# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d0640a78-34e1-56bb-8544-b2880063fa7c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2022-12-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.12.2022 C-3929/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-3929-2020_2022-12-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-3929/2020 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 4  d é c e m b r e  2 0 2 2  

Composition 
 Caroline Bissegger (présidente du collège),  

David Weiss, Beat Weber, juges, 

Mattia Bernardoni, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (France), 

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Caisse suisse de compensation CSC, 

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance pour perte de gain, droit à des allocations pour 

perte de gain en cas de maternité 

(décision sur opposition du 24 juin 2020). 

 

 

 

C-3929/2020 

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Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : la recourante ou l’intéressée) est une ressortissante 

française, née le (…) 1980, domiciliée en France depuis octobre 2013, 

après avoir quitté son domicile suisse, où elle résidait depuis le 25 juillet 

2012 (CSC pces 6 et 141). Elle a travaillé dans le canton de B._______ du 

mois de juin 2008 au mois de juillet 2013, date à partir de laquelle elle a 

été en arrêt de travail à la suite d’une maladie professionnelle (CSC pces 

6 et 65 p. 2). A cause de son incapacité de travailler, l’intéressée a bénéfi-

cié, du 11 juillet 2013 au 23 février 2014, d’indemnités journalières de la 

part de la C._______ Compagnie d’Assurances SA (assureur LAA et LCA, 

CSC pces 6, 15 et 65 p. 2). Par la suite, dans le cadre de mesures de 

réadaptation mises en œuvre par l’assurance-invalidité (AI) dans le canton 

de B._______, elle a bénéficié d’indemnités journalières de l’AI, versées 

par la Caisse suisse de compensation (ci-après : la CSC ou l’autorité infé-

rieure), du 24 février 2014 au 8 septembre 2014 (CSC pces 119 et 120). 

Son premier enfant D._______ étant né le (…) 2014, la CSC n’a plus versé 

d’indemnités journalières du 9 septembre 2014 au 28 février 2015 pour 

raison de maternité (CSC pces 119, 120 et 351 p. 14 s.).  

B.  

B.a  

En date du 18 mai 2016, l’intéressée a déposé une demande d’allocation 

de maternité pour l’enfant D._______ auprès de l’autorité inférieure (TAF 

pce 8, CSC pce 141), demande restée sans réponse de la part de la CSC 

(TAF pce 8). Aussi, une seconde demande a été déposée par la recourante 

par courriel adressé en date du 16 décembre 2019 à l’Office de l’assu-

rance-invalidité pour les assurés résidant à l’étranger (ci-après : l’OAIE, 

TAF pce 8, CSC pce 348). Cette seconde demande a été réceptionnée par 

la CSC le 6 janvier 2020 (CSC pces 351 et 356). 

B.b Par décision du 20 janvier 2020 (CSC pce 356 p. 3), la CSC a rejeté 

la demande d’allocation de maternité. Dans sa décision, le CSC mentionne 

que la durée du droit aux prestations est de 112 jours dans le canton de 

B._______, de sorte que les allocations auraient pu être versées jusqu’au 

27 décembre 2014. Or, la CSC a retenu la date du 6 janvier 2020 comme 

date du dépôt de la demande et a considéré que le droit aux allocations de 

maternité est « prescrit ». 

B.c A la suite de la contestation de la recourante du 17 février 2020 (CSC 

pce 356 p. 1), l’autorité a rendu sa décision sur opposition le 24 juin 2020 

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(annexes à TAF pce 2), reconnaissant le droit aux allocations de maternité 

pour la période du 16 décembre 2014 au 27 décembre 2014. La CSC a 

ainsi annulé et remplacé sa décision du 20 janvier 2020, en ce sens qu’elle 

a retenu la date du 16 décembre 2019 (cf. ci-dessus, let. B.a) comme date 

de dépôt de la demande. Toutefois, l’autorité inférieure indique que les 

prestations antérieures au 16 décembre 2014 ne peuvent pas être versées, 

à cause du délai de péremption absolu de 5 ans. 

