# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** eb3114a0-2145-5150-a8c5-f1c2093aa8f5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-09-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 29.09.2011 A/1268/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1268-2011_2011-09-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Verena PEDRAZZINI RIZZI, Présidente; Christine LUZZATTO et Violaine 

LANDRY ORSAT, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1268/2011 ATAS/914/2011 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 29 septembre 2011 

3
ème

  Chambre 

 

En la cause 

Madame J__________, domiciliée c/o M. K_________, avenue à 
Thônex, représentée par  APAS-Assoc. permanence défense des 
patients et assurés 

 

recourante 

contre 

GENERALI ASSURANCES GENERALES SA, sise avenue 
Perdtemps 23, case postale 3000, 1260 Nyon 1 

 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 2/9 - 

EN FAIT 

1. Madame J__________ (ci-après : l’assurée), née en 1968, d’origine bolivienne, 
mariée et mère de deux enfants, a été engagée le 1er janvier 2006 par le Restaurant  
X_________ à Genève en qualité de lingère à plein temps. A ce titre, elle a été 
assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de 
GENERALI ASSURANCES GENERALES SA (ci-après : l’assureur ou 
GENERALI). 

2. Le 24 octobre 2006, alors qu’elle descendait les escaliers avec une caisse de 
bouteilles dans les bras, l’assurée a glissé et chuté. Le dos et la jambe gauche ont 
été blessés. Le Dr A_________, généraliste, qui a prodigué les premiers soins, a 
attesté d’une incapacité de travail entière, d’origine accidentelle, du 24 octobre au 
15 novembre 2006. 

3. Souffrant de maux de dos depuis lors, des examens radiologiques ont été effectués 
le 30 juillet 2007, lesquels ont mis en évidence une fracture-tassement de la 
vertèbre L4 avec effondrement de la partie droite du mur antérieur et important 
recul du mur postérieur d’environ 50%, réalisant une importante striction du 
fourreau dural. L’examen a également révélé des hernies discales L4-L5 et L5-S1.  

4. Le 1er août 2007, l’assurée a été opérée d’urgence par le Dr B_________, chef de 
clinique au service de neurochirurgie des HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE 
GENEVE (HUG). Une discotomie L4-L5 a été pratiquée.  

5. Le 29 août 2007, l’employeur a annoncé l’accident du 24 octobre 2006 à 
GENERALI. 

6. Dans un rapport médical LAA daté du 4 septembre 2007, le Dr A_________ a fait 
état d’une fracture L4 avec compressions radiculaires ayant nécessité une 
hospitalisation. L’incapacité de travail était entière depuis le 26 juillet 2007, et ce 
pour une durée indéterminée. 

7. A la demande de GENERALI, le Dr A_________ a précisé que la hernie discale 
avait été provoquée par la chute et n’était pas d’origine maladive. Une fracture L4, 
méconnue à fin 2006, avait été détectée. La patiente avait souffert de maux de dos 
depuis sa chute. Ces douleurs étaient devenues insupportables à compter du mois de 
juillet 2007. 

8. Le Dr C_________, chirurgien orthopédiste, et le Dr D_________, neurologue, 
tous deux médecins au Centre d’expertise médicale de Nyon (CEMED), ont 
examiné l’assurée en date des 20 et 27 février 2008 à la demande de GENERALI. 
Dans leur rapport du 20 juin 2008, les experts ont relevé que l’assurée, qui n’avait 
apparemment pas d’antécédents de rachialgies lombaires, avait été victime d’une 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 3/9 - 

chute dans les escaliers le 24 octobre 2006, ayant entrainé une fracture-tassement 
de L4, chez une patiente présentant par ailleurs des discopathies L4-L5 et L5-S1 
compliquées d’une hernie discale L4-L5 gauche ainsi que d’une hernie discale L5-
S1 gauche. Tant la fracture de L4 que les hernies discales avaient été méconnues 
initialement, l’examen radiologique n’ayant été effectué qu’en juillet 2007. Selon 
les experts, l’évolution après l’intervention neurochirurgicale sur la hernie discale 
était à considérer comme peu favorable. Le tableau actuel était celui d’un syndrome 
lombo-vertébral plus ou moins chronicisé se compliquant de troubles 
sensitivomoteurs au niveau du membre inférieur gauche de topographie L4-L5 et 
dont l’importance exacte était malheureusement rendue difficilement appréciable 
par quelques facteurs de majoration des symptômes. Sur le plan thérapeutique, il 
paraissait fondamental de rediscuter la possibilité d’une intervention chirurgicale 
visant à décomprimer le canal rachidien et à fixer la vertèbre L4, afin d’éviter des 
troubles statiques à moyen et à long terme. La relation de causalité entre les 
troubles présentés et l’accident était qualifiée de « vraisemblable à certaine », dès 
lors qu’il était peu probable que la hernie discale préexistante ait joué un rôle 
significatif quant aux plaintes formulées par l’expertisée. En l’état, la capacité de 
travail était nulle dans toute activité. Dans l’ancienne activité de lingère, cette 
incapacité de travail était définitive, indépendamment de l’issue d’une éventuelle 
nouvelle intervention chirurgicale. En cas de succès de l’opération, il était en 
revanche vraisemblable que l’assurée retrouve une capacité de travail dans une 
activité légère. Sans nouvelle opération, une capacité de travail de 50% dans une 
activité très légère pouvait éventuellement être atteinte. Compte tenu de ces 
conclusions, tant l’incapacité de travail que les traitements étaient à la charge de 
l’assureur-accident. 

9. Entre mai et juin 2008 ainsi que durant le premier semestre 2009, l’assurée a été 
traitée au moyen d’infiltrations. Selon les divers rapports versés au dossier établis 
par le Dr E_________, radiologue, ainsi que par le Dr F_________, 
neurochirurgien aux HUG, les infiltrations avaient permis de réduire les douleurs. 

10. Le 25 janvier 2010, le Dr G_________, neurochirurgien, a examiné l’assurée en 
vue d’établir une nouvelle expertise. Dans un rapport adressé à GENERALI le 20 
avril 2010, il a relevé que l’existence d’une fracture comminutive de L4 méconnue 
et non traitée pendant presque une année, avait abouti à une consolidation partielle 
avec déformation cypho-scoliotique et rétrécissement important du canal vertébral 
en regard de la vertèbre L4. Pour les pathologies dépendant directement de 
l’accident, le statu quo ante ou le statu quo sine ne pouvait pas être atteint. Il n’y 
avait pas d’états préexistants ou des prédispositions constitutionnelles. La capacité 
de travail était nulle ; une nouvelle intervention chirurgicale pouvait conduire à une 
amélioration substantielle de celle-ci. Une opération était le seul traitement 
susceptible de lui donner une amélioration notable et durable. Le traitement non 
chirurgical (médication, physiothérapie) pouvait améliorer les symptômes, la 
symptomatologie douloureuse s’étant notamment améliorée grâce aux infiltrations. 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 4/9 - 

Pour l’expert, six visites annuelles chez le médecin, des séances de physiothérapie 
(3 x 9 séances par année) et la prescription de médicaments antalgiques et anti-
inflammatoires, à vie, constituaient des mesures suffisantes pour stabiliser la 
situation. Quant à l’atteinte à l’intégrité, elle était évaluée à 25%. Si une nouvelle 
opération devait avoir lieu, l’atteinte définitive devait être fixée environ une année 
plus tard. 

11. Par décision du 19 novembre 2010, GENERALI a reconnu à l’assurée le droit à une 
rente d’invalidité LAA entière, et ce à compter du 1er novembre 2010. Une 
indemnité pour atteinte à l’intégrité (25%) lui était également octroyée. S’agissant 
des prestations médicales, l’assureur a décidé de prendre en charge six contrôles par 
an auprès du médecin-traitant, deux contrôles annuels auprès d’un spécialiste ainsi 
que les éventuels examens spécialisés jugés nécessaires par celui-ci, des 
médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, selon prescription médicale, 
cinquante-deux séances de physiothérapie par année et des injections et infiltrations 
selon l’avis des médecins-traitants. Tout nouveau traitement médical devait faire 
l’objet d’une demande expresse préalable de prise en charge. 

12. L’assurée, représentée par l’Association pour la permanence de défense des patients 
et des assurés (APAS), a formé opposition à cette décision, par courrier du 3 
décembre 2010. Elle a sollicité de l’assureur-accidents la prise en charge de quatre 
examens médicaux par an auprès de spécialistes, soit deux examens 
supplémentaires, des imageries nécessaires au suivi de ses lésions, de cent-quatre 
séances de physiothérapie par année (soit cinquante-deux antalgiques et cinquante-
deux de renforcement musculaire), avec une marge supplémentaire pour les 
périodes de crise, et de cinquante-deux séances d’acupuncture. 

13. Par décision du 12 avril 2011, l’assureur a rejeté l’opposition. Après fixation de la 
rente d’invalidité, les prestations pour soins et remboursement de frais n’étaient pris 
en charge qu’à la condition que les mesures médicales puissent améliorer 
notablement l’état de santé de l’assuré ou empêcher que celui-ci ne subisse une 
notable détérioration. En l’espèce, il n’était pas établi que les traitements dont 
l’assurée demandait la prise en charge étaient nécessaires pour éviter une notable 
aggravation de son état de santé. Il s’agissait bien plutôt de traitements de conforts, 
que l’assureur-accidents n’avait pas à assumer.  

14. Par pli daté du 2 mai 2011, mis à la poste le même jour, l’assurée interjette recours 
contre la décision sur opposition du 12 avril 2011 devant la Chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice. S’appuyant sur l’avis exprimé par le Dr 
A_________ dans ses rapports du 29 novembre 2010 et du 15 avril 2011, elle 
conclut à ce que la Cour de céans condamne GENERALI à prendre en charge, au 
total, six contrôles annuels auprès du médecin-généraliste, quatre examens par an 
auprès de spécialistes, les imageries nécessaires au suivi de ses lésions, les 
médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, selon prescription médicale, cent-

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 5/9 - 

quatre séances de physiothérapie par an et cinquante-deux séances d’acupuncture, 
de même que les infiltrations et les injections prescrites par les médecins-traitants.  

15. Invitée à répondre, GENERALI conclut au rejet du recours et à la confirmation de 
la décision entreprise. Elle relève d’emblée que sur la base des constatations faites 
par le Dr G_________, seule une intervention chirurgicale est susceptible 
d’apporter une amélioration significative de l’état de santé de la recourante. Selon 
l’expert, un traitement non chirurgical ne peut en revanche qu’atténuer les 
symptômes. En l’espèce, l’intimée a accepté de prendre en charge cinquante-deux 
séances de physiothérapie par an, contre les vingt-sept préconisées par l’expert, 
ainsi que des infiltrations et des injections, en sus de deux contrôles annuels chez 
un spécialiste. En tant que le rapport du Dr A_________ du 15 avril 2011, produit 
par la recourante, mentionne, au sujet des séances de physiothérapie : « qu’en 
l’absence du traitement mentionné, les douleurs éprouvées par la patiente sont de 
forte intensité », l’assureur relève qu’il n’y a pas d’absence de traitement, dans la 
mesure où la décision entreprise octroie à l’assurée le remboursement de cinquante-
deux séances de physiothérapie par année. Enfin, le Dr A_________ admet lui-
même que les douleurs de la recourante ne sont améliorées que temporairement par 
les séances de physiothérapie et d’acupuncture. 

16. Dans sa réplique, la recourante fait valoir que c’est à tort que l’intimée prétend que 
les traitements qui ne soulagent que transitoirement n’entrent pas en ligne de 
compte dans le cadre de la LAA et relèvent de l’assurance-maladie. Ce n’est qu’en 
augmentant le rythme des séances que l’on peut obtenir des effets favorables sur les 
douleurs et la motricité. L’avis du Dr A_________ repose sur l’observation 
objective de la situation, la recourante n’étant pas opposée à ce que le médecin-
traitant soit entendu par la Cour. 

17. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique 
des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi 
fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA; RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

Interjeté dans le délai et la forme prescrits, le recours déposé le 2 mai 2011 à 
l’encontre de la décision sur opposition du 12 avril 2011 est recevable (art. 38 al. 3 
et 4 let. c, art. 60 et 61 let. b LPGA). 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 6/9 - 

2. a) Aux termes de l'art. 10 al. 1 LAA, l'assuré a droit au traitement médical 
approprié des lésions résultant de l'accident, à savoir:  

a. Au traitement ambulatoire dispensé par le médecin, le dentiste ou, sur leur 
prescription, par le personnel paramédical ainsi que, par la suite, par le 
chiropraticien;  
b. Aux médicaments et analyses ordonnés par le médecin ou le dentiste;  
c. Au traitement, à la nourriture et au logement en salle commune dans un hôpital 
d. Aux cures complémentaires et aux cures de bain prescrites par le médecin;  
e. Aux moyens et appareils servant à la guérison. Cependant, le droit au traitement 
médical cesse dès la naissance du droit à la rente (art. 19 al. 1, 2ème phrase, LAA).  

b) Lorsque la rente a été fixée, les prestations pour soins et remboursement de frais 
(art. 10 à 13 LAA) sont accordées à son bénéficiaire aux conditions énumérées à 
l'art. 21 al. 1 LAA, à savoir:  

a. Lorsqu'il souffre d'une maladie professionnelle; 
b. Lorsqu'il souffre d'une rechute ou de séquelles tardives et que des mesures 
médicales amélioreraient notablement sa capacité de gain ou empêcheraient une 
notable diminution de celle-ci; 
c. Lorsqu'il a besoin de manière durable d'un traitement et de soins pour conserver 
sa capacité résiduelle de gain; 
d. Lorsqu'il présente une incapacité de gain et que des mesures médicales 
amélioreraient notablement son état de santé ou empêcheraient que celui-ci ne 
subisse une notable détérioration. 

c) Ainsi, les conditions du droit à la prise en charge des frais de traitement médical 
diffèrent selon que l'assuré est ou n'est pas au bénéfice d'une rente (ATF 116 V 45 
consid. 3b). Dans l'éventualité visée à l'art. 10 al. 1 LAA, un traitement doit être 
pris en charge lorsqu'il est propre à entraîner une amélioration de l'état de santé ou à 
éviter une péjoration de cet état. Il n'est pas nécessaire qu'il soit de nature à rétablir 
ou à augmenter la capacité de gain (FRESARD, L'assurance-accidents obligatoire, 
in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], soziale Sicherheit, n° 61 p. 
29). 

En revanche, dans l'éventualité visée à l'art. 21 al. 1 LAA, un traitement ne peut être 
pris en charge qu'aux conditions énumérées à cette disposition. Ainsi que cela 
résulte de l'art. 21 al. 1 let. d LAA précité, lorsque la rente a été fixée, les 
prestations pour soins et remboursement de frais sont accordées à son bénéficiaire 
lorsqu'il présente une incapacité de gain et que des mesures médicales 
amélioreraient notablement son état de santé ou empêcheraient que celui-ci subisse 
une notable détérioration. On vise ici les assurés totalement invalides dont l'état de 
santé peut être amélioré ou tout au moins stabilisé grâce à des mesures médicales, 
même si cela reste sans influence sur leur capacité de gain (MAURER, 
Schweizerisches Unfallversicherungsrecht, p. 384).  

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 7/9 - 

d) En l'espèce, le cas de la recourante, laquelle a été reconnue totalement invalide, 
relève de l'art. 21 al. 1 let. d LAA. Le litige porte dès lors sur l'étendue des 
prestations dues à ce titre par l'assureur-accidents. 

3. a) La recourante sollicite en premier lieu la prise en charge par l’assureur-accidents 
de cent-quatre séances annuelles de physiothérapie et de cinquante-deux séances 
d’acupuncture. 

Le médecin généraliste traitant considère que seules deux séances de physiothérapie 
hebdomadaires, auxquelles s’ajoute une séance d’acupuncture, seraient susceptibles 
de soulager les douleurs de la patiente, laquelle pourrait ainsi diminuer la prise 
moyenne de médicaments antalgiques. Dans son rapport du 15 avril 2011, ce 
médecin relève qu’il ne s’agit pas de traitements de conforts, mais de traitements en 
mesure d’atténuer les douleurs éprouvées par sa patiente. 

Dans ses rapports, le Dr A_________ n’affirme pas que deux séances 
hebdomadaires de physiothérapie, plus une séance d’acupuncture, soient 
susceptibles d’améliorer notablement l’état de santé de sa patiente ou d’empêcher 
que celui-ci ne se dégrade notablement. C’est bien plutôt en raison de l’effet 
antalgique de ces mesures et de leur impact sur la prise de médicaments, que le 
médecin-traitant réclame une prise en charge aussi étendue. Or, le Dr A_________ 
omet de tenir compte du fait que GENERALI, en plus de rembourser cinquante-
deux séances de physiothérapie par an, a reconnu également la prise en charge 
d’infiltrations, sur prescription médicale, sans aucune limitation, étant rappelé qu’à 
teneur du dossier les séances d’infiltrations avaient produit, du point de vue 
antalgique, un effet remarqué. Par ailleurs, des médicaments antidouleurs sont aussi 
pris en charge, sans restrictions.  

Dans son expertise, le Dr G_________ a retenu que compte tenu du pronostic, de 
l’âge de l’assurée, de la sévérité du handicap et de l’échec de tous les traitements 
entrepris, une sanction chirurgicale était recommandée et en mesure d’améliorer 
l’état de santé de l’expertisée. Le traitement non chirurgical (médication et 
physiothérapie) pouvait atténuer les symptômes. En cas de non-intervention, 
l’expert a jugé que neuf fois trois séances de physiothérapie par année, combinées 
avec un traitement antalgique à vie, étaient suffisantes.  

En l’espèce, aucun élément au dossier ne permet de remettre en cause ces 
conclusions, étant rappelé que GENERALI a accepté de rembourser à peu près le 
double de séances de physiothérapie par année, soit cinquante-deux contre les 
vingt-sept préconisées par le Dr G_________. L’ensemble des mesures 
thérapeutiques prises en charge par GENERALI, soit les infiltrations, les séances de 
physiothérapie et les médicaments antalgiques, sont ainsi suffisantes pour garantir 
que l’état de l’assurée ne se dégrade notablement. La nécessité d’octroyer 
cinquante-deux séances de physiothérapie supplémentaires n’est par conséquent pas 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 8/9 - 

établie. Il en va de même des séances d’acupuncture, dont il n’est pas démontré, ni 
même allégué, qu’elles seraient susceptibles de s’inscrire dans les limites prévues 
par l’art. 21 al. 1 let. d LAA. Le Dr A_________ ne fournit aucun élément à cet 
égard et aucune autre pièce du dossier ne vient corroborer sa position. 

b) En ce qui concerne les deux contrôles annuels supplémentaires chez des 
spécialistes, l’argument du Dr A_________ selon lequel la recourante consulte tant 
un neurochirurgien qu’un rhumatologue au moins deux fois par an, et qu’il s’agirait 
donc du rythme souhaité par la patiente, n’est pas déterminant. En l’absence 
d’indication médicale contraire, il y a lieu de constater que la décision de 
GENERALI, qui sur ce point aussi va au-delà des conclusions de l’expert, est 
justifiée et respecte le cadre fixé par l’art. 21 al. 1 let. d LAA.  

c) Enfin, en tant que la recourante demande la prise en charge d’imageries 
médicales, force est de constater que celles-ci font partie des examens spécialisés 
ordonnés par les spécialistes que l’assureur-accident prend en charge, à teneur de la 
décision dont est recours.  

4. Si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des 
preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont 
convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante 
et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il 
est superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; 
KIESER, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; 
KÖLZ/HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 
2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e 
éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 
consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne 
viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 
consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. étant toujours 
valable (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité).  

En l’espèce, l’audition du médecin-traitant, que la recourante évoque dans sa 
réplique, n’est en l’espèce pas nécessaire, le dossier, qui contient de nombreux avis 
médicaux et deux expertises, ayant été suffisamment instruit. 

5. En tous points mal fondé, le recours est rejeté.  

 

 

 
 
 

 

A/1268/2011 

- 9/9 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La présidente 
 
 
 
 

Verena PEDRAZZINI RIZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le