# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0b72f959-cbf3-5c18-a9d3-acc3a29dcd8a
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-04-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.04.2014 C-1249/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-1249-2014_2014-04-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-1249/2014 

 

 

  A r r ê t  d u  1 4  a v r i l  2 0 1 4  

Composition 

 
Christoph Rohrer (président du collège),  

Maurizio Greppi, Beat Weber, juges, 

Pascal Montavon, greffier. 

 

 
 

Parties 

 
A._______,  

représenté par Maître Jean-Michel Duc,  

1002 Lausanne, 

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

Avenue Edmond-Vaucher 18, Case postale 3100, 

1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Assurance-invalidité (décisions du 29 mai 2013, respective-

ment du 30 août 2013). 

 

 

C-1249/2014 

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Faits : 

A.  

Par décision du 29 mai 2013 contestée (cause C-3729/2013) renouvelée 

le 30 août 2013 également contestée, la Caisse suisse de compensation 

(CSC) a alloué à A._______, ressortissant suisse né en 1945, domicilié 

en France, une rente d'invalidité pour enfant lié à la rente du père en fa-

veur de son fils B._______ né en 1979 pour la période du 1
er
 février 2001 

au 30 novembre 2001. Dite décision se prononçait également sur l'octroi 

d'une rente en faveur d'un autre enfant. 

B.  

Par recours du 28 juin (C-3729/2013) contre la décision du 29 mai 2013 

et mémoire complémentaire du 9 octobre 2013 contre la décision renou-

velée du 30 août 2013, adressés au Tribunal de céans, l'intéressé, repré-

senté par Me J.-M. Duc, fit valoir que son fils B._______ avait été en for-

mation après le 30 novembre 2001 jusqu'en 2007, année où il avait obte-

nu son brevet d'avocat. Il conclut à l'octroi d'une rente pour enfant liée à 

la rente du père jusqu'au 31 juillet 2004, terme de sa formation à l'Univer-

sité de Lausanne. Il joignit entre autres documents à ses écritures une 

copie de l'attestation de licence en droit délivrée à son fils datée de juillet 

2004. Le recourant se prononça également sur la question de l'octroi de 

rente en faveur de son autre enfant. 

C.  

Par réponse au recours du 3 mars 2014 concernant B._______, la CSC 

conclut à l'admission du recours dans la mesure de l'octroi d'une rente 

pour enfant également du 1
er
 décembre 2001 au 30 juin 2004, à savoir 

jusqu'à l'âge de 25 ans révolus, et au renvoi du dossier afin qu'une déci-

sion soit rendue à cette fin.  

D.  

Le Tribunal de céans scinda le recours initial en deux causes C-

3729/2013 (concernant l'autre enfant) et C-1249/2014 et communiqua au 

recourant en date du 12 mars 2014 pour connaissance la proposition 

d'admission du recours concernant l'enfant B._______.  

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l'espèce – prévues à 

l'art. 32 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, 

C-1249/2014 

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RS 173.32), entrée en vigueur le 1
er
 janvier 2007, le Tribunal de céans, 

en vertu de l'art. 31 LTAF en relation avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 

al. 1 let. b de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, 

RS 831.20), connaît des recours interjetés par les personnes résidant à 

l'étranger contre les décisions concernant l'octroi de rente d'invalidité pri-

ses par l'OAIE. 

1.2 Selon l'art. 37 LTAF la procédure devant le Tribunal de céans est ré-

gie par la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure admi-

nistrative (PA, RS 172.021) pour autant que la LTAF n'en dispose pas au-

trement. En vertu de l'art. 3 let. d
bis

 PA, la procédure en matière d'assu-

rances sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi fédérale 

du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA, RS 830.1) est applicable. Selon l'art. 2 LPGA, les dispositions de 

ladite loi sont applicables aux assurances sociales régies par la législa-

tion fédérale si et dans la mesure où les lois spéciales sur les assurances 

sociales le prévoient. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions 

de la LPGA s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26
bis

 et 28 à 

70), à moins que la LAI ne déroge à la LPGA. 

1.3 Selon l'art. 59 LPGA, quiconque est touché par la décision ou la déci-

sion sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit 

annulée ou modifiée a qualité pour recourir. Ces conditions sont remplies 

en l'espèce. En effet, le parent est titulaire de la rente pour l'enfant même 

majeur et lui appartient le droit de recourir (ATF 134 V 15 consid. 2.1). 

1.4 Déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi (art. 60 

LPGA et 52 PA), le recours est recevable. 

2.  

L'examen du droit à des prestations selon la LAI est régi par la teneur de 

la LAI au moment de la décision entreprise eu égard au principe selon le-

quel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où les faits 

juridiquement déterminants se sont produits (ATF 136 V 24 consid. 4.3). 

Les dispositions de la LAI en vigueur de 2001 à 2004 sont applicables. 

3.  

3.1 Selon l'art. 35 LAI, les hommes et les femmes qui peuvent prétendre 

une rente d'invalidité ont droit à une rente pour chacun des enfants qui, 

au décès de ces personnes, auraient droit à la rente d'orphelin de l'assu-

rance-vieillesse et survivants. L'art. 25 al. 4 de la loi fédérale du 20 dé-

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cembre 1946 sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS, RS 831.10), 

dans sa teneur au 1
er
 janvier 2001, énonce que le droit à la rente s'éteint 

au 18
ème

 anniversaire. Cependant, selon l'al. 5 de cette disposition (2001), 

pour les enfants qui accomplissent une formation le droit à la rente 

s'étend jusqu'au terme de cette formation, mais au plus jusqu'à l'âge de 

25 ans révolus. Le Conseil fédéral peut définir ce que l'on entend par 

formation. 

3.2 Jusqu'au 31 décembre 2010 le Conseil fédéral n'a pas fait usage de 

cette faculté, laissant à la jurisprudence le soin de la concrétiser et à 

l'administration d'établir des directives. L'OFAS a commenté ces disposi-

tions dans les Directives concernant les rentes de l’assurance vieillesse, 

survivants et invalidité fédérale (DR). 

Au 1
er
 janvier 2011 sont entrés en vigueur les art. 49

bis
 et 49

ter
 du règle-

ment du 31 octobre 1947 sur l'assurance-vieillesse et survivant (RAVS, 

RS 831.101). À cette date, les Directives ont également été révisées. Par 

conséquent, le droit à la rente pour enfant s'examine pour la période 

s'étendant jusqu'au 31 décembre 2010 à la lumière des anciennes direc-

tives. 

4.  

4.1 D'après la jurisprudence du Tribunal fédéral qui a été rendue avant 

l'adoption de l'art. 49
bis

 RAVS, le droit à la rente pour enfants est ouvert 

indépendamment du fait que l'enfant ait commencé sa formation lors de 

l'accomplissement de sa 18
ème

 année ou qu'il la commence plus tard  

(ATFA 1950 p. 61 consid. 1 cité par MICHEL VALTERIO, Droit de l'assuran-

ce-vieillesse et survivants [AVS] et de l'assurance-invalidité [AI], Zurich 

2011, n° 853). On entend par formation professionnelle toute activité qui a 

pour but de se préparer d'une manière systématique à une future activité 

lucrative (indépendamment d'autres critères d'ordre économique). Cette 

définition recouvre en premier lieu la formation au sens étroit du terme; 

elle englobe aussi une activité qui ne vise pas d'emblée l'obtention d'un 

diplôme professionnel, mais seulement l'exercice futur d'une profession, 

voire une formation qui ne sert pas directement à l'exercice d'une profes-

sion déterminée, soit parce qu'elle permet uniquement l'acquisition de 

connaissances de base, valables pour plusieurs métiers, soit parce qu'el-

le a un caractère général. Cependant, dans toutes ces éventualités, il doit 

s'agir d'une formation systématique et reconnue de droit ou de fait (ATF 

109 V 104 consid. 1b et 108 V 56 consid. 1c; arrêts du Tribunal fédéral 

9C_223/2008 du 1
er
 avril 2008 consid. 1.1 et C 309/00 du 26 juin 2001 

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consid. 3.a). La doctrine relève une durée minimum d'au moins 4 semai-

nes (VALTERIO, op. cit. , n° 854). 

4.2 Lorsqu'une personne fait valoir qu'un enfant poursuit sa formation ou, 

in casu, a poursuivi une formation, donnant droit à l'octroi d'une rente 

pour enfant en formation, il appartient à l'assuré de produire une attesta-

tion confirmant la formation suivie et de fournir toutes informations 

concernant celle-ci. En l'espèce l'assuré a produit l'attestation de licence 

en droit de son fils obtenue en juillet 2004. Il est manifeste que cette for-

mation répond aux critères de l'octroi d'une rente pour enfant en forma-

tion. Il s'ensuit que c'est à raison que l'OAIE a proposé dans sa réponse 

du 3 mars 2014 l'admission du recours et l'octroi d'une rente d'enfant éga-

lement du 1
er
 décembre 2001 jusqu'au 30 juin 2004 (et non 31 juillet 2004 

comme demandé par erreur vu l'art. 25 al. 5 LAVS), mois au cours duquel 

Lionel Patrick a atteint 25 ans révolus. 

Vu ce qui précède le recours doit être admis et le dossier retourné à 

l'OAIE afin qu'il rende une décision complémentaire de rente d'enfant liée 

à celle du père pour la période supplémentaire précitée. 

5.  

Vue l'issue du recours il n'est pas perçu de frais de procédure.  

6.  

Le recourant ayant agi en s'étant fait représenter, il lui est alloué une in-

demnité de dépens de 800.- francs à charge de l'autorité inférieure 

(art. 64 al. 1 PA et art. 7 ss du règlement du 21 février 2008 concernant 

les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral 

[FITAF, RS 173.320.2]), compte tenu de l'issue du recours, de la difficulté 

de la cause ainsi que du travail effectué par le représentant. 

 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est partiellement admis dans le sens de l'octroi de la rente 

pour enfant liée à la rente du père dès le 1
er
 décembre 2001 jusqu'au 30 

juin et non jusqu'au 31 juillet 2004.  

2.  

Le dossier est retourné à l'autorité inférieure afin qu'elle rende une déci-

sion complémentaire de rente pour enfant liée à la rente du père, confor-

mément au consid. 4.2 et à sa réponse au recours.  

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. 

4.  

Il est alloué au recourant une indemnité de dépens de 800.- francs à 

charge de l'autorité inférieure. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (N° de réf. _ ; recommandé) 

– à l'Office fédéral des assurances sociales à Berne (Recommandé) 

 

Les voies de droit figurent à la page suivante 

 

Le président du collège : Le greffier : 

 

 

 

Christoph Rohrer Pascal Montavon 

 

  

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Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 

ss et 100 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, 

RS 173.110]). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

du recourant (art. 42 LTF). 

Expédition :