# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1fa30cb9-db70-5302-8feb-b6c5e506fb42
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-02-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 10.02.2012 C/8580/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-8580-2011_2012-02-10.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 14.02.2012. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/8580/2011 ACJC/178/2012 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 10 FEVRIER 2012 

 

Entre 

A_______SA, sise _______ à Genève, recourante contre un jugement rendu par la 9ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 1er décembre 2011, 

comparant par Me Dominique Maissen, avocate, rue Saint-Léger 2, 1205 Genève, en 

l'étude de laquelle elle fait élection de domicile, 

et 

1) Monsieur B_______, domicilié _______ à Genève, intimé, comparant en personne, 

2) Monsieur C_______, domicilié _______ à Fribourg, autre intimé, comparant en 
personne, 

3) Madame D_______, domiciliée _______ à Perroy (VD), autre intimée, comparant 
par Me Serge Fasel, avocat, rue du XXXI-Décembre 47, case postale 6120, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile. 

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C/8580/2011 

EN FAIT 

A. Le 18 avril 2011, A_______SA a formé une "requête en protection d'un cas clair" 
par devant le Tribunal de première instance, à l'encontre de B_______, C_______ 

et D_______, ex-organes de cette société (ci-après : les cités, les ex-organes ou les 

intimés). 

 A_______SA a conclu à ce que les cités soient condamnés à rendre compte de 

leur activité d'organe pour son compte, en lui remettant immédiatement 

l'intégralité : des fichiers informatiques qu'ils avaient créés, notamment celui 

ayant permis l'impression du contrat de travail du 21 décembre 2008 

prétendument conclu entre A_______SA et D_______ (1); des fichiers 

informatiques contenant les courriels envoyés et reçus par les cités (2) et des 

documents écrits, envoyés et reçus par les cités (3). Il devait être enjoint aux cités 

d'indiquer immédiatement à A_______SA sur quel(s) ordinateur(s) les fichiers 

informatiques visés sous chiffres 1 et 2 ci-dessus avaient été créés (4). La société 

exigeait des cités la restitution de son ordinateur, disque dur compris, qui avait été 

comptabilisé à l'actif de son bilan (5). Les condamnations des chiffres 1 à 5 

devaient être assorties de la menace de la peine de l'art. 292 CP (6) et d'une 

astreinte de 1'000 fr. par jour, au préjudice de chacun des cités, à défaut 

d'exécution immédiate du jugement, soit dans les cinq jours suivant sa notification 

(7), respectivement, en cas d'inexécution de celui-ci dans un délai de dix jours 

suivant sa notification, à ce qu'il soit ordonné à la police d'intervenir aux fins de 

prendre possession de l'ordinateur, des fichiers informatiques et des documents 

papiers visés aux chiffres 1 à 4 ci-dessus qui seraient en possession des cités (8), 

avec suite de dépens. 

B_______, C_______ et D_______ ont conclu à l'irrecevabilité de la requête. 

B. Par jugement du 1er, reçu le 5 décembre 2011 par A_______SA, le Tribunal a 
déclaré la requête irrecevable (ch. 1 du dispositif), arrêté les frais judiciaires à 

1'200 fr., qui ont été mis à la charge de A_______SA et compensés avec l'avance 

de frais qu'elle avait effectuée (ch. 2); condamné cette dernière à payer à 

D_______, représentée par un mandataire professionnel, la somme de 2'000 fr. à 

titre de dépens (ch. 3); dit qu'aucuns autres dépens n'étaient dus entre les parties 

(ch. 4) et débouté celles-ci de toutes autres conclusions (ch. 5). 

 Le premier juge n'est pas entré en matière sur la requête, aux motifs que l'état de 

fait était litigieux et que la situation juridique n'était pas claire. 

C. Par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 15 décembre 2011, 
A_______SA recourt contre ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. Elle 

persiste dans ses conclusions de première instance. 

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C/8580/2011 

B_______ et D_______ concluent au déboutement de A_______SA, avec suite de 

frais. D_______ sollicite l'octroi de dépens. 

C_______ conclut à l'irrecevabilité du recours, à la condamnation de la recourante 

aux dépens, soit 5'638 fr. pour les deux instances, et à ce qu'une amende pour 

téméraire plaideur lui soit infligée. 

D. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure : 

 a. A_______SA, société inscrite au Registre du commerce de Genève, représentée 
par E_______, son unique administrateur depuis le 6 septembre 2010, a exigé, par 

courriers recommandés du 16 septembre 2010, de B_______, ex-administrateur 

de A_______SA (du 10 août 2001 au 7 décembre 2009), C_______, ex-directeur 

(du 10 août 2001 au 4 septembre 2007) et de D_______, ex-directrice (du 4 

septembre 2007 au 15 décembre 2009), qu'ils rendent compte de leur activité 

effectuée pour celle-ci. 

 F_______ a exercé la fonction de commissaire de la société, de fin février à début 
juin 2010. 

 b. Le 3 mars 2011, soit quelques semaines avant l'introduction de la présente 
procédure, A_______SA et G_______, ce dernier affirmant être son unique 

actionnaire, ont assigné solidairement B_______, C_______ et D_______ par 

devant le Tribunal de première instance, en paiement de 1'968'951 fr. 29 plus 

intérêts, ainsi que la somme de 45'000 fr. à C_______, à la suite de prélèvements 

indus au préjudice de la société. Préalablement, les demandeurs avaient requis la 

restitution des fichiers ou des disques durs contenant tous les fichiers ayant servi à 

l'impression des lettres, courriels, contrats, etc. en relation avec le fonctionnement 

de la société. 

 c. A_______SA a justifié sa démarche en reddition de comptes afin de pouvoir 
poursuivre ses ex-organes dans le cadre d'une action en responsabilité, leur 

réclamant près de 2'000'000 fr. (requête, p. 7, ch. 18). 

A la base de sa requête, A_______SA a articulé une valeur litigieuse 

indéterminée, précisant avoir comptabilisé la valeur de ses ordinateurs pour 1 fr. 

dans son bilan de 2008. 

 d. B_______, C_______ et D_______ ont contesté la qualité d'administrateur de 
E_______. B_______ et C_______ affirment qu'ils ont fondé A_______SA et que 

G_______ se serait illégitimement approprié l'un des certificats d'actions de 

A_______SA (76% du capital-actions) et aurait procédé à la nomination contestée 

de l'administrateur E_______. 

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 B_______, lors de sa comparution personnelle du 2 novembre 2011, a produit un 

reçu de 70 pièces qu'il avait remises au commissaire F_______. C_______ a 

affirmé avoir expédié 401 pièces à celui-ci, sans produire de reçu signé. 

 B_______, C_______ et D_______ ont soutenu que la valeur litigieuse de la 

cause était de 2'000'000 fr. et ont soulevé une exception de litispendance avec la 

cause introduite le 3 mars 2011 par devant le Tribunal (cf. D.b. ci-dessus). 

e. C_______ a déposé une plainte pénale le 15 juin 2010 en Pologne à l'encontre 
de G_______. L'instruction pénale est en cours, après que le plaignant a obtenu 

l'annulation d'une décision de classement de l'enquête. 

Les parties s'affrontent également dans le cadre de procédures pénales à Genève, 

dont certaines ont été classées. 

E. Selon le Tribunal, la qualité d'actionnaire et d'administrateur de E_______ était 
contestée, puisqu'elle faisait l'objet de procédures civiles et pénales, notamment 

par devant les autorités polonaises. L'état de fait litigieux ne pouvait pas être 

prouvé immédiatement, car il dépendait de l'issue des procédures en cours. 

Ensuite, il a retenu que B_______ et C_______ avaient remis des documents au 

commissaire de la société. Enfin, il a considéré que la valeur litigieuse de la cause 

ne se montait pas à 2'000'000 fr. 

Le jugement entrepris comporte une mention à teneur de laquelle il peut faire 

l'objet d'un recours à la Cour de justice. 

F. L'argumentation des parties sera détaillée ci-après dans la mesure utile à la 
solution litige. 

EN DROIT 

1. 1.1. Le choix entre l'appel et le recours, exclusifs l'un de l'autre, dépend 
uniquement de la nature du jugement attaqué, voire de la valeur litigieuse 

(art. 308, 309 et 319 CPC), et non de la volonté des parties, ni du type de 

procédure, ni même des griefs invoqués (JEANDIN, in : BOHNET/HALDY/ 

JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY, CPC Code de procédure civile commenté, 

2011, n. 7 ad Intro. art. 308-334; REETZ, in SUTTER-SOMM/ 

HASENBÖHLER/LEUENBERGER, Kommentar zur Schweizerischen 

Zivilprozessordnung, 2010, n. 71 ad art. 308-318 CPC). 

 L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, 

l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC), étant précisé qu'il s’agit des conclusions 
de première instance (JEANDIN, op. cit., n. 13 ad art. 308 CPC). Ces conditions 

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valent aussi en procédure de cas clair selon l'art. 257 CPC (HOHL, Procédure 

civile, tome II, 2010, n. 1684 s.). 

 Selon la jurisprudence, la requête en reddition de comptes, fondée sur la loi 

(art. 400 CO) ou sur un contrat, poursuit un but d'ordre économique, en particulier 

lorsque les documents demandés dans ce cadre sont susceptibles de fournir le 

fondement d'une contestation civile de nature pécuniaire, notamment une action 

en responsabilité contre le mandataire (arrêt du Tribunal fédéral 4A_38/2011 du 

6 avril 2011, consid. 1; ATF 126 III 445 consid. 3b; ACJC/1509/2011 du 

18 novembre 2011, consid. 1.3). 

Si un appel est interjeté en lieu et place d’un recours, ou vice-versa, et si les 
conditions de l'acte qui aurait dû être formé sont remplies, une conversion de 

l'acte déposé en l'acte recevable est exceptionnellement possible si cela ne nuit pas 

aux droits de la partie adverse; cette solution vaut aussi si la juridiction de 

première instance a indiqué de manière erronée des voies de droit selon l'art. 238 

let. f CPC (REETZ, op. cit., n. 26 et 51 ad art. 308-318 CPC). 

 1.2. En l'espèce, c'est par la voie de l'appel que le jugement entrepris aurait dû être 
déféré, puisque la société a exigé la remise de pièces aux fins de pouvoir agir en 

responsabilité à l'encontre de ses ex-organes, auxquels elle réclame un montant de 

près de 2'000'000 fr. 

 La conversion du présent recours en un appel ne nuirait pas aux droits des intimés, 

de sorte que l'acte de la société sera considéré comme un appel. Cette conversion 

demeure toutefois sans incidence sur le litige, au vu de l'issue de celui-ci (cf. ci-

dessous). 

 1.3. L'appel peut être formé pour violation du droit et constatation inexacte des 
faits (art. 310 let. a et b CPC). 

2. 2.1. L'appelante reproche au Tribunal d'avoir exigé à tort que son administrateur 
soit également son actionnaire, cette dernière condition n'étant pas pertinente pour 

statuer sur la reddition de comptes. Elle conteste la remise de documents par deux 

des trois intimés, au motif que la liste de 70 pièces ne concerne que l'activité de la 

société à partir de juin 2009 et non pas celle déployée depuis 2003 et conteste 

celle de 401 pièces, qu'elle considère comme étant dépourvue de force probante. 

 Les intimés abondent dans le sens du premier juge. 

2.2. Selon l'art. 257 al. 1 CPC, le tribunal admet l'application de la procédure 
sommaire lorsque les conditions suivantes sont remplies : a. l'état de fait n'est pas 

litigieux ou est susceptible d'être immédiatement prouvé; b. la situation juridique 

est claire. 

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 Cela signifie que l'état de fait doit pouvoir être établi sans peine. En cas de doute, 

l'affaire doit être traitée dans une procédure complète. La situation juridique peut 

être considérée comme claire si, sur la base d'une doctrine et d'une jurisprudence 

éprouvées, la norme s'applique au cas concret et y déploie ses effets de manière 

évidente (BOHNET, Code de procédure civile commenté, 2011, n. 13 ad 

art. 257 CPC; HOHL, op. cit., p. 304). Si la partie adverse, qui doit être entendue 

(art. 253 CPC), conteste les faits ou oppose une exception à la prétention du 

demandeur, la protection dans les cas clairs ne peut pas être accordée. Il suffit - à 

tout le moins - au défendeur de démontrer la vraisemblance de ses objections, 

mais des allégations dénuées de fondement ne sauraient faire obstacle à un procès 

rapide (Message du Conseil fédéral du 28 juin 2006 relatif au code de procédure 

civile suisse [CPC], in FF 2006 p. 6841 ss, spéc. 6959; ACJC/1631/2011 du 16 

décembre 2011, consid. 3.2). 

 Selon l'art. 55 al. 1 CO, la volonté d'une personne morale s'exprime par ses 

organes. 

 2.3. En l'espèce, l'état de fait est litigieux, puisque la qualité d'administrateur de 
E_______, formellement établie, est matériellement contestée par les intimés. 

Certes, la question de savoir si ce dernier est ou non actionnaire de la société n'est 

pas pertinente, ainsi que l'appelante le relève avec raison. Il n'en demeure pas 

moins que la composition de l'actionnariat de l'appelante est litigieuse, que la 

titularité de ses actions fait l'objet de plusieurs procédures civiles et pénales en 

Suisse et à l'étranger, de sorte qu'il n'est pas établi que l'élection de E_______ ait 

été régulière et qu'il soit matériellement légitimé à agir en qualité d'administrateur 

de l'appelante. 

 Or, cet état de fait n'est pas susceptible d'être immédiatement prouvé au vu des 

nombreuses procédures en cours. 

Cela implique que la situation juridique n'est pas claire, puisqu'elle présuppose de 

déterminer la légitimité matérielle de E_______. 

 L'appel n'est pas fondé, de sorte que le jugement entrepris sera confirmé. 

3. 3.1. L'intimé C_______ demande qu'une amende pour téméraire plaideur soit 
infligée à la société. 

 3.2. Selon l'art. 128 al. 3 CPC, la partie ou son représentant qui usent de mauvaise 
foi ou de procédés téméraires sont punis d'une amende disciplinaire de 2'000 fr. au 

plus; l'amende est de 5'000 fr. au plus en cas de récidive. 

 En l'espèce, la requête de l'appelante a été déclarée irrecevable, parce qu'elle a 

employé une procédure inadaptée au contexte litigieux de la présente cause. Il n'a 

pas été démontré qu'elle ait usé de mauvaise foi ou de procédés téméraires, quand 

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bien même sa démarche paraissait vouée à l'échec, en raison des contestations 

immanquablement soulevées par les intimés. 

 L'intimé C_______ sera ainsi débouté de ce chef de conclusions. 

4. 4.1. L'appelante, qui succombe entièrement en seconde instance, sera condamnée 
aux frais de l'appel conformément à l'art. 106 al. 1 CPC. 

 Les frais de l'appel seront arrêtés à 1'200 fr., montant égal à l'avance de frais 

effectuée par l'appelante et qui est dès lors acquise à l'Etat de Genève (art. 111 

al. 1 CPC). 

 4.2.1. L'intimée D_______, représentée par un avocat, a conclu à l'octroi de 
dépens. Ceux-ci, débours et TVA compris, seront arrêtés, pour la seconde 

instance, à 1'200 fr. (art. 96 CPC, art. 84, 85, 89 et 90 RTFMC; art. 18 et 21 

al. 1 LaCC). 

 4.2.2. L'intimé B_______, qui a comparu en personne, n'a pas conclu à l'octroi de 
dépens. 

 4.2.3. L'intimé C_______, qui a comparu en personne, a requis 5'638 fr. à titre de 
dépens pour les deux instances, sans produire de note d'honoraires de son conseil 

juridique. 

 Selon l'art. 95 al. 3 let. c CPC, les dépens comprennent, lorsqu'une partie n'a pas 

de représentant professionnel, une indemnité équitable pour les démarches 

effectuées, dans les cas où cela se justifie. 

 En l'espèce, l'intimé C_______ n'a pas requis de dépens en première instance ni 

contesté le jugement entrepris à cet égard, de sorte que seule une indemnité 

équitable pour la seconde instance lui sera allouée. A ce titre, une somme de 400 

fr. lui sera allouée, vu le temps qu'il a dû consacrer à la rédaction d'une "réponse 

au recours" de 4 pages. 

5. La présente décision est rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) et la valeur 
litigieuse est supérieure à 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF; cf. ch. 1.2. ci-dessus), 

de sorte qu'elle est susceptible d'un recours en matière civile auprès du Tribunal 

fédéral, étant précisé que cette juridiction a laissé indécise la question de savoir si 

la reddition de comptes était ou non une mesure provisionnelle au sens de 

l'art. 98 LTF (arrêt du Tribunal fédéral 4A_38/2011 du 6 avril 2011, 

consid. 2.2.1). 

* * * * * 

http://intrapj/perl/decis/4A_38/2011

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé par A_______SA contre le jugement JTPI/17356/2011 

rendu le 1er décembre 2011 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/8580/2011-9 SCC. 

Au fond : 

Confirme le jugement entrepris. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête à 1'200 fr. les frais judiciaires de l'appel et les compense avec l'avance de frais 

effectuée par A_______SA. 

Dit que cette avance de frais est acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A_______SA aux dépens d'appel de D_______ fixés à 1'200 fr. 

Condamne A_______SA à payer une indemnité équitable de 400 fr. à C_______. 

Siégeant : 

Monsieur Pierre CURTIN, président; Madame Nathalie LANDRY-BARTHE et 

Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

Le président : 

Pierre CURTIN 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

Indication des voies de recours : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.