# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 77894d75-c0f4-5cfb-b144-c0473b107434
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2013 / 523
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2013---523_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

AX13.028936-131639

282 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
30 août 2013

__________________

Présidence
de               M.             
Creux,
président

Juges             
:              MM.             
Colelough et  Pellet 

Greffier
              :             
M.              Bregnard

 

 

*****

 

 

Art.
338 CPC et 341 CPC

 

 

Vu
l'arrêt rendu le 29 juin 2012 par le Juge délégué de la Cour d'appel civile dans
la cause divisant  G.________,
à Manchester (Grande-Bretagne), à  
K.________,
à Nyon, prévoyant à son chiffre IV bis ce qui suit: 

 

"Ordre
est donné à K.________, née [...], de fournir à G.________ toute information requise
par les formulaires B101 et B102 selon la demande de la Caisse de Compensation du Canton de Berne et
de produire toutes les annexes requises"

 

             
vu la décision rendue le 4 juillet 2013 par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement
de la Côte rejetant la requête d'exécution forcée déposée le 18 octobre
2012 par G.________, 

 

             
vu le recours interjeté le 12 juillet 2013 par G.________ contre la décision précitée,

 

             
vu la requête d'assistance judiciaire formée le même jour, 

 

             
vu les autres pièces du dossier;

 

attendu
que les décisions du tribunal de l'exécution, rendues en procédure sommaire (art. 339
al. 2 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272]), peuvent faire l'objet d'un
recours (art. 319 let. a CPC en relation avec l'art. 309 let. a CPC), qui doit être introduit dans
un délai de 10 jours à compter de la notification de la décision motivée (321 al.
1 et 2 CPC),

 

qu'en
l'espèce le recours a été déposé en temps utile par une partie qui y a un intérêt,

 

             
              attendu que les pièces
nouvelles produites en deuxième instance par le recourant sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC);

 

attendu
que celui-ci soutient que ni les déclarations d’impôts seules ni les extraits de comptes
seuls ne permettent de saisir la situation financière de sa partie adverse et de répondre aux
questions des formulaires B101 et B102 pour la période du 1er
mars 2010 au 28 février 2013,

 

qu'il
fait en outre valoir que K.________ n’a rempli aucun formulaire, ni répondu à aucune
question des formulaires pour la période précitée,

 

qu'aux
termes de l'art. 338 CPC, si la décision ne peut être exécutée directement, une requête
d’exécution est présentée au tribunal de l’exécution (al. 1), le requérant
devant établir que les conditions de l’exécution sont remplies et fournir les documents
nécessaires (al. 2), 

 

que
le fardeau de la preuve quant au caractère exécutoire de la décision et quant aux faits
pertinents ayant une incidence dans la détermination du mode d’exécution idoine et des
mesures d’exécution à prendre incombe au requérant (Message du 28 juin 2006, FF
2006 6841, spéc. 6990; Jeandin, CPC commenté, n. 5 ad art. 338 CPC), 

 

qu'en
vertu de l’art. 341 al. 1 CPC, le tribunal de l’exécution examine d’office le
caractère exécutoire de la décision dont l’exécution est requise,

 

qu'en
l'espèce, la décision du Juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal
cantonal rendue le 29 juin 2012 faisait injonction à K.________ de fournir au requérant toutes
les informations requises par les formulaires B101 et B102 selon demande de la Caisse de compensation
du canton de Berne et de produire toutes les annexes requises,

 

que
contrairement à ce que semble croire le recourant, l’injonction du magistrat n’avait
pas pour objet de déterminer les revenus de l’intimée sur une période allant du
1er mars 2010 au 28 février 2013, mais de fournir uniquement toutes les informations requises selon
les modalités rappelées ci-dessus,

 

qu'il
ressort du formulaire B101 que, pour les personnes mariées, un questionnaire complémentaire
pour l'époux/l'épouse (B102f) doit être rempli (cf. rubrique D), 

 

que
lorsque le premier juge a rendu la décision entreprise, l'intimée avait déjà remis
par courrier du 21 janvier 2013 le formulaire B102f, dûment signé le 20 mai 2011, et complété
les annexes en remettant sa décision de taxation 2011 par courrier du 15 avril 2013,

 

que,
comme l'a constaté le premier juge, le questionnaire B102 n’exige pas d’autres documents
que la décision de taxation et qu'il n'y est fait aucune mention de justificatifs supplémentaires
(cf. rubrique C), 

 

que
c'est donc en vain que le recourant soutient que l’intimée devrait fournir d’autres
justificatifs, le questionnaire précisant uniquement que la caisse de compensation est autorisée
à prendre connaissance du contenu du dossier fiscal,

 

qu'ainsi,
c'est à juste titre que le premier juge a retenu que la requête d’exécution forcée
était devenue sans objet en cours de procédure, l'intimée ayant satisfait à toutes
les conditions posées par le Juge délégué de la Cour d'appel civile, 

 

qu'en
conséquence le recours doit être rejeté dans la procédure de l'art. 322 al. 1 CPC
et la décision entreprise confirmée;

 

             
attendu que l’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 112 al. 1 CPC), aucune
avance n'ayant été demandée, 

 

             
qu'en conséquence, la requête d'assistance judiciaire formée par G.________ est sans objet;

 

             
attendu qu'il n'y pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, l'intimée
n'ayant pas été invitée à se déterminer. 

 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
La décision est confirmée.

 

             
III.             
La requête d'assistance judiciaire du 12 juillet 2013 de G.________ est sans objet.

             
IV.             
L'arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. G.________,

‑             
Me Alain Thévenaz (pour K.________).

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30'000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Côte.

 

             
Le greffier :