# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 60c3a3d3-45be-5ff3-b9dd-a98969a96eb2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-19
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 19.03.2025 P/23145/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-23145-2024_2025-03-19.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Katerina FIGUREK ERNST, présidente, M. Antoine HAMDAN 

et M. Pierluca DEGNI, juges, Mme Giulia SANSONETTI, greffière-juriste 

délibérante, Mme Julie COTTIER, greffière 

P/23145/2024  

RÉPUBLIQUE ET  

 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   

 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

Chambre 23 

 

19 mars 2025  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

Monsieur A______, partie plaignante 

 

contre  

 

Monsieur B______, né le ______ 2000, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me Samy TABET  

Monsieur C______, né le ______ 2000, actuellement détenu à la Prison de Champ-

Dollon, prévenu, assisté de Me Romanos SKANDAMIS 

 

Monsieur D______, né le ______ 2003, domicilié ______, France, prévenu, assisté de 

Me G______ 

 

Monsieur E______, né le ______ 2001, domicilié ______, France, prévenu, assisté de 

Me H______ 

 

Monsieur F______, né le ______ 2004, domicilié ______, France, prévenu, assisté de 

Me I______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

1. Le Ministère public conclut : 

S'agissant de B______, au prononcé d'un verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits 

mentionnés dans l'acte d'accusation le concernant, d'une peine privative de liberté de 36 

mois, assortie du sursis partiel dont la partie ferme devra être fixée à 18 mois et le solde 

assorti du sursis dont le délai d'épreuve devra être fixé à 3 ans, de l'expulsion du prévenu 

du territoire suisse pour une durée de 8 ans, sans inscription au SIS, de sa condamnation 

aux frais de la procédure et de son maintien en détention pour des motifs de sûreté. 

S'agissant de C______, au prononcé d'un verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits 

mentionnés dans l'acte d'accusation le concernant, d'une peine privative de liberté de 36 

mois dont la partie ferme devra être fixée à 12 mois et le solde assorti du sursis partiel 

dont le délai d'épreuve devra être fixé à 3 ans, ainsi que d'une amende de CHF 150.- , 

assortie d'une peine privative de liberté de substitution d'un jour, de l'expulsion du 

prévenu du territoire suisse pour une durée de 8 ans, sans inscription au SIS, de sa 

condamnation aux frais de la procédure et de son maintien de détention pour des motifs 

de sûreté. 

S'agissant de D______, au prononcé d'un verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits 

mentionnés dans l'acte d'accusation le concernant, d'une peine privative de liberté de 24 

mois, assortie du sursis complet dont le délai épreuve devra être fixé à 3 ans, ainsi que 

d'une amende de CHF 150.- assortie d'une peine privative de liberté de substitution d'un 

jour, de l'expulsion du prévenu du territoire suisse pour une durée de 8 ans et de sa 

condamnation aux frais de la procédure. 

S'agissant d'E______, au prononcé d'un verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits 

mentionnés dans l'acte d'accusation le concernant, d'une peine privative de liberté de 36 

mois dont 12 mois fermes et le solde assorti d'un délai d'épreuve de 3 ans, ainsi que d'une 

amende de CHF 150.- assortie d'une peine privative de liberté de substitution d'un jour, 

de l'expulsion du prévenu du territoire suisse pour une durée 8 ans et de sa condamnation 

aux frais de la procédure. 

S'agissant de F______, au prononcé d'un verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits 

mentionnés dans l'acte d'accusation le concernant, d'une peine pécuniaire de 180 jours-

amende à CHF 30.- le jour, assortie du sursis complet dont le délai d'épreuve devra être 

fixé à 3 ans, ainsi que d'une amende de CHF 150.-, avec peine privative de liberté de 

substitution d'un jour et de sa condamnation aux frais de la procédure. Il s'en rapporte à 

justice s'agissant de son expulsion facultative du territoire suisse. 

 

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S'agissant de la caution déposée, celle-ci devra être restituée à D______, respectivement 

à sa famille. Il conviendra de déduire des peines prononcées la détention subie par les 

prévenus, mais pas les mesures de substitution peu incisives sur la liberté des prévenus. 

Le Ministère public conclut à l'établissement du profil ADN d'E______. Enfin, les 

prévenus, à l'exception de F______, devront être condamnés à une indemnisation de la 

partie plaignante que le Tribunal pourra fixer en équité. 

2. La partie plaignante :  

A______ conclut à un verdict de culpabilité s'agissant des faits le concernant et se réserve 

le droit de solliciter une indemnisation par la suite.  

3. Les prévenus : 

B______, par la voix de son conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité s'agissant 

des faits mentionnés sous chiffre 1.2.1 de l'acte d'accusation pour les infractions de rixe 

et tentative de lésions corporelles graves, à l'exclusion de la tentative de meurtre. Il ne 

s'oppose pas à un verdict de culpabilité des faits mentionnés sous chiffre 1.2.2 de l'acte 

d'accusation pour les infractions d'agression et de tentative de lésions corporelles graves, 

à l'exclusion de la tentative de meurtre. Il conclut à ce qu'il lui soit donné acte qu'il 

acquiesce sur le principe à une indemnisation de la partie plaignante. Il ne s'oppose pas 

au prononcé de son expulsion du territoire suisse pour une durée de 8 ans sans inscription 

au SIS. Il conclut à une peine compatible avec le sursis complet dont le délai d'épreuve 

devra être fixé à 5 ans, subsidiairement à une peine compatible avec le sursis partiel, dont 

la partie ferme devra être fixée à 6 mois et le délai d'épreuve à 5 ans. 

C______, par la voix de son conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité s'agissant 

des faits mentionnés sous chiffre 1.1.3 de l'acte d'accusation, il s'en rapporte à justice 

s'agissant des faits mentionnés sous chiffre 1.1.2, mais s'oppose à un verdict de culpabilité 

pour tentative de meurtre. Il conclut à son acquittement des faits mentionnés sous chiffre 

1.1.1 de l'acte d'accusation (art. 133 al. 2 CP, art. 16 al. 2 CP et art. 15 CP). Il conclut au 

prononcée d'une peine clémente assortie du sursis complet. Il s'en rapporte à justice 

s'agissant de son expulsion du territoire suisse. Il conclut à ce qu'il lui soit donné acte qu'il 

acquiesce sur le principe à une indemnisation de la partie plaignante. Enfin, il sollicite sa 

mise en liberté à l'issue de la lecture du verdict, le cas échéant assortie de mesures de 

substitution.   

D______, par la voix de son conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité s'agissant 

des faits mentionnés aux chiffres 1.3.2 ainsi que 1.3.1 concernant l'agression uniquement. 

Il conclut à son acquittement des faits mentionnés sous chiffre 1.3.1, qualifiés de tentative 

de meurtre, subsidiairement de tentative de lésions corporelles graves. Il conclut au 

prononcé d'une peine assortie du sursis complet dont la durée du délai d'épreuve ne devra 

pas excéder 2 ans. Il s'en rapporte à justice s'agissant de son expulsion du territoire suisse, 

pour une durée inférieure à 8 ans, requise par le Ministère public.  

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Il conclut à la levée des mesures de substitution impliquant le remboursement de la 

caution versée, après prélèvement des frais de la procédure qui devront être fixés 

équitablement en fonction des fautes de chacun des prévenus. 

E______, par la voix de son conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité s'agissant 

des faits mentionnés sous chiffre 1.4.1 de l'acte d'accusation, ni pour les faits mentionnés 

sous chiffre 1.4.2 de l'acte d'accusation, lesquels devront être qualifiés de rixe et non 

d'agression ou de tentative de meurtre, ni subsidiairement de tentative de lésions 

corporelles graves. Il conclut à son acquittement s'agissant des faits mentionnés sous 

chiffre 1.4.3 de l'acte d'accusation. Il conclut au prononcé d'une peine clémente assortie 

du sursis complet. Il s'oppose à son expulsion du territoire suisse et s'en rapporte à justice 

pour le surplus. 

F______, par la voix de son conseil, ne s'oppose pas à un verdict de culpabilité des faits 

qui lui sont reprochés. Il conclut au prononcé d'une peine pécuniaire de 90 jours-amende 

à CHF 30.- le jour, assortie du sursis complet ainsi qu'au prononcé d'une amende. Il s'en 

rapporte à justice s'agissant de son expulsion facultative du territoire suisse. 

 

EN FAIT 

 

A. a. Par acte d'accusation du 10 décembre 2024, il est reproché à C______, B______, 

E______ et F______ d'avoir, le 5 octobre 2024 vers 02h25, à Genève, à l'intersection de 

la rue 1______[GE] et de la rue 2______[GE], activement pris part à une bagarre 

impliquant à tout le moins, d'une part, les précités et, d'autre part, deux individus non 

identifiés, soit "ZA______[inconnu]" et "ZB______[inconnu]", durant laquelle, 

chronologiquement : 

- E______ a jeté une bouteille de vodka pleine sur ZA______[inconnu]; 

- ZB______[inconnu] a récupéré cette bouteille pour la jeter sur E______; 

- C______, F______, E______ et B______ ont suivi ZA______[inconnu] et 

ZB______[inconnu], lesquels cherchaient à quitter les lieux; 

- F______ a frappé ZB______[inconnu] avec un sac, puis lui a donné un coup de 

pied, avant qu'ZA______[inconnu] et ZB______[inconnu] le frappent de concert; 

- C______, E______ et B______ sont intervenus et des coups ont été échangés 

entre les différents protagonistes; 

- C______ a mis au sol ZB______[inconnu] et lui a asséné deux coups de pied; 

- ZA______[inconnu] a couru vers C______ pour défendre ZB______[inconnu], 

des coups étant une nouvelle fois échangés entre les différents protagonistes; 

- Après qu'ZB______[inconnu] se soit retrouvé au sol, C______ et E______ ont 

asséné des coups de pied dans le bas du corps d'ZB______[inconnu], F______ 

tentant également de lui porter un coup de pied, mais ne parvenant pas à 

l'atteindre; 

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- B______ a alors pris de l'élan en se dirigeant vers ZB______[inconnu] et lui a 

asséné un violent coup de pied dans la tête, prenant ainsi le risque de le tuer (ou à 

tout le moins de le blesser de façon à mettre sa vie en danger ou encore de lui faire 

subir toute autre atteinte grave à son intégrité corporelle) et s'accommodant de ce 

risque; 

- E______ a également tenté d'asséner un coup de pied à la tête de 

ZB______[inconnu], mais n'est pas parvenu à l'atteindre. 

Au cours de cette échauffourée, les lésions traumatiques suivantes ont été causées, en tout 

ou partie au moyen d'un couteau (ou d'un autre objet tranchant et piquant) manié par 

ZA______[inconnu], à F______ : 

- Une plaie à berges nettes en région dorsale supérieure paramédiane gauche, 

linéaire et verticale; 

- Une dermabrasion linéaire de la face interne de l'avant-bras gauche; 

- Une dermabrasion croûteuse millimétrique au dos de la main gauche; 

- De petits érythèmes du bras droit et du coude gauche. 

Respectivement à B______ : 

- Une plaie à berges nettes à la face postéro-latérale du tiers moyen à distal de 

l'avant-bras gauche (avec présence d'un "trait de refend"); 

- Une plaie superficielle à berges nettes en hypochondre droit; 

- Une dermabrasion au niveau de la jambe droite. 

Ces faits ont été qualifiés, s'agissant de C______ (chiffre 1.1.1. de l'acte d'accusation), 

E______ (chiffre 1.4.1. de l'acte d'accusation) et F______ (chiffre 1.5.1. de l'acte 

d'accusation), de rixe au sens de l'art. 133 al. 1 CP. 

S'agissant de B______, ces faits ont été qualifiés de rixe, au sens de l'art. 133 al. 1 CP et 

de tentative de meurtre, au sens de l'art. 22 al. 1 CP en lien avec l'art. 111 CP, 

subsidiairement de rixe, au sens de l'art. 133 al. 1 CP et de tentative de lésions corporelles 

graves, au sens de l'art. 22 al. 1 CP en lien avec l'art. 122 let. a, b et c CP (chiffre 1.2.1. 

de l'acte d'accusation). 

b. Il est également reproché à C______, B______, D______ et E______  d'avoir, de 

concert, le 5 octobre 2024 vers 02h50, à Genève, à l'intersection entre la rue 3______[GE] 

et la rue 4______[GE], agressé A______ et J______, soit deux individus dont ils n'avaient 

nullement eu à souffrir, en agissant de la sorte, chronologiquement : 

- E______ a asséné un premier coup de poing au visage de A______; 

- B______ a ensuite asséné un premier coup de poing à J______; 

- A son tour, C______ a frappé A______, lequel est tombé au sol. C______ lui a 

alors asséné plusieurs violents coups de pied au niveau de la tête et du haut du 

corps, prenant ainsi le risque de le tuer (ou à tout le moins de le blesser de façon 

à mettre sa vie en danger ou encore de lui faire subir toute autre atteinte grave à 

son intégrité corporelle) et s'accommodant de ce risque, continuant ensuite de lui 

donner des coups de poing; 

- E______, B______ et D______, pour leur part, ont tenté d'asséner des coups de 

pied à J______, mais ne sont pas parvenus à l'atteindre; 

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- Alors que J______ quittait les lieux en courant, C______, B______, D______ et 

E______ l'ont poursuivi et rattrapé; 

-  D______ a tenté de donner un coup de pied à J______, mais n'est pas parvenu à 

l'atteindre; 

- C______ a saisi J______ et a tenté de lui asséner un coup de poing, ce qui a fait 

tomber au sol le précité; 

- B______, C______ et D______ ont alors asséné plusieurs violents coups de pied 

au niveau de la tête de J______, qui était toujours au sol, prenant ainsi le risque 

de le tuer (ou à tout le moins de le blesser de façon à mettre sa vie en danger ou 

encore de lui faire subir toute autre atteinte grave à son intégrité corporelle) et 

s'accommodant de ce risque; 

- Alors que C______ et D______ s'étaient écartés, B______ a pris de l'élan et a 

donné un violent coup de pied dans la tête de J______, lequel gisait toujours au 

sol, avant de lui asséner un coup de poing, étant précisé qu'après ces coups, 

B______ a adopté une attitude vantarde auprès des personnes à proximité et a 

asséné un coup de pied supplémentaire dans la tête de J______, puis un coup de 

poing, prenant ainsi une nouvelle fois le risque de le tuer (ou à tout le moins de le 

blesser de façon à mettre sa vie en danger ou encore de lui faire subir toute autre 

atteinte grave à son intégrité corporelle) et s'accommodant de ce risque. 

Cette agression a causé les lésions traumatiques suivantes à A______ : 

- Des dermabrasions du cuir chevelu (bilatéralement, prédominant à droite), du 

visage (régions périorbitaire inférieure gauche et zygomatique gauche), des 

membres supérieurs (à droite : faces latérales et postérieures du bras, formant des 

motifs linéaires; dos du 4e doigt; à gauche : face postéro-latérale du coude, dos de 

la main) et de la jambe droite (faces antérieure et interne); 

- Des ecchymoses en région latéro-thoracique droite (en piquetés linéaires) et au 

niveau des membres supérieurs (à droite : face latérale de l'avant-bras et du 

poignet, dos de la main et du 5e doigt; à gauche : épaule, face postéro-latérale de 

l'avant-bras, dos du 4e doigt); 

- Une tuméfaction érythémateuse du nez (prédominant à gauche); 

- Une tuméfaction de la paupière supérieure gauche (limitant l'ouverture de l'œil) 

associées à des ecchymoses, ainsi qu'une infiltration hémorragique diffuse de la 

sclère et une congestion conjonctivale; 

- Un érythème diffus du front et des tempes, ainsi que de l'hémiface gauche. 

 

Respectivement à J______ : 

- Des dermabrasions au niveau du visage (front bilatéralement, région rétro-

auriculaire gauche), des membres supérieurs (à droite : face postérieure de l'avant-

bras, dos du 5e doigt; à gauche : faces postérieure et postéro-latérale du coude, 

face postérieure de l'avant-bras, dos du pouce) et du membre inférieur droit (face 

postérieure de la cuisse); 

- Des ecchymoses au niveau des membres supérieurs (à droite : face interne du bras 

et du coude, faces interne et postérieure de l'avant-bras; à gauche : face latérale du 

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poignet) et des membres inférieurs (face antérieure de la cuisse droite, face 

postéro-interne de la jambe gauche); 

- Une tuméfaction ecchymotique du dos de la main gauche (associée à des douleurs 

et une limitation de la flexion/extension des doigts). 

 

Il est reproché à C______, B______, D______ et E______ d'avoir agi en tant que 

coauteurs en s'associant et participant pleinement et sans réserve à la décision, 

l'organisation et la réalisation de cette agression, dans une mesure et des conditions les 

faisant apparaître tous les quatre comme des auteurs principaux, chacun voulant les actes 

accomplis par les autres comme s'il s'agissait de ses propres actions, qu'il ait ou non pris 

part à leur exécution proprement dite. 

Ces faits ont été qualifiés, s'agissant de C______ (chiffre 1.1.2. de l'acte d'accusation), 

B______ (chiffre 1.2.2. de l'acte d'accusation), D______ (chiffre 1.3.1. de l'acte 

d'accusation) et E______ (chiffre 1.4.2. de l'acte d'accusation),  d'agression, au sens de 

l'art. 134 CP et de tentative de meurtre, au sens de l'art. 22 al. 1 CP en lien avec l'art. 111 

CP, subsidiairement d'agression au sens de l'art. 134 CP et de tentative de lésions 

corporelles graves au sens de l'art. 22 al. 1 CP en lien avec l'art. 122 lettres a, b et c CP.  

c. Enfin, par ce même acte d'accusation, il est reproché à C______ (chiffre 1.1.3. de l'acte 

d'accusation), D______ (chiffre 1.3.2. de l'acte d'accusation), E______ (chiffre 1.4.3. de 

l'acte d'accusation) et F______ (chiffre 1.5.2. de l'acte d'accusation) d'avoir, le 4 octobre 

2024, pénétré sur le territoire suisse, à Genève, sans être porteur d'un document d'identité 

valable indiquant leur nationalité, faits qualifiés d'entrée illégale par négligence au sens 

de l'art. 115 al. 1 let. a et al. 3 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 

142.20). 

 

B.  Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :  

Altercation de 02h25 à l'intersection de la rue 1______[GE] et la rue 2______[GE] 

 

i. Rapports policiers et images de vidéosurveillance 

a.a.a. A teneur du rapport d'interpellation du 5 octobre 2024 ainsi que du rapport 

d'arrestation établi le lendemain, il appert que, le soir des faits, C______ portait un 

training à bandes blanches et des chaussures noires;  

B______, pour sa part, était vêtu d'une doudoune sans manche kaki et d'un pantalon noir; 

D______ endossait une veste bleue avec le logo "NIKE" inscrit en orange; F______ quant 

à lui était habillé en noir, portait une capuche et des baskets blanches à détails noirs et, 

enfin, que E______ revêtait des habits noirs, un pull à capuche ainsi que des baskets 

blanches sans logo visible.  

Au moment de leurs interpellations respectives, les précités présentaient les taux d'alcool 

suivants :  F______ : 0.29 mg/l à 05h30; E______ : 0.52 mg/l à 03h21; D______ : 1.15 

mg/l à 03h49; C______ : 0.62 mg/L à 03h47 et B______ : 0.93 mg/l à 03h50.  

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Il ressort également desdits rapports que E______ a profité du fait que la porte de sa 

cellule au poste de police ne soit pas bien verrouillée pour s'échapper.  

Enfin, les images de vidéosurveillance ont été versées en annexe du rapport d'arrestation 

de la police, laquelle a souligné que celles-ci témoignaient de faits "d'une rare violence" 

(cf. infra B.a.a.c).  

a.a.b. Le rapport de renseignements du 28 octobre 2024 indique qu'en dépit des efforts 

déployés par la police, il n'a pas été possible d'identifier les deux hommes 

("ZA______[inconnu]" et "ZB______[inconnu]") ayant participé à l'altercation.  

a.a.c. Le visionnage des images enregistrées, le 5 octobre 2024, par les caméras de 

vidéosurveillance, placées au croisement de la rue 3______[GE] et de la rue 

1______[GE], permettent de constater que cette nuit-là, vers 02h42, plusieurs hommes 

discutaient avec virulence.  

Quelques secondes plus tard, E______, lequel tenait en main un sac, a lancé une bouteille 

sur une des personnes habillées en blanc et revêtant une doudoune blanche 

(ZA______[inconnu]). La deuxième personne habillée en blanc et portant, pour sa part, 

une veste sans manches noire (ZB______[inconnu]) a ramassé la bouteille et l'a lancée 

sur E______. Ce dernier a récupéré ladite bouteille et s'est avancé vers les inconnus 

ZA______ et ZB______, suivi de B______, de F______ et de C______. Les inconnus 

ZA______ et ZB______ ont reculé dans la rue et se sont éloignés en courant mais ont été 

coursés par ces derniers.  

Quelques mètres plus loin, F______ a porté un coup à ZB______[inconnu] avec le sac 

qu'il tenait en main. Ce dernier s'est alors avancé vers lui, E______ et B______. F______ 

lui a alors donné un coup de pied et l'a fait tomber. ZB______[inconnu] s'est relevé et, 

rejoint par ZA______[inconnu], ils ont frappé F______. C'est à ce moment, que 

ZA______[inconnu] a donné un coup dans le haut du dos de F______, étant précisé que 

les images ne permettent pas de déterminer s'il était armé d'un couteau ou d'un autre objet, 

en ce faisant.  

E______ et B______ se sont attaqués à ZA______[inconnu]. E______ a donné un coup 

à ZA______[inconnu] avec la bouteille, tandis que B______ lui a asséné, ou a tenté de 

lui asséner, un coup de pied. En parallèle, B______ et C______ ont poussé 

ZB______[inconnu]. Après quelques échanges de coups de poings, C______ a fait chuter 

ZB______[inconnu], et, tandis que ce dernier était au sol et qu'il tentait de se relever, 

C______ lui a donné un coup de pied au niveau du haut du corps. B______ lui a, pour sa 

part, asséné un coup de poing.  

ZA______[inconnu] est venu au contact de C______ et les deux ont échangé des coups. 

C______ semble alors esquiver, à tout le moins, un coup, en direction de son visage, sans 

qu'il ne soit toutefois possible de déterminer si l'inconnu ZA______ est armé d'un couteau 

ou d'un autre objet en ce faisant. B______ s'est avancé vers ZA______[inconnu] et a 

donné, ou a tenté de lui donner, un coup de pied.  

Pendant ce temps, E______ a donné un coup de pied au niveau de la tête de 

ZB______[inconnu] qui était encore au sol et essayait de se relever. C______ les a 

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rejoints et a asséné un autre coup de pied, dans le dos de ZB______[inconnu]. F______ 

s'est également joint à eux et a, lui aussi, porté ou tenté de porter un coup à 

ZB______[inconnu]. C______ a ensuite assené un coup de pied à ZB______[inconnu], 

en visant la tête de ce dernier. B______ s'est avancé, a pris de l'élan, et a lancé un coup 

de pied en direction de la tête de ZB______[inconnu], encore au sol. 

Ensuite, ZA______[inconnu] les a rejoints et a frappé B______ au niveau du bras, étant 

précisé qu'il n'est toujours pas possible, à la lecture des images de vidéosurveillance, de 

déterminer avec certitude la présence d'un couteau ou d'un autre objet. En parallèle, 

E______ s'est approché de ZB______[inconnu], a pris de l'élan et lui a porté, ou a essayé 

de lui porter, un coup de pied au niveau du haut du corps.  

Des tiers sont intervenus pour séparer les belligérants. Durant les minutes qui ont suivi, 

ZB______[inconnu] a peiné à se lever et à marcher, il a dû se faire aider par 

ZA______[inconnu] et a chuté à plusieurs reprises, en ce faisant. Tandis qu'inconnus 

ZA______ et ZB______ quittent les lieux, E______ et B______ semblent encore les 

invectiver, alors que D______ essaye ce dernier.   

 

ii. Auditions des parties  

a.b.a. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, puis le lendemain au Ministère public, 

C______ a expliqué être venu aux Pâquis, la veille, pour se promener avec des amis 

d'enfance, soit B______, D______, F______ et E______. Pour sa part, il avait bu deux 

ou trois verres de vodka redbull durant la soirée et n'avait pas consommé de stupéfiants.  

Vers 02h00 du matin, deux individus qu'ils ne connaissaient pas s'étaient avancés vers 

eux et s'étaient "embrouillés" avec ses amis. Il ignorait toutefois l'origine du conflit. Pour 

sa part, il avait vu un des deux hommes sortir un couteau - qu'il ne parvenait cependant 

pas à décrire - et "planter" B______ au niveau du bras. C______ avait alors tiré son ami 

vers lui pour le protéger de coups ultérieurs et tous deux s'étaient réfugiés vers une 

voiture, devant un bar.  

Il a ainsi affirmé n'avoir fait que tenter de séparer les belligérants et ne pas avoir frappé. 

Il n'était cependant pas capable de détailler les coups échangés, ni de décrire les actes de 

chacun des protagonistes. Aucun des membres de son groupe n'avait fait usage d'arme. 

En outre, s'il n'avait pas prêté assistance à l'inconnu se trouvant au sol, c'était parce qu'il 

avait eu peur.  

Interrogé quant aux images de vidéosurveillance, C______ a affirmé que ce n'était pas lui 

qui avait amené un des individus d'origine érythréenne au sol ou qui avait donné plusieurs 

coups de pied à la personne se trouvant à terre. Après les avoir visionnées, C______ a 

finalement confirmé être l'individu portant un survêtement présentant des bandes 

blanches et une doudoune noire. Il avait été excité et apeuré par le fait qu'un des hommes 

détenait un couteau. Il reconnaissait toutefois qu'il n'était pas nécessaire d'asséner des 

coups de pied à l'un des hommes (ZB______[inconnu]), alors que celui-ci se trouvait au 

sol.  

- 10 -  

 P/23145/2024   

a.b.b. Lors de son audition du 5 octobre 2024 à la police, puis le lendemain au Ministère 

public, B______ a indiqué avoir rejoint ses amis, soit C______, D______ et F______, la 

veille au soir après avoir fini de travailler. Ils ne connaissaient en revanche pas la dernière 

personne et l'avaient rencontré le soir-même à Genève. Par la suite, il a précisé que la 

cinquième personne était venue avec eux, il ne savait pas de qui il s'agissait et ignorait 

son prénom. Les amis s'étaient rendus directement aux Pâquis où ils étaient restés "posés" 

un bref moment.  

Au cours de la soirée, il estimait avoir bu un peu plus que la moitié d'une bouteille de 

50 cl de vodka, alors qu'il se trouvait dans la voiture, et n'avoir "normalement" pas bu une 

fois arrivé à Genève. Il a indiqué, par la suite, avoir consommé l'entier de la bouteille de 

50 cl de vodka, le tout mélangé à du redbull. Au moment des faits, il se sentait joyeux. Il 

se pouvait toutefois que son état d'ébriété avancé ait influencé son comportement, étant 

rappelé qu'il ne se souvenait pas de tout.  

Durant la première bagarre, il avait d'abord vu F______ et D______ "s'embrouiller avec 

deux blacks" qu'ils ne connaissaient pas. B______ les avait séparés. F______ et un des 

deux hommes s'étaient mutuellement poussés puis l'homme avait sorti un couteau avant 

d'asséner un coup dans le dos de son ami. Il avait, à nouveau, tâché de les séparer, mais 

avait reçu un coup au niveau du bras gauche. Son rôle s'était ainsi limité à essayer 

d'éloigner, à deux reprises, les belligérants et de repousser, une fois, l'homme au couteau. 

Il n'avait pas donné de coup. Suite à cela, chacun était reparti de son côté, étant précisé 

que ses amis et lui avaient alors l'intention de rentrer.  

Informé du fait que l'altercation avait été filmée au moyen de vidéosurveillance, B______ 

a maintenu ses déclarations et a affirmé n'avoir "normalement" pas donné de coup. Il ne 

se rappelait ainsi plus avoir donné un violent coup de pied afin de tenter de "balayer" un 

des inconnus, ni avoir donné deux violents coups de pied dans la tête d'un homme se 

trouvant à terre. Il ne se souvenait pas non plus avoir vu ses amis donner des coups aux 

deux individus et n'avait pas vu si ceux-ci avaient été blessés. Après avoir visionné les 

images, B______ a confirmé être l'individu vêtu de noir et portant un gilet kaki sans 

manches. Il regrettait ce qui s'était passé et n'aurait pas dû intervenir. Il a répété qu'il 

ignorait avoir donné un coup dans la tête d'un des deux hommes (ZB______[inconnu]) et 

ne parvenait pas à indiquer ce qui lui était passé par la tête à ce moment-là. Il a précisé 

avoir été blessé durant l'altercation. 

 

a.b.c. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, puis le lendemain au Ministère public, 

D______ a expliqué que, le 4 octobre 2024, dans la soirée, il s'était rendu à Genève avec 

quatre amis. Ils étaient tous arrivés dans la même voiture, conduite par C______, et 

souhaitaient se rendre aux Pâquis pour s'amuser. Il ne se souvenait toutefois pas de leur 

heure d'arrivée en Suisse. Durant la soirée, il avait bu seul l'entier d'une bouteille de 70 cl 

de vodka, mélangée à du redbull. Il n'avait en revanche pas consommé de stupéfiants. Il 

a confirmé que, le soir des faits, il portait une veste bleue avec le logo "NIKE" inscrit en 

orange ainsi qu'un pantalon noir et blanc.  

- 11 -  

 P/23145/2024   

Tandis qu'ils déambulaient dans le quartier, ils avaient rencontré deux personnes d'origine 

africaine qu'ils ne connaissaient pas. Pour une raison qu'il ne parvenait pas à expliquer, 

une dispute avait débuté. Il ne s'agissait pas, selon lui, d'un règlement de compte. 

D______ n'était cependant pas en mesure de décrire les coups assénés par ses amis, ni 

d'indiquer le déroulement de la dispute, car il ne s'en souvenait plus, en raison de sa forte 

alcoolisation, étant précisé qu'il était conscient. Il affirmait toutefois que son groupe 

n'avait fait usage d'aucune arme. Pour sa part, il s'était contenté de discuter avec ses amis, 

afin de les convaincre de cesser la bagarre. En outre, s'il n'avait pas prêté assistance à 

l'homme se trouvant à terre, c'était parce qu'il s'occupait de F______ qui semblait plus 

grièvement blessé, suite au coup de couteau reçu dans son dos.  

Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, D______ a relevé qu'il apparaissait 

qu'il avait tenté de séparer les belligérants et d'apaiser la situation.  

a.b.d. Le 5 octobre 2024 à la police, puis le lendemain au Ministère public, F______ a 

déclaré que, le soir des faits, il était avec des amis, soit D______, C______, B______ et 

E______. Vers 01h30 du matin, ils avaient décidé de se rendre aux Pâquis, où ils étaient 

arrivés vers 02h00. Pour sa part, il avait bu deux verres de vodka, mélangée à du redbull, 

en début de soirée.  

Tandis qu'il sortait d'un magasin d'alimentation dans lequel il s'était rendu pour acheter 

des cigarettes, il avait vu B______ se disputer avec un homme vêtu de blanc. Il considérait 

que le différend avait commencé "pour rien", étant précisé qu'il ne s'agissait pas d'un 

règlement de compte. Il avait repoussé l'homme en blanc dans le but de faire cesser la 

bagarre, mais ce dernier avait sorti un couteau. En réaction, E______ lui avait "envoyé" 

une bouteille d'alcool. Alors qu'il souhaitait initialement séparer les belligérants, F______ 

avait pris peur, à la vue du couteau, et avait jeté le sac qu'il tenait en main, lequel contenait 

deux canettes de redbull ainsi qu'un paquet de cigarettes, dans le but de repousser l'attaque 

avant de "mettre une balayette" à l'homme. Il avait alors senti une forte douleur dans le 

dos et avait compris qu'il avait reçu un coup de couteau. Suite à cela, il avait tenté de 

donner un coup de pied à l'homme se trouvant au sol, sans parvenir à le toucher. Il était 

possible qu'il ait mis un coup de pied dans le ventre d'un des inconnus. Il avait ensuite 

reculé et avait constaté que du sang coulait dans son dos. Il était reparti vers la gare 

routière, où le véhicule était stationné, avant de rejoindre E______ à un arrêt de bus à 

proximité.  

 

Il reconnaissait que ses amis avaient assénés de "bons" coups de pied au visage de deux 

individus, étant précisé que, pour sa part, il ne souhaitait pas leur faire de mal et désirait 

uniquement se défendre. Il se souvenait que E______ avait donné "un gros penalty" dans 

la nuque de l'homme habillé en blanc. Le reste demeurait toutefois flou, de sorte qu'il 

n'était pas en mesure de détailler les coups échangés. Il affirmait cependant qu'aucune 

arme n'avait été utilisée par ses amis et lui. S'il n'avait pas porté secours à l'homme se 

trouvant au sol, c'était parce qu'il était lui-même blessé.  

- 12 -  

 P/23145/2024   

Interrogé quant aux images de vidéosurveillance, F______ a confirmé avoir jeté un sac 

en direction de l'un des hommes tout en précisant ne pas l'avoir atteint. Il reconnaissait 

également avoir fait "un balayage" à l'un des deux adversaires de manière à le faire chuter 

au sol. Il a affirmé toutefois ne pas avoir visé la tête, lorsqu'il avait donné un coup de pied 

en direction de l'inconnu se trouvant à terre, et avoir cherché à toucher son corps, sans y 

parvenir.  Après avoir visionné les images, il a confirmé être la personne vêtue de noir et 

portant une casquette. Selon lui, la personne détenant un couteau était l'inconnu 

ZB______.  

Il a répété avoir initialement "mis un balayage" pour séparer les belligérants. Par la suite, 

il avait vu ses amis, et notamment E______, continuer à se battre, étant précisé que le 

précité était "déchaîné" et qu'il était, selon lui, "là pour se taper". Pour sa part, il avait 

uniquement cherché à mettre le porteur du couteau à terre afin de calmer les choses.  

a.b.e.a. Entendu lors de l'audience de confrontation du 30 octobre 2024, E______ a 

indiqué que, le soir des faits il s'était rendu à Genève pour y passer la soirée. Pour sa part, 

il avait bu quatre ou cinq verres de vodka au cours de la soirée de sorte que tout était "un 

peu brouillon". Il considérait qu'il n'y avait pas de chef dans le groupe avec lequel il était 

sorti.  

E______ a expliqué ne pas avoir été présent lorsque la première altercation avait débuté, 

raison pour laquelle il en ignorait l'origine. Il lui semblait toutefois qu'un des deux 

hommes avait mis la main dans la poche de F______. Il avait agi pour se défendre et avait 

initié les hostilités en jetant une bouteille de vodka sur ZA______[inconnu], car un des 

deux hommes tenait un couteau en main, mais avait manqué sa cible. Il n'avait en 

revanche jamais voulu mettre de coup de pied dans la tête des deux hommes, mais visait 

plutôt le corps.  

Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, il a relevé que l'individu, portant 

une veste blanche et un haut noir, tenait un couteau. Il se déclarait désolé pour lui, "ses 

collègues" et les victimes. Il soulignait reconnaître ses torts, raison de sa présence lors de 

l'audience de confrontation.  

a.b.e.b. Lors de cette même audience, C______ a déclaré ne "plus trop" se souvenir de 

ses précédentes déclarations. Il a précisé avoir commencé à boire une fois arrivé à 

Genève, car il n'avait rien bu avant de prendre le volant pour venir. Lorsqu'il avait vu 

B______ et F______ être attaqués, il avait voulu les défendre. Or, comme la personne en 

face de lui cachait un couteau derrière son dos, il avait essayé de le faire tomber en évitant 

de recevoir un coup dans le visage.  

Selon lui, le deuxième individu tenait également un couteau derrière lui, raison pour 

laquelle il avait essayé de le repousser. Pour ce faire, il lui avait donné, "dans le feu de 

l'action", quelques coups dans le bas du corps ainsi que sur le bras, avant de s'éloigner.  

a.b.e.c. B______ a, pour sa part, confirmé ses précédentes déclarations et a précisé qu'il 

était "complètement bourré", car il n'avait pas l'habitude de boire. Il n'était ainsi pas lui-

même, ne parvenait plus à se contenir et ne se reconnaissait pas. Il regrettait ses actes et 

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 P/23145/2024   

affirmait avoir très mal agi. Les évènements l'avaient marqué et il s'était promis de ne 

plus jamais boire de telles quantités après avoir vu ses parents au parloir.  

a.b.e.d. F______ a expliqué que ses amis et lui avaient été accostés, à deux reprises, par 

des personnes leur ayant proposé de la cocaïne, ce qu'ils avaient refusé. A un moment, il 

avait rejoint E______ dans un magasin d'alimentation pour acheter un paquet de cigarettes 

et des boissons. Il avait vu les deux hommes qui leur ayant proposé des stupéfiants à côté 

de ceux contre lesquels ils s'étaient battus. Dans le magasin, un des hommes leur ayant 

proposé de la cocaïne, avait essayé de lui "faire les poches", sans toutefois y parvenir. Il 

n'avait pas réagi. Par la suite, il avait essayé d'écarter B______ et l'homme portant une 

veste blanche, mais ce dernier avait sorti un couteau et il s'était alors senti en danger. 

E______ avait voulu défendre leur ami en jetant la bouteille. Pour le surplus, il se référait 

à ses précédentes déclarations et assumait les actes qu'il avait commis. Il soulignait ne pas 

avoir voulu blesser, mais avoir, au contraire, uniquement souhaité "tasser les choses". Il 

pensait être le premier à avoir reçu un coup de couteau et ne savait pas quand B______ 

avait été blessé, car tout était brouillon, suite à sa blessure.  

a.b.f. Entendu le 4 décembre 2024, au Tribunal des mesures de contrainte, C______ a 

affirmé avoir pris conscience de la gravité des faits. Tout ce qui était arrivé était de la 

faute de E______, lequel était alcoolisé, cherchait des problèmes et insultait les gens. S'il 

était resté avec lui c'était parce qu'il était, lui aussi, alcoolisé et inconscient. Il avait, pour 

sa part, bu un peu plus qu'un petit verre de vodka et admettait avoir également fumé du 

cannabis. Il avait agi de la sorte "sous le coup des nerfs" et considérait avoir été influencé 

par les personnes avec lesquelles il se trouvait.  

 

Altercation de 02h50 à l'intersection entre la rue 3______[GE] et la rue 4______[GE] 

 

i. Rapports policiers et images de vidéosurveillance 

b.a.a. A teneur du rapport d'interpellation du 5 octobre 2024 ainsi que du rapport 

d'arrestation, établi le lendemain, il appert que les agents dépêchés le jour-même, aux 

alentours de 02h55, à la rue 2______[GE] ont été informés d'une bagarre, entre la rue 

3______[GE] et la rue 4______[GE]. Arrivés sur place, ils ont constaté la présence d'un 

homme allongé au sol et ont relevé que A______ et J______ présentaient tous deux une 

forte alcoolémie.  

S'agissant des habits portés par D______, C______, E______ et B______ ainsi que de 

l'alcoolémie que ceux-ci présentaient lors de leur interpellation, il sera renvoyé aux 

précédentes descriptions (cf. supra B.a.a.a.). 

Enfin, en annexe du rapport d'arrestation précité, figurait les images de vidéosurveillance, 

"d'une rare violence", ont été extraites par la police et versées au dossier (cf. infra 

B.b.a.b.).  

b.a.b. Les images des caméras de vidéosurveillance, placées à la rue 4______[GE] ainsi 

qu'au croisement des rues 4______[GE] et rue 2______[GE], permettent de constater que, 

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 P/23145/2024   

le 5 octobre 2024, vers 02h49 du matin, D______, C______, E______ et B______ 

déambulaient sur la rue 2______[GE].  

Quelques instants plus tard, D______ s'est adressé à un passant portant un pull vert et un 

gilet sans manche noir (J______). L'homme a continué son chemin, mais une autre 

personne, vêtue d'un pantalon de jogging blanc et d'une veste noire (A______), s'est 

approché de C______ et de D______. Il a été rejoint par J______, puis par E______ et 

B______. A______ a alors enlevé sa veste et a montré son bras. Peu de temps après, 

J______, lequel se trouvait derrière lui, a, à son tour, levé son pantalon pour montrer sa 

jambe.  

Pendant que A______ et D______ échangeaient, E______ a écarté ce dernier, avant de, 

soudainement, asséner un très fort coup de poing au visage de A______. Ensuite, 

C______ lui a asséné un autre coup de poing, entraînant ainsi la chute de A______. Tandis 

que ce dernier se trouvait au sol, C______ lui a porté, à tout le moins, sept coups de pied, 

en direction du haut du corps et de la tête, et ce en prenant un peu d'élan et en s'appuyant 

sur la voiture, contre laquelle A______ est tombé. Tandis que ses amis se sont éloignés, 

C______ s'est placé au-dessus de A______ toujours au sol, sans répondre aux coups et 

lui a asséné, à tout le moins, trois violents coups de pied sur le haut du corps, avant de lui 

porter quatre coups de poing, toujours dans la zone du haut du corps et de la tête, avec 

force, à chaque reprise. Il sera précisé que la vidéosurveillance change, quelques instants, 

de champ de vision, de sorte qu'il n'est pas possible de déterminer avec certitude le 

nombre d'autres coups reçus par A______ avant que C______ ne reparte en levant les 

bras et deux doigts d'honneur au ciel, et ce alors que sa victime gisait au sol, sans bouger.  

Tandis que C______ frappait A______, B______ s'est dirigé vers J______ et lui a porté 

un coup de poing au visage. E______ s'est joint à lui et a tenté de donner un coup de pied 

en visant la tête de son opposant, sans le toucher. B______ et D______ ont, eux aussi, 

échoué à toucher J______ avec leurs pieds. J______ s'est ensuite avancé vers E______ et 

a donné un petit coup de pied en l'air avant de bouger ses bras sans jamais toucher ses 

assaillants. E______, D______ et B______ l'ont suivi pendant qu'il reculait. Puis ils l'ont 

poursuivi en courant, tandis qu'il tentait de fuir. C______ s'est ensuite joint à eux.  

Arrivé sur la rue 4______[GE], D______ a, à nouveau, tenté de donner un coup de pied 

à J______, sans succès. Quelques instants plus tard, C______ est cependant parvenu à 

attraper J______ et lui a donné un coup de poing, tout en le tenant, l'empêchant ainsi de 

fuir. Le précité est tombé à terre, au milieu de la chaussée et B______ lui a asséné trois 

coups de pied sur la tête. C______ lui a donné deux autres coups de pied au niveau du 

visage, tandis que D______, lequel avait préalablement chuté, en essayant de porter un 

coup, donnait un coup de pied, touchant le haut du corps par l'arrière. Puis, prenant appui 

sur B______, et alors qu'il se trouvait au-dessus de J______, C______ lui a asséné un 

coup de pied au visage.  

Tandis que C______ et D______ se sont éloignés, B______ a pris un peu d'élan et porté 

un coup de pied à J______, ainsi qu'un coup de poing. Il s'est ensuite redressé, a levé les 

poings au ciel, en direction des personnes se trouvant aux alentours. D______ l'a tiré vers 

lui, mais B______ a encore asséné un coup de poing à J______, avant d'asséner un dernier 

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 P/23145/2024   

coup de pied à la tête de sa victime, laquelle se trouvait toujours au sol, et n'avait fait 

aucun geste pour répondre aux coups qui lui étaient portés, étant précisé que la tête de 

J______ est partie en arrière suite au coup.  

D______, B______ et C______ sont partis, laissant J______ inerte, au milieu de la 

chaussée, et ce alors que des voitures circulaient à côté de lui. 

Quelques instants après l'arrivée de la voiture de police, J______ a, au moment de se 

lever, chuté à plusieurs reprises et a dû être aidé par les agents de police.  

 

ii. Auditions des parties 

b.b.a. Entendu le 5 octobre 2025 par la police, A______ a expliqué avoir fêté son 

anniversaire à son domicile avec trois amis et avoir bu trois bouteilles de champagne. 

Après s'être rendu successivement dans deux boîtes de nuit, son ami, J______, et lui 

étaient allés aux Pâquis, vers 03h00 du matin. Tandis qu'ils marchaient en direction d'un 

bar, un groupe d'inconnus, cheminant sur le trottoir opposé, avait crié "fils de pute" dans 

leur direction. A______ leur avait demandé de répéter et d'expliquer la raison de cette 

insulte. Il leur avait, en outre, montré son tatouage pour les dissuader de les attaquer. Il 

ne se rappelait pas exactement de leur nombre, qu'il estimait à dix, ni de la teneur de leur 

discussion, étant précisé qu'il souffrait de douleurs à la tête.  

A______ a expliqué avoir reçu un coup de poing au niveau de la tête qui l'avait fait chuter 

au sol. Puis, alors qu'il était couché, il avait tenté de protéger sa tête avec ses deux bras. 

Selon lui, cinq personnes étaient "sur lui" et lui avaient donné des coups de pied et des 

coups de poing, toujours au niveau de la tête. Cela avait duré environ 01 minute 30 

secondes. Il était ensuite parvenu à ouvrir son œil droit pour voir courir ceux qui l'avaient 

attaqué.  

Par la suite, deux hommes l'avaient aidé à se relever et la police était arrivée. Si les 

explications qu'il avait fournies étaient floues, c'était en raison des coups qu'il avait reçus 

et de son mal de tête.  

A______ a précisé que ses assaillants portaient des vêtements de sport. Ils étaient, selon 

lui, d'origine maghrébine et l'un d'entre eux avait des cheveux noirs bouclés.  

Enfin, A______ a déclaré porter plainte et se constituer partie plaignante au civil et au 

pénal.  

b.b.b. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, J______ a expliqué que, la veille au soir, 

il se trouvait aux Pâquis, avec son ami de longue date, A______, pour fêter l'anniversaire 

de ce dernier. Tandis qu'ils marchaient, un groupe d'environ sept personnes l'avait insulté 

de "fils de pute". Une discussion s'en était suivie entre le groupe et son ami, mais il ne se 

souvenait plus des propos échangés. Alors que A______ parlait, un des membres du 

groupe lui avait donné un coup de poing au visage, et son ami était tombé au sol. Les 

individus s'étaient, dans un premier temps, attaqués uniquement à ce dernier, en lui 

donnant des coups de pied à la tête, tandis qu'il gisait au sol.  

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Pour sa part, il s'était mis à courir autour du groupe avant de se faire suivre par trois ou 

quatre de ses membres. Ces derniers l'avaient rattrapé et l'avaient fait tomber au sol, au 

milieu de la chaussée. Une fois à terre, il avait reçu des coups sur la tête ainsi que sur ses 

mains, qu'il utilisait pour protéger son visage. J______ a précisé que ses souvenirs étaient 

flous. Il ne parvenait ainsi pas à se rappeler du nombre de coups reçus -  étant précisé qu'il 

avait senti que ceux-ci étaient donnés avec les pieds -, ni de s'il avait perdu connaissance.  

J______ considérait ne pas être en mesure de reconnaître les auteurs des coups. Il les a 

décrits comme des personnes d'origine maghrébine, parlant français et âgées d'environ 18 

à 26 ans. Il a refusé de porter plainte, considérant que s'ils étaient coupables, il ne 

souhaitait pas se sentir responsable de l'incarcération de ses assaillants. 

b.b.c. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, puis le lendemain au Ministère public, 

C______ a expliqué ignorer ce qui s'était passé avant que la bagarre avec les deux 

ukrainiens ne débute. Il ne parvenait pas à se souvenir s'il était en compagnie du même 

groupe, ni de la raison de leur comportement à l'encontre des deux hommes. Il n'avait en 

outre pas vu qui avait porté quel coup. Il précisait toutefois ne pas avoir bu d'alcool, ni 

consommé de stupéfiants avant la seconde bagarre.  

Informé du fait qu'une des victimes de la deuxième bagarre avait déposé plainte, C______ 

s'est déclaré désolé et a affirmé :"on ne devait pas réagir comme ça".  

Interrogé à propos des images de vidéosurveillance sur lesquelles il donnait de nombreux 

coups de pied au visage d'un des hommes puis quatre coups alors que ce dernier se 

trouvait à terre, C______ a déclaré n'avoir rien fait. Après les avoir visionnées, C______ 

s'est déclaré vraiment désolé de son comportement.  

Il lui a été fait remarquer qu'il avait donné plus d'une dizaine de coups de pied dans la tête 

et le haut du corps de A______ et qu'il l'avait laissé au sol sans se préoccuper de son état, 

et ce dans le but de poursuivre J______, auquel il avait asséné de violents coups de pied 

à la tête avant de partir sans se soucier de son état non plus. C______ a indiqué avoir 

honte. Il regrettait énormément la violence dont il avait été l'auteur, étant précisé qu'il ne 

considérait pas être " comme cela".  

b.b.d. Lors de son audition du 5 octobre 2024 à la police, puis le lendemain au Ministère 

public, B______ a expliqué qu'avant le début de la bagarre, il avait entendu ses amis 

parler à deux jeunes. Il s'en était approché parce que le ton commençait à monter, mais 

n'avait pas compris la discussion, car les deux hommes parlaient russe. Après quelques 

minutes, un coup était parti. Il ne parvenait cependant pas à indiquer si c'était un de ses 

amis qui l'avait donné ou un des deux jeunes. Il y avait ensuite eu une bagarre, à laquelle 

il avait participé et où, selon lui, tout le monde se tapait.  

Il reconnaissait ainsi avoir donné des coups de pied et de poing sur la tête et le corps sans 

être en mesure de fournir des indications plus précises. Il admettait également avoir frappé 

un jeune à la tête alors que celui-ci se trouvait au sol. Il ignorait en revanche les coups 

portés par ses amis. Il confirmait que, durant cette seconde altercation, ni lui, ni ses amis 

n'avaient été frappés. Il regrettait ses agissements, qu'il expliquait en partie par l'alcool 

ingéré.  

- 17 -  

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Informé de la présence de caméras de surveillance, B______ a déclaré maintenir ses 

déclarations. Il admettait ainsi avoir donné un coup de poing au visage, puis un coup de 

pied, par derrière, à l'un des jeunes qu'il avait également pourchassé - sans être en mesure 

d'expliquer la raison - et de l'avoir rattrapé à la hauteur de la rue 4______[GE]. Il était 

ensuite possible qu'il ait donné deux coups de pied au niveau de la tête à l'homme qui se 

trouvait au sol, ainsi que "des droites". Il n'avait en revanche rien à dire quant au fait qu'on 

le voyait ensuite donner deux coups de poing dans le visage, puis quatre violents coups 

de pied, dans la tête d'un des jeunes, alors que celui-ci se trouvait au sol et ne bougeait 

pas. Lorsqu'ils étaient partis, le jeune était resté à terre, il avait peut-être bougé, mais il 

ignorait s'il était conscient, étant précisé que ses amis et lui n'avaient pas fait appel aux 

secours parce qu'ils ne voulaient pas être interpellés.  

Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, il a déclaré regretter ce qu'il s'était 

passé durant la soirée et a expliqué ne pas avoir d'explication quant au déferlement de 

violence. Il ne se rappelait plus de la raison pour laquelle il avait asséné un coup de poing 

à J______, étant précisé que ce dernier et son ami parlaient à voix haute lorsqu'il était 

arrivé, ce qui ne justifiait toutefois pas le coup qu'il leur avait porté. Il se souvenait 

également lui avoir asséné plusieurs coups de pied sans viser une partie précise de son 

corps. Lorsqu'il lui a été fait remarquer que une fois seul avec J______ il avait pris de 

l'élan avant de donner un coup de pied et que la partie du corps pouvant être atteinte était 

la tête, B______ a déclaré ne pas s'en rappeler. En outre, il ignorait les conséquences 

causées par des coups tels que ceux qu'il avait portés.  

Enfin, il a affirmé ne pas avoir l'habitude de se battre de la sorte, étant précisé qu'il n'avait 

pas cherché la dispute, que ses amis et lui n'étaient "pas forcément" de nature violente et 

qu'il n'avait pas eu d'altercation de ce genre dans le passé.  

b.b.e. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, puis le lendemain au Ministère public, 

D______ a expliqué que, suite à la première bagarre, il s'était rendu, avec F______, vers 

leur véhicule où il avait fini la deuxième moitié de la bouteille de vodka, préalablement 

entamée, avant de retourner aux Pâquis, à la recherche de leurs amis.  

Il ne se souvenait pas de la raison pour laquelle la deuxième dispute avait débuté, mais 

savait qu'un coup avait été donné par un des membres de son groupe, lequel était 

"normalement" le même que lors de la première altercation. Il ne s'agissait pas d'un 

règlement de compte, car ils ne connaissaient pas les deux jeunes. En raison de sa 

consommation d'alcool, D______ n'avait plus de souvenir précis à partir de ce moment et 

considérait ne plus avoir été "lui-même". Il n'était ainsi pas en mesure d'indiquer s'il avait 

lui-même donné un coup, ni de détailler ceux qui avaient été assénés où d'indiquer le rôle 

de chacun des protagonistes.  

Informé que les images de vidéosurveillance le montraient donner un petit coup de pied 

dans le dos d'un des jeunes et donner un coup de pied ("penalty") avec son pied droit 

derrière la tête d'un des hommes se trouvant au sol, D______ a répondu ne pas s'en 

souvenir. Après les avoir visionnées, il s'est déclaré très déçu de son comportement. Il a 

relevé qu'au début de la seconde altercation, il avait tenté de calmer la situation avant de 

changer son attitude, sans pouvoir en expliquer la raison. S'il se souvenait que des insultes 

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avaient été proférées de part et d'autre, cela ne justifiait cependant pas les évènements qui 

avaient suivi. Il ignorait ainsi la raison pour laquelle il avait pourchassé J______, étant 

précisé qu'il ne se souvenait pas avoir asséné des coups de pied hors du champ de prise 

de vue de la vidéosurveillance.  

D______ s'est enquis, lors de ses deux auditions, de l'état de J______ et A______. Il se 

rendait compte de la gravité de ses actes et des conséquences dramatiques que ses coups 

de pied auraient pu entraîner, étant précisé que telle n'était pas son intention. Il regrettait 

énormément son attitude.  

b.b.f. F______ a, lors de son audition du 5 octobre 2024 à la police, expliqué ignorer ce 

qui s'était passé durant l'altercation de 02h50, car il se trouvait avec E______. Il avait 

entendu que ses amis avaient "mis K.O" deux hommes, sans qu'il ne s'agisse d'un 

règlement de compte, parce que la dispute était, dans ce cas, également, partie "pour rien".  

b.b.g.a. Entendu lors de l'audience de confrontation du 30 octobre 2024, E______ a 

expliqué, s'agissant de la seconde altercation, qu'il avait cru que A______ et J______ 

étaient des amis des deux hommes, contre lesquels ils venaient de se battre. En effet, ces 

derniers étaient "venus sur [eux]" moins de cinq minutes après la première altercation et 

leur avaient montré leurs tatouages. E______ avait considéré qu'il s'agissait d'une menace.  

Il a en outre souligné avoir été apeuré, en raison du coup de couteau, que F______ avait 

reçu lors de la première bagarre.  

Il a, en revanche, contesté avoir insulté J______ de "fils de pute". S'il avait initié cette 

seconde altercation en donnant le premier coup, c'était par peur. La deuxième personne 

était "arrivée sur [lui]". Il n'avait fait que donner le premier coup et n'avait pas visé la tête 

en particulier. Enfin, il a souligné que les deux hommes auraient pu sortir un couteau.  

b.b.g.b. Lors de cette même audience, A______ a expliqué avoir continuellement "très 

très" mal à la tête. Son œil gauche était toujours gonflé, ce qui l'empêchait de bien voir. 

De plus, ses blessures sur le visage n'étaient pas encore complètement guéries. Sur le plan 

psychologique, il se portait bien.  

Il était alcoolisé le soir des faits et, tandis qu'ils marchaient, son ami et lui avaient aperçu 

un groupe d'environ huit personnes. E______ avait crié "fils de pute" à l'attention de son 

ami et il lui avait demandé la raison de cette insulte. Lorsqu'il s'était rendu compte de leur 

nombre, il avait enlevé sa veste et montré ses tatouages prouvant son activité de boxeur, 

et ce dans le but d'éviter une bagarre. En effet, son ami et lui, avaient eu peur pour leurs 

vies et essayaient de les impressionner. Il leur avait également dit se calmer, expliquant 

être lui-même un sportif. Le groupe était très agressif et la discussion n'avait duré que 

cinq secondes avant qu'il ne reçoive un coup par derrière qui l'avait atteint à l'œil gauche. 

Il ne se souvenait plus de ce qui s'était passé après.  

A______ a affirmé n'avoir rien dit qui aurait pu laisser penser à ses interlocuteurs qu'ils 

étaient menacés. Quant à son ami, il ne parlait pas le Français. Enfin, il a relevé qu'il 

n'aurait pas pu chercher une agression puisqu'ils n'étaient que deux, face à sept ou huit 

personnes.  

- 19 -  

 P/23145/2024   

b.b.g.c. J______ a, lors de cette même audience, confirmé qu'il renonçait à se constituer 

partie plaignante. 

Il avait encore "très très" mal à la main gauche, car ses assaillants avaient sauté dessus, 

avec leurs chaussures, et qu'il avait couvert son visage avec ses mains, pour le protéger 

lorsqu'il s'était retrouvé au sol. Pour sa part, il n'avait pas beaucoup bu le soir des faits et 

n'avait pas compris la teneur de la discussion, qui avait précédé l'altercation, car il ne 

parlait pas le Français. Son ami et lui avaient eu l'idée de montrer leurs tatouages afin 

d'éviter l'attaque. Par la suite, il avait uniquement essayé de protéger A______ en 

poussant ceux qui l'agressaient. Il avait, pour sa part, reçu des coups partout, y compris à 

la tête, lorsqu'il était au sol.  

b.b.g.d. Lors de cette même audience, C______ a déclaré, s'agissant de la seconde 

bagarre, avoir eu peur et ne pas avoir insulté J______.  

Il a reconnu avoir donné quelques coups sur la garde soit sur les avant-bras lorsqu'ils sont 

placés devant le visage d'un des deux hommes, mais il ne savait plus lequel. Quant à 

l'individu au sol qu'il avait frappé, il avait donné des coups de pied sur le bas du corps 

ainsi qu'un coup de poing ou un autre coup sur son bras. En tout état, il n'avait pas cherché 

à les blesser gravement.  

C______ a souhaité présenter ses excuses à A______ et J______, et a indiqué être prêt à 

les indemniser.  

b.b.g.e. B______ a, pour sa part, également affirmé ne pas avoir entendu d'insulte.  

b.b.g.f. D______ a, quant à lui, présenté ses excuses. Il regrettait les évènements de cette 

soirée. Les images de vidéosurveillance l'avaient choqué, car il s'agissait de la première 

fois qu'il se trouvait dans une telle situation et qu'il se battait. 

Lorsqu'il s'était rendu au véhicule entre la première et la seconde altercation, il était très 

inquiet en raison du sang sur le dos de F______ et ne savait pas comment réagir. Au début 

de la seconde altercation il avait essayé de serrer la main des deux hommes afin de calmer 

la situation et avait proposé que chacun rentre chez soi. Pour sa part, il n'avait pas insulté 

J______. Il ne se souvenait toutefois plus très bien de la suite, car il était complètement 

alcoolisé suite à la bouteille de vodka entière qu'il avait bue. Il n'avait cependant pas eu 

l'intention de blesser le plaignant, ni que celui-ci ait des séquelles.  

b.b.h. Entendu le 4 décembre 2024 au Tribunal des mesures de contraintes, C______ a 

reconnu avoir donné de violents coups de pied aux deux hommes de nationalité 

ukrainienne. Il précisait ne pas avoir visé la tête, mais la "garde" et les mains. Il 

reconnaissait toutefois avoir frappé les victimes en direction de la tête parce qu'elles se 

protégeaient avec les bras. Il n'avait pas fait attention au moment de donner des coups et 

ne s'était pas rendu compte, car il était "bourré", inconscient et que tout s'était passé très 

vite.  

 

Expertises médicales 

- 20 -  

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c.a. Il ressort de l'expertise du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), 

effectuée le 5 octobre 2024, dès 08h15, sur F______, que ce dernier a expliqué aux 

médecins que, le jour-même, vers 03h00, alors qu'il se trouvait dans "AA______", soit un 

magasin des Pâquis, il avait vu un "collègue" se trouvant alors à l'extérieur du magasin 

"s'embrouiller" avec un homme, qu'il ne connaissait pas et qui avait une attitude 

menaçante. Comme l'inconnu "poussait son collègue", il était lui-même sorti du magasin 

et avait "mis un balayage". Il avait reçu un coup de couteau dans le dos de la part de 

l'inconnu ZA______ ainsi que, "peut-être", un coup de poing. Il n'en était toutefois pas 

certain, car "les choses [s'étaient] passées très rapidement". Par la suite, il était parti avec 

son "collègue". Ils avaient appelé la police via le téléphone d'une passante et étaient 

retournés vers leur véhicule où ils avaient interpellé une patrouille. Concernant ses 

habitudes, F______ a expliqué fumer du tabac et ne pas consommer d'alcool 

"habituellement". Avant les faits, il avait bu un verre de vodka, mais n'avait pas pris de 

stupéfiants.  

Il ressort en outre de l'expertise que les médecins ont constaté les lésions suivantes :  

- Une plaie à berges nettes en région dorsale supérieure paramédiane gauche, 

linéaire et verticale, qui pouvait avoir été provoquée par un couteau;  

- Une dermabrasion linéaire de la face interne de l'avant-bras gauche ainsi qu'une 

dermabrasion croûteuse millimétrique au dos de la main gauche, celles-ci étaient 

toutefois peu spécifiques pour que les experts puissent se prononcer quant à leur 

origine;  

- Des érythèmes du bras droit et du coude gauche qui pouvaient avoir une origine 

traumatique. 

Les experts concluaient que les lésions constatées n'avaient pas mis la vie de F______ en 

danger.  

c.b. Il ressort de l'expertise du CURML, effectuée le 5 octobre 2024, dès 06h15, que 

B______ a affirmé aux médecins que, le matin-même, vers 01h00, alors qu'il était 

alcoolisé, il était tombé tout seul, sans l'intervention de tiers, et s'était blessé l'avant-bras 

gauche. Il n'avait aucun souvenir précis des évènements à cause des effets de l'alcool et 

se rappelait uniquement avoir été à Genève, ville qu'il connaissait peu. Au surplus, il 

ignorait les motifs de son arrestation et ne se souvenait d'aucune agression ou altercation, 

ni d'objet ou d'arme. S'agissant de ses habitudes, B______ a rapporté fumer du tabac et 

boire "occasionnellement" de l'alcool, soit "une petite bouteille de vodka" par occurrence. 

Il ne consommait en revanche pas de stupéfiants. Avant les faits, il n'avait pas pris de 

drogue et avait bu l'équivalent d'une "petite bouteille de vodka" après son travail, soit dès 

22h00.  

Les experts ont en outre constaté les lésions suivantes :  

- Une plaie à berges nettes à la face postéro-latérale du tiers moyen distal de l'avant-

bras gauche (avec présence d'un "trait de refend") ainsi qu'une plaie superficielle 

à berges nettes en hypochondre droit qui pouvaient avoir été causées par un 

couteau; 

- 21 -  

 P/23145/2024   

- Une dermabrasion au niveau de la jambe droite, trop peu spécifique pour que les 

experts puissent se prononcer sur son origine;  

- Des érythèmes au niveau de l'avant-bras droit et des érythèmes linéaires au niveau 

des poignets, également trop peu spécifiques pour qu'ils se prononcent sur leur 

origine.  

Les experts concluaient que la vie de B______ n'avait pas été mise en danger par les 

lésions constatées.  

c.c. Lors de l'expertise de C______, effectuée le 5 octobre 2024 dès 17h10, ce dernier a 

expliqué aux médecins du CURML que, le jour-même, à une heure qu'il ne pouvait 

préciser, il était sorti avec trois amis, pour "voir des filles dans un parc". Ses "collègues" 

s'étaient mis à boire de l'alcool et il avait lui-même pris "un petit verre d'absolut vodka". 

Il ne se souvenait de rien des évènements qui avaient suivi, ne se rappelait pas d'arme ou 

d'objet, et n'était pas capable d'indiquer le moment où il avait repris conscience, étant 

précisé qu'il estimait avoir été capable de répondre à des questions et parler de manière 

cohérente seulement "après avoir mangé".  

S'agissant de ses habitudes, il expliquait ne pas consommer des stupéfiants, fumer des 

cigarettes et boire de l'alcool les vendredis et samedis uniquement, et ce à raison de deux 

ou trois verres de vodka par occasion. Sa dernière consommation remontait au 

4 octobre 2024, dès 22h30-23h00, et il avait alors pris "un petit verre d'absolut vodka". Il 

avait fumé des joints de CBD pour la dernière fois "mercredi".  

En outre, les experts avaient constaté, lors de leur examen, la présence des lésions 

suivantes :  

- Quelques dermabrasions au niveau du visages (front, oreille droite) et de l'avant-

bras droit ainsi que des ecchymoses des doigts de la main droite, lesquelles étaient 

trop peu spécifiques pour que les experts puissent déterminer leur origine; 

- Un ensemble d'ecchymoses et de dermabrasions au dos de la main droite 

(articulations métacarpo-phalangiennes) et des doigts de la main droite 

(articulations intrerphalangiennes proximales), lesquelles étaient, selon les 

experts, "fortement évocatrice des lésions provoquées par des coups de poing 

portés par l'expertisés", étant précisé que ce dernier affirmait qu'elles avaient été 

causées par son activité professionnelle de plaquiste;  

- Une plaie superficielle à bords nets au niveau de la pulpe de la phalange distale 

du 2e doigt de la main droite, laquelle aurait été causée, selon C______, par la 

manipulation de matériaux et d'outils dans le cadre de son emploi. Les experts ne 

pouvaient toutefois pas exclure qu'elle ait été provoquée au moment des faits, par 

un couteau. 

Les experts concluaient que la vie de C______ n'avait pas été mise en danger par les 

lésions constatées.  

c.d. Il ressort de l'expertise du CURML, effectuée le 5 octobre 2024, dès 17h30, sur 

D______, que ce dernier a déclaré aux médecins que, le matin-même, vers 03h00-04h00 

- 22 -  

 P/23145/2024   

du matin, alors qu'il était alcoolisé, deux altercations consécutives avaient eu lieu. Il ne 

s'en souvenait toutefois "pas trop" en raison de son ébriété. Lors de la première altercation 

"des gens" s'étaient "embrouillés" pour "des paroles". Il n'était intervenu que pour séparer 

les belligérants, n'avait pas été blessé et n'avait pas reçu de coup. En revanche, ses amis 

avaient reçu des coups de couteau. Lors de la seconde bagarre, laquelle avait eu lieu 

30 minutes après, il avait asséné un coup de pied à un tiers, sans être lui-même touché. 

Interrogé à propos de ses blessures, il a répondu avoir "peut-être" reçu des coups, mais 

ne se rappelait "pas trop" des faits. S'agissant de ses habitudes, il ne consommait pas de 

stupéfiants, fumait du tabac et buvait de l'alcool le week-end à raison d'environ une demi-

bouteille de vodka par occasion. Avant les faits, il avait bu "au moins une bouteille de 

vodka", mais n'avait pas consommé de stupéfiants.  

S'agissant des lésions constatées, l'expertise a permis de mettre en avant la présence de 

dermabrasions croûteuses millimétriques au niveau des doigts bilatéralement ainsi que du 

creux poplité gauche, une ecchymose au niveau de la paume de la main gauche ainsi 

qu'une ébréchure du bord libre de l'ongle du 3e doigt de la main droite.  

Ces lésions étaient toutefois trop peu spécifiques pour qu'ils puissent se prononcer sur 

leur origine, étant souligné qu'elles n'avaient pas mis la vie de D______ en danger. 

c.e.a. L'expertise du CURML, effectuée le 5 octobre 2024, dès 14h50, rapporte que 

A______ a affirmé aux médecins que, le matin-même vers 03h00 du matin, un groupe 

d'une dizaine d'inconnus s'était approché de son ami et lui tandis qu'ils cheminaient sur 

un trottoir. Ces personnes, qui avaient environ son âge, les avaient insultés et frappés. Le 

premier coup visait sa tempe. Il avait été donné depuis l'arrière, avait été "très violent" et 

l'avait fait chuter au sol. Il avait ensuite reçu de nombreux coups de poing et de pied, 

lesquels étaient concentrés au niveau de sa tête qu'il protégeait à l'aide de ses membres 

supérieurs. A______ indiquait que "cela avait peut-être été effectué dans le but de le 

tuer". L'agression avait duré environ deux minutes et avait pris fin, selon lui, grâce à 

l'intervention de deux hommes ayant fait fuir les agresseurs et l'ayant aidé à se relever, ce 

qu'il s'était toutefois révélé difficile, car "il n'arrivait pas à bouger". 

En outre, les experts ont constaté la présence des lésions suivantes :  

- Des dermabrasions du cuir chevelu (bilatéralement, prédominant à droite), du 

visage (régions préorbitaire inférieure gauche et zygomatique gauche), des 

membres supérieurs (à droite: faces latérale et postérieure du bras formant des 

motifs linéaires, dos du 4e doigt; à gauche face postéro-latérale du coude, dos de 

la main) et de la jambe droite (faces antérieures et internes); 

- Des ecchymoses en région latéro-thoracique droite (en piquetés linéaires) et au 

niveau des membres supérieurs (à droite : faces latérales de l'avant-bras et du 

poignet droit, dos de la main et du 5e doigt; à gauche : épaule, face postéro-latérale 

de l'avant-bras et dos du 4e doigt); 

- Une tuméfaction érythémateuse du nez (prédominante à gauche);  

- Une tuméfaction de la paupière supérieure gauche limitant l'ouverture de l'œil, 

associée à des ecchymoses et une infiltration hémorragique diffuse de la sclère 

ainsi qu'à une congestion conjonctivale;  

- 23 -  

 P/23145/2024   

- Un érythème diffus du front et des tempes ainsi que de l'hémiface gauche.  

Les experts parvenaient à la conclusion que les dermabrasions, les ecchymoses et les 

érythèmes étaient compatibles avec les coups reçus, tels que rapportés par A______. Il en 

allait de même des lésions constatées, au niveau des membres supérieurs que le précité 

expliquait avoir utilisés pour protéger sa tête. S'agissant des tuméfactions au niveau du 

nez et de l'œil gauche, ils ne pouvaient, à défaut d'examens complémentaires, déterminer 

l'ampleur des lésions et notamment exclure la présence d'une fracture. Enfin, les experts 

concluaient que les lésions constatées étaient compatibles avec les déclarations de 

A______ et n'avaient pas mis sa vie en danger.  

c.e.b. Le dossier photographique joint au constat de lésions traumatiques contient, 

notamment deux photographies du visage de A______, desquelles il ressort que l'œil 

gauche du précité est fermé, tandis que le droit est ouvert, et que des marques rouges 

apparaissent en haut de la pommette gauche.  

c.f. Enfin, il ressort de l'expertise du CURML, effectuée le 5 octobre 2024, dès 15h56, 

sur J______ que ce dernier a expliqué avoir été agressé le matin-même, vers 02h00, par 

trois ou quatre hommes appartenant à un groupe de sept personnes. Il a expliqué avoir 

reçu des coups de pied et s'être protégé la tête avec ses membres supérieurs. Il avait ainsi 

reçu de forts coups au niveau de la main gauche et présentait, depuis lors, des douleurs et 

une tuméfaction à ce niveau.  

L'expertise effectuée a permis aux experts de constater les lésions suivantes :  

- Des dermabrasions au niveau du visage (front bilatéralement, région rétro-

auriculaire gauche), des membres supérieurs (à droite : face postérieure de l'avant-

bras, dos du 5e doigt; à gauche : faces postérieure et postéro-latérales du coude, 

face postérieure de l'avant-bras, dos du pouce) et du membre inférieur droit (face 

postérieure de la cuisse);  

- Des ecchymoses au niveau des membres supérieurs (à droite : face interne du bras 

et du coude, faces interne et postérieure de l'avant-bras, face latérale du poignet) 

et des membres inférieurs (face antérieure de la cuisse droite, face postéro-interne 

de la jambe gauche); 

- Une tuméfaction eccyhmotique du dos de la main gauche associée à une douleur 

et une limitation de la flexion/extension des doigts. Les experts ne pouvaient 

toutefois pas, à défaut d'examens complémentaires, exclure une fraction ou une 

luxation osseuse.  

Les experts parvenaient à la conclusion que les dermabrasions et les ecchymoses étaient 

compatibles avec les coups reçus, tels que rapportés par J______. Il en allait de même 

pour les lésions constatées au niveau des membres supérieurs qui étaient compatibles avec 

le fait que l'expertisé ait rapporté s'être protégé la tête avec l'aide de ses membres 

supérieurs. Enfin, les experts concluaient que les lésions constatées n'avaient pas mis la 

vie de J______ en danger.  

 

Entrée en Suisse 

- 24 -  

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d.a. Il ressort du rapport d'interpellation du 5 octobre 2024 ainsi que du rapport 

d'arrestation, établi le lendemain, que, le jour-même, seul B______ a été en mesure de 

présenter un document d'identité valable aux agents de police. C______, D______, 

F______ et E______ ne portaient pas sur eux leur pièce d'identité.  

d.b. Entendu le 5 octobre 2024 par la police, C______ a expliqué qu'il disposait certes 

d'une carte d'identité française, mais qu'il l'avait laissée chez lui, en France. En effet, ses 

amis et lui étaient partis "sur le coup", sans réfléchir et il n'avait pas pensé à la prendre.  

d.c. D______ a, lors de son audition du 5 octobre 2024 à la police, expliqué que sa pièce 

d'identité se trouvait chez lui, soit au domicile de ses parents, en France. Il savait qu'il 

devait toujours avoir sur lui un document d'identité, mais l'avait oublié avant de partir en 

soirée. 

d.d. Lors de son audition du 5 octobre 2024 à la police, F______ a expliqué que sa pièce 

d'identité se trouvait chez lui, en France, car il l'avait oubliée.  

d.e. Entendu le 30 octobre 2024, au Ministère public, E______ a affirmé que, le soir des 

faits, il était entré en Suisse avec ses documents d'identité. Il n'avait cependant aucun 

moyen d'en apporter la preuve.  

C. a. Lors de l'audience de jugement, le Tribunal a diffusé, sur un écran géant, les images de 

vidéosurveillance policière des deux complexes de faits, mentionnés dans l'acte 

d'accusation, ainsi qu'un zoom, ralenti au quart de la vitesse, sur les séquences topiques 

relatives à chacun des prévenus.  

b.a.a. Lors de cette audience, C______ a, s'agissant des faits mentionnés sous chiffre 

1.1.3. (entrée illégale par négligence), confirmé qu'il les reconnaissait et n'avait pas de 

problème avec la qualification juridique. 

b.a.b. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.1.1. (rixe), C______ a confirmé, après 

visionnage des images, avoir participé à la rixe. Il reconnaissait ainsi ce qui lui était 

reproché à teneur de l'acte d'accusation, soit d'être intervenu ensuite de quoi différents 

coups avaient été échangés entre les protagonistes, d'avoir mis au sol l'inconnu ZB______ 

et de lui avoir asséné deux coups de pied, puis plusieurs coups de pied, dans le bas du 

corps.  

Personne ne l'avait frappé avant qu'il n'assène de coups. Il considérait toutefois avoir eu 

une attitude défensive dans la mesure où il voulait défendre ses camarades qui se faisaient 

agresser, étant précisé que, dans ses souvenirs, à tout le moins un des inconnus avait un 

couteau. Il reconnaissait également, après visionnage des images de vidéosurveillance, 

avoir porté des coups de pied à l'inconnu se trouvant au sol. Il était également vrai que 

ses amis et lui avaient couru derrière les inconnus ZA______ et ZB______. Sur question 

de son Conseil, il a affirmé avoir esquivé un coup de couteau qui lui était passé près du 

visage.  

Son comportement était honteux et ses agissements graves. Il n'avait toutefois pas été 

conscient de cela avant et le réalisait désormais. 

- 25 -  

 P/23145/2024   

b.a.c. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.1.2. (agression et tentative de meurtre, 

subsidiairement tentative de lésions corporelles graves), C______ a déclaré reconnaître 

les faits quant à leur déroulement et notamment d'avoir frappé A______, lequel était 

tombé au sol, de lui avoir asséné plusieurs violents coups de pied au niveau de la tête et 

du haut du corps. Sur question de son Conseil, il a précisé toutefois ne pas avoir pensé 

provoquer, de manière générale, la mort de quelqu'un ce soir-là et ne s'était pas dit qu'un 

de ses coups pouvait provoquer le décès. Ses amis non plus ne souhaitaient tuer personne. 

Sa réaction avait été causée par la vue du couteau, soit lors de la première altercation, 

étant précisé qu'il avait cru que les deux ukrainiens et les inconnus ZA______ et 

ZB______ étaient ensemble. Il a toutefois reconnu que son groupe avait hélé ces derniers 

alors que ceux-ci cheminaient sur le trottoir d'en face.  

C______ a affirmé, dans un premier temps que, une fois A______ à terre, il s'était écarté. 

Lorsqu'il lui a été demandé de se déterminer par rapport aux images de vidéosurveillance, 

il a répondu avoir mis des coups au précité, qualifiant son comportement de choquant, de 

vraiment honteux et d'"abusé", car dangereux.  

Toutefois, il avait toujours frappé A______ sur sa garde. Or, dès lors que celui-ci se 

protégeait, il avait effectivement donné des coups sur le haut du corps. Si ses victimes ne 

s'étaient pas protégées la tête, alors il ne les aurait pas touchées à cet endroit. Il avait agi 

dans le seul but de briser la résistance, et, une fois cet objectif atteint, il avait arrêté. 

Interrogé quant au nombre de coups assénés, il a répondu que c'était "abusé". Il avait agi 

de la sorte, car il était alcoolisé et inconscient. Il n'en était pas fier, mais relevait avoir été 

bourré. Il ne savait pas pourquoi il avait continué à frapper A______ une fois celui-ci à 

terre. Quant aux deux doigts d'honneur exhibés après avoir cessé de lui porter des coups, 

c'était parce qu'il pensait que sa victime était avec inconnus ZA______ et ZB______. Il 

ne savait pas, pour le surplus, à qui ces gestes étaient adressés, ni pourquoi il les avait 

faits.  

S'agissant de J______, C______ reconnaissait les coups qu'il lui était reproché d'avoir 

portés, soit notamment d'avoir attrapé le précité alors qu'il quittait les lieux en courant, 

l'avoir saisi et avoir tenté de lui asséner un coup de poing, ce qui l'avait fait tomber au sol. 

Il avait également porté plusieurs coups de pied au niveau de la tête de ce dernier alors 

qu'il était toujours au sol. Il considérait que ce qu'il avait fait n'était "pas bien".  

S'il ne s'était pas arrêté après les faits en lien avec A______ et avait poursuivi ses 

agissements sur J______, c'était parce qu'il était inconscient et qu'il avait cru que ce 

dernier avait frappé ses amis.  

Quant à sa consommation d'alcool le soir des faits, il a indiqué, non seulement avoir 

beaucoup bu ce jour-là, mais également avoir fumé un joint de cannabis non-CBD bien 

qu'il n'ait pas l'habitude de consommer des joints de drogue.  

Enfin, le fait de voir A______, lors de l'audience, lui avait fait "énormément" de peine et 

il s'excusait "vraiment" auprès de lui ainsi que de J______. Enfin, il n'a "pas de souci" 

avec une potentielle expulsion du territoire suisse et comprend.  

- 26 -  

 P/23145/2024   

b.b. Par l'entremise de son Conseil, C______ a déposé un chargé de pièces contenant une 

attestation de moralité de la part de son employeur (Pièce 1), lequel confirmait que le 

précité était toujours employé de son entreprise, raison pour laquelle il établissait des 

fiches de salaire pour un montant net de EUR 0.- (Pièces 2 et 3). Il a également produit 

trois attestations (Pièces 4 à 6), soit une de sa compagne : K______, d'un ami d'enfance : 

L______ et d'une voisine M______. Il en ressort que C______ n'avait jamais eu de geste 

de violence physique ou verbale, que son comportement avait toujours été exemplaire et 

qu'il était respectueux, bienveillant et intègre.  

 

Enfin, il a remis au Tribunal des captures d'écran de la vidéosurveillance, relative à la rixe 

(Pièce 7), soulignant qu'il n'avait pas pris part à la discussion ayant précédé l'altercation, 

qu'il ne s'était pas approché des inconnus ZA______ et ZB______ à la même vitesse que 

ses amis et était resté, dans un premier temps, à distance de la bagarre, n'intervenant que 

lorsqu'il avait vu son ami se faire poignarder. Il relevait enfin avoir esquivé deux coups 

de couteau. 

c.a.a. Lors de cette même audience B______, a, s'agissant des faits décrits sous chiffre 

1.2.1. (rixe) reconnu les faits et sa participation à la rixe. S'agissant du violent coup de 

pied, asséné à la tête de ZB______[inconnu], il reconnaissait l'avoir porté et assurait ne 

pas avoir eu l'intention de le tuer. Il n'avait pas pensé aux éventuelles conséquences 

qu'aurait pu avoir ce coup et ne l'avait réalisé qu'en regardant les images. Il n'avait ainsi 

pas voulu prendre d'élan en se dirigeant vers ZB______[inconnu], étant précisé que "sur 

le coup", il n'avait pas réfléchi à ce qu'il faisait. Après avoir visionné les images, il se 

rendait bien compte qu'il avait pris de l'élan. Interrogé sur la force du coup qu'il avait 

porté, B______ a déclaré avoir honte de ses actes qu'il qualifiait de "pas bien". C'était la 

première fois qu'il portait un tel coup de pied. Il ne parvenait pas non plus à expliquer son 

comportement postérieurement à ce coup. Il ne réfléchissait alors pas et, à aucun moment, 

il ne s'était dit qu'il devait arrêter, en dépit des injonctions de ses camarades. 

Il considérait que l'effet de groupe l'avait plus influencé que l'alcool, étant précisé qu'il 

avait quand même bu un peu plus que d'habitude.   

c.a.b. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.2.2. (agression et tentative de meurtre, 

subsidiairement tentative de lésions corporelles simples), B______ a déclaré reconnaître 

les faits qui lui étaient reprochés quant à leur déroulement. Il avait ainsi asséné un premier 

coup de poing à J______ et avait tenté de lui porter des coups de pied, puis l'avait 

poursuivi et rattrapé, avant de lui asséner plusieurs violents coups de pied au niveau de la 

tête, alors que le précité se trouvait toujours au sol. Une fois ses amis écartés, il avait pris 

de l'élan et donné un violent coup de pied dans la tête du précité, tandis que ce dernier 

gisait toujours au sol, avant de lui asséner un coup de poing et un coup de pied 

supplémentaire au niveau de la tête. Il avait toutefois eu pour seule intention de lui porter 

des coups, et non pas de le tuer.  

Interrogé sur la puissance de ses coups, il a répondu en avoir mis trop et que c'était "un 

peu gratuit". C'était en regardant les images de vidéosurveillance qu'il avait réalisé la 

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gravité de ses actes. Il ne savait pas dans quel but il avait agi, a relevé qu'il était alors 

inconscient et "bourré". Il a également rappelé avoir précédemment reçu un coup de 

couteau de sorte qu'il ne savait plus trop ce qu'il faisait, étant souligné que, selon sa 

perception, seules cinq minutes avaient séparé la rixe de l'agression. Il était toutefois 

incompréhensible qu'il continue, seul, à frapper J______ alors que ce dernier était à terre 

et ne savait pas pourquoi il avait continué, alors qu'il était KO. Il a cependant relevé que 

ce dernier avait sa garde et les yeux ouverts. A la question de savoir si J______ avait les 

yeux ouverts lorsqu'il le frappait, il a répondu qu'il bougeait. Il ne se souvenait en outre 

pas pourquoi il n'avait pas quitté les lieux, alors que D______ venait le chercher.  

Au jour de l'audience de jugement, il mesurait la gravité de ses agissements, de ce qu'il 

risquait et de ce que les lésés avaient risqué. Il n'a, au surplus, rien à dire s'agissant d'une 

potentielle expulsion en cas de verdict de culpabilité.  

c.a.c. A l'issue de l'audience, B______ a souhaité s'excuser auprès de l'inconnu 

ZB______, de J______ et de A______.  

c.b. Par l'entremise de son Conseil, B______ a déposé un chargé de pièces contenant une 

attestation de N______, une connaissance, indiquant que le précité avait toujours fait 

montre de respect envers ses interlocuteurs et avait été élevé dans "le respect, la 

bienveillance et le partage" (Pièce 1). Il a également transmis une promesse d'engagement 

pour une apprentissage, CAP cuisine, au sein de l'établissement V______, à ______ 

[France], à compter du mois de septembre 2025 (Pièce 2). Enfin, il a remis une attestation 

relative au suivi psychothérapeutique qu'il avait débuté le 6 mars 2025 (Pièce 3), un extrait 

de compte LAVI, pour la période du 1er octobre 2024 au 10 mars 2025, faisant état de 

quatre versements de CHF 30.- chacun (Pièce 4) ainsi qu'un courrier de la prison de 

Champ-Dollon du 27 février 2025 affirmant que B______ n'avait pas fait l'objet de 

sanctions disciplinaires (Pièce 5).  

d.a.a. Lors de cette même audience, D______ a, s'agissant des faits mentionnés sous 

chiffre 1.3.2. (entrée illégale par négligence), confirmé qu'il les reconnaissait et n'avait 

pas de problème avec la qualification juridique. 

d.a.b. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.3.1. (agression et tentative de meurtre, 

subsidiairement tentative de lésions corporelles simples), D______ a déclaré reconnaître 

les faits reprochés. Il n'avait aucun souvenir de ce qu'il s'était passé sur le moment. 

Toutefois, en visionnant la vidéo, il reconnaissait avoir tenté de porter plusieurs coups. Il 

ignorait cependant lequel des coups aurait pu toucher J______, ni quelle partie de son 

corps. 

Interrogé quant aux images de vidéosurveillance, il a déclaré avoir vraiment honte et a 

relevé qu'il était lâche de frapper une personne au sol, ce d'autant plus qu'ils étaient à 

plusieurs. Il ignorait pourquoi il avait agi de la sorte, étant précisé qu'il n'avait aucun 

souvenir de cette soirée, au cours de laquelle il n'était plus vraiment lui-même. Il n'était 

ainsi pas en mesure d'expliquer la raison pour laquelle il s'était précipité dans la bagarre 

et affirmait n'avoir compris la gravité que par la suite. Il assurait toutefois ne pas avoir eu 

l'intention de tuer ou blesser gravement J______. Il ne se souvenait plus dans quel état il 

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avait laissé la victime, ni ce qu'il avait dit à B______, avant de quitter les lieux, étant 

précisé qu'il essayait de repartir.  

Il qualifiait son comportement d'"acte ignoble" dont il avait honte et était déçu. Il 

souhaitait à nouveau demander pardon aux victimes, car il ne s'était jamais battu 

auparavant.  

Interrogé quant à son taux d'alcoolémie, il a expliqué ne consommer de l'alcool que 

lorsqu'il sortait en soirée, soit environ deux fois par mois, à raison de deux ou trois verres 

de vodka au maximum. Il n'avait jamais autant bu que le soir des faits et c'était la première 

fois qu'il se retrouvait dans un état pareil.  

Depuis sa libération, il n'avait pas bu et n'était pas sorti en soirée. Enfin, il ne s'opposerait 

pas à une éventuelle expulsion du territoire suisse. 

d.a.c.  A l'issue de l'audience, D______ a déclaré énormément regretter ce qui s'était passé 

et présentait encore une fois ses excuses.  

d.b. Par l'entremise de son Conseil, D______ a déposé un chargé de pièces contenant des 

attestations écrites de son frère: O______ et de sa sœur: P______ (Pièces 1 et 2), ainsi 

qu'une capture d'écran du site du TCS, relatif à l'impact de l'alcool sur la conduite (Pièce 

3). Il ressort notamment des attestations que les faits reprochés à D______ avaient 

constitué une tragédie familiale, dont ils mesuraient tous la gravité. La procédure avait 

été un véritable électrochoc pour le précité et il regrettait sincèrement ses agissements.  

e.a.a. Lors de cette même audience, F______ a, s'agissant des faits mentionnés sous 

chiffre 1.5.2. (entrée illégale par négligence), confirmé qu'il les reconnaissait et n'avait 

pas de problème avec la qualification juridique. 

e.a.b. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.5.1. (rixe), F______ a déclaré reconnaître 

les faits reprochés et avoir participé à la rixe.  

Il reconnaissait ce qui lui était reproché à teneur de l'acte d'accusation, soit en particulier 

d'avoir suivi les inconnus ZA______ et ZB______, lesquels cherchaient à quitter les 

lieux, avoir frappé ZB______[inconnu] avec un sac, puis lui avoir donné un coup de pied, 

avant que les précités ne le frappent, ainsi que d'avoir tenté, sans succès, d'asséner un 

coup de pied à ZB______[inconnu] alors que celui-ci était au sol.  

Il confirmait avoir vu le couteau que l'homme en blanc tenait en main, au moment où il 

l'avait repoussé, étant précisé que celui-ci ne s'en était alors pris, ni à lui, ni à B______. 

F______ ne pensait toutefois pas que l'homme l'utiliserait. Il avait lancé son sac sur un 

des inconnus et l'avait balayé, avant d'être touché. Outre le coup dans le dos, il n'avait 

reçu aucun autre coup. Interrogé quant à ses déclarations, selon lesquelles il aurait eu un 

comportement purement défensif, il a répondu avoir déjà visionné la vidéo et maintenir 

ses déclarations. Il s'était ainsi défendu après avoir vu le couteau. Il reconnaissait toutefois 

que c'était son groupe qui avait poursuivi les inconnus ZA______ et ZB______ et que 

c'était lui qui avait porté le premier coup, étant précisé que la défense intervenait après 

que le couteau ait été sorti.  

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S'il avait donné un coup de pied à l'inconnu ZA______ au sol, c'était en raison du fait de 

recevoir un coup de couteau reçu, ce qui était assez grave. A la question de savoir 

pourquoi il n'était pas parti après avoir reçu le coup et s'il n'avait pas eu peur, il a répondu 

ne rien avoir à dire, quant à son comportement postérieur au coup de couteau.  

Il considérait que son comportement "n'avait pas lieu d'être", s'il avait pu faire les choses 

différemment, il ne serait pas allé "là-bas" et ne "les" auraient pas poursuivis. Il n'avait 

au surplus "pas de souci" avec une potentielle expulsion du territoire suisse, en cas de 

verdict de culpabilité.  

e.a.c. A l'issue de l'audience F______ a déclaré souhaiter s'excuser.  

e.b. Par l'entremise de son Conseil, F______ a déposé un chargé de pièces contenant, 

notamment son CV ainsi que son bulletin de notes du premier semestre 2024 du centre 

W______ (Pièces 2 et 3). 

f.a.a. Lors de cette même audience, E______ a contesté les faits décrits sous chiffre 1.4.3. 

(entrée illégale par négligence) et a confirmé ses déclarations faites dans le cadre de la 

procédure. Il avait laissé son portefeuille dans la voiture de C______ et était venu en 

Suisse avec ses documents d'identité. Il reconnaissait toutefois ne pas avoir pu se légitimer 

avec à la police. 

f.a.b. S'agissant des faits, décrits sous chiffre 1.4.1. (rixe), E______ a déclaré reconnaître 

les faits qui lui étaient reprochés et avoir participé à la rixe. 

Il admettait ce qui lui était reproché à teneur de l'acte d'accusation, soit en particulier 

d'avoir jeté une bouteille sur ZA______[inconnu] et d'avoir suivi les inconnus, lesquels 

cherchaient à quitter les lieux. Il était également intervenu et avait échangé des coups 

avec les différents protagonistes. En outre, après que ZB______[inconnu] se soit retrouvé 

au sol, il reconnaissait lui avoir asséné des coups de pied, dans le bas du corps, et avoir 

tenté de porter un coup de pied à sa tête, sans toutefois parvenir à l'atteindre.  

Quant à la question de savoir s'il avait agi pour se défendre, E______ a confirmé que 

personne n'était venu face à lui avec un couteau. En outre, personne ne lui avait porté de 

coup avant qu'il ne lance la bouteille. Il a toutefois confirmé qu'il lui semblait avoir vu un 

couteau, étant précisé que la "défense", à laquelle il faisait référence, était en lien avec 

cette arme. Toutefois, en revoyant les images, il pensait que, de manière globale, ils 

avaient "abusé" et en était désolé. Il regrettait ses agissements, étant précisé que s'il 

pouvait revenir en arrière, il ne serait pas même venu à Genève. 

Il contestait en revanche avoir donné un "gros penalty" dans la nuque de l'homme habillé 

en blanc, avoir été déchaîné et avoir été "là pour taper".  

f.a.c. S'agissant des faits décrits sous chiffre 1.4.2. (agression et tentative de meurtre, 

subsidiairement tentative de lésions corporelles simples), E______ a déclaré reconnaître 

les faits qui lui étaient reprochés, quant à leur déroulement. Il a confirmé avoir porté le 

premier coup de poing au visage de A______. Après celui-ci, J______ s'était jeté sur lui 

et avait essayé de le frapper, sans succès. Il avait également essayé de lui porter des coups 

sans y parvenir. 

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Il n'avait pas asséné le coup susmentionné à A______ pour le plaisir, ni pour le blesser, 

ni-même pour lui faire mal, mais parce qu'il s'était senti menacé. En effet, il avait, en 

amont, tapoté sur le bras de J______ pour lui signifier qu'ils ne "voulaient pas d'histoire". 

A______ avait ensuite enlevé sa sacoche et sa veste avant de leur montrer ses tatouages, 

ce qu'il avait pris pour une provocation et une menace, bien que le précité ait déclaré le 

contraire. Il n'avait, en tout état, pas eu l'intention de le blesser gravement. En outre, il 

avait cru que A______ était un "collègue" des inconnus ZA______ et ZB______, étant 

souligné que les deux ukrainiens auraient pu avoir un couteau sur eux et "en planter un", 

comme cela avait été le cas pour B______. En effet, il n'avait pas vu que c'était son groupe 

qui avait interpellé les deux ukrainiens et a rappelé que seules 30 minutes avaient séparé 

les deux altercations. 

E______ précisait que, selon lui, C______ et B______ avaient agi pour le défendre. Il 

reconnaissait toutefois que son attitude n'était pas purement défensive, car ils avaient 

"abusé" et "cela ne méritait pas ça".  

Confronté à la photographie du visage de J______ sur laquelle apparaît l'œil gauche du 

précité ainsi qu'une trace rouge sur le haut de la pommette, E______ a reconnu que le 

coup qu'il lui avait asséné pouvait être à l'origine de cette lésion.  

S'il n'avait pas vu les coups portés ensuite à J______, car il s'était retourné, il confirmait 

avoir vu les trois quarts des coups assénés à J______. Pour sa part il s'était, par la suite, 

contenté de regarder et n'avait pas réagi aux agissements de ses amis, étant précisé qu'ils 

étaient alors tous alcoolisés. En effet, il aurait été vraiment compliqué pour lui d'intervenir 

au moment des faits, bien qu'il n'ait pas souhaité que cela se déroule comme cela avait été 

le cas.  

Il n'avait pas grand-chose à dire quant au fait qu'il avait initié les deux bagarres et le 

regrettait aujourd'hui, "jamais de la vie" il ne le referait. Il a en revanche contesté avoir 

cherché des problèmes et insulté les gens. 

Il présentait ses sincères excuses à J______ et A______, lesquels "n'y étaient pour rien", 

et espérait qu'ils se portent bien. Si une expulsion devait être prononcée à son encontre, il 

n'aurait pas d'autre choix que de quitter la Suisse et trouver un emploi en France ou se 

mettre à son propre compte.  

f.a.d. A l'issue de l'audience, E______ s'est déclaré désolé pour tout. 

f.b. Par l'entremise de son Conseil, E______ a déposé un chargé de pièces contenant la 

publication de bans annonçant son prochain mariage avec Q______. 

g. Entendu lors de l'audience de jugement, A______ a déclaré confirmer sa plainte et ses 

déclarations à la procédure.  

Il avait été très éprouvant pour lui de regarder, en audience, les images de 

vidéosurveillance, notamment celles qui concernaient J______. Toutefois, grâce à celles-

ci, il avait pu constater que seuls deux ou trois personnes l'avaient attaqué. Il n'avait, pour 

le surplus, pas de souvenirs et confirmait n'avoir porté aucun coup et ne pas avoir été en 

mesure de le faire.  

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Quant à ses séquelles, il a expliqué s'être senti "énormément mal", car sa famille se 

trouvant en Ukraine avait appris cette situation. Sa mère en avait été choquée et il l'avait 

vue pleurer. Cette situation l'avait désorienté et il avait risqué de perdre sa place de travail, 

car la situation était difficile à vivre pour lui. Les blessures physiques avaient 

progressivement diminué, avant de disparaître, deux mois après les faits. Toutefois, 

durant les deux mois précédant l'audience de jugement, il avait eu beaucoup de peine à se 

concentrer au travail, étant précisé qu'il n'avait bénéficié d'aucun suivi. 

Il avait eu des nouvelles de J______, lequel lui avait indiqué que la cicatrisation de ses 

plaies à la tête avait duré environ deux mois. 

Enfin, lorsque les Conseils de C______ et de B______ lui ont demandé s'il accepterait 

une indemnisation, il a répondu qu'il aurait aimé pouvoir bénéficier d'une compensation 

de la part des personnes l'ayant attaqué et défiguré, de sorte qu'il acceptait, sur le principe, 

une indemnisation de la part des prévenus. 

h. Entendu en qualité de témoin de moralité, lors de l'audience de jugement, R______, 

cousin de B______, a expliqué que les faits qui étaient reprochés à son cousin étaient une 

exception, une erreur que ce dernier regrettait profondément et qu'ils ne reflétaient pas sa 

personnalité réelle. Il ne s'était, à sa connaissance, jamais battu et n'avait pas eu de souci 

avec la justice, tant française que suisse. Il avait vu que B______ avait pris conscience 

dès le premier jour de sa détention, ce dernier lui ayant affirmé que ce n'était pas lui et 

qu'il ne se reconnaissait pas. Son regard était vide, plein de regrets et de remords. Il s'était 

également déclaré "très, très" désolé vis-à-vis des victimes. Enfin, la famille soutiendrait 

B______ pour sa réinsertion. 

i. Entendu en qualité de témoin de moralité, S______, père de D______, a expliqué que 

son fils avait grandi dans le respect du voisinage et il ne l'avait jamais vu faire preuve de 

violence. La famille avait vécu un drame lorsqu'elle avait appris la mise en détention de 

D______ pour les faits qui lui étaient reprochés. En effet, ceux-ci ne ressemblaient pas à 

leur éducation. En outre, s'agissant de l'alcool, il a expliqué que cela avait été un grand 

malheur et une grande surprise d'apprendre que son fils avait bu le soir des faits. Enfin, il 

a demandé pardon à l'Etat suisse et aux gens pour le malheur commis. Il espérait que les 

prévenus aient un déclic et se corrigent, car la société avait besoin de paix, de tolérance 

et de vivre ensemble.  

j. Entendue en qualité de témoin de moralité, T______, mère de C______, a affirmé que 

les faits, dont son fils était accusé, ne lui ressemblaient pas et cela avait été choquant, 

violent et bouleversant pour elle. Elle avait constaté l'impact de la détention sur C______, 

lequel lui avait notamment dit qu'il avait de la peine à dormir, car il avait la "scène du 

monsieur black avec un couteau" en tête, et "psychotait". Elle voyait que son fils regrettait 

d'être sorti ce soir-là et de ne pas être resté en famille. Sur question, elle a ajouté qu'il 

regrettait également d'avoir frappé la personne contre eux et d'avoir participé à la bagarre. 

En effet, son fils n'était pas du genre à se battre. 

Son fils travaillait dans la même entreprise que son père, lequel avait, après un accident 

et un arrêt, repris le travail avec son fils. La famille dépendait du revenu de C______ pour 

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boucler les fins de mois. Depuis qu'il était en détention, la famille se trouvait 

financièrement dans le rouge de sorte qu'ils comptaient sur lui pour qu'il puisse à nouveau 

aller travailler, car son père ne pouvait pas y aller seul. Enfin, elle a assuré que si son fils 

sortait de prison, il serait sous sa responsabilité, comme il l'avait toujours été.  

D. a.a. C______ est né le ______ 2000 à ______, en France, pays dont il est ressortissant. Il 

vit chez ses parents, avec ses frères et sœurs, et subvient aux charges de la famille. Il est 

célibataire et sans enfant.  

Il travaille, depuis le mois de juin 2024, en qualité de plaquiste pour une société, sise en 

France, et perçoit à ce titre un salaire mensuel net d'environ EUR 2'500.-.  Il n'a pas de 

dettes officielles, mais doit de l'argent à sa famille. Il se déclare sans fortune.  

A sa sortie de prison, il entend reprendre son emploi dès lors que son contrat n'a pas été 

résilié. Il projette en outre de se marier avec sa fiancée et d'emménager avec