# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 05ecc361-31b3-50e4-87ee-612ccbac697a
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-04-16
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 16.04.2024 BB.2024.43
**Docket/Reference:** BB.2024.43
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2024-43_2024-04-16

## Full Text

Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al.1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al.1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al.1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al.1 let. b CPP); effet suspensif (art. 387 CPP)

Ordonnance du 16 avril 2024 
Cour des plaintes 

Composition  Le juge pénal fédéral 
Patrick Robert-Nicoud, juge unique, 
la greffière Yasmine Dellagana-Sabry  

   
 

Parties  A. LTD,  
recourante 

 
 contre 
   
  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

intimé 
 
COUR DES AFFAIRES PÉNALES DU TRIBUNAL 
PÉNAL FÉDÉRAL,  

autorité qui a rendu la décision attaquée 
 

   
Objet  Actes de procédure de la Cour des affaires pénales 

(art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b 
CPP); effet suspensif (art. 387 CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2024.43 
Procédure secondaire: BP.2024.30 
 
 
 

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Le juge unique, vu: 
 

− la procédure pénale menée depuis 2009 par le Ministère public de la 
confédération (ci-après: MPC) notamment des chefs de blanchiment 
d'argent, escroquerie par métier, gestion déloyale et faux dans les titres, 
 

− l’acte d’accusation adressé le 20 février 2019 à la Cour des affaires pénales 
du Tribunal pénal fédéral (ci-après: CAP-TPF), 
 

− le jugement SK.2019.12 du 23 avril 2021, 
 

− le jugement SK.2022.22, frappé d’appel, du 17 juin 2022 rendu par la CAP-
TPF et notifié aux parties à la procédure suite à la décision de renvoi 
CA.2022.6 du 3 juin 2022 prononcée par la Cour d’appel du Tribunal pénal 
fédéral (ci-après: CAR-TPF), 
 

− la décision CA.2022.18 rendue par la CAR-TPF en date du 8 août 2023, par 
laquelle cette dernière autorité a prononcé l’annulation du jugement 
SK.2022.22 précité ainsi que le renvoi de la cause à l’autorité précédente, 
 

− la saisie de la cause par la CAP-TPF, le 9 août 2023 (référencée 
SK.2023.29), laquelle fait suite à la décision de renvoi susmentionnée, 
 

− les recours interjetés séparément par B. AG, A. Ltd., le MPC, les treize 
sociétés immatriculées aux Iles Caïmans ayant pour dénomination 
commune « C. (…) Fund » et D. auprès du Tribunal fédéral à l’encontre de 
la décision CA.2022.18 rendue par la CAR-TPF le 8 août 2023 (v. act. 1.2), 
 

− la décision SN.2023.21 du 8 novembre 2023 rendue par la CAP-TPF, par 
laquelle cette dernière autorité a prononcé la suspension de la procédure 
SK.2023.29, jusqu’à droit connu sur l’issue des recours précités (v. ibidem), 
 

− la requête de levée partielle de séquestre du 15 février 2024 (v. act. 1.3), 
 

− l’arrêt 7B_573/2023, 7B_574/2023, 7B_621/2023, 7B_622/2023, 
7B_623/2023 du 26 février 2024 rendu par le Tribunal fédéral, par lequel il a 
notamment annulé la décision CA.2022.18 rendue par la CAR-TPF le 8 août 
2023 et renvoyé la cause à cette dernière autorité pour qu’elle poursuive la 
conduite des procédures d’appel contre le jugement de la CAP-TPF du 
17 juin 2022 (v. ibidem), 
 

− la décision du 19 mars 2024 rendue par la CAP-TPF, par laquelle cette 
dernière autorité constate que la cause SK.2023.29 est devenue sans objet 

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au vu de l’arrêt susmentionné du Tribunal fédéral et prononce, partant, la 
transmission de ladite cause ainsi que des procédures incidentes pendantes 
par-devant elle à la CAR-TPF pour objet de sa compétence (act. 1.2), 
 

− le recours du 26 mars 2024 interjeté par A. Ltd auprès de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour) à l’encontre de la décision 
précitée, concluant en substance à ce que sa requête de levée partielle de 
séquestre soit transmise sans délai à la CAR-TPF et à ce que l’adresse de 
notification la concernant soit modifiée (act. 1). 
 
 
 
Considérant que: 

 
− la Cour de céans examine d'office et en pleine cognition la recevabilité des 

recours qui lui sont adressés (v. TPF 2021 97 consid. 1.1; 
MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral 
en 2011, in JdT 2012 IV 5, p. 52 n. 199 et les réf. citées; Message relatif à 
l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 
1057, 1296 in fine; STRÄULI, Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 10 ad 
Introduction aux articles 393-397 CPP; GUIDON, Basler Kommentar, 3e éd. 
2023, n. 15 ad art. 393 CPP; KELLER, Zürcher Kommentar, 3e éd. 2020, n. 39 
ad art. 393 CPP); 

 
− les ordonnances, les décisions et les actes de procédure de la CAP-TPF en 

tant que tribunal de première instance, à l’exception de ceux de la direction 
de la procédure, peuvent faire l'objet d'un recours devant la Cour de céans 
(art. 393 al. 1 let. b CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale sur l'organisation 
des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]); 
 

− aux termes de l'art. 393 al. 2 CPP, le recours peut être formé pour violation 
du droit, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation, le déni de 
justice et le retard injustifié (let. a), la constatation incomplète ou erronée des 
faits (let. b) ou l'inopportunité (let. c); 

 
− la Cour de céans n’est pas compétente pour examiner la décision de la CAP-

TPF tendant à la transmission à la CAR-TPF de la cause SK.2023.29 et des 
procédures incidentes; transmission faisant suite à un arrêt du Tribunal 
fédéral prononçant notamment le renvoi de ladite cause à l’autorité d’appel 
(v. supra); cela suffit à sceller le sort du litige; 
 

− par surabondance, la Cour de céans constate que la cause ainsi que les 
procédures incidentes ouvertes par-devant la CAP-TPF, en particulier la 

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requête de levée partielle de séquestre en question, ont été transmises à la 
CAR-TPF, rendant ainsi sans objet le recours du 26 mars 2024 interjeté à ce 
propos; 
 

− en outre, selon la procuration transmise à la Cour de céans, la société E. AG 
serait habilitée à représenter aux côtés de ses membres directeurs, la 
société recourante; 
 

− lorsque la personne touchée par une décision est, comme en l'espèce une 
personne morale, celle-ci agit par l'intermédiaire d'une personne physique 
habilitée – généralement par cette dernière – à la représenter dans le cadre 
de la procédure de recours, soit en particulier l'un de ses organes (v. art. 106 
al. 1 CPP et art. 54 s. du Code civil suisse, du 10 décembre 1907 [CC; 
RS 210]), de sorte que E. AG ne peut représenter la société recourante 
devant les tribunaux; 
 

− il s’ensuit que le recours est manifestement irrecevable; 
 

− au vu de la conclusion qui précède, la présente décision est rendue par un 
juge unique sans procéder à un échange d'écritures (art. 388 al. 2 let. a et 
390 al. 2 CPP a contrario); 

 
− la présente décision rend sans objet la requête formulée par la recourante 

dans le cadre de son écriture du 26 mars 2024 et tendant à l'octroi de l'effet 
suspensif (v. BP.2024.30, act. 1); 

 
− selon l'art. 428 al. 1 CPP, les frais de procédure de recours sont mis à la 

charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou 
succombé (1re phr.); la partie dont le recours est irrecevable est également 
considérée avoir succombé (2e phr.); 
 

− le montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la 
difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation 
financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP); 
 

− en tant que partie qui succombe, la recourante supportera les frais de la 
présente procédure, qui se limitent en l'espèce à un émolument ascendant 
à CHF 500.-- (v. art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 
31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la 
procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]). 

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Par ces motifs, le juge unique prononce: 
 
1. La requête d’effet suspensif est sans objet (BP.2024.30). 

 
2. Le recours est irrecevable. 
 
3. Un émolument de CHF 500.-- est mis à la charge de la recourante. 

 
 

Bellinzone, le 18 avril 2024 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le juge unique: La greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- A. Ltd. 
- Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (avec copie du recours) 

Brevi manu 
- Ministère public de la Confédération (avec copie du recours)  
 
 
 
Indication des voies de recours 

Il n'existe aucune voie de recours ordinaire contre la présente décision.