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**Case Identifier:** 2a5fb98e-1440-5b64-885b-2d8d38cf7605
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-06-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 14.06.2010 A/4604/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4604-2009_2010-06-14.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Teresa SOARES et Luis ARIAS, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4604/2009 ATAS/658/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 6 

du 14 juin 2010 

 

En la cause 

Madame D__________, domiciliée à Genève recourante 

 

contre 

HELSANA ASSURANCES SA, sise avenue de Provence 15, 
Lausanne 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame D__________ (ci-après : l’assurée), née en 1952, a travaillé dès le 1er 

novembre 2004 en tant que concierge d’immeubles pour le compte de l’agence 

immobilière X__________. A ce titre, elle était affiliée à HELSANA 

ASSURANCES SA (ci-après: HELSANA ou l'assureur) dans le cadre d’une 

assurance collective d’indemnités journalières en cas de maladie, police n°. Elle 

était en outre au bénéfice, auprès du même assureur, d’une assurance-accidents 

obligatoire. 

2. Le 27 octobre 2006, l’assurée a été victime d’un accident. Elle a chuté des escaliers 

et a subi une entorse du ligament latéral interne du genou droit. Une incapacité de 

travail entière s'en est suivie.  

3. Le cas a été pris en charge par HELSANA, en sa qualité d’assureur-accidents, qui a 

servi les prestations légales, y compris l’indemnité journalière. 

4. Le 11 avril 2007, le Dr L__________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a 

examiné l’assurée à la demande de l’assureur, dans le cadre des prestations 

accidents. Dans un rapport du 17 avril 2007, ce médecin a exposé que l’expertisée 

avait présenté des douleurs lombaires et au genou droit après la chute en arrière en 

octobre 2006. Les douleurs lombaires avaient progressivement diminué d’intensité 

jusqu’à disparaître à partir de décembre 2006. En revanche, les douleurs au genou 

droit persistaient, l’assurée marchant sans cannes, avec le genou muni d’une attelle 

articulée. Quant au genou gauche, il était aussi douloureux, avec une bursite 

prérotulienne chronique qui avait déjà bénéficié de plusieurs reprises de ponctions. 

L’assurée souffrait aussi d’une obésité morbide, d’hypertension et de varices des 

membres inférieurs. Selon l’expert, l’état actuel du genou droit était en relation de 

causalité vraisemblable avec l’accident (supérieur à 50%). En effet, nonobstant une 

arthroplastie totale en octobre 2003, ce genou avait été asymptomatique jusqu’à 

l’accident. La capacité de travail de l’assurée en tant que concierge était 

pratiquement nulle ; elle était en revanche entière dans une activité sédentaire ou 

semi-sédentaire adaptée et ce depuis le mois d’octobre 2006. L’état de santé de 

l’assurée n’était pas encore stabilisé, les douleurs persistaient. 

5. Par décision du 14 mai 2007, HELSANA a informé l’assurée qu’elle mettait un 

terme aux prestations de l’assurance-accidents obligatoire, à compter du 10 mars 

2007, dès lors que les troubles dont elle souffrait n’étaient pas uniquement 

d’origine accidentelle. L’assurée était invitée à s’adresser à sa caisse-maladie. 

HELSANA renonçait à réclamer le remboursement des indemnités journalières déjà 

versées jusqu’au 30 mars 2007 par le biais de l’assurance-accidents obligatoire, 

mais se réservait le droit de solliciter les assurances perte de gain maladie des 

employeurs.  

 
 
 

 

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Une copie de cette décision a été notamment communiquée à HELSANA 

ASSURANCES SA, service indemnités journalières, ainsi qu’à l’employeur. 

6. Par message électronique du 2 octobre 2007, l’employeur a signalé au service 

accidents d’HELSANA qu’il avait licencié l’assurée avec effet au 31 août 2007. 

L’indemnité journalière devait par conséquent être versée directement à l’assurée. 

7. Le même jour, la gestionnaire du service accidents d’HELSANA a transmis le 

message au service des indemnités journalières, en précisant que le dossier accident 

était clos, la suite de l’incapacité de travail étant certainement indemnisée par le 

contrat perte de gain maladie. 

8. Par courrier du 4 octobre 2007, HELSANA, soit son service des indemnités 

journalières, a répondu à l’employeur n’avoir jamais reçu une quelconque annonce 

maladie concernant l’assurée. En tout état de cause, le service accidents avait mis 

fin aux prestations LAA avec effet au 10 mars 2007 et, selon l’expertise médicale 

du 17 avril 2007, la capacité de travail de l’assurée était entière dans une activité 

adaptée aux limitations fonctionnelles depuis octobre 2006. Par conséquent, 

l’atteinte à la santé ne provoquant pas d’incapacité de travail, il n’y avait pas lieu 

d’intervenir, l’assurée étant invitée à s’adresser à l’assurance-chômage. Une copie 

de ce courrier était adressée à l’assurée pour information. 

