# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4c1a2d54-91a4-574d-a14b-9a8d7a9f7443
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-08-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 30.08.2017 RR.2017.129
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2017-129_2017-08-30.pdf

## Full Text

Arrêt du 30 août 2017 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, 

président, Giorgio Bomio et Cornelia Cova,  

le greffier Aurélien Stettler  

   

 

Parties  A., représenté par Me Moritz Näf, avocat,  

recourant 

  

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC CENTRAL DU CANTON DE 

VAUD, 

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale à 

la Belgique 

 

Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP); saisie 

conservatoire (art. 33a OEIMP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: RR.2017.129 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Le 4 février 2017, le Juge chargé de l’instruction auprès du Tribunal de 

Première Instance néerlandophone de Bruxelles, en Belgique (ci-après: 

l’autorité requérante), a requis l'entraide des autorités suisses dans le cadre 

d’une enquête pénale instruite en relation avec les agissements de la société 

B. SA. La demande tendait notamment au blocage immédiat du compte n° 1 

ouvert au nom de A. auprès de la banque C., ainsi qu’à l’obtention de la 

documentation bancaire relative audit compte (act. 1.4 et 1.5). 

 

 

B. L’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) a, en date du 1er mars 2017, 

délégué l’exécution de la demande d’entraide belge au Ministère public 

central du canton de Vaud (ci-après: MP-VD), lequel est entré en matière le 

3 mars 2017. Dans le cadre de l’exécution des mesures requises, le MP-VD 

a, le même jour, requis la production de la documentation relative au compte 

susmentionné. Il a en outre ordonné le blocage de ce dernier et de toute 

autre relation ouverte au nom de A. auprès de la banque C., à hauteur de la 

contre-valeur de EUR 34'368.29 (act. 1.2).  

 

 

C. Par décision de clôture du 4 mai 2017 (act. 1.3), le MP-VD a ordonné la 

transmission à l'autorité requérante de la documentation bancaire 

correspondante, ainsi que la réalisation puis le transfert des avoirs de A. sur 

le compte de l’Etat de Vaud. Le séquestre des valeurs ainsi versées sur le 

compte récipiendaire était maintenu jusqu’à réception d’une décision 

définitive et exécutoire de confiscation de la part de l’Etat requérant. 

 

 

D. Par acte du 2 juin 2017, A. a recouru auprès de la Cour des plaintes du 

Tribunal pénal fédéral contre la décision susmentionnée, concluant 

principalement au refus de l’entraide et, subsidiairement, à ce que la 

transmission soit limitée aux données afférant à la période du 1er janvier 2012 

au 29 janvier 2016.  

 

 

E. Invité à s’exprimer, l'OFJ a renoncé à formuler des observations et s’est rallié 

au contenu de la décision querellée (act. 6). Egalement interpellé, le MP-VD 

a, par acte du 30 juin 2017, conclu au rejet du recours dans la mesure de sa 

recevabilité (act. 7). Le recourant a répliqué en date du 14 juillet 2017, 

persistant en substance dans ses conclusions (act. 9). Le MP-VD a dupliqué 

le 24 juillet 2017, s’en remettant intégralement à sa réponse (act. 12).  

 

- 3 - 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 L’entraide judiciaire entre le Royaume de Belgique et la Confédération 

suisse est prioritairement régie par la Convention européenne d’entraide 

judiciaire en matière pénale (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur pour la 

Suisse le 20 mars 1967 et pour la Belgique le 11 novembre 1975, ainsi que 

par le Deuxième Protocole additionnel du 8 novembre 2001 à la CEEJ, entré 

en vigueur pour la Suisse le 1er février 2005 et pour l’Etat requérant le 

1er juillet 2009. Les art. 48 ss de la Convention d'application de l'Accord de 

Schengen du 14 juin 1985 (CAAS; n° CELEX 42000A0922(02); Journal 

officiel de l'Union européenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19-62; 

publication de la Chancellerie fédérale, "Entraide et extradition") s'appliquent 

également à l'entraide pénale entre la Suisse et la Belgique (arrêt du Tribunal 

pénal fédéral RR.2008.98 du 18 décembre 2008 consid. 1.3). Peut 

également s'appliquer en l'occurrence la Convention européenne relative au 

blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du 

crime (CBl; RS 0.311.53). Les dispositions de ces traités l'emportent sur le 

droit autonome qui régit la matière, soit la loi fédérale sur l'entraide 

internationale en matière pénale (EIMP; RS 351.1) et son ordonnance 

d'exécution (OEIMP; RS 351.11). Le droit interne reste toutefois applicable 

aux questions non réglées, explicitement ou implicitement, par le traité et 

lorsqu'il est plus favorable à l'entraide (ATF 142 IV 250 consid. 3; 140 IV 123 

consid. 2; 137 IV 33 consid. 2.2.2). L'application de la norme la plus favorable 

doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux (ATF 135 IV 212 

consid. 2.3; 123 II 595 consid. 7c).  

 

1.2 La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral est compétente pour 

connaître des recours dirigés contre les décisions de clôture de la procédure 

d’entraide rendues par les autorités cantonales ou fédérales d’exécution et, 

conjointement, contre les décisions incidentes (art. 25 al. 1 et 80e al. 1 EIMP, 

mis en relation avec l’art. 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur 

l’organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). 

 

1.3 Le délai de recours contre la décision de clôture est de 30 jours dès la 

communication écrite de celle-ci (art. 80k EIMP). Déposé à un bureau de 

poste suisse le 2 juin 2017, le recours contre la décision de clôture notifiée 

le 4 mai 2017 est intervenu en temps utile. 

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1.4 Aux termes de l’art. 80h let. b EIMP, a qualité pour recourir en matière 

d’entraide quiconque est personnellement et directement touché par une 

mesure d’entraide et a un intérêt digne de protection à ce qu’elle soit annulée 

ou modifiée. Précisant cette disposition, l’art. 9a let. a OEIMP reconnaît au 

titulaire d’un compte bancaire la qualité pour recourir contre la remise à l’Etat 

requérant d’informations relatives à ce compte (ATF 137 IV 134 consid. 5; 

118 Ib 547 consid. 1d). En application de ces principes, la qualité pour 

recourir doit être reconnue à A., en tant que titulaire de la relation bancaire 

mentionnée plus haut et visée par les mesures querellées (v. supra let. B). 

 

1.5 Le recours est ainsi recevable et il convient d’entrer en matière.  

 

 

2. Sur le fond, le recourant estime que la double incrimination, condition sine 

qua non à l’octroi de l’entraide, ne serait pas réalisée en l’espèce (act. 1, 

p. 8 ss). 

 

2.1  

2.1.1 Aux termes de l’art. 14 CEEJ, la demande d’entraide doit notamment 

indiquer l’autorité dont elle émane (ch. 1 let. a), son objet et son but (ch. 1 

let. b), ainsi que l’inculpation et un exposé sommaire des faits (ch. 2). Ces 

indications doivent permettre à l’autorité requise de s’assurer que l’acte pour 

lequel l’entraide est demandée est punissable selon le droit des parties 

requérante et requise (art. 5 ch. 1 let. a CEEJ), qu’il ne constitue pas un délit 

politique ou fiscal (art. 2 al. 1 let. a CEEJ) et que le principe de la 

proportionnalité est respecté (ATF 118 Ib 111 consid. 4b et arrêts cités). 

Selon la jurisprudence, l’on ne saurait exiger de l’Etat requérant un exposé 

complet et exempt de toute lacune, puisque la procédure d’entraide a 

précisément pour but d’apporter aux autorités de l’Etat requérant des 

renseignements au sujet des points demeurés obscurs (ATF 117 Ib 88 

consid. 5c et arrêts cités). L’autorité suisse saisie d’une requête d’entraide 

en matière pénale n’a pas à se prononcer sur la réalité des faits évoqués 

dans la demande; elle ne peut que déterminer si, tels qu’ils sont présentés, 

ils constituent une infraction. Cette autorité ne peut s’écarter des faits décrits 

par l’Etat requérant qu’en cas d’erreurs, lacunes ou contradictions évidentes 

et immédiatement établies (ATF 126 II 495 consid. 5e/aa; 118 Ib 111 consid. 

5b). L’exposé des faits ne doit pas être considéré comme un acte 

d’accusation, mais comme un état des soupçons que l’autorité requérante 

désire vérifier. Sauf contradictions ou impossibilités manifestes, ces 

soupçons n’ont pas à être vérifiés dans le cadre de la procédure d’entraide 

judiciaire (arrêt du Tribunal fédéral 1A.297/2004 du 17 mars 2005, consid. 

2.1).  

 

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2.1.2 La remise de documents bancaires est une mesure de contrainte au sens de 

l’art. 63 al. 2 let. c EIMP, qui ne peut être ordonnée, selon l’art. 64 al. 1 EIMP 

mis en relation avec la réserve faite par la Suisse à l’art. 5 ch. 1 let. a CEEJ, 

que si l’état de fait exposé dans la demande correspond, prima facie, aux 

éléments constitutifs d’une infraction réprimée par le droit suisse. L’examen 

de la punissabilité selon le droit suisse comprend, par analogie avec l’art. 35 

al. 2 EIMP applicable en matière d’extradition, les éléments constitutifs 

objectifs de l’infraction, à l’exclusion des conditions particulières du droit 

suisse en matière de culpabilité et de répression (ATF 124 II 184 consid. 4b; 

122 II 422 consid. 2a; 118 Ib 448 consid. 3a et arrêts cités). Il n’est ainsi pas 

nécessaire que les faits incriminés revêtent, dans les deux législations 

concernées, la même qualification juridique, qu’ils soient soumis aux mêmes 

conditions de punissabilité ou passibles de peines équivalentes; il suffit qu’ils 

soient réprimés, dans les deux Etats, comme des délits donnant lieu 

ordinairement à la coopération internationale (ATF 124 II 184 consid. 4b/cc; 

117 Ib 337 consid. 4a; 112 Ib 225 consid. 3c et arrêts cités).  

 

2.2  

2.2.1 En l’espèce, la demande d’entraide a été présentée pour la répression des 

chefs de fraude et escroquerie, de contrefaçon et piratage, de publicité 

trompeuse, d’utilisation d’un faux nom et de non-signalement du numéro 

d’entreprise sur les lettres et factures au sens des art. 196, 231 et 496 du 

Code pénal belge. L’autorité requérante expose que les prévenus visés par 

l’enquête belge auraient envoyé à plusieurs membres de l’"Association 

Benelux pour le Droit des Marques et des Modèles", ainsi qu'à certains de 

leurs clients, des factures au nom de "B. SA", avec adresse à Bruxelles. Non 

sollicitées, ces factures étaient adressées aux destinataires susmentionnés 

pour un soi-disant "renouvellement de la marque pour dix ans". Toujours 

selon l’autorité requérante, lesdites factures devaient être acquittées sur un 

compte bancaire au nom de D., société de droit danois. Les fonds ainsi 

récoltés étaient ensuite ventilés sur divers comptes à l'étranger. Grâce à 

l’entraide judiciaire obtenue de la part des autorités danoises, il s’est 

notamment avéré que durant la période du 1er janvier 2012 au 29 janvier 

2016 un montant total de EUR 34'368.29 a été transféré d’un compte danois 

au nom de E. sur le compte bancaire suisse n° 1 ouvert au nom du recourant 

auprès de la banque C., objet des mesures d'entraide ici contestées. Dans 

l’ordonnance de clôture querellée, l’autorité d’exécution a estimé que les faits 

décrits dans la demande d’entraide pouvaient, prima facie, être constitutifs 

d’escroquerie au sens de l’art. 146 CP (dossier MP-VD, onglet "décisions", 

décision d’entrée en matière, p. 2). 

 

2.2.2  

a) L’escroquerie se définit, en droit suisse, comme le fait de celui qui, dans le 

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dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, 

induit astucieusement en erreur une personne par des affirmations 

fallacieuses ou par la dissimulation de faits vrais, ou exploite l’erreur dans 

laquelle se trouve une personne et détermine de la sorte la victime à des 

actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d’un tiers (art. 146 

ch. 1 CP). L’astuce au sens de cette disposition est réalisée non seulement 

lorsque l’auteur utilise un édifice de mensonges, des manœuvres 

frauduleuses ou une mise en scène, mais aussi lorsqu’il fait de fausses 

déclarations dont la vérification ne serait possible qu’au prix d’un effort 

particulier ou ne pourrait raisonnablement être exigée, ou encore lorsque 

l’auteur dissuade la victime de les contrôler, voire prévoit, d’après les 

rapports de confiance particuliers qui les lient à la victime, que celle-ci ne les 

vérifiera pas (ATF 128 IV 18 consid. 3a; 126 IV 165 consid. 2a; 122 IV 146 

consid. 3a et arrêts cités). Il y a notamment manœuvre frauduleuse lorsque 

l’auteur fait usage de titres falsifiés ou obtenus sans droit ou de documents 

mensongers (ATF 128 IV 18 consid. 3a). En tout état de cause, il convient 

toujours de se demander si la dupe, en faisant preuve d’un minimum 

d’attention, pouvait éviter facilement d’être trompée (ATF 122 IV 205 consid. 

3d). L’astuce n’est pas réalisée si la dupe pouvait se protéger avec un 

minimum d’attention ou éviter l’erreur avec le minimum d’attention que l’on 

pouvait attendre d’elle. Il n’est pas nécessaire, pour qu’il y ait escroquerie, 

que la dupe ait fait preuve de la plus grande diligence et qu’elle ait recours à 

toutes les mesures de prudence possibles; la question n’est donc pas de 

savoir si elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour éviter d’être trompée (arrêt du 

Tribunal fédéral 6S.740/1997 du 18 février 1998, reproduit in SJ 1998 p. 457, 

consid. 2; ATF 122 IV 246 consid. 3a). L’astuce n’est exclue que lorsque la 

dupe est coresponsable du dommage en ce qu’elle n’a pas observé les 

mesures de prudence élémentaires qui s’imposaient (ATF 126 IV 165 consid. 

2a; ATF 119 IV 28 consid. 33). 

 

b) En l’espèce, les faits exposés dans la demande d’entraide ne se révèlent, à 

ce stade, pas suffisamment précis pour déterminer si la condition de l'astuce 

est véritablement réalisée. Il apparaît à maints égards que le procédé mis en 

place par les prévenus aurait bien plutôt dû attirer l'attention des 

destinataires des factures litigieuses, à tout le moins s'agissant de la 

première catégorie de "victimes" évoquée par l'autorité requérante, soit les 

membres de l’"Association Benelux pour le Droit des Marques et des 

Modèles". En effet, ces derniers appartiennent à "une association 

professionnelle de juristes spécialisés", lesquels "exercent leur profession 

dans des bureaux-conseils en brevets et en marques, dans les départements 

brevets et marques de grandes entreprises, au barreau ou dans 

l’enseignement (universitaire)" (http://www.bmm.be/fr/vereniging-que-

reprsente-lassociation-bmm-). Il tombe sous le sens que l'on peut attendre 

http://www.bmm.be/fr/vereniging-que-reprsente-lassociation-bmm-
http://www.bmm.be/fr/vereniging-que-reprsente-lassociation-bmm-

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des membres d'une telle association qu'ils fassent preuve de diligence et de 

précautions au moment de s'acquitter de factures portant sur le soi-disant 

"renouvellement de la marque pour dix ans", ce d'autant lorsque l'émetteur 

desdites factures leur est inconnu, et que le compte indiqué se trouve à 

l'étranger. 

 

La question se révèle en revanche plus délicate s'agissant de la seconde 

catégorie de "victimes", soit les clients des membres de l'Association 

susmentionnée. La demande d'entraide ne permet en effet pas de 

circonscrire avec suffisamment de précision l'état de leurs connaissances en 

matière de marques, ni de savoir s'ils se sont véritablement acquittés des 

montants litigieux. S'il n'est, à ce stade, pas exclu que le procédé mis en 

place par les prévenus à l'encontre de ces personnes puisse réaliser la 

condition de l'astuce, les informations transmises par l'autorité requérante ne 

suffisent pas à trancher définitivement ce point. L'autorité de céans juge dès 

lors opportun de requérir des compléments d’informations à cet égard, 

démarche qui est notamment prévue par l’art. 12 al. 2 CBl. 

 

2.3 Il incombera par conséquent à l’OFJ, respectivement à l'autorité d'exécution, 

d'inviter l’autorité requérante à fournir, dans les trois mois à compter de 

l’entrée en force du présent arrêt, les compléments susmentionnés en vue 

de répondre définitivement à la question du caractère astucieux – ou non – 

du procédé sous enquête dans l’Etat requérant (art. 80o al. 1 EIMP). Passé 

le délai précité, l’autorité d’exécution examinera s’il se justifie d'octroyer 

l'entraide requise et de maintenir la saisie litigieuse. Elle rendra à ce propos 

une ordonnance, soigneusement motivée, qui devra être notifiée au 

recourant et à l’OFJ. 

 

2.4 Dans l’intervalle, la saisie frappant le compte dont est titulaire le recourant 

auprès de la banque C. doit être maintenue. 

 

 

3. Vu les considérants qui précède, le recours doit être partiellement admis. 

 

 

4. En règle générale, les frais de procédure comprenant l’émolument d’arrêt, 

les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge de la 

partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l’art. 39 al. 2 

let. b LOAP). Aucun frais de procédure n’est mis à la charge des autorités 

inférieures, ni des autorités fédérales recourantes et déboutées; si l’autorité 

recourante qui succombe n’est pas une autorité fédérale, les frais de 

procédure sont mis à sa charge dans la mesure où le litige porte sur des 

intérêts pécuniaires de collectivités ou d’établissements autonomes (art. 63 

- 8 - 

 

 

al. 2 PA). Des frais de procédure ne peuvent être mis à la charge de la partie 

qui a gain de cause que si elle les a occasionnés en violant des règles de 

procédure (art. 63 al. 3 PA). 

 

En application de ces principes, et au vu du fait que le recourant obtient 

partiellement gain de cause, un émolument réduit sera mis à sa charge. Ledit 

émolument sera fixé à CHF 1'000.--. La caisse du Tribunal pénal fédéral 

restituera au recourant le solde de l'avance de frais déjà versée, à savoir 

CHF 4'000.--. 

 

 

5. L’autorité de recours peut allouer, d’office ou sur requête, à la partie ayant 

entièrement ou partiellement gain de cause une indemnité pour les frais 

indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés (art. 64 

al. 1 PA). Le dispositif indique le montant des dépens alloués qui, lorsqu’ils 

ne peuvent pas être mis à la charge de la partie adverse déboutée, sont 

supportés par la collectivité ou par l’établissement autonome au nom de qui 

l’autorité inférieure a statué (art. 64 al. 2 PA). 

 

En l’espèce, le conseil du recourant n’a pas produit de liste des opérations 

effectuées. Vu l’ampleur et la difficulté relatives de la cause, ainsi que le 

caractère partiel de l'admission du recours, et dans les limites admises par 

le règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, 

émoluments, dépens, et indemnités de la procédure pénale fédérale 

(RFPPF; RS 173.713.162), l’indemnité est fixée ex aequo et bono à 

CHF 1'000.--, à la charge de la partie adverse. 

 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est partiellement admis dans le sens des considérants. 

 

2. Les chiffres II et III de la décision de clôture du 4 mai 2017 rendue par le 

Ministère public central du canton de Vaud sont annulés, le chiffre IV étant 

réformé en ce sens que la saisie frappant le compte dont est titulaire le 

recourant auprès de la banque C. est maintenue. 

 

3. L’Office fédéral de la justice, Unité entraide judiciaire internationale, 

respectivement le Ministère public central du canton de Vaud, inviteront 

l’autorité requérante à fournir, dans les trois mois à compter de l’entrée en 

force du présent arrêt, les compléments mentionnés aux considérants 2.2 et 

2.3. 

 

4. Un émolument de CHF 1'000.--, couvert par l'avance de frais acquittée, est 

mis à la charge du recourant. La caisse du Tribunal pénal fédéral restituera au 

recourant le solde par CHF 4'000.--. 

 

5. Une indemnité de CHF 1'000.-- est allouée au recourant, à charge de la partie 

adverse. 

 

 

Bellinzone, le 31 août 2017 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président:   Le greffier:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- 10 - 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Moritz Näf, avocat 

- Ministère public central du canton de Vaud 

- Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant 
le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission 
de renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices 
graves (art. 84 al. 2 LTF).