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**Case Identifier:** eeeb1639-0652-5876-94f8-46c6620df09c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 10.11.2025 C/23922/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-23922-2025_2025-11-10.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 11 novembre 

2025. 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/23922/2025 ACJC/1595/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 10 NOVEMBRE 2025 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié c/o B______, ______ [GE], appelant d’une ordonnance 

rendue par le Tribunal de première instance de ce canton le 8 octobre 2025,  

et 

Madame C______, domiciliée ______, POLOGNE, intimée, p.a. Me Gaëtan DROZ, 

avocat, MBLD Associés, rue Joseph-Girard 20, case postale 1611, 1227 Carouge.  

- 2/4 - 

 

C/23922/2025 

Attendu, EN FAIT, que, par ordonnance OTPI/660/2025 du 8 octobre 2025, notifiée à 

A______ le 13 octobre 2025, le Tribunal de première instance, statuant sur mesures 

superprovisionnelles et provisionnelles, a rejeté la requête formée par le précité le 

6 octobre 2025 à l'encontre de C______ (ch. 1 du dispositif) et statué sur les frais 

judiciaires (ch. 2 à 4); 

Que le Tribunal a considéré que A______ concluait notamment au blocage des avoirs 

de libre passage de sa partie adverse pour garantir une créance pour enrichissement 

illégitime ou acte illicite qu'il alléguait avoir envers celle-ci; que cette requête, qui 

s'apparentait à un séquestre déguisé était prohibée par la loi et devait être rejetée 

d'entrée de cause en raison de son caractère manifestement infondé; que ses autres 

conclusions excédaient le cadre des conclusions pouvant être prises à titre provisionnel; 

Qu'il ressort de la procédure que, par jugement JTPI/4583/2022 du 8 avril 2022, le 

Tribunal a notamment prononcé le divorce des parties et ordonné le partage par moitié 

des leurs avoirs de prévoyance; 

Que, sur ces points, le jugement a été confirmé par arrêt ACJC/833/2024 de la Cour du 

25 juin 2024; 

Que, le 14 octobre 2025, A______ a formé appel de l'ordonnance du Tribunal du 

8 octobre 2025, concluant principalement à ce que la Cour l'annule, et "ordonne, sous 

astreinte, les mesures suivantes : a) interdiction immédiate de tout transfert, paiement ou 

exportation des montants de prévoyance au bénéfice de Mme C______; b) consignation 

en Suisse de tout montant libéré et gel de tout crédit bancaire dès son arrivée sur un 

compte au nom de l'intimée; c) communication sous 48h de tous relevés, ordres SWIFT, 

instructions et documents afférents (D______, E______/F______, E______, G______, 

etc)" et "d) désignation d'un expert-comptable indépendant pour un rapport urgent"; 

Considérant, EN DROIT, qu'à teneur de l'art. 311 al. 1 CPC, il incombe à la partie 

appelante de motiver son acte, c'est-à-dire de démontrer le caractère erroné de la 

motivation attaquée (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1); 

Que pour satisfaire à cette exigence, il ne lui suffit pas de renvoyer aux moyens 

soulevés en première instance, ni de se livrer à des critiques toutes générales de la 

décision attaquée; que sa motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance 

de recours puisse la comprendre aisément, ce qui suppose une désignation précise des 

passages de la décision que recourante attaque et des pièces du dossier sur lesquelles 

repose sa critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1); 

Que les conclusions doivent être formulées de telle sorte qu’en cas d’admission de la 

demande, elles puissent être reprises dans le jugement sans modification; que si elles 

tendent au versement d’une somme d’argent, elles doivent être chiffrées  

(ATF 137 III 617 consid. 4 - 6, JdT 2014 II 187, SJ 2012 I 373); 

- 3/4 - 

 

C/23922/2025 

Que, selon l'art. 261 CPC, le tribunal ordonne les mesures provisionnelles nécessaires 

lorsque le requérant rend vraisemblable qu’une prétention dont il est titulaire remplit les 

conditions suivantes: a. elle est l’objet d’une atteinte ou risque de l’être; b. cette atteinte 

risque de lui causer un préjudice difficilement réparable;  

Que le tribunal peut ordonner toute mesure provisionnelle propre à prévenir ou à faire 

cesser le préjudice, notamment les mesures suivantes: a. interdiction; b. ordre de 

cessation d’un état de fait illicite; c. ordre donné à une autorité qui tient un registre ou à 

un tiers; d. fourniture d’une prestation en nature; e. versement d’une prestation en 

argent, lorsque la loi le prévoit (art. 262 CPC); 

Que, en cas d’urgence particulière, notamment s’il y a risque d’entrave à leur exécution, 

le tribunal peut ordonner des mesures provisionnelles immédiatement, sans entendre la 

partie adverse (art. 261 al. 1 CPC); 

Qu'en l'espèce, l'appel ne satisfait pas aux exigences de motivation susmentionnées; 

Qu'en effet, l'appelant se limite à relever que le Tribunal aurait considéré à tort que sa 

demande constituait un séquestre déguisé, sans expliquer concrètement pour quelles 

raisons; 

Qu'à cela s'ajoute que les conclusions formulées par l'appelant sont déficientes, car elles 

ne désignent en particulier pas de manière suffisamment précise et chiffrée le transfert 

de quels "montants de prévoyance" il conviendrait d'interdire et en mains de quelles 

institutions se trouvent ces montants; 

Que ces conclusions ne sont pas formulées conformément à la jurisprudence, en ce sens 

qu'il serait exclu que la Cour les reprenne sans modification dans un arrêt; 

Qu'en tout état de cause, plusieurs de ces conclusions excèdent le cadre de mesures 

prévues par l'art. 262 CPC; 

Qu'à cela s'ajoute que, même s'il avait été recevable, l'appel aurait dû être rejeté car 

l'appelant n'a pas rendu vraisemblable qu'il a une prétention à l'égard de l'intimée; 

Que l'appel sera dès lors déclaré irrecevable; 

Que les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 600 fr. (art. 26 et 37 RTFMC), seront mis à la 

charge de l'appelant, compensés avec l'avance fournie de 800 fr., acquise à l'Etat de 

Genève à due concurrence (art. 111 al. 1 CPC), le solde en 200 fr. étant restitué à 

l'intéressé; 

 

Qu'il ne sera pas alloué de dépens d'appel, l’intimée n’ayant pas été invitée à se 

déterminer. 

 

- 4/4 - 

 

C/23922/2025 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Déclare irrecevable l'appel formé le 14 octobre 2025 par A______ contre l'ordonnance 

OTPI/660/25 rendue le 8 octobre 2025 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/23922/2025. 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 600 fr., compensés à hauteur de ce montant avec 

l'avance de frais fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Invite les Services financiers du Pouvoir judiciaire à restituer à A______ le solde de son 

avance en 200 fr. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens d’appel.  

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, présidente; Madame Pauline ERARD, 

Madame Nathalie RAPP, juges; Madame Laura SESSA, greffière. 

 

La présidente : 

  Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ 

 La greffière : 

Laura SESSA 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.