# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3a9850e5-4379-580c-b110-c65959b06a46
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-01-28
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 28.01.2015 E-472/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-472-2015_2015-01-28.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-472/2015 

 

 

 

 A r r ê t  d u  2 8  j a n v i e r  2 0 1 5  

Composition 

 
François Badoud, juge unique,  

avec l'approbation de Gérald Bovier, juge ; 

Chrystel Tornare Villanueva, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, né le (…), 

Guinée-Bissau,  

(…), 

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM ;  

anciennement Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

 

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi ;  

décision du SEM du 7 janvier 2015 / N (…). 

 

 

 

E-472/2015 

Page 2 

Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 

1er décembre 2014, 

la décision du 7 janvier 2015 (notifiée le 15 janvier 2015), par laquelle le 

SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré 

en matière sur cette demande d'asile, a prononcé le transfert de l'intéressé 

vers le Royaume-Uni et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant 

l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 22 janvier 2015, contre cette décision, 

la demande de dispense du versement d'une avance de frais dont il est 

assorti,  

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après: le Tribunal), le 26 janvier 2015, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

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telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, partant, la conclusion du recours tendant l'octroi de l'admission 

provisoire est irrecevable, 

qu'à titre liminaire, il y a lieu de relever que la question de l'âge du recourant 

ne pose pas de problèmes en l'espèce, 

qu'en effet, l'intéressé, qui avait prétendu être mineur lors de ses auditions, 

n'a pas contesté, au stade du recours, que le SEM l'ait considéré comme 

majeur, 

qu'au contraire, dans son recours, il a indiqué que les informations 

recueillies par les autorités britanniques à son sujet, et donc notamment sa 

date de naissance, à savoir le (…), étaient vraies, 

que, cela précisé, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire 

application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il 

n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut 

se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, 

pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 3 juillet 

2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en Suisse 

dès le 1er janvier 2014 (art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

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qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le précède 

dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce (principe de 

l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 par. 1 du 

règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont 

la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès 

d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, 

sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b du règlement 

Dublin III),  

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», 

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que le recourant avait déposé une demande d'asile au Royaume-Uni, le 29 

juin 2012, 

qu'en date du 22 décembre 2014, cet office a dès lors soumis aux autorités 

britanniques compétentes une requête aux fins de reprise en charge, 

fondée sur l'art. 18 al. 1 let. b du règlement Dublin III, 

que, le 5 janvier 2015, lesdites autorités ont expressément accepté de 

reprendre en charge le requérant, sur la base de cette même disposition, 

que le Royaume-Uni a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la 

demande d'asile de l'intéressé, 

que, contrairement à ce qu'il avait allégué en cours de procédure, 

l'intéressé a admis, au stade du recours, qu'il avait rejoint la Suisse 

directement depuis le Royaume-Uni et qu'il n'était donc pas retourné en 

Guinée entretemps, 

que la compétence du Royaume-Uni n'est dès lors pas contestée par le 

recourant, 

qu'en l'espèce, interrogé sur les motifs qui s'opposeraient à son transfert 

au Royaume-Uni, l'intéressé a simplement indiqué, lors de son audition du 

17 décembre 2014, qu'il ne voulait pas retourner dans ce pays et qu'il n'y 

connaissait personne, 

que, toutefois, le règlement Dublin III ne confère pas aux demandeurs 

d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures 

conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur 

demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il y a lieu de se 

référer par analogie), 

que, cela dit, il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, au 

Royaume-Uni, des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et 

les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de 

traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE 

(cf. art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III), 

qu'en effet, ce pays est signataire de cette Charte, de la Convention du 

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 

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relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du 

Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, 

en applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après: 

directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 

du 29.6.2013, ci-après: directive Accueil]), 

qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées 

et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés 

(HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, 

ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas 

appliquée au Royaume-Uni, ni que la procédure d'asile y est caractérisée 

par des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs 

d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée 

par les autorités allemandes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, 

ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur 

pays d'origine (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et Grèce du 

21 janvier 2011, 30696/09), 

que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin 

III ne se justifie pas en l'espèce, 

que, dans le cas particulier, l'intéressé n'a pas démontré l'existence d'un 

risque concret que les autorités britanniques refuseraient de le prendre en 

charge et de mener à terme l'examen de sa demande de protection, en 

violation de la directive Procédure, 

qu'en outre, il n'a fourni aucun élément concret susceptible de démontrer 

que le Royaume-Uni ne respecterait pas le principe du non-refoulement, et 

donc faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant dans un pays 

où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

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menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays, 

qu'il n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux qu'il 

serait lui-même privé durablement de tout accès aux conditions matérielles 

minimales d'accueil prévues par la directive Accueil, 

qu'au demeurant, si – après son retour en Royaume-Uni – le requérant 

devait être contraint par les circonstances à mener une existence non 

conforme à la dignité humaine, ou si il devait estimer que ce pays viole ses 

obligations d'assistance à son encontre, ainsi que la directive précitée, ou 

de toute autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendra de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

britanniques en usant des voies de droit adéquates (cf. art. 26 directive 

Accueil), 

que, par ailleurs, il n'a pas démontré que ses conditions d'existence au 

Royaume-Uni revêtiraient, en cas de transfert dans ce pays, un tel degré 

de pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement 

contraire à l'art. 4 de la CharteUE, à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 

Conv. torture, 

qu'il ressort encore du dossier que l'intéressé a connu des problèmes de 

santé, 

que, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. 

contre Royaume-Uni du 27 mai 2008, 26565/05), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que si l'intéressé se trouve à un stade de sa 

maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

qu'il s'agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l'hypothèse de son 

rapide décès après le retour confine à la certitude et qu'elle ne peut espérer 

un soutien d'ordre familial ou social, 

qu'en l'espèce, l'intéressé n'a pas établi, dans le cadre de la présente 

procédure, qu'il ne serait pas en mesure de voyager ou que son transfert 

représenterait un danger concret pour sa santé, 

qu'en effet, ses problèmes de santé – à savoir des douleurs abdominales 

et une infection intestinale –, qui ne requièrent d'ailleurs actuellement plus 

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aucun suivi, n'apparaissent pas d'une gravité telle qu'il faille renoncer à son 

transfert au Royaume-Uni pour des raisons d'illicéité ou pour des motifs 

humanitaires, 

que les troubles présentés par le recourant pourront au besoin être traités 

au Royaume-Uni, ce pays disposant de structures médicales similaires à 

celles existant en Suisse, 

qu'en outre, le Royaume-Uni, qui est liée par la directive Accueil, doit faire 

en sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux 

nécessaires qui comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement 

essentiel des maladies et des troubles mentaux graves, et fournir 

l'assistance médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des 

besoins particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins 

de santé mentale appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que rien ne permet d'admettre que le Royaume-Uni refuserait ou 

renoncerait à une prise en charge médicale adéquate dans le cas du 

recourant,  

que, si nécessaire, il incombera aux autorités suisses chargées de 

l'exécution du transfert de transmettre aux autorités britanniques les 

renseignements permettant une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du 

règlement Dublin III),  

qu'enfin, au stade du recours, l'intéressé a fait valoir, pour la première fois, 

qu'il était venu en Suisse pour retrouver une amie, dénommée B._______, 

qu'il aurait rencontrée sur les réseaux sociaux, via Internet, 

que celle-ci serait titulaire d'un permis d'établissement en Suisse, 

qu'ils se seraient rencontrés pour la première fois après son arrivée en 

Suisse et qu'ils auraient décidé de se marier, 

que le recourant souhaiterait dès lors rester en Suisse pour pouvoir vivre 

avec sa fiancée, 

que toutefois, l'intéressé n'a en rien établi la relation qu'il entretiendrait avec 

B._______ non plus que d'éventuelles démarches en vue du mariage 

auraient été entreprises, 

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qu'en tout état de cause, sous réserve de circonstances particulières, les 

fiançailles ou le concubinage ne permettent pas d'invoquer le respect de la 

vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH, 

que l'étranger fiancé à une personne bénéficiant d'un droit de présence en 

Suisse ne peut, en principe, prétendre à une autorisation de séjour, à moins 

que le couple n'entretienne depuis longtemps des relations étroites et 

effectivement vécues et qu'il existe des indices concrets d'un mariage 

sérieusement voulu et imminent (cf. arrêt du Tribunal C-3427/2012 du 

29 avril 2013 consid. 5.2.3 et jurisp. cit.; voir également arrêt du Tribunal 

fédéral 2C_207/2012 du 31 mai 2012 consid. 3.3), 

que tel n'est pas le cas en l'espèce, 

qu'en effet, l'intéressé déclare avoir rencontré sa fiancée pour la première 

fois après son arrivée en Suisse, soit il y a moins de deux mois, 

que, de plus, il ne ressort pas du dossier que des démarches en vue de 

mariage auraient été engagées,  

qu'en tout état de cause un éventuel mariage du recourant avec celle qu'il 

présente comme sa fiancée ne saurait être considéré comme imminent, 

qu'au demeurant, il est loisible au recourant d'entreprendre depuis 

l'étranger les démarches en vue de mariage et, une fois les formalités 

accomplies, de déposer une demande d'autorisation de séjour en Suisse 

(voir p. ex. l'arrêt du Tribunal D-3611/2013 du 18 juillet 2013, p. 6), 

qu'en conclusion, aucune obligation de la Suisse tirée du droit international 

public ni aucune raison humanitaire au sens de l'art. 29a al. 3 de 

l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure (OA 1, 

RS 142.311) n'est opposable au transfert du recourant vers le Royaume-

Uni, 

qu'au vu de ce qui précède, il n'y a lieu d'appliquer ni la clause de l'art. 3 

par. 2 al. 2 du règlement Dublin III (en cas de défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs) ni la 

clause discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que le Royaume-Uni demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de 

la demande d'asile du recourant au sens du règlement Dublin III et est 

tenu – en vertu de l'art. 18 al. 1 let. b dudit règlement – de le reprendre en 

charge, dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29, 

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que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers le Royaume-Uni, en 

application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi 

n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la 

demande de dispense du versement de l'avance des frais de procédure 

est sans objet,  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

(dispositif page suivante) 

  

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Page 11 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

François Badoud Chrystel Tornare Villanueva 

 

 

Expédition :