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**Case Identifier:** f67315c5-43b6-5a7e-ae7e-9f23d0fb443f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-05-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 22.05.2008 A/792/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-792-2008_2008-05-22.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

 

A/792/2008-CRUNI ACOM/64/2008  

DÉCISION 

DE 

LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ 

du 22 mai 2008 

 

dans la cause 

 

 

Madame G______ 
 
 

contre 
 
 
UNIVERSITÉ DE GENÈVE 
 
 
et 
 
 
DIVISION ADMINISTRATIVE ET SOCIALE DES ÉTUDIANTS 
 
 
 
 (exmatriculation)

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A/792/2008 

EN FAIT 

1.  Depuis octobre 2005, Madame G______ est immatriculée au sein de 
l'Université de Genève en faculté des sciences économiques et sociales (ci-après : 
SES) pour y suivre les enseignements du baccalauréat universitaire en relations 
internationales. Lors des sessions de mars et juillet 2006, elle a présenté des 
examens et réussi la première partie de ce baccalauréat. 

2.  Au cours de l'année académique 2006-2007, elle a commencé la deuxième 
partie dudit baccalauréat et présenté des examens lors des sessions de mars et 
juillet 2007. Elle a réussi certains d'entre eux. A l'issue de la session de septembre 
2007, elle a été exclue de la faculté par décision du 21 septembre 2007. Elle ne 
s'était en effet présentée à aucun des examens pour lesquels elle était inscrite à 
cette session-ci et n'avait ainsi pas obtenu le minimum de trente crédits exigé en 
application de l'article 24 chiffre 1 lettre a du règlement d'études du baccalauréat 
universitaire 2005 auquel elle était soumise. 

3.  Cette décision est entrée en force faute d'opposition. 

4.  Par décision du 4 décembre 2007, la division administrative et sociale des 
étudiants (ci-après : DASE) a prononcé l'exmatriculation de l'étudiante au vu de la 
décision précitée d'élimination. La décision d'exmatriculation était susceptible 
d'opposition dans les trente jours. 

5.  Par courrier daté du 17 décembre 2007, posté à une date inconnue et 
réceptionné le 4 janvier 2008, Mme G______ a formé opposition à la décision 
d'exmatriculation. Elle alléguait avoir écrit au doyen de la faculté des SES en 
juillet 2007, pour l'informer qu'elle allait effectuer un stage auprès de l'ambassade 
d'Allemagne au Népal. Elle serait absente jusqu'à mi-novembre et demandait à 
être excusée pour la session extraordinaire de septembre 2007, souhaitant prendre  
un congé d’un semestre pour "l’automne 2007-2008". 

  Cette lettre n'étant apparemment pas arrivée en mains de son destinataire, 
elle demandait à pouvoir bénéficier de ce congé puis à être réadmise au printemps 
2008. 

  Etait jointe une attestation de l'ambassade d'Allemagne certifiant que 
Mme G______ avait effectué un stage dans l'ambassade de ce pays à Katmandou 
du 1er juillet au 28 septembre 2007. 

  Dans son opposition, l'étudiante relevait également qu'elle avait commencé 
une thérapie psychologique à cause de divers problèmes personnels. Elle joignait 
une attestation, datée du 17 décembre 2007, établie par une psychologue, selon 
laquelle Mme G______ était suivie par elle depuis plusieurs mois. L’étudiante 

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présentait des symptômes dépressifs, tels que troubles de sommeil, diminution de 
plaisir et d'intérêt "porté à l'envenimement, fatigue, difficulté de se concentrer et 
prendre des décisions, dévaluation de soi, préoccupation avec la mort. Les 
symptômes de Mme G______ étaient si forts qu'ils lui empêchaient de mener une 
vie normale, particulièrement au niveau de ses études". Et la thérapeute 
poursuivait en ces termes : "Je pense qu'il serait utile pour Mme G______ de 
prendre une pause dans ses études afin de lui permettre de complètement se 
remettre de sa fatigue mentale et physique, ceci dans le but plus longue terme de 
lui assurer les meilleures conditions pour bien mener et terminer ses études". 

6.  Parallèlement et aux termes d'un courrier daté du 17 décembre 2007 
également, Mme G______ a écrit au doyen de la faculté des SES en réitérant sa 
demande. 

7.  Le 14 janvier 2008, le doyen a répondu à l'étudiante que l'opposition qu'elle 
avait formulée à l'encontre de la décision d'exmatriculation serait traitée par le 
service compétent. 

8.  Par décision du 17 janvier 2008, le chef de la DASE a rejeté l'opposition. 

  La décision d'élimination était devenue définitive et l'exmatriculation 
prononcée le 4 décembre 2007 n'était que la conséquence de cette décision 
précédente. Les motifs d'ordre médical invoqués par l'étudiante auraient dû être 
allégués à l'appui de l'opposition contre la décision d'élimination. 

  Le rejet de cette opposition était susceptible de recours dans les trente jours 
auprès de la Commission de recours de l'université (ci-après  : CRUNI), pour 
adresse Tribunal administratif, rue des Chaudronniers numéro 3. 

9.  Se fiant à cette adresse, Mme G______ a posté le 12 février 2008 un recours 
à l'intention de la CRUNI. Ce pli n'a pas été distribué au motif que le délai de 
réexpédition était expiré. Il a été retourné à l'expéditeur qui l'a envoyé à l'adresse 
du Tribunal administratif, en vigueur depuis le 1er août 2003, soit à la rue du 
Mont-Blanc numéro 18. 

  En substance, l'étudiante faisait valoir qu'elle avait reçu la décision 
d'exmatriculation du 4 décembre 2007. Elle s'y était opposée par deux courriers du 
17 décembre 2007, l'un adressé à la DASE, l'autre au doyen de la faculté des SES. 
Le refus de la DASE du 17 janvier 2008 ne comportait aucune explication ni prise 
en compte de sa motivation. 

  Elle était partie à mi-juin 2007 au Népal pour un stage à l'ambassade 
d'Allemagne qui s’était terminé en octobre 2007. Un des conseillers aux études de 
la faculté des SES lui avait indiqué qu'elle disposait de quatre tentatives pour 
réussir chaque examen et qu'elle pouvait s'excuser pour les examens "ou justement 
ne pas attendre". Elle avait ainsi écrit une lettre du Népal le 15 juillet 2007 en 

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demandant à être excusée pour la session de septembre 2007 puisqu'elle ne 
revenait en Europe qu'à fin novembre 2007. 

  Elle comprenait que cette lettre du 15 juillet 2007 n'était apparemment pas 
parvenue à destination et se disait désolée d'avoir écrit ce courrier important d'un 
pays instable comme le Népal " mais à cause de stress psychique et des problèmes 
psychologique ne pas encore resolues", elle n’avait pas pu contacter l'Université 
de Genève avant son départ. Elle ne pouvait accepter d'être exclue de la faculté 
des SES pour avoir suivi le mauvais conseil du conseiller aux études. Elle 
souhaitait conserver toutes ses notes d'avant la session extraordinaire, ses notes 
étant "dans la marge des 18 crédites entre les notes 3 et 4 (voir article 23.2 du 
règlement d'étude en RI de 2005)".  

  Au printemps 2007, elle avait commencé une thérapie psychologique et sa 
thérapeute pouvait attester que des raisons psychiques l'avaient préoccupée dès 
l'année passée de s'investir dans ses études à 100%. Elle souhaitait continuer et 
finir ses études à l'Université de Genève, valider tous ses cours, quitter librement 
l'Université de Genève et finir ses études dans une autre université. 

10.  Le 8 avril 2008, l'Université a conclu au rejet du recours. 

  L’étudiante n’avait obtenu que neuf des trente crédits requis par l'article 24 
alinéa 1 lettre a du règlement à l'issue de la session extraordinaire, soit celle 
d'août-septembre 2007. Elle avait ainsi été éliminée par décision du 21 septembre 
2007 et cette décision était devenue définitive faute d'opposition. L'étudiante 
n'avait pas demandé à s'inscrire dans une autre faculté et c'était à juste titre que la 
DASE avait prononcé l'exmatriculation par décision du 4 décembre 2007. Or, la 
décision d'élimination du 21 septembre 2007 avait été envoyée à l'étudiante par pli 
recommandé à son adresse à l'avenue du Mail à Genève. Ce courrier spécifiait que 
l'élimination de la faculté entraînait l'exmatriculation dans un délai de trois mois, 
sauf si l'étudiante avait été admise entre temps dans une autre subdivision. 

  Quant aux motifs invoqués par Mme G______ dans son recours du 
12 février 2008, soit ceux contenus dans ses courriers des 15 juillet et 17 
décembre 2007, l'étudiante aurait dû les faire valoir à l'encontre de la décision 
d'élimination de la faculté, alors que la présente cause ne concernait que la 
décision d'exmatriculation. En conséquence, le recours devait être rejeté. 

11.  La vice-présidente de la CRUNI a écrit à l'Université afin de savoir si la 
décision du 21 septembre 2007 précitée, intitulée relevé de notation de la session 
d'été 2007, constituant la décision d'exclusion de la faculté, avait été réceptionnée 
par Mme G______ et si oui, à quelle date. 

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12.  Après avoir effectué une recherche auprès de La Poste, l'Université a 
répondu le 8 mai 2008 que ce pli avait été distribué le 24 septembre 2007 à 11h38 
au domicile de la destinataire. 

13.  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Dirigé contre la décision sur opposition du 17 janvier 2008 et posté le 12 
février 2008, le recours de Mme G______ a été interjeté dans le délai légal et la 
forme prescrite auprès de l’autorité compétente, (art. 62 de la loi sur l’université 
du 26 mai 1973 - LU – C 1 30 ; art. 90 du règlement de l’université du 
7 septembre 1988 - RU – C 1 30.06 ; art. 26 et 27 du règlement interne relatif aux 
procédures d’opposition et de recours du 25 février 1977 - RIOR). 

2.  La recevabilité de ce recours souffrira de rester ouverte, la question pouvant 
en effet se poser de savoir si la décision d'exmatriculation prise le 4 décembre 
2007, qui constitue en fait une décision d'exécution de la décision d'élimination du 
21 septembre 2007, était susceptible ou non d'opposition par application de 
l'article 59 lettre b de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 
(LPA - E 5 10 ; ACOM/8/2008 du 30 janvier 2008). En tout état, la décision 
d'élimination du 21 septembre 2007, distribuée au domicile de l'intéressée le 
24 septembre 2007, est devenue définitive faute d'opposition. 

  Par le présent recours, Mme G______ tente en fait de revenir sur les motifs 
qui ont conduit à cette décision d'élimination, celle-ci étant inéluctable puisqu’à 
l'issue de la session extraordinaire de septembre 2007, l’étudiante ne totalisait que 
neuf sur les trente crédits requis, en application de l'article 24 alinéa 1 lettre a du 
règlement. Les motifs de nature médicale ou psychologique qu'elle invoque 
auraient dû l'être à l'encontre de la décision d'élimination, mais ils ne peuvent plus 
l'être à ce stade de la procédure. 

3.  Il résulte également des pièces produites que depuis le premier juillet 2007 
et jusqu'au 28 septembre 2007 selon l’attestation de l’ambassade d’Allemagne, 
voire de mi-juin à fin novembre 2007 si l'on en croit les allégués de la recourante, 
celle-ci se trouvait au Népal. Sachant qu'elle allait s'absenter pour une longue 
période et devant s'attendre à recevoir des décisions de la part de l'Université, 
suite à son courrier du 15 juillet 2007, il lui incombait de prendre les dispositions 
nécessaires pour désigner un mandataire susceptible de gérer ses affaires en son 
absence. En effet, de jurisprudence constante, celui qui, pendant la durée d'une 
procédure s'absente du lieu qu'il a communiqué aux autorités comme étant son 
adresse, sans veiller à faire suivre son courrier ou annoncer aux autorités une 
nouvelle adresse ou encore désigner un représentant, au moins pour la durée de 
son absence, est réputé pouvoir être atteint à l'adresse connue jusque-là par les 

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autorités. Ce qui est déterminant à cet égard, est de savoir si l'intéressé devait 
s'attendre avec une certaine vraisemblance à la notification d'un acte officiel 
durant son absence (ATF 119 V 89 consid. 4a. aa, p. 94 ; arrêt du Tribunal fédéral 
pp. 296/2001 du 20 mars 2002), le lien d'instance obligeant les parties à se 
comporter selon le principe de la bonne foi, notamment en veillant à ce que les 
décisions puissent leur être communiquées. 

4.  En l'espèce, la recourante n'allègue pas ne pas avoir reçu la décision 
d'élimination. Elle indique avoir écrit le 15 juillet 2007 à la faculté, mais ce 
courrier n'a manifestement pas été réceptionné par l'intimée et la recourante n'en 
produit pas copie. Elle n’était donc pas excusée pour la session de septembre 
2007. Quant à ses courriers du 17 décembre 2007, ils visaient la décision 
d'exmatriculation du 4 décembre 2007 et ne permettent pas davantage de remettre 
en cause la décision d'élimination du 21 septembre 2007. 

5.  En tous points mal fondé, le recours sera rejeté 

  Vu la nature du litige aucun émolument ne sera perçu (art. 33 RIOR). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS, 

LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ 

rejette, dans la mesure où il est recevable, le recours interjeté par Madame G______ le 
12 février 2008 contre la décision sur opposition de la division administrative et sociale 
des étudiants du 17 janvier 2008 ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument ; 

dit que, conformément aux articles 82 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans 
les trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du 
recours en matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 
motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il 
doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’article 42 LTF. La présente décision et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être jointes à 
l’envoi ; 

communique la présente décision à Madame G______, à la division administrative et 
sociale des étudiants, au service juridique de l’université, ainsi qu’au département de 
l’instruction publique. 

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Siégeants : Madame Hurni, vice-présidente ;  
Messieurs Schulthess et Bernard, membres 

Au nom de la commission de recours de l’université : 

la greffière :  
 
 
 

C. Barnaoui 

 la vice-présidente :  
 
 
 

E. Hurni 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :