# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 348ab4e3-80fb-59f1-b5bf-c20766656201
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-04-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 08.04.2015 P/22911/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-22911-2014_2015-04-08.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/22911/2014 ACPR/207/2015

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mercredi 8 avril 2015 

 

Entre 

A______, comparant par Me D______, avocat, Genève, 

recourant, 

 

contre la décision rendue le 19 février 2015 par le Ministère public (refus de retrait de 

procès-verbal d'audition par la police), 

 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. a) Par acte déposé au greffe le 2 mars 2015, A______ recourt contre la décision par 
laquelle, le 19 février 2015, le Ministère public a rejeté sa demande de retirer du 
dossier le procès-verbal de son audition à la police, le 9 octobre 2014. 

Le recourant conclut à ce qu'il soit dit que ce procès-verbal est inexploitable et écarté 
de la procédure. 

b) À réception, la cause a été gardée à juger. 

B. Il résulte de la procédure les éléments pertinents suivants : 

a) Le 9 octobre 2014, A______, ressortissant français né en 1968, a été interrogé en 
qualité de prévenu par la police du canton de Vaud, à la demande du Ministère public 
de l'arrondissement de la Côte, à la suite d'information faisant état d'infractions 
sexuelles qu'il aurait commises, après une soirée d'entreprise au mois de novembre 
2013, sur C______ qui était alors incapable de discernement ou de résistance en 
raison de son ébriété. 

A______, informé de son droit à faire appel à un défenseur, a déclaré qu'il n'en 
voulait pas et n'en avait pas besoin pour le moment. 

Il a admis avoir entretenu un rapport sexuel avec C______, une collègue de travail, 
dans une voiture, en présence de deux autres collègues de travail qui avaient, eux 
aussi, commis, avant ou après lui, des actes sexuels ou d'ordre sexuel avec elle. Pour 
lui, C______ était consentante. 

b) Les faits étaient parvenus à la connaissance du Ministère public de 
l'arrondissement de la Côte après que l'ami intime de C______ eut fait état, le 20 mai 
2014, lors d'un interrogatoire de police où il devait s'expliquer pour autre cause, de 
révélations de son amie, à teneur desquelles elle avait été violée par trois de ses 
collègues, après la soirée de fin d'année 2013, mais ne voulait en parler à quiconque. 

Le 1er juillet 2014, C______ a envoyé un courriel à la police cantonale vaudoise 
expliquant qu'elle avait été victime "d'abus sexuels" de la part de trois anciens 
collègues de travail, qui avaient profité de son alcoolisation et reconnu les faits 
devant le patron, mais qu'elle-même ne voulait pas revenir là-dessus. L'audition de 
l'employeur, le 29 juillet 2014, conduira à l'identification des trois hommes, dont 
A______. 

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Le 21 août 2014, C______ a fait une déposition, confirmant la teneur de son courriel 
précité mais refusant de donner des détails et de nommer ses agresseurs; tout ce 
qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle n'avait "jamais voulu tout ce qui s'est passé".  

c) La procédure ayant été transmise au canton de Genève, compétent à raison du lieu, 
le Ministère public a ouvert une instruction le 7 janvier 2015, du chef d'infraction aux 
art. 189 à 191 CP, contre les trois participants présumés. Le jour même, C______ a 
été entendue à titre de témoin, et A______ à titre de prévenu. Il n'était pas assisté 
d'un défenseur, mais en a demandé la désignation d'un. Le Ministère public y a fait 
droit le 16 janvier 2015, sur le fondement de l'art. 132 al. 1 let. b, al. 2 et al. 3 CPP. 

d) Le 21 janvier 2015, son défenseur ainsi désigné a écrit au Procureur pour 
demander que les procès-verbaux d'audition de son client, des 9 octobre 2014 et 7 
janvier 2015, soient écartés du dossier, au motif que celui-ci n'avait pas été assisté 
d'un défenseur en ces occasions, alors qu'il aurait dû l'être, l'affaire relevant d'une 
défense obligatoire. 

e) À l'audience du 19 février 2015, le Ministère public a rendu à titre liminaire la 
décision contestée, qu'il a inscrite au procès-verbal. Les pages 4 à 9 du procès-verbal 
d'instruction du 7 janvier 2015 ont été retirées du dossier et mises à part, par 
application de l'art. 131 al. 3 CPP. En revanche, le procès-verbal de police a été 
maintenu au dossier, au motif que l'instruction n'était pas encore ouverte lorsque 
l'interrogatoire de A______ s'était déroulé à la police. 

C. Dans son recours, A______ soutient que les conditions d'une défense obligatoire 
étaient réunies dès l'ouverture de la procédure préliminaire, soit dès son audition par 
la police du canton de Vaud. Il n'avait pas renoncé à demander la répétition de cette 
audition. On pouvait même considérer que le Ministère public de l'arrondissement de 
la Côte avait matériellement ouvert une instruction dès le 27 août 2014, date du 
mandat d'investigation décerné à la police. La présence d'un défenseur était ainsi 
obligatoire le 9 octobre 2014. 

EN DROIT : 

1. Le recours a été déposé dans les délai et forme prescrits (art. 396 al. 1 et 385 al. 1 
CPP), concerne une décision du Ministère public sujette à recours (art. 393 al. 1 let. a 
CPP) auprès de la Chambre de céans (art. 128 al. 1 LOJ) et émane du prévenu, qui en 
tant que partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un 
intérêt juridique à la modification ou à l'annulation de cette décision attaquée (art. 
382 al. 1 CPP). La forme sous laquelle celle-ci a été rendue, soit une décision 
consignée au procès-verbal, signé par le recourant, ne pose pas de problème (art. 80 
al. 3 CPP). 

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2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter, sans échange 
d'écritures ni débats, les recours manifestement irrecevables ou mal fondés (art. 390 
al. 2 et 5 a contrario CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations 
qui suivent. 

3. Le recourant estime que ses déclarations à la police ne seraient pas exploitables et 
devraient être écartées du dossier, au motif qu'il aurait dû obligatoirement être assisté 
d'un défenseur lors de cette audition. 

3.1. Selon l'art. 130 let. b CPP, le prévenu doit obligatoirement avoir un défenseur 
lorsqu'il encourt une peine privative de liberté de plus d'un an. Dans ce cas, la 
direction de la procédure pourvoit à ce qu'il soit assisté aussitôt d'un défenseur (art. 
131 al. 1 CPP). Si les conditions d'une défense obligatoire sont remplies lors de 
l'ouverture de la procédure préliminaire, cette défense doit être mise en œuvre après 
la première audition par le Ministère public et, en tout état de cause, avant l'ouverture 
de l'instruction (art. 131 al. 2 CPP). C'est donc seulement à l'issue de la première 
audition par le ministère public ou si un certain temps s'écoule après l'audition du 
prévenu par le ministère public et que les conditions de la défense obligatoire sont 
remplies que ledit ministère public devra ordonner une défense obligatoire avant de 
rendre son ordonnance d'ouverture d'instruction (A. KUHN / Y. JEANNERET (éds), 
Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 7 ad art. 
131). Les preuves administrées avant que le défenseur obligatoire n'ait été désigné, 
alors que la nécessité d'une défense aurait dû être reconnue, ne sont exploitables qu'à 
condition que le prévenu renonce à en répéter l'administration (art. 131 al. 3 CPP). 

La jurisprudence fédérale admet que le prévenu a droit à un défenseur lorsqu'il doit 
s'attendre à une peine d'une durée excluant l'octroi du sursis ou à une grave mesure 
privative de liberté (ATF 129 I 281 consid. 3.1 p. 285). Dans une procédure ouverte 
pour actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de 
résistance et actes d'ordre sexuel avec des enfants, en l'espèce la fille du prévenu 
âgée de 5 ans, avec suspicion supplémentaire de trois viols sur son ex-femme, il y 
avait cas de défense obligatoire, car la peine à prévoir dépassait une année (arrêt du 
Tribunal fédéral 1B_445/2013 du 14 février 2014 consid. 2.3.). Dans un arrêt du 17 
février 2014 (6B_883/2013 = SJ 2014 I 348), le Tribunal fédéral a annulé une 
décision cantonale rendue au fond, car le ministère public, après avoir ouvert une 
instruction pour infraction aggravée à la LStup, soit un cas, reconnaissable à ce 
moment-là, de défense obligatoire, au sens de l’art. 130 let. b CPP, n’avait pas 
pourvu à la présence du défenseur lors d’une audition du prévenu déléguée 
ultérieurement à la police ; l’audition du prévenu ayant été répétée lors de l’audience 
de jugement, le procès-verbal de police n’était pas exploitable, au sens de l’art. 131 
al. 3 CPP, et devait être écarté (consid. 2 in fine). 

