# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 60075476-0d35-5bdf-a9af-9b22c02abdf2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 22.11.2017 A/1623/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1623-2017_2017-11-22.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Dana DORDEA et Christine 
LUZZATTO, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1623/2017 ATAS/1052/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 22 novembre 2017 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié aux AVANCHETS, représenté par 
Madame B_____  

 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1623/2017 

- 2/5 - 

EN FAIT 

1. Monsieur A_____ (ci-après l’assuré), né le ______ 1995, fils de Madame B_____, 
est au bénéfice d’une rente complémentaire d’invalidité pour enfant et de 
prestations complémentaires.  

2. Le service des prestations complémentaires (ci-après le SPC) a reçu le 6 décembre 
2016 les factures et décomptes suivants relatifs à l’assuré : 

- des décomptes de participations d'Avenir assurance maladie, membre du Groupe 
Mutuel 2016, datés des 18 avril, 20 juin et 18 juillet 2016 ; 

- des décomptes de participations d'Avenir assurance maladie, membre du Groupe 
Mutuel 2015, datés des 23 mars, 18 mai, 22 juin, 27 juillet, 21 août et 26 
octobre 2015 relatifs à 23 factures datées du 7 février au 11 novembre 2015. 

3. Par décision du 9 janvier 2017, le SPC a informé l’assuré avoir bien reçu ses divers 
justificatifs de frais médicaux et que sa participation s’élevait à CHF 527.25. Il ne 
prenait pas en charge les factures datées des mois de mars, avril et mai 2015, car les 
justificatifs lui avaient été présentés au-delà du délai de quinze mois à compter de la 
date du décompte ou de la facture.  

4. Le 31 janvier 2017, la mère de l’assuré, représentant ce dernier, a demandé au SPC 
de reconsidérer sa décision relative aux frais de maladie. C’était elle qui s’occupait 
des factures et des décomptes de son fils. Elle savait qu’elle aurait dû transmettre 
les factures dans le délai requis, mais avait espéré que le SPC pourrait faire une 
exception, pour tenir compte de sa situation. Elle avait eu des raisons de ne pas 
avoir pu tout faire dans les temps. Elle se sentait coupable et désemparée de perdre 
de l’argent pour ses enfants. Elle avait été très malade en 2016. Ils avaient vécu une 
spirale infernale de problèmes de santé ainsi que de divers soucis privés qui avaient 
fait qu’elle avait omis d’envoyer les dossiers. Ce n’était pas par paresse. Au besoin, 
elle pouvait fournir un certificat médical. Les sommes non remboursées 
représentaient pour eux une perte énorme et les mettaient en difficulté financière.  

5. Par décision sur opposition du 4 avril 2017, le SPC a rejeté l’opposition, relevant 
que les factures et décomptes non remboursés avaient été reçus au-delà du délai 
légal de quinze mois. C’était donc à juste titre qu’il avait refusé le remboursement 
des frais concernés en application de l’art. 14 al. 1 et 2 LPC. Il ne lui était pas 
possible de déroger à cette disposition, quel que soit le motif, afin de respecter le 
principe d’égalité de traitement entre assurés.  

6. Le 3 mai 2017, la mère de l’assuré, représentant ce dernier, a formé recours contre 
la décision sur opposition prise par le SPC le 4 avril 2017. Elle se référait à la 
motivation de son opposition, précisant que ses deux enfants n’y entendaient rien 
en administration et qu’ils étaient encore de jeunes adultes en études. Elle avait 
méticuleusement depuis quinze mois mis toutes les factures de côté, mais avait 
omis de les envoyer à temps. Avec ses soucis de santé, elle avait oublié que la date 
d’échéance pour l’envoi approchait et l’avait loupée de peu. Il s’agissait d’un oubli 

 
 
 

 

A/1623/2017 

- 3/5 - 

stupide, mais compréhensible. C’était la première année que cela lui arrivait pour 
autant de factures et pour toute sa famille. C’était très lourd à porter comme 
responsabilité et elle s’en voulait beaucoup. Elle pouvait fournir un certificat 
médical ainsi que la preuve d’une intervention chirurgicale à l’hôpital. Elle avait 
vraiment été très souffrante l’année précédente.  

7. Le 31 mai 2017, le SPC a conclu au rejet du recours, considérant que le recourant 
n’invoquait aucun argument susceptible de le conduire à une appréciation différente 
du cas.  

8. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le présent recours est recevable 
(art. 56 et 60 LPGA; art. 89B LPA). 

3. Selon l'art. 15 LPC, les frais de maladie et d'invalidité sont remboursés aux 
conditions suivantes : 

a. le remboursement est demandé dans les quinze mois à compter de la facturation; 

b. les frais sont intervenus à une époque pendant laquelle le requérant remplissait 
les conditions fixées aux art. 4 à 6. 

4. En vertu de l’art. 41 LPGA, si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans 
sa faute, d’agir dans le délai fixé, celui-ci est restitué pour autant que, dans les 
trente jours à compter de celui où l’empêchement a cessé, le requérant ou son 
mandataire ait déposé une demande motivée de restitution et ait accompli l’acte 
omis. 

Dans la procédure administrative en matière d'assurances sociales, les dispositions 
en matière de délai prévues aux art. 38 à 41 LPGA ne s'appliquent qu'aux délais de 
procédure, à l'exclusion des délais de droit matériel. L'application de l'art. 41 LPGA 
dépend par conséquent de la nature matérielle ou procédurale du délai en question 
et, partant, du point de savoir si l'inobservation du délai a un effet concret sur les 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

A/1623/2017 

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rapports de droit matériel ou si elle ne se reflète que sur le plan procédural, en ce 
sens qu'il n'est plus possible de faire valoir la prétention litigieuse de la même 
manière (arrêts C 108/06 du 14 août 2006 consid. 4.2, in SVR 2007 AlV n° 1 p. 1, 
et K 26/05 du 28 juillet 2005 consid. 3.5 et les références, in RAMA 2005 n° KV 
337 p. 295; arrêt du Tribunal fédéral 9C_232/2011 du 15 novembre 2011 consid. 
5.1). 

5. En l'espèce, il est établi par les pièces de la procédure que les factures et décomptes 
non remboursés par le SPC ont été transmis à ce dernier par la mère du recourant 
après l'échéance de quinze mois dès leur émission. Elle a en effet transmis les 
factures et décomptes au SPC le 5 décembre 2016. C'est donc à juste titre que le 
SPC a refusé de payer les factures et décomptes datés des mois de mars, avril et mai 
2015. Le délai de 15 mois n'est pas prolongeable aux termes de la loi, qui ne prévoit 
pas d'exception en la matière. Il s'agit en effet d'un délai de droit matériel, auquel 
l'art. 41 LPGA, qui permet une restitution de délai à certaines conditions, ne 
s'applique pas. 

Il en résulte que la décision sur opposition querellée doit être confirmée et le 
recours rejeté. 

6. La procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 

 
 
 

 

A/1623/2017 

- 5/5 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le