# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 102389b6-40d1-501e-bab7-23e7b060bf8d
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-12-08
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Strafkammern 08.12.2016 SK 2016 233
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_005_SK-2016-233_2016-12-08.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

2e Chambre pénale

Obergericht
des Kantons Bern

2. Strafkammer

Jugement
SK 16 233

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 635 48 18
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme

Berne, le 8 décembre 2016
(Expédition le 23 décembre 2016)

Composition Juges d’appel Geiser (Président e.r.), Kiener et Bratschi
Greffière Horisberger

Participants à la procédure A.________
représentée d'office par Me B.________
prévenue/appelante

Parquet général du canton de Berne, Maulbeerstrasse 10, 
Case postale 6250, 3001 Berne
ministère public

Préventions infraction à la loi sur le séjour et l'établissement des étrangers 
(LEtr) et empêchement d'accomplir un acte officiel respectivement 
de violence contre les autorités et les fonctionnaires

Objet appel contre le jugement du Tribunal régional Jura bernois-
Seeland (juge unique) du 14 avril 2016 (PEN 2015 586)

2

Considérants

I. Procédure
Note : la signification des abréviations générales employées est décrite sur la dernière page du 

présent jugement. Les autres abréviations utilisées seront explicitées dans le texte du 
jugement.

1. Mise en accusation

1.1 Par ordonnance pénale faisant office d’acte d’accusation du 13 mai 2016 (ci-après 
également désigné par OPAA), le Ministère public du canton de Berne a demandé 
la mise en accusation de A.________ pour les faits et infractions suivants (dossier 
[ci-après désigné par D.], pages 40-41) :
I.1 séjour illégal

I.2 empêchement d’accomplir un acte officiel

2. Première instance

2.1 Pour la description des différentes étapes de la procédure de première instance, il 
est renvoyé aux motifs du jugement du 14 avril 2016 (D. 135-136).

2.2 Par jugement du 14 avril 2016 (D. 126 ss), le Tribunal régional Jura bernois-
Seeland a :
I.

1. libéré A.________ de la prévention d’empêchement d’accomplir un acte officiel, 
respectivement de violence contre les autorités et les fonctionnaires, infraction 
prétendument commise le 24 septembre 2014 à Nidau ;

2. mis les frais de cette partie de la procédure, composés de CHF 1'100.00 d’émoluments et de 
CHF 864.00 de débours (y compris les honoraires de la défense d’office), soit un total de 
CHF 1'964.00 à la charge du canton de Berne ;

si aucune motivation du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de CHF 600.00 ; les 
frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 1'364.00 ;

3. a fixé comme suit l’indemnité pour la défense d’office afférente à la libération et les 
honoraires de Me B.________, défenseur d’office de A.________ :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 4.00 200.00 CHF 800.00
TVA 8.0% de CHF 800.00 CHF 64.00

CHF 864.00Total à verser par le canton de Berne

Nbre heures

II.

- reconnu A.________ coupable d’infraction à la LEtr, commise du 23.02.12 au 24.09.2014, 
par le fait d’avoir séjourné illégalement sur le territoire suisse ;

partant et en application des art. 41, 47 CP ; 426ss CPP ; 115 al. 1 let. b LEtr ;

3

III.

- condamné A.________ :

1. à une peine privative de liberté de 100 jours ;

2. au paiement des frais de procédure afférents à la condamnation, composés de 
CHF 1'700.00 d’émoluments et de CHF 1'920.80 de débours (y compris les 
honoraires de la défense d’office), soit un total de CHF 3'620.80 (honoraires de la 
défense d’office non compris : CHF 1'720.00) ;

si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 3'020.80 
(honoraires de la défense d’office non compris : CHF 1'120.00) ;

IV.

- fixé comme suit les honoraires de Me B.________, défenseur d'office de A.________ :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 8.50 200.00 CHF 1'700.00

CHF 60.00
TVA 8.0% de CHF 1'760.00 CHF 140.80

CHF 1'900.80

Part à rembourser par le/la prévenu(e) 100 % CHF 1'900.80
Part qui ne doit pas être remboursée 0 % CHF 0.00

CHF 2'125.00
CHF 60.00

TVA 8.0% de CHF 2'185.00 CHF 174.80
Total CHF 2'359.80

la rémunération par le canton CHF 459.00
Part de la différence à rembourser
par le/la prévenu(e) 100 % CHF 459.00

Honoraires selon l'ordonnance sur les dépens

Différence entre les honoraires et

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

- dit que dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenue de rembourser d'une 
part au canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part à 
Me B.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci aurait 
touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ;

V.

- ordonné :

1. que la requête d’autorisation d’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de 
A.________ et répertorié sous le numéro PCN ________ soit soumise après l’échéance du 
délai prévu par la loi à l’autorité de céans (art. 16 al. 4 de la Loi sur les profils d’ADN) ;

2. la communication du jugement par écrit :

- au Service de coordination chargé du casier judiciaire

- à l’Office cantonal de la population et des migrations / à la Police des étrangers de la Ville 
de Bienne (art. 82 OASA)

- au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).

2.3 Par courrier du 20 avril 2016 (D. 153), Me B.________ a annoncé l'appel pour 
A.________. 

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3. Deuxième instance

3.1 Par mémoire du 4 juillet 2016, Me B.________ a déclaré l'appel pour A.________. 
L’appel est limité à la reconnaissance de culpabilité de la prévenue d’infraction à la 
LEtr. 

3.2 Suite à l’ordonnance du 8 juillet 2016 (D. 168), le Parquet général a renoncé à 
déclarer un appel joint et à présenter une demande de non-entrée en matière 
(courrier du 12 juillet 2016, D. 171).

3.3 Par courrier du 11 août 2016, la prévenue a consenti que la procédure écrite soit 
ordonnée (D. 177).

3.4 Dans son ordonnance du 19 août 2016 (D. 178), le Juge instructeur a ordonné la 
procédure écrite et a imparti à la prévenue un délai de 20 jours pour déposer son 
mémoire d’appel motivé.

3.5 La prévenue a déposé son mémoire d’appel motivé le 8 septembre 2016 
accompagné de la note de frais et honoraires de son mandataire d’office 
(D. 181 ss).

3.6 Dans son mémoire écrit, la prévenue a retenu les conclusions finales suivantes.

Me B.________ pour A.________ (D. 181) :
1. Constater que le chiffre I du jugement du tribunal régional Jura bernois-Seeland du 14 avril 

2016 est entré en force.

2. En modification des chiffres II et III du jugement du tribunal régional Jura bernois-Seeland du 
14 avril 2016, libérer A.________ de la prévention d’avoir commis une infraction à la LEtr. 
Partant prononcer son acquittement.

3. Octroyer à A.________ une indemnité pour ses frais de défense de première et deuxième 
instance selon les notes d’honoraires fournies.

4. Mettre les frais de procédure de première et de deuxième instance à la charge de l’Etat.

3.7 Un nouvel extrait du casier judiciaire suisse a été requis (D. 190).

3.8 L’édition du dossier ________ du Ministère public du canton de Berne, Région Jura 
bernois-Seeland, a été ordonnée ainsi que celle du dossier du Service des 
migrations du canton de Berne concernant la prévenue ________ (D. 192 et 194).

3.9 Par ordonnance du 2 novembre 2016, le Juge instructeur a transmis une copie du 
nouvel extrait du casier judiciaire à la prévenue et l’a informée de l’édition des 
dossiers susmentionnés (D. 196-197).

4. Objet du jugement de deuxième instance

4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués. Les 
points qui n’ont pas été attaqués ont d’ores et déjà acquis force de chose jugée en 
vertu de l’art. 402 du Code de procédure pénale suisse (CPP ; RS 312.0), sous 
réserve de la disposition de l’art. 404 al. 2 CPP qui donne à la juridiction d’appel la 
possibilité de réexaminer en faveur du prévenu des points du jugement qui ne sont 
pas attaqués, afin de prévenir des décisions illégales ou inéquitables.

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a402
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a404

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4.2 En l’espèce, la 2e Chambre pénale doit revoir le verdict de culpabilité d’infraction à 
la loi sur les étrangers pour séjour illégal, la mesure de la peine et les frais de 
première instance (y compris la part des honoraires du mandataire d’office à 
rembourser) concernant cette partie de la procédure. La libération de la prévenue 
de la prévention d’empêchement d’accomplir un acte officiel, respectivement de 
violence contre les autorités et les fonctionnaires ainsi que les frais et l’indemnité 
allouée pour son mandataire d’office pour cette partie de la procédure ne seront 
pas revus par la 2e Chambre pénale. Ces points sont entrés en force de chose 
jugée, ce qu’il y aura lieu de constater dans le dispositif du présent jugement.

4.3 Lorsqu’elle rend sa décision, la 2e Chambre pénale n’est pas liée par les motifs 
invoqués par les parties ni par les conclusions des parties, sauf lorsqu’elle statue 
sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP). Dans la présente procédure, elle est liée 
par l’interdiction de modifier le jugement en défaveur (reformatio in peius) de 
A.________ en vertu de l’art. 391 al. 2 CPP. 

5. Renvoi aux motifs du jugement de première instance

5.1 Conformément à l’art. 82 al. 4 CPP, lors de la procédure d’appel, la 2e Chambre 
pénale peut, s’agissant de l’appréciation en fait et en droit des faits faisant l’objet 
de l’accusation, renvoyer à l’exposé des motifs du jugement du Tribunal régional 
Jura bernois-Seeland. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la possibilité de 
renvoyer à l’exposé des motifs de l’autorité inférieure doit cependant être utilisée 
avec réserve. Un renvoi n’entre en considération, lorsque l’état de fait ou 
l’application du droit est contesté, que lorsque l’autorité de deuxième instance fait 
(totalement) siennes les considérations de l’autorité précédente (ATF 141 IV 244 
consid. 1.2.3). Les arguments de la partie appelante doivent en outre être traités 
avant une éventuelle confirmation du premier jugement concernant l’appréciation 
en fait et en droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_731/2015 du 14 avril 2016 
consid. 1.4).

5.2 Sur la base de cette jurisprudence, la 2e Chambre pénale ne renverra aux motifs 
de première instance susceptibles d’être confirmés qu’après avoir traité les 
arguments soulevés par la prévenue en procédure d’appel. Elle désignera les 
pages auxquelles il est renvoyé et indiquera en outre si des corrections ou 
compléments doivent être apportés et, le cas échéant, sur quels points précis.

II. Faits et moyens de preuve

6. Résumé des faits et moyens de preuve dans le jugement de première 
instance

6.1 Les motifs du jugement de première instance contiennent un résumé complet des 
divers moyens de preuve (D. 136-138). La prévenue n’ayant pas contesté ce 
résumé et étant donné qu’il n’y a pas d’intérêt à réécrire les mêmes 
développements en d’autres termes, la 2e Chambre pénale renvoie intégralement à 
cet exposé.

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a82
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-141-IV-244&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_731%2F2015&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-04-2016-6B_731-2015&number_of_ranks=1

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7. Moyens de preuve administrés en procédure d’appel

7.1 En procédure d’appel, il a été procédé à un complément d’administration de la 
preuve. L’édition du dossier ________ du Ministère public du canton de Berne, 
Région Jura bernois-Seeland, a été ordonnée ainsi que celle du dossier du Service 
des migrations du canton de Berne concernant la prévenue ________

III. Appréciation des preuves

8. Règles régissant l’appréciation des preuves

8.1 En ce qui concerne l’approche légale de l’appréciation des preuves et le principe 
de la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), la 2e Chambre pénale se 
réfère aux motifs de première instance (D. 139-142), sans les répéter.

9. En l’espèce

9.1 Par décision du 20 juillet 2009, la prévenue a fait l’objet d’un renvoi de Suisse et un 
délai fixé au 30 septembre 2009 lui a été imparti pour quitter la Suisse (D. 9). Cette 
décision est entrée en force et est définitive. Malgré cette décision la prévenue n’a 
pas quitté la Suisse. La prévenue a été placée en détention du 23 février 2011 au 
22 février 2012 dans la perspective d’être expulsée du territoire suisse (D. 80). 
Toutefois, le passeport de la prévenue ayant expiré, l’Ambassade camerounaise 
aurait refusé d’octroyer un laissez-passer tant que la prévenue refusait de partir 
(D. 30). Sur requête du Secrétariat d’Etat aux migrations du 25 mai 2016, 
l’Ambassade de la République du Cameroun à Berne a finalement délivré le 2 juin 
2016 un laissez-passer en faveur de la prévenue valable jusqu’au 1er juillet 2016. 
La prévenue a à nouveau été placée en détention en vue de son renvoi le 13 juin 
2016. Le renvoi de la prévenue a été exécuté le 25 juin 2016 (Dossier du Service 
des migrations du canton de Berne). La prévenue ne conteste pas avoir séjourné 
en Suisse, sans titre de séjour valable, entre le 23 février 2012 et le 
24 septembre 2014.

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a10

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9.2 Il ressort du dossier que la prévenue a sollicité un montant de CHF 270.00 le 
6 janvier 2014 pour s’acquitter des émoluments relatifs à son passeport et qu’elle a 
informé les Services sociaux le 4 juillet 2014 qu’une erreur de frappe s’était insérée 
dans son passeport (D. 93). La prévenue a ensuite sollicité un nouveau soutien 
financier pour procéder à ladite correction auprès du Service social, lequel a requis 
préalablement qu’elle remette une facture ou un devis avant tout remboursement 
respectivement toute avance. Suite à cela la prévenue ne s’est toutefois plus 
manifestée (D. 93-94). Comme l’a constaté à juste titre la première instance, il 
s’avère dès lors que la prévenue aurait pu obtenir sans aucune difficulté auprès du 
Service social de la commune de Nidau le montant nécessaire pour procéder à la 
correction de la faute de frappe dans son passeport camerounais et ainsi disposer 
d’un document d’identité valable lui permettant de retourner dans son pays 
d’origine. Le Service social a confirmé qu’il prenait totalement en charge les frais 
de corrections du passeport de la prévenue, de sorte que si la prévenue avait 
présenté le document demandé, il n’y a pas de doute qu’elle en aurait obtenu le 
remboursement rapidement. La prévenue était dès lors à même d’avancer le 
montant de CHF 138.00 compte tenu du montant d’environ CHF 200.00 qu’elle 
percevait chaque semaine. Elle aurait également pu insister auprès de son 
ambassade pour obtenir une attestation du montant à verser pour l’obtention de la 
correction de son passeport, mais elle s’est bien gardée de le faire pour des motifs 
évidents. 

9.3 Par ailleurs, selon le Service des migrations du canton de Berne, la prévenue 
n’avait même pas besoin d’un passeport valable pour retourner au Cameroun, un 
simple laissez-passer délivré par l’Ambassade de Cameroun étant suffisant et 
pouvant être obtenu si la personne est d’accord de retourner au Cameroun (D. 80-
81). La prévenue aurait dès lors aussi pu solliciter un tel document, mais ne l’a pas 
fait. Il est précisé dans ce contexte que les autorités de police des étrangers 
n’étaient de leur côté pas en mesure d’obtenir ce document au nom de la prévenue 
puisque cette dernière avait clairement manifesté sa volonté de s’opposer par tous 
les moyens à un retour au Cameroun.

9.4 Il s’ensuit que la 2e Chambre pénale partage l’avis de la première instance selon 
lequel la prévenue s’est contentée de profiter de cette situation de blocage et 
qu’elle n’a de loin pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir la correction 
nécessaire à la validité de son passeport. Elle aurait de plus pu requérir un laissez-
passer auprès de l’Ambassade du Cameroun. Il s’ensuit que le non aboutissement 
du renvoi administratif durant la période renvoyée peut manifestement être imputé 
à la prévenue contrairement à ce qu’elle allègue dans son recours et on ne saurait 
faire grief aux autorités helvétiques compétentes ne de pas avoir pris toutes les 
mesures possibles pour exécuter la décision de renvoi. 

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IV. Droit

10. Infraction de séjour illégal

10.1 Pour ce qui est de la description des éléments constitutifs de l’infraction de séjour 
illégal au sens de l’art. 115 al. 1 let. b de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr ; 
RS 142.20), ainsi que de la doctrine et de la jurisprudence y relatives, il peut être 
renvoyé aux motifs pertinents de la première instance (D. 144-145).

10.2 Il est manifeste que la prévenue a séjourné en Suisse sans titre de séjour valable 
entre le 23 février 2012 et le 24 septembre 2014, ce qu’elle savait pertinemment. 
La prévenue ne peut se prévaloir d’aucun élément objectif rendant impossible son 
départ de Suisse puisque le Cameroun est notamment disposé à reprendre ses 
ressortissants et accepte de délivrer des papiers d’identité et des laissez-passer. 
Ainsi, en l’espèce et contrairement à ce que la prévenue allègue de manière plus 
que cavalière dans son recours, si le départ légal a échoué c’est uniquement en 
raison de ses manœuvres et de sa farouche détermination à ne pas quitter la 
Suisse. Elle a entravé son retour en collaborant de manière totalement insuffisante 
à l’établissement de documents de voyage valables. En effet, il était possible et 
pouvait raisonnablement être exigé de la prévenue qu’elle avance le montant 
requis pour obtenir la correction de son passeport ou qu’elle insiste auprès de son 
ambassade pour obtenir une attestation du montant à verser pour l’obtention de la 
correction de son passeport. Le Service social de la commune de Nidau a d’ailleurs 
confirmé qu’il prendrait ces frais à sa charge pour autant qu’ils soient effectifs. En 
outre et comme relevé plus haut, il s’avère qu’un simple laissez-passer était 
suffisant pour permettre le retour de la prévenue au Cameroun et que ce document 
pouvait être obtenu si celle-ci donnait son accord à un tel retour. Comme l’a relevé 
à juste titre la première instance, la prévenue a notamment refusé un tel document 
en 2011 entravant déjà à partir de ce moment-là son retour. Contrairement à ce 
qu’allègue la prévenue dans son recours, si elle avait obtenu un laissez-passer à 
cette période, elle aurait pu retourner sans difficulté dans son pays, de sorte qu’elle 
aurait évité de se retrouver en séjour illégal. Ses arguments selon lesquels, elle a 
déjà été sanctionnée pénalement au sujet de ce laissez-passer tombent dès lors à 
faux.

10.3 Même si la prévenue n’est peut-être pas responsable de l’erreur d’orthographe 
dans son passeport, il n’en demeure pas moins qu’elle s’est servie de cette erreur 
en se contentant de ne pas entreprendre de démarches suffisantes pour y 
remédier dans des délais raisonnables, alors qu’elle avait les moyens et la 
possibilité de le faire. Il est d’ailleurs rappelé dans ce contexte que la prévenue 
avait été placée pendant une année en détention (durée maximale autorisée) en 
vue de son expulsion du territoire Suisse. Cette mesure est toutefois restée elle 
aussi sans effet puisqu’elle n’a pas réussi à décider la prévenue de se soumettre 
enfin à une décision de renvoi prononcée plusieurs années plus tôt.

9

10.4 La prévenue ne peut par ailleurs se prévaloir d’aucun argument tiré de l’application 
de la Directive 2008/115/CE sur le retour, comme l’a relevé à juste titre la Juge de 
première instance, puisque c’est en raison de son comportement que la procédure 
de renvoi a été maintenue en échec durant la période concernée. Au vu du renvoi 
de la prévenue intervenu en juin 2016, la poursuite pénale et la condamnation à 
une peine ne sont de toute manière pas de nature à retarder ou à entraver la 
procédure de retour.

10.5 Il s’ensuit que le verdict de culpabilité prononcé en première instance pour séjour 
illégal, infraction commise du 23 février 2012 et le 24 septembre 2014 doit être 
confirmé.

V. Peine

11. Règles générales sur la fixation de la peine

11.1 En ce qui concerne les généralités sur la fixation de la peine, la 2e Chambre pénale 
renvoie aux considérants du jugement de première instance (D. 148-149).

12. Genre de peine

12.1 S’agissant des généralités sur la manière de déterminer le genre de peine, il y a 
lieu de se référer aux motifs du premier jugement (D. 150).

12.2 En l’espèce, la prévenue a déjà été condamnée à deux reprises depuis 2011 pour 
avoir séjourné illégalement en Suisse. Une des condamnations a toutefois été 
prononcée après le prononcé du jugement de première instance dans la présente 
procédure. Il est évident que la prévenue n’avait pas l’intention de quitter la Suisse 
au vu de son manque de coopération à l’obtention d’un passeport valable ou d’un 
laissez-passer. S’agissant de sa situation sociale, la prévenue n’a pas le droit 
d’exercer d’activité lucrative et elle est soumise au régime de l’aide d’urgence, de 
sorte qu’elle est manifestement indigente.

12.3 Les conditions du sursis ne sont en outre clairement pas données vu que le 
pronostic est défavorable compte tenu de l’absence d’intention de la prévenue de 
quitter la Suisse.

12.4 Compte tenu de ce qui précède, et comme l’a constaté à juste titre la première 
instance, seule une peine privative de liberté apparaît adéquate et efficace en 
termes de prévention spéciale dans le contexte de vie de la prévenue. En effet, un 
travail d’intérêt général ne peut être prononcé compte tenu de la décision de renvoi 
émise à l’encontre de la prévenue. D’autre part, une peine pécuniaire s’avère 
inutile et partant inexécutable compte tenu de l’indigence de la prévenue et n’est 
pas de nature dissuader cette dernière de commettre d’autres infractions.

10

13. Cadre légal

13.1 Dans la présente affaire, comme la première instance l’a relevé à juste titre, le 
cadre légal est une peine privative de liberté d’un an maximum ou une peine 
pécuniaire.

14. Eléments relatifs à l’acte

14.1 S’agissant des éléments relatifs à l’acte, il peut être renvoyé aux motifs pertinents 
de la première instance (D. 149-150), sous réserve des quelques précisions 
suivantes.

14.2 La prévenue savait pertinemment qu’une décision définitive de renvoi avait été 
rendue à son égard et qu’elle était tenue de quitter la Suisse depuis sept ans. 
S’agissant de la période renvoyée, le séjour illégal a duré plus de deux ans et demi 
et non 19 mois comme l’a retenu la première instance.

15. Qualification de la faute liée à l’acte (Tatverschulden)

15.1 Sur la base de tout ce qui précède, la 2e Chambre pénale qualifie la faute de la 
prévenue de légère à moyenne s’agissant de l’infraction de séjour illégal.

16. Eléments relatifs à l’auteur

16.1 Concernant les éléments relatifs à l’auteur, il peut être renvoyé aux motifs 
pertinents de la première instance (D. 149-150).

16.2 Pris dans leur ensemble, les éléments relatifs à l’auteur sont légèrement 
défavorables. Ils justifient donc une augmentation légère de la peine par rapport à 
un délinquant primaire.

17. Fixation de la quotité de la peine dans le cas particulier

17.1 En matière de concours réel rétrospectif, l’art. 49 al. 2 CP dit que si le juge doit 
prononcer une condamnation pour une infraction que l’auteur a commise avant 
d’avoir été condamné pour une autre infraction, il fixe la peine complémentaire de 
sorte que l’auteur ne soit pas puni plus sévèrement que si les diverses infractions 
avaient fait l’objet d’un seul jugement. La condamnation à une peine 
complémentaire n’est toutefois possible que si les sanctions sont du même genre 
(ATF 137 IV 57 consid. 4.3.1). 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/index.html#a49
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-137-IV-57&lang=fr&zoom=&system=

11

17.2 Ainsi, le juge appelé à prononcer une nouvelle peine, dite complémentaire, doit 
fixer une peine globale hypothétique pour tous les actes commis, puis déduire de 
cette peine hypothétique la peine déjà prononcée, afin d’obtenir la peine 
complémentaire (ATF 129 IV 113 consid. 1.3 et ATF 132 IV 102 consid. 8 pour 
l’ancien droit, les principes restant valables pour le nouveau droit, arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_574/2008 du 27 novembre 2008 consid. 2.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_151/2011 du 20 juin 2011 consid. 5.4 et les références citées ; arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_722/2008 du 23 mars 2009 consid. 5.2.1). Pour déterminer si et dans 
quelle mesure (c’est-à-dire entièrement ou partiellement) le juge doit prononcer une 
peine complémentaire, il convient de se reporter au premier jugement, soit à la 
date de la première condamnation rendue lors de la première procédure. S’il 
s’avère que l’infraction dont le deuxième juge a à connaître a été commise après la 
date de la première condamnation, elle doit être punie d’une peine qui n’est pas 
complémentaire, même si le premier jugement est entré en force après la 
commission de l’infraction à juger dans la deuxième procédure. Pour fixer, 
respectivement mesurer la peine complémentaire, l’entrée en force du jugement de 
la première procédure est en revanche décisive (ATF 138 IV 113 consid. 3.4.2). 

17.3 Si la nouvelle peine à prononcer n’est que partiellement complémentaire, le juge 
doit déterminer une peine globale hypothétique pour les actes commis avant la 
première condamnation, en relation avec la peine déjà prononcée. La peine 
complémentaire pour les actes commis avant la première condamnation résultera 
alors de la différence entre la peine globale hypothétique et la peine déjà 
prononcée. Si les infractions devant être sanctionnées de la peine complémentaire 
sont plus graves que celles qui font l’objet de la nouvelle procédure, la peine 
complémentaire devra être aggravée en raison des nouvelles infractions. Cette 
aggravation sera adaptée de façon à ce qu’elle reste plus faible que la peine qui 
aurait été prononcée, si l’infraction avait été jugée séparément. Si les infractions 
qui font l’objet de la nouvelle procédure sont plus graves que celles commises 
avant le premier jugement, il faut fixer une peine pour ces infractions et l’aggraver à 
l’aide de la peine complémentaire (arrêt du Tribunal fédéral 6B_151/2011 du 
20 juin 2011 consid. 5.4 et les références citées). Selon la jurisprudence récente, le 
juge qui prononce la peine complémentaire est lié par le jugement antérieur en ce 
qui concerne le genre, la durée et le mode d’exécution de la peine déjà prononcée 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_829/2014 du 30 juin 2016 consid. 2.4.2).

17.4 Force est de constater que la peine à prononcer porte sur une infraction commise 
antérieurement au jugement du 9 septembre 2016 rendu par le Ministère public du 
canton de Berne, région Jura bernois-Seeland.

http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-129-IV-113&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-132-IV-102&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_574%2F2008&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F27-11-2008-6B_574-2008&number_of_ranks=1
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_151%2F2011&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F20-06-2011-6B_151-2011&number_of_ranks=6
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_722%2F2008&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F23-03-2009-6B_722-2008&number_of_ranks=3
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-138-IV-113&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_151%2F2011&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F20-06-2011-6B_151-2011&number_of_ranks=6

12

17.5 Le jugement du 9 septembre 2016 a été rendu durant la procédure d’appel. Selon 
le Tribunal fédéral (ATF 129 IV 113 consid. 1.3), dans un tel cas de figure, le 
Ministère public pouvait soit prononcer un jugement indépendant, ce qui ouvrait 
plus tard la possibilité à la prévenue de demander une peine d’ensemble au sens 
de l’actuel art. 34 al. 3 CPP, pour lequel l'absence de référence à l'art. 49 CP est 
une erreur du législateur (CR CP – BERTOSSA, art. 34 CPP N. 5), soit attendre 
l’entrée en force du jugement dans la présente procédure et prononcer ensuite une 
peine complémentaire. Le Ministère public a choisi la première solution précitée.

17.6 Par principe d’économie de procédure, la 2e Chambre pénale est d’avis que dans 
une telle constellation, l’art. 49 al. 2 CP doit s’appliquer en deuxième instance (voir 
le jugement de la Cour suprême du canton de Berne SK 12 177 du 19 mars 2014).

17.7 Le dossier de la procédure d’ordonnance pénale du 9 septembre 2016 a été édité, 
ainsi que cela a été communiqué à la prévenue par ordonnance du 2 novembre 
2016 (D. D. 196-197). L’infraction punie dans l’ordonnance pénale du 9 septembre 
2016 est une infraction à la loi sur les étrangers pour séjour illégal commise du 
25 septembre 2014 au 13 juin 2016 pour laquelle la prévenue a été condamnée à 
80 jours de peine privative de liberté.

17.8 Dans le cas d’espèce, il s’agit de deux infractions pour séjour illégal, de sorte 
qu’elles sont punies de la même peine. La 2e Chambre pénale considérera dès lors 
que l’infraction qui est concrètement la plus grave est le premier séjour illégal 
puisqu’il a duré plus longtemps.

17.9 Au moment de fixer une quotité de peine concrète, la Cour suprême a pour 
pratique de se référer aux recommandations de l’Association des juges et 
procureurs bernois quant à la mesure de la peine du 8 décembre 2006 (dans leur 
teneur actuelle, disponibles sur le site internet http://www.justice.be.ch), si elles 
contiennent une proposition pour l’infraction à punir ou si elles comportent un état 
de fait de référence comparable à celui de l’affaire à juger. Ces recommandations 
ne lient aucunement le juge, mais elles sont un moyen d’assurer autant que 
possible l’égalité de traitement. 

17.10 En l’espèce, le séjour illégal a duré du 23 février 2012 au 24 septembre 2014 soit 
plus de deux ans et demi. Les recommandations prévoient une peine de plus de 
90 unités pénales en cas de séjour illégal d’une durée de plus de douze mois, étant 
précisé que cette peine se rapporte à un auteur puni pour la première fois pour ce 
genre d’infractions sans combinaison avec d’autres délits. Il y a lieu de relever que 
– vraisemblablement suite à une erreur de calcul du Tribunal de première instance 
– la peine infligée était nettement trop clémente.

17.11 Au vu des circonstances du cas, compte tenu de la durée et des éléments relatifs à 
l’auteur relevés plus haut, la 2e Chambre pénale estime que la prévenue doit être 
condamnée à une quotité de 140 jours. Cette peine de base doit ensuite être 
aggravée de 80 jours pour la deuxième infraction de séjour illégal, puis réduite de 
30 jours pour tenir compte du fait qu’il s’agit d’une aggravation.

http://www.justice.be.ch/justice/fr/index/strafverfahren/strafverfahren/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/Justice/OG/de/Formulare/Recommandations%20AJPB%2001-07-2015.pdf
http://www.justice.be.ch/justice/fr/index/strafverfahren/strafverfahren/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/Justice/OG/de/Formulare/Recommandations%20AJPB%2001-07-2015.pdf

13

17.12 Vu ce qui précède, la peine privative de liberté complémentaire peut être 
déterminée ainsi :
- peine de base pour séjour illégal 140 jours

- peine entrée en force pour séjour illégal (deuxième période) 80 jours

- déduction pour tenir compte de l’aggravation 30 jours

Soit au total pour la peine hypothétique 190 jours

- déduction de la peine déjà prononcée -80 jours

Soit une peine complémentaire de 110 jours

17.13 Compte tenu de l’interdiction de la reformatio in peius, A.________ doit donc être 
condamnée à une peine privative de liberté de 100 jours.

17.14 Il est relevé dans ce contexte que même si la Cour n’avait pas prononcé une peine 
complémentaire à l’ordonnance pénale rendue le 9 septembre 2016, la peine 
n’aurait en aucun cas été inférieure à celle prononcée en première instance. Cette 
dernière constituant la limite supérieure de la sanction pouvant être infligée à ce 
stade de la procédure, la Cour aurait également infligé une peine de 100 jours.

18. Sursis

En l’espèce, il est manifeste que le pronostic est défavorable. En effet, la décision de 
renvoi a été rendue en 2009, de sorte que cela fait maintenant plus de sept ans que la 
prévenue séjourne illégalement en Suisse et elle n’a manifesté aucune intention de 
respecter la décision de renvoi pourtant entrée en force depuis de nombreuses années. Le 
renvoi finalement effectué sous la contrainte en juin 2016 n’améliore en rien le pronostic 
dans la mesure où il n’est pas à exclure que la prévenue trouve un moyen pour revenir 
illégalement en Suisse malgré les condamnations prononcées.

VI. Frais

19. Règles applicables

19.1 Les règles en matière de répartition des frais ont été exposées dans les motifs de 
première instance et la 2e Chambre pénale y renvoie (D. 151). 

19.2 Pour la deuxième instance, les frais de la procédure sont mis à la charge des 
parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé. La partie 
dont le recours est irrecevable ou qui retire le recours est également considérée 
avoir succombé (art. 428 al. 1 CPP). Pour déterminer si une partie succombe ou 
obtient gain de cause, il faut examiner dans quelle mesure ses conclusions sont 
admises (arrêt du Tribunal fédéral 6B_438/2013 du 18 juillet 2013 consid. 2.4 et la 
référence citée ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1046/2013 du 14 mai 2014 
consid. 3.3).

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a428
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_438%2F2013&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F18-07-2013-6B_438-2013&number_of_ranks=4
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_1046%2F2013&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-05-2014-6B_1046-2013&number_of_ranks=4

14

20. Première instance

20.1 Les frais de procédure de première instance afférents à la condamnation de la 
prévenue pour séjour illégal ont été fixés à CHF 1’720.00. Vu l’issue de la 
procédure d’appel, ces frais sont mis à la charge de la prévenue.

21. Deuxième instance

21.1 Les frais de procédure de deuxième instance sont fixés à CHF 800.00 en vertu de 
l’art. 24 lit. a du décret du 24 mars 2010 concernant les frais de procédure et les 
émoluments administratifs des autorités judiciaires et du Ministère public (DFP ; 
RSB 161.12) qui prévoit une fourchette de CHF 100.00 à CHF 5'000.00 pour les 
procédures jugées en première instance par un juge unique. Vu l’issue de la 
procédure d’appel, les frais de deuxième instance sont mis à la charge de la 
prévenue qui succombe entièrement.

VII. Indemnité en faveur de A.________

21.1 Il n’y a pas lieu d’allouer d’indemnité à A.________ vu qu'elle succombe à la fois 
en première et en seconde instance pour ce qui concerne l’infraction de séjour 
illégal. En tout état de cause, elle n’aurait pas droit à une indemnité dans la mesure 
où les frais de sa défense ont été pris en charge par l’Etat. La rémunération du 
mandat d'office de Me B.________ sera réglée ci-après (ch. VIII).

VIII. Rémunération du mandataire d'office

22. Règles applicables et jurisprudence

22.1 Selon l’art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d’office est indemnisé conformément au 
tarif des avocats du canton du for du procès. Dans la fixation de la rémunération, 
les autorités cantonales jouissent d’un large pouvoir d’appréciation (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_951/2013 du 27 mars 2014 consid. 4.2). Il est admis de façon 
générale que le juge est en mesure de se rendre compte de la nature et de 
l’ampleur des opérations que le procès a nécessitées ; il n’est tenu de motiver sa 
décision de manière détaillée que s’il s’écarte du barème-cadre, de la note 
d’honoraires produite ou s’il alloue une indemnité inférieure au montant habituel, en 
dépit d’une pratique bien définie (ATF 139 V 496 consid. 5.1).

https://www.belex.sites.be.ch/data/161.12/fr/art24
https://www.belex.sites.be.ch/data/161.12/fr
https://www.belex.sites.be.ch/data/161.12/fr
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a135
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_951%2F2013&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F27-03-2014-6B_951-2013&number_of_ranks=11
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-139-V-496&lang=fr&zoom=&system=

15

22.2 L’art. 42 al. 1 de la loi sur les avocats et les avocates (LA ; RSB 168.11) précise 
que le canton verse aux avocats et aux avocates commis d'office une rémunération 
équitable calculée en fonction du temps requis et n'excédant pas les honoraires 
fixés selon le tarif applicable au remboursement des dépens (art. 41 LA). 
L’importance et la complexité du litige peuvent être prises en compte dans la 
détermination du temps requis (art. 41 al. 3 et 42 al. 1 LA). La rémunération 
s’effectue sur une base horaire (art. 42 al. 4 LA), le montant étant actuellement fixé 
à CHF 200.00 (art. 1 de l’ordonnance sur la rémunération des avocats et avocates 
commis d'office, ORA ; RSB 168.711).

22.3 La circulaire no 15 de la Cour suprême du 2 septembre 2011 sur la rémunération 
des avocats et des avocates d’office (disponible sur le site internet 
http://www.justice.be.ch) décrit avec davantage de détails quelles sont les activités 
qui sont susceptibles d’être rémunérées. Il convient en particulier de relever que les 
temps de déplacement ne sont susceptibles d’être indemnisés comme temps de 
travail que s’ils sont effectivement consacrés aux tâches du ou de la mandataire 
dans l’affaire à juger (par exemple lors d’un voyage en train), ce qui doit être 
explicité clairement sur la note d’honoraires. Dans le cas contraire, les temps de 
trajet sont indemnisés conformément à l’art. 10 de l'ordonnance sur le tarif 
applicable au remboursement des dépens (ORD ; RSB 168.811), ce dernier 
s’appliquant en vertu du renvoi de l’art. 42 al. 1 LA. En outre, une certaine réserve 
s’impose quant au temps consacré aux démarches à but social accomplies en 
faveur du prévenu, car on ne saurait perdre de vue que le rôle de l’avocat ou de 
l’avocate est avant tout de représenter le prévenu en justice et, partant, de 
s’employer principalement à défendre ses intérêts dans le cadre de la procédure.

22.4 Lorsque le prévenu est condamné à supporter en tout ou en partie les frais de 
procédure, il est tenu de rembourser, dans cette mesure et dès que sa situation 
financière le permet, au canton de Berne la rémunération de la défense d'office et 
au défenseur la différence entre sa rémunération en tant que défenseur désigné et 
les honoraires qu’il aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP). La 
prétention du canton de Berne se prescrit par dix ans à compter du jour où la 
décision est entrée en force.

23. Première instance

23.1 Selon sa pratique, la 2e Chambre pénale ne modifie pas la fixation des honoraires 
effectuée en première instance, sauf si le sort de l'affaire au fond est modifié ou en 
cas d’erreur de calcul manifeste.

23.2 En l’espèce la rémunération du mandat d’office de Me B.________ en première 
instance peut être confirmée. Elle sera résumée en un seul tableau dans le 
dispositif du présent jugement.

24. Deuxième instance

24.1 La note d’honoraires de Me B.________ du 8 septembre 2016 n’appelle pas de 
remarques particulières quant au temps consacré à l’affaire et aux débours. Elle 

https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art42
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art41
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art41
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art42
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art42
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.711/fr/art1
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.711/fr
http://www.justice.be.ch/justice/fr/index/strafverfahren/strafverfahren/kreisschreiben.assetref/dam/documents/Justice/OG/de/KS%20OG/Circulaire%20no%2015%20Cour%20Supreme%2002.09.2011.pdf
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.811/fr/art10
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.811/fr
https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art42
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a135

16

sera dès lors taxée telle quelle. Il est renvoyé au tableau de calcul figurant dans le 
dispositif.

24.2 Il est précisé que pour la fixation des honoraires en tant que mandataire privé 
(c'est-à-dire selon l'ORD), la 2e Chambre pénale s'impose une certaine réserve 
dans l'examen de la note d’honoraires, car la détermination du montant des 
honoraires en tant que mandataire privé relève de la liberté contractuelle garantie 
par le droit fédéral (art. 40 al. 1 LA, disposition cantonale qui ne fait que reprendre 
le principe de l’art. 19 al. 1 du Code des obligations ; CO ; RS 220). Si la note 
d'honoraires respecte le barème-cadre de l'ORD, la 2e Chambre pénale ne la 
corrige qu'en présence de motifs sérieux, en particulier et si son montant apparaît 
disproportionné à l'intérieur du barème-cadre applicable (voir à ce sujet la Décision 
la Cour suprême du canton de Berne ZK 14 390 du 18 mai 2015 consid. II.3, 
publiée sur le site internet http://www.justice.be.ch). En l'espèce, la note peut être 
reprise telle quelle en vue de la fixation des honoraires selon l'ORD.

IX. Ordonnances

25. Effacement du profil ADN et des données signalétiques biométriques

25.1 L’effacement du profil ADN et des données signalétiques biométriques prélevés sur 
la personne de A.________, répertoriés sous le no PCN ________, se fera selon la 
réglementation de la loi fédérale sur l'utilisation de profils d'ADN dans les 
procédures pénales et sur l'identification de personnes inconnues ou disparues (loi 
sur les profils d'ADN ; RS 363), ainsi que de l’ordonnance sur le traitement des 
données signalétiques biométriques (RS 361.3).

25.2 Il est renvoyé au dispositif pour les détails.

26. Communications

26.1 En application de l’art. 82 al. 1 de l’ordonnance relative à l'admission, au séjour et à 
l'exercice d'une activité lucrative (OASA ; RS 142.201), le présent jugement doit 
être communiqué à l’autorité cantonale compétente en matière des étrangers. Il 
s’agit en l’espèce du Service des migrations de l’Office de la population et des 
migrations en vertu de l’art. 1 de l’ordonnance portant introduction de la loi fédérale 
sur l’asile et de la loi fédérale sur les étrangers (OiLFAE ; RSB 122.201).

26.2 En application de l’art. 3 ch. 1 de l’ordonnance réglant la communication des 
décisions pénales prises par les autorités cantonales (RS 312.3), le présent 
jugement doit être communiqué au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).

https://www.belex.sites.be.ch/data/168.11/fr/art40
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html#a19
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19110009/index.html
http://www.justice.be.ch/justice/de/index/entscheide/entscheide_rechtsprechung/entscheide/zivilabteilung_obergericht.assetref/dam/documents/Justice/Entscheide/de/Zivil/og_zk_14_390.pdf
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20031383/index.html
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20031383/index.html
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20130645/index.html
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20070993/index.html#a82
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20070993/index.html
https://www.belex.sites.be.ch/data/122.201/fr/art1
https://www.belex.sites.be.ch/data/122.201/fr
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20041752/index.html

17

Dispositif

I. La 2e Chambre pénale :

A. constate

que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland du 14 avril 2016 est entré en 
force de chose jugée dans la mesure où le tribunal a

I.

1. libéré A.________, de la prévention d’empêchement d’accomplir un acte officiel, 
respectivement de violence contre les autorités et les fonctionnaires, infraction 
prétendument commise le 24 septembre 2014 à Nidau ;

2. mis les frais de cette partie de la procédure, fixés à CHF 1’100.00 (motivation écrite 
comprise et rémunération du mandat d’office non comprise) à la charge du canton 
de Berne ;

3. fixé comme suit la rémunération du mandat d'office de Me B.________, défenseur 
d'office de A.________, et ses honoraires en tant que mandataire privé pour cette 
partie de la procédure :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 4.00 200.00 CHF 800.00
TVA 8.0% de CHF 800.00 CHF 64.00

CHF 864.00Total à verser par le canton de Berne

Nbre heures

B. pour le surplus

I.

reconnaît A.________ coupable d’infraction à la loi sur les étrangers, commise du 23 
février 2012 au 24 septembre 2014, par le fait d’avoir séjourné illégalement sur le territoire 
suisse ;

partant, et en application des art. :

115 al. 1 let. b LEtr,

41, 47 CP,

426 al. 1, 428 al. 1 CPP,

18

II.

condamne A.________ à une peine privative de liberté de 100 jours, en tant que peine 
complémentaire à celle prononcée par jugement du Ministère public du canton de Berne 
du 9 septembre 2016 ;

III.

1. met les frais de la procédure de première instance sur le plan pénal afférents à la 
condamnation pour séjour illégal, fixés à CHF 1’720.00 (rémunération du mandat 
d’office non comprise, motifs compris) à la charge de A.________ ;

2. met les frais de la procédure de deuxième instance sur le plan pénal, fixés à 
CHF 800.00 (rémunération du mandat d’office non comprise) à la charge de 
A.________ ;

IV.

1. fixe comme suit la rémunération du mandat d'office de Me B.________, défenseur 
d'office de A.________, et ses honoraires en tant que mandataire privé :

1.1. pour la première instance :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 8.50 200.00 CHF 1'700.00

CHF 60.00
TVA 8.0% de CHF 1'760.00 CHF 140.80

CHF 1'900.80

Part à rembourser par le/la prévenu(e) 100 % CHF 1'900.80
Part qui ne doit pas être remboursée 0 % CHF 0.00

CHF 2'125.00
CHF 60.00

TVA 8.0% de CHF 2'185.00 CHF 174.80
Total CHF 2'359.80

la rémunération par le canton CHF 459.00
Part de la différence à rembourser
par le/la prévenu(e) 100 % CHF 459.00

Honoraires selon l'ordonnance sur les dépens
Débours soumis à la TVA

Différence entre les honoraires et

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

19

1.2. pour la deuxième instance :

Tarif
Temps de travail à rémunérer 3.50 200.00 CHF 700.00

CHF 20.00
TVA 8.0% de CHF 720.00 CHF 57.60

CHF 777.60

Part à rembourser par le/la prévenu(e) 100 % CHF 777.60
Part qui ne doit pas être remboursée 0 % CHF 0.00

CHF 875.00
CHF 20.00

TVA 8.0% de CHF 895.00 CHF 71.60
Total CHF 966.60

la rémunération par le canton CHF 189.00
Part de la différence à rembourser
par le/la prévenu(e) 100 % CHF 189.00

Honoraires selon l'ordonnance sur les dépens

Différence entre les honoraires et

Nbre heures

Débours soumis à la TVA

Débours soumis à la TVA

Total à verser par le canton de Berne

dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenue de rembourser, 
pour les deux instances, dans la mesure indiquée ci-dessus, d'une part au canton de 
Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part, à 
Me B.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci 
aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ;

V.

ordonne :

1. l’effacement du profil d’ADN et des données signalétiques biométriques prélevés sur 
la personne de A.________, répertoriés sous le numéro PCN ________, 20 ans 
après la libération de la peine privative de liberté, l’approbation de l’autorité judiciaire 
compétente devant préalablement être requise (art. 16 al. 4 et 17 al. 1 de la loi sur 
les profils d’ADN ; art. 17 al. 4 et 19 al. 1 de l’ordonnance sur le traitement des 
données signalétiques biométriques) ;

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20031383/index.html#a16
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20031383/index.html#a17
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20130645/index.html#a17
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20130645/index.html#a19

20

Le présent jugement est à notifier :

- à A.________, par Me B.________
- au Parquet général du canton de Berne

Le présent jugement est à communiquer :

- au Service de coordination chargé du casier judiciaire, dès l’échéance du délai de 
recours contre le présent jugement, si aucun recours n’est interjeté

- à la Section de l’application des peines et des mesures, dès l’échéance du délai de 
recours contre le présent jugement, si aucun recours n’est interjeté

- au Service des migrations de l’Office cantonal de la population et des migrations
- au Secrétariat d’Etat aux migrations
- au Tribunal régional Jura bernois-Seeland

Berne, le 8 décembre 2016
(Expédition le 23 décembre 2016)

Au nom de la 2e Chambre pénale

Le Président e.r. :

Geiser, Juge d'appel

La Greffière :

Horisberger

Voies de recours :
Dans les 30 jours dès sa notification écrite, le présent jugement peut faire l’objet d’un recours en matière 
pénale au Tribunal fédéral au sens des art. 39 ss, 78 ss et 90 ss de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le 
Tribunal fédéral (LTF ; RS 173.110). Les motifs du recours sont mentionnés aux art. 95 ss LTF.
Le recours en matière pénale, motivé par écrit et signé, doit respecter les conditions de forme prescrites à 
l’art. 42 LTF et être adressé au Tribunal fédéral (Av. du Tribunal fédéral 29, 1000 Lausanne 14).
La qualité pour recourir en matière pénale est régie par l’art. 81 LTF.

Voies de recours concernant la rémunération du mandat d'office :
Dans les 10 jours dès la notification du présent jugement, la rémunération du mandat d'office en procédure 
d’appel peut faire l’objet d’un recours à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral.
Le recours motivé par écrit et signé doit être adressé au Tribunal pénal fédéral, Pretorio, Viale Stefano 
Franscini 3, 6500 Bellinzona (art. 135 al. 3 lit. b CPP).

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a39
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a78
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a90
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a95
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a42
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20010204/index.html#a81

21

Liste des abréviations générales utilisées :
al. = alinéa(s)
art. = article(s)
ATF = arrêt du Tribunal fédéral suisse (publication officielle)
ch. = chiffre
éd. = édition
lit. = littera (= lettre)
no = numéro ou note
op. cit. = ouvrage déjà cité
p. = page(s)
RS = recueil systématique du droit fédéral
RSB = recueil systématique des lois bernoises
s. = et suivant(e)
ss = et suivant(e)s