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**Case Identifier:** ad7fc206-e8c2-58bc-81ca-81b002c5389f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-12-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 09.12.2014 A/3850/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3850-2012_2014-12-09.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3850/2012-ICCIFD ATA/979/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 9 décembre 2014 

2ème section 

   dans la cause 

 

Madame A______ et Monsieur A______ 

contre 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

et 

ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
25 novembre 2013 (JTAPI/1289/2013) 

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A/3850/2012 

EN FAIT 

1)  Madame A______ et Monsieur A______, mariés, sont contribuables du 

canton de Genève.  

2)  Le 12 juillet 2008, les époux A______ ont envoyé leur déclaration fiscale 

pour l’année 2007 à l’administration fiscale cantonale (ci-après : AFC-GE).  

  Ils avaient indiqué les parents de Mme A______, Madame B______ et 

Monsieur C______, tous deux résidant en Ouganda, comme charges de famille, de 

même que les enfants mineurs du couple, D______, E______, et F______.  

  Plusieurs justificatifs d’envoi d’argent en Ouganda par Western Union 
étaient annexés, dont un daté du 6 décembre 2007 d’un montant de CHF 7'226.60, 
l’expéditeur étant M. A______ et le destinataire Mme A______. Les autres 
indiquaient des versements de CHF 1'339.- au total effectués par les époux 

A______ à l’attention de Monsieur G______, un membre de la famille de Mme 
A______.  

3)  L’AFC-GE a adressé aux époux A______ plusieurs demandes de 
renseignements afin de pouvoir procéder à leur taxation, un délai leur étant 

imparti au 31 janvier 2010 pour justifier que les CHF 7'226.60 versés par 

M. A______ à son épouse le 6 décembre 2007 étaient destinés à l’entretien des 
parents de cette dernière.  

4)  Par lettre du 15 décembre 2009, les époux A______ ont confirmé à l’AFC-
GE que Mme B______ et M. C______ ne survivaient que grâce à leur soutien 

financier. Ils envoyaient l’argent à des membres de la famille de Mme A______, 
car les parents de cette dernière, âgés de plus de 75 ans et habitant dans un village 

éloigné, ne pouvaient que difficilement se déplacer en ville pour retirer les 

sommes versées.  

5)  Le 31 janvier 2010, M. A______ a envoyé à l’AFC-GE plusieurs 
documents, dont :  

 – un tableau établi par Western Union listant les transferts d’argent effectués 
du 1er juillet 2007 au 18 novembre 2009 par Mme A______ en Ouganda en 

faveur de Messieurs G______ et H______. S’agissant de l’année 2007, outre les 
montants déjà attestés par les justificatifs joints à la déclaration, un transfert de 

UGX 400.- avait été effectué le 30 septembre 2007 ;  

 

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 – une attestation en anglais, datée du 8 janvier 2010, signée par 
Mme A______ et ses parents, aux termes de laquelle ces derniers confirmaient 

être indigents et avoir reçu la somme de CHF 7'226.60 de leur fille ;  

 – une lettre en anglais du 18 décembre 2009 de Monsieur G______ à 
l’attention de M. A______ demandant une aide financière pour Mme B______ et 
M. C______, qui étaient sans source de revenus. Un tampon avec la mention 

« Chairman L.C. III Masaba S/C Sironko OLG » avait été apposé sur cette lettre. 

Une inscription manuscrite signée « C/P LC III Masaba S/C » indiquait qu’une 
aide en faveur des personnes en question était la bienvenue.  

6)  Le 22 mars 2010, l’AFC-GE a notifié aux époux A______ leurs bordereaux 
de taxation pour l’impôt cantonal et communal (ci-après : ICC), ainsi que l’impôt 
fédéral direct (ci-après : IFD) de l’année 2007.  

  Aucune charge pour proches nécessiteux n’était admise pour l’IFD, le 
montant minimum de CHF 6'100.- par personne n’ayant pas été versé. S’agissant 
de l’ICC, CHF 8'965.- étaient déduits à ce titre.  

7)  Le 19 avril 2010, les époux A______ ont formé réclamation à l’encontre de 
ces bordereaux.  

  Plusieurs éléments de leur taxation devaient être rectifiés par l’AFC-GE, la 
déduction admise pour les parents nécessiteux concernant l’ICC devait également 
être acceptée pour l’IFD. 

8)  Par décisions du 6 décembre 2012, l’AFC-GE a partiellement admis la 
réclamation des époux A______ et leur a remis des bordereaux rectificatifs.  

  Les rectifications demandées avaient été effectuées, la taxation étant 

maintenue au surplus. S’agissant de l’IFD, la déduction pour proches nécessiteux 
ne pouvait être admise que si la contribution atteignait au moins CHF 6'100.- par 

personne. Or, la contribution versée pour les parents de Mme A______ était de 

CHF 8'965.- au total.  

9)  Par acte du 14 décembre 2012, les époux A______ ont recouru contre ces 

décisions auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) 

et conclu à ce que le dossier soit renvoyé à l’AFC-GE pour qu’elle admette une 
déduction pour proches nécessiteux concernant le père de Mme A______ pour 

l’IFD. 

  Ils n’avaient jamais allégué deux déductions pour proches nécessiteux. 
Partant, les CHF 8'965.- versés uniquement au père de Mme A______ devaient 

être déduits puisqu’ils atteignaient le montant minimum de CHF 6'100.-. 

10)  Le 10 avril 2013, l’AFC-GE a répondu, concluant au rejet du recours.  

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  Les époux A______ ne pouvaient soutenir que l’aide n’avait été apportée 
qu’au père de Mme A______, car ils avaient prétendu le contraire durant la 
procédure de taxation et de réclamation. En outre, l’attestation du 8 janvier 2010 
concernant la remise des CHF 7'226.60 était signée par les deux parents 

nécessiteux et le document émanant du district de Sironko faisait état d’une aide 
globale apportée. Partant, c’était à juste titre que les montants versés à Mme 
B______ et M. C______ avaient été additionnés, puis divisés par deux, et 

qu’aucune déduction n’avait été accordée pour l’IFD.  

  S’agissant de l’ICC, la loi n’exigeait pas que l’aide apportée au proche 
nécessiteux atteigne le montant de la déduction, soit CHF 3'250.- pour une 

demi-charge et CHF 6'500.- pour une charge entière. Par conséquent, un montant 

de CHF 8'965.60 pour charge de famille avait été admis.  

  La réalité des versements aurait pu être remise en cause tant pour l’ICC que 
pour l’IFD. Le nom des parents de Mme A______ ne figurait pas dans la rubrique 
« bénéficiaire » des justificatifs de Western Union, et le montant de CHF 7'226.60 

n’était corroboré par aucun extrait de compte bancaire des contribuables attestant 
du débit de cette somme.  

11)  Par duplique du 2 mai 2013, les époux A______ ont persisté dans les termes 

et conclusions de leur recours.  

  Reprenant l’explication exposée dans leur lettre du 15 décembre 2009 
concernant la façon dont ils transféraient de l’argent aux parents de Mme 
A______, ils ajoutaient qu’en Suisse, une épouse sans revenu ou sans activité 
lucrative, avec ou sans enfants, était à la charge de son conjoint. Il en était de 

même en Ouganda pour la mère de Mme A______.  

12)  Par jugement du 25 novembre 2013, le TAPI a rejeté le recours.  

  Les époux A______ n’avaient pas démontré que les parents de Mme 
A______ ne survivaient que grâce à leur soutien financier. L’attestation du 8 
janvier 2010 avait été rédigée par Mme A______ elle-même et ne pouvait donc 

être prise en considération. La lettre du 18 décembre 2009 du « Chairman L.C. 

III » de Masaba ne faisait pas état de l’indigence des parents de Mme A______. 
En outre, la majorité des relevés émis par Western Union étaient illisibles, celui 

du 6 décembre 2007 de CHF 7'266.60 étant destiné à Mme A______ et non à ses 

parents. Par conséquent, ils n’avaient pas le droit à la déduction sociale ou à une 
charge de famille pour proche nécessiteux. Par ailleurs, s’agissant de l’ICC, les 
montants déterminants en matière de charge de famille ne variaient pas en 

fonction des subsides versés. Il était néanmoins renoncé à réformer in pejus la 

taxation à ce sujet au vu du faible montant en jeu.  

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13)  Par acte du 13 décembre 2013, les époux A______ ont recouru contre ce 

jugement auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : 

la chambre administrative) et conclu à son annulation, ainsi qu’à ce que 
l’AFC-GE déduise les charges relatives aux enfants et aux parents de Mme 
A______. 

  Reprenant l’argumentation exposée devant les premiers juges, ils 
expliquaient avoir D______, E______ et F______ comme enfants à leur charge.  

14)  Le 19 décembre 2013, le TAPI a transmis son dossier et indiqué ne pas 

avoir d’observations à formuler. 

15)  Dans sa réponse du 17 janvier 2014, l’AFC-GE a conclu au rejet du recours.  

  La conclusion des époux A______ concernant les enfants à leur charge était 

nouvelle et devait par conséquent être écartée. L’AFC-GE reprenait au surplus les 
arguments développés dans ses précédentes écritures.  

16)  Par duplique du 18 février 2014, les époux A______ ont persisté dans les 

termes et conclusions de leur recours.  

  Ils y ont annexé un avis de prélèvement du compte bancaire de M. A______ 

de CHF 7'500.-, daté du 6 décembre 2007, ainsi qu’un extrait de l’encyclopédie en 
ligne Wikipédia concernant la fonction de conseil local en Ouganda.  

17)  Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 

LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 

12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 7 al. 2 de la loi de procédure fiscale du 

4 octobre 2001 - LPFisc - D 3 17). 

2) a. Le recourant peut invoquer des motifs, des faits et des moyens de preuve 

nouveaux qui ne l’ont pas été dans les précédentes procédures, sauf exception 
prévue par la loi (art. 68 LPA).  

  Selon la jurisprudence, l’objet d’une procédure administrative ne peut pas 
s’étendre ou se modifier qualitativement au fil des instances. Il peut uniquement 
se réduire, dans la mesure où certains éléments de la décision attaquée ne sont 

plus contestés devant l’autorité de recours (ATA/549/2014 du 17 juillet 2014 ; 
ATA/209/2014 du 1er avril 2014 ; ATA/145/2013 du 5 mars 2013 ; 

ATA/771/2012 du 13 novembre 2012 et les références citées). L’autorité de 

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recours n’examine en effet pas les prétentions et les griefs qui n’ont pas fait 
l’objet du prononcé de l’instance inférieure, sous peine de détourner sa mission de 
contrôle, de violer la compétence fonctionnelle de cette autorité-ci, d’enfreindre le 
principe de l’épuisement des voies de droit préalables et, en définitive, de priver 
les parties d’un degré de juridiction (ATA/549/2014 précité). N'est donc pas 
nouvelle une conclusion du recourant n'allant pas, dans son résultat, au-delà de ce 

qui a été sollicité devant l'instance précédente ou ne demandant pas autre chose 

(arrêts du Tribunal fédéral 2C_77/2013 du 6 mai 2013 consid. 1.3 et 8C_811/2012 

du 4 mars 2013 consid. 4). 

 b. En l’espèce, les recourants demandent la déduction, à titre de charge de 
famille, de montants concernant leurs enfants.  

  Bien qu’ils aient indiqué dans leur déclaration avoir D______, E______, et 
F______ à charge, les recourants n’ont pas pris de conclusion à leurs égards 
devant les premiers juges. Cette question n’a donc pas été traitée par le TAPI dans 
son jugement. Partant, leur conclusion en déduction d’une charge de famille pour 
leurs enfants prise devant la chambre de céans est irrecevable.  

3) a. Le litige porte sur la déduction pour les proches nécessiteux du revenu des 

recourants pour l’IFD et l’ICC 2007. 

  L’IFD est soumis à la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct du 14 décembre 
1990 (LIFD - RS 642.11) dans sa teneur lors de la période fiscale en cause 

(ATA/426/2014 du 12 juin 2014 et les références citées).  

  S’agissant de l’ICC, le 1er janvier 2010 est entrée en vigueur la loi sur 
l’imposition des personnes physiques du 27 septembre 2009 (LIPP - D 3 08), dont 
l’art. 69 abroge les cinq anciennes lois sur l’imposition des personnes physiques 
(aLIPP I à V). L’art. 72 al. 1 LIPP prévoit que cette loi s’applique pour la 
première fois pour les impôts de la période fiscale 2010 et que les impôts relatifs 

aux périodes fiscales antérieures demeurent régis par les dispositions de l’ancien 
droit, même après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.  

 b. En l’espèce, le recours concernant la période fiscale 2007, la LIFD, ainsi 
que la loi sur l’imposition des personnes physiques - Détermination du revenu net 
- Calcul de l’impôt et rabais d’impôt - Compensation des effets de la progression à 
froid du 22 septembre 2000 (aLIPP-V - D 3 16) telles qu’en vigueur au moment 
des faits sont applicables. 

4) a. Le revenu imposable se calcule d’après les revenus acquis pendant la 
période fiscale (art. 210 al. 1 LIFD). Sont déduits du revenu CHF 6'500.- pour 

chaque personne totalement ou partiellement incapable d’exercer une activité 
lucrative, à l’entretien de laquelle le contribuable pourvoit, à condition que son 
aide atteigne au moins le montant de la déduction (art. 213 al. 1 let. b LIFD). 

http://intrapj/perl/decis/2C_77/2013
http://intrapj/perl/decis/8C_811/2012
http://intrapj/perl/JmpLex/D%203%2008

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L’incapacité de subvenir seul à ses besoins est toutefois une condition impérative 
de la déduction. Une personne est dans le besoin lorsque, pour des motifs 

objectifs, elle n’est durablement pas en mesure de subvenir seule à son entretien et 
dépend dès lors de l’aide de tiers. La personne soutenue ne peut subvenir 
elle-même à ses besoins car elle est dans l’incapacité d’exercer une activité 
lucrative lorsque, indépendamment de sa volonté, il lui est impossible, ou il ne lui 

est possible que de manière limitée, d’exercer une telle activité et qu’une situation 
d’indigence en résulte. Pour évaluer ses revenus, il faut tenir compte de toutes les 
ressources dont elle dispose. L’incapacité de subvenir seul à ses besoins s’évalue 
selon des critères objectifs et non d’après les besoins subjectifs du bénéficiaire de 
prestations (Danielle YERSIN/Yves NOËL [éd.], Impôt fédéral direct, 

Commentaire de la loi sur l’impôt fédéral direct, 2008, ad. art. 213 n. 33 - 35). 

 b. En droit cantonal, l’impôt total de base dû sur la totalité du revenu est égal à 
la somme de l’impôt dû sur chaque franc de ce revenu, après les déductions 
autorisées, moins le rabais d’impôt (art. 10 al. 1 aLIPP–V). Le rabais d’impôt se 
calcule par l’application de barèmes à des montants déterminés (art. 14 al. 1 
aLIPP–V). En ce qui concerne les charges de famille, les montants déterminants 
au sens de l’art. 14 al. 1 aLIPP–V sont : CHF 2'250.- pour la première 
demi-charge de famille ; CHF 3'250.- pour la deuxième demi-charge de famille et 

les suivantes ; CHF 4'500.- pour la première charge de famille ; CHF 6'500.- pour 

la deuxième charge de famille et les suivantes (art. 14 al. 3 aLIPP–V). 

  Constituent des charges de famille les ascendants et descendants, frères, 

sœurs, oncles, tantes, neveux et nièces, incapables de subvenir entièrement à leurs 
besoins, qui n’ont pas une fortune supérieure à CHF 10'000.- ni un revenu annuel 
supérieur à CHF 6'800.- (charge entière), ou qui n’ont pas une fortune supérieure 
à CHF 20'000.- ni un revenu supérieur à CHF 10'200.- (demi-charge), pour celui 

de leur proche qui pourvoit à leur entretien (art. 14 al. 5 aLIPP–V).  

 c. Selon un principe généralement admis en matière fiscale, l’administration 
supporte le fardeau de la preuve et doit démontrer l’existence d’éléments 
imposables, tandis qu’il incombe à celui qui prétend à l’existence d’un fait de 
nature à éteindre ou à diminuer sa dette fiscale d’en apporter la preuve et de 
supporter les conséquences de l’échec de cette preuve (ATA/726/2013 du 
29 octobre 2013 et les références citées).  La jurisprudence rendue en 

application de l’art. 213 al. 1 let. b LIFD précise qu’il appartient donc au 
contribuable d’établir la situation d’indigence de la personne soutenue et de 
prouver le soutien apporté. Lorsque la personne bénéficiaire ne se trouve pas en 

Suisse, la preuve de sa dépendance financière et des sommes versées à l’étranger 
est soumise à des conditions particulièrement strictes (arrêt du Tribunal fédéral 

2C_421/2010 du 2 novembre 2010 consid. 2.1 et les références citées ; 

ATA/345/2014 du 13 mai 2014). Les autorités fiscales peuvent en particulier 

réclamer une preuve tangible que les versements en question sont bien parvenus 

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aux destinataires nécessiteux. Lorsqu’aucune preuve postale ou bancaire ne peut 
être présentée, le contribuable doit présenter un accusé de réception du 

destinataire et prouver dans une forme appropriée, par le biais par exemple d’une 
attestation d’une autorité, que le bénéficiaire a bien reçu le montant de l’aide 
provenant de Suisse (arrêts du Tribunal fédéral 2C_421/2010 précité et 

2A.609/2003 du 27 octobre 2004 consid. 2.4 ; Danielle YERSIN/Yves NOËL 

[éd.], op. cit., ad art. 213 n. 45).  

 d. De jurisprudence constante, en vertu du principe d'harmonisation verticale, 

les principes applicables en matière d'IFD sont également applicables en droit 

cantonal de même teneur (ATA/362/2014 du 20 mai 2014 et les références citées).  

 e. En l’espèce, les recourants avancent que des charges liées aux parents 
nécessiteux qu’ils soutiennent financièrement devraient être déduites de leur 
revenu.  

  Les parents de Mme A______ n’apparaissant comme destinataire sur aucun 
des justificatifs d’envoi d’argent de Western Union, force est de constater, au vu 
également du tableau récapitulatif des transferts, que les époux A______ ont 

simplement effectué des versements réguliers à destination de l’Ouganda. Il est 
vrai, s’agissant du montant de CHF 7'226.60 envoyé le 6 décembre 2007, qu’un 
relevé bancaire atteste que cette somme a été débitée le même jour du compte de 

M. A______ et que les parents de Mme A______ en ont accusé réception. 

Néanmoins, la lettre écrite à l’attention de M. A______ le 18 décembre 2008 et 
approuvée par le « Chairman L.C. III » de Masaba en Ouganda n’indique pas que 
les parents de Mme A______ ont effectivement reçu des versements d’argent, ni 
le montant de ces derniers. En outre, rien ne prouve que le « Chairman L.C. III » 

ait une quelconque autorité en Ouganda. L’extrait de l’encyclopédie en ligne 
Wikipédia produite par les recourants est à cet égard insuffisant, une confirmation 

d’une ambassade suisse aurait été plus appropriée. Par ailleurs, les recourants 
n’ont pas non plus démontré, par le biais d’un certificat médical ou de naissance 
par exemple, que les parents de Mme A______ sont nécessiteux à cause de leur 

âge. En conséquence, au vu de l’exigence accrue de preuve s’agissant d’un 
complexe de faits internationaux, il sera retenu que les recourants n’ont pas 
suffisamment démontré avoir à charge des proches nécessiteux. L’AFC-GE ayant 
néanmoins admis un montant de CHF 8'965.60 à ce titre pour l’ICC avant de 
suggérer une absence de preuves, il sera renoncé, au vu également du montant en 

jeu et du fait que les recourants agissent en personne, de modifier la taxation en 

défaveur de ces derniers. 

  C’est donc à juste titre que le TAPI a confirmé les décisions de taxation du 
6 décembre 2007 de l’AFC-GE.  

5)  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. Un émolument de CHF 500.- 

sera mis à la charge des recourants, pris conjointement et solidairement (art. 87 

http://intrapj/perl/decis/ATA/362/2014

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al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne leur sera allouée (art. 87 al. 2 

LPA). 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 13 décembre 2013 par Madame A______ et 

Monsieur A______ contre le jugement du Tribunal administratif de première instance 

du 25 novembre 2013 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Madame A______ et Monsieur A______, pris conjointement et 

solidairement, un émolument de CHF 500.- ; 

dit qu’aucune indemnité de procédure ne leur sera allouée ;  

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 

suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 

de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 

de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 

au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame A______ et Monsieur A______, à 

l'administration fiscale cantonale, à l’administration fédérale des contributions, ainsi 
qu’au Tribunal administratif de première instance. 

Siégeants : Mme Junod, présidente, M. Dumartheray et Mme Payot Zen-Ruffinen, 

juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110

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le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :