# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7bb203e2-d96f-599f-beef-cf181bdf22ff
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-02-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 26.02.2013 A/289/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-289-2013_2013-02-26.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Norbert HECK, 

Juges assesseurs 

  

 

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/289/2013 ATAS/224/2013 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales  

Arrêt du 26 février 2013 

1
ère

 Chambre  

 

En la cause 

Madame M___________, domiciliée au Lignon, représentée par  

APAS-Association pour la permanence de défense des patients et 

des assurés 

recourante 

 

contre 

 

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE 

GENEVE, Service juridique, sis rue des Gares 12, 1201 Genève 

intimé 

 

 

 

 

 

A/289/2013 

- 2/4 - 

Attendu en fait que par décision du 10 décembre 2012, l'OFFICE DE 

L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENEVE (ci-après l'OAI) a nié le 

droit de Madame M___________ à une rente d'invalidité et à des mesures 

professionnelles ; 

Que l'intéressée, représentée par l'Association pour la permanence de défense des 

patients et des assurés - APAS, a interjeté recours le 23 janvier 2013 contre ladite 

décision ; qu'elle sollicite, préalablement, un délai supplémentaire pour lui permettre de 

compléter ses écritures ou de retirer le recours, sous suite de dépens ; qu'elle explique, à 

cet égard, qu'elle s'est présentée aux guichets de l'Office cantonal de l'assurance-

invalidité (OCAI), demandant que lui soit remis le CD-Rom contenant son dossier 

complet ; qu'un refus lui a été opposé, au motif que le CD-Rom ne pouvait être remis 

qu'à un mandataire ; qu'elle s'est dès lors adressée à l'APAS ; 

Que par courrier du 25 janvier 2013, la Cour de céans lui a accordé un délai au 

19 février 2013 pour compléter son recours ; 

Que par courrier du 30 janvier 2013, l'intéressée a déclaré retirer son recours ; qu'elle 

rappelle toutefois avoir été contrainte de recourir pour avoir connaissance de son dossier 

AI ; qu'elle conclut dès lors à ce que l'OAI soit condamné aux dépens comprenant une 

indemnité équitable ; 

Qu'invité à se déterminer sur la question des dépens, l'OAI a contesté, le 12 février 

2013, avoir contraint l'assurée à faire appel à un mandataire pour interjeter recours ; 

Que ce courrier a été transmis à l'assurée ; 

Considérant en droit que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur 

l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er 

janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en 

instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie 

générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) 

relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI; RS 831.20) ; 

Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ; 

Qu'il convient de prendre acte du retrait du recours et partant de rayer la cause du rôle ; 

Qu'en l'espèce, l'intéressée a mandaté l'APAS, l'OAI ayant refusé de lui remettre le CD-

Rom contenant son dossier ; 

Que pour ces motifs, elle demande l'octroi de dépens ; 

Qu’aux termes de l’art. 61 let. g de la LPGA, le recourant qui obtient gain de cause a 

droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal ; leur 

 

 

 

 

A/289/2013 

- 3/4 - 

montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse d’après l’importance et la 

complexité du litige (ATFA du 1
er

 mars 1990 en la cause C.P.) ; 

Que le point de savoir si et à quelles conditions une partie a droit à des dépens en 

instance cantonale de recours lorsqu’elle obtient gain de cause relève du droit fédéral et 

dépend, d’une part, de l’issue du litige et, d’autre part, de la personne de l’ayant droit 

(ATF 129 V 115 consid. 2.2 et les arrêts cités) ; 

Que dès lors que le droit fédéral ne comprend aucune disposition sur la fixation du 

montant de l’indemnité de dépens en cause, il y a lieu de se référer à la jurisprudence 

relative à l’art. 85 al. 2 let. f aLAVS, qui reste applicable pour l’interprétation de 

l’art. 61 let. g LPGA (ATFA non publié du 14 avril 2005, I 245/04, consid. 2.2) ; que 

l’autorité cantonale chargée de fixer l’indemnité de dépens jouit d’un large pouvoir 

d’appréciation (ATF 111 V 49 consid. 4a) ; 

Qu'en règle ordinaire, les honoraires d’avocat sont fixés en fonction de l’importance et 

de la difficulté du litige, ainsi que d’après le travail et le temps que le mandataire a dû y 

consacrer (cf. GRISEL, Traité de droit administratif, p. 848) ; que pour apprécier 

l’importance du travail et du temps consacré à la cause, il faut tenir compte du fait que 

le procès en matière d’assurance sociale est gouverné par la maxime inquisitoire, ce qui, 

dans de nombreux cas, est de nature à faciliter la tâche du mandataire ; que l’activité de 

celui-ci ne doit être prise en considération que dans la mesure où elle s’inscrit 

raisonnablement dans le cadre de l’accomplissement de sa tâche, à l’exclusion de 

démarches inutiles ou superflues ; que de plus, les démarches que le mandataire a 

entreprises avant l’ouverture de la procédure n’entrent pas en ligne de compte pour 

déterminer le montant des honoraires (ATF 111 V 49 consid. 4a) ; qu'on tiendra compte, 

dans ce contexte, des conséquences économiques qu’aura pour l’intéressé l’issue de la 

procédure (ATF 114 V 87 consid. 4, ATFA non publié du 23 janvier 2006, I 699/04, 

consid. 2) ; 

Que la juridiction de céans fixe les dépens sur la base d’une échelle qui comprend un 

forfait de 500 à 1'000 fr. en fonction de la complexité de l’affaire, à quoi s’ajoute le 

premier échange d’écritures, estimé de 500 à 2'500 fr. en fonction de l’importance et de 

la pertinence des écritures et de la complexité de l’affaire, tout échange d’écritures 

complémentaires étant estimé de 250 à 1'500 fr. selon les mêmes critères, et les 

audiences de comparution personnelle et d’enquêtes, estimées de 250 à 500 fr. chacune ; 

Qu'en l'espèce, force est de constater que le travail du mandataire de l'assurée s'est borné 

à la rédaction d'un mémoire de recours de deux pages ; qu'au surplus, il était loisible à 

l'assurée de prendre connaissance de son dossier AI, seul le CD-Rom lui ayant été 

refusé ; qu'on ne saurait dans ces conditions soutenir qu'elle a été contrainte de recourir 

pour avoir accès à son dossier ; 

Que l'octroi de dépens ne se justifie dès lors pas ; 

 

 

 

 

A/289/2013 

- 4/4 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Prend acte du retrait du recours.  

2. Raye la cause du rôle.  

3. Dit que l'octroi de dépens ne se justifie pas. 

4. Renonce à percevoir un émolument. 

 

La greffière 

 

 

 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 

 

 

 

Doris GALEAZZI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le