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**Case Identifier:** fbee3bfc-6730-56d3-b024-e093a03a5c2e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-11-07
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 07.11.2023 C/30181/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-30181-2017_2023-11-07.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué à la partie recourante par pli recommandé du 

10 novembre 2023.  

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/30181/2017 ACJC/1494/2023 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 7 NOVEMBRE 2023 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée c/o Monsieur B______, ______, recourante contre une 

décision rendue par la 22
ème

 Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 

25 mai 2023, représentée par Me Jean-Daniel BORGEAUD, avocat, Borgeaud Avocats, 

Quai des Bergues 25, 1201 Genève. 

 

 

 

- 2/9 - 

 

C/30181/2017 

EN FAIT 

A. a. Par acte expédié le 18 mars 2019 au greffe du Tribunal de première instance, 
C______ a déposé à l'encontre de A______ (la dernière épouse de son frère, 

D______, décédé en 2015), E______ et F______ (enfants de la première épouse 

de D______, qui ont été reconnus par le précité) une action en partage des 

successions de feu ses parents, G______ et H______, décédés en ______ 2002, 

respectivement ______ 2014 (cause C/30181/2017, initialement attribuée à la 

16
ème

 chambre du Tribunal). 

C______ a notamment pris les conclusions suivantes : 

 - déterminer le contenu et la valeur de la succession de feus G______ et H______; 

 - dire et constater que la valeur vénale de l'appartement situé dans l'immeuble 

n° 1______ sis no. ______, avenue 2______ à Genève, qui a fait l'objet d'un legs 

de feu G______ en faveur de C______, s'élève à 780'000 fr. conformément à une 

expertise datée du 7 novembre 2018; 

 - dire et constater que la valeur vénale de l'immeuble appartenant à la société 

I______ SA sur la commune de J______ [GE] s'élève à 1'745'000 fr., 

conformément à l'expertise du 7 novembre 2018; 

 - dire que lui-même a droit à 5/8
ème

 de la succession de feu G______ et à ½ de 

celle de feue H______, sous déduction de la valeur vénale de l'appartement 

susmentionné situé à l'avenue 2______ à Genève;  

 - dire que A______, E______ et F______ ont droit à 3/8
ème

 de la succession de 

feu G______ et à ½ de celle de feue H______, à répartir entre eux en fonction de 

leurs parts successorales respectives; 

 - ordonner sur cette base le partage des successions de G______ et H______. 

A______ a acquiescé à l'ensemble de ces conclusions, hormis en ce qui concerne 

la valeur vénale de l'immeuble appartenant à la société I______ SA sur la 

commune de J______. 

C______ a par ailleurs conclu à ce que le Tribunal : 

- lui attribue 9/16
ème

 des 80 actions de I______ SA ainsi que 5/8
ème

 des autres 

biens de la succession de son père et la moitié de ceux issus de la succession de sa 

mère; 

- dise que la contre-valeur de la part de l'appartement situé à l'avenue 2______ à 

Genève revenant à ses co-héritiers serait retenue sur les liquidités lui revenant 

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C/30181/2017 

dans les successions de ses parents et attribuée A______, E______ et F______ 

selon la clé de répartition de leurs parts respectives. 

 a.a A l'appui de son action, C______ a exposé que les actifs successoraux 
totalisaient 2'612'446 fr. (soit 1'211'659 fr. dans la succession de son père et 

1'400'787 fr. dans celle de sa mère), tandis que les passifs ascendaient à 14'201 fr. 

La valeur litigieuse de son action s'élevait cependant, selon lui, à 670'579 fr., 

correspondant au montant de la part successorale qui devait lui être attribuée (soit 

5/8
ème

 de la succession de son père et ½ de celle de sa mère). 

 a.b Le Tribunal a requis de la part de C______ une avance de frais de 36'000 fr. 
(sur la base des art. 2, 13 et 17 RTFMC). 

 b. Dans sa réponse du 4 décembre 2019, A______ a notamment acquiescé au 
principe du partage. Elle a également pris des conclusions tendant au rapport, 

respectivement à la réduction de libéralités reçues par C______, et sollicité que 

divers témoins soient auditionnés et que des expertises soient ordonnées en vue de 

déterminer la valeur de certains biens. 

 A l'appui de ses écritures, elle a notamment fait valoir que C______ avait omis de 

mentionner certains actifs successoraux à soumettre au partage, dont certains 

figuraient dans le projet de convention de partage établi le 28 juillet 2005 par 

Me K______, notaire. Il convenait dès lors de prendre en compte les actifs 

suivants dans les successions à partager: 

- la donation par G______ en faveur de C______ de la parcelle n° 3______ située 

no. ______, chemin 4______ à L______ [GE] (d'une surface de 1'507 m
2
 et d'une 

valeur estimée à 1'500'000 fr.), dont le premier nommé était seul propriétaire mais 

qui avait à l'époque été acquise au moyen d'acquêts des époux. Selon A______, 

cette avance d'hoirie était sujette à rapport et à réduction, pour moitié dans la 

succession de chacun des défunts; 

- un prêt de 150'000 fr. dont C______ avait bénéficié de la part de son père afin de 

pouvoir ériger une maison sur le terrain de L______. Ce prêt ayant été financé par 

les acquêts des époux G______/H______, il était sujet à rapport et à réduction, 

pour moitié dans la succession de chacun des défunts; 

- un prêt de 50'000 fr. dont C______ a bénéficié de la part de sa mère en lien avec 

sa propriété à L______, sujet à rapport et à réduction dans la succession de 

H______; 

- la renonciation de H______ à percevoir la rente viagère de 800 fr. par mois qui 

lui était due par C______, ce qui constituait une donation rapportable, dont le 

montant capitalisé revenait à 52'800 fr.; 

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- une donation de 113'000 fr. reçue par C______ de la part de sa mère le 

3 décembre 2003 à titre d'avance d'hoirie, telle qu'indiqué dans la déclaration de 

succession de H______. 

Selon A______, les actifs successoraux à partager (hors actions I______ SA, dont 

la valeur était contestée) totalisaient ainsi 4'075'464 fr. 

Dans sa duplique du 27 mai 2021, A______ a en dernier lieu conclu à ce que le 

Tribunal, entre autres, ordonne le rapport des libéralités (listées ci-dessus, 

auxquelles s'ajoutait le montant de 780'000 fr. correspondant à la contre-valeur de 

l'appartement situé à l'avenue 2______ no. ______ à Genève) accordées à 

C______ aux successions respectives de G______ et H______, respectivement 

leur réduction et leur réunion aux successions précitées à concurrence des réserves 

héréditaires des co-héritiers de C______, puis, cela fait, prononce que les parts 

respectives de chacun des héritiers s'élèvent à 24.05% pour elle-même, 56.25% 

pour C______, 9.85% pour E______ et 9.85% pour F______, partage les 

successions de G______ et H______, lui attribue le lot de 80 actions de la société 

I______ SA et compose les autres lots par héritier en tenant compte des avances 

d'hoiries déjà intervenues. 

 c. Par ordonnance de preuve ORTPI/1024/2021 du 22 septembre 2021, le 
Tribunal a notamment imparti à C______ et A______ un délai au 15 octobre 2021 

pour verser les sommes de 800 fr., respectivement de 400 fr., à titre d'avance de 

frais. 

 d. Par ordonnance du 9 janvier 2023, la cause a été attribuée à la 22ème chambre 
du Tribunal, au vu du changement de présidence au 1

er
 janvier 2023. 

B. a. Par décision DTPI/5495/2023 non motivée du 25 mai 2023, notifiée le 31 du 
même mois, le Tribunal a imparti à A______ un délai au 24 juin 2023 pour 

fournir une avance de frais de 30'000 fr., cette décision étant basée sur les art. 91 

ss CPC ainsi que 2 et 14 RTFMC. 

C. a. Par acte expédié le 12 juin 2023 au greffe de la Cour de justice, A______ 
interjette recours contre cette décision, dont elle sollicite l'annulation, avec suite 

de frais et dépens à la charge de C______, E______ et F______. Subsidiairement, 

elle demande que l'avance de frais requise de sa part soit basée sur une valeur 

litigieuse de 267'792 fr. et que la cause soit renvoyée en première instance pour 

fixation d'une avance de frais appropriée. 

A l'appui de son recours, la recourante produit plusieurs pièces nouvelles, en lien 

avec sa situation financière. 

En substance, elle fait valoir que le Tribunal aurait doublement violé son droit 

d'être entendue, d'une part car elle n'avait pas été consultée avant que la décision 

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C/30181/2017 

attaquée ne soit rendue, de sorte qu'elle avait été privée de la possibilité d'exposer 

les difficultés financières auxquelles elle faisait face, d'autre part car la décision 

en question ne comportait aucune motivation sur la manière dont l'avance de frais 

requise de sa part avait été calculée. Elle reproche également au Tribunal d'avoir 

attendu plus de trois ans et demi après le dépôt de ses conclusions avant de 

requérir une avance de frais de sa part. Sur le fond, elle fait grief au premier juge 

d'avoir considéré que ses conclusions devraient être considérées comme une 

demande reconventionnelle, alors qu'il s'agirait selon elle d'une actio duplex, ne 

donnant lieu à aucune avance de frais. Dans l'hypothèse où la Cour confirmerait 

que les conclusions qu'elle a prises en première instance devraient occasionner 

une avance de frais de sa part, elle conteste la quotité de celle-ci. 

b. Par décision du 14 juin 2023, la Cour a accordé la suspension de l'effet 
exécutoire attaché à la décision entreprise. 

c. Par pli expédié le 14 juin 2023 au greffe de la Cour, la recourante a encore 
fourni de nouveaux justificatifs concernant sa situation financière. 

d. Dans ses déterminations du 13 juillet 2023, le Tribunal a conclu au rejet du 
recours. Selon lui, les conclusions en rapport et en réduction prises par A______ 

augmentaient de manière importante la valeur litigieuse, ce qui impliquait un 

complément d'avance de frais. 

 e. Par avis du greffe de la Cour du 31 août 2023, les parties ont été avisées de ce 
que la cause était gardée à juger. 

 f. Par décision AJC/4558/2023 du 11 septembre 2023, la vice-présidence du 
Tribunal civil a octroyé le bénéfice de l'assistance juridique à la recourante pour la 

cause C/30181/2017, ledit octroi étant limité à la prise en charge des frais 

judiciaires de première instance et un réexamen de la situation financière de la 

bénéficiaire à l'issue de la procédure étant réservé. 

EN DROIT 

1. 1.1 Selon l'art. 103 CPC, les décisions relatives aux avances de frais et aux sûretés 
peuvent faire l'objet d'un recours. 

La décision entreprise est une ordonnance d'instruction, soumise au délai de 

dix jours de l'art. 321 al. 2 CPC (TAPPY, Code de procédure civile commenté, 

BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n. 4 et 11 ad art. 103 

CPC). 

Interjeté dans ce délai (art. 142 al. 3 CPC) et selon la forme prévue par la loi, le 

recours est recevable (art. 321 al. 1 CPC), sous réserve de la question de 

https://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/AJC/4558/2023

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l'existence d'un intérêt digne de protection, qui sera examinée ci-après 

(cf. consid. 2). 

2. A côté de divers griefs de nature formelle, la recourante conteste tant le principe 
du versement d'une avance de frais que la quotité de celle-ci. 

 2.1.1 Le tribunal peut exiger du demandeur une avance à concurrence de la totalité 
des frais judiciaires présumés (art. 98 CPC et 2 al. 1 RTFMC). 

L'art. 98 CPC est une "Kann-Vorschrift", le Tribunal jouissant en la matière d'un 

important pouvoir d'appréciation, puisque s'il doit en principe réclamer une 

avance de frais correspondant à l'entier des frais judiciaires présumables, il peut 

également réclamer un montant inférieur, voire renoncer à toute avance de frais, 

étant cependant relevé que le prélèvement d'une avance de frais pleine et entière 

est la règle et que celle d'une avance moindre, ou la renonciation à percevoir une 

avance, sont l'exception (ATF 140 III 159 consid. 4.2). L'avance de frais ne 

préjuge pas de la décision à rendre plus tard quant au montant des frais judiciaires 

(arrêt du Tribunal fédéral 4A_226/2014 du 6 août 2014 consid. 2.1). 

En cours de procédure, le tribunal peut exiger un complément d'avance de frais 

lorsque celle-ci paraît insuffisante (art. 2 al. 2 RTFMC).  

Les décisions en matière d'avance de frais peuvent être modifiées, notamment 

(mais, selon la doctrine dominante, pas exclusivement) en cas de changement des 

circonstances (STOUDMANN, Petit commentaire, Code de procédure civile, 2020, 

n. 11 ad art. 98 CPC et les réf. citées). 

2.1.2 L'amplification d'une demande, une demande additionnelle ou une demande 
reconventionnelle donne lieu à un émolument au même titre qu'une demande 

principale (art. 14 RTFMC). 

La reconvention est une contre-attaque, par laquelle le défendeur fait valoir une 

prétention qui est indépendante de celle de la demande principale (ATF  

124 III 207 consid. 3a, JdT 1999 I 55; 123 III 35 consid. 3c, JdT 1997 I 322). Si la 

demande principale est liquidée, pour quelque raison que ce soit, par exemple 

ensuite d'un retrait ou d'un désistement, le tribunal demeure saisi de la demande 

reconventionnelle et doit la trancher (art. 14 al. 2 CPC; HOHL, Procédure civile, 

T. II, 2010, n° 191). Le sort de la demande reconventionnelle est indépendant de 

celui de la demande principale (BOHNET, Procédure civile, 2011, p. 138). 

Ne sont pas des conclusions reconventionnelles les conclusions propres que le 

défendeur peut prendre en cas d'action dont l'admission pourrait impliquer aussi 

des droits en sa faveur (TAPPY, Commentaire romand, Code de procédure civile, 

2019, n. 17 ad art. 222 CPC et n. 4 ad art. 224 CPC). Dans certaines procédures 

particulières, le défendeur peut en effet prendre des conclusions indépendantes 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20III%20159
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_226/2014
https://www.swisslex.ch/doc/aol/db97de7d-74fa-4cee-86ae-baf0e871b13f/d14b19c8-5e79-4de6-89de-e2501acd79f5/source/document-link
http://intrapj/perl/decis/124%20III%20207
http://intrapj/perl/decis/1999%20I%2055
http://intrapj/perl/decis/123%20III%2035
http://intrapj/perl/decis/1997%20I%20322

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C/30181/2017 

sans agir reconventionnellement. L'action est alors dite "réciproque" 

(actio duplex; "doppelseitige Klage"). En raison de la nature du rapport juridique 

litigieux, son admission conduit à la liquidation de certains droits du défendeur. 

C'est par exemple le cas lorsque, dans le procès en divorce, le conjoint défendeur 

conclut à l'attribution de sa part à la liquidation du régime matrimonial ou lorsque, 

dans une action en partage (art. 604 CC), l'héritier défendeur conclut à l'attribution 

de sa part successorale. Le défendeur y fait alors valoir ses propres prétentions, en 

formulant ses propres conclusions, sans former de demande reconventionnelle 

(RVJ 2010 p. 244 et les références citées). De telles conclusions ne peuvent pas 

donner lieu à une avance de frais (cf. ACJC/1058/2014 du 9 septembre 2014 

consid. 2.2.1). 

Dans le cadre d'une action en partage successoral (art. 604 CC), la valeur 

litigieuse correspond en principe à la masse à partager; c'est notamment le cas 

lorsque le droit même de demander le partage est contesté (ATF 127 III 396 

consid. 1b/cc; 86 II 451 consid. 2). Lorsque le rapport est invoqué dans le cadre 

d'une demande en partage (action formatrice; art. 87 CPC), la valeur litigieuse (du 

rapport) correspond à la valeur de la libéralité assujettie au rapport (BOHNET, 

Actions civiles, vol. I: CC et LP, 2
ème

 éd. 2019, § 38 n. 9). 

2.2 Sous peine d'irrecevabilité, la personne qui attaque une décision doit disposer 
d'un intérêt digne de protection à recourir (art. 59 al. 2 let. a CPC; ATF  

130 III 102 consid. 1.3; ATF 127 III 429 consid. 1b). Cet intérêt dépend du 

dispositif de la décision attaquée: seule la personne qui est encore lésée par celui-

ci au moment du prononcé de la décision sur recours et qui en demande la 

modification est au bénéfice d'un tel intérêt (ATF 137 II 40 consid. 2.1; 136 II 101 

consid. 1.1). 

Les éléments de fait nouveaux sont en principe irrecevables dans le cadre d'un 

recours (cf. art. 326 al. 1 CPC). 

Le régime de l'art. 326 al. 1 CPC doit cependant être calqué sur celui de l'art. 99 

al. 1 LTF, afin d'empêcher que la présentation des faits et preuves nouveaux soit 

soumise à une réglementation plus rigoureuse devant l'autorité cantonale que 

devant le Tribunal fédéral (ATF 139 III 466 consid. 3.4). Or, le Tribunal fédéral 

peut tenir compte d'éléments nouveaux qui rendent sans objet le recours (ATF 

137 III 614 consid. 3.2.1); ce principe vaut également en instance de recours 

cantonale (ATF 145 III 422 consid. 5.2). 

Les faits notoirement connus du tribunal sont soustraits à l'interdiction des nova 

en procédure de recours (arrêt du Tribunal fédéral 5A_719/2018 du 12 avril 2019 

consid. 3.2.1). 

2.3 En l'occurrence, en tant que la recourante conteste le principe même d'une 
avance de frais mise à sa charge, la critique est infondée. L'intéressée, en sa 

https://www.swisslex.ch/doc/aol/a492e6d2-98c2-4d14-90a6-1d498b666abf/c903d5eb-4033-4861-972d-48bf2b13c0eb/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/unknown/a26872fa-fab7-42fe-89fc-a0bc357a6b1f/citeddoc/0d60b405-93e0-4a52-82ee-d571fd30d3b5/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/unknown/a26872fa-fab7-42fe-89fc-a0bc357a6b1f/citeddoc/0d60b405-93e0-4a52-82ee-d571fd30d3b5/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/aol/b4fc66a1-f7f1-45f7-b8ce-90b95df54043/d14b19c8-5e79-4de6-89de-e2501acd79f5/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/lawdoc/c903d5eb-4033-4861-972d-48bf2b13c0eb/source/document-link
https://www.swisslex.ch/doc/lawdoc/a8aea14d-1f70-4346-9f9b-25ef45a404e1/source/document-link
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20102
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20III%20429
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%2040
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20II%20101
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20466
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20614
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/145%20III%20422
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_719/2018

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C/30181/2017 

qualité de cohéritière défenderesse, ne s'est pas limitée à prendre des conclusions 

sur la base des actifs successoraux listés dans la demande, mais a fait valoir son 

propre droit au partage, dans le cadre duquel elle a émis des prétentions en rapport 

et en réduction sur des actifs supplémentaires, ce qui a pour effet d'augmenter de 

manière importante la masse de calcul. Les conclusions au fond de la recourante 

excèdent dès lors le cadre de l'actio duplex. Il en résulte que le principe même 

d'une avance de frais requise de la recourante en raison de l'augmentation de la 

valeur litigieuse découlant des conclusions reconventionnelles qu'elle a prises 

dans ses écritures responsives doit être admis. 

Quoi qu'il en soit, la recourante a été dispensée de verser l'avance de frais fixée 

dans la décision présentement querellée, par décision de la vice-présidence du 

Tribunal civil du 11 septembre 2023. Par ailleurs, dans la mesure où la décision 

relative à l'avance de frais ne préjuge pas de la décision qui sera prise 

ultérieurement, en fin de procédure, sur le montant des frais de justice (et leur 

répartition entre les cohéritiers), la question de savoir si la quotité de l'avance de 

frais qui a été requise de la recourante est trop élevée peut demeurer indécise. 

Il s'ensuit que le recours dirigé contre l'avance de frais demandée par le Tribunal 

est devenu sans objet en cours de procédure, de sorte que la cause sera rayée du 

rôle (cf. art. 242 CPC). 

Compte tenu de l'issue de la procédure, il apparaît superflu d'examiner les autres 

griefs développés par la recourante. 

3. Compte tenu de l'issue de la procédure, il ne sera pas perçu de frais judiciaires 
(art. 7 al. 2 RTFMC). L'avance fournie par la recourante lui sera, par conséquent, 

restituée. 

 Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens. 

* * * * * 

- 9/9 - 

 

C/30181/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Constate que la procédure de recours contre la décision DTPI/5495/2023 du Tribunal de 

première instance du 25 mai 2023 dans la cause C/30181/2017 est devenue sans objet. 

Dit qu'il est statué sans frais. 

Invite les Services financiers du Pouvoir judiciaire à restituer à A______ l'avance de 

600 fr. qu'elle a versée. 

Dit qu'il n'y a pas lieu d'allouer des dépens. 

Raye la cause du rôle. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame  

Verena PEDRAZZINI RIZZI, Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, juges;  

Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110