# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e7c85ddb-a991-53ac-956a-2b60b803f150
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-01-27
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 27.01.2022 106 2021 92
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2021-92_2022-01-27.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

106 2021 92

Arrêt du 27 janvier 2022

Cour de protection de l’enfant et de l’adulte

Composition Présidente : Sandra Wohlhauser
Juges : Michel Favre, Laurent Schneuwly
Greffière-rapporteure : Isabelle Schuwey

Parties A.________, recourante

en la cause concernant son fils B.________

Objet Protection de l'adulte – curatelle de portée générale, choix de la 
curatrice

Recours du 30 novembre 2021 contre la décision de la Justice de paix 
de l'arrondissement de la Gruyère du 18 octobre 2021

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considérant en fait

A. A.________, de nationalité suisse, divorcée, est la mère de B.________, né en 2000, de 
nationalité suisse également. 

Le 1er septembre 2021, A.________ et B.________ sont arrivés en Suisse depuis C.________, où 
ils étaient auparavant domiciliés. 

Le 27 septembre 2021, le service du contrôle des habitants a transmis à la Justice de paix de 
l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Justice de paix) la traduction allemande d’un document 
intitulé « Acte de nomination », établi le 12 avril 2021 par I'Organe des tutelles et des curatelles de 
la commune de D.________, à C.________, nommant A.________ comme tutrice légale de son fils, 
pour lequel une prise en charge légale complète a été instituée (DO 4-5). 

B. A l’occasion d’une séance à la Justice de paix le 18 octobre 2021, A.________ a déclaré que 
son fils était autiste lourd, raison pour laquelle une curatelle selon le droit européen avait été 
instituée. Elle a expliqué qu’ils avaient vécu à C.________ pendant 12 ans et qu’à la majorité de son 
fils, elle avait entamé une procédure afin de pouvoir le représenter, notamment dans le but de 
pouvoir le faire soigner. Elle a indiqué qu’elle était aidée par différents services, en particulier par le 
service social, qui avait fait des démarches afin que B.________ puisse intégrer l’institution de 
E.________. Elle est également soutenue par l’association des autistes. Elle a expliqué qu’à 
C.________, son fils avait son propre appartement mais qu’elle s’occupait de lui à 100 %. Elle a 
déclaré qu’elle gérait toutes les démarches administratives et financières pour son fils, qui ne 
touchait pas encore de rente de l’AI, et qu’elle était favorable à ce qu’une autre personne s’occupe 
de l’aspect administratif mais qu’elle tenait à gérer seule l’aspect médical. Elle a précisé que 
B.________ n’avait aucune notion de l’argent et qu’il risquait de faire des dépenses inconsidérées. 
Elle a également indiqué qu’il était suivi par la Dre F.________, médecin généraliste, qu’il prenait 
des médicaments et qu’un suivi d’ergothérapie avait été mis en place, ainsi qu’un bilan complet 
auprès d’un psychiatre. Elle a délié ces différents médecins du secret médical (DO 8-9). 

C. Par décision du même jour, la Justice de paix a institué une curatelle de portée générale au 
sens de l’art. 398 CO en faveur de B.________, et a nommé G.________, collaboratrice auprès du 
Service des curatelles des communes de Bulle, Riaz et Morlon, en tant que co-curatrice de 
l’intéressé, à charge pour elle de le représenter dans le cadre du règlement de ses affaires 
administratives, de gérer ses revenus et sa fortune, de veiller à lui assurer une situation de logement 
ou de placement approprié, de dresser un inventaire des valeurs patrimoniales qu’elle doit gérer, de 
déposer un rapport d’activité et les comptes annuels, ainsi que de requérir une adaptation de la 
mesure en cas de modification des circonstances. A.________, quant à elle, a été désignée co-
curatrice avec charge de veiller à l’état de santé de son fils, de mettre en place les soins médicaux 
nécessaires, de le représenter dans ce cadre et de requérir une adaptation de la mesure en cas de 
modification des circonstances. 

D. Par courrier recommandé du 30 novembre 2021, A.________ a interjeté recours contre cette 
décision. 

E. La Justice de paix s’est déterminée sur le recours le 10 décembre 2021.

F. Par courrier du 20 décembre 2021 (date du sceau postal), la recourante a formulé ses 
remarques sur la détermination de la Justice de paix.  

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en droit

1.

1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours 
auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (ci-
après: la Cour; art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et 
de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 
2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]). 

1.2. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile 
s'appliquent par analogie (art. 450f CC).

1.3. Le recours doit être déposé dans un délai de trente jours à compter de la notification de la 
décision (art. 450b al. 1 CC). En l’espèce, la décision attaquée a été notifiée à la recourante le 
15 novembre 2021, de sorte que son recours, déposé le 30 novembre 2021, a été interjeté en temps 
utile. 

1.4. Conformément à l'art. 450 al. 3 CC, le recours doit être dûment motivé. Une motivation 
sommaire, qui permet de déterminer l'objet du recours et dont on peut déduire la volonté de 
contester, en tout ou en partie, la décision prise, est suffisante (arrêt TF 5A_922/2015 du 4 février 
2016 consid. 5.1 et les réf. citées). Le recours satisfait aux exigences de motivation.

1.5. A.________, mère de B.________ et co-curatrice, a qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 
et 2 CC).

1.6. La procédure de recours est régie par la maxime d'office et par la maxime inquisitoire. Le 
recours peut être formé pour violation du droit, constatation fausse ou incomplète des faits 
pertinents, et inopportunité de la décision (art. 450a al. 1 CC), de sorte que la Cour dispose d’un 
plein pouvoir d’examen. 

1.7. A défaut de disposition contraire du droit cantonal, la Cour peut statuer sans débats (art. 450f 
CC et 316 al. 1 CPC).

2.

2.1. A titre préliminaire, la recourante critique le fait que la Justice de paix ait passé outre la décision 
prise par les autorités de C.________ pour instaurer de force sa propre décision. 

En matière de protection de l’adulte, l’art. 446 al. 1 CC prévoit l’application de la maxime inquisitoire, 
qui permet au juge de mettre à jour les mesures lorsque les faits qui ont justifié le prononcé de la 
mesure de protection ne sont plus d'actualité (cf. arrêt TF 5A_981/2018 du 29 janvier 2019 
consid. 3.3.2.1). 

La particularité du droit de protection de l’adulte et de l’enfant est que les autorités de protection 
doivent assurer le suivi des mesures, contrairement à d’autres domaines du droit où les dossiers 
peuvent être clôturés une fois la décision rendue. Les mesures de protection nécessitent un suivi et 
une adaptation permanente, voire des réexamens périodiques, lesquels sont prévus dans la loi 
(art. 313 al. 1, 399 al. 2, 431 CC; KUHNLEIN, Les droits fondamentaux et le principe de subsidiarité 
en protection de l’adulte et de l’enfant, in RMA 2019 p. 99 ss, 126). 

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Il découle de ce qui précède que les décisions rendues par les autorités de protection, quelles 
qu’elles soient, n’ont pas vocation à être instaurées de manière définitive mais doivent au contraire 
être revues et adaptées aux circonstances. Partant, quoi qu’en dise la recourante, le fait qu’une 
autorité de C.________ ait institué une mesure de protection et l’ait nommée curatrice ne saurait 
faire obstacle au réexamen de cette décision et, le cas échéant, à sa modification. 

2.2. En l’espèce, la Justice de paix a retenu que A.________ souhaitait être nommée co-curatrice 
s’agissant des aspects thérapeutiques et que celle-ci avait assuré depuis de nombreuses années 
toutes les démarches en lien avec son fils, ni ses compétences ni son honorabilité n’étant contestées 
à cet égard. S’agissant des aspects administratifs et financiers, elle a confié le mandat de co-
curatelle à G.________, collaboratrice auprès du Service des curatelles des communes de Bulle, 
Riaz et Morlon, notamment en lien avec la recherche de son placement ou logement dans une 
structure appropriée et avec les démarches auprès de l’AI. A cet égard, la Justice de paix a précisé 
que la recourante était elle-même atteinte dans sa santé, qu’elle se heurtait parfois aux complexités 
du système administratif suisse et qu’il n’était pas aisé pour elle d’assumer toutes les démarches à 
conduire, notamment dans la prise en charge AI. Elle a ajouté que même si la recourante bénéficiait 
déjà du soutien du service social, celui-ci n’était pas habilité à faire lui-même les démarches 
nécessaires, contrairement à un curateur. Enfin, elle a souligné que la mesure était susceptible 
d’être transformée une fois les démarches essentielles accomplies et la situation stabilisée. 

2.3. La recourante conteste la co-curatelle instituée par la Justice de paix et la désignation d’une 
curatrice professionnelle à ce titre. Elle explique avoir uniquement demandé une aide administrative 
pour la décharger un peu. Or, la co-curatelle instituée va largement au-delà d’une telle aide et 
constitue une ingérence inadmissible, alors qu’elle est fort capable de gérer les affaires financières 
et administratives de son fils seule, ce qu’elle a toujours fait jusqu’à présent. Elle affirme être en 
pleine possession de ses capacités mentales, intellectuelles et physiques et se réfère à la mesure 
instituée à C.________ par laquelle elle a été désignée seule curatrice de son fils, décision prise à 
l’issue d’une instruction approfondie. Elle soutient être totalement apte à comprendre l’administration 
suisse, étant elle-même de nationalité suisse et parlant parfaitement le français, ainsi qu’à gérer la 
procédure AI concernant son fils. Elle déclare enfin qu’elle refusera de collaborer et s’opposera aux 
frais en cas de maintien de la co-curatelle. 

La recourante ne s’oppose en revanche pas à l’institution d’une curatelle de portée générale en 
faveur de son fils, dans la mesure où elle serait elle-même désignée curatrice. Il n’est en effet pas 
contesté que l’intéressé souffre d’un trouble autistique lourd ne lui permettant que difficilement de 
s’exprimer et qu’une curatelle de portée générale constitue la mesure de protection adéquate 
compte tenu de la situation de l’intéressé. Il convient donc de prendre acte de l’entrée en force de 
la décision attaquée en tant qu’une curatelle de portée générale au sens de l’art. 398 CC est instituée 
en faveur de B.________. 

2.4. Selon l’art. 400 al. 1 CC, l’autorité de protection de l’adulte nomme curateur une personne 
physique qui possède les aptitudes et les connaissances nécessaires à l’accomplissement des 
tâches qui lui sont confiées, qui dispose du temps nécessaire et qui les exécute en personne. Elle 
peut nommer plusieurs personnes si des circonstances particulières le justifient. L’art. 402 
CC prévoit que lorsque la curatelle est confiée à plusieurs personnes, celles-ci l’exercent en 
commun ou selon les attributions confiées par l’autorité de protection de l’adulte à chacune d’elles 
(al. 1). Plusieurs personnes ne peuvent toutefois être chargées sans leur consentement d’exercer 
en commun la même curatelle (al. 2). 

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Un curateur doit démontrer des compétences professionnelles mais également des qualités 
personnelles et relationnelles. De bonnes capacités d’organisation ainsi qu’un naturel si possible 
empathique constituent également deux prérequis utiles pour être nommé curateur (MEIER/LUKIC, 
Introduction au nouveau droit de la protection de l’adulte, 2011, p. 246 n. 541 ss). De même, le 
curateur doit être capable de coopérer avec d’autres instances, de réagir lorsqu’un conflit se 
présente et d’assumer les responsabilités liées à sa fonction (STEINAUER/FOUNTOULAKIS, Droit des 
personnes physiques et de la protection de l’adulte, 2014, p. 519 n. 1163). L’existence d’un conflit 
d’intérêts met fin aux pouvoirs du curateur dans la cause concernée (art. 403 al. 2 CC). Enfin, la 
personne visée doit exécuter son mandat personnellement (art. 400 al. 1 CC, 398 al. 3 CO). La 
délégation ponctuelle de certaines tâches reste possible, lorsqu’elle est dans l’intérêt de la personne 
concernée par la mesure (STEINAUER/FOUNTOULAKIS, p. 519 n. 1163).

Le choix du curateur incombe à l’autorité de protection (art. 400 al. 1 CC), et non à la personne 
concernée par la mesure ou à ses proches. Pour contrebalancer cela, la loi donne un certain pouvoir 
à la personne concernée et aux proches. En effet, selon l’art. 401 al. 1 CC, lorsque la personne 
concernée propose une personne comme curateur, l’autorité de protection de l’adulte accède à son 
souhait pour autant que la personne proposée remplisse les conditions requises et accepte la 
curatelle (ATF 140 III 1 consid. 4.1). De même, l’autorité de protection de l’adulte prend autant que 
possible en considération les souhaits des membres de la famille et d’autres proches (art. 401 al. 2 
CC), en particulier lorsque l’intéressé n’est pas apte à exprimer un souhait.

La liberté d’appréciation de l’autorité chargée de prendre la décision est plus grande lorsque les 
souhaits émanent des proches, et non de la personne concernée. En effet, bien qu’elle doive prendre 
les demandes des proches en considération, l’autorité peut décider de ne pas en tenir compte, si 
elle estime qu’une autre personne paraît plus compétente et apte pour remplir le mandat. Au 
contraire, si la personne concernée émet un vœu quant à la nomination du curateur, l’autorité doit 
suivre sa volonté, pour autant que la personne désignée remplisse les conditions légales (art. 401 
al. 1 et 2 CC; STEINAUER/FOUNTOULAKIS, p. 521 ss n. 1170 ss et p. 522 n. 1174). 

Le fait de tenir compte des vœux de la personne concernée ou de son entourage est une 
composante du droit à l’autodétermination (HELLE, Renouvellement de la garde-robe du curateur: 
l’habit fait-il toujours le moine ? in Le nouveau droit de la protection de l’adulte, 2012, n. 35, p. 179).

L'autorité de protection est tenue de vérifier d'office l’aptitude du curateur potentiel, devoir qui 
incombe aussi à l'autorité de recours (arrêt TF 5A_345/2015 du 3 juin 2015 consid. 3.1 et les réf. 
citées).

2.5. En l’espèce, si la recourante a certes déclaré lors de la séance du 18 octobre 2021 qu’elle 
souhaitait recevoir de l’aide au niveau administratif, puis même qu’elle était favorable à l’instauration 
d’une co-curatelle, il ressort toutefois de son recours qu’elle n’avait pas réellement conscience des 
conséquences concrètes d’une telle mesure et des pouvoirs qui allaient être conférés au co-
curateur, de sorte qu’elle s’y oppose désormais et souhaite être nommée seule curatrice de son fils. 
Dans la mesure où l’intéressé lui-même ne semble pas être en mesure de s’exprimer quant au choix 
de son curateur, les souhaits de sa mère doivent, pour autant que possible, être pris en 
considération, comme le prévoit l’art. 401 al. 2 CC. Il convient donc d’examiner si cette dernière 
remplit les conditions pour être nommée à cette fonction, étant rappelé qu’en vertu du principe de 
subsidiarité, une mesure ne peut être ordonnée que lorsque l’appui fourni à la personne ayant besoin 
d’aide par les membres de sa famille ne suffit pas ou semble a priori insuffisant (art. 389 al. 1 ch. 1 
CC). En effet, l’un des objectifs du droit de la protection de l’adulte est la réduction de l’intervention 
étatique, respectivement le renforcement de la solidarité familiale (MEIER/LUKIC, p. 183, n. 383).

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Sur le plan personnel tout d’abord, il est évident que la recourante a noué avec son fils, dont elle 
s’occupe à 100 %, une relation de confiance indispensable à l’assistance personnelle concrète dont 
il a besoin au quotidien. Elle a été nommée en tant que tutrice légale à sa majorité par les autorités 
de C.________ et rien ne laisse penser qu’elle n’a pas rempli cette fonction de manière adéquate 
depuis lors. En outre, dès leur arrivée en Suisse, elle a rapidement mis en place un 
accompagnement complet sur le plan médical (suivi régulier auprès de la Dre F.________, 
traitement médicamenteux, mise en place d’un bilan psychiatrique et traitement d’ergothérapie). 
Tout ceci a d’ailleurs été reconnu par la Justice de paix, qui l’a désignée co-curatrice s’agissant des 
aspects thérapeutiques. 

Pour ce qui est de la dimension administrative de la curatelle, la recourante semble également avoir 
toujours été en mesure de gérer les affaires de son fils jusqu’à présent. Si les démarches vis-à-vis 
des assurances sociales, en particulier l’AI, ou des autres organes administratifs, peuvent certes 
être compliquées et lourdes à prendre en charge, rien ne permet toutefois d’établir, en l’état, que la 
recourante ne serait pas en mesure de les entreprendre de manière adéquate grâce au soutien 
qu’elle a pu obtenir auprès de différents organismes (service social et association des autistes). Ce 
recours à une aide extérieure ne saurait représenter un motif pour refuser à la recourante le rôle de 
curatrice. On ne peut en effet considérer que cette aide dépasse l’assistance ponctuelle autorisée 
par la loi, alors qu’il s’agit bien au contraire d’une démarche sage dans l’intérêt de la bonne gestion 
du mandat de curatelle. Il serait disproportionné et contraire au but de protection optimale de la 
personne concernée d’exiger une exécution personnelle permanente de la curatelle. Enfin, le fait 
que les différents services consultés par la recourante ne puissent que la conseiller, et non effectuer 
les démarches à sa place, ne justifie pas encore la nomination d’un curateur professionnel pour ces 
tâches. Dans ces conditions, le fait de nommer un tiers comme co-curateur semble en l’état aller au-
delà du besoin d’aide exprimé par la recourante. 

S’agissant de l’aspect financier, aucun élément ne permet non plus d’établir que la recourante ne 
pourrait pas assumer elle-même la charge de curatrice de son fils. Le dossier ne fait en particulier 
pas état de dettes ou de toute autre difficulté d’ordre financier ou administratif qui auraient été 
causées par des lacunes dans la gestion des affaires de l’intéressé jusqu’à présent. Cela étant, la 
Cour ne dispose d’aucune indication sur le patrimoine de l’intéressé, notamment sur l’existence 
d’une fortune importante ou d’autres éléments qui nécessiteraient des compétences particulières et 
justifieraient le recours à un curateur professionnel. Le dossier ne comporte pas non plus la moindre 
information sur la situation personnelle et professionnelle de la recourante, en particulier sa 
formation et ses compétences, ou sur d’éventuels problèmes de santé qui feraient douter de ses 
aptitudes à remplir son mandat de curatrice. 

Dans ces conditions, les éléments qui ressortent du dossier ne sont pas suffisants pour retenir que 
la recourante ne dispose pas des aptitudes et les connaissances nécessaires pour accomplir 
l’ensemble des tâches ressortant du mandat de curatelle de portée générale et qu’une co-curatelle 
est nécessaire afin d’assurer la sauvegarde des intérêts de B.________ sous l’angle des aspects 
administratifs et financiers. Il appartient dès lors à l’autorité intimée de compléter l’instruction du 
dossier afin de connaître, notamment, l’état du patrimoine de l’intéressé, et d’obtenir des 
informations plus précises quant aux aptitudes de la recourante. 

Il s’ensuit l’admission partielle du recours. 

Partant, la décision attaquée est annulée en tant qu’elle désigne G.________, collaboratrice auprès 
du Service des curatelles des communes de Bulle, Riaz et Morlon, en tant que co-curatrice de 

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l’intéressé, et la cause est renvoyée à l’autorité intimée pour complément d’instruction dans le sens 
de ce qui précède et nouvelle décision.

3.

Etant donné l'issue du litige, les frais judiciaires de la procédure de recours, fixés forfaitairement à 
CHF 400.-, sont laissés à la charge de l'Etat (art. 106 al. 1 CPC; art. 6 al. 1 LPEA; art. 19 al. 1 RJ). 
Il n’y a pas matière à dépens.

la Cour arrête :

I. Le recours est partiellement admis. 

Partant, la décision du 18 octobre 2021 de la Justice de paix de l’arrondissement de la Gruyère 
est annulée et la cause lui est renvoyée pour complément d’instruction et nouvelle décision 
dans le sens des considérants.

II. Les frais judiciaires de la procédure de recours sont fixés à CHF 400.- et mis à la charge de 
l’Etat.

III. Il n’est pas alloué de dépens.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 27 janvier 2022/isc

La Présidente : La Greffière-rapporteure :