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**Case Identifier:** 4e5d1d07-44e0-5946-baac-cc4b5751b07f
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2012 / 496
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2012---496_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

HN12.008869-120483

11/II 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS

________________________________

Arrêt du
5 juillet 2012

__________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              MM.             
Creux et Colombini

Greffier             
:              M.             
Perret

 

 

*****

 

 

Art.
553 al. 1 ch. 3 CC; 405 al. 1 CPC; 104, 111, 166 al. 2 CDPJ; 489, 525 CPC-VD; 41 al. 5, 42 al. 1 LMSD

 

 

             
La Chambre des recours du Tribunal cantonal prend séance pour s'occuper du recours interjeté
par  A.________,
à Gibraltar (Grande-Bretagne),  
B.________,
à Malaga (Espagne),   D.________,
à Aix-en-Provence (France), et  
C.________,
à Boston (Etats-Unis d'Amérique), contre la décision rendue le 22 février 2012 par
la Juge de paix du district de Nyon dans le cadre de la succession de feue U.________.

 

             
Délibérant à huis clos, la cour voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par décision du 22 février 2012, la Juge de paix du district de Nyon a considéré
que l'inventaire civil des biens de la succession de feue U.________ était clos le jour même,
dès lors que l'expert commis pour dresser l'inventaire avait procédé à toutes les
recherches requises.

 

             
Les faits nécessaires à l'examen de la cause sont les suivants :

 

1.             
U.________, de son vivant domiciliée à [...], est décédée le [...] 2006. Dans
ses dispositions de dernières volontés du 18 décembre 2000, homologuées par la Juge
de paix du district de Nyon (ci-après : la juge de paix) le 30 octobre 2006, la défunte
avait désigné en qualité d'exécuteur testamentaire Me V.________, avocat à
Genève.

 

             
U.________ a laissé pour héritiers légaux I.________, L.________, M.________, K.________,
S.________, R.________, T.________, Q.________, P.________, N.________, F.________, E.________, G.________,
A.________, D.________, B.________, C.________, J.________, H.________ et O.________.

 

2.             
Le 28 novembre 2006, l'Administration cantonale des impôts a requis le juge de paix de prononcer
diverses mesures conservatoires, notamment d'ordonner le blocage des biens dépendant de la succession,
jusqu'à la notification de l'inventaire fiscal définitif.

 

3.             
a)
Par lettre du 28 novembre 2006, A.________, B.________, D.________ et C.________ ont requis l'établissement
de l'inventaire civil de la succession.

 

             
b)
Le 30 novembre 2006, la juge de paix a désigné Me W.________, notaire à [...], en qualité
d'expert avec mission de dresser l'inventaire précité.

 

             
Dans le cadre de son mandat, l'expert a établi un inventaire provisoire en date des 6 mars 2007
et 20 juin 2008 complété le 31 octobre 2008, faisant apparaître un actif net de la succession
de 34'597'540 fr. 80.

 

             
Le 4 août 2010, l'Administration cantonale des impôts a calculé sur cette base le montant
provisoire de l'impôt successoral.

 

             
c)
L'expert W.________ ayant renoncé à son mandat le 24 janvier 2011, la juge de paix a, le 17
mars 2011, désigné X.________, de la société Y.________ SA, en qualité d'expert
pour le remplacer, avec mission de poursuivre le mandat de dresser l'inventaire de la succession.

 

             
L'expert X.________ a rendu un "rapport
intermédiaire numéro I" du 7 septembre
2011. Le 22 février 2012, il a remis à la juge de paix un "rapport
d'expertise numéro II", non daté,
auquel étaient annexés notamment une clé USB contenant copie des pièces justificatives
ainsi qu'un tableau relatif à l'évolution de la fortune de la défunte.

 

4.             
Le 30 juin 2011, A.________, B.________, D.________
et C.________ ont déposé une plainte pénale devant le Procureur général du canton
de Vaud, faisant valoir en substance que des biens de la succession auraient été dissimulés.
Une enquête a été ouverte par le Ministère public central.

 

 

B.             
Par acte du 5 mars 2012, A.________, B.________,
D.________ et C.________ ont interjeté appel, subsidiairement recours contre la décision du
22 février 2012, concluant, avec suite de frais et dépens, à son annulation et au renvoi
de la cause au Juge de paix pour qu'il procède aux investigations, donne instruction à l'expert
de réunir les documents bancaires et dossiers nécessaires à la détermination des
avoirs successoraux, qu'il entende les tiers héritiers, représentants de [...] SA et avocats
d'affaires, tels les avocats [...], [...], [...], [...] et [...], afin d'obtenir tous éclaircissements
au sujet des avoirs successoraux, et que l'expert soit autorisé à prendre connaissance du dossier
pénal en cours d'instruction devant M. le Procureur général du canton de Vaud, Ministère
public central, Division entraide, criminalité économique et informatique (réf. PE11.[...]).

