# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 997326df-4773-5273-8724-df71de4c7576
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-04-21
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 21.04.2017 605 2016 151
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2016-151_2017-04-21.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2016 151

Arrêt du 21 avril 2017

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président: Marc Boivin 
Juges: Marianne Jungo, Marc Sugnaux 
Greffière: Isabelle Schuwey 

Parties A.________, recourant  

contre

SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI, autorité intimée  

Objet Assurance-chômage

Recours du 28 juin 2016 contre la décision sur opposition du 31 mai 
2016

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considérant en fait

A. A.________, né en 1992, prétend à des indemnités journalières de chômage depuis le
3 novembre 2015, suite à la fin de son contrat de travail de durée déterminée.

Par décision du 4 janvier 2016, confirmée sur opposition le 29 avril 2016, le Service public de 
l’emploi (SPE) l’a suspendu dans son droit aux indemnités journalières pour une durée de 10 jours 
dès le 3 novembre 2015, en raison de recherches d’emploi insuffisantes du point de vue quantitatif 
pour la période précédant son inscription au chômage (faute légère). 

Dite décision, non contestée, est entrée en force. 

B. Le 9 mars 2016, le SPE a prononcé une nouvelle suspension à l’encontre de son assuré, 
pour avoir manqué un entretien de conseil sans excuse valable. La faute a à nouveau été qualifiée 
de légère et a donné lieu à une suspension d’une durée de 7 jours dès le 9 janvier 2016. Une 
opposition a été rejetée par décision du 31 mai 2016. 

C. Par courrier du 29 mai 2016, A.________ introduit un recours à l’encontre de la décision sur 
opposition. Invoquant en substance sa bonne foi, dans la mesure où il prétend n’avoir jamais reçu 
la convocation à l’entretien litigieux et n’avoir aucunement démontré un manque d’intérêt quant à 
ses obligations vis-à-vis du chômage, il conclut à l’annulation de la décision attaquée. 

Le 31 août 2016, l’autorité intimée a déclaré ne pas avoir d’observations particulières à formuler et 
a proposé le rejet du recours.

Aucun autre échange d'écritures n'a été ordonné. 

Il sera fait état des arguments développés par les parties à l'appui de leurs conclusions dans les 
considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

en droit

1. Interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente 
par un assuré directement touché par la décision sur opposition attaquée, le recours est recevable.

2. a) Conformément à l'art. 8 al. 1 let. g de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-
chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0), l'assuré a droit à 
l'indemnité de chômage s'il satisfait – entre autres conditions – aux exigences du contrôle fixées à 
l'art. 17 LACI.

Selon l'al. 1 de cette dernière disposition, l'assuré qui fait valoir des prestations d'assurance doit, 
avec l'assistance de l'office du travail compétent, entreprendre tout ce qu'on peut raisonnablement 
exiger de lui pour éviter le chômage ou l'abréger. L'al. 3, 2ème phrase, let. b de ce même article 
précise que l'assuré a l'obligation, lorsque l'autorité compétente le lui enjoint, de participer aux 
entretiens de conseil, aux réunions d’information et aux consultations spécialisées.

b) En principe, conformément à l'art. 30 al. 1 let. d LACI, le droit de l’assuré à l’indemnité 
est suspendu – proportionnellement à la gravité de la faute (al. 3, 3ème phrase) – lorsqu’il est établi 
que celui-ci n’observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l’autorité 
compétente. 

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Cette disposition s'applique notamment lorsque l'assuré manque un entretien de conseil ou de 
contrôle (arrêts TF 8C_157/2009 du 3 juillet 2009 consid. 3, 8C_447/2008 du 16 octobre 2008 
consid. 3, et les références citées). En application du principe de proportionnalité, il ne pourra 
toutefois être sanctionné que si l’on peut déduire de son comportement de l’indifférence ou un 
manque d’intérêt. En revanche, s’il a manqué un rendez-vous consécutivement à une erreur ou à 
une inattention de sa part, une sanction ne se justifie pas, pour autant que l’on puisse déduire de 
son comportement général qu’il prend au sérieux les obligations de l’ORP (DTA 2000 p. 101; arrêt 
TF C 112/04 du 1er octobre 2004). Tel est le cas, notamment, s'il a rempli de façon irréprochable 
ses obligations à l'égard de l'assurance-chômage durant les douze mois précédant cet oubli. Un 
éventuel manquement antérieur ne doit plus être pris en considération (arrêt TF 8C_834/2010 du 
11 mai 2011 consid. 2.3. 

Il suffit que l’assuré ait déjà commis une faute, de quelque nature qu’elle soit, sanctionnée ou non, 
pour qu’une sanction se justifie en cas d’absence injustifiée (B. RUBIN, Commentaire de la loi sur 
l’assurance-chômage, 2014, n. 51 ad art. 30).  

Le TF a notamment considéré qu’une suspension se justifiait dans le cas d’un assuré qui avait 
manqué un entretien de contrôle suite à une confusion de sa part dans l’heure de la convocation, 
alors qu’il avait déjà commis un premier manquement six mois auparavant n’effectuant pas de 
recherches d’emploi avant sa réinscription au chômage (arrêt TF 8C_447/2008 du 16 octobre 2008 
consid. 5.2). 

3. a) Dans le domaine des assurances sociales, le juge fonde sa décision, sauf disposition 
contraire de la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, à savoir qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne 
suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi 
tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui 
lui paraissent les plus probables (ATF 121 V 47 consid. 2a).

Par ailleurs, la procédure est régie par le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la 
cause doivent être constatés d’office par le juge. Mais ce principe n’est pas absolu. Sa portée est 
restreinte par le devoir des parties de collaborer à l’instruction de l’affaire (ATF 122 V 158 consid. 
1a; ATF 121 V 210 consid. 6c).Celui-ci comprend en particulier l’obligation des parties d’apporter, 
dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d’elles, les preuves commandées par la 
nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les 
conséquences de l’absence de preuves (ATF 117 V 264 consid. 3b).

b) Le fardeau de la preuve détermine qui supporte les conséquences de l’absence, de 
l’incertitude ou de l’échec de la preuve. Cette question se pose dans toutes les procédures, même 
celles soumises au principe inquisitoire. Ainsi, en l’absence de preuve, la décision sera 
défavorable à la partie qui voulait déduire un droit de l’état de fait non prouvé, sauf si l’impossibilité 
de prouver pouvait être imputée à la partie adverse. 

Selon la jurisprudence, le fardeau de la preuve de la notification d'un acte et de sa date incombe 
en principe à l'autorité qui entend en tirer une conséquence juridique. En ce qui concerne plus 
particulièrement la notification d'une décision ou d'une communication de l'administration, elle doit 
au moins être établie au degré de la vraisemblance prépondérante requis en matière d'assurance 
sociale (arrêt du TF C 6/02 du 21 janvier 2003 consid. 3.2 et les références). 

L’envoi sous pli simple ne permet en général pas d’établir que la communication est parvenue au 
destinataire. La seule présence au dossier d’une copie de la lettre prétendument envoyée 
n’autorise pas à conclure, avec un degré de vraisemblance prépondérante, que la lettre en 

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question a été reçue par le destinataire (ATF 101 Ia 8 consid. 1). Si la notification ou la date sont 
contestées et qu’il existe effectivement un doute à ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les 
déclarations du destinataire de l’envoi, sauf indices ou circonstances confirmant la version de 
l’autorité, tels que la correspondance échangée ultérieurement ou l’absence de protestation du 
destinataire qui aurait par exemple reçu des rappels (B. RUBIN, Commentaire de la loi sur 
l’assurance-chômage, 2014, n. 57 ad art. 1; arrêt du TF C 6/02 du 21 janvier 2003 consid. 3.2 et 
les références). 

Lorsqu’un conseiller en personnel de l’ORP notifie une assignation de main à main, il devrait 
soumettre un accusé de réception à la signature de l’assuré et conserver cette preuve au dossier. 
Autrement, il risque de devoir supporter l’absence de preuve de la remise de l’assignation 
(B. RUBIN, ibidem).

4. En l'espèce, est litigieuse la suspension de sept jours prononcée par le SPE à l’encontre du 
recourant pour avoir manqué, sans excuse valable, un entretien de contrôle le 8 janvier 2016. 

Ce dernier prétend n’avoir pas reçu de convocation pour cet entretien, de sorte qu’il n’a pas été en 
mesure de s’y rendre ni d’en excuser son absence. Il précise également que dans la mesure où il 
n’a manifesté ni manque d’intérêt ni indifférence face à ses obligations vis-à-vis de l’assurance-
chômage, une suspension n’est pas justifiée.  

Qu’en est-il ?

a) Il n’est pas contesté que, le 8 janvier 2016, le recourant ne s’est pas présenté à son 
entretien de conseil sans en avertir préalablement l’office régional de placement (ORP). 

Invité à se déterminer sur cette absence, il a expliqué par courrier du 13 janvier 2016 avoir « repris 
toute la correspondance reçue depuis [son] inscription au chômage » mais n’avoir 
malheureusement « pas trouvé de convocation à [se] présenter le 8 janvier ». Il a indiqué ne pas 
savoir s’il l’avait égarée ou s’il ne l’avait pas reçue, et s’est excusé de son absence (dossier SPE, 
pièce 5). 

Dans sa décision du 9 mars 2016, le SPE a estimé que la remise en mains propres de la 
convocation à l’intéressé lors de l’entretien de conseil du 24 novembre 2015 doit être considérée 
comme établie, puisque la mention « invitation remise en mains propres » figure sur le procès-
verbal du dernier entretien de conseil du 24 novembre 2015 (dossier intimée, pièce 8). Dans la 
mesure où tout assuré est tenu de prendre correctement connaissance du courrier que l’ORP lui 
envoie ou lui remet en mains propres et d’agender convenablement ses rendez-vous afin de 
pouvoir les honorer, l’autorité a jugé que ce manquement constituait un comportement inadéquat 
devant faire l’objet d’une suspension du droit aux indemnités de chômage, ce d’autant plus que 
l’intéressé n’a pas présenté spontanément ses excuses, mais a attendu qu’on lui en fasse la 
demande formelle (dossier SPE, pièce 4).

Dans son opposition datée du 9 avril 2016, l’intéressé a considéré qu’il n’était pas possible d’exiger 
de lui qu’il s’excuse d’un rendez-vous dont il n’avait pas eu connaissance et a mis en doute le fait 
que sa conseillère en placement lui ait effectivement remis en mains propres la convocation 
litigieuse. Il a par ailleurs indiqué que cette suspension le plaçait dans une situation financière 
délicate (dossier SPE, pièce 3). 

Dans la décision sur opposition du 31 mai 2016, le SPE a répété les arguments soulevés dans sa 
précédente décision et a par ailleurs estimé, en présence de versions contradictoires, qu’il 
convenait de donner la priorité à l’explication donnée par l’assuré en tout premier lieu, alors qu’il en 
ignorait peut-être les conséquences juridiques. En l’espèce, dans sa première version, l’assuré 

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avait déclaré ne pas savoir s’il avait égaré la convocation ou ne l’avait pas reçue, de sorte qu’il ne 
peut être exclu qu’il l’ait effectivement réceptionnée. 

Enfin, dans son recours auprès de la Cour de céans, l’intéressé assure être de bonne foi et répète 
qu’il n’est pas légitime d’exiger de sa part qu’il s’excuse pour un rendez-vous dont il n’a pas été 
informé. Il précise également que dans la mesure où il n’a manifesté ni manque d’intérêt ni 
indifférence face à ses obligations vis-à-vis de l’assurance-chômage, une suspension n’est pas 
justifiée.

b) Il convient tout d’abord de déterminer si la remise en mains propres de la convocation à 
l’entretien de conseil litigieux peut être considérée comme prouvée au regard des principes 
exposés ci-dessus. Dans le cas contraire, l’on ne saurait en effet reprocher au recourant une 
quelconque faute justifiant une mesure de suspension. 

En premier lieu, la Cour relève que la seule présence au dossier de la copie de la convocation 
(dossier SPE, pièce 7) n’autorise pas à conclure, avec un degré de vraisemblance prépondérante, 
que celle-ci ait été effectivement remise à l'assuré. 

D’autre part, le procès-verbal de l’entretien de conseil du 24 novembre 2015, qui indique 
« invitation remise en main propre » (dossier intimée, pièce 8), mais qui ne comporte aucun 
accusé de réception signé par le recourant, ne permet pas non plus de garantir que la 
communication ait réellement eu lieu. 

Enfin, les premières déclarations du recourant, qui a indiqué dans son courrier du 13 janvier 2016 
ne pas savoir s’il avait égaré la convocation litigieuse ou s’il ne l’avait pas reçue du tout, ne 
sauraient pas non plus constituer une preuve suffisante de la remise de ce document. En effet, ces 
déclarations ne sont pas en contradiction avec les explications données ultérieurement, mais font 
simplement état de son doute quant à la remise effective de ce document. Dans la mesure où l’on 
ne saurait exiger du recourant qu’il apporte la preuve d’un fait négatif, un tel doute doit dès lors 
être interprété en défaveur de l’autorité intimée, qui entend en tirer une conséquence juridique. 

Cela étant, il n’existe aucun autre indice permettant d’établir que la convocation litigieuse ait bel et 
bien été remise à l’assuré. 

On peut certes comprendre le souci de l’assurance-chômage d’insister sur le respect des 
obligations imposées aux chômeurs, notamment s’agissant d’un assuré ayant déjà fait l’objet d’une 
suspension précédemment. Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’à défaut de preuve suffisante 
d’un nouveau manquement de sa part, une mesure de suspension n’est pas fondée en l’espèce. 

Au surplus, la Cour relève que le comportement reproché au recourant, analysé sous l’angle de sa 
responsabilité de réduire son dommage, n’a vraisemblablement pas eu d’incidence sur la durée de 
son chômage.  

Dans ces conditions, la mesure de suspension prononcée apparaît comme étrangère à l'esprit de 
l'article 30 LACI, qui a pour but de placer l'assuré face à ses responsabilités par le biais d’une 
réduction proportionnelle de ses indemnités journalières, et qui vise avant tout une catégorie de 
comportements allant à l'encontre des instructions de l'assureur-chômage et ayant pour effet de 
compromettre ou, à tout le moins, de différer le retour de l'assuré dans le monde du travail. 

La Cour de céans a d’ailleurs eu l’occasion de rappeler ce principe de responsabilisation des 
assurés dans sa jurisprudence récente (cf. arrêt TC FR 605 2015 254 du 22 juin 2016 consid. 7; 
605 2015 169 du 30 septembre 2016 consid. 4 c).

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Pour toutes ces raisons, le recours apparaît bien fondé et doit ainsi être admis, la décision sur 
opposition étant annulée.

5. En application du principe de la gratuité de la procédure valant en la matière, il n'est pas 
perçu de frais de justice.

Enfin, le recourant n’étant pas représenté, aucune indemnité de partie ne lui est octroyée.

la Cour arrête:

I. Le recours est admis.

Partant, la décision querellée est annulée et la mesure de suspension de sept jours est 
levée.

II. Il n’est pas perçu de frais de justice, ni alloué d’indemnité de partie.

III. Communication.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 21 avril 2017/isc

Président Greffière