C.  

C.a Le 22 juillet 2020, l’intéressée a interjeté recours contre la décision sur 

opposition précitée auprès de la CSC (TAF pce 1), concluant au versement 

de l’intégralité des allocations de maternité, sa demande ayant été dépo-

sée le 18 mai 2016. La CSC a transmis le mémoire de recours au Tribunal 

de céans en date du 4 août 2020 (TAF pce 2).  

C.b Dans sa réponse du 7 septembre 2020, la CSC propose le rejet du 

recours et la confirmation de la décision attaquée (TAF pce 8). 

C.c Invitée par le Tribunal à répliquer (TAF pce 9), la recourante n’a pas 

fait usage de ce droit, de sorte que par ordonnance du 5 novembre 2020 

le Tribunal a clos l’échange d’écritures, d’autres mesures d’instruction de-

meurant toutefois réservées (TAF pce 11).  

C.d Invitée, par ordonnance du Tribunal du 26 octobre 2022 (notifiée le 29 

octobre 2022), à fournir ses observations en raison du risque de reformatio 

in pejus dans un délai de 20 jours, faute de quoi le recours serait considéré 

comme maintenu, la recourante n’a pas réagi (TAF pces 13 et 14). 

D.  

Les autres faits et arguments pertinents de la cause seront repris, en tant 

que de besoin, dans les considérants qui suivent. 

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal) examine d'office 

sa compétence (art. 7 al. 1 PA), respectivement la recevabilité des moyens 

de droit qui lui sont soumis (art. 31 LTAF ; ATF 133 I 185 consid. 2 et les 

références citées). 

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1.2 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l’espèce – prévues à 

l'art. 32 LTAF, le Tribunal de céans connaît, selon l'art. 31 LTAF, des recours 

contre les décisions – au sens de l'art. 5 PA – prises par les autorités citées 

à l'art. 33 LTAF. En cas de recours en matière d’allocation de maternité, 

l’art. 24 al. 2 de la loi fédérale du 25 septembre 1952 sur les allocations 

pour perte de gain (LAPG, RS 834.1), prévoit que le Tribunal administratif 

fédéral est compétent pour connaître des recours interjetés par les per-

sonnes résidant à l'étranger, en dérogation à l’art. 58 al. 2 de la loi fédérale 

du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA, RS 830.1). Par ailleurs, compte tenu de la primauté du droit fédéral 

(art. 49 al. 1 Cst.), l’art. 24 al. 2 LAPG prime l’art. 20 de la loi cantonale 

E._______ du 21 avril 2005 instituant une assurance en cas de maternité 

et d'adoption (LAMat-GE, rs/GE J 5 07), prévoyant notamment que les dé-

cisions sur opposition peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la 

chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République 

et canton de B._______. 

1.3 La procédure devant le Tribunal en matière d'assurances sociales est 

régie par la PA dans la mesure où la LTAF, la LPGA ou la LAPG ne sont 

pas applicables (cf. art. 3 let. dbis PA en relation avec l’art. 37 LTAF, l’art. 2 

LPGA et l’art. 1 LAPG). Selon les principes généraux du droit intertemporel, 

les règles de procédure précitées s’appliquent dans leur version en vigueur 

ce jour (ATF 130 V 1 consid. 3.2). 

1.4 En l'occurrence, interjeté en temps utile (art. 20, 21, 22a, 50 PA et art. 

60 LPGA), dans les formes légales (art. 52 PA), auprès de l’autorité judi-

ciaire compétente (art. 30 et 58 al. 3 LPGA, art. 33 let. d LTAF et art. 24 al. 

2 LAPG), par une administrée directement touchée par la décision atta-

quée (art. 48 PA et art. 59 LPGA), le recours du 22 juillet 2020 est rece-

vable.  

2.  

Le Tribunal administratif fédéral établit les faits et apprécie les preuves d’of-

fice et librement (cf. art. 12 PA). En outre, il applique le droit d’office, sans 

être lié par les motifs invoqués à l’appui du recours (art. 62 al. 4 PA), ni par 

l’argumentation développée dans la décision attaquée (BENOÎT BOVAY, 

Procédure administrative, 2015, 2e éd., p. 243 ; JÉRÔME CANDRIAN, Intro-

duction à la procédure administrative fédérale, 2013, n° 176). L’autorité 

saisie se limite en principe aux griefs soulevés par le recourant et n'exa-

mine les questions de droit non invoquées que dans la mesure où les ar-

guments des parties ou le dossier l'y incite (ATF 122 V 157 consid. 1a; 121 

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V 204 consid. 6c ; ANDRÉ MOSER/MICHAEL BEUSCH/LORENZ KNEUBÜH-

LER/MARTIN KAYSER, Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 

2022, 3e éd., p. 29 no 1.55). 

3.  

L’objet du litige est le bien-fondé de la décision sur opposition de la CSC 

du 24 juin 2020 n’admettant que partiellement la demande d’allocation de 

maternité au motif que le droit aux prestations antérieures au 16 décembre 

2014 est éteint.  

4.  

4.1 Selon les principes généraux du droit intertemporel, le droit matériel 

applicable est en principe celui en vigueur lors de la réalisation de l'état de 

fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences juri-

diques, sous réserve de dispositions particulières du droit transitoire 

(ATF 146 V 364 consid. 7.1 ; 144 V 210 consid. 4.3.1 ; 143 V 446 con-

sid. 3.3 ; 136 V 24 consid. 4.3 ; 132 V 215 consid. 3.1.1). Dès lors, la pré-

sente cause doit être examinée à l’aune des dispositions en vigueur dans 

leur teneur jusqu’en 2014, soit durant la période pendant laquelle les allo-

cations de maternité pourraient être versées, qui marque la limite dans le 

temps du pouvoir d’examen de l’autorité de recours.  

4.2 La recourante est citoyenne française et domiciliée en France, soit un 

Etat membre de la Communauté européenne, et demande des allocations 

de maternité en Suisse. Est dès lors applicable à la présente cause l'ac-

cord, entré en vigueur le 1er juin 2002, entre la Suisse et la Communauté 

européenne et ses Etats membres sur la libre circulation des personnes du 

21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681), dont l'annexe II règle la coordina-

tion des systèmes de sécurité sociale. Dans ce contexte, l'ALCP fait réfé-

rence depuis le 1er avril 2012 au (i) règlement (CE) n° 883/2004 du Parle-

ment européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant sur la coordination 

des systèmes de sécurité sociale (RS 0.831.109.268.1) ainsi que (ii) au 

règlement (CE) n° 987/2009 du Parlement européen et du Conseil du 

16 septembre 2009 modifiant le règlement précité (RS 0.831.109.268.11 ; 

art. 1 al. 1 ALCP de l'annexe II en relation avec la section A de l'annexe II). 

Ces règlements sont applicables à la présente affaire. Conformément à 

l'art. 4 du règlement (CE) n° 883/2004, à moins que le règlement n'en dis-

pose autrement, les personnes auxquelles ce règlement s'applique béné-

ficient en principe des mêmes prestations et sont soumises aux mêmes 

obligations, en vertu de la législation de tout Etat membre, que les ressor-

tissants de celui-ci. 

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Par ailleurs, dans la mesure où l’ALCP et en particulier son annexe II qui 

régit la coordination des systèmes d’assurance sociales (art. 8 ALCP) ne 

prévoient pas de disposition contraire, la procédure ainsi que les conditions 

à l’octroi d’une allocation de maternité suisse sont déterminées exclusive-

ment d’après le droit suisse (cf. ATF 130 V 253 consid. 2.4). 

5.  

5.1 Selon l’art. 16b al. 1 LAPG, ont droit à l’allocation de maternité les 

femmes qui : 

- ont été assurées obligatoirement au sens de la LAVS durant les neuf 

mois précédant l’accouchement (let. a) ; 

- ont, au cours de cette période, exercé une activité lucrative durant cinq 

mois (let. b) ; et 

- à la date de l’accouchement (let. c) : 

 sont salariées au sens de l’art. 10 LPGA (ch.1),  

 exercent une activité indépendante au sens de l’art. 12 LPGA 

(ch. 2), ou  

 travaillent dans l’entreprise de leur mari contre un salaire en 

espèces (ch. 3). 

Selon l’art. 30 al. 1 du règlement du 24 novembre 2004 sur les allocations 

pour perte de gain (aRAPG, RS 834.11, dans sa version jusqu’au 30 

décembre 2020), la mère qui est en incapacité de travail au moment de 

l’accouchement ou qui, en raison d’une période d’incapacité de travail, ne 

remplit pas la condition de la durée d’activité minimale prévue par l’art. 16b 

al. 1 let. b LAPG a droit à l’allocation si, jusqu’à l’accouchement, elle a 

perçu des indemnités pour perte de gain en cas de maladie ou d’accident 

d’une assurance sociale ou privée (let. a), ou des indemnités journalières 

de l’assurance-invalidité (let. b). 

5.1.1 Aux termes de l’art. 16c al. 1 LAPG, le droit à l’allocation prend effet 

le jour de l’accouchement. Le droit s’éteint le 98e jour à partir du jour où il 

a été octroyé, mais il prend fin avant ce terme si la mère reprend une acti-

vité lucrative ou si elle décède (art. 16d aLAPG, dans sa version en vigueur 

jusqu’au 30 juin 2021). En outre, l’allocation de maternité exclut le verse-

ment des indemnités journalières de l’assurance-invalidité et de l’assu-

rance-accidents notamment (art. 16g al. 1 let. b et c LAPG). Par ailleurs, il 

ressort de l’art. 16h LAPG que les cantons peuvent prévoir l’octroi d’une 

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allocation de maternité de plus longue durée. Sur cette base, la législation 

du canton de B._______ prévoit le droit à une allocation de maternité pen-

dant 112 jours (art. 5 al. 1 LAMat-GE).  

5.1.2 Selon l’art. 24 al. 1 LPGA, le droit à des prestations arriérées s’éteint 

cinq ans après la fin du mois pour lequel la prestation était due. En déro-

gation à l’art. 24 LPGA, le droit au paiement des allocations de maternité 

non versées s’éteint cinq ans après la fin de la période visée à l’art. 16d 

LAPG (art. 20 al. 1 aLAPG, dans sa version en vigueur jusqu’au 31 dé-

cembre 2020). Par ailleurs, le rapport explicatif de l’Office fédéral de la 

santé publique du 27 juin 2018 concernant l’avant-projet de la loi fédérale 

sur l’amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en 

charge de proches contient la précision suivante (p. 27 ad art. 20 al. 1 

LAPG): « le droit aux allocations [de maternité] non versées s’éteint cinq 

ans après la prise du dernier jour de congé. » (https://www.bag.ad-

min.ch/dam/bag/fr/dokumente/nat-gesundheitspolitik/aktions-

plan_pfleg_angehoerige/bessere_anerkennung_pflegende_ange-

hoerige/erlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf/02_Rapport%20explica-

tif%20AP%20prise%20en%20charche%20de%20proches_FR.pdf, con-

sulté le 14 décembre 2022). 

5.2 En l’espèce, il est incontesté que la recourante a droit à des allocations 

de maternité pour la période du 16 décembre 2014 au 27 décembre 2014 

et que la durée du droit aux prestations à laquelle pourrait prétendre l’inté-

ressée est de 112 jours (cf. ci-dessus, let. B.b et B.c). Il reste à savoir si 

c’est à bon droit que l’autorité inférieure a nié le droit aux prestations à 

partir de la naissance de l’enfant, soit dès le (…) 2014, et ce jusqu’au 15 

décembre 2014.  

5.2.1 Se référant à la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 121 V 195), 

l’autorité inférieure a retenu la date de la seconde demande comme date 

du dépôt de la requête d’allocation de maternité, soit le 16 décembre 2019 

(cf. TAF pce 8), ce que la recourante conteste, ayant selon elle manifesté 

sa volonté de percevoir les prestations le 18 mai 2016 déjà (TAF pce 1, cf. 

ci-dessus, let. B.a). La question de savoir quelle est la date déterminante 

pour le dépôt de la demande – soit celle de la première ou de la seconde 

demande – peut rester ouverte, le recours devant être admis pour les mo-

tifs qui suivent, cela même en retenant, à l’instar de l’autorité inférieure, le 

16 décembre 2019 comme date de présentation de la requête.  

5.2.2 Le dies a quo du délai de péremption de cinq ans de l’art. 24 al. 1 

LPGA (pour la notion de péremption, cf. notamment ATF 139 V 244 consid. 

https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAQQw7AJahcKEwiIor-Iyfn7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.bag.admin.ch%2Fdam%2Fbag%2Ffr%2Fdokumente%2Fnat-gesundheitspolitik%2Faktionsplan_pfleg_angehoerige%2Fbessere_anerkennung_pflegende_angehoerige%2Ferlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf%2F02_Rapport%2520explicatif%2520AP%2520prise%2520en%2520charche%2520de%2520proches_FR.pdf&psig=AOvVaw3ZO5Ver_ecuLpI4cd3mr5g&ust=1671122420570969
https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAQQw7AJahcKEwiIor-Iyfn7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.bag.admin.ch%2Fdam%2Fbag%2Ffr%2Fdokumente%2Fnat-gesundheitspolitik%2Faktionsplan_pfleg_angehoerige%2Fbessere_anerkennung_pflegende_angehoerige%2Ferlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf%2F02_Rapport%2520explicatif%2520AP%2520prise%2520en%2520charche%2520de%2520proches_FR.pdf&psig=AOvVaw3ZO5Ver_ecuLpI4cd3mr5g&ust=1671122420570969
https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAQQw7AJahcKEwiIor-Iyfn7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.bag.admin.ch%2Fdam%2Fbag%2Ffr%2Fdokumente%2Fnat-gesundheitspolitik%2Faktionsplan_pfleg_angehoerige%2Fbessere_anerkennung_pflegende_angehoerige%2Ferlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf%2F02_Rapport%2520explicatif%2520AP%2520prise%2520en%2520charche%2520de%2520proches_FR.pdf&psig=AOvVaw3ZO5Ver_ecuLpI4cd3mr5g&ust=1671122420570969
https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAQQw7AJahcKEwiIor-Iyfn7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.bag.admin.ch%2Fdam%2Fbag%2Ffr%2Fdokumente%2Fnat-gesundheitspolitik%2Faktionsplan_pfleg_angehoerige%2Fbessere_anerkennung_pflegende_angehoerige%2Ferlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf%2F02_Rapport%2520explicatif%2520AP%2520prise%2520en%2520charche%2520de%2520proches_FR.pdf&psig=AOvVaw3ZO5Ver_ecuLpI4cd3mr5g&ust=1671122420570969
https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAQQw7AJahcKEwiIor-Iyfn7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.bag.admin.ch%2Fdam%2Fbag%2Ffr%2Fdokumente%2Fnat-gesundheitspolitik%2Faktionsplan_pfleg_angehoerige%2Fbessere_anerkennung_pflegende_angehoerige%2Ferlaeuternden-bericht.pdf.download.pdf%2F02_Rapport%2520explicatif%2520AP%2520prise%2520en%2520charche%2520de%2520proches_FR.pdf&psig=AOvVaw3ZO5Ver_ecuLpI4cd3mr5g&ust=1671122420570969

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3.1 et 117 V 208 consid. 3a et b) est, en vertu de l’art. 20 LAPG, la fin de 

la période durant laquelle des allocations de maternité peuvent être tou-

chées (cf. ANDRÉ PIERRE HOLZER, Verjährung und Verwirkung der Leis-

tungsansprüche im Sozialversicherungsrecht, 2005, p. 119). Par ailleurs, 

l’Office cantonal E._______ des assurances sociales indique clairement, 

dans son site internet (www.ocas.ch/apg/amat, consulté le 14 décembre 

2022), que la mère peut faire valoir son droit jusqu’à cinq ans après la fin 

du congé de maternité, ce qui est en tout point conforme aux dispositions 

légales précitées.  

En somme, le droit aux allocations n’est pas frappé de péremption tant et 

aussi longtemps que dure le congé donnant droit aux allocations de mater-

nité, qui est de 112 jours dans le canton de B._______ (cf. ci-dessus, let. 

B.b et consid. 5.1.1), étant précisé que le droit cantonal ne prévoit pas 

d’autres règles de péremption (cf. art. 2 LAMat-GE) et que la durée du droit 

aux allocations est incontestée dans le cas d’espèce.  

Aussi, comme retenu par la CSC, les allocations de maternité pouvant être 

perçues jusqu’au 27 décembre 2014, c’est à partir de cette date que court 

le délai de péremption de cinq ans. Par conséquent, en retenant, comme 

l’a fait l’autorité inférieure, le 16 décembre 2019 comme date du dépôt de 

la requête, ce dépôt étant intervenu avant le 27 décembre 2019, la recou-

rante n’est pas déchue de son droit à toucher des allocations de maternité.  

5.3 Il s’ensuit que le droit aux allocations de maternité pour l’enfant, né le 

(…) 2014, n’est pas frappé de péremption et que la CSC a violé le droit 

fédéral en considérant que les prestations antérieures au 16 décembre 

2014 ne pouvaient être versées à cause de l’extinction du droit aux alloca-

tions en question. 

6.  

Il résulte de ce qui précède que le recours doit être admis et la décision sur 

opposition du 24 juin 2020 annulée car le droit aux allocations de maternité 

n’est pas frappé de péremption. La cause est renvoyée à l’autorité infé-

rieure pour qu’elle procède au calcul et au versement des allocations de 

maternité, le cas échéant sous suite d’intérêts moratoires (art. 26 al. 2 

LPGA), après avoir vérifié que toutes les conditions du droit aux allocations 

sont remplies. 

 

 

http://www.ocas.ch/apg/amat

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7.  

Compte tenu de la nature du litige, il n’est pas perçu de frais de procédure 

(cf. art. 85bis al. 2 LAVS par renvoi de l’art. 24 al. 2 in fine LAPG). En outre, 

le Tribunal renoncera à allouer des dépens. Conformément aux art. 64 al. 

1 PA et 7 al. 1 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 

173.320.2), une indemnité peut en effet être allouée seulement pour les 

frais indispensables et relativement élevés qui ont été occasionnés à la 

partie ayant obtenu gain de cause. Cette éventualité n’apparaît toutefois 

pas réalisée au cas d’espèce, dans la mesure où la recourante – qui ne 

réclame d’ailleurs pas de dépens – ne s’est pas fait représenter par un 

avocat (art. 7 al. 4 FITAF). 

  

C-3929/2020 

Page 10 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis en ce sens que la décision sur opposition de l’autorité 

inférieure du 24 juin 2020 est annulée et la cause renvoyée à la CSC pour 

qu’elle procède à l’examen des conditions du droit de la recourante à des 

allocations de maternité dans le sens du considérant 6, et rende une nou-

velle décision.  

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure ni alloué de dépens. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, à l'autorité inférieure et à l’Of-

fice fédéral des assurances sociales (ci-après : l’OFAS).  

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La présidente du collège : Le greffier : 

  

Caroline Bissegger Mattia Bernardoni 

 

  

C-3929/2020 

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Indication des voies de droit : 

Pour autant que les conditions au sens des art. 82 ss, 90 ss et 100 ss LTF 

soient remplies, la présente décision peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en 

matière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification. Ce 

délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus tard le dernier 

jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La 

Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et 

les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens 

de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :