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**Case Identifier:** cb0d7707-41b2-5944-b842-552f04cbb6c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-16
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 16.03.2022 C/22724/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-22724-2020_2022-03-16.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 17 mars 2022. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22724/2020 ACJC/382/2022 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 11 MARS 2022 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (VD), appelant d'un jugement rendu par la 
17ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 3 décembre 2021, 
comparant par Me Mathieu JACQUERIOZ, avocat, JACQUERIOZ AVOCAT, rue des 
Eaux-Vives 49, case postale 6213, 1211 Genève 6, en l'Étude duquel il fait élection de 
domicile,   

et 

La mineure B______, représentée par sa mère, Madame C______, domiciliée 
______ (GE) intimée, comparant par Me Stéphane REY, avocat, rue Michel-Chauvet 3, 
case postale 477, 1211 Genève 12, en l'Étude duquel elle fait élection de domicile.  

 

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C/22724/2020 

Vu, EN FAIT, le jugement JTPI/15320/2021 du 3 décembre 2021, par lequel le 
Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal) a notamment attribué à 
C______ la garde de l'enfant B______, née le ______ 2012 (chiffre 1 du 
dispositif), réservé un droit de visite à A______, devant s'exercer, sauf accord 
contraire des parties, un samedi sur deux de 9h00 à 18h00 (ch. 2), condamné 
A______ à verser en mains de C______, à titre de contribution à l'entretien de 
l'enfant, pour la période du 9 au 30 novembre 2019, la somme de 581 fr. (ch. 3), 
condamné A______ à verser en mains de C______, au titre de contribution à 
l'entretien de la mineure, par mois et d'avance, allocations familiales non 
comprises, la somme de 830 fr. du 1er décembre 2019 jusqu'à l'âge de 10 ans, puis 
de 1'030 fr. jusqu'à la majorité, voire au-delà en cas de formation professionnelle 
ou d'études suivies et régulières (ch. 4) et dit que A______ pourra déduire de 
l'arriéré dû selon les chiffres 3 et 4 ci-dessus, la somme de 6'300 fr. (ch. 5); 

Que dans ce jugement, le Tribunal a retenu que A______ percevait un revenu 
moyen de l'ordre de 4'066 fr. par mois, pour des charges d'environ 3'005 fr. par 
mois, ce qui lui laissait un solde légèrement supérieur à 1'000 fr.; que s'agissant de 
la mineure B______, le Tribunal a retenu des charges non couvertes par les 
allocations familiales à hauteur de 830 fr. par mois; que le Tribunal a par ailleurs 
retenu que C______ percevait un revenu mensuel net de l'ordre de 4'315 fr., pour 
des charges d'environ 3'534 fr., ce qui lui laissait un solde disponible de 781 fr.; 

Vu l'appel formé le 24 janvier 2022 par A______ contre le jugement du 3 
décembre 2021, concluant à l'annulation des chiffres 3 et 4 de son dispositif et 
cela fait, à ce qu'un revenu hypothétique mensuel d'un montant net de 6'550 fr. 
avec effet au 1er septembre 2020 soit imputé à C______, à ce que l'entretien 
convenable de l'enfant B______ soit fixé, allocations familiales déduites, à 800 fr. 
jusqu'à l'âge de 10 ans, puis à 1'000 fr. dès 10 ans et jusqu'à la majorité, voire au-
delà en cas d'études sérieuses et régulières; que l'appelant a par ailleurs conclu à 
ce qu'il soit condamné à verser en mains de C______, à titre de contribution à 
l'entretien de la mineure, par mois et d'avance, allocations familiales non 
comprises, la somme de 420 fr. du 19 décembre 2019 jusqu'à la majorité de 
l'enfant, voire au-delà en cas d'études sérieuses et régulières; 

Que l'appelant a notamment allégué ne percevoir qu'un revenu de 3'789 fr. par 
mois, versé douze fois par année, étant relevé qu'il travaillait pour la société 
D______ à un taux non pas de 100%, mais de 92,92%; que contrairement à ce que 
semblait avoir retenu le Tribunal, il n'avait pas réduit son taux d'activité, mais 
avait été engagé par D______ en 2017 à un tel taux; que le Tribunal n'avait par 
ailleurs pas tenu compte, à tort, de ses frais médicaux non remboursés à hauteur 
de 86 fr. par mois et avait comptabilisé dans une trop faible mesure sa part de 

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C/22724/2020 

loyer; que ses charges étaient dès lors de l'ordre de 3'370 fr. par mois, ce qui ne lui 
laissait qu'un solde disponible d'environ 420 fr.; 

Vu la réponse de la mineure, représentée par sa mère, concluant au rejet de 
l'appel;  

Que préalablement, la mineure a requis l'exécution anticipée du jugement attaqué; 
que sur ce point, elle a exposé que sa mère n'était pas en mesure de couvrir seule 
ses besoins; que dès lors, le maintien de l'effet suspensif pendant la durée de la 
procédure l'exposerait à une situation très précaire;  

Vu la réponse de A______ à la demande d'exécution anticipée du jugement 
attaqué, concluant à son rejet; qu'il a allégué verser actuellement, grâce à l'aide de 
sa compagne, la somme de 700 fr. par mois pour l'entretien de la mineure et ce 
depuis le mois d'avril 2021; qu'il entendait continuer de verser ce montant pendant 
la durée de la procédure d'appel; qu'à l'appui de ses allégations, il a produit des 
relevés bancaires attestant de versements réguliers en faveur de sa fille; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 
CPC; 

Que selon l'art. 315 CPC, l'appel suspend la force de chose jugée et le caractère 
exécutoire de la décision dans la mesure des conclusions prises en appel (al. 1); 

Que selon l'art. 315 al. 2 CPC, l'instance d'appel peut autoriser l'exécution 
anticipée; elle ordonne au besoin des mesures conservatoires ou la fourniture de 
sûretés; 

Que l'effet suspensif de l'appel constituant la règle, l'exécution anticipée ne doit 
être accordée qu'exceptionnellement, lorsque les circonstances l'exigent, 
notamment si une des parties est exposée, à défaut, à subir un préjudice 
difficilement réparable; 

Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation 
(JEANDIN, CR CPC 2ème éd. 2019, n. 4 ad art. 315 CPC); 

Qu'en l'espèce, il ressort de la procédure que l'appelant verse régulièrement, 
depuis de nombreux mois, une contribution à l'entretien de sa fille de 700 fr. par 
mois; 

Que certes, ce montant est inférieur à celui fixé par le Tribunal; 

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Que l'intimée n'a toutefois pas rendu vraisemblable qu'elle subirait de ce fait un 
préjudice difficilement réparable; 

Qu'en effet, le montant versé par l'appelant couvre l'essentiel de ses besoins; 

Que le solde non couvert peut être pris en charge par sa mère, laquelle dispose, 
selon les calculs auxquels le Tribunal a procédé, d'un solde disponible supérieur à 
700 fr. par mois; 

 Que la requête sera par conséquent rejetée; 

 Que les frais relatifs à la présente procédure seront fixés dans le cadre de l'arrêt au 
fond (art. 104 al. 3 CPC).  

* * * * * 

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C/22724/2020 

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre civile : 

Statuant sur requête d'exécution anticipée du jugement entrepris : 

La rejette. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente; Madame Sandra CARRIER, greffière. 

 

La présidente : 

Paola CAMPOMAGNANI 

 La greffière : 

Sandra CARRIER 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 

et 2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF – RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 
étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.