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**Case Identifier:** 6bf22781-7ef8-5779-b788-2c61e2624450
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-08-07
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 07.08.2013 C/6690/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6690-2013_2013-08-07.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 15.08.2013. 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6690/2013 ACJC/981/2013 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
 

DU MERCREDI 7 AOÛT 2013 

 

Entre 

A______, domiciliée ______, Genève, recourante contre une ordonnance rendue par la 
17ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 18 juin 2013, 

comparant par Me Thomas Barth, avocat, boulevard Helvétique 6, 1205 Genève, en 

l'étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

B______, domiciliée ______ (GE), intimée, comparant par Me Michel Halpérin, avocat, 
avenue Léon-Gaud 5, 1206 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/6690/2013 

EN FAIT 

A. Par ordonnance du 18 juin 2013 (OTPI/881/2013), expédiée pour notification aux 
parties le 20 juin 2013, le Tribunal de première instance, statuant sur mesures 

provisionnelles dans le cadre de la procédure de modification du jugement de 

divorce, a débouté A______ des fins de sa requête (ch. 1 du dispositif), a arrêté les 

frais judiciaires à 500 fr., les a mis à sa charge et l'a condamnée à verser 500 fr. 

aux Services financiers du pouvoir judiciaire (ch. 2), a dit qu'il n'était pas alloué 

de dépens (ch. 3) et a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4). 

 En substance, le Tribunal a retenu que A______ ne s'était prévalue d'aucune 

circonstance exceptionnelle ou urgente justifiant le prononcé de mesures 

provisionnelles. Les frais judiciaires ont été mis à sa charge. 

B. a. Par acte déposé le 1er juillet 2013 au greffe de la Cour de justice, A______ a 
formé recours contre le ch. 2 de cette ordonnance, dont elle sollicite l'annulation. 

Elle a conclu à ce que les frais judiciaires de première instance et de recours soient 

mis à la charge de l'Etat.  

 Elle a indiqué être au bénéfice de l'assistance judiciaire, de sorte que les frais 

devaient être mis à la charge du canton. 

 b. Par courrier du 12 juillet 2013, B______ a renoncé à se déterminer et s'en est 
rapportée à justice. 

 c. Les parties ont été informées le 15 juillet 2013 de la mise en délibération de la 
cause. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure de première instance : 

a. A______, née le 29 avril 1991, est la fille de B______ et de C______. Les 
parents et la fille sont de nationalité française. 

b. Le divorce de B______ et de C______, à l'époque tous deux domiciliés en 
France, a été prononcé par jugement du 18 mai 2006 du Tribunal de grande 

instance de Thonon-les-Bains (France). 

Par arrêt du 4 septembre 2007, la Cour d'appel de Chambéry (France) a 

partiellement modifié le jugement du 18 mai 2006. En particulier, B______ a été 

condamnée à payer la somme de 200 € par mois, avec clause d'indexation, à titre 

de contribution à l'entretien de A______, cette obligation se poursuivant au-delà 

de la majorité de l'enfant.  

c. Le 28 septembre 2012, A______ a requis d'être admise au bénéfice de 
l'assistance judiciaire en vue de saisir le Tribunal de première instance d'une 

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C/6690/2013 

requête en modification du jugement de divorce, aux fins de solliciter une 

augmentation de la contribution à son entretien. 

A la suite de la décision de refus de la Vice-présidente du Tribunal civil 

d'accorder l'assistance juridique, la Cour de justice a, par arrêt du 3 décembre 

2012, annulé cette décision (DAAJ/126/2012). 

Le 11 décembre 2012, A______ a ainsi été admise au bénéfice de l'assistance 

juridique avec effet au 28 septembre 2012 aux fins de déposer une "action 

alimentaire à l'encontre de sa mère". 

d. Par acte déposé le 27 mars 2013 au greffe du Tribunal de première instance, 
A______ a assigné B______ en paiement de 2'000 fr. par mois et d'avance à titre 

de contribution d'entretien, dès le dépôt de la requête et jusqu'à la fin de sa 

formation universitaire, étant précisé que les parties sont domiciliées à Genève. 

e. Le 24 avril 2013, A______ a formé une requête de mesures provisionnelles, en 
concluant à la condamnation de B______ à lui verser 2'000 fr. par mois et 

d'avance dès le dépôt de la requête. 

Elle a exposé dans sa requête qu'elle se trouvait dans une situation financière très 

précaire, dans la mesure est où elle était étudiante en deuxième année de 

baccalauréat universitaire de médecine dentaire à Genève et n'exerçait aucune 

activité lucrative. Son père n'était plus en mesure de prendre en charge toutes ses 

dépenses, étant précisé qu'il avait été licencié en juin 2012 et se trouvait au 

chômage. 

f. Lors de l'audience de comparution personnelle du 29 mai 2013, A______ a 
persisté dans ses conclusions sur mesures provisionnelles.  

B______, représentée par son conseil, a conclu au rejet de la requête de mesures 

provisionnelles, dans la mesure où il n'y avait pas urgence et en raison de 

l'absence de relations avec sa fille. De plus, ses ressources ne lui permettaient pas 

de verser une contribution plus élevée à l'entretien de sa fille. 

La cause a été gardée à juger sur mesures provisionnelles à l'issue de l'audience. 

D. Les moyens soulevés par les parties seront examinés ci-après dans la mesure utile. 

EN DROIT 

1. S'agissant d'une opposition aux frais et dépens, seule la voie du recours est 
ouverte (art. 110 et 319 let. b al. 1 CPC). 

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C/6690/2013 

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les 10 jours à compter de la 

notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 

sommaire (art. 251 let. a CPC). 

A Genève, la Chambre civile de la Cour de justice est l'instance compétente pour 

connaître d'un recours (art. 120 al. 1 let. a LOJ). 

Le recours ayant été interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, il est par 

conséquent recevable. 

2. Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la violation 
du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). Les 

conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables 

(art. 326 al. 1 CPC). Partant, pour examiner si la loi a été violée, la Cour de justice 

doit se placer dans la situation où se trouvait le premier juge lorsque celui-ci a 

rendu la décision attaquée. 

3. 3.1 Les frais comprennent les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC). 

Le tribunal statue sur les frais en règle générale dans la décision finale (art. 104 

al. 1 CPC). Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC).  

L'assistance judiciaire comprend notamment l'exonération des frais judiciaires 

(art. 118 al. 1 let. b CPC). Lorsque la partie au bénéfice de l'assistance judiciaire 

succombe, les frais judiciaires sont à la charge du canton (art. 122 al. 1  

let. b CPC). 

3.2 Dans le cas d'espèce, la recourante a été admise au bénéfice de l'assistance 
juridique avec effet au 28 septembre 2012 aux fins d'intenter une action en 

modification du jugement de divorce. L'indication dans la décision d'octroi de 

l'assistance juridique "d'action alimentaire" ne prête pas à conséquence, 

l'assistance judiciaire ayant été accordée en vue du dépôt d'une modification du 

jugement fixant la contribution à l'entretien de la recourante. 

Dans le cadre de cette procédure initiée le 27 mars 2013, la recourante a requis 

des mesures provisionnelles, estimant que la situation revêtait un caractère 

d'urgence. Ces mesures provisionnelles s'inscrivent dans le cadre de la procédure 

de modification et sont ainsi couvertes par l'assistance judiciaire accordée à la 

recourante. 

Le grief de la recourante est en conséquence fondé.  

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C/6690/2013 

3.3 Si l'instance de recours admet le recours, elle annule la décision et renvoie la 
cause à l'instance précédente ou rend une nouvelle décision, si la cause est en l'état 

d'être jugée (art. 327 al. 3 CPC). 

Le ch. 2 de la décision entreprise sera dès lors partiellement annulé, le montant 

des frais judiciaires n'étant pas remis en cause, et les frais seront mis à la charge 

de l'Etat. 

Par souci de clarté, le ch. 2 sera intégralement reformulé. 

4. 4.1 Les frais (frais judiciaires et dépens) sont mis à la charge de la partie 
succombant (art. 95 et 106 1ère phrase CPC). 

 Si l'équité l'exige, les frais judiciaires qui ne sont pas imputables aux parties ni 

aux tiers peuvent être mis à la charge du canton (art. 107 al. 2 CPC). 

 4.2 In casu, compte tenu de la nature du litige, de la renonciation de l'intimée à se 
déterminer et de l'issue de la présente procédure, il se justifie de mettre les frais du 

recours à la charge de l'Etat, arrêtés à 400 fr. 

Chaque partie gardera pour le surplus à sa charge ses dépens (art. 107 al. 1  

let. c CPC).  

5. La valeur litigieuse, au sens de l'art. 51 LTF, est inférieure à 30'000 fr. 

* * * * * 

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C/6690/2013 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre l'ordonnance OTPI/881/2013 

rendue le 18 juin 2013 par le Tribunal de première instance dans la cause C/6690/2013-

17. 

Au fond : 

Admet le recours. 

Annule le ch. 2 de cette ordonnance. 

Cela fait et statuant à nouveau : 

Arrête les frais judiciaires à 500 fr. et les met à la charge de A______. 

Laisse provisoirement les frais de A______ à la charge de l'Etat. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Statuant sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 400 fr. et les met à la charge de l'Etat. 

Dit que chacune des parties garde à sa charge ses dépens. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, présidente; Madame Nathalie LANDRY-

BARTHE et Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Madame Barbara SPECKER, 

greffière. 

 

La présidente : 

Marguerite JACOT-DES-COMBES 

 La greffière : 

Barbara SPECKER 

 

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C/6690/2013 

 

Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière civile; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 

déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF : RS 173.110). Il connaît également des recours constitutionnels subsidiaires; la 

qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 

à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 

al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours 

constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.