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**Case Identifier:** e4f0e7e6-da4b-5941-b4fe-1371fa318ded
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 08.06.2018 C/5375/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-5375-2009_2018-06-08.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5375/2009-CS DAS/118/2018 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU VENDREDI 8 JUIN 2018 

 

Recours (C/5375/2009-CS) formé en date du 9 février 2018 par A______, domiciliée 

______, comparant par Me Sandy Zaech, avocate, en l'Etude de laquelle elle élit 

domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 
du  13 juin 2018 à : 

- Madame A______ 
c/o Me Sandy Zaech, avocate 
19, bd Georges-Favon, case postale 5121, 1211 Genève 11 

- Monsieur B______ 
______. 

- Monsieur D______ 
______. 

- Madame E______ 
SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
 Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 
ET DE L'ENFANT. 

 

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C/5375/2009-CS 

EN FAIT 

A. a. Le ______ 2008, A______ (désormais ______), née le ______ 1970, 

divorcée, de nationalité ______, a donné naissance à Genève à un garçon 

prénommé F______. 

Le ______ 2010, A______ a donné naissance à une fille, prénommée G______. 

Les deux enfants ont été reconnus auprès de l'état civil par B______, né le 

______ 1977, de nationalité ______. 

b. La situation entre les parents, qui se sont séparés à une date indéterminée, est 

devenue conflictuelle. 

Par courrier du 14 avril 2011, B______ s'est adressé au Tribunal tutélaire 

(désormais le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, ci-après : le 

Tribunal de protection) afin de solliciter la fixation de relations personnelles 

entre lui-même et ses enfants, qu'il ne pouvait plus voir seul. 

Par ordonnance du 7 décembre 2011, le Tribunal tutélaire a accordé à B______, 

sur mesures provisoires, un droit de visite sur les enfants F______ et G______ à 

raison de 2 heures par semaine dans un Point rencontre et a instauré une 

curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite. Il apparaissait que la 

situation entre les deux parents était extrêmement tendue. 

Une expertise familiale a été ordonnée. 

c. Le droit de visite de B______ sur ses enfants a connu successivement diverses 

modifications, sur lesquelles il n'y a pas lieu de revenir. 

d. Le 30 avril 2013, le Centre universitaire romand de médecine légale a rendu 

son rapport d'expertise. Il en ressort, en substance, que A______ présente un 

fonctionnement prépsychotique et des troubles mixtes de la personnalité, le tout 

dans un contexte d'une efficience intellectuelle déficitaire, le QI total s'élevant à 

75. B_____ présentait pour sa part un trouble de la personnalité 

émotionnellement labile, "type état-limite". Les experts avaient été frappés par 

sa confusion et ses faibles capacités de synthèse. Ils avaient identifié une 

composante voyeuriste et exhibitionniste, mais n'avaient pas fait état de 

déviances sexuelles pathologiques ou dangereuses. Les experts préconisaient des 

visites en milieu surveillé à raison d'une fois par semaine ou tous les quinze 

jours pendant un an, une nouvelle évaluation de la situation devant être faite 

après ce délai. 

e. Par ordonnance du 4 septembre 2013, le Tribunal de protection, statuant sur le 

fond, a accordé un droit de visite à B______ devant s'exercer à raison de deux 

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heures par semaine au sein d'un Point rencontre, a notamment maintenu la 

curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles et ordonné 

la mise en place d'un suivi de guidance parentale, ainsi qu'une curatelle 

d'assistance éducative. Le Tribunal de protection a enfin ordonné une expertise 

de B______ relative à l'existence d'éventuelles déviances sexuelles en lien avec 

sa relation avec ses enfants. 

f. Le Département de santé mentale et de psychiatrie des HUG a rendu son 

rapport le 12 décembre 2014. Les experts ont confirmé, pour B______, le 

diagnostic de trouble de la personnalité émotionnellement labile, type 

borderline, mais n'ont pas relevé d'éléments en faveur d'une déviance sexuelle, 

ni de paraphilie. Le trouble dont souffrait l'expertisé pouvait toutefois rendre 

difficile l'exercice d'une autorité paternelle structurante, mais ne créait pas de 

danger pour l'intégrité physique, psychique et le développement de ses enfants. 

Il apparaissait important, selon les experts, de maintenir l'exercice du droit de 

visite en milieu protégé, afin d'évaluer la capacité de l'expertisé à répondre aux 

besoins de ses enfants. 

g. Par requête du 17 février 2015, B______ a sollicité l'autorité parentale 

conjointe sur ses deux enfants et l'octroi d'un droit de visite d'une journée par 

semaine; il souhaitait également pouvoir les emmener en France voisine, au 

domicile de leur grand-mère paternelle. 

A______ s'est opposée à cette requête. 

h. Par décision du 22 mai 2015, le Tribunal de protection a suspendu, sur 

mesures superprovisionnelles et avec effet immédiat, le droit de visite de 

B______. Cette décision faisait suite à un événement survenu le 16 mai 2015: 

F______ avait fait état du comportement prétendument exhibitionniste de son 

père dans les toilettes du Point rencontre réservées aux enfants. La mineure 

G______ avait pour sa part raconté à sa mère que son père lui avait mis la main 

entre les jambes et l'avait frottée. Les deux enfants exprimaient un sentiment de 

peur et de colère. 

i. Par décision du 30 juin 2015, le Tribunal de protection a désigné D______, 

avocat, en qualité de curateur d'office des deux mineurs, son mandat étant limité 

à leur représentation dans la procédure civile pendante devant le Tribunal de 

protection. 

j. Le 30 juillet 2015, le Tribunal de protection, statuant sur mesures 

provisionnelles, a ordonné la reprise progressive des relations personnelles entre 

B______ et ses enfants, au sein du Point rencontre. Cette ordonnance faisait 

suite à une décision de non-entrée en matière du Ministère public, aux motifs 

que le dossier ne laissait apparaître aucun élément objectif permettant d'établir 

que B______ se serait livré aux actes qui lui étaient imputés par son fils, 

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décision confirmée par la Chambre des recours de la Cour de justice. Par la 

suite, le Ministère public a refusé, sur requête de la mère des enfants, de 

reprendre la procédure pénale, cette décision ayant également été confirmée par 

la Chambre des recours. 

L'ordonnance du Tribunal de protection du 30 juillet 2015 a été, pour l'essentiel, 

annulée par décision de la Chambre de surveillance du 20 janvier 2016 et la 

cause renvoyée au premier juge pour complément d'instruction et nouvelle 

décision. Il convenait de s'assurer, avant d'ordonner la reprise des relations 

personnelles entre B______ et ses enfants, que le droit de visite était 

effectivement dans l'intérêt des mineurs, lesquels manifestaient une franche 

opposition à l'idée de revoir leur père. 

Par ordonnance du 28 juillet 2016, le Tribunal de protection a réservé à 

B______ un droit aux relations personnelles au sein du Point rencontre, les 

enfants devant être préalablement préparés à la reprise du droit de visite de leur 

père par leur thérapeute. 

La Chambre de surveillance a annulé, pour l'essentiel, cette ordonnance et a 

renvoyé la cause au Tribunal de protection pour complément d'instruction et 

nouvelle décision. Selon la Chambre de surveillance, après le premier renvoi de 

la cause devant le Tribunal de protection, ce dernier s'était contenté d'entendre 

l'un des thérapeutes des enfants et avait donné aux divers intervenants l'occasion 

de s'exprimer, puis avait rendu son ordonnance du 28 juillet 2016. Il n'avait en 

revanche pas tenté de déterminer si l'exercice d'un droit de visite était conforme 

à l'intérêt des enfants, s'il ne risquait pas de créer ou de raviver un traumatisme 

et si les enfants pouvaient, le cas échéant, être influencés ou manipulés par leur 

mère. 

