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**Case Identifier:** 6a24b4e3-2a6c-58b3-8327-1d8362e3bc17
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 18.10.2017 A/3114/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3114-2016_2017-10-18.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Rosa GAMBA et Larissa 
ROBINSON-MOSER, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3114/2016 ATAS/926/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 18 octobre 2017 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENÈVE 

 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l'intéressé ou le recourant), né le ______ 1961, 
célibataire, est au bénéfice d’une rente d’invalidité et de prestations 
complémentaires. 

2. Selon son bail à loyer du 19 juin 2003, l’intéressé loue au ______ rue B______ un 
appartement de six pièces pour un loyer de CHF 1'803.-, charges comprises. 

3. Il a indiqué au service des prestations complémentaires (ci-après SPC), dans un 
formulaire de révision périodique du 17 juillet 2015, cohabiter avec Madame 
C______, née le ______ 1964, et Monsieur D______, né le ______ 1989.  

4. Le 28 septembre 2015, le SPC a adressé à l’intéressé une décision du 9 septembre 
2015 faisant suite au recalcul de son droit aux prestations en tenant compte d’un 
loyer proportionnel, puisqu’il partageait son logement. Dès le 1er octobre 2015, sa 
prestation mensuelle s’élèverait en conséquence à CHF 1'120.-. Il apparaissait 
également que l'intéressé avait perçu trop de prestations pour la période du 1er avril 
2015 au 30 septembre 2015, soit CHF 19'740.-, montant qui devait être remboursé 
au SPC dans les trente jours. 

À teneur des plans de calcul, les prestations avaient été recalculées du 1er avril 2012 
au 31 décembre 2014 et dès le janvier 2015 et l'intéressé avait perçu trop de 
prestation du 1er avril 2012 au 30 septembre 2015. 

5. Le 12 octobre 2015, l’intéressé a formé opposition contre la décision précitée, 
faisant valoir que Mme C______ et son fils ne partageaient pas son appartement et 
qu'il en payait seul le loyer. Il contestait en conséquence la réduction de la 
prestation mensuelle et la demande de remboursement du trop-perçu. 

6. Par décision sur opposition du 16 août 2016, le SPC a rejeté l’opposition et 
confirmé sa décision du 9 septembre 2015. Il avait pris en compte pour le calcul de 
la prestation complémentaire annuelle le tiers du loyer de l'intéressé. Selon les 
données de l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après OCPM), 
Mme C______ n’habitait plus à l'adresse de l'intéressé dès le 1er janvier 2016, ce 
dont le SPC n’avait pas été tenu informé, et M. D______ y demeurait encore.  

7. Le 28 octobre 2016, l’intéressé a transmis au SPC une déclaration signée par 
Mme  C______ et son fils attestant qu’ils n’avaient résidé qu’exceptionnellement et 
sans payer de loyer chez l’intéressé et qu’ils avaient essentiellement utilisé son 
adresse pour y recevoir de la correspondance. 

8. Le 15 septembre 2016, l’intéressé a formé recours auprès de la chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice contre la décision sur opposition rendue 
par le SPC. Il faisait valoir que Mme C______ et son fils n’avaient jamais partagé 
son appartement. Ces derniers avaient utilisé son adresse pour y recevoir du 
courrier. Ils ne devaient donc pas être pris en compte dans le calcul de ses 
prestations complémentaires. Il n’avait jamais touché de l’argent de leur part et 

 
 
 

 

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encore moins de loyer et avait toujours occupé seul son appartement. Il concluait à 
l’annulation de la décision sur opposition. 

9. Par réponse du 17 octobre 2016, le SPC a conclu au rejet du recours, rappelant que 
selon le registre de l’OCPM, Mme C______ était domiciliée à l’adresse de 
l’intéressé du 7 mars 2012 au 31 décembre 2015, ce qu’avait confirmé le recourant 
dans le formulaire de révision périodique du 17 juillet 2015, en mentionnant sa 
cohabitation avec Mme C______ et M. D______. 

10. Par réplique du 8 novembre 2016, le recourant a indiqué qu'il avait mentionné 
cohabiter avec ces derniers dans le formulaire de révision périodique du 17 juillet 
2015 pour signaler qu'ils utilisaient son adresse pour recevoir leur courrier. 

11. Lors d’une audience devant la chambre de céans du 30 novembre 2016, l’intéressé 
a déclaré avoir connu Mme C______ et son fils par l’intermédiaire d’un ami. Mme 
C______ cherchait un appartement à l’époque et il lui avait proposé d’utiliser son 
adresse. Elle résidait chez son ami et son fils chez son amie. Il avait indiqué leurs 
noms dans le formulaire de révision périodique pensant devoir le faire. Sur quatre 
ans, ils avaient seulement dormi quelques fois chez lui. Mme C______ était une 
artiste et voyageait beaucoup. Il pensait que son ami n’habitait pas à Genève et que 
c’était la raison pour laquelle elle lui avait demandé à pouvoir utiliser son adresse. 
Il avait un grand appartement dont le loyer n’était pas cher. En général, il y vivait 
seul, mais il avait parfois des invités.  

12. Le même jour, M. D______ a indiqué à la chambre de céans qu’il était né le 
______ 1989, courtier en immobilier. Il était ami avec l’intéressé qu’il avait 
rencontré quelques années auparavant. À un moment donné, il avait eu besoin 
d’une adresse parce qu’il cherchait un appartement et pour recevoir du courrier. Sa 
mère était dans la même situation. Auparavant, il avait habité avec sa mère à la rue 
de E_____, puis chez les parents de son amie, à Cologny. Il n’avait pas pu utiliser 
cette dernière adresse, car cela ne se faisait pas. Il habitait maintenant à l’avenue 
F_____ depuis le 15 avril 2016, sauf erreur. Il avait dormi une fois ou deux chez 
l’intéressé, mais pas plus. Ni sa mère ni lui n'avaient emménagé chez lui. Sa mère 
résidait à l’heure actuelle à la route de G_____. Entre la rue de E_____ ______ et la 
route de G_____ ______, elle avait résidé chez des amis. Elle voyageait beaucoup. 
Pour sa part, il ne vivait plus avec son amie, qui était actuellement à l’étranger. Sa 
mère et lui avaient beaucoup de complications, ce qui expliquait qu’ils n’avaient 
pas bien géré leurs affaires administratives.  

13. M. D______ a transmis à la chambre de céans copie de son bail, dont il ressort qu’il 
louait un appartement à l’avenue F_____ ______ depuis le 16 avril 2016. 

14. Le 10 avril 2017, l’intéressé a informé la chambre de céans qu’il n’avait pas réussi 
à joindre Mme C______ et qu’il n’avait donc pas de pièces supplémentaires à lui 
transmettre.  

15. La chambre de céans a convoqué Mme C______ pour une audience du 
20 septembre 2017, mais cette dernière ne s’y est pas présentée. Lors de cette 

 
 
 

 

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audience, l’intéressé a encore déclaré qu'il ne connaissait personne qui pourrait 
venir témoigner. Son amie venait de temps en temps chez lui, mais ils étaient 
maintenant séparés. Il ne voulait plus répondre à des questions sur cette affaire, car 
il n’avait pas la tête à cela en raison de ses problèmes de santé et il avait déjà 
répondu à des questions lors de la précédente audience.  

16. À teneur du registre de l'OCPM, Mme C______ a été domiciliée chez le recourant 
du 7 mars 2012 au 1er janvier 2016 et M. D______ du 1er avril 2013 au 16 avril 
2016. 

17. Sur ce, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les prestations complémentaires fédérales sont régies par la loi fédérale sur les 
prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI du 6 octobre 2006 (LPC - RS 
831.30) et la loi genevoise du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales 
complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité 
(LPFC - J 4 20). Les prestations complémentaires cantonales le sont par la loi 
genevoise sur les prestations complémentaires cantonales, du 25 octobre 1968 
(LPCC - J 4 25), et les subsides d’assurance-maladie par la loi fédérale sur 
l’assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal - RS 832.19) et la loi genevoise 
d’application de la loi fédérale sur l’assurance-maladie, du 29 mai 1997 (LaLAMal 
- J 3 05).  

3. Les dispositions de la LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, s’appliquent 
aux prestations complémentaires fédérales à moins que la LPC n'y déroge 
expressément (art. 1 al. 1 LPC). Il en va de même en matière de prestations 
complémentaires cantonales (cf. art. 1A let. b LPCC). La LPGA ne s’applique en 
revanche pas en matière de subside d’assurance-maladie [art. 1 al. 2 let. c LAMal]). 

4. Interjeté dans la forme et le délai prescrits, le recours est recevable (art. 56 et 
60LPGA ; art. 43 LPCC ; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA-GE - E 5 10).  

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015
https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20831.30
https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20831.30
https://intrapj/perl/JmpLex/J%204%2020
https://intrapj/perl/JmpLex/J%204%2025
https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20832.19
https://intrapj/perl/JmpLex/J%203%2005

 
 
 

 

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5. L'objet de litige porte sur le bien-fondé de la prise en compte dans le calcul des 
prestations complémentaires d'un tiers du loyer de l'intéressé, dès le 1er octobre 
2015 et de la demande de restitution du trop-perçu pour la période du 1er avril 2012 
au 30 septembre 2015, étant relevé que le courrier d'accompagnement de la 
décision du 9 septembre 2015 mentionne manifestement par erreur un trop-perçu 
pour la période du 1er avril au 30 septembre 2015, ce qui ne correspond pas aux 
plans de calculs de la décision. 

6. Selon l’art. 2 LPC, la Confédération et les cantons accordent aux personnes qui 
remplissent les conditions fixées aux art. 4 à 6 des prestations complémentaires 
destinées à la couverture des besoins vitaux (al. 1). Les cantons peuvent allouer des 
prestations allant au-delà de celles qui sont prévues par la présente loi et fixer les 
conditions d’octroi de ces prestations (al. 2). D’après l’art. 4 al. 1 LPC, les 
personnes qui ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse ont droit à des 
prestations complémentaires dès lors que, notamment, elles ont droit à certaines 
prestations d'assurances sociales, dont une rente de vieillesse de l’assurance-
vieillesse et survivants ou de l’assurance-invalidité (art. 4 al. 1 let. a et c LPC). Sur 
le plan cantonal, les personnes qui ont leur domicile et leur résidence habituelle sur 
le territoire de la République et canton de Genève ont droit aux prestations 
complémentaires cantonales à la condition, notamment, d’être au bénéfice de 
certaines prestations d'assurances sociales, dont une rente de l'assurance-vieillesse 
et survivants ou d’invalidité (art. 2 al. 1 let. a et b LPCC). Les bénéficiaires de 
prestations complémentaires à l’AVS/AI ont droit, sous réserve d’exceptions ici 
non pertinentes (art. 27 LaLAMal), à un subside d’assurance-maladie (art. 20 al. 1 
let. b, 22 al. 6 et 23A LaLAMal).  

7. Selon l'art. 9 al. 1 LPC, le montant de la prestation complémentaire annuelle 
correspond à la part des dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants. 

8. L'art. 10 LPC définit les dépenses reconnues et fixe notamment les montants 
destinés à la couverture des besoins vitaux et le montant maximal reconnu pour le 
loyer d'un appartement. Pour une personne seule, le montant du loyer de 
l’appartement et des frais accessoires y relatifs s’élève à CHF 13'200 par an (art. 10 
al. 1 let. b chiffre 1 LPC). Selon l’art. 16c de l’ordonnance sur les prestations 
complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 15 janvier 
1971 (OPC-AVS/AI - RS 831.301), lorsque des appartements ou des maisons 
familiales sont aussi occupés par des personnes non comprises dans le calcul des 
PC, le loyer doit être réparti entre toutes les personnes. Les parts de loyer des 
personnes non comprises dans le calcul des PC ne sont pas prises en compte lors du 
calcul de la prestation complémentaire annuelle (al. 1). En principe, le montant du 
loyer est réparti à parts égales entre toutes les personnes (al. 2).  

Sur le plan cantonal, les dépenses reconnues sont celles énumérées par la loi 
fédérale et ses dispositions d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la 
couverture des besoins vitaux, remplacé par le montant destiné à garantir le revenu 
minimum cantonal d'aide sociale défini à l'article 3 (art. 6 LPCC). 

 
 
 

 

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9. Selon le Tribunal fédéral des assurances, la règle générale de la répartition du 
montant du loyer à parts égales mérite d'être confirmée et des dérogations ne 
doivent être admises qu'avec prudence, si l'on veut éviter le risque de graves abus 
(ATFA 105 V 271 consid. 2). En effet, l'art. 16c OPC vise à empêcher que les 
prestations complémentaires aient également à "intervenir à l'endroit de personnes 
qui ne sont pas comprises dans le calcul des prestations complémentaires" (VSI 
1998 p. 34). L'exemple de la personne qui occupe, à elle seule, la plus grande partie 
de l'appartement ne saurait néanmoins être le seul cas spécial autorisant une 
exception à une répartition du loyer à parts égales. Il peut ainsi se présenter des 
situations où un intéressé a des motifs valables de supporter à lui seul le loyer, bien 
qu'il partage l'appartement avec un tiers, et de ne demander de ce tiers aucune 
participation. Ces motifs sont d'ordre juridique (obligation d'entretien de droit 
civil). Ils peuvent également être d'ordre moral (ATFA 105 V 271 consid. 2). Ainsi, 
une exception à la règle doit en tous les cas intervenir si la cohabitation (non 
pécuniaire) découle d'une obligation d'entretien du droit civil. À défaut, une 
répartition du loyer devrait être opérée même dans l'hypothèse où le bénéficiaire de 
prestations complémentaires ferait ménage commun avec ses propres enfants 
mineurs (non compris dans le calcul des prestations complémentaires). Sans oublier 
l'inégalité de traitement flagrante qui en résulterait, puisque des intéressés avec 
enfants sans droit à la rente seraient désavantagés non seulement envers les 
intéressés sans enfants, mais en règle générale également envers les intéressés dont 
les enfants auraient droit à une rente (arrêt du Tribunal fédéral des assurances 
P.56/00 du 5 juillet 2001 in Pratique VSI 5/2001, p. 237). 

10. Selon la jurisprudence, le critère est de savoir s'il y a logement commun, 
indépendamment de savoir s'il y a bail commun ou si l'un des occupants paie seul le 
loyer (ATF 127 V 17 consid. 6b; arrêt du Tribunal fédéral des assurances P.53/01 
du 13 mars 2002 consid. 3a/aa).  

Selon l’art. 13 LPGA, le domicile d’une personne est déterminé selon les art. 23 à 
26 du Code civil suisse du 10 décembre 1907 (CC - RS 210), et une personne est 
réputée avoir sa résidence habituelle au lieu où elle séjourne un certain temps même 
si la durée de ce séjour est d’emblée limitée.  

Cette disposition s’applique en matière de prestations complémentaires fédérales, 
du fait du renvoi qu’opère la LPC à la LPGA de façon générale comme sur cette 
question spécifique (art. 1 et 4 al. 1 LPC), mais aussi en matière de prestations 
complémentaires cantonales, en raison du silence de la LPCC sur le sujet, appelant 
l’application de la LPGA (art. 1A al. 1 LPCC), ainsi que de motifs de sécurité 
juridique et d’harmonisation des pratiques administratives (ATAS/1235/2013 du 
12 décembre 2013 consid. 5), et partant également en matière de subside 
d’assurance-maladie (même si la LPGA ne s’applique pas en matière de subside 
d’assurance-maladie [art. 1 al. 2 let. c LAMal]). Les notions de domicile et de 
résidence habituelle doivent donc être interprétées de la même manière pour les 
trois prestations considérées. 

 
 
 

 

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Le domicile de toute personne est au lieu où elle réside avec l'intention de s'y établir 
(art. 23 al. 1 CC). La notion de domicile comporte donc deux éléments : l'un 
objectif, la résidence dans un lieu donné; l'autre subjectif, l'intention d'y demeurer. 
La jurisprudence actuelle (ATF 127 V 238 consid. 1, 125 V 77 consid. 2a, 120 III 7 
consid. 2a) ne se fonde toutefois pas sur la volonté intime de l'intéressé, mais sur 
l'intention manifestée objectivement et reconnaissable pour les tiers. L'intention de 
s'établir peut se concrétiser sans égard au statut de la personne du point de vue de la 
police des étrangers, des autorités fiscales ou des assurances sociales (ATF 125 III 
101 consid. 3, ATF 120 III 8 consid. 2b et les références). Toute personne conserve 
son domicile aussi longtemps qu'elle ne s'en est pas créé un nouveau (art. 24 al. 1 
CC). Lorsqu'une personne séjourne en deux endroits différents et qu'elle a des 
relations avec ces deux endroits, il faut tenir compte de l'ensemble de ses conditions 
de vie, le centre de son existence se trouvant à l'endroit, lieu ou pays, où se focalise 
un maximum d'éléments concernant sa vie personnelle, sociale et professionnelle, 
de sorte que l'intensité des liens avec ce centre l'emporte sur les liens existant avec 
d'autres endroits ou pays (ATF 125 III précité). 

Dans la mesure où la résidence suppose un séjour d’une certaine durée dans un 
endroit donné et la création en ce lieu de rapports assez étroits (ATF 9C_283/2015 
du 11 septembre 2015), l’occupation d’un studio une à deux fois par semaine – le 
reste du temps étant passé à l’étranger – ne suffit pas à établir une résidence 
effective en Suisse (arrêt du Tribunal fédéral C 226/02 du 26 mai 2003; Boris 
RUBIN, Assurance-chômage, 2ème éd. 2006, p. 173). De même un séjour tout à 
fait éphémère ou de pur hasard, ainsi qu’un pied-à-terre destiné uniquement à la 
recherche d’un emploi, ne sont pas assimilables à une résidence. Cela étant, un 
séjour prolongé et permanent n’est pas indispensable (arrêt du Tribunal fédéral 
8C_270/2007 du 7 décembre 2007, consid. 2.2 et 3.1). Si tel n’était pas le cas, 
certaines personnes se trouveraient dépourvues de résidence et, partant, privées de 
domicile (Boris RUBIN, ibidem). Ainsi, en cas de séjour tantôt dans un endroit, 
tantôt dans un autre, la résidence est là où les liens sont les plus forts (ATF 87 II 7 
consid. 2 ; arrêt du Tribunal fédéral C 153/03 du 22 septembre 2003). Le fait 
d’avoir une adresse officielle en Suisse et d’y payer ses impôts n’est pas 
déterminant si d’autres indices permettent de conclure à l’existence d’une résidence 
habituelle à l’étranger (arrêt du Tribunal fédéral C 149/01 du 13 mars 2002, consid. 
3). 

Le domicile fiscal, le lieu où les papiers d’identité et autres documents officiels ont 
été déposés (déclaration d’arrivée) ainsi que d’éventuelles indications dans des 
documents officiels ou des décisions judiciaires ne sont que des indices permettant 
de déterminer le lieu du domicile (ATF 136 II 405 consid. 4.3 p. 410 ; arrêt du 13 
mars 2002 [C 149/01]). Pour pouvoir localiser le centre des intérêts personnels, il 
convient notamment de chercher à savoir où se trouvent la famille, les amis, les 
activités professionnelles et sociales, le logement, le mobilier et les affaires 
personnelles. Une visite des lieux est parfois indispensable (art. 12 let. d PA). Par 

 
 
 

 

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ailleurs, le lieu où les enfants sont scolarisés joue un rôle. Le droit à des prestations 
sociales nécessite souvent d’être domicilié dans le pays qui les verse, de sorte que 
cet aspect doit également être pris en compte (DTA 2012 p. 71 consid. 3.3 p. 74 ; 
Boris RUBIN commentaires sur la loi sur l’assurance chômage 2014 p. 78). 

11. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 V 193 consid. 2). Aussi n'existe-t-
il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou 
le juge devrait dans le doute statuer en faveur de l'assuré, et le défaut de preuve va 
au détriment de la partie qui entendait tirer un droit du fait non prouvé (ATF 126 V 
319 consid. 5a; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 339/03 du 19 novembre 
2003 consid. 2). 

12. Le principe inquisitoire, qui régit la procédure dans le domaine de l'assurance 
sociale (cf. art. 43 al. 1 et 61 let. c LPGA), exclut que la charge de l'apport de la 
preuve ("Beweisführungslast") incombe aux parties, puisqu'il revient à 
l'administration, respectivement au juge, de réunir les preuves pour établir les faits 
pertinents. Dans le procès en matière d'assurances sociales, les parties ne supportent 
en règle générale le fardeau de la preuve que dans la mesure où la partie qui voulait 
déduire des droits de faits qui n'ont pas pu être prouvés en supporte l'échec. Cette 
règle de preuve ne s'applique toutefois que s'il n'est pas possible, dans les limites du 
principe inquisitoire, d'établir sur la base d'une appréciation des preuves un état de 
fait qui correspond, au degré de la vraisemblance prépondérante, à la réalité (ATF 
128 V 218 consid. 6 ; ATF 117 V 261 consid. 3b ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_632/2012 du 10 janvier 2013 consid. 6.2.1). 

13. En l’espèce, le recourant a annoncé au SPC, dans le formulaire de révision du 
17 juillet 2015, cohabiter avec Mme C______ et son fils. À teneur du registre de 
l'OCPM, Mme C______ a été domiciliée chez lui du 7 mars 2012 au 1er janvier 
2016 et M. D______ du 1er avril 2013 au 16 avril 2016. Il en résulte une forte 
présomption que ces derniers habitaient chez le recourant. Ce dernier a toutefois 
allégué, après avoir reçu la décision lui demandant les restitutions des prestations 
indues, que M. D______ et Mme C______ n'avaient jamais effectivement résidé 
chez lui, mais qu'ils avaient uniquement utilisé son adresse, précisant que c'était ce 
qu'il voulait dire en mentionnant la cohabitation dans le formulaire de révision. 
Cette dernière version des faits est sujette à caution, dès lors qu'il a un intérêt 
évident à soutenir n'avoir pas cohabité avec M. D______ et Mme C______. Par 
ailleurs, ses déclarations laconiques sur ses liens avec Mme C______ et les motifs 
pour lesquels elle se serait officiellement domiciliée chez lui ne sont guères 
convaincantes. Le fait qu'il ait déclaré qu'elle avait dormi quelques fois chez lui et 

 
 
 

 

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qu'elle voyageait beaucoup serait plutôt de nature à confirmer qu'elle était bien 
effectivement domiciliée chez lui, étant rappelé qu'il dispose d'un grand 
appartement et qu'il n'apparaît pas qu'elle se soit constitué un autre domicile. Il en 
va de même s'agissant de M. D______, à teneur de ses déclarations. Ce n'est qu'à 
partir du 16 avril 2016, que celui-ci a démontré avoir eu un autre domicile que celui 
du recourant, puisqu'il a, dès cette date, été titulaire du bail d'un appartement situé à 
la rue F_____. Enfin l'attestation signée par Mme C______ et son fils n'a pas 
grande valeur probante, vu leurs liens amicaux avec le recourant. 

Il se justifie dès lors de s'en tenir aux inscriptions faites au registre de l'OCPM et 
aux premières déclarations du recourant, qui avait annoncé une cohabitation dans le 
formulaire de révision adressé au SPC, et il sera ainsi retenu comme établi, au degré 
de la vraisemblance prépondérante, que Mme C______ et M. D______ ont bien eu 
leur domicile, au sens de l'art. 13 LPGA, chez le recourant. 

C'est ainsi à juste titre que l'intimé a retenu une cohabitation et procédé au recalcul 
des prestations en tenant compte d'un loyer proportionnel, sous réserve que la 
cohabitation n'est suffisamment établie que pour la période correspondant à la 
domiciliation selon le registre de l'OCPM. La décision querellée a ainsi retenu à tort 
que Mme C______ était domiciliée chez le recourant du 1er janvier au 30 avril 2016 
et que M. D______ y était domicilié du 1er avril 2012 au 31 mars 2012 et dès le 
mois de mai 2016.  

14. a. L'art. 25 al. 1 let. c OPC-AVS/AI prévoit que la prestation complémentaire 
annuelle doit être augmentée, réduite ou supprimée lorsque les dépenses reconnues, 
les revenus déterminants et la fortune subissent une diminution ou une 
augmentation pour une durée qui sera vraisemblablement longue; sont déterminants 
les dépenses nouvelles et les revenus nouveaux et durables, convertis sur une année, 
ainsi que la fortune existant à la date à laquelle le changement intervient; on peut 
renoncer à adapter la prestation complémentaire annuelle, lorsque la modification 
est inférieure à 120 francs par an.  

 Selon l'art. 25 al. 1 let. d OPC-AVS/AI, la prestation complémentaire annuelle doit 
être augmentée, réduite ou supprimée lors d'un contrôle périodique, si l'on constate 
un changement des dépenses reconnues, des revenus déterminants et de la fortune; 
on pourra renoncer à rectifier la prestation complémentaire annuelle, lorsque la 
modification est inférieure à 120 francs par an. 

b. En vertu de l’art. 25 al. 2 OPC-AVS/AI, dans les cas prévus par l'al. 1 let. d, la 
nouvelle décision doit porter effet dès le début du mois au cours duquel le 
changement a été annoncé, mais au plus tôt à partir du mois dans lequel celui-ci est 
survenu et au plus tard dès le début du mois qui suit celui au cours duquel la 
nouvelle décision a été rendue. La créance en restitution est réservée lorsque 
l'obligation de renseigner a été violée (let. d). 

 
 
 

 

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Selon l’art. 19 LPCC, la prestation est modifiée selon les règles prévues en matière 
de prestations complémentaires fédérales à l'assurance-vieillesse, survivants et 
invalidité. 

15. Les prestations indûment touchées doivent être restituées. Dans son domaine 
d’application, la LPGA ancre ce principe à son art. 25, dont l’al. 1 phr. 2 précise 
que la restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle 
le mettrait dans une situation difficile. La teneur de cette disposition est répétée 
pour les PCF à l’art. 5C de la loi sur les prestations fédérales complémentaires à 
l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité du 14 octobre 1965 
(LPFC - J 4 20) et reprise pour les PCC à l’art. 24 al. 1 de la loi cantonale sur les 
prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25) et - par 
le biais d’un renvoi par analogie audit art. 25 LPGA - pour les subsides 
d’assurance-maladie par l’art. 33 al. 1 LaLAMal. 

L’obligation de restituer prévue par l’art. 25 al. 1 phr. 1 LPGA suppose que soient 
remplies les conditions d’une reconsidération ou d’une révision procédurale de la 
décision – formelle ou non – par laquelle les prestations en cause ont été allouées 
(ATF 130 V 318 consid. 5; ATF 129 V 110 consid. 1.1). La modification de 
décisions d'octroi de prestations complémentaires peut avoir un effet ex tunc - et, 
partant, justifier la répétition de prestations déjà perçues - lorsque sont réalisées les 
conditions qui président à la révocation, par son auteur, d'une décision 
administrative. À cet égard, la jurisprudence constante distingue la révision d'une 
décision entrée en force formelle, à laquelle l'administration est tenue de procéder 
lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve 
susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (ATF 122 V 21 
consid. 3a, 138 consid. 2c, 173 consid. 4a, 272 consid. 2, 121 V 4 consid. 6 et les 
références), d'avec la reconsidération d'une décision formellement passée en force 
de chose décidée sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au 
fond, à laquelle l'administration peut procéder pour autant que la décision soit sans 
nul doute erronée et que sa rectification revête une importance notable 
(ATF 122 V 21 consid. 3a, 173 consid. 4a, 271 consid. 2, 368 consid. 3, 121 V 4 
consid. 6 et les arrêts cités). 

Selon l’art. 24 OPC-AVS/AI, l'ayant droit ou son représentant légal ou, le cas 
échéant, le tiers ou l'autorité à qui la prestation complémentaire est versée, doit 
communiquer sans retard à l'organe cantonal compétent tout changement dans la 
situation personnelle et toute modification sensible dans la situation matérielle du 
bénéficiaire de la prestation. Cette obligation de renseigner vaut aussi pour les 
modifications concernant les membres de la famille de l'ayant droit. 

D’après l’art. 11 LPCC, le bénéficiaire ou son représentant légal doit déclarer au 
service tout fait nouveau de nature à entraîner la modification du montant des 
prestations qui lui sont allouées ou leur suppression (al. 1). En outre, il doit signaler 
au service les droits qui peuvent lui échoir par une part de succession, même non 
liquidée. La même obligation s'applique à tous les legs ou donations (al. 2). Le 

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service peut suspendre ou supprimer le versement de la prestation lorsque le 
bénéficiaire refuse de fournir ou tarde à remettre les renseignements demandés 
(al. 3). 

Lorsque le versement indu résulte d'une violation de l'obligation de renseigner au 
sens des art. 31 LPGA, 31 LPC et 11 LPCC et que cette violation est en relation de 
causalité avec la perception indue de prestations d'assurance, la modification de la 
prestation a un effet rétroactif (ex tunc), qui entraîne - sous réserve des autres 
conditions mises à la restitution - une obligation de restituer (ATF 119 V 431 
consid. 2, SVR 1995 IV n° 58 p. 165).  

16. En vertu de l'art. 25 al. 2 phr. 1 LPGA, le droit de demander la restitution s'éteint un 
an après le moment où l'institution d’assurance a eu connaissance du fait, mais au 
plus tard cinq ans après le versement de la prestation. Si la créance naît d'un acte 
punissable pour lequel le droit pénal prévoit un délai de prescription plus long, 
celui-ci est déterminant. 

Les délais de l’art. 25 al. 2 LPGA sont des délais (relatif et absolu) de péremption, 
qui doivent être examinés d'office (ATF 133 V 579 consid. 4; ATF 128 V 10 
consid. 1). Contrairement à la prescription, la péremption prévue à l’art. 25 al. 2 
LPGA ne peut être ni suspendue ni interrompue et lorsque s’accomplit l’acte 
conservatoire que prescrit la loi, comme la prise d’une décision, le délai se trouve 
sauvegardé une fois pour toutes (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 271/04 
du 21 mars 2006 consid. 2.5). 

Conformément à l'art. 31 al. 1 let. d LPC, est puni, à moins qu'il ne s'agisse d'un 
crime ou d'un délit frappé d'une peine plus élevée par le code pénal, d'une peine 
pécuniaire n'excédant pas 180 jours-amende celui qui manque à son obligation de 
communiquer au sens de l'art. 31 al. 1 LPGA. 

Selon l'art. 97 al. 1 CP, l'action pénale se prescrit par 30 ans si l'infraction était 
passible d'une peine privative de liberté à vie, par 15 ans si elle était passible d'une 
peine privative de liberté de plus de trois ans, et de sept ans si elle était passible 
d'une autre peine. Le délai de prescription de l'action pénale pour une infraction 
telle que celle décrite à l'art. 31 LPC est donc de sept ans. Dans sa teneur en 2012, 
le délai de prescription pour infraction passible de trois ans au plus était également 
de sept ans.  

17. En l'espèce, le recourant a informé l’intimé de sa cohabitation le 17 juillet 2015, de 
sorte qu’en réclamant la restitution des prestations perçues indûment par décision 
du 9 septembre 2015, notifiée le 28 suivant, l’intimé a agi dans le délai de 
péremption d’une année. 

Le recourant, qui n'a pas annoncé au SPC qu'il cohabitait avec Mme C______ dès 
2012 et le fils de celle-ci dès 2013, a manqué à son obligation de communiquer, au 
sens de l'art. 31 LPC, et ce, particulièrement au regard des informations générales 
reçues annuellement qui mentionnaient le devoir d'annoncer tout changement dans 
sa situation financière et/ou personnelle. Il s’ensuit que l’intimé pouvait requérir la 

http://intrapj/perl/decis/119%20V%20431

 
 
 

 

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restitution des prestations dans le délai de sept ans et que le délai de péremption 
absolu n'était donc pas atteint lorsqu'il l'a fait.  

18. Le SPC devra toutefois revoir ses calculs pour tenir compte des données ressortant 
du registre de l'OCPM, selon les art. 25 al. 1 let. d et al. 2 let. d OPC-AVS/AI, et 
tenir compte, dans les dépenses du recourant, de la moitié de son loyer pour la 
période du 1er mars 2012 au 31 mars 2013, d'un tiers de son loyer du 1er avril 2013 
au 31 décembre 2015, de la moitié de son loyer du 1er janvier au 31 mars 2016 et 
enfin de la totalité du loyer de l'assuré dès le mois d'avril 2016. 

19. Le recours sera ainsi partiellement admis, la décision sur opposition annulée et la 
cause renvoyée à l'intimé pour nouvelle décision au sens des considérants. 

20. La procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

21. Il ne sera pas alloué d’indemnité de procédure au recourant qui n'était pas 
représenté et n’a pas fait valoir de frais engendrés par la procédure (art. 61 let. g 
LPGA). 

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L'admet partiellement. 

3. Annule la décision querellée. 

4. Renvoie la cause à l'intimé pour nouvelle décision au sens des considérants. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le