# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e0412064-a81a-537c-8175-fbdf13c739b1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-11-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 10.11.2022 A/3238/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3238-2022_2022-11-10.pdf

## Full Text

Siégeant : Philippe KNUPFER, Président ; Toni KERELEZOV et Monique STOLLER 
FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3238/2022 ATAS/982/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 10 novembre 2022 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée c/o Madame B______, à GENÈVE 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

  

https://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/982/2022

 
 
 

 

A/3238/2022 

- 2/4 - 

 

Attendu en fait que par décision du 6 septembre 2022, l’office de l’assurance-
invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI ou l’intimé) a rendu une décision 
par laquelle il rejetait la demande de prestations AI déposée par Madame 
A______ (ci-après : l’assurée ou la recourante), née en ______ 1990 et travaillant 
à un taux de 80%, au motif que sa capacité de travail était de 80% dans une 
activité adaptée et que, par ailleurs, des mesures professionnelles n’avaient pas 
lieu d’être au vu de la situation ; 

Que par courrier déposé au guichet du greffe de la chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre de céans), le 5 octobre 2022, 
l’assurée a interjeté recours contre la décision du 6 septembre 2022 en invoquant 
des troubles rhumatologiques et psychiques restreignant sa capacité de travail ;  

Que par réponse du 1er novembre 2022, l’intimé a admis que, selon l’avis médical 
de son service médical régional daté du même jour, sur le plan rhumatologique 
pur et en présence d’un trouble somatoforme douloureux, il n’était pas possible de 
conclure en une capacité de travail entière et qu'il fallait encore préciser les 
diagnostics psychiatriques ainsi que les indicateurs jurisprudentiels de gravité, 
afin de se positionner clairement sur la capacité de travail résiduelle. Pour ce faire, 
une expertise bi-disciplinaire de rhumatologie et de psychiatrie était nécessaire ; 

Que dans ces conditions, l’OAI annulait sa décision et concluait au renvoi du 
dossier pour instruction médicale complémentaire ; 

Considérant en droit que conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur 
l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi 
fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20) ; 

Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ; 

Que l'intimé a annulé la décision querellée afin de procéder à une instruction 
complémentaire, sous la forme d’une expertise bi-disciplinaire de l’assurée et a 
demandé le renvoi du dossier ; 

Que selon la jurisprudence de la chambre de céans (ATAS/393/2021), il convient 
de donner une interprétation large à la notion de préavis ou réponse au sens des 
art. 53 al. 3 LPGA et 58 al. 1 de la loi fédérale sur la procédure administrative du 
20 décembre 1968 (PA - RS 172.021) ; que l’intimé peut donc reconsidérer sa 
décision postérieurement à son préavis, dans le cadre d’un échange d’écritures 
ordonné par la chambre de céans ; 

Que la chambre de céans constate qu’à teneur du dossier, le renvoi à l’OAI afin 
d’ordonner une expertise bi-disciplinaire se justifie et est conforme au droit ; que 
le respect du principe de la célérité ne s’y oppose pas ; 

 
 
 

 

A/3238/2022 

- 3/4 - 

Qu’il convient d’en prendre acte et de renvoyer le dossier à l’intimé afin qu’il 
reprenne l’instruction médicale du cas de l’assurée et rende une nouvelle 
décision ; 

Que la recourante n’étant pas représentée par un avocat et n’ayant pas allégué ou 
démontré avoir déployé des efforts dépassant la mesure de ce que tout un chacun 
consacre à la gestion courante de ses affaires, n'a pas droit à des dépens ; 

Que par ailleurs, au vu de la décision de l’OAI, la chambre de céans renoncera à 
le condamner aux frais. 

  

 
 
 

 

A/3238/2022 

- 4/4 - 

PAR CES MOTIFS, 
LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Donne acte à l’intimé qu’il annule sa décision du 6 septembre 2022.  

2. Renvoie la cause à l’intimé aux fins de reprendre l’instruction et de mettre en 
place une expertise bi-disciplinaire rhumatologique et psychiatrique de l’assurée. 

3. Raye la cause du rôle. 

4. Renonce à percevoir l'émolument. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral, du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit 
indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du 
recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie 
postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt 
et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, 
doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Véronique SERAIN 

 Le président 
 
 
 
 

Philippe KNUPFER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le