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**Case Identifier:** 9ca1ed06-21b0-53d5-a7e4-f9a42517cd12
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-10-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 04.10.2011 A/1585/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1585-2011_2011-10-04.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1585/2011 ATAS/926/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 4 octobre 2011 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

SWICA ASSURANCE-MALADIE,  Direction régionale de 
Lausanne, sise boulevard de Grancy 39, 1001 Lausanne 

Madame N__________, domiciliée à Genève, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Sandra FIVIAN 
DEBONNEVILLE  

recourants 

 

contre  

 

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE 
GENEVE, sis rue de Lyon 97, Genève 

intimé 

 
 
 

 

A/1585/2011 

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EN FAIT 

1. N__________ (ci-après l'assurée), née en 2000 est assurée contre les risques de 
maladie auprès de SWICA ORGANISATION DE SANTE (ci-après l'assurance). 

2. Le 19 novembre 2006, le père et représentant légal de l’assurée a déposé une 
demande de mesures médicales pour son compte auprès de l'OFFICE DE 
L'ASSURANCE-INVALIDITE (OAI).  

3. Dans un rapport du 29 décembre 2006, Madame O__________, psychologue-
psychothérapeute FSP, a précisé que l'assurée lui avait été adressée par une 
logopédiste. La fillette s'exprimait de manière "bébé", articulait mal et déformait les 
mots. La psychologue a indiqué que "la fillette, d'apparence très sage, était assez 
persécutée", et s'en défendait par un contrôle excessif et tout puissant de la relation 
à l'adulte. Elle vivait un sentiment de tristesse et des angoisses de séparation, 
supportait mal la frustration, avait peur de son avidité et de son envie. Elle peinait à 
prendre sa place de petite fille. La psychothérapie avait pour but d'éviter le 
développement durable d'un trouble de la personnalité avec des aspects dépressifs 
et narcissiques, un traitement logopédique complémentaire devant être envisagé.     

4. Dans son rapport du 5 février 2007, la Dresse A__________, médecin adjoint 
auprès de la Consultation de guidance infantile des HÔPITAUX 
UNIVERSITAIRES DE GENÈVE (HUG) a posé les diagnostics de trouble mixte 
des conduites et des émotions (F 92) et de trouble de l'acquisition du langage 
(F 80.1) depuis septembre 2005 ainsi que de trouble de l'acquisition de la lecture 
(F 81.0) depuis septembre 2006. Elle a précisé que l'état de l'assurée s'améliorait 
mais qu'un traitement médical était nécessaire et contribuerait à améliorer 
l'intégration ultérieure de l'assurée dans une activité lucrative. L'assurée avait 
consulté en raison d'un retard de langage et de difficultés de comportement: elle ne 
supportait aucune contrariété, se "bloquait massivement", ce qui avait des 
répercussions tant sur ses relations que sur son apprentissage. Elle était très 
anxieuse, avait de nombreux pleurs et souffrait de cauchemars récurrents. 
L'important blocage sur le plan de l'apprentissage de la lecture ne s'était pas amendé 
malgré un soutien important. La psychothérapie débutée en octobre 2005 avait 
permis d'assouplir son comportement et d'améliorer son langage, mais les progrès 
restaient insuffisants. Depuis une année et demi, l'évolution avait été manifeste 
mais une importante souffrance persistait, en lien avec un narcissisme fragile et des 
angoisses persistantes. Le traitement consistait en une psychothérapie à raison de 
deux séances par semaine depuis octobre 2005, et devrait être poursuivi pendant au 
moins deux ans. Une logopédie était également à envisager. La Dresse 
A__________ a indiqué dans le formulaire "Questionnaire en cas d'OIC 404" que 
l'assurée présentait des troubles du comportement dans le sens d'une atteinte 
pathologique de l'affectivité ou du contact, des troubles des pulsions ainsi que des 

 
 
 

 

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troubles de la perception, de la concentration et de la faculté d'attention malgré une 
intelligence normale.  

5. Le Dr B__________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin auprès du 
SERVICE MÉDICAL RÉGIONAL DE L'AI (SMR), a indiqué dans son avis du 23 
mai 2007 que la symptomatologie décrite était annoncée sous chiffre 404 de 
l'annexe à l'ordonnance concernant les infirmités congénitales, mais que le 
diagnostic évoquait plutôt une pathologie correspondant au chiffre 401. Il a 
demandé que la Dresse A__________ précise si la pathologie de l'assurée faisait 
partie du registre des affections de type psychotique, à classer sous chiffre 401, ou 
correspondait à un syndrome psycho-organique, inclus dans les affections 
répertoriées sous chiffre 404.   

6. La Dresse A__________ a confirmé par courrier du 22 juin 2007 que l'assurée ne 
souffrait pas d'un trouble psychotique mais que ses atteintes remplissaient les 
critères de classification sous chiffre 404. Elle a ajouté que le pronostic était bon à 
condition que le traitement psychothérapeutique soit poursuivi, raison pour laquelle 
le remboursement était demandé.  

