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**Case Identifier:** 2930a9ca-85b1-5765-9783-1e4e5a401a89
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 08.09.2015 A/2318/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2318-2015_2015-09-08.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2318/2015-LCR ATA/917/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 8 septembre 2015 

1ère section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Thierry Ulmann, avocat  

contre 

SERVICE CANTONAL DES VÉHICULES 
 

_________ 

Recours contre la décision sur effet suspensif du Tribunal administratif de 
première instance du 23 juillet 2015 (DITAI/568/2015)

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EN FAIT 

1)  Monsieur A______, né le ______ 1980, a déposé le 13 janvier 2004 une 
demande auprès du service des automobiles et de la navigation, devenu depuis 
lors le service cantonal des véhicules (ci-après : SCV) tendant à l’obtention d’un 
permis de conduire suisse pour la catégorie B, en échange d’un permis de 
conduire de même catégorie délivré en Yougoslavie le 27 octobre 1998. 

2)  Par décision du 7 avril 2004, le SCV a refusé l’échange de permis sollicité. 
Il a interdit, pour une durée indéterminée, l’usage en Suisse du permis de conduire 
étranger, ainsi que de tout permis de conduire international obtenu par 
M. A______.  

  Le service d’identification judiciaire avait établi que le permis de conduire 
yougoslave de M. A______ était une contrefaçon. L’écusson n’était pas conforme, 
le filigrane était imprimé et il manquait des fibres luminescentes (certaines 
couleurs). M. A______ avait été dénoncé à l’autorité pénale compétente. 
L’intéressé était au bénéfice d’un permis d’élève conducteur valable au 5 août 
2004 et avait échoué à trois reprises à l’examen théorique le 11 décembre 2002, le 
21 février 2003 et le 5 janvier 2004.  

3)  Par décision du 17 novembre 2009, le SCV a imposé un délai d’attente de 
six mois à M. A______ avant toute délivrance d’un permis d’élève conducteur ou 
d’un permis de conduire.  

  Il avait circulé le 27 octobre 2009 à 14h00 sur la rue de la Fontenette au 
volant d’une voiture et avait fait l’objet d’un contrôle de police, alors qu’il n’était 
titulaire d’aucun permis de conduire valable.  

4)  Par décision du 9 mai 2012, le SCV a imposé à M. A______ un délai 
d’attente de huit mois avant toute délivrance d’un permis d’élève conducteur ou 
d’un permis de conduire. 

  Il avait circulé le 28 février 2012 à 20h34 sur la route de Meyrin en 
direction du CERN au volant d’une voiture et avait fait l’objet d’un contrôle de 
police, alors qu’il n’était titulaire d’aucun permis de conduire. 

5)  Le 4 mai 2015, à 14h00, M. A______ a été interpellé par la police cantonale 
vaudoise pour un contrôle, alors qu’il quittait l’autoroute A1 Genève-Lausanne, à 
la jonction de Nyon, au volant d’une voiture de livraison de l’entreprise B______ 
à Choulex. L’intéressé a présenté un permis de conduire kosovar, ainsi qu’un 
livret d’établissement C. Questionné sur le permis de conduire, il a précisé qu’il 
avait fait une demande, deux ans auparavant, auprès du SCV pour obtenir un 
permis de conduire suisse. Il n’avait pas eu de nouvelles de leur part. La police lui 

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apprenait qu’il n’avait pas le droit de faire usage de son permis de conduire 
kosovar. Il était étonné car, à aucun moment, il n’avait été informé de cette 
mesure par le SCV. Il n’était pas en possession de la vignette autoroutière, 
n’utilisant pas souvent l’autoroute. L’entreprise était à son nom.  

6)  Invité à formuler d’éventuelles observations avant qu’une décision ne soit 
prise, M. A______ a précisé, par courrier du 1er mai [recte : juin] 2015, qu’il avait 
entamé une procédure « par voie d’avocat » afin de faire reconnaître son permis 
de conduire « (pensant que ce serait moins cher que de le repasser ici. De ce [il] 
avai[t] compris, [il] avai[t] la possibilité de conduire en attendant le résultat de la 
procédure) ». Il ne conduisait plus depuis la prise de connaissance de son erreur et 
avait commencé des cours pour passer son permis de conduire en Suisse afin de 
simplifier et de régulariser « les choses ».  

7)  Par décision du 4 juin 2015, le SCV a imposé à M. A______ un délai 
d’attente de dix mois avant toute délivrance d’un permis de conduire définitif 
compte tenu des faits survenus le 4 mai 2015. 

  L’intéressé ne pouvait pas justifier d’une bonne réputation, au vu des 
décisions des 7 avril 2004, 17 novembre 2009 et 9 mai 2012.  

  Considérant l’ensemble des circonstances, l’autorité prononçait une mesure 
qui s’écartait du minimum légal. L’intéressé était informé que, s’il persistait à 
conduire sans permis de conduire valable, l’autorité concernée pourrait être 
amenée à concevoir des doutes sur sa capacité caractérielle à conduire des 
véhicules à moteur et ordonner tout acte d’instruction utile à son encontre. 

  La décision était exécutoire nonobstant recours. Le début du retrait était fixé 
au 4 mai 2015. 

8)  Le 3 juillet 2015, M. A______ a interjeté recours devant le Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI). Il a conclu à l’annulation de 
la décision litigieuse et à ce qu’il soit ordonné au SCV de lui octroyer 
immédiatement un permis de conduire définitif. Il a sollicité la restitution de 
l’effet suspensif au recours et, cela fait, à ce qu’il soit ordonné au SCV de lui 
délivrer un permis de conduire provisoire valable pendant la durée de la 
procédure. 

9)  Par décision sur effet suspensif du 23 juillet 2015, le TAPI a rejeté la 
demande d’effet suspensif au recours. 

  La possibilité d’admettre a priori le bien-fondé du recours n’apparaissait pas 
clairement, ce qui conduisait à examiner avec d’autant plus de circonspection la 
requête de restitution de l’effet suspensif. Le recourant avait passé, le 10 juin 
2015, après la décision litigieuse, un examen de conduite qu’il avait réussi. 
Cependant, à teneur du dossier dont disposait le TAPI, le seul permis de conduire 

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étranger sur lequel l’autorité compétente s’était jusqu’ici prononcée avait été 
considéré comme une contrefaçon, ce qui signifiait en d’autres termes qu’il 
n’existait pas. Sur cette base, les dispositions permettant l’obtention d’un permis 
de conduire suisse sur la base d’une simple course de contrôle ne trouvaient à 
priori pas à s’appliquer. Quant au permis de conduire kosovar, que le recourant 
avait présenté lors du contrôle de police du 4 mai 2015, le dossier ne donnait 
aucune indication sur son authenticité. Quoi qu’il en soit, on ne voyait pas non 
plus, prima facie, pourquoi le fait que le recourant ait réussi un examen de 
conduite rendrait sans objet la décision rendue quelques jours auparavant en lui 
imposant un délai d’attente. Le bien-fondé de cette décision-ci devait être examiné 
dans le jugement au fond. La demande de restitution de l’effet suspensif était 
rejetée. 

10)  Par acte du 3 août 2015, M. A______ a interjeté recours devant la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
la décision du 23 juillet 2015. Il a conclu à l’annulation du point 1, rejetant la 
demande de restitution d’effet suspensif.  

  La décision attaquée mélangeait certains faits pour en tirer des conclusions 
erronées sur la seule question de la restitution de l’effet suspensif. Le recourant 
contestait que son permis yougoslave, produit en 2004, soit un faux, mais il 
reconnaissait qu’il ne pouvait pas contrebattre cette affirmation dans le délai 
requis. Dès lors, le recourant admettait que si ce permis était faux, il n’existerait 
pas, ce qui mettrait à néant le raisonnement juridique au fond qu’il avait 
développé dans le recours principal.  

  Cependant, le recourant disposait d’un permis kosovar, postérieur au permis 
yougoslave. La décision entreprise, mentionnant que « le dossier ne donnait 
aucune indication sur son authenticité » omettait d’indiquer la conséquence que le 
TAPI tirait de cette observation. Le recourant produisait une copie certifiée 
conforme de son permis de conduire kosovar et produirait ultérieurement une 
attestation des autorités locales confirmant que ce permis était bien un document 
parfaitement authentique. À partir de cette constatation, il pouvait être fait un 
pronostic quant à l’issue du recours en posant deux hypothèses. Le recourant se 
trouvait dans le cas de l’art. 44 al. 1 de l’ordonnance réglant l’admission des 
personnes et des véhicules à la circulation routière du 27 octobre 1976 (OAC - 
RS 741.51), et alors il devait pouvoir échanger son permis étranger contre un 
permis suisse. Il n’était pas question dans cette hypothèse de pouvoir suspendre 
l’octroi de ce permis à un délai de carence, car l’échange prévu par la loi était 
immédiat. Pour une raison qui lui échappait, le SCV avait contraint le recourant à 
passer un examen de conduite, violant ainsi l’art. 44 al. 1 OAC. Dans cette 
seconde hypothèse, on tombait dans le cas cité dans une jurisprudence 
neuchâteloise. Le permis kosovar constituait un permis valable, dès lors qu’il 
pouvait être échangé contre un permis suisse. La sanction de l’art. 10e [recte : 

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art. 15e] de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR - 
RS 741.01) ne pouvait donc s’appliquer. L’anticipation du résultat de la décision 
au fond dépendait donc de la question de savoir si le permis kosovar était 
authentique, fait qui n’avait été contesté par personne. Par ailleurs la preuve avait 
été amenée qu’il était authentique. Le pronostic en faveur d’un succès du recours 
était donc élevé. M. A______ concluait à la restitution de l’effet suspensif 
s’agissant de la décision imposant un délai d’attente avant toute délivrance d’un 
permis de conduire prononcé par le SCV en date du 4 juin 2015, ainsi qu’à ce que 
le SCV lui octroyât un permis de conduire provisoire pendant la durée de la 
présente procédure. 

11)  Par observations du 14 août 2015, le SCV a conclu au rejet du recours. Il se 
référait à la décision prise le 7 avril 2004 qui interdisait l’usage en Suisse de 
« tout «  (sic) permis de conduire étranger et de tout permis de conduire 
international pour une durée indéterminée. La décision n’avait pas été contestée, 
et était définitive et exécutoire.  

12)  Par courrier du 21 août 2015, les parties ont été informées que la cause était 
gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Les décisions du TAPI peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la 
chambre administrative (art. 132 al. 1 et 2 de la loi sur l’organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05). La décision refusant l’effet suspensif ou de 
mesures provisionnelles étant une décision incidente, le délai de recours est de dix 
jours (art. 62 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 - LPA - E 5 10). Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le 
recours est recevable de ce point de vue. 

2)  Selon l’art. 57 let. c LPA, sont seules susceptibles de recours les décisions 
incidentes qui peuvent causer un préjudice irréparable ou si l’admission du 
recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d’éviter 
une procédure probatoire longue et coûteuse (ATA/35/2012 du 17 janvier 2012).  

  Le préjudice irréparable suppose que le recourant a un intérêt digne de 
protection à ce que la décision attaquée soit immédiatement annulée ou modifiée, 
comme un intérêt économique ou un intérêt tiré du principe de l’économie de la 
procédure (ATF 127 II 132 consid. 2a p. 126 ; 126 V 244 consid. 2c p. 247 ss ; 
125 II 613 consid. 2a p. 619 ss ; ATA/136/2010 du 2 mars 2010). 

3)  Nul ne peut conduire un véhicule automobile sans être titulaire d'un permis 
de conduire ou, s'il effectue une course d'apprentissage, d'un permis d'élève 
conducteur (art. 10 al. 2 LCR). 

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  Aux termes de l’art. 42 al. 1 OAC, les conducteurs en provenance de 
l'étranger ne peuvent conduire des véhicules automobiles en Suisse que s'ils sont 
titulaires: d'un permis de conduire national valable (let. a), ou d'un permis de 
conduire international valable prescrit par l’une des conventions mentionnées dans 
la disposition légale (let. b). 

  Sont tenus d'obtenir un permis de conduire suisse, notamment, les 
conducteurs de véhicules automobiles en provenance de l'étranger qui résident 
depuis plus de douze mois en Suisse sans avoir séjourné plus de trois mois 
consécutifs à l'étranger (art. 42 al. 3bis let. a OAC). 

  Le titulaire d'un permis national étranger valable recevra un permis de 
conduire suisse pour la même catégorie de véhicules s'il apporte la preuve, lors 
d'une course de contrôle, qu'il connaît les règles de la circulation et qu'il est à 
même de conduire d'une façon sûre des véhicules des catégories pour lesquelles le 
permis devrait être valable (art. 44 al. 1 ab initio OAC). 

  Tout conducteur de véhicule automobile doit posséder l'aptitude et les 
qualifications nécessaires à la conduite (art. 14 al. 1 LCR). Aux termes de l’al. 2, 
est apte à la conduite celui qui remplit les conditions suivantes : il a atteint l'âge 
minimal requis (let. a), il a les aptitudes physiques et psychiques requises pour 
conduire un véhicule automobile en toute sécurité (let. b), il ne souffre d'aucune 
dépendance qui l'empêche de conduire un véhicule automobile en toute sécurité 
(let. c), ses antécédents attestent qu'il respecte les règles en vigueur ainsi que les 
autres usagers de la route (let. d). 

  Celui qui conduit un véhicule automobile sans être titulaire d'un permis de 
conduire n'obtient ni permis d'élève conducteur ni permis de conduire pendant six 
mois au moins à compter de l'infraction. Si l'auteur de l'infraction n'a pas atteint 
l'âge minimal requis pour obtenir le permis, le délai d'attente court à partir du 
moment où il atteint cet âge (art. 15e al. 1 LCR). 

4)  En l’espèce, se pose préalablement la question de la recevabilité du recours. 

  Le recourant n’invoque pas clairement quel préjudice irréparable la décision 
litigieuse lui causerait. Il ne ressort d’ailleurs pas distinctement du recours s’il se 
plaint de l’interdiction de pouvoir passer son permis pendant dix mois ou s’il 
revendique qu’il a aujourd’hui le droit de conduire, voire même qu’il était au 
bénéfice du droit de conduire en Suisse au moment des faits litigieux, soit le 4 mai 
2015. 

  L’intéressé se prévaut d’un permis de conduire kosovar, obtenu le 11 janvier 
2010 et produit une copie certifiée conforme dudit permis, établi par un notaire à 
Rahovec (République du Kosovo), une traduction certifiée conforme par un 
interprète judiciaire kosovar, une attestation du Ministère des affaires intérieures 

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de la République du Kosovo du 6 août 2015 confirmant que l’intéressé a obtenu 
ledit permis de conduire, ainsi que sa traduction française certifiée conforme. 

  Cependant, contrairement à ce que soutient le recourant, le problème ne 
consiste pas, en l’état, dans l’authenticité du permis kosovar délivré, selon les 
pièces au dossier, le 11 janvier 2010.  

  Le recourant est établi en Suisse depuis plusieurs années et titulaire d’un 
permis C. Dans ces conditions, en application de l’art. 42 al. 3bis let. a OAC il est 
obligé d’obtenir un permis de conduire suisse. Le recourant ne conteste pas qu’il 
ne le détenait pas le 4 mai 2015. La décision du SCV semble ainsi, prima facie, 
conforme aux dispositions légales. 

  Le recourant invoque qu’il ignorait ne pas être autorisé à conduire. Cette 
allégation est en contradiction avec ses affirmations selon lesquelles il avait 
déposé, deux ans auparavant, une demande auprès du SCV pour une 
reconnaissance de son permis, requête dont il était sans nouvelles. De même, son 
allégation est en contradiction avec le fait que, se prétendant titulaire d’un permis 
de conduire kosovar établi le 11 janvier 2010, il n’ait pas contesté la décision du 
SCV du 9 mai 2012 lui imposant un délai d’attente de huit mois pour avoir 
précisément conduit sans permis. 

  Le recourant se prévaut du procès-verbal de l’examen de conduite réussi le 
10 juin 2015, soit postérieurement à l’infraction du 4 mai 2015, et à la décision 
prononcée le 4 juin 2015 par le SCV. Contrairement à ce que soutient l’intéressé, 
pour obtenir le permis de conduire suisse, la course de contrôle prévue à 
l’art. 44 al. 2 OAC n’est pas la seule condition à remplir, à l’instar de celle posée à 
l’art. 14 al. 2 let. d LCR relative aux antécédents du candidat. Compte tenu du 
contexte dans lequel s’inscrit le présent litige, à savoir une première décision 
faisant état d’un permis de conduire falsifié, puis de deux décisions imposant des 
délais d’attente avant toute délivrance d’un permis de conduire pour avoir conduit 
sans permis, il ne peut être, prima facie, posé un pronostic favorable quant à 
l’issue du recours portant sur le bien-fondé de la décision du 4 mai 2015. Par 
ailleurs, le procès-verbal de l’examen de conduite automobile du 10 juin 2015, 
mentionne expressément qu’il ne s’agit pas d’une course de contrôle.  

  En conséquence, il apparaît vraisemblable, en l’état du dossier, que le 
recourant n’était pas, et n’est toujours pas, au bénéfice d’un permis de conduire en 
Suisse. 

  L’entreprise dont l’intéressé se dit titulaire, savait ou en tous les cas devait 
savoir que le recourant n’était pas autorisé à conduire. Elle doit, ou en tous les cas 
devait, être au bénéfice d’une organisation interne permettant à son propriétaire de 
respecter les décisions administratives et donc de ne pas avoir à prendre le volant 
d’une voiture. Sans autorisation de conduite en Suisse depuis plus de dix ans, le 

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recourant ne démontre ainsi pas que la décision du SCV, singulièrement du TAPI, 
lui cause un dommage irréparable. 

  Pour le surplus, l’admission du recours ne mettrait pas fin au litige, puisque 
le TAPI devrait, ce nonobstant, statuer au fond. La seconde hypothèse visée par 
l'art. 57 let. c LPA n'est ainsi pas réalisée non plus. 

5)  Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable. 

  Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 LPA). Aucune indemnité ne lui sera allouée. 

 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 3 août 2015 par Monsieur A______ contre la 
décision sur effet suspensif du Tribunal administratif de première instance du 23 juillet 
2015 ; 

met à la charge de Monsieur A______ un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu'aucune indemnité ne lui sera allouée ; 

dit que, conformément aux art. 82 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Thierry Ulmann, avocat du recourant, au service 
cantonal des véhicules, au Tribunal administratif de première instance, ainsi qu’à 
l’office fédéral des routes.  

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Payot Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

  

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Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :