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**Case Identifier:** 5aaaf5fd-80a8-5ccc-86f7-794fbf051f1e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-05-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 27.05.2013 C/25076/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-25076-2012_2013-05-27.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés, ainsi qu'au Tribunal 

de première instance le 29.05.2013. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25076/2012 ACJC/679/2013 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 27 MAI 2013 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______(GE), recourant contre un jugement rendu par la 
10ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 21 février 2013, 

comparant par Me Sébastien Alvarez, avocat, cours de Rive 2, 1204 Genève, en l'étude 

duquel il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, Cuba, intimée, comparant par Me Albert-Louis 
Dupont-Willemin, avocat, rue du Vieux-Collège 10bis, 1204 Genève, en l'étude duquel 

elle fait élection de domicile, 

 

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C/25076/2012 

EN FAIT 

A. a. Par jugement du 21 février 2013, communiqué pour notification le lendemain à 
A______, le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal) a déclaré 

irrecevable sa requête en exécution d'un jugement de divorce (ch. 1 du dispositif), 

a arrêté les frais judiciaires à 300 fr. à la charge de A______ (ch. 2) et a débouté 

les parties de toutes autres conclusions (ch. 3). 

 En substance, le Tribunal de première instance a retenu que la requête en 
exécution de A______ n'était pas accompagnée d'une procuration et que ce 

dernier n'avait pas produit celle-ci dans le délai qui lui avait été imparti pour ce 

faire.  

b. Par acte déposé le 1er mars 2013 au greffe de la Cour de justice, A______ 
recourt contre ce jugement, concluant, avec suite de frais et dépens, à l'annulation 

du jugement précité et à ce que sa requête en exécution du 14 novembre 2012 soit 

déclarée recevable. Préalablement, il conclut à ce que l'effet suspensif soit accordé 

à son recours. 

Il fait valoir qu'il avait déposé une lettre accompagnée de la procuration au greffe 

du Tribunal de première instance le 14 février 2013 (allégué ch. 7 et 8 du recours). 

Il produit, à l'appui de son recours diverses pièces nouvelles dont une copie d'un 

courrier du 14 février 2013 adressé par son conseil au Tribunal ainsi que d'une 

procuration en faveur de ce dernier tous deux munis du timbre humide du 

Tribunal avec la mention "DEPOSE AU GREFFE LE 14 FEV. 2013." 

c. Par décision du 7 mars 2013, statuant sur suspension du caractère exécutoire du 
jugement dont est recours, la Cour de justice a, à titre superprovisionnel, interdit 

tout acte d'exécution du jugement querellé jusqu'à droit jugé sur la requête d'effet 

suspensif. 

d. Dans sa réponse du 20 mars 2013, B______ a conclu, avec suite de frais et 
dépens, au rejet de la requête de restitution de l'effet suspensif, à l'irrecevabilité de 

la requête d'exécution de A______, à la reprise de l'instance relative à la 

procédure de divorce (C/1______) et à la condamnation de A______ à une 

amende de procédure au sens de l'art. 128 al. 3 CPC. 

Elle a également produit un bordereau de pièces nouvelles. 

e. Par décision du 2 avril 2013, la Cour a rejeté la requête de A______ tendant à la 
suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement querellé, réservant les frais 

liés à la décision avec l'arrêt au fond. 

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C/25076/2012 

f. Invité à se déterminer sur le recours, par courrier du 26 avril 2013, le Tribunal 
de première instance a indiqué ne pas avoir reçu la lettre dont A______ faisait état 

au chiffre 8 de son recours, "ni dans le délai imparti par ordonnance du 30 janvier 

2013, ni à la date du jugement, ni actuellement; comme le démontr[ait] la 

procédure." 

Il a en conséquence proposé le maintien du jugement du 21 février 2013. 

g. Les parties ont été informées par courrier du greffe de la Cour du 30 avril 2013 
de la mise en délibération de la cause.   

h. Par courrier du 2 mai 2013, A______ a informé la Cour que le Tribunal de 
première instance avait ordonnée le 19 avril 2013 la reprise de l'instruction de la 

procédure de divorce, en ordonnant la comparution des mandataires pour le 30 

mai 2013. Il sollicitait en conséquence qu'une décision soit rendue sur la question 

de l'irrecevabilité de sa requête d'exécution avant cette date.  

B.  Les faits pertinents sont les suivants : 

a. Par requête déposée le 14 novembre 2012 devant le Tribunal de première 
instance, A______, représenté par son avocat, a sollicité que le jugement n° 

2______ rendu le 20 décembre 2011 par le Tribunal municipal de Camagüey à 

Cuba dans la cause n° 3______ soit reconnu et déclaré exécutoire. 

Sa requête était accompagnée d'une copie d'un jugement du 20 décembre 2011 du 

Tribunal municipal de Camagüey et sa traduction libre, un extrait et traduction 

certifiés conformes dudit jugement, une attestation d'un jugement de divorce du 3 

janvier 2012 de la greffière du Tribunal municipal populaire de Camagüey et sa 

traduction certifiée conforme, ainsi que copie d'un procès-verbal de comparution 

personnelle des parties du 3 mai 2012 dans la C/1______ opposant les parties 

B______ et A______ par devant le Tribunal de première instance de Genève.  

b. Par ordonnance du 18 janvier 2013, le Tribunal de première instance a imparti à 
A______ un délai au 30 janvier 2013 pour remettre au Tribunal la procuration 

établie en faveur de son représentant, l'informant qu'à défaut, sa requête ne serait 

pas prise en considération.  

c. Par ordonnance du 30 janvier 2013, le Tribunal a accepté de prolonger au 
15 février 2013 le délai initialement accordé à A______. 

d. Considérant que ladite procuration n'avait pas été déposée dans le délai fixé, le 
Tribunal a rendu le jugement querellé. 

EN DROIT 

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C/25076/2012 

1. Contre une décision du tribunal de l'exécution rendue en procédure sommaire, 
seul un recours écrit et motivé formé dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision est recevable (art. 309 let. a, 319 let. a, 321 al. 1 et 2, et 

339 al. 2 CPC). 

En l'espèce, le recours a été interjeté dans la forme et le délai prescrits, il est par 

conséquent recevable à cet égard. 

2. 2.1 L'instance de recours peut connaître de la violation du droit et de la 
constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

2.2 A teneur de l'art. 326 al. 1 CPC, les conclusions, les allégations de fait et les 
preuves nouvelles sont irrecevables. Les dispositions relatives à la procédure 

d'exécution ne contiennent pas d'exception à cette règle (art. 326 al. 2 CPC). 

Par conséquent, les pièces nouvelles produites par les parties ainsi que les allégués 

de faits s'y rapportant sont irrecevables et seront écartés de la procédure, à 

l'exception cependant de ceux qui permettent de corriger un vice affectant la 

décision entreprise (STAUBER, in ZPO-REchtsmittel Berufung und Beschwerde 

Kommentar, KUNZ/HOFFMANN-NOWOTNY/STAUBER [éd.], 2013, n. 12 ad 

art. 326 CPC; STERCHI, in Berner Kommentar ZPO, 2012, n. 3 ad art. 326 CPC). 

En effet, le recourant ayant démontré avoir déposé au greffe du Tribunal de 

première instance le 14 février 2013 son courrier du même jour contenant en 

annexe une procuration en faveur de son conseil, la Cour retient que ces 

documents ne constituent pas des pièces nouvelles. En effet, ces pièces, qui ne 

figurent pas au dossier de première instance, ont dû être malencontreusement mal 

classées ou égarées par le greffe. Par conséquent, tant le courrier précité que la 

procuration du recourant sont recevables.  

2.3 L'art. 321 al. 1 CPC est muet sur le contenu des conclusions du recours.  

Les règles relatives à la demande en justice en procédure ordinaire sont 

applicables par analogie (RETORNAZ, L'appel et le recours, in Procédure civile 

suisse, Neuchâtel 2010 p. 402). Selon l'art. 221 al. 1 CPC, l'acte doit contenir 

notamment des conclusions, des allégations de faits et des moyens de preuve. 

2.4 Aux termes de l'art. 327 al. 3 CPC, si l'instance de recours admet le recours, 
elle annule la décision ou l'ordonnance d'instruction et renvoie la cause à 

l'instance précédente (let. a) ou rend une nouvelle décision, si la cause est en état 

d'être jugée (let. b). Le recours déploie avant tout un effet cassatoire (JEANDIN, 

Code de procédure civile commenté, 2011, n° 10 ss ad Introduction aux  

art. 308-334 et n° 5 ad art. 327 CPC). Toutefois, le recours déploie également un 

effet réformatoire, si l'instance de recours annule la décision et que l'affaire est en 

l'état d'être jugée. Dans cette hypothèse, la Cour statue elle-même, sans renvoyer 

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l'affaire en première instance (JEANDIN, op. cit., n° 6 ad art. 327 CPC). Le 

recourant ne peut, en principe, se limiter, sous peine d'irrecevabilité, à conclure à 

l'annulation de la décision attaquée; il est, en effet, tenu de prendre des 

conclusions sur le fond du litige, qui permettront à l'instance d'appel de statuer à 

nouveau (JEANDIN, op. cit, n° 5 ad art. 321 CPC; ATF 133 II 409 consid. 3.2 = 

JdT 2008 I 10 rendu au sujet de l'art. 42 LTF). 

Exceptionnellement, l'autorité de recours peut entrer en matière même en 

l'absence de conclusions formelles, lorsque les prétentions du recourant sur le 

fond du litige résultent manifestement ("zweifelfrei; ohne weiteres"), soit de la 

motivation de l'acte, soit de la décision entreprise (ATF 134 V 208 consid. 1; 

arrêts du Tribunal fédéral 9C_225/2011 du 10 mai 2011 consid. 2.1 et 

5A_603/2008 du 14 novembre 2008 consid. 2, ainsi que les références citées dans 

ces trois arrêts, rendus au sujet de l'art. 42 LTF). 

Par ailleurs, les conclusions doivent être interprétées à la lumière de la motivation 

du mémoire. L'interdiction du formalisme excessif impose, en effet, de ne pas se 

montrer trop strict dans l'appréciation de leur formulation, si, à la lecture de l'acte, 

l'on comprend clairement ce que sollicite le recourant (arrêts du Tribunal fédéral 

8C_3/2009 du 8 mai 2009 consid. 2; 1C_100/2008 du 18 juin 2008 consid. 1; 

4A_428/2007 du 2 décembre 2008 consid. 1.1; 4A_356/2008 du 2 décembre 2008 

consid. 2.1; 4C.235/2005 du 24 octobre 2005 consid. 2; 4C.461/2004 du 15 mars 

2005 consid. 1.2). L'obligation de formuler des conclusions précises est tempérée 

par la possibilité, pour l'autorité d'appel (et de recours), de tenir compte de 

conclusions implicites (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème édition, 2010, 

p. 412 n. 2258 et p. 432 n. 2377). 

2.5 Une cause est en état d'être jugée lorsque l'instance de recours dispose de tous 
les éléments nécessaires pour le prononcé d'une décision au fond et que plus 

aucune procédure probatoire n'est nécessaire. Cela sera régulièrement le cas 

lorsque l'instance de recours devra uniquement trancher des questions de droit. En 

revanche, si l'instance de recours admet une violation du droit d'être entendu, elle 

renverra la cause au premier juge en raison de la nature formelle de ce droit 

(FREIBURGHAUS/AFHELDT, op. cit., n. 11 ad art. 327) et de l'impossibilité de 

guérir la violation dans le cadre d'un recours eu égard à la cognition limitée 

imposée par l'art. 320 CPC (SCHENKER, Stämpflis Handkommentar, ZPO, 2010, 

n. 23 ad art. 53). 

2.6 Dans le cas d'espèce, dans son acte de recours, le recourant s'est limité à 
conclure à l'annulation de la décision querellée et à ce que sa requête soit déclarée 

recevable. 

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La Cour peut en inférer que le recourant entendait implicitement reprendre les 

conclusions de sa requête en exécution. Le recours sera par conséquent déclaré 

recevable.  

En outre, il est avéré que la procuration a été déposée dans le délai imparti par le 

premier juge pour ce faire. En ne tenant pas compte de ce courrier, sans doute par 

inadvertance ou en raison d'un mauvais classement de ce document, le Tribunal de 

première instance a procédé à une constatation manifestement inexacte des faits, 

qui l'a conduit à rendre une décision erronée. Il s'ensuit que le jugement entrepris 

doit être annulé. 

Le Tribunal n'étant pas entré en matière sur la requête d'exécution du recourant, 

vu l'absence de procuration, il n'a pas donné l'occasion à l'intimée de se 

déterminer sur celle-ci. Partant, la cause n'est pas en état d'être jugée, étant donné 

le pouvoir de cognition restreint de la Cour dans le cadre du recours  

(art. 320 CPC), l'intimée n'étant en outre pas autorisée à produire des pièces 

nouvelles dans ce cadre (art. 326 CPC). 

La cause est donc retournée au premier juge afin qu'il statue sur la requête 

d'exécution du recourant et qu'il donne l'occasion à l'intimée de se déterminer, par 

écrit ou au cours d'une audience (art. 253 CPC), sur la requête déposée à son 

encontre. La solution du renvoi se justifie également dès lors qu'elle empêche la 

perte d'un degré d'instance (art. 75 al. 2 LTF). 

3. Selon l'art. 104 al. 1 CPC, le Tribunal statue sur les frais en règle générale dans la 
décision finale.  

Compte tenu du renvoi de la cause au Tribunal, le sort des frais de première 

instance sera réglé avec le jugement final (art. 104 al. 1 et art. 318 al. 3 CPC).  

S'agissant des frais judiciaires du recours et de la décision sur effet suspensif, 

l'art. 107 al. 2 CPC permet de mettre à la charge du canton les frais judiciaires qui 

ne sont pas imputables aux parties ni aux tiers si l'équité l'exige. 

En l'occurrence, la décision entreprise, qui a été annulée, procédait d'une erreur du 

Tribunal. Les parties n'ont pas à subir les conséquences financières de celle-ci, de 

sorte que l'équité exige de restituer à la partie recourante l'avance de frais de 

500 fr. qu'elle a versée.  

Au vu des circonstances du cas d'espèce, il ne sera pas alloué de dépens (art. 107 

al. 1 let f. CPC). 

Pour le surplus, il ne se justifie manifestement pas d'infliger une amende 

disciplinaire au recourant ou à son conseil, ces derniers n'ayant usé ni de mauvaise 

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foi ni de procédés téméraires au sens de l'art. 128 al. 3 CPC, au vu de ce qui 

précède. 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/2735/2013 

rendu le 21 février 2013 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/25076/2012-10 SEX. 

Au fond : 

Admet le recours.  

Annule le jugement entrepris et statuant à nouveau :  

Renvoie la cause au Tribunal de première instance pour nouvelle décision au sens des 

considérants.  

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais :  

Réserve le sort des frais de première instance. 

Arrête les frais de la procédure du recours à 500 fr., montant compensé par l'avance de 

frais versée par A______. 

Les laisse à la charge de l'Etat. 

Ordonne en conséquence à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du 

Pouvoir judiciaire, de rembourser à A______ l'avance de frais de 500 fr. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens.  

Siégeant : 

Monsieur Pierre CURTIN, président; Madame Elena SAMPEDRO et Madame Daniela 

CHIABUDINI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Pierre CURTIN 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.