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**Case Identifier:** e4c95394-cb6c-5f44-ad47-c790c0743c23
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-08-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 27.08.2013 A/1619/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1619-2012_2013-08-27.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1619/2012-FPUBL ATA/517/2013  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 27 août 2013 

 

   dans la cause 

 

Monsieur X______ 
représenté par Me Claudio Realini, avocat  

contre 

VILLE DE GENÈVE 
 

 

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A/1619/2012 

EN FAIT 

1.  Monsieur X______, né le ______ 1965, a été engagé le 19 juin 2002 par la 
Ville de Genève (ci-après : la ville) en qualité d’ouvrier spécialisé au sein du 
service d’assistance et de protection de la population (ci-après : SAPP), puis 
comme employé temporaire du 1er juillet 2002 au 30 juin 2003. 

2.  Le 27 juin 2003, le contrat d’employé temporaire a été renouvelé et, par 
décision du conseil administratif de la ville du 25 février 2004, M. X______ a été 
nommé fonctionnaire dès le 1er mars 2004 en qualité d’ouvrier spécialisé au 
SAPP. 

3.  Par courrier du 20 décembre 2010, la direction des ressources humaines de 
la ville a informé M. X______ que le nouveau statut du personnel de la ville 
(règlement du personnel de la Ville de Genève du 29 juin 
2010 - SPVG - LC 21 151.30) entrerait en vigueur le 31 décembre 2010. Dès cette 
date, un certain nombre de personnes travaillant à la ville connaîtraient des 
changements de leurs conditions de travail. M. X______ serait dès lors non plus 
fonctionnaire mais employé en qualité d’ouvrier spécialisé au sein du service 
d’incendie et de secours (ci-après : SIS), au sein duquel il avait été appelé à 
travailler depuis le 1er janvier 2009. Son salaire annuel de CHF 83'400.- serait 
augmenté dès le 1er janvier 2011 à CHF 84'489.-, y compris l’augmentation 
annuelle 2011. 

4.  M. X______ a connu plusieurs incapacités de travail. 

  Le 19 mars 2009, il a été victime d’un accident non professionnel au cours 
duquel il s’est fracturé la cheville droite, ce qui a nécessité une immobilisation 
plâtrée pendant sept semaines avec charge partielle, selon le rapport d’expertise de 
la Doctoresse L______, requise par Y______ Assurances. M. X______ s’est 
trouvé de ce fait en incapacité complète de travail jusqu’au 11 juin 2009. Il a pu 
reprendre une activité professionnelle à 50 % du 12 juin au 18 août 2009 et s’est 
trouvé à nouveau en incapacité complète de travail pour accident du 19 août au 5 
octobre 2009. Il a pu retravailler, apparemment à 100 %, avant d’être à nouveau 
en incapacité complète de travail du 26 octobre 2009 au 20 janvier 2010. Il a 
retravaillé le 21 janvier 2010, apparemment à 100 %, jusqu’au 7 avril 2010, avant 
d’être à nouveau en incapacité complète de travail dès le 8 avril 2010 et jusqu’au 
16 février 2011, la dernière période du 14 janvier au 16 février 2011 l’étant pour 
cause de maladie. Il aurait repris une activité professionnelle à 100 % du 17 
février au 21 mars 2011, avant d’être accidenté, en incapacité complète de travail, 
sans discontinuer du 22 mars 2011 au 14 décembre 2011. 

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5.  Par courrier recommandé du 22 février 2012, le conseil administratif a 
signifié à M. X______ qu’il entendait ouvrir à son encontre une enquête 
administrative, conformément à l’art. 99 al. 1 SPVG. Celle-ci serait confiée à 
deux juristes du service juridique de la ville, Messieurs A______ et B______. En 
application de l’art. 97 al. 2 SPVG, il avait la possibilité de se faire assister et 
représenter dans le cadre de cette enquête.  

  M. X______ accompagné de son avocat a été entendu le 29 février 2012. Il 
était marié et avait un enfant âgé de 5 ans ½, à la date de cette audition. Il était 
toujours en incapacité de travail à 100 %, ne percevait aucune indemnité ou rente 
et recevait une aide de l’Hospice général (ci-après : l’hospice). Il avait subi un 
premier accident en 2005 dans le cadre de son travail. En février 2008, il s’était 
blessé en jouant au football avec des amis. Au mois de septembre 2008, il avait 
été blessé au genou pendant un match et en mars 2009, il s’était fracturé la 
cheville lors d’une promenade. Il avait rendez-vous le 5 mars 2012 au centre de 
formation pour examiner avec l’assurance-invalidité (ci-après : l’AI) les 
possibilités de reconversion. En dehors de l’envoi de son dossier au SIS, il n’avait 
pas recherché d’autre poste. Le service des ressources humaines de la ville et l’AI 
devaient trouver une solution professionnelle adaptée à sa situation. 

6.  Les enquêteurs, qui ont procédé à l’audition de nombreux témoins, ont 
rendu leur rapport le 3 avril 2012, aux termes duquel ils ont conclu que l’état de 
santé de M. X______ ne lui permettait plus d’accomplir les tâches pour lesquelles 
il avait été nommé en qualité d’ouvrir spécialisé au SIS. M. X______ n’était plus 
apte à remplir les exigences de son poste au sens de l’art. 34 al. 2 let. c SPVG. 

  Au cours des périodes précitées pendant lesquelles M. X______ a pu 
retravailler, il a été affecté à un poste de magasinier au sein du SIS, lequel 
impliquait le port de charges, la conduite de véhicules et de longues périodes en 
station debout ou assise. Il s’est avéré que ce poste n’était pas adapté à l’état de 
santé de l’intéressé. A fin août 2011, la direction des ressources humaines a 
proposé à M. X______ un stage de surveillant et huissier au Musée E______ (ci-
après : E______). Selon M. X______, ce poste impliquait qu’il reste debout 
pendant 60 à 70 % de son temps et monte et descende des escaliers, ce qui n’était 
pas adapté non plus à ses limitations fonctionnelles, d’après la Doctoresse 
M______, ancien médecin-conseil de la ville. Dans un premier temps, il était 
apparu à ce médecin qu’un poste de surveillant au E______ (et non d’huissier) 
était adapté. Tel n’était pas le cas si le poste l’obligeait pour l’essentiel rester en 
station debout. Un autre poste d’huissier au SIS, pour lequel M. X______ avait 
postulé, n’était pas davantage adapté car il impliquait le port de charges, la 
préparation de repas pour 30 à 50 personnes et de se rendre deux fois par jour à la 
poste pour transporter un volumineux courrier. Ce poste requérait en outre, selon 
Monsieur C______, gestionnaire au service des ressources humaines, des 
compétences avérées en informatique et une excellente rédaction en français, ce 

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qui n’était pas le cas de l’intéressé. Enfin, M. X______ avait participé à deux 
réunions de réseau, les 15 mars et 9 juin 2011, destinées à effectuer un bilan de 
compétences et à étudier les possibilités de reclassement professionnel, qui 
n’avaient cependant débouché sur aucune solution concrète.  

7.  M. X______ a été invité à se déterminer par écrit au sujet de ce rapport, ce 
qu’il a fait le 17 avril 2012. Le poste de magasinier au SIS consistait exactement 
dans le même travail que celui qu’il exerçait avant l’accident du 19 mars 2009 et 
n’était pas adapté à ses limitations fonctionnelles. Aucune mesure de réadaptation 
ne lui avait été proposée ni aucune formation. Seul un stage de surveillant au 
E______ lui avait été offert, qui s’était avéré inadapté selon la Dresse M______. 
Aucune autre proposition ne lui avait été faite. 

8.  Par décision du 25 avril 2012, le conseil administratif a résilié l’engagement 
de M. X______ pour le 31 août 2012 pour inaptitude à remplir les exigences du 
poste, en application de l’art. 34 al. 1 let. b et 2 let. c SPVG. Cette décision était 
susceptible de recours dans les trente jours auprès de la chambre administrative de 
la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative).  

9.  Par acte déposé le 25 mai 2012 auprès de la chambre administrative, 
M. X______ a recouru contre cette décision, en concluant à son annulation. Le 
licenciement dont il avait fait l’objet était contraire au droit. La chambre 
administrative devait proposer au conseil administratif sa réintégration. En cas de 
refus, une indemnité correspondant à douze mois de son dernier traitement brut 
devait lui être allouée, ainsi qu’une indemnité de procédure.  

  En substance, le recourant alléguait que la ville n’avait pas respecté 
l’obligation qui était la sienne, à teneur de l’art. 47 du règlement d’application du 
SPVG (REGAP - LC 21 152.25), puisqu’elle devait mettre en œuvre une politique 
active de reconversion et de réadaptation professionnelle, alors que le seul poste 
qui lui avait été proposé était celui de magasinier au SIS, inadapté à ses 
limitations fonctionnelles. Il en était de même du stage de surveillant au E______. 
Il n’était pas crédible que la ville ne dispose pas de postes adéquats et adaptés à 
son état de santé. 

10.  Le 29 juin 2012, la ville a conclu principalement à l’irrecevabilité du 
recours de M. X______, dont il était douteux qu’il dispose d’un intérêt actuel lui 
permettant de recourir. Il était malvenu de solliciter sa réintégration alors qu’il 
était en incapacité complète de travail depuis plus de deux ans consécutifs. Si le 
recours devait être déclaré recevable, il devait être rejeté.  

  Le licenciement était conforme au droit. Quant aux mesures de reconversion 
et de réadaptation professionnelles, elles ne constituaient pas une étape obligatoire 
dans le cadre d’une procédure de licenciement pour inaptitude à remplir les 
exigences du poste. De plus, la décision querellée respectait les principes 

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constitutionnels de l’interdiction de l’arbitraire, de l’égalité de traitement et de la 
proportionnalité. Depuis janvier 2012, M. X______ avait cessé de percevoir les 
indemnités statutaires et recevait des subsides de l’hospice. Le licenciement lui 
permettait de bénéficier d’éventuelles prestations de l’assurance chômage.  

  Quant aux conclusions pécuniaires, elles devaient être rejetées également. 
Le licenciement n’étant pas contraire au droit, la réintégration n’étant pas 
concevable et la quotité de l’indemnité fixée par le recourant à douze mois n’était 
pas motivée. 

11.  Le 31 juillet 2012, M. X______ a répliqué, tout en persistant dans ses 
explications et conclusions. Il avait un intérêt personnel direct, voire immédiat et 
actuel, à l’annulation de la décision querellée. Si la ville lui proposait un poste 
adapté à son état de santé, il pourrait reprendre directement une activité 
professionnelle, comme il l’avait toujours souhaité, la Doctoresse N______ ayant 
certifié le 27 août 2012 que, depuis janvier 2012, son état de santé n’avait pas 
changé. Du fait qu’il ne pouvait reprendre son ancienne activité, il serait 
souhaitable qu’il soit orienté vers un travail adapté.  

  Enfin, M. X______ a produit une attestation de l’hospice du 27 août 2012, 
selon laquelle, pour toute l’année 2012, il avait reçu la somme de CHF 23'385.-.  

  Le 24 février 2011, l’office cantonal de l’AI a accusé réception de la 
demande de prestations qu’il avait formulée le 22 février 2011.  

12.  Le juge délégué a procédé à une audience de comparution personnelle le 
29 octobre 2012.  

 a. M. X______ a déclaré que, durant les périodes où il avait pu retravailler, il 
avait exercé la fonction de magasinier, tout d’abord aux D______, puis à la 
caserne des pompiers. Ces deux tâches impliquaient le port de charges. Il avait 
perçu son traitement jusqu’au 31 décembre 2011 et recevait des indemnités de la 
part de l’hospice depuis le 1er janvier 2012. Il avait également perçu des 
indemnités de chômage pour les mois de juin, juillet et août 2012, mais celles-ci 
avaient été versées à l’hospice en remboursement des avances que cette institution 
lui avait faites. M. X______ recevait à nouveau des indemnités de chômage 
depuis septembre 2012. Il était marié et avait deux enfants. Son épouse ne 
travaillait pas. Leur loyer s’élevait à CHF 1'892.- par mois. Il avait suivi deux 
cours de réadaptation dans le cadre de l’AI, l’un en mars, l’autre en avril 2012, 
respectivement en informatique et en soudure. Depuis juin 2012, il cherchait un 
emploi.  

  Suite à la demande déposée auprès de l’AI, il n’avait pas reçu de réponse.  

  Il n’avait jamais été informé, jusqu’à ce qu’il l’apprenne au cours de la 
procédure, qu’un poste au cimetière lui avait été proposé. Il avait postulé pour un 

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emploi de concierge au sein de la Gérance Immobilière de la ville, mais avant 
même qu’il se présente, il avait été informé que ce poste avait été repourvu « en 
interne ». Il n’avait pas été accepté pour le poste d’huissier au sein du SIS car ses 
connaissances en informatique et en langue française étaient insuffisantes. 
Néanmoins, il était prêt à se perfectionner, mais ce poste-ci avait déjà été 
repourvu.  

 b. La représentante de la ville a indiqué que, selon la description qui avait été 
faite à la Dresse M______ du poste de surveillant au E______, celle-ci avait 
répondu par mail à la direction des ressources humaines de la ville le 29 août 2011 
que le poste serait parfait pour M. X______. Si cette doctoresse avait dit le 
contraire aux enquêteurs, c’était en fonction des déclarations que M. X______ lui 
avait faites et de la description qu’il lui avait donnée de cette activité. Or, ce poste 
était adapté car M. X______ pouvait changer de posture toutes les quarante-cinq 
minutes et être dispensé du port de charges. M. X______ n’avait pas même 
commencé à exercer cette activité. La ville n’avait pas d’autre poste à proposer au 
recourant.  

 c. M. X______ a encore ajouté que, compte tenu de son âge et de la crise 
actuelle, il lui serait difficile de trouver un emploi en dehors de l’administration 
municipale. Depuis qu’il était au chômage, il avait entrepris des recherches sur 
internet et par téléphone auprès de l’administration cantonale. Il s’était également 
rendu au musée de F______ et au Service des espaces verts pour voir si un poste 
d’huissier était disponible. Il n’avait pas entrepris de démarches auprès d’autres 
communes. Il était toujours en incapacité de travail à raison de 50 % pour des 
douleurs au pied. Il prenait des calmants lorsqu’il avait mal et son médecin lui 
avait dit qu’à la fin de l’année 2012, il prescrirait une reprise de l’activité à 100 %.  

13.  Le 23 novembre 2012, le juge délégué a reçu du recourant un certificat 
médical de la Dresse N______ établi le 6 octobre 2012, à teneur duquel il ne 
pouvait plus exercer son ancien travail à 100 % mais était capable (et motivé) 
d’exercer une activité adaptée à son état de santé actuel. 

14.  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 
2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  Selon l’art. 61 LPA, le pouvoir d’examen de la chambre administrative se 
limite à la violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation 

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(art. 61 al. 1 let. a LPA). La chambre de céans ne peut ainsi pas revoir 
l’opportunité de la décision litigieuse (art. 61 al. 2 LPA). 

3.  Les communes disposent d’une très grande liberté de décision dans la 
définition des modalités concernant les rapports de service qu’elles entretiennent 
avec leurs agents (Arrêt du Tribunal fédéral 2P.46/2006 du 7 juin 2006 ; 
F. BELLANGER, Contentieux communal genevois in L’avenir juridique des 
communes, Schultess 2007, p. 149). Ainsi, l’autorité communale doit bénéficier 
de la plus grande liberté d’appréciation pour fixer l’organisation de son 
administration et créer, modifier ou supprimer des relations de service nécessaires 
au bon fonctionnement de celles-ci, questions relevant de l’opportunité et 
échappant par conséquent au contrôle de la chambre administrative. Ce pouvoir 
discrétionnaire ne signifie pas que l’autorité est libre d’agir comme bon lui 
semble. Elle ne peut ni renoncer à exercer ce pouvoir ni faire abstraction des 
principes constitutionnels régissant le droit administratif, notamment la légalité, la 
bonne foi, l’égalité de traitement, la proportionnalité et l’interdiction de 
l’arbitraire (B. KNAPP, Précis de droit administratif 1991, pp. 35-36 n. 161 ss). 
L’exercice d’un contrôle judiciaire dans ce cadre-là garde tout son sens, même si 
le juge administratif doit alors observer une très grande retenue dans l’examen de 
la manière dont l’administration a exercé ses prérogatives. Le juge doit ainsi 
contrôler que les dispositions prises se tiennent dans les limites du pouvoir 
d’appréciation de l’autorité communale et qu’elles apparaissent comme 
soutenables au regard des prestations et du comportement du fonctionnaire ainsi 
que des circonstances personnelles et des exigences du service. Seules les mesures 
objectivement insoutenables et arbitraires doivent être annulées, la chambre 
administrative vérifiant que l’autorité n’outrepasse pas son pouvoir d’appréciation 
et respecte les conditions de fond et de forme dont les textes imposent la 
réalisation (ATF 108 I b 209 publié in JT 1984 I 331 consid. 2 ; ATA/404/2009 
du 25 août 2009). 

4.  Les rapports de service des membres du personnel sont régis par le SPVG, 
entré en vigueur le 31 décembre 2010 (art. 3 ch. 1 SPVG). 

5.  Après la période d’essai, un employé peut être licencié par décision motivée 
du conseil administratif pour motif objectivement fondé pour la fin d’un mois, 
moyennant un préavis de quatre mois de la sixième à la dixième année de service 
(art. 34 ch. 1 let. b SPVG). 

  Constitue un motif objectivement fondé, l’inaptitude à remplir les exigences 
du poste au sens de l’art. 34 ch. 2 let. c SPVG, correspondant à l’art. 97 de 
l’ancien statut du personnel de l’administration municipale du 3 juin 1986, en 
vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (SPAM – LC 21 151.1), au regard duquel la 
jurisprudence rendue demeure applicable (ATA/404/2009 précité).  

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  Cette notion n’est pas différente de celle figurant à l’art. 22 let. b de la loi 
générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire 
et des établissements publics médicaux du 4 décembre 1997 (LPAC - B 5 05), 
applicable aux fonctionnaires cantonaux (ATA/330/2013 du 28 mai 2013). En 
l’espèce, les nombreuses absences de M. X______ et, en particulier, celles dont il 
a souffert sans discontinuer du 22 mars 2011 au 14 décembre 2011, sans qu’un 
nouvel accident ou un nouvel événement ne se soit produit depuis le 16 mars 
2009, permettaient à l’autorité intimée de considérer que M. X______ n’était plus 
en mesure d’effectuer la tâche pour laquelle il avait été engagé, ce qu’il ne saurait 
contester. Les certificats médicaux, établis en particulier par le Docteur O______, 
sont tous extrêmement laconiques et, à l’exception de celui daté du 5 juillet 2011 
prescrivant un arrêt de travail à 100 % pour maladie du 4 juillet au 4 septembre 
2011, tous les autres sont motivés par un accident, sans autre précision. 

6.  Le recourant allègue pour l’essentiel que la ville ne lui a pas proposé d’autre 
poste. Or, une telle obligation incombe à l’autorité intimée, mais uniquement 
lorsqu’elle envisage un licenciement fondé sur l’art. 34 al. 2 let. d SPVG, à savoir 
en cas de suppression de poste. Les autres mesures de formation ou de 
reconversion professionnelles s’inscrivent dans le cadre d’une procédure de mise 
à l’AI, dont le recourant n’a jamais dit qu’elle aurait abouti. 

7.  De plus, le recourant n’a pas contesté non plus qu’il n’avait jamais 
commencé le stage d’huissier au E______, se contentant de la description qui lui 
en avait été faite alors même que ce poste aurait pu, selon la représentante de la 
ville, être allégé pour correspondre aux limitations fonctionnelles du recourant. 

8.  Par ailleurs, ce dernier n’a pas non plus cherché d’autre poste, cas échéant 
en dehors de l’administration de la ville. Enfin, et pour assurer le bon 
fonctionnement d’un service, la ville ne pouvait conserver M. X______ comme 
employé alors qu’il n’effectuait pas son travail. En effet, le maintenir dans son 
poste empêchait par-là même l’engagement d’un collaborateur efficace. 

9.  La décision attaquée respecte pleinement le principe de la proportionnalité 
car aucune autre mesure moins incisive n’aurait permis d’atteindre le but 
poursuivi. L’intérêt public au bon fonctionnement de l’administration devait 
primer en l’espèce l’intérêt privé du recourant à poursuivre une activité qui, même 
si elle lui plaisait, ne correspondait plus à celle qu’il pouvait effectivement 
exercer. 

10.  Le recourant ne démontre pas que cette décision serait arbitraire ou contraire 
au principe d’égalité de traitement.  

11.  En conséquence, le recours sera rejeté. La question de savoir si le recourant 
dispose encore d’un intérêt actuel et pratique au recours peut ainsi souffrir de 
rester ouverte. Sa réintégration ne saurait être proposée à la ville puisque, même 

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dans le dernier certificat médical qu’elle a émis en octobre 2012, la Dresse 
N______ ne s’est jamais prononcée sur la capacité de travail qui serait celle de 
M. X______ dans une activité adaptée, se contentant d’indiquer qu’il pouvait plus 
exercer son ancien travail à 100 % pour des raisons médicales. 

12.  Au vu de l’issue du litige, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge 
du recourant. Il ne lui sera pas alloué d’indemnité de procédure (art. 87 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 25 mai 2012 par Monsieur X______ contre la 
décision de la Ville de Genève, conseil administratif du 25 avril 2012 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge du recourant un émolument de CHF 500.- ; 

dit qu’il ne lui est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, s’il porte sur les rapports de travail 
entre les parties et que la valeur litigieuse n’est pas inférieure à CHF 15'000.- ; 

- par la voie du recours en matière de droit public, si la valeur litigieuse est inférieure à 
CHF 15'000.- et que la contestation porte sur une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les 
art. 113 ss LTF, si la valeur litigieuse est inférieure à CHF 15'000.- ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

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communique le présent arrêt à Me Claudio Realini, avocat du recourant, ainsi qu'à la 
Ville de Genève. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mmes Hurni et Junod, MM. Dumartheray et Verniory, 
juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 
 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :