# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 30e24fd3-fa76-528a-9594-5bda640b540e
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2014 / 428
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2014---428_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PD13.040596-140853

279 

 

 

JUGE
DELEGUéE DE LA cour d’appel CIVILE

_________________________________________________________

Arrêt du
23 mai 2014

__________________

Présidence
de              Mme             
COURBAT,
juge déléguée

Greffière             
:              Mme             
Vuagniaux

 

 

*****

 

 

Art.
286 al. 2 CC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l’appel interjeté par G.________,
à Lonay, intimée, contre l’ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 23 avril 2014
par la Présidente du Tribunal d’arrondissement de La Côte dans la cause divisant l’appelante
d’avec A.P.________,
à Tolochenaz, requérant, la juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal
cantonal voit :

             
En fait :

 

A.             
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 23 avril 2014, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement
de La Côte (ci-après : le Président du Tribunal d’arrondissement) a dit que
G.________ contribuera à l’entretien de son fils B.P.________, né le [...] 1997, par
le régulier versement d’une pension de 300 fr., éventuelles allocations familiales, rentes
d’assurances sociales et d’autres prestations destinées à l’entretien de
l’enfant non comprises et dues en sus, payable d’avance le premier de chaque mois en mains
de A.P.________, dès et y compris le 1er
février 2014 (I), dit que A.P.________ est libéré de toute contribution à l’entretien
de son fils B.P.________, dès le 1er
février 2014 (II), renvoyé la fixation de l’indemnité de Me Véronique Fontana,
conseil d’office de G.________ à une décision ultérieure (III), renvoyé la
décision sur les frais de la procédure provisionnelle à une décision ultérieure
(IV) et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (V).

 

             
En droit, le premier juge a retenu qu’au vu de ses faibles revenus, il apparaissait peu vraisemblable
que G.________ contribue au loyer du logement conjugal qu’elle occupe avec son nouveau mari, ce
qui lui laissait un solde disponible pour contribuer à l’entretien de son fils B.P.________,
dont la garde avait été attribuée au père par convention du 10 décembre
2013.

 

B.             
Par acte du 5 mai 2014, G.________ a fait appel
de cette ordonnance en concluant, sous suite de frais et dépens, à sa réforme en ce sens
qu’elle est exonérée de toute obligation d’entretien envers son fils B.P.________.

 

             
Une avance de frais de 600 fr. a été demandée à G.________ le 8 mai 2014.

 

             
Le 19 mai 2014, G.________ a déposé une demande d’assistance judiciaire. Le 22 mai 2014,
la juge déléguée de la Cour de céans l’a informée qu’elle était
en l’état dispensée de l’avance de frais, la décision définitive sur
l’assistance judiciaire étant réservé.

 

             
G.________ a néanmoins versé l’avance de frais de 600 fr. le 22 mai 2014.

 

C.             
La juge déléguée retient les faits suivants, sur la base de l’ordonnance complétée
par les pièces du dossier :

 

1.             
G.________ née [...] le [...] 1965 et A.P.________, né le [...] 1965, se sont mariés le
[...] 1996. Un enfant est issu de cette union : B.P.________, né le [...] 1997.

 

2.             
Le divorce des parties a été prononcé par jugement rendu le 14 octobre 1999 par le Tribunal
civil du district de Morges. La convention sur les effets accessoires du divorce, signée par les
parties le 8 juillet 1999, prévoyait notamment que l’autorité parentale et la garde sur
l’enfant B.P.________ étaient attribuées à sa mère (I), que A.P.________ bénéficierait
d’un libre et large droit de visite sur son fils, à exercer d’entente avec la mère,
et qu’à défaut d’entente, il pourrait avoir son enfant auprès de lui une fin
de semaine sur deux, du vendredi soir au dimanche soir, alternativement à Noël et à Nouvel
An, à Pâques et à Pentecôte ainsi que durant la moitié des vacances scolaires
(II), que A.P.________ contribuerait à l’entretien de son fils par le versement en mains de
la mère, d’avance le premier de chaque mois, d’une pension mensuelle de 1'000 fr. jusqu’à
ce que l’enfant ait atteint l’âge de six ans révolus, de 800 fr. dès lors
et jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge de douze ans révolus, de
900 fr. dès lors et jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge de seize
ans révolus, et de 1'000 fr. dès lors et jusqu’à la majorité de l’enfant
ou jusqu’à ce qu’il ait achevé sa formation, les allocations familiales étant
dues en sus (III).

3.             
Par convention du 25 octobre 2005, les parties ont convenu d’exercer l’autorité parentale
conjointe sur leur fils B.P.________.

 

4.             
Par convention signée les 9 et 21 juin 2010, les parties ont modifié leur jugement de divorce
du 14 octobre 1999, en ce sens notamment que A.P.________ bénéficierait d’un libre et
large droit de visite sur son fils à exercer d’entente avec la mère et qu’à
défaut d’entente, il aurait son fils auprès de lui un soir par semaine dès la sortie
de l’école jusqu’au lendemain matin à la reprise de l’école en sus d’un
droit de visite usuel. Elles ont également convenu de modifier le montant de la contribution d’entretien
due par le père, celle-ci étant désormais fixée à 550 fr. par mois dès
le 1er
mai 2010, allocations familiales non comprises et dues en sus.

 

5.             
Durant l’été 2013, B.P.________ a décidé d’aller vivre chez son père.

 

6.             
Le 22 septembre 2013, A.P.________ a ouvert action en modification de jugement de divorce tendant à
l’attribution de la garde sur B.P.________ et au paiement par G.________, à partir du 1er
août 2013, d’une contribution d’entretien de 500 fr. jusqu’à ce que B.P.________
ait atteint l’âge de dix-sept ans et de 800 fr. dès lors et jusqu’à la majorité
de B.P.________, sous réserve de l’art. 277 CC (Code civil suisse du 10 décembre
1907 ; RS 210).

 

             
Le 17 octobre 2013, G.________ a déposé une requête de mesures provisionnelles tendant
notamment à ce que A.P.________ ramène B.P.________ à son domicile.

 

             
B.P.________ a été entendu par le Président du Tribunal d’arrondissement le 30 octobre
2013. Il a expliqué qu’il avait décidé d’aller vivre chez son père, au
départ pour une durée déterminée, parce qu’il avait besoin de changer d’air
et ne parvenait plus à communiquer avec sa mère. Il a exposé que sa mère et son beau-père
n’avaient pas accepté son choix d’arrêter son apprentissage de mécanicien
sur deux-roues et que c’était à partir de ce moment-là qu’il avait décidé
de ne plus retourner vivre chez sa mère. Il a indiqué qu’il effectuait un raccordement
en école privée, pour pouvoir ensuite aller au gymnase.

 

             
Lors de l’audience du 10 décembre 2013, les parties ont convenu que la garde sur B.P.________
serait confiée au père et que la mère bénéficierait d’un large droit de
visite, à exercer d’entente avec son fils. La convention a été ratifiée par
le Président du Tribunal d’arrondissement pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles.

 

7.             
Le 17 janvier 2014, A.P.________ a déposé une requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles
tendant au versement par G.________, à partir du 1er février
2014, d’une contribution d’entretien de 500 fr. en faveur de son fils, allocations en
sus. 

 

             
Par lettre du même jour, le Président du Tribunal d’arrondissement a rejeté la requête
de mesures superprovisionnelles.

 

             
L’audience de mesures provisionnelles a eu lieu le 27 février 2014. La tentative de conciliation
a échoué. Un délai au 17 mars 2014 a été imparti à G.________ pour qu’elle
produise ses charges et revenus, ainsi que ceux de son époux. Le 19 mars 2014, elle a répondu
au Président du Tribunal d’arrondissement qu’elle « n’a[vait] pas en
sa possession les comptes professionnels de son mari ».

 

8.             
La situation financière des parties est la suivante :

 

             
a)
A.P.________ est au bénéfice de l’assurance-chômage depuis le 29 janvier 2013. Son
revenu net varie entre 4'420 fr. 05 (21 indemnités journalières) et 4'841 fr. (23 indemnités
journalières).

 

             
b)
G.________ a une formation de professeur de sport. Elle est actuellement en incapacité de travail
et dans l’attente d’une décision de l’assurance-invalidité. Elle perçoit
une rente de prévoyance professionnelle du deuxième pilier de 1'863 fr. 15 par mois. Depuis
le 15 mai 2007, elle vit avec son nouvel époux dans une villa de 8,5 pièces dont le loyer mensuel
est de 3'010 francs.

 

             
Ses charges mensuelles incompressibles sont les suivantes :

 

Minimum
vital              850 fr. 00

Droit
de visite              150 fr. 00

Assurance-maladie             
   400 fr.
35

Total             
1'400 fr. 35

 

             
Son solde disponible est ainsi de 462 fr. 80 (1'863 fr. 15 – 1'400 fr. 35).

 

 

             
En droit
:

 

1.             
L’appel est recevable contre les décisions
de première instance sur les mesures provisionnelles (art. 308 al. 1 let. b CPC [Code de procédure
civile du 19 décembre 2010 ; RS 272]), dans les causes non patrimoniales ou dont la valeur
litigieuse au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). Les
ordonnances de mesures provisionnelles étant régies par la procédure sommaire, selon l’art.
248 let. d CPC, le délai pour l’introduction de l’appel est de dix jours (art. 314 al.
1 CPC). L’appel est de la compétence du juge unique (art. 84 al. 2 LOJV [loi d’organisation
judiciaire du 12 décembre 1979 ; RSV 173.01]).

 

             
En l'espèce, formé en temps utile par une partie qui a un intérêt digne de protection
(art. 59 al. 2 let. a CPC) et portant sur des conclusions qui, dans leur dernier état devant le
Tribunal de première instance et capitalisées selon l'art. 92 al. 2 CPC, sont supérieures
à 10'000 fr., l'appel est recevable.

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation
du droit ou pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir
l'ensemble du droit applicable, y compris les questions d'opportunité ou d'appréciation laissées
par la loi à la décision du juge, et doit le cas échéant appliquer le droit d'office
conformément au principe général de l'art. 57 CPC. Elle peut revoir librement l'appréciation
des faits sur la base des preuves administrées en première instance. Le large pouvoir d'examen
en fait et en droit ainsi défini s'applique même si la décision attaquée est de nature
provisionnelle (JT 2011 III 43 c. 2 et les réf.).

 

3.             
a) L’appelante fait valoir que le premier
juge aurait dû inclure dans ses charges incompressibles la somme de 750 fr., correspondant à
la moitié du loyer d’un appartement pour deux personnes, ainsi que le montant de 200 fr. pour
le droit de visite sur son enfant.

 

             
b) aa)
Selon l'art. 286 al. 2 CC, applicable par renvoi de l'art. 134 al. 2 CC, si la situation change notablement,
le père, la mère ou l'enfant peuvent demander au juge de modifier ou supprimer la contribution
d'entretien. Cette modification ou suppression n'est possible que si les circonstances ayant prévalu
à la fixation originaire de la contribution ont subi un changement notable et, en principe, durable ;
elle doit a fortiori n'être envisagée que dans la perspective du bien de l'enfant (Breitschmid,
Basler Kommentar, 4e
éd., 2010-2011, n. 3 et 4 ad art. 134 CC, pp. 904-905 ; TF 5A_324/2009 du 25 mars 2010
c. 2.1 ; ATF 120 II 177 c. 3a) ; elle peut intervenir sans qu'il soit besoin d'examiner si
les faits nouveaux invoqués pour la justifier étaient ou non prévisibles au jour du premier
jugement (ATF 131 III 189 c. 2.7.4, JT 2005 I 324 ; ATF 128 III 305 c. 5b, JT 2003 I 50 ; TF
5C_214/2004 du 16 mars 2005 c. 2.1 ; Hegnauer, Berner Kommentar, 1997, n. 67 ad art. 286 CC, p.
385 ; Breitschmid, op. cit., n. 11 ad art. 286 CC, p. 1545). La procédure de modification
ne doit pas viser à réexaminer ou corriger le jugement de divorce, mais à l'adapter aux
circonstances nouvelles survenues chez les parents ou chez l'enfant (ATF 131 III 189 c. 2.7.4 ;
ATF 120 II 177 c. 3a).

 

             
La survenance d'un fait nouveau – important et durable – n'entraîne toutefois pas automatiquement
une modification de la contribution d'entretien. Ce n'est que si la charge d'entretien devient déséquilibrée
entre les deux parents, au vu des circonstances prises en compte dans le jugement précédent,
en particulier si cette charge devient excessivement lourde pour le parent débirentier qui aurait
une condition modeste, qu'une modification de la contribution peut entrer en considération (ATF
134 III 337 c. 2.2.2). Le juge ne peut donc pas se limiter à constater une modification dans la
situation d'un des parents pour admettre la demande ; il doit procéder à une pesée
des intérêts respectifs de l'enfant et de chacun des parents pour juger de la nécessité
de modifier la contribution d'entretien dans le cas concret (ATF 137 III 604 c. 4.1.1 ; TF 5A_562/2011
du 21 février 2012 c. 4.3, rés. in RMA 2012 p. 300).

 

             
Le moment déterminant pour apprécier si des circonstances nouvelles se sont produites est ainsi
la date du dépôt de la demande de modification du jugement de divorce. C'est donc à ce
moment-là qu'il y a lieu de se placer pour déterminer le revenu et son évolution prévisible
(ATF 137 III 604 c. 4.1.1 ; ATF 120 II 285 c. 4b). 

 

             
bb)
Si le débiteur de l’entretien occupe son logement avec son conjoint ou avec d’autres
personnes adultes, il ne faut inclure dans son minimum vital qu’une fraction convenable de l’ensemble
des coûts de logement calculée en fonction de la capacité économique – réelle
ou hypothétique – des personnes qui partagent son logement (ATF 137 III 59 c. 4.2.2, JT 2011
II 359 ; Juge délégué CACI 26 août 2013/429 ; Juge délégué
CACI 19 septembre 2013/478 ; Juge délégué CACI 1er mars
2013/122 ; CACI 14 décembre 2012/579 ; CACI 17 avril 2012/172).

 

             
La capacité contributive du parent débirentier doit être appréciée en fonction
de ses charges effectives : seuls les montants réellement acquittés peuvent être
pris en compte. Il y a ainsi lieu de retenir des frais de logement effectifs et raisonnables compte tenu
d’un certain nombre de critères (Bastons Bulletti, L'entretien après divorce : méthodes
de calcul, montant, durée et limites, SJ 2007 II 85) (Juge délégué CACI 23 décembre
2013/637).

 

             
c)
En l’espèce, il est constant que B.P.________ vit désormais chez son père, qui en
a la garde. Au vu des déclarations de B.P.________ du 30 octobre 2013 au Président du Tribunal
d’arrondissement, il s’agit d’une circonstance de fait importante et durable justifiant
de déterminer si la mère doit contribuer à l’entretien de son enfant.

 

             
Le loyer du logement conjugal de l’appelante est de 3'010 francs. Elle n’a pas produit les
pièces justificatives des revenus de son époux (cf. supra, let. C, ch. 7) et elle ne dispose
que d’un revenu de 1'863 fr. 15 par mois. En outre, elle a elle-même indiqué, dans sa
demande d’assistance judiciaire du 19 mai 2014, qu’elle ne payait aucune participation au
loyer. Par conséquent, il n’y a pas lieu de tenir compte de frais de logement pour un parent
débirentier qui n’en assume effectivement pas, de sorte que ce poste de charges n’a
pas à être retenu dans les charges incompressibles de l’appelante.

 

             
Enfin, même si le droit fédéral n’impose pas de prendre en considération les
frais occasionnés par le droit de visite dans le calcul du minimum vital, la prise en compte d’un
forfait – généralement de 150 fr. – pour l’exercice du droit de visite est
conforme à la pratique vaudoise et n’est pas prohibée par le juge fédéral (Juge
délégué CACI 11 juin 2013/295).

 

             
Le solde disponible de l’appelante étant de 462 fr. 80 (cf. supra, let. C, ch. 8), c’est
à juste titre que le premier juge a retenu que G.________ devait contribuer à l’entretien
de son fils B.P.________ par le versement d’une contribution mensuelle de 300 fr., éventuelles
allocations et rentes en sus.

 

4.             
a)
Il s’ensuit que l’appel doit être rejeté dans la procédure de l’art.
312 al. 1 CPC et la décision entreprise confirmée.

 

             
b)
L'appel étant d'emblée dépourvu de chances de succès, la requête d'assistance
judiciaire de l'appelante doit être rejetée (art. 117 let. b CPC).

 

             
c)
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (art. 65 al. 1 et 2
TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]), sont par conséquent
mis à la charge de l’appelante (art. 106 al. 1 CPC).

 

             
N'ayant pas été invité à se déterminer, l'intimé n'a pas droit à des
dépens.

 

Par
ces motifs,

la
juge déléguée de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 312 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
L’ordonnance est confirmée.

 

             
III.             
La demande d’assistance judiciaire est rejetée.

 

             
IV.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (six cents francs),
sont mis à la charge de l’appelante G.________.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

La
juge déléguée :              
La greffière :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Véronique Fontana (pour G.________)

‑             
Me Elisabeth Santschi (pour A.P.________)

 

             
La juge déléguée de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est supérieure à 30'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte

 

             
La greffière :