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**Case Identifier:** 4a63c904-8d29-530f-ad5b-4d962b6c3f80
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-05-29
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 29.05.2024 P2 24 40
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_P2-24-40_2024-05-29.pdf

## Full Text

P2 24 40 

 

 

ORDONNANCE DU 29 MAI 2024 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour pénale I 

 

Geneviève Berclaz Coquoz, juge unique ; Yves Burnier, greffier 

 

statuant sur la requête formée par 

 

X _________, partie plaignante, prévenu appelant et requérant 

dans la cause qui l’oppose à  

 

l’Office régional du ministère public du Bas-Valais, appelé, représenté par Madame 

Angélique Duay, procureure  

et 

 

Y _________, partie plaignante, prévenue et appelée, représentée par Maître Audrey 

Wilson-Moret, avocate à Fully 

 

 

(remplacement du défenseur d’office) 

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Vu 

 

les actes de la cause pénale pendante entre le Ministère public, Y _________ et  

X _________ à la suite de la dénonciation du 19 mai 2021 de celle-ci (TCV P1 22 48) ; 

la constitution de Me Audrey Wilson-Moret, avocate à Fully, comme conseil de  

Y _________, le 5 juillet 2021 ;  

la procuration délivrée le 19 juillet 2021 par X _________ à Me Pierre-Armand Luyet  ;  

le jugement du 10 mars 2022 rendu par la juge des districts de Martigny et St-Maurice 

(MAR P1 21 89), reconnaissant, d’une part, X _________ coupable de contrainte 

sexuelle (art. 189 al. 1 CP), le condamnant à une peine pécuniaire de 150 jours-amende 

à 60 fr. le jour, avec sursis pendant trois ans, ainsi qu’à une amende de 1000 fr. et 

renonçant à prononcer son expulsion du territoire suisse et, d’autre part, acquittant  

Y _________ du chef d’enregistrement non autorisé d’une conversation (art. 179ter CP) ;  

l’annonce d’appel du 21 mars 2022 de X _________ ; 

la déclaration d’appel du 13 avril 2022 au terme de laquelle X _________ a conclu à son 

acquittement de l’infraction de contrainte sexuelle et à la condamnation de Y _________ 

pour enregistrement non autorisé d’une conversation, sous suite de frais et dépens à 

charge de l’Etat du Valais ;  

la lettre du 5 septembre 2022 par laquelle Me Julien Ribordy, avocat à Sion, a indiqué 

reprendre le mandat confié à Me Pierre-Armand Luyet, conformément à la procuration 

signée le 31 août 2022 par X _________ ; 

la citation aux débats d’appel du 5 juin 2024 expédiée aux parties le 21 mars 2024 ;  

la lettre du 5 avril 2024 par laquelle Me Julien Ribordy a communiqué la fin de son 

mandat ;  

l’ordonnance du 18 avril 2024 impartissant un délai de 10 jours à X _________ pour 

désigner un nouveau mandataire ;  

les pièces relatives à sa situation personnelle et économique produites le 21 avril 2024 

par X _________, conformément à l’ordonnance du 15 mars 2024 ; 

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l’ordonnance du 16 mai 2024 par laquelle la juge soussignée a fait suite à la demande 

du 28 avril 2024 de X _________, lui désignant Me Julien Ribordy, avocat à Sion, en 

qualité de défenseur d’office (art. 132 al. 1 let. b CPP), avec effet au 28 avril 2024 ;  

la requête du 28 mai 2024 (date de remise à l’office postal) de X _________ tendant à 

la désignation d’un autre défenseur ; 

les actes de la cause (TCV P1 22 48) ; 

Considérant 

 

que la juge soussignée, qui assume la direction de la procédure (cf. art. 61 let. d CPP et 

14 al. 2 LACPP), est compétente pour statuer sur la requête tendant au remplacement 

du défenseur d’office (art. 133 al. 1 CPP) ; 

que, le 16 mai 2024, X _________ a été mis au bénéfice de l’assistance judiciaire gratuite 

et un défenseur d’office, en la personne de Maître Julien Ribordy, lui a été désigné avec 

effet dès le 28 avril 2024 ;  

que, le 28 mai 2024, le prévenu a demandé le remplacement de Maître Julien Ribordy 

en application de l’art. 134 al. 2 CPP, invoquant une rupture du lien de confiance avec 

celui-ci, se prévalant de la lettre du 3 avril 2024 signifiant la fin du mandat de cet avocat 

dans la présente procédure (TCV P1 22 48) ;  

qu’en vertu de l’article 134 al. 2 CPP, si la relation de confiance entre le prévenu et le 

défenseur d’office est gravement perturbée ou si une défense efficace n’est plus assurée 

pour d’autres raisons, la direction de la procédure confie la défense d’office à une autre 

personne ;  

que, lorsqu’il bénéfice d’une défense d’office, le droit du prévenu de changer d’avocat 

est limité ; que, si le prévenu reste libre de confier, à ses frais, sa défense à un avocat 

de choix, ce n’est qu’en cas de circonstances exceptionnelles qu’il peut demander à 

l’autorité de révoquer le mandat de son défenseur au profit d’un nouveau mandataire, lui 

aussi rémunéré par l’Etat ; qu’un changement de défenseur d’office doit être admis avec 

retenue, ce d’autant lorsque le mandat est exercé - sans défaillance - depuis un certain 

temps déjà par le même avocat, qui jouit d’une bonne connaissance du dossier et dont 

le remplacement occasionnerait des frais et délais supplémentaires ; qu’outre 

l’hypothèse d’une défense inefficace, la loi permet au prévenu de demander la 

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révocation du mandat du défenseur en qui il n’a plus confiance ; que l’on ne saurait 

toutefois se fier au seul point de vue subjectif du prévenu à ce sujet, des indices concrets 

devant rendre compréhensible la perte de confiance alléguée (ATF 138 IV 161 consid. 

2.4) ;  

qu’en l’espèce, X _________ se contente d’invoquer une rupture du lien de confiance 

avec Me Ribordy, sans autre précision ; qu’il ressort de la lettre qu’il a adressée le 3 avril 

2024 à ce dernier, et produite à l’appui de sa requête, que cet avocat lui avait fait parvenir 

des factures de frais et d’honoraires pour une procédure d’assurances sociales et qu’il 

lui a répondu en lui annonçant le paiement de deux montants, respectivement au début 

des mois d’avril et mai ; que, dans ce même courrier, s’agissant des demandes 

d’avances liées à la présente procédure pénale, X _________ les a retournées à son 

mandataire, lui signifiant la fin de son mandat et l’informant qu’il transmettrait lui-même 

les pièces requises par la juge soussignée par ordonnance du 21 mars 2024 ; 

que l’on constate dès lors que le litige opposant le prévenu à son défenseur se limite à 

la rémunération de celui-ci ; qu’à la suite de l’octroi de l’assistance judiciaire, le prévenu 

n’a plus à avancer de provisions pour les honoraires de son avocat ; que le défenseur 

d’office sera en effet indemnisé par la collectivité publique (art. 135 al. 1 CPP) ; que, 

partant, les problèmes pécuniaires rencontrés lorsque Me Ribordy était l’avocat de choix 

du prévenu ne sauraient établir une rupture du lien de confiance ; qu’au surplus, aucun 

indice concret n’indique que Me Ribordy aurait failli à ses devoirs ; qu’il représente le 

prévenu depuis le 31 août 2022 dans cette procédure, à la suite de la décision de ce 

dernier de changer d’avocat, et possède dès lors une bonne connaissance du dossier 

lui permettant de préparer de façon efficace les débats fixés au 5 juin 2024 depuis plus 

de deux mois ;  

que, partant, la requête en remplacement du défenseur d’office est rejetée ; 

que les frais de la présente ordonnance seront fixés dans le jugement final (art. 421 al. 

1 CPP) ; 

par ces motifs, ¨ 

 

 

 

 

- 5 - 

Prononce 

 

1. La requête en remplacement du défenseur d’office est rejetée. 

2. Les frais de la présente ordonnance seront fixés dans le jugement final. 

 

Sion, le 29 mai 2024