# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 73132640-5186-5e53-839c-d51578ecb652
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 20.10.2021 P/2120/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-2120-2021_2021-10-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Monsieur Pierre BUNGENER, président ; Madame Catherine GAVIN et 
Monsieur Vincent FOURNIER, juges ; Madame Cécile JOLIMAY, 
greffière-juriste. 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/2120/2021 AARP/342/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 20 octobre 2021 

 

Entre 

A______, actuellement détenu dans une autre cause à la Prison de B______, ______, 

comparant par Me C______, avocat,  

appelant, 

contre le jugement JTDP/712/2021 rendu le 2 juin 2021 par le Tribunal de police, 

 

et 

D______, comparant en personne, 

E______, comparant en personne, 

F______, comparant en personne, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés.

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EN FAIT : 

A. a. En temps utile, A______ appelle du jugement du 2 juin 2021 par lequel le 
Tribunal de police (TP) l'a reconnu coupable de séjour illégal et de non-respect d'une 
assignation à un lieu de résidence ou d'une interdiction de pénétrer dans une région 
déterminée à réitérées reprises (art. 115 al. 1 let. b et 119 al. 1 de la loi fédérale sur 
les étrangers et l'immigration [LEI]), de violation de domicile à réitérées reprises (art. 
186 du Code pénal suisse [CP]) et de vol d'importance mineure à réitérées reprises 
(art. 139 ch. 1 cum art. 172ter CP), a révoqué les sursis octroyés les 4 et 28 janvier 
2021 par le Ministère public de Genève (MP), l'a condamné à une peine privative de 
liberté d'ensemble de huit mois, sous déduction de 99 jours de détention avant 
jugement, peine partiellement complémentaire à celle prononcée le 7 février 2021 
par le MP, ainsi qu'à une amende de CHF 500.-, peine privative de liberté de 
substitution de cinq jours. Le TP a ordonné l'expulsion de Suisse de A______ pour 
une durée de trois ans avec signalement dans le système d'information de Schengen 
(SIS) et mis les frais de la procédure à sa charge. 

 b. A______ conclut à son acquittement du chef de violation de domicile, à sa mise au 
bénéfice de la circonstance atténuante de la détresse profonde pour les autres 
infractions retenues, à ce qu'il soit renoncé à la révocation des sursis des 4 et 
28 janvier 2021, au prononcé d'une peine privative de liberté d'ensemble de quatre 
mois avec libération immédiate, à la réduction du montant de l'amende, à ce qu'il soit 
renoncé à son expulsion et à ce qu'il ne soit condamné qu'à supporter partiellement 
les frais de la procédure. 

 c. Par acte d'accusation du 12 avril 2021, il est reproché à A______ d'avoir, à 
Genève, le 29 janvier 2021, puis entre le 4 février 2021 et le 19 février 2021, entre le 
21 et le 23 février 2021, puis du 25 février 2021 au 2 mars 2021, persisté à séjourner 
sur le territoire suisse sans être au bénéfice des autorisations nécessaires ainsi que 
d'avoir omis de respecter une interdiction de pénétrer sur l'ensemble du territoire 
genevois, valable du 7 février 2021 au 7 février 2022, valablement notifiée le 7 
février 2021, en se rendant notamment, le 19 février 2021, à [l'adresse] 1______, le 
23 février 2021, à [l'adresse] 2______, les 1er mars et 2 mars 2021, à [l'adresse] 
3______. 

Il lui est encore reproché de s’être introduit sans droit, le 29 janvier 2021 dans le 
magasin E______ sis [à l'adresse] 4______, le 19 février 2021 dans le magasin 
E______, [sis à l'adresse] 1______ et le 23 février 2021, dans le magasin D______ 
[sis à l'adresse] 2______, alors qu'il faisait l'objet d'une interdiction de pénétrer dans 
tous les magasins des enseignes E______ et D______, selon les décisions des 
15 janvier 2021 et 29 janvier 2021 d'une validité de deux ans, respectivement la 
décision du 27 janvier 2021 d'une validité de cinq ans et d'y avoir dérobé des objets, 
soit des parfums d’une valeur totale de CHF 252.80 le 29 janvier 2021, diverses 

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marchandises d’une valeur totale de CHF 274.- le 23 février 2021 et un parfum 
G______ d'une valeur de CHF 99.90 le 1er mars 2021 dans le magasin F______ [sis à 
l'adresse] 3______. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a.a. A______ est né le ______ 1979 en Libye, pays dont il est ressortissant. Il y 
aurait obtenu son baccalauréat ainsi qu'un diplôme ______. Il a toujours déclaré être 
célibataire et sans enfant, à l’exception de son audition du 19 février 2021, lors de 
laquelle il a affirmé avoir quatre enfants en France. De même, il a tantôt déclaré que 
toute sa famille était morte, tantôt que son père et son frère avaient été tués en Lybie, 
précisant en audience d’appel que ces derniers, surveillants armés, l’avaient été par 
des mercenaires travaillant pour l’industrie pétrolière, et que sa mère et ses frères se 
trouvaient en Tunisie. Selon ses déclarations lors des débats d’appel, il aurait des 
oncles en Libye et l’un de ses frères vivrait en France. Il n’avait plus de contact avec 
les membres de sa famille depuis son incarcération mais prévoyait, à sa sortie de 
prison, de leur demander de se rendre en Libye pour récupérer ses papiers d’identité. 
Il avait quitté la Tunisie en décembre 2020. Lors de son audition par la Chambre 
pénale d’appel et de révision (CPAR), il a commencé par affirmer être passé par 
l’Italie, puis s’être trompé de train et être arrivé en Espagne, où il aurait été refoulé 
vers la France, puis a déclaré avoir pris le train à plusieurs reprises et avoir fait des 
allers et retours en Italie et en Espagne. Dans ces pays, il aurait travaillé pour des 
particuliers dans le domaine ______. Il serait resté trois ou quatre mois en France 
avant d’arriver à Genève fin 2020, début 2021, variant dans ses déclarations quant à 
la façon dont il serait entré sur le territoire. Avant son arrestation, il n'avait aucune 
source régulière de revenu en Suisse mais souhaitait demander l’asile à sa sortie de 
prison et se voyait un avenir dans ce pays grâce à ses compétences en ______.  

a.b. A______ fait l'objet d'une interdiction de pénétrer sur l'ensemble du territoire 
genevois dûment notifiée et valable depuis le 7 février 2021 pour une durée de 
12 mois, à laquelle il n'a pas fait opposition.  

a.c. À teneur de son casier judiciaire, A______ a été condamné à trois reprises en 
Suisse, à savoir : 

- le 4 janvier 2021, par le MP, à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 
CHF 30.- l’unité, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois ans, 
prolongé d'une année le 7 février 2021, pour entrée et séjour illégaux ; 

- le 28 janvier 2021, par le MP, à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 
CHF 30.- l’unité, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois ans, ainsi 
qu'à une amende de CHF 500.- pour séjour illégal et vol d'importance 
mineure ; 

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- le 7 février 2021, par le MP, à une peine privative de liberté de 100 jours pour 
séjour illégal, vol et violation de domicile. 

b. Le 15 janvier 2021, A______ a fait l'objet, pour une durée de deux ans, d'une 
interdiction d'entrée dans tous les magasins E______, rédigée en français et ratifiée 
par ses soins. Le 27 janvier 2021, suite à un vol de marchandises au magasin 
D______ [sis] 5______, une interdiction d'entrée valable pour une durée de cinq ans 
dans tous les magasins D______ et enseignes du groupe lui a également été notifiée.  

c. Le 29 janvier 2021, A______ a été arrêté suite à un vol de parfums d'une valeur 
légèrement inférieure à CHF 300.- qu'il avait commis dans le magasin E______ sis 
4______. Une interdiction d’entrée dans tous les magasins E______ en français, 
signée par ses soins, lui a à nouveau été notifiée et une plainte pénale pour vol et 
violation de domicile a été déposée le même jour.  

Entendu par la police le jour des faits, A______, assisté d’un interprète, a pris 
connaissance de ses droits en arabe et indiqué ne pas souhaiter la présence d’un 
avocat. De même que devant le MP, où il a accepté le concours d’un interprète en 
précisant néanmoins parler un peu le français et a été assisté d’un défenseur nommé 
d’office, il a nié avoir eu l'intention de commettre un vol. Il a tout d’abord affirmé 
avoir voulu acheter un parfum pour demander une femme en mariage, puis l’avoir 
volé pour cette dernière. Il n'était pas au courant de l'interdiction d'entrée dans les 
magasins E______ dont il faisait l'objet. Il n’avait pas compris car on s’était adressé 
à lui en français. Pour lui, il s’agissait d’une amende ou d’un « procès ». Il a 
toutefois confirmé avoir bien pris note qu'une nouvelle interdiction lui était notifiée. 

d. Le 19 février 2021 à 12h20, A______ a été arrêté provisoirement après avoir été 
identifié par un surveillant dans le magasin E______ sis 1______. Une plainte pénale 
pour violation de domicile a été déposée immédiatement.  

Entendu par la police hors présence d’un avocat, après son refus d’en être assisté, 
mais avec le concours d’un interprète, A______ a déclaré ne pas se savoir sous le 
coup d'une interdiction d'entrée dans les magasins E______. Il avait fait opposition à 
son interdiction d'entrée sur le territoire genevois et y demeurait en attendant la 
décision. Il vivait dans la rue et les associations humanitaires l'aidaient à subvenir à 
ses besoins.  

e. Le 23 février 2021, A______ a été arrêté provisoirement suite à un vol de produits 
cosmétiques d'une valeur de CHF 274.- qu'il avait commis dans le magasin D______, 
sis dans le centre commercial de 6______. Une plainte pénale pour vol et violation 
de domicile a été déposée le jour-même.  

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Au début de son audition à la police du même jour, A______ a pris connaissance de 
ses droits en arabe et refusé l’assistance d’un interprète et d’un avocat. La mention « 
arabe, français » apparaît au procès-verbal sous la rubrique « langue maternelle, 
parlée ». Il a ensuite, de même que devant le MP, immédiatement admis les faits. Il 
avait conscience de faire l'objet d'une interdiction d'entrée dans les magasins 
D______ mais avait agi de la sorte car cela faisait deux jours qu’il n’avait pas mangé 
et il avait perdu la tête. Il avait prévu de vendre son butin pour s’acheter des 
vêtements chauds et de la nourriture.  

f. Le 2 mars 2021, A______ a été arrêté provisoirement suite à un vol d'un parfum 
d'une valeur de CHF 99.90 commis la veille dans le magasin F______ sis 3______, 
lequel a déposé plainte pénale à cette date.  

En présence d’un interprète et après avoir pris connaissance de ses droits en arabe, 
A______ a déclaré ne pas souhaiter être assisté d’un avocat. À l’instar des faits du 
23 février 2021, il a d’emblée reconnu sa culpabilité. Il n’avait pas mangé depuis 
trois jours et avait préféré voler dans les magasins plutôt que de s’en prendre aux 
personnes. Il avait vendu son butin pour s’acheter de la nourriture.  

g. A______ a reconnu avoir séjourné en Suisse sans les autorisations nécessaires. Il a 
tantôt déclaré avoir perdu ses papiers durant la traversée de la mer Méditerranée, 
tantôt ignorer où se trouvait son passeport. Il avait tout laissé en Lybie et n'entendait 
pas quitter Genève. Il pouvait contacter sa famille pour prouver son identité. Lors de 
ses multiples auditions, il a soutenu ne pas avoir conscience de faire l’objet d’une 
interdiction de demeurer à Genève et/ou expliqué sa présence par le fait qu’il avait 
fait opposition à cette décision et avait le droit de rester pour demander l’asile. 

h. A______ a été détenu de manière préventive du 29 janvier au 3 mars 2021, du 
19 février à 12h20 au 20 février 2021 à 15h50, du 23 février à 17h30 au 24 février 
2021 à 16h02. Au stade de l’audience d’appel, le 20 octobre 2021, il avait été détenu, 
de manière ininterrompue, depuis le 2 mars 2021. 

C. a. Entendu par la CPAR, A______ a, dans l’ensemble, confirmé ses précédentes 
déclarations, étant relevé qu’au début de l’audience il a répondu à plusieurs questions 
avant que l’interprète ne lui en traduise les termes.  

Il n’avait pas compris qu’il faisait l’objet d’interdictions d’entrée dans les magasins 
E______ et D______, sauf lors de « la dernière fois ». Il pensait qu’il s’agissait 
d’amendes, contre lesquelles il avait fait recours. Sans préciser à quelle occurrence il 
faisait référence, il a déclaré ne pas avoir dormi pendant trois jours et avoir perdu la 
tête. Il avait commis les vols pour s’acheter de la nourriture et éviter de tomber dans 
la violence. Il n’avait appris que tardivement l’existence des institutions sociales 
auprès desquelles il aurait pu demander de l’aide parce qu’il ne parlait pas français. Il 

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était resté à Genève malgré l’interdiction de demeurer sur le territoire car il attendait 
que les autorités se prononcent sur le recours qu’il avait déposé à cet égard. 

 b. Par la voie de son conseil, A______ persiste dans les conclusions de sa déclaration 
d’appel, sous réserve de l’invocation de la circonstance atténuante de la détresse 
profonde pour le vol du 29 janvier 2021.  

 Il soulève deux questions préjudicielles en lien avec l’inexploitabilité des procès-
verbaux des auditions des 29 janvier et 23 février 2021, concluant à leur retrait du 
dossier. La première audition avait été menée en présence d’un interprète mais pas 
d’un avocat, alors même qu’il s’agissait d’un cas de défense obligatoire compte tenu 
de sa mise en prévention pour séjour illégal, du risque d’encourir une expulsion de 
Suisse et de sa non-maîtrise du français. La seconde audition avait été réalisée sans 
défenseur et sans interprète. Les propos figurant dans ce procès-verbal étaient 
incohérents par rapport à ce qu’il avait déclaré lors de ses autres auditions, ce qui 
démontrait qu’il ne s’était pas bien fait comprendre. Quoi qu’il en était, il ne pouvait 
pas l’avoir valablement signé puisqu’il ne lisait pas le français.  

 Sans domicile fixe, il avait commis les vols pour se procurer de la nourriture. Il 
n’avait pas compris le contenu et la portée des interdictions d’entrée, qui lui avait été 
notifiées en français sans que les employés des magasins en question ne s’assurent 
qu’elles avaient été comprises. Il était par ailleurs persuadé d’avoir fait recours 
contre celles-ci et il se serait rendu dans d’autres magasins s’il avait compris 
l’interdiction dont il faisait l’objet.  

 Il ne contestait pas sa culpabilité s’agissant du séjour illégal et de la violation de 
l’interdiction de pénétrer dans le canton de Genève. Il avait toutefois commis ces 
infractions pour sauvegarder sa vie, vu la situation de guerre civile dans son pays 
d’origine. S’agissant de la seconde infraction, il lui aurait en tout état été difficile de 
se conformer à cette interdiction compte tenu de sa situation très précaire, qui 
l’empêchait de se déplacer. 

 Son comportement durant la procédure et sa détention avait été bon. Il avait reconnu 
tous les faits et même fait certains aveux. Il avait pris conscience de ses actes et les 
regrettait. Il devait en outre être tenu compte, dans le cadre de la fixation de la peine, 
de ses conditions de détention puisque, durant 46 nuits, il avait bénéficié d’un espace 
inférieur à 4m2 dans la cellule qu’il occupait.  

 Une expulsion du territoire suisse aurait de graves conséquences pour lui puisqu’il 
risquait de se retrouver dans un pays où les droits humains étaient quotidiennement 
violés, si bien que son intégrité corporelle, voire sa vie, seraient mises en danger. En 
comparaison, la sécurité publique n’avait pas été troublée par les vols d’importance 
mineure reprochés. 

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 Il renonçait expressément à solliciter une indemnisation sur la base de l’art. 429 CPP. 

D. Me C______, défenseur d'office de A______, dépose un état de frais pour la 
procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 11 heures d’activité d’avocat 
stagiaire, hors débats d’appel, lesquels ont duré 4 heures et 30 minutes, dont 
50 minutes de lecture et analyse du jugement entrepris et 30 minutes de rédaction de 
la déclarations d’appel.  

En première instance, ses diligences ont été rémunérées sur la base de 19 heures et 
35 minutes. 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]). 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 
al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

 Exploitabilité des procès-verbaux des 29 janvier et 23 février 2021 

2. 2.1. L'art. 130 CPP dispose que le prévenu doit bénéficier de l'aide d'un défenseur, 
notamment si la détention provisoire, y compris la durée de l’arrestation provisoire, a 
excédé dix jours (let. a), s'il encourt une peine privative de liberté de plus d'un an, 
une mesure entraînant une privation de liberté ou une expulsion (let. b) ou si, en 
raison de son état physique ou psychique ou pour d'autres motifs, il ne peut pas 
suffisamment défendre ses intérêts dans la procédure (let. c). La défense obligatoire 
doit être mise en œuvre après la première audition par le ministère public et, en tout 
état de cause, avant l'ouverture de l'instruction, à défaut de quoi les preuves ne seront 
exploitables qu'à condition que le prévenu renonce à en répéter l'administration 
(art. 131 al. 1-3 CPP). 

 2.2. Selon l'art. 158 al. 1 CPP, le prévenu doit être informé au sujet des charges qui 
pèsent sur lui et sur ses droits procéduraux dans une langue qu'il comprend. La 
disposition renvoie à cet égard à l'art. 68 CPP, également applicable dans le cadre des 
investigations policières, qui fixe les règles générales en matière de traductions.  

Aux termes de l'art. 68 al. 1 CPP, la direction de la procédure fait appel à un 
traducteur ou un interprète lorsqu'une personne participant à la procédure ne 
comprend pas la langue de la procédure ou n'est pas en mesure de s'exprimer 
suffisamment bien dans cette langue (al. 1 1ère phrase). Pour les affaires simples ou 
urgentes, il peut être renoncé à une telle mesure, pour autant que la personne 
concernée y consente et que la direction de la procédure et le préposé au procès-
verbal maîtrisent suffisamment bien la langue de cette personne (al. 1 2ème phrase). 

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D'après l'art. 68 al. 2 CPP, le contenu essentiel des actes de procédure les plus 
importants est porté à la connaissance du prévenu oralement ou par écrit dans une 
langue qu'il comprend, même si celui-ci est assisté d'un défenseur (al. 2 1ère phrase).  

L'art. 68 al. 2 CPP renvoie, à l'instar de l'art. 158 al. 1 CPP sur ce point, aux droits 
particuliers du prévenu, qui découlent pour l'essentiel des art. 32 al. 2 de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 6 par. 3 let. a et e de la 
Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 
(CEDH), ainsi que de la pratique fondée sur ces dispositions. Selon la jurisprudence, 
l'étendue de l'assistance qu'il convient d'accorder à un prévenu dont la langue 
maternelle n'est pas celle de la procédure doit être appréciée non pas de manière 
abstraite, mais en fonction des besoins effectifs de l'accusé et des circonstances 
concrètes du cas (ATF 143 IV 117 consid. 3.1 p. 120 s.). En exigeant une traduction 
dans une langue que le prévenu comprend, les art. 158 al. 1 CPP et 68 al. 2 CPP 
n'imposent pas nécessairement une traduction dans sa langue maternelle. Ses 
compétences dans la langue usitée doivent toutefois être suffisantes pour lui 
permettre de comprendre les actes de procédure et de communiquer avec l'autorité 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_446/2019 du 5 juillet 2019 consid. 1.3). 

2.3.1. Les conditions de la mise en œuvre d’une défense d’office n’étaient pas 
remplies lors de l’audition de l’appelant du 29 janvier 2021. En particulier, l’appelant 
était entendu par la police pour des faits relevant du vol d’importance mineure, de la 
violation de domicile et du séjour illégal, infractions qui ne devaient pas, selon un 
examen prima facie, emporter la condamnation de leur auteur à une peine privative 
de liberté ou une mesure de plus d’un an ou le prononcé de son expulsion, alors 
même qu’il n’avait pas fait l’objet d’une détention provisoire. Rien n’indique par 
ailleurs qu’il n’aurait pas été en mesure de défendre seul ses intérêts, l’affaire ne 
présentant pas de difficulté particulière compte tenu des faits reprochés. 

Les droits de l’appelant lui ont été notifiés en arabe et il était assisté d’un interprète, 
si bien que, même s’il devait être considéré qu’il ne comprenait pas le français, il ne 
peut qu’avoir compris qu’il bénéficiait du droit d’être assisté d’un défenseur nommé 
d’office et de celui de refuser de s’exprimer, ce qui sera retenu. Or, ayant, dans ces 
circonstances, accepté de répondre aux questions de la police sans avocat, ce qu’il 
était parfaitement en droit de faire, il ne saurait se prévaloir aujourd’hui de l’absence 
de défenseur pour contester la validité du procès-verbal en question. 

2.3.2. Au début de son audition du 23 février 2021, l’appelant a pris connaissance de 
ses droits en arabe et les a signés. Il a ensuite refusé l’assistance d’un interprète alors 
même qu’il avait conscience, par la lecture de ses droits mais également par son 
expérience en matière d’audition de police, des conséquences de ce choix. À cet 
égard, le policier en charge de son audition a constaté sa capacité de s’exprimer et de 
comprendre le français et l’a mentionné au procès-verbal, étant relevé que l’agent de 

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police en question ne retirait aucun avantage de cette inscription et qu’il n’y a donc 
pas lieu de douter de sa véracité. Les propos consignés dans le procès-verbal 
n’apparaissent en outre pas incohérents ou insensés. Au contraire, les déclarations 
protocolées comportent des détails sur la vie de l’appelant qui coïncident avec ses 
auditions antérieures et ultérieures que la police ne pouvait pas connaître. Il est ainsi 
établi que l’appelant a suffisamment su se faire comprendre du policier en charge de 
son audition. Il sera relevé pour le surplus, qu’en sus d’avoir vu sa capacité de 
s’exprimer en français être constatée par un policier dans un procès-verbal (cf. 
supra), l’appelant a admis parler un peu le français lors d’une audience devant le MP 
et répondu à plusieurs reprises aux questions de la CPAR avant même que 
l’interprète ne les lui traduise, ce qui tend à démontrer qu’il comprend mieux le 
français que ce qu’il persiste à affirmer.  

De même que pour l’audition évoquée supra (cf. 2.3.1), les conditions de mise en 
œuvre d’une défense d’office n’étaient pas remplies le 23 février 2021, compte tenu 
des infractions ayant donné lieu à l’interpellation de l’appelant. À cela s’ajoute que 
l’appelant a, alors qu’il avait pu prendre connaissance de ses droits en arabe, refusé 
l’assistance d’un défenseur en toute connaissance de cause et qu’il ne peut dès lors 
pas se prévaloir de cette absence pour solliciter le retrait du procès-verbal de la 
procédure.  

2.3.3. Au regard de ce qui précède, les questions préjudicielles soulevées par 
l’appelant ont été rejetées à bon droit lors des débats d’appel.  

Culpabilité 

3. 3.1.1. Selon le principe ne bis in idem, qui est un corollaire de l'autorité de chose 
jugée, nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement par les juridictions du même 
Etat en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné par un 
jugement définitif conformément à la loi et à la procédure pénale de cet Etat (ATF 
137 I 363 consid. 2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1053/2017 du 17 mai 2018 
consid. 4.1). L'interdiction de la double poursuite suppose la présence de deux 
procédures : une première, par laquelle l'intéressé a été condamné ou acquitté par un 
jugement définitif, doté à ce titre de l'autorité de chose jugée et non passible de 
remise en cause selon les voies de recours ordinaires, et une seconde, ultérieure, au 
cours de laquelle il aurait été à nouveau poursuivi ou puni (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_279/2018 du 27 juillet 2018 consid. 1.1). 

Ce droit est consacré à l'art. 11 al. 1 CPP et découle en outre implicitement de la 
Constitution fédérale. Il est par ailleurs garanti par l'art. 4 al. 1 du Protocole n° 7 à la 
CEDH et par l'art. 14 al. 7 du Pacte-ONU II. L'interdiction de la double poursuite 
constitue un empêchement de procéder, dont il doit être tenu compte à chaque stade 
de la procédure (ATF 118 IV 371 consid. 5c ; L. MOREILLON / A. PAREIN-

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REYMOND [éds], Code de procédure pénale - Petit commentaire, 2ème éd., Bâle 
2016, N 4 et 4a ad art. 11). Le principe ne bis in idem relève du droit fédéral et doit 
être appliqué d'office. 

3.1.2. En l'espèce, par ordonnance pénale du MP du 7 février 2021, définitive et 
exécutoire, l’appelant a notamment été reconnu coupable de séjour illégal (art. 115 
al. 1 let. b LEI) pour la période allant du 4 au 6 février 2021.  

Il s'ensuit qu'il ne saurait être condamné une nouvelle fois pour avoir séjourné 
illégalement en Suisse durant ce laps de temps et que la présente procédure pénale 
doit donc être classée s’agissant de l’infraction de séjour illégal pour la période 
précitée et ce, quand bien même la culpabilité de l'appelant n'est pas contestée en 
appel (art. 404 al. 2 CPP). 

4. L’appelant conclut à son acquittement du chef de violation de domicile pour toutes 
les occurrences retenues à son encontre. 

4.1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, 
garantie par l'art. 6 ch. 2 CEDH et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 Cst. et 
10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves au 
sens large (ATF 127 I 28 consid. 2a p. 40 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_804/2017 
du 23 mai 2018 consid. 2.2.3.1). 

Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le 
juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé 
si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il 
importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont 
toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de 
doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en 
fonction de la situation objective (ATF 138 V 74 consid. 7 p. 82 ; ATF 127 I 38 
consid. 2a p. 41 ; ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 87 s.). 

4.2.1. Sera reconnu coupable de violation de domicile au sens de l'art. 186 CP toute 
personne qui, d'une manière illicite et contre la volonté de l'ayant droit, aura pénétré 
dans une maison, dans une habitation, dans un local fermé faisant partie d'une 
maison, dans un espace, cour ou jardin clos et attenant à une maison, ou dans un 
chantier, ou y sera demeuré au mépris de l'injonction de sortir à lui adressée par un 
ayant droit. 

4.2.2. Selon l'art. 13 al. 1 CP, quiconque agit sous l'influence d'une appréciation 
erronée des faits est jugé d'après cette appréciation si elle lui est favorable. Agit sous 
l'emprise d'une erreur sur les faits celui qui n'a pas connaissance ou qui se base sur 

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P/2120/2021 

une appréciation erronée d'un élément constitutif d'une infraction pénale. L'intention 
délictuelle fait défaut (ATF 129 IV 238 consid. 3.1 p. 240). 

4.2.3. En l’espèce, il est établi et non contesté que l’appelant s’est rendu dans des 
magasins E______ et D______ les 29 janvier, 19 et 23 février 2021, alors qu’il 
faisait l’objet d’interdictions d’y pénétrer pour des durées allant de deux à cinq ans. Il 
se prévaut toutefois d’une erreur sur les faits, arguant ne pas avoir compris la teneur 
et la portée des interdictions précitées. 

Au bénéfice du doute, cette représentation des faits sera retenue en sa faveur 
s’agissant de la première violation de domicile du 29 janvier 2021. Il ne peut en effet 
être totalement écarté que l’appelant n’ait pas saisi la nature et la portée de la 
décision d’interdiction de pénétrer dans les magasins E______ du 15 janvier 2021 
compte tenu des circonstances de sa notification. Son acquittement sera ainsi 
prononcé pour cette infraction, l’appel étant dès lors partiellement admis sur cette 
question. 

En revanche, l’appelant a par la suite été rendu attentif à plusieurs reprises, tant par 
les employés des divers magasins que par la police ou le MP, en présence d’un 
interprète et de son conseil, aux conséquences des interdictions dont il faisait l’objet. 
Il a en particulier, le 29 janvier 2021 alors qu’il était assisté d’un interprète, confirmé 
devant le MP avoir pris bonne note du prononcé d’une nouvelle interdiction d’entrer 
dans les magasins E______, sans que cela ne l’empêche de récidiver le 19 février 
2021. Pour ce qui est de la D______, il a lui-même, lors de son audition du 23 février 
2021, admis se savoir sous le coup d’une interdiction d’entrer dans les magasins de 
cette enseigne. Dans ces circonstances, il ne saurait être mis au bénéfice d’une erreur 
sur les faits s’agissant des violations de domiciles commises les 19 et 23 février 
2021. Sa culpabilité de ce chef pour ces occurrences sera, partant, confirmée et 
l’appel rejeté sur ce point. 

Peine 

5. L'appelant conclut au prononcé d'une peine privative de liberté d'ensemble de quatre 
mois et à ce qu'il soit renoncé à révoquer les sursis accordés les 4 et 28 janvier 2021. 
Il sollicite en outre d’être mis au bénéfice de la circonstance atténuante de la détresse 
profonde et la réduction du montant de l’amende. 

 5.1. Les infractions à l'art. 186 CP et 119 al. 1 LEI retenues à son encontre sont 
passibles d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine 
pécuniaire, tandis que l'infraction à l'art. 115 al. 1 LEI l'est d'une année au plus ou 
d'une peine pécuniaire. Le vol d’importance mineure (art. 139 ch. 1 cum 172ter CP) 
est quant à lui réprimé par une amende. 

- 12/26 - 

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5.2.1. Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il 
prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi 
que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la 
gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le 
caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la 
mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte 
tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). 

La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs 
pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, 
le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (objektive 
Tatkomponente). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la 
volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (subjektive 
Tatkomponente). À ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés 
à l'auteur lui-même (Täterkomponente), à savoir les antécédents (judiciaires et non 
judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations 
familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la 
peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale 
(ATF 142 IV 137 consid. 9.1 p. 147 ; 141 IV 61 consid. 6.1.1 p. 66 s. ; 136 IV 55 
consid. 5 p. 57 ss ; 134 IV 17 consid. 2.1 p. 19 ss ; 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20). 

5.2.2. Bien que la récidive ne constitue plus un motif d'aggravation obligatoire de la 
peine (art. 67 aCP), les antécédents continuent de jouer un rôle très important dans la 
fixation de celle-ci (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER (éds), Basler Kommentar 
Strafrecht I : Art. 1-110 StGB, Jugendstrafgesetz, 3ème éd., Bâle 2013, n. 130 ad 
art. 47 CP ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1202/2014 du 14 avril 2016, consid. 3.5.). 
En général, la culpabilité de l'auteur est amplifiée du fait qu'il n'a pas tenu compte de 
l'avertissement constitué par la précédente condamnation, et sa rechute témoigne 
d'une énergie criminelle accrue (R. ROTH / L. MOREILLON (éds), Code pénal I : 
art. 1-100 CP, Bâle 2009, n. 55 ad art. 47 CP). 

5.3. Aux termes de l'art. 49 al. 1 CP, si, en raison d'un ou de plusieurs actes, l'auteur 
remplit les conditions de plusieurs peines de même genre, le juge le condamne à la 
peine de l'infraction la plus grave et l'augmente dans une juste proportion. Il ne peut 
toutefois excéder de plus de la moitié le maximum de la peine prévue pour cette 
infraction. Il est en outre lié par le maximum légal de chaque genre de peine. 

5.4.1. L'art. 49 al. 2 CP permet de garantir le principe de l'aggravation également en 
cas de concours réel rétrospectif. L'auteur qui encourt plusieurs peines privatives de 
liberté doit pouvoir bénéficier du principe de l'aggravation, indépendamment du fait 
que la procédure s'est ou non déroulée en deux temps (ATF 142 IV 265 consid. 2.3.3 
p. 268 = JdT 2017 IV 129 ; ATF 141 IV 61 consid. 6.1.2 p. 67 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_623/2016 du 25 avril 2017 consid. 1.1 et 1.4). 

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5.4.2. Lorsque, parmi plusieurs infractions à juger, l'une au moins a été commise 
avant d'autres jugées précédemment (concours rétrospectif partiel), les nouvelles 
infractions – soit celles commises après l'entrée en force d'un précédent jugement – 
doivent faire l'objet d'une peine indépendante. Ainsi, il convient d'opérer une 
séparation entre les infractions commises avant le premier jugement et celles 
perpétrées postérieurement à celui-ci. Le juge doit donc procéder en deux temps. 

Il doit tout d'abord s'attacher aux infractions commises avant ledit jugement, en 
examinant si, eu égard au genre de peine envisagé, une application de l'art. 49 al. 2 
CP entre en ligne de compte. Si tel est le cas, il doit fixer une peine complémentaire à 
la peine de base (Grundstrafe) en tenant compte du principe de l'aggravation 
découlant de l'art. 49 al. 1 CP (ATF 142 IV 265 consid. 2.3.2 et 2.4.4-2.4.6 ; ATF 
145 IV 1 consid. 1.3).  

Ensuite, le juge doit considérer les infractions commises postérieurement au 
jugement précédent, en fixant pour celles-ci une peine indépendante, le cas échéant 
en faisant application de l'art. 49 al. 1 CP. Enfin, il additionne la peine 
complémentaire ou la peine cumulative retenue pour sanctionner la ou les infractions 
commises antérieurement au jugement précédent à celle retenue pour sanctionner les 
infractions commises postérieurement à cette décision (ATF 145 IV 1 consid. 1.3). 

5.4.3. Pour fixer la peine complémentaire, le juge se demande d'abord quelle peine 
d'ensemble aurait été prononcée si toutes les infractions avaient été jugées 
simultanément. Bien que le deuxième tribunal doive fixer la peine globale, il ne peut 
pas revoir la peine de base, à savoir celle du premier jugement, même s'il estime que 
les premiers faits justifiaient une peine plus ou moins sévère. Dans le cas contraire, il 
enfreindrait l'autorité de chose jugée de la première décision. Le deuxième tribunal 
doit exposer en chiffres la peine de chaque fait nouveau en appliquant les principes 
généraux du droit pénal. Ensuite, il doit appliquer le principe d'aggravation en 
prenant en compte la peine de base et celle des nouveaux faits. Pour cela, le juge doit 
déterminer la peine (abstraite) de l'infraction la plus grave afin de l'aggraver. 
Plusieurs hypothèses s'offrent alors. Si la peine de base contient l'infraction la plus 
grave, elle doit être augmentée au regard des faits nouveaux. Pour obtenir la peine 
complémentaire, le juge doit ensuite déduire la peine de base de la peine globale. Si, 
au contraire, les faits nouveaux contiennent l'infraction la plus grave, la peine à 
prononcer pour ceux-ci doit être augmentée dans une juste mesure en fonction de la 
peine de base. La réduction de la peine de base, intervenue suite au principe 
d'aggravation, doit être soustraite de la peine des faits nouveaux pour donner la peine 
complémentaire. Si, finalement, la peine du premier jugement et la peine des faits 
nouveaux constituent des peines d'ensemble parce qu'elles ont déjà été augmentées 
en vertu du principe d'aggravation, le juge peut en tenir compte modérément dans la 
fixation de la peine complémentaire (ATF 142 IV 265 consid. 2.3 et 2.4.1 ss ;  
141 IV 61 consid. 6.1.2 ; AARP/467/2016 du 18 novembre 2016 consid. 3.3.2 ; J. 

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FRANCEY, Le concours rétrospectif (art. 49 al. 2 CP), in LawInside, 31 août 2016, 
http://www.lawinside.ch/304/ [31.01.17]). 

5.5. L'art. 46 al. 1 CP prévoit que si, durant le délai d'épreuve, le condamné commet 
un crime ou un délit et qu'il y a dès lors lieu de prévoir qu'il commettra de nouvelles 
infractions, le juge révoque le sursis ou le sursis partiel. Si la peine révoquée et la 
nouvelle peine sont du même genre, il fixe une peine d'ensemble en appliquant par 
analogie l'art. 49 CP. S'il n'y a pas lieu de prévoir que le condamné commettra de 
nouvelles infractions, le juge renonce à ordonner la révocation et peut prononcer un 
avertissement et prolonger le délai d'épreuve de la moitié au plus de la durée fixée 
dans le jugement, ordonner une assistance de probation ou imposer des règles de 
conduite pour le délai d'épreuve ainsi prolongé (alinéa 2).  

La commission d'un crime ou d'un délit durant le délai d'épreuve n'entraîne pas 
nécessairement une révocation du sursis. Celle-ci ne se justifie qu'en cas de pronostic 
défavorable, à savoir lorsque la nouvelle infraction laisse entrevoir une réduction 
sensible des perspectives de succès de la mise à l'épreuve. Par analogie avec l'art. 42 
al. 1 et 2 CP, le juge se fonde sur une appréciation globale des circonstances du cas 
d'espèce pour estimer le risque de récidive. En particulier, il doit prendre en 
considération l'effet dissuasif que la nouvelle peine peut exercer, si elle est exécutée 
(ATF 134 IV 140 consid. 4.4 et 4.5 p. 143 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_879/2016 
du 22 juin 2017 consid. 3.1).  

Dans l'appréciation des perspectives d'amendement à laquelle il doit procéder pour 
décider de la révocation d'un sursis antérieur, le juge doit tenir compte des effets 
prévisibles de l'octroi ou non du sursis à la nouvelle peine. Il peut parvenir à la 
conclusion que l'exécution, le cas échéant, de la nouvelle peine aura un effet dissuasif 
suffisant, justifiant de renoncer à la révocation du sursis antérieur. L'inverse est 
également admissible : si le sursis précédent est révoqué, l'exécution de la peine qui 
en était assortie peut conduire à nier l'existence d'un pronostic défavorable pour la 
nouvelle peine et, partant, à assortir cette dernière du sursis. L'existence d'un 
pronostic défavorable quant au comportement futur du condamné, bien qu'elle soit 
une condition aussi bien du sursis à la nouvelle peine que de la révocation d'un sursis 
antérieur, ne peut faire l'objet d'un unique examen, dont le résultat suffirait à sceller 
tant le sort de la décision sur le sursis à la nouvelle peine que celui de la décision sur 
la révocation du sursis antérieur. Le fait que le condamné devra exécuter une peine – 
celle qui lui est nouvellement infligée ou celle qui l'avait été antérieurement avec 
sursis – peut apparaître suffisant à le détourner de la récidive et, partant, doit être pris 
en considération pour décider de la nécessité ou non d'exécuter l'autre peine. Il 
constitue donc une circonstance nouvelle, appelant un réexamen du pronostic au 
stade de la décision d'ordonner ou non l'exécution de l'autre peine. Il va de soi que le 
juge doit motiver sa décision sur ce point, de manière à ce que l'intéressé puisse au 
besoin la contester utilement et l'autorité de recours exercer son contrôle (arrêt du 

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Tribunal fédéral 6B_291/2020 du 15 mai 2020, consid. 2.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_105/2016 du 11 octobre 2016 consid. 1.1). 

5.6. Sauf disposition contraire de la loi, le montant maximum de l'amende est de 
CHF 10'000.- (art. 106 al. 1 CP). Le juge prononce dans son jugement, pour le cas 
où, de manière fautive, le condamné ne paie pas l'amende, une peine privative de 
liberté de substitution d'un jour au moins et de trois mois au plus (art. 106 al. 2 CP). 
Le juge fixe l'amende et la peine privative de liberté de substitution en tenant compte 
de la situation de l'auteur afin que la peine corresponde à la faute commise (art. 106 
al. 3 CP).  

5.7. Selon l'art. 48 let. a ch. 2 CP, le juge atténue la peine si l'auteur a agi dans une 
détresse profonde. Cette circonstance est réalisée lorsque l'auteur est poussé à 
transgresser la loi pénale par une situation proche de l'état de nécessité, c'est-à-dire 
que, sous la pression d'une détresse particulièrement grave, il croit ne pouvoir trouver 
d'autre issue que la commission de l'infraction. En outre, le bénéfice de cette 
circonstance atténuante ne peut être accordé que si l'auteur a respecté une certaine 
proportionnalité entre les motifs qui le poussent à agir et l'importance du bien qu'il 
lèse (arrêts du Tribunal fédéral arrêts 6B_776/2020 du 5 mai 2021 consid. 2.1 et 
6B_1431/2020 du 8 juillet 2021 consid. 4.1). 

5.8.1. En l'espèce, et à raison, l'appelant ne remet pas en cause le prononcé d'une 
peine privative de liberté. En effet, seul un pronostic défavorable peut être émis sur 
son comportement futur au vu des multiples condamnations qui l'ont sanctionné sur 
un laps de temps de quelques semaines à peine, de même que les avertissements 
intervenus par suite de ses différentes interpellations jusqu'au 1er mars 2021, sans que 
cela n'influe sur la commission d'actes délictueux. De surcroît, le prononcé d'une 
peine pécuniaire ferme n'aurait pas de sens dans la mesure où l'appelant ne dispose 
d'aucun moyen ni de revenu, de sorte qu'une telle sanction serait manifestement 
inefficace pour l'inciter à modifier son comportement futur. Le sursis est en outre 
exclu, au regard de ses antécédents et son comportement.  

Cela étant, il n'y a pas de place pour le prononcé d’une peine privative de liberté 
d'ensemble ensuite de la révocation des sursis antérieurs tel que l'a fait le premier 
juge. Les peines à révoquer n'étant pas de même genre, elles ne peuvent faire l'objet 
d'une telle peine. Le jugement sera ainsi réformé, la question de la révocation des 
sursis antérieurs devant être tranchée distinctement de la fixation de la peine 
principale. 

5.8.2. La faute de l'appelant est conséquente dès lors qu'il a commis les différents 
actes reprochés sur une période pénale de quelques semaines tout en étant, à réitérées 
reprises, mis en garde par les autorités et la police quant à son comportement, qu'il 
n’a néanmoins pas hésité à reproduire sans aucune considération à l'égard des parties 

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plaignantes. Dans le cadre de la présente procédure, il a ainsi fait l'objet d'une 
interpellation et d'une mise en prévention le 29 janvier 2021, dont il a certes été 
acquitté pour la violation de domicile, mais ce qui ne l'a pas empêché de réitérer une 
vingtaine de jours après, et encore quatre puis huit jours plus tard, faisant preuve 
d’une indifférence absolue aux interdits signifiés par l'autorité et la liberté des parties 
plaignantes ainsi que d’une volonté délictueuse prononcée, étant rappelé sa 
condamnation du 7 février 2021. À cela s'ajoutent les violations de l'interdiction de 
périmètre commise en l'espace de quelques semaines également, ce qui témoigne à 
nouveau de la propension et de la facilité avec laquelle l'appelant fait prévaloir ses 
intérêts personnels sur le respect de la loi. Il a également récidivé en matière de 
séjour illégal. L'appelant a fait ainsi montre d'un ancrage persistant dans la 
délinquance. Sa collaboration a été mitigée, il pouvait difficilement contester les faits 
établis par des constatations survenues en flagrant délit. 

Au vu des multiples contradictions ressortant de ses déclarations, ses allégués quant à 
sa situation personnelle ne peuvent être suivis et ne sont pas établis, même s'il peut 
être considéré que celle-ci est certainement difficile compte tenu de son statut 
irrégulier, qui n’incombe cependant qu’à lui-même. Aucun élément du dossier ne 
permet cependant de considérer comme acquis que d'autres facteurs que sa volonté 
propre puissent être à l'origine de sa présence en Suisse. Lors de l'une de ses 
auditions, l'appelant a bien déclaré avoir perdu son passeport. Il apparaît cependant 
qu'il n'a entrepris aucune démarche pour lui permettre de récupérer des documents 
d'identité ou contacter sa famille pour l'y aider, ce qui eut été possible selon ses 
déclarations, sans oublier la présence d'une ambassade en Suisse. L'appelant déclare 
en outre avoir toujours de la famille proche en Libye et n'a pas fait allusion en 
audience d'appel d'être personnellement menacé, son père et son frère qui auraient 
été tués étant, selon lui, des gardes armés alors qu'il serait lui-même ______ [de 
profession]. Il a de plus pu se rendre en Tunisie où vivent sa mère et sa sœur. Sa 
faute est ainsi aggravée du fait de sa liberté d'agir. La Cour considère que la 
prolongation de sa présence en Suisse ne pourra que le maintenir dans un statut 
précaire, tel que celui qui l'a poussé à des activités illicites réitérées. Dans ce 
contexte, sa prise de conscience de ses agissements illicites répétés apparaît très 
relative.  

Au regard des prescriptions jurisprudentielles en la matière, le parcours cellulaire de 
l’appelant n’est pas encore si difficile qu’il doive conduire à sa prise en compte dans 
le sens d’une atténuation de peine, puisqu’il a séjourné 46 nuits dans une cellule avec 
un espace à disposition de moins de 4m2, soit une durée bien inférieure à la limite de 
trois mois fixée par le Tribunal fédéral (ATF 140 I 125 consid. 3.6.3), sans que 
d’autres circonstances qui auraient dû être prises en compte ne soient réalisées.  

5.8.3. Par suite de l'acquittement prononcé pour la violation de domicile, seul reste à 
apprécier en tant que peine complémentaire l'infraction de séjour illégal à la date du 
29 janvier 2021. À cet égard, il y a lieu de considérer que cette infraction n'entraîne 

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aucun complément à la peine de base, laquelle restera ainsi fixée à 100 jours de peine 
privative de liberté. 

Pour les faits postérieurs au 7 février 2021, il convient de fixer une peine privative de 
liberté selon le principe d’aggravation consacré par l’art. 49 al. 1 CP. L’infraction de 
non-respect d’une interdiction de pénétrer dans une région déterminée commise le 
19 février 2021 emporte à elle seule une peine privative de liberté de 20 jours. À cela 
doivent s’ajouter 25 jours pour le non-respect d’une interdiction de pénétrer dans une 
région déterminée commis le 23 février 2021 (peine hypothétique de 35 jours), 
35 jours pour le non-respect d’une interdiction de pénétrer dans une région 
déterminée commis le 2 mars 2021 (peine hypothétique de 45 jours), 40 jours pour le 
non-respect d’une interdiction de pénétrer dans une région déterminée commis le 
1er mars 2021 (peine hypothétique de 50 jours), 25 jours pour la violation de 
domicile commise le 19 février 2021 (peine hypothétique de 35 jours), 35 jours pour 
la violation de domicile commise le 23 février 2021 (peine hypothétique de 45 jours) 
et 30 jours pour le séjour illégal (peine hypothétique de 45 jours). 

La peine privative de liberté théoriquement partiellement complémentaire sera ainsi 
arrêtée à sept mois. 

5.8.4. La détention préventive subie en trop dans le cadre de la présente procédure, 
soit un mois (30 jours), sera imputée sur la peine privative de liberté de 100 jours 
prononcée le 7 février 2021 par le MP dans le cadre de la cause P/7______/2021, que 
l’appelant doit encore purger selon la pièce remise en audience à la défense (art. 51 
CP). 

5.8.5. Il n'apparaît pas nécessaire de révoquer les sursis antérieurs au vu de la peine 
privative de liberté prononcée, laquelle apparaît de nature à susciter chez l'appelant 
l'adoption d'un comportement plus conforme aux interdits en vigueur. 

5.8.6. L’amende de CHF 500.- sanctionnant les multiples vols commis par l'appelant 
n'est en rien excessive, nonobstant sa situation personnelle difficile, la prévention 
spéciale appelant qu'une sanction suffisamment dissuasive soit prononcée, sous peine 
de dilution de son effet. 

5.8.7. L'appel est ainsi très partiellement admis et le jugement sera réformé en ce 
sens. 

Expulsion 

6. L'appelant conclut à ce qu'il soit renoncé à son expulsion. 

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 6.1.1. Aux termes de l'art. 66abis CP, entré en vigueur le 1er octobre 2016, le juge peut 
expulser un étranger du territoire suisse pour une durée de trois à quinze ans si, pour 
un crime ou un délit non visé à l'art. 66a CP, celui-ci a été condamné à une peine ou a 
fait l'objet d'une mesure au sens des art. 59 à 61 ou 64 CP.   

6.1.2. L'expulsion facultative prévue à l'art. 66abis CP n'est pas conditionnée à une 
peine de durée minimale, le législateur ayant souhaité permettre au juge d'ordonner 
des expulsions en raison d'infractions de moindre gravité, en particulier pour les cas 
de délits – par exemple le vol – répétés ou de "tourisme criminel" (cf. arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_607/2018 du 10 octobre 2018 consid. 1.1 ; 6B_770/2018 du 
24 septembre 2018 consid. 1.1). Le Tribunal fédéral a admis la prise en considération 
de l'ensemble des antécédents –  comprenant des infractions commises avant le 
1er octobre 2016 –  dans l'examen des aspects pertinents pour la pesée des intérêts en 
application de l'art. 66abis CP (cf. notamment arrêts du Tribunal fédéral 6B_549/2019 
du 29 mai 2019 consid. 2.3 ; 6B_594/2019 du 4 juillet 2019 consid. 2 ; 6B_770/2018 
du 24 septembre 2018 consid. 2.2.1 ; 6B_506/2017 du 14 février 2018 consid. 2.5.1). 

6.1.3. Comme toute décision étatique, le prononcé d'une expulsion non obligatoire 
doit respecter le principe de la proportionnalité, ancré aux art. 5 al. 2, ainsi que 
36 al. 2 et 3 Cst. Il convient ainsi d'examiner si l'intérêt public à l'expulsion l'emporte 
sur l'intérêt privé de la personne à demeurer en Suisse. Une telle pesée des intérêts 
répond également aux exigences découlant de l'art. 8 par. 2 CEDH concernant les 
ingérences dans la vie privée et familiale (arrêt du Tribunal fédéral 6B_371/2018 du 
21 août 2018 consid. 3.2). Il convient à cet égard de procéder, tant sous l'angle du 
droit interne que sous celui du droit conventionnel, à une pesée des intérêts ainsi qu'à 
un examen de la proportionnalité. Pour apprécier ce qui est équitable, l'autorité doit 
notamment tenir compte de la gravité de la faute commise par l'étranger, de la durée 
de son séjour en Suisse et du préjudice qu'il aurait à subir avec sa famille du fait de 
l'expulsion (ATF 139 II 121 consid. 6.5.1 ; 135 II 377 consid. 4.3 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 6B_506/2017 du 14 février 2018 consid. 2.1 = SJ 2018 I 397 ; 6B_612/2018 
du 22 août 2018 consid. 2.2). 

Selon la jurisprudence (arrêt du Tribunal fédéral 6B_706/2018 du 7 août 2018 
consid. 2.1), pour se prévaloir du respect au droit de sa vie privée, l'étranger doit 
établir l'existence de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la 
Suisse, notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire. Le 
Tribunal fédéral n'adopte pas une approche schématique qui consisterait à présumer, 
à partir d'une certaine durée de séjour en Suisse, que l'étranger y est enraciné et 
dispose de ce fait d'un droit de présence dans notre pays. Il procède bien plutôt à une 
pesée des intérêts en présence, en considérant la durée du séjour en Suisse comme un 
élément parmi d'autres et en n'accordant qu'un faible poids aux années passées en 
Suisse dans l'illégalité, en prison ou au bénéfice d'une simple tolérance. 

- 19/26 - 

P/2120/2021 

Pour pouvoir invoquer l'art. 8 CEDH, non seulement l'étranger doit pouvoir justifier 
d'une relation étroite et effective avec une personne de sa famille. Selon la 
jurisprudence (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1299/2017 du 10 avril 2018 consid. 2.1), 
les relations visées par l'art. 8 CEDH sont avant tout celles qui concernent la famille 
nucléaire, soit celles qui existent entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs 
vivant en ménage commun. La présence d'une famille en Suisse, soit d'une 
épouse/concubine et d'un enfant, ne peut, à elle seule, commander l'application 
automatique de la clause de rigueur (cf. arrêt 6B_143/2019 du 6 mars 2019 consid. 
3.4.2).  

6.1.4. Par elle-même, une situation générale de violence dans un Etat ne suffit pas à 
démontrer que le renvoi d'une personne dans cet Etat entraînerait une violation de 
l'art. 3 CEDH, sous réserve que cette situation de violence atteigne un niveau 
d'intensité si extrême que le seul retour d'une personne à cet endroit l'exposerait à un 
risque réel de mauvais traitements (arrêt du Tribunal fédéral destiné à publication 
6B_422/2021 du 1er septembre 2021 consid. 4.1 ; arrêt CourEDH F.H. c. Suède, 
précité, § 90). Il incombe alors à celui qui invoque la violation de l'art. 3 CEDH 
d'établir qu'il existe de sérieuses raisons de croire à l'existence de pratiques de 
mauvais traitements et qu'il appartient bien à un groupe exposé à de telles pratiques 
(arrêt du Tribunal fédéral destiné à publication 6B_422/2021 du 1er septembre 2021, 
consid. 4.1 ; arrêt CourEDH NA. c. Royaume-Uni du 17 juillet 2008, Requête 
no 25904/07, § 115 s.).   

6.1.5. Concernant l'intérêt public, le juge doit se demander si l'expulsion facultative 
est de nature à empêcher la commission de nouvelles infractions en Suisse (G. 
FIOLKA / L. VETTERLI, Landesverweisung nach Art. 66a StGB als strafrechtliche 
Sanktion, cahier spécial, Plädoyer 5/16, p. 84 ; AARP/179/2017 du 30 mai 2017 
consid. 3.1.2). À cette fin, il considérera pour commencer la quotité de la peine : plus 
lourde sera celle-ci et plus grand sera l'intérêt public à expulser l'étranger. Ce résultat 
sera renforcé par le type d'infraction commise : si celle-ci atteint la vie, l'intégrité 
corporelle ou sexuelle, voire la santé d'un grand nombre de personne en application 
d'une aggravante à la LStup, l'intérêt public sera plus élevé (ATF 139 I 16 
consid. 4.2. et 5 ss ; G. MÜNCH / F. DE WECK, Die neue Landesverweisung, in 
Art. 66a ff. StGB, Revue de l'avocat 2016, p. 166 ; M. BUSSLINGER / P. 
UEBERSAX, Härtefallklausel und migrationsrechtliche Auswirkungen der 
Landesverweisung, cahier spécial, Plaidoyer 5/2016, p. 97 et 103 ; AARP/185/2017 
du 2 juin 2017 consid. 2.2). 

L'intégration de l'intéressé doit être examinée, indépendamment de la durée du 
séjour, au regard certes de l'enracinement linguistique, culturel, religieux et personnel 
en Suisse, mais aussi des obstacles que ce dernier rencontrerait pour sa réintégration, 
selon les mêmes critères, en cas de retour dans son pays d'origine. D'ordinaire, il faut 
que la resocialisation dans le pays d'origine paraisse en pratique impossible ou au 
moins nettement plus difficile qu'en Suisse. Cependant, dans le contexte d'une 

- 20/26 - 

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expulsion facultative d'un étranger pour lequel la clause de rigueur s'appliquerait, le 
risque de mauvaise resocialisation dans le pays d'origine pèse plus lourd dans 
l'analyse : des chances de resocialisation plus favorables en Suisse peuvent donc faire 
la différence (M. BUSSLINGER / P. UEBERSAX, op. cit., p. 98 et 102). 

6.2. Selon l'art. 20 de l'ordonnance sur la partie nationale du Système d'information 
Schengen (N-SIS) et sur le bureau SIRENE (Ordonnance N-SIS), les ressortissants 
d'Etats tiers ne peuvent être signalés aux fins de non-admission ou d'interdiction de 
séjour que sur la base d'une décision prononcée par une autorité administrative ou 
judiciaire. L'inscription dans le SIS des signalements aux fins d'expulsion pénale est 
requise par le juge ayant ordonné cette mesure. 

Un signalement dans le SIS présuppose que les conditions de signalement des art. 21 
et 24 du règlement (CE) No 1987/2006 sur l'établissement, le fonctionnement et 
l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération (Règlement 
SIS II) soient remplies. Conformément aux art. 21 et 24, paragraphe 1, du règlement 
SIS II, un signalement dans le SIS ne peut être effectué que sur la base d'une 
évaluation individuelle tenant compte du principe de proportionnalité. Il est ainsi 
nécessaire que ledit signalement soit justifié par le caractère raisonnable, la 
pertinence et l'importance de l'affaire. 

6.3.1. En l'espèce, il existe, à l'évidence, un intérêt public important à l'expulsion de 
l'appelant. En effet, celui-ci n'a aucun droit de résider en Suisse et a déjà été 
condamné à trois reprises pour séjour illégal. En Suisse depuis moins d’une année, il 
n’y a aucune attache et n’a pas d'espoir d’y résider légalement dans un avenir proche 
ou à moyen terme. Les quelques condamnations prononcées à son encontre n'ont eu 
aucun effet dissuasif. Au vu de son comportement, des réitérations rapides d'actes 
illicites et de son statut précaire, le prononcé d'une expulsion serait dès lors, par sa 
nature, propre à l'empêcher de commettre de nouvelles infractions en Suisse. La 
quotité de la peine privative de liberté de sept mois et le cumul d'infractions sont par 
ailleurs non négligeables. 

6.3.2. L'intérêt de l'appelant à ne pas être expulsé est quant à lui plus que relatif. 
Même si sa nationalité libyenne venait à être admise, ce qui n’est pas établi compte 
tenu de l’absence au dossier de papiers d’identité et les multiples contradictions 
ressortant de ses déclarations quant à sa situation personnelle, les éléments mis en 
avant par l’appelant concernent de surcroît une situation générale et non personnelle. 
Tandis qu’il invoque l’instabilité politique en Libye et la mise en danger de son 
intégrité corporelle, voire de sa vie, en cas de renvoi, il ne démontre en rien, selon le 
parcours qu’il expose, qu’il ferait partie d’un groupe appelé à subir des mauvais 
traitements.  

- 21/26 - 

P/2120/2021 

Il a lui-même déclaré que certains membres de sa famille se trouveraient toujours en 
Libye, en Tunisie et en France, alors qu’il n’a aucun proche en Suisse. Il parle en 
outre couramment l’arabe et serait au bénéfice d’un diplôme des beaux-arts obtenus 
en Libye, si bien qu’il apparaît plus à même d’obtenir du travail dans ce pays plutôt 
qu’en Suisse, où il ne dispose pas des autorisations nécessaires pour subvenir à ses 
besoins en toute légalité.  

Dans ces circonstances, il ne peut être retenu qu’un renvoi le placerait dans une 
situation personnelle grave. 

6.3.3. Au vu de ce qui précède, il apparaît que l'intérêt de la Suisse à prononcer 
l'expulsion dépasse celui de l'appelant à y rester. L'expulsion facultative d'une durée 
minimale de trois ans sera ainsi confirmée, l'appel étant également rejeté sur ce point. 

6.4. Il sera renoncé à l'inscription au SIS de cette expulsion dans la mesure où il 
n'apparaît pas au dossier que l’appelant aurait commis des infractions en Europe et 
qu’il a affirmé avoir un frère en France.  

Frais et indemnités 

7.  7.1. L'appelant, qui succombe pour la plus grande partie, supportera 90% des frais de 
la procédure d’appel envers l'Etat, en CHF 3'835.-, comprenant un émolument de 
CHF 2'000.- et l’émolument complémentaire de CHF 900.- prononcé par le Tribunal 
de police (art. 428 al. 1 CPP). 

 7.2. Compte tenu du classement et de l’acquittement prononcé en faveur de 
l’appelant, ce dernier supportera les frais de la procédure préliminaire et de première 
instance à hauteur des deux tiers, le solde étant laissé à la charge de l’Etat (art. 426 
al. 1 CPP). 

8. 8.1.1. Selon l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office est indemnisé conformément au 
tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès. S'agissant d'une 
affaire soumise à la juridiction cantonale genevoise, l'art. 16 du règlement sur 
l'assistance juridique (RAJ) s'applique. 

Cette dernière disposition prescrit que l'indemnité, en matière pénale, est calculée 
selon un tarif horaire de CHF 110.-, débours de l'étude inclus, pour l’avocat stagiaire 
(let. a). En cas d'assujettissement, l'équivalent de la TVA est versé en sus. 

 Conformément à l'art. 16 al. 2 RAJ, seules les heures nécessaires sont retenues. Elles 
sont appréciées en fonction notamment de la nature, de l'importance et des difficultés 
de la cause, de la valeur litigieuse, de la qualité du travail fourni et du résultat obtenu. 
On exige de l'avocat qu'il soit expéditif et efficace dans son travail et qu'il concentre 
son attention sur les points essentiels. Des démarches superflues ou excessives n'ont 

- 22/26 - 

P/2120/2021 

pas à être indemnisées (M. VALTICOS / C. REISER / B. CHAPPUIS (éds), 
Commentaire romand, Loi fédérale sur la libre circulation des avocats, Bâle 2010, n. 
257 ad art. 12). Le mandataire d'office doit en effet gérer son mandat conformément 
au principe d'économie de procédure (décision de la Cour des plaintes du Tribunal 
pénal fédéral BB.2013.22 du 31 octobre 2013 consid. 5.2.3).  

 8.1.2. L'activité consacrée aux conférences, audiences et autres actes de la procédure 
est majorée de 20% jusqu'à 30 heures de travail, décomptées depuis l'ouverture de la 
procédure, et de 10% lorsque l'état de frais porte sur plus de 30 heures, pour couvrir 
les démarches diverses, telles la rédaction de courriers ou notes, les entretiens 
téléphoniques et la lecture de communications, pièces et décisions (arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2 ; voir aussi les décisions de la 
Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2016.34 du 21 octobre 2016 
consid. 4.1 et 4.2 et BB.2015.85 du 12 avril 2016 consid. 3.5.2 et 3.5.3). Les 
documents ne nécessitant pas ou peu de motivation ou autre investissement 
particulier en termes de travail juridique, telle la déclaration d'appel (ordonnance de 
la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2014.51 du 21 novembre 2014 
consid. 2.1 ; décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2013.165 
du 24 janvier 2014 consid. 4.1.3 et BB.2013.127 du 4 décembre 2013 consid. 4.2), 
sont indemnisés à travers le forfait. 

 8.1.3. Le temps de déplacement de l'avocat est considéré comme nécessaire pour la 
défense d'office au sens de l'art. 135 CPP (décision de la Cour des plaintes du 
Tribunal pénal fédéral BB.2015.33 du 28 juillet 2015 consid. 4.3). La rémunération 
forfaitaire de la vacation aller/retour au et du Palais de justice ou au et du bâtiment 
du Ministère public est arrêtée à CHF 55.- pour les avocats stagiaires, dite 
rémunération étant allouée d'office par la juridiction d'appel pour les débats devant 
elle. 

8.2. L'état de frais déposé par Me C______, défenseur d'office de A______, apparaît 
conforme aux principes régissant l'assistance juridique, à l’exception de la prise en 
compte de l’activité consacrée à la lecture et à l’analyse du jugement entrepris 
(50 minutes) ainsi qu’à la rédaction de la déclaration d’appel (30 minutes), qui, 
comprise dans le forfait, devra être retranchée. Il convient en revanche d’ajouter 
4 heures et 30 minutes correspondant à la durée effective de l'audience d’appel ainsi 
que CHF 55.- à titre de déplacement au et du Palais de justice et les frais d’interprète 
dûment documentés. 

 La rémunération de Me C______ sera ainsi arrêtée à CHF 2'342.15 correspondant à 
13 heures et 40 minutes d'activité au tarif de CHF 110.-/heure (CHF 1'503.35), plus 
la majoration forfaitaire de 20% (CHF 300.65), le déplacement à l'audience d'appel 
(CHF 55.-), l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% en CHF 143.15 et les frais 
d’interprète en CHF 340.-. 

* * * * *  

- 23/26 - 

P/2120/2021 

 
PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Statuant le 20 octobre 2021 :  

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/712/2021 rendu le 2 juin 2021 
par le Tribunal de police dans la procédure P/2120/2021.  

L'admet partiellement. 

Annule ce jugement. 

Et statuant à nouveau : 

Classe la procédure s'agissant du séjour illégal pour la période allant du 4 au 6 février 
2021. 

Acquitte A______ du chef de violation de domicile (art. 186 CP) pour les faits visés au 
point 1.3.1 de l'acte d'accusation. 

Déclare A______ coupable de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI), de non-respect d'une 
assignation à un lieu de résidence ou d'une interdiction de pénétrer dans une région 
déterminée (art. 119 al. 1 LEI), de violation de domicile (art. 186 CP) et de vol 
d'importance mineure (art. 139 ch. 1 CP cum art. 172ter CP). 

Condamne A______ à une peine privative de liberté de sept mois, sous déduction de 
242 jours de détention avant jugement (art. 40 CP).  

Dit que cette peine est partiellement complémentaire à celle prononcée le 7 février 2021 
par le Ministère public de Genève (art. 49 al. 2 CP).  

Impute la détention subie en trop de 30 jours sur la peine privative de liberté de 100 jours 
prononcée le 7 février 2021 par le Ministère public dans le cadre de la cause 
P/7______/2021 (art. 51 CP). 

Renonce à révoquer les sursis octroyés les 4 et 28 janvier 2021 par le Ministère public de 
Genève (art. 46 al. 2 CP). 

Prononce un avertissement et prolonge d'un an et demi le délai d'épreuve du sursis octroyé 
le 28 janvier 2021 (art. 46 al. 2 CP). 

- 24/26 - 

P/2120/2021 

Ordonne la mise en liberté immédiate de A______ dans le cadre de la présente procédure 
s'il ne doit être détenu pour une autre cause. 

Condamne A______ à une amende de CHF 500.- (art. 106 CP). 

Prononce une peine privative de liberté de substitution de cinq jours. 

Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière 
fautive, l'amende n'est pas payée.  

Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de trois ans (art. 66abis CP). 

Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). 

Renonce à ordonner le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen 
(SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS).  

Ordonne la confiscation et la destruction de la pince figurant sous chiffre 4 de l'inventaire 
n° 8______ (art. 69 CP).  

Ordonne la restitution à E______ des parfums figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire 
n° 8______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP).  

Statuant le 9 novembre 2021 : 

Condamne A______ au 2/3 des frais de la procédure préliminaire et de première instance, 
qui s’élèvent à CHF 1'588.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.-, et laisse 
le solde à la charge de l’Etat (art. 426 al. 1 CPP). 

Prend acte de ce que la rémunération pour la procédure préliminaire et de première 
instance due à Me C______, défenseur d'office de A______, a été fixée à CHF 3'341.- 
(art. 135 CPP). 

Arrête les frais de la procédure d’appel à CHF 3'835.-, comprenant un émolument de 
jugement de CHF 2'500.- et un émolument complémentaire prononcé par le Tribunal de 
police de CHF 900.-. 

Les met à la charge de A______ à hauteur de 90% et laisse le solde à la charge de l’Etat 
(art. 428 al. 1 CPP). 

Arrête à CHF 2'342.15, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, 
défenseur d'office de A______, pour la procédure d'appel (art. 135 CPP). 

- 25/26 - 

P/2120/2021 

Notifie le présent dispositif aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police, à la Prison de B______, au 
Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et 
au Service d'application des peines et des mesures.  

 

La greffière : 

Myriam BELKIRIA 

 Le président : 

Pierre BUNGENER 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral 

(1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil 

juridique gratuit pour la procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP 

et 37 al. 1 de la loi fédérale sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération 

(LOAP), le présent arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 39 al. 1 LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des 

plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

  

- 26/26 - 

P/2120/2021 

 ETAT DE FRAIS  

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Total des frais de procédure du Tribunal de police : CHF 2'488.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 300.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 60.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 2'500.00 

Total des frais de la procédure d'appel : CHF 2'935.00 

Total général (première instance + appel) : CHF 5'423.00