# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2901bbdb-cb43-59d9-b441-5b7b51897152
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 08.03.2022 C/17279/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-17279-2019_2022-03-08.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 9 mars 2022 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17279/2019 ACJC/325/2022 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des baux et loyers 

DU MARDI 8 MARS 2022 

 

Entre 

A______ SARL, domiciliée ______ [GE], recourante contre une ordonnance rendue 
par le Tribunal des baux et loyers le 15 février 2022, comparant par Me B______, 

avocat, ______ [GE], en l'étude duquel elle fait élection de domicile,  

et 

C______, domiciliée ______ [ZH], intimée, comparant par Me Emmanuelle 
GUIGUET-BERTHOUZOZ, avocate, place Longemalle 1, 1204 Genève, en l'étude de 

laquelle elle fait élection de domicile. 

 

- 2/4 - 

 

C/17279/2019 

Vu la demande en paiement formée par A______ SARL le 28 septembre 2021 à 

l'encontre de C______; 

Vu la réponse et la demande reconventionnelle de C______ du 5 janvier 2021; 

Vu la réponse à la demande reconventionnelle du 1
er

 mars 2021; 

Vu l'ordonnance du Tribunal des baux et loyers du 23 mars 2021, ordonnant des débats 

d'instruction; 

Vu le procès-verbal de l'audience du 25 mai 2021; 

Vu l'ordonnance du Tribunal des baux et loyers du 27 septembre 2021, impartissant un 

délai au 22 octobre 2021 à C______ pour produire des pièces et disant qu'un second 

échange d'écritures serait ordonné à réception desdites pièces; 

Vu la transmission par le Tribunal des baux et loyers à A______ SARL des pièces 

produites par C______, le 26 octobre 2021;  

Vu l'ordonnance du 4 novembre 2021 fixant un délai respectivement au 15 décembre 

2021 et 17 janvier 2022 pour répliquer et dupliquer et réservant la suite de la procédure; 

Vu la requête en prolongation du délai formée le 1
er

 décembre 2021 par A______ 

SARL;  

Vu les ordonnances des 2 et 9 décembre 2021, admettant la requête et prolongeant le 

délai pour répliquer au 15 février 2022 et celui pour dupliquer au 15 mars 2022;  

Attendu EN FAIT que par courrier du 9 février 2022, A______ SARL a sollicité la 
suspension de la procédure, subsidiairement la prolongation du délai pour répliquer au 

30 juin 2022, au motif que le conseil en charge du dossier avait été victime d'un 

infarctus le 2 février 2022; 

Que par courrier du 10 février 2022, C______ s'est opposée à la suspension de la cause 

et à la prolongation du délai au 30 juin 2022, mais a consenti à dite prolongation 

jusqu'au 15 mars 2022;  

Que par ordonnance du 15 février 2022, le Tribunal a accordé une ultime prolongation 

de délai à A______ SARL au 25 mars 2022 pour répliquer, délai non prolongeable; 

Que par acte expédié le 28 février 2022, A______ SARL forme recours contre cette 

ordonnance, sollicitant son annulation, le renvoi de la cause au Tribunal et, 

subsidiairement, la suspension de la cause ou la fixation d'un délai au 30 juin 2022 pour 

répliquer; 

- 3/4 - 

 

C/17279/2019 

Que la partie recourante a sollicité à titre préalable la suspension du caractère exécutoire 

de l'ordonnance entreprise; qu'elle fait valoir qu'à défaut, elle subira un dommage 

difficilement réparable, car sera privée du droit de répliquer;  

Que par courrier du 7 mars 2022, la partie intimée s'est opposée à la requête; 

Que les parties ont été informées par courrier du 8 mars 2022 du greffe de la Cour de ce 

que la cause était gardée à juger sur effet suspensif;  

Considérant, EN DROIT, que le recours est ouvert contre les autres décisions et 
ordonnances d'instruction de première instance (art. 319 let. b CPC);  

Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant 

suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC); 

Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le 

caractère exécutoire (cf. JEANDIN, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 

2
ème

 éd., n. 6 ad art. 325 CPC); 

Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF  

137 III 475 consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_403/2015 du 28 août 2015 

consid. 5; 5A_419/2014 du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2); 

Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en 

présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une 

situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du 

recours (arrêts du Tribunal fédéral 4A_337/2014 du 14 juillet 2014 consid. 3.1; 

4D_30/2010 du 25 mars 2010 consid. 2.3); 

Qu'en l'espèce, il se justifie de suspendre le caractère exécutoire de l'ordonnance 

entreprise afin de ne pas vider le recours de son objet; que l'intérêt de la partie intimée à 

voir la procédure se poursuivre immédiatement ne paraît pas l'emporter sur celui de la 

partie appelante à voir sa requête de suspension du caractère exécutoire admise; que le 

dossier ne présente en effet aucune urgence particulière; qu'en tout état la procédure est 

susceptible de durer, compte tenu notamment des nombreuses pièces produites, utiles à 

la solution du litige; 

Que, par ailleurs, le recours n'est pas, prima facie et sans préjudice de l'examen au fond, 

dénué de chance de succès; 

Qu'en conséquence, la requête de la recourante sera admise. 

* * * * * 

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- 4/4 - 

 

C/17279/2019 

 

PAR CES MOTIFS, 

La Présidente de la Chambre des baux et loyers : 

Suspend le caractère exécutoire de l'ordonnance rendue le 15 février 2022 par le 

Tribunal des baux et loyers dans la cause C/17279/2019. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (137 III 475 consid. 1) est 

susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant 

toutefois limités (art. 98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire  

(art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.