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**Case Identifier:** e9ce57fa-f580-5126-b188-58330288a82d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-01-20
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 20.01.2015 C/6820/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6820-2013_2015-01-20.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés ainsi qu'au Tribunal 

de première instance le 22 janvier 2015. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6820/2013 ACJC/50/2015 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 20 JANVIER 2015 

 

Entre 

A______, domicilié ______, Arabie Saoudite, recourant contre un jugement rendu par 
la 20ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 10 décembre 2014, 

comparant par Me Marc Bonnant, avocat, 5, chemin Kermely, case postale 473,  

1211 Genève 12, en l'étude duquel il fait élection de domicile aux fins des présentes, 

et 

B______, sis ______, France, cité, comparant par Me Stella Fazio, avocate, 7, rue de la 
Fontaine, case postale 3238, 1211 Genève 3, en l'étude de laquelle il fait élection de 

domicile. 

 

- 2/4 - 

 

C/6820/2013 

Vu, EN FAIT, l'ordonnance de preuve OTPI/1616/2014 rendue par le Tribunal de 
première instance le 10 décembre 2014, notifiée le 12 décembre 2014, dans la cause qui 

oppose A______ à B______, par laquelle le Tribunal a rejeté les demandes d'apport 

d'une procédure civile, d'audition des parties et d'audition de témoins formées par 

A______ (ch. 1 à 3) et fixé les plaidoiries finales au 28 janvier 2015 (ch. 4); 

Vu le recours formé le 16 décembre 2014 par A______ contre cette ordonnance, par 

lequel il conclut à son annulation et à ce que les mesures probatoires sollicitées par lui 

soient ordonnées; 

Attendu que le recourant sollicite préalablement que l'effet suspensif soit octroyé à son 

recours, afin d'éviter que la cause ne soit jugée sur le fond par le Tribunal de première 

instance avant même que la Cour de justice ait statué sur le bien-fondé de son recours et 

celui des mesures probatoires sollicitées, ce qui selon lui créerait une situation 

procédurale particulièrement difficile à corriger; 

Que l'intimée s'oppose à l'octroi de l'effet suspensif, considérant que le recourant ne 

démontre pas en quoi le refus de l'effet suspensif serait susceptible de lui causer un 

préjudice difficilement réparable; 

Considérant, EN DROIT, que le recours est recevable contre des décisions et 
ordonnances d'instruction de première instance, dans les cas prévus par la loi (art. 319 

let. b ch. 1 CPC) ou lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable  

(art. 319 let. b ch. 2 CPC); 

Qu'en l'espèce, la décision querellée est à une ordonnance d'instruction, qui se rapporte 

à l'administration des preuves; 

Qu'ainsi, la voie du recours n'est ouverte que si l'ordonnance est susceptible de causer 

un préjudice difficilement réparable au recourant; 

Que dans le cadre d'un recours, la cognition de la Cour est limitée à la constatation 

manifestement inexacte des faits et à la violation du droit (art. 320 CPC); 

Que selon l'art. 325 al. 2 CPC, l'instance de recours peut suspendre le caractère 

exécutoire de la décision attaquée, le recours ne déployant dans la règle (art. 325 al. 1 

CPC) aucun effet suspensif; 

Que le Président soussigné a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu 

la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet 

effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant 

en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour; 

- 3/4 - 

 

C/6820/2013 

Que l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation dans le cadre de la 

décision sur effet suspensif (JEANDIN, in CPC, Code de procédure civile commenté, 

BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n° 6 ad art. 325 CPC); 

Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge 

procédera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa 

décision est de nature à provoquer une situation irréversible; 

Qu'en l'espèce, au vu de l'argumentation du recourant, le risque d'un préjudice 

difficilement réparable n'est pas manifeste; 

Qu'en effet, le refus d'ordonner les mesures probatoires sollicitées pourra, le cas échéant 

et en cas de jugement défavorable pour le recourant, être contesté en appel contre le 

jugement au fond, l'instance d'appel ayant en outre la possibilité d'administrer des 

preuves (art. 316 al. 3 CPC) ou de renvoyer la cause en première instance pour 

complément d'instruction (art. 318 al. 1 let. c CPC); 

Qu'à cet égard, le seul prolongement de la procédure, résultant le cas échéant de la 

décision du recourant de former appel contre un jugement qui lui serait défavorable, ne 

constitue pas un préjudice difficilement réparable; 

Que le présent recours est donc, prima facie et sans préjudice de l'examen au fond, 

dénué de chances de succès, car irrecevable; 

Qu'au vu de ce qui précède, la requête tendant à la suspension de l'effet exécutoire 

attaché à l'ordonnance querellée doit être rejetée; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104  

al. 3 CPC); 

Considérant enfin que la présente décision, de nature incidente, est susceptible d'un 

recours en matière civile au Tribunal fédéral, dans les limites de l'art. 93 LTF (ATF 137 

III 475 consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral 4D_26/2011 consid. 2 et 3), et que la 

décision relative à une requête d'effet suspensif étant une mesure provisionnelle au sens 

de l'art. 98 LTF, seule peut être invoquée la violation des droits constitutionnels (art. 98 

LTF; ATF 137 III 475 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 2C_8/2011 du 3 mars 2011 

consid. 3.1). 

* * * * * 

- 4/4 - 

 

C/6820/2013 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur la suspension de l'exécution : 

Rejette la requête de A______ tendant à suspendre l'effet exécutoire au jugement 

OTPI/1616/1204 rendu le 10 décembre 2014 par le Tribunal de première instance dans 

la cause C/6820/2013-20. 

Dit qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 

al. 3 CPC). 

Siégeant : 

Monsieur Patrick CHENAUX, juge ad interim; Madame Nathalie DESCHAMPS, 

greffière. 

 

Le juge ad interim : 

Patrick CHENAUX 

 La greffière : 

Nathalie DESCHAMPS 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (137 III 475 cons. 1) est susceptible d'un 

recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), 

respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, 

le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète 

de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.