# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 654ddf72-40d4-5d0b-96fc-5bdb87a45ebe
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-03-02
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 02.03.2016 502 2016 26
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2016-26_2016-03-02.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2016 26

Arrêt du 2 mars 2016

Chambre pénale

Composition Président: Hubert Bugnon
Juges: Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffière: Aleksandra Bjedov

Parties A.________, partie plaignante et recourant 

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé 

 

Objet Non-entrée en matière 

Recours du 13 janvier 2016 contre l'ordonnance du Ministère public 
du 30 décembre 2015

Tribunal cantonal TC 
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considérant en fait et en droit 

1. Le 22 octobre 2015, A.________ a déposé plainte contre son employeur, B.________ SA et 
contre C.________, exposant, en substance, qu'il a subi un accident de travail et qu'il ne reçoit pas 
encore d'indemnités journalières malgré les séquelles physiques qui en découlent pour lui.  

Après avoir fait entendre cette personne pour préciser et compléter sa plainte, le Ministère public 
a, le 30 décembre 2015, prononcé une ordonnance de non-entrée en matière, constatant que 
manifestement les éléments constitutifs d'aucune infraction ne sont remplis.  

2. Par acte du 13 janvier 2016 adressé à la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal, 
réitéré avec annexes le 26 du même mois, le plaignant a annoncé interjeter recours contre 
l'ordonnance de non-entrée en matière. Cette Cour a transmis ces écritures à la Chambre pénale 
le 4 février 2016 comme objet de sa compétence. 

Le Ministère public a transmis son dossier par courrier du 16 février 2016, concluant à 
l'irrecevabilité du recours.  

Dans l'intervalle, le recourant a communiqué le 15 février 2016 quelques considérations sur sa 
situation médicale, avec copie de divers documents. 

3. Le recours doit être motivé (art. 396 al. 1 CPP) et indiquer précisément les motifs qui 
commandent une autre décision (art. 385 al. 1 let. b CPP). L’exigence de motivation du recours – 
qui a été elle aussi mentionnée dans la décision attaquée – englobe aussi celle de prendre des 
conclusions. Cela signifie que la partie recourante doit définir les modifications qui devraient être 
apportées à l’ordonnance attaquée et décrire les raisons qui justifieraient de telles modifications. 
La doctrine considère toutefois que, lorsque la partie n’est pas représentée par un avocat, 
l’exigence de motivation est respectée si les conclusions peuvent être sans équivoque déduites de 
la motivation (BSK StPO-ZIEGLER, art. 385 CPP n. 1). Le recourant doit en tout état de cause 
exposer concrètement et spécifiquement en quoi la décision qu’il attaque contrevient aux motifs 
dont il se prévaut (CR CPP-CALAME, art. 386 n. 21). Pour satisfaire à l'obligation de motiver, la 
partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi 
elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit, de telle sorte que l'on comprenne 
clairement, à la lecture de son exposé, quelles règles de droit auraient été, selon elle, 
transgressées par la juridiction précédente (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89). 

Si le mémoire ne satisfait pas à ces exigences, l’autorité de recours le renvoie au recourant pour 
qu’il le complète dans un bref délai. Si, à l’expiration de ce délai supplémentaire, le mémoire ne 
satisfait toujours pas à ces exigences, l’autorité de recours n’entre pas en matière (art. 385 al. 2 
CPP). Une telle possibilité ne peut toutefois être offerte au recourant que lorsque l’exposé de son 
mémoire de recours est insuffisant (BSK StPO-ZIEGLER/KELLER, 2. Aufl., 2014, art. 385 n. 3) et que 
le défaut de motivation peut être facilement corrigé suite à l’indication donnée par l’autorité. Tel 
n’est pas le cas lorsque le recourant n’a même pas entamé la critique des motifs retenus par 
l’autorité intimée; l’autorité de recours n’a alors pas à fixer de délai supplémentaire. L’autorité de 
deuxième instance n’a en effet pas à s’inquiéter du fait que le recourant présente une 
argumentation optimale (BSK StPO-ZIEGLER/KELLER, op. cit., art. 385 n. 4; DONATSCH/ HANSJAKOB/ 
LIEBER, Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung (StPO), 2. Aufl., 2014, art. 385 n. 3, 
et réf.). Au surplus, la jurisprudence retient que cette disposition ne doit pas être appliquée afin de 

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détourner la portée de l'art. 89 al. 1 CPP qui interdit la prolongation des délais fixés par la loi 
(arrêts 1B_363/2014 du 7 janvier 2015 consid. 2.1 et réf.). 

4. En l'espèce, le recourant indique uniquement que son employeur a fait des démarches 
inadéquates avec de fausses adresses, que l'assurance a géré le dossier avec retard et 
négligence, qu'il subit des séquelles définitives en raison de son accident et que le Ministère public 
cumule les dénis de justice. Ce faisant, le recourant n'expose ni même n'entame l'exposé d'une 
critique de la décision attaquée. Dans ces conditions, le recours doit d’emblée être déclaré 
irrecevable.   

5. Vu le sort du recours, les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant 
(art. 428 al. 1 CPP; art. 33 ss RJ).  

la Chambre arrête:

I. Le recours est irrecevable. 

II. Les frais judiciaires de recours sont fixés à CHF 170.- (émolument: CHF 100.-; débours: 
CHF 70.-). Ils sont mis à la charge de A.________.

III. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 2 mars 2016

Président Greffière