# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4e9383cf-9177-5dee-9126-11d3574c73bb
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-11-04
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 04.11.2015 101 2015 164
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2015-164_2015-11-04.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2015 164

Arrêt du 4 novembre 2015

Ie Cour d’appel civil

Composition Président: Hubert Bugnon
Juges: Roland Henninger, Dina Beti
Greffière: Frédérique Riesen

Parties A.________, demandeur et appelant, représenté par 
Me Joachim Lerf, avocat    

contre

D.________, défenderesse et intimée, représenté par 
Me Beat Hodler, avocat    

Objet Protection de la personnalité (art. 28a CC)

Appel du 11 avril 2014 contre le jugement du Tribunal civil de 
l'arrondissement de la Sarine du 10 mars 2014 – arrêt de renvoi du 
Tribunal fédéral du 22 juin 2015 (5A_805/2014)

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considérant en fait

A. A.________, né en 1979, est un sportif d'élite en haltérophilie. Il exerçait son sport dans le 
club d'haltérophilie B.________, membre de la Fédération C.________. La Fédération 
C.________ de son côté est membre de D.________, association faîtière des fédérations 
sportives suisses.

D.________ a édicté un Statut contre le dopage entré en vigueur le 1er janvier 2000 (ci-après le 
Statut 2000). Il a été révisé avec effet au 1er janvier 2002 (ci-après le Statut 2002). D.________ a 
laissé aux fédérations un délai transitoire jusqu'à fin 2002 pour adapter leurs statuts et règlements 
aux dispositions du Statut contre le dopage du 1er janvier 2002. Seul le Statut 2000 est applicable 
en l'espèce. Ses articles 5 et 13 ont la teneur suivante:

Art. 5 Contrôles en dehors des compétitions
1 Sont tenus de se soumettre aux contrôles effectués en dehors des compétitions, les sportifs au 
bénéfice d'une carte de légitimation de D.________, de même que d'autres catégories de sportifs 
désignés par la Commission technique de lutte contre le dopage. […]
2 Celui qui, après avoir été suspendu ou s'être retiré, souhaite participer derechef à des compétitions, 
doit être en mesure de prouver qu'il a, auparavant, été à nouveau concerné depuis un an au moins 
par le système de contrôle.
3 Les contrôles en dehors des compétitions peuvent être exécutés n'importe quand et sans préavis. Ils 
peuvent avoir lieu partout où le sportif a pu être atteint. […]

Art. 13 Champ d'application
Les dispositions pénales s'appliquent à tous les sportifs participant à une manifestation sportive se 
déroulant sur territoire suisse et organisée par une fédération ou une société affiliée à D.________, et, 
en dehors des compétitions, en Suisse et à l'étranger, aux sportifs suisses appartenant à une 
fédération ou à une société affiliée à D.________, ou qui sont en possession d'une licence délivrée 
par une telle fédération ou société.

Par courrier du 22 décembre 2001, B.________ a informé la Fédération C.________ que 
A.________ ne souhaitait pas renouveler sa licence pour raison de retrait de la compétition en vue 
de privilégier ses études. Par courrier du 14 janvier 2002, la Fédération C.________ a à son tour 
renvoyé à D.________ la carte de l'athlète, précisant qu'une nouvelle demande serait faite en 
octobre 2002 pour l'année préolympique 2003. Enfin, par courrier du 3 mai 2002, B.________ a 
informé la Fédération C.________ qu'il retirait l'athlète du "Projet olympique Athènes 2004".

Le 27 mai 2002, A.________ a été soumis à un contrôle anti-dopage inopiné, dont le résultat s'est 
avéré positif, ce dont D.________ a informé la Fédération C.________ le 18 juin 2002. Estimant 
que A.________ n'était, depuis fin 2001, plus licencié ni membre de la Fédération C.________, 
celle-ci a refusé de prendre des mesures disciplinaires à la suite de ce contrôle.

B. Par courrier du 23 janvier 2008, la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de 
D.________ a informé A.________ qu'elle avait ouvert une procédure disciplinaire à son encontre 
en raison du contrôle positif du 27 mai 2002 et prononcé sa suspension à titre de mesure 
provisionnelle. Par décision du 11 mars 2008, la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de 
D.________ a prononcé à l'encontre de A.________ une suspension pour une durée de deux ans 
à partir du 23 janvier 2008, ordonné la radiation de tous les titres et la restitution de toutes les 

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médailles et de tous les prix obtenus à partir du 27 mai 2002, et mis les frais d'analyse et les frais 
de procédure à sa charge.

Le 7 mars 2008, A.________ a ouvert devant le Tribunal civil de la Sarine une action en protection 
de la personnalité, assortie d'une requête de mesures provisionnelles. Sur le fond, il a conclu au 
constat de l'illicéité de la décision de la Chambre disciplinaire de D.________ du 23 janvier 2008, à 
l'annulation de la suspension prononcée, à ce qu'interdiction soit faite à D.________ de rendre 
toute décision en rapport avec le prétendu cas de dopage du 27 mai 2002, et à ce qu'il soit 
constaté que D.________ ne possède pas la compétence pour prendre des mesures disciplinaires 
en relation avec ledit cas de dopage. Dans sa réplique du 12 juillet 2013, il a conclu en sus à ce 
qu'il soit constaté que D.________ avait violé ses droits de la personnalité en statuant les 
23 janvier et 11 mars 2008.

D.________ a conclu, dans sa réponse du 22 avril 2008, au rejet de la demande dans la mesure 
de sa recevabilité ainsi que, dans sa duplique du 13 septembre 2013, à la confirmation de la 
suspension prononcée, à ce qu'il soit constaté qu'elle n'avait pas violé les droits de la personnalité 
du demandeur en statuant les 23 janvier et 11 mars 2008, et à ce que le demandeur soit 
condamné à payer les frais de la procédure devant la Chambre disciplinaire de D.________ et les 
frais d'analyse.

Par jugement du 10 mars 2014, le Tribunal civil de la Sarine a rejeté l'action, constaté que 
D.________ n'avait pas violé les droits de la personnalité du demandeur en statuant les 23 janvier 
et 11 mars 2008, confirmé la suspension ordonnée à son encontre, rejeté dans la mesure de leur 
recevabilité toutes autres et contraires conclusions du demandeur, et condamné ce dernier à payer 
les frais de la procédure devant la Chambre disciplinaire de D.________ et les frais d'analyse.

Par arrêt du 22 août 2014 (101 2014 73), la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'Etat de 
Fribourg a partiellement admis l'appel formé le 11 avril 2014 par A.________ à l'encontre de ce 
jugement. Elle a ainsi confirmé le rejet de l'action, mais a déclaré irrecevables les autres chefs de 
conclusions de D.________.

C. A.________ a déposé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre l'arrêt précité. 
Par arrêt du 22 juin 2015, la IIe Cour de droit civil du Tribunal fédéral a admis ce recours dans la 
mesure où il était recevable, annulé l'arrêt du 22 août 2014 et renvoyé la cause à l'autorité 
cantonale pour complément d'instruction et nouvelle décision au sens des considérants.

Par mémoires des 31 août 2015 et 30 septembre 2015, à l'invitation de la direction de la 
procédure, les parties se sont déterminées sur les questions ouvertes à la suite de l'arrêt du 
Tribunal fédéral. L'appelant requiert que les conclusions qu'il avait prises dans son appel du 
11 avril 2014 soient intégralement confirmées. Ces conclusions ont la teneur suivante:

La décision du 10 mars 2014 du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine est réformée pour 
prendre la teneur suivante:

1. L'action de Monsieur A.________ en constatation d'illicéité de la décision de la Chambre 
disciplinaire pour les cas de dopage de D.________, rendue à titre de mesures provisionnelles le 
23 janvier 2008, et à titre définitive le 11 mars 2008, est admise.

2. Il est constaté que D.________, respectivement ses organes, ont violé les droits de la 
personnalité de A.________ en statuant à titre de mesures provisionnelles le 23 janvier 2008, et 
à titre définitif le 11 mars 2008, ainsi qu'en prononçant une suspension pour une durée de deux 

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ans à partir du 23 janvier 2008 et en ordonnant la radiation de tous les titres et la restitution de 
toutes les médailles et de tous les prix, en nature ou en espèce, obtenus à partir du 27 mai 2002.

3. La suspension prononcée à l'égard de Monsieur A.________ par la Chambre disciplinaire pour 
les cas de dopage de D.________, décision rendue à titre provisionnelle le 23 janvier 2008, et à 
titre définitif le 11 mars 2008, est annulée.

4. Interdiction est faite à D.________, respectivement à ses organes, de rendre à l'avenir toute 
décision de suspension, de boycott ou revêtant un quelconque caractère discriminatoire à l'égard 
de Monsieur A.________, ayant un rapport avec le prétendu cas de dopage du 27 mai 2002.

5. Il est constaté que D.________, respectivement ses organes, ne possèdent pas la compétence 
pour décider au plan disciplinaire et à l'égard de Monsieur A.________, au sujet du prétendu cas 
de dopage du 27 mai 2002.

6. L'action reconventionnelle déposée par D.________ dans le mémoire du 13 septembre 2013 est 
déclarée irrecevable.

Le tout avec suite de frais et dépens.

De son côté, l'intimée a conclu à la confirmation de l'arrêt de la Cour de céans du 22 août 2014, 
arrêt par lequel l'action de A.________ en constatation de l'illicéité des décisions prises à son sujet 
par la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de D.________ le 23 janvier 2008 et le 
11 mars 2008 avait été rejetée.

en droit

1. En vertu du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi, l'autorité cantonale à laquelle une 
affaire est renvoyée est tenue de fonder sa nouvelle décision sur les considérants de droit de 
l'arrêt du Tribunal fédéral; sa cognition est limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens 
qu'elle est liée par ce qui a déjà été tranché définitivement par le Tribunal fédéral, ainsi que par les 
constatations de fait qui n'ont pas été critiquées devant lui; des faits nouveaux ne peuvent être pris 
en considération que sur les points qui ont fait l'objet du renvoi, lesquels ne peuvent être ni 
étendus, ni fixés sur une base juridique nouvelle (cf. ATF 131 III 91 consid. 5.2 et la jurisprudence 
citée). Les parties, quant à elles, ne peuvent plus faire valoir dans le recours contre la nouvelle 
décision cantonale des moyens que le Tribunal fédéral avait expressément rejetés dans l'arrêt de 
renvoi (cf. ATF 133 III 201 consid. 4.2) ou dont il n'avait pas eu à connaître, faute pour elles de les 
avoir invoqués dans la première procédure de recours alors qu'elles pouvaient le faire (cf. arrêts 
5A_139/2013 du 31 juillet 2013 consid. 3.1, non publié à l'ATF 139 III 391; 4A_278/2012 du 
26 septembre 2012 consid. 1.2, non publié à l'ATF 138 III 669); elles ne sauraient non plus 
formuler des conclusions qui excèdent celles qui ont été prises dans le précédent recours devant 
le Tribunal fédéral (cf. arrêt 5D_62/2014 du 14 octobre 2014 consid. 1.2). Lorsque le Tribunal 
fédéral annule une décision et renvoie la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle statue à 
nouveau, cette dernière doit fonder sa décision sur les considérants de droit de l'arrêt du Tribunal 
fédéral et ne peut examiner que les questions laissées ouvertes par cet arrêt. Ce dernier 
circonscrit définitivement l'objet du litige, de sorte que le Tribunal fédéral, s'il est saisi d'un nouveau 
recours, est lui-même lié par les considérants de droit de son premier arrêt. Les points de la 
décision attaquée qui n'ont pas été remis en cause dans le recours au Tribunal fédéral, ceux qui 
ne l'ont pas été valablement et ceux sur lesquels le recours a été écarté sont ainsi définitivement 

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acquis et ne peuvent plus être réexaminés par l'autorité à laquelle la cause est renvoyée (cf. arrêt 
TF 6B_977/2008 du 5 février 2009 consid. 4.1.1).

2. a) Dans son arrêt du 22 juin 2015, le Tribunal fédéral a, en premier lieu, balayé toutes les 
critiques de l'appelant concernant la violation de son droit d'être entendu et le refus, par la Cour de 
céans, de faire droit à ses réquisitions de preuves (arrêt 5A_805/2014 consid. 3 et 4.1). Il a par 
ailleurs constaté l'irrecevabilité des critiques de l'appelant en lien avec la compétence de la 
Chambre disciplinaire de D.________ pour connaître de son cas (arrêt 5A_805/2014 consid. 4.2). 
S'agissant de l'atteinte à la personnalité de l'appelant, le Tribunal fédéral a relevé que seule était 
litigieuse la question de savoir si cette atteinte était justifiée par un intérêt public prépondérant, ce 
qui supposait de déterminer dans un premier temps si, en 2002, l'appelant était soumis aux 
normes statutaires de D.________ (arrêt 5A_805/2014 consid. 5.4.1). A cet égard, le Tribunal 
fédéral a retenu que la motivation de la Cour de céans, dans son arrêt du 22 août 2014, relative à 
la qualité de membre de B.________ de l'appelant ne prêtait pas le flanc à la critique et devait être 
confirmée. Il a en revanche estimé que la question de savoir si la seule qualité de membre de 
B.________ était suffisante pour le soumettre aux normes statutaires de D.________ et à la 
réglementation de la Fédération C.________ n'avait pas été traitée de manière suffisamment 
approfondie par l'autorité cantonale (arrêt 5A_805/2014 consid. 5.4.3). Le Tribunal fédéral a ainsi 
retenu qu'il incombait à la Cour de céans d'approfondir les points suivants: "Bien que le recourant 
ne remette pas en question sa qualité de sportif d'élite, les faits tels qu'ils ont été établis par la cour 
cantonale ne permettent notamment pas de déterminer à quel titre et à quel type de compétitions 
le recourant a pris part avant le contrôle antidopage litigieux, ni s'il a continué à pratiquer ce sport 
à un tel niveau postérieurement à ce contrôle. Le fait que le recourant ait pris part régulièrement à 
plusieurs compétitions en qualité de sportif d'élite, qui plus est sans contester sa soumission aux 
règles de la Fédération C.________ et de D.________, pourrait en effet être considéré comme un 
lien suffisant justifiant de fait la soumission du recourant aux règles de la fédération, les rapports 
liant le sportif à la fédération dont il n'est pas directement membre relevant alors davantage d'un 
lien contractuel que de rapports associatifs d'appartenance. Dans la mesure où l'état de fait 
cantonal ne fait pas non plus mention des statuts de B.________ et de leur contenu, la Cour de 
céans n'est pas davantage en mesure de déterminer si ceux-ci contiennent une clause soumettant 
ses membres aux sanctions prévues par la fédération nationale, respectivement par l'association 
faîtière, ce qui pourrait constituer un autre point de rattachement permettant la sanction de l'athlète 
par D.________ directement. Ainsi, sans qu'il soit nécessaire d'examiner plus avant la nature du 
lien juridique liant l'athlète à sa fédération, respectivement à l'association faîtière, force est de 
constater que l'état de fait cantonal ne contient aucun élément permettant de retenir en l'espèce 
que le recourant était soumis aux règles litigieuses. La question examinée par l'autorité cantonale 
de la pesée des intérêts en présence pour déterminer si une sanction prononcée constitue une 
atteinte illicite aux droits de la personnalité du sportif sanctionné ne doit en effet être examinée que 
subséquemment puisque, quel que soit l'approche retenue, la soumission de l'athlète aux normes 
statutaires de D.________ est un préalable nécessaire à la sanction valable de celui-ci. Compte 
tenu de ce qui précède, il se justifie de renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour complément 
d'instruction et examen de la question de savoir si le recourant pouvait valablement être soumis 
auxdites normes et sanctionné sur cette base. Pour autant que tel soit le cas, il conviendra d'établir 
dans un deuxième temps seulement si la sanction prononcée viole les droits de la personnalité du 
recourant dans une mesure qui ne serait justifiée par aucun intérêt public prépondérant." (arrêt 
5A_805/2014 consid. 5.4.3).

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b) Selon les considérants du Tribunal fédéral qui précèdent, la soumission de l'appelant à 
la réglementation disciplinaire de D.________ peut ainsi découler de deux alternatives, à savoir, 
d'une part, la participation régulière à plusieurs compétitions en qualité de sportif d'élite avant et 
après le contrôle antidopage litigieux, et, d'autre part, le contenu des statuts de B.________ si 
ceux-ci prévoient une clause soumettant ses membres aux sanctions prévues par la fédération 
nationale ou par l'association faîtière. Il convient donc d'examiner ces deux critères.

aa) Ainsi que l'intimée le relève, les activités de A.________ comme sportif d'élite en 
haltérophilie sont bien documentées. L'appelant figure ainsi sur le site internet de B.________ en 
qualité de champion suisse d'haltérophilie pour les années 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2003, 
2005, 2006 et 2007. Ce palmarès se retrouve en partie sur le site internet de la Fédération 
C.________, où l'appelant est mentionné comme champion de suisse pour les années 1997 (-
91 kg), 1999 et 2000 (-94 kg), ainsi que 2001 et 2003 (-105 kg). L'appelant est par ailleurs à ce 
jour toujours détenteur du record de suisse dans les catégories 94 kg et 105 kg, records établis 
respectivement en 1999 et 2001. Il faut en conclure que l'appelant a pratiqué l'haltérophilie comme 
sportif d'élite aussi bien avant le contrôle antidopage litigieux qu'après. Afin d'être champion 
suisse, il a participé – au minimum – aux compétitions nationales dans lesquelles ce titre était mis 
en jeu. Ce faisant, il a manifesté sa soumission aux règles de la Fédération C.________, qui elle-
même était tenue de respecter les règles disciplinaires de D.________. Il remplit ainsi 
manifestement la condition posée par le Tribunal fédéral (cf. arrêt 5A_805/2014 consid. 5.4.3), ce 
qui conduit à retenir qu'il s'est ainsi créé un lien suffisant justifiant de fait la soumission du 
recourant aux règles de la Fédération C.________ également pour l'année 2002 pour laquelle il 
avait renoncé à sa licence et à participer à des compétitions. L'appelant était donc bien soumis aux 
règles de la Fédération C.________ et, par conséquent, de D.________, au moment du contrôle 
antidopage litigieux.

bb) En ce qui concerne les statuts de B.________ du 15 mai 1995 (cf. DO 15 2008/122, 
pièce 6 produite par l'appelant le 2 juin 2008), s'ils ont un contenu rudimentaire, ils précisent 
néanmoins que le club peut être affilié à plusieurs fédérations nationales représentant les sports 
pratiqués, en particulier l'haltérophilie (art. 1 let. b des statuts). Le document indique par ailleurs en 
première page que B.________ est membre de la Fédération suisse haltérophilie amateur. Aucun 
athlète membre de B.________ ne pouvait ainsi ignorer que son club était membre de la 
Fédération C.________ et, par conséquent, tenu d'en respecter les règlements. Il faut en conclure 
que tous les membres actifs de B.________ pratiquaient l'haltérophilie au niveau national sous le 
régime des règlements de la Fédération C.________ qui, de son côté, était affiliée à D.________. 
Sous cet angle également, l'appelant, en sa qualité de membre de B.________ en 2002 (cf. arrêt 
5A_805/2014 consid. 5.4.3), était donc soumis aux règles disciplinaires de la Fédération 
C.________ et, par conséquent, de D.________, au moment du contrôle antidopage litigieux.

cc) En ce qui concerne l'obligation de se soumettre aux contrôles effectués en dehors des 
compétitions, l'art. 5 al. 1 du Statut 2000 prévoit que les sportifs au bénéfice d'une carte de 
légitimation de D.________, de même que d'autres catégories de sportifs désignés par la 
Commission technique de lutte contre le dopage, sont tenus de se soumettre à ces contrôles. Le 
champ d'application de l'art. 5 – contrôles en dehors des compétitions – n'a par conséquent pas la 
même teneur que celui de l'art. 13 – dispositions pénales, qui prévoit que les dispositions pénales 
s'appliquent à tous les sportifs participant à une manifestation sportive se déroulant sur territoire 
suisse et organisée par une fédération ou une société affiliée à D.________, et, en dehors des 
compétitions, en Suisse et à l'étranger, aux sportifs suisses appartenant à une fédération ou à une 

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société affiliée à D.________, ou qui sont en possession d'une licence délivrée par une telle 
fédération ou société. Dans la mesure où les dispositions pénales n'ont de sens que si des 
contrôles antidopage peuvent être effectués, cette différence ne saurait cependant avoir de portée 
pratique. Il faut donc admettre que tous les athlètes soumis aux dispositions pénales sont 
également tenus de se soumettre aux contrôles effectués en dehors des compétitions. Or, il a été 
retenu ci-avant que l'appelant était soumis aux dispositions disciplinaires de D.________ au 
moment du contrôle antidopage litigieux. Cette soumission aux règles disciplinaires impliquait par 
conséquent son assujettissement à l'obligation de se soumettre également aux contrôles 
antidopage, même s'il n'était plus au bénéfice d'une carte de légitimation de D.________, ni ne 
faisait partie d'une catégorie de sportifs désignés par la Commission technique de lutte contre le 
dopage.

3. a) L'art. 28 al. 1 CC confère à celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité le droit 
d'agir en justice pour sa protection contre toute personne qui y participe. La garantie de 
l'art. 28 CC s'étend à l'ensemble des valeurs essentielles de la personne qui lui sont propres par 
sa seule existence et peuvent faire l'objet d'une atteinte. En matière de sport de haut niveau, elle 
englobe plus particulièrement le droit à la santé, à l'intégrité corporelle, à l'honneur, à la 
considération professionnelle, à l'activité sportive et, s'agissant de sport professionnel, le droit au 
développement et à l'épanouissement économique (ATF 134 III 193 consid. 4.5).

Selon l'art. 28 al. 2 CC, une atteinte à la personnalité est illicite, à moins qu'elle ne soit justifiée par 
le consentement de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi. Il résulte 
de cette disposition que l'atteinte est en principe illicite, ce qui découle du caractère absolu des 
droits de la personnalité (ATF 134 III 193 consid. 4.6).

b) Il n'est pas contesté en l'espèce que les décisions de la Chambre disciplinaire pour les 
cas de dopage de D.________ des 27 janvier 2008 et 11 mars 2008 constituent des atteintes aux 
droits de la personnalité de l'appelant. L'appelant conteste en revanche qu'elle était justifiée par un 
consentement découlant de son affiliation à B.________.

c) L'art. 12 al. 1 du Statut 2000 prévoit que le sportif qui, intentionnellement ou par 
négligence, a recours à des médicaments ou à des méthodes interdits fait l'objet d'une sanction. 
L'appelant soutient que cette disposition ne saurait s'appliquer qu'aux sportifs pratiquant la 
compétition et non à tout sportif affilié à un club sportif local ou régional. L'appelant ne saurait être 
suivi dans son interprétation. En effet, la réglementation de l'intimée prévoit son application non 
seulement à tous les sportifs participant à une manifestation sportive se déroulant sur territoire 
suisse et organisée par une fédération ou une société affiliée à D.________, mais aussi, en 
dehors des compétitions, en Suisse et à l'étranger, aux sportifs suisses appartenant à une 
fédération ou à une société affiliée à D.________, ou qui sont en possession d'une licence délivrée 
par une telle fédération ou société (cf. art. 13 du Statut 2000). Selon le texte même de la 
réglementation, celle-ci s'applique donc à tout sportif, et pas seulement aux sportifs d'élite. Et si 
elle concerne les participants à des compétitions sportives, elle s'applique également et sans 
réserve en dehors des compétitions à tous les membres d'une fédération ou d'une société affiliée à 
D.________. Or, il a été retenu ci-avant que l'appelant, en sa qualité de membre de B.________, 
était également membre de la Fédération C.________, elle-même affiliée à D.________, et par 
conséquent tenu d'en respecter la réglementation.

On ne saurait par ailleurs considérer qu'une telle réglementation n'est pas justifiée par un intérêt 
public prépondérant. En effet, la lutte contre le dopage vise à sauvegarder l'égalité entre les 

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concurrents et la loyauté des compétitions, à protéger la santé des athlètes, à combattre 
l'utilisation de substances dangereuses, à préserver la propreté du sport et à assurer la fonction 
formatrice de celui-ci pour les jeunes. Ces objectifs sont unanimement reconnus par les 
organisations sportives et les institutions étatiques (ATF 134 III 193 consid. 4.6.3.2.2). Il en va de 
l'efficacité du combat antidopage que les associations telles que D.________ disposent d'une base 
indiscutable et très large pour leurs contrôles. Ce souci d'efficacité l'emporte sur l'intérêt de 
l'appelant à ne pas se voir infliger de sanction au motif qu'il avait décidé de ne pas effectuer de 
compétition durant l'année 2002. On ne voit en effet aucune raison de limiter la réglementation aux 
sportifs qui pratiquent la compétition, la plupart des objectifs visés – en particulier la protection de 
la santé des athlètes, la préservation de la propreté du sport et la qualité de la fonction formatrice 
pour les jeunes – concernant l'ensemble des personnes pratiquant un sport et pas seulement les 
sportifs d'élite.

Il résulte de ce qui précède que, justifiée par un intérêt public prépondérant, l'atteinte aux droits de 
la personnalité de l'appelant n'est pas illicite au sens de l'art. 28 al. 2 CC. Partant, elle ne saurait 
fonder une annulation de la décision de la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de 
D.________.

d) Cela étant, nul n'est besoin d'examiner encore si l'appelant a consenti à l'atteinte, 
comme le retient aussi le jugement attaqué (ATF 134 III 193 consid. 4.6.3.2.2).

e) Au vu de ce qui précède, l'action de A.________ en constatation de l'illicéité des 
décisions prises à son sujet par la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de D.________ le 
23 janvier 2008 et le 11 mars 2008, et par voie de conséquence, son appel du 11 avril 2014, doit 
être rejeté sur ce point.

4. Au plan procédural, l'appelant se plaint enfin d'une violation des art. 130 al. 2, 131 al. 1 et 3, 
137 et 161 al. 1 let. c aCPC/FR au motif qu'en le condamnant à payer les frais de la procédure 
devant la Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de D.________ et les frais d'analyse, les 
premiers juges auraient admis – sans droit – des conclusions introduites pour la première fois dans 
le cadre de la duplique. Il ajoute que, dans l'hypothèse où ces conclusions auraient été recevables, 
le Tribunal civil aurait violé son droit d'être entendu puisqu'il n'a pas eu la possibilité de se 
déterminer à leur égard et que le jugement querellé ne contient aucune motivation sur la 
recevabilité de ces conclusions.

Dans son arrêt du 22 août 2014, la Cour de céans a retenu que les conclusions prises par l'intimée 
dans sa duplique du 13 septembre 2013 étaient constitutives d'une modification des conclusions 
prises dans la réponse du 22 avril 2008. Elle a relevé qu'il n'y avait pas identité de conclusions 
entre le "rejet de la demande en constatation de l'illicéité de la décision de la Chambre disciplinaire 
de D.________ du 11 mars 2008" et la "constatation que D.________ n'a pas violé les droits de la 
personnalité de l'appelant en statuant le 23 janvier 2008 et le 11 mars 2008", la "confirmation de la 
suspension prononcée" et la "condamnation au paiement des frais de la procédure devant la 
Chambre disciplinaire de D.________". De telles conclusions auraient ainsi dû figurer dans une 
demande reconventionnelle et, à défaut, elles étaient irrecevables.

Dans sa détermination du 31 août 2015, l'intimée ne revient pas sur ce point et conclut à la 
confirmation intégrale de l'arrêt du 22 août 2014. Point n'est donc besoin de l'examiner à nouveau 
et l'appel sera en tout état de cause admis et le jugement attaqué réformé sur ce point.

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5. En application de l'art. 106 al. 1 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie qui 
succombe. Lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis 
selon le sort de la cause (art. 106 al. 2 CPC). Enfin, lorsque l'instance d'appel statue à nouveau, 
elle se prononce sur les frais de la première instance (art. 318 al. 3 CPC).

a) En l'espèce, l'appel a été partiellement admis. L'appelant a succombé sur la question 
principale de l'illicéité de l'atteinte à sa personnalité mais eu gain de cause sur la question de la 
recevabilité des conclusions reconventionnelles prise par l'intimée en première instance. Il se 
justifie par conséquent de répartir les frais d'appel à raison des 3/4 à la charge de l'appelant et de 
1/4 à la charge de l'intimée. Les frais judiciaires d'appel sont fixés forfaitairement à CHF 6'000.- (cf. 
art. 19 al. 1 du Règlement du 30 novembre 2010 sur la justice [RJ; RSF 130.11]). Ils seront 
prélevés sur l'avance versée par l'appelant qui devra en outre verser encore CHF 500.-. De son 
côté, l'intimée devra acquitter le montant de CHF 1'500.-.

En ce qui concerne les frais de la première instance, on relèvera que l'appelant n'y avait pas 
soulevé la question de l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles et n'avait pas pris de 
conclusions dans ce sens, de sorte que ce point ne lui a causé aucun travail ni frais de défense 
spécifique. Il a en outre succombé, en sus de la procédure au fond, dans celles de mesures 
provisionnelles et de recours sur mesures provisionnelles, ainsi que dans la procédure relative à 
l'incident sur preuves. Enfin, dans la procédure au fond, il a succombé sur chacun de ses chefs de 
conclusions. Dans ces conditions, il apparaît juste de laisser les frais et dépens de première 
instance entièrement à sa charge.

b) Le tribunal fixe les dépens selon le tarif (art. 96 CPC), les parties pouvant produire une 
note de frais (cf. art. 105 al. 2 CPC). Selon l'art. 114 al. 2 aCPC/FR, l'état des dépens était 
également dressé conformément au tarif.

L'art. 63 al. 3 RJ dispose qu'en cas de fixation détaillée, comme en l'espèce, l'autorité tiendra 
compte notamment du temps nécessaire à la conduite du procès dans des circonstances 
ordinaires ainsi que des intérêts en jeu. Le tarif horaire de base est de CHF 230.-. Il est de 
CHF 250.- pour les opérations postérieures au 1er juillet 2015 (art. 65 RJ; ROLF 2015_057). A 
défaut d'une indication particulière sur la liste de frais, sont admises la correspondance et les 
conférences utiles et en relation directe avec un acte de la procédure (mémoires, séances). Les 
opérations de correspondance et communications téléphoniques qui ne sortent pas du cadre de 
simple gestion administrative du dossier telles que des courriers de transmission, des requêtes de 
prolongation de délai ou de renvoi d'audience ne donnent droit qu'à un montant forfaitaire de 
CHF 500.- au maximum, porté à CHF 700.- au maximum si la cause a suscité une correspondance 
d'une ampleur extraordinaire (art. 67 RJ). Selon l'art. 68 RJ, les débours nécessaires à la conduite 
du procès sont remboursés au prix coûtant, l'autorité fixant cependant forfaitairement les frais de 
copie, de port et de téléphone à 5 % de l'indemnité de base sans majoration (art. 68 al. 2 RJ). Les 
déplacements sont facturés à un tarif de CHF 2.50 le kilomètre parcouru, qui englobe tous les frais 
(transport, repas, perte de temps, etc.) sur la base d'un tableau des distances annexé au RJ (art. 
76 et 77 al. 1 et 2 RJ). Enfin, le taux de la TVA est de 8 % pour les opérations postérieures au 
1er janvier 2011 (art. 25 al. 1 LTVA) et de 7.6 % pour les opérations antérieures à cette date.

c) Les opérations notées par Me Beat Hodler pour la procédure de première instance ont 
été admises à raison de 55 heures dans l'arrêt du 22 août 2014, non contesté sur ce point. Les 
honoraires se montent ainsi à CHF 12'650.-, auxquels s'ajoutent les débours et la TVA, soit un 
montant total de CHF 14'449.70, TVA par CHF 1'039.70 comprise.

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d) Les opérations notées par Me Joachim Lerf pour la première phase de la procédure 
d’appel ont été admises à raison de 13 heures (examen du jugement de première instance et 
rédaction de l'appel, étude de la réponse, détermination du 30 septembre 2015), soit CHF 2'990.- 
au titre d'honoraires, CHF 73.80 pour les débours et CHF 245.10 pour la TVA, dans l'arrêt du 
22 août 2014, non contesté sur ce point. Pour la deuxième phase de la procédure d'appel, elles 
peuvent être admises à raison de 12 heures (examen de l'arrêt du Tribunal fédéral, entretien avec 
le client, rédaction de la détermination du 30 septembre 2015, opérations postérieures à la 
réception de l'arrêt). Au tarif de CHF 250.-, les honoraires se montent ainsi à CHF 3'000.- pour 
cette phase. Quant aux débours, ils seront admis à hauteur de CHF 78.30. Le total s'élève ainsi à 
CHF 3'324.55, TVA par CHF 246.25 comprise. L'intimée doit à l'appelant 1/4 du montant total de 
CHF 6'633.45.

Les opérations notées par Me Beat Hodler pour la première phase de la procédure d’appel ont été 
admises à raison de 15 heures (étude de l'appel et rédaction de la réponse), soit CHF 3'450.- pour 
les honoraires, CHF 38.- pour les débours et CHF 279.05 pour la TVA, dans l'arrêt du 22 août 
2014, non contesté sur ce point. Pour la deuxième phase de la procédure d'appel, elles peuvent 
être admises à raison de 10 heures (examen de l'arrêt du Tribunal fédéral, rédaction de la 
détermination du 31 août 2015, opérations postérieures à la réception de l'arrêt). Au tarif de 
CHF 230.- tel que réclamé, les honoraires se montent à CHF 2'300.- pour cette phase. Quant aux 
débours, ils seront admis à raison de CHF 93.20. Le total se monte ainsi à CHF 2'584.65, TVA par 
CHF 191.45 comprise. L'appelant doit à l'intimée les 3/4 du montant total de CHF 6'351.70.

la Cour arrête:

I. L’appel déposé par A.________ est partiellement admis.

Partant, le jugement du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine du 10 mars 2014 est 
réformé comme suit :

1. L’action de A.________ en constatation de l’illicéité des décisions prises à son sujet par la 
Chambre disciplinaire pour les cas de dopage de D.________ le 23 janvier 2008 et le 11 mars 
2008 est rejetée.

2. Les autres chefs de conclusions de D.________ sont irrecevables.

3. Les frais et dépens sont mis à la charge de A.________.

Les frais judiciaires dus à l’Etat sont fixés à CHF 3’000.- (émoluments et débours compris). Ils 
seront versés à raison de CHF 200.- par A.________ et prélevés à raison de CHF 2’800.- sur les 
avances versées par les parties, D.________ ayant droit au remboursement de CHF 1’400.- par 
A.________.

Les dépens de D.________ sont fixés, sur la base de la liste de frais de Me Beat Hodler à 
CHF 14’449.70, TVA par CHF 1’039.70 comprise.

II. Les frais de la procédure d’appel sont mis à la charge de A.________ pour ¾ et de 
D.________ pour ¼. Ils comprennent notamment les frais judiciaires d’appel, fixés à 

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CHF 6’000.-. Indépendamment de cette attribution, les frais de justice seront prélevés sur 
l’avance versée par A.________ qui devra en outre verser encore CHF 500.-. De son côté, 
D.________ acquittera le montant de CHF 1’500.-.

III. Les dépens de A.________ pour l’appel sont fixés, sur la base de la liste de frais de Me 
Joachim Lerf, à CHF 6’633.45, TVA par CHF 491.35 comprise. D.________ est tenue d’en 
verser le ¼ à A.________.

Les dépens de D.________ pour l’appel sont fixés, sur la base de la liste de frais de Me Beat 
Hodler, à CHF 6’351.70, TVA par CHF 470.50 comprise. A.________ est tenu d’en verser 
les ¾ à D.________.

IV. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 4 novembre 2015/dbe

Président Greffière
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