# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3416bc37-01ae-551c-9018-53ed6ddb4b11
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-05-06
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 06.05.2015 608 2013 44
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2013-44_2015-05-06.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2013 44

Arrêt du 6 mai 2015

IIe Cour des assurances sociales

Composition Président: Johannes Frölicher
Juges: Christian Pfammatter, Marc Sugnaux
Greffière-rapporteure: Carine Sottas

Parties A.________, recourant, représenté par Me Christian Delaloye, 
avocat

contre

CAISSE DE COMPENSATION DU CANTON DE FRIBOURG, 
autorité intimée     

Objet Assurance-vieillesse et survivants (non-paiement des cotisations 
sociales)

Recours du 18 mars 2013 contre la décision du 13 février 2013

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considérant en fait

A. Par décision du 12 février 2010, confirmée sur opposition le 15 juillet 2010, puis sur recours 
le 5 septembre 2012 (bbb), la Caisse de compensation du canton de Fribourg (ci-après la Caisse) 
a réclamé à A.________, domicilié à C.________, ancien président de l'association D.________, 
dissoute, le montant de 6'786 fr. 50 à titre de dommage que lui a occasionné le non-paiement des 
cotisations sociales AVS/AI/APG/AC dues par cette association pour l'année 2008 et la période de 
janvier à mars 2009.

B. Par décision du 26 janvier 2011, la Caisse a réclamé à l'assuré le montant de 45'287 fr. 45 à 
titre de dommage que lui a occasionné le non-paiement des cotisations sociales AVS/AI/APG/AC 
dues par l'association pour la période de juin à décembre 2007, l'année 2008 et l'année 2009.

Statuant sur opposition le 13 février 2013, la Caisse a annulé les factures portant sur les 
cotisations de l'année 2009, l'association n'ayant pas eu de personnel cette année-là, et a réduit le 
montant réclamé à 16'320 fr. 75.

C. Le 18 mars 2013, l'assuré, représenté par Me Christian Delaloye, interjette recours contre 
cette décision, concluant sous suite de frais et dépens à l'annulation de la décision attaquée et à la 
confirmation de la décision du 12 février 2010. A l'appui de ses conclusions, il estime que, par sa 
décision du 26 janvier 2011, la Caisse a voulu modifier sa décision du 12 février 2010, mais qu'elle 
ne pouvait plus le faire, les conditions d'une reconsidération, d'une révision ou d'une révocation 
n'étant pas remplies.

Dans ses observations du 19 avril 2013, la Caisse maintient sa position.

Le 27 mai 2013, le recourant indique n'avoir aucun élément à apporter à la détermination de la 
Caisse.

Aucun autre échange d'écriture n'a été ordonné entre les parties.

Il sera fait état des arguments, développés par elles à l'appui de leurs conclusions, dans les 
considérants en droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

en droit

1. Interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente 
par un assuré directement touché par la décision attaqué et dûment représenté, le recours est 
recevable.

2. Le recourant soutient que la Caisse a voulu, par sa décision en réparation du dommage du 
26 janvier 2011, modifier sa première décision du 12 février 2010, alors que cela n'est pas possible 
puisque tant les conditions de la révision que celles de la reconsidération ne sont pas remplies. De 
plus, elle se serait basée sur les mêmes faits pour rendre lesdites décisions.

a) Aux termes de l'art. 35 al. 1 du Règlement du 31 octobre 1947 sur l'assurance-vieillesse et 
survivants (RAVS; RS 831.101), les employeurs doivent verser périodiquement des acomptes de 

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cotisations pendant l'année. Pour fixer les acomptes, la caisse de compensation se base sur la 
masse salariale probable. L'art. 36 RAVS ajoute que la caisse de compensation établit le solde 
entre les acomptes versés et les cotisations effectivement dues, sur la base du décompte de 
salaire que doivent fournir les employeurs au terme de la période de décompte qui comprend une 
année civile. Si les indications nécessaires au décompte ne sont pas fournies ou si les cotisations 
d'employeurs ou de salariés ne sont pas payées, la caisse fixera les cotisations dues dans une 
taxation d'office (cf. art. 38 RAVS).

b) La question de l'application de l'art. 53 LPGA, relatif à la révision et à la reconsidération, 
peut rester ouverte, dès lors que les deux décisions de l'autorité intimée, comme nous allons le 
voir, ne portent pas sur le même objet.

La décision du 12 février 2010 portait sur deux factures, à savoir la facture 2008/0004 concernant 
la période d'octobre 2008 à décembre 2008, pour un montant forfaitaire de 4'207 fr. 25, ainsi que 
la facture 2009/0001 concernant le récapitulatif de l'année 2008 pour un montant de 2'579 fr. 25.

Le montant de la décision du 26 janvier 2011, concernant un montant total de 45'287 fr. 45, a été 
réduit suite à l'opposition du recourant: à l'exception des frais de taxation, de sommation et de 
poursuite, les factures relatives à l'année 2009 ont été annulées. Ainsi, la décision sur opposition 
du 13 février 2013 portait sur la facture 2008/0001 relative à la période de janvier 2008 à mars 
2008, pour un montant forfaitaire de 4'312 francs, sur la facture 2008/0002 concernant le 
récapitulatif pour la période de juin à décembre 2007, pour un montant de 5'931 fr. 05, et pour la 
période d'avril 2008 à juin 2008, pour un montant forfaitaire de 5'045 francs.

Les caisses de compensation sont tenues de par la loi de facturer durant l'année des acomptes, 
puis d'établir au terme de la période de décompte le solde entre les acomptes versés et les 
cotisations effectivement dues. Bien que cela ne soit pas d'une limpidité exemplaire, les 
inscriptions comportant le mot "forfait" figurant sur les divers documents de la Caisse (par exemple 
dans les décisions de réparation du dommage) doivent être comprises comme étant relatives aux 
acomptes, tandis que celles comportant le mot "récapitulation" ont trait à l'établissement du solde 
entre les acomptes versés et les cotisations effectivement dues. Par ailleurs, le montant figurant 
dans la récapitulation des cotisations pour l'année 2008 (soit 2'579 fr. 25) est trop faible par rapport 
à la somme des acomptes 2008 (soit 19'495 fr. 30 selon la décision sur opposition du 13 février 
2013) pour être autre chose que le solde établi après la période de décompte.

Partant, la Cour constate que les factures 2008/0004 et 2009/0001 traitées par la décision du 
12 février 2010 et les factures 2008/0001 et 2008/0002 traitées par la décision du 13 février 2013 
ne se recouvrent pas entièrement quant aux périodes concernées et ne portent pas sur le même 
objet. En effet, certains montants sont relatifs aux acomptes, tandis que d'autres concernent le 
solde établi en fin de période. De ce fait, par sa deuxième décision, la Caisse n'a pas voulu 
modifier sa décision du 12 février 2010. C'est ainsi à juste titre qu'elle a rendu une deuxième 
décision de réparation du dommage le 21 janvier 2011.

c) Le recourant ne conteste pas avoir la qualité d'employeur, ni devoir les frais de taxation, 
de sommation et de poursuite relatifs à l'année 2009. La Cour ne voit pas, sur la base du dossier, 
de raison de revoir ces aspects, d'autant plus que la qualité d'employeur de l'assuré a été 
constatée par arrêt de la Cour de céans du 5 septembre 2012.

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Celui-ci requiert la production du dossier du Juge de police de l'arrondissement de la Sarine. Il 
n'allègue cependant pas en quoi ce dossier serait utile à la présente procédure. Au demeurant, le 
tribunal des assurances sociales n'est pas lié par un jugement pénal rendu dans la même affaire 
(SVR AVS 2005 no 15 48).

3. a) Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée.

b) Selon le principe de la gratuité de la procédure prévalant en la matière, il n'est pas perçu 
de frais de justice.

c) Le recourant n'ayant pas eu gain de cause, il n'a pas droit à des dépens.

la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice.

III. Il n'est pas alloué de dépens.

IV. Communication.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 6 mai 2015/cso

Le Président La Greffière-rapporteure