# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dc1ebf64-2eac-5c9b-a934-3958c4ea7a0f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-06-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 19.06.2017 E-7111/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-7111-2015_2017-06-19.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-7111/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 9  j u i n  2 0 1 7  

Composition 
 Jean-Pierre Monnet, juge unique, 

avec l’approbation de Gérald Bovier, juge ; 

Anne-Laure Sautaux, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Afghanistan,   

représenté par Françoise Jacquemettaz, 

Centre Suisses-Immigrés (C.S.I.),  

(…), 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 26 octobre 2015 / N (…). 

 

 

 

E-7111/2015 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 4 août 2015, le recourant a été interpellé par le Corps des gardes-fron-

tière au poste-frontière de Diepoldsau. Ayant manifesté sa volonté de de-

mander l'asile en Suisse, il a été conduit au Centre d'enregistrement et de 

procédure d’Altstätten, où sa demande d'asile a été enregistrée, le même 

jour. 

B.  

Il ressort des résultats du 5 août 2015 de la comparaison des données 

dactyloscopiques du recourant avec celles enregistrées dans la banque de 

données Eurodac, qu'en date du (…) 2015, il a été appréhendé au poste 

de police-frontière de Szeged, en Hongrie, à l'occasion du franchissement 

irrégulier d'une frontière extérieure à l'espace Schengen. 

C.  

Lors de son audition du 13 août 2015 par le SEM, le recourant a déclaré 

qu’il était afghan, d’ethnie hazara, de langue dari, de religion musulmane 

chiite, et âgé de (…) ans (jeune adulte). Il avait quitté son pays d’origine 

pour la dernière fois environ un an auparavant, sans emporter sa « tas-

kara ». Il avait rejoint l’Iran par avion, légalement, muni de son passeport 

sur lequel était apposé un visa touristique. Il avait jeté son document de 

voyage à l’échéance de la validité de ce visa. Deux à trois mois avant l’au-

dition en cours, il avait quitté l’Iran. Il avait transité par la Turquie, la Grèce, 

la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, avant d’entrer 

en Suisse, où il avait été interpellé. Il avait également été appréhendé par 

les autorités hongroises et ses données enregistrées. Il n’avait toutefois 

pas demandé l’asile à la Hongrie, en raison de la similitude de la situation 

sur place avec celle existant dans son pays d’origine, où la population de-

vait faire face à la pauvreté et à l’absence de perspectives sur le marché 

du travail.  

 

Selon ses déclarations toujours, il était en bonne santé.  

 

Selon ses déclarations enfin, il était opposé à son transfert en Hongrie, en 

raison de l’incapacité de ce pays, dont la population locale était confrontée 

à la pauvreté, à faire face à l’afflux de requérants d’asile et de la xénopho-

bie ambiante ; il avait lui-même fait l’objet à Budapest d’une agression à 

l’arme blanche, dont il n’était sorti indemne que grâce à l’intervention de la 

police hongroise.  

E-7111/2015 

Page 3 

D.  

Par courriel du 27 octobre 2015, le SEM a communiqué à l'Unité Dublin 

hongroise qu'en l'absence d'une réponse à temps à sa requête du 19 août 

2015 (laquelle a fait l’objet d’un accusé de réception le 24 août 2015) aux 

fins de prise en charge, la Hongrie était devenue, le 25 octobre 2015, l'Etat 

membre responsable de l'examen de la demande d'asile du recourant. 

E.  

Par décision du 26 octobre 2015 (expédiée le surlendemain et notifiée le 

29 octobre 2015), le SEM n'est pas entré en matière sur la demande d'asile 

du recourant, a prononcé son renvoi de Suisse vers la Hongrie, l’Etat Du-

blin responsable, et a ordonné l'exécution de cette mesure.  

 

Le SEM a considéré que la Hongrie n’avait pas répondu dans le délai ré-

glementaire de deux mois à sa requête du « 24 août 2015 » aux fins de 

prise en charge fondée sur l’art. 13 par. 1 RD III et qu’elle était ainsi deve-

nue, le 25 octobre 2015, l'Etat membre réputé responsable de l'examen de 

la demande de protection internationale que le recourant a présenté le 4 

août 2015 à la Suisse, conformément à l’art. 22 par. 7 RD III. Il n’y avait 

pas d’indices concrets et sérieux permettant d’admettre qu’en cas de trans-

fert, la Hongrie ne respecterait pas ses obligations tirées du droit interna-

tional public à l'égard du recourant, en particulier celles issues de la Con-

vention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, 

RS 0.142.30), de la CEDH (RS 0.101), et de la Convention du 10 dé-

cembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhu-

mains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105). En particulier, l’exécution 

du renvoi était conforme à l’art. 3 CEDH. En effet, d’après les informations 

à sa disposition, dont celles du 23 septembre 2015 de l’Ambassade de 

Suisse à Budapest, l’accès en Hongrie des requérants d’asile transférés 

par la Suisse à une procédure d’asile et à des conditions d’accueil appro-

priées était garanti, y compris l’accès à un logement pour le recourant. 

L’agression alléguée être survenue à Budapest ne serait pas décisive, le 

recourant ayant obtenu la protection de la police locale. D’après le SEM 

enfin, aucun motif ne justifiait d’appliquer la clause de souveraineté, au 

sens de l’art. 17 par. 1 RD III combiné avec l’art. 29a al. 3 OA 1. 

F.  

Par acte du 5 novembre 2015, l'intéressé a interjeté recours contre cette 

décision, concluant à son annulation et au renvoi de sa cause au SEM pour 

examen en procédure nationale de sa demande d’asile. Il a sollicité l’effet 

suspensif et l'assistance judiciaire partielle.  

E-7111/2015 

Page 4 

 

Il a invoqué que l’exécution de son renvoi vers la Hongrie violait 

l’art. 3 CEDH faute d’accès dans ce pays à une procédure d’asile effective 

ainsi qu’à des conditions d’accueil décentes et compte tenu d’un risque de 

refoulement vers la Serbie, un Etat tiers considéré comme sûr par la Hon-

grie. A tout le moins, le transfert était inexigible (recte : contraire à l’art. 29a 

al. 3 OA 1). 

G.  

Par décision incidente du 11 novembre 2015, le Tribunal administratif fé-

déral (ci-après : Tribunal) a admis la demande d’effet suspensif et invité le 

SEM à lui fournir, avec sa réponse, une copie des renseignements du 

23 septembre 2015 de l’Ambassade de Suisse à Budapest mentionnés 

dans sa décision, ainsi que de la demande du SEM ayant donné lieu à 

ceux-ci. 

H.  

Dans sa réponse du 8 décembre 2015, le SEM a proposé le rejet du re-

cours. Il a estimé, en substance, cette fois en référence également à des 

renseignements du 23 novembre 2015 de l’Ambassade de Hongrie en 

Suisse, qu’il n’existait pas en Hongrie de défaillances systémiques dans la 

procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs et que la pré-

somption de sécurité n’avait pas été renversée par le recourant. En parti-

culier, même si le niveau de vie en Hongrie pouvait paraître plus bas que 

celui existant dans d’autres pays européens, la prise en charge des requé-

rants d’asile transférés ne se situerait pas en-dessous des standards mini-

maux fixés par l’art. 3 CEDH. Pour le reste, pour les personnes transférées 

en Hongrie en application du RD III, le risque de refoulement vers la Serbie 

ne serait pas concrètement étayé.   

 

Le SEM a joint à sa réponse à l’attention du Tribunal une copie d’une notice 

interne du 25 septembre 2015 relative aux renseignements de l’avant-veille 

de l’Ambassade de Suisse en Hongrie. 

I.  

Le 15 décembre 2015, le SEM a transmis au Tribunal une copie d’une no-

tice interne datée du 9 décembre 2015 faisant état des renseignements du 

23 novembre 2015 de l’Ambassade de Hongrie en Suisse. 

E-7111/2015 

Page 5 

J.  

Par décision incidente du 18 décembre 2015, le Tribunal a admis la de-

mande d’assistance judiciaire partielle.  

K.  

Dans sa réplique du 11 janvier 2016, le recourant a mis en évidence l’ou-

verture par la Commission européenne, le 10 décembre 2015, d’une pro-

cédure d’infraction à l’encontre de la Hongrie au sujet de sa législation en 

matière d’asile. Il a invoqué la violation massive par les autorités hon-

groises des droits des requérants d’asile dénoncée notamment par Am-

nesty International dans son rapport d’octobre 2015 intitulé « Entrée inter-

dite, Les violations des droits des réfugiés et des migrants perpétrés par la 

Hongrie ». Pour le reste, il a critiqué l’appréciation du SEM sur l’absence 

de risque d’un refoulement vers la Serbie. 

L.  

A l’invitation du Tribunal, le recourant a produit, le 18 janvier 2016, les an-

nexes mentionnées dans sa réplique. 

M.  

Les autres faits importants seront mentionnés, si nécessaire, dans les con-

sidérants en droit qui suivent.  

 

Droit : 

1.  

1.1 En vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), le Tribunal connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA. En particulier, les décisions ren-

dues par le SEM concernant l'asile peuvent être contestées devant le Tri-

bunal conformément à l'art. 33 let. d LTAF (loi à laquelle renvoie l'art. 105 

LAsi [RS 142.31]). Le Tribunal est donc compétent pour connaître du pré-

sent litige. Il statue de manière définitive (cf. art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 

173.110]).  

1.2 Le recourant a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Interjeté dans 

la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai (cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par 

la loi, le recours est recevable.   

 

 

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Page 6 

2.  

2.1 Dans un recours contre une décision de non-entrée en matière fondée 

sur la LAsi, un requérant peut invoquer, en vertu de l'art. 106 al. 1 LAsi, la 

violation du droit fédéral, notamment l'abus ou l'excès dans l'exercice du 

pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement inexact ou incomplet de 

l'état de fait pertinent (let. b). Il ne peut pas invoquer l'inopportunité de la 

décision attaquée (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2.2 et consid. 5.4 [non pu-

blié] ; 2014/26 consid. 5.6).  

2.2 Le Tribunal applique le droit d'office, sans être lié par les motifs invo-

qués (cf. art. 62 al. 4 PA) ni par l'argumentation juridique développée dans 

la décision entreprise (cf. MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. II, 

3ème éd., Berne 2011, p. 782). La procédure est régie par la maxime inqui-

sitoire, ce qui signifie que le Tribunal constate les faits d'office (cf. art. 12 

PA) et apprécie les preuves selon sa libre conviction (cf. art. 40 de la loi du 

4 décembre 1947 de procédure civile fédérale [PCF, RS 273], applicable 

par le renvoi de l'art. 19 PA). Les parties doivent toutefois collaborer à l'éta-

blissement des faits (art. 13 PA) et motiver leur recours (art. 52 PA). En 

conséquence, l'autorité judiciaire saisie se limite en principe aux griefs sou-

levés et n'examine les questions de droit non invoquées que dans la me-

sure où les arguments des parties ou le dossier l'y incitent (cf. ATAF 

2009/57 consid. 1.2 p. 798 ; ATF 122 V 157 consid. 1a, 121 V 204 con-

sid. 6c; Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération 

[JAAC] 61.31 consid. 3.2.2; MOSER/BEUSCH/ KNEUBÜHLER, Prozessieren 

vor dem Bundesverwaltungsgericht, 2ème éd., 2013, no 1.55, p. 25 ; 

KÖLZ/HÄNER/BERTSCHI,Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechts-

pflege des Bundes, 3ème éd., 2013, no 1136, p. 398 ; voir aussi CLÉMENCE 

GRISEL, L'obligation de collaborer des parties en procédure administrative, 

2008, p. 57, 76 et 82 s.).  

3.  

3.1 Aux termes de l'art. 3 par. 1 2ème phr. RD III, une demande de protec-

tion internationale est examinée par un seul Etat membre, qui est celui que 

les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. Toute-

fois, en vertu de l'art. 17 par. 1 RD III (« clause de souveraineté »), par 

dérogation à l'art. 3 par. 1, chaque Etat membre peut décider d'examiner 

une demande de protection internationale qui lui est présentée par un res-

sortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui in-

combe pas en vertu des critères fixés dans le règlement.  

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3.2 Comme la jurisprudence l'a retenu (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2 [et con-

sid. 9.1 non publié], 2012/4 consid. 2.4, 2011/9 consid. 4.1, 2010/45 consid. 

5, 7.2, 8.2, 10.2), le SEM doit admettre la responsabilité de la Suisse pour 

examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le 

RD III lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre désigné respon-

sable par lesdits critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit 

international public et peut admettre cette responsabilité pour des raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1.  

4.  

4.1 En l’espèce, le recourant ne conteste pas la responsabilité de la Hon-

grie dans l’examen de sa demande d’asile au regard des critères du cha-

pitre III du règlement Dublin III. En revanche, il se prévaut d’une violation 

de l’art. 3 CEDH, subsidiairement de l’art. 29a al. 3 OA1 en cas de transfert 

vers cet Etat. 

4.2 Le dossier n’est pas suffisamment mûr pour permettre au Tribunal de 

se prononcer sur la conformité du transfert du recourant vers la Hongrie 

avec les obligations de la Suisse relevant du droit international public.  

4.3 En effet, dans un arrêt du 31 mai 2017, rendu en la cause D-7853/2015 

(destiné à la publication comme arrêt de référence), le Tribunal a analysé 

de manière approfondie l’évolution de la situation des requérants d’asile en 

Hongrie, en particulier ceux transférés en application du règlement Du-

blin III, depuis l’important flux migratoire auquel a dû faire face ce pays en 

2015. Il a constaté l’existence de nombreuses carences dans le système 

hongrois, en ce qui concerne notamment l’accès à la procédure d’asile 

ainsi que l’hébergement des requérants dans les zones de transit. Le Tri-

bunal s’est en particulier penché sur l’entrée en vigueur, le 28 mars 2017, 

de l’acte T/13976 sur « l’amendement de plusieurs lois concernant le ren-

forcement de la procédure d’asile conduite dans la zone surveillée de la 

frontière hongroise ». Il a relevé que la mise en œuvre de cet acte, qui 

serait applicable à toutes les procédures d’asile en cours, même pen-

dantes, vu son effet rétroactif, et qui impliquerait un durcissement signifi-

catif de la législation hongroise, entraînerait de nombreuses incertitudes et 

interrogations. Il ne pourrait ainsi notamment pas être déterminé avec cer-

titude si, suite à un transfert vers la Hongrie, les demandeurs d’asile se-

raient considérés comme des clandestins, et donc transférés en zones 

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dites de pré-transit, ou en tant que requérants dont la demande serait exa-

minée en zone de transit. Le Tribunal est dès lors arrivé au constat que, vu 

les nombreuses incertitudes causées par ce récent changement législatif, 

en lien avec l’accès à la procédure, d’une part, et les conditions d’accueil, 

d’autre part, il ne lui était, en l’état, pas possible de se prononcer sur l’exis-

tence de défaillances systémiques, au sens de l’art. 3 par. 2 du règlement 

Dublin III, ou sur l’existence d’un risque réel pour les requérants d’être sou-

mis à des traitements contraires à l’art. 3 CEDH en cas de transfert en 

Hongrie. En conséquence, il a annulé la décision attaquée et renvoyé l’af-

faire au SEM pour nouvelle décision, estimant qu’il incombait à l’autorité 

de première instance de réunir tous les éléments de fait utiles permettant 

de trancher ces questions essentielles. A cet égard, il a souligné qu’il ne 

revenait pas à l’autorité de recours de procéder à des investigations com-

plémentaires complexes et que statuer, en l’état, sur le recours outrepas-

serait ses compétences, au risque de priver la partie de la double instance 

(cf. en particulier le consid. 13 de l’arrêt).  

4.4 Pour les mêmes motifs que ceux exposés dans l’arrêt mentionné ci-

avant, le Tribunal n’est pas en l’état de statuer sur les griefs du recours du 

5 novembre 2015 et de confirmer ou d’infirmer la compétence de la Hon-

grie pour examiner la demande d’asile du 4 août 2015 du recourant, ques-

tion dont l’issue reste ouverte. La décision attaquée doit être annulée pour 

constatation incomplète de l’état de fait pertinent (cf. art. 106 al. 1 let. b 

LAsi) et la cause renvoyée au SEM pour complément d’instruction, dans le 

sens de celui imposé par l’arrêt de référence D-7853/2015 précité, et nou-

velle décision.  

4.5 S'avérant manifestement fondé, le recours est admis dans une procé-

dure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e 

LAsi), le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 2 

LAsi). 

5.  

Lorsque l'affaire est renvoyée à l'instance précédente pour nouvelle déci-

sion, dont l'issue reste ouverte, la partie recourante est considérée comme 

ayant obtenu gain de cause, conformément à la jurisprudence du Tribunal 

fédéral (cf. ATF 141 V 281 consid. 11.1 ; 137 V 210 consid. 7.1; 133 V 450 

consid. 13; 132 V 215 consid. 6.1; MARCEL MAILLARD, commentaire ad 

art. 63 PA, in : Praxiskommentar VwVG, Waldmann/Weissenberger [éd.], 

2ème éd., 2016, no 14, p. 1314). Partant, il n'est pas perçu de frais de pro-

cédure (cf. art. 63 al. 1 et 2 PA). Il y a lieu d'allouer des dépens pour les 

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frais nécessaires causés par le litige (cf. art. 64 al. 1 PA et art. 7 al. 1 du 

règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). Ils sont 

fixés ex aequo et bono à 600 francs, sur la base du dossier, à charge du 

SEM (cf. art. 14 FITAF).  

 

 

(dispositif : page suivante) 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis, en ce sens que la décision du SEM du 26 octobre 

2015 est annulée. 

2.  

La cause est retournée au SEM pour instruction complémentaire et nou-

velle décision, dans le sens des considérants.  

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure.  

4.  

Le SEM versera au recourant le montant de 600 francs à titre de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé à la mandataire du recourant, au SEM, et à 

l'autorité cantonale compétente. 

 

Le juge unique : 

 

La greffière : 

  

Jean-Pierre Monnet Anne-Laure Sautaux 

 

 

Expédition :