# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4e59c756-9d86-5da1-a0c0-6a959f8486d3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-12-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 09.12.2010 A/3890/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3890-2009_2010-12-09.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente, Karine STECK, Sabina MASCOTTO, Maya 
CRAMER, Thierry STICHER, Juges; Monique STOLLER FÜLLEMANN et 
Claudiane CORTHAY, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3890/2009 ATAS/1309/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 
ASSURANCES SOCIALES 

du 9 décembre 2010 

 

En la cause 

Madame O___________, domiciliée à GENEVE 

 

 

recourante 

contre 

CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES DES 
ADMINISTRATIONS ET INSTITUTIONS CANTONALES, sise 
route de Chêne 54, GENEVE 

 

intimé 

 
 
 

 

A/3890/2009 

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EN FAIT 

1. Madame O___________ (ci-après : la recourante) a demandé le versement 
d’allocations familiales à la Caisse d’allocations familiales des administrations et 
institutions cantonales (ci-après : CAFAC), en novembre 2005, pour sa fille 
OA___________ née en 2002. 

2. Elle indiquait faire ménage commun avec le père de l’enfant, Monsieur 
P__________ (ci-après : le père des enfants), à Genève.  

Le père de l’enfant a auparavant été marié à une femme dont il a eu deux enfants 
précédents, PA__________ , né en 1991 et PB__________ , née en 1994. 
OA___________  est ainsi son troisième enfant. 

La recourante travaillait comme remplaçante pour le Département de l’instruction 
publique de l’Etat de Genève. 

Quant au père des enfants, suite à l’entrée en vigueur du supplément pour troisième 
enfant le 1er janvier 2009, il a été affilié jusqu’au 31 août 2009 auprès de la 
FAMILIENAUSGLEICHKASSE ZÜRCHER ARBEITGEBER (ci-après : FZA) en 
qualité d’employé de X__________ SA à Genève, puis du 1er septembre au 31 
décembre 2009, et à nouveau dès le 1er mars 2010, auprès de la CAFAC en qualité 
d’employé de l’EMS Y__________, puis de Z__________, dans le canton de 
Genève. 

3. Par décision du 24 novembre 2005, la recourante s’est vu octroyer une allocation 
pour enfant de moins de 15 ans, à hauteur de 200 fr. par mois. 

4. Le 21 juillet 2009, la recourante a sollicité de la CAFAC le versement d’une 
allocation pour 3ème enfant, précisant que son compagnon était le père des trois 
enfants susmentionnés. Elle joignait une décision selon laquelle, PB__________ et 
PA__________ étaient bénéficiaires d’allocations familiales, dont l’ayant-droit était 
P__________. Elle joignait encore copie des actes de naissance de PA__________ 
et PB__________ et une attestation de scolarité concernant PA__________. 

5. Par décision du 28 juillet 2009, la CAFAC refusa l’octroi d’un supplément pour 
famille nombreuse, un tel supplément n’étant octroyé que lorsque deux ayant droits 
mariés vivaient dans le même ménage avec au moins trois enfants. 

6. La recourante forma opposition le 25 août 2009, considérant l’argument de la 
CAFAC comme étant absurde, dès lors que marié ou non, les charges d’un couple 
avec trois enfants restaient les mêmes. 

 
 
 

 

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7. Selon les informations informatisées de l’Office de la population produites par la 
CAFAC et datées du mois de novembre 2009, les deux enfants de Monsieur 
P__________ apparaissent officiellement domiciliés chez leur mère, , à Genève. 

8. La CAFAC rejeta l’opposition par décision sur opposition du 14 octobre 2009. Elle 
relevait que ni la recourante, ni le père des enfants n’avaient droit au supplément 
pour famille nombreuse, dès lors que d’une part la recourante n’était pas mariée 
avec le père des enfants, et que, d’autre part, PA__________ et PB__________ 
étaient domiciliés chez leur mère. 

9. La recourante contesta cette décision sur opposition par acte du 21 octobre 2009 
adressé par pli postal du 29 octobre 2009 au Tribunal cantonal des assurances 
sociales. 

Elle expliquait que c’était bien le père de PA__________ et PB__________ qui en 
avait la garde et l’autorité parentale depuis 2003, étant précisé que dans les faits ils 
vivaient avec la recourante et leur père depuis 2001. Les trois enfants vivaient ainsi 
sous le même toit. 

Elle expliquait que le refus de la CAFAC constituait un détournement de la volonté 
populaire pénalisant les enfants de couples non mariés. 

