# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aa8b383e-dcb2-5898-9b8a-6420dca37e9f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-08-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.08.2015 A/2726/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2726-2014_2015-08-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2726/2014-PE ATA/860/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 25 août 2015 

1
ère

 section 

   dans la cause 

 

Madame A______ 
représentée par Me Enis Daci, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

7 janvier 2015 (JTAPI/13 /2015) 

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EN FAIT 

1)  Madame A______, née le ______ 1990, est ressortissante de la Fédération 
de Russie.  

2)  Par requête du 3 juin 2009, elle a déposé une demande de visa Schengen 
auprès de l'Ambassade suisse à Prague (République tchèque). La demande portait 
sur un séjour destiné aux études. 

  Elle souhaitait obtenir un baccalauréat universitaire en relations 
internationales en trois ans, soit d’ici juin 2012, auprès de la faculté des sciences 
économiques et sociales (ci-après : la faculté) de l’Université de Genève 
(ci-après : l’université). Elle joignait une attestation d'immatriculation de la 
faculté, datée du 23 janvier 2009, portant sur le semestre d'automne commençant 
le 14 septembre 2009. 

  Selon son curriculum vitae, elle avait suivi l’école primaire à Moscou, avec 
spécialisation en anglais, puis avait été à l’école de l’ambassade de la Fédération 
de Russie en République tchèque, avant d’entreprendre, de 2001 à 2009, des 
études secondaires au lycée français de Prague, en filière littéraire. En guise 
d’expérience professionnelle, elle avait publié, en qualité de journaliste, 
périodiquement des articles dans le magazine « B______ ». Elle était bilingue 
français-russe, parlait le tchèque, l’anglais et l’espagnol. 

  Elle s’engageait à quitter le territoire helvétique à la fin desdites études. 

3)  Ayant obtenu l’autorisation sollicitée, elle entrée en Suisse le 12 septembre 
2009. 

4)  Le 15 septembre 2009, Mme A______ a adressé une demande pour 
ressortissant hors UE/AELE à l'office cantonal de la population, devenu depuis 
l'office cantonal de la population et des migrations (ci-après : l'OCPM), en vue 
d'étudier à Genève.  

5)  L'OCPM a fait droit à cette demande en lui délivrant une autorisation de 
séjour type B, valable jusqu'au 30 septembre 2009. 

6)  L’autorisation de séjour de Mme A______ a été régulièrement renouvelée, 
notamment le 17 octobre 2011, avec validité au 30 septembre 2012, puis le 
18 septembre 2012, pour une période d’une année.  

7)  Le 10 septembre 2013, Mme A______ a sollicité le renouvellement de son 
autorisation de séjour pour études auprès de l’OCPM.  

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  Elle entendait changer de formation. Après avoir étudié les relations 
internationales durant trois ans et rédigé un travail de diplôme, elle avait compris 
qu’elle ne pourrait pas être productive dans ce domaine et se réaliser comme elle 
le souhaitait. S’étant toujours intéressée à l’art et au design, et ayant fréquenté des 
cours de graphisme, de dessin académique et d’histoire de l’art pendant de 
nombreuses années, elle avait décidé de s’inscrire dans une école d’architecture 
d’intérieur. Elle avait choisi l’école « C______ », qui l’avait sélectionnée suite à 
la présentation de ses travaux artistiques. Il s’agissait d’un cadre idéal, qui lui 
permettait de progresser dans un domaine pour lequel elle ressentait une vocation. 
Elle souhaitait « lier [sa] vie à l’architecture ». 

  Était jointe une attestation du 10 septembre 2013 du C______, confirmant 
l’inscription de Mme A______ pour l’année scolaire 2013-2014 en architecture 
d’intérieur, en deuxième année. 

8)  En réponse à une demande de renseignements de l’OCPM, Mme A______ a 
précisé, le 1er décembre 2013, qu’elle s’était exmatriculée de l’université le 
19 février 2013. Elle joignait copie de son inscription au C______, ainsi que de la 
lettre de recommandation du directeur de l’établissement.  

  Elle dépendait financièrement de sa mère, qui subvenait totalement à ses 
études et à son entretien. Un relevé bancaire était joint. Elle devait obtenir son 
bachelor de design naval en 2015. Elle était très satisfaite de son cursus actuel et 
tenait à terminer ses études afin d’assurer son avenir professionnel. 

9)  Par courriel du 24 avril 2014, l’OCPM s’est étonné, notamment, 
d’incohérences dans le dossier. Malgré leur demande, aucun titre universitaire 
n’avait été produit. Plusieurs questions restaient sans réponse. 

10)  Le 5 mai 2014, Mme A______ a précisé avoir rédigé un travail de diplôme 
qui avait été accepté et noté. Sans attendre la session de rattrapage qui lui aurait 
permis de passer ses derniers examens et d’obtenir le titre convoité, elle avait 
arrêté ses études universitaires et avait adressé son dossier au C______. Ce 
changement s’expliquait par le fait qu’elle ne pouvait plus supporter de faire 
quelque chose qui ne la passionnait pas. Elle n’avait donc pas obtenu de diplôme à 
l’université. 

  Elle terminait sa deuxième année au C______, en faisant une double 
formation d’architecture et de design naval. Cela démontrait sa motivation et sa 
volonté. Ses résultats étaient excellents et le directeur de l’établissement la 
recommandait. Elle comptait obtenir son bachelor en 2015. Ayant préalablement 
obtenu un baccalauréat littéraire dans un lycée français, il lui semblait logique de 
poursuivre ses études dans un milieu francophone. Elle aimait la Suisse pour le 
cadre de vie agréable, son caractère tout à la fois international et authentique. La 

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formation navale était rare. Elle était ravie d’avoir la possibilité de la suivre en 
français, dans une ville qu’elle appréciait.  

  Ses moyens financiers étaient « plus que suffisants » pour lui permettre de 
terminer ses études. Elle était entretenue par ses parents, ce qui lui permettait de 
suivre le C______, école privée dont les frais d’écolage s’élevaient à 
CHF 15'000.- par année scolaire. Elle vivait sans aucune difficulté financière et 
louait un studio. Elle remerciait l’OCPM d’être plus précis dans ses questions s’il 
persistait à avoir des doutes sur sa situation. 

11)  Par décision du 9 juillet 2014, l’OCPM a refusé la demande de 
renouvellement d’autorisation de séjour pour études.  

  Bien que l’intéressée eût disposé de plus de quatre années aux fins de 
formation, elle n’avait pas été en mesure d’obtenir le diplôme initialement visé 
auprès de l’université. Elle avait changé de plan d’études après trois ans au motif 
que la formation qu’elle suivait ne la passionnait pas. 

  Elle n’avait pas été en mesure de tenir les engagements pris initialement et 
n’avait pas démontré la nécessité de débuter un nouveau cursus scolaire en Suisse. 
Le but du séjour était atteint. 

  Un délai au 9 août 2014 lui était imparti pour quitter la Suisse. 

12)  Le 6 juillet [recte : août] 2014, un avocat a informé l’OCPM être en charge 
de la défense des intérêts de Mme A______. Celle-ci allait recourir par-devant le 
Tribunal administratif de première instance (ci-après : le TAPI). Le délai du 
9 août 2014 se situant pendant le délai de recours, il sollicitait un nouveau délai au 
10 septembre 2014, date d’échéance du délai de recours. 

13)  Par courrier du 27 août 2014, l’OCPM a accepté de repousser ledit délai à la 
date souhaitée. 

14)  Par acte du 10 septembre 2014, Mme A______ a interjeté recours devant le 
TAPI contre la décision de l’OCPM du 9 juillet 2014. 

15)  Le 21 octobre 2014, Mme A______, sous la plume de son conseil, a déposé 
auprès de l’OCPM une demande de réexamen de la décision du 9 juillet 2014. 

  Dans un souci d’économie de procédure, elle sollicitait la reconsidération de 
la décision litigieuse. Ses moyens financiers étaient amplement suffisants pour 
subvenir à ses besoins jusqu’à la fin du cursus académique, prévue pour 
septembre 2015. Le plan d’études était clair et précis. L’OCPM irait à l’encontre 
du principe de la proportionnalité s’il ne renouvelait pas son permis de séjour 
jusqu’à la fin de son cursus académique. 

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  Dans le cadre du recours, elle avait fourni les justificatifs attestant d’avoirs, 
en date du 3 septembre 2014, de CHF 54'173.15, de EUR 5'558.76 et de 
CZK 20'230.81. Un tiers s’était porté garant et s’était engagé à assumer vis-à-vis 
des autorités publiques tous les frais de subsistance à concurrence de CHF 2'540.- 
par mois. Mme A______ pouvait utiliser sa carte de débit direct sur son compte 
bancaire auprès de la D______ à Prague. 

  Depuis son entrée au C______ en 2012, elle avait brillamment réussi son 
cursus et suivait sa troisième et dernière année. Les recommandations du directeur 
attestaient non seulement de sa motivation, mais également de ses chances de 
succès pour l’obtention de son diplôme. Les épreuves de diplôme de bachelor en 
architecture devaient se dérouler au mois de juin 2015.  

16)  Par observations du 11 novembre 2014, l’OCPM a conclu au rejet du 
recours.  

  Il ressortait du relevé de notation pour la session d’examens 
d’août/septembre 2011 du 16 septembre 2011 que l’intéressée avait été éliminée 
de la faculté au motif que les examens de la première partie n’avaient pas été 
réussis dans les délais prévus par le règlement applicable.  

17)  Par décision du 12 novembre 2014, l’OCPM a confirmé sa décision de refus 
du 9 juillet 2014. Les conditions de réexamen d’une décision administrative ou de 
reconsidération n’étaient pas remplies.  

18)  Par jugement du 7 janvier 2015, le TAPI a rejeté le recours de 
Mme A______. 

  Rien ne permettait de retenir que l’OCPM aurait incorrectement appliqué les 
dispositions légales ou aurait fait un usage abusif de sa liberté d’appréciation, en 
considérant que le but du séjour de la recourante était atteint et en refusant de 
renouveler son autorisation de séjour.  

  L’intéressée n’avait pas démontré avoir obtenu le diplôme universitaire en 
relations internationales. Malgré les allégations de l’intéressée sur sa motivation à 
poursuivre lesdites études, il ressortait des relevés de notes produits qu’elle avait 
été éliminée de la faculté concernée. 

  Elle avait produit divers documents attestant de son assiduité et de ses 
excellents résultats au sein du C______. Elle perdait toutefois de vue que le but de 
son séjour, objet de l’autorisation litigieuse, était l’obtention d’un baccalauréat 
universitaire, d’une durée initiale de trois ans. Lorsqu’elle avait sollicité une 
nouvelle prolongation de son autorisation de séjour pour études en septembre 
2013, Mme A______ avait déjà débuté une formation en architecture d’intérieur 
et design naval depuis une année. Elle avait ainsi mis l’autorité devant le fait 
accompli, alors qu’elle aurait dû l’avertir de ce changement d’orientation comme 

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la loi l’y obligeait. Cette formation ne correspondait pas, en tout état de cause, à 
son plan initial. La question des moyens financiers de la recourante pouvait être 
laissée ouverte, le recours étant en tous les cas mal fondé. 

19)  Par acte daté du 7 février 2015, mis à la poste le 9 du même mois et reçu le 
11, Mme A______ a interjeté recours auprès de la chambre administrative de la 
Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre le jugement précité.  

  Elle a conclu à l’annulation de celui-ci, à ce que la chambre de céans dise 
qu’elle était autorisée à terminer sa formation au C______ jusqu’à la fin de son 
cursus, soit jusqu’à l’obtention du bachelor prévue pour l’automne 2015 en tout 
cas et à ce qu’elle ordonne à l’OCPM de renouveler l’autorisation de séjour 
jusqu’à la même échéance. Les conclusions étaient prises sous suite de frais et 
dépens. 

  Elle n’avait pas été en mesure de terminer son bachelor avec succès, s’étant 
rendue compte, durant ses études en relations internationales, que ladite formation 
n’était pas faite pour elle. 

  Elle avait brillamment réussi sa première année au C______, avec une 
moyenne annuelle de 5,3. Elle avait obtenu la même moyenne à la fin de sa 
deuxième année. Elle avait remporté un prix technique avec félicitations du jury. 
Aucune date y relative n’était mentionnée. Elle était inscrite pour 2014-2015 en 
troisième et dernière année, au terme de laquelle elle devait obtenir le bachelor en 
architecture d’intérieur et de design naval. Dite obtention était prévue pour le 
15 juin 2015. 

  Le TAPI avait violé son droit d’être entendue. Elle entendait expliquer les 
motifs pour lesquels elle avait traversé l’une des phases les plus difficiles de sa vie 
durant l’année académique 2011-2012. Des souffrances psychologiques, un stress 
intense et un profond chagrin avaient été les conséquences de son mauvais choix 
académique initial. Ses souffrances l’avaient obligée à changer de filière 
académique. Le TAPI aurait dû l’auditionner pour s’en rendre compte.  

  L’OCPM avait par ailleurs excédé et abusé de son pouvoir d’appréciation. Il 
n’existait aucun intérêt public justifiant son départ précité. Le non-renouvellement 
de son permis de séjour lui causerait un grave préjudice. La formation qu’elle était 
en train d’obtenir lui permettrait à l’avenir de travailler avec sa famille en 
Tchéquie. Elle était bien intégrée, elle avait une vie estudiantine active, maîtrisait 
le français à la perfection, avait des amis suisses et n’avait jamais fait appel à 
l’aide sociale. Elle n’avait aucune poursuite et disposait d’un casier judiciaire 
vierge. L’OCPM aurait dû rendre, tout au plus, un avertissement. 

  Elle se plaignait d’une violation du principe de la proportionnalité. Aucun 
élément du dossier ne permettait de retenir un soupçon sur une quelconque 

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volonté de sa part de rester à demeure en Suisse. Son projet consistait à retourner 
en République tchèque afin de poursuivre sa carrière professionnelle dans le 
commerce familial et le faire fructifier. Le renouvellement de son permis B 
jusqu’à la fin du cursus académique n’influençait pas la politique de rigueur mise 
en place par les autorités administratives quant aux étudiants étrangers. Le 
C______ était une école privée. Elle ne bénéficiait d’aucune prestation 
académique financée par le contribuable genevois. 

20)  Par réponse du 9 mars 2015, l’OCPM a conclu au rejet du recours. 

21)  Par correspondance du 19 juin 2015, le juge délégué a interpellé 
Mme A______. Le recours indiquait qu’elle devait obtenir son bachelor en 
architecture d’intérieur et de design naval le 15 juin 2015. Un délai lui était 
imparti au 1er juillet 2015 pour informer la chambre de céans de sa situation, 
singulièrement si celle-ci avait bel et bien obtenu son bachelor, voire dans quelle 
mesure le recours conservait un objet. 

22)  Par correspondance du 3 juillet 2015, Mme A______ a précisé n’avoir pas 
terminé le bachelor de design naval.  

  N’était joint que la copie d’une correspondance du 1er juillet 2015 de 
l’C______ à Mme A______. L’étudiante devait remettre la thématique de son 
mémoire, ainsi que du programme de bachelor en design naval le 19 août 2015. 
Le projet devait être présenté devant un jury le 29 janvier 2016. La remise du 
diplôme était agendée au 15 février 2016. 

23)  Par courrier du 16 juillet 2015, les parties ont été informées que la cause 
était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  L’objet du litige consiste à déterminer si le TAPI était fondé à confirmer la 
décision prise le 9 juillet 2014 par l’OCPM refusant de renouveler le permis de 
séjour pour études de la recourante et lui impartissant un délai au 9 août 2014, 
repoussé au 10 septembre 2014 pour quitter la Suisse. 

3)  Le recours peut être formé pour violation du droit, y compris l’excès et 
l’abus du pouvoir d’appréciation, ou pour constatation inexacte ou incomplète des 
faits pertinents (art. 61 al. 1 LPA). En revanche, la chambre administrative n’a pas 

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compétence pour apprécier l’opportunité de la décision attaquée 
(art. 61 al. 2 LPA). 

4) a. Dans un premier grief la recourante se plaint d’une violation de son droit 
d’être entendue, le TAPI ne lui ayant pas laissé la possibilité, malgré ses 
conclusions dans ce sens, de comparaître pour expliquer les raisons de son 
changement de formation. 

  Elle sollicite par ailleurs son audition par la chambre de céans. 

 b. La procédure administrative est en principe écrite, toutefois si le règlement 
et la nature de l’affaire le requièrent, l’autorité peut procéder oralement 
(art. 18 LPA). Selon la jurisprudence fondée sur l'art. 29 al. 2 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), le droit d’être 
entendu comprend pour l’intéressé celui d’offrir des preuves pertinentes, de 
prendre connaissance du dossier, d’obtenir qu’il soit donné suite à ses offres de 
preuves pertinentes, de participer à l’administration des preuves essentielles ou à 
tout le moins de s’exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur 
la décision à rendre (ATF 132 II 485 consid. 3.2 ; 127 I 54 consid. 2b ; 127 III 576 
consid. 2c ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_424/2009 du 6 septembre 2010 
consid. 2). Le droit de faire administrer des preuves n’empêche cependant pas le 
juge de renoncer à l’administration de certaines preuves offertes et de procéder à 
une appréciation anticipée de ces dernières, en particulier s’il acquiert la certitude 
que celles-ci ne l’amèneront pas à modifier son opinion ou si le fait à établir 
résulte déjà des constatations ressortant du dossier (ATF 134 I 140 consid. 5.3 ; 
131 I 153 consid. 3 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_58/2010 du 19 mai 2010 
consid. 4.3 ; 4A_15/2010 du 15 mars 2010 consid. 3.2 et les arrêts cités ; 
ATA/755/2012 du 6 novembre 2012 ; ATA/432/2008 du 27 août 2008).  

  Le droit d'être entendu n’implique pas une audition personnelle de 
l’intéressé, celui-ci devant simplement disposer d’une occasion de se déterminer 
sur les éléments propres à influer sur l’issue de la cause (art. 41 LPA ; ATF 134 I 
140 consid. 5.3 p. 148 ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_5/2012 du 19 avril 2012 
consid. 2.3 et les arrêts cités ; ATA/24/2014 du 14 janvier 2014 ; ATA/305/2013 
du 14 mai 2013). 

  À la partie assistée d’un avocat, l’autorité peut se borner à transmettre "pour 
information" les écritures de l’autorité précédente ou des adverses parties ; la 
partie destinataire et son conseil sont alors censés connaître leur droit de réplique 
et il leur incombe de déposer spontanément, s’ils le jugent utile, une prise de 
position sur ces écritures, ou de solliciter un délai à cette fin (ATF 138 ATF 138 I 
484). 

 c. En l’espèce, la recourante a eu l’occasion d’expliquer la situation dans son 
recours devant le TAPI daté du 10 septembre 2014. Elle a produit, à l’appui de 

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celui-ci, trente pièces. Par courrier du 13 novembre 2014, elle a reçu la 
détermination de l’OCPM du 11 novembre 2014. Elle aurait pu, si elle l’avait 
estimé nécessaire, répliquer, ce qu’elle n’a pas fait. Dans ces conditions, le droit 
d’être entendu de la recourante n’a pas été violé. 

  Par ailleurs, même à considérer que le TAPI aurait violé le droit d’être 
entendu de la recourante, ce vice de procédure aurait été réparé dans le cadre du 
recours devant la chambre administrative. L’intéressée a eu l’occasion de faire 
valoir ses arguments, a produit des pièces et a eu la possibilité d’actualiser la 
situation par courrier du 3 juillet 2015. La chambre administrative a donc un 
dossier complet, de sorte qu’elle dispose des éléments nécessaires pour statuer 
sans donner suite à la demande d’audition, dont on ne voit pas quels éléments 
nouveaux, utiles à la solution, elle pourrait apporter. 

5)  La recourante fait grief à l’autorité intimée d’avoir excédé et abusé de son 
pouvoir d’appréciation. 

6)  Selon l’art. 17 al. 1 de loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 
(LEtr - RS 142.20), l'étranger entré légalement en Suisse pour un séjour 
temporaire qui dépose ultérieurement une demande d'autorisation de séjour 
durable doit attendre la décision à l'étranger. 

7)  Selon l’art. 27 LEtr, un étranger peut être autorisé à séjourner en Suisse pour 
y effectuer des études ou un perfectionnement aux conditions cumulatives 
suivantes :  

- la direction de l’établissement confirme qu’il peut suivre la formation ou 
le perfectionnement envisagé (art. 27 al. 1 let. a LEtr) ; 

- il dispose d’un logement approprié (art. 27 al. 1 let. b LEtr) ; 

- il dispose des moyens financiers nécessaires (art. 27 al. 1 let. c LEtr) ; 

- il a le niveau de formation et les qualifications personnelles requis pour 
suivre la formation ou le perfectionnement prévus (art. 27 
al. 1 let. d LEtr).  

8)  Les qualifications personnelles sont suffisantes notamment lorsqu'aucun 
séjour antérieur, aucune procédure de demande antérieure, ni aucun autre élément 
n'indique que la formation ou le perfectionnement invoqués visent uniquement à 
éluder les prescriptions générales sur l'admission et le séjour des étrangers (art. 23 
al. 2 de l’ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité 
lucrative du 24 octobre 2007 - OASA - RS 142.201). Il convient donc de tenir 
notamment compte, lors de l'examen de chaque cas, des circonstances suivantes : 
situation personnelle du requérant (âge, situation familiale, formation scolaire 
préalable, environnement social), séjours ou demandes antérieurs, région de 

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provenance (situation économique et politique, marché du travail indigène pour 
les diplômés des hautes écoles - cf. Directives et commentaires du secrétariat 
d’État au migrations - ci-après SEM - ch. 5.1.2). 

9)  Suite à la modification de l’art. 27 LEtr par le législateur, avec effet au 
1er janvier 2011, l’absence d’assurance de départ de Suisse de l’intéressé au terme 
de sa formation ne constitue plus un motif justifiant à lui seul le refus de 
délivrance d’une autorisation de séjour pour études (arrêts du Tribunal 
administratif fédéral C-4647/2011 du 16 novembre 2012 consid. 5.4 ; 
C-7924/2010 du 7 mars 2012 consid. 6.3.1).  

  Néanmoins, cette exigence subsiste en vertu de l’art. 5 al. 2 LEtr, à teneur 
duquel tout étranger qui effectue un séjour temporaire en Suisse, tel un séjour 
pour études, doit apporter la garantie qu’il quittera la Suisse à l’échéance de 
celui-là (ATA/139/2015 du 3 février 2015 et les références citées). L’autorité 
administrative la prend en considération dans l’examen des qualifications 
personnelles requises au sens des art. 27 al. 1 let. d LEtr et 23 al. 2 OASA (arrêts 
du Tribunal administratif fédéral C-2291/2013 du 31 décembre 2013 
consid. 6.2.1 ; C-4733/2011 du 25 janvier 2013 consid. 6.3).  

10) a. L’art. 27 LEtr est une disposition rédigée en la forme potestative (ou "Kann-
Vorschrift"). En conséquence, même si le recourant devait remplir toutes les 
conditions prévues par la loi, il ne disposerait d'aucun droit à la délivrance d'une 
autorisation de séjour, à moins qu'il ne puisse se prévaloir d'une disposition 
particulière du droit fédéral ou d'un traité lui conférant un tel droit. Les autorités 
disposent donc d'un très large pouvoir d'appréciation (art. 96 LEtr) et ne sont par 
conséquent pas limitées au cadre légal défini par les art. 27 LEtr et 23 al. 2 OASA 
(arrêts du Tribunal fédéral 2C_802/2010 du 22 octobre 2010 consid. 2 ; 
2D_14/2010 du 28 juin 2010 consid. 3 ; arrêt du Tribunal administratif fédéral 
C-4107/2012 du 26 février 2015 ; ATA/374/2015 du 21 avril 2015 ; 
ATA/303/2014 du 29 avril 2014 et la jurisprudence citée). 

 b. L’autorité doit également se montrer restrictive dans l’octroi ou la 
prolongation des autorisations de séjour pour études afin d’éviter les abus, d’une 
part, et de tenir compte, d’autre part, de l’encombrement des établissements 
d’éducation ainsi que de la nécessité de sauvegarder la possibilité d’accueillir 
aussi largement que possible de nouveaux étudiants désireux d’acquérir une 
première formation en Suisse (arrêts du Tribunal administratif fédéral 
C-3819/2011 du 4 septembre 2012 consid. 7.2 ; C-3023/2011 du 7 juin 2012 
consid. 7.2.2 ; ATA/62/2015 du 13 janvier 2015 consid. 9). 

11)  Dans sa jurisprudence constante, le Tribunal administratif fédéral a retenu 
qu'il convenait de procéder à une pondération globale de tous les éléments en 
présence afin de décider de l'octroi ou non de l'autorisation de séjour (arrêts du 
Tribunal administratif fédéral C-5718/2013 du 10 avril 2014 consid. 3 ; 

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C-3139/2013 du 10 mars 2014 consid. 7.2 ; C-2291/2013 susmentionné 
consid. 7.2). 

  Dans l'approche, la possession d'une formation complète antérieure (arrêts 
du Tribunal administratif fédéral C-5718/2013 et C-2291/2013 susmentionnés ; 
C-3143/2013 du 9 avril 2014 consid. 3), l'âge de la personne demanderesse (arrêts 
du Tribunal administratif fédéral C-5718/2013 et C-3139/2013 susmentionnés), 
les échecs ou problèmes pendant la formation (arrêt du Tribunal administratif 
fédéral C-3170/2012 du 16 janvier 2014 consid. 4), la position professionnelle 
occupée au moment de la demande (arrêt du Tribunal administratif fédéral 
C-5871/2012 du 21 octobre 2013 consid. 3), les changements fréquents 
d'orientation (arrêt du Tribunal administratif fédéral C-6253/2011 du 2 octobre 
2013 consid. 4), la longueur exceptionnelle du séjour à fin d'études (arrêt du 
Tribunal administratif fédéral C-219/2011 du 8 août 2013 consid. 2), sont des 
éléments importants à prendre en compte en défaveur d'une personne souhaitant 
obtenir une autorisation de séjour pour études. 

12)  La procédure administrative est régie par la maxime inquisitoire selon 
laquelle le juge établit les faits d’office (art. 19 LPA). Mais ce principe n’est pas 
absolu, sa portée est restreinte par le devoir des parties de collaborer à la 
constatation des faits (art. 22 LPA). Celui-ci comprend en particulier l’obligation 
des parties d’apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé 
d’elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute 
de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l’absence de 
preuves (arrêts du Tribunal fédéral 8C_1034/2009 du 28 juillet 2010 consid. 4.2 ; 
9C_926/2009 du 27 avril 2010 consid. 3.3.2 et références citées; ATA/792/2012 
du 20 novembre 2012 consid. 6a ; ATA/797/2010 du 16 novembre 2010 ; ATA 
649/2010 du 21 septembre 2010 ; ATA/532/2010 du 4 août 2010 ; ATA/669/2009 
du 15 décembre 2009 et les références citées). 

 Il incombe en effet à l'administré d'établir les faits qui sont de nature à lui 
procurer un avantage, spécialement lorsqu'il s'agit d'élucider des faits qu'il est le 
mieux à même de connaître, notamment parce qu'ils ont trait spécifiquement à sa 
situation personnelle (arrêts du Tribunal fédéral 1C_205/2012 du 6 novembre 
2012 consid. 2.1 ; 1B_152/2008 du 30 juin 2008 consid. 3.2 ; 2A.592/2006 du 
25 janvier 2007 consid. 4.2 ; cf. aussi ATF 125 IV 161 consid. 4 ; 120 Ia 179 
consid. 3a ; ATA/85/2007 du 20 février 2007 consid. 3 et les références citées). Le 
Tribunal fédéral a même qualifié cette obligation de « devoir de collaboration 
spécialement élevé » lorsqu'il s'agit d'éléments ayant trait à la situation 
personnelle de l'intéressé, puisqu'il s'agit de faits qu'il connaît mieux que 
quiconque (cf. not. arrêts 1C_58/2012 du 10 juillet 2012 consid. 3.2 et la référence 
citée ; 2C_703/2008 du 8 janvier 2009 consid. 5.2 ; 2C_80/2007 du 25 juillet 2007 
consid. 4 et les références citées). 

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13)  En l’espèce, l’intéressée a sollicité une autorisation de séjour pour études 
d’une durée initiale de trois ans pour obtenir un bachelor en relations 
internationales. Elle a pris l’engagement de quitter le territoire helvétique à l’issue 
de ses études. Or, la recourante a entamé une nouvelle formation sans en tenir 
l’intimé informée. Elle a mis celui-ci devant le fait accompli, une année après 
avoir entrepris son changement d’orientation. De surcroît, elle n’a pas indiqué à 
l’autorité intimée qu’elle n’avait pas obtenu le bachelor convoité initialement. 
Ayant échoué à la session de septembre 2011, ce n’est que deux ans plus tard et 
sur insistance de l’OCPM qu’elle a informé l’autorité de sa réelle situation. De 
même, elle ne s’était jamais ouverte, avant de mettre l’autorité devant le fait 
accompli, de ses interrogations sur ses choix initiaux. L’intérêt public à éviter 
l’encombrement des établissements d’éducation et à sauvegarder la possibilité 
d’accueillir aussi largement que possible de nouveaux étudiants désireux 
d’acquérir une première formation en Suisse ainsi qu’au respect de la loi doivent 
en l’occurrence prévaloir, compte tenu des circonstances qui précèdent, sur 
l’intérêt privé de l’intéressée à poursuivre sa formation. 

  La recourante invoque qu’elle se trouve en école privée. Le fait que les 
coûts de scolarité sont à charge des candidats et que ce type d'institution choisisse 
les étudiants qu'elle entend accueillir en son sein est un élément en faveur de 
l’étudiante. Il n'y a donc pas d'encombrement qui justifierait de se montrer 
excessivement restrictif (arrêt du Tribunal administratif fédéral C-4107/2012 
précité). Le C______ ne figure toutefois pas dans le registre des écoles privées 
reconnues au sens de l'art. 24 OASA (cf. site internet < http://www. 
swissprivateschoolregister.ch >, consulté en août 2015). 

  De surcroît, le recours indiquait que celle-ci obtiendrait le bachelor désiré en 
juin 2015. Or, tel n’est pas le cas selon les renseignements qu’elle a donnés début 
juillet 2015 et qui indiquent que la formation concernée se prolonge, à tout le 
moins jusqu’en février 2016. S’agissant toutefois d’un travail de recherche à 
rédiger, celui-ci peut se faire à l’étranger, la recourante pouvant solliciter, si 
nécessaire, des sauf-conduits pour les fois où sa présence à Genève serait 
indispensable.  

  Pour le surplus, la recourante n’a fourni aucun renseignement 
supplémentaire à la chambre administrative sur les notes obtenues à la fin de sa 
troisième année qui auraient démontré soit l’aboutissement de cette formation 
sous la réserve du travail de diplôme précité, soit la prolongation effective des 
études si certains examens ne devaient pas avoir été passés ou réussis dans les 
délais annoncés au 15 juin 2015. 

  Le fait que d’autres conditions soient remplies, notamment l’intégration de 
l’intéressée, est sans pertinence.  

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  Dans ces conditions, il ne peut être reproché à l’autorité intimée d’avoir 
excédé ou abusé de son pouvoir d’appréciation en considérant, en juillet 2014, que 
le but du séjour autorisé, à savoir la formation en relations internationales, était 
atteint.  

14)  La recourante se plaint d’une violation du principe de la proportionnalité. 

  Elle se prévaut de ce qu’il serait patent qu’elle n’entend pas demeurer en 
Suisse une fois sa formation terminée.  

  L’intéressée avait pris l’engagement de quitter le territoire helvétique en juin 
2012, au plus tard, ce qu’elle n’a pas respecté. Elle n’a pas informé l’OCPM de 
ses changements de programme et a mis l’autorité devant le fait accompli plus de 
deux après avoir échoué à la formation autorisée par les autorités helvétiques. La 
formation en école privée n’autorise pas une dérogation aux principes légaux et 
jurisprudentiels rappelés ci-dessus. De surcroît, le fait que la recourante n’ait pas 
obtenu son diplôme en juin 2015, malgré ses affirmations, confirme que le refus 
de renouvellement de l’autorisation de séjour pour études, décidé en juillet 2014, 
restait proportionné, adéquat et nécessaire compte tenu des intérêts publics 
précités. 

15)  En fonction de ces éléments, l’OCPM, en lien avec la pratique restrictive 
qu’il se doit d’appliquer dans l’octroi ou le renouvellement de permis pour études, 
était en droit de refuser la requête en autorisation qu’elle avait présentée, en 
considérant que le but du séjour qu’il avait autorisé, à savoir les études en 
relations internationales, était atteint. Dès lors, sa décision était conforme au droit 
et c’est à juste titre que le TAPI l’a confirmée. 

16)  Selon l’art. 64 al. 1 let. c LEtr, les autorités compétentes rendent une 
décision de renvoi ordinaire à l’encontre d’un étranger auquel l’autorisation de 
séjour est refusée ou dont l’autorisation n’est pas prolongée. 

  En l’espèce, la recourante n’a jamais allégué que son retour dans son pays 
d’origine serait impossible, illicite ou inexigible au regard de l’art. 83 LEtr et le 
dossier ne laisse pas apparaître d’éléments qui tendraient à le démontrer.  

17)  Mal fondé, le recours sera rejeté. 

18)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge de la 
recourante (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne lui sera 
allouée (art. 87 al. 2 LPA).  

 

* * * * * 

- 14/16 - 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 9 février 2015 par Madame A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 7 janvier 2015 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de procédure de CHF 400.- à la charge de Madame A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Enis Daci, avocat de la recourante, à l'office cantonal 
de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première instance, ainsi 
qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Payot Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

  

- 15/16 - 

A/2726/2014 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

- 16/16 - 

A/2726/2014 

Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.