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**Case Identifier:** 0779f705-3a7b-5756-b527-ab8ae8854044
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-03
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 03.02.2022 C1 21 301
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C1-21-301_2022-02-03.pdf

## Full Text

C1 21 301 

 

 

DÉCISION DU 3 FÉVRIER 2022 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour civile II 

 

Christian Zuber, juge ; Geneviève Berclaz Coquoz, greffière 

 

en la cause 

 

X _________, appelant, représenté par Maître Erika Antille 

 

contre 

 

Y _________, appelée, représentée par Maître Philippe Loretan  

 

(mesures provisionnelles) 

appel contre la décision du 7 décembre 2021 de la juge du district de Sierre 

 

  

- 2 - 

vu 

la requête de mesures provisionnelles introduite le 20 novembre 2021 par  

X _________, à l'encontre de sa mère, Y _________, dont les conclusions sont ainsi 

rédigées (SIE C2 21 355) : 

 1. En tant que mesure provisionnelle, il est ordonné à Y _________ de permettre à X _________ l'accès 

à la maison familiale à A _________ dans un délai de 15 jours dès réception de la décision sur les 

mesures provisionnelles afin qu'il puisse récupérer ses biens suivants : 

  - Tasse de la part d'Anne 

  - Bol offert pour l'anniversaire du demandeur 

  - Affaires de sport restantes 

  - Brosse à Lulu (le chat) 

  - Tupperware IKEA en verre (au total 7 pièces) 

  - Imprimante 

  - Classeur d'école 

  - Bureau 

  - Palettes (au total 8) 

  - Matelas 

  - Ampli son 

  - Petite chaîne stéréo 

 

 2. Y _________ est condamnée à verser à X _________ une provisio ad litem de CHF 16'800.- (CHF 

5'500.- de frais de justice et CHF 11'300.- [y.c. TVA de 7.7 %] de dépens) pour la procédure au fonds 

[recte : fond] (procédure de conciliation et de première instance) introduite par requête de conciliation 

du 16.11.2021 auprès de la Juge de la Commune de A _________ concernant les soustractions de 

contributions d'entretien perçues pour X _________, les affaires de X _________ restées chez 

Y _________ et le dommage de CHF 270.- subi par X _________ étant donné que le déménagement 

du 28.10.2021 a été empêché. 

 3. Eventualiter et pour la procédure de première instance, l'assistance judiciaire totale est accordée au 

demandeur et la soussignée désignée comme avocate d'office dans la mesure où la conclusion ch. 2 

devrait être refusée. 

 4. Avec suite de frais judiciaires et dépens. 

la décision du 7 décembre 2021 au terme de laquelle la juge du district de Sierre (ci-

après : la juge de district) a prononcé : 

1. La requête de mesures provisionnelles du 20 novembre 2021 est rejetée. 

2. La requête de provisio ad litem, subsidiairement assistance judiciaire, est rejetée. 

3. Les frais judiciaires, par 500 francs, sont mis à la charge de X _________. 

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l’appel interjeté le 16 décembre 2021 par X _________ contre cette décision, concluant, 

sous suite de frais et dépens, soit à l’annulation de celle-ci et à l’octroi, principalement, 

d’une provisio ad litem de 16'500 fr. et, subsidiairement, de l’assistance judiciaire, pour 

la procédure au fond, soit au renvoi de la cause au Tribunal de première instance dans 

la mesure où un élément essentiel de la requête n’a pas été jugé ; 

les actes de la cause, transmis le 21 décembre 2021 par la juge de district avec sa 

détermination ; 

la réponse du 24 janvier 2022 au terme de laquelle Y _________ a conclu au rejet de 

l’appel, sous suite de frais et dépens ; 

 

considérant 

 

que les décisions de première instance sur les requêtes de mesures provisionnelles 

peuvent faire l'objet d'un appel au Tribunal cantonal (art. 5 al. 1 let. b LACPC) lorsque, 

dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 1 let. b et al. 2 CPC) ; 

qu'en l’espèce, la décision attaquée, qui aurait dû statuer sur une requête de provisio ad 

litem, est une décision de mesures provisionnelles (arrêt 5A_851/2017 du 19 juin 2017 

consid. 7.1.1) dans une cause de nature patrimoniale (arrêt 5A_248/2019 du 9 décembre 

2019 consid. 1), dont la valeur litigieuse s'élève à 16'800 fr. ; qu’elle est dès lors 

susceptible d’appel ; 

qu’interjeté le 16 décembre 2021, l’appel a été formé dans le délai de 10 jours (art. 248 

let. d et 314 al. 1 CPC) courant dès la réception de la décision par le conseil de l’appelant 

- au plus tôt le 9 décembre 2021 - et dans les formes prescrites (art.  311 al. 1 CPC), de 

sorte qu’il y a lieu d’entrer en matière ; 

que la présente décision peut ressortir à un juge unique (art. 20 al. 3 LOJ ; art. 5 al. 2 

let. c LACPC), la procédure sommaire étant applicable en première instance (art. 248 

let. d CPC) ; 

que l'appel peut être formé pour violation du droit (art. 310 let. a CPC) et constatation 

inexacte des faits (art. 310 let. b CPC) ; que l'instance d'appel dispose ainsi d'un plein 

pouvoir d'examen de la cause en fait et en droit ; qu'en particulier, le juge d'appel contrôle 

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librement l'appréciation des preuves effectuée par le juge de première instance (art. 157 

CPC en relation avec l'art. 310 let. b CPC) et vérifie si celui-ci pouvait admettre les faits 

qu'il a retenus ; 

que l’appelant se plaint d’une violation de son droit d’être entendu, faisant grief à la juge 

de district de n’avoir pas statué sur sa requête de provisio ad litem, subsidiairement 

d’assistance judiciaire, pour la procédure au fond ;  

que commet un déni de justice formel proscrit par l'art. 29 al. 1 Cst. l'autorité qui ne traite 

pas un grief relevant de sa compétence, motivé de façon suffisante et pertinent pour 

l'issue du litige (ATF 142 II 154 consid. 4.2 ; arrêt 5A_1062/2019 du 16 avril 2020 consid. 

4.1) ; qu’en outre, la jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le 

devoir pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, 

la contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours à bon escient (ATF 142 

I 135 consid. 2.1) ; que, pour répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au 

moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de 

manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer 

en connaissance de cause ; qu'il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter 

tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire 

se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 143 III 65 consid. 

5.2) ; que, dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé la décision de 

l'autorité, le droit à une décision motivée est respecté même si la motivation présentée 

est erronée ; que celle-ci peut d'ailleurs être implicite et résulter des différents 

considérants de la décision (arrêt 1B_120/2014 du 20 juin 2014, consid. 2) ;  

que le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la 

violation entraîne en principe l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des 

chances de succès du recourant sur le fond (ATF 132 V 387 consid. 5 ; 127 V 431 consid. 

3d/aa) ; qu’une violation du droit d'être entendu peut être réparée dans le cadre de la 

procédure de recours lorsque l'irrégularité n'est pas particulièrement grave et pour autant 

que la partie concernée ait la possibilité de s'exprimer et de recevoir une décision 

motivée de la part de l'autorité de recours disposant d'un pouvoir d'examen complet en 

fait et en droit ; qu’une réparation du vice procédural est également possible lorsque le 

renvoi à l'autorité inférieure constitue une vaine formalité, provoquant un allongement 

inutile de la procédure, incompatible avec l'intérêt de la partie concernée à ce que sa 

cause soit tranchée dans un délai raisonnable (ATF 137 I 195 consid. 2.3 ; 133 I 201 

consid. 2.2) ;  

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qu'en l'occurrence, dans son écriture du 20 novembre 2021, l’appelant a requis des 

mesures provisionnelles tendant, d’une part, à la remise de divers objets (ch. 1) et, 

d’autre part, au versement d’une provisio ad litem (ch. 2), subsidiairement à l’octroi de 

l’assistance judiciaire (ch. 3) ;  

qu'il résulte des actes de la cause que la juge de district a traité uniquement la première 

conclusion ; que, dès lors, le reproche est fondé ; qu’en effet, la décision litigieuse 

n’examine et ne statue pas sur les chiffres 2 et 3 des conclusions formulées en première 

instance ; que, compte tenu de la gravité du vice et du fait que la situation économique 

des parties n’a pas été analysée, le juge de céans renonce à statuer lui-même, afin 

également de ne pas priver les parties d’une instance de recours ;  

qu’il convient dès lors d’admettre l’appel et de renvoyer la cause à la juge de première 

instance (art. 318 al. 1 let. c ch. 1 CPC), un élément essentiel de la demande n’ayant 

pas été jugé ; 

qu’au vu de la particularité du cas d’espèce, il est exceptionnellement renoncé à 

percevoir des frais (art. 12 LTar) ;  

que, vu le sort de la cause, les dépens sont mis à la charge de l’appelée, qui a conclu 

au rejet du recours (art. 106 al. 1 CPC ; ATF 119 Ia 1 consid. 6b ; arrêt 4D_69/2017 du 

8 mars 2018 consid. 6) ; 

que l’activité du conseil de l’appelant a consisté en la rédaction de l’écriture d’appel ; 

qu’eu égard au degré ordinaire de difficulté de la cause, à la valeur litigieuse (art. 16 al. 

LTar), au temps utilement consacré, à la situation financière des parties et au fait que de 

nombreuses pièces déposées en annexe à l’écriture d’appel étaient inutiles, puisqu’elles 

se trouvaient déjà dans le dossier SIE C2 21 355, Y _________ versera à X _________ 

une indemnité de 900 fr., débours et TVA comprise (art. 27, 34 et 35 al. 1 let. a LTar), à 

titre de dépens. 

 

par ces motifs, 

 

 
 

 

- 6 - 

Prononce 

 

1. Le recours est admis. En conséquence : 

2. La décision du 7 décembre 2021 est annulée et la cause est renvoyée à la juge de 

district pour nouvelle décision dans le sens des considérants. 

3. Il n’est pas perçu de frais. 

4. Y _________ versera 900 fr. à X _________ à titre de dépens pour la procédure 

d’appel. 

 

Sion, le 3 février 2022