Après le renvoi de la cause, le Tribunal de protection a ordonné une expertise 

familiale. La Chambre de surveillance a rejeté le recours formé par A______ 

contre cette ordonnance par décision du 26 octobre 2017, confirmée par arrêt du 

Tribunal fédéral du 6 mars 2018. 

k. Par arrêt du 24 novembre 2017, la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a 

annulé les arrêts rendus par la Chambre pénale de recours les 1er septembre 2016 

et 15 juin 2017 et a renvoyé la cause à l'autorité cantonale, pour qu'elle ordonne 

au Ministère public d'ouvrir une instruction à l'encontre de B______. 

l. Par ordonnance DTAE/80/2018 du 8 janvier 2018, le Tribunal de protection a 

désigné D______, avocat, en qualité de curateur des mineurs F______ et 

G______, son mandat étant limité à leur représentation dans la procédure pénale 

dirigée contre B______, pendante devant le Ministère public; cette décision a été 

déclarée exécutoire nonobstant recours. Le Tribunal de protection faisait ainsi 

suite à une requête de ce même Ministère public. 

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B. a. Le 9 février 2018, A______ a formé recours contre cette ordonnance, reçue le 

10 janvier 2018, dont elle a conclu à l'annulation. Elle a conclu à être autorisée à 

représenter seule ses enfants dans le cadre de la procédure pénale et 

subsidiairement, à ce que le nom d'un nouveau curateur de représentation lui soit 

soumis, pour observations, puis à ce qu'un nouveau curateur soit nommé. 

Préalablement, la recourante a sollicité la restitution de l'effet suspensif, cette 

requête ayant été rejetée par décision de la Chambre de surveillance du 1er mars 

2018. 

A l'appui de son recours, la recourante a exposé avoir tout mis en œuvre pour 
défendre l'intérêt de ses enfants, en recourant avec succès, à deux reprises, 

jusqu'au Tribunal fédéral, afin d'obtenir la réouverture de la procédure pénale 

contre B______. Or, à aucun moment D______, pourtant désigné curateur 

d'office des enfants sur le plan civil, n'avait cru bon de soutenir ses démarches. Il 

n'avait d'ailleurs pas revu les mineurs depuis le 6 octobre 2015, en dépit des 

différentes procédures pendantes. Il n'avait pas davantage repris contact avec la 

recourante et son conseil, ni avec les enfants ou leur thérapeute, après la 

notification de l'arrêt du Tribunal fédéral. Elle a également allégué que F______ 

et G______ ne se sentaient pas à l'aise en présence du curateur. La recourante a 

en outre soutenu qu'il n'existait aucun conflit d'intérêts entre elle-même et ses 

enfants, dont elle défendait les intérêts depuis près de trois ans devant les 

juridictions pénales. Ni elle-même ni ses enfants n'avaient par ailleurs été 

consultés avant la nomination de D______, de sorte que leur droit d'être entendu 

avait été violé. 

b. Le Tribunal de protection n'a pas souhaité revoir la décision attaquée. 

c. Dans ses observations, D______ a conclu au rejet du recours. Il a relevé que 

jusqu'au prononcé de l'arrêt de la Cour pénale du Tribunal fédéral, il n'était 

mandaté que dans le cadre de la procédure civile, de sorte qu'il ne pouvait sortir 

du cadre dudit mandat pour intervenir sur le plan pénal. Par ailleurs, les deux 

enfants étaient représentés par leur mère dans le cadre de la procédure pénale, 

elle-même étant assistée d'avocats expérimentés. Il a confirmé n'avoir plus revu 

les deux enfants depuis le 6 octobre 2015, ceux-ci lui ayant toujours déclaré, de 

manière constante, qu'ils ne souhaitaient plus voir leur père. Il avait par contre eu 

des contacts avec le Service de protection des mineurs et avec l'un des 

thérapeutes des mineurs. En revanche, il n'avait pas jugé nécessaire, compte tenu 

du fait que la procédure civile avait porté sur des aspects d'ordre juridique et 

technique, de rencontrer à nouveau les mineurs avant sa nomination au pénal. 

Dès réception de l'ordonnance du Tribunal de protection qui le nommait curateur 

sur le plan pénal, il s'était constitué auprès du Ministère public, avait sollicité 

une copie du dossier et avait rencontré F______ et G______ le 14 mars 2018; la 

rencontre s'était bien passée. Il ne pouvait par ailleurs lui être reproché de ne pas 

être entré en contact avec la mère des deux mineurs, puisqu'il lui appartenait de 

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défendre les intérêts de ceux-ci et de garder, par conséquent, la juste distance 

pour préserver son indépendance. Pour le surplus, le curateur a relevé que 

l'intérêt de la mère n'était pas forcément conforme à celui des deux mineurs, de 

sorte que la curatelle de représentation s'imposait sur le plan pénal. 

d. A______ a répliqué, sans apporter d'éléments nouveaux à la procédure. 

e. La cause a été mise en délibération à réception de cette réplique. 

EN DROIT 

1. 1.1. Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte 

sont applicables par analogie pour les mesures de protection de l'enfant (art. 314 

al. 1 CC). 

Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours auprès 

de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC et 53 

al. 1 LaCC). 

Interjeté par la mère des mineurs concernés par la mesure, dans le délai utile de 

trente jours et suivant la forme prescrite, le recours est recevable (art. 450 al. 2 et 

3 et 450b CC). 

1.2. Compte tenu de la matière, soumise aux maximes inquisitoire et d'office 

illimitée, la cognition de la Chambre de surveillance est complète. Elle n'est pas 

liée par les conclusions des parties (art. 446 CC). 

2.  La recourante a invoqué la violation de son droit et de celui de ses enfants d'être 

entendus, dans la mesure où ils n'avaient pas été consultés avant le prononcé de 

l'ordonnance litigieuse.  

2.1 Garanti aux art. 29 al. 2 Cst et 53 CPC, le droit d'être entendu comprend en 

particulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit 

prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur 

la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, 

d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur sujet (ATF 135 II 286 

consid. 5.1; 135 I 187 consid. 2.20; 129 II 497 consid. 2.2). 

Le droit d'être entendu est une garantie de nature formelle, dont la violation 

entraîne l'annulation de la décision attaquée, sans égard aux chances de succès du 

recours sur le fond (ATF 137 I 195 consid. 2.2). Toutefois, une violation pas 

particulièrement grave du droit d'être entendu peut exceptionnellement être 

réparée si l'intéressé peut s'exprimer devant une instance de recours ayant libre 

pouvoir d'examen en fait et en droit. Ce moyen doit être examiné avec un plein 

pouvoir d'examen (arrêt du Tribunal fédéral 5A_540/2013 du 3 décembre 2013 

consid. 3.3.1; ATF 127 III 193 consid. 3).  

https://intrapj/perl/decis/135%20II%20286
https://intrapj/perl/decis/135%20I%20187
https://intrapj/perl/decis/129%20II%20497
https://intrapj/perl/decis/137%20I%20195
https://intrapj/perl/decis/5A_540/2013
https://intrapj/perl/decis/127%20III%20193

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 2.2 En l'espèce, il ne saurait être reproché au Tribunal de protection de ne pas 

avoir interpellé les deux mineurs avant le prononcé de la décision attaquée. En 

effet, ceux-ci ne sont âgés respectivement que de 9 ans et de 8 ans et il n'est pas 

certain qu'ils comprennent les enjeux des procédures civiles et pénales auxquelles 

ils sont mêlés malgré eux. Il convient, autant que faire se peut, de les en préserver. 

En ce qui concerne la recourante, même s'il fallait admettre que son droit d'être 

entendue avait été violé par le Tribunal de protection, cette violation a été guérie 

devant la Chambre de surveillance, qui dispose d'un plein pouvoir d'examen, la 

recourante ayant pu faire valoir tous ses moyens. 

Ce premier grief est dès lors infondé. 

3. La recourante conteste la nécessité de désigner un curateur de représentation pour 

ses enfants dans le cadre de la procédure pénale; subsidiairement, elle conclut à la 

nomination d'un autre curateur.   

3.1.1 Si les père et mère sont empêchés d'agir ou si, dans une affaire, leurs intérêts 

entrent en conflit avec ceux de l'enfant, l'autorité de protection de l'enfant nomme 

un curateur ou prend elle-même les mesures nécessaires (art. 306 al. 2 CC). 

L'art. 306 al. 2 s'applique de manière large aussitôt que le représentant légal n'est 

pas en mesure de représenter l'enfant au mieux de ses intérêts dans une affaire 

particulière, que le conflit soit concret ou abstrait, direct ou indirect. Le conflit 

dont l'existence est effectivement établie est concret, mais un simple risque est 

suffisant (conflit dit abstrait) (Commentaire romand, Code civil I, PICHONNAZ 

FOËX (éd.), ad art. 306 n. 5 ss). 

Pour qu'il y ait conflit d'intérêts, il suffit que ceux-ci ne soient plus parallèles : un 

curateur doit être désigné dès qu'une mise en danger des intérêts du représenté 

apparaît possible (mise en danger "abstraite"; arrêt du Tribunal fédéral 

5C.84/2004 du 2 septembre 2004 et les références citées). 

3.1.2 L'autorité de protection (…) désigne un curateur expérimenté en matière 
d'assistance et dans le domaine juridique (art. 314abis al. 1 CC). 

3.2 En l'espèce, une procédure pénale est actuellement diligentée contre B______ 

pour des actes d'exhibitionnisme, voire des attouchements sexuels dénoncés par 

ses enfants. Or, la mère des mineurs, détentrice de l'autorité parentale, et B______ 

entretiennent, depuis leur séparation, des relations extrêmement conflictuelles.  Il 

n'est dès lors pas certain que la recourante soit en mesure de mettre de côté le 

ressentiment qu'elle éprouve à l'égard de son ancien compagnon et de défendre, de 

manière parfaitement objective, la position des deux mineurs, sans les influencer, 

même de manière inconsciente. S'ajoute à cela le fait que les intérêts de la 

recourante et ceux de ses enfants ne sont pas forcément convergents, la première 

pouvant souhaiter couper tout lien avec B______, alors qu'il est en principe 

https://intrapj/perl/decis/5C.84/2004

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bénéfique pour des mineurs d'entretenir des relations suivies avec leurs deux 

parents.  

Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que le Tribunal de protection a désigné 

un curateur chargé de représenter les deux mineurs dans le cadre de la procédure 

pénale diligentée contre leur père, lequel sera à même de défendre leurs intérêts en 

toute objectivité et sans affect particulier.  

3.3 La recourante conteste le choix de la personne du curateur, auquel elle adresse 

un certain nombre de griefs. Ceux-ci paraissent infondés. 

Me D______ a été, dans un premier temps, désigné curateur sur le plan civil, afin 

de représenter les enfants dans le cadre de la procédure devant le Tribunal de 

protection. Il n'était par conséquent pas chargé de défendre leurs intérêts sur le 

plan pénal et il ne lui appartenait pas de recourir contre les décisions de non-

entrée en matière prises par le Ministère public. Il n'apparaît par ailleurs pas qu'il 

aurait négligé son mandat et le simple fait que la recourante considère, selon ses 

propres critères d'appréciation, qu'il aurait dû être davantage en contact avec les 

mineurs ne saurait suffire à retenir une mauvaise exécution des tâches qui lui ont 

été confiées. Le curateur, en ne sollicitant pas les mineurs lorsque cela n'était pas 

indispensable, a au contraire agi dans leur intérêt, en les laissant autant que 

possible à l'écart des procédures les concernant. La décision de nommer 

Me D______ pour la représentation des mineurs dans le cadre de la procédure 

pénale est par ailleurs judicieuse, dans la mesure où il a une connaissance 

complète du dossier et par conséquent une vision d'ensemble de la situation, ce 

que n'aurait pas un autre curateur qui ne serait désigné que pour l'aspect pénal. 

Pour le surplus, il n'est pas contesté que D______, en sa qualité d'avocat, dispose 

des connaissances et des compétences nécessaires pour assumer la tâche qui lui a 

été confiée. 

Infondé, le recours sera rejeté. 

4. Les frais judiciaires de la procédure de recours sont arrêtés à 600 fr. (art. 67A et 

67B du Règlement fixant le tarif des frais en matière civile- RTFMC) et mis à la 

charge de la recourante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC). Ils seront toutefois 

laissés provisoirement à la charge de l'Etat, compte tenu du bénéfice de 

l'assistance judiciaire. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre la décision DTAE/80/2018 

rendue le 8 janvier 2018 par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant dans la 

cause C/5375/2009. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute la recourante de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais de la procédure de recours à 600 fr., les met à la charge de A______ et 

dit qu'ils sont provisoirement supportés par l'Etat de Genève, compte tenu du bénéfice 

de l'assistance judiciaire. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Paola CAMPOMAGNANI et 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.