# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5c60896a-ea74-5acf-ae7b-9275bd14579c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-02-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.02.2013 A/1803/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1803-2012_2013-02-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Dana DORDEA, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1803/2012 ATAS/159/2013 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 13 février 2013 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame R__________, domiciliée à Veyrier, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Christine SAYEGH  

 

recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, sis 
rue des Gares 12, 1201 Genève  

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/1803/2012 

- 2/9 -

EN FAIT 

1. Madame R__________ (ci-après l’assurée ou la recourante), née en 1952, n’a 

jamais exercé d’activité lucrative. Son époux, Monsieur R__________, né en 1944, 

qui a pris une retraite anticipée en 2002, a continué à percevoir des revenus tirés 

d’une activité lucrative dépendante. En 2011, son revenu soumis à cotisation AVS 

s’est monté à 29'446 fr., ses cotisations AVS à 3'032 fr. 95. L’époux de l’assurée a 

atteint l’âge AVS en 2009. 

2. Par décision du 4 avril 2012, la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE 

COMPENSATION (ci-après la caisse ou l’intimée) a fixé les cotisations 

personnelles dues par Madame R__________ à 6'776 fr. 60 pour l’année 2011. 

Cette décision est fondée sur une fortune nette de 586'671 fr. au 31 décembre 2011 

et un revenu sous forme de rente de 108'636 fr. capitalisé par le facteur 20.0, soit 

une fortune déterminante pour l’AFS de 2'750'000 fr. 

3. Par l’intermédiaire de son mari, l’assurée s’est opposée à cette décision par 

courriers des 23 et 25 avril 2012, motif pris que le calcul effectué par la caisse ne 

respecte pas l’esprit de la loi et que l’on ne peut accorder un avantage qui se traduit 

par une pénalité. En effet, l’abattement de 16'800 fr. accordé aux assurés actifs 

après l’âge de la retraite pénaliserait son épouse dans le calcul de ses cotisations 

personnelles.  

4. Par décision du 23 mai 2012, la caisse a rejeté l’opposition. Elle a exposé en 

substance qu’afin de calculer si l’assurée pouvait être exemptée du paiement des 

cotisations 2011, il convenait de multiplier le revenu soumis à l’AVS de son mari, 

soit 29'446 fr. par 10.3 % (cotisations paritaires de l’employé et de l’employeur), ce 

qui équivaut à 3031 fr. 95 ; en doublant ce chiffre, on obtient la somme de 6'065 fr. 

90 qui est le résultat des cotisations payées en 2011 par Monsieur R__________. 

Etant donné cependant qu’après calcul, le total des cotisations minimales 

personnelles de l’assurée se montent à 6'776 fr. 60, le montant légal prévu par la loi 

n’est pas atteint, de sorte qu’elle ne saurait être exemptée du paiement des 

cotisations sociales pour l’année 2011. Par ailleurs, il n’existe aucun motif de 

réduction équitable des cotisations de l’assurée pour l’année 2011. 

5. Par l’intermédiaire de son mandataire, Madame R__________ interjette recours en 

date du 12 juin 2012, contestant le calcul effectué par la caisse. Elle soutient qu’à 

teneur de la loi, en tant que conjointe sans activité lucrative d’un assuré exerçant 

une activité lucrative, pour être exemptée, il faut que son conjoint paie le double de 

la cotisation minimale prévue à l’art. 10 LAVS, à savoir 387 fr. Par conséquent, elle 

est réputée avoir payé des cotisations AVS pour autant que son époux cotise à 

hauteur de 774 fr. au moins ; or, tel est son cas puisque son époux a payé des 

cotisations personnelles à hauteur de 6'065 fr. 90 pour l’année 2011. La recourante 

conteste le raisonnement de la caisse qui considère que la cotisation minimale 

 
 
 

 

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mentionnée à l’art. 3 let. a LAVS est en réalité ce qu’elle appelle dans sa décision 

« la cotisation minimale personnelle » et non la cotisation minimale prévue par la 

LAVS. Cette interprétation va à l’encontre du texte clair de la loi et ne résiste pas à 

l’examen jurisprudentiel et historique de la LAVS. Elle conclut à l’admission du 

recours et à l’annulation des décisions de la caisse des 23 mai et 4 avril 2012, sous 

suite de dépens. 

6. Dans sa réponse du 28 juin 2012, la caisse expose que l’époux de la recourante 

exerce la fonction d’administrateur à 20% pour X_________ et à 5% pour 

Y_________ et que pour l’année de cotisation 2011, il a perçu un revenu soumis à 

cotisation AVS de 29'446 fr. Selon la caisse, les conjoints sans activité lucrative 

sont réputés avoir payé eux-mêmes les cotisations pour autant que leur conjoint 

actif ait versé au moins le double de la cotisation minimale. Or, l’époux de la 

recourante ne peut être considéré comme actif au sens de l’AVS dès lors qu’il 

exerce une activité lucrative moins de 9 mois par an et à un taux d’occupation 

inférieur à 50%. Il convient dès lors d’effectuer la comparaison entre les cotisations 

versées par le biais de l’activité lucrative et celles dues au titre de personne sans 

activité lucrative comme le prévoit l’art. 28 bis al. 1 RAVS. Or, en 2011, l’époux de 

la recourante a cotisé à l’AVS sur le revenu du travail à hauteur de 3'032 fr. 95. S’il 

était considéré comme une personne sans activité lucrative, il devrait payer la 

somme de 6'776 fr. 60 pour 2011, calculée sur une fortune nette de 586'671 fr. et le 

revenu sous forme de rente de 108'636 fr. Dès lors que les cotisations payées par le 

biais de l’activité lucrative sont inférieures à la moitié des cotisations dues comme 

personne sans activité lucrative, l’époux de la recourante ne peut être considéré 

comme actif au sens de l’AVS. Par conséquent, son épouse ne peut invoquer l’art. 3 

al. 3 let. a LAVS pour être libérée du paiement des cotisations dues en tant que 

personne sans activité lucrative pour l’année 2011. L’intimée conclut au rejet du 

recours. 

7. La Cour de céans a entendu les parties en date du 12 septembre 2012. L’époux de la 

recourante a précisé qu’il était président de l’administration de X________ canton 

de Vaud, qu’il avait beaucoup de séances d’administration et travaillait également à 

domicile. Il s’agit d’une mission qu’il exerce à 20% et rémunérée à due 

concurrence. En outre, il est membre de la fondation Z_________, à Zurich, activité 

qui représente 5% et est rémunéré à due concurrence. Au total, il exerce une activité 

à 25% plus toutes les heures qu’il consacre à la lecture des procès-verbaux et 

d’autres documents. Il exerce cette activité durant toute l’année et ce depuis 10 ans. 

Il a atteint l’âge de 65 ans en 2009 et depuis 2010, ses cotisations personnelles ont 

été calculées en tenant compte d’une exonération de 16'800 fr. par année et par 

employeur. C’est la raison pour laquelle ses cotisations personnelles ont été fixées à 

3'300 fr. par année, alors qu’elles étaient auparavant de 6'500 fr. environ. 

Selon la mandataire de la recourante, la procédure prévue à l’art. 28 bis RAVS n’est 

pas applicable pour ce qui concerne la taxation de la recourante. 

 
 
 

 

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- 4/9 -

Pour l’intimée, d’après le calcul effectué conformément à l’art. 28 bis RAVS, 

l’époux de la recourante ne peut être considéré comme une personne active, de 

sorte que son épouse ne peut pas bénéficier de l’art. 3 LAVS pour être exonérée des 

cotisations sociales. 

La mandataire de la recourante conteste ce mode de calcul et soutient que le double 

de la cotisation minimale est actuellement de 387 fr. x 2. Or, dès lors que l’époux 

de la recourante a payé plus du double de la cotisation minimale, elle doit être 

exonérée du paiement des cotisations AVS. 

