# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** de9a91d0-940c-58a3-83c8-9455b45c46df
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-01-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 11.01.2011 A/3087/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3087-2010_2011-01-11.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI-WANGELER, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et 

Christine TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 
A/3087/2010 ATAS/14/2011 

ARRET 

DE LA COUR DE JUSTICE 

 

Chambre des assurances sociales 

du 11 janvier 2011  

1
ère

 Chambre  

En la cause 

Madame G__________, domiciliée à Genève 

Monsieur G__________, domicilié à  Genève 

demanderesse 

 

demandeur  

 

contre 

 

CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL DES 

ETABLISSEMENTS PUBLICS MEDICAUX DU CANTON DE 

GENEVE, sise rue des Noirettes 14, 1211 Genève 26 

CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT 

DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES 

DE L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE, sise 

boulevard de Saint-Georges 38, 1211 Genève 8 

défenderesses 

 

 

   

 A/3087/2010 

2/5 

EN FAIT 

1. Par jugement du 27 novembre 2009, la 16ème chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé le divorce de Madame G__________, née H__________ en 

1959, et Monsieur G__________, né en 1956, mariés en date du 7 avril 1989.  

2. Selon le chiffre 9 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 

le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 

des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 8 septembre 2010 et a été transmis 

d'office au Tribunal cantonal des assurances sociales le 15 septembre 2010 pour 

exécution du partage. 

4. Le Tribunal a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, puis a 

interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 7 avril 

1989 et le 8 septembre 2010. 

5. L'instruction menée par le Tribunal a permis d'établir les faits pertinents suivants : 

S'agissant des avoirs de la demanderesse : 

- Il résulte des comptes individuels de cotisations AVS/AI transmis par la Caisse 

cantonale genevoise de compensation que la demanderesse n'a pas réalisé de revenu 

suffisant pour être soumis à cotisations LPP avant janvier 1997. 

- Par courrier du 21 septembre 2010, la CAISSE DE PREVOYANCE DU 

PERSONNEL DES ETABLISSEMENTS PUBLICS MEDICAUX DU CANTON 

DE GENEVE a informé le Tribunal que la demanderesse est affiliée auprès d'elle 

depuis le 1
er

 octobre 1996, et que la prestation de sortie de celle-ci s'élève à 268'278 

fr. 60, intérêts compris au 8 septembre 2010. 

S'agissant des avoirs du demandeur : 

- Le 21 septembre 2010, la CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL DES 

ETABLISSEMENTS PUBLICS MEDICAUX DU CANTON DE GENEVE a 

indiqué que le demandeur est affilié auprès d'elle depuis le 1
er

 novembre 1995 et 

que la prestation de sortie de celui-ci s'élève à 484'401 fr. 50, intérêts compris au 8 

septembre 2010. 

- Par courrier du 29 septembre 2010, la CAISSE DE PREVOYANCE DU 

PERSONNEL ENSEIGNANT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES 

FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE a 

 

 

   

 A/3087/2010 

3/5 

déclaré affilier le demandeur depuis le 1
er

 avril 2006, sans apport. La prestation de 

sortie de celui-ci est de 29'807 fr. 10, intérêts au jour du divorce compris. 

6. En outre, il résulte du fichier de l'Office cantonal de la population que les ex-époux 

G__________ sont arrivés en Suisse le 28 septembre 1995. 

7. Les documents ont été transmis aux parties en date du 15 décembre 2010. La 

juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 3 janvier 2011, un arrêt 

serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 

vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 

LFLP ; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 

de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 

partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 

sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 

survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP ; RS 831.40), soit à Genève le 

Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que 

l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de 

la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

Dès le 1
er

 janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances 

sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le 

Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la loi sur l'organisation 

judiciaire, du 9 octobre 2009 (LOJ ; RS E 2 05). 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

 

 

   

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4/5 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 7 avril 1989, d’autre part le 8 

septembre 2010, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 514'208 fr. 60 (484'401 fr. 50 + 29'807 fr. 10), tandis que celle 

acquise par la demanderesse est de 268'278 fr. 60, les intérêts ayant déjà été 

calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à 

son ex-épouse le montant de 257'104 fr. 30 (514'208 fr. 60 : 2) et celle-ci doit à 

celui-là le montant de 134'139 fr. 30 (268'278 fr. 60 : 2), de sorte que c’est le 

demandeur qui doit à la demanderesse le montant de 122'965 fr. (257'104 fr. 30 - 

134'139 fr. 30). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL DES 

ETABLISSEMENTS PUBLICS MEDICAUX DU CANTON DE GENEVE à 

transférer, du compte de Monsieur G__________, la somme de  122'965 fr. sur 

celui de Madame H__________ G__________, ainsi que des intérêts 

compensatoires au sens des considérants, dès le 8 septembre 2010 jusqu'au 

moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 

voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 

à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Nathalie LOCHER 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Doris GALEAZZI-

WANGELER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le