# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 35157ef1-0087-5961-9008-701dcbc12505
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2003-11-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 12.11.2003 A/1561/2002
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1561-2002_2003-11-12.pdf

## Full Text

Siégeant :  

 

Madame Juliana BALDE, Présidente 

Monsieur Roger LOZERON et Mme Florence BRUTSCH, juges assesseurs  

 

  

 

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1561/2002 ATAS/208/2003

ARRÊT 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 
ASSURANCES SOCIALES 

du 12 NOVEMBRE 2003 

4ème Chambre 

 

En la cause 

 

Monsieur M__________ 
Représenté par le Bureau Fiduciaire  

X__________ 

 RECOURANT 

 

c/ 

 

OFFICE AI POUR LES ASSURES 
RESIDANT A L’ETRANGER 
Avenue Edmond-Vaucher 18 

Case postale 3100 

 

1211 - G E N E V E  2 INTIME 

- 2/8- 

 

 

A/1561/2002 

EN FAIT 

1. Monsieur M__________, né en juillet 1970, a une formation de technicien en service 

après vente. 

Il a été employé par la société Y__________, en cette qualité, du 1
er

 avril 1993 au 31 

décembre 1995, date à laquelle il a quitté cette entreprise de son plein gré (pièce 4, 

fourre 5 OCAI). Depuis le 4 janvier 1996, il travaille à son compte (pièce 9, fourre 5 

OCAI); il a en outre touché 150 indemnités de chômage entre le 1
er

 février 1996 et le 31 

janvier 1998 (pièce 3, fourre 5 OCAI). 

Il a été domicilié dans le canton de Genève jusqu’au 10 juillet 1999, date de son départ 

pour la France.   

2. Le 27 juillet 1994, il a été victime d’un accident de moto, qui a provoqué une fracture 

luxation ouverte stade I du poignet gauche et une fracture traverse des deuxième et 

troisième métacarpiens de la main droite. Il a présenté une incapacité totale de travail du 

27 juillet 1994 au 31 décembre 1995.  

3. En date du 3 février 1998, l’assuré a déposé une demande de prestations auprès de 

l'assurance-invalidité (pièce 1, fourre 2 OCAI). 

4. Son médecin traitant, le Dr A__________, a établi un rapport, en date du 27 mars 

1997, à l’attention de l’office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après l’OCAI), dans 

lequel il a diagnostiqué un status après ostéosynthèse MC II-III D avec surinfection à 

staphylocoques aureus lors de l’AMO, un status après OS, radius distal G (traitement 

intra-art), un status après OS trapèze G, une arthrose trapézo-métacarpienne G, une 

instabilité partiellement dissociative scapulo-humérale G. L’assuré se trouvait en 

incapacité théorique de travail de 30% dès le 1
er

 février 1996, cependant, une activité 

plus légère était adaptée à son état de santé (pièce 1, fourre 3 OCAI). 

5. Dans un rapport intermédiaire du 3 août 2000, le Dr A__________ a relevé que son 

patient était en pleine capacité de travail en tant que technicien électroménager 

indépendant (pièce 2, fourre 3 OCAI). 

6. Par décision du 14 mai 2002, l’office AI pour les assurés résidant à l’étranger a rejeté 

la demande de prestations. En effet, en 1996, la perte de gain de l’assuré, calculée au 

moyen d’une comparaison des revenus avant invalidité de Fr. 56'866.- et après 

invalidité de Fr. 32'078.- (revenu d’indépendant + indemnités de chômage 1996), 

s’élevait à 44%, taux ouvrant droit à un quart de rente. Cependant, les rentes inférieures 

à 50% n’étaient versées qu’aux assurés ayant leur domicile en Suisse, ce qui n’était pas 

le cas du demandeur. En ce qui concernait les années 1997 à 2000, la perte de gain, 

étant inférieure à 40%, n’ouvrait droit à aucune rente. Enfin, selon les renseignements 

médicaux, il s’avérait qu’une activité plus légère serait mieux adaptée à l’état de santé 

- 3/8- 

 

 

A/1561/2002 

de l’assuré et lui permettrait d’exercer une activité à plein temps, sans diminution de 

rendement, par exemple dans la vente d’appareils électroménagers ou comme 

gestionnaire de vente. 

7. Par courrier du 12 juin 2002, Monsieur M__________ a recouru contre cette décision 

auprès de la Commission fédérale de recours en matière d’assurance-vieillesse, 

survivants et invalidité pour les personnes résidant à l’étranger, concluant à l’octroi d’un 

quart de rente pour l’année 1996, au motif qu’il était, à cette époque et jusqu’au 10 

juillet 1999, domicilié en Suisse.  

8. Dans un préavis du 12 juin 2002, l’OCAI, pour l’office AI pour les assurés résidant à 

l’étranger, a conclu au rejet du recours. Il a exposé que, selon l’art. 28, al. 1 de la loi sur 

l’assurance-invalidité (LAI), l’assuré avait droit à un quart de rente s’il était invalide à 

40% au moins. Or, le quart de rente n’était versé qu’aux assurés qui avaient leur 

domicile et leur résidence habituelle en Suisse. L’art. 48, al. 2 LAI prévoyait que si 

l’assuré déposait sa demande plus de douze mois après la naissance du droit, les 

prestations ne lui étaient allouées que pour les douze mois précédant le dépôt de sa 

demande ; elles n’étaient octroyées pour une période antérieure que si l’assuré ne 

pouvait connaître les faits ouvrant droit à prestations et qu’il présentât sa demande dans 

les douze mois dès le moment où il en avait eu connaissance. En l’occurrence, le 

recourant avait bien son domicile en Suisse, en 1996, mais il n’avait déposé sa demande 

de prestations que le 3 février 1998. Ainsi, conformément à l’art. 48, al. 2 LAI, il ne 

pouvait prétendre à des prestations AI qu’à partir du 3 février 1997. Or, à cette date, il 

n’avait déjà plus droit à une rente, sa perte de gain étant inférieure à 40% ; pour les 

prestations afférentes à l’année 1996, sa demande était donc tardive. Enfin, il 

apparaissait que l’assuré était objectivement en mesure de reconnaître les faits ouvrant 

droit aux prestations, si bien qu’il ne pouvait se prévaloir de l’art. 48, al. 2, seconde 

phrase LAI pour obtenir le versement du quart de rente demandé. 

9. Par jugement du 21 octobre 2002, la Commission fédérale de recours en matière 

d’assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l’étranger a 

refusé d’entrer en matière sur le recours de Monsieur M__________, au motif qu’elle 

était incompétente en application de l’art. 200, al. 3 du règlement sur l’assurance-

vieillesse et survivants, et a transmis le dossier à la Commission cantonale de recours en 

matière d’assurance-invalidité à Genève. 

10. Dans des observations du 23 décembre 2002, le recourant, représenté par le bureau 

fiduciaire X__________, a exposé que l’art. 48, al. 2, deuxième phrase lui était 

applicable. En effet, il n’avait jamais eu accès aux rapports établis par les Docteurs 

A__________ et B__________, médecin conseil de l’AI. Il ignorait donc qu’il était 

atteint, en raison de sa santé physique, d’une diminution de sa capacité de gain, dans 

une mesure propre à lui ouvrir le droit à des prestations. Il a conclu à l’octroi d’un quart 

de rente pour l’année 1996. 

- 4/8- 

 

 

A/1561/2002 

EN DROIT 

 

1. Il convient au préalable de préciser que la loi genevoise sur l’organisation judiciaire 

du 22 novembre 1941 a été modifiée et qu’un Tribunal cantonal des assurances sociales 

a été institué dès le 1
er

 août 2003,  statuant en instance unique, notamment sur les 

contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (cf. art. 

1, let. r et 56V, al. 1, let. a, chiffre 2 de la loi cantonale sur l’organisation judiciaire – 

LOJ ; E 2 05). Conformément à l’art. 3, al. 3 de la loi du 14 novembre 2002 modifiant la 

LOJ, entrée en vigueur le 1er août 2003, la présente cause, introduite le 21 octobre 2002 

et pendante devant la Commission cantonale de recours en matière d’assurance-

invalidité, a été transmise d’office au Tribunal cantonal des assurances sociales.  

2. Le Tribunal de céans constate en outre que le recours, interjeté en temps utile, est 

recevable à la forme, conformément aux art. 69 de la loi fédérale sur l’assurance-

invalidité (LAI ; RS 831.20 ) et 84 de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et 

survivants (LAVS ; RS 831.10). 

3. En vertu de l’art. 55 LAI, l’office AI compétent est, en règle générale, celui du canton 

dans lequel l’assuré est domicilié au moment où il exerce son droit aux prestations. Le 

Conseil fédéral règle la compétence dans les cas spéciaux. L’art. 40, al. 3 du règlement 

sur l’assurance-invalidité (RAI ; RS 831.201) dispose que l’office AI compétent lors de 

l’enregistrement de la demande le demeure durant toute la procédure. La procédure 

commence par l’enregistrement de la demande par l’office AI et se termine lorsque la 

décision entre en force (cf. circulaire sur la procédure dans l’assurance-invalidité 

[CPAI] de l’office fédéral des assurances sociales, chiffre 4010). Après l’achèvement de 

la procédure, en cas de changement de domicile, le dossier peut être transmis au nouvel 

office compétent. 

Se pose au préalable la question de la compétence de l’office AI qui a rendu la décision 

litigieuse ; cette question peut toutefois rester indécise, puisque le recours au fond, selon 

les motifs développés ci-après, se révèlera mal fondé. En outre, la question de 

l’annulabilité de la décision de l’office AI pour les assurés résidant à l’étranger n’a été 

soulevée par aucune des parties. 

4. La loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 

2000 LPGA ; RS 830.1) est entrée en vigueur le 1
er

 janvier 2003 et a entraîné la 

modification de nombreuses dispositions dans le domaine de l’assurance-invalidité. La 

législation en vigueur jusqu’au 31 décembre 2002 demeure toutefois déterminante en 

l’espèce. En effet, d’après la jurisprudence, la législation applicable en cas de 

changement de règles de droit reste celle qui était en vigueur lors de la réalisation de 

l’état de fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences juridiques 

(ATF 125 V 467 consid. 1, 126 V 166 consid. 4b), les faits sur lesquels l’autorité de 

- 5/8- 

 

 

A/1561/2002 

recours peut être amenée à se prononcer dans le cadre d’une procédure de recours de 

droit administratif étant par ailleurs ceux qui se sont produits jusqu’au moment de la 

décision administrative litigieuse (ATF 121 V 366 consid. 1b). 

5. Aux termes de l'art. 4 LAI, l'invalidité est la diminution de la capacité de gain, 

présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une atteinte à la santé physique 

ou mentale, provenant d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident. 

L'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3% au moins, à une demi-rente 

s'il est invalide à 50% au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40% au moins 

(art. 28, al. 1 LAI). Dans les cas pénibles, une invalidité de 40% au moins ouvre droit à 

une demi-rente (art. 28, al. 1bis LAI). 

Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances (ci-après le TFA), l’objet de 

l’assurance n’est pas l’atteinte à la santé en soi ; ce sont plutôt les conséquences 

économiques qui en découlent, soit l’incapacité de réaliser un gain par un travail 

exigible (ou d’accomplir les travaux habituels pour les non actifs). La notion 

d’invalidité est ainsi une notion juridique, basée sur des éléments essentiellement 

économiques, qui ne se confond pas forcément avec le taux de l’incapacité 

fonctionnelle, tel que le détermine le médecin ; ce sont les conséquences économiques 

de l’incapacité fonctionnelle qu’il importe d’évaluer (ATF 105 V 207 et ss. ; 106 V 88 ; 

110 V 275 ; RCC 1981 p. 124 consid. 1a). 

6. Aux termes de l'art. 29 LAI : 

"Le droit à la rente au sens de l'art. 28 prend 

naissance au plus tôt à la date dès laquelle : 

a. L'assuré présente une incapacité de gain 

durable de 40 pour cent au moins, 

 ou 

b. L'assuré a présenté, en moyenne, une 

incapacité de travail de 40 pour cent au 

moins pendant une année sans interruption 

notable." 

"La rente est allouée dès le début du mois au 

cours duquel le droit à la rente a pris naissance, 

mais au plus tôt dès le mois qui suit le dix-

huitième anniversaire de l'assuré. Le droit ne 

prend pas naissance tant que l'assuré peut 

prétendre une indemnité journalière au sens de 

l'art. 22." 

 

- 6/8- 

 

 

A/1561/2002 

7. En l’espèce, le recourant a travaillé à plein temps (avec une baisse de rendement de 

10% due à son handicap) chez Y__________ jusqu’au 31 décembre 1995, pour un 

salaire de Fr. 49'109,55 en 1994 et de Fr. 59'811,80 en 1995 (pièce 4, fourre 5 OCAI).  

Selon son médecin traitant, il présente une incapacité théorique de 30% (baisse de 

rendement) depuis le 1
er

 février 1996 ; une activité plus légère serait adaptée à son état 

de santé. En date du 3 août 2000, en tout cas, il a recouvré une pleine capacité de travail 

(pièce 2, fourre 3 OCAI).  

En janvier 1996, le recourant a créé sa propre entreprise de dépannage et vente 

d’appareils électro-ménagers (pièce 9, fourre 5 OCAI). Il ressort des bilans et comptes 

d’exploitation fournis, que l’assuré a perçu un bénéfice net de Fr. 5'632,80 pour l’année 

1996. A ce montant, s’ajoutent les indemnités de l’assurance-chômage de Fr. 26'445.-

 (cf. pièce 2, fourre 5 OCAI); son revenu pour l’année 1996 s’élève donc à 

Fr. 32'077,80. Son bénéfice net pour l’année 1997 ascende à Fr. 18'653,15, et ses 

indemnités de chômage à Fr. 28'617.- ; son revenu pour l’année 1997 s’élève ainsi à 

Fr. 47'270,15. Il a touché un bénéfice net en 1998 de Fr. 49'498,70 et Fr. 1'770.- 

d’indemnités de chômage, ce qui représente un revenu total de Fr. 51'268,70. Son 

bénéfice net s’est élevé à Fr. 48'132,50 en 1999 et à Fr. 49'419,89 en 2000; il n’a plus 

perçu d’indemnités de chômage ces années-là (pièces 5 et 10 à 17, fourre 5 OCAI). 

8. Le Tribunal de céans souligne tout d’abord que le recourant n’a pas subi de baisse de 

revenu en 1995 du fait de son atteinte à la santé. En revanche, pour l’année 1996, il est 

constaté une diminution de ses revenus, en comparaison avec les revenus des années 

1997 à 2000. Il est toutefois difficile de dire si ladite diminution est due à la prise d’une 

activité indépendante et à la constitution d’une clientèle inhérente à toute nouvelle 

société ou à une baisse de rendement due à l’atteinte à la santé. Les gains des années 

1997 à 2000 sont quant à eux à peu près de même niveau et l’on doit en inférer que 

depuis l’année 1997, le recourant ne subit plus de baisse de rendement due à son état de 

santé. Corrobore ce raisonnement le fait que, selon son médecin traitant, le recourant 

peut travailler pleinement depuis l’année 2000, ce que ce dernier ne conteste pas.  

9. En l’occurrence, seule est litigieuse la question du droit au quart de rente pour l’année 

1996, le recourant reconnaissant que pour les années suivantes, il ne subit pas de perte 

de gain due à son atteinte à la santé. 

Dans l’hypothèse la plus favorable à l’assuré, sa baisse de revenu en 1996 est due à son 

handicap uniquement et non à la prise d’une activité indépendante. 

Selon l’art. 29, al. 1, let. b, applicable en l’espèce, le droit à la rente prend naissance au 

plus tôt à la date à laquelle l’assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 

40 pour cent au moins pendant au moins une année sans interruption notable et qu'il 

présente encore, postérieurement une incapacité de gain de 40 % au moins (cf. VSI 

1996 p.197). 

- 7/8- 

 

 

A/1561/2002 

Le recourant n’aurait donc droit à une rente qu’après le délai de carence d’un an, soit à 

partir de janvier 1997, date à laquelle, il ne présente plus de diminution de sa capacité 

de gain. 

Au vu de ces motifs, force est de constater que le recours, mal fondé, doit être rejeté. 

*  *  * 

- 8/8- 

 

 

A/1561/2002 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Reçoit le recours ;      

Au fond : 

1. Le rejette ; 

2. Informe les parties de ce qu'elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au 

Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois 

exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer 

exactement qu'elle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la 

décision attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette 

autre décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire ne 

contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le 

Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu'il 

devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens 

de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l'enveloppe dans 

laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ). 

 

Le greffier : 

Walid BEN AMER 

 

La Présidente : 

Juliana BLADE 

La secrétaire-juriste :  Frédérique GLAUSER 

 

Le présent arrêt est communiqué pour notification aux parties ainsi qu'à l'Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe