# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 91e69d7d-2714-5fe9-b524-692225c19dfb
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-10-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 27.10.2021 RR.2021.167
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2021-167_2021-10-27.pdf

## Full Text

Arrêt du 27 octobre 2021 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 
Cornelia Cova, vice-présidente, 
Giorgio Bomio-Giovanascini et Patrick Robert-
Nicoud,  
la greffière Yasmine Dellagana-Sabry  

   
Parties  A. LTD, représentée par Me Saverio Lembo,  

recourante 
  

 contre 
   
  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, OFFICE 

CENTRAL USA,  
partie adverse 

 
   
Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale 

aux Etats-Unis 
 
Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: RR.2021.167 
 
 
 

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Faits: 
 

A. L'Office central du Département américain de la justice a émis le 1er octobre 
2020 une demande d'entraide judiciaire à l'attention des autorités suisses 
dans le cadre de son enquête contre B. En substance, les autorités 
américaines soupçonnent ce dernier de s’être livré, de concert notamment 
avec C. et D. Ltd., à des comportements frauduleux et d’avoir blanchi le 
produit des infractions reprochées (act. 1.8).  
 
 

B. Le 29 octobre 2020, l’Office fédéral de la justice, Office central USA (ci-
après: OFJ-USA) est entré en matière sur la demande d'entraide précitée 
(act. 1.13).  
 
 

C. Par décision de clôture du 13 juillet 2021, l’OFJ-USA, a admis l’entraide 
requise par les autorités américaines et ordonné la transmission à ces 
dernières de la documentation bancaire relative au compte n° 1 ouvert au 
nom de A. Ltd. auprès de la banque E. pour la période allant du 5 mars 2014 
au 5 novembre 2020 (act. 1.18).  
 
 

D. Par écriture du 13 août 2021, A. Ltd. a, sous la plume de son conseil, interjeté 
un recours à l’encontre de la décision de clôture susmentionnée. Elle conclut, 
principalement, sous suite de frais, à l’annulation de celle-ci ainsi qu’au rejet 
de la demande d’entraide judiciaire formulée par les autorités américaines 
en date du 1er octobre 2020 et, partant, à ce que la transmission de la 
documentation bancaire relative à la relation bancaire précitée soit refusée. 
A titre subsidiaire, l’intéressée conclut au renvoi de la cause à l’OFJ-USA 
pour nouvelle décision dans le sens des considérants de son recours. Elle 
requiert enfin le versement d’un montant de CHF 4'278.-- à titre d’indemnité 
de dépens (act. 1). 
 
 

E. Dans sa réponse du 15 septembre 2021, l’OFJ-USA conclut au rejet du 
recours précité et à la confirmation de la décision de clôture du 13 juillet 2021 
(act. 12). 
 
 

F. Par réplique du 27 septembre 2021, A. Ltd. persiste dans ses conclusions 
formulées dans le cadre de son recours (act. 14). 

 
G. Invité à dupliquer, l’OFJ-USA transmets ses observations à la Cour de céans 

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en date du 4 octobre 2021. Aux termes de son écriture, ce dernier maintient 
ses conclusions prises dans le cadre de la décision de clôture du 13 juillet 
2021 ainsi que dans sa réponse du 15 septembre 2021 (act. 16).  
   
 
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 L’entraide judiciaire pénale entre les Etats-Unis d’Amérique et la 

Confédération suisse est régie par le Traité sur l’entraide judiciaire en 
matière pénale liant ces deux Etats (TEJUS; RS 0.351.933.6) et la loi 
fédérale d’application dudit traité (LTEJUS; RS 351.93). La loi du 20 mars 
1981 sur l’entraide internationale en matière pénale (EIMP; RS 351.1) et son 
ordonnance d’exécution (OEIMP; RS 351.11) s’appliquent toutefois aux 
questions non réglées, explicitement ou implicitement, par le Traité et 
lorsqu’elles sont plus favorables à l’entraide (ATF 142 IV 250 consid. 3; 140 
IV 123 consid. 2; 137 IV 33 consid. 2.2). L’application de la norme la plus 
favorable doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux (ATF 135 
IV 212 consid. 2.3; 123 II 595 consid. 7c).  
 

