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**Case Identifier:** e8e1cf98-0a0c-5290-9b37-962645ae0030
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-03-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 30.03.2015 C/9662/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-9662-2013_2015-03-30.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties ainsi qu'à B______ SA par plis 

recommandés du 01.04.2015. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/9662/2013 ACJC/384/2015 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des baux et loyers 

DU LUNDI 30 MARS 2015  

 

Entre 

A______ (A______), ayant leur siège ______, agissant en leur nom propre mais pour le 
compte de la B______ SA, avec élection de domicile en l'étude de ______, appelants 

d'un jugement rendu par le Tribunal des baux et loyers le 21 janvier 2014, comparant 

par Me Julien Blanc, avocat, rue des Alpes 15, case postale 1592, 1211 Genève 1, en 

l'étude duquel ils font élection de domicile aux fins des présentes,  

et 

1) Monsieur C______, domicilié ______ (France), 

2) Monsieur D______, domicilié ______, intimés, comparant tous les deux par Me 
Daniel Meyer, avocat, rue Ferdinand-Hodler 7, 1207 Genève, en l'étude duquel ils font 

élection de domicile. 

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C/9662/2013 

EN FAIT 

A. Par mémoire expédié le 24 février 2014 à la Cour de justice, A______ (ci-après : 
les A______ ou les appelants) ont déclaré former appel contre le jugement 

JTBL/58/2014 rendu le 21 janvier 2014 par le Tribunal des baux et loyers. 

Dans ce jugement, le Tribunal des baux et loyers s'est déclaré compétent à raison 

de la matière pour connaître de la requête formée le 18 juillet 2013 par C______ 

et D______ (ch. 1 du dispositif), a fixé aux A______ un délai au 20 février 2014 

pour répondre par écrit à la demande et déposer les titres disponibles invoqués 

comme moyens de preuves (ch. 2 ), a débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 3) et dit que la procédure était gratuite (ch. 4). 

Les A______ concluent, avec suite de frais et dépens, principalement, à ce que la 

Cour prenne acte de la dénonciation d'instance, annule le jugement entrepris, 

prononce l'incompétence ratione materiae du Tribunal des baux et loyers dans la 

présente cause, invite C______ et D______ à agir devant la Commission fédérale 

d'estimation du premier arrondissement et déboute les parties ou tout intervenant 

de toutes autres ou contraires conclusions, subsidiairement, à ce que la Cour 

prenne acte de la dénonciation d'instance, annule le jugement entrepris, suspende 

la cause, invite C______ et D______ à agir devant la Commission fédérale 

d'estimation du premier arrondissement dans un délai approprié, dise qu'à défaut 

d'avoir agi dans le délai imparti, la cause serait rayée du rôle, déboute les parties 

ou tout intervenant de toutes autres ou contraires conclusions et, très 

subsidiairement, leur impartisse un délai pour leur permettre de se déterminer sur 

le fond de l'affaire et faire des réquisitions de preuves, puis déboute les parties ou 

tout intervenant de toutes autres ou contraires conclusions. 

Par mémoire-réponse du 27 mars 2014, C______ et D______ (ci-après : les 

intimés ou les locataires) concluent à ce que les A______ soient déboutés des fins 

de leur appel, à la confirmation du jugement entrepris, à ce que les A______ 

soient condamnés en tous les frais judiciaires et dépens de l'instance d'appel et 

déboutés de toutes autres ou contraires conclusions. 

Par mémoire-réponse du 5 mars 2014, B______ SA (ci-après : la bailleresse) 

conclut à ce que la Cour constate qu'elle n'a plus à intervenir dans le cadre de la 

présente procédure, dans la mesure où les A______, avec son accord, procèdent à 

sa place. 

Dans leurs écritures de réplique du 11 juin 2014, les A______ ont persisté dans 

leurs conclusions. 

Dans leur mémoire de duplique du 2 juillet 2014, C______ et D______ en ont fait 

de même. 

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C/9662/2013 

B______ SA ne s'est pas prononcée. 

Les parties ont été avisées par courrier du greffe de la Cour de justice du 15 août 

2014, de ce que la cause était gardée à juger. 

