# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f760eb02-3950-5d44-a1d0-3b7a9307cf90
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2003-11-07
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 07.11.2003 CR.2003.0192
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_CR-2003-0192_2003-11-07.html

## Full Text

CANTON DE VAUD

TRIBUNAL ADMINISTRATIF

Arrêt

du 7 novembre 2003

sur le recours interjeté par X.________,
à ********,

contre

la décision du Département de la sécurité et
de l'environnement, Service des automobiles et de la navigation (ci-après :
SAN), du 18 septembre 2003 ordonnant le retrait préventif de son permis de
conduire les véhicules automobiles et lui interdisant de conduire les véhicules
à moteur des catégories spéciales F, G et M.

* * * * * * * * * * * * * * * *

Composition de la section: M. Jean-Claude
de Haller, président; M. Jean-Claude Maire et M. Jean-Daniel Henchoz,
assesseurs; greffière : Mme Nathalie Neuschwander.

Vu les faits suivants:

A.                     Le recourant
X.________, né le 7 mai 1934, retraité, est titulaire d'un permis de conduire
les véhicules automobiles (catégories A1, A2, B, D2, E, F et G) depuis le 5
juillet 1962.

B.                    Selon le fichier ADMAS,
il a fait l'objet du 28 février au 27 mars 1990 d'un retrait de permis d'une
durée d'un mois pour un accident survenu le 24 novembre 1989 et dû à une
perte de maîtrise. Son permis de conduire lui a été retiré pour sept mois
du 1er mars au 28 septembre 1992 pour ivresse au volant. Un avertissement
lui a été signifié en 1996 à la suite d'un excès de vitesse en localité. Enfin,
son permis de conduire lui a été retiré pour une durée de quatre mois du
17 juin, date de l'accident, au 16 octobre 2000 pour ébriété (1,7 o/oo),
inattention et véhicule défectueux.

C.                    Le lundi 8 septembre
2003, vers 04 h. 20, X.________ a été interpellé par la police à Lausanne.
Suspecté d'ivresse au volant, il a été soumis à une prise de sang, laquelle
effectuée à 05 h. 40 a révélé un taux d'alcoolémie moyen de 1,98 gr. o/oo, avec
un intervalle de confiance compris entre 1,88 et 2,08 gr. o/oo. Son permis de
conduire a été saisi.

D.                    Par décision du 18
septembre 2003, le SAN a ordonné le retrait préventif de son permis de conduire
les véhicules automobiles et lui a interdit de conduire les véhicules à moteur
des catégories spéciales F/G/M au motif qu'il y avait lieu de craindre qu'il ne
souffre d'un penchant pour l'alcool. La mise en oeuvre d'une expertise auprès
de l'Unité de médecine du trafic (UMT) lui a également été signifiée.

E.                    Recourant le 30
septembre 2003 auprès du Tribunal administratif, X.________ demande
implicitement un allégement de la sanction au motif qu'il ne consomme plus
d'alcool depuis huit mois et qu'un tel incident ne se reproduira plus jamais.

                        Par décision du 7
octobre 2003, le juge instructeur a refusé de suspendre l'exécution de la
décision attaquée. Vu les motifs de la décision sur effet suspensif, il a
également invité le recourant à examiner l'opportunité d'un retrait de son
recours dans le délai fixé pour le paiement de l'avance de frais.

                        Le recourant n'a pas
retiré son recours et s'est acquitté de l'avance de frais. Dès lors, le
tribunal a statué sans autre mesure d'instruction, conformément à l'art. 35a
LJPA.

Considérant en droit:

1.                     L'art. 35 al. 3 OAC
prévoit que le permis peut être retiré immédiatement à titre préventif, jusqu'à
ce que les motifs d'exclusion aient été élucidés.

                        Selon la jurisprudence
du Tribunal fédéral, il y a un soupçon concret et grave de l'existence d'un
problème d'alcool en relation avec la conduite d'un véhicule automobile lorsque
la personne est appréhendée une deuxième fois en état d'ébriété dans un délai
de cinq ans avec une concentration d'alcool dans le sang d'au moins 1,6 o/oo
(ATF 126 II 361).

2.                     Tel est le cas du
recourant. En effet, il résulte du dossier que le 8 septembre 2003, celui-ci
présentait un taux d'alcoolémie minimum de 1,88 o/oo. Cette infraction s'est
produite quelque trois ans et trois mois après l'accident survenu le 17 juin
2000 à l'occasion duquel il circulait en état d'ébriété. Le recourant remplit
les conditions temporelle et d'alcoolémie envisagées par la jurisprudence
ci-dessus de sorte que la décision attaquée est pleinement fondée. La
vérification de l'aptitude du recourant à la conduite automobile s'impose au
regard de l'art. 14 al. 2 lit. c LCR. La décision attaquée doit être confirmée.
Une expertise auprès de l'UMT doit être mise en oeuvre. A connaissance des
conclusions de celle-ci, le SAN rendra une nouvelle décision sur la capacité du
recourant à conduire des véhicules automobiles.

3.                     Manifestement mal
fondé, le recours doit être rejeté aux frais de son auteur (art. 55 al. 1
LJPA), selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 35a LJPA.

Par ces motifs

le Tribunal administratif

arrête:

I.                      Le recours est
rejeté.

II.                     La décision
rendue le 18 septembre 2003 par le SAN est confirmée.

III.                     Un émolument
judiciaire de 600 fr. (six cents francs) est mis à la charge du recourant.

Lausanne, le 7 novembre 2003

Le président:                                                                                             La
greffière:

                                                                                                                  

 

Le présent arrêt est communiqué aux
destinataires de l'avis d'envoi ci-joint

Le présent arrêt peut faire l'objet, dans
les dix jours dès sa notification, d'un recours de droit administratif au
Tribunal fédéral. Le recours s'exerce conformément aux articles 24 al. 2 et 6
LCR (RS 741.01) et 103 ss de la loi fédérale d'organisation judiciaire (RS
173.110)