# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** be759728-6bc0-5eed-8d49-d703cab77915
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 04.10.2016 A/1297/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1297-2016_2016-10-04.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 
TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1297/2016 ATAS/796/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 4 octobre 2016 

1ère Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à CAROUGE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Daniel MEYER  

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame A______, née le ______ 1956, au bénéfice d’une rente AI, perçoit des 
prestations complémentaires depuis 1999.  

2. Dans le cadre d’un contrôle périodique du dossier initié en septembre 2010, le 
service des prestations complémentaires (ci-après SPC) a repris le calcul du droit de 
l’intéressée aux prestations complémentaires, et, par décision du 30 mars 2011, lui 
a réclamé le remboursement de la somme de CHF 53'648, représentant des 
prestations versées à tort du 1er mai 2006 au 31 mars 2011. Il a en effet considéré 
que la fortune mobilière de l’intéressée était d’un montant sensiblement supérieur à 
celui qu’il avait pris en compte dans le revenu déterminant le droit aux prestations. 

3. Par décision du 19 novembre 2012, le SPC a partiellement admis l’opposition 
formée par l’assurée à ladite décision, ramenant la dette de CHF 53'648.- à 
CHF 52'460.-. 

4. L’intéressée a interjeté recours le 20 décembre 2012 contre la décision sur 
opposition. Elle a contesté s’être dessaisi du montant de CHF 80'000.- en faveur de 
Monsieur B______, son colocataire, de sorte que ce montant retenu par le SPC pour 
2011 (de CHF 70'000.- pour 2012) devait être déduit de sa fortune, de même que le 
produit hypothétique y relatif. 

Subsidiairement, elle a sollicité la remise de l’obligation de rembourser la somme 
de CHF 52'460.-. 

Par arrêt du 23 décembre 2013, la chambre de céans a considéré que l’intéressée 
avait rendu vraisemblable le fait qu’elle ait accumulé des économies au cours des 
ans grâce à la prise en charge de ses dépenses courantes par son colocataire, mais 
pas le fait que la somme de CHF 80'000.- représentait véritablement, dans sa 
totalité, un remboursement et non pas une donation en faveur de Monsieur 
B______. Elle n’a en particulier pas exclu que les sommes débitées l’aient toutes 
été en faveur de Monsieur B______, ce qui lui aurait permis d’être remboursé de ce 
qu’il avait payé pour l’intéressée, de sorte que le couple n’avait plus à « équilibrer 
ses comptes » en septembre 2010. Aussi a-t-elle rejeté le recours 
(ATAS/1292/2013). 

5. Par arrêt du 4 août 2014, le Tribunal fédéral a confirmé l’arrêt cantonal. 

6. Par décision du 10 décembre 2014, le SPC a rejeté la demande de remise, 
considérant que l’intéressée n’avait pas été de bonne foi. Malgré son obligation de 
renseigner, elle n’avait jamais déclaré les importantes hausses de son épargne. Le 
SPC n’en avait eu connaissance qu’à la lecture des relevés bancaires reçus entre le 
15 novembre 2010 et le 18 février 2011. 

L’intéressée, représentée par Me Daniel MEYER, a formé opposition le 20 janvier 
2015. Elle conteste avoir eu un comportement dolosif ou avoir commis une 
négligence grave. Elle rappelle qu’elle est profondément atteinte dans sa santé et 
qu’elle ne dispose d’aucune ressource physique et psychique pour gérer ses affaires 

 
 
 

 

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courantes. Du reste, Madame C______ et Monsieur B______, entendus comme 
témoins par la chambre de céans dans le cadre de la procédure précédente, avaient 
tous deux confirmé que toutes les questions administratives et comptables étaient 
assurées depuis 1993 par ce dernier. Aussi  n’avait-elle aucune idée de l’état de ses 
avoirs bancaires. Elle souligne enfin que sa situation était restée inchangée, les 
avoirs bancaires au 31 décembre 2010 étant constitués de ses rentes AI et des aides 
du SPC. 

Elle allègue par ailleurs que ses ressources ne lui permettraient pas de faire face au 
remboursement. 

7. Par décision du 24 mars 2016, le SPC a rejeté l’opposition. Il reproche à 
l’intéressée de ne pas l’avoir informé de l’état de ses avoirs mobiliers, le fait qu’elle 
ait confié la gestion de ses affaires à un tiers n’étant pas déterminant. Il rappelle 
qu’à plusieurs reprises,  il a attiré son attention sur son obligation de le renseigner  
sur tout changement dans sa situation personnelle et toute modification sensible 
dans sa situation matérielle. 

8. L’intéressée, par l’intermédiaire de son mandataire, a interjeté recours le 27 avril 
2016 contre ladite décision sur opposition.  

Elle rappelle qu’au vu de son état de santé, elle avait dû confier à Monsieur 
B______ la gestion de ses affaires courantes, ce que la chambre de céans avait du 
reste admis. 

Elle souligne qu’elle n’a subi aucune modification de sa situation personnelle, que 
ce soit dans ses revenus, constitués d’une rente AI et des prestations SPC, ou dans 
ses charges et dépenses mensuelles, d’une part, et qu’elle n’avait aucune idée de 
l’état de ses avoirs bancaires, d’autre part, de sorte qu’elle n’avait aucune raison de 
penser qu’elle bénéficiait d’avoirs supérieurs à ceux annoncés. 

Elle conclut dès lors à l’annulation de la décision litigieuse. 

9. Dans sa réponse du 26 mai 2016, le SPC a conclu au rejet du recours. Il souligne en 
effet que l’intéressée ne l’a pas informé spontanément de l’état de son compte 
bancaire, et qu’elle a ainsi fait preuve à tout le moins d’une négligence grave. Il 
relève que, bien qu’il apparaît qu’elle ait confié à un tiers le soin d’effectuer ses 
paiements mensuels, elle a été en mesure d’effectuer durant la période litigieuse des 
demandes de remboursement pour divers frais médicaux. Il constate par ailleurs que 
rien ne dit qu’elle présentait une incapacité de discernement qui aurait pu 
l’empêcher de comprendre qu’il était important qu’elle informe le SPC, ou de 
demander l’appui à un assistant social par exemple. Selon le SPC, il était 
raisonnablement exigible de la part de l’intéressée qu’elle compare le montant du 
capital et des intérêts au 31 décembre avec le montant figurant sur les plans de 
calcul. Il considère ainsi que la condition de la bonne foi n’est pas réalisée. 

10. Le 20 juin 2016, l’intéressée répète que ses ressources sont restées inchangées 
depuis 1999, date à laquelle elle a été mise au bénéfice d’une rente d’invalidité et 

 
 
 

 

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de prestations complémentaires, de sorte qu’en l’absence d’autres sources de 
revenu, elle ne pouvait se constituer une quelconque épargne provoquant une 
augmentation de patrimoine. Elle rappelle qu’elle ne s’est pas dessaisie à titre 
gratuit du montant de CHF 80'000.- en faveur de Monsieur B______, mais a 
procédé au remboursement des avances consenties par ce dernier dans le paiement 
des charges et dépenses habituelles. Elle souligne que c’est en raison de son état de 
santé que Monsieur B______ est intervenu dans la gestion de ses tâches 
administratives. C’est lui qui avait assumé dans ce cadre les demandes de 
remboursement des frais médicaux auxquelles fait allusion le SPC. Elle persiste 
dans ses conclusions. 

11. Le 7 juillet 2016, le SPC a déclaré maintenir sa position. 

12. Ce courrier a été transmis à l’intéressée et la cause gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les dispositions de la LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, s’appliquent 
aux prestations complémentaires fédérales, à moins qu’il n’y soit expressément 
dérogé (art. 1 al. 1 LPC). Il en va de même en matière de prestations 
complémentaires cantonales (art. 1A let. b LPCC).  

3. Les décisions sur opposition sont sujettes à recours dans le délai de trente jours 
suivant la notification auprès du tribunal des assurances compétent (cf. art. 56 et 60 
LPGA ; art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales 
complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité 
[LPFC; RSG J 4 20]; art. 43 LPCC).  

Interjeté dans les formes et délais légaux, le recours est recevable. 

4. Le litige porte uniquement sur la remise de l’obligation de restituer le montant de 
CHF 52'460.-, représentant des prestations complémentaires perçues à tort. La 
question du caractère indu de ces prestations et de l’obligation de principe de les 
restituer a été tranchée par l’arrêt de la chambre de céans du 23 décembre 2013. 
Celui-ci est entré en force. La chambre de céans ne saurait reprendre son examen.  

 
 
 

 

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5. À teneur de l’art. 25 al. 1 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 
restituées, la restitution ne pouvant toutefois être exigée lorsque l’intéressé était de 
bonne foi et qu’elle le mettrait dans une situation difficile.  

La remise de l'obligation de restituer est donc soumise à deux conditions 
cumulatives : la bonne foi de l'assuré et sa situation financière difficile.  

S’agissant de la première condition, il sied de préciser que l’ignorance, par le 
bénéficiaire, du fait qu’il n’avait pas droit aux prestations ne suffit pas pour 
admettre qu’il était de bonne foi. Il faut bien plutôt qu’il ne se soit rendu coupable 
non seulement d’aucune intention malicieuse, mais aussi d’aucune négligence 
grave. Il s’ensuit que la bonne foi, en tant que condition de la remise, est exclue 
d’emblée lorsque les faits qui conduisent à l’obligation de restituer (violation du 
devoir d’annoncer ou de renseigner) sont imputables à un comportement dolosif ou 
à une négligence grave. En revanche, l’intéressé peut invoquer sa bonne foi lorsque 
l’acte ou l’omission fautifs ne constituent qu’une violation légère de l’obligation 
d’annoncer ou de renseigner (ATF 112 V 103 consid. 2c ; DTA 2003 n° 29 p. 260 
consid. 1.2 et les références ; RSAS 1999 p. 384). Il y a négligence grave quand un 
ayant droit ne se conforme pas à ce qui peut raisonnablement être exigé d’une 
personne capable de discernement dans une situation identique et dans les mêmes 
circonstances (ATF 110 V 181 consid. 3d ; cf également ATAS 1186/2013). On 
ajoutera que la bonne foi doit être niée quand l'enrichi pouvait, au moment du 
versement, s'attendre à son obligation de restituer, parce qu'il savait ou devait 
savoir, en faisant preuve de l'attention requise, que la prestation était indue (art. 3 
al. 2 CC; ATF 130 V 414 consid. 4.3 p. 419 sv et les références). 

Une violation de l’obligation d’annoncer ou de renseigner est réalisée si l’assuré 
contrevient à ses devoirs découlant de l’art. 31 LPGA. Cette disposition impose à 
l’ayant droit, à ses proches ou aux tiers auxquels une prestation est versée de 
communiquer à l’assureur ou, selon le cas, à l’organe compétent toute modification 
importante des circonstances déterminantes pour l’octroi d’une prestation (al. 1). 
Selon l’art. 24 1ère phrase de l’ordonnance sur les prestations complémentaires à 
l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité, du 15 janvier 1971 (OPC-AVS/AI ; 
RS 831.301), l’ayant droit ou son représentant légal ou, le cas échéant, le tiers ou 
l’autorité à qui la prestation complémentaire est versée, doit communiquer sans 
retard à l’organe compétent tout changement dans la situation personnelle et toute 
modification sensible dans la situation matérielle du bénéficiaire de la prestation ou 
des membres de sa famille. 

Le devoir d’informer l’administration s’étend à tous les faits qui ont une importance 
pour le droit aux prestations. Il n’est pas demandé à un bénéficiaire de prestations 
complémentaires de connaître dans leurs moindres détails les règles légales. En 
revanche, il est exigible de lui qu’il vérifie les éléments pris en compte par 
l’administration pour calculer son droit aux prestations. On signalera enfin, que, de 
jurisprudence constante, la condition de la bonne foi doit être réalisée dans la 
période où l’assuré concerné a reçu les prestations indues dont la restitution est 

 
 
 

 

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exigée (arrêt du Tribunal fédéral 8C_766/2007 du 17 avril 2008, consid. 4.1 et les 
références citées). 

Dans l'arrêt P 14/93 du 26 août 1993, traduit dans la VSI 1994 p. 125 (consid. 4b p. 
129), le Tribunal fédéral des assurances a rappelé, en se référant à l'arrêt non publié 
B. du 3 mars 1993 (P 42/92), que la question de l'inattention d'un bénéficiaire de 
prestations pourrait jouer un rôle lorsque celui-ci remplit dûment son obligation de 
renseigner, mais que la caisse de compensation fixe ensuite par inadvertance le 
montant des prestations complémentaires sur la base d'une rente de vieillesse trop 
basse. Il a été ainsi exposé, au consid. 5b de l'arrêt P 42/92 (cité par ULRICH 
MEYER, Die Rückerstattung von Sozialversicherungsleistungen, RSJB 131/1995 
p. 483), qu'on ne doit en règle générale pas exiger du bénéficiaire de prestations 
complémentaires qu'il vérifie entièrement la feuille de calcul des prestations. Si l'on 
peut attendre de l'intéressé qu'il décèle des erreurs manifestes et qu'il en fasse 
l'annonce à la caisse.  

Pareille obligation ne s'étend toutefois pas en présence d'incertitudes portant sur la 
qualification de divers postes du calcul, que seuls des spécialistes sont en mesure de 
maîtriser (ATF non publié 9C_189/2012 du 21 août 2012, consid. 4). Le manque de 
vigilance du recourant, qui a omis de contrôler la feuille de calcul et d'informer 
l'administration de l'erreur manifeste qu'elle venait de commettre, exclut par 
conséquent sa bonne foi (voir également l'ATF non publié 9C_498/2012 du 7 mars 
2013, consid. 4.2). 

6. Il y a lieu de rappeler que, dans le domaine des assurances sociales, le juge fonde sa 
décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d’être établis 
de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui 
présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait 
puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les 
éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux 
qui lui paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 
2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un 
principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en 
faveur de l’assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

7. En l’espèce, il n’est pas contesté que l’intéressée n’a pas informé spontanément le 
SPC de l’état de sa fortune mobilière. Le SPC ne l’a su que lorsqu’il a pris 
connaissance des relevés bancaires de l’intéressée dans le cadre du contrôle 
périodique du dossier intervenu en septembre 2010. Il y a en conséquence lieu 
d’admettre qu’elle a violé son obligation d’annoncer alors même qu’elle recevait 
chaque année les informations générales transmises par le SPC aux assurés, 
rappelant à ceux-ci leur devoir de signaler tout changement de situation 
économique. 

8. Reste à qualifier la gravité de la faute de l’intéressée. En effet, selon la 
jurisprudence, la bonne foi d'un assuré peut être reconnue lorsque l'acte ou 

 
 
 

 

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l'omission fautifs ne constituent qu'une violation légère de l'obligation d'annoncer 
ou de renseigner. 

9. L’intéressée allègue  qu’au vu de son état de santé, elle avait dû confier à Monsieur 
B______ la gestion de ses affaires courantes - ce que la chambre de céans avait du 
reste admis dans son arrêt du 23 décembre 2013 -, de sorte qu’elle n’avait aucune 
idée de l’état de ses avoirs bancaires. 

Elle souligne qu’elle n’a en réalité subi aucune modification de sa situation 
personnelle, que ce soit dans ses revenus, uniquement constitués d’une rente AI et 
des prestations complémentaires, ou dans ses charges et dépenses mensuelles. Elle 
n’avait ainsi aucune raison de penser qu’elle bénéficiait d’avoirs supérieurs à ceux 
qui avaient été annoncés. 

10. Il s’agit de déterminer si, en faisant preuve de l'attention que l'on pouvait exiger 
d’elle, l’intéressée aurait pu et dû vérifier les montants figurant dans les décisions 
de prestations qui lui ont été notifiées et annoncer au SPC que les montants retenus 
ne correspondaient plus à la réalité. Si l’on peut admettre que l’intéressée ne 
disposait pas de toutes les ressources physiques et psychiques nécessaires pour 
assumer ses tâches administratives, et donc ne pas être en mesure elle-même de 
s’occuper adéquatement du suivi de son dossier au SPC, il n’a pas été établi, ni 
même rendu vraisemblable, qu’elle était incapable de discernement. Rien ne 
l’empêchait quoi qu’il en soit, de charger Monsieur B______ de procéder aux 
vérifications nécessaires, et d’informer le SPC de toute modification à apporter. 
Force est ainsi de constater qu’elle a commis une négligence grave, étant rappelé 
que la jurisprudence du Tribunal fédéral à cet égard est stricte. 

11. Il suit de tout ce qui précède que l’intéressée ne peut exciper, dans le cas d’espèce, 
de sa bonne foi au sens de l’art. 25 al. 1 LPGA. Partant, il est superfétatoire 
d’examiner si la condition de la charge trop lourde est réalisée. Le recours sera 
donc rejeté, étant précisé que l'intimé a d'ores et déjà annoncé que la mise sur pied 
d'un plan de paiement est envisageable. 

 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le