1.2 En vertu de l’art. 17 al. 1 LTEJUS, peuvent faire l’objet d’un recours devant 
la Cour de céans, la décision de l’OFJ-USA relative à la clôture de la 
procédure d’entraide et, conjointement, les décisions incidentes antérieures 
de l’autorité d’exécution. 
 

1.3 Interjeté dans le délai de 30 jours dès la notification de la décision entreprise 
(art. 17c LTEJUS), le recours a été déposé en temps utile. 
 

1.4  
1.4.1 Conformément à l’art. 17a LTEJUS, la qualité pour recourir est reconnue à 

quiconque est personnellement et directement touché par une mesure 
d’entraide et a un intérêt digne de protection à ce qu’elle soit annulée ou 
modifiée. 
 
Aux termes de l’art. 9a let. a OEIMP, est notamment réputé personnellement 
et directement touché, en cas d'informations sur un compte, le titulaire du 
compte dont les documents font l'objet de la décision de clôture. 
 

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1.4.2 En l’espèce, A. Ltd. est le titulaire du compte n° 1 ouvert auprès de la banque 
E.  
 

1.4.3 Il s’ensuit que la recourante dispose de la qualité pour recourir. 
 

1.5 Compte tenu de ce qui précède, le recours est recevable et il y a lieu d’entrer 
en matière.  
 
 

2. Le litige porte sur la question de savoir si l’OFJ-USA a ordonné à juste titre 
la transmission à l’autorité requérante de la documentation bancaire relative 
au compte n° 1 ouvert au nom de la recourante auprès de la banque E. pour 
la période allant du 5 mars 2014 au 5 novembre 2020 (act. 1.18).  
 
La recourante se prévaut d’une violation du principe de la proportionnalité, 
respectivement de celui de l’utilité potentielle. A l’appui de son grief, elle 
allègue qu’une telle utilité s’agissant de la documentation bancaire relative 
au compte précité fait défaut, dès lors (1) que l’implication de la société F. 
Ltd. dans le schéma délictueux objet de l’enquête américaine, sur laquelle 
se serait appuyé l’OFJ-USA pour rendre sa décision de clôture, serait le fruit 
d’une maladresse de l’U.S. Department of Justice, (2) que l’ayant droit 
économique du compte bancaire en cause, C., ne serait pas visé par 
l’enquête menée par les autorités pénales américaines et disposerait dans 
ce cadre du statut de témoin coopérant et (3) qu’il n’existerait aucun lien de 
connexité entre la documentation bancaire requise et les faits sous enquête 
puisque ledit compte n’aurait pas servi à la commission des infractions 
reprochées dans l’Etat requérant (act. 1, p. 16-18).    

 
2.1  
2.1.1 Conformément au principe de la proportionnalité, la question de savoir si les 

renseignements demandés sont nécessaires ou simplement utiles à la 
procédure pénale est en principe laissée à l'appréciation des autorités de 
poursuite de l'Etat requérant. L'Etat requis ne disposant généralement pas 
des moyens qui lui permettraient de se prononcer sur l'opportunité de 
l'administration des preuves acquises au cours de l'instruction étrangère, il 
ne saurait substituer sur ce point sa propre appréciation à celle des 
magistrats chargés de l'instruction. La coopération ne peut dès lors être 
refusée que si les actes requis sont manifestement sans rapport avec 
l'infraction poursuivie et impropres à faire progresser l'enquête, de sorte que 
la demande apparaît comme le prétexte à une recherche indéterminée de 
moyens de preuve (ATF 136 IV 82 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 
1C_582/2015 du 10 novembre 2015 consid. 1.4).  
 

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Le principe de la proportionnalité interdit en outre à l'autorité suisse d'aller 
au-delà des requêtes qui lui sont adressées et d'accorder à l'Etat requérant 
plus qu'il n'a demandé. Cela n'empêche pas d'interpréter la demande selon 
le sens que l'on peut raisonnablement lui donner; l’autorité d’exécution 
devant faire preuve d’activisme, comme si elle était elle-même en charge de 
la poursuite. Le cas échéant, une interprétation large est admissible s'il est 
établi que toutes les conditions à l'octroi de l'entraide sont remplies. Ce mode 
de procéder permet au demeurant d'éviter d'éventuelles demandes 
complémentaires (ATF 136 IV 82 consid. 4.1; 121 II 241 consid. 3a; arrêt du 
Tribunal pénal fédéral RR.2009.286-287 du 10 février 2010 consid. 4.1). Sur 
cette base, peuvent aussi être transmis des renseignements et des 
documents qui n’ont pas été mentionnés dans la demande (TPF 2009 161 
consid. 5.2; arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2018.32-37 du 23 août 2018 
consid. 4.1; RR.2010.39 du 28 avril 2010 consid. 5.1). Les autorités suisses 
sont en outre tenues d'assister les autorités étrangères dans la recherche de 
la vérité en exécutant toute mesure présentant un rapport suffisant avec 
l'enquête pénale à l'étranger, étant rappelé que l'entraide vise non seulement 
à recueillir des preuves à charge, mais également à décharge (arrêt du 
Tribunal pénal fédéral RR.2020.31 du 14 octobre 2020 consid. 3.3 et la 
jurisprudence citée). 
 

2.1.2 L'examen de l'autorité d'entraide est régi par le principe de l'« utilité 
potentielle », qui joue un rôle crucial dans l'application du principe de la 
proportionnalité en matière d'entraide pénale internationale (ATF 122 II 367 
consid. 2c et les réf. citées). Sous l'angle de l'utilité potentielle, il doit être 
possible pour l'autorité d'investiguer en amont et en aval du complexe de 
faits décrits dans la demande et de remettre des documents antérieurs ou 
postérieurs à l'époque des faits indiqués, lorsque les faits s'étendent sur une 
longue durée ou sont particulièrement complexes (arrêt du Tribunal fédéral 
1A.212/2001 du 21 mars 2002 consid. 9.2.2; arrêt du Tribunal pénal fédéral 
RR.2017.53-54 du 2 octobre 2017 consid. 8.2 in fine). C'est en effet le propre 
de l'entraide que de favoriser la découverte de faits, d'informations et de 
moyens de preuve, y compris ceux dont l'autorité de poursuite étrangère ne 
soupçonne pas l'existence. Il ne s'agit pas seulement d'aider l'Etat requérant 
à prouver des faits révélés par l'enquête qu'il conduit, mais d'en dévoiler 
d'autres, s'ils existent. Il en découle, pour l'autorité d'exécution, un devoir 
d'exhaustivité, qui justifie de communiquer tous les éléments qu'elle a réunis, 
propres à servir l'enquête étrangère, afin d'éclairer dans tous ses aspects les 
rouages du mécanisme délictueux poursuivi dans l'Etat requérant (arrêts du 
Tribunal pénal fédéral RR.2015.314 du 24 février 2016 consid. 2.2; 
RR.2010.173 du 13 octobre 2010 consid. 4.2.4/a; RR.2009.320 du 2 février 
2010 consid. 4.1; ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en 
matière pénale, 5e éd. 2019, n. 723, p. 798-801). 

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2.1.3 S'agissant de demandes relatives à des informations bancaires, il convient 
en principe de transmettre tous les documents qui peuvent faire référence 
au soupçon exposé dans la demande d'entraide. Il doit exister un lien de 
connexité suffisant entre l'état de fait faisant l'objet de l'enquête pénale 
menée par les autorités de l'Etat requérant et les documents visés par la 
remise (ATF 129 II 462 consid. 5.3; arrêts du Tribunal fédéral 1A.189/2006 
du 7 février 2007 consid. 3.1; 1A.72/2006 du 13 juillet 2006 consid. 3.1).  

