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**Case Identifier:** b8b53edc-b62f-530d-81af-327274f1fa08
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 02.10.2025 C/436/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-436-2012_2025-10-02.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/436/2012-CS DAS/182/2025 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU JEUDI 2 OCTOBRE 2025 

 

Recours (C/436/2012-CS) formé en date du 21 mars 2025 par Monsieur A______, 

domicilié ______ (Genève), représenté par Me Catarina MONTEIRO SANTOS, 

avocate. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du      3 octobre 2025 à : 

- Monsieur A______ 

c/o Me Catarina MONTEIRO SANTOS, avocate. 

Boulevard des Tranchées 4, 1205 Genève. 

- Madame B______ 

c/o Me Stéphane REY, avocat. 

Rue Michel-Chauvet 3, CP 477, 1211 Genève 12. 

- Monsieur C______ 

Monsieur D______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 

 Route des Jeunes 1E, case postale 75,1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

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C/436/2012-CS 

EN FAIT 

A. a) B______ a donné naissance, hors mariage, aux enfants E______, le ______ 

2008 et F______, le ______ 2017. 

Tous deux ont été reconnus par A______. 

Des séparations et réconciliations ont émaillé la vie des parties. 

b) Par transaction ACTPI/226/2022 du 26 septembre 2022, le juge conciliateur du 

Tribunal civil a laissé aux deux parents l’autorité parentale conjointe sur leurs 
enfants, instauré une garde alternée sur ceux-ci, devant s’exercer, sauf accord 
contraire des parties, une semaine sur deux du lundi entrée à l’école/nounou au 
vendredi sortie de l’école/nounou chez chacun des parents, un week-end sur deux 
en alternance, ainsi que pendant la moitié des vacances scolaires et a instauré une 

curatelle d’organisation et de surveillance du droit de visite (sic). 

c) Par courrier adressé au Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant (ci-
après : le Tribunal de protection) le 12 janvier 2023, le Service de protection des 

mineurs (SPMi) l’informait des problèmes rencontrés par B______ avec son fils 
E______. Celui-ci refusait de se rendre chez elle en dépit de la décision de garde 

alternée. Les rares fois où mère et fils se rencontraient, tout se passait bien. Selon 

la mère, le père « bourrait le crâne de E______ » et le manipulait afin de se venger 

de ce qu’elle l’avait quitté.  

E______ avait affirmé au SPMi se sentir plus à l’aise chez son père et ne pas 
aimer sa famille maternelle. Il en voulait par ailleurs à sa mère d’avoir quitté son 
père et aurait souhaité que ses deux parents puissent renouer. Il n’avait pas donné 
d’autres raisons à son refus de se rendre chez sa mère. Pour le surplus, il obtenait 
de bons résultats scolaires et s’entendait bien avec son frère. Selon le SPMi, la 
situation parentale semblait « compliquée ». 

d) Le 5 mai 2023, A______ a sollicité auprès du Tribunal de protection 

l’attribution, à titre superprovisionnel, de la garde de son fils E______, lequel 
refusait catégoriquement de se rendre chez sa mère. Il convenait également 

d’ordonner une médiation mère-fils et d’accorder à la première un droit de visite.    

e) Selon un rapport du SPMi du 16 mai 2023, le mineur E______ qui, selon son 

père, pleurait et menaçait de fuguer s’il devait retourner chez sa mère, ne s’était 
pas montré aussi catégorique lors d’un entretien qui avait eu lieu le 6 mars 2023. 
Toutefois, la mère n’avait plus revu E______ depuis le 25 avril 2023. Cette 
situation avait un impact sur l’enfant F______, lequel disait ne plus vouloir voir sa 
mère et souhaiter vivre chez son père. Selon le SPMi, il était difficile de savoir ce 

que voulait réellement E______ et il n’était pas exclu qu’il soit pris à partie, 

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volontairement ou pas, par les parents, dans leur conflit. Le SPMi a formulé un 

certain nombre de recommandations. 

f) Une audience s’est tenue devant le Tribunal de protection le 28 juin 2023. 

Selon la représentante du SPMi, le mineur E______ se trouvait pris dans un 

conflit de loyauté. Il avait relaté que son père bloquait parfois son téléphone. Si la 

garde exclusive de E______ devait être attribuée au père, il était à craindre que les 

liens avec la mère ne soient totalement coupés, ce qui serait d’autant plus 
regrettable que lorsqu’il se rendait (rarement) chez elle, tout se passait bien. 
Aucune raison ne justifiait de modifier le système de prise en charge des mineurs 

en vigueur, ni de scinder la fratrie. Il n’appartenait pas à E______ de décider ce 
qu’il voulait faire ou pas et il appartenait au père de poser un cadre.  

A______ a allégué ne jamais avoir empêché le mineur E______ de voir sa mère, 

bien au contraire.  

Selon ce qui est ressorti de l’audience, les parents entretenaient une relation très 
conflictuelle.  

g) Le mineur E______ a été entendu seul par le Tribunal de protection le 

13 septembre 2023. 

Il a indiqué être élève au cycle de G______, en 11ème année en R2 ; tout se passait 

bien. Il avait des entraînements de football deux fois par semaine et des matchs le 

samedi. Durant les semaines de garde de sa mère, il se rendait parfois chez elle le 

mercredi après-midi et/ou le dimanche. Il avait une bonne relation avec son père 

et son frère. Il s’entendait également bien avec sa mère. Le système de la garde 
alternée ne lui convenait toutefois pas ; l’organisation était compliquée pour lui, 
notamment s’agissant de ses affaires scolaires. Il se sentait mieux chez son père 
car tous ses amis résidaient à proximité de son domicile. Il était également 

toujours un peu « énervé » contre sa mère à cause de la séparation de ses parents. 

Selon lui, s’ils avaient attendu un peu, leur relation aurait pu s’améliorer. Il était 
parti au Portugal avec son père au mois de juillet, mais n’avait pas souhaité s’y 
rendre avec sa mère durant le mois d’août. Il ne désirait pas rencontrer ses tantes 
maternelles, qui avaient fait du mal à son père en se mêlant de ce qui ne les 

concernait pas.  

h) Par ordonnance DTAE/9069/2023 du 13 septembre 2023, le Tribunal de 

protection a modifié les chiffres 2 et 3 du dispositif de la transaction 

ACTPI/226/2022 du 26 septembre 2022, confié au père la garde du mineur 

E______, maintenu la garde alternée sur le mineur F______, accordé à la mère un 

droit de visite sur son fils E______, fait instruction à la mère de poursuivre le 

suivi mère-fils auprès de I______ [centre de consultations familiales] avec le 

mineur E______, charge au père de participer audit suivi en cas de besoin; le 

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Tribunal de protection a également rappelé aux deux parents leur devoir d’apaiser 
leur conflit et de collaborer à la bonne mise en œuvre de la décision ; la curatelle 
d’organisation et de surveillance des relations personnelles a été maintenue. 

i) Selon un rapport du SPMi du 2 avril 2024, le mal-être de E______ l’avait 
conduit à manquer de plus en plus de cours, son père, chef de chantier, partant tôt 

le matin et rentrant entre 17h00 et 18h00. Si la mère et le fils s’étaient revus dès 
décembre 2023, l’embellie n’avait pas duré et E______ avait refusé de respecter le 
droit de visite dès février 2024. L’intervention de H______ [centre de 
consultations familiales] avait été requise. 

j) Selon un nouveau rapport du SPMi du 10 septembre 2024, l’intervention de 
H______ avait commencé le 21 mai 2024. 

Alors qu’il était convenu que E______ débute un apprentissage à la rentrée 2024, 
il avait été inscrit par son père à l’Ecole de culture générale (ECG). Le mineur 
avait appelé sa mère en pleurant le jour de la rentrée scolaire, en lui expliquant 

qu’il ne voulait pas se rendre aux cours. La mère l’avait récupéré et emmené à son 
domicile. E______ lui avait alors affirmé qu’il n’était pas l’auteur des messages 
insultants qu’elle avait reçus pendant plus d’un an, provenant de son téléphone. 
Son père prenait parfois son téléphone pour écrire lui-même des messages à 

B______ en se faisant passer pour le mineur. Il a également soutenu que son père 

l’incitait à ne pas se rendre chez sa mère durant le droit de visite de celle-ci. Il ne 
souhaitait plus se rendre chez son père jusqu’à fin septembre 2024 et désirait 
reprendre des relations avec lui de manière progressive. 

Entendu, A______ a déclaré ignorer pour quels motifs son fils E______ avait tenu 

de tels propos, qu’il contestait.  

Un rendez-vous avait été organisé par la mère avec l’ECG ; l’accent devait être 
mis sur la recherche de stages. 

Le 2 septembre 2024, E______ était retourné vivre chez son père. Il avait indiqué 

à H______ en avoir assez de « cette vie à droite et à gauche » ; il voulait « être 

avec son père et sa mère tout le temps » et il attendait une décision claire de la 

justice. Depuis lors, E______ n’était plus retourné aux cours et son père ne s’était 
pas manifesté auprès de l’école. 

k) Le Tribunal de protection a tenu une nouvelle audience le 16 octobre 2024. 

Selon le représentant du SPMi, le problème ne résidait pas dans le lien entre le 

mineur E______ et sa mère, mais dans celui avec son père. Le mineur se trouvait 

dans un conflit de loyauté massif ; une thérapie familiale devait être mise sur pied 

et I______ devait avoir les mains libres pour proposer aux intéressés différentes 

formes de suivi, en fonction des besoins. Cette consultation envisageait de suivre 

le père de manière individuelle. S’agissant des relations mère-fils, il convenait de 

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s’adapter au rythme de E______, selon lequel une garde partagée était prématurée, 
même s’il la souhaitait à terme. L’adolescent n'était plus scolarisé et le SPMi 
ignorait ce qu’il faisait de ses journées. 

A______ a indiqué avoir débuté un suivi individuel au sein de I______ et les deux 

parents ont affirmé être d’accord d’entreprendre un suivi familial, de même que 
toute autre forme de suivi. Il avait décidé d’inscrire E______ à l’ECG car celui-ci 
avait refusé de commencer l’apprentissage de peintre en bâtiment qu’il lui 
proposait. Il comprenait désormais l’intérêt et la nécessité de communiquer avec 
la mère et les professionnels à l’avenir pour ce type de décision. 

l) Le 25 novembre 2024, le SPMi a adressé un nouveau rapport au Tribunal de 

protection. Le mineur E______ se rendait moins souvent chez sa mère depuis la 

dernière audience devant le Tribunal de protection, même si en parallèle il 

demandait à l’éducatrice « d’augmenter » lesdites relations. Le SPMi avait pu 
observer le fait que si le père accompagnait E______ au domicile de la mère, le 

droit de visite pouvait avoir lieu. Toutefois, le père n’avait plus accompagné son 
fils. De nouveaux messages inappropriés avaient été envoyés à la mère au moyen 

du téléphone de E______, ce dernier alléguant ne pas en être l’auteur. Selon les 
dires de l’enfant F______, il avait vu son père prendre le téléphone de E______ 
pour écrire des messages, ce qui avait fait pleurer l’adolescent. Ce dernier n’était 
par ailleurs plus retourné aux cours depuis les vacances d’octobre et passait ses 
journées à jouer à des jeux vidéo et à regarder des séries à la télévision ; son père 

n’avait rien entrepris pour mettre un terme au désœuvrement de son fils. 

F______ pour sa part souffrait d’énurésie, qui allait en s’accentuant ; il avait dit à 
l’intervenante de H______ que son père lui donnait des fessées lorsque cela lui 
arrivait. Le père avait reconnu l’avoir fait par le passé. Il ressort également des 
déclarations de l’enfant qu’il arrivait que son père sorte le soir et vomisse lorsqu’il 
rentrait. Selon B______, de tels événements s’étaient déjà produits, 
occasionnellement le week-end, du temps de la vie commune. La « nounou » de 

l’enfant avait exprimé ses inquiétudes, au motif que l’enfant F______ « épongeait 
énormément d’émotions » et avait dit devant elle qu’il savait que c’était son père 
qui écrivait les messages avec le natel de E______, malgré le fait que ce dernier 

pleurait. L’enfant avait également dit : « papa ne laisse pas aller E______ chez 
maman ». Toujours selon la « nounou », A______ avait questionné son fils le 

14 novembre 2024, en lui demandant notamment pourquoi il avait parlé des 

fessées au curateur.   

Selon le SPMi, il était dans l’intérêt des mineurs de modifier leur prise en charge, 
le temps que le père puisse fournir des garanties suffisantes et rassurantes. 

m) Par décision rendue sur mesures superprovisionnelles le 27 novembre 2024, le 

Tribunal de protection a donné suite aux recommandations émises par le SPMi et 

a notamment retiré à A______ la garde et le droit de déterminer le lieu de 

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résidence de E______ et F______, la garde exclusive de ces derniers étant confiée 

à la mère. Les relations personnelles et tous contacts par voie téléphonique et 

écrite entre le père et ses enfants ont par ailleurs été suspendus afin de permettre 

aux mineurs de prendre du recul sur la situation et au père d’effectuer les 
démarches nécessaires à l’évolution de la situation. Le Tribunal de protection a en 
outre et notamment enjoint le père à effectuer un suivi psychologique individuel 

régulier, à effectuer des analyses sanguines afin « d’attester de sa consommation 
d’alcool », lui a fait interdiction d’approcher le domicile des mineurs à moins de 
300 mètres, et autorisé la reprise des relations personnelles entre le père et les 

enfants au travers de visites médiatisées dès le 1er janvier 2025 à quinzaine, pour 

autant que le premier puisse justifier des démarches ordonnées par le Tribunal de 

protection. 

n) Le Tribunal de protection a tenu une nouvelle audience le 15 janvier 2025. 

Selon le SPMi, les enfants se trouvaient bien chez leur mère et E______ avait pu 

renouer des liens avec sa famille maternelle, tout en maintenant des contacts avec 

sa famille paternelle. E______ était toujours déscolarisé et n’avait pas repris le 
football ; il présentait beaucoup de blocages et d’angoisses, qui l’empêchaient 
notamment de sortir de chez lui, mais parvenait, ce qui était nouveau, à expliquer 

la cause de ces blocages. F______ pour sa part avait besoin d’évacuer ses 
émotions notamment en se montrant agressif et insultant vis-à-vis de sa mère et à 

l’école. Les relations père-fils pouvaient reprendre selon le SPMi. 

A______ a indiqué être disposé à participer à un processus thérapeutique tant 

individuel que familial. Sur le plan addictologique et au vu du résultat négatif des 

analyses effectuées, le médecin en charge de ce suivi ne voyait pas l’intérêt de 
continuer à faire des tests ; il allait par contre continuer de le recevoir en 

consultation. 

Selon J______, intervenante de H______ entendue lors de cette audience, le 

mineur E______ n’aurait pas pu revenir auprès de sa mère sans décision 
judiciaire. Depuis son retour chez celle-ci, il avait « des hauts et des bas » ; il avait 

tendance à se renfermer sur lui-même, pris par ses angoisses. Il craignait de 

retourner à l’école après une longue période d’absence et de « perdre à nouveau 
l’un de ses deux parents, notamment en les décevant ».  

B. Par ordonnance DTAE/1751/2025 du 29 janvier 2025, le Tribunal de protection, 

statuant à titre provisionnel, a confirmé le retrait à A______ de la garde de ses 

enfants E______ et F______ (chiffre 1 du dispositif), maintenu l’octroi de la 
garde exclusive des deux mineurs à leur mère (ch. 2), accordé à A______ un droit 

aux relations personnelles sur ses deux fils, devant s’exercer sous l’égide de 
H______, à raison d’une visite médiatisée d’1h30 un samedi à quinzaine, ainsi 
que, en sus, sous la forme de contacts téléphoniques ou en visio-conférence 

médiatisés une fois par semaine et par enfant, selon des horaires convenus à 

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l’avance entre H______ et les père et mère (ch. 3), fait instruction à A______ 
d’entreprendre un suivi psychothérapeutique sérieux et régulier auprès d’un lieu 
de consultation approprié (ch. 4), ordonné la poursuite d’une thérapie de famille 
sérieuse et soutenue auprès d’un lieu de consultation approprié (ch. 5), ordonné au 
mineur E______ de reprendre, dans les plus brefs délais, la pratique du football de 

façon sérieuse et régulière au sein du club de son choix (ch. 6), rappelé les parents 

à leur devoir d’apaiser leur conflit et de restaurer entre eux une communication 
fonctionnelle a minima autour des enfants, ce dans l’intérêt bien compris de ceux-
ci (ch. 7), confirmé la curatelle d’organisation et de surveillance des relations 
personnelles entre les mineurs et leur père (ch. 8), instauré une curatelle ad hoc en 

donnant mission aux curateurs d’effectuer toutes démarches utiles, d’entente avec 
les père et mère, en vue de la réalisation, dans les meilleurs délais, des objectifs 

suivants : mettre en œuvre des mesures d’accompagnement destinées à assurer 
une stabilisation de la situation scolaire de E______, notamment par le biais d’une 
prise en charge spécifique orientée sur un projet de remobilisation (tel 

qu’A2mains ou Prisme/module scolarité et formation) ; mettre en place les soins 
thérapeutiques requis au regard des besoins des deux mineurs (thérapie de 

famille ; thérapie individuelle de l’un et/ou l’autre enfant) ; précisé que si les 
parents ne parviennent pas à s’entendre sur les décisions à prendre dans les 
domaines susmentionnés dans le délai accordé par les curateurs ou, à défaut, dans 

un délai de cinq jours ouvrables, la décision reviendra à ces derniers (ch. 9), 

étendu les pouvoirs des deux curateurs à cette nouvelle curatelle (ch. 10), invité 

les curateurs à adresser au Tribunal de protection, au plus tard le 31 octobre 2025, 

un point de situation, ainsi que leur préavis actualisé quant à l’adaptation du 
dispositif existant à envisager dans l’intérêt de leurs deux protégés au vu de 
l’évolution des circonstances, respectivement, le cas échéant, quant à l’éventuelle 
opportunité de confier au SEASP la réalisation d’un rapport social relatif aux 
droits parentaux (ch. 11), rappelé que la décision est immédiatement exécutoire 

(ch. 12) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 13). 

En substance, le Tribunal de protection a considéré que les mesures ordonnées à 

titre superprovisionnel (notamment retrait de la garde au père) demeuraient 

nécessaires, adéquates et proportionnées dans l’attente des résultats des mesures 
de curatelles et d’accompagnement mises en place. Le droit de visite en faveur du 
père, qui reprenait les recommandations du SPMi, était approprié aux besoins des 

deux enfants. Il était par ailleurs primordial que les curateurs puissent s’assurer 
que les diverses démarches à entreprendre pour stabiliser la situation scolaire de 

E______ soient effectuées de façon adéquate et sans délai ; il en allait de même en 

ce qui concernait les soins thérapeutiques nécessités par les deux mineurs. Les 

curateurs devaient agir de concert avec les parents, ou à la place de ceux-ci si 

nécessaire.  

C. a) Le 21 mars 2025, A______ a formé recours contre cette ordonnance, reçue le 

11 mars 2025, concluant préalablement à ce qu’une expertise familiale soit 

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ordonnée, à ce que K______, « nourrice » des enfants E______ et F______ soit 

entendue, de même que J______, intervenante au sein de H______. Sur le fond, il 

a conclu à l’annulation des chiffres 1 à 4, 9 et 10 du dispositif de l’ordonnance 
attaquée et cela fait, à ce que la garde partagée des deux mineurs soit attribuée aux 

deux parents. Subsidiairement, il a conclu à ce que la garde des enfants soit 

attribuée à la mère, un large droit de visite devant être réservé en sa faveur, soit un 

jour par semaine, ainsi qu’un week-end sur deux du vendredi soir au lundi matin, 
jusqu’à ce qu’une décision soit rendue au fond. 

En substance, le recourant a soutenu que la garde de ses enfants lui avait été 

retirée, sur mesures superprovisionnelles, sur la base de faits mensongers 

rapportés par l’enfant F______. Les analyses effectuées avaient en effet démontré 
qu’il ne consommait pas d’alcool de manière excessive et son fils E______ avait 
pu confirmer qu’il ne laissait pas ses enfants seuls à la maison. Cette décision 
avait eu des effets négatifs sur les deux mineurs ; en particulier, depuis qu’il était 
chez sa mère, E______ n’avait pas retrouvé le chemin de l’école, ni celui des 
stades de football. Il ne pouvait par conséquent pas être retenu que la relation 

entre E______ et son père était à l’origine des problèmes de l’adolescent. Quant à 
F______, il semblait souffrir de l’absence de son père. Aucun élément probant ne 
permettait dès lors de justifier le retrait de garde prononcé et il convenait de 

rétablir la garde partagée. 

b) Le Tribunal de protection a persisté dans les termes de l’ordonnance attaquée. 

c) Dans ses observations du 3 avril 2025, le SPMi a notamment relevé ce qui suit : 

- la nourrice mentionnée par le recourant ne s’était jamais occupée du mineur 
E______, mais seulement de l’enfant F______ ; elle avait fait part au SPMi de ses 
inquiétudes, lesquelles avaient été transmises au Tribunal de protection par 

courrier du 25 novembre 2024 ; 

- depuis le retrait de la garde de E______ à son père, le mineur avait accepté de 

voir un psychologue auprès de L______ [centre de consultations familiales], il 

était à nouveau scolarisé et ne manquait plus les cours, contrairement à ce qui 

avait été le cas durant les dernières années ; il ne se réfugiait plus dans les jeux 

vidéo de manière excessive et avait l’intention de reprendre le football ;  

- le psychiatre du CAAP [du quartier de] M______ ne pouvait voir A______ 

qu’une fois par mois ; il n’avait pas vraiment constaté de problème d’addiction ; il 
devait toutefois proposer à l’intéressé des tests plus précis ; si aucune 
problématique en lien avec une consommation excessive d’alcool ne devait être 
avérée, le suivi prendrait fin ; le SPMi avait proposé à A______ un entretien 

auprès de I______, afin d’entreprendre un réel travail thérapeutique.  

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Le SPMi a joint à ses observations un rapport de H______ portant sur la période 

allant de novembre 2024 à mars 2025. Il en ressort, en substance, que les mineurs 

vivaient chez leur mère et avaient un contact avec leur père une fois par semaine 

en visioconférence et un samedi sur deux à raison d’une heure et demie. Le père 
aurait souhaité le retour à un système de garde alternée ; la mère considérait que la 

situation était encore trop fragile. Les enfants se sentaient bien au domicile de leur 

mère et souhaitaient pouvoir continuer à y dormir ; ils exprimaient toutefois le 

souhait de voir davantage leur père. Un suivi thérapeutique demeurait 

indispensable. 

d) Dans sa réponse du 4 avril 2025, B______ a conclu au rejet du recours.  

e) Le recourant a répliqué le 23 juin 2025, persistant dans ses conclusions. Il a 

allégué avoir effectué des analyses sanguines régulières, qui n’avaient révélé 
aucun problème de consommation excessive d’alcool. Pour le surplus, E______ 
était retourné vivre chez lui et continuait de suivre les cours auxquels il était 

inscrit. 

f) Le 24 juin 2025, le SPMi a transmis à la Chambre de céans le rapport de 

H______ pour la période allant d’avril à juin 2025. Il en ressort qu’aucun réel 
suivi n’avait débuté en lien avec les problématiques familiales soulevées lors de 
l’audience devant le Tribunal de protection de novembre 2024. En dépit de 
nombreuses explications, le père persistait à penser que son droit de garde lui 

avait été retiré en raison des dénonciations relatives à ses sorties et potentielles 

alcoolisations. Il semblait ne pas comprendre que la véritable problématique se 

situait dans le fait que son fils E______ avait été coupé de sa mère pendant trois 

ans, sans raison valable, ce qui avait entraîné de graves conséquences 

psychologiques pour celui-ci.  

Le 27 mai 2025, E______ était retourné vivre chez son père. Quelques jours plus 

tôt, il avait appris que B______ avait un nouveau compagnon, qu’elle voyait sans 
le lui avoir dit. De ce fait, les deux mineurs avaient parfois été laissés seuls durant 

la nuit. E______ avait expliqué à H______ qu’il aurait souhaité pouvoir vivre 
chez son père et sa mère, en alternance tous les deux jours et les voir librement. Il 

aurait souhaité pouvoir partir en vacances durant l’été avec ses deux parents, mais 
ne savait pas comment faire avec sa mère compte tenu de la situation nouvelle. 

Selon les intervenants de H______, E______ présentait tous les traits d’un enfant 
sous emprise, ce qui le rendait confus, envahi par un sentiment de culpabilité 

intense et le mettait dans l’incapacité de réagir. Il était urgent qu’il puisse revoir sa 
mère, quitte à mettre en place un planning de garde alternée.  

g) Le 10 juillet 2025, B______ a réagi à ce rapport, soutenant que son fils 

E______ n’avait pas librement décidé de retourner vivre chez son père.  

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C/436/2012-CS 

h) Le recourant a fait parvenir de nouvelles écritures à la Chambre de céans les 

10 et 23 juillet 2025 et a persisté dans ses conclusions, contestant être à l’origine 
de la décision du mineur E______, dont il aurait souhaité pouvoir comprendre les 

envies. Il était dans l’intérêt de tous les intéressés qu’une garde partagée soit mise 
en œuvre.  

i) B______ a réagi à ces écritures le 28 juillet 2025, persistant dans ses 

conclusions. 

j) Dans un rapport du 6 août 2025, le SPMi, constatant que le mineur E______ 

avait à nouveau coupé les liens avec sa mère et sa famille maternelle, exprimait la 

crainte qu’il ne mette également un terme à ses suivis auprès de H______ et 
L______ et que son cursus scolaire ne soit à nouveau interrompu. Par ailleurs, il 

n’y avait plus d’inquiétude s’agissant de la consommation d’alcool du recourant et 
la mise en place d’un suivi thérapeutique permettrait de rassurer sur sa capacité à 
opter pour une éducation adéquate de son fils F______. Il paraissait par 

conséquent nécessaire de tenter une reprise de la garde alternée entre les parents, 

pour le bien des enfants. 

k) Diverses écritures ont encore été adressées à la Chambre de surveillance par les 

parties, sans que celles-ci ne contiennent aucun élément nouveau. 

l) Par avis du greffe de la Chambre de surveillance du 16 septembre 2025, les 

parties ont été informées de ce que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. 1.1 Interjeté auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 

al. 1 LaCC), dans les délai et forme utiles (art. 445 al. 3, 450 al. 3, 450a al. 1 CC), 

applicables par renvoi de l'art. 314 al. 1; art. 53 al. 2 LaCC) par le père des 

mineurs, qui dispose de la qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC; art. 35 

let. b LaCC), le recours est recevable. 

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 

sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 

pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. A titre préalable, le recourant a sollicité des mesures d’instruction. 

2.1.1 En principe, il n’y a pas de débats devant la chambre de surveillance de la 
Cour de justice, sauf en matière de placement à des fins d’assistance (art. 53 al. 5 
LaCC). 

2.1.2 L’autorité de protection établit les faits d’office (art. 446 al. 1 CC). Elle 
procède à la recherche et à l’administration des preuves nécessaires. Elle peut 

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C/436/2012-CS 

charger une tierce personne ou un service d’effectuer une enquête. Si nécessaire, 
elle ordonne un rapport d’expertise (art. 446 al. 2 CC). 

 2.2.1 Il sera relevé que J______ a été entendue par le Tribunal de protection lors 

de l’audience du 15 janvier 2025, ayant immédiatement précédé le prononcé de 
l’ordonnance litigieuse. Le recourant n’indique pas en quoi une nouvelle audition 
par la Cour pourrait être utile à la cause. 

 En ce qui concerne la « nounou » des enfants et comme cela a été relevé par le 

SPMi, elle avait fait part de ses inquiétudes à ce service, lequel les avait 

retranscrites dans son rapport du 25 novembre 2024. A nouveau, le recourant 

n’indique pas de manière précise sur quels éléments devrait porter l’audition de la 
« nounou », étant relevé qu’il est douteux qu’elle se soit récemment occupée du 
mineur E______, compte tenu de l’âge de celui-ci. 

 Les auditions sollicitées par le recourant ne seront par conséquent pas ordonnées. 

 2.2.2 En ce qui concerne l’expertise, il sera relevé que l’ordonnance attaquée a été 
rendue sur mesures provisionnelles, par définition provisoires et destinées à régler 

la situation jusqu’au prononcé d’une décision au fond. Le dossier contient par 
ailleurs de nombreux rapports du SPMi, ainsi que de H______, de sorte que la 

Chambre de céans s’estime suffisamment renseignée pour statuer sur mesures 
provisionnelles, sans qu’il soit nécessaire à ce stade de solliciter l’avis d’un 
expert, ce qui retarderait la procédure provisionnelle de plusieurs mois. 

 La conclusion préalable du recourant portant sur l’expertise sera dès lors rejetée.  

3. 3.1.1 Lorsqu'elle ne peut éviter autrement que le développement d'un mineur ne 

soit compromis, l'autorité de protection de l'enfant retire ce dernier aux père et 

mère et le place de façon appropriée (art. 310 al. 1 CC). Le droit de garde passe 

ainsi au Tribunal de protection, qui détermine alors le lieu de résidence du mineur 

et choisit son encadrement.  

La cause du retrait réside dans le fait que le développement corporel, intellectuel 

ou moral de l'enfant n'est pas assez protégé ou encouragé dans le milieu dans 

lequel il vit. Les raisons de cette mise en danger du développement importent peu 

: elles peuvent être liées au milieu dans lequel évolue le mineur ou résider dans le 

comportement inadéquat de celui-ci, des parents ou d'autres personnes de 

l'entourage (arrêt du Tribunal fédéral 5A_335/2012 du 21 juin 2012 consid. 3.1). 

A l'instar de toute mesure de protection de l'enfant, le retrait du droit de garde - 

composante de l'autorité parentale (ATF 128 III 9 consid. 4a et les références 

citées) - est régi par les principes de subsidiarité, de complémentarité et de 

proportionnalité (arrêt du Tribunal fédéral 5A_858/2008 du 15 avril 2009 

consid. 4.2). 

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3.1.2 Le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité parentale ou la garde ainsi 

que l'enfant mineur ont réciproquement le droit d'entretenir les relations 

personnelles indiquées par les circonstances (art. 273 al. 1 CC). 

Autrefois considéré comme un droit naturel des parents, le droit aux relations 

personnelles est désormais conçu à la fois comme un droit et un devoir de ceux-ci 

(art. 273 al. 2 CC), mais aussi comme un droit de la personnalité de l'enfant; il 

doit servir en premier lieu l'intérêt de celui-ci (ATF 127 III 295 consid. 4a;  

123 III 445 consid. 3b). C'est pourquoi le critère déterminant pour l'octroi, le refus 

et la fixation des modalités du droit de visite est le bien de l'enfant, et non une 

éventuelle faute commise par le titulaire du droit (VEZ, Le droit de visite – 
Problèmes récurrents, in Enfant et divorce, 2006, p. 101 ss, 105). Le rapport de 

l'enfant avec ses deux parents est essentiel et peut jouer un rôle décisif dans le 

processus de sa recherche d'identité (ATF 127 III 295 consid. 4a; 123 III 445 

consid. 3c; 122 III 404 consid. 3a et les références citées). 

Le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation dans la fixation du droit de 

visite (ATF 122 III 404 consid. 3d = JdT 1998 I 46). 

3.2.1 En l’espèce, le Tribunal de protection a retiré au recourant, sur mesures 
superprovisionnelles, la garde de ses deux fils (exercée à titre exclusif sur 

E______ et de manière alternée sur F______) à la suite des constats suivants 

figurant dans un rapport du SPMi du 25 novembre 2024 : le mineur E______ se 

rendait moins souvent chez sa mère et le père ne l’y accompagnait plus ; il n’était 
plus retourné au cours, passait toutes ses journées à regarder la télévision ou à 

jouer à des jeux vidéo et son père ne mettait rien en œuvre pour tenter de le sortir 
de son inactivité ; des messages inappropriés avaient à nouveau été adressés à la 

mère provenant du téléphone de l’adolescent, alors que celui-ci soutenait ne pas 
en être l’auteur ; l’énurésie dont souffrait l’enfant F______ allait en s’accentuant 
et il avait mentionné des fessées reçues de son père, ainsi que le fait que ce dernier 

vomissait parfois lorsqu’il sortait le soir.  

Ainsi, s’agissant du mineur E______ et contrairement à ce que semble penser le 
recourant, ce ne sont pas exclusivement les doutes sur sa consommation excessive 

d’alcool (doutes qui n’ont plus lieu d’être selon les résultats des analyses 
effectuées) et les éventuels mauvais traitements infligés à F______ (le recourant 

ayant néanmoins admis lui avoir administré des fessées par le passé) qui ont 

conduit au retrait de la garde, mais la situation inquiétante dans laquelle se 

trouvait l’adolescent et l’inaction incompréhensible du recourant. 

Par ailleurs et contrairement à ce qu’a soutenu le recourant, le transfert de la garde 
des enfants à la mère a déployé, à tout le moins dans un premier temps, des effets 

favorables, conformément à ce qui est ressorti de l’audience du 15 janvier 2025 
devant le Tribunal de protection et des observations du SPMi du 3 avril 2025 : 

E______ avait pu renouer des liens avec sa famille maternelle, il avait accepté de 

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consulter un psychologue auprès de l’association L______, il se rendait à nouveau 
aux cours dans le cadre des modules proposés par le groupe du suivi de l’élève et 
ne se réfugiait plus de manière excessive dans les jeux vidéo. 

La situation s’est toutefois à nouveau modifiée depuis lors, puisqu’à la fin du mois 
de mai 2025 le mineur E______ est retourné vivre chez son père, au motif, 

apparemment, qu’il aurait pris ombrage du fait que sa mère avait noué une 
relation amoureuse dont elle ne lui avait pas parlé. Depuis lors, ses relations avec 

cette dernière sont à nouveau irrégulières, bien que l’adolescent ait affirmé à 
H______ qu’il souhaiterait pouvoir vivre chez son père et sa mère, en alternance 
tous les deux jours. 

Selon le SPMi, le mineur E______ présente les traits d’un enfant sous emprise, à 
savoir sous l’emprise de son père, bien que ce dernier le conteste ; une telle 
explication est toutefois plausible. Bien qu’aucun conflit aigu n’ait jamais opposé 
mère et fils, leurs relations ont en effet été interrompues pendant une durée 

d’environ trois ans et l’adolescent est retourné vivre chez son père en mai 2025, 
tout en affirmant, paradoxalement, éprouver de l’affection pour sa mère et 
souhaiter la voir davantage, alors qu’il ne se rend que rarement chez elle. Le 
mineur semble dès lors fragile et confus et le risque existe non seulement d’une 
nouvelle coupure des liens avec sa mère, comme par le passé, mais également et 

plus généralement d’une régression dans les progrès accomplis, avec une nouvelle 
déscolarisation. Au vu de cette situation, le SPMi a en dernier lieu préconisé la 

mise en place d’un planning de garde alternée. Compte tenu de l’âge de E______, 
qui sera majeur dans moins d’une année, il ne sera pas possible de lui imposer un 
système de garde dont il ne voudrait pas et il n’est pas certain qu’une décision 
judiciaire soit suivie d’effet, étant rappelé que le mineur n’a pas respecté 
l’ordonnance rendue par le Tribunal de protection sur mesures superprovisionnelles. 
Cela étant et dans l’espoir que E______ ait à cœur de respecter une décision 
confirmant les souhaits qu’il a pu exprimer, sa prise en charge par ses deux 
parents sera ordonnée, à raison de deux jours chez chacun d’eux en alternance, 
sauf accord contraire des parents et du mineur, ainsi que durant la moitié des 

vacances scolaires. 

3.2.2 L’enfant F______ pour sa part est mêlé depuis son plus jeune âge au conflit 
qui oppose ses parents. Il a d’ores et déjà subi un changement important dans sa 
prise en charge compte tenu de la décision rendue sur mesures 

superprovisionnelles et il s’agit désormais de préserver sa stabilité, de sorte qu’il 
convient, sur mesures provisionnelles, que sa mère conserve la garde exclusive. Il 

se justifie également de maintenir le droit de visite fixé par le Tribunal de 

protection, l’intervention de H______ apparaissant utile compte tenu des 
bouleversements vécus par l’enfant. A ce stade, l’enfant ayant manifesté le souhait 
de passer davantage de temps avec son père, le droit de visite de ce dernier sera 

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quelque peu élargi par l’ajout d’un samedi sur deux, de 10h00 à 18h00, le passage 
devant s’opérer par le biais d’un Point rencontre. 

3.2.3 Au vu de ce qui précède, les chiffres 1, 2 et 3 du dispositif de l’ordonnance 
attaquée seront annulés et il sera statué conformément à ce qui précède.  

4. Le recourant a également conclu à l’annulation des chiffres 4, 9 et 10 du dispositif 
de l’ordonnance attaquée.  

 4.1 Selon l'art. 321 al. 1 CPC, il incombe à l'appelant de motiver son recours, 

c'est-à-dire de démontrer le caractère erroné de la motivation attaquée. Pour 

satisfaire à cette exigence, il ne lui suffit pas de renvoyer à une écriture antérieure, 

ni de se livrer à des critiques toutes générales de la décision attaquée. Sa 

motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance d'appel puisse la 

comprendre aisément, ce qui suppose une désignation précise des passages de la 

décision que l'appelant attaque et des pièces du dossier sur lesquelles repose sa 

critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 p. 375). La motivation du recours 

constitue une condition de recevabilité, qui doit être examinée d'office. Lorsque le 

recours est insuffisamment motivé, l'autorité n'entre pas en matière (arrêts du 

Tribunal fédéral 5A_247/2013 du 15 octobre 2013 consid. 3.1; 4A_651/2012 du 

7 février 2013 consid. 4.2 relatifs à l’appel, applicables par analogie au recours). 

 4.1.2 L’autorité de protection de l’enfant peut en particulier rappeler les père et 
mère à leurs devoirs, donner des indications ou instructions relatives au soin, à 

l’éducation et à la formation de l’enfant (art. 307 al. 3 CC). 

 Dans les mesures qui peuvent être prises en application de cette disposition figure 

notamment l’obligation de se soumettre à une thérapie familiale ou individuelle 
(notamment arrêt 5A_192/2021 du 18 novembre 2021 consid. 5.1.1) 

 4.2 Le recours ne contient aucune critique spécifique relative aux chiffres 4, 9 et 

10 du dispositif de la décision attaquée, de sorte qu’il est irrecevable s’agissant de 
ces points. 

 Il est par ailleurs et quoiqu’il en soit infondé.  

 Les parties ne parviennent pas, depuis de nombreuses années, à sortir de leur 

conflit et à collaborer, dans l’intérêt de leurs enfants. Le recourant semble par 
ailleurs ne pas mesurer les conséquences néfastes que l’absence de relations mère-
fils est susceptible d’engendrer pour E______, relations qu’il ne paraît pas disposé 
à favoriser en l’état. Un suivi psychothérapeutique est par conséquent susceptible 
de lui permettre d’appréhender la situation autrement que de son seul point de 
vue, raison pour laquelle la décision du Tribunal de protection est fondée sur ce 

point, étant relevé que le recourant s’était déclaré d’accord avec un tel suivi lors 
de l’audience du 15 janvier 2025. 

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 Pour le surplus et s’agissant de l’extension des pouvoirs des curateurs à la mise en 
œuvre des mesures d’accompagnement destinées à assurer une stabilisation de la 
situation scolaire de E______ et à la mise en place des soins thérapeutiques 

requis, celle-ci n’est pas critiquable. D’une part, la décision du Tribunal de 
protection n’exclut pas les parents de la prise de telles décisions. D’autre part, le 
recourant a fait preuve, par le passé de passivité par rapport à la situation de son 

fils, notamment scolaire, de sorte qu’il se justifie de donner pouvoir à des tiers, le 
cas échéant, pour prendre toutes mesures utiles, dans l’intérêt du mineur. 

5. La procédure, qui porte sur des mesures de protection de mineurs, est gratuite 

(art. 81 al. 1 LaCC). 

 Compte tenu de la nature familiale du litige, il n’y a pas lieu à l’allocation de 
dépens (art. 107 al. 1 let. c CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre les chiffres 1 à 3 du dispositif 

de l’ordonnance DTAE/1751/2025 rendue le 29 janvier 2025 par le Tribunal de 
protection de l’adulte et de l’enfant dans la cause C/436/2012. 

Le déclare irrecevable pour le surplus. 

Au fond : 

Annule les chiffres 1, 2 et 3 du dispositif de l’ordonnance attaquée. 

Cela fait et statuant à nouveau sur ces points : 

Confirme le retrait à A______ de la garde de son fils F______, né le ______ 2017 et 

octroie à B______ la garde exclusive sur celui-ci. 

Accorde à A______ un droit aux relations personnelles sur son fils F______, lequel 

s’exercera : sous l’égide de H______ à raison d’une visite médiatisée d’1h30 un samedi 
à quinzaine, ainsi que, en alternance, un samedi sur deux de 10h00 à 18h00, le passage 

de l’enfant devant s’opérer par le biais d’un Point rencontre et, en sus, sous la forme de 
contacts téléphoniques ou en visio-conférence médiatisés une fois par semaine, selon 

des horaires convenus à l’avance entre H______ et les père et mère. 

Accorde à A______ et à B______ la garde partagée sur leur fils E______, laquelle 

s’exercera, sauf accord contraire entre les parents et le mineur, à raison de deux jours en 
alternance chez chaque parent, les vacances scolaires devant être partagées par moitié.  

Confirme pour le surplus l’ordonnance attaquée. 

Sur les frais : 

Dit que la procédure est gratuite et qu’il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Monsieur  

Cédric-Laurent MICHEL et Madame Paola CAMPOMAGNANI, juges;  

Madame Jessica QUINODOZ, greffière. 

  

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.