# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1d41d56e-e014-5100-8e35-152c365ef785
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-03-24
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 24.03.2015 E-917/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-917-2015_2015-03-24.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-917/2015 

 

 

 
 A r r ê t  d u  2 4  m a r s  2 0 1 5  

Composition 
 Sylvie Cossy (présidente du collège),  

Jean-Pierre Monnet, Muriel Beck Kadima, juges, 

Sandrine Michellod, greffière. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

agissant pour elle-même et pour son enfant, 

B._______, née le (…), 

Iran,   

représentées par (…), Centre Social Protestant (CSP),  

(…), 

requérantes,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations  

(SEM; anciennement Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne. 

   

Objet 
 Révision ; arrêt du Tribunal administratif fédéral du  

8 janvier 2015 / (…). 

 

 

 

E-917/2015 

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Vu 

la décision du 20 août 2014, par laquelle l'ODM n'est pas entré en matière 

sur la demande d'asile déposée le 8 juillet 2013 par A._______, pour elle-

même et pour sa fille mineure, a prononcé leur renvoi de Suisse et ordonné 

l'exécution de cette mesure, 

l'arrêt du 8 janvier 2015 (E-4870/2014), notifié le 14 janvier 2015, par 

lequel le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal) a rejeté le 

recours déposé le 1er septembre 2014 contre la décision précitée, 

l'acte du 13 février 2015, par lequel la demanderesse a sollicité la révision 

de l'arrêt précité au motif que le Tribunal n'aurait pas statué sur l'une des 

conclusions de son recours du 1er septembre 2014, 

les demandes de mesures provisionnelles, de dispense d'une avance sur 

les frais de procédure présumés et d'assistance judiciaire partielle dont il 

est assorti, 

les mesures provisionnelles du 13 février 2015, par lesquelles le Tribunal 

a provisoirement suspendu l'exécution du renvoi des intéressées, 

 

et considérant  

que la procédure devant le Tribunal est régie par la loi fédérale du 

20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021), pour 

autant que la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, 

RS 173.32) n'en dispose pas autrement (art. 37 LTAF), 

que le Tribunal est compétent pour statuer sur les demandes de révision 

dirigées contre ses propres arrêts (art. 121 ss LTF, applicable par renvoi de 

l'art. 45 LTAF ; ATAF 2007/21 consid. 2.1 p. 242 s. et consid. 5.1 p. 246), 

que le Tribunal est ainsi compétent pour statuer sur la demande de révision 

du 13 février 2015, 

que, ayant fait l’objet de l'arrêt mis en cause par la présente demande, la 

requérante a qualité pour agir, pour elle-même et pour son enfant, 

E-917/2015 

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que présentée dans la forme (art. 67 al. 3 PA, applicable par renvoi de 

l’art. 47 LTAF) et le délai prescrits par la loi (art. 124 let. b LTF), ladite 

demande est recevable, 

que la voie de la révision est soumise à de strictes conditions et ne permet 

pas de supprimer une erreur de droit, de bénéficier d'une nouvelle 

interprétation ou d'une nouvelle pratique, d'obtenir une nouvelle 

appréciation de faits connus lors de la décision dont la révision est 

demandée (ATF 98 Ia 568 consid. 5b p. 572 ; Jurisprudence et 

informations de la Commission suisse de recours en matière d'asile 

[JICRA] 1994 n° 27 consid. 5e p. 199, JICRA 1993 n° 4 consid. 4c et 5 

p. 20 ss) ou de faire valoir des faits ou moyens de preuve qui auraient pu 

et dû être invoqués dans la procédure ordinaire (ATF 111 Ib 209 consid. 1 

p. 210s.), 

que la révision d'un arrêt du Tribunal peut être demandée, en particulier, si 

celui-ci n'a pas statué sur certaines conclusions (art. 121 let. c LTF), 

qu'en l'espèce, l'intéressée fait valoir que le Tribunal n'a pas statué sur la 

conclusion n° 6 de son recours du 1er septembre 2014 demandant de 

"reconnaître que puisque l'enfant B._______ est requérante d'asile en 

Grèce, elle y serait exposée à des traitements inhumains et dégradants et 

à une violation de l'article 3 CEDH comme le met en évidence la 

jurisprudence de la Cour EDH, constater qu'ainsi son renvoi en Grèce 

serait illicite, relever qu'en vertu de l'article 8 CEDH Mme A._______ ne 

peut pas être séparée de sa fille B._______, par conséquent annuler la 

décision de l'ODM du 20 août 2014, lui ordonner de renoncer au renvoi des 

recourantes en Grèce et d'entrer en matière sur leurs demandes d'asile", 

que l'art. 121 let. c LTF ne peut pas être invoqué lorsqu'une conclusion a 

été déclarée irrecevable, qu'elle a été implicitement tranchée par le sort 

réservé à une autre (…) et qu'il ne vise pas les questions de fait ou de droit 

évoquées dans les écritures des parties, de telle sorte que l'omission 

éventuelle de prendre position sur l'une de ces questions ou d'y répondre 

de manière suffisamment motivée ne saurait justifier la révision s'il a été 

statué sur les conclusions prises (YVES DONZALLAZ, Commentaire de la Loi 

sur le Tribunal fédéral, n° 4661 p. 1677 et la jurisprudence citée), 

que, dans son recours du 1er septembre 2014, l'intéressée avait conclu à 

ce qu'il soit entré en matière sur sa demande d'asile et sur celle de sa fille 

et qu'il soit renoncé à l'exécution de leur renvoi,  

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que le Tribunal a statué sur ces conclusions dans son arrêt du 8 janvier 

2015, 

que, dans son analyse, il a pris en considération la situation de l'intéressée 

et celle de son enfant, 

qu'il a notamment rejeté le grief selon lequel le SEM n'aurait pas fait 

application de la réglementation Dublin concernant son enfant, au motif 

qu'on ne pouvait retenir que celle-ci, âgée de (…) ans à son arrivée en 

Suisse, avait déposé une requête tendant à obtenir une protection contre 

des persécutions, telles que définies à l'art. 3 LAsi, pour des motifs qui lui 

étaient propres, mais qu'elle avait, à juste titre, été incluse dans la 

demande d'asile de sa mère (consid. 2.2), 

que le Tribunal a également relevé "qu'au vu des réponses apportées par 

les autorités grecques dans le cadre de leur échanges avec le SEM, il n'y 

a[vait] pas non plus lieu de craindre un risque de refoulement. En sus, le 

lien de filiation entre la recourante et sa fille a[vait] officiellement été 

reconnu (la recourante dispos[ait] de l'autorité parentale et de la garde sur 

son enfant) et une procédure visant à l'obtention d'une autorisation de 

séjour [était] en cours, la seule inconnue demeurant l'établissement du lien 

de filiation paternel pour lequel des démarches juridiques [avaient] été 

entamées" (consid. 4.4), 

que la Grèce avait expressément donné son accord à la réadmission de la 

recourante et à celle de son enfant (consid. 4.3), 

que, finalement, le Tribunal a examiné la question de la licéité de 

l'exécution du renvoi de la recourante et de sa fille, notamment au regard 

de l'art. 3 CEDH (consid. 7), 

que, dans ces conditions, force est de constater que le Tribunal n'a pas 

omis de statuer sur la conclusion n° 6 du recours du 1er septembre 2014 et 

qu'il a dûment motivé les raisons pour lesquelles il n'est pas entré en 

matière sur la demande d'asile déposée par la recourante, pour elle-même 

et pour sa fille, 

que les certificats médicaux des 27 janvier, 2 et 6 février 2015 sont sans 

incidence sur le sort de la demande, 

que la demande de révision du 13 février 2015 doit par être conséquent 

rejetée, 

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que les conclusions de ladite demande étant d'emblée vouées à l'échec, la 

requête d'assistance judiciaire partielle qui l'accompagne doit être rejetée 

(art. 65 al. 1 PA), 

qu'avec le présent prononcé, la demande d'exemption d'une avance sur 

les frais de procédure devient sans objet, 

qu'il y a lieu de mettre les frais de procédure, d'un montant de 1'200 francs, 

à la charge de la demanderesse, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux 

art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

La demande de révision du 13 février 2015 est rejetée. 

2.  

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure d'un montant de 1'200 francs, sont mis à la charge 

de la requérante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire des requérantes, au SEM et à 

l'autorité cantonale compétente. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Sylvie Cossy Sandrine Michellod 

 

 

Expédition :