# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 27838a77-4255-5658-8f2d-8152af443763
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-10-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 19.10.2011 C-5048/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-5048-2009_2011-10-19.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

  

 
 Cour III 

C-5048/2009 

 

 

  A r r ê t  d u  1 9  o c t o b r e  2 0 11  

Composition 

 
Madeleine Hirsig-Vouilloz (présidente du collège),  

Francesco Parrino, Michael Peterli, juges, 

Margit Martin, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
X._______, 

représentée par Maître Miriam Mazou, 5, place St-François, 

case postale 7175, 1002 Lausanne, 

recourante,  

 
 

 
contre 

 

 
Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger (OAIE), avenue Edmond-Vaucher 18, 

case postale 3100, 1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Assurance-invalidité (décision du 7 juillet 2009). 

 

 

C-5048/2009 

Page 2 

Faits : 

A.  

La ressortissante portugaise X._______, née le (…) 1970, mariée, a 

travaillé en Suisse en qualité de dame de buffet auprès de A._______, à 

Y._______, depuis le 10 janvier 1994. Elle a interrompu son activité une 

première fois du 2 au 18 mai 1994 et ensuite à partir du 21 juin 1994 en 

raison d'une affection oncologique. En date du 13 décembre 1994, elle a 

déposé une demande de prestations AI pour adultes (demande de 

moyens auxiliaires), alléguant une incapacité de travail de 100% depuis 

mai 1994 (pces 1 et 10). Par communication du 13 mars 1995, l'Office AI 

pour le canton de Vaud (OAI-VD) a octroyé à l'assurée le droit à un 

moyen auxiliaire (perruque) dès le 30 novembre 1994 (pce 4). 

Par décision du 25 septembre 1996, fondée sur le prononcé du 12 juillet 

1996, l'OAI-VD a alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité pour un 

degré d'invalidité de 100% à partir du 1
er
 mai 1995 (pces 22 et 30). Le 

degré d'invalidité avait été déterminé sur la base de la documentation 

médicale et économique au dossier de laquelle il appert que l'assurée a 

présenté un status après un traitement oncologique majeur pour un 

myélome multiple, chimiothérapie et status après transplantation de 

moelle osseuse allogénique apparentée le 23 décembre 1994 (pces 8, 

12, 14, 15, 20).  

Au terme de quatre révisions de rente, l'OAI-VD, par communications des 

19 septembre 1997, 18 février 2000, 15 décembre 2003 et 5 août 2005, a 

informé l'assurée que son invalidité n'a pas subi de modification 

susceptible d'influencer son droit à la rente et qu'elle continuait à 

bénéficier des mêmes prestations (pces 40, 53, 63 et 72).  

B.  

Suite au retour de l'assurée dans son pays d'origine, le dossier a été 

transmis à l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à 

l'étranger (OAIE) comme objet de sa compétence, les prestations étant 

dorénavant, soit à partir du 1
er
 mai 2007, versées par la Caisse suisse de 

compensation (pces 75 et 76).  

Dans le cadre d'une nouvelle révision d'office, initiée dès le 29 septembre 

2008 (pce 77), l'OAIE a versé au dossier divers documents dont: 

– un questionnaire pour la révision rempli le 20 octobre 2008 par 

l'assurée laquelle indique ne pas exercer d'activité lucrative (pce 83), 

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– le rapport d’une consultation du 25 mai 2007, établi par la Dresse 

B._______ et le Dr C._______, service d’hématologie, Centre 

hospitalier D._______, en vu du transfert du dossier médical au 

médecin traitant et au médecin onco-hématologue au Portugal; le 

rapport contient le diagnostic de myélome multiple à IgG Lambda en 

deuxième rémission, de stade initial III A, après une première 

rémission complète après allogreffe de moelle apparentée T déplétée 

en décembre 1994, une récidive multiple dès janvier 1999, et résume 

les mesures thérapeutiques instaurées aboutissant à nouveau à une 

rémission complète (pce 85), 

– un rapport médical détaillé (E 213), rendu le 14 novembre 2008 par le 

médecin conseil de l’assurance sociale portugaise (CDSS Viseu), le 

Dr E._______, lequel parle d'un état déprimé et confirme l’incapacité 

totale dans l’exercice d’une activité lucrative depuis 1994 (pce 86), 

– un rapport de consultation du 26 novembre 2008 auprès du groupe 

onco-hématologique de l’Institut portugais d’oncologie F._______, 

selon lequel il n’existe actuellement ni plaintes ni symptômes, alors 

qu’une vigilance clinique est maintenue (pce 87). 

Dans sa prise de position du 23 mars 2009, la Dresse G._______, 

service médical de l’OAIE, considère sur la base de la documentation 

médicale produite que l’assurée ne présente aucune limitation 

fonctionnelle, ni aucune plainte ou symptôme, et se trouve en rémission 

depuis plusieurs années. La Dresse conclut dès lors que l’assurée est 

redevenu capable d’exercer une activité plus légère à plein temps, tout en 

admettant une incapacité de travail complète dans l’ancienne activité de 

dame de buffet. D’après l’avis du service médical, l’exigibilité d’une 

activité plus légère sans limitation existe dès le 26 novembre 2008, soit la 

date du rapport oncologique portugais, les activités entrant en ligne de 

compte étant la vente par correspondance, la vente de billets, caissière, 

l’enregistrement, le classement ou l’archivage, la distribution de courrier 

interne, accueil/réceptionniste, standardiste/ téléphoniste ainsi que la 

saisie de données et le scannage (pce 92). 

Procédant à l’évaluation économique en application de la méthode 

générale, le service compétent de l’OAIE, dans son rapport du 2 avril 

2009, a conclu que l’assurée, du fait de son atteinte à la santé, ne subit 

aucune diminution de sa capacité de gain dès le 26 novembre 2008. Pour 

établir la comparaison des revenus, l’autorité inférieure, quant à la 

détermination du salaire sans invalidité et compte tenu du salaire très bas 

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de l’assurée et de la longue période d’indexation, s’est référée aux 

statistiques publiées par l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans 

l’Enquête suisse du secteur privé sur la structure des salaires (ESS) en 

2006. Elle a ainsi retenu le salaire mensuel moyen d’une salariée avec 

des activités simples et répétitives dans l’hôtellerie et la restauration pour 

l’horaire usuel de la branche en 2006 de 42.1h/semaine de Fr. 3'697.43. 

Quant au salaire d’invalide, attendu que le revenu dans la dernière 

activité est inférieur à celui qu’elle pourrait obtenir en exerçant d’autres 

activités, l’OAIE s’est basé sur celui-ci et a renoncé, vu les circonstances 

personnelles et professionnelles du cas particulier, à opérer un 

abattement (pce 93). Se fondant sur ce résultat, l’autorité inférieure, par 

envoi du 6 avril 2009, a fait parvenir à l’assurée un projet de décision 

l’informant qu’à l’avenir il n’existerait plus le droit à une rente d’invalidité 

(pce 94). 

Dans le cadre de la procédure d’audition, X._______ s’est opposée au 

projet de suppression de rente arguant que son état de santé ne s’est 

nullement amélioré et qu’elle est astreinte à un traitement permanent de 

sa maladie et soumise à des contrôles réguliers à l’hôpital. Elle se dit 

disposée à se rendre en Suisse pour une visite médicale (pces 95 à 97). 

Dans son prononcé du 18 juin 2009, l’autorité inférieure indique 

notamment avoir tenu compte des observations avancées par l’assurée 

en procédure d’audition et précise que l’invalidité, selon le droit suisse, 

n’est pas constituée de l’atteinte à la santé en tant que telle, mais par les 

répercussions de cette atteinte sur la capacité de gain. Une activité 

légère est dès lors médicalement exigible à partir de la date du rapport 

oncologique portugais du 26 novembre 2008 (pce 98). De son côté, à 

l’appui de ses arguments, l'assurée a produit un rapport clinique établi le 

19 juin 2009 par la Dresse H._______, Instituto português de oncologia 

F._______ (ci-après : institut portugais d’oncologie), résumant les 

antécédents médicaux et confirmant l’absence actuelle de pathologie 

dans un contexte de pronostic incertain (pces 99 et 100). L’autorité 

inférieure toutefois, par décision du 7 juillet 2009, a supprimé le droit à la 

rente entière d’invalidité de l’assurée à partir du 1
er

 septembre 2009, 

conformément à son prononcé, et a retiré l’effet suspensif à un éventuel 

recours contre cette décision (pce 101). 

Par la suite, l’OAIE a demandé un deuxième avis médical, soumettant le 

dossier de l’assurée à la Dresse I._______, oncologue, laquelle, dans sa 

réponse du 29 juillet 2009, considère qu’il s’agit en l’occurrence d’une 

affection onco-hématologique toujours grave et incurable. Par 

conséquent, elle admet, au vu de la pathologie lourde en présence avec 

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une forte mortalité d’environ 20% à 25% dans l’année qui suit, une 

fatigabilité accrue et d’autres troubles consécutifs aux multiples 

chimiothérapies qui n’ont pas été révélées par les spécialistes occupés à 

débusquer une rechute. Confirmant une incapacité de travail de 100% 

comme dame de buffet, la Dresse I._______ considère que l’exercice 

d’une activité de substitution telle que proposée n’est oncologiquement 

exigible qu’à 50%, un taux d’activité supérieur étant susceptible de 

diminuer le capital vie de l’assurée du fait de la pression physique et 

psychique occasionnée (pce 104). 

C.  

Par acte déposé le 7 août 2009, X._______, par l’intermédiaire de son 

conseil, Maître Miriam Mazou, a formé recours contre la décision de 

suppression de rente devant le Tribunal administratif fédéral (TAF), 

demandant préalablement que l’autorité de recours restitue l’effet 

suspensif au recours. Principalement est requis que la décision entreprise 

soit réformée en ce sens que le droit à une rente entière d’invalidité est 

maintenu au-delà du 1
er
 septembre 2009 et, subsidiairement, que la 

décision prise est annulée et la cause renvoyée devant l’autorité 

inférieure pour nouvelle instruction et nouvelle décision. A cet égard, le 

conseil de la recourante relève les éléments contradictoires dans les 

rapports médicaux qui auraient nécessité la mise en œuvre d’une 

expertise médicale avant qu’une décision ne soit rendue. Il conviendrait 

par ailleurs d’examiner à la lumière de la jurisprudence du Tribunal 

fédéral si, dans le cas concret, un employeur éventuel consentirait 

objectivement à engager l’assurée, compte tenu de sa maladie, des 

risques de rechute, des affections physiques et psychiques, de la 

nécessité d’une adaptation à une nouvelle activité, et de son expérience 

professionnelle. De l’avis du conseil de la recourante, la réponse à cette 

question serait clairement négative. Si l’autorité inférieure, après nouvel 

examen, devait contre toute attente conclure à une capacité de travail 

partielle dans une activité rémunérée, il conviendrait alors de tenir compte 

dans le calcul, pour le salaire d’invalide de référence, d’une diminution 

maximale admise par la jurisprudence de 25%. Le conseil requiert en 

outre qu’un délai convenable lui soit accordé pour déposer un mémoire 

complémentaire. 

D.  

Procédant à une nouvelle évaluation de l’invalidité par comparaison des 

revenus, sur les mêmes bases que précédemment et toujours sans 

opérer d’abattement, l’autorité inférieure, en date du 1
er
 septembre 2009, 

a conclu à une diminution de la capacité de gain de 50% (pce 106). 

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Invité par l’autorité de céans à se déterminer préalablement sur la 

demande de restitution de l’effet suspensif du recours, l’OAIE, dans son 

préavis du 21 septembre 2009, se référant à la prise de position médicale 

du 29 juillet 2009 et à la comparaison de revenus du 28 août 2009, 

conclut d’abord qu’il existe un droit à une demi-rente d’invalidité à 

compter du 1
er
 septembre 2009. Pour le surplus, l’Office considère que 

l’intérêt de l’administration au retrait de l’effet suspensif du recours est 

prépondérant et propose le rejet de la demande tendant à la restitution de 

celui-ci (pces TAF 2 et 3). 

E.  

Le conseil de la recourante, dans sa réponse du 29 octobre 2009, 

confirme sa requête en restitution de l’effet suspensif, estimant qu’une 

juste application de la jurisprudence du Tribunal fédéral devait conduire à 

l’admission de sa requête. A titre subsidiaire, elle conclut à une restitution 

partielle de l’effet suspensif, ou à des mesures provisionnelles en ce sens 

qu’un ordre soit donné à l’autorité inférieure de verser à tout le moins 

l’équivalent d’une demi-rente à partir du 1
er
 septembre 2009 (pce TAF 7). 

Par décision incidente du 10 novembre 2009, l’autorité de céans a admis 

partiellement la requête de restitution de l’effet suspensif en ce sens 

qu’une demi-rente d’invalidité est versée à la recourante dès le 

1
er

 septembre 2009 et pour la durée de la procédure (pce TAF 9). Par 

décision du 18 novembre 2009, l’OAIE a alloué à X._______ une demi-

rente d’invalidité à partir du 1
er
 septembre 2009 (pce 108). 

F.  

Dans sa réponse du 22 décembre 2009 sur le fond de l’affaire, l’OAIE 

propose que le recours soit partiellement admis et la décision attaquée 

modifiée en ce sens que la recourante a droit à une demi-rente 

d’invalidité dès le 1
er
 septembre 2009, pour le surplus, le recours devant 

être rejeté (pce TAF 12). 

G.  

Par décision incidente du 11 janvier 2010, l’autorité de céans a transmis 

un double de la réponse de l’autorité inférieure à la recourante, l’invitant à 

déposer une réplique et à verser une avance sur les frais de procédure 

présumés de 300 francs (pce TAF13). Le montant requis a été enregistré 

sur le compte du Tribunal dans le délai imparti (pce TAF 17). 

H.  

Par réplique du 2 février 2010, la recourante, par son conseil, fait valoir 

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qu'il n'existe aucune modification sensible de son état de santé qui 

justifierait une révision de la rente. Selon l'avis même du service médical 

de l'OAIE, il n'y aurait ni guérison, ni un état de santé stabilisé. En 

revanche, selon le certificat médical établi le 26 février 2010 par le 

médecin de famille de l'assuré, la Dresse J._______, produit en annexe, 

l'assurée présente des plaintes compatibles avec un syndrome dépressif, 

de l'asthénie, de l'anorexie et de la fatigue lors de petits efforts. Pour le 

conseil de l'assurée, cette dernière est dans l'incapacité totale d'exercer 

quelque activité professionnelle que ce soit, et la contraindre à reprendre 

une activité professionnelle, aussi légère qu'elle soit, et même à 50%, 

reviendrait à engager son pronostic vital. Quant à la question de savoir si 

un employeur potentiel consentirait objectivement à engager l'assurée, 

compte tenu notamment des activités qui restent exigibles de sa part en 

raison d'affections physiques et psychiques, de l'adaptation éventuelle de 

son poste de travail à son handicap, de son expérience professionnelle et 

de ses capacités d'adaptation à un nouvel emploi, ainsi que de la durée 

prévisible des rapports de travail, le conseil répond clairement par la 

négative. Ainsi ne serait-il de toute évidence pas envisageable qu'un 

employeur accepte d'engager l'assurée, vu la probabilité qu'elle fasse une 

rechute du jour au lendemain. Pour le surplus et à titre subsidiaire, le 

conseil estime qu'une déduction globale de 25% sur le salaire statistique 

permettant de tenir compte de l'ensemble des circonstances personnelles 

et professionnelles du cas particulier se justifierait en l'espèce. 

Concernant l'obligation de réduire le dommage, le conseil avance que ce 

serait non au prix de gros efforts mais au prix de son capital vie que l'on 

exige de la recourante qu'elle reprenne une activité professionnelle. Il 

réitère enfin sa demande tendant à la réalisation d'une expertise 

complète, portant sur l'état de santé physique et psychique de l'assurée 

ainsi que sur son éventuelle capacité de gain et sur l'influence possible 

ou probable d'une reprise d'activité professionnelle sur son capital vie, 

sauf si le recours est admis et la rente entière allouée (pce TAF 20). 

I.  

Invité à déposer une duplique, l'OAIE a soumis le dossier complété à son 

service médical pour appréciation. Dans sa réponse du 19 mars 2010, la 

Dresse I._______ renvoie à sa prise de position détaillée du 29 juillet 

2009, qu'elle confirme au motif que les révisions sont automatiques qu'il y 

ait ou non modification de l'état de santé. La Dresse soutient par ailleurs 

que dans le cas présent il y a une amélioration évidente de l'état de 

santé, vu que l'assurée est toujours en rémission de son affection 

tumorale, sans traitement chimiothérapique ou analogue (pce 110). Se 

fondant sur l'évaluation de son service médical, l'OAIE, dans sa duplique 

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du 24 mars 2010, se tient aux conclusions proposées dans son préavis 

du 22 décembre 2009. En date du 31 mars 2010, l'autorité de céans a 

porté un double de la duplique à la connaissance de la recourante (pce 

TAF 26). 

