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**Case Identifier:** 448c3ee6-0299-5a7c-9f6f-43ff649172c0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-10-10
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 10.10.2018 C/22479/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-22479-2017_2018-10-10.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 7 novembre 

2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22479/2017 ACJC/1386/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 10 OCTOBRE 2018 

   

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant et intimé d'un jugement rendu par la 
19ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 11 avril 2018, 

comparant par Me Catarina Monteiro Santos, avocate, rue du Marché 5, case postale 

5522, 1211 Genève 11, en l'étude de laquelle il fait élection de domicile,  

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée et appelante, comparant par  
Me Stéphanie Francisoz Guimaraes, avocate, boulevard des Philosophes 9,  

1205 Genève, en l'étude de laquelle elle fait élection de domicile.  

 

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C/22479/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/5380/208 rendu sur mesures protectrices de l'union conjugale 
le 11 avril 2018 et expédié pour notification une première fois le même jour et une 

seconde fois (à la suite d'une rectification d'erreur matérielle) le 19 du même mois, 

le Tribunal de première instance a : autorisé les époux B______ et A______ à 

vivre séparés (ch. 1 du dispositif), attribué à A______ la jouissance exclusive du 

domicile conjugal sis 1______ au C______ (GE) (ch. 2), enfin a condamné 

A______ à verser à B______ une contribution mensuelle à son entretien de 220 fr. 

à dater du 1
er

 janvier 2017 (ch. 3).  

 Les frais judiciaires, arrêtés à 200 fr., ont été mis à raison de la moitié à la charge 

de chacun des époux, chacun d'eux étant condamné à verser 100 fr. à ce titre à 

l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire  

(ch. 4). Il n'a pas été alloué de dépens (ch. 5) et les parties ont été déboutées de 

toutes autres conclusions (ch. 6).  

B.  Les deux époux forment appel de ce jugement.  

 a. Par acte expédié au greffe de la Cour de justice le 23 avril 2018 et sans prendre 
de conclusions formelles, A______ fait valoir, dans le corps de son acte, 

qu'aucune contribution n'est due entre époux. Dans une écriture ultérieure, du  

6 juin 2018, il a précisé qu'il sollicitait l'annulation des chiffres 3 et 6 du dispositif 

attaqué et la constatation qu'il ne doit aucune contribution à l'entretien.  

 La requête de l'appelant tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché au 
jugement attaqué a été rejetée par arrêt de la Cour du 21 juin 2018. 

 Le 11 juin 2018, B______ a conclu à l'irrecevabilité de l'appel, subsidiairement à 
son rejet, sous suite de frais et dépens.  

 Les parties ont encore échangé réplique et duplique, en date des 9 et 23 juillet 
2018.  

 b. Par acte déposé au greffe de la Cour le 23 avril 2018, B______ conclut à 
l'annulation des chiffres 3 et 6 du dispositif attaqué, sollicitant la condamnation de 

A______ à lui verser une contribution mensuelle d'entretien de 860 fr. dès le  

1
er

 janvier 2017 et une provisio ad litem de 5'000 fr., avec suite de frais.  

 Dans sa réponse du 11 juin 2018, A______ a conclu au rejet de l'appel, avec suite 
de frais et dépens.  

 Le 9 juillet 2018, B______ a déclaré persister dans son appel.  

 c. Sur quoi, les deux appels ont été gardés à juger le 26 juillet 2018.  

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C/22479/2017 

C.  Les éléments suivants résultent de la procédure :  

 a. A______, né le ______ 1961 à D______ (Espagne), originaire de E______ 
(GE), et B______, née [B______] le ______ 1973 à F______ (Bolivie), de 

nationalité bolivienne, se sont mariés le ______ 2010 à E______. Préalablement, 

par contrat de mariage du 9 décembre 2010, ils avaient adopté le régime de la 

séparation de biens.  

 Aucun enfant n'est issu de cette union. B______ est la mère d'un enfant majeur, 
G______, né le ______ 1997 en Bolivie, et qui vit avec elle. A______ est le père 

de deux enfants majeurs, nés d'une précédente union.  

Les époux vivent séparés depuis le mois de décembre 2012. A______ est alors 

demeuré au domicile conjugal. B______ a dans un premier temps pris à bail, 

conjointement avec un tiers, H______, un appartement de 4 pièces sis 2______ à 

Genève, appartement dans lequel elle a, selon son dire, toutefois vécu seule avec 

son fils. Dans un second temps et dès le 1
er

 juillet 2017, elle est seule locataire 

d'un appartement de 4 pièces sis 3______ à Genève; à son dire, depuis cette date, 

seul H______ réside dans l'appartement sis 2______, dont le bail est cependant 

demeuré conjoint.  

