# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 716ceba5-5b21-5891-91a1-641c02041f3b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-03-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.03.2016 A/4500/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4500-2015_2016-03-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 
TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4500/2015 ATAS/192/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 8 mars 2016 

1ère Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à CONCHES 

 

 

recourant 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, Service juridique, sis rue 
des Gares 16, GENÈVE  

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré) s’est inscrit auprès de l’office régional de 
placement (ci-après ORP), de sorte qu’un délai-cadre d’indemnisation a été ouvert 
en sa faveur du 3 août 2015 au 2 août 2017. Il a alors déclaré qu’il recherchait un 
emploi à plein temps en qualité de directeur commercial, à compter du 1er août 
2015.  

Il s’est engagé, lors de l’entretien de diagnostic d’insertion du 20 juillet 2015, à 
effectuer au moins six recherches d’emploi par mois, à remettre à l’ORP au plus 
tard le 5 du mois suivant. 

2. Par décision du 22 octobre 2015, l’ORP a constaté que le formulaire de recherches 
d’emploi pour le mois de septembre 2015 ne lui avait été remis que le 7 octobre 
2015, et a prononcé à l’encontre de l’assuré une suspension d’une durée de deux 
jours dans l’exercice de son droit à l’indemnité. 

3. L’assuré a formé opposition le 19 novembre 2015. Il a expliqué qu’il avait déposé 
ses recherches d’emploi dans la boîte aux lettres de la caisse cantonale genevoise de 
chômage (ci-après la caisse) le 5 octobre 2015 vers 16h45. 

4. Par décision du 27 novembre 2015, l’office cantonal de l’emploi (ci-après l’OCE) a 
rejeté l’opposition. Il précise que, renseignements pris auprès de la caisse, les boîtes 
aux lettres sont vidées à 16h30. Aussi un document déposé à 16h45 reçoit-il 
nécessairement un tampon daté du lendemain. Or, l’OCE relève que les recherches 
d’emploi de l’assuré n’ont en l’occurrence pas été visées par la caisse, mais par un 
collaborateur de l’OCE le 7 octobre 2015. 

Il indique par ailleurs que l’assuré s’est déjà vu infliger une sanction 
précédemment, au motif que ses recherches personnelles d’emploi du mois d’août 
2015 étaient nulles. 

5. L’assuré a interjeté recours le 22 décembre 2015 contre ladite décision, alléguant 
que « je ne peux expliquer les différences d’explications entre ma version des faits 
et ceux soulevés dans la décision cité en marge. Toutefois, je maintiens fermement 
ma version des faits et souhaite être assermenté pour prouver ma bonne foi, ce qui 
est accepté par la législation genevoise et suisse ». 

6. Dans sa réponse du 26 janvier 2016, l’OCE a conclu au rejet du recours. 

7. Ce courrier a été transmis à l’assuré et la cause gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

 
 
 

 

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sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 
1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les délai et forme prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 56 
ss LPGA). 

3. Le litige porte sur le droit de l’ORP, puis de l’OCE, de prononcer à l’encontre de 
l’assuré une suspension d’une durée de deux jours dans l’exercice de son droit à 
l’indemnité de chômage, au motif qu’il n’aurait pas remis ses recherches d’emploi 
pour le mois de septembre 2015 en temps utile. 

4. Aux termes de l’art. 17 al. 2 LACI, « l’assuré qui fait valoir des prestations 
d’assurance doit, avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre 
tout ce que l’on peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou 
l’abréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors 
de la profession qu’il exerçait précédemment. Il doit apporter la preuve des efforts 
qu’il a fournis ». 

L’art. 26 de l’ordonnance du 31 août 1983 sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité (OACI) dans sa teneur en vigueur dès le 1er avril 
2011 dispose à cet égard que l’assuré doit cibler ses recherches d’emploi, en règle 
générale selon les méthodes de postulation ordinaires (al. 1). Il doit remettre la 
preuve de ses recherches d’emploi pour chaque période de contrôle au plus tard le 
5 du mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date. À l’expiration de 
ce délai, et en l’absence d’excuse valable, les recherches d’emploi ne sont plus 
prises en considération (al. 2). L’office compétent contrôle chaque mois les 
recherches d’emploi de l’assuré (al. 3). Lors de l’entrée en vigueur le 1er avril 2011 
des modifications de la LACI, l’alinéa 2bis a été abrogé, de sorte que si l’assuré ne 
remet pas ses recherches dans ce délai, l’office compétent ne lui impartit plus un 
délai raisonnable pour le faire. 

Sous l'empire de l'ancien droit, quand un assuré ne respectait pas le délai de l'art. 26 
al. 2bis OACI, mais faisait parvenir ses recherches d'emploi dans le délai 
supplémentaire qui lui avait été imparti par l'office compétent, il n'y avait pas de 
place pour prononcer une suspension selon l'art. 30 al. 1 let. d LACI (cf. arrêt 
8C_183/2008 du 27 juin 2008 consid. 3). 

Depuis le 1er avril 2011, la sanction prévue par l'art. 26 al. 2 OACI - qui est la non 
prise en compte des recherches d'emploi - intervient déjà si les justificatifs ne sont 
pas remis à l'expiration du délai réglementaire, c'est-à-dire au plus tard le cinq du 
mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date. 

Dans un arrêt publié aux ATF 139 V 164, le Tribunal fédéral a admis la conformité 
à la loi du nouvel article 26 al. 2 OACI (qui ne prévoit plus l'octroi d'un délai de 
grâce comme dans son ancienne version). Il a jugé que la loi n'impose pas de délai 
supplémentaire et que, sauf excuse valable, une suspension du droit à l'indemnité 

 
 
 

 

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peut être prononcée si les preuves ne sont pas fournies dans le délai de l'art. 26 al. 2 
OACI; peu importe qu'elles soient produites ultérieurement, par exemple dans une 
procédure d'opposition (arrêt du Tribunal fédéral 8C 194/2013du 26 septembre 
2013). 

5. En application de l’art. 30 al. 1 let. c LACI, l’assuré sera suspendu dans l’exercice 
de son droit à l’indemnité s’il ne fait pas son possible pour trouver un travail 
convenable au sens de l’art. 17 al. 2 LACI. 

6. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art. 39 al. 3 
LACI). Elle est de 1 à 15 jours en cas de faute légère, de 16 à 30 jours en cas de 
faute de gravité moyenne et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (art. 45 al. 3 de 
l’ordonnance sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas 
d'insolvabilité du 31 août 1983 - ordonnance sur l’assurance-chômage, OACI - 
RS 837.02).  

En tant qu'autorité de surveillance, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a 
adopté un barème (indicatif) à l'intention des organes d'exécution. Un tel barème 
constitue un instrument précieux pour ces organes d'exécution lors de la fixation de 
la sanction et contribue à une application plus égalitaire dans les différents cantons. 
Cela ne dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le 
comportement de l'assuré compte tenu de toutes les circonstances - tant objectives 
que subjectives - du cas concret, notamment des circonstances personnelles, en 
particulier celles qui ont trait au comportement de l'intéressé au regard de ses 
devoirs généraux d'assuré qui fait valoir son droit à des prestations (cf. arrêt 8C_ 
601/2012 du 26 février 2013 consid. 4.1, non publié in ATF 139 V 164 et les 
références). La quotité de la suspension du droit à l'indemnité de chômage dans un 
cas concret constitue une question relevant du pouvoir d'appréciation, qui est 
soumise à l'examen du juge de dernière instance uniquement si la juridiction 
cantonale a exercé son pouvoir d'appréciation de manière contraire au droit, soit si 
elle a commis un excès positif ("Ermessensüberschreitung") ou négatif 
("Ermessensunterschreitung") de son pouvoir d'appréciation ou a abusé 
("Ermessensmissbrauch") de celui-ci. Il y a abus du pouvoir d'appréciation lorsque 
l'autorité, tout en restant dans les limites du pouvoir d'appréciation qui est le sien, se 
fonde sur des considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but 
visé par les dispositions légales applicables, ou viole des principes généraux du 
droit tels que l'interdiction de l'arbitraire et de l'inégalité de traitement, le principe 
de la bonne foi et le principe de la proportionnalité (arrêt 8C_601/2012 précité 
consid. 4.2, non publié in ATF 139 V 164 et les références). 

7. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 
dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 
irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 
un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 
considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 
allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 

 
 
 

 

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paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b ; 125 V 195 consid. 2 et 
les références; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en 
droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge 
devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

8. Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux (ATF 125 V 352 ss consid. 3).  

De plus, quand bien même la procédure est régie par le principe inquisitoire, ce 
principe est limité par le devoir de collaborer des parties, lequel comprend 
l’obligation de ces dernières d’apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement 
exigible d’elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits 
invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de 
l’absence de preuve (ATF 125 V consid. 2 et les références). En effet, si le principe 
inquisitoire dispense les parties de l’obligation de prouver, il ne les libère pas pour 
autant du fardeau de la preuve, en ce sens qu’en cas d’absence de preuve, la 
décision sera défavorable à la partie qui voulait déduire un droit de l’état de fait non 
prouvé (cf. arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 294/02 du 20 novembre 
2002).  

Autrement dit, si malgré les moyens mis en œuvre par le juge pour établir la réalité 
d’un fait allégué par une partie, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une 
vraisemblance suffisante pour emporter la conviction du tribunal, c’est à la partie 
qui voulait en déduire un droit d’en supporter les conséquences (SPIRA, Le 
contentieux de la sécurité sociale, in : 100 ans de sécurité sociale en Suisse, Cahiers 
genevois de la sécurité sociale 1990 N° 7, p. 131).  

Cependant, l’administration devra compléter elle-même l’instruction de la cause s’il 
lui est possible d’élucider les faits sans complication spéciale, malgré l’absence de 
collaboration d’une partie (ATF 117 V 263 et ss consid. 3b ; 108 V 231 et ss ; arrêt 
B du 14 janvier 2003 en la cause K 123/01, résumé dans responsabilité et 
assurance, HAV/REAS 2003, page 156, ainsi que l’arrêt non publié H. du 31 juillet 
2003, en la cause P 88/02 consid. 2 et 3).  

9. En l’espèce, l’ORP n’a reçu le formulaire de recherches d’emploi pour septembre 
2015 que le 7 octobre 2015, soit tardivement. 

Or, les recherches d’emploi déposées ultérieurement ne peuvent pas être prises en 
considération. Il est constant qu'une suspension du droit à l'indemnité d'un assuré 
peut être prononcée si les preuves des recherches d'emploi ne sont pas fournies dans 
le délai prévu par l'art. 26 al. 2 OACI (voir ATF 139 V 164). Ce n'est qu'en cas 
d’excuse valable que ce délai peut être restitué (art. 26 al. 2bis OACI, circulaire 
ICB 135a § 2). 

 
 
 

 

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L’assuré allègue à cet égard avoir déposé ses recherches d’emploi en temps utile 
dans la boîte aux lettres de la caisse, soit le 5 octobre 2015 vers 16h45. 

Il y a lieu de rappeler qu'en matière d'indemnités de chômage, l'assuré supporte les 
conséquences de l'absence de preuve en ce qui concerne la remise des pièces 
nécessaires pour faire valoir le droit à l'indemnité, notamment la liste de recherches 
d'emploi (cf. arrêt C 294/99 du 14 décembre 1999 consid. 2a, in DTA 2000 n° 25 
p. 122 ; cf. aussi arrêt 8C_427/2010 du 25 août 2010 consid. 5.1).  

Il est intéressant de relever à cet égard que dans un arrêt du 29 juillet 2013 (8C 
591/2012), le Tribunal fédéral avait admis que l’assurée avait pu prouver, grâce au 
témoignage de son époux, avoir posté l’enveloppe comprenant ses recherches 
personnelles d’emploi que le service de l’emploi du canton de Vaud n’avait pas 
reçu et ainsi confirmé l’annulation de la sanction par la juridiction cantonale.  

En l’espèce toutefois, force est de constater qu'il ne peut être établi à satisfaction de 
droit que l’assuré a effectivement déposé ses recherches d’emploi dans la boîte aux 
lettres de la caisse le 5 octobre 2015 comme il l’affirme.  

Les explications données par l'assuré ne peuvent être considérées comme 
vraisemblables au degré requis par la jurisprudence, de sorte que l’ORP était en 
droit de lui infliger une sanction.  

10. Reste à déterminer si l’ORP a ou non respecté la proportionnalité en fixant à deux 
jours la durée de la suspension. 

Selon le barème (Bulletin LACI IC, octobre 2011, D72) établi par le SECO, lorsque 
l’assuré remet ses recherches d’emploi tardivement, la sanction se situe entre 5 et 
9 jours s’il s’agit du premier manquement de ce type, et entre 10 et 19 jours lors du 
second manquement. La troisième fois, le dossier est transmis à l’autorité cantonale 
pour décision. Si l’assuré est suspendu de façons répétées dans son droit à 
l’indemnité, la suspension est prolongée en conséquence. Les suspensions subies 
pendant les 2 dernières années sont prise en compte (Bulletin LACI IC, octobre 
2011, D 63). 

Le Tribunal fédéral a jugé qu'une sanction identique ne devait pas s'imposer lorsque 
l'assuré ne faisait aucune recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses recherches 
après le délai, surtout s'il s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la première 
fois pendant la période de contrôle. Il a ainsi considéré qu’un formulaire de 
recherches remis pour la première fois avec cinq jours de retard alors que l’assurée 
avait fait des recherches de qualité justifiait une sanction non pas de cinq jours de 
suspension du droit à l’indemnité mais uniquement d’un seul jour (arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_2/2012 du 14 juin 2012). Dans un autre arrêt, il a confirmé une 
réduction de la suspension au minimum prévu par l'art. 45 al. 3 OACI, au motif que 
l'intéressé avait remis la preuve de ses recherches d'emploi avec un jour de retard 
seulement et pour la première fois (arrêt 8C_64/2012 du 26 juin 2012, cf. aussi arrêt 
8C_33/2012 du 26 juin 2012).  

 
 
 

 

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Dans un arrêt du 12 octobre 2015, la chambre de céans a considéré que la faute du 
recourant, dont c’était le premier manquement et qui avait remis ses recherches 
d’emploi avec un retard de cinq jours, était légère, et a réduit la sanction à deux 
jours de suspension (ATAS/760/2015 ; cf. aussi ATAS/1329/2012 du 5 novembre 
2012; ATAS/991/2012 du 22 août 2012; ATAS/933/2012 du 31 juillet 2012; 
ATAS/1085/2011 du 17 novembre 2011 confirmé par arrêt du 14 juin 2012 8C 
2/2012 ; ATAS/140/2014 du 3 février 2014).  

11. Certes le retard en l’espèce n’est-il que de deux jours. L’assuré a toutefois déjà fait 
l’objet d’une sanction motivée par le fait que ses recherches personnelles d’emploi 
du mois d’août 2015 étaient nulles, étant à cet égard rappelé que prend ses 
obligations de chômeur et de bénéficiaire de prestations très au sérieux celui qui a 
rempli de façon irréprochable ses obligations à l’égard de l’assurance-chômage 
durant les 12 mois précédant cet oubli. Seul un éventuel manquement antérieur ne 
doit plus être pris en considération (DTA 2005, page 273, arrêt du 18 juillet 2005 
C_123/04). 

Il y a ainsi lieu de considérer que la suspension du droit à l’indemnité d’une durée 
de deux jours prononcée par l’ORP est, au vu de la jurisprudence susmentionnée, 
conforme au principe de la proportionnalité et est, partant, justifiée. 

Aussi le recours est-il rejeté. 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le