# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ba81831e-0fc3-5e90-948b-5a0801d1c372
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-07-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 14.07.2021 P/4074/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-4074-2021_2021-07-14.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/4074/2021 ACPR/471/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mercredi 14 juillet 2021 

 

Entre 

A______, domiciliée ______ [GE], comparant en personne, 

recourante, 

contre l'ordonnance rendue le 18 mars 2021 par le Tribunal de police, 

et 

LE TRIBUNAL DE POLICE, rue des Chaudronniers 9, case postale 3715,  

1211 Genève 3, 

LE SERVICE DES CONTRAVENTIONS, chemin de la Gravière 5, 1227 Carouge, 

intimés. 

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EN FAIT : 

A. Par acte expédié le 29 mars 2021, A______ recourt contre l'ordonnance, rendue le 18 
précédent, par laquelle le Tribunal de police a déclaré que son opposition à 
l'ordonnance pénale était tardive.  

Elle fait "opposition" à cette ordonnance et, subsidiairement, forme opposition à 
l'ordonnance pénale n° 1______ du 18 novembre 2020. 

B. Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants : 

a. À teneur du rapport de contravention du 1er novembre 2020, une patrouille 
motorisée de la ville de Genève a constaté, à 00:15, que le tabac-épicerie à l'enseigne 
"B______ ", sis 2______, n'avait pas respecté l'obligation de fermeture à 23h00, 
plusieurs clients se trouvant à l'intérieur du commerce. La responsable sur place, 
A______, avait remis aux policiers toutes les autorisations liées à l'activité du 
commerce et avait été priée de cesser toute activité et de fermer le commerce.  

La police l'a déclarée en contravention pour infraction aux art. 40-83 de la Loi 
fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme du 28 septembre 
2012 (Loi sur les épidémies, LEp; RS 818.101) et aux art. 9 al. 8, 15-17 des Arrêtés 
du Conseil d'Etat de Genève du 14 août 2020 et 23 octobre 2020, s'inscrivant dans la 
lutte contre le Covid-19, pour ne pas avoir, en tant qu'exploitant d'une installation ou 
d'un établissement offrant des consommations (ex. bars, café-restaurants, cafeterias, 
buvettes et établissements assimilés ouverts au public), ou son remplaçant sur place, 
respecter l'obligation de fermer à 23h00 au plus tard.  

b. Par ordonnance pénale n° 1______ du 18 novembre 2020, le Service des 
contraventions (ci-après: SdC) a condamné A______ à une amende de CHF 2'650.-, 
émolument compris, pour cette infraction.  

La précitée en a été avisée pour retrait le 19 novembre 2020; faute d'avoir été retiré 
dans le délai, le pli a été retourné à son expéditeur. 

c. Un rappel lui a été adressé le 22 janvier 2021. 

d. Par courriel du 9 février 2021, A______ a demandé au SdC de lui envoyer son 
dossier complet "urgemment" concernant sa contravention "que j'ai reçu[e] jeudi 
passé et qui semblait être du 18 novembre 2020".  

Le SdC le lui a transmis le même jour, y compris l'ordonnance pénale, par email. 

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e. Par courrier daté du 4 février 2021, mais posté le 10 suivant, C______, agissant 
pour "B______", s'est opposé à cette contravention envoyée à l'adresse personnelle 
de sa sœur, laquelle lui apportait "son aide occasionnellement et se trouvait présente 
ce dimanche 1

er
 novembre 2020", sans être ni associée ni employée. Il soutenait que 

le Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé lui avait confirmé que 
l'Arrêté du Conseil d'Etat du 1er novembre 2020 "n'intervenait plus", de sorte que son 
établissement n'était pas tenu de revenir aux horaires habituels et de fermer à 23h00. 
Le montant de la contravention était, en outre, disproportionné. Par courriel du 
10 février 2021 au SdC, C______ a transmis ledit courrier de contestation.   

f. Le 19 février 2021, le SdC a rendu une ordonnance sur opposition tardive, 
considérant que l'opposition à l'ordonnance pénale que A______ avait formée par 
courriel du 9 février 2021, complétée par les courrier et courriel du lendemain de 
C______, sans procuration, était tardive. La cause était ainsi transmise au Tribunal 
de police. 

g. Le 23 février 2021, le Tribunal de police a invité la précitée à se prononcer sur 
la tardiveté apparente de son opposition. 

h. Par courrier du 9 mars 2021, A______ a allégué n'avoir eu connaissance de 
l'ordonnance pénale – "n'ayant jamais vu de mes propres yeux la notification de 
passage de la Poste ainsi que l'avis à retirer un recommandé" – que par le rappel du 
SdC. Elle avait entrepris les démarches pour se la faire notifier; elle n'avait toujours 
pas eu connaissance de l'ordonnance pénale. Elle avait formé opposition le 9 février 
2021 et son frère le lendemain.  

Elle soutient qu'elle ne pouvait pas s'attendre à une telle notification, les policiers 
municipaux lui ayant indiqué, lors de l'intervention du 1er novembre 2020, qu'il 
s'agirait très probablement d'un simple avertissement et qu'en cas d'amende, celle-ci 
allait être adressée et envoyée au nom de l'enseigne.  

C. Dans l'ordonnance querellée, le Tribunal de police constate que l'ordonnance pénale 
était réputée avoir été notifiée à A______, de façon fictive, le 26 novembre 2020, soit 
à l'issue du délai de garde postal de sept jours dès l'avis pour retrait du recommandé, 
le délai pour y former opposition arrivant ainsi à échéance le 7 décembre 2020. À la 
suite de l'intervention de la police, la prévenue devait s'attendre à une telle 
notification. 

En admettant que cette dernière ne devait pas s'y attendre, ayant compris que seul 
l'exploitant de l'établissement serait amendé, elle avait reçu un rappel daté du 
22 janvier 2021; elle ne produisait aucun courriel adressé au SdC par lequel elle 
aurait alors cherché à obtenir une copie de l'ordonnance pénale (sic); pour que 
l'opposition formée par courriel du 9 février 2021 ait été formée dans la délai de 

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10 jours dès la connaissance de l'existence de l'ordonnance pénale, il aurait fallu que 
le rappel ait été reçu le 29 janvier 2021, soit une semaine après son envoi, ce qui était 
invraisemblable; 

D. a. Dans son recours, A______ fait à nouveau valoir qu'elle ne pouvait pas 
s'attendre à recevoir une décision, faute d'être liée à l'entreprise mise en cause et que 
les agents lui avaient dit qu'il s'agirait très probablement d'un simple avertissement et 
que, en cas d'amende, elle serait adressée au nom de l'enseigne; elle avait formé 
opposition dès réception du rappel de l'ordonnance pénale, dont elle n'avait pas pu 
prendre connaissance parce qu'envoyée en recommandé et qu'elle n'avait pas vu 
d'invitation à le retirer. 

b. Le SdC ne formule pas d'observations. 

c. Le Tribunal de police observe que la recourante devait s'attendre à la 
notification d'une décision; elle n'avait pas rendu vraisemblable avoir cherché à 
obtenir la notification de l'ordonnance pénale lors du rappel; elle devait former 
opposition dans le délai de 10 jours dès le rappel, à tout le moins.  

d. La recourante persiste. 

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable, pour avoir été formé dans les forme et délai prescrits 
(art. 90 al. 1, 384 let. a, 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP) contre une décision du tribunal de 
première instance sujette à recours (art. 393 al. 1 let. b CPP) et émaner de la 
prévenue (art. 104 al. 1 let. a CPP), qui a un intérêt juridiquement protégé à en 
obtenir l'annulation ou la modification (art. 382 al. 1 CPP). 

2. La recourante soutient ne pas avoir vu, dans sa boîte aux lettres, l'avis de passage du 
postier et conteste avoir dû s'attendre à la notification d'une décision.   

2.1. Selon l'art. 356 al. 2 CPP, le tribunal de première instance statue sur la validité 
de l'opposition formée à une ordonnance pénale. L'examen de la validité de 
l'opposition a lieu d'office (arrêts du Tribunal fédéral 6B_910/2017 du 29 décembre 
2017 consid. 2.4; 6B_848/2013 du 3 avril 2014 consid. 1.3.2). Lorsque l'opposition 
n'est pas valable, notamment parce qu'elle est tardive (cf. ATF 142 IV 201 
consid. 2.2), le tribunal de première instance n'entre pas en matière (cf. Message du 
21 décembre 2005 relatif à l'unification de la procédure pénale, FF 2006 1275 ad 
art. 360). En d'autres termes, le bien-fondé de la contestation n'est pas examiné. 

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2.2. Les autorités pénales notifient leurs prononcés par lettre signature ou par tout 
autre mode de communication impliquant un accusé de réception, notamment par 
l'entremise de la police (art. 85 al. 2 CPP).  

Le prononcé est également réputé notifié lorsque, expédié par lettre signature, il n'a 
pas été retiré dans les sept jours à compter de la tentative de remise infructueuse de 
remise du pli, si la personne concernée devait s'attendre à une telle remise (art. 85 
al. 4 let. a CPP). 

2.3. Il existe une présomption de fait – réfragable – selon laquelle, pour les envois 
recommandés, la date de remise d'un pli, telle qu'elle figure sur la liste des 
notifications, est exacte. Cette présomption entraîne un renversement du fardeau de 
la preuve au détriment du destinataire. Si ce dernier ne parvient pas à établir 
l'absence de dépôt dans sa boîte ou sa case postale au jour attesté par le facteur, la 
remise est censée avoir eu lieu en ces lieu et date. Du fait notamment que l'absence 
de remise constitue un fait négatif, le destinataire ne doit cependant pas en apporter 
la preuve stricte. Il suffit d'établir qu'il existe une vraisemblance prépondérante que 
des erreurs se soient produites lors de la notification (arrêts du Tribunal fédéral 
6B_314/2012 du 18 février 2013 consid. 1.4.1; 6B_281/2012 du 9 octobre 2012 
consid. 2.1). 

Selon la jurisprudence, le relevé « Track & Trace » ne prouve pas directement que 
l'envoi a été placé dans la sphère de puissance du destinataire mais seulement qu'une 
entrée correspondante a été introduite électroniquement dans le système 
d'enregistrement de la poste. L'entrée dans le système électronique constitue 
néanmoins un indice que l'envoi a été déposé dans la boîte aux lettres ou la case 
postale du destinataire à la date de distribution inscrite (ATF 142 III 599 consid. 2.2; 
arrêt du Tribunal fédéral 8C_482/2018 du 26 novembre 2018 consid. 3.3). Une erreur 
de distribution ne peut dès lors pas d'emblée être exclue. Cependant, elle ne doit être 
retenue que si elle paraît plausible au vu des circonstances. L'exposé des faits par le 
destinataire qui se prévaut d'une erreur de distribution, et dont on peut partir du 
principe qu'il est de bonne foi, doit être clair et présenter une certaine vraisemblance 
(ATF 142 III 599 consid. 2.4.1). Dans ce contexte, des considérations purement 
hypothétiques, selon lesquelles l'envoi aurait été inséré dans la boîte aux lettres du 
voisin ou d'un tiers, ne sont pas suffisantes (arrêts du Tribunal fédéral 8C_482/2018 
précité consid. 4.3; 9C_90/2015 du 2 juin 2015 consid. 3.2 et les arrêts cités). 

2.4. Une personne ne doit s'attendre à la remise d'un prononcé, au sens de l'art. 85 
al. 4 let. a CPP, que lorsqu'il y a une procédure en cours, la concernant, qui impose 
aux parties de se comporter conformément aux règles de la bonne foi, à savoir de 
faire en sorte, entre autres, que les décisions relatives à la procédure puissent leur 
être notifiées. Le devoir procédural d'avoir à s'attendre avec une certaine 
vraisemblance à recevoir la notification d'un acte officiel naît avec l'ouverture d'un 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_314/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_281/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%20599
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/8C_482/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%20599
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/8C_482/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_90/2015

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procès et vaut pendant toute la durée de la procédure (ATF 134 V 49 consid. 4,  
130 III 396 consid. 1.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 6B_314/2012 du 18 février 2013 
consid. 1.3.1). 

Un justiciable doit s'attendre à une telle remise lorsqu'il se sait faire l'objet d'une 
instruction pénale au sens de l'art. 309 CPP (ATF 116 I a 90 = JT 1992 80 118 ; 
SJ 2001 I 449). Si une simple audition par la police d'une personne entendue comme 
témoin ou appelée à donner des renseignements n'est pas suffisante à cet égard, en 
revanche, l'obligation pour la personne de prendre des dispositions pour être atteinte 
naît lorsqu'elle est clairement informée par la police qu'elle fait l'objet d'une 
poursuite pénale (ibidem).  

2.5. À teneur des art. 354 et 357 CPP, le prévenu peut former opposition contre 
l'ordonnance pénale devant le Ministère public, respectivement le SdC, par écrit et 
dans les 10 jours (al. 1 let. a). Si aucune opposition n'est valablement formée, 
l'ordonnance pénale est assimilée à un jugement entré en force (al. 3). 

Selon une jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la signature doit avoir été 
apposée à la main sur l'écriture; partant, en cas de requête soumise à la forme écrite, 
un envoi par téléfax ne suffit pas pour sauvegarder un délai (ATF 121 II 252, JdT 
1997 I 188, SJ 1996 133 consid. 3 s.; arrêts du Tribunal fédéral 6B_51/2015 du 
28 octobre 2015 consid. 2.2 ; 2C_531/2015 du 18 juin 2015 consid. 2.1 et 
1B_160/2013 du 17 mai 2013 consid. 2.1 ; tous avec les réf. cit.). En doctrine, des 
critiques ont parfois été émises à propos de cette jurisprudence. Les envois par e-
mail, fax ou SMS (en tout cas sans signature électronique au sens de l'art. 110 al. 2 
CPP) engendrent diverses incertitudes - en particulier en ce qui concerne 
l'identification de l'expéditeur, la vérification de la signature et la constatation du 
moment de la réception - qui n'existent pas en cas d'envoi par courrier recommandé, 
de transmission par voie électronique au sens de l'art. 110 al. 2 CPP ou de dictée au 
procès-verbal (arrêt du TF 1B_304/2013 du 27 septembre 2013 consid. 2.4). Pour 
cette raison et dès lors que l'exigence de la forme écrite est explicitement mentionnée 
à l'art. 354 al. 1 CPP, il existe de bonnes raisons d'appliquer également la 
jurisprudence en vigueur à l'opposition à une ordonnance pénale (ATF 142 IV 299 
consid. 1.1). 

2.6. En l'espèce, la recourante, qui a adressé un email le 9 février 2021 au SdC pour 
recevoir le dossier complet de la contravention, n'a, par cet acte, pas formellement 
annoncé faire opposition et l'aurait-elle fait qu'elle n'a pas respecté les formes 
rappelées ci-dessus. Aucune opposition n'a ainsi été valablement formée, sans qu'un 
reproche puisse être fait au SdC de ne pas avoir attiré son attention sur ce 
formalisme, le délai d'opposition étant échu comme développé infra. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20V%2049
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20396
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_314/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2001%20I%20449
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/121%20II%20252
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1997%20I%20188
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_51/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_531/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_160/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1B_304/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20IV%20299

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En outre, la recourante laisse entendre que l'empêchement de procéder dans les délais 
consiste en l'absence de notification correcte de l'ordonnance pénale. Selon les 
principes sus-rappelés, il lui appartenait toutefois de rendre vraisemblable l'absence 
de dépôt, dans sa boîte aux lettres, de l'avis de retrait du pli recommandé. Or, elle 
n'en dit rien. La présomption découlant du « Track & Trace », à teneur duquel l'avis 
de retrait a été inséré dans sa boîte le 19 novembre 2020 n'est ainsi pas renversée.  

C'est, enfin, à tort que la recourante affirme qu'elle ne pouvait s'attendre à recevoir 
l'ordonnance pénale. À teneur de son rapport, la police municipale l'a déclarée en 
contravention "sur le champ", après avoir pris langue avec le commissaire, au regard 
de sa qualité de "remplaçante sur place" de l'exploitant de l'établissement. Son frère, 
l'exploitant, a confirmé dans son courrier du 4 février 2021 que la recourante lui 
apportait de l'aide ce soir-là, elle-même précisant, dans son recours, qu'il était malade 
et confiné.  

Elle devait ainsi s'attendre à recevoir la décision, laquelle lui a été notifiée moins de 
trois semaines plus tard. 

En l'espèce, la recourante ayant été avisée pour retrait le 19 novembre 2020, le délai 
de sept jours pour retirer le pli est venu à échéance le 26 novembre 2020. Selon le 
principe de la notification fictive énoncé à l'art. 85 al. 4 CPP, le délai pour former 
opposition est venu à échéance, dix jours plus tard, soit le 6 décembre 2020, de sorte 
que l'opposition est tardive  

3. L'opposition formée à l'occasion du recours n'est pas recevable, en ce qu'elle a été 
faite devant la Chambre de céans qui n'est pas compétente pour la recevoir (art. 354 
CPP). 

4. Le recours sera ainsi rejeté, de sorte que le fond du litige ne sera pas abordé. 

5. La recourante, qui n'a pas gain de cause, supportera les frais envers l'État, qui seront 
fixés en totalité à CHF 300.- (art. 428 al. 1 CPP), y compris l'émolument (art. 13 al. 1 
du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03). 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Rejette le recours. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 300.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour au recourant, au Tribunal de police et au Service des 
contraventions. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Madame Alix FRANCOTTE 
CONUS, juge et Monsieur Louis PEILA, juge suppléant; Madame Arbenita VESELI, 
greffière. 

 

La greffière : 

Arbenita VESELI 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/4074/2021 ÉTAT DE FRAIS  

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 205.00 

-  CHF      

Total  CHF  300.00