B. Les faits pertinents de la cause sont les suivants : 

a. Par contrat de bail à loyer du 9 juin 2009, B______ SA, bailleresse, et C______ 
et D______, locataires, se sont liés pour la location d'une arcade d'environ 58 m2 

située au rez-de-chaussée de l'immeuble sis a______, à Genève. 

Les locaux sont destinés à l'exploitation d'un pressing-blanchisserie. 

Le contrat de bail a été signé pour une durée de cinq ans débutant le 1er juillet 

2009 pour finir le 30 juin 2014, s'étant par la suite renouvelé pour cinq ans faute 

de préavis de résiliation de six mois donné à l'avance par l'une ou l'autre des par-

ties pour l'échéance du bail.  

Le loyer a été fixé en dernier lieu, par avis de majoration du 15 février 2011, à 

23'016 fr. par année dès le 1er juillet 2011, les acomptes provisionnels pour 

charges de 480 fr. par an étant demeurés inchangés. Dès lors, le loyer annuel brut 

s'élève à 23'496 fr. 

Par contrat de bail à loyer du 26 juin 2009, les mêmes parties se sont liées pour la 

location d'une place de parking n° 21, située au rez-de-chaussée de l'immeuble sis 

a______, à Genève. 

La location a débuté le 1er juillet 2009 pour se terminer le 30 juin 2010, le contrat 

s'étant renouvelé par la suite d'année en année en respect de l'article 4 des Condi-

tions générales pour garage appliquées dans le canton de Genève (édition 2001) 

qui font partie intégrante du contrat. 

Le loyer annuel de la place de parking a été fixé à 2'160 fr. 

b. En date du 26 avril 2013, par requête adressée à la Commission de conciliation 
en matière de baux et loyers, C______ et D______ ont fait valoir des prétentions 

en réduction de loyer et en dommages et intérêts à l'encontre de B______ SA. 

Ils ont conclu à ce que leur soit accordée une réduction de loyer de 80% du 

1er juillet 2012 jusqu'à la fin des travaux du CEVA, soit jusqu'au 30 juin 2013 au 

minimum, ainsi qu’à ce que B______ SA soit condamnée à leur restituer les 

sommes versées en trop et soit déboutée de toutes autres ou contraires conclu-

sions. 

Les locataires ont fait valoir des nuisances extrêmement importantes découlant 

des lourds travaux entrepris depuis le mois d'août 2012 à  a______ dans le cadre 

du chantier du CEVA. 

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c. En date du 25 juin 2013, une audience de conciliation a eu lieu, à l'issue de 
laquelle, aucun accord n'ayant pu être trouvé entre les parties, les locataires ont 

reçu l'autorisation de procéder. 

Ils ont introduit leur demande en réduction de loyer et dommages et intérêts 

auprès du Tribunal des baux et loyers le 18 juillet 2013. 

Le 23 août 2013, B______ SA a répondu à la demande, concluant à ce que 

C______ et D______ soient déboutés de toutes leurs conclusions, et a procédé à la 

dénonciation de l’instance aux A______, concluant à ce qu'il soit constaté que 

cette dénonciation avait été faite valablement, à ce qu'il soit donné acte aux 

A______ de ce qu'ils procèderaient à sa place dans le cadre de la procédure et à ce 

qu'il leur soit donné acte de leur accord de verser aux demandeurs tout éventuel 

montant auquel la B______ SA serait condamnée à leur verser en raison des 

nuisances générées par le chantier du CEVA, tout en les y condamnant en tant que 

de besoin. 

Par écriture adressée le 8 novembre 2013 au Tribunal des baux et loyers, les 

A______ se sont déterminés sur la dénonciation d'instance et ont conclu à ce qu'il 

plaise au Tribunal des baux et loyers, avec suite de frais et dépens, 

principalement, de prendre acte de la dénonciation d'instance, de prononcer son 

incompétence ratione materiae, d'inviter les demandeurs à agir devant la 

Commission fédérale d'estimation du premier arrondissement et de débouter les 

parties ou tout intervenant de toutes autres ou contraires conclusions, 

subsidiairement, de prendre acte de la dénonciation d'instance, de suspendre la 

procédure, d'inviter les demandeurs à agir devant la Commission fédérale 

d'estimation du premier arrondissement dans un délai approprié, de dire qu'à 

défaut d'avoir agi dans le délai imparti, la cause serait rayée du rôle et de débouter 

les parties ou tout intervenant de toutes autres ou contraires conclusions et, très 

subsidiairement, de leur impartir un délai pour leur permettre de se déterminer sur 

le fond de l'affaire et faire des réquisitions de preuves, puis débouter les parties ou 

tout intervenant de toutes autres ou contraires conclusions. 

d. En date du 27 novembre 2013, le Tribunal des baux et loyers a convoqué une 
audience de plaidoiries sur la question de sa compétence ratione materiae. 

Les A______ ont déclaré accepter la dénonciation d'instance et souhaiter procéder 

à la place de B______ SA selon l'article 79 al. 1 litt. b CPC. 

B______ SA a accepté que les A______ procèdent à sa place dans le cadre de la 

procédure. 

Les A______ ont soulevé une exception d'incompétence ratione materiae du 

Tribunal des baux et loyers, au motif qu'ils n'étaient pas justiciables de cette 

juridiction et ont fait valoir qu'il existait un risque que le Tribunal des baux et 

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loyers rende un jugement qui leur serait opposable, alors qu'ils n'étaient pas 

bailleurs. 

Les demandeurs ont conclu à ce que les A______ soient déboutés de leurs 

conclusions en incompétence ratione materiae et de leur conclusion subsidiaire en 

suspension de l'instance jusqu'à droit jugé par la Commission fédérale 

d'estimation, invoquant leur droit à faire appel au Tribunal des baux et loyers sur 

la base de l'article 259d CO, soit celui de plaider devant une juridiction spéciale 

prévue par la loi. 

A l'issue de l'audience, la cause a été gardée à juger sur la question de la com-

pétence ratione materiae du Tribunal des baux et loyers. 

e. Par ordonnance du 7 février 2014, le Tribunal des baux et loyers a annulé le 
délai fixé aux A______ au 20 février 2014 pour leur réponse et réservé la suite de 

la procédure. 

EN DROIT 

1. 1.1. L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, l'ap-

pel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). 

Les décisions incidentes sont celles qui mettraient fin au procès si la solution in-

verse était retenue, soit si l'instance de recours peut prendre une décision contraire 

qui mettrait fin au procès (JEANDIN, Code de procédure civile commenté, 

BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, op. cit., n. 9 ad 

art. 308 CPC). 

Le jugement entrepris tranchant de la question de la compétence ratione materiae 

du Tribunal des baux et loyers est une décision incidente à teneur de la définition 

susmentionnée. 

1.2. Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, les contestations portant 
sur l'usage d'une chose louée sont de nature pécuniaire (arrêt du Tribunal fédéral 

4C.310/1996 du 16 avril 1997 = SJ 1997 p. 493 consid. 1). 

Lorsque l'action ne porte pas sur le paiement d'une somme d'argent déterminée, le 

Tribunal détermine la valeur litigieuse si les parties n'arrivent pas à s'entendre sur 

ce point ou si la valeur qu'elles avancent est manifestement erronée (art. 91 

al. 2 CPC). La détermination de la valeur litigieuse suit les mêmes règles que pour 

la procédure devant le Tribunal fédéral (RETORNAZ in : Procédure civile suisse, 

Les grands thèmes pour les praticiens, Neuchâtel, 2010, p. 363; SPÜHLER BSK 

ZPO, no 8 ad art. 308). 

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La valeur litigieuse est déterminée par les dernières conclusions de première ins-

tance (art. 91 al. 1 CPC; JEANDIN, op. cit., n. 13 ad art. 308 CPC; arrêt du Tribunal 

fédéral 4A_594/2012 du 28 février 2013). 

En l'espèce, les conclusions des locataires portent sur une réduction de 80% de 

leur loyer net calculé sur une période d'au minimum douze mois. 

Le loyer net mensuel s'élève à 1'918 fr. En tenant compte de ce montant sur la pé-

riode minimale de douze mois, la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr., de 

sorte que la voie de l'appel est ouverte. 

1.3. L'appel, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance d'appel dans les 
trente jours à compter de la notification de la décision motivée ou de la notifica-

tion postérieure de la motivation (art 311 al. 1 CPC).  

Que la cause soit soumise à la maxime des débats ou à la maxime inquisitoire, il 

incombe au recourant de motiver son appel (art. 311 al. 1 CPC), c'est-à-dire de 

démontrer le caractère erroné de la motivation attaquée. Pour satisfaire à cette exi-

gence, il ne lui suffit cependant pas de renvoyer aux moyens soulevés en première 

instance, ni de se livrer à des critiques toutes générales de la décision attaquée. Sa 

motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance d'appel puisse la 

comprendre aisément, ce qui suppose une désignation précise des passages de la 

décision que le recourant attaque et des pièces du dossier sur lesquelles repose sa 

critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1.). 

En l'espèce, interjeté dans la forme et les délais prescrits, l'appel est recevable 

sous cet angle. 

Les appelants critiquent essentiellement le jugement en ce qu'il admet la compé-

tence du Tribunal des baux et loyers. Il est partant recevable en ce qu'il est dirigé 

contre le chiffre 1 du dispositif. 

Le chiffre 2 du dispositif a par ailleurs été annulé par ordonnance du 7 février 

2014. 

1.4. La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC; HOHL, 
Procédure civile, tome II, 2010, n. 2314 et 2416; RETORNAZ, op. cit., p. 349 ss, 

n. 121).  

2. Les appelants font valoir qu'admettre la compétence du Tribunal des baux et 
loyers alors que le dénoncé n'est pas partie au contrat de bail reviendrait à rendre 

opposable à ce dernier un jugement rendu par un tribunal incompétent à son 

égard, ce qui serait constitutif d'une violation des articles 259d CO et 89 al. 1 LOJ.  

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2.1. A teneur de l'art. 78 al. 1 CPC, une partie peut dénoncer l'instance à un tiers 
lorsqu'elle estime, pour le cas où elle succomberait, qu'elle pourrait faire valoir 

des prétentions contre lui ou être l'objet de prétentions de sa part. 

La dénonciation d'instance est une invitation, faite par une partie principale à un 

tiers à la procédure, à la soutenir dans le procès (GASSER/RICKLI, Schweizerische 

Zivilprozessordnung, Kurzkommentar, 2010, n. 1 ad art. 78 CPC). 

Selon l'art. 79 al. 1 CPC, le dénoncé peut soit intervenir sans autre condition en 

faveur de la partie qui a dénoncé l'instance (litt. a), soit procéder à la place de cette 

dernière si celle-ci y consent (litt. b). 

Même lorsque le dénoncé choisit l'option de participer à la procédure, en prenant 

la place du dénonçant sur la base de l'art. 79 al. 1 litt. b CPC, il ne devient pas titu-

laire du droit litigieux (Message relatif au Code de procédure civile suisse du 

28 juin 2006, FF 2006 6897). 

La question de savoir s'il y a dans cette hypothèse une substitution de parties, 

entre le dénoncé et le dénonçant, est controversée en doctrine (cf. HALDY, Code 

de procédure civile commenté, 2011, n. 3 ad art. 79; contr. GÖKSU, in Schweize-

rische Zivilprozessordnung [ZPO], BRUNNER/GASSER/SCHWANDER [éd.], 2011, 

nos 10-11 ad art. 79 CPC; TAKEI, in Kommentar zur Schweizerischen Zivil-

prozessordnung [ZPO], SUTTER-SOMM/HASENBÖHLER/LEUENBERGER [éd.], 

2013, n° 6 ad art. 79 CPC). 

Il est par contre admis que le dénoncé qui choisit l'option d'intervenir en procédant 

à la place du dénonçant agit en son propre nom (Prozessstandschaft), mais pour le 

compte de ce dernier, en faisant valoir les droits de ce dernier qui lui sont étran-

gers (Message précité FF 2006 6897; GÖKSU, op. cit., n° 10 ad art. 79 CPC). 

Le jugement dans le procès de base (Erstprozess) sera rendu au nom du dénoncé 

et aura force de chose jugée à son égard. Ce qui est déterminant pour le jugement, 

c'est la relation entre le dénonçant et sa partie adverse. Les relations entre le 

dénoncé et la partie adverse ou entre le dénonçant et le dénoncé ne sont pas rele-

vantes (ZUBER/GROSS, in Berner Kommentar, Schweizerische Zivilprozess-

ordnung, 2012, vol. I, n° 10 ad art. 79 CPC). 

