# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 276c75e3-1768-5219-999d-d12368455763
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-08-29
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Beschwerdekammer in Strafsachen 29.08.2019 BK 2019 62
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_008_BK-2019-62_2019-08-29.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

Chambre de recours pénale 

Obergericht
des Kantons Bern

Beschwerdekammer in 
Strafsachen

Décision
BK 19 62

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme Berne, le 29 août 2019

Composition Juges d’appel Schnell (Présidente), Geiser et J. Bähler
Greffière Vogt

Participants à la procédure A.________
prévenue

B.________
plaignant/recourant

Objet non-entrée en matière

procédure pénale pour abus de confiance

recours contre l'ordonnance du Ministère public du canton de 
Berne, Région Jura bernois-Seeland, Agence du Jura bernois, du 
17 janvier 2019 

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Considérants:

1.

1.1 B.________ a déposé plainte auprès de la police en date du 9 mai 2018 contre 
A.________, son ex-amie, pour abus de confiance. Il a expliqué qu’il lui avait prêté 
plusieurs objets (étagères, pistolet à colle etc.) pour son magasin et que suite à 
leur rupture, il en avait demandé la restitution, mais que malgré plusieurs lettres 
recommandées pour fixer un rendez-vous, il ne lui a pas été possible de récupérer 
les étagères. 

1.2 Entendue sur les faits, A.________ a déclaré qu’elle avait entrepris les démarches 
nécessaires pour que B.________ vienne récupérer ses affaires, mais qu’il n’avait 
réagi. Elle a expliqué que ce dernier avait la clef du magasin jusqu’à mi-mars 2018 
et qu’il aurait pu venir chercher les étagères au magasin. Il était d’ailleurs venu 
chercher déjà quelques-unes de ses affaires (caisse enregistreuse, vitrine, coffre-
fort etc.) entre mi-janvier et fin janvier 2018. Elle estime que ce n’était pas son 
travail de démonter et de porter les étagères. Elle a ajouté que maints messages 
ont été échangés pour convenir des rendez-vous, mais que B.________ ne les a 
jamais tenus et qu’il trouvait toujours des excuses pour ne pas devoir porter les 
étagères. Elle a même passé par la fille de B.________ pour communiquer à ce 
dernier qu’il vienne chercher son matériel jusqu’au 5 mai 2018, car à partir de cette 
date, elle devait remettre les clefs du magasin à la propriétaire. Elle était d’accord 
qu’B.________ vienne récupérer ses affaires seul et précise qu’il n’était pas 
nécessaire qu’elle soit présente. Elle savait que le 13 avril 2018, il n’avait plus de 
clef pour entrer dans le magasin, mais il aurait pu prendre contact avec la 
propriétaire pour lui ouvrir. Etant donné qu’il n’est pas venu chercher ses affaires 
jusqu’au 5 mai 2018 et qu’elle ne pouvait prendre contact avec 
B.________ qui l’avait bloquée, A.________ a pris contact avec une société de tir 
de Y.________ qui est venue chercher la vaisselle et les étagères de B.________ 
et qui l’a aidée à vider le magasin. Elle a précisé qu’elle n’a rien vendu, mais qu’elle 
a donné le matériel.

1.3 Par ordonnance du 17 janvier 2019, le Ministère public, Région Jura 
bernois-Seeland, Agence du Jura bernois (ci-après : Ministère public), n’est pas 
entré en matière sur le rapport de dénonciation du 24 mai 2018, en application de 
l’art. 310 al. 1 let. a – c CPP, a mis les frais de la procédure à la charge du canton 
et n’a alloué aucune indemnité. 

1.4 B.________ a recouru par courrier posté le 7 février 2019 contre ladite ordonnance 
qui lui a été notifiée le 4 février 2019. Il explique d’entrée de cause que bien qu’il ne 
prétende pas que Mme A.________ se soit appropriée de ses affaires pour une 
raison économique ou pour les conserver, il a néanmoins des doutes. Il a demandé 
à maintes reprises à Mme A.________ par lettres, messages et de vive voix de 
faire en sorte qu’il puisse récupérer ses affaires. Or, elle a fait la sourde oreille. Elle 
fixait une date, mais ne venait pas ou prenait contact avec sa fille pour que cette 
dernière lui transmette le message, mais il ne voyait que rarement sa fille. Dans un 
des courriers, Mme A.________ a écrit que s’il ne venait pas chercher ses affaires 
jusqu’au 13 avril, elle mettrait tout dehors. Lorsqu’elle a mis les affaires sur le 

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trottoir, il a cependant remarqué que celles qu’il avait à récupérer n’étaient pas 
dehors.

Il a encore ajouté que lorsqu’il a déposé plainte, on lui a précisé qu’on lui remettrait 
une copie des procès-verbaux d’audition, ce qui n’a pas été fait. Or, s’il avait eu 
connaissance de ce que Mme A.________ a déposé, il aurait pu réagir avant et 
préciser certains points en apportant les preuves y relatives. Il conclut à ce que les 
frais de la procédure soient mis à la charge de Mme A.________ en précisant qu’il 
est tributaire des services sociaux et demande à être mis au bénéfice de 
l’assistance judiciaire. 

1.5 Par ordonnance de la Présidente de la Chambre de recours pénale du 
18 février 2019, une procédure de recours a été ouverte et un délai de 20 jours a 
été imparti au Parquet général ainsi qu’à la prévenue pour prendre position.

1.6 La prévenue n’a pas pris position, étant précisé que l’ordonnance du 
18 février 2019 a été retournée à la Chambre de recours pénale avec la mention 
« non réclamée » et qu’elle a été adressée une nouvelle fois à A.________ par 
courrier normal.

1.7 Quant au Parquet général, il a pris position le 11 mars 2019 en concluant au rejet 
du recours dans la mesure de sa recevabilité ainsi qu’à la mise des frais à la 
charge du recourant ou éventuellement à celle du canton. 
Sur le fond, le Parquet général renvoie pour l’essentiel aux arguments développés 
par le Procureur régional dans son ordonnance de non-entrée en matière, 
auxquels il se rallie entièrement en ajoutant quelques éléments tendant à confirmer 
le bien-fondé de la décision querellée.

Le Parquet général relève qu’à la lecture du dossier et du recours de B.________, 
il est manifeste que les parties avaient toutes les deux la volonté de régler le 
problème de restitution de matériel mais que, pour diverses raisons imputables à 
chacun (non réponse aux messages et courriers, restitution de la clé du local par le 
recourant, absence d’accord relatif aux objets entreposés sur les étagères 
n’appartenant pas au recourant, absence d’aide pour récupérer le matériel, etc.), 
elles n’y sont jusqu’à ce jour encore jamais parvenues, ce qui est regrettable. En 
effet, il semblerait que depuis leur séparation en janvier 2018, A.________ et 
B.________ ont tellement de mal à se parler directement pour trouver une solution 
qu’ils se voient obliger d’impliquer des tiers (notamment le Ministère public et la fille 
du recourant) pour régler leur litige.

De l’avis du Parquet général, la commission d’une quelconque infraction pénale ne 
peut être établie en l’espèce. S’agissant de l’abus de confiance au sens de l’art. 
138 CP, il rappelle que la condition du dessein d’enrichissement illégitime doit 
absolument être remplie, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il y a « Ersatzbereitschaft », 
c’est-à-dire, selon la doctrine et la jurisprudence, que l’auteur peut justifier d’avoir 
eu à tout moment la faculté et la volonté de restituer ou de transférer l’équivalent 
du bien confié (DUPUIS ET AL., Petit commentaire CP, ad art. 138 CP, N 46). Malgré 
les doutes nourris par le recourant à cet égard, il semblerait que ce soit 
manifestement le cas en l’espèce. De l’aveu même du recourant, ce prêt, conclu 

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oralement entre les parties lorsque leurs relations étaient encore bonnes, n’avait 
pas été convenu pour une durée déterminée mais seulement « tant que le magasin 
fonctionnait ou qu’elle se soit acheté son propre matériel ».
A l’instar de ce qu’a d’ores et déjà été indiqué par le Procureur régional dans son 
ordonnance, le Parquet général estime qu’il s’agit en l’espèce manifestement plus 
d’un litige civil, résultant des tensions entre les parties, plutôt que d’une affaire 
ayant un caractère pénal. 

Enfin, concernant le reproche formulé par le recourant en relation avec les 
déclarations de Mme A.________ à la police, force est de constater qu’B.________ 
aurait pu, en tout temps, demander la consultation du dossier ou une copie du 
procès-verbal. De plus, le recourant a pu produire de nouvelles pièces dans le 
cadre de la procédure de recours. Celles-ci n’apportent toutefois aucun élément 
nouveau et ne permettent pas non plus de donner un autre éclairage à cette 
affaire. En tout état de cause, même si le recourant avait produit ces pièces plus 
tôt, cela n’aurait eu aucune incidence sur l’issue de la procédure étant donné que 
les conditions pour rendre une ordonnance de non-entrée en matière sont à 
l’évidence remplies en l’espèce. 

1.8 Par ordonnance du 26 mars 2019, la Présidente de la Chambre de recours pénale 
a notifié la prise de position du Parquet général au recourant, en lui donnant la 
possibilité de compléter sa réplique, étant précisé qu’il a entre-temps envoyé un 
courrier le 14 mars 2019 avec plusieurs annexes.

1.9 Le 28 mars 2019, le recourant a fait parvenir à la Chambre de recours pénale une 
copie de la lettre de Mme A.________ du 26 mars 2018 le sommant de venir 
chercher ses affaires au magasin jusqu’au 13 avril 2018. B.________ précise 
cependant que cela lui était impossible étant donné qu’il n’avait plus de clef pour 
entrer dans le commerce et en plus, les étages étaient encombrées d’objets. Lui-
même avait écrit à Mme A.________ le 27 mars 2018, par lettre signature, pour la 
sommer de lui restituer notamment ses affaires sises dans le magasin, jusqu’au 6 
avril 2018. Les deux lettres se sont croisées et il ne lui était pas possible de 
prendre contact avec Mme A.________ par téléphone, étant donné qu’elle l’avait 
bloqué. Il explique en outre que le prêt du matériel valait tant que le magasin était 
ouvert. Or, les locaux du magasin ont été remis à la propriétaire à fin avril 2018. Il 
ajoute qu’il a tenté à maintes reprises de trouver une solution pour reprendre les 
objets qui lui appartiennent, mais que la partie adverse n’a pas voulu entrer en 
matière. 

1.10 La réplique et ses annexes ont été communiquées à la prévenue ainsi qu’au 
Parquet général pour information. 

2.

2.1 Les décisions du Ministère public peuvent faire l’objet d’un recours écrit et motivé 
auprès de la Chambre de recours pénale dans un délai de 10 jours dès leur 
notification (art. 393 al. 1 let. a CPP en relation avec l’art. 396 al. 1 CPP, art. 35 de 
la loi sur l’organisation de autorités judiciaires et du Ministère public [LOJM; RSB 

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161.1] en relation avec l’art. 29 al. 2 du règlement d’organisation de la Cour 
suprême [ROr CS; RSB 162.11]). B.________ est directement lésé par 
l’ordonnance de non-entrée en matière et donc légitimé à recourir (art. 382 CPP). Il 
y a dès lors lieu d’entrer en matière sur son recours déposé dans les formes et les 
délais (art. 396 al. 1 CPP).

2.2 Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu au motif qu’il n’a 
pas reçu de copie des procès-verbaux d’audition par la police, ce qui l’a empêché 
de présenter des compléments de preuves avant le recours. Ainsi que l’a expliqué 
le Parquet général, ce droit a été réparé dans le cadre de la procédure de recours, 
étant précisé que le droit de proposer des preuves complémentaires peut s'exercer 
au moyen du recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière, le ministère 
public n'ayant pas à informer les parties ni l'obligation de leur fixer un délai pour 
présenter d'éventuelles réquisitions de preuve, l'art. 318 CPP n'étant pas 
applicable dans ce cas (arrêt du Tribunal fédéral 6B_940/2016 du 6 juillet 2017 
consid. 3.3.3 et jurisprudence citée). 

2.3 Conformément à l'art. 310 al. 1 CPP, le Ministère public rend immédiatement une 
ordonnance de non-entrée en matière notamment s'il ressort de la dénonciation ou 
du rapport de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à 
l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis (let. a) ou lorsqu'il 
existe des empêchements de procéder (let. b). Selon la jurisprudence, cette 
disposition doit être appliquée conformément à l'adage " in dubio pro duriore " 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_635/2018 du 24 octobre 2018, consid. 2.1.2 et 
jurisprudence citée). Celui-ci découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 2 
al. 1 CPP en relation avec les art. 309 al. 1, 319 al. 1 et 324 CPP ; ATF 138 IV 86 
consid. 4.2 p. 91) et signifie qu'en principe un classement ou une non-entrée en 
matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît 
clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la 
poursuite pénale ne sont pas remplies. La procédure doit se poursuivre lorsqu'une 
condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les 
probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en 
particulier en présence d'une infraction grave. En effet, en cas de doute s'agissant 
de la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à l'autorité d'instruction ou 
d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il appartient de se 
prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 p. 243; 138 IV 86 consid. 4.1.2 p. 91).  

2.4 Il ressort de l’état de fait qu’B.________ a prêté divers matériels, dont plusieurs 
étagères représentant une valeur de CHF 958.00 à A.________, avec laquelle il 
vivait en couple, lors de l’ouverture de son magasin en 2016. Suite à leur 
séparation en janvier 2018, B.________ a réclamé la restitution des objets prêtés 
ainsi que d’un fond de caisse de CHF 150.00 qu’il avait avancé à Mme 
A.________. Au début du mois de février 2018, le recourant est allé récupérer une 
partie des objets, mais n’a pas emporté les étagères alors que A.________ 
souhaitait qu’il vienne les chercher. A cet effet, les parties ont procédé à plusieurs 
échanges de correspondance sans parvenir à se mettre d’accord sur une date. 
A.________ a clairement déclaré que son intention n’était pas de s’enrichir avec 
les étagères, mais que son but était que B.________ vienne les chercher au plus 

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tard le 5 mai 2018, ce qu’il n’a pas fait, étant précisé qu’elle avait résilié son contrat 
de bail pour le magasin et qu’elle devait remettre les clefs à la propriétaire. Elle 
considérait que ce n’était pas elle qui devait démonter ces étagères et les porter. 
Elle a alors fait appel à une société de tir de Y.________ qui est venue les 
chercher et qui a aussi emporté la vaisselle.  

B.________ a non seulement fait valoir qu’il ne disposait plus de la clef du magasin 
pour entrer, mais il attendait de A.________ qu’elle se charge de démonter elle-
même les étagères et de les apporter à son dépôt situé à X.________ ce qu’il a 
clairement expliqué dans sa lettre recommandée du 27 mars 2018 adressée à 
Mme A.________, ainsi que dans un message joint en annexe à son recours. Dans 
son recours, il explique en outre qu’il lui est interdit de porter des choses lourdes 
suite à un accident et qu’il ne lui était donc pas possible de procéder au démontage 
des étagères. Il n’avait pas non plus les moyens de charger quelqu’un de le faire à 
sa place.

2.5 Le Ministère public considère à juste titre que les étagères incriminées ne 
répondent pas à la définition d’une chose confiée au sens de l’art. 138 CPS dans la 
mesure où elles n’ont pas été remises à Mme A.________ pour qu’elle les utilise 
d’une manière déterminée ou selon des instructions expresses ou tacites. Il 
n’apparaît pas non plus que les parties aient convenu des modalités du prêt, le 
recourant ayant demandé la restitution des étagères en raison de la séparation. 
L’art. 138 CPS n’entre dès pas en considération.

La question se pose cependant de savoir si Mme A.________ n’a pas commis un 
acte d’appropriation illégitime au sens de l’art. 137 CPS en faisant venir des tiers 
pour débarrasser les étagères et la vaisselle et en privant ainsi B.________ 
durablement de ces objets, ce qui était contraire à la volonté de ce dernier. Certes, 
Mme A.________ a écrit à plusieurs reprises à B.________ qu’il pouvait et même 
devait venir débarrasser ses étagères. Elle ne voulait plus le rencontrer, estimant 
qu’il pouvait venir chercher ce matériel même si elle n’était pas présente dans le 
magasin. Elle n’a certes pas vendu ce matériel, ce qui permet de conclure qu’elle 
n’avait pas de dessein d’enrichissement illégitime. Elle estimait cependant, comme 
cela ressort de ses déclarations, que ce n’était pas son travail de démonter et de 
porter les étagères pour les restituer à B.________ qui les lui avait prêtées 
lorsqu’elle a ouvert son magasin en août 2016 (cf. procès-verbal du 18 mai 2018) 
et les a données à des tiers, évitant ainsi d’éventuels frais de démontage et de 
transport.

Ainsi que l’a expliqué le Tribunal fédéral, l’acte d'appropriation signifie tout d'abord 
que l'auteur incorpore économiquement la chose ou la valeur de la chose à son 
propre patrimoine, pour la conserver, la consommer ou pour l'aliéner; il dispose 
alors d'une chose comme propriétaire, sans pour autant en avoir la qualité. L'auteur 
doit avoir la volonté, d'une part, de priver durablement le propriétaire de sa chose 
et, d'autre part, de se l'approprier, pour une certaine durée au moins. Il ne suffit pas 
que l'auteur ait la volonté d'appropriation, celle-ci devant se manifester par un 
comportement extérieurement constatable. L’appropriation intervient sans droit 
lorsque l'auteur ne peut la justifier par une prétention qui lui soit reconnue par 

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l'ordre juridique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1043/2015 du 9 décembre 2015, 
consid. 4.2.1 ainsi que doctrine et arrêts cités).  

Au vu de ce qui précède, il appartiendra dès lors au Ministère public de procéder à 
une nouvelle appréciation de la situation factuelle et juridique eu égard à la 
disposition de l’art. 137 CP, les probabilités d'une condamnation de la prénommée 
paraissant pour le moins égales, voire supérieures aux probabilités de son 
acquittement. Il conviendra d’examiner l’opportunité d’une procédure de conciliation 
conformément à l’art. 316 al. 1 CPP.

Le recours est admis et l’ordonnance de non-entrée en matière du 17 janvier 2019 
est annulée.

3.

3.1 Au vu du résultat auquel parvient la Chambre de recours pénale, les frais de la 
procédure de recours, comprenant un émolument global de CHF 1'000.00, sont 
mis à la charge du canton. 

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La Chambre de recours pénale décide :

1. Le recours est admis et l’ordonnance de non-entrée en matière du Ministère public, 
Région Jura bernois-Seeland, Agence du Jura bernois, du 17 janvier 2019 est 
annulée. 

2. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1'000.00, sont mis à la charge du canton. 

3. A notifier :
- au Parquet général du canton de Berne
- à A.________
- à B.________

A communiquer :
- au Ministère public du canton de Berne, Région Jura bernois-Seeland, Agence du 

Jura bernois, avec le dossier 

Berne, le 29 août 2019 Au nom de la Chambre de recours 
pénale
La Présidente :

Schnell, Juge d'appel

La Greffière :

Vogt

Voies de recours
Un recours en matière pénale selon les art. 39 ss, 78 ss et 90 ss de la loi du 17 juin 1995 sur le Tribunal 
fédéral (LTF; RS 173.110) peut être déposé auprès du Tribunal fédéral (Av. du Tribunal fédéral 29, Case 
postale, 1000 Lausanne 14) contre la présente décision dans les 30 jours qui suivent sa notification. Le 
recours doit respecter les exigences de l’art. 42 LTF

Remarques :
Les envois par fax et par e-mail ordinaire ne sont pas valables et ne sauvegardent pas les délais.
Le numéro du dossier doit figurer sur les envois (BK 19 62).