# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b1f8bfb2-3520-59d1-8d35-b7f30a105bca
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-07-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.07.2010 A/1725/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1725-2010_2010-07-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Eugen MAGYARI , 

Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1725/2010 ATAS/756/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 8 juillet 2010 

En la cause 

Monsieur K___________, domicilié à GENÈVE 

Madame K___________, domiciliée à GENÈVE 

demandeurs 

contre 

STIFTUNG AUFFANGEINRICHTUNG BVG, Erlenring 2, 6343 
ROTHKREUZ 

FONDATION DE PRÉVOYANCE EN FAVEUR DES 
MEMBRES DE LA PROFESSION MÉDICALE ET DE LEUR 
PERSONNEL, 16 rue De-Candolle, c/o Oher & Associés SA, 1205 
GENEVE 

 

défenderesses 

 

 

   
 A/1725/2010 

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EN FAIT 

1. Par jugement du 21 janvier 2010, la 14ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame K___________, née L___________ en 
1975, et Monsieur K___________, né en 1965, lesquels s'étaient mariés en date du 
9 septembre 1997.  

2. Au chiffre 10 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a 
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
le seul demandeur durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 4 mars 2010, a été transmis d'office au 
Tribunal de céans le 14 mai 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé au demandeur de lui indiquer le(s) nom(s) de 
son(ses) institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui 
communiquer les montants des avoirs LPP acquis par l'intéressé durant le mariage, 
soit entre le  9 septembre 1997 et le 4 mars 2010. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu, à l'examen du rassemblement de ses 
comptes individuels AVS :  

- qu'au moment du mariage, il était indépendant et ne cotisait donc pas au 2ème 
pilier;  

- que durant toute la durée du mariage, il n'a été que brièvement salarié par la 
société X___________ SÀRL et alors affilié à la PENSIONSKASSEPRO (c/o 
Direct Assurances SA);  

- que cette dernière a ensuite transféré son avoir à la STIFTUNG 
AUFFANGEINRICHTUNG BVG à Rotkreuz (cf. décompte du 2 octobre 
2009);  que son avoir auprès de cette dernière s'élevait, au moment de l'entrée 
en force du divorce, à 6'695 fr. 60 (cf. courrier de la fondation du 11 juin 
2010). 

6. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

7. Par courrier du 1er juillet 2010, la demanderesse a émis des doutes quand à la réalité 
de la somme annoncée. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

 

 

   
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1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des seuls 
avoirs du demandeur. Les dates pertinentes sont, d’une part, le 9 septembre 1997, 
date du mariage, d’autre part le 4 mars 2010, date à laquelle le jugement de divorce 
est devenu exécutoire. 

4. Les arguments avancés par la demanderesse dans son courrier du 1er juillet 2010 
pour mettre en doute la réalité du montant mis à jour par l'instruction concernant 
son ex-mari apparaissent manifestement dénués de tout fondement. Il suffira à cet 
égard de rappeler que l'avoir du 3ème pilier n'a pas à être partagé dans le cadre du 
divorce (cf. également consid. Ec du jugement de divorce), que le Tribunal de céans 
s'est basé sur le rassemblement des comptes individuels AVS du demandeur, qu'il 
n'y a ainsi aucun doute que tous les avoirs de prévoyance existant et devant être pris 
en compte pour le partage ont été retrouvés, qu'il n'y a pas de raison de mettre en 
doute les informations données par les institutions de prévoyance interrogées et 
enfin, qu'il n'appartient pas au Tribunal de céans, dans le cadre d'un partage, de 

 

 

   
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commencer à vérifier si les cotisations ont été correctement prélevées, d'autant que 
rien n'indique que tel pourrait ne pas être le cas. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 6'695 fr. 60, les intérêts ayant déjà été calculés par l'institution 
de prévoyance défenderesse. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant 
de 3'347 fr. 80 (6'695.60 : 2). 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la STIFTUNG AUFFANGEINRICHTUNG (BVG) sise à Rotkreuz à 
transférer, du compte de Monsieur K___________, la somme de 3'347 fr. 80, ainsi 
que des intérêts compensatoires au sens des considérants dès le 5 mars 2010 et 
jusqu'au moment du transfert, à la FONDATION DE PRÉVOYANCE EN 
FAVEUR DES MEMBRES DE LA PROFESSION MÉDICALE ET DE LEUR 
PERSONNEL, en faveur de Madame K___________, née L___________. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le