10. La CAFAC répondit le 19 novembre 2009, concluant au rejet du recours. Elle 
faisait valoir que des dispositions applicables, il ressortait que le supplément 
d’allocation prévu dès le troisième enfant ne pouvait être octroyé qu’à des ayant 
droits mariés et qu’il appartenait à la recourante de prouver que les enfants faisaient 
ménage commun avec elle. Ainsi, le seul fait que la recourante et le père des 
enfants ne soient pas mariés suffisait à nier le droit au supplément demandé. 

11. Les parties furent entendues en comparution personnelle le 28 janvier 2010. 

A cette occasion, la recourante a indiqué que PA_________ et PB__________ 
habitaient, avec elle-même et le père des enfants depuis 8 ans. PB__________ était 
âgée de 16 ans et avait commencé un cours préparatoire au Centre professionnel 
d’arts appliqués, tandis que PA__________, âgé de 18 ans, était au Collège à 
l’avenue de France. Elle ignorait les détails de la séparation de son compagnon 
mais savait que celui-ci avait la garde de ses deux enfants depuis 2002 au moins. 
Elle entendait produire des jugements à ce sujet. Elle indiquait encore que son 
compagnon touchait les allocations familiales pour PA__________ et 
PB__________, mais ignorait s’il les reversait ou non à son ex épouse.  

Elle indiqua que son voisin pouvait témoigner de ce que les deux enfants, 
PA__________ et PB__________, habitaient avec le couple. 

 
 
 

 

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Le Tribunal ordonna la production du jugement de divorce du père des enfants, de 
l’intégralité du jugement sur mesures provisoires du 24 avril 2003, ainsi que d’un 
bulletin scolaire récent pour chacun des deux enfants. Il ordonna également 
l’audition du voisin ainsi que de l’ex-épouse du père des enfants. 

12. Par courrier du 11 février 2010, la recourante déposa les pièces suivantes : 

- Un jugement du Tribunal de première instance du 17 avril 1997 prononçant la 
dissolution par le divorce du mariage contracté par le père des enfants et son ex-
épouse le 23 janvier 1992 et attribuant la garde et l’autorité parentale sur les 
enfants PA__________ et PB__________ à leur père. 

- Un jugement du Tribunal de première instance du 24 avril 2003 statuant par 
défaut sur mesures provisoires dans le cadre de la modification du jugement de 
divorce précité et attribuant la garde des deux enfants à leur père. 

- Un bulletin scolaire pour PB__________ ainsi qu’un bulletin scolaire pour 
PA__________ ne mentionnant toutefois pas l’adresse à laquelle les enfants sont 
domiciliés, étant malgré tout précisé que le bulletin scolaire de PB__________ 
est contresigné par  son père. 

13. Lors de l’audience du 11 mars 2010, le Tribunal a entendu Madame Q__________, 
voisine de la recourante, ainsi que Madame Sarah P__________, ex-épouse du père 
des enfants. 

Madame Q__________ a indiqué que PA__________ et PB__________ habitaient 
chez leur père, ainsi que chez la recourante depuis avant la naissance de leur demi-
sœur il y a 8 ans. Elle a précisé qu’ils y habitent toute la semaine mais étaient 
parfois chez leur père et qu’ils allaient à l’école à proximité de leur domicile 
principal. 

Quant à l’ex-épouse du père des enfants, elle a indiqué qu’après avoir obtenu la 
garde des enfants dans le cadre du divorce prononcé en 1997, la situation avait 
changé quelques années plus tard en raison de problèmes de santé. De 2003 à ce 
jour, le père avait la garde de ceux-ci. 

Les enfants passaient par ailleurs chacun deux jours chez elle, mais séparément car 
son logement était trop petit pour les y accueillir et qu’ils n’avaient pas leur propre 
chambre, le logement étant un deux pièces.  

Le reste de la semaine, les enfants habitaient chez leur papa. 

Depuis l’année 2003, c’est le père des enfants qui percevait les allocations 
familiales pour PA__________ et PB__________, allocations qui ne lui étaient pas 
reversées. Aucune pension alimentaire n’avait été fixée par le juge pour les enfants. 

 
 
 

 

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C’était par ailleurs leur père qui exerçait l’autorité parentale, étant précisé qu’elle 
était régulièrement consultée. 

14. Le même jour, les parties furent à nouveau entendues en comparution personnelle. 

La représentante de la CAFAC indiqua que la décision sur opposition du 14 octobre 
2009 était maintenue, même s’il apparaissait effectivement que PA_________ et 
PB__________ habitaient chez leur père, en raison du défaut de mariage de la 
recourante avec ce dernier. 

Elle précisa encore que si ces derniers avaient été mariés, il aurait été entré en 
matière, sous réserve qu’il soit procédé à la modification du domicile des enfants 
auprès de l’Office cantonal de la population et que le père des enfants soit toujours 
affilié auprès de la CAFAC. 

Il fut précisé que le père des enfants avait été radié de cette caisse au 31 décembre 
2009, en raison d’une cessation de contrat de travail avec son employeur. 

La recourante a indiqué que le père des enfants avait perdu son travail et trouvé un 
nouvel emploi, sans toutefois disposer d’un contrat fixe. Elle ignorait ce qu’il en 
était de la perception des allocations familiales pour PB__________ et 
PA__________, mais pour l’enfant commun, OA___________, c’est elle qui 
continuait à percevoir des allocations familiales. 

Elle précisa trouver injuste le refus de la prestation du seul fait qu’elle n’était pas 
mariée. Elle rappela que les frais pour les enfants étaient identiques, que les parents 
soient mariés ou non. 

Elle indiqua que si elle retrouvait un jugement postérieur au jugement du 24 avril 
2003, elle le produirait à la procédure. 

Tel ne fut toutefois pas le cas. 

15. Les deux parties convinrent que l’instruction était terminée et la cause en l’état 
d’être jugée. Elles renoncèrent à s’exprimer à nouveau. 

16. L’affaire fut gardée à juger le 16 avril 2010. 

17. L’instruction fut rouverte par ordonnance du 21 septembre 2010. L’audition des 
parties et du père des enfants fut ordonnée. 

18. Ladite audition eu lieu le 7 octobre 2010. Le père des enfants expliqua sa situation 
s’agissant des ses affiliations à la FZA et à la CAFAC. 

La représentante de la CAFAC releva que si le père des enfants avait fait la 
demande d’allocations familiales pour ses trois enfants, il n’aurait pas eu droit au 

 
 
 

 

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supplément pour le troisième enfant, car du fait que les parents ne sont pas mariés, 
la mère était prioritaire pour l’attribution des allocations familiales, de telle sorte 
que le père n’y aurait eu droit que pour autant que la mère ne travaille pas. 

La recourante confirma qu’elle travaillait. 

A l’issue de l’audience, le Tribunal imparti aux parties un délai pour d’éventuelles 
observations. 

19. Par écriture du 11 octobre 2010, la CAFAC persista dans ses conclusions visant au 
rejet du recours. Elle expliqua que la LAFam prévoyait de manière exhaustive, y 
compris dans les domaines de compétences laissés aux cantons, le cercle des 
enfants ouvrant droit aux prestations. Il s’en suivait que les enfants du concubin ne 
donnent pas droit aux allocations familiales. La CAFAC expliqua encore que dans 
l’hypothèse où la demande d’allocations familiales avait été formée par le père des 
trois enfants, même si les règles de priorités lui étaient favorables (la mère ne 
travaille pas et le père travaille), il n’aurait pas eu droit au supplément pour 
troisième enfant, faute d’être l’époux ou le partenaire enregistré de la recourante. 

20. La recourante ne déposa aucune observation. 

21. La cause fut, à nouveau, gardée à juger le 27 octobre 2010. 

 

EN DROIT 

1. Le Tribunal cantonal des assurances sociales statue en instance unique 
conformément à l'art. 22 de la loi fédérale sur les allocations familiales du 24 mars 
2006 (LAFam ; RS 836.2) en matière d'allocations familiales fédérales et 
conformément à l'art. 56 V al. 2 let. e LOJ en matière d'allocations familiales 
cantonales (LOJ).  

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La loi fédérale sur les allocations familiales du 24 mars 2006, entrée en vigueur le 
1er janvier 2009 (LAFam), ainsi que l’ordonnance du Conseil fédéral sur les 
allocations familiales du 31 octobre 2007, également entrée en vigueur le 1er janvier 
2009 (OAFam) sont applicables au cas d’espèce. 

Aux termes de l’art. 1 LAFam, la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie 
générale du droit des assurances sociales (LPGA) s’applique aux allocations 
familiales à moins que la LAFam n’y déroge. 

 
 
 

 

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S’agissant du droit cantonal, la loi sur les allocations familiales du 1er mars 1996, 
dans sa teneur en vigueur dès le 1er janvier 2009 (LAF), ainsi que le règlement 
d’exécution de ladite loi du 19 novembre 2008, entrée en vigueur le 1er janvier 2009 
(RAF), sont applicables au cas d’espèce. 

L’art. 2B LAF, prévoit que les prestations sont régies par la LAF et ses dispositions 
d’exécution, ainsi que par la LAFam, la LPGA et la LAVS dans la mesure où la 
LAFam ou la LAF y renvoie. 

La LAF ne prévoit pas de disposition de délégation de compétences plus détaillée. 

3. Adressée au Tribunal cantonal des assurances sociales par pli postal du 29 octobre 
2009, le recours contre la décision sur opposition de la Caisse d’allocations 
familiales des administrations et institutions cantonales du 14 octobre 2009 
intervient en temps utile (Art. 38A al. 1 LAF et 22 LAFam). 

Le recours est ainsi recevable. 

4. Le litige porte sur le droit à une allocation au montant prévu par l’art. 8 al. 4 LAF, 
soit le supplément pour le 3ème enfant prévu par le droit cantonal, ceci dès le 1er 
janvier 2009. 

5. a) Les allocations familiales sont des prestations en espèces, uniques ou 
périodiques, destinées à compenser partiellement la charge financière représentée 
par un ou plusieurs enfants (art. 2 LAFam). 

b) L’art. 5 LAFam prévoit que l’allocation pour enfant s’élève à 200 fr. par mois au 
minimum. 

Conformément à l’art. 3 al. 2 LAFam, les cantons peuvent prévoir dans leur régime 
d’allocations familiales des taux minimaux plus élevés pour l’allocation pour enfant 
et l’allocation de formation professionnelle que ceux prévus à l’art. 5, ainsi qu’une 
allocation de naissance et une allocation d’adoption. Les dispositions de la LAFam 
sont également applicables à ces allocations. Toute autre prestation est réglée et 
financée en dehors du régime des allocations familiales. Les autres prestations 
prévues dans un contrat individuel de travail, une convention collective de travail 
ou d’autres réglementations ne sont pas des allocations familiales au sens de la loi. 

c) Selon l’art. 4 LAFam, donnent droit aux allocations les enfants avec lesquels 
l’ayant-droit a un lien de filiation en vertu du Code civil suisse, du 10 décembre 
1907 (CC ; RS 210; let. a), les enfants du conjoint de l’ayant-droit (let. b), les 
enfants recueillis (let. c), ainsi que les frères et sœurs de l’ayant droit, s’ils en 
assument l’entretien de manière prépondérante (let. d). 

d) L'art. 7 LAFam règle le concours de droit. L'al. 1 de cette disposition a la teneur 
suivante: 

 
 
 

 

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"Lorsque plusieurs personnes peuvent faire valoir un droit aux 
allocations familiales pour le même enfant en vertu d’une législation 
fédérale ou cantonale, le droit aux prestations est reconnu selon l’ordre 
de priorité suivant: 

a. à la personne qui exerce une activité lucrative;  

b. à la personne qui détient l’autorité parentale ou qui la détenait jusqu’à 
la majorité de l’enfant;  

c. à la personne chez qui l’enfant vit la plupart du temps ou vivait jusqu’à 
sa majorité;  

d. à la personne à laquelle est applicable le régime d’allocations 
familiales du canton de domicile de l’enfant;  

e. à la personne dont le revenu soumis à l’AVS est le plus élevé." 

6. Le canton de Genève a prévu que l’allocation pour enfant s’élève à 200 fr. pour 
l’enfant jusqu’à 16 ans (art. 8 al. 2 let. a LAF). Pour le 3ème enfant donnant droit 
aux allocations et chacun des enfants suivants, ledit montant est augmenté de 100 
fr. (art. 8 al. 4 let. b LAF). 

L’art. 3 al. 1 LAF prescrit qu’une personne assujettie à la présente loi peut 
bénéficier des prestations pour les enfants avec lesquels elle a un droit de filiation 
en vertu du code civil, pour les enfants du conjoint ou du partenaire enregistré, pour 
les enfants recueillis, pour ses frères, sœurs et petits-enfants, si elle en assume 
l’entretien de manière prépondérante.  

Selon l’art. 2 du règlement d'exécution de la loi sur les allocations familiales, du 19 
novembre 2008 (RAF ; RS J 5 10.01), le nombre d’enfants pris en considération 
pour l’octroi des suppléments prévus par l’art. 8 al. 4 LAF, est celui des enfants 
donnant droit aux allocations pour un même ayant droit (al. 1). Lorsque deux ayants 
droit mariés vivent dans un même ménage avec au moins trois enfants donnant 
droit aux allocations, ils peuvent, sur requête conjointe et écrite, bénéficier des 
suppléments prévus par l’art. 8 al. 4 de la loi (al. 2). Dans un tel cas, les 
suppléments sont versés à l’ayant droit désigné conjointement par les époux ou, à 
défaut, à la personne détentrice de l’autorité parentale sur l’ensemble des enfants 
mentionnés à l’al. 2. Il appartient au requérant de prouver que les enfants font 
ménage avec lui de manière prépondérante (al. 3). 

7. En l'espèce, il appert que la recourante n’a pas la qualité d’ayant droit pour les trois 
enfants donnant droit aux allocations familiales. 

En effet, s’agissant de PA__________ et PB__________, elle n’a pas de lien de 
filiation. Il ne s’agit pas non plus d’enfants du conjoint ou du partenaire enregistré, 

 
 
 

 

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ou encore d’enfants recueillis. Il ne s’agit pas non plus de frère, sœurs ou petits-
enfants dont elle assumerait l’entretien de manière prépondérante. 

Partant, les conditions de l'art. 2 al. 1 RAF ne sont pas réalisées pour accorder le 
supplément pour famille nombreuse. 

Les conditions d'application de l'art. 2 al. 2 RAF ne sont pas non plus données, la 
recourante n'étant pas mariée avec le père de son 3ème enfant, même si elle fait  
ménage commun avec celui-ci et les trois enfants. 

8. La recourante se plaint toutefois d’une violation du principe de la légalité. Il 
convient donc d'examiner si l'art. 2 RAF respecte ce principe. 

a) Le principe de la légalité, consacré par l'art. 5 al. 1 de la Constitution fédérale de 
la Confédération suisse, du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101), exige que l'ensemble de 
l'activité étatique repose sur une base légale, soit dans une loi au sens matériel. Il en 
découle notamment que les ordonnances doivent trouver un fondement dans la loi 
(Andreas AUER, Giorgio MALINVERNI, Michel HOTTELIER, Droit 
constitutionnel suisse, vol. I, 2ème édition, p. 622, ch. 1763 s.). À cet égard, il y a 
lieu de distinguer entre les ordonnances législatives d’exécution et les ordonnances 
législatives de substitution. Les ordonnances d'exécution sont le complément d’une 
loi au sens formel. Elles sont des règles obligatoires, unilatérales, générales et 
abstraites permettant d’exécuter une loi formelle qui n’est pas directement 
applicable. Elles ne peuvent énoncer que des règles secondaires (ATF 104 Ib 209 
X.). Les ordonnances législatives de substitution sont le substitut d’une loi au sens 
formel. Fondées sur une délégation législative, elles contiennent des normes 
primaires, soit des règles nouvelles que le législateur n'a pas voulu poser lui-même. 
Elles doivent toutefois respecter le cadre de cette délégation (AUER, 
MALINVERNI, HOTTELIER, op. cit., p. 549, ch. 1562 s.) 

b) En l'espèce, l'art. 2 RAF repose sur une délégation accordée au Conseil d'Etat par 
l'art. 8 al. 5 LAF, selon lequel il appartient à ce dernier de préciser par règlement la 
prise en considération des enfants donnant droit au supplément pour famille 
nombreuse. Cette disposition contient une large clause de délégation au Conseil 
d'Etat qui peut édicter des règles juridiques nouvelles. L'art. 2 RAF constitue donc 
une ordonnance législative de substitution. 

A noter également que les dispositions de la LAF allant au-delà des minima 
prescrits par la LAFam reposent également sur une délégation législative contenue 
à l'art. 3 al. 2 de cette loi. 

c) Il sied toutefois de contrôler si le RAF ne va pas à l'encontre de l'art. 8 al. 5 LAF. 

aa) Selon une jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la loi s’interprète en 
premier lieu d’après sa lettre (interprétation littérale). Si le texte légal n’est pas 

 
 
 

 

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absolument clair, si plusieurs interprétations de celui-ci sont possibles, le juge 
recherchera la véritable portée de la norme en la dégageant de sa relation avec 
d’autres dispositions légales, de son contexte (interprétation systématique), du but 
poursuivi, singulièrement de l’intérêt protégé (interprétation téléologique), ainsi que 
de la volonté du législateur telle qu’elle ressort notamment des travaux 
préparatoires (interprétation historique) (ATF 129 V 258 consid. 5.1 p. 263/264 et 
les références citées). Le Tribunal fédéral utilise les diverses méthodes 
d’interprétation de manière pragmatique, sans établir entre elles un ordre de priorité 
hiérarchique (ATF 125 II 206 consid. 4a p. 208/209). Enfin, si plusieurs 
interprétations sont admissibles, il faut choisir celle qui est conforme à la 
Constitution (ATF 119 Ia 241 consid. 7a p. 248 et les arrêts cités). 

bb) En l'occurrence, la LAF ne définit pas, pour les familles séparées et/ou 
recomposées, ce qu'il faut entendre par "troisième enfant" et "chacun des enfants 
suivants". Cette question n'a pas non plus été abordée lors des débats 
parlementaires. Il ressort uniquement des travaux préparatoires que c'est le chef du 
Département de la solidarité et de l'emploi (DSE) qui a fait la proposition de 
compléter la loi par cette clause de délégation au Conseil d'Etat "du fait de la 
diversité des liens familiaux" (rapport de la majorité de la Commission des affaires 
sociales [en ligne], disponible sur 
www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/PL10237A.pdf, p. 20). Il est par ailleurs à 
relever que le supplément à partir du troisième enfant a été préféré par le Grand 
Conseil au relèvement des montants d'allocations par rapport aux minimaux 
imposés par la LAFam, qui a été également discuté. Les débats font enfin ressortir 
qu'il s'agit de lutter contre le risque de pauvreté du fait des enfants (op.cit. p. 5). 

Il n'en demeure pas moins qu'aucune volonté du législateur contraire à la solution 
adoptée par l'art. 2 RAF ne se dégage ni du libellé de l'art. 8 al. 4 LAF ni des 
travaux préparatoires. 

Pour le surplus, il faut constater que la notion de « ayants droit mariés » figurant à 
l’art. 2 al. 2 RAF fait écho à celle de « enfants du conjoint ou du partenaire 
enregistré » de l’art. 3 al. 1 let. b LAF et de « enfants du conjoint » de l’art. 4 al. 1 
let. B LAFam. Cette distinction repose ainsi sur un critère prévu tant par la loi 
fédérale que par la loi cantonale. 

L'art. 2 RAF n’est ainsi pas critiquable sous l’angle de la légalité. 

9. Il sied également d'examiner si le règlement est contraire au principe de l'égalité de 
traitement et à l'interdiction de l'arbitraire.  

a) En vertu de l'art. 190 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse, du 
18 avril 1999 (Cst. ; RS 101), le Tribunal fédéral et les autres autorités sont tenus 
d’appliquer les lois fédérales et le droit international. Il en découle que les 
juridictions ne peuvent contrôler la constitutionnalité des lois fédérales formelles. 

 
 
 

 

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Cette obligation s'étend à toutes les normes, fédérales et cantonales, qui se fondent 
directement sur ces mêmes lois et qui reproduisent le cas échéant une 
inconstitutionnalité (AUER, MALINVERNI, HOTTELIER, op. cit., p. 668 ch. 
1891). 

Pour qu'une ordonnance fédérale ou une norme cantonale soit indirectement 
couverte par l'art. 190 Cst., il faut qu'elle ait son fondement juridique direct dans la 
loi fédérale. Cela est admis lorsque ces actes législatifs sont pris en exécution d'une 
loi fédérale et se fondent sur une délégation législative contenue dans une telle loi. 
Pour les lois cantonales, tel est le cas, lorsque leur contenu est imposé par une loi 
fédérale ou par une ordonnance du Conseil fédéral, elle-même fondée sur une loi 
fédérale (AUER, MALINVERNI, HOTTELIER, op. cit., p. 669 ch. 1893). 

Cependant, lorsque le législateur cantonal reprend dans le même domaine une règle 
identique à une loi fédérale, sans que cela soit imposée par celle-ci, la norme 
cantonale n'est pas couverte par l'immunité des lois fédérales (AUER, 
MALINVERNI, HOTTELIER, op. cit. p. 669 ch. 1894). 

b) Se pose dès lors en l'espèce la question de savoir si l'art. 2 RAF est couvert par 
l'immunité du droit fédéral, en tant disposition d'exécution de la LAFam. Il est à cet 
égard à rappeler que l'art. 3 al. 2 de cette loi prévoit expressément qu'elle s'applique 
également au droit cantonal prévoyant des allocations familiales plus élevées que 
ceux de l'art. 5 LAFam, ainsi qu'une allocation de naissance et une allocation 
d'adoption. 

L'art. 3 al. 2 LAFam donne certes aux cantons la possibilité de prévoir des 
prestations plus généreuses que les minima  prescrits par cette loi. Cependant, elle 
ne les impose pas. Elle définit uniquement dans quel cadre les cantons gardent une 
compétence pour légiférer dans ce domaine, en s'écartant de la loi fédérale. Ainsi, 
en ce que cette disposition déclare la LAFam applicable aux prestations plus 
généreuses adoptées par le droit cantonal, cela ne veut pas dire pour autant que ces 
prestations constituent du droit fédéral. Seul le droit aux prestations est 
impérativement régi par la LAFam, à condition qu'elle ait prévu la situation à 
régler. 

Dans le canton de Genève, le législateur a fait le choix de relever le minimum des 
allocations familiales prescrit par la LAFam seulement à partir du 3ème enfant. Il a 
également prévu une allocation de naissance et d'adoption, dont le montant est 
doublé dès le troisième enfant. La LAFam n'a pas réglementé le droit aux 
prestations dans les hypothèses où le minimum est relevé en fonction du nombre 
d'enfants dans le cadre de familles recomposées. Par conséquent, l'art. 2 RAF ne 
peut pas être considéré comme une norme d'exécution d'une loi fédérale sur ce 
point, sous réserve de la reprise de certaines notions définies dans la LAFam. Il 
s'ensuit que, sous cette réserve, le juge est habilité à contrôler sa constitutionnalité. 

 
 
 

 

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10. a) Une décision ou un arrêté viole le principe de l’égalité de traitement garanti par 
l’art. 8 Cst., lorsqu’il établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun 
motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou lorsqu’il omet 
de faire des distinctions qui s’imposent au vu des circonstances, c’est-à-dire lorsque 
ce qui est semblable n’est pas traité de manière identique et lorsque ce qui est 
dissemblable ne l’est pas de manière différente. Cela suppose que le traitement 
différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante. La 
question de savoir si une distinction juridique repose sur un motif raisonnable peut 
recevoir une réponse différente selon les époques et suivant les conceptions, 
idéologies et situations du moment (ATF 134 I 23 consid. 9.1 p. 42 et arrêts cités). 

Le principe de l'égalité (art. 8 Cst.) et celui de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 
Cst.) sont étroitement liés (ATF 110 Ia 7 consid. 2b p. 13, 132 I 157 consid. 4.1 p. 
162/163). Un arrêté de portée générale viole le principe de l'interdiction de 
l'arbitraire lorsqu'il ne repose pas sur des motifs sérieux et objectifs ou s'il est 
dépourvu de sens et de but. L'inégalité de traitement apparaît ainsi comme une 
forme particulière d'arbitraire, consistant à traiter de manière inégale ce qui devrait 
l'être de manière semblable ou inversement (ATF 132 I 157 consid. 4.1 p. 162; 129 
I 1 consid. 3 p. 3 et les arrêts cités). 

b) En l'occurrence, il convient d'examiner si les différences de traitement 
consacrées par l'art. 2 RAF sont constitutives d'une inégalité de traitement. 

Cette disposition fait essentiellement une distinction, concernant le droit au 
supplément pour famille nombreuse, sur la base de l'ayant droit des allocations. En 
effet, ce droit présuppose soit un même ayant droit qui touche des allocations pour 
au moins trois enfants (al. 1), soit deux ayants droit mariés qui vivent dans un 
même ménage avec au moins trois enfants donnant droit aux allocations familiales 
(al. 2). Or, une telle différence de traitement revient à faire une distinction en 
fonction du fait qu'un parent exerce une activité lucrative ou non, ce qui change 
l'ordre de priorité. En effet, si la recourante n'exerçait pas d'activité lucrative, son 
concubin aurait pu toucher les allocations familiales pour les trois enfants et ainsi 
prétendre au supplément pour famille nombreuse, en application de l'art. 2 al. 1 
RAF. 

Une telle distinction ne peut être considérée comme un motif justifiant de traiter 
différemment un ou deux parents vivant ensemble avec au moins trois enfants. En 
effet, le supplément pour famille nombreuse est destiné à compenser partiellement 
la charge financière particulièrement lourde que représente une famille avec trois 
enfants et plus. Cette charge n'est pas allégée, lorsque le parent qui a l'autorité 
parentale et la garde sur trois enfants ou plus n'exerce pas d'activité lucrative, tout 
au contraire, et ne peut de ce fait bénéficier des allocations familiales, en vertu de 
l'ordre de priorité prescrit par la loi.  

 
 
 

 

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Il convient également de relever que la notion de l'ayant droit des allocations 
familiales est tout à fait relative. Il s'agit uniquement de désigner la caisse 
compétente pour le versement des allocations familiales, alors que le bénéficiaire 
final de celles-ci est le parent qui a l'autorité parentale et la garde des enfants. L'art. 
8 LAFam précise à cet égard que l'ayant droit tenu de verser une contribution 
d'entretien pour un ou plusieurs enfants doit, en sus de ladite contribution, verser les 
allocations familiales. L'art. 4 al. 2 LAF prescrit que les allocations familiales 
doivent être affectées exclusivement à l'entretien du ou des enfants. 

Il apparaît ainsi qu'il n'y a aucun motif raisonnable de traiter différemment des 
parents vivant avec trois enfants ou plus, issus d'unions différentes et donnant droit 
à des allocations familiales, en fonction du fait que l'un des parents est l'ayant droit 
prioritaire pour recevoir les allocations familiales pour ces enfants ou non. 

Le seul critère de l'ayant droit paraît ainsi trop restrictif pour les familles 
nombreuses recomposées et il y a lieu d'accorder aussi le supplément lorsque le 
requérant pourrait avoir potentiellement droit aux allocations familiales pour trois 
enfants ou plus, en application de l'art. 4 al. 1 LAFam et en faisant abstraction de la 
règle de priorité prévue à l'art. 7 LAFam, et que le requérant vit avec ces enfants. 
Lorsque la prise en considération des mêmes enfants pourrait donner droit au 
supplément dans deux groupes familiaux recomposés, ces enfants ne devraient 
toutefois compter que dans l'un de ces groupes, selon des conditions qui restent à 
définir. En effet, la situation pourrait se présenter où, par exemple, les parents de 
deux enfants se séparent, fondent chacun une nouvelle famille et mettent au monde 
d'autres enfants. Il faudrait d'éviter que chacun puisse demander le supplément pour 
famille nombreuse (dans le cas par exemple où la mère a l'autorité parentale sur les 
enfants de la première union et où le père est l'ayant droit des allocations pour ceux-
ci), alors que seulement l'un des groupes familiaux vit avec trois enfants ou plus.  

c) En l'espèce, il convient de constater que le recourante ne pourrait pas 
potentiellement prétendre aux allocations familiales pour trois enfants, dès lors 
qu'elle est mère seulement de l'un d'eux et qu'elle n'est pas mariée avec le père des 
deux autres, avec lesquels elle fait ménage commun. De ce fait, elle ne peut pas 
bénéficier du supplément pour famille nombreuse. 

En revanche, son compagnon pourrait y avoir droit, s'il en faisait la demande à sa 
caisse d'allocations familiales, au vu de ce qui a été exposé ci-dessus. 

11. La recourante se plaint enfin d'une discrimination en raison de sa situation familiale 
et de son mode de vie, soit du fait qu'elle n'est pas mariée avec son compagnon de 
vie. 

La question de l'ayant droit est réglée par l'art. 4 LAFam et donc par une loi 
fédérale. Cette loi prévoit expressément à la lettre c que seuls les enfants du 

 
 
 

 

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conjoint de l'ayant droit donnent droit aux allocations familiales. La 
constitutionnalité de cette disposition ne peut être contrôlée. 

Par conséquent, ce grief est infondé. 

12. Il s’en suit que la décision entreprise est bien fondée et doit de la sorte être 
confirmée. 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

Conformément à l'art. 56 U al. 2 LOJ 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Dit que pour ce qui a trait aux allocations familiales fédérales, les parties peuvent 
former recours contre le présent arrêt dans un délai de 30 jours dès sa notification 
auprès du Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du 
recours en matière de droit public, conformément aux articles 82 ss de la Loi 
fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de 
recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la 
signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral 
par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent 
arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, 
doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 
 
 
 
 

Irène PONCET 

 La Présidente du Tribunal 
cantonal des assurances 

sociales 
 
 

Juliana BALDE 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le