# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7fbc5739-6bf9-58af-93c0-66aca2932732
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-03-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 17.03.2015 A/3737/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3737-2014_2015-03-17.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Monique STOLLER FÜLLEMANN et 
Christine TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3737/2014 ATAS/207/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 17 mars 2015 

1ère Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à BERNEX 

 

 

recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, 
Service juridique, sise rue des Gares 12, GENÈVE 

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. La société B______ Sàrl (ci-après la société), ayant pour but toute activité en 
Europe dans le domaine de l’assurance, des courriers rapides, des voyages ainsi que 
de l’hôtellerie et la restauration, a été constituée à Genève le 16 novembre 1998. 
Messieurs C______ et D______ en ont été les associés-gérants avec signature 
individuelle, de la création de la société jusqu’en mars 2002, date à laquelle 
Madame A______ est à son tour devenue associée-gérante avec signature 
individuelle et Monsieur E______, associé sans signature. 

2. Dès son affiliation en qualité d’employeur auprès de la caisse cantonale genevoise 
de compensation (ci-après la caisse) soit en novembre 2002, la société a montré des 
difficultés dans le paiement de ses factures. La caisse a ainsi adressé à la société des 
rappels, sommations et poursuites. Par courriers des 25 avril 2007 et 7 octobre 
2008, dont copie a été directement adressée à l’intéressée, la caisse a accordé à la 
société un ultime délai pour qu'elle s’acquitte de la part pénale des cotisations dues, 
à défaut de quoi elle dénoncerait le cas au Procureur général. L'intéressée s’est vu 
notifier un commandement de payer en date du 29 février 2012, commandement de 
payer auquel elle n’a pas fait opposition. 

Deux actes de défauts de biens ont finalement été délivrés à la caisse le 28 août 
2012 pour les cotisations paritaires AVS/AI 2007 et 2008. 

3. Par décision du Tribunal de première instance du 21 janvier 2013, la société a été 
dissoute conformément à l’art. 731b CO et sa liquidation ordonnée selon les 
dispositions applicables à la faillite. La procédure de faillite a été suspendue faute 
d’actifs le 28 octobre 2013. 

4. Par décision du 23 juillet 2014, la caisse a réclamé à l’intéressée le paiement de la 
somme de CHF 5'070.30, représentant les cotisations paritaires AVS/AI/AC/AF et 
AMat dues par la société pour les années 2007 et 2008 et restées impayées, ainsi 
que les frais administratifs, les taxes de sommations, les intérêts moratoires et les 
frais de poursuites. 

5. L’intéressée a formé opposition le 22 août 2014. Elle a expliqué que 

« le 14 mars 2002 mon beau-frère Monsieur C______ est venu vers moi et m’a dit 
qu’il voulait que je signe des documents afin de créer la société B______ Sàrl et 
m’a affirmé que je n’aurais rien à faire avec cette société, que lui allait s’occuper de 
la gestion de celle-ci, du paiement des salaires des employés et des impôts. Si je ne 
signais pas il ne pouvait pas créer cette société raison pour laquelle j’ai accepté. 
Étant donné que cela ne faisait pas longtemps que j’habitais en Suisse je n’avais 
aucune connaissance des implications que cette signature pouvait avoir pour le 
futur et de plus mes connaissances linguistiques en français étaient très basiques et 
je ne comprenais pas les documents qui m’avaient été présentés. J’ai été en quelque 
sorte prise au piège ! » 

 
 
 

 

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6. Par décision du 13 novembre 2014, la caisse a rejeté l’opposition, considérant que 
la responsabilité de l’intéressée était engagée en sa qualité d’associée-gérante. 

7. L’intéressée a interjeté recours le 5 décembre 2014 contre ladite décision. Elle dit 
trouver « injuste le fait que j’ai seulement signé des documents en 2002 et que 
maintenant en 2014 on me demande de rembourser des factures dont je n’avais 
même pas connaissance. » 

8. Dans sa réponse du 13 janvier 2015, la caisse a conclu au rejet du recours, rappelant 
pour le surplus que la situation financière de la recourante sera le cas échéant 
examinée dans le cadre d’une procédure ultérieure. 

9. La chambre de céans a ordonné la comparution personnelle des parties le 3 mars 
2015. 

L’intéressée a déclaré que : 

"Mon beau-frère, Monsieur C______, m’avait demandé de signer des documents 
pour la société B______ Sàrl. Je ne comprenais rien à l’affaire. A l’époque, je ne 
parlais pas encore bien français. Il m’avait assuré qu’il s’occupait de tout, que c’est 
lui qui gérait la société. Au début, j’ai signé des documents, plus après.  

