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**Case Identifier:** 30915c4f-9eab-5616-a57c-174844992071
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-06-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 21.06.2017 AC/2503/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-2503-2016_2017-06-21.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli recommandé du commis-greffier du 29 juin 2017 

 

R É P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/3089/2015 et AC/2503/2016 DAAJ/57/2017 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DÉCISION DU MERCREDI 21 JUIN 2017 

 

 

Statuant sur les recours déposés par : 

 

Monsieur A______, domicilié ______, 

représenté par Me Françoise MINCIO, avocate, LIRONI ZAECH & ASSOCIES SA, 
boulevard Georges-Favon 19, case postale 5121, 1211 Genève 11, 

 

contre les décisions du 27 mars 2017 de la Vice-présidente du Tribunal civil. 

 

 

- 2/6 - 

 

AC/3089/2015 – AC/2503/2016 

EN FAIT 

A. a. Par décision du 3 novembre 2015, le Vice-président du Tribunal civil a octroyé 
l'assistance juridique à A______ (ci-après : le recourant), avec effet au 16 octobre 2015, 
pour une procédure de divorce sur requête unilatérale, ledit octroi étant subordonné au 
versement d'une participation mensuelle de 50 fr. et limité à la première instance, un 
réexamen de la situation financière de l'intéressé à l'issue de la procédure étant réservé. 
Me Françoise MINCIO, avocate, a été désignée pour défendre les intérêts du recourant. 

b. Par décisions des 1er septembre et 29 novembre 2016, le bénéfice de l'assistance 
juridique a par ailleurs été accordé au recourant, la première fois avec effet au 31 août 
2016, pour sa défense à une procédure d'avis aux débiteurs (cause C/______) initiée par 
le Service cantonal d'avance et de recouvrement des pensions alimentaires (SCARPA), 
ainsi que pour la procédure d'appel contre le jugement rendu le 1er novembre 2016 par le 
Tribunal de première instance dans ladite cause. 

c. Dans les formulaires de requête d'assistance juridique, le recourant a toujours répondu 
par la négative à la question de savoir s'il possédait un bien immobilier à l'étranger. 

B. a. Dans le cadre de la procédure de divorce, le recourant a déclaré que l'une des pièces 
qu'il avait produites "concern[ait] des paiements en faveur de [s]es enfants en Afrique 
et des paiements concernant [sa] propriété. [Sa] propriété [était] en cours de 

construction et aucun document n'en attest[ait]. Selon [lui], cela rendait inutile 

d'informer l'assistance juridique de l'existence de cette propriété." 

Son épouse a allégué que la propriété était presque terminée et que des gens y 
résidaient. 

b. Dans le jugement de divorce JTPI/______ du 23 décembre 2016, le Tribunal a 
notamment retenu que le montant mensuel de 1'000 fr. que le recourant prétendait 
verser en faveur de deux de ses enfants, qui étaient domiciliés en Côte d'Ivoire depuis 
décembre 2008, était en réalité affecté à la propriété qu'il y détenait. 

C. a. Par courrier du 9 janvier 2017, le greffe de l'assistance juridique a informé le 
recourant qu'un retrait de l'aide étatique avec effet rétroactif était envisagé, au vu des 
informations résultant de la procédure de divorce le concernant, et lui a imparti un délai 
échéant au 28 février 2017 pour se déterminer. 

b. Par pli du 28 février 2017, le recourant a sollicité une extension de l'assistance 
juridique pour la procédure d'appel contre le jugement de divorce, exposant qu'il ne 
possédait pas de propriété à son nom en Côte d'Ivoire et précisant que les montants 
transférés en Afrique étaient affectés à l'entretien de sa famille. Il avait effectivement le 
souhait de construire un bien immobilier en Côte d'Ivoire, mais sa situation financière 
ne le lui permettait pas. 

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AC/3089/2015 – AC/2503/2016 

A l'appui de ses allégués, il a notamment produit un certificat de non-imposition de la 
Direction générale des impôts d'Abidjan, indiquant qu'il ne disposait d'aucun revenu 
imposable connu de leurs services, ainsi qu'une attestation établie par RIA FINANCIAL 
SERVICES SARL, comptabilisant tous les transferts d'argent qu'il a effectués en faveur 
de divers bénéficiaires, principalement en Côte d'Ivoire, entre décembre 2009 et octobre 
2016. Il résulte du second document précité que le recourant a transféré en Côte d'Ivoire 
un total de 15'735 fr. entre les mois de septembre 2015 et février 2016. 

D. Par décisions du 27 mars 2017, notifiées le 3 avril 2017, la Vice-présidente du Tribunal 
civil a retiré le bénéfice de l'assistance juridique au recourant, avec effet au 16 octobre 
2015 dans la cause AC/3089/2015, et avec effet au 31 août 2016 dans la cause 
AC/2503/2016. La demande d'extension d'assistance juridique dans la première cause a 
été déclarée sans objet. Le recourant a par ailleurs été condamné à payer la somme de 
150 fr. à l'Etat de Genève. 

E. a. Recours est formé contre ces décisions, par actes déposés le 13 avril 2017 au greffe 
de la Cour de justice. Le recourant conclut préalablement à ce que les causes 
AC/3089/2015 et AC/2503/2016 soient jointes. Au fond, il conclut, avec suite de frais et 
dépens, à l'annulation des décisions entreprises, à la confirmation des décisions des 
3 novembre 2015, 1er septembre et 29 novembre 2016 et à l'octroi de l'assistance 
juridique pour la procédure d'appel contre le jugement JTPI/_____. 

b. La Vice-présidente du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations. 

EN DROIT 

1. Les décisions querellées ayant été rendues sur la base de motifs identiques, il y a lieu de 
joindre les recours, par économie de procédure (art. 125 let. c CPC). 

2. 2.1. En tant qu'elles retirent l'assistance juridique, les décisions entreprises sont sujettes 
à recours auprès de la présidente de la Cour de justice (art. 121 CPC et art. 21 
al. 3 LaCC), compétence expressément déléguée au vice-président soussigné sur la base 
des art. 29 al. 5 LOJ et 10 al. 1 du Règlement de la Cour de justice (RSG E 2 05.47). Le 
recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours (art. 321 al. 1 CPC) 
dans un délai de dix jours (art. 321 al. 2 CPC). 

2.2. En l'espèce, les recours sont recevables pour avoir été interjetés dans le délai utile et 
en la forme écrite prescrite par la loi. 

2.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 121 CPC), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ). Il appartient en particulier au 
recourant de motiver en droit son recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus 

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AC/3089/2015 – AC/2503/2016 

par l'instance inférieure (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., n. 2513-2515, 
p. 453). 

3. 3.1. Toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance 
judiciaire à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès (art. 29 
al. 3 Cst. et art. 117 CPC). 

Une personne est indigente lorsqu'elle ne peut assurer les frais liés à la défense de ses 
intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa 
famille (ATF 135 I 221 consid. 5.1; 128 I 225 consid. 2.5.1). 

L'indigence s'apprécie en fonction de l'ensemble des ressources du recourant, dont ses 
revenus, sa fortune et ses charges, tous les éléments pertinents étant pris en 
considération (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 124 I 1 consid. 2a ; 120 Ia 179 consid. 3a). 
La situation économique existant au moment du dépôt de la requête est déterminante 
(ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; ATF 120 Ia 179 consid. 3a). 

3.2 D'après les art. 120 CPC et 9 RAJ, l'assistance juridique est retirée lorsque les 
conditions d'octroi ne sont plus remplies ou qu'il s'avère qu'elles ne l'ont jamais été. 
Selon l'art. 10 al. 2 RAJ, la personne bénéficiaire est entendue, sauf si l'urgence ou les 
circonstances s'y opposent. 

En principe, le retrait de l'assistance judiciaire ne rétroagit pas (Message du Conseil 
fédéral du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse, p. 6914). Un effet 
rétroactif (ex tunc) ne peut qu'exceptionnellement entrer en considération (par exemple, 
lorsque l'assistance judiciaire a été indûment obtenue en présentant des informations 
fausses; arrêt du Tribunal fédéral 5A_305/2013 consid. 3.5). 

3.3. En l'espèce, le recourant fait valoir que ses propos n'ont pas été correctement 
compris par le Tribunal, qu'il n'est pas propriétaire d'un bien immobilier en Côte d'Ivoire 
et que les versements effectués en faveur de ses enfants et de sa famille avaient pour 
unique but de les soutenir financièrement. Sa situation financière était précaire, de sorte 
que le retrait d'assistance juridique était injustifié. 

Cela étant, sur la base des déclarations des parties qui ont été retranscrites dans le 
procès-verbal d'audience du Tribunal, les arguments avancés par le recourant dans le 
cadre du présent recours pour nier l'existence de sa propriété en Côte d'Ivoire paraissent 
peu crédibles. Par ailleurs, au regard des sommes importantes qui ont été transférées en 
Afrique, c'est à juste titre que l'autorité de première instance a considéré qu'il était plus 
probable qu'une grande partie de celles-ci était affectée à son bien immobilier, et non 
uniquement à l'entretien de sa famille.  

Dès lors que le recourant possède un bien immobilier à l'étranger, il a la possibilité de le 
vendre, l'hypothéquer ou le mettre en location pour prendre en charge ses frais 
judiciaires et d'avocat. 

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AC/3089/2015 – AC/2503/2016 

Au demeurant, indépendamment de la question de l'existence du bien immobilier 
susvisé, le simple fait que le recourant ait été en mesure de transférer près de 16'000 fr. 
en Afrique entre les mois de septembre 2015 et février 2016 - alors même que la 
première requête d'assistance juridique a été déposée en octobre 2015 - permet déjà de 
douter que la condition d'indigence soit remplie. 

Dans la mesure où le recourant ne remplissait pas la condition d'indigence ab initio et 
qu'il a obtenu l'aide étatique en omettant sciemment de fournir toutes les informations 
pertinentes pour estimer sa situation financière, c'est à juste titre que le bénéfice de 
l'assistance juridique lui a été retiré avec effet rétroactif. 

Partant, les recours, infondés, seront rejetés. 

4. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). Par ailleurs, il n'y a pas lieu à 
l'octroi de dépens, vu l'issue des recours, étant relevé que selon la pratique constante de 
l'autorité de céans, aucune indemnité de dépens n'est allouée en matière d'assistance 
judiciaire, notamment au vu du caractère simple et non formel de cette procédure. Un 
recourant peut ainsi agir seul sans l'aide d'un avocat (arrêts publiés DAAJ/112/2016 du 
13 septembre 2016 ; DAAJ/34/2013 du 30 avril 2013 consid. 3). 

* * * * * 

  

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AC/3089/2015 – AC/2503/2016 

PAR CES MOTIFS, 

LE VICE-PRÉSIDENT DE LA COUR : 

Préalablement : 

Joint les recours interjetés par A______ contre les décisions rendues le 27 mars 2017 par la 
Vice-présidente du Tribunal civil dans les causes AC/3089/2015 et AC/2503/2016. 

A la forme : 

Déclare lesdits recours recevables. 

Au fond : 

Les rejette. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires pour les recours, ni alloué de dépens. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ en l'Étude de Me Françoise MINCIO (art. 
137 CPC). 

Siégeant : 

Monsieur Patrick CHENAUX, vice-président; Monsieur David VAZQUEZ, commis-greffier. 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière civile; la qualité et 

les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours constitutionnels 

subsidiaires; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 

90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification 

de l'expédition complète de la décision attaquée. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours 

ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.