# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e185a34a-e0bc-53cc-9083-02078ac89fcd
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-01-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 29.01.2024 A/703/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-703-2023_2024-01-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, présidente; Yves MABILLARD, Michael 
RUDERMANN, juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/703/2023 ATAS/50/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 29 janvier 2024 

Chambre 6 

 

En la cause 

Monsieur A______ 

 

 

recourant 

 

contre  

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES intimé 

 

 
 
 

 

A/703/2023 

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EN FAIT 

 

 Né le ______ 1959, Monsieur A______ (ci-après : l’intéressé ou le recourant) a A.      a.
adressé en date du 15 juin 2022 une demande de prestations complémentaires à 
l’AVS/AI auprès du service des prestations complémentaires (ci-après : le SPC ou 
l’intimé). 

b. Dans le cadre de l’instruction de la demande, le SPC a sollicité divers 
documents relatifs à un bien immobilier sis à Berne dont l’assuré semblait avoir 
été propriétaire jusqu’en 2012, soit notamment une évaluation de la valeur vénale 
dudit bien pour 2021, ainsi qu’une copie de l’acte de vente ou de donation. 

c. Après avoir produit l’acte de vente le 25 août 2022, l’intéressé a adressé un 
courrier au SPC le 9 septembre 2022 expliquant qu’il était initialement 
copropriétaire du bien immobilier en question avec sa compagne et mère de son 
fils, Madame B______. En 2012, suite à la séparation du couple, il avait vendu sa 
part du bien à Mme B______, qui en était depuis lors l’unique propriétaire. Dans 
le cadre de la vente, il avait uniquement récupéré une part de son 3ème pilier qui 
avait servi de « garantie de l’hypothèque ».  

 Par décision du 21 octobre 2022, le SPC a rejeté la demande de prestations B.      a.
complémentaires de l’intéressé, considérant qu’il s’était dessaisi en 2012 du bien 
immobilier bernois sans contre-prestation ni obligation légale. À teneur de l’acte 
notarié, le bien avait été évalué à l’époque à CHF 380'000.-. L’intéressé étant à 
l’époque propriétaire de la moitié du bien, il aurait pu prétendre à CHF 190'000.- 
dans le cadre de la vente. Dans la mesure où il n’avait pas touché cette somme et 
y avait donc au demeurant renoncé, il y avait lieu de retenir un dessaisissement à 
hauteur de CHF 190'000.- en mars 2012. Après abattement de CHF 10'000 par an 
depuis 2013, le solde dudit dessaisissement, s’élevait encore en 2022 à 
CHF 100'000.- pris en compte au titre de fortune, soit un montant excluant 
l’intéressé de tout droit à des prestations complémentaires. 

b. Le 8 novembre 2022, l’intéressé a formé opposition à la décision du SPC. 
Concernant l’évaluation du bien dessaisi, il a produit le contrat relatif à 
l’hypothèque conclu en janvier 2007 pour une durée de dix ans et portant sur un 
crédit de CHF 290'000.-.  

c. Le SPC a rejeté l’opposition le 1er février 2023, retenant une diminution de 
fortune de CHF 190'000.- en 2012 suite à la donation par l’intéressé de sa part de 
copropriété sur le bien immobilier sis à Berne. De ce fait, même après abattement, 
la fortune totale demeurait supérieure à CHF 100'000 et le droit aux prestations 
complémentaires devait être nié. 

 L’intéressé a recouru contre cette décision le 28 février 2023, concluant à son C.      a.
annulation et à ce que son droit aux prestations soit recalculé depuis le 
1er février 2022, sans que ne soit pris en compte un quelconque dessaisissement de 

 
 
 

 

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fortune. En effet, en 2012, sa part de copropriété valait la moitié de celle du bien, 
soit CHF 190'000.-. Sur ce montant, CHF 145'000.- correspondaient à la moitié de 
la dette hypothécaire, dont seuls les intérêts avaient jusqu’alors étaient acquittés, 
laquelle avait été entièrement reprise par Mme B______ comme indiqué dans le 
contrat de vente de la part de copropriété.  

Sur le solde, seuls CHF 21'800.- avaient été versés à l’intéressé, le surplus, soit 
CHF 23'200.- correspondant à des dettes privées également reprises par 
Mme B______. Il n’y avait donc pas eu de donation, mais bien une vente 
moyennant une contre-prestation à hauteur de la valeur vénale de la part de 
copropriété cédée.  

L’intéressé a produit le contrat de vente et de dissolution de copropriété 
confirmant les chiffres précités. 

b. Le 24 mars 2023, l’intimé a persisté dans les termes de sa décision, relevant 
qu’il était peu vraisemblable qu’un bien valant CHF 380'000.- soit grevé d’une 
dette hypothécaire de CHF 450'000.-. En outre, le recourant n’avait toujours pas 
produit d’estimation de la valeur vénale du bien immobilier, ce malgré plusieurs 
rappels. Il s’était contenté de fournir le contrat signé par les parties.  

c. Le 14 avril, l’intéressé a notamment produit une estimation au 1er juin 2006 de 
la valeur vénale de l’immeuble dans lequel se situait le bien immobilier dont il est 
question. L’architecte mandaté concluait à une valeur nominale de l’immeuble de 
CHF 1'425'000.-.  

d. Le 27 avril 2023, l’intimé s’étonnait de ce qu’un immeuble qui valait 
CHF 1'425'000.- en juin 2006 n’en vaille plus que CHF 380'000.- en 2012. Il se 
réservait le droit de reprendre ses calculs afin de tenir compte d’un 
dessaisissement plus important que celui retenu jusqu’alors. 

e. Le 15 mai 2023, l’intéressé a souligné que l’estimation de juin 2006 portait sur 
la valeur de l’entier de l’immeuble, lequel avait été vendu sous le régime de la 
propriété par étage (PPE), en quatre parts égales en 2006. Mme B______ et  
lui-même avaient uniquement acquis l’une de ces quatre parts qui représentait dès 
lors CHF 356'240.- (CHF 1'425'000.- / 4 parts).  

f. Le 23 mai 2023, l’intimé a persisté dans les termes de sa décision, les différents 
éléments avancés par le recourant étant soit contradictoires, soit non démontrés 
par pièces.  

g. Le 7 juin 2023, le recourant a produit un courrier de Mme B______ confirmant 
que l’appartement avait été acquis en 2006 pour la somme de CHF 373'800.- 
financée par l’hypothèque (CHF 290'000.-), par Mme B______ (CHF 61'500.-) et 
finalement par l’intéressé à hauteur de CHF 22'300.- empruntés à une amie 
(« C______ »). Le recourant s’était également acquitté des taxes à hauteur de 
CHF 10'900.-, toujours grâce à des fonds empruntés à cette même amie. 

 
 
 

 

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Lors de la vente de mars 2012, l’appartement valait CHF 380'000.-. La part de 
l’intéressé s’élevait donc à CHF 190'000. Sur cette part, il convenait de déduire la 
moitié de l’hypothèque, soit CHF 145'000.-, la dette privée en faveur de la  
C______. Le solde de CHF 11'800.- correspondait à des parts impayées de la 
pension alimentaire. 

Mme B______ a enfin précisé qu’aucune plus-value n’avait été prise en compte 
entre 2006 et 2012 dans la mesure où c’est bien elle-même et non l’intéressé qui 
avait fourni l’essentiel des fonds propres nécessaires à l’achat initial de 
l’appartement. 

h. Le recourant a encore transmis le 5 janvier 2024 de nouvelles décisions de 
l’intimé relatives à son droit à des prestations complémentaires pour 2024, 
indiquant former recours à leur encontre. Il a également produit une opposition à 
l’encontre de cette même décision, qu’il avait adressé en parallèle, également le 
5 janvier 2024, au SPC. 

i. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires 
à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.  

2. Les dispositions de la LPGA s’appliquent aux prestations complémentaires 
fédérales à moins que la LPC n’y déroge expressément (art. 1 al. 1 LPC). En 
matière de prestations complémentaires cantonales, la LPC et ses dispositions 
d’exécution fédérales et cantonales, ainsi que la LPGA et ses dispositions 
d’exécution, sont applicables par analogie en cas de silence de la législation 
cantonale (art. 1A LPCC). 

3. Le délai de recours est de trente jours (art. 60 al. 1 LPGA; art. 43 LPCC; art. 62 
al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA-
GE - E 5 10] et art. 43 LPCC).  

Interjeté dans les forme et délai légaux, le recours est recevable (art. 56 al. 1 et 60 
al. 1 LPGA; art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

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fédérales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-
invalidité [LPFC - J 4 20]; art. 43 LPCC). 

4. En procédure juridictionnelle administrative, ne peuvent en principe être examinés 
et jugés que les rapports juridiques à propos desquels l'autorité administrative 
compétente s'est prononcée préalablement d'une manière qui la lie sous la forme 
d'une décision. Dans cette mesure, la décision détermine l’objet de la contestation 
qui peut être déféré en justice par la voie d'un recours. Le juge n'entre donc pas en 
matière, sauf exception, sur des conclusions qui vont au-delà de l’objet de la 
contestation (ATF 134 V 418 consid. 5.2.1 et les références).  

5. Le litige porte sur le calcul du droit aux prestations complémentaires du recourant 
pour 2022, en particulier sur la prise en compte par l’intimé de montants qu’elle 
considère comme correspondant à des biens dessaisis. 

Il ne s’étend en revanche pas aux décisions relatives aux prestations 
complémentaires pour 2023 et 2024, celles-ci ayant fait l’objet d’une opposition 
chacune auprès de l’intimé, qui ne s’est pas encore déterminé à leurs égards. 

6.  

6.1 Pour ce qui est des PCF, l’art. 9 al. 1 LPC dispose que le montant de la PC 
annuelle correspond à la part des dépenses reconnues qui excède les revenus 
déterminants, mais au moins au plus élevé des montants suivants: la réduction des 
primes la plus élevée prévue par le canton pour les personnes ne bénéficiant ni de 
PC ni de prestations d’aide sociale (al. 1); 60 % du montant forfaitaire annuel 
pour l’assurance obligatoire des soins au sens de l’art. 10 al. 3 let. d LPC (let. b). 

6.2 En vertu de l'art. 11 al. 1 LPC, les revenus déterminants comprennent 
notamment: deux tiers des ressources en espèces ou en nature provenant de 
l’exercice d’une activité lucrative, pour autant qu’elles excèdent annuellement 
CHF 1'000.- pour les personnes seules (let. a); un quinzième de la fortune nette, 
un dixième pour les bénéficiaires de rentes de vieillesse, dans la mesure où elle 
dépasse CHF 30'000.- pour les personnes seules, CHF 50'000.- pour les couples et 
CHF 15'000.- pour les orphelins et les enfants donnant droit à des rentes pour 
enfant de l’AVS ou de l’assurance-invalidité (ci-après: AI); si le bénéficiaire de 
PC ou une autre personne comprise dans le calcul de ces prestations est 
propriétaire d’un immeuble qui sert d’habitation à l’une de ces personnes au 
moins, seule la valeur de l’immeuble supérieure à CHF 112'500.- entre en 
considération au titre de la fortune (let. c); les rentes, pensions et autres 
prestations périodiques, y compris les rentes de l’AVS et de l’AI (let. d). 

6.3 Par ailleurs, aux termes de l'art. 9a LPC – en vigueur depuis le 1er janvier 
2021 –, les personnes dont la fortune nette est inférieure aux seuils suivants ont 
droit à des PC: CHF 100'000.- pour les personnes seules (let. a); CHF 200'000.- 
pour les couples (let. b); CHF 50'000.- pour les enfants ayant droit à une rente 
d’orphelin ou donnant droit à une rente pour enfant de l’AVS ou de l’AI (let. c,  
al. 1). L’immeuble qui sert d’habitation au bénéficiaire de PC ou à une autre 

 
 
 

 

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personne comprise dans le calcul de ces prestations et dont l’une de ces personnes 
au moins est propriétaire n’est pas considéré comme un élément de la fortune 
nette au sens de l’al. 1 (al. 2). Les parts de fortune visées à l’art. 11a al. 2 à 4 LPC 
font partie de la fortune nette au sens de l’al. 1 (al. 3). Le Conseil fédéral peut 
ajuster ces valeurs de manière appropriée s’il modifie les prestations visées à l’art. 
19 LPC (al. 4). 

Il découle de cette nouvelle disposition légale, appliquée a contrario, que le droit 
même à des PCF est désormais exclu pour les personnes assurées dont la fortune 
nette dépasse l'un de ces seuils fixés à l'art. 9a LPC. 

6.4 Concernant la fortune nette au sens des dispositions légales ci-dessus, 
s'appliquent notamment les règles qui suivent. 

L'art. 17 al. 1 de l'ordonnance sur les prestations complémentaires à l’assurance-
vieillesse, survivants et invalidité du 15 janvier 1971 (OPC-AVS/AI - RS 
831.301) – dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2021 comme les autres 
articles de cette ordonnance mentionnés ci-après – dispose que la fortune nette est 
calculée en déduisant les dettes prouvées de la fortune brute. 

Conformément à l'art. 17a OPC-AVS/AI, la fortune prise en compte doit être 
évaluée selon les règles de la législation sur l’impôt cantonal direct du canton du 
domicile (al. 1). Lorsque des immeubles ne servent pas d’habitation au requérant 
ou à une personne comprise dans le calcul de la PC, ils seront pris en compte à la 
valeur vénale (al. 4). En cas de dessaisissement d’un immeuble, à titre onéreux ou 
gratuit, est déterminante la valeur vénale pour savoir s’il y a renonciation à des 
parts de fortune au sens de l’art. 11 al. 1 let. g aLPC (article en vigueur avant le 
1er janvier 2021, depuis lors art. 11a LPC). La valeur vénale n’est pas applicable 
si, légalement, il existe un droit d’acquérir l’immeuble à une valeur inférieure 
(al. 5). En lieu et place de la valeur vénale, les cantons peuvent appliquer 
uniformément la valeur de répartition déterminante pour les répartitions 
intercantonales (al. 6). 

L’art. 11 al. 1 LPC faisant mention de la « fortune nette », il y a lieu de déduire les 
dettes. Il s'agit notamment des dettes hypothécaires, des petits crédits auprès des 
banques, des prêts entre particuliers, ainsi que des dettes fiscales. La dette doit 
être effectivement née, mais son échéance n'est pas une condition préalable. Les 
dettes incertaines ou dont le montant n'a pas encore été déterminé, en revanche, ne 
peuvent pas être déduites. La dette doit être correctement documentée. En outre, 
seules les dettes qui grèvent la substance économique des actifs peuvent être 
prises en compte (ATF 142 V 311 consid. 3.1 et 3.3 ; ATF 140 V 201 consid. 4.2 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 9C_365/2018 du 12 septembre 2018 consid. 3.2; 
ATAS/548/2022 du 15 juin 2022 consid. 6.1). Il n'y a aucun motif à ne pas 
appliquer cette jurisprudence également à la notion de "fortune nette" selon l'art. 
9a LPC, qui est postérieur à celle-ci. 

 
 
 

 

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6.5 Pour le surplus, en l'absence d'une révision législative de la LPCC à la suite de 
la réforme de la LPC entrée en vigueur le 1er janvier 2021 (et donc en l'absence 
d'une disposition cantonale divergente), le canton de Genève applique également 
depuis cette date le seuil d'entrée sur la fortune pour l'octroi des PCC du fait du 
renvoi général qu'opère la LPCC à la LPC, la loi cantonale étant muette à ce 
sujet(ATAS/521/2023 du 29 juin 2023, consid. 12).  

7. La question des dessaisissements fait, depuis le 1er janvier 2021, l'objet d'un 
article spécifique, l'art. 11a LPC. Ce dernier est précisé notamment par les règles 
de l'OPC-AVS/AI citées ci-après. 

7.1 Aux termes de l'art. 11a LPC, les autres revenus – que le revenu hypothétique 
correspondant à la renonciation volontaire à exercer une activité lucrative que l’on 
pourrait raisonnablement exiger de la personne (al. 1), hypothèse non réalisée ici –
, parts de fortune et droits légaux ou contractuels auxquels l’ayant droit a renoncé 
sans obligation légale et sans contre-prestation adéquate sont pris en compte dans 
les revenus déterminants comme s’il n’y avait pas renoncé (al. 2). Un 
dessaisissement de fortune est également pris en compte si, à partir de la naissance 
d’un droit à une rente de survivant de l’AVS ou à une rente de l’AI, plus de 10 % 
de la fortune est dépensée par année sans qu’un motif important ne le justifie. Si la 
fortune est inférieure ou égale à CHF 100'000.-, la limite est de CHF 10'000.- par 
année. Le Conseil fédéral règle les modalités; il définit en particulier la notion de 
« motif important » (al. 3). L’al. 3 s’applique aux bénéficiaires d’une rente de 
vieillesse de l’AVS également pour les dix années qui précèdent la naissance du 
droit à la rente (al. 4). 

Selon l’art. 17b OPC-AVS/AI ("Dessaisissement de parts de fortune. Principe"), il 
y a dessaisissement de fortune, notamment, lorsqu’une personne aliène des parts 
de fortune sans obligation légale et que la contre-prestation n’atteint pas au moins 
90 % de la valeur de la prestation (let. a), ou lorsqu'elle a consommé, au cours de 
la période considérée, une part de fortune excédant ce qui aurait été admis sur la 
base de l’art. 11a al. 3 LPC (let. b). 

L'art. 17c OPC-AVS/AI ("Montant du dessaisissement en cas d’aliénation") 
précise qu'en cas d’aliénation de parts de fortune, le montant du dessaisissement 
correspond à la différence entre la valeur de la prestation et la valeur de la contre-
prestation. 

Concernant une renonciation à des parts de fortune au sens de l'art. 11a al. 2 LPC 
– précisé par l'art. 17b let. a OPC-AVS/AI –, pour qu'un dessaisissement de 
fortune puisse être pris en compte dans le calcul des PC, la jurisprudence soumet 
cet acte à la condition qu'il ait été fait "sans obligation juridique", respectivement 
"sans avoir reçu en échange une contre-prestation équivalente". Les deux 
conditions précitées ne sont pas cumulatives, mais alternatives (ATF 131 V 329 
consid. 4.4). 

 
 
 

 

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7.2 Le moment déterminant pour établir la valeur des parts de fortune dessaisies et 
de la contre-prestation éventuelle est celui du dessaisissement (Directives en 
matière de prestations complémentaires (ci‑ après : DPC) ch. 3532.04; 
ATF 120 V 182 consid. 4b; arrêt du Tribunal fédéral 9C_67/2011 du 29 août 2011 
consid. 5.1). 

Il y a lieu de prendre en compte dans le revenu déterminant tout dessaisissement 
sans limite de temps (Pierre FERRARI, Dessaisissement volontaire et prestations 
complémentaires à l'AVS/AI in RSAS 2002, p. 420). Ainsi, la date à laquelle le 
dessaisissement a été accompli n'a, en principe, aucune importance 
(cf. ATF 146 V 306 consid. 2.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 9C_667/2021 du 
17 mai 2022 consid. 3.3 et les références; ATAS/1180/2022 du 22 décembre 2022 
consid. 7.1). 

8.  

Il convient d’examiner dans un premier temps si l’aliénation du bien immobilier 
en 2012 en faveur de Mme B______ est assimilable à un dessaisissement de 
fortune. Dans la mesure où l’existence d’une obligation légale n’est pas alléguée, 
seule est litigieuse la question de savoir s’il y a eu contre-prestation et, le cas 
échéant, si celle-ci atteignait au moins 90% de la valeur de la prestation.  

Ce sont donc ces deux valeurs (prestation et contre-prestation) qu’il sied 
d’évaluer, le montant du dessaisissement correspondant à la différence entre ces 
deux valeurs (DPC 3532.02). Le moment déterminant pour établir la valeur des 
parts de fortune dessaisies et de la contre-prestation éventuelle est celui du 
dessaisissement (DPC 3532.04). 

En cas d’aliénation d’un immeuble ou d’un bien-fonds, c’est la valeur vénale 
(valeur du marché) qui est déterminante pour examiner la question d’un 
dessaisissement éventuel. En lieu et place de la valeur vénale, les cantons peuvent 
appliquer la valeur de répartition (DPC 3532.05). 

Si l’immeuble dessaisi est grevé d’une hypothèque reprise en tout ou en partie par 
le nouveau propriétaire, la somme des dettes reprises fait partie de la contre-
prestation (DPC 3532.06).  

8.1 En l’espèce, à teneur de sa décision sur opposition du 1er février 2023 il appert 
que l’intimé retient un dessaisissement de CHF 190'000.- de la part du recourant 
en mars 2012, lorsqu’il a cédé à son ex-compagne sa part de copropriété sur le 
bien immobilier sis à Berne.  

Quand bien même le raisonnement de l’intimé n’est guère limpide et a varié au fil 
de la procédure, celui-ci semble ainsi admettre, à juste titre d’ailleurs, que le bien 
immobilier dont il est question avait bien une valeur vénale de CHF 380'000.- au 
moment de la vente de la part de copropriété du recourant en mars 2012. Cette 
estimation n’apparaît en effet guère critiquable, le bien ayant été acquis par les 

 
 
 

 

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deux copropriétaires un peu plus de cinq ans auparavant pour la somme de 
CHF 373'800.-, à teneur du contrat de vente du 5 décembre 2006. 

La valeur vénale de la part de chacun des deux copropriétaires s’élevait ainsi bien 
à CHF 190'000.- en 2012 comme l’admet l’intimé. Celui-ci omet cependant le fait 
que le bien immobilier était grevé d’une hypothèque de CHF 290'000.-, 
intégralement reprise par Mme B______ lors du rachat de la part de copropriété 
du recourant. L’acheteuse a ainsi procédé à une reprise de dette à hauteur de 
CHF 145'000.- (CHF 290'000 / 2). Or, ce montant établi tant par le contrat de 
vente du 26 mars 2012 (entre le recourant et Mme B______) que par le contrat de 
prêt hypothécaire du 7 février 2012 (établi par la banque Migros en faveur de 
Mme B______) fait partie de la contre-prestation (DPC 3532.06).  

Dès lors et sans même tenir compte des autres contre-prestations dont le recourant 
se prévaut, mais dont il n’a pas démontré la réalité à satisfaction de droit (soit 
notamment les emprunts allégués auprès de C______), l’aliénation du bien par le 
recourant pourrait tout au plus s’apparenter à un dessaisissement de fortune à 
hauteur de CHF 45'000.- (CHF 190'000.- de valeur vénale de la part vendue moins 
CHF 145'000.- de reprise de l’hypothèque y relative).  

Suite aux abattements annuels de CHF 10'000.- depuis 2013 (art. 17a OPC-
AVS/AI), il n’y avait manifestement plus aucun montant à prendre en compte au 
titre de dessaisissement de fortune en 2022 en lien avec cette vente. C’est ainsi à 
tort que l’intimé a rejeté la demande de prestations complémentaires du recourant 
au motif que sa fortune excédait les CHF 100'000.-. 

9. La décision sur opposition de l’intimée du 1er février 2023 est ainsi annulée et la 
cause lui est renvoyée pour qu’elle procède à un nouveau calcul du droit aux 
prestations complémentaires du recourant sans prendre en compte de 
dessaisissement de fortune en lien avec la vente en 2012 du bien immobilier sis à 
Berne. 

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. fbis LPGA a contrario). 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision sur opposition de l’intimé du 1er février 2023. 

4. Renvoie la cause à l'intimé pour nouvelle décision dans le sens des considérants. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Pascale HUGI 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le