# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a1cc5b64-1f2e-5a33-a8ed-4fc3ef995062
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-07-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.07.2017 B-3885/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_B-3885-2016_2017-07-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour II 

B-3885/2016 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 4  j u i l l e t  2 0 1 7   

Composition 
 Pascal Richard (président du collège),  

Eva Schneeberger et Francesco Brentani, juges, 

Grégory Sauder, greffier. 
 

 
 

Parties 
 X._______, 

représentée par Me Françoise Ferrari 

et Me Richard Calame, avocats, 

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 armasuisse Immobilien, 

représentée par Me Benoît Bovay, avocat, 

pouvoir adjudicateur.  

 
 

 
 

Objet 
 Marchés publics - base aérienne de Payerne - construction 

d'un complexe des opérations et d'une centrale de chauffage 

à distance - SIMAP - ID du projet 133459. 

 

 

B-3885/2016 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 16 décembre 2015, armasuisse Immobilien (ci-après : le pouvoir 

adjudicateur) a publié dans le Système d'information sur les marchés 

publics en Suisse (Simap) un appel d'offres, dans le cadre d'une procédure 

ouverte, pour un marché de construction d'un complexe d'opérations et 

d'une centrale de chauffage à distance à la base aérienne de Payerne. 

Dans le délai de clôture pour le dépôt des offres, quatre soumissionnaires 

ont déposé une offre. Parmi celles-ci figurait l'offre de X._______ pour un 

montant de […] francs hors taxe, rabais et escompte compris. Le pouvoir 

adjudicateur a procédé à une exclusion et à l'évaluation des trois autres 

offres. Le 26 février 2016, il a auditionné les soumissionnaires en vue 

d'éclaircir certains points de leurs offres. 

B.  

Par décision du 1er juin 2016, publiée le même jour dans Simap, le pouvoir 

adjudicateur a adjugé le marché à Y._______ (ci-après : l'adjudicataire) 

pour un montant de […] francs hors taxe, rabais et escompte compris, 

indiquant qu'il s'agissait de l'offre la plus avantageuse économiquement 

selon les critères d'adjudication, à savoir celle ayant obtenu le plus de 

points (462). Il en a informé X._______ par courrier du même jour, laquelle 

ne s'est vu délivrer que 430 points au total. 

Le 7 juin 2016, le pouvoir adjudicateur a tenu une séance d'information sur 

demande de X._______, laquelle a obtenu des informations relatives à 

l'appréciation de chaque critère d'adjudication. 

C.  

Le 21 juin 2016, X._______ (ci-après : la recourante) a interjeté recours 

contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. Elle conclut, 

sous suite de frais et dépens, principalement à l'annulation de la décision 

d'adjudication ainsi qu'à l'attribution du marché à elle-même et, 

subsidiairement, à l'annulation de ladite décision ainsi qu'au renvoi de la 

cause au pouvoir adjudicateur pour nouvelle procédure au sens des 

considérants. Par ailleurs, elle requiert l'octroi de l'effet suspensif au 

recours ainsi que l'accès complet au dossier et l'audition de plusieurs 

personnes ayant participé à la procédure d'adjudication. 

A l'appui de ses conclusions, elle invoque une appréciation arbitraire des 

critères d'adjudication - en particulier du critère technique "Z2" (ci-après : 

le critère Z2) - ainsi qu'une violation des principes de transparence et 

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d'égalité de traitement au regard de ladite appréciation. S'agissant d'abord 

du critère Z2, elle fait grief en substance au pouvoir adjudicateur d'avoir 

évalué les offres techniques en arrondissant les notes au point entier, sans 

décimale, sur la base des points octroyés pour chaque poste de la 

soumission, alors que ce procédé n'est pas prévu selon le dossier d'appel 

d'offres et qu'il n'est dès lors pas possible de déterminer si la grille 

d'évaluation du critère concerné - qu'elle a pu consulter lors de la séance 

du 7 juin 2016 - a été adoptée avant le dépôt ou l'ouverture des offres. De 

même, elle s'en prend à l'attribution de 15 points d'office à chaque 

soumissionnaire, soulignant qu'une telle attribution ne figure pas dans le 

dossier d'appel d'offres et que ces 15 points ont un impact inégal sur la 

notation, une fois additionnés au nombre de points propres obtenus par les 

soumissionnaires pour ce critère. Enfin, elle relève trois fautes 

d'appréciation en lien, d'abord, avec l'épaisseur de l'isolation, ensuite avec 

le nombre de zones d'air de combustion des chaudières (3 fois 2 zones 

d'air de combustion primaire et 3 fois 2 zones d'air de combustion 

secondaire) et, enfin, avec la puissance de ces dernières, la rectification 

de ces fautes devant, selon elle, augmenter de 7 le nombre de points 

qu'elle s'est vu attribuer pour ce critère et diminuer celui de l'adjudicataire. 

Elle précise ainsi que la première erreur a été clairement reconnue par le 

pouvoir adjudicateur lors de la séance du 7 juin 2016 et justifie l'attribution 

d'un point supplémentaire. S'agissant du nombre de zones d'air de 

combustion, elle estime qu'elle découle d'une erreur d'écriture manifeste 

en page 15 de la série de prix, sans conséquence sur le prix proposé dans 

celle-ci, de façon que les experts du pouvoir adjudicateur ayant évalué son 

offre auraient dû la déceler et la rectifier en vue de lui octroyer 6 points 

supplémentaires, ce d'autant plus que le nombre des zones d'air de 

combustion des chaudières est correctement indiqué en pages 17, 23 et 

28 de son offre de détail et correspond à son catalogue. Concernant la 

troisième erreur, elle expose qu'elle porte sur l'offre de l'adjudicataire, 

lequel a proposé des chaudières plus puissantes et plus lourdes (2000kW), 

fournissant un rendement de 60% et la puissance minimale requise, par 

rapport à ce que ce que prévoyaient les critères fixés dans l'appel d'offres 

(400, 800 et 1600 kW), de sorte que ladite offre a recueilli des points 

injustifiés. S'agissant ensuite du critère Z5, la recourante indique que, 

n'ayant pu consulter l'offre de l'adjudicataire, elle ignore si celle-ci peut se 

prévaloir de références la concernant directement ; elle relève que, lors de 

la séance du 7 juin 2016, les représentants du pouvoir adjudicateur se sont 

limités à déclarer qu'ils supposaient que l'adjudicataire en avait fournies, 

sans pour autant affirmer que celles-ci avaient été régulièrement vérifiées. 

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D.  

Par ordonnance du 23 juin 2016, le pouvoir adjudicateur a été enjoint, à 

titre de mesure superprovisionnelle, de n'entreprendre aucune mesure 

d'exécution susceptible d'influer sur l'issue du litige avant qu'il ne soit statué 

sur la requête d'octroi de l'effet suspensif. Par ailleurs, le tribunal a invité le 

pouvoir adjudicateur à se déterminer sur cette requête ainsi que sur celle 

de l'accès au dossier et a donné la possibilité à l'adjudicataire de faire de 

même, requérant pour le reste la production du dossier. 

E.  

Par courrier du 5 juillet 2016, le pouvoir adjudicateur a notamment signalé 

qu'il ne s'opposait pas à l'octroi de l'effet suspensif. 

F.  

Par décision incidente du 15 juillet 2016, l'effet suspensif a été octroyé au 

recours, l'adjudicataire ne s'étant pour sa part nullement déterminée sur la 

question. 

G.  

Par courrier du 17 août 2016, le pouvoir adjudicateur s'est prononcé sur la 

requête d'accès complet au dossier et a produit ce dernier, indiquant 

quelles pièces parmi les quinze numérotées de 1 à 15b selon le bordereau 

l'accompagnant devaient être exclues de la consultation par les parties, 

dont en particulier l'offre de l'adjudicataire. 

H.  

Le 6 septembre 2016, le pouvoir adjudicateur a déposé sa réponse, 

concluant au rejet du recours, sous suite de frais et dépens ; il a en outre 

produit trois nouvelles pièces numérotées de 102 à 104 concernant pour 

l'essentiel les outils d'évaluation des offres et adhéré à la requête d'audition 

requise par la recourante. S'agissant des griefs de la recourante en lien 

avec le critère Z2, il relève d'abord que, préalablement à la publication de 

l'appel d'offres de décembre 2015, une grille d'analyse a été établie - en 

sous-traitance de Z._______ (menant le groupement responsable du projet 

de construction du nouveau centre d'opérations pour l'aérodrome de 

Payerne) - par un collaborateur de A._______ en vue d'évaluer ledit critère 

et n'a pas fait l'objet de modification après l'ouverture des offres. Il précise 

que cette grille d'évaluation se fonde sur une liste standard utilisée par 

ladite entreprise pour évaluer les qualités techniques des installations de 

chaudières à bois, la distribution des 100 points à attribuer pour le critère 

concerné ayant été fixée en fonction de cette liste. Il ajoute que le cahier 

des charges précis - soit les exigences et spécificités techniques devant 

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être satisfaites par les soumissionnaires pour répondre aux qualités 

techniques attendues - a été détaillé dans l'appel d'offres. Le pouvoir 

adjudicateur souligne ensuite pour l'essentiel, d'une part, que la matrice 

informatique KBOB qu'il utilise usuellement pour l'évaluation des critères 

d'adjudication ne permet pas l'introduction de demi-points, en raison du 

tableau Excel intitulé "Evaluation des critères d'adjudication" qu'elle 

contient, et, d'autre part, qu'au regard de sa formulation potestative, la 

mention au chapitre 3.2 du dossier d'appel d'offres relative à l'admission 

des demi-points pour la notation des critères d'adjudication ne lui impose 

aucune obligation à cet égard. Il indique de même qu'une information plus 

précise sur le système de notation arrondie dans l'appel d'offres n'aurait 

pas d'incidence sur la formulation des offres, dès lors qu'elle n'est pas 

susceptible de modifier la manière dont les soumissionnaires les 

remplissent. S'agissant de l'attribution de 15 points de base à chaque 

soumissionnaire, il expose que le processus de répartition des points 

techniques en fonction de la liste standard utilisée par A._______ a conduit 

à affecter 85 points au critère Z2, au lieu des 100 points maximaux prévus 

dans l'appel d'offres ; il ajoute qu'il a été décidé d'attribuer ces 15 points, 

afin de ne pas biaiser la proportion de chaque évaluation par rapport aux 

autres en ventilant ce solde de points. Il estime, en substance, que cette 

attribution de 15 points ne constitue ni un abus ni un excès de son pouvoir 

d'appréciation et n'est pas discriminatoire, dès lors qu'elle a été décidée 

avant l'ouverture des offres, n'a aucune incidence sur la notation du critère 

technique et ne modifie pas le classement des soumissionnaires. Il rappelle 

également que, de jurisprudence constante, une simple grille d'évaluation 

ou d'autres aides destinées à noter les différents critères et sous-critères 

d'adjudication utilisés - telles qu'une échelle de notes et une matrice de 

calcul - ne doivent pas nécessairement être portées par avance à la 

connaissance des soumissionnaires, sous réserve d'abus ou d'excès du 

pouvoir d'appréciation ; il note là encore qu'une telle communication 

n'aurait eu aucune incidence sur la formulation des offres, la recourante ne 

s'en prévalant du reste pas. Enfin, il admet l'erreur commise en lien avec 

l'épaisseur de l'isolation et conteste, pour le reste, les deux autres erreurs 

invoquées dans le recours, relevant s'être fondé sur les données fournies 

dans les offres et lui avoir, par ailleurs, attribué des points en ce qui 

concerne la puissance et le rendement des chaudières. S'agissant des 

griefs de la recourante en lien avec le critère Z5, le pouvoir adjudicateur 

relève qu'à la lecture du dossier, le Tribunal administratif fédéral peut 

aisément constater que les références ont été régulièrement fournies et 

vérifiées. 

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I.  

S'étant vu donner la possibilité, par décision incidente du 24 juin 2016, de 

se déterminer sur le recours jusqu'au 25 juillet 2016, l'adjudicataire n'a pas 

réagi à ce jour. 

J.  

Par décision incidente du 8 septembre 2016, le Tribunal administratif 

fédéral a accordé à la recourante un accès au dossier conformément aux 

propositions de l'autorité inférieure - lui refusant en particulier la 

consultation de l'offre de l'adjudicataire - ainsi qu'aux pièces 102 à 104. 

K.  

Dans sa réplique du 21 octobre 2016, la recourante maintient les 

conclusions de son recours et réitère notamment sa requête d'accès au 

dossier officiel - en particulier aux pièces concernant les critères Z2 et Z5 -, 

se réservant d'invoquer une violation de son droit d'être entendue en cas 

de rejet. Contestant entièrement la réponse de l'autorité inférieure, elle 

reprend pour l'essentiel les griefs de son recours et en développe la 

motivation. S'agissant de l'erreur qu'aurait commise le pouvoir adjudicateur 

dans l'appréciation du nombre de zones d'air de combustion des 

chaudières, elle relève en particulier que celle-ci a été faite par des 

spécialistes dotés de connaissances et de compétences propres à la 

compréhension des documents techniques. Enfin, soulignant que, pour 

être reconnues pertinentes au regard du critère Z5, les références à fournir 

doivent concerner directement l'adjudicataire et non pas l'un de ses 

fournisseurs ou de ses sous-traitants, elle note qu'aucune installation 

figurant sur le site internet de cette dernière ne semble correspondre aux 

installations de son offre en termes de taille, de grandeur, de marque ou 

de type de matériel.  

L.  

Le 6 décembre 2016, le pouvoir adjudicateur a produit, sur invitation du 

Tribunal administratif fédéral, notamment des copies caviardées de la grille 

d'analyse détaillée du critère Z2 (pièce 106) et de la grille d'évaluation des 

critères d'adjudication (pièce 107) à l'attention de la recourante. S'agissant 

du critère Z5, il rappelle en particulier que, selon le point 3.2 de la partie A 

du document d'appel d'offres annoté "KBOB n° 8" et intitulé " Dispositions 

sur la procédure d'adjudication des marchés de constructions - Partie A" 

(p. 7), les soumissionnaires ont dû fournir des références relatives à 

l'exécution de trois projets réalisés et comparables avec le mandat prévu 

durant les cinq dernières années. Il ajoute que tous les soumissionnaires 

ont produit un nombre suffisant de références satisfaisant à ces 

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sous-critères, en lien avec des projets estimés comparables d'un point de 

vue technique, quantitatif et qualitatif, raison pour laquelle il a octroyé la 

note maximale pour le critère Z5 à chacun d'eux. 

M.  

Par décision incidente du 9 décembre 2016, le Tribunal administratif 

fédéral a étendu l'accès au dossier accordé à la recourante en date du 

8 septembre 2016 à la consultation des pièces 106 et 107 et l'a invitée à 

compléter éventuellement sa réplique du 21 octobre 2016. 

N.  

Par courrier du 23 décembre 2016, la recourante a d'abord contesté la 

nécessité de caviarder les pièces 106 et 107 au regard du secret d'affaires, 

relevant en outre que le contenu de ces pièces ne permettait en l'état 

aucune approche comparative, l'empêchant implicitement d'exercer son 

droit d'être entendue en connaissance de cause, et a requis leur production 

en version non caviardée. Sur le fond, elle expose en particulier que la 

notation des trois chaudières qu'elle a proposées contient des 

incohérences supplémentaires - aucun point n'ayant été attribué à certains 

sous-critères, dont celui de l'épaisseur de l'isolation, laissant penser que 

ces derniers n'ont pas été notés - et signale que l'entreprise allemande 

D._______, auprès de laquelle l'adjudicataire semble s'être adressée pour 

la fourniture des éléments principaux de l'offre, se trouve 

vraisemblablement en situation d'insolvabilité, ce qui est susceptible de 

remettre en cause la bonne exécution du marché adjugé. 

O.  

Par ordonnance du 28 décembre 2016, le Tribunal administratif fédéral a 

invité le pouvoir adjudicateur à se déterminer sur l'éventuel accès aux 

(seules) notes obtenues par l'adjudicataire au regard de la pièce 106 et à 

la transmission à la recourante d'une version non-caviardée de la 

pièce 107 en ce qui concerne uniquement les données relatives à 

l'adjudicataire. 

P.  

Le 6 février 2017, le pouvoir adjudicateur a requis que l'adjudicataire soit 

interpelée afin qu'elle se détermine dans la mesure nécessaire sur la levée 

de son secret d'affaires, estimant que seule cette dernière était légitimée à 

le faire. S'agissant des incohérences relevées au sujet de la notation des 

trois chaudières, il relève qu'après réexamen des sous-critères auxquels il 

est fait référence, la recourante s'est en réalité vu octroyer un point de trop 

pour le critère Z2. Pour le reste, il produit deux lettres visant à attester que, 

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nonobstant la demande d'insolvabilité déposée, le 30 décembre 2016, par 

l'entreprise allemande D._______, l'adjudicataire sera toujours en mesure 

d'assurer ces engagements en présentant des produits identiques, de 

sorte que l'exécution du marché est assurée. 

Q.  

Par décision incidente du 9 février 2017, le Tribunal administratif fédéral a 

encore étendu l'accès au dossier accordé à la recourante en date du 

9 décembre 2016, lui transmettant une version caviardée des pièces 6 

(107) et 106, mais contenant les notes obtenues par l'adjudicataire ; par 

ailleurs, il l'a invitée à compléter éventuellement les griefs de son recours. 

R.  

Dans sa lettre du 23 février 2017, le pouvoir adjudicateur a rectifié l'un de 

ses arguments exposés en date du 6 février 2017. 

S.  

Par courrier du 7 mars 2017, la recourante a fait part de ses remarques 

complémentaires. Présentant un tableau récapitulatif des points attribués 

à l'adjudicataire et à elle-même ainsi que des points maximaux attribuables 

pour le critère Z2, elle argue pour l'essentiel que ces derniers ne se 

montent pas à 85, mais à 94, contrairement aux dires du pouvoir 

adjudicateur qui allègue avoir ajouté 15 points de base à l'ensemble des 

soumissionnaires en vue d'atteindre les 100 points maximaux ; elle relève 

qu'au regard du raisonnement du pouvoir adjudicateur, ce dernier n'aurait 

pas dû ajouter 15, mais 6 points. Pour le reste, elle se plaint en particulier 

d'autres incohérences dans la notation de divers sous-critères techniques. 

T.  

Dans sa duplique du 7 avril 2017, le pouvoir adjudicateur a maintenu en 

substance l'ensemble de sa motivation. Il a relevé en particulier que la liste 

standard utilisée par A._______ en vue d'établir la grille d'évaluation du 

critère "Z2" ne prévoyait pas d'attribution de points et que, dans le cadre 

de l'adaptation requise, les simulations théoriques de répartition des points 

ont montré qu'il serait peu probable d'atteindre les 100 points maximums 

prévus par l'appel d'offres, le maximum plausible se situant à 85 points. Il 

ajoute qu'il a été décidé d'attribuer 15 points de base dans ladite grille 

d'évaluation afin de se conformer le mieux possible aux 100 points prévus 

et d'éviter que l'un ou l'autre des soumissionnaires ne se retrouve avec une 

note insuffisante compte tenu de l'échelle des points. Rappelant que le 

système d'évaluation du critère "Z2" a été défini avant que le contenu des 

offres ne soit connu - de sorte qu'il ignorait encore l'impact concret qu'allait 

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avoir cette attribution sur la notation des soumissionnaires -, il produit à cet 

égard une lettre de A._______ du 3 avril 2017 visant à attester ses propos. 

Enfin, il conteste les incohérences de notation de certains sous-critères 

techniques avancées dans la réplique.  

U.  

Par ordonnances du 3 mai 2017, les parties ainsi qu'un témoin - à savoir 

le collaborateur de A._______ chargé d'établir la grille d'évaluation du 

critère Z2 - ont été invités à une audience d'instruction fixée au 1er juin 

2017. 

V.  

Par courrier du 19 mai 2017, la recourante a fait part du fait qu'elle n'avait 

pas de remarques complémentaires à formuler, qu'elle maintenait 

l'ensemble de ses arguments et qu'elle se réservait le droit de les 

compléter lors de l'audience d'instruction prévue. 

W.  

Le 1er juin 2017, les parties et le témoin ont été entendus sur les questions 

de l'attribution de 15 points d'office pour l'appréciation du critère Z2 et de 

l'évaluation du sous-critère concernant le nombre de zones d'air de 

combustion à airs primaires et secondaires - soit les 

"Primarluftverbrennungszonen" et "Sekundärluftverbrennungszonen" - des 

trois chaudières proposées par la recourante et l'adjudicataire. 

X.  

Par courriers du 19 juin 2017, la recourante et le pouvoir adjudicateur ont 

fait part de leurs ultimes remarques. 

Y.  

Par courriers des 21 juin et 10 juillet 2017, la recourante et le pouvoir 

adjudicateur ont transmis leur note de frais. 

Z.  

Les autres faits et arguments de la cause seront examinés, pour autant 

que besoin, dans les considérants en droit. 

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Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal administratif fédéral est compétent pour connaître 

notamment des recours contre les décisions d'adjudication dans le 

domaine de la loi fédérale du 16 décembre 1994 sur les marchés publics 

(LMP, RS 172.056.1 ; art. 29 let. a LMP en relation avec l'art. 27 al. 1 LMP). 

1.2 La procédure devant le Tribunal administratif fédéral est régie par la loi 

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, 

RS 172.021), pour autant que la LMP et la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) n'en disposent pas autrement 

(art. 26 al. 1 LMP et art. 37 LTAF). Selon l'art. 31 LMP, le grief de 

l'inopportunité ne peut être invoqué dans la procédure de recours. 

2.  

Le Tribunal administratif fédéral examine d'office et librement la recevabilité 

des recours qui lui sont soumis (cf. ATAF 2007/6 consid. 1 ; arrêt du TAF 

B-6177/2008 du 25 novembre 2008 consid. 2.1 non publié à 

l'ATAF 2008/61). 

2.1 La LMP s'applique uniquement aux marchés publics visés par l'Accord 

du 15 avril 1994 sur les marchés publics (AMP, RS 0.632.231.422). Un 

recours devant le Tribunal administratif fédéral n'est recevable que s'il est 

dirigé contre une décision prise conformément aux procédures 

d'adjudication prévues par la LMP (a contrario art. 2 al. 3 4e phrase LMP, 

voir aussi art. 39 de l'ordonnance du 11 décembre 1995 sur les marchés 

publics [OMP, RS 172.056.11] ; ATAF 2008/61 consid. 3.1, 2008/48 

consid. 2.1 et réf. cit.). 

Elle est applicable si l'entité adjudicatrice est soumise à la loi (art. 2 LMP), 

si le type de marché adjugé est visé par celle-ci (art. 5 LMP), si la valeur 

du marché public à adjuger atteint les seuils prescrits à l'art. 6 al. 1 LMP et, 

enfin, si le marché en cause ne tombe pas sous l'une des exceptions 

prévues à l'art. 3 LMP. 

2.1.1 Ainsi, en vertu de l'art. 2 al. 1 LMP, est notamment soumise à la loi, 

l'administration générale de la Confédération (let. a). En l'espèce, il n'est 

pas contesté que l'Office fédéral de l'armement (armasuisse) appartienne 

à l'administration générale de la Confédération (cf. arrêt du TAF 

B-7435/2010 du 15 décembre 2010 consid. 2.1.1), de sorte qu'il revêt la 

qualité d'adjudicateur au sens de l'art. 2 al. 1 let. a LMP. 

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2.1.2 Par marché de construction au sens de la LMP, on entend un contrat 

entre un adjudicateur et un soumissionnaire concernant la réalisation de 

travaux de construction de bâtiments ou de génie civil au sens du chiffre 51 

de la Classification centrale des produits (liste CPC) selon l'appendice 1, 

annexe 5, de l'AMP (art. 5 al. 1 let. c LMP). De même, en lien avec cette 

disposition, l'art. 3 al. 2 OMP renvoie à l'annexe 2 de ladite ordonnance qui 

indique les prestations considérées comme des travaux de construction. 

Par marché de fournitures au sens de la LMP, on entend un contrat entre 

un adjudicateur et un soumissionnaire concernant l'acquisition de biens 

mobiliers, notamment sous forme d'achat, de crédit-bail (leasing), de bail à 

loyer, de bail à ferme ou de location-vente (art. 5 al. 1 let. a LMP et 3 

al. 1 OMP, renvoyant à l'annexe 1 de ladite ordonnance qui indique les 

biens mobiliers considérés comme des fournitures. 

En l'occurrence, le pouvoir adjudicateur a qualifié le marché en cause de 

marché de constructions soumis à la LMP et à l'OMP. Ce marché pourrait 

en effet concerner des prestations entrant dans la catégorie des travaux 

de construction indiqués dans les deux annexes précitées, sous le numéro 

de référence 516 de la classification centrale des produits (CPC) , les 

chaudières ne devant pas être uniquement livrées, mais aussi installées et 

mises en fonction par les soumissionnaires (cf. notamment 

MARTIN BEYELER, Der Geltungsanspruch des Vergaberechts, 2012, 

n° 940-941, p. 482). 

Cela dit, ledit marché pourrait également constituer un marché de 

fournitures au sens des dispositions précitées, en particulier au regard du 

chiffre 42 de l'annexe 1 de l'OMP concernant le chapitre 84 du classement 

douanier (NCCD). Cette question peut toutefois demeurer indécise, dès 

lors que les valeurs seuils sont atteintes dans les deux types de marchés, 

comme il le sera vu au considérant suivant. 

2.1.3 Enfin, l'art. 6 LMP prévoit des seuils (hors TVA) au-delà desquels la 

loi est applicable si la valeur estimée du marché à adjuger les atteint. 

L'art. 1 let. a et c de l'ordonnance du DEFR du 23 novembre 2015 sur 

l'adaptation des valeurs seuils des marchés publics pour les années 2016 

et 2017 (RS 172.056.12) dispose que la LMP n'est applicable qu'aux 

marchés publics dont la valeur estimée dépasse 230'000.– francs pour les 

fournitures, respectivement 8'700'000.– francs pour les constructions. 

L'estimation préalable que le pouvoir adjudicateur fait de la valeur du 

marché est l'élément déterminant pour apprécier si le seuil fixé par la loi et 

B-3885/2016 

Page 12 

l'ordonnance est atteint (cf. arrêt du TAF B-985/2015 du 12 juillet 2015 

consid. 2.4 et réf. cit.). 

Si le présent marché porte sur des constructions, comme l'a retenu le 

pouvoir adjudicateur, il convient de relever ce qui suit. Un marché ne peut 

être subdivisé en vue d'éluder les dispositions de la LMP (art. 7 al. 1 LMP). 

Si un adjudicateur adjuge plusieurs marchés de construction pour la 

réalisation d’un ouvrage, leur valeur totale est déterminante. Le Conseil 

fédéral fixe la valeur de chacun des marchés de construction, qui sont dans 

tous les cas soumis aux dispositions de la LMP. Il détermine le pourcentage 

qu'ils doivent représenter dans l'ensemble de l'ouvrage (clause de minimis) 

(art. 7 al. 2 LMP). Edicté en exécution de cette disposition, l'art. 14 OMP - 

intitulé « clause de minimis » - prévoit que, lorsque l'adjudicateur adjuge 

plusieurs marchés de construction en rapport avec la réalisation d'un 

ouvrage dont la valeur totale atteint le seuil déterminant, il n'est pas tenu 

de les adjuger en se conformant aux dispositions de la loi, pour autant que 

les conditions suivantes soient remplies : la valeur de chacun de ces 

marchés est inférieure à deux millions de francs (let. a) ; et la somme des 

valeurs de ces marchés ne dépasse pas 20% de la valeur totale de 

l'ouvrage (let. b). En l'espèce, s'il n'a pas lui-même été décomposé en lots 

(cf. pt. 2.7 du document d'appel d'offres du 16 décembre 2015 publié sur 

Simap), le marché de travaux de construction adjugé par décision du 

1er juin 2016 fait partie de la réalisation - désignée sous le projet n° DNA-

A/3313 - d'un nouveau complexe des opérations et d'une centrale de 

chauffage à l'aérodrome de Payerne portant sur un montant de l'ordre de 

81'400'000.– francs, pour lequel le crédit d'engagement a été approuvé par 

un arrêté fédéral en 2014 (cf. ch. 2.1 du message sur l'immobilier du DDPS 

du 6 juin 2014 pour l'année 2014 [FF 2014 4751, en particulier 4755 ss] ; 

art. 1, 2 al. 1 et 4 de l'arrêté fédéral  du 4 décembre 2014 sur l'immobilier 

du DDPS pour l'année 2014 ainsi que l'annexe dudit arrêté 

[FF 2014 9487]). Dans son appel d'offres, le pouvoir adjudicateur n'a pas 

effectué d'estimation préalable de la valeur du marché visé, mais s'est 

référé au numéro de projet DNA-A/3313 précité. Par ailleurs, même s'il eût 

été autorisé de manière abstraite à soustraire le présent marché à la 

procédure de soumission en application de la clause de minimis, au regard 

de la fourchette des prix des offres reçues plafonnant à environ 

1'800’000.– francs (hors TVA), il a opté pour la soumission, conformément 

à sa liberté de décision à ce sujet (cf. ATAF 2009/18 consid. 2.4.2 et 

réf. cit.). Au demeurant, aucune contestation n'a été élevée par les parties 

sur ce point. Dans ces conditions, le seuil déterminant pour l'application de 

la LMP aux marchés de travaux de construction doit être considéré comme 

atteint. 

