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**Case Identifier:** 65134245-443d-5bde-8a30-11e3a53cf86b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-10-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.10.2023 A/1034/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1034-2023_2023-10-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Eleanor McGREGOR, Présidente ; Andres PEREZ et Michael 
RUDERMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1034/2023 ATAS/800/2023 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 20 octobre 2023 

Chambre 9 

 

En la cause 

A______ 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1034/2023 

- 2/5 - 

EN FAIT 

 

 A______ (ci-après : l’assurée), née le ______ 1970, exerce des activités A.      a.
lucratives, d’abord en qualité de salariée puis d’indépendante, depuis 1989. 

b. Par décision du 3 décembre 2018, l’office cantonal de l’assurance-invalidité 
(ci-après : OAI) lui a octroyé une demi-rente sur la base d’un degré d’invalidité de 
50% à compter du 1er août 2017. Se fondant sur une expertise psychiatrique du 
docteur, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, l’OAI a retenu que sa 
capacité de travail était de 50% dans toute activité dès l’âge adulte. 

c. Par décision du 18 mars 2019, l’assurée a été mise au bénéfice d’une 
« demi-rente extraordinaire » s’élevant à CHF 784.- pour la période du mois 
d’août 2017 à décembre 2018 et à CHF 790.- à compter de janvier 2019. 

d. Par décision du 7 février 2023, suite à une révision d’office, l’OAI a augmenté 
sa rente d’invalidité à 100% à compter du 1er juin 2022. 

e. Par décision du 14 février 2023, l’OAI a recalculé le montant de la « rente 
d’invalidité extraordinaire » de l’assurée suite à la nouvelle détermination de son 
degré d’invalidité. La rente mensuelle a été fixée à CHF 1'593.- du 1er juin au 
31 décembre 2022 et à CHF 1'633.- dès le 1er janvier 2023. Dans la mesure où 
l’assurée avait déjà perçu la somme de CHF 7'213.- pour la période du 
1er juin 2022 au 28 février 2023, elle avait droit à un paiement rétroactif de 
CHF 7'204.-. 

 Par acte du 21 mars 2023, l’assurée a recouru devant la chambre des assurances B.      a.
sociales de la Cour de justice contre cette décision, contestant le statut de « rente 
extraordinaire ». Elle a allégué en substance que le versement d’une telle rente 
l’empêchait de bénéficier de certains avantages tels que la « bonification pour 
tâches éducatives » et l’aide complémentaire du 2e pilier. La Fédération des 
entreprises romandes (ci-après : FER) refusait d’entrer en matière, au motif 
qu’elle était déjà considérée comme invalide en 2010. Or, à cette époque, elle 
travaillait et n’était pas au bénéfice d’une rente de l’assurance-invalidité. 

b. Par réponse du 2 mai 2023, l’OAI a conclu à l’irrecevabilité du recours. 

Par décision du 18 mars 2019, l’assurée avait été mise au bénéfice d’une rente 
extraordinaire d’invalidité à 50% à compter du 1er août 2017. Le début de 
l’incapacité de travail avait été fixé à l’âge adulte. Cette décision était entrée en 
force. 

c. Par réplique du 19 juin 2023, l’assurée a confirmé qu’elle ne pouvait pas 
bénéficier de sa rente de 2e pilier. Elle contestait ainsi la date du début de son 
invalidité et souhaitait comprendre pourquoi elle était bénéficiaire d’une rente 
extraordinaire. 

d. La chambre de céans a transmis cette écriture à l’OAI. 

 
 
 

 

A/1034/2023 

- 3/5 - 

EN DROIT 

 

1.  

1.1 Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation 
judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations 
prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances 
sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur 
l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

1.2 Le délai de recours est de trente jours (art. 56 LPGA ; art. 62 al. 1 de la loi sur 
la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]). 

Le recours est interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi. 

2.  

2.1 Selon l'art. 61 let. b LPGA, l’acte de recours doit contenir un exposé succinct 
des faits et des motifs invoqués, ainsi que les conclusions ; si l’acte n’est pas 
conforme à ces règles, le tribunal impartit un délai convenable au recourant pour 
combler les lacunes, en l’avertissant qu’en cas d’inobservation le recours sera 
écarté. 

La règle de l'art. 61 let. b LPGA découle du principe de l'interdiction du 
formalisme excessif et constitue l'expression du principe de la simplicité de la 
procédure qui gouverne le droit des assurances sociales. C'est pourquoi le juge 
saisi d'un recours dans ce domaine ne doit pas se montrer trop strict lorsqu'il s'agit 
d'apprécier la forme et le contenu de l'acte de recours. Il s'agit là d'une prescription 
formelle, qui oblige le juge de première instance – excepté dans les cas d'abus de 
droit manifeste – de fixer un délai pour corriger les imperfections du mémoire de 
recours (arrêt du Tribunal fédéral 8C_245/2022 du 7 septembre 2022 consid. 3.2). 

2.2 En l'espèce, la décision entreprise porte sur le calcul de rente de la recourante 
à la suite de la nouvelle détermination de son degré d’invalidité.  

Dans son recours, l’intéressée n'a pas pris de conclusions formelles à l’encontre de 
cette décision. Elle indique toutefois contester le statut de rente extraordinaire. Or, 
ainsi que l’a relevé l’intimé, la recourante est au bénéfice d’une rente 
extraordinaire depuis la décision du 18 mars 2019. N’ayant pas été contestée, cette 
décision est entrée en force. Ce point ne peut donc plus faire l’objet d’un examen 
devant la chambre de céans, de sorte que ce grief doit être considéré comme 
irrecevable. Il devrait, quoi qu’il en soit, être rejeté. Il appert en effet que la 
recourante a été reconnue invalide précoce au 1er février 1989, soit alors qu’elle 
avait 19 ans et n’avait pas encore cotisé. Ainsi, conformément aux art. 39 al. 1 
LAI et 42 al. 1 de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%205%2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/8C_245/2022

 
 
 

 

A/1034/2023 

- 4/5 - 

20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10), la recourante se trouve dans la situation 
d’une personne devenue invalide selon un taux justifiant l’octroi d’une rente avant 
le 1er décembre de l’année suivant celle au cours de laquelle elle a atteint 22 ans 
révolus, mais qui n’a pas acquis le droit à une rente ordinaire (Directives 
concernant les rentes (DR) de l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
fédéral, état au 1er janvier 2023, ch. 7006). C’est partant à juste titre que l’intimé 
l’a mise au bénéfice d’une rente extraordinaire. 

2.3 La recourante se plaint également de ce qu’elle n’aurait pas droit à la 
bonification pour tâches éducatives. À nouveau, on peut se demander si ce point 
n’a pas déjà été tranché par la décision 18 mars 2019, de sorte que la recourante 
serait forclose à le soulever devant la chambre de céans. Ce grief doit, quoi qu’il 
en soit, également être rejeté pour les motifs qui suivent.  

Le montant des rentes extraordinaires est réglé à l’art. 40 LAI. Selon l’al. 3 de 
cette disposition, les rentes extraordinaires octroyées aux personnes devenues 
invalides avant le 1er décembre de l’année suivant celle au cours de laquelle elles 
ont atteint 20 ans révolus, s’élèvent à 1331/3% du montant minimum de la rente 
ordinaire complète qui leur correspond. Ainsi, contrairement aux rentes 
ordinaires, le calcul de la rente n’est pas déterminé par les années de cotisations, 
les revenus provenant d'une activité lucrative ainsi que les bonifications pour 
tâches éducatives. Le montant de la rente est simplement majoré par rapport au 
montant minimum de la rente ordinaire complète qui leur correspond. 

En l’occurrence, la recourante a été reconnue invalide précoce au 1er février 1989, 
soit avant le 1er décembre de l’année suivant celle au cours de laquelle elle a 
atteint 20 ans révolus. L’art. 40 al. 3 LAI trouve ainsi application, si bien que c’est 
à juste titre que le calcul de la rente n’est pas déterminé par les bonifications pour 
tâches éducatives. Dans la mesure où le montant de la rente minimale AVS est 
passé de CHF 1'195.- en 2022 à CHF 1’225.- en 2023, c’est à juste titre que 
l’intimé a fixé sa rente AI extraordinaire à CHF 1'593.- (CHF 1'195.-x 1331/3%) 
en 2022 et à CHF 1'633.- (CHF 1’225.- x 1331/3%) en 2023. La décision 
querellée doit ainsi être confirmée. 

2.4 Enfin, en tant que la recourante se plaint de ce que sa caisse de prévoyance 
n’entrerait pas en matière sur sa demande de prestations, force est de relever que 
ce grief est exorbitant au présent litige, qui se limite à la question du bien-fondé 
du calcul de sa rente d’invalidité. Il est toutefois loisible à la recourante 
d’effectuer toutes démarches utiles auprès de son institution de prévoyance. 

2.5 Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours, dans la mesure 
de sa recevabilité. 

La procédure en matière d’octroi de prestations de l’assurance-invalidité n’étant 
pas gratuite (art. 69 al. 1bis LAI), la recourante supporte un émolument de 
CHF 200.-. 

 

 
 
 

 

A/1034/2023 

- 5/5 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

1. Rejette le recours dans la mesure de sa recevabilité. 

2. Met un émolument de CHF 200.- à la charge de la recourante.  

3. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Christine RAVIER 

 La présidente 
 
 
 
 

Eleanor McGREGOR 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le