# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ba40e2ab-6e2b-5d25-8c79-181d57f21fb8
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2023 / 51
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2023---51_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC22.012047-221564

 

97 

 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
3 mai 2023

__________________

Composition
:              M.             
Hack,
président

             
              Mmes             
Giroud Walther et Cherpillod, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
80 et 82 LP

 

 

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s'occupe du recours exercé par
S.________,
à St-Cergue, contre le prononcé 
rendu
le 3 juin 2022, à la suite de l’interpellation de la partie poursuivie, par la Juge de paix
du district de Nyon, dans la cause opposant la recourante à B.________,
à Genève,  

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

             
En fait :

 

 

1.             
a)
Le 11 mars 2022, l’Office des poursuites du district de Nyon a notifié à S.________,
à la réquisition de B.________, un commandement de payer n° 10'345’771
portant sur les sommes de 1) 862 fr. 20, sans intérêt, et de 
2)
1'809 fr. plus intérêt à 5% l’an dès le 1er
septembre 2021, indiquant comme titre de la créance ou cause de l’obligation : 1) « Remboursement
de charges d’appartement selon décision de justice ([...]) » 2) « Facture
d’élec-tricité du même appartement occupé par S.________». La poursuivie
a formé opposition totale.

 

             
b)
Le 24 mars 2022, le poursuivant a requis de la Juge de paix du district de Nyon la mainlevée de
l’opposition formée au commandement de payer précité à concurrence de 1'809
fr. plus intérêt à 5% l’an dès le 1er
septembre 2021. Le 30 mars 2022, il a produit les pièces suivantes : 

 

–
              une copie d’un procès-verbal
d’audience tenue le 4 mars 2020 par devant la Prési-             
dente du Tribunal d’arrondissement de La Côte, lors de laquelle S.________ et B.________ ont
signé une convention, ratifiée séance              
tenante pour valoir prononcé de mesures protectrices de l’union conjugale, dont              
les chiffres II et VII ont la teneur suivante : 

 

«             
II. Le logement conjugal, sis [...] est              
attribué à S.________. Les
charges seront payées selon chiffre VII ci-             
dessous ; 

             

             
VII. B.________ contribuera
à l’entretien de sa fille [...] par le régulier              
versement de l’hypothèque par 351 fr. 65, des charges de copropriété par 590 fr.
30, de               l’impôt
foncier par 31 fr. 25, des assurances-maladies d’S.________ par 446 fr. 60              
et de [...] par 146 fr. 30, soit un total de 1'566 fr. 15 et par le versement d’une              
contribution d’entretien de 1'400 fr., dès et y compris le 1er
avril 2020, allocations              
familiales éventuelles non comprises et due en sus. Il versera également une pension de              
1'000 fr. pour le mois de mars 2020 »,

 

 

–             
une copie d’un avis de mise en demeure qui lui a été adressé par Romande              
Energie Commerce SA concernant les frais d’électricité du logement sis [...], indiquant
que le solde dû au 6 septembre 2021 pour la              
période du 1er
juillet 2020 au 21 avril 2021 se montait à 1'809 fr., payable au 
             
13 septembre 2021 ; l’avis comporte la mention manuscrite « payé 24.9.2021 » ;

             

             
c)
La poursuivie s’est déterminée sur la requête de mainlevée dans une écriture
déposée le 14 avril 2022, accompagnée notamment des pièces suivantes :

 

–             
une copie d’une
ordonnance de mesure protectrices de l’union conjugale rendue              
le 1er
juin 2021 par le Vice-président du Tribunal civil de l’arrondissement de La              
Côte, dont les chiffres III et VIII ont la teneur suivante :

 

«              
III. Dit que la jouissance du domicile conjugal, sis [...], reste attribuée à S.________, qui
doit en payer les charges ;

 

             
VIII. Dit que le chiffre VII de la convention de mesures protectrices de l’union conjugale              
signée le 4 mars 2020 est modifié à compter du 1er
mars 2021, en ce sens que dès cette              
date, B.________ contribuera à l’entretien de son enfant [...], née le [...], par le
régulier versement d’une pension mensuelle de 2'635 fr. (…),              
éventuelles allocations familiales non comprises et dues en sus, payable d’avance le              
premier de chaque mis à S.________» ;

 

             
selon les considérants de l’ordonnance, le montant de 2'635 fr. comprend notam-             
ment des frais liés au logement conjugal, dont des intérêts hypothécaires, des              
charges de copropriété et de l’impôt foncier ; il n’est fait aucune mention
de frais               d’électricité
dans les calculs effectués ;

 

–             
une copie d’un arrêt rendu le 29 décembre 2021 par la Cour d’appel civile du              
Tribunal cantonal qui a admis l’appel interjeté par B.________ contre              
l’ordonnance du 1er
juin 2021 et l’a réformé comme suit (chiffre II du dispositif) : 

             

«              
III.  dit que la jouissance exclusive du logement conjugal, sis [...], reste attribuée à
S.________, qui en supportera les charges selon              
les modalités prévues au chiffre IX ci-dessous dès le 1er
février 2022 ;

             

             
VIII. rapporte avec effet dès le 1er
février 2022, le chiffre VII de la convention conclue est              
ratifiée le 4 mars 2020 et condamne B.________ à contribuer à l’entretien de sa
              fille [...], dès
et y compris le 1er
février 2022, en s’acquittant directement des frais de              
logement de l’enfant (à savoir 15% des intérêts hypothécaires, des charges
de coprop-               riété
et de l’impôt foncier afférents à l’appartement sis [...]) et en payant en
outre d’avance, le premier de chaque mois, en mains              
d’S.________, un montant de 1'000 fr. (mille francs), allocations familiales non              
comprises et dues en sus ;

 

             
IX. prend acte, pour valoir ordonnance exécutoire, de l’engagement de B.________ de s’acquitter
encore des 85% restants des intérêts hypothécaires, des              
charges de copropriété et de l’impôt foncier afférents à l’appartement
sis [...] et dit qu’S.________ lui devra rembourse-             
ment des montants, le cas échéant pro rata temporis, qu’il aura acquittés en exécution

             
de cet engagement pour les intérêts, charges et part d’impôt foncier dus à
compter du 
             
1er
février 2022 ; 

 

             
L’ordonnance est confirmée pour le surplus. », 

 

             
d)
Le poursuivant a encore déposé une écriture le 28 avril 2022. 

 

             
La poursuivie a fait de même le 8 mai 2022.

 

 

2.             
Par prononcé rendu sous forme de dispositif le 3 juin et adressé aux parties le 9 juin 2002,
la Juge de paix du district de Nyon a prononcé la mainlevée définitive de l’opposition
à concurrence de 1'809 fr. plus intérêts à 5% l’an dès le 
12
mars 2022 (I), a mis les frais judiciaires, arrêtés à 150 fr., à la charge de la
poursuivie (II et III) et a dit que celle-ci devait rembourser ce montant au poursuivant qui en avait
fait l’avance, sans allocation de dépens pour le surplus (IV).

 

             
Par acte déposé le 13 juin 2022, la poursuivie a déclaré « s’opposer
à la mainlevée ».

 

             
La motivation du prononcé a été adressée aux parties le 25 novembre 2022 et notifiée
à la poursuivie le 2 décembre 2022.

 

             
La juge de paix a considéré, en résumé, qu’aux termes de la conven-tion de
mesures protectrices de l’union conjugale du 4 mars 2020, les parties avaient convenu que le domicile
conjugal sis [...], était attribué à la poursuivie ; que le paiement des charges
y afférentes lui incom-bait, à l’exception de celles indiquées au chiffre VII de
la convention ; que les frais d’électricité – réclamés dans le cadre
de la présente poursuite – n’étant pas mentionnés au chiffre VII, ils étaient
à la charge de la poursuivie ; que la convention s’appliquait dès le 4 mars 2020
et jusqu’au 1er
février 2022, les chiffres III et IX de l’arrêt du 29 décembre 2021 de la Cour d’appel
civile du Tribunal cantonal s’appli-quant dès cette dernière date ; que tant la
convention que l’arrêt cantonal étaient exécutoires ; que la convention du
4 mars 2020 valait dès lors titre de mainlevée définitive pour les frais d’électricité
réclamés pour la période du 1er
juillet au 21 avril 2021 ; que la poursuivie n’ayant pas rendu vraisemblable sa libération,
la mainlevée définitive devait être prononcée pour le montant de 1'809 fr. avec intérêts
à 5% l’an dès le 12 mars 2022, lendemain de la notification du commandement de payer,
faute de mise en demeure antérieure.

 

3.             
Par acte déposé le 5 décembre 2022, S.________ a recouru contre le prononcé du 3
juin 2022, concluant implicitement à sa réforme en ce sens que la requête de mainlevée
déposée par B.________ est rejetée.

