# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6639ddda-5bea-5a60-aba5-40fb5fb2cf5f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-07-23
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 23.07.2014 C-3107/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-3107-2013_2014-07-23.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-3107/2013 

 

 

  A r r ê t  d u  2 3  j u i l l e t  2 0 1 4  

Composition 

 
Madeleine Hirsig-Vouilloz, juge unique, 

Nicole Ricklin, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______,   

représenté par José Nogueira Esmorís,, 

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE, Avenue Edmond-Vaucher 18, 

Case postale 3100, 1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Assurance-invalidité (décision du 19 avril 2013). 

 

 

C-3107/2013 

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Faits : 

A.  

A._______, ressortissant espagnol, né le (…) 1960, a travaillé en Suisse 

comme plombier de 1989 à 1995 et cotisé à l'AVS/AI suisse. Il a ensuite 

poursuivi son activité lucrative dans son pays d'origine jusqu'en décem-

bre 2010. 

B.  

En juin 2012, l'assuré a présenté une demande de prestations auprès de 

l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger 

(OAIE), arguant qu'il présentait une incapacité totale de travail et bénéfi-

ciait d'une rente de la Sécurité sociale espagnole depuis juin 2012 (AI pce 

1). Dans le formulaire E 213 rempli le 22 juin 2012, le médecin de la Sé-

curité sociale espagnole a indiqué que l'ancienne activité de plombier 

n'était plus exigible, mais qu'une activité adaptée à l'état de santé (par 

exemple gardien de musée) restait possible à 100 % (AI pce 5). Divers 

rapports médicaux de l'hôpital universitaire de B._______ ont été versés 

au dossier (AI pces 13 à 17). Dans sa prise de position du 9 janvier 2013, 

le médecin de l'OAIE a relevé les deux diagnostics suivants: maladie co-

ronaire et angine de poitrine à l'effort. Il a estimé que l'assuré présentait 

une incapacité de travail de 70 % dans l'activité habituelle lourde depuis 

le 29 décembre 2010, mais qu'une activité légère sans efforts physiques 

particuliers restait exigible à plein temps (AI pce 23). Dans sa comparai-

son de salaires du 1
er
 février 2013, l'OAIE a retenu un salaire mensuel 

sans invalidité de CHF 5'753.57 et un salaire mensuel d'invalide de CHF 

3'863.73, ce qui correspond à un degré d'invalidité de 32,85 % (AI pce 

24). 

C.  

Par projet de décision du 5 février 2013 (AI pce 25), l'OAIE a signifié à 

l'assuré qu'il entendait rejeter la demande de prestations parce que l'as-

suré ne présentait pas d'invalidité au sens des dispositions légales. Le 7 

mars 2013, l'assuré a présenté des observations et produit trois rapports 

médicaux (AI pces 26 à 29). Dans sa prise de position du 12 avril 2013 

(AI pce 31), le médecin de l'OAIE a relevé que deux des trois rapports 

médicaux produits le 7 mars 2013 figuraient déjà au dossier, que le nou-

veau rapport hospitalier du 16 octobre 2012 confirmait un état stable voire 

même quelque peu amélioré par rapport aux documents antérieurs et que 

sa prise de position du 9 janvier 2013 restait valable. Par décision du 19 

avril 2013 (AI pce 32), l'OAIE a rejeté la demande de prestations parce 

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que l'assuré ne présentait pas d'invalidité au sens des dispositions léga-

les. 

D.  

Le 28 mai 2013, l'assuré a interjeté recours contre cette décision devant 

le Tribunal administratif fédéral (TAF pce 1). Il a argué qu'il présentait une 

incapacité totale de travail et a demandé l'octroi d'une rente entière d'in-

validité. 

E.  

Dans sa réponse au recours du 10 juillet 2013 (TAF pce 4), l'OAIE a pro-

posé le rejet du recours et la confirmation de la décision attaquée parce 

que l'assuré ne subissait, dans une activité adaptée à l'état de santé, 

qu'une perte de 33 %, taux insuffisant pour l'octroi d'une rente. 

F.  

Par décision incidente du 22 juillet 2013 (TAF pce 5), le Tribunal adminis-

tratif fédéral a imparti à l'assuré un délai de 30 jours pour s'acquitter, sous 

peine d'irrecevabilité du recours, d'une avance de CHF 400.- sur les frais 

de procédure présumés. L'assuré s'est acquitté dudit montant le 9 août 

2013 (TAF pce 8). 

G.  

Dans sa réplique du 30 juillet 2013, le recourant a réitéré ses conclusions 

et produit diverses pièces médicales du service de cardiologie de l'hôpital 

universitaire de B._______ qui figuraient déjà au dossier (TAF pce 7). 

Dans sa duplique du 18 septembre 2013, l'OAIE a également réitéré ses 

conclusions (TAF pce 11). Le 10 octobre 2013, le recourant a encore pré-

senté des observations (TAF pce 14). 

 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l'espèce – prévues à 

l'art. 32 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, 

RS 173.32), le Tribunal de céans, en vertu de l'art. 31 LTAF en relation 

avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 al. 1 let. b de la loi fédérale du 19 juin 

1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, RS 831.20), connaît des recours in-

terjetés par les personnes résidant à l'étranger contre les décisions prises 

par l'OAIE. 

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1.2 Selon l'art. 37 LTAF la procédure devant le Tribunal de céans est ré-

gie par la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrati-

ve (PA, RS 172.021) pour autant que la LTAF n'en dispose pas autre-

ment. En vertu de l'art. 3 let. d
bis

 PA la procédure en matière d'assurances 

sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi fédérale du 6 

octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA, RS 830.1) est applicable. Selon l'art. 2 LPGA, les dispositions de 

ladite loi sont applicables aux assurances sociales régies par la législa-

tion fédérale si et dans la mesure où les lois spéciales sur les assurances 

sociales le prévoient. Selon l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA 

s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26
bis

 et 28 à 70), à moins 

que la LAI ne déroge à la LPGA. 

1.3 Selon l'art. 59 LPGA, quiconque est touché par la décision ou la déci-

sion sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit 

annulée ou modifiée a qualité pour recourir. Ces conditions sont remplies 

en l'espèce. 

1.4 Déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi (art. 60 

LPGA et 52 PA), le recours est recevable.  

2.  

2.1 L'examen du droit à des prestations selon la LAI s'agissant d'une 

rente octroyée antérieurement est régi par la teneur de la LAI au moment 

de la décision entreprise eu égard au principe selon lequel les règles ap-

plicables sont celles en vigueur au moment où les faits juridiquement dé-

terminants se sont produits (ATF 130 V 445 et les références). Les dispo-

sitions de la LAI et de la LPGA, sont donc citées dans le présent arrêt 

dans leur teneur en vigueur dès le 1
er 

janvier 2012, sauf mention con-

traire, puisque les dispositions de la 6
ème

 révision de la LAI (premier volet) 

en vigueur dès le 1
er
 janvier 2012 (RO 2011 5659, FF 2010 1647) sont 

applicables. En ce qui concerne les faits déterminant selon la jurispru-

dence, le Tribunal de céans doit se limiter à examiner la situation de fait 

existant jusqu'à la date de la décision attaquée (ATF 130 V 4450 consid. 

1.2). 

3. Au niveau du droit international, l'accord entre la Suisse et la Commu-

nauté européenne et ses Etats membres sur la libre circulation des per-

sonnes du 21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681) est entré en vigueur le 

1
er

 juin 2002 avec notamment son annexe II qui règle la coordination des 

systèmes de sécurité sociale par renvoi au droit européen. Dans ce 

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contexte, l'ALCP fait référence depuis le 1
er
 avril 2012 au règlement (CE) 

n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 por-

tant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale ainsi qu'au rè-

glement (CE) n° 987/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 

septembre 2009 fixant les modalités d'application du règlement (CE) n° 

883/2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale 

(RS 0.831.109.268.1 et 0.831.109.268.11). Ces règlements sont applica-

bles (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_455/2011 du 4 mai 2012). Confor-

mément à l'art. 4 du règlement (CE) n° 883/2004, les personnes auxquel-

les ce règlement s'applique bénéficient en principe des mêmes presta-

tions et sont soumises aux mêmes obligations, en vertu de la législation 

de tout Etat membre, que les ressortissants de celui-ci. 

4.  

Tout requérant doit remplir cumulativement les conditions suivantes pour 

avoir droit à une rente de l'assurance-invalidité suisse: 

– être invalide au sens de la LPGA/LAI et 

– compter au moins trois années de cotisations (art. 36 LAI). Dans ce 

cadre, les cotisations versées à une assurance sociale assimilée d'un 

Etat membre de l'Union européenne (UE) ou de l'Association euro-

péenne de libre échange (AELE) peuvent également être prises en 

considération, à condition qu'une année au moins de cotisations 

puisse être comptabilisée en Suisse (FF 2005 p. 4065; art. 45 du rè-

glement 1408/71). 

En l'occurrence, le recourant a versé des cotisations à l'AVS/AI pendant 

plus de trois années et remplit, partant, la condition de la durée minimale 

de cotisations. Il reste dès lors à examiner s'il est invalide au sens de la 

LAI. 

5.  

5.1 Aux termes de l'art. 8 LPGA, est réputée invalidité l'incapacité de gain 

totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. 

L'art. 4 al. 1 LAI précise que l'invalidité peut résulter d'une infirmité 

congénitale, d'une maladie ou d'un accident. L'al. 2 de cette disposition 

mentionne que l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa na-

ture et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considé-

ration. 

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Page 6 

5.2 Un assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins, 

à une demi-rente s'il est invalide à 50% au moins, à trois-quarts de rente 

s'il est invalide à 60 % au moins et à une rente entière s'il est invalide à 

70 % au moins (art. 28 al. 2 LA). Suite à l'entrée en vigueur le 1
er
 juin 

2002 de l'accord bilatéral entre la Suisse et la Communauté européenne, 

la restriction prévue à l'art. 29 al. 4 LAI - selon laquelle les rentes corres-

pondant à un taux d'invalidité inférieur à 50 % ne sont versées qu'aux as-

surés qui ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse (art. 13 

LPGA) - n'est plus applicable lorsqu'un assuré est un ressortissant suisse 

ou de l'UE et y réside (ATF 130 V 253 consid. 2.3). 

5.3 Selon l'art. 28 al. 1 LAI l'assuré a droit à une rente aux conditions sui-

vantes: a. sa capacité de gain ou sa capacité d'accomplir ses travaux ha-

bituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesu-

res de réadaptation raisonnablement exigibles; b. il a présenté une inca-

pacité de travail (art. 6 LPGA) d'au moins 40 % en moyenne durant une 

année sans interruption notable; c. au terme de cette année, il est invali-

de (art. 8 LPGA) à 40 % au moins. Une incapacité de gain de 20 % doit 

être prise en compte pour le calcul de l'incapacité de travail moyenne se-

lon la let. b de l'art. 28 al. 1 LAI (cf. chiffre 2010 de la Circulaire concer-

nant l'invalidité et l'impotence; Jurisprudence et pratique administrative 

des autorités d'exécution de l'AVS/AI [VSI] 1998 p. 126 consid. 3c). 

5.4 Par incapacité de travail on entend toute perte, totale ou partielle, ré-

sultant d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique, de l'apti-

tude de l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité 

le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui. En cas d'incapacité 

de travail de longue durée, l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi 

relever d'une autre profession ou d'un autre domaine d'activité (art. 6 

LPGA). L'incapacité de gain est définie à l'art. 7 LPGA et consiste dans 

toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de gain de 

l'assuré, sur un marché du travail équilibré, si cette diminution résulte 

d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu'elle per-

siste après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles. Seu-

les les conséquences de l'atteinte à la santé sont prises en compte pour 

juger de la présence d'une incapacité de gain. De plus, il n'y a incapacité 

de gain que si celle-ci n'est pas objectivement surmontable (art. 7 al. 2 

LPGA dans sa nouvelle teneur en vigueur depuis le 1
er

 janvier 2008). 

  

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Page 7 

6.  

6.1 Le recourant a travaillé en Suisse de 1989 à 1995. Il n'exerce depuis 

décembre 2010 plus aucune activité lucrative parce qu'il considère qu'il 

est inapte au travail. 

6.2 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPGA et à l'art. 4 

LAI, est de nature juridique/économique et non pas médicale (ATF 116 V 

246 consid. 1b). En d'autres termes, l'assurance-invalidité suisse couvre 

seulement les pertes économiques liées à une atteinte à la santé phy-

sique mentale ou psychique - qui peut résulter d'une infirmité congénitale, 

d'une maladie ou d'un accident - et non la maladie en tant que telle. Se-

lon l'art. 16 LPGA, applicable par le renvoi de l'art. 28a al. 1 LAI, pour 

évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il 

n'était pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exer-

çant l'activité qui peut être raisonnablement exigée de lui après les trai-

tements et les mesures de réadaptation, sur un marché de travail équili-

bré (méthode générale). 

6.3 Selon une jurisprudence constante, les données fournies par le mé-

decin constituent néanmoins un élément utile pour apprécier les consé-

quences de l'atteinte à la santé et pour déterminer quels travaux on peut 

encore raisonnablement exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 

V 310 consid. 3c, RCC 1991 p. 329 consid. 1c). 

7.  

7.1 L'art. 69 RAI prescrit que l'office de l'assurance-invalidité réunit les 

pièces nécessaires, en particulier sur l'état de santé du requérant, son ac-

tivité, sa capacité de travail et son aptitude à être réadapté, ainsi que sur 

l'indication de mesures déterminées de réadaptation; à cet effet peuvent 

être exigés ou effectués des rapports ou des renseignements, des exper-

tises ou des enquêtes sur place, il peut être fait appel aux spécialistes de 

l'aide publique ou privée aux invalides. 

7.2 Le Tribunal des assurances doit examiner de manière objective tous 

les moyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si 

les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 

le droit litigieux. Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport 

médical, il s'assurera que les points litigieux ont fait l'objet d'une étude 

circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il 

prend également en considération les plaintes exprimées par la personne 

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examinée, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la 

description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale 

sont claires et enfin que les conclusions de l'expert sont dûment motivées 

(ATF 125 V 351 consid. 3a et les références).  

8.  

8.1 En l'espèce, dans la décision du 19 avril 2013, l'OAIE a rejeté la de-

mande de prestations de l'assuré parce que l'assuré ne présentait pas 

d'invalidité au sens des dispositions légales, une activité adaptée à l'état 

de santé restant exigible à 100 %. L'assuré, quant à lui, fait valoir qu'il 

touche une rente d'invalidité de la Sécurité sociale espagnole et présente 

une incapacité totale de travail. 

8.2 Compte tenu des pièces médicales versées au dossier, le Tribunal de 

céans ne peut que se rallier à l'avis du service médical de l'assurance-

invalidité selon lequel l'assuré, à cause de sa maladie coronaire et de 

l'angine de poitrine à l'effort, n'est plus en mesure d'exercer son ancienne 

activité lourde de plombier, mais garde une capacité de travail à plein 

temps dans une activité adaptée. L'assuré a certes joint des rapports mé-

dicaux du service de cardiologie de l'hôpital universitaire de B._______ à 

sa réplique du 30 juillet 2013, mais ces pièces figuraient déjà au dossier 

(AI pces 26 à 28) et le service médical de l'OAIE avait expressément 

mentionné dans sa prise de position du 12 avril 2013 qu'elles confir-

maient un état stable, voire même quelque peu amélioré (AI pce 31). Il 

appartient au service médical de l'AI de se prononcer sur la base du dos-

sier et d'instruire plus à fond notamment par le biais d'expertises médica-

les, en cas de dossiers médicaux contradictoires ou incomplets. Si l'ad-

ministration, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves 

fournies par les investigations auxquelles il doit être procédé d'office, est 

convaincue que certains faits présentent un degré de vraisemblance pré-

pondérante, et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modi-

fier cette appréciation, il est superflu d'administrer d'autres preuves (arrêt 

du Tribunal fédéral I 751/03 du 19 mars 2004 consid. 3.3 et les référen-

ces; VALTERIO, op. cit., n° 2867). En l'occurrence le dossier ne présentant 

pas d'incohérence, l'appréciation retenue par le service médical de l'AI, 

d'une capacité de travail à plein temps dans une activité adaptée n'a pas 

lieu d'être mise en doute. Le Tribunal retient donc que l'assuré peut exer-

cer une activité adaptée à plein temps. 

  

C-3107/2013 

Page 9 

9.  

9.1 Selon l'art. 16 LPGA, pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que 

l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est comparé avec celui 

qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablement être 

exigée de lui, après les traitements et les mesures de réadaptation, sur 

un marché du travail équilibré. 

9.2 Le gain d'invalide est une donnée théorique, même s'il est évalué sur 

la base de statistiques. Ces données servent à fixer le montant du gain 

que l'assuré pourrait obtenir, sur un marché équilibré du travail, en met-

tant pleinement à profit sa capacité résiduelle de travail dans un emploi 

adapté à son handicap (arrêt du Tribunal fédéral I 85/05 du 5 juin 2005 

consid. 6 et arrêt du Tribunal fédéral I 222/05 du 13 octobre 2005 consid. 

6). Ce gain doit être comparé au moment déterminant avec celui que la 

personne valide aurait effectivement pu réaliser au degré de la vraisem-

blance prépondérante si elle était en bonne santé (ATF 129 V 222 consid. 

4.3.1). Le gain de personne valide doit être évalué de manière aussi 

concrète que possible si bien qu'il convient, en règle générale, de se réfé-

rer au dernier salaire que l'assuré a obtenu avant l'atteinte à la santé, ou, 

à défaut de salaire de référence, au salaire théorique qu'il aurait pu obte-

nir selon les salaires théoriques statistiques disponibles. L'administration 

doit de plus tenir compte pour le salaire d'invalide de référence d'une di-

minution de celui-ci, cas échéant, pour raison d'âge, de limitations dans 

les travaux dits légers ou de circonstances particulières. La jurisprudence 

n'admet à ce titre pas de déduction globale supérieure à 25 % (ATF 126 

V 75 consid. 5). 

10.  

10.1 En l'espèce il y a ainsi lieu de procéder à une évaluation de l'invalidi-

té selon la méthode générale. En effet, l'intéressé exercerait aujourd'hui 

encore une activité lucrative s'il ne se considérait pas inapte au travail. 

Dans sa comparaison de revenus du 1
er
 février 2013 (AI pce 24), l'OAIE a 

retenu un salaire mensuel sans invalidité de CHF 5'753.57 et un salaire 

mensuel d'invalide de CHF 3'863.73, ce qui correspond à un degré d'in-

validité de 32,85 %. Ces chiffres paraissent corrects et ne sont du reste 

pas contestés par l'assuré. Le degré d'invalidité dans une activité adaptée 

étant inférieure à 40 %, le recours doit être rejeté et la décision attaquée 

confirmée. 

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Page 10 

10.2 Dans le cadre de cette demande de rente, il est utile de rappeler 

que, selon un principe général valable en assurances sociales, l'assuré a 

l'obligation de diminuer le dommage et doit entreprendre de son propre 

chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui afin d'atténuer au-

tant que possible les conséquences de son invalidité (ATF 130 V 97 

consid. 3.2 et les références citées; ATF 123 V 233 consid. 3c). Dans ce 

contexte, il convient de souligner que ni l'âge, ni la situation familiale ou 

économique, un arrêt prolongé de l'activité professionnelle ou même le 

refus d'exercer une activité médicalement exigible ne constituent un critè-

re relevant pour l'octroi d'une rente d'invalidité (arrêt du Tribunal fédéral I 

175/04 du 28 janvier 2005 consid. 3). 

11.  

11.1 Le recours, manifestement infondé, doit partant être rejeté dans une 

procédure à juge unique (art. 85
bis

 al. 3 de la loi fédérale du 20 décembre 

1946 sur l'assurance-vieillesse et survivants [LAVS, RS 831.10], appli-

cable par le renvoi de l'art. 69 al. 2 LAI). 

11.2 Les frais de procédure, fixés à 400 francs, sont mis à la charge du 

recourant (art. 63 al. 1 PA, applicable par le truchement de l'art. 37 LTAF). 

Ils sont compensés par l'avance de frais du même montant dont il s'est 

acquittée au cours de l'instruction. 

11.3 Il n'est pas alloué d'indemnité de dépens (art. 7 al. 3 du règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173. 320.2]). 

 

 

 

 

(dispositif à la page suivante) 

  

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Page 11 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure de CHF 400.- sont mis à la charge du recourant et 

sont prélevés sur l'avance de même montant déjà fournie. 

3.  

Il n'est pas alloué de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Recommandé AR) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. _______ ; Recommandé) 

– à l'Office fédéral des assurances sociales (Recommandé) 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Madeleine Hirsig-Vouilloz Nicole Ricklin 

 

  

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Page 12 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 

ss et 100 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, 

RS 173.110]). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

du recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition :