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**Case Identifier:** 6c5d7fc4-926e-5ed2-85c6-1e6eb26bba20
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-31
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 31.10.2017 A/697/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-697-2015_2017-10-31.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/697/2015-LCI ATA/1439/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 31 octobre 2017 

 

   dans la cause 

 

Madame Martine BABEY  
Madame Veronica et Monsieur Manuel BAUD  
Madame Olga et Monsieur Fausto BERNASCHINA  
Madame Mara CARVALHO FRAGA 
Monsieur Jérôme CONNE 
Madame Gaëlle et Monsieur Laurent CRETEGNY 
Madame Patricia et Monsieur José FERREIRA  
Madame Maria FARINHA RIBEIRO PINHO 
Monsieur Manuel FRAGA 
Madame Stéphanie et Monsieur Laurent GREMAUD  
Monsieur Alexander HAYNES  
Madame Mairéad et Monsieur Christopher HODGE 
Madame Roxana JAFAIR-OMID  
Madame Caren KAMERZIN TALLANT 
Madame Sonia MACHADO  
Madame Laurence et Monsieur Sylvain MERAT  
Madame Juliette MERLON  
Madame Georgina et Monsieur José Luis MONTEIRO  
Madame Mary-Claude et Monsieur Alain MORET  

 
 
 

 A/697/2015   

- 2 - 

Madame Vladislava NAZAROVA et Monsieur Roman NAZAROV  
Madame Mélanie et Monsieur Laurent PAOLI  
Madame Marie et Monsieur Nicolas PENNEVEYRE  
Madame Carla et Monsieur Mario PEREIRA 
Madame Virginie et Monsieur Fréderic PUGLISI 
Monsieur Sebastián RODRIGUEZ  
Madame Mélanie RUBI 
Monsieur Marco SILVA PINHO 
Madame Rosaria SURANO 
Monsieur Marc SUTTER 
Monsieur Cédric TALLANT   
Madame Emmanuelle et Monsieur Lars VEILLARD  
Madame Rocio et Monsieur Stanislas VIDAKOVIC  
Madame Maria Céleste et Monsieur Antonio VIEIRA  
Monsieur Jean-Marc VIVET  
Madame Christine et Monsieur David VUILLE  
représentés par Me Stanley Walter, avocat  

et 

BUCHER & MORET Sàrl  
représentée par Me Pascal Pétroz, avocat 

contre 

DÉPARTEMENT DE L'AMÉNAGEMENT, DU LOGEMENT ET DE 
L'ÉNERGIE- OCLPF 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
13 décembre 2016 (JTAPI/1316/2016) 

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EN FAIT 

1)  Les 5 septembre 2008 et 4 février 2009, la société Bucher & Moret Sàrl 
(ci-après : la société ou les promoteurs) a requis auprès du département de 
l'urbanisme, devenu depuis lors le département de l'aménagement, du logement et 
de l'énergie (ci-après : le département), deux autorisations de construire 
définitives visant la réalisation de trente-cinq villas groupées sur l’ancienne 
parcelle n° 3'160, feuille 24 de la commune de Chancy, divisée depuis lors en 
trente-cinq parcelles et une parcelle dépendante. Les requêtes ont été enregistrées 
sous DD 102'366 et DD 102'691. 

2)  Situées en zone de développement 4B et en zone préexistante agricole, les 
parcelles précitées sont incluses dans le plan localisé de quartier (ci-après : PLQ) 
n° 29'599-510 adopté le 12 novembre 2008 par le Conseil d'État. 

3)  Le 11 mai 2009, l'office cantonal du logement, devenu depuis lors l'office 
cantonal du logement et de la planification foncière (ci-après : OCLPF) a indiqué 
à la société qu’il avait rendu un préavis « favorable sous réserve » à la délivrance 
des autorisations de construire sollicitées.  

  Il convenait notamment de modifier le poste 111 (« prix du terrain ») du 
plan financier (ci-après : PF) initial du 20 février 2009 en ce sens que la surface 
brute de plancher (ci-après : SBP) était de 5'216 m². Le montant admis ne pourrait 
pas dépasser le prix d'acquisition. 

  En vue de la délivrance de l'accord de principe, la société devait lui faire 
parvenir un PF portant sur le nombre de logements concernés, soit vingt, 
respectivement quinze. En particulier, l'équipement des logements devait respecter 
l'art. 2 let. a et c du règlement d'exécution de la loi générale sur le logement et la 
protection des locataires du 24 août 1992 (RGL - I 4 05.01) impliquant la mise en 
conformité des sanitaires (une douche supplémentaire par logement) et la création 
d'armoires de rangement dans toutes les habitations. Pour toute autre modification 
du projet, un nouveau PF initial dûment modifié et accompagné des informations 
requises devait lui être transmis dans les meilleurs délais. 

4)  Le 10 août 2009, l'architecte de la société a transmis à l’OCLPF les plans 
modifiés, intégrant l'équipement sanitaire et les espaces de rangement exigés. Il 
confirmait que ces modifications seraient réalisées lors de l’exécution des 
ouvrages. 

5)  Par deux courriers séparés du 6 mai 2010, l'OCLPF a donné son accord de 
principe pour la construction des trente-cinq villas de la promotion 
(respectivement vingt et quinze). Deux PF établis le 22 février 2010 par la société 

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faisaient partie intégrante de cet accord et prévoyaient initialement un prix de 
vente total de CHF 28'674'000.- (respectivement CHF 16'402'000.- et 
CHF 12'272'000.-), réduit par l’OCLPF à CHF 27'066'693.- (respectivement 
CHF 15'487'294.- et CHF 11'579'399.-). Ces montants tenaient notamment 
compte d’un prix du terrain fixé à CHF 531.- par m2 de SBP. 

  Dans l’hypothèse où les postes 112, 113, 151, 152, 153 et/ou 154 (postes 
relatifs aux frais de notaires et de création de cédules, droits de mutation et frais 
d’acquisition et intérêts intercalaires) devaient être à la charge des acquéreurs, ils 
devraient être déduits du prix de revient lors de l'accord provisoire de vente. La 
validité de cet accord de principe était liée à celle des autorisations de construire.  

  Toutes modifications du PF ou du projet de construction devaient être 
soumises préalablement pour approbation. À défaut, l’accord de principe devenait 
caduc de plein droit et sans autre avis. Les modifications ultérieures des plans et 
du descriptif des travaux demandées par les futurs acquéreurs étaient considérées 
comme une modification du projet de construction et devaient faire l'objet d'un 
accord préalable de l’OCLPF, indépendamment de l'autorisation à requérir auprès 
du service compétent. En principe, aucune modification des plans ne pouvait être 
acceptée.  

  Les éventuelles modifications des plans ou du descriptif agréés par 
l’OCLPF ne pouvaient pas être prises en considération pour la fixation des loyers 
maximum autorisés des logements concernés. Le cas échéant, il pouvait être tenu 
compte du coût des travaux y relatifs pour la fixation du prix de revente maximum 
autorisé, pour autant que ces travaux apportent une plus-value réelle au logement 
et qu'ils aient été préalablement approuvés par l’OCLPF. Il appartenait à la société 
d'informer clairement et complètement ses futurs clients de ce qui précédait, avant 
la conclusion des ventes. 

  Aucune promesse de vente, vente ou location ne pouvait être conclue avant 
l'approbation du plan de vente et de l'état locatif détaillés. La marge de bénéfice et 
risques ne pouvait pas dépasser celle prévue dans le plan de vente en question. 

6)  Le 11 mai 2010, l’OCLPF a fait part au Conseil d'État de ses préavis positifs 
accompagnés d'une copie des accords de principe du 6 mai 2010 et des PF du 
22 février 2010, le projet de construction répondant aux exigences de l'art. 5 de la 
loi générale sur les zones de développement du 29 juin 1957 (LGZD - L 1 35). 

7)  Par arrêtés du 9 juin 2010, le Conseil d'État a autorisé l'application des 
normes de la zone 4B protégée aux bâtiments à construire selon les dossiers 
DD 102'366 et DD 102'691, compte tenu notamment des préavis positifs précités. 

 

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8)  Par décisions des 17 et 24 juin 2010, le département a délivré à la société les 
autorisations de construire sollicitées, précisant que les conditions figurant dans 
les accords de principe du 6 mai 2010 devaient être strictement respectées et 
faisaient partie intégrante des autorisations de construire. 

9)  Le 7 décembre 2010, l'OCLPF a délivré deux accords provisoires de vente 
portant sur les villas en question, fondés sur les PF intermédiaires du 30 novembre 
2010 et sur le plan de vente et de location datés du même jour, tous trois établis 
par la société puis modifiés par l’OCLPF. Les deux accords et les documents 
précités étaient approuvés par la société. 

  Les prix de vente détaillés ne pouvaient en aucun cas être dépassés sans son 
accord. Les copies d’extrait de tous les actes de vente devaient lui être adressées 
dès leur dépôt au registre foncier. Toute modification du projet devait faire l’objet 
de son approbation préalable. Lors du bouclement du compte de construction, la 
société devrait lui remettre notamment le PF définitif, avec récapitulatif détaillé 
des différents postes du prix de revient, ainsi que tout autre renseignement ou 
justificatif requis. Une demande préalable devait être adressée par écrit en cas de 
souhait de modification des plans ou du descriptif des travaux.  

  Les conditions de cet accord devraient figurer dans tous les documents qui 
seraient destinés aux futurs acquéreurs. 

  Les deux PF intermédiaires modifiés par l’OCLPF et approuvés par la 
société fixaient expressément les montants suivants pour les trente-cinq villas : 

selon p. 1 des PF intermédiaires 
 
1. Prix de revient   
   
11. Terrain   
  111. Prix (5'215 m2 de SBP à CHF 531.- le m2) CHF 2'768’500.-  
  112. Droits de mutation et frais d’acquisition CHF 98'500.-  
  113. (total 111 + 112) CHF 2'867'000.- 11,7 % 
  114. Démolition -  
  115. Travaux préparatoires + mise en place PLQ 

sept ans 
CHF 280'000.- 1,1 % 

   
12. Construction CHF 17'223'225.- 70,5 % 
   
13. Aménagements extérieurs CHF 1'293'600.- 5,3 % 
   
14. Taxes CHF 575'175.- 2,4 % 
   
15. Frais financiers   
  151. Intérêts intercalaires CHF 622'500.-  
  152. Frais de notaire et création de cédules CHF 308'037.-  
  153.  - -  

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  154. Géomètre division parcellaire CHF 160'600.-  
  Total CHF 1'091'137.- 4,5 % 
   
16. Honoraires de promotion CHF 622’885 2,5 % 
   
17. Imprévus CHF 488'778.- 2 % 
   
18. Coût total CHF 24'441'800.-  100 % 
   

 
selon p. 4 des PF intermédiaires   
   
Prix de revient total  
(poste 18 moins les postes 112, 151 et 152, 
directement à charge des acquéreurs) 
 
Composé du : 

- coût du terrain : postes 111 et 115 
- et du coût de construction : postes 12, 13, 14, 

154 et 17 

CHF 23'412'763.- 
 
 
 
 
 
 
CHF 3'048'500.- 
CHF 19'741'378.- 

100 % 

   
Marge de bénéfice et risques CHF 4'214'296.- 18 % 
   
Prix de vente total CHF 27'627'059.- 118 % 

10)  Le 26 janvier 2011, l’OCLPF s'est adressé à Monsieur Gérard DEFACQZ, 
notaire, lui signalant que dans dix-huit des trente-deux actes de vente conclus 
entretemps avec les acquéreurs, les plafonds fixés avaient été dépassés. S'en sont 
suivis divers échanges de correspondance. 

11)  Par courrier du 16 mars 2011 adressé au notaire précité, l'OCLPF constatait 
les ajustements auxquels il avait été procédé de façon à ce que les prix de vente 
respectent les accords provisoires de vente du 7 décembre 2010. Il rappelait 
toutefois que les prix de vente maximum étaient fondés sur les PF et sur la 
répartition des postes qui les constituaient. Or, sur la base des trente-quatre actes 
reçus sur trente-cinq, le prix total maximum autorisé pour le terrain n'était pas 
respecté. Il l’invitait dès lors à lui indiquer la façon dont il entendait procéder afin 
que sur ces postes, les actes soient conformes aux accords de vente.  

12)  Regroupés en association (association du chemin des Lys) et sous la plume 
de leur conseil, les acquéreurs des villas ont interpellé l'OCLPF à plusieurs 
reprises et notamment le 22 mars 2013, afin de résoudre les litiges engendrés 
principalement par la constitution d'hypothèques légales des artisans et 
entrepreneurs (ci-après : HLAE) sur leurs propriétés. Ils s’étaient retrouvés, en 
février 2013, devant un chantier inachevé alors que l’essentiel de l’argent avait été 
payé à l’entreprise générale, EDD SA, désormais en faillite. À l’exception du 

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versement par les promoteurs d’une somme de CHF 640'000.-, ils avaient dû faire 
face eux-mêmes à cette situation catastrophique. 

13)  Le 4 avril 2013, l’OCLPF a précisé aux acquéreurs des villas que son action 
consistait à fixer les prix de vente provisoires maximum admis sur la base des 
conditions liées à l'autorisation de construire, du descriptif des travaux, du PF 
intermédiaire et du plan de vente provisoire. À la fin du chantier, une fois tous les 
travaux de finition effectués et toutes les factures payées, l’OCLPF pourrait 
procéder à la fixation définitive des prix de vente, par la délivrance d'un accord de 
vente définitif. À cette occasion, il reverrait les prix de vente maximum admis en 
regard des plans techniques correspondant aux travaux effectivement réalisés. Par 
exemple, en cas de baisse des coûts de construction, les prix de vente seraient 
alors revus à la baisse, de même que la marge de bénéfice et risques perçue par le 
promoteur. 

14)  Le 11 mars 2014, faisant suite à divers échanges avec l’OCLPF, les 
acquéreurs des villas ont sollicité de celui-ci l’établissement urgent d’un PF tenant 
compte du surcoût des travaux dus aux procédures liées aux HLAE, des douches 
et armoires non réalisées et du drainage qui s’était avéré défectueux. 

15)  Par courrier recommandé du 5 août 2014, l'OCLPF s'est adressé à la société 
en vue de la délivrance de l'accord définitif de vente.  

  Il ressortait des actes de vente que les montants payés pour le terrain ne 
correspondaient pas aux montants maximum admis et n'étaient pas répartis en 
fonction des surfaces des parcelles, et que les honoraires ne respectaient pas la clé 
de répartition prévue dans les accords provisoires de vente. Dans chaque 
habitation devaient être réalisés une douche au rez-de-chaussée et des espaces de 
rangement à l'étage. Les places de parking devaient être comprises dans le prix de 
vente des habitations. Tous ces travaux devaient être inclus dans le prix de revient 
total et ne devaient par conséquent pas être à charge des acquéreurs en sus des 
prix de vente maximum autorisés.  

  Un délai d'un mois était imparti à la société pour produire d'éventuelles 
observations et toutes pièces utiles à l'établissement de l'accord définitif de vente, 
soit notamment un PF définitif actualisé et les justificatifs du prix de revient de 
l’opération et des travaux compris dans le contrat d’entreprise générale qui 
n’avaient pas été réalisés et/ou qui avaient été payés par les acquéreurs des villas 
en sus des prix maximum autorisés. Les honoraires de promotion ainsi que la 
marge de bénéfice et risques seraient réexaminés en fonction des éléments du prix 
de revient des opérations, de la réelle exécution des travaux ainsi que de leur prise 
en charge financière, partielle ou totale, par les acquéreurs des villas. Dès lors, la 
fixation des prix de vente maximum, et notamment de la marge de bénéfice et 
risques admise, serait effective lors de la délivrance de l'accord définitif de vente. 

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16)  Le 10 septembre 2014, faisant suite à la demande de la société, l'OCLPF lui 
a accordé à titre exceptionnel un ultime délai au 23 septembre 2014 pour la remise 
de tous les documents demandés dans son courrier du 5 août 2014. Passé ce délai, 
un accord définitif de vente serait établi sur la base des informations en sa 
possession. Toutes mesures et sanctions demeuraient réservées.  

17)  Par courrier du 19 septembre 2014 à l’OCLPF, la société a indiqué qu’elle 
avait mandaté la société Immo-Passion SA (ci-après : Immo-Passion) afin de 
déférer à cette demande. 

18)  Par courriers des 23 septembre et 2 octobre 2014, Immo-Passion a sollicité 
de l’OCLPF un délai supplémentaire, étant donné qu’elle ne disposait pas de 
toutes les pièces utiles et eu égard aux requêtes de documents qu’elle avait 
adressées le même jour à la société, aux acquéreurs et au notaire. 

19)  Le 13 octobre 2014, Immo-Passion a indiqué à l’OCLPF qu’elle avait 
complété les requêtes de documents précitées et qu’elle les avait également 
transmises à deux autres notaires impliqués dans l’opération. 

20)  Le 20 octobre 2014, les acquéreurs ont transmis à l’OCLPF des tableaux 
récapitulant les montants suivants : CHF 2'464'046.- correspondant aux 
versements qu’ils avaient effectués en faveur des sous-traitants en annulation des 
requêtes en inscription des HLAE ; CHF 285'283.- correspondant aux frais de 
justice des parties adverses ; leurs propres frais d'avocats s’élevant à 
CHF 350'000.- ; les moins-values relatives aux travaux exigés par l'OCLPF qui 
n’avaient pas été réalisés, s’élevant à CHF 490'000.- (trente-cinq douches à 
CHF 5'581.20 l’unité et trente-cinq armoires à CHF 8'418.80 l’unité), et enfin, le 
dommage lié au drainage défectueux et estimé à CHF 1'184'652.- par un ingénieur 
civil. La somme totale de ces surcoûts s’élevait à CHF 5'024'281.-. 

21)  Par décision du 2 février 2015, l'OCLPF a délivré à la société l'accord 
définitif de vente. Selon les actes de vente conclus avec les acquéreurs des villas, 
le prix total payé par ces derniers se détaillait de la manière suivante :  

 - terrain        CHF   3'930'000.- 

 - contrat d'entreprise générale     CHF 18'196'000.- 

 - honoraires pour l'activité de mise en valeur et indemnités CHF   4'146'732.- 

 Total         CHF 26'272'732.-. 

  Les montants payés pour le terrain ne correspondaient pas au prix du terrain 
maximum admis dans les PF et n'était pas réparti en fonction des surfaces des 
parcelles. Par conséquent, le prix du terrain devait être réduit de CHF 881'500.- 

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afin de respecter le prix maximum admis. Ce montant devait être remboursé aux 
acquéreurs au prorata de la surface des parcelles. 

  Les douches et les espaces de rangement requis et autorisés n'avaient pas été 
réalisés. Il en résultait une moins-value en faveur des acquéreurs, qui avaient 
transmis un estimatif de ces coûts que validait l’OCLPF. Le montant relatif aux 
contrats d'entreprise générale devait ainsi être réduit de CHF 490'000.-. 

  Les « honoraires pour activité de mise en valeur et indemnité » figurant dans 
les actes de vente à hauteur de CHF 4'146'732.- correspondaient à la somme des 
honoraires de promotion (poste 16 du PF) et de la marge de bénéfice et risques. 
Partant, le montant maximum admis était de CHF 533'446.- pour les honoraires de 
promotion et de CHF 3'613'286.- pour la marge de bénéfice et risques. 

  Compte tenu de ces éléments, l'OCLPF approuvait à titre définitif, en 
application de l'art. 5 al. 2 LGZD, le prix de vente total décomposé comme suit : 

 - terrain        CHF   3'048'500.- 

 - contrat d'entreprise générale     CHF 17'706'000.- 

 - honoraires de promotion     CHF      533'446.- 

 Total prix de revient      CHF 21'287'946.- 

 Marge de bénéfice et risques (18 %)    CHF    3'613'286.- 

 Total prix de vente      CHF 24'901'232.- 

  Un tableau détaillé, daté du 16 janvier 2015 et faisant état des prix de vente 
définitifs admis par villa, était joint à la décision.  

  La société était priée d’en informer chaque propriétaire et de rectifier les 
prix de vente en conséquence.  

22)  Par courriel du même jour, l’OCLPF a transmis aux acquéreurs une copie de 
l’accord précité et de son annexe. 

23) a. Le 27 février 2015, Madame Martine BABEY, Madame Veronica et 
Monsieur Manuel BAUD, Madame Olga et Monsieur Fausto BERNASCHINA, 
Madame Mara CARVALHO FRAGA, Monsieur Jérôme CONNE, 
Madame Gaëlle et Monsieur Laurent CRETEGNY, Madame Patricia et 
Monsieur José FERREIRA, Madame Maria FARINHA RIBEIRO PINHO, 
Monsieur Manuel FRAGA, Madame Stéphanie et Monsieur Laurent GREMAUD, 
Monsieur Alexander HAYNES, Madame Mairéad et Monsieur Christopher 
HODGE, Madame Roxana JAFAIR-OMID, Madame Caren KAMERZIN 
TALLANT, Madame Sonia MACHADO, Madame Laurence et Monsieur Sylvain 

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MERAT, Madame Juliette MERLON, Madame Georgina et Monsieur José Luis 
MONTEIRO, Madame Mary-Claude et Monsieur Alain MORET, 
Madame Vladislava NAZAROVA et Monsieur Roman NAZAROV, 
Madame Mélanie et Monsieur Laurent PAOLI, Madame Marie et 
Monsieur Nicolas PENNEVEYRE, Madame Carla et Monsieur Mario PEREIRA, 
Madame Virginie et Monsieur Fréderic PUGLISI, Monsieur Sebastián 
RODRIGUEZ, Madame Mélanie RUBI, Monsieur Marco SILVA PINHO, 
Madame Rosaria SURANO, Monsieur Marc SUTTER, Monsieur Cédric 
TALLANT, Madame Emmanuelle et Monsieur Lars VEILLARD, Madame Rocio 
et Monsieur Stanislas VIDAKOVIC, Madame Maria Céleste et Monsieur Antonio 
VIEIRA, Monsieur Jean-Marc VIVET, Madame Christine et Monsieur David 
VUILLE (ci-après : les acquéreurs) ont recouru auprès du Tribunal administratif 
de première instance (ci-après : le TAPI) contre la décision précitée. La procédure 
a été enregistrée sous le numéro de cause A/697/2015. 

  Ils concluaient à ce que le TAPI (i) complète la décision querellée en 
prononçant que tous les surcoûts des ouvrages prévus par les plans OCLPF et 
supportés par les acquéreurs soient pris en charge par les promoteurs et que ces 
surcoûts réduisent la marge de bénéfice et risques allouée aux promoteurs, et (ii) 
complète la décision par l'adjonction des surcoûts effectifs découlant de la prise 
d'HLAE subies par les acquéreurs, soit CHF 2'749'329.- plus frais et intérêts de 
CHF 350'000.-, et d'une provision de CHF 1'184'652.- en raison des drainages 
défectueux, le tout « sous suite de frais et dépens ». 

  L’entreprise générale, qui leur avait été imposée par les promoteurs, était 
tombée en faillite. Ils avaient dû prendre eux-mêmes en charge la finition du 
chantier et faire face à plus de quatre cents procédures d’inscription d’HLAE 
initiées par des sous-traitants impayés. Cela avait généré d’énormes surcoûts, 
alors que les promoteurs n’avaient pas respecté leurs engagements résultant des 
plans financiers de l’OCLPF.  

  Or, l'OCLPF avait l'obligation de faire respecter par les promoteurs le cadre 
administratif technique et financier préalablement fixé. L'État assumait une 
fonction de garant du respect des charges de la LGZD, et cas échéant engageait sa 
responsabilité s'il s'abstenait de réagir. Alors que les promoteurs s'étaient montrés 
défaillants, l'OCLPF n'avait que très partiellement exécuté sa mission. Si celui-ci 
avait corrigé les irrégularités au plan technique, en relevant l'absence de douches 
et d'armoires et certaines irrégularités du PF, en abaissant le prix du terrain, il 
avait omis de corriger l'explosion des coûts de construction. Ainsi, la décision 
omettait les surcoûts engendrés par les HLAE, leurs frais ainsi que l’estimation 
des coûts liés au drainage défectueux, lesquels devaient être assumés par les 
promoteurs conformément à leurs engagements de droit administratif. Partant, la 
marge de bénéfice et risques attribuée à ces derniers devait être réduite d’autant. 

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  Cette marge constituait une provision pour pallier à certains risques liés à la 
promotion, tels que la carence de l'entrepreneur général. En faisant subsister ladite 
marge alors que ce risque s'était réalisé, l’OCLPF avait abusé de son pouvoir 
d'appréciation. L'essentiel des surcoûts de la promotion ratée était supporté par les 
acquéreurs, qui devaient s'endetter, alors que l'intérêt public à la base de la loi 
visait précisément à prévenir ce résultat. Les promoteurs, en ne tenant pas leur 
marge à disposition pour le règlement des HLAE déposées par les sous-traitants 
impayés, continuaient d'empêcher l’exécution du chantier selon les normes de 
l’OCLPF. En tolérant les nombreuses violations par les promoteurs de ses 
injonctions et décisions, en s'abstenant d'intervenir pendant le chantier par des 
mesures conservatoires ou provisionnelles et de forcer les promoteurs à restituer 
leur marge, l’OCLPF faisait obstacle à l'application des normes LGZD, avait violé 
son devoir de sauvegarde vis-à-vis des acquéreurs et leur causait d'importants 
dommages, au mépris de ses devoirs primordiaux. 

 b.  Il ressortait d’une étude hydrogéologique établie le 31 juillet 2014 par un 
bureau de géotechnique et produite par les acquéreurs, que plusieurs 
problématiques dues à une imperméabilité et à la présence d’eau sur le terrain 
auraient pu être évitées si une étude géotechnique avait été réalisée et notamment 
si un drainage avait été prévu à l’origine. Or, cela n’avait pas été le cas et 
d’importants travaux de drainage avaient dû être effectués pour remédier à cette 
situation. La direction des travaux et les intervenants techniques auraient dû être 
conscients de ces problèmes. Il s’agissait d’une erreur de conception du projet. 

