# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b9d72df8-a66a-54ab-a777-b6104f5bbcc5
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-09-21
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 21.09.2023 F-4945/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-4945-2023_2023-09-21.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 

 

 

  

 

 Cour VI 

F-4945/2023 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 1  s e p t e m b r e  2 0 2 3  

Composition 
 Claudia Cotting-Schalch, juge unique,  

avec l'approbation de Simon Thurnheer, juge ; 

Duc Cung, greffier. 

   

Parties 

 
A._______, né le (…), 

Afghanistan,  

recourant,  

  

  
contre 

  
Secrétariat d’Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (procédure Dublin) ; 

décision du SEM du 12 septembre 2023 / N (…). 

 

 

 

F-4945/2023 

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Vu 

l’interpellation de A._______ et la décision de renvoi prononcée à son 

encontre, sur la base de l’art. 64 LEI (RS 142.20), par l’Office fédéral de la 

douane et de la sécurité des frontières en date du 9 août 2023, 

la demande d’asile déposée en Suisse par le prénommé le 12 août suivant, 

les investigations diligentées par le Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-

après : le SEM) sur la base d’une comparaison dactyloscopique avec 

l’unité centrale du système européen « Eurodac », desquelles il ressort 

que l’intéressé a déposé une demande d’asile en Croatie le 6 août 2023, 

le mandat de représentation signé par A._______ en faveur de Caritas 

Suisse le 17 août 2023 (art. 102f et 102h al. 1 LAsi [RS 142.31]),  

le compte-rendu de l’entretien Dublin du 21 août 2023, concernant la 

possible compétence de la Croatie pour le traitement de la demande d’asile 

du requérant ainsi que l’établissement des faits médicaux, 

la requête de reprise en charge fondée sur l’art. 18 par. 1 let. b du 

règlement Dublin III (ci-après : RD III ; référence complète : règlement [UE] 

no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre 

responsable de l'examen d'une demande de protection internationale 

introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers 

ou un apatride [refonte ; JO L 180 du 29.06.2013]), que le SEM a adressée 

à son homologue croate le lendemain, 

le rapport médical du 25 août 2023, lequel indique comme diagnostic une 

suspicion de gale, 

la réponse du 5 septembre 2023, par laquelle les autorités croates ont 

accepté la reprise en charge du requérant en vertu de l’art. 20 par. 5 RD III, 

la décision du 12 septembre 2023, notifiée le même jour, par laquelle le 

SEM, se fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, n’est pas entré en matière 

sur la demande d’asile de l’intéressé, a prononcé son transfert vers la 

Croatie et a ordonné l’exécution de cette mesure, constatant l’absence 

d’effet suspensif à un éventuel recours, 

la résiliation du mandat de représentation par Caritas Suisse en date du 

14 septembre 2023, 

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le recours interjeté, le même jour, auprès du Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : le Tribunal ou TAF), par lequel A._______ a demandé, à titre 

préalable, le prononcé de mesures superprovisionnelles (art. 56 PA [RS 

172.021]), l’octroi de l’effet suspensif (art. 107a al.2 LAsi), l’assistance 

judiciaire totale (art. 65 al.1 PA et art. 102m al. 1 let. a LAsi), respectivement 

la dispense du versement d’une avance de frais (art. 63 al. 4 PA), et a 

conclu, sur le fond, à l’annulation de la décision précitée et à l’entrée en 

matière sur sa demande d’asile et, subsidiairement, au renvoi de la cause 

au SEM, 

l’ordonnance du 15 septembre 2023, par laquelle l’exécution du transfert 

du recourant a été suspendue à titre de mesures superprovisionnelles, 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l’art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l’art. 5 PA prises par les autorités 

mentionnées à l’art. 33 LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l’asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l’art. 105 LAsi, devant le Tribunal, 

lequel statue alors définitivement, sauf demande d’extradition déposée par 

l’Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF 

[RS 173.110]), exception non réalisée en l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 3 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 3.1), 

que, dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un 

accord international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

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qu’avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d’une demande d’asile selon les critères 

fixés dans le RD III, 

que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant 

déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 RD III), 

que, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take back), tel 

qu’en l’espèce, il n’y a en principe aucun nouvel examen de la compétence 

selon le chapitre III (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1 et réf. cit.), 

qu’en effet, l’Etat responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont 

la demande est en cours d’examen et qui a présenté une demande auprès 

d’un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, 

sur le territoire d’un autre Etat membre (art. 18 par. 1 let. b RD III),  

qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont permis 

d’établir, après consultation de l’unité centrale du système européen 

« Eurodac », que A._______ avait déposé une demande d’asile en Croatie 

le 6 août 2023, 

qu’en date du 22 août 2023, l’autorité inférieure a dès lors soumis aux 

autorités croates compétentes, dans le délai prévu à l’art. 23 par. 2 RD III, 

une requête aux fins de reprise en charge du prénommé, fondée sur 

l’art. 18 par. 1 let. b de ce même règlement,  

que, le 5 septembre 2023, soit dans le délai fixé par l’art. 25 par. 1 RD III, 

lesdites autorités ont expressément accepté de reprendre en charge 

l’intéressé, précisant qu’elles allaient poursuivre le processus de 

détermination de leur responsabilité, sur la base de l’art. 20 par. 5 RD III, 

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que la portée de cette dernière disposition a déjà fait l’objet de plusieurs 

arrêts du Tribunal (cf. notamment arrêts F-3303/2023 du 16 juin 2023 

consid. 3.4 s. ; F-1875/2023 du 13 avril 2023 consid. 4.3 et jurisp. cit.),  

que, dans la mesure où le dépôt par le recourant d’une demande d’asile 

en Croatie a été confirmé par les données enregistrées dans le système 

« Eurodac », sans qu’il n’y ait du reste de résultat positif (hit) « Eurodac » 

ailleurs, et où l’intéressé n’a pas allégué avoir quitté le territoire des Etats 

membres, ni obtenu de titre de séjour de la part d’un autre Etat membre 

dans l’intervalle, c’est à juste titre que le SEM s’est fondé sur cette 

disposition pour admettre la compétence de la Croatie,  

que cet Etat a ainsi reconnu sa responsabilité pour traiter la demande 

d’asile du recourant, point qui n’est du reste pas contesté,  

que, cela étant, au vu de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, il y a lieu tout d'abord 

d'examiner s'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe, en Croatie, 

des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de 

l’Union européenne (JO C 364/1 du 18 décembre 2000, Charte UE), 

que ce pays est lié à cette Charte et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) 

ainsi qu'au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301), 

à la CEDH (RS 0.101) et à la Convention du 10 décembre 1984 contre la 

torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105) et, à ce titre, en applique les dispositions,  

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale, ci-après : directive Procédure] ; directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est cependant pas irréfragable et doit 

être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du transfert, 

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d'une pratique avérée de violations systématiques des normes minimales 

de l'Union européenne, constitutives de défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile au 

sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III ; que, dans un tel cas, l’Etat requérant doit 

renoncer au transfert,  

que, dans son arrêt de référence E-1488/2020 du 22 mars 2023, le Tribunal 

a certes admis la forte probabilité, pour des requérants entrant pour la 

première fois sur le territoire croate, que des refoulements illicites à la 

frontière, ainsi que des refoulements, sans examen individuel, directement 

à la frontière (« hot returns ») ou encore des violences excessives puissent 

se produire régulièrement en Croatie (cf. consid. 9.3.5, en lien avec le 

consid. 9.3.2, dudit arrêt), 

qu’en revanche, s'agissant de requérants transférés en Croatie sur la base 

du règlement Dublin III, il est arrivé à la conclusion que ceux-ci avaient en 

principe accès à la procédure d'asile dans ce pays ; qu’il a ainsi jugé que, 

dans le cadre tant d'une procédure de prise en charge (« take charge ») 

que d'une procédure de reprise en charge (« take back »), les personnes 

transférées ne risquaient pas, selon une haute probabilité, d'être exposées 

à un risque de violation de leurs droits découlant du principe de non-

refoulement, 

qu’il a également dénié l'existence, dans la procédure d'asile et les 

conditions d'accueil en Croatie, de faiblesses systémiques au sens de  

l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, qui feraient apparaître un transfert de requérants 

comme généralement inadmissible, 

qu’il a encore précisé qu'il ne fallait renoncer à un transfert que dans des 

cas exceptionnels, à savoir lorsque le requérant démontre, par des 

arguments fondés, que le principe énoncé ci-dessus ne s'applique pas à 

son cas particulier (cf. arrêt de référence E-1488/2020 précité consid. 9.5), 

que, partant, sur la base de cette jurisprudence et faute d'indice sérieux et 

convaincant apte à démontrer que les hypothèses strictes de l'art. 3 par. 2 

al. 2 RD III sont réalisées en l’espèce, l'application de cette disposition ne 

se justifie pas dans le cas particulier, 

que, pour s’opposer à son transfert, le recourant a, en substance, fait valoir 

que le père de la femme qu’il fréquentait en Afghanistan disposait des 

moyens pour le retrouver en Croatie et a mis en avant son état de santé 

psychique, lourdement touché et marqué par les traumatismes endurés 

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dans son pays d’origine ; qu’il a dès lors implicitement sollicité l'application 

de la clause discrétionnaire prévue à l'art. 17 par. 1 RD III (clause de 

souveraineté), 

que, sur la base de cette disposition, chaque Etat membre peut décider 

d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

par le ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement ; que, comme 

l’a retenu la jurisprudence, le SEM doit admettre la responsabilité de la 

Suisse pour examiner une demande de protection internationale qui lui est 

présentée, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le règlement Dublin III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat 

membre désigné responsable par lesdits critères viole des obligations de 

la Suisse relevant du droit international public ; qu’il peut également 

admettre cette responsabilité pour des raisons humanitaires au sens de 

l'art. 29a al. 3 de l’ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l’asile relative à la 

procédure (OA 1, RS 142.311 ; cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

que, tout d'abord, l'intéressé n'a pas démontré l'existence d'un risque 

concret que les autorités croates refuseraient de le reprendre en charge et 

de poursuivre l'examen de sa demande de protection, en violation de la 

directive Procédure, 

qu’il n'a, en particulier, fourni aucun élément concret susceptible de 

démontrer que la Croatie ne respecterait pas le principe du non-

refoulement et donc faillirait à ses obligations internationales en le 

renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté 

seraient sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint 

à se rendre dans un tel pays, 

que, par ailleurs, la crainte du recourant de faire l’objet, en Croatie, de 

représailles de la part d’un tiers se limite à de simples affirmations 

nullement étayées, 

que, de plus, rien ne laisse à penser que les autorités en Croatie, qui est 

un Etat de droit, n'offriraient pas à l'intéressé une protection adéquate au 

cas où il en ferait la demande, 

que le recourant pourra donc sans autre s'adresser, une fois de retour en 

Croatie, aux autorités policières ou judiciaires compétentes en cas de 

besoin, 

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que, s’agissant de la condition médicale de l’intéressé, le Tribunal rappelle 

que le retour forcé d'une personne touchée dans sa santé n'est, selon la 

jurisprudence de la Cour EDH (cf. arrêt Paposhvili c. Belgique du 

13 décembre 2016, requête no 41738/10), susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que lorsqu'il y a des motifs sérieux de croire que 

cette personne, bien que ne courant pas de risque imminent de mourir, 

ferait face, en raison de l'absence de traitements adéquats dans le pays de 

destination ou du défaut d'accès à ceux-ci, à un risque réel d'être exposée 

à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé entraînant des 

souffrances intenses ou à une réduction significative de son espérance de 

vie (cf. aussi ATAF 2017 VI/7 consid. 6.2), 

qu’en l’occurrence, A._______ n’a produit aucun document médical 

tendant à étayer les allégations formulées dans le recours, selon lesquelles 

il souffre de lourds problèmes psychiques, 

qu’au contraire, il a déclaré, au cours de l’entretien Dublin, « alle[r] bien sur 

les plans physique et psychique » depuis son arrivée en Suisse (cf. pièce 

SEM 14), 

qu’en outre, le seul rapport médical figurant au dossier de première 

instance mentionne uniquement un traitement pour une suspicion de gale, 

que, dans ces conditions, il n’appert pas que le prénommé souffre de 

problèmes de santé d’une gravité telle que l’exécution de son transfert en 

Croatie serait illicite au sens restrictif de la jurisprudence précitée, 

qu’en tout état de cause, la Croatie, qui est liée par la directive Accueil et 

dispose de structures médicales suffisantes (cf. arrêts du TAF E-4583/2023 

du 29 août 2023 ; F-4485/2022 du 24 août 2023 consid. 8.4), doit faire en 

sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux nécessaires 

qui comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel 

des maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance 

médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des besoins 

particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé 

mentale appropriés (art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que, dans le cas où l’intéressé devait avoir besoin de soins particuliers au 

moment de son transfert vers la Croatie, il lui appartiendra d'en informer 

les autorités suisses chargées de l'exécution de cette mesure ; que, le cas 

échéant, il incombera à ces autorités de transmettre, sous une forme 

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appropriée, aux autorités croates les renseignements permettant une 

éventuelle prise en charge médicale spécifique (art. 31 et 32 RD III), 

qu’en outre, le recourant, qui n'est resté que quelques jours en Croatie, n'a 

pas démontré ni même rendu vraisemblable que ses conditions d'existence 

dans ce pays ont revêtu, respectivement revêtiraient, un tel degré de 

pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement 

contraire à l'art. 3 CEDH ou à l'art. 3 Conv. torture, 

qu’en particulier, il n'a pas apporté d’éléments concrets de nature à 

corroborer le fait qu'il aurait été personnellement soumis à de mauvais 

traitements, les allégations, selon lesquelles il avait été battu par les 

policiers et privé de nourriture en Croatie, se limitant à de simples 

affirmations, 

qu’au demeurant, si l'intéressé devait, à l'issue de son transfert en Croatie, 

être contraint par les circonstances à mener une existence non conforme 

à la dignité humaine ou s'il devait estimer que cet Etat ne respecte pas les 

directives européennes en matière d'asile, viole ses obligations 

d'assistance à son encontre ou de toute autre manière porte atteinte à ses 

droits fondamentaux, il lui appartiendrait de faire valoir ses droits 

directement auprès des autorités de ce pays (art. 26 directive Accueil) et/ou 

des organisations caritatives œuvrant sur place, voire éventuellement de 

s'adresser, en cas de besoin, à la Cour EDH (cf. arrêt du TAF E-4583/2023 

précité), 

que, par conséquent, le transfert du recourant vers la Croatie n'est pas 

contraire aux obligations découlant de dispositions conventionnelles 

auxquelles la Suisse est liée, 

qu’enfin, il y a lieu de constater que le SEM a établi de manière complète 

et exacte l'état de fait pertinent et n'a commis ni excès ni abus de son large 

pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, en combinaison avec l'art. 17 

par. 1 RD III, 

qu’il est, au demeurant, rappelé que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, 

les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen 

leur demande d'asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 8.2.1), 

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qu’au vu de ce qui précède, c’est à juste titre que le SEM n'est pas entré 

en matière sur la demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a 

al. 1 let. b LAsi, et a prononcé son transfert de la Suisse vers la Croatie, en 

application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi 

n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

que, partant, le recours doit être rejeté, 

que, s’avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, les 

requêtes formulées dans le recours tendant à l’octroi de l’effet suspensif et 

à la dispense du versement d’une avance de frais sont sans objet,  

que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle et totale est rejetée, 

que, vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire partielle et totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Claudia Cotting-Schalch Duc Cung 

 

 

Expédition :