# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e1c9a276-52c9-5416-b19f-90c41680b391
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-08-14
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Strafkammern 14.08.2025 SK 2025 106
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_005_SK-2025-106_2025-08-14.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

2e Chambre pénale

Obergericht
des Kantons Bern

2. Strafkammer

Jugement
SK 25 106

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme

Berne, le 14 août 2025
(Expédition le 27 août 2025)

Composition Juges d’appel Geiser (Président e.r.), Juges d’appel suppléants 
Lüthi et Brechbühl 
Greffière Metthez

Participants à la procédure A.________
représenté par Me B.________
prévenu/appelant

Parquet général du canton de Berne, Nordring 8, 3001 Berne
ministère public (ne participe pas à la procédure d’appel)

C.________
représentée par Me D.________
partie plaignante demanderesse au pénal et au civil

Préventions contrainte, lésions corporelles simples et désagréments causés 
par la confrontation à un acte d'ordre sexuel

Objet appel contre le jugement du Tribunal régional Jura bernois-
Seeland (juge unique) du 12 décembre 2024 (PEN 2024 411)

2

Considérants

I. Procédure
Note : la signification des abréviations générales employées est décrite sur la dernière page du 

présent jugement. Les autres abréviations utilisées seront explicitées dans le texte du 
jugement.

1. Mise en accusation

1.1 Par ordonnance pénale faisant office d’acte d’accusation du 31 mai 2024 (ci-après 
également désignée par OP), le Ministère public du canton de Berne a demandé la 
mise en accusation de A.________ pour les faits et infractions suivants (dossier [ci-
après désigné par D.], pages 242-244) :
a) Contrainte

infraction commise le 22.08.2021, E.________, au préjudice de C.________, par le fait 
d’avoir, dans son taxi, après avoir ramené C.________, retenu C.________ par l’épaule et 
par le bras pour l’empêcher de sortir du taxi, jusqu’à ce que C.________ le frappe de la main 
droite pour qu’il lâche prise et qu’elle parvienne à sortir du taxi ;

b) Lésions corporelles simples

infraction commise le 22.08.2021, E.________, au préjudice de C.________, par le fait 
d’avoir, dans son taxi, empoigné fermement C.________ à la cuisse gauche et au bras 
gauche, et l’avoir frappée sur le côté droit de la tête, causant à cette occasion plusieurs 
hématomes à C.________ sur la cuisse gauche, le bras gauche et la tempe droite ;

c) Désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel

infraction commise le 22.08.2021, E.________, au préjudice de C.________, par le fait 
d’avoir, dans son taxi, volontairement glissé sa main entre les cuisses de C.________ et lui 
avoir touché la poitrine avec sa main, importunant ainsi C.________. 

[…]

2. Première instance

2.1 Pour la description des différentes étapes de la procédure préliminaire et de 
première instance, il est renvoyé aux motifs du jugement du 12 décembre 2024 
(D. 401-402).

2.2 Par jugement du 12 décembre 2024 (D. 388-392), le Tribunal régional Jura 
bernois-Seeland (n’)a :
I.

1. classé la procédure pénale dirigée contre A.________ s’agissant de la prévention de 
désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel, infraction commise 
le 22.08.2021, E.________, au préjudice de C.________, pour cause de prescription de 
l’action pénale ;  

2. pas alloué d’indemnité à A.________ et n’a pas distrait de frais pour cette partie de la 
procédure ;

II.

3

reconnu A.________ coupable de :

1. contrainte, infraction commise le 22.08.2021, E.________, au préjudice de C.________ ;

2. lésions corporelles simples, infraction commise le 22.08.2021, E.________, au préjudice de 
C.________ ;

partant, et en application des art. 34, 42, 44, 47, 49 al. 1 et 2, 123 ch. 1 et 181 aCP, 426 ss CPP

condamné A.________ :

1. à une peine pécuniaire de 110 jours-amende à CHF 110.00, soit un total de CHF 12'100.00, 
en tant que peine complémentaire à celle prononcée par jugement du Ministère public Jura 
bernois-Seeland du 28.12.2021 ;

le sursis à l’exécution de la peine pécuniaire ayant été accordé, le délai d’épreuve ayant été 
fixé à 2 ans ;

2. au paiement des frais de procédure, composés de CHF 7'750.00 d’émoluments et de 
CHF 10'202.55 de débours (y compris les honoraires du conseil juridique gratuit de la partie 
plaignante), soit un total de CHF 17'952.55 (honoraires du conseil juridique gratuit de la 
partie plaignante non compris : CHF 10'116.40) ;

III.

1. fixé comme suit l’indemnité pour le mandat d’office et les honoraires de Me D.________, 
mandataire d’office de C.________ :

Prestations dès le 01.01.2018
Nbre heures Tarif

Indemnité pour la défense d'office 15.00 200.00 CHF 3’000.00
CHF 147.80

TVA 7.7% de CHF 3’147.80 CHF 242.40
Total à verser par le canton de Berne CHF 3’390.20

Frais soumis à TVA

Prestations dès le 01.01.2024
Nbre heures Tarif

Indemnité pour la défense d'office 20.00 200.00 CHF 4’000.00
CHF 112.80

TVA 8.1% de CHF 4’112.80 CHF 333.15
Total à verser par le canton de Berne CHF 4’445.95

Frais soumis à TVA

dit que le canton de Berne indemnise Me D.________ du mandat d’office de C.________ par 
un montant de CHF 7'836.15 ;

dit que A.________ est tenu de rembourser au canton de Berne l’indemnité allouée pour le 
mandat d’office de C.________ s’il bénéficie d’une bonne situation financière (art. 138 al. 2 
cum 426 al. 4 CPP) ;

IV.

sur le plan civil en application des art. 41 et 47/49 CO, 126, 432 ss CPP :

1. condamné A.________ à verser à la partie plaignante demanderesse au pénal et au civil 
C.________ un montant de CHF 1'000.00 à titre d’indemnité pour tort moral, avec intérêts 
à 5 % dès le 22.08.2021 ;

2. renvoyé pour le surplus la partie plaignante demanderesse au pénal et au civil C.________ 
à agir par la voie civile concernant ses conclusions tendant au versement d’une indemnité 
à titre de tort moral, vu le classement de la procédure pour les préventions ayant fondé les 
conclusions civiles (art. 126 al. 2 let. a CPP)  ;

3. rejeté les conclusions civiles tendant au versement de dommages-intérêts de la partie 
plaignante demanderesse au pénal et au civil C.________ ;

4. renvoyé la partie plaignante demanderesse au pénal et au civil C.________ à agir par la 
voie civile, vu ses conclusions tendant au versement de dommages-intérêts futurs 
insuffisamment motivées (art. 126 al. 2 let. b CPP) ;

4

5. dit que le jugement de l’action civile n’a pas engendré de frais particuliers ;

6. compensé les dépenses occasionnées par les conclusions civiles ;

V.

ordonné :

1. (notification)

2. (communication)

2.3 Par courrier du 20 décembre 2024 (D. 394), Me B.________ a annoncé l'appel pour 
A.________. 

2.4 La motivation dudit jugement a été rendue le 19 février 2025 (D. 400-426).

3. Deuxième instance

3.1 Par mémoire du 11 mars 2025 (D. 435-443), Me B.________ a déclaré l'appel pour 
A.________. L’appel est limité aux deux verdicts de culpabilité, aux frais, à l’octroi 
d’une indemnité pour les dépenses ainsi qu’à la question de l’indemnité pour tort 
moral de la partie plaignante. Dans son mémoire, Me B.________, pour 
A.________, a également fait valoir différentes réquisitions de preuve, soit une 
expertise des cartes tachygraphes originales déposées par le prévenu en 
procédure, l’édition du dossier pénal PEN 24 656 auprès du Tribunal régional Jura 
bernois-Seeland, l’audition personnelle du prévenu avec l’assistance d’un 
traducteur français-turc ainsi que le journal des appels de F.________ du 22 août 
2021. 

3.2 Par ordonnance du 17 mars 2025 (D. 444-445), le Président e.r. en a pris et donné 
acte et a imparti un délai de 20 jours au Parquet général ainsi qu’à la partie 
plaignante C.________ pour déclarer un appel joint ou présenter une demande 
motivée de non-entrée en matière. Le même délai a été accordé au Parquet 
général et à la partie plaignante C.________ pour prendre position, s’ils le 
souhaitaient, sur les réquisitions de preuve déposées par Me B.________, pour 
A.________. 

3.3 Suite à l’ordonnance du 17 mars 2025 (D. 444-445), le Parquet général a renoncé 
à participer à la procédure devant l’instance supérieure (courrier du 21 mars 2025, 
D. 449-450). La partie plaignante n’a pas donné suite à l’ordonnance précitée et n’a 
ainsi pas présenté d’appel joint ni de demande motivée de non-entrée en matière. 

3.4 Par décision et ordonnance du 23 avril 2025 (D. 451-456), la 2e Chambre pénale a 
pris et donné acte du courrier du 21 mars 2025 du Parquet général et a constaté 
que la partie plaignante C.________, par Me D.________, n’avait pas pris position 
sur les réquisitions de preuve formulées par Me B.________, pour A.________. La 
réquisition de preuve tendant à la réalisation d’une expertise technique des cartes 
tachygraphiques a été rejetée. Les réquisitions de preuve tendant à l’édition du 
dossier pénal PEN 24 656 auprès du Tribunal régional Jura bernois-Seeland ainsi 
que tendant à faire procéder à l’audition du prévenu avec l’assistance d’un 
traducteur français-turc ont été admises. Finalement, il a été constaté que les 

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annexes à la déclaration d’appel du 11 mars 2025 du prévenu avaient d’ores et 
déjà été jointes au dossier. 

3.5 Par courrier du 16 juillet 2025 (D. 473-474), Me D.________, pour C.________, a 
déposé une requête d’assistance judiciaire gratuite pour la procédure d’appel et a 
requis la non-confrontation avec le prévenu.

3.6 Par ordonnance du 23 juillet 2025 (D. 597-603), le Président e.r. a rejeté la requête 
d’assistance judiciaire gratuite pour la procédure d’appel de Me D.________, pour 
C.________, et a admis la requête tendant à la non-confrontation avec le prévenu. 
Le lieu et l’heure de sa comparution ont été communiqués à Me D.________ dans 
un courrier du 5 août 2025 (D. 634). Les parties ont également été informées que 
le jugement du 5 octobre 2023 (SK 22 479) de la Cour suprême du canton de 
Berne avait été édité et que le dispositif et les motifs avaient été joints à la 
procédure. 

3.7 Un nouvel extrait du casier judiciaire suisse a été requis (D. 460-462).

3.8 En vue des débats en appel, il a été ordonné la comparution personnelle de 
A.________ et C.________ (voir la citation, D. 463-466). La comparution d’une 
traductrice a également été ordonnée (D. 469-471). 

3.9 Lors de l’audience des débats en appel le 14 août 2025, les parties ont retenu les 
conclusions finales suivantes, étant rappelé qu’il est conforme au droit fédéral de 
faire plaider la partie appelante en premier (arrêt du Tribunal fédéral 6B_532/2012 
du 8 avril 2013 consid. 2.2).

Me B.________ pour A.________ :
1. Prendre acte que le jugement de première instance est entré en force de chose jugée dans 

la mesure où il

1.1 Classe la procédure contre A.________ s’agissant de la prévention reprise au chiffre I.1 
du dispositif ;

1.2 Rejette les conclusions en dommages-intérêts de la partie plaignante C.________, 
respectivement la renvoie à agir par la voie civile selon les ch. IV. 2,3 et 4 du dispositif ;

2. Statuer à nouveau sur les préventions du ch. II du dispositif et libérer Monsieur A.________, 
des préventions de/d’ :

2.1 Contrainte, prétendument commise le 22.08.2021 au préjudice de C.________ (pt II. 1 
du dispositif) ; 

2.2 Lésions corporelles simples, prétendument commises le 22.08.2021 au préjudice de 
C.________ (pt. II. 2 du dispositif) ; 

3. Partant, mettre les frais de première instance et les frais judiciaires de seconde instance à 
charge de l’Etat ;

4. Allouer au prévenu une indemnité équitable pour ses frais de défense en première et en 
deuxième instance ;

5. En tout état de cause, taxer les honoraires du conseil juridique gratuit de la partie plaignante 
pour la première instance et statuer d’office sur le sort de ces frais ;

6. Sur le plan civil, annuler le jugement de première instance (ch. IV.1 du dispositif) et rejeter la 
demande d’indemnité pour tort moral de la partie plaignante C.________, subsidiairement 

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renvoyer la partie plaignante C.________ à agir par la voie civile pour l’indemnité de tort 
moral, sans distraction de frais.