 

             
Deux autres recours ont également été interjetés contre cette décision, respectivement
le 2 mars 2012 par G.________, F.________ et E.________, et le 5 mars 2012 par T.________, Q.________,
S.________ et R.________. Par lettre du 19 avril 2012, G.________ et ses consorts ont déclaré
retirer leur recours. T.________ et ses consorts en ont fait de même par lettre du 23 avril 2012.
Par prononcés respectifs du 25 avril 2012, le Président de la cour de céans a pris acte
du retrait de chacun des recours, sans frais ni dépens, et a rayé la cause du rôle en
ce qui les concerne.

 

             
Par mémoire du 29 mai 2012, accompagné d'un bordereau de pièces, A.________, B.________,
D.________ et C.________ ont confirmé les conclusions de leur recours.

 

             
Par lettre du 11 juin 2012, les intimés T.________, S.________, Q.________ et R.________ ont conclu
à l'admission du recours.

 

             
Par lettres des 9 mai et 12 juin 2012, l'intimée O.________ s'en est remise à justice s'agissant
du recours.

 

             
Par lettre du 12 juin 2012, les intimés M.________, I.________, L.________ et K.________ s'en sont
remis à justice s'agissant du recours.

 

             
Par lettre du 12 juin 2012, l'intimé H.________ s'en est remis à justice s'agissant du recours.

 

             
Par mémoire du 12 juin 2012, les intimés G.________, F.________ et E.________ ont conclu, avec
suite de dépens, à l'admission du recours.

 

 

 

             
En droit
:

 

 

1.             
La décision attaquée est relative à
la clôture d'un inventaire successoral. Elle a été rendue par un juge de paix, dans une
matière non contentieuse, postérieurement à l'entrée en vigueur, le 1er
janvier 2011, du CPC (Code de procédure civile fédéral du 19 décembre 2008; RS 272).
Toutefois, la procédure d'inventaire a été initiée par requête de quatre des
héritiers (les actuels recourants) du 28 novembre 2006, à laquelle la Juge de paix du district
de Nyon a donné suite en désignant comme expert, le 30 novembre 2006, le notaire W.________
à [...]. Quand bien même ce dernier a renoncé à ce mandat le 24 janvier 2011 et a
dû être remplacé par un autre expert, X.________, selon décision de la juge de paix
du 17 mars 2011, cela ne change rien au fait que ladite procédure a été ouverte sous l'ancien
droit.

 

             
S'agissant d'une affaire gracieuse de droit fédéral, celle-ci est désormais régie
par les dispositions figurant dans la section Il du chapitre II du Titre III du CDPJ (Code de droit privé
judiciaire vaudois du 12 janvier 2010; RSV 211.02), dont l'art. 111 renvoie à la procédure
prévue par les art. 104 à 109 CDPJ. A cet égard, tant qu'une loi spéciale ou les
dispositions qui suivent l'art. 104 CDPJ ne disposent pas de règle contraire, cette dernière
disposition prévoit l'application à titre de droit cantonal supplétif du CPC. Selon l'art.
405 al. 1 CPC, les recours sont régis par le droit en vigueur au moment de la communication de la
décision aux parties. Toutefois, l'art. 166. al. 2 CDPJ prévoit la règle contraire puisqu'il
dispose que les règles de procédure de recours applicables avant l'entrée en vigueur du
CDPJ demeurent applicables aux causes pendantes devant les autorités civiles ou administratives.
Il suit de là que l'art. 166 al. 2 CDPJ institue une règle de droit transitoire applicable
à toutes les affaires soumises aux dispositions procédurales de cette loi à l'avenir (Exposé
des motifs relatif à la réforme de la juridiction civile – Codex 2010 volet "procédure
civile", mai 2009, n. 187 p. 81; CACI 24 novembre 2011/370). Dans la mesure où c'est le droit
cantonal de procédure qui régit en premier lieu le domaine en cause et où le droit fédéral
de procédure ne s'applique qu'à titre supplétif, il convient de donner la prééminence
à l'art. 166 al. 2 CPDJ (cf. Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. I, 2e
éd., 2006, n. 1036, p. 368).

 

             
Dès lors que la présente procédure tendant à l'établissement d'un inventaire
successoral a été initiée avant le 1er
janvier 2011, la voie de droit ouverte contre la décision attaquée est régie par l'ancien
droit de procédure, soit les art. 489 ss CPC-VD (Code de procédure civile du 14 décembre
1966, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010), et relève de la compétence de l'autorité
de recours désignée par l'ancien droit de procédure, soit la seconde Chambre des recours
(art. 20 al. 1 aROTC [règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007, dans sa version
en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010; RSV 173.31.1]). Le recours des art. 489 ss CPC-VD est
ouvert contre l'inventaire successoral, conformément à l'art. 525 CPC-VD (cf. Poudret/Haldy/Tappy,
Procédure civile vaudoise, 3e
éd., Lausanne 2002, n. 2.4 ad art. 489 CPC-VD). Il déploie un plein effet dévolutif. Certes,
la jurisprudence subordonne la recevabilité du recours contre le contenu d'un inventaire à
une demande de rectification préalable au juge (JT 1983 III 114 c. 5). Toutefois, en l'occurrence,
la contestation des recourants porte sur la décision de clôture de l'inventaire prise par la
juge de paix, qu'ils tiennent pour prématurée dans la mesure où celui-ci est à leurs
yeux "manifestement incomplet" et doit être complété au moyen d'investigations
en vue de "la détermination d'une masse successorale plus représentative des forces de
la succession". En réalité, les recourants s'en prennent au fait que l'inventaire litigieux,
représentant un ensemble de pièces tout à fait inhabituel, est basé sur deux rapports,
l'un "intermédiaire"
l'autre "n° Il",
de l'expert commis à son établissement, soit celui du 7 septembre 2011 et celui non daté,
mais remis le 22 février 2012 à la juge de paix, quelques jours avant le départ de celle-ci
à la retraite à fin février 2012 (cf. fax de la société Y.________ SA du 13
février 2012, lettre de la juge de paix au conseil des recourants du 14 février 2012 et décision
entreprise du 22 février 2012), faisant état d'un manco dans la succession de quelque 38 millions
de francs. Les recourants estiment que le travail de l'expert n'étant pas achevé, la juge de
paix n'aurait pas dû clore l'inventaire dans la précipitation de son départ à la
retraite.

 

             
Déposé en temps utile par des héritiers qui y ont un intérêt digne de protection,
le présent recours est ainsi recevable.

 

 

2.             
En l'occurrence, un inventaire a été établi en application des art. 525 CPC-VD et 553
al. 1 ch. 3 CC à la demande de certains des héritiers.

 

             
L'inventaire conservatoire prévu à l'art. 553 CC tend uniquement à établir la consistance
de la succession – énumérer ses actifs et passifs – mais non à l'estimer.
L'inventaire ne préjuge en rien du sort futur des biens laissés par le défunt (Guinand/Stettler/Leuba,
Droit des successions, 6e
éd., n. 437, p. 211). La décision que constitue l'établissement de l'inventaire au sens
de l'art. 553 CC n'est prise que prima
facie, à titre d'indication provisoire, et
sous réserve d'un éventuel procès au fond (JT 1965 III 93), par exemple une action en
pétition d'hérédité. L'inventaire n'est pas destiné à déterminer les
parts successorales ou la quotité disponible, pas plus qu'il ne peut servir de base de calcul pour
le partage. Il est tout à fait possible que d'autres actifs soient découverts en cours de liquidation.
L'inventaire conservatoire ne saurait servir à des investigations complémentaires (ATF 120
lI 293, JT 1995 I 329; CREC II 13 août 2008/150). Il ne saurait dès lors être fait usage
de l'inventaire à des fins exploratoires (CREC II 12 décembre 2011/248), d'autant que l'inventaire
de l'art. 553 CC n'a pas d'effet de droit matériel et qu'il peut faire l'objet d'un complément
en tout temps (Karrer/Vogt/Leu, Basler Kommentar, 4e
éd., n. 16 ad art. 553 CC).

 

             
En l'espèce, s'il est vrai que le rapport n° Il de l'expert X.________ se conclut par la constatation
selon laquelle "de plus
amples études pourraient être menées en approfondissant et élargissant encore les
analyses", il relève également
que "les efforts pour
affiner encore plus les recherches impliqueront de plus en plus de temps et d'efforts pour obtenir les
documents complémentaires adéquats".
A cela s'ajoute qu'un premier inventaire provisoire avait déjà été établi par
le premier expert, le notaire W.________, en date des 6 mars 2007 et 20 juin 2008 complété
le 31 octobre 2008, faisant apparaître un actif net de la succession de 34'597'540 fr. 80, sur la
base duquel l'Administration cantonale des impôts a, le 4 août 2010, d'ores et déjà
calculé le montant provisoire de l'impôt successoral. Le deuxième expert part également
de ce chiffre, pour concentrer son analyse sur la diminution de fortune de la défunte entre la date
du décès de son époux en 1987 et celle de son propre décès en 2006, soit sur
une durée d'une vingtaine d'années. Au regard de la jurisprudence précitée, le présent
recours apparaît uniquement destiné à ce que des investigations complémentaires soient
entreprises pour découvrir ce que le second expert n'a découvert qu'imparfaitement, à
savoir les tenants et aboutissants de la diminution de fortune constatée chez la défunte qui
excède son "train de vie" estimé (l'expert parle d'un "puzzle
dont de nombreuses pièces auraient disparu").
Le fait qu'une enquête pénale soit en cours peut permettre, si elle devait apporter des éléments
nouveaux, de compléter par la suite l'inventaire. Ce n'est toutefois pas un motif pour que l'on
doive, à ce stade, envisager de plus amples investigations sur les "mouvements" des éléments
de fortune dans l'idée de tenter de mettre la main sur d'autres actifs successoraux.

 

             
Contrairement à ce qu'insinuent les recourants, la forme de l'inventaire a bien été respectée,
dans la mesure où des experts ont été mis en œuvre qui ont répertorié les
divers actifs successoraux au jour du décès (cf. tableau de l'expert X.________ avec la valeur
au 20 octobre 2006).

 

             
Pour ce qui est enfin de l'aspect fiscal de l'inventaire, il est vrai que l'inventaire civil, lorsqu'il
est prévu par la loi, sert de base à l'établissement de l'inventaire fiscal (art. 41 al.
5 LMSD [loi du 27 février 1963 concernant le droit de mutation sur les transferts immobiliers et
l'impôt sur les successions et donations; RSV 648.11]) et que celui-ci comprend l'ensemble des biens
du défunt (art. 42 al. 1 LMSD). Toutefois, les recourants ne sont pas habilités à s'en
prendre ici à cet aspect de l'estimation de la succession, la procédure et les voies de recours
en la matière étant régies par d'autres règles (cf. Poudret/Haldy/Tappy, op. cit.,
n. 3 in fine
ad art. 489 CPC-VD; cf. également art. 50 ss LMSD). Au demeurant, hormis les décisions
de l'Administration cantonale des impôts du 28 novembre 2006 et du 4 août 2010 déjà
mentionnées ci-dessus, on ne sait rien au sujet de l'établissement de l'inventaire fiscal ni
de l'intérêt qu'aurait le fisc à voir se prolonger la procédure d'établissement
de l'inventaire civil.

 

             
En définitive, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée.

 

 

3.             
Les frais de deuxième instance, arrêtés à 5'000 fr. (art. 236 al. 3 aTFJC [tarif
du 4 décembre 1984 des frais judiciaires en matière civile, en vigueur jusqu'au 31 décembre
2010]), doivent être mis à la charge des recourants, qui succombent, solidairement entre eux.

 

             
Il n'y a pas lieu à allocation de dépens de deuxième instance, tous les intimés ayant
conclu à l'admission du recours ou s'en étant remis à justice.

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
La décision est confirmée.

 

             
III.             
Les frais de deuxième instance des recourants A.________, C.________, B.________ et D.________,
solidairement entre eux, sont arrêtés à 5'000 fr. (cinq mille francs).

 

             
IV.             
Il n'est pas alloué de dépens de deuxième instance.

 

             
V.             
L'arrêt motivé est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du
5 juillet 2012

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
Le greffier :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Philippe Reymond (pour A.________, B.________, D.________ et C.________),

‑             
Me Hans-Ulrich Ming (pour T.________, R.________, Q.________ et S.________, ainsi que pour P.________),

‑             
Me Jean-Christophe Diserens (pour G.________, F.________ et E.________, ainsi que pour N.________),

‑             
Me Mathias Burnand (pour J.________),

‑             
Me Dominique Christin (pour M.________, I.________, L.________ et K.________),

‑             
Me Laurent Moreillon (pour O.________),

‑             
Me Rémy Wyler (pour H.________).

 

             
La Chambre des recours considère que la valeur litigieuse est supérieure à 30'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Nyon,

‑             
Me V.________, exécuteur testamentaire.

 

             
Le greffier :