# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** eeacfd55-63ba-5a39-9a30-d52af3293c87
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-10-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 27.10.2009 A/519/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-519-2009_2009-10-27.pdf

## Full Text

Siégeant : Isabelle DUBOIS, Présidente, Anne REISER et Eugen MAGYARI, Juges 

assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/519/2009 ATAS/1300/2009 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 2 

du 27 octobre 2009 

 

En la cause 

Monsieur F___________, domicilié à  GENEVE 

Madame F___________, domiciliée à  MEYRIN 

 

demandeurs 

contre 

FONDATION DE PRÉVOYANCE EN FAVEUR DU 
PERSONNEL DE LA BANQUE SCS ALLIANCE, p.a 
LOMBARD ODIER DARIER HENTSCH ET CIE,  rue de la 
Corraterie 11, GENEVE 

RENTES GENEVOISES, place du Molard 11, GENEVE 

défenderesses 

 

 

   
 A/519/2009 

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EN FAIT 

1. Par jugement du 16 décembre 2008, la 16ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame F___________, née en 1964, et 
Monsieur F___________, né en 1968, mariés en date du 17 août 1991.  

2. Selon le chiffre 9 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 3 février 2009 et a été transmis 
d'office au Tribunal de céans le 17 février 2009 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 17 août 
1991 et le 3 février 2009. 

5. Les investigations du Tribunal ont permis d'établir ce qui suit : 

Monsieur F___________: 

Les avoirs du demandeur se trouvent aujourd'hui auprès de la FONDATION DE 
PRÉVOYANCE EN FAVEUR DU PERSONNEL DE LA BANQUE SCS 
ALLIANCE, et totalisent la somme de 134’666 fr. 35, intérêts compris au jour du 
divorce. Ils comprennent différentes prestations de libre passage, toutes acquises 
durant le mariage, compte tenu de ce que le demandeur a atteint l'âge de 25 ans en 
1993. Le Tribunal de céans a également pu s'assurer que l'avoir de prévoyance 
constitué lorsque le demandeur était employé par la SOCIÉTÉ DE BANQUE 
SUISSE a bien été transféré auprès de la FONDATION DE L'UNION DE 
BANQUES SUISSES, et fait donc partie de l'avoir susmentionné. 

Madame F___________: 

Les avoirs de la demanderesse se trouvent aujourd'hui auprès des RENTES 
GENEVOISES, et totalisent la somme de 45’883 fr. 80, dont il convient de déduire 
l'avoir au mariage et ses intérêts jusqu'au divorce, soit la somme de 2’380 fr. 30, de 
sorte que la somme à partager est de 43‘503 fr. 50. 

6. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 14 octobre 2009. La 
juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 26 octobre 2009, un 
arrêt serait rendu sur cette base. 

En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

   
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EN DROIT 

1. L'art. 25a de la Loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (Loi sur le libre passage, 
LFLP ; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP ; RS 831.40), soit à Genève le 
Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que 
l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de 
la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 
ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 17 août 1991 d’autre part le 3 
février 2009, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de 134’666 fr. 35  tandis que celle acquise par la demanderesse est 
de 43'503 fr. 50, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de 
prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 
67’333 fr. 15 (134'666 fr. 35 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 21’751 fr. 
75 (43’503 fr. 50: 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le 
montant de 45’581 fr. 40. 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

 

 

   
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OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION DE PRÉVOYANCE EN FAVEUR DU PERSONNEL 
DE LA BANQUE SCS ALLIANCE à transférer, du compte de Monsieur 
F___________, la somme de 45’581 fr. 40 à RENTES GENEVOISES en faveur 
de Madame F___________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 
considérants, dès le 3 février 2009 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Maryse BRIAND 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Isabelle DUBOIS 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le