# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0cbb864e-ac37-519f-9524-34c88be2f87c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-03-12
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 12.03.2025 D-1328/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-1328-2025_2025-03-12.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

 

  

 

 Cour IV 

D-1328/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 2  m a r s  2 0 2 5  

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Chrystel Tornare Villanueva, juge ; 

Edouard Iselin, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Erythrée, 

représenté par Hailu Bekele Samrawit,  

Caritas Suisse, (…),  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi (procédure accélérée) ;  

décision du SEM du 18 février 2025 / N (…). 

 

 

 

D-1328/2025 

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Vu 

l’entrée clandestine de A._______ (ci-après aussi : le requérant, l’intéressé 

ou le recourant) sur le territoire suisse, le 22 décembre 2024, 

la demande d'asile déposée par celui-ci le jour suivant, 

le formulaire « Questionnaire Europa » rempli le même jour, où il a indiqué  

avoir quitté l’Erythrée le (…) 2022 et être arrivé en Europe via la Grèce, le (…) 

2024, 

l’audition par l’autorité de première instance, le 5 février 2025, du requérant, 

assisté de sa mandataire, lequel a indiqué être un ressortissant érythréen et 

n’avoir jamais eu d’activités politiques avant son départ du pays en (…) 2021, 

époque où il n’était âgé que de (…) ans et en (…) année scolaire, 

les motifs d’asile allégés par A._______ pendant cette audition, à teneur 

desquels il aurait : 

• connu des ennuis après la désertion, vers (…) 2021, de son père, des 

militaires se présentant ensuite régulièrement au domicile familial 

durant cinq ou six semaines afin de retrouver ce parent, pendant la 

soirée, la nuit ou tôt le matin, mais jamais (…) ;  

• été arrêté un matin à la place de son père par trois militaires, sa mère 

protestant qu’ils ne pouvaient pas l’emmener car il était encore un 

enfant et un étudiant ; 

• été alors détenu au poste de B._______ pendant une semaine, puis 

transféré dans la prison de C._______ et incarcéré encore environ un 

mois et demi, période durant laquelle on lui aurait dit que si son père ne 

se rendait pas, il serait envoyé à l’entrainement militaire et ensuite au 

front ; 

• pu s’échapper un soir, alors que les gardes auraient fait sortir tous les 

prisonniers pour leur permettre de faire leurs besoins, certains d’entre 

eux s’enfuyant, poursuivis par leurs geôliers qui auraient aussi 

commencé à tirer, lui-même profitant de cette occasion pour s’évader 

avec un codétenu ; 

• réussi à se cacher chez sa tante, où il serait resté trois jours, période 

durant laquelle sa mère l’aurait informé par téléphone que les autorités 

avaient scellé la maison familiale ; 

• pris ensuite la route sans délai vers l’Ethiopie, où il serait arrivé (…) jours 

plus tard en passant illégalement la frontière ; 

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• appelé sa mère une semaine après son arrivée dans cet Etat, laquelle 

l’aurait informé que son père s'était rendu aux autorités et était retourné 

à son lieu d'affectation ;  

• vécu durant environ un an en Ethiopie, puis un an et (…) mois en 

Ouganda, avant de prendre l’avion pour la Turquie, où il aurait séjourné 

(…) mois, puis (…) en Grèce, avant de transiter par l’Italie pour rejoindre 

la Suisse, 

la prise de position du 17 févier 2025 de la mandataire du recourant sur le 

projet de décision remis le 14 février 2025 par le SEM, 

la décision du 18 février 2025, notifiée le même jour, par laquelle le SEM a 

rejeté la demande d’asile du requérant, prononcé son renvoi de Suisse et 

ordonné l’exécution de cette mesure, jugée licite, raisonnablement exigible et 

possible, 

le recours formé contre cette décision, envoyé au Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : Tribunal), le 27 février 2025, par courrier recommandé,  

les conclusions qui y sont formulées, soit, principalement, la reconnaissance 

de la qualité de réfugié et l’octroi de l’asile, subsidiairement, le prononcé d’une 

admission provisoire, ainsi que, plus subsidiairement, le renvoi de la cause au 

SEM pour nouvelle décision, 

les requêtes de dispense du paiement de l’avance des frais de procédure et 

d'assistance judiciaire partielle dont il est assorti, 

les annexes du recours, à savoir une procuration du 31 décembre 2024 ainsi 

que la décision attaquée et son accusé de réception,  

et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l'art. 5 PA 

prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

que les décisions rendues par le SEM concernant l'asile peuvent être 

contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de 

l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), qui statue alors définitivement, sauf demande 

d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se protéger 

(art. 83 let. d ch. 1 LTF), 

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que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 1 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable,  

que le Tribunal applique le droit d’office, sans être lié par les motifs invoqués 

dans le recours (art. 106 al. 1 LAsi et 62 al. 4 PA, par renvoi de l'art. 6 LAsi et 

de l'art. 37 LTAF) ni par l'argumentation juridique développée dans la décision 

entreprise (ATAF 2014/24 consid. 2.2 ; 2009/57 consid.1.2) ; qu’il peut ainsi 

admettre un recours pour un autre motif que ceux invoqués devant lui ou le 

rejeter en adoptant une argumentation différente de celle de l'autorité intimée 

(ATAF 2010/54 consid. 7.1 ; MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. II, 3ème éd. 

2011, pages 820 s.), 

qu’il est renoncé à un échange d’écritures (art. 111a al. 1 LAsi), 

que la conclusion subsidiaire sur le renvoi de la cause au SEM doit être rejetée, 

vu la motivation non seulement inconsistante mais aussi appellatoire du 

mémoire de recours relative à de prétendus défauts d’instruction (spéc. pages 

7 [in fine], 8 [par. 2 in medio] et 10) et l’absence d’éléments au dossier allant 

dans ce sens (voir aussi ci-après),  

qu’aucun complément d’instruction par le SEM s’impose en l’espèce,  

que l’état de fait pertinent a été établi avec assez de précision s’agissant du 

caractère infondé des motifs d’asile exposés et l’absence de risque concret en 

cas de retour dans son pays d’origine, 

qu’au vu du procès-verbal détaillé de l’audition, pendant laquelle de très 

nombreuses questions ont été posées au requérant, celui-ci a pu exposer alors 

de manière suffisamment cohérente et complète les motifs qui l’auraient poussé 

à quitter l’Erythrée ainsi que les raisons personnelles qui, selon lui, feraient 

obstacle à son retour dans cet Etat,  

que rien ne permet d’admettre que le recourant, qui a répondu de manière 

censée aux questions posées, n’aurait pas été en mesure d’exposer de manière 

suffisamment précise et exhaustive ses motifs d’asile, que ce soit en raison de 

sa prétendue « personnalité réservée », d’un degré de scolarisation insuffisant, 

d’obstacles de nature socio-culturelle et/ou du fait de traumatismes passés, de 

son jeune âge, ou encore pour une autre raison (voir à ce sujet spéc. pages 7 

[in initio], 8 et 10 du mémoire), 

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que l’intéressé a alors déclaré très bien comprendre l’interprète et n’a demandé 

que trois corrections mineures lors de la retraduction de ses propos ; qu’il a 

confirmé ensuite par sa signature à la fin du procès-verbal que celui-ci était 

exhaustif et conforme à ses déclarations faites en toute liberté, sa mandataire, 

qui lui avait posé auparavant une série de questions supplémentaires, attestant 

pour sa part n’en avoir plus d’autre à poser, 

qu’en outre, dite mandataire, qui était pourtant alors présente et a aussi rédigé la 

prise la prise de position du 17 févier 2025, ne s’est pas concrètement plainte 

auprès du SEM d’une tenue incorrecte de l’audition ni d’un autre vice 

procédural notable durant l’instruction de la procédure de son mandant,  

que le Tribunal peut ainsi se prononcer en connaissance de cause sur le sort de 

la demande d’asile du 23 décembre 2024, respectivement du présent recours,  

que la motivation de la décision attaquée est également suffisamment claire et 

élaborée pour comprendre les motifs sur la base desquels le SEM a fondé sa 

décision,  

qu’enfin, rien n’indique non plus que dite autorité n’aurait pas pris en considération 

de manière adéquate les allégués importants invoqués par-devant elle,  

qu’il s’agit à présent d’examiner les conclusions portant sur le fond de l’affaire, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans le pays 

de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices ou craignent 

à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, 

de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de leurs opinions 

politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. également ATAF 2007/31 consid. 5.2‒5.6), 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre vraisemblable 

qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des points 

essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne 

correspondent pas aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur des 

moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 al. 3 LAsi), 

que, au stade du recours, l’intéressé conteste les éléments d’invraisemblance 

relevés dans la décision attaquée (voir ch. II pages 4 s. et leur résumé ci-après) 

en lien avec les motifs d’asile allégués et fait valoir une crainte fondée de 

persécutions à venir, malgré la reddition de son père, en raison notamment de 

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son évasion de la prison de C._______, de son départ illégal d’Erythrée, et du 

fait qu’il est aujourd’hui réfractaire au service national, 

que l’autorité de première instance a mis en doute la réalité des recherches 

qu’auraient entreprises les autorités militaires au domicile familial, l’arrestation 

de l’intéressé en lieu et place de son père, ainsi que le récit des circonstances 

de son évasion de la prison de C._______, 

qu’en outre, toujours selon le SEM, même si les allégations du requérant étaient 

vraisemblables, les autorités érythréennes n’auraient plus d’intérêt à le 

persécuter, une fois de retour, en raison de la désertion de son père, vu que ce 

parent s’était rendu et avait rejoint à nouveau son lieu d’affectation,  

qu'en l'espèce, le récit rapporté par le recourant durant son audition n'est pas 

vraisemblable, 

que les explications données dans le recours ne permettent pas de retenir qu’il 

aurait été concrètement menacé de graves préjudices, au sens de l’art. 3 LAsi, 

lors de son départ d’Erythrée,  

qu’en effet, l’intéressé a situé les mesures de persécution dont il prétend avoir 

été victime durant (…) 2021 et a expressément indiqué avoir fui l’Erythrée au 

mois de (…) de cette même année (voir à ce propos questions 40 s. du procès-

verbal [ci-après : p-v] de son audition),  

qu’il n’a toutefois quitté son pays que bien après l’époque de sa soi-disant évasion 

de la prison de C._______, non crédible malgré les explications données dans le 

recours (voir spéc. pages 8 s.), et la reddition alléguée de son père, 

qu’en effet, au vu des dates apposées par lui sur le « Questionnaire Europa », 

ainsi que de ses informations précises et concordantes durant son audition sur 

la durée des différentes étapes de son périple depuis l’Ethiopie jusqu’en Suisse 

[voir question 47 du p-v]), il a quitté son pays à la fin (…) 2022 seulement, 

qu’il ne s’est en conséquence pas expatrié pour les raisons alléguées,  

que, n’ayant jamais été convoqué au service national ni été en contact avec les 

autorités militaires avant son départ d’Erythrée, il ne saurait dès lors lui être 

reproché d’être un réfractaire (voir à ce sujet notamment arrêt du Tribunal  

D-4992/2024 du 26 septembre 2024 consid. 6.1.2 et jurisp. cit.), 

qu’il a en outre reconnu n’avoir jamais eu d’activités politiques avant son départ, 

