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**Case Identifier:** 7d782775-65b6-5730-850d-744033097d42
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-06-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 10.06.2008 A/354/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-354-2008_2008-06-10.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/354/2008-DIV ATA/307/2008  

ARRÊT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

du 10 juin 2008 

 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Stéphane Grodecki, avocat  

contre 

COUR DE JUSTICE 
 
et 
 
MADAME LA MÉDIATRICE EN MATIÈRE D’INFORMATION 
DU PUBLIC ET D’ACCÈS AUX DOCUMENTS  

 

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A/354/2008 

EN FAIT 

1.  Le 31 octobre 2007, Monsieur A______, avocat inscrit au Barreau de 
Genève, a déposé une demande auprès de la Cour de justice (ci-après : la Cour) 
visant à obtenir les dix derniers arrêts rendus par cette juridiction en application de 
la loi sur la responsabilité de l’Etat et des communes du 24 février 1989 (LREC - 
A 2 40).  

2.  Le 1er novembre 2007, la Cour a rejeté cette demande, au motif qu’elle 
n’était pas en mesure d’effectuer toutes les recherches demandées. De plus, les 
décisions importantes qu’elle rendait étaient publiées dans la Semaine judiciaire. 

3.  M. A______ a réitéré sa demande le 7 novembre 2007 en se fondant sur les 
articles 20, 24 et 25 de la loi sur l’information du public et l’accès aux documents 
du 5 octobre 2001 (LIPAD - A 2 08). 

4.  Le 9 novembre 2007, la Cour a refusé de faire droit à cette requête. 

  La LIPAD permettait certes d’obtenir, à certaines conditions, des décisions 
rendues par les tribunaux. Toutefois, rien, dans cette loi, ne pouvait contraindre 
les autorités judiciaires à effectuer des recherches jurisprudentielles pour un 
justiciable. 

5.  Par courrier posté le 23 novembre 2007, M. A______ s’est adressé à la 
médiatrice en matière d’information du public et d’accès aux documents (ci-
après : la médiatrice). 

  Le refus de la Cour était contraire à l’article 24 LIPAD et violait sa liberté 
économique garantie par l’article 27 de la Constitution fédérale de la Confédé-
ration suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101). 

6.  M. A______ a transmis à la médiatrice une copie de la lettre de la Cour 
refusant d’entrer en matière sur sa requête, en date du 13 décembre 2007. 

7.  Le 24 janvier 2008, la médiatrice a constaté l’échec de la médiation et a 
invité la Cour à rendre, dans les 10 jours, une décision de refus formelle, indiquant 
la voie de recours au Tribunal administratif.  

8.  Par décision du 31 janvier 2008, la Cour a campé sur sa position. Selon sa 
pratique constante, elle remettait, moyennant émolument, les arrêts qui lui étaient 
demandés, après les avoir anonymisés. Elle n’entrait cependant pas en matière sur 
des demandes générales, telles que celle de M. A______, car leur satisfaction 
entraînait une charge de travail manifestement disproportionnée. 

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9.  M. A______ a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre cette 
décision le 6 février 2008, concluant principalement à son annulation et à la 
remise par la Cour des dix arrêts sollicités et, subsidiairement, à ce que le tribunal 
ordonne à la Cour de mettre sa jurisprudence à disposition des justiciables auprès 
de son greffe ou sur internet.  

  La LIPAD posait le principe du libre accès aux documents et imposait à 
l’Etat des obligations positives qui allaient au-delà des garanties constitutionnelles 
fondées sur les articles 16 alinéa 3 Cst., 17 de la Convention de sauvegarde des 
droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - 
RS 0.101) et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 
décembre 1966 - entré en vigueur le 18 septembre 1992 (Pacte II - RS 0.103.2). 
Elle érigeait la transparence au rang de principe aux fins de renforcer tant la 
démocratie que le contrôle de l’administration. 

  Le Pouvoir judiciaire devait rendre accessibles au public les décisions et 
arrêts définitifs et exécutoires rendus par les juridictions de jugement (art. 20 al. 4 
LIPAD). A cet égard, le Tribunal fédéral avait jugé que la publication sur internet 
d’arrêts finaux et partiels concrétisait le principe de transparence. La pratique de 
la Cour était contraire à la LIPAD. 

  La requête ne visait que les dix derniers arrêts rendus en application de la 
LREC et non pas l’exécution d’un travail scientifique et/ou de sélection des arrêts. 
Par conséquent, la Cour était malvenue d’invoquer une charge de travail 
disproportionnée pour ne pas y donner suite. D’ailleurs, aussi bien le Tribunal 
administratif que les différentes commissions de recours, le Tribunal cantonal des 
assurances sociales ou encore la Commission de surveillance des offices des 
poursuites et des faillites mettaient « en ligne » leurs décisions dûment caviardées. 

  Enfin, la décision de la Cour violait le principe de la liberté économique qui 
comprenait notamment celle d’exercer une profession (art. 27 al. 2 Cst.). En effet, 
pour un avocat inscrit au barreau de Genève, l’accès à la jurisprudence cantonale 
était fondamental. Or, le refus opposé par la Cour ne reposait sur aucune base 
légale, ni intérêt public et, en ce sens, il violait le principe de la proportionnalité. 

10.  Le 12 mars 2008, la Cour a persisté dans sa décision, en insistant sur le fait 
que la mission du Pouvoir judiciaire était de rendre la justice et non d’assurer un 
service de documentation. Elle publiait l’essentiel de sa jurisprudence dans la 
Semaine judiciaire et dans d’autres revues juridiques spécialisées, de sorte que le 
recourant ne pouvait pas invoquer une violation de sa liberté économique. Au 
surplus, un justiciable ne pouvait pas se prévaloir de l’article 20 LIPAD, car son 
droit d’accès aux documents était régi par les articles 24 et suivants de cette loi.  

  L’article 20 alinéa 4 LIPAD traitait de l’accessibilité aux décisions 
judiciaires par le public, mais ne prévoyait pas leur diffusion automatique. En 

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revanche, l’alinéa 5 de la même disposition concernait la publication de la 
jurisprudence à des fins scientifiques. Cette diffusion visait « le public plus ciblé 
des professions juridiques ». M. A______ étant avocat, il se prévalait à tort de 
l’alinéa 4 de cette disposition. 

  S’agissant de la mise « en ligne » de ses arrêts, la Cour a souligné qu’elle en 
rendait trois fois plus que les autres juridictions. En outre, ces dernières ne 
caviardaient pas toutes leurs décisions, alors que c’était très précisément cette 
tâche qui entraînait un travail « manifestement disproportionné » au sens de 
l’article 26 alinéa 5 LIPAD. Le temps qu’elle consacrerait à satisfaire la demande 
du recourant pouvait être évalué à six heures au total, soit à plus d’une demi-
journée de travail, ce qui était excessif au regard de l’article 24 alinéa 6 LIPAD. 
En conséquence, elle refusait d’entrer en matière.  

11.  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 
septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  Le recours porte sur la demande du recourant, fondée sur la LIPAD, de se 
faire remettre les dix derniers arrêts rendus par la Cour en matière de LREC.  

3.  La LIPAD a pour but de favoriser la libre formation de l’opinion et la 
participation à la vie publique (art. 1 LIPAD). En édictant cette loi, le législateur a 
érigé la transparence au rang de principe aux fins de renforcer tant la démocratie 
que le contrôle de l’administration et de valoriser l’activité étatique et favoriser la 
mise en œuvre des politiques publiques (MGC 2000 45/VIII 7671ss). Il s’agissait 
notamment d’accroître l’intérêt des citoyens pour le fonctionnement des 
institutions et de les inciter à mieux s’investir dans la prise de décisions 
démocratiques (ATA/48/2003 du 21 janvier 2003, publié in SJ 2003 I 475 ; 
P. MAHON, Les enjeux du droit à l’information, in : L’administration transpa-
rente, Genève, Bâle, Munich 2002, p. 29). Le principe de transparence est un 
élément indissociable du principe démocratique et de l’Etat de droit prévenant 
notamment des dysfonctionnements et assurant au citoyen une libre formation de 
sa volonté politique (A. FLUCKIGER, Le projet de loi sur la transparence in : 
L’administration transparente, op. cit. p.142). 

  L’adoption de la LIPAD a renversé le principe du secret de l’administration 
pour faire primer celui de la publicité. L’administré n’a dès lors plus besoin de 
justifier d’un intérêt particulier pour consulter un dossier administratif et son droit 

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d’accès est notablement plus étendu que celui découlant du droit d’être entendu. 
Toutefois, l’application de la LIPAD n’est pas inconditionnelle. De plus, dans la 
mesure où elle est applicable, elle ne confère pas un droit d’accès absolu et fait 
l’objet d’exceptions, aux fins notamment de garantir la sphère privée des 
administrés et de permettre le bon fonctionnement des institutions (MGC 
2000/VIII 7694). 

  En l’espèce, la Cour s’est opposée à la requête du recourant, au double motif 
qu’une grande partie de sa jurisprudence est diffusée dans des revues juridiques et 
que la satisfaction de cette demande entraînerait un travail manifestement 
disproportionné. 

4. a. L’information du public est régie par les articles 16 à 23 LIPAD. Son 
principe est inscrit à l’article 16 LIPAD dont le contenu est le suivant : 

 " 1 Les institutions communiquent spontanément au public les informations 
qui sont de nature à l’intéresser, à moins qu’un intérêt prépondérant ne s’y 
oppose. 

  2 L’information doit être donnée de manière exacte, complète, claire et 
rapide. 

  3 Les institutions informent par des moyens appropriés à leurs ressources 
et à l’importance des informations à diffuser. Dans toute la mesure du 
possible, elles utilisent les technologies modernes de diffusion de 
l’information." 

 b. En ce qui concerne le Pouvoir judiciaire, l’article 20 LIPAD apporte les 
précisions suivantes : 

 " (…) 

  4 Les arrêts et décisions définitifs et exécutoires des juridictions de 
jugement, du conseil supérieur de la magistrature et des autres autorités 
judiciaires doivent être accessibles au public auprès d’un service central 
dépendant du pouvoir judiciaire ou du greffe des institutions dont ils 
émanent, dans une version ne permettant pas de connaître les données 
personnelles des parties et des tiers qui y sont mentionnés. Le caviardage de 
ces données n’est pas nécessaire s’il ne répond, dans l’immédiat ou à terme, 
à aucun intérêt digne de protection. 

  5 Les arrêts et décisions des juridictions de jugement, du conseil supérieur 
de la magistrature et des autres autorités judiciaires sont publiés sous une 
forme appropriée respectueuse des intérêts légitimes des parties, si et dans la 
mesure où la discussion et le développement de la jurisprudence le 
requièrent." 

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 c. Selon les travaux du Grand Conseil, les deux alinéas ci-dessus ont chacun 
leur rôle respectif (MGC 2000/VIII 7687-7688). 

  L’alinéa 4 concerne l’accessibilité généralisée à toute décision et arrêt 
définitif et exécutoire émanant du pouvoir judiciaire dans une perspective de 
transparence et vise l’information du public en général. Cette accessibilité à la 
jurisprudence ne peut être limitée que pour des motifs d’intérêt public ou privé 
prépondérants, pour autant que ces derniers ne puissent pas être protégés par un 
caviardage masquant les éléments nécessitant cette protection (MCG 2000/X 
7688 ; 2001/VII 9693-9694). 

  L’alinéa 5 concerne la publication de la jurisprudence à des fins 
scientifiques. Elle doit intervenir dans la mesure de l’utile, davantage que jusqu’à 
présent (MCG 2000/X 7688). Celle-ci vise le public plus ciblé des professions 
juridiques, mais elle n’est pas destinée exclusivement à ces derniers. Le travail de 
sélection de cette jurisprudence est du seul ressort de l’institution concernée 
(MCG 2001/VII 9693). 

  Au vu de ce qui précède, force est d’admettre que les articles 16 à 23 
LIPAD constituent des obligations pour les autorités et les tribunaux, sans pour 
autant conférer de droit à l’obtention de documents pour les particuliers. Par 
conséquent, le recourant ne peut pas se prévaloir directement de ces normes pour 
obtenir les arrêts demandés. 

5.  Selon les termes de l’article 24 LIPAD, toute personne a accès aux 
documents en possession des institutions, sauf exception prévue ou réservée par la 
présente loi (al. 1). L’accès comprend la consultation sur place des documents et 
l’obtention de copies des documents (al. 2). 

  Le droit d’accès aux documents peut être exceptionnellement interdit 
lorsque qu’un intérêt public ou privé s’y oppose (art. 26 al. 2 LIPAD). L’alinéa 5 
de cette disposition prévoit que l’institution peut refuser de donner suite à une 
demande d’accès à un document dont la satisfaction entraînerait un travail 
manifestement disproportionné, motif invoqué par la Cour pour refuser d’entrer en 
matière sur la requête du recourant.  

  L’exception de l’article 26 alinéa 5 LIPAD est liée à l’intérêt public 
prépondérant au bon fonctionnement des institutions ainsi que, le cas échéant, à 
l’interdiction générale de l’abus de droit. Les institutions doivent avoir la 
possibilité de refuser l’accès à des documents dont la collecte ou la recherche 
entraînerait un travail manifestement disproportionné. L’invocation de ce motif de 
refus ne se conçoit que restrictivement au regard du principe de transparence 
instauré par la LIPAD. Elle suppose une mise en balance des intérêts en présence 
et peut dès lors, à titre exceptionnel, justifier que l’intérêt du requérant à obtenir le 
document considéré soit pris en compte et, en conséquence, que le requérant soit 

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invité à en faire état et à en justifier, en dérogation au principe ancré à l’article 24, 
alinéa 1 LIPAD (MGC 2000/VII 7699). Le tribunal de céans a jugé qu’un travail 
de tri et de caviardage portant sur dix années de documents de l’autorité de 
surveillance des Offices de Poursuites et de faillites était un travail considérable 
(ATA/231/2006 du 2 mai 2006). 

 c. Pour fonder un refus sur la base de cet alinéa, il s’agit d’effectuer une pesée 
des intérêts en présence, ceux du recourant qui exerce la profession d’avocat et 
celui de la Cour à pouvoir continuer d’effectuer les tâches que lui assigne la loi. 

  A cet égard le Tribunal administratif retiendra que la demande du recourant 
porte sur un nombre d’arrêts déterminés et pour une loi précise. Pour un avocat, la 
jurisprudence du canton où il exerce est indispensable à l’exercice de sa 
profession dans les règles de l’art. De plus, le Tribunal administratif constate que 
la Cour publie une dizaine d’arrêts par an dans la Semaine judiciaire. Elle en a 
diffusé un seul relatif à la LREC depuis l’entrée en vigueur de cette dernière, le 22 
février 1989 (cf. SJ 2002 I 417). Ainsi, le seul moyen pour le recourant d’obtenir à 
bref délai la jurisprudence nécessaire à l’exercice de son métier est de la demander 
auprès de la Cour. 

  L’argument avancé par cette dernière pour s’opposer à cette demande, soit 
le temps nécessaire à son exécution, doit être relativisé. En effet, la Cour est tenue 
de respecter les obligations posées par la LIPAD. En l’état, elle a décidé de 
publier sa jurisprudence d’une manière limitée, en application de l’article 20 
LIPAD, et son offre n’a pas été élargie depuis l’entrée en vigueur de cette loi. 
Cette réserve a pour corollaire qu’elle doit répondre favorablement aux demandes 
telles que celle du recourant, sauf si le travail à effectuer est réellement 
disproportionné. Or, tel n’est pas le cas en l’espèce : le fonctionnement de la Cour 
ne saurait être sérieusement entravé par la satisfaction de la demande en question 
et le travail exigé par cette dernière, à supposer qu’il représente six heures, ne peut 
être qualifié de considérable et encore moins de disproportionné, car aucune autre 
solution n’est offerte au recourant. Cela est d'autant plus vrai que, selon la 
directive de la commission de gestion du Pouvoir judiciaire relative à la procédure 
de traitement des demandes d'accès aux documents, disponible sur l'adresse 
internet 
http ://www.ge.ch/tribunaux/POUVOIR-JUDICIAIRE/transparence_administration.html, 
(consultée le 5 juin 2008), l'exception de l'article 26 alinéa 5 LIPAD ne doit pas 
être admise trop facilement. 

6.  Au vu de ce qui précède, le recours sera admis, l’intérêt du recourant 
l’emportant sur celui de la Cour ; celle-ci devra remettre au recourant, dès l’entrée 
en force du présent arrêt, une copie des dix derniers arrêts qu’elle a rendus en 
application de la LREC.  

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  Compte tenu de l’issue du litige, il n’y a pas lieu d’examiner si ce refus est 
susceptible de causer une violation de la liberté économique du recourant. 

7.  Vu l’issue du litige, une indemnité de CHF 1’000.- sera allouée à M. 
A______, à la charge de l’Etat de Genève. Aucun émolument ne sera perçu (art. 
87 LPA).  

 
* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 6 février 2008 par Monsieur A______ contre la 
décision de la Cour de justice du 31 janvier 2008 ; 

au fond : 

l’admet ; 

dit que la Cour de justice doit remettre à M. A______, dès l’entrée en force du présent 
arrêt, une copie des dix derniers arrêts qu’elle a rendus en application de la loi sur la 
responsabilité de l’Etat et des communes du 24 février 1989 (LREC-A 2 40) ; 

l’y condamne en tant que de besoin ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument ; 

alloue une indemnité de CHF 1’000.- à M. A______, à la charge de l’Etat de Genève ; 

dit que, conformément aux articles 82 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les 
trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du 
recours en matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 
motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il 
doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’article 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Stéphane Grodecki, avocat du recourant, à la Cour de 
justice ainsi qu’à Madame la médiatrice en matière d’information du public et d’accès 
aux documents. 

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A/354/2008 

Siégeants : Mme Bovy, présidente, Mme Hurni, M. Thélin, Mme Junod, 
M. Dumartheray, juges. 

Au nom du Tribunal administratif : 

la secrétaire-juriste : 
 
 

E. Boillat 
 

 la présidente : 
 
 

L. Bovy 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :