# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2f1d1b91-eea1-596e-abfb-bc64faf56a33
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-16
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 16.02.2022 S1 20 11
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_S1-20-11_2022-02-16.pdf

## Full Text

S1 20 11 

 

 

JUGEMENT DU 16 FÉVRIER 2022 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour des assurances sociales 

 

Composition : Candido Prada, président ; Jean-Bernard Fournier et Christophe Joris, 

juges ; Simon Hausammann, greffier 

 

en la cause 

 

X _________, recourant 

 

contre 

 

CAISSE CANTONALE DE CHÔMAGE, 1951 Sion, intimée 

 

(art. 11 LACI ; perte de travail à prendre en considération, travail sur appel) 

  

- 2 - 

Faits 

 

A. X _________, né le xxx 1979, a exercé une activité lucrative auprès de la société 

« A _________ Sàrl » en qualité de gérant-adjoint. En parallèle, il exerçait également 

une activité auprès de « B _________ SA », depuis le 29 juillet 2016, en tant qu’agent 

de sécurité auxiliaire. Son contrat de travail avec cette dernière société prévoyait des 

horaires irréguliers, y compris de nuit, ainsi que durant les week-ends et jours fériés, et 

aucun quota d’heures n’était garanti (dossier CCH p. 120). 

En date du 1er novembre 2017, un premier délai-cadre d’indemnisation a été ouvert à 

l’intéressé auprès de la Caisse cantonale de chômage (ci-après : CCH ou la Caisse), 

après que son activité à temps plein auprès de la société « A _________ Sàrl » eut pris 

fin. Jusqu’au mois d’octobre 2019, l’assuré a ensuite régulièrement perçu des 

prestations de l’assurance-chômage et a, en parallèle, transmis des attestations de gains 

intermédiaires pour l’activité d’agent de sécurité auxiliaire qu’il continuait d’exercer 

auprès de l’entreprise de sécurité précitée. Le 5 juillet 2019, l’assuré avait également 

signé un contrat de mission avec l’entreprise de placement « C _________ » pour une 

activité de manutentionnaire auprès de la société « D _________ Sagl » à E _________, 

pour laquelle il a également transmis une attestation de gain intermédiaire (dossier CCH 

pp. 59 et 60).  

B. Le 2 décembre 2019, l’assuré a requis de la Caisse l’ouverture d’un nouveau délai-

cadre d’indemnisation dès le 1er novembre 2019. A cet égard, il a indiqué sur le 

formulaire « indication de la personne assurée » (IPA) avoir travaillé auprès de 

« B _________ SA » et être au chômage (dossier CCH p. 52). Il a également remis le 

formulaire de demande d’indemnité de chômage le 5 décembre 2019 (dossier CCH 

p. 45). 

Par décision du 9 décembre 2019, la Caisse n’a pas reconnu le droit à l’indemnité de 

chômage de l’intéressé dès le 1er novembre 2019. Elle a estimé que le contrat de travail 

le liant à « B _________ SA » devait être qualifié d’un contrat de travail sur appel qui 

subissait d’importantes fluctuations, déterminées par rapport à la moyenne mensuelle 

entre - 66.79% (en février 2019) et + 46.19% (en août 2019). Dans cette mesure, la 

Caisse a considéré qu’un temps de travail normal ne pouvait pas être retenu en l’espèce, 

dès lors que l’assuré n’avait pas été appelé de manière plus ou moins constante pendant 

une période prolongée, et donc qu’aucune perte de travail ni de perte de gain ne 

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pouvaient être prises en considération dès le 1er novembre 2019, conditions pourtant 

requises pour ouvrir le droit à des indemnités de chômage (dossier CCH pp. 41 et 42). 

X _________ s’est opposé à cette décision le 11 décembre 2019, en faisant valoir que 

ses heures de travail n’étaient plus garanties auprès de l’entreprise concernée ou du 

moins avaient fortement diminué depuis le mois de novembre 2019, en raison d’une 

nouvelle politique de travail de l’entreprise. Il a joint une attestation de son employeur 

expliquant que la mission de transport, qui était auparavant effectuée par l’intéressé, 

nécessitait à partir du mois de novembre 2019 un permis poids lourds. Or, l’assuré n’était 

pas titulaire de ce permis, si bien qu’il n’a plus été en mesure de continuer cette mission, 

diminuant ainsi fortement son nombre mensuel d’heures de travail. L’attestation de gain 

intermédiaire du mois de novembre 2019 faisait en effet état de 16.75 heures travaillées 

(dossier CCH pp. 37, 38 et 49). 

L’assuré a par la suite encore fait parvenir à la Caisse le formulaire IPA du mois de 

décembre 2019, ainsi que l’attestation de gain intermédiaire pour ce même mois, 

indiquant une durée de travail mensuelle de 62.7 heures (dossier CCH, pp. 30 à 33). 

Le 13 janvier 2020, la Caisse a confirmé sa décision initiale et rejeté l’opposition du 

11 décembre 2019 de l’assuré. Elle a souligné le fait qu’il avait exercé son travail sur 

appel depuis plusieurs années et que, sur une période d’observation de douze mois, son 

activité avait varié de - 64.48% à + 56.38% ce qui dépassait largement les normes 

admises pour considérer qu’un temps de travail normal aurait été exercé auprès de 

« B _________ SA ». En outre, si les heures de travail de l’intéressé avaient fortement 

diminué durant le mois de novembre 2019 (16.75 heures), celui-ci avait à nouveau pu 

effectuer un nombre supérieur d’heures (62.7 heures) en décembre 2019. La Caisse a 

dès lors estimé qu’aucune perte de travail ni aucune perte de gain ne devaient être prises 

en considération dès le 1er novembre 2019, niant par conséquent l’ouverture d’un 

nouveau délai-cadre d’indemnisation à l’assuré. 

C. X _________ a interjeté recours céans contre cette décision le 20 janvier 2020, 

concluant à son annulation et à sa mise au bénéfice d’un nouveau délai-cadre 

d’indemnisation. Il a d’abord expliqué s’être inscrit à l’assurance-chômage après avoir 

perdu son emploi auprès de la société « A _________ Sàrl », pensant que son activité 

auprès de l’entreprise de surveillance ne lui permettrait pas de s’en sortir financièrement. 

Il a ensuite prétendu que « B _________ SA » lui avait promis la signature d’un contrat 

fixe pour des transports à la condition qu’il obtienne le permis poids lourds. Cependant, 

malgré l’obtention de ce permis, cette société n’aurait pas respecté sa promesse et ne 

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l’aurait ainsi plus appelé durant le mois de novembre 2019 pour des transports, raison 

pour laquelle il a mis un terme à son contrat de travail en date du 15 janvier 2020 (dossier 

CCH p. 8). Il avait entre-temps signé un autre contrat de travail avec l’entreprise 

« F _________ SA » (dossier CCH pp. 3 à 5). Finalement, le recourant semble encore 

indiquer dans son recours que son conseiller auprès de l’Office régional de placement 

(ci-après : ORP) lui aurait indiqué que ses indemnités de chômage allaient être 

prolongées.  

Interpellée, la Caisse a conclu au rejet du recours et a renvoyé à la motivation de la 

décision entreprise. 

L’échange d’écritures a été clos le 17 mars 2020. 

 

Considérant en droit 

 

1.  Selon l’article 1 alinéa 1 de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l’assurance-chômage 

obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité (LACI), les dispositions de la loi fédérale 

du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) 

s’appliquent à l’assurance-chômage obligatoire et à l’indemnité en cas d’insolvabilité, à 

moins que la LACI n’y déroge expressément. 

Posté le 20 janvier 2020, le présent recours à l’encontre de la décision sur opposition du 

13 janvier précédent a été interjeté dans le délai légal de trente jours (art. 60 LPGA) 

devant l’instance compétente (art. 56, 57 et 58 LPGA ; art. 81a LPJA). Il répond par 

ailleurs aux autres conditions formelles de recevabilité (art. 61 let. b LPGA), de sorte que 

la Cour doit entrer en matière. 

2. Le litige porte sur le droit du recourant à des indemnités de chômage à partir du 1er 

novembre 2019, plus particulièrement sur le point de savoir s’il a subi une perte de travail 

à prendre en considération qui serait susceptible de lui ouvrir un second délai-cadre 

d’indemnisation.  

3. Pour pouvoir prétendre à des indemnités de chômage, les conditions cumulatives 

de l’article 8 alinéa 1 LACI doivent être remplies (ATF 124 V 215 consid. 2 ; 

TF C 253/2006 du 6 novembre 2007, consid. 4.2). L’assuré doit ainsi notamment être 

sans emploi ou partiellement sans emploi (let. a), avoir subi une perte de travail à prendre 

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en considération (let. b) et remplir les conditions relatives à la période de cotisation ou 

en être libéré (let. e).  

3.1. Est réputé sans emploi celui qui n'est pas partie à un rapport de travail et qui cherche 

à exercer une activité à plein temps (art. 10 al. 1 LACI), tandis qu'est réputé partiellement 

sans emploi notamment celui qui occupe un emploi à temps partiel et cherche à le 

remplacer par une activité à plein temps ou à le compléter par une autre activité à temps 

partiel (art. 10 al. 2 let. b LACI). 

3.2. Remplit les conditions relatives à la période de cotisation (art. 8 al. 1 let. e LACI) 

celui qui, dans les limites du délai-cadre prévu à cet effet (art. 9 al. 3 LACI), a exercé 

durant douze mois au moins une activité soumise à cotisation (art. 13 al. 1 LACI). Par 

activité soumise à cotisation, il faut entendre toute activité de l'assuré destinée à 

l'obtention d'un revenu soumis à cotisation pendant la durée d'un rapport de travail 

(Gerhard Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz [AVIG], vol. I, 

Berne 1988, n. 8 ad art. 13 LACI, p. 170). Cela suppose l'exercice effectif d'une activité 

salariée suffisamment contrôlable (ATF 133 V 515 consid. 2.4 et les références citées).  

Le délai-cadre de cotisation est de deux ans (art. 9 al. 1 LACI) et commence à courir 

deux ans avant le premier jour où toutes les conditions dont dépend le droit à l’indemnité 

sont réunies (art. 9 al. 3 en relation avec l’art. 9 al. 2 LACI). L’assuré peut ensuite 

prétendre à l’indemnité de chômage pendant toute la durée du délai-cadre 

d’indemnisation qui est également de deux ans (art. 9 al. 1 et 2 LACI).  

Pour qu’un nouveau délai-cadre d’indemnisation soit ouvert, l’assuré doit à nouveau 

remplir les conditions d’éligibilité fixées par l’article 8 alinéa 1 LACI. Sauf disposition 

contraire, les délais relatifs aux délais-cadres de cotisation et d’indemnisation 

s’appliquent également à une nouvelle demande de prestations (art. 9 al. 4 LACI) de 

sorte que, pour chaque demande d’indemnisation, l’assuré doit notamment fournir à 

nouveau la preuve de la durée minimale de cotisation d’un an ou de l’exemption de son 

accomplissement (ATF 130 V 229 ; 125 V 355 consid. 3a et 3b ; TF 8C_166/2018 du 

18 février 2019 consid. 6.1). Il peut ainsi arriver que des circonstances qui étaient déjà 

présentes à l’ouverture d’un premier délai-cadre d’indemnisation entraînent le refus 

d’une deuxième demande de prestations car l’évolution de la situation initiale doit être 

prise en compte dans l’évaluation des critères d’exigibilité (ATF 146 V 112 consid. 5.4 ; 

SVR 2014 ALV Nr. 8 consid. 3.3.2). 

3.3. En outre, le droit à l'indemnité de chômage suppose que l'assuré ait subi une perte 

de travail à prendre en considération (art. 8 al. 1 let. b LACI). Selon l'article 11 alinéa 1 

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LACI, la perte de travail doit être prise en considération lorsqu'elle se traduit par un 

manque à gagner et dure au moins deux journées de travail consécutives. 

3.3.1. Selon la jurisprudence, la perte de travail est calculée en règle générale en 

fonction de l'horaire de travail habituel dans la profession ou le domaine d'activité 

concerné ou, le cas échéant, en fonction de l'horaire de travail prévu par une convention 

particulière. En cas de travail sur appel, le travailleur ne subit, en principe, pas de perte 

de travail, respectivement pas de perte de gain à prendre en considération lorsqu'il n'est 

pas appelé, car le nombre de jours où il est amené à travailler est considéré comme 

normal. Exceptionnellement, lorsque les appels diminuent après que l'assuré a été 

appelé de manière plus ou moins constante pendant une période prolongée (période de 

référence), une telle perte de travail et de gain peut être prise en considération. Plus les 

appels ont été réguliers, plus la période de référence sera courte (ATF 146 V 112 consid. 

3.3 et 107 V 59 consid. 1 ; DTA 2011 p. 149 [8C_379/2010] consid. 1.2 et les références). 

D’après la jurisprudence, moins le nombre d’affectations d’un mois à l’autre fluctue, plus 

la période de comparaison prise en compte peut être courte ; celle-ci doit être plus longue 

si les heures attribuées sont irrégulières. En cas d’horaires de travail très irréguliers, 

avec des périodes répétées d'absence d’activité rémunérée plus ou moins longue ou de 

fortes fluctuations de la durée du travail d'un mois à l'autre, même la moyenne d'une très 

longue période ne permettra pas de calculer une durée normale de travail (ATF 107 V 

59 consid. 1). 

Pour déterminer si l’on se trouve dans une situation dans laquelle une diminution du 

travail sur appel peut être considérée comme une perte de travail à prendre en 

considération au sens de l’article 11 alinéa 1 LACI, il y a lieu de prendre pour période de 

référence les douze derniers mois ou toute la durée du rapport de travail s’il a duré entre 

six et douze mois. Pour qu’un temps de travail puisse être présumé normal, il faut que 

ses fluctuations mensuelles ne dépassent pas 20%, en plus ou en moins du nombre 

moyen des heures de travail fournies mensuellement pendant la période d’observation 

de douze mois. Si les fluctuations dépassent ne serait-ce qu’un seul mois le plafond 

admis, il ne peut plus être question d’un temps de travail normal et, en conséquence, la 

perte de travail et la perte de gain ne peuvent pas être prises en considération. Lorsque 

le rapport de travail a duré au moins deux ans, il est justifié de prolonger la période de 

référence au-delà de douze mois (par exemple les arrêts 8C_625/2013 du 23 janvier 

2014 consid. 2.2 et C 9/06 du 12 mai 2006). Dans pareil cas, il est possible de se baser 

sur le nombre d’heures de travail annuel et les fluctuations par rapport à la moyenne 

annuelle (ATF 146 V 112 consid. 3.3 et arrêts 8C_625/2013 précité consid. 2.2 et 

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8C_379/2010 du 28 février 2011). Il faut donc se fonder sur le nombre d’heures de travail 

accomplies par année, rétroactivement, à partir de la date d’inscription au chômage, et 

examiner dans quelle mesure les heures effectuées par la suite s’écartent de la moyenne 

annuelle (Bulletin LACI IC B97 confirmé par la jurisprudence, par exemple par l’arrêt 

8C_318/2014 précité consid. 2.3). 

3.3.2. On parle de travail sur appel lorsqu’un employeur fait de temps en temps appel 

aux services d’un travailleur qui s’engage à se tenir durablement à disposition de celui-

ci (arrêt 4A_534/2017 du 27 août 2018 consid. 3.2 ; Rémy Wyler/Boris Heinzer/David 

Zandirad, Droit du travail, 4ème édition, Berne 2019, p. 62). On distingue entre le contrat 

de travail sur appel proprement dit et improprement dit. Dans le contrat de travail sur 

appel proprement dit, l'horaire et la durée du temps de travail sont fixés unilatéralement 

par l'employeur en fonction de ses besoins et le travailleur doit se tenir à disposition de 

celui-ci. En revanche, dans le contrat de travail sur appel improprement dit, le travailleur 

a le droit de refuser une mission proposée par l'employeur. Le travail sur appel 

improprement dit se distingue, quant à lui, du travail auxiliaire ou occasionnel en ce sens 

que le travailleur sur appel improprement dit accomplit ses missions dans le cadre d'un 

seul rapport de travail durable tandis que le travail auxiliaire repose sur la multiplication 

de contrats de travail de durée déterminée. Dans le cadre d'un travail auxiliaire, il n'existe 

pas de contrat-cadre et les rapports de travail, convenus pour chaque mission en 

particulier, prennent fin sans résiliation à l'expiration de la période de travail prévue. Pour 

déterminer si le rapport de travail est continu, la pratique tranche généralement en se 

fondant sur des critères objectifs comme la fréquence et la durée des prestations du 

travailleur. Un indice de continuité est notamment la succession des prestations 

effectuées à intervalles relativement courts ou réguliers ou, à défaut, la durée 

relativement longue des relations de travail (arrêt 8C_318/2014 du 21 mai 2015 consid. 

5.1 et les références citées). 

3.3.3. Lorsqu’une relation de travail sur appel n’a pas été conclue volontairement 

après la perte d’un emploi à temps plein, mais vise à combler la période de chômage et 

que l’assuré est prêt à renoncer immédiatement à cette activité, il s’agit d’une solution 

provisoire inévitable. Dans une telle situation, l’assuré n’a alors fait que ce qu’on était en 

droit d’exiger de lui conformément à son obligation de diminuer le dommage (art. 17 

LACI ; arrêt C 266/06 du 26 juillet 2007 consid. 3.2). Ainsi, l’acceptation d’une relation 

de travail sur appel après la perte d’un emploi à plein temps doit être considérée comme 

une activité de transition et non pas comme la dernière relation de travail déterminante. 

L’échec de cette activité de transition ne doit pas avoir pour conséquence pour l’assuré 

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de le priver de prestations auxquelles il a droit sur la base de la dernière relation de 

travail régulière (ATF 146 V 112 consid. 5.3 ; arrêt C 266/06 précité consid. 3.2). Dans 

pareille circonstance, on considère dès lors que c’est l’emploi fixe précédant la relation 

de travail sur appel qui doit être considéré pour déterminer si les conditions du droit à 

l’indemnité de chômage sont remplies (arrêt C 266/06 précité consid. 3.2). En revanche, 

on ne considérera pas qu’un travail sur appel constitue une activité de transition si cette 

situation de fortune perd son caractère temporaire et devient une solution permanente 

(ATF 139 V 259 consid. 5 ; arrêt 8C_403/2015 précité consid. 5.2). 

En tout état de cause, il convient de garder à l’esprit qu’en ce qui concerne le travail sur 

appel, l’assurance-chômage ne tend à apporter qu’une protection sociale temporaire. Il 

n’est ainsi pas admissible qu’un travail sur appel effectué pendant un premier délai-cadre 

d’indemnisation ouvre le droit à des prestations subséquentes. Un tel mode de faire 

entraînerait une inégalité de traitement flagrante par rapport aux assurés qui, après avoir 

exercé un emploi à temps plein, acceptent un emploi fixe à temps partiel comme revenu 

intermédiaire dans le but de diminuer leur dommage. Dans cette dernière situation en 

effet, les assurés ne peuvent bénéficier de la jurisprudence relative au travail sur appel 

qui retient qu’un tel emploi constitue une transition (ATF 146 V 112 consid. 5.5). En vertu 

du principe d’égalité de traitement (art. 8 al. 1 de la Constitution fédérale suisse), on ne 

saurait tenir compte d’un travail sur appel – considéré comme une activité de transition 

pendant une première période de chômage – qui aurait commencé avant le début ou 

pendant le premier délai-cadre d’indemnisation. En pareilles circonstances, il y a lieu de 

retenir que le caractère provisoire du travail sur appel ne peut plus être reconnu compte 

tenu du temps écoulé. Ainsi, si l’assuré qui dépose une nouvelle demande d’indemnité 

de chômage n’a exercé, durant le délai-cadre de cotisation, qu’un travail sur appel, cette 

activité ne doit pas être considérée comme une perte de travail à prendre en 

considération (art. 8 al. 1 let. b et art. 11 LACI) de sorte que le droit aux allocations de 

chômage doit être refusé (ATF 146 V 112 consid. 5.5). 

4.1. Dans le cas d’espèce, le contrat de travail conclu entre l’intéressé et la société 

« B _________ SA » le 29 juillet 2016 prévoyait une rétribution du recourant à l’heure 

avec un taux d’occupation jusqu’à 900 heures par année civile. Il était précisé à l’article 

4 dudit contrat qu’aucun quota d’heures n’était garanti et que les horaires étaient 

irréguliers. Le recourant était en outre soumis à un devoir de loyauté et de fidélité lui 

interdisant d’exercer simultanément pour une autre entreprise de sécurité (art. 12), de 

même qu’à une prohibition de concurrence après la fin des rapports de travail (art. 13). 

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Dans cette mesure, il convient de qualifier cet accord, qui présentait une continuité, de 

contrat de travail sur appel proprement dit.  

Partant, avec un travail sur appel ne comprenant aucune garantie quant à un taux 

d’occupation, le recourant ne peut en principe pas se prévaloir d’une perte de travail à 

prendre en considération s’agissant de la diminution de ses heures travaillées pour cette 

entreprise de sécurité.  

4.2. Une dérogation à ce principe reste cependant possible lorsque le travailleur avait 

été appelé de manière constante durant une période prolongée. Il convient dès lors 

d’examiner si une perte de travail et de gain pourrait tout de même être prise en 

considération dans le cas d’espèce en application de la dérogation.  

4.2.1. Préliminairement, la Cour relève que le contrat de travail sur appel a été conclu 

en date du 29 juillet 2016, alors que le recourant exerçait encore une activité salariée, 

puis qu’un premier délai-cadre d’indemnisation a été ouvert du 1er novembre 2017 au 31 

octobre 2019. La décision querellée porte sur le refus de la Caisse de donner suite à 

une deuxième demande d’indemnisation présentée par le recourant avec effet au 

1er novembre 2019. Ce faisant, le travail sur appel exercé par le recourant ne peut pas 

être considéré comme une activité exercée à titre transitoire, celle-ci ayant non 

seulement commencé avant le début du premier délai-cadre d’indemnisation, mais a de 

plus perdu son caractère temporaire pour devenir une solution permanente pour le 

recourant. Son travail sur appel avait dès lors perdu son caractère provisoire compte 

tenu du temps écoulé ; une activité transitoire étant limitée à la durée du premier délai-

cadre d’indemnisation.  

Le recourant n’avait en outre exercé, durant la période de cotisation précédant sa 

deuxième demande d’indemnisation, que son activité de travail sur appel, à l’exclusion 

d’un seul contrat de mission pour C _________. Or, selon la jurisprudence (cf. supra 

consid. 3.3.3), l’exercice d’une activité sur appel durant le délai-cadre de cotisation, à 

l’exclusion d’autres activité soumises à cotisation, est insuffisant pour ouvrir le droit à 

des prestations subséquentes. L’assurance-chômage ne doit en effet accorder des 

prestations sociales que pendant un temps limité (au premier délai-cadre 

d’indemnisation), à défaut de quoi une inégalité de traitement choquante serait 

engendrée à l’égard d’autres assurés qui auraient réalisé des gains intermédiaires afin 

de réduire leur dommage (dans le cas d’une activité avec un taux d’occupation à temps 

partiel convenu) et qui, ne pouvant pas bénéficier de la période transitoire applicable au 

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travail sur appel, n’auraient aucun droit à des prestations dans un délai-cadre 

subséquent en raison de l’absence de période de cotisation (ATF 146 V 112 consid. 5.5). 

Pour ces raisons déjà, le recourant ne peut pas être mis au bénéfice d’indemnités de 

chômage, son activité sur appel ne pouvant pas être considérée comme une perte de 

travail à prendre en considération.  

4.2.2. Ensuite, cette solution doit s’imposer dans la même mesure, dès lors que le 

temps de travail effectué par le recourant ne peut pas être qualifié de normal en 

application de la jurisprudence topique précitée (cf. supra consid. 3.3.1).  

Il est rappelé à cet égard que le travail sur appel peut être présumé comme normal, et 

permettrait cas échéant la prise en considération d’une diminution d’occupation au titre 

d’une perte de travail au sens de l’article 11 alinéa 1 LACI, lorsque les fluctuations 

mensuelles ne dépassent pas 20% en plus ou en moins du nombre moyen des heures 

de travail fournies mensuellement pendant la période d’observation. La décision sur 

opposition est basée sur une période d’observation de douze mois, précédant le nouvelle 

demande d’indemnisation. Durant ce laps de temps, l’intimée a observé des fluctuations 

allant de - 64.48% pour le mois de février 2019 (44.42 heures travaillées), à + 56.38% 

pour le mois d’août 2019 (195.55 heures travaillées). La Cour ne peut ainsi que relever 

que ces écarts dépassent nettement le taux maximum de 20% admis par la 

jurisprudence, si bien que, pour cette raison également, l’activité sur appel du recourant 

ne représentait pas un temps de travail normal, de sorte que sa perte de travail et de 

gain ne peuvent pas être prises en compte.  

La Cour observe néanmoins que les rapports de travail ont duré pendant plus de deux 

années (du 29 juillet 2016 au 31 octobre 2019) et que, dans une telle situation, la période 

d’observation pour établir la durée normale du temps de travail aurait pu dépasser les 

douze mois retenus par l’intimée. Cela étant, à teneur de la jurisprudence, prendre une 

période d’observation plus longue reste une possibilité (ATF 146 V 112 consid. 3.3 : « In 

Bezug auf langjährige Arbeitsverhältnisse wurde höchstrichterlich regelmässig erkannt, 

dass auf die Arbeitsstunden pro Jahr und die Abweichungen vom Jahresdurchschnitt 

abgestellt werden kann ») et n’est du reste pas possible en l’état, les informations au 

dossier quant au travail sur appel effectué ne remontant que jusqu’au mois de novembre 

2017, date d’inscription au chômage du recourant, et rendant une comparaison 

impossible. Par ailleurs, une perte de travail doit de toute manière être niée dans le cas 

d’espèce, déjà pour les raisons exposées dans le considérant 4.2.1. 

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4.2.3. Mal fondé en tous points, le recours est rejeté et la décision sur opposition du 

13 janvier 2020 confirmée. 

5. Il n’est pas perçu de frais (art. 61 let. a aLPGA et 83 LPGA ) ni alloué de dépens 

(art. 61 let. g LPGA a contrario). 

 

Prononce 

 

1. Le recours est rejeté. 

2. Il n'est pas perçu de frais, ni alloué de dépens. 

Sion, le 16 février 2022.