# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ce9783b4-0d43-52d0-a966-8265b099a6c2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-11-29
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 29.11.2023 P/15147/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-15147-2020_2023-11-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Alexandra BANNA, présidente, Mme Alexandra JACQUEMET 
et M. Raphaël CRISTIANO, juges, Mme Margaux REBER, greffière-juriste 
délibérante, M. Alain BANDOLLIER, greffier  

P/15147/2020  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

 

Chambre 7 

 
29 novembre 2023  

 

MINISTÈRE PUBLIC 

A______, partie plaignante, assisté de Me B______ 
 
C______, partie plaignante, assisté de Me D______ 
 
E______, partie plaignante 
 
F______, partie plaignante 
 
G______, partie plaignante 
 
H______, partie plaignante 

contre  

X______, né le ______ 2001, domicilié ______[GE], prévenu, assisté de Me I______ 
 
Y______, né le ______ 2001, actuellement détenu à la Prison de Champ-Dollon, prévenu, 
assisté de Me J______ 

- 2 -  

 P/15147/2020   

CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut au classement des faits mentionnés sous ch. 1.6. de l'acte 
d'accusation. Il conclut à un verdict de culpabilité des prévenus de tous les faits reprochés 
dans l'acte d'accusation, avec la précision que les faits mentionnés sous ch. 2.2.2. doivent 
être qualifiés d'extorsion, au sens de l'art. 156 CP. Il sollicite le prononcé :  

 à l'encontre de Y______ d'une peine privative de liberté de 4 ans, sous déduction de 
la détention subie avant jugement, la révocation des sursis prononcés les 27 avril 
2023 et 23 août 2023 et le prononcé d'une peine-pécuniaire d'ensemble de 160 jours-
amende, à CHF 30.- le jour, et le prononcé d'une amende de CHF 100.-, la peine 
privative de liberté de substitution devant être fixée à 1 jour. L'intéressé doit être 
maintenu en détention pour des motifs de sûretés; 

 à l'encontre de X______ d'une peine privative de liberté de 30 mois, sous déduction 
de la détention subie avant jugement, la partie ferme de la peine devant être fixée à 
10 mois et le solde de la peine assortie du sursis, avec un délai d'épreuve de 3 ans, 
ainsi que la révocation des sursis aux peines prononcées les 27 mai 2020 et 15 mai 
2021 et le prononcé d'une peine pécuniaire d'ensemble de 60 jours-amende, à CHF 
30.- le jour, ainsi que d'une amende de CHF 100.-, la peine privative de liberté de 
substitution devant être fixée à 1 jour. Il renonce à solliciter l'expulsion obligatoire 
de Suisse de l'intéressé.  

Il conclut à la condamnation des prévenus, chacun pour moitié, aux frais de la procédure 
et se réfère à son acte d'accusation s'agissant du sort des objets séquestrés.  

A______, par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité des prévenus de 
tous les chefs d'accusation en lien avec les faits commis à son encontre, y compris de 
l'infraction de menaces. Il ne prend pas de conclusions civiles au pénal.  

C______, E______, F______, G______ et H______ n'ont pas fait valoir de conclusions 
civiles.  

Y______, par la voix de son conseil, conclut à son acquittement s'agissant des faits 
mentionnés sous ch. 1.1.2., 1.4., 1.7. (subsidiairement à sa condamnation pour lésions 
corporelles simples, voire pour voies de fait), 1.8. et 1.9., 1.12. à 1.16. Il reconnaît sa 
culpabilité s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.3., s'en rapportant à justice s'agissant 
de la qualification juridique en lésions corporelles simples ou en voies de fait, tout en 
s'opposant à l'application de l'aggravante du ch. 2 de l'art. 123 CP. Il demande à être 
exempté de peine s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.5., l'al. 2, voire l'al. 3, de l'art. 
177 CP devant être appliqué. Il demande que les faits mentionnés sous ch. 1.6. soient 
classés. Il reconnait sa culpabilité pour le surplus. Il sollicite le prononcé d'une peine 
privative de liberté compatible avec un sursis partiel, la partie ferme de la peine ne devant 
pas dépasser la détention subie avant jugement, et le solde assorti du sursis, avec un long 
délai d'épreuve. Il ne s'oppose pas au prononcé d'une règle de conduite consistant en un 
suivi de la scolarité ou en un suivi psychologique. Il sollicite partant sa libération 
immédiate et demande que les frais de la procédure soient réduits en proportion des 
acquittements prononcés. 

X______, par la voix de son conseil, conclut au classement des faits mentionnés sous ch. 
2.4.1. de l'acte d'accusation. Il prend acte du retrait de l'accusation s'agissant des faits 

- 3 -  

 P/15147/2020   

mentionnés sous ch. 2.7.1. de l'acte d'accusation. Il conclut à son acquittement s'agissant 
des faits mentionnés sous ch. 2.2., 2.3., 2.7.2. et 2.8. de l'acte d'accusation. Il reconnait sa 
culpabilité pour le surplus, avec la précision que les faits mentionnés sous ch. 2.1. doivent 
être qualifiés de lésions corporelles simples et non d'agression. Il sollicite le prononcé 
d'une peine privative de liberté clémente, assortie du sursis complet. Il demande qu'il soit 
renoncé à la révocation des sursis précédents. Enfin, il s'oppose à son expulsion 
obligatoire de Suisse en demandant qu'il soit fait application de la clause de rigueur.  

 

EN FAIT 

A. a. Par acte d'accusation du 24 août 2023, il est reproché à Y______ (ci-après "Y______"), 
de s'être rendu coupable: 

a.a. de dommages à la propriété (art. 144 CP), à Genève (ch. 1.1): 
 le 19 novembre 2019, en assénant de violents coups de pieds dans la porte d'entrée 

de l'appartement d'E______ (ci-après "E______"), sis ______ [GE], l'endommageant 
de la sorte;  

 le 20 novembre 2019, en griffant l'arrière gauche du véhicule automobile d'E______, 
l'endommageant de la sorte;  

a.b. de menaces (art. 180 ch. 1 CP), le 20 novembre 2019 vers 10h30, à la rue ______ 
[GE], en disant à E______ qu'il allait "fracasser" le père de sa fille AB_____ et qu'il 
passerait à l'action la semaine suivante après s'être préparé, puis en lui disant à réitérées 
reprises "tu vas voir, tu vas voir!" l'effrayant de la sorte (ch. 1.2); 

a.c. de lésions corporelles simples avec une arme (art. 123 ch. 1 et 2 CP), le 13 avril 2020 
vers 22h30, dans le parc à proximité de la rue Schaub, en tirant un projectile au moyen 
d'un pistolet Soft air en direction de A______, l'atteignant au mollet gauche et lui 
occasionnant de la sorte une dermabrasion (ch. 1.3); 

a.d. de tentative de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 et 2 et 22 CP), le 13 avril 
2020 vers 22h30, suite aux faits décrits sous point a.c, en assénant à A______ un coup de 
pied (alors qu'ils étaient séparés d'une barrière de 80 à 100 cm) et un coup de poing, 
l'atteignant au visage et dans le but de lui occasionner des blessures, à tout le moins en en 
prenant le risque et s'en étant accommodé (ch. 1.4); 

a.e. d'injures (art. 177 al. 1 CP), le 13 avril 2020, dans les circonstances mentionnées sous 
point a.c, en insultant A______ de "sale enculé de blanc", "fils de pute", "sale toxico" et 
"crevure" (ch. 1.5); 

a.f. de menaces (art. 180 al. 1 CP), le 13 avril 2020 vers 22h30, dans les circonstances 
mentionnées au point a.c, en disant à A______ qu'il allait "prendre cher", qu'il allait le 
buter et qu'il allait crever, l'effrayant de la sorte (ch. 1.6); 

a.g. d'agression (art. 134 CP), le 13 avril 2020 vers 22h30, dans la continuité des faits 
sous points a.c à a.f (ch. 1.7), en coactivité avec X______, K______ et d'autres individus: 
en suivant A______ jusqu'à l'extérieur du parc, en provoquant ce dernier en disant "viens, 
viens, c'est pas fini!"; une fois à l'extérieur du parc, en lui assénant un coup de pied visant 
le haut du corps, contré par A______, faisant chuter Y______; X______ ayant suivi 
A______ et Y______ en les filmant; X______, voyant ce dernier au sol, ayant donné un 
coup de pied aux côtes à A______ puis un coup de poing sur la bouche; de nombreux 

- 4 -  

 P/15147/2020   

autres jeunes, dont K______ s'étant regroupés autour de A______; K______ ayant 
effectué un balayage sur A______, le faisant chuter au sol; une fois ce dernier au sol, 
Y______ et les autres jeunes encerclant A______ l'ayant frappé à plusieurs reprises, sur 
tout le corps; en causant ainsi à A______ diverses lésions; 

a.h. de tentative d'extorsion et de chantage (art. 156 al. 1 et 22 al. 1 CP), le 30 août 2021 
entre 18h00 et 19h00, dans le parc Geisendorf, dans le dessein de s'enrichir 
illégitimement, en exigeant de C______ qu'il lui verse tous les mois CHF 700.-, lui 
impartissant un délai au 5 septembre 2021 pour la première mensualité, le menaçant de 
le kidnapper, de le décapiter et de s'en prendre à ses proches s'il n'obtempérait pas, 
l'effrayant de la sorte, sans toutefois que C______ n'y donne suite (ch. 1.8); 

a.i. de brigandage (art. 140 ch. 1 CP), subsidiairement de vol (art. 139 ch. 1 CP), le 30 
août 2021 entre 18h00 et 19h00, dans le parc Geisendorf, en disant à C______ qu'il allait 
lui gâcher la vie, l'effrayant de la sorte, puis en lui palpant les poches, en prenant son 
téléphone ______ rouge qui s'y trouvait, en se l'appropriant illégitimement et 
s'enrichissant indûment de sa valeur, C______ renonçant à s'opposer à ces agissements 
de peur que Y______ ne s'en prenne à lui (ch. 1.9); 

a.j. de dommages à la propriété (art. 144 ch. 1 CP), le 10 octobre 2021, vers 11h25, dans 
l'immeuble sis ______ [GE], en forçant la serrure de la cave de H______ (ci-après 
"H______") et en endommageant la latte de la porte, occasionnant de la sorte des dégâts 
(ch. 1.10); 

a.k. de violation de domicile (art. 186 CP), dans les mêmes circonstances qu'exposées au 
point a.j, en pénétrant sans droit dans la cave de H______ (ch. 1.11); 

a.l. de menaces (art. 180 ch. 1 CP), le 2 janvier 2023, à la station L______ sise ______ 
[GE], vers 21h30, en disant à F______ à plusieurs reprises "suis moi dehors, je vais te 
tuer", l'effrayant de la sorte (ch. 1.12);  

a.m. de vol (art. 139 ch. 1 CP), dans les mêmes circonstances qu'exposées au point a.l., 
en dérobant l'IPhone ______ et la paire de basket ______ de F______, se les appropriant 
ainsi illégitimement et s'enrichissant indûment de leur valeur (ch. 1.13);  

a.n. de dommages à la propriété (art. 144 ch. 1 CP), dans les mêmes circonstances 
qu'exposées au point a.l., en endommageant au niveau de la calandre avant, de la lame 
avant, de l'avant gauche et de l'avant droit le véhicule automobile immatriculé VD 
1______ de F______ lequel était stationné chemin du Jardin Alpin 2 (ch. 1.14); 

a.o. d'extorsion et de chantage et de séquestration (art. 156 al. 1 et 2 et 183 al. 1 CP): 
 A tout le moins entre janvier 2023 et fin février 2023, en menaçant F______ de s'en 

prendre à ses proches et/ou dévoiler à ces derniers ses prétendus agissements 
frauduleux si celui-ci ne lui remettait pas CHF 26'000.-, l'effrayant de la sorte, étant 
précisé que Y______ a réclamé de l'argent à F______ à plusieurs reprises directement 
ou par des tiers; 

 Notamment à une date indéterminée en février 2023, en mandatant AJ______ et 
AK______ pour aller chercher F______ et l'amener dans un appartement proche du 
domicile de ce dernier, en l'empêchant de quitter ledit appartement pendant près de 
trois heures, en profitant de la situation d'infériorité numérique dans laquelle il se 

- 5 -  

 P/15147/2020   

trouvait et en le menaçant à nouveau de s'en prendre à ses proches et de leurs dévoiler 
ses prétendus agissements frauduleux si celui-ci ne lui remettait pas l'argent; 

 En exigeant que F______ lui remette la somme de CHF 100.- pour le laisser partir, 
F______ obtempérant de peur que Y______ s'en prenne à lui et/ou à ses proches, 
étant précisé que AJ______ et AK______ étaient toujours présents, renforçant ainsi 
encore le sentiment de peur chez F______ (ch. 1.15);  

a.p. de contrainte (art. 181 CP), à Genève, décrites au point a.o, en obligeant ce dernier à 
lui remettre son téléphone et ses codes d'accès pour pouvoir consulter les données y 
contenues, en le menaçant de s'en prendre à ses proches et/ou de dévoiler à ces derniers 
ses prétendus agissements frauduleux, l'effrayant de la sorte et profitant que ce dernier 
soit seul dans un appartement inconnu, face à trois hommes, dont lui-même énervé, le 
menaçant et l'empêchant de quitter ledit appartement, pour renforcer la peur de F______ 
et le contraindre à lui remettre son téléphone et ses codes d'accès (ch. 1.16); 

a.q. de conduite sans autorisation (art. 95 al. 1 let. a LCR), en circulant sans être titulaire 
du permis de conduire (ch. 1.17): 
 à Nyon, le 28 juillet 2019, vers 6h00, notamment à la rue de Rive, au volant du 

véhicule automobile immatriculé GE 2______; 
 à Genève, à réitérées reprises, notamment les 1er, 2, 6 et 7 avril 2020, au volant de 

divers véhicules automobiles, immatriculés GE 3______, VD 4______ et ZH 
5______; 

 à Genève, le 12 août 2019, vers 17h00, sur l'avenue Joli-Mont, en direction de 
l'Avenue Louis-Casaï, au volant du véhicule immatriculé VD 6______; 

 à Genève, le 11 avril 2023, à la hauteur du numéro 7 de l'avenue Pictet-de-Rochemont 
en direction de la place de Jargonnant, au volant du véhicule immatriculé GE 
7______; 

a.r. de conduite dans l'incapacité de conduire pour d'autres raisons que l'alcool (art. 91 al. 
2 let. b LCR), à Nyon, le 28 juillet 2019, vers 6h00, notamment à la rue de Rive, en 
circulant au volant du véhicule automobile immatriculé GE 2______ sous l'emprise de 
stupéfiants, soit de cannabis, avec une concentration de THC de 4 pg/l dans le sang (ch. 
1.18); 

a.s. de violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 2 LCR), à Genève, 
le 2 avril 2020, à 23h57, sur le quai Gustave-Ador, en circulant au volant du véhicule 
immatriculé GE 3______ à une vitesse de 82 km/h, dépassant ainsi de 27 km/h (marge de 
sécurité déduite) la vitesse maximale autorisée de 50 km/h (ch. 1.19);  

a.t. de contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup, à Genève, le 10 octobre 2021, vers 11h25, 
dans l'immeuble sis ______ [GE], en détenant 1.84 g de haschich destinés à sa 
consommation personnelle (ch. 1.20). 

b. Par ce même acte d'accusation, il est reproché à X______ (ci-après "X______"), à 
Genève, de s'être rendu coupable: 

b.a. d'agression (art. 134 CP), le 13 avril 2020, vers 22h30, en prenant part, en coactivité 
avec Y______, K______ et d'autres individus non-identifiés, aux faits tels que décrits 
sous point a.g (ch. 2.1); 

b.b. de brigandage (art. 140 ch. 1 CP) (ch. 2.2): 

- 6 -  

 P/15147/2020   

 le 6 (recte: 16) juin 2020, vers 3h00, à hauteur de la rue de Moillebeau 70, en donnant 
à C______ un coup de poing au visage, puis un coup de pied "retourné", le faisant 
chuter au sol; puis, une fois relevé, en le saisissant par le col avant de tenter de lui 
faire un balayage, le faisant chuter à nouveau; en le saisissant à nouveau par le col et 
disant "tu restes au sol, passe-moi ton téléphone", puis l'ordonnant de déverrouiller 
son téléphone, sinon il lui ferait encore plus mal; une fois en possession du téléphone, 
en tentant de lui donner plusieurs coups de poing, l'un d'eux l'atteignant à la pommette 
droite alors qu'il était au sol; une fois C______ relevé, en lui assénant plusieurs coups 
de poing au tympan et à la mâchoire; en frappant le chien de C______ qui tentait de 
le défendre et en donnant un coup de poing sur la joue gauche de ce dernier; en 
occasionnant à C______ à tout le moins une plaie ouverte à la lèvre inférieure et deux 
hématomes à la pommette droite; 

 en décembre 2020, proche du domicile de C______, ______ [GE], en lui disant 
"ramène moi tes lunettes ou je te casse la gueule", l'effrayant de la sorte, étant précisé 
que C______ avait également peur de lui à cause des faits du 6 (recte: 16) juin 2020 
et a obtempéré, lui remettant ses lunettes ______; en exigeant qu'il lui remette son 
bonnet ______, C______ obtempérant et le lui remettant; 

b.c. de dommages à la propriété (art. 144 ch. 1 CP), le 6 (recte: 16) juin 2020, vers 3h00, 
à hauteur de la rue de Moillebeau 70, en assénant un coup de pied au niveau de la colonne 
vertébrale du chien de C______, lui occasionnant plusieurs lésions à la colonne 
vertébrale, ayant mené à son euthanasie le 15 juillet 2020 (ch. 2.3); 

b.d. de conduite sans autorisation (art. 95 al. 1 let. a LCR; ch. 2.4), le 7 avril 2020, 
notamment sur l'avenue d'Aïre, en circulant au volant du véhicule immatriculé ZH 
5______ et le 8 juillet 2019, notamment sur la rue François-Jacquier, en circulant au 
guidon du motocycle immatriculé GE 8______, sans être au bénéfice du permis de 
conduire requis;  

b.e. de vol d'usage (art. 94 al. 1 let. b LCR), le 8 juillet 2019, notamment sur la rue 
François-Jacquier, en circulant au guidon du motocycle immatriculé GE 8______ alors 
qu'il savait ou aurait dû se douter, au vu des circonstances, qu'il avait été soustrait à son 
légitime propriétaire G______ (ch. 2.5); 

b.f. d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 al. 1 CP), le 8 juillet 2019, à la 
rue François-Jacquier, en prenant la fuite au guidon du motocycle immatriculé GE 
8______ puis à pied, à la vue de la police afin de se soustraire à un contrôle (ch. 2.6);  

b.g. de contravention à l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup (ch. 2.7): 
 le 17 mars 2021, vers 12h25, en détenant 16.3 g de haschich destinés à la vente;  
 à tout le moins en novembre 2021, en publiant sur les réseaux sociaux des publicités 

pour la vente de haschich auquel s'adonnaient des amis;  

b.h. de contravention à l'art. 19a ch. 1 Lstup, en détenant 1.5 g de haschich le 1er juillet 
2021 et 9 g de haschich le 19 novembre 2021 destinés à sa consommation personnelle 
(ch. 2.8). 

B.  Il ressort de la procédure les faits pertinents suivants: 

a) Faits du 13 avril 2020 - A______ (ch. 1.3 à 1.7) 

- 7 -  

 P/15147/2020   

a.a) A teneur du rapport de renseignements du 15 août 2020, l'intervention de la police 
avait été sollicitée le 13 avril 2020 à 22h56 à la rue Schaub 2, suite à l'agression d'une 
personne par plusieurs individus. La victime, A______, présentait des lésions au visage 
et se plaignait de douleurs au haut du corps et aux jambes. Elle avait identifié X______ 
comme son agresseur, lequel avait été interpellé non loin des lieux. 

a.b) Selon l'expertise médicale du 19 mai 2020, à sa prise en charge par les ambulanciers, 
A______ présentait une plaie à l'arcade droite et gauche, une dent cassée à gauche, une 
dermabrasion au niveau du mollet gauche sur "probable bille de pistolet à air comprimé" 
et des douleurs de la crête iliaque gauche, des céphalées avec nausées, de légers vertiges 
et une douleur rétro-oculaire gauche. Les examens avaient notamment révélé une fracture 
de l'incisive latérale supérieure gauche et un enfoncement du globe oculaire, une fracture 
du sinus maxillaire ainsi que du plancher de l'orbite. Une plastie de reconstruction de 
l'orbite gauche avec une grille en titane avait eu lieu le 24 avril 2020. Il présentait un état 
de stress aigu. Les dermabrasions de la jambe gauche étaient aspécifiques, mais 
n'entraient pas en contradiction avec un impact d'un "projectile en plastique" avec un 
frottement touchant le membre d'une personne vêtue d'un jeans. 

a.c) Le 24 mai 2020, A______ a déposé plainte. Le soir des faits, il avait sorti son chien 
vers 22h30 dans un parc. Un groupe de 3 ou 4 jeunes y fumaient un joint. Il leur en avait 
demandé un. Il avait alors aperçu une ombre derrière le banc, entendu un bruit et ressenti 
une vive douleur au tibia gauche. Il s'était approché et avait sorti son couteau de pêche, 
sans en déployer la lame. Il avait compris qu'il s'était fait tirer dessus et le jeune lui avait 
indiqué qu'il s'agissait d'un pistolet à air comprimé. Il avait alors réalisé que ce n'était plus 
un danger et avait rangé son couteau. 

Suite à cela, il avait remis son casque audio et souhaitait quitter les lieux. C'est alors que 
l'auteur du tir, qui avait dû sauter la barrière, lui avait donné des coups de poing et de pied 
à la tête, la nuque et au dos. Il était dos à lui. Le groupe de jeunes, alors installé sur le 
banc, s'était levé et ils l'avaient agressé à leur tour. Il avait reçu de nombreux coups de 
poings et de pied au niveau de la tête. Alors que les coups pleuvaient, il avait soulevé son 
t-shirt afin de leur montrer des cicatrices dues à une opération pour leur faire comprendre 
qu'il n'était pas en mesure de se battre mais cela les avait excités encore plus. 

En se dirigeant en direction de la rue Schaub, il avait reçu un coup au niveau du visage, 
était tombé à terre et avait légèrement perdu connaissance. La chute lui avait également 
cassé une dent. Au sol, en position fœtale, il avait reçu encore de nombreux coups. Un 
couple voisin était sorti à la fenêtre et avait été menacé de mort par les jeunes. Il avait 
alors ressenti une main saisir son téléphone portable, lequel se trouvait dans la poche 
intérieure droite de sa veste. L'arrivée de la police avait fait fuir le groupe de jeunes. 

Il avait été insulté, notamment de "sale enculé de blanc", proféré en espagnol. 

La fracture de son plancher orbital gauche avait nécessité une opération afin de placer 
une grille en titane à l'arrière de son œil. Il n'arrivait plus à lire et souffrait de maux de 
crâne chroniques, de douleurs à l'œil gauche et au dos. Il avait une cicatrice au sourcil 
droit. Sa blessure au tibia gauche se résorbait normalement, mais était toujours visible. 
Son incisive latérale supérieure gauche avait été complètement détruite et il devait avoir 
une dent à pivot. Il avait un suivi psychologique à raison d'une séance par semaine. Il 
avait des difficultés à dormir la nuit et avait parfois des flashs de l'agression. 

- 8 -  

 P/15147/2020   

a.d) Entendu par la police le 5 juillet 2020, X______ a déclaré que le 13 avril 2020, alors 
qu'il était avec M______ au quartier des Grottes, un individu promenant son chien leur 
avait demandé s'ils avaient du shit puis de l'ecstasy. X______ ayant répondu qu'il n'avait 
rien. L'homme s'était énervé. Un ami de M______ avait fait usage d'un pistolet à gaz en 
tous cas à deux reprises. Le projectile avait atteint l'individu, lequel avait alors sorti un 
couteau, lame déployée. Une barrière séparait l'individu et l'ami de W______. Ce dernier 
était passé par-dessus la barrière et avait commencé à se battre. Il y avait eu plusieurs 
coups de pieds, surtout de la part de l'ami de W______. L'individu avait reçu un coup de 
poing et était tombé au sol. Après s'être relevé, il avait déclaré à l'ami de W______ qu'il 
allait le tuer et qu'il allait le retrouver. Une quinzaine de jeunes s'étaient approchés pour 
assister à la scène. L'individu avait à nouveau sorti son couteau avec la lame sortie. L'ami 
de W______ lui avait alors asséné un coup de pied et avait chuté au sol. W______ s'était 
approché de l'individu mais, voyant le couteau, avait reculé. L'individu avait toutefois 
continué à avancer vers W______ et c'était à ce moment-là que X______ lui avait asséné 
un coup de poing sur la bouche et un coup de pied sur la cuisse droite, sous le coup de la 
peur. Il voulait le faire reculer pour aider son ami, lequel était en danger. Les autres jeunes 
étaient alors intervenus et l'individu, au sol, s'était fait frapper. L'agresseur principal était 
l'ami de W______, combattant MMA. Celui-ci avait également insulté la victime et lui 
avait dit "dans mon pays, en république dominicaine, c'est soit je die, soit tu die", après 
avoir été menacé par celle-ci. Il avait filmé l'agression sur son téléphone portable. 

a.e) Entendu par la police le 11 juillet 2020, M______ a déclaré que le 13 avril 2020, il 
se trouvait avec X______ lorsqu'un individu leur avait demandé s'ils avaient un joint. Ils 
avaient répondu par la négative. L'intéressé avait alors haussé le ton. Il leur avait ensuite 
demandé de la MD et dit qu'il avait une collection d'armes chez lui et pouvait leur en 
fournir. C'est alors que Y______ avait tiré avec un pistolet à billes entre une et deux fois, 
pour plaisanter. L'un des tirs avait touché l'individu. Ce dernier avait alors sorti un 
couteau, lame visible. Il pointait Y______ avec son arme, qui avait jeté son pistolet. 
Y______ avait sauté la barrière qui les séparait et donné un coup de pied vers l'individu, 
sans l'atteindre. Les deux hommes s'étaient ensuite battus. Y______ avait asséné un coup 
de pied à la cuisse à l'individu, ce qui l'avait fait chuter. Il s'était néanmoins tout de suite 
relevé et avait voulu quitter les lieux, tout en proférant des menaces. Le groupe était arrivé 
au bas de l'immeuble où la police était ensuite intervenue, lorsque l'individu s'était mis en 
position de garde avec le couteau en main. Il avait tenté d'asséner un coup de poing à 
Y______, lequel avait esquivé et tenté de répliquer en lui assénant un coup de pied mais, 
perdant l'équilibre et avait chuté, entrainant l'individu avec lui. X______ avait alors 
asséné un coup de coude et un coup de pied à l'individu. Environ 8 autres jeunes étaient 
venus voir ce qu'il se passait. L'un d'eux avait asséné un coup de pied au visage de 
l'individu, causant le saignement de son arcade. Y______ avait été l'agresseur principal. 

a.f) Entendu par la police le 1er août 2020, Y______ a admis avoir agressé un homme le 
13 avril 2020 à 22h56 à la rue Schaub 2. À cette date, arrivé au parc, il avait aperçu 
X______, M______ et AL______ discuter avec un homme. Ceux-ci l'avaient informé que 
l'homme tentait de leur vendre une arme. Y______ avait alors visé M______ avec un 
premier caillou puis un second, qui avait atteint l'individu sur la jambe gauche. L'homme 
s'était énervé et s'était approché de lui avant de sortir un couteau de type opinel 12. 
Y______ lui avait alors directement asséné un coup de pied au niveau du thorax. Il avait 
ensuite enroulé sa veste sur sa main droite et lui avait dit "t'es un ouf, tu sors un couteau 

- 9 -  

 P/15147/2020   

sans connaître les origines des gens". Celui-ci avait rétorqué "t'es un homme mort". Il lui 
avait alors répondu "d'où je viens, c'est ou toi ou moi qui meurt, mais ici, on n'est pas là 
d'où je viens". Il savait se battre, contrairement à l'individu, lequel n'avait pas réussi à le 
toucher. Y______ lui avait asséné un coup poing avec sa main droite vers sa joue, ce qui 
l'avait fait tomber. L'homme, en se relevant, avait réitéré sa menace de mort. Y______ 
avait continué de suivre l'individu jusqu'à ce qu'il sorte de son quartier. Son cercle d'amis, 
soit environ 10 personnes, était arrivé. L'homme l'avait insulté de "fils de pute". Il lui avait 
demandé de partir en lançant un coup de pied dans sa direction, sans toutefois l'atteindre. 
L'homme lui avait alors saisi le pied et ils étaient tous deux tombés au sol, suite à quoi 
ses amis étaient venus l'aider et avaient tabassé l'individu, qui avait fini très mal. Il lui 
avait sincèrement fait de la peine, mais ce n'était pas pour autant qu'il ne trouvait pas cela 
juste. Il l'avait cherché et, pour lui, c'était mérité. Il lui donnait une leçon, une "sale raclée" 
afin de le réveiller. Il voulait lui donner sa part car il l'avait énervé. Il n'avait pas besoin 
d'Air soft pour se défendre et n'en était pas porteur ni possesseur. X______, N______, 
O______ avaient assénés des coups à la victime. Il ne l'avait jamais insulté de "sale enculé 
de blanc" mais avait employé les termes de "sale chien" et de toutes injures qui existaient 
dans le dictionnaire. Il était logique qu'il était l'agresseur principal puisqu'il avait porté le 
premier coup de poing. 

a.g) Entendu par la police le 10 août 2020, K______ a déclaré qu'il n'avait pas été présent 
dans la forêt. À son arrivée sur les lieux, il avait séparé les deux individus et discuté avec 
l'homme, lui donnant une chance de quitter les lieux. Il sentait fortement l'alcool et était, 
selon lui, sous l'influence de stupéfiants. Il tenait dans une main un couteau dont la lame 
n'était pas déployée. Son ami avait reçu un coup de pied au niveau de la tête, entrainant 
sa chute au sol, sur le dos. Lui-même avait reçu un coup de poing sur le nez de la part de 
l'individu. Il lui avait alors fait une balayette, le faisant ainsi tomber. Des coups lui avaient 
alors été assénés par le groupe. 

a.h) Entendu à nouveau le 6 octobre 2020 par le Tribunal des mineurs, K______ a déclaré 
que le jour des faits étaient présents Y______, X______, W______ et N______. À son 
arrivée sur les lieux, ses amis lui avaient expliqué que l'individu avait sorti un couteau. Il 
lui avait alors dit de partir. L'individu tenait le couteau à la main, était tout mou et avait 
une haleine d'alcool. Tout d'un coup, l'homme lui avait asséné un coup de poing au visage. 
Il avait rétorqué en lui faisant une balayette, le faisant chuter au sol. 

a.i) Devant le Ministère public, le 9 novembre 2020, Y______ ne s'est pas présenté, sans 
être excusé.  

A______ a identifié K______ et X______, présents le soir des faits. Il a déclaré avoir 
croisé 4 jeunes sur un banc, alors qu'il promenait son chien. Il leur avait demandé de leur 
vendre une boulette pour CHF 5.-. Un autre jeune, positionné derrière le banc, lui avait 
tiré dans la jambe avec un pistolet de type soft air. Il s'était dirigé vers lui, une barrière 
les séparant, et avait dégainé un couteau de pêche, sans en sortir la lame. Il avait demandé 
au jeune de jeter son arme, ce qu'il avait fait. Il avait alors rangé son couteau et le jeune 
lui avait asséné un coup de pied au visage. Le jeune lui avait dit qu'il faisait du MMA et 
qu'il allait "prendre cher", qu'il allait le "buter" et qu'il allait "crever", l'avait insulté de 
"fils de pute", de "sale enculé de blanc", "sale Suisse", "sale toxico et crevure". Le jeune 
avait ensuite sauté la barrière et il s'était fait "défoncer la gueule". Il avait essayé de quitter 
le parc mais les jeunes l'avaient suivi, d'autres les rejoignant. Ils l'avaient tous roué de 

- 10 -  

 P/15147/2020   

coups, insulté et menacé. Celui qui lui avait tiré dessus l'avait frappé à plusieurs reprises. 
Il était tombé à deux reprises au sol, où il avait été roué de coups. Des voisins s'étaient 
interposés et les jeunes les avaient menacés de mort. X______ lui avait porté un coup aux 
côtes lorsqu'il était au sol. 

X______ a déclaré qu'il se trouvait sur un banc avec M______ lorsque A______ leur 
avait demandé une boulette et parlé d'armes. Contrairement à ce qu'il avait indiqué à la 
police, il ne s'était pas énervé. Y______ avait tiré avec un pistolet soft air. A______ avait 
sorti un couteau, lame déployée. Y______ avait asséné un coup de pied à A______ sur le 
haut du corps, alors qu'une barrière les séparait. Y______ l'avait sautée pour donner le 
coup et avait insulté A______. Une fois du même côté de la barrière, les deux hommes 
s'étaient mis en position de garde. Il avait sorti son téléphone pour filmer. Des insultes et 
des menaces de mort avaient été échangées des deux côtés. A______ était parti et ils 
l'avaient suivi. Une quinzaine de jeunes les avaient rejoints. Y______ avait tenté de 
donner un coup de pied à A______, mais ce dernier lui avait saisi le pied pour le faire 
tomber. X______ avait alors asséné à A______ un coup de pied aux côtes. Lorsqu'il avait 
entendu que la police allait être appelée, il était parti. 

K______ a confirmé ses précédentes déclarations, à l'exception du couteau, au sujet 
duquel il avait menti, et du groupe de 15 jeunes, qui avaient donné des coups. Il a confirmé 
avoir fait une balayette à A______, ce qui l'avait fait chuter. 

a.j) Devant le Ministère public, le 24 novembre 2020, Y______ a confirmé ses 
déclarations faites à la police. Il n'avait mis qu'une droite à A______ parce qu'il avait sorti 
un couteau. Il était désolé pour ce que ses amis lui avaient fait. 

a.k) Devant le Ministère public, le 17 décembre 2020, Y______ a déclaré avoir jeté un 
caillou "un peu fort" pour faire peur à ses amis et avait touché l'homme qui tentait de leur 
revendre de la drogue et des armes. Il se trouvait à 5 ou 6 mètres d'eux. A______ avait 
sorti un couteau et lui avait dit qu'il allait le renvoyer dans son pays. Il avait alors entouré 
son gilet autour de son avant-bras et lui avait asséné un coup de pied sur le torse, par-
dessus la barrière. Il l'avait ensuite sautée et s'était mis en position de garde. A______ lui 
avait dit qu'il allait le tuer, ce à quoi il avait rétorqué que d'où il venait, c'était lui qui 
pouvait le tuer. X______ et lui avaient pris cela à la rigolade, ce qui ressortait de la vidéo 
filmée par celui-ci. Il lui avait aussi asséné un coup de poing au visage, alors qu'ils étaient 
encore dans le parc, le faisant chuter. A______ avait voulu faire le malin et il l'avait donc 
suivi jusqu'à ce qu'il quitte le périmètre. Il avait à nouveau tenté de le frapper d'un coup 
de pied, mais A______ l'avait contré et il était tombé. Pleins de coups étaient partis. Ils 
étaient une dizaine de jeunes. Il avait menacé A______ de mort après que lui-même l'eut 
aussi fait. Il l'avait insulté de "sale blanc" car A______ lui avait dit "sale noir". 

A______ a quant à lui déclaré qu'il n'avait jamais été question de caillou, il s'agissait d'un 
pistolet à plomb, qu'il avait vu lorsqu'il s'était approché de Y______. Il avait ensuite sorti 
son couteau, lame fermée avant de le ranger. Y______ l'avait frappé à plusieurs reprises, 
de même que ses amis alors qu'il quittait les lieux. Il était tombé au sol à plusieurs reprises. 
Y______ lui avait asséné un coup de pied au visage à l'extérieur du parc et il avait ensuite 
perdu connaissance. Il n'avait pas bu d'alcool, mais titubait car il venait de subir une 
lourde opération.  

- 11 -  

 P/15147/2020   

X______ a déclaré qu'il n'avait pas vu de pistolet à plomb. Après avoir été touché, 
A______ s'était approché de Y______ avec un couteau, lame déployée et l'avait insulté. 
Ce dernier avait donné un coup de pied à A______ puis un coup de poing, qu'il avait 
filmé. Le procès-verbal précise que Y______ rigolait. X______ n'avait pas conservé les 
vidéos et ne pouvait pas les récupérer. Il avait entendu des insultes, notamment racistes, 
et des menaces des deux côtés. À l'extérieur du parc, Y______ avait tenté de donné un 
nouveau coup de pied à A______, qui l'avait contré, faisant chuter celui-ci. Il s'était 
approché de A______ et lui avait asséné à tout le moins un coup de pied. 

K______ a confirmé avoir fait une balayette à A______. Il l'avait vu contrer le coup de 
pied de Y______, le faisant chuter. 

a.l) A______ a produit une série de documents médicaux, attestant des diverses séquelles 
en lien avec les faits. 

a.m) Les vidéos capturées par X______ ont été versées au dossier (PP 20'221). Y______ 
et A______ y sont visibles, face à face, en position de garde. A______ tient son couteau 
dans la main, lame repliée. Il quitte les lieux, suivi de Y______ et de X______. 

a.n) A l'audience de jugement, X______ a déclaré que l'histoire était floue. Il ne se 
souvenait pas si Y______ avait tiré en direction de A______. Il avait entendu des insultes 
des deux côtés. Il avait filmé car Y______ et A______ allaient se battre. Il reconnaissait 
avoir donné un coup de pied aux côtes et un coup de poing sur la bouche de A______ et 
s'en excusait. Il l'avait fait car son ami était en position de faiblesse. 

Y______ a admis avoir lancé plusieurs cailloux en direction de A______, qui était venu 
vers lui avec son couteau, lame sortie. Il avait alors enroulé sa veste autour de sa main. Il 
se trouvait derrière une barrière haute d'un mètre et avait asséné un coup de pied sur le 
torse de A______. Il l'avait traité de "sale enculé de blanc", en réponse aux propos racistes 
reçus. Il lui avait dit "fils de pute" car A______ lui avait dit "enfant de pute". Il lui avait 
donné un coup de poing au visage, après qu'il ait rangé son couteau. Il voulait juste lui 
donner une leçon. Il l'avait suivi pour s'assurer qu'il quitte le parc. Il pensait que c'était 
peut-être à cause de lui que cela avait dégénéré. 

a.o) Appréciation des faits 

Au vu des déclarations des parties et des éléments matériels du dossier, le Tribunal retient 
que X______ et M______ étaient assis sur un banc lorsque A______ s'est avancé vers 
eux et leur a demandé de la drogue. Y______, derrière une barrière, a tiré en direction de 
celui-ci à l'aide d'un pistolet soft air, l'atteignant et le blessant au mollet, tel que cela 
résulte des déclarations à la police de X______, d'M______ et de A______ ainsi que du 
constat de lésions traumatiques. Par ailleurs, eu égard à la distance séparant les deux 
hommes et à la lésion causée, les dires du prévenu, selon lesquels il aurait jeté plusieurs 
cailloux en direction de A______ ne sont pas crédibles. 

A______ s'est ensuite dirigé vers Y______ et a sorti un couteau, lame déployée, comme 
l'ont précisé tous les jeunes présents. Ce dernier a donné des coups par-dessus la barrière, 
lesquels n'ont pas blessé A______, mais l'ont fait reculer. Y______ a ensuite sauté par-
dessus la barrière.  

A______ a indiqué que le prévenu Y______ l'avait insulté. Ce dernier a admis avoir 
proféré, selon ses propres termes, "toutes les insultes du dictionnaire", mais a précisé 

- 12 -  

 P/15147/2020   

durant l'instruction l'avoir fait en réponse aux insultes de la victime. Lors de son audition, 
X______ confirmé que le prévenu Y______ avait proféré des insultes racistes, précisant 
toutefois que les insultes avaient été réciproques. Au vu des déclarations recueillies, il 
sera retenu que le prévenu a proféré les insultes qui lui sont reprochées. Néanmoins, la 
victime lui a répondu par des propos similaires. 

A______ a indiqué devant le Ministère public avoir été menacé. Y______ a reconnu, lors 
de son audition à la police, avoir mentionné que d'où il venait "c'est toi ou moi qui meurt", 
propos confirmé par X______ à la police.  

A______ tenait son couteau en main, mais la lame avait été repliée, tel que cela ressort 
des images de vidéosurveillance. Il s'est mis en garde pour se défendre contre l'attaque 
dont il faisait l'objet. Y______ lui a alors asséné un coup de poing au visage, le faisant 
chuter. A______ s'est relevé et saignait au visage.  

X______ filmait les faits. A______ s'est éloigné pour quitter les lieux, mais Y______ lui 
a asséné un coup de pied, qui a été paré par A______, faisant ainsi chuter Y______. 
X______ a alors donné un coup de poing sur la bouche de A______, ainsi qu'un coup de 
pied. K______ a fait un balayage à ce dernier et l'a fait tomber. Il sera retenu que tout le 
groupe a ensuite asséné des coups à A______, lequel a été sévèrement blessé. 

b) C______ 

Faits du 30 août 2021 reprochés à Y______ (ch. 1.8 et 1.9) 

b.a.a.) Le 31 août 2021, P______ a déposé plainte pénale au nom de son fils mineur 
C______, né le ______ 2004. La veille, entre 18h et 19h, son fils se trouvait dans le parc 
Geisendorf avec un ami, Q______ et des connaissances, AM______ et R______, lorsque 
Y______, identifié sur cliché photographique, s'était approché de lui, menaçant, et lui 
avait dit de le suivre. Y______ lui avait demandé ce qu'il avait sur lui. C______ avait 
répondu qu'il n'avait rien. Y______ lui avait palpé les poches et pris de son IPhone SE de 
couleur rouge. Il lui avait dit savoir qu'il avait débuté un apprentissage. Il devrait donc lui 
verser mensuellement de l'argent pour éviter les problèmes, avec un délai au 5 septembre 
pour lui remettre CHF 700.-, sinon il le kidnapperait et s'en prendrait à ses proches. Sa 
mère avait pris contact avec Y______ via le compte Instagram de l'intéressé AN______. 

b.a.b) Les échanges Instagram entre P______ et le compte AN______ ont été versés au 
dossier (60'175 ss). La première avait écrit "je te laisse 24h pour que tu rendre tél de mon 
fils C______ !!". Le détenteur du compte avait contesté les faits au nom de "son artiste" 
et ajouté "______ rue ______ Genève ______" et "Demain on pourra parlerv". 

b.a.c) Convoqué par la police le 3 septembre 2021, Q______ a fait valoir une dispense 
de témoigner par peur pour son intégrité corporelle en cas de représailles. 

b.a.d) Selon le rapport de renseignements du 3 septembre 2021, le dénommé "R______", 
identifié comme R______ avait été contacté par téléphone. Il était arrivé à la fin des faits 
et n'avait pas assisté à la scène. "AM______" n'avait pas pu être identifié. 

b.a.e) Selon le rapport d'arrestation du 22 septembre 2021, un IPhone SE rouge 
appartenant à C______ avait été retrouvé chez S______, lequel a déclaré qu'il lui avait 
été confié par un individu afin qu'il le débloque. 

- 13 -  

 P/15147/2020   

b.a.f) Entendu par la police le 2 décembre 2021, Y______ a déclaré ne pas connaître de 
C______ et ne jamais être allé au parc Geisendorf. Il était sorti de prison quelques mois 
auparavant et avait créé l'association ______. 

b.a.g) Devant le Ministère public le 2 février 2022, C______ a déclaré qu'en août 2021, 
il discutait avec des amis lorsque Y______ s'était approché et lui avait dit "viens, on va 
discuter". Il avait eu peur. Y______ lui avait dit "je vais te gâcher la vie" et lui avait 
demandé son téléphone, ce qu'il avait refusé dans un premier temps avant de céder. 
Y______ lui avait donné jusqu'à la fin de la semaine pour lui remettre CHF 700.- sans 
quoi il le décapiterait. Il avait également menacé sa mère et dit qu'il allait envoyer tout le 
quartier chez lui. 

Y______ a confirmé que le compte AN______ était le sien. Il connaissait C______ sous 
le surnom de "CA______". Ce dernier avait toutes les raisons de l'accuser à tort, mais il 
ne lui avait jamais rien fait qui justifierait qu'il se venge. 

b.a.h) Devant le Ministère public et hors confrontation directe, le 2 juin 2022, C______ 
a déclaré que Y______ lui avait demandé CHF 700.- par mois sinon il le décapiterait de 
ses propres mains ou ramènerait toutes les Grottes chez sa mère. Il avait tenu les propos 
de kidnapping à ______ par Instagram sur le compte "______". Il lui avait aussi palpé les 
poches et pris son téléphone. 

b.a.i) Des échanges entre "AO______" et "AN______" ont été versés au dossier. 
AO______ avait écrit "Y'a quoi avec C______", et AN______ avait répondu "il dois des 
sous c'est tout", "il donne 700fr/C'est fini l'histoire/Il a jusqu'à dimanche pour donner les 
sous si non le soir je le kidnappe" et "Si il donne pas/Je lui envoi tout les crotte chez lui / 
Grotte" (60'210). 

b.a.j) A l'audience de jugement, Y______ a contesté les faits. Son manager, AP______, 
et lui voulaient parler à la mère de C______, raison pour laquelle AP______ avait écrit 
"______ rue ______ Genève ______; demain on pourra parler". En disant "je lui envoie 
toute les Grotte chez lui", il voulait l'intimider. Il ne voulait pas dire "kidnapper" mais 
qu'il allait toquer chez lui pour parler avec sa mère. Il n'aurait pas dû le menacer. 

Faits reprochés à X______ (ch. 2.2 et 2.3) 

b.b.a) Le 18 juillet 2020, P______ a déposé plainte au nom de son fils mineur C______. 
Le 16 juin 2020 vers 3h, il était sorti promener son chien. À la rue Moillebeau 70, un 
homme d'environ 30 ans et 190 cm, de peau basanée, avec un pull noir à tête de mort 
blanche et un tatouage de serpent ou dragon sur la main droite, s'était approché. Il avait 
alors reçu un coup à la lèvre droite, puis deux autres coups de poing à la mâchoire droite. 
Il était tombé au sol et s'était réveillé 5 à 6 min plus tard. Son IPhone SE avait disparu. 
Suite aux faits, son chien avait boité de plus en plus, jusqu'à quasiment ne plus marcher 
le lendemain. Le 18 juin 2020, d'importantes lésions à la colonne vertébrale avaient été 
diagnostiquées à l'animal, nécessitant son euthanasie le 15 juillet 2020. Son fils n'avait 
pas consulté de médecin et n'avait pas appelé la police. Il avait peur de tout et n'était 
quasiment plus sorti de chez lui, même la journée, pendant environ trois semaines. 

b.b.b) Entendu par la police le 31 août 2021, C______ a déclaré qu'en été 2020, à 
proximité du parc Trembley, il avait été agressé par X______ et M______. Le premier 
l'avait frappé sans raison, alors qu'il promenait son chien, tandis que le second attendait 

- 14 -  

 P/15147/2020   

plus loin. Il avait, à l'époque, déposé plainte contre inconnu, de peur des représailles. Il 
avait été blessé, mais n'avait pas fait de constat. Son chien, également frappé, avait fini 
tétraplégique avant d'en mourir. En décembre 2020, à proximité de son domicile, 
X______ s'en était à nouveau pris à lui, accompagné de T______. Ils lui avaient dérobé 
un bonnet et une paire de lunettes ______. Ils ne l'avaient pas frappé, mais s'étaient 
montrés très menaçants. Il avait vu son bonnet sur la tête de M______ peu de temps 
auparavant. Il n'avait pas déposé plainte pénale contre eux par peur des représailles. Il 
voulait que cela s'arrête, il n'en pouvait plus. 

b.b.c) Selon le compte rendu d'hospitalisation du 23 juin 2020, le chien ______ avait été 
présenté en consultation d'urgence le 18 juin 2020, pour paraplégie. L'examen scanner 
avait révélé plusieurs sites de compressions médullaires, qui n'expliquaient néanmoins 
pas l'intensité de la paraplégie. Cela laissait supposer une composante intramédullaire. La 
facture d'euthanasie et la convention de crémation ont été versées au dossier. 

b.b.d) Entendu par la police le 19 novembre 2021, X______ a déclaré ne pas connaître 
C______. Les faits relatés ne lui disaient absolument rien. C'était son bonnet qu'M______ 
sur la photographie retrouvée sur son téléphone. Il l'avait acheté avec l'argent de l'Hospice 
général et en avait la facture. 

b.b.e) Entendu par la police à cette même date, M______ a déclaré ne pas connaître 
C______. Il s'agissait peut-être d'un jeune surnommé "CA______". Il n'avait jamais 
assisté à une agression commise par X______. Ce dernier avait acheté un bonnet ______ 
noir, un an auparavant. Il en détenait aussi un. X______, Y______ et T______ étaient des 
amis proches. 

b.b.f) Entendu par le Tribunal des mineurs le 8 décembre 2021, T______ a déclaré que 
C______ lui avait rapporté que X______ l'avait embêté. 

b.b.g) Le 3 mars 2022, U______ (ci-après "U______"), mère de X______, a été entendue 
par la police. En janvier 2022, elle avait rendez-vous avec son fils, qui lui avait présenté 
C______. Ce dernier lui avait dit, en présence de X______ dans une allée, avoir peur des 
amis de X______, mais que ce dernier avait toujours été gentil. Il n'était plus sûr de ses 
accusations. Elle avait demandé à X______, qui ne supportait pas la conversation, de 
sortir. Elle avait mis C______ en confiance. Il avait dit qu'il faisait tout cela pour sa mère, 
qui souffrait de la perte de son chien et le tenait pour responsable. Elle lui avait alors 
demandé s'il voulait retirer sa plainte et proposé de l'accompagner pour ce faire, ce qu'il 
a accepté. Ils s'étaient rendus au poste de l'aéroport, avec la cousine de U______ et 
X______. Arrivés sur place, C______ s'était entretenu seul avec le policier. X______ lui 
avait indiqué qu'il devait se rendre le lendemain au poste de la Servette avec C______ 
pour le retrait de plainte, mais ce dernier ne s'était pas présenté. X______ et C______ se 
connaissaient depuis longtemps.  

b.b.h) Entendue par la police le 8 mars 2022, V______ (ci-après "V______") a déclaré 
qu'un soir de janvier 2022, sa cousine U______ et son fils se trouvaient en bas de son 
domicile avec un jeune qui semblait apeuré et perdu. Celui-ci lui avait dit avoir eu des 
altercations avec les amis de X______ et avoir peur d'eux. Il avait déposé plainte pour 
éviter qu'ils s'approchent de lui et voulait communier sa plainte en mesure d'éloignement. 
Sa mère l'accusait tous les jours d'avoir fait tuer le chien. C______ avait demandé que la 

- 15 -  

 P/15147/2020   

mère de X______ et elle l'accompagnent au poste. En sortant, C______ leur avait dit qu'il 
devait se rendre le lendemain au poste de la Servette pour retirer sa plainte. 

b.b.i) Par courrier du 11 janvier 2022, P______ a indiqué que son fils avait récemment 
reçu des pressions pour retirer sa plainte et se trouvait dans un état d'angoisse, n'osait plus 
être seul dans Genève et ne se rendait plus au travail.  

b.b.j) Devant le Ministère public le 2 février 2022, C______ a déclaré que deux semaines 
après ses 15 ans, il promenait son chien vers 1-2 h du matin lorsqu'il avait rejoint X______ 
vers Gardiol. Un homme violent l'avait "massacré", avec des coups de poing et de pieds. 
Son chien avait attaqué l'homme, qui lui avait asséné un coup de pied dans la colonne. Il 
n'était pas sûr qu'il s'agissait de X______. Il lui ressemblait un peu, mais il n'avait pas 
reconnu sa voix. Il avait eu la lèvre abimée et des acouphènes pendant deux semaines. 
Son IPhone rouge avait été volé.  

P______ a déclaré qu'à l'arrivée de X______ dans la salle d'audience, son fils lui avait dit 
"c'est lui", terrorisé et traumatisé. En janvier 2022, il lui avait dit que s'il ne retirait pas sa 
plainte, ils allaient le tuer et qu'elle était aussi en danger. Il pleurait et avait tellement peur 
qu'il avait été libéré de l'école et du foyer. Elle avait dû l'accompagner tous les matins à 
son stage pendant deux semaines jusqu'à ce qu'il intègre le foyer pour être éloigné du 
quartier. Suite aux faits, elle avait placé des caméras vers la maison. 

X______ a déclaré avoir croisé C______ par hasard en janvier 2022. Il lui avait gentiment 
demandé si c'était lui qui avait porté plainte. C______ avait pleuré et dit que sa mère l'y 
avait obligé. Il lui avait alors fait rencontrer sa mère et sa grande-cousine. Ils s'étaient 
rendus au poste de police de l'aéroport pour que C______ retire sa plainte. Un rendez-
vous avait été fixé le lendemain au poste de la Servette, auquel celui-ci ne s'était pas 
rendu. C______ avait beaucoup de mal à s'intégrer et des problèmes avec les gens du 
quartier. 

b.b.k) Devant le Ministère public et hors confrontation directe, le 18 mai 2022, C______ 
a déclaré que la description de son agresseur donnée à la police était fausse. Il avait peur. 
Le jour des faits, X______ lui avait écrit la nuit pour se voir. Il avait pris son chien et 
s'était rendu en bas de l'immeuble d'W______, qui se trouvait sur son balcon avec sa sœur. 
Une fois arrivé sur place, X______ lui avait asséné un coup de poing et un coup de pied 
retourné à la tête. Il était tombé au sol avant de se relever. X______ l'avait alors pris par 
le col et l'avait balayé. Il était à nouveau tombé, toujours tenu par X______, qui lui avait 
dit "tu restes au sol, passe-moi ton téléphone". Le précité lui avait ordonné de le 
déverrouiller, le menaçant de lui faire encore plus mal. Plusieurs coups de poings avaient 
été déviés au sol mais l'un d'entre eux l'avait atteint à la pommette droite. Il s'était relevé 
et X______ lui avait asséné sept coups de poing au tympan et à la mâchoire. Il avait la 
lèvre ouverte. Son chien avait mordu X______ au mollet, qui lui avait donné un énorme 
coup de pied dans la colonne vertébrale. X______ l'avait ensuite relevé, tenté de le balayer 
à nouveau et asséné un coup de poing sur la joue gauche avant de lui dire de déguerpir 
rapidement avant qu'il ne s'énerve encore plus. Le lendemain, son chien ne sortait pas de 
son panier.  

En décembre 2020, il avait vu X______, très énervé, en bas de son immeuble avec 
T______. Celui-ci avait exigé qu'il lui donne ses lunettes ______ en disant "ramène moi 
tes lunettes ou je te casse la gueule". Il avait eu peur et était monté prendre ses lunettes et 

- 16 -  

 P/15147/2020   

les donner à X______, pendant que ce dernier s'assurait que la porte d'entrée reste ouverte. 
X______ était ensuite entré dans l'allée et avait dit à T______ de prendre le bonnet 
______ de C______. Ce dernier était alors remonté, avait pris son bonnet et donné à 
T______, 

En janvier 2022, il avait croisé X______, qui l'avait hélé d'un ton menaçant et dit "on va 
aller voir ma mère" et "tu vas passer la soirée avec moi". Il avait accepté de le suivre car 
il était intimidé et avait peur. Arrivé en bas de chez X______, celui-ci lui avait dit que s'il 
parlait de l'histoire du chien à sa mère, il lui arriverait encore pire. Il avait peur. La mère 
de X______ était arrivée et ce dernier lui avait dit que c'était à cause de lui qu'il était 
convoqué en février 2022. Il était en panique et avait peur. Il n'avait pas osé dire la vérité 
car il ne se sentait pas bien. Il se trouvait dans l'allée intérieure de l'immeuble. La cousine 
de la mère de X______ les avait rejoints. Il lui avait dit qu'il avait déposé plainte contre 
ce dernier car il ne voulait plus qu'il s'approche de lui. X______ et sa mère avaient alors 
eu l'idée qu'il retire sa plainte. Il se sentait obligé d'accepter et ne savait pas quoi faire à 
cause de la crainte qu'il ressentait. Il avait demandé à la mère de X______ et sa cousine 
de l'accompagner car il avait peur de se retrouver seul avec ce dernier. Au poste de police, 
il n'arrivait pas à s'exprimer car il était paniqué. Il ne s'était pas rendu au rendez-vous du 
lendemain car il ne voulait pas retirer sa plainte. S'il l'avait fait, cela aurait continué, même 
pire, sans que cela ne se termine jamais. Il avait encore peur de X______ et ne voulait ni 
le voir, ni le croiser. 

b.b.l) Devant le Ministère public, le 2 juin 2022, C______ a indiqué qu'il n'avait pas parlé 
des coups de pied lors de l'audience du 18 mai 2022 car sa mère était présente. 

b.b.m) P______ a attesté, par courrier du 12 avril 2022, avoir constaté des blessures sur 
son fils suite à son agression. Ce dernier n'avait pas souhaité faire constater ses blessures 
ni déposer plainte par peur de représailles. 

b.b.n) A l'audience de jugement, X______ a contesté les faits. C______ avait donné son 
nom pour couvrir quelqu'un qui lui faisait encore plus peur. Il avait la facture de son 
bonnet actuel, mais pas de celui de l'époque, qui appartenait à M______. 

b.c) Éléments complémentaires communs aux faits reprochés aux deux prévenus 

b.c.a) Par courrier de son Conseil du 10 juin 2022, C______, devenu entretemps majeur, 
a confirmé la volonté de se constituer partie plaignante tant au pénal qu'au civil. 

b.c.b) Entendue par le Ministère public le 7 septembre 2022, Z______ a déclaré suivre 
C______ au Centre Phénix Mail. Celui-ci lui avait confié qu'une connaissance lui 
demandait CHF 600.-, que son téléphone avait été volé et qu'il avait reçu des menaces. 
Lorsqu'il parlait de cela, l'intéressé devenait vite confus car cela réactivait de fortes 
angoisses. Il avait évoqué les noms de X______ et Y______. Le premier aurait fait du 
mal à son chien, qui avait dû être piqué. Un ami avait contacté le second, qui avait parlé 
de kidnapping. Il venait un temps aux entretiens cagoulé, comme s'il se cachait. La peur 
était dominante dans son discours, il était comme dissocié. C______ craignait également 
pour sa mère, s'agissant de la situation avec X______. 

b.c.d) Selon un certificat médical du 17 janvier 2022, C______ avait bénéficié d'un 
traitement psychiatrique psychothérapeutique intégré au sein du centre Phenix depuis 

- 17 -  

 P/15147/2020   

2021. Il avait récemment fait l'objet d'une situation qui avait réactivé des symptômes 
d'angoisses importantes. Il n'avait pas pu se rendre à l'école du 6 au 11 janvier 2022. 

b.c.e) Le dossier du Service de protection des mineurs de C______ a été apporté à la 
procédure. Le 18 janvier 2022, il y est mentionné que ce dernier s'est fait menacer par son 
racketeur. C______ était très angoissé, restait cloitré au foyer et ne voulait plus sortir seul. 
Un email de septembre 2021 d'un éducateur mentionne que C______ avait peur de se 
rendre seul chez sa psychologue par peur de certains jeunes du quartier. Un courriel des 
éducateurs du foyer indique que C______, avait, en janvier 2022, croisé son racketeur et 
la mère de celui-ci qui lui avaient "mis un peu la pression et (…) embobiné pour qu'il 
enlève sa plainte". Il était très angoissé pour sa vie et avait tellement peur de sortir qu'il 
ne pouvait plus aller à l'école. 

b.d) Appréciation des faits 

b.d.a) S'agissant des faits du 16 juin 2020, C______ a déposé plainte contre son agresseur 
trois jours après l'euthanasie de son chien suite à un coup reçu. Il a indiqué s'être fait 
frapper, voler son téléphone, que son chien avait été aussi blessé et dû être piqué. 

Les faits tels qu'exposés par C______ sont corroborés par le témoignage de sa mère, par 
son courrier écrit ainsi que par les éléments figurant au dossier vétérinaire. 

Quant à l'auteur des faits, C______ a, dans un premier temps, donné une description de 
son agresseur ne correspondant pas à X______, avant de dire au Ministère public qu'il 
avait un doute sur la personne de ce dernier, pour finalement affirmer qu'il s'agissait bien 
de lui. Il a alors expliqué, de manière crédible, avoir peur des représailles, raison pour 
laquelle il avait menti. 

Il aurait été plus facile pour C______ de taire le nom de son agresseur, comme il l'a fait 
lors de son dépôt de plainte. Toutefois, il a décidé, malgré la peur, de dévoiler son nom 
pour faire cesser les agissements qu'il subissait. C______ n'avait d'ailleurs aucun intérêt 
à accuser faussement X______, dont il était terrorisé. 

De surcroit, la révélation tardive du nom de son agresseur s'explique par la chronologie 
des évènements. En effet, le plaignant a indiqué s'être fait racketter en décembre 2020 et 
à nouveau en août 2021. C'en était alors trop et il a pris les mesures pour que cela cesse. 

La peur de C______ est attestée par sa mère, qui a fait poser des caméras de surveillance 
devant sa maison suite aux faits, mais également par sa psychologue et les professionnels 
du foyer dans lequel il a résidé. 

Le revirement de version de la victime face à la mère et à la cousine de X______ ne peut 
se comprendre que comme une nouvelle peur ressentie en présence de ce dernier, qui le 
sommait de retirer sa plainte. La cousine en question a d'ailleurs mentionné que C______ 
était apeuré et perdu, qu'il avait déposé plainte pour ne plus que X______ et ses amis 
s'approchent de lui. C______ a voulu être accompagné par la mère et la cousine pour ne 
pas se retrouver seul avec X______. Enfin, C______ n'a pas retiré sa plainte, malgré les 
pressions en ce sens attestées par sa psychologue et surtout par la mère du plaignant.  

X______ a, quant à lui, déclaré à la police ne pas connaître C______, alors même 
qu'interrogée à ce sujet, sa mère a déclaré qu'ils se connaissaient bien. Ses dénégations en 
bloc ne sont pas crédibles et n'emportent pas conviction. 

- 18 -  

 P/15147/2020   

Ainsi, il sera retenu que X______ a frappé sévèrement C______ le 16 juin 2020, avant de 
lui voler son téléphone. Il a également donné un coup de pied au chien, d'une force telle 
que les lésions causées ont entraîné son euthanasie un mois plus tard. 

b.d.b) S'agissant des faits de décembre 2020, C______ a déclaré, dans le cadre de sa 
plainte du 31 août 2021, que X______, accompagné de AA_____, lui avait pris un bonnet 
et des lunettes, en se montrant menaçant. 

Lors de son audition par devant le Ministère public, il a précisé sa plainte. Sous la menace, 
il était allé chercher ses lunettes ______ qu'il avait données à X______, puis son bonnet, 
qu'il avait remis à T______. 

Ce dernier, s'il conteste avoir commis les faits décrits, reconnaît néanmoins que C______ 
lui avait confié avoir été "embêté" par X______.  

Enfin, X______ a affirmé disposer des factures d'achat sans toutefois les présenter, pour 
ensuite indiquer, lors de l'audience de jugement, qu'en réalité il n'avait pas de bonnet 
______ à l'époque.  

Il n'y a pas lieu de douter des déclarations du plaignant, terrorisé par X______, compte 
tenu des faits subis en juin de la même année. Quant aux dénégations de ce dernier, elles 
n'emportent pas conviction eu égard aux éléments qui précèdent. 

Par conséquent, il sera retenu que X______ s'est fait remettre par C______ le bonnet et 
les lunettes ______ que celui-ci possédait, en se montrant menaçant. 

b.d.c) S'agissant des faits du 30 août 2021, il ressort de la plainte pénale de C______, 
qu'après l'avoir effrayé, Y______ lui a palpé les poches pour s'emparer de son téléphone. 
Il a également exigé qu'il lui verse CHF 700.- par mois, lui fixant un délai pour effectuer 
la première mensualité. Il l'a menacé de le décapiter, de s'en prendre à ses proches ou de 
le kidnapper.  

Ces déclarations sont corroborées par plusieurs éléments du dossier. 

Tout d'abord, il ressort des échanges de messages entre la mère de C______ et Y______, 
que celle-ci exige la restitution du téléphone volé. Y______ lui fait alors comprendre qu'il 
sait où elle vit, ce qui ne peut se comprendre que par des menaces et corrobore les craintes 
de C______ pour ses proches. 

De plus, il ressort des échanges entre AO______, soit AO______, et Y______, que ce 
dernier réclamait des "sous" à C______, qu'il entendait lui envoyer toutes les "Grottes 
chez lui", qu'il devait verser CHF 700.-, sinon il le kidnapperait. 

Les dires de C______ sont également corroborés par la peur ressentie par son ami 
Q______, lequel refuse de témoigner et par le séquestre du téléphone volé retrouvé chez 
S______, un ami de Y______, lequel a déclaré qu'une personne lui avait confié le 
téléphone pour le débloquer. 

Y______ s'est, quant à lui, livré à des déclarations mensongères à la police, en indiquant 
ne pas connaître C______ et ne jamais aller au parc Geisendorf. 

Par conséquent, il sera retenu que Y______ a menacé C______ pour s'emparer de son 
téléphone. Il ensuite exigé de sa part le versement de sommes d'argent sous peine de s'en 
prendre physiquement à lui. 

- 19 -  

 P/15147/2020   

Autres faits reprochés à Y______  

c) Faits commis au préjudice d'E______ (ch. 1.1) 

c.a) Selon le rapport d'interpellation du 20 novembre 2019, E______ a requis 
l'intervention de la police le 19 novembre 2019 alors que Y______, ex-ami de sa fille 
AB_____ tentait d'enfoncer la porte de son appartement. Le lendemain, E______ a à 
nouveau fait appel à la police, alors que Y______ était revenu sur les lieux et avait répété 
ses agissements. À l'arrivée de la police sur place, il paraissait énervé et prêt à en découdre 
avec les agents. 

c.b) Entendue par la police le jour-même, E______ a déclaré que 19 novembre 2019, vers 
21h20, sa fille AB_____ et elle regardaient la télévision lorsque de violents coups avaient 
retenti contre la porte d'entrée. Par le judas, elle avait vu Y______. Elle lui avait demandé 
de se calmer et dit qu'elle n'ouvrirait pas, vu son agressivité. Il avait alors mis de gros 
coups de pieds dans la porte, en prenant son élan. 

Le lendemain matin, elle s'était rendue chez Y______. Elle lui avait exposé qu'une telle 
violence n'était pas acceptable et qu'elle n'avait pas les moyens de couvrir les dégâts. Il 
lui avait rétorqué qu'il "s'en battait les couilles" et ajouté qu'il s'interdisait de frapper des 
femmes, mais qu'il "fracasserait" le père de AB_____, après une certaine préparation 
pour passer à l'action la semaine suivante. Y______ répétait "tu vas voir, tu vas voir". 
E______ avait alors quitté les lieux en voiture. Elle avait recroisé Y______ à pied en bas 
de son immeuble. Il l'avait pointée du doigt en disant "tu vas voir, tu vas voir". Elle avait 
placé ses filles en sécurité à la conciergerie et appelé la police. Y______ rôdait autour de 
sa voiture. 

L'encadrement de la porte était encore plus endommagé que la veille et l'arrière gauche 
de sa voiture avait été griffé. Elle avait de forts soupçons que cela était l'œuvre de 
Y______. Elle n'était pas rassurée concernant sa fille. 

c.c) Entendue par la police, AB_____ a déclaré que Y______, avec qui elle avait entretenu 
une relation, avait par le passé été violent physiquement et verbalement à son égard. Le 
19 novembre 2019, il s'était à nouveau montré agressif par message. Vers 21h20, 
Y______ avait frappé violemment contre la porte d'entrée. Sa mère et elle, apeurées, 
avaient décidé de ne pas lui ouvrir, vu son état agressif. Il avait complètement cassé la 
porte d'entrée et l'encadrement. Avant de prendre la fuite, il avait crié qu'ils allaient se 
recroiser, ce qu'elle ne pouvait qu'interpréter comme des menaces. Elle avait réellement 
peur de lui. 

c.d) Entendu par la police le même jour, Y______ a admis s'être rendu le 19 novembre 
2019 au domicile d'E______, avoir tenté d'enfoncer la porte palière, sous le coup de la 
colère et l'avoir endommagée. Il n'avait toutefois pas menacé ou injurié la mère ni la fille 
et n'avait pas été violent le 20 novembre, mais avait été violent physiquement et 
verbalement envers AB_____ pendant une période.  

À la question de savoir s'il confirmait avoir frappé violemment contre la porte à son 
arrivée au domicile d'E______, ne pas s'être arrêté malgré les demandes réitérées de cette 
dernière et une fois la porte entièrement cassée avoir dit "nous allons nous recroiser" 
avant de prendre la fuite, Y______ a nié avoir pris la fuite. Il avait mis deux ou trois kicks 
et s'était arrêté. Pour le reste, il confirmait. Il avait dit pouvoir s'en prendre au père de 

- 20 -  

 P/15147/2020   

AB_____ sous le coup de la colère. Il était allé chez E______. Ils s'étaient croisés alors 
qu'elle était en voiture et il lui avait dit qu'ils parleraient chez elle. Il a décrit la voiture 
d'E______ comme petite, d'un gris brillant et l'a identifiée sur cliché photographique car 
il n'y avait que la sienne qui avait des jantes grises. Les déprédations sur le véhicule 
n'étaient pas de son fait. 

c.e) Des clichés photographiques des dommages causés à la porte palière, qualifiés 
d'importants par les agents, et des griffures du véhicule (linéaires, profondes et sécantes) 
ont été jointes au rapport d'interpellation du 20 novembre 2019 (PP 20'042 ss). 

c.f) Entendu par le Ministère public le 24 novembre 2020, Y______ a admis les faits en 
lien avec la porte. Il a par ailleurs reconnu avoir dit qu'il allait taper le père de AB_____, 
mais n'en avait rien fait au final, sinon cette dernière l'aurait détesté à vie. Une note du 
Procureur souligne que Y______ rigolait légèrement. 

c.g) A l'audience de jugement, Y______ a reconnu avoir cassé la porte de l'appartement 
d'E______, avoir dit "tu vas voir, tu vas voir" et qu'il allait fracasser le père de AB_____. 
Il était juste en colère. Il a nié avoir causé les dommages à la voiture. Il consentait à 
rembourser les frais liés à la porte, ce qu'il n'avait pas fait faute de temps. 

c.h) Appréciation des faits 

Le prévenu conteste avoir rayé la voiture de la partie plaignante.  

Le prévenu savait quelle voiture la partie plaignante possédait puisqu'il l'a croisée au 
volant de celle-ci. Il a pu décrire le véhicule et l'identifier. Les déclarations de la 
plaignante à cet égard sont claires et crédibles. Elle a expliqué n'avoir remarqué les 
griffures que le 20 novembre 2019 et elle a expliqué en détails le contexte des évènements 
de la veille et du jour-même.  

Il sera relevé que le prévenu se trouvait dans un état de colère et de frustration important 
et qu'il avait fracassé la porte palière de l'appartement la veille. À cela s'ajoute la nature 
des rayures sur la voiture dont il ressort qu'il s'agit d'un acte de vandalisme.  

Par conséquent, il sera retenu, malgré les dénégations du prévenu que les dommages 
causés à la voiture de la plaignante sont le fait du prévenu. 

d) Faits du 10 octobre 2021 - H______ (ch.s 1.10 et 1.11) 

d.a) Le 10 octobre 2021, H______ a déposé plainte. En se rendant à la buanderie ce jour-
là, elle avait remarqué que la porte de sa cave était endommagée. Un individu s'y était 
introduit, forçant la serrure et endommageant une latte de la porte, et s'y était installé. 

d.b) Selon le rapport d'interpellation du même jour, Y______ se trouvait encore dans la 
cave à l'arrivée de la police. La serrure avait été endommagée. Une photographie des 
dommages causés à la porte de la cave a été versée au dossier (PP 40'157). 

d.c) Entendu par la police à cette même date, Y______ a admis avoir pénétré dans la cave. 
Il n'avait pas de domicile fixe et nulle part où aller. Il était entré par un petit hublot 
extérieur. Il s'était alors retrouvé bloqué dans la cave et avait dû forcer la porte pour en 
ressortir en la poussant avec ses deux mains. Un ami, S______, habitait dans l'immeuble 
et lui avait montré comment pénétrer dans la cave. 

- 21 -  

 P/15147/2020   

d.d) A l'audience de jugement, Y______ a reconnu être entré dans la cave de l'immeuble 
de H______, en forçant la serrure et en cassant la porte. 

e) Faits concernant F______ (ch. 1.12 à 1.16) 

e.a) Le 3 janvier 2023, F______ a porté plainte. La veille, à 21h30, alors qu'il était à la 
station-service L______, ______ [GE], Y______, énervé, lui avait dit, à plusieurs 
reprises, "suis moi dehors, je vais te tuer" et lui avait arraché son téléphone. Un caissier 
avait demandé s'il y avait un souci, il avait acquiescé d'un signe du pouce en l'air. Une 
fois dehors, Y______ lui avait dit de se dépêcher car les caissiers allaient appeler la police. 
Face au refus de F______ de le suivre, il avait déclaré que s'il fallait qu'il s'en prenne à 
toute sa famille, il n'y avait pas de problème. Apeuré, F______ avait fini par le suivre. A 
hauteur du no 5 de la rue de la Golette, il était parti en courant. Dans sa course, il avait 
perdu ses baskets, qui ne se trouvaient plus sur les lieux lorsqu'il y était revenu. Il était 
ensuite revenu à la station-service, pour appeler le 117. Le téléphone ne fonctionnant pas, 
il avait été chercher sa voiture stationnée au chemin du Jardin Alpin 2 et avait constaté 
des dommages à la calandre avant, la lame avant et l'avant gauche et droit. 

e.b) Des photographies des dommages constatés par F______ sur son véhicule ont été 
versées au dossier (PP 10'084 ss). 

e.c) Entendu par la police le 11 avril 2023, Y______ a déclaré que F______ était un ami 
et il avait d'ailleurs rendez-vous avec celui-ci le jour de l'audition pour se voir. Le 2 janvier 
2023, il se trouvait à la station-service avec lui. La caissière avait, à un moment donné, 
cru qu'il y avait eu une altercation entre eux. Ils avaient dû avoir un désaccord sur un truc, 
mais il ne s'en souvenait pas. Il n'avait rien volé et n'avait pas causé de dommages à la 
voiture de F______. 

e.d) Devant le Ministère public, le même jour, Y______ a déclaré connaître F______ 
depuis 6 ou 7 ans. Le 2 janvier 2023, ils avaient eu un désaccord, un débat un peu houleux. 
Il n'avait pas volé ses baskets ni son téléphone, ni endommagé son véhicule. F______ lui 
avait déjà envoyé ces mêmes photos des dégâts. 

e.e.a) A l'audience de confrontation du 28 avril 2023, F______ a déclaré que AC_____ 
(ci-après "AC_____"), connaissance de Y______, lui avait prêté sa voiture, pour CHF 
3'000.-. Une fois rendue, Y______ lui avait réclamé CHF 26'000.-, soit la moitié du prix 
de la voiture. 

Le 2 janvier 2023, il se trouvait à la station lorsque Y______ lui avait pris son téléphone 
et dit "viens, on sort, on sort" en le tirant vers l'extérieur. Une fois dehors, il lui avait dit 
"je vais te faire la mort, ce soir, tu ne rentres pas chez toi". Il avait pris peur. Arrivés à la 
rue de la Golette, il avait pris la fuite. Ses baskets étaient tombées. Il était revenu à la 
station puis à sa voiture et avait constaté beaucoup de dégâts sur celle-ci. AK______ lui 
avait par la suite rendu son téléphone, mais il n'était plus en état de fonctionner. 

Entre le début et la mi-février 2023, des amis de Y______ étaient venus le chercher et 
l'avaient emmené le voir. Il avait accepté par peur. Ils s'étaient retrouvés dans un 
appartement, derrière son domicile de l'époque. Y______ avait pris son téléphone et s'était 
énervé. Il avait été retenu dans l'appartement durant trois heures. Ils demandaient à 
F______ de "sortir des voitures" car ils voulaient faire des demandes de leasing et lui-
même avait des contacts dans des garages. Ils lui avaient ensuite demandé un intérêt de 

- 22 -  

 P/15147/2020   

CHF 500.- sur les CHF 26'000.-. Il avait dit qu'il allait leur verser de l'argent le soir-même 
et ils l'avaient alors laissé partir. Il avait ensuite demandé à son frère de lui prêter CHF 
100.- qu'il avait versés à un ami de Y______ par virement bancaire Revolut.  

Y______ lui avait dit que s'il voulait de la tranquillité, il fallait qu'il soit à sa disposition. 
Il l'avait contacté pour lui demander de l'aider à faire diverses opérations. Il se sentait 
obligé d'obéir à Y______ car celui-ci savait où il habitait. Depuis, il avait déménagé et se 
sentait plus serein. 

Y______ l'avait menacé de s'en prendre à ses proches et à sa mère. Le précité l'avait 
ensuite relancé à plusieurs reprises pour qu'il lui donne de l'argent. Il n'arrêtait pas de dire 
que la voiture de AC_____ était la sienne. 

e.e.b) A cette même audience, Y______ a déclaré que son petit frère et F______ devaient 
"sortir une voiture", soit prendre un leasing au nom de AC_____. Ce dernier avait 
toutefois reçu une amende de CHF 26'000.- et demandait à Y______ de la payer. Il avait 
donc réclamé la somme à F______. Ce dernier avait deux BMW ______ identiques, alors 
que le petit frère de Y______ n'avait pas pu avoir sa voiture. Y______ ne connaissait rien 
de tout cela. Il y avait ensuite eu le problème du 2 janvier 2023 et F______ l'esquivait. 

AC_____ n'arrivait pas à assumer les mensualités du leasing, mais Y______ le pouvait. 
Ils avaient donc gardé la voiture un temps. Y______ l'avait conduite "vite fait" et il avait 
même endommagé l'avant en touchant un trottoir. AC_____ avait ensuite voulu garder la 
voiture pour lui. Y______ s'était rendu compte que F______ était trop malin car il avait 
déjà une BMW ______ de compétition. 

Avant les faits du 2 janvier 2023, AC_____ et Y______ étaient allés voir F______ pour 
trouver une solution afin que ceux-ci puissent récupérer la voiture. F______ avait payé 
l'apport et l'assurance. Y______ et AC_____ lui avaient dit qu'il devait payer la première 
mensualité et qu'ils paieraient les suivantes. F______ n'avait finalement pas payé la 
première mensualité, ce qui avait engendré tous les problèmes ensuite. 

Un jour, alors qu'il était à la station-service, il avait vu F______ et il s'était énervé. Il était 
très en colère. Une fois dehors, il avait pris le téléphone de F______. Ce dernier n'avait 
pas voulu donner son code et était parti en courant. 

Le jour du rendez-vous dans l'appartement, il était vraiment en colère. Il aurait pu s'en 
prendre physiquement à F______, mais AJ______ l'en avait empêché. AK______ avait 
rendu à F______ son téléphone. Ils avaient dû forcer un peu ce dernier pour qu'il le 
déverrouille. L'intéressé leur avait donné son code alors "qu'à la base, il ne voulait pas". 
A la remarque de la Procureure, qui lui faisait remarquer qu'il s'agissait de contrainte, 
Y______ a répondu "je ne le savais pas, merci de me l'avoir appris". Ils avaient demandé 
non pas CHF 100.-, mais CHF 1'000.- d'intérêts à F______. Il avait dit à F______ qu'il 
pouvait aller frapper à sa porte et dire à sa mère tout ce qu'il se passait. 

e.f) Devant le Ministère public le 10 juillet 2023, Y______ a indiqué avoir simplement 
dit à F______ qu'il allait dévoiler à sa mère tout ce qu'il faisait. Ce dernier avait versé 
CHF 100.- sur le compte d'______, un ami de Y______. AJ______ et AK______ avaient 
été voir F______, mais ne l'avaient pas forcé à venir dans l'appartement. S'agissant du 
téléphone, ils lui avaient dit "donne-nous le code", ce que l'intéressé avait refusé de faire. 
Ils avaient alors insisté et F______ le leur avait donné. 

- 23 -  

 P/15147/2020   

e.g) Des échanges de messages Snapchat entre F______ et Y______, transmis par ce 
dernier, ont été versés au dossier (PP 40'345 ss).  

e.h) Entendue par la police le 29 mai 2023, AD_____ a déclaré qu'elle travaillait à la 
caisse de la station-service lorsque F______ et un couple étaient entrés. Elle leur avait 
demandé trois fois si tout allait bien. A la troisième fois, elle avait refermé la porte de la 
station. Apprenant qu'ils se connaissaient, elle avait rouvert les portes et ils étaient sortis. 
Quelques minutes après, F______ était revenu à la station sans ses chaussures, en disant 
s'être fait voler son téléphone et ses chaussures. 

e.i) Entendu par la police le même jour, AE_____ a déclaré que le soir des faits il 
travaillait à la caisse lorsqu'un couple et un homme étaient entrés dans la station. Ce 
dernier, paniqué, avait dit "j'ai un problème". Sa collègue et lui avaient alors bloqué la 
porte. L'autre individu avait dit "viens parler à l'extérieur". Ils leur avaient demandé si 
tout allait bien et l'homme avait levé le pouce. Ils avaient alors ouvert la porte et les 
individus étaient sortis. Plus tard, celui-ci était revenu, stressé et sans chaussures. Il 
voulait contacter la police car ils lui avaient pris son téléphone et l'intéressé avait peur. 
AE_____ lui avait proposé de le raccompagner. 

e.j) A l'audience de jugement, Y______ a contesté avoir dit "suis-moi dehors, je vais te 
tuer" dans la station-service, mais que s'il ne faisait pas en sorte de régler cette histoire, il 
irait voir sa mère pour lui faire part de ses manigances. Les employés avaient peut-être 
perçu de l'animosité. Il avait pris son téléphone, mais le lui avait rendu une semaine après 
via AK______. Il n'avait pas pris ses chaussures. S'agissant de la voiture, c'était une BMW 
M9______ de compétition. C'était celle qu'il avait endommagée en conduisant, comme 
déclaré au Ministère public le 28 avril 2023, mais F______ niait.  

Le leasing de la BMW avait été pris par AC_____. Ils devaient payer les mensualités du 
leasing chacun pour moitié, lesquelles s'élevaient à CHF 700.- par mois.  

Il a admis avoir réclamé CHF 26'000.- à F______ et lui avoir envoyé des messages en ce 
sens. La voiture devait retourner à la banque, mais F______ s'en était retrouvé 
propriétaire. Il avait dit à AK______ "amène-le et on parle". AJ______ le calmait car il 
n'arrêtait pas de crier et était remonté. Il n'arrivait pas à comprendre comment F______ 
avait réussi à récupérer la voiture. Il a admis avoir avait "insisté" pour que F______ 
débloque son téléphone, ce que le précité avait fini par faire. Ils étaient restés dans 
l'appartement une heure ou deux. F______ devait "sortir" la voiture, la revendre et faire 
de l'argent pour pouvoir lui rembourser les CHF 26'000.-.  

e.k) Appréciation des faits 

e.k.a) Faits du 2 janvier 2023 - Menaces 

F______ a déclaré, à la police, que Y______ lui avait dit "suis moi dehors, je vais te tuer".  

Toutefois, devant le Ministère public, il a changé de version et indiqué que, dans la 
station, le prévenu lui avait dit "viens on sort, on sort". Ce n'est qu'à l'extérieur qu'il lui 
aurait dit "je vais te faire la mort ce soir, tu ne rentres pas chez toi". 

Les employés de la station-service ont constaté que quelque chose n'allait pas et ont fermé 
les portes, avant de les rouvrir en apprenant que les intéressés se connaissaient.  
L'employé de la station-service a rapporté avoir entendu "viens parler à l'extérieur", ce 
qui correspond à la déclaration au Ministère public de F______.  

- 24 -  

 P/15147/2020   

Par conséquent, il ne peut pas être tenu pour établi qu'à l'intérieur de la station-service, 
Y______ aurait dit à F______ "suis moi dehors je vais te tuer". Il sera en revanche retenu 
qu'il lui a dit "viens on sort" ou "viens parler à l'extérieur". 

e.k.b) Faits du 2 janvier 2023 – Vol des chaussures et du téléphone 

F______ a déclaré avoir perdu ses chaussures lorsqu'il avait fui Y______. Ses dires sont 
corroborés par les déclarations des employés de la station-service selon lesquelles il était 
revenu sans ses chaussures.  

Ainsi, il est établi que le prévenu a perdu ses chaussures en courant. Y______ conteste 
néanmoins s'être emparé des chaussures laissées sur la chaussée.  

F______ a déclaré être retourné à la station-service et y être resté 1h00-1h30, avant de 
prendre sa voiture et de se rendre à la police. A son retour sur les lieux, ses chaussures 
avaient disparu. 

Au vu de ces éléments, il ne peut être établi que Y______ a pris les chaussures de F______ 
laissées sur la chaussée et les a gardées.  

S'agissant du téléphone, les dires de F______ selon lesquels Y______ lui a pris son 
téléphone sont corroborées par les déclarations des employés de la station, qui ont indiqué 
que celui-ci avait demandé de pouvoir appeler la police.  

Y______ a confirmé devant le Ministère public avoir pris le téléphone de F______, alors 
que celui-ci refusait de lui donner le code. Il avait encore ce téléphone lorsque F______ 
était parti en courant et l'avait gardé par devers lui jusqu'au jour où AK______ l'avait 
rendu à F______.  

Les dires de F______ selon lesquels le téléphone n'était plus en état de fonctionner une 
fois restitué par Y______, par le biais de AK______, ne sont corroborés par aucun 
élément. 

e.k.c) Faits du 2 janvier 2023 – Dommages causés au véhicule 

Il est établi que le véhicule de F______ était stationné à environ 100 m de la station. Il ne 
ressort toutefois pas de la procédure que Y______ savait où était garé le véhicule. Par 
ailleurs, les dommages sur le véhicule ne sont pas suffisamment spécifiques pour pouvoir 
affirmer qu'ils sont le fruit d'un vandalisme. 

Par conséquent, il n'est pas établi que Y______ est l'auteur des dommages constatés par 
F______ sur son véhicule. 

e.k.d) Faits qualifiés de séquestration et contrainte  

Le Tribunal tient pour établi que, par le biais de deux hommes qu'il a instruits, Y______ 
a fait venir F______ dans un appartement où il se trouvait, très en colère toujours en lien 
avec cette prétendue dette de CHF 26'000.- et après l'avoir menacé. 

F______ a été retenu dans cet appartement, avec trois hommes, durant une à deux heures. 

Y______ lui a enjoint de déverrouiller son téléphone, alors qu'il s'y refusait. Il a reconnu 
l'avoir "forcé un peu" selon ses termes, ce qu'il faut comprendre par des menaces, étant 
rappelé que F______ se trouvait en présence de trois hommes dans un appartement dans 
lequel il avait été amené. Ainsi, la menace était telle que F______ s'est exécuté. 

- 25 -  

 P/15147/2020   

Le prévenu a pu partir de l'appartement, après une à deux heures, une fois avoir promis 
de trouver un moyen de rembourser les CHF 26'000.-. 

F______ s'est retrouvé privé de ses mouvements et de sa liberté durant une à deux heures.  

f) Conduite sans autorisation (ch. 1.17) 

Faits du 28 juillet 2019 

f.a) Selon le rapport de la police de Nyon Région du 28 juillet 2019, Y______ a été 
contrôlé au volant d'une Audi ______ immatriculée GE 2______. Il avait un permis de 
conduire dominicain, mais pas de permis valable pour conduire en Suisse. 

f.b) Entendu par la police le jour même, Y______ a admis ne pas être titulaire du permis 
de conduire. Il avait simplement envie de faire un tour en direction du Paléo. 

f.c) Devant le Ministère public, le 11 avril 2023, Y______ a déclaré ne pas se rappeler 
vraiment, mais admettre avoir conduit sans permis de conduire. A l'audience de jugement, 
il l'a à nouveau reconnu. 

Faits des 1er, 2, 6 et 7 avril 2020 

f.d) Selon le rapport de renseignements du 16 mars 2021, un radar a capturé un excès de 
vitesse de 27 km/h, marge de sécurité déduite (soit une vitesse de 82 km/h où la vitesse 
maximale autorisée était de 50 km/h), commis par une Audi A5 immatriculée GE 
3______, le 2 avril 2020 à 23h57 sur le quai Gustave-Ador, à hauteur du parc des Eaux-
Vives en direction du quai de Cologny. 

f.e) Entendu par la police le 20 janvier 2021, AF_____ a déclaré que Y______ était le 
conducteur d'une Audi le 6 avril 2020. 

f.f) Entendu par la police le 11 janvier 2021, M______ a déclaré que, le 7 avril 2020, 
Y______ avait conduit les véhicules immatriculés ZH 5______ et VD 4______. 

f.g) Entendu par la police le 13 janvier 2021, X______ a déclaré que, le 7 avril 2020, 
Y______ était le conducteur de l'Audi ______ puis de l'Audi ______. 

f.h) Entendu par la police le 2 février 2021, Y______ a admis avoir "fait des tours" au 
volant de l'Audi ______ immatriculée GE 3______. Il l'avait conduit pendant deux jours, 
soit les 1er et 2 avril 2020. Il a également reconnu avoir, le 6 avril 2020, conduit le véhicule 
immatriculé ZH 5______ ainsi que celui immatriculé VD 4______ dans la nuit du 6 au 7 
avril 2020. Il voulait s'amuser un peu. 

f.i) Devant le Ministère public, le 2 février 2022, Y______ a admis avoir circulé sans 
permis de conduire à plusieurs reprises, dont le 2 avril 2020. A l'audience de jugement, il 
l'a à nouveau reconnu. 

Faits du 12 août 2019 

f.j) Selon le rapport de renseignements du 13 août 2019, Y______ a été interpellé alors 
qu'il circulait sur l'avenue de Joli-Mont au volant d'une Audi ______ immatriculée VD 
10_____. 

f.k) Entendu par la police le même jour, Y______ a refusé de signer le procès-verbal. Il 
a admis avoir conduit le véhicule susmentionné. Il avait un permis de conduire dominicain 
depuis un an et deux mois. Il avait passé les examens théorique et pratique à 17 ans. Il 

- 26 -  

 P/15147/2020   

conduisait tous les jours une voiture à Lausanne. Il avait deux tigres, une panthère et un 
guépard, dont cinq soigneurs et cinq vétérinaires s'occupaient sur un terrain de 2 hectares, 
et comptait s'acheter un éléphant et un crocodile. Il a déclaré "(...) encore une fois, cela 
ne marche pas. Je ne vais pas aller en prison. Je dois faire quoi pour y aller?". 

f.l) Devant le Ministère public, le 11 avril 2023, Y______ a reconnu les faits reprochés. 
Il les a à nouveau admis à l'audience de jugement. 

Faits du 11 avril 2023 

f.m) Selon le rapport d'arrestation du 11 avril 2023, Y______ a été interpellé au volant 
d'une Mercedes ______ immatriculée GE 7______ sur l'avenue Pictet-de-Rochemont, 
sans pouvoir présenter de permis de conduire valable. Il faisait l'objet d'une interdiction 
de faire usage de son permis de conduire dominicain depuis le 28 juillet 2019.  

f.n) Entendu par la police le jour-même, Y______ a déclaré avoir un permis de conduire 
dominicain depuis environ quatre ans. 

f.o) Devant le Ministère public, le même jour, Y______ a admis les faits reprochés. Il 
savait faire l'objet d'une interdiction générale de faire usage de son permis de conduire 
dominicain. Il avait conduit ce véhicule car il n'y avait plus de train. 

f.p) A l'audience de jugement, Y______ a admis les faits reprochés. Il savait faire l'objet 
d'une interdiction de faire usage de son permis de conduire dominicain. 

g) Conduite dans l'incapacité de conduire pour d'autres raisons que l'alcool (ch. 1.18) 

g.a) Selon le rapport de la police de Nyon Région du 28 juillet 2019, lors de 
l'interpellation de Y______ au volant d'une Audi ______ immatriculée GE 2______, une 
odeur de cannabis se dégageait de l'habitacle. Le test de dépistage salivaire s'était avéré 
positif au THC. Il avait été procédé à des prélèvements d'urine et de sang. 

g.b) Lors de son audition par la police le même jour, Y______ a déclaré avoir consommé 
un joint le 27 juillet 2019 vers midi. 

g.c) Selon le rapport toxicologique du 9 septembre 2019, l'échantillon prélevé sur 
Y______ s'était révélé positif au cannabis à hauteur de 5.8 µg/L, ce qui suggérait une 
consommation plus proche de l'évènement que celle déclarée par Y______. 

g.d) Entendu par le Ministère public le 11 avril 2023, Y______ a déclaré ne pas se 
rappeler vraiment des faits. Il les a admis à l'audience de jugement. 

h) Violation grave des règles de la circulation routière (ch. 1.19) 

h.a) Selon le rapport de renseignements du 16 mars 2021, un radar a capturé un excès de 
vitesse de 27 km/h, marge de sécurité déduite (soit 82 km/h alors que la vitesse maximale 
autorisée était de 50 km/h), commis par une Audi ______ immatriculée GE 3______ le 2 
avril 2020 à 23h57 sur le quai Gustave-Ador. 

h.b) Entendu par la police le 2 février 2021, Y______ a admis avoir "fait des tours" avec 
le véhicule précité en date des 1er et 2 avril 2020. Il ne se souvenait en revanche pas avoir 
roulé trop vite. 

h.c) Entendu par le Ministère public le 2 février 2022 et lors de l'audience de jugement, 
Y______ a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.  

- 27 -  

 P/15147/2020   

i) Contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup (ch. 1.20) 

i.a) Selon le rapport de renseignements du 10 octobre 2021, Y______ a été interpellé à 
cette même date alors qu'il était porteur de 1.84 g de haschich. 

i.b) Entendu par la police le même jour, Y______ a déclaré être consommateur de 
stupéfiants, raison pour laquelle il en possédait sur lui. Devant le Ministère public, le 2 
février 2022 et lors de l'audience de jugement, il a reconnu avoir détenu les 1.84 g pour 
sa consommation personnelle. 

Autres faits reprochés à X______ 

j) Conduite sans autorisation (ch. 2.4), vol d'usage (ch. 2.5) et empêchement 
d'accomplir un acte officiel (ch. 2.6) 

Faits du 7 avril 2020  

j.a) Selon le rapport de la police fribourgeoise du 26 avril 2020, l'Audi ______ 
immatriculée ZH 5______, avait été interpellé, alors que X______ conduisait. Il a d'abord 
déclaré avoir perdu son permis de conduire avant d'admettre ne pas en être titulaire.  

j.b) Entendu par la police le 13 janvier 2021, X______ a admis avoir été au volant du 
véhicule susmentionné sans être titulaire du permis de conduire. 

j.c) Devant le Ministère public le 2 février 2022 et lors de l'audience de jugement, 
X______ a admis avoir, le 7 avril 2020, circulé au volant du véhicule susmentionné sans 
permis de conduire requis. 

Faits du 8 juillet 2019 

j.d) Selon le rapport de renseignements du 10 février 2020, le conducteur du scooter 
immatriculé GE 8______ a pris la fuite lors d'un contrôle le 8 juillet 2019 à Thônex. Il a 
abandonné le deux-roues et fui en courant en direction de la place Favre. 

j.e) Selon le rapport de police du 14 avril 2021, une correspondance de profils entre celui 
de X______ et celui identifié sur les poignées dudit scooter a pu être faite. 

j.f) Entendu par la police le 1er juillet 2021, X______ a reconnu avoir pris la fuite alors 
qu'il conduisait un scooter car il n'avait pas de permis de conduire. Un tiers le lui avait 
prêté, en précisant qu'il n'en était pas le propriétaire. 

j.g) Le 8 juillet 2019, G______ a déposé plainte suite au vol de son motocycle 
immatriculé GE 8______ commis entre le 27 juin et le 9 juillet 2019. 

j.h) Devant le Ministère public le 2 février 2022 et lors de l'audience de jugement, 
X______ a admis avoir circulé au guidon du motocycle en question, dont il savait qu'il 
avait été volé. Il l'a à nouveau reconnu à l'audience de jugement.  

m) Délit à l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup (ch. 2.7) 

Faits du 17 mars 2021 

m.a) Selon le rapport de l'Administration fédérale des douanes du 17 mars 2021, 
X______ a été interpellé, alors qu'il était détenteur d'un sachet contenant 2 g de haschich. 
Suite à une palpation, sept autres sachets ont été découverts, pour un poids total de 14.3 
g. 

- 28 -  

 P/15147/2020   

Faits de novembre 2021 

m.c) Lors de la fouille du téléphone de X______, deux photographies indiquant des prix 
et des grammes ont été découvertes. 

m.d) Entendu par la police le 19 novembre 2021, X______ a admis avoir publié sur les 
réseaux sociaux des publicités pour un trafic de haschich. Il l'a à nouveau reconnu devant 
le Ministère public le 2 février 2022 ainsi qu'à l'audience de jugement. 

n) Contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup (ch. 2.8) 

Faits du 1er juillet 2021 

n.a) Selon le rapport d'arrestation du 1er juillet 2021, X______ a été contrôlé alors qu'il 
se trouvait en possession de 1.5 g de haschich. 

n.b) Dans le cadre de la procédure, X______ a déclaré que la drogue était destinée à sa 
consommation personnelle. 

Faits du 19 novembre 2021 

n.c) Selon le rapport de renseignements du 7 janvier 2022, X______ s'est présenté sur 
convocation orale à la police, alors qu'il était détenteur de 9 g de haschich. 

n.d) Dans le cadre de la procédure, X______ a déclaré que la drogue était destinée à sa 
consommation personnelle. 

Arrestations, mesures subsidiaires et détention de Y______ 

o.a) Y______ a été arrêté les 20 et 23 novembre 2019, le 1er décembre 2021 et le 11 avril 
2023. Il a, à plusieurs reprises, bénéficié de mesures de substitution à la détention, mais 
les a enfreintes car, selon ses dires, certaines mesures l'empêchaient de vivre. 

o.b) AG_____ a écrit à son frère Y______ en novembre 2023: "j'espère que quand tu vas 
sortir, tu seras plus comme avant frère. Avant, tu me faisais peur quand tu frappais 
______ parce qu'elle ne t'écoutais pas, bam, une gifle. Gros, tu crois que ce n'est pas un 
humain ? Je t'ai dit de te calmer et tu me fais un coup de pression devant mon cousin ! 
C'est pas le frère que j'ai connu ça. Quand tu arrivais à la maison je ne voulais plus être 
là. Je t'aime frère mais je veux que quand tu sortiras, tu sois comme avant que tu sois le 
tuteur, le model de AA______ et moi, que tu cherches un vrai taf, une vraie meuf comme 
ça tu donnes des petits fils à maman". 

C.  Lors de l'audience de jugement, le Tribunal a procédé à l'audition des prévenus, des 
parties plaignantes présentes et de deux témoins.  

a) Y______ a déclaré avoir passé le permis de conduire en République dominicaine à 
l'âge de 16 ans, avant de rectifier ses propos et indiquer avoir passé la théorie et la pratique 
à 15 ans. Il a reconnu les conduites sans autorisation. Il aimait cela. 

b) H______ a déclaré qu'une personne habitant l'immeuble avait donné à Y______ accès 
aux caves. Celui-ci n'avait pas pu entrer par une fenêtre de ladite cave. La Ville de 
Genève, propriétaire de l'immeuble, avait procédé aux réparations. Rien n'avait été volé 
ni touché. 

c) A______ a indiqué souffrir encore à ce jour encore de très fortes céphalées. Il avait 
perdu la vision de son œil gauche et respirait mal. Il était toujours suivi par un psychiatre 

- 29 -  

 P/15147/2020   

et un psychologue. Il prenait des antidépresseurs, des somnifères et des antidouleurs. Le 
jour des faits, il titubait car il sortait d'une opération. Y______ lui avait tiré dessus avec 
un pistolet soft air. Y______ était le chef. Il s'était acharné sur lui et c'est lui qui avait 
donné les coups le plus fort. 

d) AH_____, travailleur social hors mur, a déclaré qu'aucun membre de l'association 
______ n'était rémunéré. Avec Y______, ils avaient entamé des démarches, stoppées du 
fait de ses détentions, et devraient recommencer beaucoup de choses à zéro. Il y avait une 
remise à niveau à faire. L'intéressé faisait partie des grands frères du quartier et pouvait 
être un leader dans les bonnes choses. 

e) AI_____, père de Y______, a déclaré rendre régulièrement visite à son fils en prison. 
À sa sortie de prison, il pouvait l'aider à trouver du travail, grâce aux contacts de son 
patron, et l'héberger. 

D. a) Y______, suisse et américain, est célibataire et sans enfant. Né le ______ 2001, à 
Puerto Rico, il a vécu en République dominicaine et à New York puis en Suisse dès l'âge 
de 8 ans. Après son expulsion du cycle, sa mère l'a envoyé en République dominicaine 
auprès de sa grand-mère. A l'âge de 16 ans, il a été hébergé en foyer puis chez son père 
un court laps de temps car la cohabitation ne s'est pas bien passée. Il est alors retourné 
vivre chez sa mère, qui l'a mis à la porte. Il a été placé en foyer, mais renvoyé de celui en 
raison des heures de rentrée non respectées. 

Il a effectué des stages en menuiserie ou en bijouterie et de petits emplois temporaires. Il 
a participé à la fondation de l'association ______ et a des projets dans la musique.  

Il a pratiqué la boxe anglaise durant quatre mois et a effectué des cours d'essai de MMA. 

Depuis son incarcération en avril 2023, il a fait l'objet de cinq sanctions disciplinaires. 
Interrogé à ce sujet à l'audience de jugement, il a déclaré: "il y a beaucoup de détenus qui 
ont essayé de me faire du mal et je me suis défendu". 

Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, il a été condamné :  
 le 27 avril 2023 par le Ministère public du canton de Neuchâtel, pour infractions aux 

art. 95 al. 1 let. b, 91 al. 2 let. b et 90 al. 1 LCR, à une peine pécuniaire de 60 jours-
amende à CHF 30.- le jour, avec sursis et délai d'épreuve de 2 ans, ainsi qu'à une 
amende de CHF 500.-;  

 le 23 août 2023 par le Ministère public du canton de Neuchâtel, pour infractions aux 
art. 95 al. 1 let. b et 91 al. 2 let. b LCR, à une peine pécuniaire de 75 jours-amende à 
CHF 30.- le jour, avec sursis et délai d'épreuve de 5 ans, ainsi qu'à une mande de 
CHF 450.-. 

b) X______, né le ______ 2001 à Genève, est de nationalité portugaise et au bénéfice 
d'un permis C. Il est célibataire et sans enfant. Il a toujours habité en Suisse et vit chez sa 
tante. Il participe au loyer à hauteur de CHF 575.- par mois et bénéficie des aides de 
l'Hospice général. Il suit des cours du soir à l'ECG santé et une formation à distance de 
secrétaire médical. Son grand-père vit au Portugal et le reste de sa famille vit en Suisse. 
Il parle portugais, mais n'a pas plus de lien avec son pays d'origine. 

Selon l'extrait de son casier judiciaire, X______ a été condamné: 
 le 27 mai 2020 par le Ministère public du canton de Fribourg pour conduite d'un 

véhicule automobile sans le permis de conduire requis à une peine pécuniaire de 20 

- 30 -  

 P/15147/2020   

jours-amende à CHF 30.- le jour, avec sursis et délai d'épreuve de 2 ans, ainsi qu'à 
une amende de CHF 300.-;  

 le 12 mai 2021 par le Ministère public de la Confédération pour opposition aux actes 
de l'autorité et délits contre la loi sur les stupéfiants à une peine pécuniaire de 30 
jours-amende à CHF 30.- le jour, avec sursis et délai d'épreuve de 2 ans. 

EN DROIT 

1.  Faits du 13 avril 2020 - A______ (ch. 1.3 à 1.7) 

1.1. Lésions corporelles simples avec une arme (ch. 1.3) 

1.1.1. Selon l'art. 123 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une 
autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une peine 
privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire (al. 1). La poursuite aura 
lieu d'office si le délinquant a fait usage d'une arme ou d'un objet dangereux (al. 2). 

Par objet dangereux, le texte légal englobe tout objet qui, suivant les circonstances 
d'utilisation est de nature à causer facilement des blessures, voire même des atteintes 
importantes (ATF 111 IV 123 consid. 4, JdT 1986 IV 66). D'après du Tribunal fédéral, 
c'est d'après la façon dont un objet a été utilisé que l'on détermine s'il doit être qualifié de 
dangereux (ATF 101 IV 285, JdT 1976 IV 138). On parle ainsi d'objet dangereux 
lorsqu'un objet courant habituellement utilisé à des fins non agressives est détourné de sa 
destination usuelle et devient une arme par usage (ATF 96 IV 16 consid. 3, JdT 1970 IV 
101; arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). 

1.1.2. En l'espèce, le prévenu a tiré à l'aide d'un pistolet soft air sur A______ l'atteignant 
et le blessant au mollet.  

Ces faits sont constitutifs de lésions corporelles simples (art. 123 CP). Le prévenu 
Y______ sera reconnu coupable de ce chef d'infraction. 

En revanche, la circonstance aggravante de l'arme dangereuse ne sera pas retenue. En 
effet, le prévenu a tiré en direction du bas du corps de la victime et à une certaine distance. 
Utilisé d'une telle manière, le pistolet soft air ne peut être considéré comme une arme 
dangereuse. 

1.2. Tentative de lésions corporelles simples (ch. 1.4) 

1.2.1. En l'espèce, A______ et le prévenu Y______ se trouvaient, dans un premier temps, 
séparés par une barrière. 

Le prévenu a asséné un coup