# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4ceed248-2587-5d4e-aa3a-1a5c514c198e
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-25
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 25.03.2025 A1 23 211
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-23-211_2025-03-25.pdf

## Full Text

A1 23 211 / A1 23 212 

 

ARRÊT DU 25 MARS 2025 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour de droit public 

 

Composition : Christophe Joris, président ; Jean-Bernard Fournier et Frédéric Fellay, 

juges ; Ferdinand Vanay, greffier ; 

 

en les causes 

 

ASPO/BIRDLIFE SUISSE, FONDATION SUISSE POUR LA PROTECTION ET 

L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE et HELVETIA NOSTRA, recourantes, 

représentées par Maître Pierre Chiffelle, avocat à Vevey, 

et 

FONDATION WWF SUISSE, et WWF VALAIS,  recourantes, représentées par Maître 

Pierre Chiffelle, avocat à Vevey, 

contre 

 

CONSEIL D’ÉTAT DU CANTON DU VALAIS, autorité attaquée, et COMMUNE DE  

X _________, autre autorité, représentée par Maître Stéphane Jordan, avocat à Sion. 

 

(aménagement du territoire ; parc éolien de la combe de Y _________) 

recours de droit administratif contre les décisions du 8 novembre 2023 

  

- 2 - 

Faits 

 

A.  La combe de Y _________ se situe dans un secteur montagneux du territoire de la 

commune de X _________, à proximité de la frontière italienne et à environ 1 km à vol 

d’oiseau du col du A _________. Un avant-projet visant à créer dans cette combe un 

parc éolien comprenant au maximum sept machines a été déposé en 2012 par l’autorité 

communale et a fait l’objet de plusieurs observations émanant notamment 

d’organisations de protection de l’environnement. 

B.  Le xx.xx1 2015, le conseil communal de X _________ a mis à l’enquête au Bulletin 

officiel (B. O.) no xx1 (p. xxx1) la révision globale de son plan d’affectation des zones (ci-

après : PAZ) et de son règlement communal des constructions et des zones (ci-après : 

RCCZ). Cette publication prévoyait notamment la création d’une zone de production 

d’énergie éolienne à aménager dans la combe de Y _________. Elle a suscité plusieurs 

oppositions liées à la zone précitée, dont celles déposées par l’association 

ASPO/BirdLife Suisse, par la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du 

territoire (ci-après : FP), par la Fondation WFF Suisse (ci-après : le WWF Suisse) et par 

le WWF Valais, respectivement les 30 juillet et 7 août suivants. 

A la suite de discussions entre les opposants et l’autorité communale, la zone de 

production d’énergie éolienne précitée a fait l’objet d’études supplémentaires, 

notamment quant à son impact sur l’avifaune. 

Le xx.xx2 2016, le conseil communal a mis à l’enquête au B. O. no xx2 (p. xxx2) un plan 

d’aménagement détaillé (ci-après : PAD) intitulé « Parc éolien de la combe de  

Y _________ » ainsi que le règlement relatif à ce PAD (ci-après : RPAD). Ce plan 

prévoyait notamment la construction d’au maximum sept éoliennes dans le secteur 

concerné. Il était accompagné, en particulier, d’un rapport de conformité selon 

l’art. 47 OAT et d’un rapport d’impact sur l’environnement (ci-après : RIE) comprenant 

plusieurs annexes thématiques. Dite publication a elle aussi suscité plusieurs 

oppositions, le 29 août suivant, dont celles des organisations de protection de 

l’environnement précitées ainsi que de Helvetia Nostra. Ces oppositions pointaient 

notamment les incertitudes quant au potentiel de production d’énergie, la violation de 

l’art. 24 LAT ainsi que les impacts du projet sur le paysage et sur l’avifaune. 

Une séance de conciliation s’est tenue le 11 novembre 2016, à l’issue de laquelle les 

oppositions ont été maintenues. 

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Le 6 février 2017, le conseil communal de X _________ a rejeté les oppositions. Réunis 

en assemblée primaire le 13 mars suivant, les citoyens de cette commune ont accepté 

la révision globale du PAZ et du RCCZ ainsi que le PAD « Parc éolien de la combe de 

Y _________ » et son règlement. Cette décision a été rendue notoire par avis inséré au 

B. O. no xx3 du xx.xx3 2017 (p. xxx3). 

C.  Le 13 avril 2017, ASPO/BirdLife Suisse, la FP, le WWF Suisse, le WWF Valais et 

Helvetia Nostra (ci-après : ASPO/BirdLife Suisse et consorts) ont conjointement recouru 

auprès du Conseil d’Etat, en concluant à l’annulation du PAD précité, de son règlement 

et de l’art. 131 RCCZ [recte : 132 RCCZ] tel qu’adopté à l’issue de la révision globale du 

PAZ et du RCCZ (disposition relative à la zone de production d’énergie éolienne). En 

particulier, ces associations ont critiqué le rendement énergétique – selon elles faible, 

respectivement incertain – de l’installation projetée, ainsi que les impacts du projet sur 

le paysage et sur l’avifaune migratrice et nicheuse, estimant que ceux-ci avaient été 

sous-estimés dans le RIE. 

Le conseil communal de X _________ a proposé de déclarer le recours irrecevable, 

respectivement de le rejeter, le 28 juillet 2017. 

Plusieurs services spécialisés ont été consultés dans le cadre de la procédure 

d’homologation cantonale, menée parallèlement à celle d’instruction du recours 

administratif. Ces services ont tous émis des préavis positifs, sous certaines conditions 

et après le dépôt de compléments par l’autorité communale. Ainsi, dans son préavis de 

synthèse du 21 décembre 2018, le Service du développement territorial (ci-après : SDT) 

a recommandé au Conseil d’Etat d’approuver la zone de production d’énergie éolienne 

à aménager figurant dans le PAZ, l’article 132 RCCZ, le cahier des charges no 2 annexé 

au RCCZ, le PAD ainsi que son règlement, moyennant certaines conditions et sous 

réserve de quelques corrections. 

Le même jour, le SDT s’est aussi déterminé sur le recours, en proposant de le rejeter. Il 

a notamment retenu, en citant le préavis rendu par le Service de l’énergie et des forces 

hydrauliques (ci-après : SEFH) le 19 juin 2017, que le projet était conforme à la LEne et 

qu’il s’inscrivait dans le cadre de la stratégie sectorielle « Energie éolienne » pour 2020 

publiée par le canton du Valais, lequel ne délivrerait les autorisations de construire y 

relatives qu’à la condition que les machines puissent produire ensemble au minimum 

10 gigawattheures par année (ci-après : GWh/a). Le SDT a aussi fait remarquer que le 

périmètre du PAD ne comprenait aucune zone de protection de la nature et ne touchait 

que marginalement une zone de protection du paysage d’importance communale. Il a 

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en outre considéré que le bien-fondé de la localisation du parc éolien avait été démontré 

et qu’aucun intérêt prépondérant ne s’y opposait, de sorte que les conditions de l’art. 

24 LAT étaient respectées. S’agissant des conflits potentiels avec l’avifaune, le SDT a 

estimé qu’ils ne remettaient pas en question la réalisation du projet, en se référant au 

préavis du Service de la chasse, de la pêche et de la faune (ci-après : SCPF) du 19 juin 

2017. En effet, selon ce service spécialisé, le risque de collisions, plus particulièrement 

avec un aigle royal, un gypaète barbu ou un crave à bec rouge, ne pouvait pas être 

exclu, mais le projet ne constituait pas une menace directe sur des sites de nidification 

pour ces trois espèces, tous situés à plusieurs kilomètres du parc éolien projeté. Par 

ailleurs, il était possible que la réalisation du projet, situé dans un habitat caractéristique 

pour le lagopède, entraîne l'abandon par cette espèce de zones favorables à la 

nidification, mais les comptages ne permettaient pas de mettre en évidence des densités 

élevées ou exceptionnelles de population dans ce secteur. Le SDT a encore relevé que 

les impacts du projet sur le paysage étaient marginaux, que seules trois éoliennes 

seraient visibles depuis B _________, site inscrit à l’Inventaire fédéral des sites 

construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ci-après : ISOS), et qu’il n’était 

pas justifié de renoncer à la construction de ces trois machines pour ce motif. Il a aussi 

précisé que le projet avait été complété et adapté du point de vue des accès et des 

constructions paravalanches, ce qui avait conduit le Service des forêts, des cours d’eau 

et du paysage (ci-après : SFCEP) à délivrer un préavis positif, le 5 septembre 2018. 

Enfin, le SDT a indiqué que, selon le Service de l’environnement (ci-après : SEN), le 

contenu du RIE, dans sa version de février 2017 et accompagné de ses annexes et des 

compléments du 13 janvier 2018 et du 7 août 2018, était complet et pouvait servir de 

base à une évaluation de l'impact sur l'environnement. 

Le 31 janvier 2019, l’autorité communale a maintenu ses conclusions. 

ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont fait de même, le 18 avril suivant, estimant que les 

différents préavis rendus par les services cantonaux n’étaient pas propres à remettre en 

question leurs arguments. 

D.  Le 22 mai 2019, le Conseil d’Etat a rejeté le recours. Il a d’abord relevé que le projet 

contesté s'inscrivait dans une stratégie de développement énergétique cantonal et 

fédéral bien définie, notamment par la Conception Energie Eolienne adoptée par le 

Conseil fédéral en juin 2017 (ci-après : CEE 2017) et par la fiche E.6 du nouveau Plan 

directeur cantonal (ci-après : PDc), instruments qui avaient force obligatoire pour les 

autorités cantonales et communales (art. 22 al. 1 OAT et art. 8 al. 2 et 2bis LcAT). Le 

Conseil d’Etat a en outre écarté les arguments mettant en doute le potentiel énergétique 

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et économique du parc éolien projeté, dès lors que le SEFH avait analysé le dossier et 

émis un préavis positif, le 19 juin 2017, en retenant une production escomptée 

dépassant 10 GWh/a sur la base du rapport « Parc éolien de la combe de Y _________ 

- Etude énergétique et bilan environnemental » du 2 février 2017. Il a aussi observé que 

l’impact important des éoliennes sur le paysage avait fait l’objet d’une analyse par le 

SFCEP, lequel avait posé plusieurs exigences qui figuraient dans le RPAD et avait, en 

définitive, délivré un préavis positif. Ensuite, le Conseil d’Etat a indiqué que les impacts 

du projet sur l’avifaune avaient été étudiés dans un rapport établi par un bureau 

spécialisé en octobre 2016 et repris dans le RIE qui, dans sa version du 17 février 2017, 

mentionnait également des mesures intégrées, des mesures de compensation et des 

mesures d’accompagnement liées à l’avifaune dont la mise en œuvre était assurée par 

l’art. 4 let. c du règlement du PAD (cf. infra, décision d’homologation). Il s’est également 

appuyé sur le préavis du SCPF, qui s’était rendu sur place, pour conclure que le choix 

du site d'implantation ne compromettait pas les objectifs légaux de conservation des 

espèces et des biotopes importants sur le plan régional, cantonal ou fédéral. Enfin, il a 

estimé que les accès aux éoliennes avaient fait l’objet d’un examen suffisant au stade 

de la planification et qu’en considérant le besoin de développement énergétique, la 

protection du paysage et de l’avifaune et les mesures de compensation prévues, 

l’analyse globale du projet démontrait que la pesée des intérêts avait été correctement 

effectuée. 

Le même jour, l’exécutif cantonal a homologué le PAZ et le PAD « Parc éolien de la 

combe de Y _________ » avec son règlement, moyennant certaines modifications. En 

particulier, l’art. 4 RPAD comportait une nouvelle lettre c qui imposait la mise en œuvre 

des mesures intégrées, des mesures de compensation et des mesures 

d’accompagnement définies dans le RIE du 17 février 2017. Cette décision a été publiée 

au B. O. no xx4 du xx.xx4 2019 (p. xxx4). 

E.  Le 26 juin 2019, ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont contesté céans l’homologation 

de ce PAD et de l’art. 132 RCCZ par le Conseil d’Etat et le rejet consécutif de leur recours 

administratif. 

Par arrêt du 27 octobre 2020 (ACDP A1 19 126), la Cour de céans a admis ce recours 

et annulé la décision du Conseil d’Etat rejetant le recours administratif ainsi que celle 

d’homologation en tant qu’elle approuvait la planification du parc éolien (zone de 

production d’énergie éolienne du PAZ, art. 132 RCCZ et son cahier des charges no 2, 

PAD et son règlement). Elle a notamment considéré que ce PAD pouvait être homologué 

nonobstant l’approbation (postérieure) de la fiche de coordination E.6 par la Confédération 

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(consid. 4.1). Elle a aussi rejeté plusieurs griefs remettant en cause l’estimation du 

potentiel énergétique du parc éolien projeté, mais a relevé que l’existence de plusieurs 

variantes (nombre d’éoliennes et dimensions) ne permettait pas d’apprécier correctement 

le poids de l’intérêt à la production d’énergie éolienne par rapport aux autres intérêts en 

jeu (consid. 5). La Cour a en outre estimé que le dossier devait faire l’objet d’une étude 

avifaunistique complémentaire, afin de mieux évaluer les impacts du projet sur l’avifaune 

migratrice et nicheuse (consid. 6). Par ailleurs, l’intérêt à la protection du paysage et des 

sites classés à l’ISOS devait être pris en considération par l’autorité précédente dans le 

cadre d’une pesée des intérêts globale (consid. 7), pesée qui n’avait pas été faite dans les 

règles in casu (consid. 9). L’affaire a ainsi été renvoyée au Conseil d’Etat pour instruction 

complémentaire et nouvelles décisions dans le sens des considérants. 

F.a  Reprenant l’instruction de ce dossier, le Service des affaires intérieures et 

communales (ci-après : SAIC) a requis l’autorité communale et le SDT, le 21 janvier 

2021, de fournir les compléments demandés par la juridiction cantonale. 

Contacté par le SDT, le SCPF a accueilli favorablement, le 8 février 2021, la proposition 

de prendre contact avec les autorités valdotaines en charge de la faune, afin d’obtenir 

des renseignements sur la localisation des sites de nidification du gypaète barbu sur le 

versant italien. Il a néanmoins précisé que selon les observations faites dans la région, 

la combe de Y _________ ne constituait pas le point de vol principal et régulier des 

gypaètes en provenance de l’Italie voisine. En outre, s’agissant de l’évaluation du 

phénomène migratoire dans le secteur de la combe de Y _________, il a indiqué que 

seule une étude de la migration de l’avifaune par radar (p. ex. sur une saison) permettrait 

de quantifier de manière fiable le passage des oiseaux de jour comme de nuit. 

Le 25 mars suivant, le SCPF a communiqué le résultat de ses investigations auprès des 

autorités italiennes et du Réseau Gypaète Suisse Occidentale (ci-après : RGSO ; 

courriels et extraits de cartes). Il a observé qu’aucun site de nidification du gypaète barbu 

ne se situait à moins de 5 km du périmètre du PAD. 

A son tour, l’autorité communale a déposé plusieurs compléments, le 14 juillet 2021. Il 

s’agissait d’abord d’un rapport du 25 juin 2021 sur la question de la production 

énergétique du parc éolien projeté, au terme duquel une configuration à sept éoliennes 

d’une hauteur au moyeu de 122 m était choisie en raison de son rendement élevé 

(production nette estimée à 20,16 GWh/a). Il s’agissait, ensuite, d’une étude 

avifaunistique complémentaire du 29 juin 2021, qui concluait notamment que l’altitude 

élevée des crêtes surplombant la combe de Y _________, à plus de 2700 m, n’en faisait 

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pas un point de passage migratoire. Cette étude relevait aussi que les sites de de 

nidification du gypaète barbu les plus proches se situaient à 17 km (val C _________), 

respectivement à 21 km (val D _________), ce qui rendait négligeables les risques de 

collision. Elle relativisait également les risques de collision concernant l’aigle royal, le 

crave à bec rouge et le lagopède alpin, dès lors que le site constituait une zone de 

passage et non de nidification. Elle prévoyait, enfin, des mesures afin de compenser le 

faible risque résiduel existant pour l’avifaune migratrice et nicheuse. L’autorité 

communale a encore déposé à cette occasion une évaluation complémentaire du 23 juin 

2021 des impacts visuels des sept éoliennes projetées et une pesée globale des intérêts 

au regard des objectifs du développement durable, elle aussi datée du 23 juin 2021. Elle 

a ainsi proposé au Conseil d’Etat d’homologuer la planification du parc éolien (zone de 

production d’énergie éolienne du PAZ, art. 132 RCCZ et son cahier des charges no 2, 

PAD et RPAD) et de rejeter le recours administratif. 

Invité par le SAIC à produire un nouveau préavis de synthèse, le SDT a procédé à une 

consultation des services cantonaux intéressés, dès le mois de septembre 2021. 

Ces services ont préavisé favorablement le projet et ses compléments, moyennant le 

respect de certaines conditions. 

En particulier, le SCPF a indiqué, concernant l’étude avifaunistique complémentaire 

précitée, que les chapitres relatifs aux espèces cibles (gypaète, aigle royal, crave à bec 

rouge, lagopède), fondés sur des recherches de données récentes, avaient été 

correctement établis et étaient conformes à ses observations ainsi qu’aux 

renseignements obtenus des autorités italiennes et du RGSO. Ainsi, pour ces quatre 

espèces, il n’y avait pas de risque majeur mettant en danger leur conservation à moyen 

et long termes, même s’il n’était pas possible d’exclure un impact négatif par collision 

(ou dérangement pour le lagopède). Le SCPF a ajouté que l’évaluation de la migration, 

d’intensité modérée sur le site d’implantation des éoliennes, correspondait à ses 

appréciations et aux cartes et observations de la Station ornithologique suisse. Il a 

imposé quatre mesures complémentaires visant à diminuer le risque de collision, sous 

la forme de conditions liantes au projet lors de la réalisation (peindre une pale sur trois 

en noir pour toutes les éoliennes, suivi de la mortalité par collision sur deux ans au 

minimum, surveillance radar avec arrêt des installations dès 50 oiseaux/heure/km, 

diminution de l’éclairage nocturne ; cf. préavis du 1er décembre 2021 et du 8 décembre 

2022). 

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En outre, dans le cadre de cette consultation, des rapports complémentaires ont été 

établis en novembre 2022, à la demande du SEFH. Il s’agissait d’un rapport sur le temps 

d’arrêt des éoliennes afin de limiter les risques de collision avec les chauves-souris et 

l’avifaune et d’une mise à jour du rapport du 25 juin 2021 relatif à la question de la 

production énergétique du parc éolien. Sur cette base, le SEFH a indiqué, dans son 

préavis du 30 novembre 2022, que ces compléments permettaient d’estimer les pertes 

de production environnementales entre 1 % et 2 % de la production annuelle brute. Il a 

confirmé que le calcul du potentiel énergétique intégrait les mesures nécessaires de 

protection pour diminuer les risques de conflit et de collision. Selon le SEFH, la 

production du parc éolien tel que planifié pourrait atteindre 20 GWh/a. 

Consultée également, la Commission fédérale pour la protection de la nature et du 

paysage (ci-après : CFNP) a conclu, dans un préavis du 7 octobre 2022 et après une 

visite sur place, que le site construit d’importance nationale du A _________ ne subira 

pas d’atteinte et que le projet portera une atteinte légère à l’objet VS 41.1.7 (chemin) 

figurant à l’inventaire fédéral des voies de communication historiques de la Suisse 

d’importance nationale (ci-après : IVS) à condition que le plan pour la nouvelle desserte 

soit respecté et que le chemin soit remis en état après les travaux. 

Dans son préavis de synthèse du 13 décembre 2022, le SDT a notamment confirmé la 

production nette attendue d’au moins 20 GWh/a, ce qui conférait au parc éolien un 

intérêt national au sens de la LEne. Il a aussi relevé que ce parc éolien était conforme à 

la planification territoriale cantonale, puisqu’il figurait en coordination réglée dans la fiche 

E.6 du PDc. Il a en outre validé les risques modérés de conflit entre les installations 

projetées et l’avifaune ainsi que l’atteinte acceptable au paysage. Le SDT a conclu que 

les intérêts en présence avaient été évalués de manière objective et que, d’un point de 

vue de l’aménagement du territoire, le projet était préavisé positivement. 

Le 16 février 2023, ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont affirmé que les compléments 

apportés ne répondaient pas aux exigences posées par l’ACDP de renvoi A1 19 126. En 

effet, selon eux, le rapport complémentaire sur l’avifaune reprenait des informations 

lacunaires et non étayées figurant déjà dans le RIE, sans qu’une nouvelle analyse sur le 

terrain – à leurs yeux indispensable – n’ait été organisée, position que défendait 

également la Station ornithologique suisse dans un écrit du 9 février 2023 jointe en 

annexe. ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont ajouté que ce rapport passait sous silence 

le fait qu’un couple de gypaètes barbus s’était installé depuis 2021 à 5 km du projet, sur 

le versant italien, ainsi que l’attestait E _________, spécialiste de ces rapaces, dans une 

note jointe à leur écriture ; or, la présence de ces individus nicheurs aussi près du projet 

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de parc éolien et celle – une peu plus lointaine – de deux autres couples créaient un 

risque sérieux de collision avec les éoliennes, risque dont le poids était considérable 

dans la pesée des intérêts à effectuer. En outre, les informations figurant dans le rapport 

précité minimisaient les impacts du projet sur l’aigle royal, le crave à bec rouge et le 

lagopède alpin. Enfin, ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont maintenu leurs critiques 

quant à l’évaluation du potentiel énergétique du projet et à l’appréciation de son impact 

sur le paysage. Outre les pièces déjà citées, ils ont joint à leur écriture la copie d’une 

étude de 2019 relative à l’impact des éoliennes sur les lagopèdes. Ils ont également 

déposé, le 28 février 2023, la copie d’un article de presse relatif aux menaces pesant sur 

le lagopède alpin, en particulier en Valais. 

Sur demande du SAIC qui cherchait à vérifier si un couple de gypaètes barbus nichait 

effectivement à moins 5 km du site de Y _________, ASPO/BirdLife Suisse et consorts 

ont produit, le 17 mars suivant, une attestation datée du 8 mars 2023 émanant de la 

Fondation Pro Gypaète. Celle-ci indiquait ne pas connaître les coordonnées du nid, mais 

se fonder sur des renseignements communiqués par E _________ lors d’un congrès 

ornithologique. 

Le 21 mars 2023, le SAIC a réitéré sa demande de communication des coordonnées 

exactes du nid, estimant que les informations communiquées par la Fondation Pro 

Gypaète étaient insuffisantes. Trois jours plus tard, ASPO/BirdLife Suisse et consorts 

ont répondu que E _________ ne souhaitait pas divulguer ces coordonnées, mais était 

prêt à déposer une déclaration sous serment devant notaire. 

Invité à se déterminer à nouveau, le SCPF a émis un préavis, le 20 juillet 2023. En 

particulier, il a maintenu que le projet ne menaçait aucune espèce cible d’oiseau à 

l’échelle régionale ou cantonale, qu’elle soit nicheuse ou non. Il a néanmoins rappelé 

qu’il subsistait un risque résiduel pour des individus à l’échelle locale (à savoir des 

lagopèdes alpins nicheurs, mais dont la présence était faible dans la combe de  

Y _________) ainsi que pour des espèces susceptibles de voler plus sporadiquement 

dans le secteur, comme le gypaète barbu, l’aigle royal et le crave à bec rouge. 

Le 24 août suivant, ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont maintenu leur position, 

estimant que le contenu du préavis du SCPF était insuffisant pour satisfaire aux 

exigences posées par l’ACDP A1 19 126. 

F.b  Le 8 novembre 2023, le Conseil d’Etat a rejeté le recours. Il a d’abord relevé que 

les incertitudes quant au potentiel énergétique du projet avaient été levées avec les 

compléments fournis par l’autorité communale, qui avait choisi une variante à sept 

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éoliennes dont la production nette attendue était de 20,16 GWh/a. Il a estimé que les 

objections formulées par les associations ne remettaient pas en cause cette estimation 

qui permettait de retenir que la production annuelle moyenne du parc éolien projeté 

relevait de l’intérêt national au sens des art. 12 al. 4 LEne et 9 al. 1 OEne. Ensuite, le 

Conseil d’Etat a considéré que les critiques relatives à la protection de l’avifaune ne 

résistaient pas à l’examen. En effet, les allégations de ASPO/BirdLife Suisse et consorts 

quant à la présence d’un couple de gypaètes nicheurs à moins de 5 km du parc éolien 

projeté n’étaient ni établies, ni corroborées par les autorités italiennes consultées par le 

SCPF. En outre, les conflits potentiels entre ce parc éolien et l’avifaune nicheuse et 

migratoire avaient été correctement évalués dans les documents complémentaires 

versés en cause et des mesures de protection ad hoc imposées dans la décision 

d’homologation et dans le RPAD (peinture d’une pale sur trois en noire, limitation de 

l’éclairage nocturne, suivi environnemental de la mortalité de la faune, arrêt des 

éoliennes en cas d’intensité migratoire) permettaient de restreindre les risques. Quant à 

l’impact du projet sur le paysage, l’exécutif cantonal s’est référé au préavis de la CFNP, 

selon lequel le site construit d’importance nationale du A _________ ne subira pas 

d’atteinte et dont les conditions relatives à l’atteinte légère à l’objet IVS VS 41.1.7 

(respect du plan de la nouvelle desserte et remise en état du chemin après les travaux) 

avaient été explicitement reprises dans la décision d’homologation. Il en a conclu que la 

planification litigieuse tenait suffisamment compte de l’obligation de ménager les sites et 

objets protégés les plus proches (art. 6 al. 1 LPN). De plus, il a retenu que l’atteinte à la 

zone de protection du paysage communale était minime, puisque seul s’y situait le début 

de la route d’accès aux installations éoliennes. Plus globalement, l’atteinte sur le 

paysage pouvait être qualifiée de faible à moyenne, compte tenu de la configuration des 

lieux encaissée et peu propice au délassement, des exigences topiques figurant dans le 

RPAD ainsi que de la présence d’une ligne à haute tension. Enfin, le Conseil d’Etat a 

procédé à une pesée globale des intérêts en présence et a estimé que l’intérêt public à 

la protection de la nature, du paysage et des oiseaux ne l’emportait pas sur l’intérêt 

national à la production d’énergie sur ce site. 

Le même jour, l’exécutif cantonal a homologué la zone de production d’énergie éolienne 

du PAZ, l’art. 132 RCCZ et son cahier des charges no 2 ainsi que le PAD « Parc éolien 

de la combe de Y _________ » avec son règlement, moyennant certaines modifications, 

conditions et remarques. Cette décision a été publiée au B. O. du canton du Valais, le 

15 novembre 2023.  

- 11 - 

G.a  Le 14 décembre 2023, Helvetia Nostra, ASPO/Birdlife Suisse et la FP ont conclu 

céans, sous suite de frais et de dépens, à l'annulation de ces deux décisions. Ce recours 

a été répertorié sous la référence A1 23 211. 

A l’appui de leurs conclusions, ces organisations ont soutenu que l'instruction et les 

préavis complémentaires ne répondaient pas aux exigences fixées dans l'arrêt de renvoi 

A1 19 126. A cet égard, elles ont tout d'abord contesté l'évaluation du potentiel 

énergétique du parc éolien, relevant notamment que l'arrêt des installations lors de 

migrations importantes n'avait pas été pris en compte et que le rendement par éolienne 

(2,88 GWh/a) était médiocre. Ensuite, s'agissant des impacts du projet sur l'avifaune, 

elles ont critiqué la méthodologie du rapport avifaunistique et de son complément du  

29 juin 2021. Selon elles, l’examen de ces impacts demeurait sommaire, puisqu’aucune 

étude additionnelle in situ n’avait été organisée. Cela concernait non seulement 

l’avifaune migratrice (en particulier au printemps), mais aussi l’avifaune nicheuse, deux 

nouveaux couples de gypaètes barbus s’étant installés dans le haut val F _________ 

(2022), respectivement dans le haut val D _________ (2021), et s'ajoutant à ceux de  

G _________ et du val C _________. Par ailleurs, aucune donnée supplémentaire 

n'avait été fournie pour le lagopède alpin, qui ne bénéficiait d'aucune mesure de 

compensation appropriée. Helvetia Nostra, ASPO/Birdlife Suisse et la FP ont ajouté 

qu'un aigle royal avait été victime d'une éolienne dans le canton de Berne en novembre 

2021 et que le Valais avait une grande responsabilité dans la préservation du crave à 

bec rouge au niveau national, dont les 70 à 80 couples présents dans le pays nichaient 

quasiment tous dans ce canton. Enfin, ces organisations ont allégué que l’impact du 

projet sur le paysage avait été sous-estimé, dès lors que la construction du parc éolien 

transformerait complètement la combe de Y _________, qui présentait un aspect naturel 

encore libre d'installations humaines, à l'exception d'une ligne à haute tension somme 

toute peu visible. Pour ce qui avait trait aux atteintes au site du A _________, elles ont 

remis en cause le préavis de la CFNP, puisqu'on ignorait si celle-ci avait pris en compte 

des éoliennes dont la hauteur au moyeu atteignait 122 m. Elles ont ajouté que la qualité 

de ce site inscrit à l'ISOS serait altérée par la réalisation du projet, attendu que trois 

éoliennes y seraient nettement visibles. De même, les randonneurs empruntant la via 

Francigena seraient immanquablement dérangés par la présence de ces installations le 

long de ce chemin historique. 

À titre de moyen de preuve, Helvetia Nostra, ASPO/Birdlife Suisse et la FP ont requis le 

dépôt d’un rapport de l’Office fédéral de l’environnement (ci-après : OFEV) relatif aux 

- 12 - 

impacts du projet sur l'avifaune. Elles ont en outre joint à leur mémoire les copies d’une 

dizaine de pièces destinées à étayer leurs motifs.  

G.b  Le 14 décembre 2023, le WWF Suisse et le WWF Valais ont eux aussi formé un 

recours céans qui concluait, sous suite de frais et de dépens, à l'annulation des deux 

décisions du Conseil d’Etat. Ce recours a été répertorié sous la référence A1 23 212. 

Représentés par le même mandataire que les trois autres organisations mentionnées ci-

dessus, ils formulaient des motifs identiques quant au potentiel énergétique du parc 

éolien et à ses conflits avec l’avifaune. Ils requéraient également l’administration du 

même moyen de preuve et déposaient les mêmes pièces. 

G.c  Le Conseil d’Etat a produit les dossiers des causes, le 28 février 2024, et proposé 

de rejeter ces deux recours. 

Le 28 mars suivant, le conseil communal de X _________ a fait la même proposition, 

sous suite de frais et de dépens, répondant aux arguments formulés dans les recours. Il 

a en outre requis la jonction des causes. 

Le 3 avril 2024, le juge chargé de l’instruction a prononcé la jonction des causes A1 23 

211 et A1 23 212. 

ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont répliqué, le 2 mai suivant. Ils ont produit un rapport 

établi par deux ornithologues qu’ils avaient mandatés afin d’investiguer la présence d’un 

couple de gypaètes barbus dans le haut val D _________. Il ressort de ce rapport du  

16 février 2024, fondé sur des observations faites sur place en décembre 2023 et en 

janvier 2024, qu’un couple de gypaètes barbus nicheurs est établi dans un vallon, à 

quelque 3 à 4 km de la combe de Y _________. Un juvénile de cette espèce a également 

été observé dans ce secteur ainsi que quatre aires d’aigles royaux. ASPO/BirdLife 

Suisse et consorts en ont déduit que le parc éolien ne pouvait pas être implanté à 

l’endroit projeté, conformément à la Conception Energie Eolienne adoptée le  

25 septembre 2020 par le Conseil fédéral (ci-après : CEE 2020).  

Le 22 mai 2024, le conseil communal de X _________ a exposé que ce couple de 

gypaètes barbus bénéficiait manifestement d’une excellente situation sur le versant 

italien, qui était très giboyeux. Il en a inféré que, malgré sa proximité à moins de 5 km 

de ce nid, la combe de Y _________, atteignable en survolant des crêtes rocheuses à 

plus de 2900 m d’altitude et caractérisée par un environnement très aride, ne présentait 

aucun intérêt pour ces individus qui ne s’y aventuraient pas. 

- 13 - 

Le rapport précité a été communiqué au SCPF qui a constaté, le 30 septembre 2024, 

que cette pièce mettait en évidence la découverte d’un nid de gypaètes dans un vallon 

du haut val D _________. Le service a souligné que cette aire de nidification n’était pas 

connue lors de sa précédente analyse de 2022 et que les autorités italiennes, sans 

pouvoir confirmer son existence, ne mettaient pas en doute les informations 

communiquées par ASPO/BirdLife Suisse et consorts. Il a en outre indiqué souhaiter 

disposer des coordonnées précises de ce nid, afin de pouvoir vérifier son existence sur 

le terrain et savoir si la reproduction était avérée en 2024. Il a aussi relevé que le juvénile 

né en 2022 et observé dans ce secteur ne pouvait pas, sans une analyse génétique, 

formellement être attribué au couple nicheur en question. Enfin, il a observé que, selon 

les informations obtenues des autorités italiennes, un autre site de nidification avait été 

identifié au sud-ouest de la combe de Y _________, à plus de 5 km du périmètre du parc 

éolien projeté Il a joint à sa détermination les copies de courriels échangés avec lesdites 

autorités. 

Le 15 octobre 2024, l’autorité communale a notamment rappelé qu’il s’agissait 

d’examiner dans quelle mesure, en fonction des conditions géographiques et 

topographiques, le parc éolien projeté représentait un danger pour les gypaètes barbus 

installés sur le versant italien. 

Deux jours plus tard, ASPO/BirdLife Suisse et consorts ont fait remarquer, en particulier, 

qu’il n’était pas nécessaire que la reproduction du couple nicheur soit avérée pour que 

la présence d’un nid dans un rayon de 5 km d’un projet de parc éolien constitue un critère 

d’exclusion. 

L’autorité communale a répondu à la détermination d’ASPO/BirdLife Suisse et consorts, 

le 5 novembre 2024, en contestant son bien-fondé.  

Le lendemain, cette écriture a été communiquée respectivement aux consorts précités 

et au Conseil d’Etat, pour information. 

A la demande du juge chargé de l’instruction, le SCPF a déposé, le 21 février 2025, une 

nouvelle détermination concernant les risques de conflits entre le parc éolien projeté et 

l’avifaune nicheuse. Concernant le gypaète barbu, il a notamment indiqué ne pas exclure 

une fréquentation plus importante des alentours de la combe de Y _________ par les 

oiseaux (couple nicheur et descendance) en provenance du site de nidification du 

versant italien nouvellement détecté, mais a souligné que cette hypothèse devait être 

relativisée, car l'exposition nord du vallon ne favorisait pas le vol de grands voiliers tels 

que le gypaète, qui préféraient les versants d'exposition sud, plus ensoleillés et 

- 14 - 

caractérisés par des thermiques ascendants. Il a aussi confirmé que les ongulés étaient 

peu présents dans cette combe, ce qui limitait également les chances pour les gypaètes 

d'y trouver des carcasses et diminuait le risque de fréquentation régulière. Selon le 

SCPF, la réalisation même du projet éolien restreindrait en outre de facto l'offre 

potentielle en nourriture, puisque la proximité d’éoliennes ne favorisait non plus pas la 

présence d'ongulés sauvages de montagne dans un périmètre de plusieurs centaines 

de mètres. Le service spécialisé s’est par ailleurs prononcé sur la pertinence, afin de 

limiter les risques de conflits, de l’installation d’un système de détection de jour par radar 

couplé à un arrêt des éoliennes. A cet égard, il a observé qu’un tel système, actuellement 

mis en place principalement sur des axes migratoires prioritaires pour l'avifaune, était 

fonctionnel surtout en zone de plaine et permettait de détecter sur une longue distance 

l'approche de grands oiseaux. Il a précisé que la fonctionnalité de ce type d'installation 

dans un relief accidenté de haute montagne soumis à des aléas climatiques particuliers, 

comme en l’espèce, devait certainement être évaluée avant toute mise en place, afin de 

vérifier si les radars permettent de détecter un oiseau de grande envergure (gypaète, 

vautour fauve, aigle royal, etc.) assez tôt (détection à plusieurs centaines de mètres) 

pour être efficaces. Enfin, le SCPF a fourni des renseignements complémentaires 

concernant le lagopède alpin. Il a joint à son envoi les exemplaires de trois rapports 

établis en 2013, respectivement en 2019, par la Station ornithologique suisse et relatifs 

aux conflits potentiels entre l’avifaune et les éoliennes. 

Cette détermination a été communiquée, le 24 février 2025, à l’autorité communale et à 

ASPO/BirdLife Suisse et consorts, qui ont déposé des observations complémentaires, 

le 13 mars suivant. 

 

Considérant en droit 

 

1. 

1.1  Aux termes des art. 80 al. 1 let. a et 44 al. 1 let. b LPJA, a qualité pour recourir toute 

organisation que la loi y autorise, sans qu'elle ait alors à se prévaloir d'un intérêt digne 

de protection à obtenir la réforme ou l'annulation de la décision critiquée (art. 44 al. 1 let. 

a LPJA). 

ASPO/BirdLife Suisse, la FP, le WWF Suisse et Helvetia Nostra ont qualité pour recourir 

en vertu de l’art. 55 al. 1 LPE, qui permet aux organisations à but non lucratif, actives au 

niveau national et qui se vouent à la protection de l’environnement, de recourir contre 

- 15 - 

les décisions des autorités cantonales ou fédérales relatives à la planification, à la 

construction ou à la modification d’installations soumises aux dispositions sur l’étude 

d’impact sur l’environnement (ci-après : EIE ; art. 10a LPE, art. 1 de l'ordonnance 

fédérale relative à la désignation des organisations habilitées à recourir dans les 

domaines de la protection de l'environnement ainsi que de la protection de la nature et 

du paysage [ODO], ch. 3, 4, 9 et 13 de l’annexe à l’ODO ; v. aussi ACDP A1 19 126 

consid. 1). 

Le WWF Valais ne figure en revanche pas dans l’annexe à l’ODO, de sorte que sa 

légitimation à agir céans indépendamment du WWF Suisse apparaît douteuse. Cette 

question peut cependant demeurer indécise, la Cour devant de toute manière entrer en 

matière sur les recours. 

1.2  Ceux-ci remplissent les autres exigences de forme posées par la loi (cf. art. 37 al. 4 

LcAT ; art. 72, 78 let. a, 80 al. 1 let. c et b, 46 et 48 al. 2 LPJA), de sorte qu’il y a lieu 

d’entrer en matière. 

1.3  Les recourants demandent, à titre de moyen de preuve, le dépôt d’un rapport de 

l’OFEV relatif aux impacts du projet sur l'avifaune. Ils précisent que ce rapport est 

mentionné par l’Office fédéral du développement territorial (ci-après : OFDT) dans son 

propre rapport du 8 mars [recte : avril] 2020 (cf. mémoire de recours A1 23 211 p. 9). Ce 

dernier rapport a trait à la révision du PDc et notamment à la fiche E.6 qui concerne la 

production d’énergie éolienne. Dans une détermination déposée céans dans le cadre de 

la procédure de recours A1 19 126, le 3 juillet 2020, les recourants s’y référaient déjà 

(cf. pièces nos 797 à 801 du dossier du Conseil d’Etat). On y lit en particulier que l’OFEV 

requérait, lors de la planification ultérieure (PAZ et PAD), un examen sérieux des 

interférences possibles du parc éolien projeté avec la migration des oiseaux, compte 

tenu de sa situation à proximité d’un col alpin et de territoires fréquentés par quatre 

espèces d’oiseaux de priorité nationale et sensibles aux éoliennes (gypaète barbu, 

lagopède alpin, aigle royal, crave à bec rouge). Cet office fédéral relevait, en outre, que 

son évaluation ne portait que sur les conditions préliminaires à remplir pour un projet 

pour la pesée des intérêts au niveau du PDc (coordination réglée). Ce rapport de l’OFEV 

a donc été émis dans le cadre de la procédure d’approbation par la Confédération de la 

fiche E.6 précitée, soit à un stade de la planification qui est antérieur et plus général que 

celui qui fait l’objet du présent litige. Pour cette raison, le contenu de ce rapport n’apparaît 

pas déterminant en la cause, si bien que la Cour s’abstiendra d’en requérir la production 

(sur l’appréciation anticipée des moyens de preuve, cf. p. ex. ATF 147 IV 534 

consid. 2.5.1 et les réf. cit.). 

- 16 - 

2.  Le litige porte sur la planification d’un parc éolien dans la combe de Y _________, 

sur le territoire de la commune de X _________. Les recourants contestent 

l’homologation de ladite planification par le Conseil d’Etat et le rejet consécutif de leur 

recours administratif, décisions qui ont été rendues à la suite de l’arrêt de renvoi A1 19 

126. La Cour exposera tout d’abord les exigences légales et jurisprudentielles 

applicables à la planification d'affectation spéciale (cf. infra, consid. 3). Ensuite, elle 

traitera successivement des griefs que les recourants formulent au sujet de la production 

énergétique attendue (cf. infra, consid. 4) et des impacts du projet sur l’avifaune (cf. infra, 

consid. 5) et sur le paysage (cf. infra, consid. 6). Elle déterminera enfin si la pesée 

globale des intérêts en présence opérée par l’autorité précédente résiste à l’examen 

(cf. infra, consid. 7). 

3. 

3.1  Conformément à l'art. 3 OAT, les autorités sont tenues de procéder à une pesée 

complète des intérêts lors de l'approbation du plan d'affectation et en conséquence 

également lors d'une planification d'affectation spéciale (ATF 145 II 70 consid. 3.2 ; arrêt 

du Tribunal fédéral 1C_458/2022 du 12 février 2024 consid. 3.1 et les autres réf. cit.). 

Ce faisant, elles déterminent les intérêts concernés, apprécient ces intérêts notamment 

en fonction du développement spatial souhaité et des implications qui en résultent ; elles 

fondent leur décision sur cette appréciation, en veillant à prendre en considération tous 

les intérêts déterminants, publics ou privés, ainsi que les principes généraux de 

planification et les éléments concrets du cas d'espèce (ATF 132 II 408 consid. 4.2 ; arrêt 

1C_458/2022 précité consid. 3.1 et les autres réf. cit.). 

3.2  Aux termes de l'art. 10a al. 1 LPE, avant de prendre une décision sur la planification 

et la construction ou la modification d'installations, l'autorité examine le plus tôt possible 

leur compatibilité avec les dispositions en matière d'environnement. Cette appréciation 

– sous la forme de l'EIE – intervient au terme d'un processus, sur la base d'un rapport 

d'impact (art. 10b al. 2 à 4 LPE) et de l'avis des services spécialisés de l'administration 

(art. 10c al. 1 LPE). Selon l'art. 5 al. 2 OEIE, l'EIE est effectuée dans le cadre d'une 

procédure donnée (« procédure décisive »). Pour certaines installations, cette procédure 

est désignée dans l'annexe à l'ordonnance fédérale; pour d'autres, l'annexe renvoie au 

droit cantonal (cf. art. 5 al. 3 OEIE), notamment s'agissant des installations d'exploitation 

de l'énergie éolienne d'une puissance installée supérieure à 5 MW (ch. 21.8 annexe 

OEIE). Le droit fédéral impose alors aux cantons de choisir la procédure qui permet à 

l'autorité compétente de commencer ses travaux le plus rapidement possible et 

d'effectuer une EIE exhaustive (art. 5 al. 3, 2e phrase OEIE). Dans les cas où les cantons 

- 17 - 

prévoient l'établissement d'un plan d'affectation spécial ou de détail, cette procédure est 

considérée comme la procédure décisive, à condition qu'elle permette de procéder à une 

EIE exhaustive (art. 5 al. 3, 3e phrase OEIE]). 

3.3  Savoir dans quelle mesure les questions de protection de l'environnement doivent 

être résolues lors de l'adoption d'un plan d'affectation dépend du degré de précision dudit 

plan. En présence d'un plan d'affectation spécial ayant pour objet un projet concret et 

dont les effets sur l'aménagement du territoire et l'environnement peuvent être saisis dès 

à présent et qui prédéterminent largement la procédure d'autorisation de construire, le 

principe de coordination (art. 25a LAT) exige qu'une pesée complète des intérêts soit 

effectuée dès le stade du plan d'affectation et qu'il soit garanti que les dispositions 

fédérales relatives à la protection des biotopes et des espèces soient respectées. Si les 

mesures de protection, de reconstitution et de remplacement selon l'art. 18 al. 1bis et 

1ter LPN ne sont fixées définitivement et de manière contraignante que dans le cadre 

de l'autorisation de construire, les mesures nécessaires doivent déjà apparaître comme 

assurées au moment de l'adoption du plan (arrêt 1C_458/2022 précité consid. 3.1 et la 

réf. cit.). 

S'agissant de plans d'affectation spéciaux consacrés à l'implantation de parc éoliens, 

ceux-ci doivent définir le nombre et l'emplacement des éoliennes (en tout cas par le biais 

de périmètres d'implantation), ainsi que la taille de celles-ci. Les autres modifications 

importantes apportées au territoire, à l'environnement et au paysage, notamment les 

défrichements, les routes d'accès et les conduites, doivent également y figurer. La 

production attendue du parc, soit un élément déterminant dans la perspective de la 

pesée d'intérêts, doit être évaluée, de même que sa faisabilité environnementale (arrêt 

1C_458/2022 précité consid. 3.1 et la réf. cit.). Certains aspects techniques relevant de 

la construction proprement dite (par exemple le modèle précis des éoliennes) peuvent 

être renvoyés à la procédure d'autorisation de construire (idem). Le choix lui-même de 

l'emplacement du parc éolien en fonction notamment de l'existence de graves conflits 

prévisibles avec des espèces protégées au niveau national doit même en principe avoir 

lieu sur la base de la planification directrice (art. 8 al. 2 LAT), la jurisprudence admettant 

toutefois que cet examen soit complété au stade du plan d'affectation (ATF 148 II 36 

consid. 2). 

4. 

4.1  Au considérant 5.3.7 de son ACDP A1 19 126, la Cour a retenu que l’intérêt à la 

production énergétique éolienne ne pouvait être correctement apprécié que si 

l’évaluation du productible était assez précise. Or, dans le cas particulier, l’estimation de 

- 18 - 

la production énergétique était très variable (entre 13,2 et 21,9 GWh/a), en raison du fait 

qu’elle découlait de quatre variantes du projet qui étaient très différentes les unes des 

autres (respectivement 5, 6 ou 7 machines, avec des hauteurs d’axe distinctes). Il 

s’ensuivait que la Cour n’était pas en mesure d’apprécier correctement le poids de 

l’intérêt à la production énergétique éolienne dans la pesée concrète des intérêts en 

présence. Cette incertitude justifiait un renvoi de l’affaire à l’autorité précédente pour 

qu’elle interpelle l’autorité communale afin que celle-ci clarifie, d’entente avec l'exploitant 

du parc éolien, quelle variante elle entendait véritablement faire réaliser (nombre 

d’éoliennes et dimensions de celles-ci). 

Cette instruction a été menée et l’autorité communale a déposé, le 14 juillet 2021, un 

rapport du 25 juin 2021, intitulé « Evaluation de la ressource éolienne pour la combe de 

Y _________ », au terme duquel une configuration à sept éoliennes d’une hauteur au 

moyeu de 122 m a été choisie en raison de son rendement élevé (production nette 

estimée à 20,16 GWh/a). En outre, des rapports complémentaires ont été établis en 

novembre 2022, à la demande du SEFH. Il s’agissait d’un rapport sur le temps d’arrêt 

des éoliennes afin de limiter les risques de collision avec les chauves-souris et l’avifaune 

migratrice et d’une mise à jour du rapport du 25 juin 2021 précité. Sur cette base, le 

SEFH a indiqué, dans son préavis du 30 novembre 2022, que ces compléments 

permettaient d’estimer les pertes de production environnementales entre 1 % et 2 % de 

la production annuelle brute. Il a confirmé que le calcul du potentiel énergétique intégrait 

les mesures nécessaires de protection pour diminuer les risques de conflit et de collision. 

Selon le SEFH, la production du parc éolien tel que planifié pourrait atteindre 20 GWh/a. 

Le Conseil d’Etat a confirmé la régularité de ce calcul, au considérant 2 de sa décision 

rejetant le recours administratif des organisations de protection de la nature. 

4.2  Celles-ci contestent céans cette évaluation, en relevant d’abord que l'arrêt des 

installations lors de migrations importantes n’a pas été pris en compte. 

Cet argument tombe à faux. En effet, le rapport du 25 juin 2021 précité (cf. pièce no 1070 

du dossier du Conseil d’Etat, p. 17) tient compte de pertes de production 

environnementales de 2 % de la production annuelle brute, en raison de l’arrêt des 

installations afin de réduire le risque de collisions avec les chauve-souris et les oiseaux 

migrateurs. Les rapports complémentaires de novembre 2022 cités plus haut (cf. pièces 

nos 1077 et 1098 à 1107 du dossier précité) ont détaillé ce calcul, en précisant que ces 

pertes de production étaient estimées entre 1 % et 2 %. Partant, la production nette 

estimée à 20,16 GWh/a prend bien en considération ces pertes. 

- 19 - 

4.3  Ensuite, les recourants affirment que le rendement par éolienne du parc projeté 

(2,88 GWh/a) est médiocre, ce que démontrerait une comparaison avec d'autres parcs 

éoliens (5,5 à 6,8 GWh/a). Ils précisent qu’à cette altitude, la faible densité de l’air et les 

pertes de production élevées causées par le chauffage des pales impactent le 

rendement énergétique. Ils ajoutent que, dans la combe de Y _________, le régime des 

vents n'est pas propice en raison de la topographie du site. Ils relèvent, par ailleurs, que 

le rendement du parc éolien de H _________, situé à une altitude similaire dans le Haut-

Valais, est systématiquement inférieur à celui attendu. 

Il est exact qu’avec une production nette estimée à 20,16 GWh/a et un parc composé de 

sept machines (soit un rendement par éolienne évalué à 2,88 GWh/a), le parc éolien 

litigieux présente un pronostic de rendement énergétique inférieur à celui que peuvent 

présenter d’autres installations déjà en place ou projetées en Suisse. Ce constat, qui 

n’est pas nouveau, n’a toutefois nullement incité les autorités cantonales et fédérales à 

renoncer à ce projet qui figure en coordination réglée dans la fiche E.6 du PDc. Cette 

fiche rappelle d’ailleurs que la Confédération a fixé des objectifs de production d’énergie 

pour l’éolien dans sa Stratégie énergétique 2050 (p. 1) et que le canton du Valais, qui 

bénéficie d’un régime de vent propice dans certaines régions (coude du Rhône, cols), 

entend y participer notamment dans un esprit de solidarité confédérale (p. 2). Dans ce 

contexte global, le fait que le parc éolien contesté dispose d’un rendement énergétique 

moins bon que celui présenté par d’autres installations sur le plateau suisse ou dans le 

Jura n’est pas, à lui seul, déterminant. La Stratégie énergétique 2050 de la 

Confédération implique la construction d’un nombre important d’éoliennes sur le territoire 

national, avec forcément des contraintes et des rendements différents en fonction des 

sites potentiels identifiés dans les plans directeurs cantonaux. On relèvera d’ailleurs que 

l’art 9 al. 2 OEne fixe à 20 GWh/a le seuil à partir duquel la production d’un nouveau 

parc éolien revêt un intérêt national. Le législateur a donc décidé d’apprécier l’intérêt à 

la production d’énergie éolienne avant tout en fonction de l’énergie produite et non en 

fonction d’un rendement par éolienne. La Cour doit s’en tenir à cette appréciation, tout 

en relevant que le site de Y _________ a été désigné comme étant propice à l’installation 

d’un parc éolien après plusieurs campagnes de mesures de vent in situ entre 2011 et 

2017 (cf. rapport du 25 juin 2021 précité, sous pièce no 1070 du dossier du Conseil 

d’Etat). 

Elle se réfère en outre au considérant 5 de son ACDP A1 19 126, dans lequel elle a 

résumé l’analyse du potentiel énergétique du parc éolien projeté figurant dans le RIE 

(annexe I) et complétée dans un rapport intitulé « étude énergétique et bilan 

- 20 - 

environnemental » du 2 février 2017, analyse qui tient notamment compte de la densité 

de l’air à cette altitude et des pertes de production liées au givrage/dégivrage des pales. 

Elle rappelle également qu’elle a écarté les arguments des recourants qui affirmaient 

que la production énergétique tirée du parc éolien contesté avait été surévaluée. En 

effet, on ne peut pas considérer que les estimations de la production énergétique pour 

le parc éolien litigieux ne sont pas fiables au motif que celles réalisées dans le cadre du 

projet éolien de H _________ n’ont pas été atteintes durant les premières années 

d’exploitation. Rien n’indique que les estimations en question puissent être comparées, 

les recourants ne cherchant pas à démontrer qu’elles ont été élaborées sur des bases 

similaires. De plus, mis à part leurs implantations dans des secteurs alpins, rien ne 

permet de conclure que les deux parcs éoliens concernés sont comparables notamment 

en termes de caractéristiques de vent ou de topographie. 

4.4  Partant, l’estimation de la production nette d’énergie du parc éolien contesté, à 

20,16 GWh/a, résiste aux critiques des recourants. 

5.  Ensuite, ceux-ci soutiennent que l’évaluation des impacts du projet sur l’avifaune 

demeure lacunaire. 

5.1  Pour rappel, au considérant 6 de l’ACDP A1 19 126, la Cour a estimé que le dossier 

devait faire l’objet d’une étude complémentaire, afin de mieux évaluer les impacts du 

projet sur l’avifaune migratrice et nicheuse.  

Le SCPF a ainsi obtenu des renseignements relatifs aux sites de nidification du gypaète 

barbu auprès des autorités italiennes et du RGSO. En outre, l’autorité communale a 

déposé une étude avifaunistique complémentaire du 29 juin 2021, qui concluait 

notamment que l’altitude élevée des crêtes surplombant la combe de Y _________, à 

plus de 2700 m, n’en faisait pas un point de passage migratoire. Cette étude relevait 

aussi que les sites de nidification du gypaète barbu les plus proches de situaient à 17 km 

(val C _________), respectivement à 21 km (val D _________), ce qui rendait 

négligeables les risques de collision. Elle relativisait également les risques de collision 

concernant l’aigle royal, le crave à bec rouge et le lagopède alpin, dès lors que le site 

constituait une zone de passage et non de nidification. Elle prévoyait, enfin, des mesures 

afin de compenser le faible risque résiduel existant pour l’avifaune migratrice et 

nicheuse. Sur la base de ces informations, le SCPF a préavisé positivement le projet et 

imposé quatre mesures complémentaires visant à diminuer le risque de collision avec 

l’avifaune, sous la forme de conditions liantes au projet lors de la réalisation (à savoir : 

peindre une pale sur trois en noir pour toutes les éoliennes, suivre la mortalité par 

- 21 - 

collision sur deux ans au minimum, mettre en place une surveillance radar avec arrêt 

des installations dès 50 oiseaux/heure/km, diminuer l’éclairage nocturne ; cf. préavis du 

1er décembre 2021 et du 8 décembre 2022). 

Dans sa décision rejetant le recours administratif (consid. 3), le Conseil d’Etat a 

considéré que les critiques relatives à la protection de l’avifaune ne résistaient pas à 

l’examen. En effet, la présence d’un couple de gypaètes nicheurs à moins de 5 km du 

parc éolien projeté n’était ni établie, ni corroborée par les autorités italiennes avec 

lesquelles le SCPF avait pris langue. En outre, les conflits potentiels entre ce parc éolien 

et l’avifaune nicheuse et migratrice avaient été correctement évalués dans les 

documents complémentaires versés en cause et des mesures de protection ad hoc 

imposées dans la décision d’homologation et dans le RPAD permettaient de restreindre 

les risques (cf. mesures précitées formulées par le SCPF). 

5.2  Selon l'art. 18 al. 1 LPN, la disparition d'espèces animales et végétales indigènes 

doit être prévenue par le maintien d'un espace vital suffisamment étendu (biotopes), ainsi 

que par d'autres mesures appropriées. Si, tous intérêts pris en compte, il est impossible 

d'éviter des atteintes d'ordre technique aux biotopes dignes de protection, l'auteur de 

l'atteinte doit veiller à prendre des mesures particulières pour en assurer la meilleure 

protection possible, la reconstitution ou, à défaut, le remplacement adéquat (art. 18 al. 

1ter LPN ; cf. également art. 14 al. 2 OPN). 

En outre, la conservation de la diversité des espèces et celle des biotopes des 

mammifères et oiseaux indigènes et migrateurs vivant à l'état sauvage, tout comme la 

préservation des espèces animales menacées, figurent parmi les buts de la LChP (art. 1 

let. a et b LChP). Aux termes de l'art. 7 al. 1 LChP, tous les animaux visés à l'art. 2 – 

dont les oiseaux – qui n'appartiennent pas à une espèce pouvant être chassée selon 

l'art. 5, sont protégés (espèces protégées). Il en va de même des espèces figurant dans 

l'annexe 3 de l'OPN. 

5.3  Avant d’examiner les griefs des recourants, la Cour rappelle encore que, le 27 avril 

2020, la Confédération a approuvé avec certaines réserves la fiche E.6 du plan directeur 

cantonal, sur la base d’un rapport d’examen de l’OFDT du 8 avril précédent. Dans la 

décision y relative, elle précise que le parc éolien de la combe de Y _________ « est 

approuvé en coordination réglée, sous réserve que l’intensité du passage des oiseaux 

migrateurs et les incidences du projet sur les gypaètes nicheurs du versant italien et du 

val F _________ soient évaluées dans le cadre de la planification ultérieure et que les 

problèmes éventuellement constatés trouvent une solution dans ce cadre » (ch. 5 let. b). 

- 22 - 

Dans son rapport précité, l’OFDT se réfère à la prise de position émanant de l’OFEV 

pour qui la situation du projet à proximité d'un col alpin requiert « un examen sérieux des 

interférences possibles avec la migration des oiseaux ». Il relève que si la région du  

A _________ n'est a priori pas identifiée comme une voie de passage d'ampleur pour 

les oiseaux migrateurs, la planification ultérieure devra néanmoins vérifier la justesse de 

cette appréciation préliminaire. Toujours en se référant à l’avis de l’OFEV, l’OFDT 

expose que le site se signale par la présence ou la fréquentation régulière des quatre 

espèces d'oiseaux de priorité nationale et sensibles aux éoliennes que citent les 

recourants. S’agissant du gypaète barbu, il précise que, selon la CEE 2017 (p. 17 ; 

v. aussi CEE 2020 p. 19), la planification éolienne devrait en principe être exclue dans 

un rayon de 5 km autour des lieux de nidification connus. L’OFDT constate que le site 

de nidification valaisan actuel le plus proche se situe au-delà de cette limite, mais à une 

distance (7 km [recte : 17 km]) qui justifie des investigations circonstanciées lors de la 

planification ultérieure. Il relève aussi que le gypaète niche également sur le versant 

italien et qu’il sera nécessaire de clarifier le risque que représente le projet pour les 

nicheurs italiens, en fonction de l'emplacement de leurs lieux de nidification, certaines 

éoliennes devant être implantées à moins de 2 km de la frontière. Enfin, l’OFDT fait 

remarquer que, pour procéder à l'évaluation des impacts du projet sur l'avifaune, l’OFEV 

a notamment analysé des extraits du RIE, analyse qui est toutefois restée sommaire, 

l'évaluation ne portant dès lors que sur les conditions préliminaires à remplir par un projet 

pour la pesée des intérêts au niveau du plan directeur cantonal (cf. ACDP A1 19 126 

précité consid. 6.2). 

5.4  Les recourants soutiennent que la méthodologie du rapport avifaunistique et de son 

complément du 29 juin 2021 reste très critiquable, car aucune étude supplémentaire in 

situ n’a été réalisée. Ils qualifient de sommaire l’examen des conflits potentiels entre le 

parc éolien projeté et l’avifaune. 

A ce propos, on rappellera que l’évaluation des impacts du projet sur l’avifaune figure en 

pages 89 ss du RIE. Dans sa version du 17 février 2017, le RIE intègre le rapport « effets 

potentiels du projet sur les oiseaux », qui a été établi le 14 octobre 2016 par un bureau 

d’études spécialisé, après plusieurs visites des lieux entre les mois de mars et d’octobre 

2016. Comme cela ressort du considérant précédent, les autorités fédérales qui se sont 

déterminées sur le contenu de la fiche E.6 ont estimé que cette évaluation des impacts 

du projet sur l’avifaune devait faire l’objet de plusieurs compléments dans le cadre de la 

procédure de planification ultérieure – i. e. celle dans laquelle le présent recours a été 

déposé – d’où les réserves émises expressément dans la décision d’approbation du  

- 23 - 

27 avril 2020. Ces compléments devaient porter, d’une part, sur l’intensité du passage 

des oiseaux migrateurs dans le secteur concerné (examen sérieux des interférences 

possibles entre la migration des oiseaux et le parc éolien projeté) et, d’autre part, sur les 

incidences du projet sur les gypaètes nicheurs du versant italien et du val F _________. 

Au considérant 6 de son ACDP A1 19 126, la Cour a notamment retenu que les 

compléments en question n’avaient pas été apportés et que le dossier devait être 

renvoyé à l’autorité précédente pour instruction complémentaire. 

5.4.1  S’agissant tout d’abord de l’avifaune migratrice, le RIE évalue la migration 

printanière sur la base de deux journées d’observation, au cours desquelles aucun 

oiseau migrateur n’a pu être observé sur le site d’implantation des éoliennes. Les auteurs 

du rapport en tirent certaines conclusions quant à l’altitude de vol des petits oiseaux 

migrateurs, sans toutefois que celles-ci ne soient véritablement étayées. Ils semblent 

d’ailleurs reconnaître les limites de la méthode d’évaluation utilisée, puisqu’ils 

mentionnent que « pour se faire une idée plus précise du déroulement de la migration 

des petits oiseaux dans la combe de Y _________, il faudrait disposer plusieurs 

ornithologues sur chacun des deux cols ainsi qu’à différents emplacements dans la 

combe durant plusieurs journées d’observation ou, mieux encore, détecter les petits 

oiseaux migrateurs de jour comme de nuit à l’aide d’un radar sur plusieurs journées 

complètes », mesures qui n’ont pas été jugées économiquement supportables vu la 

faible probabilité d’impacts (cf. RIE p. 94). Ces éléments ont amené la Cour à considérer 

que les informations relatives à la migration printanière dans la combe de Y _________ 

et aux conflits potentiels avec les éoliennes étaient particulièrement limitées (cf. ACDP 

A1 19 126 précité consid. 6.3, 2e par.). 

5.4.1.1  Le rapport complémentaire du 29 juin 2021 (sous pièce no 1069 du dossier du 

Conseil d’Etat) a été établi sur la base de recherches documentaires, de données 

cartographiques et de renseignements obtenus auprès des autorités italiennes ; il 

précise que, depuis les études ayant conduit au RIE, l’état de connaissances s’est 

amélioré quant aux impacts des éoliennes sur l’avifaune, mais aussi s’agissant des 

mesures visant à minimiser ces impacts (cf. rapport précité ch. 3, p. 4 s.). 

Ce rapport comporte un chapitre 4 traitant de l’avifaune migratrice. De manière générale, 

il relève, en se référant à une carte établie en 2019 par la Station ornithologique suisse, 

que la modélisation de la migration des petits oiseaux dans la région alpine présente de 

nombreuses incertitudes, ce qui rend difficile l’évaluation des conflits potentiels. Pour ce 

qui concerne les cols à la frontière italo-suisse du val D _________, le directeur d’un 

parc naturel I _________ confirme qu’ils n’ont pas fait l’objet d’études du point de vue 

- 24 - 

des migrations, mais que des données anciennes témoignent de la présence d’un flux 

d’oiseaux migrateurs au col du A _________, voisin de celui de Y _________ ; il 

relativise cependant l’intensité du phénomène migratoire dans ce secteur, en raison de 

l’altitude très élevée de ces cols. Quant aux espèces qui peuvent potentiellement migrer 

en passant par la combe de Y _________, le rapport note, sur la base d’observations 

d’oiseaux réalisées sur le territoire de la commune de X _________ depuis 2010, 

qu’environ 80 espèces semblent concernées, dont 21 sont classées sur la liste rouge 

des oiseaux nicheurs de Suisse (en comparaison, on retrouve une vingtaine d'espèces 

supplémentaires au col de J _________, haut lieu de migration). Il indique que la 

migration printanière est beaucoup moins étudiée dans les Alpes valaisannes que la 

migration automnale, car elle est plus rapide et directe et son volume représente près 

de la moitié de la migration d'automne. Durant celle-ci, quelques groupes de plusieurs 

dizaines d'individus ont été observés pour certaines espèces comme l'hirondelle de 

fenêtre, l'hirondelle rustique ou le martinet noir. Plusieurs espèces recensées sur le 

territoire communal étant des migratrices nocturnes, on peut s'attendre à des passages 

pendant la nuit de groupes plus nombreux que ceux relevés en journée. Par ailleurs, le 

relevé d'un groupe de mille hirondelles rustiques prouve que certains rassemblements 

importants peuvent avoir lieu dans la région ; il s’agissait néanmoins d’une observation 

unique, intervenue à la suite de plusieurs jours de météo défavorable qui ont impliqué 

un retardement de la migration et un rassemblement momentané des individus bloqués 

dans la région. Le rapport ajoute que les conditions météorologiques jouent d'ailleurs un 

rôle important, car elles changent le comportement des oiseaux. Ainsi, pour les 

migrateurs nocturnes, ce sont les mauvaises conditions de visibilité et le brouillard qui 

présentent le plus grand danger (les oiseaux volent plus bas et repèrent les obstacles 

trop tard). La combe de Y _________ étant cependant un lieu venteux, le brouillard ne 

reste jamais longtemps diminuant ainsi le danger de collisions sur ce site. A contrario, 

lorsque le brouillard est présent, c'est que le vent ne souffle pas et donc que le risque 

de collision avec les pales des éoliennes est très faible. En cas de vent contraire ou de 

nuages bas, la migration est généralement plus faible, de jour comme de nuit, mais elle 

se concentre dans les 200 m inférieurs (50 m le jour), augmentant potentiellement les 

conflits avec les éoliennes pendant la nuit. Enfin, le rapport se réfère à une étude menée 

en 2015 sur la mortalité résultant des collisions entre l’avifaune et les éoliennes, dans 

un parc jurassien situé dans un secteur à forte intensité migratoire. Dès lors qu’il 

ressortait de cette étude que la probabilité de collision était plutôt faible (env. 20 victimes 

par an et par éolienne), les chiffres de mortalité admissibles selon les spécialistes de 

l’avifaune (10 collisions par an et par éolienne) ne devaient pas être atteints dans la 

- 25 - 

combe de Y _________, vu le faible potentiel migratoire de ce site (cf. rapport précité 

ch. 4, p. 5 à 9). 

5.4.1.2  Quoi qu’en disent les recourants, ces renseignements, qui permettent de 

relativiser l’intensité du phénomène migratoire dans la combe de Y _________, sont 

suffisants pour apprécier le risque de conflit entre le parc éolien projeté et l’avifaune 

migratrice. En effet, les données collectées apparaissent fiables, car elles émanent de 

sources diverses et assez nombreuses, qui aboutissent à des résultats qui se recoupent 

(observations sur place consignées dans le RIE, données anciennes relatives au col 

voisin du A _________, témoignage du directeur d’un parc naturel I _________, 

observations des espèces migratrices présentes à X _________, altitude et 

météorologie des lieux). 

Dans ces conditions, il était superflu de compléter le dossier au moyen d’un protocole 

d’observation sur le terrain (ornithologues et utilisation nocturne d’un radar) au printemps 

et en automne. Les recourants reprochent dès lors en vain à l’autorité communale de ne 

pas avoir mis en place une telle mesure. Certes, selon la jurisprudence, la protection de 

l’avifaune doit faire, au stade de la planification d’affectation, l’objet d’investigations aussi 

complètes que possible (arrêt 1C_458/2022 précité consid. 4.3). Néanmoins, la 

jurisprudence admet que l’observation des impacts des éoliennes sur l’avifaune 

migratrice, qui a un caractère évolutif difficile à appréhender de manière exhaustive à ce 

stade car nécessitant notamment des données sur plusieurs années, puisse être affinée 

dans le cadre d’un suivi en exploitation, lorsque l’état général des connaissances est 

encore incomplet (comme c’est le cas pour la migration des oiseaux à travers les Alpes ; 

cf. p. ex. arrêts du Tribunal fédéral 1C_48/2021 du 19 octobre 2023 consid. 9.2.3.3 et 

1C_407/2020 du 27 octobre 2022 consid. 10.1 ; v. aussi, pour la protection des 

chiroptères, arrêt du Tribunal fédéral 1C_335/2021 du 1er novembre 2023 consid. 7). Or, 

comme on le verra, un tel suivi a bien été prévu dans le cas d’espèce (cf. infra, consid. 

5.4.1.3). 

En outre, contrairement à ce que les recourants affirment, la liste des espèces observées 

sur l’ensemble du territoire de la commune de X _________ est utile, dans la mesure où 

sa comparaison avec celle relative au col de J _________, haut lieu de migration pour 

l’avifaune dans les Alpes valaisannes, permet de penser que le fond du val K _________ 

et les sommets qui l’entourent ne constituent pas un lieu de passage privilégié pour les 

oiseaux migrateurs. On rappellera, au demeurant, que l’implantation des éoliennes dans 

une combe, et non au niveau des cols, est déjà en soi de nature à limiter le risque de 

collisions avec l’avifaune migratrice. Quant à l’appréciation des données 

- 26 - 

météorologiques et du risque consécutif de collisions en cas de mauvais temps, la Cour 

estime que les informations figurant dans le rapport complémentaire précité (ch. 4.2, 

p. 6) sont pertinentes. Certes, les recourants contestent à cet égard l’indication selon 

laquelle le brouillard est peu présent dans cette combe venteuse ; ils pointent le fait que 

des nuages bas enveloppent souvent les reliefs, mais omettent de relever que le rapport 

admet qu’en cas de nuages bas, la migration se concentre dans les 200 m inférieurs 

(50 m le jour), augmentant potentiellement les conflits avec les éoliennes pendant la nuit. 

Le rapport ne minimise donc pas le risque en cas de mauvaise visibilité due aux 

conditions météorologiques, mais observe qu’en pareille situation, la migration est 

généralement plus faible, la plupart des individus attendant des conditions plus 

favorables pour franchir les crêtes. 

5.4.1.3  La décision d’homologation introduit formellement dans le RPAD des mesures 

complémentaires visant à diminuer le risque de collision avec l’avifaune, à savoir : 

peindre une pale sur trois en noir pour toutes les éoliennes, suivre la mortalité par 

collision sur deux ans au minimum, mettre en place une surveillance radar avec arrêt 

des installations dès 50 oiseaux/heure/km et diminuer l’éclairage nocturne. 

Les recourants critiquent la mise à l’arrêt des éoliennes lors de situations à fort risque 

de collision. Ils soutiennent que la définition de ces situations et les modalités de la mise 

à l’arrêt n’ont pas été fixées. Cet argument tombe manifestement à faux, puisque la 

décision d’homologation impose à la requérante de mettre en place « un système de 

surveillance permettant de mettre en évidence l’intensité migratoire et d’arrêter les pales 

dès 50 oiseaux/heure/km sur la plage de hauteur des éoliennes » (p. 5 ; cf. art. 27 let. c 

ch. 2 RPAD). A ce sujet, on relèvera que des mesures de compensation semblables ont 

été jugées adéquates afin de protéger l’avifaune migratrice dans le cadre de 

l’approbation de la planification de parcs éoliens situés dans le Jura, région où le 

phénomène migratoire est qualifié de particulièrement important (cf. p. ex. arrêt 

1C_48/2021 précité consid. 9.2.3). 

Les recourants contestent par ailleurs le suivi de la mortalité des oiseaux, en indiquant 

ne pas comprendre en quoi il serait pertinent d’effectuer un suivi sur différentes 

éoliennes selon les années, plutôt qu’un suivi systématique des mêmes machines. Il est 

exact que la décision d’homologation impose un suivi de la mortalité par collision en 

renvoyant aux modalités prévues au ch. 4.4.2 p. 10 du rapport complémentaire du  

29 juin 2021 (cf. art. 27 let. c ch. 1 du RPAD), lequel mentionne un suivi sur trois 

éoliennes représentatives (variant d’une année à l’autre), par le biais de recherches de 

cadavres au sol lors des pics de migration mesurés en temps réel et en priorité lors de 

- 27 - 

conditions de visibilité défavorables pour l’avifaune. Il apparaît que cette mesure donnera 

une meilleure vue d’ensemble de la mortalité causée par les éoliennes, en fonction de 

leur implantation et de leur orientation respectives et qu’elle permettra, le cas échéant, 

de procéder aux adaptations nécessaires à une protection optimale de l’avifaune. Le 

grief des recourants est ainsi inopérant.  

5.4.1.4  Il s’ensuit que les critiques relatives au conflit entre les éoliennes projetées et 

l’avifaune migratrice sont écartées.  

5.4.2  Quant à l’avifaune nicheuse, le RIE pointe notamment l’existence de conflits 

potentiels avec quatre espèces figurant sur la liste rouge, à savoir le gypaète barbu, 

l’aigle royal, le crave à bec rouge et le lagopède alpin (cf. RIE p. 95 à 97). 

Selon le RIE, le gypaète fréquente régulièrement les combes sous le col du  

A _________, notamment la combe de Y _________. Ce rapport précise que si le risque 

de collision est actuellement difficile à évaluer (certainement pas très élevé), la 

disparition d’un seul individu aurait déjà des répercussions importantes sur la population, 

car cette espèce qui exploite des surfaces très vastes est encore représentée par un 

nombre faible d’individus dans l’arc alpin (cf. RIE p. 95). Il précise que le risque de 

collision est devenu plus important en raison de l’installation d’un couple nicheur au fond 

du val C _________ en 2016, même si le parc se situe en dehors de la zone d’exclusion 

définie théoriquement par les spécialistes de cette espèce (rayon de 5 km autour du site 

de nidification). Il ajoute qu’en raison des risques qu’elles présentent principalement pour 

le gypaète, mais aussi pour d’autres oiseaux, les turbines pourraient être arrêtées, en 

cas de risque de collision, grâce à un système de détection des oiseaux (radar ou 

caméra ; cf. RIE p. 97). 

Sur la base de ces renseignements, la Cour a considéré que la présence, à très faible 

distance du parc éolien projeté, de cette espèce nicheuse très rare et faisant l’objet 

depuis plusieurs années de mesures de réintroduction et de suivi minutieuses devait 

conduire à de sérieuses investigations quant aux conflits potentiels entre ces individus 

et les éoliennes. La présence de gypaètes nichant sur le versant italien devait également 

être éclaircie. Il était dès lors indispensable d’évaluer plus précisément la fréquentation 

du secteur concerné par cette espèce, les habitudes de vol réelles dans ce périmètre et 

le risque de collision, de manière à proposer, si nécessaire, des solutions idoines pour 

réduire ce risque (cf. ACDP A1 19 126 consid. 6.3, 3e par.). 

5.4.2.1  Selon la liste rouge mise à jour en 2021, le gypaète barbu est toujours « au bord 

de l’extinction » (CR ; cf. OFEV/Station ornithologique suisse, Liste rouge des oiseaux 

- 28 - 

nicheurs, 2021, p. 21). En effet, cette espèce, qui avait disparu des Alpes au début du 

XXe siècle, fait l’objet d’un programme de réintroduction en Suisse, mais aussi en 

France, en Italie et en Autriche. Elle figure en outre dans la liste établie par l’OFEV en 

2019 des espèces prioritaires au niveau national (priorité très élevée, soit le degré de 

priorité le plus haut). Cette liste fixe un niveau de priorité nationale en fonction du degré 

de menace en Suisse et de la responsabilité internationale de la Suisse pour la 

conservation de l’espèce concernée. En d’autres termes, la protection du gypaète barbu 

revêt une importance primordiale au niveau national.  

Le rapport complémentaire du 29 juin 2021 sur l’avifaune traite des oiseaux nicheurs 

dans son chapitre 5 (p. 11 à 15). S’agissant du gypaète barbu, ce rapport relève que 

cette espèce est sensible aux éoliennes et que, selon la CEE 2020, une surface tampon 

de 5 km de rayon autour des lieux habituels de nidification devrait être exempte 

d’installations éoliennes. Il signale la présence avérée de deux couples nicheurs dans le 

val C _________ et sur le territoire de la commune italienne de G _________, mais à 

des distances respectives de 17 km et 21 km du parc éolien projeté, soit largement en 

dehors du périmètre d’exclusion recommandé par la CEE 2020 (cf. rapport précité p. 11). 

Le rapport détaille ensuite la fréquentation du secteur de Y _________ par le gypaète 

ainsi que ses habitudes de vol dans ce périmètre. En se fondant sur des tracés GPS 

d’individus équipés d’émetteurs (2019) ainsi que d’observations dans le secteur (2016), 

il note que la combe de Y _________ et ses alentours sont moins fréquentés que 

d’autres régions des Alpes valaisannes. Quant aux habitudes de vol, aucune tendance 

ne se dégage des comportements observés, dont certains présentent un risque de 

collision. Le rapport relève cependant que les ongulés, source de nourriture pour le 

gypaète, sont peu présents dans cette combe, ce qui la rend moins attrayante et réduit 

ce risque (cf. rapport précité p. 11 à 13). Sur la base de ces informations, le rapport 

n’exclut pas la possibilité d’une collision. 

Dans leur mémoire, les recourants allèguent qu’aux deux couples nicheurs mentionnés 

dans le RIE s’ajoutent deux nouveaux couples installés depuis 2021 et 2022 

respectivement sur le versant italien, dans le val D _________ occidental, et côté suisse, 

dans le haut val F _________. Le site de nidification de ce dernier couple se situe à 

environ 11 km du parc éolien projeté, soit en dehors du périmètre d’exclusion de 5 km. 

En revanche, selon le rapport du 16 février 2024, fondé sur des observations faites sur 

place en décembre 2023 et en janvier 2024 par deux ornithologues, le couple nicheur 

du val D _________ occidental s’est établi dans un vallon, à quelque 3 à 4 km de la 

combe de Y _________. Un juvénile de cette espèce a également été observé dans ce 

- 29 - 

secteur. Le SCPF et les autorités italiennes contactées par celui-ci n’ont pas démenti 

ces informations qu’il y a donc lieu de considérer, en l’état, comme établies. Les 

recourants en infèrent que le parc éolien ne peut pas être implanté à l’endroit projeté, 

conformément aux recommandations de la CEE 2020. 

Il est exact qu’avec le grand tétras, le gypaète barbu mérite selon la Confédération une 

attention particulière lors de la délimitation, au niveau de la planification directrice, de 

secteurs ou de sites propices à l’exploitation de l’énergie éolienne. Vu qu’elles 

bénéficient d’un soutien dans le cadre d’un programme d’encouragement d’intérêt 

national financé par la Confédération et les cantons, ces deux espèces sont à prendre 

en compte avec une attention particulière en raison du risque de collision qu’elles 

encourent avec les pales de rotor ou de leur sensibilité aux dérangements ainsi qu’en 

raison de leur statut d’espèce protégée. Dans les principales zones centrales actuelles 

de chacune de ces deux espèces, il faut s’attendre à des conflits directs ou indirects, 

que ce soit en raison du risque de collisions ou de perte d’habitat ou des diverses 

perturbations engendrées par l’exploitation ou les infrastructures complémentaires 

(cf. rapport explicatif CEE 2020 p. 19 s.). Dans le cas particulier, à l’époque où la combe 

de Y _________ a été désignée dans le PDc comme un site propice à la production 

d’énergie éolienne, aucun site de nidification du gypaète barbu situé à moins de 5 km 

n’était connu. C’est dire que la planification directrice a été élaborée conformément aux 

recommandations de la CEE. Cette situation a évolué durant les années qui ont été 

nécessaires à la planification d’affectation de ce parc éolien, avec l’installation d’un 

couple nicheur sur le versant italien, à environ 3 à 4 km du périmètre du parc éolien 

projeté. On observera cependant que les recommandations précitées visent 

explicitement la planification directrice cantonale et non la planification d’affectation. A 

ce stade ultérieur, on ne saurait donc renoncer purement et simplement au projet de 

parc éolien, comme le voudraient les recourants, au motif que les recommandations de 

la CEE ne sont plus remplies. Il convient au contraire d’intégrer cette donnée à la pesée 

globale des intérêts, en évaluant concrètement l’intensité des risques de conflits entre 

les éoliennes projetées et cette espèce protégée avec, le cas échéant, l’examen de 

mesures susceptibles de minimiser lesdits risques. 

A cet égard, on remarquera tout d’abord que, selon des observations datant de 2016 et 

des relevés GPS de 2019 relatifs à des individus équipés d’émetteurs, la combe de  

Y _________ et ses alentours sont bien moins fréquentés par le gypaète que d’autres 

régions des Alpes valaisannes, comme Champéry ou Zermatt (cf. rapport 

complémentaire du 29 juin 2021 sur l’avifaune p. 11 s.). Ces données doivent cependant 

- 30 - 

être relativisées, dans la mesure où elles ont été récoltées avant l’installation en 2021 et 

2022 des couples nicheurs supplémentaires cités plus haut. Dès lors que ces individus 

nichent non loin de la combe de Y _________ et que les gypaètes peuvent exploiter des 

surfaces très vastes, on ne saurait exclure qu’ils puissent fréquenter occasionnellement 

cette combe, ce que relève d’ailleurs le SCPF dans sa détermination du 21 février 2025. 

Toutefois, ce service spécialisé ajoute que la présence casuelle du gypaète dans cette 

combe doit être relativisée, car l'exposition nord du vallon ne favorise pas le vol des 

grands voiliers, qui préfèrent les versants d'exposition sud plus ensoleillés et 

caractérisés par des vents thermiques ascendants. Il confirme en outre que les ongulés 

sont peu présents dans la combe de Y _________, ce qui limite également les chances 

pour les gypaètes d'y trouver des carcasses et diminue le risque de fréquentation 

régulière (à ce sujet, v. aussi rapport précité p. 13 et RIE p. 99). Selon le SCPF, la 

réalisation même du projet éolien restreindrait en outre de facto l'offre potentielle en 

nourriture, puisque la proximité d’éoliennes ne favorise non plus pas la présence 

d'ongulés sauvages de montagne dans un périmètre de plusieurs centaines de mètres. 

On notera aussi que le couple nicheur le plus proche se situe sur le versant italien, au-

delà des crêtes délimitant la frontière, dans un vallon très giboyeux avec une forte 

population de bouquetins notamment (cf. rapport ornithologique du 16 février 2024 p. 7). 

Selon ce rapport, le couple a été identifié en vol à plusieurs reprises à divers endroits du 

val D _________ occidental. On observera encore que le gypaète barbu bénéficie, de 

part et d’autre de la frontière italo-suisse, de vastes surfaces montagneuses qui 

semblent propices au développement de l’espèce dans la région. Comme le fait 

remarquer le SCPF dans sa détermination précitée, la combe de Y _________ présente 

à cet égard des caractéristiques topographique et écologique qui sont défavorables à la 

fréquentation de l’espèce. Dans ces conditions, il y a lieu de retenir que le risque de 

conflit entre le parc éolien projeté et cette espèce protégée, sans pouvoir être exclu, est 

faible. 

Pour une espèce aussi particulière que le gypaète barbu – eu égard à son statut actuel 

d’espèce au bord de l’extinction, au programme d’encouragement d’intérêt national dont 

il continue de bénéficier et à son taux de reproduction très bas – la perte d’un seul 

individu adulte ou immature constituerait déjà un sérieux revers. Cela signifie que même 

un faible risque de collision doit faire l’objet de mesures visant à le minimiser autant que 

possible. A ce sujet, les recourants arguent qu’il n’existe aucune mesure de 

compensation pour cette espèce, affirmant qu’aucun système radar n’est en mesure de 

préserver l’avifaune nicheuse locale. Cette allégation doit être nuancée puisque le SCPF 

évoque la possibilité de mettre en place un système de détection de jour par radar, 

- 31 - 

couplé à l’arrêt des éoliennes en présence de grands rapaces (cf. préavis du 20 juillet 

2023 p. 2, sous pièce no 1190 du dossier du Conseil d’Etat). De plus, une recherche sur 

Internet montre que de tels systèmes existent déjà depuis plusieurs années et qu’ils sont 

en constante évolution grâce aux progrès de la technique (cf. p. ex. 

https://sensoflife.com/nos-produits/probird/, consulté le 14 mars 2025). Certes, dans sa 

détermination du 21 février 2025, le SCPF reste prudent quant à la pertinence d’un tel 

système pour le parc éolien projeté. Il rappelle, de manière générale, que ces 

installations n'ont pas partout la même efficience, que leur justification doit être évaluée 

au cas par cas et que l'objectif de la mise en place d'un tel système reste celui de réduire 

les risques de collision sur les oiseaux sans toutefois avoir la certitude d'annuler toute 

mortalité (sur ce sujet, v. aussi WERNER ET AL., Les oiseaux et l’énergie éolienne : étude 

et évaluation de projets soumis à une EIE – Recommandations de la Station 

ornithologique suisse, 2019, p. 31). Il constate qu’en l’espèce, le relief accidenté de 

haute montagne et les aléas climatiques particuliers peuvent mettre à l’épreuve 

l’efficacité du système, ce qui impose, avant toute mise en place, de vérifier si les radars 

permettent effectivement de détecter un oiseau de grande envergure (gypaète, vautour 

fauve, aigle royal, etc.) assez tôt (détection à plusieurs centaines de mètres). Quoi qu’il 

en soit, l’autorité précédente n’a pas envisagé cette mesure dans sa décision 

d’homologation (v. aussi rapport complémentaire du 29 juin 2021 sur l’avifaune p. 11 à 

13), choix qui n’apparaît pas critiquable puisque, à teneur de la détermination précitée 

du SCPF, l’efficience de la mesure ne peut, en l’état, pas être confirmée. 

Le SCPF relève par contre, toujours dans sa détermination précitée, que la coloration 

d'une pale en noir permet une meilleure détection des éoliennes et contribue à une 

réduction des impacts. Il précise qu’une telle mesure a une efficacité de jour seulement, 

efficacité qui pourrait être annulée lors d'épisodes de brouillard. Il y a donc lieu de 

considérer que cette mesure, qui a déjà été ordonnée par le Conseil d’Etat, est efficiente 

pour réduire encore davantage le risque déjà très faible de collision, étant encore précisé 

qu’il n’y a pas de risque nocturne (car le gypaète ne vole pas de nuit ; cf. préavis du 

SCPF du 20 juillet 2023 p. 2) et qu’en cas de brouillard épais, les individus ont tendance 

à rester au sol vu l’absence de courants thermiques, voire à voler à basse altitude afin 

de pouvoir naviguer grâce aux repères visibles. Cela étant, la Cour retient que le risque 

de conflit entre le parc éolien et le gypaète barbu, déjà intrinsèquement faible, a été 

encore réduit à un minimum avec la mesure précitée. Il conviendra d’en tenir compte 

lors de la pesée globale des intérêts en présence (cf. infra, consid. 7.3). 

https://sensoflife.com/nos-produits/probird/

- 32 - 

En outre, les recourants se réfèrent dans leur mémoire à l’étude citée plus haut de la 

station ornithologique suisse (WERNER ET AL., op. cit., p. 21), selon laquelle aucune 

installation éolienne ne doit être érigée dans un rayon de 15 km au minimum (au lieu de 

5 km) autour d’un site de nidification de gypaètes barbus. Le rapport explicatif relatif à la 

CEE 2020 (n. 35, p. 19) expose toutefois qu’un tel périmètre de protection englobe 

également le principal périmètre d’activité du gypaète barbu (notamment son territoire), 

périmètre qui peut fortement varier en fonction de circonstances d’ordre topographique 

et biologique. Il conclut que le rayon de protection de 15 km ne peut être considéré dans 

sa totalité comme une « zone en principe à exclure » au niveau de la planification 

directrice ; en revanche, il convient par la suite d’étudier lors de l’EIE les habitudes de 

vol réelles à l’intérieur de ce périmètre d’activité, d’évaluer les risques qui en découlent 

et de proposer des mesures de protection adéquates. En l’occurrence, les considérants 

qui précèdent montrent que cette évaluation concrète des risques de conflits et des 

mesures de protection a bien été faite. Il s’ensuit que les recourants mentionnent en vain 

le périmètre de protection étendu que recommande l’étude précitée. 

5.4.2.2  Les conflits potentiels entre le parc éolien projeté et l’aigle royal, espèce dont la 

présence est occasionnellement signalée dans la combe de Y _________, sont 

également à analyser. Selon la liste rouge mise à jour en 2021, l’aigle royal, auparavant 

classé en catégorie « vulnérable » (VU), a le statut « potentiellement menacé » (NT), 

amélioration due au fait que cette espèce n’est plus considérée comme menacée au 

niveau européen (cf. OFEV/Station ornithologique suisse, op. cit., p. 31 s.). L’espèce est 

néanmoins prioritaire en Suisse (priorité élevée), selon la liste ad hoc établie par l’OFEV 

en 2019.  

D’après le RIE, les aires de nidification de l’aigle royal se situent plus bas dans le val  

K _________ que le périmètre concerné par le projet de parc éolien (à 7 ou 8 km), qui 

constitue cependant une portion du terrain de chasse utilisé par les adultes et les 

immatures erratiques. Une collision n’est donc pas à exclure, notamment tant que les 

aigles adultes ne sont pas encore habitués à la présence des turbines ou pour les aigles 

erratiques non nicheurs qui survolent de préférence les marges des territoires occupés 

(p. 96). Le rapport complémentaire du 29 juin 2021 sur l’avifaune confirme ces 

informations, en relevant que la recommandation de la Station ornithologique suisse 

(3 km entre un site de nidification et l’implantation d’un site éolien) est en l’occurrence 

respectée. Il conclut que l’impact du projet sur cette espèce semble relativement faible 

(p. 13 s.). Dans ses préavis, le SCPF indique que les conclusions du RIE et du rapport 

complémentaire sont conformes à ses connaissances et à ses observations. Sans 

- 33 - 

exclure un risque résiduel de collision, comme cela a été le cas en novembre 2021 dans 

le canton de Berne, il précise qu’en Valais, l’aigle royal n’est pas une espèce rare et que 

ses territoires sont à saturation (cf. préavis du 1er décembre 2021 p. 2, sous pièce 

no 1120 du dossier du Conseil d’Etat ; préavis du 20 juillet 2023 p. 3, sous pièce no 1189 

de ce dossier). 

Dans leur mémoire de recours et leur détermination du 2 mai 2024, les recourants 

rappellent qu’un aigle royal a été victime d’une éolienne en novembre 2021 dans le 

canton de Berne et ajoutent que, selon le rapport ornithologique du 16 février 2024 

(p. 6 s. et fig. 16 p. 12), quatre aires d’aigles royaux ont été observées dans le val  

D _________ occidental, dont une à la même distance de la combe de Y _________ 

que celle du gypaète barbu. Si l’on se fie à la fig. 16 en page 12 dudit rapport, il apparaît 

que ce site de nidification se situe à un peu plus de 3 km du périmètre d’implantation des 

éoliennes, de sorte que la recommandation précitée de la Station ornithologique suisse 

serait respectée. Quoi qu’il en soit, le SCPF a confirmé que la mesure ordonnée en vue 

de minimiser les risques de conflits avec le gypaète barbu bénéficiera, de la même 

manière, à l’aigle royal (cf. détermination du 21 février 2025). On peut dès lors en déduire 

l’existence d’un risque réduit à un minimum acceptable pour cette espèce également. 

Dans ces conditions, la mort en 2021 d’un individu victime d’une collision avec une 

éolienne n’est pas déterminante pour l’appréciation concrète du risque de conflits entre 

l’aigle royal et le parc éolien projeté. 

5.4.2.3  Il convient aussi d’apprécier les risques de conflits entre ce parc et le crave à 

bec rouge, qui a le statut « en danger » (EN ; cf. OFEV/Station ornithologique suisse, 

op. cit., p. 21) et figure, lui aussi, en priorité élevée dans la liste ad hoc établie par 

l’OFEV. 

Au sujet de cette espèce protégée, le RIE n’exclut pas qu’un couple niche au fond de la 

combe de Y _________ ; il précise que des collisions, même très occasionnelles, 

pourraient avoir un impact non négligeable (du moins sur le plan local) pour cette espèce 

dont les effectifs sont très réduits en Suisse (p. 96). Le rapport complémentaire du  

29 juin 2021 sur l’avifaune se réfère une nouvelle fois à la recommandation de la Station 

ornithologique suisse (3 km entre un site de nidification ou d’hivernage et l’implantation 

d’un site éolien). Il relève que, selon des données d’observation de craves à bec rouge 

à X _________ depuis 2010, plusieurs endroits au nord-ouest de la combe de  

Y _________ semblent propices pour le nourrissage et la nidification. Deux de ces 

observations prouvent en outre que certains individus traversent cette combe et une 

partie des relevés se situent à une distance inférieure à 3 km du périmètre du parc éolien 

- 34 - 

projeté, distance qui ne prend cependant pas en compte la topographie des lieux qui, en 

l’occurrence, réduirait la surface de conflit (p. 14). Dans ses préavis, le SCPF indique 

que le projet ne présente pas un risque majeur pour cette espèce, dont il ne menace 

aucunement la conservation à l’échelle régionale à moyen et long terme, même si un 

impact négatif par collision n’est pas à exclure. Il se réfère aux avis des gardes-faunes 

en charge du secteur, pour lesquels cette espèce de corvidé ne niche pas dans la combe 

de Y _________. Le SCPF n’exclut cependant pas un risque de collision résiduel, mais 

souligne que le projet ne présente pas une menace pour la conservation de la population 

à l’échelle cantonale ou même régionale (cf. préavis du 1er décembre 2021 p. 2, sous 

pièce no 1120 du dossier du Conseil d’Etat ; préavis du 20 juillet 2023 p. 3, sous pièce 

no 1189 de ce dossier). 

Dans leur mémoire, les recourants rappellent la grande responsabilité du Valais dans la 

préservation du crave à bec rouge au niveau national, dont les 70 à 80 couples présents 

dans le pays nichent quasiment tous dans ce canton. Ils ne critiquent toutefois pas les 

arguments topiques énoncés par le SCPF dans ses préavis précités, arguments que la 

Cour juge convaincants. Partant, il y a lieu de retenir que le parc éolien projeté ne créera 

pas de danger significatif pour la conservation de cette espèce protégée. 

5.4.2.4  Enfin, la dernière espèce nicheuse protégée et potentiellement concernée par 

la création du site éolien est le lagopède alpin. Selon la liste rouge mise à jour en 2021, 

cette espèce de la famille des phasianidés a le statut « potentiellement menacé » (NT). 

Elle est en outre inscrite en tant qu’espèce prioritaire en Suisse (priorité très élevée), 

dans la liste ad hoc établie par l’OFEV. On notera néanmoins que, selon le droit fédéral 

(art. 5 al. 1 let. l LChP), cette espèce peut être chassée chaque année du 16 octobre au 

30 novembre. 

Le RIE indique qu’au moins deux territoires de lagopèdes ont été identifiés dans la 

combe de Y _________ et que la totalité de celle-ci est exploitée par cette espèce : en 

été, le lagopède se trouve principalement dans les pierriers, sur les flancs de la combe ; 

en automne et en hiver, il se déplace plus bas sur les crêtes ventées pour se nourrir ; il 

remonte au printemps au fond de la combe pour délimiter un territoire. Le RIE rappelle 

que les lagopèdes, comme les autres gallinacés, sont très sensibles aux éoliennes, de 

sorte que la mise en exploitation des turbines pourrait aboutir à la disparition totale de 

l’espèce de la combe de de Y _________ (p. 96). Le rapport complémentaire du 29 juin 

2021 sur l’avifaune précise que des individus ont été observés à une distance inférieure 

à la distance minimale recommandée pour limiter les conflits majeurs (1 km du site 

éolien). Il relève cependant qu’étant donnés la répartition plutôt disséminée de l’espèce 

- 35 - 

et la présence de milieux similaires à proximité de la combe, il semblerait que le lagopède 

dispose d’une grande surface d’habitat favorable dans cette région. Il conclut que 

l’impact réel du parc éolien sur les lagopèdes alpins de la combe de Y _________ est 

difficile à estimer, évoquant la possibilité d’un simple déplacement des individus dans 

une zone proche mais moins dérangée. Le rapport signale par ailleurs qu’en moyenne, 

environ 170 lagopèdes sont tués chaque année en Valais lors de la chasse, impact 

considérablement plus élevé que celui engendré par l’installation des éoliennes 

projetées (p. 14 s.). Dans ses préavis, le SCPF estime que le site d’implantation choisi 

ne présente pas un risque majeur pour l’espèce et sa conservation à moyen et long 

termes à l’échelle régionale, sans cependant exclure un impact négatif par collision ou 

par dérangement (cf. préavis du 1er décembre 2021 p. 2, sous pièce no 1120 du dossier 

du Conseil d’Etat). Il ajoute notamment que, selon les observations du gardiennage 

professionnel, les effectifs de reproducteurs sont faibles dans la combe de Y _________, 

en comparaison avec d’autres zones situées dans les environs du col du A _________. 

Il propose la mise en place d’un suivi environnemental sur plusieurs années une fois le 

projet réalisé (nombre d’oiseaux, nombre de couples, cartographie des places de parade 

et sites de nidification, collisions ; cf. préavis du 20 juillet 2023 p. 3, sous pièce no 1189 

du dossier précité), mesure qui n’a cependant pas été reprise dans la décision 

d’homologation (mis à part le suivi de la mortalité toutes espèces confondues).  

Dans leur mémoire, les recourants soutiennent que ces renseignements sont insuffisants 

et affirment que, pour une espèce fragilisée comme celle-là, toute atteinte 

supplémentaire est à éviter. Ils relèvent en outre qu’aucune mesure de compensation 

digne de ce nom n’a été mise en place pour les lagopèdes, alors que ceux-ci sont surtout 

victimes des nuisances provoquées par le chantier, puis par la présence de structures 

verticales mobiles sur leur territoire, pouvant conduit à l’abandon des sites. A ce propos, 

la Cour relève que, même s’il est admis que l’habitat du lagopède alpin se raréfiera sur 

le long terme, notamment en raison du changement climatique, cette espèce dispose 

encore, selon le rapport complémentaire du 29 juin 2021, de milieux similaires et 

favorables sur une grande partie de la région avoisinant la combe de Y _________. Ce 

constat est corroboré par les observations du gardiennage professionnel, qui relève que 

les sites de nidification avec reproducteurs sont plus nombreux dans ces secteurs 

avoisinants que dans la combe. Il est également confirmé par le SCPF qui, dans sa 

détermination du 21 février 2025, précise que l’impact du parc éolien sur la population 

régionale de lagopèdes sera négligeable, l’espèce disposant de très importants biotopes 

connectés entre eux qui sont favorables à la reproduction et à l’hivernage à l'échelle de 

toute la région concernée et qui ne connaissent pas de forts dérangement humains. Le 

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SCPF ajoute que cett