  L’étude précisait toutefois que le fait qu’aucune étude géotechnique n’ait été 
établie pour ce projet « était légal » d’un point de vue formel puisqu’une telle 
étude n’était exigée que pour les constructions à plusieurs étages en sous-sol ou 
pénétrant de plus de 4 m en dessous du niveau naturel du terrain. L’économie 
d’une telle étude pouvait toutefois se révéler être à double tranchant. 

24)  Par acte du 6 mars 2015, la société a également recouru auprès du TAPI 
contre la décision de l'OCLPF précitée, concluant à son annulation, « sous suite de 
frais et dépens ». Son recours a été enregistré sous le numéro de cause 
A/821/2015. Préalablement, elle concluait à ce qu’il soit ordonné au département 
de motiver sa décision.  

  Le département avait violé son droit d'être entendue en statuant sans 
l'informer que sa demande de report de délai était rejetée et sans prendre en 
considération les PF finaux qu'aurait dû établir Immo-Passion. En outre, sans 
motiver sa décision, le département avait réduit le prix de vente fixé dans les 
accords provisoires et exigé le versement de la différence aux acquéreurs. 

  Le département n'était pas fondé à contrôler le prix du terrain sur la base de 
directives et d'une pratique illégales. En effet, selon la loi, seuls les prix des 
logements étaient contrôlés par l'État, à l’exclusion de tous les paramètres 

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financiers menant à la fixation de ce prix. La société avait vendu les villas à un 
prix inférieur de CHF 1'354'327.- à celui autorisé et avait ainsi respecté les prix 
fixés dans les accords provisoires de vente, se fiant de bonne foi à cette décision. 
Le département était donc malvenu de réduire ce prix de vente au motif que des 
douches et des espaces de rangement n'avaient pas été réalisés. 

25)  Le 25 novembre 2015, les parties à la procédure A/821/2015 ont été 
entendues par le TAPI. 

 a. Selon le directeur de la direction immobilière de l'OCLPF, d'une manière 
générale, dans le cadre de la délivrance de l’accord définitif de vente, le 
département adressait la décision à l'intéressé, qui la lui retournait munie de sa 
signature valant accord. En l'occurrence, le département n'avait pas soumis de 
projet de décision à l'examen de la société au sens de l'art. 78 al. 1 RGL puisque 
celle-ci n'avait pas, malgré réitérées demandes, communiqué les pièces 
nécessaires et utiles. Le département avait finalement pu prendre sa décision sur la 
base des pièces transmises par les acquéreurs, lesquelles avaient notamment 
permis de chiffrer le montant du contrat d'entreprise générale.  

  Le juriste du département a souligné que l'art. 78 RGL trouvait sa raison 
d'être dans le cadre de la loi générale sur le logement et la protection des 
locataires du 4 décembre 1977 (LGL - I 4 05), dès lors que les subventions 
octroyées par l'État pouvaient fluctuer. Une discussion préalable se révélait ainsi 
parfois utile. En revanche, dans le domaine de la LGZD, le cadre financier était 
strict puisqu'il était déjà défini dans le cadre de l'accord de principe. Dans la 
mesure où l'État ne fournissait pas de prestations en tant que telles, la décision 
définitive ne constituait en réalité qu'un contrôle de la situation de base. 

 b. Ce même directeur a ajouté que les plus-values sollicitées par les acquéreurs 
n'étaient pas prises en compte dans la rubrique « contrat d'entreprise générale », 
mais dans le cadre d'une revente éventuelle du bien. Si l'acquéreur entendait 
revendre son bien pendant la période de contrôle, il pouvait tenir compte des 
plus-values réalisées dans le prix de revente, outre le prix d'achat qu'il avait payé. 

 c. Concernant la différence de CHF 2'035'378.- entre le poste « construction » 
des accords provisoires et celui de l'accord définitif, le département était parvenu 
au total de CHF 17'706'000.- en additionnant les montants des contrats 
d'entreprise fournis par les acquéreurs et en soustrayant la moins-value liée à 
l'absence des douches et des espaces de rangement (CHF 18'196'000.- - 
CHF 490'000.-). 

  Selon Monsieur Jean-Philippe BUCHER, associé gérant de la société, le 
poste construction devait inclure d'autres coûts dont notamment celui relatif à 
l'élaboration du projet de construction de la promotion. Le prix du terrain devait 

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comprendre également la plus-value apportée au terrain à la suite de sa mise en 
valeur par l'obtention du PLQ, puis du permis de construire. 

 d. À l’issue de l’audience, le TAPI a imparti un délai au 31 janvier 2016 à la 
société pour produire un PF définitif accompagné des pièces justificatives utiles. 

26)  Le 29 février 2016, le délai ayant été prolongé à sa demande, la société a 
produit un projet de PF définitif, accompagné de pièces et indiquant les montants 
suivants : 

Selon p. 1 du projet de PF définitif 
 
1. Prix de revient   
   
11. Terrain   
  111. Prix  CHF   2'768’500.-  
  112. Droits de mutation et frais d’acquisition CHF        46'884.-  
  113. Travaux prép. + mise en place PLQ sept ans CHF      280'000.-  
  114. Autorisations et divers CHF      823'771.-  
  115. Démolition -  
  Total CHF   3'919'155.- 16,8 % 
   
12. Construction CHF 16'220'300.- 69,6 % 
   
13. Aménagements extérieurs CHF   1'293'600.- 5,6 % 
   
14. Taxes CHF      521'500.- 2,2 % 
   
15. Frais financiers   
  151. Intérêts intercalaires -  
  152. Frais de notaire et création de cédules -  
  153. Frais de notaire et création de cédules -  
  154. Frais de géomètre et PPE CHF     160'600.- 0,7 % 
   
16. Honoraires de promotion CHF     550'247.- 2,4 % 
   
17. Imprévus montants versés directement aux 

acquéreurs 
CHF     640'000.- 2,7 % 

   
18. Prix de revient total CHF 23'305'402.-  100 % 
   

 
Selon p. 4 du projet de PF définitif   
   
Prix de revient total  CHF 23'305'402.-  100 % 
   
Marge de bénéfice et risques CHF   4'194'972.- 18 % 
   
Prix de vente total CHF 27'500'374.- 118 % 

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  Ce PF était établi pour déférer à la demande du TAPI, sans reconnaissance 
de la nécessité de son établissement. La société persistait à considérer que le prix 
des logements autorisé par le département, lequel avait été respecté, faisait foi.  

27)  Le 23 mars 2016, l'OCLPF s'est déterminé sur ce projet de PF définitif.  

28) a. Le 22 avril 2016, la société s’est déterminée à son tour.   

  Le poste 114 correspondait à la rémunération des promoteurs pour les 
prestations effectuées dans le cadre de la deuxième phase du projet. En effet, la 
société avait effectué 37,5 % des prestations de l’architecte au sens de la norme 
SIA 102. Ces prestations ne devaient donc pas revenir à l’architecte et ne devaient 
pas non plus émarger aux postes « honoraires de promotion » et « marge de 
bénéfice et risques » puisqu’il s’agissait d’une activité différente. Dès lors, le 
montant total des honoraires d’architecte selon la norme SIA 102 correspondant à 
11,1 % du coût de l’ouvrage, ceux revenant à la société s’élevaient à 
CHF 757'425.- (37,5 % de 11,1 % du coût de l’ouvrage de CHF 18'196'400.-).  

 b. Elle a produit des factures de notaire s’élevant à CHF 46'883.75, une facture 
d’ingénieurs de CHF 13'635.- pour le concept énergétique et des factures 
d’émoluments du département pour 21'225.-, inclus dans le poste 114. 

  En outre, elle a produit un exemplaire d’un contrat d’entreprise générale 
pour une villa faisant état d’un prix forfaitaire de CHF 538'200.-, incluant un 
montant de CHF 65'464.- correspondant aux honoraires d’architecte, ingénieurs et 
géomètre et aux taxes. Le contrat indiquait que son objet était au bénéfice de 
l’autorisation de construire du 24 juin 2010 (annexe 1), laquelle se basait 
notamment sur les conditions d’équipement du 8 mai 2009 et sur les corrections 
manuscrites des plans effectuées par le mandataire le 16 juin 2009. Le descriptif 
de l’ouvrage (annexe 2), non signé, ne prévoyait pas d’armoire fixe ni de penderie 
dans le prix de base. La numérotation des annexes suivait leur ordre de priorité. 

29)  Le 28 avril 2016, les parties à la procédure A/821/2015 ont été entendues 
une nouvelle fois. 

 a. Le conseil de la société a indiqué que le PF proposé par sa mandante tenait 
compte des frais effectifs. Le poste 11 « terrain » comprenait au poste 114 
« autorisation et divers » une partie des prestations de spécialistes à hauteur de 
CHF 823'771.- extraites du contrat d'entreprise générale. Celui-ci prévoyait en 
effet à son chiffre 4.2 des honoraires d'architecte partiels qui n’incluaient pas la 
totalité des honoraires selon la norme SIA 102.  

  Selon le représentant de l'OCLPF, les honoraires d'architectes faisaient 
partie du prix payé par les acquéreurs selon le contrat d'entreprise générale et 
figuraient sous les postes 12 et suivants. Le montant de CHF 46'884.- au poste 112 
était accepté au vu des pièces produites par la société. 

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  Le conseil de la société a précisé que les honoraires d'architecte 
correspondant à 11,1 % du coût de l’ouvrage, les 0,9 % mentionnés dans le contrat 
d'entreprise ne pouvaient pas comprendre les honoraires d'ingénieurs, géomètres 
et autres spécialistes ainsi que les taxes. Ceci démontrait que seule une partie des 
honoraires d'architectes figurait dans les montants prévus par le contrat 
d'entreprise générale. La société avait bien effectué 37,5 % des prestations 
d’architecte. Les prestations de promoteurs étaient comprises au poste 16, ces 
honoraires de promotion étant d'ailleurs détaillés dans le contrat de vente.  

 b. Concernant le poste 17, le conseil de la société a produit une pièce dont il 
ressortait que la société, suite à la faillite de l’entreprise générale, avait versé à 
l'association du chemin des Lys la somme de CHF 640'000.- pour permettre aux 
propriétaires d'achever leurs maisons. 

  Le représentant de l'OCLPF a contesté le montant figurant au poste 17. Il 
avait été versé à « bien plaire » et il ne s'agissait pas d'imprévus. Ce montant ne 
pouvait pas être ajouté au coût total de l'ouvrage. Les explications apportées ne 
pouvaient être prises en compte dès lors que cela revenait à comptabiliser le même 
montant deux fois dans le coût de construction. 

  M. BUCHER a précisé qu'au moment où les CHF 640'000.- avaient été 
versés aux acquéreurs, l'entreprise générale n'avait pas été entièrement payée du 
montant prévu dans les contrats d'entreprise, à savoir CHF 18'196'000.-. 

 c. Le représentant de l'OCLPF a rappelé que la construction des douches et des 
armoires était prévue dans l'autorisation de construire, laquelle était expressément 
visée dans le contrat d'entreprise. M. BUCHER a contesté cette affirmation 
puisque selon le descriptif des travaux, ces prestations étaient exclues.  

30)  Le 11 mai 2016, l’OCLPF s'est déterminé sur le projet de PF définitif établi 
par la société.  

  La somme des montants des postes 111 et 113, soit CHF 3'048'500.-, 
correspondait au prix autorisé pour le terrain dans la décision litigieuse. Le 
montant de CHF 280'000.- visé au poste 113 était admis à titre forfaitaire. 

  La somme des postes visés au chiffre 12, 13, 14 et 15 du PF du 25 février 
2016 s'élevait à CHF 18'196'000.-, montant global facturé dans les actes de vente 
au titre des contrats d'entreprise générale conclus par l'ensemble des acquéreurs 
des parcelles. 

  S'agissant de la déduction de la somme de CHF 490'000.- correspondant aux 
moins-values découlant de l'absence de réalisation des douches et des espaces de 
rangement, il appartenait à la société de communiquer l’ensemble des contrats 
d’entreprise générale dûment signés, aux fins d’établir que ces contrats ne 
prévoyaient pas leur réalisation, contrairement aux plans visés ne varietur 

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sous-tendant les autorisations de construire des 17 et 24 juin 2010, décisions 
faisant partie intégrante desdits contrats.  

  Au poste 16, le montant des honoraires de promotion – dont le mode de 
calcul n'était pas litigieux – devait être corrigé en fonction du prix admis pour la 
construction : {[(prix de revient total de l'opération sous poste 18 – prix du terrain 
sous poste 111 – honoraires de promotion sous poste 16) x 2,8 %] x 1,076 (taxe 
sur la valeur ajoutée)}. 

31)  Par courrier recommandé du 18 mai 2016, le TAPI a imparti à la société un 
délai au 1er juin 2016, lequel n'était pas susceptible d'être prolongé, pour se 
déterminer sur les observations du département et produire les contrats dûment 
signés établissant une divergence avec les plans visés ne varietur. 

32)  La société n'a pas produit les documents requis dans le délai imparti.  

33)  Par décision du 2 juin 2016, le TAPI a ordonné la jonction des deux 
procédures, requise le 27 mai 2016 par les acquéreurs, sous le numéro de cause 
A/697/2015. 

34)  Les 30 juin 2016, 22 juillet 2016 et 26 juillet 2016, les acquéreurs, 
respectivement l’OCLPF et la société, ont produit leurs observations, persistant 
dans leurs conclusions. 

35)  Par jugement du 13 décembre 2016, le TAPI a rejeté le recours des 
acquéreurs, admis partiellement le recours de la société et renvoyé le dossier au 
département pour nouvelle décision dans le sens de ses considérants, tout en 
mettant, à titre d’émoluments, CHF 1'800.- à la charge des acquéreurs et 
CHF 3'000.- à la charge de la société. 

  Les acquéreurs avaient un intérêt digne de protection à faire contrôler la 
bonne exécution par l’OCLPF de sa mission de contrôle des éléments composant 
le prix de vente total figurant dans le PF définitif. La qualité pour recourir devait 
ainsi leur être reconnue. En revanche, les conclusions qu’ils n’avaient formulées 
qu’au stade de leur réplique étaient tardives et donc irrecevables. 

  Le droit d’être entendu de la société n’avait pas été violé. Manquant à son 
devoir de collaboration, elle n’avait pas remis au département les documents 
requis comme il lui incombait, malgré un ultime délai supplémentaire qui lui avait 
été accordé. De plus, elle avait pu produire auprès du TAPI un projet de 
PF définitif au sujet duquel elle s’était largement expliquée. La décision du 
département, qui indiquait clairement sur quels éléments et quels documents elle 
se fondait, était suffisamment motivée. 

  L’art. 5 LGZD constituait la base légale permettant la fixation du prix du 
terrain par des directives, lesquelles ne faisaient que définir les éléments de la loi. 

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  L’OCLPF n’avait pas violé le principe de la bonne foi en réduisant, dans 
l’accord définitif de vente, le prix de vente global de CHF 2'725'827.- par rapport 
à celui établi dans les accords provisoires du 7 décembre 2010 (CHF 27'627'059.- 
- CHF 24'901'232.-). En effet, ces derniers soulignaient expressément que les prix 
de vente détaillés ne pourraient en aucun cas être dépassés sans l’accord de 
l’OCLPF. En outre, les autorisations de construire, entrées en force, imposaient le 
respect des conditions techniques et financières qu’elles contenaient, dont 
notamment le prix du terrain qui ne pouvait plus être remis en question. 

  S’agissant du poste 111 (« prix du terrain ») du PF produit le 29 février 
2016 par la société, celle-ci avait finalement admis le prix tel que fixé par 
l’OCLPF à CHF 2'768'500.-, de sorte que ce point n’était plus litigieux. 
Concernant le poste 112, le montant de CHF 46'884.- était admis au vu des pièces 
produites par la société. Le montant de CHF 280'000.- au poste 113 était admis à 
titre forfaitaire par le département et il lui en était donné acte.  

  Il n’y avait pas lieu de modifier la décision litigieuse en tenant compte du 
montant de CHF 823'771.- requis par la société au poste 114 (« autorisation et 
divers »). D’une part, ce montant ne figurait pas dans les PF intermédiaires 
servant de base aux accords provisoires. D’autre part, il ressortait des contrats 
d’entreprise générale que ces prestations avaient déjà été prises en compte. En 
effet, le chiffre 4.2 du contrat d’entreprise générale prévoyait la somme de 
CHF 65'464.-, soit 12,6 % du prix global, incluant les 11 % d’honoraires 
d’architectes, géomètres, ingénieurs plus les taxes. De surcroît, les honoraires de 
CHF 13'365.- de l’ingénieur spécialisé pour le bilan thermique n’étaient pas 
prouvés. Enfin, les honoraires de promotion figuraient déjà sous le poste 16 des 
PF intermédiaires. 

  Pour les postes 12 à 15, il se justifiait de soustraire du prix de revient le 
montant correspondant au coût de construction des équipements non réalisés, dès 
lors qu’ils étaient prévus dans les plans visés ne varietur, qu’ils participaient au 
coût de revient de l’opération selon les accords de principe et à la définition de la 
typologie des logements répondant au besoin prépondérant de l’intérêt général, et 
que leur réalisation avait été expressément exigée.  

  Le montant de CHF 640'000.-, versé par la société aux acquéreurs pour leur 
permettre d’achever leurs maisons à la suite de la faillite de l’entreprise générale, 
ne pouvait pas être ajouté dans le prix de revient au poste 17 (imprévus), dans la 
mesure où les acquéreurs s’étaient déjà acquittés du prix de vente correspondant 
aux accords de vente provisoires. Ajouter cette somme au stade de l’accord 
définitif revenait à la comptabiliser deux fois dans les coûts de construction. 
Enfin, les honoraires de promotion comptabilisés au poste 16, dont le mode de 
calcul n’était pas litigieux, devaient être corrigés en fonction du prix admis pour la 
construction. 

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  Quant aux arguments des acquéreurs, le droit cantonal n’instituait pas de 
procédure administrative leur permettant d’exiger réparation à la suite des défauts 
constatés dans l’exécution de la construction, comme le drainage défectueux. La 
LGZD, de pur droit administratif, n’emportait qu’un effet indirect sur les rapports 
de droit civil entre vendeur et acheteur. Si les coûts liés à d’éventuelles malfaçons 
se répercutaient sur les acquéreurs, il leur appartenait d’en obtenir réparation 
devant la juridiction civile, ces questions relevant du droit privé.  

  Les HLAE constituées en vue de garantir les créances des artisans et 
entrepreneurs – de nature purement civile – dans le cadre de l’exécution du contrat 
d’entreprise, ne pouvaient être considérées comme ressortissant aux coûts de 
construction proprement dits, de sorte qu’elles ne pouvaient être prises en 
considération par une diminution de la marge de bénéfice et risques dont le taux 
de 18 % résultait des directives de l’OCLPF et avait été avalisé par les accords de 
principe intégrés aux autorisations de construire entrées en force. En revanche, 
cette marge pourrait précisément permettre au promoteur de faire face à ses 
obligations dans le cadre d’un procès civil. 

  Il n’apparaissait pas que la LGZD instaurait une quelconque responsabilité 
du département en raison des carences des promoteurs ou des entrepreneurs dans 
le cadre d’un projet de construction en zone de développement. 

36)   Par acte du 24 janvier 2017, les acquéreurs (à l’exception de 
Mme et M. MENDEZ-ORIZET) ont recouru auprès de la chambre administrative 
de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre le jugement 
précité. Préalablement, ils ont conclu au renvoi de la procédure au TAPI dans le 
sens de leurs considérants. 

  Principalement, ils ont conclu, « sous suite de frais et dépens », à 
l’annulation du jugement en tant qu’il rejetait leur recours, et à ce qu’il soit 
prononcé que la décision de l’OCLPF du 2 février 2015 inclue les surcoûts des 
ouvrages (HLAE, drainage) prévus par les plans techniques et financiers OCLPF 
et jusqu’alors supportés par eux-mêmes, et à ce qu’en conséquence, ladite 
décision soit complétée des surcoûts effectifs découlant de la prise d’HLAE subies 
par eux-mêmes, soit CHF 2'749'329.-, plus frais et intérêts de CHF 350'000.-, et 
d’une provision de CHF 1'184'652.- en raison des drainages défectueux. Ils ont 
conclu également à ce qu’il soit prononcé que ces surcoûts soient assumés par les 
promoteurs, puisqu’ils réduisaient la marge de bénéfice et risques qui leur avait 
été allouée selon les PF de l’OCLPF. Ils ont conclu en outre à ce que le jugement 
soit annulé en tant qu’il mettait à leur charge un montant de CHF 1'800.- à titre de 
dépens. Subsidiairement, ils ont conclu à ce qu’il soit prononcé que l’OCLPF 
rende une nouvelle décision tenant compte des HLAE et des drainages 
défectueux. 

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  La LGZD offrait un grand avantage aux promoteurs en fixant un prix du 
terrain en-dessous du prix du marché ainsi des coefficients de construction 
supérieurs à ceux de la zone libre. Les promoteurs étaient ainsi en mesure de 
réaliser des logements dont le prix était inférieur à ceux de la zone libre, de sorte 
qu’ils ne prenaient aucun risque sur le marché et profitaient d’une marge de 
bénéfice et risques très généreuse. En contrepartie de ces avantages, ils 
s’engageaient à livrer des logements suivant certaines spécifications techniques et 
financières définies par l’OCLPF. Les acquéreurs, destinataires de la LGZD, 
pouvaient dès lors de bonne foi se reposer sur le système de cette loi : les 
promoteurs étaient tenus de respecter les exigences imposées par l’État. La marge 
élevée des promoteurs en sus de leurs honoraires démontrait que l’OCLPF leur 
imposait une obligation de résultat : pour les acquéreurs, les villas ne devaient, 
concrètement, pas revenir à un prix supérieur au maximum admis par l’OCLPF. 
Les promoteurs devaient assumer les éventuels dépassements, quelles qu’en 
étaient les raisons. 

  Les surcoûts résultant des quatre cents procédures d’inscription d’HLAE et 
les frais de drainage avaient alourdi d’autant le coût de construction des villas et 
devaient être répercutés dans les PF, puisque la charge finale supportée par les 
acquéreurs était augmentée d’autant. L’absence d’exécution du drainage, qui 
engendrait des problèmes de salubrité, devait être traitée de la même manière que 
l’absence des douches et des armoires. En effet, un chantier sans drainage ne 
répondait pas aux critères de construction répondant à un besoin d’intérêt général 
selon l’art. 5 LGZD.  

  Leurs prétentions n’étaient pas de nature civile. Ils ne demandaient pas de 
l’État une prestation pécuniaire, mais de veiller au respect par les promoteurs des 
charges imposées par la LGZD et par les plans financiers et techniques OCLPF. 
Le but de cette loi ne pouvait être réalisé que si le prix contrôlé était celui que les 
acquéreurs devaient finalement payer, faute de quoi la finalité d’accès à la 
propriété à des conditions favorables devenait illusoire. Vu la pénurie de 
logements, ils n’étaient pas en position de négocier avec les promoteurs et seule la 
protection étatique pouvait leur assurer une acquisition à des conditions LGZD. 

  En ne répondant pas à des questions de droit administratif, le TAPI éludait 
son obligation de contrôler les composantes du prix maximal de vente OCLPF. Il 
les renvoyait vers le juge civil, lequel se baserait sur les prix déterminés par les PF 
et leur reprocherait de ne pas avoir contesté ces montants devant le tribunal 
matériellement compétent.  

37) a. Par acte mis à la poste le 30 janvier 2017, la société a également interjeté 
recours auprès de la chambre administrative contre le jugement précité, concluant 
à son annulation en tant qu’il n’admettait son recours que partiellement, qu’il 
renvoyait le dossier au département, qu’il mettait à sa charge un émolument de 
CHF 3'000.- et qu’il ne lui allouait pas d’indemnité. Elle a conclu également à 

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l’annulation de la décision du département du 2 février 2015 et au versement 
d’une indemnité équitable.  

  Si le jugement querellé constituait clairement une décision finale et non une 
décision incidente concernant le sort réservé aux acquéreurs, la question était plus 
délicate s’agissant du recours de la société qui avait été partiellement admis, la 
cause ayant été renvoyée au département pour nouvelle décision. Néanmoins, le 
TAPI avait considéré qu’il s’agissait d’une décision finale et elle faisait ainsi 
valoir ses droits sans attendre la décision qui serait rendue par le département. 

  Le département ne lui avait pas soumis le PF définitif avant de prendre sa 
décision, violant l’art. 78 RGL. Elle n’invoquait en revanche plus la violation de 
son droit d’être entendue ni le défaut de motivation de la décision. 

  La loi prévoyait un contrôle du prix de vente des logements et non du prix 
du terrain. Or, elle avait respecté les prix de vente des logements, en les vendant à 
des prix plus bas que ceux autorisés. En retenant le contraire, le TAPI avait violé 
la loi, de même que la garantie de la propriété et la liberté économique. 

  La pratique de l’OCLPF consistant à vouloir fixer une seconde fois le prix 
de logements d’ores et déjà vendus avec son accord était dépourvue de base légale 
et posait des problèmes d’application insolubles. Une vente immobilière ne 
pouvait en effet être conçue qu’une seule fois. Par conséquent, l’accord provisoire 
de vente constituait la décision par laquelle la vente intervenait et celle-ci ne 
pouvait plus être remise en cause. L’accord définitif était destiné à servir de base 
pour fixer le prix de revente des logements si les acquéreurs souhaitaient revendre. 

  Elle n’avait produit le PF en cours de procédure que sur injonction du TAPI. 
Cela ne valait pas pour autant acceptation de la thèse de l’OCLPF. Elle considérait 
donc toujours que le prix de vente des terrains, qui ne pouvait pas faire l’objet 
d’un contrôle, était bien le prix payé effectivement à hauteur de CHF 3'930'000.-. 
Dans la mesure où il lui avait été demandé de réduire ce prix à CHF 3'048'500.-, 
elle avait augmenté le poste 112 de CHF 46'884.- relatifs à des droits de mutation 
et d’acquisition, et le poste 114 de CHF 823'771.-, correspondant à la 
rémunération des promoteurs pour les prestations effectuées dans le cadre du 
projet. Il était également choquant que le coût des équipements non réalisés ait été 
soustrait. En effet, l’OCLPF avait tenu compte des contrats d’entreprise 
effectivement conclus, lesquels ne comprenaient pas les douches ni les armoires. 
Il n’était donc pas possible d’effectuer une seconde soustraction. Enfin, il était 
choquant que le PF définitif ne tienne pas compte de  la somme de CHF 640'000.-.  

 b. Elle a notamment produit un document daté du 15 novembre 2010 faisant 
état de ses prestations effectuées de 2000 à 2010 et justifiant, d’une part, des 
honoraires pour l’établissement de la demande de renseignement et du PLQ 
s’élevant à CHF 280'000.-, et d’autre part, des honoraires à hauteur de 

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CHF 757'425.- pour « prestations d’autorisation de construire » équivalent à 
37,5 % des prestations d’architecte selon la norme SIA 102. Ce document 
mentionnait également CHF 12'671.95 de frais d’ingénieur spécialisé pour le bilan 
thermique, CHF 53'675.- de taxes payées à l’OCLPF et au département, et 
CHF 46'884.- de frais de notaire. Le total s’élevait à CHF 1'150'655.95. 

38)  Le 6 février 2017, le TAPI a transmis son dossier à la chambre 
administrative, sans formuler d’observations. 

39)  Le 28 février 2017, les acquéreurs ont conclu au rejet du recours de la 
société, se référant à leurs écritures déposées auprès du TAPI.  

40)  Le 1er mars 2017, l’OCLPF a conclu au rejet des recours. 

41)  Le 1er mars 2017, la société a conclu au rejet du recours des acquéreurs. 

42)  Le 24 mars 2017, les acquéreurs ont indiqué qu’ils n’entendaient pas 
formuler de requête complémentaire ni exercer leur droit de réplique. 

43)  Le 10 avril 2017, la chambre administrative a informé les parties que la 
cause était gardée à juger. 

44)  Pour le surplus, les arguments des parties seront repris en tant que de besoin 
dans la partie en droit ci-après. 

EN DROIT 

1) a. Les recours, portant sur un jugement du TAPI se prononçant sur une 
décision prise par le département en application de la LGZD, ont été interjetés 
devant la juridiction compétente (art. 116 al. 1 et 132 de la loi sur l'organisation 
judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 LGZD ; 
art. 23 du règlement d'application de la loi générale sur les zones de 
développement du 20 décembre 1978 - RGZD - L 1 35.01 ; art. 145 al. 1 de la loi 
sur les constructions et les installations diverses du 14 avril 1988 - LCI - L 5 05). 
Quant à la qualité pour recourir des acquéreurs, elle a été reconnue à juste titre par 
le TAPI et n’est plus litigieuse devant la chambre administrative. Les recours sont 
donc recevables de ces points de vue.  

 b. Constitue une décision finale au sens de l’art. 90 de la loi fédérale sur le 
Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) celle qui met un point final à 
la procédure, qu’il s’agisse d’une décision sur le fond ou d’une décision qui clôt 
l’affaire en raison d’un motif tiré des règles de la procédure 
(Pierre MOOR/Etienne POLTIER, Droit administratif, vol. 2, 3ème éd., 2011, 
n. 2.2.4.2) ; est en revanche une décision incidente (art. 4 al. 2 de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10) celle qui est prise 

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pendant le cours de la procédure et qui ne représente qu’une étape vers la décision 
finale (ATA/399/2016 du 10 mai 2016 et les arrêts cités).  

  Le prononcé par lequel une autorité renvoie la cause à l’autorité inférieure 
pour qu’elle rende une nouvelle décision constitue en principe une décision 
incidente (Pierre MOOR/Etienne POLTIER, op. cit., n. 2.2.4.2). Il s’agit en effet 
d’une simple étape avant la décision finale qui doit mettre un terme à la 
procédure. Une décision de renvoi revêt en revanche le caractère d’une décision 
finale lorsque le renvoi a lieu uniquement en vue de son exécution par l'autorité 
inférieure sans que celle-ci ne dispose encore d'une liberté d'appréciation notable 
(Benoît BOVAY, Procédure administrative, 2ème éd., 2015, p. 361-362 ; 
ATF 135 V 141 consid. 1 ; 134 II 137 consid. 1.3.1 ; 134 II 124 consid. 1.3 ; 
133 V 645 consid. 1 ; 133 V 477 consid. 5.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 
1C_868/2013 du 20 décembre 2013 consid. 2 ; ATA/560/2006 du 17 octobre 
2006).   

  Les développements ci-dessus sont également applicables aux notions de 
décision finale et de décision incidente au sens de l’art. 57 let. a et c LPA. 

 c. Dans l’ATA/502/2014 du 1er juillet 2014, la chambre administrative a 
considéré qu’une décision de mise en location (ci-après : DML) provisoire fondée 
sur l’art. 74 RGL devait être qualifiée de décision incidente, contrairement à la 
décision au sens de l’art. 78 RGL par laquelle était arrêté de manière définitive le 
rendement net que le propriétaire pouvait obtenir de la chose louée à la fin des 
travaux, après l’établissement du PF définitif, fondé sur le bouclement définitif 
des comptes de construction.  

 d. En l’espèce, si le jugement du TAPI a partiellement admis le recours de la 
société et renvoyé la cause au département pour nouvelle décision, il s’agit d’une 
décision finale dans la mesure où le département doit suivre des considérants 
précis et ne dispose donc pas d’une liberté d’appréciation notable. Quant à la 
décision du 2 février 2015, il s’agit également d’une décision finale dans la 
mesure où le département donne son accord de manière définitive. 

  Par conséquent, les recours, interjetés en temps utile, sont recevables 
(art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. c LPA). 

2) a.  La zone de développement a pour l'essentiel comme objectif de favoriser la 
construction de logements répondant à un besoin d'intérêt public (ATA/1325/2017 
du 26 septembre 2017 ; Alain MAUNOIR, Les zones de développement dans le 
canton de Genève, in RDAF 1998 I p. 266 et 267). 

 b. La délivrance d’une autorisation de construire selon les normes d’une zone 
de développement est subordonnée à l’adoption préalable par le Conseil d’État 
d’un PLQ au sens de l’art. 3 LGZD et des conditions particulières applicables au 

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projet imposées notamment à l’art. 5 LGZD (affectation à des besoins d’intérêt 
général ; art. 2 al. 1 let. a et b LGZD).  

  Dès lors, les bâtiments d’habitation destinés à la vente, quel que soit le 
mode d’aliénation (notamment cession de droits de copropriété d’étages ou de 
parties d’étages, d’actions ou de parts sociales) doivent répondre, par le nombre, 
le type et le prix des logements prévus, à un besoin prépondérant d’intérêt général 
(art. 5 al. 1 let. b LGZD). 

  Les plans techniques et financiers, notamment les normes applicables à 
l’état locatif ou au plan de vente et aux réserves pour entretien, doivent être 
préalablement agréés par le département. Toute modification qui intervient en 
cours de construction doit être signalée et faire, le cas échéant, l’objet d’un nouvel 
agrément (art. 5 al. 2 LGZD). Les prix et les loyers des bâtiments visés à 
l'art. 5 al. 1 let. b LGZD sont soumis au contrôle de l’État pendant une durée de 
dix ans dès la date d’entrée moyenne dans les logements (art. 5 al. 3 LGZD). 

  Lorsque le PLQ a été approuvé, le département informe le requérant en 
autorisation de construire des conditions à remplir et l’invite à présenter le PF de 
l’opération projetée (art. 4 RGZD). Il revient au département, dans le cadre de 
l’examen de la demande définitive en autorisation de construire, de fixer les 
conditions particulières au sens des art. 4 et 5 LGZD (art. 5 RGZD). Le 
département ne peut délivrer l’autorisation de construire que si toutes les 
conditions imposées sont remplies ou leur réalisation garantie de manière 
appropriée (art. 6 RGZD). 

  Le requérant doit fournir, avec la demande d’autorisation de construire,  
l’estimation du prix de revient de l’opération, les modalités du financement et de 
son coût ainsi que le PF d’exploitation (art. 13 al. 1 let. a, b et c RGZD). 

 c. Selon l’art. 25 al. 1 RGZD (« dispositions transitoires »), les chapitres I 
(Conditions relatives aux immeubles) et X (Procédure), ainsi que l’art. 82 
(Émoluments) RGL sont applicables par analogie. 

  Par conséquent, les art. 66 ss RGL régissant la procédure de mise au 
bénéfice de la LGL sont applicables par analogie à la procédure concernée 
(ATA/502/2014 précité). C’est sur cette base que l’OCLPF a fondé sa pratique en 
matière d'accords de vente et de DML de logements construits en zone de 
développement. Cela étant, comme le TAPI l’a par ailleurs indiqué à juste titre 
(JTAPI/22/2015 du 9 janvier 2015), vu la nature des habitations ici en cause 
destinées à la vente, cette application analogique ne peut être que partielle 
s'agissant desdits accords de vente, les dispositions légales précitées traitant 
spécifiquement de logements destinés à la location. 

- 24/38 - 

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  Dès lors, le propriétaire requérant doit présenter une demande écrite à 
l’OCLPF, comportant les documents énoncés à l’art. 67 RGL, parmi lesquels un 
PF complet et conforme au modèle adopté par l’OCLPF, un descriptif des travaux, 
ainsi que tous les justificatifs requis concernant le prix du terrain et les frais 
d’acquisition éventuels (art. 67 let. g, h et j RGL). Si l’autorité accepte cette 
demande préliminaire, elle rend un accord de principe qui emporte la mise au 
bénéfice provisoire de la loi. En même temps, elle détermine les prestations qui 
peuvent être accordées et en fixe la durée, la quotité et les conditions d’octroi 
prévues (art. 68 al. 1 et 3 RGL). Cet accord de principe peut devenir caduc de 
plein droit et sans avertissement à son échéance ou en cas de violation de ces 
conditions ou des dispositions légales et réglementaires (art. 69 al. 3 RGL). 

  Aucune vente ne peut être conclue avant que l’OCLPF n'ait octroyé au 
requérant son accord à titre provisoire, jusqu’à l’obtention définitive du bénéfice 
de la loi (art. 73 al. 1 RGL par analogie). Pour obtenir l’accord provisoire, le 
bénéficiaire de l’accord de principe doit notamment joindre à sa demande 
d’autorisation de vente un PF intermédiaire complet et conforme au modèle 
adopté par l’OCLPF (art. 74 let. a RGL par analogie). 

  Pour obtenir définitivement le bénéfice de la loi, le bénéficiaire de l’accord 
de principe doit présenter une demande à l’OCLPF accompagnée notamment d’un 
PF définitif complet et conforme au modèle adopté par l’OCLPF, de tous les 
justificatifs requis concernant le prix de revient définitif global de l’opération, et, 
s’il y a lieu, d’un jeu complet de plans d’exécution avec une liste des 
modifications apportées aux plans soumis pour l’accord provisoire (art. 75 et 
76 RGL par analogie). Le requérant est tenu de remettre à l’OCLPF sur demande 
tous documents utiles à cet examen (art. 77 al. 2 RGL). Le projet de décision 
définitive du département est soumis à l’examen du requérant (art. 78 al 1 RGL). 

 d. Ainsi, contrairement à ce que soutient la société, l’accord de vente définitif 
s’applique non pas aux acquéreurs, mais au bénéficiaire de l’accord de principe et 
donc à la société et aux prix qu’elle pratique. 

 e. La procédure destinée à régler les aspects financiers liés à la délivrance 
d’une autorisation de construire en zone de développement se déroule suivant 
différentes phases successives, parallèlement à l’instruction par les services 
compétents du département des aspects techniques de la demande d’autorisation, 
mais également postérieurement à la fin de la construction. La première phase 
aboutit à la notification par le département d’une seule décision (« accord de 
principe ») réglant ces deux questions (aspects financiers et techniques), la 
seconde à la DML définitive (ATA/502/2014 précité), et donc, en l’espèce, à la 
décision d’accord de vente définitif. 

  Ainsi, l’autorisation de construire est octroyée en fonction d’un PF initial 
qui fait l’objet d’un accord de principe entre l’OCLPF et le promoteur. Ce dernier 

- 25/38 - 

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n’est à ce stade aucunement livré à la volonté de l’OCLPF. C’est ce cadre 
financier qui détermine le Conseil d’État à rendre son arrêté autorisant 
l’application des normes de la zone de développement au bâtiment à construire et 
c’est en fonction de cet arrêté que le département délivre l’autorisation de 
construire requise. À l’issue de la construction, une DML provisoire 
(respectivement un accord provisoire de vente) doit être délivrée pour permettre la 
mise en location (art. 73 al. 1 RGL), qui est suivie de la délivrance d’une DML 
définitive (respectivement d’un accord définitif de vente) accompagnant la 
décision mettant le propriétaire au bénéfice définitif de la loi (art. 76 et 78 RGL ; 
ATA/502/2014 précité). 

  Dans la procédure de construction en zone de développement, la décision 
octroyant l’autorisation définitive de construire constitue la première décision 
déployant un effet formateur, permettant la mise en œuvre du projet de 
construction en fonction de conditions techniques et financières définies. Si le 
recourant veut remettre en question la conformité au droit du PF et de l’état locatif 
que ladite autorisation lui impose de respecter, c’est contre celle-ci qu’il doit 
former recours (ATA/502/2014 précité).  

 f.  En l’espèce, l’on retiendra préalablement que les recourants n’ont pas 
recouru à l’encontre des arrêtés du 9 juin 2010, ni à l’encontre des autorisations de 
construire des 17 et 24 juin 2010, entrées en force depuis lors, et dont les accords 
de principe du 6 mai 2010 se basant sur les PF initiaux du 22 février 2010 font 
partie intégrante. Dès lors, les conditions fixées par ces décisions, en particulier, 
les plans visés ne varietur, les postes des PF initiaux, et notamment le prix 
maximum autorisé pour le terrain, ainsi que les exigences de typologie des 
habitations, ne peuvent plus être remis en cause par les recourants au stade de 
l’accord définitif. Celui-ci n’est ainsi susceptible de prendre en compte que les 
divergences avec les coûts effectifs de construction.  

3) a. La société reproche au département d’avoir violé l’art. 78 RGL en ne lui 
soumettant pas préalablement le PF définitif avant de rendre sa décision.   

 b. Selon l’OCLPF, dans le cadre particulier de l’octroi d’un accord définitif de 
vente, il convient de relativiser l’importance d’une discussion préalable au sens de 
l’art. 78 RGL, lequel ne s’applique par ailleurs que par analogie, étant donné que 
le requérant ne dispose pas d’une marge de négociation particulière en vue d’une 
telle décision. Ce raisonnement apparaît a priori justifié, dans la mesure où le 
cadre financier et technique a déjà été strictement défini dans les accords de 
principe puis précisé dans les accords provisoires, lesquels ont déjà fait l’objet de 
discussions, et que ce cadre n’est susceptible d’être modifié dans le PF définitif 
que selon les coûts effectifs de la construction, qui ne sont à ce stade plus soumis 
à une quelconque négociation et ne dépendent que des justificatifs afférents aux 
coûts effectifs de l’opération à concurrence des plafonds budgétaires déjà 
déterminés.  

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 c. En l’espèce, cette question peut néanmoins rester indécise puisque la société 
a eu l’occasion de produire auprès du TAPI son propre projet de PF définitif, et 
qu’elle a d’ailleurs à nouveau bénéficié d’une prolongation de délai à cet effet. 
Toutes les parties à la procédure ont largement eu l’occasion de se prononcer sur 
chacun des postes constituant ce PF et de faire valoir leurs arguments devant le 
TAPI, lequel dispose d’un plein pouvoir d’examen et a examiné en détails chacun 
des postes contestés, ordonnant la modification du PF après avoir analysé les avis 
de chacun, y compris de la société. Dès lors, l’éventuelle violation de son droit 
d’être entendue dans le cadre de l’octroi de la décision litigieuse a été réparée en 
procédure de recours.  

  Pour le surplus, on ne saurait reprocher à l’OCLPF de ne pas avoir suivi la 
procédure prévue à l’art. 78 RGL. En effet, la société a déjà été avertie en 
décembre 2010 du fait que, au moment du bouclement du compte de construction, 
il lui incombait de remettre à l’OCLPF un PF définitif, avec récapitulatif détaillé 
des différents postes du prix de revient, ainsi que tout autre renseignement ou 
justificatif requis. Elle n’a toutefois pas respecté ce devoir de collaboration, 
puisqu’elle n’a pas déposé de demande dûment documentée en vue d’obtenir un 
accord définitif, contrairement à ce que prévoient les art. 75 et 76 RGL. De plus, 
interpellée par l’OCPLF à plusieurs reprises et malgré un ultime délai 
supplémentaire lui ayant été accordé à titre exceptionnel, elle n’a jamais fourni les 
documents requis, alors qu’elle était informée que passé ce délai, l’accord définitif 
de vente serait établi sur la base des informations en possession de l’autorité. 
C’est ainsi que, sans nouvelles de la société depuis le 13 octobre 2014, mais 
bénéficiant des documents nécessaires finalement transmis par les acquéreurs, 
l’OCLPF a pu rendre son accord définitif le 2 février 2015. Dans ces 
circonstances, il est compréhensible que l’autorité n’ait plus jugé utile de 
transmettre à la société le projet de sa décision, dès lors qu’il était possible de la 
rendre sur la base des documents en sa possession, et que la société manquait à 
son devoir de collaboration depuis le début de la procédure prévue aux  
art. 75 ss RGL. À toutes fins utiles, on relèvera que la société a produit son PF 
définitif auprès du TAPI « sans reconnaissance de la nécessité de son 
établissement », ce qui confirme encore une fois son absence de volonté de 
collaborer.  

  Au vu de ce qui précède, ce grief sera rejeté. 

4) a. La société soutient que seul le prix de vente total des habitations pourrait 
être contrôlé, à la différence du prix du terrain le déterminant en partie, dont le 
contrôle étatique ne reposerait sur aucune base légale et violerait la garantie de la 
propriété et la liberté économique.  

 b. L’art. 26 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 
18 avril 1999 (Cst. - RS 101) consacre le principe de la garantie de la propriété.  
Selon l’art. 27 al. 1 Cst., la liberté économique est garantie. 

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  Selon l’art. 36 al. 1 à 3 Cst., toute restriction d’un droit fondamental doit 
être fondée sur une base légale, être justifiée par un intérêt public suffisant et 
respecter le principe de la proportionnalité. 

 c. À défaut de règlement de quartier adopté spécialement ou de conventions 
particulières, les dispositions du règlement type annexé au règlement d’exécution 
de la LGZD sont applicables et le Conseil d’État fixe de cas en cas les conditions 
relatives à la limitation des loyers ou des prix (art. 4 al. 2 LGZD). Le Conseil 
d’État fixe dans chaque cas le montant maximum des loyers ou des prix 
(art. 15 al. 1 in initio de l’annexe au règlement d’application de la LGZD du 
20 décembre 1978 - RGZD2 - L 1 35.04). 

d. D'après la jurisprudence, afin d'assurer l'application uniforme de certaines 
dispositions légales, l'administration peut expliciter l'interprétation qu'elle leur 
donne dans des directives. Celles-ci n'ont pas force de loi et ne lient ni les 
administrés, ni les tribunaux, ni même l'administration. Elles ne dispensent pas 
cette dernière de se prononcer à la lumière des circonstances du cas d'espèce. Par 
ailleurs, elles ne peuvent sortir du cadre fixé par la norme supérieure qu'elles sont 
censées concrétiser. En d'autres termes, à défaut de lacune, elles ne peuvent 
prévoir autre chose que ce qui découle de la législation ou de la jurisprudence 
(ATF 141 II 338 consid. 6.1 ; 140 V 343 consid. 5.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 
2C_522/2012 du 28 décembre 2012 consid. 2.3 ; 9C_477/2011 du 13 juillet 2012 
consid. 4.1.3 ; ATA/1244/2017 du 29 août 2017 ; ATA/265/2016 du 22 mars 
2016 ; ATA/54/2016 du 19 janvier 2016).  

 Dans le cadre de son activité de contrôle, l’OCLPF a adopté des directives 
visant à codifier sa pratique notamment pour la détermination des éléments à 
prendre en compte dans l’établissement de l’état locatif autorisé des immeubles 
sous contrôle étatique. La chambre administrative a déjà eu l’occasion de 
confirmer la conformité à la LGL de telles directives, qui constituent une base de 
gestion indispensable au traitement d’un grand volume de travail, l’examen au cas 
par cas de toutes les particularités de chaque dossier n’étant matériellement pas 
possible et de surcroît source d’insécurité juridique et d’inégalité de traitement 
(ATA/585/2017 du 23 mai 2017 ; ATA/845/2016 du 11 octobre 2016 ; 
ATA/331/2011 du 24 mai 2011 ; ATA/879/2010 du 14 décembre 2010). 

  La directive PA/SI/001.04 relative aux « prix admis dans les plans 
financiers pour les terrains sis en zone de développement », entrée en vigueur le 
1er août 2006 et modifiée le 1er octobre 2012, se base sur les art. 4 al. 2, 5 al. 1 et  
2 LGZD et 15 RGZD2, et fixe les plafonds admis pour les prix des terrains sis en 
zone de développement, en vue d'encourager leur mise en valeur tout en 
répondant aux besoins prépondérants d'intérêt général définis par la loi. Elle 
prévoit que le montant admis pour le terrain dans le PF d'une opération mise au 
bénéfice des normes de la LGZD est le prix effectivement payé par le requérant, 

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mais au maximum jusqu'à concurrence des prix plafonds qu’elle détermine selon 
des critères tels que la zone préexistante et la densité prévue. 

 e. Historiquement, l’introduction d’un mécanisme de contrôle des loyers dans 
le cadre de la délivrance d’autorisations de construire en zone de développement a 
été introduite à l’art. 5 de la loi sur l’expansion de l’agglomération urbaine 
genevoise en vue de lutter contre la spéculation sur les terrains (MGC 1957 II 
p. 1’385 ss, not. 1’389), devenue la LGZD en 1978. C’est à la suite de l’adoption 
de la novelle du 16 novembre 1962 (projet de loi modifiant l’art. 5 de la loi sur 
l’expansion de l’agglomération urbaine genevoise précitée) qu’a été introduite la 
condition faite aux propriétaires pour obtenir l’autorisation de construire d’édifier 
des logements dont le nombre et le type correspondaient aux besoins et à l’intérêt 
général (MGC 1962 IV p. 2’509). La teneur actuelle de cette disposition a été 
introduite par une modification législative de la LGZD du 18 septembre 1987 
(ATA/502/2014 précité).  

  Les zones de développement trouvent leur origine dans un projet de loi de 
1956 créant un périmètre d'expansion de l'agglomération urbaine élaboré par le 
Conseil d'État. Dans son rapport relatif à ce périmètre, l'exécutif cantonal 
indiquait la nécessité de disposer d'espaces permettant la construction 
d'immeubles tout en évitant la spéculation immobilière (MGC 1956, p. 2022). 
Pour le Grand Conseil, il existait un lien étroit entre la création d'une zone de 
développement de l'agglomération urbaine et la politique de lutte contre la pénurie 
de logements. L'État avait ainsi une volonté claire d'éviter que la politique du 
logement ne soit entravée par une hausse excessive des prix des terrains. Les 
amendements successifs apportés à cette loi ont consisté à veiller à ce que la 
création de la zone de développement de l'agglomération urbaine, en libérant des 
terrains en vue de la construction de logements, ne se traduise pas par une 
spéculation allant à fins contraires de la politique menée par l'État. Dans cette 
optique, un contrôle des prix des terrains en zone de développement a été introduit 
(MGC 1972, p. 412). De même, l'État a obtenu un droit de préemption légal sur 
les terrains dans cette zone. Ce droit de préemption, prévu à l'art. 3 LGL, est 
destiné notamment à empêcher des opérations spéculatives qui seraient contraires 
au rôle de la zone de développement. Le but des zones de développement est donc 
de maîtriser les prix des terrains situés dans ces zones afin de favoriser la 
construction de logements bon marché (MGC 1977, p. 2018) tout en assurant une 
densification harmonieuse et raisonnable de certains secteurs du canton. Dans ce 
but, l'État contrôle le prix des terrains, le coût de construction des immeubles, le 
type de logements à construire, le prix de vente éventuel ou encore le montant du 
loyer futur des logements construits. La fixation des prix et loyers intervient sous 
la forme de directives administratives de l’OCLPF, ayant leur fondement à 
l'art. 5 LGZD. Elles sont accessibles sur internet (François BELLANGER, 
Déclassement et autres mesures de planification dans le canton de Genève, in 

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FOËX Bénédict [éd.], Planification territoriale, Droit fédéral et spécificités 
cantonales, 2013, p. 92 et 93 et les références citées). 

  Sur la base du plan financier à remettre à l'administration, une limitation des 
loyers et des prix des logements est imposée au propriétaire des bâtiments à 
construire, pendant une période de dix ans au maximum. Un tel contrôle sur les 
logements a été considéré comme conforme au droit supérieur par le Tribunal 
fédéral, aussi bien au regard de la garantie constitutionnelle de la propriété que de 
la liberté du commerce et de l'industrie (ATF 99 Ia 620, in SJ 1974 177 ; Alain 
MAUNOIR, op. cit., p. 276). 

 f. En l’espèce, la LGZD prévoit que les prix des logements faisant l’objet de 
cette loi sont contrôlés par l’État (art. 5 al. 3 LGZD). Dans cette perspective, et 
comme l’a relevé le TAPI à juste titre, l’art. 5 al. 2 LGZD introduit le mécanisme 
du PF, qui intègre les éléments que doit fournir le requérant au sens de 
l’art. 13 RGZD, et au moyen duquel le respect des conditions de l’art. 5  
al. 1 LGZD est vérifié. La loi ne donne pas de détail sur ce que constitue un prix 
répondant à un besoin d’intérêt général mais investit le Conseil d’État de le fixer 
de cas en cas. Il se justifie de considérer que le prix du terrain constitue, avec le 
coût de construction, l’un des composants les plus importants du prix de revient 
d’un logement à construire. Un contrôle efficace d’un tel prix de revient sur lequel 
se base le prix de vente doit dès lors passer par le contrôle du prix du terrain. Au 
vu de la jurisprudence et de la doctrine précitées, la directive administrative par 
laquelle intervient la fixation d’un prix maximum pour les terrains sis en zone de 
développement selon des critères objectifs et pertinents, est conforme au but de 
l’art. 5 LGZD et ne fait que concrétiser sa mise en œuvre sans sortir du cadre 
déterminé. 

  Si la société a pu vendre les logements à des prix inférieurs à ceux fixés 
dans les accords provisoires, il ne lui appartenait toutefois pas d’augmenter le prix 
du terrain en y insérant d’autres frais que ceux définitivement agréés. Le contrôle 
du respect de chacun des postes du PF permet ainsi d’éviter que le promoteur en 
« gonfle » certains tout en en réduisant d’autres de la manière qui l’arrange mais 
tout en respectant une limite maximum globale du prix de revient admissible. En 
effet, si les coûts de construction s’avèrent finalement moins élevés que prévus, 
les acquéreurs doivent être les premiers à en profiter, conformément aux buts de la 
LGZD.  

  Le prix du terrain en cause a par ailleurs déjà été fixé à CHF 531.- par m2 de 
SBP dans les accords de principe, lesquels se basent sur tous les justificatifs le 
concernant (art. 67 RGL), ainsi que dans les accords provisoires agréés par la 
société, de sorte que le montant de ces prix maximum ne peuvent plus être remis 
en cause à ce stade.   

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  Compte tenu de ce qui précède, l’art. 5 LGZD constitue une base légale 
suffisante au contrôle du prix du terrain en zone de développement. Les 
restrictions à la liberté économique et à la garantie de la propriété qu’engendre ce 
contrôle étatique sont justifiées par l’intérêt public que constitue la construction de 
logements répondant au besoin d’intérêt général, et cette mesure apparaît apte et 
nécessaire pour atteindre ce but. 

  Par conséquent, ce grief doit être rejeté. 

5) a. La société conteste certains des montants retenus ou écartés par le TAPI et 
correspondant à différents postes du PF définitif.  

 b.  La chambre administrative fait preuve de retenue lorsqu'il s'agit d'examiner 
la façon dont sont traités par une administration spécialisée, en fonction de la loi 
voire des directives existantes, certains frais d'exploitation courants ou 
extraordinaires ou dont elle établit le budget, voire l'état locatif autorisé d'un 
immeuble. L'OCLPF est un service spécialisé chargé d’examiner les dossiers 
relatifs à tous les immeubles subventionnés par l'État, d'en mesurer tous les 
aspects financiers et techniques. Cette mission lui offre un champ de comparaison 
étendu et doit en principe l'amener à établir une pratique uniforme. La chambre 
administrative ne saurait de ce fait substituer son appréciation à celle d'un service 
spécialisé pour ce qui concerne les questions techniques. Dans un tel cas, le 
contrôle qu'elle opère sur la façon dont l'autorité administrative applique la loi se 
limite à l'abus ou à l'excès du pouvoir d'appréciation (ATA/585/2017 précité ; 
ATA/879/2010 précité et les références citées). 

 c. En l’espèce, l’OCLPF a admis à juste titre dans le prix du terrain (poste 11), 
le prix plafonné par m2 de SBP d’un total de CHF 2'768'500.- (poste 111), et dont 
le principe a été confirmé dans les considérants qui précèdent, ainsi qu’un montant 
de CHF 280'000.- à titre d’honoraires de mise en valeur (poste 113), non contesté 
par les parties. À cela s’ajoute encore le poste 112 du PF produit en cours de 
procédure (« droits de mutation et frais d’acquisition ») à hauteur de 
CHF 46’884.-, qui doit être admis puisqu’il a été accepté par l’OCLPF compte 
tenu des justificatifs produits et qu’il n’est pas contesté par les parties. 

  Quant au montant de CHF 823'771.- figurant au poste 114 (« autorisation et 
divers »), il ne figure pas dans les PF intermédiaires servant de base aux accords 
provisoires et ne saurait être admis. En effet, les honoraires des promoteurs liés 
aux autorisations de construire sont déjà pris en compte au poste 16 (« honoraires 
de promotion »), voire dans la marge de bénéfice et risques. Les promoteurs 
soutiennent avoir effectué des prestations correspondant à celles de l’architecte 
selon la norme SIA 102 à hauteur de 37,5 %, dont les honoraires seraient inclus 
dans le poste 114. 100 % de ces prestations équivalent à 11,1 % du coût de 
l’ouvrage de CHF 18'196'400.-, pourcentage sur lequel s’accordent toutes les 
parties. Or, il ressort d’un contrat d’entreprise générale produit par la société que 

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celui-ci inclut déjà une somme à destination des architectes, ingénieurs et 
géomètres (CHF 65'464.-), incluse dans le coût global du contrat (CHF 538'200.-), 
et qui correspond à 13,84 % du coût de l’ouvrage (CHF 65'464.- x 100 /  
[CHF 538'200.- - CHF 65'464.-] = 13,84). Dès lors, on ne peut reprocher au TAPI 
d’avoir retenu que les 11,1 % du coût de l’ouvrage correspondant aux 100 % de 
prestations d’architecte ont déjà été pris en compte dans les prix des contrats 
d’entreprise générale, et que ces honoraires ne pouvaient dès lors être inclus 
également dans le prix afférent au terrain et payés une deuxième fois par les 
acquéreurs. Il en va de même des frais d’ingénieurs spécialisés et des taxes que 
veulent attribuer les promoteurs au poste 114, ces montants étant déjà 
comptabilisés dans le prix du contrat d’entreprise, ou à défaut, aux postes 14 
(« taxes diverses ») et 113 (« travaux préparatoires »). Au surplus, la société a 
elle-même indiqué qu’elle avait ajouté le poste 114 pour compenser le prix 
plafonné du terrain, ce qui lui permettait d’atteindre le montant effectivement 
payé par les acquéreurs à ce titre. 

 d. Les équipements non réalisés, requis expressément par l’OCLPF, participent 
au coût de revient de l’opération selon les accords de principe et à la définition de 
la typologie des logements répondant au besoin prépondérant de l’intérêt général. 
La société n’a pas contesté les montants indiqués par les acquéreurs et retenus par 
les autorités intimées à hauteur de CHF 5'581.20 par unité de douche et de 
CHF 8’418.80 par unité d’armoire, de sorte que le coût de construction y afférent 
peut être retenu pour un montant de CHF 490'000.- ([CHF 5'581.20 + 
CHF 8'418.80] x 35). 

  Les plans autorisés par le département et incluant les équipements requis 
constituent, avec les autorisations de construire, l’objet principal des contrats 
d’entreprise générale. Ils en sont l’annexe la plus importante et doivent ainsi 
prévaloir sur le descriptif des travaux, annexe non signée, qui ne mentionne pas 
les équipements en question. Cela s’impose d’autant plus que l’architecte de la 
société a intégré lui-même les équipements concernés dans les plans avant 
autorisation, et a confirmé expressément que ces modifications seraient réalisées 
lors de l’exécution des ouvrages. À cela s’ajoute qu’alors que le TAPI a octroyé 
un ultime délai à la société pour produire l’ensemble des contrats signés 
établissant une divergence avec les plans visés ne varietur, elle ne les a pas 
produits, ni auprès du TAPI, ni auprès de la chambre administrative.  

  Les équipements en question n’ayant pas été réalisés, il se justifie de réduire 
de CHF 490'000.- le coût de construction total payé par les acquéreurs en vertu 
des contrats d’entreprise générale s’élevant à CHF 18'196'000.- (et correspondant 
à la somme des postes 12 à 15), ce qui donne un total de CHF 17’706'000.-. 

 e. Le montant de CHF 640'000.- que la société souhaite faire figurer au  
poste 17 (« imprévus montants versés directement aux acquéreurs ») a été versé 
« à bien plaire » aux acquéreurs pour leur permettre de terminer leurs travaux. 

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  Ce montant ne justifie en rien une augmentation du prix de revient, puisqu’il 
ne correspond à aucun des éléments de ce prix, dont tous les composants sont déjà 
pris en compte aux autres postes admis, et qu’il ne génère ainsi aucune plus-value 
de l’ouvrage par rapport aux plans techniques et financiers agréés par la société. 
Par ailleurs, les contrats conclus, qui prennent en compte tous les composants des 
prix de vente, mentionnent des prix forfaitaires. En outre, les divers postes du PF 
étant connus au stade de l’accord définitif, il ne se justifie plus de prendre en 
compte une somme correspondant aux imprévus.  

 f. Pour procéder au calcul des honoraires de promotion figurant au poste 16, il 
convient de suivre le mode de calcul appliqué par l’OCLPF et non contesté par les 
parties ([(prix de revient total de l’opération sous poste 18 – prix du terrain sous 
poste 111 – honoraires de promotion sous poste 16) x 2,8%] x 1,076 de taxe sur la 
valeur ajoutée). Cela revient au calcul suivant : (postes 112 + 113 + 12 à 15) x 
2,8 % x 1,076, soit CHF 18’032'884.- x 2,8 % x 1,076, avec un total de 
CHF 543'295.-.  

  Sur cette base, le coût de revient finalement admis est de CHF 21'344'679.-. 

 g. Dans la mesure où, selon les contrats conclus avec les acquéreurs, la somme 
de CHF 4'146'732.- a été versée aux promoteurs au titre d’honoraires pour 
l’activité de mise en valeur et l’indemnité, il se justifie de suivre le raisonnement 
de l’OCLPF en considérant qu’une part de ces honoraires ayant déjà été admise au 
poste 16, seule la différence de CHF 3'603'437.- sera admise en tant que marge de 
bénéfice et risques, laquelle n’équivaut ainsi plus à 18 % mais à 16,9 % du prix de 
revient. 

  Le prix de vente total admis pour les villas s’élève dès lors à 
CHF 24'948'116.-. 

 h. En définitive, l’OCLPF n’a pas abusé de son large pouvoir d’appréciation 
dans la fixation des postes du PF définitif et le TAPI a ordonné à juste titre que les 
postes 112, 113 16 du PF produit en procédure de première instance soient 
modifiés. À cela s’ajoute également la révision de la marge de bénéfice et risques.  

  Il conviendra cependant d’annuler le jugement querellé en tant qu’il renvoie 
le dossier à l’OCLPF pour modifier le PF définitif dans le sens de ses 
considérants, dans la mesure où ces postes seront directement modifiés par la 
chambre administrative, par économie de procédure. 

 i.  L’OCLPF a considéré à juste titre qu’il appartenait en conséquence aux 
promoteurs de rembourser aux acquéreurs la différence entre les prix de vente 
définitivement admis et les prix de vente effectivement conclus. Il conviendra 
d’adapter cette différence sur la base des considérants qui précèdent. 

 j.  En conséquence, les griefs de la société seront très partiellement admis. 

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6) a. Les acquéreurs reprochent au TAPI et à l’OCLPF de n’avoir pas pris en 
compte dans le PF les frais encourus en raison des procédures relatives aux 
HLAE, ni ceux qui auraient été engendrés par le drainage défectueux. Ils estiment 
que la marge allouée aux promoteurs devrait être employée pour prendre en 
charge ces coûts. 

 b. La direction des travaux dont l’exécution est soumise à autorisation de 
construire doit être assurée par un mandataire inscrit au tableau des mandataires 
professionnellement qualifiés, dont les capacités professionnelles correspondent à 
la nature de l’ouvrage (art. 6 al. 1 in initio LCI). 

  Les propriétaires sont responsables, dans l’application de la présente loi et 
sous réserve des droits civils, de la sécurité et de la salubrité des constructions et 
installations (art. 122 LCI). 

  Le département peut demander des renseignements ou des plans 
complémentaires, la modification de plans, la constitution de servitudes ou des 
calculs statiques (art. 13 al. 4 du règlement d’application de la loi sur les 
constructions et les installations diverses du 27 février 1978 - RCI - L 5 05.01). Il 
s’agit d’une norme potestative, laissant au département une liberté d'appréciation 
dans laquelle le Tribunal administratif, devenu depuis lors la chambre 
administrative, selon sa pratique, n'intervient qu'avec retenue. Les recourants ne 
peuvent en tirer une quelconque obligation d'agir, opposable aux autorités 
cantonales (arrêt du Tribunal fédéral 1P.224/2001 du 25 juin 2001 consid. 6b). 

  Pour les constructions profondes, à plusieurs étages en sous-sol ou pénétrant 
de plus de 4 m en dessous du niveau naturel du terrain, il est exigé un rapport 
géotechnique dont le contenu doit préciser le niveau et la direction d’écoulement 
des nappes d’eau de faible importance, les méthodes d’exécution des enceintes 
d’encagement avec détail des fiches en profondeur et des ouvrages annexes tels 
qu’ancrages et pieux (plan et profil détaillés), et le type et la position des ouvrages 
de régularisation des écoulements souterrains (art. 44 LCI et 9 al. 7 let. a à c RCI). 

 c. Il convient de faire une distinction entre ce qui est soumis ou non au 
contrôle de l’État en vertu des dispositions applicables.  

  Celui-ci a pour compétence de déterminer la typologie des logements 
construits en zone de développement et de fixer les composants de leur prix de 
revient servant de base aux prix à reporter dans les contrats de vente et 
d’entreprise, lesquels ne peuvent donc pas être librement négociés. L’accord 
définitif fixe simplement de manière définitive ces éléments en fonction du 
bouclement des comptes de construction servant de base au PF définitif.  

  En revanche, la LGZD n’instaure pas de contrôle de la responsabilité 
contractuelle des intervenants et l’État ne libère pas ceux-ci de mettre en œuvre 

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les voies de droit habituelles pour faire contrôler le respect d’engagements 
contractuels et se faire indemniser en cas de violation de ces engagements. La 
LGZD ne prévoit pas non plus de devoir de l’État d’intervenir dans la promotion 
par des mesures conservatoires ou provisionnelles dans le but de s’assurer que les 
intervenants exécutent leurs engagements contractuels.  

  Il n’appartient donc pas à l’OCLPF de réduire à ce titre la marge de bénéfice 
et risques des promoteurs, dont le mode de calcul n’a pas été remis en cause par 
les acquéreurs. Cela étant, comme l’a relevé le TAPI, cette marge pourrait le cas 
échéant permettre aux promoteurs de faire face à leurs obligations dans le cadre 
d’un procès civil. 

  En effet, seul le juge civil peut se prononcer sur le non-respect des 
obligations contractuelles des intervenants et sur une éventuelle réparation ou 
indemnisation en découlant. Les questions d’éventuels défauts de construction et 
du défaut de paiements des intervenants relèvent en effet du droit privé et 
demeurent ainsi de la compétence des juridictions civiles et non des juridictions 
administratives.  

  C’est ainsi à juste titre que le TAPI a retenu que les frais engendrés par les 
procédures de radiation des HLAE ne pouvaient être considérés comme 
ressortissant aux coûts de construction proprement dits.  

  Il ressort par ailleurs de l’étude hydrologique produite par les acquéreurs et 
des art. 44 LCI et 9 al. 7 RCI qu’en l’espèce, les dispositions de droit public 
n’exigeaient pas l’établissement d’un rapport géotechnique, lequel aurait peut-être 
permis de prendre à temps les mesures nécessaires pour éviter les problématiques 
de drainage. L’obligation de confier la direction des travaux à un mandataire 
inscrit au tableau des mandataires professionnellement qualifiés constitue la seule 
exigence imposée par l’État à cet égard. Pour le surplus, la salubrité des 
constructions relève de la responsabilité des propriétaires et la question d’une 
réalisation défectueuse ou d’une éventuelle erreur de conception dans le projet 
relève des règles de l’art en matière de construction et doit être exclusivement 
examinée sur le plan contractuel. Aucune obligation d’agir ne pouvait être 
imposée aux autorités administratives sur ce point. 

  Il en va différemment des équipements sanitaires, lesquels participent à la 
typologie des logements répondant au besoin prépondérant de la population et 
constituent des éléments contractuels sur lesquels le contrôle étatique ne fait 
aucun doute en vertu de l’art. 5 LGZD.  

  Les griefs des acquéreurs seront par conséquent écartés. 

 

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7)  Dans ces circonstances, le recours des acquéreurs, entièrement mal fondé, 
sera rejeté et le recours de la société sera très partiellement admis. Le jugement 
querellé ne sera que très partiellement annulé, modifié dans les sens des 
considérants, et confirmé pour le surplus.  

8)   Vu l’issue du litige, qui confirme dans sa grande majorité le jugement 
querellé, les émoluments et indemnités prononcés par le TAPI seront confirmés. 

  Un émolument de CHF 1’000.- sera mis à la charge conjointe et solidaire 
des acquéreurs. Un émolument, faiblement réduit, de CHF 950.- sera mis à la 
charge de la société, qui succombe dans une très large mesure (art. 87 al. 1 LPA).   

  Aucune indemnité de procédure ne leur sera allouée pour le même motif, 
pas plus qu’au département, qui dispose d'un secteur juridique compétent pour 
traiter ce type de procédure (art. 87 al. 2 LPA). 

 
* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevables les recours interjetés respectivement le 24 janvier 2017 par 
Madame Martine BABEY, Madame Veronica et Monsieur Manuel BAUD, 
Madame Olga et Monsieur Fausto BERNASCHINA, Madame Mara CARVALHO 
FRAGA, Monsieur Jérôme CONNE, Madame Gaëlle et Monsieur Laurent 
CRETEGNY, Madame Patricia et Monsieur José FERREIRA, Madame Maria 
FARINHA RIBEIRO PINHO, Monsieur Manuel FRAGA, Madame Stéphanie et 
Monsieur Laurent GREMAUD, Monsieur Alexander HAYNES, Madame Mairéad et 
Monsieur Christopher HODGE, Madame Roxana JAFAIR-OMID, Madame Caren 
KAMERZIN TALLANT, Madame Sonia MACHADO, Madame Laurence et 
Monsieur Sylvain MERAT, Madame Juliette MERLON, Madame Georgina et 
Monsieur José Luis MONTEIRO, Madame Mary-Claude et Monsieur Alain MORET, 
Madame Vladislava NAZAROVA et Monsieur Roman NAZAROV, Madame Mélanie 
et Monsieur Laurent PAOLI, Madame Marie et Monsieur Nicolas PENNEVEYRE, 
Madame Carla et Monsieur Mario PEREIRA, Madame Virginie et Monsieur Fréderic 
PUGLISI, Monsieur Sebastián RODRIGUEZ, Madame Mélanie RUBI, 
Monsieur Marco SILVA PINHO, Madame Rosaria SURANO, Monsieur Marc 
SUTTER, Monsieur Cédric TALLANT, Madame Emmanuelle et Monsieur Lars 
VEILLARD, Madame Rocio et Monsieur Stanislas VIDAKOVIC, Madame Maria 
Céleste et Monsieur Antonio VIEIRA, Monsieur Jean-Marc VIVET, Madame Christine 
et Monsieur David VUILLE et le 30 janvier 2017 par Bucher & Moret Sàrl contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 13 décembre 2016 ; 

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au fond : 

rejette le recours formé par Madame Martine BABEY, Madame Veronica et Monsieur 
Manuel BAUD, Madame Olga et Monsieur Fausto BERNASCHINA, Madame Mara 
CARVALHO FRAGA, Monsieur Jérôme CONNE, Madame Gaëlle et Monsieur 
Laurent CRETEGNY, Madame Patricia et Monsieur José FERREIRA, Madame Maria 
FARINHA RIBEIRO PINHO, Monsieur Manuel FRAGA, Madame Stéphanie et 
Monsieur Laurent GREMAUD, Monsieur Alexander HAYNES, Madame Mairéad et 
Monsieur Christopher HODGE, Madame Roxana JAFAIR-OMID, Madame Caren 
KAMERZIN TALLANT, Madame Sonia MACHADO, Madame Laurence et Monsieur 
Sylvain MERAT, Madame Juliette MERLON, Madame Georgina et Monsieur José 
Luis MONTEIRO, Madame Mary-Claude et Monsieur Alain MORET, Madame 
Vladislava NAZAROVA et Monsieur Roman NAZAROV, Madame Mélanie et 
Monsieur Laurent PAOLI, Madame Marie et Monsieur Nicolas PENNEVEYRE, 
Madame Carla et Monsieur Mario PEREIRA, Madame Virginie et Monsieur Fréderic 
PUGLISI, Monsieur Sebastián RODRIGUEZ, Madame Mélanie RUBI, Monsieur 
Marco SILVA PINHO, Madame Rosaria SURANO, Monsieur Marc SUTTER, 
Monsieur Cédric TALLANT, Madame Emmanuelle et Monsieur Lars VEILLARD, 
Madame Rocio et Monsieur Stanislas VIDAKOVIC, Madame Maria Céleste et 
Monsieur Antonio VIEIRA, Monsieur Jean-Marc VIVET, Madame Christine et 
Monsieur David VUILLE ; 

admet très partiellement le recours formé par Bucher & Moret Sàrl ; 

annule le jugement du Tribunal administratif de première instance du 13 décembre 2016 
en tant qu’il renvoie le dossier au département de l’aménagement, du logement et de 
l’énergie - OCLPF pour nouvelle décision dans le sens de ses considérants, et le 
confirme pour le surplus ; 

dit que l’accord définitif délivré par département de l’aménagement, du logement et de 
l’énergie - OCLPF le 2 février 2015 doit être modifié en ce sens que le prix de vente 
total approuvé à titre définitif en application de l’art. 5 al. 2 LGZD se décompose 
comme suit :  

terrain   CHF 3'095'384.- 

contrat d’entreprise générale  CHF 17'706'000.- 

honoraires de promotion  CHF 543'295.- 

Total prix de revient  CHF 21'344'679.- 

Marge de bénéfice et risques   CHF 3'603'437.- 

Total prix de vente  CHF 24'948'116.- 

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confirme la décision précitée pour le surplus ; 

met à la charge conjointe et solidaire de Madame Martine BABEY, Madame Veronica 
et Monsieur Manuel BAUD, Madame Olga et Monsieur Fausto BERNASCHINA, 
Madame Mara CARVALHO FRAGA, Monsieur Jérôme CONNE, Madame Gaëlle et 
Monsieur Laurent CRETEGNY, Madame Patricia et Monsieur José FERREIRA, 
Madame Maria FARINHA RIBEIRO PINHO, Monsieur Manuel FRAGA, Madame 
Stéphanie et Monsieur Laurent GREMAUD, Monsieur Alexander HAYNES, 
Madame Mairéad et Monsieur Christopher HODGE, Madame Roxana JAFAIR-OMID, 
Madame Caren KAMERZIN TALLANT, Madame Sonia MACHADO, Madame 
Laurence et Monsieur Sylvain MERAT, Madame Juliette MERLON, Madame Georgina 
et Monsieur José Luis MONTEIRO, Madame Mary-Claude et Monsieur Alain 
MORET, Madame Vladislava NAZAROVA et Monsieur Roman NAZAROV, 
Madame Mélanie et Monsieur Laurent PAOLI, Madame Marie et Monsieur Nicolas 
PENNEVEYRE, Madame Carla et Monsieur Mario PEREIRA, Madame Virginie et 
Monsieur Fréderic PUGLISI, Monsieur Sebastián RODRIGUEZ, Madame Mélanie 
RUBI, Monsieur Marco SILVA PINHO, Madame Rosaria SURANO, Monsieur Marc 
SUTTER, Monsieur Cédric TALLANT, Madame Emmanuelle et Monsieur Lars 
VEILLARD, Madame Rocio et Monsieur Stanislas VIDAKOVIC, Madame Maria 
Céleste et Monsieur Antonio VIEIRA, Monsieur Jean-Marc VIVET, Madame Christine 
et Monsieur David VUILLE un émolument de CHF 1'000.- ; 

met à la charge de Bucher & Moret Sàrl un émolument de CHF 950.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Stanley Walter et Me Pascal Pétroz, avocats des 
recourants, au département de l'aménagement, du log