# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f6f11d32-4e7e-5bec-8677-0ea5ac3b8188
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre constitutionnelle 28.09.2017 A/3770/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_015_A-3770-2017_2017-09-28.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3770/2017-ABST ACST/18/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre constitutionnelle 

Décision du 28 septembre 2017 
 

dans la cause 

 

VILLE DE GENEVE 

représenté par Me Nicolas Wisard, avocat  

contre 

 GRAND CONSEIL 

 

FONDATION DES PARKINGS 

 

_________ 

 

 

 

 

  

  

Attendu, en fait, que, le 12 mai 2017, le Grand Conseil de la République et canton 

de Genève a adopté la loi accordant une indemnité de CHF 28'331'637.- à la Fondation des 

parkings pour les années 2017 à 2019 pour la prestation de contrôle du stationnement en 

Ville de Genève (ci-après : L11923), qui ratifie le contrat de prestations conclut entre l’État 
de Genève et la Fondation des parkings portant sur le contrôle du stationnement pour les 

années 2017 – 2019 signé les 23 et 24 mai 2016 ; 

Que la L11923 a été promulguée par un arrêté du Conseil d’État du 26 juillet 2017, 
publié dans la Feuille d’avis officielle de la Réplique et canton de Genève du 28 juillet 
2017 ; 

Qu’en date du 14 septembre 2017, la Ville de Genève a recouru auprès de la chambre 
constitutionnelle de la Cour de justice contre cette loi, en concluant à son annulation ; 

Que la Ville de Genève soulève le grief que cette loi violerait l’autonomie de la Ville 
de Genève en tant qu’elle valide le principe que la Fondation des parkings intervienne sur 
son domaine public communal et que le produit des amendes infligées dans le cadre de ce 

contrôle ne revienne pas à la commune mais au canton ; 

Que la Ville de Genève prétend également que cette loi viole le droit cantonal, en 

particulier l’art. 11 al. 1 de la loi sur la Fondation des parkings, du 17 mai 2001 (ci-après : 
LFPark – H 1 13), qui pose le principe de la nécessité d’un accord de la commune 
concernée pour la fixation par voie de convention des conditions dans lesquelles la 

Fondation des parkings peut exercer un contrôle du stationnement des véhicules sur la voie 

publique, accord qui n’aurait pas été sollicité de la Ville de Genève et que celle-ci n’aurait 
pas donné ; 

Que cette loi violerait en outre le principe de l’égalité de traitement entre la Ville de 
Genève et les autres communes genevoises ; 

 

Considérant, en droit, que la Fondation des parkings est une fondation de droit 

public pour la construction et l’exploitation de parcs de stationnement, qui peut, à ce titre, 
être chargée d’assurer des prestations de service en matière de stationnement (art. 1 al. 1 et 
2 let. c LFPark) ; 

Que la situation juridique de la Fondation des parkings est susceptible d’être affectée 
par l’issue de la procédure ; 

Qu’il s’impose en conséquence d’appeler en cause la Fondation des parkings, pour 
lui permettre d’exercer les droits conférés aux parties et avec l’effet que l’arrêt que rendra 
la chambre constitutionnelle lui sera opposable (art. 71 de la la loi sur la procédure 

administrative du 12 septembre 1985 - LPA-GE - E 5 10) ; 

- 3/3 - 

A/3770/2017 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE CONSTITUTIONNELLE 

 

ordonne l’appel en cause de la Fondation des parkings dans la procédure A/3770/2017 ; 

communique à la Fondation des parkings le recours de la Ville de Genève et les pièces 

annexées à ce dernier ; 

impartit à la Fondation des parkings un délai au 13 novembre 2017 pour présenter sa 

réponse au recours ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de 

droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 

preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être jointes à l’envoi ; 

communique la présente décision à la Ville de Genève, représentée par Me Nicolas 

WISARD, au Grand Conseil de la République et canton de Genève et à la Fondation des 

parkings. 

Au nom de la chambre constitutionnelle : 

la greffière 

 

Sylvie SCHNEWLIN 

 le juge délégué : 

 

Raphaël MARTIN 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le la greffière :