# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 38e6f884-4b51-5236-8075-4265a38043bf
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2024 / 102
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2024---102_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC24.000998-240702

119 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
13 juillet 2024

__________________

Composition
:              M,             
Hack,
président

             
              Mmes             
Byrde et  Giroud Walther, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
126 al. 2, 319 let. b ch. 2 CPC

 

 

             
Vu la décision directement motivée rendue le 8 mai 2024 par la Juge de paix du district de
Morges, notifiée au poursuivi le 17 mai 2024, refusant d’ordonner, à la requête
d’ A.W.________,
à [...], la suspension de la cause en mainlevée d’opposition introduite par 
B.W.________,
à [...], jusqu’à droit connu sur le recours formé par l’intéressé
auprès du Tribunal fédéral dans la cause [...],

 

             
vu le recours interjeté le 27 mai 2024 contre cette décision, concluant, avec suite de frais
et dépens, à l’octroi de l’effet suspensif, principalement à l’annulation
de la décision et à la suspension de la procédure de mainlevée jusqu’à
droit connu sur la procédure de recours auprès du Tribunal fédéral contre l’arrêt
du 25 mars 2024 de la Cour d’appel civile, subsidiairement au renvoi de la cause à l’autorité
précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants,

 

             
vu la décision de la Vice-présidente de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal
rejetant la requête d’effet suspensif,

 

             
vu l’écriture et les pièces produites le 31 mai 2024 par le recourant,

 

             
vu les autres pièces du dossier ;

 

             
attendu que, selon la jurisprudence, la décision de refus de suspension de la cause ne peut faire
que l'objet du recours de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre
2008 ; RS 272), ce qui signifie que le recourant doit démontrer le préjudice difficilement
réparable résultant du refus de suspendre. (TF 5D_182/2015 du 2 février 2016 c. 1.3),

 

             
qu’un préjudice difficilement réparable est réalisé lorsque la partie recourante
subit un dommage qu’une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement
(ATF 137 III 380 consid. 1.2.1; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.3.1), cette notion comprenant
les désavantages de fait, financiers ou temporels, à la différence du préjudice irréparable
de l’art. 93 al. 1 let. a LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110)
(JdT 2014 III 121 consid. 2.3 et les réf. citées CREC 10 mai 2023/97),

 

             
que l’examen de l’existence d’un risque de préjudice difficilement réparable
doit se faire par rapport aux effets de la décision incidente sur la cause principale, respectivement
la procédure principale (ATF 141 III 80 consid. 1.2 ; TF 5A_554/2019 du 21 novembre 2019 consid.
1.1.1),

 

             
que, par ailleurs, un préjudice difficilement réparable de nature juridique ne doit pas pouvoir
être ultérieurement réparé ou entièrement réparé par une décision
finale favorable au recourant (cf. ATF 134 III 188 consid. 2.1 et 2.2).

 

             
qu’une simple prolongation de la procédure ou un accroissement des frais ne suffisent pas
(TF 5A_554/2019 précité consid. 1.1.1 ; Jeandin, in Bohnet et alii (éd.), Commentaire
romand, Code de procédure civile, 2e
éd., 2019, n. 22a ad art. 319 CPC et la réf. citée),

 

             
qu’en l’espèce, le recourant fait valoir sa situation particulière d’indépendant
en ce qui concerne la régularité des revenus et soutient que si la procédure de mainlevée
devait suivre son cours, il n’aurait plus aucune ressource à disposition, hormis sa réserve
de secours,

 

             
qu’il ajoute que l’intimée ne serait pas en mesure de rembourser le trop-versé
et que la procédure de mainlevée nuit à sa réputation et à ses relations professionnelles,

 

             
que ce faisant, il ne démontre pas en quoi le fait d’attendre la décision finale sur
la requête de mainlevée pour faire examiner, le cas échéant, par l’autorité
de recours, la nécessité de suspendre la cause, lui causerait un préjudice qui ne pourrait
qu’être difficilement réparé, 

 

             
que la voie du recours immédiat de l’art. 319 let. b ch. 2 CPC n’est en conséquence
pas ouverte, faute de démonstration d’un préjudice difficilement réparable ;

 

             
attendu que le présent arrêt est rendu sans frais.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. A.W.________,

‑             
Mme B.W.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 43’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Morges.

 

             
Le greffier :