# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 675a51f9-017e-526f-875c-10a28e2dbd75
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2013 / 725
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2013---725_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PV11.047050-131837

352 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
23 octobre 2013

__________________

Présidence
de               M.             
              Winzap,
président

Juges             
:              MM.             
              Giroud et  Sauterel 

Greffier
              :             
M.                           
Heumann

 

 

*****

 

Art.
328 al. 1 let. a CPC ; 332 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par 
Z.________,
à Pully, demanderesse, contre le jugement rendu le 6 juin 2013 par la Présidente du Tribunal
civil de l’arrondissement de Lausanne dans la cause en révision divisant la recourante d’avec
 Q.________,
à Lausanne, défendeur, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par jugement du 6 juin 2013, dont la motivation a été notifiée aux parties le 9 août
2013, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne a rejeté les conclusions
de la demande de révision déposée le 19 novembre 2011 par Z.________ à l’encontre
du jugement du 20 janvier 2011 du Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne
ratifiant la convention signée par la demanderesse et Q.________ (I), mis les frais judiciaires,
arrêtés à 499 fr., à la charge de Z.________ (II) et dit qu’il n’est
pas alloué de dépens (III).

 

             
En droit, le premier juge a rappelé que dans la mesure où Z.________ avait déposé
le 18 avril 2011 une première demande de révision tendant à l’annulation du jugement
du 20 janvier 2011 et de la convention ratifiée dans dit jugement, demande en révision qui
avait été rejetée par jugement du 4 octobre 2011 – confirmé par arrêt
du 22 octobre 2012 de la Chambre des recours civile – et partant était entré en force,
elle ne pouvait interjeter une seconde demande de révision concernant le même objet, divisant
les mêmes parties et en invoquant les mêmes arguments, sous peine de rejet conformément
au principe ne bis in idem
de l’art. 59 al. 2 let. e CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS
272). S’agissant de l’argument soulevé en relation avec l’absence d’indication
des voies de droit sur le jugement du 20 janvier 2011, le premier juge a relevé que dès lors
que la doctrine considérait qu’il n’apparaissait pas nécessaire de signaler les
voies de droit extraordinaires comme la révision, et que ni un appel ni un recours limité au
droit n’était ouvert contre la transaction judiciaire, cet argument tombait à faux. Quant
à la problématique soulevée en relation avec les pièces que la demanderesse alléguait
n’avoir pas pu consulter avant la signature de la transaction à l’audience du 20 janvier
2011, le premier juge a relevé que la demanderesse avait reçu les informations nécessaires
avant de prendre la décision de signer la transaction et qu’au demeurant, cette question ayant
déjà fait l’objet de la première demande de révision, le principe ne
bis in idem valait également à ce sujet.
Enfin, le premier juge a rejeté en vertu de ce même principe l’argument de la demanderesse
qui alléguait que Me Q.________ aurait eu en sa possession des documents utiles pour le sort de
la cause qui la divisait d’avec B.O.________ et qu’il les lui aurait cachés.

B.             
Par acte motivé du 12 septembre 2013, Z.________
a interjeté un recours contre cette décision, concluant, sous suite de frais et dépens
à ce que le recours soit admis contre la motivation du 9 août 2013 et le jugement du 6 juin
2013 (1) qu’en conséquence, le jugement du 20 janvier 2011 soit annulé (2), qu’en
conséquence, la transaction judiciaire du 20 janvier 2011 soit annulée (3), qu’en conséquence,
l’échec de la conciliation du 20 janvier 2011 prévue entre Q.________ et Z.________ soit
prononcé (4), qu’en conséquence, la procédure concernant la cause [...] soit poursuivie
(5) et qu’en conséquence, Me Q.________ rembourse à Z.________ le montant de 9'278 fr.
50 payé le 11 novembre 2011, avec intérêts à 5% (6).

 

             
A l’appui de son recours, Z.________ a produit quatre pièces. 

 

C.             
La Chambre des recours civile fait sien dans son entier l'état de fait du jugement, complété
par les pièces du dossier, dont il ressort notamment ce qui suit :

 

1.             
Durant le mois de décembre 2001, la société
V.________, dont l'unique actionnaire était C.O.________, et la société W.________, inscrite
au Registre du commerce le 31 août 2001 et entièrement contrôlée par B.O.________,
fils de C.O.________, ont passé une convention prévoyant notamment que la première céderait
à la seconde ses actifs et passifs pour un prix de 870'000 francs. Tous les actifs de V.________
ont ainsi été transférés à l'exception d'une participation dans la société
fille [...]. Il a également été convenu qu'après la signature de cette convention,
la dénomination V.________ serait cédée à W.________ qui adopterait alors la raison
sociale V.________, l'ancienne société V.________ modifiant sa raison sociale en S.________.

 

             
Le 3 janvier 2002, la raison sociale W.________ est devenue V.________.

 

             
Le 6 avril 2002, C.O.________ a signé un testament olographe prévoyant notamment de délivrer
en nue-propriété grevée d'un usufruit en faveur de son épouse [...], mère de
la demanderesse Z.________, les actions de S.________ par les legs suivants: 10 % des actions pour Z.________,
10 % des actions pour la sœur de celle-ci, 10 % des actions pour la sœur de B.O.________ et
70 % des actions pour celui-ci.

 

             
Le 5 juin 2003, C.O.________ est décédé. B.O.________ a dès lors assuré la gestion
des sociétés V.________ et S.________.

 

             
Entre le 11 novembre 2003 et le 8 août 2006, Z.________ a été l'administratrice de S.________.
Dès le 29 octobre 2008, B.O.________ en est devenu l'unique administrateur.

 

2.             
A la fin du mois de janvier 2004, Z.________ et la sœur de B.O.________ ont mandaté Me Q.________
pour éclaircir certaines questions liées à la gestion des sociétés V.________
et S.________ assumée par B.O.________, en particulier la valeur des biens ayant fait l'objet du
transfert des actifs et passifs du mois de décembre 2001 et la valeur de la part de succession de
chacun des héritiers institués de feu C.O.________.

 

             
Le 9 septembre 2008, ensuite du refus de la demanderesse et de sa belle-sœur de payer ses honoraires,
Me Q.________ a ouvert action à leur encontre.

 

             
Le 9 janvier 2009, Me Q.________ et la belle-sœur de Z.________ ont signé une transaction.

 

3.             
Le 3 juillet 2009, une assemblée extraordinaire de la société S.________ a eu lieu. A
cette occasion, Z.________ a requis l'institution d'un contrôle spécial au sens de l'art. 697a
CO mais l'assemblée générale s'y est opposée.

 

             
Par demande du 21 août 2009, Z.________ a conclu à ce que sa requête de contrôle
spécial au sens de l'art 697b CO soit admise (1), qu'un contrôle spécial au sens de l'art.
697b CO soit ordonné afin d'élucider la provenance, la gestion et le montant du portefeuille
de titres de la société S.________ (2), que la fiduciaire [...] soit mandatée (3) et que
les frais de procédure, les frais de jugement ainsi qu'une indemnité équitable pour la
demanderesse soient mis à la charge de S.________ (4).

 

             
Par réponse du 17 décembre 2009, S.________ a notamment conclu au rejet des conclusions de
la demande du 21 août 2009.

 

             
Par jugement du 27 janvier 2010, dont la motivation a été notifiée aux parties le 13 décembre
2010, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a rejeté les conclusions
de la demande du 21 août 2009 (I), arrêté les frais de justice à 2'535 fr. à
la charge de la demanderesse (II) et dit que Z.________ doit verser à S.________ la somme de 3'150
fr. à titre de dépens (III).

 

             
Le 21 décembre 2010, Z.________ a déposé un recours à l'encontre du jugement du 27
janvier 2010.

 

4.             
Le 31 août 2010, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a proposé
à B.O.________, pour S.________, de participer à une audience de conciliation prévue dans
la cadre de la procédure opposant Z.________ et Me Q.________ pour tenter de mettre fin aux litiges
opposant la demanderesse à Me Q.________, d'une part, et S.________ d'autre part. Toutes les parties
ont donné leur accord à cette proposition.

 

             
Lors de l'audience de conciliation élargie du 20 janvier 2011, Me Q.________, Z.________, assistée
de son conseil, et, pour S.________, B.O.________, assisté de son conseil, ont signé une convention
prévoyant ce qui suit :

 

"I)
Z.________ se reconnaît débitrice de Me Q.________ de la somme de fr. 8'200.- (huit mille deux
cents francs), payable en 10 mensualités égales, la première à la date du 1er
février 2011, le solde étant immédiatement exigible en cas de retard de plus de 30 jours
dans le paiement d'une mensualité.

 

II)
Z.________ déclare retirer le recours déposé à l'encontre du jugement rendu par le
Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne le 27 janvier 2010 dans la cause opposant Z.________
à S.________ (réf. [...]). Me Aba Neeman adressera une déclaration de retrait de recours
au Tribunal cantonal.

 

Dans
le cadre de cette affaire, S.________ renonce aux dépens qui lui ont été alloués
par ledit jugement.

 

III)
Z.________ donne quittance à S.________, ainsi qu'à ses anciens et actuels organes, pour tout
fait antérieur à la délivrance du legs de 10 % des actions de S.________, à savoir
le 9 décembre 2008.

 

IV)
Z.________ s'engage à ne plus tenir de propos ou de communiquer d'écrits sous toute forme à
quiconque en relation avec la succession de C.O.________ et la reprise des actifs et passifs de V.________.
Elle retirera sans délai toute communication se trouvant sur des sites internet à ces sujets.

 

V)
Z.________ s'engage à retirer toute plainte pénale et disciplinaire, même envers des tiers,
en relation avec les faits mentionnés sous chiffre IV.

 

B.O.________
prendra contact avec MM. [...] et [...] pour les renseigner à ce sujet.

 

VI)
Au surplus, Z.________ déclare n'avoir aucune prétention à faire valoir à l'encontre
de l'avocat Q.________, de M. [...], d'[...] de [...] et [...].

 

VII)
Moyennant exécution de la présente, en particulier par Z.________ du chiffre I ci-devant, Me
Q.________ et Z.________ se donnent quittance pour solde de tout compte du chef des prétentions
du procès enregistré sous la cause [...], chaque partie gardant ses frais et renonçant
à des dépens.

 

Les
prétentions résultant du jugement pénal sont réservées".

 

 

             
La Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a immédiatement ratifié
cette convention pour valoir jugement dans la cause concernant Z.________ et Me Q.________ et pris acte
de la transaction entre Z.________, d'une part, et S.________ ainsi que B.O.________ d'autre part.

 

             
Par courrier du 20 janvier 2011, le conseil de Z.________ a informé la Chambre des recours du retrait
pur et simple de l'acte de recours déposé le 21 décembre 2010 par sa mandante.

 

5.             
Entre les 20 et 23 janvier 2011, Z.________ a adressé trois courriers à la Présidente
du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne pour indiquer qu'elle n'était plus d'accord avec
la convention signée le 20 janvier 2011 et qu'elle souhaitait dès lors retirer sa signature
de dite convention.

 

             
Par courrier du 21 janvier 2011, le conseil de Z.________ lui a indiqué qu'elle ne pouvait pas revenir
sur l'engagement passé la veille, à moins de se prévaloir d'une erreur essentielle au
sens des art. 23 et 24 CO, précisant qu'une telle démarche avait peu de chances de succès.

 

             
Par courrier du 24 janvier 2011, le conseil de Z.________ a adressé un courrier à la Chambre
des recours pour indiquer qu'il ne représentait plus les intérêts de son ancienne mandante
et que la déclaration de renonciation au recours du 20 janvier 2011 ne pouvait exprimer la réelle
volonté de Z.________.

 

             
Par arrêt du 7 février 2011, la Chambre des recours a pris acte du retrait du recours de Z.________
(I), rayé l'affaire du rôle (II) et déclaré l'arrêt, rendu sans frais ni dépens,
exécutoire, ainsi que le jugement de première instance (III).

 

             
Par recours en matière civile du 11 mars 2011, Z.________ a recouru au Tribunal fédéral
contre cette décision dans le but d'obtenir l'annulation de l'arrêt et le traitement de son
recours du 21 décembre 2010, subsidiairement la désignation d'un contrôleur spécial.

 

             
Par arrêt du 4 avril 2011, la Présidente de la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral
n'est pas entrée en matière sur le recours du 11 mars 2011 (1), a mis les frais judiciaires,
arrêtés à 500 fr., à la charge de Z.________ (2) et communiqué l'arrêt
aux parties ainsi qu'à la Chambre des recours (3).

 

6.             
Par demande du 18 avril 2011, Z.________ a ouvert action en révision devant la Présidente du
Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne, concluant, sous suite de frais et dépens, à
ce que la demande soit admise (1), que la transaction judiciaire du 20 janvier 2011 soit annulée
(2) et que le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne statue à nouveau
dans le cadre du litige opposant Z.________ à Me Q.________ (soit la cause [...]) (3).

 

             
Par courrier du 19 avril 2011, Z.________ a demandé au Président du Tribunal civil de l'arrondissement
de Lausanne d'accepter le retrait de sa demande du 18 avril 2011 pour la remplacer par une nouvelle demande
de révision, contenant des conclusions identiques, annexée à ce courrier.

 

             
Par courrier du 27 avril 2011, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a
indiqué à la demanderesse que son acte ne satisfaisait pas à certaines exigences procédurales
et lui a imparti un délai pour corriger sa demande de révision.

 

             
Par demande du 16 mai 2011, Z.________ a ouvert action en révision devant le Président du Tribunal
civil de l'arrondissement de Lausanne concluant, sous suite de frais et dépens, à ce que la
demande de révision soit admise (1), que la transaction judiciaire du 20 janvier 2011 soit annulée
(2), que la conciliation du 20 janvier 2011 prévue entre Z.________ et Me Q.________ soit considérée
comme ayant échoué (3) et que la procédure du litige opposant Z.________ à Me Q.________
(soit la cause [...]) se poursuive (4).

 

             
Par déterminations des 12 juillet et 17 août 2011, Me Q.________, S.________ et B.O.________
ont conclu, avec suite de frais et dépens à l’irrecevabilité de la demande de révision,
subsidiairement à son rejet. 

 

             
Par demande du 19 novembre 2011, Z.________ a ouvert une deuxième action en révision devant
le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne concluant, sous suite de frais
et dépens, à ce que la demande de révision soit admise (1), que le jugement du 20 janvier
2011 soit annulé (2), que la transaction judiciaire du 20 janvier 2011 soit annulée (3), à
ce que la conciliation du 20 janvier 2011 prévue entre Q.________ et Z.________ échoue (4),
à ce que la procédure concernant la cause [...] soit poursuivie (5) et à ce que Me Q.________
rembourse immédiatement à Z.________ le montant de 9'278 fr. 50 payé le 11 novembre 2011
(6).

 

             
Par déterminations du 7 février 2012, Me Q.________ a conclu, avec suite de frais et dépens,
à l’irrecevabilité de la deuxième demande de révision, subsidiairement à
son rejet. 

 

             
Par prononcé du 15 mars 2012, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de
Lausanne a suspendu la cause ouverte par la deuxième demande en révision jusqu’à
droit connu sur le sort de la première procédure de révision.

             
Par jugement du 4 octobre 2011, dont la motivation a été notifiée aux partie le 3 juillet
2012, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne a rejeté les conclusions
de la demande de révision déposée le 18 avril 2011 par Z.________ (I), mis les frais judiciaires,
arrêtés à 900 fr., à la charge de celle-ci (II) et dit qu’elle doit payer à
S.________ et B.O.________, conjointement entre eux, la somme de 2'500 fr. à titre de dépens
(III).

 

             
Par arrêt du 22 octobre 2012, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal a rejeté le
recours déposé par Z.________ à l’encontre du jugement du 4 octobre 2011 et confirmé
celui-ci.

 

 

             
En droit
:

 

 

1.             
a) Les procédures en cours à l'entrée
en vigueur du CPC, le 1er
janvier 2011, sont régies par l'ancien droit de procédure jusqu'à la clôture de l'instance
(art. 404 al. 1 CPC). En outre, la révision de décisions communiquées en application de
l'ancien droit est régie par le nouveau droit (art. 405 al. 2 CPC). S'agissant des recours, ils
sont régis par le droit en vigueur au moment de la communication de la décision aux parties
(art. 405 al. 1 CPC).

 

             
Aux termes de l'art. 332 CPC, la décision sur la demande en révision, respectivement la décision
déclarant celle-ci irrecevable, peut faire l'objet d'un recours. La Cour de céans, qui a déjà
eu l'occasion de se prononcer à ce sujet (CREC 8 décembre 2011/241), considère que c'est
le recours stricto sensu de l'art. 319 CPC qui est ouvert contre la décision attaquée, l'art.
332 CPC faisant référence à cette voie de droit et non pas aux voies de droit dans un
sens général.

 

             
Le recours écrit et motivé (art. 321 al. 1 CPC) doit s'exercer dans un délai de trente
jours à compter de la notification de la décision motivée ou de la notification postérieure
de la motivation. 

 

             
b)
En l'espèce, le recours est dirigé contre un jugement statuant sur une demande de révision
ayant trait à une décision du 20 janvier 2011, de sorte que les règles contenues dans
le CPC sont applicables. Dès lors que le recours a été interjeté en temps utile par
une partie qui y a intérêt (art. 59 al. 2 let. a CPC), il est recevable à la forme.

 

 

2.             
Le recours est recevable pour violation du droit (art. 320 let. a CPC) et constatation manifestement
inexacte des faits (art. 320 let. b CPC).

 

             
L'autorité de recours dispose d'un plein pouvoir d'examen s'agissant de la violation du droit (Spühler,
Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, Bâle 2010, n. 12 ad art. 319 CPC, p. 1504).
Elle revoit librement les questions de droit soulevées par le recourant et peut substituer ses propres
motifs à ceux de l'autorité précédente ou du recourant (HohI, Procédure civile,
tome lI, 2e
éd., 2010, n. 2508, p. 452).

 

             
S'agissant de la constatation manifestement inexacte des faits, ce grief, comme pour l'art. 97 al. 1
LTF (Loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005; RS 173.110), ne permet que de corriger une
erreur évidente, la notion se recoupant en définitive avec l'appréciation arbitraire des
preuves (Corboz et al., Commentaire de la LTF, Berne 2009, n. 19 ad art. 97 LTF, p. 941). Les constatations
de fait et l'appréciation des preuves sont arbitraires lorsqu'elles sont évidemment fausses,
contredisent d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité, reposent
sur une inadvertance manifeste ou un abus du pouvoir d'appréciation, par exemple si l'autorité
s'est laissé guider par des considérations aberrantes ou a refusé de tenir compte de faits
ou de preuves manifestement décisifs. Une constatation de fait n'est donc pas arbitraire pour la
seule raison que la version retenue par le juge ne coïncide pas avec celle du recourant; encore
faut-il que l'appréciation des preuves soit manifestement insoutenable, en contradiction flagrante
avec la situation effective, qu'elle repose sur une inadvertance manifeste, ou encore qu'elle heurte
de façon grossière le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 129 I 8 c. 2.1).

 

             
Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables en procédure
de recours (art. 326 CPC), dès lors qu'il s'agit d'une voie extraordinaire de remise en cause des
décisions n'offrant qu'un pouvoir d'examen limité à l'instance supérieure (Jeandin,
in CPC commenté, Bâle 2011, n. 1 ad art. 326 CPC).

             
En l'occurrence, les pièces nouvelles produites par la recourante à l'appui de son recours
sont irrecevables.

 

 

3.             

3.1             
a) La recourante se prévaut d’abord
de l’inexactitude des faits retenus en première instance et dresse une liste non exhaustive
des faits qui auraient été retenus de manière manifestement inexacte par le premier juge.

 

             
b)
En réalité, la recourante se borne à opposer sa propre version des faits à celle
retenue par le premier juge. Elle ne démontre pas en quoi les constatations de fait ou l’appréciation
des preuves seraient arbitraires. Comme la cour de céans n’est pas une juridiction d’appel,
les moyens développés par la recourante à ce sujet sont irrecevables. Cela étant,
on relèvera que la Chambre des recours civile a confirmé par arrêt du 22 octobre 2012
le rejet de la première demande de révision formée dans cette affaire, décision qui
est entrée en force, si bien que la recourante ne peut plus remettre en cause à ce stade l’état
de fait retenu par le premier juge puisqu’il est identique à celui retenu dans la première
demande de révision, laquelle a fait l’objet d’une décision entrée en force
(art. 59 al. 2 let. e CPC). 

 

 

3.2             
a) Dans un second grief, la recourante présente
plusieurs motifs qui selon elle commanderaient de réviser la décision, à savoir le défaut
d’indication de la voie de recours en relation avec la transaction signée le 20 janvier 2011
entre les parties et son ignorance du fait que la convocation de B.O.________ à l’audience
de conciliation du 20 janvier 2011 comportait l’invitation à produire des pièces.

 

             
Dans le cadre de la première demande de révision, la recourante avait déjà fait valoir
le défaut d’indication de la voie de recours et cet argument avait été rejeté
par arrêt du 22 octobre 2012 de la Chambre des recours civile. Dans la mesure où cette question
a déjà fait l’objet d’un examen et que l’arrêt précité est
entré en force, l’argument de la recourante s’avère irrecevable (art. 59 al. 2
let. e CPC). Le deuxième motif de révision invoqué par la recourante ne remplit pas les
conditions de l’art. 328 al. 1 let. a CPC. En effet, la citation à comparaître du 30
septembre 2010 faisant expressément référence aux pièces dont B.O.________ devait
se munir en vue de l’audience du 20 janvier 2011, à savoir « les pièces mentionnées
par Me […] dans sa lettre du 2 septembre 2010 », et l’avocat précité
ayant assisté la recourante à cette audience, on ne saurait considérer qu’il y a
eu découverte par la recourante d’un fait pertinent qui n’avait pas pu être invoqué
dans la procédure précédente. 

 

             
Pour le surplus, la recourante expose divers autres motifs, tous de nature appelatoire, qui sont irrecevables
en procédure de révision.

 

4.             
En définitive, le recours doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité, selon
le mode procédural de l'art. 322 al. 1 CPC, et le jugement confirmé.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 499 fr. (art. 69 al. 1 et 80
al. 2 TFJC [tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RSV 270.11.5]), sont mis à
la charge de la recourante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

 

             
L’intimé n’ayant pas été invité à se déterminer, il n’y
a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

 

             
II.             
Le jugement est confirmé.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 499 fr. (quatre cent nonante
neuf francs), sont mis à la charge de la recourante Z.________.

             
IV.             
L’arrêt motivé est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du
23 octobre 2013

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
Le greffier :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme Z.________,

‑             
Me Q.________.

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30'000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

             
Le greffier :