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**Case Identifier:** 3a528662-7185-5c59-b3f2-2102e7d29ae5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-07-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 08.07.2019 C/27728/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-27728-2018_2019-07-08.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 18.07.2019. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/27728/2018 ACJC/1048/2019 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 8 JUILLET 2019 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant contre un jugement rendu par la 
16ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 25 mars 2019, 

comparant en personne, 

et 

B______ SA, représentée par Me C______, agent d'affaires breveté, ______, intimée, 
comparant en personne. 

 

 

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C/27728/2018 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/4509/2019 du 25 mars 2019, reçu par les parties le 8 avril 
2019, le Tribunal a prononcé la mainlevée provisoire de l'opposition formée au 

commandement de payer poursuite n° 1______ notifié par B______ SA à 

A______ (ch. 1 du dispositif) et a condamné ce dernier à payer 400 fr. à titre de 

frais judiciaires à sa partie adverse (ch. 2 et 3). 

B. a. Par acte déposé au Tribunal le 16 avril 2019 et transmis par ce dernier à la 
Cour, A______ a formé recours contre ce jugement. Il a conclu à ce que la Cour 

revoie le jugement précité, faisant valoir que "les dettes revendiquées par le 

créancier" n'avaient "pas été produites dans la masse en faillite à l'Office des 

faillites". Il a précisé que, par jugement du ______ 2018, le Tribunal avait 

prononcé la clôture de sa faillite et procédé à la radiation de son entreprise. 

b. Un délai au 31 mai 2019 a été imparti à B______ SA pour répondre au recours. 
La réponse a été expédiée par poste le 4 juin 2019. 

c. Le 2 juin 2019, A______ a déposé une écriture, persistant dans ses conclusions. 

d. Les parties ont été informées le 7 juin 2019 de ce que la cause était gardée à 
juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. Le 31 octobre 2018, B______ SA a fait notifier à A______ un commandement 
de payer poursuite n° 1______ portant sur 31'243 fr. 65 au titre de montant dû 

selon acte de défaut de biens poursuite n° 2______ délivré le 18 septembre 2018, 

plus 1'000 fr. de frais. 

 Il a été formé opposition à ce commandement de payer. 

 b. Le 27 novembre 2018, B______ SA a requis la mainlevée provisoire de 
l'opposition. Elle a notamment déposé une copie de l'acte de défaut de biens après 

saisie précité. Il ressort de ce document que cet acte remplace un précédent acte de 

défaut de biens délivré le 11 mai 2017. 

c. Aucune des parties n'était présente ou représentée à l'audience du Tribunal du 
25 mars 2019, à l'issue de laquelle la cause a été gardée à juger. 

d. Il ressort du Registre du commerce de Genève que A______ a exploité en 
raison individuelle deux entreprises, l'une sous la raison sociale "D______, 

titulaire A______ entrepreneur charpentier-menuisier" et l'autre sous la raison 

sociale "Menuiserie-charpente, A______". 

- 3/5 - 

 

C/27728/2018 

La faillite de A______ a été prononcée le ______ 2018 et clôturée le ______ 

2018, ce qui a entraîné la radiation des deux inscriptions susmentionnées le 

______ 2018. 

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 

sommaire. 

 En l'espèce le recours a été interjeté dans le délai et selon les formes prévus par la 

loi, de sorte qu'il est recevable.  

 1.2 La réponse déposée par l'intimée est par contre irrecevable, puisqu'elle a été 
expédiée le 4 juin 2019, soit après l'expiration du délai au 31 mai 2019 fixé par la 

Cour. 

 Il en va de même de l'écriture du recourant du 2 juin 2019, qui au demeurant ne 
contient aucun élément pertinent pour la solution du litige. 

1.3 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits  

(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 

un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 

formulés et motivés par la partie recourante (HOHL, Procédure civile, Tome II, 

2
ème

 édition, Berne, 2010, n° 2307). 

Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 lit. a 

a contrario et 58 al. 1 CPC). 

1.4 Les conclusions, allégations de fait et preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC).  

2. Le recourant fait valoir que le jugement doit être revu au motif que la créance dont 
se prévaut l'intimée n'a pas été produite dans sa faillite clôturée le ______ 2018. 

2.1 Selon l'art. 82 al. 1 LP, le créancier dont la poursuite se fonde sur une 
reconnaissance de dette constatée par acte authentique ou sous seing privé peut 

requérir la mainlevée provisoire. 

- 4/5 - 

 

C/27728/2018 

L'acte de défaut de biens après saisie vaut reconnaissance de dette au sens de 

l'art. 82 LP (art. 149 al. 2 LP). 

2.2 En l'espèce, l'allégué sur lequel le recourant fonde son recours n'a pas été 
formulé devant le Tribunal, de sorte qu'il est irrecevable en application de 

l'art. 326 al. 1 CPC. 

En tout état de cause, le recourant n'indique pas pour quel motif cet élément ferait 

obstacle au prononcé de la mainlevée provisoire de l'opposition. 

En effet, un acte de défaut de biens après saisie vaut reconnaissance de dette au 

sens de l'art. 82 al. 1 LP, de sorte que c'est à juste titre que le Tribunal a prononcé 

la mainlevée de l'opposition. 

Le jugement querellé doit par conséquent être confirmé. 

3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais judiciaires du recours, 
arrêtés à 600 fr. et compensés avec l'avance versée par ses soins, acquise à l'Etat 

de Genève (art. 106 al. 1 CPC, 48 et 61 OELP). 

 Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens à l'intimée puisqu'elle n'en a pas requis, étant 

rappelé que la réponse au recours a été déposée tardivement. 

* * * * * 

- 5/5 - 

 

C/27728/2018 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/4509/2019 

rendu le 25 mars 2019 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/27728/2018-16 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Met à charge de A______ les frais judiciaires de recours, arrêtés à 600 fr. et compensés 

avec l'avance versée, acquise à l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN, Madame Fabienne 

GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, 

greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.