# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 31340eea-75a4-521e-8367-2ea3248b6e5b
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-06-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.06.2017 E-505/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-505-2016_2017-06-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-505/2016 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 2  j u i n  2 0 1 7  

Composition 
 François Badoud, juge unique,  

avec l’approbation de William Waeber, juge ; 

Chrystel Tornare Villanueva, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Kosovo,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 13 janvier 2016 / N (…). 

 

 

 

E-505/2016 

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Faits : 

A.  

En date du 14 octobre 2015, A._______ a déposé une demande d'asile en 

Suisse. 

Les investigations entreprises par le SEM ont révélé, après consultation de 

l'unité centrale du système européen «Eurodac», que l’intéressé a franchi 

irrégulièrement la frontière d’un des Etats Dublin, le 20 décembre 2014, en 

Hongrie, et déposé une demande d’asile en France, le 12 mars 2015. 

Entendu le 20 octobre 2015 dans le cadre d'un entretien individuel, le 

requérant a été invité à se déterminer sur le prononcé éventuel d'une dé-

cision de non-entrée en matière, ainsi que sur son éventuel transfert vers 

la Hongrie, Etat en principe responsable pour traiter sa demande d'asile en 

vertu du règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil 

du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de 

l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection in-

ternationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de 

pays tiers ou un apatride, ci-après: règlement Dublin III.  

A cet égard, il n'a pas contesté la compétence de cet Etat, mais a relevé 

qu'il ne souhaitait pas y retourner, dès lors que les conditions d’accueil n’y 

étaient pas bonnes et qu’il voulait depuis le début venir en Suisse. 

B.  

En date du 9 décembre 2015, le SEM a soumis aux autorités hongroises 

compétentes une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l'art. 18 

par. 1 let. b du règlement Dublin III. 

Le 17 décembre 2015, celles-ci ont tout d’abord refusé cette requête. Après 

une demande de réexamen soumise par le SEM, le 7 janvier 2016, les 

autorités hongroises ont expressément accepté, le 12 janvier suivant, de 

reprendre en charge l'intéressé, sur la base de la disposition précitée. 

C.  

Par décision du 13 janvier 2016, le SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b 

LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en matière sur la demande d'asile de 

l‘intéressé et a prononcé son transfert vers la Hongrie, constatant en outre 

l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours. 

E-505/2016 

Page 3 

D.  

Dans le recours interjeté, le 25 janvier 2016, l'intéressé a conclu à l'annu-

lation de la décision précitée et à l'entrée en matière sur sa demande 

d'asile. Il a demandé à ce que la compétence de la Suisse pour traiter sa 

requête soit reconnue. Par ailleurs, il a sollicité l'octroi de l'effet suspensif 

et de l'assistance judiciaire partielle. 

Il a fait valoir que les conditions en Hongrie étaient extrêmement mau-

vaises et que de nombreuses personnes renvoyées dans ce pays en vertu 

du règlement Dublin III étaient placées dans des centres de détention ad-

ministrative pour demandeurs d’asile sans réel accès à des recours effec-

tifs contre cette détention. Il a également indiqué qu’il avait un problème à 

l’œil gauche et qu’il souffrait de troubles psychiques.  

A l’appui de son recours, il a produit un article du 13 janvier 2016 tiré d’In-

ternet, intitulé « Risque de violations des droits de l’homme pour les de-

mandeurs d’asile renvoyés en Hongrie » et les observations du Conseil de 

l’Europe du 17 décembre 2015 concernant des affaires présentées auprès 

de la Cour européenne des droits de l’homme contre l’Autriche. 

E.  

Par ordonnance du 27 janvier 2016, le juge instructeur a accordé l'effet 

suspensif au recours et a notamment invité l’intéressé à produire un certi-

ficat médical circonstancié. 

F.  

Le 8 février 2016, l’intéressé a produit une attestation médicale, datée du 

27 janvier 2016, selon laquelle il présente un état psychique qui se péjore 

depuis un certain temps et qui a nécessité une prise en charge psychia-

trique régulière. Il a par ailleurs demandé un délai supplémentaire pour 

produire un rapport médical circonstancié. Enfin, il a indiqué que l’idée 

d’être renvoyé en Hongrie, où il avait été détenu à deux reprises dans des 

conditions difficiles, lui faisait très peur.  

G.  

Le 31 mars 2016, le recourant a produit un rapport médical circonstancié, 

établi le même jour. Le diagnostic fait notamment d’un état de stress 

post-traumatique probable et de troubles de l’adaptation avec prédomi-

nance de la perturbation d’autres émotions nécessitant une thérapie de 

soutien. 

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L’intéressé a également précisé que deux de ses sœurs ainsi que sa cou-

sine vivaient en Suisse et que leur présence ainsi que leur soutien étaient 

très importants pour lui eu égard à ses difficultés sur le plan psychique. 

H.  

Invité à se prononcer sur le recours, le SEM s’est déterminé de manière 

circonstanciée, le 13 avril 2016. Il a maintenu sa position quant au transfert 

de l’intéressé. Il a notamment estimé qu’il ne pouvait être retenu qu’il exis-

tait des carences systémiques dans le système d’asile hongrois ni que le 

recourant risquait une mise en détention contraire aux normes internatio-

nales en cas de transfert vers ce pays. S’agissant des problèmes de santé 

invoqués par le recourant, le SEM a relevé que la Hongrie disposait d’une 

infrastructure médicale suffisante à même de prendre en charge l’inté-

ressé. Il a également considéré que la présence en Suisse des sœurs et 

de la cousine de l’intéressé ne constituait pas un motif pertinent, étant 

donné que ces personnes ne répondaient pas à la notion de membres de 

la famille prévue par l’art. 2 let. g du règlement Dublin III. De plus, il a estimé 

que l’intéressé n’avait pas établi l’existence d’une relation de dépendance 

avec ces personnes. 

I.  

Faisant usage de son droit de réplique, le 2 mai suivant, le recourant a 

contesté cette appréciation. Il a maintenu qu’il craignait d’être placé en dé-

tention en cas de transfert vers la Hongrie et qu’il ne pourrait pas y avoir 

accès aux soins médicaux nécessités par son état. Il a produit un article du 

journal « Le Monde » du 5 avril 2016 tiré d’Internet intitulé « En Hongrie, 

l’objectif « zéro réfugié » de Viktor Orban ». 

 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF, le Tribunal ad-

ministratif fédéral (ci-après: le Tribunal), en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît 

des recours contre les décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les auto-

rités mentionnées à l'art. 33 LTAF. En particulier, les décisions rendues par 

le SEM concernant l'asile peuvent être contestées devant le Tribunal, le-

quel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 105 en relation avec 

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l'art. 6a al. 1 LAsi; art. 33 let. d LTAF et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception 

non réalisée en l'espèce. 

1.2 L'intéressé a qualité pour recourir. Présenté dans la forme et le délai 

prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 48 al. 1 et art. 52 al. 1 PA, 

applicables par renvoi de l'art. 37 LTAF et art. 108 al. 2 LAsi). 

1.3 Le recours peut être interjeté pour violation du droit fédéral, notamment 

pour abus ou excès dans l'exercice du pouvoir d'appréciation, ou pour 

établissement inexact ou incomplet de l'état de fait pertinent (art. 106 al. 1 

let. a et b LAsi). 

1.4 Saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5). 

2.  

Il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire application de l'art. 31a 

al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'entre pas en matière 

sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans un Etat 

tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la procé-

dure d'asile et de renvoi. 

2.1 Avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement Dublin III. S'il ressort de cet examen qu'un autre 

Etat est responsable du traitement de la demande d'asile, le SEM rend une 

décision de non-entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise 

ou la reprise en charge du requérant (cfr. ATAF 2015/41 consid. 3.1). 

2.2 Aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III. La procédure de 

détermination de l'Etat responsable est engagée, aussitôt qu'une demande 

d'asile a été déposée pour la première fois dans un Etat membre (art. 20 

par. 1 du règlement Dublin III). 

Dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les critères 

énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être appliqués 

successivement (principe de l'application hiérarchique des critères de com-

pétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III). Pour ce faire, il y a lieu de 

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se baser sur la situation existant au moment du dépôt de la première de-

mande dans un Etat membre (art. 7 par 2 du règlement Dublin III  ; ATAF 

2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER/SPRUNG, Dublin III-Verordnung, Vienne 

2014, pt. 4 sur l'art. 7). 

En revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take 

back), il n'y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le 

chapitre III (ATAF 2012/4 consid. 3.2.1 et réf. citées). 

Lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la base 

de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande de pro-

tection internationale a été introduite est responsable de l'examen (art. 3 

par. 2 1ère phrase du règlement Dublin III).  

2.3 En vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procé-

dure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un 

risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte 

des droits fondamentaux de l'Union européenne (JO C 364/1 du 

18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la détermination de 

l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au chapitre III afin 

d'établir si un autre Etat peut être désigné comme responsable. Lorsqu'il 

est impossible de transférer le demandeur vers un Etat désigné sur la base 

de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel la demande a été 

introduite, l'Etat membre procédant à la détermination devient l'Etat res-

ponsable. 

2.4 L'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection interna-

tionale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – dans les 

conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont la de-

mande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès d'un 

autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, sur 

le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b du règlement Du-

blin III).  

Cette obligation cesse si le demandeur ou une autre personne visée à 

l'art. 18 par. 1 point c) ou d) a quitté le territoire des Etats membres pendant 

une durée d'au moins trois mois, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de 

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séjour en cours de validité délivré par l'Etat membre responsable 

(cf. art. 19 par. 2 du règlement Dublin III). 

2.5 Sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de souve-

raineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de 

protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un pays 

tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des 

critères fixés dans le règlement. 

3.  

3.1 En l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», 

que l’intéressé a franchi irrégulièrement la frontière du territoire des Etats 

Dublin, en Hongrie, le 20 décembre 2014. En date du 9 décembre 2015, 

cet office a dès lors soumis aux autorités hongroises compétentes, dans 

les délais fixés aux art. 23 par. 2 et art. 24 par. 2 du règlement Dublin III 

une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l'art. 18 par. 1 let. b 

du règlement Dublin III. 

3.2 Les autorités hongroises ayant expressément accepté de reprendre en 

charge l'intéressé, le 12 janvier 2016, elles ont reconnu leur compétence 

pour traiter sa demande d'asile. Ce point n'est pas contesté. 

3.3 Compte tenu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, il y aurait à pré-

sent lieu d'examiner la question d’existence, en Hongrie, d’éventuelles dé-

faillances systémiques dans la procédure d'asile et dans les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui pourraient entraîner un risque de traitement 

inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE. Tel ne sera ce-

pendant pas le cas en l’espèce.  

3.4 En effet, dans son arrêt du 31 mai 2017, rendu en la cause 

D-7853/2015 (destiné à la publication comme arrêt de référence), le Tribu-

nal a analysé l’évolution de la situation des requérants d’asile en Hongrie. 

A en particulier été examinée la situation des requérants transférés en ap-

plication du règlement Dublin III précité à la suite de l’important afflux de 

migrants auquel a dû faire face ce pays en 2015. Il a constaté de nom-

breuses carences dans le système hongrois, s’agissant notamment de l’ac-

cès à la procédure d’asile et de l’hébergement des requérants dans les 

zones de transit. Il a en particulier examiné l’acte T/13976 sur « l’amende-

ment de plusieurs lois concernant le renforcement de la procédure d’asile 

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conduite dans la zone surveillée de la frontière hongroise » entré en vi-

gueur, le 28 mars 2017. Il a relevé que la mise en œuvre de cet acte, doté 

de l’effet rétroactif et donc applicable à toutes les procédures d’asile en 

cours, a entraîné un durcissement significatif de la législation hongroise 

créant ainsi de nombreuses zones d’ombre sur le sort des requérants 

d’asile.  

3.5 Qui plus est, à la suite de l’entrée en vigueur de cette nouvelle législa-

tion, le Tribunal a estimé qu’il ne pouvait pas déterminer avec certitude si, 

après un transfert vers la Hongrie, les demandeurs d’asile seraient consi-

dérés comme des clandestins et, partant, transférés en zones dites de pré-

transit ou comme requérants dont la demande serait examinée en zone de 

transit. Constatant les nombreuses incertitudes induites par ce récent 

changement législatif quant à l’accès à la procédure et aux conditions d’ac-

cueil, le Tribunal a considéré qu’il lui était en l’état impossible de se pro-

noncer sur l’existence de défaillances systémiques au sens de l’art. 3 par. 2 

du règlement Dublin III précité et sur les questions touchant aux risques 

réels (« real risk ») auxquels pourraient être confrontés les requérants 

d’asile en cas de transfert en Hongrie.  

3.6 Dans ces circonstances particulières et conformément à l’art. 61 al. 1 

PA qui prévoit notamment que l’autorité de recours peut exceptionnelle-

ment renvoyer l’affaire à l’autorité inférieure avec des instructions impéra-

tives, le Tribunal a annulé la décision attaquée et renvoyé l’affaire au SEM 

pour nouvelle décision. En effet, il a considéré qu’il incombait à l’autorité 

de première instance de réunir tous les éléments de fait nécessaires à la 

résolution de ces questions demeurant actuellement sans réponse. A cet 

égard, il a souligné qu’il ne revenait pas à l’autorité de recours de procéder 

à des investigations complémentaires complexes et qu’elle outrepasserait 

ses compétences si elle statuait en l’état sur le recours, au risque d’ailleurs 

de priver la partie de la garantie de la double instance (cf. en particulier le 

consid. 13 de l’arrêt).  

3.7 Au vu de cette nouvelle jurisprudence, la décision querellée doit être 

annulée pour constatation incomplète de l’état de fait pertinent (cf. art. 106 

al. 1 let. b LAsi) et la cause renvoyée au SEM pour complément d’instruc-

tion et nouvelle décision. Partant, le présent recours doit être admis sans 

qu’il soit nécessaire d’examiner les autres griefs qui y sont soulevés. 

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Page 9 

4.  

S’avérant manifestement fondé, le recours est admis dans une procédure 

à juge unique avec l’approbation d’un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi).  

5.  

5.1 Compte tenu de l’issue de la procédure, il n’y a pas lieu de percevoir 

de frais (art. 63 al. 2 et 65 al. 1 PA) ; la requête d’assistance judiciaire par-

tielle est donc sans objet. 

5.2 Conformément à l’art. 64 al. 1 PA, l’autorité de recours peut allouer, 

d’office ou sur requête, à la partie ayant entièrement ou partiellement gain 

de cause, une indemnité pour les frais indispensables et relativement éle-

vés qui lui ont été occasionnés. 

En l’espèce, l’intéressé qui a agi en son propre nom, n’a pas fait valoir de 

frais de représentation ni d’autres frais indispensables et relativement éle-

vés occasionnés par le litige (cf. art. 64 al. 1 PA). Il n’y a en conséquence 

pas lieu de lui allouer des dépens. 

 

(dispositif page suivante) 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis. 

2.  

La décision du 13 janvier 2016 est annulée et la cause est renvoyée au 

SEM pour complément d’instruction et nouvelle décision. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. 

4.  

Il n’est pas alloué de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

François Badoud Chrystel Tornare Villanueva 

 

 

Expédition :