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**Case Identifier:** 0d6ff67d-1452-5fab-8d6a-8988cf8d0537
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-11-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 09.11.2016 A/2870/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2870-2016_2016-11-09.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2870/2016-FPUBL  ATA/955/2016  

 

 COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 9 novembre 2016 

sur effet suspensif 

 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Franco Foglia, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES 
représenté par Me François Bellanger, avocat 

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A/2870/2016 

 Attendu, en fait, que : 

1.  Monsieur A______ a été engagé à l’office cantonal des assurances sociales (ci-
après : OCAS) en date du 1er janvier 1997 et il a été nommé fonctionnaire le 1er 
janvier 2004. Après plusieurs promotions au sein du service de facturation de cet 
office, il en est devenu le ______ le 1er mai 2010.  

2.  Le 27 janvier 2015, le conseil d’administration de l’OCAS a ordonné 
l’ouverture d’une enquête administrative à l’encontre de M. A______, dont il a 
confié la conduite à Madame B______, juge à la Cour de justice. Il décidait de cette 
mesure « suite à des plaintes d’ordre de harcèlement sexuel et moral, ainsi que 
d’éventuels abus d’autorité, portées par différents collaborateurs du service de 
facturation, ainsi que par des personnes extérieures au service », parmi lesquelles une 
plainte de Madame C______, qui avait pris ses fonctions au sein du service 
facturation en 2014, même si elle travaillait au sein de l’OCAS depuis 2004. Celle-ci 
accusait son supérieur hiérarchique de lui avoir fait des avances auxquelles elle ne 
consentait pas, et d’avoir dû subir une étreinte, des attouchements et un baiser sans 
son consentement dans le bureau du service le 12 décembre 2014, ce qui l’avait 
fortement choquée. Dans les jours qui avaient suivi, M. A______ avait répété ses 
avances malgré son opposition. Ces faits s’inscrivaient dans un contexte où la qualité 
du travail de Mme C______ au sein de l’OCAS était remise en question à l’issue 
d’un processus d’évaluation auquel l’intéressé participait. Les doléances des autres 
collaboratrices du service de facturation ne portaient pas sur des faits similaires, mais 
sur des comportements que l’intéressé imposait à ses subordonnées, tels le 
visionnement de photos de femmes nues, ou la prise de photos de celles-ci, dont il 
faisait ultérieurement des montages. Elles lui reprochaient de déformer l’information 
au sujet de la marche du service et de promouvoir ainsi une ambiance déstabilisante, 
tout en empêchant le contact avec la hiérarchie, dans le but de conserver la maîtrise 
sur le fonctionnement de son service. 

3.  Dans le rapport d’enquête qu’elle a rendu le 3 septembre 2015 après audition 
de l’intéressé et de différents collaborateurs ou collaboratrices de l’OCAS dont Mme 
C______, l’enquêteuse a mis en évidence un problème de communication et de 
transmission des informations de l’intéressé à l’égard de ses subordonnées. Ce 
comportement ne semblait pas répondre à la qualification de mobbing. Aucune trace 
de harcèlement sexuel sur lesdites subordonnées (à l’exception de Mme C______) 
n’avait été relevée, mêmes si certains de ses comportements ne trouvaient pas leur 
place dans un cadre professionnel. Les faits à la base de l’accusation de harcèlement 
sexuel formulée par Mme C______ n’étaient pas établis, même si certains éléments 
recueillis étaient de nature à les accréditer. 

4.  Le 3 novembre 2015, toute mesure de reclassement au sein de cet office 
s’avérant impossible, l’OCAS a fait savoir à M. A______ qu’il envisageait de le 

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licencier et lui a transmis les éléments de fait et de droit qu’il entendait retenir dans 
une telle décision, en lui accordant un délai au 2 décembre 2015 pour se déterminer. 

5.  M. A______ a répondu le 2 décembre 2015. Il était dès le 1er décembre 2015 
en état d’incapacité totale de travail attestée par certificat médical du Docteur 
D______. Il contestait tout motif de licenciement et demandait à réintégrer dès que 
possible son poste de travail, subsidiairement qu’un autre poste de l’OCAS ou 
ailleurs au sein de l’État, lui soit proposé. Malgré une instruction à charge, les 
accusations de harcèlement sexuel avaient été écartées par l’enquêtrice. La 
dégradation de l’ambiance de travail au sein de son service était due à deux causes 
qui s’étaient exercées conjointement, soit l’arrivée de Mme C______ et son refus de 
proposer la réévaluation de la classe de traitement de ses collaboratrices. Toute 
décision de licenciement serait contraire au droit. Les accusations de Mme C______ 
étaient celles d’une affabulatrice, voire le résultat d’une machination de sa part pour 
pouvoir conserver son poste de travail. Ce n’était qu’au moment où ses subordonnées 
s’étaient vu refuser leur augmentation de traitement que divers ressentis étaient venus 
à la surface. Les divers comportements qui lui étaient reprochés dans ses rapports 
avec ses collaboratrices, s’agissant de son attitude, de ses propos, voire liés à la prise 
ou à la production de photos, n’avaient pas la portée agressive que celles-ci leur 
prêtaient. Il n’avait jamais violé aucune disposition du règlement d’application de la 
loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire 
et des établissements publics médicaux du 24 février 1999 (RPAC - B 5 05.01). 

6.  Le 26 avril 2016, l’OCAS a transmis à M. A______ un nouvel état de fait 
retenu à l’appui de la décision de licenciement qu’il entendait notifier, et lui a 
accordé un nouveau délai au 13 mai 2016 pour s’exprimer. Ladite décision ne devait 
pas intervenir avant la fin du délai de protection. 

7.  M. A______ s’est déterminé le 13 mai 2016. Il demandait la tenue d’un 
entretien de service lors duquel il serait entendu, car son état de santé n’empêchait 
pas la tenue d’une telle rencontre. Il contestait tout manquement à ses devoirs de 
fonction et considérait qu’une décision de licenciement serait contraire au droit, en se 
référant à ses déterminations antérieures. 

8.  Le 31 mai 2016, l’intéressé a transmis un nouveau certificat médical attestant 
de son incapacité de travail totale jusqu’au 30 juin 2016. 

9.  Par décision du 28 juin 2016, communiquée le 29 juin 2016, l’OCAS a licencié 
M. A______ pour motif fondé, en visant l’art. 21 al. 3 de la loi générale relative au 
personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements 
publics médicaux du 4 décembre 1997 (LPAC - B 5 05), avec effet au 
30 septembre 2016. Il était libéré avec effet immédiat de l’obligation de travailler. La 
décision était exécutoire nonobstant recours. 

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  Le droit d’être entendu de l’intéressé avait été respecté en étant exercé par 
écrit. Il avait violé fautivement ses obligations d’attitude générale et ses devoirs 
d’autorité découlant des art. 21 et 23 RPAC. Il était certes doué de qualités 
techniques nécessaires à son poste et, selon les rapports d’évaluation de son supérieur 
hiérarchique, ses qualités relationnelles n’avaient donné lieu qu’à des remarques 
minimes, jusqu’aux faits mis en évidence par le rapport d’enquête. Toutefois, les 
témoignages des six collaboratrices de l’intéressé recueillis lors de l’enquête avaient 
mis en évidence un problème dans la transmission de l’information, qui se traduisait 
par une incompréhension des ordres, et par la propagation de fausses rumeurs ou de 
ce qui a été reçu comme tel, source d’inconfort pour les collaboratrices et de perte de 
confiance. À cela s’ajoutait la difficulté - réelle ou ressentie - des collaboratrices à 
s’adresser directement au responsable de division en raison de la réticence dont 
l’intéressée faisait preuve sur ce plan. En outre, il avait montré à ses collaboratrices 
des photos de femmes nues, comportement qui, quelles qu’en soient les 
circonstances, n’avait pas sa place dans un cadre professionnel, surtout de la part 
d’un cadre. Même si la nature des rapports qu’il avait entretenus avec Mme C______ 
n’avait pu être établie avec exactitude, les faits mis en évidence par l’enquête ont 
démontré que la teneur des échanges était pour le moins surprenante, dans un cadre 
purement professionnel. Il ne pouvait être suivi lorsqu’il prétendait que les 
conversations enregistrées  - dont il avait autorisé l’utilisation lors de l’enquête - 
s’inscrivaient dans un cadre professionnel. De l’avis de l’autorité décisionnaire, il 
était établi qu’il avait tenté des avances à l’endroit de sa subordonnée. Même si les 
faits n’avaient pas pu être déterminés de manière précise en l’absence de témoins, la 
déclaration du médecin traitant consulté le 12 décembre 2014 et les autres éléments 
mis en évidence par l’enquête permettaient de retenir l’existence d’un comportement 
déplacé à l’égard de sa collaboratrice, justifiant la décision de licenciement, seule 
décision possible en l’absence de possibilité de reclassement. 

10.  Par acte posté le 30 août 2016, M. A______ a formé un recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) 
contre la décision du 28 juin 2016 précitée qu’il avait reçue le 29 juin 2016 en 
concluant à son annulation, à sa réintégration et à l’allocation d’une indemnité de 
CHF 90'000.- pour les frais encourus, ainsi qu’une indemnité de CHF 40'000.- au 
titre du tort moral. 

   Il sollicitait, à titre préalable, la restitution de l’effet suspensif. 

  Sur le fond, la décision prise à son encontre n’était pas conforme au droit. Elle 
ne respectait pas les règles de procédure. La direction de l’OCAS avait fait preuve 
d’amateurisme à son encontre par ses nombreux manquements dans la gestion du 
conflit qui avait surgi de la plainte de Mme C______. Malgré les résultats de 
l’enquête administrative, l’OCAS avait pris la décision de le licencier, faisant preuve 
d’une totale partialité et d’un acharnement singulier à son encontre. Il contestait 
l’entier des faits rapportés à son encontre par Mme C______ ainsi que par d’autres 

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collaboratrices, notamment la production de photographies de femmes dénudées. Il 
était surpris de la prétendue pudibonderie de certaines de ses collaboratrices, alors 
qu’elles lui avaient adressé une correspondance privée et courtoise par « whatsapp ». 
Lui qui avait jusque-là été un collaborateur transparent et fidèle à son employeur 
pendant dix-neuf ans se sentait pris en étau par lui. La décision querellée violait 
également le principe de la proportionnalité par sa dureté. Son droit d’être entendu 
avait également été violé par la partialité constante de la direction et du conseil 
d’administration de l’OCAS, même s’ils avaient respecté les règles de procédure.  

  L’effet suspensif devait être restitué. Dès fin septembre 2016, il se retrouverait 
sans travail et sans rémunération et n’aurait plus de quoi prendre en charge ses frais 
courants. Sa santé avait été ruinée par les attaques injustifiées portées contre lui. Il lui 
était impossible d’envisager un quelconque avenir pour l’instant, et il ne paraissait 
pas contraire à « l’intérêt public genevois de soutenir l’un des siens » par une 
décision préalable de restitution de l’effet suspensif, s’agissant en particulier du 
versement de son traitement pendant la durée de la procédure.  

11.  Le 20 septembre 2016, l’OCAS a conclu au rejet de la demande de restitution 
d’effet suspensif. Il s’est référé aux éléments issus du rapport d’enquêtes mettant en 
évidence des comportements et attitudes de M. A______ tant à l’égard de Mme 
C______, que de ses autres collaboratrices, qui constituaient des manquements. Le 
Conseil d’administration considérait que le lien de confiance avait été rompu et qu’il 
ne pouvait que mettre un terme aux relations de travail, en raison des violations des 
art. 21 et 23 RPAC constatées. Les manquements étaient d’autant moins acceptables 
que le recourant était le supérieur hiérarchique des personnes qui avaient dénoncé 
son attitude. 

  La demande de restitution de l’effet suspensif était infondée. L’intérêt privé au 
maintien de son emploi, dont un fonctionnaire licencié pouvait se prévaloir, était 
d’ordre strictement privé et ne pouvait être pris en considération dans la pesée des 
intérêts. Le recourant n’était pas dépourvu de ressources. Par ailleurs, il ne prétendait 
pas ne plus avoir droit aux indemnités de l’assurance pour perte de gain en cas de 
maladie, ni qu’après sa guérison, il n’aurait pas droit aux allocations de chômage, s’il 
ne devait pas avoir retrouvé un emploi à l’échéance du délai de congé. 

  L’OCAS avait un intérêt public prépondérant à ce que le retrait de l’effet 
suspensif soit maintenu. 

12.  Le 7 novembre 2016, M. A______ a exercé son droit à la réplique concernant 
la question de l’effet suspensif, lequel devait être restitué au recours.  

  L’autorité intimée n’avait pas de difficultés de trésorerie, contrairement à lui-
même. 

  Au surplus, il a maintenu et développé ses arguments antérieurs. 

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Considérant, en droit, que : 

1.  Aux termes de l’art. 66 de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA – E 5 10), sauf disposition légale contraire, le recours a 
effet suspensif à moins que l’autorité qui a pris la décision attaquée n’ait ordonné 
l’exécution nonobstant recours (al. 1) ; toutefois, lorsque aucun intérêt public ou 
privé prépondérant ne s’y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la 
partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l’effet suspensif 
(al. 3). 

2.  Les décisions sur mesures provisionnelles sont prises par le président ou le 
vice-président de la chambre administrative ou, en cas d’empêchement de ceux-ci, 
par un autre juge (art. 21 al. 2 LPA et art. 7 al. 1 du règlement interne de la chambre 
administrative du 26 septembre 2010). 

3.  L’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en 
exigeant au besoin des sûretés (art. 21 al. 1 LPA). 

4.  Selon la jurisprudence constante de la chambre administrative, des mesures 
provisionnelles - au nombre desquelles compte la restitution de l'effet suspensif 
(Philippe WEISSENBERGER/Astrid HIRZEL, Der Suspensiveffekt und andere 
vorsorgliche Massnahmen, in Isabelle HÄNER/Bernhard WALDMANN [éd.], 
Brennpunkte im Verwaltungsprozess, 2013, 61-85, p. 63) - ne sont légitimes que si 
elles s’avèrent indispensables au maintien d’un état de fait ou à la sauvegarde 
d’intérêts compromis (ATF 119 V 503 consid. 3 ; ATA/1244/2015 du 
17 novembre 2015 consid. 2 ; ATA/1110/2015 du 16 octobre 2015 consid. 3 ; 
ATA/997/2015 du 25 septembre 2015 consid. 3).  

  Elles ne sauraient, en principe tout au moins, anticiper le jugement définitif ni 
équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, pas plus qu’aboutir 
abusivement à rendre d’emblée illusoire la portée du procès au fond (arrêts précités). 
Ainsi, dans la plupart des cas, les mesures provisionnelles consistent en un minus, 
soit une mesure moins importante ou incisive que celle demandée au fond, ou en un 
aliud, soit une mesure différente de celle demandée au fond (Isabelle HÄNER, 
op. cit., p. 265). 

5.  L'octroi de mesures provisionnelles présuppose l'urgence, à savoir que le refus 
de les ordonner crée pour l'intéressé la menace d'un dommage difficile à réparer 
(ATF 130 II 149 consid. 2.2 ; 127 II 132 consid. 3 = RDAF 2002 I 405). 

6.  Lorsque l'effet suspensif a été retiré ou n'est pas prévu par la loi, l'autorité de 
recours doit examiner si les raisons pour exécuter immédiatement la décision 
entreprise sont plus importantes que celles justifiant le report de son exécution. Elle 
dispose d'un large pouvoir d'appréciation qui varie selon la nature de l'affaire. La 
restitution de l'effet suspensif est subordonnée à l'existence de justes motifs, qui 

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résident dans un intérêt public ou privé prépondérant à l’absence d’exécution 
immédiate de la décision ou de la norme (arrêt du Tribunal fédéral 2C_1161/2013 du 
27 février 2014 consid. 5.5.1).  

7.  Pour effectuer la pesée des intérêts en présence qu’un tel examen implique, 
l'autorité de recours n'est pas tenue de procéder à des investigations supplémentaires, 
mais peut statuer sur la base des pièces en sa possession (ATF 117 V 185 consid. 2b ; 
arrêt du Tribunal fédéral 1C_435/2008 du 6 février 2009 consid. 2.3 et les arrêts 
cités). 

8. a. L'autorité compétente peut résilier les rapports de service du fonctionnaire pour 
un motif fondé. Elle motive sa décision et doit proposer préalablement à la résiliation  
des mesures de développement et de réinsertion professionnels et rechercher si un 
autre poste au sein de l'administration serait disponible, qui correspond aux capacités 
de l'intéressé (art. 21 al. 3 LPAC et 46A RPAC). 

  Aux termes de l’art. 22 LPAC, il y a motif fondé lorsque la continuation des 
rapports de service n'est plus compatible avec le bon fonctionnement de 
l'administration, soit notamment en raison de l'insuffisance des prestations (let. a), 
l'inaptitude à remplir les exigences du poste (let. b), la disparition durable d'un motif 
d'engagement (let. c). 

 b. Peut recourir à la chambre administrative pour violation de la loi tout membre 
du personnel dont les rapports de service ont été résiliés (art. 31 al. 1 LPAC). Si la 
chambre administrative retient que la résiliation des rapports de service n’est pas 
fondée sur un motif fondé elle ordonne la réintégration du fonctionnaire (art. 31 
al. 2 LPAC). Si elle considère que le licenciement est pour une autre raison contraire 
au droit, elle peut proposer à l’autorité compétente la réintégration (art. 31 
al. 3 LPAC). 

9.  En l’occurrence, les motifs fondés allégués par l’autorité décisionnaire pour 
justifier le licenciement portent sur une insuffisance de prestations, voire sur une 
inaptitude à remplir les exigences du poste au regard des obligations incombant au 
recourant en vertu des art. 21 et 23 RPAC. La question de la réalité de l’existence de 
motifs fondés constituera l’objet de l’instruction au fond, à l’issue de laquelle la 
chambre administrative pourra statuer sur la conformité au droit de la décision 
querellée. Le seul fait que le recourant en nie l’existence est insuffisant pour 
admettre que son recours a d’emblée de fortes chances de succès.  

  Ce dernier allègue comme dommage irréparable le fait de ne plus pouvoir 
travailler à son poste pendant la durée de la procédure, alors qu’il remplirait les 
conditions d’une réintégration. C’est anticiper sur le résultat de l’instruction et, dans 
cette mesure, cette prétention se confond avec les conclusions au fond, ce qui n’est 
pas admissible (ATA/626/2016 du 19 juillet 2016 consid. 10). 

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  Par ailleurs, l’intérêt privé du recourant à conserver son activité professionnelle 
doit céder le pas à l’intérêt public à la préservation des finances de l’État, 
conformément à la jurisprudence constante de la chambre administrative 
(ATA/471/2016 du 6 juin 2016 et les références citées). Aucun élément du dossier ne 
permet de retenir que celui-ci aurait la capacité de rembourser les traitements perçus 
en cas de confirmation de la décision querellée, alors que l’État de Genève serait à 
même de verser les montants qui seraient mis à sa charge en cas d’issue favorable 
pour celui-là, et cela même si la cause pouvait être tranchée rapidement. 

10.  Au vu de ce qui précède, la restitution de l’effet suspensif sera refusée. 

  Le sort des frais sera réservé jusqu’à droit jugé au fond. 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

refuse de restituer l’effet suspensif au recours de Monsieur A______ contre la décision de 
la l’office cantonal des assurances sociales du 28 juin 2016 ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF – RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 
preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique la présente décision, en copie, à Me Franco Foglia, avocat du recourant, ainsi 
qu'à Me François Bellanger, avocat de l'office cantonal des assurances sociales. 

 
 Le président : 

 
Ph. Thélin 

 

 
 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

Genève, le  la greffière :