# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c9fde4b4-645e-585a-90c5-5099d69f4f91
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-06-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.06.2017 A/846/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-846-2017_2017-06-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/846/2017 ATAS/471/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 8 juin 2017 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à CHÊNE-BOUGERIES 

 

recourante 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis rue des Gares 16, 
GENEVE 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame A______, née le ______ 1972 et mère d'un enfant, a travaillé en dernier 
lieu pour B______ SA. 

2. Par demande datée du 12 octobre 2015, l’intéressée a requis des prestations de 
l’assurance-invalidité en raison de douleurs rhumatismales chroniques et d'une 
dépression dans le cadre d'une fibromyalgie. Elle a indiqué avoir été en incapacité 
de travail pendant les périodes suivantes : 

- du 01.12.2015 (recte 2014) au 28.01.2015: 100 % 

- du 29.01.2015 au 22.02.2015 : 50 % 

- du 14.03.2015 au 04.05.2015 : 100 % 

- du 04.05.2015 au 30.05.2015 : 50 % 

- du 22.09.2015 au 02.10.2015 : 100 % 

- du 05.10.2015 pour une durée indéterminée : 50 % 

3. Selon l’attestation du 22 novembre 2015 de la doctoresse C______, psychiatre-
psychothérapeute FMH, ce médecin suivait l’intéressée depuis juillet 2015 dans le 
cadre d’un épisode dépressif en lien avec des difficultés professionnelles. Sa 
patiente avait démissionné de son emploi pour des raisons de santé et le médecin la 
soutenait dans cette décision, estimant que les conditions de travail, dans lesquelles 
elle évoluait, portaient atteinte à sa santé. 

4. Le 23 novembre 2015, l’intéressée a démissionné de son travail avec effet au 1er 
mars 2016. D’un commun accord entre les parties, le contrat de travail a été par la 
suite prolongé jusqu’au 1er mai 2016. 

5. Le 14 avril 2016, l’intéressée s’est inscrite à l’office cantonal de l’emploi (OCE) et 
un délai-cadre d’indemnisation a été ouvert en sa faveur à compter du 1er mai 2016 
pour une activité au taux de 80 %. 

6. Selon l’attestation du 21 octobre 2016 du docteur D______, spécialiste FMH en 
médecine interne et rhumatologie, il suivait l’assurée depuis avril 2013. En octobre 
2016, ses douleurs habituelles, accompagnées de troubles du sommeil marqués, 
s’étaient exacerbées. Ce médecin avait alors maximalisé le traitement antalgique et 
prescrit des séances de physiothérapie. L’affection de l’assurée était une maladie 
chronique, pouvant par moment entraîner de nouvelles exacerbations. 

7. Dès le 1er novembre 2016, une incapacité totale de travailler est attestée par la 
Dresse C______. 

8. Après avoir épuisé les indemnités fédérales en cas d’incapacité de travail (30 jours), 
l’assurée a requis les prestations cantonales en cas de maladie (PCM) en date du 
1er décembre 2016. 

9. Par décision du 7 décembre 2016, l’OCE a nié à l’assurée le droit aux PCM dès le 
1er décembre 2016 pendant toute la durée de son incapacité de travail actuelle, au 

 
 
 

 

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motif que les causes de celle-ci étaient antérieures à son affiliation à l’assurance-
chômage. 

10. Par courrier du 12 décembre 2016, l’assurée a formé opposition à cette décision. 
Elle a précisé avoir donné sa démission à son dernier employeur en raison d’un 
burn out. Elle avait par ailleurs subi un mobbing de la part de ses directeurs. Elle 
souffrait également de fibromyalgie. L’assurance perte de gain de son dernier 
employeur avait refusé de lui payer les indemnités à partir de la fin de son contrat 
de travail, si bien qu'en dépit de sa mauvaise santé, elle avait dû s’inscrire à l’OCE 
le 14 avril 2016. A la fin du mois d’octobre, une rechute était survenue provoquant 
une nouvelle incapacité de travail. Actuellement, elle suivait un nouveau traitement 
et espérait être bientôt de nouveau capable de travailler. Enfin, elle était mère 
célibataire avec un enfant à charge et ne savait pas comment elle pourrait s’en sortir 
financièrement, d’autant plus qu’elle était en train de se séparer du père de sa fille. 

11. Par décision du 14 février 2017, l’OCE a rejeté l’opposition de l’assurée, en 
confirmant que les causes de l’incapacité de travail étaient antérieures à son 
affiliation à l’assurance perte de gain relevant du service PCM, au vu des pièces 
médicales. 

12. Par acte du 10 mars 2017, l’assurée a recouru contre cette décision, en concluant à 
l’octroi des PCM. Elle a répété avoir subi dans le cadre de son dernier travail du 
mobbing, ce qui l’avait contrainte à donner sa démission. Elle avait également 
souffert d'un burn out en janvier 2016, provoquant un arrêt de travail jusqu’au 30 
avril suivant. En octobre 2016, elle était tombée malade pour des raisons qui 
n’avaient rien à voir avec son arrêt maladie de janvier 2016, ce qui était confirmé 
par la Dresse C______. 

13. A l’appui de son recours, la recourante a produit une attestation de la Dresse 
C______ du 9 mars 2017, par laquelle ce médecin a déclaré que sa patiente avait 
présenté un épisode de burn out en septembre 2015, dû à une grosse surcharge de 
travail, nécessitant un arrêt maladie de 50 %, puis à 100 %. Par la suite, son état 
clinique s’était amélioré et elle avait recouvré une capacité de travail à 100 % dès le 
mois de mai 2016. En novembre 2016, elle a développé un épisode dépressif en 
rapport avec des problèmes familiaux, provoquant une incapacité de travail à 
100 %. Les deux périodes d’arrêts maladie avaient des causes et une 
symptomatologie totalement différentes, si bien qu’il s’agissait bien de deux 
épisodes distincts. 

14. Dans sa réponse du 10 avril 2017, l’OCE a conclu au rejet du recours. Même si les 
facteurs déclencheurs de l’épisode dépressif de novembre 2016 n’étaient pas 
identiques à ceux des précédents épisodes, il n’en demeurait pas moins que la 
recourante présentait un trouble dépressif préexistant à son inscription au chômage, 
comme cela était par ailleurs confirmé par le fait qu’elle avait demandé des 
prestations de l’assurance-invalidité. Au demeurant, la recourante elle-même a 

 
 
 

 

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estimé dans son opposition du 12 décembre 2016 avoir subi une « rechute » de sa 
maladie en octobre 2016.  

15. Dans sa réplique du 4 mai 2017, la recourante a persisté dans ses conclusions. Elle 
a précisé que ses arrêts maladie n’étaient pas seulement motivés par la dépression, 
mais également par une fibromyalgie extrêmement handicapante dont elle souffrait 
depuis de nombreuses années. Au demeurant, sa conseillère l’avait vu au plus mal 
en novembre 2016 et lui avait elle-même vivement conseillé d’aller voir son 
médecin pour se faire prescrire un arrêt de travail. Dès lors qu’elle avait quelques 
jours plus tard un rendez-vous avec sa psychiatre, elle avait décidé avec celle-ci 
l'arrêt de travail et non pas avec son rhumatologue. Ainsi, les raisons pour 
lesquelles elle s’était retrouvée en arrêt de travail avant son inscription au chômage 
en date du 1er mai 2016 n’avaient rien à voir avec son arrêt de travail de novembre 
2016, vu qu’entretemps elle avait bénéficié d’une rémission.  

16. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 
1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (cf. art. 49 
al. 3 LMC et art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 [LPA - E 5 10]). 

3. Le litige porte sur le droit de la recourante au versement de prestations 
complémentaires cantonales en cas de maladie, et plus particulièrement sur la 
question de savoir si les causes de son incapacité de travail sont antérieures à son 
inscription au chômage, subsidiairement si elle peut bénéficier de le clause de 
rigueur. 

4. Au niveau fédéral, le droit à l'indemnité de chômage en cas d'incapacité de travail 
passagère est réglé à l'art. 28 LACI (ATF 126 V 127 consid. 3b). A teneur de 
l’alinéa 1er de cette disposition, les assurés qui, passagèrement, ne sont aptes ni à 
travailler, ni à être placés ou ne le sont que partiellement en raison d’une maladie 
(art. 3 LPGA), d’un accident (art. 4 LPGA) ou d’une grossesse et qui, de ce fait, ne 
peuvent satisfaire aux prescriptions de contrôle, ont droit à la pleine indemnité 
journalière fédérale s’ils remplissent les autres conditions dont dépend le droit à 
l’indemnité. Leur droit persiste au plus jusqu’au 30ème jour suivant le début de 
l’incapacité totale ou partielle de travail et se limite à 44 indemnités journalières 

 
 
 

 

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durant le délai-cadre. L'art. 21 LACI prévoit que cinq indemnités journalières sont 
payées par semaine. 

5. S’ils ne sont pas assurés à titre individuel auprès d’une assurance perte de gain 
privée, les chômeurs ayant épuisé leurs droits selon l’art. 28 LACI peuvent se 
retrouver privés d’une compensation de leur perte de gain. C’est pourquoi, certains 
cantons ont institué une assurance sociale perte de gain en faveur des chômeurs, 
appelée à compléter les prestations servies par l’assurance-chômage (Boris RUBIN, 
Commentaire de la loi sur l’assurance-chômage, 2014, n° 27 et 28 ad Art. 28, p. 
287). Tel est le cas de Genève. 

L’art. 8 LMC prescrit que peuvent bénéficier des prestations cantonales en cas 
d’incapacité passagère de travail, totale ou partielle, les chômeurs qui ont épuisé 
leur droit aux indemnités journalières fédérales pour maladie ou accident, 
conformément à l’art. 28 LACI. 

Les prestations pour cause d’incapacité passagère de travail, totale ou partielle, ne 
peuvent être versées que si elles correspondent à une inaptitude au placement au 
sens de l’art. 28 LACI (art. 12 al. 1 LMC). Les prestations sont servies au 
bénéficiaire dès la fin du droit aux indemnités au sens de l’art. 28 LACI jusqu’à 
concurrence de 270 indemnités journalières cumulées dans le délai-cadre 
d’indemnisation fédéral (art. 15 al. 1 LMC). Elles ne peuvent en outre dépasser le 
nombre des indemnités de chômage auquel le bénéficiaire peut prétendre en vertu 
de l’art. 27 LACI (art. 15 al. 2 LMC). Un délai d'attente de cinq jours ouvrables est 
applicable lors de chaque demande de prestations.  

Il s'agit de prestations cantonales complémentaires à celles prévues par l'assurance-
chômage fédérale (voir art. 1 let. d LMC) qui relèvent du droit cantonal autonome 
et non pas du droit fédéral ou du droit cantonal d'exécution du droit fédéral (arrêt 
8C_864/2012 du 26 février 2013 consid. 3). 

6. Le versement de prestations est exclu dans le cas où il peut être déterminé par 
l’autorité compétente que les causes de l’incapacité de travail sont intervenues 
avant l’affiliation à l’assurance, pour autant qu’elles aient été connues de l’assuré. 
Les cas de rigueur demeurent réservés (art. 13 LMC). A noter que l'affiliation à 
l'assurance doit être interprétée comme le moment à partir duquel l'assuré est 
couvert par les PCM, soit depuis la date de l'ouverture du délai-cadre 
d'indemnisation (ATAS/81/2013 du 21 janvier 2013). 

Jusqu’au 31 janvier 2002, l’art. 13 LMC prévoyait que les affections chroniques et 
récidivantes d’origine psycho-névrotique ou dépressivo-anxieuse, dûment 
constatées par le médecin-conseil de l’autorité compétente, entraînaient un refus du 
droit aux prestations. La raison d'être de cette disposition était qu’il n’appartenait 
pas à l’assurance-chômage de prendre en charge des affections à caractère 
chronique, dont l’origine était antérieure à la période de chômage (Commentaires : 
article par article - annexe au projet de loi en matière de chômage, Mémorial du 
Grand Conseil, 1983/III p. 3545). En d’autres termes, l’assurance-chômage n’avait 

 
 
 

 

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pas à prendre en charge les conséquences pécuniaires d’une maladie chronique, 
préexistant à l’inscription au chômage, devenue incapacitante seulement après 
l’affiliation. 

Lors de l’adoption de la teneur actuelle de l’art. 13 LMC en 2002, le législateur a 
précisé, d’une part, que le nouvel art. 13 ne devait pas être compris comme une 
modification de la disposition en vigueur jusqu’au 31 janvier 2002 et d’autre part, 
les autres assurances n’acceptaient pas non plus les personnes déjà malades et les 
PCM couvraient les affections passagères et non durables (p. 12 du rapport de la 
Commission de l’économie chargée d’étudier le projet de loi du Conseil d’Etat 
modifiant la loi en matière de chômage (J 2 20), Mémorial du Grand Conseil 2001-
2002 IV, Annexes p. 718 ss ; cité ci-après : rapport de la Commission de 
l’économie). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ;  
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

8. En l’occurrence, la recourante a fait valoir dans un premier temps avoir souffert de 
deux épisodes dépressifs distincts. Le premier épisode, qui a duré jusqu’à fin avril 
2016, était dû à un mobbing dans le cadre de son travail, selon ses explications. 
Quant au second, à compter de novembre 2016, d’autres causes étaient à son 
origine. Dans sa réplique du 4 mai 2017, la recourante argue qu’en fait l’arrêt de 
travail de novembre 2016 n’était pas dû à un épisode dépressif, mais à une 
fibromyalgie extrêmement handicapante. Ce n’est que du fait qu’elle avait rendez-
vous avec sa psychiatre dans un proche avenir que c’est celle-ci qui a établi l’arrêt 
de travail.  

Dans les deux hypothèses, il appert que la cause de l’incapacité de travail existe bel 
et bien avant l’inscription de la recourante à l’OCE. Pour les atteintes à la santé 
rhumatismales, cela ressort tant de la demande de prestations de l’assurance-
invalidité de la recourante que du certificat médical du Dr D______ du 21 octobre 
2016. Dans cette demande, la recourante indique qu’elle souffre de douleurs 
rhumatismales chroniques et d’une dépression, dans le cadre d’une fibromyalgie. 
Elle considère donc elle-même qu'elle présente une maladie durable. Aucune 
mention n’est faite d’un harcèlement professionnel ou d’un burn out. Le Dr 
D______ confirme dans son certificat médical précité qu’il suit la recourante depuis 
avril 2013 et que celle-ci l’a recontacté à deux reprises en octobre 2016 en raison 
d’une exacerbation de ses douleurs « habituelles ». Il certifie de surcroît que 

 
 
 

 

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l’assurée souffre d’une maladie chronique susceptible d’entraîner de nouvelles 
exacerbations.  

Quant au trouble dépressif, il n’est certes pas attesté qu’il s’agisse d’un trouble 
dépressif récurrent. Néanmoins, les critères diagnostics pour un tel trouble selon la 
classification internationale des maladies de la dixième révision (CIM-10) sont 
réunis. En effet, selon celle-ci, il faut la présence d’au moins un épisode dépressif 
ayant persisté au moins deux semaines et séparé de l’épisode actuel par une période 
d’au moins deux mois sans perturbation significative de l’humeur (p. 79). Or, la 
recourante était suivie en raison d'un trouble dépressif par la Dresse C______ 
depuis juillet 2015, selon son certificat du 22 novembre 2015. Du 22 septembre 
2015 au 30 avril 2016, elle était en incapacité de travail entre 50 et 100 %, soit 
pendant une durée de plus de sept mois. Par ailleurs, la rémission de ce trouble n’a 
duré que six mois, soit de mai à octobre 2016. Même si les facteurs déclencheurs de 
l'épisode dépressif en novembre 2016 ne sont pas identiques à ceux du précédent 
épisode, il n'en demeure pas moins que la recourante présente un trouble dépressif 
préexistant à son inscription au chômage et que les adversités de la vie, même de 
peu d'importance, sont susceptibles de provoquer une nouvelle décompensation, 
comme cela s'est produit en l'espèce. Il est à cet égard à relever qu’une partie de la 
doctrine médicale considère un patient comme guéri seulement après une période 
de six à neuf mois de rémission complète suivant l’état dépressif précédent (cf. Dr 
Guido BONDOLFI, Dépression récurrente et prévention de la rechute, in Revue 
médicale Suisse, 2002, n° 2406 ; voir dans le même sens Dr Adeline GAILLARD, 
Dépression et récurrences, in Livre blanc de la dépression, édité par Jean-Pierre 
OLIE, 2015, téléchargeable via le site du Centre hospitalier 
universitaire (CHU) de Clermont Ferrand à l’adresse chuclermontferrand.centredoc.
fr/opac/index.php?lvl= notice_display&id=90106). 

Par conséquent, les causes à l’origine de la période d’incapacité de travail dès le 
1er novembre 2016, aussi bien pour le trouble dépressif que pour les douleurs 
rhumatismales, sont en l'espèce assurément antérieures à l’affiliation de la 
recourante à l’assurance perte de gain le 1er mai 2016, ce qui exclut le versement de 
PCM. 

9. Reste à examiner si la recourante peut se prévaloir d’un cas de rigueur.  

a. Lors de l'adoption de l'art. 13 LMC, le législateur n'a pas précisé les cas de 
rigueur (p. 12 du rapport de la Commission de l'économie, op.cit.). Comme la 
chambre de céans l’a relevé ci-dessus, selon les travaux préparatoires et le texte 
même de la loi, le législateur voulait instaurer une véritable assurance de perte de 
gain obligatoire et non pas donner automatiquement à la personne au chômage un 
droit aux prestations en cas d'incapacité de travail. Selon la pratique de l'OCE, 
confirmée par la chambre de céans, les cas de rigueur ne sont reconnus qu'aux 
femmes enceintes ou aux assurés se trouvant dans des situations très 
exceptionnelles, par exemple lorsqu'un assuré n'avait pas conscience de son 
incapacité de travail antérieure. Un cas de rigueur ne peut cependant être admis 

 
 
 

 

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pour tenir compte des difficultés financières d'un assuré en incapacité de travail 
(ATAS/1142/2014 du 5 novembre 2014 et ATAS/902/2014 du 19 août 2014). En 
effet, dans le cas contraire, un cas de rigueur devrait être admis presque 
systématiquement (ATAS/1142/2014 du 5 novembre 2014). 

b. Il découle de ce qui précède que, conformément à la pratique et à la 
jurisprudence précitées, un cas de rigueur ne peut pas être admis en l'occurrence en 
raison des difficultés financières de la recourante. 

10. Cela étant, la recourante ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier des 
prestations cantonales en cas de maladie à compter du 1er novembre 2016. 

11. Le recours sera donc rejeté. 

12. La procédure est gratuite. 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le