# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 101ac7a3-0e7d-5adb-80d1-24307d4a533a
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile 79bis
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_79bis-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PD21.030061-221468

79bis  

 

 

cour
d’appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
16 mai 2024

__________________

Composition
:               M.             
OULEVEY,
juge unique

Greffier             
:              M.             
Steinmann

 

 

*****

 

 

Art.
334 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant sur la requête de rectification de l’arrêt rendu par le Juge unique de la Cour
de céans le 22 février 2024 (Juge unique CACI 22 février 2024/79) dans la cause opposant
Q.________,
à Lausanne, appelant, à W.________,
à Lausanne, intimée, le Juge unique de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
             

1.1             
              Par ordonnance du 2 novembre
2022, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne a notamment ordonné
à l’employeur de Q.________, actuellement X.________, chemin de [...] à 1030 Bussigny-Lausanne,
ainsi qu’à tout employeur futur, caisse de chômage ou assurance servant des indemnités
à Q.________, de prélever chaque mois sur son salaire ou ses indemnités, les pensions
courantes dues pour chacun de ses enfants, soit alors de 169 fr. pour sa fille B.P.________ et 1'198
fr. pour son fils A.P.________, allocations familiales/de formation en sus, et de les verser sur le compte
bancaire IBAN [...] dont le titulaire est l’Etat de Vaud, Département de la Santé et
de l’Action sociale (DSAS), Bureau des avances et de recouvrement des pensions alimentaires (BRAPA)
à 1014 Lausanne (II/IX).

 

1.2             
              Par
arrêt du 22 février 2024, le Juge unique de la Cour de céans (ci-après : le
juge unique) a partiellement admis l’appel interjeté par Q.________ contre cette ordonnance
(I) et a réformé celle-ci (II) notamment aux chiffres IX de son dispositif, ainsi que par l’ajout
d’un chiffre XII, dans le sens suivant : 

 

« IX.             
Ordonne à l’employeur
de Q.________, actuellement X.________, chemin de [...] à 1030 Bussigny-Lausanne, ainsi qu’à
tout employeur futur, caisse de chômage ou assurance servant des indemnités à Q.________,
de prélever chaque mois sur son salaire ou ses indemnités les pensions courantes dues pour
chacun de ses enfants, soit actuellement 169 fr. (cent soixante-neuf francs) pour B.P.________ et 843
fr. (huit cent quarante-trois francs) pour A.P.________, allocations familiales/de formation en sus,
et de les verser sur le compte bancaire IBAN [...] dont le titulaire est l’Etat de Vaud, Département
de la Santé et de l’action sociale (DSAS), bureau des avances et de recouvrement de pensions
alimentaires (BRAPA) à 1014 Lausanne (réf. NP [...]) ;

 

(…)

 

XII.             
Ordonne à l’employeur de Q.________, actuellement X.________, chemin de [...] à 1030
Bussigny-Lausanne, ainsi qu’à tout employeur futur, caisse de chômage ou assurance servant
des indemnités à Q.________, de prélever chaque mois sur son salaire ou ses indemnités
la pension courante due en faveur de W.________, soit actuellement 500 fr. (cinq cents francs), et de
les verser sur le compte bancaire IBAN [...] dont le titulaire est l’Etat de Vaud, Département
de la Santé et de l’action sociale (DSAS), bureau des avances et de recouvrement de pensions
alimentaires (BRAPA) à 1014 Lausanne (réf. NP [...]). »

1.3             
Par courrier du 4 avril 2024, le BRAPA a indiqué
au juge unique que depuis sa majorité, B.P.________ n’avait pas souhaité poursuivre son
intervention, de sorte que la pension alimentaire de 169 fr. due en sa faveur devait désormais lui
être versée directement sur son compte. Il a ajouté qu’il ne se chargeait pas de
percevoir les allocations familiales, sollicitant dès lors que celles-ci soient versées à
W.________ directement. Partant, le BRAPA a requis que les injonctions données à l’employeur
de Q.________ aux chiffres II/IX et II/XII du dispositif de l’arrêt rendu par le juge unique
le 22 février 2024
soient modifiées comme il suit : 

 

« -
les pensions alimentaires dues en faveur de Mme W.________ et de son fils, A.P.________ sont payables
au BRAPA ;

-                   
la pension alimentaire de B.P.________ sur son
compte directement 

IBAN
[...] ;

-                   
les allocations familiales de B.P.________ et
d’A.P.________ sur le compte de Mme W.________ IBAN [...] »

 

             
Par courrier du 9 avril 2024, le juge unique a imparti un délai au 
22
avril 2024 à Q.________ et W.________ pour faire valoir par écrit leurs éventuels motifs
d’opposition à la requête de rectification précitée.

 

             
Par courrier du 22 avril 2024, Q.________ a répondu qu’il ne s’opposait pas à ce
que l’arrêt en cause soit rectifié dans le sens requis par le BRAPA. Quant à W.________,
elle ne s’est pas déterminée à ce propos dans le délai lui ayant été
imparti.

 

 

2.

2.1             
              Aux termes de l’art.
334 al. 1 CPC, le dispositif d’une décision peut être interprété ou rectifié,
sur requête ou d’office, lorsqu’il est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qu’il
ne correspond pas à la motivation.

 

             
              En vertu des art. 330
et 334 al. 2 CPC, le tribunal notifie la demande de rectification à la partie adverse pour qu'elle
se détermine, sauf si la demande est manifestement irrecevable ou infondée. En cas d'erreurs
d'écriture ou de calcul, le tribunal peut toutefois renoncer à demander aux parties de se déterminer
(art.
334 al. 2, 2e phrase,
CPC).

 

2.2             
En l’espèce, au vu des explications fournies par le BRAPA, il apparaît que l’avis
aux débiteurs figurant sous chiffre II/IX du dispositif de l’arrêt du 
22
février 2024 a été ordonné sur une base factuelle manifestement erronée. En
effet, B.P.________ est désormais majeure et n’a pas souhaité poursuivre l’intervention
du BRAPA en sa faveur, de sorte que la pension qui lui est due par son père doit être versée
directement sur son compte bancaire. Par ailleurs, les éventuelles allocations familiales ou de
formation perçues par Q.________ doivent être versées sur le compte bancaire de W.________
et non sur celui du BRAPA, puisque ce service ne se charge pas de percevoir lesdites allocations.

 

             
Il convient dès lors de rectifier le chiffre II/IX du dispositif de l’arrêt précité
dans le sens qui précède. Les autres chiffres dudit dispositif, notamment l’avis aux
débiteur ordonné en lien avec la pension due en faveur de W.________, demeurent inchangés.

 

             
              Le présent prononcé
rectificatif peut être rendu sans frais judiciaires, ceux-ci n’étant pas imputables aux
parties (art. 107 al. 2 CPC, par analogie), ni dépens.

 

 

Par
ces motifs,

le
Juge unique 

de
la Cour d’appel civile 

prononce
:

 

I.      
Le chiffre II/IX du dispositif de l’arrêt
du 22 février 2024 est rectifié comme il suit :

 

IX.
Ordonne à l’employeur
de Q.________, actuellement X.________, chemin de [...] à 1030 Bussigny-Lausanne, ainsi qu’à
tout employeur futur, caisse de chômage ou assurance servant des indemnités à Q.________,
de prélever chaque mois sur son salaire ou ses indemnités les pensions courantes dues pour
chacun de ses enfants, soit actuellement 169 fr. (cent soixante-neuf francs) pour B.P.________ et 843
fr. (huit cent quarante-trois francs) pour A.P.________, allocations familiales/de formation en sus,
et de les verser :

 

-
              sur le compte bancaire
IBAN [...] dont la titulaire est B.P.________ s’agissant des pensions dues en faveur de cette dernière ;

-
              sur le compte bancaire
IBAN [...] dont le titulaire est l’Etat
de Vaud, Département de la Santé et de l’action sociale (DSAS), bureau des avances et
de recouvrement de pensions alimentaires (BRAPA) à 1014 Lausanne (réf. NP [...]) s’agissant
des pensions dues en faveur d’A.P.________ ;

-
              sur le compte bancaire
IBAN [...] dont la titulaire est W.________ s’agissant des allocations familiales ou de formation
de B.P.________ et d’A.P.________ ;

 

             
II.             
Le présent prononcé rectificatif,
rendu sans frais, est exécutoire.

 

             

Le
juge unique :               Le greffier
:

 

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent prononcé rectificatif, dont la rédaction a été approuvée à
huis clos, est notifié en expédition complète à :

 

‑             
Me Gloria Capt (pour Q.________),

‑             
Mme W.________,

-             
Bureau des avances et de recouvrement
de pensions alimentaires (BRAPA),

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

 

             
Le présent prononcé peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss
LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la
valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et
de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF).

 

             

 

             
Le greffier :