# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4200710f-7b19-5cdc-86e0-d8e6b8d8f328
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2018 / 206
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2018---206_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC18.022709-181574

276 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du

__________________

Composition
:              M.             
Hack,
juge présidant

             
              M.             
Colombini et Mme Rouleau, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

             
Vu le prononcé du 17 août 2018 par lequel la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois,
statuant à la suite de l’interpellation de la partie poursuivie, a prononcé la mainlevée
définitive, à concurrence de 3'421 fr. 90 plus intérêt à 3,5 % l'an dès
le 18 décembre 2017 et de 149 fr. 20 sans intérêt, de l’opposition formée par
B.________,
à ...]Ecublens, à la poursuite n° 8'630'584 de l’Office des poursuites du district
de l’Ouest lausannois exercée contre lui à l’instance de l’Etat
de Vaud, représenté par l’Office
d’impôt des districts de Lausanne et Ouest lausannois,
a arrêté à 150 fr. les frais judiciaires, compensés avec l’avance de frais
du poursuivant, les a mis à la charge du poursuivi et a dit que celui-ci rembourserait en conséquence
au poursuivant son avance de frais à concurrence de 150 fr., sans allocation de dépens pour
le surplus,

             
              vu le recours formé
par B.________ contre ce prononcé, qui lui avait été notifié sous forme de dispositif
le 29 août 2018, par acte adressé au juge de paix le 6 septembre 2018, 

 

             
              vu les motifs du prononcé
adressés aux parties le 26 septembre 2018 et notifiés au poursuivi le 4 octobre suivant,

 

             
              vu le nouvel acte de recours,
daté du 11 et posté le 12 octobre 2018, déposé par B.________ ;  

 

             
               

             
              attendu que le recours
au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) contre une décision prise
en procédure sommaire doit être introduit auprès de l’instance de recours par acte
écrit et motivé (art. 321 al. 1 CPC), dans les dix jours à compter de la notification
de la décision motivée (art. 321 al. 2 CPC),

 

             
              qu’en outre, le
droit de recourir peut déjà s’exercer dans le délai de demande de motivation, lequel
est de dix jours à compter de la communication de la décision sous forme de dispositif (art.
239 al. 1 et 2, 1ère
phrase, CPC), un acte de recours déposé dans ce délai étant alors considéré
également comme une demande de motivation,

 

             
              que la partie qui entend
user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines règles de forme, à défaut
de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité (Jeandin, in
Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/ Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté, Bâle
2011, n. 1 ad
art. 321 CPC),  

 

             
              qu’en particulier,
le recours doit être motivé (art. 321 al. 1 CPC),

 

                          
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

           
              que, selon la jurisprudence
du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout le moins satisfaire aux exigences
qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_106/2016 du 1er
juin 2016 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),  

 

         
              que cela signifie que
le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée
et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour que l’instance de recours puisse
la comprendre, ce qui suppose une désignation précise des passages de la décision qu’il
attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (ibid.),

 

             
que ni l’art. 132 al. 1 CPC, ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.),

 

             
              qu’en l’espèce,
B.________ a déposé deux actes de recours, le premier le 14 août 2018, dans le délai
de demande de motivation (art. 239 al. 2 CPC), et le second le 14 octobre 2018, dans le délai de
recours proprement dit (art. 321 al. 2 CPC), soit en temps utile,

 

             
              que dans ces deux écritures,
il ne formule aucun grief, motif ou moyen de recours contre les motifs du prononcé levant définitivement
son opposition à la poursuite en cause, 

 

            
              qu’en particulier,
il ne conteste pas que les décisions de taxation fondant la poursuite valent titres de mainlevée
définitive pour les montants réclamés,

 

             
              qu’aucun des deux
actes déposés par B.________ n’est ainsi conforme aux exigences posées par la loi
et la jurisprudence, de sorte que le recours doit être déclaré irrecevable ;

 

 

                        
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
juge présidant :              
La greffière :

 

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. B.________,

‑              
Office d’impôt des districts de Lausanne et Ouest lausannois (pour l’Etat de Vaud).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 3'571 fr. 10.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois.

 

             
La greffière :