# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3ca90741-0435-5d13-b09b-3859bddfc66e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 05.11.2025 C/16472/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-16472-2025_2025-11-05.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 12 novembre 2025. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16472/2025 ACJC/1594/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU MERCREDI 5 NOVEMBRE 2025 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

A______ SÀRL, ayant son siège ______ [GE], 

contre une décision rendue par l’Autorité de conciliation du Tribunal des prud'hommes le  
8 septembre 2025. 

  

  

- 2/5 - 

 

 

C/16472/2025  

EN FAIT 

A. Par décision AMCPH/82/2025 rendue le 8 septembre 2025, l’Autorité de conciliation 
du Tribunal des prud’hommes a condamné A______ SARL à une amende de  
300 fr. pour défaut de comparution à l’audience du 4 septembre 2025. 

La décision ne contient aucun état de fait. Sa motivation consiste dans une référence 

à l’art. 206 CPC. 

B. a. Par acte expédié le 18 septembre 2025 à la Chambre d’appel des prud’hommes, 
A______ SARL a formé un recours contre cette décision, qu’elle a reçue le  
9 septembre 2025 et dont elle sollicite l’annulation.  

Elle se prévaut d’une violation de son droit d’être entendue, de la violation des 
normes régissant la représentation et du principe de la proportionnalité. 

Elle expose avoir reçu la citation à comparaître en date du 1er septembre 2025, avoir 

pris contact avec le greffe du Tribunal des prud’hommes par courriel pour solliciter 
le report de l’audience, ses deux associés gérants n’étant pas en mesure de la 
représenter, l’une pour des raisons médicales et le second étant en déplacement à 
l’étranger, et avoir ensuite, vu la décision du Tribunal de maintenir l’audience de 
conciliation, chargé un conseiller professionnellement qualifié de la représenter à 

cette audience. 

b. L’Autorité de conciliation s’est déterminée sur le recours le 26 septembre 2025, 
concluant au rejet du recours et à la confirmation de l’amende prononcée. 

Elle a relevé que la citation à comparaître à l’audience fixée au 4 septembre 2025 
avait été dûment notifiée à la recourante par courrier recommandé du 23 juillet 2025, 

puisque celle-ci avait sollicité la prolongation du délai de garde auprès de la poste, 

que la recourante avait requis le report de l’audience, ce qui lui avait été refusé dans 
la mesure où elle n’avait pas produit de justificatifs du déplacement à l’étranger de 
son second associé gérant, que la recourante lui avait adressé le 4 septembre 2025 un 

courrier l’informant que les positions des parties n’étaient pas conciliables, que 
B______ s’était présenté à l’audience pour le compte de A______ SARL, en qualité 
de mandataire professionnellement qualifié muni d’une procuration. Elle avait 
considéré que la recourante était défaillante puisqu’elle aurait dû être représentée par 
son second associé gérant.  

c. A______ SARL a répliqué, persistant dans les conclusions de son recours. 

d. Par avis du 10 octobre 2025, les parties ont été informées que la cause était gardée 
à juger. 

 

- 3/5 - 

 

 

C/16472/2025  

EN DROIT 

1. Déposée dans le délai prescrit par la loi contre une amende infligée par l’Autorité de 
conciliation du Tribunal des prud’hommes en vertu de l’art. 206 al. 4 CPC, le recours 
est recevable (art. 128 al. 4 par analogie, 319 let. b. ch. 1 et 321 al. 2 CPC ; 

Beschluss des Obergerichts des Kantons Zürich vom 27. Mai 2025, RU250035, 

consid.1 ; EGLI/MROSE, in DIKE ZPO – Schweizerische Zivilprozessordnung, 
(2025), n. 38 ad art. 206 ; GASSER/RICKLI/JOSI, Schweizerische Zivilprozessordnung 

(ZPO) Kurzkommentar (2025), n. 2a  ad art. 206; KUKO ZPO – GLOOR/UMBRICHT 
LUKAS, (2021), art. 206 n. 10). 

2. Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC). 

Les pièces nouvellement produites par la recourante devant la Chambre d’appel sans 
avoir été soumises à l’Autorité de conciliation ne peuvent en conséquence être prises 
en considération dans la présente procédure de recours. 

3. La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen en droit et avec un pouvoir 
d'examen restreint à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

La recourante se plaint d’une violation de son droit d’être entendue. 

3.1 Le droit d’être entendu, garanti aux art. 29 al. 2 Cst et 53 CPC, comprend le droit 
pour le justiciable de se déterminer avant qu'une décision ne soit prise qui touche sa 

situation juridique, d'offrir des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à 

ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves 

essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de 

nature à influer sur la décision à rendre (ATF 136 I 265 consid. 3.2; 135 II 286 

consid. 5.1; 132 II 485 consid. 3.2; 127 I 54 consid. 2b). 

Le droit d’être entendu implique également pour l'autorité l'obligation de motiver sa 
décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a 

lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 143 IV 40  

consid. 3.4.3; arrêt du Tribunal fédéral 1C_361/2020 du 18 janvier 2021 consid. 3.1). 

Pour répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au moins brièvement, les 

motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 

l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en 

connaissance de cause (ATF 145 IV 407 consid. 3.4.1; 143 III 65 consid. 5.2;  

142 III 433 consid. 4.3.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_19/2020 du 18 mai 2020 

consid. 6).  

Le droit d'être entendu est une garantie de nature formelle, dont la violation entraîne 

en principe l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de 

succès du recours sur le fond (ATF 144 IV 302 consid. 3.1 et les références). La 

jurisprudence admet qu'un manquement au droit d'être entendu puisse être considéré 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20IV%2040
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_361/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/145%20IV%20407
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20III%2065
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%20433
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_19/2020

- 4/5 - 

 

 

C/16472/2025  

comme réparé si la partie concernée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité 

de seconde instance disposant d'un pouvoir de cognition complet en fait et en droit 

(ATF 145 I 167 consid. 4.4). 

3.2 En l’espèce, la décision attaquée prononçant l’amende ne contient aucun état de 
fait et sa motivation se limite à la mention du défaut de comparution à l’audience du 
4 septembre 2025 et la référence à l’art. 206 CPC. 

Ces éléments ne permettent pas à la recourante de comprendre les raisons pour 

lesquelles cette sanction disciplinaire a été prononcée à son encontre ni, partant, de 

l’attaquer utilement. Ils ne sont, de même, pas suffisants pour permettre à la Cour 
d’examiner le bien-fondé de l’amende prononcée.  

La décision entreprise doit en conséquence être annulée et la cause renvoyée à 

l’Autorité de conciliation afin qu’elle rende une nouvelle décision respectant les 
exigences du droit d’être entendu de la recourante. 

4. Il est renoncé à prélever un émolument de décision.  

* * * * * 

- 5/5 - 

 

 

C/16472/2025  

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre des prud'hommes : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 18 septembre 2025 par A______ SARL contre la 

décision AMCPH/82/2025 prononçant une amende, rendue le 8 septembre 2025 par 

l’Autorité de conciliation du Tribunal des prud’hommes. 

Au fond : 

Annule cette décision et renvoie la cause à l’Autorité de conciliation du Tribunal des 
prud’hommes pour rendre une nouvelle décision. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Madame Fiona MAC PHAIL, 

Monsieur Roger EMMENEGGER, juges assesseurs; Madame Fabia CURTI, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière civile; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 

173.110). Il connaît également des recours constitutionnels subsidiaires; la qualité et les 

autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss 

LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent 

la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que 

si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 

deux recours dans un seul mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 15'000 fr.