# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3639c6d4-017c-5ee1-859f-09185a825d89
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-01-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.01.2015 A/2886/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2886-2014_2015-01-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2886/2014 ATAS/39/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 20 janvier 2015 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à COLLONGE-BELLERIVE recourante 

 

contre 

SERVICE DE L'ASSURANCE-MALADIE, sis route de Frontenex 
62, GENÈVE 

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

A/2886/2014 

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EN FAIT 

1. Par courrier du 22 avril 2014, le Service de l’assurance-maladie (ci-après SAM) a 
invité Madame A______, de nationalité suisse, domiciliée à Genève depuis le 1er 
janvier 2014, à conclure un contrat d’assurance-maladie avec un assureur suisse 
dans les meilleurs délais pour elle-même et son fils, B______, né le ______ 1997, 
considérant que l’assurance GENERALI auprès de laquelle elle était assurée, ne 
figurait pas parmi les assureurs-maladie admis en Suisse. Un délai était imparti à 
l’intéressée au 31 mai 2014 pour ce faire, à défaut de quoi, le SAM procéderait à 
son affiliation d’office. 

2. Par courrier du 5 mai 2014, l’intéressée a informé le SAM qu’elle s’était déjà 
acquittée de la prime d’assurance jusqu’au 31 janvier 2015 pour elle-même et son 
fils auprès de GENERALI et que cet assureur attestait que tous bénéficiaient d’une 
couverture d’assurance-maladie et accident équivalente aux exigences posées par 
l’OAMal. Elle a par ailleurs indiqué que sa fille, C______, majeure, également 
assurée par GENERALI, avait obtenu du SAM une dispense.  

3. Par décision du 13 mai 2014, le SAM a confirmé son courrier du 22 avril 2014. 

4. L’intéressée a contesté ladite décision le 26 mai 2014, soulignant qu’une affiliation 
obligatoire pour son fils et elle-même reviendrait à un double assujettissement. Elle 
conclut dès lors à l’annulation de la décision afin qu’elle soit dispensée, elle et son 
fils, de l’obligation de s’assurer en Suisse, en tout cas jusqu’au 31 janvier 2015.  

5. Le 18 juin 2014, le SAM a procédé à l’affiliation d’office de l’intéressée et de son 
fils auprès de MUTUEL ASSURANCE MALADIE SA.  

6. Le 3 juillet 2014, l’intéressée a indiqué « refuser toute affiliation qui devrait 
prendre effet au 1er juin 2014 auprès d’une assurance comme la MUTUEL 
ASSURANCE MALADIE ou une autre compagnie, car nous sommes pleinement 
et très bien assurés par la GENERALI ». 

7. Par décision du 12 août 2014, le SAM a rejeté l’opposition, et rappelé l’obligation 
de s’assurer en Suisse à l’assurance obligatoire des soins et les exceptions à cette 
obligation. Il confirme que les exigences posées par l’art. 2 al. 4 et 7 OAMal ne 
sont pas réunies dans le cas de l’intéressée et de son fils, et laisse le soin à celle-ci 
de contacter GENERALI afin de trouver un éventuel arrangement pour le 
remboursement de ses primes jusqu’au 31 janvier 2015.  

8. L’intéressée a interjeté recours le 10 septembre 2014 directement auprès du SAM. 
Celui-ci a transmis ce courrier à la chambre de céans comme objet de sa 
compétence le 23 septembre 2014. 

Le recours a été enregistré sous le numéro de cause A/2886/2014. 

9. Dans sa réponse du 20 octobre 2014, le SAM a conclu au rejet du recours. 

10. Dans sa réplique du 12 novembre 2014, l’intéressée a répété que le contrat conclu 
avec GENERALI France l’assurait elle et son fils jusqu’au 31 janvier 2015 à 100% 

 
 
 

 

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pour les visites médicales, soins et médications prises dans des pharmacies en 
Suisse, de sorte qu’elle bénéficiait bien d’une assurance-maladie qui « me couvre 
en Suisse », ce jusqu’à fin janvier 2015. 

11. Dans sa duplique du 3 décembre 2014, le SAM admet que la recourante a conclu 
une assurance privée en France auprès de GENERALI, mais souligne que cette 
dernière ne figure pas parmi la liste des assureurs admis par l’Office fédéral de la 
santé publique à pratiquer l’assurance-maladie obligatoire des soins dans le canton 
de Genève, de sorte que la recourante ne peut pas choisir cette assurance. Elle 
persiste dès lors dans sa position. 

12. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal - RS 832.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les dispositions de la LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, sont applicables 
à l’assurance-maladie, à moins que la LAMal n’y déroge expressément.   

3. Interjeté en temps utile devant le tribunal compétent, le recours est recevable (art. 
56, 58 et 60 LPGA).  

4. Le litige porte sur le droit du SAM de refuser de dispenser la recourante de 
l'obligation d'être affiliée à l'assurance-maladie pour l'assurance obligatoire des 
soins. 

5. Un des buts principaux de la LAMal est de rendre l'assurance-maladie obligatoire 
pour l'ensemble de la population en Suisse. Aussi bien l'art. 3 al. 1 LAMal pose-t-il 
le principe de l'obligation d'assurance pour toute personne domiciliée en Suisse 
(ATF 126 V 268 consid. 3b et les références, cf. aussi 129 V 161 consid. 2.1). Le 
domicile qui fonde l'obligation d'assurance, selon l'art. 3 al. 1 LAMal, est défini aux 
art. 23 à 26 du code civil (CC) (cf. art. 1 al. 1 de l'ordonnance sur l'assurance-
maladie du 27 juin 1995 - OAMal; ATF 129 V 78 consid. 4.2). 

6. En l'espèce, il n'est pas contesté que l'intéressée est son fils sont domiciliés à 
Genève depuis le 1er janvier 2014. 

7. L'art. 3 al. 2 LAMal délègue cependant la compétence au Conseil fédéral d'excepter 
de l'assurance obligatoire certaines catégories de personnes. Au regard du but de 
solidarité fixé par le législateur, les exceptions à l'obligation de s'assurer doivent 
être interprétées de manière stricte (ATF 129 V 77 consid. 4.2 p. 78; voir aussi ATF 
132 V 310 consid. 8.3). 

 
 
 

 

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Aux termes de l'art 2 OAMal, 

« 1 Sont exceptés de l'obligation de s'assurer : 

a. les agents de la Confédération, en exercice ou retraités, qui sont soumis à 
l'assurance militaire en vertu de l'art. 1a, al. 1, let. b, ch. 1 à 7, et de l'art. 2 de la loi 
fédérale du 19 juin 1992 sur l'assurance militaire (LAM); 

b. les personnes qui séjournent en Suisse dans le seul but de suivre un traitement 
médical ou une cure; 

c. les personnes qui, en vertu de l'Accord sur la libre circulation des personnes et de 
son annexe II, de l'Accord AELE, de son annexe K et de l'appendice de l'annexe K 
ou d'une convention sur la sécurité sociale, sont soumises aux dispositions légales 
d'un autre Etat parce qu'elles exercent une activité lucrative dans cet Etat; 

d. les personnes qui, parce qu'elles perçoivent une prestation d'une assurance-
chômage étrangère en vertu de l'Accord sur la libre circulation des personnes et de 
son annexe II ou de l'Accord AELE, de son annexe K et de l'appendice 2 de 
l'annexe K, sont assujetties aux dispositions légales d'un autre Etat; 

e. les personnes qui n'ont pas droit à une rente suisse, mais qui, en vertu de l'Accord 
sur la libre circulation des personnes et de son annexe II, ont droit à une rente d'un 
Etat membre de l'Union européenne ou qui, en vertu de l'Accord AELE, de son 
annexe K et de l'appendice 2 de l'annexe K, ont droit à une rente islandaise ou 
norvégienne; 

f. les personnes qui sont assurées en tant que membres de la famille des personnes 
mentionnées aux let. c, d ou e, auprès de l'assurance-maladie étrangère de ces 
dernières et qui soit ont droit à l'entraide en matière de prestations, soit bénéficient 
d'une couverture équivalente pour les traitements en Suisse; 

g. les personnes qui sont assurées en tant que membres de la famille de personnes 
auprès de l'assurance-maladie étrangère de ces dernières et qui ont droit à l'entraide 
en matière de prestations. 
2 Sont exceptées sur requête les personnes qui sont obligatoirement assurées contre 
la maladie en vertu du droit d'un Etat avec lequel il n'existe pas de réglementation 
sur la délimitation de l'obligation de s'assurer, dans la mesure où l'assujettissement 
à l'assurance suisse signifierait une double charge et pour autant qu'elles bénéficient 
d'une couverture d'assurance équivalente pour les traitements en Suisse. La requête 
doit être accompagnée d'une attestation écrite de l'organisme étranger compétent 
donnant tous les renseignements nécessaires. 
3 … 
4 Sont exceptées sur requête les personnes qui séjournent en Suisse dans le cadre 
d'une formation ou d'un perfectionnement, telles que les étudiants, les écoliers et les 
stagiaires, ainsi que les membres de leur famille au sens de l'art. 3, al. 2, qui les 
accompagnent, pour autant que, pendant toute la durée de validité de l'exception, ils 

 
 
 

 

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bénéficient d'une couverture d'assurance équivalente pour les traitements en Suisse. 
La requête doit être accompagnée d'une attestation écrite de l'organisme étranger 
compétent donnant tous les renseignements nécessaires. L'autorité cantonale 
compétente peut excepter ces personnes de l'obligation de s'assurer pour trois 
années au plus. Sur requête, l'exception peut être prolongée pour trois autres années 
au plus. L'intéressé ne peut revenir sur l'exception ou la renonciation à une 
exception sans raisons particulières. 
4bis … 
5 Sont exceptés sur requête les travailleurs détachés en Suisse qui sont exemptés de 
l'obligation de payer les cotisations de l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
suisse (AVS/AI) en vertu d'une convention internationale de sécurité sociale, ainsi 
que les membres de leur famille au sens de l'art. 3, al. 2, lorsque leur employeur 
s'engage à ce que, pendant toute la durée de validité de l'exception, au moins les 
prestations prévues par la LAMal soient assurées pour les traitements en Suisse. 
Cette disposition est applicable par analogie aux autres personnes exemptées de 
l'obligation de payer des cotisations de l'AVS/AI par une autorisation 
exceptionnelle prévue dans une convention internationale en cas de séjour 
temporaire en Suisse. L'intéressé ou son employeur ne peut revenir sur l'exception 
ou la renonciation à une exception. 
6 Sont exceptées sur requête les personnes qui résident dans un Etat membre de 
l'Union européenne, pour autant qu'elles puissent être exceptées de l'obligation de 
s'assurer en vertu de l'Accord sur la libre circulation des personnes et de son annexe 
II et qu'elles prouvent qu'elles bénéficient dans l'Etat de résidence et lors d'un séjour 
dans un autre Etat membre de l'Union européenne et en Suisse d'une couverture en 
cas de maladie. 
7 Sont exceptées sur requête les personnes qui disposent d'une autorisation de séjour 
pour personnes sans activité lucrative conformément à l'Accord sur la libre 
circulation des personnes et à l'Accord AELE, pour autant que, pendant toute la 
durée de validité de l'exception, elles bénéficient d'une couverture d'assurance 
équivalente pour les traitements en Suisse. La requête doit être accompagnée d'une 
attestation écrite de l'organisme étranger compétent donnant tous les 
renseignements nécessaires. L'intéressé ne peut revenir sur l'exception ou la 
renonciation à une exception sans raisons particulières. 
8 Sont exceptées sur requête les personnes dont l'adhésion à l'assurance suisse 
engendrerait une nette dégradation de la protection d'assurance ou de la couverture 
des frais et qui, en raison de leur âge et/ou de leur état de santé, ne pourraient pas 
conclure une assurance complémentaire ayant la même étendue ou ne pourraient le 
faire qu'à des conditions difficilement acceptables. La requête doit être 
accompagnée d'une attestation écrite de l'organisme étranger compétent donnant 
tous les renseignements nécessaires. L'intéressé ne peut revenir sur l'exception ou la 
renonciation à une exception sans raisons particulières ». 

 
 
 

 

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Conformément à l'art. 5 LAMal (début et fin de la couverture d'assurance), lorsque 
l'affiliation a lieu dans les délais prévus à l'art. 3 al. 1, l'assurance déploie ses effets 
dès la naissance ou la prise de domicile en Suisse. 

Les cantons veillent au respect de l’obligation de s’assurer. L’autorité désignée par 
le canton affilie d’office toute personne tenue de s’assurer qui n’a pas donné suite à 
cette obligation en temps utile. L’affiliation d’office est annulée si elle se révèle 
injustifiée. L’assuré en supporte les frais s’il est en faute (art. 6 LAMal). 

L’art. 4 al. 1 LaLAMal précise qu’à Genève, le SAM contrôle l’affiliation des 
assujettis. Celui-ci statue également sur les exceptions à l’obligation d’assurance 
(art. 5 LaLAMal). Le département de l’action sociale et de la santé, soit pour lui le 
SAM, est chargé de l’exécution de la loi (art. 1 al. 1 du règlement d’exécution de la 
loi d’application de la loi fédérale sur l’assurance-maladie du 15 décembre 1997).  

8. En l'espèce, l'intéressée bénéficie certes d’une couverture d’assurance pour les 
traitements en Suisse auprès de GENERALI, elle n'est toutefois pas obligatoirement 
assurée contre la maladie en vertu du droit d'un Etat avec lequel il n'existe pas de 
réglementation sur la délimitation de l'obligation de s'assurer, mais en raison de son 
domicile à Genève, de sorte que l’art. 2 al. 2 OAMal ne saurait s’appliquer. 
GENERALI n’est au surplus pas un assureur-maladie admis en Suisse. Elle ne 
séjourne pas non plus en Suisse dans le cadre d’une formation ou d’un 
perfectionnement (art. 2 al. 4 OAMal) et ne dispose pas d'une autorisation de séjour 
pour personnes sans activité lucrative conformément à l'Accord sur la libre 
circulation des personnes et à l'Accord AELE (art. 1 al. 7 OAMal). 

Force est ainsi de constater que l’intéressée et son fils ne sauraient être dispensés de 
l’obligation de s’assurer en Suisse. La décision d’affiliation d’office auprès de 
MUTUEL ASSURANCE MALADIE SA ne peut en conséquence être que 
confirmée. Aussi le recours est-il rejeté. 

 

 

 
 
 

 

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- 7/7 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral, du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le