# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 19a83a0a-4e41-5e59-b2ca-4de1e95a064e
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-03-17
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 17.03.2015 P3 14 222
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_P3-14-222_2015-03-17.pdf

## Full Text

P3 14 222 

 

 

ORDONNANCE DU 17 MARS 2015 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Chambre pénale 

 

Jacques Berthouzoz, juge ; Frédéric Carron, greffier 

 

en la cause entre 

 

X_________, recourant, représenté par Maître M_________ 

 

et 

 

LE TRIBUNAL DE L’APPLICATION DES PEINES ET MESURES, autorité attaquée 

 

 

(libération conditionnelle de l’internement ; art. 64b al. 1 let. a CP) 

recours contre l’ordonnance du Tribunal de l’application des peines et mesures 

du 29 octobre 2014 

  

- 2 - 

Faits et procédure 

 

A.  Sous réserve du complément qui va suivre, la Chambre pénale fait siens les 

éléments de faits et de procédure déjà retenus dans son ordonnance du 28 février 

2014 et dans l’arrêt du Tribunal fédéral du 10 juillet 2014, auxquels elle se réfère 

préliminairement. 

B.  En ce qui concerne les faits et opérations d’instruction qui présentent un intérêt 

pour la présente procédure de recours, on relève que, le 30 juin 2014, le directeur 

adjoint des Etablissements A_________ a rendu son rapport de comportement relatif à 

X_________, dont le contenu est notamment le suivant : 

« M. X_________ fait preuve d’un bon comportement tant à l’atelier de menuiserie qu’au cellulaire. En 

effet, il respecte le cadre et se montre poli et correct à l’égard du personnel de surveillance. Il paraît 

cependant « mielleux » envers ses co-détenus ce qui peut parfois générer des tensions avec ces derniers. 

M. X_________ a fait l’objet d’une sanction disciplinaire en date du 9 juillet 2013, soit 1 jour-amende pour 

fraude et trafic. En date du 20 décembre 2013, M. X_________ a refusé de se soumettre à une prise 

d’urine laquelle était pourtant prévue dans son plan d’exécution de sanction. Une lettre d’avertissement lui 

a été adressée à ce sujet. 

D’après son assistante sociale, M. X_________ demande régulièrement des entretiens de soutiens. Il 

demande également de manière récurrente son transfèrement en B_________. 

Sur le plan social, il reçoit également la visite de sa mère qui est également sa curatrice, de son frère, 

ainsi que des diverses connaissances. » 

Le 1
er
 juillet 2014, les D

rs
 C_________ et D_________, tous deux membres du service 

médical des Etablissements A_________, ont informé le service de l’application des 

peines et mesures être dans l’impossibilité de rendre leur rapport sur la prise en charge 

thérapeutique de X_________, dès lors qu’il refuse de les délier du secret médical. 

En date du 31 juillet 2014, X_________ a demandé l’administration d’une nouvelle 

expertise, à confier à un expert qui ne le connaisse pas encore. 

C.  Par ordonnance du Tribunal de l’application des peines et mesures du 7 août 2014, 

M
e
 M_________ a été désignée en qualité de défenseur d’office de X_________, avec 

effet dès le 31 juillet 2014, motif pris que l’assistance d’un défenseur est justifiée pour 

sauvegarder ses intérêts. 

D.  Le 8 septembre 2014, la commission pour l’examen de la dangerosité a préavisé 

défavorablement la libération conditionnelle de X_________ de son internement. 

- 3 - 

En date du 30 septembre 2014, M
e
 M_________ a informé le juge de l’application des 

peines et mesures que X_________ déliait finalement les D
rs
 C_________ et 

D_________ de leur secret médical, mais seulement en faveur de son avocate, à 

charge pour elle de produire ensuite leur rapport. 

Le 22 octobre 2014, X_________ a été auditionné par le juge de l’application des 

peines et mesures. A cette occasion, il a reproché aux D
rs
 C_________ et D_________ 

d’axer leur travail sur son comportement aux Etablissements A_________, plutôt que 

sur les actes qu’il a commis en 2006. Pour le reste, il a expliqué que les « demandes 

d’entretiens de soutien » ressortant du rapport de comportement du directeur adjoint 

des Etablissements A_________ du 30 juin 2014 sont celles qui ont pour but de l’aider 

à « tenir le coup » en prison. Enfin, il a contesté tout risque de récidive, étant encore 

précisé qu’il a fait dernièrement son coming-out et qu’il regrette amèrement les 

agissements extrêmement graves qui sont à l’origine de sa condamnation. 

Le même jour, M
e
 M_________ a déposé le rapport du D

r
 C_________, du 

D
r 
D_________ et de la psychologue E_________ de la veille au sujet du suivi médical 

de X_________. Il en ressort ce qui suit : 

« Depuis notre dernier rapport du 18 juin 2013, M. X_________ a continué de bénéficier d’entretiens 

psychiatriques de soutien toutes les 2 à 4 semaines et parfois d’entretiens psychiatriques en urgence en 

cas de besoin. En parallèle des entretiens psychiatriques, M. X_________ est vu très régulièrement par 

l’équipe infirmière dans le contexte de plaintes somatiques d’origine multiple ou de plainte psychique. 

Sur le plan psychiatrique, son traitement médicamenteux comprend uniquement un anxiolytique en 

réserve (Temesta
®
 cp 2.5 mg, 3x/j), M. X_________ se montrant opposé à tout autre traitement. Sur le 

plan somatique, il bénéficie toujours de la prescription d’un hypolipémiant (Sortis
®
 cp 20 mg, 1x/j). 

Si M. X_________ se montre toujours très demandeur d’entretiens dans lesquels il évoque ses difficultés 

d’ordre carcérales, ses projets et son passé, l’alliance reste toujours extrêmement fragile. 

En effet, M. X_________ présente des difficultés à intégrer le cadre dont il fait l’objet, se montrant souvent 

dénigrant, voire insultant vis-à-vis des intervenants de notre service et du service pénitentiaire. Son 

discours peut ainsi revêtir une tonalité persécutoire, associé à un sentiment de toute puissance et des 

menaces récurrentes de porter plainte contre les différents intervenants. 

M. X_________ présente, actuellement, une difficulté importante dans la reconnaissance de ses 

problématiques psychiques. Il peut ainsi mal supporter nos interventions qui peuvent être vécues sur un 

mode persécutoire, s’emporter rapidement et se montrer irrespectueux. 

Au vu de la problématique de M. X_________, nous avons mis en place un suivi en cothérapie avec le 

D
r 
D_________ et Mme E_________ (psychologue responsable) depuis le mois de septembre 2014. » 

E.  Par ordonnance du 29 octobre 2014, le Tribunal de l’application des peines et 

mesures a refusé de libérer conditionnellement X_________ de son internement. 

- 4 - 

F.  Le 9 novembre 2014, X_________ a recouru devant la Chambre pénale contre 

cette ordonnance, concluant, sous suite de frais et dépens, à son annulation et à ce 

que ordre soit donné au juge de l’application des peines et mesures de faire 

administrer une nouvelle expertise indépendante et de statuer ensuite sur sa libération 

conditionnelle de l’internement, voire la transformation de son internement en 

traitement institutionnel au sens de l’art. 59 CP. En annexe à son écriture, il a joint une 

lettre du service de l’application des peines et mesures du 4 novembre 2014, laquelle 

renseigne que le juge de l’application des peines et mesures sera saisi la prochaine 

fois au printemps 2015 pour qu’une expertise soit ordonnée. 

En date du 11 novembre 2014, le juge de l’application des peines et mesures a remis 

son dossier P2 2014 531. Au fond, il a renoncé à se déterminer. 

 

Considérant 

 

1. 

1.1  Un recours peut être formé devant un juge unique de la Chambre pénale contre 

l’ordonnance du Tribunal de l’application des peines et mesures refusant la libération 

conditionnelle de l’internement (art. 20 al. 3 LOJ et 13 al. 1 et 39 al. 2 let. b LACPP). 

Sont notamment susceptibles d’être invoquées la violation du droit, y compris l’excès et 

l’abus du pouvoir d’appréciation (art. 393 al. 2 let. a CPP), ainsi que la constatation 

incomplète ou erronée des faits (let. b). L’autorité de recours n’a en principe à 

connaître que de ce qui lui est soumis (arrêt 6B_207/2014 du 2 février 2015 consid. 5.2 

et la référence citée), de sorte qu’elle n’examine que les griefs soulevés, dès lors que 

le recours doit être motivé (RVJ 2014 p. 200 consid. 1 et la référence citée). 

1.2  En l’espèce, le recourant a qualité pour recourir, car il a un intérêt juridiquement 

protégé à l’annulation de l’ordonnance refusant sa libération conditionnelle de 

l’internement (art. 382 al. 1 CPP). Son recours, qui a été adressé dans le délai de dix 

jours dès la notification écrite de l’ordonnance litigieuse (art. 90 al. 1, 91 al. 1 et 2, 384 

let. b et 396 al. 1 CPP) et qui respecte par ailleurs les conditions de motivation et de 

forme (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), est donc recevable. 

- 5 - 

2.  Le recourant reproche au juge de l’application des peines et mesures de n’avoir pas 

fait administrer une nouvelle expertise indépendante, avant de refuser de le libérer 

conditionnellement de son internement. 

2.1  Aux termes de l’art. 64b al. 1 let. a CP, l’autorité compétente examine, d’office ou 

sur demande, au moins une fois par an et pour la première fois après une période de 

deux ans, si l’auteur peut être libéré conditionnellement de l’internement et, si tel est le 

cas, quand il peut l’être. Elle prend sa décision en se fondant sur (al. 2) : 

- un rapport de la direction de l’établissement (let. a) ; 

- une expertise indépendante, c’est-à-dire réalisée par un expert qui n’a pas traité 

l’auteur ni ne s’en est occupé d’une quelconque manière (let. b) ; 

- l’audition d’une commission au sens de l’art. 62d al. 2 CP (let. c) ; 

- l’audition de l’auteur (let. d). 

L’expertise doit se déterminer sur la nécessité et les chances de succès d’un 

traitement, la vraisemblance que l’auteur commette d’autres infractions, la nature de 

celles-ci et les possibilités de faire exécuter la mesure (art. 56 al. 3 CP). Selon la 

jurisprudence rendue sous l’empire de l’ancien droit, le critère formel de la date de 

l’expertise n’est pas en soi déterminant. Le juge peut se fonder sur une expertise 

relativement ancienne à condition que la situation n’ait pas changé entre-temps. Si, en 

revanche, par l’écoulement du temps et à la suite d’un changement de circonstances, 

l’expertise existante ne reflète plus l’état actuel, une nouvelle évaluation est 

indispensable. Contrairement au droit actuel (art. 64b al. 2 CP), l’ancien droit n’exigeait 

pas que la révision annuelle de l’internement se fonde sur une expertise. Selon la 

jurisprudence récente rendue en matière d’examen annuel de la libération 

conditionnelle de l’internement (art. 64b al. 1 let. a CP), l’art. 64b CP ne peut être 

interprété dans le sens d’une obligation de procéder à une expertise à chaque révision 

annuelle. Le critère déterminant demeure l’actualité du contenu de la dernière 

expertise. Si aucun changement significatif dans la situation du condamné permettant 

de mettre en doute l’actualité de l’expertise ne s’est produit, l’autorité compétente peut 

se fonder sur celle-ci. Toutefois, elle devra tenir compte du fait que, selon les milieux 

de la psychiatrie, un pronostic de dangerosité fiable ne peut pas être établi pour une 

longue période. La doctrine évoque un délai de l’ordre de trois ans pour un 

renouvellement de l’expertise. Un complément d’expertise peut s’avérer suffisant. Il n’y 

a pas lieu de s’écarter de cette jurisprudence qui est également applicable à la révision 

biennale visant à établir si les conditions d’une mesure thérapeutique institutionnelle 

- 6 - 

sont remplies (art. 64b al. 1 let. b CP ; arrêt 6B_323/2014 du 10 juillet 2014 consid. 3.3 

et les arrêts cités). 

2.2  En l’occurrence, on observe tout d’abord que, du point de vue du service médical 

des Etablissements A_________, aucun changement significatif ne s’est produit dans 

la situation du recourant entre son avant-dernier rapport du 18 juin 2013 et son dernier 

rapport du 21 octobre 2014. En effet, si le service en question précisait, dans son 

rapport 18 juin 2013, que le recourant avait bénéficié d’un suivi psychothérapeutique 

de soutien régulier à raison d’une fois par semaine, de septembre 2012 à avril 2013, 

puis de deux fois par mois dès mai 2013, il ressort du rapport du D
r
 C_________, du 

D
r 
D_________ et de la psychologue E_________ du 21 octobre 2014 que l’intéressé 

a continué depuis lors à bénéficier d’entretiens psychiatriques de soutien toutes les 

deux à quatre semaines. De même, si le recourant refusait tout traitement 

neuroleptique, pourtant susceptible de diminuer son sentiment de persécution, en juin 

2013, son traitement médicamenteux sur le plan psychiatrique comprenait uniquement 

un anxiolytique en réserve, en octobre 2014, du fait de son opposition à toute autre 

prise en charge. Enfin, si le service médical concluait que l’alliance restait encore 

fragile, en juin 2013, dès lors que le recourant peinait à prendre en compte l’avis des 

thérapeutes et qu’il pouvait parfois se montrer projectif ou brandir la menace 

d’interrompre le suivi, ladite alliance restait toujours extrêmement fragile, en octobre 

2014, du moment que l’intéressé présentait des difficultés à intégrer le cadre dont il 

faisait l’objet, ainsi qu’une difficulté importante dans la reconnaissance de ses 

problématiques psychiques, qu’il se montrait souvent dénigrant, voire insultant vis-à-vis 

des intervenants du service médical et du service pénitentiaire, qu’il pouvait s’emporter 

rapidement, se montrer irrespectueux et mal supporter le travail du service médical, 

susceptible d’être vécu sur un mode persécutoire, et que son discours - associé à un 

sentiment de toute puissance et des menaces récurrentes de porter plainte contre les 

différents participants - pouvait revêtir une tonalité persécutoire. 

Du point de vue de la direction des Etablissements A_________, aucun changement 

significatif n’est également à signaler. En effet, dans son dernier rapport de 

comportement du 30 juin 2014, comme dans son précédent rapport non daté et intitulé 

« Bilan de phase 1 et proposition de la suite du plan d’exécution de sanctions », elle 

qualifie de bon le comportement du recourant tant à l’atelier de menuiserie qu’au 

cellulaire, dès lors qu’il respecte le cadre et se montre poli et correct à l’égard du 

personnel de surveillance. Pour le reste, rien de spécial ne ressort du rapport du 

30 juin 2014 en ce qui concerne le risque de récidive. 

- 7 - 

Parce qu’elles émanent de différents intervenants qui ont tous eu affaire au recourant 

ces derniers temps, la Chambre pénale fait siennes les considérations de la direction 

et du service médical des Etablissements A_________ qui précèdent. A leur suite, il 

est également retenu qu’aucun changement significatif ne s’est produit dans la 

situation du recourant depuis juin 2013. Partant, le juge de l’application des peines et 

mesures n’avait pas à ordonner l’administration d’une nouvelle expertise indépendante, 

ni même d’un complément, quand bien même la dernière expertise au sens de l’art. 

64b al. 2 let. b CP, soit celle du D
r
 F_________ et du psychologue G_________, était 

relativement ancienne, puisqu’elle remonte au 13 janvier 2010. Quant au soudain 

changement d’orientation sexuelle du recourant, on ne distingue pas en quoi il pourrait 

diminuer le risque de récidive, dès lors que les infractions contre l’intégrité sexuelle 

peuvent aussi bien être commises à l’encontre des femmes que des hommes. Il 

n’impose donc pas à lui tout seul l’administration d’une nouvelle expertise. Il en va de 

même du fait que le recourant vivrait mal son homosexualité en prison et qu’il entend 

quitter définitivement la Suisse pour B_________, du moment qu’il s’agit d’éléments 

sans lien direct avec le danger de réitération. 

Il résulte de ce qui précède que le recours est rejeté, étant rappelé que la Chambre 

pénale ne doit connaître que de ce qui lui est soumis. Son examen s’est donc limité au 

seul grief soulevé par le recourant. En tout état de cause, force est de constater que le 

juge de l’application des peines et mesures et le service de l’application des peines et 

mesures ont tous deux annoncé l’administration d’une nouvelle expertise 

indépendante, normalement ces toutes prochaines semaines. 

3. 

3.1  Comme l’assistance judiciaire gratuite a été accordée au recourant, avec effet dès 

le 31 juillet 2014, il est exonéré des frais de la procédure de recours, qui sont donc mis 

à la charge de l’Etat du Valais (art. 136 al. 2 let. b CPP par analogie ; Harari/Aliberti, 

Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n. 4 ad art. 135 CPP ; 

Harari/Corminboeuf, Commentaire romand, n. 51 ad art. 136 CPP). Ces frais se 

composent des émoluments et des débours effectivement supportés (art. 416 et 422 

al. 1 CPP), par quoi on entend notamment les frais imputables à la défense d’office et 

à l’assistance gratuite, ainsi que les frais de port (al. 2 let. a et e). L’émolument, qui doit 

respecter les principes de la couverture des frais et de l’équivalence des prestations, 

est fixé en fonction notamment de l’ampleur et de la difficulté de la cause (art. 424 al. 1 

CPP et 1 al. 1, 13 al. 1 et 2 LTar). Il oscille entre 90 et 2400 fr. (art. 22 let. g LTar). En 

- 8 - 

l’espèce, eu égard à la complexité de l’affaire inférieure à la moyenne, il est arrêté 

forfaitairement à 800 fr. (art. 424 al. 2 CPP et 11 LTar). 

3.2  Quant au défenseur d’office, sous réserve de remboursement par le prévenu 

condamné à supporter les frais de procédure et dont la situation financière le permet 

(art. 135 al. 4 CPP), il est indemnisé par l’Etat du Valais (art. 11 al. 1 LAJ) 

conformément au tarif des avocats du canton du for du procès (art. 135 al. 1 CPP), 

quelle que soit l’issue de la procédure de recours. En effet, les art. 429 ss CPP 

s’appliquent aux seuls avocats de choix (ATF 138 IV 205 consid. 1). A contrario, 

l’indemnisation du défenseur d’office relève exclusivement de l’art. 135 CPP, sans 

égard à l’issue du procès (ATF 139 IV 261 consid. 2.2.2, 2.2.3 et 2.2.4). Ainsi, en 

Valais, le défenseur d’office perçoit, en sus du remboursement de ses débours 

justifiés, des honoraires correspondant au 70% des honoraires prévus à l’art. 36 LTar, 

mais au moins une rémunération équitable telle que définie par la jurisprudence du 

Tribunal fédéral (art. 30 al. 1 LTar ; ATF 132 I 201 consid. 8.7 ; arrêts 6B_445/2013 du 

14 janvier 2014 consid. 10.5 ; 6B_752/2009 du 18 janvier 2010 consid. 1 ; 

8C_391/2007 du 26 mai 2008 consid. 3.2). Les honoraires, variant entre 300 et 

2200 fr., sont fixés notamment d’après la nature et l’importance de la cause, ses 

difficultés, l’ampleur du travail et le temps utilement consacré par le conseil juridique 

(art. 27 al. 1 et 3 et 36 LTar ; arrêt 6B_767/2010 du 24 février 2011 consid. 3.3 et 3.4). 

En l’occurrence, compte tenu de la complexité de l’affaire inférieure à la moyenne et 

des prestations utiles de M
e
 M_________, auteur d’un recours motivé, son indemnité 

réduite est arrêtée à 800 fr., débours compris. 

 
Prononce 

 

1. Le recours est rejeté. 

2. Les frais de la procédure de recours sont mis pour 800 francs à la charge de l’Etat 

du Valais, au titre de l’assistance judiciaire gratuite accordée à X_________. 

3. L’Etat du Valais versera à M
e
 M_________ une indemnité réduite de 800 francs au 

même titre. 

4. La présente ordonnance est communiquée aux parties et au service de 

l’application des peines et mesures. 

Sion, le 17 mars 2015