# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f0973dc4-a652-5246-b7f1-62dcfd24974c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-04-15
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 15.04.2021 F-4446/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-4446-2020_2021-04-15.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-4446/2020 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 5  a v r i l  2 0 2 1  

Composition 
 Jenny de Coulon Scuntaro (présidente du collège),  

Yannick Antoniazza-Hafner, Gregor Chatton, juges, 

Beata Jastrzebska, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A.________,   

représenté par Me Asllan Karaj,  

Cabinet de Conseil Karaj,  

rue du Maupas 6, case postale 280, 1004 Lausanne,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Interdiction d'entrée du 16 janvier 2015, non-entrée en ma-

tière sur la demande de réexamen / décision du SEM du 11 

août 2020. 

 

 

 

F-4446/2020 

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Faits : 

A.  

En date du 1er avril 2014, A.________, ressortissant albanais né le (…), a 

été condamné pour crime contre la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup, 

RS), avec mise en danger de la santé de nombreuses personnes, et oppo-

sition aux actes de l’autorité, à une peine privative de liberté de 35 mois, 

dont sursis à l’exécution de la peine de 20 mois et délai d’épreuve de 2 ans 

ainsi qu’à une peine pécuniaire de 14 jours-amende à 30 francs, dont sur-

sis à l’exécution de la peine et délai d’épreuve de 2 ans. 

Par décision du 16 janvier 2015, le Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-

après : le SEM) a prononcé à son encontre une interdiction d’entrée en 

Suisse, valable depuis le 22 janvier 2015 pour une durée de 10 ans, soit 

jusqu’au 21 janvier 2025. Cette décision, valablement notifiée à l’intéressé 

le 21 janvier 2015, n’a pas fait l’objet d’un recours. 

Par décision du 16 janvier 2015, l’Office des migrations du canton de Zurich 

a prononcé le renvoi de l’intéressé hors de l’espace Schengen et ordonné 

l’exécution immédiate de cette mesure. Par ailleurs, l’effet suspensif a été 

retiré à un éventuel recours. Cette décision a également acquis force de 

chose jugée. 

En date du 22 janvier 2015, l’intéressé a quitté la Suisse. 

B.  

En date du 20 juillet 2020, l’intéressé a sollicité la levée de la mesure d’éloi-

gnement prise à son encontre en date du 16 janvier 2015. 

Par décision du 11 août 2020, le SEM n’est pas entré en matière sur sa 

demande.  

C.  

Par recours du 7 septembre 2020, l’intéressé a contesté la décision du 

SEM auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou le 

TAF). 

Par réponse du 3 novembre 2020, le SEM a conclu au rejet du recours. 

Par ordonnance du 19 novembre 2020, le Tribunal a transmis cette ré-

ponse à l’intéressé en lui signalant que l’instruction de la cause était close. 

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Par courrier du 4 janvier 2021, l’intéressé a fait parvenir au Tribunal copie 

d’un acte de naissance relatif à B.________, né le (…) aux Etats-Unis, qu’il 

a présenté comme son fils. 

D. Les divers autres arguments invoqués de part et d’autre dans le cadre 

de la procédure de recours seront examinés, si nécessaire, dans les con-

sidérants en droit ci-dessous.  

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF, le Tribunal, en 

vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de 

l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions de réexamen en matière d’interdiction d’entrée 

en Suisse rendues par le SEM – lequel constitue une unité de l'administra-

tion fédérale telle que définie à l'art. 33 let. d LTAF – sont susceptibles de 

recours au Tribunal, qui statue définitivement (art. 1 al. 2 LTAF en relation 

avec l'art. 83 let. c ch. 1 LTF). 

1.2 A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (art. 37 LTAF). 

L’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). En effet, bien que l’in-

téressé a avant tout justifié sa requête par sa crainte d’être empêché de se 

voir délivrer un visa par les autorités américaines en raison du prononcé 

du 16 janvier 2015, il n’en demeure pas moins qu’il est spécialement atteint 

par ce prononcé et qu’il peut justifier d’un intérêt digne de protection à son 

annulation ou à sa modification. Présenté dans la forme et les délais pres-

crits par la loi, le recours est recevable (art. 50 et 52 PA). 

2.  

Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 

y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 

décision entreprise, sauf lorsqu'une autorité cantonale a statué comme 

autorité de recours (art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par les 

motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA), ni par les considérants de 

la décision attaquée. Aussi peut-elle admettre ou rejeter le pourvoi pour 

d'autres motifs que ceux invoqués. 

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Page 4 

3.  

3.1 La demande de réexamen, définie comme étant une requête non sou-

mise à des exigences de délai ou de forme, adressée à une autorité admi-

nistrative en vue de la reconsidération d'une décision qu'elle a rendue et 

qui est entrée en force, n'est pas expressément prévue par la PA. La juris-

prudence et la doctrine l'ont cependant déduite de l'art. 66 PA, qui prévoit 

le droit de demander la révision des décisions, et des art. 8 et 29 al. 2 Cst. 

féd. (RS 101).  

3.2 Dans la mesure où la demande de réexamen est un moyen de droit 

extraordinaire, l'autorité administrative est uniquement tenue d'entrer en 

matière sur la requête lorsque les circonstances se sont modifiées dans 

une mesure notable depuis que la première décision a été rendue ou lors-

que le requérant invoque des moyens de preuve importants, qu'il ne con-

naissait pas lors de la première décision ou dont il ne pouvait se prévaloir 

ou n'avait pas de raison de se prévaloir à l'époque (motifs de révision au 

sens de l'art. 66 PA). Les motifs invoqués ne peuvent entraîner le réexa-

men d'une décision entrée en force que s'ils sont pertinents et suffisam-

ment importants pour conduire à une nouvelle appréciation de la situation 

et, donc, à une modification en faveur du justiciable de cette décision (cf. 

ATF 136 II 177 consid. 2.2.1 : « Eine wesentliche Veränderung der Um-

stände liegt vor, wenn sich der Sachverhalt […] in einer Art geändert hat, 

dass ein anderes Ergebnis ernstlich in Betracht kommt » et, notamment, 

arrêt du TF 2C_883/2018 du 21 mars 2019 consid. 4.4). Seuls peuvent être 

pris en considération, à titre de motifs de réexamen (dont l'examen in-

combe à l'autorité ayant rendu la première décision), les faits et moyens de 

preuve nouveaux et importants et les changements de circonstances no-

tables postérieurs à la décision matérielle sur recours ayant mis fin à la 

procédure ordinaire (cf. art. 123 al. 2 let. a a contrario LTF, applicable par 

renvoi de l'art. 45 LTAF ; ATF 138 I 61 consid. 4.3, et la jurisprudence citée; 

arrêts du TF 2C_1126/2012 du 29 juin 2013 consid. 3 et 2C_349/2012 du 

18 mars 2013 consid. 4.2.1 ; ATAF 2013/22 consid. 3-13, et la jurispru-

dence et doctrine citées). 

La procédure extraordinaire ne saurait servir de prétexte pour remettre 

continuellement en question des décisions entrées en force, ni surtout viser 

à éluder les dispositions légales sur les délais de recours. (cf. ATF 136 II 

177 consid. 2.1 s. et les références citées). Aussi, c'est à l'intéressé d'allé-

guer la modification de l'état des faits ou les motifs de révision et c'est éga-

lement à lui qu'incombe le devoir de substantification (arrêt du Tribunal fé-

déral 2C_883/2015 du 5 février 2016 consid. 3.4 et 4.3), étant précisé que 

http://links.weblaw.ch/ATF-136-II-165
http://links.weblaw.ch/ATF-136-II-165
http://links.weblaw.ch/2C_883/2015

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seuls les motifs allégués par l'intéressé jusqu'au prononcé de la décision 

querellée sont en principe déterminants (arrêts du TAF F-5532/2016 du 

14 juin 2019 consid. 4.1, 4ème par. ; C-3680/2013 du 28 juillet 2014 con-

sid. 5.3, 2ème par.).  

3.3 Lorsque, comme en l'espèce, l'autorité de première instance n'est pas 

entrée en matière sur une demande de réexamen, la partie requérante peut 

seulement recourir en alléguant que ladite autorité a nié à tort l'existence 

des conditions requises pour l'obliger à statuer au fond et le Tribunal ne 

peut qu'inviter cette dernière à examiner la demande au fond, s'il admet le 

recours (cf. ATF 135 II 38 consid. 1.2 et arrêt du TAF C-813/2013 du  

24 mars 2014 consid. 4.1 et réf. cit.). En conséquence, en tant que l’inté-

ressé a également conclu à l’annulation de la décision du 16 janvier 2016, 

cette conclusion doit être considérée comme irrecevable. 

4.  

4.1 En l’espèce, il appartient au Tribunal de déterminer si c’est à raison que 

le SEM a relevé, dans sa décision du 11 août 2020, que l’intéressé n’avait 

invoqué aucun fait nouveau important susceptible de permettre de consi-

dérer que sa situation s’était modifiée dans une mesure notable depuis le 

prononcé de la mesure d’éloignement, de sorte qu’il n’y avait pas lieu d’en-

trer en matière sur sa requête.  

4.2 A l’appui de sa requête du 20 juillet 2020, l’intéressé a fait valoir que 

son épouse et leur enfant commun résident aux Etats-Unis au bénéfice 

d’une autorisation de séjour et que l’interdiction d’entrée en Suisse pronon-

cée à son encontre et son signalement dans le SIS l’empêche d’obtenir un 

visa d’entrée, voire une autorisation de séjour dans cet Etat au titre du re-

groupement familial. Il a par ailleurs mis en avant le fait qu’il travaille pour 

une compagnie d’assurance depuis 2018 et que son casier judiciaire alba-

nais est vierge. 

4.3 Le Tribunal relève que la décision d’interdiction d’entrée du 16 janvier 

2015 ainsi que son inscription au SIS résulte de la condamnation à une 

peine de longue durée dont l’intéressé a fait l’objet en avril 2014. Le 22 

janvier 2015, date de sortie de l’intéressé de l’établissement pénitentiaire, 

il a été renvoyé de Suisse en vertu de la décision de renvoi prononcée à 

son encontre le 16 janvier 2015 par l’Office des migrations du canton de 

Zurich. Depuis, il n’apparaît pas du dossier de la cause que l’intéressé ait 

contrevenu aux décisions précitées.  

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4.4 En date du 17 mars 2021, le Tribunal a rendu un arrêt de principe en 

matière de réexamen d’une décision d’interdiction d’entrée en Suisse (arrêt 

du TAF F-2879/2020). Dans cet arrêt, le Tribunal a fixé une nouvelle juris-

prudence, selon laquelle l’invocation de l’écoulement du temps combiné 

avec un comportement respectueux de l’ordre et de la sécurité publics ne 

pouvait pas fonder un réexamen d’une décision d’interdiction d’entrée en 

Suisse dès lors que la durée de cette mesure était fixée dans l’idée que la 

personne concernée devait prouver jusqu’au terme de la durée de la me-

sure d’éloignement qu’elle était à même de respecter l’ordre établi et ne 

devait plus faire l’objet d’une nouvelle condamnation. Si tel ne devait tou-

tefois pas être le cas, le SEM serait alors libre de prononcer une interdiction 

d’entrée en Suisse de raccordement. Le Tribunal a toutefois précisé que 

cette nouvelle jurisprudence ne s’appliquait qu’aux ressortissants d’Etats 

tiers, ne pouvant se prévaloir de l’Accord entre la Confédération suisse, 

d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre 

part, sur la libre circulation (ALCP), et faisant l’objet d’une décision d’inter-

diction d’entrée en Suisse à durée limitée (consid. 5.3 et 5.4). Dans son 

arrêt, le Tribunal a cependant laissé ouvert la question de l’existence d’un 

motif de réexamen fondé sur l’art. 67 al. 5 LEI (consid. 5.7). 

4.5 Au regard de la jurisprudence précitée, la motivation avancée par l’in-

téressé relative à la situation saine de ses finances et le fait qu’il n’a plus 

commis d’infractions depuis son renvoi de Suisse ne saurait justifier, à elle 

seule, l’entrée en matière sur sa demande de réexamen relative à son in-

terdiction d’entrée. 

4.6 Cela étant, il convient de relever que l’intéressé a essentiellement 

fondé sa demande de réexamen sur le fait que l’interdiction d’entrée en 

Suisse du 16 janvier 2015 et son inscription au SIS l’empêcheraient d’ob-

tenir un visa d’entrée, voire une autorisation de séjour, aux Etats Unis pour 

rejoindre son épouse et ses enfants, qui y résident au bénéfice de titres de 

résidents permanents.  

Dans sa décision, le SEM a notamment argué qu’il n’était pas en mesure 

de procéder au retrait du signalement dans le SIS de la mesure d’éloigne-

ment du recourant, dès lors que seule la partie contractante (pays dans 

lequel l’étranger souhaite se rendre) qui envisage de délivrer un titre de 

séjour à un étranger signalé aux fins de non-admission a la possibilité de 

consulter au préalable la partie contractante signalante, en l’espèce la 

Suisse, pour requérir une suppression dudit signalement.  

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Or, il convient de préciser, que dans le cas d’espèce, le recourant ne sou-

haite pas se rendre en Suisse ou dans l’espace Schengen, mais bien aller 

aux Etats Unis pour rejoindre sa famille, pays pour lequel il a besoin d’une 

autorisation d’entrée, voire d’une autorisation de séjour qui, selon ses allé-

gations, lui seraient refusées compte tenu de son interdiction d’entrée en 

Suisse inscrite au SIS. 

Dans la mesure où les Etats Unis ne sont pas membre de l’espace Schen-

gen et de la règlementation y afférente, l’invocation par le SEM de l’art. 27 

du Règlement (UE) 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 

novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du 

système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications 

aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schen-

gen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) no 1987/2006 (ci-après : 

règlement SIS II), relatif à la procédure de suppression d’un signalement 

dans le SIS, tombe à faux.  

En l’espèce, l’épouse de l’intéressé et ses deux enfants (un second enfant 

est né aux Etats Unis en date du (…) selon l’attestation de naissance four-

nie par le recourant) résident dorénavant aux Etats Unis au bénéfice de 

permis de résidents permanents et selon les affirmations du recourant, l’in-

terdiction d’entrée prononcée à son encontre et son inscription au SIS l’em-

pêcheraient de pouvoir obtenir une autorisation d’entrée, voire une autori-

sation de séjour aux Etats Unis pour rejoindre sa famille y résidant. Au vu 

de cette nouvelle situation, il doit être reconnu à l’intéressé, dans son prin-

cipe, un intérêt certain à solliciter un réexamen de la décision prononcée à 

son encontre vu que les faits avancés représentent indubitablement des 

faits nouveaux postérieurs audit prononcé, voire un changement de cir-

constances postérieurs à la décision en cause, selon la définition de la de-

mande de réexamen précitée (cf. chiffre 3 ci-dessus), et justifiant, indépen-

damment de l’issue de la requête, une entrée en matière sur sa demande.  

De plus, si la réglementation relative aux interdictions d’entrée prononcées 

par les Etats membres de l’espace Schengen n’est pas applicable aux 

Etats Unis, comme relevé ci-dessus, il convient de constater que l’art. 39 

par. 2 règlement SIS II prévoit qu’un État membre signalant réexamine, 

dans un délai de trois ans, voire dans un délai de cinq ans (si la décision 

d’IES est supérieure à trois ans) à compter de l'introduction d'un signale-

ment dans le SIS, la nécessité de l'y conserver. Il convient donc de retenir 

que cette disposition légale fixe non seulement le principe de la possibilité 

pour un Etat signalant de réexaminer l’inscription au SIS, mais encore n’ex-

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clut pas une possibilité de réexamen par l’Etat signalant lorsque la de-

mande a été instiguée par la personne touchée par la mesure invitant l’Etat 

signalant à revoir sa décision. 

Enfin, sur la base de l’art. 67 al. 5 LEI, il y a lieu de relever que la loi prévoit, 

que pour des raisons humanitaires ou pour d’autres motifs importants, une 

interdiction d’entrée peut être suspendue provisoirement ou définitivement.  

De ce qui précède, le Tribunal juge que le recourant pouvait se prévaloir 

d’un droit à une entrée en matière sur sa demande de réexamen, par le 

SEM. 

En conséquence, c’est à tort que le SEM n’est pas entré en matière sur la 

requête introduite le 20 juillet 2020. 

4.7 La décision rendue le 11 août 2020 doit ainsi être annulée et le dossier 

de la cause renvoyé au SEM afin que cette autorité se prononce à nouveau 

sur la requête du 20 juillet 2020. Il lui appartiendra de déterminer si la me-

sure prononcée à l’encontre du recourant, à savoir l’interdiction d’entrée en 

Suisse ou/et son signalement dans le SIS, sont susceptibles de l’empêcher 

à obtenir une autorisation d’entrée, voire de séjour aux Etats Unis afin de 

rejoindre sa famille et si tel devait être le cas, de déterminer dans quelle 

mesure l’art. 67 al. 5 LEI pourrait être appliqué, voire si la décision incrimi-

née est compatible, aujourd’hui, avec la protection de la sécurité et l’ordre 

public des Etats signataires de l’accord Schengen et l’art. 8 CEDH. 

En outre, il appartiendra à l’autorité inférieure de déterminer, eu égard à 

l’art. 39 règlement SIS cité ci-dessus, de la nécessité de conserver ledit 

signalement dans le SIS après l’écoulement de plus de 5 ans depuis l’ins-

cription de l’interdiction d’entrée prononcée à l’encontre du recourant. 

5.  

5.1 Vu l’issue de la cause, il n’y a pas lieu de percevoir des frais de procé-

dure (cf. art. 63 al. 1 et 2 PA).  

5.2 Conformément aux art. 64 al. 1 PA, 7 al. 1 et 10 al. 2 du règlement du 

11 décembre 2006 concernant les frais, dépens et indemnités fixées par le 

TAF (FITAF, RS 173.320.2), le recourant ayant eu gain de cause a droit à 

des dépens pour les frais nécessaires causés par le litige. En l’absence 

d’une note d’honoraires, le Tribunal statue sur la base des pièces au dos-

sier. En l’espèce, ceux-ci sont arrêtés à 800 francs, à charge du SEM. 

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis. Le SEM est invité à entrer en matière sur la demande 

de réexamen du 20 juillet 2020 au sens des considérants. 

2.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. L’avance de frais de 1'000 francs 

versée date du 19 octobre 2020 est restituée. 

3.  

Le SEM versera au recourant un montant de 800 francs à titre de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant ainsi qu’à l’autorité inférieure. 

 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Beata Jastrzebska 

 

  

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Destinataires: 

– Recourant (recommandé ; annexe : formulaire adresse de paiement à 

retourner dûment rempli au Tribunal) 

– Autorité inférieure ; n° de réf. (…) / N (…) 

 

 

Expédition :