Me D.________ pour C.________ :
1. Rejeter l’appel du prévenu et confirmer en tous points le jugement du Tribunal régional Jura 

bernois-Seeland du 12 décembre 2024, soit en particulier, en reconnaissant A.________ 
coupable de contrainte et de lésions corporelles simples commises le 22 août 2021 au 
préjudice de C.________, en le condamnant au paiement d’un montant de CHF 1'000.00 de 
tort moral avec intérêts à 5 % dès le 22 août 2021 et en renvoyant, pour le surplus, la partie 
plaignante à agir par la voie civile pour obtenir d’éventuels dommages-intérêts futurs ;

2. Condamner A.________ à payer les frais de la procédure d’appel et une indemnité pour les 
dépens de C.________ pour la procédure d’appel selon la note d’honoraires déposée.

3.10 Prenant la parole en dernier, A.________ a remercié la 2e Chambre pénale pour sa 
patience. Il a expliqué exercer un métier délicat et a reconnu que la partie 
plaignante avait pu vivre une expérience difficile, tout en affirmant qu’il n’en était 
pas l’auteur. Il a précisé qu’il ne se trouvait pas dans le quartier au moment des 
faits. En réponse aux affirmations de Me D.________ selon lesquelles il aurait pu 
manipuler le disque, le prévenu a indiqué qu’il conservait un disque pendant au 
moins deux ans et que la police pouvait le vérifier immédiatement, de sorte 
qu’aucune falsification n’était possible.

4. Objet du jugement de deuxième instance

4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués. Les 
points qui n’ont pas été attaqués ont d’ores et déjà acquis force de chose jugée en 
vertu de l’art. 402 du Code de procédure pénale suisse (CPP ; RS 312.0).

4.2 En l’espèce, vu l’appel du prévenu, devront être revus les deux verdicts de 
culpabilité, les frais judiciaires, l’indemnité allouée au prévenu pour ses frais de 
défense ainsi que l’indemnité pour tort moral de la partie plaignante. Dans la 
mesure où le prévenu a conclu à la libération des deux verdicts de culpabilité 
prononcés, la peine sera également revue. 

4.3 Le classement de la procédure pénale s’agissant de la prévention de désagrément 
causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel (ch. I.1 du jugement attaqué) 
ainsi que, sur le plan civil, le rejet des conclusions en dommages-intérêts de la 
partie plaignante (ch. IV.3 du jugement attaqué) et le renvoi de la partie plaignante 
à agir par la voie civile s’agissant du versement de dommages-intérêts futurs 
(ch. IV.4 du jugement attaqué) sont entrés en force de chose jugée, ce qu’il 
conviendra de constater dans le dispositif du présent jugement. Cela étant, la 
portée de la déclaration d’appel de Me B.________ n’étant pas parfaitement claire, 
et au vu de sa plaidoirie, il y a lieu de considérer qu’elle conteste l’absence de 
distraction de frais liée au classement intervenu en première instance (ch. I.2 du 
jugement attaqué) ; ce point doit dès lors être réexaminé. Le refus d’accorder au 
prévenu une indemnité pour ce classement sera également réexaminé.

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a402

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5. Maxime d’instruction, pouvoir de cognition et pouvoir d’examen

5.1 Lorsqu’elle rend sa décision, la 2e Chambre pénale n’est pas liée par les motifs 
invoqués par les parties ni par les conclusions des parties, sauf lorsqu’elle statue 
sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP).

5.2 Dans la présente procédure, elle est liée par l’interdiction de modifier le jugement 
en défaveur (reformatio in peius) de A.________ en vertu de l’art. 391 al. 2 CPP. 
L’interdiction de la reformatio in peius n’empêche pas seulement une aggravation 
de la peine, mais également une qualification juridique plus grave des faits, un 
verdict de culpabilité de l’infraction consommée en lieu et place de la tentative ou 
de l’infraction comme coauteur en lieu et place de complice (ATF 139 IV 282 
consid. 2.5), ainsi qu’une péjoration des dispositions du jugement de première 
instance concernant les frais, dépenses et indemnités (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_1046/2013 du 14 mai 2014 consid. 2.3).

5.3 La 2e Chambre pénale jouit d’un plein pouvoir d’examen sur tous les points 
attaqués du jugement (art. 398 al. 2 CPP). L’appel peut être formé pour violation du 
droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, le déni de justice et le 
retard injustifié, pour constatation incomplète ou erronée des faits ou pour 
inopportunité (art. 398 al. 3 CPP).

6. Renvoi aux motifs du jugement de première instance

6.1 Conformément à l’art. 82 al. 4 CPP, lors de la procédure d’appel, la 2e Chambre 
pénale peut, s’agissant de l’appréciation en fait et en droit des faits faisant l’objet 
de l’accusation, renvoyer à l’exposé des motifs du jugement du Tribunal régional 
Jura bernois-Seeland. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la possibilité de 
renvoyer à l’exposé des motifs de l’autorité inférieure doit cependant être utilisée 
avec réserve. Un renvoi n’entre en considération, lorsque l’état de fait ou 
l’application du droit est contesté, que lorsque l’autorité de deuxième instance fait 
(totalement) siennes les considérations de l’autorité précédente (ATF 141 IV 244 
consid. 1.2.3). Les arguments de la partie appelante doivent en outre être traités 
avant une éventuelle confirmation du premier jugement concernant l’appréciation 
en fait et en droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_731/2015 du 14 avril 2016 
consid. 1.4).

6.2 Sur la base de cette jurisprudence, la 2e Chambre pénale ne renverra aux motifs 
de première instance susceptibles d’être confirmés qu’après avoir traité les 
arguments soulevés par les parties en procédure d’appel. Elle désignera les pages 
auxquelles il est renvoyé et indiquera en outre si des corrections ou compléments 
doivent être apportés et, le cas échéant, sur quels points précis.

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-139-IV-282&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_1046%2F2013&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-05-2014-6B_1046-2013&number_of_ranks=4
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https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a398
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a82
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-141-IV-244&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_731%2F2015&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-04-2016-6B_731-2015&number_of_ranks=1

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II. Faits et moyens de preuve

7. Résumé des faits et moyens de preuve dans le jugement de première 
instance

7.1 Il résulte des motifs du jugement de première instance que les moyens de preuve 
pertinents ont été appréciés et qu’aucun d’entre eux n’a été omis. Les considérants 
reprennent ces divers moyens de preuve dans le cadre de l’appréciation des 
preuves dans la mesure nécessaire. La 2e Chambre pénale procédera de la même 
manière.

8. Moyens de preuve administrés en procédure d’appel

8.1 En procédure d’appel, il a été procédé à un complément d’administration de la 
preuve. Ainsi, le casier judiciaire du prévenu a été actualisé (D. 460-462). Une liste 
des chauffeurs de taxi de sexe masculin exerçant leur profession à Bienne durant 
le mois d’août 2021 a également été versée au dossier. 

8.2 Par courrier du 29 juillet 2025, Me B.________ a fait parvenir divers documents qui 
ont été versés au dossier (D. 606-607). Il s’agit d’une série de photographies 
(D. 609-616), d’un courrier du 17 juin 2024 du Service OTR adressé au prévenu 
(D. 617-618), d’un courrier du 20 février 2025 du Département la sécurité publique 
de la Ville de Bienne (D. 619-622) ainsi que de la décision de retrait des 
autorisations de détenir et de conduire un taxi du 14 mai 2025 (D. 623-632).  

8.3 Par courrier du 5 août 2025, Me B.________ a transmis plusieurs documents 
complémentaires, également versés au dossier (D. 638-707). Il s’agit du bilan 
comptable du prévenu pour l’année 2024 (D. 639), des revenus du prévenu pour 
son activité de février à mi-mai 2025 (D. 640), des frais d’essence TAMOIL pour 
son activité de janvier à mi-mai 2025 (D. 641-645), des primes semestrielles 
d’assurances véhicules du prévenu (D. 646), des frais de maintenance du véhicule 
professionnel G.________ (D. 647), d’un courrier de Me B.________ du 15 mai 
2025 à la Ville de Bienne quant au dépôt de la concession et du permis de 
chauffeur de taxi par le prévenu (D. 648), d’un courrier de la Ville de Bienne à Me 
B.________ du 16 mai 2025 confirmant la réception de l’autorisation de détenir un 
taxi ainsi que de conduire un taxi relatifs au prévenu (D. 649), des fiches de 
salaires de H.________, épouse du prévenu, de janvier à juin 2025 (D. 650-655), 
des fiches de salaires de janvier à juin 2025 de I.________ (D. 656-661), de la 
décision de taxation fiscale de I.________ pour l’année 2024 (D. 662-669), d’une 
autorisation de paiement échelonné du 7 juillet 2025 (D. 670), d’un contrat de bail à 
loyer non signé ni daté (D. 671) ainsi que d’une facture relative au loyer pour le 
mois de septembre 2023 (D. 672), de l’aperçu des primes d’assurance-maladie du 
prévenu, de I.________ et de H.________ (D. 673), de l’assurance habitation (D. 
674), de la facture relative aux frais de téléphonie du prévenu, de I.________ et de 
H.________ (D. 675-677), du contrat de prêt « AG.________ » du 24 septembre 
2024 relatif au leasing du véhicule de H.________ (D. 678-679), des primes 

9

d’assurance du véhicule de H.________ (D. 680), d’un accord de paiement 
échelonné du 23 juillet 2024 pour le prévenu (D. 681-682), de la déclaration d’impôt 
du prévenu et de H.________ pour l’année 2024 (D. 683-698) et de la décision de 
taxation fiscale du prévenu et de H.________ pour l’année 2023 (D. 699-707). En 
outre, un tableau récapitulatif des courses réalisées par le prévenu la nuit du 21 
août 2021 au 22 août 2021 entre 23:00 heures et 02:00 heures (D. 637) a 
également été transmis par Me B.________ et joint au dossier. 

8.4 Par courrier du 11 août 2025, Me D.________ a fait parvenir un rapport du Centre 
de psychiatrie AH.________ daté du 7 août 2025 faisant état des troubles actuels 
de la partie plaignante. Ce rapport a été versé au dossier (D. 715-716).

8.5 Lors de l’audience d’appel du 14 août 2025, il a été procédé à l’audition de la partie 
plaignante et du prévenu. Me B.________ a également déposé différentes pièces 
complémentaires. Il s’agit d’un échange de courriels des 12 et 13 août 2025 avec la 
Direction de l’action sociale et de la sécurité de la Ville de Bienne, des primes 
d’assurance pour les véhicules à plaques interchangeables G.________ et 
J.________ du prévenu, d’un article de presse du 6 août 2025 paru dans le Journal 
du Jura, d’un certificat médical du 4 août 2025 du psychiatre K.________ ainsi que 
de photographies privées du prévenu qui auraient été prises en été 2021. Ces 
pièces ont été jointes au dossier. 

III. Appréciation des preuves

9. Règles régissant l’appréciation des preuves

9.1 En ce qui concerne l’approche légale de l’appréciation des preuves et le principe 
de la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), la 2e Chambre pénale se 
réfère aux motifs de première instance (D. 403-404), sans les répéter. Il en va de 
même s’agissant de la méthode d’analyse à appliquer en cas de propos 
contradictoires, des spécificités liées aux déclarations des victimes dans le procès 
pénal et du principe nemo tenetur se ipsum accusare. 

10. Arguments des parties quant aux faits

10.1 D’après Me L.________, les infractions ne sont pas contestées, mais elles ne 
peuvent pas être imputées à son client. Il a rappelé que le prévenu n’avait jamais 
nié qu’une agression avait eu lieu, mais toujours affirmé qu’il n’en était pas l’auteur. 
Selon lui, la découverte du profil WhatsApp du prévenu par la partie plaignante a 
introduit un biais cognitif ayant orienté tout le processus d’identification. La 
description physique qu’elle a donnée ne correspond pas au prévenu. Me 
L.________ a souligné la fragilité de la mémoire humaine, aggravée par la 
consommation d’alcool et de médicaments, ainsi que par les discussions de la 
partie plaignante avec des tiers, ce qui a entraîné des souvenirs fragmentaires et 
changeants. Il a insisté sur la valeur probante des premières déclarations, dans 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a10

10

lesquelles la partie plaignante n’avait pas identifié l’auteur des faits. Concernant la 
planche photographique présentée à la partie plaignante lors de son audition du 29 
août 2021, il a relevé deux biais majeurs : l’effet de confirmation et le biais de 
similarité occupationnelle. En effet, le prévenu y apparaissait comme le seul 
chauffeur de taxi, alors même que la ville en comptait 65, ce qui augmentait 
considérablement le risque d’une identification erronée. Il a conclu que les erreurs 
d’appréciation de la première instance ne permettaient pas d’atteindre le degré de 
preuve requis, ce qui devait conduire à l’acquittement in dubio pro reo.

10.2 D’après Me B.________, la consultation par la partie plaignante du profil WhatsApp 
du prévenu avant sa première audition a biaisé son identification. Elle a relevé 
l’absence totale de preuves objectives : ni trace ADN, ni localisation du prévenu, le 
seul lien tenant à un numéro de téléphone de chauffeur de taxi. L’analyse des 
cartes du tachymètre et du rapport de communication n’a pas permis d’établir que 
le prévenu avait effectué le trajet concerné. Entre minuit et 02:00 heures, deux 
clients ont été identifiés et une troisième course correspondait à un appel vers un 
autre numéro, ce qui excluait la présence de la partie plaignante dans le taxi du 
prévenu. La défenseuse a expliqué qu’aucun élément ne permettait de retenir le 
prévenu comme chauffeur de la partie plaignante le soir des faits et qu’il devait 
bénéficier du principe in dubio pro reo.

10.3 D’après Me D.________, le prévenu a multiplié les incohérences concernant sa 
connaissance de la partie plaignante et a fait preuve d’un manque de crédibilité, 
déjà illustré par des antécédents et un comportement agressif envers les femmes. 
Elle a jugé le tachygraphe dépourvu de valeur probante car aisément falsifiable. La 
partie plaignante, quant à elle, a identifié immédiatement le « taxi-veste », détail 
concret confirmé par d’autres éléments et par une affaire similaire impliquant 
M.________. Pour Me D.________, ces concordances démontrent la fiabilité des 
déclarations de la partie plaignante. 

11. Remarques liminaires concernant l’analyse des moyens de preuve

11.1 L’examen de la présente affaire repose presque exclusivement sur les déclarations 
de la partie plaignante et du prévenu, à défaut de témoins directs ou d’images 
vidéo des faits, par exemple. Une attention toute particulière devra ainsi être portée 
aux propos de la partie plaignante et du prévenu. 

11.2 S’agissant des déclarations des divers tiers entendus dans cette procédure, il est 
question dans celles-ci d’éléments périphériques secondaires qui devront être 
examinés à l’aune des déclarations principales de la partie plaignante et du 
prévenu. Il en va de même des éléments objectifs au dossier, soit notamment des 
différents rapports médicaux. 

11

12. Déclarations de la partie plaignante

12.1 S’agissant de la genèse des déclarations de la partie plaignante, il sied de relever 
que cette dernière a tout d’abord contacté la Clinique des Tilleuls avant d’appeler la 
police sur conseils de sa compagne, N.________, et de son voisin, O.________ 
(D. 27 l. 140-143 ; D. 105 l. 139-140). La partie plaignante s’est adressée pour la 
première fois à la police le 23 août 2021 à 16:29 heures, soit moins de 24 heures 
après les faits, déclarant avoir peut-être été violée le jour précédent (D. 4). Elle a 
été entendue par la police le 24 août 2021, soit très rapidement après les faits (D. 
24-33). Dans un discours libre, elle a déclaré qu’elle n’avait pas osé appeler la 
police parce qu’elle craignait qu’ils rejettent la faute sur elle étant donné qu’elle 
était alcoolisée au moment des faits (D. 27 l. 141-143). Aussi, sa compagne a 
expliqué qu’après les faits, la partie plaignante était en état de choc et pleurait, 
qu’elle était presque hystérique et disait que quelqu’un lui avait fait quelque chose 
(audition du 23 février 2023, D. 104 l. 128-131). Il sied de préciser que, malgré la 
proximité temporelle des premières déclarations de la partie plaignante avec les 
faits, celle-ci n’a pas été en mesure de reconstituer ce qui s’était passé de manière 
complète, décrivant ceux-ci sous forme de « flashs ». Le fait que la partie 
plaignante ne se souvenait pas de certains éléments, ajouté à sa peur que la police 
rejette la faute sur elle et à l’état de choc dans lequel elle se trouvait, expliquent 
qu’elle n’ait pas immédiatement appelé la police à son réveil. En outre, il ressort du 
rapport de dénonciation de la police du 24 novembre 2021 que la partie plaignante 
se plaignait de bleus sur tout le corps ainsi que de douleurs dans la région vaginale 
et soupçonnait un chauffeur de taxi inconnu de l’avoir violée, ou d’avoir tenté de la 
violer (D. 4). Il y a toutefois lieu de souligner que lors de sa première audition du 
24 août 2021 par-devant la police, la partie plaignante a d’emblée indiqué penser 
que l’auteur des faits était quelqu’un qu’elle avait déjà vu (D. 25 l. 34). Par 
conséquent et à ce stade du raisonnement, la Cour de céans ne discerne rien dans 
la genèse des déclarations de la partie plaignante qui pourrait jeter le discrédit sur 
ce qu’elle a décrit. 

12.2 S’agissant de la manière dont l’information est rapportée, les éléments suivants 
peuvent être mis en exergue.

12.3 S’agissant d’éventuelles exagérations dont aurait fait preuve la partie plaignante, il 
sied de s’intéresser particulièrement à sa première audition du 24 août 2021 par-
devant la police. En effet, la Cour de céans relève tout d’abord que la partie 
plaignante a fait la distinction entre les éléments de faits dont elle ne se souvenait 
pas et ceux dont elle était sûre. Elle a tempéré ses propos, en indiquant 
notamment qu’elle « avait l’impression » que le prévenu voulait la toucher (D. 26 
l. 96) et que d’après ses « flashs », l’altercation s’était déroulée dans le taxi (D. 29 
l. 220-221). La partie plaignante a continuellement fait référence aux « flashs » qui 
lui venaient dans la tête et a précisé qu’elle ne se souvenait de presque rien après 
l’altercation (D. 29 l. 214-215). Aussi, elle s’est fondée sur les différentes blessures 
qu’elle a constatées après les faits pour indiquer, toujours avec retenue, penser 

12

qu’elle avait essayé de se défendre (D. 29 l. 247). Elle n’a pas cherché à accabler 
le prévenu plus que de raison, notamment en indiquant qu’elle ne pensait pas avoir 
été pénétrée, en précisant toutefois être certaine d’avoir été agressée (D. 30 
l. 267). Elle a confirmé avoir des douleurs entre les cuisses, précisant toutefois que 
cela provenait peut-être du bleu qu’elle avait à l’intérieur de la cuisse (D. 30 l. 257). 
A cela s’ajoute le fait qu’elle a précisé ne pas avoir eu de « flashs » d’actes 
sexuels, mais uniquement des mains du prévenu sur ses cuisses (D. 30 l. 278-
279). Aussi, la partie plaignante a indiqué qu’elle ne se souvenait pas si son 
agresseur l’avait menacée verbalement ou physiquement (D. 32 l. 377-378). 
Toutefois, sur question de savoir si son agresseur lui avait donné des coups, 
respectivement si elle s’était défendue, elle a répondu par la positive (D. 32 l. 384). 
La Cour de céans constate également que la partie plaignante a opéré une 
distinction entre les éléments de faits dont elle se souvenait personnellement, 
respectivement qui lui venaient sous forme de « flashs », et ceux qui lui avaient été 
communiqués après les faits, respectivement qui lui avaient été racontés par son 
voisin ou sa compagne. A titre d’exemple, la partie plaignante a indiqué que son 
voisin lui avait raconté le lendemain des faits qu’au moment où il avait tapé avec sa 
bague, elle était assise en boule en train de pleurer, côté jardin, proche des 
escaliers vers l’entrée (D. 32 l. 352-353). Ainsi, la partie plaignante est restée 
factuelle, livrant un récit spontané et compréhensible dans la mesure de ses 
souvenirs et de ses capacités. Il résulte de tout ce qui précède qu’aux yeux de la 
2e Chambre pénale, le critère de la manière dont l’information est rapportée plaide 
manifestement en faveur d’une bonne crédibilité des déclarations de la partie 
plaignante. 

12.4 Au sujet de la manière dont la personne auditionnée se comporte vis-à-vis de 
l’information donnée, les éléments suivants doivent être mis en exergue.

12.5 S’agissant des réflexions propres de la partie plaignante par rapport à cette affaire, 
il sied tout d’abord de rappeler que la partie plaignante a indiqué à de nombreuses 
reprises ne pas se souvenir exactement de ce qui s’était passé, expliquant qu’elle 
avait un « blanc dans [sa] tête » (D. 26 l. 84-86 et 98-100). Dans la mesure où la 
partie plaignante était partiellement confuse par rapport au déroulement des faits, 
elle a tenté de trouver des explications aux différentes blessures qu’elle avait subi. 
En effet, la partie plaignante a constamment fait des parallèles entre ses blessures 
et le comportement du prévenu. A titre d’exemple, elle a indiqué dans son audition 
du 24 août 2021 par-devant la police que pour le bras, elle avait un « flash » du 
prévenu qui l’avait attrapé avec sa main sur le haut de son bras gauche (D. 30 
l. 251). Pour la tête, elle a expliqué qu’elle avait comme un « flash » de s’être tapée 
la tête très fort quelque part, mais ne se souvenir de rien pour le reste (D. 30 l. 251-
253). Elle a précisé que sa blessure à la tête pouvait peut-être être liée à sa chute 
(D. 38 l. 115-116). Ensuite, la partie plaignante a déclaré lors de son audition du 
24 août 2021 par-devant la police ne pas pouvoir affirmer que ce soit le chauffeur 
de taxi qui avait causé sa blessure à la tête, mais « avoir le flash avec lui » (D. 27 

13

l. 149). Elle a également déclaré que, « par rapport à [ses] flashs, c’est lui qui lui a 
fait cela mais [elle] n’en [est] pas sûre », avant d’indiquer savoir qui c’était (D. 29 
l. 237-238). Comme cela a été mis en exergue par le Tribunal de première 
instance, il ressort de façon flagrante des déclarations de la partie plaignante que 
cette dernière a été poussée par les agents de police à une prudence excessive 
dans ses déclarations, ce qu’elle a d’ailleurs confirmé devant le Tribunal régional 
en déclarant que la police lui avait dit que si elle n’était pas sûre, elle devait dire 
« je pense » et que c’était donc ce qu’elle avait constamment dit (D. 349 l. 17-18). 
En effet, il sied de souligner que seules les déclarations de la partie plaignante 
devant la police lors de sa première audition du 24 août 2021 reflètent une 
prudence excessive, ce qui n’a ensuite plus été le cas lors de son audition du 
29 août 2021 devant la police et lors de ses auditions devant le Ministère public, le 
Tribunal régional ou la Cour de céans. Partant, la 2e Chambre pénale fait sienne 
l’appréciation du Tribunal de première instance sur ce point. En outre, il sied de 
relever que lors de sa première audition par-devant la police le 24 août 2021, la 
partie plaignante a déclaré qu’elle était « un peu angoissée avec tout ça » (D. 27 
l. 147) et est apparue émue lors de ses différentes auditions (D. 46 l. 128 ; D. 49 
l. 275 ; D. 347 l. 25 ; D. 349 l. 30), reflet de faits réellement vécus. Elle a finalement 
déclaré devant le Tribunal de première instance qu’elle ne voulait pas aller à la 
police car elle se sentait coupable (D. 349 l. 23-24). La 2e Chambre pénale partage 
ainsi l’avis du Tribunal de première instance, considérant que ces différents 
éléments constituent de bons signes de crédibilité. 

12.6 S’agissant du critère principal du contenu des déclarations de la victime, celui-ci 
sera apprécié essentiellement au regard des faits reprochés au prévenu, mais 
également et au besoin, grâce à d’autres éléments plus périphériques de son 
discours.

12.7 Tout d’abord, il sied de rappeler que les déclarations de la partie plaignante au 
cours de la procédure, en particulier ses premières déclarations, étaient 
relativement confuses. En effet, elle ne se souvenait pas de grand-chose dans la 
mesure où elle était alcoolisée, avait pris des médicaments contre les allergies et 
n’avait rien mangé avant les faits (D. 32 l. 392-393). Il n’en demeure pas moins que 
ses déclarations ont été assez cohérentes, homogènes et relativement détaillées. 
D’ailleurs et comme il le sera relevé ci-après, ses premières déclarations n’ont 
cessé d’être corroborées par la suite, que ce soit par-devant le Ministère public, le 
Tribunal régional ou la Cour de céans. Ainsi, la partie plaignante a d’emblée 
indiqué penser que l’auteur des faits était quelqu’un qu’elle avait déjà vu (D. 25 
l. 34). Les éléments suivants ressortent du récit libre de la partie plaignante tant 
lors de son audition du 24 août 2021 que du 29 août 2021 : elle se trouvait chez les 
parents de sa compagne pour aider à un déménagement avant de prendre le train 
à AI.________ pour rentrer à Bienne (D. 26 l. 66-67). En arrivant à Bienne, les 
deux femmes ont cependant vu plusieurs personnes qu’elles connaissaient en 
sortant de la gare et ont décidé de rester en ville. Elles se sont rendues au 

14

P.________ (D. 26 l. 70-73). Après avoir quitté ce bar, la partie plaignante a 
déclaré qu’elle avait traversé la route sur le passage piéton en direction du Palais 
des Congrès et depuis là, avoir un « blanc dans [sa] tête » (D. 26 l. 84-86). Elle a 
confirmé ses déclarations devant le Ministère public en indiquant qu’elle était 
montée dans le taxi vers le Palais des congrès, précisant qu’il n’y a pas d’arrêt de 
taxi, mais que des chauffeurs restent là (D. 44 l. 53). La partie plaignante a décrit le 
trajet emprunté par le taxi et est restée constante à ce sujet lors de ses différentes 
auditions (D. 27 l. 102-103 ; D. 44 l. 79). Elle a également indiqué à plusieurs 
reprises et de façon constante qu’elle avait au départ eu l’intention de rentrer à pied 
le soir des faits (D. 28 l. 170-171 ; D. 44 l. 58 et 63), précisant que le prévenu lui 
avait proposé une course sans qu’elle en fasse la demande (D. 26 l. 88-89 ; D. 29 l 
224 ; D. 44 l. 53 et 61-62 ; D. 348 l. 5). Elle a expliqué de façon constante qu’alors 
qu’elle était assise à l’avant côté passager (D. 28 l. 174 ; D. 348 l. 11), le prévenu 
avait commencé à lui toucher les cuisses (D. 26 l. 97-98 ; D. 30 l. 279 ; D. 49 
l. 247 ; D. 348 l. 18 et 22). S’agissant de l’endroit où se trouvait le prévenu dans le 
taxi, il ressort de l’audition de la partie plaignante du 29 août 2021 par-devant la 
police que le prévenu aurait été « assis, derrière le siège conducteur » (D. 38 l. 
120). Toutefois, lors de l’audience des débats devant le Tribunal de première 
instance et sur confrontation de ses précédentes déclarations, elle a déclaré que 
ces mots n’étaient jamais sortis de sa bouche et a précisé que le chauffeur de taxi 
et elle-même se trouvaient tous deux à l’avant (D. 351 l. 46-47). La 2e Chambre 
pénale constate que la partie plaignante a immédiatement corrigé ses précédentes 
déclarations, sans hésitation et de manière claire. Partant, cet élément qui pourrait 
très bien provenir d’une erreur de retranscription des déclarations ne remet pas en 
cause sa crédibilité. Il est d’ailleurs illogique que le chauffeur de taxi qui conduisait 
se soit retrouvé sur la banquette arrière du véhicule. S’agissant du déroulement 
des faits, la partie plaignante a expliqué avoir essayé de sortir par deux fois de la 
voiture et que la deuxième fois, le prévenu l’avait tapée avec un objet à la tête, sur 
la partie supérieure droite du front, avec un objet noir et rond (D. 49 l. 256-258). 
Lors de l’audience des débats devant le Tribunal de première instance, elle a 
expliqué que le prévenu avait pris quelque chose par terre à sa gauche et lui avait 
donné un coup à la tête (D. 348 l. 27-28), relevant que par rapport au format, il lui 
semblait que c’était une lampe torche (D. 348 l. 28-29). Bien que le prévenu ait 
indiqué lors de son audition du 7 novembre 2023 par-devant le Ministère public 
avoir une lampe de poche pas très grande, ronde, grise en métal et d’environ 15 
cm dans son taxi (D. 73 l. 72-73), la partie plaignante est restée fidèle à ce qu’elle 
avait vu, affirmant avec précautions qu’il pouvait s’agir d’une lampe torche. 

12.8 Malgré les souvenirs relativement flous pour la partie plaignante, elle a été en 
mesure de reconnaître le prévenu sans hésitation. En effet, bien qu’elle ait 
initialement estimé son degré de certitude à 50 % (D. 37 l. 100), elle a formellement 
reconnu le prévenu, sans hésitation, lors de sa seconde audition par la police le 
29 août 2021, à la suite de la présentation d’un dossier de photos (D. 37 l. 89). Sur 
ce point, la Cour de céans souligne que ce degré de certitude lors de sa première 

15

audition doit être mis en lien avec la retenue excessive dont la partie plaignante a 
fait preuve lors de sa première audition par-devant la police, comme cela a déjà été 
exposé plus haut. La partie plaignante a d’ailleurs une nouvelle fois reconnu le 
prévenu sur présentation d’une photographie par-devant le Ministère public, sans 
aucune hésitation (D. 50 l. 306). Lors de l’audience des débats devant le Tribunal 
de première instance, la partie plaignante a confirmé que le prévenu était l’auteur 
des faits, suite à une brève confrontation (D. 247 l. 42). La partie plaignante a 
fourni une description du prévenu, indiquant que le chauffeur de taxi en question 
était blond, un peu gros, surtout avec un gros ventre, précisant qu’il portait parfois 
une casquette et qu’il avait une moustache fine bien noire (D. 28 l. 188-189). 
Toutefois, lors de l’audience des débats devant le Tribunal de première instance, la 
partie plaignante a indiqué, suite à une brève confrontation avec le prévenu, qu’il 
avait une barbe noire et plus courte et avait encore les cheveux noirs autour de la 
tête au moment des faits (D. 347 l. 45-46). A noter qu’il ressort de la motivation du 
jugement de première instance que le prévenu est apparu à l’audience des débats 
avec le crâne totalement rasé et une barbe entièrement blanche, relativement 
touffue et longue (D. 408). Comme l’a relevé à juste titre le Tribunal de première 
instance, l’apparence du prévenu ne correspondait à cet égard pas non plus aux 
photos au dossier. Bien que le prévenu ait indiqué devant le Tribunal de première 
instance qu’il ne s’était jamais peroxydé les cheveux et avait toujours eu les 
cheveux noirs (D. 356 l. 26), la Cour de céans considère que cet élément ne suffit 
pas à lui seul à remettre en doute la parole de la partie plaignante. En effet, 
N.________ a indiqué que la partie plaignante s’était rendue sur WhatsApp et lui 
avait montré une photographie du prévenu (D. 105 l. 156-158). La compagne de la 
partie plaignante a déclaré que le prévenu avait des cheveux noirs et que 
désormais, il avait une barbe blanche, une barbe complète (D. 106 l. 172-173). En 
outre, la partie plaignante avait déjà pris le taxi avec le prévenu (D. 28 l. 188-192), 
ce qui n’a pu que faciliter son identification. Il sied également de relever que la 
partie plaignante était en possession du numéro de téléphone du prévenu avant les 
faits. Celle-ci a en effet expliqué l’avoir appelé « taxi-veste » dans son téléphone 
car elle avait oublié sa veste dans son taxi, une fois en rentrant du travail à 
Q.________ (D. 29 l. 204-206). Contrairement à ce qu’a prétendu la défense, cet 
élément a été communiqué à la police lors de sa première audition du 24 août 2021 
déjà. Elle a rappelé cet élément lors de son audition du 23 février 2023 par-devant 
le Ministère public (D. 50 l. 290-291) ainsi que lors de l’audience des débats devant 
la Cour de céans. Cette explication a d’ailleurs été confirmée par le prévenu qui a 
déclaré lors de son audition du 26 octobre 2021 par-devant la police qu’une 
personne avait oublié quelque chose dans son taxi et qu’il devait s’agir de sa veste 
ou de son pull (D. 62 l. 32-40 et 43). La Cour de céans relève en outre que la partie 
plaignante a apporté, lors de l’audience des débats en appel, une explication tout à 
fait cohérente concernant la mention erronée du terme « blond » dans le procès-
verbal de sa première audition du 24 août 2021. Elle est spontanément revenue sur 
ce point, indiquant qu’elle avait en réalité voulu dire que l’auteur des faits était 

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« blanc de peau » et que les policiers avaient vraisemblablement compris « blond » 
Cette version apparaît d’autant plus crédible qu’elle a ajouté que cela n’avait aucun 
sens, puisque le prévenu était chauve au moment des faits et portait souvent une 
casquette, laissant toutefois entrevoir quelques cheveux noirs ainsi qu’une barbe 
également noire. La 2e Chambre pénale souligne par ailleurs que, dans le procès-
verbal de son audition du 24 août 2021, la description du prévenu retranscrite 
indique qu’il était « blond, un peu gros, surtout avec un gros ventre. Des fois il porte 
une casquette et il a une moustache fine bien noire » (D. 28 l. 188-189). Quelques 
lignes plus loin, la partie plaignante a déclaré pourtant qu’« il est chauve » (D. 28 l. 
194). Cette contradiction manifeste renforce l’idée que la mention « blond » ne 
reflète pas fidèlement les propos de la partie plaignante, bien que celle-ci ait signé 
le procès-verbal. A ce titre, il convient de rappeler que, si la partie plaignante s’est 
exprimée en français et sans l’assistance d’un traducteur tout au long de la 
procédure, la Cour de céans constate que, lors de l’audience des débats en appel, 
elle s’est exprimée avec un accent marqué. Ce facteur, combiné à la possibilité 
d’une incompréhension initiale de ses propos par les policiers, explique l’erreur lors 
de la transcription, ainsi que lors de la relecture du procès-verbal à la partie 
plaignante. S’agissant de la confirmation par la partie plaignante de ses 
déclarations antérieures lors de ses auditions ultérieures, la 2e Chambre pénale 
considère qu’il ne fait aucun doute qu’elle était convaincue d’avoir indiqué que le 
prévenu était « blanc » et non « blond », et qu’elle a donc confirmé ses propos en 
ce sens. Il apparaît évident pour la Cour de céans que le prévenu a plus d’intérêt à 
mentir sur cet élément que la partie plaignante, dans la mesure où sa défense 
repose sur le fait que la partie plaignante aurait identifié la mauvaise personne et 
qu’il ne serait donc pas l’auteur des faits qui lui sont reprochés. Bien qu’il soit établi 
que 73 chauffeurs de taxi étaient actifs à la période des faits en Ville de Bienne (D. 
531-533) et non 65 comme cela a été plaidé par la défense, les conclusions tirées 
par la défense sur ce point lors de l’audience des débats en appel ne sauraient être 
retenues. En effet, il est hautement invraisemblable que la partie plaignante ait 
connu l’ensemble de ces 73 chauffeurs et qu’elle ait identifié le prévenu, lors de 
son audition du 29 août 2021 (D. 37 l. 89), uniquement parce qu’elle connaissait sa 
profession. Une telle hypothèse supposerait, de surcroît, que la partie plaignante 
savait que les autres personnes figurant sur la planche photographique 
n’exerçaient pas la profession de chauffeur de taxi, ce qui est totalement irréaliste 
au vu du nombre de chauffeurs en activité tel que relevé plus haut. Dès lors, 
contrairement aux arguments de la défense, la Cour de céans considère que la 
crédibilité de la partie plaignante ne peut être remise en cause sur ce point. Pour la 
2e Chambre pénale, il ne fait aucun doute que la partie plaignante était certaine de 
l’identité de l’auteur des faits dont elle a été victime.

12.9 En outre, la Cour de céans constate que, lors de ses différentes auditions, la partie 
plaignante a fourni des détails sur des éléments périphériques. En effet, lors de son 
audition du 24 août 2021 par-devant la police, la partie plaignante a déclaré qu’elle 
avait appelé la Clinique des Tilleuls, mais précisé avoir raccroché étant donné que 

17

la réceptionniste n’était pas très sympathique (D. 27 l. 140-141). Cet élément a 
également été rapporté par N.________ de manière spontanée lors de son audition 
du 23 février 2023 par-devant le Ministère public, celle-ci déclarant qu’elles avaient 
appelé la Clinique Linde et que : « die Frau dort war nicht sehr freundlich » (D. 105 
l. 139-140). La 2e Chambre pénale considère qu’il s’agit de détails qui ne 
s’inventent pas et qui renforcent la crédibilité de la partie plaignante. La même 
conclusion peut être tirée des déclarations de la partie plaignante quant à la 
bouteille de vin qui était tombée et s’était cassée dans son appartement le soir des 
faits (D. 27 l. 124-126). En effet, elle a expliqué qu’il s’agissait d’une bouteille de vin 
que les parents de sa compagne leur avaient offert (D. 27 l. 124-126). Elle a 
également indiqué qu’il y avait une tache de vin sur son t-shirt blanc du vin qui était 
tombé par terre (D. 31 l. 334). Aussi, la partie plaignante a indiqué, dans un récit 
libre, qu’elle avait pris le sac de sa compagne en quittant le P.________ au lieu du 
sien, étant donné qu’elles avaient le même sac (D. 26 l. 96-97). Lors de son 
audition du 23 février 2023 par-devant le Ministère public, elle a expliqué qu’une 
fois, alors qu’elle attendait le bus vers le P.________ avec sa compagne, le 
prévenu les avait vues (D. 350 l. 6-9). Celui-ci s’était alors arrêté devant la Banque 
R.________ et avait suivi le bus lorsque ce dernier était parti (D. 350 l. 9-10). Cet 
élément a été confirmé par N.________ lors de son audition du 23 février 2023 par-
devant le Ministère public, point sur lequel il sera revenu lors de l’analyse des 
déclarations de cette dernière.

12.10 Concernant les propos de la partie plaignante par-devant la 2e Chambre pénale, il 
convient de relever qu’elle s’est montrée particulièrement cohérente et a 
spontanément rectifié ses propos antérieurs de manière convaincante, notamment 
en ce qui concerne l’apparence du prévenu au moment des faits, comme cela a 
déjà été exposé. Certes, il est vrai qu’elle a eu l’occasion de s’entretenir avec son 
avocate avant l’audience des débats en appel ; toutefois, ses déclarations se sont 
révélées constantes par la suite et n’ont fait que confirmer les précisions apportées 
précédemment devant le Tribunal de première instance. 

12.11 Il résulte de tout ce qui précède que le critère du contenu des déclarations plaide, à 
l’instar des autres critères déjà analysés, en faveur des propos de la partie 
plaignante.

12.12 Pour terminer et concernant le critère de la mise en relation des déclarations avec 
les autres moyens de preuve, les éléments suivants doivent être mis en exergue. 

12.13 Il ressort du rapport de dénonciation de la police du 24 novembre 2021, qu’aucune 
caméra de vidéosurveillance ne se trouvait dans le voisinage immédiat du domicile 
de la partie plaignante. La station-service S.________ située à T.________ 
disposait de caméras mais celles-ci étaient hors-service en raison des travaux 
(D. 4). Partant, il y a lieu de se référer aux différents rapports médicaux figurant au 
dossier ainsi qu’aux déclarations des différentes personnes entendues dans la 
présente procédure. 

18

12.14 Tout d’abord, un diagnostic d’état de stress post-traumatique a été posé par la 
psychologue U.________ et le Dr V.________ dans le rapport médical du 
20 novembre 2022 (D. 123), attestant de la gravité des faits subis par la partie 
plaignante. 

12.15 Le rapport du 10 novembre 2021 du l’institut de médecine légale de l’université de 
Berne (ci-après : IML), en référence à l’examen pratiqué sur la partie plaignante le 
23 août 2021, fait état des différentes blessures subies par cette dernière suite au 
faits (D. 133-144). La partie plaignante présentait plusieurs hémorragies sous-
cutanées et des abrasions cutanées sur sa tête, son thorax et ses extrémités. Il 
ressort du rapport que ces blessures résultaient d’un coup violent et pouvaient 
avoir été causées par une altercation physique. Le rapport a également précisé 
que lesdites blessures avaient probablement été infligées un ou deux jours avant 
l’examen. En outre, des signes accrus de coups violents ont été observés, 
notamment au niveau de bras gauche (D. 137). Ainsi, la Cour de céans constate 
que ledit rapport corrobore clairement les déclarations de la partie plaignante. 

12.16 Il ressort du rapport médical du 6 mars 2023 du Dr W.________ que la partie 
plaignante avait suivi un traitement ambulatoire du 25 février 2016 au 
9 septembre 2021 (D. 132). Bien qu’un traitement au Brintellix, Xanax et Halcion ait 
été mis en place, le rapport a indiqué que ce traitement ne pouvait en aucun cas 
changer la perception de la réalité. Au contraire, en réduisant la composante 
anxieuse dépressive, il améliore l’expérience et, si nécessaire, la perception de la 
réalité (D. 132). Ainsi, contrairement à ce qu’a sous-entendu la défense, le 
traitement suivi par la partie plaignante au moment des faits ne plaide aucunement 
pour une erreur d’identification du prévenu. 

12.17 S’agissant des personnes faisant partie de l’entourage proche de la partie 
plaignante, lesquelles ont été entendues dans cette affaire, elles ont donné un 
éclairage allant dans le sens des déclarations de la partie plaignante. S’agissant 
tout d’abord des déclarations de N.________, elle a déclaré spontanément que la 
partie plaignante craignait que les policiers lui disent que c’était de sa faute (D. 105 
l. 140), corroborant ainsi les raisons données par la partie plaignante pour 
expliquer sa réticence à contacter la police. Elle a confirmé que la partie plaignante 
voulait rentrer à la maison à pied le soir des faits (D. 102 l. 42-43, 46 et 49). 
S’agissant de l’identité de l’agresseur, elle a déclaré lors de son audition du 
23 février 2023 par-devant le Ministère public qu’avant d’appeler la police, la partie 
plaignante lui avait dit savoir de qui il s’agissait (D. 105 l. 144). A l’instar du Tribunal 
de première instance, la Cour de céans considère que cet élément renforce la 
certitude que la partie plaignante connaissait l’identité de son agresseur dès le 
départ. Aussi, le déroulement des faits décrits par N.________ correspond à celui 
donné par la partie plaignante. Elle a également confirmé certains éléments 
périphériques précisés par la partie plaignante dans ses auditions, tel que le fait 
qu’elle avait le même sac que la partie plaignante et avoir échangé leur sac le soir 
des faits (D. 103 l. 72-73). La Cour de céans constate ainsi que les déclarations de 

19

N.________ concernant le déroulement des faits correspondent à celles de la 
partie plaignante. 

12.18 S’agissant ensuite des déclarations de O.________, ami et ancien voisin de la 
partie plaignante, celui-ci a confirmé que la partie plaignante avait déménagé six ou 
sept mois après les faits et a indiqué qu’elle n’était donc plus sa voisine (D. 96 l. 
28-29). Il a déclaré que la partie plaignante lui avait dit « il m’a touché les jambes, 
écarté les jambes » et lui avait montré les marques (D. 98 l. 98-99). Il sied de 
relever que ses déclarations sont réfléchies et ne correspondent pas à un récit 
appris par cœur. A titre d’exemple, O.________ a spontanément corrigé ses 
déclarations s’agissant de la venue dans son appartement de la partie plaignante 
et de sa compagne (D. 98 l. 108-114) afin de livrer un récit le plus proche possible 
de la réalité. S’agissant de l’arrivée de la partie plaignante dans son appartement le 
soir des faits, il a corroboré la version donnée par la partie plaignante, expliquant 
également avoir constaté des blessures sur le corps de cette dernière (D. 98 l. 100-
101). 

12.19 M.________ a d’emblée indiqué connaître la partie plaignante et avoir un bon 
contact avec cette dernière en tant qu’amies (D. 113 l. 36 et 39). La partie 
plaignante lui a raconté les faits et lui a montré des photographies des marques 
(D. 113 l. 49). Les déclarations de M.________ sont un bon indice de la crédibilité 
des déclarations de la partie plaignante, dans la mesure où celle-ci a décrit un 
épisode lors duquel le prévenu l’avait amenée en forêt et frappée (D. 114 l. 50). 
Elle a expliqué que le prévenu avait ensuite commencé à lui toucher les seins et 
d’autres parties du corps (D. 114 l. 57-59), faisant ainsi mention de faits similaires à 
ceux vécus par la partie plaignante. A noter que M.________ a confirmé devant le 
Tribunal de première instance que le prévenu était bien l’auteur des délits dont elle 
avait été victime avec un chauffeur de taxi (D. 339 l. 21).

13. Déclarations de N.________

13.1 Entendue par le Ministère public le 23 février 2023, N.________ a déclaré être 
sortie boire un verre le 21 août 2021 avec la partie plaignante au P.________ 
(D. 102 l. 34 et 37). Lors de ses auditions, elle a fait part de ses réflexions le soir 
des faits, expliquant qu’en rentrant à la maison, elle ne savait pas pourquoi la partie 
plaignante pleurait et qu’elle pensait que c’était parce qu’elles s’étaient disputées 
ou parce que cette dernière ne pouvait pas rentrer dans le logement (D. 104 l. 118-
119). Elle a opéré une distinction entre ce que la partie plaignante lui avait raconté, 
et ce qu’elle avait pu observer directement, respectivement ce qui s’était passé 
suite à son arrivée au logement et le lendemain des faits. S’agissant de 
l’identification du prévenu par la partie plaignante, elle a déclaré que cette dernière 
avait pu identifier le prévenu avant l’arrivée de la police. En effet, elle a déclaré que 
la partie plaignante avait reconnu le prévenu, s’était rendue sur WhatsApp et lui 
avait montré une photographie de lui (D. 105 l. 156-158). Cet élément démontre 
une fois de plus que la partie plaignante connaissait l’identité de son agresseur dès 

20

le départ, malgré la manière dont le procès-verbal de son audition du 24 août 2021 
a été établi par-devant la police. 

13.2 Ensuite, il sied de relever que, sur question de savoir si elle avait revu le chauffeur 
de taxi depuis les faits, N.________ a expliqué avoir vu le prévenu alors qu’elle se 
trouvait avec la partie plaignante au restaurant X.________ à Bienne et qu’il les 
avait observées pendant 3 minutes (D. 107 l. 218-220). Elle a indiqué avoir vu le 
chauffeur de taxi une seconde fois alors qu’elle attendait à l’arrêt de bus de la 
Place Centrale avec sa compagne pour prendre le bus de 03:33 heures (D. 107 
l. 222-224). Elle a expliqué que le prévenu était arrivé lentement avec sa voiture et 
avait baissé la vitre mais qu’elles n’étaient heureusement pas seules, étant donné 
qu’un homme attendait également le bus. N.________ a livré un récit détaillé et 
exempt d’exagérations de cet épisode, précisant que deux bus arrivaient toujours 
ensemble et que le leur était le bus de derrière. Ainsi, en montant dans le bus, elles 
avaient vu que le prévenu suivait le premier bus avec son taxi (D. 107 l. 222-230). 
Finalement, en rentrant à la maison, elles avaient constaté que le taxi du prévenu 
n’était pas là et étaient donc rentrées chez elles (D. 107 l. 232-233). Lors de 
l’audience des débats devant le Tribunal de première instance, N.________ a 
confirmé que le prévenu était l’auteur des faits (D. 342 l. 27). Elle a ainsi confirmé 
les déclarations de la partie plaignante également sur des éléments périphériques 
aux faits. Elle a livré des déclarations similaires à celles de la partie plaignante, tout 
en utilisant ses propres mots pour décrire les faits dont sa compagne se souvenait. 
Ainsi, en lieu et place du terme « flashs » constamment utilisé par la partie 
plaignante lors de ses auditions, N.________ a parlé de « Film im Kopf » (D. 105 l. 
144-145 et 156). Ces éléments apportent du crédit à l’authenticité du récit de 
N.________. Partant, ses déclarations, qui concordent avec les autres éléments au 
dossier, peuvent être prises en compte dans l’établissement des faits, leur 
crédibilité étant établie. 

14. Déclarations de O.________ 

14.1 Lors de son audition du 23 février 2023 devant le Ministère public, O.________ a 
indiqué que le prévenu était connu d’autres chauffeurs de taxi, qu’il avait fait des 
trucs avec des femmes comme par exemple qu’elles n’avaient pas besoin de payer 
leurs courses avec de l’argent, mais plutôt en nature (D. 96 l. 21-23). Au cours de 
son audition, il a déclaré que la partie plaignante lui avait dit, lorsqu’il était allé la 
chercher en bas de l’immeuble, qu’un taxi l’avait prise et lui avait demandé de 
payer en nature plutôt qu’avec de l’argent (D. 99 l. 133-134). O.________ a ainsi 
apporté une précision que la partie plaignante n’avait jamais mentionné lors de ses 
auditions, renforçant le sentiment d’un récit spontané. Il a indiqué qu’une fois 
arrivée chez lui, la partie plaignante lui avait dit « il m’a touché les jambes, écarté 
les jambes » et lui avait montré les marques (D. 98 l. 98-99). La Cour de céans 
relève que O.________ a ainsi constamment opéré une distinction entre les 
éléments qu’il avait pu observer directement, et ceux qui lui avaient été expliqués 

21

par la partie plaignante, représentant un bon indice de crédibilité. Il a confirmé que 
la partie plaignante avait déménagé six ou sept mois après les faits et n’était donc 
plus sa voisine (D. 96 l. 28-29). 

14.2 O.________ a expliqué que dans la nuit du 21 au 22 août 2021, la partie plaignante 
était sous son balcon côté jardin, assise sur le mur et pleurait. Il a déclaré avoir 
entendu un gros boum contre la porte d’entrée. Alors qu’il ne dormait pas encore, il 
a indiqué s’être rendu sur le balcon et avoir tapé avec sa bague sur la rambarde 
pour que la partie plaignante comprenne qu’il était là (D. 97 l. 64-67). Il a précisé 
que c’était le gros boum contre la porte d’entrée qui l’avait fait réagir et sortir sur le 
balcon (D. 97 l. 71-72). A ce titre il sied de relever une divergence entre les 
déclarations de O.________ et celles de N.________. En effet, cette dernière a 
déclaré lors de son audition du 23 février 2023 par-devant le Ministère public que le 
soir des faits, O.________ était sur le balcon en train de fumer lorsqu’il a vu la 
partie plaignante rentrer (D. 106 l. 205-206). Ces légères divergences sont le fruit 
de récits spontanés et excluent un discours préparé et appris par cœur. A noter 
que O.________ a déclaré avoir dit à la partie plaignante qu’il fallait qu’elle aille à 
l’hôpital et à la police le lendemain (D. 99 l. 146), corroborant ainsi la version de la 
partie plaignante quant aux circonstances de ses premières déclarations. Ce 
dernier a également indiqué que la partie plaignante avait un bleu sur le front, mal 
à la tête et des marques sur les jambes (D. 98 l. 100-101), offrant des déclarations 
concordantes avec les autres éléments au dossier. A noter qu’il avait tout d’abord 
déclaré que la partie plaignante était montée chez elle avec lui, s’était changée et 
était redescendue chez lui attendre son amie. Toutefois, après réflexion, il a 
indiqué qu’elle était montée à l’appartement avec N.________, puis redescendue 
avec cette dernière chez lui pour discuter (D. 98 l. 108-114). O.________ a ainsi 
spontanément rectifié ses déclarations, réfléchissant à la façon dont les faits 
s’étaient déroulés. Cet élément apporte du crédit à sa version des faits et renforce 
sa crédibilité. Partant, ses déclarations peuvent être prises en compte dans 
l’établissement des faits, leur crédibilité étant établie.

15. Déclarations de M.________

15.1 Entendue le 15 mai 2024 par le Ministère public, M.________ a indiqué connaître 
la partie plaignante et avoir un bon contact avec cette dernière en tant qu’amies (D. 
113 l. 36 et 39). Elle a expliqué que la partie plaignante lui avait raconté que le 
prévenu l’avait agressée et qu’elle était toute marquée, précisant qu’elle lui avait 
montré des photographies des marques (D. 113 l. 49). M.________ ne s’est pas 
étendue sur les faits dont la partie plaignante a été victime. Au contraire, elle s’est 
contentée d’indiquer qu’elle ne savait pas ce qui lui était arrivé (D. 113 l. 45). 
M.________ a d’emblée précisé que la partie plaignante lui avait une fois montré la 
photo du prévenu et s’être alors souvenue de ce qui lui était personnellement arrivé 
(D. 113 l. 43-44). En effet, s’agissant de ses relations avec le prévenu, elle a 
déclaré qu’il l’avait juste pris une fois dans un taxi à la sortie de la coupole vers 

22

03:00 heures du matin pour rentrer chez elle (D. 113 l. 30-31). Elle a expliqué que 
le prévenu l’avait ensuite amenée en forêt et tapée (D. 114 l. 50). M.________ a 
indiqué qu’elle était surprise d’entendre l’histoire dont la partie plaignante avait été 
victime car il s’agissait du même chauffeur de taxi qui l’avait emmenée en forêt 
(D. 114 l. 54). En effet, elle a indiqué avoir reconnu le prévenu quand la partie 
plaignante lui avait montré une photo de lui (D. 116 l. 141-142). Ainsi, elle a précisé 
avoir pris le taxi du prévenu suite à une sortie en discothèque et qu’en arrivant 
chez elle, il avait continué le chemin jusqu’à la forêt de Y.________ et avait ensuite 
commencé à lui toucher les seins et d’autres parties du corps (D. 114 l. 57-59). Elle 
a précisé qu’elle avait toujours sur elle un petit couteau suisse pour sa sécurité 
(D. 114 l. 61-62). La témoin a déclaré être sortie en courant et que le prévenu 
l’avait rattrapée (D. 114 l. 62-63). Finalement, elle a indiqué être rentrée chez elle à 
pied (D. 114 l. 62-63). Alors qu’elle venait de décrire les faits dont elle avait été 
victime, M.________ a demandé à la police si c’était grave qu’elle se promène 
avec un petit couteau suisse (D. 114 l. 64), s’inquiétant visiblement plus pour 
d’éventuels actes illégaux qu’elle aurait pu commettre que de ceux commis par le 
prévenu. A ce titre, la Cour de céans souligne que M.________ a minimisé les 
actes commis par le prévenu à son égard, allant jusqu’à indiquer « ce qu’il a fait 
avec moi ce n’était pas grave » (D. 116 l. 162). Elle a déclaré ne jamais avoir 
raconté ce qui lui était arrivé car elle s’en fichait, précisant qu’elle savait se 
défendre (D. 340 l. 6-7). Sur remarque de la Présidente de première instance selon 
laquelle les faits décrits étaient graves, M.________ a déclaré qu’elle avait vécu 
pire au Brésil et qu’elle savait se défendre (D. 340 l. 11). Elle a déclaré ne pas se 
souvenir si le prévenu l’avait frappée (D. 114 l. 106) et a précisé que le prévenu ne 
l’avait pas retenue de force dans son taxi (D. 114 l. 109). Aussi, elle a affirmé que 
celui-ci ne lui avait pas proposé de payer le prix de la course autrement qu’en 
argent et ne lui avait pas demandé d’actes sexuels (D. 114 l. 77 et 80). Ces 
éléments constituent un indice clair de crédibilité des déclarations de M.________, 
cette dernière n’accablant d’aucune manière le prévenu allant jusqu’à minimiser les 
faits vécus, étant précisé qu’elle n’a pas dénoncé les faits dont elle a été victime. 
Bien au contraire, ce n’est que lorsque la partie plaignante lui a parlé des faits de la 
présente procédure qu’elle s’est souvenue de ce qui lui était arrivé, a reconnu le 
prévenu et a raconté son histoire. Bien que M.________ soit amie avec la partie 
plaignante, ce seul élément ne porte nullement préjudice à la crédibilité de ses 
déclarations, celle-ci n’ayant aucun intérêt à accabler le prévenu dans la présente 
procédure. En outre, il sied de souligner que, lors de l’audience des débats devant 
le Tribunal de première instance, M.________ a confirmé que les faits dont elle 
avait été victime avaient été commis par le prévenu, précisant qu’il avait une barbe 
plus noire (D. 340 l. 1), confirmant ainsi le changement d’apparence du prévenu au 
fil du temps. 

15.2 La Cour de céans relève que le profil de M.________ présente des similitudes avec 
celui de la partie plaignante, toutes deux étant brésiliennes (D. 116 l. 153) et ayant 
été agressées par le prévenu alors qu’elles rentraient seules chez elles. 

23

Contrairement à ce qu’a avancé la défense, il ne peut être retenu que le prévenu 
ferait preuve d’une quelconque sensibilité à la cause des femmes. Au contraire, 
ses déclarations devant le Tribunal de première instance — « elles sont bourrées 
et après elles mentent » (D. 356 l. 22-23) — témoignent d’une attitude empreinte 
de condescendance à l’égard des femmes sous l’emprise de l’alcool. La Cour de 
céans souligne également que l’argument de la défense, fondé sur le nombre 
important de chauffeurs de taxi actifs à Bienne au moment des faits, ne remet pas 
en cause l’analyse de la 2e Chambre pénale quant à l’identité de l’auteur. En effet, 
il apparaît hautement improbable — pour ne pas dire impossible — que deux 
victimes distinctes aient pu, indépendamment l’une de l’autre, identifier 
spontanément le prévenu comme étant l’auteur des agressions qu’elles ont subies, 
et ce par simple hasard ou en se basant uniquement sur sa profession de 
chauffeur de taxi. Il convient de rappeler que la Ville de Bienne comptait 
73 chauffeurs de taxi actifs à l’époque des faits. Partant, les déclarations de 
M.________ peuvent être prises en compte dans l’établissement des faits, leur 
crédibilité étant établie. 

16. Déclarations de Z.________

16.1 Lors de son audition du 4 novembre 2021 par-devant la police, Z.________ a 
déclaré ne pas se souvenir avoir effectué une course en relation avec l’adresse 
E.________ le 22 août 2021 vers 03:00 heures (D. 86 l. 61). Sur indication du nom 
de la partie plaignante, il a indiqué que ça ne lui disait rien (D. 86 l. 34). Il a indiqué 
qu’au moment de la course, il se trouvait à AA.________ et que le prévenu se 
trompait en indiquant qu’il avait pris cette course (D. 86 l. 41-42). Il a précisé utiliser 
sa AB.________ grise pour ses courses (D. 87 l. 64 et 67). À ce titre, la Cour de 
céans relève qu’il serait difficile de confondre une AB.________ grise avec un 
véhicule de type 4x4 tel que décrit par la partie plaignante lors de son audition du 
23 février 2023 (D. 44 l. 87). En revanche, une telle confusion pourrait plus 
aisément survenir avec des véhicules comme le G.________ ou J.________ 
conduits par le prévenu. Cela tend à écarter l’implication de Z.________ et renforce 
la crédibilité des déclarations de la partie plaignante quant à l’identité de son 
agresseur. S’agissant du professionnalisme du prévenu, Z.________ a déclaré « il 
n’est pas bien » et a expliqué que lorsqu’il travaillait seul, le prévenu l’avait insulté 
et choisissait les clients à son avantage (D. 87 l. 71-72). Il a toutefois précisé qu’il 
ne travaillait pas avec lui et que s’il travaillait le week-end, c’était du samedi au 
dimanche (D. 87 l. 77-78). 

16.2 Lors de son audition du 5 novembre 2021 par-devant la police, Z.________ a 
indiqué se souvenir que le soir des faits, la course ouverte n’était pas pour 
E.________ En effet, il a indiqué que, selon ses souvenirs, une femme attendait à 
la Place Centrale (D. 89 l. 54-55). En effet, le prévenu avait donné cette information 
par radio (D. 89 l. 57-59). Z.________ a confirmé ne pas avoir pris cette course 
dans la mesure où il attendait au Palais des Congrès en première place dans la file 

24

d’attente (D. 89 l. 61-62 ; D. 90 l. 63-65). Il a toutefois indiqué ne pas se souvenir 
par quel chauffeur cette course avait été prise (D. 90 l. 67-68).

16.3 La Cour de céans relève que Z.________ n’a pas chargé inutilement le prévenu, se 
contentant d’indiquer qu’il avait eu des problèmes avec lui dans le cadre du travail 
tout en précisant ne jamais avoir entendu que le prévenu aurait eu des problèmes 
avec des clients (D. 87 l. 78). Il a toutefois immédiatement désigné le prévenu 
comme étant le chauffeur qui avait pris la course en direction de E.________. En 
outre, Z.________ a spontanément déclaré qu’il avait effectué une course depuis le 
Palais des Congrès dans une direction inconnue le soir des faits, course qu’il avait 
pourtant omis d’inscrire dans son carnet (D. 90 l. 70-73). Cet élément plaide 
également en faveur d’une bonne crédibilité de ses déclarations. Sur question de 
savoir s’il était possible que la course oubliée ait été faite en direction de 
E.________, Z.________ a répondu par la négative et a indiqué que s’il avait fait 
cette course, c’est sûr qu’il s’en souviendrait (D. 90 l. 94-96). 

16.4 Au vu de ce qui précède, les déclarations de Z.________ peuvent être prises en 
compte dans l’établissement des faits, leur crédibilité étant établie.

17. Déclarations du prévenu

17.1 S’agissant du critère de la genèse des déclarations du prévenu, il sied de relever 
que la première audition de ce dernier s’est déroulée le 26 octobre 2021, soit près 
de deux mois après les faits.

17.2 Pour ce qui est de la manière dont l’information est rapportée, les éléments ci-
après doivent être relevés. 

17.3 Concernant le ton utilisé par le prévenu, la Cour de céans relève que celui-ci 
paraissait particulièrement détaché, voire par moment presque amusé, lors de 
l’audience des débats en appel, contrairement à l’affirmation de la défense selon 
laquelle il serait profondément affecté ou anéanti par la procédure.

17.4 S’agissant d’éventuelles exagérations dont aurait fait preuve le prévenu, il sied de 
relever, à l’instar du Tribunal de première instance, que celui-ci a continuellement 
persisté à dénoncer le comportement présumé de tiers sans aucune relation avec 
la procédure. A titre d’exemple, sur opposition d’une annotation au journal de police 
du 27 août 2021 (D. 149) selon laquelle il était connu dans le milieu des taxis pour 
des comportements problématiques avec les clientes, le prévenu a déclaré « je 
suis sûr que c’est AC.________ qui fait du théâtre derrière mon dos car je suis son 
concurrent » (D. 77 l. 214-215). L’appelant a ensuite déclaré devant le Tribunal de 
première instance qu’il n’avait pas un bon contact avec « AC.________ » et qu’ils 
ne se parlaient plus depuis qu’il avait quitté AD.________. Il a ainsi expliqué qu’il 
était évident que « AC.________ » allait mal parler de lui (D. 354 l. 41-43). On 
relèvera une tendance du prévenu à vouloir détourner l’attention des autorités, 
cherchant d’autres personnes à accuser, que ce soit le dénommé 
« AC.________ » ou la partie plaignante. A noter que le prévenu est allé jusqu’à 

25

déposer plainte contre la partie plaignante pour diffamation (D. 65 l. 162), estimant 
qu’il était clair et net que celle-ci mentait (D. 65 l. 156-157). Il résulte ce qui précède 
qu’aux yeux de la 2e Chambre pénale, le critère de la manière dont l’information est 
rapportée plaide manifestement en défaveur d’une bonne crédibilité des 
déclarations du prévenu.

17.5 Au sujet de la manière dont la personne auditionnée se comporte vis-à-vis de 
l’information donnée, la Cour de céans ne relève, à l’instar du Tribunal de première 
instance, aucun élément pertinent pour l’analyse de la crédibilité des déclarations 
du prévenu. 

17.6 S’agissant du critère principal du contenu des déclarations, les éléments ci-après 
doivent être mis en exergue. 

17.7 Le prévenu a continuellement nié les faits qui lui sont reprochés, affirmant que la 
partie plaignante n’était pas montée dans son taxi en 2021 (D. 73 l. 84). Sur 
question de savoir comment s’était passé le trajet du 22 août 2021 avec la partie 
plaignante, le prévenu a immédiatement répondu « ce n’est pas moi. Si je la vois 
sur la route, je la connais même pas » (D. 62 l. 48-49). De façon pour le moins 
étrange, le prévenu s’est alors lancé dans un récit libre, expliquant qu’un jour à 
cette période, alors qu’il se trouvait vers la route de Neuchâtel, il aurait entendu 
dans la « funk » AE.________ dire qu’il y avait une commande ouverte à 
E.________ (D. 62 l. 48-53), soit à l’adresse de la partie plaignante. Il a ensuite 
spontanément indiqué qu’un chauffeur du nom de Z.________ s’était occupé de la 
course (D. 63 l. 55). Il a confirmé cette version lors de l’audience des débats devant 
le Tribunal de première instance (D. 354 l. 28). 

17.8 Sur opposition du fait que la partie plaignante l’avait identifié comme auteur des 
faits et avait fourni son numéro de téléphone, son numéro de plaque et identifié son 
taxi, le prévenu a simplement répondu « Quel type de taxi ? Ce n’est certainement 
pas vrai » (D. 74 l. 114). Sur question de savoir pourquoi la partie plaignante 
mentirait, le prévenu a tenté de dénoncer un complot, expliquant que la partie 
plaignante était montée dans un autre taxi. Il s’est alors lancé dans des explications 
peu compréhensibles sur un épisode qui se serait produit à une date inconnue, 
sans aucun lien avec les faits (D. 75 l. 140-145), tentant visiblement de se 
victimiser. Il a déclaré penser que quelqu’un faisait du théâtre derrière son dos 
(D. 75 l. 149-150). La Cour de céans constate ainsi une tendance du prévenu à 
adapter son discours en fonction des éléments auxquels il est confronté ainsi 
qu’une tendance constante à se victimiser et à trouver des justifications pour les 
faits qui lui sont reprochés en rejetant la faute sur les autres. Or, s’il avait 
réellement été étranger aux faits, le prévenu disposait dès l’origine de moyens de 
défense simples, objectifs et immédiatement vérifiables. Il pouvait, par exemple, 
demander sans délai la vérification du carnet de courses d’AE.________ ou 
remettre spontanément le disque du tachygraphe sur lequel la défense a 
ultérieurement fondé l’essentiel de son argumentation. Le fait qu’il se soit abstenu 

26

de le faire et que ce disque de tachygraphe n’ait été transmis aux autorités que 
plus de 26 mois après les faits — comme il sera relevé ultérieurement dans les 
considérants — fragilise considérablement la crédibilité de ses explications et ne 
saurait jouer en sa faveur.

17.9 Plusieurs divergences ressortent des déclarations du prévenu. En effet, lors de son 
audition du 26 octobre 2021 par-devant la police, il a déclaré qu’il n’avait plus vu la 
partie plaignante depuis l’épisode de la veste (D. 62 l. 44-45). Lors de son audition 
du 7 novembre 2023 par-devant le Ministère public, sur présentation d’une photo 
de la partie plaignante, le prévenu a indiqué penser l’avoir déjà vu dehors (D. 72 
l. 25-26), avant d’indiquer qu’il n’avait plus vu la partie plaignante depuis plus de 
5 ans (D. 76 l. 187). Sur opposition des déclarations de la partie plaignante, le 
prévenu a finalement admis l’avoir vue au restaurant X.________, précisant ne pas 
l’avoir fixée des yeux (D. 76 l. 200-201). Sur question de savoir combien il 
mesurait, le prévenu a refusé de répondre et a déclaré qu’il n’avait rien à voir avec 
cette affaire, s’empressant de rappeler qu’il n’avait pas revu la partie plaignante 
depuis longtemps (D. 78 l. 274-275). Finalement, lors de l’audience des débats 
devant le Tribunal de première instance, le prévenu a affirmé être sûr de ne pas 
avoir vu la partie plaignante depuis 2018 (D. 354 l. 7), avant d’admettre dans la 
même audition l’avoir croisée pour la dernière fois au service des habitants (D. 355 
l. 30). Il a également nié avoir fixé la partie plaignante à X.________ et contesté les 
déclarations en lien avec l’épisode du bus (D. 354 l. 17). La manière dont le 
prévenu a insisté sur le fait qu’il n’aurait plus revu la partie plaignante depuis 2018 
mêlé aux contradictions de ses déclarations à ce sujet ne font que souligner le 
manque de crédibilité dont le prévenu a fait preuve tout au long de la procédure. Il 
sied de relever que le prévenu a été en mesure de fournir le numéro de téléphone 
de la partie plaignante (D. 63 l. 61), se souvenant visiblement très bien de la 
personne qu’il n’aurait, selon ses dires, plus vu depuis 2018. A ce titre, la 
2e Chambre pénale rappelle que le prévenu a déclaré lors de l’audience des débats 
devant le Tribunal de première instance qu’il avait jusqu’à 20 clients par jour et 
encore plus le week-end (D. 355 l. 26-27). Il apparaît ainsi tout à fait surprenant 
que le prévenu se souvienne d’une cliente qu’il aurait conduite seulement 2 ou 
3 fois en 2018 selon ses dires (D. 72 l. 29-30), plusieurs années après. A cela 
s’ajoute le fait que, lors de sa première audition du 26 octobre 2021 par-devant la 
police, le prévenu a déclaré qu’une femme avait oublié sa veste ou son pull dans 
son taxi et prétendu ne pas avoir vu cette personne depuis qu’il avait quitté 
AD.________ en 2018 (D. 62 l. 43-44), se rappelant alors d’un oubli de veste dans 
son taxi s’étant déroulé plus de deux ans avant les faits. Il est tout à fait atypique, 
au vu de la quantité de courses effectuées par le prévenu, que celui-ci se 
souvienne d’une ancienne cliente avec laquelle il n’aurait plus eu de contact depuis 
2018 trois ans plus tard. 

17.10 Les déclarations du prévenu quant à ses comportements problématiques avec les 
femmes sont des plus étranges. En effet, sur opposition d’une annotation au 

27

journal de police du 27 août 2021 selon laquelle il était connu dans le milieu des 
taxis pour des comportements problématiques avec les clientes (D. 149), le 
prévenu a déclaré « je suis sûr que c’est AC.________ qui fait du théâtre derrière 
mon dos car je suis son concurrent » (D. 77 l. 214-215). Lors de l’audience des 
débats devant le Tribunal de première instance, il a précisé qu’il n’avait pas un bon 
contact avec « AC.________ » et qu’il ne se parlaient plus depuis qu’il avait quitté 
AD.________. Il s’est contenté d’indiquer qu’il était évident qu’il allait mal parler de 
lui (D. 354 l. 41-43). Sur opposition des déclarations de Z.________ selon 
lesquelles il ne serait pas quelqu’un de bien, le prévenu a simplement indiqué qu’il 
n’avait pas de problème avec Z.________ (D. 355 l. 3-4). En outre, sur question de 
savoir s’il avait déjà eu des relations avec des clientes, il a déclaré « on a toujours 
des relations, des contacts… on parle » (D. 79 l. 288). Sur précision de la question, 
le prévenu a répondu par la négative, précisant qu’il n’avait pas eu de relations 
affectives ou sexuelles. Il a déclaré que de telles questions l’énervaient de même 
que le fait d’être auditionné comme s’il avait fait une « grande chose sexuelle ou 
comme ça », précisant une nouvelle fois que cela faisait très longtemps qu’il n’avait 
pas vu la partie plaignante (D. 79 l. 290-292). Ces différents éléments plaident pour 
une crédibilité médiocre, celui-ci tentant continuellement de trouver une justification 
aux faits qui lui sont reprochés, accablant les autres pour expliquer les faits qui lui 
sont reprochés. 

17.11 Sur opposition des accusations de la partie plaignante portées à son encontre, il a 
déclaré « j’ai rien fait, puisque moi, j’ai pas fait la course » (D. 64 l. 115), avant 
d’indiquer, sur exposé des différentes blessures subies par la partie plaignante, 
« ça c’est pas moi, ça c’est sûr, 100 % » (D. 64 l. 130). Sur présentation du dossier 
de photographies sur lequel la partie plaignante avait entouré son visage, le 
prévenu a déclaré « ce n’est pas normal. Mais vous faites votre travail » (D. 63 
l. 63-65). Il a ensuite affirmé qu’il n’était pas possible qu’il ne se souvienne pas de 
ce trajet (D. 63 l. 68). Sur précision du fait que la course en question allait de la 
Place Centrale au E.________, le prévenu a déclaré qu’il était alors sûr de ne pas 
avoir effectué cette course (D. 63 l. 76). La 2e Chambre pénale rappelle toutefois 
qu’au vu de la quantité de courses effectuées par le prévenu, il semble curieux que 
celui-ci puisse affirmer avec une telle certitude plus de deux mois après les faits ne 
pas avoir effectué ce trajet.

17.12 En outre, il sied de souligner que lors de son audition du 7 novembre 2023 par-
devant le Ministère public, le prévenu a confirmé qu’il garait de temps en temps son 
taxi vers le Palais des Congrès les week-ends (D. 72 l. 55-56). Lors de l’audience 
des débats devant le Tribunal de première instance, le prévenu a confirmé avoir 
été en service avec son taxi G.________ le 22 août 2021 jusqu’à 03:40 heures (D. 
353 l. 42). 

17.13 Concernant les propos de l’appelant par-devant la 2e Chambre pénale, la Cour de 
céans relève que, interrogé sur sa dernière condamnation du 5 octobre 2023, et 
bien que le jugement soit entré en force, le prévenu a persisté à nier les faits. Il a 

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affirmé ne pas être impliqué dans le trafic pour lequel il a pourtant été condamné 
en deuxième instance également, cherchant ainsi à minimiser une nouvelle fois sa 
responsabilité. Cette attitude illustre une tendance constante du prévenu à refuser 
toute remise en question et à se distancer des faits établis par des décisions 
judiciaires définitives. Par ailleurs, le prévenu a tenté de renforcer sa thèse d’un 
prétendu complot en affirmant que, lorsqu’il avait croisé la partie plaignante à la 
Place de la Croix, celle-ci et sa compagne l’auraient regardé avec « un sourire 
moqueur ». Un tel comportement démontre non seulement son absence de remise 
en cause personnelle, mais également une propension à se positionner 
systématiquement en victime, rejetant sur les autres la responsabilité des faits qui 
lui sont reprochés.

17.14 Il résulte de tout ce qui précède qu’à l’instar des précédents critères, celui du 
contenu des déclarations ne plaide pas en faveur d’une bonne crédibilité des 
propos du prévenu. 

17.15 Pour terminer et concernant le critère de la mise en relation des déclarations avec 
les autres moyens de preuve, les éléments suivants doivent être mis en exergue. 

17.16 S’agissant des déclarations de Z.________, celui-ci a déclaré lors de son audition 
du 5 novembre 2021 par-devant la police se souvenir que le soir des faits, la 
course en question n’était pas pour E.________, mais a précisé qu’une femme 
attendait à la Place Centrale (D. 89 l. 57-59). Il a également déclaré que cette 
information avait été donnée par le prévenu par radio (D. 89 l. 57-59). 

17.17 S’agissant des déclarations de M.________, il sied de rappeler que cette dernière 
a reconnu le prévenu comme étant l’auteur de faits similaires dont elle a été 
victime, portant le discrédit sur les déclarations du prévenu selon lesquelles il 
s’agirait de simples rumeurs racontées derrière son dos. 

17.18 S’agissant du disque tachygraphe du véhicule qui aurait été conduit par le prévenu 
le soir des faits (D. 20), la 2e Chambre pénale considère, à l’instar du Tribunal de 
première instance, qu’il n’a aucune valeur probante. En effet, l’appareil embarqué 
n’était manifestement pas destiné à enregistrer spécifiquement la course effectuée 
avec la partie plaignante le soir des faits, celui-ci étant avant tout et par nature 
destiné à contrôler le respect des règles de sécurité en matière de temps de travail 
applicables aux professionnels du secteur. À noter que 11 disques ont été remis au 
Procureur, dont 9 n’ont aucun lien avec les faits reprochés. Ces disques n’ont été 
transmis à la police que sur mandat d’investigation du Procureur en date du 
17 novembre 2023 (D. 11), soit plus de 26 mois après les faits. La Cour de céans 
relève qu’il est particulièrement surprenant que le prévenu ne les ait pas fournis 
spontanément, alors même que la défense s’appuyait sur ces disques pour 
soutenir de manière décisive l’innocence du prévenu. Par ailleurs, il ressort du 
rapport de police du 9 janvier 2024 (D. 13-14) qu’il est seulement « probable », sur 
la base d’un nom manuscrit, que le conducteur ait été le prévenu, mais qu’aucune 
certitude ne peut être établie. Le rapport précise également qu’il est impossible de 

29

déterminer l’année d’insertion des disques, celle-ci n’ayant pas été indiquée. Ces 
éléments démontrent que ce moyen de preuve est extrêmement fragile, facilement 
falsifiable et ne présente donc aucune valeur probante. La Cour de céans relève 
également que, par décision du 14 mai 2025 (D. 623-632), le Département 
biennois de la sécurité publique a constaté que le prévenu avait, par le passé, 
adopté un comportement irrespectueux des dispositions légales dans l’exercice de 
son activité professionnelle de chauffeur de taxi, notamment en matière d’usage du 
tachygraphe et de consignation des durées de travail, de conduite et de repos. Au 
vu de ces éléments, il apparaît clairement que les disques présentés par la défense 
ne peuvent en aucun cas constituer une preuve fiable et ne sauraient être retenus 
pour démontrer l’innocence du prévenu. La Cour de céans considère qu’il en va de 
même du cahier des courses du prévenu (D. 70), rappelant que le Tribunal de 
première instance a retenu à juste titre qu’il était évident que le prévenu n’aurait 
pas inscrit dans son carnet une course lors de laquelle il aurait agressé la partie 
plaignante. 

17.19 En résumé et sur la base de l’ensemble des éléments qui précèdent, la 
2e Chambre pénale arrive à la conclusion que les déclarations du prévenu en lien 
avec les faits reprochés ne sont pas crédibles.

18. Version retenue des faits

18.1 La Cour de céans considère comme établis les faits décrits aux lettres a) et b) de 
l’ordonnance pénale du 31 mai 2024, laquelle tient lieu d’acte d’accusation (D. 242-
244). Il est ainsi retenu que, le 22 août 2021 à Bienne, le prévenu a, dans le cadre 
de son activité de chauffeur de taxi, retenu la partie plaignante par l’épaule et le 
bras à l’intérieur de son véhicule, l’empêchant de sortir, jusqu’à ce qu’elle le frappe 
de la main droite pour qu’il la relâche. Dans ce même contexte, il l’a empoignée 
fermement à la cuisse gauche et au bras gauche, puis l’a frappée sur le côté droit 
de la tête, ce qui a entraîné l’apparition de plusieurs hématomes sur la cuisse 
gauche, le bras gauche et la tempe droite de la partie plaignante. 

IV. Droit

19. Droit applicable

19.1 Les faits sont postérieurs à la réforme du droit des sanctions du 1er janvier 2018 
mais antérieurs à la réforme sur l’harmonisation des peines entrée en vigueur le 
1er juillet 2023 (RO 2023 259 ; FF 2018 2889). Dans la mesure où cette 
modification de la loi est uniquement de nature rédactionnelle, il y a lieu d’appliquer 
le droit applicable au moment des faits, soit l’aCP, conformément au principe de 
non-rétroactivité. 

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20. Arguments des parties

20.1 Me L.________ et Me B.________ n’ont pas plaidé le droit. 

20.2 Me D.________ a critiqué la faiblesse des qualifications juridiques retenues et a 
souligné que malgré le classement intervenu en première instance, les autres 
infractions restaient établies en l’espèce. 

21. Contrainte

21.1 Pour ce qui est de la description des éléments constitutifs de l’infraction de 
contrainte au sens de l’art. 181 aCP, ainsi que de la doctrine et de la jurisprudence 
y relatives, il peut être renvoyé aux motifs pertinents de la première instance 
(D. 413-414), avec les quelques compléments suivants.

21.2 Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, pour qu'il y ait violence, il suffit que le 
type et l'intensité de la force choisie par l'auteur soient de nature à briser la libre 
volonté de la victime. La mesure dans laquelle un acte de violence doit être atteint 
pour que l'art. 181 aCP soit rempli ne se décide donc pas sur la base de critères 
absolus, mais sur celle de critères relatifs. Il n'est pas nécessaire que la victime soit 
mise hors d'état de résister par l'action de l'auteur. Il suffit qu'elle soit affectée dans 
sa liberté d'action ou de volonté de telle sorte que la formation de sa volonté 
apparaisse comme déterminée par l'auteur (VERA DELNON/BERNHARD RÜDY, 
in Basler Kommentar, Strafrecht, 4e éd. 2019, no 23 ad art. 181 CP). Le Tribunal 
fédéral a admis l’usage de la force dans le cas où un homme avait tiré par le bras 
une femme de corpulence frêle pour la faire entrer dans son appartement (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_543/2022 du 15 février 2023 consid. 7.3). 

21.3 En l’espèce, le prévenu a utilisé la force physique, soit un moyen de contrainte, en 
saisissant avec une grande force l’épaule et le bras gauche de la partie plaignante, 
afin d’obliger cette dernière à rester dans le véhicule. Cette contrainte était de toute 
évidence illicite. En effet, tant le moyen utilisé que le but recherché, soit empêcher 
la partie plaignante de sortir du taxi, étaient contraires au droit. Ce faisant, le 
prévenu a empêché la victime de prendre la fuite, alors qu’elle tentait de quitter le 
taxi. La partie plaignante a donc dû modifier son comportement en conséquence de 
la contrainte exercée, le lien de causalité étant établi. Il est à ce titre rappelé que 
pour qu’il y ait contrainte, il n’est pas nécessaire que le moyen utilisé ait eu pour 
effet de rendre la victime incapable de résister ; il suffit qu’elle ait été atteinte dans 
sa liberté d’action, de telle sorte que la formation de sa volonté paraisse avoir été 
décidée par autrui (MICHEL DUPUIS ET AL., Petit commentaire, Code pénal, 
2e éd. 2017, no 32 ad art. 181 CP). Le prévenu a agi avec conscience et volonté, 
par dol direct. 

21.4 Partant, le prévenu doit être reconnu coupable de contrainte au sens de 
l’art. 181 aCP, infraction commise le 22 août 2021, E.________, au préjudice de 
C.________. 

31

22. Lésions corporelles simples

22.1 Pour ce qui est de la description des éléments constitutifs de l’infraction de lésions 
corporelles simples au sens de l’art. 123 ch. 1 aCP, ainsi que de la doctrine et de la 
jurisprudence y relatives, il peut être renvoyé aux motifs pertinents de la première 
instance (D. 414-415), avec les quelques compléments suivants.

22.2 L’art. 123 ch. 1 aCP couvre toutes les lésions corporelles qui ne sont pas encore 
considérées comme graves au sens de l’art. 122 aCP, mais qui ne sont plus non 
plus de simples voies de fait au sens de l’art. 126 aCP. L’intégrité physique est 
atteinte au sens d’une lésion corporelle lorsque des blessures ou des lésions 
internes ou externes sont infligées qui nécessitent au moins un certain traitement et 
un certain temps de guérison, par exemple des contusions avec hématomes et des 
éraflures, dans la mesure où elles dépassent de loin les simples égratignures. Il 
n’est toutefois pas exigé que les atteintes physiques nécessitent l’intervention d’un 
médecin. A l’inverse, on peut parler de simples voies de fait lorsque les écorchures, 
égratignures, contusions ou simples bleus sont manifestement si bénins qu’ils 
passent et guérissent en très peu de temps (ANDREAS ROTH/ANNE BERKEMEIER, 
in Basler Kommentar, Strafrecht, 4e éd. 2019, no 4 ad art. 123 CP). 

22.3 Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, lorsque les atteintes à l’intégrité 
physique provoquées par des coups ou d’autres causes du même genre se 
manifestent sous forme de meurtrissures, d’écorchures, griffures et contusions, la 
distinction entre les voies de fait et les lésions corporelles simples est délicate 
(ATF 119 IV 25 consid. 2a). En présence d’une atteinte à l’intégrité corporelle 
limitée à des contusions, des meurtrissures ou des griffures, il faut tenir compte de 
l’importance de la douleur provoquée afin de déterminer s’il s’agit de lésions 
corporelles simples ou de voies de fait. Comme les notions de voies de fait et 
d’atteinte à l’intégrité corporelle, qui sont déterminantes pour l’application des 
art. 123 et 126 aCP, sont des notions juridiques indéterminées, la jurisprudence 
reconnaît, dans les cas limites, une certaine marge d’appréciation au juge du fait 
car l’établissement des faits et l’interprétation de la notion juridique indéterminée 
sont étroitement liés. 

22.4 Dans le cas d’un coup de poing donné au visage ayant provoqué un hématome 
sous-orbitaire, le Tribunal fédéral a retenu qu’il s’agissait d’une lésion du corps 
humain, même si celle-ci était superficielle et de peu d’importance. Il a ainsi 
considéré qu’on ne se trouvait pas en présence d’un coup qui n’avait provoqué 
qu’une douleur, éventuellement une rougeur passagère. Le Tribunal fédéral a 
précisé qu’un hématome, résultant de la rupture de vaisseaux sanguins, qui laisse 
normalement des traces pendant plusieurs jours, doit être qualifié de lésion 
corporelle (ATF 119 IV 25 consid. 2a). 

22.5 S’agissant de l’intention, il sied de rappeler que les infractions de lésions 
corporelles peuvent être commises par dol éventuel, élément subjectif qui est 
réalisé lorsque l’auteur envisage le résultat dommageable, mais agit néanmoins, 

32

même s’il ne le souhaite pas, parce qu’il s’en accommode pour le cas où il se 
produirait (ATF 130 IV 58 consid. 8.2). Le dol éventuel suppose non seulement que 
la réalisation de l’infraction soit incertaine dans l’esprit de l’auteur, mais encore que 
l’auteur ne la souhaite pas et se borne à accepter cette éventualité pour le cas où 
elle se présenterait (art. 12 al. 2, 2e phrase aCP). Il n’est pas nécessaire que 
l’auteur approuve l’idée que l’infraction se réalise. Il suffit qu’il s’accommode de la 
perspective que l’infraction se réalise, même s’il est indifférent à ce sujet ou 
considère la survenance de cette infraction comme plus ou moins indésirable 
(KATIA VILLARD/BERNARD CORBOZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 
2e éd. 2021, no 64 ad art. 12 CP). 

22.6 En l’espèce, il ne fait aucun doute qu’en empoignant fortement la partie plaignante 
à la cuisse gauche et au bras gauche et en frappant cette dernière sur le côté droit 
de la tête, le prévenu a infligé à la partie plaignante des douleurs relativement 
importantes et une atteinte à l’intégrité corporelle d’une durée certaine, dépassant 
largement le simple trouble passager du sentiment de bien-être. Les blessures 
constatées sur la cuisse gauche, le bras gauche et la tempe droite de la partie 
plaignante dépassent le seuil des voies de fait au vu des séquelles qui ont duré 
plusieurs jours. Le lien de causalité entre les coups du prévenu et les lésions de la 
partie plaignante est également réalisé. Enfin, le prévenu a clairement agi de 
manière intentionnelle, à tout le moins sous forme du dol éventuel, dès lors que 
pour occasionner des lésions telles que subies par la partie plaignante, la force 
exercée devait être considérable, le prévenu ayant ainsi forcément envisagé la 
survenance de telles lésions et accepté celles-ci au cas où elles se produiraient. 

22.7 Partant, le prévenu doit être reconnu coupable de lésions corporelles simples au 
sens de l’art. 123 ch. 1 aCP, infraction commise le 22 août 2021, E.________, au 
préjudice de C.________. 

V. Peine

23. Règles générales sur la fixation de la peine

23.1 En ce qui concerne les généralités sur la fixation de la peine, la 2e Chambre pénale 
renvoie aux considérants du jugement de première instance (D. 416-417).

24. Genre de peine

24.1 S’agissant des généralités sur la manière de déterminer le genre de peine, il y a 
lieu de se référer aux motifs du premier jugement (D. 417-418).

24.2 Les infractions à juger sont pas