# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c6684051-7c71-54ab-a0c6-91042bbad2c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-05-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 09.05.2025 P/7268/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-7268-2023_2025-05-09.pdf

## Full Text

Siégeant : Monsieur Fabrice ROCH, président ; Madame Delphine GONSETH, juge, 
et Monsieur Pierre BUNGENER, juge-suppléant ; Madame  
Chloé MAGNENAT, greffière-juriste délibérante.  

 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

P/7268/2023 AARP/171/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 9 mai 2025 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de Champ-Dollon, chemin de Champ-Dollon 22, 

1241 Puplinge, comparant par Me B______, avocate,  

appelant, intimé sur appel joint, 

 

contre le jugement JTCO/82/2024 rendu le 28 août 2024 par le Tribunal correctionnel, 

et 

C______, partie plaignante, comparant par Me D______, avocat,  

E______, F______, G______, H______, parties plaignantes, représentées par 

Me I______, avocat,  

intimés, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, case 

postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé sur appel principal, appelant joint.

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EN FAIT : 

A. Saisine de la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR) 

a. En temps utile, A______ appelle du jugement n° JTCO/82/2024 du 28 août 2024, 
par lequel le Tribunal correctionnel (TCO), notamment, l'a reconnu coupable de viol 
(à trois reprises "à tout le moins"), menace, contrainte, tentative de contrainte, 
séquestration et enlèvement, violation du devoir d'assistance et d'éducation, lésions 
corporelles simples, tentative de lésions corporelles simples et voies de fait, mais l'a 
acquitté de contrainte sexuelle, l'a condamné à une peine privative de liberté de quatre 
ans et deux mois (sous déduction de la détention avant jugement) ainsi qu'à une 
amende de CHF 500.-, a ordonné son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans 
(avec inscription dans le SIS) et fait partiellement droit aux actions civiles, C______ 
se voyant octroyer CHF 10'000.- à titre de réparation du tort moral. 

A______ entreprend partiellement ce jugement, concluant à l'acquittement de viol, 
menace, contrainte, tentative de contrainte, séquestration et enlèvement et voies de fait, 
et au prononcé d'une peine ne dépassant pas la détention avant jugement, assortie du 
sursis, ainsi qu'à son indemnisation. 

b. Le Ministère public (MP) entreprend partiellement ce jugement, concluant à la 
culpabilité de viol à réitérées reprises et de lésions corporelles simples – consommées, 
non tentées –, au prononcé d'une peine privative de liberté de six ans, à l'expulsion de 
Suisse pour une durée de dix ans et à la confirmation du jugement pour le surplus. 

c.a. À teneur de l'acte d'accusation du 11 juin 2024, il est reproché ce qui suit à 
A______ : 

" FAITS AU PREJUDICE DE E______ 

1.1. Violation du devoir d'assistance et d'éducation et lésions corporelles simples – 
art. 219 al. 1 [du code pénal] CP et 123 ch. 1 et 2 CP 

[…]  Entre avril 2017 et décembre 2020, puis de l'été 2022 à février 2023, à réitérées 
reprises, un nombre indéterminé de fois, lors de l'exercice de son droit de visite, 
A______ a, à Genève, en particulier à son domicile sis no. ______ rue 1______, à 
J______ [GE], régulièrement fait usage de violences physiques, de menaces et de 
violences psychologiques à l'encontre de E______, notamment: 

 En la frappant régulièrement, notamment en lui donnant des gifles et en la 
frappant avec un journal enroulé et tenu avec du scotch, ainsi qu'en lui donnant 
des coups de pieds, de sorte à lui causer des douleurs ; 

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 A une date indéterminée en 2021, menacé E______ avec un couteau alors 
qu'elle rigolait en lui disant que si elle n'arrêtait pas de rigoler il la 
découperait, de sorte à l'effrayer ; 

 A une date indéterminée en 2022, au motif qu'elle avait mal plié un vêtement, 
en la jetant par terre avant de lui donner un coup de pied au ventre en prenant 
de l'élan, de sorte à lui causer des douleurs au ventre pendant plusieurs jours ; 

 A une date indéterminée début 2023, en la prenant par les cheveux, puis en la 
jetant par terre, en la giflant puis en l'emmenant dans une chambre, de sorte à 
lui causer des douleurs ; 

 A une date indéterminée en février 2023, après lui avoir dit qu'elle avait un 
visage de porc, ce à quoi E______ a répondu que lui aussi car elle était sa 
fille, en la frappant avec une baguette de pain au niveau du visage, la projetant 
contre le mur à côté duquel elle se trouvait de sorte que sa tête a tapé le mur ; 

 En la rabaissant et en l'injuriant régulièrement, notamment en la traitant de 
"sale pute" et en lui disant qu'il regrettait de l'avoir faite ; 

A plusieurs reprises lors des faits précités, A______ a causé des rougeurs, des 
hématomes et des saignements à E______. 

Pendant la même période, E______ a régulièrement été témoin des violences 
physiques et des menaces dont A______ faisait preuve à l'égard de C______, 
H______, G______ et F______, et a ainsi été confrontée au climat de terreur que 
faisait régner A______. E______ était terrorisée par A______. 

Par son comportement, A______ a ainsi mis en danger le développement physique et 
psychique de sa fille E______ violant son devoir d'assistance et d'éducation. 

Le prévenu s'est ainsi rendu coupable de violation du devoir d'assistance et 
d'éducation au sens de l'art. 219 al. 1 du Code pénal et de lésions corporelles simples 
au sens de l'art. 123 ch. 1 et 2 du Code pénal. 

FAITS AU PREJUDICE DE H______, G______ et F______ 

1.2. Violation du devoir d'assistance et d'éducation et lésions corporelles simples – 
art. 219 al. 1 CP et art. 123 ch. 1 et 2 CP 

[…] Entre début 2016 et le 30 mars 2023, à Genève, à son domicile sis no. ______ rue 
1______, à J______, A______ a régulièrement fait usage de violence physique, de 

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menaces et de violence psychologique à l'encontre de H______, puis dès leur 
naissance à l'encontre de G______ et F______. 

A réitérées et régulières reprises, à tout le moins une à deux fois par semaine, A______ 
a frappé H______, G______ et F______ au visage et sur diverses parties du corps, en 
faisant usage de ses mains, de ses pieds ou d'un journal enroulé et tenu avec du scotch. 
Il les a également tirés par les cheveux, les a poussés ou les a pris à la gorge. 

A______ a notamment fait usage de violences physiques, de menaces et de violences 
psychologiques de la manière suivante : 

A l'encontre de H______ 

 A une date indéterminée dans le courant de l'année 2016, à son domicile, 
A______ a étranglé H______, alors âgée de 4 ans, lui causant ainsi des 
rougeurs autour du cou et menacé de la tuer de sorte à l'effrayer ; 

 A une date indéterminée située en 2016 ou 2017, A______ a donné un coup de 
poing à H______ la faisant saigner du nez ; 

 Le 21 septembre 2021, A______ a saisi H______, l'a poussée sur le palier et 
l'a jetée par terre ; 

 A une date indéterminée située fin 2022 ou début 2023 menacé H______ de la 
frapper avec un objet de sorte à l'effrayer ; 

 A une date indéterminée située fin février – début mars 2023 menacé H______ 
de la renvoyer au Kosovo en lui disant que personne ne voudrait d'elle là-bas 
et qu'elle finirait dans la rue ; 

 A une date indéterminée, après que H______ a renversé sa soupe, A______ l'a 
prise et l'a emmenée dans une chambre où il lui a donné des gifles ; il l'a ensuite 
enfermée à clé dans la chambre, en prenant la clé avec lui pour se rendre au 
travail, afin d'empêcher H______ de raconter à sa mère ce qu'il s'était passé ; 

A l'encontre de G______ 

 A une reprise à une date indéterminée, A______ a pris G______ par les pieds 
et l'a tenu à l'envers, en le secouant par les pieds ; 

 A une date indéterminée située fin 2022 ou début 2023, après avoir menacé 
H______ de la frapper avec un objet, A______ a menacé G______ de le tuer 
s'il intervenait et a tapé un ballon que F______ tenait dans la main ; 

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A l'encontre de F______ 

 A plusieurs reprises, A______ a frappé F______ au visage ou aux fesses après 
qu'il a renversé son biberon ; 

 Le 21 septembre 2021, A______ a frappé F______ avec un journal en lui 
donnant deux coups au niveau des fesses et un au niveau de la jambe. 

A plusieurs reprises lors des faits précités, A______ a causé des rougeurs, des 
hématomes et des saignements à H______, G______ et F______. H______ a 
notamment eu des hématomes et des rougeurs au niveau du visage, des cuisses et des 
fesses. 

Pendant la même période, H______, G______ et F______ ont régulièrement été 
témoins des violences physiques, des violences psychologiques et des menaces dont 
A______ faisait preuve à l'égard des uns et des autres ainsi qu'à l'égard de C______ 
et E______, et ont ainsi été confrontés au climat de terreur qu'il faisait régner. 
H______, G______ et F______ étaient terrorisés. 

Par son comportement, A______ a mis en danger le développement physique et 
psychique de ses enfants G______ et F______ à l'égard desquels il avait un devoir 
d'assistance et d'éducation. Il a également mis en danger le développement physique 
et psychique de sa belle-fille H______ qui vivait avec lui et à l'égard de laquelle il 
avait également un devoir d'assistance et d'éducation, étant précisé que : 

 Le SPMI a mis en place une AMEO et l'intervenante a constaté que les enfants 
faisaient usage de violence entre eux ;  

 H______ a à plusieurs fois manqué l'école, afin qu'elle ne montre pas les 
blessures qu'elle présentait ou parce qu'elle ne se sentait pas bien suite aux 
violences et menaces subies. 

Le prévenu s'est ainsi rendu coupable de violation du devoir d'assistance et 
d'éducation au sens de l'art. 219 al. 1 du Code pénal et de lésions corporelles simples 
au sens de l'art. 123 ch. 1 et 2 du Code pénal". 

c.b. Selon l'acte d'accusation du 11 juin 2024, il est également reproché ce qui suit à 
A______ : il a, entre le 22 septembre 2021 et le 30 mars 2023, soit pendant la vie 
commune, usé de contrainte envers C______, son épouse, et fait subir à celle-ci des 
voies de fait à réitérées reprises, notamment (chiffre 1.3) : 

 "En la poussant et/ou l'agrippant au bras lorsqu'elle s'interposait pour lui dire 
de ne pas faire usage de violence à l'égard de ses enfants H______, G______ 

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et F______ ou à l'égard de E______, agissant ainsi dans le but de l'empêcher 
de les protéger; 

 A une reprise en mars 2023, en lui tordant le poignet". 

c.c. Il lui est aussi reproché d'avoir menacé C______, de manière à l'effrayer 
(chiffre 1.4) : 

 "En lui disant début 2022, qu'il connaissait du monde au Kosovo qui pouvait 
tuer son frère à elle ; 

 En la menaçant de mort à quatre reprises, notamment à deux reprises début 
2023, en lui disant en albanais "je vais te tuer" ; 

 En lui disant à une reprise en mars 2013 [rect. 2023] que si elle se séparait de 
lui et obtenait le logement, il s'en prendrait à elle là où ça va [faire] le plus 
mal, faisant référence aux enfants et plus particulièrement à sa fille H______". 

c.d. Il lui est encore reproché ce qui suit (chiffre 1.5) : "A réitérées reprises, un nombre 
indéterminé de fois, une voire deux ou trois fois par semaine, entre janvier 2022 et 
mars 2023, au domicile conjugal sis no. ______ rue 1______, à J______, A______ a 
contraint C______ à subir l'acte sexuel contre son gré […] A______ a passé outre le 
refus de C______ d'entretenir des relations sexuelles en faisant usage de contrainte 
physique et psychique. Il lui faisait comprendre que c'est lui qui décidait et qu'il ne 
renoncerait pas à ses désirs, que la femme ne devait pas refuser son mari et se montrait 
insistant, mettant à profit le climat de psycho-terreur qu'il avait créé pour faire céder 
C______, laquelle cédait de peur qu'il ne se montre davantage violent à son égard. A 
réitérées reprises, A______ a également fait usage de sa supériorité physique en 
maintenant de force ou en poussant C______ qui tentait de s'opposer à ses désirs. A 
plusieurs reprises, A______ a également fermé à clé la porte de la chambre. A______ 
a agi à réitérées reprises, et notamment les fois suivantes : 

i) A une date indéterminée située fin 2022 – début 2023, alors que C______ se trouvait 
seule à la cuisine […]  

ii) A une date indéterminée située vraisemblablement en 2022, un samedi ou dimanche 
après-midi […] dans la chambre […]. 

Le prévenu s'est ainsi rendu coupable de viol au sens de l'art. 190 al. 1 du Code pénal, 
infraction commise à réitérées reprises". 

c.e. Il lui est reproché, enfin, d'avoir violé et contraint sexuellement C______ le 6 juin 
2023 à l'appartement sis no. ______ rue 1______ (chiffre 1.6) – "[…] A______ a ainsi, 

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par la force, par la menace, par la peur qu'il lui inspirait, par son emprise et par le 
fait qu'ils étaient seuls dans l'appartement, brisé la résistance de C______ et contraint 
cette dernière à subir l'acte sexuel et un cunnilingus alors qu'elle n'était pas 
consentante et le lui avait dit et montré" – non sans l'avoir, après lesdits actes, entre 
15h00 et 16h00, empêchée de quitter l'appartement, en la prenant de force par les bras 
et en lui disant de s'assoir, C______, apeurée, s'étant exécutée (chiffre 1.7), et en lui 
intimant l'ordre de retirer sa plainte et de revenir à la maison avec les enfants, en 
précisant, si elle ne s'exécutait pas, qu'il ferait de sa vie un enfer, ne lui donnerait plus 
d'argent et qu'elle ne reverrait plus ces derniers, sans toutefois parvenir à ses fins 
(chiffre 1.8), faits constitutifs de séquestration et enlèvement respectivement de 
tentative de contrainte. 

B. Faits résultant de la procédure préliminaire et de première instance 

Demeurent pertinents au stade de l'appel les faits suivants : 

a.a. Le 21 septembre 2021, C______ a déposé plainte pénale contre A______. Elle 
l'avait rencontré en 2014 au Kosovo. Ils étaient tombés amoureux. Celui-ci vivait alors 
en Suisse. Elle y était donc venue avec sa fille H______. Ils s'étaient mariés en 2016. 
Ils avaient eu deux fils, G______ et F______, en 2017 et 2020. Leurs relations s'étaient 
détériorées rapidement. Il lui rendait la vie difficile. Elle n'avait aucune liberté, ne 
pouvait parler sans son autorisation et ils se disputaient souvent ; elle n'était pas 
indépendante financièrement. Il la frappait lorsqu'elle prenait la défense des enfants. Il 
la menaçait ("si tu prends les enfants, je vais engager quelqu'un pour tuer ton frère !"). 
Il lui faisait peur. Elle voulait se séparer de lui mais ne savait pas comment s'y prendre. 
Elle ne subissait pas de violence sexuelle. Ce 21 septembre, A______ avait levé la 
main sur H______ et F______, ainsi que sur elle. 

a.b. Par décision du 22 septembre 2021, le Commissaire de police a prononcé une 
mesure d'éloignement à l'encontre de A______. Cette mesure a été confirmée par le 
Tribunal administratif de première instance (TAPI) pour une durée de dix jours, soit 
jusqu'au 2 octobre 2021. 

a.c. Au MP, le 30 septembre 2021, C______ a expliqué que c'était la première fois 
qu'elle faisait face à la justice. Pendant cinq ou six ans, elle avait été en mesure de 
garder tout cela pour elle. Mais là, elle ne le pouvait plus. 

A______ a contesté les faits. 

a.d. Par courrier du 12 octobre 2021, C______, soit pour elle son Conseil, a fait savoir 
au MP : "[…] A______ a désormais réintégré le domicile conjugal. Il semble, selon 
ses dires, que l'ouverture de l'instruction, ainsi que la tenue de l'audience du 
30 septembre dernier ait généré une certaine prise de conscience par Monsieur 

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A______ du mal qu'il a pu causer aux membres de sa famille, qu'il dit regretter 
sincèrement. Il serait également à la recherche d'un thérapeute pour entamer un 
travail sérieux sur cette problématique. Ma mandante, psychologiquement épuisée par 
la situation, doit aujourd'hui prendre soin d'elle-même dans son intérêt et celui de ses 
enfants. Au vu des circonstances, Madame C______ requiert la suspension de la 
procédure en application de l'article 55a du code pénal […]". 

a.e.a. Auditionnée le 25 novembre 2021, C______ a confirmé que le comportement 
de son époux s'était amélioré. Il y avait eu des changements. Il avait accepté d'être 
suivi par un thérapeute. Il l'aidait à la maison et cela se passait mieux avec les enfants. 

a.e.b. Par ordonnance du même jour, le MP a donc suspendu l'instruction pour une 
durée de six mois, ordonnant à A______ de suivre un programme de prévention de la 
violence. 

a.f.a. Le rapport des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) / Service de psychiatrie 
adulte du 3 février 2022, soit pour lui la Dre K______, relève : "[…] Mme C______ a 
été suivie au programme de crise du CAPPI [du quartier] de L______ depuis Octobre 
2021 à Janvier 2022 en raison d'un épisode dépressif sévère avec symptômes 
psychotiques (hallucinations visuelles) en raison de nombreux conflits avec son mari 
[…] Elle nie toute violence physique actuellement, ce qui était le cas dans le passé 
envers elle et ses enfants, il aurait arrêté depuis l'intervention de la police […] 
Mme C______ dit que venir au CAPPI lui fait du bien et qu'elle va beaucoup mieux 
actuellement […] Discours clair et cohérent, spontané […]". 

a.f.b. K______ a déclaré que C______ avait été sa patiente de février 2022, date dès 
laquelle elle avait, quant à elle, repris le programme, à avril 2022. Elle avait rencontré 
C______ trois à quatre fois. Celle-ci avait une thymie triste. Elle était souvent en 
pleurs, avec des angoisses, et évoquait des troubles du sommeil. Elle présentait une 
abolie, une anhédonie et des idées noires. Elle ne rapportait plus de violence physique 
mais un sentiment de contrôle et d'influence, ainsi que des violences verbales envers 
les enfants, surtout envers H______. Son mari demandait pardon et s'excusait. 

C______ ne s'était pas confiée à elle au sujet de violences sexuelles – le dossier ne 
faisait pas état de violences sexuelles mais physiques – sauf, une fois, de violences 
sexuelles survenues, sauf erreur, au Kosovo. 

a.g. Le 6 mai 2022, le Service de protection des mineurs (SPMi) écrivait au Tribunal 
de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) : "[…] Depuis notre intervention, la 
situation familiale s'est stabilisée […] Les différentes recommandations ont été suivies 
et mises en place par les parents, ce qui a permis une amélioration de la situation. Les 
enfants se sentent dorénavant en sécurité et Madame a retrouvé une motivation pour 
effectuer des démarches pour son autonomie, tel que son suivi psychologique ou les 

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cours de français. Les parents collaborent étroitement avec notre Service et les 
différents professionnels autour des enfants […]". 

a.h. Par courrier du 10 mai 2022, le Service de probation et d'insertion (SPI) a fait 
savoir au MP que "A______ s'est montré investi dans le programme de prévention de 
la violence auprès de Monsieur M______, psychologue à l'association N______ (cf. 
attestations de suivi en annexe [11 séances de décembre 2021 à avril 2022]). En effet, 
comme l'atteste le certificat remis par M. M______, l'intéressé a pu amener des 
questionnements sur sa situation, qui ont permis un échange constructif autour de la 
problématique". 

a.i. Par courrier du 24 mai 2022, C______, soit pour elle son Conseil, a fait savoir au 
MP "[qu'elle] ne souhaite pas la reprise de la procédure car elle a pu constater une 
stabilisation de la situation découlant, entre autres, du suivi entrepris par le prévenu 
auprès de l'association N______. Même si une dynamique d'emprise et de contrôle 
psychologique peut encore parfois se manifester, elle ne s'est plus traduite en épisode 
de violence physique ou verbale […]". 

a.j. Par ordonnance du 16 septembre 2022, le MP a classé la procédure.  

b.a. Le 27 mars 2023, le SPMi a dénoncé à la Police "des faits graves concernant les 
mineurs H______, G______ et F______ […] En 2021, faisant suite au rapport de 
police et au jugement du [TAPI] [cf. a.b. supra], notre Service a établi un suivi éducatif 
par le biais, notamment, de la mise en place d'une action éducative en milieu ouvert 
(AEMO). Fin 2022, il ressort que la situation familiale s'est stabilisée. Les différentes 
recommandations ont été suivies et mises en place par les parents, ce qui a permis une 
amélioration de la situation et la fin de l'intervention de l'AEMO […] Le 13 mars 2023, 
une réunion de réseau […] demandée par la Directrice de l'école de O______ a lieu. 
Elle concerne en particulier G______ et la violence dont [il] fait preuve […] Le 
15 mars 2023, H______ confie à son enseignante que son beau-père aurait tapé sa 
mère et parfois elle-même. Le 12 mars 2023, il aurait tordu le poignet de sa mère […] 
Le 17 mars 2023, la mère est reçue par la Directrice et l'enseignante, ainsi qu'une 
interprète. La mère est terrorisée à l'idée que son mari sache qu'elle a parlé de la 
situation familiale et se sent en danger de mort […]". 

b.b. Le 29 mars 2023, le SPMi a saisi le TPAE d'une demande urgente : "[…] 
La violence vécue et subie par les mineurs met en péril leur développement psycho-
affectif, tout comme leur exposition aux violences perpétrées par leur père sur leur 
mère. L'éloignement du milieu familial s'avère indispensable à la protection de 
G______ et F______ et dans leur intérêt supérieur […] Au vu de ce qui précède, nous 
prions votre Instance de bien vouloir, sur mesures superprovisionnelles : Retirer la 
garde des mineurs G______ et F______ à Monsieur A______ ; Suspendre en l'état 
toute relation personnelle […]". 

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b.c. Selon le rapport d'arrestation du 31 mars 2023, A______ avait été interpellé et 
incarcéré le jour même. Suite à la dénonciation du SPMi, le 27 mars 2023, C______ 
et ses trois enfants avaient été placés de manière urgente dans un foyer genevois. Les 
enfants avaient été auditionnés selon le protocole EVIG. Leur mère déclarait que, 
depuis sa plainte en 2021, il n'y avait plus eu de violence physique envers elle, hormis 
le fait que, à une reprise, son mari lui avait tordu le poignet devant son fils [G______], 
mais uniquement de la violence psychologique, ce qui était pire ; il s'en prenait 
physiquement aux enfants et menaçait de tuer son frère ; la situation était intenable – 
elle se réservait le droit de déposer plainte. Quant à A______, il niait les faits. La 
perquisition de son domicile était restée vaine et n'avait pas permis de trouver le journal 
qu'il aurait utilisé pour frapper ses enfants (cf. auditions de H______ et C______). 

b.d. Au MP, C______ a confirmé que, suite au dépôt de sa plainte, en septembre 2021, 
il y avait eu une amélioration, une pause. Mais lorsque cette plainte avait été classée, 
la violence avait repris immédiatement, à savoir de la violence physique envers les 
enfants, E______ comprise, et de la violence psychique ainsi que des insultes envers 
elle-même. Il lui avait tordu le bras récemment et, lors de disputes, le lui agrippait. Il 
la menaçait en lui disant – en 2022 sauf erreur – qu'il connaissait du monde au Kosovo 
qui pourrait tuer son frère – elle avait peur – ou en lui disant qu'en cas de séparation et 
de prise du logement, il s'en prendrait là où ça fait le plus mal, c'est-à-dire aux enfants 
– elle pensait à sa fille H______ car il n'en était pas le père – ou encore en la menaçant 
de mort – il l'avait fait à trois ou quatre reprises, dont deux fois ces deux derniers mois. 
Quand il s'en prenait aux enfants, en les frappant à la tête ou aux jambes, elle 
intervenait, quand elle osait, mais il l'agrippait alors en la poussant et en lui disant : "tu 
n'interviens pas, sinon je te tue !". Parfois, les violences laissaient des "traits rouges" 
sur les enfants. En ce qui la concernait, la violence psychologique était devenue telle 
qu'elle n'avait plus envie de vivre – elle ne se reconnaissait plus, avait perdu le contrôle. 