S'agissant des effets de la dénonciation, l'art. 80 CPC renvoie à l'art. 77 CPC qui 

prévoit que le résultat défavorable de la procédure pour la partie principale est op-

posable au dénoncé, sauf si l'état du procès au moment de son intervention ou les 

actes ou omissions de la partie principale l'ont empêché de faire valoir des moyens 

d'agir et de défendre (litt. a) ou si la partie principale a omis, intentionnellement 

ou par grave négligence, de faire valoir des moyens d'agir ou de défendre que l'in-

tervenant ne connaissait pas (litt. b). 

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Dans ces conditions, la force de chose jugée répercutée sur le dénoncé n'est que 

"factice". En effet, le procès de base ne dit encore rien sur les devoirs du dénoncé. 

La question de savoir s'il existe une prétention en réparation contre lui sera tran-

chée sur la base des règles matérielles correspondant au rapport de droit existant 

entre lui et le dénonçant et dans le cadre de l'éventuel procès ultérieur qui se 

jouera entre eux (GÖKSU, op. cit., nos 5-6 ad art. 80 CPC). 

2.2. Le Tribunal des baux et loyers connaît des litiges relatifs au contrat de bail à 
loyer (art. 253 à 273c CO; art. 89 al. 1 let. a LOJ). 

Lorsqu'apparaissent des défauts de la chose qui ne sont pas imputables au loca-

taire et auxquels il n'est pas tenu de remédier à ses frais ou lorsque le locataire est 

empêché d'user de la chose conformément au contrat, il peut, notamment, exiger 

du bailleur une réduction proportionnelle du loyer et des dommages et intérêts 

(art. 259a al. 1 let. b et c CO). 

2.3. En l'espèce, le procès de base oppose les intimés locataires à la bailleresse, 
contre laquelle ces derniers font valoir des prétentions en réduction de loyer et 

dommages et intérêts, fondées sur l'art. 259a CO. 

La bailleresse a dénoncé le litige aux appelants, lesquels ont accepté de procéder à 

la place de cette dernière, qui a donné son accord. Il sera dès lors constaté, à titre 

préalable, que les appelants agissent en leur propre nom, mais pour le compte et à 

la place de la bailleresse. 

Demeure déterminante pour le jugement des prétentions des locataires la relation 

entre la bailleresse et les intimés, laquelle relève du contrat de bail et, partant, de 

la compétence du Tribunal des baux et loyers. 

C'est ainsi à bon droit que les premiers juges se sont déclarés compétents pour ju-

ger de la présente cause. 

Le jugement entrepris sera par conséquent confirmé. 

3. A teneur de l'art. 22 al. 1 LaCC, il n'est pas prélevé de frais dans les causes sou-
mises à la juridiction des baux et loyers, étant rappelé que l'art. 116 al. 1 CPC 

autorise les cantons à prévoir des dispenses de frais dans d'autres litiges que ceux 

visés à l'art. 114 CPC (arrêt du Tribunal fédéral 4A_607/2012 du 21 février 2013 

consid. 2.6). 

4. Le présent arrêt, qui constitue une décision incidente, peut être porté devant le 
Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière civile, aux conditions de 

l'art. 93 LTF. 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des baux et loyers : 

Préalablement : 

Donne acte aux A______ (A______) de leur accord de procéder à la place de la 

B______ SA et de l'accord de celle-ci à ce que les A______ (A______) procèdent à sa 

place. 

Constate en conséquence que les A______ (A______) agissent en leur propre nom mais 

pour le compte de la B______ SA. 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 24 février 2014 par les A______ contre le chiffre 1 

du dispositif du jugement JTBL/58/2014 rendu le 21 janvier 2014 par le Tribunal des 

baux et loyers dans la cause C/9662/2013-6 OSD. 

Au fond : 

Confirme le chiffre 1 du dispositif de ce jugement. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions d'appel. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN et Monsieur Ivo BUETTI, 

juges; Madame Laurence CRUCHON et Monsieur Serge PATEK, juges assesseurs; 

Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Maïté VALENTE 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 15'000 fr. 

(cf. consid. 1.2).