# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** adfe890d-7765-5bf8-a23f-1943c7d11b87
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-01-13
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 13.01.2022 106 2021 88
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2021-88_2022-01-13.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

106 2021 88

Arrêt du 13 janvier 2022

Cour de protection de l’enfant et de l’adulte

Composition Présidente : Sandra Wohlhauser
Juges : Michel Favre, Laurent Schneuwly
Greffière : Mélina Gadi 

Parties A.________, recourante, représentée par sa curatrice, Me Isabelle 
Brunner Wicht, avocate

Objet Effets de la filiation – mise en place de rencontres mémoire (art. 307 
al. 1 CC) 

Recours du 15 novembre 2021 contre la décision de la Justice de paix 
de l'arrondissement de la Sarine du 3 septembre 2021 

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considérant en fait

A. A.________, née en 2006, est la fille de B.________ et de C.________, lesquels vivent 
séparés. 

Par décision du 13 mai 2016, la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice 
de paix) a accepté le transfert en son for des curatelles de représentation dans la procédure 
(art. 314abis CC) et de surveillance des relations personnelles (art. 308 al. 2 CC) instituées en faveur 
de la recourante par la Justice de paix du district de Lavaux-Oron. 

Constatant les difficultés relationnelles présentes entre A.________ et son père, la Justice de paix 
a pris plusieurs décisions afin de rétablir un dialogue entre le parent et l'enfant.  

B. Suite à l'échec d'une thérapie familiale entre les deux parents et l'enfant, la Justice de paix a 
invité, par décision du 31 janvier 2020, A.________ et son père à entreprendre une médiation 
familiale. 

Par courrier du 21 octobre 2020, les médiateurs en charge de cette mesure ont informé la Justice 
de paix que leur mission était terminée et qu'elle n'avait pas abouti. 

La Justice de paix a convoqué la recourante ainsi que ses parents et ses curateurs à une séance 
qui s'est déroulée le 29 janvier 2021. A cette occasion, l'éventualité de mettre en œuvre des 
rencontres mémoire entre le père et la fille a été abordée. C.________ s'est prononcé en faveur de 
cette mesure. Me Isabelle Brunner Wicht, curatrice de l'enfant, s'est opposée à l'organisation de ces 
rencontres. Par courrier du 10 août 2021, la recourante a motivé son refus. Par courrier du 23 août 
2021, la mère de l'enfant s'est également déclarée défavorable à cette façon de procéder. 

C. Par décision du 3 septembre 2021, la Justice de paix a prononcé la mise en place de visites 
mémoire entre A.________ et son père à raison de trois rencontres par année. D.________ et 
E.________, Juges assesseures, étant en charge de rendre compte à la Justice de paix de 
l'accomplissement de ces tâches. 

D. Par mémoire du 15 novembre 2021, A.________ a interjeté recours contre cette décision, 
contestant la mise en place des rencontres. Elle a notamment produit, à l'appui de son recours, un 
rapport du 11 novembre 2021 du Réseau fribourgeois de santé mentale (ci-après: RFSM). En date 
du 18 novembre 2021, la Justice de paix a renoncé à se déterminer sur le recours et s'est référée 
au dossier de la cause. 

Un délai de 30 jours a été imparti à C.________ pour déposer une éventuelle réponse. Il n'a pas fait 
usage de cette faculté.

en droit

1.

1.1. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables 
par analogie aux procédures relatives aux enfants devant les autorités de protection (art. 314 CC), 
de sorte que la procédure de recours est régie par les art. 450 à 450e CC. Les décisions de la Justice 

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de paix peuvent dès lors faire l’objet d’un recours auprès de la Cour de protection de l’enfant et de 
l’adulte (ci-après: la Cour; art. 450 al. 1 CC, art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection 
de l’enfant et de l’adulte [LPEA], art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 
22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).

1.2. Le délai de recours est de 30 jours (art. 450b al. 1 CC). La décision attaquée a été notifiée à 
la recourante, par courrier A, le 15 octobre 2021 au plus tôt. Partant, le délai aurait dû échoir le 
dimanche 14 novembre 2021, reporté au lundi 15 novembre 2021 par application de l'art. 142 al. 3 
CPC. Déposé le 15 novembre 2021, le recours a été interjeté en temps utile.  

1.3. A.________, représentée par sa curatrice, a qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC). 

1.4. Le recours peut être formé pour violation du droit, constatation fausse ou incomplète des faits 
pertinents, et inopportunité de la décision (art. 450a al. 1 CC). Conformément à l'art. 450 al. 3 CC, 
le recours doit être dûment motivé. Le recours satisfait aux exigences de motivation.  

1.5. La procédure de recours est régie par la maxime d'office et par la maxime inquisitoire. La 
Cour dispose d'un plein pouvoir d'examen, en fait comme en droit. 

1.6. A défaut de disposition contraire du droit cantonal, la Cour peut statuer sans débats.

2.

2.1. La Justice de paix a retenu que la mise en œuvre de trois rencontres mémoire par an serait 
positive pour la recourante qui pourra ainsi conserver un contact avec son père. Elle soutient que 
même si l'instauration d'une relation entre le père et la fille est actuellement impossible, il est 
important de préserver la possibilité qu'un tel lien puisse renaître à l'avenir. Elle relève que 
A.________ aura la possibilité, grâce à ces rencontres, de se créer sa propre image de son père et 
d'évoluer vers une relation normalisée avec ce dernier. Elle soutient que le cadre protégé dans lequel 
les rencontres se dérouleront est propice à un échange sans tensions entre les parties.  

2.2. La recourante, par sa curatrice, s'oppose à la mise en œuvre de rencontres mémoire avec 
son père. A.________, âgée actuellement de 15 ans, estime bénéficier de la capacité de 
discernement nécessaire pour se déterminer sur les décisions la concernant. Elle allègue être 
capable de prendre pleinement conscience des conséquences de ses choix concernant ses 
relations personnelles à son père. Elle soutient avoir constamment maintenu le même discours en 
invoquant à de nombreuses reprises le droit de ne plus voir son père. Elle relève que la Justice de 
paix n'a pas tenu compte de sa capacité de discernement et de sa volonté ferme et constante. Elle 
exprime des réserves quant à l'utilité de la mesure envisagée compte tenu notamment du fait que 
de nombreuses démarches ont été entreprises sans succès. Elle cite notamment une précédente 
médiation familiale présentée comme ultime tentative de rapprocher père et fille, au terme de 
laquelle le médiateur est parvenu au constat que la suite des relations père-fille paraissait 
inquiétante. Elle estime que la mise en œuvre des rencontres mémoire constitue une vaine tentative 
de la Justice de paix, laquelle n'a aucune chance d'aboutir à un résultat positif. La recourante 
soutient également que ces rencontres pourraient avoir des conséquences très néfastes sur son 
équilibre et sa santé psychique. Une nouvelle confrontation imposée avec son père pourrait 
accentuer sa souffrance et les angoisses dont elle est déjà victime régulièrement. La recourante 
expose les différentes difficultés qu'elle rencontre actuellement en lien avec sa formation 
notamment. Elle explique qu'une reprise de contact avec son père pourrait mettre en péril les efforts 
qu'elle fournit pour achever son année préparatoire au gymnase et l'empêcherait d'avancer dans sa 
vie. Elle craint également que cette rencontre puisse mener à des débordements. Enfin, elle relève 

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qu'une rencontre contrainte serait contre-productive puisqu'elle aurait très certainement un impact 
négatif sur l'avenir de sa relation à son père. 

2.3. En vertu de l'art. 307 al. 1 CC, l'autorité de protection de l'enfant prend les mesures 
nécessaires pour protéger l'enfant si son développement est menacé et que les père et mère n'y 
remédient pas d'eux-mêmes ou sont hors d'état de le faire. La mise en œuvre de rencontres mémoire 
par la Justice de paix s'inscrit dans l'exécution de cette mission préventive. 

Les rencontres mémoire concrétisent également les prérogatives accordées à la Justice de paix par 
l'art. 273 al. 2 CC qui prévoit, concernant les relations personnelles entre les père et mère et l'enfant, 
que lorsque l'exercice ou le défaut d'exercice de ce droit est préjudiciable à l'enfant, ou que d'autres 
motifs l'exigent, l'autorité de protection de l'enfant peut rappeler les père et mère, les parents 
nourriciers ou l'enfant à leurs devoirs et leur donner des instructions. 

S'inscrivant dans le contexte des relations personnelles entre les père et mère et l'enfant, la mise 
en œuvre de rencontres mémoire doit donc être guidée par les critères et principes prévalant dans 
ce domaine. Ainsi, le bien de l'enfant est prioritaire dans l'organisation des relations personnelles 
(ATF 131 III 209, consid. 5; ATF 141 III 328 consid. 5.4) Le Juge doit, en tenant compte de toutes 
les circonstances concrètes, rechercher la meilleure solution possible pour l'enfant (ATF 117 II 353 
consid. 3; arrêt TF 5A_459/2015 du 13 août 2015 consid. 6.2.1 in Pra 2017 N. 19, p. 186). Les 
intérêts des parents doivent dès lors s'effacer devant le bien de l'enfant qui est en premier lieu 
déterminant (ATF 130 III 585 consid. 2.1). Lors de la prise en compte de la volonté de l'enfant, il 
convient de tenir compte de l'âge de l'enfant ou de sa capacité à se former une volonté autonome. 
On peut partir du principe que cette capacité existe à partir de l'âge de 12 ans environ (arrêts 
TF 5A_367/2015 du 12 août 2015 consid. 5.1.3, in FamPra.ch 2015 p. 970; 5A_200/2015 du 
22 septembre 2015 consid. 7.2.3.1, in FamPra.ch 2016 p. 302; 5A_890/2014 du 11 février 2015 
consid. 2.3.2). 

Si l'enfant rejette le parent qui ne s'occupe pas de lui, il convient d'examiner dans chaque cas 
particulier dans quelle mesure cette attitude est fondée et si l'exercice du droit de visite est 
effectivement contraire aux intérêts de l'enfant. Il est reconnu à cet égard que la relation de l'enfant 
à ses deux parents est très importante et joue un rôle décisif dans sa recherche d'identité 
(ATF 130 III 585 consid. 2.2.2 et les références; arrêt TF 5A_745/2015 du 15 juin 2016 consid. 
3.2.2.2). Ce n'est que lorsque l'enfant capable de discernement refuse catégoriquement le contact 
avec l'un des parents en raison de son expérience des relations personnelles, que ce contact doit 
être exclu. Une rencontre imposée à l'enfant malgré une forte résistance de sa part est incompatible 
avec le but du droit de visite et porte atteinte aux droits de la personnalité de l'enfant (ATF 126 III 219 
consid. 2b; arrêts TF 5A_459/2015 du 13 août 2015 consid. 6.2.2, in Pra 2017 N. 19 p. 186; 
5C.250/2005 du 3 janvier 2006 consid. 3.2.1, in FamPra.ch 2006 p. 751).

Si des enfants ou des adolescents plus âgés refusent d'entretenir des contacts avec le parent qui a 
le droit de visite, et que les mesures habituelles échouent, le recours à des visites dites mémoire 
peut constituer l'ultima ratio. Ces rencontres permettent à l'enfant de se construire une image réaliste 
du parent absence, de façon autonome et libre de toute influence L'enfant et le parent titulaire du 
droit de visite se rencontrent dans un lieu neutre et racontent à un spécialiste les événements 
importants des derniers mois concernant par exemple le travail, l'école ou les loisirs. L'entretien est 
animé par le spécialiste. Il n'est pas nécessaire qu'un contact direct s'établisse entre l'enfant et le 
parent. A la fin de l'entretien, l'enfant a la possibilité de poser des questions directement à sa mère 
ou à son père. Les rencontres mémoire sont généralement organisées entre trois et cinq fois par 
année en fonction de l'âge de l'enfant. L'objectif est d'éviter une rupture totale du contact grâce à 

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ces rencontres structurées dites "non relationnelles". En principe, des rencontres mémoire peuvent 
être prévues jusqu'à l'âge de 18 ans. Elles sont exclues lorsqu'il faut s'attendre à des violences 
physiques ou psychologiques de la part du parent titulaire du droit de visite ainsi que lorsqu'il existe 
un risque concret d'enlèvement. Du côté de l'enfant, il peut y avoir d'autres motifs qui excluent les 
contacts mémoriels, comme par exemple des expériences traumatisantes avec le parent.

Le sens de cette mesure est controversé dans la doctrine. Pour STAUB/KILDE, l'institution des 
contacts mémoriels ne constitue pas une alternative, mais plutôt un substitut nécessaire au 
développement de l'enfant. Selon ces auteurs, s'il est vrai que la contrainte directe est réprouvée 
dans le cadre du droit de visite, elle doit être possible afin de maintenir la pression psychologique 
nécessaire. Une rupture totale des contacts constitue en principe une menace pour le bien-être de 
l'enfant, raison pour laquelle la mesure de contrainte est justifiée. En outre, les contacts mémoire ne 
contraignent pas parents et enfants à entretenir une relation mais à avoir un contact permettant de 
maintenir un contrôle de la réalité. SALZEGEBER et SCHREINER retiennent que les rencontres forcées 
provoqueraient chez de jeunes enfants un stress important déjà plusieurs jours ou semaines avant 
la rencontre. Chez les enfants plus âgés et les adolescents, elles susciteraient colère et 
incompréhension. L'obligation d'être en contact entraînerait un stress chronique pouvant avoir des 
conséquences néfastes sur le développement de l'enfant. De plus, la colère peut se transférer au 
parent avec pour conséquence la détérioration de la relation parent-enfant. Les contacts mémoire 
constituent ainsi une intervention qui ne sert que les intérêts du parent bénéficiaire. Il faut accepter 
qu'après une séparation dans une famille, toute relation parent-enfant ne peut être maintenue. Ce 
point de vue est également partagé par BÜCHLER et ENZ qui estiment que juridiquement, 
l'organisation forcée de rencontres mémoire n'est pas convaincante puisqu'elle constitue une 
atteinte importante aux droits de la personnalité de l'enfant ou de l'adolescent (pour l'ensemble: 
BÜCHLER/ENZ, Der persönliche Verkehr, in FamPra.ch 4/2019, p. 911 ss. et les références, le tout 
repris in arrêt TC FR 106 2020 27 du 9 juin 2020). Quant au tribunal fédéral, il s'est prononcé encore 
récemment sur cette question, confirmant tantôt le refus d'instaurer des rencontres mémoire (arrêt 
TF 5A_647/2020 du 16 février 2021), tantôt l'instauration de telles rencontres (arrêt TF 
5A_1006/2021 du 15 décembre 2021), en fonction des circonstances du cas concret.  

2.4. En l'espèce, la recourante est âgée de bientôt 16 ans. Elle bénéficie, de par son âge, du 
discernement nécessaire pour apprécier sa situation familiale et décider des relations qu'elle 
souhaite entretenir avec ses parents. De plus, elle a exprimé, de façon constante et concrète, tout 
au long de la procédure, son refus d'être confrontée à son père. Elle a présenté, lors des thérapies 
et médiations organisées par la Justice de paix, une attitude en retrait et fermée à tout contact. Ses 
explications sont cohérentes et démontrent qu'elle a pleinement conscience des enjeux en 
présence. Les psychologues et médecins la suivant au RFSM attestent également de cette capacité 
de discernement. Il y a donc lieu de tenir compte de l'avis de l'enfant, pleinement capable de 
discernement, quant à la suite de ses relations avec son père. Comme le mentionne sa curatrice, la 
recourante souhaite pouvoir avancer dans sa vie, réussir sa formation et se reconstruire, démarches 
qu'elle estime ne pouvoir mener à bien qu'en prenant du recul par rapport à son père et n'exclut pas 
de pouvoir, ultérieurement, reprendre contact avec ce dernier. Il ressort par ailleurs des rapports 
réalisés par les différents intervenants un pronostic très défavorable quant à la possibilité pour les 
parties de renouer un contact actuellement. Le médiateur étant intervenu au mois d'octobre 2020 
dresse également un bilan très pessimiste quant à l'évolution de la relation parent-enfant en raison 
de l'attitude de la recourante. Ainsi, dans la constellation actuelle, on ne saurait demander à la 
recourante de se présenter à des rencontres mémoire, ce d'autant plus que sa santé psychique 
semble fragile et que les conséquences de telles rencontres semblent causer beaucoup de 
souffrances. Quant aux bénéfices que les parties pourraient obtenir de ces rencontres, ceux-ci 

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paraissent des plus incertains, voire inexistants surtout si de telles rencontres sont imposées à la 
recourante. De plus, celle-ci, actuellement proche de l'âge de la majorité pourra mettre fin à ces 
entrevues dans un avenir relativement proche et décider seule des rapports qu'elle souhaite 
continuer d'entretenir avec son père. La mesure envisagée par la Justice de paix n’aura ainsi aucune 
utilité à long terme sur la construction du lien parental. Par ailleurs, le père, bien que se déclarant 
favorable à l'instauration de contacts mémoire ne s'est pas déterminé dans le cadre de la présente 
procédure, démontrant ainsi un certain désintérêt quant à la mise en œuvre de telles rencontres. On 
notera enfin que malgré les explications circonstanciées données par la Justice de paix, répétées 
dans la décision querellée, sur les raisons, le but et le déroulement de ces rencontres, la recourante 
campe fermement sur sa position, de sorte que l'on peut sans peine aujourd'hui déjà retenir qu'elle 
n'y participera pas de son plein gré, respectivement sans y être contrainte. Or, au vu du dossier, une 
telle exécution forcée de la décision serait en l'espèce clairement contre-productive, de sorte qu'il 
doit, pour cette raison également, d'emblée être renoncé à la mise en place de rencontres mémoire. 

Partant, sur le vu de ce qui précède, il se justifie d’admettre le recours et d’annuler la décision de la 
Justice de paix.

3.

Les frais judiciaires de la procédure de recours seront mis à la charge de l’Etat. En effet, en l'espèce, 
la procédure de protection a été mise en œuvre de la propre initiative de l'autorité de protection. 
Bien qu'ayant été invité à se prononcer sur la mise en œuvre de telles rencontres, le père ne peut 
pas être considéré comme partie succombante. Les frais comprennent un émolument de CHF 500.- 
(art. 19 al. 1 du Règlement du 30 novembre 2010 sur la justice [RJ; RSF 130.11]). Ils comprennent 
également les frais de représentation de l’enfant (art. 95 al. 2 let. e CPC), soit les débours et 
l’indemnité de la curatrice (art. 12a al. 2 RJ). Selon l’art. 12a al. 3 RJ, cette indemnité est calculée 
selon la rémunération usuelle dans la profession d’avocat. Sur le vu de ce qui précède, il se justifie 
de lui allouer une indemnité fixée de manière globale à CHF 1'000.-, débours compris mais TVA par 
CHF 77.- en sus.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. Le recours est admis.

Partant, la décision du 3 septembre 2021 de la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine 
est annulée. 

II. Une indemnité de CHF 1’000.-, TVA par CHF 77.- en sus, est allouée à Me Isabelle Brunner 
Wicht, curatrice de représentation, pour la procédure de recours.

III. Les frais judiciaires de la procédure de recours, par CHF 1'577.- (émolument: CHF 500.-; frais 
de représentation de l’enfant: CHF 1'077.-), sont mis à la charge de l’Etat.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 13 janvier 2022/mga

La Présidente : La Greffière: