# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 88801022-f629-5218-b576-38f9ec1c5e6b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-10-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.10.2010 A/3308/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3308-2009_2010-10-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/3308/2009 ATAS/1003/2010 

ORDONNANCE D'EXPERTISE 

DU TRIBUNAL ARBITRAL 

DES ASSURANCES 

Chambre 7 

du 8 octobre 2010 

 

En la cause 

Madame C______________, domiciliée à Vésenaz, comparant 

avec élection de domicile en l'étude de Maître Yvan JEANNERET 

 

demanderesse 

 

contre  

INTRAS ASSURANCE-MALADIE SA, Droit & Compliance, 

Tribschenstrasse 21,  6005 Lucerne 

défenderesse 

 

 

 

 

 

A/3308/2009 

- 2/8 - 

Attendu en fait que Madame à C______________ (ci-après la demanderesse), 

domiciliée à Genève, infirmière indépendante, est affiliée à l'OFAC  

Que sur prescription des médecins-traitants, la demanderesse a dispensé des soins à 

domicile à Madame D______________, domiciliée à Chêne-Bougeries, à Monsieur 

E______________, domicilié à Vésenaz ainsi qu'à Madame F______________, 

domiciliée à Chêne-Bougeries, tous trois assurés auprès d’INTRAS ASSURANCE-

MALADIE SA (ci-après INTRAS) ; 

Qu’elle a envoyé ses factures concernant les soins dispensés en 2007 et 2008 auprès de 

l'OFAC pour transmission à INTRAS ; 

Que par courrier du 17 mars 2008, INTRAS a informé la demanderesse que selon le 

Concordat des assurances maladie suisses et l'Association suisse des infirmières et 

infirmiers (ASI) en matière de prestations et de tarifs du 23 mai 1997 (ci-après le 

Concordat), les prestations-soins de base devaient être facturés à 6,5 points au lieu de 11 

points ; 

Que dans un second courrier du 25 juin 2008, INTRAS a précisé à l’attention de la 

demanderesse que les prestations-soins de base (c1) devaient être facturées au taux de 

6,5 et non 11 points selon le Concordat, au motif que les soins en question pouvaient 

être effectués par une aide-soignante ; qu’INTRAS a décidé de rectifier en sa faveur les 

montants facturés par la demanderesse, ce rétroactivement à novembre 2007 ; 

Que faute d’accord sur cette question, le litige entre les parties a été soumis à la 

Commission de conciliation ASI-SANTESUISSE ; 

Que par courrier recommandé du 17 juillet 2009, la Commission de conciliation a 

adressé à la demanderesse une proposition de conciliation, selon laquelle elle n'a pas 

suffisamment prouvé que les trois cas litigieux soient des cas complexes pour lesquels 

le tarif c1 pourrait être appliqué, les attestations contresignées par les médecins ne 

constituant que des indices ; que par conséquent, jusqu'à preuve du contraire, les soins 

de base fournis auprès des trois patients sont facturables selon le tarif c2 ; qu’au surplus, 

la Commission de conciliation a fixé la taxe de participation aux frais de la procédure de 

conciliation, à charge de la demanderesse, à 1'000 fr., motif pris qu’elle n'était pas 

membre de l'ASI et qu'elle ne s'était pas acquittée de ses taxes d'adhésion à la 

Convention tarifaire par l'intermédiaire de SANTESUISSE ; que ladite proposition de 

conciliation était considérée comme acceptée si les parties ne soumettent pas le présent 

litige dans un délai de 30 jours au Tribunal arbitral compétent ; 

Que par acte du 7 septembre 2009, la demanderesse, par l'intermédiaire de son 

mandataire, a saisi le Tribunal arbitral d'une demande tendant à ce qu'INTRAS soit 

condamnée à rembourser les prestations des soins de base dispensés par elle à trois de 

ses patients au tarif c1 au sens de l'article 7 OPAS à hauteur de 11 points ; qu’elle a 

 

 

 

 

A/3308/2009 

- 3/8 - 

conclu à l'annulation des corrections rétroactives effectuées par INTRAS, de sa décision 

de compensation sur ses futures factures et de la taxe de 1'000 fr. qui a été indûment 

mise à sa charge par la Commission de conciliation ASI-SANTESUISSE, dès lors 

qu'elle est membre de l'ASI et qu'elle a payé ses taxes d'adhésion ; 

Que dans sa réponse du 23 octobre 2009, INTRAS expose qu'elle avait informé la 

demanderesse en date du 18 janvier 2008 que les soins de base prodigués à Mme  

D______________ devaient être facturés à raison de 6,5 points les 10 minutes, et qu'elle 

prendrait en compte 40 minutes, trois fois par semaine ; qu’en ce qui concerne M.  

E______________, les soins de base généraux sont à facturer à raison de 6,5 points les 

10 minutes et au maximum 20 minutes par jour et que pour Mme F______________, 

les soins de base généraux sont à facturer 6,5 points les 10 minutes, à raison de 60 

minutes par jour (y compris la délivrance des médicaments qui peut s'effectuer par une 

aide-soignante) ; 

Qu’INTRAS se réfère à la proposition de la Commission de conciliation ASI-

SANTESUISSE du 17 juillet 2009, laquelle a considéré que pour pouvoir facturer selon 

la position tarifaire c1, la demanderesse devait prouver pourquoi et en quoi les 

situations des soins dans lesquelles elle a été amenée à intervenir devraient être 

qualifiées de complexes et/ou d'instables ; qu’elle devrait en effet pouvoir motiver de 

manière substantielle, circonstanciée et détaillée un degré d'exigence de soins justifiant 

son recours à la position tarifaire c1 au lieu de c2 selon le Concordat ; que l’intimée 

expose en substance que,  pour pouvoir facturer les soins de base en c1, ceux-ci doivent 

impérativement être prodigués par une infirmière diplômée au sens de l'article 

49 OAMal et que les attestations des médecins-traitants des trois patients ne peuvent 

l'amener à conclure que les soins de base ne pourraient pas être prodigués par une aide-

soignante, de sorte qu’elle conclut au rejet du "recours" ; 

Que les parties ont désigné leurs arbitres et le Tribunal arbitral a été constitué ; 

Que le Tribunal de céans a entendu les parties en audience de comparution personnelle 

en date du 4 décembre 2009 ; 

Que la demanderesse a détaillé les soins de base et expliqué de manière circonstanciée 

pourquoi elle considérait pouvoir facturer les soins de base dispensés aux trois patients 

en cause selon le tarif c1, s'agissant de situations complexes et de personnes très âgées ; 

Que l’intimée a déclaré avoir soumis les factures de la demanderesse à son service 

médical, composé d'infirmières et de médecins, lequel a estimé que les soins de base 

peuvent être dispensés par une aide-soignante, de sorte qu’ils devraient être facturés 

selon le tarif c2, à savoir 6,5 points par 10 minutes ; que le critère de base pour la 

tarification c1 est de déterminer si ces soins de base doivent être absolument effectués 

par une infirmière diplômée ou pas et que les attestations médicales produites par la 

demanderesse n'apportent pas la preuve que les soins de base doivent être effectués par 

une infirmière diplômée ;  

 

 

 

 

A/3308/2009 

- 4/8 - 

Que sur proposition du Tribunal, et avec l’accord des parties, M. G______________ et 

Mme H______________, infirmiers salariés d’INTRAS, se sont rendus le 8 mars 2010 

au domicile de M. E______________ à Vésenaz et à celui de Mme F______________ à 

Chêne-Bougeries pour évaluer les situations de soins ; 

Que dans leur rapport du 16 mars 2010, les infirmiers ont relevé que les soins de base 

sont fournis dans les deux cas 6 jours sur 7 par l'infirmière, qu’ils ne sont pas à chaque 

fois en lien avec une prestation selon la lettre "a" ou "b" de l'art. 7 OPAS, 

différenciation qui doit être présente lors de la facturation des prestations ; que 

l'évaluation de la situation pour la période des années 2007 et 2008, par le 

questionnement des patients, s’est révélée difficile ; que le laps de temps entre 2007 et 

2008 et aujourd'hui est trop important pour pouvoir se remémorer, en détail, les 

prestations fournies à ce moment-là ; que pour pouvoir fournir une expertise plus 

approfondie pour la période de facturation litigieuse, il est essentiel que les documents 

de soins de la fin de l'année 2007 et de l'année 2008 leur soient remis ; qu’il leur est en 

effet impossible de se prononcer clairement sur cette durée en se basant sur les 

documents présentés lors de leur visite auprès des patients en question ; 

Qu’invitée à se déterminer, la demanderesse a relevé que les experts détachés à 

l'examen de la situation étaient, à l'évidence, dotés d'une impartialité très relative, étant 

rappelé qu'INTRAS, partie opposée dans le litige, est une entité faisant partie du groupe 

CSS dont émane le signataire du rapport du 16 mars 2010 ; qu’à la lecture du rapport, la 

demanderesse constate qu'INTRAS n'a manifestement pas donné aux infirmiers un 

accès complet au dossier, ceux-ci indiquant s'être exclusivement fondés sur les cahiers 

de soins ; que le dossier de procédure est sans doute plus complet que celui d'INTRAS 

et contient, à tout le moins, les formules des prescriptions médicales pour soins à 

domicile visées par le médecin-traitant, ainsi que les rapports semestriels élaborés 

également de concert entre ledit médecin et l'infirmière ; qu’il apparaît plus que douteux 

que les experts aient pu, dès lors, élaborer un rapport sans avoir connaissance de tels 

documents, que s’agissant du cahier de soins, il n'a pas fondamentalement vocation à 

contenir des indications thérapeutiques, mais est destiné avant tout à assurer la 

circulation d'informations entre les différents intervenants, y compris les membres de la 

famille de la personne en soins, voire la personne en charge du ménage, de sorte qu'il ne 

s'agit pas, à proprement parler, d'un document à contenu thérapeutique au sens strict ; 

que l'attitude d'INTRAS sur la prise en charge des soins des personnes concernées est 

incohérente, dans la mesure où la totalité des prestations fournies par elle a été prise en 

charge au tarif c1 jusqu'au mois de novembre 2007, qu’ensuite ses prestations ont été 

pour partie rétrogradées en tarif c2 pour être à nouveau replacées en tarif c1 depuis le 

mois de juin 2009 ; que les experts ne se prononcent absolument pas sur les raisons qui 

pouvaient motiver cette approche à géométrie variable du tarif infirmier pratiqué ; 

qu’enfin, le rapport émis par CSS ne contient absolument aucune justification des avis 

exprimés; que la demanderesse conclut à ce que le Tribunal n'accorde aucune valeur 

sérieuse au rapport du 16 mars 2010 et que le processus d'évaluation soit prolongé, voire 

renouvelé auprès de tiers véritablement indépendants et entourés des renseignements et 

documents figurant au dossier ; 

Que par courrier du 7 juin 2010, le Tribunal de céans a informé les parties qu'il 

entendait procéder à une expertise, mais qu'il rencontrait des difficultés dans la 

 

 

 

 

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- 5/8 - 

recherche d'infirmiers - d'infirmières qualifiés pour agir en qualité d'experts et leur a 

imparti un délai au 21 juin 2010 pour lui communiquer leurs remarques et propositions ; 

Que par courrier du 21 juin 2010, INTRAS a sollicité un délai complémentaire au 

30 juin 2010 pour pouvoir proposer des noms d'infirmier-ères qualifiés-es pour  agir en 

qualité d'expert et informé le Tribunal que l'intégration d'INTRAS au sein du Groupe 

CSS étant achevée, tous les courriers devront dorénavant être envoyés à l'adresse 

INTRAS, Société du Groupe CSS ; 

Que par courrier du 21 juin 2010, la demanderesse a proposé de confier le mandat 

d'expertise à Mme I______________, infirmière qualifiée jouissant d'une très grande 

expérience ;  

Qu’en date du 30 juin 2010, INTRAS a proposé la désignation de M. 

J______________, infirmier-conseil chez HELSANA, et a préconisé que l'expertise soit 

réalisée par M. J______________ et Brigitte I______________ conjointement, relevant 

au surplus que l'expertise réalisée par des collaborateurs du Groupe CSS avait été 

effectuée selon le vœu du Tribunal, afin d'éviter, dans un premier temps, une expertise 

plus coûteuse ; qu’il est par ailleurs essentiel que la demanderesse fournisse aux experts 

les documents de soins de la fin de l’année 2007 et de l’année 2008 ;  

Que dans son écriture du 15 juillet 2010, la demanderesse s’est ralliée à la proposition 

d’INTRAS, notant toutefois que M. J______________, en tant qu’infirmier-conseil 

d’une assurance-maladie, n’est a priori ni un homme de terrain, ni totalement 

indépendant du cercle des assureurs maladie ;  

Qu’en date du 24 août 2010, le Tribunal de céans a communiqué aux parties le projet de 

la mission d’expertise et leur a imparti un délai au 8 septembre 2010 pour lui faire part 

des questions complémentaires éventuelles qu’elles souhaitent voir poser aux experts ; 

Que par courrier du 8 septembre 2010, INTRAS a allégué que la facturation de la 

demanderesse est litigieuse depuis le 1
er

 janvier 2007 et que les pathologies/limitations 

fonctionnelles présentées par les patients concernés et les soins prodigués par la 

demanderesse doivent ainsi être examinés dès cette date ; 

Que dans l’hypothèse où les pathologies des patients et/ou les traitements dispensés par 

la demanderesse ont évolué depuis 2007, les experts devront se prononcer sur le tarif 

appliqué de manière distincte pour chaque période en cause, de sorte que le 

questionnaire doit être modifiée en ce sens ; 

 

Considérant en droit que conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure 

dans le domaine des assurances sociales, le Tribunal arbitral procède à toute mesure 

 

 

 

 

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probatoire utile (cf. art. 45 al. 3 de la loi d'application de la loi fédérale sur l'assurance-

maladie, du 29 mai 1997 - LaLAMal; RS J 3 05) ; 

Qu’en l’espèce, au regard des allégués de la demanderesse et des divergences exprimées 

par les parties concernant la facturation des soins de base au regard de la Convention 

tarifaire, le Tribunal de céans considère qu’il se justifie d’ordonner une expertise ; 

Que les parties n’ont pas fait valoir de motif de récusation à l’encontre des experts ; 

Que pour le surplus, contrairement à ce que soutient la défenderesse, la période 

litigieuse faisant l’objet de la présente demande remonte à novembre 2007, date à 

laquelle la défenderesse a rectifié avec effet rétroactif les factures de la demanderesse ; 

 

 

 

 

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- 7/8 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL ARBITRAL DES ASSURANCES : 

Statuant préparatoirement 

1. Ordonne une expertise relative aux soins de base dispensés et facturés par Madame 

C______________ de novembre 2007 au 31 décembre 2008. 

2. Mandate à cet effet Madame I______________, infirmière, domiciliée à Genève, et 

Monsieur J______________, infirmier-conseil chez HELSANA. 

3. Dit que la mission des experts sera la suivante :  

a) prendre connaissance du dossier de la présente procédure, ainsi que des pièces 

produites ; 

b) recueillir tous documents et/ou informations utiles auprès des parties, ainsi que 

des médecins traitants et de tout autre tiers, le cas échéant ; 

c) se rendre au domicile de Madame F______________, à Chêne-Bougeries, et de 

Monsieur E______________, à Vésenaz, et procéder aux constatations 

nécessaires.    

4. Etablir un rapport détaillé et répondre aux questions suivantes :  

a) Rappeler quelles sont les pathologies présentées par Madame 

F______________, respectivement Monsieur E______________, depuis 

novembre 2007, et quelles sont leurs limitations fonctionnelles.  

Indiquer leur évolution.  

b) Lister et décrire de manière détaillée les soins dispensés depuis novembre 2007 

par Madame C______________ aux patients susmentionnés ; indiquer le temps 

consacré par la demanderesse auxdits soins ainsi que leur fréquence.  

Dire si ces actes constituent des soins dits « mesures de soins de base » au sens 

de l’annexe 2 du Concordat du 23 mai 1997 (c1 et c2).  

c) Déterminer et dire pour chaque patient, au regard de sa situation concrète et de 

ses pathologies, quels actes accomplis par la demanderesse durant la période en 

cause sont à considérer comme des soins de base dans une situation complexe 

et/ou instable, ne pouvant être effectués que par une infirmière diplômée, soit : 

- les mesures de clarification des besoins et de conseil, let. a) annexe 2 du 

Concordat 

 

 

 

 

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- les mesures d’investigation et de traitement, let. b) annexe 2 du 

Concordat. 

Détailler les actes en question, en indiquer la durée et justifier votre réponse. 

d) Dire si tous les actes déterminés et décrits sous chiffre 4 c) supra justifient une 

facturation sous la position tarifaire c1 de l’annexe 2 du Concordat et pourquoi. 

Dans le cas contraire, dire quels sont les actes qui ne justifient pas une telle 

tarification et pour quels motifs.  

e) Déterminer et dire, pour chaque patient, compte tenu de sa situation concrète et 

de ses pathologies, quels actes accomplis par la demanderesse sont à considérer 

comme des mesures de soins de base dits généraux qui peuvent être effectués 

par une autre personne qu’une infirmière diplômée et pour lesquels la position 

tarifaire c2 annexe 2 du Concordat s’applique. 

Veuillez détailler les actes en question, en indiquer la durée et justifier votre 

réponse. 

5. Au cas où les pathologies des patients et/ou les traitements dispensés par la 

demanderesse ont évolué depuis le mois de novembre 2007, veuillez vous 

prononcer sur le tarif appliqué de manière distincte pour chaque période en cause.  

6. Faire toutes autres remarques et/ou propositions utiles.  

7. Invite les experts à déposer leur déposer rapport, en cinq exemplaires, au greffe du 

Tribunal arbitral, d'ici au 6 décembre 2010. 

8. Réserve le fond. 

 

 

La greffière 

 

 

 

Maryse BRIAND 

 La présidente 

 

 

 

Juliana BALDE 

  

 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la Santé publique par le greffe le