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**Case Identifier:** 1139544e-1572-577c-a94f-e332b26ecd4e
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2020-11-11
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 11.11.2020 BB.2020.267
**Docket/Reference:** BB.2020.267
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2020-267_2020-11-11

## Full Text

Déni de justice (art. 393 al. 2 let. a CPP). Séquestre (art. 263 ss CPP).;;Déni de justice (art. 393 al. 2 let. a CPP). Séquestre (art. 263 ss CPP).;;Déni de justice (art. 393 al. 2 let. a CPP). Séquestre (art. 263 ss CPP).;;Déni de justice (art. 393 al. 2 let. a CPP). Séquestre (art. 263 ss CPP).

Décision du 11 novembre 2020 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 
Roy Garré, président, 
Andreas J. Keller et Patrick Robert-Nicoud,  
la greffière Victoria Roth  

   
Parties  1. A. LTD,  

 
2. B. SA,  
 
toutes deux représentées par C.,  
 

recourantes 
 

 contre 
   
  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

 
intimé 

 
TRIBUNAL PÉNAL FÉDÉRAL, Cour des affaires 
pénales,  
 

autorité qui a rendu la décision attaquée 
 

   
Objet  Déni de justice (art. 393 al. 2 let. a CPP); séquestre 

(art. 263 ss CPP) 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéros de dossiers:  BB.2020.267+BB.2020.270 
 
 
 

- 2 - 
 
 

 
La Cour des plaintes, vu: 
 
- la procédure pénale menée depuis l’été 2009 par le Ministère public de 

la Confédération (ci-après: MPC) contre C. et consorts, 
 

- le séquestre prononcé le 15 avril 2011 par le MPC sur le compte 1 
(anciennement 2) ouvert auprès de la banque D., à Lucerne, au nom de 
la société A. Limited, 
 

- le séquestre ordonné le 17 octobre 2014 par le MPC sur le compte 3 
ouvert auprès de la banque E., à Zurich, au nom de la société B. SA, 
 

- les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral 
BB.2015.42 et BB.2015.48 du 10 juillet 2015, BB.2015.83 du 25 août 
2015, BB.2016.362 du 31 janvier 2017, BB.2017.162+163+164+165 
+166+167 du 11 octobre 2017, BB.2017.214 du 18 juillet 2018, 
BB.2018.162 + BB.2018.163 du 6 février 2019 et BB.2019.146 du 
17 juillet 2019 toutes défavorables à B. SA quant à la levée de 
séquestre, 
 

- les décisions de la Cour de céans BB.2012.178 du 20 décembre 2012, 
BB.2016.234 + BB.2016.341 du 22 novembre 2016, BB.2017.32 du 
9 août 2017, BB.2017.162-167, BB.2017.212 du 27 juin 2018 et 
BB.2018.162 + BB.2018.163 du 6 février 2019, toutes défavorables à A. 
Ltd quant à la levée de séquestre, 
 

- l’acte d’accusation adressé le 20 février 2019 par le MPC à la Cour des 
affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après: CAP-TPF) contre 
C. et consorts (procédure SK.2019.12), 
 

- les ordonnances de la CAP-TPF du 10 mai 2019, concluant à 
l’irrecevabilité des requêtes de levées partielles de séquestres datées 
du 11 avril 2019 par A. Ltd et B. SA, faute pour dites sociétés d’avoir 
démontré leur existence et les pouvoirs de représentation de C. à leur 
égard, 
 

- les décisions BB.2019.158, BB.2019.159, BB.2019.204, BB.2019.214 et 
BB.2019.264 du 30 juin 2020 de la Cour de céans, rejetant, dans la 
mesure de leur recevabilité, les recours déposés par A. Ltd et B. SA à 
l’encontre des ordonnances précitées de la CAP-TPF ainsi que contre 
les ordonnances du 16 juillet 2019 rejetant de nouvelles requêtes de 
levées partielles des séquestres, 

- 3 - 
 
 

- la requête du 5 octobre 2020 adressée par A. Ltd à la CAP-TPF, 
sollicitant la levée du séquestre prononcé sur le compte 1 
(anciennement 2) ouvert auprès de la banque D., à Lucerne, et se 
référant à des requêtes similaires des 26 août et 6 septembre 2020 
(act. 1, p. 3), 
 

- la requête du 5 octobre 2020 adressée par B. SA à la CAP-TPF, 
sollicitant la levée du séquestre prononcé sur le compte 3 ouvert auprès 
de la banque E., à Zurich, et se référant à une requête similaire du 
6 septembre 2020 (act. 2, p. 3), 
 

- les recours de A. Ltd et B. SA du 8 novembre 2020 adressés à la Cour 
de céans pour déni de justice relatif aux requêtes de levées de 
séquestres des 26 août, 6 septembre et 5 octobre 2020 (act. 1 et 2, p. 2), 

 
 
 
et considérant: 
 
que la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et en 
pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés 
(MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral 
en 2011, in JdT 2012 IV 5, p. 52 n° 199 et les références citées); 
 
que lorsque le recours est manifestement irrecevable ou mal fondé, l’autorité 
de recours peut se prononcer sans procéder à un échange d’écritures 
(art. 390 al. 2 CPP a contrario); 
 
que de jurisprudence constante, celui qui s’apprête à déposer un recours 
pour déni de justice ou retard injustifié contre une autorité doit en avertir cette 
dernière, afin que celle-ci ait l’occasion de statuer rapidement (ATF 126 V 
244 consid. 2d; 125 V 373 consid. 2b/aa; décision du Tribunal pénal fédéral 
BB.2018.25 du 28 février 2018 et la jurisprudence citée); 
 
qu’il ne ressort pas du dossier que les recourantes auraient jamais mis 
formellement en demeure la CAP-TPF; 
 
qu’il s’ensuit que les recours pour déni de justice doivent être qualifiés 
d’irrecevables; 
 
que conformément à l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours 
sont mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de 
cause ou succombé; que la partie dont le recours est déclaré irrecevable 

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étant également considérée avoir succombé; 
 
que ceux-ci sont fixés à CHF 1'000.--, à charge de CHF 500.-- par 
recourante, en application des art. 73 al. 2 LOAP, ainsi que 5 et 8 al. 1 du 
règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et 
indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162). 

 
 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 
 
1. Les recours sont irrecevables. 
 
2. Un émolument de CHF 500.-- est mis à la charge de chaque recourante, 

pour un montant total de CHF 1'000.--. 
 
 

Bellinzone, le 11 novembre 2020 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président: La greffière:  
 
 
 
 
 
 

 
Distribution 
 
- A. Ltd, représentée par C.  
- B. SA, représentée par C.  
- Tribunal pénal fédéral, Cour des affaires pénales  
- Ministère public de la Confédération  
 
 
 

 
Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).