Lorsque la demande tend à éclaircir le cheminement de fonds d'origine 
délictueuse, il convient en principe d'informer l'Etat requérant de toutes les 
transactions opérées au nom des personnes et des sociétés et par le biais 
des comptes impliqués dans l'affaire, même sur une période relativement 
étendue (ATF 121 II 241 consid. 3c). L'utilité de la documentation bancaire 
découle du fait que l'autorité requérante peut vouloir vérifier que les 
agissements qu'elle connaît déjà n'ont pas été précédés ou suivis d'autres 
actes du même genre (v. arrêts du Tribunal fédéral 1A.259/2006 du 
26 janvier 2007 consid. 2.2; 1A.75/2006 du 20 juin 2006 consid. 3.2; 
1A.79/2005 du 27 avril 2005 consid. 4.2; 1A.59/2005 du 26 avril 2005 consid. 
6.2).   

2.1.4 L’octroi de l’entraide n’implique pas que la personne soumise à une mesure 
de contrainte dans l'Etat requis soit elle-même accusée. Dans ce domaine, 
les mesures de contrainte ne sont en effet pas réservées aux seules 
personnes poursuivies dans la procédure étrangère, mais à toutes celles qui 
détiendraient des informations, des pièces, des objets ou des valeurs ayant 
un lien objectif avec les faits sous enquête dans l'Etat requérant (arrêt du 
Tribunal fédéral 1A.70/2002 du 3 mai 2002 consid. 4.3; arrêt du Tribunal 
pénal fédéral RR.2019.174-175 du 27 décembre 2019 consid. 3.2). 

2.2 En l’espèce, les autorités américaines enquêtent sur des actes qui, 
transposés en droit suisse, correspondent aux infractions d’escroquerie 
(art. 146 CP) et de blanchiment d’argent (art. 305bis CP). A cet égard, ces 
dernières ont expressément requis la transmission des informations relatives 
à tout compte en rapport avec les sociétés que contrôlerait B., soit 
notamment D. Ltd. et A. Ltd., et ouvert auprès de la banque E. en précisant 
la période souhaitée, à savoir de mars 2009 à octobre 2020, ainsi que les 
numéros de comptes y relatifs. 

Il ressort en substance de la demande d’entraide que les fonds liés aux 
comportements frauduleux reprochés à B. et C. auraient été transférés sur 
le compte ouvert au nom de D. Ltd. auprès de la banque G., dont une partie 
des valeurs patrimoniales, soit USD 125 mio, aurait ensuite été versée sur 
le compte n° 2 ouvert au nom de cette même société auprès de la banque 
E. et dont C. est l’ayant droit économique. Les autorités étrangères ont à ce 

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propos constaté que C., œuvrant en tant que prête-nom, avait ouvert ledit 
compte n° 2 sur demande de B., qui en avait en réalité le contrôle. Celui-ci 
aurait en outre requis de C. qu’il ouvre également des comptes bancaires 
pour ses autres sociétés offshores, soit, notamment, A. Ltd. C’est ainsi que 
le compte litigieux a été ouvert auprès de la même banque suisse sous la 
référence n° 1. Selon les déclarations de C., alors entendu en tant que 
témoin coopérant par les autorités américaines, B. lui aurait en outre 
demandé d’effectuer des transferts d’argent entre les différents comptes 
ouverts auprès de la banque E. et pour lesquels il est l’ayant droit 
économique (v. act. 1.8, p. 11-14). 

De toute évidence, et indépendamment de la question du statut de C. dans 
le cadre de la procédure américaine de même que d’une éventuelle 
implication de A. Ltd. s’agissant des faits sous enquête (v. supra, 
consid. 2.1.4), les documents bancaires requis permettent de tracer la 
source et l'utilisation des fonds qui sont passés sur le compte litigieux et de 
confirmer ou infirmer des éléments révélés par l'enquête américaine, 
notamment suite aux déclarations précitées de C. s’agissant des transferts 
de valeurs entre les comptes ouverts auprès de la banque E. Lesdits 
documents permettent ainsi de vérifier si des fonds d’origine délictueuse ont 
ou non transité par le compte litigieux. A cet égard, il sied de rappeler que 
lorsque la demande vise à éclaircir le cheminement de tels fonds – comme 
c'est le cas en l'espèce – il se justifie en principe d'informer l'Etat requérant 
de toutes les transactions opérées au nom des entités concernées (v. supra, 
consid. 2.1.3). La transmission d’une documentation aussi complète que 
possible, comprenant également les informations relatives à la relation 
d’affaires liée à la recourante, permet au demeurant d’éviter une éventuelle 
demande d’entraide complémentaire, étant rappelé qu’il ne s’agit pas 
uniquement d’aider l’Etat requérant à prouver des faits qu’il a déjà 
découverts, mais également d’en dévoiler d’autres, s’ils existent (v. supra, 
consid. 2.1.2). Par ailleurs, bien que l’on ne puisse exclure que le compte 
bancaire litigieux n’ait pas servi à recevoir le produit de l’infraction ou à 
blanchir des fonds, l’autorité requérante n’en dispose pas moins d’un intérêt 
à pouvoir le vérifier elle-même, sur le vu d’une documentation complète, 
puisque, comme développé supra¸ l'entraide vise non seulement à recueillir 
des preuves à charge mais également à décharge (v. supra, consid. 2.1.1 in 
fine).  

Force est par conséquent de retenir qu’il existe en l’espèce un lien de 
connexité suffisant entre les faits poursuivis par l’Etat requérant et le compte 
bancaire ouvert au nom de la recourante et que dès lors les documents y 
relatifs sont propres à faire avancer l’enquête.   

La Cour de céans relève enfin que la question quant à la prétendue 

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maladresse de l’U.S. Department of Justice s’agissant de l’implication de la 
société F. Ltd. dans le schéma délictueux objet de l’enquête américaine peut 
être laissée ouverte dès lors que ce motif ne saurait renverser la conclusion 
d’espèce quant au caractère potentiellement utile des documents bancaires 
en cause. 

2.3 Au vu de ce qui précède, le grief tiré de la violation du principe de la 
proportionnalité, respectivement de celui de l’utilité potentielle, se révèle mal 
fondé et doit, partant, être rejeté. 

 
3. Les considérations développées dans le cadre du présent arrêt conduisent 

au rejet du recours. 

 
4.  
4.1 Les frais de procédure, comprenant l'émolument d'arrêté, les émoluments 

de chancellerie et les débours, sont mis à la charge de la partie qui succombe 
(art. 63 al. 1 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 
administrative [PA; RS 172.021], applicable par renvoi de l'art. 39 al. 2 let. b 
de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales 
de la Confédération [LOAP; RS 173.71]).  

Le montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la 
difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation 
financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP).  

4.2 En tant que partie qui succombe à la présente procédure, la recourante 
supportera les frais du présent arrêt, ascendant à CHF 5'000.-- (art. 73 al. 2 
LOAP et art. 8 al. 3 du règlement du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral 
sur les frais, émoluments, dépens, et indemnités de la procédure pénale 
fédérale du 31 août 2010 [RFPPF; RS 173.713.162] et art. 63 al. 5 PA), 
lesquels sont entièrement couverts par l'avance de frais déjà acquittée. 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 
 
1. Le recours est rejeté. 
 
2. Un émolument de CHF 5'000.--, entièrement couvert par l’avance de frais 

déjà versée, est mis à la charge de la recourante. 
 
 

Bellinzone, le 28 octobre 2021 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
La vice-présidente: La greffière:  
 
 
 
 
 
 
 

 
Distribution 
 
- Maître Saverio Lembo 
- Office fédéral de la justice, Office central USA 

 
 

 
Indication des voies de recours 

Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant 
le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal 
fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 
consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission électronique, le moment déterminant 
pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de réception qui confirme que la partie a 
accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission (art. 48 al. 2 LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission 
de renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices 
graves (art. 84 al. 2 LTF).