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**Case Identifier:** c8a41b0b-bda2-591c-8bd1-fb26214e4dc4
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-09-18
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 18.09.2018 C/18305/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-18305-2015_2018-09-18.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 18.10.2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18305/2015 ACJC/1252/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 18 SEPTEMBRE 2018 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'un jugement rendu par la 8ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 7 février 2018, comparant 

par Me Jean-Franklin Woodtli, avocat, rue Prévost-Martin 5, case postale 60,  

 1211 Genève 4, en l'étude duquel il fait élection de domicile, 

et 

B______ [SA], sise ______, intimée, comparant par Me Bruno Mégevand, avocat, 
avenue de la Roseraie 76A, 1205 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de 

domicile. 

 

 

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C/18305/2015 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/2241/2018 rendu le 7 février 2018, le Tribunal de première 
instance, statuant en procédure ordinaire, a dit que B______ [SA] pouvait 

reprendre le procès à la place de C______ SA (ch. 1 du dispositif), déclaré 

irrecevable l'opposition pour non-retour à meilleure fortune formée par A______ 

(ch. 2), dit que A______ était revenu à meilleure fortune à hauteur de 1’248 fr. par 
mois, sous réserve des revenus qu'il pourrait retirer du bien immobilier dont il est 

copropriétaire depuis 2002 avec son épouse D______, à hauteur de 50% chacun, 

situé à E______ (VS) (ch. 3), statué sur les frais et dépens (ch. 4 et 5) et débouté 

les parties de toutes autres conclusions (ch. 6). 

 Ce jugement, communiqué aux parties par pli du 9 février 2018, a fait l'objet d'une 

rectification au sens de l'art. 334 CPC et été communiqué à nouveau pour 

notification le 8 mars 2018. A______ l'a reçu le lendemain 9 mars 2018. 

B. a. Par acte expédié à la Cour le 13 mars 2018, A______ appelle de ce jugement, 
dont il sollicite l'annulation. Il demande à la Cour de constater qu'il n'est pas 

revenu à meilleure fortune, sous suite de frais et dépens. 

 b. Dans sa réponse, B______ [SA] conclut au déboutement de A______ et à la 
confirmation du jugement querellé, sous suite de frais et dépens. 

 c. Les parties n'ayant pas fait usage de leur droit de réplique, elles ont été 
informées par courrier du 18 juin 2018 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. a. La faillite de A______ a été prononcée par jugement du Tribunal de première 
instance du 21 octobre 1992. 

Au terme de la liquidation de sa faillite, l'Office des faillites  a délivré le 

15 janvier 2001 à C______ SA sept actes de défaut de biens pour un montant total 

de 5'606'939 fr. 22. 

b. Le 18 avril 2015, C______ SA a fait notifier un commandement de payer, 
poursuite n° 1______, portant sur 5'606'939 fr. 22 et fondé sur les sept actes de 

défaut de biens après faillite du 15 janvier 2001, à A______, qui y a formé 

opposition en excipant de non-retour à meilleure fortune. 

Par jugement rendu par voie de procédure sommaire le 13 août 2015, le Tribunal 

de première instance a déclaré cette opposition irrecevable et dit que A______ 

était revenu à meilleure fortune à concurrence de 340 fr. par mois, sous réserve 

des revenus qu'il retirait de son activité au sein de F______ Sàrl. 

c. La créance de C______ SA à l'égard de A______ a été cédée à B______ [SA] 
en juin 2015. 

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C/18305/2015 

d. Le 2 septembre 2015, A______ a saisi le Tribunal de première instance d'une 
action en constatation du non-retour à meilleure fortune. 

Dans sa réponse, C______ SA a demandé au Tribunal de constater que C______ 

SA avait valablement cédé à B______ [SA] l’intégralité des créances qu’elle 
détenait à l’encontre de A______ résultant des sept actes de défaut de biens après 
faillite 929803, datés des 15 janvier 2001, pour les montants respectifs de  

477'933 fr. 25, 524'812 fr. 25, 591'866 fr. 82, 608'952 fr. 80,635'847 fr. 25, 

1'258'164 fr. 30 et 1'509'362 fr. 55, de constater que B______ [SA] était autorisée 

à reprendre la place de C______ SA dans le cadre de la présente procédure, de 

débouter A______ de toutes ses conclusions, de constater que celui-ci était revenu 

à meilleure fortune à concurrence d'au minimum 340 fr., sous suite de frais et 

dépens. 

D. S'agissant de la situation personnelle et financière de A______, les éléments 
suivants ressortent de la procédure : 

 a. A______ vit avec son épouse, D______, dans un appartement de 151 m2, 
composé de six pièces, sis ______ à ______ [GE]. 

 Il est père de deux enfants d’un précédent mariage, aujourd’hui majeurs et 
financièrement indépendants. 

b. A______ est employé de la société G______ SA, dont il a été, aux côtés de son 
fils H______, directeur avec signature individuelle jusqu'en mai 2018. 

Son certificat de salaire pour l'année 2014 et les décomptes de salaire relatifs aux 

mois de février à mai 2015 font état d'un salaire mensuel brut de 6'400 fr. par 

mois, correspondant, une fois les charges sociales déduites, à un montant net de 

5'345 fr. 85. 

Les extraits du compte bancaire de A______ auprès de I______ relatifs aux 

années 2011 à 2015 font ressortir que G______ SA lui verse mensuellement un 

montant de 7'200 fr. 

Lors de son audition par le Tribunal, J______, administrateur de G______ SA, 

entendu en qualité de témoin, a déclaré que la somme de 7'200 fr. correspondait 

au salaire de A______ et au remboursement forfaitaire de ses frais. 

A______ a, lors de son audition par le Tribunal le 18 septembre 2017, exposé qu'il 

percevait un salaire de 6'400 fr. brut par mois, auquel s'ajoutait une indemnité de 

800 fr. par mois à titre de remboursement forfaitaire de ses frais. 

c. D______ travaille également pour G______ SA. Elle a, à ce titre, perçu en 2014 
un salaire annuel brut de 25'200 fr., ainsi qu'un bonus de 26'640 fr., correspondant 

à un revenu net annuel de 45'432 fr., soit 3'786 fr. par mois. 

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C/18305/2015 

d. Le Tribunal a retenu que A______ et son épouse étaient copropriétaires d’un 
bien immobilier situé à E______ [VS]. 

Dans leur déclaration fiscale pour l'année 2014, les A______/D______ ont déclaré 

ce bien comme immeuble qu'ils occupaient, dont la valeur était de 350'000 fr. et 

dont la valeur locative brute était de 3'000 fr. pour chacun d'entre eux. 

Il résulte de l'extrait du Registre foncier produit à la procédure que ce bien 

immobilier est la propriété des deux enfants de A______ depuis 2002 et qu'il est 

grevé d'un usufruit dont le bénéficiaire n'est pas mentionné. 

A______ a déclaré, lors de son audition par le Tribunal le 18 septembre 2017, que 

cet appartement appartenait à feu sa mère, qui l'avait légué à ses enfants en 

souhaitant que lui-même en ait l'usufruit. 

e. Selon la déclaration fiscale pour l'année 2014, la fortune mobilière de D______ 
était de 181'250 fr., dont les revenus se montaient à 3'505 fr., soit  290 fr. par 

mois. 

f. Le Tribunal a retenu, sans être critiqué par les parties, qu'il n'était pas établi que 
A______ percevait un revenu ou un autre avantage dans le cadre des fonctions de 

directeur qu'il exerçait au sein des sociétés F______ Sàrl et K______ Sàrl. 

g. Les dépenses du ménage formé par A______ et son épouse, retenues par le 
Tribunal sans être remises en cause par les parties en appel, s'élèvent à  9'238 fr. et 

se composent du montant de base pour un couple marié selon les normes 

d'insaisissabilité, majoré de 75% pour tenir compte du train de vie conforme à leur 

situation (2'975 fr.), du loyer et des frais accessoires (3'833 fr.), des primes 

d'assurance-maladie (1'445 fr. 80), des frais usuels de radio, télévision et 

téléphone (154 fr. 45), des frais liés à l'usage des véhicules du débiteur opposant 

et de son épouse (231 fr. 75), ainsi que de la charge fiscale (598 fr.). 

E. Dans le jugement querellé, le Tribunal a retenu que les revenus de A______ 
s'élevaient à 7'345 fr., comprenant le salaire qu'il réalisait auprès de G______ SA 

à hauteur de 7'200 fr. net par mois et la moitié des gains de la fortune mobilière du 

couple, soit 145 fr. par mois. Tenant compte des revenus de l'épouse, composés de 

son salaire de 3'786 fr. et des revenus de la fortune mobilière de 145 fr., et des 

dépenses courantes du couple à raison de 9'238 fr. par mois, il a considéré que le 

débiteur opposant participait aux charges du couple à hauteur de 6'097 fr. et qu'il 

était en conséquence revenu à meilleure fortune à concurrence de 1'248 fr. par 

mois. 

 

 

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C/18305/2015 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est dirigé contre une décision finale de première instance rendue dans 
le cadre d'un litige portant sur une valeur de plus de 10'000 fr. au dernier état des 

conclusions de première instance (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC; 

ACJC/748/2018 du 12 juin 2018 consid. 1.1). Dans les litiges concernant le retour 

à meilleure fortune d'un débiteur, la valeur litigieuse correspond au montant de la 

créance en poursuite (arrêt du Tribunal fédéral 5A_21/2010 du 19 avril 2010 

consid. 1.2). 

 Déposé dans le délai de 30 jours à compter de la notification de la décision 

motivée et dans la forme prescrite (art. 311 al. 1 CPC), l'appel est recevable. 

 1.2 L'instance d'appel revoit la cause en fait et en droit avec un plein pouvoir 
d'examen (art. 310 CPC). 

 Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1 et 58 al. 1 

CPC). 

2. L'appelant reproche au Tribunal d'avoir retenu qu'il était revenu à meilleure 
fortune, et d'avoir en particulier déterminé ses revenus en tenant compte de 

l'indemnité perçue de son employeur en remboursement de ses frais, des revenus 

tirés de la fortune mobilière de son épouse ainsi que d'un bien immobilier dont il 

expose n'être qu'usufruitier. 

 2.1.1 Le créancier qui se fonde sur un acte de défaut de biens ne peut requérir une 
nouvelle poursuite que si le débiteur revient à meilleure fortune (art. 265 al. 2 LP). 

 Si le débiteur fait opposition en contestant son retour à meilleure fortune, l'office 

soumet l'opposition au juge du for de la poursuite (art. 265a al. 1 LP). 

 Le juge déclare l'opposition recevable si le débiteur expose l'état de ses revenus et 

de sa fortune et s'il rend vraisemblable qu'il n'est pas revenu à meilleure fortune 

(art. 265a al. 2 LP). Si le juge déclare l'opposition irrecevable, il détermine dans 

quelle mesure le débiteur est revenu à meilleure fortune (art. 265a al. 3 LP). 

Le débiteur et le créancier peuvent intenter une action en constatation du non-

retour ou du retour à meilleure fortune devant le juge du for de la poursuite dans 

les 20 jours à compter de la notification de la décision sur opposition (art. 265a 

al. 4 LP). 

 L'art. 265 al. 2 LP vise à permettre au débiteur de se relever de sa faillite et de se 

construire une nouvelle existence, à savoir de se rétablir sur le plan économique et 

social, sans être constamment soumis aux poursuites des créanciers perdants de la 

faillite. Le débiteur doit ainsi avoir acquis de nouveaux actifs auxquels ne 

correspondent pas de nouveaux passifs, c'est-à-dire de nouveaux actifs nets. 

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C/18305/2015 

Le revenu du travail peut également constituer un nouvel actif net, partant 

entraîner un retour à meilleure fortune, lorsqu'il dépasse le montant nécessaire au 

débiteur pour mener une vie conforme à sa condition et qu'il lui permet de réaliser 

des économies. Il ne suffit donc pas que le débiteur dispose de ressources 

supérieures au minimum vital de l'art. 93 LP, encore faut-il qu'il puisse adopter un 

train de vie correspondant à sa situation et, en plus, épargner. Inversement, il sied 

d'éviter que le débiteur ne dilapide ses revenus au détriment de ses anciens 

créanciers sous le couvert de l'exception du non-retour à meilleure fortune 

(ATF 129 III 385 consid. 5.1.1). 

 Savoir quels sont les éléments à prendre en compte à ce propos, en particulier quel 

est le montant concrètement nécessaire au débiteur pour mener un train de vie 

conforme à sa situation, relève du pouvoir d'appréciation du juge (ATF 129 III 

385 consid. 5.1.1; 109 III 93 consid. 1b; 99 Ia 19 consid. 3b). 

 La doctrine et les jurisprudences cantonales s'accordent pour dire que la somme en 

cause doit couvrir notamment les postes du minimum vital (élargi) de l'art. 93 LP 

(soit un montant de base auquel s'ajoutent les dépenses indispensables telles que le 

loyer, le chauffage, les primes d'assurance-maladie, etc.), à élargir des dépenses 

incompressibles telles que les impôts, puis à augmenter de certains frais usuels 

tels que ceux entraînés par un véhicule, la radio, la télévision, le téléphone, voire 

un ordinateur, ainsi que certaines assurances privées. A cela doit enfin 

s'additionner un certain supplément - soit le montant de base selon les normes OP 

majoré de 50% à 100% suivant les pratiques cantonales -, dès lors que le montant 

de base de l'art. 93 LP, destiné à couvrir l'alimentation, l'habillement, les soins 

corporels, les frais culturels etc., ne représente par définition qu'un minimum vital, 

partant une somme insuffisante pour satisfaire les besoins d'un débiteur en droit de 

mener un train de vie conforme à sa situation (ATF 129 III 385 consid. 5.1.2 et 

5.1.3). Lorsque les dépenses ont été largement calculées pour tenir compte du 

train de vie du débiteur, il est excessif de majorer de 100% le montant de base du 

minimum vital (ATF 135 III 424 consid 2.3). 

2.1.2 Lorsque le débiteur opposant est marié, le seuil du retour à meilleure fortune 
se détermine selon les règles pour déterminer le minimum vital d'un débiteur 

marié. 

Pour calculer la part relativement saisissable du revenu du conjoint poursuivi, il 

convient tout d'abord de déterminer le revenu net des deux conjoints et leur 

minimum vital commun, puis de répartir ce minimum vital commun entre les 

deux conjoints proportionnellement à leurs revenus nets et enfin d'obtenir la part 

saisissable du revenu du conjoint poursuivi en déduisant de son revenu net 

déterminant sa part au minimum vital (ATF 114 III 12, consid. 3 et 4.; arrêt du 

Tribunal fédéral 9C_300/2013 du 14 novembre 2013 consid. 2.2). 

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2.1.3 Le retour à meilleure fortune s'apprécie à la date de l'introduction de la 
poursuite (ATF 129 III 385 consid. 5.1.4; MUSTER, Le retour à meilleure fortune : 

un état des lieux, in BlSchK 2013 p. 9; GILLIERON, Poursuite pour dettes, faillite 

et concordat, 2012, n. 2107).  Le but des contrôles judiciaires institués à l'art. 265a 
LP est de vérifier le bien-fondé d'une opposition formée à un acte de poursuite à 

un moment précis; il serait contraire à cet objectif que le poursuivant puisse 

utiliser les voies de droit prévues pour que ce contrôle porte en définitive sur la 

situation financière du débiteur plusieurs années après le dépôt de la poursuite 

(MUSTER, op.cit., p. 9). 

La période déterminante pour le calcul du retour à meilleure fortune est la période 

de douze mois précédant le dépôt de la réquisition de poursuite (ATF 99 Ia 21 

consid. 3c in JdT 1975 II 51; MUSTER, op. cit., p. 6). 

2.1.4 Dans les procédures fondées sur les art. 265 et 265a LP, le créancier 
poursuivant supporte le fardeau de la preuve du retour à meilleure fortune. 

Il incombe en revanche au débiteur d'établir sa situation de fortune, de revenu 

et/ou de charges. Chaque partie assume la charge de l'allégation et de 

l'administration des preuves (GILLIERON, Commentaire de la LP, 2001, n. 30 ad 

art. 265a LP). 

2.2 L'appelant reproche au Tribunal d'avoir déterminé ses revenus en tenant 
compte de l'indemnité que lui verse son employeur en remboursement de ses frais. 

2.2.1 L'indemnité versée par l'employeur au titre de remboursement de frais 
forfaitaires est ajoutée au revenu lorsqu'il n'est pas rendu vraisemblable qu'elle 

correspond à des frais effectifs (arrêt du Tribunal fédéral 5A_865/2015 du 26 avril 

2016 consid. 4.2.2). Le revenu déterminant du poursuivi peut inclure les frais de 

déplacement et de représentation lorsque ces montants comprennent notamment 

les frais de repas ou d'habillement et sont donc en relation avec les postes de 

l'entretien de base (arrêt du Tribunal fédéral 5A_622/2008 du 11 juin 2009 

consid. 2.3; MUSTER, op. cit., p. 6). 

2.2.2 En l'espèce, le Tribunal s'est, à juste titre, fondé sur les extraits bancaires de 
l'appelant pour retenir que les revenus nets que percevait le débiteur opposant 

dans le cadre de son activité pour le compte de G______ SA s'élevaient à 7'200 fr. 

par mois. 

Entendus par le Tribunal, l'appelant et l'administrateur de la société ont certes 

indiqué que cette somme comprenait une indemnité forfaitaire de 800 fr. au titre 

de remboursement des frais. Cette indemnité constitue toutefois un revenu du 

travail, compte tenu de son caractère forfaitaire, le Tribunal ayant pour le surplus 

tenu compte des dépenses effectives, notamment de déplacement, dans les charges 

de l'appelant. 

Ce grief n'est donc pas fondé. 

https://intrapj/perl/decis/5A_865/2015

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2.3 C'est en revanche à juste titre que l'appelant reproche au Tribunal d'avoir tenu 
compte, dans la détermination de ses revenus, de la moitié des gains sur la fortune 

mobilière appartenant à son épouse. Le produit de cette fortune mobilière est en 

effet à prendre en compte dans son intégralité dans les revenus de l'épouse, ce qui 

n'a toutefois pas d'incidence sur l'issue du litige, le calcul s'établissant comme 

suit : 

En tenant compte des revenus de l'appelant de 7'200 fr. et de ceux de son épouse 

de 4'076 fr. (3'786 fr. + 290 fr.), leurs dépenses courantes de 9'238 fr., à repartir 

entre les conjoints proportionnellement à leurs revenus respectifs, sont à la charge 

de l'appelant à concurrence de 64 % [7'200 fr. / (7'200 fr. + 4'076 fr.)]. Le seuil du 

retour à meilleure fortune du débiteur opposant se situe ainsi à 5'913 fr. (9'238 fr. 

x 64%), de sorte qu'il est revenu à meilleure fortune à concurrence de 1'287 fr. par 

mois (7'200 fr. – 5'913 fr). 

La Cour étant liée par les conclusions des parties et l'intimée n'ayant pas appelé du 

jugement du Tribunal, qui a retenu que le débiteur opposant était revenu à 

meilleure fortune à raison de 1'248 fr. par mois, il y a lieu de confirmer la décision 

entreprise sur ce point. 

2.4 L'appelant fait par ailleurs grief au Tribunal d'avoir retenu qu'il était 
copropriétaire du bien immobilier situé à E______ (VS) et d'avoir réservé les 

revenus qu'il pourrait en retirer. 

L'extrait du Registre foncier produit par l'appelant fait ressortir que ce bien 

n'appartient pas à celui-ci, contrairement à ce qu'a retenu le premier juge, puisqu'il 

est la propriété de ses deux enfants majeurs. Il n'en demeure pas moins qu'il 

allègue bénéficier de l'usufruit grevant ce bien, et qu'en cette qualité, il dispose du 

droit d'en percevoir les fruits et les produits (art. 745, 756 et 757 CC) lesquels son 

saisissables (OCHSNER, CR LP, 2005, n. 41 et ss ad art. 93). 

Cela étant, il ne ressort pas de la procédure que l'appelant aurait perçu de tels 

revenus durant l'année précédant le dépôt de la réquisition de poursuite, 

déterminante pour évaluer le retour à meilleure fortune du débiteur opposant. 

D'éventuels gains que ce dernier serait susceptible de retirer de ce bien à l'avenir 

n'étant, de même, pas à prendre en considération pour apprécier dans quelle 

mesure le débiteur est revenu à meilleure fortune lorsque la poursuite a été 

engagée, la réserve formulée à cet égard dans le dispositif du jugement querellé ne 

se justifie pas. 

Le chiffre 3 du dispositif du jugement entrepris sera modifié en conséquence. 

3. L'appelant, qui succombe pour l'essentiel, sera condamné aux frais d'appel (art. 95 
al. 1 let. a et 106 al. 1 CPC). 

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 Ces frais seront fixés à 1'000 fr. (art. 19 LaCC; art. 17 et 35 RTFMC) et 

compensés avec l'avance du même montant effectuée par l'appelant, acquise à 

l'Etat de Genève. 

 L'appelant sera condamné à verser à l'intimée la somme de 2'000 fr. à titre de 

dépens (art. 95 al. 1 let. b et 106 al. 1 CPC; art. 20 et 23 al. 1 LaCC). 

* * * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/2241/2018 

rendu le 7 février 2018 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/18305/2015-8. 

Au fond : 

Modifie le chiffre 3 du dispositif du jugement querellé, en ce sens qu'il est dit que 

A______ est revenu à meilleure fortune à hauteur de 1’248 fr. par mois. 

Confirme le jugement pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'000 fr., les met à la charge de A______, qui 

succombe, et les compense avec l'avance versée, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à verser à B______ SA 2'000 fr. à titre de dépens. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Madame Sylvie DROIN, 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

 

La présidente : 

Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI 

 La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 
173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 
expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours 
en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110
http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110