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**Case Identifier:** 2b7fa622-f5f4-5f6f-ab6f-b3453f1246da
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-07-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 27.07.2021 A/1652/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1652-2021_2021-07-27.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1652/2021-DIV ATA/786/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 27 juillet 2021 

2
ème

 section 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Christian Pirker, avocat  

contre 

COMMISSAIRE DE POLICE 
 

- 2/10 - 

A/1652/2021 

EN FAIT 

1)  Le 30 novembre 2013, Monsieur A______ a été contrôlé alors qu'il roulait à 
84 km/h dans une zone limitée à 50 km/h, soit un dépassement de 29 km/h après 
déduction de la marge d'erreur de 5 km/h. Pour ces faits, il a été condamné le 
20 novembre 2014 pour violation grave des règles de la circulation routière à une 
peine pécuniaire et à une amende. 

2)  Le 11 juin 2017, M. A______ a été contrôlé alors qu'il pilotait un bateau, 
naviguant à une vitesse supérieure à 10 km/h alors qu'il se trouvait à moins de 
300 m de la digue du port Wilson. Ces faits ont fait l'objet d'un rapport de 
contravention le 14 juin 2017. 

3)  Le 14 janvier 2020, M. A______ a été contrôlé roulant sur un motocycle 
sans être titulaire du permis de conduire requis, alors qu'il n'avait pas respecté 
l'interdiction de tourner à gauche et avait franchi une ligne de sécurité. Pour ces 
faits, il a été condamné par ordonnance pénale du 12 février 2020 pour conduite 
d'un véhicule automobile sans le permis de conduire requis et violation des règles 
sur la circulation routière à une peine pécuniaire de trente jours-amende à 
CHF 30.-, avec sursis et délai d'épreuve de trois ans, et à deux amendes, de 
CHF 100.- et CHF 500.-. 

4)  Par requête du 24 mars 2021, M. A______ a demandé au commissaire de 
police de lui délivrer un certificat de bonne vie et mœurs (ci-après : CBVM), au 
motif d'un « Nouvel emploi – Gérance de Bar ».  

5)  Par décision 25 mars 2021, le commissaire de police a refusé de délivrer à 
M. A______ le CBVM sollicité. 

  Les éléments figurant dans son extrait de casier judiciaire n'étaient pas 
compatibles avec l'obtention du CBVM, référence étant faite à la condamnation 
du 12 février 2020. 

6)  Par acte du 10 mai 2021, M. A______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
cette décision, concluant à son annulation, à la délivrance du CBVM et à 
l'allocation d'une équitable indemnité à titre de dépens. 

  Il n'avait fait l'objet d'aucune condamnation à une peine privative de liberté, 
comme exigé par la législation les renseignements et les dossiers de police et la 
délivrance des CBVM.  

  La seule infraction de conduite d'un scooter sans le permis requis, unique et 
de peu de gravité, ne suffisait pas à conclure qu'il ne jouissait pas d'une bonne 
réputation et n'était pas une personne honorable. Il n'y avait pas de circonstances 

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plaidant pour un refus du certificat. L'intérêt privé de M. A______ l'emportait sur 
l'intérêt général et abstrait. Le refus de délivrance du CBVM violait le principe de 
la proportionnalité. 

7)  Le commissaire de police a conclu au rejet du recours. 

  La condamnation du 22 (recte : 12) février 2020 n'était pas unique et 
M. A______, loin d'avoir tiré les conclusions de sa première condamnation et de 
la contravention établie à la législation sur la navigation dans les eaux genevoises, 
continuait de mépriser les dispositions légales visant à garantir la sécurité 
publique. La conduite sans permis ne pouvait être considérée comme de peu 
d'importance compte tenu du but de sécurité publique visé par l'exigence de 
satisfaire aux conditions nécessaires à l'obtention du permis de conduire. la 
première condamnation était fondée sur un comportement ayant emporté, par une 
violation grave d'une règle de la circulation, un sérieux danger pour la sécurité 
d'autrui. Le 14 janvier 2020, il n'avait pas uniquement conduit sans permis mais 
avait également franchi une ligne de sécurité et omis de respecter une interdiction 
d'obliquer à gauche. L'honorabilité de M. A______ pouvait être déniée avec 
certitude. Une condamnation à une peine pécuniaire devait être considérée comme 
valant une peine privative de liberté. 

8)  Dans sa réplique, M. A______ a relevé que seules étaient prises en compte 
les deux années précédant la demande, de sorte que la sanction pénale du 20 
novembre 2014 et la contravention à la législation sur la navigation n'étaient pas 
pertinentes et ne s'opposaient pas à la délivrance d'un CBVM. Ces motifs ne 
figuraient en outre pas dans la décision litigieuse et il n'en avait pris connaissance 
qu'à réception de la réponse au recours, en violation de son droit d'être entendu. 
Le seul antécédent qui pouvait être retenu était une violation simple des règles sur 
la circulation routière, ce qui n'était à l'évidence pas incompatible avec l'activité 
de gérant d'un établissement public au sens de la législation sur la restauration, le 
débit de boissons, l’hébergement et le divertissement. La décision attaquée portait 
atteinte à sa liberté économique.  

  La jurisprudence invoquée par le commissaire de police était différente du 
cas d'espèce. Il était douteux que toute peine pécuniaire, indépendamment de la 
qualité et de la gravité de l'infraction ainsi que du nombre de jours-amende, soit 
automatiquement équivalente à la peine privative de liberté sous l'égide de 
l'ancien droit des sanctions. 

9)  Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 

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LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le litige porte sur la conformité au droit du refus de délivrance d'un CBVM 
au recourant. 

3) a. Quiconque justifie de son identité et satisfait aux exigences du chapitre IV 
de la loi peut requérir la délivrance d'un CBVM (art. 8 de la loi sur les 
renseignements et les dossiers de police et la délivrance des certificats de bonne 
vie et mœurs du 29 septembre 1977 - LCBVM - F 1 25). Le CBVM est délivré par 
un commissaire de police (art. 15 LCBVM). Il est refusé à celui dont le casier 
judiciaire contient une condamnation à une peine privative de liberté. L'autorité 
compétente apprécie librement, eu égard aux circonstances, si certaines 
condamnations de peu de gravité peuvent ne pas être retenues. Il peut en être de 
même des condamnations en raison d'une infraction non intentionnelle (let. a) ; à 
celui dont l'honorabilité peut être déniée avec certitude en raison soit d'une ou 
plusieurs plaintes fondées concernant son comportement, soit de contraventions 
encourues par lui à réitérées reprises, notamment pour ivrognerie ou toxicomanie, 
ou encore s'il s'agit d'un failli inexcusable (let. b ; art. 10 al. 1 LCBVM). Les faits 
de peu d'importance ou ceux qui sont contestés et non établis ne sont pas pris en 
considération (art. 10 al. 2 LCBVM). 

  Celui qui tombe sous le coup de l'art. 10 al. 1 let. a LCBVM peut néanmoins 
recevoir un CBVM si la moitié de la durée déterminante pour l'élimination de 
l'inscription en vertu de l'art. 369 du code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP - 
RS 311.0) est écoulée (art. 11 al. 1 LCBVM). Selon cette dernière disposition, les 
jugements qui prononcent une peine privative de liberté avec sursis, une privation 
de liberté avec sursis, une peine pécuniaire, un travail d'intérêt général ou une 
amende comme peine principale sont éliminés d'office après dix ans (art. 369 
al. 3 CP). Le délai d'élimination de l'inscription court à compter du jour où le 
jugement est exécutoire, pour les jugements visés notamment à l'al. 3 (art. 369 
al. 6 let. a CP). 

  Celui qui tombe sous le coup de l'art. 10 al. 1 let. b LCBVM peut recevoir 
un CBVM si dans les deux ans qui précèdent la demande, sa conduite n'a donné 
lieu à aucun fait pouvant porter atteinte à son honorabilité (art. 11 al. 2 LCBVM). 

 b. Selon la jurisprudence de la chambre administrative, la condamnation d’une 
personne à une peine pécuniaire constitue un motif de lui refuser la délivrance 
d’un CBVM au sens de l’art. 10 al. 1 let. a LCBVM, à condition qu’il ne s’agisse 
pas d’une infraction de peu de gravité au sens de l’art. 10 al. 1 let. a 
2ème phr. LCBVM. En effet, la formulation de l’art. 10 al. 1 let. a LCBVM n’a pas 
été modifiée depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2007, de la nouvelle partie 
du CP (sous réserve de la suppression, le 27 janvier 2007 des termes « non 
radiée » après le mot « condamnation » ; MGC 2006-2007/IA 487) et cette 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/F%201%2025

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disposition a été adoptée alors que la peine privative de liberté était la peine 
centrale du CP. La peine pécuniaire, nouvelle peine centrale depuis cette révision, 
équivaut donc à une peine privative de liberté sous l’égide de l’ancienne partie 
générale du CP, sous l'ère de laquelle l'art. 10 al. 1 let. a LCBVM a été adopté. 
(ATA/554/2018 du 5 juin 2018 consid. 5 ; ATA/332/2018 du 10 avril 2018 
consid. 6d ; ATA/648/2017 précité consid. 7) 

4) a. Le CBVM vise à assurer la constatation de la bonne réputation de l'intéressé 
à l'égard des tiers dans certaines situations où il est requis, par exemple pour la 
prise d'un emploi. L'exclusion d'un tel certificat est attachée à l'existence d'un 
comportement répréhensible par rapport aux critères éthiques adoptés par la 
majorité de la population. La bonne réputation peut se définir comme le fait de ne 
pas avoir enfreint les lois régissant la vie des hommes en société, ni heurté au 
mépris d'autrui les conceptions généralement répandues, conçues comme des 
valeurs et formant la conscience juridique de la majorité de la population 
(ATA/515/2020 du 26 mai 2020 consid. 4a et les références citées).  

 b. De plus, selon la jurisprudence constante, pour apprécier si une personne 
peut se voir délivrer un CBVM, il faut prendre en considération l'usage qu'il 
entend en faire. L'honorabilité d'un requérant, ou les conséquences qu'il faut tirer 
de son inconduite, doivent ainsi être appréciées plus ou moins gravement selon 
l'emploi qu'il entend en faire, c'est-à-dire suivant l'activité professionnelle 
envisagée (ATA/515/2020 précité consid. 4b et les références citées). 

 c. La décision de délivrer ou non un CBVM ne relève pas de l'opportunité, 
mais repose sur des éléments objectifs et d'autres relevant du pouvoir 
d'appréciation de l'autorité, dont l'excès et l'abus sont revus par la chambre 
administrative avec plein pouvoir d'examen (art. 61 al. 1 let. a et al. 2 LPA ; 
ATA/25/2021 précité consid. 4d). 

5)  Depuis l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2016, de la loi sur la restauration, le 
débit de boissons, l'hébergement et le divertissement du 19 mars 2015 
(LRDBHD - I 2 22) et de son règlement d'exécution du 28 octobre 2015 
(RRDBHD - I 2 22.01), les exigences personnelles à remplir par les candidats à la 
délivrance d'une autorisation d'exploiter une entreprise soumise à la LRDBHD ont 
été renforcées. Désormais, selon l'art. 9 LRDBHD, l'autorisation d'exploiter une 
entreprise est délivrée exclusivement à une personne physique (let. a), et à 
condition, notamment, que l'exploitant offre, par ses antécédents et son 
comportement, toute garantie que l'entreprise est exploitée conformément aux 
dispositions de la LRDBHD et aux prescriptions en matière de police des 
étrangers, de sécurité sociale et de droit du travail, ainsi qu'aux dispositions 
pénales prohibant les crimes ou délits dans la faillite et la poursuite pour dettes et, 
s'il a la qualité d'employeur, qu'il démontre au moyen d'une attestation officielle 
ne pas avoir de retard dans le paiement des cotisations sociales (let. d). Doit 
dorénavant notamment être joint, pour l'examen des conditions relatives à 

https://decis.justice.ge.ch/ata/show/1891128?doc=lcbvm
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/1890909?doc=lcbvm
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/648/2017
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/2397210?doc=lcbvm
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/2397210?doc=lcbvm
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/2572694?doc=lcbvm
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/I%202%2022
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/I%202%2022.01

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l'exploitant, un CBVM original datant de moins de trois mois (art. 20 al. 2 
let. d RRDBHD). 

6) a. Telle qu'elle est garantie par l'art. 27 al. 1 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), la liberté économique 
comprend notamment le libre choix de la profession, le libre accès à une activité 
économique lucrative privée et son libre exercice (art. 27 al. 2 Cst.). Cette liberté 
protège toute activité économique privée, exercée à titre professionnel et tendant à 
la production d'un gain ou d'un revenu (ATF 128 I 19 consid. 4c.aa ). Le libre 
exercice d'une profession implique de pouvoir choisir le moment, le lieu, les 
moyens de production, la forme juridique, les partenaires, les clients, les 
conditions de travail, les prix, les coûts, soit tous les éléments qui organisent et 
structurent le processus social conduisant à la production d'un gain (Andreas 
AUER/Giorgio MALINVERNI/Michel HOTTELIER, Droit constitutionnel 
suisse, vol. II, 3ème éd., 2013, n. 952). 

 b. Comme tout droit fondamental, la liberté économique peut être restreinte, 
pour autant qu'une telle restriction soit fondée sur une base légale, repose sur un 
intérêt public ou sur la protection d'un droit fondamental d'autrui et soit 
proportionnée au but visé (art. 36 Cst. ; ATF 131 I 223 consid. 4.1 et 4.3). 

 c. Le principe de la proportionnalité (art. 5 al. 2 et 36 al. 3 Cst.) exige qu'une 
mesure restrictive soit apte à produire les résultats escomptés et que ceux-ci ne 
puissent être atteints par une mesure moins incisive. En outre, il interdit toute 
limitation allant au-delà du but visé et exige un rapport raisonnable entre celui-ci 
et les intérêts publics ou privés compromis (ATF 126 I 219 consid. 2c et les 
références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_494/2018 du 10 janvier 2019 
consid. 3.3). 

7)  Dans sa jurisprudence, la chambre administrative a retenu que les 
infractions à la législation sur la circulation routière (conduite d’un véhicule 
automobile sous retrait de permis de conduire, puis accident et conduite d’un 
véhicule sous retrait de permis de conduire) ne s’avéraient pas nécessairement 
incompatibles avec l’exploitation d’un établissement public, à laquelle s'opposait 
néanmoins la consommation de cocaïne de l’administré et le dépassement de 
vitesse de 59 km/h en localité, infraction passible d’une peine privative de liberté 
de plus de trois ans et qualifiée de crime (art. 90 al. 3 et 4 let. b de la loi fédérale 
sur la circulation routière du 19 décembre 1958 - LCR - RS 741.01 ; art. 10 
al. 2 CP), soit une infraction ne pouvant être qualifiée de peu de gravité. En outre, 
lorsqu’il exploitait un établissement public, l’intéressé avait fait l’objet de 
plusieurs rapports d’infractions à la LRDBHD, notamment pour avoir servi de 
l’alcool à des jeunes en état d’ébriété. La chambre administrative a ainsi confirmé 
le refus de délivrance du CBVM (ATA/14/2019 du 8 janvier 2019 consid. 5). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20I%2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20I%20223
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20I%20219
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_494/2018
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/1891850?doc=lcbvm

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  Dans une autre affaire dans laquelle l’administré, qui avait exporté 
illégalement un pistolet au poivre vers la France, avait été déclaré coupable 
d’infraction à l’art. 33 al. 1 let. a de la loi fédérale sur les armes, les accessoires 
d'armes et les munitions du 20 juin 1997 (LArm - RS 514.54), s'était fait 
confisquer plusieurs armes et munitions, mais avait été exempté de toute peine au 
vu du peu de gravité de l’infraction commise par négligence, la chambre 
administrative a relevé que son casier judiciaire demeurait vierge vu l’exemption 
de peine, et que le comportement relevait d’un usage purement privé qui ne 
s’avérait pas incompatible avec l’exploitation d’une buvette. Il n’en allait pas 
différemment de la détention d’un silencieux pour pistolet, également reprochée 
mais pour laquelle aucune condamnation n’avait été prononcée. Le comportement 
était de peu de gravité au sens de l’art. 10 al. 2 LCBVM. La chambre 
administrative a ensuite encore constaté que les condamnations du recourant pour 
infractions à l’obligation d’entretien et conduite sans permis, prononcées 
respectivement en 2006 et 2008, ne permettaient pas d’aboutir à un résultat 
différent au vu de leur ancienneté et de leur absence totale de lien avec l’activité 
d’exploitant de buvette (ATA/1226/2017 du 22 août 2017 consid. 10b et 10c). 

8)  En l'espèce, l'intimé, dans la décision attaquée, a retenu la condamnation du 
12 février 2020. Dans sa réponse, l'intimé invoque également les faits de 2013 et 
2017. 

  C'est toutefois à juste titre que ces derniers faits n'ont pas été pris en 
considération dans la décision litigieuse. En effet, les faits du 30 novembre 2013 
ont fait l'objet d'une condamnation entrée en force le 6 janvier 2015, soit il y a 
plus de cinq ans, tandis que ceux du 11 juin 2017, qui relèvent d'une contravention 
(art. 41 al. 1 et 4 let. a de la loi sur la navigation dans les eaux genevoises du 
17 mars 2006 - LNav - H 2 05), remontent à plus de deux ans. Ils ne pouvaient 
donc être pris en compte pour refuser le CBVM sollicité. 

  Il reste à examiner si la décision est justifiée au regard de la seule 
condamnation du 12 février 2020.  

  Le recourant a été condamné pour conduite d'un véhicule automobile sans le 
permis de conduire requis (art. 95 al. 1 let. a de la loi fédérale sur la circulation 
routière du 19 décembre 1958 - LCR - RS 741.01), infraction passible d’une peine 
privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire, et pour 
violation des règles de la circulation routière (art. 90 al. 1 LCR), infraction punie 
de l’amende, sa peine ayant été fixée à trente jours-amende à CHF 30.-, avec 
sursis et délai d'épreuve de trois ans, et à deux amendes de CHF 100.- et 
CHF 500.-.  

  L'autorité intimée a estimé que du fait de cette condamnation, le recourant 
tombait sous le coup de l'art. 10 al. 1 let. a LCBVM, ce qui est conforme à la 
jurisprudence de la chambre administrative relative à la peine pécuniaire. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20514.54
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/1890229

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  Le recourant remet en cause cette jurisprudence et conteste son application à 
toute peine pécuniaire. Il n'y a néanmoins pas lieu d'examiner ces arguments, vu 
ce qui suit.  

  En effet, pour l'infraction à l'art. 95 al. 1 let. a LCR, le recourant s'est vu 
infliger non pas une peine privative de liberté mais une peine pécuniaire de trente 
jours-amende à CHF 30.-, alors que la peine pécuniaire peut aller de trois à cent 
quatre-vingt jours amende (art. 34 al. 1 CP) et que le jour-amende est en général 
fixé de CHF 30.- à CHF 3'000.- (art. 34 al. 2 CP). La peine infligée s'inscrit donc 
dans la fourchette la plus basse des peines prévues pour l'infraction commise, la 
peine ayant en outre été assortie du sursis (art. 42 CP).  

  Par ailleurs, les deux infractions à l'art. 90 al. 1 LCR n’entrent pas dans le 
champ d'application de l'art. 10 al. 1 let. a LCBVM, mais uniquement dans celui 
de la lettre b de cette disposition, sur laquelle l'intimé ne s'est toutefois pas fondé, 
d’une part. D'autre part, le recourant a été condamné à deux amendes de CHF 
100.- et CHF 500.-, alors que l'amende peut aller jusqu'à CHF 10'000.- (art. 106 
al. 1 CP). La peine infligée s'inscrit dès lors également dans la fourchette basse de 
la peine prévue pour ces infractions.  

  Ces trois infractions doivent ainsi être qualifiées de peu de gravité au sens 
de l'art. 10 al. 1 let. a 2ème phr. et 10 al. 2 LCBVM. 

  Finalement, ces infractions sont sans lien avec l'activité de gérant de bar, 
pour l'exercice de laquelle le recourant a sollicité un CBVM, et ne sont donc pas 
incompatibles avec celle-ci, comme le rappelle la jurisprudence susmentionnée. 

  Au vu de ce qui précède, les infractions commises par le recourant sont de 
peu de gravité, ceci d'autant plus au regard de l'activité de gérant de bar envisagée, 
de sorte que l'intimé a abusé de son pouvoir d'appréciation en refusant de lui 
délivrer le CBVM sollicité.  

  Le recours sera donc admis, la décision attaquée annulée et la cause 
renvoyée à l'intimé pour délivrance du CBVM sollicité. 

9)  Vu l'issue du litige, il ne sera pas perçu d'émolument (art. 87 al. 1 LPA) et 
une indemnité de procédure de CHF 1'000.- sera allouée au recourant, à la charge 
de l'État de Genève (art. 87 al. 1 LPA). 

 

* * * * * 
 
 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 10 mai 2021 par Monsieur A______ contre la 
décision du commissaire de police du 25 mars 2021 ; 

au fond : 

l'admet ; 

annule la décision du commissaire de police du 25 mars 2021 ; 

renvoie la cause au commissaire de police pour nouvelle décision au sens des 
considérants ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument ; 

alloue à Monsieur A______ une indemnité de procédure de CHF 1'000.-, à la charge de 
l'État de Genève ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Christian Pirker, avocat du recourant, ainsi qu'au 
commissaire de police. 

Siégeant : Mme Krauskopf, présidente, Mme Droin, M. Verniory, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Krauskopf 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :