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**Case Identifier:** 02ab9bca-b5da-5a80-9194-bef4f08bc06b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 23.11.2021 A/2919/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2919-2021_2021-11-23.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2919/2021-FORMA ATA/1276/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 23 novembre 2021 

1ère section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
  

contre 

UNIVERSITÉ DE GENÈVE 
 

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A/2919/2021 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______ (ci-après : l’étudiant) s’est immatriculé à la Faculté 
d’économie et de management (ci-après : la faculté ou GSEM) de l’Université de 
Genève (ci-après : l’université) au semestre d’automne 2019.  

2)  Par décision du 28 juin 2021, à l’issue de la session d’examens de mai/juin 
2021, il a été éliminé de la faculté au motif d’un échec définitif au bloc 
« économie, mathématiques et statistique » auquel il avait obtenu 3,75.  

  Le bloc était composé des notes de 2,5 pour introduction à la 
microéconomie, 4,25 pour les mathématiques I, 3,25 pour introduction à la 
macroéconomie et 5 pour probabilités I. 

3)  Le 8 juillet 2021, M. A______ a fait opposition à la décision d’élimination.  

  Il ne contestait pas les résultats, mais sollicitait, exceptionnellement, une 
chance supplémentaire pour poursuivre son cycle d’études en s’orientant vers le 
Master en management responsable. Il était très motivé. Il souhaitait pouvoir 
réaliser son projet professionnel consistant à promouvoir davantage l’engagement 
social et environnemental dans le monde des entreprises. Enfin, il demandait à 
pouvoir repasser l’épreuve d’introduction à la microéconomie. Son résultat 
n’aurait pas été si mauvais si l’épreuve n’avait pas été perturbée par un problème 
informatique, ce dont le professeur concerné était au courant. 

4)  Le 12 juillet 2021, les parents de l’étudiant sont intervenus auprès du doyen 
de la faculté (ci-après : le doyen) pour insister sur les conséquences qu’avait eu la 
pandémie sur leur fils. L’absence de présence à l’université, de contacts avec les 
enseignants et les étudiants, et plus généralement la réduction de sa vie sociale 
avaient altéré sa disposition à étudier régulièrement. Sa réaction à la décision 
d’échec les avait convaincus de sa forte détermination à poursuivre son cursus. 

5)  Le 11 août 2021, le doyen, suivant le préavis de la commission ad hoc, a 
rejeté l’opposition de M. A______. L’étudiant n’apportait aucune preuve d’une 
situation exceptionnelle qui aurait eu, pour lui, des conséquences particulièrement 
graves et difficiles. Sa démarche s’apparentait à une demande de grâce.  

6)  Par acte du 30 août 2021, M. A______ a interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative). Il a conclu à l’annulation de la décision d’élimination.  

  Il avait été privé d’interactions avec l’extérieur lors des confinements, 
puisqu’il résidait sur le territoire français. Cette situation avait été aggravée du fait 
que plusieurs membres de sa famille, son beau-père, son demi-frère et sa 

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demi-sœur avaient été malades du Covid-19. Il avait subi vingt jours d’isolement. 
Son quotidien en avait été bouleversé, ce qui l’avait déstabilisé mentalement et 
avait entravé sa capacité à travailler.  

  Il avait par ailleurs été touché par l’état de santé de son frère B______, âgé 
de 17 ans, qui rencontrait de graves problèmes de santé, notamment respiratoires 
avec pertes de connaissance. Le service des urgences avait dû intervenir plusieurs 
fois en 2021. Il avait été fortement affecté par cette problématique en sa qualité de 
« grand frère ». À quelques reprises, il avait même dû essayer de réanimer son 
frère dans l’attente de l’arrivée des secours. La situation était d’autant plus 
difficile que la famille ignorait les causes de ces troubles. La santé de son frère 
impliquait qu’il doive rester à la maison pour veiller sur lui ou rentrer d’urgence 
du travail ou de l’université.  

  Il n’avait pas mis en avant ces arguments lors de son opposition, estimant 
que la pandémie de Covid-19 avait eu cet impact sur tous les étudiants. Sa 
situation était toutefois particulière au vu de ce qui précédait. Il était très motivé à 
poursuivre son parcours dans la faculté. Il avait malheureusement échoué à 0,25 
pour le bloc concerné. Il possédait les qualités pour achever son parcours de 
bachelor. 

  Étaient joints un certificat de consultation du centre hospitalier Annecy 
Genevois confirmant un examen au service des urgences de B______ le 16 avril 
2021 à 2h44, avec départ du service à 6h02 ainsi que le 7 mai 2021 à 10h42 avec 
départ à 14h19 ; une attestation des Hôpitaux universitaires de Genève d’une 
admission au service des urgences le 26 avril 2021 à 21h45 et le 14 août 2021 à 
23h10 ; une attestation d’isolement à remettre à l’employeur pour Monsieur 
C______ pour la période du 19 mars au 3 avril 2021 et Monsieur D______ pour la 
période du 18 au 27 mars 2021. 

7)  L’université a conclu au rejet du recours. 

  Les différents éléments mis en avant par le recourant étaient communs à un 
très grand nombre d’autres étudiants. Le recourant avait pu bénéficier des mesures 
dérogatoires adoptées par le rectorat dans sa directive relative aux modalités 
d’évaluation lors de la session de mai-juin 2020 en raison de la crise sanitaire. Il 
avait été éliminé à l’issue de la session de mai-juin 2021 sans qu’il ne se soit 
plaint ou qu’il ait évoqué des difficultés auprès de la faculté avant la session. Or, 
les cours étaient dispensés à distance depuis le 16 mars 2020, soit près d’une 
année avant son élimination. Il lui aurait appartenu de signaler et d’attester 
d’éventuels troubles ou problèmes ressentis durant son cursus sans attendre le 
prononcé d’une élimination. Les éléments perturbateurs évoqués n’étaient d’une 
part pas tous attestés et, d’autre part, pas en lien de causalité avec l’échec définitif 
intervenu à la session d’examens de mai-juin 2021.  

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  Par ailleurs, si le recourant estimait ne pas être en mesure de passer des 
examens lors de la session litigieuse, pour avoir été fortement perturbé durant ses 
révisions par la situation de son frère, il aurait dû ne pas s’y présenter et attester de 
son état d’incapacité à présenter des examens afin d’être excusé pour ceux-ci et, 
ceci, sans attendre le prononcé d’une élimination. 

8)  Le recourant n’ayant pas souhaité répliquer dans le délai qui lui avait été 
imparti pour ce faire, les parties ont été informées le 11 novembre 2021 que la 
cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du  
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2) a. Selon l’art. 16 al. 1 let. b du règlement d’études du baccalauréat 
universitaire en économie et management, entré en vigueur le 17 septembre 2018 
et applicable au recourant, l’étudiant qui n’a pas obtenu les crédits correspondants 
à chacun des blocs au terme de la seconde et dernière tentative conformément à 
l’art.15 subit un échec définitif et est éliminé de la GSEM. 

  À teneur de l’art. 15, la validation de la première partie est soumise 
notamment à la règle selon laquelle l’étudiant acquiert les crédits d’un bloc s’il 
obtient une moyenne pondérée par le nombre de crédits attachés à chaque 
enseignement du bloc égale ou supérieure à 4,00. Les crédits sont alors octroyés 
« en bloc » (let. a). 

 b. Le recourant ne conteste pas les résultats de l’examen ni que, selon le 
règlement applicable, les notes obtenues conduisent à un échec définitif, qui 
entraîne son élimination de la faculté.  

3)  Le recourant se prévaut de circonstances exceptionnelles. 

 a.  À teneur de l'art. 58 al. 3 du statut de l'Université du 22 juin 2011 (ci-après : 
statut), l'étudiant qui échoue à un examen ou à une session d'examens auxquels il 
ne peut plus se présenter en vertu du règlement d'études est éliminé (let. a). La 
décision d'élimination est prise par le doyen de l'unité principale d'enseignement 
et de recherche, lequel tient compte des situations exceptionnelles (art. 58 al. 4 du 
statut). 

  Le doyen ou la doyenne tient compte des situations exceptionnelles lors de 
la prise d'une décision d'élimination (art. 58 al. 4 du statut).  

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 b. Selon la jurisprudence, l'admission d'une situation exceptionnelle doit se 
faire avec restriction. Il en va de l'égalité de traitement entre tous les étudiants 
s'agissant du nombre de tentatives qu'ils sont autorisés à effectuer pour réussir 
leurs examens. N'est ainsi exceptionnelle que la situation particulièrement grave et 
difficile pour l'étudiant, ce tant d'un point de vue subjectif qu'objectif. Les effets 
perturbateurs doivent avoir été dûment prouvés par l'étudiant et être en lien de 
causalité avec l'événement. Les autorités facultaires disposent dans ce cadre d'un 
large pouvoir d'appréciation, dont l'autorité de recours ne censure que l'abus. La 
chambre de céans n'annule donc le prononcé attaqué que si l'autorité intimée s'est 
laissée guider par des motifs sans rapport avec l'examen ou d'une autre manière 
manifestement insoutenable (ATF 136 I 229 consid. 6.2 ; 131 I 467 consid. 3.1 ; 
ATA/1121/2020 du 10 novembre 2020 consid. 4.d ; ATA/716/2020 du 
4 août 2020 et les références citées). 

  Ont ainsi été considérées comme des situations exceptionnelles le décès d'un 
proche s'il est établi qu'il a causé un effet perturbateur en lien de causalité avec 
l'échec de l'étudiant, de graves problèmes de santé ou encore l'éclatement d'une 
guerre civile avec de très graves répercussions sur la famille de l'étudiant. En 
revanche, des difficultés financières, économiques ou familiales ainsi que 
l'obligation d'exercer une activité lucrative en sus des études ne constituent pas 
des circonstances exceptionnelles, même si elles représentent une contrainte. Ces 
difficultés sont certes regrettables, mais font partie d'une réalité commune à de 
très nombreux étudiants (ATA/459/2020 du 7 mai 2020 consid. 5b ; 
ATA/250/2020 précité consid. 4b et les références citées). 

 c.  Les candidats qui ne se sentent pas aptes, pour des raisons de santé, à se 
présenter à un examen doivent l'annoncer avant le début de celui-ci. À défaut, 
l'étudiant accepte le risque de se présenter dans un état déficient qui ne peut 
justifier par la suite l'annulation des résultats obtenus (ATA/459/2020 précité ; 
ATA/345/2020 du 7 avril 2020 consid. 7b). 

  Un motif d'empêchement ne peut, en principe, être invoqué par le candidat 
qu'avant ou pendant l'examen (ATA/714/2020 du 4 août 2020 consid. 4d ; 
ATA/250/2020 précité consid. 4c et les références citées). Des exceptions au 
principe évoqué ci-dessus permettant de prendre en compte un certificat médical 
présenté après que l'examen a été passé ne peuvent être admises qu’à certaines 
conditions cumulatives, non applicables en l’espèce (ATA/459/2020 précité 
consid. 5c ; ATA/192/2020 du 18 février 2020 consid. 15c). 

 d.  En l'espèce, le recourant se prévaut de ses difficultés à travailler pendant la 
période du semi-confinement liées à son isolement strict compte tenu de son 
domicile en France, du fait que plusieurs membres de sa famille aient été positifs 
au Covid-19, le fait que les cours aient été dispensés à distance ainsi que du 
manque de contacts avec les professeurs et autres étudiants. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20I%20229
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20I%20467
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1121/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/716/2020
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/2383643
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/250/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/345/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/714/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/250/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/192/2020

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  La crise sanitaire et, singulièrement, le confinement ont engendré, pour les 
étudiants une importante réorganisation et entraîné un chamboulement dans leur 
apprentissage et leur vie. Afin de ne pas prétériter les étudiants, la faculté a décidé 
d’octroyer une tentative supplémentaire aux candidats de la session d’examens de 
mai-juin 2020. Par ailleurs, la faculté a exposé qu’un certain nombre de mesures 
avait été pris pour tenir compte des conditions d’études particulières liées à la 
crise sanitaire. Conformément à la directive du rectorat, un congé au semestre de 
printemps pouvait être accordé à l’étudiant qui en faisait la demande. Il avait en 
outre la possibilité de se désinscrire pour tous les examens d’août-septembre 
2020. La faculté a par ailleurs octroyé un délai supplémentaire d’un an à tous les 
étudiants pour terminer leurs études. Une permanence téléphonique a été 
spécialement instaurée par le service santé et psychologie de l’université pour que 
les étudiants puissent avoir un soutien adapté s’ils étaient impactés négativement 
par la situation sanitaire.  

  Le recourant ne soutient pas qu’il n’aurait pas eu accès à ces aides qu’il n’a 
pas souhaité solliciter. 

  Il invoque l’état de santé de son frère cadet. Toutefois, malgré les difficultés 
rencontrées, le recourant a estimé qu’il était apte à se présenter aux examens de la 
session de mai/juin 2021. Conformément à la jurisprudence constante, un motif 
d'empêchement ne peut être invoqué par le candidat qu'avant l’examen. 

  Enfin, il n’a fait état des difficultés à travailler, liées à son environnement 
familial et au confinement, qu'après avoir appris son élimination de la faculté, ce 
qui, à teneur de la jurisprudence précitée, ne permet pas de retenir l'existence 
d'une situation exceptionnelle. 

  Compte tenu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

4)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA) et n’indique pas être exonéré des taxes 
universitaires et aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée (art. 87 
al. 2 LPA). 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 30 août 2021 par Monsieur A______ contre la 
décision de l’université de Genève du 11 août 2021 ; 

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au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les 
art. 113 ss LTF, s'il porte sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, 
en matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une 
profession (art. 83 let. t LTF) ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur A______ ainsi qu'à l'Université de Genève. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, Mme Lauber, M. Mascotto, juges. 

 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110

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Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :