# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ea2aee73-33a8-54b2-80e3-93cdf9b9da22
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-10
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 10.03.2022 501 2021 88
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2021-88_2022-03-10.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2021 88

Arrêt du 10 mars 2022

Cour d'appel pénal

Composition Président : Michel Favre
Juge : Dina Beti 
Juge suppléante : Catherine Yesil
Greffière : Mélina Gadi 

Parties A.________, prévenu, appelant et intimé aux appels joints, 
représenté par Me Grégoire Ventura, avocat, défenseur choisi

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé, 

B.________, partie plaignante, intimée et appelante jointe, 
représentée par Me Simon Chatagny, avocat, défenseur d’office

C.________, partie plaignante, intimée et appelante jointe, 
représentée par Me Isabelle Python, avocate, défenseure choisie

D.________, partie plaignante et intimée

Objet Tentative de lésions corporelles graves (art. 122 et 22 CP), lésions 
corporelles simples (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a 
suivi le divorce; art. 123 al. 2 CP), extorsion et chantage (art. 156 CP), 
contrainte (art. 181 CP), séquestration (art. 183 ch. 1 CP); quotité de 
la peine (art. 47 CP); sursis (art. 42 et 43 CP); expulsion obligatoire 
(art. 66a al. 1 let. b CP); conclusions civiles (art. 47 et 49 CO); 
indemnités (art. 433 CPP)

Appel du 4 août 2021 et appels joints des 3 et 6 septembre 2021 
contre le jugement du Tribunal pénal de l'arrondissement de la 
Gruyère du 6 mai 2021

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considérant en fait

A. Par jugement du 6 mai 2021, le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : 
le Tribunal) a reconnu A.________ coupable de tentative de lésions corporelles graves (cas 1.1.8), 
lésions corporelles simples (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce; cas 
1.1.8), voies de fait (cas 1.1.3), voies de fait (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi 
le divorce; cas 1.1.1, 1.1.2, 1.1.5 et 1.1.8), extorsion et chantage (cas 1.1.7), injure (1.1.1 et 1.1.8), 
menaces (cas 1.1.3 et 1.1.4), menaces (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le 
divorce; cas 1.1.1, 1.1.2, 1.1.5, 1.1.6 et 1.1.8), contrainte (cas 1.1.1), séquestration (cas 1.1.8), 
contravention à la loi fribourgeoise d’application du code pénal (cas 1.2), violation des règles de la 
circulation routière (cas 1.3) et contravention selon l’art. 19a de la loi sur les stupéfiants (cas 1.4). Il 
l’a en revanche acquitté des chefs de prévention de lésions corporelles simples (conjoint durant le 
mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce; cas 1.1.1) et de contrainte (cas 1.1.8). Ainsi, le 
Tribunal a condamné A.________ à une peine privative de liberté de 36 mois, sans sursis, sous 
déduction de 209 jours représentant d’une part l’arrestation provisoire et la détention provisoire 
subie, à une peine pécuniaire de 90 jours-amende à CHF 30.-, sans sursis, et à une amende de 
CHF 2'500.-. De plus, le Tribunal a astreint A.________ à suivre un traitement ambulatoire et le 
Service de l’exécution des sanctions pénales et de la probation a été chargé de le mettre en œuvre. 
Le Tribunal a également révoqué le sursis accordé le 23 mai 2017 par le Ministère public de 
l’arrondissement de la Côte. Partant, A.________ a été astreint au paiement d’une peine pécuniaire 
de 90 jours-amende à CHF 30.-. De plus, l’expulsion obligatoire de A.________ du territoire suisse 
a été prononcée pour une durée de 7 ans et le Tribunal a requis qu’il soit inscrit au SIS. En outre, 
les conclusions civiles formulées par B.________, D.________ et C.________ ont été partiellement 
admises et le prévenu a été astreint à verser à B.________ la somme de CHF 5'000.- pour tort 
moral, avec intérêts à 5 % l’an dès le 29 janvier 2019, à D.________ la somme de CHF 1'500.- pour 
tort moral et à C.________ la somme de CHF 1'000.- pour tort moral, avec intérêts à 5 % l’an dès le 
31 janvier 2019. De plus, divers objets ont été séquestrés et la carte d’identité algérienne, le 
passeport algérien et la carte ainsi que le titre de séjour C suisse du prévenu vont être transmis au 
Service de la population et des migrants, dans le cadre de la procédure administrative en cours, 
pour suite légale, dès l’entrée en force du jugement. Concernant les frais de procédure, le Tribunal 
les a mis à la charge de A.________. L’indemnité du défenseur d’office de A.________ et du conseil 
juridique gratuit de B.________ ont été fixées et le prévenu a été astreint à les rembourser à l’Etat 
dès que sa situation financière le permettra. De plus, A.________ a été condamné à verser à 
D.________ un montant de CHF 500.- et à C.________ un montant de CHF 7'793.60 à titre de juste 
indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure. Enfin, le Tribunal a été 
pris acte de la renonciation du prévenu à toute indemnité au sens de l’art. 429 CPP.

Le Tribunal a retenu les faits suivants à la charge du prévenu :

1. Faits survenus au préjudice de B.________, entre le 28 janvier 2019 et le 29 janvier 2019, 
au domicile conjugal (cas 1.1.1 de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p, 33 et 42 s. 44 
ss, 48) :

A.________ a, entre le 28 janvier 2019, vers 22.00 heures, et le 29 janvier 2019, vers 01.00 heure, 
au domicile conjugal sis à Bulle, Rue de E.________, empoigné B.________, serré cette dernière 
au cou avec une main, l’a plaquée contre la porte du frigo de la cuisine et menacée de mort à 
plusieurs reprises, notamment en lui disant qu’il allait « la planter », l’a également menacée avec un 

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couteau de cuisine en la plaquant contre une armoire de la cuisine et en lui mettant le couteau 
précité côté lame non tranchante sous le cou, lui a asséné des gifles au niveau du visage ainsi que 
des coups avec la paume de sa main derrière la tête, sur la nuque et dans le dos à plusieurs reprises, 
l’a obligée de lui donner son téléphone ainsi que son code, ce que B.________ a fait pour éviter de 
recevoir d’autres coups, a lancé un tiroir rempli de couverts de table dans sa direction, alors qu’elle 
était accroupie par terre, l’a saisie au niveau du menton en la serrant fort, l’a menacée en lui disant 
qu’il allait la tuer et l’a insultée notamment en la traitant de « conne », de « salope », de « sale pute » 
et de « connasse ».

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de voies de fait (conjoint durant le mariage ou 
l’année qui a suivi le divorce : art. 126 al. 2 let. b CP : empoigner B.________, l’avoir serrée au cou 
avec une main et plaquée contre la porte du frigo de la cuisine, lui avoir assené des gifles au niveau 
du visage ainsi que des coups avec la paume de sa main derrière la tête, sur la nuque et dans le 
dos à plusieurs reprises, l’avoir saisie au niveau du mention en la serrant fort), injure (art. 177 al. 1 
CP : traiter B.________ de « conne », de « sale pute », et de « connasse »), menaces (conjoint 
durant le mariage ou dans l’année qui a suivi le divorce; art. 180 al. 2 let. a CP : menacer B.________ 
de mort, l’avoir menacée avec un couteau de cuisine après l’avoir plaquée contre une armoire de la 
cuisine et lui avoir mis le couteau côté lame non tranchante sous le cou, avoir lancé un tiroir rempli 
de couverts de table dans sa direction alors qu’elle était accroupie et lui avoir dit qu’il allait la tuer) 
et de contrainte (art. 181 CP : obliger B.________ à lui donner son téléphone ainsi que son code).

2. Faits survenus au préjudice de B.________, le 29 janvier 2019, dans le véhicule (cas 1.1.2 
de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 33 s. et 42, 44 ss) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 00.00 et 03.00 heures, dans le véhicule de C.________, 
entre Bulle, Rue de E.________, et Riaz, Rue de F.________, asséné des gifles à B.________ et 
l’a menacée de mort.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de voies de fait (conjoint durant le mariage ou dans 
l’année qui a suivi le divorce, art. 126 al. 2 let. b CP) et de menaces (conjoint durant le mariage ou 
l’année qui a suivi le divorce; art. 180 al. 2 let. a CP).

3. Faits survenus entre le 28 janvier 2019 et le 29 janvier 2019 au préjudice de D.________ 
(cas 1.1.3. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 34 et 41 s., 45 s.) :

A.________ a, entre le 28 janvier 2019, à 23.30 heures, et le 29 janvier 2019, à 03.30 heures, à 
Bulle, Rue de E.________, poussé D.________ au niveau des épaules, il l’a ensuite attrapée par la 
veste et menacée de mort en lui disant qu’il allait la tuer. Il a pris un couteau dans la cuisine et l’a à 
nouveau menacée en lui disant qu’il allait lui crever les yeux ainsi que ceux de ses enfants, qu’il 
allait les retrouver à l’école et qu’elle ne savait pas de quoi il était capable, lui disant à plusieurs 
reprises « D.________, je te tue, je te tue » avec le couteau dans les mains en mimant le geste de 
se couper la gorge sur lui-même. Il a ensuite pointé le couteau en direction de D.________ et mimé 
le geste de l’égorgement. Puis, dans le véhicule de C.________ entre Bulle, Rue de E.________, 
et Riaz, Rue de F.________, il a menacé de mort D.________ ainsi que les enfants de cette 
dernière.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de voies de fait (art. 126 al. 1 CP : poussé 
D.________) et menaces (art. 180 al. 1 CP : pour avoir menacé D.________ comme décrit ci-
dessus).

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4. Faits survenus le 29 janvier 2019 au préjudice de C.________, dans le véhicule (cas 1.1.4. 
de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 34 et 45 s.) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 00.00 et 03.00 heures, dans le véhicule de C.________, 
entre Bulle, Rue de E.________, et Riaz, Rue de F.________, menacé de mort cette dernière en lui 
disant notamment « je vais te tuer » et « toi et ton père, je vous tue ».

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de menaces (art. 180 al. 1 CP).

5. Faits survenus le 29 janvier 2019 au préjudice de B.________, dans les locaux de l’HFR (cas 
1.1.5. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 34 et 42, 44 ss) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 01.00 et 04.34 heures, dans les locaux des urgences de 
l’HFR, à Riaz, rue de F.________, verbalement menacé de mort B.________ à plusieurs reprises, 
notamment en lui disant qu’il n’allait pas la rater cette fois. Il l’a giflée au niveau de la tête à deux 
reprises et l’a saisie au niveau du menton en la serrant.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de voies de fait (conjoint durant le mariage ou 
durant l’année qui a suivi le divorce; art. 126 al. 2 let. b CP ) et de menaces (conjoint durant le 
mariage ou l’année qui a suivi le divorce; art. 180 al. 2 let. a CP).

6. Faits survenus le 29 janvier 2019 au préjudice de B.________ dans le taxi (cas 1.1.6. de 
l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 34 s. et 44 ss) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 04.34 et 05.00 heures, dans un taxi, entre Riaz, Rue de 
F.________ et Bulle, Rue de E.________, menacé de mort B.________.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de menaces (conjoint durant le mariage ou dans 
l’année qui a suivi le divorce : art. 180 al. 2 let. a CP).

7. Faits survenus le 29 janvier 2019 au préjudice de B.________ à la Rue de G.________, à 
Bulle (cas 1.1.7. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 35 et 42 s.) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 04.34 et 05.00 heures, au postomat sis à Bulle, Rue de 
G.________, obligé B.________ à retirer tout l’argent qu’elle avait sur son compte H.________ n° iii. 
Elle a donc retiré la somme de CHF 500.- au moyen de sa carte bancaire H.________ sur son 
compte.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable d’extorsion et chantage (art. 156 al. 1 CP).

8. Faits survenus le 29 janvier 2019 au préjudice de B.________, au domicile conjugal (cas 
1.1.8. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 35 et 38 ss) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 05.00 heures et 16.30 heures, au domicile conjugal sis à 
Bulle, Rue de E.________, commis les faits suivants :

- il a menacé de mort B.________ ainsi que des membres de sa famille, notamment ses 
filleuls et ses cousines;

- il l’a saisie au cou avec une main;

- il l’a fortement giflée à plusieurs reprises au niveau du visage, derrière la tête et dans le 
dos;

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- il lui a ensuite asséné des coups de poings, notamment au niveau du thorax;

- il l’a emmenée dans la salle de bain, endroit où il lui a asséné des coups de poings au 
niveau du visage et sur le corps, des coups de tête au niveau de la tête et des coups de 
pieds au niveau des jambes et sur le haut du corps, de sorte que B.________ est tombée 
dans la baignoire à trois reprises et s’est tapé le crâne sur le carrelage;

- il a craché plusieurs fois sur B.________;

- il est sorti de la salle de bain et y a enfermé B.________;

- il est revenu dans la salle de bain avec une petite bouteille d’essence à briquet de 
marque ZIPPO avec laquelle il l’a aspergée, l’a menacée de lui mettre le feu en lui disant 
« je vais te cramer » et en tenant un petit briquet vert allumé. Il a effectivement tenté de 
lui mettre le feu;

- il a poussé B.________ en direction de la chambre, puis sur le lit, la traitant de « sale 
pute » et de « salope » puis lui assénant des coups de tête et se positionnant sur elle en 
lui tenant un bras avec une main et en lui serrant le cou avec l’autre main;

- il l’a jetée hors du lit puis, alors que B.________ était au sol à côté du lit, il lui a mis son 
pied sur sa gorge;

- il l’a insultée en la traitant de « grosse salope » et de « grosse pute »;

- il l’a menacée de lui déchirer le vagin avec un couteau pour qu’elle ne puisse plus avoir 
d’enfant;

- il est revenu dans la chambre à coucher et a asséné un coup de tête sur le nez de 
B.________ et l’a jetée par terre à plusieurs reprises.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de tentative de lésions corporelles graves (art. 22 
et 122 CP : gicler du pétrole et tenté de lui mettre le feu), lésions corporelles simples (conjoint durant 
le mariage ou dans l’année qui a suivi le divorce; art. 123 al. 2 CP : asséner des coups de poings à 
B.________, notamment au niveau du thorax, lui avoir asséné des coups de poings au niveau du 
visage et sur le corps, des coups de tête au niveau de la tête et des coups de pieds au niveau des 
jambes et sur le haut du corps de sorte que B.________ est tombée dans la baignoire à trois reprises 
et s’est tapé le crâne sur le carrelage, lui avoir asséné ensuite des coups de tête et s’être positionné 
sur elle en lui tenant le bras avec une main et en lui serrant le cou avec l’autre main, l’avoir jetée 
hors du lit et lui avoir mis le pied sur la gorge alors qu’elle était au sol et avoir asséné un coup de 
tête sur le nez de B.________ et l’avoir jetée par terre à plusieurs reprises), voies de fait (conjoint 
durant le mariage ou dans l’année qui a suivi le divorce; art. 126 al. 2 let. b CP : saisir B.________ 
au cou avec une main, l’avoir fortement giflée à plusieurs reprises au niveau du visage, derrière la 
tête et dans le dos ainsi que lui avoir craché dessus), injure (art. 177 al. 1 CP : traiter B.________ 
de « sale pute » et de « salope » « grosse salope » et de « grosse pute »), de menaces (conjoint 
durant le mariage ou dans l’année qui a suivi le divorce; art. 180 al. 2 let. a CP : avoir menacé de 
mort B.________ et d’autres membres de sa famille, l’avoir menacée de lui mettre le feu et de lui 
déchirer le vagin avec un couteau), et de séquestration (art. 183 ch. 1 CP : enfermer à clé 
B.________ dans la salle-de-bain).

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9. Faits survenus le 29 janvier 2019 (cas 1.2. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, p. 36 
et 49 s.) :

A.________ a, le 29 janvier 2019, entre 01.30 et 03.30 heures, dans les locaux des urgences de 
l’HFR, à Riaz, Rue de F.________, causé du tapage et a ainsi dérangé le travail du personnel 
hospitalier et la quiétude des patients. En effet, face à son épouse et aux agents, il n’a cessé de 
vociférer et de créer du scandale en hurlant des propos sur sa vie intime.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de contravention à la loi fribourgeoise d’application 
du code pénal (art. 12 let. a LACP).

10. Faits survenus le 28 janvier 2019 (cas 1.3. de l’acte d’accusation; cf. jugement attaqué, 
p. 36 s. et 50) :

Le 28 janvier 2019, à 20.20 heures, A.________ a circulé au volant du véhicule de marque 
J.________, immatriculé kkk, à Bulle, de la Rue de la Léchère en direction de son domicile. En 
bifurquant à droite sur la Rue de la Toula, en raison d’une vitesse inadaptée aux conditions de la 
route et à la configuration des lieux (virage sur une route recouverte de verglas), il a perdu la maîtrise 
de son véhicule, a dévié sur la gauche, a grimpé sur le trottoir et a percuté frontalement le mur sis à 
gauche de la Rue de la Toula selon le sens de marche du véhicule avec l’avant de son véhicule.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de violation des règles de la circulation routière 
(art. 90 al. 1 LCR).

11. Faits survenus entre le mois d’août et le mois d’octobre 2018 (cas 1.4. de l’acte d’accusation; 
cf. jugement attaqué, p. 37 et 50 s.) :

Entre le mois d’août et d’octobre 2018, à Bulle, A.________ a acheté à un dénommé « Tiago » une 
quantité d’environ 25 grammes de haschich pour la somme totale d’environ CHF 250.-, drogue qu’il 
a consommée sous forme de joints. Durant la même période et au même endroit, il a également 
obtenu gratuitement de la part du dénommé « Tiago » une quantité d’environ 5 grammes de 
haschich, drogue qu’il a consommée sous forme de joints. Par rapport de dénonciation du 25 mars 
2019, A.________ a été dénoncé.

Pour ces faits, A.________ s’est rendu coupable de contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants 
(art. 19a ch. 1 LStup).

B. Par acte du 19 mai 2021, A.________ a annoncé l’appel contre ce jugement. Le jugement 
intégralement rédigé lui a été notifié le 15 juillet 2021. 

Par mémoire du 4 août 2021, A.________ a déposé une déclaration d’appel contre ce jugement qu’il 
attaque sur les questions de sa condamnation pour tentative de lésions corporelles graves, pour 
lésions corporelles simples, pour séquestration, pour contrainte, pour extorsion et chantage, et pour 
voies de fait (conjoint durant le mariage ou durant l’année qui a suivi le divorce), de la quotité de la 
peine qui lui a été infligée, du sursis, de l’expulsion obligatoire, des conclusions civiles, du séquestre 
de ses documents d’identité, des frais et des indemnités allouées sur la base de l’art. 433 CPP.

Il conclut, à la réformation du jugement entrepris en ce sens que les chiffres 1, 3, 6 et 7, 8.4, 9.1, 
9.3. et 10.2 du jugement soient annulés, qu’il soit reconnu coupable de voies de fait, voies de fait 
(conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce), injures, menaces, contravention 
à la LACP, violation des règles de la circulation routière et contravention selon l'art. 19a LStup, à ce 

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qu’il soit acquitté des chefs d'accusation de tentative de lésions corporelles graves, lésions 
corporelles simples, contrainte, extorsion et chantage, et séquestration, qu’il soit condamné à une 
peine privative de liberté de 12 mois avec sursis partiel, dont une peine à exécuter de 209 jours, 
ainsi qu'à une amende de CHF 500.-, qu’il soit renoncé à prononcer son expulsion du territoire suisse 
et à son inscription au SlS, qu’il soit condamné à verser à B.________ la somme de CHF 1'000.- 
pour tort moral, avec intérêts à 5 % l'an dès le 29 janvier 2019, à D.________ la somme de 
CHF 400.- pour tort moral, avec intérêts à 5 % l'an dès le 29 janvier 2019, et à C.________ la somme 
de CHF 200.-, que sa carte d'identité algérienne, son passeport algérien et sa carte ainsi que son 
titre de séjour C suisse séquestrés lui soient immédiatement rendus, que les frais de procédure 
soient partiellement mis à sa charge, et qu’il soit condamné à verser à D.________  (recte 
C.________) un montant de CHF 2'000.- à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires 
occasionnées par la procédure, aucune indemnité procédurale n'étant accordée à C.________ 
(recte : à D.________). A titre subsidiaire, l’appelant a conclu à l’annulation du jugement entrepris 
et au renvoi de l'affaire à l'autorité de première instance pour qu'elle statue à nouveau dans le sens 
des considérants.

C. Par courrier du 12 août 2021, le Ministère public a indiqué qu’il ne présentait pas de demande 
de non-entrée en matière ni ne déclarait appel joint. 

D. Le Président de la Cour a été informé de manquements de la part du prévenu quant au 
respect des mesures de substitution qui ont été prononcées à son encontre par décision du 6 mai 
2021, le prévenu ayant mis fin unilatéralement à son suivi au Centre cantonal d'addictologie et ne 
s’étant pas présenté aux trois derniers tests de détection de l'alcool et du cannabis. De plus, le 
Ministère public vaudois a reconnu coupable A.________, par ordonnance pénale du 22 juillet 2021, 
de violation grave des règles de la circulation routière, conduite d'un véhicule automobile en état 
d'ébriété qualifiée, défaut de port du permis et contravention à la LStup, et l’a condamné à une peine 
pécuniaire de 80 jours-amende à CHF 30.- et à une amende de CHF 600.-. A.________ avait, le 
22 mai 2021 vers minuit, circulé au volant sous l'influence de l'alcool (taux 1.60 ‰), les analyses de 
sang et d'urine ordonnées permettant d'établir que le prévenu était consommateur de cannabis.

E. A.________ a comparu à la séance du 30 août 2021, assisté de Me Grégoire Ventura, et a 
été entendu. Par arrêt du même jour, le Président a maintenu et complété les mesures de 
substitution à la détention pour motifs de sûreté de A.________ en ce sens que le traitement des 
addictions et les tests inopinés pourront être organisés dans le canton de Vaud. De plus, il a renoncé 
à révoquer les mesures de substitution et à placer A.________ en détention pour motifs de sûreté.

F. En date du 3 septembre 2021, B.________ a déclaré un appel joint contre le jugement du 
Tribunal, contestant uniquement le montant de l’indemnité à titre de tort moral qui lui a été octroyé. 
Elle conclut à la réformation du jugement en ce sens que le prévenu soit condamné à lui verser la 
somme de CHF 15'000.- à titre d’indemnité pour tort moral, avec intérêts à 5 % l’an dès le 29 janvier 
2019, frais de la procédure d’appel à la charge du prévenu.

G. Par mémoire du 6 septembre 2021, C.________ a également interjeté un appel joint portant 
uniquement sur la question du montant de son indemnité pour tort moral. Elle a conclu à ce que le 
prévenu soit condamné à lui verser une indemnité de CHF 3'000.- avec intérêts à 5 % l’an dès le 
31 janvier 2019, frais de la procédure d’appel à la charge de l’appelant. Elle a en outre conclu à 
l’octroi d’une équitable indemnité pour ses frais de défense en appel. De plus, elle a conclu au rejet 
de l’appel principal.

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H. D.________ n’a ni présenté de demande de non-entrée en matière, ni déclaré appel joint 
dans le délai imparti pour le faire.

I. Le prévenu ayant à nouveau, durant l’automne, consommé à plusieurs reprises 
d’importantes quantités d’alcool, un mandat d’amener a été décerné contre lui par la direction de la 
procédure. A la suite de son audition, il a été placé en détention pour motifs de sûreté, par 
ordonnance du 27 janvier 2022. 

J. Par ordonnance du 7 mars 2022, la direction de la procédure a rejeté la requête de mise en 
liberté déposée le 27 février 2022. 

K Ont comparu à la séance du 10 mars 2022, A.________ assisté de Me Grégoire Ventura, 
B.________ assistée de Me Simon Chatagny, C.________ assistée de Me Isabelle Python et le 
Procureur au nom du Ministère public. Le prévenu a confirmé ses conclusions sous réserve d'une 
précision quant à la sanction à prononcer et a conclu au rejet des appels joints. Les parties 
plaignantes ainsi que le Ministère public ont conclu au rejet de l’appel. Le prévenu et les parties 
plaignantes ont été entendus, puis le Président a prononcé la clôture de la procédure probatoire. La 
parole a été donnée à Me Grégoire Ventura, puis au Procureur et à Mes Simon Chatagny et Isabelle 
Python pour leurs plaidoiries. Me Grégoire Ventura a répliqué et Me Simon Chatagny a dupliqué. À 
l'issue de la séance, le prévenu a eu l’occasion d’exprimer le dernier mot, prérogative dont il a fait 
usage.

en droit

1.

1.1. L’appel, déposé en temps utile contre un jugement final rendu par un tribunal de première 
instance (art. 398 al. 1, 399 al. 1 et 3 CPP), est recevable. A.________, prévenu condamné, a qualité 
pour interjeter appel (art. 104 al. 1 let. a, 382 al. 1 et 399 al. 1 et 3 CPP). 

Quant à l'appel joint de B.________, il a également été interjeté en temps utile, le 3 septembre 2021, 
soit dans les 20 jours (art. 400 al. 3 let. b CPP) dès notification de la déclaration d'appel, intervenue 
le 16 août 2021. Il en va de même de l’appel joint de C.________ qui a été déposé le 6 septembre 
2021. B.________ et C.________, parties plaignantes, qui sont parties à la procédure d'appel (art. 
104 al. 1 let. b CPP), ont de plus qualité pour former appel joint, conformément à l'art. 400 al. 2 et 3 
CPP.

1.2. Saisie d’un appel contre un jugement ne portant pas que sur des contraventions, la Cour 
d’appel jouit d’un plein pouvoir d’examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 
CPP) : elle revoit la cause librement en fait, en droit et en opportunité (art. 398 al. 3 CPP; 
cf. arrêt TF 6B_43/2012 du 27 août 2012 consid. 1.1), sans être liée par les motifs invoqués par les 
parties ni par leurs conclusions, sauf lorsqu’elle statue sur l’action civile (art. 391 al. 1 CPP). Elle 
n’examine toutefois que les points attaqués du jugement de première instance, sauf s’il s’agit de 
prévenir – en faveur du prévenu – des décisions illégales ou inéquitables (art. 404 CPP).

Aux termes de l’art. 399 al.4 CPP, l’appelant qui n’attaque que partiellement le jugement doit 
indiquer, de manière définitive, dans sa déclaration d’appel, les points attaqués du jugement. En 

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l’espèce, l’appelant (conclusions déclaration d’appel, p. 20 ) ne remet pas en cause sa condamnation 
pour menaces, injures, voies de fait, contravention à la LCR et contravention à la LFStup de telle 
sorte que sur ces points, le jugement de première instance est entré en force.

1.4. La procédure est en principe orale (art. 405 CPP), sauf exceptions non réalisées en l'espèce 
(art. 406 al. 1 et 2 CPP). La Cour se fonde en principe sur les preuves administrées pendant la 
procédure préliminaire et la procédure de première instance (art. 389 al. 1 CPP). Elle peut toutefois 
répéter l'administration des preuves déjà examinées en première instance si les dispositions en 
matière de preuves ont été enfreintes, si l'administration des preuves était incomplète ou si les 
pièces relatives à l'administration des preuves ne semblent pas fiables (art. 389 al. 2 CPP). A l'instar 
du tribunal de première instance, elle conserve en ces cas la possibilité de faire administrer une 
nouvelle fois toutes les preuves qui lui sont essentielles pour juger de la culpabilité et de la peine ou 
qui sont importantes pour forger la conviction intime des membres du tribunal (CR-CPP – CALAME, 
2011, art. 389 n. 5). La Cour d'appel peut également administrer, d'office ou sur requête, les preuves 
complémentaires nécessaires au traitement du recours (art. 389 al. 3 CPP).

En l’espèce, il n’y a pas matière à aller au-delà de l’audition du prévenu et des parties plaignantes. 
Les pièces complémentaires qui ont été produites d’office ou par les parties ont été versées au 
dossier. La réquisition de preuve tendant à l'audition des policiers et d'un témoin de moralité 
formulée par le prévenu le 15 février 2020 (DO 267) a été rejetée par le Président en date du 
22 février 2022 (DO 269). Cette réquisition n'a pas été renouvelée en séance de ce jour, de sorte 
qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. 

2.

De manière générale, le prévenu fait grief à l’autorité de première instance d’avoir procédé à une 
constatation erronée de l’état de faits retenu et invoque la violation du principe juridique in dubio pro 
reo. Il allègue que les premiers juges ont accordé à tort plus de crédit aux déclarations de 
B.________ qu'il considère comme dénuées de crédibilité et fausses, plutôt qu’aux siennes.

La présomption d'innocence, garantie par les art. 10 CPP, 32 al. 1 Cst., 14 par. 2 Pacte ONU II et 
6 par. 2 CEDH, ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro reo, concernent tant le fardeau de 
la preuve que l'appréciation des preuves au sens large. En tant que règle sur le fardeau de la preuve, 
elle signifie, au stade du jugement, que le fardeau de la preuve incombe à l'accusation et que le 
doute doit profiter au prévenu. Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence 
signifie que le juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé 
si, d'un point de vue objectif, il existe de doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il 
subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude 
absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes 
qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (cf. ATF 143 IV 500 consid. 1.1; arrêt 
TF 6B_988/2018 du 2 novembre 2018 consid. 1.1.1).

3.

3.1.

3.1.1. Le prévenu conteste tout d’abord avoir volontairement aspergé son épouse d’essence et 
avoir tenté de lui mettre le feu. Il allègue que cet événement ne s'est pas déroulé dans la salle de 
bain comme l'affirme B.________ à tort, mais dans la cuisine de l'appartement conjugal. A.________ 
explique qu'une fois revenu chez lui depuis l'hôpital, il s'est immédiatement rendu à la cuisine pour 

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prendre dans sa boîte à pharmacie des antalgiques et calmer ses douleurs découlant du grave 
accident au doigt qu'il avait subi plus tôt dans la soirée. Or, c'est précisément là que le flacon 
d’essence était entreposé et en raison de son état d'ébriété avancé, de la perte importante de sang, 
des douleurs qu'il subissait, et de son état d’agitation, il a fait tomber le flacon d’essence par terre, 
dont le bec-verseur était ouvert à ce moment. L’appelant a ramassé le flacon et alors qu’il se trouvait 
dans sa main et qu’il gesticulait en direction de la plaignante en hurlant, cette dernière a 
malencontreusement reçu du liquide combustible sur ses habits. Il soutient avoir alors refermé le 
bec-verseur et remis le flacon à sa place. De plus, l’appelant allègue qu’il est faux de retenir qu’il a 
eu un discours contradictoire concernant l'épisode du ZIPPO car les explications qu’il a données 
concernent le même épisode mais à des moments légèrement différents. Il souligne qu’il est vrai 
que le flacon était ouvert, qu'il l'a fait tomber après avoir shooté la boîte à pharmacie et que 
B.________ a reçu du liquide alors qu'elle nettoyait l'appartement.

L’appelant allègue encore que le Tribunal se méprend en croyant trouver d'autres contradictions 
dans son discours, en particulier concernant sa coupure au doigt qu’il s’est faite en voulant faire des 
frites. C’est le personnel soignant et la police qui ont fait état de discours rapportés de A.________ 
selon lesquels il aurait parlé d'oignons et de tomates, alors que le prévenu ne parle lui que de frites.

De plus, l’appelant souligne que les autres pièces du dossier ne permettent pas de se forger l'intime 
conviction qu’il aurait tenté de brûler vive son épouse. Il relève que les policiers sont passés à 
09.50 heures et que B.________ leur a dit que tout allait bien, qu’il n'y avait aucun indice de violence 
sur son visage, ni griffure, ni hématome ou trace de larmes, pas même de trace d'humidité sur son 
visage ou sur ses cheveux, alors qu'elle précise s'être aspergée d'eau avec une bassine. Selon 
l’appelant, ces faits objectifs tels qu'ils ont été constatés par deux policiers assermentés plaident en 
faveur de sa thèse. De plus, le prévenu relève que B.________ ne donne aucune explication crédible 
sur le fait qu'à 09.50 heures elle a envoyé un message « SOS » à D.________, tout en montrant un 
visage serein à la police quelques minutes plus tard et que 22 minutes avant, elle a écrit à 
D.________, « Tkt il drt », et encore avant à 08.18 heures, « oui ça va très bien ». 

Le prévenu allègue que le récit de B.________ est sujet à caution pour d'autres raisons 
fondamentales. Ainsi, s'agissant des lésions subies par cette dernière, l’appelant relève qu’il ressort 
de l'audition du 31 janvier 2019 devant le Procureur que la plaignante s'automutilerait dans le but de 
bénéficier des prestations de l'assurance. Selon les déclarations de A.________, B.________ aurait 
tenté de se blesser au poignet contre son armoire pour obtenir un arrêt de travail. Elle aurait 
également demandé à D.________ de lui lancer la porte coulissante de son armoire sur son poignet, 
ce qui a eu pour conséquence un arrêt de travail de trois mois. L’appelant soutient que ces faits sont 
vraisemblables et coïncident avec les différents rapports médicaux, en particulier celui de la Clinique 
de chirurgie orthopédique du 17 décembre 2020 (pièce 2 produite par l’appelant), qui fait référence 
à cet épisode. Partant, l’appelant considère que le discours de B.________ est sujet à caution.

L’appelant souligne encore que selon le rapport d'analyse du 21 février 2019 du Professeur 
L.________ et M.________ de l'Université de Lausanne (DO 2’401-2’404), la présence de liquide 
inflammable a certes été détectée sur les habits de B.________, mais uniquement sous la forme de 
distillat léger. Ainsi, le prévenu estime que cette expertise ne peut en aucun cas discréditer sa thèse 
selon laquelle le distillat léger s'est trouvé sur les habits suite aux giclures qu’il a évoquées. Il soutient 
qu’il n'est en revanche pas crédible que seul un distillat léger n'ait été retrouvé si, comme la 
plaignante le prétend, ses habits auraient été imprégnés d'essence. 

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3.1.2. L’appelant conteste également avoir séquestré son épouse dans la salle de bain. Il explique 
que depuis la cuisine, il demandait à B.________ de se rendre à la salle de bain pour nettoyer le 
corridor taché de sang, et en particulier remplir une bassine d'eau pour ce faire. Dans sa fatigue 
extrême, A.________ admet avoir rudoyé B.________, l'avoir insultée, mais jamais l'avoir 
séquestrée. Il souligne que cela n’aurait pas été possible car la clé se trouvait à l'intérieur de la salle 
de bain.

3.2. S’agissant de l’ensemble des faits reprochés à A.________, la Cour est d’avis que c’est de 
manière convaincante que le Tribunal a retenu la version des faits de la plaignante plutôt que celle 
de l’appelant à laquelle il a dénié toute crédibilité, de sorte qu’elle fait entièrement sienne la 
motivation pertinente, minutieuse et complète des premiers juges (cf. jugement querellé, p. 27 ss) 
qui ne prête pas le flanc à la critique et à laquelle elle renvoie (art. 82 al. 4 CPP).

De manière générale, la Cour constate que les déclarations et les dénégations du prévenu, lequel 
ne conteste maintenant plus que les faits les plus graves qui lui sont reprochés, ne sont pas crédibles 
du tout et ne permettent pas d’affaiblir la force probante des autres éléments de preuves rapportés 
par l’instruction.  

S'agissant plus particulièrement de l'épisode du ZIPPO et de la séquestration, la Cour la complète 
comme suit pour tenir compte des arguments soulevés par le prévenu en appel. 

3.2.1. Concernant cet épisode en particulier, la plaignante a été constante dans ses déclarations. 
Lors de sa première audition par la police, elle a déclaré, en substance, que le prévenu l’avait 
emmenée dans la salle de bain, qu’il lui avait donné plusieurs coups, notamment des coups de pieds 
dans les jambes, des coups de tête sur la tête et des coups des poings sur la poitrine, qu’elle était 
tombée dans la baignoire et s’était tapé le crâne sur le carrelage, de sorte qu’elle saignait et qu’il 
était ensuite sorti de la salle de bain et l’y avait enfermée, alors même qu’elle le suppliait de la laisser 
sortir. La plaignante a déclaré que A.________ était ensuite revenu avec une petite bouteille 
d’essence ZIPPO et qu’il lui avait aspergé le visage avec, qu’elle s’était immédiatement rincée, qu’il 
lui disait qu’il allait lui « foutre le feu » et qu’il avait essayé de l’allumer avec un petit briquet vert qu’il 
tenait dans ses mains. Elle a ajouté qu’elle pensait que s’il avait vraiment voulu la brûler, il aurait 
réussi mais qu’elle avait essayé de le repousser pour se défendre du mieux qu’elle pouvait, précisant 
encore une fois qu’elle venait de se rincer d’eau. B.________ a ajouté que le prévenu avait un petit 
couteau dans la poche avec lequel il l’avait menacée (DO 2'043).

Elle a confirmé ses déclarations devant le Ministère public le 12 juin 2019, en déclarant que le 
prévenu l’avait frappée, qu’il l’avait menacée et injuriée, qu’il l’avait contrainte à aller dans la salle 
de bain en la prenant par le bras ou les épaules, l’avait giflée violemment au point qu’elle avait 
basculé dans la baignoire et s’était heurté la tête contre le carrelage, qu’il lui avait craché dessus 
plusieurs fois et lui avait donné des coups puis l’avait enfermée dans la salle de bain, porte 
verrouillée. Elle a indiqué qu’elle entendait ensuite A.________ fouiller dans l’appartement, que ce 
dernier lui disait qu’il allait s’occuper d’elle, qu’elle avait peur et pensait qu’il allait la tuer, qu’il était 
revenu dans la salle de bain muni d’une recharge de carburant pour briquet et d’un briquet, qu’il 
l’avait aspergée avec la petite bouteille en métal de recharge de ZIPPO sur la tête, les cheveux, le 
visage, la poitrine et les habits. Elle a indiqué qu’elle s’était rincée avec la bassine pleine d’eau qui 
se trouvait sous le lavabo, bassine qu’elle avait utilisé la veille pour nettoyer le sang du prévenu, que 
le prévenu l’avait menacée en disant « je vais te cramer », qu’il avait essayé d’allumer le briquet 
mais ne l’avait pas approché de son corps, précisant qu’elle lui retenait ses mains avec les siennes. 
Elle a ajouté qu’elle ne pensait pas qu’il avait réellement voulu lui mettre le feu mais que c’était pour 

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lui faire peur. S’il avait vraiment voulu lui mettre le feu, elle a indiqué qu’il l’aurait fait et qu’elle aurait 
cramé sur place (DO 3'022 ss). 

En revanche, le prévenu a varié dans ses explications concernant cet épisode en particulier.

En effet, il a tout d’abord simplement contesté avoir menacé son épouse avec un couteau, l’avoir 
frappée à maintes reprises et l’avoir enfermée dans la salle de bain en la menaçant de la brûler avec 
de l’essence pour ZIPPO, précisant que son épouse était une menteuse et qu’ils avaient nettoyé du 
sang dans la salle de bain suite à sa propre coupure. Il a en outre contesté avoir tenté d’étrangler 
B.________, précisé ne jamais l’avoir séquestrée, indiqué l’avoir simplement poussée pour sortir de 
la salle de bain et mentionné qu’il ne comprenait pas comment elle avait pu se blesser, indiquant 
que lorsque la police était intervenue, vers 09.00 heures, elle allait bien (DO 2’033 s.).

Auditionné par le Ministère public le 31 janvier 2019, A.________ a déclaré qu’alors qu’il avait un 
couteau dans la main - pour le ranger, précisant que le tiroir dans lequel il le rangeait habituellement 
s’était cassé suite à un coup qu’il avait donné dans le tiroir -, il avait dit à son épouse « Casse-toi 
sinon je te casse la gueule » et que lorsqu’il était allé chercher la boîte de pharmacie, le ZIPPO, qui 
était déjà ouvert, était tombé et avait peut-être coulé un petit peu, B.________ en ayant peut-être 
reçu en nettoyant. Il a toutefois nié avoir menacé de l’allumer avec un briquet (DO 3'002).

Lors de son audition par le Tribunal des mesures de contrainte, en date du 4 février 2019, 
A.________ a notamment déclaré : « Je suis rentré dans l’appartement, le liquide du ZIPPO était 
dans la cuisine à côté de la boîte à la pharmacie. Je voulais juste prendre le liquide du ZIPPO pour 
le ranger mais je parle avec les mains, et il y avait un peu de liquide qui a giclé. Je ne peux pas vous 
dire exactement où. A ce moment-là, je l’ai poussée vers la salle de bain pour qu’elle aille se nettoyer 
à cause du sang. Pour vous répondre, je conteste l’avoir aspergée d’essence, cela ne m’aurait 
jamais traversé l’esprit de l’asperger d’essence. J’ai fermé la porte de la salle de bain pour pas que 
les gens entendent » (DO 6'017 c).

A nouveau auditionné le 6 septembre 2019 par le Ministère public, le prévenu a admis avoir poussé 
son épouse dans la salle de bain tout en précisant qu’elle aussi l’avait poussé. S’agissant de 
l’épisode avec le ZIPPO, le prévenu a déclaré qu’il s’était déroulé non pas dans la salle de bain mais 
dans la cuisine et qu’il avait en fait shooté la boîte à pharmacie, ce qui avait fait tomber la recharge 
et qu’en ramassant le ZIPPO par terre, tout en discutant et gesticulant, du contenu avait giclé par 
terre mais pas sur son épouse. Il a également contesté avoir enfermé la plaignante à clé dans la 
salle de bain (DO 3'075, 3’077).

Lors de la séance du Tribunal, le 6 mai 2021, il a confirmé toutes ses déclarations faites durant 
l’instruction (DO 140'016). 

Lors de l’audience d’appel, le prévenu a maintenu en substance sa dernière version. Il a 
formellement contesté avoir intentionnellement aspergé d'essence son ex-épouse et avoir tenté de 
lui mettre le feu. Il a déclaré que l’épisode s’était entièrement déroulé dans la cuisine et non pas 
dans la salle de bain et qu’il n’avait jamais eu de briquet en main (cf. PV du 10 mars 2022, p. 7 s.). 
Il a toutefois maintenant admis, en séance de ce jour, les voies de fait, les lésions corporelles et les 
menaces, précisant que c'était un carnage et qu'il y a eu des violences. 

Ainsi, on constate que la version des faits du prévenu s’est modifiée au fil des auditions et des 
découvertes de l’enquête face auxquelles le prévenu était confronté. En commençant par nier en 
bloc les faits, il a ensuite déclaré que lorsqu’il était allé chercher la boîte de pharmacie, le ZIPPO, 

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qui était déjà ouvert, était tombé et avait peut-être coulé un petit peu, B.________ en ayant peut-
être reçu en nettoyant. Ensuite, il a indiqué qu’il voulait ranger la bouteille d’essence, mais qu’il a 
gesticulé de sorte qu’un peu de liquide a giclé. Finalement, il a déclaré qu’il avait en fait shooté la 
boîte à pharmacie, ce qui avait fait tomber la recharge et qu’en ramassant le ZIPPO par terre, tout 
en discutant et gesticulant, du contenu avait giclé par terre, mais pas sur son épouse. En appel, il 
maintient n'avoir pas aspergé volontairement son épouse d'essence et que cet épisode n'a pas eu 
lieu dans la salle de bain mais bien dans la cuisine. Il en découle que contrairement à ce que soutient 
la défense, ces versions différentes ne constituent pas des moments différents du même épisode. Il 
s’agit de différentes justifications pour expliquer le fait que de l’essence ait été retrouvée sur les 
vêtements de la plaignante. Or, face aux déclarations parfaitement constantes de la plaignante, qui 
n’a pas amplifié les faits au fil des auditions et qui a livré des détails donnant également du crédit à 
son récit, les affirmations à géométrie variable du prévenu ne sont aucunement crédibles et doivent 
être écartées. Il en va de même du fait que les faits se seraient déroulés dans la cuisine selon 
l’appelant et non dans la salle de bain, comme l’a déclaré la plaignante, élément dont il a parlé 
seulement le 6 septembre 2019. Là encore, cette dernière a livré un récit constant et cohérent sur 
le déroulement des faits et sa version est bien plus plausible et s’inscrit dans le cours des 
évènements décrits. De plus, la plaignante n’a pas cherché à charger le prévenu et a plutôt essayé 
de minimiser ses actes en déclarant à deux reprises que s’il avait vraiment voulu la brûler, il aurait 
pu le faire (DO 2'043), ajoutant que c’était pour lui faire peur (DO 3'024), ce qui aurait pu la 
décrédibiliser et qu’elle n’aurait certainement pas indiqué si elle avait menti. De plus, dès lors que le 
prévenu admet maintenant quasiment l'ensemble des autres faits tels que reprochés par son 
épouse, on ne voit pas pourquoi elle aurait inventé précisément cet épisode particulier. La Cour ne 
voit ainsi pas de raison de retenir la version du prévenu, qui la modifie au gré des besoins de sa 
défense, laquelle ne cadre pas avec le déroulement des faits cohérents de la victime. Le prévenu a 
du reste un intérêt évident à mentir vu les lourdes charges qui pèsent contre lui. 

La version de la plaignante est également accréditée par le rapport technique complémentaire de la 
police cantonale du 16 septembre 2020 (DO 2'950 ss). En effet, il en ressort en substance que le 
flacon ZIPPO a été retrouvé sur une commode, dans la cuisine, avec le bec verseur en position 
horizontale, à savoir complètement fermé, et qu’il ne contenait plus que 15 ml de liquide, pour une 
capacité maximale de 125 ml (DO 2'951). Des différentes expériences réalisées afin de déterminer 
si et dans quelle mesure du liquide peut s’échapper du flacon ZIPPO selon les manipulations 
effectuées et la position du bec verseur, il ressort en substance que la chute du flacon sur le sol ne 
permet pas de laisser échapper une quantité suffisamment importante de liquide pour imprégner les 
vêtements de la victime (DO 2'952 s.). S’agissant de savoir si le contenu du flacon peut se répandre 
lorsque ce dernier est secoué dans tous les sens, il a été constaté premièrement qu’il est nécessaire 
que le bec verseur soit ouvert à un minimum de 55 degrés par rapport à la base du flacon - il a été 
retrouvé fermé - et que la quantité reste inférieure au 0.6 ml/s obtenu par pression sur le récipient, 
tête en bas (DO 2’953 et 2’970 vidéo 2). Il est enfin relevé que le fait que des traces de distillat léger 
de pétrole aient été retrouvées sur les vêtements de la victime deux à trois jours après les faits 
souligne qu’il y avait plus de liquide au moment des faits par rapport au moment du prélèvement, 
dès lors qu’il s’agit d’un liquide à forte volatilité (DO 2'953).

Ainsi, le rapport technique exclut la première hypothèse présentée par le prévenu, soit la bouteille 
qui s’est simplement renversée. Sans exclure l’hypothèse selon laquelle la plaignante aurait reçu de 
de l’essence sur elle lorsque le prévenu gesticulait avec la bouteille dans la main, la version 
présentée par la plaignante apparaît toutefois techniquement plus plausible dès lors que plus de 
liquide peut s’échapper de la bouteille et que des traces de distillat léger de pétrole ont été retrouvées 

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sur les vêtements de la victime deux à trois jours après les faits, ce qui signifie qu’il y avait plus de 
liquide sur les habits au moment des faits par rapport au moment du prélèvement étant donné la 
forte volatilité de l’essence. Si l’essence avait simplement giclé de la bouteille lors des gesticulations 
du prévenu, moins d’essence serait arrivée sur les vêtements de la victime et très peu, voire pas 
d’essence n’aurait été retrouvée sur ses vêtements deux à trois jours après les faits. 

A tout le moins, ce rapport technique confirme que la thèse de la plaignante est parfaitement 
plausible, plus que celle du prévenu.

Quant aux autres éléments retenus par le Tribunal pour discréditer la version du prévenu et assoir 
la crédibilité de la partie plaignante, que l’appelant critique, la Cour relève que s’agissant des 
circonstances dans lesquelles le prévenu s’est coupé de doigt, l’appelant a certes déclaré qu’il s’était 
fait cette coupure en voulant faire des frites. S’il est certes possible que le personnel soignant et la 
police se soient trompés en déclarant que le prévenu leur avait parlé d'oignons et de tomates, il 
serait toutefois surprenant que plusieurs témoins aient rapporté une version fausse des affirmations 
que leur a fait le prévenu. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un élément périphérique concernant les 
déclarations du prévenu qui n’a aucune influence sur la crédibilité de la plaignante et ses propres 
déclarations.

S’agissant du message « SOS » envoyé par la plaignante à D.________, le matin du 29 janvier 
2019, à 09.50 heures, la plaignante a donné une explication convaincante et crédible pour expliquer 
pourquoi elle a finalement dit à la police, qui est intervenue vers 10.00 heures à son domicile, suite 
à son message à D.________, que tout allait bien. Elle a expliqué qu’elle avait envoyé ce message 
car son mari continuait à la frapper et qu’elle avait profité du fait qu’il était au téléphone pour écrire 
le message qu’elle a ensuite immédiatement effacé. Elle a précisé que c’était un appel au secours, 
qu’elle ne tenait plus le coup et qu’elle avait de plus en plus de mal à respirer. Elle n’a finalement 
rien laissé paraître de la situation devant les gendarmes qui sont arrivés quelques minutes après 
l’envoi du message, expliquant qu’elle avait tellement peur qu’elle leur avait dit que tout allait bien, 
d’autant que son mari est arrivé juste après et a parlé à la police qui cherchait à savoir ce qui s’était 
passé (DO 3'028). Quant aux messages précédents, envoyés par la plaignante à sa copine un peu 
plus tôt durant la matinée, dans lesquels elle disait que tout allait bien, D.________ a déclaré qu’elle 
avait senti que ce n’était pas vrai à cause du ton de la voix de la plaignante ou que ce n’était pas 
elle qui écrivait les messages. C’est ensuite qu’elle a reçu le message « SOS » et appelé la police 
(DO 2'051 s., 3’040).

Les policiers qui se sont présentés au domicile du couple, le matin des faits, à 09.50 heures, n’ont 
certes rien remarqué d’anormal. On ne saurait toutefois en conclure, comme le fait la défense, que 
l’épisode de l’essence n’aurait pas eu lieu tel que le raconte la plaignante. Il est vrai que B.________ 
leur a dit que tout allait bien et que les policiers n’ont constaté aucun indice de violence sur son 
visage, ni griffure, ni hématome ou trace de larmes (DO 3'090 ss). Il ressort cependant des 
déclarations de la plaignante qu’elle se trouvait, au moment des faits, dans un état de soumission 
important et qu’elle était complètement sous l’emprise du prévenu. Elle a notamment déclaré qu’elle 
cherchait à le protéger, qu’elle était complètement à sa merci, qu’elle ne voulait pas qu’il se fasse 
embarquer car il était en état d’ébriété, qu’elle était inquiète pour sa blessure à la main, qu’elle l’avait 
couvert et lui avait passé la main sur la joue avant de quitter l’appartement par le balcon. Elle était 
en outre résignée par rapport à sa situation (« Je savais que ces gendarmes ne pouvaient rien faire 
pour moi »; DO 2’045). Cela ressort également des déclarations de l’agent de sécurité N.________, 
lequel a notamment déclaré : « Elle a toujours été très calme et semblait à mes yeux très soumise. 
Elle semblait à ses pieds. Elle avait un comportement très soumis » (DO 2'070). Ainsi, comme le 

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relève le Tribunal, le fait qu’elle n’ait pas profité de la présence des policiers pour dénoncer le 
prévenu ne doit aucunement la discréditer. Concernant l’absence de constatation de blessures sur 
la plaignante, les agents n’ont pas procédé à un examen de sa personne mais l’ont simplement vue, 
quelques minutes sur le pas de sa porte. S’agissant des violences et coups portés au visage de la 
plaignante - seule partie du corps visible par les agents de police lors de leurs interventions – ils 
n’ont pas forcément laissé de marque dans l’immédiat. Enfin, contrairement à ce que soutient la 
défense, les agents n’ont pas dit que la plaignante n’avait pas les cheveux mouillés. Quoi qu’il en 
soit, ses cheveux avaient pu sécher depuis le moment où elle s’était versée la bassine d’eau sur la 
tête, quelques heures auparavant. Partant, ces faits ne sauraient discréditer la plaignante.

Le prévenu soutient encore que le discours de B.________ est sujet à caution dès lors qu’elle s’est 
déjà automutilée dans le but de bénéficier de prestations de l’assurance. Il soutient qu’elle s’est 
blessée au poignet contre son armoire pour obtenir un arrêt de travail, puis que D.________ aurait 
lancé à sa demande la porte coulissante de son armoire sur son poignet, ce qui a eu pour 
conséquence un arrêt de travail de trois mois (cf. déclaration d’appel, DO 3'001, 2'960, 4'230 s.). Il 
ne s’agit toutefois que de pures allégations de l’appelant, sans aucun fondement. Il ne ressort 
aucunement des rapports médicaux produits au dossier ou de celui produit en appel par la défense 
(cf. pièce 2 de son bordereau) que les lésions au poignet subies par la plaignante ne seraient pas 
accidentelles. Au contraire, il est indiqué que « les lésions mises en évidence, …, correspondent au 
traumatisme décrit par la patiente, à savoir que sa main a été serrée dans une porte coulissante 
avec beaucoup de force et qu’elle a tourné son bras pour arriver à sortir sa main ». Aucun autre 
élément au dossier ne permet ne confirmer les dires du prévenu. Il s’agit uniquement d’une 
manœuvre du prévenu pour tenter de discréditer la plaignante qui n’emporte toutefois pas la 
conviction de la Cour. 

3.2.2. Quant à la séquestration de la plaignante par l’appelant dans la salle de bain, la plaignante 
a également été constante et crédible dans ses déclarations concernant cet épisode qui s’inscrit 
parfaitement dans son récit détaillé et cohérent des évènements survenus entre le 28 et le 29 janvier 
2019 à son domicile. L’appelant prétend que cela n’aurait pas été possible car la clé se trouvait à 
l'intérieur de la salle de bain. Là encore, il s’agit de ses propres allégations et la Cour n’y accorde 
aucun crédit. Au demeurant, rien n’empêchait le prévenu de prendre la clé à l’intérieur de la salle de 
bain et de fermer la porte à clé. 

3.2.3. Partant, au vu de l’ensemble de ces éléments et de ceux mentionnés à juste titre par le 
Tribunal, la Cour ne peut que confirmer l’état de fait retenu par le Tribunal s’agissant de l’épisode 
du ZIPPO et de la séquestration dans la salle d -bain (cf. jugement attaqué, p. 35).

3.3.

3.3.1. L’appelant conteste la qualification juridique de l’épisode du ZIPPO. Il soutient que les 
constatations médicales ne sont d'aucune aide pour prouver la tentative de lésions corporelles 
graves. Il relève que les médecins légistes ont d’ailleurs précisé qu'à aucun moment des lésions qui 
auraient pu engager le pronostic de vital de la plaignante n'ont été constatées. Pour le surplus, dans 
la mesure où il fonde sa critique non pas sur l’état de fait retenu par la Cour, mais bien sur l’état de 
fait tel qu’il aurait voulu qu’il soit retenu par la Cour, sa critique tombe à faux. 

3.3.2. Les premiers juges ont exposé de manière exhaustive l’énoncé de fait légal et la 
jurisprudence relative à l’infraction réprimée par les art. 122 et 22 CP et la Cour y renvoie (cf. 
jugement attaqué, p. 37 s.; art. 82 al. 4 CPP), en la complétant comme suit s’agissant de la tentative.

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Conformément à I'art. 22 al. 1 CP, le juge peut atténuer la peine si I'exécution d'un crime ou d'un 
délit n'est pas poursuivie jusqu'à son terme ou que le résultat nécessaire à la consommation de 
I'infraction ne se produit pas ou ne pouvait pas se produire. ll y a tentative lorsque I'auteur a réalisé 
tous les éléments subjectifs de I'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les 
éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut. La tentative suppose toujours un comportement 
intentionnel, le dol éventuel étant toutefois suffisant (arrêt TF 6B_991/2020 du 27 août 2021 
consid. 1.2.3).

3.3.3. La qualification juridique des faits reprochés au prévenu (cf. jugement attaqué, p. 38 s.) ne 
prête pas non plus le flanc à la critique et est adéquate. La Cour y renvoie et s’y réfère, par adoption 
de motifs (art. 82 al. 4 CPP). Elle la complète comme suit :

En l’espèce, en aspergeant son épouse d’essence et en tenant un briquet allumé devant elle en la 
menaçant de lui mettre le feu, il ne fait aucun doute que l’appelant a adopté un comportement 
dangereux de nature à causer à la plaignante des lésions corporelles graves. Certes, aucune lésion 
n’a été constatée sur la plaignante en relation avec ces faits. Cela s’explique par le fait que l’appelant 
n’est pas parvenu à ses fins et qu’il s’agit donc d’une tentative. Doivent cependant être prises en 
compte, les lésions que le prévenu aurait pu causer à sa victime si le résultat s’était produit 
effectivement.

Il ressort du rapport technique complémentaire de la police de sûreté du 16 septembre 2020 
(DO 2'953 ss) que de nombreux paramètres sont à prendre en considération pour se prononcer sur 
le type de lésions possibles et prévisibles en cas d’inflammation d’un liquide d’essence à briquet (la 
nature du support, la quantité de liquide inflammable, l’état de santé du patient, la durée de 
l’inflammation). Les lésions entre autre attendues au niveau du corps humain au contact de flammes 
sont des brûlures de la peau à différents degrés et des blessures au niveau des voies respiratoires. 
En outre, la présence d’accélérant sur des vêtements fins et en fibres synthétiques sont des 
éléments qui laissent présager des lésions importantes. Cependant, au vu des nombreuses 
variables entrant en considération, il n’a pas été possible de déterminer précisément quels genre et 
gravité de lésions sont susceptibles d’être provoqués par l’inflammation qui aurait pu survenir dans 
le cas d’espèce. 

Toutefois, même en l’absence de rapport technique sur cette question, il est notoire et connu de 
tous, les vapeurs d’essence étant hautement inflammables, que même sans contact, mais en 
approchant seulement un briquet allumé près d’une personne qui a été aspergée d’essence à 
briquet, la probabilité qu’elle prenne feu et donc celle de lui causer des lésions graves et 
irréversibles, telles que des brûlures de la peau et du visage, à différents degrés, ainsi que des 
blessures au niveau des voies respiratoires, est particulièrement élevée. De telles blessures ne 
pouvaient dès lors apparaître que comme très vraisemblables, ce dont toute personne est 
consciente.

En allumant, voire même en tentant d’allumer un briquet à faible distance de la victime, après l’avoir 
aspergée d’essence, même sans la toucher, l’appelant a été jusqu’au bout de son activité coupable 
nécessaire à causer une atteinte grave à l’intégrité corporelle de son épouse et s’est accommodé 
de la survenance du résultat, agissant ainsi à tout le moins par dol éventuel. Il n’est pas pertinent 
que la victime n’ait en l’espèce subi aucune blessure, ni qu’elle ait déclaré que s’il avait voulu y 
mettre le feu, il aurait pu, pour qualifier les actes du prévenu en tentative de lésions corporelles 
graves. En effet, l'intention de lui mettre le feu a paru si concrète et imminente à la victime qu'elle 
s'est aspergée le corps avec une bassine d'eau. 

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Partant, l’infraction de tentative de lésions corporelles graves est réalisée et la condamnation du 
prévenu sur ce point doit être confirmée. 

3.4. L’appelant ne conteste pas pour elle-même la qualification juridique de séquestration. Sur la 
base de l’état de fait retenu par la Cour (cf. supra 3.2.3), celle-ci ne peut qu’être confirmée. Au 
demeurant la qualification juridique de ces faits opérée par le Tribunal (cf. jugement attaqué, p. 49) 
ne prête pas le flanc à la critique et la Cour y renvoie (cf. art. 82 al. 4 CPP). 

4.

4.1. Durant toute la procédure y compris dans sa déclaration d'appel, l’appelant a contesté avoir 
commis, à l’encontre de son épouse, les violences qui lui sont reprochées et qui sont attestées par 
le constat médical du 29 janvier 2019, à 23.00 heures. Il a soutenu que ces lésions sont en 
contradiction flagrante avec les constatations de la police à 09.50 heures, le 29 janvier 2019, si bien 
qu'elles n'ont pu survenir qu'après le passage des policiers. Or, B.________ prétend qu'elles 
seraient survenues peu après le retour de l'hôpital, avant qu'il ne commence à faire jour. A.________ 
soutenait qu'il n'était pas possible que les policiers n'aient pas vu les blessures de B.________ au 
moment de leur passage. De plus, il relevait que B.________ est prête, dans d'autres circonstances, 
à attenter à son intégrité corporelle pour des questions liées à des prestations d'assurance. 

A.________ admettait qu’il a pris à partie de façon parfois violente verbalement et physiquement 
B.________ suite à son accident de voiture et à sa blessure au doigt. Toutefois, il soutenait qu’il 
était peu plausible qu’il ait frappé B.________ avec la violence extrême qu'elle décrit dans toutes 
ses auditions alors qu'il était blessé aux deux mains et qu'il perdait notamment beaucoup de sang. 
Il maintenait qu'il n'a pas porté de coups à son épouse, à l'exception des gifles à l'hôpital, et qu'il a 
pu la pousser, ce qui a pu la faire tomber dans la salle de bain. Vu le temps qui s’est écoulé depuis 
midi et le constat médical, il soutenait qu’il existe un doute insurmontable sur l’origine des blessures 
de la plaignante. 

Lors de la séance de ce jour, le prévenu a admis les faits de violence qui lui étaient reprochés. Sur 
question du Président lui demandant s'il admettait être l'auteur des lésions constatées par le certificat 
médical du 29 janvier 2019, le prévenu a notamment répondu «Oui c'est moi. Je le dis. On s'est 
disputés, c'était le carnage, il y avait du sang, j'ai été brusque avec et j'ai honte de moi.» (cf. PV du 
10 mars 2022, p. 7 s.). 

4.2. S’agissant des violences reprochées à A.________ à l’encontre de son épouse après le 
retour de l’hôpital, le 29 janvier 2019, la Cour prend acte qu'à l'audience de ce jour le prévenu a 
maintenant reconnu être l'auteur des blessures en question (constatées par certificat médical du 
29 janvier 2019), admettant notamment s'être disputé avec son épouse, avoir été brusque avec elle 
et qu'il s'agissait d'un carnage. La Cour relève également que même s'il n'avait pas admis être 
l'auteur de ces blessures, elle aurait confirmé la condamnation sur ce point, estimant que c'est de 
manière convaincante que le Tribunal pénal a retenu la version des faits de la plaignante plutôt que 
l’ancienne version de l’appelant à laquelle il a dénié toute crédibilité, de sorte qu’elle aurait fait 
entièrement sienne la motivation pertinente, minutieuse et complète des premiers juges 
(cf. jugement querellé, p. 27 ss) qui ne prêtait pas le flanc à la critique et à laquelle elle aurait renvoyé 
(art. 82 al. 4 CPP). 

Il convient en plus de mettre en évidence qu’il ressort du constat médical effectué à l’HFR de Riaz 
le 29 janvier 2019, à 23.15 heures, que les lésions suivantes ont été constatées sur la personne de 
B.________ (DO 2'096 s.) : 

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 Au niveau de la tête : œdème et érythème du pavillon de l’oreille droite, hématome de 
2.2 cm sur la branche gauche de la mandibule, hématome de 2.2 cm sur l’arcade 
zygomatique gauche, hématomes périorbitaires bilatérales, œdème frontale étendu, 
hématome de 1.1 cm frontale droite, douleur à la palpation de la mastoïde droite, 
pyramide nasale et front;

 Au niveau du tronc face antérieure : dermabrasion linéaire au niveau de l’articulation 
sternoclaviculaire droite, hématome de 4.4 cm au niveau du manubrium sternale;

 Au niveau du tronc face postérieure : hématome de 4.3 cm diamètre au-dessous de la 
scapula droite, hématome de 5.3 cm dans le flanc gauche, deux hématomes de 4.2 cm 
et 2.2 cm sur la face latérale droite du thorax;

 Sur le membre supérieur gauche : hématome de 3.3 cm sur l’épaule, plusieurs 
hématomes de 3.3 cm sur la face dorsale de l’avant-bras et un hématome de 2.2 cm sur 
le dos de la main;

 Sur le membre supérieur droit : coupure linéaire de 2 cm de longueur à la base du pouce 
sur la face palmaire, dermabrasion de 2 cm de longueur sur la face palmaire de l’avant-
bras;

 Sur le membre inférieur gauche : hématome de 5.3 cm diamètre sur la face latérale de 
la jambe, plusieurs hématomes de 1cm diamètre sur le genou, hématome de 2cm sur la 
face latérale de la cuisse :

 Sur le membre inférieur droit : hématome de 7 cm sur la face antérieure du tibia. 

Le rapport pose, comme « diagnostic et intervention », un polytraumatisme composé d’une fracture 
comminutive pyramide nasale, un épanchement pleural droit, des fractures costales gauches ainsi 
que plusieurs contusions des quatre membres et de la tête (DO 2'097).

Le rapport du Curml du 16 avril 2019, rédigé suite à l’examen de la victime effectué le 31 janvier 
2019, a également mis en évidence de multiples lésions sur la tête, le visage, le cuir chevelu, les 
pavillons auriculaires, le nez, le cou, le thorax, le dos, l’abdomen, les membres supérieurs et les 
membres inférieurs de la plaignante (DO 4'034 à 4'037).

Le prévenu prétendait que la victime aurait pu se faire elle-même, voire avec l’aide d’une tierce 
personne, comme sa cousine ou sa copine, les blessures précitées. Vu la gravité et le nombre 
important des lésions constatées sur la victime, la Cour ne voit pas comment elle aurait pu se faire 
volontairement de telles lésions, d’autant qu’elle n’avait aucune raison de vouloir nuire à son époux 
en inventant des blessures qu’il lui aurait causées. Au contraire, elle a tout fait pour chercher à le 
protéger et à ne pas aggraver les charges qui pesaient contre lui, ce qui ressort de plusieurs de ses 
déclarations (cf. par ex. : DO 2'045, l. 287 ss). En outre, comme la Cour l’a déjà relevé ci-avant 
(cf. supra consid. 3.2.1.), il n’est aucunement établi que la plaignante se serait déjà causé 
volontairement des blessures, pour bénéficier d’avantages indus tels que des prestations 
d’assurance. Il s’agit de pures allégations de la défense. 

A cela s’ajoute qu’il ressort du constat médical du 29 janvier 2019 que les multiples lésions subies 
par la plaignante sont possiblement compatibles avec la description des faits de la victime 
(DO 2'096). Cela est confirmé par les conclusions du rapport du Curml du 16 avril 2019 duquel il 
ressort que : « La multiplicité et les localisations des lésions constatées sur B.________ sont 

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évocatrices d’une hétéro-agression. L’ensemble des lésions a pu se produire selon les mécanismes 
et aux moments relatés par B.________» (DO 4'039).

En outre, contrairement à ce que soutenait le prévenu, il ressort des images de surveillance de 
l’hôpital que le prévenu était vigoureux, nerveux et agressif, allant jusqu’à donner deux gifles à son 
épouse dans les locaux de l’hôpital (DO 2'130, 2'140). L’état agressif dans lequel se trouvait le 
prévenu est confirmé par les policiers qui ont été appelés, le personnel de santé et de sécurité de 
l’hôpital et le conducteur de taxi. Cela contredit donc les allégations du prévenu selon lesquelles il 
aurait été à tel point diminué du fait de sa blessure qu’il n’aurait pas pu adopter un comportement 
violent. De plus, l’état agité et agressif dans lequel se trouvait le prévenu durant la nuit du 28 au 
29 janvier 2019 a également été confirmé par D.________ et C.________ qui ont également été 
victimes de menaces et de voies de fait, respectivement de menaces, de la part du prévenu, ce qu'il 
ne conteste pas dans sa déclaration d'appel. 

Quant au fait que les policiers qui se sont présentés au domicile du couple, le matin des faits, à 
09.50 heures, n’ont rien remarqué d’anormal, la Cour a déjà examiné cette question et en a conclu 
que cela ne saurait discréditer la plaignante ou faire planer un doute sur la cause des lésions qu’elle 
a subies (cf. supra consid. 3.2.1.). Vu l’état de peur et d’angoisse dans lequel se trouvait la plaignante 
au moment où la police est intervenue à son domicile, il est parfaitement possible qu’elle ait réussi 
à dissimuler l’état de détresse dans lequel elle se trouvait à ce moment-là. 

Partant, au vu de l’ensemble de ces éléments, la Cour considère que c’est bien le prévenu qui a 
causé les lésions constatées médicalement à la plaignante, au petit matin, le 29 janvier 2019. Ce 
grief est donc rejeté.

4.3. L’appelant ne conteste pas à titre indépendant la qualification juridique des lésions 
corporelles qui lui sont reprochées après le retour de l’hôpital, le 29 janvier 2019. La Cour n’a dès 
lors pas à revoir ce point. Au demeurant, la qualification juridique de ces faits opérée par le Tribunal 
(cf. jugement attaqué, p. 39 s.) ne prête pas le flanc à la critique et la Cour y renvoie (cf. art. 82 al. 4 
CPP). 

5.

L’appelant ne fait valoir aucune critique motivée concernant l’épisode de l’extorsion portant sur 
CHF 500.- au préjudice de son épouse, ni concernant celui où il a contraint son épouse à lui donner 
son téléphone ainsi que son code. La Cour se réfère ainsi aux considérants du jugement attaqué 
qui ne prêtent pas le flanc à la critique (art. 82 al. 4 CPP) et confirme la condamnation sur ces points 
(extorsion et contrainte).

6.

6.1. L’appelant conteste la quotité de la peine qui lui a été infligée à titre indépendant et invoque 
une violation de l’art. 47 CP. Il considère que la peine prononcée en première instance est 
arbitrairement sévère. Il allègue que le Tribunal a méconnu l'état dans lequel il se trouvait au moment 
des faits, en particulier les effets d'une consommation d'alcool importante sur sa capacité de 
discernement. Il lui reproche aussi d’avoir considéré que sa blessure ne pouvait être qualifiée de 
grave au point de diminuer sa responsabilité pénale. Il relève qu’il s'est blessé gravement aux doigts 
et a perdu une grande quantité de sang. Pris de panique et de douleurs intenses, il a alors 
commencé à boire et est arrivé aux urgences avec un taux d'alcool de plus de deux grammes pour 
mille. De plus, il souligne qu’il est notoire que les effets de l'alcool et des benzodiazépines se 

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renforcent mutuellement. A.________ soutient également qu’il était extrêmement préoccupé par la 
gravité de sa blessure et qu’il se trouvait en plus en état de responsabilité pénale restreinte en raison 
de sa consommation d'alcool et de la perte importante de sang, ce que l'autorité intimée n'a 
manifestement pas pris en considération. Il soutient également que les événements survenus les 
28 et 29 janvier 2019 ne sont pas prémédités et qu’il n'a jamais été violent physiquement à l'encontre 
de B.________ auparavant. Il allègue que les circonstances particulières, à savoir l'accident de 
voiture, la blessure grave à la main, la perte de sang et la consommation importante d'alcool, l’ont 
certainement entraîné à commettre des actes qu'il n'aurait jamais commis en temps normal. Ainsi, il 
considère que sa culpabilité est faible. Concernant ses antécédents judiciaires, A.________ relève 
qu'aucune de ses condamnations n'est en lien avec les actes commis les 28 et 29 janvier 2019. 
Partant, il conclut au prononcé d’une privative de liberté clémente assorti du sursis complet, 
subsidiairement à une peine clémente qui n'excédera pas la durée déjà passée en détention 
préventive (courrier du 22 octobre 2021 et conclusions prises ce jour).

6.2.

6.2.1. Aux termes de l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur; il prend en 
considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier, ainsi que l'effet de la peine 
sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger 
du bien concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur 
et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu 
de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). La culpabilité de l'auteur doit 
être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à 
savoir notamment la gravité de la lésion, le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution 
("objektive Tatkomponente"). Dans ce cadre, le juge tiendra compte également du mode d'exécution 
et, éventuellement, de la durée ou la répétition des actes délictueux. Du point de vue subjectif, sont 
pris en compte l'intensité de la volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur 
("subjektive Tatkomponente"), de même que la liberté de décision dont il disposait au moment d'agir; 
plus il aurait été possible de respecter la loi, plus grave apparaît alors sa décision de la violer. A ces 
composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés à l'auteur lui-même 
("Täterkomponente"), à savoir les antécédents, la réputation, la situation personnelle (état de santé, 
âge, obligations familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à 
la peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale (arrêt 
TF 6B_353/2012 du 26 septembre 2012 consid. 1.1 et les références citées). 

L'art. 47 CP n'énonce ni la méthode, ni les conséquences exactes qu'il faut tirer de tous les éléments 
précités quant à la fixation de la peine. Il confère donc au juge un large pouvoir d'appréciation. Dans 
sa décision, le juge doit exposer les éléments essentiels – relatifs à l'acte ou à l'auteur – qu'il prend 
en compte. Ainsi, le condamné doit connaître les aspects pertinents qui ont été pris en considération 
et comment ils ont été appréciés. Le juge peut passer sous silence les éléments qui, sans abus du 
pouvoir d'appréciation, lui paraissent non pertinents ou d'une importance mineure. La motivation doit 
justifier la peine prononcée, en permettant de suivre le raisonnement adopté. Cependant, le juge 
n'est nullement tenu d'exprimer en chiffres ou en pourcentages l'importance qu'il accorde à chacun 
des éléments qu'il cite. Plus la peine est élevée, plus la motivation doit être complète (ATF 134 IV 17 
consid. 2.1 et les références citées). Le critère essentiel pour fixer la peine reste celui de la faute. 
L'art. 47 CP ajoute comme critère l'effet de la peine sur l'avenir du condamné. Cet aspect de 
prévention spéciale ne permet toutefois que des corrections marginales, la peine devant toujours 
être proportionnée à la faute (arrêt TF 6B_823/2007 du 4 mars 2008 consid. 2 et les références 
citées). L'art. 47 CP est violé si le juge ne considère pas les critères susmentionnés ou si la peine 

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est dictée par des considérations étrangères à cette norme (ATF 134 IV 17 consid. 2.1; 116 IV 288 
consid. 2b).

6.2.2. En cas de diminution de la responsabilité pénale, le juge doit, d'abord, décider sur la base 
des constatations de fait de l'expertise dans quelle mesure la responsabilité pénale de l'auteur doit 
être restreinte sur le plan juridique et comment cette diminution de la responsabilité se répercute sur 
l'appréciation de la faute. La faute globale doit être qualifiée et désignée expressément dans le 
jugement (art. 50 CP). Ensuite, le juge doit déterminer la peine hypothétique qui correspond à cette 
faute. La peine ainsi fixée peut enfin être modifiée en raison de facteurs liés à l'auteur (cf. arrêt 
TF 6B_284/2012 du 29 octobre 2012 consid. 4.1.6). L'atténuation de la culpabilité liée à une 
responsabilité restreinte peut être compensée par d'autres éléments comme les mauvais 
antécédents du prévenu (cf. arrêt TF 6B_862/2015 du 7 novembre 2016 consid. 7.2).

On rappellera qu'aux termes de l'art. 19 al. 2 CP, le juge atténue la peine si, au moment d'agir, 
l'auteur ne possédait que partiellement la faculté d'apprécier le caractère illicite de son acte ou de 
se déterminer d'après cette appréciation. A la question de savoir dans quelle mesure la diminution 
de la responsabilité influe sur l'appréciation de la faute, il convient de garder à l'esprit que la 
responsabilité restreinte au sens de l'art. 19 al. 2 CP n'est qu'un critère parmi d'autres même si – 
selon le degré de diminution – il a un poids essentiel. D'un autre côté, on peut également envisager 
des circonstances qui augmentent la faute et qui compensent la diminution de la peine à laquelle il 
aurait fallu procéder en raison de la réduction de la capacité de discernement et d'appréciation. La 
preuve et la classification de la responsabilité restreinte ne se laissent pas objectiver avec des 
méthodes scientifiques exactes. La psychiatrie légale n'est pas en mesure d'offrir un système de 
mesure mathématique exact; c'est pour cette raison que la pratique a développé une tripartition 
pragmatique (atténuation légère, moyenne ou grave de la responsabilité). 

Il appartient au juge d'apprécier juridiquement une expertise psychiatrique. A ce sujet, il est en 
principe libre et n'est pas lié par les conclusions de l'expertise. Il lui appartient en particulier d'évaluer 
les causes d'une responsabilité restreinte. Le juge dispose aussi de la marge d'appréciation qui 
sous-tend une expertise psychiatrique lorsqu'il doit décider comment la diminution de la 
responsabilité constatée doit se manifester sur l'appréciation de la culpabilité (subjective) en tenant 
compte de l'ensemble des circonstances. Il faut appliquer dans un tel cas le barème ordinaire: une 
faute (objectivement) très grave peut être ramenée à cause d'une légère diminution de la 
responsabilité à une faute grave à très grave, tandis qu'une entrave moyenne peut ramener à une 
faute moyenne à grave et qu'une diminution grave peut ramener à une faute légère à moyenne. Sur 
la base de cette appréciation grossière, il appartient au juge, en tenant compte de l'ensemble des 
autres facteurs de fixation, de prononcer la peine à l'intérieur du cadre légal qui lui est offert, étant 
précisé qu'il dispose encore une fois d'un large pouvoir d'appréciation. En procédant de la sorte, il 
est entièrement tenu compte de la diminution de la responsabilité, comme l'exige la jurisprudence 
et sans donner à ce facteur une signification qui irait trop loin. Une pure réduction mathématique par 
rapport à la peine (hypothétique) qui devrait être infligée au vu des actes coupables est contraire au 
système. Elle limite de manière inadmissible la liberté d'appréciation du juge et doit être refusée. 
Elle conduit par ailleurs également à accorder régulièrement un poids trop important à l'atténuation 
de la capacité de discernement telle que fixée par l'expert psychiatrique (cf. ATF 136 IV 55 
consid. 5.6).

6.2.3. Si l'exécution d'un crime ou d'un délit en reste au stade de la tentative, le juge peut atténuer 
la peine (art. 22 al. 1 CP) et n'est alors pas lié par le minimum légal de la peine prévue pour l'infraction 
(art. 48a al. 1 CP). L'atténuation de la peine en application de l'art. 22 al. 1 CP est facultative. 

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Toutefois, selon la jurisprudence, la peine doit de toute manière être réduite lorsque le résultat de 
l'infraction ne s'est pas produit. La mesure de cette atténuation dépend notamment de l’imminence 
du résultat ainsi que des conséquences effectives des actes commis. S'il n'y a pas lieu d'atténuer la 
peine en application de l'art. 48a CP, le juge doit tenir compte de l'absence de résultat dommageable, 
comme élément à décharge, dans le cadre de l'application de l'art. 47 CP (arrêt TF 6B_281/2013 du 
16 juillet 2013 consid. 3.2.2). Il n'y a lieu de s'écarter du cadre légal ordinaire qu'en présence de 
circonstances exceptionnelles et faisant apparaître la peine encourue pour l'acte considéré comme 
trop sévère ou trop clémente dans le cas concret. La question d'une peine inférieure au cadre légal 
ordinaire peut se poser si des facteurs d'atténuation de la culpabilité, respectivement de la peine, 
qui relativisent largement un comportement en soi légèrement répréhensible du point de vue objectif, 
se rejoignent, de sorte qu'une peine arrêtée dans le cadre légal ordinaire heurterait le sentiment de 
la justice (ATF 136 IV 55 consid. 5.8; arrêts TF 6B_230/2012 du 18 septembre 2012 consid. 3.2 et 
6B_31/2011 du 27 avril 2011 consid. 3.4.1).

6.2.4. Aux termes de l'art. 49 al. 1 CP, si, en raison d'un ou de plusieurs actes, l'auteur remplit les 
conditions de plusieurs peines de même genre, le juge le condamne à la peine de l'infraction la plus 
grave et l'augmente dans une juste proportion. Il ne peut toutefois excéder de plus de la moitié le 
maximum de la peine prévue pour cette infraction. Il est en outre lié par le maximum légal de chaque 
genre de peine.

6.2.5. Finalement, c’est le lieu de rappeler que toute comparaison avec d'autres affaires est 
d’emblée délicate vu les nombreux paramètres entrant en ligne de compte pour la fixation de la 
peine. Il ne suffit pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine particulièrement 
clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement. Les disparités en cette 
matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le 
législateur; elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation 
(ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2).

6.3. Ce jour, A.________ est reconnu coupable de tentative de lésions corporelles graves, lésions 
corporelles simples (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce), voies de fait, 
voies de fait (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce), extorsion et chantage, 
injure, menaces, menaces (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce), 
contrainte, séquestration, contravention à la loi fribourgeoise d’application du code pénal, violation 
des règles de la circulation routière et contravention selon l’art. 19a de la loi sur les stupéfiants.

6.3.1. Les infractions de voies de fait (art. 126 al. 1 CP), voies de fait (conjoint durant le mariage ou 
dans l'année qui a suivi le divorce; art. 126 al. 2 let. b CP), contravention à la loi fribourgeoise 
d’application du code pénal (art. 12 let. a LACP), violation des règles de la circulation routière (art. 
90 al. 1 LCR) et contravention selon l’art. 19a de la loi sur les stupéfiants (art. 19a LStup), sont des 
contraventions qui sont uniquement passibles de l’amende. Le montant maximum de l’amende est 
de CHF 10'000.-, sauf disposition contraire de la loi (art. 106 al. 1 CP). Compte tenu du nombre 
d’infractions reprochées et de la situation financière du prévenu, le montant de CHF 2'500.- arrêté 
par le Tribunal ne prête pas le flanc à la critique. Au demeurant, l’appelant n’allègue pas quels sont 
les motifs qui justifieraient de lui infliger une amende de CHF 500.- seulement.

6.3.2. L’infraction d’injure (art. 177 al. 1 CP) est passible uniquement d’une peine pécuniaire. Etant 
donné la quantité et la grossièreté des injures proférées par le prévenu à l’encontre de B.________, 
son épouse, la Cour est d’avis qu’il convient de lui infliger une peine pécuniaire de 90 jours-amende. 

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S’agissant du montant de celui-ci, il est arrêté à CHF 30.-, eu égard à la situation financière précaire 
du prévenu.

6.3.3. S’agissant de l’infraction de tentative de lésions corporelles graves, elle est sanctionnée 
uniquement par une peine privative de liberté allant de 6 mois à 10 ans (art. 122 CP). Quant aux 
infractions de lésions corporelles simples (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le 
divorce; art. 123 al. 2 CP), extorsion et chantage (art. 156 CP), menaces (art. 180 al. 1 CP), menaces 
(conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce; art. 180 al. 2 CP), contrainte 
(art. 181 CP), séquestration (art. 183 ch. 1 CP), elles sont passibles d’une peine privative de liberté 
ou d’une peine pécuniaire. Pour chacune de ces dernières infractions, la Cour estime toutefois que 
le prononcé d’une peine pécuniaire n’entre pas en ligne de compte car vu la nature des infractions 
commises par l’appelant, leur lien entre elles, leur répétition pour certaines ainsi que l’absence de 
prise de conscience du prévenu, seule une peine privative de liberté est de nature à faire prendre 
conscience au prévenu de ses actes et de ses responsabilités et de pallier le risque de récidive. 
Parmi les infractions retenues à charge du prévenu, la plus grave est celle de tentative de lésions 
corporelles graves qui est passible d’une peine privative de liberté de 6 mois à 10 ans au plus. 
Partant, en application des règles sur le concours, la peine maximale à prononcer est une peine 
privative de liberté pouvant aller, en cas de circonstances particulières, jusqu’à 15 ans, sous réserve 
de l’interdiction de la reformatio in pejus.

Les actes commis par A.________ sont graves et sa culpabilité est objectivement et subjectivement 
lourde. Pendant près d’une journée, le prévenu a fait régner un climat de terreur et d’insécurité au 
sein de son foyer, violentant, menaçant, contraignant, séquestrant et blessant son épouse sans 
défense. De plus, le prévenu a tenté de causer à son épouse des lésions corporelles graves en 
voulant lui mettre le feu après l’avoir aspergée d’essence. Le prévenu lui a également extorqué de 
l’argent. Sous prétexte qu’il venait d’avoir un accident de la route, qu’il était blessé et énervé, 
l’appelant s’est défoulé sur son épouse et lui a fait subir des violences physiques et des pressions 
d’ordre psychique que rien ne saurait expliquer ni justifier. Certes, les actes du prévenu n’étaient 
pas prémédités et il n’a pas d’antécédent judiciaire en matière de violence conjugale, cela n’enlève 
rien à la gravité des faits qui sont jugés ce jour. Par la variété des infractions commises, l’appelant 
a lésé l’intégrité corporelle et psychique de son épouse, son sentiment de sécurité et son droit à la 
liberté d’action et de décision. Un pareil éventail démontre bien toute la brutalité des faits qui lui sont 
reprochés et dénote de sa part un mépris caractérisé envers son épouse. Il n’a fait preuve d’aucune 
considération pour son épouse, qu’il a traitée comme un simple objet, ni pour les deux autres 
victimes qu’il a menacées de mort. Les actes du prévenu sont en outre de nature à engendrer des 
conséquences importantes sur la vie et le quotidien de ses victimes. L’appelant, qui a agi sans le 
moindre scrupule, uniquement guidé par ses instincts primaires, n’a pas hésité à multiplier les 
infractions pour décharger ses nerfs et sa frustration. Son mobile était ainsi véritablement égoïste et 
bas. 

La Cour tient en revanche compte du fait que l’infraction de lésions corporelles grave est restée au 
stade de la tentative (art. 22 al. 1 CP) ce qui, le prévenu n'ayant pas été jusqu'au bout de son acte, 
justifie une réduction raisonnable de la culpabilité. 

De plus, l’expert a retenu chez l’appelant une responsabilité pénale légèrement diminuée (DO 4’245) 
en constatant une légère diminution de ses capacités volitives au moment de l’acte, ses capacités 
cognitives étant, en revanche, restées intactes. L’expert a relevé qu’il est peu probable que 
l’imprégnation éthylique restante qu’il a présentée ait pu significativement altérer ses capacités pour 
distinguer l’acte licite de l’illicite (capacités cognitives). Par contre, en ce qui concerne ses capacités 

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volitives, l’expert a indiqué qu’il est possible de considérer qu’elles furent légèrement diminuées si 
on prend en considération l’alcoolémie résiduelle et les concentrations de benzodiazépines dans le 
sang. En dépit du fait qu’il soit possible d’envisager une alcoolémie bien inférieure à 2 pour mille au 
moment des faits, le fait que les effets de l’alcool et des benzodiazépines se renforcent mutuellement 
permet d’envisager que les capacités d’autodétermination du prévenu étaient légèrement diminuées 
(DO 4'239). En revanche, contrairement à ce que soutient le prévenu, la perte de sang due à la 
coupure à son doigt n’a pas été prise en compte par l'expert dans l’évaluation de sa responsabilité 
pénale dès lors qu’une importante perte de sang provoque une hypovolémie, un état de fatigue du 
fait de la chute de la pression artérielle pouvant aboutir jusqu’à une perte de conscience, ce qui 
semble incompatible avec la nature des faits reprochés au prévenu (DO 4'269).

Partant, en application de l’art. 19 al. 2 CP, la Cour tient compte de la légère diminution de la 
responsabilité pénale constatée par l’expert de telle sorte que la culpabilité (objective) lourde doit 
être ramenée, conformément à la jurisprudence, à une culpabilité (subjective) qualifiée de 
moyennement lourde à lourde (ATF 136 IV 55 consid. 5.6).

Concernant la collaboration du prévenu à l’enquête, elle a été mauvaise. Le prévenu n’a cessé de 
nier son implication, n’admettant que certains de ses actes les moins graves. Durant toute la 
procédure, il a porté contre les victimes d’absurdes accusations en essayant sans cesse de les 
discréditer et de se positionner lui-même en victime d’un complot. Même s'il a maintenant admis la 
plupart des faits pour lesquels il a été condamné, l’appelant persiste à nier les faits les plus graves 
qui lui sont reprochés à l’égard de son épouse, faisant montre de narcissisme et de mépris plutôt 
que d’endosser son véritable rôle de prévenu. Il n'a manifesté qu'une prise de conscience partielle 
et très tardive de la gravité de ses actes. 

L’extrait actualisé du casier judiciaire du prévenu fait état de deux condamnations antérieures aux 
faits à juger. En 2016, il a été condamné par le Ministère public du canton de Fribourg pour 
opposition aux actes de l’autorité et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants, à un travail 
d’intérêt général de 20 heures, sursis pendant 2 ans - prolongé par la suite d’une année -, ainsi qu’à 
une amende de CHF 300.-. En 2017, il a été condamné par le Ministère public de l’arrondissement 
de La Côte pour violation grave des règles de la circulation routière à une peine pécuniaire de 
90 jours-amende à CHF 30.-, sursis pendant 3 ans, ainsi qu’à une amende de CHF 600.-. Les 
antécédents du prévenu ne sont pas d’une gravité importante et n’ont, partant, qu’une influence 
toute relative sur la fixation de la peine. Ils dénotent toutefois une certaine difficulté à respecter 
l’ordre juridique. 

Enfin, s'agissant de sa situation personnelle telle qu'exposée de manière pertinente par les premiers 
juges (cf. jugement querellé, p. 52), la Cour estime qu'elle a un effet neutre sur la peine.

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, la Cour considère que la peine de base pour 
sanctionner l’infraction de tentative de lésions corporelles graves, au vu des circonstances et pour 
tenir compte d’une réduction consécutive au fait que l’infraction est restée au stade de la tentative, 
doit être fixée à 18 mois. Conformément aux règles sur le concours, il y a lieu de l’augmenter de 
manière sensible, pour tenir compte des infractions de séquestration, d’extorsion et chantage, de 
lésions corporelles simples (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce), de 
contrainte, de menaces (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce) et de 
menaces. Il en découle qu’une peine privative de liberté de 30 mois est adéquate pour sanctionner 
l’ensemble des agissements de A.________. Cette peine tient compte du fait que certes les 

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infractions commises sont nombreuses et graves mais qu'elles se sont toutes déroulées sur une 
période limitée dans le temps. 

7.

La peine privative de liberté de 30 mois prononcée ce jour ne permet pas l’octroi d’un sursis complet 
(art. 42 CP). La peine pécuniaire prononcée peut en revanche être assortie d’un sursis total ou 
partiel (art. 42 ou 43 CP).

7.1. Le prévenu conclut à l'octroi du sursis en motivant par le fait qu'il n'a pas d'antécédents qui 
parlent en sa défaveur –  les condamnations au casier étant sans lien avec les actes commis les 
28 et 29 janvier 2019 –  qu'il n'est pas récidiviste, qu'il a l'intention de changer sa vie et qu'il faut lui 
faire confiance. De plus, il relève que durant la procédure, plusieurs mesures d'éloignement ont été 
prononcées à son encontre et qu’elles ont toujours été respectées. Par conséquent, l’appelant 
estime qu'il y a lieu de lui accorder un pronostic favorable. 

7.2. L'art. 42 CP dispose que le juge suspend en règle générale l'exécution d'une peine privative 
de liberté de deux ans au plus lorsqu'une peine ferme ne paraît pas nécessaire pour détourner 
l'auteur d'autres crimes ou délits (al. 1). Sur le plan subjectif, le juge doit poser, pour l'octroi du sursis, 
un pronostic quant au comportement futur de l'auteur. La question de savoir si le sursis serait de 
nature à détourner l'accusé de commettre de nouvelles infractions doit être tranchée sur la base 
d'une appréciation d'ensemble, tenant compte des circonstances de l'infraction, des antécédents de 
l'auteur, de sa réputation et de sa situation personnelle au moment du jugement, notamment de 
l'état d'esprit qu'il manifeste. Le pronostic doit être posé sur la base de tous les éléments propres à 
éclairer l'ensemble du caractère de l'accusé et ses chances d'amendement. Il n'est pas admissible 
d'accorder un poids particulier à certains critères et d'en négliger d'autres qui sont pertinents. Depuis 
2007, le nouveau droit pose des exigences moins élevées quant au pronostic pour l'octroi du sursis. 
Auparavant il fallait que le pronostic soit favorable, désormais il suffit qu'il n'y ait pas de pronostic 
défavorable. Le sursis est donc la règle dont on ne peut s'écarter qu'en présence d'un pronostic 
défavorable; il prime en cas d'incertitude (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.2.1 et 4.2.2).

L'art. 43 CP dispose que le juge peut suspendre partiellement l'exécution d'une peine privative de 
liberté d'un an au moins et de trois ans au plus afin de tenir compte de façon appropriée de la faute 
de l'auteur (al. 1). La partie à exécuter ne peut excéder la moitié de la peine (al. 2). La jurisprudence 
y applique les principes suivants: les conditions subjectives permettant l'octroi du sursis (art. 42 CP), 
à savoir les perspectives d'amendement, valent également pour le sursis partiel prévu à l'art. 43 CP, 
dès lors que la référence au pronostic ressort implicitement du but et du sens de cette dernière 
disposition. Ainsi, lorsque le pronostic quant au comportement futur de l'auteur n'est pas 
défavorable, la loi exige que l'exécution de la peine soit au moins partiellement suspendue. En 
revanche, un pronostic défavorable exclut également le sursis partiel: en effet, s'il n'existe aucune 
perspective que l'auteur puisse être influencé de quelque manière par un sursis complet ou partiel, 
la peine doit être entièrement exécutée (cf. ATF 134 IV 1 consid. 5.3.1; arrêt TF 6B_713/2007 du 
4 mars 2008 consid. 2.2.1 ss). Par ailleurs, lorsque la peine est telle qu'elle permette le choix entre 
le sursis complet (art. 42 CP) et le sursis partiel (art. 43 CP), l'octroi du sursis au sens de l'art. 42 
CP est la règle et le sursis partiel l'exception, celle-ci ne devant être admise que si, sous l'angle de 
la prévention spéciale, l'octroi du sursis pour une partie de la peine ne peut se concevoir que 
moyennant exécution de l'autre partie; dès lors, l'exception du sursis partiel ne se pose qu'en cas 
de pronostic très incertain, à savoir lorsqu'il existe des doutes très importants au sujet du 
comportement futur de l'auteur, notamment au vu de ses antécédents (TF arrêt 6B_492/2008 du 

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19 mai 2009 consid. 3.1.1 et 3.1.3 non publiés aux ATF 135 IV 152). Lorsqu'il existe, notamment en 
raison de condamnations antérieures, de sérieux doutes sur les perspectives d'amendement de 
l'auteur, qui ne justifient cependant pas encore, à l'issue de l'appréciation de l'ensemble des 
circonstances, un pronostic concrètement défavorable, le tribunal peut accorder un sursis partiel au 
lieu du sursis total. On évite de la sorte, dans les cas de pronostics très incertains, le dilemme du 
"tout ou rien". Un pronostic défavorable, en revanche, exclut tant le sursis partiel que le sursis total 
(cf. arrêt TF 6B_1013/2014 du 15 septembre 2015 consid. 4).

7.3. En l’espèce, l’expert a jugé le risque de récidive du prévenu élevé à l’encontre de son épouse 
s’ils devaient se remettre ensemble (DO 4'245 et 4'269). Cela ne semble toutefois pas être la volonté 
des deux intéressés. L’expert a également relevé que le risque que l’intéressé mette à exécution 
ses menaces proférées tout au long de la soirée des faits est limité mais qu’il serait néanmoins 
augmenté dans un contexte de consommation importante d’alcool (DO 4'245 s.). Concernant le 
risque de récidive à l’encontre de tierces personnes, il a été qualifié de faible (DO 4'245 et 4'269). 
L’expert a toutefois relevé qu’il n’était pas à l’abri de commettre le même type d’infractions que celles 
figurant sur son casier judiciaire, comme des délits contre la LStup et la LCR ainsi que des délits de 
violence s’il venait à se remettre en couple avec son épouse ou une autre femme (DO 4'245). Ce 
risque concernant une autre femme avec qui il se remettrait en couple a été qualifié de moyen par 
l’expert (DO 4'269). 

De plus, par ordonnance du 29 mai 2019 du Tribunal des mesures de contrainte, A.________ a été 
remis en liberté moyennant le respect de mesures de substitution (DO 6'100), lesquelles ont été 
régulièrement prolongées, voire adaptées (DO 6'208). Le Tribunal a prolongé ces mesures de 
substitution en date du 6 mai 2021. Cependant, le prévenu n’a pas respecté plusieurs de ces 
mesures puisqu’il ne s’est pas présenté à trois de ses contrôles d’abstinence à l’alcool et au cannabis 
(mai, juin, juillet 2021), le dernier contrôle datant du 1er mars 2021 (DO 100'087 et email de 
O.________ du 20 août 2021). Il ne s’est pas non plus présenté à son entretien de probation, le 
27 mai 2021, sans justifier son absence (DO 100'087, 100'088, 100’095) et il a interrompu son suivi 
au Centre d’addictologie, le 22 juillet 2021, indiquant à ses thérapeutes qu'il se chargerait lui-même 
d'organiser un suivi dans le canton de Vaud (cf. email de O.________ du 20 août 2021 et PV du 
30 août 2021, p. 5). Le 16 août 2021, il s’est finalement rendu à un entretien avec son agente de 
probation. Il s’est montré très agité, parlait fort, voire hurlait, et avait des propos parfois incohérents. 
Il a tenu des propos virulents et menaçants contre le Procureur et dénigrants vis-à-vis de son ex-
épouse. Il a en outre indiqué qu’il avait une nouvelle copine et qu’il s’était fait hospitaliser de manière 
volontaire à P.________ du 11 au 17 août 2021 (cf. email de O.________ du 20 août 2021), suite à 
une tentative de suicide et un état dépressif (cf. rapport du 31 août de P.________, PV du 30 août 
2021 p. 3). Dans la mesure où les mesures de substitution visent à limiter les facteurs de risque 
généraux de violence, en particulier le rôle que l'alcool et le cannabis ont pu jouer dans les faits qui 
lui sont reprochés dans la procédure pénale, et, avec eux, le risque de réitération