# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2e927ac2-64f4-57d1-ba3f-2f4f6d8eadd6
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2018 / 63
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2018---63_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC18.001560-180541

97 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
24 mai 2018

_________________

Composition
:              Mme             
Byrde,
présidente

             
              Mme             
Rouleau et M. Maillard, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

             
Vu le prononcé non motivé rendu le 1er
mars 2018, à la suite de l’interpellation du poursuivi, par le Juge de paix du district de
la Riviera-Pays-d’Enhaut, notifié au poursuivi le 2 mars 2018, prononçant à concurrence
de 525 fr. sans intérêt la mainlevée définitive de l’opposition formée
par Z.________,
à [...], à la poursuite n° 8'507'001 de l’Office des poursuites du district de la
Riviera-Pays-d’Enhaut exercée par 
Etat
de Vaud, représenté par le Service
juridique et législatif, Secteur recouvrement, Notes de frais pénaux,
à Lausanne, fixant les frais judiciaires à 120 fr., les mettant à la charge du poursuivi
et disant qu’en conséquence celui-ci rembourserait au poursuivant son avance de frais, par
120 fr., sans allocation de dépens pour le surplus,

 

             
vu la demande de motivation de ce prononcé déposée le 6 mars 2018 par le poursuivi,

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 29 mars 2018 et notifiés au poursuivi
le 4 avril 2018,

 

             
vu le recours interjeté le 7 avril 2018 contre ce prononcé par le poursuivi,

 

             
vu les autres pièces du dossier ;

 

             
attendu que la demande de motivation et le recours ont été déposés dans les délais
de dix jours des art. 239 al. 2 et 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ;
RS 272),

 

             
que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines règles
de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité (Jeandin,
in
Bohnet/Haldy/Jeandin/ Schweizer/Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté, Bâle
2011, n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout
le moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_387/2016 du
7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ibid.),

 

             
que ni l’art. 132 al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.),

 

             
qu’en l’espèce, le recourant se borne à requérir l’effet suspensif jusqu’à
droit connu sur une procédure pénale, mais n’émet aucune critique à l’encontre
de la motivation du prononcé,

 

             
que le recours ne satisfait donc pas aux exigences de motivation de l’art. 321 al. 1 CPC et de
la jurisprudence susmentionnée,

 

             
qu’il est en conséquence irrecevable ;

 

             
attendu que l’irrecevabilité du recours rend sans objet la requête de suspension de la
procédure ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais. 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
La requête de suspension est sans objet.

 

             
III.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

La
présidente :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. Z.________,

‑             
Service juridique et législatif, Secteur recouvrement, Notes de frais pénaux (pour Etat de
Vaud).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 525 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix du district de la Riviera-Pays-d’Enhaut.

 

             
Le greffier :