# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f7776145-c5fc-53d9-ab22-f7284b5c80bc
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-02-11
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 11.02.2025 608 2024 53
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2024-53_2025-02-11.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2024 53
608 2024 124

Arrêt du 11 février 2025

IIe Cour des assurances sociales

Composition Présidente : Daniela Kiener 
Juges : Johannes Frölicher, Marc Sugnaux 
Greffière-rapporteure : Carine Sottas 

Parties A.________, recourant, représenté par Me Elio Lopes, avocat

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée 

Objet Assurance-invalidité – début de la rente

Recours du 8 avril 2024 contre la décision du 27 février 2024 
(608 2024 53) et recours du 27 août 2024 contre la décision du 
29 juillet 2024 (608 2024 124)

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considérant en fait

A. A.________, né en 2000, célibataire, domicilié à B.________, a obtenu en juin 2020 le diplôme 
de l'Ecole de Culture Générale en section sociale. En raison d'un grave accident de moto survenu 
le 3 juillet 2020, il n'a pas été en mesure de réaliser un stage d'un an prévu dès le 24 août 2020 
auprès de C.________ afin d'obtenir sa maturité spécialisée. 

Suite à cet accident ayant entrainé de graves troubles (traumatisme crânio-cérébral sévère, troubles 
neurocognitifs modérés, luxation peri-ulnaire trans-scaphoïdale et fracture base processus styloïde 
gauche), il a déposé le 16 août 2020 une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-
invalidité du canton de Fribourg (ci-après: OAI).

Après avoir mis en œuvre plusieurs mesures de réadaptation, l'OAI lui a octroyé, par décision du 
27 février 2024, compte tenu d'un degré d'invalidité de 80%, une rente entière d'invalidité dès le 
1er juillet 2023. Le montant mensuel de cette rente a été fixé à CHF 1'225.- dès le 1er février 2024. 
L'octroi d'une rente avant le 1er juillet 2023 a été exclu en raison des indemnités journalières versées 
du 23 août 2021 au 16 juillet 2023. 

B. Le 8 avril 2024, A.________, représenté par Me Elio Lopes, avocat, interjette recours contre 
la décision du 27 février 2024 auprès du Tribunal cantonal de Fribourg (608 2024 53). Il conclut, 
sous suite de frais et dépens, à l'octroi d'une rente entière d'invalidité extraordinaire dès le 1er juillet 
2021 d'un montant mensuel de CHF 1'593.35, puis de CHF 1'633.35 à partir du 1er janvier 2023. Il 
allègue tout d'abord ne pas avoir été apte à la réadaptation du 3 juillet 2020 à début août 2021 et 
qu'une rente doit par conséquent lui être allouée dès le 1er juillet 2021. Ensuite, il n'avait pas 20 ans 
lors de la survenance de l'invalidité, de sorte qu'il est en droit de bénéficier d'un supplément de rente, 
d'autant plus que les troubles causés par l'accident ont entraîné un retard considérable dans sa 
formation, et que, sans l'accident, il aurait obtenu sa maturité spécialisée en juillet 2021, à 20 ans.

Le recourant s'est acquitté le 17 avril 2024 d'une avance de frais de CHF 400.-.

Dans sa détermination du 4 juin 2024, l'OAI conclut au rejet du recours. Il soutient qu'une aptitude à 
la réadaptation est avérée depuis avril 2021, lorsque le recourant a participé au stage d'éducateur 
spécialisé, ou du moins depuis juin 2021 selon les prescriptions du médecin traitant. Le début du 
droit à la rente doit donc bien être fixé au 1er juillet 2023, au terme des mesures effectives de 
réadaptation. Quant au montant de la rente, l'assuré n'a pas droit au supplément puisqu'il est devenu 
invalide le 1er juillet 2023 et était à cette date âgé de plus de 20 ans.

Par décision du 29 juillet 2024, le montant de la rente pour la période du 1er juillet 2023 au 31 janvier 
2024 a été fixé à CHF 1'225.-.

Le recourant interjette le 27 août 2024 recours auprès du Tribunal cantonal contre cette nouvelle 
décision (608 2024 124). Il conclut, sous suite de frais et dépens, à la jonction de cette nouvelle 
procédure avec la cause 608 2024 53. Il reprend ses conclusions ainsi que la motivation de son 
recours du 8 avril 2024.

Par décision du 3 septembre 2024 de la déléguée à l'instruction, les causes 608 2024 53 et 608 
2024 124 ont été jointes, dans la mesure où la problématique est identique et oppose les mêmes 
parties.

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Le 9 septembre 2024, le recourant conteste la position de l'autorité intimée, notamment du fait que 
ce n'est qu'à partir du 23 août 2021 qu'il a commencé à suivre une véritable mesure de réadaptation 
professionnelle, sans objectif thérapeutique, et qu'il a suivi entre le 3 juillet 2020 et le 22 août 2021 
de nombreuses thérapies qui n'ont pas été prises en compte par l'OAI ou par le médecin du service 
médical régional de l’assurance-invalidité (ci-après: SMR). Son assurance perte de gain privée lui a 
en outre versé des indemnités journalières en raison d'une incapacité de travail de 100% du 3 juillet 
2020 au 31 août 2021. Il relève également que le dossier de l'OAI ne contient aucun rapport du 
service orthopédique de D.________, alors qu'il y a subi plusieurs opérations et traitements. Par 
conséquent, il n'était pas apte à la réadaptation du 3 juillet 2020 au 22 août 2021. Enfin, son invalidité 
étant survenue avant le 1er décembre de l'année suivant celle au cours de laquelle il a atteint 20 ans 
révolus, il a droit au supplément de rente.

Le 3 octobre 2024, l'OAI maintient que le moment déterminant de la survenance de l'invalidité est 
celui de l'ouverture du droit à la rente et que le recourant est devenu invalide dans sa 23ème année, 
à la fin des mesures de réadaptation.

Aucun autre échange d'écritures n'a été ordonné entre les parties.

Il sera fait état des arguments, invoqués par elles à l'appui de leurs conclusions respectives, dans 
les considérants en droit du présent arrêt pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

en droit

1.

1.1. Interjetés en temps utile et dans les formes légales auprès de l’autorité judiciaire compétente 
par un assuré directement touché par les décisions attaquées et dûment représenté, les recours 
sont recevables.

1.2. Dans le cadre du développement continu de l'AI, la loi du 19 juin 1959 sur l'assurance 
invalidité (LAI; RS 831.20), le règlement du 17 janvier 1961 sur l’assurance-invalidité (RAI; 
RS 831.201) et la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 
(LPGA; RS 830.1) ont été modifiés avec effet au 1er janvier 2022 (modification du 19 juin 2020; 
RO 2021 705; FF 2017 2363).

De façon générale, le droit applicable est déterminé par les règles en vigueur au moment où les faits 
juridiquement déterminants se sont produits, étant précisé que le juge n'a pas à prendre en 
considération les modifications du droit ou de l'état de fait postérieurs à la date déterminante de la 
décision litigieuse (ATF 130 V 445 consid. 1.2.1 et les références citées). 

S’agissant plus spécifiquement du nouveau système des rentes linéaires, entré en vigueur au 
1er janvier 2022, les dispositions transitoires de la modification du 19 juin 2020 (let. b, al. 1) énoncent 
que, pour les bénéficiaires de rente dont le droit à la rente est né avant l’entrée en vigueur de la 
présente modification et qui n’avaient pas encore 55 ans à l’entrée en vigueur de cette modification, 
la quotité de la rente ne change pas tant que leur taux d’invalidité ne subit pas de modification au 
sens de l’art. 17 al. 1 LPGA. Dans sa circulaire relative aux dispositions transitoires concernant le 
système de rentes linéaire (Circ. DT DC AI, chiffre 1007s.), l’Office fédéral des assurances sociales 

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précise que les rentes d’invalidité de l’ancien droit sont les rentes dont le début du droit est né avant 
le 31 décembre 2021 et les rentes d’invalidité du nouveau droit sont celles dont le début du droit est 
intervenu dès le 1er janvier 2022. Il en résulte que si une décision concernant la fixation initiale ou la 
modification du droit à la rente est rendue après le 1er janvier 2022, les dispositions légales et 
règlementaires en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021 restent applicables si la survenance de 
l’invalidité ainsi que le début du droit à la rente sont antérieurs au 31 décembre 2021 (voir également 
Circ. DT DC AI, chiffre 1009, dont il ressort implicitement que l’ancien droit reste aussi applicable en 
cas de modification du droit à la rente survenue avant le 1er janvier 2022).

Compte tenu de ce qui précède, les nouvelles dispositions légales introduites dans le cadre du 
développement continu de l'AI et entrées en vigueur le 1er janvier 2022 ne sont pas applicables. Il 
sera en effet vu ci-dessous (consid. 3) que le droit à la rente doit être reconnu au recourant dès 
juillet 2021.

2. 

Le recourant ne met pas en cause le degré d'invalidité de 80% ni le fait qu'il a droit à une rente 
entière. Il estime cependant avoir droit à une rente d'un montant supérieur à CHF 1'225.- dès lors 
qu'il doit bénéficier du supplément de rente selon l'art. 40 al. 3 LAI. Il n'avait en effet pas 20 ans lors 
de la survenance de l'invalidité, les troubles causés par l'accident ont entraîné un retard considérable 
dans sa formation et, sans l'accident, il aurait obtenu sa maturité spécialisée en juillet 2021, à 20 ans.

L'OAI conteste le droit au supplément de rente dès lors que, selon lui, l'assuré est devenu invalide 
seulement le 1er juillet 2023 et qu'il était par conséquent âgé de plus de 20 ans.

Il s'agit donc de déterminer quand l'invalidité du recourant est survenue. 

2.1. Aux termes de l'art. 4 al. 2 LAI, l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature 
et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération. Le moment de la 
survenance de l'invalidité doit être déterminé objectivement, d'après l'état de santé; des facteurs 
externes fortuits n'ont pas d'importance. Il ne dépend en particulier ni de la date à laquelle une 
demande a été présentée, ni de celle à partir de laquelle une prestation a été requise, et ne coïncide 
pas non plus nécessairement avec le moment où l'assuré apprend, pour la première fois, que 
l'atteinte à sa santé peut ouvrir droit à des prestations d'assurance (arrêt TF 9C_2/2023 du 
25 septembre 2023 consid. 3.2).

Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il a présenté une incapacité de travail (art. 6 
LPGA) d'au moins 40 % en moyenne durant une année sans interruption notable (let. b) et si au 
terme de cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 40 % au moins (let. c). Une rente au sens de 
l’al. 1 n’est pas octroyée tant que toutes les possibilités de réadaptation au sens de l’art. 8 al. 1bis et 
1ter n’ont pas été épuisées (al. 1bis).

L'art. 40 LAI prévoit que les rentes extraordinaires sont égales, sous réserve des al. 2 et 3, au 
montant minimum des rentes ordinaires complètes qui leur correspondent (al. 1). Les rentes 
extraordinaires pour enfants sont réduites en dérogation à l’art. 69 al. 2 et 3 LPGA aux mêmes 
conditions et dans la même mesure que celles qui sont versées par l’AVS (al. 2). Enfin, les rentes 
extraordinaires octroyées aux personnes devenues invalides avant le 1er décembre de l’année 
suivant celle au cours de laquelle elles ont atteint 20 ans révolus s’élèvent à 1331/3% du montant 
minimum de la rente ordinaire complète qui leur correspond (al. 3).

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2.2. En l'espèce, l'accident subi par l'assuré et ayant entrainé le début de son incapacité de travail 
(qui n'est pas la survenance de l'invalidité) a eu lieu le 3 juillet 2020. L'invalidité est donc survenue 
le 3 juillet 2021, soit après un an d'incapacité de travail d'au moins 40%. 

L'assuré étant né en 2000, il a atteint l'âge de 20 ans le 17 octobre 2020. Le 1er décembre de l'année 
suivant celle de ses 20 ans révolus est le 1er décembre 2021. Par conséquent, il est devenu invalide 
avant cette date.

L'OAI ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que l'assuré est devenu invalide seulement le 1er juillet 
2023. Cette date est en effet déterminante pour le début (ou bien la reprise) du versement de la 
rente, mais pas pour l'examen des conditions d'octroi de cette prestation (cf. arrêt TF 9C_655/2015 
du 14 décembre 2015 consid. 4).

Partant, l'art. 40 al. 3 LAI est applicable et le recourant a droit à une rente entière de 1331/3% du 
montant minimum de la rente ordinaire complète qui leur correspond.

3.

Le recourant réclame ensuite le versement de sa rente depuis le 1er juillet 2021 au lieu du 1er juillet 
2023. Il n'aurait en effet pas été apte à la réadaptation avant le début août 2021, ce que conteste 
l'OAI. 

3.1. Aux termes de l'art. 8 al. 1 LPGA, applicable par le biais de l'art. 1 al. 1 LAI, est réputée 
invalidité l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. 
Selon l'art. 4 al. 1 LAI, dite invalidité peut résulter d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un 
accident.

Est réputée incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 
gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'activité, si cette diminution 
résulte d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique et qu'elle persiste après les 
traitements et les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 al. 1 LPGA). 

Selon la jurisprudence fédérale, si l'assuré peut prétendre à des prestations de l'assurance-invalidité, 
l'allocation d'une rente d'invalidité à l'issue du délai d'attente (cf. art. 28 al. 1 LAI) n'entre en 
considération que si l'intéressé n'est pas, ou pas encore, susceptible d'être réadapté 
professionnellement en raison de son état de santé (principe dit de la priorité de la réadaptation sur 
la rente). La preuve de l'absence de la capacité de réadaptation comme condition à l'octroi d'une 
rente d'invalidité doit présenter un degré de vraisemblance prépondérante. Dans les autres cas, une 
rente de l'assurance-invalidité ne peut être allouée avec effet rétroactif que si les mesures 
d'instruction destinées à démontrer que l'assuré est susceptible d'être réadapté ont révélé que celui-
ci ne l'était pas (arrêt TF 9C_559/2021 du 14 juillet 2022 consid. 2.2 et les références citées; arrêt 
TF 9C_380/2021 du 31 janvier 2022 consid. 5.1).

La circulaire sur les mesures de réinsertion (CMR; valable dès le 1er janvier 2012, état au 1er janvier 
2019, remplacée au 1er janvier 2022 par la circulaire sur les mesures de réadaptation professionnelle 
de l’AI [CMRPr]) indique que les mesures de réinsertion préparant à la réadaptation professionnelle 
visent à combler la lacune existant entre l’intégration sociale et la réinsertion professionnelle et que 
les mesures constituent une étape préparatoire aux mesures d’ordre professionnel dans le cadre du 
processus de réadaptation professionnelle (ch. 1001). Elle précise à son ch. 1026 que, dans le cadre 
des mesures de réinsertion, l’assuré n’est pas encore réputé apte à la réadaptation.

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3.2. Il ressort du dossier médical que l'assuré était en incapacité totale de travail jusqu'à la fin 
décembre 2020 (rapport du 7 octobre 2020 du Dr E.________, spécialiste en neurologie auprès de 
F.________, dossier OAI p. 121; rapport du 28 mai 2024 de la Dre G.________, spécialiste en 
rhumatologie et médecine interne générale et médecin auprès du service médical régional de 
l’assurance-invalidité [ci-après: SMR]).

Le Dr H.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation auprès de F.________, estime 
dans son rapport du 6 janvier 2021 (dossier OAI p. 160) que la reprise d'une activité professionnelle 
est actuellement prématurée. Il indique cependant aussi qu'il est important de mettre en place, pour 
les six mois à venir, des activités thérapeutiques progressivement croissantes permettant au patient 
de se réentraîner, notamment par la mise en place de mesures précoces par l'AI dans un esprit là 
aussi d'accompagnement, de réentraînement aux tâches éducatives à visée thérapeutique.

Le 18 juin 2021, il mentionne que le recourant a fait un stage en avril 2021 d'éducateur spécialisé et 
que celui-ci s'étant bien passé, il est envisagé de débuter un stage d'un an dès août, éventuellement 
à titre thérapeutique. Il indique également qu'un colloque avec la neuropsychologue et 
l'ergothérapeute de l'assuré a conclu le 10 mai 2021 qu'il fallait permettre à l'assuré de reprendre 
une activité professionnelle au vu d'une évolution positive. Mais, en raison de la persistance de 
troubles attentionnels, exécutifs et d'une grande fatigabilité, cette reprise s'effectuera initialement à 
visée thérapeutique, de façon encadrée, avec une augmentation progressive du temps de travail. 
Le médecin relève encore que l'assuré a déjà pris des contacts avec la direction de C.________ qui 
adhère à cette démarche, et que lui-même est également favorable à la mise en place de ce stage 
d'éducateur spécialisé à partir du début août (dossier OAI p. 169).

Un courriel du 28 juin 2021 de la responsable pédagogique de C.________ au gestionnaire du 
dossier de l'OAI relève que le Dr H.________ a clarifié la situation avec celui-ci par téléphone et que 
les différents professionnels "ont statué sur une proposition de stage de 30 à 40% pour l'année 
scolaire prochaine" (dossier OAI p. 177).

3.3. En l'espèce, le recourant a tout d'abord fait un stage d'observation de deux semaines auprès 
de C.________ en tant qu'éducateur spécialisé en avril 2021, stage qui s'est bien déroulé (rapport 
précité du 18 juin 2021 du Dr H.________; rapports du 10 novembre 2021 et du 6 mai 2022 de 
I.________, psychologue spécialiste en neuropsychologie auprès de F.________, dossier OAI 
p. 242 et p. 334). Une mesure de réinsertion REST selon l'art. 14a LAI auprès de C.________ lui a 
ensuite été octroyée par l'OAI du 23 août 2021 au 21 novembre 2021 (décision du 28 juillet 2021, 
dossier OAI p. 190), puis du 22 novembre 2021 au 20 février 2022 (décision du 1er décembre 2021, 
dossier OAI p. 245). Un entraînement progressif selon l'art. 14a LAI auprès de C.________ a ensuite 
eu lieu du 21 février 2022 au 8 juillet 2022. Enfin, par décision du 4 août 2022, et dans le cadre de 
la formation initiale (art. 16 LAI), l'OAI a pris en charge un stage comme éducateur auprès de 
J.________ du 15 août 2022 au 15 juillet 2023 en vue de l’obtention de la maturité spécialisée 
sociale au taux de 60 % sur la place de travail et de 20% pour la rédaction du travail de maturité.

Dès lors que l'OAI a tout d'abord mis en place des mesures de réinsertion REST entre août 2021 et 
juillet 2022, il y a lieu de constater que le recourant n'était pas encore apte à la réadaptation au vu 
du ch. 1026 de la CMR. Au surplus, REST signifie "réinsertion proche de l’économie avec un soutien 
sur le lieu de travail" (cf. CMR), ce qui implique que la réinsertion ne se fait pas encore sur le marché 
libre du travail. La mesure de formation professionnelle initiale n'a d'ailleurs été mise en place 
qu'après les mesures de réinsertion REST, ce qui montre que l'aptitude à la réadaptation de l'assuré 
n'était pas encore établie en juillet 2021.

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Le fait qu'un stage d'observation ait eu lieu en avril 2021 et qu'il se soit bien déroulé ne permet par 
ailleurs pas encore de dire que le recourant aurait été apte à la réadaptation déjà à ce moment-là. 
Le stage a en effet eu lieu durant seulement deux semaines.

Aucun médecin ne s'est ensuite prononcé sur la réadaptation ou la capacité de travail depuis janvier 
2021. Si le Dr H.________ envisage des activités à mettre en place dans la 1ère moitié de l'année 
2021 puis déclare être d'accord avec le stage auprès de C.________ (rapports de janvier 2021 et 
de juin 2021 précités), il précise plusieurs fois que la reprise doit être à visée thérapeutique.

Dans ces conditions, le recourant n'était pas encore apte à la réadaptation en juillet 2021, ce qui lui 
ouvre le droit à une rente dès cette période. Il appartiendra à l'OAI de fixer le montant de la rente 
après coordination avec les indemnités journalières déjà versées (cf. art. 20ter RAI).

4.

4.1. Au vu de ce qui précède, les recours doivent être admis et les décisions attaquées modifiées 
dans le sens que le recourant a droit à une rente entière de 1331/3% du montant minimum de la rente 
ordinaire complète dès le 1er juillet 2021, étant précisé qu’il appartiendra à l’OAI de fixer le montant 
de la rente après coordination avec les indemnités journalières déjà versées.

4.2. Les frais de procédure de CHF 400.- sont mis à la charge de l'OAI qui succombe.

L'avance de frais versée le 17 avril 2024 par le recourant lui est restituée.

4.3. Ayant obtenu gain de cause, le recourant a droit à des dépens (art. 61 let. g LPGA). Son 
mandataire a produit sa liste de frais comptabilisant des montants de CHF 4'983.30 au titre 
d’honoraires (19h56 à CHF 250.- /heure), plus CHF 135.50 de frais comprenant CHF 20.- 
d'ouverture du dossier, plus TVA à 8.1% par CHF 414.65, soit un total de CHF 5'533.45. Des frais 
de constitution du dossier étant facturés alors qu'ils entrent dans les frais de secrétariat, l'équitable 
indemnité à laquelle il a droit est fixée à CHF 4'983.30, plus CHF 115.50 au titre des débours, plus 
CHF 413.- au titre de la TVA à 8.1%, soit au total à CHF 5'511.80. Elle est intégralement mise à la 
charge de l’OAI. 

(dispositif page suivante)

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la Cour arrête :

I. Les recours (608 2024 53 et 608 2024 124) sont admis.

Partant, les décisions du 27 février 2024 et du 29 juillet 2024 sont modifiées dans le sens que 
A.________ a droit à une rente entière d'invalidité de 1331/3% du montant minimum de la rente 
ordinaire complète dès le 1er juillet 2021, le montant de la rente devant être fixé après 
coordination avec les indemnités journalières déjà versées.

II. Les frais de procédure, par CHF 400.-, sont mis à la charge de l'Office de l'assurance-invalidité 
du canton de Fribourg.

III. L'avance de frais de CHF 400.- versée par A.________ lui est restituée.

IV. L'indemnité de partie octroyée à A.________ est fixée à CHF 5'098.80 (honoraires et débours), 
plus CHF 413.- au titre de la TVA à 8.1%, soit un total de CHF 5'511.80.

V. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le présent 
jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. Le 
mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 
6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. Les 
motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens de 
preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une copie 
du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est en 
principe pas gratuite.

Fribourg, le 11 février 2025/cso

La Présidente La Greffière-rapporteure