# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1463df72-97d1-5ebd-a68d-38fbda3abe66
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2013 / 309
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2013---309_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC13.004075-132058

             
448 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
13 novembre 2013

______________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              M.             
Hack et Mme Byrde 

Greffier
              :             
Mme              van Ouwenaller

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

             
Vu la décision rendue le 17 avril 2013, à la suite de l'interpellation du poursuivi, par le
Juge de paix du district du Jura – Nord vaudois, prononçant, à concurrence de 16'291
fr. 25 avec intérêt à 5 % l'an dès le 29 décembre 2011, sous déduction
de 250 fr. valeur au 8 mars 2012 et de 143 fr. 50, la mainlevée définitive de l'opposition
formée par Z.________,
à Belmont-sur-Yverdon, au commandement de payer n° 6'446'415 qui lui a été notifié
par l'Office des poursuites du district du Jura – Nord vaudois, à la réquisition de la
D.________,
arrêtant à 360 fr. les frais judiciaires mis à la charge du poursuivi et disant qu'en
conséquence celui-ci rembourserait à la poursuivante son avance de frais à concurrence
de 360 fr., sans allocation de dépens pour le surplus,

 

             
vu la demande de motivation déposée par le poursuivi le 24 avril 2013,

 

             
vu les motifs de la décision adressés aux parties le 27 septembre 2013 et notifiés au
poursuivi le 2 octobre 2013,

 

             
vu le recours déposé par le poursuivi au guichet de la justice de paix du district du Jura
– Nord vaudois le 14 octobre 2013 dont le contenu est le suivant:

 

"Par la
présente, je vous fais officiellement part de mon recours au jugement prononcé.

 

Je
vous remercie par avance de bien vouloir me confirmer la bonne réception de ce courrier. [...]";

 

 

             
attendu qu'aux termes de l'art. 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008;
RS 272), le recours contre un prononcé de mainlevée s'exerce  dans le délai de dix
jours suivant la notification de la décision motivée,

 

             
que le principe selon lequel est réputé observé un délai si le mémoire a été
adressé à l'autorité précédente, qui vaut pour les recours au Tribunal fédéral
(art. 48 al. 3 LTF [loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; RS 173.110]), doit être
également appliqué dans la procédure de recours régie par le CPC (Tappy, Les voies
de droit du nouveau Code de procédure civile, in JT 2010 III 115, spéc. p. 131),

             

             
que le recours adressé le lundi 14 octobre 2013 au Juge de paix du district du Jura – Nord
vaudois a ainsi été déposé en temps utile;

 

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté,
Bâle 2011, n. 1 ad art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

             

             
que les exigences sont à cet égard similaires en matière d'appel et de recours,

             

             
que cela signifie que, sous peine d'irrecevabilité, le recourant doit expliquer les motifs pour
lesquels la décision de première instance devrait être annulée ou modifiée et
prendre des conclusions au fond tendant à l'annulation ou à la réforme de cette décision
(CREC, 13 octobre 2011/187; Jeandin, op. cit., nn. 3 et 5 ad art. 311 CPC; Reetz/Teiler, in Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger,
Kommentar zum Zivilprozessordnung (éd.), 2ème
éd. Zurich 2013, n. 33 ad art. 311 CPC; Staehelin/Staehelin/Grolimund, Zivilprozessrecht, Zurich
2008, § 25, n° 22), 

 

             
que l'obligation de prendre des conclusions ne découle pas de la lettre des art. 311 et 321 CPC,
mais, implicitement, du devoir de motiver (Reetz/Teiler, op. cit., n. 34 ad art. 311 CPC et
les réf. cit.), 

 

             
que l'instance de recours doit pouvoir comprendre ce qui est reproché au premier juge sans avoir
à rechercher des griefs par elle-même, ce qui exige une certaine précision quant à
l'énoncé et à la discussion des griefs (CREC, 23 août 2011/143; CREC, 11 mai 2012/173;
Jeandin, ibidem), 

 

             
qu'en l'espèce, le recours du 14 octobre 2013 ne contient aucune conclusion ni aucun grief, motif
ou moyen de recours reconnaissable contre la décision de mainlevée, 

 

             
que l'absence de motivation du recours est un vice qui n'est pas réparable,

 

             
que l'art. 132 CPC, selon lequel le tribunal peut fixer un délai pour la rectification de certains
vices affectant un acte, ne s'applique pas dans le cas d'un acte de recours dépourvu de motivation
(TF 4A_659/2011 du 7 décembre 2011, c. 5),

 

             
qu'en effet, l'absence de motivation ne constitue pas un vice purement formel visé par l'art. 132
al. 1 CPC, tel que l'absence de signature ou de procuration, et n'est pas non plus assimilable à
une motivation incompréhensible au sens de l'art. 132 al. 2 CPC,

 

             
que l'art. 56 CPC, selon lequel le tribunal donne aux parties l'occasion de clarifier ou de compléter
leurs actes ou déclarations peu clairs ou manifestement incomplets, concerne des allégations
de fait et n'est pas applicable non plus en cas d'absence de motivation d'un acte de recours,

 

             
que l'acte de recours du 14 octobre 2013, faute d'être motivé, ne satisfait pas aux exigences
de forme posées par la loi et doit par conséquent être déclaré irrecevable;

 

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais ni dépens.

 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
13 novembre 2013

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. Z.________,

‑             
D.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 15'897 fr. 75.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix du district du Jura – Nord vaudois.

 

             
La greffière :