# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 75ce3edd-9075-5211-bd10-481ddf440ba6
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2019 / 921
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2019---921_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JO17.018914-191032-191033

266 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
30 septembre 2019

_________________________

Composition
:               M.             
Pellet,
vice-président

             
              Mmes             
Crittin Dayen et Courbat, juges

Greffière
:              Mme             
Pitteloud

 

 

*****

 

 

Art.
125 let. c, 227 al. 1 let. a, 230 al. 1 let. b et 319 let. b ch. 2 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur les recours interjetés par L.F.________,
à [...], et B.F.________,
à [...], défenderesses, contre l’ordonnance de preuves rendue le 17 juin 2019 par la
Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne dans la cause divisant les recourantes
d’avec l’Y.________,
à [...], demandeur, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.             

1.1             
Le 27 avril 2017, l’Y.________ a adressé à la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement
de Lausanne (ci-après : la présidente ou le premier juge) une demande dirigée contre
L.F.________ et sa mère B.F.________. Il a conclu, sous suite de frais et dépens, à ce
que soit ordonnée la vente de l’immeuble sis chemin de la [...], appartenant à la succession
non partagée de feu [...], décédé le 3 décembre 2009, entre les héritiers,
ou subsidiairement aux enchères publiques, et à ce qu’il soit ordonné au liquidateur
à nommer d’acquitter avec le produit net de la vente, après paiement des impôts
éventuels, les dettes de la succession, respectivement les dettes de B.F.________ selon la liste
objet de la pièce 7 du bordereau annexé, et de verser le solde éventuel sur les comptes
bancaires de B.F.________ et L.F.________ (no
1). 

 

             
Le 21 juin 2018, L.F.________ a conclu, sous suite de frais et dépens, à l’irrecevabilité
des conclusions de la demande du 27 avril 2017, subsidiairement à leur rejet. B.F.________ en a
fait de même le 4 juin 2019. 

 

1.2             
Par avis du 3 avril 2019, la présidente a cité les parties à comparaître à une
audience de premières plaidoiries et de détermination des mesures d’instruction adéquates.

 

             
Une audience d’instruction et de premières plaidoiries a été tenue le 4 juin
2019 par le premier juge, au cours de laquelle l’Y.________ a précisé, respectivement
augmenté, la conclusion prise au pied de sa demande du 27 avril 2017 (no
1) en ce sens que le partage de la succession de feu [...] soit ordonné et a maintenu pour le surplus
sa conclusion initiale. L’Y.________ a pris deux conclusions supplémentaires, tendant à
ce que la valeur de la succession et des parts héréditaires de L.F.________ et B.F.________
soit déterminée en fonction et ensuite de l’administration des preuves (nos
2 et 3). 

             
L.F.________ et B.F.________ se sont opposées à
toute modification des conclusions de la demande, arguant du fait que les conditions de l'art. 230 CPC
(Code de procédure civile du 19 décembre
2008 ; RS 272) n'étaient
pas réalisées.

 

2.             
Par ordonnance de preuves du 17 juin 2019, la présidente a notamment admis la modification de la
conclusion no
1 de l’Y.________ ainsi que ses conclusions nouvelles nos
2 et 3, telles que dictées au procès-verbal
de l'audience d'instruction et de premières plaidoiries du 4 juin 2019 (I).

 

             
En droit, le premier juge a considéré qu’à l’audience du 4 juin 2019, l’Y.________
n’avait fait que préciser sa conclusion n° 1, de sorte à clarifier sa demande.
Il a ajouté que même à considérer qu’il s’agissait d’une modification,
celle-ci était en parfaite relation de connexité avec la conclusion n° 1 de la demande
du 27 avril 2017, si bien que la modification devait être admise. Quant aux conclusions nouvelles
(nos
2 et 3), le magistrat a retenu qu’il s’agissait également de conclusions en rapport
de connexité avec la conclusion n°1 telle qu’initialement libellée et que ces conclusions
nouvelles avaient pour but de préciser la façon dont l’Y.________ entendait rapporter
la preuve de la valeur de la succession, respectivement la valeur des parts de L.F.________ et de B.F.________.
Il s’ensuivait que les conditions de l’art. 227 CPC étaient pleinement réalisées
et que les conclusions nouvelles formulées à l’audience du 4 juin 2019 devaient être
admises. Le magistrat a ajouté que l’art. 230 CPC n’était au demeurant pas applicable,
les conclusions ayant été précisées, respectivement modifiées, avant l’ouverture
des débats principaux. 

