# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 645dba3c-a35b-5143-bcc0-c0eab3b37d62
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 17.04.2025 A/2485/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2485-2024_2025-04-17.pdf

## Full Text

Siégeant : Eleanor McGREGOR, présidente; Andres PEREZ et Michael 
RUDERMANN, juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

    C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2485/2024 ATAS/276/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 17 avril 2025 

Chambre 9 

 

En la cause 

A______ 
 

recourante 

contre  

 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES intimé 

 

 
 
 

 

A/2485/2024 

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EN FAIT 

 

 A______ (ci-après : la bénéficiaire), née le ______ 1988, divorcée, est la mère 
de trois enfants, dont B______, né au Kosovo le ______ 2010. 

b. Les 11 juillet et 26 octobre 2023, l’intéressée a transmis une demande de 
prestations complémentaires familiales (ci-après : PCFam) au service des 
prestations complémentaires (ci-après : le SPC). Dans le formulaire complété à cet 
effet le 26 octobre 2023, elle a mentionné qu’elle ne recevait aucune pension 
alimentaire. 

c. Le 8 décembre 2023, répondant aux questions du SPC, l’intéressée a précisé 
que son fils B______ était né au Kosovo, où vivait toujours le père de ce dernier. 
Il ne l’avait jamais reconnu, ne l’avait d’ailleurs jamais vu et ne versait aucune 
pension alimentaire. Aucune démarche n’avait été entreprise pour une 
reconnaissance au Kosovo.  

d. Par décision du 25 janvier 2024, le SPC a mis l’intéressée au bénéfice d’une 
PCFam à hauteur de CHF 919.- pour le mois de décembre 2023 et de CHF 1'912.- 
à compter du 1er janvier 2024. Selon les plans de calculs, il a tenu compte, dans 
les revenus de l’intéressée, d’une pension alimentaire hypothétique de 
CHF 8'076.-. 

e. Le SPC a recalculé le droit aux prestations de l’intéressée par décisions des 
29 février et 23 avril 2024, tenant compte, dans les deux décisions, d’une pension 
alimentaire hypothétique de CHF 8'076.-. 

f. Par décision du 8 mai 2024, le SPC a mis la bénéficiaire au bénéfice d’une 
PCFam à hauteur de CHF 634.- pour le mois de décembre 2023 et de CHF 1'757.- 
à compter du 1er janvier 2024. Selon les plans de calculs, il a tenu compte, dans 
les revenus de l’intéressée, d’une pension alimentaire hypothétique de 
CHF 8'076.- et d’une pension alimentaire reçue de CHF 3'420.-. 

g. Le 19 mai et 10 juin 2024, la bénéficiaire a formé opposition à cette décision, 
précisant que son fils B______ ne bénéficiait d’aucune pension alimentaire. 

h. Le 14 juin 2024, la fiduciaire C______ a transmis au SPC une procuration 
l’autorisant à représenter « fiscalement » la bénéficiaire auprès des autorités. 

i. Par décision sur opposition du 1er juillet 2024, le SPC a maintenu sa position. 
Selon la jurisprudence cantonale, le refus d’établir un lien de filiation paternelle 
constituait un dessaisissement de revenus. Dans les cas où le caractère 
irrécouvrable de la créance en paiement des contributions alimentaires était établi, 
il devait être renoncé à leur prise en compte. L’enfant B______ n’avait pas été 
reconnu par D______, qui ne versait aucune pension alimentaire. En renonçant à 
intenter une action en paternité, l’intéressée s’était dessaisie d’un revenu, à savoir 
la contribution d’entretien que D______ serait amené à devoir payer en faveur de 

 
 
 

 

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son enfant, étant précisé qu’il n’était pas démontré qu’il serait dans l’incapacité de 
verser une telle contribution. 

 Par acte du 24 juillet 2024, signé tant par l’intéressée que par une représentante 
de sa fiduciaire, la bénéficiaire a interjeté recours auprès de la chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice contre cette décision, concluant 
implicitement à son annulation. 

Le père de B______, qui résidait au Kosovo, ne lui versait aucune contribution. Il 
refusait tout lien avec son fils, qu’il n’avait jamais vu. Elle n’avait pas les fonds 
nécessaires pour faire les démarches en reconnaissance de paternité et paiement 
d’une pension alimentaire. 

b. Le SPC a conclu au rejet du recours. 

c. La recourante n’a pas répliqué dans le délai imparti à cet effet. 

 

EN DROIT 

 

1.  

1.1 Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation 
judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues 
à l’art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 
25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25) concernant les PCFam au sens de l’art. 36A 
LPCC. 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

1.2 Interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 al. 1 LPGA ; art. 43 
LPCC). 

2. Le litige porte sur la prise en considération d'une pension alimentaire potentielle 
dans le calcul des prestations complémentaires familiales à compter du mois de 
décembre 2023. 

2.1 Selon l’art. 1A al. 2 LPCC, les PCFam sont régies par les dispositions figurant 
aux titres IIA et III de la LPCC (let. a), les dispositions de la loi fédérale sur les 
prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI du 6 octobre 2006 (loi sur les 
prestations complémentaires ; LPC - RS 831.30) auxquelles la LPCC renvoie 
expressément, les dispositions d'exécution de la loi fédérale désignées par 
règlement du Conseil d'État (let. b) et la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830) ainsi que ses 
dispositions d'exécution (let. c). 

2.2 La couverture des besoins vitaux en matière d’assurance-vieillesse et 
survivants et d’invalidité est une tâche incombant conjointement à la 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/J%204%2025
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20830

 
 
 

 

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Confédération et aux cantons (art. 112a de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 - Cst. - RS 101). 

Ce principe se trouve concrétisé par l’art. 2 al. 1 LPC, selon lequel la 
Confédération et les cantons accordent aux personnes qui remplissent les 
conditions fixées aux art. 4 à 6 LPC des prestations complémentaires destinées à 
la couverture des besoins vitaux. 

L’art. 2 al. 2 phr. 1 LPC prévoit en outre que les cantons peuvent allouer des 
prestations allant au-delà de celles qui sont prévues par la LPC et fixer les 
conditions d’octroi de ces prestations. Ils disposent d’une entière autonomie pour 
prévoir et régler des aides supplémentaires, pour le financement desquelles, 
toutefois, ils ne reçoivent pas de contributions de la Confédération ni, en vertu de 
l’art. 2 al. 2 phr. 2 LPC, ne peuvent percevoir de cotisations patronales 
(Michel VALTERIO, Commentaire de la loi fédérale sur les prestations 
complémentaires à l’AVS et à l’AI, 2015, n. 1 ss ad art. 2 LPC). 

Le canton de Genève prévoit ainsi deux types de prestations sociales, en 
complément ou en marge des prestations complémentaires prévues par la LPC, 
ciblant deux catégories distinctes de bénéficiaires : d’une part, les personnes 
âgées, les conjoints ou partenaires enregistrés survivants, les orphelins et les 
invalides – bénéficiaires pouvant prétendre le cas échéant au versement de 
prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et 
invalidité (art. 1 al. 1 et 2 à 36 LPCC) –, d’autre part, les familles avec enfant(s) – 
bénéficiaires pouvant cas échéant prétendre au versement de prestations 
complémentaires cantonales pour les familles, appelées prestations 
complémentaires familiales (art. 1 al. 2 et 36A à 36I LPCC ; ATAS/783/2022 du 
9 septembre 2022 consid. 5.2). 

2.3 L'art. 1 al. 2 LPCC prévoit que les familles avec enfant(s) ont droit à un 
revenu minimum cantonal d'aide sociale, qui leur est garanti par le versement de 
prestations complémentaires cantonales pour les familles (ou PCFam). 

Ont ainsi droit aux PCFam, selon l'art. 36A al. 1 LPCC, les personnes qui, 
cumulativement, ont leur domicile et leur résidence habituelle sur le territoire de 
la République et canton de Genève depuis cinq ans au moins au moment du dépôt 
de la demande de prestations (let. a) ; vivent en ménage commun avec des enfants 
de moins de 18 ans, respectivement 25 ans si l'enfant poursuit une formation 
donnant droit à une allocation de formation professionnelle au sens de l'art. 3 al. 1 
let. b de la loi fédérale sur les allocations familiales du 24 mars 2006 (let. b) ; 
exercent une activité lucrative salariée (let. c) ; ne font pas l'objet d'une taxation 
d'office par l'administration fiscale cantonale (let. d) et répondent aux autres 
conditions prévues par la LPCC (let. e). 

Le montant annuel des PCFam correspond à la part des dépenses reconnues au 
sens de l'art. 36F LPCC qui excède le revenu déterminant au sens de l'art. 36E 
LPCC, mais ne doit pas dépasser le montant prévu à l'art. 15 al. 2 LPCC (art. 36D 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20101
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/783/2022

 
 
 

 

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al. 1 LPCC). Les dépenses reconnues et les revenus déterminants des membres du 
groupe familial sont additionnés (art. 36D al. 2 LPCC). 

2.4 Selon l'art. 36E al. 6 LPCC, lorsque l'ayant droit, son conjoint ou son 
partenaire enregistré renonce à faire valoir un droit à une pension alimentaire, 
pour lui-même ou en faveur d'un enfant, il est tenu compte d'une pension 
alimentaire hypothétique, dont le montant correspond aux avances maximales 
prévues par la législation cantonale en matière d'avance et de recouvrement des 
pensions alimentaires. 

Le règlement d’application de la loi sur l’avance et le recouvrement des pensions 
alimentaires du 2 juin 1986 dans sa teneur en vigueur du 1er janvier 2009 au 
5 avril 2022 (RARPA - E 1 25.01), auquel y est notamment fait référence à 
l’art. 36E al. 6 LPCC, prescrit, à son art. 2 al. 1, que le montant de l'avance en 
faveur d'un enfant correspond à celui de la pension fixée par le titre d'entretien, 
mais au maximum à CHF 673.- par mois et par enfant. 

2.5 Selon la jurisprudence fédérale relative à la prise en compte des pensions 
alimentaires dues à des assurés requérant des prestations complémentaires, le 
revenu déterminant le droit aux prestations complémentaires revenant à une 
femme séparée ou divorcée comprend les contributions d'entretien qui ont fait 
l'objet de la convention relative aux effets accessoires du divorce ou qui ont été 
fixées par le juge, sans égard au fait que ces contributions sont ou non 
effectivement versées par le mari ou l'ex-conjoint. C'est uniquement dans les cas 
où le caractère irrécouvrable de la créance en paiement des contributions 
alimentaires est établi que de telles contributions ne sont pas prises en compte 
dans le revenu déterminant. En règle générale, on considère qu'une créance en 
paiement des contributions alimentaires est irrécouvrable seulement lorsque son 
titulaire a épuisé tous les moyens de droit utiles à son recouvrement (arrêts du 
Tribunal fédéral P.55/06 du 22 octobre 2007 ; P.12/01 du 9 août 2001, avec réf. à 
RCC 1991 p. 143ss). 

On peut toutefois s'écarter de cette règle – et admettre le caractère irrécouvrable 
d'une créance même en l'absence de démarches en vue de son recouvrement – s'il 
est clairement établi que le débiteur n'est pas en mesure de faire face à son 
obligation (arrêt du Tribunal fédéral P.68/02 du 11 février 2004). Un tel fait peut 
ressortir en particulier d'une attestation officielle (établie par exemple par 
l'autorité fiscale ou par l'office des poursuites) relative au revenu et à la fortune du 
débiteur de la pension alimentaire (Pra 1998 Nr 12 p. 72 consid. 4 ; SVR 1996 
EL 20 p. 59 consid. 4 et les arrêts cités). En effet, lorsque sur la base de ces 
preuves, il peut être établi que les pensions alimentaires sont irrécouvrables pour 
leur titulaire, on ne saurait exiger de sa part qu'il entreprenne une procédure de 
recouvrement, voire un procès civil, dans la mesure où ces démarches 
apparaîtraient comme dénuées de sens et ne changeraient, selon toute 
vraisemblance, rien au caractère irrécouvrable de la prétention. La preuve du 
caractère irrécouvrable de la créance incombe au bénéficiaire de prestations 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%201%2025.01

 
 
 

 

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complémentaires ; toutefois, pour établir les faits permettant d'admettre l'absence 
ou le manque partiel de revenu ou de fortune déterminants, il y a lieu de se fonder 
sur la règle du degré de vraisemblance prépondérante, appliquée à l'appréciation 
des preuves dans l'assurance sociale (ATF 121 V 204 consid. 6 ; ATAS/815/2019 
du 10 septembre 2019 consid. 8a ; ATAS/679/2019 du 30 juillet 2019 consid. 6c ; 
ATAS/58/2016 du 26 janvier 2016 consid. 3f). 

2.6 Dans un arrêt de principe rendu le 9 septembre 2022 en matière de PCFam 
(ATAS/783/2022), la chambre de céans a jugé que les art. 11 al. 1 let. g LPC, 
dans sa teneur en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020, et 11a al. 2 LPC, dans sa 
teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2021, de même que la jurisprudence et les 
directives relatives à ces dispositions (notamment la fixation d’un délai de trois 
mois) sont applicables par analogie au cas où l’ayant droit, son conjoint ou son 
partenaire enregistré renonce à faire valoir un droit à une pension alimentaire pour 
lui-même ou en faveur d’un enfant (art. 36E al. 6 LPCC), la seule spécificité de 
cette disposition concernant le montant à prendre en considération. Alors qu’en 
matière de prestations complémentaires fédérales (ci-après : PCF), le SPC doit 
calculer le montant de la contribution d’entretien hypothétique en cas de 
renonciation à une telle contribution, il en va autrement en matière de PCFam : le 
SPC prend en considération le montant forfaitaire de CHF 673.- seulement après 
avoir imparti (en vain) un délai de trois mois au bénéficiaire pour que celui-ci 
demande à l’autorité ou au juge compétents d’approuver la contribution 
d’entretien ou d’en fixer le montant. Durant ce délai de trois mois, seules les 
contributions d’entretien effectivement versées peuvent être prises en compte dans 
le revenu déterminant (consid. 9.4, 9.5 et 10). 

2.7 Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires 
de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ; 
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a).  

3. En l’espèce, dans la décision entreprise, l’intimé a tenu compte, dans les revenus 
de la recourante, d’une pension alimentaire potentielle de CHF 8'076.- (soit 
CHF 673.- [art. 2 al. 1 RARPA] x 12), au motif que l’intéressée avait renoncé à 
intenter une action en paternité à l’encontre du père de son fils. Il n’est pas 
contesté que le père de son fils vit au Kosovo et qu’aucune convention d’entretien 
n’a été établie entre les parents. La recourante explique que ce dernier n’a jamais 
rencontré son fils et qu’il refuse « tout lien » avec lui. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/121%20V%20204
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/815/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/679/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/58/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATAS/783/2022
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20321
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20V%20353
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/125%20V%20193
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20V%20319

 
 
 

 

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Dans son recours, l’intéressée reconnait n’avoir effectué aucune démarche en vue 
de la reconnaissance de paternité et du versement d’une pension alimentaire. Elle 
précise qu’elle « veut bien faire ces démarches », mais n’a actuellement pas les 
fonds nécessaires. À ce stade de la procédure, elle n’a pas davantage allégué, ni a 
fortiori démontré, le caractère irrécouvrable de la contribution à l’entretien de son 
fils.  

Se pose ainsi la question de savoir si les déclarations de la recourante doivent être 
comprises comme une renonciation à faire valoir un tel revenu. Cette question 
peut toutefois souffrir de rester ouverte dès lors qu’il n’est pas démontré que 
l’intimé aurait imparti un délai de trois mois à la recourante pour saisir l’autorité 
compétente d’une demande de fixation d’une pension alimentaire. Or, 
conformément à la jurisprudence précitée (ATAS/783/2022 précité ; cf. également 
ATAS/918/2024 du 25 novembre 2024 consid. 4.4), l’obligation de l’autorité 
d’impartir un délai de trois mois s’applique également aux PCFam, étant rappelé 
que, durant ce délai, seules les contributions d’entretien effectivement versées 
peuvent être prises en compte dans le revenu déterminant.  

Il appartiendra ainsi à la recourante, dans ce délai, d’entreprendre les démarches 
nécessaires auprès des autorités compétentes pour fixer la contribution d’entretien 
éventuellement due par le père de son fils. Si la bénéficiaire ne se conforme pas à 
cette exigence, il lui sera encore loisible de rendre vraisemblable que la 
contribution d’entretien est irrécouvrable, ce qui implique en principe de produire 
des pièces attestant des faibles revenus du père de son fils.  

4. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis, la décision querellée annulée et la 
cause renvoyée à l’intimé pour nouveau calcul du droit aux PCFam de la 
recourante à compter du 1er décembre 2023 au sens des considérants. 

La recourante, qui obtient gain de cause, n’est pas représentée par un mandataire 
et n’a pas allégué des frais particulièrement importants pour défendre ses droits 
dans le cadre de la présente procédure de recours, de sorte qu'aucune indemnité ne 
lui sera accordée à titre de participation à d’éventuels frais et dépens (art. 61 let. g 
LPGA ; art. 6 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en matière 
administrative du 30 juillet 1986 [RFPA - E 5 10.03]). 

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. f bis LPGA a contrario). 

 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%205%2010.03

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Renvoie la cause à l’intimé pour nouvelle décision dans le sens des considérants. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Sylvie CARDINAUX 

 La présidente 
 
 
 
 

Eleanor McGREGOR 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le