définition même, excluent 

les concours (BRÄNDLI/SIEHR, Basler Kommentar, ZPO, 2024, n. 19c ad art. 23 

ZPO, citant ATF 145 III 255 consid. 3.1). 

L'art. 26 CPC est applicable à l'action de l'enfant contre ses père et mère. En 

revanche, l'action du parent débirentier est soumise au for de l'art. 10 CPC, le for 

de son domicile n'étant ouvert ni sur la base de l'art. 23 CPC ni sur celle de 

l'art. 26 CPC(FOUNTOULAKIS/D'ANDRES, Petit commentaire CPC, 2021, n. 12 ad 

art. 23 et les références; SIEHR, Basler Kommentar ZPO, 2024, n. 14 ad art. 26). 

Une procédure indépendante étant par définition non intégrée dans un autre procès 

– notamment une procédure matrimoniale -, la procédure de modification de 
l’entretien, qui ne porte que sur la contribution pour l’enfant majeur et n’oppose 
que le parent et cet enfant, est indépendante de la procédure initiale de divorce, 

d’autant qu’elle tend à l’examen de conditions (art. 277 CC) qui n’ont pas pu être 
examinées dans le procès en divorce (BASTONS BULLETTI, op. cit.). 

La doctrine déduit de l'ATF 139 III 401 - qui se réfère à la modification selon 

l’art. 286 al. 2 CC, sans préciser toutefois la procédure à suivre - que l’action en 
modification de l’entretien de l’enfant majeur est une procédure indépendante et 
non une procédure en modification du jugement de divorce (cf. note GUILLOD in 

newsletter droitmatrimonial.ch 11/2013 n. 5 et 6; FOUNTOULAKIS/D'ANDRES, Petit 

commentaire CPC, 2021, n. 12 ad art. 23, ég. OGerZH du 13.3.2018 (PC180006-

O/U) c. 4.2 - 4.4, note sous art. 284 al. 3, 1. ; contra cep. : TF 5A_445/2012 du 

2.10.2013 c. 4.4 [procédure de modification du jugement de divorce, toutefois 

sans motiver cette solution]. En revanche, l’action en modification de l’entretien 
de l’enfant mineur est qualifiée de procédure en modification du jugement de 
divorce, cf. arrêt du Tribunal fédéral 5A_880/2020 du 4 janvier 2022 c. 2.3 et note 

2022-N7 supra) (BASTONS BULLETTI, op. cit.). 

La Cour a également déjà considéré que la modification d'une contribution 

d'entretien fixée en faveur d'un enfant par un jugement de divorce, alors que 

l'enfant est devenu majeur, n'est pas une action en modification du jugement de 

divorce, mais une action alimentaire indépendante (ACJC/67/2022 du 18 janvier 

2022 consid. 2.1.2). 

5.2 En l'espèce, le premier juge, se ralliant à la doctrine, a considéré que, dans la 
mesure où la présente procédure opposait l'appelant à sa fille majeure, seul 

l'art. 10 CPC était applicable s'agissant du for. 

L'appelant se limite à faire valoir que l'art. 23 CPC serait applicable dès lors que 

le Tribunal fédéral considère que la suppression de la contribution à l'entretien de 

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l'enfant majeur doit être obtenue par la voie de l'action en modification du 

jugement de divorce. 

Comme exposé ci-dessus, le Tribunal fédéral n'a pas rendu de décision explicitant 

quel article de loi est applicable s'agissant du for de l'action en modification de la 

contribution d'entretien fixée dans un jugement de divorce pour un enfant devenu 

majeur. La Haute Cour n'a fait que juger que la voie de l'action en modification de 

l'art. 286 al. 2 CC est ouverte au parent qui entend, comme en l'espèce, faire 

supprimer la contribution à l'entretien de son enfant majeur en raison de l’absence 
de relations personnelles. Or, le fait que l'application de l'art. 286 al. 2 CC se fasse 

par renvoi de l'art. 134 al. 2 CC ne suffit pas à faire application de l'art. 23 CPC. 

Avec la doctrine, il y a lieu de considérer que, compte tenu du fait que la présente 

procédure oppose uniquement l'enfant majeur à son père, c'est à juste titre que le 

premier juge a considéré que le for applicable était celui des actions 

indépendantes (art. 26 ou 10 CPC selon que l'enfant est demandeur ou défendeur à 

l'action), et non celui des actions fondées sur le droit du mariage (art. 23 CPC), et 

que seul le for au domicile de l'enfant était ouvert en l'espèce (art. 10 al. 1 let. a 

CPC), puisque l'action avait été ouverte par le père et non par l'enfant. 

Puisque le domicile de l'intimée se trouve à Saint-Gall, ce qu'aucune des parties 

n'a contesté en première instance, c'est à juste titre que le premier juge a déclaré la 

demande irrecevable. 

Compte tenu de ce qui précède, la décision querellée sera confirmée. 

6. Les frais judiciaires de la procédure d'appel seront arrêtés à 800 fr. (art. 30 et 35 
RTFMC) et mis à la charge de l'appelant qui succombe (art. 106 al. 1 CPC). Ils 

seront compensés avec l'avance de frais de 800 fr. effectuée par celui-ci, laquelle 

reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

Compte tenu de la nature et de l'issue du litige, chaque partie supportera ses 

propres dépens d'appel (art. 107 al. 1 let. c CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 23 juillet 2024 par A______ contre le jugement 

JTPI/7895/2024 rendu le 18 juin 2024 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/17044/2023. 

Au fond : 

Confirme le jugement entrepris. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Met les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 800 fr., à charge de A______ et dit qu'ils sont 

compensés par l'avance fournie par celui-ci, laquelle est acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame  

Verena PEDRAZZINI RIZZI, Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, juges;  

Madame Emilie FRANÇOIS, greffière. 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 
 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110