# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bceb09a0-52a6-5e52-a922-1f4c9b5bf9d5
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2006-06-22
**Language:** fr
**Title:** Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 22.06.2006 JAAC 70.106
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_VB/CH_VB_013_JAAC-70-106--_2006-06-22.pdf

## Full Text

JAAC 70.106

Extrait de la décision rendue par la Cour eur. DH le 22
juin 2006, déclarant partiellement recevable la req. n°
61697/00

Procédure pénale dans le canton de Bâle-Campagne.

Art. 5 al. 3 et 4 CEDH. Droit à un examen de la détention par un
tribunal.

La question de savoir si le requérant peut se prévaloir du droit à un
contrôle juridictionnel de la légalité de sa détention, plus d’un an après
sa mise en détention initiale, relève de l’art. 5 § 4 et non de l’art. 5 § 3
CEDH. Une personne détenue peut valablement renoncer à ce droit, ce
qui s’est d’ailleurs produit en l’espèce.

Strafverfahren Basel-Landschaft.

Art. 5 Abs. 3 und 4 EMRK. Recht auf richterliche Haftprüfung.

Die Frage, ob sich der Beschwerdeführer mehr als ein Jahr nach
seiner Inhaftierung auf das Recht auf richterliche Prüfung der
Rechtmässigkeit der Haft berufen kann, betrifft Art. 5 Abs. 4 und nicht
Art. 5 Abs. 3 EMRK. Eine inhaftierte Person kann auf dieses Recht, wie
vorliegend geschehen, gültig verzichten.

Procedura penale nel cantone Basilea-Campagna.

Art. 5 cpv. 3 e 4 CEDU. Diritto ad un esame della detenzione da parte di
un tribunale.

Sapere se il ricorrente può far valere il diritto ad un controllo
giudiziario della legalità della sua detenzione, oltre un anno dopo
la detenzione iniziale, va determinato sulla base dell’art. 5 § 4 e non
dell’art. 5 § 3 CEDU. Una persona detenuta può validamente rinunciare
a questo diritto, ciò che si è del resto verificato nella fattispecie.

1

EN DROIT

2.Le requérant prétend que si on interprétait le rejet de sa demande de remise
en liberté comme étant un titre de détention valable, on serait en présence
d’une violation de l’art. 5 § 3 de la Convention de sauvegarde des droits de
l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH, ci-après: la
Convention)[1], puisqu’il n’a pas été «aussitôt traduit devant un juge» afin de
statuer sur la légalité de sa détention.

La Cour estime que la question de savoir si le requérant peut se prévaloir du
droit à un contrôle juridictionnel de la légalité de sa détention, plus d’un an
après sa mise en détention initiale, relève du par. 4 de l’art. 5 CEDH, et non de
son par. 3. Le par. 4 est libellé ainsi:

(libellé de la disposition)

A cet égard, la Cour rappelle que la demande de remise en liberté a été rejetée
le 12 mai 2000 par le président du tribunal de procédure en matière pénale
du canton de Bâle-Campagne. Dans la mesure où le requérant ne prétend
aucunement que celui-ci ne répondait pas à la définition de «tribunal» au sens
de l’art. 5 § 4 CEDH, il ne peut pas se prévaloir d’être victime d’une violation
de cette disposition (voir, dans ce sens, De Jong, Baljet et Van den Brink c /
Pays-Bas, arrêt du 22 mai 1984, série A no 77, pp. 25 et suiv., § 57).

Par ailleurs, la Cour réitère le principe élaboré par sa jurisprudence selon
lequel une personne arrêtée et détenue peut renoncer valablement au contrôle
de sa détention (Schöps c / Allemagne, no 25116/94, § 48, CEDH 2001‑I, et Pfeifer
et Plankl c / Autriche, arrêt du 25 février 1992, série A no 227, pp. 16 et suiv., §
37). Elle note qu’en l’occurrence, le requérant a renoncé explicitement, le 18
février 2000, à un examen d’office de la légalité de sa détention en vertu de
l’art. 89 § 2 du code de procédure pénale.

Compte tenu de ce qui précède, le grief tiré de l’art. 5 § 3 CEDH du requérant,
interprété par la Cour comme relevant de l’art. 5 § 4 CEDH, doit être rejeté,
comme étant manifestement mal fondé, en application de l’art. 35 §§ 3 et 4
CEDH.

PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNIANIMITÉ,

Déclare recevable, tous moyens de fond réservés, le grief tiré de l’article 5 § 1
CEDH;

Déclare la requête irrecevable pour le surplus.

[1] RS 0.101.

2

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 70.106 - Extrait de la décision rendue par la Cour eur. DH le 22 juin 2006, déclarant

partiellement recevable la req. n° 61697/00

In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden
Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération
In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr 2006
Année

Anno

Band 70
Volume

Volume

Seite ---
Page

Pagina

Ref. No 150 007 169

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert.

Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.

Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

	Extrait de la décision rendue par la Cour eur. DH le 22 juin 2006, déclarant partiellement recevable la req. n° 61697/00