# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f53564db-2613-50b0-ab8d-2e87a5e01156
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-08-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 19.08.2014 A/2974/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2974-2013_2014-08-19.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2974/2013-PE ATA/651/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 19 août 2014 

1
ère

 section 

   dans la cause 

 

A______ 
représenté par Me Marco Rossi, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'INSPECTION ET DES RELATIONS DU TRAVAIL 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

17 décembre 2013 (JTAPI/1367/2013) 

- 2/10 - 

A/2974/2013 

EN FAIT 

1.1)  A______ (ci-après : A______ ou la société) exploite un restaurant indien, 
sis rue ______à Genève. Messieurs B______ et C______ sont les associés gérants 
de cette société. 

2.2)  Ce dernier a un frère, Monsieur D______, né le ______ 1978, ressortissant 
du Bangladesh, où il vit. 

  Du 15 février au 18 juin 2009, il a suivi des cours, intitulé en anglais « food 
& beverage production » auprès du « National Hotel & Tourism Training 
Institute » du Bangladesh, et a obtenu le diplôme afférent. 

  Dans son pays, il a travaillé en qualité de cuisinier dans le restaurant 
E______, servant de la cuisine thaïlandaise, chinoise et bangladaise, une première 
fois du 10 mars 2006 au 31 décembre 2008, puis du 2 février 2009 jusqu’au 4 
avril 2013, en tous les cas. 

3.3)  Le 4 mai 2010, A______ a déposé auprès de l’office cantonal de 
l’inspection et des relations du travail (ci-après : OCIRT) une demande 
d’autorisation de travail longue durée en faveur de M. D______. Elle souhaitait 
l’engager en qualité de cuisinier dans son restaurant. 

4.4)  Par décision du 24 juin 2010, l’OCIRT a refusé de donner une suite 
favorable à la demande précitée, ce que le Tribunal administratif de première 
instance (ci-après : TAPI) a confirmé dans son jugement JTAPI/1______/2011 du 
29 mars 2011, qui n’a fait l’objet d’aucun recours. 

  A______ n’avait pas annoncé la vacance du poste à l’office cantonal de 
l’emploi (ci-après : OCE) et n’avait pas démontré avoir déployé tous les efforts 
nécessaires pour trouver un chef cuisinier en Suisse ou un ressortissant de l’union 
européenne (ci-après : UE) ou d’un État membre de l’association européenne de 
libre-échange (ci-après : AELE). 

5.5)  Le 25 avril 2011, M. D______ a conclu un contrat avec la société, par lequel 
il acceptait d’investir un montant de CHF 23'000.- dans cette dernière. Ce contrat 
a été authentifié par un notaire bangladais en date du 15 février 2014. 

6.6)  Suite à cette procédure, en début d’année 2012, A______ a annoncé la 
vacance du poste de cuisinier à l’OCE, qui a confirmé son enregistrement par 
courrier du 1er février 2012. 

  Il ressort du descriptif de cet emploi que la société souhaitait engager un 
cuisinier, à plein-temps, pour une durée indéterminée, ayant de bonnes 

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connaissances de la cuisine indienne traditionnelle et une parfaite maîtrise des 
spécialités du sud de l’Inde. 

7.7)  Aux mois de février et mars 2012, la société a publié, à deux reprises, une 
offre d’emploi dans le journal genevois GHI. 

8.8)  Par courriers des 27 avril et 21 mai 2012, l’OCE a indiqué à la société les 
noms d’éventuels candidats, soit Messieurs F______ et G______. 

9.9)  Le 7 mai 2012, A______ a mandaté l’agence de placement Adecco SA, afin 
de repourvoir son poste de cuisinier. Cette dernière lui a indiqué n’avoir trouvé 
aucun postulant pour cet emploi, par courrier du 24 juillet 2012. 

10.10)  Au mois de novembre 2012, la société a publié une offre d’emploi dans 
le journal britannique « Notun Din Bengali Newsweekly ». Cette annonce a 
également été publiée, une fois en décembre 2012 et une autre fois en février 
2013, dans le journal anglais « the muslim weekly ». 

11.11)  Le 20 mars 2013, A______ et M. D______ ont conclu un contrat de 
travail, en qualité de cuisinier du restaurant, pour un revenu mensuel de 
CHF 3'400.-, à raison de 44 heures par semaine. 

12.12)  À cette fin, le 16 mai 2013, la société a déposé auprès de l’OCIRT une 
nouvelle demande d’autorisation de séjour à l’année, soit un permis B, avec 
activité lucrative en faveur de M. D______.  

13.13)  Par décision du 17 juillet 2013, l’OCIRT a refusé l’octroi de la demande 
précitée. 

  Les conditions d’admission de cuisiniers engagés par des restaurants de 
spécialités selon les directives de l’office fédéral des migrations (ci-après : ODM) 
n’étaient pas remplies, notamment en ce qui concernait le type d’établissement, la 
priorité du marché suisse et européen, les qualifications de l’intéressé et les 
conditions de rémunération et de travail. 

14.14)  Par acte du 16 septembre 2013, A______ a recouru contre cette décision 
auprès du TAPI en concluant à son annulation et à l’octroi d’un permis B avec 
activité lucrative en faveur de M. D______. 

  Les conditions prescrites par les directives de l’ODM étaient respectées. Son 
établissement devait être considéré comme un restaurant de spécialités. L’ordre de 
priorité avait été respecté, puisque la société avait démontré tous les efforts pour 
trouver un candidat sur le marché suisse et UE/AELE. Ces démarches étaient 
toutefois restées infructueuses, de sorte que seul M. D______, qui disposait des 
qualifications professionnelles requises, pouvait être engagé. De plus, ce dernier 
avait investi dans la société à hauteur de CHF 23'000.-.  

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15.15)  Par réponse du 18 novembre 2013, l’OCIRT a conclu au rejet dudit 
recours et à la confirmation de sa décision du 17 juillet 2013. 

  A______ souhaitait engager M. D______ par pure convenance personnelle, 
étant donné qu’il était le frère d’un des gérants. Les démarches de la société pour 
trouver un autre candidat étaient trop anciennes pour être prises en compte dans le 
cadre d’une demande d’autorisation de séjour datée de mai 2013. Les références 
de M. D______ ne faisaient état que d’une courte formation et d’une expérience 
professionnelle limitée. De plus, la société n’avait pas démontré être un 
établissement de spécialités au sens des directives de l’ODM. Enfin, le fait qu’il 
ait investi dans le restaurant ne lui donnait pas droit d’obtenir un permis. 

16.16)  Par jugement du 17 décembre 2013, le TAPI a rejeté le recours 
d’A______ et a confirmé la décision de refus de l’OCIRT. 

  La société n’avait pas rendu crédible le fait d’avoir effectué les recherches 
nécessaires pour trouver un cuisinier sur le marché suisse et UE/AELE, 
notamment elle n’avait pas produit de dossier de candidats qu’elle aurait reçu, et 
refusé faute de compétence, et elle n’avait  pas prouvé avoir contacté les candidats 
proposés par l’OCE. De plus, les annonces publiées dans les journaux tenaient sur 
une ligne et demie. La condition d’ordre de priorité n’avait pas été réalisée. Enfin, 
un investissement ne conférait pas à lui seul le droit de bénéficier d’une 
autorisation de séjour avec activité lucrative. 

17.17)  Par acte du 31 janvier 2014, A______ a recouru contre ce jugement 
auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative), en concluant à son annulation et à l’octroi d’un permis B avec 
activité lucrative en faveur de M. D______. 

  Le restaurant de quarante-huit places, spécialisé dans les mets du sud de 
l’Inde, remplissait les conditions des directives de l’ODM. La société avait 
entrepris toutes les démarches nécessaires afin de trouver un candidat en Suisse ou 
sur le marché UE/AELE, en vain. Quant aux deux candidats proposés par l’OCE, 
seul M. F______ s’était présenté, mais il avait refusé le poste faute de 
connaissance particulière dans la cuisine du sud de l’Inde. Le deuxième candidat, 
M. G______ ne s’était pas présenté à l’entretien. M. D______ bénéficiait d’une 
formation et d’une expérience conforme aux exigences des directives de l’ODM. 
Son investissement dans la société devait être pris en compte dans l’appréciation 
du cas.  

18.18)  Par réponse du 27 mars 2014, l’OCIRT a conclu au rejet dudit recours et 
à la confirmation de sa décision du 17 juillet 2013. 

  Dans son acte de recours, la société n’apportait aucun élément nouveau, si 
ce n’est la preuve, par acte notarié, de l’investissement de M. D______. En l’état, 

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il n’était pas possible de savoir si les caractéristiques du restaurant et les 
qualifications professionnelles de M. D______ correspondaient aux exigences des 
directives de l’ODM. L’ensemble du dossier amenait à la conclusion que 
l’engagement de ce dernier relevait de la pure convenance personnelle. 

19.19)  Le juge délégué a ordonné une comparution personnelle des parties, qui 
s’est tenue le 30 juin 2014. 

  M. C______ a confirmé les termes de son recours. Suite au jugement 
JTAPI/1______/2011 du 29 mars 2011, il avait recommencé les recherches de 
candidats en publiant des annonces dans le GHI et la presse britannique. Il avait 
également mandaté l’agence de placement Adecco SA, après avoir annoncé la 
vacance du poste à l’OCE. Ledit office lui avait indiqué deux candidats. Le 
premier n’avait pas de connaissance de la cuisine du sud de l’Inde et il n’avait 
jamais réussi à contacter le second candidat. Il avait réellement besoin d’un 
cuisinier, car actuellement il occupait cette fonction en plus de celle relative aux 
livraisons et à l’administration du restaurant. 

20.20)  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. c de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.2)  La chambre administrative ne peut pas revoir l’opportunité de la décision 
attaquée. En revanche, le recours peut être formé pour violation du droit, y 
compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, ou pour constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 et 2 LPA). 

3.3) a. Selon l’art. 11 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr 
- RS 142.20), l’exercice d’une activité lucrative par un étranger est soumis à 
autorisation, quelle que soit la durée de son séjour. 

  Conformément à l'art. 18 LEtr, un étranger peut être admis en vue de 
l'exercice d'une activité lucrative salariée aux conditions cumulatives suivantes : 
son admission sert les intérêts économiques du pays (let. a) ; son employeur a 
déposé une demande (let. b) ; les conditions fixées aux art. 20 à 25 sont remplies 
(let. c). 

 b. Selon l’art. 83 al. 1 let. a de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et 
à l’exercice d’une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - 142.201), 

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l’autorité cantonale compétente doit décider, avant d’octroyer une première 
autorisation de séjour ou de courte durée en vue de l’exercice d’une activité 
lucrative, si les conditions sont remplies pour exercer une activité lucrative 
salariée ou indépendante au sens des art. 18 à 25 LEtr. 

  L'ODM a édicté des directives d'application de ces dispositions, 
conformément à l'art. 89 OASA. 

  Si les directives, circulaires ou instructions émises par l'administration ne 
peuvent contenir de règles de droit, elles peuvent cependant apporter des 
précisions quant à certaines notions contenues dans la loi ou quant à la mise en 
pratique de celle-ci. Sans être lié par elles, le juge peut néanmoins les prendre en 
considération en vue d'assurer une application uniforme de la loi envers chaque 
administré. Il ne doit cependant en tenir compte que si elles respectent le sens et le 
but de la norme applicable (ATF 121 II 478 consid. 2b ; ATA/12/2012 du 
10 janvier 2012 consid. 3 ; ATA/839/2003 du 18 novembre 2003 consid. 3c). En 
d'autres termes, à défaut de lacune, elles ne peuvent prévoir autre chose que ce qui 
découle de la législation ou de la jurisprudence (ATF 133 II 305 consid. 8.1 ; 
ATF 121 II 473 consid. 2b ; ATF 117 Ib 226 consid. 4b ; ATF 104 Ib 49). C'est 
donc à la lumière de ces principes que doivent être appréciées les règles contenues 
dans les directives précitées (ATA/69/2012 du 31 janvier 2012). 

4)  Un étranger ne peut être admis en vue de l'exercice d'une activité lucrative 
que s'il est démontré qu'aucun travailleur en Suisse, ni aucun ressortissant d'un 
État avec lequel a été conclu un accord sur la libre circulation des personnes 
correspondant au profil requis n'a pu être trouvé (art. 21 al. 1 LEtr). Il ressort de 
l'art. 21 al. 1 LEtr que l'admission de ressortissants d'États tiers n'est possible que 
si, à qualifications égales, aucun travailleur en Suisse ou ressortissant d'un État de 
l'UE ou de l'AELE ne peut être recruté (Message du Conseil fédéral précité, 
p. 3537 ; arrêt du Tribunal administratif fédéral C_2907/2010 du 18 janvier 2011 
consid. 7.1 et la jurisprudence citée). Il s'ensuit que le principe de la priorité des 
travailleurs résidants doit être appliqué à tous les cas, quelle que soit la situation 
de l'économie et du marché du travail (ATA/563/2012 du 21 août 2012 confirmé 
par l'arrêt du Tribunal fédéral 2D_50/2012 du 1er avril 2013). 

  Selon les directives établies par l’ODM, l'employeur doit être en mesure de 
rendre crédible les efforts qu'il a déployés, en temps opportun et de manière 
appropriée, en vue d'attribuer le poste en question à des candidats indigènes ou à 
des candidats ressortissants de l’UE/AELE. Des ressortissants d’États tiers ne 
seront contactés que dans le cas où les efforts entrepris n’ont pas abouti. Il 
convient dès lors de veiller à ce que ces démarches ne soient pas entreprises à la 
seule fin de s’acquitter d’une exigence. Elles doivent être engagées suffisamment 
tôt, dans un délai convenable avant l’échéance prévue pour la signature du contrat 
de travail (Directives ODM, LEtr, version 25.10.13 actualisée, ch. 4.3.2.2). 

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5)  Les directives ODM édictent des exigences d’ordre général pour les 
restaurants de spécialités souhaitant engager un cuisinier d’un État tiers. Ces 
derniers peuvent être autorisés si les conditions suivantes sont notamment 
remplies : l'employeur (restaurant de spécialités) suit une ligne cohérente, se 
distingue par la haute qualité de l’offre et des services et propose, pour l’essentiel, 
des mets exotiques dont la préparation et la présentation nécessitent des 
connaissances particulières qui ne peuvent être acquises dans notre pays (let. a). 
L’effectif du personnel de l’établissement équivaut à cinq postes (500 %) au 
moins. Les stagiaires des écoles hôtelières ne peuvent pas être intégrés dans le 
décompte des postes de travail occupés (let. d). L’établissement dispose de 
40 places au moins à l’intérieur (let. e). L’établissement présente un bilan et un 
compte de résultat sains, n'accuse pas de pertes et est en mesure de rémunérer tous 
les employés conformément à la CCNT (let. f) (Directives ODM précitées, 
ch. 4.7.9.1.1). 

6) a. S’agissant des qualifications professionnelles du candidat, les directives de 
l’ODM sont très détaillées. Une formation de cuisinier de plusieurs années 
achevée par un diplôme (ou une formation équivalente reconnue) et une 
expérience professionnelle de plusieurs années dans le secteur cuisinier spécialisé, 
comprenant une durée de formation d’au moins sept ans, doivent être démontrées. 
Selon la jurisprudence, le contenu matériel de la formation professionnelle est 
déterminant pour juger de la qualification professionnelle. Une expérience 
professionnelle de plusieurs années, soit dix ans en règle générale, peut valoir 
comme preuve d'une qualification professionnelle équivalente, si elle est attestée 
par le ministère étranger compétent, une association professionnelle ou une 
attestation similaire (par exemple certificats de travail) (Directives ODM 
précitées, ch. 4.7.9.1.2). 

 b. En l’occurrence, M. D______ a effectué une formation dans un institut 
d’hôtellerie, plus précisément, il a suivi des cours relatifs à la production de 
nourriture et de boisson (« food & beverage Production »), sur une période de cinq 
mois, et a obtenu le diplôme afférent. Il a également travaillé plusieurs années, en 
tout cas six ans, en qualité de cuisinier dans un restaurant au Bangladesh. 
Toutefois, cet établissement propose de la cuisine thaïlandaise, chinoise et 
bangladaise, il n’est en rien spécialisé dans la cuisine traditionnelle du sud de 
l’Inde. Force est de constater que M. D______ n’a pas une formation suffisante 
pour répondre aux exigences des directives de l’ODM. 

  Par conséquent, M. D______ ne peut être considéré comme un cuisinier 
spécialisé. 

7)  Les exigences relatives aux qualifications professionnelles de M. D______ 
n’étant manifestement pas remplies, les questions du respect de l’ordre de priorité 
par la recourante et du respect des critères afférents aux restaurants de spécialités 
peuvent souffrir de rester ouvertes.  

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8) a. Aux termes de l’art. 23 al. 1 LEtr, seuls les cadres, les spécialistes ou autres 
travailleurs qualifiés peuvent obtenir une autorisation de courte durée ou de 
séjour. En cas d’octroi d’une autorisation de séjour, la qualification 
professionnelle de l’étranger, sa capacité d’adaptation professionnelle et sociale, 
ses connaissances linguistiques et son âge doivent en outre laisser supposer qu’il 
s’intégrera durablement à l’environnement professionnel et social (art. 23 al. 2 
LEtr). Toutefois, peuvent être admis, en dérogation aux al. 1 et 2, les investisseurs 
et les chefs d’entreprise qui créeront ou qui maintiendront des emplois (art. 23 
al. 3 let. a). 

  À teneur de l’art. 6 al. 2 de l’ordonnance relative à l'admission, au séjour et 
à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - RS 142.201), la 
participation à une entreprise ne confère, à elle seule, aucun droit lors de la 
procédure d’autorisation. 

 b. En l’espèce, bien que M. D______ ait investi une somme de CHF 23'000.- 
dans la société, cela ne lui confère aucun droit à obtenir une autorisation de séjour, 
avec activité lucrative, en Suisse. Il sied de préciser que le résultat aurait été 
identique quel que soit la hauteur de l’investissement. 

9)  Dans ces circonstances, la décision de l’OCIRT est fondée et le recours de 
A______ contre le jugement du TAPI sera rejeté.  

10)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.-, correspondant à l’avance 
de frais effectuée, sera mis à la charge de la recourante qui succombe (art. 87 al. 1 
LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 31 janvier 2014 par A______ contre le jugement 
du Tribunal administratif de première instance du 17 décembre 2013 ; 

 

au fond : 

le rejette ; 

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met à la charge de A______  un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Marco Rossi, avocat de la recourante, à l'office 
cantonal de l'inspection et des relations du travail, au Tribunal administratif de première 
instance, ainsi qu'à l'office fédéral des migrations. 

Siégeants : M. Thélin, président, MM. Verniory et Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

 

 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.