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**Case Identifier:** 39d77da7-d3ac-5c99-8cd9-d5991f38a0a3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-09-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.09.2019 A/1051/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1051-2019_2019-09-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Eleanor McGREGOR, Présidente; Maria COSTAL et Andres PEREZ, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1051/2019 ATAS/787/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 septembre 2019 

9ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENÈVE 

 

 

recourant 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis Service juridique, rue 
des Gares 16, GENÈVE 

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré), né le ______ 1984, s’est inscrit à l’office 
régional de placement (ci-après : ORP) le 3 septembre 2018. 

2. Le 17 octobre 2018, l’OCE a notifié à l’assuré trois assignations pour des postes 
d’assistant en brevets auprès de B______ SA, de collaborateur en fonds de 
placement auprès de la Banque C______ SA et de gestionnaire absences auprès de 
D______ SA. Il lui était demandé de postuler d’ici au vendredi 19 octobre 2018 
selon la forme de candidature stipulée dans le descriptif d’envoi. 

3. Par courriel du 17 octobre 2018, l’assuré a informé l’OCE qu’il ne postulerait pas 
au poste de gestionnaire absences. 

4. Par courriel du 18 octobre 2018, l’assuré a informé l’OCE qu’il n’était pas en 
mesure de préparer ses dossiers de candidature avant le vendredi 19 octobre au soir, 
de sorte qu’il les enverrait le dimanche 21 octobre 2018. 

5. Le 19 octobre 2018, l’OCE a informé l’assuré avoir annulé le poste de gestionnaire 
absences. 

6. Par réponse du même jour adressée à l’OCE, l’assuré a confirmé qu’il n’était pas en 
mesure d’envoyer ses dossiers de candidature avant le dimanche 21 octobre 2018 
au soir. 

7. Selon le formulaire de preuves de recherches personnelles d’emploi, l’assuré a 
transmis ses dossiers de candidature auprès de B______ SA et la Banque C______ 
SA le 21 octobre 2018. 

8. Par décision du 12 novembre 2018, l’OCE a prononcé une suspension du droit à 
l’indemnité de sept jours dès le 20 octobre 2018, au motif qu’il avait transmis ses 
dossiers de candidature aux employeurs respectifs le 21 octobre 2018, soit hors du 
délai fixé au 19 octobre 2018. 

9. Le 22 novembre 2018, l’assuré a fait opposition à la décision précitée en relevant 
qu’il travaillait encore à plein temps, de sorte qu’il n’avait pas eu le temps de 
préparer ses dossiers de candidature dans le délai imparti par l’OCE. Il avait par 
ailleurs immédiatement informé sa conseillère de son retard. 

10. Par décision sur opposition du 15 février 2019, l’OCE a rejeté l’opposition formée 
par l’assuré, retenant qu’il était attendu de sa part qu’il fasse acte de candidature 
dans le délai fixé et ce indépendamment du fait qu’il déployait une activité salariée 
à plein temps en parallèle. 

11. Le 14 mars 2019, l’assuré a recouru auprès de la chambre des assurances sociales 
de la Cour de justice à l’encontre de la décision sur opposition du 15 février 2019 
en faisant valoir qu’il n’était pas familier avec les démarches de 
l’assurance-chômage et qu’il avait immédiatement informé l’OCE de ce qu’il 
n’était pas en mesure de respecter le délai fixé. Il avait de surcroît toujours pris très 

 
 
 

 

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au sérieux sa recherche d’emploi. Il considérait ainsi que la sanction prononcée 
était disproportionnée et qu’un simple avertissement aurait été suffisant.  

12. Le 11 avril 2019, l’OCE a conclu au rejet du recours. 

13. Dans ses observations du 1er mai 2019, l’assuré a persisté dans ses conclusions. 

14. La chambre de céans a transmis cette écriture à l’OCE. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 
25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI ; RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 LPGA). 

3. L'objet du litige porte sur la suspension de sept jours du droit à l'indemnité du 
recourant. 

4. Selon l’art. 17 al. 1 LACI, l’assuré qui fait valoir des prestations d’assurance doit, 
avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre tout ce qu’on peut 
raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou l’abréger. Il lui incombe, 
en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors de la profession qu’il 
exerçait précédemment. Il doit pouvoir apporter la preuve des efforts qu'il a fournis. 
Son obligation de rechercher un emploi prend naissance déjà avant la survenance 
effective du chômage, dès que le moment de son inscription à l'assurance est 
prévisible et relativement proche, en tout état durant le délai de congé dès la 
signification de ce dernier, et ses efforts en vue de trouver un emploi doivent 
s'intensifier à mesure que le chômage devient imminent (art. 20 al. 1 let. d de 
l'ordonnance sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas 
d’insolvabilité du 31 août 1983 [ordonnance sur l’assurance-chômage, OACI – 
RS 837.02] ; arrêt du Tribunal fédéral 8C_800/2008 du 8 avril 2009 consid. 2.1). 
En règle générale, l’assuré doit accepter immédiatement tout travail en vue de 
diminuer le dommage (art. 16 al. 1 LACI). 

5. a. L’art. 30 al. 1 LACI dispose que le droit de l’assuré à l’indemnité est suspendu 
notamment lorsqu’il est établi que celui-ci ne fait pas tout ce qu’on peut 
raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail convenable (let. c), n’observe 
pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l’autorité 
compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une 
mesure de marché du travail ou l’interrompt sans motif valable, ou encore 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20837.02
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/8C_800/2008

 
 
 

 

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compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la 
réalisation de son but (let. d).  

La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art. 30 
al. 3 LACI). L’OACI prévoit trois catégories de fautes (légères, moyennes et 
graves) et, pour chacune de ces catégories, une durée minimale et maximale de 
suspension, qui est de 1 à 15 jours en cas de faute légère, de 16 à 30 jours en cas de 
faute moyenne, et 31 à 60 jours en cas de faute grave (art. 45 al. 3 OACI). La 
présence d'antécédents permet de retenir la faute grave, même pour des 
manquements qui, pris isolément, relèveraient de la faute moyenne ou de la faute 
légère (Boris RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 2014, 
ch. 114 et 120 ad art. 30). Par ailleurs, des antécédents remontant à moins de 
deux ans justifient une prolongation de la durée de suspension (art. 45 al. 5 OACI).  

b. En tant qu'autorité de surveillance, le Secrétariat d’État à l’économie (ci-après : 
SECO) a adopté un barème indicatif à l'intention de l'autorité cantonale et des ORP 
(Bulletin LACI/IC n° D79). Un tel barème constitue un instrument précieux pour 
les organes d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue à une 
application plus égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne 
dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de 
l'assuré compte tenu de toutes les circonstances – tant objectives que subjectives – 
du cas d'espèce et de fixer la sanction en fonction de la faute, notamment des 
circonstances personnelles, en particulier celles qui ont trait au comportement de 
l’intéressé au regard de ses devoirs généraux d’assuré qui fait valoir son droit à des 
prestations (arrêts du Tribunal fédéral 8C_425/2014 du 12 août 2014 consid. 5.1 ; 
8C 763/2017 du 30 octobre 2018). Il résulte du barème précité que lorsque l’assuré 
n’observe pas les instructions de l’OCE, l’autorité doit infliger une sanction de trois 
à dix jours lors du premier manquement et de dix jours au minimum lors du 
second manquement, un renvoi pour décision à l’autorité cantonale étant prévu en 
cas de troisième manquement (Bulletin LACI/IC n° D79 ch. 3B). 

c. Lorsqu'il y a concours de motifs de suspension différents ou du même type, il y a 
lieu de prononcer une suspension du droit à l'indemnité pour chaque état de fait. La 
suspension vise un but dissuasif et doit par conséquent inciter l'assuré à modifier 
son comportement pour éviter de nouvelles sanctions. Plusieurs suspensions 
devront, par exemple, être prononcées lorsque l'assuré a gâché de façon répétée, 
même à plusieurs semaines d'intervalle, ses chances d'engagement par un 
employeur potentiel. Une unique décision de suspension ne sera prononcée 
qu'exceptionnellement, lorsque l'assuré réalise plusieurs fois les motifs de 
suspension, et que ses manquements particuliers peuvent être considérés sous 
l'angle d'une unité d'action dans les faits et dans le temps (Bulletin LACI/IC 
n° D10). 

6. La quotité de la suspension du droit à l'indemnité de chômage dans un cas concret 
constitue une question relevant du pouvoir d'appréciation (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_194/2013 du 26 septembre 2013 consid. 5.2). Le pouvoir d’examen de la 

 
 
 

 

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chambre de céans n’est pas limité à la violation du droit mais s’étend également à 
l’opportunité de la décision administrative (« Angemessenheitskontrolle »). En ce 
qui concerne l’opportunité de la décision en cause, l’examen du tribunal porte sur le 
point de savoir si une autre solution que celle que l’autorité, dans un cas concret, a 
adoptée dans le cadre de son pouvoir d’appréciation et en respectant les principes 
généraux du droit, n’aurait pas été plus judicieuse quant à son résultat. Le juge des 
assurances sociales ne peut toutefois, sans motif pertinent, substituer sa propre 
appréciation à celle de l’administration ; il doit s’appuyer sur des circonstances de 
nature à faire apparaître sa propre appréciation comme la mieux appropriée 
(ATF 137 V 71 consid. 5.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 8C_758/2017 du 
19 octobre 2018 consid. 4.3 ; Boris RUBIN, op. cit., n. 110 ad art. 30). 

7. Une sommation préalable n'est en principe pas obligatoire en cas de suspension du 
droit à l'indemnité. En cas de manquement, une sanction doit être prononcée. Le 
seul cas de figure où le principe de l'avertissement préalable doit être observé est 
celui de l'absence isolée à un entretien de l'ORP, lorsqu'il s'agit de l'unique 
manquement et que le chômeur prend par ailleurs ses obligations au sérieux. Dans 
tous les autres cas, il n'y a pas de place pour un avertissement, même si le 
comportement de l'assuré est par ailleurs irréprochable (Boris RUBIN, op. cit. n. 17 
ad art. 30).  

8. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 
dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 
irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 
un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 
considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 
allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 
paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b ; 125 V 195 consid. 2 et 
les références ; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en 
droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge 
devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

9. En l’espèce, le recourant n’a pas transmis ses dossiers de candidature à B______ 
SA et à la Banque C______ Cie SA dans les délais impartis à cet effet dans les 
courriers d’assignation, mais seulement deux jours plus tard, soit le 21 octobre 
2018. 

Ce faisant, le recourant n’a pas respecté les instructions de l’intimé. Contrairement 
à ce que soutient le recourant, l’intimé n’a pas violé le principe de proportionnalité 
en prononçant une suspension en lieu et place d’un avertissement. En effet, dans la 
mesure où il ne s’agissait pas d’une absence isolée à un entretien à l’ORP, il n'y 
avait pas de place pour un avertissement. Le fait que les assignations ont été 
communiquées au recourant alors que l’intéressé ne remplissait pas encore toutes 
les conditions relatives à l’ouverture d’un délai-cadre d’indemnisation ne joue pas 
non plus de rôle. Comme l’a relevé l’intimé, le dies a quo de la suspension a été 
fixé au moment où toutes les conditions du droit à l'indemnité de chômage étaient 

 
 
 

 

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remplies, étant précisé que l’obligation de rechercher un emploi prend naissance 
déjà avant la survenance effective du chômage (cf. ATAS/1035/2014 du 
30 septembre 2014 consid. 6).  

Le principe d’une suspension du droit à l’indemnité ne peut ainsi qu'être confirmé. 
Le non-respect du délai pour donner suite aux deux assignations considérées a 
procédé en l’espèce d’une seule et même volonté, si bien qu’il était justifié de ne 
prononcer qu’une sanction unique pour les deux manquements considérés, formant 
une unité d’action dans les faits et dans le temps, en appréciant la faute du recourant 
dans son ensemble. Compte tenu d’un double manquement concomitant procédant 
d’une même et unique perception de la situation, l’intimé était fondé à prononcer 
une suspension pour une durée supérieure au minimum prévu par ce barème. 
Néanmoins, compte tenu des circonstances, soit le léger retard de deux jours 
tombant sur le week-end, l’avertissement préalable du retard dans le délai imparti 
selon les courriers d’assignation et l’absence de suspension antérieure, la chambre 
de céans est d’avis qu’il se justifie de réduire la durée de la sanction à cinq jours. 
En ce sens, le recours est partiellement admis.  

Le recourant n'étant pas représenté, il n'a pas droit à des dépens (art. 61 
let. g LPGA). Pour le surplus, la procédure est gratuite. 

* * * * * * 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Réforme la décision attaquée en ce sens que la durée de la suspension du droit à 
l’indemnité du recourant est réduite à cinq jours. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie NIERMARÉCHAL 

 La présidente 
 
 
 
 

Eleanor McGREGOR 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le