# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7094180d-0641-506a-a0f2-605a212484aa
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-11-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 04.11.2022 P/10008/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-10008-2020_2022-11-04.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/10008/2020 ACPR/765/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du vendredi 4 novembre 2022 

 

Entre 

 

A______, domicilié ______, France, comparant par Me B______, avocate, ______, Genève, 

recourant, 

 

contre l'ordonnance de classement partiel rendue le 31 août 2022 par le Ministère public,  

 

et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. Par acte déposé le 12 septembre 2022, A______ recourt contre l'ordonnance du 31 
août 2022, notifiée le 2 septembre 2022, par laquelle le Ministère public a, après 
avoir partiellement classé la procédure P/10008/2020 (ch. 1 du dispositif), l'a 
condamné aux frais de l'ordonnance, arrêtés à CHF 510.- (ch. 2), et lui a refusé une 
indemnité selon l'art. 430 al. 1 let. a CPP (ch. 3). 

Le recourant conclut, avec suite de frais, à la mise à néant du chiffre 2 de ladite 
ordonnance en tant qu'il le condamne aux frais de la procédure "relatifs à 
l'ordonnance pénale", à ce que lesdits frais soient laissés à la charge de l'État et que 
lui soit réservée la possibilité de faire valoir ses droits ultérieurement. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Le 15 mars 2020, à 11h07 à la hauteur du numéro 118 de la route de Jussy, une 
collision a eu lieu entre le flanc arrière gauche de la voiture de A______, et le flanc 
droit de la moto de C______, provoquant la chute de celui-ci ainsi que celle de sa 
passagère, D______, occasionnant diverses blessures chez cette dernière.  

b. Le jour même, plusieurs personnes ont été entendues par la police : 

b.a. C______ a expliqué qu'il avait entrepris de dépasser le véhicule de A______ 
ainsi que celui qui le précédait, et pour ce faire, il avait actionné son indicateur en 
direction de la gauche, et un peu accéléré, en se déportant sur la voie de gauche. 
Lorsqu'il s'était trouvé au niveau de l'aile arrière gauche de l'automobiliste, ce dernier 
s'était soudainement déporté à gauche et avait heurté sa moto au niveau du flanc 
droit. Il n'avait pas pu éviter le choc et avec sa passagère, ils avaient chuté 
violemment.  

b.b. A______ a déclaré avoir entendu le vrombissement d'un moteur, puis vu, dans 
son rétroviseur, le conducteur de la moto ainsi que sa passagère faire un vol plané 
dans sa direction. Il n'avait pas ressenti de choc et ignorait pour quelle raison une 
marque était visible sur le flanc arrière gauche de son véhicule. Il était constamment 
resté sur sa voie de circulation, sans faire le moindre écart. 

b.c. E______, passagère de l'automobile conduite par A______, a déclaré que ce 
dernier roulait normalement sur la voie de circulation de droite lorsqu'elle avait 
entendu une moto accélérer puis senti un choc à l'arrière gauche de la voiture.  

b.d. F______, circulant dans le véhicule qui précédait celui de A______ au moment 
du heurt, a précisé que ce dernier la "collait" quand soudainement il s'était mis sur la 

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voie de gauche, engageant ainsi la manœuvre pour la dépasser. Au même moment, 
elle avait entendu un gros bruit et en regardant en arrière avait vu une moto par terre. 

c. Selon le rapport de renseignements du 26 avril 2020, à la suite de l'accident 
précité, la police a constaté des dommages sur le flanc arrière gauche de la voiture et 
les flancs avant gauche et droit de la moto.  

Des photographies et un croquis des mesures et de la configuration des lieux étaient à 
disposition.  

d. Le 9 juin 2020, D______ a déposé plainte contre A______ pour lésions 
corporelles graves, subsidiairement simples, et dommages à la propriété. 

Elle a expliqué que le jour en question, son mari, C______, était en train de dépasser 
A______, elle-même se trouvant au niveau de l'aile arrière gauche de l'automobiliste, 
lorsque ce dernier avait fait un écart sur la gauche et heurté le flanc droit de la moto. 
Elle avait été éjectée violemment sur la chaussée et avait perdu connaissance.  

Elle a produit différents constats des lésions – complétés les 20 août 2020, 11 janvier 
et 22 décembre 2021 – et dégâts matériels subis consécutifs à sa chute. 

e. Le 22 août 2020, A______ a, à nouveau, été entendu par la police. Il a confirmé 
ses précédentes déclarations et contesté avoir fait un écart avec sa voiture. C'était le 
motard qui, en le dépassant à vive allure, l'avait touché et provoqué l'accident.  

f. Lors de l'audience du 26 novembre 2021 par-devant le Ministère public, bien 
que dûment convoqués, respectivement en qualité de prévenu et témoin, et non 
excusés, A______ et E______ ne se sont pas présentés. 

Entendus à cette occasion, D______, F______ et C______ ont, en substance, 
confirmé leurs précédentes déclarations respectives.  

g. Par courrier du 13 décembre 2021, A______, qui avait reçu le procès-verbal de 
l'audience du 26 novembre 2021, a expliqué qu'après avoir entendu le bruit d'un 
moteur d'un véhicule arrivant derrière lui, sans être en mesure de le visualiser dans 
ses rétroviseurs intérieur et de droite, il avait "senti" et vu dans celui de gauche la 
moto faire une embardée spectaculaire sur le côté gauche de la route et s'écraser sur 
la chaussée. En outre, il a contesté le témoignage de F______.  

Il a requis l'audition de E______ en qualité de témoin. 

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h.a. Par ordonnance pénale du 10 février 2022, le Ministère public a reconnu 
A______ coupable de lésions corporelles par négligence et de dommages à la 
propriété.  

Il lui était reproché d'avoir, en faisant un écart sur la gauche, percuté la moto de 
C______, alors que ce dernier était en train de le dépasser, provoquant ainsi la chute 
de la moto et de ses passagers, en particulier D______. Cette dernière avait subi 
diverses lésions et plusieurs de ses effets personnels avaient été endommagés. 

h.b. Le concerné y a fait opposition. 

i. Par courrier du 10 mai 2022, il a transmis au Ministère public une attestation de 
G______. Il a sollicité l'audition de celle-ci, témoin de l'accident du 15 mars 2020, 
ainsi que celle de son mari, H______, également présent sur les lieux, afin de 
démontrer qu'il avait fait de son mieux pour porter secours à D______ et que son 
comportement avait été exemplaire. 

Il ressort de ladite attestation que l'accident s'était déjà produit lorsque G______, 
alertée par un énorme bruit, s'était précipitée hors de son domicile. Elle avait alors 
constaté une voiture blanche à l'arrêt et une moto renversée.  

j.a. Lors de l'audience du 15 juillet 2022 par-devant le Ministère public, D______ a, 
une nouvelle fois, confirmé sa plainte. 

j.b. Également entendu lors de ladite audience, A______ a confirmé son opposition 
et ses précédentes déclarations et contesté les accusations. Le jour des faits, il avait 
pris toutes les précautions qui s'imposaient et n'avait pas fait d'écart ou, en tous les 
cas, pas un écart suffisant pour justifier une collision. L'accident s'était joué à un 
demi centimètre. La vitesse de la moto était à l'origine de l'accident. Selon lui, 
C______ avait vu qu'il allait le toucher et avait voulu l'éviter mais, avec la vitesse, il 
avait fait une embardée. S'il y avait eu un choc entre les véhicules, sa voiture aurait 
eu bien plus que deux éraflures.  

k. Par courrier du 15 juillet 2022, A______ a réitéré sa demande d'audition de 
G______ et H______, et sollicité le versement à la présente procédure de l'extrait du 
casier judiciaire de C______ – seul responsable de l'accident –, cet élément 
permettrant de déterminer la crédibilité de ses déclarations. 

l. Par avis de prochaine clôture du 17 août 2022, le Ministère public a informé les 
parties qu'il entendait rendre, à l'égard de A______, une ordonnance de classement 
partiel s'agissant de l'infraction de dommages à la propriété et une ordonnance pénale 
s'agissant des lésions corporelles par négligence. 

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Le 26 suivant, le concerné a réitéré ses réquisitions de preuve et sollicité une 
indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de 
procédure. 

m.a. Le 31 août 2022, en parallèle à la décision querellée, le Ministère public a, par 
ordonnance pénale, reconnu A______ coupable de lésions corporelles par 
négligence. 

Il a constaté que, malgré ses dénégations, qui n'emportaient aucune conviction, 
A______ s'était déporté sur la gauche, alors que la moto de C______ se trouvait déjà 
à sa gauche pour le dépasser, ce qu'il aurait dû vérifier. Compte tenu des traces 
constatées sur les véhicules à la suite de l'accident, de ses déclarations qui n'étaient 
pas constantes à cet égard, et de celles de F______, A______ aurait pu et dû 
respecter les règles en matière de prudence, comme lui imposaient notamment les art. 
26 et 34 LCR, en étant suffisamment attentif et prudent, ce qui aurait permis d'éviter 
l'accident, ainsi que les blessures subies par D______. 

En outre, il a refusé les réquisitions de preuves sollicitées. E______ avait déjà été 
entendue par la police et ne s'était pas présentée, sans excuse, par-devant lui, bien 
que dûment convoquée. Les autres actes d'enquête – auditions de G______ et de 
H______ et versement à la procédure de l'extrait du casier judiciaire de C______ – 
n'étaient pas pertinents. 

m.b. A______ y a formé opposition. 

m.c. Le 13 septembre 2022, le Ministère public a rendu une ordonnance sur 
opposition – qui ne figure pas au dossier à disposition de la Chambre de céans –. 

m.d. Par ordonnance du 20 septembre 2022, le Tribunal de police a ordonné le 
renvoi de l'accusation au Ministère public pour complément. 

Il a considéré que le dossier qui lui avait été transmis était incomplet, ne contenant 
aucune photographie ni croquis de l'accident quand bien même ces documents étaient 
à disposition selon le rapport de police du 26 avril 2020. Il convenait donc de les 
obtenir et, sur leur base, de déterminer si d'autres mesures d'instruction étaient 
nécessaires.  

Le Ministère public devait également statuer sur les requêtes formulées par 
A______ quant à l'audition de E______, qui, dans le cadre d'une audience 
contradictoire, paraissait s'imposer, et de deux témoins, dont il soutenait qu'ils 
avaient été témoins directs de l'accident. 

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C. Dans sa décision querellée, le Ministère public retient qu'aucun élément ne permettait 
d'établir que A______ avait délibérément percuté la moto sur laquelle se trouvait 
D______ a fortiori d'endommager les affaires personnelles de cette dernière. Il 
n'avait en effet ni la conscience ni la volonté de provoquer le heurt, et partant, des 
dommages à la propriété. 

 Toutefois, les frais de la procédure devaient être mis à la charge de A______ car il 
avait, de manière illicite et fautive, provoqué l'ouverture de la procédure ou rendu 
plus difficile la conduite de celle-ci, en se déportant sur la gauche, sans user de la 
précaution requise, de sorte qu'il était venu heurter la moto sur laquelle se trouvait la 
plaignante. 

 Pour les mêmes motifs, aucune indemnité ne lui a été accordée. 

D. a. Dans son recours, A______ rappelle que depuis le début de la procédure, il 
contestait être responsable des lésions corporelles de D______, n'ayant commis 
aucun écart sur la gauche. Il avait fait opposition à l'ordonnance pénale le 
condamnant pour ces faits de sorte que lui mettre à la charge les frais de la procédure 
alors qu'il n'y avait aucun jugement entré en force contre lui constituait une violation 
du principe de présomption d'innocence et de l'art. 426 al. 2 CPP. 

b. Le Ministère public renvoie à la motivation de l'ordonnance querellée. 

c. A______ n'a pas formulé d'observations complémentaires et a persisté 
intégralement dans son recours. 

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours 
auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner du prévenu qui, 
partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt 
juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée 
(art. 382 al. 1 CPP). 

2. Le recourant conclut à ce que lui soit réservé la possibilité de faire valoir ses droits 
ultérieurement. 

De jurisprudence constante, la motivation d’un acte de recours doit être entièrement 
contenue dans l’acte de recours lui-même et ne peut être complétée ou corrigée après 
l’échéance du délai de recours, lequel ne peut être prolongé (art. 89 al. 1 CPP ; arrêt 
du Tribunal fédéral 1B_183/2019 du 18 avril 2019 consid. 2).  

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Partant, cette conclusion est irrecevable. 

3. Le recourant conteste la mise à sa charge des frais liés à l'ordonnance querellée. 

3.1. Selon l'art. 426 al. 2 CPP, lorsque la procédure fait l’objet d’une ordonnance de 
classement ou que le prévenu est acquitté, tout ou partie des frais de procédure 
peuvent être mis à sa charge s’il a, de manière illicite et fautive, provoqué l’ouverture 
de la procédure ou rendu plus difficile la conduite de celle-ci. 

La condamnation d'un prévenu acquitté à supporter tout ou partie des frais, 
respectivement le refus de lui allouer une indemnisation à raison du préjudice subi 
par la procédure pénale, doit respecter la présomption d'innocence, consacrée par les 
art. 32 al. 1 Cst. et 6 par. 2 CEDH. Celle-ci interdit de rendre une décision 
défavorable au prévenu libéré en laissant entendre que ce dernier serait néanmoins 
coupable des infractions qui lui étaient reprochées. Une condamnation aux frais, 
respectivement un refus d'indemnisation, n'est ainsi admissible que si le prévenu a 
provoqué l'ouverture de la procédure pénale dirigée contre lui ou s'il en a entravé le 
cours. À cet égard, seul un comportement fautif et contraire à une règle juridique, qui 
soit en relation de causalité avec les frais imputés, entre en ligne de compte 
(ATF 144 IV 202 consid. 2.2; 119 Ia 332 consid. 1b). Tel est le cas lorsque le 
prévenu a violé des prescriptions écrites ou non écrites communales, cantonales ou 
fédérales – qui tendent à protéger le bien juridique lésé si ce comportement ne viole 
pas uniquement une obligation contractuelle – et qu'il a fait naître, selon le cours 
ordinaire des choses et l'expérience de la vie, le soupçon d'un comportement 
contraire au droit pénal justifiant l'ouverture d'une enquête. La faute exigée doit 
s'apprécier selon des critères objectifs : il ne suffit pas que l'attitude du prévenu 
contrevienne à l'éthique (ATF 116 la 162 consid. 2d). 

3.2. L'autorité pénale fixe les frais dans la décision finale (art. 421 al. 1 CPP). En cas 
d'ordonnance de classement partiel, les frais et indemnités sont donc répercutés sur la 
procédure principale, c'est-à-dire la fixation de ceux-ci est reportée jusqu'à la 
décision finale (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1401/2020 du 6 septembre 2021 
consid. 3.1.). 

3.3. En l'espèce, le Ministère public motive sa décision de condamner le recourant 
aux frais de l'ordonnance querellée au motif que ce dernier s'était déporté sur la 
gauche sans user des précautions requises, de sorte qu'il avait heurté la moto sur 
laquelle se trouvait la plaignante. 

Or, s'agissant de ces faits, le recourant est toujours prévenu de lésions corporelles par 
négligence, ce volet de la procédure n'ayant pas été classé. Il a, au contraire, fait 
l'objet d'une mise en accusation (art. 356 al. 1 CPP), puis la procédure a été renvoyée 
au Ministère public pour complément d'instruction. 

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Ainsi, le motif retenu par le Ministère public pour mettre les frais de l'ordonnance 
querellée à la charge du recourant repose sur la prévention pénale dont il fait déjà 
l'objet.  

Or, il n'est pas possible de reprocher au recourant d'avoir provoqué l'ouverture de la 
procédure en raison des comportements retenus dans l'ordonnance pénale rendue 
parallèlement, sauf à porter atteinte à la présomption d'innocence. 

Le Ministère public ne pouvait, par conséquent, pas mettre à la charge du recourant 
les frais de la procédure pour ce motif, et il n'en invoque pas d'autres au demeurant. 

Partant, le recours est fondé et doit être admis. Le chiffre 2 de l'ordonnance querellée 
sera donc annulé, les frais de la procédure devant le Ministère public, pour les faits 
ayant donné lieu à l'ordonnance de classement partiel, devant être laissés à la charge 
de l'État. 

3.4. Corrélativement, une indemnité aurait pu être octroyée au recourant pour la 
procédure préliminaire, le sort des frais préjugeant celui de l'indemnisation 
(ATF 144 IV 207 consid. 1.8.2 et 137 IV 352 consid. 2.4.2).  

Or, en l'occurrence, on peut valablement considérer que le recourant a renoncé à une 
telle indemnité, à tout le moins, par acte concluant. En effet, le recours, rédigé par un 
avocat, se limite uniquement à la question des frais. Faute de motivation et de 
conclusion portant sur cette question en lien avec le ch. 3 du dispositif de 
l'ordonnance querellée, il n'y a pas lieu d'entrer en matière (art. 385 al. 1 et 2 CPP). 

4. L'admission du recours ne donne pas lieu à la perception de frais (art. 428 al. 1 CPP). 

5. Conformément à l'art. 436 al. 2 CPP, le prévenu qui obtient gain de cause a droit à 
une juste indemnité pour les honoraires de son conseil de choix. La Cour de justice – 
qui statue, le cas échéant, d'office (art. 429 al. 2 cum 436 CPP) – applique un tarif 
horaire de CHF 450.- aux tâches accomplies par un avocat associé (ACPR/671/2022 
du 29 septembre 2022). 

En l'occurrence, le prévenu se verra indemnisé à raison de deux heures d'activité de 
chef d'étude, temps qui paraît raisonnable pour la rédaction du recours et de la 
réplique consistant respectivement en 4 pages (comprenant la page de garde et les 
conclusions) et une phrase. 

Une somme de CHF 969.30 (TVA à 7.7% incluse) sera donc allouée. 

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Admet le recours. 

Annule le chiffre 2 de l'ordonnance de classement partiel du 31 août 2022 et dit que les 
frais de la procédure devant le Ministère public sont laissés à la charge de l'État. 

Laisse les frais de la procédure de recours à la charge de l'État. 

Alloue à A______, à la charge de l'État, une indemnité de CHF 969.30 (TVA à 7.7% 
incluse), pour ses frais de défense en instance de recours. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, au recourant, soit pour lui son conseil, et au 
Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Monsieur Xavier VALDES, greffier. 

 

Le greffier : 

Xavier VALDES 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent être remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).