Droit : 

1.  

1.1. Sous réserve des exceptions – non réalisées en l'espèce – prévues à 

l’art. 32 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral 

(LTAF, RS 173.32), l'autorité de céans, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît 

des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la loi fédérale du 

20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021) 

prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. En particulier, les 

décisions rendues par l'OAIE concernant l'assurance-invalidité peuvent 

être contestées devant le Tribunal administratif fédéral conformément à 

l’art. 69 al. 1 let. b de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-

invalidité (LAI, RS 831.20), celui-ci étant dès lors compétent pour 

connaître de la présente cause. 

1.2. En vertu de l'art. 3 let. d
bis

 PA, la procédure en matière d'assurances 

sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi fédérale du 6 

octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA, RS 830.1) est applicable. L'art. 1 al. 1 LAI stipule que les 

dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 

26
bis

 et 28 à 70), à moins que la LAI ne déroge à la LPGA. 

1.3. La recourante a pris part à la procédure devant l'autorité inférieure; 

elle est spécialement atteinte par la décision attaquée et a un intérêt 

digne de protection à son annulation ou à sa modification (art. 48 al. 1 PA, 

cf. art. 59 LPGA). Elle est, partant, légitimée à recourir. Dans la mesure 

où le recours a été introduit dans le délai et la forme prescrits (art. 60 

LPGA et 52 PA), l'avance de frais fournie dans le délai (cf. pce 17 TAF), il 

est entré en matière sur le fond du recours. 

2.  

Le TAF applique le droit d'office, sans être lié par les motifs invoqués (art. 

62 al. 4 PA), ni par l'argumentation juridique développée dans la décision 

entreprise (Pierre Moor, Droit administratif, vol. II, 2
e
 éd., Berne 2002, 

ch. 2.2.6.5, p. 265 ). La procédure est régie par la maxime inquisitoire, ce 

qui signifie que le TAF définit les faits et apprécie les preuves d'office et 

librement (art. 12 PA). Les parties doivent toutefois collaborer à 

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l'établissement des faits (art. 13 PA) et motiver leur recours (art. 52 PA). 

En conséquence, l'autorité saisie se limite en principe aux griefs soulevés 

et n'examine les questions de droit non invoquées que dans la mesure où 

les arguments des parties ou le dossier l'y incitent (ATF 122 V 157 

consid. 1a, ATF 121 V 204 consid. 6c; Jurisprudence des autorités 

administratives de la Confédération [JAAC] 61.31 consid. 3.2.2; André 

Moser / Michael Beusch / Lorenz Kneubühler, Prozessieren vor dem 

Bundesverwaltungsgericht, Bâle 2008, p. 22 n. 1.55, Alfred Kölz / Isabelle 

Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 

2e éd. Zurich 1998 n. 677). 

3.  

3.1. La recourante est citoyenne d'un Etat membre de la Communauté 

européenne. Par conséquent, est applicable en l'espèce l'Accord entre la 

Suisse et la Communauté européenne et ses Etats membres sur la libre 

circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681), 

entré en vigueur le 1
er
 juin 2002. A cette date sont également entrés en 

vigueur son Annexe II qui règle la coordination des systèmes de sécurité 

sociale, le Règlement (CEE) n° 1408/71 du Conseil du 14 juin 1971 (RS 

0.831.109. 268.1) s'appliquant à toutes les rentes dont le droit prend 

naissance au 1
er
 juin 2002 et ultérieurement et se substituant à toute 

convention de sécurité sociale liant deux ou plusieurs Etats (art. 6 du 

Règlement), et enfin le Règlement (CEE) n° 574/72 du Conseil du 21 

mars 1972 relatif à l'application du Règlement (CEE) n° 1408/71 (RS 

0.831.109.268.11). Selon l'art. 3 du Règlement (CEE) n° 1408/71, les 

ressortissants des Etats membres de la Communauté européenne et les 

ressortissants suisses bénéficient de l'égalité de traitement. Selon l'art. 20 

ALCP, sauf disposition contraire découlant de l'Annexe II, les accords de 

sécurité sociale bilatéraux entre la Suisse et les Etats membres de la 

Communauté européenne sont suspendus dès l'entrée en vigueur du 

présent Accord, dans la mesure où la même matière est régie par le 

présent Accord. Pour autant que l'Accord, en particulier son Annexe II qui 

régit la coordination des systèmes d'assurances sociales (art. 8 ALCP) ne 

prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procédure de 

même que l'examen des conditions à l'octroi d'une rente d'invalidité 

suisse ressortissent au droit interne suisse (ATF 130 V 257 consid. 2.4). 

3.2. L'art. 80a LAI rend expressément applicables dans la présente 

cause, s'agissant d'une ressortissante de l'Union européenne, l'ALCP et 

les Règlements (CEE) n° 1408/71 du Conseil du 14 juin 1971 et (CEE) 

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n° 574/72 du Conseil du 21 mars 1972 relativement à l'application du 

Règlement (CEE) n° 1408/71.  

4.  

4.1. Selon l'art. 2 LPGA, les dispositions de ladite loi sont applicables aux 

assurances sociales régies par la législation fédérale si et dans la mesure 

où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 

4.2. S'agissant du droit applicable, il convient encore de préciser qu'à 

partir du 1
er
 janvier 2008 la présente procédure, quant au droit matériel, 

est régie par la teneur de la LAI modifiée par la novelle du 6 octobre 2006 

(5
ème

 révision), eu égard au principe selon lequel les règles applicables 

sont celles en vigueur au moment où les faits juridiquement déterminants 

se sont produits (ATF 130 V 445 consid. 1.2). Lors de l'examen d'un 

éventuel droit à une prestation de l'assurance-invalidité né avant l'entrée 

en vigueur au 1
er
 janvier 2003 de la LPGA, respectivement avant le 

1
er

 janvier 2008, il y a lieu de se référer aux principes généraux en 

matière de droit inter-temporel selon lesquels sont en règle générale 

déterminantes les dispositions légales en vigueur lors de la réalisation de 

l'état de fait qui a des conséquences juridiques. Par conséquent, le droit à 

une prestation s'examine pour la période s'étendant jusqu'au 

31 décembre 2002, respectivement le 31 décembre 2007, à la lumière 

des anciennes normes et, à partir de ce moment-là, des nouvelles. 

4.3. Est litigieux en l’espèce la question de savoir si la recourante 

continue à avoir droit à une rente entière d’invalidité après le 

1
er

 septembre 2009. 

5.  

5.1. Aux termes de l'art. 8 LPGA, est réputée invalidité l'incapacité de 

gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. 

L'art. 4 LAI précise que l'invalidité peut résulter d'une infirmité 

congénitale, d'une maladie ou d'un accident. L'al. 2 de cette disposition 

mentionne que l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa 

nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en 

considération. 

5.2. Par incapacité de travail, on entend toute perte, totale ou partielle, 

résultant d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique, de 

l'aptitude de l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine 

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d'activité le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui. En cas 

d'incapacité de travail de longue durée, l'activité qui peut être exigée de 

lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre domaine 

d'activité (art. 6 LPGA). L'incapacité de gain est définie à l'art. 7 LPGA et 

consiste dans toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des 

possibilités de gain de l'assuré, sur un marché de travail équilibré dans 

son domaine d'activité, si cette diminution résulte d'une atteinte à sa 

santé physique, mentale ou psychique et qu'elle persiste après les 

traitements et les mesures de réadaptation exigibles. 

5.3. L'assuré a droit à une rente si sa capacité de gain ou sa capacité 

d'accomplir ses travaux habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou 

améliorée par des mesures de réadaptation raisonnablement exigibles 

(art. 28 al. 1 let. a LAI), s'il a présenté une incapacité de travail (art. 6 

LPGA) d'au moins 40% en moyenne durant une année sans interruption 

notable et si au terme de cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 40% 

au moins. La rente est échelonnée selon le taux d'invalidité à un quart de 

rente si l'assuré est invalide à 40% au moins, à une demi-rente s'il est 

invalide à 50%, à trois-quarts de rente s'il est invalide à 60% et à une 

rente entière s'il est invalide à 70% au moins (art. 28 al. 2 LAI). 

5.4. La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPGA et à l'art. 4 

LAI, est de nature juridique/économique et non pas médicale (ATF 116 V 

246 consid. 1b). En d'autres termes, l'assurance-invalidité suisse couvre 

seulement les pertes économiques liées à une atteinte à la santé 

physique ou psychique et non la maladie en tant que telle. Le taux 

d'invalidité d'une personne exerçant une activité lucrative est fixé d'après 

la comparaison des revenus prévue par l'art. 16 LPGA, c'est-à-dire 

essentiellement selon des considérations économiques. Ainsi le revenu 

qu'un assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est comparé avec 

celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablement 

être exigé de lui après les traitements et les mesures de réadaptation, sur 

un marché du travail équilibré (méthode générale). 

6.  

6.1. Selon l'art. 17 LPGA, si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente 

subit une modification notable, la rente est, d'office ou sur demande, 

révisée pour l'avenir, à savoir augmentée ou réduite en conséquence, ou 

encore supprimée. Le deuxième alinéa de la même règle prévoit que 

toute prestation durable accordée en vertu d'une décision entrée en force 

est, d'office ou sur demande, augmentée ou réduite en conséquence, ou 

C-5048/2009 

Page 12 

encore supprimée si les circonstances dont dépendait son octroi 

changent notablement. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la 

rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de 

l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté le même, mais que 

ses conséquences sur la capacité de travail ont subi un changement 

important (ATF 130 V 349 consid. 3.5). 

6.2. L'art. 88a al. 1 du Règlement sur l'assurance-invalidité du 17 janvier 

1961 (RAI, RS 831.201) prévoit que, si la capacité de gain de l'assuré 

s'améliore ou que son impotence s'atténue, il y a lieu de considérer que 

ce changement supprime, le cas échéant, tout ou partie de son droit aux 

prestations dès qu'on peut s'attendre à ce que l'amélioration constatée se 

maintienne durant une assez longue période. Il en va de même lorsqu'un 

tel changement déterminant a duré trois mois déjà, sans interruption 

notable et sans qu'une complication prochaine soit à craindre. Quant à 

l'art. 88
bis

 al. 2 let. a RAI, il dispose que la diminution ou la suppression de 

la rente ou de l'allocation pour impotent prend effet, au plus tôt, le premier 

jour du deuxième mois qui suit la notification de la décision. 

6.3. Pour examiner si dans un cas de révision il y a eu une modification 

importante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPGA, le juge doit 

généralement prendre en considération l'influence de l'état de santé sur 

la capacité de gain au moment où fut rendue la décision qui a octroyé ou 

modifié le droit à la rente, ainsi que l'état de fait existant au moment de la 

décision attaquée. En matière de révision d'office toutefois, c'est la 

dernière décision entrée en force examinant matériellement le droit à la 

rente, qui constitue le point de départ pour examiner si le degré 

d'invalidité s'est modifié de manière à influencer le droit aux prestations.  

7.  

En l'espèce, la recourante a été mise au bénéfice d'une rente entière 

d'invalidité dès le 1
er
 mai 1995 pour un degré d'invalidité de 100% 

(décision du 25 septembre 1996). A cet égard, il convient de relever que 

la recourante  a interrompu son activité de dame de buffet auprès de la 

société A._______, à Y._______, du 2 au 18 mai 1994 et n'a plus repris 

son travail depuis le 21 juin 1994. Au terme de quatre procédures de 

révision de rente, l'OAIE a confirmé le droit à une rente entière pour un 

degré d'invalidité inchangé en 1997, 2000, 2003 et 2005. 

Il s'ensuit que la question de savoir si le degré d'invalidité de l'assurée a 

connu une modification doit être jugée en comparant les faits tels qu'ils se 

sont présentés à l'époque de la décision du 25 septembre 1996 et ceux 

C-5048/2009 

Page 13 

prévalant à la date de la décision litigieuse, soit le 7 juillet 2009 (ATF 133 

V 108 consid. 5.3). Durant cette période soumise au pouvoir d'examen de 

l'autorité de recours, la recourante n'a pas exercé d'activité 

professionnelle, excepté une brève période à partir de mai 2003 durant 

laquelle elle a travaillé quelques heures par mois pour un salaire de 400 

francs environ. Dans ces circonstances, l'éventuelle modification du 

degré d'invalidité doit être évaluée sur la base des données médicales. 

8.  

L'art. 69 RAI prescrit que l'Office AI réunit les pièces nécessaires, en 

particulier sur l'état de santé du requérant, son activité, sa capacité de 

travail et son aptitude à être réadapté, ainsi que sur l'indication de 

mesures déterminées de réadaptation; à cet effet peuvent être exigés ou 

effectués des rapports ou des renseignements, des expertises ou des 

enquêtes sur place, il peut être fait appel aux spécialistes de l'aide 

publique ou privées aux invalides. 

Le juge des assurances sociales doit examiner de manière objective tous 

les moyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si 

les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 

le droit litigieux (ATF 125 V 352 consid. 3a et réf. cit.). 

9.  

9.1. Le droit à la rente entière avait été reconnu à la recourante en raison 

d'un status après traitement oncologique majeur pour myélome multiple, 

chimiothérapie (4 cycles) et status après transplantation de moelle 

osseuse allogénique apparentée en décembre 1994. Quant à l'évolution 

des pathologies ayant motivé l'octroi d'une rente entière d'invalidité et de 

leur influence sur la capacité de travail de l'intéressée, il sied de relever 

que l’assurée a enregistré, dès 1995, un état dépressif réactionnel et, dès 

janvier 1999, une récidive multiple avec ascension rapide des IgG de mai 

à juillet 1999, suivie d’une immunothérapie adoptive en juin, sans 

résultats, ainsi que d’une chimiothérapie de type VAD à raison de quatre 

cures de juillet à octobre 1999 avec excellente réponse, récolte de 

cellules souches périphériques en octobre 1999 et d’une chimiothérapie 

intensive avec réinfusion de cellules souches en novembre 1999, sans 

complications majeures, avec rémission complète. Dans un rapport du 

23 mai 2005 (cf. pces 69 et 70) sont mentionnées comme complications 

médicales régulières des infections ORL à répétition nécessitant des 

antibiothérapies itératives dans une situation de pronostic extrêmement 

réservé, compte tenu du haut risque de récidive même après un ou 

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Page 14 

plusieurs traitements intensifs. Ce rapport insiste enfin sur le poids 

psychologique que peut entraîner une pathologie onco-hématologique. 

Par ailleurs, l’assurée présente un status après amygdalectomie ainsi 

qu’un status après cure de sinus frontal gauche par voie sourcilière (cf. 

rapport du 23 juin 2003, pce 60). On notera encore que selon le rapport 

du 25 mai 2007 du D._______ (pce 85), l’assurée continue à être suivie 

par un médecin dentiste pour une prescription à long terme de 

R._______, alors qu’actuellement il n’y a pas d’argument en faveur d’une 

ostéonécrose de la mâchoire.  

Quant à l’évaluation de la capacité de travail résiduelle, il y a divergence 

entre les médecins qui se sont prononcés à cet égard. Tandis que le 

médecin conseil de l’assurance sociale portugaise confirme dans son 

rapport du 15 novembre 2008 un état stable depuis 1994 et conclut à une 

incapacité de travail totale tant dans l’activité habituelle d’employée de 

cafétéria que dans toute activité lucrative adaptée, et que le rapport 

oncologique du 26 novembre 2008 (cf. pces 86 et 87) se limite à 

mentionner une seconde rémission complète, l'absence actuelle de 

plaintes et de symptômes, et confirme le maintien d'une surveillance 

clinique, le service médical de l’OAIE estime, dans un premier temps, que 

l’assurée est redevenue capable d’exercer une activité plus légère à plein 

temps sans limitations à partir de la date du rapport oncologique, tout en 

considérant que l’incapacité de travail dans l’ancienne activité de dame 

de buffet est complète. Dans le cadre de la procédure de recours enfin, 

un nouveau rapport oncologique, daté du 19 juin 2009, a été versé au 

dossier. Ce dernier confirme le suivi médical de l'assurée auprès de 

l'institut portugais d'oncologie et relève une nouvelle fois le pronostic 

incertain dans le cas présent. Le dossier a alors été soumis à un médecin 

conseil de l'OAIE, spécialiste en oncologie et hématologie (Dresse 

I._______), lequel, dans ses prises de positions des 29 juillet 2009 et 

19 mars 2010 (cf. pces 104 et 110), a nuancé l'appréciation de la capacité 

de travail résiduelle dans le sens qu'une activité de substitution comme 

décrite précédemment par le service médical de l'OAIE (soit dans le 

commerce en général et le commerce de détail: vente par 

correspondance, caissier ou vendeur de billets; soit dans des activités 

simples, sans qualification spéciale, de bureau et administration: 

enregistrement, classement, archivage, distribution de courrier interne, 

commissionnaire, accueil/réceptionniste, standardiste/téléphoniste, saisie 

de données et scannage) n'est exigible qu'à 50% du point de vue 

oncologique, un taux supérieur étant susceptible de diminuer le capital 

vie du fait de la pression physique et psychique occasionnée. A ce 

propos, le spécialiste a souligné que, s'agissant en l'occurrence d'une 

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Page 15 

affection onco-hématologique toujours grave et incurable, l'assurée, 

après un traitement très lourd avec une forte mortalité, n'est 

vraisemblablement pas guérie malgré une rémission prolongée et 

présente très certainement une fatigabilité accrue et d'autres troubles 

consécutifs aux multiples chimiothérapies qui n'ont pas été relevés par 

les spécialistes occupés à débusquer une rechute. Dans son second 

rapport, le spécialiste conclut toutefois à une évidente amélioration de 

l'état de santé, motivée par une rémission prolongée de l'affection 

tumorale sans traitement chimiothérapique ou analogue, justifiant ainsi 

l'exigibilité d'une reprise à 50% dans une activité adaptée. Un bref rapport 

du 26 janvier 2010, établi par le médecin de famille de l'assurée, la 

Dresse J._______, fait état de plaintes compatibles avec un syndrome 

dépressif, ainsi que d'asthénie, d'anorexie et de fatigabilité lors de petits 

efforts, et conclut à une incapacité de travail maintenue dans l'activité 

professionnelle. 

9.2. Dans ce contexte, il sied de relever que, lorsqu'il s'agit d'examiner 

dans quelle mesure un assuré peut encore exploiter économiquement sa 

capacité de gain résiduelle sur le marché du travail entrant en 

considération pour lui, on ne saurait subordonner la concrétisation des 

possibilités de travail et des perspectives de gain à des exigences 

excessives (cf. arrêts du Tribunal fédéral 9C_236/2008 du 4 août 2008 

consid. 4.2 et 9C_446/2008 du 18 septembre 2008 consid. 4.2). S'il est 

vrai que des facteurs tels que l'âge, le manque de formation ou les 

difficultés linguistiques jouent un rôle non négligeable pour déterminer 

dans un cas concret les activités que l'on peut encore raisonnablement 

exiger d'un assuré, ils ne constituent pas des circonstances 

supplémentaires qui, à part le caractère raisonnablement exigible d'une 

activité, sont susceptibles d'influencer l'étendue de l'invalidité, même s'ils 

rendent parfois difficile, voire impossible la recherche d'une place et, 

partant, l'utilisation de la capacité de travail résiduelle. Indépendamment 

de l'examen de la condition de l'obligation de réduire le dommage (cf. ATF 

123 V 233 consid. 3c et réf. cit.), cela revient à déterminer, dans le cas 

concret qui est soumis à l'administration ou au juge, si un employeur 

potentiel consentirait objectivement à engager l'assuré, compte tenu 

notamment des activités qui restent exigibles de sa part en raison 

d'affections physiques ou psychiques, de l'adaptation éventuelle de son 

poste de travail à son handicap, de son expérience professionnelle et de 

sa situation sociale, de ses capacités d'adaptation à un nouvel emploi, du 

salaire et des contributions patronales à la prévoyance professionnelle 

obligatoire, ainsi que de la durée prévisible des rapports de travail (cf. 

arrêts du Tribunal fédéral I 1034/06 du 6 décembre 2007 consid. 3.3.3.2; 

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Page 16 

I 61/05 du 27 juillet 2005 consid. 4.4; I 819/04 du 27 mai 2005 

consid. 2.2; I 462/02 du 26 mai 2003 consid. 2 s; I 401/01 du 4 avril 2002 

consid. 4; arrêt du Tribunal cantonal du canton de Fribourg du 10 juillet 

2008, SVR 2009 IV n° 8). 

9.3. Quant à l'obligation de réduire le dommage, il convient de mentionner 

à titre liminaire que l'assurée, de son propre chef, a repris une activité 

depuis mai 2003 à raison de quelques heures pour une rémunération de 

400 francs par mois et en a informé l'OAI cantonal par lettre du 13 juin 

2003 (cf. pce 57). L'OAI-VD, en date du 15 décembre 2003, a néanmoins 

et avec raison confirmé un degré d'invalidité inchangé. Dans un 

questionnaire de révision de rente de 2005, il n'est en revanche plus fait 

mention d'une activité lucrative, même à temps partiel (pce 64). 

Concernant l'exigibilité d'une activité dans le cas concret, l’on notera qu'il 

s'agit en l'espèce, tel que l'a exposé la Dresse I._______ dans son 

rapport du 29 juillet 2009, d'une pathologie onco-hématologique toujours 

grave et incurable, malgré les progrès thérapeutiques. En effet, selon le 

rapport oncologique des K._______ du 7 mars 2000, la survenue 

ultérieure d'une nouvelle récidive restait très probable, en dépit d'une 

nouvelle rémission dont il était impossible de prévoir la durée (cf. pce 49). 

Cette appréciation est à nouveau confirmé par le rapport médical du 

23 juin 2003, émanant du service d'hématologie du D._______, selon 

lequel le pronostic demeure réservé, la survenue d'une nouvelle récidive 

étant très probable. En outre, ce rapport mentionne explicitement que, 

malgré une situation de rémission complète, la patiente reste toujours 

affaiblie par ses nombreux traitements (pce 60). Un rapport du même 

service, daté du 23 mai 2005, décrit une situation médicale et 

oncologique stable actuellement, alors qu'une fatigabilité accrue en 

relation avec l'ensemble des traitements oncologiques que la patiente a 

reçu antérieurement est observée, cette dernière étant actuellement 

capable d'effectuer les tâches ménagères. Toutefois, toujours selon ce 

même rapport, la survenue du myélome chez cette assurée à un jeune 

âge doit être considérée comme facteur aggravant, le pronostic vital à 

long terme demeurant extrêmement réservé compte tenu du haut risque 

de récidive dans ce type de situation. En outre, le rapport insiste sur le 

poids psychologique que peut entraîner une telle situation onco-

hématologique (pces 69 et 70). Enfin, le rapport du médecin conseil de 

l'assurance sociale portugaise du 15 novembre 2008, en accord avec les 

rapports médicaux précédents, conclut à un état stable et à une 

incapacité de travail totale, tant dans la dernière activité d'employée de 

cafétéria que dans une hypothétique activité adaptée. Il mentionne par 

ailleurs la poursuite du traitement hormonal substitutif ainsi que du 

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Page 17 

traitement de l'ostéoporose (S._______ et T._______ 70) et décrit une 

patiente déprimée (cf. pce 86), tout comme auparavant les cliniciens 

ayant pris en charge l'assurée. Ainsi, dès mars 1995, un état dépressif 

réactionnel de plus en plus important nécessitant une prise en charge 

ambulatoire à la O._______ a été documenté (cf. pce 12). Par la suite, 

des signes dépressifs ont été mentionnés en 1997 et 2005 (cf. pces 38 et 

70). Force est d'admettre qu'une telle symptomatologie est toujours 

d'actualité, vu que le médecin de famille atteste en janvier 2010 des 

plaintes compatibles avec un syndrome dépressif, de l'asthénie, de 

l'anorexie et une fatigabilité lors de petits efforts. 

9.4. Le Tribunal constate en outre qu'avant de rendre sa décision, 

l'autorité n'a pas fait évaluer l’impact sur la capacité de travail de l’état 

dépressif réactionnel relaté depuis de nombreuses années, par un Centre 

hospitalier universitaire compétent en Suisse, pas plus qu'elle n’a cherché 

à connaître plus avant le déroulement d’une journée de la vie quotidienne 

de l’assurée, par exemple quant aux pauses nécessaires dans 

l’accomplissement des tâches ménagères. Si la Dresse I._______ estime 

qu'un taux d'activité supérieur à 50% dans une activité de substitution est 

susceptible de diminuer le capital vie de l'assurée du fait de la pression 

physique et psychique occasionnée, elle n'explique en revanche pas 

comment le simple fait de reprendre une activité, même à temps partiel 

(50%), dans un domaine totalement inconnu de l’intéressée qui, 

rappelons-le, n’a bénéficié que d’une formation scolaire de base de 

quatre années au total, ne comporte pas de toute manière un stress 

délétère pour l'assurée, ni en quoi les activités de substitution retenues 

seraient moins exigeantes que l'ancienne activité de dame de buffet au 

restaurant universitaire. 

9.5. Sur le vu du tableau décrit ci-dessus, il n'est pas utile de déterminer 

s'il se trouve dans l'économie de marché un employeur susceptible 

d'embaucher une personne déjà diminuée physiquement et affaiblie 

psychiquement par de longs traitements lourds et éprouvants, avec de 

surcroît la perspective d'une rechute annoncée et un pronostic vital 

extrêmement réservé, et ce même à temps partiel. A l'encontre de 

l'autorité inférieure, l'autorité de céans considère qu'une situation de 

rémission prolongée ne motive en l'espèce nullement une amélioration de 

la capacité de travail résiduelle. Dès lors, elle ne saurait suivre les 

conclusions de l’autorité inférieure. En conséquence, le Tribunal 

administratif fédéral, en tenant compte de la situation globale de 

l’assurée, considère que la reprise d’une activité professionnelle à 50% 

C-5048/2009 

Page 18 

n’est pas exigible dans le cas présent et que le droit à une rente entière 

d’invalidité doit être maintenu au-delà du 1
er
 septembre 2009.  

10.  

Au vu de l'issue de la procédure, il n'est pas perçu de frais de procédure 

(art. 37 LTAF et 63 al. 2 et 3 PA) et l'avance déjà effectuée de Fr. 300.- 

est restituée à la recourante. 

Les art. 64 PA et 7 du Règlement concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 

173.320.2), – applicable en l'espèce en vertu de l'art. 53 al. 2 in fine LTAF 

–, permettent au Tribunal d'allouer à la partie ayant obtenu gain de cause 

une indemnité pour les frais indispensables et relativement élevés qui lui 

ont été occasionnés. Les honoraires du représentant sont fixés, selon 

l'appréciation de l'autorité, en raison de l'importance et de la difficulté du 

litige, ainsi que d'après le travail et le temps que le représentant a dû y 

consacrer. En tenant compte de ce qui précède, il se justifie en l'espèce 

d'allouer à l'assurée une indemnité à titre de dépens de Fr. 2'500.- à 

charge de l'autorité inférieure. 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis et la décision du 7 juillet 2009 est réformée en ce 

sens que X._______ a droit à une rente entière d'invalidité après le 

1
er

 septembre 2009. 

2.  

Le dossier est renvoyé à l'autorité inférieure pour le calcul des prestations 

dues. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure et l'avance de frais de Fr. 300.- 

déjà versée est restituée à la recourante dès l'entrée en force du présent 

arrêt. 

4.  

Une indemnité de dépens de Fr. 2'500.- est allouée à la partie recourante 

à charge de l'autorité inférieure. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

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Page 19 

– à la recourante (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. 756.9653.1386.29/532/CAU ) 

– à l’Office fédéral des assurances sociales 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Madeleine Hirsig-Vouilloz Margit Martin 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 

ss et 100 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, 

RS 173.110]). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

du recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition :