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**Case Identifier:** 46c3bd18-0f1e-5770-8ad9-09f9f0561378
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-12-23
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 23.12.2014 BB.2014.81
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BB-2014-81_2014-12-23.pdf

## Full Text

Décision du 23 décembre 2014 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, 

président, Roy Garré et Patrick Robert-Nicoud, 

la greffière Julienne Borel  

   

Parties  A. représenté par Me Eric Maugué, avocat, 

recourant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, 

intimé 

 

   

Objet  Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec 

l'art. 107 al. 1 let. a CPP); perquisitions (art. 244 s. 

CPP); séquestre (art. 263 ss CPP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: BB.2014.81 

 

 

 

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Faits: 

 

A. Suite à une dénonciation transmise le 31 mars 2014 par le Directeur de 

l'Administration fédérale des finances au Ministère public de la 

Confédération (ci-après: MPC), ce dernier a ouvert le 22 avril 2014 une 

instruction pénale contre A. – fonctionnaire à l'Administration fédérale des 

finances, chef de section auprès du Service D. à Genève – pour violation 

du secret de fonction (art. 220 CP; in act. 5 et 13.1; dossier du MPC, ad 1, 

pièce n° 1 et ad 5, pièce n° 1). Selon ladite dénonciation, A. aurait, en 

substance, révélé à des tiers des informations dont il aurait eu 

connaissance dans le cadre de ses fonctions, sans le consentement écrit 

de sa hiérarchie, entre le vendredi 18 octobre 2013 et le lundi 3 mars 2014, 

provenant d'un courrier confidentiel et personnel et, entre le jeudi 29 août 

2013 et le vendredi 28 mars 2014, issues d'un rapport d'incident 

confidentiel daté du 29 août 2013 (dossier du MPC, ad 1.2). 

 

 

B. Dans ce contexte, le MPC a émis le 22 avril 2014 un mandat de 

perquisition et de séquestre avec pour mission à la Police judiciaire 

fédérale (ci-après: PJF) de procéder à la perquisition du domicile de A., des 

dépendances (grenier, cave, etc.), de ses locaux professionnels à Genève 

et de tout autre endroit où le prévenu a accès (art. 244 CPP), à la 

perquisition de documents et enregistrements (art. 246 CPP), à la fouille de 

A., des véhicules qu'il utilise et de tout autre document, support 

informatique et téléphone portable susceptible de contenir des informations 

en lien avec la cause (art. 249 CPP) et le séquestre d'objets et valeurs 

patrimoniales utilisés comme moyens de preuve ou devant être confisqués 

(art. 263 CPP; act. 1.1). 

 

 

C. Le 12 mai 2014, le MPC a adressé au service juridique du Département 

fédéral de justice et police (ci-après: DFJP), conformément à l'art. 15 al. 1 

de la loi fédérale sur la responsabilité de la Confédération, des membres 

de ses autorités et de ses fonctionnaires (LRCF; RS 170.2), une demande 

d'autorisation de poursuivre pénalement A. (dossier du MPC, ad 1). 

 

 

D. Le 14 mai 2014, la PJF a exécuté le mandat de perquisition et de 

séquestre susmentionné (v. supra let. B) à l'adresse officielle de A. à Z. 

(VS) à 8h30, à son domicile à Y. (VD) à 11 heures 30 et à Genève dans 

son bureau professionnel à 15 heures 15 (dossier du MPC, rapport 

d'exécution n° 2014R003466 du 21 mai 2014). Divers documents et 

matériels informatiques ont été saisis lors de la perquisition à Y. (VD), en 

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présence de A. et après que ledit mandat lui a été notifié, et à Genève, en 

présence d'un tiers. Aucune pièce n'a en revanche été saisie à Z. (VS), ce 

logement ayant été retrouvé vide (dossier du MPC, rapport d'exécution 

précité, p. 2-3). 

 

 

E. Par acte du 22 mai 2014, A. a formé recours devant la Cours de céans à 

l'encontre du mandat précité et a pris les conclusions suivantes: 

 

«  PLAISE À LA COUR DES PLAINTES 

 

 Préalablement: 

 

- Autoriser le recourant à consulter les pièces du dossier de procédure, 

à tout le moins, celles fondant la décision déférée; 

 

- Cela fait, ordonner un second échange d'écriture. 

 

 Principalement: 

 

- Annuler le mandat du 22 avril 2014 en ce qu'il ordonne le séquestre 

des objets et documents visés par celui-ci; 

 

- Ordonner sa levée et la restitution immédiate à Monsieur A. des 

objets figurant sur l'annexe au procès-verbal de perquisition du 14 mai 

2014. 

 

- Condamner le Ministère public de la Confédération aux frais et 

dépens comprenant une équitable indemnité en faveur du recourant 

valant participation à ses honoraires. » 

 

 

F. Le 30 mai 2014, le recourant a remis à la Cour de céans des observations 

spontanées, indiquant que le MPC lui a donné accès au dossier de la 

cause le 28 mai 2014 et qu'il retire dès lors ses conclusions préalables, 

celles-ci étant devenues sans objet (act. 4). 

 

 

G. Par réponse du 5 juin 2014, le MPC conclut au rejet du recours, sous suite 

de frais (act. 5). Il indique au surplus avoir restitué au recourant, d'entente 

avec son défenseur, dix supports informatiques saisis, copiés au préalables 

par les services informatiques de la PJF, ainsi que les séquestres qui 

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avaient été scellés durant les opérations de perquisition du 14 mai 2014 

(act. 5, p. 4 in fine). 

 

 

H. Invité à répliquer, le recourant a, par acte du 23 juin 2014, reformulé ses 

conclusions selon les termes qui suivent: 

 

«  PLAISE À LA COUR DES PLAINTES 

  

- Annuler le mandat du 22 avril 2014 en ce qu'il ordonne le séquestre 

des objets et documents visés par celui-ci; 

 

- Ordonner sa levée et la restitution immédiate à Monsieur A. des 

objets figurant sur l'annexe au procès-verbal de perquisition du 14 mai 

2014 qui ne lui auraient pas encore été restitués. 

 

- Ordonner au Ministère public de la Confédération de détruire toute 

reproduction, sous quelque forme que ce soit, des objets séquestrés 

et des données qui auraient été collectées en relation avec ceux-ci. 

 

- Condamner le Ministère public de la Confédération aux frais et 

dépens comprenant une équitable indemnité en faveur du recourant 

valant participation à ses honoraires. » (act. 7, p. 9). 

 

 

I. Le MPC, sur invitation, persiste dans ses conclusions par duplique du 

7 juillet 2014 (act. 9). À cette occasion, il a déposé copie d'un courrier du 

DFJP du 13 juin 2014 adressé au défenseur du recourant et relatif à la 

procédure d'autorisation de l'art. 15 LRCF (act. 9.1). 

 

 

J. Le recourant a déposé des observations spontanées le 10 juillet 2014 

relatives à la duplique susmentionnée et son annexe (act. 11), auxquelles il 

a joint sa réponse du 17 juin 2014 au courrier du DFJP du 13 juin 2014 

précité (act. 11.1). 

 

 

K. Le 30 juillet 2014, le MPC a transmis à la Cour de céans copie de la 

décision d'autorisation de poursuivre A. rendue par le DFJP le 

28 juillet 2014 (act. 13 et 13.1). 

 

 

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L. Le 10 octobre 2014, le recourant a requis de la Cour de céans la 

réouverture de l'instruction écrite au motif que le MPC ne lui aurait octroyé 

qu'un accès partiel au dossier (act. 15, p. 3). À l'appui de sa requête, le 

recourant a annexé copie de son écrit du 9 octobre 2014 au MPC 

(act. 15.4). Par ce dernier, il sollicite que le MPC lui remette les copies des 

procès-verbaux des auditions des 8 et 9 octobre 2014 des témoins B. et C. 

ainsi que toutes autres pièces de la procédure dont il n'aurait pas eu 

connaissance (act. 15.4, p. 2). Dans le cadre de sa requête en réouverture 

de l'instruction écrite, il a pris les conclusions ci-après: 

 

«  PLAISE À LA COUR DES PLAINTES DU TRIBUNAL PENAL FEDERAL 

 

 Préalablement: 

 

- Ordonner au Ministère public de la Confédération de communiquer à 

Monsieur A. et de verser à la procédure toutes les pièces figurant au 

dossier auxquelles ce dernier n'aurait pas encore eu accès, 

notamment celles soumises aux témoins, B. et C. lors de leur audition 

par la FedPol les 8 et 9 octobre. 

 

- Ordonner au Ministère public de la Confédération de communiquer à 

Monsieur A. et de verser à la procédure tous les éléments permettant 

d'établir la date à laquelle les pièces en question lui ont été 

communiquées et l'auteur de cette communication. 

 

- Ordonner un nouvel échange d'écriture. 

 

 Principalement: 

 

- Annuler le mandat du 22 avril 2014 en ce qu'il ordonne tant les 

perquisitions que le séquestre des objets et documents visés par 

celui-ci; 

 

- Dire et constater que les perquisitions du domicile et du lieu de travail 

de Monsieur A. sont intervenues de manière illégale. 

 

- Ordonner la levée du séquestre et la restitution immédiate à Monsieur 

A. des objets figurant sur l'annexe au procès-verbal de perquisition du 

14 mai 2014 qui ne lui auraient pas encore été restitués. 

 

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- Ordonner au Ministère public de la Confédération de détruire toute 

reproduction, sous quelque forme que ce soit, des objets séquestrés 

et des données qui auraient été collectées en relation avec ceux-ci. 

 

- Condamner le Ministère public de la Confédération aux frais de la 

procédure. 

 

- Allouer à Monsieur A. une indemnité pour les dépenses occasionnées 

par l'exercice raisonnable de ses droits dans la présente procédure. » 

(act. 15, p. 4). 

 

 

M. Par prise de position du 17 octobre 2014 relative au courrier du recourant 

du 9 octobre 2014 précité (act. 17; v. supra let. L), adressée au recourant 

et en copie à la Cour de céans, le MPC a transmis à celui-ci les procès-

verbaux requis ainsi qu'un inventaire des pièces du dossier. Dans ladite 

prise de position, le MPC postule au demeurant qu'une réouverture de 

l'instruction écrite de la procédure de recours ne se justifie pas (act. 17, 

p. 2). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 En tant qu’autorité de recours, la Cour des plaintes examine avec plein 

pouvoir de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis 

(Message relatif à l’unification du droit de la procédure pénale du  

21 décembre 2005 [ci-après: le Message], FF 2006 1057, p. 1296 in fine; 

GUIDON, Commentaire bâlois, Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd., 

Bâle 2014, n° 15 ad art. 393; KELLER, in Donatsch/Hansjakob/Lieber [édit.], 

Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], Zurich/ 

Bâle/Genève 2014, 2e éd., n° 39 ad art. 393; SCHMID, Handbuch des 

schweizerischen Strafprozessrechts, 2e éd., Zurich 2013, n° 1512). 

 

1.2 Les décisions du MPC peuvent faire l'objet d'un recours devant la Cour de 

céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 de la loi sur l'organisation des 

autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). Le recours 

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contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé 

par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours (art. 396 al. 1 

CPP). Aux termes de l'art. 393 al. 2 CPP, le recours peut être formé pour 

violation du droit, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation, le 

déni de justice et le retard injustifié (let. a), la constatation incomplète ou 

erronée des faits (let. b) ou l'inopportunité (let. c). 

 

1.3 Le recours est recevable à la condition que le recourant dispose d'un 

intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification de la 

décision entreprise (art. 382 al. 1 CPP). Le recourant doit avoir subi une 

lésion, soit un préjudice causé par l'acte qu'il attaque et doit avoir un intérêt 

à l'élimination de ce préjudice. Cet intérêt doit être actuel et pratique (arrêts 

du Tribunal fédéral 1B_669/2012 du 12 mars 2013 et 1B_657/2012 du 

8 mars 2013, consid. 2.3.1; décisions du Tribunal pénal fédéral 

BB.2013.173-174 du 24 janvier 2014, consid. 1.3.1; BB.2013.89 du 

24 octobre 2013, consid. 1.3; BB.2013.88 du 13 septembre 2013, 

consid. 1.4 et références citées). Il n’en demeure pas moins qu’en sa 

qualité de propriétaire, respectivement de détenteur des documents saisis 

à ses domiciles et son bureau professionnel, A. dispose indubitablement de 

la qualité pour recourir s'agissant de la question de leur séquestre (TPF 

2006 307 consid. 2.1 p. 310). 

 

Quant aux nouvelles conclusions du recourant, formulées pour la première 

fois le 10 octobre 2014 dans sa requête en réouverture de l'instruction 

écrite, soit après l'échéance du délai de recours, demandant l'annulation du 

mandat de perquisition et la constatation de l'illégalité de cette mesure 

(act. 15, p. 4), elles sont irrecevables, et cela déjà pour deux raisons. 

 

Premièrement, il est de jurisprudence constante que la perquisition 

entièrement exécutée de locaux et de documents n'est pas susceptible de 

recours, la condition de l'intérêt actuel faisant défaut (TPF 2004 34 

consid. 2.2; décisions du Tribunal pénal fédéral BB.2012.158 du 7 juin 

2013, consid. 1.2.1 et référence citée; BB.2013.173-174 du 24 janvier 

2014, consid. 1.3.2). Les conditions auxquelles il peut être renoncé à 

l'exigence d'un intérêt actuel ne sont pas non plus réunies en l'espèce 

(v. ATF 118 IV 67 consid. 1d p. 69). Il est vrai que, dans ce genre de 

situation, l'examen de la validité de la mesure par un tribunal n'est guère 

possible. C'est pourquoi la jurisprudence réserve les situations où la 

nécessité d'un contrôle judiciaire découlerait d'un intérêt public 

prépondérant et si les questions soulevées par le recours pourraient se 

poser à nouveau dans des circonstances identiques (arrêt du Tribunal 

pénal fédéral BK_B 075/04 du 8 novembre 2004 consid. 2.2; CHIRAZI, 

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Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011 [ci-

après: Commentaire romand], n° 43 ad art. 245 CPP). Une telle situation 

n'est toutefois pas donnée en l'espèce. De surcroît et quelle que soit l'issue 

de la procédure, le recourant, en sa qualité de prévenu, aura l'opportunité 

de demander ultérieurement une juste indemnité s'il se révèle qu'il a fait 

l'objet de mesures de contrainte illicites (art. 431 al. 1 CPP; décision du 

Tribunal pénal fédéral BB.2013.173-174 du 24 janvier 2014, consid. 1.3.2 

et références citées; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit Commentaire, 

Code de procédure pénale, Bâle 2013, n° 7 ad art. 431 CPP). 

 

Deuxièmement, de nouvelles conclusions prises dans le cadre de la 

réplique, ou comme en l'espèce d'une écriture spontanée, sont recevables 

uniquement lorsqu'elles n'auraient pas pu être formulées dans le délai de 

recours, c'est-à-dire lorsque des éléments nouveaux ressortent des 

réponses des autres parties à la procédure (décision du Tribunal pénal 

fédéral BB.2013.82 du 25 septembre 2013, consid. 2; GUIDON, Die 

Beschwerde gemäss Schweizerischer Strafprozessordnung, Zurich/Saint-

Gall 2011, n° 510 et références citées). En l'occurrence, les conclusions 

précitées auraient à l'évidence pu être déjà soulevées au moment du dépôt 

du recours, aucun élément nouveau ne justifiant qu'elles soient formulées 

seulement à ce stade de la procédure. Le recourant ne fournit au 

demeurant aucune motivation qui pourrait amener la Cour de céans à 

s'écarter de cette constatation. Lesdites conclusions sont dès lors 

irrecevables. 

 

1.4 Dans son recours du 22 mai 2014, A. conclut notamment à pouvoir 

consulter le dossier de la cause (act. 1, p. 2). Le 28 mai 2014, le MPC a 

donné au recourant l'accès au dossier par voie électronique sécurisée (in 

act. 4, p. 1; in act. 5, p. 2). Cette conclusion est ainsi devenue sans objet. 

Cette dernière aurait de toute manière été déclarée irrecevable. En effet, 

mis à part les arguments du recourant quant à la motivation insuffisante de 

la décision querellée (v. infra consid. 2), il sied de constater que ce n'est 

qu'en date du 21 mai 2014 qu'il a requis du MPC la consultation du dossier 

de la procédure (act. 1.14), soit un jour avant le dépôt de son recours. Il ne 

ressort ainsi nullement des éléments en mains de la Cour de céans que le 

MPC lui aurait refusé ou limité l'accès au dossier. Il n'appartient dès lors 

pas à la Cour de céans, autorité de recours, de statuer sur des objets au 

sujet desquels l'autorité inférieure ne s'est pas prononcée (décision du 

Tribunal pénal fédéral BB.2013.186+187 du 24 juillet 2014, consid. 1.4.1). 

Quant aux conclusions préalables du recourant contenues dans sa requête 

en réouverture de l'instruction écrite du 10 octobre 2014 (act. 15; v. supra 

let. L), elles sont devenues sans objet, le MPC ayant de nouveau accordé 

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au recourant le 17 octobre 2014, suite à une requête de ce dernier du 

9 octobre 2014 (act. 15.4), l'accès intégral au dossier (act. 17). 

 

1.5 Déposé dans le délai de dix jours dès la notification du prononcé entrepris, 

le recours l'a été en temps utile. 

 

1.6 Le recours est donc recevable dans la mesure qui vient d'être exposée. 

 

 

2. Par un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le 

recourant invoque une violation du droit d'être entendu, et ce sur plusieurs 

points. Il fait tout d'abord valoir que la motivation de la décision entreprise 

est insuffisante (act. 1, p. 8; act. 7, p. 8). Le MPC se serait contenté, en 

guise de motivation, d'indiquer qu'il soupçonnait la « […] présence de 

supports écrits ou informatiques ou autre ayant permis la violation du 

secret de fonction » (act. 1.1, p. 2). Le recourant reproche en outre au MPC 

de s'être limité à mentionner – dans un courrier du 20 mai 2014 en réponse 

à deux missives de Me Maugué, défenseur du recourant, datées 

respectivement des 15 et 16 mai 2014 (act. 1.11, 1.12 et 1.13) – que le 

recourant est prévenu d'une infraction à l'art. 320 CP pour avoir révélé à 

des tiers le contenu de deux documents sans toutefois indiquer les tiers 

dont il serait question ni l'époque à laquelle les faits auraient été commis ni 

ce qui laisserait penser que lesdites révélations seraient intervenues au 

moyen de support informatique depuis le domicile du recourant (act. 1, p. 9 

in fine). 

 

2.1 Les exigences de motivation des prononcés découlent du droit d'être 

entendu garanti par les art. 29 al. 2 Cst. et 3 al. 2 let. c CPP (ATF 138 IV 81 

consid. 2.2). L'obligation pour l'autorité d'indiquer les motifs qui la 

conduisent à sa décision tend à donner à la personne touchée les moyens 

d'apprécier la portée du prononcé et de le contester efficacement, s'il y a 

lieu, devant une instance supérieure (arrêt du Tribunal fédéral 1P.716/2006 

du 10 novembre 2006, consid. 2.2). Elle peut toutefois se limiter à l'examen 

des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 134 I 83 consid. 4.1 et 

jurisprudence citée); il suffit que le justiciable puisse apprécier 

correctement la portée de la décision et l'attaquer à bon escient (arrêt du 

Tribunal fédéral 1B_114/2010 du 28 juin 2010, consid. 4.1 et jurisprudence 

citée). La personne privée de la libre disposition de ses biens a le droit de 

savoir pour les besoins de quelle procédure cette mesure est ordonnée. 

Cela exige de lui indiquer, de manière succincte, contre qui l’action pénale 

est engagée, quels sont les faits poursuivis et surtout pour quelles raisons 

le séquestre doit être prononcé (LEMBO/JULEN BERTHOD, Commentaire 

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romand, n° 71 ad art. 263; arrêt du Tribunal fédéral 1A.95/2002 du 

16 juillet 2002, consid. 3.3). Pareille solution a été reprise à l'art. 263 al. 2 

1ère phrase CPP, lequel prévoit désormais expressément que « [l]e 

séquestre est ordonné par voie d'ordonnance écrite, brièvement motivée » 

(LEMBO/JULEN BERTHOD, op. cit., n° 35 ad art. 263, spéc. note de bas de 

page 71). Les exigences de motivation en matière de séquestre sont ainsi 

moindres que celles prévalant pour un jugement au fond (v. HEIMGARTNER, 

Strafprozessuale Beschlagnahme, Zurich/Bâle/Genève 2011, p. 106 s.). En 

l'occurrence, la motivation de la décision querellée est minimaliste. Si 

certes ladite motivation répond aux exigences de l'art. 241 al. 2 CPP en 

matière de perquisition, notamment dans la mesure où la décision attaquée 

indique la personne à fouiller et les locaux, les documents et les objets à 

examiner (let. a), le but de la mesure (let. b) ainsi que les autorités ou les 

personnes chargées de l'exécution (let. c; v. arrêt du Tribunal fédéral 

1B_487/2012 du 18 février 2013, consid. 3.3), elle est insuffisante au 

regard des règles sus-énoncées en matière de séquestre. En effet, la 

décision entreprise ne mentionne nullement les faits poursuivis, outre qu'il 

s'agit d'une affaire de violation du secret de fonction (act. 1.1). Cela étant, 

l'insuffisance de motivation peut toutefois se guérir devant l'autorité 

supérieure lorsque l'autorité intimée justifie sa décision et l'explique dans 

son mémoire de réponse, que le recourant a eu la possibilité de présenter 

un mémoire complémentaire pour prendre position sur les motifs contenus 

dans la réponse des autorités intimées et qu'il n'en résulte aucun préjudice 

pour le recourant (v. ATF 125 I 209 consid. 9a et les arrêts cités; décision 

du Tribunal pénal fédéral BB.2012.192 du 25 avril 2013, consid. 2.5 et arrêt 

du Tribunal pénal fédéral BB.2010.22 du 26 juillet 2010, consid. 2). Ainsi, 

vu la motivation du MPC contenue dans son écrit du 20 mai 2014 à 

l'intention du recourant (act. 1.13) et l'échange d'écriture intervenu entre les 

parties devant la Cour de céans (act. 1, 4, 5, 7, 9, 11, 15, 17), qui dispose 

du même pouvoir d'examen que l'autorité inférieure (art. 393 al. 2 CPP), le 

recourant a eu la possibilité de s'exprimer librement en invoquant 

l'ensemble de ses arguments. Le vice a par conséquent été guéri dans le 

cadre de la présente procédure. 

 

2.2 Dans un second grief d'ordre formel, qu'il sied d'examiner également à titre 

liminaire, le recourant se plaint de l'absence d'une autorisation préalable du 

DFJP (act. 1, p. 5; act. 4, p. 1-3; act. 7, p. 2). En substance, le recourant 

reproche au MPC d'avoir violé les art. 15 LRCF et 303 CPP notamment en 

ouvrant une instruction pénale à son encontre le 22 avril 2014, soit avant 

d'avoir sollicité une autorisation de poursuivre du DFJP (act. 4, p. 2). Le 

recourant estime dès lors que les mesures prises, entre autres le séquestre 

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litigieux, intervenues avant l'obtention de ladite autorisation, sont nulles de 

plein droit (act. 1, p. 5; act. 11.1, p. 1 in fine). 

 

2.3 Aux termes de l'art. 15 al. 1 LRCF, une autorisation du Département fédéral 

de justice et police est nécessaire pour ouvrir une poursuite pénale contre 

des fonctionnaires en raison d'infractions en rapport avec leur activité ou 

leur situation officielle, exception faite des infractions en matière de 

circulation routière (décision du Tribunal pénal fédéral BB.2013.177 du 

26 mars 2014, consid. 3.1). Le but de cette procédure d'autorisation est 

d'empêcher que des plaintes injustifiées, abusives ou téméraires contre 

des employés de la Confédération n'entravent la bonne marche de 

l'administration (jugement du Tribunal pénal fédéral SK.2014.16 du 

24 septembre 2014, consid. 1.2.1; arrêt du Tribunal administratif fédéral  

A-11/2012 du 26 mars 2013, consid. 1.1 et les références citées; Message 

du Conseil fédéral du 29 juin 1956 concernant un projet de loi sur la 

responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses 

fonctionnaires, FF 1956 I 1420 s., p. 1425). Selon l'art. 303 al. 2 CPP, 

l'autorité compétente peut prendre, avant le dépôt de la plainte pénale ou 

l'octroi de l'autorisation, les mesures conservatoires qui ne souffrent aucun 

retard. Il s'agit de préserver les preuves qui pourraient disparaître 

(prélèvement de traces, saisie de documents ou objet; MAÎTRE, 

Commentaire romand, n° 4 ad art. 303 CPP). En l'espèce le DFJP a 

octroyé l'autorisation de poursuivre le recourant le 28 juillet 2014 

(act. 13.1). Outre qu'il postule une absence de soupçons suffisants à son 

encontre, le recourant estime que les mesures prises par le MPC l'ont été 

en violation de l'art. 303 al. 2 CPP car elles n'étaient pas urgentes (act. 4, 

p. 2; act. 7, p. 2-3). Afin de démontrer le caractère non urgent de la 

situation, le recourant invoque que la dénonciation à son encontre a été 

déposée le 31 mars 2014 et que le mandat de perquisition et de séquestre 

n'a été délivré que le 22 avril 2014 et exécuté le 14 mai 2014 seulement 

(act. 4, p. 2; act. 7, p. 3). On ne saurait toutefois reprocher au MPC d'avoir 

pris le temps d'analyser la situation avant d'ouvrir une instruction puis 

d'établir un mandat de perquisition et séquestre. Il est au surplus 

parfaitement normal qu'un certain laps de temps se soit écoulé entre 

l'émission dudit mandat et son exécution, qui devait se dérouler dans trois 

locaux distincts, le MPC travaillant de concert avec la PJF et devant 

s'assurer de coordonner leurs interventions respectives. Un tel procédé ne 

porte nullement le flanc à la critique et ne sort pas du cadre de l'art. 303 

al. 2 CPP. De surcroît et comme le relève avec pertinence le DFJP, « [l]es 

éventuels éléments à charge et/ou à décharge doivent également pouvoir 

être sauvegardés pour le cas où la poursuite devait être autorisée ». Au 

demeurant, il sied d'ajouter que la Cour de céans a déjà eu l'occasion de 

- 12 - 

 

 

préciser que l'absence d'autorisation de poursuivre lors de l'ouverture de 

l'enquête ne porte pas atteinte à la validité des actes effectués par l'autorité 

de poursuite, mais qu'il est possible de guérir rétroactivement un tel vice de 

forme. Rien n'empêchait donc le MPC d'agir avant d'obtenir l'autorisation 

de poursuite qu'il a demandé au DFJP le 12 mai 2014 (arrêt du Tribunal 

pénal fédéral BB.2010.100-BB.2010.101 du 16 novembre 2010, consid. 2.3 

et références citées; v. également ATF 110 IV 46 consid. 3b p. 48, arrêt du 

Tribunal fédéral 6B_142/2012 du 28 février 2013, consid. 2.5 et décision du 

Tribunal pénal fédéral BB.2013.178 du 26 mars 2014, consid. 3.2). Le 

recours est dès lors mal fondé sur ce point. 

 

 

3. Le recourant se plaint du séquestre qui est intervenu sur les documents et 

objets qui ont été perquisitionnés à ses domiciles et lieu de travail. Il se 

prévaut à cet égard d'une absence d'indices suffisants relatifs à la 

commission de l'infraction (act. 1, p. 6) et d'une violation du principe de 

proportionnalité (act. 1, p. 7). Dans sa réponse du 5 juin 2014, le MPC 

indique avoir restitué le 30 mai 2014 au recourant, d'entente avec son 

défenseur, la quasi-totalité des supports informatiques séquestrés le  

14 mai 2014, soit 2 semaines après la mise sous séquestre. Les 

documents mis spontanément sous scellés par le MPC lors des 

perquisitions et contenant de la correspondance entre le recourant et son 

avocat et des documents médicaux ont également été restitués (act. 5, p. 4 

in fine). Le MPC précise que les supports informatiques ont au préalable 

été copiés par les services IT de la PJF. Quant aux deux téléphones 

portables séquestrés et un PDA (Personal Digital Assistant), le MPC les 

restituera au recourant une fois que leur copie aura été effectuée (act. 5, 

p. 5). 

 

3.1 Il ressort ainsi du dossier qu'en ce qui concerne le séquestre des supports 

informatiques, ce pan de la procédure de recours est devenu sans objet 

dans la mesure où ils ont été rendus au recourant. Quant aux nouvelles 

conclusions du recourant, subséquentes à ladite restitution, demandant la 

destruction de toute reproduction sous quelque forme que ce soit, des 

objets séquestrés et des données qui auraient été collectées en relation 

avec ceux-ci (act. 15, p. 4) le MPC ne s'est pas déterminé à leur sujet dans 

sa duplique. Avant toute chose, la Cour de céans constate qu'en l'espèce 

les documents physiques et électroniques qui ont été saisis lors des 

perquisitions n'ont pas encore été formellement séquestrés. 

 

3.2 En effet, dans ce domaine la loi prévoit les différentes phases de procédure 

qui suivent: les perquisitions, fouilles et examens font l'objet d'un mandat 

- 13 - 

 

 

écrit qui doit notamment indiquer la personne à fouiller ou les locaux, les 

documents ou les objets à examiner (art. 241 al. 1 et 2 let. a CPP). Les 

dispositions des articles 246 ss CPP s'appliquent aux documents 

provisoirement mis en sûreté suite à la perquisition (art. 263 al. 3 CPP), 

notamment aux documents écrits ou les supports informatiques qui seront 

probablement séquestrés (art. 263 al. 1 et 2 CPP): les documents écrits ou 

les supports informatiques peuvent être soumis à une perquisition lorsqu'il 

y a lieu de présumer qu'ils contiennent des informations susceptibles d'être 

séquestrées (art. 246 CPP). Lorsque le détenteur des documents ou des 

objets ne requiert pas de mise sous scellé, il appartient alors au ministère 

public, après qu'il ait mis en sûreté les documents, de rendre une 

ordonnance de séquestre. Cette dernière doit être brièvement motivée et 

indiquer quel document est séquestré – et à quel titre (en particulier en tant 

que moyens de preuves, art. 263 al. 1 let. a CPP) – ou restitué (art. 263 

al. 2 CPP). Le mandat de perquisition et l'ordonnance de séquestre doivent 

ainsi être différenciés tant sur le plan terminologique que sur leur contenu 

(v. arrêt du Tribunal fédéral 1B_65/2014 du 22 août 2014, consid. 2.4). La 

perquisition précède le séquestre et ne doit normalement pas être 

ordonnée dans le même acte que ce dernier. Cela notamment parce qu'au 

moment où le ministère public ordonne la perquisition, il ne sait la plupart 

du temps ni exactement quels documents il trouvera ni leur degré de 

pertinence pour son enquête (KELLER, op. cit., n° 1 ad art. 246). Une 

ordonnance unique combinant le mandat de perquisition et le séquestre 

n'entre en considération que lorsque les objets séquestrables peuvent déjà 

être individualisés sans équivoque, ce qui n'est qu'exceptionnellement le 

cas pour les moyens de preuve pertinents (HEIMGARTNER, in 

Donatsch/Hansjakob/Lieber [édit.], Kommentar zur Schweizerischen 

Strafprozessordnung, 2e éd., Zurich/Bâle/Genève 2014, n° 23 ad art. 263; 

décision du Tribunal pénal fédéral BB.2014.114-115 du 8 octobre 2014, 

consid. 3.2). 

 

3.3 Dans le cas présent, un acte prononçant simultanément une perquisition et 

un séquestre ne saurait entrer en considération. Si certes le MPC savait ce 

qu'il cherchait, il n'était ni en mesure d'anticiper les documents qu'il allait 

effectivement découvrir sur les lieux des perquisitions ni quelle serait leur 

pertinence pour la procédure. 

 

3.4 Selon l'article 263 CPP, des objets et des valeurs patrimoniales 

appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, 

lorsqu'il est probable (let. a) qu'ils seront utilisés comme moyens de 

preuve; (let. b) qu'ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de 

procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités; (let. c) 

- 14 - 

 

 

qu'ils devront être restitués au lésé; (let. d) qu'ils devront être confisqués 

(al. 1). Le séquestre est ordonné par voie d'ordonnance écrite, brièvement 

motivée (v. supra consid. 2.1 et 3.2). En cas d'urgence, il peut être ordonné 

oralement; toutefois par la suite, l'ordre doit être confirmé par écrit (al. 2). 

En amont de la mesure de séquestre, l'article 265 CPP introduit une 

obligation de dépôt à charge du détenteur d'objets ou de valeurs 

patrimoniales qui doivent être séquestrés, dont sont cependant dispensées 

les personnes qui ont le droit de refuser de déposer ou de témoigner, dans 

les limites de ce droit (art. 265 al.1 let. b CPP). L'article 264 CPP précise 

que, quels que soient l'endroit où ils se trouvent et le moment où ils ont été 

conçus, ne peuvent être séquestrés les documents personnels et la 

correspondance du prévenu, si l'intérêt à la protection de la personnalité 

prime l'intérêt à la poursuite pénale (art. 264 al. 1 let. b CPP), les objets, 

notamment les documents et la correspondance, qui proviennent de 

relations établies entre le prévenu et une personne ayant le droit de refuser 

de témoigner en vertu des articles 170 à 173 CPP et qui n'a pas le statut de 

prévenu dans la même affaire (art. 264 al.1 let. c CPP; décision du Tribunal 

pénal fédéral BE.2011.6 du 27 mars 2012, consid. 4.2.1.2). Si un ayant 

droit s'oppose au séquestre d'objets ou de valeurs patrimoniales en faisant 

valoir son droit de refuser de déposer ou de témoigner ou pour d'autres 

motifs, les autorités pénales procèdent conformément aux dispositions 

régissant la mise sous scellés (al. 3). 

 

3.5 Le séquestre peut porter sur des objets de toute nature, pourvu qu'ils se 

rapportent d'une manière quelconque à l'infraction. Ainsi, l'objet saisi peut 

être de nature physique, animale, minérale ou végétale. Peu importe sa 

nature juridique: la saisie peut porter sur des choses mobilières, par 

exemple une automobile, des documents sonores, des photographies, des 

cassettes vidéo, des films, des données reproduites au moyen de 

l'imprimante d'un ordinateur ou du moniteur de l'ordinateur, un disque dur 

et des disquettes et disques compacts aux fins d'analyser des supports de 

données électroniques (v. ATF 124 I 34), des livres, sur des immeubles et 

sur des valeurs corporelles ou incorporelles (PIQUEREZ, La saisie probatoire 

en procédure pénale, in Wirtschaft und Strafrecht, Festschrift für Niklaus 

Schmid zum 65. Geburtstag, Zurich 2001, p. 664-665). 

 

3.6 Il apparaît que tous les documents qui avaient été mis sous scellés ont été 

restitués au recourant et que dorénavant il devrait en être de même pour la 

totalité des supports informatiques (v. supra consid. 3). Il ressort de 

l'inventaire du MPC que divers documents papier en lien avec le Service D. 

et de la correspondance ont été mis en sûreté et sont toujours en sa 

possession (act. 1.10). Quant aux données informatiques, elles ont été au 

- 15 - 

 

 

préalable copiées par les services IT de la PJF avant d'être restituées au 

recourant sur leurs supports respectifs. Il n'en demeure pas moins que ces 

données informatiques sont toujours en mains du MPC, sous forme de 

copies, et que le recourant en demande la destruction, notamment parce 

qu'elles contiendraient divers documents et autres données qui relèveraient 

de sa sphère privée (act. 7, p. 8-9). Il revient à présent au MPC de décider, 

après avoir examiné et trié les pièces saisies, de conserver par le biais d'un 

séquestre formel celles qui lui paraissent pertinentes pour son enquête et 

de retrancher celles qui ne le sont pas. 

 

3.7 Par conséquent, en considération de ce qui précède, le recours, bien 

fondé, doit être admis dans le sens des considérants et dans la mesure de 

sa recevabilité et la décision du MPC du 22 avril 2014 annulée. Au vu du 

sort du recours, il ne sied pas d'examiner les autres griefs soulevés par le 

recourant. 

 

 

4. Compte tenu de l'issue du recours, les frais de la présente cause sont pris 

en charge par la Caisse de l'Etat (art. 428 al. 4 et 423 al. 1 CPP; le 

Message, FF 2006 1057, p. 1310; GRIESSER, Kommentar StPO, n° 4 ad 

art. 428; SCHMID, op. cit., n° 1777). 

 

 

5. La partie qui obtient gain de cause a droit à une indemnité pour les 

dépenses occasionnées par l’exercice raisonnable de ses droits de 

procédure (art. 436 al. 1 en lien avec l’art. 429 al. 1 let. a CPP). Selon 

l’art. 12 du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, 

dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 31 août 2010 

(RFPPF; RS 173.713.162), les honoraires sont fixés en fonction du temps 

effectivement consacré à la cause et nécessaire à la défense de la partie 

représentée. En l'occurrence, une indemnité de CHF 2'000.-- ex aequo et 

bono apparaît équitable. Celle-ci sera mise à la charge du MPC. 

 

- 16 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Dans la mesure de sa recevabilité, le recours est admis dans le sens des 

considérants. 

 

2. La décision querellée est annulée. 

 

3. Il n'est pas perçu de frais. 

 

4. Une indemnité de CHF 2'000.-- est allouée au recourant et mise à la charge 

du Ministère public de la Confédération. 

 

 

Bellinzone, le 29 décembre 2014 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Eric Maugué, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les décisions de la Cour des plaintes relatives aux 
mesures de contrainte sont sujettes à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la 
loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss 
LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de la décision attaquée que si le juge instructeur l’ordonne 
(art. 103 LTF).