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**Case Identifier:** 0b356f6f-1ba1-57a9-bd84-400759ffcef8
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-09-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 11.09.2018 C/10980/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-10980-2017_2018-09-11.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/10980/2017-CS DAS/182/2018 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU MARDI 11 SEPTEMBRE 2018 

Recours (C/10980/2017-CS) formé en date du 28 février 2018 par Monsieur A______, 

domicilié ______, comparant en personne. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    20 septembre 2018 à : 

- Monsieur A______ 

______. 

- Madame B______ 

c/o Me Virginie JAQUIERY, avocate 

Boulevard des Philosophes 15, 1205 Genève. 

- Madame ______ 

Monsieur ______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- Madame ______ 

Monsieur ______ 
SEASP - Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

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C/10980/2017-CS 

EN FAIT 

A. Par ordonnance DTAE/6878/2017 du 12 décembre 2017, le Tribunal de protection 

de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a instauré l'autorité 

parentale conjointe de B______ et A______ sur leur enfant C______ née le 

______ 2016 (ch. 1 du dispositif), maintenu la garde de la mineure auprès de 

B______ (ch. 2), réservé à A______ un droit aux relations personnelles sur sa fille 

qui s'exercera une semaine sur deux, du vendredi en fin de journée chez la maman 

de jour au mardi matin, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, celles-ci 

ne pouvant excéder deux semaines consécutives et devant être suivies d'une 

période au moins équivalente avec la mère, jusqu'à ce que la mineure soit âgée de 

trois ans (ch. 3), ordonné ainsi à B______ et A______ d'entreprendre un travail de 

coparentalité auprès de la Consultation psychothérapeutique pour familles et 

couples des HUG (COUFAM), dont les frais non pris en charge par l'assurance-

maladie obligatoire seront répartis par moitié chacun (ch. 4), invité la COUFAM à 

lui signaler si le suivi ordonné n'avait pas pu être entrepris dans les six mois 

(ch. 5), instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations 

personnelles (ch. 6) et désigné deux intervenants en protection de l'enfant aux 

fonctions de curateurs (ch. 7), chargé les curateurs de veiller à la mise en place 

rapide du suivi précité auprès de la Consultation psychothérapeutique pour 

familles et couples et de s'assurer que les parties s'y plient avec l'assiduité voulue 

(ch. 8), invité les curateurs à adresser au Tribunal un rapport de situation d'ici au 

31 juillet 2018 (ch. 9), accordé à B______ l'intégralité de la bonification pour 

tâches éducatives (ch. 10), débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 

11) et arrêté les frais judiciaires à 700 fr., qu'il a mis à charge des parties par 

moitié (ch.12). 

 Le Tribunal de protection a, en substance, considéré que bien que la 

communication entre les parents soit difficile, un exercice conjoint de l'autorité 

parentale n'était pas contraire à l'intérêt de la mineure dès lors que cette dernière 

se développait bien et que le contact régulier avec chacun de ses parents lui était 

bénéfique. S'agissant du mode de garde, il a constaté que la mère s'était occupée 

de manière prépondérante de l'enfant depuis la séparation du couple et qu'au 

regard de ses compétences éducatives et de sa capacité à prendre soin de l'enfant, 

il se justifiait de maintenir la garde de la mineure auprès d'elle. Concernant les 

relations personnelles du père sur l'enfant, compte tenu de son jeune âge, il était 

nécessaire d'assurer une certaine stabilité de son cadre de vie, de sorte qu'il se 

justifiait de prévoir une alternance des séjours chez son père d'une semaine sur 

deux, étant par ailleurs précisé que l'enfant se trouvait tous les jeudis et vendredis 

chez une maman de jour. 

B. a) Par acte du 28 février 2018, A______ a formé recours contre cette ordonnance, 

qu'il a reçue le 20 février 2018. Il sollicite l'instauration d'une "garde alternée", 

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soit chaque semaine du lundi 7h30 au mardi 19h30, ainsi qu'un week-end sur deux 

du vendredi en fin de journée au mardi 19h30. Il s'étonne que le Tribunal de 

protection n'ait pas suivi les recommandations du Service d'évaluation et 

d'accompagnement de la séparation parentale (ci-après : SEASP) et qu'il ait 

modifié le droit de visite qu'il exerçait en prévoyant des modalités qui 

éloigneraient sa fille de lui pendant quinze jours consécutifs, alors que cette 

dernière était habituée à le voir de manière régulière, notamment chaque semaine 

du lundi 7h30 au mardi 19h30 depuis une année. Il considère que l'ordonnance 

rendue est contraire à l'intérêt de l'enfant pour laquelle il est important de 

maintenir un lien rapproché avec lui, son emploi du temps lui permettant par 

ailleurs d'être avec son enfant chaque lundi et mardi. 

 b) Le Tribunal de protection n'a pas souhaité faire usage des facultés prévues par 

l'art. 450d CC. 

 c) Par réponse du 18 avril 2018, B______ a conclu à la confirmation de 

l'ordonnance entreprise et à la condamnation de A______ aux frais de la 

procédure. Elle ne remet pas en cause l'autorité parentale conjointe instaurée par 

le Tribunal de protection mais considère que l'instauration d'une garde alternée 

n'est pas dans l'intérêt de l'enfant. Les relations entre les parents sont conflictuelles 

et ils ne parviennent pas à communiquer, A______ exerçant des pressions à son 

encontre. Elle relève que le SEASP a considéré que la garde de l'enfant devait lui 

être confiée. L'instauration d'une garde alternée ne ferait qu'alimenter les conflits 

parentaux au moment de chaque passage de l'enfant, au lieu d'apaiser la situation, 

et un changement de mode de garde ne s'impose nullement dès lors que l'enfant ne 

manque de rien et que ses capacités parentales n'ont jamais été remises en cause. 

d) Le SEASP n'a pas formulé d'observations dans le délai octroyé. 

 e) Les parties à la procédure ont été avisées par plis du 3 mai 2018 de ce que la 

cause serait mise en délibération à l'issue d'un délai de dix jours. 

C. Les faits suivants résultent pour le surplus de la procédure : 

 a) La mineure C______, née le ______ 2016, est issue de la relation hors mariage 

entre B______ et A______, lequel a reconnu sa paternité sur l'enfant par acte 

d'état civil du 25 janvier 2017. 

 Les parties se sont séparées en juin 2016. 

 b) A______ a, par requête du 5 mai 2017 adressée au Tribunal de protection, 

sollicité l'instauration de l'autorité parentale conjointe sur l'enfant ainsi que la 

fixation d'une garde alternée. Il exposait qu'il voyait l'enfant du lundi 07h30 au 

mardi 19h30 ainsi que quelques week-ends du samedi 10h00 au lundi 19h30. 

B______ a, quant à elle, conclu au prononcé de l'autorité parentale exclusive sur 

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sa fille, à l'obtention de la garde de cette dernière, un droit aux relations 

personnelles étant réservé au père à raison d'un week-end par mois du samedi 

matin au lundi soir, durant la journée du mardi ainsi que du lundi matin au mardi 

soir lorsque la mineure était gardée par ses soins le week-end, le droit de visite du 

père durant la journée n'ayant plus raison d'être lorsque la mineure aurait une 

place en crèche. Elle proposait également une répartition du droit de visite durant 

les vacances scolaires. 

 c) Le SEASP a rendu un rapport le 16 octobre 2017. Il a préconisé l'instauration 

de l'autorité parentale conjointe sur l'enfant, l'attribution de la garde de fait à la 

mère et l'octroi d'un large droit de visite au père, sauf accord contraire des parties, 

du samedi 10h00 au mardi 19h30 les semaines paires et du lundi 07h30 au mardi 

19h30 les semaines impaires ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, 

celles-ci ne devant pas excéder deux semaines consécutives tant que la mineure 

n'aurait pas atteint l'âge de trois ans et être suivies d'une période au moins 

équivalente avec la mère, les parents étant enfin exhortés à entreprendre une 

médiation. Il relevait que la mère se montrait indécise sur la question de l'autorité 

parentale conjointe, aucun élément ne permettant par ailleurs de mettre en doute 

les capacités parentales du père quant à la prise de décisions importantes au sujet 

de sa fille. Toutefois, au vu de la mauvaise qualité de communication parentale à 

ce stade, la garde de l'enfant devait rester à la mère, à l'exclusion de toute garde 

alternée, la mère présentant une attitude appropriée aux besoins et à l'éducation de 

la mineure ainsi qu'à son développement psycho-affectif et étant la principale 

figure d'attachement de celle-ci. Les parents s'accordaient sur la nécessité pour la 

mineure de tisser des liens avec son père de sorte que les relations personnelles 

devaient être maintenues, la capacité des parents à les adapter aux circonstances 

représentant, au demeurant, la base même d'une mise en œuvre harmonieuse de 
l'autorité conjointe préconisée. La reprise d'un dialogue constructif entre les 

parents ne pouvait être envisagée qu'au travers d'une médiation à laquelle il était 

important de les exhorter. 

 d) Le Tribunal de protection a tenu une audience le 12 décembre 2017. 

 A______ a confirmé sa volonté d'obtenir "la garde alternée" de sa fille, selon les 

modalités préconisées par le Service de protection des mineurs dans son rapport. 

 B______ a exprimé ses réticences quant à l'instauration de l'autorité parentale 

conjointe au vu de l'incapacité, selon elle, du père, à prendre en compte ses 

opinions. Elle a reconnu ne pas fournir spontanément d'informations à ce dernier 

sur sa fille. 

Le Tribunal de protection a délibéré à l'issue de l'audience et rendu la décision 

querellée. 

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EN DROIT 

1. 1.1 Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont 

applicables par analogie pour les mesures de protection de l'enfant (art. 314 

al. 1 CC). 

 Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours auprès 

de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC et 53 

al. 1 LaCC). 

Interjeté par une personne ayant qualité pour recourir, dans le délai utile de trente 

jours et suivant la forme prescrite, le recours est recevable (art. 450 al. 2 et 3 et 

450b CC). 

 1.2 Compte tenu de la matière, soumise aux maximes inquisitoire et d'office 

illimitées, la cognition de la Chambre de surveillance est complète. Elle n'est pas 

limitée par les conclusions des parties. 

2. Le recourant sollicite l'instauration d'une "garde alternée" sur l'enfant. 

 2.1 L'instauration d'une garde alternée s'inscrit dans le cadre de l'exercice conjoint 

de l'autorité parentale; la garde alternée est la situation dans laquelle les parents 

exercent en commun l'autorité parentale, mais prennent en charge l'enfant de 

manière alternée pour des périodes plus ou moins égales (arrêts 5A_928/2014 du 

26 février 2015 consid. 4.3; 5A_345/2014 du 4 août 2014 consid. 4.2; 

5A_866/2013 du 16 avril 2014 consid. 5.2). Un parent ne peut pas déduire du 

principe de l'autorité parentale conjointe le droit de pouvoir effectivement 

s'occuper de l'enfant pendant la moitié du temps. On ne décidera d'une garde 

alternée ou partagée que si celle-ci est la meilleure solution pour le bien de 

l'enfant (cf. Message du Conseil fédéral concernant la modification du Code civil 

du 16 novembre 2011 in : FF 2011 8315 p. 8331; DAS/142/2016 du 31 mai 2016 

consid. 4.2). 

 2.1.1 Lorsqu'il est amené à statuer à cet égard, le juge doit examiner, sur la base 

de la situation de fait actuelle ainsi que de celle qui prévalait avant la séparation 

des parties, si l'instauration d'une garde alternée est compatible avec le bien de 

l'enfant, nonobstant et indépendamment de l'accord des parents quant à un tel 

mode de garde. Le bien de l'enfant constituant en effet, la règle fondamentale en 

matière d'attribution des droits parentaux (ATF 141 III 328; consid. 5.4). Au 

nombre des critères essentiels pour cet examen, entrent notamment en ligne de 

compte les capacités éducatives des parents, qui doivent être données chez chacun 

d'eux pour pouvoir envisager l'instauration d'une garde alternée, leur capacité et 

volonté de communiquer et coopérer, l'âge de l'enfant, la distance séparant les 

logements parentaux, la stabilité que peut apporter à l'enfant le maintien de la 

situation antérieure, en ce sens notamment qu'une garde alternée sera instaurée 

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plus facilement lorsque les deux parents s'occupaient de l'enfant en alternance déjà 

avant la séparation, la possibilité pour chaque parent de s'occuper personnellement 

de l'enfant, ainsi que le souhait de l'enfant s'agissant de sa propre prise en charge, 

quand bien même il ne disposerait pas de la capacité de discernement à cet égard 

(ATF 142 III 617 consid. 3.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 5A_425/2016 du 

15 décembre 2016 consid. 3.4.2). 

 Pour apprécier ces critères, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation 

(art. 4 CC; ATF 115 II 317; arrêt du Tribunal fédéral 5A_154/2016 du 

19 mai 2016 consid. 4.1). 

 Si le juge arrive à la conclusion qu'une garde alternée n'est pas dans l'intérêt de 

l'enfant, il devra déterminer auquel des deux parents il attribue la garde en tenant 

compte, pour l'essentiel, des mêmes critères d'évaluation et en appréciant, en sus, 

la capacité de chaque parent à favoriser les contacts entre l'enfant et l'autre parent 

(ATF 142 III 617 consid. 3.2.3; arrêt du Tribunal fédéral 5A_425/2016 du 

15 décembre 2016 consid. 3.4.2). 

 2.1.2 Le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité parentale ou la garde ainsi 

que l'enfant mineur, ont réciproquement le droit d'entretenir des relations 

personnelles indiquées par les circonstances (art. 273 al. 1 CC). 

 Autrefois considéré comme un droit naturel des parents, le droit aux relations 

personnelles est désormais conçu à la fois comme un droit et un devoir de ceux-ci 

(cf art. 273 al. 2 CC), mais aussi comme un droit de la personnalité de l'enfant; il 

doit servir en premier lieu l'intérêt de celui-ci (ATF 127 III 295 consid. 4a; 123 III 

445 consid. 3b). C'est pourquoi le critère déterminant pour l'octroi ou le refus et la 

fixation des modalités du droit de visite est le bien de l'enfant, et non une 

éventuelle faute commise par le titulaire du droit (VEZ, Le droit de visite – 
Problèmes récurrents, in Enfant et divorce 2006, p. 101 ss, 105). Le rapport de 

l'enfant avec ses deux parents est essentiel et peut jouer un rôle décisif dans le 

processus de sa recherche d'identité (ATF 127 III 295 consid. 4a; 123 III 445 

consid. 3c; 122 III 404 consid. 3a et les réf. citées). 

 Le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation dans la fixation du droit de 

visite (ATF 122 III 404 consid. 3c = JdT 1998 I 46). 

 2.2 Les parents ne s'opposent plus sur le principe de l'autorité parentale conjointe 

qui est donc acquise. La prise en charge de l'enfant par chacun de ses parents 

demeure seule litigieuse. Bien que le recourant sollicite, dans son acte de recours, 

une "garde alternée" sur l'enfant mineure, il requiert en réalité un large droit de 

visite sur cette dernière puisqu'il souhaite que l'enfant soit auprès de lui du lundi 

07h30 au mardi 19h30, comme c'est le cas depuis le début de l'année 2017, ainsi 

qu'un week-end sur deux du vendredi en fin de journée au mardi 19h30, modalités 

qui ne constituent pas une garde alternée selon des périodes (quasi-) équivalentes 

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de prise en charge de l'enfant, mais un large droit de visite sur celui-ci. A cet 

égard, le SEASP, dans son rapport du 16 octobre 2017, a préconisé l'attribution de 

la garde de l'enfant à la mère avec un large droit de visite en faveur du père du 

samedi 10h00 au mardi 19h30 les semaines paires et du lundi 07h30 au mardi 

19h30 les semaines impaires, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires. Le 

Tribunal de protection, dans l'ordonnance querellée a considéré, à juste titre, 

qu'une garde alternée n'était pas envisageable, avis que partage la Chambre de 

céans, et qui n'est pas véritablement remis en cause par le recourant malgré le 

vocabulaire qu'il utilise, pour solliciter un droit de visite élargi. En fixant les 

relations personnelles dans l'ordonnance querellée, le Tribunal de protection s'est 

toutefois éloigné des recommandations du SEASP en restreignant le droit de visite 

du père sur l'enfant pour le fixer une semaine sur deux du vendredi en fin de 

journée au mardi matin. Il a motivé sa décision par le fait qu'il convenait de 

favoriser la socialisation de la mineure en vue de son entrée en crèche, la moitié 

des vacances scolaires demeurant acquise. Il a considéré que la stabilité de l'enfant 

imposait une telle restriction.  

Le Tribunal de protection ne peut toutefois être suivi dans cette voie. En effet, le 

SEASP, dans son rapport du 16 octobre 2017, a relevé les bonnes capacités 

parentales du père et insisté sur la nécessité de la poursuite des liens étroits tissés 

entre le père et l'enfant, nécessaires à son bon développement. La Chambre de 

céans relève, à l'instar du SEASP, que les relations entre le père et sa fille se 

déroulent parfaitement bien, l'enfant vivant harmonieusement cette prise en charge 

et ne manifestant aucun changement de comportement lorsqu'elle rejoint sa 

"maman de jour", après un séjour chez son père. La mère exerce par ailleurs une 

activité lucrative le mardi tandis que le père est disponible pour s'occuper de sa 

fille tous les lundis et mardis, de sorte que cette dernière peut ainsi passer du 

temps avec lui. L'enfant est par ailleurs habituée à ce rythme de prise en charge et 

aucun élément du dossier ne permet de retenir que le droit de visite tel qu'il a été 

préconisé par le SEASP serait néfaste au bon développement de l'enfant. Le seul 

motif d'une éventuelle entrée en crèche de l'enfant ne justifie pas, à lui seul, de 

modifier le droit de visite du père, tel qu'il est exercé maintenant sans problème 

depuis plus d'une année. En effet, en premier lieu, la mère qui envisageait la 

possibilité d'une entrée en crèche de l'enfant lors de son audition par le Tribunal 

de protection ne semble pas avoir entrepris de démarches dans ce sens et ne 

l'évoque plus dans sa réponse au recours, de telle sorte que l'on ignore si une place 

est ou sera prochainement disponible pour l'enfant, qui n'a pas d'autre mode de 

garde les mardis que son père. En second lieu, même si l'enfant devait entrer en 

crèche, la fréquentation de celle-ci les jeudis et vendredis suffirait à atteindre le 

but de socialisation recherché par la mère. Il se justifie donc de fixer un large droit 

de visite en faveur du père, conforme aux recommandations du SEASP, sans 

nécessité de faire débuter ce droit de visite le vendredi soir, le père ayant accepté 

devant le Tribunal de protection un début des visites durant les week-ends le 

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samedi à 10h00, ce qui est plus conforme à l'intérêt de l'enfant. La Chambre de 

céans attire toutefois l'attention des parties sur le fait que ce droit de visite devra 

toutefois être utilement réexaminé lorsque l'enfant débutera sa scolarité, compte 

tenu de l'éloignement des domiciles parentaux. 

 En conséquence, le chiffre 2 de l'ordonnance querellée sera confirmé et le 

chiffre 3 de ladite ordonnance modifié, en ce sens qu'un droit aux relations 

personnelles sera réservé à A______ sur l'enfant C______ qui devra être exercé, 

sauf accord contraire entre les parents, du samedi 10h00 au mardi 19h30 durant 

les semaines paires, du lundi 07h30 au mardi 19h30 durant les semaines impaires, 

ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, étant précisé que jusqu'à l'âge de 

trois ans de C______, les vacances avec son père ne pourront excéder deux 

semaines consécutives et devront être suivies d'une période au moins équivalente 

avec sa mère. 

3. S'agissant d'une procédure liée à l'autorité parentale sur l'enfant, portant plus 

particulièrement sur la garde et le droit aux relations personnelles, le recours n'est 

pas gratuit (art. 77 LaCC). Compte tenu de l'issue du litige, les frais arrêtés à 

400 fr., seront mis par moitié à la charge de chacune des parties. En conséquence 

B______ sera condamné à verser à A______ la somme de 200 fr. 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 28 février 2018 par A______ contre l'ordonnance 

DTAE/6878/2017 rendue le 12 décembre 2017 par le Tribunal de protection de l'adulte et 

de l'enfant dans la cause C/10980/2017-6. 

Au fond : 

Modifie le chiffre 3 de cette ordonnance de la manière suivante : 

Réserve à A______ un droit aux relations personnelles sur sa fille C______ qui 

s'exercera, sauf accord contraire entre les parents, du samedi 10h00 au mardi 19h30 

durant les semaines paires, du lundi 07h30 au mardi 19h30 durant les semaines impaires 

ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, étant précisé que les vacances avec le 

père ne pourront excéder deux semaines consécutives jusqu'à ce que C______ soit âgée 

de trois ans et devront être suivies d'une période au moins équivalente avec la mère. 

Confirme l'ordonnance querellée pour le surplus. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 400 fr., les met par moitié à charge de A______ et 

de B______. 

Les compense avec l'avance de frais de 400 fr. fournie par A______. 

Condamne B______ à verser à A______ la somme de 200 fr. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Ursula ZEHETBAUER 

GHAVAMI et Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Carmen FRAGA, 

greffière. 

 

 

 

 

 

 
 

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 

173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.