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3.2. La défense obligatoire, telle que prévue par l'art. 130 CPP, n'a pas à être mise 
en œuvre lors de l'audition d'un prévenu par la police (ACPR 156/2012 du 19 avril 
2012 consid. 3; ACPR/314/2011 du 2 novembre 2011 consid. 3. 1; ACPR/331/2012). 
En effet, la proposition faite au Conseil national de prévoir, au cas où les conditions 
en seraient remplies, une défense obligatoire avant la première audition par le 
ministère public a été rejetée (N. SCHMID, Handbuch des schweizerischen 
Strafprozessrechts, Zurich/St-Gall, 2e éd. 2013, p. 737 n. 290), tout comme n'avait 
trouvé aucun écho, lors de la procédure de consultation du CPP, la proposition de 
certains cantons de prévoir une défense obligatoire au stade des auditions par la 
police déjà (ACPR 156/2012 précité, se référant à : OFFICE FÉDÉRAL DE LA 
JUSTICE, Synthèse des résultats de la procédure de consultation relative aux avant-
projets de code de procédure pénale suisse et de la loi fédérale régissant la 

procédure pénale applicable aux mineurs, Berne, février 2003 p. 41). 

3.3. La question du retrait de procès-verbaux du dossier au motif que les 
dispositions légales sur la défense obligatoire du prévenu (art. 130 ss. CPP) 
n’auraient pas été observées a été soulevée à plusieurs reprises par-devant la 
Chambre de céans. Dans un arrêt du 23 octobre 2014 (ACPR/472/2014), l’autorité de 
recours a rappelé que la mise en œuvre de la défense obligatoire ne pouvait intervenir 
qu’après la première audition du prévenu par le ministère public et, en tout état de 
cause, avant l’ouverture de l’instruction, mais que, lorsque le prévenu avait été 
dûment avisé par la police de son droit à l’assistance d’un avocat et y avait 
valablement renoncé, le retrait subséquent du procès-verbal de ses déclarations à la 
police n’entrait pas en considération. Dans les cas où l’on ignorait si l’ordonnance 
d’ouverture d’instruction précédait ou suivait, au sens de l’art. 131 al. 2 CPP, la 
comparution, le même jour, du prévenu par-devant le ministère public, la peine 
raisonnablement envisageable, au vu des circonstances concrètes du cas d'espèce, y 
compris d'éventuelles révocations de sursis prononcés antérieurement, devait guider 
la décision du ministère public ; toutefois, lorsque, au début de la procédure 
préliminaire, il était impossible à la direction de la procédure de déterminer si la 
gravité de l’affaire nécessitait une défense obligatoire, les preuves administrées 
restaient valables. 

3.4. Appliqués au cas d’espèce, ces principes conduisent à retenir ce qui suit : 

3.4.1. Le recourant a été entendu par la police vaudoise sur "mandat 
d'investigation" du Ministère public de l'arrondissement de la Côte. Ce mandat, daté 
du 27 août 2014, comporte, certes, la référence à l'art. 312 CPP et présente, dans 
cette mesure, l'apparence d'un acte de procédure délégué à la police après l'ouverture 
d'une instruction. Rien n'établit toutefois que l'autorité pénale vaudoise ait 
préalablement rendu une ordonnance dans ce sens; c'est au contraire le Ministère 
public intimé qui l'a fait, et dans les formes requises, le 7 janvier 2015. Le recourant 
n'en disconvient pas mais considère que la transmission de la cause à la police 
emportait "matériellement" l'ouverture d'une instruction. Il ne peut être suivi. Une 

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telle interprétation contournerait la volonté claire du législateur, puisqu'elle 
reviendrait à pourvoir le prévenu d'un défenseur avant même sa première audition à 
la police (N. SCHMID, loc. cit., note de bas de page 218). Il s'ensuit que, même en 
chargeant la police de l'auditionner – ce qui est admissible aussi sous l'angle de l'art. 
309 al. 2 CPP (ACPR/185/2012 du 7 mai 2012 consid. 2.2.), d'autant plus qu'en 
l'espèce, la déposition de la victime à la police n'établissait pas clairement les 
soupçons retenus, au sens de cette disposition –, le Ministère public n'avait pas à 
pourvoir le recourant d'un défenseur "obligatoire" avant de l'avoir lui-même entendu 
et, en tout état de cause, avant d'avoir ouvert une instruction (art. 131 al. 2 CPP).  

3.4.2. Les deux arrêts du Tribunal fédéral cités au consid. 3.1. supra 
(1B_445/2013 du 14 février 2014 consid. 2.3. et 6B_883/2013 du 17 février 2014 = 
SJ 2014 I 348) ne sont d'aucun secours au recourant, puisqu'ils concernent, tous 
deux, des affaires où – à la différence de la présente – une instruction avait été 
ouverte avant que l'audition du prévenu ne fût déléguée à la police. 

3.4.3. C'est à tort que le recourant cite l'arrêt du Tribunal fédéral 1B_318/2014 du 
27 octobre 2014, puisque l'affaire ne relevait pas de l'art. 130 let. b CPP, ni d'une 
audition à la police, mais de l'art. 130 al. 1 let. c CPP et de l'assistance au prévenu 
pour lui permettre de répondre à un recours contre une ordonnance de non-entrée en 
matière. L'art. 130 al. 1 let. c CPP ne fait aucune référence à la gravité de l'infraction 
(A. KUHN / Y. JEANNERET (éds), op. cit., n. 32 ad art. 130), et le recourant ne 
prétend pas s'être trouvé dans le cas visé par cette disposition. 

3.4.4. C'est également à tort que le recourant considère que les cas graves visés à 
l'art. 8A al. 1 de la loi sur la profession d’avocat du 26 avril 2002 (LPAv - E 6 10), 
dont font partie les actes d'ordre sexuel contre une personne incapable de 
discernement ou de résistance, à teneur du ch. 44 de la directive édictée en 
application de l'al. 5 de cette disposition (cf. 
www.odage.ch/document_download.php?id=8), doivent l'être également au sens de 
l'art. 130 CPP. D'une part, la défense obligatoire prévue par le CPP ne se réfère pas à 
la notion de cas grave, mais de peine encourue, et, d'autre part, l'art. 8A LPAv 
institue un service de permanence destiné à offrir aux personnes prévenues d’une 
infraction grave, arrêtées provisoirement par la police et qui en font la demande, la 
possibilité d'être assistées d'un défenseur (ACPR/471/2014 du 17 octobre 2014 
consid. 3.2.). Or, lorsqu'il a comparu devant la police, le recourant, qui n'était pas en 
état d'arrestation provisoire et a été entendu dans sa langue maternelle, a renoncé à 
faire appel à un avocat, après avoir été dûment avisé de son droit d'en avoir un. 

4. En conclusion, le Procureur s'est en tout point conformé à ces principes. Il a retiré du 
dossier – en appliquant l'art. 131 al. 3 CPP – le procès-verbal de l'audition qu'il avait 
faite du recourant le 7 janvier 2015, soit le jour où il ouvrait l'instruction mais n'avait 
pas encore désigné de défenseur à l'intéressé (ce qu'il fera le 16 janvier 2015, en 

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appliquant toutefois l'art. 132 al. 1 let. b CPP). Il n'avait, en revanche, pas à retirer du 
dossier ni à conserver séparément le procès-verbal litigieux. Le recours doit, ainsi, 
être rejeté en totalité. 

5. En tant qu'il succombe dans ses conclusions, le recourant supportera les frais de la 
procédure de recours (art. 428 al. 1 et 436 al. 1 CPP), y compris un émolument de 
décision de CHF 1'000.- (art. 3 cum art. 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais 
en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03). 

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Reçoit le recours formé par A______ contre la décision rendue le 19 février 2015 par le 
Ministère public dans la procédure P/22911/2014 (refus de retrait de procès-verbal 
d'audition par la police). 

Le rejette. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, qui comprennent un émolument 
de CHF 1'000.-. 

Siégeant : 

Monsieur Christian COQUOZ, président; Madame Daniela CHIABUDINI et Madame 
Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Xavier VALDES, greffier. 

 

Le greffier : 

Xavier VALDES 

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

 

Notification : 

Le présent arrêt est notifié ce jour, en copie, au recourant, soit pour lui à son conseil, et au 
Ministère public. 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

  

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P/22911/2014 ÉTAT DE FRAIS ACPR/207/2015

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF       

- délivrance de copies (let. b) CHF       

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 1'000.00 

-  CHF       

Total CHF 1'095.00