# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 14f6d28f-59a8-5d8f-b59a-1e3a0287a9cf
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 1988-04-29
**Language:** fr
**Title:** Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 29.04.1988 JAAC 52.85
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_VB/CH_VB_013_JAAC-52-85--_1988-04-29.pdf

## Full Text

JAAC 52.85

Arrêt de la Cour eur. DH du 29 avril 1988, affaire
Belilos c/Suisse, Série A 132; voir encore JAAC 52.65

et JAAC 52. 84

Art. 64 § 1 CEDH. Réserves. Limites des réserves admises.

Par «réserve de caractère général», il faut entendre une réserve rédigée
en des termes trop vagues ou amples pour que l’on puisse en apprécier
le sens et le champ d’application exacts. Tel est le cas de la déclaration
interprétative de l’art. 6 § 1 CEDH formulée par la Suisse en 1974.

Art. 64 § 1 EMRK. Vorbehalte. Grenzen der zulässigen Vorbehalte.

Als «Vorbehalt allgemeiner Art» ist ein Vorbehalt zu verstehen, welcher
dermassen unbestimmt und allgemein abgefasst ist, dass weder Sinn
noch genauer Geltungsbereich verstanden werden können. Dies trifft
bei der auslegenden Erklärung zu Art. 6 § 1 EMRK zu, welche die Schweiz
1974 formuliert hat.

Art. 64 § 1 CEDU. Riserve. Limiti delle riserve ammesse.

Per «riserva di carattere generale» bisogna intendere una riserva
redatta in termini troppo vaghi o troppo generali per poterne valutare
il senso e l’esatto campo d’applicazione. E’ il caso della dichiarazione
interpretativa dell’articolo 6 § 1 CEDU, formulata nel 1974 dalla
Svizzera.

1

1. SUR L’EXCEPTION PRELIMINAIRE DU GOUVERNEMENT

38. Par voie d’exception préliminaire, le Gouvernement plaide
l’incompatibilité de la requête de Mme Belilos avec les engagements
internationaux assumés par la Suisse au titre de l’art. 6 § 1 CEDH. Il invoque
la déclaration interprétative formulée lors du dépôt de l’instrument de
ratification et ainsi libellée:

«Pour le Conseil fédéral suisse, la garantie d’un procès équitable figurant à
l’art. 6 § 1 CEDH en ce qui concerne soit les contestations portant sur des
droits et obligations de caractère civil, soit le bien-fondé de toute accusation
en matière pénale dirigée contre la personne en cause, vise uniquement à assurer
un contrôle judiciaire final des actes ou décisions de l’autorité publique qui
touchent à de tels droits ou obligations ou à l’examen du bien-fondé d’une telle
accusation.»

A ses yeux, la Commission aurait dû décliner sa compétence car la requête
portait sur un droit non reconnu par la Suisse.

39. La Cour examinera la nature de la déclaration litigieuse puis, le cas
échéant, sa validité au regard de l’art. 64 CEDH aux termes duquel

«1. Tout Etat peut, au moment de la signature de la (…) convention ou du dépôt
de son instrument de ratification, formuler une réserve au sujet d’une disposition
particulière de la convention, dans la mesure où une loi alors en vigueur sur
son territoire n’est pas conforme à cette disposition. Les réserves de caractère
général ne sont pas autorisées aux termes du présent article.

2. Toute réserve émise conformément au présent article comporte un bref exposé
de la loi en cause.»

A. Sur la nature de la déclaration

40. D’après la requérante, on ne saurait assimiler ladite déclaration à une
réserve. En ratifiant la convention, la Suisse a formulé deux «réserves» et deux
«déclarations interprétatives»; elle aurait adopté de la sorte une terminologie
ne devant rien au hasard. Une réserve entraînerait l’inapplicabilité de la
convention sur un point particulier; au contraire, une déclaration n’aurait
qu’un caractère provisoire, dans l’attente d’une décision des organes de
Strasbourg. En outre, lorsqu’il a, en 1982, annoncé le retrait de la réserve
à l’art. 5, le Département fédéral des affaires étrangères a précisé qu’il en
subsistait une seule, concernant la publicité des audiences et des jugements.
Ayant opéré la distinction en pleine connaissance de cause, la Suisse ne saurait
s’en écarter aujourd’hui.

41. La Commission aboutit elle aussi à la conclusion qu’il s’agit d’«une
déclaration interprétative simple qui n’a pas la valeur d’une réserve» (rapport,
§ 102[16]); elle s’appuie tant sur le libellé du texte en cause que sur les travaux
préparatoires. Ces derniers montreraient que la Suisse entendait répondre à la
situation créée par l’arrêt de la Cour, du 16 juillet 1971, en l’affaire Ringeisen
(Série A 13), c’est-à-dire pour des procédures administratives touchant à des
droits de caractère civil; en revanche, ils ne fourniraient aucune indication sur
la manière dont on pourrait appliquer la déclaration comme une réserve dans

2

des procédures pénales. Plus généralement, la Commission estime que si un
Etat formule en même temps des réserves et des déclarations interprétatives,
les secondes ne peuvent être assimilées aux premières qu’à titre exceptionnel.

42. Selon le Gouvernement au contraire, on se trouve en présence d’une
déclaration interprétative «qualifiée». Elle revêtirait par conséquent la nature
d’une réserve au sens de l’art. 2 § 1 let. d de la Convention de Vienne sur le
droit des traités, du 23 mai 1969, aux termes duquel

«l’expression <réserve> s’entend d’une déclaration unilatérale, quel que soit
son libellé ou sa désignation, faite par un Etat quand il signe, ratifie, accepte ou
approuve un traité ou y adhère, par laquelle il vise à exclure ou à modifier l’effet
juridique de certaines dispositions du traité dans leur application à cet Etat».

43. Le but de la déclaration constitue le premier des éléments invoqués
par le Gouvernement. Il consisterait à mettre à l’abri les procédures qui,
dans le champ d’application «civil» ou «pénal» de l’art. 6 § 1, se déroulent
d’abord devant des autorités administratives, de sorte que le ou les tribunaux
appelés à intervenir sur recours ne revoient pas ou pas complètement les
faits. La déclaration traduirait ainsi la volonté de respecter les particularismes
cantonaux, reconnus par la Constitution fédérale, en matière de procédure
et d’administration de la justice. Elle représenterait en même temps une
«réaction» à l’arrêt Ringeisen précité.

L’argument recoupe celui qui se fonde sur les travaux préparatoires, question
que la Cour abordera ultérieurement (§ 48 ci-dessous).

44. Un deuxième aspect tient, selon le Gouvernement, au texte de la
déclaration, lequel revêtirait manifestement un caractère restrictif.

La Cour admet que le libellé français original, bien que n’offrant pas une
entière clarté, peut se comprendre comme une réserve.

45. Pour démontrer que la déclaration en cause s’analyse en une réserve,
le Gouvernement invoque ensuite l’identité de traitement des réserves et
déclarations interprétatives suisses dans leur justification, leur formulation et
leur inclusion dans l’arrêté fédéral d’approbation adopté le 3 octobre 1974 par
l’Assemblée fédérale[17]. La même procédure aurait été observée lors du dépôt
de l’instrument de ratification.

Pareille thèse ne convainc pas la Cour. Que l’émission des déclarations
interprétatives coïncide avec celle des réserves, c’est-à-dire ait lieu lors de la
signature de la convention ou du dépôt de l’instrument de ratification (art. 64),
correspond à une pratique normale. On ne saurait donc s’étonner que les deux
séries de textes, quand bien même ils différeraient par leur nature juridique,
aient figuré dans un acte parlementaire unique puis dans un seul instrument
de ratification.

46. Le Gouvernement se prévaut en outre de la pratique suisse en matière
de réserves et de déclarations interprétatives: elle n’userait pas de critères
absolus pour distinguer entre les deux concepts. En cas de doute sur le sens
réel d’une clause conventionnelle, par exemple à défaut de jurisprudence
bien établie, le Conseil fédéral préconiserait la formulation d’une déclaration
interprétative qui tendrait à modifier, le cas échéant, l’effet juridique de ladite

3

clause. En l’occurrence, les deux déclarations de la Suisse auraient la même
portée que les réservés; elles constitueraient des déclarations qualifiées et non
des déclarations simples.

La pratique suivie dans le système de la convention se caractériserait, elle
aussi, par la diversité des usages terminologiques. Une telle situation n’aurait
pas de quoi surprendre: les traités internationaux ne réglementaient pas
de manière spécifique, du moins jusqu’à une période récente, l’emploi de
déclarations; aujourd’hui encore, le droit international range sous le concept
générique de «réserve» toute déclaration unilatérale destinée à exclure ou
modifier l’effet juridique de certaines dispositions du traité à l’égard de l’Etat
réservataire.

La Cour n’aperçoit pas en quoi pareil défaut d’uniformité - bien qu’il illustre
la relativité de la distinction - permettrait à lui seul de qualifier de réserve la
déclaration litigieuse.

47. Le Gouvernement tire un argument supplémentaire de l’absence de
réaction du Secrétaire général du Conseil de l’Europe et des Etats parties à
la convention.

Le Secrétaire général a notifié sans commentaire aux Etats membres du
Conseil de l’Europe les réserves et déclarations interprétatives contenues
dans l’instrument de ratification de la Suisse. Or en sa qualité de dépositaire
doté de prérogatives importantes, il aurait la faculté de solliciter des précisions
et d’exprimer des remarques au sujet des instruments qu’il reçoit, comme il
l’aurait montré dans le cas de la déclaration souscrite le 28 janvier 1987 par
le gouvernement turc en vertu de l’art. 25. En ce qui concerne ses réserves
et déclarations interprétatives, la Suisse avait, à l’époque de leur élaboration,
procédé auprès de la direction des affaires juridiques du Conseil de l’Europe à
des sondages approfondis pour s’assurer de l’absence d’objection du Secrétaire
général.

Quant aux Etats parties, ils n’ont pas jugé utile de demander à la Suisse des
explications sur la déclaration litigieuse. Ils l’auraient donc estimée admissible
comme réserve sur le terrain de l’art. 64 ou du droit international général. Le
gouvernement suisse en déduit qu’il pouvait de bonne foi la croire tacitement
acceptée aux fins de l’art. 64.

La Cour ne souscrit pas à cette analyse: le silence du dépositaire et des
Etats contractants ne prive pas les organes de la convention de leur pouvoir
d’appréciation.

48. En dernier lieu, le Gouvernement insiste sur les travaux préparatoires de
la déclaration. Il leur prête une importance déterminante, de même que la
Commission et le Comité des Ministres l’auraient fait au sujet de la requête
Temeltasch c/Suisse, rapport de la Commission du 5 mai 1982 sur la req. No

9116/80 et résolution DH (83) 6, DR 31, p. 120-137. Il se réfère notamment
à deux documents adressés par le Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale et
relatifs à la convention: le rapport complémentaire du 23 février 1972 et le
message du 4 mars 1974.

Avec la Commission et le Gouvernement, la Cour reconnaît la nécessité de
rechercher quelle était l’intention de l’auteur de la déclaration. A ses yeux, ces
documents révèlent que la Suisse a songé à une réserve formelle mais a opté

4

plus tard pour le terme de déclaration. S’ils n’expliquent pas avec une entière
clarté le changement de dénomination, ils attestent que le Conseil fédéral a
toujours éprouvé un souci: éviter les incidences d’une conception extensive du
droit d’accès aux tribunaux - illustrée par l’arrêt Ringeisen - sur l’organisation
administrative et judiciaire des cantons; par voie de conséquence, présenter le
texte litigieux comme un des éléments du consentement de la Suisse à être liée
par la convention.

49. La question de savoir s’il faut considérer comme une «réserve» une
déclaration qualifiée d’«interprétative» apparaît difficile, notamment, en
l’espèce, parce que le gouvernement helvétique a formulé dans un même
instrument de ratification aussi bien des «réserves» que des «déclarations
interprétatives». Plus généralement, la Cour reconnaît la grande importance,
soulignée à juste titre par le Gouvernement, du problème du régime juridique
applicable aux réserves et déclarations interprétatives des Etats parties à
la convention. Celle-ci ne mentionne que les réserves, mais on constate que
plusieurs Etats ont émis aussi ou uniquement des déclarations interprétatives,
sans établir toujours entre les unes et les autres une nette distinction.

Pour dégager la nature juridique d’une telle «déclaration», il y a lieu de
regarder au-delà du seul intitulé et de s’attacher à cerner le contenu matériel.
En l’occurrence, il s’avère que la Suisse entendait soustraire à l’empire
de l’art. 6 § 1 certaines catégories de litiges et se prémunir contre une
interprétation, à son sens trop large, de ce dernier. Or la Cour doit veiller
à éviter que les obligations découlant de la convention ne subissent des
restrictions qui ne répondraient pas aux exigences de l’art. 64, relatif aux
réserves. Partant, elle examinera sous l’angle de cette disposition, comme dans
le cas d’une réserve, la validité de la déclaration interprétative dont il s’agit.

B. Sur la validité de la déclaration

1. Sur la compétence de la Cour

50. La compétence de la Cour pour apprécier au regard de l’art. 64 la validité
d’une réserve ou, s’il échec, d’une déclaration interprétative n’a pas prêté à
contestation en l’occurrence. Elle ressort tant des art. 45 et 49 CEDH cités par
le Gouvernement, que de l’art. 19 et de la jurisprudence de la Cour (voir, en
dernier lieu, l’arrêt Ettl et autres du 23 avril 1987, Série A 117, p. 19, § 42).

2. Sur l’observation de l’art. 64 CEDH

51. Il y a lieu, dès lors, de rechercher si la déclaration suisse litigieuse
répondait aux exigences de l’art. 64 CEDH.

a) Art. 64 § 1

52. Après avoir concédé devant la Commission que la déclaration
interprétative n’est pas une réserve de caractère général, la requérante a
plaidé le contraire devant la Cour. Elle soutient désormais que le texte en

5

question cherche à soustraire au juge toute cause civile ou pénale pour la
transférer à l’exécutif, au mépris d’un principe essentiel pour toute société
démocratique: la séparation des pouvoirs. Le «contrôle judiciaire final» se
révélant un leurre s’il n’englobe pas les faits, pareil système aboutirait à
exclure la garantie du procès équitable, norme cardinale de la convention.
Ainsi, la déclaration suisse ne remplirait pas les conditions de fond de
l’art. 64, lequel prohiberait expressément les réserves de caractère général et
implicitement celles qui sont incompatibles avec la convention.

53. S’appuyant sur les deux critères énoncés par la Commission dans son
rapport du 5 mai 1982 relatif à l’affaire Temeltasch, le Gouvernement affirme
que la déclaration suisse ne revêt pas un caractère général.

D’une part, elle se référerait expressément à une disposition spécifique
de la convention, le § 1 de l’art. 6, même s’il en résulte inévitablement des
conséquences pour les § 2 et 3 dont les garanties constituent «autant d’aspects
de la notion générale de procès équitable» (arrêt Colozza du 12 février 1985,
Série A 89, p. 14, § 26).

D’autre part, elle serait formulée d’une manière permettant d’en déterminer
clairement la portée et offrant une précision suffisante pour les autres Etats
parties et pour les organes de la convention. Le Conseil fédéral aurait entendu
limiter l’étendue de la garantie d’un procès équitable, notamment dans les cas
où une autorité administrative statue sur le bien-fondé d’une accusation en
matière pénale. De bonne foi, il aurait choisi l’expression «contrôle judiciaire
final» pour désigner un contrôle de type cassatoire, engagé au moyen d’un
pourvoi en nullité et limité aux questions de droit, c’est-à-dire l’examen de la
régularité de la décision de l’autorité publique sous l’angle de sa conformité
à la loi. Il aurait ainsi procédé à une paraphrase fidèle, en même temps qu’à
une extension au volet pénal de l’art. 6, de la thèse défendue par M. Fawcett au
nom de la minorité de la Commission dans l’affaire Ringeisen. De plus, il serait
abusif, une quinzaine d’années après la formulation du texte, de le taxer de
général et vague en se fondant principalement sur la jurisprudence ultérieure
des organes de la convention, en particulier la Cour dans son arrêt Albert et Le
Compte du 10 février 1983 (Série A 58). Enfin, la notion de «contrôle judiciaire
final» ne serait pas étrangère au droit international des droits de l’homme,
comme en témoignerait la réserve de la France à l’art. 2 du Protocole No 7 à la
convention.

A l’audience devant la Cour, le Gouvernement a mentionné un troisième
élément: la compatibilité avec l’objet et le but de la convention. Il l’estime hors
de doute en l’occurrence car la déclaration ne viserait qu’un certain aspect, et
non la substance, du droit à un procès équitable.

54. La Commission reconnaît la nécessité de tenir compte de deux
circonstances. D’abord, les travaux préparatoires qui ont précédé la
ratification: il en ressortirait que la Suisse voulait limiter la notion de procès
équitable à un contrôle judiciaire n’impliquant pas une décision sur le fond.
Ensuite, l’état de la jurisprudence des organes de la convention en 1974: la
Cour n’avait pas encore précisé que l’art. 6 § 1 garantit le «<droit à un tribunal>
(…) et à une solution juridictionnelle du litige (…), tant pour les points de fait
que pour les questions de droit» (arrêt Albert et Le Compte précité, p. 16, § 29).

6

Toutefois, les mots «contrôle judiciaire final» seraient ambigus et imprécis. Ils
créeraient une grande incertitude quant aux conséquences de la déclaration
litigieuse pour l’application des § 2 et 3 de l’art. 6, ce qui vaudrait notamment
pour les décisions rendues en matière pénale par des autorités administratives.
Selon la Commission, le texte en cause semble aboutir à priver presque
totalement l’«accusé» de la protection de la convention, alors que rien
n’indique que telle ait été l’intention de la Suisse. Au moins pour la procédure
pénale, la déclaration aurait donc une portée générale et illimitée.

55. La Cour arrive à la même conclusion. Par «réserve de caractère général»,
l’art. 64 entend notamment une réserve rédigée en des termes trop vagues ou
amples pour que l’on puisse en apprécier le sens et le champ d’application
exacts. Or si les travaux préparatoires et les explications fournies par le
Gouvernement montrent avec netteté quel était le souci de l’Etat défendeur
à l’époque du dépôt de l’instrument de ratification, ils ne sauraient occulter
une réalité objective: le libellé même de la déclaration. Les mots «contrôle
judiciaire final des actes ou décisions de l’autorité publique qui touchent à
de[s] (…) droits ou obligations [de caractère civil] ou à l’examen du bien-fondé
d’une (…) accusation [en matière pénale]» ne permettent pas de mesurer
au juste la portée de l’engagement de la Suisse, en particulier quant aux
catégories de litiges visés et quant au point de savoir si le «contrôle judiciaire
final» s’exerce ou non sur les faits d’une cause. Ils se prêtent donc à différentes
interprétations alors que l’art. 64 § 1 exige précision et clarté. Bref, ils tombent
sous le coup de la prohibition des réserves de caractère général.

(Suite de JAAC 52.86)

[16] Cf. JAAC 50.128 (1986).
[17] RO 1974 2148 s.

7

https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000893.pdf?ID=150000893

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 52.85 - Arrêt de la Cour eur. DH du 29 avril 1988, affaire Belilos c/Suisse, Série A

132; voir encore JAAC 52.65 et JAAC 52. 84

In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden
Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération
In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr 1988
Année

Anno

Band 52
Volume

Volume

Seite ---
Page

Pagina

Ref. No 150 000 890

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert.

Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.

Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

	Arrêt de la Cour eur. DH du 29 avril 1988, affaire Belilos c/Suisse, Série A 132; voir encore JAAC 52.65 et JAAC 52. 84
	1. SUR L'EXCEPTION PRELIMINAIRE DU GOUVERNEMENT
	A. Sur la nature de la déclaration
	B. Sur la validité de la déclaration
	1. Sur la compétence de la Cour
	2. Sur l'observation de l'art. 64 CEDH
	a) Art. 64 § 1