# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 11419feb-361f-59b7-b0d6-63a3b3e90360
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 30.01.2018 A/4346/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-4346-2015_2018-01-30.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/4346/2015-PE ATA/85/2018  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 30 janvier 2018 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Madame A______ 

contre 

 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

1
er

 juin 2016 (JTAPI/559/2016) 

- 2/8 - 

A/4346/2015 

EN FAIT 

1)  Madame A______, née le ______1986, ressortissante française, est arrivée 
en Suisse le 23 octobre 2009 et a été mise au bénéfice d’une autorisation de séjour 
avec activité lucrative indépendante valable jusqu’au 22 octobre 2014, dans le 
cadre de l’Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse d'une part, et la 
Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, sur la libre 
circulation des personnes (ALCP - RS 0.142.112.681), suite à une prise d’emploi 
en qualité d’hôtesse.  

2)  Le 5 octobre 2014, elle a sollicité auprès de l’office cantonal de la 
population et des migrations (ci-après : OCPM) le renouvellement de son 
autorisation de séjour. Elle avait changé d’orientation professionnelle trois ans 
auparavant et avait suivi une formation dans le domaine touristique. Elle n’avait 
toutefois pas pu trouver d’emploi régulier à plein temps et une fois ses économies 
épuisées, elle avait dû s’adresser à l’Hospice général. Dans ce cadre, elle avait pu 
développer un nouveau projet professionnel concrétisé par la création d’une 
entreprise spécialisée dans le commerce de caftans. Elle n’était toutefois pas en 
mesure de lui consacrer l’attention nécessaire à un bon démarrage car elle 
souffrait de discopathies douloureuses au niveau des vertèbres cervicales pour 
lesquelles elle était traitée depuis 2013. Elle avait traversé une période difficile qui 
lui avait fait accumuler quelques dettes auprès de l’office des poursuites. 

3)  Après avoir instruit la demande susmentionnée et donné à Mme A______ la 
possibilité de se déterminer sur l’intention de l’autorité de ne pas y donner suite 
favorable, l’OCPM a, par décision du 12 novembre 2015, refusé de renouveler 
l’autorisation de séjour de Mme A______ et a prononcé son renvoi de Suisse, un 
délai de départ lui étant fixé au 12 février 2016.  

  Elle n’exerçait plus d’activité lucrative depuis plus de quatre ans, n’avait 
produit aucune offre d’embauche et elle ne pouvait plus se prévaloir du statut de 
travailleuse salariée, ni de celui de ressortissant communautaire à la recherche 
d’un emploi. Elle ne remplissait aucune des conditions prévues par l’ALCP qui 
permettraient l’octroi d’une autorisation de séjour au titre du droit de demeurer en 
Suisse au terme d’une activité lucrative, étant précité qu’elle avait déposé une 
demande de rente auprès de l’assurance-invalidité (ci-après : AI) mais qu’aucune 
décision n’avait été rendue. Par ailleurs, elle remplissait l’une des conditions de 
révocation d’une autorisation de séjour prévue par la loi fédérale sur les étrangers 
du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 142.20), soit la dépendance de l’aide sociale. 
Elle était en effet à la charge de l’Hospice général depuis plus de quatre années, 
pour un montant total dépassant CHF 150'000.-. 

- 3/8 - 

A/4346/2015 

4)  Par acte du 11 décembre 2015, Mme A______ a recouru auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision 
susmentionnée, concluant à son annulation et au renouvellement de son 
autorisation de séjour. Elle reprenait son argumentation à l’appui de sa demande 
de renouvellement, en l’actualisant. Elle était toujours dans l’attente d’une 
décision de l’AI, ce qui l’obligeait à demander l’aide de l’Hospice général. Il était 
indispensable qu’elle puisse demeurer à Genève pour assurer le suivi de sa prise 
en charge médicale.  

5)  L’OCPM ayant persisté dans sa décision, le TAPI a rejeté le recours de 
Mme A______ par jugement du 1er juin 2016. 

  L’intéressée ne remplissait les conditions de renouvellement ou d’octroi 
d’aucune autorisation de séjour, que ce soit dans le cadre de l’ALCP ou dans celui 
de la LEtr. Sa prise en charge médicale pouvant être effectuée en France, pays 
dans lequel il était notoire que l’accès aux soins de qualité était comparable à ce 
qu’il était en Suisse. Sa présence à Genève n’était pas indispensable pour suivre la 
procédure AI. L’exécution du renvoi n’apparaissait pas impossible, illicite ou 
inexigible.  

6)  Par acte du 1er juillet 2016, Mme A______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
le jugement précité, concluant à son annulation et au renouvellement de son 
autorisation de séjour. Son argumentation était identique à celle développée 
devant le TAPI, complétée par l’information qu’elle était enceinte de six mois, ce 
qui rendait impossible tout déménagement alors qu’elle ne saurait où aller.  

7)  Le 23 juillet 2016, l’OCPM a persisté dans sa décision, les arguments 
invoqués par Mme A______ n’étant pas de nature à modifier sa position. Il 
concluait au rejet du recours.  

8)  Le 28 juillet 2016, la chambre administrative a transmis les observations de 
l’OCPM à Mme A______ et lui a fixé un délai au 21 août 2016 pour exercer son 
droit à la réplique.  

9)  Aucune suite n’ayant été donnée à cette invite, les parties ont été informées 
le 18 octobre 2016 que la cause était gardée à juger.  

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

- 4/8 - 

A/4346/2015 

2)  Le litige porte sur le non renouvellement de l’autorisation de séjour de la 
recourante.  

3)  L’ALCP, entré en vigueur pour la Suisse le 1er juin 2002, est applicable aux 
ressortissants des pays membres de l’Union européenne (ci-après : UE), dont fait 
partie la France, et de l’Association Européenne de Libre Échange (ci-après : 
AELE) et aux membres de leur famille, pour autant que le droit national – à savoir 
la LEtr et ses ordonnances d’exécution, en particulier l’ordonnance relative à 
l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201) – ne soit pas plus favorable ou que l’ALCP n’en dispose 
pas autrement (art. 12 ALCP ; art. 2 al. 2 et 3 LEtr). 

4)  Les autorisations de séjour de courte durée, de séjour et frontalières 
UE/AELE peuvent être révoquées ou ne pas être prolongées, si les conditions 
requises pour leur délivrance ne sont plus remplies (art. 23 al. 1 de l’ordonnance 
sur l’introduction progressive de la libre circulation des personnes entre, d’une 
part, la Confédération suisse et, d’autre part, la Communauté européenne et ses 
États membres, ainsi qu’entre les États membres de l’Association européenne de 
libre-échange, du 22 mai 2002 - OLCP - RS 142.203). 

5)  Les droits d'entrée, de séjour et d'accès à une activité économique 
conformément à l'ALCP, y compris le droit de demeurer sur le territoire d'une 
partie contractante après la fin d'une activité économique, sont réglés par l'annexe 
1 de l'accord (art. 3, 4 et 7 let. c ALCP). 

  Selon l'art. 6 § 1 annexe 1 ALCP, le travailleur salarié ressortissant d’une 
partie contractante qui occupe un emploi, d’une durée égale ou supérieure à un an, 
au service d’un employeur de l’État d’accueil reçoit un titre de séjour d’une durée 
de cinq ans au moins à dater de sa délivrance. Il est automatiquement prolongé 
pour une durée de cinq ans au moins. Lors du premier renouvellement, sa durée de 
validité peut être limitée, sans pouvoir être inférieure à un an, lorsque son 
détenteur se trouve dans une situation de chômage involontaire depuis plus de 
douze mois consécutifs. 

  Ainsi, le droit à l'autorisation s'éteint lorsqu'une personne a perdu sa qualité 
de travailleur, étant entendu cependant que, d'une part, cette qualité peut produire 
certains effets après la cessation de la relation de travail et que, d'autre part, une 
personne à la recherche réelle d'un emploi doit être qualifiée de travailleur durant 
la période de douze mois visée par l'art. 6 § 1 annexe 1 ALCP. 

6) a. Quant à un droit de séjour sans activité lucrative, l’art. 24 § 1 annexe I 
ALCP prévoit qu'une personne ressortissante d’une partie contractante n’exerçant 
pas d’activité économique dans l’État de résidence et qui ne bénéficie pas d’un 
droit de séjour en vertu d’autres dispositions de l'accord reçoit un titre de séjour 
d’une durée de cinq ans au moins à condition qu’elle prouve aux autorités 

https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20142.201

- 5/8 - 

A/4346/2015 

nationales compétentes qu’elle dispose pour elle-même et les membres de sa 
famille de moyens financiers suffisants pour ne pas devoir faire appel à l’aide 
sociale pendant leur séjour (let. a) et d’une assurance-maladie couvrant l’ensemble 
des risques (let. b). 

 b. Les moyens financiers sont considérés comme suffisants lorsqu’ils 
dépassent le montant en dessous duquel les nationaux, eu égard à leur situation 
personnelle et, le cas échéant, et à celle des membres de leur famille, peuvent 
prétendre à des prestations d’assistance (art. 24 al. 2 annexe I ALCP). 

7)  En l’espèce, il n’est pas contesté que la recourante n’exerce plus d’activité 
lucrative, dépendante ou indépendante, depuis plus de six ans, qu’elle n’est pas en 
recherche d’emploi et qu’elle bénéfice depuis 2011, de manière continue, de 
prestations de l’Hospice général pour un montant total dépassant CHF 150'000.-. 
Elle ne peut ainsi prétendre à une autorisation de séjour fondée sur l’ALCP. 

8)  Aux termes de l'art. 20 OLCP, si les conditions d'admission sans activité 
lucrative ne sont pas remplies au sens de l'ALCP, une autorisation de séjour peut 
être délivrée lorsque des motifs importants l'exigent. Il n'existe cependant pas de 
droit en la matière, l'autorité cantonale statuant librement, sous réserve de 
l'approbation du secrétariat d’État aux migrations (ci-après : SEM ; art. 29 OLCP). 
Les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir 
d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi 
que de son degré d'intégration (art. 96 al. 1 LEtr). 

  Selon la jurisprudence, le fait que l'étranger ait séjourné en Suisse durant 
une assez longue période, qu'il s'y soit bien intégré et que son comportement n'ait 
pas fait l'objet de plaintes ne suffit pas, à lui seul, à constituer de tels motifs 
importants ; encore faut-il que la relation de l'intéressé avec la Suisse soit si étroite 
qu'on ne puisse exiger de lui qu'il aille vivre dans un autre pays notamment dans 
son pays d'origine (arrêt du Tribunal administratif fédéral [ci-après : TAF] 
C-3337/2010 du 31 janvier 2012, consid. 4.3 et la jurisprudence citée ; directives 
de l'ODM sur l'introduction progressive de la libre circulation des personnes, 
version 01.05.11, ch. 8.2.7). L'intégration n'est pas réalisée lorsque la personne 
concernée n'arrive pas à subsister de manière indépendante et recourt à l'aide 
sociale pour vivre (arrêt du TAF C-3337/2010 du 31 janvier 2012, consid. 4.3).  

  En l’espèce, la recourante est arrivée en Suisse à l’âge de 23 ans passés il y 
a moins de neuf ans. Elle a exercé une activité lucrative régulière jusqu’en 2011, 
puis intermittente durant l’année 2013. Elle dépend de l’aide sociale depuis plus 
de six ans. Elle n’a pas apporté d’éléments permettant de retenir qu’elle était 
intégrée en Suisse sur la plan professionnel ni qu’elle entretenait sur d’autres 
plans des liens si étroits qu’un retour dans son pays d’origine ne pouvait être 
envisagé.  

- 6/8 - 

A/4346/2015 

9)  Compte tenu de ce qui précède, c’est à bon à droit que le TAPI a confirmé le 
bien-fondé de la décision de l’OCPM.  

10)  Selon l’art. 64 al. 1 let. c LEtr, les autorités compétentes rendent une 
décision de renvoi ordinaire à l’encontre d’un étranger auquel une autorisation est 
refusée ou dont l'autorisation, bien que requise, est révoquée ou n'est pas 
prolongée après un séjour autorisé. 

  Le renvoi d’un étranger ne peut être ordonné que si l’exécution de celui-ci 
est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée (art. 83 al. 1 LEtr). Elle 
n’est pas possible lorsque l’intéressé ne peut quitter la Suisse pour son État 
d’origine, son État de provenance ou un État tiers ni être renvoyé dans un de ces 
États (art. 83 al. 2 LEtr). Elle n’est pas licite lorsque le renvoi serait contraire aux 
engagements internationaux de la Suisse (art. 83 al. 3 LEtr). Elle n’est pas 
raisonnablement exigible si elle met concrètement en danger l’étranger, par 
exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité 
médicale (art. 83 al. 4 LEtr). 

  En l’espèce, il ne ressort pas du dossier que l’exécution du renvoi serait 
impossible, illicite ou inexigible  au regard de l’art. 83 LEtr. La situation de santé 
de l’intéressée ne justifie en particulier pas, au regard des documents produits, 
qu’elle demeure à Genève alors que son pays d’origine dispose notoirement, 
comme l’a relevé le TAPI, d’une infrastructure médico-hospitalière à même 
d’assumer le suivi des traitements initiés en Suisse. De même, la présence en 
Suisse de la recourante pour suivre la procédure AI n’est pas nécessaire, dès lors 
qu’elle pourrait s’y déplacer depuis la France en cas de convocation personnelle. 
Enfin, elle n’a pas allégué qu’elle ne serait actuellement pas en mesure de 
supporter un déménagement et rien au dossier n’indique que ce pourrait être le 
cas. C’est ainsi à bon droit que le renvoi a été prononcé.   

11)  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté.  

  Aucun émolument ne sera perçu,  malgré son issue, la recourante étant au 
bénéfice de l’assistance juridique. Aucune indemnité de procédure ne lui sera 
allouée (art. 87 al. 2 LPA).  

 

* * * * * 

 

 

- 7/8 - 

A/4346/2015 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 1er juillet 2016 par Madame A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 1er juin 2016 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame A______, à l’office cantonal de la population et 
des migrations, au Tribunal administratif de première instance, ainsi qu'au secrétariat 
d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Junod, présidente, M. Verniory, Mme Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 

 la greffière : 
 

- 8/8 - 

A/4346/2015 

Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.