9. Le 28 septembre 2009, l’assurée a écrit à l’assureur afin d’obtenir les indemnités 

journalières auxquelles elle avait droit. Elle a rappelé que l’arrêt de travail à dater 

du 24 avril 2007 relevait de la maladie et non de l’accident et était couvert par 

l’assurance perte de gain. Une déclaration de sinistre avait d’ailleurs été faite en 

temps utile. Elle produisait à cet effet un formulaire d’annonce de maladie, imprimé 

le 4 octobre 2007. Ce document faisait mention d’un arrêt de travail pour maladie 

depuis le 24 avril 2007, et d’un salaire de 347 fr. 50 par mois, plus 338 fr. par an de 

treizième salaire. 

10. Interpellé par l’assureur, le Dr M__________, médecin traitant, a signalé en date du 

3 novembre 2009 que l’assurée avait été opérée au genou gauche le 16 octobre 

2009, une prothèse totale du genou ayant été posée à cette occasion. Pour les 

détails, il a invité l’assureur à s’adresser directement aux HOPITAUX 

UNIVERSITAIRES DE GENEVE (HUG). 

11. Par courrier du 4 novembre 2009, l’employeur a communiqué à HELSANA, à sa 

demande, différents certificats médicaux concernant l’assurée, notamment des 

arrêts de travail pour maladie établis par le Dr M__________ entre mai 2007 et 

janvier 2008. 

12. Le 18 novembre 2009, HELSANA a répondu à l’assurée qu’après examen du 

rapport médical du Dr M__________, elle estimait qu’aucun élément du dossier 

 
 
 

 

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n’était susceptible de conduire à une reconsidération de la position sur l’incapacité 

de travail. La décision du 4 octobre 2007 était par conséquent confirmée.  

13. Le 29 décembre 2009, le Dr M__________ a précisé que l’opération au genou 

gauche du mois d’octobre 2009 s’était bien déroulée. Ayant dû attendre longtemps 

cette opération, l’assurée présentait une insuffisance musculaire du membre 

inférieur gauche très importante. Elle devait toujours marcher avec deux cannes, en 

raison d’un risque de chute. L’arrêt de travail était toujours de 100%. 

14. Le 18 décembre 2009, l’assurée a interjeté recours pour déni de justice devant le 

Tribunal de céans. Elle a réclamé, principalement, le paiement de 7'207 fr. 20, avec 

intérêts à 5% dès le 24 avril 2008 (durée moyenne), représentant l’intégralité des 

indemnités journalières auxquelles elle estimait avoir droit. Elle a exposé n’avoir 

jamais reçu une quelconque indemnité journalière pour maladie de la part 

d’HELSANA, bien qu’elle lui eut systématiquement envoyé tous ses certificats 

médicaux. HELSANA avait systématiquement refusé de rendre une quelconque 

décision sur les prestations pour maladie. Or, le droit aux prestations, selon l’art. 24 

al. 1 LPGA, n’était pas prescrit, le délai de cinq ans à compter du début de son 

incapacité de travail, dûment annoncée à l’assureur n’étant pas échu. L’assurée a 

encore rajouté avoir été indemnisée, à compter du 24 avril 2007, par l’assureur-

maladie perte de gain de son autre employeur, soit Y__________. 

A l’appui de ses conclusions, elle a produit un certain nombre d’arrêts de travail 

pour maladie établis par le Dr M__________ entre juillet 2007 et septembre 2009, 

faisant état d’une incapacité de travail entière ininterrompue depuis le 24 avril 

2007. 

15. En date du 20 janvier 2010, HELSANA a répondu que les rapports d’assurance 

étaient régis par la loi sur le contrat d’assurance. L’assureur n’était ainsi pas tenu à 

statuer par la voie d’une décision, assortie de l’indication des voies de droit. 

S’agissant du délai de prescription, il était de deux ans et non pas de cinq. En 

l’espèce, l’incapacité de travail ayant débuté le 24 avril 2007, le droit aux 

indemnités journalières était censé débuter le 24 mai 2007. Le délai biennal de 

prescription ayant commencé à courir dès cette date, la prescription était acquise 

depuis le 25 mai 2009, aucun acte interruptif de prescription n’ayant été entrepris. 

Par conséquent, au moment du dépôt du mémoire au Tribunal, les créances étaient 

prescrites. En tout état de cause, la défenderesse a observé que l’assurée n’avait pas 

droit aux indemnités journalières pour maladie, dès lors qu’elle possédait une 

capacité de travail entière dans une activité adaptée, depuis le mois d’octobre 2006, 

selon l’expertise effectuée par l’assureur-accidents. Dans ces conditions, compte 

tenu de l’obligation de l’assurée de diminuer le dommage, il y avait lieu de refuser 

les prestations, conformément aux dispositions applicables des conditions générales 

d’assurance. Enfin, la défenderesse a relevé qu’elle n’avait été informée de 

l’incapacité de travail de l’assurée qu’en octobre 2007, soit plusieurs mois après le 

 
 
 

 

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début de celle-ci, le 24 avril 2007, en violation des délais d’annonce prévus aux 

CGA.  

16. Le 8 février 2010, la demanderesse a répliqué que son employeur avait annoncé à 

l’assureur sa nouvelle incapacité de travail, justifiée par la maladie, dans les délais. 

Elle appelait en cause l’employeur à cet égard. La défenderesse utilisait sa position 

d’assureur-accidents et d’assureur-maladie pour se soustraire à ses obligations. Or, 

il s’agissait de la même compagnie d’assurances, preuve en est qu’elle se prévalait 

d’une expertise mise en œuvre dans le cadre de l’assurance-accidents pour refuser 

les prestations demandées au titre de maladie. 

17. Invitée à dupliquer, HELSANA a rétorqué que la prescription était acquise au 25 

mai 2009. Quant à l’atteinte ayant justifié l’intervention de l’assureur-accident, elle 

était strictement la même que celle invoquée pour réclamer des indemnités 

journalières pour maladie. Or, l’expertise attestait d’une capacité de travail entière 

depuis octobre 2006. Le silence de la demanderesse pendant deux ans témoignait de 

la violation du devoir de collaborer, ainsi que de celui de diminuer le dommage 

justifiant la suppression des prestations. Du reste, l’annonce tardive autorisait 

HELSANA à réduire ses prestations. Par lettre du 4 octobre 2007, la défenderesse 

avait refusé d’entrer en matière sur l’annonce de maladie, au motif que la capacité 

de travail de la demanderesse était, selon l’expertise, complète en octobre 2006 

dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles. Ainsi, l’état de santé ne 

provoquait pas d’incapacité de travail. La défenderesse a rajouté que l’assureur 

perte de gain pour maladie et l’assureur-accidents étaient deux personnes juridiques 

distinctes, l’assureur-maladie étant soumis à la LCA et ne suivant pas les mêmes 

règles qu’un assureur social.  

18. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. c de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 

novembre 1941 (LOJ ; E 2 05), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît 

en instance unique des contestations relatives aux assurances complémentaires à 

l’assurance-maladie sociale prévue par la LAMal, et à l’assurance-accidents 

obligatoire prévue par la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 

(LAA ; RS 832.20), relevant de la loi fédérale sur la contrat d'assurance, du 2 avril 

1908 (loi sur le contrat d’assurance, LCA ; RS 221.229.1). 

Le Tribunal cantonal des assurances sociales est ainsi saisi de l'ensemble du 

contentieux en matière d'assurances complémentaires privées, tant dans le domaine 

de l'assurance-maladie que dans celui de l'assurance-accidents. Le Tribunal des 

conflits a au demeurant expressément constaté la compétence du Tribunal de céans 

en matière d'assurance d'indemnités journalières soumise à la loi fédérale sur le 

 
 
 

 

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contrat d'assurance du 2 avril 1908 (LCA; ACOM/42/2006 du 13 juin 2006; 

ACOM/55/2005 du 26 août 2005). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. a) L’assurance collective d’indemnités journalières en cas de maladie, contractée 

par l’employeur auprès de HELSANA est en l’espèce soumise à la LCA (cf. police 

d’assurance ; pièce 2 de la défenderesse). La LCA a subi des modifications. La 

novelle du 17 décembre 2004 (FF 2003 3353), est entrée en vigueur le 1er janvier 

2006, respectivement le 1er janvier 2007. Du point de vue temporel, sont en 

principe applicables les règles de droit en vigueur au moment où les faits 

juridiquement déterminants se sont produits. Dès lors, les dispositions de la LCA 

seront citées dans leur teneur en vigueur au moment des faits déterminants, à savoir 

postérieurement au 1er janvier 2007 (cf. ATF 130 V 446 consid. 1, 129 V 4 consid. 

1.2), l’incapacité de travail à l’origine de la demande de prestations ayant débuté au 

plus tôt en avril 2007. 

b) Selon l’art. 85 de la loi fédérale sur la surveillance des entreprises d’assurance 

du 17 décembre 2004 (LSA ; RS 961.01), le juge statue sur les contestations de 

droit privé qui s’élèvent entre les entreprises d’assurance ou entre celles-ci et les 

assurés (al. 1). Pour les contestations relatives aux assurances complémentaires à 

l’assurance-maladie sociale au sens de la loi fédérale du 18 mars 1994 sur 

l’assurance-maladie, les cantons prévoient une procédure simple et rapide dans 

laquelle le juge établit d’office les faits et apprécie librement les preuves (al. 2). 

Dans les contestations au sens de l’al. 2, les parties ne supportent pas de frais de 

procédure; toutefois, le juge peut mettre à la charge de la partie téméraire tout ou 

partie de ces frais (al. 3). 

En cette matière, l'assureur n'a pas de compétence décisionnelle (ATAS/233/2010); 

il ne peut prendre de décision sujette à recours, à l'instar de ce qui se fait dans 

l'assurance-maladie obligatoire. L'assuré peut faire valoir ses droits en ouvrant 

directement une action contre l'assureur devant l'autorité compétente en vertu du 

droit cantonal. 

En l’espèce, au vu de ce qui précède, le recours de l’assurée sera traité comme une 

demande en paiement. 

c) Aux termes de l’art. 46a LCA, le for se définit selon la loi du 24 mars 2000 sur 

les fors (LFors ; RS 272), dont l’art. 9 al. 1 prévoit que sauf disposition légale 

contraire, les parties peuvent convenir d’un tribunal appelé à trancher un différend 

présent ou à venir résultant d’un rapport de droit déterminé.  

En l’occurrence, selon les conditions générales d’assurance pour l’assurance 

d’indemnités journalières collective Helsana Business Salary selon la LCA - édition 

2006 (ci-après : CGA 2006), applicables en l’espèce, le for est au choix au domicile 

 
 
 

 

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suisse du preneur d’assurance ou de l’ayant droit, soit ceux du lieu de travail de 

l’ayant droit, soit ceux du siège principal d’HELSANA ASSURANCES 

COMPLEMENTAIRES SA (§ 38 CGA 2006). 

En l’espèce, l’assurée ayant son domicile à Genève, le Tribunal de céans est 

compétent à raison du lieu. 

d) Les prescriptions de forme prévues à l’art. 89B de la loi genevoise du 12 

septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA ; E 5 10) étant en 

l’occurrence remplies, la demande, déposée auprès du Tribunal de céans, est 

recevable.  

3. Le litige porte sur le droit de la demanderesse à obtenir le versement d’indemnités 

journalières en relation avec une incapacité de travail pour maladie ayant débuté en 

avril 2007.  

4. La défenderesse soulève d’abord l’exception de la prescription, ce qu’il y a lieu 

d’examiner ci-après. 

a) En application de l'art. 87 LCA, l'assuré doit saisir directement l'autorité 

judiciaire, par la voie d'une action judiciaire, dans les deux ans à dater du fait d'où 

naît l'obligation qui dérive du contrat d'assurance (art. 46 al. 1 1ère phrase LCA), ce 

délai pouvant être interrompu selon les règles générales du droit privé. Selon l'art. 

135 du code des obligations (CO), la prescription est interrompue lorsque le 

débiteur reconnaît la dette ou lorsque le créancier fait valoir ses droits par des 

poursuites, par une action ou une exception devant un tribunal ou des arbitres, par 

une intervention dans une faillite ou par une citation en conciliation. 

b) Le Tribunal fédéral, dans un arrêt publié daté du 23 janvier 2001 (ATF 127 III 

268), a considéré qu'en matière d'indemnités journalières en cas de maladie, 

l'obligation d'indemniser de l'assureur était en principe déclenchée par l'existence 

d'une incapacité de travail due à la maladie attestée médicalement et l'écoulement 

du délai d'attente convenu. Partant, il a estimé que la prescription commençait à 

courir à partir de la réalisation de ces deux éléments et ce, pour toutes les 

indemnités journalières échues pendant la durée de l'incapacité de travail.  

c) Le Tribunal de céans a nuancé l’application de cette jurisprudence en s'appuyant 

notamment sur un article de Jean-Benoît MEUWLY (paru in PJA 3/2003 p. 303 

ss) ; il a jugé qu'il y avait lieu de fixer le dies a quo pour chaque jour de l'incapacité 

de travail attestée médicalement, mais au plus tôt après l'écoulement du délai 

d'attente contractuel. Chaque jour supplémentaire d'incapacité de travail fixe le dies 

a quo de la prescription de l'indemnité journalière subséquente et ainsi de suite, 

jusqu'à la fin de la période d'incapacité, voire l'épuisement des indemnités 

journalières (cf. ATAS/369/2010 ; ATAS/482/2007, ATAS/466/2007 ; 

ATAS/344/2005) 

 
 
 

 

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Cette jurisprudence doit être maintenue. Il y a en effet lieu de considérer que 

chaque jour d'incapacité de travail dû à la maladie constitue un fait autonome qui 

donne lieu au versement de la somme d'argent convenue par l'assureur si les 

conditions contractuelles sont remplies. Dans la mesure où les conditions doivent 

être réalisées pour chacune des indemnités journalières afin de déclencher la 

prestation correspondante, elles connaissent toutes une prescription singulière, la 

réalisation de leurs conditions d'existence fixant de jour en jour leur dies a quo 

(MEUWLY, op. cit., p. 312).  

Il résulte de ce qui précède que le délai de prescription de la première indemnité 

journalière commence à courir le premier jour de l’incapacité de travail attestée 

médicalement, mais au plus tôt après l’écoulement du délai d’attente contractuel. 

Chaque jour supplémentaire d’incapacité de travail fixe le dies a quo de la 

prescription de l’indemnité journalière subséquente, et ainsi de suite jusqu’à la fin 

de la période d’incapacité, voire l’épuisement des indemnités journalières. 

5. a) En l'espèce, le contrat d'assurance indemnités journalières conclu par 

l’employeur de la demanderesse prévoit le versement d’indemnités journalières en 

cas de maladie couvrant le 80% du salaire assuré après un délai d'attente de 30 jours 

et durant 700 jours par cas. L’assurée étant en incapacité de travail pour raison de 

maladie, selon son médecin traitant, le Dr M__________, depuis le 24 avril 2007, 

le dies a quo de la prescription de la première indemnité journalière doit être fixé, 

compte tenu du délai d'attente de 30 jours, au 25 mai 2007. Chaque jour 

supplémentaire d'incapacité de travail constatée médicalement fixe le dies a quo de 

la prescription de l'indemnité journalière subséquente et ainsi de suite jusqu'à la fin 

de la période d'incapacité ou jusqu'à l'épuisement des indemnités journalières.  

En l'occurrence, à défaut d'un acte interruptif de prescription avant le 18 décembre 

2009 - date à laquelle la demanderesse a déposé sa demande en paiement devant le 

Tribunal de céans -, les indemnités journalières dues pour la période précédant le 18 

décembre 2007 devraient être déclarées prescrites. Il convient donc d'examiner s'il 

y a eu un tel acte.  

b) Aux termes de l'article 135 CO, applicable par renvoi de l'art. 100 LCA, la 

prescription est interrompue lorsque le débiteur reconnaît la dette (ch. 1) ou lorsque 

le créancier fait valoir ses droits par des poursuites, par une action ou une exception 

devant un tribunal ou des arbitres, par une intervention dans une faillite ou une 

citation en conciliation (ch. 2). 

La demanderesse n'ayant introduit ni poursuite, ni action en justice relativement 

aux indemnités journalières maladie avant la présente procédure, il s'ensuit que 

seule une reconnaissance de dette par le débiteur peut avoir interrompu la 

prescription. 

 
 
 

 

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c) La reconnaissance de dette, au sens de l’art. 135 ch. 1 CO, constitue la 

manifestation par laquelle le débiteur (ou son représentant) exprime au créancier 

(ou à son représentant) qu'il a conscience d'être tenu envers lui par une obligation 

juridique déterminée (arrêt 5C.41/2002 du 17 juin 2002, consid. 2.1, avec référence 

à BERTI, Zürcher Kommentar, n. 11 ad art. 135 CO). Elle doit ressortir des 

déclarations, orales ou écrites, du débiteur, interprétées, le cas échéant, d'après le 

principe de la confiance, ou d'actes concluants (arrêt P.1171/79 du 7 juin 1979, in: 

SJ 1980 p. 116 ss, spéc. p. 118). Pour avoir un effet interruptif, la reconnaissance de 

dette ne doit pas nécessairement être émise par le débiteur aux fins d'exprimer sa 

volonté de s'obliger, ni d'interrompre la prescription; il suffit qu'il manifeste sa 

conviction que la dette existe encore (ATF 57 II 583). De même, il suffit que le 

débiteur reconnaisse l'obligation dans son principe; peu importe qu'il soit dans 

l'incertitude quant à son étendue, sa déclaration n'ayant pas à se rapporter à une 

somme déterminée (ATF 119 II 368 consid. 7b p. 378). Si le débiteur n'articule 

aucun chiffre, la reconnaissance de dette s'étend au montant qui s'avère 

ultérieurement dû au regard de l'obligation reconnue; s'il indique en revanche un 

montant déterminé, celui-ci constitue la limite supérieure de sa volonté de 

reconnaître la dette (BERTI, op. cit., n. 18 ad art. 135 CO ; ATF non publié du 27 

février 2004, cause 5C.112/2003). 

En l’espèce, ni la décision du 14 mai 2007, mettant fin aux prestations LAA, ni le 

courrier du 4 octobre 2007 adressé à l’employeur, n’expriment la conviction de la 

défenderesse d’être tenue de verser des prestations en relation avec l’arrêt de travail 

pour maladie. 

d) Enfin, on ne saurait considérer que la défenderesse commet un abus de droit en 

se prévalant de la prescription, dès lors qu’elle n’a pas amené astucieusement 

l’assurée à ne pas agir en temps utile, ni a eu un comportement donnant à l’assurée 

l'assurance qu'elle serait payée et l'incitant donc à renoncer à entreprendre des 

démarches juridiques pendant le délai de prescription (ATFA non publié du 13 

juillet 2000, 5C.68/2000, consid. 3a), étant précisé que selon la jurisprudence, 

même le débiteur de mauvaise foi peut se prévaloir de la prescription sans pour 

autant commettre un abus de droit. Seul le comportement positif à l'origine du 

manquement de délai - même dépourvu d'astuce - justifie la contre-exception de 

l'abus de droit (ATFA non publié du 13 juillet 2000, 5C.68/2000, consid. 3a). 

En l’espèce, la défenderesse a clairement exprimé son refus de prester, tant par son 

courrier du 4 octobre 2007 que par son refus catégorique de verser une seule 

indemnité journalière. 

e) Dans ces conditions, en l’absence de tout acte interruptif de prescription, force 

est de constater que les prétentions de la demanderesse en relation avec le 

versement d’indemnités journalières antérieurement au 18 décembre 2007 sont 

prescrites. Il n’en va pas de même des prestations postérieures à cette date. 

 
 
 

 

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6. Dans un second moyen, la défenderesse fait valoir qu’il n’y a pas lieu d’entrer en 

matière sur la demande d’indemnisation étant donné que l’assurée était apte au 

travail dans une activité adaptée depuis octobre 2006, selon les conclusions du Dr 

L__________ d’avril 2007. En vertu de son obligation de diminuer le dommage, 

l’assurée était tenue de procéder à une reconversion professionnelle. Par ailleurs, le 

rapport du Dr M__________, du 3 novembre 2009, ayant fait état des mêmes 

atteintes à la santé que celles constatées par le Dr L__________ en 2007, il était 

inutile de soumettre l’assurée à une expertise.  

a) Aux termes de l'art. 61 LCA, lors du sinistre, l'ayant droit est obligé de faire tout 

ce qui est possible pour restreindre le dommage. Selon l'art. 61 al. 2 LCA, si l'ayant 

droit contrevient à son obligation posée à l'al. 1 de faire tout ce qui est possible pour 

réduire le dommage, l'assureur peut réduire l'indemnité au montant auquel elle 

serait ramenée si l'obligation avait été remplie. L'ayant droit remplit son obligation 

de faire ce qui peut raisonnablement être exigé de lui pour réduire son dommage s'il 

prend à cette fin les mesures que prendrait un homme raisonnable dans la même 

situation s'il ne pouvait attendre aucune indemnisation de tiers (HÖNGER/ 

SUSSKIND, op. cit., n. 15 ad art. 61 LCA; MAURER, op. cit., p. 344 et les 

références citées). 

Bien que classée parmi les règles relatives aux assurances contre les dommages, 

cette disposition légale est aussi applicable aux assurances de personnes prévoyant 

des prestations de sommes (ATF 128 III 34 consid. 3bc p. 36 ss). 

Dans un arrêt non publié du 23 octobre 1998 concernant une assurance collective 

d'indemnités journalières selon la LCA (arrêt 5C.176/1998, consid. 2c), le Tribunal 

fédéral a considéré que l'art. 61 LCA est l'expression du même principe général 

dont le Tribunal fédéral des assurances déduit, en matière d'assurance d'indemnités 

journalières soumise au droit des assurances sociales, l'obligation de l'assuré de 

diminuer le dommage par un changement de profession lorsqu'un tel changement 

peut raisonnablement être exigé de lui, pour autant que l'assureur l'ait averti à ce 

propos et lui ait donné un délai adéquat (cf. ATF 111 V 235 consid. 2a; 114 V 281 

consid. 3a). 

Lorsque l'assuré doit envisager un changement de profession en regard de 

l'obligation de diminuer le dommage, un délai de trois à cinq mois imparti dès 

l'avertissement de la caisse doit en règle générale être considéré comme adéquat 

(arrêt non publié K 14/99 du 7 février 2000, reproduit in RKUV 2000 KV 112 122, 

consid. 3a). Il importe peu que l'assuré soit encore lié ou non par un contrat de 

travail car ce délai transitoire a uniquement pour but de permettre le changement 

d'activité et la recherche d'un nouveau travail adapté. En effet, cette nécessité 

d'adaptation se réalise indépendamment du fait que l'intéressé soit lié ou non à un 

rapport de travail (RAMA 5/2006 KV 380 p. 341 consid. 4.4). 

 
 
 

 

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b) L'art. 61 LCA étant de droit dispositif (cf. art. 97 et 98 LCA; 

HÖNGER/SUSSKIND, Basler Kommentar, Bundesgesetz über den 

Versicherungsvertrag, 2001, n. 29 ad art. 61 LCA; MAURER, Schweizerisches 

Privatversicherungsrecht, 3e éd., 1995, p. 345), il convient encore d’examiner si les 

CGA auraient adopté sur ce point une réglementation différente. 

Selon le § 13.5 des CGA 2006, la personne assurée qui présente une incapacité de 

travail complète ou partielle probablement durable dans sa profession d’origine est 

tenue d’utiliser son éventuelle capacité de travail restante, même si cela implique 

un changement de profession. L’assureur invite la personne assurée à changer de 

profession et la rend attentive aux conséquences selon le ch. 14. 

c) En l'espèce, le Dr L__________ a effectivement affirmé, dans son rapport 

d’expertise du 17 avril 2007, que l’assurée présentait une capacité de travail entière 

dans une activité adaptée dès le mois d’octobre 2006.  

Toutefois, et indépendamment de la question de savoir si les conclusions de ce 

rapport sont probantes et concordent avec les autres pièces médicales du dossier, le 

Tribunal constate que la défenderesse n’a pas informé l’assurée des conséquences 

que cette évaluation, effectuée dans le cadre de l’assurance-accidents, pouvait avoir 

sur le versement des indemnités journalières pour maladie. Surtout, elle ne lui a 

jamais imparti un délai convenable pour procéder à une reconversion 

professionnelle, en attirant son attention sur les conséquences d’un refus de 

collaborer. 

Bien au contraire, en prenant connaissance de la décision du 14 mai 2007, l’assurée 

pouvait en toute bonne foi penser que les prestations pour maladie auraient pris le 

relais après l’arrêt des prestations LAA. La défenderesse constatait en effet dans 

cette décision que les troubles présentés par l’assurée n’étaient pas uniquement 

accidentels, en laissant ainsi penser qu’il y avait une origine maladive. Elle a 

d’ailleurs invité l’assurée à s’adresser à sa caisse-maladie, tout en précisant qu’elle 

se réservait le droit de solliciter les assurances perte de gain maladie de ses 

employeurs. Enfin, rien dans le dossier ne permet de penser que l’assurée était au 

courant des conclusions de l’expertise du Dr L__________ au sujet de sa capacité 

de travail résiduelle, la décision du 14 mai 2007 n’y faisant aucune allusion. 

Le Tribunal estime par ailleurs que la lettre du 4 octobre 2007 à l’employeur ne 

constitue pas non plus un tel avertissement. Dans ce courrier, la défenderesse a 

affirmé que l’annonce maladie ne lui était pas parvenue et que le dossier accidents 

était désormais clos. Elle a aussi évoqué les conclusions du Dr L__________ au 

sujet de l’existence d’une capacité de travail entière dans une activité adaptée 

depuis de longs mois, le versement des indemnités journalières pour maladie 

n’entrant par conséquent même pas en ligne de compte. Or, cette lettre, adressée à 

l’employeur et dont l’assurée n’a reçu qu’une copie pour information, ne mentionne 

 
 
 

 

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pas l’obligation de l’assurée de diminuer le dommage en procédant à une 

reconversion professionnelle, ne fait pas référence à un quelconque délai pour 

mettre en œuvre cette reconversion. Cette correspondance ne peut pas être 

considérée comme un avertissement au sens de l’art. 61 LCA et du § 13 des CGA 

2006. 

d) Le Tribunal observe encore que la défenderesse est malvenue d’affirmer que ni 

l’assurée, ni son employeur, ne lui auraient signalé la survenance du sinistre, en 

l’occurrence la maladie, ce qui l’aurait empêchée de se déterminer sur les 

conditions du droit à l’indemnité, voire d’impartir un délai pour une éventuelle 

reconversion professionnelle. En effet, selon les pièces au dossier, il apparaît que 

les prestations accidents ont été servies par « HELSANA ASSURANCES SA » (cf. 

feuille accident et déclaration de sinistre produites par la demanderesse ; pièce 4), 

soit la même compagnie assurant la perte de gain pour maladie. Preuve en est que la 

collaboratrice du service accidents a transmis le message de l’employeur du 2 

octobre 2007 à ses collègues du service des « sinistres d’indemnité journalière », en 

précisant que « la suite de l’incapacité de travail est certainement indemnisée par le 

contrat perte de gain maladie n° 60'035'003 de X__________ ». De plus, le service 

responsable de traiter les dossiers perte de gain pour maladie a reçu une copie de la 

décision du 14 mai 2007 mettant fin aux prestations accidents, et ce dans le but de 

prendre le relais. Enfin, la défenderesse, en sa qualité d’assureur perte de gain pour 

maladie, était parfaitement au courant des conclusions du Dr L__________, 

pourtant mandaté par le service accidents. 

Au courant de l’arrêt des prestations d’accident, du contenu de l’expertise du Dr 

L__________ et du prolongement de l’incapacité de travail pour maladie selon le 

médecin traitant, la défenderesse avait tous les éléments pour pouvoir, si elle le 

souhaitait, avertir la demanderesse de son obligation de diminuer le dommage, et 

lui impartir un délai convenable pour se reconvertir. Quant à la question de savoir si 

l’employeur a effectivement communiqué à la défenderesse une annonce maladie 

dans les délais, il n’y a pas lieu d’y répondre, dès lors qu’HELSANA était déjà au 

courant de la situation, en sa qualité d’assureur-accidents obligatoire. Une réduction 

des prestations pour ce motif n’entre dont pas en ligne de compte, ce d’autant 

moins que la demanderesse affirme avoir toujours envoyé les arrêts de travail à la 

défenderesse (cf. allégué 16 partie en fait de la demande), ce que cette dernière ne 

conteste pas. 

 e) Dans ces conditions, le Tribunal de céans constate qu’à défaut d’avoir invité 

l’assurée à procéder à une reconversion professionnelle et lui avoir imparti un délai 

convenable pour le faire, la défenderesse est tenue de servir l’indemnité journalière 

sur la base des arrêts de travail pour maladie produits par la demanderesse. 

7. Le Tribunal observe encore que la fin des rapports de travail, en date du 31 août 

2007, n’a pas eu pour conséquence de mettre fin aux prestations. En effet, selon le  

 
 
 

 

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§ 9.4 des CGA 2006, pour les personnes assurées qui, à la fin de l’assurance - suite 

à la résiliation des rapports de travail selon le § 9.3 - sont frappées d’une incapacité 

de travail ou d’une incapacité de gain, le droit aux prestations pour le cas en cours 

est maintenu dans le cadre des dispositions contractuelles (prestation 

complémentaire), sauf si le contrat est repris par un autre assureur (§ 9.5 let. a), ou 

si le contrat de travail a été résilié pendant la période d’essai (§ 9.5 let. b) ou s’il 

s’agissait d’un contrat de durée limitée (§ 9.5 let. c). 

En l’espèce, aucune des conditions du § 9.5 n’étant réalisées, l’assurée, dont 

l’incapacité de travail a débuté avant la fin des rapports de travail, a droit aux 

prestations d’assurance jusqu’à l’épuisement des droits. 

8. a) En ce qui concerne enfin le calcul des prestations, le Tribunal observe que la 

demanderesse a fourni des certificats médicaux faisant état d’une incapacité de 

travail ininterrompue entre le 24 avril 2007 et le 22 septembre 2009 (cf. notamment 

le certificat du Dr M__________ du 22 septembre 2009), ce qui couvre une période 

bien supérieure aux 700 jours d’indemnisation. Toutefois, une partie des indemnités 

journalières étant prescrites, il convient de retrancher 208 jours d’indemnités 

journalières entre le 25 mai 2007, échéance du délai de carence de 30 jours, et le 18 

décembre 2007. L’assurée a ainsi droit à 492 jours d’indemnités journalières, sur la 

base d’un salaire mensuel assuré de 375 fr. 70 (347 fr. 50 + 28 fr. 20 de part de 

treizième salaire), soit un salaire journalier de 17 fr. 30 (375 fr. 70 : 21.75). 

Indemnisé à 80%, l’on parvient à une indemnité journalière de 13 fr. 80 par jour.  

Au total, la demanderesse a droit à 6'789 fr. 60 (492 x 13 fr. 80). 

b) En tant que la demanderesse sollicite le versement d'intérêts moratoires, la LCA 

règle le moment de l'échéance de la créance résultant du contrat d'assurance comme 

suit : celle-ci est échue 4 semaines après le moment où l'assureur a reçu les 

renseignements de nature à lui permettre de se convaincre du bien-fondé de la 

prétention (art. 41 al. 1 LCA). La LCA ne contient toutefois pas de dispositions sur 

la demeure, laquelle est dès lors régie, en vertu de l'art. 100 al. 1 LCA, par les art. 

102 ss CO. Le débiteur d'une obligation est en demeure par l'interpellation du 

créancier (art. 102 al. 1 CO); lorsque le jour de l'exécution a été déterminé d'un 

commun accord, ou fixé par l'une des parties en vertu d'un droit à elle réservé et au 

moyen d'un avertissement régulier, le débiteur est mis en demeure par la seule 

expiration de ce jour (art. 102 al. 2 CO). L'intérêt moratoire - de 5 % l'an (art. 104 

al. 1 CO) - est dû à partir du jour suivant celui où le débiteur a reçu l'interpellation 

(ATF 103 II 102 consid. 1a) ou, en cas d'ouverture d'une action en justice, dès le 

lendemain du jour où la demande en justice a été notifiée au débiteur (ATF 98 II 23 

consid. 7 p. 33; Luc THEVENOZ, in Commentaire romand du Code des 

obligations I, n. 9 ad art. 104 CO). 

 
 
 

 

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- 14/15 - 

En l’espèce, même si l’assureur possédait tous les éléments pour se convaincre du 

bien fondé de la demande dès le 14 mai 2007, date de la décision d’arrêter le 

versement de l’indemnité journalière LAA, l’assurée n’a formellement interpellé la 

défenderesse à cet égard que le 28 septembre 2009. Il s’ensuit que les intérêts 

moratoires courent dès le lendemain de cette interpellation, soit dès le 29 septembre 

2009. 

9. Au vu de ce qui précède la demande est partiellement admise. 

 
 
 

 

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- 15/15 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare la demande recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement dans le sens des considérants. 

3. Condamne la défenderesse à verser à la demanderesse le montant de 6'789 fr. 60 au 

titre d’indemnité journalière pour maladie, avec intérêts moratoires à 5% dès le 29 

septembre 2009. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans 

un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière civile 

auprès du Tribunal fédéral (av. du Tribunal fédéral 29, case postale, 1000 Lausanne 

14), conformément aux art. 72 ss LTF; le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nancy BISIN 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 
 

La secrétaire-juriste : Verena PEDRAZZINI RIZZI 
 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique et à l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers par le 

greffe le