Vous me montrez l’attestation des salaires pour 2008. Ce n’est pas moi qui ai signé. 
L’attestation 2007 non plus. Je ne connais pas Monsieur F______ mentionné 
comme seul salarié de la société en 2007 et en 2008. Je ne sais pas pourquoi mon 
beau-frère avait besoin de ma signature. Je ne sais même pas de quoi s’occupait la 
société. Au début, je n’avais pas compris que ma responsabilité pouvait être 
engagée du fait que j’étais inscrite dans un registre officiel. Je reconnais n’avoir pas 
posé beaucoup de questions. Je n’avais pas connaissance des factures. Ce n’est 
qu’après le décès de mon mari, en 2012, que j’ai compris, parce que je devais alors 
m’occuper seule des tâches administratives. Je n’ai pas reçu, à mon souvenir, de 
menace de dépôt de plainte pénale de la part de la CCGC, en 2007. J’explique à cet 
égard que mes beaux-frères vivaient avec nous.  

En 2012, je suis allée à la Mairie de Bernex pour que l’on m’explique tout ce que je 
devais faire au niveau administratif. J’étais perdue, parce que je ne m’en étais 
jamais occupé. Je ne me souviens pas que nous ayons parlé de la société en 
particulier.  

J’ai appelé mon beau-frère dès que j’ai reçu la décision de la CCGC. Il m’a dit qu’il 
ne fallait pas payer, parce que la société n’existait plus. " 

 Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

EN DROIT 

 
 
 

 

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1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 
nombreuses dispositions légales dans le domaine de l'AVS, notamment en ce qui 
concerne l’art. 52 LAVS. Désormais, la responsabilité de l’employeur y est réglée 
de manière plus détaillée qu’auparavant et les art. 81 et 82 du règlement sur 
l'assurance-vieillesse et survivants du 31 octobre 1947 (RAVS; RS 831.101) ont été 
abrogés. 

Il faut toutefois préciser que le nouveau droit n'a fait que reprendre textuellement, à 
l'art. 52 al. 1 LAVS, le principe de la responsabilité de l'employeur figurant à 
l'art. 52 aLAVS, la seule différence portant sur la désignation de la caisse de 
compensation, désormais appelée assurance. Les principes dégagés par la 
jurisprudence sur les conditions de droit matériel de la responsabilité de 
l'employeur au sens de l'art. 52 aLAVS (dans sa teneur jusqu'au 31 décembre 2002) 
restent par ailleurs valables sous l'empire des modifications introduites par la LPGA 
(ATF 129 V 11 consid. 3.5 et 3.6).  

3. Interjeté dans les formes et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 38 et 
56 à 61 LPGA). 

4. Le litige porte sur le droit de la caisse de réclamer à l'intéressée la réparation du 
dommage subi en raison du non-paiement des cotisations paritaires 
AVS/AI/APG/AC, ainsi que des cotisations AMat et AF, dues par la société pour 
les années 2007 et 2008. 

5. a) A teneur de l’art. 52 LAVS en vigueur dès le 1er janvier 2003 (introduit par le ch. 
7 de l'annexe à la LPGA), l’employeur qui, intentionnellement ou par négligence 
grave, n’observe pas des prescriptions et cause ainsi un dommage à l’assurance, est 
tenu à réparation (al. 1).  

b) Un dommage est survenu dès que la caisse de compensation voit lui échapper un 
montant dû de par la loi. Le montant du dommage correspond à celui pour lequel la 
caisse de compensation subit une perte. Appartiennent à ce montant les cotisations 
paritaires (cotisations patronales et d’employés ou ouvriers) dues par l’employeur, 
les contributions aux frais d’administration, les intérêts moratoires, les taxes de 
sommation et les frais de poursuite (Directives sur la perception des cotisations -
DP, no 8016 et 8017).  

 
 
 

 

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c) En l’espèce, le dommage subi par la caisse consiste en la perte de la créance de 
cotisations, frais et intérêts compris, due pour les années 2007 et 2008 par la société 
faillie, soit la somme de CHF 5'070.30. Ce montant n’est pas contesté. 

