# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 65605fae-7144-53da-99e6-9bbc4e58763c
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-02-06
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 06.02.2024 106 2024 6
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2024-6_2024-02-06.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

106 2024 6

Arrêt du 6 février 2024

Cour de protection de l’enfant et de l’adulte

Composition Présidente : Sandra Wohlhauser
Juge : Laurent Schneuwly
Juge suppléante : Marianne Jungo
Greffière-rapporteure : Francine Pittet

Parties A.________, recourante, représentée par Me Camille Jendly, 
avocate

Objet Placement à des fins d'assistance

Recours du 25 janvier 2024 contre la décision de la Justice de paix de 
l'arrondissement de la Broye du 19 janvier 2024

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. A.________, née en 1972, souffre d’une dépendance récente à l’alcool et d’une maladie 
neurodégénérative. Les IRM faites en 2020 et 2023 ont montré que la dégénérescence s’était 
aggravée. La recourante est anosognosique concernant son état de santé. Son réseau extérieur 
comprenant ses proches, les soins à domicile et un psychiatre ambulatoire, est épuisé. Son réseau 
thérapeutique est à bout de ses options thérapeutiques. 

B. Suite à sa dernière sortie du Centre de soins hospitaliers du Réseau fribourgeois de santé 
mentale, à Marsens (ci-après : CSH Marsens) le 22 novembre 2023, A.________ a intégré le Foyer 
B.________ durant environ un mois, puis est retournée vivre chez elle. Après son retour, la situation 
s’est vite dégradée avec une rechute alcoolique massive et une mise en danger d’elle-même et de 
son fils, né en 1999, qui habite dans le même immeuble. Le 24 décembre 2023, la recourante s’est 
endormie avec une cigarette allumée alors qu'elle était alcoolisée, mettant le feu aux draps et 
risquant ainsi de causer un incendie à son domicile.

C. Par décision rendue en urgence le 25 décembre 2023, le Dr C.________, spécialiste en 
médecine interne générale à D.________, a prononcé le placement à des fins d’assistance pour une 
durée de quatre semaines de A.________ au sein du CSH Marsens en raison des nouveaux 
épisodes d’alcoolisation massive et de la mise en danger d’elle-même et de son fils. 

D. Sur requête du 18 janvier 2024 du CSH Marsens, la Justice de paix de l’arrondissement de la 
Broye (ci-après : la Justice de paix) a décidé le 19 janvier 2024, après avoir entendu A.________ 
ainsi que le Dr E.________ et la Dre F.________ le jour même, de prolonger pour une durée 
indéterminée le placement.

E. Par courrier adressé par erreur à la Justice de paix en date du 25 janvier 2024 puis transmis 
par cette dernière à la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (ci-après : la Cour), A.________ 
a interjeté recours contre la décision de la Justice de paix du 19 janvier 2024.

F. Sur mandat donné le 30 janvier 2024 par le Juge délégué, le Dr G.________ s’est entretenu 
le 31 janvier 2024 avec A.________ et a établi le 1er février 2024 son rapport d’expertise sur la 
situation psychiatrique de cette dernière.

G. Le 5 février 2024, la Cour s’est déplacée au CSH Marsens où elle a entendu A.________, 
accompagnée de son avocate, ainsi que le Dr E.________, médecin chef de clinique adjoint.

en droit

1.

Aux termes de l'art. 450 al. 1 CC, les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un 
recours devant le juge compétent, soit le Tribunal cantonal (art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant 
la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA; RSF 212.5.1]), plus précisément la Cour de protection 
de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 
précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]). La décision rendue par la Justice de paix 
sur la base de l’art. 426 CC est susceptible de recours auprès de la Cour. A.________ a qualité pour 

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recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC). Le recours n'a pas à être motivé (art. 450e al. 1 CC). Le délai de 
recours, qui est de dix jours (art. 450b al. 2 CC), a été respecté. Le recours est dès lors recevable.

2.

