# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 71ba0fdf-8ba1-51df-b1e4-e8de89f046a2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-01-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 18.01.2023 C/10164/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-10164-2022_2023-01-18.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 26 janvier 2023. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/10164/2022 ACJC/81/2023 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 18 JANVIER 2023 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant contre un jugement rendu par la 

6ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 30 septembre 2022, 

comparant par Me Antoine BOESCH, avocat, Poncet Turrettini, rue de Hesse 8, case 

postale, 1211 Genève 4, en l'Étude duquel il fait élection de domicile, 

et 

CAISSE DE COMPENSATION B______, sise ______, intimée, comparant en 

personne. 

 

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C/10164/2022 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/11449/2022 du 30 septembre 2022, le Tribunal de première 
instance, statuant par voie de procédure sommaire, considérant que [la caisse de 
compensation] B______ bénéficiait d'un titre de mainlevée définitive, a prononcé 
la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, 
poursuite n° 1______ (ch. 1 du dispositif), a arrêté les frais judiciaires à 500 fr., 
compensés avec l'avance de frais fournie, mis à la charge de A______, condamné 
à les rembourser à [la caisse de compensation] B______ qui en avait fait l'avance 
(ch. 2 et 3). 

B. a. Par acte expédié le 17 octobre 2022 à la Cour de justice, A______ a formé 
recours contre ce jugement, sollicitant son annulation. Il a conclu, sous suite de 
frais, à ce que la Cour dise que la décision de [la caisse de compensation] 
B______ (ci-après : la CAISSE) du 22 octobre 2022 est nulle et que la créance 
invoquée est prescrite. 

b. Par arrêt ACJC/1407/2022 du 25 octobre 2022, la Cour a admis la requête de 
A______ tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement. 

c. Dans sa réponse du 31 octobre 2022, la CAISSE a conclu au déboutement de 
A______ de toutes ses conclusions, sous suite de frais. 

d. A______ n'ayant pas fait usage de son droit de réplique, les parties ont été 
avisées par plis du 28 novembre 2022 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure de première instance : 

 a. C______ SARL, société inscrite au Registre du commerce genevois le 
______ 2013 et radiée le ______ janvier 2020, avait pour but toutes activités liées 
aux travaux en ventilation, isolation des gaines et circuits hydrauliques, faux 
plafonds et plafonds métalliques, peinture, pose de plaques de plâtre, lissage en 
plâtre, rénovations et nettoyage de chantiers, et plus généralement toutes activités 
liées au bâtiment et à la construction. 

A______ en a été l'associé gérant, avec signature individuelle, du ______ 2013 au 
9 août 2018. 

b. Le 22 octobre 2020, la CAISSE a notifié à A______ une décision en réparation 
de dommage de 75'864 fr. 45, en lien avec la société C______ SARL. Elle a 
indiqué que dix procès-verbaux de saisie valant acte de défaut de biens lui avaient 
été notifiés par l'Office les 2 mai 2018 et 2 janvier 2019 dans le cadre de 

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poursuites intentées contre la société C______ SARL. Les cotisations de 2013 à 
2018 n'avaient pas été versées, causant un dommage à l'AVS. A______ était 
responsable de ce dommage en sa qualité d'associé et gérant de la société durant 
les périodes concernées. 

Elle a précisé qu'une opposition pouvait être formée contre ladite décision dans un 
délai de 30 jours. 

Cette décision a été reçue par A______ le 24 octobre 2020. 

c. A______ n'a pas formé opposition contre cette décision. 

d. Le 5 mars 2021, la CAISSE a sommé A______ de régler la somme de 
75'864 fr. 45 d'ici au 19 mars 2021. 

e. A la requête de la CAISSE, l'Office cantonal des poursuites a notifié le 2 mars 
2022 à A______ un commandement de payer, poursuite n° 1______, pour la 
somme de 75'864 fr. 45. 

Le titre de la créance était la décision en réparation du dommage du 22 novembre 
2020 et la sommation du 5 mars 2021. 

Opposition y a été formée. 

f. Le 23 mai 2022, la CAISSE a saisi le Tribunal d'une requête de mainlevée 
définitive de l'opposition formée au commandement de payer précité. 

Etaient joints à sa requête les décision et sommation précitées, la première munie 
d'un timbre humide mentionnant "pas d'opposition dans le délai imparti" et signé 
du service du contentieux. 

g. A l'audience du Tribunal du 30 septembre 2022, la CAISSE n'était ni présente 
ni représentée. 

A______, représenté par son conseil, a produit des pièces. Il a conclu au rejet de 
la requête, avec suite de frais et dépens, motif pris de la nullité de la décision de la 
CAISSE, le montant réclamé ne pouvant être vérifié, ni les périodes en cause. Par 
ailleurs, il s'est prévalu de la prescription de la créance, celle-ci datant au plus tard 
de mai 2018, date de la délivrance des actes de défaut de biens. 

La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience. 

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EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 
(art. 251 let. a CPC). 

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 
notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 
sommaire. 

En l'espèce, le recours répond à ces exigences, de sorte qu'il est recevable. 

1.2 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 
CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir 
limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs formulés et 
motivés par le recourant (HOHL, Procédure civile, Tome II, 2ème éd., 2010, 
n. 2307). 

1.3 Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 
255 let. a a contrario et 58 al. 1 CPC) et la preuve des faits allégués doit être 
apportée par titres (art. 254 al. 1 CPC). 

1.4 S'agissant d'une procédure de mainlevée définitive, la Cour doit vérifier 
d'office si la requête est fondée sur un titre de mainlevée valable (arrêt du Tribunal 
fédéral 5P.174/2005 du 7 octobre 2005 consid. 2.1). Dans cette mesure, la Cour 
applique librement le droit. 

1.5 La procédure de mainlevée définitive, comme la procédure de mainlevée 
provisoire, est d'ailleurs une procédure sur pièces (Urkundenprozess), dont le but 
n'est pas de constater la réalité de la créance en poursuite, mais l'existence d'un 
titre exécutoire: le créancier ne peut motiver sa requête qu'en produisant le titre et 
la production de cette pièce, considérée en vertu de son contenu, de son origine et 
des caractéristiques extérieures comme un tel titre, suffit pour que la mainlevée 
soit prononcée si le débiteur n'oppose pas et ne rend pas immédiatement 
vraisemblables des exceptions (arrêts du Tribunal fédéral 5D_195/2013 du 
22 janvier 2014 consid. 3.1; 5A_339/2011 du 26 août 2011 consid. 4; ATF  
139 III 444 précité; 136 III 583 consid. 2.3 et 132 III 140 consid. 4.1.1). 

2.  Le recourant fait grief au Tribunal d'avoir violé son droit d'être entendu en ne 
traitant pas respectivement des problématiques de la nullité de la décision rendue 
par l'intimée et de la prescription de la créance. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5P.174/2005
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5D_195/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_339/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20444
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20III%20583
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20140

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2.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir 
pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la 
contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours à bon escient. Pour 
répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au moins brièvement, les 
motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 
l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en 
connaissance de cause. Il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous 
les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au 
contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 
134 I 83 consid. 4.1; arrêt n. p. du Tribunal fédéral 9C_3/2011, 9C_51/2011 du 
8 juin 2011 consid. 4.1). Dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé 
la décision de l'autorité, le droit à une décision motivée est respecté même si la 
motivation présentée est erronée. La motivation peut d'ailleurs être implicite et 
résulter des différents considérants de la décision (arrêt du Tribunal fédéral 
2C_23/2009 du 25 mai 2009 consid. 3.1, publié in RDAF 2009 II p. 434; arrêts 
9C_3/2011, 9C_51/2011 précité ibidem). En revanche, une autorité se rend 
coupable d'un déni de justice formel prohibé par l'art. 29 al. 2 Cst. si elle omet de 
se prononcer sur des griefs qui présentent une certaine pertinence ou de prendre en 
considération des allégués et arguments importants pour la décision à rendre 
(cf. ATF 133 III 235 consid. 5.2 p. 248; 126 I 97 consid. 2b p. 102; arrêts 
9C_3/2011, 9C_51/2011 précité ibidem). 

Il n'y a en particulier pas de violation du droit d'être entendu sous l'angle d'une 
motivation lacunaire lorsque le recourant est en mesure d'attaquer le raisonnement 
de l'arrêt attaqué, ce qui démontre qu'il l'a saisi (arrêt du Tribunal fédéral 
5A_134/2013 du 23 mai 2013 consid. 4.2). 

En procédure sommaire, la motivation peut être plus succincte qu'en procédure 
ordinaire (MAZAN, Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 
3ème éd., 2017, n. 7 ad art. 256 CPC). 

Contrevenant au droit d'être entendu, une motivation insuffisante constitue une 
violation du droit, que la juridiction supérieure peut librement examiner aussi bien 
en appel que dans le cadre d'un recours au sens des art. 319 ss CPC (TAPPY, 
CR-CPC, 2019, n. 18 ad art. 239). 

2.2 En l'espèce, quand bien même le jugement querellé est succinct, on parvient à 
discerner les motifs qui ont guidé la décision du premier juge, soit en particulier le 
fait que le Tribunal a retenu implicitement que la créance n'était pas prescrite et 
que l'intimée disposait d'un titre de mainlevée définitive. Le recourant a d'ailleurs 
été en mesure de la critiquer de manière détaillée dans le cadre de son recours. En 
tout état, la Cour dispose d'un plein pouvoir d'examen en droit. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20I%2083
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_3/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_51/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_23/2009
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_3/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_51/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20235
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/126%20I%2097
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_3/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/9C_51/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_134/2013

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Partant, le grief est infondé. 

3. Le recourant fait grief au Tribunal d'avoir prononcé la mainlevée définitive de 
l'opposition. Il fait valoir que la créance de l'intimée serait nulle, les périodes 
concernées n'étant pas mentionnées dans la décision du 22 octobre 2020 et 
prescrite. 

3.1.1 Selon l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement 
exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition. 

Aux termes de l'art. 81 al. 1 LP, lorsque la poursuite est fondée sur un jugement 
exécutoire rendu par un tribunal ou une autorité administrative suisse, le juge 
ordonne la mainlevée définitive de l'opposition, à moins que l'opposant ne prouve 
par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis, postérieurement au 
jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription. 

Il appartient au débiteur d'établir que sa dette est éteinte par titre. Contrairement à 
ce qui vaut pour la mainlevée provisoire (art. 82 al. 2 LP), le poursuivi ne peut se 
borner à rendre sa libération vraisemblable, il doit, au contraire, en apporter la 
preuve stricte (ATF 124 III 501 consid. 3a). 

Les décisions en matière d'assurances sociales sont exécutoires dès qu'elles ne 
peuvent plus être attaquées par une opposition ou un recours (art. 54 al. 1 let. a 
LPGA). Si elles portent condamnation à payer une somme d'argent ou à fournir 
des sûretés, elles sont assimilées aux jugements exécutoires au sens de l'art. 80 LP 
(art. 54 al. 2 LPGA). 

3.1.2 L'employeur qui, intentionnellement ou par négligence grave, n'observe pas 
des prescriptions et cause ainsi un dommage à l'assurance, est tenu à réparation 
(art. 52 al. 1 LAVS). Si l'employeur est une personne morale, les membres de 
l'administration et toutes les personnes qui s'occupent de la gestion ou de la 
liquidation répondent à titre subsidiaire du dommage. Lorsque plusieurs personnes 
sont responsables d'un même dommage, elles répondent solidairement de la 
totalité du dommage (art. 52 al. 2 LAVS). L'action en réparation du dommage se 
prescrit conformément aux dispositions du code des obligations sur les actes 
illicites (art. 52 al. 3 LAVS). 

Le droit à réparation de l'assurance selon l'art. 52 LAVS est soumis à deux délais 
successifs: le premier concerne la fixation de la prétention, le second l'exécution 
de la décision fixant définitivement la créance en dommages-intérêts (arrêts du 
Tribunal fédéral 5D_13/2016 du 18 mai 2016 consid. 2.3.2; 5P.456/2004 du 
15 juin 2005 consid. 3.3; arrêt PS180071-O/U du 23 mai 2018 de l'Obergericht du 
canton de Zurich consid. 3.3). L'art. 52 al. 3 LAVS règle uniquement le délai dans 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/124%20III%20501
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5D_13/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5P.456/2004

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lequel la créance en dommages-intérêts doit être fixée. Ce délai est conçu comme 
un délai de prescription. Concernant le délai d'exécution de la décision, la loi ne 
s'exprime pas (ATF 131 V 4 consid. 3.3 et la référence citée). 

Jusqu'au 31 décembre 2019, la prescription de l'action en réparation du dommage 
était régie par l'art. 52 al. 3 LAVS, soit à un délai de deux ans après la 
connaissance par la caisse de son dommage. 

Selon le nouvel article 60 al. 1 CO, en vigueur depuis le 1er janvier 2020 
(RO 2018 5343; FF 2014 221), l’action en dommages-intérêts ou en paiement 
d’une somme d’argent à titre de réparation morale se prescrit par trois ans à 
compter du jour où la partie lésée a eu connaissance du dommage ainsi que de la 
personne tenue à réparation et, dans tous les cas, par dix ans à compter du jour où 
le fait dommageable s’est produit ou a cessé. 

Lorsque le nouveau droit prévoit des délais de prescription plus longs que l’ancien 
droit, le nouveau droit s’applique dès lors que la prescription n’est pas échue en 
vertu de l’ancien droit (art. 49 al. 1 du Titre final). 

3.1.3 La nullité d'une décision peut être constatée d'office en tout temps, y 
compris dans la procédure de mainlevée d'opposition. Selon la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, les décisions ne sont frappées de nullité que si le défaut dont 
elles sont affectées est particulièrement grave, lorsqu'il est manifeste ou, à tout le 
moins, facilement reconnaissable et lorsque la sécurité du droit n'est pas 
sérieusement compromise par le constat de nullité (ABBET, La mainlevée 
d'opposition, n. 131 ad art. 80 LP). 

Les défauts matériels ne conduisent qu'exceptionnellement à la nullité. Tel peut 
être le cas lorsque l'autorité agit en l'absence de toute base légale ou en violation 
de droits fondamentaux inaliénables (ABBET, op. cit., n. 132 ad art. 80 LP). 

3.2 En l'espèce, le recourant ne semble pas contester - à raison - que la pièce 
produite, en particulier la décision du 22 octobre 2020, qu'il a reçue le 24 octobre 
2020, contre laquelle aucune opposition n'a été formée, est un titre exécutoire. Il 
ne soutient pas non plus qu'il aurait payé le montant réclamé ni obtenu un sursis. 
C'est ainsi à bon droit que le Tribunal a prononcé la mainlevée de l'opposition 
faite au commandement de payé notifié au recourant. 

Les arguments que celui-ci fait valoir ont trait au fondement de la créance en 
poursuite. Il n'appartenait pas au juge de la mainlevée d'entrer en matière sur ces 
questions. La nullité de la créance n'est ni manifeste ni facilement reconnaissable, 
de sorte qu'elle ne saurait être constatée. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20V%204

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Le recourant n'a pour le surplus pas démontré que la créance serait prescrite. En 
effet, les délais de prescription ont respectivement commencé à courir à réception 
par l'intimée des actes de défaut de biens, soit dès le 2 mai 2018 et le 2 janvier 
2019. A l'entrée en vigueur du nouveau droit de la prescription (1er janvier 2020), 
les créances découlant desdits actes n'étaient pas prescrites, de sorte que le 
nouveau délai de prescription de trois ans leur est applicable. Ainsi, la décision 
rendue par l'intimée le 22 octobre 2020 en réparation du dommage l'a été dans le 
délai précité de trois ans. 

Le recours sera dès lors rejeté. 

4.  Le recourant qui succombe sera condamné aux frais du recours (art. 95 al. 1 et 106 
al. 1 CPC), arrêtés à 750 fr. (art. 61 al. 1 OELP), couverts par l'avance de frais de 
même montant déjà opérée par lui, qui reste acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée, qui comparaît en personne, les 
démarches effectuées ne le justifiant pas. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

 
A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 17 octobre 2022 par A______ contre le 
jugement JTPI/11449/2022 rendu le 30 septembre 2022 par le Tribunal de première 
instance dans la cause C/10164/2022–6 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 750 fr., compensés avec l'avance de frais 
fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN, Madame  
Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Laura SESSA, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Laura SESSA 

 
 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.