             

             
Par réponse du 13 janvier 2023, l’intimé a conclu implicitement au rejet du recours.

 

 

             
En droit
:

 

 

I.             
Déposé dans les formes requises et en temps utile (art. 321 al. 1 et 2 CPC [Code de procédure
civile ; RS 272]), le recours est recevable. Il en va de même de la réponse de l’intimé
(art. 322 CPC).

 

 

II.             
 Dans le cadre de la présente poursuite, l’intimé réclame à la recou-rante
le paiement d’une facture d’électricité d’un montant de 1'809 fr., couvrant
la période du 1er
juillet 2020 au 21 avril 2021, concernant le logement sis [...]. Il fonde sa requête de mainlevée
– dont il ne précise pas si elle tend à la mainlevée provisoire ou définitive
– sur un avis de mise en demeure qui lui a été adressé par Romande Energie Commerce
SA et sur une convention du 4 mars 2020, ratifiée par la Présidente du Tribunal d’arrondissement
de La Côte pour valoir prononcé de mesures protectrices de l’union conjugale, qui prévoit
à son chiffre II que le logement en question était attribuée à la recourante et que
les charges en seraient payées selon le chiffre VII de la convention, aux termes duquel l’intimé
devait contribuer à l’entretien de sa fille [...] notamment par le régulier versement
de l’hypothèque par 351 fr. 65, des charges de copropriété par 590 fr. 30 et de
l’impôt foncier par 31 fr. 25.

 

             
aa)
La procédure de mainlevée provisoire, ou définitive,
est une procé-dure sur pièces (Urkundenprozess), dont
le but n'est pas de constater la réalité de la créance en poursuite, mais l'existence
d'un titre exécutoire. Le juge de la mainlevée examine uniquement la force probante du titre
produit par le poursuivant, sa nature formelle, et lui attribue force exécutoire si le poursuivi
ne rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires (ATF 142 III 720 consid. 4.1
; ATF 132 III 140 consid. 4.1.1 et les arrêts cités). Il doit notamment vérifier d'office
l'existence d’un titre, l'identité
entre le poursuivant et le créancier désigné dans ce titre, l'identité entre le
poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite
en poursuite et la dette reconnue (ATF 142 III 720, consid. 4.1 ; ATF 139 III 444 consid. 4.1.1 et les
références).

 

             
ab)
Aux termes de l'art. 82 al. 1 LP (loi fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes
et la faillite ; RS 281.1), le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance
de dette constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée
provisoire. Constitue une reconnaissance de dette l'acte sous seing privé signé par le poursuivi,
d'où ressort sa volonté de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme
d'argent déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 145 III 20 consid.
4.1.1 ; ATF 139 III 297 consid. 2.3.1 ; ATF 136 III 627 consid. 2). Une reconnaissance de dette
peut découler du rapprochement de plusieurs pièces, pour autant que les éléments
nécessaires en résultent (ATF 139 III 297 consid. 2.3.1 ; ATF 136 III 627 consid. 2 ;
132 III 480 consid. 4.1). Cela signifie que le document signé doit clairement faire référence
ou renvoyer aux données qui mentionnent le montant de la dette ou permettent de la chiffrer (ATF
139 III 297 consid. 2.3.1; ATF 136 III 627 consid. 2 et 3.3 ; ATF 132 III 480 consid. 4.1). 

 

             
ac) Selon
l'art. 80 al. 1 LP, le créancier au bénéfice d'un jugement exécutoire peut requérir
du juge la mainlevée définitive de l'opposition. Sont assimilées à des jugements
les transactions passées en justice (art. 80 al. 2 ch. 1 LP), notamment pour valoir mesures
protectrices de l’union conjugale (art. 173 et 176 CC ; CPF 30 décembre 2022/239 ;
CPF 10 octobre 2019/223 ; Abbet, in Abbet/ Veuillet (éd.), La mainlevée de l’opposition,
n. 5 et n. 94 ad art. 80 LP ; Panchaud/ Caprez, La mainlevée d’opposition, §§ 100
et 104). Au vu de cette assimilation et de ses conséquences, il n’y a aucune raison de traiter
cet acte différemment d’un jugement. Dès lors, de même qu’il ne peut pas interpréter
une décision judiciaire comme s’il était saisi d’une demande fondée sur l’art.
334 CPC, le juge de la mainlevée ne peut pas non plus interpréter, au sens de l’art.
18 al. 1 CO (Code des obligations du 30 mars 1911 ; RS 220), une transaction judiciaire. Par ailleurs,
comme en présence d’un jugement, pour constituer un titre de mainlevée définitive,
la transaction judiciaire doit clairement obliger définitivement le débiteur au paiement d’une
somme d’argent déterminée. Le juge de la mainlevée doit seulement décider si
cette obligation en ressort (ATF 143 III 564 consid. 4.4.4).

 

                           
b) En
l’espèce, l’avis de mise en demeure de Romande
Energie produit par le poursuivant, qui se présente comme une facture, ne porte pas la signature
de la poursuivie. Cette pièce ne saurait dès lors constituer une reconnaissance de dette et
un titre de mainlevée provisoire au sens de l’art. 82 al. 1 LP.  

 

             
Quant à la convention de mesures protectrices de l’union conjugale du 4 mars 2020 invoquée
par le poursuivant, force est de constater qu’elle ne prévoit pas le paiement, par la poursuivie
au poursuivant, du montant litigieux, ni d’ailleurs d’un quelconque montant à titre
de frais d’électricité. Or, pour valoir titre de mainlevée définitive au sens
de l’art. 80 al. 1 LP, une transaction judiciaire doit obliger le débiteur poursuivi à
payer au créancier poursuivant une somme d’argent déterminée. Tel n’est pas
le cas en l’espèce.

 

             
Même si l’on considère – comme l’avait fait la première juge –
qu’il ressort de la convention du 4 mars 2020 que les frais d’électricité du logement
conjugal incomberaient à la poursuivie et que cette convention, rapprochée de la facture de
Romande Energie, permettrait de considérer que la poursuivie est la débitrice du montant de
1'809 fr., force est de constater que la créancière de cette somme est l’émettrice
de la facture, soit Romande Energie, et non le poursuivant, ce dernier n’ayant au surplus pas établi
s’être acquitté de cette somme auprès de Romande Energie et en être devenu
créancier à l’égard de la poursuivie, l’indication manuscrite « payé
24.9.2021 » figurant sur l’avis étant insuffisant à cet égard. 

 

             
Le même raisonnement est valable concernant l’ordonnance de mesures protectrices de l’union
conjugale du 1er
juin 2021 et l’arrêt du 29 décembre 2021 de la Cour d’appel civile du Tribunal
cantonal, produits par la poursuivie, aucune de ces deux décisions ne condamnant la poursuivie à
payer au poursuivant un quelconque montant au titre de frais d’électricité, l’arrêt
cantonal concernant du reste une période postérieure à celle, litigieuse, du 1er
juillet 2020 au 21 avril 2021.  

 

             
Il résulte des considérants qui précèdent que le poursuivant n’est au bénéfice
ni d’un titre de mainlevée provisoire, ni d’un titre de mainlevée définitive
pour le montant de 1'809 fr. réclamé.

III.             
Le recours doit donc être admis et le prononcé entrepris réformé en ce sens que l’opposition
formée au commandement de payer est maintenue.

 

             
Vu l’admission du recours, les frais judiciaires de première instance, arrêtés à
150 fr., doivent être mis à la charge du poursuivant, qui succombe (art.
106 al. 1 CPC). 

 

             
Pour le même motif, les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 225
fr. (art. 61 al. 1 OELP [ordonnance
sur les émoluments perçus en application de la LP ; RS 281.35]), doivent
être mis à la charge de l’intimé, qui devra rembourser ce montant à la recourante
qui en a fait l’avance.

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est admis.

 

             
II.             
Le prononcé est réformé
en ce sens que l’opposition formée par S.________ au commandement de payer n° 10'345'771
de l’Office des poursuites
du district de Nyon, notifié à la réquisition de B.________,
est maintenue.

 

             
              Les
frais judiciaires de première instance, arrêtés à 150 fr. (cent cinquante francs),
sont mis à la charge du poursuivant B.________.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 225
fr. (deux cent vingt-cinq francs), sont mis à la charge de l’intimé B.________. 

 

             
IV.             
L’intimé B.________ doit payer à la recourante S.________
la somme de 225 fr. (deux cent vingt-cinq francs)
à titre de restitution d’avance
de frais de deuxième instance.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme S.________,

‑             
M. B.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 1'809 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Nyon.

 

             
La greffière :