# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 58807032-9d87-56fc-8776-b15cec645096
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-12-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 23.12.2010 A/3080/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3080-2010_2010-12-23.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Claudiane 

CORTHAY, Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3650/2010 ATAS/1334/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 23 décembre 2010  

En la cause 

Monsieur B__________, domicilié à Chêne-Bougeries 

Madame B__________, domiciliée à Chêne-Bourg 

 

demandeurs 

contre 

CAISSE D’ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE 
GENÈVE ET DES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE 
(CAP), sise rue de Lyon 93, case postale 123, 1211 Genève 13 

CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT 
DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES 
DE L’ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE (CIA), 
sise Bd de Saint-Georges 38, case postale 176, 1211 Genève 8 

CAISSE DE PENSION DE LA SOCIÉTÉ SUISSE DE 
PHARMACIE, sise rue Pedro-Meylan 7, CP 260, 1211 Genève 17  

 

défenderesses 

 

 

   
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EN FAIT 

1. Par jugement du 17 juin 2010, la 13ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame B__________, née C__________ en 1966, et 
Monsieur B__________, né en 1966, lesquels s'étaient mariés en date du 22 
décembre 1992.  

2. Au chiffre 9 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a  
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 24 août 2010, a été transmis d'office au 
Tribunal de céans le 27 octobre 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 
institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le  
22 décembre 1992 et le 24 août 2010. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu :  

- qu'il a été affilié à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE et à la 
FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE 
GENÈVE qui toutes deux, ont transmis son avoir à sa fondation de prévoyance 
actuelle;   

- que depuis le 1er septembre 1994, il est affilié à la CAISSE D’ASSURANCE 
DU PERSONNEL DE LA VILLE DE GENÈVE ET DES SERVICES 
INDUSTRIELS DE GENÈVE (CAP; cf. courrier du 26 février 2010); qu'en 
date du 24 août 2010, son avoir s'élevait au total à 304'727 fr. (cf. courrier de la 
CAP du 5 novembre 2010); qu'au moment du mariage, il s'élevait à 24'909 fr., 
ce qui correspondait, au moment de l'entrée en force du divorce, compte tenu 
des intérêts accumulés durant le mariage, à un montant de 44'569 fr. 30 (cf. 
calcul fait par la CAP selon les recommandations du Département fédéral de 
l'intérieur; courrier du 5 novembre 2010).  

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses 
comptes individuels :     

- qu'elle a été affiliée une première fois à la CAISSE DE PREVOYANCE DU 
PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES 
FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU CANTON DE 
GENEVE (CIA, cf. courrier du 16 novembre 2009) du 1er janvier 1992 au 
31 mars 1993;  que son avoir s'élevait, au moment du mariage, à 1'223 fr. 70, 
ce qui représentait, au moment de l'entrée en force du divorce, compte tenu des 

 

 

   
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intérêts courus durant le mariage, la somme de 2'187 fr.; que l'avoir accumulé 
durant cette première période a ensuite été transmis par la CIA aux RENTES 
GENEVOISES (cf. courrier de la CIA du 16 novembre 2010), qui l'ont 
transféré à leur tour à la CAISSE DE PENSION DE LA SOCIÉTÉ SUISSE 
DE PHARMACIE, à laquelle la demanderesse a été affiliée de mars 2007 à 
décembre 2009 (cf. courrier de la caisse du 15 novembre 2010 et courrier des 
Rentes Genevoises du 18 novembre 2010); qu'elle a accumulé auprès de cette 
caisse un avoir qui s'élevait, en date du 31 décembre 2009 à 3'520 fr. 70, ce qui 
représentait, en date du 24 août 2010, une somme de 3'566 fr. 45;  

- qu'entre-temps, de 1993 à 2007, la demanderesse a été au chômage ou a 
exercé brièvement une activité lucrative insuffisamment rémunérée pour être 
soumise à cotisations;  

- que depuis avril 2008, elle est à nouveau affiliée à la CIA; qu'en date du 
24 août 2010, elle avait accumulé un avoir de 10'261 fr 30 (cf. courrier de la 
CIA du 16 novembre 2010).  

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

 

 

   
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conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, le 22 décembre 1992, date du mariage, d’autre part le 
24 août 2010, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 260'157 fr. 70 (304'727 - 44'569.30 ), tandis que celle acquise 
par la demanderesse atteint la somme de 11'640 fr. 75 (3'566.45 + 10'261.30 - 
2'187), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur  doit à son ex-épouse le montant de 
130'078 fr. 85 (260'157.70 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 5'820 fr. 40 
(11'640.75 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-
épouse le montant de 124'258 fr. 45 (130'078.85 - 5'820.40). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE D’ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE 
GENÈVE ET DES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE (CAP) à transférer, 
du compte de Monsieur B__________ , la somme de 124'258 fr. 45 à la CAISSE 
DE PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION 
PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU 
CANTON DE GENEVE (CIA) en faveur de Madame B__________, née 
C__________ , ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, 
dès le 25 août 2010 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD  

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le