# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d1065ba1-4ebb-57ae-aca9-0c243755a810
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-10-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.10.2015 C-3269/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-3269-2014_2015-10-27.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-3269/2014 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 7  o c t o b r e  2 0 1 5  

Composition 
 Madeleine Hirsig-Vouilloz (présidente du collège),  

Caroline Bissegger, David Weiss, juges, 

Barbara Scherer, greffière. 
 

 
 

Parties 
 X._______, Espagne 

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Caisse suisse de compensation (CSC),  

Avenue Edmond-Vaucher 18, Case postale 3100, 

1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance vieillesse et survivants (décision sur opposition 

du 9 mai 2014). 

 

 

 

C-3269/2014 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 14 novembre 2013, X._______ (ci-après : assurée ou recourante), 

ressortissante espagnole née le 13 octobre 1948, mariée et mère de quatre 

enfants nés respectivement en 1967, 1969, 1974 et 1987, dépose, via 

l'institut national de sécurité sociale espagnole (INSS), auprès de la Caisse 

suisse de compensation (ci-après : CSC) une demande de rente de 

vieillesse (CSC pce 1). L'assurée annonce avoir travaillé en Suisse 

d'octobre 1970 à décembre 1973 aux restaurants A._______ et au 

B._______ à C._______.  

Elle joint à sa demande les documents suivants : 

– une attestation du 15 décembre 1970 du restaurant A._______, 

confirmant que Monsieur et Madame X._______ y ont travaillé comme 

employés de maison du 18 octobre au 15 décembre [mois corrigé] 

1970 (CSC pce 2 p. 4), 

– un certificat de travail du restaurant B._______ du 30 novembre 1973 

au nom de l'assurée (CSC pce 2 p. 3),  

– un contrat de travail illisible du restaurant B._______ (CSC pce 2 pp. 1 

et 2), 

– l'attestation du 15 avril 2004 de la carrière d'assurance en Espagne du 

mari de l'assurée (CSC pce 3 pp. 1 à 4), 

– l'attestation du 14 novembre 2013 de la carrière d'assurance en 

Espagne de l'assurée (CSC pce 3 pp. 5 à 8). 

B.  

La CSC entreprend des recherches afin de pouvoir retrouver des 

cotisations versées par le restaurant A._______. Dans un premier temps, 

elle s'adresse à la caisse de compensation Hotela qui l'informe que ce 

restaurant n'a pas été affilié auprès d'elle (courriers des 14 et 20 janvier 

2014 [CSC pces 6 et 7]). La CSC se renseigne ensuite auprès de la caisse 

de compensation GastroSocial qui par courrier du 3 février 2014 indique 

que l'assurée n'est pas inscrite dans les dossiers de salaires 1970 de cet 

employeur (CSC pces 8 et 9). Elle joint le livret de salaires 1970 (CSC pce 

10) duquel il ressort que le mari de l'assurée y a travaillé et payé des 

cotisations du 10 avril 1969 au 31 août 1970 et du 18 octobre au 16 

décembre 1970 (CSC pce 10 p. 5).  

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C.  

Par décision du 18 mars 2014, la CSC rejette la demande de rente de 

vieillesse de l'assurée, la condition de durée minimale d'assurance d'une 

année n'étant pas réalisée. De plus, elle précise que les cotisations 

versées à l'AVS et à l'AI suisses ne peuvent pas être remboursées (CSC 

pce 15). La CSC appuie sa décision sur le résumé du dossier avant calcul 

du 18 mars 2014, faisant état de cotisations de la part de l'assurée de mars 

à novembre 1973 (9 mois). Le résumé contient également les données du 

mari de l'assurée qui a cotisé en 1969 12 mois, en 1970 12 mois, en 1972 

11 mois et en 1973 11 mois (CSC pce 12). 

D.  

Par opposition du 3 avril 2014, l'assurée conteste la décision de la CSC, 

soutenant qu'elle a également cotisé du 17 mars 1970 au 9 avril 1971 pour 

avoir travaillé au restaurant A._______ à C._______ (CSC pce 16 pp. 1 et 

2). A son appui, elle verse les documents suivants : 

– une copie de la carte AVS n° 752.48.813.458 établie au nom de 

l'assurée (CSC pce 16 p. 4), 

– une copie du livret pour étrangers B relatif à une autorisation de séjour 

n° … accordée à l'assurée du 17 mars 1970 au 9 avril 1971, timbrée 

par le contrôle de l'habitant de C._______ et contenant une déclaration 

d'arrivée de celui-ci du 20 mars 1970 (CSC pce 16 pp. 5 à 8), 

– une copie du livret pour étrangers A relatif à une autorisation de séjour 

accordée à l'assurée du 1er mars 1973 au 30 novembre 1973 (CSC pce 

16 pp. 9 à 12). 

E.  

La CSC mène des recherches complémentaires auprès de la police des 

étrangers ainsi qu'auprès du contrôle de l'habitant de la ville de C._______ 

qui lui répondent qu'ils ne possèdent pas d'informations au nom de 

l'assurée (courriers du 28 avril ainsi que des 1er et 5 mai 2014 [CSC pces 

18, 19, 21 p. 2 et 22 p. 2]). 

  

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F.  

Par décision sur opposition du 9 mai 2014, la CSC rejette l'opposition et 

confirme sa décision du 18 mars 2014. En substance, elle invoque qu'en 

l'absence de fiche de salaires et/ou de la preuve d'une période de domicile 

en Suisse, elle s'est fondée à juste titre sur les inscriptions figurant dans le 

compte individuel de l'assurée pour déterminer sa durée d'assurance, à 

savoir une période de cotisation de 9 mois allant de mars à novembre 1973 

(CSC pce 23). 

G.  

Le 4 juin 2014 (timbre postal du 6 juin 2014), l'assurée forme recours contre 

cette décision sur opposition auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-

après : TAF ou Tribunal). Elle avance notamment qu'elle était en 

possession d'une autorisation de séjour en Suisse allant du 17 mars 1970 

au 9 avril 1971 et qu'elle a travaillé au restaurant A._______ à C._______. 

Elle demande de tenir compte de cette période, les annotations de son 

passeport prouvant ses arrivées et départs. Elle soulève également que 

dans le cas où cet employeur, dont elle indique les noms des propriétaires, 

n'ont pas versé les cotisations, elle présume qu'ils ont commis une 

infraction grave dont la CSC répond comme responsable civil subsidiaire. 

Elle soutient également que c'est à la Suisse d'entreprendre à ce sujet des 

investigations complémentaires (TAF pce 1). A son appui, elle verse une 

copie de son passeport échu, timbré le 23 février 1970 et contenant 

plusieurs inscriptions dont notamment sur sa 7ème page un timbre de sortie 

de la police de D._______ du 16 mars 1970, un timbre de la frontière suisse 

du 17 mars 1970, une déclaration d'arrivée de la ville de C._______ du 20 

mars 1970, un timbre de la frontière suisse du 3 septembre 1970 ainsi que 

la référence "xxx". Sur sa 8ème page, le passeport contient un timbre de 

sortie de la police de D._______ du 16 octobre 1970 (TAF pce 1 annexe 

1).  

S'agissant de l'année 1973 la recourante se réfère principalement aux 

documents déjà versés au dossier et joint encore un certificat du Consulat 

espagnol du 28 mars 1973 (TAF pce 1 annexe 5). 

H.  

Par réponse du 20 août 2014, la CSC conclut au rejet du recours et à la 

confirmation de sa décision sur opposition attaquée. Elle se base sur 

l'extrait du compte individuel de l'assurée du 14 août 2014 qui contient des 

cotisations versées de mars à novembre 1973 pour un revenu de 

11'897 francs (CSC pce 11). Elle explique que c'est à juste titre qu'elle s'est 

fondée sur les inscriptions figurant dans le compte individuel de l'assurée 

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pour déterminer la durée de cotisations et que par ailleurs, l'assurée n'a 

pas droit au remboursement de ses cotisations, l'ancienne convention de 

sécurité sociale entre la Suisse et l'Espagne du 21 septembre 1959 n'étant 

applicable qu'aux ressortissants espagnols qui ont cotisé en Suisse avant 

le 1er septembre 1970. Elle précise en outre que l'assurée a bien cotisé au 

nom de X._______ et non Y._______ comme le démontre l'extrait du 

registre des assurés (Telezas3), les certificats de travail et la carte AVS 

(TAF pce 3 et extrait Telezas3 du 20 août 2014). 

I.  

La recourante ne donne pas suite à l’invitation du TAF à répliquer à la 

réponse de la CSC (cf. ordonnance du 28 août 2014 [TAF pces 4 à 6]). 

J.  

Le 5 juin 2015, la CSC informe que l'époux de la recourante est décédé le 

26 mars 2015 et qu'elle a attribué à l'assurée par décision du 18 mai 2015 

une rente de veuve mensuelle de 104 francs à compter du 1er avril 2015. 

Cette prestation a été calculée sur la base de la durée de cotisation et du 

revenu annuel moyen du mari de l'assurée conformément à l'art. 33 al. 1 

LAVS. Elle joint à son courrier une copie de sa décision ainsi que de la 

feuille de calcul du 18 mai 2015 (TAF pce 7 et annexes). 

K.  

Par ordonnance du 16 juin 2015, le TAF informe la recourante du courrier 

de la CSC (TAF pce 8). 

 

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal de céans connaît en vertu des art. 31 et 33 let. d de la loi 

fédérale sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) et de 

l'art. 85bis al. 1 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants 

(LAVS, RS 831.10) des recours interjetés par les personnes résidant à 

l'étranger contre les décisions prises par la CSC concernant l'octroi des 

rentes de vieillesse. Les exceptions prévues dans l'art. 32 LTAF ne sont 

pas réalisées en l'espèce. 

1.2 La procédure devant le TAF en matière d'assurances sociales est régie 

par la loi sur la procédure administrative (PA, RS 172.021) dans la mesure 

où la LTAF, la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances 

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sociales (LPGA, RS 830.1) ou la LAVS ne sont pas applicables (cf. art. 3 

let. dbis PA en relation avec l'art. 37 LTAF et art. 1 al. 1 LAVS). 

1.3 L'assurée a qualité pour recourir contre la décision sur opposition 

attaquée, étant touchée par celle-ci et ayant un intérêt digne de protection 

à ce qu'elle soit annulée ou modifiée (art. 59 LPGA).  

1.4 En outre, déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi 

(art. 60 LPGA et 52 PA), le recours est recevable et le Tribunal entre en 

matière sur le fond du recours. 

2.  

Le TAF applique le droit d'office, sans être lié par les motifs invoqués dans 

le recours (art. 62 al. 4 PA) ni par l'argumentation juridique développée 

dans la décision entreprise (PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit 

administratif, vol. II, Les actes administratifs, 3e éd. 2011, p. 300 s.; 

JÉRÔME CANDRIAN, Introduction à la procédure administrative fédérale, La 

procédure devant les autorités administratives fédérales et le Tribunal 

administratif fédéral, 2013, n° 176). La procédure est régie par la maxime 

inquisitoire, ce qui signifie que le TAF définit les faits et apprécie les 

preuves d'office et librement (art. 12 PA). Les parties doivent toutefois 

collaborer à l'établissement des faits (art. 13 PA) et elles doivent motiver 

leurs recours (art. 52 PA). En conséquence, l'autorité saisie se limite en 

principe aux griefs soulevés et n'examine les questions de droit non 

invoquées que dans la mesure où les arguments des parties ou le dossier 

l'y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a, 121 V 204 consid. 6c; 

MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem Bundesverwaltungs-

gericht, 2ème édition 2013, p. 25 n. 1.55). 

3.  

3.1 S'agissant du droit applicable dans le temps, il convient de rappeler le 

principe selon lequel les règles pertinentes sont celles en vigueur au 

moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits 

(ATF 130 V 445 consid. 1.2). En l'occurrence, sont applicables les 

dispositions en vigueur à compter du 1er novembre 2012 (début d'un 

éventuel droit à une rente de vieillesse) et le 9 mai 2014 (date de la décision 

sur opposition attaquée). Dans la mesure où la question de 

l'assujettissement de la recourante à l'AVS est abordée – sont litigieuses 

les années 1970 et 1971 – le droit en vigueur à ces moments-là est 

déterminant ; l'arrêt indiquera ces versions expressément par la suite. 

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3.2 Au niveau du droit international, la recourante domiciliée dans son pays 

d'origine, est applicable l'Accord entre la Suisse et la Communauté 

européenne et ses Etats membres sur la libre circulation des personnes du 

21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681) qui est entré en vigueur pour la 

relation entre la Suisse et les Etats de l'Union européenne le 1er juin 2002 

(cf. ATF 133 V 269 consid. 4.2.1). En ce qui concerne la relation avec la 

Suisse, l'ALCP a été modifié avec effet au 1er avril 2012 (cf. la décision 

n°1/2012 du Comité mixte du 31 mars 2012 remplaçant l'annexe II dudit 

accord sur la coordination des systèmes de sécurité sociale [RO 2012 

2345]). Pour cette raison sont en l'occurrence également déterminants le 

règlement n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 

2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (RS 

0.831.109.268.1) et le règlement n° 987/2009 du Parlement européen et 

du Conseil du 16 septembre 2009 fixant les modalités d'application du 

règlement n° 883/2004 portant sur la coordination des systèmes de 

sécurité sociale (RS 0.831.109.268.11).  

D'après l'art. 4 du règlement n° 883/2004, les ressortissants des Etats 

membres de la Communauté européenne et les ressortissants suisses 

bénéficient de l'égalité de traitement.  

En outre, dans la mesure où l'ALCP et en particulier son annexe II ne 

prévoient pas de disposition contraire, la procédure ainsi que les conditions 

de l'octroi d'une rente de vieillesse suisse sont déterminées exclusivement 

d'après le droit suisse (ATF 130 V 51 ss). 

Par ailleurs, en principe, depuis l'entrée en vigueur de l'ALCP, les accords 

de sécurité sociale bilatéraux entre la Suisse et les Etats membres de la 

Communauté européenne sont suspendus, dans la mesure où la même 

matière est régie par cet accord (art. 20 ALCP). Par contre, dans le cas où 

– comme en l'espèce – la personne assurée a exercé son droit à la libre 

circulation avant l'entrée en vigueur de l'ALCP, les conventions bilatérales 

de sécurité sociale plus favorables continuent à s'appliquer (cf. ATF 133 V 

329 consid. 5 ss). 

4.  

Dans le cas concret est litigieuse la question de savoir si la recourante a 

droit à une rente de vieillesse – au moins jusqu'au moment où son droit à 

une rente de veuve est né (cf. consid. 11 ci-dessous) – et particulièrement, 

si l'assurée remplit la condition de la cotisation minimale d'une année 

entière. 

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5.  

Le droit à une rente de vieillesse prend naissance le premier jour du mois 

suivant celui où une femme a atteint 64 ans révolus (art. 21 al. 1 let. b et 

al. 2 LAVS). 

En l'occurrence, la recourante étant née le 13 octobre 1948, son éventuel 

droit à une rente de vieillesse pourrait naître le 1er novembre 2012. Cette 

rente pourrait lui être versée, avec effet rétroactif, à partir de cette date-ci 

même si l'assurée n'a déposé sa demande de prestation que le 

14 novembre 2013 (CSC pce 1). En effet, selon l'art. 24 al. 1 LPGA le droit 

à des prestations arriérées s'éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel 

la prestation était due. Enfin, en vertu de l'art. 7 du Règlement (CE) 

n° 883/2004, la rente pourrait être versée à la recourante vivant en 

Espagne (cf. aussi art. 18 al. 2 LAVS). 

6.  

Conformément à l'art. 29 al. 1 LAVS peuvent prétendre à une rente 

ordinaire de vieillesse tous les ayants droits auxquels il est possible de 

porter en compte au moins une année entière de revenus, de bonifications 

pour tâches éducatives ou pour tâches d'assistance. 

Les conditions de l'art. 29 al. 1 LAVS sont alternatives. Ainsi, une personne 

assurée peut satisfaire à l'exigence de la période minimale de cotisation 

d'une année sans avoir payé personnellement des cotisations (ATF 126 V 

5 consid. 1b et référence; MICHEL VALTERIO, Droit de l'assurance-vieillesse 

et survivants (AVS) et de l'assurance-invalidité (AI), Commentaire 

thématique, 2011, ch. 871 p. 257).  

L'art. 29 al. 1 LAVS est précisé par l'art. 50 du règlement sur l'assurance-

vieillesse et survivants (RAVS, RS 831.101) qui prévoit qu'une année de 

cotisation est entière lorsqu'une personne a été assurée obligatoirement 

ou facultativement au sens des art. 1a ou 2 LAVS pendant plus de onze 

mois au total et que, pendant ce temps-là, elle a versé la cotisation 

minimale (MICHEL VALTERIO, op. cit., ch. 869 p. 256). 

  

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7.  

7.1 Aux termes des art 29bis al. 1 et art. 29ter al. 2 LAVS, sont considérées 

comme années de cotisations les périodes durant lesquelles une personne 

a payé des cotisations (art. 29ter al. 2 let. a), les périodes pendant lesquelles 

son conjoint a payé au moins le double de la cotisation minimale (art. 29ter 

al. 2 let. b) et les périodes pour lesquelles des bonifications pour tâches 

éducatives ou pour tâches d'assistance peuvent être prises en compte (art. 

29ter al. 2 let. c) entre le 1er janvier qui suit la date où l'ayant droit a eu 

20 ans révolus et le 31 décembre qui précède la réalisation du risque 

assuré (âge de la retraite ou décès).  

7.2 Pour qu'une période puisse être comptée comme durée de cotisation, 

il faut en outre que la personne ait été assurée et soumise à l'obligation de 

cotiser (MICHEL VALTERIO, op. cit., ch. 919 p. 267).  

7.2.1 Sont assurées à l'assurance-vieillesse et survivants obligatoire 

principalement les personnes physiques domiciliées en Suisse (art. 1a al. 1 

let. a LAVS, correspondant à l'ancien art. 1 al. 1 let. a LAVS en vigueur 

jusqu'au 31 décembre 1997 [RO 63 843]) et les personnes physiques qui 

exercent en Suisse une activité lucrative (art. 1a al. 1 let. b LAVS, 

correspondant à l'ancien art. 1 al. 1 let. b LAVS en vigueur jusqu'au 31 

décembre 2002 [RO 63 843]).  

7.2.2 En vertu de l'art. 3 al. LAVS, en vigueur depuis le 1er janvier 1997 

(10ème révision de l'AVS), les personnes assurées sont tenues de payer des 

cotisations AVS à compter du 1er janvier de l'année qui suit la date à 

laquelle elles ont eu 20 ans; cette obligation cesse à la fin du mois où les 

femmes atteignent l'âge de 64 ans, les hommes l'âge de 65 ans.  

7.2.3 Jusqu'au 31 décembre 1996, les épouses d'assurés ou les veuves 

qui n'exerçaient pas d'activité lucrative n'étaient pas tenues de payer des 

cotisations à l'AVS (art. 3 al. 2 let. b et c LAVS dans sa teneur alors en 

vigueur [RO 63 843]). L'exemption de cotiser dont bénéficiaient les 

épouses et les veuves sans activité lucrative a été supprimée avec effet au 

31 décembre 1996 et est désormais remplacée par la fiction de l'art. 3 al. 

3 let. a LAVS, selon laquelle le conjoint sans activité lucrative d'un assuré 

exerçant une activité lucrative est réputé avoir payé lui-même des 

cotisations, pour autant que le conjoint qui travaille ait versé sur le revenu 

de son activité lucrative au moins l'équivalent du double de la cotisation 

minimale (cf. Pratique VSI 2001/4 p. 175 consid. 3). 

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7.3 De surcroît, pour qu'une période puisse être considérée comme durée 

de cotisation, il faut que les cotisations aient été payées lors de la 

naissance du droit à la rente (exception : les périodes pour lesquelles des 

bonifications pour tâches éducatives ou pour tâches d'assistance peuvent 

être prises en compte; cf. consid. 10.1 ci-dessous). A tout le moins, la 

personne assurée doit encore pouvoir s'en acquitter conformément à 

l'art. 16 al. 1 LAVS selon lequel les cotisations dont le montant n'a pas été 

fixé par voie de décision dans un délai de cinq ans à compter de la fin de 

l'année civile pour laquelle elles sont dues ne peuvent plus être exigées ni 

versées (cf. également art. 16 al. 2 LAVS; MICHEL VALTERIO, op. cit., 

ch. 919 p. 267). 

8.  

8.1 S'agissant de la détermination de la période de cotisations basée sur 

les cotisations personnelles de la recourante (cf. art. 29ter al. 2 let. a LAVS 

cité ci-dessus), il sied en principe de se fonder sur les comptes individuels 

(CI) qui sont établis pour chaque personne assurée (cf. art. 30ter LAVS et 

art. 133 ss RAVS).  

8.2 Toute personne assurée a le droit d'exiger de chaque caisse de 

compensation qui tient pour elle un compte individuel un extrait des 

inscriptions faites, portant des indications relatives aux employeurs 

(art. 141 al. 1 RAVS). Elle peut demander une rectification des inscriptions 

du compte individuel dans un délai de 30 jours (art. 141 al. 2 RAVS). 

Cependant, au vu de l'art. 141 al. 3 RAVS, lorsqu'il n'est demandé ni extrait 

de compte ni rectification, ou lorsqu'une demande de rectification a été 

rejetée, la rectification des inscriptions ne peut être exigée, lors de la 

réalisation du risque assuré (l'invalidité ou la vieillesse) que si l'inexactitude 

des inscriptions est manifeste ou si elle a été pleinement prouvée.  

Il s'agit d'une preuve qualifiée. Selon la jurisprudence, les motifs de 

sécurité juridique exigent de se montrer strict en matière d'appréciation des 

preuves lorsqu'une personne assurée prétend avoir exercé une activité 

lucrative soumise à cotisations paritaires durant une période non prise en 

compte dans le calcul de la rente (ATF 107 V 7 consid. 2a). Ainsi, il n'y a 

matière à rectification que si la preuve absolue est rapportée que 

l'employeur a effectivement retenu des cotisations AVS sur les revenus 

versés ou qu'une convention de salaire net a été fixée entre cet employeur 

et le salarié. Il ne suffit pas d'établir l'exercice d'une activité salariée (ATF 

130 V 335 consid. 4.1). La preuve absolue doit être fournie selon les règles 

usuelles sur l'administration et le fardeau de la preuve qui prévalent dans 

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l'assurance sociale ; toutefois, l'obligation de collaborer de la partie 

intéressée est plus étendue dans ce cas (ATF 117 V 261 consid. 3d, arrêt 

non publié du Tribunal fédéral H 193/04 du 11 janvier 2006 consid. 2).  

8.3 En l'espèce, l'extrait du compte individuel de l'assurée contient des 

cotisations personnelles de mars à novembre 1973 (cf. extrait du compte 

individuel du 14 août 2014). La recourante soutient qu'elle a également 

cotisé lorsqu'elle a travaillé au restaurant A._______ à C._______ en 1970 

et 1971. Le risque assuré de vieillesse étant déjà survenu, la recourante 

doit au vu de l'art. 141 al. 3 RAVS cité apporter la preuve stricte des 

cotisations versées. 

8.4 Or, à l'instar de la CSC, le TAF constate que la recourante ne parvient 

pas à apporter cette preuve.  

En effet, les investigations entreprises par la CSC auprès de la caisse de 

compensation GastoSocial à laquelle le restaurant A._______ a été affilié, 

ont été infructueuses, la recourante – contrairement à son mari – ne figure 

pas dans le dossier de salaires (CSC pce 10). De plus, l'attestation de cet 

employeur du 15 décembre 1970 ne prouve que le fait que l'assurée y a 

travaillé du 18 octobre au 15 décembre 1970. Par contre, elle ne démontre 

pas que des cotisations AVS ont été retenues sur le revenu versé ou qu'une 

convention de salaire net a été fixée entre cet employeur et l'assurée. Or 

selon la jurisprudence citée, en Suisse, il ne suffit pas d'établir l'exercice 

d'une activité professionnelle seulement. De surcroît, l'assurée a 

effectivement cotisé sous le nom de "X._______" et non sous le nom de 

"Y._______" (cf. Telezas3, certificats du travail et carte AVS). Du reste, 

selon les recherches du Tribunal de céans dans l'annuaire téléphonique en 

ligne (www.local.ch; consultation du 27 août 2015), il n'existe plus de 

restaurant A._______ à C._______ et aucun restaurant ne se trouve à la 

rue de … n° 11. Par conséquent, toutes les mesures nécessaires afin de 

retrouver des cotisations versées par le restaurant A._______ ont été 

entreprises par la CSC et le TAF conformément à leurs obligations résultant 

de la maxime inquisitoire (cf. art. 43 LPGA et 12 PA). Le Tribunal ne peut 

donc pas, faute de preuves absolues, retenir des cotisations pour l'activité 

professionnelle de la recourante au restaurant A._______. Il n'existe pas, 

en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration 

ou le tribunal devrait statuer, dans le doute, en faveur de la personne 

assurée (ATF 126 V 322 consid. 5a; arrêt du Tribunal fédéral H 139/06 du 

5 octobre 2006 consid. 2.2).  

C-3269/2014 

Page 12 

Il reste à examiner si la recourante peut bénéficier d'autres périodes de 

cotisations en vertu de l'art. 29ter al. 2 LAVS cité. 

9.  

9.1 S'agissant des périodes de cotisations à prendre en considération eu 

égard aux périodes pendant lesquelles le conjoint de l'assurée a payé au 

moins le double de la cotisation minimale (art. 29ter al. 2 let. b LAVS cité), 

elles sont en principe établies selon l'appendice I des Directives de l'Office 

fédéral des assurances sociales concernant les rentes de l’assurance 

vieillesse, survivants et invalidité fédérale (valables dès le 1er janvier 2003; 

ci-après : DR) ch. 2.1.2. Toutefois, lorsque, au vu de l'art. 3 al. 2 let. b et c 

LAVS en vigueur jusqu'au 31 décembre 1996 – déterminant en 

l'occurrence – l'épouse ou la veuve n'a pas versé de cotisations, les 

périodes de mariage ou de veuvages pendant lesquelles elle a été assurée 

en Suisse sont prises en compte en tant que durée de cotisation (cf. consid. 

7.2.3 ci-dessus ; cf. également DR ch. 5024 étant entendu que, destinées 

à assurer l'application uniforme des prescriptions légales, les directives de 

l'administration n'ont pas force de loi; elles servent cependant à créer une 

pratique administrative uniforme et présentent à ce titre une certaine utilité 

[arrêt du Tribunal fédéral 9C_283/2010 du 17 décembre 2010 consid. 4.1 

et références]).  

9.2 En l'espèce, il ressort du dossier que l'assurée s'est mariée le 

18 janvier 1967 (CSC pce 1) et que son mari a cotisé en 1970 durant 

12 mois pour un revenu de 8'120 francs (cf. informations des comptes 

individuels [CSC pce 12 p. 2]). Ainsi, des périodes de cotisations pourraient 

être prises en considération pour l'année 1970 si la recourante avait été 

assujettie à l'AVS pendant cette année-ci parce qu'elle y eu son domicile 

en Suisse ou/et y a exercé une activité lucrative (cf. consid. 7.2.1 ci-

dessus).  

9.3 Conformément à l'art. 13 al. 1 LPGA, le domicile d'une personne est 

déterminé selon les art. 23 à 26 du Code civil suisse (CC, RS 210). Ainsi, 

en règle générale, le domicile de toute personne est au lieu où elle réside 

avec l'intention de s'y établir (cf. art. 23 al. 1, 1ère partie de la phrase, CC). 

L'intention de s'établir suppose que la personne crée avec le lieu en 

question le centre de ses intérêts (ATF 120 III consid. 2a) qui se trouve à 

l'endroit où se focalisent un maximum d'éléments concernant sa vie 

personnelle, sociale et professionnelle, de sorte que l'intensité des liens 

avec ce centre l'emporte sur les liens existants avec d'autres endroits (ATF 

C-3269/2014 

Page 13 

125 III 102 consid. 3). Il n'est pas indispensable que la personne ait 

l'intention de rester toujours ou pour un temps indéterminé dans un certain 

lieu, il suffit qu'elle se propose de faire de ce lieu le centre de ses intérêts 

quand bien même elle aurait l'intention de transférer plus tard son domicile 

ailleurs au cas où les circonstances viendraient à se modifier (ATF 127 V 

241 consid. 2c, 69 I 9 et 41 III 51).  

Concrètement, il est admis qu'une autorisation annuelle de séjour de type 

B constitue un indice sérieux en ce qui concerne l'intention de s'établir en 

Suisse (cf. à titre d'exemple l'arrêt du Tribunal fédéral P 5/05 du 5 janvier 

2006 consid. 2 et références et l'arrêt du TAF C-578/2012 du 1er octobre 

2013 consid. 4.2.1). 

9.4 Dans le cas concret, la CSC soutient que la recourante n'a pas pu 

prouver des périodes de domicile en Suisse, ses enquêtes effectuées 

auprès du contrôle de l'habitant de la ville de C._______ et de l'office des 

migrations ayant été infructueuses (cf. CSC pces 21 p. 3 et 22 p. 2).  

Pourtant, force est de constater que la recourante a versé au dossier une 

copie de son permis B relatif à une autorisation de séjour n° … accordée 

du 17 mars 1970 au 9 avril 1971 par le canton d'E._______ et contenant 

une attestation d'arrivée du 20 mars 1970 (CSC pce 16 pp. 5 à 8). Elle a 

également produit dans le cadre de la présente procédure une copie de 

son passeport échu, dont les différentes inscriptions confirment cette 

autorisation de séjour et attestent son arrivée en Suisse en mars 1970 ainsi 

que, après un court séjour en Espagne, en octobre 1970 (TAF pce 1 

annexe 1) ; cette arrivée en octobre 1970 coïncide du reste avec 

l'attestation de travail du 15 décembre 1970 du restaurant A._______ (CSC 

pce 2 p. 4). Au vu de ces documents, et conformément aux dispositions 

légales et à la jurisprudence citées ci-dessus, il faut donc retenir comme 

établi que la recourante, rejoignant son mari et ayant travaillé au restaurant 

A._______ d'octobre à décembre 1970 (CSC pce 2 p. 4), a eu son domicile 

en Suisse du 20 mars 1970 au 9 avril 1971 (CSC pce 16 pp. 5 à 8 et TAF 

pce 1 annexe 1), même si le contrôle de l'habitant et l'office des migrations 

n'ont plus trouvé des inscriptions à l'égard de l'assurée pour un événement 

remontant à plus de 40 ans. 

Par conséquent, la recourante ayant eu son domicile en Suisse à partir de 

mars 1970, il faut lui reconnaître au vu de l'art. 29ter al. 2 let. b LAVS 10 

mois de cotisations supplémentaires. 

10.  

C-3269/2014 

Page 14 

10.1 La recourante, ayant été domiciliée en Suisse jusqu'en avril 1971 et 

étant mère d'enfants nés en 1967, 1969, 1974 et 1987, il sied encore 

d'examiner si des périodes de cotisations supplémentaires peuvent lui être 

créditées en vertu de l'art. 29ter al. 2 let. c LAVS.  

En effet, les périodes durant lesquelles la personne assurée, tout en 

possédant la qualité d’assuré, ne s’est pas ou pas entièrement acquittée 

de son obligation de cotiser, ont toutefois valeur de durée de cotisations 

lorsque des bonifications pour tâches éducatives ou pour tâches 

d’assistance peuvent lui être attribuées pour cette période (cf. art. 29ter al. 2 

let. c LAVS; DR ch. 5033).  

10.2 Il ressort des art. 29bis al. 1 et art. 29sexies al. 1 LAVS qu'une personne 

peut se voir attribuer des bonifications pour tâches éducatives pour les 

années durant lesquelles elle a exercé l'autorité parentale sur un ou 

plusieurs enfants âgés de moins de 16 ans dès le 1er janvier de l’année qui 

suit celle durant laquelle elle a atteint 20 ans révolus et au plus jusqu’au 31 

décembre qui précède la réalisation de l’événement assuré.  

Le droit aux bonifications pour tâches éducatives prend naissance dès 

l’année civile qui suit celle de la naissance du premier enfant et s’éteint au 

plus tard à la fin de l’année civile durant laquelle le dernier enfant a atteint 

l’âge de 16 ans révolus (cf. art. 52f al. 1 RAVS; DR ch. 5411). 

10.3 Les bonifications pour tâches éducatives ne peuvent pas être 

allouées au parent qui n'a pas qualité d'assuré par exemple parce que, 

étant domicilié à l'étranger, il n'est pas assuré (arrêt du Tribunal fédéral 

H 318/00 du 25 juin 2001 consid. 4; cf. aussi art. 52f al. 4 RAVS). De plus, 

la prise en compte des périodes de cotisations se rapportant aux 

bonifications pour tâches éducatives et aux bonifications pour tâches 

d’assistance à considérer ne s’effectue qu’à condition que les cotisations 

dues personnellement ne puissent plus être réclamées ou compensées en 

raison de la prescription (cf. DR ch. 5033; cf. aussi consid. 7.3 ci-dessus).  

10.4 En l'espèce, il est établi que la recourante a eu son domicile en Suisse 

jusqu'en avril 1971 et que ses deux premiers enfants sont nés en 1967 et 

1969. Compte tenu de ce qui précède, elle peut donc se voir accorder pour 

l'année 1971 quatre mois de durée de cotisations complémentaires même 

si pour cette année aucune cotisation personnelle ou de cotisations de la 

part de son mari ont été versées.  

C-3269/2014 

Page 15 

10.5 En conclusion, le Tribunal peut retenir pour le compte de l'assurée 23 

mois de périodes de cotisation (mars 1970 à avril 1971 et mars à novembre 

1973). L'assurée remplit donc la condition de la durée de cotisation 

minimale d'une année prescrite par l'art. 29 al. 1 LAVS et a droit à une rente 

de vieillesse. 

Dans cette situation, la question d'un éventuel droit à un remboursement 

des cotisations ne se pose plus. 

11.  

Enfin, il convient de considérer que l'assurée a depuis le décès de son 

mari, le 26 mars 2015, droit à une rente de veuve qui a été déterminée sur 

la base des cotisations de son mari (cf. art. 33 al. 1 LAVS; décision de la 

CSC du 18 mai 2015 [TAF pce 7 annexe]).  

Au vu de l'art. 24b LAVS, si une personne remplit simultanément les 

conditions d'octroi d'une rente de veuve ou de veuf et d'une rente de 

vieillesse ou d'invalidité, seule la rente plus élevée sera versée. La 

comparaison doit uniquement être effectuée lorsque la rente de vieillesse 

ou d'invalidité (y compris le supplément pour les veuves et les veufs selon 

l'art. 35bis LAVS) est inférieure au montant maximal de la rente de veuve 

ou de veuf (cf. DR ch. 3504; MICHEL VALTERIO, op. cit., ch. 831 p. 246).  

Dans le cas concret, la CSC devra donc effectuer la comparaison de 

prestations à partir du 1er avril 2015.  

12.  

Au vu de ce qui précède, le recours doit être admis et la décision sur 

opposition du 9 mai 2014 annulée. L'affaire est renvoyée à l'autorité 

inférieure afin qu'elle détermine le montant de la rente de vieillesse de la 

recourante et effectue, pour la période à compter du 1er mai 2015 la 

comparaison avec la rente de veuve. Elle rendra ensuite une nouvelle 

décision sur le droit de la recourante à une rente de vieillesse. 

  

C-3269/2014 

Page 16 

13.  

13.1 Il n'est pas perçu de frais de procédure, la procédure devant le 

Tribunal de céans étant gratuite pour les parties (art. 85bis al. 2 LAVS). 

13.2 La recourante a obtenu gain de cause. Toutefois, ayant agi sans avoir 

eu recours à un mandataire professionnel et n'ayant pas démontré avoir 

eu à supporter des frais indispensables et relativement élevés, elle n'a pas 

droit à des dépens (art. 64 al. 1 PA et art. 7 ss du règlement concernant les 

frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral 

[FITAF, RS 173.320.2]). 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dispositif se trouve à la page suivante.  

C-3269/2014 

Page 17 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis et la décision sur opposition du 9 mai 2014 annulée. 

2.  

L'affaire est renvoyée à l'autorité inférieure afin qu'elle procède à des 

calculs complémentaires dans le sens des considérants et rende une 

nouvelle décision sur le droit de la recourante à une rente de vieillesse. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure, ni alloué de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– à la recourante (Recommandé avec avis de réception) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. … ; Recommandé) 

– à l'Office fédéral des assurances sociales (Recommandé) 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Madeleine Hirsig-Vouilloz Barbara Scherer 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, CH-6004 Lucerne, Suisse par la voie du recours en 

matière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification 

(art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 172.021]). 

Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de 

preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de preuve 

doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains du 

recourant (art. 42 LTF).  

Expédition :