# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6897aade-46e5-5270-a9ae-42cb578bac04
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2022-02-16
**Language:** fr
**Title:** Eidgenössischer Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragter (EDÖB) Empfehlungen nach BGÖ 16.02.2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_EDOEB/CH_EDÖB_006_Recommandation-du-16_2022-02-16.pdf

## Full Text

Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence 
PFPDT 

 

 Feldeggweg 1, 3003 Berne 
Tél. 058 463 74 84, Fax 058 465 99 96 
www.edoeb.admin.ch 

 

Berne, le 16 février 2022 
 
 
 
 
 
 

Recommandation 
selon l’art. 14 de la loi sur la transparence 

 
concernant la procédure de médiation entre 

 
X. 

(demandeur) 
 

et 
 

l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) 
 
 
 
 

I. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence constate : 

1. Dans le cadre de l'assurance obligatoire des soins (AOS), pour que les médicaments soient pris 
en charge, ils doivent être autorisés, prescrits par un médecin et figurer dans la liste des 
spécialités (LS). En application des art. 71a à 71d de l'ordonnance sur l'assurance-maladie 
(OAMal; RS 831.102), dans des cas particuliers, des médicaments dérogeant à ce principe 
peuvent être pris charge par l'AOS par le biais de demandes de garantie de prise en charge. 
Ces dérogations facilitent l'accès à des médicaments vitaux mais nécessitent une optimisation 
du point de vue de la charge administrative et des risques d'inégalité de traitement des assurés 
LAMal. Pour ces raisons, l'art. 28 al. 3bis aOAMal a été temporairement introduit afin que les 
assureurs livrent leurs données à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour que ce 
dernier puisse effectuer une évaluation des prises en charge des cas particuliers.1 Cette tâche 
a été confiée par l'OFSP à l'entreprise BSS Volkswirtschaftliche Beratung et asim 
Versicherungsmedizin/Versicherungsrecht Universitätsspital Basel. A l'issue de son évaluation, 
l'organe d'évaluation a établi un rapport détaillé qui a été publié sur le site de l'OFSP.2 Depuis 
lors, l'art. 28 al. 3 bis aOAMal a été abrogé. Il est resté en vigueur du 1er mars 2017 au 31 
décembre 2020.  

2. Conformément à la loi fédérale sur le principe de la transparence dans l’administration (Loi sur 
la transparence, LTrans, RS 152.3), le demandeur (journaliste) a déposé, le 7 septembre 2021, 
une demande d’accès adressée à l'OFSP concernant "les données fournies à l'OFSP par les 
assureurs, telles que décrites par l'ordonnance sur les assurances maladies, à l'article 28, 
alinéa 3bis". Le demandeur a requis que les données des cinq dernières années lui soient 

                                                      
1  BSS, Evaluation – Schlussbericht vom 24.07.2020, Vergütung von Arzneimitteln im Einzelfall, Bâle.   
2  www.bag.admin.ch > l'OFSP > Publications >Rapports d'évaluation > Assurance maladie et accidents. 

https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/das-bag/publikationen/evaluationsberichte/evalber-kuv.html
http://www.bag.admin.ch/

 

 

 

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transmises et a précisé qu'il comprendrait si les données relatives à des patients soient 
anonymisées puisque le but de sa demande "n'est évidemment pas d'obtenir des informations 
sur les patients, mais d'analyser le traitement des demandes de médicaments "off-label" par les 
assureurs ces dernières années." 

3. Le 23 septembre 2021, l'OFSP a pris position et a renvoyé le demandeur vers le rapport 
d'évaluation de la prise en charge de médicaments dans des cas particuliers selon les articles 
71a à 71d OAMal, disponible en ligne sur son site web. L'autorité a indiqué que ce rapport 
constitue une forme anonymisée des documents et données demandés. L'OFSP a ensuite 
mentionné que les données brutes des assureurs livrées conformément à l'art. 28 al. 3bis 
aOAMal étaient uniquement accessibles et consultables publiquement sous la forme 
anonymisée figurant dans le rapport final publié. Il a poursuivi en relevant que ces données se 
rapportaient à des "maladies dont la fréquence est peu élevée en Suisse, soignées avec des 
médicaments déterminables et une prise en charge spécifique" ce qui rend des déductions 
possibles sur la personnalité du patient. De ce fait, l'OFSP a précisé qu'avec la divulgation de 
ces données brutes, il existait un risque d'atteinte à la sphère privée des patients (art. 7 al. 2 
LTrans et 9 al. 1 LTrans). Finalement, l'OFSP est de l'avis que les informations demandées 
doivent être caviardées car leur divulgation entrainerait un avantage concurrentiel puisqu'elle 
permettrait de prendre connaissance de secrets commerciaux au sens de l'art. 7 al. 1 let. g 
LTrans.  

4. Par courrier du 11 octobre 2021, le demandeur a déposé une demande en médiation auprès du 
Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (Préposé) dans laquelle il a 
rappelé qu'il comprenait que les données demandées soient anonymisées pour garantir la 
sphère privée des patients, mais, qu'en revanche, il ne comprenait pas le refus complet d'accès.  

5. Le 14 octobre 2021, le Préposé a accusé réception de la demande en médiation, a informé 
l'OFSP du dépôt de celle-ci et lui a imparti un délai jusqu'au 25 octobre 2021 pour lui 
transmettre les documents concernés ainsi qu’une prise de position complémentaire. 

6. Le 28 octobre 2021, après une prolongation de délai accordée par le Préposé, l'OFSP lui a 
transmis les documents concernés, notamment les données brutes des assureurs pour les 
années 2017-2018-2019, ainsi qu’une prise de position. L'autorité a débuté celle-ci en indiquant 
qu'elle avait renvoyé le demandeur vers le rapport d'évaluation déjà publié qui, selon elle, 
constitue une forme anonymisée mais complète des documents demandés. L'OFSP a poursuivi 
en décrivant les raisons pour lesquelles la collecte des données sur la base de l'art. 28 al. 3bis 
aOAMal et leurs analyses avaient été mises en place. Il a ensuite répété les arguments déjà 
mentionnés dans le cadre de sa première prise de position en lien avec l'art. 7 al. 2 LTrans et 
les a complétés en mentionnant que les cas particuliers ayant fait l'objet d'articles dans les 
journaux ou d'arrêts rendus par les tribunaux étaient facilement identifiables et qu'il existait un 
risque certain d'atteinte à la sphère privée des patients si les données n'étaient pas caviardées. 
Il a ensuite apporté les précisions suivantes quant à l'application de l'art. 7 al. 1 let. g LTrans: 
"[l]es informations qui permettent de divulguer le montant de la prise en charge tout comme les 
processus internes sont à qualifier de secrets d'affaires des assureurs (art. 7, al. 1, let. g, 
LTrans). La fixation du prix du médicament dans les cas particuliers est déterminée entre 
l'entreprise pharmaceutique titulaire de l'autorisation du médicament concerné et l'assureur. Ce 
prix doit en tous les cas être inférieur au prix fixé dans la LS, et doit se fonder sur la base des 
critères d'économicité, et du rapport coût-bénéfice thérapeutique (élevé). Partant, la 
détermination de ce prix est couverte par le secret d'affaires des assureurs et entreprises 
pharmaceutiques concernés." L'OFSP a ajouté que si les données demandées devaient être 
transmises au demandeur, il devrait au préalable consulter l'ensemble des assureurs (environ  
 

 

 

 

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50), ce qui pourrait conduire à de longues procédures qui dureraient plusieurs semaines, voire 
mois, ce qui représenterait pour l'office un travail plus que conséquent.  

7. Le 24 novembre 2021, une séance de médiation a eu lieu, mais celle-ci n’a toutefois pas permis 
aux parties de trouver un accord.  

8. Les allégations du demandeur et de l'OFSP ainsi que les documents déposés sont pris en 
compte, dans la mesure où cela s'avère nécessaire, dans les considérants ci-après.  

II. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence considère ce qui 
suit : 

A. Considérants formels : Médiation et recommandation selon l’art. 14 LTrans 

9. Le demandeur a déposé une demande d’accès au sens de l’art. 10 LTrans auprès de l’OFSP et 
a reçu une réponse (partiellement) négative. Etant partie à la procédure préliminaire de 
demande d’accès, il est légitimé à déposer une demande en médiation (art. 13 al. 1 let. a 
LTrans). Celle-ci a été remise selon la forme prescrite (forme écrite simple) et dans le délai 
légal (20 jours à compter de la réception de la prise de position de l’autorité) au Préposé (art. 13 
al. 2 LTrans).  

10. La procédure de médiation peut se dérouler par écrit ou par oral (en présence de tous les 
intéressés ou de certains d’entre eux), sous l’égide du Préposé. C’est à lui qu’il incombe de 
fixer les modalités.3 Si la médiation n’aboutit pas ou si aucune solution consensuelle n’est 
envisageable, le Préposé est tenu par l’art. 14 LTrans de formuler une recommandation fondée 
sur son appréciation du cas d’espèce.  

B. Considérants matériels  

11. Selon l’art. 12 al. 1 de l’ordonnance sur le principe de la transparence dans l’administration 
(Ordonnance sur la transparence, OTrans, RS 152.31), le Préposé examine la licéité et 
l’adéquation de l’appréciation de la demande d’accès par l’autorité. Il peut ainsi vérifier dans le 
cadre de la procédure de médiation si la demande d’accès a été traitée conformément à la loi 
par l’autorité. 4 

12. L'objet de la présente procédure porte sur les données fournies par les assureurs-maladie à 
l'OFSP en application de l'art. 28 al. 3bis aOAMal. Bien que le demandeur ait requis les 
données pour les cinq dernières années, l'art. 28 al. 3bis OAMal, qui imposait aux assureurs-
maladie de transmettre leurs données à l'OFSP, n'a été en vigueur que du 1er mars 2017 au 31 
décembre 2020. Ce sont donc ces années qui font l'objet de la procédure de médiation. Les 
données requises par le demandeur comprennent: la date de réception de la demande de 
garantie de prise en charge, l’indication, le nom du médicament, le nom du titulaire de 
l’autorisation, la décision relative aux prestations, la date de cette décision et le montant de la 
prise en charge en cas de décision positive. Chaque assureur remet annuellement à l'OFSP un 
tableau Excel dans lequel les données sont réparties en fonction des catégories 
susmentionnées.  

                                                      
3 Message relatif à la loi fédérale sur la transparence dans l’administration (Loi sur la transparence, LTrans) du 12 février 

2003, FF 2003 1807 (cité : FF 2003), FF 2003 1865.  
4 GUY-ECABERT, in: Brunner/Mader (Eds.), Stämpflis Handkommentar zum BGÖ, Berne 2008 (cité: Handkommentar zum 

BGÖ), no 8 ad art. 13.  

 

 

 

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13. Conformément à la présomption énoncée à l’art. 6 al. 1 LTrans, tout document officiel est 
accessible. Si l’autorité décide de refuser l’accès à celui-ci, elle doit prouver que les conditions 
des art. 7-9 LTrans - instituant des exceptions au principe de la transparence – sont réalisées. 
L’autorité qui soulève une des exceptions de l’art. 7 al. 1 LTrans doit prouver que la publication 
du document causera une atteinte d’une certaine intensité, cela signifie que des conséquences 
mineures ou désagréables ne suffisent pas, et qu’il existe un risque sérieux que cette atteinte 
se produise.5 Si elle n’y parvient pas, elle supporte alors les conséquences du défaut de 
preuve.6 De plus, selon la jurisprudence7, l’autorité doit respecter le principe de la 
proportionnalité en ce sens que l’accès à des documents ne peut être restreint que dans la 
mesure où cela s’avère nécessaire pour protéger des informations devant rester secrètes. 
Autrement dit, l’accès à un document ne peut pas simplement être entièrement refusé lorsqu’il 
contient des informations qui ne sont pas accessibles selon les exceptions de la loi sur la 
transparence. En pareil cas, un accès partiel doit être accordé à tous les passages du texte qui 
ne justifient d’aucun intérêt digne de protection au maintien du secret au sens des exceptions 
de la loi sur la transparence.8 

14. En réponse à la demande d'accès, l'OFSP a renvoyé le demandeur vers son rapport 
d'évaluation publié sur son site internet qui, à son avis, constitue une forme anonymisée des 
documents et données demandés. 

15. Selon l'art. 6 al. 3 LTrans, si les documents officiels ont déjà été publiés par la Confédération 
sur papier ou sous forme électronique, les conditions énoncées à l'art. 6 al. 1 et 2 LTrans sont 
réputées remplies. L'autorité peut, dans ce cas, renoncer à donner accès aux documents au 
sens de la loi sur la transparence et se limiter à communiquer les références nécessaires pour 
leur consultation conformément à l'art. 3 al. 2 OTrans.9 En l'espèce, bien que les informations 
livrées par les assureurs à l'OFSP aient pu servir à l'élaboration du rapport, le Préposé constate 
que les données telles que requises par le demandeur n'y figurent pas. Partant, l'accès n'est 
pas considéré comme accordé et l'ensemble des données mentionnées au chiffre 12 font l'objet 
de la procédure de médiation.  

16. L'autorité a également soutenu qu'en application de l'art. 7 al. 1 let. g LTrans, les informations 
qui permettent de divulguer le montant de la prise en charge tout comme les processus internes 
sont à qualifier de secrets d'affaires des assureurs.  

17. D’après l’art. 7 al. 1 let. g LTrans, le droit d’accès est limité, différé ou refusé lorsque l’accès à 
un document officiel peut révéler des secrets professionnels, d’affaires ou de fabrication. Le 
terme « secret d’affaires » n’est défini ni dans la loi sur la transparence, ni dans son message. 
D'après la jurisprudence, la notion de secret doit être comprise dans un sens large, puisqu'il 
s'agit de toute information qu'une entreprise est légitimée à vouloir conserver secrète, soit plus 
concrètement les données susceptibles d'influer sur la marche de ses affaires ou d'entraîner 
une distorsion de concurrence, au cas où des entreprises concurrentes en prendraient 
connaissance. L'existence d'un secret d'affaires protégé dépend de la réalisation de quatre 
conditions cumulatives: (1) il doit exister un lien entre l'information et l'entreprise; (2) 
l'information doit être relativement inconnue, c’est-à-dire ni notoire ni facilement accessible ; (3)  
 
 

                                                      
5  ATF 142 II 340, consid. 2.2 ; TAF, arrêt A-6745/2017 du 6 août 2018, consid. 3.2.3. 
6  TF, arrêt 1C_14/2016 du 23 juin 2016, consid. 3.4. 
7  ATF 133 II 206, consid. 2.3.3 et TAF, arrêt A-1432/2016 du 5 avril 2017, consid. 5.6.1. 
8  TAF, arrêt A-746/2016 du 25 août 2016, consid. 4.2. 
9  MAHON/GONIN, Handkommentar zum BGÖ, Art. 6, ch. 66. 

 

 

 

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le détenteur du secret ne veut pas révéler l'information (intérêt subjectif), et (4) il existe un 
intérêt fondé au maintien du secret (intérêt objectif).10 

18. En l'espèce, les noms des entreprises pharmaceutiques, des assureurs et des médicaments 
proposés ne sont, de l'avis du Préposé, pas des informations susceptibles d'entraîner une 
distorsion de la concurrence et ne sont donc pas des secrets d'affaires.11 L'OFSP n'a, par 
ailleurs, pas apporté d'éléments permettant au Préposé de parvenir à une autre conclusion. La 
protection de ces informations sera examinée sous l'angle de la protection des données 
personnelles (art. 7 al. 2 en lien avec art. 9 al. 2 LTrans). 

19. Concernant le montant de la prise en charge déterminé à l'issue de la négociation entre 
l'assureur et l'entreprise pharmaceutique, ce dernier pourrait être considéré comme un secret 
d'affaires à condition que les quatre conditions soient remplies, notamment l'intérêt objectif au 
maintien du secret. La jurisprudence reconnait en effet que le calcul des prix peut constituer un 
secret d'affaires12 à la condition que cette information ait des effets sur le résultat d'exploitation 
ou, en d'autres termes, qu'elle ait a un impact sur la compétitivité de l'entreprise, si elle est 
rendue accessible à des tiers. 

20. Le Préposé constate qu'il existe un lien entre l'information (c’est-à-dire, le montant de la prise 
en charge), les entreprises concernées et les assureurs, et que cette information est 
relativement inconnue. L'existence d'un intérêt objectif au maintien du secret implique que la 
prise de connaissance de l'information, par une entreprise concurrente, occasionne une 
distorsion du marché ou un désavantage concurrentiel pour l'entreprise concernée. A noter 
encore que le risque de dommage doit être sérieux et qu'une mise en danger abstraite est 
insuffisante.13 En l'espèce, si tous les prix, les noms des assureurs et des entreprises étaient 
dévoilés, l'ensemble des tiers concernés bénéficierait de la même information et donc du même 
avantage concurrentiel. En outre, il convient de relever que des informations relatives aux prix 
moyens des dix médicaments les plus demandés sont déjà publiées dans le rapport 
d'évaluation, sans que cela ne semble avoir entrainé une distorsion de la concurrence.14 De 
surcroît, l'OFSP s'est contenté de décrire le processus de fixation des prix et de relever le fait 
qu'il s'agit d'un secret d'affaires. Par conséquent, l'autorité n'a, pour l'instant, pas démontré avec 
le degré de motivation suffisant la manière dont la divulgation des données concernées 
risquerait de distordre le marché et de causer un dommage sérieux aux tiers concernés. 
Finalement, l'OFSP n'ayant pas consulté les tiers concernés — qui en tant que détenteurs des 
secrets d'affaires sont plus à même de motiver concrètement l'existence de ces derniers — il lui 
est difficile de prouver l'intérêt subjectif et objectif au maintien du secret, et en particulier 
l'existence d'une distorsion de la concurrence.15 En raison du défaut de motivation, le motif 
d'exception ne peut être retenu.  

21. Afin d'être complet, le Préposé souhaite souligner que la jurisprudence16 prévoit la possibilité de 
renoncer à la consultation si les conditions suivantes sont remplies: (1) une pesée des intérêts 
préliminaire suffisamment claire en faveur de la publication au point que l'on ne pourrait pas 
sérieusement s'attendre à la découverte d'intérêts privés ignorés susceptible de conduire à une  
 

                                                      
10  TF, arrêt 1C_59/2020 du 20 novembre 2020, consid. 4ss et références citées. 
11  Recommandation du PFPDT du 11 novembre 2020: SECO/ Liste besondere militrärische Güter 2019, consid. 22. 
12  TF, arrêt 1C_665/2017 du 16 janvier 2019, consid. 3.3. 
13  TF, arrêt 1C_665/2017 du 16 janvier 2019, consid. 3.3; TAF, arrêt A-199/2018 du 18 avril 2019, consid. 3.2.2. 
14  BSS, 2019-2020 Évaluation de la prise en charge de médicaments dans des cas particuliers selon les articles 71a–71d 

OAMal, p. 57s.  
15  ATF 144 II 77, consid. 2.3. 
16  TF, arrêt 1C_50/2015 du 2.12.2015, consid. 6.2 et 6.3 ; ATF 142 II 340, 352 s. 

 

 

 

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conclusion différente et; (2) le caractère disproportionné de la mise en œuvre de la consultation 
en raison en particulier d'une charge de travail excessive.  

22. L'OFSP a également justifié son refus d'accès en relevant qu'une partie des informations 
demandées se rapportaient à des patients présentant des pathologies rares et qu'il était de ce 
fait possible de les identifier si les données demandées étaient combinées à d'autres sources 
(médiatiques ou juridiques).  

23. Selon l’art. 7 al. 2 LTrans, le droit d’accès est limité, différé ou refusé si l’accès à un document 
officiel peut porter atteinte à la sphère privée de tiers, à moins qu’un intérêt public à la 
transparence ne soit exceptionnellement jugé prépondérant. Une atteinte à la sphère privée 
peut résulter entre autres de la communication de données personnelles au sens de 
l’art. 3 let. a LPD. Afin de résoudre le conflit qui peut opposer l’intérêt à la protection de la 
sphère privée et l’intérêt à accéder aux documents officiels, la loi sur la transparence consacre 
à son article 9 des règles de coordination avec la loi sur la protection des données. 
Conformément à l’art. 9 al. 1 LTrans, les documents officiels contenant des données 
personnelles doivent être si possible rendus anonymes avant d’être consultés. Si ce n’est pas 
possible (art. 9 al. 2 LTrans), soit parce que l'anonymisation est techniquement impossible, soit 
parce qu’elle exige un travail disproportionné, soit enfin parce qu’ elle n’est pas envisageable ou 
ne l’est que de manière insuffisante17, la question de la communication des données doit être 
réglée par l’art. 19 LPD, en particulier l'art. 19 al. 1bis LPD18. Selon cette disposition, les 
organes fédéraux peuvent communiquer des données personnelles en vertu de la loi sur la 
transparence, si les données concernées sont en rapport avec l’accomplissement de tâches 
publiques (let. a) et si la communication répond à un intérêt public prépondérant (let. b). En 
raison de la définition légale donnée au document officiel (art. 5 LTrans), la première condition 
est remplie par la simple présence de tels documents. La deuxième condition implique pour 
l’autorité de procéder à une pesée des intérêts entre l’intérêt public à l’accès aux documents 
officiels et l’intérêt privé du tiers concerné à la protection de sa sphère privée. L'intérêt public 
est défini par l'art. 1 LTrans19 et l'art. 6 al. 2 OTrans. La pondération des intérêts privés tient en 
particulier compte de la nature des données en question, de la fonction et de la position de la 
personne concernée ainsi que des possibles conséquences20 entraînées par la divulgation. En 
outre, les données personnelles osent uniquement être dévoilées si cela n'entraîne pas un 
désavantage conséquent pour les tiers concernés. 21 Si l'autorité conclut que l'intérêt public 
n'est pas prépondérant, l'accès doit être refusé, limité ou différé. Toutefois, l’autorité doit 
respecter le principe de la proportionnalité en ce sens que l'accès ne peut être restreint que 
dans la mesure où cela s’avère nécessaire pour protéger des informations devant rester 
secrètes.22 

24. Dans le présent cas, le demandeur a clairement spécifié que les données relatives aux patients 
pouvaient être anonymisées. Par conséquent, en application de l'art. 9 al. 1 LTrans, l'OFSP 
caviarde les informations relatives aux patients, à savoir la colonne portant le titre "indication"  
dans les tableaux Excel.  
 

                                                      
17  FLÜCKIGER, La transparence des données personnelles au service de l'intégrité de l'administration publique. Droit public de 

l'organisation – responsabilité des collectivités publiques – fonction publique, 2020, vol. 2019/2020, p.84 ; FF 2003 1858. 
18  TF, arrêt 1C_533/2018 du 26 juin 2019, consid. 3.1. 
19  ATF 142 II 340, consid. 4.5; TAF, arrêt A-6/2015 du 26 juillet 2017, consid. 4.1. 
20  TF, arrêt 1C_14/2016 du 23 juin 2016, consid. 3.4. 
21  TAF, arrêt A-7405/2014 du 23 novembre 2015, consid. 6.5.4. 
22  TAF, arrêt A-746/2016 du 25 août 2016, consid. 4.2 ; Recommandation du PFPDT du 23 décembre 2016 : DFAE/ Rapport 

sur la fondation des immeubles pour les organisations internationales, ch. 12. 

 

 

 

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25. Bien que l'autorité ne l'ait pas expressément relevé, les noms des entreprises, des assureurs et 
des médicaments peuvent également être considérés comme des données personnelles. Le 
demandeur ayant exprimé le souhait d'obtenir l'accès à ces informations, elles ne peuvent pas 
être caviardées en application de l’art. 9 al. 1 LTrans. Une pesée des intérêts doit ainsi être 
entreprise. Il convient de noter que, selon la jurisprudence23, le besoin de protection des 
données personnelles est naturellement moins important pour les personnes morales que pour 
les personnes physiques. En outre, les entreprises pharmaceutiques retirent un avantage 
financier du système d'assurance obligatoire. Il convient de relever que la population, les 
médias ainsi que les parlementaires ont un intérêt marqué pour le système de l'assurance 
maladie obligatoire, qui est un sujet de préoccupation constant24. De plus, l'OFSP n'ayant pas 
amené de motivations dans ce sens, le Préposé ne voit pas de quelle manière ces entreprises 
ou les assureurs pourraient subir un dommage sérieux suite à la publication des informations 
demandées. Il semble donc que l'intérêt public soit prépondérant et que l'accès à ces données 
doit être accordé suite à une éventuelle consultation (voir chiffre 21).  

26. Au regard des éléments susmentionnés, le Préposé recommande à l'OFSP d'accorder l'accès 
aux données requises par le demandeur, sous réserve de la colonne "indication" qui doit être 
caviardée, après avoir consulté, si nécessaire, les tiers concernés. 

                                                      
23  TAF, arrêt A-7874/2015 du 15 juin 2016, consid. 9.6.2. 
24  Par exemple: Objet du Conseil fédéral 19.046, Loi fédérale sur l’assurance-maladie. Modification (Mesures visant à freiner la 

hausse des coûts, 1er volet); Motion 19.4180 du conseiller aux Etats Filippo Lombardi, Coûts de la santé. Rétablir la 
transparence; Le Temps, article du 20 octobre 2021, Assurance maladie, une loi malade de ses mauvais incitatifs; Blick, 
article du 24 janvier 2022, Preisüberwacher Stefan Meierhans über Krankenkassenprämien. 

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20190046
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20190046
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194180
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194180

 

 

 

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III. Se fondant sur les considérants susmentionnés, le Préposé fédéral à la protection des 
données et à la transparence recommande ce qui suit :  

27. L’Office fédéral de la santé publique accorde un accès partiel aux informations demandées, 
sous réserve de la colonne "indication" qui doit être caviardée, après avoir consulté, si 
nécessaire, les tiers concernés.  

28. Dans les dix jours à compter de la réception de la recommandation, le demandeur peut requérir 
que l’Office fédéral de la santé publique rende une décision selon l’art. 5 de la loi fédérale sur la 
procédure administrative (PA, RS 172.021) s’il n'est pas d’accord avec la recommandation 
(art. 15 al. 1 LTrans). 

29. L’Office fédéral de la santé publique rend une décision selon l’art. 5 PA s’il refuse d’octroyer 
l’accès conformément à la recommandation (art. 15 al. 2 LTrans). 

30. L’Office fédéral de la santé publique rend la décision dans les 20 jours à compter de la 
réception de la recommandation ou de la requête de décision (art. 15 al. 3 LTrans).  

31. La présente recommandation est publiée. Afin de protéger les données relatives aux 
participants à la procédure de médiation, le nom du demandeur est anonymisé (art. 13 al. 3 
OTrans).  

32. La recommandation est notifiée à :  

- Recommandé (R) avec avis de réception 
X. 

- Recommandé (R) avec avis de réception 
Office fédéral de la santé publique OFSP 
Schwarzenburgstrasse 157 
3003 Berne  

 
 
 
 
 
Adrian Lobsiger       Mélissa Beutler 
Préposé fédéral à la protection     Juriste Domaine de direction 
des données et à la transparence    Principe de la transparence  
 

	I. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence constate :
	II. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence considère ce qui suit :
	A. Considérants formels : Médiation et recommandation selon l’art. 14 LTrans
	B. Considérants matériels