 

 

3.

3.1

3.1.1             
Par acte du 27 juin 2019, L.F.________ a interjeté recours de l’ordonnance de preuves du 17
juin 2019, en concluant, sous suite de frais et dépens, principalement à la réforme du
chiffre I de son dispositif en ce sens que la modification de la conclusion no
1 et les conclusions nouvelles de l’Y.________ soient rejetées. Subsidiairement, elle a conclu
à l’annulation du chiffre I du dispositif de l’ordonnance entreprise et au renvoi de
la cause au premier juge pour nouvelle décision. Elle a produit un bordereau de pièces, soit
des pièces figurant au dossier de première instance (cf. pièces 1 à 4), qui sont
recevables (cf. art. 326 al. 1 CPC), et des pièces qui ne sont pas des moyens de preuves (cf. pièces
5 et 6) et sont donc irrecevables (cf. art. 168 CPC). 

 

             
Pour justifier de l’existence d’un préjudice difficilement réparable, la recourante
L.F.________ indique qu'il ne saurait être question d'attendre la décision finale pour statuer
sur le caractère admissible de la modification des conclusions à l'audience des débats
principaux par rapport à celles initialement prises dans la demande, en particulier lorsque l'admission
de cette modification viole clairement la loi, référence étant faite à l'art. 230
CPC. Selon la recourante, on se trouverait dans une situation analogue à celle décrite par
la doctrine qui reconnaît qu'une ordonnance de preuves admettant une preuve contraire à la
loi ou qui viole le droit au refus de collaborer peut causer un préjudice difficilement réparable.
Elle prétend enfin que la question de l’admission ou du rejet de la modification des conclusions
de la demande aurait dû figurer dans une « autre décision » et que le préjudice
difficilement réparable serait réalisé du fait que la décision entreprise jouit d'une
« autorité et force de chose jugée à l'encontre des parties ».

 

3.1.2             
Par acte du 28 juin 2018, B.F.________ a également formé un recours contre l’ordonnance
du 17 juin 2019. Elle a conclu, sous suite de frais et dépens, principalement à la réforme
du chiffre I de son dispositif en ce sens que la modification de la conclusion no
1 et l’introduction des conclusions nouvelles
soient déclarées irrecevables et soient refusées. Subsidiairement, elle a conclu à
l’annulation de l’ordonnance et au renvoi du dossier de la cause au premier juge pour nouvelle
décision. Elle a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire, mais n’a pas
déposé le formulaire idoine dans le délai lui ayant été imparti. 

 

             
La recourante B.F.________ considère elle aussi que la décision entreprise serait une « autre
décision », qui serait susceptible de causer un préjudice difficilement réparable
en raison de l'autorité de la chose jugée qui s'attachera à la décision qui serait
rendue au fond si elle était maintenue. Elle relève en outre que l’art. 230 CPC aurait
été violé et que les conclusions modifiées ne présenteraient pas de lien de
connexité avec les conclusions de la demande du 27 avril 2017. 

 

3.2

3.2.1             
Dès lors que les deux recours concernent la même décision et portent sur le même
objet, il se justifie de joindre les causes et de traiter les deux recours dans un seul arrêt (cf.
art. 125 let. c CPC).

 

3.2.2

3.2.2.1             
L'ordonnance entreprise est une ordonnance de preuves. Il s'agit d'une ordonnance d'instruction au sens
de l'art. 319 let. b CPC. La recevabilité du recours contre un tel acte est donc subordonnée
à l'existence d'un préjudice difficilement réparable au regard de l'art. 319 let. b ch.
2 CPC (JdT 2011 III 86 consid. 3 ; CREC 17 octobre 2016/419 consid. 4.1 et les réf. citées),
le recourant devant alors démontrer l'existence d'un tel préjudice (cf. Haldy, Commentaire
romand, Code de procédure civile, 2e
éd., 2019 [ci-après : CR-CPC], n. 3 ad art. 125 CPC ; CREC 27 septembre 2016/388
consid. 1.4 ; CREC 19 mars 2016/168 consid. 3.3.2). Le recours doit être introduit dans un
délai de dix jours (art. 321 al. 2 CPC). 

 

             
A supposer que le chiffre I du dispositif aurait effectivement dû faire l'objet d'une décision
séparée, qui aurait alors revêtu la qualification d'« autre décision »
(cf. CREC 9 novembre 2016/458), la voie du recours serait également soumise à l'exigence du
préjudice difficilement réparable, ce qui n'est pas nié par les recourantes. La distinction
entre « autre décision » et « ordonnance d'instruction »
ne joue véritablement de rôle qu'en vue de calculer le délai de recours (Jeandin, CR-CPC,
n. 16 ad art. 319 CPC). On relèvera que les recourantes ont agi dans le délai de dix jours,
ouvert contre les ordonnances d'instruction.

 

3.2.2.2             
Selon la jurisprudence de la Chambre de céans, la notion de préjudice difficilement réparable
est plus large que celle de dommage irréparable de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (loi
sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 ; RS 173.110), puisqu'elle devrait viser également
les désavantages de fait (JdT 2011 III 86 consid. 3 et les réf. citées ; CREC
20 avril 2012/148 ; Jeandin, op. cit., n. 22 ad art. 319 CPC ; Hohl, Procédure civile,
tome II, 2e
éd., 2010., n. 2485, p. 449). La question de savoir s'il existe un préjudice difficilement
réparable s'apprécie par rapport aux effets de la décision incidente sur la cause principale,
respectivement la procédure principale (ATF 137 III 380 consid. 1.2.2 ; voir aussi TF 4A_560/2011
du 11 janvier 2012 consid. 2.2). Ainsi, l'art. 319 let. b ch. 2 CPC ne vise pas seulement un inconvénient
de nature juridique imminent, mais toute incidence dommageable, y compris financière ou temporelle,
pourvu qu'elle soit difficilement réparable. Il y a toutefois lieu de se montrer exigeant, voire
restrictif, avant d'admettre la réalisation de cette condition, sous peine d'ouvrir le recours contre
toute décision ou ordonnance d'instruction, ce que le législateur a clairement exclu :
il s'agit de se prémunir contre le risque d'un prolongement sans fin du procès (Jeandin, op.
cit., n. 22 ad art. 319 CPC et les réf. citées ; CREC 22 mars 2012/117). En outre,
un préjudice irréparable de nature juridique ne doit pas pouvoir être ultérieurement
réparé ou entièrement réparé par une décision finale favorable au recourant
(ATF 134 III 188 consid. 2.1 et 2.2).

 

3.2.3             
Aux termes de l’art. 227 al. 1 let. a CPC, la demande peut être modifiée si la prétention
nouvelle ou modifiée relève de la même procédure et qu’elle présente un
lien de connexité avec la dernière prétention. L’art. 230 al. 1 CPC ajoute que la
demande ne peut être modifiée aux débats principaux que si la modification repose sur
des faits ou des moyens de preuve nouveaux. Une partie peut augmenter ou modifier ses conclusions durant
les débats principaux en relation avec les compléments d’allégations ou d’offres
de preuve introduits librement selon l’art. 229 al. 2 ou 3 CPC (Tappy, CR-CPC, n. 8 ad art. 230
CPC). S'il n'y a pas eu de second échange d'écritures ni de débats d'instruction, les
faits et moyens de preuve nouveaux sont admis à l'ouverture des débats principaux (cf. art. 229
al. 2 CPC). Par « à l’ouverture des débats principaux », on entend
que des faits et moyens de preuve nouveaux peuvent être librement invoqués dans les premières
plaidoiries au début de l’audience de débats principaux, mais non dans une audience de
reprise de débats principaux (TF 5A_767/2015 du 28 mars 2017 consid. 3.3 ; Colombini, Code
de procédure civile, Condensé de la jurisprudence fédérale et vaudoise, 2018, n. 1.1.5
ad art. 229 CPC). 

 

3.3             
En l’espèce, les recours ont été interjetés en temps utile par des parties
qui ont un intérêt digne de protection (cf. art. 59 al. 2 let. a CPC), de sorte qu’ils
sont recevables à cet égard. On ne décèle toutefois pas le préjudice difficilement
réparable auquel seraient exposées les recourantes. En effet, l'autorité de la chose jugée
évoquée n'empêche pas les parties de contester la décision qui sera rendue sur le
fond devant l'instance de recours, ce qui permet de nier, au même titre que pour l'administration
de moyens de preuve, l'existence d'un préjudice difficilement réparable. Il ne suffit par ailleurs
pas de dire, pour établir le préjudice difficilement réparable, qu'il ne saurait être
question d'attendre la décision finale pour statuer sur le caractère admissible de la modification
des conclusions. Les recourantes n'exposent pas en quoi le préjudice serait difficilement réparable,
étant rappelé qu'il ne suffit pas de subir une incidence dommageable, telle que financière
ou temporelle, mais qu'il faut encore que cette incidence soit difficilement réparable. Or sur ce
dernier point – crucial –, les recourantes n'apportent aucune explication. On ne se trouve
pas davantage dans une situation analogue à celle de l’admission d'une preuve contraire à
la loi ou qui violerait le droit au refus de collaborer, aucun développement n'étant entrepris
pour asseoir cette hypothèse. A cela s'ajoute qu'à première vue, c'est à juste titre
que le premier juge a fait application de l'art. 227 CPC, et non pas de l'art. 230 CPC. La procédure
applicable est la procédure ordinaire et les conclusions litigieuses sont intervenues au stade de
l'audience d'instruction et de premières plaidoiries, ce qui implique que les exigences de l'art. 230
CPC ne sauraient être imposées, puisqu’on peut considérer qu'au moment où les
conclusions ont été prises le procès ne se trouvait pas encore au stade des débats
principaux. Le procès-verbal d'audience de la séance du 4 juin 2019 fait d'ailleurs état
d'une audience « d'instruction et de premières plaidoiries » et si la convocation
du 3 avril 2019 mentionne certes les premières plaidoiries, elle parle également de « détermination
des mesures d'instruction adéquates ». 

 

             
Quant au lien de connexité admis par le premier juge, seule la recourante B.F.________ le conteste,
sans expliquer de manière convaincante en quoi il ne serait pas réalisé. Ces questions
peuvent néanmoins rester ouvertes, compte tenu de l'irrecevabilité qui s'impose au regard de
l'absence de préjudice difficilement réparable.

 

 

 

4.

4.1             
Au vu de ce qui précède, les recours doivent être déclarés irrecevables conformément
à l’art. 322 al. 1 in
fine CPC.

 

4.2             
Le recours de B.F.________ étant d’emblée dénué de toute chance de succès
(cf. art. 117 let. b CPC), sa requête d’assistance judiciaire doit être rejetée,
sans qu’il faille examiner les conséquences du retard dans le dépôt du formulaire
idoine requis. 

 

4.3             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 2'152 fr. (art. 69 TFJC [tarif
des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]), seront mis à la charge
des recourantes, qui succombent, solidairement entre elles (art. 106 al. 1 et 3 CPC).

 

             
La recourante B.F.________ versera à la recourante L.F.________ la somme de 1'076 fr. (2'152 fr.
/ 2), à titre de remboursement partiel de l’avance de frais (art. 111 al. 2 CPC).

 

             
L’intimé Y.________ n’ayant pas été invité à se déterminer,
il n’y a pas matière à l’allocation de dépens de deuxième instance. 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Les causes sont jointes

 

             
II.             
Les recours sont irrecevables.

 

             
III.             
La requête d'assistance judiciaire
de la recourante B.F.________ est rejetée.

 

             
IV.             
Les frais judiciaires de deuxième
instance, arrêtés à 2'152 fr. (deux mille cent cinquante-deux francs), sont mis à
la charge des recourantes L.F.________ et B.F.________, solidairement entre elles.

 

             
V.             
La recourante B.F.________ doit
verser à la recourante L.F.________ la somme de 1'076 fr. (mille septante-six francs), à titre
de remboursement partiel de l'avance de frais.

 

             
VI.             
L’arrêt est exécutoire.

 

 

 

Le
vice-président :              
La greffière :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Yero Diagne (pour L.F.________),

‑             
Me Stephen Gintzburger (pour B.F.________),

‑             
Me Lorraine Ruf (pour l’Y.________).

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 30'000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

             
La greffière :