C______ a expliqué que E______ était interdite de téléphone à la maison. En février 
2023, celle-ci l'y avait néanmoins pris et caché. Au moyen de ce téléphone, E______ 
et elle avaient écrit pendant trois jours à A______ en se faisant passer pour P______, 
ex-épouse de celui-ci et mère de E______, lequel avait répondu en écrivant notamment 
: "est-ce que ça te manque d'écouter ma voix ?". A______ s'était rendu compte qu'elles 
étaient toutes deux derrière ces messages et elle était donc allée, cette nuit-là, dormir 
chez son beau-frère et sa belle-sœur. 

b.e. A______ a contesté l'ensemble des faits. Jamais il n'avait frappé ses enfants, pas 
davantage sa femme. À la maison, il n'y avait ni cris ni disputes. Il punissait ses enfants 
comme tous les parents, en les mettant dans leur chambre. Sa femme devenait "dingue" 
car elle pensait qu'il aimait toujours son ex-femme – elle avait écrit au nom de cette 
dernière dans le téléphone de E______ pour le provoquer, le piéger. Depuis, sa femme 
n'allait pas bien du tout et disait qu'elle ne lui pardonnerait jamais. 

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b.f. Par ordonnance du 26 avril 2023, le MP a ordonné la mise en liberté avec mesures 
de substitution de A______, aux conditions suivantes notamment : interdiction de tout 
contact avec son épouse et ses enfants, interdiction de s'approcher à moins de 
150 mètres du lieu où ils se trouvent et obligation d'entreprendre un traitement 
psychothérapeutique – ordonnance confirmée par le Tribunal des mesures de 
contrainte (TMC) le 28 avril 2023. 

b.g.a. P______ a déclaré que, pendant la vie commune, A______ s'était montré violent 
envers elle et les enfants, soit Q______ et E______. Il recourait à la violence presque 
tous les jours. Il frappait le premier "tellement fort" ; la seconde essuyait les mêmes 
violences. Elle avait vécu trois ans d'enfer. 

b.g.b. Q______ a confirmé les propos de sa mère. Pour la faire taire, A______ disait 
souvent à celle-ci que, si elle persistait à le contrarier, il s'en prendrait à lui ou le tuerait. 

b.h.a. R______, belle-sœur des parties, a déclaré que, en février 2023, C______ était 
venue passer une nuit chez elle. Elle s'était plainte en lien avec le téléphone de 
E______, épisode lors duquel C______ s'était fait passer pour l'ex-femme de A______. 
Il était prévu que les ex-époux se rencontrent et, pour C______, c'était là une tromperie 
; elle voulait donc se séparer. C'était la seule raison pour laquelle C______ avait dit 
vouloir se séparer – elle n'avait pas fait état de violences. Pour sa part, jamais elle 
n'avait vu A______ lever la main sur sa femme ou ses enfants, bien qu'il fût un père 
sévère. Celui-ci était très amoureux de C______, prêt à tout pour elle, laquelle restait 
libre de faire ce qu'elle voulait. 

b.h.b. S______ et T______, frères de A______, ont en substance témoigné des mêmes 
faits que R______. 

b.i. C______ a produit une vidéo sur laquelle on voit/entend A______ menacer 
G______ de le tuer s'il intervient en faveur de H______ et taper sur le ballon que 
F______ tient en main. C______ situe cette vidéo en novembre/décembre 2022 ou 
janvier 2023. A______ n'est pas en mesure de la situer dans le temps. 

b.j. Le 8 mars 2024, le curateur des enfants a fait savoir au MP que ses protégés allaient 
bien. Ils poursuivaient leur scolarité. Ce qui le frappait, c'était qu'ils n'exprimaient pas 
le manque de leur père ; cela valait pour tous les quatre – un peu moins pour F______. 

c.a. Le 7 juin 2023, C______ a déposé plainte pénale contre A______ à la police. La 
veille, elle était allée voir une amie [U______] qui habitait à proximité du domicile de 
J______. En sortant de chez celle-ci, vers 14h20, elle avait croisé son mari, qui était 
accompagné de son neveu, V______. En voyant A______, elle était restée tétanisée, 
bloquée. Celui-ci était venu vers elle en disant "j'ai deux mots à te dire !" et lui avait 
demandé de le suivre. Elle ne savait pas pourquoi mais elle l'avait suivi – elle avait 

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peur de lui et cela faisait huit ans qu'elle s'exécutait à chaque fois qu'il lui disait de 
faire quelque chose. Elle avait néanmoins refusé de le suivre jusqu'à l'appartement et 
il l'avait alors saisie par les épaules, en se tenant derrière elle, en lui disant : "ne fais 
pas l'erreur de parler !". Elle ne s'était pas débattue, n'avait pas crié mais lui avait dit 
à plusieurs reprises qu'elle ne voulait pas le suivre. Une fois dans l'allée, il l'avait 
poussée pour la faire monter puis entrer dans l'appartement, qu'il avait fermé à clef. Il 
lui avait dit : "enlève tes chaussures, mets-toi à l'aise, je ne vais rien te faire !". Elle 
avait refusé de se déchausser et il l'avait poussée jusque dans la chambre, sur le lit, 
avant d'essayer de lui enlever les chaussures et le pantalon. Elle ne l'avait pas laissé 
faire. Elle l'avait repoussé et dit : "s'il te plait, ne me touche pas !". Il avait répondu : 
"pourquoi tu ne peux pas, tu es ma femme !". Elle s'était mise à crier. Il l'avait donc 
laissée. Elle avait demandé ce qu'il avait à lui dire. Il avait répondu qu'elle devait retirer 
sa plainte et rentrer à la maison avec les enfants, en précisant qu'à défaut il ferait de sa 
vie un enfer. Tout en le lui disant, il essayait de l'embrasser – elle avait encore des 
marques laissées par sa bouche sur son cou et sa nuque – et de la prendre dans les bras, 
ajoutant qu'il l'aimait et qu'il n'avait jamais aimé personne autant qu'elle. Il avait pris 
son téléphone [à elle], qui se trouvait dans son sac, pour le consulter – ils se trouvaient 
alors au salon car elle n'avait plus voulu rester dans la chambre et elle était sans culotte, 
mais avec le haut, car il la lui avait enlevée en même temps que le pantalon dans la 
chambre. Il avait également appelé un ami, prénommé AK______, et parlé à celui-ci 
de tout et de rien, tout en essayant de la filmer ou de la photographier sans le bas de 
ses habits. Elle lui avait donc pris le téléphone et constaté qu'il avait fait trois 
photographies "qu'il a effacées sinon j'appelais la police". Il s'était ensuite mis à lui 
poser des questions, voulant notamment savoir si elle voyait quelqu'un, et lui avait 
demandé à nouveau de retirer sa plainte et de rentrer à la maison – ce à quoi elle avait 
acquiescé pour tenter de se sortir de cette situation – en précisant qu'à défaut il ne lui 
donnerait plus d'argent pour les enfants et ne les reverrait plus. Il lui avait montré une 
vidéo se trouvant dans son propre téléphone, sur laquelle on le voyait avec des billets 
de banque – il voulait lui montrer par là qu'il avait de l'argent. Il lui avait montré encore 
d'autres photos et avait abordé d'autres sujets, celui du foyer où elle séjournait en 
particulier. Il alternait alors entre discussions et tentatives d'embrassades. Elle avait 
compris qu'il voulait entretenir une relation sexuelle, même s'il ne le verbalisait pas. À 
un moment donné, alors qu'elle était assise sur le canapé, il l'avait saisie et, nu – il avait 
enlevé le bas de ses propres habits dans la chambre –, l'avait retournée par les épaules, 
en venant derrière elle, qui était "face contre terre", pour avoir un rapport vaginal. Il 
l'avait pénétrée – cela avait duré une ou deux minutes – avant qu'il n'éjacule sur son 
dos. Elle ne s'était pas débattue – elle était restée complètement figée. Après, elle était 
allée se doucher et s'était rhabillée. Mais il ne l'avait toujours pas laissé partir – ça avait 
donc duré de 14h20 à 15h55. Il ne l'avait laissé s'en aller que cinq minutes avant que 
les enfants, qu'elle devait aller chercher à l'école, n'en sortent. Il était alors redescendu 
avec elle, avant de l'embrasser sur la bouche et de lui dire de ne pas oublier ce qu'elle 
devait faire. Elle n'avait pas voulu parler de tout ça car elle avait eu peur que les gens, 
du fait qu'elle l'avait suivi, ne la croient pas. À son retour au foyer, elle en avait 
néanmoins parlé à la prénommée [W______]. Elle se sentait alors très mal. 

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Elle n'avait pas consenti à la relation sexuelle. 

Cela était arrivé très souvent. Il lui était même arrivé, à une reprise, de perdre 
connaissance, de s'évanouir de douleur. Quand ils vivaient ensemble, elle ne voulait 
pas avoir de rapports et il faisait cela de force. Dans sa tête – elle ne savait pas pourquoi 
– elle devait rester jusqu'à ce qu'il termine. Il y avait des fois où elle ne voulait pas de 
relation sexuelle mais elle acceptait en tant qu'épouse. Il y avait d'autres fois où il 
forçait la relation sexuelle car elle ne la voulait pas – à ces moments-là, elle ne lui 
disait pas qu'elle ne la voulait pas. Après sa plainte de 2021, elle avait commencé à lui 
signifier son refus mais, malgré cela, il usait de la force pour la contraindre à l'acte 
sexuel. Il fermait la porte à clef. Elle se laissait faire car il insistait en disant : "je vais 
le faire, je vais le faire !". 

c.b. C______ a été examinée au Centre universitaire romand de médecine légale 
(CURML) le 7 juin 2023, après son audition à la police. Elle a décrit, s'agissant du 6 
juin 2023, les mêmes faits à l'attention des médecins légistes. Elle a cependant ajouté 
que, tandis qu'elle était sur le lit, dans la chambre, il lui avait fait un cunnilingus et, sur 
le canapé, lorsqu'il l'avait retournée, il l'avait saisie par les cheveux, enfin, lorsqu'il 
l'avait pénétrée, il l'avait tenue par les cheveux et lui avait mis la main sur la bouche 
de sorte qu'elle avait été "bloquée" et ressenti des douleurs au niveau de la mandibule. 

Le rapport du CURML relève : "Mme C______ dit que la veille des faits, elle s'est 
épilée avec de la cire (sans plus de précision) au niveau de la vulve […] 
Les dermabrasions et les ecchymoses constatées […] sont trop peu spécifiques pour 
pouvoir se prononcer quant à leur origine précise. Toutefois, en raison de leur 
localisation et de leur morphologie, les ecchymoses constatées au niveau des deux 
bras sont compatibles avec la conséquence de préhensions manuelles fermes à ces 
niveaux, telles que rapporté par l'expertisée. L'ecchymose en piqueté constatée au 
niveau du cou peut, quant à elle, être la conséquence d'un mécanisme de succion 
(ecchymose de type "suçon") tel que rapporté par l'expertisée […] A noter que 
l'absence d'autre lésion traumatique constatée au niveau des organes génitaux 
externes et l'absence de lésion traumatique constatée au niveau des organes génitaux 
internes n'entre pas en contradiction avec la survenue d'une pénétration vaginale 
pénienne, qu'elle fut consentie ou non". 

Et le rapport du CURML de préciser : "Elle dit que son dernier rapport sexuel consenti 
remonte à une date antérieure au 27 mars 2023, avec son ex-mari et qu'elle n'a pas eu 
de relation sexuelle depuis les faits […] Interrogée sur d'éventuels anciens épisodes 
de violence, Mme C______ dit avoir déjà subi des violences de la part de son ex-mari, 
de type psychologique, physique et sexuel. Elle précise qu'il insistait pour avoir des 
relations sexuelles quand elle n'en avait pas envie, la dernière fois il y a environ 7 ou 
8 mois. Elle précise que lors de cette dernière relation sexuelle non consentie, elle 
n'arrivait plus à respirer, elle n'arrivait plus à bouger et qu'elle a perdu 
connaissance". 

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c.c. Auditionné à la police, le 7 juin 2023, A______ a contesté les faits. Il se trouvait 
dans la rue avec son neveu, V______. Son épouse était venue à sa rencontre en lui 
faisant signe de la main. En la voyant, il avait voulu rentrer chez lui, pour ne pas 
l'approcher, pour ne pas faire d'histoire. Il lui avait demandé ce qu'elle voulait, tout en 
lui rappelant : "tu sais bien que je n'ai pas le droit de te parler !". Elle lui avait "sauté 
dessus", l'avait embrassé et avait dit qu'il lui manquait beaucoup. Elle avait insisté pour 
se rendre à la maison – il ne l'avait obligée à rien. Une fois à l'appartement, elle avait 
dit vouloir tout arrêter, retirer sa plainte, en précisant que F______ le réclamait, qu'elle 
avait manipulé les enfants, surtout H______, pour qu'elle dise du mal de lui à l'école, 
et qu'elle regrettait beaucoup. Elle ne cessait alors de le prendre dans les bras, de lui 
dire qu'elle l'aimait et qu'elle avait fait tout cela par jalousie, vu qu'elle pensait qu'il 
aimait toujours son ex-femme. Et, de fil en aiguille, ils avaient fait l'amour. Jamais il 
ne l'avait obligée à le faire – elle ne voulait que ça. Il n'était d'ailleurs pas prêt à faire 
l'amour et ne le souhaitait pas ; raison pour laquelle elle lui avait demandé de lui faire 
un suçon, pour que cela puisse l'exciter. Ce qu'il envisageait plutôt, c'était de parler 
avec elle, vu qu'elle lui avait fait passer un mois à Champ-Dollon. Leurs ébats – ils 
s'étaient embrassés – avaient donc commencé dans la chambre. Mais le coït avait eu 
lieu sur le canapé du salon. Ils avaient ensuite pris une douche ensemble, avant qu'elle 
ne parte en disant qu'elle ramènerait les enfants le lendemain.  

Référence faite aux déclarations de celle-ci, jamais il ne l'avait obligée à monter dans 
l'appartement. Au contraire, ils s'y étaient rendus "bras dessus-dessous", ce que devait 
attester la caméra de vidéo-surveillance présente dans l'allée de l'immeuble. Pourquoi 
n'avait-elle pas crié, s'il l'avait prise de force dans la rue en plein jour ? Une fois à 
l'intérieur de l'appartement, il n'avait pas fermé la porte à clef. Elle avait elle-même 
enlevé ses chaussures. À un moment donné elle avait voulu repartir et avait donc remis 
ses baskets, avant qu'elle ne se ravise et dise : "je veux encore rester avec toi !". Il ne 
l'avait pas poussée sur le lit. Il ne l'avait pas obligée à enlever son pantalon. Elle ne 
l'avait pas davantage repoussé – elle l'embrassait. Et il ne lui avait pas dit de retirer sa 
plainte. En revanche, elle avait demandé qu'il efface les trois photos qu'il venait de 
prendre d'elle, habillée, sur le canapé. Elle les avait elle-même effacées. C'était d'elle-
même également qu'elle avait retiré ses habits, sa culotte en particulier. Il avait "fini" 
sur son dos – elle était à plat ventre sur le canapé. Jamais il n'avait dit qu'il ne lui 
donnerait plus d'argent et ne verrait plus les enfants si elle ne retirait pas sa plainte et 
ne rentrait pas à la maison – c'était totalement faux. Son épouse cherchait à le piéger 
pour qu'il retourne en prison. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui faisait cela. Il l'avait 
laissée tranquille et n'avait pas essayé de la contacter. 

La semaine précédente, sa femme avait attendu V______ à la sortie de la 
X______ [magasin]. Elle avait dit à celui-ci : "comment va ton oncle, est-ce que tu 
peux lui demander de me rejoindre à la X______ ?". Il avait refusé, quant à lui, de l'y 
rejoindre, à cause des mesures [de substitution] en cours – ce n'était pas la première 
fois qu'elle essayait de le piéger.  

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c.d. À teneur des rapports d'arrestation et de renseignements des 8, 23, 28 juin 2023 et 
20 février 2024, l'enquête avait permis de déterminer qu'une caméra de vidéo-
surveillance était présente dans l'allée du no. ______ rue 1______. Le rapport relève à 
ce sujet : "Une fois visionnées, force est de constater que les images ne laissent que 
très peu de doute quant aux intentions du prévenu. En effet, lors de l'entrée dans 
l'immeuble, il parait probable que M. A______ force la victime à le suivre dans 
l'ascenseur. À tout le moins, le couple n'est pas "bras dessus-dessous", mais 
M. A______ la tient au niveau de la taille semblant l'attirer à l'intérieur de l'ascenseur. 
Plus tard, lorsque le couple quitte le bâtiment, Mme C______ apparaît, en sortant de 
l'ascenseur, la tête baissée, les épaules en avant, les mains derrière le dos et la mine 
déconfite". 

Y______, âgée de 13 ans, qui vivait dans l'immeuble, apparaissait sur les images de 
vidéo-surveillance. On la voyait suivre le couple qui entrait dans le bâtiment. Et le 
rapport de police de préciser : "nous avons questionné Mlle Y______ sur le fait de 
savoir si elle avait vu quelque chose de "bizarre", la semaine auparavant dans son 
allée. Sans hésitation aucune, elle nous a répondu qu'elle avait effectivement été 
choquée par le comportement d'un couple dont l'homme semblait s'en prendre à une 
femme. Elle les avait initialement croisés sur le trottoir à proximité de son immeuble 
et, surprise par le comportement du monsieur […] elle les avait même photographiés 
de loin […] Mlle Y______ nous a remis les clichés […] sur lesquels nous pouvons 
clairement identifier le couple A______/C______. À ce propos, relevons que les 
personnes arrivant en face et visibles sur les photographies de la jeune Y______ n'ont 
pas pu être identifiées". 

L'extraction des smartphones des parties ne révélait pas de média démontrant les actes 
sexuels du 6 juin 2023. On ne pouvait affirmer ou infirmer, par ailleurs, que des médias 
avaient été supprimés. Pendant la plage temporelle énoncée par le prévenu, des appels 
de courte durée avec les prénommés V______ (appels sortants de 12h18 et 14h03 et 
appel entrant de 13h23) et AK______ avaient eu lieu et A______ avait tenté d'appeler 
son avocat. Le téléphone de A______ contenait un cliché daté du 17 mai 2023 sur 
lequel on le voyait manipuler plusieurs billets de CHF 1'000.-. 

c.e. V______ a déclaré que, fin mai/début juin 2023, il avait vu C______ à la X______ 
de J______, laquelle s'était approchée de lui. Il avait demandé à celle-ci, en évoquant 
le couple, pourquoi elle n'allait pas discuter avec son oncle. Elle avait répondu ne pas 
oser à cause de la procédure en cours – elle n'avait pas dit vouloir voir ce dernier. De 
même, il l'avait aperçue il y avait un mois [avant le 27 juillet 2023] devant le kebab de 
J______, mais ils ne s'étaient pas parlés. 

Tandis qu'ils sortaient de l'appartement avec son oncle [le 6 juin 2023], ils avaient vu 
C______ qui marchait de l'autre côté de la rue. Son oncle, qui voulait parler avec elle, 
lui avait fait un geste de la main, de l'avant vers l'arrière, laquelle était donc venue. Il 
était quant à lui parti car il ne voulait pas assister à leur discussion. Il n'avait donc pas 

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entendu les paroles qu'ils avaient échangées. Mais une demi-heure plus tard il avait 
appelé son oncle pour savoir ce qu'il s'était passé. Ce dernier avait répondu que tout 
allait bien – le téléphone était sur haut-parleur et "ils rigolaient entre eux". En rentrant 
à l'appartement – il vivait chez son oncle depuis deux jours – il y avait retrouvé celui-
ci heureux car C______ et lui avaient discuté et étaient convenus qu'elle rentrerait avec 
les enfants. 

c.f. Y______ a déclaré qu'elle marchait dans la rue en regardant son téléphone [le 
6 juin 2023] vers 14h30. Elle avait vu un monsieur poussant une dame contre une 
camionnette, laquelle avait dit : "lâche-moi, lâche-moi !". Le monsieur, qui parlait dans 
une autre langue, avait attrapé cette dame par le bras. Il l'avait poussée fortement contre 
le mur de l'immeuble, avant qu'ils n'entrent dans l'allée. 

Plus précisément, lorsque le monsieur avait poussé la dame contre la camionnette, il 
la tenait par le cou. Pour sa part, elle avait eu peur et s'était demandé si c'était normal. 
Elle n'avait pas osé approcher et avait voulu prendre une photo. Le couple s'était alors 
retourné et l'avait regardée, de sorte qu'elle avait lâché son téléphone, qui s'était abîmé 
– la police a constaté que le téléphone était abîmé. Un autre couple, qui cheminait en 
face – on voyait ce couple sur les photos – avait demandé à la dame si ça allait, mais 
elle n'avait pas entendu la réponse de celle-ci. Le monsieur avait ensuite pressé le pas 
et poussé la dame comme s'il voulait éviter des gens. Tandis qu'il la tenait par la taille 
avec le bras, celle-ci avait essayé de se dégager, en tentant de faufiler sa main. Elle y 
était parvenue mais il l'avait à nouveau saisie. Il avait ouvert la porte de l'allée d'une 
main, tout en tenant la taille de la dame de l'autre.  

c.g. Z______ a déclaré que la dernière fois qu'il avait vu A______, qui était une 
connaissance, il y avait six mois [avant le 30 novembre 2023], il l'avait aperçu au loin 
en train de discuter avec C______, rue 1______. Ces derniers avaient l'air contents et 
se faisaient des "câlins", enlacés. Il avait ensuite rencontré A______ le soir même en 
bas de l'immeuble et ils avaient fumé une cigarette. C'était S______ qui lui avait 
demandé de témoigner. 

c.h. W______, éducatrice, a déclaré que, le 6 juin 2023 vers 17h30, C______ était 
rentrée au foyer avec ses enfants. Cette dernière avait l'air sérieux et donnait 
l'impression de ne pas aller bien. Elle avait donc pris les enfants de C______ pour s'en 
occuper. Quinze à vingt minutes plus tard, celle-ci avait demandé à lui parler. Elle lui 
avait ainsi raconté qu'elle avait croisé son ex-mari en sortant de chez une amie et qu'il 
l'avait emmenée dans son appartement. Il avait dit vouloir lui parler deux minutes et 
elle l'avait suivi car il la tenait par le bras. C______ avait expliqué, en français – langue 
qu'elle ne parlait pas très bien, de sorte qu'elle avait également fait des gestes et recouru 
à Google Traduction sur son téléphone –, qu'il avait posé la main et le bras sur ses 
hanches pour la mener en direction de l'appartement. Une fois dans l'ascenseur, elle 
était restée figée, ne comprenant pas pourquoi elle était là. Son mari avait dit savoir où 
elle habitait. Il avait dit qu'il ferait de sa vie un enfer si elle ne retirait pas sa plainte, 

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ajoutant qu'elle devrait venir à son domicile le lendemain à 09h30 avec G______ et 
F______, sinon il la retrouverait. C______ avait écrit sur son téléphone – c'était la 
traduction qui s'était affichée – : "il a tenté de me violer". Elle avait alors demandé à 
C______ s'il avait tenté de la violer ou s'il l'avait effectivement violée et celle-ci avait 
montré ses bras et son dos qui contenaient des bleus et des marques, ainsi que son cou 
qui présentait une griffure. Par des gestes, C______ avait également montré qu'il avait 
tiré sur ses habits et l'avait tenue au niveau des bras. C______ se demandait sans arrêt 
pourquoi elle s'était laissé faire. Elle n'avait toutefois pas expliqué ce qu'il s'était passé 
sexuellement. Pour sa part, elle avait demandé à C______ si elle en avait parlé à la 
police et celle-ci avait répondu avoir peur qu'on lui reproche d'être allée à J______. 
Elle avait rétorqué à C______ que ses enfants y étaient scolarisés et qu'il était donc 
normal qu'elle s'y rende. Elle avait ensuite appelé la police pour le compte de cette 
dernière. C______, en relatant les faits, semblait sous le choc, ne comprenant pas 
vraiment ce qu'il s'était passé, ni comment elle en était arrivée là. Elle avait 
l'impression, pour sa part, qu'en reproduisant les gestes de son mari sur elle, C______ 
revivait la scène. En évoquant les menaces de celui-ci, cette dernière avait pleuré. 

c.i.a. Au MP, le 28 juin 2023, C______ a confirmé les termes de sa plainte. En 
apercevant son mari dans la rue, elle avait été bloquée. Elle n'avait plus pu marcher, ni 
reculer. Elle avait été sous le coup du stress, pas bien. Elle était allée vers lui et celui-
ci lui avait dit : "Viens, je te jure sur les enfants que je ne vais rien te faire, j'aimerais 
juste te parler !". Elle tremblait alors. Son cœur battait très fort. C'était là qu'il l'avait 
prise en mettant une main sur son bras et l'autre sur son épaule. Elle ne voulait pas y 
aller. Elle avait dit devoir emmener leur fils chez le logopédiste. Son mari l'avait 
poussée, prise de force ; il lui avait serré fort les bras et dit tout le temps : "Viens, viens, 
viens !". Elle n'avait pas le souvenir d'avoir été poussée contre une camionnette, ni 
celui d'avoir croisé un couple – elle était très stressée. Elle n'avait pas parlé en français, 
en particulier dit "lâche-moi !" – mais le son de l'équivalent albanais ("Lshome !") était 
très proche. Pour la conduire dans la chambre, il lui avait pris les deux bras. Puis il 
l'avait poussée sur le lit, avant de lui enlever le pantalon et la culotte. Elle l'avait 
supplié, poussé, et il l'avait laissée – ils avaient quitté la chambre. Elle avait fumé une 
cigarette sur la terrasse – il lui avait laissé remettre sa culotte. Il avait parlé tout le 
temps, disant qu'elle devait retirer sa plainte, sinon il lui pourrirait la vie. Elle avait 
rétorqué, pour le calmer, qu'elle verrait – il était menaçant. Il l'embrassait parfois – elle 
ne comprenait plus rien. Il avait pris son téléphone et l'avait fouillé, eu AK______ au 
téléphone et fait des photos d'elle, ainsi que dit qu'elle devrait être là le lendemain à 
09h30 avec les garçons. Puis il l'avait retournée et poussée sur le canapé, après lui 
avoir à nouveau retiré la culotte, avant de la violer. Il lui tirait alors les cheveux d'une 
main et lui tenait le visage de l'autre – elle était à genoux, lui derrière elle. Elle ne 
savait plus si elle avait dit quelque chose – elle était très stressée. Après l'éjaculation 
sur son dos, elle était allée prendre une douche et il l'y avait rejointe – elle avait 
pourtant dit vouloir la prendre seule. Là, il ne lui avait toutefois rien fait. Elle avait 
voulu quitter l'appartement mais il l'en avait empêchée. Deux ou trois fois, elle avait 
en effet tenté de partir mais il ne l'avait pas laissé faire : tandis qu'elle marchait, sans 

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arrêt, au salon, elle avait voulu prendre son sac mais il le lui avait enlevé en disant : 
"tu vas où, tu vas rester là !". Elle était donc restée. Entre 15h00 et 16h00, il n'avait 
fait que parler [la partie plaignante a listé les sujets abordés]. Si elle ne retournait pas 
auprès de lui, il ne paierait plus pour les enfants et ne voudrait plus même les voir. 

Cela s'était passé beaucoup de fois.  

"Récemment", très fatiguée psychologiquement, elle ne voulait plus avoir de relation 
sexuelle. Mais il ne l'acceptait pas. Il s'approchait toujours d'elle en demandant et, 
parfois, elle le "laissait" car elle n'en pouvait plus. Par récemment, elle entendait 
"depuis l'année 2022", "quand [elle avait] retiré la plainte pénale contre lui". Il s'était 
alors remis à faire les mêmes choses, soit à taper les enfants, à crier à la maison et à 
contrôler son téléphone, voulant tout savoir, où elle était et ce qu'elle faisait. N'ayant 
plus de sentiments pour lui, elle ne voulait parfois pas entretenir de rapport. Elle le lui 
disait mais il le faisait toujours par la force. Quand elle lui demandait d'arrêter, il 
n'écoutait pas, la prenait pas les bras et la poussait. Il y avait même eu un moment où 
elle avait perdu connaissance. 

La fois où elle avait perdu connaissance s'était passée à la cuisine. A______ y était 
entré – les enfants étaient au salon. Elle lui avait demandé de la laisser car, ayant des 
"douleurs, elle ne voulait pas. Elle avait transpiré, eu chaud – elle n'était pas bien – et 
il avait "fini". Elle était tombée par terre. Il l'avait laissée comme ça. 

Plus précisément, ils avaient eu un rapport dans la cuisine. Elle se tenait debout. Il 
l'avait retournée contre la porte, qui était fermée, et pénétrée en se tenant derrière elle. 
Il lui avait d'abord enlevé les vêtements. Elle avait eu très mal au ventre, s'était 
retrouvée bloquée et n'avait plus pu respirer. Mais il ne s'était pas arrêté. Elle lui avait 
dit au début, quand il l'avait pénétrée, de la laisser : "Laisse-moi parce que j'ai très mal 
et j'ai l'impression que je vais tomber dans les pommes !". Elle n'était pas d'accord 
d'avoir ce rapport et le lui avait montré. 

Dans les moments calmes, dans le cadre de leurs discussions en général – elle ne faisait 
pas référence à une discussion survenue ce jour-là dans la cuisine –, elle essayait de 
lui parler et de lui dire qu'elle ne voulait plus de rapport sexuel. 

Ce jour-là, elle était en train de cuisiner. Il était entré et l'avait attrapée. Elle lui avait 
dit : "S'il te plait, laisse-moi !". Mais il ne l'avait pas écoutée. Il avait "fait son rapport". 
Elle n'était pas bien. Il ne l'avait même pas regardée et était allé se nettoyer. Elle avait 
dû appeler sa fille pour qu'elle lui amène un verre d'eau. Cela s'était passé il y avait 
peut-être six mois [avant le 28 juin 2023].  

À la question de savoir si elle pouvait décrire un autre épisode de viol, C______ a 
répondu : "Je ne sais pas". 

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Il y avait des fois où elle ne voulait pas avoir de rapport et elle le lui disait. Il répondait 
qu'il était écrit dans le Coran que la femme ne devait pas se refuser à son mari. Elle 
ignorait combien de fois il était arrivé qu'elle ne veuille pas. Mais il s'était agi de 
"beaucoup de fois". Cela s'était produit "à partir de l'année 2021, quand [elle avait] 
déposé plainte pénale". Ils avaient ensuite essayé de se remettre ensemble ; elle avait 
voulu donner à A______ une chance. Mais en voyant qu'il recommençait à "refaire les 
mêmes choses" – la situation s'empirait de jour en jour –, elle n'avait plus eu envie 
d'avoir de rapport. Le dossier était resté "ouvert" au Tribunal pendant six mois, période 
lors de laquelle elle n'était pas bien – elle était suivie par un psychologue – et, durant 
cette période, elle ne voulait plus avoir de rapport. Il y en avait eu chaque semaine, 
voire chaque deux-trois jours, et jamais elle n'en avait voulu. Elle ne le lui disait pas à 
chaque fois – elle ne lui disait rien car il avait l'habitude de faire comme il voulait, 
d'avoir ce qu'il voulait – mais il y avait des fois où elle disait, bien sûr, qu'elle n'en 
voulait pas, qu'elle ne pouvait pas. Mais il essayait néanmoins d'obtenir ce qu'il voulait. 
Il insistait. Elle se disait alors : "OK je vais le faire pour ne pas avoir de souci !". Elle 
devait toujours faire ce qu'il voulait – elle était fatiguée qu'il ne tienne pas compte de 
ce qu'elle voulait. 

c.i.b. Le 27 juillet 2023, C______ a déclaré qu'il y avait eu d'autres cas que celui de la 
cuisine. Mais ce dernier était celui qui l'avait le plus touchée – elle avait perdu 
connaissance. Elle ne se souvenait pas de combien de rapports elle avait eus dans la 
cuisine mais ce rapport-là l'avait marquée. 

Il y avait eu un épisode dans la chambre. Cela s'était passé trois semaines avant son 
départ de la maison, en 2023, un samedi ou un dimanche, dans l'après-midi. Les enfants 
se trouvaient au salon. Son mari lui avait demandé d'aller dans la chambre et, une fois 
tous les deux dans celle-ci, avait fermé la porte à clef. Il voulait avoir une relation 
sexuelle mais elle n'en voulait pas. Il l'avait poussée vers le lit et avait commencé à la 
déshabiller. Elle avait demandé de la laisser, en le suppliant, en disant qu'elle n'était 
pas en forme et en tentant, à plusieurs reprises, de le pousser. Elle avait dû, pensait-
elle, le griffer quand il s'était mis à l'embrasser car il lui avait fait remarquer par la 
suite qu'il présentait une griffure à la nuque – il l'avait prise en photo pour la lui 
montrer. Il s'était mis sur elle. Couchée sur le matelas, sur le dos, elle l'avait repoussé, 
avec les paumes des mains ouvertes. Il avait essayé, plusieurs fois, d'avoir la relation 
sexuelle. Puis elle l'avait laissé faire car elle n'avait plus eu de force et s'était sentie 
mal. Il avait insisté et elle l'avait laissé faire. Il fallait qu'elle obéisse à tout ce qu'il 
voulait. Il n'avait pas éjaculé. En fait, il avait éjaculé en elle puis était allé se laver. 

Elle n'avait eu personne à qui parler de ces violences sexuelles jusqu'à présent – elle 
se sentait mal lorsqu'il fallait aborder le sujet. Il lui était arrivé d'en parler à l'un de ses 
frères mais pas en détail. Elle en avait en outre parlé au Centre CAPPI [du quartier] de 
L______. Elle s'y était confiée sur les viols évoqués. Elle pouvait retrouver le nom de 
la psychiatre à qui elle en avait parlé.  

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Elle savait, le 6 juin 2023, que son mari n'avait pas le droit de s'approcher à moins de 
150 mètres d'elle. Elle ignorait combien de mètres séparaient l'appartement de 
U______, son amie, de celui de A______. Ce jour-là, elle avait peur et appréhendait 
de se rendre dans le quartier mais elle devait y aller car ses enfants y avaient leurs 
activités scolaires. Après avoir déposé F______ à la crèche AA______, vers 13h40-
13h45, elle s'était rendue chez U______ pour se faire prodiguer des soins – c'était la 
première fois qu'elle se rendait chez celle-ci depuis la libération de son mari. Elle était 
ensuite censée récupérer G______ à l'école, pour se rendre au rendez-vous de celui-ci, 
à 14h45, chez le logopédiste. 

c.i.c. Le 8 mars 2024, en référence à ses déclarations aux médecins légistes (cf. c.b. 
supra), C______ a précisé que la relation sexuelle non-consentie d'il y avait "7 ou 8 
mois" était celle survenue dans la cuisine, lors de laquelle elle avait perdu 
connaissance. 

Elle avait entretenu des relations sexuelles avec A______ jusqu'aux jours précédant 
son départ du domicile. "Les derniers temps", ces relations n'étaient pas consenties. Le 
rapport dans la chambre (cf. c.i.b. supra) était survenu en 2022. 

Le 6 juin 2023, A______ avait essayé de lui faire un cunnilingus – elle était gênée et 
ne souhaitait pas se souvenir de cela. Il avait mis la tête entre ses cuisses. Elle l'avait 
alors repoussé de ses mains, en s'éloignant vers le haut du lit. 

c.i.d. Le 29 avril 2024, C______ a déclaré qu'après le retour de A______ à leur 
domicile, en octobre 2021, il y avait eu des fois où elle avait consenti à des relations 
sexuelles. Mais ça n'avait pas été souvent – quelques fois. Elle avait fait en sorte, en 
effet, que leur relation s'améliore. À un moment donné, ne voulant plus du tout de 
relations sexuelles, elle le lui avait dit – elle ne se souvenait plus quand. Ça devait être 
début 2022 – elle ne pouvait pas être plus précise. 

c.j. A______ a derechef contesté les faits au MP, confirmant ses déclarations à la 
police. Après avoir repoussé sa femme, le 6 juin 2023, il était parti. Mais elle l'avait 
suivi. Elle n'avait cessé, en chemin, de l'embrasser. Il cherchait alors à fuir. Elle l'avait 
rattrapé. Il l'avait repoussée, deux à trois fois, en disant qu'il n'avait pas le droit. Mais 
elle ne s'était pas arrêtée. Puis il avait cédé – c'était la mère de ses enfants, la femme 
avec qui il avait vécu durant huit ans et qu'il aimait. À l'appartement, celle-ci avait 
voulu coucher avec lui. Il lui avait dit ne pas être bien, ne pas être prêt. Elle avait 
répondu "s'en foutre" et avoir envie de lui. Ils avaient donc fait l'amour. Cela avait duré 
une à deux minutes. Elle était excitée. Il ne se souvenait pas d'un cunnilingus. Ils 
étaient tous deux allés prendre une douche. 

Ils avaient fumé une cigarette. Il avait pris des photos d'elle pour se protéger d'un 
mauvais coup de sa part. Il ne lui avait pas montré de vidéo où on le voyait avec des 
billets de banque. Il ne l'avait pas empêchée de quitter l'appartement, resté ouvert. 

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C'était lui, au contraire, qui lui avait demandé de partir car il en avait eu marre de 
l'écouter – elle ne savait pas comment faire pour retirer sa plainte, il lui manquait, elle 
avait manipulé tout le monde, etc. 

Il était sûr et certain qu'elle cherchait à le piéger. Elle devait se trouver à J______, ce 
jour-là, pour le surveiller et pouvoir se rendre à son contact sitôt qu'il sortirait de chez 
lui. Elle avait des problèmes psychiques et était très jalouse. S'il en était là, c'était à 
cause de P______, car son épouse l'accusait d'aimer celle-ci plus qu'elle. Toutes deux 
s'étaient en outre parlé. 

Ce que soutenait la jeune fille [Y______] n'était pas vrai du tout – il n'y avait pas de 
camionnette et sa femme s'adressait à lui en albanais. 

En référence au rapport des médecins légistes, qui faisaient état d'ecchymoses aux bras, 
il répétait qu'il n'avait pas touché à ceux de C______. 

Soutenir qu'ils avaient eu par le passé des rapports sexuels non-voulus était faux – 
c'était elle qui en voulait tout le temps. Il s'étonnait que C______ n'en ait jamais parlé 
auparavant. Entre 2021 et 2023, jusqu'au départ de celle-ci, ils avaient entretenu deux 
à trois rapports sexuels par semaine. Jamais il ne l'avait forcée. Quand elle n'en voulait 
pas, il le respectait. Ils n'avaient pas eu de rapport dans la cuisine six mois auparavant 
et les faits décrits dans la chambre ne lui disaient rien – jamais il n'y avait eu d'épisode 
comme celui-là. C______ avait été violée au Kosovo à l'âge de 15 ou 16 ans et c'était 
de cela dont elle avait parlé au CAPPI – il était présent au CAPPI ce jour-là. 

Il admettait être un père strict. Il ne tolérait pas que les enfants fassent n'importe quoi. 
Il fallait les éduquer. Le fait que tous ses enfants, E______ comprise, faisaient état de 
violences physiques relevait d'un plan bien organisé par sa femme.  

c.k. À teneur de l'attestation du Centre genevois de consultation pour victimes 
d'infractions (LAVI) du 6 mars 2024, soit pour lui AB______, psychologue, "[…] 
Madame C______ s'est adressée au Centre LAVI en septembre 2021 […] Elle nous a 
ainsi expliqué qu'elle subissait de la violence conjugale depuis son arrivée en Suisse 
de la part de son mari : coups, tentatives d'étranglement, mais surtout beaucoup de 
violences psychologiques, avec une forte propension au contrôle et au harcèlement 
[…] Après une audience au Ministère public, une suspension de procédure avait été 
ordonnée. Durant cette période de suspension, le couple avait décidé de refaire 
ménage commun et de redonner une chance à leur couple, avec l'aide de leur famille, 
du SPMI mais également de leurs psychothérapeutes. Courant mars 2022, Madame 
C______ a repris contact avec le Centre LAVI pour nous relater d'autres faits, sur 
conseil de ses thérapeutes du CAPPI (suivi psychiatrique ambulatoire des HUG, où 
elle consultait alors). Elle nous avait alors expliqué qu'elle n'avait plus de libido, en 
lien avec son état psychique mais également du fait du contexte difficile dans lequel se 
trouvait leur couple. Son mari se serait néanmoins montré particulièrement insistant 

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pour qu'elle accepte des relations sexuelles, estimant qu'elle devait "se soumettre au 
devoir conjugal". Elle nous avait alors expliqué qu'il avait sollicité divers 
professionnels de la santé au Kosovo et en Suisse pour comprendre et faire en sorte 
que sa femme puisse "reprendre" les rapports sexuels. Malgré les conseils de 
professionnels de "patienter" selon Madame C______, il aurait continué à plusieurs 
reprises d'insister auprès d'elle pour qu'elle cède à des relations, jusqu'à se montrer 
menaçant, en renversant notamment la table de nuit, cassant des objets, criant, ce 
jusqu'à ce que Madame, de peur et également craignant que cela réveille les enfants, 
cède. Madame C______ n'avait pas souhaité dénoncer ces actes, de peur que la 
situation s'aggrave à la maison. Fin mai 2022, à l'issue du délai de suspension de 
procédure qui aurait abouti sur un classement, Madame C______ n'avait plus sollicité 
le Centre LAVI. C'est en mars 2023, que Madame C______ nous recontacte via une 
interprète albanophone, souhaitant de l'aide, car la situation à la maison se serait à 
nouveau dégradée […] Madame C______ nous a alors expliqué que son mari aurait 
repris les violences sur les enfants depuis qu'il n'y avait plus d'aide éducative à 
domicile (AEMO) […] Madame C______ nous a expliqué être intervenue à maintes 
reprises pour empêcher son mari de frapper les enfants, et lorsqu'elle s'interposait, ce 
dernier l'aurait à plusieurs reprises également giflée, poussée, ou frappée. Enfin, elle 
nous a relaté qu'à plusieurs reprises, elle avait énoncé à son mari le fait qu'elle voulait 
se séparer, mais ce dernier la menaçait de mort lorsqu'elle abordait les faits […] Les 
propos de Madame C______ ont toujours été cohérents […] Elle expliquait enfin à 
cette période le conflit de loyauté qui l'animait vis-à-vis de son mari et qui l'empêchait 
d'agir, celui qui l'avait aidée à un moment de sa vie difficile versus celui qui la frappait 
[…] L'état psychique de Madame C______ a, selon nos constatations, évolué depuis 
qu'elle est revenue consulter le Centre LAVI en mars 2023 […] Elle verbalise à ce 
propos très bien les enjeux dans lesquels elle se sent impliquée encore à ce jour ; les 
conflits internes qui l'animent, mêlant des émotions de honte et de culpabilité, l'ont 
empêchée de se protéger plus tôt, ainsi que ses enfants, en agissant contre les violences 
subies. Ce tableau est tout à fait compatible avec les faits déclarés et les conséquences 
des violences qu'elle rapporte […]". 

c.l.a. Selon les rapports de renseignements des 9 avril et 17 mai 2024, le contenu des 
téléphones de A______ avait été réexaminé. L'analyse mettait en exergue six photos 
et sept vidéos intimes du couple A______/C______. Cinq vidéos dataient du 26 mars 
2022 et deux du 14 août 2022. Ces vidéos n'avaient vraisemblablement pas été tournées 
à ces dates et il était impossible de déterminer quand elles l'avaient été. On pouvait 
considérer qu'un outil de restauration de données avait été utilisé, ce qui pouvait 
signifier que A______ avait rebooté son appareil ou transféré ces vidéos d'un téléphone 
à un autre à ces dates. Sur celles-ci, on voyait le couple entretenir des rapports sexuels, 
tous deux se sachant filmés – Monsieur filmait et Madame jetait des coups d'œil à la 
caméra. Sur deux d'entre elles, C______ disait : "Comme ça mon cœur, mon chéri !" 
et "mon cœur !". Quant aux photos, quatre d'entre elles étaient des captures d'écran 
desdites vidéos et les deux autres dataient des 3 août 2022 et 24 novembre 2022. Sur 
ces deux dernières, on voyait une femme à califourchon sur un homme, tout laissant 

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penser qu'il s'agissait du couple A______/C______, respectivement une femme se 
masturbant – on ne voyait que ses parties intimes et sa main – et, dans un petit carré 
en haut à droite (de type vidéo Facetime), le visage de A______. Les dates les plus 
anciennes, parmi toutes les métadonnées disponibles pour chaque fichier, étaient celles 
mentionnées supra. 

c.l.b. C______ a dit se souvenir de ces vidéos. Il s'agissait de rapports intimes que son 
mari et elle avaient eus en Suisse et au Kosovo entre 2017 et 2020. C'était lui qui avait 
eu l'idée de les tourner. Elle n'était "pas très d'accord" mais ils les avaient faites car il 
avait beaucoup insisté. Il avait demandé qu'elle dise quelque chose comme "mon cœur" 
à ces occasions. C'était surtout au début de leur relation que A______ en avait faites 
et aucune n'était postérieure à septembre 2021. Ce n'était pas elle sur la capture d'écran 
montrant une femme en train de se masturber. 

c.l.c. A______ a déclaré que ces vidéos avaient été tournées à J______ et au Kosovo. 
L'une l'avait été à son retour au domicile conjugal, le 2 octobre 2021, et deux autres 
entre les 2 et 4 octobre 2021 respectivement un peu plus tard en octobre 2021. L'une 
des deux vidéos datées du 14 août 2022 avait été tournée au Kosovo, au salon, à cette 
date-là. Il insistait sur le fait qu'il avait bien tourné une vidéo intime – même plusieurs 
– lors de leurs vacances au Kosovo en août 2022, tout comme ils en avaient aussi 
tournée une à Noël 2021, au Kosovo également. Quant à la scène de masturbation, elle 
datait d'entre le dépôt de la première plainte et 2023 : C______ l'avait appelé alors qu'il 
se trouvait à l'extérieur – il y reconnaissait sa main. 

d. Au Tribunal, les parties ont confirmé leurs déclarations et campé sur leurs positions.  

d.a.a. C______ a persisté dans ses accusations. C'était depuis le dépôt de sa plainte, 
en 2021, qu'elle ne souhaitait plus entretenir de relations sexuelles avec son mari, et 
elle le lui avait dit après ledit dépôt. 

Les enfants allaient beaucoup mieux aujourd'hui. Ils n'exprimaient pas le souhait de 
voir leur père. Elle persistait à avoir peur car celui-ci lui avait dit, en référence aux 
enfants : "Je vais te faire mal là où ça te fera le plus mal !". 

d.a.b. C______ a produit des attestations de suivi psychothérapeutique concernant 
H______ ("Un suivi psychologique avait été encouragé […] suite aux violences du 
conjoint sur la maman. [H______] présentait également une anxiété face au conflit") 
et G______ ("Nous sommes en tout début de suivi [psychothérapeutique]"), ainsi 
qu'une attestation médicale la concernant, émise par les HUG / Dr. AC______ le 
21 août 2024, à teneur de laquelle : "C______ est suivie au sein de l'Unité de médecine 
et prévention de la violence depuis le 9.6.2023. Elle a été vue en consultation à 
5 reprises par la Dre AD______ puis à 10 reprises par la Dre AE______ avec un suivi 
en cours (dernier entretien le 25.6.2024). Elle nous a été adressée par le service de 

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gynécologie des HUG après un constat d'agression sexuelle et a allégué des violences 
subies par son ex-mari". 

d.b. A______ a déclaré que jamais il n'avait frappé ou menacé ses enfants. Il niait, par 
ailleurs, les faits qu'on lui reprochait en lien avec son épouse. Il ne comprenait pas 
pourquoi celle-ci faisait de telles déclarations ; elle était malade. 

Le 6 juin 2023, il n'avait pas demandé à son épouse de venir vers son neveu et lui. 
C'était elle qui, voulant le voir, s'était approchée d'eux, après s'être faite belle à cette 
fin. Pour le surplus, il persistait dans sa description des faits. En particulier, son épouse 
avait bien regardé des vidéos dans son téléphone [à lui], dont l'une sur laquelle on le 
voyait compter de l'argent. L'ensemble des faits avait duré une heure à une heure et 
demi. 

d.c. A été versé à la procédure un courrier de la Fondation AF______ adressé à 
A______ le 4 juillet 2024 ("AG______, intervenant en Protection de l'Enfance [vous 
contactera] dans le cas où les enfants ont un besoin de soutien particulier vis-à-vis de 
votre détention. Pour le moment il ne semble pas que ce soit le cas"). 

C. Procédure d'appel 

a.a. Aux débats, C______ a persisté dans ses précédentes déclarations. Elle ne 
consultait plus de thérapeute depuis l'été dernier [2024]. 

Vu que ses enfants étaient scolarisés à J______ le 6 juin 2023, il fallait qu'elle s'y 
rende, étant précisé que ceux-ci n'avaient pas les mêmes horaires et qu'elle avait en 
outre des rendez-vous chez le psychologue pour l'un et le logopédiste pour l'autre. Les 
enfants n'avaient changé d'école qu'en fin d'année scolaire, en juin 2023. 

a.b.a. A______, par la voix de son conseil, a retiré partiellement son appel. Il ne 
querellait plus le jugement s'agissant du verdict de culpabilité des chefs de violation 
du devoir d'assistance et d'éducation, de lésions corporelles simples et de tentative de 
lésions corporelles simples au préjudice des enfants E______, H______, G______ et 
F______, dont il admettait les conclusions civiles. 

Il n'avait plus vu ses enfants depuis le 27 mars 2023. Il souhaitait toutefois les revoir 
le plus vite possible et était en contact avec la Fondation AF______ et le SPMi à cette 
fin. La garde sur ses fils lui avait été retirée mais l'autorité parentale restait conjointe. 
Ses trois enfants avaient la nationalité kosovare ; ils étaient toutefois nés en Suisse. 
Ceux-ci lui manquaient beaucoup. Il les aimait et tenait à leur dire que si son autorité 
et sa dureté les avait blessés, il leur demandait pardon. Il évoquait là sa culture, 
l'éducation qu'il avait lui-même reçue de ses parents, qu'il avait reproduite. Il était suivi 
par des psychiatre et psychologue à la prison de Champ-Dollon, à un rythme 

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hebdomadaire ; il leur avait dit être un père dur et autoritaire, les discussions portant 
sur cela. Il avait pris conscience qu'il ne fallait plus l'être pour de petites choses. Il 
voulait montrer à ses enfants qu'il avait changé. À sa sortie de prison, il paierait les 
indemnités leur revenant.  

Il était en mesure de reconnaître, aujourd'hui, les faits décrits dans l'acte d'accusation 
sous chiffres 1.1. et 1.2. Il admettait tout cela mais "ce n'était pas plus qu'une fessée". 
Il n'avait pas été "top" avec ses enfants – c'était lié à son éducation. Il les punissait en 
les ramenant dans leur chambre, en tenant des propos violents et en leur disant des gros 
mots. Il avait compris leur avoir fait beaucoup de mal. Référence faite à l'acte 
d'accusation, il leur avait bien causé – c'était "correct" – des rougeurs, des hématomes 
et des saignements. Il n'avait toutefois pas fait usage d'un journal entouré de scotch – 
la police avait fouillé chez lui sans rien trouver. Le travail entrepris en prison avec ses 
thérapeutes avait pour objectif qu'il devienne un meilleur père. 

Il contestait l'ensemble des faits en lien avec C______. Son épouse était la personne 
qu'il respectait le plus au monde et jamais il n'avait touché à elle. Il persistait donc dans 
ses explications. Le 6 juin 2023, ils avaient tous deux fait le choix de monter à 
l'appartement. Il avait accepté qu'elle y monte avec lui car il voulait faire la paix, 
apaiser les tensions – tout en sachant qu'ils ne respectaient pas l'interdiction de contact. 
La relation sexuelle avait été consentie. Il se demandait pourquoi sa femme l'accusait. 
Était-ce parce qu'elle croyait que sa vie en Suisse serait toute rose ? Était-ce parce 
qu'elle déplorait qu'il se soit montré dur avec les enfants ? Il n'avait pas la réponse ; 
sinon qu'une fois elle avait dit être jalouse de son ex-femme. Et pourquoi n'avait-elle 
jamais parlé de relations sexuelles non-consenties jusque-là, en mars 2023 en 
particulier, lorsqu'elle avait quitté le domicile ? Jamais il ne l'avait violée. Il en avait 
la preuve : les vidéos de leurs relations intimes, consenties. Il n'avait pas demandé à sa 
femme de retirer sa plainte ; c'était elle, au contraire, qui l'avait menacé, soit d'appeler 
la police s'il n'effaçait pas les photographies prises ce jour-là.  

Sous l'angle de l'expulsion, il relevait qu'il était arrivé en Suisse à l'âge de 17 ans et 
que cela faisait donc près de 30 ans qu'il y vivait. Il ne se voyait pas faire sa vie au 
Kosovo car il n'avait personne là-bas, si ce n'était sa mère, qui passait toutefois le plus 
clair de son temps à Genève, et un frère. Ses enfants, deux de ses frères et un oncle, 
dont il était très proche, tout comme ses amis et son travail se trouvaient ici.  

a.b.b. A______ a produit : 

 Une attestation de travail de la Prison de Champ-Dollon du 28 février 2025, à 
teneur de laquelle il "est occupé en qualité de nettoyeur d'étage depuis le 
19 mars 2024. L'attitude et le comportement de l'intéressé sont conformes aux 
dispositions règlementaires"). 

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 Un courrier du Service de la réinsertion et du suivi pénal (SRSP) du 6 mars 
2025, qui relève, en particulier, qu'il ("s'est montré ouvert […] au sujet de son 
rôle de père. Il est aujourd'hui en mesure d'admettre qu'il est imprégné de sa 
culture et indique éduquer ses enfants en leur transmettant les valeurs qu'il a 
lui-même reçues. Il participe volontiers à des entretiens de réflexion autour de 
ses valeurs et ses convictions, durant lesquels un effort de remise en question 
est observé […] à sa demande nous avons repris contact avec la Fondation 
AF______ afin de demander des visites médiatisées avec ses enfants. En 
parallèle il a également sollicité notre service en vue de recevoir de l'aide pour 
rédiger des courriers au [TPAE] afin […] de clarifier ses droits parentaux"). 

a.c. S______ a témoigné de ce que son frère, auquel il rendait régulièrement visite en 
prison, avait compris avoir été un peu autoritaire avec ses enfants, en leur criant parfois 
dessus, et n'avoir pas su gérer la situation. Celui-ci disait le regretter et apparaissait 
triste. Dans la famille A______/C______, ils étaient proches les uns des autres ; ils se 
voyaient une fois par semaine – cousins, oncle, etc. Il était prêt à aider son frère à se 
réinsérer. 

b.a. Par la voix de son conseil, A______ persiste dans ses conclusions. 

b.b. Le MP persiste dans ses conclusions. 

b.c. Par la voix de son conseil, C______ conclut à la confirmation du jugement 
entrepris et déclare "adhérer à la position défendue par le [MP]" sur appel joint. 

b.d. E______, H______, G______ et F______ s'en rapportent à justice sur la 
qualification juridique retenue par les premiers juges. 

c. Les arguments des parties seront repris ci-après dans la mesure de leur pertinence. 

D. Situation personnelle et antécédents 

a. A______ est âgé de 44 ans, de nationalité kosovare, titulaire d'un permis C. Au 
bénéfice d'une formation en technologie (agriculture) acquise au Kosovo, non-
reconnue en Suisse, il a travaillé comme chauffeur-livreur pour le compte de divers 
employeurs dans notre pays, la dernière fois pour AH______ SA, dont il serait toujours 
sous contrat. Il indique se rendre au Kosovo une à deux fois par année. 

b. Selon l'extrait du casier judiciaire suisse, A______ a été condamné le 15 septembre 
2016 par le MP à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, à CHF 60.- l'unité, assortie 
du sursis (délai d'épreuve : trois ans), et à une amende de CHF 500.- pour conduite 
sans autorisation. 

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E. Assistance judiciaire 

a. Me B______, défenseure d'office de A______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, pour son activité jusqu'au 10 mars 2025, sous des libellés 
divers, 11 heures d'activité de cheffe d'étude pour elle-même et 37 heures et 30 minutes 
d'activité d'associée pour Me AI______.   

Concernant son activité du 11 au 13 mars 2025, Me B______, agissant en tant que 
mandataire de choix, produit un décompte d'activité totalisant quatre heures et 
30 minutes d'activité d'associée pour elle-même et une heure et 30 minutes d'activité 
d'associée pour Me AI______, complétées d'une "estimation" de huit heures de 
préparation à l'audience pour chacune d'elles, hors débats d'appel, lesquels ont duré 
huit heures et 30 minutes. 

b. Me D______, conseil juridique de C______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 21 heures et 50 minutes d'activité 
de collaborateur, hors débats d'appel. En première instance, le précédent conseil de 
C______ avait été indemnisé pour plus d'une centaine d'heures. 

c. Me AJ______, précédent conseil juridique de C______, a déposé un état de frais 
pour la procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, quatre heures d'activité 
de collaboratrice.  

EN DROIT : 

 L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les délais 
prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]). 

La Chambre n'examine que les points attaqués du jugement de première instance 
(art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décision illégale ou inéquitable (art. 404 al. 2 CPP), 
sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni par leurs conclusions, à moins 
qu'elle ne statue sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP). 

 2.1. Sur question préjudicielle, la Cour a ordonné le huis clos à la demande de la partie 
plaignante, car les intérêts dignes de protection de celle-ci le commandaient (art. 70 
al. 1 let. a, 117 al. 1 let. a et 339 al. 2 let. e CPP). Les autres parties ne s'y sont pas 
opposées (art. 339 al. 3 CPP). Le prévenu a donc été autorisé à être accompagné de 
personnes de confiance (art. 70 al. 2 CPP). 

2.2. Si l'appel principal est retiré, l'appel joint est caduc (art. 401 al. 3 CPP). 

Se pose dès lors la question de savoir si, en cas de retrait partiel de l'appel principal, 
l'appel joint est (partiellement) caduc en tant qu'il porte sur la partie visée par le retrait. 

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Il faut y répondre par la négative. En l'espèce, l'appelant n'attaque plus la culpabilité 
en rapport avec E______, H______, G______ et F______. L'appelant joint persiste 
quant à lui à attaquer la qualification juridique retenue par le TCO à ce sujet (lésions 
corporelles simples tentées / consommées). Or le caractère accessoire de l'appel joint 
n'empêche pas qu'il porte sur d'autres faits ou points de droit que ceux attaqués par 
l'appel principal ; il n'est pas dépendant des griefs soulevés dans l'appel principal 
(art. 401 al. 2 CPP ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_6/2019 du 22 février 2019 
consid. 1.1). Par conséquent, l'appel joint du MP reste pleinement recevable, en dépit 
du retrait partiel de l'appel principal. 

 3.1.1. La présomption d'innocence, garantie par les art. 10 CPP, 32 al. 1 Cst., 14 par. 2 
Pacte ONU II et 6 par. 2 CEDH, ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro reo, 
concernent tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves au sens large. 
En tant que règle sur le fardeau de la preuve, elle signifie, au stade du jugement, que 
le fardeau de la preuve incombe à l'accusation et que le doute doit profiter au prévenu. 
Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le 
juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, 
d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait (ATF 
148 IV 409 consid. 2.2). 

Les déclarations de la victime constituent un élément de preuve. Le juge doit, dans 
l'évaluation globale de l'ensemble des éléments probatoires rassemblés au dossier, les 
apprécier librement (arrêts du Tribunal fédéral 6B_912/2022 du 7 août 2023 
consid. 3.1.2 ; 6B_174/2022 du 12 janvier 2023 consid. 5.1.3). Les cas de déclarations 
contre déclarations, dans lesquels les déclarations de la victime en tant que principal 
élément à charge et les déclarations contradictoires de la personne accusée s'opposent, 
ne doivent pas nécessairement, sur la base du principe in dubio pro reo, conduire à un 
acquittement (ATF 137 IV 122 consid. 3.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_802/2021 du 
10 février 2022 consid. 1.1). 

On parle de témoin par ouï-dire ("vom Hörensagen"; témoignage indirect) lorsqu'un 
témoin fait part de ce qu'un tiers lui a relaté de ce qu'il avait lui-même constaté. En 
l'absence d'une norme prohibant expressément une telle démarche, le principe de la 
libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP) permet au juge de se fonder sur les 
déclarations d'un témoin rapportant les déclarations d'une autre personne. La seule 
prise en considération, au stade du jugement, de telles déclarations n'est pas en soi 
arbitraire (arrêt du Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.2.2). 
Le témoin par ouï-dire n'est toutefois témoin direct que de la communication que lui a 
faite le tiers ; il n'est témoin qu'indirect des faits décrits, dont il ne peut rapporter que 
ce qui lui en a été dit mais non si cela était vrai (ATF 148 I 295 consid. 2.4). 

Lorsque l'autorité a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble 
d'éléments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou 
même chacun d'eux pris isolément soit à lui seul insuffisant. L'appréciation des preuves 

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doit en effet être examinée dans son ensemble. Il n'y a ainsi pas d'arbitraire si l'état de 
fait retenu pouvait être déduit de manière soutenable du rapprochement de divers 
éléments ou indices. De même, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs 
arguments corroboratifs apparaissent fragiles, si la solution retenue peut être justifiée 
de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_38/2023 du 13 avril 2023 consid. 2.1.2). 

3.1.2. Selon l'art. 190 al. 1 CP, dans sa teneur jusqu'au 30 juin 2024, quiconque, 
notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur sa victime des pressions 
d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne 
de sexe féminin à subir l'acte sexuel, sera puni d'une peine privative de liberté d'un à 
dix ans.   

Le viol suppose ainsi l'emploi d'un moyen de contrainte. Il s'agit notamment de l'usage 
de la violence. La violence désigne l'emploi volontaire de la force physique sur la 
personne de la victime dans le but de la faire céder (ATF 122 IV 97 consid. 2b). Il n'est 
pas nécessaire que la victime soit mise hors d'état de résister ou que l'auteur la maltraite 
physiquement. Une certaine intensité est néanmoins requise. Selon le degré de 
résistance de la victime ou encore en raison de la surprise ou de l'effroi qu'elle ressent, 
un effort simplement inhabituel de l'auteur peut la contraindre à se soumettre contre 
son gré (ATF 87 IV 66 consid. 1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2021 du 
14 décembre 2021 consid. 2.1). Selon les circonstances, un déploiement de force 
relativement faible peut suffire (ATF 148 IV 234 consid. 3.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_1029/2023 du 22 février 2024 consid. 2.1). 

En introduisant par ailleurs la notion de pressions psychiques, le législateur a voulu 
viser les cas où la victime se trouve dans une situation sans espoir, sans pour autant 
que l'auteur ait recouru à la force physique ou à la violence. Les pressions d'ordre 
psychique concernent les cas où l'auteur provoque chez la victime des effets d'ordre 
psychique, tels que la surprise, la frayeur ou le sentiment d'une situation sans espoir, 
propres à la faire céder (ATF 128 IV 106 consid. 3a/bb ; 122 IV 97 consid. 2b). 

Constituent une pression psychique suffisante des comportements laissant craindre des 
actes de violence à l'encontre de la victime ou de tiers, notamment des menaces de 
violence contre des proches, ou, dans des relations de couple, des situations 
d'intimidation, de tyrannie permanente ou de perpétuelle psycho-terreur (ATF  
131 IV 167 consid. 3.1). Par exemple, un climat de psycho-terreur entre époux peut, 
même sans violence, exercer une influence telle sur la volonté que la victime estime, 
de manière compréhensible, qu'elle n'a pas de possibilité réelle de résister (ATF 
126 IV 124 consid. 3b et c ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_103/2024 du 5 novembre 
2024 consid. 5.1). 

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Sur le plan subjectif, le viol est une infraction intentionnelle. L'auteur doit savoir que 
la victime n'est pas consentante ou en accepter l'éventualité (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_1254/2022 du 16 juin 2023 consid. 8.1.2). 

3.1.3. À teneur de l'art. 180 CP, quiconque, par une menace grave, alarme ou effraie 
une personne est, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus 
ou d’une peine pécuniaire (al. 1). La poursuite a lieu d’office si l’auteur est le conjoint 
de la victime et que la menace a été commise durant le mariage ou dans l’année qui a 
suivi le divorce (al. 2 let. a). 

La menace suppose que l'auteur ait volontairement fait redouter à sa victime la 
survenance d'un préjudice, au sens large. Elle constitue un moyen de pression 
psychologique consistant à annoncer un dommage futur dont la réalisation est 
présentée comme dépendante de la volonté de l'auteur, sans toutefois qu'il soit 
nécessaire que cette dépendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid. 2b), ni que 
l'auteur ait réellement la volonté de réaliser sa menace. Toute menace ne tombe pas 
sous le coup de l'art. 180 CP. La loi exige en effet que la menace soit grave. C'est le 
cas si elle est objectivement de nature à alarmer ou à effrayer la victime. Il convient à 
cet égard de tenir compte de la réaction qu'aurait une personne raisonnable face à une 
situation identique (ATF 122 IV 322 consid. 1a et 2b). Il faut en outre que la victime 
ait été effectivement alarmée ou effrayée. Celle-ci doit craindre que le préjudice 
annoncé se réalise (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_383/2024 du 7 juin 2024 consid. 5.1.1).  

3.1.4. Se rend coupable de contrainte au sens de l'art. 181 CP celui qui, en usant de 
violence envers une personne ou en la menaçant d'un dommage sérieux, ou en 
l'entravant de quelque autre manière dans sa liberté d'action, l'oblige à faire, à ne pas 
faire ou à laisser faire un acte, cette infraction étant sanctionnée d’une peine privative 
de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. 

Cette disposition protège la liberté d'action et de décision (ATF 141 IV 437 consid. 3.2.1). 

3.1.5. Aux termes de l'art. 183 ch. 1 CP, quiconque, sans droit, arrête une personne, la 
retient prisonnière, ou, de toute autre manière, la prive de sa liberté, ou, en usant de 
violence, de ruse ou de menace, enlève une personne, est puni d’une peine privative 
de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire. 

Le bien juridique protégé par cette disposition est la liberté de déplacement. Les 
éléments objectifs constitutifs sont réalisés si la personne est privée de sa liberté d'aller 
et venir et de choisir le lieu où elle souhaite rester (ATF 141 IV 10 consid. 4.4.1). Il 
n'est pas nécessaire que la privation de liberté soit de longue durée. Quelques minutes 
suffisent. Le moyen utilisé pour atteindre le résultat n'est pas déterminant. Une 
personne peut être séquestrée par le recours à la menace, à la violence, en soustrayant 
les moyens dont elle a besoin pour partir ou encore en la plaçant dans des conditions 

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telles qu'elle se sent dans l'impossibilité de s'en aller (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_543/2022 du 15 février 2023 consid. 5.2). La séquestration est réalisée dès que la 
victime est concrètement privée de sa liberté de mouvement, même si les entraves 
imposées ne sont pas insurmontables (ATF 104 IV 170 consid. 3 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_383/2024 du 7 juin 2024 consid. 4.1.1).  

3.1.6. L'art. 123 CP, dans sa teneur jusqu'au 30 juin 2023, dispose que quiconque, 
intentionnellement, fait subir à une personne une atteinte autre que grave à l’intégrité 
corporelle ou à la santé est puni sur plainte d’une peine privative de liberté de trois ans 
au plus ou d’une peine pécuniaire. Dans les cas de peu de gravité, le juge peut atténuer 
la peine (art. 48a) (ch. 1). L’auteur est poursuivi d’office s’il s’en prend à une personne 
hors d’état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il a la garde 
ou sur laquelle il a le devoir de veiller (ch. 2). 

L'infraction n'est que tentée si l’exécution du délit n’est pas poursuivie jusqu’à son 
terme ou que le résultat nécessaire à sa consommation ne se produit pas ou ne pouvait 
pas se produire (art. 22 al. 1 CP). 

En cas de coup de poing causant un hématome sous-orbitaire, donc une rupture de 
vaisseaux sanguins avec épanchement sous-cutané, il y a lésion du corps humain, 
même si celle-ci est superficielle et de peu d'importance ; on ne se trouve pas en 
présence d'un coup qui n'a provoqué qu'une douleur, éventuellement une rougeur 
passagère. Un hématome, résultant de la rupture de vaisseaux sanguins, qui laisse 
normalement des traces pendant plusieurs jours, doit être qualifié de lésion corporelle 
(ATF 119 IV 25 consid. 2a). 

3.1.7. Quiconque se livre sur une personne à des voies de fait qui ne causent ni lésion 
corporelle ni atteinte à la santé est, sur plainte, puni d’une amende (art. 126 al. 1 CP). 
La poursuite a lieu d’office si l’auteur agit à réitérées reprises contre son conjoint 
durant le mariage ou dans l’année qui suit le divorce (al. 2 let. b). 

3.1.8. À teneur de l'art. 219 al. 1 CP, quiconque viole son devoir d’assister ou d’élever 
une personne mineure dont il met ainsi en danger le développement physique ou 
psychique, ou qui manque à ce devoir, est puni d’une peine privative de liberté de trois 
ans au plus ou d’une peine pécuniaire. 

3.2.1. En l'occurrence, le dossier montre une constante, soit les accusations répétées 
de l'intimée : l'appelant usait de violence physique et psychique à son encontre, ainsi 
qu'à celle des enfants. 

Ces accusations doivent être tenues pour fondées. Le MP en a rapporté la preuve.  

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La plainte du 21 septembre 2021 a entraîné, outre l'ouverture d'une procédure pénale 
et l'éloignement temporaire (pendant dix jours) de l'appelant, la mise en place de toute 
une série de mesures visant à réguler et encadrer la cellule familiale, déficiente. Ont 
ainsi été sollicités le Centre CAPPI, les HUG et la LAVI, qui ont accompagné l'intimée 
durant plusieurs mois suite, précisément, aux nombreux conflits, aux violences 
physiques et psychiques subies (antérieures pour les premières au dépôt de la plainte), 
et diagnostiqué chez elle un état dépressif sévère, mais aussi l'association N______, 
axée sur la prévention de la violence, qui a suivi l'appelant durant onze séances, 
auxquelles il s'est soumises, et enfin, compte tenu des sévices infligés aux enfants, le 
SPMi – une AEMO a été mise en place.  

Autant de mesures/démarches/suivis qui étayent les allégations de l'intimée sur la 
maltraitance avancée, ce qui la rend donc, de manière générale, crédible. Ce d'autant 
plus qu'elle n'a pas été la seule à proférer de telles accusations. Trois des quatre jeunes 
parties plaignantes l'ont fait également, dans le cadre de leurs auditions EVIG, venant 
ainsi corroborer les dires de leur mère/belle-mère. Ces accusations sont en outre 
étayées par les attestations médicales produites relatives à H______ et G______, le 
suivi psychologique de la première trouvant son origine dans les "violences du conjoint 
sur [la] maman", dans le "conflit" de ceux-ci, source d'anxiété. S'y ajoutent les 
déclarations des témoi