# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 689ae735-7aa2-5b2f-98f3-7fe4566b7b61
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 27.06.2018 A/1372/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1372-2018_2018-06-27.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Rosa GAMBA et Larissa ROBINSON-
MOSER, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1372/2018 ATAS/603/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 27 juin 2018 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o Monsieur B______, à GENÈVE, 
représenté par Monsieur B______  

 

recourant 

 

contre 

FONDATION PATRIMONIA, sise route François-Peyrot 14, 
GENÈVE 

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/1372/2018 

- 2/4 - 

EN FAIT 

1. Le 23 avril 2018, Monsieur B______ (ci-après le représentant) a saisi la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice pour le compte de Monsieur A______ 
(ci-après l’assuré ou le demandeur) afin que celle-ci intervienne auprès de la 
Patrimonia prévoyance moderne (ci-après Patrimonia ou la défenderesse) pour que 
l'assuré puisse percevoir sa prestation deuxième pilier. L’assuré percevait une rente 
d’invalidité à 100% depuis 2016. Il était parti définitivement, le 31 mars 2018, pour 
le Portugal et était toujours dans l’attente du décompte de Patrimonia ainsi que de 
sa prestation d’invalidité. 

Le représentant a joint à sa demande une procuration signée par l'assuré l'autorisant 
à le représenter dans le cadre de son litige avec Patrimonia. 

2. Le 4 mai 2018, Patrimonia a informé la chambre de céans que la décision 
rétroactive avec effet au 1er août 2014 de l’office de l’assurance-invalidité de 
canton de Genève (ci-après OAI) datée du 26 octobre 2017 ne lui était pas parvenue 
directement et qu’elle en avait reçu une copie le 15 novembre 2017 de l’assuré. 
Cette décision rétroactive avait nécessité de sa part des recherches auprès de ses 
archives. 

3. Le 31 mai 2018, la chambre de céans a accordé au demandeur un délai au 14 juin 
2018 pour signer personnellement la demande formée par son représentant le 
23 avril 2018 ou démontrer que ce dernier était un mandataire professionnellement 
qualifié autorisé à signer pour lui. 

4. Le 5 juin 2018, le représentant a répondu à la chambre de céans que l’assuré était 
parti définitivement au Portugal et que celui-ci lui avait demandé de s’occuper de 
ses affaires qui restaient en suspens en Suisse. Il avait eu l’accord de l’assuré pour 
déposer une requête en paiement auprès de la chambre des assurances sociales. 
Cette requête ne portait pas la signature de l’assuré puisqu’il n’était plus en Suisse. 
Il s’excusait pour ce manquement. Suite au courrier de la chambre des assurances 
sociales à la Fondation Patrimonia, l’assuré avait reçu le décompte ainsi que les 
prestations dues et il remerciait la chambre pour cela. 

5. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations relatives à la prévoyance professionnelle opposant institutions de 
prévoyance, employeurs et ayants droit, y compris en cas de divorce, ainsi qu’aux 
prétentions en responsabilité (art. 331 à 331e du Code des obligations [CO - RS 
220]; art. 52, 56a, al. 1, et art. 73 de la loi fédérale sur la prévoyance 
professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 25 juin 1982 [LPP - RS 
831.40]; art. 142 du Code civil [CC - RS 210]). 

 
 
 

 

A/1372/2018 

- 3/4 - 

La chambre de céans est ainsi compétente pour connaître de la demande de l'assuré. 

2. À teneur de l’art. 73 al. 2 LPP, les cantons doivent prévoir une procédure simple, 
rapide et, en principe, gratuite dans laquelle le juge constatera les faits d'office. 

Dans le canton de Genève, la procédure en matière de prévoyance professionnelle, 
est régie par la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA-
 E 5 10) et plus particulièrement par les art. 89A et ss. 

Selon l’art. 89B al. 1 LPA, le recours doit être signé et déposé en deux exemplaires 
par-devant la chambre des assurances sociales de la Cour de justice. Il doit 
également comporter des motifs et des conclusions.  

Si le mémoire n'est pas conforme à ces règles, un délai convenable est imparti à son 
auteur pour le compléter, étant précisé qu'en cas d'inobservation, le recours sera 
écarté (art. 89B al. 3 LPA). 

Les parties, à moins qu’elles ne doivent agir personnellement ou que l’urgence ne le 
permette pas, peuvent se faire représenter par un conjoint, un ascendant ou un 
descendant majeur, respectivement par un avocat ou par un autre mandataire 
professionnellement qualifié pour la cause dont il s’agit (art. 9 al. 1 LPA). Par cette 
disposition, reprise de la loi genevoise instituant un code de procédure 
administrative du 6 décembre 1968, le législateur cantonal a manifesté son intention 
de ne pas réserver le monopole de représentation aux avocats en matière 
administrative, dans la mesure où un nombre important de recours exigent moins de 
connaissances juridiques que de qualifications techniques. L’art. 9 LPA n’a pas 
pour but de permettre la représentation et l’assistance des parties par tout juriste qui 
n’est pas titulaire du brevet d’avocat, mais repose sur le constat que certaines 
personnes, qui ont des qualifications techniques dans certains domaines, comme les 
architectes ou les comptables, sont à même de représenter avec compétence leur 
client dans le cadre de procédures administratives, tant contentieuses que non 
contentieuses (Mémorial des séances du Grand Conseil 1968, p. 3027; 
ATA/108/2010 du 16 février 2010; ATA/619/2008 du 9 décembre 2008; 
ATA/527/2001 du 27 août 2001). 

3. En l'occurrence, le demandeur, dûment rendu attentif aux conséquences de 
l'irrégularité affectant sa demande, n'a pas réparé celle-ci dans le délai imparti en la 
signant ou en démontrant que son représentant avait la qualité de mandataire 
professionnellement qualifié lui permettant de le représenter en justice. 

Partant, sa demande doit être déclarée irrecevable, pour autant qu'elle ait encore un 
objet, ce qui n'apparaît plus être le cas, à teneur du dernier courrier adressé à la 
chambre de céans par le représentant de l'assuré. 

 

  

http://intrapj/perl/decis/ATA/108/2010
http://intrapj/perl/decis/ATA/619/2008
http://intrapj/perl/decis/ATA/527/2001

 
 
 

 

A/1372/2018 

- 4/4 - 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare la demande irrecevable. 

2. Dit que la procédure est gratuite. 

3. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le