G______, qui vit avec sa mère, poursuit des études à l'Ecole I______.  

En 2016, B______ a réalisé un salaire mensuel net moyen de 5'240 fr., montant 

qui incluait une prime annuelle de 4'200 fr. Pour 2017, elle a produit ses fiches de 

salaire pour les mois de mai à juillet 2017, lesquelles font état d'un salaire 

mensuel brut de base de 4'905 fr., auquel s'ajoutent une participation à l'assurance 

maladie de 175 fr., une rémunération variable pour des heures supplémentaires, 

enfin une prime annuelle de 3'600 fr. brut, d'où un salaire mensuel net de  

4'988 fr. 65 en mai 2017, de 7'901 fr. 05 (ce montant comprenant la prime 

annuelle de 3'600 fr. brut) en juin 2017, enfin de 4'526 fr. 60 en juillet 2017. 

B______ n'a aucune fortune. Elle fait état de dettes, contractées après la 

séparation, qu'elle rembourse à hauteur de 220 fr. par mois.  

En 2016, A______ a réalisé un salaire mensuel net de 7'490 fr. Au  

1
er

 janvier 2017, il a déclaré des avoirs mobiliers totalisant 140'000 fr.  

b. Le 29 septembre 2017, B______ a saisi le Tribunal de première instance d'une 
requête de mesures protectrices de l'union conjugale, sollicitant l'autorisation de 

vivre séparée, l'attribution de la jouissance exclusive du logement conjugal à son 

mari et la condamnation de ce dernier à lui verser, dès le 1
er

 janvier 2017, une 

contribution mensuelle d'entretien de 2'000 fr, ainsi qu'une provisio ad litem de 

5'000 fr.  

- 4/9 - 

 

C/22479/2017 

Les parties se sont accordées sur le principe de la vie séparée et sur le sort du 

logement conjugal. A______ a conclu au rejet des conclusions financières de son 

épouse.   

c. Le Tribunal a établi comme suit la situation financière des parties : 

c.a A______, ______ [profession] pour J______, percevait un salaire mensuel net 
moyen de 7'491 fr. 30, pour des charges arrêtées à 5'885 fr. 30, soit : montant de 

base OP (1'200 fr.); loyer (1'806 fr.); assurance-maladie (521 fr. 80); frais 

médicaux (27 fr.); impôts (1'615 fr.); leasing véhicule (536 fr.); assurance 

véhicule (142 fr.); assurance RC (37 fr. 50). 

c.b B______, ______ [profession] chez K______, réalisait un salaire mensuel net 
moyen de 5'240 fr., prime de performance et heures supplémentaires comprises, 

pour des charges arrêtées à 4'070 fr., soit : montant de base OP (1'200 fr.); loyer 

(1'620 fr.); assurance-maladie (497 fr. 45); frais médicaux non remboursés  

(49 fr.); assurance-accident (36 fr. 35); assurance RC (33 fr. 50); abonnement 

TPG (70 fr.); charge fiscale, admise implicitement dans le calcul, vu le total de 

charges retenu : 564 fr. 15). Ont été écartés le remboursement de dettes (230 fr.), 

celles-ci n'étant pas régulières et ayant été contractées dans son seul intérêt, ainsi 

que les charges de G______ (1'289 fr. 45), celui-ci étant majeur et issu d'une 

précédente union.  

d. La contribution d'entretien litigieuse a été arrêtée par application de la méthode 
dite "du minimum vital", le disponible du couple après déduction des charges 

mensuelles ([5'240 fr. + 7'490 fr.] - [4'070 fr. + 5'885 fr.]), soit 2'775 fr. étant 

réparti par moitié entre les époux. La contribution minimum due à l'entretien de 

l'épouse représentait ainsi 217 fr. 50 (4'070 fr. + 1'387 fr. 50 - 5'240 fr.), montant 

qui a été arrondi à 220 fr.  

B______ disposait de moyens suffisants pour assumer ses frais de procès, ce qui 

conduisait au rejet de la requête de provisio ad litem.  

Enfin, la nature et l'issue du litige commandaient de répartir les frais par moitié 

entre les parties et de ne pas allouer de dépens.  

e. Les arguments des parties devant la Cour seront repris ci-après dans la mesure 
utile.  

 

 

 

 

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C/22479/2017 

EN DROIT 

1.  1.1 L'appel est recevable contre les jugements de mesures protectrices, considérés 
comme des décisions provisionnelles au sens de l'art. 308 al. 1 let. b CPC, dans les 

causes non patrimoniales ou dont la valeur litigieuse au dernier état des 

conclusions devant l'autorité inférieure est supérieure à 10'000 fr. (art. 308  

al. 2 CPC). La procédure sommaire étant applicable, le délai d'appel est de  

10 jours (art. 314 al. 1 CPC). 

En l'espèce, les appels ont été formés en temps utile (314 al. 1 CPC). Bien que ne 

comportant pas de conclusions formelles, le corps de l'appel du mari permet de 

comprendre dans quelle mesures celui-ci souhaite la modification du jugement 

querellé; partant, les deux appels respectent également la forme prescrite par la loi 

(art. 311 al. 1 CPC). Ils portent sur la provisio ad litem et sur la contribution à 

l'entretien de l'épouse, conclusions dont la valeur, à teneur des dernières 

conclusions de première instance, est supérieure à 10'000 fr. Les deux appels sont, 

partant, recevables. 

Dans la suite du présent arrêt et par souci de simplification, l'époux sera dénommé 

"l'appelant" et l'épouse "l'intimée".  

1.2. La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC) et, 
dans la limite des conclusions prises, elle établit les faits d'office (art. 272 CPC). 

Sa cognition est toutefois limitée à la simple vraisemblance des faits et à un 

examen sommaire du droit, l'exigence de célérité étant privilégiée par rapport à 

celle de sécurité (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb, JdT 2002 I 352; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_12/2013 du 8 mars 2013 consid. 2.2). 

La cause est soumise aux maximes de disposition (art. 58 al. 1 CPC;  

ATF 128 III 411 consid. 3.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_693/2007 du  

18 février 2008 consid. 6) et inquisitoire (art. 272 CPC) tant en ce qui concerne la 

contribution d'entretien due à l'épouse que celle de la provisio ad litem.   

1.3 Compte tenu du domicile genevois des parties, les autorités genevoises sont 
compétentes pour statuer sur les effets du mariage (art. 46 LDIP). 

Le droit suisse est applicable (art. 4 de la Convention de la Haye du 2 octobre 

1973 sur la loi applicable aux obligations alimentaires, par renvoi de l'art. 49 

LDIP). 

2.  Est contestée la contribution de l'appelant à l'entretien de l'épouse.  

2.1 Même lorsqu'on ne peut plus sérieusement compter sur la reprise de la vie 
commune, l'art. 163 CC demeure la cause de l'obligation d'entretien réciproque 

des époux jusqu'au prononcé du divorce (ATF 140 III 337 consid. 4.2.1 p. 338; 

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20474
https://intrapj/perl/decis/2002%20I%20352
https://intrapj/perl/decis/5A_12/2013
https://intrapj/perl/decis/128%20III%20411
https://intrapj/perl/decis/5A_693/2007
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337

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C/22479/2017 

arrêt du Tribunal fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 2017 consid. 4.2.1). Pour 

fixer la contribution d'entretien selon l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge doit partir de 

la convention, expresse ou tacite, que les époux ont conclue au sujet de la 

répartition des tâches et des ressources entre eux (art. 163 al. 1 CC). La loi 

n'impose pas au juge de méthode de calcul particulière pour fixer la quotité de la 

contribution (ATF 140 III 337 consid. 4.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_787/2016 du 12 janvier 2017 consid. 4.2.1). La détermination de celle-ci 

relève du pouvoir d'appréciation du juge du fait, qui applique les règles du droit et 

de l'équité (art. 4 CC).  

L'une des méthodes conformes au droit fédéral est celle dite "du minimum vital 

avec répartition de l'excédent", selon laquelle, lorsque le revenu total des conjoints 

dépasse leur minimum vital de base du droit des poursuites (art. 93 LP) augmenté, 

si la situation le permet, de dépenses non strictement nécessaires, l'excédent est en 

règle générale réparti par moitié entre eux (ATF 121 I 97 consid. 3b; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 2017 consid. 4.2.1). Cette méthode 

demeure conforme au droit fédéral, même en cas de situation financière aisée, 

notamment lorsque le train de vie des époux durant la vie commune ne peut être 

établi. Elle permet en effet de tenir compte adéquatement du niveau de vie avant 

la cessation de la vie commune - lequel constitue la limite supérieure du droit à 

l'entretien - et des restrictions à celui-ci qui peuvent être imposées à chacun des 

époux (ATF 140 III 485 consid. 3.3; 137 III 102 consid. 4.2.1.1; 134 III 577 

consid. 3; plus récemment: arrêts du Tribunal fédéral 5A_970/2017 du 7 juin 2018 

consid, 4.2, 5A_583/2016 du 4 avril 2017 consid. 5.3 et les références). 

En tous les cas, l'obligation d'entretien trouve sa limite dans la capacité 
contributive du débirentier, en ce sens que le minimum vital de celui-ci doit être 

préservé (ATF 135 III 66 consid. 1; 123 III 1 consid. 3b/bb et consid. 5 in fine). 

 2.2 En l'espèce, le jugement n'est pas contesté, en tant qu'il fait application de la 
méthode "dite du minimum vital" et les parties, qui n'ont pas établi la quotité des 

dépenses exposées du temps de la vie commune, y font également référence.  

 Diverses contestations sont élevées, en ce qui concerne les revenus et charges de 
l'intimée, les éléments retenus par le jugement attaqué en ce qui concerne la 

situation financière de l'appelant ne faisant en revanche pas l'objet de 

contestations.  

S'il n'est pas contesté qu'en 2016, l'intimée réalisait un salaire mensuel net moyen 

de 5'240 fr., montant qui incluait une prime annuelle de 4'200 fr., l'appelant 

soutient, faisant référence aux fiches de salaire de mai à juillet 2017 de l'intimée, 

que le salaire mensuel net moyen de celle-ci représente actuellement 5'805 fr. 45. 

Il est toutefois constant que le salaire versé en juin 2017 comprend une prime 

annuelle brute de 3'600 fr., laquelle doit être répartie sur douze mois. Sur la base 

https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
https://intrapj/perl/decis/121%20I%2097
https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
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https://intrapj/perl/decis/135%20III%2066
https://intrapj/perl/decis/123%20III%201

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C/22479/2017 

des pièces produites, l'appréciation du premier juge, qui tient pour vraisemblable 

en 2017 un salaire mensuel net moyen de 5'240 fr. similaire à celui réalisé en 

2016, doit être confirmée. L'existence de revenus complémentaires, provenant de 

la sous-location de l'appartement sis 2______, n'est en outre étayée d'aucun 

élément de preuve, les explications de l'intimée sur le sujet devant être 

considérées comme crédibles.  

Dans les charges de l'intimée, l'appelant conteste à tort les frais médicaux non 

couverts (49 fr.). Ces frais, exposés en 2016, sont en effet étayés de pièces et un 

poste similaire a été admis en ce qui le concerne. Pour sa part, l'intimée fait à tort 

grief au premier juge d'avoir écarté de ses charges le remboursement de ses dettes 

(230 fr.). A teneur de son propre dire, celles-ci ont en effet été contractées après la 

cessation de la vie commune et dans son seul intérêt (ATF 127 III 289  

consid. 2a/bb et b; arrêt du Tribunal fédéral 5A_619 du 10 mars 2014 

consid. 2.3.2).  

En définitive, l'appréciation par le premier juge des revenus et des charges 

personnelles des parties étant confirmée, l'intimée peut prétendre, comme le 

retient le jugement querellé par application de la méthode du minimum vital avec 

répartition de l'excédent,  à une contribution d'entretien de 217 fr. 50, montant qui 

peut être arrondi à 220 fr.   

2.3 Reste à déterminer si l'appelant peut en outre être contraint de participer à 
l'entretien du fils majeur de l'intimée en application de l'art. 278 al. 2 CC.    

Certes, il résulte du devoir général d'assistance entre époux prévu à l'art. 159  

al. 3 CC, concrétisé à l'art. 278 al. 2 CC, que les conjoints doivent en principe 

s'entraider financièrement pour l'éducation des enfants issus d'une précédente 

union ou nés hors mariage (ATF 127 III 68 consid. 3). Le devoir d'assistance du 

conjoint - qui s'applique aussi à l'entretien de l'enfant majeur (arrêts du Tribunal 

fédéral 5A_685/2008 du 18 décembre 2008 consid. 3.2.4; 5C.53/2005 du 31 mai 

2005 consid. 4.1, in Fam.Pra.ch 2005 p.969) - est cependant subsidiaire par 

rapport à l'obligation des père et mère, l'assistance du beau-parent n'étant ainsi due 

que si le parent n'est pas à même d'assumer l'entretien de son enfant (ATF 120 II 

285 consid. 2b).  

En l'espèce, l'appelant continue indirectement à contribuer à l'entretien de son 

beau-fils, puisque sa contribution d'entretien de 220 fr. participe notamment au 

paiement du loyer de l'intimée, compté dans les charges de cette dernière en 

totalité et sans tenir compte d'une participation de son fils majeur. Par ailleurs, 

cette contribution permet à l'intimée de disposer d'un excédent de 1'390 fr., 

suffisant pour couvrir les autres charges de son fils majeur non couvertes par 

l'allocation familiale.  

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20289
https://intrapj/perl/decis/127%20III%2068
https://intrapj/perl/decis/5A_685/2008
https://intrapj/perl/decis/5C.53/2005

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C/22479/2017 

2.4 Le dies a quo, arrêté par le premier juge au 1er janvier 2017, n'étant pas 
contesté, ce qui précède conduit à la confirmation du chiffre 3 du jugement 

attaqué.    

3.  L'intimée réclame enfin une provisio ad litem de 5'000 fr.  

3.1 L'obligation d'une partie de faire à l'autre l'avance des frais du procès pour lui 
permettre de sauvegarder ses intérêts, découle du devoir général d'entretien et 

d'assistance des conjoints (art. 163 CC; ATF 117 II 127 consid. 6). Cette 

obligation présuppose d'une part l'incapacité du conjoint demandeur de faire face 

par ses propres moyens aux frais du procès et d'autre part l'existence de facultés 

financières suffisantes du défendeur, qui ne doit pas être lui-même placé dans une 

situation difficile par l'exécution de cette prestation (ATF 103 Ia 99 consid. 4; 

arrêt du Tribunal fédéral 5A_778/2012 du 24 janvier 2013 consid. 6.1; arrêt de la 

Cour de justice du 30 mai 1980 publié in SJ 1981 p. 126). Lorsque la procédure 

est arrivée à son terme, il ne se justifie toutefois plus de statuer sur l'octroi d'une 

telle avance mais uniquement, dans l'hypothèse où une provisio ad litem aurait été 

octroyée au cours de la procédure, de trancher la question de son éventuelle 

restitution dans le cadre de la répartition des frais judiciaires et des dépens  

(ATF 66 II 70 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 5A_7.277/2014 du 4 mars 2015 

consid. 6.2 et les réf.). 

3.2 En l'espèce, le présent arrêt met un terme à la procédure cantonale. Il n'y a dès 
lors plus lieu de statuer sur l'octroi d'une provisio ad litem, la question des frais et 

dépens étant réglée aux termes du dispositif du présent arrêt. Le chiffre 6 du 

dispositif attaqué sera dès lors également confirmé.  

4.  La répartition des frais judiciaires et des dépens de première instance - que la 
Cour réexamine d'office - n'est pas spécifiquement querellée. Conforme à  

l'art. 107 al. 1 let. c CPC, elle sera confirmée.  

Les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge de chaque 

époux par moitié en raison de l'issue du litige et de la nature familiale de celui-ci 

(art. 106 al. 1 et 107 al. 1 let c CPC). Ils sont entièrement couverts par l'avance de 

1'000 fr. versée par l'appelant, laquelle est acquise à l'Etat à concurrence de 800 fr. 

En conséquence, les Services financiers du Pouvoir judiciaire seront invités à 

rembourser 200 fr. à l'appelant et l'intimée sera condamnée à verser 400 fr. à 

l'appelant à ce titre.  

Par identité de motifs, chaque partie supportera ses propres dépens.  

* * * * * 

https://intrapj/perl/decis/117%20II%20127
https://intrapj/perl/decis/103%20Ia%2099
https://intrapj/perl/decis/5A_778/2012
https://intrapj/perl/decis/66%20II%2070

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C/22479/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevables les appels interjetés le 23 avril 2018 par A______ d'une part et par 

B______ d'autre part, contre le jugement JTPI/5380/2018 rendu le 11 avril 2018 par le 

Tribunal de première instance dans la cause C/22479/2017-19. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 800 fr. et les met à la charge de B______ à 

concurrence de 400 fr. et à la charge de A______ à concurrence de 400 fr. 

Dit que ces frais sont compensés par l'avance de 1'000 fr. versée par A______, laquelle 

est acquise à l'Etat de Genève à concurrence de 800 fr. 

Invite les Services financiers du Pouvoir judiciaire à rembourser 200 fr. à A______. 

Condamne B______ à verser 400 fr. à A______.  

Dit que chaque partie supportera ses propres dépens.  

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame Nathalie LANDRY-

BARTHE, juge; Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, juge suppléante; 

Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110