6. A titre liminaire, il sied d’examiner la question de la prescription.  

a) Le droit à réparation est prescrit deux ans après que la caisse de compensation 
compétente a eu connaissance du dommage et, dans tous les cas, cinq ans après la 
survenance du dommage. Ces délais peuvent être interrompus. L’employeur peut 
renoncer à invoquer la prescription (al. 3). Il s'agit de délais de prescription, non de 
péremption, comme cela ressort du texte légal et des travaux préparatoires de la 
LPGA (cf. SVR 2005 AHV n° 15 p. 49 consid. 5.1.2; FF 1994 V 964 sv., 1999 
p. 4422). Cela signifie qu'ils ne sont plus sauvegardés une fois pour toutes avec la 
décision relative aux dommages-intérêts; le droit à la réparation du dommage au 
sens de l'art. 52 al. 1 LAVS peut donc aussi se prescrire durant la procédure 
d'opposition ou la procédure de recours qui s'ensuit (ATF 135 V 74 consid. 4.2 
p. 77 et sv.). 

b) Le dommage survient dès que l'on doit admettre que les cotisations dues ne 
peuvent plus être recouvrées, pour des motifs juridiques ou de fait (ATF 129 V 195 
consid. 2.2, 126 V 444 consid. 3a, 121 III 384 consid. 3bb, 388 consid. 3a). Tel sera 
le cas lorsque des cotisations sont frappées de péremption, ou en cas de faillite, en 
raison de l'impossibilité pour la caisse de récupérer les cotisations dans la procédure 
ordinaire de recouvrement. Le dommage subi par la caisse est réputé être survenu 
au moment de l'avènement de la péremption ou le jour de la faillite; ce jour marque 
également celui de la naissance de la créance en réparation et la date à partir de 
laquelle court le délai de 5 ans de l'ancien art. 82 al. 1 in fine RAVS 
(ATF 129 V 195 consid. 2.2, 123 V 16 consid. 5c). 

c) Selon la jurisprudence rendue à propos de l'ancien art. 82 al. 1 RAVS, et valable 
sous l'empire de l'art. 52 al. 3 LAVS (ATF non publié, H 18/06, du 8 mai 2006, 
consid. 4.2), il faut entendre par moment de la «connaissance du dommage», en 
règle générale, le moment où la caisse de compensation aurait dû se rendre compte, 
en faisant preuve de l'attention raisonnablement exigible, que les circonstances 
effectives ne permettaient plus d'exiger le paiement des cotisations, mais pouvaient 
entraîner l'obligation de réparer le dommage (ATF 129 V 195). En cas de faillite, ce 
moment correspond en règle générale à celui du dépôt de l'état de collocation, ou 
celui de la publication de la suspension de la liquidation de la faillite faute d'actifs 
(ATF 129 V 193 consid. 2.3 p. 195 sv.). En revanche, lorsque la caisse subit un 
dommage à cause de l'insolvabilité de l'employeur mais en dehors de la faillite de 
celui-ci, le moment de la connaissance du dommage et, partant, le point de départ 
du délai de prescription coïncident avec le moment de la délivrance d'un acte de 
défaut de biens ou d'un procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens 
définitif au sens de l'art. 115 al. 1 LP (en corrélation avec l'art. 149 LP), soit lorsque 
le procès-verbal de saisie indique que les biens saisissables font entièrement défaut 
(cf. ATF 113 V 256 consid. 3c). C'est à ce moment que prend naissance la créance 

 
 
 

 

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en réparation du dommage et que, au plus tôt, la caisse a connaissance de celui-ci 
au sens de l'art. 82 aRAVS (arrêt A. du 19 février 2003, H 284/02, consid. 7.2; 
cf. aussi NUSSBAUMER, Les caisses de compensation en tant que parties à une 
procédure de réparation d'un dommage selon l'art. 52 LAVS, in RCC 1991, 
p. 405 s.). 

d) S’agissant des actes interruptifs de prescription, il sied de retenir ce qui suit. 
Tandis que le juge ne peut interrompre la prescription que par une ordonnance ou 
une décision, «chaque acte judiciaire des parties» suffit à produire cet effet (art. 138 
al. 1 CO). Cette notion d'acte judiciaire des parties doit être interprétée largement 
(ATF 106 II 35 consid. 4; Stephen V. BERTI, Commentaire zurichois, n. 18 ad art. 
138 CO; Robert K. DÄPPEN, Commentaire bâlois, 3è édition, n. 2 ad art. 138 CO; 
Pascal PICHONNAZ, Commentaire romand, n. 4 ad art. 138 CO), tout en ayant 
égard à la ratio legis de la disposition citée, qui est de sanctionner l'inaction du 
créancier. Il faut donc considérer comme acte judiciaire d'une partie tout acte de 
procédure relatif au droit invoqué en justice et susceptible de faire progresser 
l'instance (cf. ATF 130 III 207 consid. 3.2). Par ailleurs, conformément à 
l’ATF 135 V 74, l’opposition à une décision interrompt le délai de prescription de 
deux ans et fait courir un nouveau délai de même durée. 

e) En l’espèce, la suspension de la liquidation de la faillite est intervenue le 
28 octobre 2013. 

En lui notifiant une demande en réparation du dommage en date du 23 juillet 2014, 
la caisse a dès lors agi en temps utile, dans les délais de deux ans et de cinq ans 
prévus à l’art. 52 al. 3 LAVS. 

7. Il convient de déterminer si l’intéressée peut être assimilée à un « employeur » tenu 
de verser les cotisations à la caisse au sens de l’art. 52 LAVS. 

a) C’est le lieu de rappeler qu’en vertu de l'art. 52 LAVS, l'employeur qui, 
intentionnellement ou par négligence grave, n'observe pas des prescriptions et cause 
ainsi un dommage à la caisse de compensation est tenu à réparation. Si l'employeur 
est une personne morale, la responsabilité peut s'étendre, à titre subsidiaire, aux 
organes qui ont agi en son nom (ATF 123 V 15 consid. 5b, 122 V 66 consid. 4a, 
119 V 405 consid. 2 et les références). 

b) L'art. 14 al. 1er LAVS en corrélation avec les art. 34 et suivants RAVS, prescrit 
l'obligation pour l'employeur de déduire sur chaque salaire la cotisation du salarié et 
de verser celle-ci à la caisse de compensation avec sa propre cotisation. Les 
employeurs doivent envoyer aux caisses, périodiquement, les pièces comptables 
concernant les salaires versés à leurs salariés, de manière à ce que les cotisations 
paritaires puissent être calculées et faire l'objet de décisions. 

L'obligation de payer les cotisations et de fournir les décomptes est, pour 
l'employeur, une tâche de droit public prescrite par la loi. A cet égard, le Tribunal 
fédéral a déclaré, à réitérées reprises, que la responsabilité de l'employeur au sens 
de l'art. 52 LAVS est liée au statut de droit public (ATF 112 V 155, consid. 5; 

 
 
 

 

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RCC 1987, p. 220). L'employeur qui ne s'acquitte pas de cette tâche commet une 
violation des prescriptions au sens de l'art. 52 LAVS, ce qui entraîne pour lui 
l'obligation de réparer entièrement le dommage ainsi occasionné (ATF 111 V 173, 
consid. 2; 108 V 186, consid. 1a, 192 consid. 2a; RCC 1985, p. 646, consid. 3a). 

c) Par "organe", il faut entendre toute personne physique qui représente la personne 
morale à l'extérieur ou qui peut exercer une influence décisive sur le comportement 
de celle-ci (no 8004 DP). Lorsqu'il est saisi du cas d'une société anonyme, le 
Tribunal fédéral s'est toujours référé à l'art. 754 al. 1er CO, en corrélation avec 
l'art. 759 al. 1er CO. Conformément à ces articles, toutes les personnes chargées de 
l'administration, de la gestion ou du contrôle, répondent, à l'égard de la société, de 
même qu'envers chaque actionnaire ou créancier social, du dommage qu'elles leur 
causent en manquant intentionnellement ou par négligence à leurs devoirs et les 
personnes qui répondent d'un même dommage en sont tenues solidairement. Sont 
réputés chargés de l'administration ou de la gestion au sens de l'art. 756 CO "non 
seulement les organes de décision désignés expressément comme tels, mais 
également les personnes qui prennent effectivement des décisions relevant des 
organes, ou qui assument la gestion proprement dite et ont ainsi une part 
prépondérante à la formation de la volonté au sein de la société" (ATF 107 II 353, 
consid. 5a; ATF 112 II 1985 et l'arrêt non publié du Tribunal fédéral du 21 avril 
1988 en la cause A. ; FORSTMOSER, Die aktienrechtliche Verantwortlichkeit, 
2ème éd., p. 209 et ss).   

Le Tribunal fédéral a reconnu la responsabilité non seulement des membres du 
conseil d'administration, mais également celle de l'organe de révision d'une société 
anonyme, du directeur d'une société anonyme disposant du droit de signature 
individuelle, du gérant d'une société à responsabilité limitée ainsi que du président, 
du directeur financier ou du gérant d'une association sportive (ATF H 34/04 du 
15 septembre 2004 consid. 5.3.1 et les références, in SVR 2005 AHV n° 7 p. 23, 
ATF non publié 9C_926/2009 du 27 avril 2010 consid. 4.3.1). 

La responsabilité de l'employeur ne diffère pas selon la forme juridique que revêt 
l'employeur. Dans une association, le comité est l'organe exécutif de l'association 
qui a le devoir, sous réserve de dispositions statutaires contraires, d'exécuter les 
tâches qui lui incombent en vertu de la loi, des statuts et des décisions de 
l'association. Il a notamment pour tâches de conduire les affaires, de représenter 
l'association vis-à-vis des tiers ou, en cas de délégation de la gestion à une tierce 
personne, de veiller au choix, à l'instruction et à la surveillance du délégué. Le fait 
d'agir à titre bénévole ne change rien à la nature des obligations liées à la fonction 
(ATF non publié 9C_859/2007, consid. 2.4 et les références citées). 

d) En l’espèce, l’intéressée était inscrite au registre du commerce en tant 
qu’associée-gérante, avec signature individuelle, du 14 mars 2002 à la dissolution 
de la société. Elle était, partant, indiscutablement, un organe de la société faillie, de 
sorte que sa responsabilité peut être engagée au sens de l’art. 52 LAVS. 

 
 
 

 

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8. Pour que l'organe, formel ou de fait, soit tenu de réparer le dommage causé à la 
caisse de compensation en raison du non-paiement des cotisations sociales, encore 
faut-il que les conditions d'application de l'art. 52 LAVS soient réalisées, ce qui 
suppose que l'organe ait violé intentionnellement ou par une négligence grave les 
devoirs lui incombant et qu'il existe un lien de causalité adéquate entre le 
manquement qui lui est imputable et le préjudice subi (cf. NUSSBAUMER, Die 
Haftung des Verwaltungsrates nach Art. 52 AHVG, PJA 1996 p. 1071 ss, 1076 ss). 

La caisse de compensation qui constate qu'elle a subi un dommage par suite de la 
non-observation de prescriptions peut admettre que l'employeur a violé celles-ci 
intentionnellement ou du moins par négligence grave, dans la mesure où il n'existe 
pas d'indice faisant croire à la légitimité de son comportement ou à l'absence d'une 
faute (RCC 1983 p. 101).  

Selon la jurisprudence constante, se rend coupable d'une négligence grave 
l'employeur qui manque de l'attention qu'un homme raisonnable aurait observée 
dans la même situation et dans les mêmes circonstances. La mesure de la diligence 
requise s'apprécie d'après le devoir de diligence que l'on peut et doit en général 
attendre, en matière de gestion, d'un employeur de la même catégorie que celle de 
l'intéressé. En présence d'une société anonyme, il y a en principe lieu de poser des 
exigences sévères en ce qui concerne l'attention qu'elle doit accorder au respect des 
prescriptions. Une différenciation semblable s'impose également lorsqu'il s'agit 
d'apprécier la responsabilité subsidiaire des organes de l'employeur 
(ATF 108 V 189). Les faits reprochés à une entreprise ne sont pas nécessairement 
imputables à chacun des organes de celle-ci. Il convient bien plutôt d'examiner si et 
dans quelle mesure ces faits peuvent être attribués à un organe déterminé, compte 
tenu de la situation juridique et de fait de ce dernier au sein de l'entreprise. Savoir si 
un organe a commis une faute dépend des responsabilités et des compétences qui 
lui ont été confiées par l'entreprise (ATF 108 V 199 consid. 3a ; arrêt du Tribunal 
fédéral 9C_926/2009 du 27 avril 2010 consid. 4.3.2). La négligence grave 
mentionnée à l'art. 52 LAVS est admise très largement par la jurisprudence 
(ATF 132 III 523 consid. 4.6). 

Celui qui appartient au conseil d'administration d'une société et qui ne veille pas au 
versement des cotisations courantes et à l'acquittement des cotisations arriérées est 
réputé manquer à ses devoirs (arrêt du Tribunal fédéral des assurances H 96/03 du 
30 novembre 2004 consid. 7.3.1, in SJ 2005 I 272 consid. 7.3.1). Commettent ainsi 
une négligence grave au sens de l’art. 52 LAVS les administrateurs d'une société 
qui se trouve dans une situation financière désastreuse, qui parent au plus pressé, en 
réglant les dettes les plus urgentes à l'exception des dettes de cotisations sociales, 
dont l'existence et l'importance leur sont connues, sans qu'ils ne puissent guère 
espérer, au regard de la gravité de la situation, que la société puisse s'acquitter des 
cotisations en souffrance dans un délai raisonnable (ATF 108 V 183 consid. 2 ; 
SVR 1996 AHV n°98 p. 299 consid. 3). 

 
 
 

 

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La négligence grave est également donnée lorsque l'administrateur n'assume pas 
son mandat dans les faits. Ce faisant, il n'exerce pas la haute surveillance sur les 
personnes chargées de la gestion, attribution incessible et inaliénable du conseil 
d'administration conformément à l'art. 716a CO. Une personne qui se déclare prête 
à assumer ou à conserver un mandat d'administrateur tout en sachant qu'elle ne 
pourra pas le remplir consciencieusement viole son obligation de diligence 
(ATF 122 III 195 consid. 3b). Sa négligence peut être qualifiée de grave sous 
l'angle de l'art. 52 LAVS (ATF 112 V 1 consid. 5b). Un administrateur, dont la 
situation est à cet égard proche de celle de l’homme de paille, ne peut s'exonérer de 
ses responsabilités légales en invoquant son rôle passif au sein de la société (arrêt 
du Tribunal fédéral 9C_289/2009 du 19 mai 2010 consid. 6.2 ; arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances H 87/04 du 22 juin 2005 consid. 5.2.2 ; arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances H 234/00 du 27 avril 2001 consid. 5d). 

Commet notamment une faute grave l’organe qui verse des salaires pour lesquels 
les créances de cotisations qui en découlent de par la loi ne sont pas couvertes 
(SVR 1995 AHV n° 70 p. 214 consid. 5 ; voir également l’arrêt du Tribunal fédéral 
9C_338/2007 du 21 avril 2008 consid. 3.1). Commet également une faute grave 
celui qui ne démissionne pas de ses fonctions alors qu’il se trouvait, en raison de 
l'attitude du tiers, dans l'incapacité de prendre les mesures qui s’imposaient 
s’agissant du paiement des cotisations ou qui se trouvait dans l’incapacité d'exercer 
son devoir de surveillance (voir par exemple : arrêt du Tribunal fédéral 
9C_344/2011 du 3 février 2012 consid. 4.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_289/2009 
du 19 mai 2010 consid. 6.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_351/2008 consid. 5.2 ou 
encore arrêt du Tribunal fédéral des assurances H 224/06 du 10 décembre 2007 
consid. 6). Enfin, commet une faute au sens de l’art. 52 LAVS l’organe qui investit 
de manière répétée des fonds dans une entreprise sans faire en sorte qu’ils servent 
en priorité à payer les cotisations sociales en souffrance (arrêt du Tribunal fédéral 
des assurances H 305/00 du 6 septembre 2001 consid. 4b). 

Pour admettre que l'inobservation de prescriptions est due à une faute intentionnelle 
ou une négligence grave, il faut bien plutôt un manquement d'une certaine gravité. 
Pour savoir si tel est le cas, il convient de tenir compte de toutes les circonstances 
du cas concret (ATF 121 V 244). 

Le Tribunal fédéral a expressément affirmé que l'obligation légale de réparer le 
dommage ne doit être reconnue que dans les cas où le dommage est dû à une 
violation intentionnelle ou par négligence grave, par l'employeur, des prescriptions 
régissant l'assurance-vieillesse et survivants (RCC 1978, p. 259; RCC 1972, 
p. 687). La caisse de compensation qui constate qu'elle a subi un dommage par 
suite de la non-observation de prescriptions peut admettre que l'employeur a violé 
celles-ci intentionnellement ou du moins par négligence grave, dans la mesure où il 
n'existe pas d'indice faisant croire à la légitimité de son comportement ou à 
l'absence d'une faute (arrêt du TF du 28 juin 1982, in : RCC 1983 p. 101). De 
jurisprudence constante, notre Haute Cour a reconnu qu’il y a négligence grave 

 
 
 

 

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lorsque l'employeur ne se conforme pas à ce qui peut être raisonnablement exigé de 
toute personne capable de discernement, dans une situation identique et dans les 
mêmes circonstances (cf. RCC 1972, p. 690). La mesure de ce que l'on est en droit 
d'exiger à cet égard doit donc être évaluée d'après ce que l'on peut ordinairement 
attendre, en matière de comptabilité et de gestion, d'un employeur de la même 
catégorie que l'intéressé. Lorsqu’il s’agit d’une société anonyme, on peut, par 
principe, poser des exigences sévères en ce qui concerne l’attention qu’elle doit 
accorder au respect des prescriptions (cf. RCC 1972, p. 690 ; RCC 1978, p. 261). 
Une différenciation semblable s’impose également, lorsqu’il s’agit d’apprécier la 
responsabilité subsidiaire des organes de l’employeur (ATF 108 V 202 consid. 3a; 
RCC 1985, p. 51, consid. 2a et p. 648, consid. 3b). La négligence grave est 
également donnée lorsque l'administrateur n'assume pas son mandat dans les faits. 
Ce faisant, il n'exerce pas la haute surveillance sur les personnes chargées de la 
gestion, attribution inadmissible et inaliénable du conseil d'administration 
conformément à l'art. 716a CO. Une personne qui se déclare prête à assumer ou à 
conserver un mandat d'administrateur tout en sachant qu'elle ne pourra pas le 
remplir consciencieusement viole son obligation de diligence (ATF 122 III 195, 
consid. 3b). Sa négligence peut être qualifiée de grave sous l'angle de l'art. 52 
LAVS (ATF 112 V 1, consid. 5b). Notre Haute Cour a ainsi l'occasion de rappeler à 
plusieurs reprises qu'un administrateur, dont la situation est à cet égard proche de 
celle de l’homme de paille, ne peut s'exonérer de ses responsabilités légales en 
invoquant son rôle passif au sein de la société (ATF du 19 mai 2010, 9C_289/2009, 
consid. 6.2; ATF du 22 juin 2005, H 87/04, consid. 5.2.2; ATF du 27 avril 2001, 
H 234/00, consid. 5d; ATF du 13 février 2001, H 225/00, consid. 3c). 

Par ailleurs, la responsabilité d'un administrateur dure en règle générale jusqu'au 
moment où il quitte effectivement le conseil d'administration et non pas jusqu'à la 
date où son nom est radié du registre du commerce. Cette règle vaut pour tous les 
cas où les démissionnaires n'exercent plus d'influence sur la marche des affaires et 
ne reçoivent plus de rémunération pour leur mandat d'administrateur 
(ATF 126 V 61). En d'autres termes un administrateur ne peut être tenu pour 
responsable que du dommage résultant du non-paiement de cotisations qui sont 
venues à échéance et auraient dû être versées entre le jour de son entrée effective au 
conseil d'administration et celui où il a quitté effectivement ces fonctions, soit 
pendant la durée où il a exercé une influence sur la marche des affaires (arrêt du 
TFA du 6 février 2003, H 263/02). Demeurent réservés les cas où le dommage 
résulte d'actes qui ne déploient leurs effets qu'après le départ du conseil 
d'administration.  

La jurisprudence estime enfin qu'il existe en règle générale un lien de causalité 
adéquate entre l'inaction de l'organe et le non-paiement des cotisations, sous réserve 
du cas où l'administrateur est entré en fonction alors que la société était déjà 
surendettée (ATF 119 V 401 consid. 4c p. 407 s.), de sorte que celui-ci répond 

 
 
 

 

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solidairement de tout le dommage subi par l'assurance en cas de faillite de la société 
(arrêt du 30 novembre 2004, in SJ 2005 I p. 272, consid. 7.3.1; ATF 132 III 523). 

Selon la jurisprudence, le rapport de causalité n'est pas donné si un comportement 
conforme aux devoirs n'aurait pas empêché la survenance du dommage. Cependant, 
la simple hypothèse que le dommage ne serait pas survenu ne suffit pas à exclure la 
causalité. Le fait que le dommage serait de toute façon survenu doit être établi de 
manière certaine ou à tout le moins rendue hautement vraisemblable 
(ATF H 267/02, H 149/02, H 173/04, 9C_672/2012). 

La causalité adéquate peut être exclue, c'est-à-dire interrompue, l'enchaînement des 
faits perdant alors sa portée juridique, lorsqu'une autre cause concomitante - la 
force majeure, la faute ou le fait d'un tiers, la faute ou le fait de la victime - 
constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire 
que l'on ne pouvait pas s'y attendre. L'imprévisibilité de l'acte concurrent ne suffit 
pas en soi à interrompre le rapport de causalité adéquate; il faut encore que cet acte 
ait une importance telle qu'il s'impose comme la cause la plus probable et la plus 
immédiate de l'événement considéré, reléguant à l'arrière-plan tous les autres 
facteurs qui ont contribué à l'amener, en particulier le comportement de l'auteur 
(ATFA non publié H 95/05 du 10 janvier 2007, consid. 4). 

9. En l’espèce, l’intéressée considère ne pas avoir à répondre des impayés de la 
société pour les années 2007 et 2008. Elle conteste avoir commis une faute ou une 
négligence grave au sens de l’art. 52 LAVS, puisque c’est son beau-frère qui gérait 
la société. Elle a expliqué que lorsque son beau-frère lui avait demandé de signer 
des documents pour la société, elle n'y avait rien compris. Il lui avait quoiqu’il en 
soit assuré qu’il s’occuperait de tout, de la gestion de la société, du paiement des 
salaires et des impôts. Elle affirme ainsi avoir été « prise au piège ». 

Entendue par la chambre de céans, elle a confirmé qu’elle ne savait même pas de 
quoi s’occupait la société, qu’elle n’avait pas compris que sa responsabilité pouvait 
être engagée du seul fait qu’elle était inscrite au registre du commerce, qu’elle 
n’avait pas eu connaissance des courriers de la caisse, même de ceux qui lui avaient 
été directement envoyés à son adresse privée. Elle a ajouté qu’elle avait pris contact 
avec son beau-frère dès réception de la décision de la caisse et que celui-ci lui avait 
recommandé de ne pas payer, du fait que la société n’existait plus. 

10. Force est de constater que l’intéressée n’a pas assumé le mandat d'associée-gérante 
dans les faits, ne s’est préoccupée de la gestion de la société en aucune façon, 
accordant toute sa confiance à son beau-frère. Elle a été inscrite au registre du 
commerce en mars 2002 alors que la société commençait à rencontrer des 
difficultés de paiements. Elle ne s’est inquiétée de rien, alors que du courrier lui 
était adressé à son domicile. En 2012, elle a reçu et signé un commandement de 
payer. Elle ne pouvait alors manquer de comprendre que des factures étaient restées 
impayées. Elle n'a cependant pas demandé d’explication à son beau-frère. 

 
 
 

 

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L’argumentation de l'intéressée revient à soutenir que son rôle se serait limité à 
celui d’une « femme de paille ». C’est précisément en cela que réside sa faute, 
puisque celui qui se déclare prêt à assumer un mandat d'administrateur, tout en 
sachant qu'il ne pourra pas le remplir consciencieusement, viole son obligation de 
diligence (ATF 122 III 200 consid. 3b; RDAT 2003, II, p. 243 et sv. consid. 2.4).  

Il y a lieu de rappeler à cet égard que lorsque l'administrateur revêt cette qualité 
sans en assumer la fonction dans les faits, il méconnait l'une des attributions 
intransmissibles et inaliénables que lui confère l'art. 716a al. 1 CO, soit l'exercice 
de la haute surveillance sur les personnes chargées de la gestion, pour s'assurer 
notamment que celles-ci observent la loi, les règlements et les instructions données. 

Certes son beau-frère lui a-t-il dissimulé la véritable raison pour laquelle il 
sollicitait de sa part son inscription au registre du commerce, il n'en reste pas moins 
que l’intéressée ne pouvait manquer de comprendre qu'une inscription au registre 
du commerce constituait une démarche officielle et qu'elle ne pouvait l'accepter 
sans autre, surtout si elle n'y comprenait rien. Elle n'a posé aucune question 
lorsqu'elle a reçu des courriers de la caisse la menaçant du dépôt d'une plainte 
pénale. Elle ne s'est pas plus inquiétée lorsqu'elle a signé un commandement de 
payer en 2012. Elle n'a jamais pris contact avec la caisse. Elle n'a à aucun moment 
songé à démissionner.  

Eu égard à la jurisprudence claire du Tribunal fédéral, la chambre de céans 
considère, au vu de ce qui précède, que l'intéressée a violé son devoir de diligence 
et qu’il y a un lien de causalité entre son comportement et le dommage subi par la 
caisse.  

Il y a dès lors lieu d’admettre que son inaction constitue une négligence grave au 
sens de l'art. 52 LAVS, de sorte que le recours, mal fondé, est rejeté. 

 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110). Selon l’art. 85 LTF, s’agissant de contestations 
pécuniaires, le recours est irrecevable si la valeur litigieuse est inférieure à 
30'000 francs (al. 1 let. a). Même lorsque la valeur litigieuse n’atteint pas le 
montant déterminant, le recours est recevable si la contestation soulève une 
question juridique de principe (al. 2). Le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le