7. L'OAI a communiqué au père de l'assurée par courrier du 2 juillet 2007 qu'il prenait 
en charge les coûts de la psychothérapie ambulatoire médicalement prescrite à 
raison de deux séances par semaine du 1er octobre 2006 au 31 octobre 2008. Une 
prolongation de la prise en charge ne pourrait être examinée que sur demande 
motivée.  

8. Dans un courrier du 18 novembre 2008, la Dresse A__________ a informé l'OAI 
que l'assurée gardait une fragilité narcissique la poussant à se renfermer rapidement 
et à exercer un important contrôle sur l'autre. Elle poursuivait sa scolarité malgré 
son trouble du langage et de la lecture, mais des aspects émotionnels et relationnels 
pouvaient menacer sa scolarité. La prolongation du traitement à raison de deux 
séances par semaine pendant deux ans était dès lors indiquée.  

9. Par communication du 24 novembre 2008, l'OAI a accepté la prise en charge des 
coûts de la psychothérapie ambulatoire médicalement prescrite à raison de deux 
séances par semaine du 1er novembre 2008 au 31 octobre 2010.  

10. Dans un rapport du 30 octobre 2010, Madame O__________ a relevé que l'assurée 
avait poursuivi son évolution. Le contrôle de la relation demeurait, mais son 
comportement à la maison s’était normalisé. Les conflits parentaux constituaient 
une surcharge pour son développement psychique. Les problèmes de santé 
récemment rencontrés par son frère avaient suscité des angoisses de mort 
importantes, même si elle était désormais un peu plus sereine et acquérait un peu 
d'autonomie. Elle avait progressé au plan scolaire, mais fonctionnait encore en-
dessous de ses capacités cognitives. Il était nécessaire de poursuivre la 
psychothérapie pendant deux ans au moins.  

 
 
 

 

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11. Dans un courrier à l'OAI du 10 novembre 2010, la Dresse A__________ a indiqué 
que l'évolution de l'assurée était positive, celle-ci étant plus à l'aise dans la relation 
et avançant dans ses apprentissages, malgré un fonctionnement encore lent et 
laborieux. Elle devait progresser aux plans émotionnel et relationnel pour parvenir à 
se différencier de sa mère et relâcher l'important contrôle qu'elle cherchait à exercer 
sur ce qui l'entourait. Le travail sur ces points avec Madame O__________, avec 
qui l'enfant avait établi une relation de confiance, était primordial afin d'éviter un 
risque de régression dans la période de préadolescence.  

12. Dans son courrier du 26 novembre 2010 à la Dresse A__________, l'OAI a relevé 
que l'assurée était suivie depuis 2005 sans modification de l'intensité du traitement, 
et que la question de l'adéquation du traitement se posait. Par conséquent, la 
Dresse A__________ était priée d'indiquer les résultats du traitement observés, sa 
durée, les conséquences d'un arrêt du traitement, la possibilité de diminuer la 
fréquence des séances de psychothérapie et de préciser si l'assurée aurait besoin 
d'un traitement permanent.  

13. Celle-ci s'est exécutée le 9 décembre 2010. S'agissant de l'évolution de l'assurée, 
elle s'est référée à son courrier du 10 novembre 2010 et au rapport de la 
psychologue du 30 octobre 2010. La durée probable du traitement était de deux à 
cinq ans. Il existait un risque de rechute et de décompensation au moment de 
l'adolescence, et l'arrêt du traitement pouvait avoir de lourdes conséquences sur son 
développement émotionnel et sa scolarité. Il était également trop tôt pour envisager 
de réduire la fréquence des consultations, mais le suivi ne serait probablement pas 
permanent à condition que le cap de l'adolescence soit franchi sans problème 
majeur. Il s'agissait d'éviter une décompensation à l'adolescence, accompagnée d'un 
risque d'échec scolaire et de marginalisation.  

14. Par courrier du 16 décembre 2010, la Dresse A__________ a transmis le rapport de 
Madame O__________ du 11 décembre 2010. Selon la psychologue, la 
psychothérapie avait permis une bonne progression. Ainsi, le trouble du langage 
avait quasiment disparu, le comportement en famille avait beaucoup évolué, 
l'assurée verbalisant mieux ses frustrations et ses sentiments et semblant plus 
heureuse et plus ouverte. Elle avait surmonté son inhibition et ses difficultés 
d'apprentissage, et était bonne élève lorsqu'elle n'était pas troublée affectivement 
par des événements. Le traitement devrait être poursuivi pendant au moins trois ans 
afin de lui permettre de se consolider et d'aborder le cycle d'orientation dans les 
meilleures conditions, car elle était déjà angoissée à cette idée. L'arrêt de la thérapie 
présentait un risque de régression et de décompensation dépressive avec baisse des 
résultats scolaires. C'est l'intensité du traitement qui avait permis l'évolution 
favorable, et la continuité des séances était importante pour la fillette, hypersensible 
aux séparations, qui avait montré qu'elle n'était pas prête à diminuer leur fréquence. 
Si l'assurée n'aurait sans doute pas besoin d'un traitement permanent, elle était 

 
 
 

 

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fragile et il était possible que des interventions ponctuelles soient nécessaires au 
cours de sa croissance.  

15. Dans son avis du 2 février 2011, le Dr C__________, spécialiste FMH en pédiatrie, 
du SERVICE MÉDICAL RÉGIONAL DE L'AI (SMR), a relevé que si la thérapie 
avait certes amené des bénéfices, on pouvait douter de son efficacité réelle sur les 
apprentissages cinq ans après sa mise en place. Il a préconisé de ne pas prolonger la 
prise en charge de la psychothérapie. 

16. Le 11 février 2011, l'OAI a adressé un projet de décision au père de l'assurée, aux 
termes duquel la psychothérapie n'était plus prise en charge dès le 1er novembre 
2010. Il a retenu que l’assurée était en psychothérapie depuis cinq ans, alors que 
l'efficacité de cette mesure médicale sur les apprentissages et la formation n'était 
pas clairement démontrée, la durée du traitement ne pouvant être déterminée et les 
consultations ne pouvant être espacées. De plus, le risque d'une décompensation à 
l'adolescence montrait que l'état de santé n'était pas stabilisé. 

17. Les parents de l'assurée se sont déterminés par courrier du 27 février 2011. Ils ont 
rappelé le trouble sérieux du développement qui affectait leur fille, que la 
psychothérapie avait permis de soulager. Elle avait néanmoins encore besoin de 
beaucoup de soutien, et une prise en charge thérapeutique de longue durée était 
nécessaire afin de prévenir les risques de rechute. Il était dès lors indispensable de 
poursuivre ce traitement. Par conséquent, ils ont demandé la poursuite de la prise en 
charge à raison de deux séances par semaine jusqu'à fin juin 2011 puis d'une séance 
par semaine.  

18. Dans son courrier du 28 février 2011, la Dresse A__________ s'est déclarée très 
surprise par le projet de décision de l'OAI, selon lequel l'efficacité de la thérapie 
n'était pas clairement démontrée. Elle relevait qu'aux termes des rapports établis, ce 
traitement avait précisément permis à l'assurée de poursuivre une scolarité 
satisfaisante et une vie sociale adaptée. Ce médecin a rappelé les excellents 
résultats apportés par la psychothérapie sur les émotions et les facultés cognitives 
de l'assurée, et souligné que la nécessité de poursuivre le traitement et la fragilité de 
l'assurée ne suffisaient pas à conclure à son inefficacité. Il convenait également de 
tenir compte du fait que l'entrée dans l'adolescence était un moment de crise, 
présentant un risque de régression majeur pour une enfant fragilisée par un 
problème psychologique, et il était primordial que la thérapie ne s'arrête pas 
brusquement. S'agissant du pronostic quant à la durée du traitement, il était difficile 
de donner une réponse sûre, raison pour laquelle elle avait indiqué une marge de 
deux à cinq ans. Si la durée du traitement escomptée était la cause du refus de prise 
en charge, le pronostic pouvait être revu en ce sens que la fréquence des séances 
pouvait être réduite à une consultation par semaine dès le printemps 2011, et la fin 
du traitement envisagée pour juin 2012.   

 
 
 

 

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19. Par courrier du 11 mars 2011, l'assurance a formulé des objections provisoires à 
l'encontre du projet de décision de l'OAI.  

20. Dans son avis du 14 avril 2011, le Dr C__________ a considéré que le risque de 
régression majeur décrit par la Dresse A__________ démontrait que l'état de santé 
n'était pas stabilisé. De plus, la psychothérapie devait être considérée comme un 
traitement durable après cinq ans, et la demande de prolongation n'était pas limitée 
dans le temps. Partant, le droit aux mesures médicales aux fins de réadaptation 
n'était pas donné. 

21. Par décision du 27 avril 2011, l'OAI a confirmé la teneur de son projet de décision 
en reprenant les arguments développés par le Dr C__________ dans son avis du 
14 avril 2011.      

22. Par acte du 30 mai 2011, l'assurance (ci-après la recourante) a interjeté recours 
contre la décision de l'OAI (ci-après l'intimé), enregistré sous le numéro de cause 
A/1585/2011. Elle conclut à l'annulation de la décision litigieuse et à la prise en 
charge des coûts de la psychothérapie. Elle relève que son droit d'être entendu n'a 
pas été respecté par l'intimé, qui a rendu une décision avant même qu'elle ait pu lui 
faire part de ses observations. Elle allègue que les rapports de la Dresse 
A__________ démontrent que la poursuite du traitement est manifestement 
nécessaire à la réadaptation professionnelle, et qu’un état défectueux stable 
existerait à défaut de psychothérapie. Le traitement est de plus efficace, puisque 
l'assurée est devenue bonne élève. La recourante souligne que selon la 
jurisprudence, des traitements étendus dans le temps peuvent être à la charge de 
l'assurance-invalidité. Par ailleurs, la recourante conteste que le traitement soit de 
durée indéterminée puisque la Dresse A__________ et la psychologue en ont prévu 
la fin dans les deux à cinq ans.  

23. Par acte du 31 mai 2011, les parents de l'assurée (ci-après les recourants) ont à leur 
tour interjeté recours contre la décision de l'intimé, inscrit au rôle sous le numéro de 
cause A/1618/2011. Ils concluent, sous suite de dépens, à la prise en charge du 
traitement psychothérapeutique de l'assurée et subsidiairement à la mise en œuvre 
d'une expertise afin de déterminer si l'assurée est atteinte d'une infirmité 
congénitale et si le traitement psychothérapeutique est efficace. Ils allèguent que la 
décision du 2 juillet 2007 ne mentionnait pas sur quelle base la prise en charge de la 
psychothérapie était admise et qu'ils ignoraient que celle-ci ne découlait pas du 
droit aux mesures médicales nécessaires au traitement des infirmités congénitales 
mais relevait des mesures médicales de réadaptation. Ils contestent l'avis du 
Dr C__________ quant à l'efficacité du traitement, soulignant que ce médecin n'a 
pas de formation en psychothérapie et que le traitement de l'assurée lui a permis 
d'apprendre la lecture et de poursuivre sa scolarité. Ils reprochent à l'intimé de ne 
pas tenir compte du fait que le traitement est nécessaire pour que l'assurée puisse 
continuer une scolarité normale et préserver ainsi sa capacité de gain, ni des 

 
 
 

 

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répercussions qu'aurait un arrêt brutal du traitement. La durée de la psychothérapie 
est en outre déterminée. Ils affirment par ailleurs que l'état de santé est stabilisé, 
malgré le besoin de traitement. La décision de l'intimé se fonde sur des arguments 
erronés, dès lors qu'elle infère du risque de rechute que l'état de santé n'est pas 
stabilisé, alors que ce risque est lié à l'entrée dans une nouvelle phase de vie. Par 
ailleurs, ils soutiennent que l'assurée souffre d'une infirmité congénitale, comme 
cela ressort clairement des rapports de la Dresse A__________ dont l'intimé n'a 
jamais remis en question le diagnostic. Il y a donc lieu d'admettre une infirmité 
congénitale ouvrant le droit à la prise en charge des mesures médicales nécessaires.  

24. Dans ses réponses du 23 juin 2011, l'intimé a conclu au rejet des recours et sollicité 
la jonction des causes. Il allègue que le traitement de l'affection comme telle n'est 
pas à la charge de l'assurance-invalidité. Or, les soins qui ont pour but de guérir ou 
soulager un phénomène de nature pathologique labile ou ayant d'une autre manière 
valeur de maladie visent le traitement de l'affection en tant que telle et n'incombent 
pas à l'assurance-invalidité. C'est également le cas de mesures de stabilisation, telles 
qu'une thérapie nécessaire pour empêcher la progression d'une affection. 
L'assurance-invalidité ne prend en charge que des mesures propres à éliminer ou 
corriger des états stables défectueux ou des pertes de fonction, si un succès durable 
et important peut être escompté. Le succès de la réadaptation n'est cependant pas en 
soi un critère décisif pour l'octroi de mesures médicales, puisque pratiquement toute 
mesure médicalement réussie a une incidence sur la vie active. En l'espèce, l'état de 
l'assurée n'est pas stabilisé. L'assurée présente un état de santé stationnaire mais non 
stable. L'entrée au cycle et dans l'adolescence ne constitue de plus pas un élément 
nouveau au sens juridique, et il paraît clair que d'autres éléments ou facteurs 
personnels et sociaux seront par la suite de nature à menacer l'état de santé de 
l'assurée. L'intimé considère dès lors qu'on ne peut considérer que selon toute 
vraisemblance, l'état de santé sera stabilisé dans deux à cinq ans. La durée du 
traitement n'est de plus pas déterminée puisque la psychologue l’a estimée à deux 
ans au minimum et la Dresse A__________ à deux à cinq ans. S'agissant de la 
violation du droit d'être entendu invoquée par la recourante, l'intimé souligne qu'il 
lui a fait parvenir copie du dossier de la cause par courrier du 17 mars 2011, et que 
sa décision n'a été notifiée que le 27 avril 2011. La recourante avait ainsi largement 
le temps de se déterminer sur son projet, de sorte que ce grief n’est pas pertinent.   

25. Par ordonnance du 1er juillet 2011, la Cour de céans a prononcé la jonction des 
causes A/1585/2011 et A/1618/2011 et mis les pièces à disposition des parties pour 
consultation.  

26. Sur ce, la cause a été gardée à juger.  

 

 

 
 
 

 

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EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI; RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er  janvier 2003, est applicable à la présente 
procédure. 

3. Les recours, interjetés dans les forme et délai prévus par la loi, sont recevables 
(art. 56 à 60 LPGA). 

4. Le litige porte sur le droit de l'assurée à la prise en charge de son traitement 
psychothérapeutique. 

5. a) En vertu de l’art. 12 al. 1er LAI, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 
2008, l’assuré a droit, jusqu’à l’âge de 20 ans, aux mesures médicales qui n’ont pas 
pour objet le traitement de l’affection comme telle, mais sont directement 
nécessaires à sa réadaptation professionnelle ou à sa réadaptation en vue de 
l’accomplissement de ses travaux habituels, et sont de nature à améliorer de façon 
durable et importante sa capacité de gain ou l’accomplissement de ses travaux 
habituels, ou à les préserver d’une diminution notable. A cet égard, il y a lieu de 
souligner que l'art. 12 al. 1er LAI a subi une modification lors de la 5ème révision de 
l'assurance-invalidité, entrée en force le 1er janvier 2008. Auparavant, l'assuré avait 
droit aux mesures médicales n'ayant pas pour objet le traitement de l’affection 
comme telle, mais directement nécessaires à la réadaptation professionnelle ou à la 
réadaptation en vue de l’accomplissement des travaux habituels, et de nature à 
améliorer de façon durable et importante la capacité de gain ou l’accomplissement 
de ses travaux habituels, ou à les préserver d’une diminution notable sans 
restriction d'âge. Aux termes de l’art. 2 al. 1 du règlement du 17 janvier 1961 sur 
l’assurance-invalidité (RAI; RS 831.201), sont considérés comme mesures 
médicales au sens de l’art. 12 LAI notamment les actes chirurgicaux, 
physiothérapeutiques et psycho-thérapeutiques qui visent à supprimer ou à atténuer 
les séquelles d’une infirmité congénitale, d’une maladie ou d’un accident –
 caractérisées par une diminution de la mobilité du corps, des facultés sensorielles 
ou des possibilités de contact – pour améliorer de façon durable et importante la 
capacité de gain ou la capacité d’accomplir des travaux habituels ou préserver cette 
capacité d’une diminution notable. Les mesures doivent être considérées comme 
indiquées dans l’état actuel des connaissances médicales et permettre de réadapter 
l’assuré d’une manière simple et adéquate.   

 
 
 

 

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b) Par « traitement de l’affection comme telle », la loi désigne les mesures 
médicales que l’assurance-invalidité ne doit pas prendre en charge. Aussi 
longtemps qu’il existe un phénomène pathologique labile et qu’on applique des 
soins médicaux, qu’ils soient de nature causale ou symptomatique, qu’ils visent 
l’affection originaire ou ses conséquences, ces soins représentent, du point de vue 
du droit des assurances sociales, le traitement de l’affection comme telle. La 
jurisprudence a de tout temps assimilé à un phénomène pathologique labile toutes 
les atteintes à la santé non stabilisées qui ont valeur de maladie. Ainsi, les soins qui 
ont pour objet de guérir ou de soulager un phénomène de nature pathologique labile 
ou ayant d’une autre manière valeur de maladie, ne ressortissent pas à l’assurance-
invalidité. Ce n’est qu’au moment où la phase du phénomène pathologique labile 
(primaire ou secondaire) est achevée et qu’un état stabilisé ou relativement stabilisé 
est apparu, qu’on peut se demander – dans le cas des assurés majeurs – si une 
mesure médicale est une mesure de réadaptation. En règle générale, l’assurance-
invalidité ne prend en charge que des mesures qui sont propres à éliminer ou à 
corriger des états stables défectueux ou des pertes de fonction, pour autant qu’on 
puisse en attendre une amélioration durable et importante au sens de 
l’art. 12 al. 1er LAI (ATF 120 V 279, consid. 3a). La Circulaire sur les mesures 
médicales de réadaptation de l'AI (CMRM) publiée par l'OFFICE FÉDÉRAL DES 
ASSURANCES SOCIALES prévoit au chiffre 54 que l'AI peut exceptionnellement 
prendre en charge des mesures médicales de réadaptation selon l’art. 12 LAI, alors 
même qu’il n’existe pas encore d’état stabilisé ou relativement stabilisé, lorsqu’on 
peut s’attendre avec une certitude suffisante à ce que les mesures préconisées 
permettent d’éviter la menace ultérieure de graves séquelles stabilisées 
difficilement corrigibles susceptibles d’influencer d’une manière importante la 
capacité de gain ou la formation professionnelle (art. 8 al. 2 LPGA; 
art. 5 al. 2 LAI). Cependant, il doit exister une atteinte à la santé. La prophylaxie 
des maladies proprement dite ainsi que les mesures qui se bornent à repousser le 
moment de l’installation d’un état stabilisé sont toutefois exclues. 

c) L’effet positif obtenu grâce à un traitement médical ne peut être qualifié 
d’important, au sens de l’art. 12 al. 1er LAI, que s’il atteint un degré absolu de 
réussite suffisamment élevé dans un laps de temps déterminé (ATF 98 V 205, 
consid. 4b). D’une façon générale, on doit pouvoir attendre des mesures médicales 
qu’elles rencontrent un minimum de succès sur le plan de l’activité lucrative 
pendant une durée minimale. Il n’est pas possible de dire de manière générale dans 
quelle mesure le succès probable de la réadaptation peut encore être qualifié 
d’important, car il faut en décider d’après les particularités du cas d’espèce. 
Cependant, les mesures qui n’aboutissent qu’à une faible amélioration de la 
capacité de gain ne sont pas prises en charge par l’assurance-invalidité. Il faut poser 
comme condition qu’une capacité de gain encore importante soit préservée d’une 
diminution notable, car dans le cadre de l’art. 12 LAI, la loi ne prévoit pas de 
mesures destinées à conserver un résidu incertain de capacité de gain. La question 

 
 
 

 

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du caractère important du succès de la réadaptation doit, en outre, être résolue en 
fonction, d’une part, de la gravité de l’infirmité et, d’autre part, du genre de 
l’activité lucrative exercée par l’assuré ou entrant en ligne de compte pour lui dans 
le cadre d’une réadaptation optimale. Dès lors, il n’y a pas lieu de prendre en 
considération les circonstances personnelles qui n’ont pas de rapport avec l’activité 
lucrative exercée par l’assuré (ATF 115 V 191, consid. 5a). S'agissant de la durée 
des mesures médicales, le chiffre 63 CMRM précise que dans le cas des assurés qui 
n’exercent pas d’activité lucrative, les mesures qui tendent à empêcher ou à retarder 
un état pathologique ou tout autre état stabilisé peuvent assurément s’étendre sur un 
certain laps de temps; elles ne sauraient par contre revêtir un caractère durable, 
c’est-à-dire qu’elles ne sauraient être requises indéfiniment. Il faut encore que le 
pronostic favorable soit établi avec une vraisemblance suffisante. 

6. Les assurés mineurs sans activité lucrative sont réputés invalides s’ils présentent 
une atteinte à leur santé physique, mentale ou psychique qui provoquera 
probablement une incapacité de gain totale ou partielle (art. 8 al. 2 LPGA). Dès 
lors, pour ces assurés, les mesures médicales servent avant tout à la réadaptation 
professionnelle et incombent à l'assurance-invalidité en dépit du caractère non 
stabilisé de l'atteinte, si un état défectueux stable ou un état stabilisé pouvant 
entraver la formation professionnelle ou la capacité de gain devait survenir dans un 
avenir prévisible à défaut de telles mesures, et pour autant que les autres conditions 
soient remplies (ATF 100 V 32, consid. 1a; ATF 98 V 214, consid. 2). A l'inverse, 
les mesures médicales ne sont pas à la charge de l'assurance-invalidité dans le cas 
d'assurés mineurs lorsqu'elles portent sur des maladies psychiques, qui en l'état des 
connaissances de la médecine, ne peuvent s'amender de manière durable sans 
traitement continu, comme c'est par exemple le cas pour la schizophrénie 
(ATF 105 V 19).   

7. L’art. 13 LAI dispose que les assurés ont droit aux mesures médicales nécessaires 
au traitement des infirmités congénitales (art. 3 al. 2 LPGA) jusqu’à l’âge de 20 ans 
révolus (al. 1er). Le Conseil fédéral établira une liste des infirmités pour lesquelles 
ces mesures sont accordées. Il pourra exclure la prise en charge du traitement 
d’infirmités peu importantes (al. 2). Selon l’art. 3 al. 2 LPGA, est réputée infirmité 
congénitale toute maladie présente à la naissance accomplie de l’enfant. 
L’art. 1er al. 1er de l’ordonnance du 9 décembre 1985 concernant les infirmités 
congénitales (OIC; RS 831.232.21), arrêtée conformément à l’art. 3 RAI, précise 
que la simple prédisposition à une maladie n’est pas réputée infirmité congénitale, 
et que le moment où une infirmité congénitale est reconnue comme telle n’est pas 
déterminant. L'art. 2 al. 3 OIC dispose que sont réputés mesures médicales 
nécessaires au traitement d’une infirmité congénitale tous les actes dont la science 
médicale a reconnu qu’ils sont indiqués et qu’ils tendent au but thérapeutique visé 
d’une manière simple et adéquate. 

 
 
 

 

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Le chiffre 404 de l’annexe à l’OIC qualifie d’infirmité congénitale les troubles 
cérébraux congénitaux ayant pour conséquence prépondérante des symptômes 
psychiques et cognitifs chez les sujets d’intelligence normale, lorsqu’ils ont été 
diagnostiqués et traités comme tels avant l’accomplissement de la neuvième année 
(syndrome psycho-organique, psycho-syndrome dû à une lésion diffuse ou localisée 
du cerveau et syndrome psycho-organique congénital infantile). Selon le chiffre 
404.5 de la CMRM, plusieurs symptômes – troubles du comportement dans le sens 
d’une atteinte pathologique de l’affectivité ou du contact, troubles des pulsions, 
troubles perceptifs et cognitifs, troubles de la concentration et troubles de la faculté 
d’attention – doivent être réunis avant l’âge de neuf ans pour qu’une infirmité 
congénitale au sens du chiffre 404 de l’annexe à l’OIC soit retenue. Ils ne doivent 
pas nécessairement apparaître simultanément, mais peuvent, selon les 
circonstances, survenir les uns après les autres. Le Tribunal fédéral a admis la 
conformité à la loi du chiffre 404 de l’annexe à l’OIC et de la pratique 
administrative concernant cette disposition, consacrée dans la CMRM 
(ATF 122 V 113, consid. 1b).  

A teneur du chiffre 14 CMRM, les assurés ont droit aux mesures médicales au sens 
des art. 3 LPGA et 13 LAI dès que l’infirmité congénitale nécessite un traitement 
(dont font partie les contrôles médicaux d’une infirmité congénitale établie en toute 
certitude) et que le traitement offre des chances de succès. Le traitement médical 
doit être accordé aussi longtemps qu’il est indiqué et que le rapport entre les 
chances de succès et le coût du traitement reste acceptable. Le respect de cette 
exigence doit être contrôlé à intervalles raisonnables. Lorsque cela se justifie en 
raison de l’infirmité ou de la mesure thérapeutique, la durée des prestations doit être 
limitée. 

8. Conformément à l’art. 14 al. 1er LAI, les mesures médicales de réadaptation prises 
en charge par l’assurance-invalidité en vertu des art. 12 ou 13 LAI comprennent le 
traitement entrepris dans un établissement hospitalier ou à domicile par le médecin 
ou, sur ses prescriptions, par le personnel paramédical, à l’exception de la 
logopédie et de la thérapie psychomotrice (let. a) ; les mesures médicales 
comprennent également les médicaments ordonnés par le médecin (let. b).  Lorsque 
le traitement a lieu dans un établissement hospitalier ou de cure, l’assuré a droit en 
outre à la nourriture et au logement en division commune. S’il se rend dans une 
autre division, bien que les mesures puissent être appliquées en division commune, 
il a droit au remboursement des frais jusqu’à concurrence des dépenses qui 
incomberaient à l’assurance en cas de traitement en division commune (al. 2). Pour 
décider si le traitement aura lieu à domicile ou dans un établissement, l’assurance 
tiendra équitablement compte des propositions du médecin traitant et des conditions 
personnelles de l’assuré (al. 3). 

9. Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales 

 
 
 

 

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- 12/15 - 

(cf. art. 61 let. c LPGA), le juge n’est pas lié par des règles formelles, mais doit 
examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu’en soit la 
provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un 
jugement valable sur le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, 
le juge ne peut trancher l’affaire sans apprécier l’ensemble des preuves et sans 
indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas 
sur une autre. L’élément déterminant pour la valeur probante d’un rapport médical 
n’est ni son origine, ni sa désignation, mais son contenu. À cet égard, il convient 
que les points litigieux importants aient fait l’objet d’une étude fouillée, que le 
rapport se fonde sur des examens complets, qu’il prenne également en 
considération les plaintes exprimées, qu’il ait été établi en pleine connaissance du 
dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et 
enfin que les conclusions de l’expert soient bien motivées (ATF 125 V 351, 
consid. 3; ATF 122 V 157, consid. 1c). On ajoutera, s'agissant d'une atteinte à la 
santé psychique, qu'une expertise sur pièces n'apporterait pas d'élément décisif 
(ATFA non publié I 455/06 du 22 janvier 2007, consid. 6.2). Les expertises 
psychiatriques sur dossier ne sont admissibles qu'à titre exceptionnel, et seulement 
lorsque l'intéressé a déjà fait l'objet d'une ou plusieurs expertises, lesquelles doivent 
de surcroît être récentes et qu'aucune modification essentielle (identité du tableau 
clinique) n'est intervenue depuis. Une expertise sur dossier peut aussi être 
envisagée lorsque la personne à examiner n'est que difficilement atteignable ou 
refuse de se soumettre à l'examen. C'est à l'expert de déterminer si son mandat est 
réalisable dans de telles conditions (ATF 127 I 54, consid. 2f).   

10. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, en particulier, le droit pour le 
justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui 
de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, 
celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en 
prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 132 V 368, 
consid. 3.1). En effet, le droit d'être entendu est à la fois une institution servant à 
l'instruction de la cause et une faculté de la partie, en rapport avec sa personnalité, 
de participer au prononcé de décisions qui lèsent sa situation juridique 
(ATF 112 Ia 1, consid. 3c). Cette faculté subsiste, en règle générale, quand bien 
même le juge administratif peut examiner d'office les questions de fait et de droit, 
sans être lié par les moyens invoqués. Une partie n'a certes en principe pas le droit 
de se prononcer sur l'appréciation juridique des faits ni, plus généralement, sur 
l'argumentation juridique à retenir (ATF 115 Ia 94, consid. 1b). Le Tribunal fédéral 
a précisé que le droit d'être entendu doit notamment être reconnu et respecté lorsque 
le juge envisage de fonder sa décision sur une norme ou un motif juridique non 
évoqué dans la procédure antérieure et dont aucune des parties en présence ne s'est 
prévalue et ne pouvait supputer la pertinence dans le cas particulier 
(ATF 9C_394/2008 du 12 février 2009 consid. 2.2). 

 
 
 

 

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11. Il convient en premier lieu de se pencher sur l'octroi de mesures médicales en cas 
d'infirmité congénitale, conformément à l'art. 13 LAI.  

La Cour de céans retient que la demande de prise en charge repose sur les 
indications de la Dresse A__________, qui a clairement établi dans son rapport du 
5 février 2007 que les critères permettant selon la CMRM de reconnaître une 
infirmité congénitale au sens du chiffre 404 de l'annexe à l'OIC sont réunis. Ce 
médecin a en effet attesté de troubles du comportement dans le sens d'une atteinte 
pathologique de l'affectivité ou du contact, des troubles des pulsions, des troubles 
de la perception, de la concentration et de la faculté d'attention malgré une 
intelligence normale dans le questionnaire à cet effet. Interpellée par le SMR, elle a 
confirmé son diagnostic le 22 juin 2007. Comme le souligne à juste titre les 
recourants, cette classification n'a plus été remise en question par le SMR, qui n’a 
d’ailleurs pas procédé à un examen de la fillette par un spécialiste en psychiatrie ou 
en pédopsychiatrie, alors qu’un entretien personnel est en principe indispensable 
pour poser un diagnostic psychiatrique, comme cela ressort de la jurisprudence 
précitée. Le Dr B__________ ne dispose au demeurant pas d’une spécialisation en 
psychiatrie. Partant, il n’existe aucun élément permettant de s’écarter du diagnostic 
de la Dresse A__________. 

De plus, les troubles de l'assurée ont été diagnostiqués avant sa neuvième année. De 
plus, le traitement qu'elle suit est reconnu par la science médicale et correspond aux 
exigences de simplicité et d'adéquation posées par les dispositions réglementaires, 
et tant la Dresse A__________ que la psychologue assurant le suivi de l'enfant ont 
attesté du succès de cette mesure. La psychothérapie prescrite médicalement fait en 
outre partie du catalogue de mesures visées par l'art. 14 LAI.   

Compte tenu de ce qui précède, les conditions à la prise en charge du traitement en 
vertu de l'art. 13 LAI sont réunies en l'espèce, et les recours doivent être admis pour 
ce motif déjà. A cet égard, la Cour de céans relève que l'intimé n'a pas indiqué sur 
quelle base légale (art. 12 ou art. 13 LAI) se fondait la prise en charge de la 
psychothérapie. Son mémoire de réponse se réfère cependant aux conditions 
d'octroi de mesures médicales prévues à l'art. 12 LAI, de même que les 
considérations retenues par le Dr C__________ dans son avis du 14 avril 2011, de 
sorte qu'il faut comprendre que c'est sur la base de cette disposition qu'il a dans un 
premier temps octroyé des mesures médicales. Si l’intimé ne s’est certes pas 
déterminé sur l’application de l’art. 13 LAI dans son mémoire de réponse, les 
recourants ont expressément conclu à l'octroi de mesures médicales fondées sur 
l'art. 13 LAI et ont développé une argumentation à ce propos dans leur écriture. 
L'intimé devait dès lors s'attendre à ce que l'application dans le cas d'espèce de cette 
disposition légale soit examinée par la Cour de céans et a eu l'occasion de se 
s'exprimer sur l'écriture des recourants, de sorte que l'admission des recours pour ce 
motif ne viole pas leur droit d'être entendu, conformément à la jurisprudence 
exposée. 

 
 
 

 

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12. Par surabondance, il y a lieu de relever que le droit aux mesures médicales est 
également ouvert en vertu de l'art. 12 LAI. En effet, l'intimé fonde son refus avant 
tout sur le caractère non stabilisé de l'état de santé de l'assurée. Or, comme cela 
ressort des arrêts précités, cet élément n'est pas pertinent dans le cas d'assurés 
mineurs. De plus, contrairement à ce qu'allègue l'intimé, le traitement n'est pas 
d’une durée indéterminée. Si la fourchette de deux à cinq ans articulée par la 
Dresse A__________ est assez floue, elle permet néanmoins d'entrevoir la fin du 
traitement à moyen terme. Les autres conditions de prise en charge du traitement 
sont réunies, puisque celui-ci a pour but d'éviter à l'assurée une importante 
régression au plan scolaire, qui aurait une incidence sur ses possibilités de 
formation professionnelle et sa capacité de gain. Enfin, le pronostic des mesures 
médicales est favorable, à teneur des rapports des spécialistes suivant l’assurée.  

13. Eu égard à ce qui précède, les recours sont admis.  

Les recourants, représentés par une avocate, ont droit à des dépens fixés à 1'500 fr. 
que leur versera l’intimé. Tel n'est pas le cas de la recourante, qui est une assurance 
sociale et n'est au demeurant pas représentée (ATF 126 V 143, consid. 4b).  

La procédure en matière d'assurance-invalidité n'étant pas gratuite 
(art. 69 al. 1bis LAI), l'intimé supportera également un émolument de 1'000 fr.  

 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare les recours recevables. 

Au fond : 

2. Admet les recours et annule la décision du 27 avril 2011. 

3. Dit que l’assurée a droit à la prise en charge de sa psychothérapie. 

4. Condamne l’intimé à verser aux recourants une indemnité de 1'500 fr. à titre de 
dépens. 

5. Met un émolument de 1’000 fr. à la charge de l’intimé.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le