2.1. Aux termes de l'art. 426 al. 1 CC, une personne peut être placée dans une institution 
appropriée lorsque, en raison de troubles psychiques, d'une déficience mentale ou d'un grave état 
d'abandon, l'assistance ou le traitement nécessaires ne peuvent lui être fournis d'une autre manière. 

La notion de "troubles psychiques" englobe toutes les pathologies mentales reconnues en psy-
chiatrie, à savoir les psychoses et les psychopathies ayant des causes physiques ou non, les 
démences, ainsi que les dépendances, notamment l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmaco-
dépendance. L'art. 426 CC exige la réalisation de trois conditions cumulatives, à savoir une cause 
de placement (troubles psychiques, déficience mentale ou grave état d'abandon), un besoin d'as-
sistance ou de traitement ne pouvant être fourni autrement et l'existence d'une institution appropriée 
permettant de satisfaire les besoins d'assistance de la personne placée ou de lui apporter le 
traitement nécessaire. Ainsi, le placement à des fins d'assistance ne peut être décidé que si, en 
raison de l'une des causes mentionnées de manière exhaustive à l'art. 426 CC, l'intéressé a besoin 
d'une assistance personnelle, c'est-à-dire présente un état qui exige qu'une aide lui soit fournie, 
souvent sous la forme d'un traitement médical, que des soins lui soient donnés et qu'une protection 
au sens étroit lui soit assurée. Dans sa décision, l'autorité de protection doit indiquer quel danger 
concret pour la vie ou la santé de l'intéressé subsisterait, dans le cas d'espèce, si le traitement ou 
l'assistance n'était pas mis en œuvre, l'existence d'un risque purement financier n'étant a priori pas 
suffisant; le risque de danger pour les tiers peut également être pris en compte (art. 426 al. 2 CC). 
Il faut encore que la protection nécessaire ne puisse être réalisée autrement que par une mesure 
de placement à des fins d'assistance, c'est-à-dire que d'autres mesures, telles que l'aide de 
l'entourage, l'aide sociale ou un traitement ambulatoire, aient été ou paraissent d'emblée inefficaces. 
Il s'agit là de l'application du principe de proportionnalité, qui exige que les actes étatiques soient 
propres à atteindre le but visé, justifiés par un intérêt public prépondérant, et qu'ils soient à la fois 
nécessaires et raisonnables pour les personnes concernées. La mesure doit être considérée comme 
une ultima ratio, toutes les mesures alternatives portant une atteinte moins importante à la situation 
juridique de l'intéressé devant être examinées. Une mesure restrictive est notamment dispro-
portionnée si une mesure plus douce est à même de produire le résultat escompté. L'atteinte, dans 
ses aspects matériel, spatial et temporel, ne doit pas être plus rigoureuse que nécessaire. Eu égard 
au principe de la proportionnalité, le fait que l'assistance ou le traitement nécessaires ne puissent 
pas être fournis d'une autre façon que par un internement ou une rétention dans un établissement 
constitue l'une des conditions légales au placement. Tel peut notamment être le cas lorsque la 
personne concernée n'a pas conscience de sa maladie et de son besoin de placement ou que son 
bien-être nécessite un traitement stationnaire, qui ne peut être couronné de succès que s'il est 
assuré sans interruption (arrêt TF 5A_956/2021 du 20 décembre 2021 consid. 5.1 et les références 
citées).

2.2. En l’espèce, l’expert psychiatre a indiqué que A.________ souffrait depuis quelques années 
d’une maladie neurodégénérative grave avec des troubles du comportement sérieux. Il a précisé 
qu’il était difficile de faire la part des choses entre la maladie à corps de Lewy et d’éventuels troubles 
psychiques préexistants ou séquellaires. Il a relevé qu’aussi bien le problème de consommation 
massive d’alcool que certains symptômes anxiodépressifs pourraient être soit des troubles 
psychiatriques, soit des manifestations de la maladie à corps de Lewy.

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Lors de la séance par-devant la Justice de paix, le Dr E.________ a déclaré qu’il y avait un 
processus dégénératif et a relevé que la dégénérescence avait progressé entre les IRM faites en 
2020 et en 2023. Il a indiqué qu’il y avait une atrophie et que les perspectives d’améliorations étaient 
faibles. Il a relevé que les fonctions exécutives étaient atteintes.

Lors de la séance par-devant la Cour, le Dr E.________ a confirmé qu'il y avait un processus 
neurodégénératif, l’atrophie cérébrale ayant été documentée. Il n'a cependant pas pu dire si la 
recourante souffrait de la maladie à corps de Lewy ou d'une démence fronto-temporale. Il a soutenu 
qu'il y avait un déni en lien avec le syndrome de la dépendance de l'alcool. Il a relevé qu'il y avait 
une différence entre la volonté de la patiente de limiter sa prise d'alcool et le fait de pouvoir s'écarter 
de cette dépendance. Il a expliqué qu'au CSH Marsens, la recourante était dans un milieu sécurisé, 
qu'il y avait une présence et que les journées étaient structurées. Selon lui, le fait qu'elle soit entou-
rée limite une éventuelle rechute. 

Au vu de sa dépendance à l'alcool et de sa maladie neurodégénérative (démence à corps de Lewy 
ou démence fronto-temporale), la recourante souffre manifestement de troubles psychiques au sens 
de l'art. 426 CC.

2.3. Un placement ne peut toutefois être ordonné que si l'assistance ou le traitement ne peuvent 
pas, conformément au principe de la proportionnalité, être délivrés de façon ambulatoire.

L'expert a relevé que les troubles cognitifs et les alcoolisations de la recourante avaient mis 
gravement en danger sa propre vie et celle de son fils. Il a indiqué que comme elle n'était pas guérie, 
le risque majeur persistait. Tant l'expert que les différents médecins de la recourante ont estimé 
qu'un traitement et une assistance étaient indispensables. L'expert a précisé que le risque principal 
était celui d'un nouvel incendie, mais les nombreuses chutes et un état d'incurie représentaient aussi 
de sérieux risques pour la santé de la recourante. L'expert est d'avis que sans placement à des fins 
d'assistance, le même scénario qui s'est déroulé fin 2023 se reproduirait. Selon lui, si A.________ 
rentre à domicile, elle se mettra en danger parce qu'elle est anosognosique de son trouble 
neurodégénératif.

Lors de son interrogatoire, A.________ a déclaré à la Cour qu'elle reconnaissait souffrir d'une 
maladie neurologique, mais qu'elle se sentait bien, qu'elle était sevrée et dégoûtée de l'alcool. Elle 
a expliqué avoir pu bénéficier de trois ou quatre congés d'une demi-journée chacun et qu'elle en 
avait profité pour aller faire des balades, manger au restaurant et faire des bisous avec son chéri. 
Elle a émis le souhait de rentrer chez elle et de ne pas aller en foyer, son placement au foyer 
B.________ ne lui ayant pas plu. Elle a estimé qu'elle arrivait à faire les travaux ménagers à la 
maison, à se doucher, à se laver, à prendre ses médicaments aux heures prescrites et à faire ses 
commissions toute seule. Elle a admis avoir un peu plus de mal à émerger le matin. Sur questions 
de son avocate, elle s'est dit prête à se soumettre à des tests d'alcoolémie, à aller aux alcooliques 
anonymes, à reprendre les soins à domicile et à aller à un rythme plus soutenu chez son psychiatre. 
Elle a ajouté qu'elle pensait être socialement bien intégrée et avoir des amis disposés à la soutenir 
dans différentes tâches. En lien avec l’événement du 24 décembre 2023, A.________ a relaté avoir 
honte de ce qui s'était passé. Elle a relevé qu'il y avait eu beaucoup de tristesse à ce moment en 
expliquant avoir perdu plusieurs de ses proches autour de cette date et qu'elle avait passé la soirée 
seule. Face aux difficultés de la vie, elle a indiqué que ses stratégies étaient de mettre par écrit ses 
ressentis, aller faire des balades, voir plus de monde, boire plus d'eau et prendre soin d'elle.

Entendu en qualité de témoin par la Cour, le Dr E.________ a indiqué que selon lui, l'hospitalisation 
de A.________ était encore nécessaire jusqu'à ce qu'un établissement adéquat soit trouvé pour elle. 
Même s'il n'a pas observé de troubles particuliers du comportement chez sa patiente dans son unité, 

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ni de signes de manque d'alcool et d'envie d'alcool, s'il a relevé qu'elle prenait sa médication et s'il 
a confirmé que les sorties de cette dernière s'étaient toutes bien passées, le médecin a insisté sur 
le fait qu'il y avait une anosognosie bien présente, c'est-à-dire que A.________ ne se rendait pas 
compte de sa maladie et de la situation dans son ensemble. Il a déclaré qu'il pensait que la 
recourante était sincère dans ce qu'elle disait et qu'elle avait la volonté de bien faire les choses, mais 
qu'il y avait cette maladie neurodégénérative avec ses complications et la problématique de la 
confabulation. Il a expliqué qu'il y avait parfois des choses qui manquaient et que le cerveau les 
reconstituait. Il a donné trois exemples pour illustrer la situation. Il a indiqué que selon la recourante, 
il y avait une nécessité d'avoir des contacts fréquents avec son fils, alors qu'il s'est avéré que pour 
celui-ci, ces contacts étaient beaucoup trop invasifs et que la situation l'épuisait. Le médecin a 
également relaté qu'une dame les avait contactés pour leur dire que A.________ avait tendance à 
abuser du téléphone à son égard. Enfin, il a expliqué qu’elle avait donné le contact d'une personne 
pour un mariage et que cette personne était censée être le futur marié. En réalité, cette personne, 
qu'elle connaissait mais de manière éloignée, n'avait pas du tout l'intention de se marier, ni de 
l'accompagner dans une sortie. Selon le médecin, il y a ainsi des éléments qui montrent que la 
perception de la réalité est faussée. Le Dr E.________ a évoqué que le risque pour la recourante si 
elle devait quitter aujourd'hui le CSH Marsens était une rechute d'alcool, même s'il devait y avoir 
quelque temps d'abstinence, et qu'il pourrait y avoir une mise en danger. Il a précisé que le risque 
d'une rechute était élevé, quand bien même il n'avait pas de boule de cristal pour prévoir ce qu'il 
allait se passer. Il a néanmoins relevé qu'il était probable que la maladie dégénérative allait 
progresser et qu'il devait constater que la rechute de la prise d'alcool avait été très rapide après la 
sortie du foyer B.________. Il a ajouté que les mesures proposées par la recourante, dont des soins 
ambulatoires, étaient insuffisantes car il y aurait des moments où elle serait seule et que le seul 
cadre familial n'était pas assez contenant. Le médecin est d'avis qu'il est préférable de travailler 
avec la patiente en vue d'une abstinence que de faire des contrôles, qui n'ont pas de sens s'ils ne 
sont pas liés à une procédure judiciaire. Il a en outre précisé qu'à sa connaissance, les soins à 
domicile n'étaient pas d'accord pour être réinstaurés chez la recourante et que son réseau 
ambulatoire était épuisé. Il est relevé que le médecin avait fait des déclarations identiques 
par-devant la Justice de paix.

La situation de A.________ est délicate. En effet, la Cour a pu constater que la recourante faisait 
preuve de bonne volonté dans son discours et était prête à suivre diverses mesures ambulatoires, 
sur propositions de son avocate notamment, afin de pouvoir rentrer chez elle. Cependant, tant 
l’expert que le Dr E.________ soutiennent qu'elle est anosognosique de sorte qu’elle n'a pas 
conscience de sa maladie neurodégénérative et de sa réelle situation. Le Dr E.________ a par 
ailleurs donné des exemples concrets qui illustrent bien la perception biaisée de la recourante par 
rapport à la réalité. De plus, l'expert et le Dr E.________ ont tous deux relevé l'important risque de 
rechute si elle devait rentrer à la maison à ce jour. Ils préconisent tous deux le maintien du 
placement, dans la mesure où, pour le moment, aucun autre établissement plus adéquat n'a pu être 
trouvé pour la recourante. Ils ont également écarté la possibilité d'un retour à la maison avec des 
soins ambulatoires, qui apparaissent comme insuffisants au vu de l'état de santé de la recourante. 
D'ailleurs, il a été évoqué le fait que les soins à domicile et le réseau thérapeutique ne voulaient plus 
intervenir chez elle. Même le fils de la recourante est épuisé par la situation. Compte tenu de 
l'anosognosie liée au trouble dégénératif dont la recourante souffre, il est donc sérieusement à 
craindre qu'en cas de retour à son domicile, elle risque à nouveau de se mettre en danger.

Au vu de ce qui précède, il est retenu que A.________ a besoin d'assistance, qui ne peut pour le 
moment être assuré autrement que par un placement dans la mesure où la recourante n'a pas 

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conscience de sa maladie neurodégénérative et que le placement post-hospitalisation dans un 
établissement approprié à sa pathologie n'a pas encore pu être mis en place.

2.4. Enfin, la personne doit être placée dans une institution appropriée.

Pour l’expert, le CSH Marsens est le seul établissement possible pour prendre en charge la 
recourante jusqu’à son placement dans un établissement plus adéquat.

Le Dr E.________ a déclaré qu’ils étaient toujours en phase de recherche d’un foyer. Il a précisé 
qu’une demande de concilium avait été faite auprès du Dr H.________, responsable de l’unité 
d’addictologie, pour la recherche d’un foyer mais qu’à ce jour, ils ne connaissaient pas le type de 
foyer qui serait adapté. Il a également évoqué un éventuel transfert de A.________ à l’unité Thalassa 
qui traite des addictologies.

Il sied de relever que les médecins sont à la recherche d’un foyer adéquat pour la recourante. En 
attendant de trouver une place dans un tel établissement, le CSH Marsens reste toutefois approprié 
pour la pathologie de la recourante.

2.5. Au vu de ces éléments, la Cour retient que l'assistance personnelle dont a besoin la personne 
concernée ne peut, en l'état, lui être fournie d'une autre manière que par le maintien de son place-
ment à des fins d'assistance, mesure en l'espèce nécessaire, adéquate et proportionnée, de sorte 
qu'il doit être confirmé. Quant au CSH Marsens, il est actuellement le seul lieu possible pour prendre 
en charge la recourante. Aucune date précise ne pouvant être avancée par le corps médical quant 
à la prise en charge de la recourante dans un autre établissement, il n'y a, comme l'a fait la Justice 
de paix, pas lieu de limiter la durée du placement. Celui-ci sera donc maintenu pour une durée 
illimitée. Le CSH Marsens a en revanche l’obligation d’établir à l’attention de la Justice de paix un 
rapport sur le suivi du placement tous les trois mois mais au plus tard à la sortie de la recourante. 

Il s'ensuit le rejet du recours et la confirmation de la décision attaquée.

Dans le cas où l’état de santé de la recourante devait s’améliorer, une levée du placement pourrait 
être envisageable, étant rappelé que la personne concernée ou l’un de ses proches peut demander 
sa libération en tout temps (art. 426 al. 4 CC). 

3.

Selon l'art. 6 al. 1 LPEA, les frais de procédure sont mis à la charge de la personne concernée, sous 
réserve de l'art. 108 CPC. Compte tenu de l'issue de la cause, A.________ doit supporter les frais 
judiciaires, fixés à CHF 1'415.85 (émolument forfaitaire : CHF 400.-; frais d'expertise : 
CHF 1’015.85).

Il n’y a pas matière à dépens, l’Etat ne pouvant au demeurant être condamné à en payer (art. 6 al. 
3 LPEA).

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision de la Justice de paix de l’arrondissement de la Broye du 19 janvier 2024 
est confirmée.

II. Les frais judiciaires de la procédure de recours, par CHF 1'415.85 (émolument forfaitaire : 
CHF 400.-; frais d'expertise : CHF 1'015.85), sont mis à la charge de A.________.

Il n’est pas alloué de dépens.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 6 février 2024/fpi

La Présidente La Greffière-rapporteure