# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 95a2fe7e-6934-517e-a1e4-c491a5a1a4fe
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-08-22
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 22.08.2023 502 2023 163
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2023-163_2023-08-22.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2023 163

Arrêt du 22 août 2023

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffier : Florian Mauron

Parties A.________, prévenu et recourant, 

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Restitution d’une audience (art. 94 CPP)

Recours du 7 juillet 2023 contre l'ordonnance du Juge de police de 
l'arrondissement de la Sarine du 4 juillet 2023

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attendu

que par ordonnance pénale du 14 septembre 2022 (DO/10'000 ss), le Ministère public a condamné 
A.________ pour contrainte à une peine pécuniaire de 40 jours-amende (le montant du jour-amende 
étant fixé à CHF 30.-), avec sursis pendant 2 ans, et à une amende de CHF 500.-, frais en sus ;

que le 23 septembre 2022, A.________, par l’intermédiaire de son mandataire, a formé opposition 
(DO/13000 ss), si bien que le dossier de la cause a été transmis au Juge de police de la Sarine (ci-
après : le Juge de police) ;

que par courrier du Juge de police du 3 mars 2023 (DO/13’031 s.), notifié au recourant le 8 mars 
2023 (DO/13’033), A.________ a été cité à comparaître personnellement à une audience fixée le 
2 juin 2023 ;

que le mandataire du recourant ainsi que B.________, partie plaignante, ont comparu à l’audience 
précitée. A.________ ne s’y est toutefois pas présenté, si bien que le Juge de police a pris acte, par 
ordonnance du même jour (DO/13'062 s.), que l’opposition formée le 23 septembre 2022 était 
réputée retirée et a constaté que cette dernière était entrée en force à la date de son prononcé ;

que par courriel du 27 juin 2023, A.________ a écrit au Juge de police qu’il y avait eu un malentendu 
avec son mandataire, ce qui explique son absence lors de l’audience du 2 juin 2023 (DO/13'067 s.) ;

que par courrier du 27 juin 2023 (DO/13'069), le Juge de police a imparti au recourant un délai afin 
de signer manuscritement son courriel, ce afin que celui-là puisse le traiter comme une requête de 
restitution de l’audience du 2 juin 2023. Le recourant s’est exécuté dans ce sens dans le délai 
imparti ;

que par ordonnance du 4 juillet 2023, le Juge de police a rejeté la requête de restitution d’audience 
formée par A.________ le 27 juin 2023 ;

que le 7 juillet 2023, A.________ a interjeté recours contre l’ordonnance susmentionnée ;

que par courrier du 17 juillet 2023, A.________ a notamment produit un échange de courriels qu’il 
a eu avec son mandataire et a fait le point sur la situation, donnant son point de vue sur les faits 
objets de l’ordonnance pénale du 14 septembre 2022 ;

que le 25 juillet 2023, le Ministère public a conclu au rejet du recours, dans la mesure de sa 
recevabilité. Le Juge de police a également conclu au rejet du recours, par courrier du 27 juillet 
2023 ;

que les parties peuvent attaquer les ordonnances, les décisions et les actes de procédure des 
tribunaux de première instance, sauf ceux de la direction de la procédure (art. 393 al. 1 let. b du 
Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 [CPP ; RS 312.0]) devant l'autorité de recours 
(art. 20 al. 1 let. b CPP), qui est, dans le canton de Fribourg, la Chambre pénale du Tribunal cantonal 
(ci-après : la Chambre pénale; art. 85 al. 1 de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ; RSF 130.1]) ;

que le recours a été adressé dans le délai de dix jours (cf. art. 396 al. 1 CPP) par une personne 
disposant de la qualité pour recourir (cf. art. 382 al. 1 CPP) ;

que la Chambre pénale dispose d'une pleine cognition en fait et en droit (art. 393 al. 2 CPP) et statue 
sans débats (art. 397 al. 1 CPP). Les novas sont recevables (ATF 141 IV 396 consid. 4.4) ;

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que le recours peut être globalement considéré comme suffisamment motivé au sens de l’art. 396 
al. 1 CPP, ce d’autant plus que le recourant n’est pas assisté d’un mandataire professionnel. En 
effet, il ressort de son recours qu’il conteste l’appréciation du Juge de police retenant qu’il n’était pas 
empêché sans sa faute de se rendre à l’audience du 2 juin 2023 ;

que la Chambre pénale relève d’emblée qu’elle n’est compétente que pour dire si c’est à bon droit 
que le Juge de police a rejeté la requête de restitution d’audience du recourant. Il ne lui incombe 
cependant pas de se prononcer sur le fond du litige, à savoir sur la question de savoir s’il y a eu 
contrainte ou non. Ainsi, le paragraphe du recourant commençant par « Par rapport à l’accusation 
de contrainte, […] » est irrecevable. Il en va de même du courrier du 17 juillet 2023 du recourant en 
tant que celui-ci y apporte son propre point de vue sur les faits objets de l’ordonnance pénale le 
condamnant ;

que, s’agissant de l’affirmation du recourant, selon laquelle il n’a « jamais demandé la restitution 
d’une séance », on relèvera que la restitution de l’audience du 2 juin 2023 est la seule possibilité 
pour le recourant de maintenir son opposition à l’ordonnance pénale et ainsi d’espérer pouvoir faire 
annuler cette dernière. En effet, selon l’art. 356 al. 4 CPP, si l’opposant fait défaut aux débats sans 
être excusé et sans se faire représenter, son opposition est réputée retirée. Que le Juge de police 
interprète le courriel du recourant du 27 juin 2023 comme étant une requête de restitution de 
l’audience du 2 juin 2023 était dès lors dans son intérêt bien compris ;

que le recourant allègue qu’il est invalide à 100% et que pour cette raison, il n’a pas pu se rendre à 
l’audience du 2 juin 2023. Il soutient que son avocat était présent à l’audience et qu’il lui avait fait 
part qu’il ne le serait pas ;

que selon l'art. 94 CPP, une partie peut demander la restitution du délai si elle a été empêchée de 
l'observer et qu'elle est de ce fait exposée à un préjudice important et irréparable (al. 1); elle doit 
toutefois rendre vraisemblable que le défaut n'est imputable à aucune faute de sa part; la demande 
de restitution, dûment motivée, doit être adressée par écrit dans les 30 jours à compter de celui où 
l'empêchement a cessé, à l'autorité auprès de laquelle l'acte de procédure aurait dû être accompli 
(al. 2). Selon la jurisprudence et la doctrine, une restitution au sens de l'art. 94 CPP ne peut intervenir 
que lorsqu'un événement, par exemple une maladie ou un accident, met la partie objectivement ou 
subjectivement dans l'impossibilité d'agir par elle-même ou de charger une tierce personne d'agir en 
son nom dans le délai (arrêt TF 6B_365/2016 du 29 juillet 2016 consid. 2.1; cf. ég. arrêt TF 
6B_110/2016 du 27 juillet 2016 consid. 2.2 non publié in ATF 142 IV 286). Il s'agit non seulement 
de l'impossibilité objective, comme la force majeure, mais aussi de l'impossibilité subjective due à 
des circonstances personnelles ou à l'erreur (CR CPP-STOLL, 2e éd. 2019, art. 94 n. 10). 
L’impossibilité subjective doit s’apprécier selon les critères objectifs, c’est-à-dire en fonction de ce 
qui peut raisonnablement être exigé d’un plaideur ou d’un mandataire diligent. En toutes hypothèses, 
il doit exister un lien de causalité entre le motif invoqué et l’empêchement (FRÉSARD, Commentaire 
de la LTF, 2022, art. 50 n. 10). S'agissant d'une audience, l'empêchement ne doit pas concerner 
uniquement la comparution, mais également la possibilité de solliciter le renvoi des débats, compte 
tenu des obligations de la personne citée à comparaître, telles que formulées à l'art. 205 CPP et 
telles que rappelées dans les citations (arrêts TC FR 502 2015 121 du 6 juillet 2015 consid. 2a et 
502 2018 118 du 26 juin 2018 consid. 2.2.1) ;

que la Chambre pénale relève que l’empêchement avancé par le recourant à l’appui de son absence 
à l’audience du 2 juin 2023 – à savoir qu’il est invalide à 100% –, n’a jamais été invoqué par celui-ci 
en première instance, notamment dans son courriel du 27 juin 2023 – signé dans un second temps. 

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En outre, le recourant ne démontre en rien que cette invalidité l’ait empêché de comparaître à l’au-
dience, se contentant de verser au dossier une copie de sa carte décernée par l’assurance-invalidité. 
On notera que le recourant s’est présenté devant la Police pour son audition, alors même qu’il était 
déjà rentier AI (cf. DO/2010) et qu’il a clairement écrit à son mandataire, en date du 30 mai 2023 
(soit trois jours avant l’audience en question) qu’il avait l’intention de se rendre à l’audience du Juge 
de police – « Comme convenu, nous nous verrons ce vendredi 2 juin 2023 à 8h30. » (cf. pièce 
produite par le recourant le 17 juillet 2023) ;

que cela étant, on relèvera que, dans tous les cas, le recourant avait la possibilité de solliciter le 
renvoi des débats, ce qu’il n’a pourtant pas fait. Il a en effet notamment rédigé plusieurs courriels à 
l’attention de son mandataire les 30 et 31 mai 2023 (cf. pièces produites par le recourant le 17 juillet 
2023), un courriel au Juge de police le 27 juin 2023 – qu’il a signé par après – et a rédigé le présent 
recours datant du 7 juillet 2023 ; 

qu’en tant que le recourant écrit que son avocat était présent à l’audience, et donc qu’il semble 
soutenir que celui-là l’a valablement représenté lors de celle-ci, on relèvera que cette question n’est 
pas objet de la présente procédure. Pour qu’il puisse soulever ce grief, le recourant aurait en effet 
dû recourir à l’encontre de l’ordonnance du 2 juin 2023, par laquelle le Juge de police a pris acte 
que l’opposition du recourant était réputée retirée et a constaté que l’ordonnance pénale le condam-
nant était entrée en force à la date de son prononcé ;

que c’est ainsi à bon droit que le Juge de police a retenu que les conditions de la restitution selon 
l’art. 94 CPP n’étaient pas remplies ;

que le recours doit partant être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, et l’ordonnance attaquée 
confirmée ;

qu’en application de l'art. 428 al. 1 CPP et vu le sort du recours, les frais y relatifs (cf. art. 424 CPP, 
33 ss et 43 RJ) doivent être mis à la charge du recourant. Ils sont fixés à CHF 250.- (émoluments : 
CHF 200.-; débours : CHF 50.-) ;

(dispositif en page suivante) 

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la Chambre arrête :

I. Le recours est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.

Partant, l’ordonnance du Juge de police de l’arrondissement de la Sarine du 4 juillet 2023 est 
confirmée.

II. Les frais de la procédure de recours, fixés à CHF 250.- (émoluments : CHF 200.-; débours : 
CHF 50.-), sont mis à la charge de A.________.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte 
de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 22 août 2023/fma

Le Président Le Greffier