# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6f204e43-c1e4-5227-9896-b8fe3ef2a93c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-11-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 10.11.2009 A/156/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-156-2009_2009-11-10.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris WANGELER, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Norbert HECK, 

Juges assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/156/2009 ATAS/1379/2009 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 1 

du 10 novembre 2009 

En la cause 

Monsieur C__________, domicilié à Veyrier 

Madame C__________, domiciliée au Petit-Lancy 

demandeurs 

 

contre 

 

FONDATION COLLECTIVE TRIANON, sise chemin de la 

Rueyre 118, 1020 Renens 

CAISSE D'ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE 

GENEVE ET DES SERVICES INDUSTRIELS DE GENEVE 

CAP, sise rue de Lyon, case postale 123, 1211 Genève 13 

défenderesses 

 

 

   

 A/156/2009 

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EN FAIT 

1. Par jugement du 6 novembre 2008, la 7
ème

 chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé le divorce de Madame C__________, née D__________ en 

1972, et Monsieur C__________, né en 1971, mariés en date du 28 août 1999.  

2. Selon le chiffre 11 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 

le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 

des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 6 janvier 2009 et a été transmis 

d'office au Tribunal de céans le 19 janvier 2009 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 

puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 28 août 

1999 et le 6 janvier 2009. 

5. L'instruction menée par le Tribunal de céans a permis d'établir les faits pertinents 

suivants : 

s'agissant des avoirs de Madame C__________ : 

- Par courrier du 13 juillet 2009, SWISS LIFE, auprès de laquelle la demanderesse 

a été affiliée du 1
er

 mai 1999 au 30 novembre 2004, a indiqué que la prestation de 

sortie de celle-ci était de 17'810 fr. 62 (intérêts au 6 janvier 2009 compris). 

- Le 21 avril 2009, la Caisse d'assurance du personnel de la Ville de Genève et des 

Services industriels de Genève CAP a informé le Tribunal de céans qu'il affiliait la 

demanderesse depuis septembre 2008, et que les avoirs LPP accumulés par celle-ci 

étaient de 2'285 fr. 95. 

- Selon SWISS LIFE, la prestation à la date du mariage s'élève à 1'999 fr. 85 (selon 

courriers des 27 avril et 1
er

 juillet 2009), soit à 2'700 fr. 75, intérêts au 6 janvier 

2009 compris. 

s'agissant des avoirs de Monsieur C__________ : 

- Par courrier du 15 octobre 2009, SWISS LIFE a indiqué qu'elle avait affilié le 

demandeur de janvier 1998 à septembre 2001, que la prestation de sortie de celui-ci 

était, à la date du mariage, de 8'480 fr. et qu'elle avait transféré la somme de 16'690 

fr. le 1
er

 octobre 2001 à la Genevoise Assurances, devenue depuis la Zurich Suisse. 

- Le 27 mars 2009, la Zurich Compagnie d'Assurances, auprès de laquelle le 

demandeur a été affilié du 1
er

 octobre 2001 au 31 décembre 2003, a confirmé avoir 

 

 

   

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reçu de SWISS LIFE la somme de 16'723 fr. 50 et a indiqué qu'elle avait elle-même 

transféré la prestation de sortie du demandeur s'élevant à 26'184 fr. 30 à la 

Fondation Trianon le 8 mars 2004. 

- Cette dernière a informé le Tribunal de céans que, compte tenu de ce montant de 

26'184 fr. 30, les avoirs accumulés par le demandeur au 6 janvier 2009 étaient de 

74'570 fr. 10. Elle a par ailleurs précisé que la prestation à la date du mariage était 

de 11'298 fr. (8'480 fr. + intérêts au 6 janvier 2009). 

6. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 30 octobre 2009. La 

juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 9 novembre 2009, un 

arrêt serait rendu sur cette base. 

7. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la Loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 

vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (Loi sur le libre passage, 

LFLP ; RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 

de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 

partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 

sens de l'art. 73 al. 1 de la Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 

survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP ; RS 831.40), soit à Genève le 

Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que 

l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de 

la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

 

 

   

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pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 28 août 1999, d’autre part le 6 

janvier 2009, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 63'272 fr. 10 (74'570 fr. 10 - 11'298 fr.) fr. tandis que celle 

acquise par la demanderesse est de 17'395 fr. 80 ([17'810 fr. 60 + 2'285 fr. 95] - 

2'700 fr. 75), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 

défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 31'636 fr. 05 

(63'272 fr. 10 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 8'697 fr. 90 (17'395 fr. 

80 : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de  

22'938 fr. 15 (31'636 fr. 05 - 8'697 fr. 90). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION COLLECTIVE TRIANON à transférer, du compte de 

Monsieur C__________, la somme de  22'938 fr. 15 à la CAISSE 

D'ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE GENEVE ET DES 

SERVICES INDUSTRIELS DE GENEVE CAP en faveur de Madame 

C__________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès 

le 6 janvier 2009  jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 

voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 

à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Nathalie LOCHER 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Doris WANGELER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le