# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f0653a83-6116-519f-a082-75b873bc13a3
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-09-08
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 08.09.2014 D-5139/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5139-2013_2014-09-08.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

Cour IV 

D-5139/2013  

 
 A r r ê t  d u  8  s e p t e m b r e  2 0 1 4  

 

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Nina Spälti, juge,  

Christian Dubois, greffier. 

 
 

  
Parties 

 A._______, né le (…), 

son épouse B._______, née le (…), 

leurs enfants C._______, née le (…), 

D._______, née le (…), 

et E._______, née le (…),  

ressortissants du Bénin,  

représentés par (…), 

recourants,  

 
 

 contre 

 

 
 Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,   

autorité inférieure,  

 

Objet 
 Exécution du renvoi ; recours contre la décision de l'ODM du 

5 septembre 2013 / N (…), 

 

 

 

 

D-5139/2013 

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Faits : 

A.  

Le 16 septembre 2012, A._______ et son épouse B._______ ont déposé, 

pour eux-mêmes et leurs enfants, une demande d'asile en Suisse à 

l'appui de laquelle ils ont en substance allégué être ressortissants 

béninois et avoir quitté leur pays pour échapper à la vindicte des 

habitants de leur village qui avaient excisé et tué leur fille aînée.  

B.  

Le 16 juillet 2013, l'ODM a reçu deux rapports médicaux des docteurs 

F._______ et G._______, établis le 2 novembre 2012 respectivement le 11 

juillet 2013. Il en ressort que B._______ souffre d'un diastasis des droits 

et de douleurs abdominales intermittentes d'origine indéterminée. 

La patiente suit un traitement conservateur physio-thérapeutique avec 

antalgies adaptées. Ces médecins précisent qu'une intervention 

chirurgicale n'améliorera probablement pas son état général.  

C.  

Par décision du 5 septembre 2013, notifiée le 10 septembre suivant, 

l'ODM a dénié aux intéressés la qualité de réfugié et leur a refusé l'asile 

en raison de l'invraisemblance de leurs déclarations. Il a par ailleurs 

ordonné leur renvoi de Suisse ainsi que l'exécution de cette mesure, 

l'estimant licite, possible et raisonnablement exigible. Sur ce dernier point, 

l'autorité inférieure a relevé que la requérante suivait un traitement 

conservateur physio-thérapeutique avec antalgies et a observé que ses 

problèmes de santé ne lui imposaient pas de faire appel à des structures 

médicales de pointe ou de recourir à des traitements indisponibles au 

Bénin. L'ODM a en outre fait remarquer que les intéressés pouvaient 

bénéficier de l'aide de leurs proches restés dans cet Etat où A._______ 

avait travaillé comme électricien avant son départ. Il a pour le surplus 

rappelé que le Bénin avait été qualifié par le Conseil fédéral de pays 

exempt de persécution ("safe country") au sens de l'art. 6a al. 2 let. a de 

la loi fédérale sur l'asile du 26 juin 1998 (LAsi, RS 142.31) et, 

qu'en application de l'art. 108 al. 2 LAsi, entré en vigueur le 29 septembre 

2012, le délai pour recourir contre les décisions prises sans mesures 

d'instruction, en relation avec l'art. 6a al. 2 let. a LAsi précité, s'élevait à 

cinq jours ouvrables. 

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Page 3 

D.   

Par recours formé, le 13 septembre 2013, les époux A._______ et 

B._______, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, ont conclu à 

l'annulation de cette décision, en qu'elle déclarait raisonnablement 

exigible l'exécution du renvoi de leur famille au Bénin.  

E.  

Le (…), est née E._______, fille des intéressés.  

F.  

Par prononcé incident du 20 septembre 2013, le juge instructeur a imparti 

aux recourants un délai jusqu'au 7 octobre 2013 pour régler le montant 

de 900 francs à titre de garantie des frais de procédure.  

G.  

Par lettre du 7 octobre 2013, les intéressés ont produit la copie du 

récépissé du Tribunal administratif fédéral (ci-après, le Tribunal) 

confirmant le paiement de l'avance requise dans le délai imparti. 

A ce document était joint un rapport médical, du 27 septembre 2013, 

délivré par le docteur H._______. Selon celui-ci, B._______ dit éprouver 

de vives douleurs abdominales paramédianes droite et médiane sans 

véritable irradiation suite à son dernier accouchement par voie basse. 

Le diastasis des droits détecté depuis 2012 mesure présentement 13 

centimètres mais n'explique que partiellement la symptomatologie 

douloureuse. Son éventuelle correction par voie chirurgicale ne peut être 

envisagée qu'une année au plus tôt après l'accouchement.  

H.  

Le 25 octobre 2013, les recourants ont déposé un rapport médical daté 

du 21 octobre 2013, par lequel la doctoresse F._______ déclare avoir 

revu B._______ à cause de ses douleurs invalidantes au côté droit et sur 

le haut abdomen, péjorées lors du port de charge et de la pression 

directe de son enfant sur son ventre. Ce médecin ajoute que la prise de 

sang large (inflammatoire hépatique et pancréatique) de B._______ 

n'a fait apparaître aucune perturbation et précise que la patiente fera 

l'objet d'un examen complémentaire au scanner au cas où l'échographie 

menée le 19 octobre 2013 ne révèlerait pas de pathologie responsable de 

sa situation actuelle. La doctoresse F._______ préconise un suivi strict de 

l'intéressée tant que n'auront pas été déterminées les raisons de ses 

douleurs entraînant des répercussions négatives importantes sur sa 

qualité de vie.  

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I.  

Les autres faits de la cause seront évoqués en tant que de besoin dans 

les considérants juridiques qui suivent. 

Droit : 

1.  

En vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif 

fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative (PA, RS 172.021), dont celles rendues par 

l'ODM en matière d'asile (cf. art. 33 let. d LTAF et 105 LAsi), qui n'entrent 

pas dans le champ d'exclusion de l'art. 32 LTAF. 

Le Tribunal est ainsi compétent pour se prononcer sur le présent recours. 

Il statue de manière définitive, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (cf. art. 83 let. d ch. 1 de la 

loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]), exception 

non donnée in casu. 

La procédure est régie par la PA, sous réserve de dispositions 

particulières de la LTAF ou de la LAsi (cf. art. 37 LTAF, resp. 6 LAsi), 

Les intéressés ont qualité pour recourir. Présenté dans la forme et dans 

le délai de cinq jours ouvrables prescrits par la loi, leur recours est 

recevable (cf. art. 48 et 52 PA, resp. 108 al. 2 LAsi). 

2.  

En l'occurrence, la décision de l'ODM du 5 septembre 2013 n'a pas été 

remise en cause en tant qu'elle refusait aux intéressés la qualité de 

réfugié et l'asile et prononçait leur renvoi de Suisse, de sorte que sur ces 

trois points elle a acquis force de chose décidée. Aussi convient-il 

maintenant de vérifier si l'exécution du renvoi et plus précisément le 

caractère raisonnablement exigible de cette mesure uniquement contesté 

ici par les recourants s'avère ou non conforme à la loi. 

3.  

3.1. Selon l'art. 83 al. 1 de la loi fédérale sur les étrangers du  

16 décembre 2005 (LEtr, RS 142.20), auquel renvoie l'art. 44 LAsi 

(2
ème

 phr.), il y a lieu d'admettre provisoirement l'étranger si l'exécution du 

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renvoi n'est pas possible, est illicite, ou ne peut être raisonnablement 

exigée.  

3.2. En matière d'asile, le requérant se prévalant d'obstacles à l'exécution 

du renvoi doit les établir ou, à tout le moins, les rendre hautement 

probables lorsque la preuve au sens strict n'est pas raisonnablement 

exigible au vu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce (voir à ce 

propos ATAF 2011/24 consid. 10.2 et réf. citée).  

4.  

4.1. Aux termes de l'art. 83 al. 4 LEtr, dite mesure ne peut pas être 

raisonnablement exigée si le renvoi ou l'expulsion de l'étranger dans son 

pays d'origine ou de provenance le met concrètement en danger, 

par exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée 

ou de nécessité médicale. Cette disposition s'applique en premier lieu 

aux "réfugiés de la violence", soit aux étrangers qui ne remplissent pas 

les conditions de la qualité de réfugié parce qu'ils ne sont pas 

personnellement persécutés, mais qui fuient des situations de guerre,     

de guerre civile ou de violence généralisée, et ensuite aux personnes 

dont le retour les mettrait concrètement en danger, notamment parce 

qu'au regard des circonstances d'espèce, ils seraient, selon toute 

probabilité, conduites irrémédiablement à un dénuement complet, 

exposées à la famine, et ainsi à une dégradation grave de leur état de 

santé, à l'invalidité, voire à la mort (cf. ATAF 2011/50 consid. 8.2 p. 

1002 s. et réf. cit.). 

En revanche, les motifs résultant de difficultés consécutives à une crise 

socio-économique (pauvreté, conditions d'existence précaires, difficultés 

à trouver un travail et un logement, revenus insuffisants, absence de 

toute perspective d'avenir), ou encore, la désorganisation, la destruction 

des infrastructures ou des problèmes analogues auxquels chacun peut 

être confronté, dans le pays concerné, ne suffisent pas en soi à réaliser 

une mise en danger concrète selon l'art. 83 al. 4 LEtr (cf. ATAF 2010/41 

consid. 8.3.6 p. 591 et arrêts cités). Le Tribunal rappelle également qu'en 

matière d'exécution du renvoi, les autorités d'asile peuvent exiger un 

certain effort de la part de personnes dont l'âge et l'état de santé doivent 

leur permettre, après leur retour, de surmonter les difficultés initiales à 

trouver un logement ainsi qu'un emploi leur assurant un minimum vital 

(cf. ATAF précité consid. 8.3.5 p. 590). 

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4.2. S'agissant plus spécifiquement des personnes en traitement 

médical en Suisse, l'exécution du renvoi ne devient inexigible, en cas 

de retour dans leur pays d'origine ou de provenance, que dans la 

mesure où elles pourraient ne plus recevoir les soins essentiels 

garantissant des conditions minimales d'existence ; par soins 

essentiels, il faut entendre les soins de médecine générale et 

d'urgence absolument nécessaires à la garantie de la dignité humaine. 

L'art. 83 al. 4 LEtr, disposition exceptionnelle tenant en échec une 

décision d'exécution du renvoi, ne saurait en revanche être interprété 

comme une norme qui comprendrait un droit de séjour lui-même induit 

par un droit général d'accès en Suisse à des mesures médicales 

visant à recouvrer la santé ou à la maintenir, au simple motif que 

l'infrastructure hospitalière et le savoir-faire médical dans le pays 

d'origine ou de destination de les intéressés n'atteint pas le standard 

élevé qu'on trouve en Suisse. Ainsi, il ne suffit pas en soi de constater, 

pour admettre l'inexigibilité de l'exécution du renvoi, qu'un traitement 

prescrit sur la base de normes suisses ne pourrait être poursuivi dans 

le pays de l'étranger. On peut citer ici les cas de traitements visant à 

atténuer ou guérir des troubles psychiques ou physiques qui ne 

peuvent être qualifiés de graves. Si les soins essentiels nécessaires 

peuvent être assurés dans le pays d'origine ou de provenance de 

l'étranger concerné, cas échéant avec d'autres médications que celles 

prescrites en Suisse, l'exécution du renvoi dans l'un ou l'autre de ces 

pays sera raisonnablement exigible. Elle ne le sera plus, au sens de 

l'art. 83 al. 4 LEtr si, en raison de l'absence de possibilités de 

traitement adéquat, l'état de santé de les intéressés se dégraderait 

très rapidement au point de conduire d'une manière certaine à la mise 

en danger concrète de sa vie ou à une atteinte sérieuse, durable, et 

notablement plus grave de son intégrité physique (cf. ATAF 2011/50 

susmentionné consid. 8.3 p. 1003 s. et réf. cit.). 

Lorsque le mauvais état de santé de l'étranger ne constitue pas en soi un 

motif d'inexigibilité sur la base des critères qui précèdent, il représente 

alors un facteur dont il faut tenir compte dans le cadre de la pondération 

de l'ensemble des éléments pris en considération pour déterminer le 

caractère exécutable ou non du renvoi (ibid. p. 1003, dern. parag.). 

4.3. En l'espèce, le diastasis des droits de B._______ ne revêt pas un 

degré de gravité tel, qu'en cas de retour au Bénin, son état de santé 

se dégraderait très rapidement au point de conduire de manière 

certaine à la mise en danger concrète de sa vie ou à une atteinte 

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sérieuse, durable et notablement plus grave de son intégrité physique 

(cf. ATAF 2011/50 susmentionné consid. 8.3 p. 1003 s.). En effet, cette 

affection constatée en octobre 2012 déjà (cf. rapport médical du 

11 juillet 2013, ch. 1, p. 1) n'a pas empêché la recourante de mener à 

bien sa troisième grossesse jusqu'au 18 septembre 2013, date de la 

naissance de sa fille E._______ (cf. let. E supra). Selon les 

informations à disposition du Tribunal (voir p. ex. www.nlm.nih.gov > 

medlineplus > ency > article > 001602.htm), le diastasis des droits se 

résorbe de lui-même ou grâce à un traitement physio-thérapeutique. 

Une intervention chirurgicale (abdominoplastie) ne s'impose pas, 

en règle générale. Dans le cas particulier, elle ne semble de surcroît 

pas de nature à améliorer l'état de santé de la recourante (cf. let. B 

supra). Les examens médicaux effectués jusqu'à présent (cf. let. H 

supra) n'ont en outre pas révélé d'autres pathologies.  

A défaut d'éléments autorisant à croire le contraire (qu'il incombait aux 

intéressés d'établir ; cf. consid. 3.2 supra), le Tribunal est dès en lors 

en droit d'admettre que le traitement physio-thérapeutique préconisé 

par les médecins (cf. let. B et C supra) a abouti à la guérison ou, 

à tout le moins, à une atténuation importante du diastasis des droits de 

B._______ ainsi que des symptômes et douleurs liés à cette affection. 

Au demeurant, pareil traitement, relativement peu complexe, pourra, si 

nécessaire, être poursuivi au Bénin. Conformément à l'art. 75 de 

l'ordonnance 2 (OA 2, RS 142.312), relatif à l'aide au retour médicale, 

la prénommée aura par ailleurs, en cas de besoin, la possibilité de 

recevoir une réserve adéquate de remèdes lui permettant de 

surmonter d'éventuelles difficultés initiales temporaires à se procurer 

les médicaments antalgiques qui pourraient encore lui être 

nécessaires après son retour. 

Pour le reste, les recourants, encore jeunes, pourront retrouver leurs 

proches restés au Bénin, mais aussi le réseau social constitué avant leur 

départ, étant rappelé que les ennuis prétendument à l'origine de leur 

expatriation ne sont pas vraisemblables (voir à ce propos l'argumentation 

développée au considérant II [p. 3] du prononcé entrepris, non contestée 

par les intéressés). A._______ a en outre exercé dans son pays le métier 

d'électricien qu'il pourra reprendre après son retour (cf. ibidem, consid. III, 

ch. 2, p. 4).  

 

http://www.nlm.nih.gov/

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Page 8 

4.4. Pour ces motifs, les recourants n'ont pas rendu hautement probable 

(cf. consid. 3.2 supra) que l'exécution du renvoi de leur famille au Bénin 

exposerait cette dernière à un danger concret au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr 

et de la jurisprudence exposée plus haut. La mesure précitée s'avère 

ainsi raisonnablement exigible en dépit des difficultés économiques et 

sociales régnant dans cet Etat qui n'est pas en proie à une situation de 

guerre, de guerre civile, ou de violence généralisée. 

5.   

En définitive, c'est à juste titre que l'ODM a prononcé l'exécution du 

renvoi des intéressés au Bénin. La décision querellée est donc confirmée 

sur ce point. Le chef de conclusions du recours tendant à son annulation 

et (implicitement) à l'octroi de l'admission provisoire est par conséquent 

rejeté. 

6.  

Vu ce qui précède, le recours, manifestement infondé, est rejeté 

sans échange d'écritures (cf. art. 111a al. 1 LAsi), par l'office du juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi).  

7.  

Ayant intégralement succombé, les intéressés doivent prendre les frais 

judiciaires à leur charge, en application de l'art. 63 al. 1 PA ainsi que des 

art. 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 

173.320.2). 

(dispositif : page suivante)  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, s'élevant à 900 francs, sont supportés par les 

recourants. Ils sont compensés avec leur avance versée le 7 octobre 2013. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire des recourants, à l’ODM, 

ainsi qu'à l’autorité cantonale compétente. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

 

Yanick Felley Christian Dubois 

 

 

Expédition :