# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 00b1a40e-3662-52ab-91e4-d9a8e0154c82
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-06
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 06.09.2023 P/7024/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-7024-2022_2023-09-06.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Rita SETHI-KARAM, présidente, Mme Anne JUNG BOURQUIN 

et Mme Judith LEVY OWCZARCZAK, juges, M. Christophe PERRITAZ, 

greffier-juriste délibérant, Mme Carole PRODON, greffière  

P/7024/2022  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   

 

 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

  

Chambre 8 

 

6 septembre 2023  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

Monsieur A______, partie plaignante, assisté de Me B______ 

contre  

Monsieur X______, prévenu, né le ______ 2001, domicilié c/o I______, ______, assisté 
de Me C______ 
 
Monsieur Y______, prévenu, né le ______ 2003, domicilié ______,  assisté de Me 
D______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut : 

- s'agissant de X______: à un verdict de culpabilité de tentative de meurtre (art. 111 
cum 22 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP; RS 311.1)), 
subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 CP), encore plus 
subsidiairement d'agression (art. 134 CP) et de séquestration (art. 183 CP) 
s'agissant des faits décrits dans l'acte d'accusation aux points 1.1.1 et 1.1.2; il 
requiert également un verdict de culpabilité d'infraction à l'art. 179quater CP, de 
dommages à la propriété d'importance mineure (art. 144 cum 172ter CP) et de 
brigandage (art. 140 CP); il requiert le prononcé d'une peine privative de liberté 
de 4 ans sous déduction des jours de détention subis avant jugement et sous 
imputation des mesures de substitution ainsi qu'une amende de CHF 700.-. Il 
requiert que le prévenu soit expulsé pour une durée de 5 ans avec inscription au 
SIS. Il requiert que X______ soit condamné aux frais de la procédure et qu'il soit 
fait bon accueil aux conclusions civiles de la partie plaignante; 

- s'agissant de Y______: à un verdict de culpabilité de tentative de meurtre (art. 111 
cum 22 CP), subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 CP), encore 
plus subsidiairement d'agression (art. 134 CP) et de séquestration (art. 183 CP) 
s'agissant des faits décrits dans l'acte d'accusation aux points 1.2.1 et 1.2.2; il 
requiert également un verdict de culpabilité d'infraction à l'art. 179quater CP, de 
dommages à la propriété d'importance mineure (art. 144 cum 172ter CP) et de 
brigandage (art. 140 CP); il requiert le prononcé d'une peine privative de liberté 
de 4 ans sous déduction des jours de détention subis avant jugement et sous 
imputation des mesures de substitution. Il requiert que le prévenu soit expulsé 
pour une durée de 5 ans. Il requiert que Y______ soit condamné aux frais de la 
procédure et qu'il soit fait bon accueil aux conclusions civiles de la partie 
plaignante. 

A______, par la voix de son Conseil, conclut à un verdict de culpabilité avec une 
responsabilité pleine et entière à l'encontre de X______ et de Y______ pour toutes les 
infractions décrites dans l'acte d'accusation, en particulier de tentative de meurtre. Il 
demande à ce qu'il soit fait bon accueil à ses conclusions civiles.  

X______, par la voix de ses Conseils, conclut à son acquittement des chefs de tentative 
de meurtre, lésions corporelles graves, agression et brigandage. Il s'en rapporte à justice 
quant à l'infraction de séquestration. Il ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité des 
chefs de lésions corporelles simples, d'infraction à l'art. 179quater CP et de dommages à 
la propriété d'importance mineure. Il sollicite une peine clémente assortie du sursis 
complet, subsidiairement une peine assortie d'un sursis partiel. Il ne s'oppose pas à l'octroi 
d'une indemnité pour tort moral, sur le principe, mais s'oppose au montant requis par la 
partie plaignante. Il conclut à ce qu'il soit renoncé à son expulsion en application de la 
clause de rigueur. 

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Y______, par la voix de son Conseil, conclut à son acquittement des chefs de tentative de 
meurtre, de tentative de lésions corporelles graves, de lésions corporelles graves, 
d'agression, de séquestration et de brigandage. Il ne s'oppose pas à un verdict de 
culpabilité de lésions corporelles simples, de dommages à la propriété d'importance 
mineure et d'infraction à l'art. 179quater CP. Il sollicite une peine compatible avec le 
sursis complet, subsidiairement une peine compatible avec un sursis partiel. Il ne s'oppose 
pas à l'octroi d'une indemnité pour tort moral, sur le principe, mais s'oppose au montant 
requis par la partie plaignante; il ne s'oppose pas au montant de CHF 1'368.- avec intérêts 
à 5% l'an dès le 26 mars 2022 à titre de réparation du dommage matériel. Il conclut à ce 
qu'il soit renoncé à son expulsion en application de la clause de rigueur. Il s'en rapporte à 
justice s'agissant des frais de procédure.  

EN FAIT 

A. a. Par acte d'accusation du 26 avril 2023, il est reproché à X______ d'avoir : 

a.a.  le 26 mars 2022, vers 20h00, au sous-sol où se situent les caves de l'immeuble sis 
avenue E______, à Genève, de concert avec ses sœurs, F______ et G______, son 
ami Y______ et H______, ami intime de G______, intentionnellement tenté de 
donner la mort à A______, l'ex-ami intime de G______, en agissant de la manière 
suivante (ch. 1.1.1. de l'acte d'accusation) : 

-  ce jour-là vers 18h00, X______ et H______ ont demandé à G______, la sœur 
du premier nommé, de contacter A______ afin de lui tendre un guet-apens et 
le frapper au sous-sol de l'immeuble où se situent les caves, ce qu'elle a fait; 

- X______ a dit à G______ qu'il voulait tuer A______; 

- X______ a contacté son ami, Y______, afin que ce dernier participe au guet-
apens; 

- X______ a donné un couteau pliant, dont la lame mesure 8 cm, à H______; 

- X______ a attendu au sous-sol en compagnie de son autre sœur, F______, 
H______ et Y______, que G______ amène A______ vers l'entrée du sous-sol; 

- X______ a rattrapé A______ qui tentait de fuir, de concert avec H______ et 
Y______. Ils l'ont saisi, frappé, fait tomber au sol et trainé sur quelques mètres, 
en lui tirant les jambes et en lui arrachant son haut dans les couloirs du sous-
sol, F______ lui assénant plusieurs coups avec une bouteille de bière en verre; 

-  alors que A______ se trouvait au sol, à moitié dénudé, X______ et H______ 
lui ont asséné de multiples gifles, des coups de poing en série et des coups de 
pied, dont plusieurs de type "penalty", soit des coups de pied en prenant de 
l'élan, au niveau de la tête; 

- H______ s'est saisi du couteau remis par X______ et a déchiré une partie du 
pantalon de A______, avant de poser la lame du couteau sur la gorge de 
A______, en exigeant de ce dernier qu'il enlève son pantalon; 

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-  X______ a enlevé de force les chaussures de A______ puis, avec H______ et 
Y______, son pantalon, H______ maintenant A______ au sol, lui assénant des 
gifles et un coup de pied au niveau de la tête; 

- X______ a tenté d'arracher le caleçon de A______, de concert avec H______, 
en tirant violemment sur celui-ci, trainant A______ au sol et lui assénant 
chacun une gifle au visage. H______ lui a donné un coup de pied au visage; 

- H______ a asséné de multiples coups à la tête de A______, qui se trouvait 
dénudé au sol, dont notamment un coup de genou, deux gifles, un coup de 
poing et deux coups de pied au niveau du visage, il lui a maintenu la tête près 
du sol et lui a asséné un coup de pied au visage, avant de lui donner notamment 
six gifles, un coup de poing au niveau de la tête, de cracher dans sa direction et 
de lui asséner un coup de genou au niveau du visage, la tête de A______ 
heurtant violemment la porte qui se trouvait derrière lui. Il lui a encore asséné 
un coup de pied au niveau du bas du dos, côté gauche, lui disant : "je vais te 
tuer"; 

-  X______ a à nouveau tiré sur le caleçon de A______; 

- H______ a asséné de multiples coups de pied à A______ au niveau du visage, 
soit à tout le moins un coup de pied, deux coups de poing et deux coups de 
genou; 

- A______ s'est relevé et a tenté en vain de se réfugier dans un local à vélo, 
H______ continuant de le frapper et le faisant à nouveau tomber au sol; 

- Y______ s'est approché de A______ en tenant un couteau dans sa main droite, 
lame ouverte vers le haut, et a coupé le caleçon de ce dernier; 

- H______ a ensuite donné de multiples coups à A______, alors que ce dernier 
était à terre, puis lorsque celui-ci a fui en direction de la sortie du sous-sol, en 
le poussant à cinq reprises, en l'empoignant, en lui donnant un coup de poing 
et de multiples coups de pied en direction de la tête ainsi qu'en le frappant avec 
une bouteille en verre, étant précisé que A______ est parvenu à sortir dans la 
rue, totalement dénudé et le visage en sang, et que H______ et F______ l'ont 
suivi sur une dizaine de mètres, avant que H______ lui assène un dernier coup 
au niveau de la tête et retourne au sous-sol; 

- l'ensemble des faits ont duré environ six minutes et ont été filmés par F______; 

- X______, Y______, H______ et F______, ont notamment occasionné à 
A______ : 

- des tuméfactions bilatérales des arcades zygomatiques avec une 
prédominance à gauche; 

- de multiples lésions dermabrasives sur le visage, les genoux, les coudes 
et le cuir chevelu; 

- des érythèmes dans le dos, le cuir chevelu et les mains; 

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- un œdème péri-orbitaire gauche important sans atteinte rétro-spectale; 

- un œdème entre le muscle temporal et le fascia temporal gauche, 
s'étendant jusqu'au vertex ainsi qu'aux régions pariétales et occipitales; 

- une perte de connaissance; 

- A______ a été hospitalisé mais son pronostic vital n'a pas été engagé, 

faits qualifiés de tentative de meurtre (art. 111 CP cum art. 22 al. 1 CP), 
subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 al. 3 CP), plus 
subsidiairement d'agression (art. 134 CP), en coactivité avec F______, G______, 
Y______ et H______; 

a.b.  le 26 mars 2022, vers 20h00, dans les circonstances décrites ci-dessus, de concert 
avec F______, G______, Y______ et H______, retenu A______ prisonnier dans 
les couloirs du sous-sol en le violentant durant environ six minutes, le privant ainsi 
de sa liberté (ch. 1.1.2. de l'acte d'accusation), 

faits qualifiés de séquestration et enlèvement (art. 183 ch. 1 CP). 

b. Par le même acte d'accusation, il est reproché à Y______ d'avoir à Genève : 

b.a. le 26 mars 2022, vers 20h00, au sous-sol où se situent les caves de l'immeuble sis 
avenue E______, à Genève, de concert avec son ami X______, les sœurs de celui-
ci, F______ et G______, ainsi que H______, ami intime de G______, 
intentionnellement tenté de donner la mort à A______, l'ex-ami intime de G______, 
en agissant de la même manière que celle décrite ci-dessus au point a.a. (ch. 1.2.1. 
de l'acte d'accusation), 

faits qualifiés de tentative de meurtre (art. 111 CP cum art. 22 al. 1 CP), 
subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 al. 3 CP), plus 
subsidiairement d'agression (art. 134 CP); 

b.b.  le 26 mars 2022, vers 20h00, dans les circonstances décrites ci-dessus, de concert 
avec F______, G______, Y______ et H______, retenu A______ prisonnier dans 
les couloirs du sous-sol en le violentant durant environ six minutes, le privant ainsi 
de sa liberté (ch. 1.2.2. de l'acte d'accusation), 

faits qualifiés de séquestration et enlèvement (art. 183 ch. 1 CP). 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

Plainte  

a. Le 27 mars 2022 devant la police, A______, né le ______2005, a déposé plainte suite 
à l'agression dont il avait été victime la veille. G______ lui avait demandé de venir la 
voir, car elle ne se sentait pas bien. Lorsqu'il était arrivé, celle-ci se trouvait devant son 
immeuble, sentait l'alcool et lui avait proposé d'aller à la cave plutôt que chez elle. Il avait 
à peine eu le temps de fermer la porte qu'il s'était fait « sauter dessus » et avait été plaqué 
au sol. Il avait brièvement perdu connaissance. Lorsqu'il s'était réveillé, deux « gars » lui 
tiraient les jambes, pendant que d'autres lui enlevaient tous ses habits. Il avait été trainé 

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dans un couloir plus sombre et s'était fait "tabasser". Pendant tout ce temps, G______ 
avait filmé la scène avec son téléphone. Le frère de G______, le petit ami de celle-ci – 
qui lui avait dit s'appeler H1______ – ainsi que quatre autres personnes qu'il ne 
connaissait pas, lui avaient "mis des penalties dans la tête avec leurs pieds", sa tête tapant 
ensuite contre les murs. Ils lui avaient également donné des coups sur la tête avec une 
bouteille en verre. Un de ses agresseurs, vraisemblablement H1______, avait sorti un 
couteau, avec lequel celui-ci avait déchiré son bas de survêtement, pour lui faire peur. Ils 
avaient ensuite continué à le frapper, toujours avec leurs pieds au niveau de la tête, mais 
aussi avec leurs mains, "avec tout". Ils lui avaient également donné des coups ailleurs sur 
son corps. Dans le même temps, ses agresseurs l'avaient insulté. H1______ ou le frère de 
G______ disaient qu'il était un violeur et l'un d'eux lui avait enlevé le bas de son 
survêtement et ensuite son boxer. Il avait dit n'avoir rien fait, mais ils avaient continué. Il 
s'était retrouvé nu et avait caché ses parties intimes avec ses mains. Quatre de ses 
agresseurs avaient cessé de le frapper, sans qu'il ne sache pourquoi, alors que le frère de 
G______ et H1______ avaient continué, toujours avec leurs pieds et leurs mains, sur son 
corps et sa tête. Il avait ensuite réussi à se relever pour s'enfuir, mais H1______ l'avait 
suivi et l'avait frappé sur le haut et l'arrière de la tête, avec la bouteille en verre, jusqu'à 
ce qu'ils se trouvent dans la rue. Il avait alors vu que la sœur de G______, F______, l'avait 
également filmé. Il s'était habillé dans un coin sombre et avait demandé à des passants 
d'appeler les secours et la police. Il avait l'impression que l'agression avait duré deux 
minutes, qui lui avaient parues trop longues. Il avait essayé de s'échapper au début, mais 
ses agresseurs l'avaient "bloqu[é]". G______ avait peut-être eu la haine contre lui et son 
frère et son petit ami avaient pris parti pour elle. Après l'agression, il n'avait plus été en 
possession de son iPhone 12, de ses AirPods 2, de sa sacoche et de son porte-monnaie de 
marque LOUIS VUITTON – lequel contenait différentes cartes – d 'un trousseau de trois 
clés, de son sweat à capuche de marque NIKE, de ses baskets ASICS, de son paquet de 
cigarette et de son briquet. Son bas de survêtement et son caleçon avaient été déchirés. 

Constat médical et expertise 

b.a. Selon le certificat médical du Service des urgences des HUG du 27 mars 2022, 
A______ a rapporté s'être fait agressé par six individus, le 26 mars 2022, vers 21h00. Il 
avait été roué de coups et de coups de bouteilles/couteau, avec traumatisme crânien et 
perte de connaissance. Il s'est plaint de céphalées, de douleurs en regard de l'arcade 
zygomatique des deux côtés, prédominant à gauche, et de douleurs mandibulaires 
prédominant à droite. L'examen médical a mis en évidence une tuméfaction bilatérale des 
arcades zygomatiques avec prédominance gauche, de multiples lésions dermabrasives sur 
la face, les genoux, les coudes et le cuir chevelu. A______ présentait des érythèmes dans 
le dos, sur le cuir chevelu et aux mains. Le scanner cérébral avait permis de mettre en 
évidence un important œdème péri-orbitaire gauche, sans atteinte rétro-septale, un œdème 
entre le muscle temporal et le fascia temporal gauche s'étendant jusqu'au vertex, ainsi 
qu'aux régions pariétales et occipitales postérieurement. Il a permis d'exclure la présence 
de saignement intracrânien, de fracture de la voûte crânienne ou du massif facial. Des 
photographies des lésions ont été prises.  

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b.b. Selon le constat de lésions traumatiques du Centre universitaire romand de médecine 
légale du 27 avril 2023, à l'arrivée de secours, A______ était debout et conscient, avec un 
score de Glasgow à 15/15 (soit une personne parfaitement consciente). Aux urgences, il 
a dit avoir ressenti des vertiges et un flou visuel spontanément résolutif après l'agression. 
L'examen cutané a montré des tuméfactions des arcades zygomatiques prédominant à 
gauche, avec un hématome en binocle et de multiples lésions dermabrasives au niveau 
des coudes, du dos, des genoux et du cuir chevelu. L'examen ostéo-articulaire était sans 
particularité. Un bilan radiologique avait permis d'exclure toute fracture et de mettre en 
évidence un œdème sous-cutané périorbitaire gauche s'étendant à la région jugale, sans 
atteinte de l'espace rétro-septale et un œdème entre le muscle temporal et le fascia 
temporal gauche s'étendant jusqu'au vertex et aux régions occipitales et pariétales. Le 
scanner cérébral avait permis de mettre en évidence des infiltrations et tuméfactions 
diffuses dans les tissus mous en région fronto-pariéto-temporale gauche et droite, du 
pavillon de l'oreille gauche, de la région produits parapharmaceutiques-nasale gauche, de 
la joue gauche, en région frontale droite et du menton.  

Les lésions traumatiques suivantes ont été constatées : 

- plaie superficielle, à bords net, du bras gauche; 
- plaie superficielle, au sein d'une ecchymose, de la muqueuse de la lèvre inférieure; 
- cuir chevelu tuméfié avec des ecchymoses diffuses en région fronto-pariéto-

temporale bilatérale et de la région pariétale postéro-supérieure en position 
centrale, avec notamment une ecchymose en forme en région pariéto-temporale 
gauche; 

- de multiples ecchymoses au niveau du visage, avec notamment : 
- des ecchymoses en forme au niveau du front et de la tempe droites et du 

front, de la tempe et l'arcade zygomatique gauche; 
- une ecchymose en monocle des paupières supérieures et inférieures 

bilatéralement, associée à une tuméfaction périorbitaire plus marquée à 
gauche; 

- une ecchymose du menton; 
- des ecchymoses de l'épaule droite, de l'épaule et du bras gauche, des coudes et de 

la cuisse droite; 
- des dermabrasions au niveau du cuir chevelu, de l'abdomen, du membre supérieur 

gauche et de la jambe gauche; 
- des érythèmes au niveau de la nuque, de la région du trapèze droit, de la région 

pectorale droite, de l'abdomen, du dos, diffus au niveau des membres supérieurs, 
de la cuisse droite, de la cuisse gauche, des genoux, principalement linéaires et 
souvent associés à des dermabrasions et/ou ecchymoses. 

Sept zones d'impact au moins avaient été identifiées au niveau de la tête et les lésions 
constatées n'avaient pas mis en danger la vie de l'expertisé. Un dossier photographique 
est joint au rapport.  

Rapports de police 

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c.a. Selon le rapport d'arrestation du 27 mars 2022, le 26 mars 2022, à 21h04, la CECAL 
a demandé l'intervention d'une patrouille suite à la présence d'un jeune homme en sang, à 
l'avenue ______. La patrouille qui est intervenue a pu remonter jusqu'aux agresseurs et 
interpeler trois individus à leur domicile, à savoir X______, F______ et G______. La 
perquisition de ce lieu a permis la découverte de trois couteaux, soit un couteau pliant (n° 
1 de l'inventaire photographique), un couteau pliant de type LAGUIOLE (n° 2) et un 
cutter (n°7), ainsi que de plusieurs téléphones, qui ont été saisis. Dans les caves, la 
présence de sang a été constatée sur la porte du local à poussette ainsi que sur le mur. Le 
petit ami de G______ a été identifié comme étant H______. Y______ a également été 
identifié comme une des personnes présentes dans la cave lors de l'agression. Selon les 
informations fournies par les HUG, le pronostic vital de A______ n'a jamais été engagé.  

Au vu des faits relatés par G______ lors de l'intervention de la police à son domicile, 
celle-ci a été auditionnée selon le protocole NICHD.  

c.b. L'inventaire photographique comprend notamment une photographie d'un couteau 
pliant noir, mesurant 18 cm déplié.  

c.c. Selon le rapport d'interpellation du 27 mars 2022, à son arrivée à l'avenue ______, la 
patrouille a discuté avec A______, qui était pris en charge par une ambulance. Celui-ci 
leur a expliqué les faits et les a amenés au lieu de son agression.  Ils se sont ensuite rendus 
au domicile de la famille X______ et I______ leur a ouvert la porte. G______, son frère 
et sa sœur avaient immédiatement admis avoir agressé A______, en représailles aux 
multiples agressions sexuelles que celui-ci aurait fait subir à G______. Selon l'éthylotest 
effectué à 22h16, G______ présentait un taux d'alcool dans l'haleine de 0,12 mg/L. 

c.d. Selon le rapport d'arrestation du 27 mars 2022, des mandats d'amener et de 
perquisition ont été délivrés par le juge des mineurs à l'encontre de H______ et de 
A______ et un mandat identique a été délivré par le Ministère public à l'encontre de 
H______.  

Interpelé au domicile de son père, H______ a d'emblée indiqué qu'il connaissait les 
raisons de la présence de la police, car il avait tabassé la veille la personne qui avait violé 
sa copine. Il a remis aux policiers le téléphone de A______. Un rapide examen du 
téléphone mobile de H______ a permis la découverte d'une vidéo supprimée montrant 
l'agression subie par A______.  

Interpelé au domicile de sa petit amie, Y______ a d'emblée admis être impliqué dans 
l'agression de A______ et leur a remis ses effets personnels, soit une sacoche contenant 
des cartes et divers objets. 

c.e. Selon les rapports de renseignement du 30 septembre 2022 et du 29 mars 2023, 
l'analyse des téléphones de G______ et de H______ n'ont pas fourni d'autres éléments 
pertinents à l'enquête que la vidéo de l'agression.  

Vidéo de l'agression  

d. Sur la vidéo extraite dans le téléphone de H______, on voit deux individus vêtus de 
vestes à capuchon noir, identifiés plus tard comme étant H______ et X______, marcher 

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dans un couloir l'un derrière l'autre. Le premier cité tient un couteau dans sa main, la lame 
placée à l'intérieur de celle-ci. Ils se dirigent vers une porte, où apparait un bras, qui 
disparait aussitôt. H______ accélère alors, toujours suivi de X______. Pendant les 
quarante-cinq secondes suivantes, les images ne sont pas stables et ne permettent pas de 
voir tout ce qu'il se passe. On entend le bruit d'une bouteille qui tombe (00'10'') puis 
quelqu'un dire "tiens ça fils de pute", "faites-le entrer" et A______ qui dit "arrêtez". Une 
personne vêtue de gris, identifiée plus tard comme Y______, est également présente dans 
le groupe. Il y a une lutte et le groupe se déplace. Une voix traite A______ de "sale 
violeur" et dit "c'est H1______, c'est H1______". On entend le bruit de coups, sans qu'il 
ne soit possible d'en identifier leurs auteurs, leur force et leur localisation. H______ est 
très énervé et crie, alors que X______ parle de manière plus posée. X______ répète trois 
fois "attends" et dit "t'as violé ma sœur" et on le voit de manière fugace être positionné 
debout au-dessus du plaignant et faire des gestes de coups en direction de celui-ci, avec 
les mains (00'37''). H______ donne un coup de pied (00'38'') et d'autre coups à A______, 
qui se trouve au sol et répète en boucle "c'est faux, arrêtez les gars". A______ se retrouve 
torse nu, assis dans un couloir, adossé à un mur en béton et proche d'une porte battante. 
A partir de ce moment, les images sont plus stables. X______ demande à A______ 
d'enlever son pantalon et H______ sort du champ de la caméra, en demandant de lui 
passer le couteau (00'53''). X______ continue de dire "enlève" et A______ répète que c'est 
faux. H______ revient avec le couteau et entreprend de déchirer le pantalon, qu'il n'arrive 
pas à arracher. Il exige également de A______ qu'il enlève son pantalon et place le 
couteau vers le cou de celui-ci pendant un peu moins d'une seconde, avant de le jeter 
derrière lui (01'03''). A______ continue d'affirmer qu'il n'a rien fait, ce qui énerve 
H______, qui enlève sa veste.  X______ donne une gifle à A______ (01'14'') et tente 
ensuite de lui enlever ses chaussures et ses vêtements. H______ lui donne un coup de 
poing vers la région de l'oreille gauche et le plaque au sol, en le tenant par la tête, en 
posant ses genoux sur ses épaules et en donnant des coups qui ne sont pas clairement 
visibles. Il se place ensuite devant A______ et lui donne des gifles (01'22'', 01'30''). 
Y______ se tient à leurs côtés. A un moment donné, celui-ci ramasse ce qui semble être 
une boite d'AirPods. H______ et X______ essaient d'arracher le boxer de A______. 
Celui-ci continue de contester avoir violé G______. H______ lui donne une gifle (01'26'') 
et un coup de pied à la tête, alors que X______ lui donne une gifle (01'33''). Le sous-
vêtement du plaignant est complètement détendu et celui-ci se protège les parties intimes 
d'une main. H______ demande de filmer "A1______ le violeur" en le tenant au sol. 
X______ et Y______ quittent le champ de la caméra. H______ se place face à A______, 
dans une position agressive. Il réagit avec colère aux dénégations de ce dernier. G______ 
pleure et dit "arrête de crier". Il lui donne un coup de poing, enchainé avec un violent 
coup de pied, tous deux portés au visage (02'05''), puis un nouveau coup de pied au visage 
(02'07''), l'arrière de la tête de A______ tapant contre le mur. H______ continue de répéter 
qu'il a "niqué et violé sa femme", ce que A______ conteste. Il frappe la tête de celui-ci 
avec le plat de sa main (02'14''), avec le pied (02'15''), avec des gifles (02'18'', 02'23'', 
02'29'', 02'30'', 02'34'', 02'39) et d'un coup de poing (02'42''). Il dit qu'il "s'en bat les 
couilles de [s]es paroles" (02'39''), menace de le violer, de lui mettre "des doigts dans les 
fesses" et lui crache dessus. X______ revient vers eux et demande où est le couteau 

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(02'45''). Son attitude apparait plus calme que celle de H______, qui porte un violent coup 
de genou au visage de A______, dont la tête frappe la porte qui se trouve derrière lui 
(02'52''). H______ s'éloigne en disant que "ce fils de pute" le dégoute (02'55''). X______ 
répète qu'il a violé sa sœur et H______ revient (02'59'') et donne un coup de pied, avec la 
semelle de sa chaussure, sur le flanc de A______ (03'03''). X______ dit à celui-ci "attend" 
et continue de dire à A______ qu'il a violé sa sœur et que celle-ci n'a pas eu le courage 
de le lui dire. A______ répète que c'est faux. X______ finit par lui cracher dessus et s'en 
va. F______ dit "jamais vous allez le calmer" (03'17''). H______ dit à A______ d'arrêter 
de dire qu'il a rien fait, qu'il va "[l]e tuer" (03'12''). Il le menace de le "schlasser" s'il le 
répète encore une fois. On entend une voix, vraisemblablement celle de F______, dire à 
X______, qui vient de s'éloigner : "jamais vous allez le calmer". H______ demande à 
A______ de dire qu'il est désolé d'avoir violé G______ pendant une année, sans quoi il 
le viole. Il lui donne un nouveau coup de pied, qui le touche au niveau de l'épaule (03'26''). 
X______ et F______ parlent en portugais. Le premier nommé retourne vers A______ et 
lui répète d'enlever tout son pantalon (03'30''). H______ continue de taper et donne un 
coup de poing (03'31'') puis de genou (03'34'') au visage, un coup de genou sur le côté de 
la tête, qui heurte ensuite le mur (03'44''). Pendant ce temps, X______ discute avec sa 
sœur en brésilien, lorsqu'il revient et que H______ le frappe, il dit à A______ "tu enlèves 
ça et tu pars". H______ tente de lui arracher son boxer, lui dit de lui donner son téléphone 
et de supprimer les vidéos qu'il a d'elle. A______ affirme qu'il n'a aucune vidéo. X______ 
sort du champ de la caméra. A______ parvient à se lever et H______ réagit en lui donnant 
deux coups de poing au visage, ce qui pousse A______ dans un local. Il l'attrape et le 
remet au sol, vers le couloir. X______ parle avec G______, qui est en pleurs. Y______ 
apparait à côté de A______, dont il porte le sac en bandoulière (03'53''). Il tient un couteau 
gris dans la main et tente de couper le boxer de A______ (03'57'' et 04'04''), après quoi il 
s'écarte et n'apparait plus. A______ jure qu'il n'a rien fait, en cherchant l'attention de 
X______, ce que H______ ne croit pas. X______ dit à H______ "c'est bon", et à A______ 
qu'il peut prendre son pantalon et se "casser" (04'12''). On voit du sang sur le visage de 
A______ (04'15''). H______ réagi en disant "non non non, une dernière fois (…)", en 
portant un coup avec la semelle. X______ tente de calmer H______, le prend par le bras, 
lui dit que c'est bon et à A______ de partir. G______ supplie H______ d'arrêter. Celui-ci 
lui dit attend et demande à A______ de l'écouter, qu'il ne va pas le taper. X______ 
intervient, mais H______ parle à A______ de ses potes et celui-ci dit qu'il n'a rien à voir 
avec eux. X______ lui dit de se "casser". H______ dit à nouveau non, qu'il l'a violée plein 
de fois, tout en sautillant. G______ tire A______ en arrière. X______ demande à 
H______ "c'est pas bon"? Celui-ci dit non et à A______ "viens on va là-dedans", en 
montrant la porte du local. G______ lui dit qu'il crie trop et X______ éloigne sa sœur, qui 
est toujours en pleurs.  H______ saisit A______ par le cou, par derrière, alors que celui-
ci est à genoux, et lui donne un coup de poing et deux coups de pied (05'10'' - 05'16''). 
A______ lui dit d'arrêter, appelle G______, avant de parvenir à se lever. H______ lui 
donne un nouveau coup de poing au visage (05'27''), alors que celui-ci s'en va. H______ 
le pousse vers la sortie, avant de ramasser la bouteille. Pendant trois secondes, on ne voit 
plus les protagonistes et on entend deux coups, vraisemblablement portés avec la 
bouteille. Lorsque A______ sort de la cave, complètement nu, tenant son t-shirt à la main 

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et son pantalon accroché à une cheville, H______ le poursuit en tenant la bouteille dans 
la main droite, suivi par F______, qui filme toujours. A______ appelle un homme à l'aide 
et H______ lui assène un dernier coup, en direction de la tête, avec sa main droite. 
Lorsqu'il pivote pour retourner dans la cave, H______ ne tient plus la bouteille. Une fois 
revenu dans la cave, il dit qu'il n'est pas allé devant les caméras.  

Audition EVIG de G______ et position de A______ sur les accusations portées 

contre lui 

G______ 

e.a. Le 26 mars 2022, dans le cadre d'une audition réalisée selon le protocole NICHD, 
G______ a expliqué qu'elle s'était mise en couple avec A______ en février 2020, jusqu'à 
la fin de l'année 2021, "après environ un an". Au début, leur relation avait été normale. 
Quand ils avaient commencé à entretenir des relations sexuelles, A______ s'était montré 
agressif verbalement, la traitant tous les jours de "pute" ou de "salope", et l'avait forcée à 
faire des choses qu'elle ne voulait pas. A______ l'avait régulièrement forcée à le retrouver 
dans la cave de son immeuble. Tout avait commencé lorsqu'il l'avait amenée chez lui en 
l'absence de ses parents. Ils avaient regardé un film et il avait voulu avoir une relation 
sexuelle. Elle n'en avait pas eu envie, notamment parce qu'elle avait ses règles. Il l'avait 
tirée par les cheveux pour la forcer à lui prodiguer une fellation. Invitée à détailler 
l'épisode, elle a expliqué qu'elle avait en fait accepté mais que son heure de rentrer 
approchait, qu'elle avait voulu arrêter et que A______ ne l'avait pas accepté. Cela avait 
duré deux à trois minutes et elle avait à nouveau dit "arrête". Il avait dit "c'est bon ça y 
est" et l'avait poussée. Ils avaient eu de nombreuses disputes. Elle avait accepté une fois 
d'être filmée et, par la suite, A______ l'avait filmée sans qu'elle ne s'en rende compte. La 
dernière fois qu'il l'avait forcée avait eu lieu vers la fin du mois de novembre 2021, dans 
la cave de son immeuble, à Onex. Comme cela arrivait toujours, elle avait voulu arrêter, 
alors que A______ voulait "finir jusqu'à la fin". Il l'avait prise par la tête et l'avait placée 
en position de levrette, la tenant par les cheveux. Elle lui avait dit plusieurs fois d'arrêter 
parce que c'était du viol et qu'elle allait en parler à son frère. Il l'avait menacée de montrer 
des vidéos d'elle si elle le faisait. De manière générale, elle faisait ce qu'il avait envie car 
elle tenait énormément à sa réputation dans le quartier et ne voulait pas que des vidéos 
d'elle "tournent" sur les réseaux sociaux. A une autre occasion, ils s'étaient retrouvés dans 
la cave, alors que deux amis de A______ se trouvaient à l'extérieur. Ceux-ci avaient dit à 
A______ de lui tirer les cheveux ou de lui faire d'autres choses, ce que A______ avait 
fait.  

Le 26 mars 2022, elle avait consommé de l'alcool avec des copines au bord du lac, alors 
qu'elle n'en avait pas l'habitude. Elle avait eu la tête qui tournait, la nausée et son petit 
ami, H______, lui avait demandé ce qu'elle avait. Elle lui avait alors raconté ce qui s'était 
passé avec A______. H______ avait pleuré. Elle ne l'avait jamais vu comme ça. Il était 
"tellement énervé qu'il était tombé dans les pommes". Il lui avait dit qu'elle aurait dû lui 
en parler plus tôt et qu'il était là pour elle. Il l'avait raccompagnée chez elle. Elle s'était 
rendue dans la chambre de sa petite sœur, F______, et H______ était allé parler à son 
frère, X______. Par la suite, X______ et H______ lui avaient demandé de faire venir 

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A______ pour pouvoir le frapper. Elle avait finalement accepté, se disant qu'ils allaient 
le taper, mais pas beaucoup, comme A______ l'avait fait avec elle. Initialement, celui-ci 
aurait dû venir avec son ami "J______", mais, pour une raison qu'elle ignorait, il était 
venu seul. Elle l'avait emmené dans la cave, où son frère, sa sœur, H______ et Y______, 
un ami de son frère, étaient cachés, dans le but de lui faire subir ce qu'il lui avait fait subir. 
A______ s'était méfié et avait essayé de courir, mais H______ l'avait rattrapé, l'avait 
"balayé" et l'avait fait tomber par terre. Celui-ci avait pris la jambe de A______ et avait 
déchiré son training. Elle n'avait pas vu son frère frapper A______ mais avait vu H______ 
et Y______ le faire. Ce dernier avait tenu un couteau dans sa main, mais il n'avait pas 
"planté" A______. A un moment donné, le couteau était tombé par terre et il était resté là 
pendant toute l'agression, jusqu'à ce que sa sœur le ramasse. Celle-ci avait tapé A______ 
derrière la tête, avec une petite bouteille de couleur verte, précisant qu'elle ne l'avait pas 
vue faire, mais qu'elle avait entendu le bruit. A la fin, elle avait paniqué en voyant la tête 
d'A1______ pleine de sang. Celui-ci n'avait plus d'habits, son bras saignait et son boxer 
était déchiré. Elle avait dit à son frère d'arrêter et de dire à ses potes d'arrêter, sinon ils 
allaient le tuer. X______ avait dit que, vu ce que celui-ci lui avait fait, il fallait qu'il 
comprenne. Elle a complété ensuite en disant que son frère avait dit de le laisser partir 
avec ses habits. A______ avait alors eu l'occasion de partir en courant, mais uniquement 
vêtu de son boxer, alors que, normalement, A______ aurait dû repartir avec ses habits, 
comme s'il ne s'était rien passé. Il s'agissait d'embrouilles de quartier. H______ avait 
essayé de le rattraper. Sa sœur et Y______ étaient sortis aussi. Plus tard, en évoquant cette 
scène, elle n'avait parlé que de H______ et de sa sœur. Son frère leur avait dit de rentrer 
car il y avait des caméras. H______ avait pris le training et les chaussures de A______. 
Elle était retournée chez elle avec son frère et sa sœur, qui avait filmé l'agression. En 
voyant la tête de A______ à la fin, elle s'était rendue compte qu'ils n'auraient pas dû lui 
faire ça. 

A______ 

e.b. Le 27 mars 2022, entendu par la police comme prévenu, sur délégation du Tribunal 
des mineurs, A______ a expliqué avoir été en couple avec G______ de février 2020 à fin 
décembre 2021. Au début tout se passait bien, mais leur relation était devenue toxique, 
dans le sens où ils s'"embrouillaient" pour tout et n'importe quoi. Leurs relations sexuelles 
se passaient bien et étaient consenties, au rythme d'une à deux fois par semaine. Ils 
choisissaient le lieu en fonction des circonstances, soit chez lui s'il n'y avait personne, soit 
dans sa cave. Quand G______ disait non, ils ne faisaient rien et il ne l'avait jamais forcée. 
Il a admis l'avoir traitée de "pute" et de "salope" pendant une dispute, lors de laquelle, 
elle avait insulté sa mère. Il ne lui avait mal parlé qu'à deux reprises. Il a contesté les 
accusations portées contre lui. Il se souvenait de l'épisode de la fin du mois de novembre 
2021. Ils avaient eu une relation sexuelle, pour laquelle elle avait été consentante, et 
qu'elle avait arrêté d'un coup. Il lui avait demandé pourquoi et elle avait dit qu'elle ne 
voulait plus. Cela s'était terminé sans qu'il ne la menace. A une reprise, ils avaient eu une 
relation sexuelle au sous-sol, alors que son ami J______ et la petite cousine de celui-ci, 
âgée de 10 ans, avaient été présents au rez-de-chaussée. L'initiative avait été prise par 

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G______. Pour les vidéos, il devait tout le temps lui demander l'autorisation avant de les 
capter. Il ne l'avait jamais menacée par ce biais. 

e.c. Selon le rapport d'arrestation du 27 mars 2022, lors de son interpellation, H______ a 
remis aux policiers le téléphone de A______. Un examen de cet appareil avait permis de 
trouver des photos dénudées et souvent aguicheuses de G______, de même que des vidéos 
montrant l'adolescente entretenir des relations sexuelles avec A______, la dernière datant 
de décembre 2021. Aucune contrainte sexuelle ne ressortait de ces images.  

Premières déclarations des protagonistes à la police 

G______ 

f.a. Le 27 mars 2022 devant la police, G______ a indiqué que son petit-ami H______ 
avait expliqué ce qui s'était passé entre A______ et elle à son frère X______. Tous les 
deux avaient été très énervés et lui avaient demandé d'écrire à A______ pour le faire 
venir. Elle avait raconté la suite lors de son audition filmée (cf. point e.a).  

F______ 

f.b. Le 27 mars 2022 devant la police, F______, née le ______ 2007, a expliqué qu'elle 
avait voulu se venger de ce que A______ avait fait à sa sœur G______. Le 26 mars 2022, 
vers 18h00, celle-ci lui avait expliqué que, lorsqu'elle avait été en couple avec l'intéressé, 
celui-ci l'emmenait dans des caves pour la violer et la frapper avec ses potes. Elle n'avait 
pas plus de précisions. A______ venait souvent chez eux à cette époque et il lui avait 
semblé être une bonne personne. Après cette révélation, elle s'était rendue dans la 
chambre de son frère X______. H______, le nouveau petit-ami de sa sœur, qui venait 
d'expliquer la situation à son frère, avait proposé de donner rendez-vous à A______, 
"dans le but de lui régler son compte". Vers 19h00, G______ avait attendu en bas de 
l'immeuble, alors qu'elle, son frère, H______ et un ami de son frère, prénommé 
"N______", identifié plus tard comme étant Y______, les attendaient dans les caves. 
G______ les avait rejoints, accompagnée de A______. Celui-ci était parti en courant 
lorsqu'il les avait vus, mais H______ l'avait rattrapé et l'avait mis au sol. Ils l'avaient 
ensuite forcé à retourner dans les caves, en le poussant, et l'avaient frappé. H______ lui 
avait donné des coups de pied, de poing et de genou, des claques et l'avait poussé contre 
le mur. A______ était tombé à terre, mais H______ avait continué à lui donner des coups 
un peu partout, au visage, aux bras, au ventre et aux jambes. Y______ avait déchiré ses 
habits à l'aide d'un couteau suisse, sans le blesser.  Ce couteau appartenait à son frère, qui 
le lui avait donné lorsqu'ils étaient dans l'appartement. Elle l'avait remis à Y______. Son 
frère avait regardé mais n'avait pas donné de coups. Il n'avait pas fait grand-chose, car il 
savait les conséquences. G______ pleurait et n'avait pas donné de coups. Elle-même avait 
attrapé une bouteille en verre, qu'elle avait trouvée dans les caves, et avait frappé 
A______ au niveau de la tête, alors que celui-ci était au sol. La bouteille ne s'était pas 
cassée. Il n'y avait pas eu d'autre arme que le couteau suisse. Pendant ce temps, A______ 
leur demandait d'arrêter, disant qu'il n'avait rien fait. Au bout d'un moment, ils avaient 
arrêté de taper et H______ lui avait demandé pourquoi il avait violé G______. Comme 
celui-ci jurait qu'il n'avait rien fait, H______ lui avait donné des claques pour qu'il avoue, 

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sans succès. A______ s'était ensuite relevé et ils l'avaient laissé partir. Elle avait vu que 
celui-ci était blessé à la tête, avait des bosses et saignait. Elle était ensuite remontée avec 
sa sœur et son frère dans leur appartement et les autres étaient rentrés chez eux. Y______ 
lui avait rendu le couteau suisse et elle-même l'avait remis à son frère. Lorsque la police 
était arrivée, après discussion, son frère avait remis le couteau à la police, lequel figure 
en pièce 1 de l'inventaire photographique. H1______ avait pris les habits d'A1______ et 
son téléphone portable. Elle avait ramassé un AirPod par terre et ne savait pas où se 
trouvait le second. Le cutter trouvé dans son sac à main lui avait été remis par un ami, 
lors d'un cours d'arts visuels, un mois auparavant. Elle ne l'avait jamais utilisé. Avant 
qu'elle ne ramasse la bouteille en verre, elle avait commencé à filmer avec le téléphone 
portable de H______ à la demande de celui-ci. Selon sa sœur, A______ possédait des 
vidéos d'elle dans les caves et H______ avait aussi voulu filmer l'intéressé, au cas où il 
recommencerait. 

H______ 

f.c. Le 27 mars 2022 devant la police, H______ a expliqué qu'il n'avait pas agi pour 
dépouiller A______, mais pour se venger des viols que celui-ci avait perpétrés aux dépens 
de son amie intime, G______. Il avait gardé le téléphone de sa victime, car celui-ci 
contenait des images de ces scènes, mais avait jeté la carte SIM à Thônex. La vidéo de 
l'agression avait été une sorte d'arme, visant à empêcher A______ d'agir à l'encontre de 
son amie. La veille, G______ avait fumé de la marijuana, alors qu'elle n'en avait pas 
l'habitude. Lui-même n'avait rien consommé. Soudainement, elle lui avait expliqué que 
A______ l'avait frappée à de multiples reprises et l'avait forcée à prodiguer des fellations 
à lui et à trois de ses amis. Elle avait aussi été violée et régulièrement frappée. Elle ne lui 
avait pas raconté les détails, mais lui avait dit qu'à une reprise au moins, elle avait eu des 
relations sexuelles non consenties au sous-sol de son immeuble. Il y avait eu trois ou 
quatre épisodes qui l'avaient traumatisé. Leurs actes de la veille avaient été une 
vengeance, car, en violant sa copine, A______ l'avait détruit lui. Celui-ci avait fait des 
choses impossibles à oublier et il ne savait pas comment il allait surmonter cela. Il avait 
été en état de choc et s'était évanoui en écoutant le récit de G______. Lorsqu'il avait 
discuté avec le frère de G______, celui-ci avait eu encore plus la haine que lui. Tous deux 
avaient demandé à G______ de donner un rendez-vous à A______ dans la cave de 
l'immeuble, car, à sa connaissance, c'était l'endroit où A______ avait commis ses viols. Il 
ne savait pas si G______ avait été consciente de ce qui allait se passer, mais lui avait 
voulu passer A______ à tabac. Il lui avait donné des coups de poings dans le visage et 
des coups de pied uniquement sur le corps. Il avait eu besoin de se venger et n'avait pas 
pu se permettre de ne rien faire, car il savait que, d'un point de vue pénal, rien n'allait se 
passer et que, "pour des viols sans preuve, il n'allait pas prendre une peine sévère par la 
justice des mineurs". Après avoir vu des images extraites de la vidéo, il a expliqué avoir 
perdu le contrôle sur lui-même et que la haine avait parlé. Il avait été traumatisé de ce que 
A______ avait fait. Il avait juste vu un violeur qui avait abusé de sa femme. Le frère de 
G______ lui avait donné un couteau, qu'il n'avait eu en main qu'une fraction de seconde. 
Il avait craint qu'un copain de A______ accompagne celui-ci. A aucun moment le but 
n'avait été de donner des coups avec ce couteau et à aucun moment il ne s'était montré 

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prêt à le faire. Le couteau avait été récupéré par l'ami de X______, qui avait coupé les 
vêtements. Les menaces qu'il avait proférées avaient été l'expression de sa rage, mais il 
n'avait jamais eu l'intention de le violer ou de lui mettre un doigt dans les fesses. Il n'avait 
pas tenté de le tuer, sans quoi il se serait servi du couteau, or il avait lancé celui-ci loin de 
A______.  X______ avait donné deux ou trois coups et Y______ n'avait pas dû faire 
grand-chose. La scène avait été filmée car il avait voulu détenir un moyen de pression sur 
A______, pour éviter que celui-ci ne recommence. Finalement, il avait effacé la vidéo le 
soir-même. Il n'avait jamais été question de la publier. Il avait pris les chaussures de 
A______, qu'il avait brulées à ______ [GE], dans une école, et le training de celui-ci, sans 
savoir ce qu'il en avait fait. Ces objets lui avaient été donnés par X______. Après les faits, 
il avait été stressé et tendu. Il avait eu peur de représailles car, peu après l'agression, le 
téléphone de A______ avait sonné et il avait répondu à un appel du contact enregistré 
sous "papa". Il avait expliqué ce qui s'était passé et son interlocuteur lui avait dit qu'il 
allait "enculer" toute sa famille. Un de ses amis lui avait dit qu'une vingtaine de jeunes, 
âgés de vingt ans, et leurs mères le cherchaient. A sa connaissance, les dernières violences 
de A______ à l'encontre de G______ remontaient à un mois, alors qu'il était en couple 
avec celle-ci de manière sérieuse depuis le début du mois de décembre 2021. L'intéressé 
la harcelait et la suivait sur les réseaux sociaux. Il regrettait seulement d'avoir mis 
A______ nu. Il savait qu'il n'aurait pas dû le frapper, mais en violant sa femme, celui-ci 
l'avait tué de l'intérieur et il n'avait pas pu rester sans rien faire. Il a exprimé des regrets à 
cet égard.  

X______ 

f.d. Le 27 mars 2022 devant la police, X______, né le ______ 2001, a expliqué qu'il avait 
fait la fête toute la nuit du vendredi 25 au 26 mars 2022 et qu'il avait dormi toute la journée 
qui avait suivi. Vers 18h00, sa sœur G______ était arrivée avec son copain, identifié plus 
tard comme étant H______. Il jouait sur son téléphone lorsque celui-ci, qu'il rencontrait 
pour la première fois, lui avait expliqué que A______ avait menacé sa sœur, l'attendait 
tous les jours en bas de leur domicile, et l'avait violée seul, mais aussi avec deux autres 
personnes, à plusieurs reprises. Sa sœur lui avait confirmé que tout était vrai. Lui et 
H______ avaient alors voulu se venger. Ils avaient eu l'idée de ramener A______ dans la 
cave de leur immeuble pour le taper, en demandant à G______ de lui donner rendez-vous 
là-bas. Il était descendu à la cave avec H______ et sa sœur F______, qui était aussi à la 
maison. Y______, un copain à lui, les avait rejoints dans la cave. Il n'avait pas été armé 
mais avait donné son couteau à H______, lorsque celui-ci le lui avait demandé. G______ 
avait conduit A______ à la cave, mais se doutant de quelque chose, celui-ci était parti en 
courant. H______ l'avait rattrapé. Ils l'avaient pris et l'avaient amené à la cave pour le 
taper. Il avait donné des coups de poing à A______ et H______ en avait fait de même. A 
un moment donné, il avait dit "c'est bon on arrête, on a pas besoin de tout ça", mais 
H______ avait voulu continuer. Y______ n'avait rien fait. Ils avaient ensuite essayé 
d'enlever le pantalon de A______. Il avait essayé de l'arracher et l'avait déchiré avec les 
mains, alors que H______ le faisait avec le couteau. Pendant ce temps, sa sœur F______ 
filmait. Il avait voulu avoir une vidéo de A______ nu, au cas où celui-ci publierait des 
vidéos compromettantes de sa sœur. Alors qu'il n'avait plus de pantalon, A______ était 

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parti. Lui-même était remonté chez lui, avec ses sœurs, alors que Y______ et H______ 
étaient rentrés chez eux. Il avait ensuite pris une douche et avait parlé avec elles. 
S'agissant de la bouteille, c'était une bouteille de bière que sa sœur F______ avait trouvée 
à la cave. Il ne pensait pas qu'elle s'en soit servie, F______ ayant seulement filmé. Le 
couteau pliant lui appartenait et était celui qu'il avait donné à H______. Le couteau 
LAGUIOLE lui appartenait également. 

Y______ 

f.e. Le 27 mars 2022 devant la police, Y______ a expliqué que, la veille, un ami dont il 
ne souhaitait pas révéler l'identité, l'avait appelé. Il a confirmé par la suite qu'il s'agissait 
de X______, qui était comme un frère et avait toujours été là pour lui. Celui-ci lui avait 
dit que sa sœur avait été abusée sexuellement ou qu'une personne l'avait forcée à faire des 
vidéos. Ils s'étaient rendus dans une cave pour rencontrer cette personne et lui parler. Il 
ne connaissait pas les autres personnes présentes. Arrivé sur place, X______ se trouvait 
avec sa sœur dans les escaliers de l'immeuble. Il avait demandé à celle-ci ce qui se passait 
et elle avait répondu en pleurant que son frère lui expliquerait. Il était descendu à la cave 
avec X______ et ne s'était rendu compte qu'à ce moment qu'une autre personne était 
présente, sans quoi il ne serait pas venu. X______ n'avait pas eu le temps de lui raconter 
la situation en détails, car le garçon était arrivé rapidement. Il s'était senti nerveux et irrité, 
il y avait comme un malaise. Il pensait qu'ils allaient discuter et ne savait pas pourquoi il 
était là, ni ce qu'il allait faire. L'ami de X______, identifié comme étant H______, avait 
commencé à parler à la personne attendue, identifiée comme étant A______. Le ton avait 
commencé à monter. A______ avait poussé H______ et la bagarre avait éclaté. A un 
moment donné, A______ était venu contre lui pour l'agresser et il l'avait écarté pour se 
défendre, en le repoussant avec les deux mains sur son torse. Il lui avait donné un coup 
de pied derrière le mollet, pour le faire tomber, ce qui s'était produit. A______ s'était 
relevé et H______ avait commencé à le frapper avec les mains. Au début, A______ s'était 
tenu debout et avait donné des coups de poing pour se défendre, avant de tomber. Dans 
son souvenir X______ n'avait porté qu'un ou deux coups, sans savoir comment. Celui-ci 
n'était pas violent, mais était fâché vu que sa sœur était concernée. Lorsque A______ était 
tombé au sol, X______ s'était adressé à lui pour lui dire de quitter les lieux avec sa sœur. 
Il l'avait fait, en prenant la sacoche de A______, qui se trouvait sur le passage, sans savoir 
sur le moment à qui elle appartenait. Il avait été en possession d'un couteau, long de quatre 
doigts qu'il utilisait pour son travail, mais celui-ci était resté dans sa poche pendant la 
bagarre. Confronté au fait que des témoins avaient déclaré que ce couteau se trouvait dans 
sa main, qu'il était tombé et que X______ l'avait remis à la police, il a affirmé que ce 
couteau ne lui appartenait pas et que les empreintes pouvaient être vérifiées. Il n'avait pas 
vu de bouteille et ne savait pas si des objets avaient été utilisés. Il n'avait pas vu A______ 
quitter les lieux. Avant la bagarre, il avait uniquement été question de dénuder A______, 
comme celui-ci l'avait fait à G______. Après avoir vu une photographie du visage du 
plaignant, il a déclaré que trop de coups avaient été portés. Lui-même n'avait pas touché 
le visage du plaignant, qui ne se trouvait pas dans cet état lorsque lui-même avait quitté 
les lieux. Après visionnage de la vidéo, il a maintenu ses déclarations, précisant que celle-
ci montrait qu'il n'avait presque rien fait et avait quitté les lieux avant la fin. Le 

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mouvement de son pied, visible après 1'18'', n'était pas un coup. Il avait simplement bougé 
son pied. Il avait ramassé la sacoche juste avant la scène visible après 3'56''. L'objet qu'il 
avait utilisé pour déchirer les vêtements de A______ n'était pas un couteau, mais un 
morceau de fer fin, trouvé sur place. Il a demandé des nouvelles de la victime, précisant 
qu'il n'avait pas eu l'intention de lui faire du mal et qu'il n'était pas une personne agressive. 

Déclarations devant le Ministère public 

X______ 

g.a. Le 27 mars 2022 devant le Ministère public, X______ a confirmé ses déclarations à 
la police. H______ lui avait dit que sa sœur lui avait raconté s'être fait violer par A______ 
depuis 2020. Celui l'avait également menacée, notamment en l'attendant en bas de chez 
eux. Sa sœur, qui était en pleurs, lui avait confirmé les faits et ils avaient discuté tous 
ensemble. Elle avait eu peur d'être menacée ou de se faire "prendre en bas de l'immeuble". 
Elle avait peur de A______, car quand elle sortait avec celui-ci, elle filmait les 
embrouilles qu'il pouvait avoir avec d'autres personnes. H______ et lui avaient eu l'idée 
"d'attraper A______". Il avait donné un couteau à H______ lorsqu'ils étaient encore dans 
l'appartement, car il ne savait pas si A______ pourrait en avoir un, mais il ne l'avait pas 
utilisé dans la bagarre. Ils avaient attendu une dizaine de minutes avant que celui-ci 
n'arrive dans la cave. Y______, à qui il avait demandé de venir en cas d'urgence, pour le 
cas où A______ serait venu accompagné ou armé, les avait rejoints à cet endroit. Il a tout 
d'abord indiqué qu'il ne lui avait pas parlé de la façon dont ils allaient agir, avant 
d'admettre qu'il lui avait dit qu'il allait le taper. Ce qu'il avait vraiment voulu n'avait pas 
été de le taper, mais d'avoir une vidéo de A______, car celui-ci en avait de sa sœur. Il 
n'avait pas beaucoup tapé et avait même demandé à H______ d'arrêter. Lorsqu'il avait 
appris que sa sœur avait été violée, il avait juste perdu la tête. Il n'avait pas voulu venger 
sa sœur, mais la protéger et n'avait pas pensé à d'autres façons de le faire. Il avait senti 
que sa famille et lui avaient été humiliés. Sa sœur avait dû vivre un enfer et cela l'avait 
mis en colère. Il n'avait pas pensé à demander une confirmation des faits à A______, car 
il avait été sûr que celui-ci allait mentir pour pouvoir partir. La vidéo captée par sa sœur 
F______ n'avait pas été diffusée, l'idée avait uniquement été d'avoir une vidéo pour 
protéger sa sœur. Une fois cette vidéo obtenue, il avait arrêté de taper et s'était isolé dans 
un coin et s'était senti mal. Il n'avait revu A______ que lorsque celui-ci était déjà dehors, 
en train de courir, nu, ce qu'il n'avait pas voulu. Au moment où chacun allait rentrer chez 
soit, il avait dit à H______ qu'il ne fallait pas laisser les affaires de A______ sur place et 
celui-là les avait prises. Il a souhaité s'excuser pour ce qu'il avait fait, qui n'était pas une 
façon d'agir. 

Y______ 

g.b. Le 28 mars 2022 devant le Ministère public, Y______ a confirmé ses déclarations à 
la police. Il a précisé que, par téléphone, X______ lui avait simplement demandé de venir 
car il y avait un problème avec sa sœur. Une fois sur place, celui-ci lui avait dit "qu'il" 
avait fait quelques vidéos avec sa sœur. Il n'avait pas eu le temps d'en apprendre plus car 
A______ était arrivé deux minutes après qu'il les ait rejoint dans la cave. Lorsque la 
discussion avait commencé à "chauffer", A______ avait poussé des gens pour essayer de 

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partir. Il avait alors poussé A______ et lui avait donné un coup de pied pour qu'il tombe. 
X______ et H______ avaient commencé à enlever les habits de A______ et lui était resté 
en retrait. Il s'était ensuite approché un peu, mais n'avait rien fait, à part déchirer un peu 
les habits. Sur la vidéo, il était bien la personne portant un survêtement gris et une 
casquette rouge. Interrogé sur le fait qu'on le voyait tenir un couteau au cours de 
l'agression, il a indiqué qu'il n'avait pas eu l'intention de faire du mal à la victime, mais 
uniquement de déchirer ses habits. Il n'était pas un homme agressif. Les faits rapportés 
par X______ lui avaient rappelé des faits subis par sa mère lorsqu'il était enfant. Il avait 
voulu discuter avec le responsable, mais les autres avaient commencé à le taper. Il a 
confirmé que le couteau qu'il utilisait pour le travail se trouvait dans la veste qu'il portait 
le soir des faits, mais qu'il ne l'avait pas sorti. Il a maintenu qu'il avait utilisé un bout de 
fer ramassé par terre. Invité à se déterminer sur le fait que, sur la vidéo, on le voyait 
menacer A______ avec un couteau, alors que celui-ci se trouvait au sol, il a indiqué qu'il 
n'avait rien dit, qu'il était "venu avec le couteau … heu non… le bout de fer, pour couper 
le caleçon".  

Déclarations devant le Tribunal des mineurs les 27 et 28 mars 2022 

G______ 

h.a. Après avoir été informée qu'une procédure préliminaire avait été ouverte contre elle 
pour agression, séquestration et brigandage, G______ a confirmé ses précédentes 
déclarations. Son frère et H______ avaient été très énervés. Ils avaient voulu faire subir 
à A______ ce qu'il lui avait fait endurer à elle, à savoir l'amener dans la cave et le taper. 
Pour faire venir celui-ci, elle lui avait écrit qu'elle se sentait mal et qu'il lui manquait. Elle 
n'avait pas vu qui avait donné le plus de coups, tous en ayant donné. Sa sœur avait deux 
téléphones dans la main et lui avait confirmé qu'elle filmait pour "lui faire comme avec 
toi". Celle-ci avait ensuite posé les deux téléphones dans sa poche et avait donné des 
coups à A______. A un moment donné, son frère était venu vers elle et lui avait demandé 
de partir. Elle avait alors vu A______ à terre, sans habits et son boxer déchiré. Elle avait 
demandé à son frère d'arrêter, sans quoi il allait le tuer. A______ avait ensuite réussi à 
s'échapper. Son frère lui avait dit de monter, ce qu'elle avait fait avec sa sœur. X______ 
avait accompagné H______ pour sortir et elle ne savait pas comment Y______ était parti. 

F______  

h.b. Le 27 mars 2022 devant le Tribunal des mineurs, après avoir été informée qu'une 
procédure préliminaire avait été ouverte contre elle pour lésions corporelles simples, 
agression, séquestration et brigandage, F______ a reconnu les faits qui lui étaient 
reprochés. Elle a confirmé ses déclarations à la police et a précisé qu'après que sa sœur 
lui avait expliqué ce que A______ avait fait, son frère et H______ avaient été très énervés. 
L'idée derrière le fait de faire venir A______ avait été de l'attraper et de le frapper. 
H______ avait mis celui-ci à terre. Son frère l'avait attrapé et H______ avait porté les 
coups. Elle-même avait "juste porté des coups avec la bouteille". Son frère avait porté 
des coups, mais pas sa sœur, ni Y______, qui avait juste déchiré les habits. Après les faits, 
H______ et Y______ étaient partis. 

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H______  

h.c. Le 28 mars 2022 devant le Tribunal des mineurs, après avoir été informé qu'une 
procédure préliminaire avait été ouverte contre lui pour lésions corporelles simples, 
séquestration et brigandage aggravé, H______ a confirmé ses déclarations à la police. Il 
a admis les faits reprochés, en précisant qu'à aucun moment il n'avait voulu ni voler, ni 
tuer, ni séquestrer A______. Il avait juste voulu se venger. Il a admis que A______ avait 
été empêché de partir pendant que celui-ci avait été menacé, déshabillé et frappé. En 
partant, X______ lui avait dit de ne rien laisser dans la cave et lui avait donné les 
chaussures, le pantalon et le téléphone de A______, mais il n'avait rien volé. Il avait tout 
laissé dans la rue et avait gardé le téléphone, car il savait que la police viendrait le 
chercher, mais avait enlevé la carte SIM, parce qu'il savait être recherché par des amis de 
A______. Sa relation avec G______ avait débuté sept moins auparavant, alors que celle-
ci ne sortait plus avec A______. Il l'aimait et le fait d'entendre parler de viol lui avait 
occasionné un choc. Il avait appris ces faits vers 17h00 et l'agression avait eu lieu vers 
19h00. G______ avait consommé de l'alcool et fumé un joint, ce qui l'avait amenée à se 
confier. Lui avait fumé un joint et bu un verre de vodka vers 13h00 ou 14h00. Il avait cru 
sa petite-amie, car celle-ci tremblait et n'arrivait plus à parler pendant qu'elle lui expliquait 
les faits. La présence inexpliquée de "bleus" sur son corps par le passé ou de marques de 
veines tailladées, alors qu'il pensait que tout allait bien pour elle, avaient pris du sens et 
avaient renforcé sa crédibilité. Il n'aurait pas agi comme il l'avait fait, s'il n'avait pas eu 
affaire au violeur d'une personne qu'il aimait très fort. G______ lui avait dit être harcelée 
depuis une année, que A______ l'attendait à la sortie des cours, que celui-ci se fâchait s'il 
constatait des messages échangés entre elle et H______ et la tapait si elle refusait ses 
avances sexuelles. Elle lui avait raconté les phases traumatisantes qu'elle avait subies et 
il aurait su si elle lui avait menti. Il avait proposé à G______ d'écrire le message à 
A______. Pendant les faits, il aurait arrêté de frapper celui-ci, s'il avait décelé un signe 
de faiblesse ou si A______ avait avoué avoir violé G______. Après réflexion, il 
comprenait qu'il n'avait pas aidé sa petite-amie en agissant de la sorte. Il aurait dû parler 
de la situation avec la mère de G______, mais celle-ci n'était pas présente sur le moment. 
Il n'avait pas pensé à l'appeler, précisant que G______ lui avait dit à la plage qu'elle avait 
trop honte pour le faire. Il avait parlé avec le frère de G______, qui avait réagi comme 
lui, en voulant régler les choses avec ses poings. Il regrettait toute cette violence, le fait 
qu'il n'était pas parvenu à se contrôler et les coups portés au visage, surtout ceux avec le 
pied et le genou. Il regrettait par rapport à G______, mais aussi par rapport à A______. 
Il avait réalisé après les faits que les coups de pied qu'il avait portés avec élan à la tête de 
A______, auraient pu avoir des conséquences graves. Quand il avait vu la vidéo, il ne 
s'était pas reconnu.  

Déclarations devant le Tribunal des mineurs le 11 avril 2022 

G______ 

i.a. G______ a expliqué avoir été en couple avec A______ du 23 février 2020 jusqu'au 
début des vacances d'été 2021. Sa relation avec H______ avait commencé en novembre 
2021. L'après-midi des faits, elle avait bu beaucoup d'alcool alors qu'elle n'en avait pas 

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l'habitude. Elle s'était sentie "complètement bourrée". Elle avait notamment dit à 
H______ que A______ l'avait violée et tapée plusieurs fois, que celui-ci l'attendait quand 
elle rentrait de l'école, alors que leur relation était terminée, et qu'il l'avait filmée à 
plusieurs reprises, dont une fois avec ses potes. Elle avait confirmé à H______ que les 
bleus qu'elle avait eu avaient été causés par A______. Elle ne lui avait pas dit qu'elle avait 
été forcée à faire des fellations à trois amis de A______, mais, le jour où un des amis de 
A______ avait filmé, elle avait été forcée à avoir des relations sexuelles avec A______ 
et avec un ami de celui-ci. H______ avait dit "qu'il allait le tuer, qu'il allait le taper". Elle 
lui avait dit qu'elle avait honte et peur. Elle avait pleuré et H______ aussi. A un moment 
donné, celui-ci était tombé dans les pommes. Elle ne lui avait parlé des vidéos que 
A______ captait pour "les faire tourner" qu'une fois rentrée chez elle. C'était aussi dans 
ce but qu'ils avaient fait une vidéo de celui-ci. Après que H______ avait parlé à son frère, 
tous deux étaient venus dans sa chambre. Son frère ne lui avait pas posé d'autre question 
que celle de savoir pourquoi elle ne lui en avait pas parlé. Il avait été énervé et lui avait 
dit qu'il voulait tuer A______. Son frère et H______ lui avaient demandé d'envoyer un 
message à A______, ce qu'elle avait fait. Elle a précisé que ni elle ni H______ n'avait vu 
son beau-père au moment où ils étaient arrivés dans l'appartement, mais que celui-ci s'était 
trouvé sur le balcon, qu'il était sorti un moment et revenu. Elle avait vu celui-ci au moment 
où elle était allée chercher les clés de la cave, mais H______ ne l'avait pas vu. Son frère 
et H______ avaient voulu "faire la justice avec leurs mains". Elle avait été d'accord avec 
ça et ils n'avaient pas pensé à en parler aux adultes avant. Comme elle et A______ avaient 
mis le même code sur l'application Snapchat, tous deux pouvaient se connecter au compte 
de l'autre et elle avait ainsi vu les photographies et les vidéos d'elle, que A______ détenait. 
Il y avait eu une vidéo consentie, au début de leur relation, et toutes les autres avaient été 
des vidéos des viols.  

H______  

i.b. H______ a confirmé qu'il avait dit à X______ que sa sœur s'était faite violer par 
A______ et qu'il l'avait forcée à faire une fellation à deux de ses potes et qu'il avait fait 
des vidéos d'elle. La discussion n'avait pas été très bonne en raison de problèmes de 
langue. Le frère de G______ avait été très énervé et était directement allé parler à sa sœur. 
Il avait vu le beau-père de G______, au moment où ils étaient sortis de l'appartement. Il 
s'était dit que ce serait mieux d'aller lui parler, mais n'avait pas eu le réflexe de le faire, 
car il n'avait pas un très bon terme avec lui et le plan était déjà établi.  

Déclarations en contradictoire devant le Tribunal des mineurs le 26 avril 2022 

A______ 

j.a. A______ a confirmé sa plainte du 27 mars 2022. Quand il avait retrouvé G______, 
celle-ci pleurait et sentait l'alcool. Elle lui avait demandé de l'accompagner dans la cave. 
H______ et les autres lui avaient alors sauté dessus et l'avaient fait tomber. Sa tête avait 
cogné le sol et il avait vu flou. Ils l'avaient ensuite tiré, déshabillé et tabassé. Il a confirmé 
la description de son agression. Il avait eu mal à la mâchoire et un hématome autour de 
l'œil pendant une semaine, voire une semaine et demi. Il lui semblait avoir été frappé par 
quatre garçons, dont H______ et le frère de G______. A partir du moment où seuls les 

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deux précités l'avaient frappé, il avait mieux vu qui faisait quoi. La sœur de G______ 
avait filmé. Il avait essayé de s'enfuir, mais H______ le tapait et il n'arrivait pas à se lever. 
Il avait pensé qu'il allait mourir. Après les faits, H______ avait appelé son ami, prénommé 
"J______" et son père, en le traitant de violeur. 

H______ 

j.b. Invité à décrire le plan établi, H______ a indiqué qu'il n'y avait pas eu de plan détaillé. 
Au début, ils n'avaient pas su comment faire. Il avait parlé à X______ et ils s'étaient 
montés la tête, se disant qu'il fallait "l'attraper le soir-même". Ils avaient demandé à 
G______ d'écrire à A______ pour que celui-ci vienne et tout s'était passé très vite. Il a 
confirmé ses précédentes déclarations quant aux révélations faites à X______. Celui-ci 
avait ensuite discuté en brésilien avec sa sœur. Quand ils étaient descendus à la cave, la 
tension avait commencé à monter et ils n'avaient pas beaucoup discuté. Il avait été stressé, 
car il ne savait pas ce qui allait se passer et qui allait venir. Après le départ de A______, 
X______ lui avait dit qu'il ne fallait pas laisser les affaires de celui-ci dans la cave. Il avait 
pris le training, les chaussures et le téléphone des mains de X______ et les avaient 
abandonnés aux ______ [GE], en face de l'école. Pendant ce temps, il y avait eu deux 
appels sur le téléphone de A______, auxquels il avait répondu. Il avait ainsi parlé pendant 
trente minutes à "J______" et lui avait expliqué la situation. Dix minutes plus tard, il avait 
parlé au père de A______, en commençant à lui dire que son fils était un violeur. Celui-
là n'avait pas compris et avait dit qu'il allait le "niquer", lui et toute sa famille. Il avait 
gardé le téléphone et était rentré chez lui afin d'attendre le lendemain, en vue de le rendre. 
Il s'est excusé auprès de A______. 

X______  

j.c.  X______ a confirmé ce que H______ lui avait appris. Lorsqu'il avait parlé à sa sœur 
en brésilien, il lui avait demandé si ce qu'il avait appris était vrai et pourquoi elle ne lui 
en avait pas parlé plus tôt. Il n'avait rien demandé d'autre. Il avait ensuite écrit ou appelé 
Y______, à qui il avait demandé de venir les aider, après lui avoir expliqué ce que 
H______ venait de lui apprendre. Y______ n'avait pas utilisé le couteau que la police 
avait saisi, dont la lame était noire, ce qui n'était pas le cas de celui utilisé par Y______. 
Après l'agression, il avait ramassé le téléphone et l'avait donné à H______, en lui disant 
qu'il ne fallait pas laisser les affaires de A______ dans la cave et qu'il fallait les jeter. Il 
se trouvait en détention depuis les faits et n'avait pas reparlé à sa sœur, si bien que 
d'évoquer ce que celle-ci avait subi était encore très douloureux. Il regrettait tous les jours 
ses actes, mais il avait perdu la tête quand il avait vu l'état de sa sœur. 

Y______  

j.d. Y______ a affirmé que personne ne lui avait donné de couteau mais a admis avoir 
utilisé son propre couteau pour déchirer les habits de A______.  

F______  

j.e. F______ a expliqué que sa sœur lui avait donné des détails sur ce qu'elle avait subi et 
lui avait dit qu'elle se faisait violer depuis 2020. Cela l'avait rendue triste, l'avait choquée 
et énervée. S'agissant du couteau de son frère, celui-ci lui avait demandé de le descendre 

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à la cave. Elle l'avait remis à H______ une fois arrivés là et celui-ci l'avait donné à 
Y______. Aucun d'eux n'avaient eu l'intention de l'utiliser. Y______ avait uniquement 
utilisé cet objet pour couper le bas des habits de A______. Elle a maintenu ses 
déclarations, après que Y______ avait contesté avoir utilisé ce couteau. A aucun moment 
ils n'avaient discuté de l'usage qui serait fait de ce couteau et aucun d'eux n'avait eu 
l'intention de l'utiliser. Alors qu'ils se trouvaient dans la chambre, ils avaient décidé de 
filmer les faits car A______ avait une vidéo de sa sœur en train de faire des choses qu'elle 
ne voulait pas et que celui-ci menaçait de la publier.  

G______  

j.f. Le 26 avril 2022 devant le Tribunal des mineurs, G______ a confirmé que son frère 
lui avait seulement demandé pourquoi elle n'avait pas parlé de tout cela plus tôt et si les 
faits étaient vrais. Elle n'avait pas pensé aux conséquences du message que son frère et 
H______ lui demandaient d'écrire allait avoir. Elle n'avait pas très bien vu l'agression car 
elle se trouvait sur le côté. Son frère avait donné un coup vers la tête de A______ et elle 
n'avait pas vu ce que Y______ avait fait. Lorsqu'elle avait vu le visage de A______ 
couvert de sang, elle avait dit à son frère d'arrêter, sans quoi il allait le tuer. Son frère avait 
arrêté et l'avait prise dans ses bras pour l'amener un peu plus loin. A______ en avait 
profité pour essayer de s'échapper et H______ l'avait suivi. Toute la scène avait été filmée 
par sa sœur.  

K______ 

j.g. K______, père de A______, a expliqué que, le soir des faits, le copain de son fils, 
"J______", était arrivé essoufflé chez eux et avait juste pu dire "A______, agressé, 
police". Il avait alors essayé d'appeler son fils. Son interlocuteur lui avait dit que cela ne 
le regardait pas et que A______ avait violé sa copine. Ils avaient échangé des insultes et 
des menaces. Il était ensuite resté au chevet de son fils jusqu'à 05h00, avec le reste de sa 
famille. Quand il avait vu le visage de son fils, il avait envisagé de le venger s'il lui restait 
des séquelles. Comme tel n'avait pas été le cas, il avait laissé la justice faire son travail.  

Audience contradictoire par-devant le Ministère public le 5 mai 2022 

X______ 

k.a. Après avoir visionné la vidéo de l'agression, X______ s'est excusé. Tout cela avait 
été "exagéré", alors qu'il avait juste voulu avoir une vidéo. Il était choqué par la violence 
des faits et n'était pas habitué à cela. Par téléphone, il avait expliqué la situation de sa 
sœur à Y______ et lui avait demandé de venir pour l'aider. Dans l'appartement, il avait 
montré le couteau à H______, qui avait d'abord refusé avant d'accepter de le prendre. Il a 
toutefois précisé qu'il n'avait pas demandé à celui-ci d'emporter le couteau à la cave. Au 
sous-sol, il n'avait pas discuté de grand-chose avec Y______, tout s'étant passé très vite. 
Il lui avait directement dit de partir après l'agression. Lorsqu'il avait entendu A______ 
dire qu'il n'avait rien fait, il avait essayé de dire à H______ d'arrêter, mais celui-ci n'avait 
pas voulu. Il avait juste demandé à A______ pourquoi il avait violé sa sœur et n'avait pas 
pensé à vérifier si le téléphone de celui-ci contenait des vidéos des viols. Il l'avait 
uniquement tapé avec la main et regrettait la totalité de ses actes.  

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Y______  

k.b. Après avoir visionné la vidéo de l'agression, Y______ a déclaré que ce qu'il venait 
de voir était "exagéré" et a souhaité demander pardon. Il était choqué par la violence des 
faits et n'avait pas pensé que cela se déroulerait ainsi, sans quoi il ne l'aurait pas fait. 
X______ lui avait juste dit qu'il y avait un problème avec sa sœur et qu'il devait venir le 
plus vite possible. Il n'avait pas le souvenir des propos échangés au sous-sol, mais 
A______ était arrivé très vite. Il avait été question de faire une vidéo de A______ et de 
lui enlever ses habits, mais pas de lui faire du mal. Il n'avait pas eu de rôle précis. Au 
cours de l'agression, il avait utilisé le cutter qui se trouvait dans sa veste de travail, qu'il 
avait enfilé rapidement en partant de chez lui. Il n'y avait pensé que lorsqu'il avait constaté 
qu'ils n'arrivaient pas à arracher les habits de A______ et ne l'avait sorti que pendant vingt 
secondes, uniquement pour couper le boxer. Peu avant la fin de la bagarre, X______ lui 
avait dit de partir, ce qu'il avait fait avant que A______ le fasse. Après avoir réfléchi en 
prison, il se rendait compte des risques encourus à manier un couteau si proche d'une 
personne et le regrettait. Sur le moment, il avait pensé que A______ était venu contre lui 
pour l'agresser au début des faits. Lorsqu'il avait entendu celui-ci dire qu'il n'avait rien 
fait, il avait réfléchi un peu, s'était écarté et n'avait fait que déchirer son slip. Il était parti 
avant la fin de la bagarre, mais admettait avoir commis une erreur en ne faisant rien pour 
arrêter l'agression. 

Détention et mesures de substitution 

e.a. X______ a été interpelé le 26 mars 2022 et placé en détention provisoire. Il a été mis 
liberté par le Ministère public le 5 mai 2022, avec des mesures de substitution, confirmées 
le 6 mai 2022 par le Tribunal des mesures de contrainte, consistant en : 

-  l'obligation de déférer à toute convocation du pouvoir judiciaire; 

- la remise de ses documents d'identité ou officiels; 

- l'obligation de se présenter au poste de police des Pâquis une fois par semaine; 

- l'obligation de suivre une formation et/ou un stage; 

- une interdiction de contact avec Y______, H______ et A______.  

Les mesures ont été prolongée régulièrement, étant précisé que l'obligation de se présenter 
au poste de police a été respectée par le prévenu et qu'elle a été levée par ordonnance du 
Ministère public le 1er mars 2023.  

d.b. Y______ a été interpelé le 27 mars 2022 et placé en détention provisoire. Il a été mis 
liberté par le Ministère public le 5 mai 2022, avec des mesures de substitution, confirmées 
le 6 mai 2022 par le Tribunal des mesures de contrainte, consistant en: 

-  l'obligation de déférer à toute convocation du pouvoir judiciaire; 

- la remise ses documents d'identité ou officiels; 

- l'obligation de se présenter au poste de police des Pâquis une fois par semaine; 

- l'obligation d'avoir un travail régulier; 

- 24 - 

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- une interdiction de contact avec X______, F______ et G______, H______ et 
A______.  

Les mesures ont été prolongée régulièrement, étant précisé que l'obligation de se présenter 
au poste de police a parfois ponctuellement été négligée par le prévenu et qu'elle a été 
levée par ordonnance du Ministère public le 1er mars 2023.  

Documents divers 

Concernant X______ 

l.a.a. Selon l'attestation établie le 4 mai 2022 par L______, travailleuse sociale auprès de 
l'association R______, elle suivait X______ dans ses démarches d'insertion 
socioprofessionnelle depuis le 26 avril 2021. L'intéressé avait effectué plusieurs stages 
lorsqu'il était élève au Service de la formation professionnelle – Préapprentissage 
d'intégration (PAI), en vue d'expérimenter divers métiers. Il était en bonne voie pour 
s'inscrire dans un projet de formation professionnelle devant lui permettre d'acquérir un 
niveau d'autonomie suffisant pour devenir un citoyen libre et responsable. 

l.a.b. Par courriel du 10 mai 2022, L______ a attesté du fait que X______ cherchait un 
travail avec beaucoup d'énergie, mais que ses postulations ne lui avaient pas encore 
permis d'en trouver un.  

l.b.a. Selon l'attestation établie le 1er juin 2022 par ______ Sàrl, X______ a effectué un 
stage au sein de l'entreprise. 

l.b.b. Selon le certificat de travail intermédiaire établi le 3 août 2022 par ______ SA, 
X______ a été employé du 28 juin 2022 au 12 août 2022, au poste de personnel 
d'entretien, à leur pleine satisfaction.  

Concernant Y______  

m.a. Par contrat de travail du 9 mai 2022, Y______ a été engagé du 9 au 30 mai 2022 par 
______ SA dans la fonction de personnel d'entretien, pour 20 heures de travail 
hebdomadaire, au tarif horaire de CHF 21.70. Ce contrat a été prolongé jusqu'au 13 août 
2022.  

m.b. Y______ a été engagé comme valet de chambre par ______ SA à partir du 1er février 
2023, à raison de 25 heures par semaine minimum, pour un salaire horaire de CHF 25.-.  

C. a. A l'audience de jugement, le Tribunal a informé les parties, en application de 
l'art. 344 CPP, que les faits mentionnés aux points 1.1.1 et 1.2.1 de l'acte d'accusation 
seraient également examinés sous l'angle de la tentative de lésions corporelles graves 
(art. 22 CP cum 122 CP). 

b.a. Sur requête de la partie plaignante et après avoir entendu les parties, en application 
de l'art. 333 CPP, le Tribunal a invité le Ministère public à compléter son acte d'accusation 
des chefs de violation du domaine secret ou privé au moyen d'un appareil de prise de vue 
(art. 179quater CP), de dommages à la propriété (art. 144 CP) et de brigandage 
(art. 140 CP), considérant que les faits ressortant du dossier devaient également être 
examinés sous l'angle de ces infractions.  

- 25 - 

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b.b. Le Ministère public a complété son acte d'accusation dans les termes suivants : 

Il est reproché à X______ d'avoir :  

1.1.3. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec ses sœurs, F______ et 
G______, ainsi qu'avec son ami Y______, intentionnellement filmé A______ sans 

son consentement et fixé sur un téléphone portable, dans les circonstances visées 

sous chiffre 1.1.1., le déroulement des faits figurant dans ledit chiffre, faits ne 

pouvant être perçus sans autre par chacun et qui relèvent du domaine privé, faits 

qualifiés de violation du domaine secret et du domaine privé au moyen d'un 

appareil de prise de vues (art. 179quater CP); 

1.1.4. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec Y______, dans les 

circonstances visées sous chiffre 1.1.1., déchiré et lacéré les habits de A______, 

les endommageant de la sorte à la hauteur de leur prix d'acquisition, faits 

qualifiés de dommages à la propriété (art. 144 CP); 

1.1.5. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec Y______ et H______, en 

usant de violence et en menaçant A______ d'un danger imminent pour la vie et 

pour l'intégrité corporelle, tels que décrits sous chiffre 1.1.1., dérobé les affaires 

personnelles de A______, soit son téléphone portable, sa sacoche et ses AirPods, 

faits qualifiés de brigandage (art. 140 CP). 

Il est reproché à Y______ d'avoir :  

1.2.3. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec F______ et G______, 

ainsi qu'avec son ami X______, intentionnellement filmé A______ sans son 

consentement et fixé sur un téléphone portable, dans les circonstances visées sous 

chiffre 1.1.1., le déroulement des faits figurant dans ledit chiffre, faits ne pouvant 

être perçus sans autre par chacun et qui relèvent du domaine privé, faits qualifiés 

de violation du domaine secret et du domaine privé au moyen d'un appareil de 

prise de vues (art. 179quater CP); 

1.2.4. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec X______, dans les 

circonstances visées sous chiffre 1.1.1., déchiré et lacéré les habits de A______, 

les endommageant de la sorte à la hauteur de leur prix d'acquisition, faits 

qualifiés de dommages à la propriété (art. 144 CP); 

1.2.5. à Genève, le 26 mars 2022, vers 20h00, de concert avec X______ et H______, en 

usant de violence et en menaçant A______ d'un danger imminent pour la vie et 

pour l'intégrité corporelle, tels que décrits sous chiffre 1.2.1., dérobé les affaires 

personnelles de A______, soit son téléphone portable, sa sacoche et ses AirPods, 

faits qualifiés de brigandage (art. 140 CP). 

c. Le Tribunal a entendu les parties et des témoins de moralité. 

c.a. Invité à se déterminer sur les faits reprochés, X______ a indiqué qu'il comprenait 
avoir commis une grande erreur et qu'il regrettait chaque jour ses actes. Il avait compris 
qu'il n'était pas possible de faire justice soi-même et s'est excusé auprès de A______.  

- 26 - 

 P/7024/2022   

Il a confirmé ses précédentes déclarations et répété que son but avait été de faire un film 
de A______, pour protéger sa sœur. L'idée était venue comme ça, sans qu'ils n'aient eu le 
temps d'organiser les détails. Il ne connaissait pas l'intéressé, mais sa sœur lui avait dit 
que celui-ci était dangereux et se promenait souvent avec trente personnes. Il avait donné 
un couteau à H______ à la demande de celui-ci, pour le cas où A______ ne venait pas 
seul ou si celui-ci avait été armé. Il avait souhaité la présence de Y______ pour les mêmes 
motifs. 

S'agissant des faits, il avait demandé à A______ d'enlever son pantalon et tenté de le 
déshabiller pour réaliser une vidéo compromettante de lui. Il admettait ainsi avoir 
participé à l'élaboration de la vidéo figurant au dossier. Il n'avait pas agi pour se venger, 
mais pour protéger sa sœur. A un moment donné, il avait un peu perdu la tête et la gifle 
était partie. Il avait donné au maximum quatre à cinq coups de poing à A______, en lui 
demandant pourquoi il avait violé sa sœur, alors que celui-ci se trouvait entre ses jambes. 
Il s'était positionné ainsi pour lui parler et non pour l'immobiliser et il ne savait pas si 
H______ lui avait donné un coup de pied à la tête à ce moment-là. Lorsqu'il avait vu les 
gestes violents donnés par H______, il avait pensé lui dire d'arrêter, mais ne l'avait pas 
fait, car il ne le connaissait pas. Il en avait aussi eu peur et n'avait pas pu lui dire d'arrêter. 
Il savait que les violents coups portés par H______ avaient été dangereux et auraient pu 
causer des problèmes et laisser des traces, même si A______ n'avait pas été blessé "plus 
gravement que cela". Quand les choses étaient allées trop loin, il avait dit à H______ 
d'arrêter. Chaque fois qu'il demandait à A______ s'il avait violé sa sœur, celui-ci lui 
répétait que non, si bien qu'ils étaient restés dans ce cycle. Il n'avait pas pensé au fait que 
H______ allait revenir donner des coups violents. Il ne se souvenait pas que sa sœur avait 
dit qu'ils n'allaient jamais le calmer. Sur le moment, il n'avait pas remarqué de sang sur le 
visage de A______, mais avait vu les traces des coups et cela lui avait fait mal pour lui et 
il s'était éloigné. Il ne s'était pas dit qu'il pouvait partir car il avait obtenu la vidéo qu'il 
voulait. Sur le moment, il n'avait pas réfléchi, ne s'était pas posé de question et n'entendait 
rien. Il n'avait pas entendu qu'une de ses sœurs avait dit "vous allez le tuer". A aucun 
moment il n'avait voulu tuer A______, ni ce qui s'était passé. Il n'avait pas eu le contrôle 
sur H______. Il ne se souvenait pas de tout ce qu'il avait dit, mais avait dit à H______ 
d'arrêter et à A______ de partir. Il aurait dû le faire plus tôt mais tout s'était passé très 
vite. Quand H______ avait suivi A______ à l'extérieur, il était remonté chez lui avec ses 
sœurs pour discuter, alors que Y______ était déjà rentré chez lui. Il avait ensuite appelé 
H______ pour lui dire de prendre et de jeter les affaires qui étaient restées dans la cave. 
A aucun moment il n'avait voulu les voler. S'il avait enlevé les habits de A______, il ne 
les avait pas déchirés.  

S'il apprenait aujourd'hui que sa sœur avait subi un viol, il agirait différemment et 
appellerait la police. Il avait compris qu'il ne pouvait pas faire justice lui-même et tenait 
à s'excuser auprès de A______. 

c.b.a. Y______ a indiqué que ce qu'ils avaient fait n'était pas bien et qu'il n'aurait pas 
aimé être à la place de A______. Il ne s'était écoulé que cinq minutes entre le moment où 

- 27 - 

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X______ l'avait appelé et celui où il était arrivé. Sa présence avait été souhaitée au cas où 
A______ n'était pas seul, mais il ne savait pas véritablement quel devait être son rôle. 
Une des sœurs de X______ attendait devant les caves et l'avait accompagné jusqu'à son 
frère, qui discutait avec H______. Il ne se souvenait plus très bien ce que son ami lui avait 
alors expliqué, mais il avait été question de dénuder A______. Ils n'avaient pas eu le 
temps de discuter longtemps, l'intéressé étant arrivé trois à quatre minutes après lui et sa 
copine l'ayant appelé dans l'intervalle. Il avait senti une tension très intense chez 
H______, qu'il n'avait pas aimé. Il avait donné un coup au mollet de A______, pour le 
faire tomber, mais il n'avait pas donné de coup de pied à la tête. Il avait vu les violents 
coups portés à la tête. De tels coups pouvaient avoir des conséquences graves pour le 
cerveau. Il avait vu A______ saigner un peu et s'était senti mal. X______ avait demandé 
à H______ d'arrêter et il ne pouvait pas expliquer pourquoi lui-même ne l'avait pas fait, 
mais il était parti un peu avant la fin. Il avait été stressé, les événements s'étaient déroulés 
vite. Quand les coups avaient commencé, il n'avait pas pu appeler la police "car c'était 
nous". Il utilisait un couteau pour son travail et celui-ci se trouvait dans la poche de la 
veste qu'il avait enfilée en partant. Il n'y avait pas pensé et n'avait pas eu l'intention 
d'utiliser cet objet. Sur le moment, il l'avait toutefois utilisé pour couper le caleçon de 
A______, sans toucher le corps de celui-ci. Au début de la procédure, il avait eu peur 
d'admettre avoir utilisé un couteau et il s'était rendu compte par la suite qu'il devait dire 
la vérité. Il avait emporté la sacoche de A______, qui se trouvait sur le chemin, juste un 
peu avant de partir. Il avait vu qu'une des sœurs de X______ filmait la scène et a reconnu 
avoir déchiré et fait disparaitre les habits du plaignant. Il n'avait pas utilisé l'agression 
pour dérober des objets appartenant à A______.  

c.b.b. Y______ a produit un contrat de travail passé avec le café restaurant M______, en 
qualité de serveur, du 1er juillet 2023 à 31 octobre 2023, pour un salaire de CHF 4'333.40.  

Il savait désormais que la bonne manière d'agir aurait été d'appeler la police au sujet des 
accusations de viol portées par la sœur de X______.  

c.c.a. A______ a confirmé le contenu de sa plainte et ses précédentes déclarations. Il 
n'avait pas visionné la vidéo de son agression, car cela l'énervait et il n'en avait pas envie. 
Lorsqu'il était arrivé vers la cave, il avait été balayé et était tombé sur la tête, ce qui lui 
avait fait perdre connaissance quelques secondes. Lorsqu'il avait repris conscience, il était 
trainé dans un couloir, où il avait été tapé. Lorsqu'il recevait un coup à la tête, celle-ci 
rebondissait contre quelque chose. Il ne pouvait pas se protéger la tête car il devait 
également protéger ses parties intimes. Pendant qu'il recevait les coups, il avait espéré 
que ses agresseurs ne le tuent pas. Il avait souvent regardé X______, en lui disant qu'il 
n'avait rien fait, car celui-ci était le grand frère et c'était lui qui pouvait décider si cela 
allait s'arrêter. Quand il avait réussi à sortir, alors qu'il se trouvait encore dans la cave, 
H______ lui avait tapé trois fois sur la tête avec la bouteille, après quoi il avait vu flou et 
s'était tenu une à deux secondes au mur. Il avait ensuite repris connaissance et avait réussi 
à sortir de l'immeuble. Il ne se souvenait pas s'il avait encore été frappé à l'extérieur.  

- 28 - 

 P/7024/2022   

Après les faits, il avait eu mal à la mâchoire et n'avait plus pu manger. Il avait également 
eu mal au dos et avait eu des troubles de la vision, voyant flou pendant trois jours. Pendant 
une période, il avait fait des cauchemars. Au moment du jugement, il se sentait mieux et 
n'était pas suivi médicalement. Il avait toutefois perdu confiance et ne sortait plus autant 
qu'il ne le faisait avant. Il avait perdu quinze kilos depuis les faits. Il avait revu X______ 
en été 2023 et celui-ci ne lui avait pas parlé. Il n'avait pas entamé de suivi psychologique 
car il avait voulu traverser seul cette épreuve. 

c.c.b. A______ a déposé des conclusions civiles, concluant à ce que Y______ et X______ 
soient condamnés à lui payer CHF 10'000.-, avec intérêts à 5% l'an dès le 26 mars 2022, 
à titre d'indemnité pour tort moral, CHF 1'368.-, avec intérêts à 5% l'an dès le 26 mars 
2022, à titre d'indemnité pour son dommage matériel, à savoir son iPhone 12 d'une valeur 
CHF 699.-, des AirPods d'une valeur de CHF 189.-, des vêtements estimés à CHF 200.- 
et des chaussures ASICS à CHF 280.-. Il a joint des fiches descriptives des produits 
APPLE, avec leur prix.  

c.d. L______, travailleuse sociale, a expliqué que l'Antenne ______ de l'association 
R______, pour laquelle elle était active, s'occupait de jeunes qui souhaitaient trouver un 
apprentissage ou une formation. Elle accompagnait X______ depuis le 1er décembre 
2021. Celui-ci venait régulièrement aux rendez-vous, était un jeune homme sérieux au 
niveau professionnel et une personne agréable, qui faisait des efforts pour s'insérer. Celui-
ci avait effectué une cinquantaine de postulations et elle était confiante quant à ses 
perspectives professionnelles. Il en avait les capacités et avait progressé dans sa maitrise 
du français et au niveau de sa confiance en lui.  

c.e. O______, a confirmé être la compagne de X______ depuis six ans et faire ménage 
commun avec lui depuis juillet 2022 environ. X______ était très gentil, patient, 
respectueux et dénué d'agressivité. Il cherchait toujours à progresser. Il n'avait pas 
beaucoup changé depuis le début de la procédure mais cherchait plus de travail depuis 
qu'ils vivaient ensemble. Ils voulaient fonder une famille, avoir des enfants et avoir un 
jour leur propre entreprise. Ces faits avaient constitué une grande chute pour X______, 
car jusqu'à lors, leurs projets étaient toujours allés de l'avant. Ils allaient toutefois 
reprendre une meilleure dynamique car X______ prenait toujours l'initiative de devenir 
une meilleure personne. Son conjoint était très sociable et avait beaucoup d'amis. Il 
pratiquait le football dans un club. 

c.f. P______ a confirmé être la compagne de Y______ depuis le 12 septembre 2021.  
Celui-ci était très gentil et jamais agressif avec elle. Sa mère leur avait trouvé un 
appartement, qu'ils avaient meublé. Ils avaient acheté un chien ensemble. Ses parents 
allaient devenir gérants du restaurant M______ à partir du 1er octobre 2023 et Y______ 
travaillait déjà avec eux. Depuis tout petit, son compagnon avait de la peine à exprimer 
ses émotions et était assez renfermé, ayant eu des problèmes avec sa famille. Celui-ci 
avait beaucoup souffert en prison. A l'approche du jugement, il avait été très stressé et 
avait souvent pleuré, ayant très peur de devoir tout recommencer à zéro en cas d'expulsion 

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ou de longue période d'incarcération. Son absence de statut régulier en Suisse avait rendu 
ses recherches d'emploi difficile à sa sortie de prison. Il avait ensuite trouvé un emploi de 
valet de chambre dans un hôtel, mais il n'avait pas aimé ce travail. Ensuite sa mère avait 
parlé avec les responsables du restaurant où elle travaillait et avait réussi à le faire engager 
dans les cuisines, où travaillait son père. 

c.g. Q______, père de Y______, a confirmé que celui-ci vivait avec lui avant les faits et 
qu'il vivait désormais avec sa compagne. Il le voyait toutes les semaines et le week-end. 
Son fils avait été hyper actif, mais était devenu plus calme. A l'époque des faits, il avait 
17 ans et il avait muri depuis lors. Il était plus tranquille depuis qu'il avait un travail et 
faisait des projets pour s'établir en Suisse. Après le divorce en 2008, son fils était resté 
vivre au Portugal avec sa mère puis ils étaient partis au Canada. Comme son fils lui 
manquait et que celui-ci était seul au Canada, il l'avait invité à le rejoindre en Suisse à ses 
17 ans, pour qu'il ait un meilleur futur. Son fils avait un bon cœur et était toujours prêt à 
aider les gens. Il vivrait très mal une condamnation et lui également.  

c.h. Les parties ont plaidé et pris les conclusions figurant en tête de jugement. 

D. a. X______ est né le ______ 2001, à ______, au Brésil, pays dont il est originaire. Il 
est arrivé en Suisse en 2015, à l'âge de 14 ans, et a fréquenté une classe d'accueil, ensuite 
de quoi il est allé en classe d'orientation professionnelle (COP). Il a ensuite été scolarisé 
au Centre ______. Il a effectué un stage pour ______ Sàrl et pour ______ SA et travaille 
désormais pour ______, à raison de 10 à 11 heures par semaine, pour un salaire horaire 
de CHF 21.- à 22.-, soit un salaire mensuel de CHF 1'100.-.  Il est titulaire d'un permis B 
et habite avec sa compagne, leur loyer représentant CHF 1'200.-. Il participe au frais de 
ménage à hauteur de CHF 200.-. Il est célibataire et sans enfant.  

Sur question du tribunal, il a indiqué que son père et le reste de sa famille vivaient au 
Brésil, alors que sa mère et ses deux sœurs vivaient en Suisse. Il était retourné une fois au 
Brésil depuis son arrivée en Suisse. Sur question de son Conseil, il a précisé que seul son 
père vivait au Brésil et qu'il n'avait pas de contacts avec celui-ci, ni avec personne au 
pays. Il n'avait pas de maison au Brésil. Sa grand-mère s'était occupée de lui jusqu'à son 
départ en 2015, pour venir faire sa vie en Suisse avec elle. Sa grand-mère était décédée 
en 2023.   

Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, X______ a été condamné : 

-  le 16 octobre 2019 par le Ministère public du canton de Genève, à une peine 
pécuniaire de 10 jours-amende, à CHF 30.-, avec sursis de 2 ans, prolongé jusqu'au 
31 octobre 2022 par décision du Ministère public du 2 novembre 2020, pour délit 
contre la LStup; 

- le 2 novembre 2020 par le Ministère public du canton de Genève, à une peine 
pécuniaire de 20 jours-amende, à CHF 30.- le jour, et à une amende de CHF 300.-, 
pour opposition aux actes de l'autorité et contravention à la LStup; 

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- le 1er février 2021 par le Ministère public du canton de Genève, à une peine 
pécuniaire de 60 jours-amende, à CHF 30.- le jour, et à une amende de CHF 300.-, 
complémentaire au jugement du 2 novembre 2020, pour contravention à la LStup 
et vol simple; 

- le 21 juin 2022 par le Ministère public du canton de Genève, à une peine pécuniaire 
de 25 jours-amende, à CHF 30.- le jour, complémentaire au jugement du 2 
novembre 2020, pour blanchiment d'argent.  

b. Y______ est né le ______ 2003, à ______, au Portugal. Il détient les nationalités 
portugaise et canadienne. Il est célibataire et sans enfant. Il est venu rejoindre son père en 
Suisse, à la fin de l'année 2019, ou au début de l'année 2020. Il a alors suivi une formation 
en classe d'accueil "ACCES 2". Il a déposé une demande de permis de séjour, la procédure 
étant toujours en cours. En juillet 2021, il a travaillé pendant un mois dans le jardinage. 
En été 2022, il a été employé par une société de nettoyage pendant trois mois, pour un 
salaire horaire de CHF 21.70. Il a ensuite travaillé comme valet de chambre dans un hôtel, 
du 1er février au 30 juin 2023, pour un salaire horaire de CHF 25.-. Depuis le 1er juillet 
2023, il bénéficie d'un contrat de durée déterminée, jusqu'au 31 octobre 2023, en qualité 
de serveur pour le Café M______, pour un revenu mensuel brut de CHF 4'333.40. Les 
parents de sa compagne devenant les gérants du café en question à la fin de son contrat, 
il espère obtenir un contrat de durée indéterminée. Il n'a pas de dette ni de fortune.  

Il ambitionne de devenir cuisinier ou jardinier et de fonder une famille avec sa compagne, 
dès que celle-ci aura terminé ses études.  

Selon l'extrait du casier judiciaire suisse, Y______ n'a jamais été condamné. 

 

EN DROIT 

Culpabilité 

1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, garantie par 
l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 
fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH ; RS 0.101) et, sur le plan interne, par les art. 
32 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 
101) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves. 

En tant que règle sur le fardeau de la preuve, ce principe signifie qu'il incombe à 
l'accusation d'établir la culpabilité de l'accusé, et non à ce dernier de démontrer son 
innocence. Il est violé lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que 
l'accusé n'a pas prouvé son innocence, mais aussi lorsqu'il résulte du jugement que, pour 
être parti de la fausse prémisse qu'il incombait à l'accusé de prouver son innocence, le 
juge l'a condamné parce qu'il n'avait pas apporté cette preuve (ATF 127 I 38 consid. 2a 
et les arrêts cités). 

Comme règle de l'appréciation des preuves, le principe in dubio pro reo interdit au juge 
de se déclarer convaincu d'un état de fait défavorable à l'accusé, lorsqu'une appréciation 

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objective des éléments de preuve recueillis laisse subsister un doute sérieux et 
insurmontable quant à l'existence de cet état de fait. Des doutes abstraits ou théoriques, 
qui sont toujours possibles, ne suffisent certes pas à exclure une condamnation. La 
présomption d'innocence n'est invoquée avec succès que si le recourant démontre qu'à 
l'issue d'une appréciation de l'ensemble des preuves, le juge aurait dû éprouver des doutes 
sérieux et irréductibles sur sa culpabilité (ATF 120 Ia 31 consid. 2 p. 33 ss ; ATF 124 IV 
86 consid. 2a p. 87 ss). 

2.1.1. L'art. 111 aCP réprime le comportement de celui qui aura intentionnellement tué 
une personne. Selon l'art. 12 al. 2 CP, agit intentionnellement quiconque commet un crime 
ou un délit avec conscience et volonté. L'auteur agit déjà intentionnellement lorsqu'il tient 
pour possible la réalisation de l'infraction et l'accepte au cas où celle-ci se produirait. 

Il y a dol éventuel lorsque l'auteur, qui ne veut pas le résultat dommageable pour lui-
même, envisage le résultat de son acte comme possible et l'accepte au cas où il se 
produirait (ATF 137 IV 1 consid. 4.2.3; 133 IV 9 = JdT 2007 I 573 consid. 4.1; 131 IV 1 
consid. 2.2; 130 IV 58 consid. 8.2). Le dol éventuel peut aussi être retenu lorsque l'auteur 
accepte par indifférence que le danger créé se matér