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**Case Identifier:** b5c6b8a5-de13-5c55-8222-b9007ffe0843
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-07-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 03.07.2017 C/24056/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-24056-2016_2017-07-03.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 13.07.2017. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/24056/2016 ACJC/851/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 3 JUILLET 2017 

 

Entre 

Monsieur A______, p.a ______ (GE), recourant contre un jugement rendu par la 
26ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 4 avril 2017, 
comparant en personne, 

et 

B______ SA, sise ______ (ZH), intimée, représentée par M. Jean-Marc et Mme Marti 
SCHLAEPPI, agents d'affaires brevetés, rue du Simplon 18, case postale 1137, 1800 
Vevey 1, comparant en personne. 

 

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C/24056/2016 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/4727/2017 du 4 avril 2017 reçu par A______ le 7 avril 2017, 
le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée provisoire de 
l'opposition au commandement de payer, poursuite n° 1______, à concurrence de 
1'295 fr., avec intérêts à 5% dès le 24 décembre 2015 (ch. 1 du dispositif), 
condamné A______ à verser à B______ SA les frais judiciaires arrêtés à 200 fr. 
(ch. 2) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 11 avril 2017, A______ a formé recours 
contre ce jugement dont il a sollicité l'annulation, concluant à ce que la Cour 
déboute B______ SA de toutes ses conclusions avec suite de frais et dépens. 

 Il a produit des pièces nouvelles. 

 b. Le 15 mai 2017, B______ SA a conclu au rejet du recours, avec suite de frais et 
dépens. 

 c. Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions. 

 d. Elles ont été informées le 16 juin 2017 de ce que la cause était gardée à juger. 

C.  Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. Le 30 janvier 2013, un contrat d'inscription publicitaire a été conclu entre la 
société C______ SA d'une part et "D______, M. A______" d'autre part, portant 
sur la publication sur le site internet de C______ des coordonnées de l'agence de 
publicité D______ située ______ à Genève.  

 Le contrat a été signé par A______. 

 Le prix convenu était de 1'295 fr. par an hors TVA et le contrat était conclu pour 
une durée de trois ans.  

 b. Il n'est pas contesté que l’annonce prévue a bien été insérée sur le site internet 
de C______ SA. Cette annonce indique les coordonnées de D______, précisant 
qu'il s'agit d'une agence de publicité, communication et imprimerie.  

 c. Le 11 avril 2013, C______ a adressé à "D______, Monsieur A______" deux 
factures en 699 fr. 30 fondées sur le contrat du 30 janvier 2013 pour la période du 
30 janvier 2013 au 29 janvier 2014. 

 d. Par fusion du 26 mai 2015, C______ SA est devenue B______ SA. 

 e. Le 2 mars 2016, B______ SA a fait notifier à A______ un commandement de 
payer poursuite no 1______ portant sur 1'398 fr. 60 avec intérêts à 5% dès le 24 

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décembre 2015 (factures du 11 avril 2013), 73 fr. (frais de poursuite), 255 fr. 
(frais de retard), 110 fr. (frais divers) et 183 fr. (intérêts jusqu'au 23 décembre 
2015), auquel il a été formé opposition. 

 f. Le 28 novembre 2016, B______ SA a requis du Tribunal la mainlevée de cette 
opposition, se prévalant du contrat du 30 janvier 2013. 

 Lors de l'audience du Tribunal du 13 mars 2017, A______ a indiqué qu'il n'avait 
pas la légitimation passive. Il avait été gérant jusqu'en 2014 de la société E______ 
SÀRL qui gérait l'enseigne commerciale D______. Il avait signé le contrat en sa 
qualité de gérant de cette société, et non à titre personnel. D______ n'était pas 
inscrite au Registre du commerce.  

 La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

D. Les arguments des parties devant la Cour seront traités ci-après en tant que de 
besoin. 

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 
(art. 251 let. a CPC). 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 
notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 
sommaire. 

 En l'espèce le recours a été interjeté dans le délai et selon les formes prévus par la 
loi, de sorte qu'il est recevable.  

1.2 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits  
(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 
un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 
formulés et motivés par la partie recourante (HOHL, Procédure civile, Tome II, 
2ème édition, Berne, 2010, n° 2307). 

Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 lit. a 
a contrario et 58 al. 1 CPC). 

1.3 Les conclusions, allégations de fait et preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC).  

Les faits notoires ne doivent pas être prouvés (art. 151 CPC). 

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 Les pièces nouvelles déposées par le recourant sont dès lors irrecevables, à 
l'exception de l'extrait du Registre du commerce de la société  
E______ SÀRL, en liquidation, qui vise un fait notoire au sens de  
l'art. 151 CPC. 

2. Le Tribunal a retenu que l'objection d'A______, selon laquelle il avait signé le 
contrat pour le compte de la société E______ SÀRL, ne pouvait pas être retenue, 
dans la mesure où le nom de cette entité n'apparaissait pas sur le contrat. Le nom 
du recourant y figurait quant à lui, accolé à l'enseigne D______, dont le recourant 
admettait qu'il ne correspondait pas au nom d'une société. Il fallait dès lors en 
conclure qu'A______ avait signé le contrat pour son propre compte. 

 Le recourant fait valoir devant la Cour qu'il a signé le contrat pour le compte de la 
société E______ SÀRL, en sa qualité de gérant de cette société et non à titre 
personnel. D______ était une simple enseigne commerciale, soit le nom donné au 
département graphique de la société E______ SÀRL. 

2.1.1 Selon l'art. 82 al. 1 LP, le créancier dont la poursuite se fonde sur une 
reconnaissance de dette constatée par acte authentique ou sous seing privé peut 
requérir la mainlevée provisoire. 

Constitue une reconnaissance de dette, en particulier, l'acte authentique ou sous 
seing privé signé par le poursuivi, d'où ressort sa volonté de payer au poursuivant, 
sans réserve ni condition, une somme d'argent déterminée, ou aisément 
déterminable, et exigible (ATF 136 III 624 consid. 4.2.2, 627 consid. 2 et les 
arrêts cités). 

Un contrat écrit justifie en principe la mainlevée provisoire de l'opposition pour la 
somme d'argent dont la prestation incombe au poursuivi, lorsque les conditions 
d'exigibilité de la dette sont établies par titre et, en particulier dans les contrats 
bilatéraux, que le poursuivant prouve par titre avoir exécuté les prestations dont 
dépend l'exigibilité de la créance (GILLIERON, Commentaire de la LP, 1999, n. 44 
ad art. 82 LP). 

Lorsque le créancier est en possession d'une reconnaissance de dette, le juge 
prononce la mainlevée si le débiteur ne rend pas immédiatement vraisemblable sa 
libération (art. 82 al. 2 LP). 

La procédure de mainlevée provisoire est une procédure sur pièces 
(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 
poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire : le créancier ne peut motiver sa 
requête qu'en produisant le titre et la production de cette pièce, considérée en 
vertu de son contenu, de son origine et des caractéristiques extérieures comme un 
tel titre, suffit pour que la mainlevée soit prononcée si le débiteur n'oppose pas et 
ne rend pas immédiatement vraisemblable des exceptions. Le juge de la mainlevée 

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provisoire examine donc seulement la force probante du titre produit par le 
créancier, sa nature formelle - et non la validité de la créance - et lui attribue force 
exécutoire (ATF 132 III 140 consid. 4.1). 

Le juge de la mainlevée doit vérifier d'office notamment l'existence matérielle 
d'une reconnaissance de dette, l'identité entre le poursuivant et le créancier 
désigné dans ce titre, l'identité entre le poursuivi et le débiteur désigné et l'identité 
entre la prétention déduite en poursuite et la dette reconnue (arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_236/2013 du 12 août 2013, consid. 4.1.1). 

Conformément à l'art. 82 al. 2 LP, le poursuivi peut faire échec à la mainlevée en 
rendant immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires (ATF 132 III 140 
consid. 4.1.1 et les références citées; arrêt du Tribunal fédéral 5A_878/2011 du 
5 mars 2012 consid. 2.1), en principe par titres (cf. art. 254 al. 1 CPC). Il n'a pas à 
apporter la preuve absolue (ou stricte) de ses moyens libératoires, mais seulement 
à les rendre vraisemblables (arrêt du Tribunal fédéral 5A_878/2011 du 5 mars 
2012 consid. 2.2). Le juge n'a pas à être persuadé de l'existence des faits allégués; 
il doit, en se fondant sur des éléments objectifs, avoir l'impression qu'ils se sont 
produits, sans exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient déroulés autrement 
(ATF 132 III 140 consid. 4.1.2). Le poursuivi peut se prévaloir de tous les moyens 
de droit civil - exceptions ou objections - qui infirment la reconnaissance de dette 
(ATF 131 III 268 consid. 3.2). 

2.1.2 Aux termes de l'art. 1 al. 1 CO, le contrat est parfait lorsque les parties ont, 
réciproquement et d'une manière concordante, manifesté leur volonté. 

Selon l'art. 18 al. 1 CO, pour apprécier la forme et les clauses d'un contrat, il y a 
lieu de rechercher la réelle et commune intention des parties, sans s'arrêter aux 
expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, 
soit pour déguiser la nature véritable de la convention. 

2.2 En l'espèce, le recourant n'apporte aucun élément à l'appui de sa thèse selon 
laquelle la société E______ SÀRL, en liquidation serait contractuellement 
engagée envers l'intimée. 

En effet, le contrat du 30 janvier 2013 signé par le recourant ne mentionne pas 
cette société. L'annonce publicitaire, objet du contrat, ne comporte pas non plus de 
référence à cette société. 

Par contre, le contrat indique sous la rubrique "partie contractante" les noms 
"D______ M. A______". 

Dans la mesure où il n'est pas contesté que D______ n'a pas la personnalité 
morale et n'est qu'une simple enseigne, cette mention ne peut se comprendre que 
comme désignant A______ comme partie contractante. 

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Le recourant n'a d'ailleurs pas protesté à réception des factures envoyées par 
l'intimée, lesquelles ont été adressées à "D______, Monsieur A______". 

Le fait que le recourant ne soit pas personnellement inscrit au Registre du 
commerce est dénué de pertinence.  

Peu importe par ailleurs que l'adresse de la société E______ SÀRL soit la même 
que celle de l'enseigne D______, ni que le contrat ait été signé à cette adresse. 

Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, qui ne motive en rien cet 
argument, la validité du contrat n'est pas subordonnée à l'apposition sur celui-ci 
d'un "cachet" de quelque nature que ce soit. 

Le recourant n'a ainsi pas rendu vraisemblable que le contrat dont se prévaut 
l'intimée a été signé par ses soins au nom et pour le compte d'une société tierce. 
C'est par conséquent à juste titre que le Tribunal a retenu que le recourant était 
personnellement engagé envers l'intimée. 

Le recourant ne critique par ailleurs aucun des autres aspects du jugement 
querellé, de sorte que le recours sera rejeté. 

3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais du recours (art. 106  
al. 1 CPC). 

Les frais judiciaires seront arrêtés à 300 fr. (art. 48 et 61 OELP) et compensés 
avec l'avance versée par le recourant, laquelle restera acquise à l'Etat de Genève 
(art. 111 CPC). 

Le recourant sera en outre condamné à verser 300 fr. à l'intimée à titre de dépens, 
débours et TVA compris (art. 85, 89 et 90 RTFMC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/4727/2017 
rendu le 4 avril 2017 par le Tribunal de première instance dans la cause C/24056/2016-
26 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toute autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 300 fr., les compense avec l'avance versée, qui 
reste acquise à l'Etat de Genève et les met à charge d'A______. 

Condamne A______ à verser à B______ SA 300 fr. à titre de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN 
et Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

 
Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.