# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8720c0ea-470c-5ca5-b7fa-1525e251d4b6
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-08-25
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 25.08.2025 E-5079/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5079-2022_2025-08-25.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-5079/2022 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 5  a o û t  2 0 2 5  

Composition 
 Grégory Sauder, juge unique,  

avec l’approbation de Chrystel Tornare Villanueva, juge ; 

Jean-Luc Bettin, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Syrie,   

représenté par Idris Hajo,  

c/o (…),  

recourant,  

  
 

 
contre 
  

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans exécution du renvoi) ;  

décision du SEM du 11 octobre 2022 / N (…). 

 

 

 

E-5079/2022 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 21 juillet 2021, A._______ (ci-après : le requérant, l’intéressé ou le 

recourant) a déposé une demande d’asile en Suisse. 

B.  

Le 26 juillet 2021, l’intéressé a signé un mandat de représentation en 

faveur de Caritas Suisse, à B._______. 

C.  

Le 27 juillet 2021, le Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-après : le SEM 

ou l’autorité intimée) a procédé à l’enregistrement des données 

personnelles du requérant, de nationalité syrienne, d’ethnie kurde, de 

confession musulmane (sunnite) et de langue maternelle kurmanci. Il a 

précisé être marié depuis le mois d’octobre 2020, son épouse se trouvant 

au Liban. En lien avec son parcours scolaire et professionnel, l’intéressé a 

mentionné avoir suivi onze années de scolarité et exercé le métier de chef 

cuisinier. Avant sa fuite de Syrie, qu’il a datée du mois de mai 2014, il aurait 

résidé à C._______, au Kurdistan syrien ; il aurait ensuite séjourné durant 

environ sept ans au Liban avant de rejoindre la Suisse, en passant par 

l’Irak, l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Albanie, la Serbie, la Croatie ou la 

Hongrie et l’Autriche. Le requérant serait parti du Liban en février 2021 et 

entré en Suisse le 20 juillet 2021. Plusieurs membres de sa famille vivraient 

toujours en Syrie, à savoir sa mère – son père serait décédé –, un frère et 

une sœur ainsi qu’un demi-frère et une demi-sœur.  

D.  

Le même jour, l’intéressé a signé le formulaire d’autorisation de 

consultation du dossier médical (« Access to health data »). 

E.  

Le 9 août 2021, A._______ a versé plusieurs pièces (sous forme de 

photocopies) en cause, à savoir sa carte d’identité, son passeport, son 

livret de service militaire ainsi qu’une attestation délivrée, le 1er février 

2009, et confirmant qu’il avait effectué l’intégralité de son service militaire. 

F.  

Le 12 août 2021, le requérant a versé en cause un rapport médical du 

30 juillet 2021 faisant état d’une mauvaise évolution de plusieurs plaies, 

conséquences de morsures d’insectes. 

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Page 3 

G.  

Le 19 août 2021, A._______ a versé en cause, en version originale, sa 

carte d’identité ainsi que son passeport, et, en copie, un acte de mariage 

religieux. 

H.  

Entendu les 23 août 2021 (audition selon l’art. 29 LAsi) et 20 octobre 2021 

(audition complémentaire dans le cadre de la procédure étendue), le 

requérant a mentionné avoir effectué son service militaire de février ou 

mars 2007 au 1er février 2009, date de sa démobilisation ; à compter du 

mois d’août 2009, il aurait vécu au Liban, retournant toutefois tous les six 

mois en Syrie. Entre février et mai 2012, A._______ aurait pris part, muni 

du drapeau kurde, à des manifestations hostiles au régime syrien de 

Bachar al-Assad. Lors d’un déplacement entre D._______ et E._______ 

dont le but était de faire des démarches administratives d’obtention d’un 

passeport, au mois d’août 2013, il se serait fait arrêter à proximité de 

l’aéroport de C._______ et aurait été emprisonné à la prison de la sécurité 

politique de C._______ jusqu’en février 2014 ; il y aurait subi des actes de 

torture. Grâce à l’aide et aux contacts d’un oncle maternel, fonctionnaire 

de profession, le requérant aurait été libéré suite au paiement d’une 

importante somme d’argent, provenant de ses économies et des 

ressources de son oncle. Suite à sa libération, craignant d’être arrêté aussi 

bien par le régime syrien que par les Apochis, il aurait été hébergé par son 

oncle, dans le village de F._______. Muni d’un passeport reçu en avril 

2014, aidé d’un passeur, il aurait alors quitté définitivement la Syrie pour 

retourner au Liban ; il y serait resté jusqu’en 2021, sa vie ayant été rendue 

compliquée par le fait de ne pas être correctement payé, par l’explosion 

survenue dans le port de Beyrouth en août 2020 et par un accident de la 

circulation ayant nécessité une opération au genou. 

I.  

Le 27 août 2021, le SEM a notifié le passage de la procédure en procédure 

étendue. 

J.  

J.a Le 2 septembre 2021, Caritas Suisse, à B._______, a résilié le mandat 

de représentation. 

J.b Le 21 septembre 2021, A._______ a donné mandat à G._______ de le 

représenter en la présente procédure. 

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Page 4 

K.  

Par décision du 11 octobre 2022, le SEM a dénié la qualité de réfugié au 

requérant, rejeté sa demande d’asile et prononcé son renvoi de Suisse. Il 

a toutefois renoncé à ordonner l’exécution de cette mesure, estimée 

inexigible en l’état, admettant par conséquent l’intéressé à titre provisoire 

en Suisse. 

A l’appui de sa décision, le SEM a d’abord relevé qu’une des pièces 

produites, à savoir la copie d’un ordre de marche pour réservistes, en vue 

du recrutement de l’intéressé, document qui aurait été établi à H._______ 

le 5 janvier 2021, était un faux manifeste, la région de H._______ n’étant 

plus sous contrôle des autorités syriennes depuis 2012. Toujours en lien 

avec les pièces versées en cause, il a dénié toute valeur probante à deux 

d’entre elles, à savoir un document émis, le 3 juin 2014, par l’autorité 

chargée de l’exécution des jugements à C._______ ainsi qu’un mandat 

d’arrêt du Département de la sécurité politique de I._______. Le SEM a 

ensuite relevé plusieurs contradictions dans les déclarations faites par le 

requérant au cours de ses deux auditions et considéré que son récit était, 

sur des points essentiels, pas suffisamment substantiel, respectivement 

contraire à l’expérience générale. 

Enfin, il a relevé que les démarches de recrutement au sein des Apochis, 

indépendamment de leur vraisemblance, n’étaient pas pertinentes en 

matière d’asile, faute de persécution et d’intensité suffisante. De même, le 

fait qu’un des frères du requérant et un de ses beaux-frères aient obtenu 

la qualité de réfugié en Suisse ne permettait pas de considérer qu’il devait 

lui-même craindre des persécutions déterminantes en raison de ce fait et, 

plus généralement, de son entourage familial.  

L.  

Dans le recours interjeté, le 7 novembre 2022, à l’encontre de la décision 

précitée auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), 

A._______, agissant par l’entremise d’Idris Hajo, dûment constitué, conclut 

à l’annulation de la décision entreprise et, principalement, à l’octroi de 

l’asile ou, subsidiairement, à la reconnaissance de la qualité de réfugié. 

En outre, il sollicite l’assistance judiciaire partielle et que la procédure soit 

menée en langue allemande. 

A l’appui de son recours, l’intéressé conteste le constat d’invraisemblance 

posé par le SEM et insiste sur la crainte fondée de subir de nouvelles 

persécutions en cas de retour en Syrie. 

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Page 5 

En annexe à son mémoire, il a notamment produit un ordre de marche en 

version originale ainsi qu’une attestation d’aide financière. 

M.  

Par ordonnance du 15 novembre 2022, le juge en charge de l’instruction 

de la cause a constaté que le recourant pouvait attendre en Suisse l’issue 

de la procédure de recours et confirmé que celle-ci se déroulerait en 

français, langue de la décision attaquée. 

N.  

Invité à se déterminer sur le recours, le SEM a proposé son rejet. Il souligne 

que celui-ci ne contient aucun élément susceptible de modifier son point 

de vue. En outre, il considère que la production d’un ordre de marche en 

version originale ne permet pas de modifier son appréciation. 

O.  

Le 13 mars 2023, le recourant a répliqué, déclarant persister dans les 

conclusions de son recours et critiquant la concision de la réponse de 

l’autorité intimée à son recours. 

P.  

Les autres faits et arguments de la cause seront examinés, pour autant 

que besoin, dans les considérants en droit.  

 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la loi fédérale du 

17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF ; RS 173.32), le 

Tribunal, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions 

au sens de l’art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 

administrative (PA ; RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à 

l’art. 33 LTAF. 

1.2 En particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d'asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l’art. 105 de la loi fédérale du 26 juin 

1998 sur l’asile (LAsi ; RS 142.31), devant le Tribunal, lequel statue alors 

de manière définitive, sauf demande d’extradition déposée par l’Etat dont 

le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 de la loi fédérale du 

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17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF ; RS 173.110]), exception non 

réalisée en l’espèce. 

Le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige. 

1.3 L'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans la 

forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, le 

recours du 7 novembre 2022 est recevable.  

2.  

2.1 Conformément à l’art. 106 al. 1 LAsi, le requérant peut invoquer, dans 

le cadre d’un recours contre une décision en matière d’asile et sur le 

principe du renvoi (art. 44 1ère phrase LAsi), la violation du droit fédéral, 

notamment l’abus ou l’excès dans l’exercice du pouvoir d’appréciation 

(let. a), ainsi que l’établissement inexact ou incomplet de l’état de fait 

pertinent (let. b). 

2.2 Saisi d’un recours contre une décision du SEM rendue en matière 

d’asile, le Tribunal prend en considération l’état de fait et de droit existant 

au moment où il statue (cf. ATAF 2012/21 consid. 5.1 et réf. cit.). Il s’appuie 

notamment sur la situation prévalant dans l’Etat ou la région concernée, au 

moment de l’arrêt, pour déterminer le bien-fondé – ou non – des craintes 

alléguées de persécutions futures (cf. ATAF 2009/29 consid. 5.1 ; 2008/12 

consid. 5.2 ; 2008/4 consid. 5.4 et réf. cit.). 

2.3 Le Tribunal applique le droit d’office. Il peut ainsi admettre le recours 

pour un autre motif que ceux invoqués par le recourant (art. 62 al. 4 PA) ou 

le rejeter en retenant une argumentation différente de celle développée par 

l’autorité intimée (cf. ATAF 2010/54 consid. 7.1 ; 2009/57 consid. 1.2 et 

réf. cit.). 

3.  

3.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d’origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l’être en raison de leur race, de leur religion, 

de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou 

de leurs opinions politiques. Sont notamment considérées comme de 

sérieux préjudices la mise en danger de la vie, de l’intégrité corporelles ou 

de la liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression 

psychique insupportable (art. 3 al. 1 et 2 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2 

à 5.6). 

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3.2 Quiconque demande l’asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu’il est un réfugié. La qualité de réfugié est vraisemblable 

lorsque l’autorité estime que celle-ci est hautement probable. Ne sont pas 

vraisemblables notamment les allégations qui, sur des points essentiels, 

ne sont pas suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne 

correspondent pas aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur 

des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 LAsi). 

4.  

4.1 En mars 2011, à la suite de manifestations contre le régime et d’une 

répression de plus en plus violente de la part des forces de sécurité 

syriennes, un conflit a éclaté en Syrie, qui a finalement débouché sur une 

guerre civile. Depuis, la situation est demeurée difficile et instable, tant sur 

le plan des droits humains que sur le plan politique (cf. ATAF 2015/3 

consid. 6.2 ; arrêt de référence D-5779/2013 du 25 février 2015 consid. 5.3 

et 5.7.2 ; ATAF 2020 VI/4 consid. 5.3). Le 8 décembre 2024, le régime 

syrien sous la présidence de Bachar al-Assad a été renversé, mettant fin à 

plus de cinquante ans de règne de la famille Assad. Un gouvernement de 

transition s’est alors formé sous la présidence d’Ahmed al-Charaa, chef de 

Hayat Tahrir al-Cham (HTC, Organisation de libération du Levant), le 

groupe le plus important au sein de la coalition des groupes d’opposition 

armés responsables du renversement. Le 13 mars 2025, une « déclaration 

constitutionnelle » a été adoptée afin de servir de base juridique à la phase 

de transition politique. Cette déclaration et les modalités des réformes 

étatiques restent controversées, les principaux acteurs syro-kurdes, 

notamment les forces politiques représentant l’Administration autonome du 

nord et de l’est de la Syrie (en anglais "Democratic Autonomous 

Administration of North and East Syria" [DAANES]), y étant en particulier 

opposés. A l’heure actuelle, l’évolution de la situation en Syrie reste 

incertaine sur de nombreux points, tels le contrôle du territoire, l’usage de 

la force publique, la sécurité générale ainsi que la situation économique et 

humanitaire (cf. sur ces sujets EUROPEAN UNION AGENCY FOR ASYLUM, 

Syria : Country Focus, Country of Origin Information Report, Mars 2025, 

p. 19 ss ; INTERNATIONAL CRISIS GROUP, What lies in store for Syria as a 

new government takes power ?, 25 avril 2025 ; MINISTERIE VAN 

BUITENLANDSE ZAKEN [Ministère néerlandais des Affaires étrangères], 

Rapport officiel général sur la Syrie, mai 2025, p. 8 ss ; arrêts du Tribunal 

E-6325/2023 du 28 juillet 2025 consid. 3.1 et réf. cit. ; D-7647/2024 du 

9 juillet 2025 consid. 6.1 et réf. cit.). 

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4.2 Lors de l’examen de la qualité de réfugié, la situation du requérant, 

au moment du départ de son pays d’origine, est en principe prise en 

compte. Toutefois, selon la doctrine et la jurisprudence, lorsque la situation 

dans ce pays s’est par la suite modifiée de manière significative, en faveur 

ou au détriment du requérant, il est tenu compte de la situation existant au 

moment de la décision sur la demande d’asile (cf. ATAF 2011/51 

consid. 6.1 et réf. cit.). 

4.3 Conformément à l’art. 61 al. 1 PA, l’autorité de recours statue 

elle-même sur l’affaire ou la renvoie exceptionnellement à l’autorité 

inférieure avec des instructions impératives. L’annulation de la décision 

attaquée et le renvoi de la cause à l’instance inférieure sont notamment 

indiqués lorsque l’état de fait doit être complété et lorsque des mesures 

d’instructions d’une certaine ampleur doivent être menées. Dans de tels 

cas, l’instance de recours peut certes encore remédier à l’impossibilité de 

statuer, en particulier pour des raisons d’économie de procédure, mais elle 

n’y est pas tenue (cf. ATAF 2012/21 consid. 5 ; consid. 2.2 ci-avant). 

4.4 Même si l’évolution de la situation générale en Syrie n’est pas encore 

prévisible à l’heure actuelle, la question des effets de la chute de l’ancien 

régime syrien se pose déjà dans le cas présent. Il ne s’agit pas seulement 

d’évaluer la situation actuelle en Syrie à la lumière des évènements 

survenus depuis le 8 décembre 2024. Il y a surtout lieu d’examiner dans 

quelle mesure les changements fondamentaux intervenus ont une 

incidence sur les motifs d’asile du requérant. Un examen aussi conséquent 

n’a pas à être effectué par l’instance de recours, mais doit l’être par le SEM.  

Il y a donc lieu d’annuler la décision attaquée. Il appartiendra à l’autorité 

intimée de procéder à une appréciation au regard de la nouvelle situation 

en Syrie et, au besoin, d’octroyer un droit d’être entendu au requérant. 

Cette solution permet d’ailleurs de maintenir le rôle de chaque instance, ce 

qui est d’autant plus important que le Tribunal administratif fédéral est la 

seule autorité judiciaire en matière d’asile et qu’il statue donc 

définitivement. 

5.  

5.1 En conséquence, il y a lieu d’admettre le recours, d’annuler les chiffres 

1 à 3 du dispositif de la décision querellée et de renvoyer la cause à 

l’autorité intimée pour instruction complémentaire et nouvelle décision. 

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5.2 A toutes fins utiles, le Tribunal rappelle que les présentes injonctions 

sont obligatoires pour le SEM (cf. arrêt du Tribunal fédéral 9C_340/2013 

du 25 juin 2013 consid. 3.1). 

6.  

S’avérant manifestement fondé, le recours est admis au sens des 

considérants, dans une procédure à juge unique, avec l’approbation d’un 

second juge (art. 111 let. e LAsi).  

7.  

7.1 Lorsque l’affaire est renvoyée à l’instance précédente pour nouvelle 

décision, dont l’issue reste ouverte, la partie recourante est considérée 

comme ayant obtenu gain de cause, conformément à la jurisprudence du 

Tribunal fédéral (cf. ATF 141 V 281 consid. 11.1 ; 137 V 210 consid. 7.1). 

7.2 Compte tenu de l’issue de la présente procédure, il est statué sans frais 

(art. 63 al. 1 et 2 PA). La demande d’assistance judiciaire partielle devient 

donc sans objet.  

7.3 Conformément aux art. 64 al. 1 PA et 7 al. 1 du règlement du 21 février 

2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal 

administratif fédéral (FITAF ; RS 173.320.2), l’autorité de recours peut 

allouer, d’office ou sur requête, à la partie ayant entièrement ou 

partiellement gain de cause, une indemnité pour les frais indispensables et 

relativement élevés qui lui ont été occasionnés. À défaut de décompte de 

prestations, le Tribunal fixe l’indemnité sur la base du dossier (art. 14 al. 2 

FITAF). 

En l’occurrence, en l’absence d’un décompte de prestations du 

mandataire, l’indemnité allouée à titre de dépens est arrêtée, ex aequo et 

bono, au montant de 1’000 francs, pour l’activité indispensable que le 

mandataire du recourant a déployée dans la présente procédure (art. 8 à 

11 FITAF), à la charge du SEM. 

 

(dispositif : page suivante)  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis. 

2.  

Les chiffres 1 à 3 de la décision du 11 octobre 2022 sont annulés et l’affaire 

est renvoyée au SEM pour instruction complémentaire et nouvelle 

décision, au sens des considérants. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure.  

4.  

Le SEM versera au recourant un montant de 1’000 francs à titre de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire du recourant, au SEM et à 

l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique :  Le greffier : 

  

Grégory Sauder  Jean-Luc Bettin 

 

 

Expédition :