# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aa2e5be1-2032-5e5d-af5e-76a17fde5d58
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-04-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.04.2014 A/3747/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3747-2013_2014-04-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/3747/2013 ATAS/567/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 avril 2014 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à CHENE-BOURG 

 

 

recourant 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis Rue des Gares 16, 

GENEVE  

 

 

intimé 

 

 

 

 

 

A/3747/2013 

- 2/6 -

EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré ou le recourant) s’est inscrit à l’office 

régional de placement (ORP) et un délai-cadre d’indemnisation a été ouvert en sa 

faveur dès le 20 août 2012.  

2. Le 12 février 2013, la conseillère en personnel de l’assuré l’a convoqué à un 

entretien de conseil pour le 14 mars 2013 à 13 heures. 

3. Par décision du 9 avril 2013, l’office cantonal de l’emploi (ci-après OCE ou 

l’intimé) a prononcé une suspension des droits à l’indemnité de chômage de 

l’assuré pour une durée de trente jours, à compter du 15 mars 2013, motif pris que 

durant son délai-cadre d’indemnisation, il a déjà été suspendu dans l’exercice de 

son droit à l’indemnité pour une durée de cinq jours le 18 septembre 2012, neuf 

jours le 12 février 2013 et cinq jours le 14 mars 2013. En outre, il est établi qu’il ne 

s’est pas présenté à l’entretien de conseil du 14 mars 2013, sans justification. 

L’OCE a retenu qu’il a déjà été sanctionné à deux reprises durant son délai-cadre 

d’indemnisation pour ce même motif, qu’il s’agit de son quatrième manquement et 

de sa troisième absence injustifiée à un entretien de conseil. 

4. Par courrier daté du 30 septembre 2013, reçu par l’OCE le 9 octobre 2013, l’assuré 

a formé opposition contre la décision, motif pris qu’il n’avait pas reçu les 

documents indiquant ses rendez-vous. S’agissant du rendez-vous du 14 mars 2013, 

il n’aurait pas pu s’y rendre car il avait commencé son service militaire le 11 mars 

2013. Il expose avoir fait parvenir un e-mail avant les trente jours du délai qui lui 

était accordé. Il a produit en annexe à son courrier copie de son ordre de marche du 

11 mars 2013 au 12 juillet 2013, ainsi que copie de son e-mail adressé à son 

conseiller en personnel en date du 1
er

 avril 2013.   

5. Par décision du 30 octobre 2013, l’OCE a déclaré irrecevable l’opposition formée 

en date du 8 octobre 2013, pour cause de tardiveté.  

6. Par acte daté du 18 novembre 2013, posté le 21 novembre 2013, l’assuré interjette 

recours contre la décision. Il expose qu’il souhaite faire opposition contre la 

décision du service juridique de l’OCE du 9 avril 2013 concernant le rendez-vous 

du 14 mars 2013 avec son conseiller. Il allègue qu’il n’aurait pas pu s’y rendre car 

il avait commencé son service militaire le 11 mars 2013 et qu’il avait fait parvenir 

un e-mail avant l’échéance du délai qui lui était accordé. 

7. Dans le délai imparti par la chambre de céans, le recourant a régularisé son acte de 

recours en y apposant sa signature.  

8. Dans sa réponse du 13 janvier 2014, l’OCE relève que la seule question litigieuse 

porte sur la recevabilité de l’opposition formulée par le recourant le 8 octobre 2013 

contre la décision du 9 avril 2013. Or, en l’espèce, le recourant n’invoque aucun 

empêchement d’agir dans le délai d’opposition légal de sorte qu’il n’y a pas lieu 

d’examiner le bien-fondé des raisons de son absence à l’entretien de conseil prévu 

le 14 mars 2013. En effet, le recourant n’a pas soutenu, contrairement à d’autres 

 

 

 

 

A/3747/2013 

- 3/6 -

décisions notifiées le 12 février 2013 par l’ORP, n’avoir pas reçu la décision du 9 

avril 2013. Il avait donc la possibilité de faire valoir ses arguments dans le délai 

légal. L’intimé persiste intégralement dans les termes de sa décision sur opposition 

du 30 octobre 2013. 

9. Lors de l’audience de comparution personnelle des parties du 19 mars 2014, le 

recourant a réitéré ses explications quant à l’envoi de son ordre de marche le 1
er

 

avril 2013 par e-mail. Il a admis avoir reçu l’ordre de marche un ou deux mois à 

l’avance et oublié le rendez-vous du 14 mars 2013, car il était déjà parti à l’école de 

recrues le 11 mars. Il a ensuite déclaré avoir pris connaissance de la décision du 9 

avril 2013 en septembre par son conseiller. Il a finalement admis avoir reçu le 

document original daté du 9 avril 2013, sans pouvoir dire quand. Il explique que sa 

mère et lui avaient déménagé en août 2013 du 1______ rue B______ au 2______.  

L’intimé a déclaré que l’ORP ne lui avait pas communiqué l’e-mail du 1
er

 avril 

2013. Quoi qu’il en soit le recourant aurait dû aviser avant le rendez-vous de 

conseil. Pour le surplus, il n’entend pas reconsidérer sa décision. Plusieurs courriers 

ont été envoyés au recourant qui n’a jamais répondu.  

10. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

10 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1
er

 janvier 2011, la chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 

contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 

1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI; RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le recours, interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable (art. 56 

et 60 LGA ; ar.t 89B de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 

1985 – LPA ; RS/GE E 5 10).  

3. Le litige porte sur la recevabilité de l’opposition formée par le recourant.  

4. En vertu de l’art. 52 al. 1 LPGA, les décisions peuvent faire l’objet d’une 

opposition dans le délai de 30 jours auprès de l’assureur qui les a rendues, à 

l’exception des décisions d’ordonnancement de la procédure. 

L'art. 38 al. 1 LPGA dispose que si le délai, compté par jours ou par mois, doit être 

communiqué aux parties, il commence à courir le lendemain de la communication. 

Le délai légal ne peut être prolongé (cf. art. 40 al. 1 LPGA). Selon l'art. 41 LPGA, 

si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d'agir dans le délai 

fixé, celui-ci est restitué pour autant que, dans les 30 jours à compter de celui où 

 

 

 

 

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- 4/6 -

l'empêchement a cessé, le requérant ou son mandataire ait déposé une demande 

motivée de restitution et ait accompli l'acte omis. 

La notification doit permettre au destinataire de prendre connaissance de la décision 

et, le cas échéant, de faire usage des voies de droit ouvertes à son encontre. On 

considère que la décision est notifiée, non pas au moment où le destinataire en 

prend connaissance, mais le jour où elle est dûment communiquée; s'agissant d'un 

acte soumis à réception, la notification est réputée parfaite au moment où la 

décision entre dans la sphère de puissance de son destinataire (ATF 113 Ib 296 

consid. 2a p. 297 et les références). 

Selon la jurisprudence, le fardeau de la preuve de la notification d'un acte et de la 

date à laquelle celui-ci a été notifié incombe en principe à l'autorité qui entend en 

tirer une conséquence juridique (ATF 129 I 8 consid. 2.2 p. 10, 124 V 400 consid. 

2a p. 402, 122 I 97 consid. 3b p. 100, 114 III 51 consid. 3c et 4 p. 53/54, 103 V 63 

consid. 2a p. 65), laquelle supporte donc les conséquences de l'absence de preuve, 

en ce sens que, si la notification ou sa date sont contestées et s'il existe un doute à 

ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi (ATF 

103 V 63 consid. 2a p. 65). 

5. En l’espèce, la décision du 9 avril 2013 a été adressée au recourant sous pli simple.  

L’intimé n’étant pas en mesure de prouver la date de la notification, il convient de 

se fonder sur les déclarations du destinataire. 

Dans son opposition, le recourant allègue uniquement n’avoir pas reçu les 

convocations aux rendez-vous fixés par l’ORP les 12 février et 14 mars 2013. Il a 

ensuite ajouté en régularisant son opposition le 18 octobre 2013 qu’il était absent 

du 14 mars 2013 à cause du service militaire et qu’il n’avait pas reçu la décision du 

12 février. Il a précisé « j’ai eu connaissance de cela par Monsieur B______ au 

téléphone ce mois ». Lors de l’audience de comparution personnelle du 19 mars 

2014, le recourant a tout d’abord déclaré n’avoir pas retrouvé la décision du 9 avril 

2013 et en avoir pris connaissance en septembre par son conseiller. En consultant 

ses propres documents, il a finalement admis avoir reçu la décision du 9 avril, en 

original, mais il ne pouvait pas dire quand.  

La chambre de céans relève que le recourant a été absent pour cause de service 

militaire du 11 mars au 12 juillet 2013 et qu’il n’a apparemment pas pris des 

dispositions pour recevoir son courrier durant son service militaire. En outre, force 

est de constater qu’il n’a pas non plus fait valoir, à l’appui de son opposition, le fait 

qu’il n’avait pas reçu la décision litigieuse ; de même, il a finalement reconnu avoir 

reçu l’original de la décision datée du 9 avril 2013. Il y a lieu ainsi d’admettre que 

cette dernière, adressée à l’adresse habituelle du recourant, lui est bien parvenue à 

un moment certes non défini, mais, au degré de la vraisemblance prépondérante, à 

tout le moins durant l’été au plus tard. Par conséquent, l’opposition datée du 30 

septembre, reçue le 8 octobre par l’intimé, a été formée largement en dehors du 

délai légal de 30 jours.   

 

 

 

 

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- 5/6 -

Compte tenu de ces circonstances, l’intimé était ainsi fondé à déclarer l’opposition 

irrecevable.  

6. Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté. Pour le surplus, la procédure est 

gratuite (art. 61 let. a LPGA ; art. 89H LPA). 

 

 

 

 

 

 

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- 6/6 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 

d'Etat à l'économie par le greffe le