B-3885/2016 

Page 13 

A supposer qu'il s'agisse d'un marché de fournitures, la valeur des offres 

dépasse largement le seuil déterminant pour un tel type de marché, le 

montant le plus bas des trois offres évaluées se situant à environ 

1'600'000.– francs, de sorte que la LMP s'appliquerait également. 

2.1.4 Aucune des exceptions prévues par l'art. 3 al. 1 LMP n'est par ailleurs 

réalisée en l'espèce. 

2.1.5 Il ressort de ce qui précède que la LMP s'applique dans le cas 

présent. 

2.2  

2.2.1 La recourante, qui a pris part à la procédure devant le pouvoir 

adjudicateur, est spécialement atteinte par la décision entreprise et a un 

intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification. Classée 

au deuxième rang, elle a en effet de réelles chances d’obtenir le marché, 

à retenir son argumentation concernant la violation des principes de 

l’égalité de traitement entre soumissionnaires et de la transparence 

(cf. ATF 141 II 14 consid. 4 ; arrêt du TF 2C_203/2014 du 9 mai 2015 

consid. 2 ; arrêt du TAF B-3234/2016 du 24 août 2016 consid. 2.2). La 

qualité pour recourir doit dès lors lui être reconnue (art. 48 al. 1 let. a à c 

PA, auquel renvoie l'art. 26 al. 1 LMP). 

2.2.2 Les dispositions relatives à la représentation (art. 11 PA), au délai de 

recours (art. 30 LMP), à la forme et au contenu du mémoire de recours 

(art. 52 al. 1 PA), ainsi qu'au paiement de l'avance de frais (cf. art. 63 al. 4 

PA) sont en outre respectées. 

Le recours est ainsi recevable. 

3.  

A titre liminaire, il y a lieu de rappeler que le pouvoir adjudicateur a requis, 

par courrier recommandé du 17 août 2016, une seconde demande de 

prolongation de délai pour déposer sa réponse, soit un jour après le terme 

de la première prolongation de délai octroyée pour ce faire ; en effet, selon 

les résultats de la recherche dans le système "Track&Trace" de la Poste 

au sujet de l'envoi recommandé n° […], l'envoi a été déposé en date du 

17 août 2016, à 08h53. Relevant qu'au regard de l'art. 22 al. 2 PA, cette 

demande de prolongation de délai n'était pas recevable, le Tribunal 

administratif fédéral a nonobstant imparti un ultime délai jusqu'au 

7 septembre 2016 au pouvoir adjudicateur pour faire part de ses 

B-3885/2016 

Page 14 

déterminations consistant soit en une réponse soit en allégués tardifs, tout 

en l'invitant à démontrer que la seconde demande de prolongation avait 

été déposée, contre toute attente, jusqu'au 16 août 2016. Dans son 

courrier du 24 août 2016, le mandataire du pouvoir adjudicateur a exposé 

en substance qu'en dépit du fait que ledit courrier - muni du code 

d'identification pour le suivi par la poste et de la mention prioritaire - avait 

été déposé, le 16 août 2016, avant 18h00, au guichet des plis et envois 

déjà affranchis, la Poste ne l'avait pas traité avant sa fermeture.  

Indépendamment de la portée et de la validité des motifs avancés pour 

justifier le non-respect du délai lui ayant été fixé pour déposer sa réponse, 

l'écriture du pouvoir adjudicateur ne peut être écartée au seul motif de son 

éventuel dépôt tardif. L’art. 32 a. 2 PA prévoit en effet expressément que 

l'autorité peut prendre en considération les allégués tardifs d'une partie s'ils 

paraissent décisifs. Nonobstant la formulation potestative de cette 

disposition, il est généralement admis que l'autorité a l'obligation de 

prendre en considération les allégués et moyens de preuve tardifs d'une 

partie, pour autant que ceux-ci soient décisifs (cf. ATF 136 II 165 

consid. 4.2 et réf. cit. ; ATAF 2009/64 consid. 7.3 et 2009/9 consid. 3.3.1 et 

réf. cit.). Cela vaut également pour les allégués et arguments émanant du 

pouvoir adjudicateur dont la qualité sur cette question est similaire à celle 

d'une partie (cf. arrêt du TAF B-3837/2010 du 14 décembre 2011 

consid. 2.1 et réf. cit.). Il découle à cet égard de la maxime inquisitoire de 

l'art. 12 PA et de sa libre cognition en matière de constatation des faits 

(cf. art. 49 let. b PA) que le Tribunal administratif fédéral statue sur la base 

du dossier tel qu'il se présente au moment de l'arrêt sur recours (cf. ATAF 

2009/64 consid. 7.3, 2009/9 consid. 3.3.1 et 2012/21 consid. 5.1 et 

réf. cit.) ; pour le reste, il applique le droit d'office (cf. BERNHARD 

WALDMANN/JÜRG BICKEL, in : Bernhard Waldmann/Philippe Weissenberger 

[Ed.], Praxiskommentar zum Bundesgesetz über das 

Verwaltungsverfahren, ad art. 32 PA pt 15 p. 711).  

Il s’ensuit que même si un ultime délai n’avait pas été imparti au pouvoir 

adjudicateur, il devrait être tenu compte des allégués pertinents de son 

écriture du 6 septembre 2016 ; ceux-ci seront en conséquence pris en 

considération. 

4.  

La recourante fait valoir trois griefs principaux à l'encontre de l'évaluation 

du critère Z2, à savoir en substance : que l'arrondissement des notes au 

point entier, sans décimale, n'était pas prévu selon le dossier d'appel 

d'offres et qu'il est dès lors impossible de déterminer si la grille d'évaluation 

B-3885/2016 

Page 15 

du critère concerné a été adoptée avant le dépôt ou l'ouverture des offres ; 

que l'attribution de 15 points d'office à chaque soumissionnaire ne figurait 

pas non plus dans le dossier d'appel d'offres et que celle-ci a eu un impact 

inégal sur la notation ; que plusieurs fautes d'appréciation ont été 

commises lors de l'évaluation dudit critère - dont plus particulièrement en 

lien avec les sous-critères concernant le nombre de zones d'air de 

combustion à airs primaires et secondaires, la puissance des chaudières 

et l'épaisseur de l'isolation de la troisième chaudière - et que leur 

rectification justifie que des points supplémentaires soient portés à son 

compte et que des points soient retirés à l'adjudicataire. Elle invoque une 

violation des principes de l'égalité de traitement et de transparence en lien 

avec ces griefs. 

4.1 En dehors du cadre de l'art. 31 LMP, le Tribunal administratif fédéral 

bénéficie d'un plein pouvoir de cognition en matière de marchés publics. 

De même, si le pouvoir adjudicateur bénéficie d'un large pouvoir 

d'appréciation, au regard duquel le Tribunal administratif fédéral fait preuve 

de retenue dans son examen, il n'en demeure pas moins que ce pouvoir 

d'appréciation doit s'exercer dans le cadre des principes régissant la 

procédure en matière de marchés en publics - à l'instar de ceux de l'égalité 

de traitement et de transparence - dont le respect est alors pleinement 

examiné par ledit tribunal (cf. PETER GALLI et al., Praxis des öffentlichen 

Beschaffungsrechts, 3e éd., 2013, p. 707 s. n° 1388 à 1390 et réf. cit. ; 

MARC STEINER, in : Veröffentlichungen zum aargauischen Recht, vol. 51 : 

Der Weg zum Recht - Festschrift für Alfred Bühler, Leupold et al. (éd.), 

2008, p. 410 s. pt. 6 et réf. cit. ; B-3234/2016 précité consid. 5.2). 

S'agissant du principe de l'égalité de traitement ou de non-discrimination 

ancré à l'art. 8 al. 1 LMP, le pouvoir adjudicateur ne doit favoriser aucun 

soumissionnaire (ATAF 2016/19 consid. 6.1) ; la violation de ce principe 

pouvant conduire à l'annulation de la décision attaquée, le Tribunal 

administratif fédéral qui applique le droit d'office est habilité à en examiner 

pleinement le respect par le pouvoir adjudicateur lors de la passation du 

marché en cause (cf. B-3234/2016 précité consid. 5.2). Ledit principe doit 

notamment être respecté lors de la correction de certaines erreurs figurant 

dans l'offre d'un soumissionnaire (cf. arrêts du TAF B-3084/2016 du 5 avril 

2017 consid. 4.1 et B-2599/2016 du 17 août 2016 consid. 4.1 et réf. cit., 

dont ATAF 2007/13 consid. 6.2), comme le concrétise l'art. 25 al. 1 OMP. 

Selon le principe de transparence, les soumissionnaires - voire 

ultérieurement les autorités de recours - doivent être en mesure de 

s'assurer du respect effectif des règles posées initialement afin de régir la 

procédure d'adjudication ; il permet ainsi de contrôler l'impartialité de cette 

dernière (cf. ETIENNE POLTIER, Droit des marchés publics, 2014, p. 160 à 

B-3885/2016 

Page 16 

163, n° 255 ss, en particulier n° 255 et 264 ; PETER GALLI et al., op. cit., 

p. 439 n° 979). Ce principe est en particulier mis en œuvre par l'art. 25 

al. 2 OMP, qui impose à l'adjudicateur de garder une trace permettant de 

reconstituer la chronologie et la teneur d'une rectification, s'il prend contact 

pour ce faire avec un soumissionnaire. Pour les mêmes raisons, le Tribunal 

administratif fédéral est également légitimé à en examiner pleinement le 

respect par le pouvoir adjudicateur. 

4.2 S'agissant de l'arrondissement des notes au point entier, il ressort des 

documents d'appel d'offre - en particulier du chiffre 3.2 de la page 7 du 

document intitulé "KBOB n° 8 - Dispositions sur la procédure d'adjudication 

des marchés de construction"- que : 

"Chaque critère est noté sur une échelle de 0 à 5. Les demi-points sont admis. La 

note attribuée à chaque critère est ensuite multipliée par le coefficient de 

pondération. Le marché est adjugé au soumissionnaire ayant présenté l'offre qui 

obtient le plus grand nombre de points." 

Au regard de la formulation potestative adoptée en vue de régler l'usage 

des demi-points dans la notation des critères d'adjudication, il convient de 

considérer à l'instar du pouvoir adjudicateur qu'aucune obligation ne 

s'imposait à lui sur cette question, mais que le choix lui revenait. Partant, 

l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, sans décimale, en 

raison de contraintes liées au fichier informatique utilisé pour la préparation 

de l'appel d'offres n'est en soi pas contestable. 

Mal fondé, ce grief doit ainsi être rejeté. 

4.3  

4.3.1 En ce qui concerne l'attribution de 15 points de base pour le 

critère Z2 à chaque soumissionnaire, la recourante fait valoir en substance 

que celle-ci a eu une influence défavorable sur le classement de son offre, 

dès lors qu'elle se serait vu adjuger le marché, si le critère Z2 avait été 

évalué sans cet ajout systématique de points. Elle expose en effet que, 

sans ces 15 points de base, son offre aurait obtenu la même notation pour 

ce critère (53 points [au lieu de 68 points] /20 = 2.65 [au lieu de 3.4] = 3 

[compte tenu de l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, sans 

décimale] * 35% [critère de pondération] = 105 points), mais que celle de 

l'adjudicataire aurait recueilli moins de points (78 points [au lieu de 

93 points] /20 = 3.9 [au lieu de 4.65] = 4 [au lieu de 5, compte tenu de 

l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, sans décimale] * 35% 

[critère de pondération] = 140 points [au lieu de 175 points]), ce qui aurait 

B-3885/2016 

Page 17 

supprimé 35 points à l'adjudicataire et l'aurait placée en deuxième position 

(462 points actuels - 35 = 427 points totaux < 430 points totaux de la 

recourante). Par ailleurs, elle argue qu'en additionnant les points 

maximaux obtenus par elle-même ou par l'adjudicataire pour chaque sous-

critère, elle n'obtient pas un nombre maximal de 85 points, comme prévu 

par le pouvoir adjudicateur, mais un nombre maximal de 94 points, l'écart 

à couvrir pour atteindre les 100 points prévus par les documents d'appel 

d'offres n'étant dès lors, pas de 15 points, mais de 6 points ; elle souligne 

que, si l'ajout systématique n'avait été que de 6 points, elle aurait 

également emporté le marché. Enfin, elle relève qu'il n'est pas clair si cette 

attribution a été décidée avant ou après l'ouverture des offres, de sorte 

qu'une violation du principe de transparence ne peut être exclue. 

4.3.2 Dans ses écritures, le pouvoir adjudicateur soutient que la recourante 

se méprend lorsqu'elle calcule la note des soumissionnaires pour le 

critère Z2 sans tenir compte des 15 points, mais en continuant à diviser par 

20 le nombre de points obtenus par ceux-ci pour ce critère. Il précise ainsi 

que, sans l'attribution des 15 points de base, le nombre de points maximal 

pour ledit critère est de 85, non de 100, et que, dans ce cas, il doit être 

divisé par 17, non par 20, pour déterminer la note, l'échelle de notation 

étant la suivante : 85 points = 5 ; 68 points = 4 ; 51 points = 3 ; 34 points = 

2 ; 17 points = 1. Par ailleurs, il réaffirme que les simulations de répartition 

des points effectuées, au préalable, par le collaborateur de A._______ ont 

démontré qu'il était improbable d'atteindre les 100 points prévus par l'appel 

d'offres, un maximum de 85 points étant plutôt plausible. Il souligne qu'en 

vue de parvenir à ces 100 points ainsi que d'éviter que les futurs 

soumissionnaires ne se retrouvent avec des notes insuffisantes par le jeu 

de l'échelle de points, le choix a été fait d'ajouter 15 points de base dans 

la grille d'évaluation. Enfin, il indique que la recourante additionne à tort le 

nombre maximum de points obtenus par elle ou l'adjudicataire pour chaque 

sous-critère en vue de recalculer le nombre total de points attribuables 

selon la grille d'évaluation du critère Z2. 

4.3.3 Lors de l'audience du 1er juin 2017, le pouvoir adjudicateur a expliqué 

qu'après s'être rendu compte qu'il n'arriverait pas aux 100 points prévus 

par l'appel d'offres dans le cadre de l'établissement de la grille d'évaluation 

du critère Z2, le collaborateur de A._______ a décidé d'ajouter 15 points à 

tous les soumissionnaires afin de les atteindre. Il a indiqué, par 

extrapolation, que si ce collaborateur était arrivé à attribuer 110 points dans 

le cadre de l'établissement de ladite grille, il aurait probablement enlevé 

10 points à chaque soumissionnaire pour parvenir à ces mêmes 100 points 

(cf. procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, § 1 p. 12). En 

B-3885/2016 

Page 18 

outre, il a exposé en substance que, si l'on ne devait pas tenir compte des 

15 points de base, il faudrait effectuer la notation sur 85 points maximaux 

et non plus sur 100 points, de sorte que cela ne changerait strictement rien 

au résultat (cf. procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, § 3 

p. 14). Pour sa part, le collaborateur de A._______ a précisé qu'il était 

techniquement impossible, selon ses premières estimations, d'atteindre les 

100 points fixés dans l'appel d'offres, respectivement d'obtenir plus de 

85 points, et qu'il aurait dû évaluer, pour ce faire, un plus grand nombre de 

sous-critères (cf. procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, 

audition de témoin, § 9 à 12 p. 4). 

4.3.4 Cela étant, selon la grille d'évaluation telle qu'établie et remplie par 

le collaborateur de A._______ (pièce 105), il appert effectivement qu'en 

additionnant de manière abstraite le nombre maximal de points obtenus 

soit par la recourante, soit par l'adjudicataire, pour chaque sous-critère, le 

total de points atteignable pour le critère Z2 est de 94 et non de 85. De 

même, en tenant compte au surplus du nombre de points obtenus par le 

troisième soumissionnaire pour chaque sous-critère, le total de points 

atteignable pour ledit critère se monte à 107. Aucun élément n'indique ainsi 

à première vue que la grille d'évaluation concernée ne permette pas un 

total de 100 points. Si ces considérations sont contestées par le pouvoir 

adjudicateur comme par ledit collaborateur, qui indique qu'un plus grand 

nombre de sous-critères aurait été nécessaire pour atteindre ce total, force 

est de relever que ni l'un ni l'autre n'ont été en mesure d'avancer un début 

d'explication quant à cette démonstration (cf. notamment procès-verbal de 

la séance d'instruction du 1er juin 2017, audition de témoin, § 1 à 3 et 8 à 

10 p. 5 ainsi que § 2 à 4 p. 6). 

La recourante a ainsi établi qu'il était possible d'atteindre plus de 85 points 

avec le nombre de sous-critères retenus par ledit collaborateur ; il suit de 

là que l'argument du pouvoir adjudicateur selon lequel il importe peu que 

l'on tienne compte ou non des 15 points attribués à chaque 

soumissionnaire pour la notation du critère Z2 - les notes obtenues par la 

recourante et par l'adjudicataire étant identiques, que l'on tienne compte 

d'un total de 100 ou de 85 - ne saurait être suivi. Au contraire, rien 

n'explique pourquoi il s'impose de retenir que seuls 85 points pouvaient 

être atteints pour le critère Z2 en lieu et place des 100 points initialement 

prévus par les documents d'appel d'offres. Dans ces conditions, force est 

de constater que l'attribution de 15 points de base a clairement eu une 

influence sur la notation dudit critère, ce d'autant que l'emploi exclusif de 

notes arrondies au point entier, sans décimale, a encore amplifié l'écart 

B-3885/2016 

Page 19 

dans la notation des offres de l'adjudicataire et de la recourante, comme 

cette dernière l'a également démontré (cf. consid. 4.3.1).  

4.3.5 L'attribution des 15 points de base pour le critère Z2 ayant ainsi 

influencé l'évaluation des offres, la question qui se pose à présent est celle 

de savoir à quel moment celle-ci a été arrêtée. 

En l'espèce, si aucun indice au dossier ne permet de retenir que ladite 

attribution n'a pas été décidée avant l'ouverture des offres, aucun ne 

permet non plus d'attester de manière sûre que tel a été le cas. Le courriel 

de A._______ adressé, le 18 août 2015, à Z._______ et au pouvoir 

adjudicateur (pièce 102) ainsi que le courriel de ce dernier adressé, le 

20 août 2015, à celle-ci (pièce 103) démontrent que les démarches en vue 

de l'élaboration de la grille d'évaluation du critère Z2 sur la base de la liste 

standard de A._______ ont déjà été entreprises durant l'été 2015, ce qui 

confirme les propos du pouvoir adjudicateur selon lesquels cette grille a 

été préparée en automne 2015. Le contenu de ces documents n'est 

cependant pas encore propre à répondre à la question de savoir à quel 

moment l'attribution de 15 points de base à chaque soumissionnaire pour 

le critère Z2 a été arrêtée. 

Lors de l'audience du 1er juin 2017, le collaborateur de A._______ chargé 

d'établir la grille d'évaluation du critère Z2 ainsi que le pouvoir adjudicateur 

ont été entendus à ce sujet. S'agissant dudit collaborateur, il a attesté avoir 

décidé, avant le dépôt des offres, de donner lesdits points (cf. § 1 à 6 p. 1 

à 6 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, audition 

de témoin). Cela étant, il ressort des déclarations du pouvoir adjudicateur 

- à savoir de l'un des collaborateurs ayant participé à l'évaluation des offres 

(cf. procès-verbaux d'audition de la recourante et de l'adjudicataire du 

26 février 2016 [pièce 8] ainsi que proposition d'adjudication signée par 

celui-ci en date du 4 avril 2016 [pièce 6]) - que le collaborateur concerné 

l'a informé de sa décision d'attribuer les 15 points litigieux et des raisons 

de cette attribution au même moment où il lui a transmis la grille 

d'évaluation du critère Z2 (cf. § 6 à 9 de la page 9 du procès-verbal de la 

séance d'instruction du 1er juin 2017). Or, selon ces mêmes déclarations, 

ledit moment se situerait tantôt avant le dépouillement des offres (cf. § 10 

et 11 de la page 9 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 

2017), tantôt après celui-ci, mais avant la proposition d'adjudication (cf. § 5 

à 10 de la page 13 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 

2017). 

B-3885/2016 

Page 20 

En l'espèce, aucun procès-verbal ou notice attestant le moment exact de 

l'arrêt des 15 points de base dans la grille d'évaluation du critère Z2 ne 

figure au dossier, seule la parole du collaborateur de A._______ étant 

appelée à faire foi sur cette question. Or, le décalage entre le moment où 

ce collaborateur atteste avoir pris la décision d'attribuer les points visés - 

soit avant le dépôt des offres - et celui où le pouvoir adjudicateur affirme 

en avoir pris connaissance pour la première fois - à savoir, avant le 

dépouillement des offres ou après le dépouillement des offres, mais avant 

la proposition d'adjudication - dénote un manque de coordination avec ledit 

collaborateur en vue de s'assurer que la procédure se déroule selon les 

règles. Si le pouvoir adjudicateur a certes délégué la tâche d'établir la grille 

d'évaluation du critère Z2, il n'en porte pas moins la responsabilité au final. 

Or, l'un de ses collaborateurs ignore potentiellement ce qui s'est passé sur 

cette question entre le dépouillement des offres et la proposition 

d'adjudication, en dépit du fait qu'il a lui-même participé à l'évaluation des 

offres (cf. procès-verbaux d'audition de la recourante et de l'adjudicataire 

du 26 février 2016 [pièce 8] et proposition d'adjudication signée, les 

31 mars et 4 avril 2016, sous rubrique "prise de proposition" [pièce 6]).  

4.3.6 Il suit de l'ensemble de ce qui précède que l'attribution de 15 points 

de base à l'ensemble des soumissionnaires, laquelle a conduit à 

l'adjudication du marché à l'adjudicataire plutôt qu'à la recourante 

(consid. 4.3.4), souffre d'un défaut de transparence. 

4.4  

4.4.1 Par ailleurs, s'agissant des fautes d'appréciation reprochées au 

pouvoir adjudicateur dans l'évaluation du critère Z2, il convient de traiter 

d'abord le grief relatif au sous-critère portant sur la puissance des trois 

chaudières. A ce propos, la recourante se plaint pour l'essentiel du fait que 

l'adjudicataire a proposé des chaudières plus puissantes et plus lourdes 

(600, 860 et 2000kW), fournissant un rendement de 60% et la puissance 

minimale requise, par rapport à ce que ce que prévoyaient les critères fixés 

dans l'appel d'offres (400, 800 et 1600 kW), de sorte que ladite offre a 

recueilli des points injustifiés.   

Les soumissionnaires peuvent en principe s'attendre à ce que le pouvoir 

adjudicateur interprète les critères d'aptitude et d'adjudication selon leur 

sens commun. S'il n'entend pas leur donner une telle interprétation, les 

critères concernés devront être en conséquence définis de manière aussi 

détaillée que possible dans les documents d'appel d'offres afin que les 

soumissionnaires puissent connaître les exigences que leur offre doit 

B-3885/2016 

Page 21 

satisfaire (cf. ATAF 2011/58 consid. 13.2.1). Les critères d'adjudication et 

d'aptitude doivent ainsi être interprétés au regard du principe de la 

confiance ; la volonté subjective du pouvoir adjudicateur importe peu 

(cf. ATF 141 II 14 consid. 7.1 ; arrêt du TF 2C_1101/2012 du 24 janvier 

2013 consid. 2.4.1). Les mêmes principes valent pour les spécifications 

techniques (art. 12 LMP) que doivent satisfaire les offres (cf. arrêt du TAF 

B-4958/2013 consid. 2.6 ; décision incidente du TAF B-7753/2016 du 

1er février 2017 consid. 4.3 à 4.5, destinée à la publication). 

En l'espèce, le pouvoir adjudicateur a fixé la puissance nominale requise 

des trois chaudières à proposer à 400 kW, 800 kW et 1600 kW, sous 

chiffre 2.1 du document d'appel d'offres intitulé "Appel d'offre standard 

Chaudière à bois" (p. 4). Il a également indiqué, sous ce même chiffre, que 

la puissance "minimale" des chaudières requises sur une durée de 

24 heures devait être de 120 kW, 240 kW et 480 kW. Si le pouvoir 

adjudicateur a indiqué la puissance nominale que devait atteindre chacune 

des chaudières, il n'apparaît pas qu'il ait fixé le plafond de cette puissance, 

mais plutôt sa valeur minimale sur une durée de 24 heures. A cet égard, la 

recourante a proposé des valeurs satisfaisant à cette dernière limite en 

proposant des chaudières de puissances minimales de 135 kW, 270 kW et 

480 kW, à l'instar de l'adjudicataire qui a présenté des chaudières de 

puissances minimales de 180 kW, 258 kW et 600 kW. Par ailleurs, si elle 

reproche au pouvoir adjudicateur d'avoir accordé des points injustifiés à 

l'adjudicataire en tenant compte de valeurs liées à des chaudières 

dépassant la puissance nominale indiquée dans les documents d'appel 

d'offres, la recourante perd de vue que les première et deuxième 

chaudières qu'elle a elle-même présentées dépassent également ladite 

puissance et que, ce faisant, elle n'a pu qu'interpréter celle-ci comme une 

spécification technique minimale. Dans ces conditions, sa critique est 

infondée. 

4.4.2  

4.4.2.1 S'agissant ensuite du grief portant sur le sous-critère du nombre de 

zones d'air de combustion à airs primaires et secondaires, la recourante 

se prévaut, pour rappel, que la faute du pouvoir adjudicateur découle d'une 

erreur d'écriture manifeste qu'elle a commise en pages 15, 25 et 35 du 

document intitulé "Appel d'offre standard Chaudière à bois", sous chiffre 3 

"Série de prix", lors de la transcription de ses données dans ledit document, 

en indiquant que les trois chaudières proposées ne comportent chacune 

qu'une seule zone d'air de combustion à air primaire et une seule zone d'air 

de combustion à air secondaire, alors qu'elles comptent en réalité deux de 

B-3885/2016 

Page 22 

chacune de ces zones. Elle ajoute que son erreur est sans conséquence 

sur le prix proposé dans la série de prix, de sorte que les experts du pouvoir 

adjudicateur ayant évalué son offre auraient dû la déceler et la rectifier, ce 

d'autant plus que le nombre des zones d'air de combustion des chaudières 

est correctement indiqué en pages 17, 23 et 28 de son offre de détail et 

correspond à son catalogue. Elle invoque que la rectification de l'évaluation 

de ce sous-critère justifie que six points supplémentaires soient portés à 

son compte. Dans ses écritures, le pouvoir adjudicateur a souligné, sans 

plus de précisions, qu'il s'était fondé sur les données fournies dans les 

offres en vue d'évaluer ces dernières. 

4.4.2.2 Lors de l'audience du 1er juin 2017, le pouvoir adjudicateur a 

exposé que le collaborateur de A._______ chargé d'établir la grille 

d'évaluation du critère Z2 avait uniquement apprécié les offres et que, pour 

sa part, il avait ensuite obtenu le résultat de cette appréciation (cf. § 6 p. 15 

et § 1 à 3 p. 16 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 

2017). Quant audit collaborateur, il a expliqué n'avoir tenu compte que des 

documents d'appel d'offres préétablis et à remplir par les soumissionnaires 

- en l'occurrence le document intitulé "Appel d'offre standard Chaudière à 

bois" -, et du contenu des procès-verbaux d'audition de la recourante et de 

l'adjudicataire du 26 février 2016, à l'exclusion des annexes produites par 

ces dernières à l'appui de leurs offres, attestant avoir procédé de la même 

manière pour la recourante et pour l'adjudicataire (cf. § 7 et 8 p. 7, § 1 et 4 

p. 8 ainsi que § 5 p. 9 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 

2017, audition de témoin). De même, interrogé sur les raisons pour 

lesquelles il avait reporté deux zones d'air de combustion à air primaire et 

deux zones d'air de combustion à air secondaire dans la grille d'évaluation 

du critère technique pour la troisième chaudière de l'adjudicataire, alors 

que celle-ci n'en a indiqué aucune, il a répondu - après avoir pu consulter 

les pièces en question -  ne pas savoir exactement ce qu'il avait fait, 

n'excluant pas s'être trompé ou avoir pris contact par téléphone avec 

l'adjudicataire et relevant en substance qu'en cas de doute, il conviendrait 

d'enlever les points attribués à tort (cf. § 5 p. 7, § 2, 5 à 7 p. 8 ainsi que § 3 

à 9 p. 9 du procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, 

audition de témoin). Enfin, il a attesté avoir déjà vu des offres présentant 

des chaudières qui ne comportaient qu'une seule zone d'air de combustion 

d'air(s) primaire et/ou secondaire (cf. § 12 p. 9 et § 1 à 3 p. 10 du procès-

verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, audition de témoin). 

4.4.2.3 Le pouvoir adjudicateur a encore souligné durant ladite audition 

d'instruction que le fait d'enlever un point était une chose, mais que d'en 

ajouter six à un autre soumissionnaire en était une autre (cf. § 10 p. 9 du 

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Page 23 

procès-verbal de la séance d'instruction du 1er juin 2017, audition de 

témoin). De même, il relève dans ses ultimes remarques du 19 juin 2017 

qu'il y a lieu de distinguer la situation de l'adjudicataire de celle de la 

recourante en ce qui concerne le type de faute commise dans l'évaluation 

du sous-critère du nombre de zones d'air de combustion à airs primaire et 

secondaire. Il précise ainsi que, s'agissant de la première, l'absence 

d'indication pour la troisième chaudière ne pouvait que découler d'une 

lacune manifeste, l'adjudicataire ayant à chaque fois inscrit deux zones 

précitées pour la première et la deuxième chaudière ; il expose que le 

complètement de cette lacune était admissible et conforme au principe de 

l'intangibilité des offres - se référant à ce propos à l'ATF 141 II 353 

consid. 8.2 -, dès lors qu'il n'induisait pas une modification du classement 

au regard de la faible incidence qu'il entraînait sur le nombre de points. Il 

argue que l'indication erronée de la recourante pour ses trois chaudières 

ne constituait pas une lacune évidente, le collaborateur de A._______ 

ayant affirmé lors de l'audition du 1er juin 2017 qu'il existait des chaudières 

ne présentant qu'une seule zone d'air de combustion d'air(s) primaire et/ou 

secondaire. Il ajoute qu'à la différence de celle de l'offre de l'adjudicataire, 

une modification de l'offre de la recourante en ce qui concerne les trois 

chaudières aurait porté atteinte audit principe, puisqu'elle aurait modifié le 

classement. 

4.4.2.4 Dans ce contexte, il peut être constaté que le complètement des 

données pour la troisième chaudière de l'adjudicataire a eu pour 

conséquence d'octroyer en réalité trois points supplémentaires à celle-ci, 

à savoir non seulement deux points de plus pour les sous-critères du 

nombre de zones d'air de combustion à airs primaire et secondaire, mais 

également un point de plus pour le sous-critère du nombre de ventilateurs 

d'air secondaire. Si les données pour la troisième chaudière de 

l'adjudicataire ont été complétées de la même manière pour le sous-critère 

du nombre de ventilateurs d'air primaire, aucun point supplémentaire n'a 

cependant été attribué à cette dernière. En outre, il faut retenir que ce 

complètement n'est ni documenté dans le dossier d'appel d'offres, 

contrairement au principe de transparence et à l'art. 25 al. 2 de l'OMP qui 

le concrétise, ni clairement justifié par le collaborateur concerné lors de 

l'audience du 1er juin 2017, de sorte qu'il est impossible de s'assurer que 

le principe de l'égalité de traitement a été respecté (cf. consid. 4.1). 

4.4.2.5 Cela étant, la modification des données pour la troisième chaudière 

de l'adjudicataire en lien avec les sous-critères précités ne constitue pas la 

seule irrégularité dans l'évaluation de l'offre de cette dernière, comme il le 

sera démontré ci-dessous. 

B-3885/2016 

Page 24 

4.4.3 Ainsi, s'agissant du sous-critère de l'épaisseur de l'isolation - soit de 

"Dämmstärke" -, la recourante allègue que le pouvoir adjudicateur a 

reconnu lors de la séance d'information du 7 juin 2016 qu'elle devait obtenir 

un point en plus pour la troisième chaudière. Après avoir admis, dans son 

principe, le point réclamé par la recourante, le pouvoir adjudicateur 

explique que celui-ci ne doit en réalité pas lui être attribué, son offre étant 

moins bonne que celles de l'un et/ou de l'autre soumissionnaire, et ajoute 

qu'un point doit lui être retiré pour la même raison en ce qui concerne la 

première chaudière. Il ressort de la grille d'évaluation du critère Z2 que 

l'offre de l'adjudicataire présente une épaisseur d'isolation plus importante 

pour les première et troisième chaudières, mais contient une épaisseur 

d'isolation égale à celle de la recourante pour la deuxième chaudière. En 

outre, l'offre du troisième soumissionnaire affiche une valeur constante 

pour les trois chaudières. Or, si l'adjudicataire et ce dernier ont reçu chacun 

un point pour les première et troisième chaudières, l'adjudicataire a encore 

reçu un point pour la deuxième chaudière, alors que l'épaisseur de 

l'isolation de sa chaudière est identique à celle de la recourante et que le 

troisième soumissionnaire n'a reçu aucun point. Dans ces conditions, s'il y 

a lieu de retirer les deux points obtenus par la recourante pour les deux 

premières chaudières, comme le défend le pouvoir adjudicateur, il appert 

qu'un point devrait aussi être enlevé à l'adjudicataire pour la deuxième 

chaudière. Ce point constituerait ainsi un quatrième point à retirer à l'offre 

de celle-ci (cf. consid. 4.4.2.4). 

4.4.4 Pour le reste, les réponses apportées par le pouvoir adjudicateur, en 

page 3 de sa détermination du 6 février 2017 et dans sa lettre 

complémentaire du 23 février 2017, en ce qui concerne les autres griefs de 

la recourante portant sur l'appréciation des sous-critères "Anzahl Züge im 

Feuerraum", "Rostkühlung mit Wasser", "Rostkühlung mit Luft", 

"Wechselbrandtüre" peuvent être suivies au regard de la grille d'évaluation 

du critère Z2 et des données des offres. Il n'en demeure pas moins que, si 

la recourante devait se voir retirer encore deux points au total 

(cf. consid. 4.4.3) - le point à lui attribuer en plus pour le sous-critère 

"Rostkühlung mit Luft" compensant, au surplus, le point à lui enlever pour 

le sous-critère "Anzahl Züge im Feuerraum" -, l'adjudicataire perdrait pour 

sa part quatre points au final (cf. consid. 4.4.2.4 et 4.4.3).  

Il s'ensuit que, même si l'attribution de 15 points de base devait être 

retenue (cf. consid. 4.3.6), le retrait de deux points supplémentaires à la 

recourante n'aurait aucune incidence sur le nombre de points total obtenu, 

après pondération, pour le critère Z2, comme le reconnaît lui-même le 

pouvoir adjudicateur (66 [au lieu de 68 points] /20 = 3.3 [au lieu de 3.4] = 3 

B-3885/2016 

Page 25 

[compte tenu de l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, sans 

décimale] * 35% [critère de pondération] = 105 points). Il n'en irait 

cependant pas de même pour l'adjudicataire, le retrait de quatre points 

ayant une influence significative sur sa note et le nombre de points obtenus 

après pondération pour le critère Z2 (89 [au lieu de 93 points] /20 = 4.45 

[au lieu de 4.65] = 4 [au lieu de 5, compte tenu de l'emploi exclusif de notes 

arrondies au point entier, sans décimale] * 35% [critère de pondération] = 

140 points, au lieu de 175 points. 

4.5 En conclusion, force est de retenir que les modifications apportées à 

l'offre de l'adjudicataire en ce qui concerne les sous-critères du nombre de 

zones d'air à combustion d'airs primaire et secondaire, du nombre de 

ventilateurs d'air secondaire ainsi que l'erreur de notation concernant 

l'épaisseur de l'isolation ont eu une influence décisive sur le sort de 

l'adjudication. Un simple retrait de 4 points sur les 93 points attribués à 

l'offre de l'adjudicataire pour le critère Z2 diminuerait en effet de 35 le 

nombre total de points réalisés par celle-ci et la ferait passer en deuxième 

position dans le classement des offres (462 points actuels de 

l'adjudicataire - 35 points = 427 points, ce qui est inférieur de 3 points aux 

430 points réalisés par l'offre de la recourante). De même, on ne saurait 

exclure, en l'absence de documentation appropriée sur les corrections 

apportées par le collaborateur de A._______ à l'offre de l'adjudicataire, que 

l'évaluation technique des offres consacre une violation du principe de 

l'égalité de traitement (cf. consid. 4.1). Par ailleurs, l'attribution de 15 points 

de base à l'ensemble des soumissionnaires pour l'évaluation du critère Z2 

n'est pas conforme au principe de transparence (cf. consid. 4.3.6), alors 

même qu'elle conduit à l'adjudication du marché à l'adjudicataire, en raison 

là encore de l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, sans 

décimale ; une violation du principe de l'égalité de traitement n'est partant 

pas non plus exclue. Dans ces conditions, il n'est plus envisageable 

d'entériner la note de 5 attribuée à l'offre de l'adjudicataire pour le 

critère Z2, de sorte qu'il n'est plus possible non plus de confirmer la 

décision d'adjudication, la modification de cette note influençant 

directement le résultat de cette dernière (cf. consid. 4.3.1 et 4.4.2.4). 

5.  

Il suit de ce qui précède que le recours doit être admis et la décision 

d'adjudication du 1er juin 2016 annulée. 

6.  

Aux termes de l'art. 32 al. 1 LMP, le Tribunal administratif fédéral statue ou 

renvoie l'affaire à l'adjudicateur avec des instructions impératives. Toute 

B-3885/2016 

Page 26 

adjudication directe d'un marché par l'autorité de recours est exclue, 

lorsque des questions pour lesquelles l'adjudicateur dispose d'un pouvoir 

d'appréciation demeurent ouvertes (cf. arrêts du TAF B-998/2014 du 

8 juillet 2016 consid. 6 et B-3797/2015 du 13 avril 2016 consid. 7.2 ainsi 

que réf. cit.). 

6.1 Dans le cas présent, le Tribunal administratif n'est pas en état de 

décider de l'adjudication en question, sans préjuger d'éléments relevant du 

pouvoir d'appréciation de l'adjudicateur. Il appartient en effet à ce dernier 

de procéder à une nouvelle évaluation des offres des trois 

soumissionnaires (cf. ATF 141 II 14 consid. 4.7) en ce qui concerne le 

critère Z2, en s'assurant du respect des principes de transparence et 

d'égalité de traitement. Au demeurant, sans qu'il soit nécessaire en l'état 

de se prononcer plus avant sur cette question, il sied de rendre le pouvoir 

adjudicateur attentif au fait que le système d'évaluation actuel du 

critère Z2, en lien avec l'emploi exclusif de notes arrondies au point entier, 

sans décimale, peut avoir pour effet d'augmenter l'importance du critère 

technique par rapport à celle du critère du prix - pour lequel les notes sont 

données à la décimale près -, en dépit du fait que ces deux critères ont une 

pondération équivalente selon les documents d'appel d'offres (35%). En 

effet, une différence dans le nombre de points attribués pour le critère Z2 

a plus d'impact en l'état sur le classement des offres que ne l'a une telle 

différence pour le critère du prix. L'éventuelle introduction de demi-points 

et/ou d'un pourcentage correctif linéaire - en lieu et place de l'ajout 

systématique de 15 points de base à chaque soumissionnaire - pourrait 

atténuer, voire annihiler, une éventuelle disproportion entre ces deux 

critères d'adjudication. 

6.2 Pour le reste, dans le cadre du renvoi de l'affaire au pouvoir 

adjudicateur pour nouvelle décision, il peut être précisé que le grief de la 

recourante en lien avec le critère Z5 doit être rejeté. En effet, parmi les huit 

références fournies par l'adjudicataire (cf. onglet 8 du dossier d'offre de 

l'adjudicataire), trois d'entre elles au moins, dont l'exécution remonte à 

moins de cinq ans, présentent des projets comparables à celui pour lequel 

l'appel d'offres a été lancé - au regard du type et de l'envergure des 

marchés concernés ainsi que de la puissance des chaudières indiquée -, 

de sorte que rien ne permet de remettre en cause l'appréciation du pouvoir 

adjudicateur, compte tenu des exigences à remplir sur ce point selon la 

description du critère Z5 dans les documents d'appel d'offre. Enfin, 

l'argument portant sur les éventuels problèmes de solvabilité d'un 

fournisseur de l'adjudicataire relève de l'exécution du marché adjugé et, 

partant, est étranger à l'objet de la présente procédure de recours visant à 

B-3885/2016 

Page 27 

déterminer si c'est à tort ou à raison que le pouvoir adjudicateur a adjugé 

le marché à l'adjudicataire au terme de l'évaluation des offres qui lui ont 

été présentées ; cet argument n'est dès lors pas recevable en l'espèce. 

7.  

Les frais de procédure, comprenant l'émolument judiciaire et les débours, 

sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 63 al. 1, 1ère phrase PA 

et art. 1 al. 1 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, 

RS 173.320.2]). Aucun frais de procédure n'est mis à la charge des 

autorités inférieures (art. 63 al. 2 PA). L'émolument judiciaire est calculé en 

fonction de la valeur litigieuse, de l'ampleur et de la difficulté de la cause, 

de la façon de procéder des parties et de leur situation financière (art. 2 

al. 1 et 4 FITAF). Selon la pratique, la partie bénéficiant d’un renvoi à 

l'autorité inférieure et pouvant encore obtenir une pleine admission de ses 

conclusions est réputée, sous l'angle de la fixation des frais de procédure 

et des dépens, obtenir entièrement gain de cause (cf. arrêt du 

TF 2C_846/2013 du 28 avril 2014 consid. 3.2). 

Vu l'issue de la procédure, il n'y a pas lieu de percevoir de frais de 

procédure. L'avance sur les frais de 5'600.– francs versée par la 

recourante, le 11 juillet 2016, lui sera restituée dès l'entrée en force du 

présent arrêt. 

8.  

L'autorité de recours peut allouer, d'office ou sur requête, à la partie ayant 

obtenu entièrement gain de cause une indemnité pour les frais 

indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés (art. 64 

al. 1 PA en relation avec l'art. 7 al. 1 FITAF). Les dépens comprennent les 

frais de représentation et les éventuels autres frais nécessaires de la partie 

(art. 8 FITAF). Les frais de représentation comprennent notamment les 

honoraires d'avocat (art. 9 al. 1 let. a FITAF), lesquels sont calculés en 

fonction du temps nécessaire à la défense de la partie représentée (art. 10 

al. 1 FITAF) ; le tarif horaire des avocats est de 200.– francs au moins et 

de 400.– francs au plus (art. 10 al. 2 FITAF). Les parties qui ont droit aux 

dépens doivent faire parvenir au tribunal, avant le prononcé de la décision, 

un décompte de leurs prestations ; à défaut, le tribunal fixe l'indemnité sur 

la base du dossier (art. 14 FITAF). 

En l'occurrence, la recourante a droit à des dépens, dès lors qu'elle obtient 

gain de cause et est représentée par des avocats, dûment légitimés par 

procuration. Au regard du décompte de prestations du 21 juin 2017 - dont 

B-3885/2016 

Page 28 

le montant total des heures de travail et des frais correspond 

approximativement à celui du décompte du pouvoir adjudicateur du 

10 juillet 2017 - il se justifie d'allouer un montant total de 34'600.– francs, 

ces dépens ne comprenant aucun supplément TVA au sens de l'art. 9 al. 1 

let. c FITAF. Ledit montant, tenant compte d'un tarif horaire de 

300.– francs/heure, d'un nombre d'heures de travail de 112 heures ainsi 

que de frais admis à hauteur de 1'000.– francs, est à mettre à la charge du 

pouvoir adjudicateur, dès l'entrée en force du présent arrêt (art. 64 

al. 2 PA). 

  

B-3885/2016 

Page 29 

 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis. 

2.  

La décision d'adjudication est annulée et l'affaire est renvoyée au pouvoir 

adjudicateur pour nouvelle décision au sens des considérants. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. L'avance sur les frais d'un montant 

de 5'600.– francs prestée, le 11 juillet 2016, par la recourante est restituée 

à celle-ci dès l'entrée en force du présent arrêt. 

4.  

Un montant de 34'600.– francs est alloué à la recourante à titre de dépens 

et mis à la charge du pouvoir adjudicateur dès l'entrée en force du présent 

arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– à la recourante (acte judiciaire; annexe : formulaire "Adresse de 

paiement") ; 

– au pouvoir adjudicateur (n° de réf. SIMAP - ID du projet 133459 ; acte 

judiciaire) ; 

– à l'adjudicataire (en extrait ; par courrier A). 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

Le président du collège : Le greffier : 

  

Pascal Richard Grégory Sauder 

 

  

B-3885/2016 

Page 30 

 

Indication des voies de droit : 

Pour autant que les conditions au sens des art. 82 ss - en particulier que 

la présente décision soulève une question juridique de principe (cf. art. 83 

let. f ch. 2 LTF a contrario) -, 90 ss et 100 ss de la loi du 17 juin 2005 sur 

le Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110) soient remplies, la présente décision 

peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par la 

voie du recours en matière de droit public, dans les trente jours qui suivent 

la notification. Le mémoire doit être rédigé dans une langue officielle, 

indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. 

La décision attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au 

mémoire, pour autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition : 20 juillet 2017