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**Case Identifier:** a0efa708-3abd-5f3d-ab89-8ff028efa510
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-06-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 18.06.2019 P/11732/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-11732-2015_2019-06-18.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/11732/2015 ACPR/452/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 18 juin 2019 

 

Entre 

A______, domicilié ______, comparant par Me B______, avocate,  

recourant, 

 

contre l'ordonnance de mesures de substitution rendue le 15 février 2019 par le Tribunal des 

mesures de contrainte, 

 

et 

LE TRIBUNAL DES MESURES DE CONTRAINTE, rue des Chaudronniers 9, 1204 

Genève, case postale 3715, 1211 Genève 3, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 25 février 2019, A______ 
recourt contre l'ordonnance du 15 précédent, notifiée sur le siège, par laquelle le 
Tribunal des mesures de contraintes (ci-après : TMC) lui a notamment fait 
interdiction de contact direct ou indirect avec ses enfants jusqu'à décision contraire 
du Ministère public, étant relevé que cette interdiction devrait être aménagée par la 
suite, notamment avec la mise en place d'un droit de visite sous surveillance par le 
biais du Tribunal d'arrondissement de C______ [VD], cela à tout le moins dès 
réception de l'expertise de crédibilité des déclarations de l'enfant D______, puis de 
l'expertise psychiatrique le concernant (let. b) et l'a obligé à entamer un suivi 
psychiatrique et thérapeutique (let. d). Les mesures ainsi instituées ont été ordonnées 
pour 6 mois, soit jusqu'au 14 août 2019. 

Le recourant conclut, avec suite de frais, préalablement, à ce que l'effet suspensif à 
ladite ordonnance soit ordonné et, principalement, à ce que la décision querellée soit 
annulée, plus particulièrement les lettres b et d – susmentionnées – du dispositif. 

b. Par ordonnance du 27 février 2019 (OCPR/12/2019) de la Direction de la 
procédure, la demande d'effet suspensif a été rejetée.  

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. A______ et E______ sont les parents de deux enfants, D______ et F______, 
respectivement nés les ______ 2009 et ______ 2012. 

b. Depuis la séparation du couple en 2012, la situation entre les parents est 
particulièrement conflictuelle, notamment concernant la garde des enfants. Ils 
s'affrontent dans le cadre de plusieurs procédures, pénales et civiles. 

c. Dans le cadre de la présente procédure pénale, A______, qui n'a pas 
d'antécédents judiciaires, est prévenu notamment de violation des devoirs 
d'assistance et d'éducation.  

Il lui est reproché d'avoir, entre le mois d'avril 2015 et le mois de juin 2016, 
régulièrement exposé ses enfants mineurs à ses violentes disputes, physiques et/ou 
verbales, notamment les 11 avril 2015 et 4 septembre 2015 ; d'avoir mêlé la jeune 
D______ à ses conflits, en lui demandant de témoigner contre l'autre parent, mettant 
ainsi en danger leur développement psychique; et d'avoir exposé ses enfants mineurs 
au conflit relatif au droit de garde qui l'opposait à E______, en refusant de prendre 
les dispositions que les intervenants sociaux et éducatifs proposaient afin de les 
préserver et en les impliquant directement dans ledit conflit, par exemple, en les 
emmenant chez le médecin pour faire constater des lésions, en déclarant à D______ 
que sa mère lui "mélange le cerveau" ou la "manipule", en critiquant devant les 
enfants leur mère, en leur alléguant qu'en dénonçant leur mère ils pourraient vivre 
chez lui, amenant ainsi les enfants à devoir être entendus par les différents 

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intervenants sociaux et judiciaires, de manière répétitive, mettant ainsi en danger leur 
développement psychique. 

d. Une expertise du groupe familial a été rendue, le 24 février 2017, et un 
complément le 26 juin 2017, dans le cadre d'une demande unilatérale de divorce 
déposée par A______ par-devant le Tribunal d'arrondissement de C______. 

L'experte psychiatre a constaté que bien que E______ fût une personne plutôt 
immature, anxieuse, souffrant d'une angoisse d'abandon dans le contexte d'une 
relation d'objet marquée par la dépendance et des traits sadomasochistes, elle ne 
présentait pas de trouble psychologique et était adéquate dans la prise en charge des 
enfants. Elle devait néanmoins continuer les suivis entamés. 

A______ souffrait quant à lui d'un trouble de la personnalité mixte avec des traits 
narcissiques, projectifs et de "faux-self". Il se montrait disqualifiant à l'égard de la 
mère des enfants, étant convaincu, de manière irrationnelle, de la maltraitance de la 
mère, ayant une vision distordue de la réalité, ce qui avait un impact négatif sur les 
enfants. Par son fonctionnement psychologique et sa quête de prouver les mauvais 
traitements de la mère, ce qui relevait de l'aliénation, il présentait des compétences 
parentales entravées. S'il devait persister dans ce comportement, un risque était 
l'aliénation des enfants et l'impossibilité pour eux de développer leur pensée propre. 
Envers ses enfants, il se montrait affectueux, à l'écoute et attentif à leurs besoins. 
Cependant, il donnait trop d'importance à leurs paroles, en particulier à celle de 
D______. Il instrumentalisait sa fille. Il avait de la peine à collaborer de manière 
adéquate avec les professionnels. Le travail sur lui-même n'était pas possible. La 
collaboration avec les thérapeutes, qualifiée de difficile, était réalisée dans le seul but 
de montrer les maltraitances de la mère. L'experte préconisait un suivi de soutien à la 
parentalité et un suivi personnel en psychothérapie, ainsi qu'un nouveau lieu pour 
accueillir les enfants lors de son droit de visite, hors la présence de la grand-mère 
paternelle. 

Leur fille, D______, présentait un conflit de loyauté fort et un trouble des émotions 
apparaissant spécifiquement dans l'enfance, qui entravaient son fonctionnement. 
Malgré un suivi psychothérapeutique, elle était peu sécure, avait peur des réactions 
de son père et ne savait pas comment lui plaire. Le fait que le conflit parental était si 
fort l'empêchait d'être détendue et de profiter de ses deux parents.  

Leur fils, F______, ne présentait pas de trouble, cependant si le conflit parental 
devait perdurer, un trouble des émotions pourrait émerger.  

Pour éviter que les enfants soient pris en otage, les parents devraient cesser de 
déposer des plaintes ou d'effectuer des recours ou des demandes au tribunal civil, ce 
fonctionnement, depuis 2012, entravant leurs compétences parentales. 

e. Par avis de prochaine clôture de l'instruction, du 27 novembre 2017, le Ministère 
public a informé les parties qu'il entendait classer une partie des faits et rendre une 

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ordonnance pénale à l'encontre de A______ pour violation des devoirs d'assistance 
ou d'éducation. Un délai a été imparti aux parties pour présenter leurs éventuelles 
réquisitions de preuves et d'indemnisation. A______ ne s'est pas prononcé. 

f. Par lettre du 12 février 2018, le Service de protection des mineurs (ci-après : 
SPMi), chargé du rôle d'intermédiaire entre le Tribunal d'arrondissement de C______ 
[VD] et les intervenants auprès des enfants D/F______, a relaté les propos du 
directeur de l'école et des enseignantes selon lesquels les enfants n'avaient pas de 
difficulté à l'école, mais que l'attitude de A______, en particulier sa demande d'être 
mis au courant de toute suspicion de "maltraitance" à l'égard de ses enfants, 
influençait le regard des enseignants sur E______ et impliquait l'école dans le conflit 
parental. Au cours des années de scolarité de ses enfants, A______ avait également 
fait part, par courriels, des situations de conflit qu'il rencontrait avec la mère.  

g. Par ordonnance pénale du 30 octobre 2018, le Ministère public a déclaré 
A______ coupable de diffamation et de violation du devoir d'assistance ou 
d'éducation, et l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à CHF 50.- 
le jour, avec sursis de 3 ans. Compte tenu des nombreux avertissements reçus de la 
part d'intervenants sur son comportement néfaste à l'égard de ses enfants, A______ 
était parfaitement conscient du mal qu'il leur occasionnait, notamment à sa fille, qui 
souffrait d'un trouble des émotions. Il n'avait cependant pris aucune mesure pour 
aider cette dernière à aller mieux. De par ses agissements et sa rancœur à l'égard de 
E______, il mettait en danger le développement psychique de ses enfants. En 
agissant ainsi, A______ ne se souciait que de ses propres intérêts et non du bien-être 
de ses enfants. Les troubles psychiques présentés par le prévenu ne le dispensaient 
pas de se comporter correctement à l'égard de ses enfants, en évitant d'exposer ces 
derniers aux problèmes qu'il pensait rencontrer avec leur mère, en les prenant à partie 
lors de disputes ou autres litiges, ainsi qu'en les interrogeant avec insistance et en les 
forçant à se positionner à l'encontre de leur mère. 

h. A______ a formé opposition. 

i.  Les inspecteurs de la Bridage des délits contre la personne ont informé le 
Ministère public, le 4 janvier 2019, avoir été contactés par A______ le 2 précédent. 
Sa fille lui avait rapporté que E______ lui avait donné des coups à la tête durant les 
vacances de Noël. À son retour chez son père, sa fille présentait un hématome sur le 
côté gauche de la tête et était victime de vertiges. 

A______, E______ et D______ avaient été convoqués les jours suivants pour être 
auditionnés. 

j.a.  Par lettre du 25 janvier 2019, le SPMi a sollicité l'intervention urgente de la 
Brigade des délits sur la personne après que, le jour d'avant, F______, malgré des 
maux de ventre, s'était rendu à l'école l'après-midi et avait dit à son enseignante que 
sa mère, sans faire exprès, lui avait mis un gros coup dans le genou avec sa main et 

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que cela lui faisait très mal, ainsi qu'un coup de coude dans le ventre. Il avait 
également dit avoir déjà été frappé, par sa mère, précédemment lors d'un voyage en 
Egypte. 

j.b. Dans un rapport du 28 suivant, le SPMi a détaillé les évènements à l'origine de 
la dénonciation de A______ à la police. Le lendemain des propos précités, F______, 
fiévreux, ne s'était pas rendu à l'école. Ainsi, deux collaborateurs du SPMi s'étaient 
rendus le jour même au domicile maternel, accompagnés du médecin scolaire de 
permanence. Après auscultation, ce dernier avait constaté que F______, qui souffrait 
d'une virose, ne présentait aucune lésion visible au niveau du genou droit, et 
l'examen médical était dans les limites de la norme. Le garçon avait dit au médecin 
que le coup reçu au genou était accidentel et il n'y avait pas eu de coup au niveau de 
l'abdomen. F______ avait été entendu l'après-midi même par la police et à l'issue de 
l'audition, les inspecteurs avaient transmis oralement au SPMi leur absence 
d'inquiétude quant à une potentielle maltraitance exercée par la mère sur l'enfant, 
mais en revanche avaient relevé l'exposition du mineur aux enjeux du conflit 
parental. Les suspicions de maltraitance avaient donc été évaluées et les parents priés 
de ne pas les reprendre à mauvais escient ni utiliser les enfants aux fins d'alimenter le 
conflit parental. 

j.c.  Dans leur rapport de renseignements du 31 janvier 2019, les inspecteurs ont 
relaté l'incident susmentionné, retenant que le coup de coude donné par la mère sur le 
genou de F______ était accidentel et que les coups reçus en Egypte n'avaient pas été 
abordés par le garçon lors de son audition. 

Au rapport est annexé un courriel adressé par A______, le 30 janvier 2019, à trois 
Conseillers d'État, à la suite de l'incident susmentionné, dans lequel le prévenu remet 
en cause l'intervention du SPMi, accusant ce service d'abus d'autorité, faux 
témoignage, faux rapports, fausse traduction en justice, contrainte, chantage pour 
avoir "la manie de menacer systématiquement parents et enfants de placement de ces 
derniers en foyer s'ils continuaient de se plaindre du SPMi". Il sollicitait une 
intervention d'urgence des Conseillers d'États afin que la vie de ses enfants ne soit 
plus en danger. 

k. Dans une lettre du 19 octobre 2018, la thérapeute de coparentalité du couple a 
expliqué que le travail de coparentalité n'était pas possible, tant que A______ était 
convaincu que E______ était maltraitante avec les enfants et tentait de le démontrer. 
A______ n'était pas capable de se remettre en question, restant dans des mécanismes 
projectifs et de persécution, également à son égard à elle. Prise à parti, elle ne 
pouvait œuvrer pour tendre vers une coparentalité fonctionnelle. Par ailleurs, il lui 
était difficile de poursuivre un travail constructif, A______ remettant en cause sa 
neutralité vis-à-vis du SPMi. 

l. Dans une lettre du 6 février 2019 adressée au Tribunal d'arrondissement de la 
Côte par le SPMi, ce dernier a sollicité qu'un curateur privé soit nommé pour les 

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enfants D/F______, le travail tant du SPMi que du curateur nommé en son sein étant 
impossible compte tenu des attaques multiples et graves dont ils faisaient l'objet de la 
part de A______ depuis plusieurs années. Aucune véritable collaboration n'avait pu 
être mise en place avec le précité, qui ne cessait de dénigrer l'action du curateur et de 
le désavouer auprès de différentes instances et autorités, allant jusqu'à déposer une 
plainte pénale à son encontre et interpeller les Conseillers d'État. A______ s'opposait 
à la visite domiciliaire sollicitée par l'autorité et médiatisait ses attaques à son 
encontre au travers de l'association qu'il avait créée. Par ailleurs, malgré 
l'intervention des professionnels auprès de A______, celui-ci continuait d'accuser 
E______ de maltraitance et mettait ainsi leurs enfants dans des situations hautement 
inconfortables. Or, depuis sept ans, malgré ses dénonciations, aucun fait ni aucune 
observation n'étaient venus corroborer ses dires. Récemment encore, il avait 
demandé au Dr G______ d'organiser une table ronde, durant laquelle les enfants 
avaient été, plusieurs heures durant, exposés en direct, sans pouvoir répondre, au 
conflit de leurs parents. Les évènements récents démontraient l'incapacité totale de 
A______ d'évoluer, de tenir compte des conseils et remarques qui lui avaient été 
faites, de protéger ses enfants et de ne pas se prévaloir de façon contre-productive de 
son autorité parentale. Dans ce contexte, le travail du SPMi était impossible. La 
curatelle portant sur la surveillance des relations personnelles entre père et enfants 
ainsi que la curatelle ad hoc relative au suivi thérapeutique devraient être confiées à 
un curateur privé. La curatelle d'assistance éducative n'était plus justifiée. 

m.  Le 13 février 2019, le SPMi a informé le Ministère public que le 7 janvier 2019, 
il avait été demandé à l'infirmière scolaire de rencontrer les enfants D______ et 
F______, qui n'avaient pas été conduits à l'école par leur père alors que son droit de 
visite se terminait. Malgré l'ordonnance de mesures superprovisionnelles rendue par 
le Tribunal d'arrondissement de C______, le jour même, lui ordonnant de remettre 
immédiatement les enfants à leur mère, A______ n'avait pas obtempéré et avait 
amené les enfants auprès du Dr G______. Après de longues heures et l'intervention 
de la police, les enfants avaient pu être récupérés par leur mère.  

n.a. Lors de l'audience du 14 février 2019 devant le Ministère public, A______ a été 
prévenu, à titre complémentaire, de dénonciation calomnieuse et violation des 
devoirs d'assistance ou d'éducation, sur la base des récents évènements. Il a en outre 
été placé en état d'arrestation, en raison des risques de collusion et réitération. Des 
mesures de substitution à la détention ont été proposées (cf. A.a. supra).  

n.b. Après avoir déclaré que ne plus voir ses enfants s'apparentait à être en prison, 
A______ a accepté de se soumettre aux mesures de substitution. Il a expliqué avoir 
toujours eu l'intention de protéger ses enfants, se contentant de recueillir leurs 
propos, comme il le pouvait, et en les transmettant aux autorités compétentes et aux 
médecins.  

Il a déposé plusieurs attestations faisant état des suivis entrepris. 

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La thérapeute consultée dans le cadre du "coaching", a, par attestation du 13 juin 
2017, fait état de six séances. Elle n'avait pas remarqué de problématique particulière 
quant à la façon de gérer les enfants par A______. Le 14 novembre 2017, la même 
thérapeute a attesté avoir vu à deux nouvelles reprises A______ et qu'en dehors du 
déménagement de ce dernier dans son propre appartement, elle n'avait pas d'autre 
remarque à faire quant à la parentalité de celui-ci. 

Le Dr GAUDIN, psychiatre et psychothérapeute FMH, a, le 22 novembre 2017, 
attesté que A______ avait commencé une psychothérapie le 30 janvier 2017. 

Le Dr H______, spécialiste FMH Psychiatrie et Psychothérapie, a attesté, le 
5 décembre 2018, suivre A______ depuis le 26 février 2018. Le suivi était centré 
autour du soutien et de la guidance familiale mais plusieurs tests psychologiques, 
psychométriques et neuropsychologiques avaient été réalisés, lesquels démontraient 
une personnalité dans la norme. De plus, aucun signe clinique basé sur CIM10 
n'avait pu être mis en évidence. Sa compliance était excellente et il était très investi 
dans le suivi. Lors de la rencontre avec les enfants, les relations interpersonnelles 
familiales étaient harmonieuses et aucun élément négatif n'avait pu être observé. La 
parentalité était adéquate. Selon le médecin, il apparaissait fortement inadéquat de 
priver les enfants de la présence régulière et conséquente de leur père, une mesure de 
cette nature pouvant s'avérer traumatisante pour ceux-ci et nuire à leur 
développement. 

n.c. À l'issue de l'audience, le Ministère public a ordonné la mise en liberté 
immédiate de A______, avec mesures de substitution, et transmis le dossier au TMC. 

o. Lors de l'audience du 15 février 2019, devant le TMC, A______ a expliqué qu'il 
lui était insupportable d'être privé de ses enfants et s'est engagé à respecter une 
interdiction de leur parler de ce qui se passait entre leur mère, lui-même et eux. Il 
s'engageait également à se plier à une nouvelle expertise et était prêt à tout mettre en 
place pour voir ses enfants le plus souvent possible. Il avait toujours prêté attention 
ce que ses enfants disaient et souhaitait les aider. 

p. Le Ministère public a ordonné, d'une part, une expertise psychiatrique de 
A______, et d'autre part, une expertise de crédibilité des déclarations de D______. 

C. Dans la décision querellée, le TMC a considéré que les charges étaient suffisantes 
pour justifier la mise en détention du prévenu, eu égard à l'expertise du groupe 
familial du 24 février 2017, dont il ressortait en substance que A______ présentait un 
trouble de la personnalité mixte, avec des traits narcissiques, projectifs et "faux-self". 
L'experte avait conclu que la prise en charge des enfants par A______ n'était pas 
adéquate, son fonctionnement vis-à-vis de la mère des enfants relevant de 
l'aliénation. Tant que la nouvelle expertise psychiatrique n'était pas rendue, les 
conclusions du précédent expert devaient être retenues. Le comportement du 
prévenu, qui s'apparentait à de la manipulation, avait un impact négatif sur les 

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enfants et son attitude envers les intervenants était également problématique, celui-ci 
refusant toute propositions émanant de ces derniers.  

 Indépendamment de la véracité des faits nouveaux dénoncés par le prévenu à 
l'encontre de E______ et de l'audition EVIG de sa fille D______ à cet égard - à la 
suite de laquelle une expertise de crédibilité a été sollicitée et est toujours en cours -, 
l'attitude du prévenu consistant à continuellement impliquer les enfants dans le 
conflit des parents posait problème à teneur du rapport du SPMi. 

 Il existait un risque concret de collusion vis-à-vis des enfants et des autres 
intervenants à la procédure, ainsi qu'un risque tangible de réitération, vu l'absence de 
soins adéquats entrepris par A______. Les mesures de substitution ordonnées par le 
Ministère public pouvaient donc être confirmées, ces dernières devant toutefois être 
modifiées sans tarder dès le dépôt du nouveau rapport d'expertise psychiatrique et de 
l'expertise de crédibilité, dans l'hypothèse où les déclarations de l'enfant seraient 
déclarées peu crédibles ou si les conclusions de l'expertise psychiatrique le 
commandaient. Le Service de probation et d'insertion (ci-après, SPI) a été chargé du 
suivi. 

D. a.  À l'appui de son recours, A______ conteste l'existence des risques de collusion 
et de réitération. Le risque de collusion à l'égard de ses enfants était inexistant, dans 
la mesure où sa fille avait déjà été entendue et que l'expertise de crédibilité devait 
être réalisée par un spécialiste sur la base des enregistrements EVIG. Ainsi, son 
comportement, même s'il tentait d'influencer les propos de ses enfants, n'aurait aucun 
impact sur l'expertise de crédibilité demandée. Quant à l'expertise psychiatrique, 
celle-ci n'incluant pas ses enfants, il était extrêmement difficile de concevoir de 
quelle manière il pourrait – bien qu'il le contestait – les influencer pour déposer 
contrairement à la vérité. 

 Le risque de réitération était inexistant car, contrairement à ce qu'avait retenu le 
TMC, il recevait des soins adéquats. En effet, il avait entrepris un suivi 
psychothérapique "poussé et régulier", et un "coaching" parental depuis le 10 mai 
2017, et avait acquis un nouveau logement. De plus, les Dr. I______ et H______, 
"Madame J______" et les enseignants des enfants avaient retenu qu'il s'occupait 
parfaitement d'eux. Par ailleurs, il s'était engagé, pour la première fois, lors de 
l'audience du 14 février 2019, à respecter une interdiction de parler à ses enfants de 
ce qui se passait entre leur mère, lui-même et eux et à se soumettre à une nouvelle 
expertise. En outre, il se contentait de rapporter les propos de ses enfants, qui se 
disaient victimes d'actes de maltraitance, mais n'était pas à l'origine de la plupart de 
leurs auditions, celles-ci ayant été ordonnées par les différents intervenants dans la 
procédure. 

 Enfin, l'interdiction de tout contact avec ses enfants violait le principe de la 
proportionnalité, ce d'autant plus que la mesure était ordonnée pour une durée de 
6 mois. E______ était également responsable de l'implication des enfants dans le 

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conflit parental, ce qui ressortait de l'expertise du 24 février 2017. Il était dans 
l'intérêt des enfants qu'ils voient leur père, ce qui ressortait de l'attestation du 
Dr H______ et notamment des propos des enseignants figurant dans le rapport du 
SPMi du 12 février 2018. De plus, malgré les troubles détectés chez lui par 
l'expertise du 24 février 2017, cette dernière préconisait un droit de visite surveillé. 
Ainsi, la mesure de substitution ordonnée était disproportionnée et avait un impact 
négatif sur le développement des enfants. 

 b. Le TMC s'en tient à son ordonnance, sans formuler des observations. 

 c. Le Ministère public propose le rejet du recours comme étant mal fondé, faisant 
sienne, pour le surplus, la motivation du TMC. 

 d. Le prévenu n'a pas répliqué. 

E. a.  Le 9 mai 2019, A______ a sollicité du Ministère public la levée des mesures de 
substitution ordonnées le 15 février 2019, soit en particulier l'interdiction de tout 
contact avec ses enfants. 

 b.  Le Ministère public s'y est opposé. 

 c.  Le maintien des mesures de substitution a été ordonné par le TMC, le 15 mai 
2019. Le Tribunal retient que les charges demeurent suffisantes pour justifier le 
maintien en détention, celles-ci ne s'étant pas amoindries depuis la dernière décision 
et que l'instruction se poursuivait, une expertise de crédibilité des déclarations de 
D______ étant en cours et une expertise psychiatrique de A______ devant débuter 
dès que le choix de l'expert serait arrêté. Aucun élément nouveau n'étant intervenu, 
les risques de collusion et de réitération étaient toujours existants, mais pouvaient 
être palliés par les mesures de substitution ordonnées précédemment. Enfin, la 
procédure de recours devant la Chambre pénale de recours étant toujours pendante, 
les mesures querellées étaient maintenues jusqu'à droit jugé par ladite Chambre. 

EN DROIT : 

1. 1.1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours 
auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. c CPP) et émaner du prévenu qui, 
partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt 
juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée 
(art. 382 al. 1 CPP). 

1.2.  Bien que le recourant n'a pas formé recours contre le refus ultérieur, du 15 mai 
2019, de levée des mesures, il conserve un intérêt juridiquement protégé actuel à 
recourir contre l'ordonnance litigieuse, les mesures querellées étant toujours en 
vigueur (art. 382 al. 1 CPP; cf. par analogie ACPR/283/2016 du 13 mai 2016 consid. 
1.2.2). 

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2. Le recourant conteste la réalisation des risques de collusion et de réitération ainsi que 
la proportionnalité de la mesure instituée. 

2.1. Les dispositions sur la détention provisoire (art. 221 al. 1 CPP) s'appliquent par 
analogie au prononcé des mesures de substitution ainsi qu'au recours contre elles 
(art. 237 al. 4 CPP). Ce renvoi se justifie par le fait que les mesures de substitution 
sont ordonnées aux mêmes conditions que la détention provisoire (ATF 141 IV 190 
consid. 3.3). 

2.2. Aux termes de l'art. 221 al. 1 CPP, la détention provisoire peut être ordonnée 
lorsque le prévenu est fortement soupçonné d'avoir commis un crime ou un délit et 
qu'il y a sérieusement lieu de craindre qu'il compromette la recherche de la vérité en 
exerçant une influence sur des personnes ou en altérant des moyens de preuves (let. 
b) ou qu'il compromette sérieusement la sécurité d'autrui par des crimes ou des délits 
graves après avoir déjà commis des infractions du même genre. 

2.3. Le maintien du prévenu en détention peut être justifié par l'intérêt public lié aux 
besoins de l'instruction en cours, par exemple lorsqu'il est à craindre que l'intéressé 
ne mette sa liberté à profit pour faire disparaître ou altérer les preuves, ou qu'il 
prenne contact avec des témoins ou d'autres prévenus pour tenter d'influencer leurs 
déclarations (art. 221 al. 1 let. b CPP). On ne saurait toutefois se contenter d'un 
risque de collusion abstrait, car ce risque est inhérent à toute procédure pénale en 
cours et doit, pour permettre à lui seul le maintien en détention préventive, présenter 
une certaine vraisemblance. L'autorité doit ainsi démontrer que les circonstances 
particulières de l'espèce font apparaître un danger concret et sérieux de telles 
manœuvres, propres à entraver la manifestation de la vérité, en indiquant, au moins 
dans les grandes lignes et sous réserve des opérations à conserver secrètes, quels 
actes d'instruction elle doit encore effectuer et en quoi la libération du prévenu en 
compromettrait l'accomplissement (ATF 137 IV 122 consid. 4.2; 132 I 21 consid. 
3.2; 128 I 149 consid. 2.1; 123 I 31 consid. 3c et les références). 

2.4. Aux termes de l'art. 221 al. 1 let. c CPP, la détention provisoire peut être 
ordonnée lorsqu'il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu "compromette 
sérieusement la sécurité d'autrui par des crimes ou des délits graves après avoir déjà 
commis des infractions du même genre". Selon la jurisprudence, il convient de faire 
preuve de retenue dans l'appréciation du risque de récidive : le maintien en détention 
ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et si les délits 
dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 137 IV 13 consid. 4.5; 135 I 71 
consid. 2.3; 133 I 270 consid. 2.2 et les arrêts cités). Bien qu'une application littérale 
de l'art. 221 al. 1 let. c CPP suppose l'existence d'antécédents, le risque de réitération 
peut être également admis dans des cas particuliers alors qu'il n'existe qu'un 
antécédent, voire aucun dans les cas les plus graves. La prévention du risque de 
récidive doit en effet permettre de faire prévaloir l'intérêt à la sécurité publique sur la 
liberté personnelle du prévenu (ATF 137 IV 13 consid. 3/4; cf. arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_133/2011 du 12 avril 2011 consid. 4.7). Le maintien en détention se 

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justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un 
danger de récidive, étant observé qu'il doit s'agir non pas de crimes graves, mais bien 
de tout crime au sens de l'art. 10 al. 2 CP, ou de délits graves ("Verbrechen oder 
schwere Vergehen", ATF 137 IV 84 consid. 3.2; DCPR/205/2011 du 9 août 2011), 
étant observé que, lorsqu'il s'agit de délits de violence graves ou de délits sexuels, la 
jurisprudence se montre moins stricte dans l'exigence de ladite vraisemblance, car le 
risque à faire courir aux victimes potentielles est alors considéré comme trop 
important. En pareil cas, il convient de tenir compte de l'état psychique du prévenu, 
de son imprévisibilité ou de son agressivité (ATF 123 I 268 consid. 2). Le risque de 
récidive peut également se fonder sur les infractions faisant l'objet de la procédure 
pénale en cours, si le prévenu est fortement soupçonné – avec une probabilité 
confinant à la certitude – de les avoir commises (ATF 137 IV 84 consid. 3.2 et les 
références citées). 

2.5. Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient 
d'examiner les possibilités de mettre en œuvre d'autres solutions moins 
dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est concrétisée 
par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou 
plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si ces mesures 
permettent d'atteindre le même but que la détention. 

À l'instar de la détention provisoire, les mesures de substitution doivent en tout temps 
demeurer proportionnées au but poursuivi, tant par leur nature que par leur durée 
(ATF 140 IV 74 consid. 2.2; 141 IV 190 consid. 3.3). 

2.6. En l'espèce, le prévenu ne contestant pas les charges retenues contre lui, seules 
les problématiques relatives aux risques de réitération et de collusion, ainsi qu'à la 
proportionnalité de la mesure instituée seront analysées. 

Il ressort de l'expertise du groupe familial du 24 février 2017 et de son complément 
du 26 juin 2017, toujours d'actualité, que le recourant souffre d'un trouble de la 
personnalité mixte avec des traits narcissiques, projectifs et de "faux-self" et se 
montre disqualifiant à l'égard de la mère des enfants étant convaincu, de manière 
irrationnelle, de la maltraitance de cette dernière, sa vision distordue de la réalité 
ayant un impact négatif sur les enfants. Ainsi, l'expert a retenu que par son 
fonctionnement psychologique et sa quête de prouver des mauvais traitements de la 
mère – non confirmés –, ce qui relèvait de l'aliénation, l'aptitude parentale du 
recourant n'était pas adéquate. Par ailleurs, la collaboration avec les thérapeutes a été 
rendue difficile par le recourant, voire impossible s'agissant du SPMi et du curateur, 
et leur intervention utilisée dans le seul but de démontrer les maltraitances alléguées.   

Depuis le dépôt de cette expertise, le recourant a démontré avoir entrepris un 
"coaching" parental dès juin 2017, un soutien et de la guidance familiale depuis 
février 2018, ainsi qu'une psychothérapie depuis janvier 2017 et habiter désormais 
dans un logement indépendant. Il ressort des attestations produites par les 

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professionnels consultés que le cadre d'accueil des enfants et la façon dont le 
recourant gérait ceux-ci étaient adéquats. Selon le Dr. H______, la compliance de ce 
dernier au suivi était excellente.  

Ce nonobstant, les évènements récents démontrent que le recourant persiste dans les 
comportements faisant l'objet de sa mise en prévention en 2015, soit l'implication des 
enfants dans le conflit parental dans le but de prouver, de manière systématique, une 
maltraitance de la part de E______. Début 2019, il a à nouveau dénoncé celle-ci, ce 
qui a conduit à une nouvelle audition de sa fille. De plus, en janvier 2019, alors que 
son droit de garde prenait fin et qu'il aurait dû déposer les enfants à l'école, il n'en n'a 
rien fait et les a amenés chez le Dr G______, pour une "table ronde". Il ne s'est 
soumis à l'injonction de rendre les enfants à leur mère qu'après plusieurs heures de 
discussion avec la police, exposant ainsi une nouvelle fois ceux-ci à une scène 
traumatique.  

Selon les derniers courriers et rapports du SPMi, il n'est plus possible d'établir de 
collaboration avec le recourant, qui met systématiquement en doute le travail ou la 
neutralité des intervenants, allant jusqu'à déposer plainte pénale. Le SPMi a même dû 
demander la levée du curateur institué, et qu'un curateur privé soit nommé pour la 
surveillance des relations personnelles entre les enfants et leur père, l'attitude de ce 
dernier empêchant le service de mener à bien la mission qui lui avait été confiée.  

Au regard de ce qui précède, et malgré les preuves apportées par le recourant 
s'agissant des suivis entrepris, il existe un risque concret de réitération de la violation 
de ses devoirs d'assistance et d'éducation, les enfants étant maintenus au cœur du 
conflit parental, ce qui nuit à leur développement et crée concrètement un risque 
d'aliénation. Compte tenu de l'importance du bien juridiquement protégé, soit le 
développement des enfants, ce risque peut être retenu, au vu des soupçons concrets, 
même en l'absence d'antécédents. 

Par ailleurs, le risque que le recourant tente d'influencer ses enfants est concret, 
puisqu'il conteste les faits qui lui sont reprochés et pourrait dès lors être tenté, à leur 
contact, et compte tenu de leur jeune âge, d'influencer leurs déclarations.  

Ainsi, c'est en vain, d'une part, que le recourant critique l'obligation de se soumettre à 
un suivi psychiatrique et thérapeutique, qui paraît justifiée et adéquate. Il 
appartiendra au SPI de déterminer si le suivi déjà entamé par le recourant répond à ce 
critère. D'autre part, l'interdiction provisoire qui lui est faite d'entrer en contact avec 
ses enfants jusqu'au 14 août 2019 respecte le principe de la proportionnalité, ses 
engagements pris n'étant pas propres à empêcher les risques précités.  

Il appartiendra toutefois aux autorités de première instance – le Ministère public  
et le TMC –, lors de l'évaluation des mesures – si leur prolongation devait être 
demandée –, d'examiner où en sont les expertises (de crédibilité et psychiatrique) 
ordonnées,  

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afin de déterminer s'il demeure proportionné d'attendre leur dépôt avant d'assouplir la 
mesure en prévoyant, par exemple, un droit de visite surveillé.  
 

3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 

4. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, fixés à CHF 1'000.-, y 
compris un émolument de procédure (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement 
fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03). 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Rejette le recours. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 1'000.-. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, au recourant, soit pour lui son conseil, au 
Ministère public et au Tribunal des mesures de contrainte.  

Le communique, pour information, au SPI. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Monsieur Julien CASEYS, greffier. 

 

Le greffier : 

Julien CASEYS 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/11732/2015 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 30.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF       

- délivrance de copies (let. b) CHF       

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 895.00 

-  CHF       

Total  CHF 1'000.00