8. Dans ses écritures complémentaires du 27 septembre 2012, la recourante maintient 

qu’elle doit être exonérée du paiement des cotisations en application de l’art. 3 al. 3 

LAVS, dans la mesure où elle n’exerce pas d’activité lucrative et que son conjoint a 

payé une cotisation équivalant à plus du double de la cotisation minimale. Le critère 

de personne active utilisé par la caisse est erroné, car plus restrictif, ce que la loi ne  

permet pas. Elle expose en substance que la délégation de compétence visée à l’art. 

10 al. 3 LAVS a pour unique but de calculer le montant des cotisations dues pour 

les personnes qui n’exercent pas durablement une activité lucrative à plein temps en 

leur appliquant un calcul des cotisations analogue à celui des personnes sans 

activité lucrative. Il ne s’agit en aucun cas d’une définition de la notion d’activité 

lucrative au sens de la loi, ce qui est confirmé par la jurisprudence. 

Subsidiairement, la recourante relève que l’abattement de 16'800 fr prévu à l’art. 6 

quater RAVS pour les personnes arrivées à l’âge d’ouverture du droit à la rente et 

qui exercent toujours une activité dépendante a pour but d’aider et de favoriser les 

personnes ayant atteints l’âge de la retraite, et non pas de les pénaliser. Elle 

maintient ses conclusions tendant à l’admission du recours et à l’annulation de la 

décision litigieuse. 

9. Dans ses observations du 11 octobre 2012, l’intimée persiste dans ses conclusions, 

à savoir que l’époux de la recourante doit être considéré comme une personne sans 

activité lucrative, que l’art. 3 al. 3 LAVS ne peut trouver application dans le cas 

d’espèce et que la recourante doit ainsi être affiliée comme une personne sans 

activité lucrative.  

10. Après communication de cette écriture à la recourante, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 

contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS; RS 831.10). 

 
 
 

 

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- 5/9 -

 Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.   

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 

nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le 

plan matériel, le point de savoir quel droit s’applique doit être tranché à la lumière 

du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment 

où les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 229 

consid. 1.1 et les références). Les règles de procédure s’appliquent quant à elles 

sans réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 71 consid. 6b).  

Aux termes de l’art. 1er al. 1er LAVS, les dispositions de la LPGA s’appliquent à 

l’AVS réglée dans la première partie, à moins que la LAVS ne déroge 

expressément à la LPGA. 

La LPGA s’applique par conséquent au cas d’espèce.  

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 

et 60 LPGA ; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 

1985 - LPA ; RSG E 5 10).  

4. Le litige porte sur le point de savoir si la recourante peut être exonérée du 

paiement des cotisations en tant que personne non active pour l’année 2011, dès 

lors que son époux - qui a atteint l’âge de 65 ans révolus en 2009 et perçoit une 

rente de vieillesse - continue d’exercer une activité lucrative et paye des 

cotisations à l’AVS.  

5. Aux termes de l'art. 3 al. 1 LAVS, les assurés sont tenus de payer des cotisations 

tant qu'ils exercent une activité lucrative (1ère phrase). Les personnes sans activité 

lucrative sont tenues de payer des cotisations à compter du 1er janvier de l'année 

qui suit la date à laquelle elles ont eu 20 ans; cette obligation cesse à la fin du 

mois où les femmes atteignent l'âge de 64 ans, les hommes l'âge de 65 ans (2ème 

phrase). Selon l'art. 3 al. 3 LAVS, sont réputés avoir payé eux-mêmes des 

cotisations, pour autant que leur conjoint ait versé des cotisations équivalant au 

moins au double de la cotisation minimale, notamment les conjoints sans activité 

lucrative d'assurés exerçant une activité lucrative (let. a).   

Il convient de rappeler que l'entrée en vigueur, le 1er janvier 1997, de la 10ème 

révision de l'AVS a introduit le système dit du « splitting » qui prévoit que les 

revenus réalisés par les époux pendant les années civiles de mariage commun sont 

répartis et attribués pour moitié à chacun d'eux (art. 29quinquies al. 3 et 4 LAVS). 

Aussi bien l'exemption de cotiser dont bénéficiaient les épouses et les veuves sans 

activité lucrative a-t-elle été supprimée et est désormais remplacée par la fiction 

de l'art. 3 al. 3 let. a LAVS, selon laquelle le conjoint sans activité lucrative d'un 

assuré exerçant une activité lucrative est réputé avoir payé lui-même des 

cotisations, pour autant que le conjoint qui travaille ait versé sur le revenu de son 

 
 
 

 

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activité lucrative au moins l'équivalent du double de la cotisation minimale. Ce 

montant limite vise à garantir qu'au compte individuel de chacun des époux puisse 

être inscrit au moins la cotisation minimale, afin que l'année correspondante soit 

comptée comme année de cotisations (cf. les art. 29ter al. 2 let. b LAVS et 50 

RAVS). C'est en effet ce qui ressort des délibérations des Chambres au sujet des 

modifications apportées à l'art. 3 LAVS (Bull. off. CN 1993 pp. 224 et 248; Bull. 

off. CE 1994 pp. 556 et 593; voir aussi KÄSER, Unterstellung und Beitragswesen 

in der obligatorischen AHV, 2e éd., Berne 1996, p. 59ss; 

GREBER/DUC/SCARTAZZINI, Commentaire des articles 1 à 16 de la loi 

fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants [LAVS], p. 105, n. 18 ad art. 3).  

Conformément à l’art. 10 al. 1 LAVS, le montant de la cotisation minimale des 

assurés n’exerçant aucune activité lucrative s’élève à 382 francs par an (art. 2 al. 2 

de l’Ordonnance 09 sur les adaptations à l’évolution des salaires et des prix dans 

le régime de l’AVS, de l’AI et des APG, du 26 septembre 2008 - O 09 ; RS 

831.108 ; 392 francs par an dès le 1er janvier 2013, selon O 13 du 21 septembre 

2012).  

6. Selon l’intimée, la recourante ne peut être exonérée du paiement des cotisations 

selon l’art. 3 al. 1 let. a LAVS, dès lors que son conjoint ne peut être considéré 

comme actif au sens de l’AVS et que les cotisations payées par le biais de son 

activité lucrative sont inférieures à la moitié des cotisations dues comme personne 

sans activité lucrative.  

La recourante conteste ce point de vue, considérant que du moment que son 

conjoint a payé, pour l’année 2011, plus du double de la cotisation minimale au 

sens de l’art. 10 al. 1 LAVS, elle doit être exonérée du paiement des cotisations en 

application de l’art. 3 al. 3 let. a LAVS.   

7. Notre Haute Cour s’est déjà prononcée sur la portée de l’art. 3 al. 3 let. a LAVS. 

Dans un arrêt H 127/03 du 29 octobre 2003, publié aux ATF 130 V 49, le 

Tribunal fédéral des assurances avait jugé que le fait qu'une personne assurée, 

ayant droit à une rente de vieillesse, exerce une activité lucrative et verse des 

cotisations équivalant au moins au double de la cotisation minimale, ne libère pas 

le conjoint sans activité lucrative de l'obligation de payer des cotisations. Cette 

interprétation de l'art. 3 al. 3 let. a LAVS contraire à son sens clair était justifiée 

par le fait que selon l'art. 29quinquies al. 3 let. a LAVS et al. 4 let. a LAVS a 

contrario, les revenus soumis à cotisations et réalisés après la survenance du 

risque assuré de la vieillesse par le conjoint qui a en premier droit à la rente, ne 

sont pas soumis au partage et à l'attribution réciproque pour moitié (« splitting ») 

(cf. ATF 127 V 361, en particulier p. 366 = VSI 2003 p. 268 consid. 5; en outre 

ATF 129 V 124). Si, pendant cette période, les cotisations de la personne sans 

activité lucrative étaient également réputées payées par le conjoint exerçant une 

activité lucrative, les années en question lui seraient comptées comme années de 

 
 
 

 

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cotisation selon l'art. 29ter al. 2 let. b LAVS. Toutefois, on ne pourrait pas porter à 

son crédit des revenus d'activité lucrative formateurs de rente au sens de l'art. 

29quater let. a LAVS (en splittant les revenus réalisés par l'autre conjoint). 

Cependant, cela n'aurait pas correspondu au but visé par l'introduction du splitting 

dans le cadre de la 10ème révision de l'AVS selon lequel, contrairement au système 

antérieur, toutes les personnes sans activité lucrative sont en principe soumises à 

l'obligation de cotiser (ATF 130 V 49 consid. 3.2.2 p. 50). L'art. 3 al. 3 let. a 

LAVS n'est pas applicable dans ce cas (ATF 130 V 49 consid. 3.2.2 p. 51; cf. 

ATF 133 V 201 consid. 2.2 p. 202).  

Ultérieurement, dans un arrêt H 73/06 du 26 janvier 2007, le Tribunal fédéral a 

précisé sa jurisprudence, en ce sens que la personne sans activité lucrative, dont le 

conjoint perçoit une rente de vieillesse et poursuit l'exercice d'une activité 

lucrative, est aussi réputée avoir payé elle-même des cotisations au sens de l’art. 3 

al. 3 let. a LAVS, si elle peut justifier, lorsque son conjoint perçoit la rente, d'un 

revenu suffisant pour bénéficier d'une rente de vieillesse maximale au regard des 

années de cotisations dont elle se sera acquittée au jour de ses 64, respectivement 

65 ans révolus (cf. ATF 133 V 201 consid. 4.3 p. 204).  

L’OFAS avait, certes, proposé d’appliquer l’art. 3 al. 3 let. a LAVS à toutes les 

personnes sans activité lucrative, dont le conjoint perçoit une rente de vieillesse et 

poursuit l'exercice d'une activité lucrative, afin que tous les couples puissent à 

nouveau profiter de la libération de l'obligation de cotiser (cf. notamment Bulletin 

n° 206 du 8 juin 2007 à l'intention des caisses de compensation AVS et des 

organes d'exécution des PC). Le Tribunal fédéral avait toutefois jugé qu’il n’y 

avait pas lieu de se prononcer en ce sens, ce d'autant moins que la nouvelle 

version du projet de 11ème révision de l'AVS devait encore être discutée devant le 

Conseil National et le Conseil des Etats (ATF 133 V 201 consid. 4.4 p. 204 s.). A 

ce jour, le Tribunal fédéral n’est pas revenu sur sa jurisprudence (cf. ATF 

9C_647/2007 du 22 juillet 2008).  

8. En l’espèce, afin de savoir si la recourante peut être libérée du paiement des 

cotisations en application de l’art. 3 al. 3 let. a LAVS, il convient de déterminer si 

elle peut justifier d’un revenu suffisant pour bénéficier d’une rente de vieillesse 

maximale au regard des années de cotisations dont elle se sera acquittée au jour de 

ses 64 ans révolus.   

La réponse à cette question suppose toutefois que l'on connaisse le revenu annuel 

moyen acquis par la recourante, ce qui nécessite un rassemblement de ses comptes 

individuels (cf. arrêt H 158/07 du 5 septembre 2007, consid. 4.4). Or, le dossier ne 

comporte aucun document permettant à la Cour de se prononcer.  

 
 
 

 

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- 8/9 -

La cause sera par conséquent renvoyée à l’intimée, afin qu’elle procède à une 

instruction complémentaire sur ce point et détermine si l’art. 3 al. 3 let. a LAVS 

peut s’appliquer dans le cas d’espèce. 

9. Au vu de ce qui précède, le recours est partiellement admis. 

10. La recourante, représentée par un mandataire, a droit à une indemnité à titre de 

participation à ses frais et dépens, que la Cour de céans fixe à 1'500 fr. (art. 61 let. 

g LPGA ; art. 89H LPA). 

Pour le surplus, la procédure est gratuite. 

 

 

 

 

 
 
 

 

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- 9/9 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Annule les décisions des 4 avril 2012 et 23 mai 2012. 

4. Renvoie la cause à l’intimée pour instruction complémentaire au sens des 

considérants et nouvelle décision. 

5. Condamne l’intimée à payer à la recourante la somme de 1'500 fr. à titre de 

participation à ses frais et dépens ainsi qu’à ceux de son mandataire. 

6. Dit que la procédure est gratuite. 

7. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La Présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDE 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le