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**Case Identifier:** f645ccec-44a9-5fa2-a4ba-f0bca8864ee5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.03.2022 A/4299/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4299-2021_2022-03-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Christine LUZZATTO et Dana 
DORDEA, Juges assesseures 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4299/2021 ATAS/300/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 mars 2022 

4ème Chambre 

 

En la cause 

 

Monsieur A______, domicilié c/o Monsieur B______, à Genève 

 

 

recourant 

contre  

 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis rue des Gares 16, case 
postale 2660, Genève 

 

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

 Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le recourant), né le 17 juillet 1992, A.      a.
s’est inscrit à l’office régional de placement (ci-après : l’ORP) et un délai-cadre a 
été ouvert du 1er juin 2021 au 31 mai 2023. 

b. Par courriel du 21 septembre 2021, il a été convoqué par son conseiller en 
personnel à un entretien en visioconférence fixé le 19 octobre 2021. La 
convocation précisait qu’en cas d’empêchement majeur, le conseiller devait être 
averti au moins 24 heures à l’avance et que toute absence injustifiée pouvait 
entraîner une suspension du droit aux indemnités journalières. 

c. Par courriel du 21 octobre 2021, l’assuré a transmis à son conseiller en 
personnel un arrêt de travail pour maladie à 100% du 18 au 19 octobre 2021 établi 
par la doctoresse C______. Selon les copies dudit certificat figurant à la 
procédure, la date de son établissement est illisible. 

d. Par courriel du 21 octobre 2021, le conseiller en personnel de l’assuré l’a 
convoqué à un entretien fixé le 2 novembre 2021. 

e. Le 22 octobre 2021, l’ORP a accusé réception « du certificat d’incapacité de 
travail du 19 octobre 2021 » et a informé l’assuré que durant sa période 
d’incapacité, il était dispensé d’effectuer des recherches d’emploi et de participer 
aux entretiens de conseil. Si au cours de cette période, il était à nouveau apte à 
travailler, ne serait-ce que partiellement, il était tenu, dès le premier jour de sa 
reprise, de transmettre à l’ORP une copie de son certificat médical de reprise, de 
reprendre ses recherches d’emploi et de contacter son conseiller en personnel 
pour convenir d’un nouveau rendez-vous. Si son incapacité de travail était 
prolongée, il lui appartenait de faire établir un nouveau certificat médical attestant 
de son incapacité et de le transmettre à l’ORP. 

f. Le 2 novembre 2021, le conseiller en personnel de l’assuré l’a convoqué pour 
un entretien fixé le 4 novembre 2021. 

g. Par décision du 3 novembre 2021, le service juridique de l’office cantonal de 
l’emploi (ci-après : l’OCE ou l’intimé) a constaté que l’assuré avait présenté une 
incapacité de travail du 18 au 19 octobre 2021 inclus, mais qu’il n’avait pas 
informé l’ORP de son empêchement à participer à l’entretien de conseil du 19 
octobre 2021. Par conséquent, une suspension de son droit à l’indemnité de 
chômage de trois jours était prononcée, pour inobservation des instructions de 
l’ORP. 

h. Le 3 novembre 2021, le service juridique de l’OCE a donné un délai à l’assuré 
pour ses observations suite à l’absence non excusée à un entretien de conseil du 
2 novembre 2021. 

 
 
 

 

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i. Le 3 novembre 2021, le recourant a envoyé un courriel à son conseiller en 
personnel l’informant qu’il était gravement malade et qu’il ne pouvait pas se 
présenter à leur entretien du lendemain en raison d’une maladie. 

j. Le service juridique de l’OCE a reçu le 9 novembre 2021 un certificat médical 
établi le 5 novembre 2021 par le Dr D______, médecin généraliste, onco-hémato 
FMH, attestant d’une incapacité de travail à 100% de l’assuré du 4 au 5 novembre 
2021 pour maladie.  

k. Par décision du 23 novembre 2021, le service juridique de l’OCE a constaté 
que l’assuré avait présenté une incapacité totale de travailler du 2 au 5 novembre 
2021, mais qu’il n’avait pas informé l’ORP de son empêchement à participer à 
leur entretien du 2 novembre 2021 avant celui-ci. Le service juridique a prononcé 
en conséquence une suspension de son droit à l’indemnité de l’assuré de cinq 
jours pour inobservation des instructions de l’ORP, précisant que la durée de la 
suspension avait été augmentée pour tenir compte de son précédent manquement. 

l. Le 24 novembre 2021, l’assuré a formé opposition aux sanctions en lien avec 
les entretiens des 19 octobre et 2 novembre 2021, indiquant avoir informé son 
conseiller de son absence et transmettant un rapport médical établi par le 
Dr D______ le 2 novembre 2021, attestant d’un arrêt pour cause de maladie à 
100% du 2 au 3 novembre 2021. 

m. Par décision sur opposition du 14 décembre 2021, l’OCE a constaté que 
l’assuré n’avait pas apporté d’élément au stade de l’opposition permettant de 
revoir la décision du 3 novembre 2021 et a rejeté son opposition. 

n. Par décision sur opposition du 15 décembre 2021, le service juridique de 
l’OCE a constaté que l’assuré avait manqué l’entretien de conseil du 2 novembre 
2021 et qu’il n’avait pas apporté, dans le cadre de l’opposition, d’élément 
permettant de revoir la décision du 23 novembre 2021 et a rejeté son opposition. 

 Le 21 décembre 2021, l’assuré a formé recours contre la décision sur B.      a.
opposition du 14 décembre 2021 auprès de la chambre des assurances sociales de 
la Cour de justice. Il précisait que son opposition datée du 24 novembre 2021 était 
dirigée contre les décisions de l’intimé des 3 et 23 novembre 2021.  

b. Par réponse du 18 janvier 2022, l’intimé a conclu au rejet du recours. Il a 
relevé que le service juridique avait rendu deux décisions sur opposition suite à 
l’opposition du recourant du 24 novembre 2021, soit la décision sujette au présent 
recours du 14 décembre 2021, et la décision sur opposition du 15 décembre 2021. 

L’intimé relevait également que le certificat médical produit indiquait un arrêt de 
travail dès le 18 octobre 2021, ce qui ne corroborait pas les explications du 
recourant qui avait indiqué avoir été pris de douleurs le 19 octobre 2021. 

S’agissant de l’entretien du 19 octobre 2021, le recourant n’avait prévenu l’ORP 
que par courriel du 21 octobre 2021. La transmission dudit certificat médical 

 
 
 

 

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ayant été faite après l’entretien de conseil manqué, c’était pour ce motif que le 
recourant avait été sanctionné. 

c. Le 25 janvier 2022, le recourant a fait valoir que son recours était dirigé contre 
la décision sur opposition du 14 décembre 2021, laquelle faisait suite à son 
opposition du 24 novembre 2021 qui était dirigée contre deux décisions. Il n’avait 
jamais reçu la décision sur opposition qui lui aurait été adressée par courrier 
recommandé du 15 décembre 2021 selon l’intimé. Par unité de matière et 
économie de procédure, il demandait à la chambre de céans de joindre l’examen 
des deux décisions. 

En conséquence, il persistait dans ses conclusions. 

d. Le 11 février 2022, l’intimé a transmis à la chambre de céans un suivi postal du 
courrier recommandé concernant la décision sur opposition du 15 décembre 2021, 
dont il ressortait que ce courrier avait été distribué le 16 décembre 2021 au 
recourant. Il persistait dans ses conclusions. 

e. Le recourant a été entendu par la chambre de céans le 16 mars 2022.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire 
et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, 
LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans le délai et la forme requise, le recours est recevable (art. 60 LPGA 
et 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985; LPA - E 5 
10). 

3. Le recourant a considéré à tort que la décision sur opposition du 15 décembre 
2021 tranchait son opposition à la décision du 23 novembre 2021. En effet, cette 
opposition a fait l’objet d’une décision sur opposition du 15 décembre 2021. Cela 
étant, dès lors que le recourant a contesté matériellement cette dernière décision 
dans son recours interjeté contre la décision sur opposition du 14 décembre 2021 
et dans le délai de recours pour contester la décision sur opposition du 
15 décembre 2021, la chambre de céans retiendra que son recours porte sur les 
deux décisions sur opposition précitées, dont le bien-fondé sera examiné. 

L'objet du litige porte ainsi sur les deux suspensions du droit à l’indemnité 
prononcées par l’intimé au motif que le recourant n’a pas informé son conseiller 
en personnel du fait qu'il ne pourrait pas se présenter aux entretiens de conseil des 
19 octobre et 2 novembre 2021, car il était malade. 

 
 
 

 

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4.  

4.1 L’assuré qui fait valoir des prestations d’assurance doit, avec l’assistance de 
l’Office du travail compétent, entreprendre tout ce qu’on peut raisonnablement 
exiger de lui pour éviter le chômage ou l’abréger. Il lui incombe, en particulier, de 
chercher du travail, au besoin en dehors de la profession qu’il exerçait 
précédemment. Il doit pouvoir apporter la preuve des efforts qu'il a fournis (art. 17 
al. 1 LACI). 

Selon l’art. 17 al. 3 let. b LACI, l’assuré a l’obligation, lorsque l’autorité 
compétente le lui enjoint, de participer aux entretiens de conseil, aux réunions 
d’information et aux consultations spécialisées.  

L'art. 22 OACI prévoit que le premier entretien de conseil et de contrôle doit avoir 
lieu au plus tard quinze jours après que l’assuré s’est présenté à la commune ou à 
l’office compétent en vue du placement (al. 1); l’office compétent a au moins un 
entretien de conseil et de contrôle par mois avec chaque assuré. Lors de cet 
entretien, il contrôle l’aptitude au placement de l’assuré et examine si celui-ci est 
disposé à être placé (al. 2); l’office compétent convoque à un entretien de conseil 
et de contrôle tous les deux mois au moins les assurés qui exercent une activité à 
plein temps leur procurant un gain intermédiaire ou une activité bénévole relevant 
de l’art. 15, al. 4, LACI (al. 3); il convient avec l’assuré de la manière dont il 
pourra être atteint en règle générale dans le délai d’un jour (al. 4). 

Selon l'art. 25 al. 1 let. d OACI, l'office compétent décide à la demande de l'assuré 
de déplacer la date de son entretien de conseil et de contrôle s'il apporte la preuve 
qu'il ne peut se libérer à la date convenue en raison d'un événement contraignant, 
notamment parce qu'il doit se déplacer pour se présenter à un employeur. 

Le courrier type de convocation à un entretien de conseil précise que toute 
absence injustifiée entraîne une suspension de l'éventuel droit de l'assuré aux 
indemnités de chômage et qu'en cas d'empêchement, il faut avertir le conseiller en 
personnel au moins 24 heures à l'avance. 

4.2 L’art. 30 al. 1 LACI dispose que le droit de l’assuré à l’indemnité est 
suspendu notamment lorsqu’il est établi que celui-ci ne fait pas tout ce qu’on peut 
raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail convenable (let. c); 
n’observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de 
l’autorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas 
à une mesure de marché du travail ou l’interrompt sans motif valable, ou encore 
compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la 
réalisation de son but (let. d); a donné des indications fausses ou incomplètes ou a 
enfreint, de quelque autre manière, l'obligation de fournir des renseignements 
spontanément ou sur demande et d'aviser (let. e). 

L'assuré qui a oublié de se rendre à un entretien de conseil et qui s'en excuse 
spontanément ne peut pas être suspendu dans l'exercice de son droit à l'indemnité 
si l'on peut admettre, par ailleurs, sur le vu des circonstances, qu'il prend ses 

 
 
 

 

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obligations de chômeur très au sérieux. Tel est le cas, notamment, s'il a rempli de 
façon irréprochable ses obligations à l'égard de l'assurance-chômage durant les 
douze mois précédant cet oubli. Un éventuel manquement antérieur ne doit plus 
être pris en considération (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 123/04 du 
18 juillet 2005). 

Même une négligence légère dans l'accomplissement de l'obligation de renseigner 
peut entraîner une sanction (DTA 2007 p. 210). 

4.3 La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art. 30 
al. 3 LACI; arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 254/06 du 26 novembre 
2007 consid. 5.3). L’OACI distingue trois catégories de faute – à savoir les fautes 
légères, moyennes et graves – et prévoit, pour chacune d'elles, une durée 
minimale et maximale de suspension, qui est de 1 à 15 jours en cas de faute 
légère, de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne, et de 31 à 60 jours en 
cas de faute grave (art. 45 al. 3 OACI). 

En tant qu'autorité de surveillance, le Secrétariat d’État à l’économie (ci-après : 
SECO) a adopté un barème indicatif à l'intention des organes d'exécution (Bulletin 
LACI/D72 et ss). Un tel barème constitue un instrument précieux pour les organes 
d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue à une application plus 
égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne dispense cependant 
pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de l'assuré compte 
tenu de toutes les circonstances – tant objectives que subjectives – du cas d'espèce 
et de fixer la sanction en fonction de la faute (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_425/2014 du 12 août 2014, consid. 5.1).  

Selon le barème du SECO, lorsque l’assuré n’observe pas les instructions de 
l’OCE, en ne se rendant notamment pas à un entretien de conseil, sans excuse 
valable, l’autorité doit infliger une sanction de 5 à 8 jours lors du premier 
manquement et 10 jours au minimum lors du second manquement. Dès le 
troisième manquement, le dossier doit être renvoyé pour décision à l'autorité 
cantonale (Bulletin LACI IC/D79.3A).  

En cas d’inobservation d’autres instructions de l’ORP, par exemple demandes de 
document, rendez-vous avec le conseiller en orientation, l’autorité doit infliger 
une sanction de 3 à 10 jours lors du premier manquement et de 9 à 15 jours lors du 
second manquement. Dès le troisième manquement, le dossier doit être renvoyé 
pour décision à l'autorité cantonale (Bulletin LACI IC/D79.3B).  

Le barème du SECO prévoit que l'infraction à l'obligation d'informer et d'aviser 
(art. 30 al. 1 let. e LACI) est à fixer selon la faute et le cas particulier (Bulletin 
LACI IC/D79.4). 

La quotité de la suspension du droit à l'indemnité de chômage dans un cas concret 
constitue une question relevant du pouvoir d'appréciation (arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_194/2013 du 26 septembre 2013 consid. 5.2). Le juge ne s'écarte de 
l'appréciation de l'administration que s'il existe de solides raisons. Il y a abus du 

 
 
 

 

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pouvoir d'appréciation lorsque l'autorité, tout en restant dans les limites du 
pouvoir d'appréciation qui est le sien, se fonde sur des considérations qui 
manquent de pertinence et sont étrangères au but visé par les dispositions légales 
applicables, ou viole des principes généraux du droit tels que l'interdiction de 
l'arbitraire et de l'inégalité de traitement, le principe de la bonne foi et le principe 
de la proportionnalité (ATF 123 V 150 consid. 2).  

4.4 En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa 
décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis 
de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire 
qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas 
qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi 
tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, 
retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 
V 195 consid. 2 et les références; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi 
n'existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel 
l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré 
(ATF 126 V 322 consid. 5a). 

5.  

5.1  

5.1.1 En l'espèce, le recourant a fait valoir dans son recours que le jour de son 
entretien du 19 octobre 2021, il avait été pris de violentes douleurs et qu’il avait 
dû se rendre en urgence à la permanence de E______, où il avait été traité par la 
Dresse C______, qui lui avait établi un certificat d’arrêt de travail. Il avait aussitôt 
fait parvenir ce certificat à son conseiller de l’ORP. Il ne pouvait pas prévoir à 
l’avance qu’il allait manquer l’entretien, dès lors qu’il avait eu des problèmes de 
santé imprévus et urgents. 

L’intimé ayant relevé dans sa réponse que le certificat médical produit indiquait 
un arrêt de travail dès le 18 octobre 2021, ce qui ne corroborait pas les 
explications du recourant, celui-ci a invoqué dans sa réplique une confusion de sa 
part. Il avait en fait été conduit à la permanence de E______ le 18 octobre 2021 
vers 19h00 et c’était à cette date que le certificat avait été établi. Le lendemain 
matin, il avait dû retourner à la permanence en raison de la persistance de ses 
douleurs qui avaient nécessité des examens complémentaires. S’agissant de la 
date de la transmission du certificat médical, il a fait valoir avoir été dans 
l’incapacité totale de faire des démarches avant le 21 octobre 2021 en raison de 
ses douleurs violentes et d’un traitement sédatif puissant.  

Lors de son audition par la chambre de céans, le recourant a indiqué être tombé 
malade un jour avant son rendez-vous. Il avait eu fortes douleurs et avait été 
hospitalisé à la permanence de E______ le 18 octobre 2021 à 19h00. Il n’avait 
pas pu avertir son conseiller en personnel le 18 au soir, car l’ORP était fermé. Il 
était resté hospitalisé du 18 octobre au soir au 20 ou 21 octobre, sauf erreur. Le 19 

 
 
 

 

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octobre 2021, il n’avait pas pu envoyer un message à son conseiller, car il habitait 
seul et qu’il avait eu de fortes douleurs toute la journée. Il ne se souvenait pas à 
quelle date il avait demandé un arrêt de travail. Son assurance avait pris en charge 
son hospitalisation, mais il n’avait pas de justificatif à ce sujet. 

5.1.2 S’agissant de l’absence à l’entretien du 2 novembre 2021, le recourant a 
allégué qu’il avait, en raison de la même pathologie, dû retourner voir un médecin 
en urgence, toujours à la permanence de E______. Il avait alors été traité par le Dr 
D______, qui avait établi un arrêt de travail qu’il avait immédiatement adressé à 
son conseiller. Le recourant estimait n’avoir commis aucun manquement à ses 
obligations de l’assurance-chômage et aux instructions reçues. 

Lors de son audition par la chambre de céans, il a fait valoir que son conseiller 
était au courant du fait qu’il était malade avant leur entretien du 2 novembre, 
puisqu’il avait reçu son arrêt de travail pour les 18 et 19 octobre 2021. À la 
question de savoir s’il avait été malade entre le 19 octobre et 2 novembre 2021, le 
recourant s’est référé à la lettre qui était au dossier.  

5.2 En l’espèce, il n’y a pas lieu de remettre en cause la teneur des certificats 
établis. Sur cette base, il est établi que le recourant ne pouvait pas se rendre aux 
entretiens en cause pour des raisons de santé.  

S’agissant de l’entretien du 19 octobre 2021, le recourant a allégué ne pas avoir 
pu avertir à l’avance son conseiller de son absence en raison de son état de santé. 

Ses déclarations à ce sujet sont toutefois peu probantes. En effet, elles ont varié, 
puisqu’il a d’abord indiqué avoir été consulter en urgence le 19 octobre, puis dans 
un second temps le 18 octobre 2021 et que c’était à cette dernière date que l’arrêt 
de travail avait été établi. Cette dernière version apparaît douteuse, dès lors que le 
22 octobre 2021, l’ORP a accusé réception « du certificat d’incapacité de travail 
du 19 octobre 2021 ». 

Les déclarations du recourant apparaissent également contradictoires, puisqu’il a 
allégué avoir été hospitalisé du 18 octobre au soir au 20 ou 21 octobre, avant de 
déclarer que le 19 octobre 2021, il n’avait pas pu envoyer un message à son 
conseiller, car il habitait tout seul.  

Il apparaît également peu plausible que son assurance ait pris en charge son 
hospitalisation et que l’assuré n’ait pas de justificatif à ce sujet. 

Il ressort de la procédure que le recourant a été capable d’adresser à l’avance un 
courriel à son conseiller pour son absence à l’entretien fixé le 4 novembre 2020, 
précisant qu’il était gravement malade. L’on voit mal pourquoi il en aurait été 
différemment pour les deux autres entretiens concernés par la présente procédure, 
s’agissant de la même atteinte à la santé, selon ses déclarations.  

Dans ces circonstances, la chambre de céans estime que l’état de santé du 
recourant ne l’empêchait pas d’informer son conseiller de son absence aux 
entretiens de conseil des 19 octobre et 2 novembre 2021. 

 
 
 

 

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S’agissant de l’entretien du 2 novembre 2021, le recourant a encore fait valoir 
qu’il avait produit un certificat médical attestant d’une incapacité de travail les 
18 et 19 octobre 2021 et que son conseiller savait donc qu’il était malade.  

Cet argument doit être rejeté, car ce certificat médical ne permettait pas à son 
conseiller de savoir que le recourant ne se présenterait pas à l’entretien du 
2 novembre 2021, étant relevé qu’à teneur du dossier, celui-ci n’a pas transmis à 
l’ORP d’arrêt de travail couvrant la période courant du 20 octobre au 2 novembre 
2021 avant cette dernière date. 

En conséquence, c’est à juste titre que l’intimé a retenu dans les décisions sur 
opposition des 14 et 15 décembre 2021 que le recourant a fautivement omis 
d’informer à l’avance son conseiller de ses absences aux entretiens de conseil des 
19 octobre et 2 novembre 2021. La durée des suspensions prononcées apparaît 
conforme au barème du SECO et aux circonstances et elle respecte le principe de 
la proportionnalité, étant précisé qu’une suspension plus longue se justifiait pour 
le second manquement. Les sanctions prononcées doivent être ainsi confirmées. 

6. Le recours sera en conséquence rejeté. 

La procédure est gratuite (art. 61 let. fbis a contrario LPGA). 

 

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le