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**Case Identifier:** 75b1519d-0cfd-5eae-bdcb-3ef3c5acb3f3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-03-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 28.03.2024 C/18862/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-18862-2023_2024-03-28.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, ainsi qu'à l'Office des poursuites, par plis 

recommandés du 5 avril 2024.  

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18862/2023 ACJC/442/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 28 MARS 2024 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (VD), recourant contre un jugement rendu par 

le Tribunal de première instance de ce canton le 16 novembre 2023, représenté par 

Me Fabien GILLIOZ, avocat, OA Legal SA, place de Longemalle 1, 1204 Genève, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______ (VD), intimé, représenté par  

Me Stéphane GRODECKI, avocat, Merkt & Associés, rue Général-Dufour 15, case 

postale, 1211 Genève 4. 

 

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C/18862/2023 

EN FAIT 

A. Par jugement du 16 novembre 2023, le Tribunal de première instance a, à la 
forme, déclaré recevable l’opposition formée le 27 septembre 2023 par B______ 
contre l’ordonnance de séquestre rendue le 18 septembre 2023 dans la cause 
C/18862/2023 (ch. 1 du dispositif) et, au fond, l'a admise (ch. 2), a révoqué en 

conséquence l'ordonnance de séquestre rendue le 18 septembre 2023 dans la cause 

C/18862/2023 (ch. 3), fait masse des frais judiciaires et dépens de l'ordonnance de 

séquestre et de la présente procédure (ch. 4), mis les frais à la charge de A______ 

et B______ à raison d'une moitié chacun (ch. 5), arrêté à 1'000 fr. le montant des 

frais judiciaires, qu'il a compensés avec les avances fournies par A______ et 

B______ (ch. 6), condamné B______ à verser à A______ la somme de 1'000 fr. 

au titre de dépens (ch. 7) et débouté les parties de toutes autres conclusions 

(ch. 8). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice par messagerie sécurisée le 30 novembre 
2023, A______ a formé recours contre ce jugement. Il a conclu à son annulation 

et, cela fait, au rejet de l'opposition formée le 27 septembre 2023 par B______ à 

l'ordonnance de séquestre 1______ du 15 septembre 2023, à ce que les frais de 

première instance soient arrêtés à 1'000 fr. et mis à la charge de B______, à la 

condamnation de celui-ci à lui verser des dépens de première instance d'un 

montant qui ne soit pas inférieur à 4'600 fr. ainsi qu'à sa condamnation aux frais 

judicaires et dépens de recours.  

b. B______ a conclu au rejet du recours et à la confirmation du jugement attaqué, 
sous suite de frais et dépens. 

c. Les parties ont été informées par la Cour le 15 janvier 2024 de ce que la cause 
était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure. 

a. Par requête expédiée le 14 septembre 2023 au Tribunal, A______ a conclu à ce 
que celui-ci ordonne, sous suite de frais, le séquestre à concurrence de 97'152 fr. 

80 de toute œuvre d'art ou autre objet de valeur, notamment tous les tableaux ou 
autres peintures, dont une œuvre sur toile attribuée à C______ et intitulée 
"______" et les tableaux attribués à D______ appartenant à B______ ou au nom 

de tiers, mais appartenant en réalité à ce dernier, se trouvant dans le dépôt sis au 

deuxième sous-sol, chemin 2______ no. ______, [code postal] Genève ou à son 

domicile sis chemin 3______ no. ______, [code postal] E______ [GE]. 

A______ a fondé le séquestre requis sur l'article 271 al. 1 ch. 2 LP. 

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C/18862/2023 

Il a indiqué qu'il disposait d'une créance à l'encontre de B______ fondée sur un 

contrat de prêt pour la période du 16 janvier 2019 au 5 octobre 2021 dont le 

montant en capital s'élevait à 51'935 fr. 05. Les intérêts courus s'élevaient à 

2'234 fr. au 14 septembre 2023 et les intérêts calculés sur les cinq prochaines 

années s'élevaient à 12'983 fr. 76 tandis que les frais d'avocats et de justice 

nécessaires à la validation du séquestre s'élèveraient quant à eux à 30'000 fr. 

environ. 

b. Par ordonnance de séquestre du 15 septembre 2023, le Tribunal a ordonné le 
séquestre requis à concurrence de 51'935 fr. 05 avec intérêts à 5% dès le 

4 novembre 2022 et de 30'000 fr., excluant les biens "au nom de tiers mais 

appartenant en réalité à B______" (séquestre n° 1______). 

Ce dernier a été condamné aux frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., et à des dépens, 

arrêtés à 2'300 fr. TTC. 

c. Le séquestre a été exécuté par l'Office des poursuites le 18 septembre 2023; les 
frais d'exécution se sont élevés à 7'036 fr. 90 (6'756 fr. 90 et 280 fr.). 

d. Par acte expédié le 27 septembre 2023 au greffe du Tribunal, B______ a formé 
opposition au séquestre. 

Il a notamment fait valoir que le séquestre ne pouvait porter sur le montant de 

30'000 fr. estimé par A______ au titre de frais d'avocat et de justice nécessaires à 

la validation du séquestre en tant que de tels frais constituaient une créance future 

ne pouvant justifier l'octroi d'un séquestre. 

e. Aux termes de ses déterminations du 30 octobre 2023, A______ a conclu au 
rejet de l'opposition, sous suite de frais. Il a notamment fait valoir que le montant 

de 30'000 fr. correspondait aux frais de poursuite au sens large qui devaient faire 

partie de l'assiette du séquestre. 

f. Le 2 novembre 2023, B______ a informé le Tribunal de ce qu'il s'était acquitté 
d'un montant de 54'895 fr. 15, soldant ainsi entièrement la poursuite n° 4______ 

dirigée à son encontre par A______, y compris des frais de poursuite en 103 fr. 

30. Il a derechef fait valoir que le séquestre ne pouvait porter sur la somme de 

30'000 fr. alléguée par A______. 

Il est précisé que sur réquisition de A______, deux commandements de payer ont 

été notifiés de B______ le 27 septembre 2023 (poursuite n° 4______, pour une 

somme de 51'935 fr. 05, avec intérêts à 5% dès le 4 novembre 2022 à titre de 

"remboursement de prêts de 2019 à 2021") et le 15 novembre 2023 (poursuite 

n° 5______, pour une somme de 30'000 fr. à titre de "frais de poursuite au sens 

large selon l'ordonnance de séquestre du 15 septembre 2023"). 

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C/18862/2023 

g. A l'audience du Tribunal du 6 novembre 2023, A______ a persisté à réclamer le 
paiement des frais judiciaires concernant l'ordonnance de séquestre ainsi que les 

dépens, soit 500 fr. et 2'300 fr., les frais d'exécution du séquestre en 6'756 fr. 90 et 

280 fr. – selon l'état de frais de la poursuite n° 1______ produit –, le 
remboursement de l'avance de frais en 500 fr. requise dans le cadre de la 

procédure de mainlevée C/6______/2023, relative à la poursuite 4______, et des 

dépens estimés à 9'565 fr. 60 dans le cadre des procédures de mainlevée et 

d'opposition à séquestre (soit 2 × 4'782 fr. 80). Partant, il a conclu au maintien du 

séquestre à concurrence de ces montants, soit 19'902 fr. 50, ainsi que des frais 

prévisibles d'exécution du séquestre qui continuaient d'augmenter et des frais liés 

à la plainte pénale en cours, de sorte que le séquestre devait être maintenu à 

concurrence de 30'000 fr. Il s'est notamment référé à une décision "DCSO 

CH/92/19, consid. 3.1.2", relative aux frais de poursuite. 

B______ s'est opposé au maintien du séquestre à hauteur de 30'000 fr., faisant 

valoir que ces frais n'existaient pas encore et que la créance de base avait cessé 

d'exister. Tous les frais réclamés tombaient puisqu'il n'y avait pas de séquestre et 

que son opposition était recevable. 

Pour le surplus, les parties ont persisté dans leurs conclusions respectives. 

A l'issue de l'audience, le Tribunal a gardé la cause à juger. 

h. Dans le jugement attaqué, le Tribunal a relevé que l'opposant s'était acquitté de 
la créance principale, soit 51'935 fr. 05, ayant procédé au paiement en mains de 

l'Office des poursuites d'un montant de 54'895 fr. 15, comprenant des frais de 

poursuite, et que demeurait dès lors litigieux le montant de 30'000 fr. que 

A______ persistait à faire valoir à l'encontre de B______. Outre le paiement de 

divers frais totalisant 19'902 fr. 50 qu'il réclamait, il arguait de ce que les frais 

prévisibles d'exécution du séquestre continueraient d'augmenter et faisait valoir 

des frais liés à la plainte pénale en cours. Il ne rendait toutefois pas vraisemblable 

sa créance s'agissant du montant de 10'097 fr. 50 (soit 30'000 fr. – 19'902 fr. 50), 
ne pouvant se limiter à invoquer l'augmentation des frais d'exécution du séquestre 

ou des frais liés à la procédure pénale sans les étayer a minima par pièces. Pour le 

surplus, le sort des frais de l'ordonnance de séquestre et de la procédure 

d'opposition, qui comprenaient les frais judiciaires et les dépens, seraient tranchés 

dans le cadre du jugement et ne sauraient justifier le séquestre en tant qu'ils 

constituaient des créances futures, les frais d'exécution du séquestre devaient être 

laissés à la charge de A______, compte tenu de l'issue de la procédure, et le sort 

des frais de la procédure de mainlevée serait tranché dans le cadre de ladite 

procédure. 

Concernant les frais judiciaires et dépens, le Tribunal a fait masse des frais de 

l'ordonnance de séquestre et du jugement sur opposition à séquestre, fixés les frais 

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judiciaires à 1'000 fr. et mis ceux-ci à la charge des parties à raison d'une moitié 

chacune, dans la mesure où l'opposant s'était acquitté de la créance à la base du 

séquestre postérieurement au prononcé de celui-ci. Les dépens ont été arrêtés à 

1'000 fr. et mis à la charge de l'intimé. 

EN DROIT 

1. 1.1 Le jugement entrepris est une décision sur opposition à séquestre, de sorte que 
seule la voie du recours est ouverte (art. 278 al. 3 LP; art. 309 let. b ch. 6 et 

319 let. a CPC). 

Le recours, écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance de recours dans 

les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 278 al. 1 LP 

et 321 al. 2 CPC). 

Déposé selon la forme et dans le délai requis par la loi (art. 130, 131 et 142 al. 1 

CPC), le recours est en l'espèce recevable. 

1.2 La cognition de la Cour est limitée à la violation du droit et à la constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC et 278 al. 3 LP), dans la limite des 

griefs motivés qui sont formulés. 

1.3 La procédure d'opposition au séquestre (art. 278 LP) étant une procédure 
sommaire au sens propre (art. 251 let. a CPC), il est statué sur la base de la simple 

vraisemblance des faits et après un examen sommaire du droit (ATF 138 III 232 

consid. 4.1.1). 

Dès lors que la décision d'opposition au séquestre n'est susceptible que d'un 

recours au sens des art. 319 ss CPC, l'autorité cantonale n'intervient, sous réserve 

de nova, voire de pseudo-nova (cf. art. 278 al. 3 LP réservé par l'art. 326 al. 2 

CPC), que si le juge de première instance a retenu de manière arbitraire la simple 

vraisemblable des faits (cf. arrêt du Tribunal fédéral 5A_582/2012 du 11 février 

2013 consid. 3.1). Pour ce qui est de l'application du droit, le juge procède à un 

examen sommaire du bien-fondé juridique, c'est-à-dire un examen qui n'est ni 

définitif, ni complet, au terme duquel il rend une décision provisoire (ATF  

138 III 232 précité loc. cit.; arrêt du Tribunal fédéral 5A_828/2015 précité loc. cit. 

et l'autre référence). 

2. Le recourant conclut au rejet de l'opposition à séquestre, étant rappelé que ce 
dernier avait été prononcé à concurrence de 51'935 fr. 05 avec intérêts à 5% dès le 

4 novembre 2022 et de 30'000 fr. Il explique cependant que la valeur litigieuse est 

de 11'156 fr., montant comprenant les frais d'exécution du séquestre (7'056 fr.) et 

la différence entre les frais et dépens octroyés dans le jugement entrepris et ceux 

réclamés dans le cadre de la présente procédure (3'600 fr. et 500 fr.) et son 

argumentation porte sur ces postes.  

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2.1  
2.1.1 Celui dont les droits sont touchés par un séquestre peut former opposition 
auprès du juge du séquestre dans les dix jours dès celui où il en a eu connaissance 

(art. 278 al. 1 LP). La procédure d'opposition a pour objet les conditions du 

séquestre (art. 272 LP; arrêts du Tribunal fédéral 5A_151/2020 du 13 mai 2020 

consid. 5.1.3; 5A_228/2017 du 26 juin 2017 consid. 3.1).   

Le séquestre, mesure conservatoire urgente, doit être autorisé par le juge 

compétent, lorsque le créancier rend vraisemblable l'existence de la créance qu'il 

allègue (art. 272 al. 1 ch. 1 LP), la réalisation du cas de séquestre invoqué et 

l'existence de biens appartenant au débiteur (art. 272 al. 1 ch. 2 et 3 LP). 

Les créances futures, ainsi que celles dont la naissance à l'avenir est prévisible, 

n'existent pas encore; dès lors, elles ne peuvent justifier l'octroi d'un séquestre; tel 

est le cas, par exemple, pour la créance en remboursement des frais d'un procès en 

cours (arrêt du Tribunal fédéral 5P.87/2005 du 7 juin 2005 consid. 3.2). 

2.1.2 Les frais de la poursuite sont à la charge du débiteur. Le créancier en fait 
l’avance. L’office peut différer toute opération dont les frais n’ont pas été 
avancés, mais il doit en aviser le créancier (art. 68 al. 1 LP). Ces frais 

comprennent notamment les frais du séquestre (EMMEL, Basler Kommentar, 

SchKG, 3ème éd., 2021, n. 3 ad art. 68 LP), soit tant ceux découlant de 

l'ordonnance que ceux entraînés par son exécution (cf. ATF 113 III 94 consid. 10). 

Le fait que le débiteur doive supporter les frais de poursuite est en principe 

conforme à la règle de procédure civile selon laquelle les frais de justice doivent 

être mis à la charge de la partie qui succombe (EMMEL, op. cit., n. 16 ad art. 68 

LP). 

2.2 
2.2.1 En l'espèce, le recourant conclut au rejet de l'opposition à séquestre formée 
par l'intimé, et donc au maintien dudit séquestre. Il indique toutefois également 

que la valeur litigieuse est de 11'156 fr. seulement, considérant ainsi, 

implicitement, que le montant du prêt dont il demandait le remboursement, soit 

51'935 fr. 05 avec intérêts à 5% dès le 4 novembre 2022, n'est plus litigieux. Dans 

la mesure où il n'est pas contesté que l'intimé s'est acquitté d'un montant de 

54'895 fr. 15 en relation avec sa dette découlant d'un contrat de prêt, le séquestre 

prononcé en relation avec cette dette ne saurait être maintenu. Le fait de savoir si 

le paiement précité a soldé la poursuite intentée ultérieurement en lien avec ce 

montant, ou si des frais de poursuite restent à payer, n'est en revanche pas 

déterminant dans le cadre de la présente procédure de séquestre et concerne ladite 

poursuite. C'est, dès lors, à bon droit que le Tribunal a admis l'opposition 

concernant ce poste. 

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2.2.2 Le montant de 30'000 fr. comporte plusieurs postes, comprenant, pour un 
montant total de 19'902 fr. 50, les frais d'exécution du séquestre en 6'756 fr. 90 et 

280 fr., 500 fr. à titre de remboursement de l'avance de frais requise dans le cadre 

de la procédure de mainlevée C/6______/2023, relative à l'opposition formée à la 

poursuite n° 4______, les dépens estimés à 9'565 fr. 60 dans le cadre des 

procédures de mainlevée et d'opposition à séquestre (soit 2 × 4'782 fr. 80) et les 

frais judiciaires et les dépens concernant l'ordonnance de séquestre, soit 500 fr. et 

2'300 fr. Le recourant avait également inclus dans le montant de 30'000 fr. des 

frais prévisibles d'exécution du séquestre et des frais liés à la plainte pénale en 

cours, sans les chiffrer, mais à hauteur d'un montant qui a été arrêté à 10'097 fr. 50 

(soit 30'000 fr. – 19'902 fr. 50). 

Le Tribunal a écarté le montant de 10'097 fr. 50 au motif que le recourant ne 

pouvait se limiter à invoquer l'augmentation des frais d'exécution du séquestre ou 

des frais liés à la procédure pénale sans les étayer a minima par pièces. Le 

recourant ne critique pas le jugement attaqué sur ce point, de sorte qu'il n'y a pas 

lieu d’y revenir.  

Le recourant ne conteste pas davantage le jugement attaqué en tant qu'il a 

considéré que le sort des frais judiciaires (500 fr.) et des dépens (4'782 fr. 80) de 

la procédure de mainlevée ainsi que ceux de la procédure de séquestre et 

d'opposition à séquestre ne pouvaient pas être inclus dans l’assiette du séquestre, 
mais devait être tranché dans le cadre desdites procédures. En l'absence de 

critique, le jugement attaqué ne sera dès lors pas revu à cet égard. La question du 

montant et de la répartition des frais de la procédure de séquestre et d'opposition à 

séquestre fait en revanche l'objet d'un grief motivé, qui fera l'objet d'un examen 

ci-après (cf. infra consid. 3). 

Concernant enfin les frais d'exécution du séquestre, en 6'756 fr. 90 et 280 fr., soit 
7'036 fr. 90, le Tribunal avait à statuer sur l'opposition au séquestre requis par le 

recourant, séquestre qui n'avait, par la force des choses, pas porté sur le montant 

des frais d'exécution du séquestre concerné, qui n'existaient pas au moment du 

dépôt de la requête de séquestre, ni même au moment où l'ordonnance de 

séquestre a été rendue. Ce montant ne constitue pas une dette échue au sens de 

l'art. 271 LP et il ne peut dès lors faire l'objet du séquestre comme le réclame le 

recourant. C'est dès lors à bon droit que le Tribunal a admis l'opposition à cet 

égard. 

2.3 Au vu de ce qui précède, le recours n'est pas fondé, de sorte qu'il sera rejeté en 
tant qu'il tendait au rejet de l'opposition à séquestre. 

3. Le recourant soutient que le Tribunal ne pouvait pas réduire le montant des 
dépens qui lui avaient été alloués de 2'300 fr. selon l'ordonnance de séquestre à 

1'000 fr. selon le jugement sur opposition à séquestre et qu'au contraire un 

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montant supplémentaire de 2'300 fr. aurait dû lui être octroyé. Les frais judicaires, 

dont le montant n'est pas contesté, auraient également dus être mis à la charge de 

l'intimé puisque l'opposition avait été admise au motif que la créance principale 

avait été payée par celui-ci.  

3.1 A teneur de l'art. 106 al. 1, 1ère phrase, CPC, les frais – qui comprennent les 
frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – sont mis à la charge de la partie 
succombante. Lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les 

frais sont répartis selon le sort de la cause (art. 106 al. 2 CPC). Cette disposition 

suppose une répartition des frais judiciaires et des dépens en fonction de l'issue du 

litige comparée avec les conclusions prises par chacune des parties (arrêt 

4A_226/2013 du 7 octobre 2013 consid. 6.2, publié in RSPC 2014 p. 19).   

Le principe selon lequel les frais doivent être répartis selon l'issue du procès 

repose sur l'idée que les frais doivent être supportés par celui qui les a 

occasionnés, étant présumé que c'est la partie qui succombe qui a occasionné les 

frais (ATF 145 III 153 consid. 3.3.1). 

L'art. 106 al. 2 CPC parle de manière générale de "l'issue de la procédure". Selon 

cette disposition, le juge peut notamment tenir compte, lors de la répartition des 

frais, de l'importance des différentes conclusions au sein d'un litige ainsi que du 

fait qu'une partie a obtenu gain de cause sur une question de principe, ce qui est 

d'ailleurs expressément prévu à l'art. 107 al. 1 let. a CPC pour la situation 

similaire où la demande a été admise sur le principe mais pas sur le montant de la 

créance (arrêt du Tribunal fédéral 5A_677/2022 du 20 février 2023 consid. 5.1.1). 

3.2 En l'espèce, l'admission de l'opposition à séquestre en tant qu'il portait sur le 
montant de 51'935 fr. 05 résulte du paiement de l'intimé postérieurement au 

prononcé du séquestre, circonstance qui justifie, comme le recourant le soutient, 

qu'une partie des frais judiciaires soit mise à la charge de l'intimé. Il résulte 

toutefois également de la procédure d'opposition à séquestre que ce dernier n'était 

pas fondé en tant qu'il portait sur le montant de 30'000 fr., ce qui justifie de mettre 

également une part des frais judiciaires du Tribunal à la charge du recourant. La 

décision du premier juge de mettre les frais judicaires à la charge des parties pour 

moitié chacune sera dès lors confirmée. 

Quant aux dépens, le Tribunal a condamné l'intimé à verser 1'000 fr. au recourant, 

mettant, implicitement, ceux-ci intégralement à la charge de l'intimé, à bien le 

comprendre. Cela étant, il ne se justifiait pas d'opérer une différence entre la 

répartition des frais judicaires et la répartition des dépens. Il convenait dès lors, eu 

égard à l'issue du litige, de laisser chaque partie supporter ses propres dépens. Le 

Tribunal ayant néanmoins condamné l'intimé à verser 1'000 fr. au recourant, sans 

que celui-ci ne le conteste, le jugement attaqué sera confirmé et le recours rejeté 

sur ce point. 

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4. Il reste à statuer sur les frais de recours. 

Le recourant succombe dans son recours, de sorte qu'il sera condamné aux frais de 

la procédure devant la Cour (art. 106 al. 1 LP).  

 Les frais judiciaires de recours, arrêtés à 600 fr. (art. 48 et 61 OELP), seront ainsi 

mis à sa charge et compensés avec l'avance qu'il a fournie. Le recourant sera par 

ailleurs condamné à verser 800 fr. à l'intimé à titre de dépens de recours, débours 

et TVA compris (art. 84, 85, 89 et 90 RTFMC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 30 novembre 2023 par A______ contre le 

jugement OSQ/46/2023 rendu le 16 novembre 2023 par le Tribunal de première 

instance dans la cause C/18862/2023-SQP. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judicaires de recours à 600 fr., les met à la charge de A______ et dit 

qu'ils sont compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à payer à B______ la somme de 800 fr. à titre de dépens de 

recours. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, 

Madame Nathalie RAPP, juges; Madame Marie-Pierre GROSJEAN, greffière. 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Marie-Pierre GROSJEAN 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.