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que, partant, il ne ressort pas de ses déclarations l’existence d’un faisceau 

d’indices objectifs et concrets permettant de conclure à l’existence d’une crainte 

objectivement fondée de subir de sérieux préjudices au sens de l’art. 3 LAsi, 

que, vu ce qui précède, la question de savoir si l’intéressé peut, en raison de son 

seul départ illégal du pays, se voir reconnaître la qualité de réfugié, à l’exclusion 

de l’asile, pour des motifs subjectifs survenus après la fuite (art. 54 LAsi) ne se 

pose pas non plus, 

que, selon l’arrêt de référence du Tribunal D-7898/2015 du 30 janvier 2017, une 

sortie illégale d’Erythrée ne suffit pas, en soi, à justifier la reconnaissance de la 

qualité de réfugié, 

qu’un risque majeur de sanction en cas de retour ne peut être admis qu’en 

présence de facteurs supplémentaires qui font apparaître le requérant d’asile 

comme une personne indésirable aux yeux des autorités (cf. arrêt précité 

consid. 5), 

qu’en l’espèce, de tels facteurs font manifestement défaut, conformément à ce 

qui a été exposé précédemment,  

que le grief soulevé dans le recours (spéc. ch. 2.1 [pages 12 et 14] et ch. 2.3) 

selon lequel un enrôlement éventuel au service national après son retour en 

Erythrée constituerait un traitement prohibé par les art. 3 et 4 CEDH relève de 

l’examen relatif à l’illicéité, respectivement à l’inexigibilité de l’exécution du renvoi 

(cf., sur ce point, arrêt précité consid. 5.1), 

qu’au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, en tant qu’il porte sur la 

reconnaissance de la qualité de réfugié et l’octroi de l’asile, 

qu’aucune des conditions de l’art. 32 OA 1 (RS 132.311) n’étant réalisée, en 

l’absence notamment d’un droit du recourant à une autorisation de séjour ou 

d’établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi (art. 44 LAsi), 

que l’exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de non-refoulement de 

l’art. 5 LAsi, l’intéressé n’ayant pas démontré qu’il serait, en cas de retour dans 

son pays, exposé à de sérieux préjudices au sens de l’art. 3 LAsi, 

qu’en ce qui concerne les autres engagements de la Suisse relevant du droit 

international, il sied d’examiner particulièrement si l’art. 3 CEDH, qui interdit la 

torture, les peines ou traitements inhumains, et l’art. 4 CEDH, qui interdit 

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l’esclavage ainsi que le travail forcé, trouvent application dans le présent cas 

d’espèce, 

que, dans l’ATAF 2018 VI/4, le Tribunal s’est penché sur la question de la licéité 

de l’exécution du renvoi en Erythrée lorsqu’il existe un risque d’incorporation 

dans le service national militaire ou civil, 

que, se basant sur les sources disponibles, il est parvenu à la conclusion que le 

service national érythréen ne peut être défini comme un esclavage ou une 

servitude, au sens de l’art. 4 ch. 1 CEDH (cf. ATAF précité consid. 6.1.4), 

qu’en revanche, dans la mesure où, mal rémunéré, il est sans durée 

préalablement déterminée et peut se prolonger de cinq à dix ans, ce service ne 

constitue pas une obligation civique normale (art. 4 ch. 3 let. d CEDH) mais 

représente une charge disproportionnée, et se trouve susceptible d’être qualifié 

de travail forcé, au sens de l’art. 4 ch. 2 CEDH (cf. ATAF précité consid. 6.1.5.1), 

que, cela étant, le Tribunal ne considère pas que les mauvais traitements et 

atteintes infligés aux personnes incorporées dans le service national, qu’il soit 

militaire ou civil, soient à ce point généralisés que chacune d’elles risque 

concrètement et sérieusement de se voir infliger de tels sévices (cf. ATAF 

précité consid. 6.1.5.2), 

que l’existence d’un danger sérieux, du fait de l’accomplissement du service 

national, d’être exposé à une violation crasse de l’art. 4 ch. 2 CEDH ne peut être 

retenue (ibid.), 

qu’il en va de même concernant le risque d’être soumis à un traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l’art. 3 CEDH (cf. ATAF précité consid. 6.1.6), 

respectivement de violation de l’art. 3 de la convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(ci-après : Conv. torture, RS 0.105), dont la portée est analogue dans ce contexte,  

qu’en conclusion, le risque d’être convoqué par l’autorité militaire et d’être 

éventuellement tenu d’accomplir le service national – à supposer que l’intéressé 

n’en soit pas dispensé – n’est pas en soi de nature à rendre illicite l’exécution 

du renvoi en Erythrée, 

que, partant, l'exécution du renvoi ne transgresse aucun engagement de la 

Suisse relevant du droit international, de sorte que cette mesure s'avère licite 

(art. 83 al. 3 de la Loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et 

l'intégration [LEI, RS 142.20]), 

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qu’elle est aussi raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI ; cf. ATAF 2011/50 

consid. 8.1 à 8.3 et jurisp. cit.), 

qu’en effet, l’Erythrée ne connaît pas actuellement une situation de guerre, de 

guerre civile ou de violence généralisée qui permettrait d’emblée – et 

indépendamment des circonstances du cas d’espèce – de présumer, pour tous 

les ressortissants du pays, l’existence d’une mise en danger concrète au sens 

de l’art. 83 al. 4 LEI, 

que l’exécution du renvoi est de manière générale raisonnablement exigible, 

sauf circonstances particulières dans lesquelles il faut admettre une menace 

existentielle (ou état de nécessité), ce qu’il convient de vérifier dans chaque cas 

d’espèce (cf. arrêt de référence D-2311/2016 du 17 août 2017 consid. 17), 

que, cela vaut aussi pour les personnes soumises à l’obligation d’accomplir un 

service actif, étant remarqué que le seul risque d’être appréhendé en cas de 

retour pour accomplir le service national ne rend pas inexigible l’exécution du 

renvoi (cf. ATAF précité consid. 6.2, toujours d’actualité [voir arrêt D-4992/2024 

précité consid. 7 et les autres arrêts récents du Tribunal qui y sont cités]), 

qu’en outre, âgé de (…) ans, le recourant est jeune, en bonne santé (voir 

questions 4 et 68-70 du p-v), sans charge de famille et apte à travailler, 

que, même si cela n’est pas déterminant, il dispose, dans son pays d’origine, 

d’un réseau familial étendu (voir questions 10-14, 25-28 et 207-212 du p-v), qu’il 

pourra potentiellement contacter à son retour pour faciliter sa réinstallation, 

qu’il peut aussi être attendu de lui qu’il sollicite en cas de besoin une aide 

financière de la part de son frère en Suède, qui l’a déjà soutenu autrefois en 

Ethiopie et en Ouganda (voir questions 35-37, 48, 58 et 66 du p-v), 

qu’il ne ressort ainsi pas du dossier de circonstances personnelles particulières 

permettant de retenir que l'exécution du renvoi impliquerait une mise en danger 

concrète de l’intéressé, 

que le Tribunal rappelle enfin que, si un retour forcé en Erythrée n’est de 

manière générale pas possible (voir en particulier page 18 par. 2 du recours), le 

choix existant d’un retour volontaire empêche de conclure à une impossibilité 

de l’exécution du renvoi, au sens de l’art. 83 al. 2 LEI, 

qu’ainsi, l’exécution du renvoi ne se heurte pas à des obstacles insurmontables 

d’ordre technique et s’avère aussi possible (cf. ATAF 2008/34 consid. 12), 

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qu’il incombe donc au recourant d'entreprendre toute démarche nécessaire 

auprès de la représentation de son pays d'origine en vue de l'obtention de 

documents de voyage lui permettant de quitter la Suisse, 

qu’en conséquence, le recours est aussi rejeté, en tant qu’il porte sur le renvoi 

et son exécution, 

que, s’avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge unique, 

avec l’approbation d’une seconde juge (art. 111 let. e LAsi), 

que, dans la mesure où il est statué immédiatement sur le fond, la requête de 

dispense de paiement d’une avance de frais est sans objet, 

que les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la requête 

d’assistance judiciaire partielle est rejetée (art. 65 al. 1 PA),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge 

du recourant, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 let. a du 

règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés 

par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 

 

(dispositif page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge du 

recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 30 jours 

dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Yanick Felley Edouard Iselin 

 

 

Expédition :