# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 62cc249e-b44c-57be-b1e5-f69bb5e4a39d
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-01-24
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 24.01.2014 RR.2013.353
**Docket/Reference:** RR.2013.353
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_RR-2013-353_2014-01-24

## Full Text

Entraide internationale en matière pénale aux Etats-Unis d'Amérique. Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP).
;;Entraide internationale en matière pénale aux Etats-Unis d'Amérique. Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP).
;;Entraide internationale en matière pénale aux Etats-Unis d'Amérique. Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP).
;;Entraide internationale en matière pénale aux Etats-Unis d'Amérique. Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP).

Arrêt du 24 janvier 2014 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, 

président, Giorgio Bomio et Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Maria Ludwiczak  

   

Parties  A., 

représenté par Me Yvan Jeanneret, avocat, 

recourant 

 

 contre 

   

  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, OFFICE 

CENTRAL USA, 

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide internationale en matière pénale aux Etats-

Unis d'Amérique 

Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: RR.2013.353 

 

 

 

- 2 - 

 

 

 

Faits: 

A. En date du 23 mars 2012, les autorités américaines ont adressé une 

commission rogatoire à la Suisse (act. 7.1), complétant ainsi des 

demandes d'entraide présentées antérieurement. La requête 

complémentaire précitée s'inscrit dans le cadre d'une procédure ouverte 

aux Etats-Unis à l'encontre de B. Inc., C., D. et autres des chefs de 

corruption internationale et blanchiment d’argent. L'autorité requérante 

soupçonne que, dans le cadre de contrats de vente de minerai passés 

entre le groupe minier B. Inc. et la société E., détenue majoritairement par 

l'Etat Z., C., par l'intermédiaire de sociétés qu'il contrôlait, aurait été chargé 

de verser des pots-de-vin aux représentants officiels de la société E. et du 

gouvernement du pays Z., à savoir notamment D., F. et A. Ces transactions 

devaient permettre à B. Inc. de vendre l'alumine à la société E. à un prix 

plus élevé que celui du marché. L’autorité requérante a identifié de 

nombreux comptes impliqués dans le schéma criminel susmentionné. La 

commission rogatoire a ainsi été présentée dans le but notamment 

d’obtenir la documentation bancaire relative aux comptes ouverts auprès 

de la banque G. et dont A. est le titulaire ou l’ayant droit économique pour 

la période allant du 1
er
 janvier 1996 au 31 décembre 2009. En particulier, 

l'autorité requérante mentionne le compte n° 1 (commission rogatoire, 

act. 7.1 p. 13). 

B. L’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) est entré en matière sur la 

demande d’entraide par décision du 15 mai 2012 (act. 7.2). 

C. Une consultation du dossier de la procédure d'entraide par les autorités 

américaines est intervenue pendant la semaine du 8 juillet 2013 (v. note au 

dossier, act. 7.3). Dans le cadre de cette consultation, les autorités 

américaines ont demandé à ce que leur soit transmise la documentation 

bancaire relative au compte n° 1 ouvert auprès de la banque G. au nom de 

A. pour l'année 1998 (act. 7.3 p. 2). 

D. Sur requête intervenue en date du 18 juillet 2013, la banque G. a, par pli du 

7 août 2013, produit la documentation bancaire relative au compte n° 1 

ouvert au nom de A. pour la période allant du 1
er
 janvier 1998 au 

31 décembre 1998 (act. 7.9).  

E. Par courrier du 24 septembre 2013, l'OFJ a sollicité une prise de position 

de A. quant à la transmission simplifiée des pièces concernant le compte 

- 3 - 

 

 

ouvert auprès de la banque G. en son nom (act. 7.5). A. a présenté ses 

observations par pli daté du 14 octobre 2013 et s'est opposé à toute remise 

simplifiée (act. 7.6). 

F. Par décision de clôture datée du 31 octobre 2013, l’OFJ a admis l’entraide 

requise par les Etats-Unis dans la requête du 23 mars 2012 et ordonné la 

transmission à l’autorité requérante de la documentation relative au compte 

n° 1 ouvert auprès de la banque G. au nom de A. (act. 1.1). 

G. Par acte du 2 décembre 2013, A. a recouru contre ladite décision et conclu 

à son annulation, au refus de l'entraide sollicitée par les autorités 

américaines en date du 23 mars 2012 ainsi qu'au refus de transmettre 

quelque pièce que ce soit relative à la procédure d'entraide susmentionnée, 

notamment la documentation relative au compte n° 1 ouvert auprès de la 

banque G. (act. 1). 

H. Dans sa réponse datée du 23 décembre 2013, l'OFJ a confirmé le contenu 

de sa décision de clôture et conclu au rejet du recours sous suite de frais 

(act. 7). 

I. Par réplique du 20 janvier 2014, A. a persisté intégralement dans les 

termes de son recours (act. 11). 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

La Cour considère en droit: 

1.  

1.1 L’entraide judiciaire pénale entre les Etats-Unis d’Amérique et la 

Confédération suisse est régie par le Traité sur l’entraide judiciaire en 

matière pénale liant ces deux Etats (TEJUS; RS 0.351.933.6) et la loi 

fédérale d’application de celui-ci (LTEJUS; RS 351.93). La loi fédérale sur 

l’entraide internationale en matière pénale (EIMP; RS 351.1) et son 

ordonnance d’exécution (OEIMP; RS 351.11) s’appliquent toutefois aux 

questions non réglées, explicitement ou implicitement, par le traité et 

lorsqu’elles sont plus favorables à l’entraide (ATF 137 IV 33 consid. 2.2.2; 

136 IV 82 consid. 3.1; 124 II 180 consid. 1.3; 129 II 462 consid. 1.1; arrêt 

- 4 - 

 

 

du Tribunal pénal fédéral RR.2010.9 du 15 avril 2010, consid. 1.3). 

L’application de la norme la plus favorable doit avoir lieu dans le respect 

des droits fondamentaux (ATF 135 IV 212 consid. 2.3; 123 II 595 

consid. 7c). 

1.2 En vertu de l'art. 17 al. 1 LTEJUS, peuvent faire l'objet d'un recours devant 

la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, la décision de l'OFJ relative 

à la clôture de la procédure d'entraide et, conjointement, les décisions 

incidentes antérieures de l'autorité d'exécution. 

1.3 Interjeté dans le délai de 30 jours dès la notification de la décision 

attaquée, le recours a été déposé en temps utile, conformément à l’art. 17c 

LTEJUS. 

 

1.4 Aux termes de l’art. 17a LTEJUS, a qualité pour recourir quiconque est 

personnellement et directement touché par une mesure d’entraide et a un 

intérêt digne de protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée. Précisant 

cette disposition, l’art. 9a let. a OEIMP reconnaît au titulaire d’un compte 

bancaire la qualité pour recourir contre la remise à l’Etat requérant 

d’informations relatives à ce compte (v. ATF 137 IV 134 consid. 5 et 118 Ib 

547 consid. 1d). 

En sa qualité de titulaire du compte bancaire n° 1 ouvert auprès de la 

banque G. visé par la décision de clôture, A. dispose de la qualité pour 

recourir contre la remise aux autorités américaines de la documentation y 

relative. 

1.5 Le recours est recevable, il y a lieu d’entrer en matière. 

2. Dans un premier grief, le recourant se plaint d’une violation du principe de 

la proportionnalité. A ce titre, il indique que, dans la mesure où l'OFJ a déjà 

transmis aux autorités américaines la documentation bancaire relative au 

compte n° 1 ouvert auprès de la banque G. pour la période allant du 

1
er
 janvier 1999 au 11 septembre 2009, la procédure d'entraide est 

terminée. L'OFJ ne pourrait ainsi compléter l'exécution de la demande en 

rendant une nouvelle décision de clôture portant sur la transmission de la 

documentation bancaire relative au même compte pour la période allant du 

1
er
 janvier 1998 au 31 décembre 1998. D'après le recourant, procéder de la 

sorte reviendrait à accorder à l'Etat requérant plus que ce qu'il a sollicité. 

2.1 Lorsque l'autorité requérante s'aperçoit que des renseignements 

complémentaires apparaissent nécessaires, soit à la lecture des 

documents transmis par la Suisse, soit au vu des développements de ses 

- 5 - 

 

 

propres investigations, elle adresse une demande d'entraide 

complémentaire qui doit être traitée de la même façon qu'une demande 

ordinaire (arrêt du Tribunal fédéral 1A.8/2005 du 4 mars 2005, consid. 2.1; 

ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en matière pénale, 

3
e
 éd. Berne 2009, n° 323). 

Dans le cas d'espèce, les Etats-Unis ont formé une demande 

complémentaire en date du 23 mars 2012 afin de compléter la transmission 

de la documentation bancaire relative au compte n° 1, ouvert auprès de la 

banque G. au nom de A., depuis le 1
er
 janvier 1996 au 31 décembre 2009, 

documentation qui n'avait pas été visée dans les commissions rogatoires 

antérieures (cf. let. A). Comme relevé au précédent considérant, l'OFJ a 

traité, comme il le devait, la demande complémentaire à l'instar d'une 

nouvelle requête. 

2.2  

2.2.1 Selon le principe de la proportionnalité, la question de savoir si les 

renseignements demandés sont nécessaires ou simplement utiles à la 

procédure pénale est en principe laissée à l’appréciation des autorités de 

poursuite de l’Etat requérant. L’Etat requis ne disposant généralement pas 

des moyens qui lui permettraient de se prononcer sur l’opportunité de 

l’administration des preuves acquises au cours de l’instruction étrangère, il 

ne saurait substituer sur ce point sa propre appréciation à celle des 

magistrats chargés de l’instruction. La coopération ne peut dès lors être 

refusée que si les actes requis sont manifestement sans rapport avec 

l’infraction poursuivie et impropres à faire progresser l’enquête, de sorte 

que la demande apparaît comme le prétexte à une recherche indéterminée 

de moyens de preuve (ATF 122 II 367 consid. 2c; arrêt du Tribunal pénal 

fédéral RR.2009.33-36 du 25 juin 2009, consid. 3.1). Le principe de la 

proportionnalité interdit en outre à l’autorité suisse d’aller au-delà des 

requêtes qui lui sont adressées et d’accorder à l’Etat requérant plus qu’il 

n’a demandé. Cela n’empêche pas d’interpréter la demande selon le sens 

que l’on peut raisonnablement lui donner. Le cas échéant, une 

interprétation large est admissible s’il est établi que toutes les conditions à 

l’octroi de l’entraide sont remplies; ce mode de procéder permet aussi 

d’éviter d’éventuelles demandes complémentaires (ATF 121 II 241 

consid. 3a; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2009.286-287 du 

10 février 2010, consid. 4.1). Sur cette base, peuvent aussi être transmis 

des renseignements et des documents non mentionnés dans la demande 

(TPF 2009 161 consid. 5.2; arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2010.39 du 

28 avril 2010, consid. 5.1; RR.2010.8 du 16 avril 2010, consid. 2.2). Enfin, 

l’entraide vise non seulement à recueillir des preuves à charge, mais 

- 6 - 

 

 

également à décharge (arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2008.287 du 

9 avril 2009, consid. 2.2.4 et la jurisprudence citée). 

S’agissant de demandes relatives à des informations bancaires, il convient 

en principe de transmettre tous les documents qui peuvent faire référence 

au soupçon exposé dans la demande d’entraide; il doit exister un lien de 

connexité suffisant entre l’état de fait faisant l’objet de l’enquête pénale 

menée par les autorités de l’Etat requérant et les documents visés par la 

remise (ATF 129 II 462 consid. 5.3; arrêts du Tribunal fédéral 1A.189/2006 

du 7 février 2007, consid. 3.1; 1A.72/2006 du 13 juillet 2006, consid. 3.1). 

Les autorités suisses sont tenues, au sens de la procédure d’entraide, 

d’assister les autorités étrangères dans la recherche de la vérité en 

exécutant toute mesure présentant un rapport suffisant avec l’enquête 

pénale à l’étranger.  

Lorsque la demande vise à éclaircir le cheminement de fonds d’origine 

délictueuse, il convient en principe d’informer l’Etat requérant de toutes les 

transactions opérées au nom des personnes et des sociétés et par le biais 

des comptes impliqués dans l’affaire, même sur une période relativement 

étendue (ATF 121 II 241 consid. 3c). L’utilité de la documentation bancaire 

découle du fait que l’autorité requérante peut vouloir vérifier que les 

agissements qu’elle connaît déjà n’ont pas été précédés ou suivis d’autres 

actes du même genre (cf. arrêts du Tribunal fédéral 1A.259/2006 du 

26 janvier 2007, consid. 2.2; 1A.75/2006 du 20 juin 2006, consid. 3.2; 

1A.79/2005 du 27 avril 2005, consid. 4.2; 1A.59/2005 du 26 avril 2005, 

consid. 6.2). S’agissant de comptes bancaires susceptibles, comme en 

l’espèce, d’avoir reçu le produit d’infractions pénales, l’autorité requérante a 

intérêt à pouvoir prendre connaissance de la documentation d’ouverture de 

compte, afin notamment de connaître l’identité de l’ayant droit économique 

et des signataires autorisés. Elle dispose également d’un intérêt à être 

informée de toute transaction susceptible de s’inscrire dans le mécanisme 

mis en place par les personnes sous enquête aux Etats-Unis. Certes, il se 

peut également que les comptes litigieux n’aient pas servi à recevoir le 

produit d’infractions pénales, ni à opérer des virements illicites ou à 

blanchir des fonds. L’autorité requérante n’en dispose pas moins d’un 

intérêt à pouvoir le vérifier elle-même, sur le vu d’une documentation 

complète, étant rappelé que l’entraide vise non seulement à recueillir des 

preuves à charge, mais également à décharge (ATF 118 Ib 547 consid. 3a; 

arrêt du Tribunal fédéral 1A.88/2006 du 22 juin 2006, consid. 5.3; arrêt du 

Tribunal pénal fédéral RR.2007.29 du 30 mai 2007, consid 4.2). Selon la 

jurisprudence, le principe de l’utilité potentielle joue un rôle crucial dans 

l’application du principe de la proportionnalité en matière d’entraide pénale 

internationale. C’est le propre de l’entraide de favoriser la découverte de 

- 7 - 

 

 

faits, d’informations et de moyens de preuve, y compris ceux dont l’autorité 

de poursuite étrangère ne soupçonne pas l’existence. Il ne s’agit pas 

seulement d’aider l’Etat requérant à prouver des faits révélés par l’enquête 

qu’il conduit, mais d’en dévoiler d’autres, s’ils existent. Il en découle, pour 

l’autorité d’exécution, un devoir d’exhaustivité, qui justifie de communiquer 

tous les éléments qu’elle a réunis, propres à servir l’enquête étrangère, afin 

d’éclairer dans tous ses aspects les rouages du mécanisme délictueux 

poursuivi dans l’Etat requérant (arrêts du Tribunal pénal fédéral 

RR.2010.173 du 13 octobre 2010, consid. 4.2.4/a et RR.2009.320 du 

2 février 2010, consid. 4.1; ZIMMERMANN, op. cit, n° 722). 

2.2.2 En l’espèce, la commission rogatoire américaine porte explicitement sur la 

transmission de la documentation relative au compte n° 1 ouvert auprès de 

la banque G. au nom de A., soupçonné d’avoir reçu des paiements 

corruptifs de C., pour la période du 1
er

 janvier 1996 au 31 décembre 2009. 

Au regard de la jurisprudence rappelée ci-dessus, la transmission de la 

documentation bancaire relative à ce compte se justifie sans égard au type 

d’opérations qui y ont été effectuées, pour la période mentionnée dans la 

commission rogatoire. 

La transmission de la documentation bancaire relative au compte n° 1 pour 

la période allant du 1
er
 janvier 1998 au 31 décembre 1998 est ainsi 

couverte par la demande complémentaire d'entraide américaine du 

23 mars 2012 et conforme au principe de la proportionnalité. De plus, il 

sied de relever que lors de la consultation intervenue durant la semaine du 

8 juillet 2013, les autorités américaines ont expressément demandé la 

transmission de la documentation relative à cette période précise puisque 

jugée pertinente à leur enquête. 

2.2.3 Le grief relatif à la violation du principe de la proportionnalité doit, partant, 

être rejeté. 

3. Dans un second moyen, le recourant argue du fait que la décision de 

clôture viole le principe de la bonne foi. D'après lui, le fait qu'une décision 

de clôture soit déjà intervenue en ce qui concerne la documentation relative 

au compte n° 1, sans qu'elle ne soit désignée comme partielle, était à 

même de faire naître chez lui la certitude que la procédure d'entraide avec 

les Etats-Unis, à tout le moins en ce qui concernait la banque G., était 

terminée et que les pièces à transmettre seraient uniquement celles en la 

possession de l'OFJ. Il ajoute encore que l'attitude de l'autorité "tendant à 

multiplier les décisions de clôture et à priver l'administré, respectivement le 

justiciable, de la possibilité de savoir si la procédure dirigée à son encontre 

- 8 - 

 

 

est terminée ou en cours, compromet la sécurité juridique et viole le 

principe de la bonne foi" (mémoire de recours, act. 1 p. 9).  

3.1 Le principe de la bonne foi est le corollaire d’un principe plus général, celui 

de la confiance, lequel suppose que les rapports juridiques se fondent et 

s’organisent sur une base de loyauté et sur le respect de la parole donnée 

(AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, Droit constitutionnel suisse, Vol. II, 2
e
 éd., 

Berne 2006, n° 1159). Ancré à l'art. 9 Cst. et valant pour l'ensemble de 

l'activité étatique, le principe de la bonne foi exige que l'administration et 

les administrés se comportent réciproquement de manière loyale. En 

particulier, l'administration doit s'abstenir de tout comportement propre à 

tromper l'administré et elle ne saurait tirer aucun avantage des 

conséquences d'une incorrection ou insuffisance de sa propre part (ATF 

124 II 265 consid. 4a). A certaines conditions, le citoyen peut ainsi exiger 

de l'autorité qu'elle se conforme aux promesses ou assurances précises 

qu'elle lui a faites et ne trompe pas la confiance qu'il a légitimement placée 

dans ces dernières (cf. ATF 128 II 112 consid. 10b.aa; 118 Ib 580 

consid. 5a). De la même façon, le droit à la protection de la bonne foi peut 

aussi être invoqué en présence, simplement, d'un comportement de 

l'administration susceptible d'éveiller chez l'administré une attente ou une 

espérance légitime (ATF 129 II 361 consid. 7.1; 126 II 377 consid. 3a et les 

références citées; 111 Ib 116 consid. 4). Entre autres conditions toutefois, 

l'administration doit être intervenue à l'égard de l'administré dans une 

situation concrète (ATF 125 I 267 consid. 4c) et celui-ci doit avoir pris, en 

se fondant sur les promesses ou le comportement de l'administration, des 

dispositions qu'il ne saurait modifier sans subir de préjudice (ATF 129 II 

361 consid. 7.1; 121 V 65 consid. 2a). 

3.2 En l'espèce, le recourant n'indique aucunement quelles seraient les 

dispositions qu'il aurait prises suite à la transmission de la documentation 

bancaire relative au compte n° 1 pour la période du 1
er
 janvier 1996 au 

31 décembre 2009 et qui auraient pour conséquence un préjudice. L'on voit 

mal en quoi l'OFJ, qui a légitimement rendu une nouvelle décision de 

clôture dans la présente procédure d'entraide, aurait violé le principe de la 

bonne foi à l'égard de A. 

Il convient par ailleurs de rappeler que les décisions relatives à l'exécution 

de l'entraide sont de nature administrative (ATF 121 II 93 consid. 3b). Elles 

ne sont pas, à l'instar d'un jugement civil ou pénal, revêtues de la force de 

chose jugée. Il est par exemple possible de réexaminer en tout temps la 

décision de clôture de la procédure d'entraide ne créant aucun droit 

subjectif pour les parties (arrêt du Tribunal fédéral 1A.337/2005 du 

20 février 2006, consid. 2.1). Cela étant, il est a fortiori exclu que le 

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- 9 - 

 

 

justiciable puisse se prévaloir d'une violation de la bonne foi lorsque, 

comme en l'espèce, la décision attaquée porte sur un objet différent que la 

précédente décision de clôture. 

3.3 Partant, le grief ne peut être admis. 

4. Le recours doit être rejeté. 

5. En règle générale, les frais de procédure, comprenant l’émolument 

d’arrêté, les émoluments de chancellerie et les débours, sont mis à la 

charge de la partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de 

l’art. 39 al. 2 let. b LOAP). Le montant de l’émolument est calculé en 

fonction de l’ampleur et de la difficulté de la cause, de la façon de procéder 

des parties, de leur situation financière et des frais de chancellerie (art. 73 

al. 2 LOAP). Le recourant qui succombe supportera les frais du présent 

arrêt, lesquels se limitent à un émolument fixé à CHF 5'000.-- (art. 73 al. 2 

LOAP et art. 8 al. 3 du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, 

émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 

31 août 2010 [RFPPF; RS 173.713.162] et art. 63 al. 5 PA), couvert par 

l'avance de frais déjà versée. 

 

 

- 10 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

1. Le recours est rejeté. 

2. Un émolument de CHF 5'000.--, couvert par l'avance de frais déjà versée, 

est mis à la charge du recourant. 

 

Bellinzone, le 24 janvier 2014 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Yvan Jeanneret, avocat 

- Office fédéral de la justice, Office central USA 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Le recours contre un arrêt en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre un arrêt rendu en matière d’entraide pénale internationale que s’il 
a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission de 
renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres 
vices graves (art. 84 al. 2 LTF).