# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e746a6b8-e2a7-595f-8607-63f67648c3d5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-08-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.08.2015 A/2781/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2781-2014_2015-08-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2781/2014-PE ATA/861/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 25 août 2015 

1
ère

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Imed Abdelli, avocat  

contre 

 OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

19 janvier 2015 (JTAPI/68/2015) 

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A/2781/2014 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______, ressortissant égyptien né le ______1965, est arrivé en 
Suisse le 2 novembre 2001 et a épousé Madame B______, ressortissante suisse, le 
11 janvier 2002.  

  Il a été mis au bénéfice d’une autorisation de séjour au titre du 
regroupement familial avec son épouse, autorisation qui a été renouvelée jusqu’au 
10 janvier 2006. 

2)  Le divorce des époux, séparés depuis le 10 octobre 2003, a été prononcé par 
le Tribunal de première instance du canton de Genève le 11 septembre 2006. 

3)  Bien que l’office cantonal de la population, devenu depuis lors l’office 
cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) ait été disposé à 
autoriser la poursuite du séjour de l’intéressé en Suisse, l’office fédéral des 
migrations, devenu depuis lors le secrétariat d’État aux migrations (ci-après : 
SEM), autorité d’approbation, a refusé cette prolongation. Cette décision a été 
confirmée par le Tribunal administratif fédéral (ci-après : TAF) par arrêt du 
16 mars 2009 (ATAF C-7487/2007 du 16 mars 2009). 

4)  L’intéressé a quitté la Suisse le 11 décembre 2009. 

5)  Du 17 janvier 2010 au 15 juillet 2012, M. A______ a séjourné en Suisse au 
bénéfice d’une carte de légitimation délivrée par le département fédéral des 
affaires étrangères ; l’intéressé était membre du personnel administratif de la 
mission permanente de la République arabe d’Égypte. 

6) a. Par courrier non daté, reçu par l’OCPM le 29 octobre 2012, M. A______ a 
sollicité une autorisation de séjour avec possibilité de travailler, pour pouvoir 
continuer à vivre en Suisse, pays où il avait son appartement, ses amis et des 
membres de sa famille. 

  À ce courrier était annexé une liasse de copies de documents, dont il 
ressortait notamment qu’il avait été engagé le 1er juillet 2012 par l’entreprise 
individuelle «C ______ ». 

 b. L’OCPM a refusé de la délivrer par décision du 9 juillet 2014. Un délai 
échéant au 9 août 2014 lui était imparti pour quitter le territoire de la 
Confédération helvétique.  

  Au cours de l’instruction de cette requête, l’intéressé a transmis à l’OCPM 
divers justificatifs concernant son séjour en Suisse, ses moyens financiers, son 

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niveau de maîtrise de la langue française et les membres de sa famille séjournant 
notamment en Suisse.  

  Il a, de plus, indiqué s’être marié le 29 décembre 2009 au Caire. Un enfant 
était né de cette union le ______ 2011. Son épouse attendait un deuxième enfant 
pour le mois de janvier 2013. Elle séjournait, de même que leur fils, en Égypte. 

7)  Le 15 septembre 2014, M. A______ a saisi le Tribunal administratif de 
première instance (ci-après : TAPI) d’un recours contre la décision précitée. 
Depuis 2012, il était employé par la société C______, réalisant un salaire brut de 
CHF 4'500.- par mois lorsqu’il atteignait un taux d’activité de 100 %. Le fait que 
sa famille soit en Égypte démontrait son respect des autorités suisses et non son 
absence d’attaches avec ce pays, où il avait travaillé pendant vingt ans et où trois 
de ses frères et sœurs résidaient.  

8)  Par jugement du 19 janvier 2015, le TAPI a rejeté le recours et confirmé la 
décision initiale de l’OCPM. M. A______ ne pouvait être mis au bénéfice d’un 
permis de séjour pour cas de rigueur : il avait été exempté des mesures de 
limitation suite à son mariage avec Mme B______ et ne pouvait être exempté une 
seconde fois. Les conditions du renouvellement de son autorisation de séjour 
initiale avaient été niées par le TAF le 16 mars 2009. 

  L’exécution de son renvoi en Égypte était exigible, possible et licite.  

9)  Le 19 février 2015, M. A______ a saisi la chambre administrative de la 
Cour de justice (ci-après : chambre administrative) d’un recours contre le 
jugement précité, concluant à ce qu’il soit autorisé à séjourner à Genève.  

  L’intéressé n’avait pas séjourné en Suisse depuis le mois de novembre 2001, 
mais antérieurement, car il avait bénéficié de visas réguliers et y avait été employé 
au moins depuis 1998. Il y était venu régulièrement depuis 1983, alors qu’il avait 
18 ans. Son séjour n’avait été interrompu que pendant trente-sept jours entre le 
11 décembre 2009 et le 17 janvier 2010. Il avait toujours eu une activité. Les 
membres actifs de sa famille vivaient à l’étranger, trois étant, avec leur famille, à 
Genève, ville dans laquelle son père avait travaillé pendant vingt ans.  

  La prétendue impossibilité d’obtenir une deuxième exemption aux mesures 
de limitation retenue par le TAPI était insoutenable, dès lors que l’OCPM 
lui-même, dans sa décision du 9 juillet 2014, envisageait cette possibilité, tout en 
l’écartant.  

  Au surplus, sa situation correspondait aux exigences permettant de la 
qualifier d’extrême gravité.  

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  La situation en Égypte, du fait de la violence généralisée y régnant et des 
tensions l’opposant à un de ses pays voisins, ne permettait d’y envisager un 
renvoi.  

10)  Le détail des arguments soulevés et les pièces produites seront, en tant que 
de besoin, détaillés dans la partie en droit des présentes écritures. 

11)  Le 9 mars 2015, l’OCPM a conclu au rejet du recours.  

  M. A______ ne remplissait pas les critères permettant d’admettre qu’il se 
trouvait dans une situation d’extrême gravité. Tant le Tribunal fédéral que le TAF 
avaient confirmé que les renvois en Égypte étaient exigibles et licites.  

12)  Exerçant son droit à la réplique, M. A______ a maintenu ses conclusions 
antérieures, en les développant. 

13)  Le 1er juin 2015, les parties ont été entendues en audience de comparution 
personnelle.  

  M. A______ a insisté sur le fait qu’il était prévu qu’il reprenne la société de 
son frère, lequel allait repartir en Égypte afin de s’occuper de son père, lequel y 
avait eu une attaque cérébrale en 2012. Sa femme et ses enfants étaient en Égypte. 
Il n’avait pas voulu les faire venir en Suisse tant qu’il n’était pas sûr d’y avoir une 
situation stable et un bon salaire. 

  Entre 1983 et 1989, il était venu trois ou quatre mois par année en Suisse, 
puis était retourné en Égypte pour y faire son service militaire. Son père avait 
travaillé à Genève pendant vingt-sept ans. Il aimait la Suisse car ce pays offrait un 
respect, une tranquillité et une sécurité qu’il appréciait et qu’il aimerait offrir à sa 
famille.  

  L’OCPM a persisté dans les termes de sa décision. 

14)  Sur quoi, la cause a été gardée à juger, avec l’accord des parties. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le recours devant la chambre administrative peut être formé pour violation 
du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, ainsi que pour 
constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 LPA). En 

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revanche, celle-ci ne connaît pas de l’opportunité d’une décision prise en matière 
de police des étrangers, dès lors qu’il ne s’agit pas d’une mesure de contrainte 
(art. 61 al. 2 LPA ; art. 10 al. 2 de la loi d'application de la loi fédérale sur les 
étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10, a contrario). 

3)  Le recourant reproche au TAPI et à l’OCPM d’avoir violé les dispositions 
applicables à l’octroi d’une autorisation de séjour pour cas individuel d’extrême 
gravité et conteste l’exigibilité de l’exécution de son renvoi. 

4) a. Aux termes de l’art. 30 al. 1 let. b LEtr, il est possible de déroger aux 
conditions d’admission d’un étranger en Suisse pour tenir compte d’un cas 
individuel d’extrême gravité. 

 b. À teneur de l’art. 31 al. 1 de l’ordonnance fédérale relative à l’admission, au 
séjour et à l’exercice d’une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - 
RS 142.201), afin d’apprécier l’existence d’un cas individuel d’extrême gravité, il 
convient de tenir compte notamment de l'intégration du requérant (let. a), du 
respect de l'ordre juridique suisse par le requérant (let. b), de la situation familiale, 
particulièrement de la période de scolarisation et de la durée de la scolarité des 
enfants (let. c), de la situation financière ainsi que de la volonté de prendre part à 
la vie économique et d'acquérir une formation (let. d), de la durée de la présence 
en Suisse (let. e), de l'état de santé (let. f) et des possibilités de réintégration dans 
l'État de provenance (let. g). 

  Cette disposition comprend une liste exemplative de critères à prendre en 
considération pour la reconnaissance de cas individuels d'une extrême gravité. 

 c. La jurisprudence développée au sujet des cas de rigueur selon le droit en 
vigueur jusqu’au 31 décembre 2007 (art. 13f de l’ancienne ordonnance sur les 
étrangers [aOLE]) est toujours d’actualité pour les cas d’extrême gravité qui leur 
ont succédé (ATF 136 I 254 consid. 5.3.1 p. 262). Les dispositions dérogatoires 
des art. 30 LEtr et 31 OASA présentent un caractère exceptionnel et les conditions 
pour la reconnaissance d’une telle situation doivent être appréciées de manière 
restrictive (ATF 128 II 200 consid. 4 p. 207 ; ATA/770/2014 du 30 septembre 
2014 ; ATA/703/2014 du 2 septembre 2014 ; ATA/531/2010 du 4 avril 2010). 
Elles ne confèrent pas de droit à l'obtention d'une autorisation de séjour (ATF 137 
II 345 consid. 3.2.1 p. 348). 

 d. Pour admettre l’existence d’un cas d’extrême gravité, il est nécessaire que 
l’étranger concerné se trouve dans une situation de détresse personnelle. Cela 
signifie que ses conditions de vie et d’existence, comparées à celles applicables à 
la moyenne des étrangers, doivent être mises en cause de manière accrue, c’est-à-
dire que le refus de soustraire l’intéressé à la règlementation ordinaire d’admission 
comporte pour lui de graves conséquences. Le fait que l’étranger ait séjourné en 
Suisse pendant une assez longue période, qu’il y soit bien intégré socialement et 

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professionnellement et que son comportement n’ait pas fait l’objet de plaintes ne 
suffit pas, à lui seul, à constituer un cas d’extrême gravité ; il faut encore que sa 
relation avec la Suisse soit si étroite qu’on ne puisse exiger qu’il aille vivre dans 
un autre pays, notamment dans son pays d’origine. À cet égard, les relations de 
travail, d’amitié ou de voisinage que l’intéressé a pu nouer pendant son séjour ne 
constituent normalement pas des liens si étroits avec la Suisse qu’ils justifieraient 
une exception (ATF 124 II 110 consid. 3 p. 113 ; arrêt du Tribunal administratif 
fédéral C-6628/2007 du 23 juillet 2009 consid. 5.2 ; ATA/648/2009 du 
8 décembre 2009 ; Alain WURZBURGER, La jurisprudence récente du Tribunal 
fédéral en matière de police des étrangers, RDAF 1997 I 267 ss). Son intégration 
professionnelle doit en outre être exceptionnelle ; le requérant possède des 
connaissances professionnelles si spécifiques qu’il ne pourrait les utiliser dans son 
pays d’origine ; ou alors son ascension professionnelle est si remarquable qu’elle 
justifierait une exception aux mesures de limitation (arrêt du Tribunal fédéral 
2A.543/2001 du 25 avril 2002 consid. 5.2 ; ATA/770/2014 précité ; 
ATA/703/2014 précité ; ATA/36/2013 du 22 janvier 2013 ; ATA/720/2011 du 
22 novembre 2011 ; ATA/639/2011 du 11 octobre 2011 ; ATA/774/2010 du 
9 novembre 2010). 

 e. Les étrangers séjournant en Suisse au bénéfice d'une carte de légitimation du 
DFAE ne peuvent ignorer que leur présence et celle de leur famille en Suisse, 
directement liées à la fonction qu'ils occupent, revêt un caractère temporaire (arrêt 
du Tribunal administratif fédéral C-5160/2011 du 19 novembre 2012 consid. 5.1). 
Le Tribunal fédéral a ainsi considéré que la durée du séjour que les détenteurs 
d’une carte de légitimation avaient accompli en Suisse à ce titre n'était en principe 
pas déterminante pour la reconnaissance d'un cas personnel d'extrême gravité 
(arrêts du Tribunal fédéral 2A.59/2006 du 3 mai 2006 consid. 3 ; 2A.321/2005 du 
29 août 2005 consid. 4.1 ; 2A.543/2001 du 25 avril 2002 consid. 5.1 et la 
jurisprudence citée; Alain WURZBURGER, La jurisprudence récente du Tribunal 
fédéral en matière de police des étrangers, in RDAF 1997 I 267 p. 291 ss). Ils ne 
peuvent donc en principe pas obtenir un titre de séjour fondé sur un cas de rigueur 
lorsque prend fin la fonction ou la mission pour laquelle une autorisation de séjour 
– d'emblée limitée à ce but précis – leur avait été délivrée, sous réserve de 
circonstances tout à fait exceptionnelles (arrêts du Tribunal fédéral 2A.540/2005 
du 11 novembre 2005 consid. 3.2.1 ; 2A.321/2005 du 29 août 2005 consid. 4.1 et 
2A.543/2001 du 25 avril 2002 consid. 5 ; ATAF  2007/44 du 12 juillet 2007 
consid.  4.3 ; 2007/16 du 1er juin 2007 consid. 7 ; arrêts du Tribunal administratif 
fédéral C-5160/2011 du 19 novembre 2012 consid. 5.1 et C-5829/2009 du 29 avril 
2011 consid. 7.1). 

5)  Aux termes de l’art. 64 al. 1 let. c LEtr, tout étranger dont l’autorisation est 
refusée, révoquée ou qui n’est pas prolongée après un séjour autorisé est renvoyé. 
La décision de renvoi est assortie d’un délai de départ raisonnable (art. 64d 
al. 1 LEtr). 

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  L’exécution du renvoi d’un étranger ne peut toutefois être ordonné que si 
l’exécution de cette mesure est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée 
(art. 83 al. 1 LEtr). La portée de cette disposition étant similaire à celle de l’ancien 
art. 14a de la loi fédérale sur le séjour et l’établissement des étrangers du 26 mars 
1931 (aLSEE - RS 142.20), la jurisprudence rendue et la doctrine en rapport avec 
cette disposition légale restent donc applicables (ATA/244/2012 du 24 avril 
2012 ; ATA/750/2011 précité ; ATA/848/2010 du 30 novembre 2010). 

  L’exécution du renvoi d’un étranger n’est pas possible lorsque celui-ci ne 
peut quitter la Suisse pour son État d’origine, son État de provenance ou un État 
tiers, ni être renvoyé dans un de ces États (art. 83 al. 2 LEtr). Elle n’est pas licite 
lorsqu’il serait contraire aux engagements internationaux de la Suisse 
(art. 83 al. 3 LEtr). Elle n’est pas raisonnablement exigible si elle met 
concrètement en danger l’étranger, par exemple en cas de guerre, de guerre civile, 
de violence généralisée ou de nécessité médicale (art. 83 al. 4 LEtr).  

6) a. En l’espèce, le recourant se fonde en premier lieu sur la durée de son séjour 
en Suisse. Il y a lieu de relever que, suite à l’arrêt rendu par le Tribunal 
administratif fédéral en 2009, M. A______ a quitté la Confédération helvétique, 
même si c’est pour y revenir rapidement en étant au bénéfice d’un titre de séjour 
diplomatique. Avant ce départ, la durée de son séjour n’avait pas été estimée 
suffisante par l’autorité judiciaire fédérale, cette dernière relevant que, avant le 
dépôt d’une demande de visa en vue de son mariage, le 17 septembre 2001, 
l’intéressé n’avait bénéficié que de visas touristiques d’une durée de trois mois, 
parfois prolongé pour des motifs médicaux (cf. consid. a et b de l’ATAF précité). 

  À son retour en Suisse, il a bénéficié d’une carte de légitimation délivrée par 
le DFAE, puis a sollicité l’autorisation dont le refus est aujourd’hui litigieux. 

  Dans ces circonstances, la durée du séjour doit être relativisée et n’est pas, 
en elle-même, déterminante au regard des exigences nécessaires à la 
reconnaissance d’un cas d’extrême gravité. 

 b. L’intégration en Suisse du recourant, notamment professionnelle, ne 
présente pas le caractère d’exception demandé par la législation et la 
jurisprudence pour être déterminant dans la présente procédure. L’intéressé 
travaille certes pour l’entreprise individuelle de son frère depuis 2012, sans 
qu’une autorisation de travail provisoire n’ait été sollicitée. Il indique qu’il entend 
reprendre cette entreprise dès lors que son frère désire retourner avec sa famille en 
Égypte, sans toutefois donner d’éléments permettant de considérer ce cursus 
professionnel comme étant exceptionnel. De plus, il n’apparaît pas que les 
compétences professionnelles acquises par l’intéressé en Suisse ne puissent être 
utilisées en Égypte. 

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 c. La réintégration de M. A______ dans son pays d’origine, même si elle peut 
présenter certaines difficultés, ne constitue pas un empêchement majeur. D’un 
point de vue familial, l’intéressé a encore de fortes relations dans ce pays puisque 
sa femme, son fils et son père y vivent et que son frère, ainsi que la famille de ce 
dernier, entendent y retourner. 

 d. L'Égypte ne connaît pas une situation de guerre, de guerre civile ou de 
violence généralisée qui permettrait d'emblée - et indépendamment des 
circonstances du cas d'espèce - de présumer, à propos de tous les ressortissants du 
pays, l'existence d'une mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr 
(ATAF D-2183/2015 du 5 juin 2015 ; ATAF C-528/2012 confirmé par l’arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_794/2014  du 23 janvier 2014). 

7)  Au regard de ce qui précède, le recours sera rejeté.  

8)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA) et aucune indemnité de procédure ne 
lui sera allouée.  

 
***** 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 19 février 2015 par Monsieur A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 19 janvier 2015 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge du recourant ;  

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

- 9/10 - 

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communique le présent arrêt à Me Imed Abdelli, avocat du recourant, à l’office cantonal 
de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première instance, ainsi 
qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Payot Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

- 10/10 - 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.