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**Case Identifier:** 3d2d918b-d777-539c-b6c7-f9e2813fa12c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 05.05.2020 A/4465/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4465-2019_2020-05-05.pdf

## Full Text

Siégeant : Florence KRAUSKOPF, Présidente; Messieurs Jean-Pierre WAVRE et Willy 
KNÖPFEL, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4465/2019 ATAS/337/2020 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 5 mai 2020 

2ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée Rue B_______ 

 

 

recourante 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENEVE 

intimé 

 

 
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A/4465/2019 

- 2/7 - 

EN FAIT 

1. Madame A_______ (ci-après : la recourante) est au bénéfice de prestations 
complémentaires fédérales (PCF) et cantonales (PCC).  

2. Par courrier du 12 janvier 2017 reçu le lendemain par le service des prestations 
complémentaires (ci-après : SPC), Monsieur C______, soit le fils de la recourante, 
a informé ce dernier que son épouse, Madame D_______, habitait avec lui chez sa 
mère depuis le 25 mars 2016. Il avait informé la Gérance immobilière municipale 
(ci-après : GIM) mais avait oublié d’avertir le SPC. 

3. Par décision du 8 mai 2019, le SPC a recalculé le droit aux prestations de la 
recourante depuis le 1er mars 2014 ; il a indiqué avoir tenu compte pour fixer le 
montant du loyer du nombre de personnes partageant le logement, ainsi que le 
nombre de personnes prises en compte dans le calcul du dossier.  

Le recalcul des prestations laissait apparaître un trop versé pour la période 
rétroactive, soit du 1er mars 2014 au 31 mai 2019, d’un montant de CHF 9’832.-. 
Les modalités de remboursement étaient jointes à la décision annexée.  

4. Le 5 septembre 2019, la recourante a formé opposition contre la décision précitée. 

5. Par décision du 14 novembre 2019, le SPC a rejeté l’opposition et confirmé la 
décision du 8 mai 2019. 

Au mois de mars 2019, le SPC avait entrepris une révision de son dossier. Il avait 
pris contact avec la GIM afin de vérifier les loyers passés et actuels à sa charge.  

Sur la base des renseignements obtenus de la GIM, le SPC avait procédé à de 
nouveaux calculs de prestations complémentaires rétroagissant au 1er mars 2014.  

Il avait ainsi tenu compte que dès le 1er mars 2016, la recourante avait vécu avec 
son fils, puis dès le 1er avril 2016 également avec sa belle-fille, si bien que depuis 
lors, seule la moitié puis le tiers du loyer avaient été pris en compte.  

Les montants étaient corrects et devaient être confirmés.  

La demande en remboursement du montant de CHF 9'832.- était due au fait que la 
recourante n’avait pas informé le SPC de l’évolution de son loyer depuis le mois 
de juin 2014.  

6. Par acte du 1er décembre 2019, Mme A_______ a interjeté recours auprès de la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice contre la décision sur 
opposition du 14 novembre 2019, concluant implicitement à son annulation et à ce 
qu’elle soit mise au bénéfice d’une remise. 

Son fils était venu habiter avec elle à la suite du décès de son mari le 28 février 
2014, rejoint par son épouse, dès le mois d’avril 2016.  

Ils n’avaient jamais eu l’intention d’obtenir une aide de manière indue. C’était son 
fils qui s’était occupé des questions administratives et il avait toujours coopéré 
tant avec le SPC qu’avec la GIM et répondu dans les temps à toutes demandes.  

 
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- 3/7 - 

Elle n’avait pas les moyens de rembourser le montant réclamé, soit CHF 9'832.-, 
dès lors qu’elle vivait avec une rente de veuve et ne possédait pas d’économie.  

7. Le même jour, elle a adressé au SPC une demande de remise concernant le 
montant de CHF 9'832.-. 

8. Dans ses observations du 8 janvier 2020, le SPC a conclu au rejet du recours, en 
l’absence de nouveau élément.  

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à 
l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les dispositions de la LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, s’appliquent 
aux prestations complémentaires fédérales à moins que la LPC n’y déroge 
expressément (art. 1 al. 1 LPC). En matière de prestations complémentaires 
cantonales, la LPC et ses dispositions d’exécution fédérales et cantonales, ainsi que 
la LPGA et ses dispositions d’exécution, sont applicables par analogie en cas de 
silence de la législation cantonale (art. 1A LPCC). 

3. Interjeté dans les forme et délai légaux, le recours est recevable (art. 56 al. 1 et 60 
al. 1 LPGA; art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations 
fédérales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-
invalidité [LPFC; J 4 20]; art. 43 LPCC). 

4. Le litige porte sur la question de savoir si c’est à juste titre que l’intimé a requis de 
la recourante la restitution des prestations complémentaires, tant dans son principe 
que dans la quotité, pour la période courant du 1er mars 2014 au 31 mai 2019. 

5. a. S'agissant des prestations complémentaires fédérales, selon l'art. 25 al. 1 
1ère phrase LPGA, en relation avec l'art. 2 al. 1 let. a de l'Ordonnance sur la partie 
générale du droit des assurances sociales du 11 septembre 2002 
(OPGA ; RS 830.11), les prestations complémentaires fédérales indûment touchées 
doivent être restituées par le bénéficiaire ou par ses héritiers.  

L'obligation de restituer suppose que soient remplies les conditions d'une 
reconsidération ou d'une révision procédurale de la décision - formelle ou non - par 
laquelle les prestations en cause ont été allouées (ATF 130 V 318 consid. 5.2; arrêt 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
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du Tribunal fédéral des assurances P 32/06 du 14 novembre 2006 consid. 3 et les 
références). L'administration est tenue de procéder la révision d'une décision entrée 
en force formelle lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux 
moyens de preuve susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente 
(ATF 122 V 19 consid. 3a; 122 V 134 consid. 2c; 122 V 169 V consid. 4a). En ce 
qui concerne plus particulièrement la révision, l'obligation de restituer des 
prestations complémentaires indûment touchées et son étendue dans le temps n’est 
pas liée à une violation de l'obligation de renseigner (ATF 122 V 134 consid. 2e). Il 
s'agit simplement de rétablir l'ordre légal après la découverte du fait nouveau (arrêt 
du Tribunal fédéral 8C_120/2008 du 4 septembre 2008 consid. 3.1). Selon l'art. 3 
al. 1 OPGA, l’étendue de l’obligation de restituer est fixée par une décision.  

b. Au niveau cantonal, l'art. 24 al. 1 1ère phrase LPCC prévoit que les prestations 
indûment touchées doivent être restituées.  

c. En vertu de l'art. 25 al. 2 1ère phrase LPGA, le droit de demander la restitution 
s'éteint un an après le moment où l'institution d’assurance a eu connaissance du fait, 
mais au plus tard cinq ans après le versement de la prestation. Les délais de l’art. 25  
al. 2 LPGA sont des délais (relatif et absolu) de péremption, qui doivent être 
examinés d'office (ATF 133 V 579 consid. 4; ATF 128 V 10 consid. 1).  

L'administration doit disposer de tous les éléments qui sont décisifs dans le cas 
concret et dont la connaissance fonde - quant à son principe et à son étendue - la 
créance en restitution à l'encontre de la personne tenue à restitution (ATF 111 V 14 
consid. 3). Si l'administration dispose d'indices laissant supposer l'existence d'une 
créance en restitution, mais que les éléments disponibles ne suffisent pas encore à 
en établir le bien-fondé, elle doit procéder, dans un délai raisonnable, aux 
investigations nécessaires. À défaut, le début du délai de péremption doit être fixé 
au moment où elle aurait été en mesure de rendre une décision de restitution si elle 
avait fait preuve de l'attention que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle. Dans 
tous les cas, le délai de péremption commence à courir immédiatement s'il s'avère 
que les prestations en question étaient clairement indues (ATF 133 V 579 consid. 
5.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 8C_968/2012 du 18 novembre 2013 consid. 2.2; 
9C_632/2012 du 10 janvier 2013 consid. 4.2; K 70/06 du 30 juillet 2007 consid. 
5.1). 

Lorsque la restitution est imputable à une faute de l’administration, on ne saurait 
considérer comme point de départ du délai le moment où la faute a été commise, 
mais bien celui auquel l’administration aurait dû, dans un deuxième temps (par 
exemple à l’occasion d’un contrôle comptable), se rendre compte de son erreur en 
faisant preuve de l’attention requise (ATF 124 V 380 consid. 1; arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances C 80/05 du 3 février 2006).). Cette jurisprudence vise un 
double but, à savoir obliger l'administration à faire preuve de diligence, d'une part, 
et protéger l'assuré au cas où celle-ci manquerait à ce devoir de diligence, d'autre 
part (ATF 124 V 380 consid. 1).  

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http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/111%20V%2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/8C_968/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_632/2012
http://intrapj/perl/decis/124%20V%20380

 
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6. Les prestations complémentaires fédérales se composent de la prestation 
complémentaire annuelle et du remboursement des frais de maladie et d’invalidité 
(art. 3 al. 1 LPC). L’art. 9 al. 1 LPC dispose que le montant de la prestation 
complémentaire annuelle correspond à la part des dépenses reconnues qui excède 
les revenus déterminants.  

Aux termes de l’art. 10 al. 1 let. b 1ère phr. LPC, pour les personnes qui ne vivent 
pas en permanence ni pour une longue période dans un home ou dans un hôpital 
(personnes vivant à domicile), les dépenses reconnues comprennent le loyer d’un 
appartement et les frais accessoires y relatifs; en cas de présentation d’un décompte 
final des frais accessoires, ni demande de restitution, ni paiement rétroactif ne 
peuvent être pris en considération; le montant annuel maximal reconnu est de 
CHF 13'200.- pour les personnes seules. 

Selon l’art. 16c OPC-AVS/AI, lorsque des appartements ou des maisons familiales 
sont aussi occupés par des personnes non comprises dans le calcul des PC, le loyer 
doit être réparti entre toutes les personnes. Les parts de loyer des personnes non 
comprises dans le calcul des PC ne sont pas prises en compte lors du calcul de la 
prestation complémentaire annuelle (al. 1). En principe, le montant du loyer est 
réparti à parts égales entre toutes les personnes (al. 2). 

7. Dans le domaine des assurances sociales notamment, la procédure est régie par le 
principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être 
constatés d'office par le juge. Mais ce principe n'est pas absolu. Sa portée est 
restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire. Celui-ci 
comprend en particulier l'obligation des parties d'apporter, dans la mesure où cela 
peut être raisonnablement exigé d'elles, les preuves commandées par la nature du 
litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les 
conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2 et les références).  

8. Selon l’art. 25 al. 1 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 
restituées. La restitution ne peut être exigée lorsque l’intéressé était de bonne foi et 
qu’elle le mettrait dans une situation difficile. 

Dans la mesure où la demande de remise ne peut être traitée sur le fond que si la 
décision de restitution est entrée en force, la remise et son étendue font l'objet d'une 
procédure distincte. Intrinsèquement, une remise de l'obligation de restituer n'a de 
sens que pour la personne tenue à restitution (arrêt du Tribunal fédéral 
9C_211/2009 du 26 février 2010 consid. 3.1). 

9. En l’espèce, le fils de la recourante a annoncé au SPC en janvier 2017, qu’il 
cohabitait avec elle depuis le mois de mars 2016 et que sa femme les avait rejoints 
au mois d’avril 2016. Ce faisant, quand bien même la recourante a tardé à annoncer 
ces faits nouveaux, il convient de tenir compte, dans l’examen de la question de 
savoir si la créance en restitution est périmée, de l’annonce faite en janvier 2017. 
En effet, le délai de péremption d’une année a commencé à courir à cette date. 
L’administration aurait dû intégrer cet élément à compter du début de l’année 2017 

 
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et, le cas échéant, faire valoir sa prétention pour la période de mars 2016 à 
décembre 2016.  

Or, depuis janvier 2017, l’intimé a étudié plusieurs fois le dossier de la recourante, 
à tout le moins en décembre 2017 et décembre 2018, lorsqu’il a recalculé le 
montant des prestations pour l’année. Sa demande de restitution rendue en mai 
2019 doit par conséquent être considérée comme tardive, l’intimé n’ayant pas rendu 
sa décision dans le délai relatif d’une année. 

Par conséquent, la décision doit être annulée. 

La recourante a d’ores et déjà déposé une demande de remise, qui fera le cas 
échéant, l’objet d’une procédure séparée.  

Eu égard à ce qui précède, le recours est admis. 

10. La recourante, qui n’est pas représentée, n’a pas droit à des dépens (art. 61 
let.  g LPGA). Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 

 
 

 
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- 7/7 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision sur opposition du 14 novembre 2019. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 

Marie NIERMARECHAL 

 La présidente 
 
 
 

Florence KRAUSKOPF 
 
 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le