# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9c74bf57-b1ba-5531-b6ff-f6cdecf32de5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-04-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.04.2017 A/631/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-631-2016_2017-04-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/631/2016 ATAS/310/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 13 avril 2017 

3ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A_______, domiciliée à CAROUGE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Christian CANELA  recourante 

 

contre 

SWICA ASSURANCE MALADIE SA, sise Römerstrasse 38, 
WINTERTHUR, représentée par SWICA ASSURANCE-
MALADIE Direction régionale de Lausanne, boulevard de Grancy 
39, LAUSANNE  intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

1. Depuis mai 2010, Madame A_______ (ci-après : l’assurée) est affiliée auprès de 
Swica assurance-maladie SA (ci-après : l’assureur) pour un modèle alternatif à 
l’assurance obligatoire des soins. 

2. Le 3 mars 2015, l’assurée a demandé à l’assureur la prise en charge d’une 
hospitalisation en France pour un traitement dentaire programmé le 5 mars 2015. 

3. Par courriel du 5 mars 2015, l’assureur a demandé au compagnon de l’assurée de 
lui communiquer l’orthopantomogramme de l’intéressée, ainsi qu’un devis de 
l’hôpital. 

4. La doctoresse B_______, spécialiste FMH en endocrinologie et diabétologie et 
médecin-traitant de l’assurée, a expliqué que sa patiente souffrait d’une 
parodontopathie active généralisée sévère avec résorption alvéolaire importante 
nécessitant l’extraction de la totalité de ses dents et la mise en place de prothèses 
implanto-portées. Le médecin a allégué que, pressée par l’urgence de ces mesures, 
sa patiente avait pu obtenir une prise en charge plus rapide dans une clinique 
dentaire à Lyon.  

5. Le dossier dentaire de l’assurée est parvenu à l’assureur le 9 mars 2015. Il 
comprenait notamment :  

- un certificat du docteur C_______, daté du 5 mars 2015, indiquant qu’il avait 

reçu en consultation l’assurée le 22 janvier 2015 et que les éléments cliniques 

et radiologiques s’orientaient vers les conclusions suivantes : maladie 

parodontale très agressive ne permettant pas de sauver les dents, urgence à 

procéder à l’assainissement parodontal et comblement osseux avec pose de 

prothèses provisoires. Le médecin ajoutait que, dans les six mois, il pourrait 

envisager la pose d’implants afin de stabiliser l’os, la solution implantaire 

apparaissant comme la meilleure réponse médicale pour remplacer les dents ;  

- un devis de EUR 1’185.- émis le 10 novembre 2014 par la clinique 

d’implantologie dentaire du Parc, à Lyon ;  

- des devis établis en janvier et février 2015 à hauteur de EUR 2'640.-, 

respectivement EUR 1'360.-, pour les honoraires des Drs C_______ et 

D_______, de la clinique du Parc, pour une extraction dentaire. 

6. Le 10 mars 2015, l’assureur a soumis le dossier à son médecin-conseil. 

7. Le 18 mars 2015, l’assureur a informé l’assurée de son refus par téléphone mais 
l’assurée ne parlait pas suffisamment bien le français pour comprendre. Par le biais 
d’un collègue, elle a sollicité de l’assurance un courrier de refus rédigé en français 
et en allemand, afin de pouvoir le contester (cf. note téléphonique du 25 mars 
2015). 

 
 
 

 

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8. Le 7 avril 2015, la Dresse B_______ a précisé à l’assurance que la parodontose de 
sa patiente entraînait l’impossibilité de mastiquer et de s’alimenter correctement et 
des troubles nutritionnels. Selon elle, le traitement pratiqué était celui offrant la 
réponse la plus adaptée sur le long terme. 

9. Par courriers en français et en allemand du 6 mai 2015, l’assureur a informé son 
assurée de son refus d’intervenir pour les factures liées à son opération dentaire.  

10. Par courrier du 27 mai 2015, l’assurée a manifesté son désaccord et contesté tout 
manque d’hygiène dentaire. 

11. Par pli du 28 septembre 2015, son conseil a communiqué à l’assurance un certificat 
émanant d’une clinique en Bulgarie, établi le 10 juillet 2015, concernant une 
opération pratiquée le 2 mars 2000 et faisant état d’une résorption osseuse. Il y était 
précisé que des indications pour hygiène dentaire avaient été données à l’assurée. 

12. Par décision formelle du 22 octobre 2015, l’assureur a confirmé son refus de prise 
en charge.  

L’assurance a rappelé que l’assurance-maladie obligatoire ne prend les soins 
dentaires en charge que s’ils sont occasionnés par une maladie grave non évitable 
du système de la mastication ou par une autre maladie grave ou ses séquelles ou 
encore, s’ils sont nécessaires pour traiter une maladie grave ou ses séquelles. En 
l’occurrence, aucune de ces hypothèses n’était réalisée. En effet, la parodontie pour 
laquelle l’assurée avait subi une ablation complète des dents était une infection 
bactérienne qui aurait pu être évitée par une bonne hygiène dentaire.  

Par ailleurs, l’assureur a souligné que les coûts des traitements à l’étranger ne sont 
pris en charge qu’en cas d’urgence, ce qui n’est pas le cas lorsqu’un assuré se rend 
à l’étranger dans le but de se faire traiter.  

13. Par courrier du 17 novembre 2017, l’assurée s’est opposée à cette décision en 
contestant tout manquement aux règles de l’hygiène dentaire.  

À l’appui de sa position, l’assurée a produit un certificat médical rédigé le 10 juillet 
2015 par la clinique Dukovi, en Bulgarie.  

14. Par décision du 22 janvier 2016, l’assureur a confirmé sa décision de refus de prise 
en charge.  

15. Par écriture du 22 février 2016, l’assurée a interjeté recours contre cette décision. 

La recourante explique qu’elle souffre depuis la fin de son enfance d’une 
parodonpathie prépubertaire et progressive.  

En substance, elle allègue que son problème devait être traité « dans la plus extrême 
urgence », que l’intervention du 5 mars 2015 était indispensable et que son hygiène 
dentaire a toujours été scrupuleuse.  

Selon elle, « les lenteurs administratives dans la gestion par l’intimé de ses dossiers 
de demandes de prise en charge [l’]exposait à de grands risques pour sa santé si elle 

 
 
 

 

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avait dû surseoir jusqu’à droit connu au traitement qu’elle a effectué à Lyon le 
5 mars 2015 ». 

16. Invitée à se déterminer, l’intimée, dans sa réponse du 24 mars 2016, a conclu au 
rejet du recours.  

Elle relève en particulier que la Dresse B_______ a convenu elle-même qu’il ne 
s’agissait pas d’un traitement en urgence mais de la « réponse la plus adaptée sur le 
long terme ». Or, les avantages minimes, difficiles à estimer ou contestés, d’une 
prestation fournie à l’étranger ne constituent pas des raisons médicales au sens de la 
loi.  

Le traitement que l’assurée a subi en France pouvait l’être en Suisse.  

Au demeurant, il n’est pas en relation avec un diagnostic inscrit dans la liste 
figurant dans la loi.  

Quant au diagnostic de parodonpathie prépubertaire et progressive que fait valoir la 
recourante, l’assureur se réfère à l’avis de son médecin dentiste conseil, le docteur 
E_______, qui conclut pour sa part, vu l’âge de la patiente (53 ans), à une 
parodontite de l’adulte et souligne que le traitement dispensé le 5 mars 2015 aurait 
sans aucun doute pu l’être en Suisse, tout comme les traitements ultérieurs projetés 
à Lyon. 

17. Par écriture du 4 avril 2016, la recourante a sollicité une prolongation de délai au 
10 mai pour se déterminer, ce qu’elle n’a pas fait. 

18. Une audience d’enquêtes s’est tenue en date du 2 février 2017. 

La Dresse B_______, médecin traitant de la recourante, a émis l’avis que le 
traitement subi revêtait un caractère d’urgence. Elle a expliqué que l’état de sa 
patiente avait déjà été évalué par des spécialistes de la division de chirurgie 
maxillo-faciale des HUG, qui avaient confirmé l’urgence, vu la gravité de l’état de 
l’intéressée (infections continues, perte de substance osseuse et déchaussements, 
malnutrition, malabsorption, perte pondérale de plusieurs kilogrammes et altération 
de l’état général de l’assurée). A cet égard, le témoin a allégué que l’utilisation 
d’antibiotiques en continu aurait été dangereuse car elle aurait pu entraîner des 
résistances et des infections très graves car potentiellement non traitables : en 
présence d’un état infectieux aussi grave et prolongé, des bactéries très agressives 
peuvent attaquer les valves cardiaques et les détruire ; il aurait donc été dangereux 
de laisser la situation perdurer.  

Les HUG ont proposé l’extraction des dents et la pose de prothèses. Si 
l’intervention s’est finalement déroulée à Lyon, c’est parce que c’est là qu’elle 
pouvait se faire le plus rapidement. 

Le témoin a expliqué que, par « dégradation de l’état général » de sa patiente, il 
entendait une malnutrition et une carence en calcium et en fer, se traduisant par une 
fatigue et un épuisement général.  

 
 
 

 

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19. Entendue en comparution personnelle, la recourante a allégué qu’une certaine 
Madame F_______, collaboratrice de l’intimée, aurait affirmé que c’était « OK 
pour l’opération à Lyon, mais qu’il ne fallait pas oublier d’envoyer les factures ». 
La recourante a ajouté avoir conservé le message vocal de cette collaboratrice, lui 
disant textuellement que c’était en ordre et a proposé d’en verser la transcription au 
dossier.  

Un délai au 9 février  2017 lui a été octroyé pour ce faire, qui est venu à échéance 
sans nouvelles de l’intéressée, malgré une prolongation de délai au 17 février 2017. 

20. Dans le délai imparti, la recourante s’est contentée de produire deux nouveaux 
rapports médicaux, sans plus faire état de l’enregistrement évoqué en audience : 

- un courrier adressé le 2 février 2015 par la doctoresse  G_______, du 

département de chirurgie maxillo-faciale et de chirurgie buccale des HUG à la 

Dresse B_______, dont il ressort qu’à l’examen, on retrouve une mauvaise 

hygiène bucco-dentaire, avec de nombreuses colorations d’origine tabagique, 

une parodontopathie généralisée sévère et des mobilités dentaires de grade III 

sur la totalité des dents ; au vu de la parodontopathie active et de la résorption 

alvéolaire importante, le médecin précisait que l’indication d’extraction de la 

totalité des dents ne faisait pas de doute ; était proposée une réhabilitation 

après cicatrisation par prothèses implanto-portées en passant par une phase de 

prothèses amovibles provisoires ; 

- un bref courrier du Dr C_______, du centre d’implantologie dentaire du Parc, 

attestant de la présence d’une maladie parodontale très agressive ne permettant 

pas de sauver les dents et de l’urgence à procéder à l’assainissement 

parodontal et au comblement osseux avec la pose de prothèses provisoires. 

21. Par écriture du 13 mars 2017, la recourante a sollicité une prolongation de délai au 
27 mars 2017 pour déposer une réplique. Selon elle, les documents versés à la 
procédure démontraient d’ores et déjà qu’elle n’avait pas manqué aux règles de 
l’hygiène buccale. Elle en voulait pour preuve un rapport du docteur H_______, 
spécialiste en pneumologie, du 7 mars 2017, indiquant qu’il n’y avait aucun 
élément en faveur d’une atteinte respiratoire liée au tabac. 

22. Par écriture du 10 mars 2017, l’intimée a conclu au rejet du recours.  

L’intimée fait remarquer que, dès lors que le service des HUG prévoyait de revoir 
la patiente en consultation durant les semaines suivant l’examen pratiqué pour lui 
proposer un plan de traitement adapté, il n’y avait aucune urgence pour l’intéressée 
à se faire traiter le 5 mars 2015 à l’étranger. 

23. Par écriture du 27 mars 2017, la recourante a protesté une nouvelle fois contre 
l’allégation de mauvaise hygiène buccale, alléguant qu’elle est « une personne 
soignée, même coquette, et qu’elle a toujours accordé une importance primordiale à 
son apparence physique, ce qui notamment passe par une hygiène de ses dents tout 
à fait impeccable » (sic).  

 
 
 

 

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À l’appui de sa position, la recourante produit un nouveau bref courrier du 
Dr C_______, du 13 mars 2017, indiquant que lorsqu’il l’a reçue pour une indiction 
d’extraction, il a constaté que les dents restantes étaient mobiles et présentaient des 
signes inflammatoires cliniques. Le médecin ajoute : « suite à ce qui a été constaté 
lors de la consultation du 22 janvier 2015, on pourrait penser que les dents restantes 
seraient tombées seules suivant les mois restants » (sic). 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la Chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 
1994 (LAMal - RS 832.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les délai et forme prescrits par la loi, le recours doit être déclaré 
recevable.  

Le litige porte sur le droit au remboursement des traitements dentaires auxquels la 
recourante s'est soumis à l’étranger en mars 2015.  

3. En vertu de l'art. 24 LAMal, l'assurance obligatoire des soins prend en charge les 
coûts des prestations définies aux art. 25 à 31 en tenant compte des conditions des 
art. 32 à 34. Selon l'art. 34 al. 2 première phrase LAMal, le Conseil fédéral peut 
décider de la prise en charge, par l'assurance obligatoire des soins, des coûts des 
prestations prévues aux art. 25 al. 2 ou 29 LAMal fournies à l'étranger pour des 
raisons médicales.  

Se fondant sur cette délégation de compétence, le Conseil fédéral a édicté 
l'art. 36 al. 2 de l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal ; RS 832.102). Aux 
termes de disposition, l'assurance obligatoire des soins prend en charge le coût des 
traitements effectués en cas d'urgence à l'étranger. Il y a urgence lorsque l'assuré, 
qui séjourne temporairement à l'étranger, a besoin d'un traitement médical et qu'un 
retour en Suisse n'est pas approprié. Il n'y a pas d'urgence lorsque l'assuré se rend à 
l'étranger dans le but de suivre un traitement.  

Il est donc déterminant que l'assuré ait subitement besoin de manière imprévue d'un 
traitement à l'étranger. Il faut que des raisons médicales s'opposent à un report du 
traitement et qu'un retour en Suisse apparaisse inapproprié (ATF non publié 
9C_11/2007 du 4 mars 2008, consid. 3.2 ; ATFA non publié K 65/03 du 5 août 
2003, consid. 2.2). 

 
 
 

 

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4. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 126 V 353 consid. 5b ; ATF 125 V 193 consid. 2). Aussi n'existe-t-
il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou 
le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré et le défaut de preuve va 
au détriment de la partie qui entendait tirer un droit du fait non prouvé (ATF 126 V 
319 consid. 5a ; ATFA non publié I 339/03 du 19 novembre 2003, consid. 2). 

Le juge des assurances sociales n'est lié par les constatations et l'appréciation du 
juge pénal ni en ce qui concerne la désignation des prescriptions enfreintes, ni quant 
à l'évaluation de la faute commise. En revanche, il ne s'écarte des constatations de 
fait du juge pénal que si les faits établis au cours de l'instruction pénale et leur 
qualification juridique ne sont pas convaincants, ou s'ils se fondent sur des 
considérations spécifiques du droit pénal, qui ne sont pas déterminantes en droit des 
assurances sociales (ATF 125 V 237 consid. 6a ; ATFA non publié U 85/00 du 
15 décembre 2000, consid. 1a).  

5. Il convient d'examiner les prétentions de la recourante à la lumière des considérants 
qui précèdent.  

En l’espèce, le caractère urgent du traitement reçu en France n'est nullement établi, 
d’autant que la recourante s’est rendue à l’étranger précisément dans l’intention de 
subir le traitement litigieux, circonstance expressément exclue par la loi. En effet, 
l’assurée n’a pas été traitée en urgence à Lyon le 5 mars 2015, puisqu’il résulte 
clairement des devis qu’elle a produits qu’elle envisageait cette hospitalisation 
depuis fin 2014 déjà. On notera au demeurant que le traitement en question aurait 
pu être subi en Suisse.  

En conséquence, c’est à juste titre que l’intimée a refusé la prise en charge.  

Dès lors, peu importe de savoir si la recourante a fait preuve ou non d’une bonne 
hygiène dentaire - ce dont on peut fortement douter au vu des documents médicaux 
versés au dossier.  

Quant à l’allégation selon laquelle la recourante aurait reçu de la part de l’intimée 
l’assurance que ses soins seraient pris en charge, elle n’a pas été étayée, malgré les 
multiples délais octroyés à l’intéressée pour corroborer ses dires.  

6. Eu égard aux considérations qui précèdent, la Cour de céans constate que le 
caractère urgent des prestations intervenues à l'étranger fait clairement et 
manifestement défaut, à tel point que la question de la témérité de l’argumentation 
développée par la recourante pourrait légitimement se poser.  

Le recours est rejeté.  

 
 
 

 

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La recourante, qui succombe, n'a pas droit à des dépens (art. 61 let. g LPGA).  

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral, du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SÉCHAUD 

 La Présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le