# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** cabe613e-ea11-56bb-9740-9b2cbecf6ad1
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2012 / 433
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2012---433_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS.12.003890

299 

 

 

JUGE
DELEGUE DE LA cour d’appel CIVILE

__________________________________________________________

Arrêt du
28 juin 2012

__________________

Présidence
de               M.             
Pellet,
juge délégué

Greffière             
:              Mme             
Egger Rochat

 

 

*****

 

 

Art.
176 al. Ch. 1 CC ; 308 al. 1 let. b et 314 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l’appel interjeté par 
G.________,
à [...], requérante, contre le prononcé de mesures protectrices de l’union conjugale
rendu le 16 mai 2012 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est
vaudois dans la cause divisant l’appelante d’avec 
A.N.________,
à [...], intimé, le Juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal
cantonal voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par prononcé du 16 mai 2012, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est
vaudois a rappelé la convention du 29 mars 2012 ratifiée pour valoir prononcé partiel
de mesures protectrices de l’union conjugale dont la teneur est la suivante :

« I.             
Parties conviennent de vivre séparément pour une durée indéterminée, étant
précisé que la séparation est intervenue le 1er
mai 2011.

 

II.             
La garde sur les enfants B.N.________, né le [...] 2002, et C.N.________, née le [...]2005,
est confiée à leur mère, G.________.

 

             
A.N.________ jouira d’un libre et large droit de visite sur ses enfants à fixer d’entente
entre les parents.

 

             
A défaut d’entente, il pourra avoir ses enfants auprès de lui un week-end sur deux du
vendredi soir à 18h00 au dimanche soir à 18h00.

 

             
Concernant les vacances scolaires, A.N.________ pourra avoir ses enfants auprès de lui :

-
la deuxième semaine des vacances d’octobre,

-
alternativement la première ou la deuxième semaine des fêtes de Noël, tout en précisant
que les fêtes de fin d’année se passeront alternativement chez l’un ou l’autre
parent,

-
la deuxième semaine des vacances de Pâques,

-
et les deux premières semaines des vacances d’été.

 

             
A.N.________ donnera, avec un préavis de deux mois, les lieux de destination de vacances où
il entend se rendre avec les enfants, ainsi que les adresses complètes et numéros de téléphones
fixes et portables sur lesquels les enfants pourront être joints. »
(I) ;

 

A
dit que A.N.________ contribuera à l’entretien des siens par le régulier versement d’une
pension mensuelle, payable d’avance le premier de chaque mois en mains de G.________, d’un
montant de 85 fr., les éventuelles allocations familiales étant dues en sus (II) ;
dit que la présente décision est rendue sans frais ni dépens (III) ; et rejeté
toutes autres ou plus amples conclusions.

 

             
En droit, le premier juge a appliqué la méthode dite du minimum vital pour calculer la contribution
d’entretien due par le parent qui n’a pas la garde des enfants. Il a retenu que le budget
de la requérante accusait un déficit de 424 fr. 85 par mois. Pour ce qui concerne
l’intimé, le premier juge a considéré que compte tenu des avis contradictoires du
centre hospitalier et de la compagnie d'assurances, il manquait d’éléments pour déterminer
la capacité financière de l’intimé. Se basant sur les derniers salaires et retenant
provisoirement que l’intimé pouvait travailler à un taux de 70%, le premier juge a retenu
que celui-là était en mesure de réaliser un salaire net de l’ordre de 2'750 fr.
par mois. Après en avoir déduit les charges mensuelles, il a retenu que l’intimé
disposait d’un solde de 87 fr. 80 par mois. Si ce montant ne suffisait pas à couvrir
les charges de la requérante, l’on ne pouvait cependant pas entamer le minimum vital de l’intimé.

 

 

B.             
Par acte du 31 mai 2012, G.________ a fait appel
de ce prononcé, concluant à sa réforme, en ce sens que la contribution d’entretien
due mensuellement par A.N.________ est fixée à 1'560 fr., allocations familiales en sus, et
ce dès le 1er février 2012.

 

             
Le même jour, la recourante a requis l’assistance judiciaire. Elle a été dispensée
de l’avance de frais par décision du 21 juin 2012, la décision définitive
sur l’assistance judiciaire étant réservée.

 

             
L’intimé n’a pas été invité à se déterminer.

 

             
Par courrier du 27 juin 2012, le conseil d’office de l’appelante a déposé une liste
de ses opérations et débours.

 

C.             
Le juge délégué retient les faits suivants, sur la base du prononcé complété
par les pièces du dossier :

 

             
1) G.________ et A.N.________ se sont mariés le [...] 2000, et ont eu deux enfants : B.N.________,
né le [...] 2002, et C.N.________, née le [...] 2005. 

 

             
2) La requérante est pharmacienne responsable salariée de la pharmacie SA. Travaillant à
80%, elle a réalisé en 2011 un salaire net de 5'368 fr. 25 net par mois.

 

             
Elle vit avec ses deux enfants et jouit du domicile conjugal dont les charges annuelles sont les suivantes :
13'792 fr. 36 à titre d’intérêts hypothécaires, 1'833 fr. 05
de frais de chauffage, 513 fr. 60 de frais d’épuration SIGE, 519 fr. de frais d’eau
à la commune de [...], 252 fr. 50 d’impôt foncier, 366 fr. 50 de frais d’assurance
pour le bâtiment et 310 fr. 45 de frais d’assurance ECA, soit un total de 17'587 fr. 45,
ce qui équivaut à 1'465 fr. 60 par mois.

 

             
Au vu des pièces produites par la requérante, ses frais de garde se montent à 1'000 fr.
par mois au maximum. Chaque mois, elle assume encore des frais de transport de 238 fr. et s’acquitte
de 939 fr. 50 à titre de primes d’assurance-maladie (LAMal et LCA) pour elle et ses enfants.

 

             
3) L’intimé est informaticien de formation.

 

             
Selon un courrier établi le 20 janvier 2011 par le Pr [...], chef de service du centre hospitalier,
l’intimé est atteint de sclérose en plaques. Il y expose notamment qu’il lui semble
« que l’activité à 100% dans un travail d’informaticien ne pourra pas
être maintenu ; un taux plus réaliste serait de 70%. Dans ce contexte et à cause
des difficultés attentionnelles, il y aura probablement une diminution du rendement, surtout dans
un poste exigeant. L’ampleur exacte de cette diminution du rendement devrait être aussi déterminée
pratiquement, mais le rendement pourrait se situer autour de 70% ».

 

             
Selon les déclarations de l’intimé, une procédure est toujours en cours suite à
sa demande déposée auprès de l’assurance-invalidité il y a deux ans pour bénéficier
de mesures de reconversion. L’Office AI aurait estimé son invalidité à 50%.

 

             
La compagnie d'assurances a versé des indemnités perte de gain journalières de 167 fr.
(pour une incapacité à 100%), soit environ 5'100 fr. par mois, jusqu’au 31 janvier
2012. Cette compagnie d’assurances a estimé qu’il n’existait aucune indication
médicale justifiant une incapacité de travail complète ou partielle et ceci depuis de
nombreux mois. Elle laissait ainsi le soin à l’intimé de s’annoncer au chômage
pour le 40% restant tenant compte de son contrat de travail actuel à 60%, ceci dès le 1er février 2012.

 

             
L’intimé a travaillé à un taux de 60% en qualité d’agent de contrôle
dans les remontées mécaniques de [...] pour la société [...] SA, activité qui,
selon ses déclarations, s’est terminée le 15 avril 2012. Il réalisait
ainsi un salaire mensuel brut de 2'173 fr., lequel s’est monté net à 3'432 fr. 55 au
mois de janvier 2012 et à 2'075 fr. 15 au mois de février 2012, en raison du nombre variable
d’heures supplémentaires effectuées.

 

             
Déclarant être à la recherche d’un emploi, l’intimé a expliqué être
« en fin de droit depuis longtemps » s’agissant des prestations du chômage
et a expliqué que, rapidement fatigué, il ne serait pas en mesure de travailler à plein
temps sur une longue période.

 

             
L’intimé logeant dans le chalet de famille, dont il est copropriétaire avec sa sœur
à parts égales, il a été retenu qu’il assumait un montant mensuel de 400 fr.
pour ses frais de chauffage et d’entretien du chalet.

 

             
Chaque mois, il supporte 280 fr. 20 de primes d’assurance-maladie, auxquels doivent être ajoutés
les montants de 25 fr. pour sa franchise et de 58 fr. pour la quote-part maximale dont il doit s’acquitter
en sus de sa prime compte tenu des frais engendrés par sa maladie. Il assume également un montant
de 449 fr. par mois pour sa prime d’assurance accidents et maladie et paie 250 fr. pour
ses frais de transport, montant retenu d’un commun accord avec son épouse.

 

             
4) Par requête de mesures protectrices de l’union conjugale du 31 janvier 2012,
G.________ a conclu notamment à ce que A.N.________ soit astreint à contribuer à l’entretien
des siens par le versement d’une pension mensuelle non inférieure à 2'000 fr., allocations
familiales en sus.

 

             
Lors de l’audience du 29 mars 2012, les parties ont été entendues et sont parvenues à
un accord partiel concernant la garde des enfants et les modalités du droit de visite, tel que transcrit
dans la convention ratifiée séance tenante par le premier juge et rappelée dans le dispositif
du prononcé querellé.

 

 

             
En droit
:

 

 

1.             
L'appel est recevable contre les ordonnances de
mesures protectrices de l'union conjugale, lesquelles doivent être considérées comme des
décisions provisionnelles au sens de l'art. 308 al. 1 let. b CPC (Code de procédure
civile du 19 décembre 2008, RS 272; Tappy, Les voies de droit du nouveau Code de procédure
civile, in JT 2010 III 115, p. 121). Les ordonnances de mesures protectrices étant régies par
la procédure sommaire, selon l'art. 271 CPC, le délai pour l'introduction de l'appel est
de dix jours (art. 314 al. 1 CPC). L'appel est de la compétence du juge unique (art. 84
al. 2 LOJV [loi d'organisation judiciaire du 12 décembre 1979, RSV 173.01]).

 

             
Formé en temps utile par une partie qui y a intérêt et portant sur des conclusions qui,
capitalisées selon l'art. 92 al. 2 CPC, sont supérieures à 10'000 fr., le présent
appel est recevable.

 

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation
du droit ou pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir
l'ensemble du droit applicable, y compris les questions d'opportunité ou d'appréciation laissées
par la loi à la décision du juge et doit le cas échéant appliquer le droit d'office
conformément au principe général de l'art. 57 CPC (Tappy, op. cit., JT 2010 III 134).
Elle peut revoir librement l'appréciation des faits sur la base des preuves administrées en
première instance (Tappy, op. cit., JT 2010 III 135). Le large pouvoir d'examen en fait et en droit
ainsi défini s'applique même si la décision attaquée est de nature provisionnelle
(Tappy, op. cit., JT 2010 III 136).

 

 

3.             
a) En application de l’art. 317 al. 1er
CPC, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris en compte que si deux conditions cumulatives
sont réalisées : ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et ils ne pouvaient
être invoqués ou produits devant la première instance bien que la partie qui s’en
prévaut ait fait preuve de la diligence requise (let. b). S’agissant de cette deuxième
condition, il incombe au plaideur de démontrer qu’il a fait preuve de la diligence requise
(Jeandin, CPC commenté, 2011, n. 7 ad
art. 317 CPC, p. 1266). 

 

             
Les conditions restrictives posées par l’art. 317 CPC pour l’introduction
de faits ou moyens de preuve nouveaux s’appliquent de même aux cas régis par la maxime
inquisitoire. Une solution plus souple peut être envisagée lorsque la cause est en outre régie
par la maxime d’office, par exemple sur la situation des enfants mineurs en droit matrimonial (JT
2011 III 43).

 

 

4.             
a) L’appelante fait valoir que les indemnités journalières versées par la compagnie
d'assurances jusqu’en janvier 2012 doivent continuer à être prises en considération
dans le revenu de l’intimé. Elle prétend que, dès lors qu’une incapacité
de travail a été constatée médicalement, l’assurance n’aurait pas dû
mettre fin au versement des indemnités.

 

             
Il n’est pas contesté que l’intimé ne perçoit plus les indemnités de
l’assurance de perte de gain depuis février 2012. Il faut donc déterminer si de tels
revenus pourraient être pris en compte à titre de revenus hypothétiques pour calculer
la contribution d’entretien due en vertu de l’art. 176 al. 1 ch. 1 CC (Code civil
suisse du 10 décembre 1907, RS 210).

 

             
b) Même constatée médicalement, une incapacité de travail ne donne pas encore droit
à une rente de l'assurance-invalidité. Pour que l'on puisse tenir compte d'une telle rente
sous l'angle d'un revenu hypothétique, il faut que le droit à l'obtenir soit établi ou,
à tout le moins, hautement vraisemblable (TF 5A_51/2007 du 24 octobre 2007 c. 4.3.2).

 

             
c) En l’espèce, il ressort des renseignements médicaux figurant dans la décision
attaquée que le taux d’activité qu’on peut exiger de l’intimé se situe
autour de 70%. En outre, compte tenu de la sclérose en plaque, son rendement dans un poste d’informaticien
serait diminué et pourrait se situer également autour de 70%.

 

             
L’intimé a exercé jusqu’à très récemment une activité professionnelle
à 60 % en qualité d’agent de contrôle des remontées mécaniques de [...].
C’est sur cette base que le premier juge a retenu que l’intimé est en mesure de réaliser
au minimum un revenu net de l’ordre de 2'750 fr. Cette appréciation n’est pas critiquable
et l’appelante ne démontre pas concrètement que l’intimé pourrait obtenir
un salaire supérieur.

 

             
Par ailleurs, il n’est pas établi que l’intimé pourrait prétendre à une
rente de l’assurance-invalidité, vu le taux d’activité retenu en l’état
par les médecins.

 

             
Il n’y a donc pas de raison de modifier la capacité contributive retenue en première
instance.

 

 

5.             
L’appelante invoque encore des frais de garde plus élevés que ceux retenus dans la décision
de première instance. Il n’y a toutefois pas lieu d’examiner ce moyen, vu le disponible
de l’intimé de 85 fr. retenu selon la décision de première instance et rien ne justifiant
d’entamer son minimum.

 

 

6.             
Au vu de ce qui précède, l’appel doit être rejeté et le prononcé attaqué
confirmé.

 

 

7.             
L’appelante a sollicité l’octroi de l’assistance judiciaire. Compte tenu de la
modicité de la contribution d’entretien fixée en première instance, l’on peut
admettre que l’appel n’était pas dépourvu de toute chance de succès au sens
de l’art. 117 let. b CPC.

 

             
Par conséquent, il se justifie d’accorder l’assistance judiciaire à l’appelante
dans le cadre de la procédure d’appel et de désigner Me Laure Chappaz comme conseil d’office.
L’appelante versera dès lors une franchise de 50 fr. par mois, dès et y compris le 1er
août 2012, auprès du Service juridique et législatif à Lausanne (art. 5 RAJ [règlement
sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010, RSV 211.02.3]).

 

             
Au vu de la liste des opérations produite par le conseil de l’appelante, on peut fixer à
5 heures et 30 minutes le temps consacré par celui-ci à l’accomplissement des opérations
de la procédure d’appel. Le tarif horaire de l’avocat étant de 180 fr. (art. 2
al. 1 let. a RAJ), l’indemnité due au conseil d’office de l’intimée doit
être arrêtée à 1'123 fr. 20, TVA et débours compris ([5,5 x 180 fr.] +
79 fr. 20 + 50 fr. de débours et 4 fr. de TVA).

 

             
Conformément à l’art. 123 al. 1 CPC, une partie est tenue de rembourser
l’assistance judiciaire dès qu’elle est en mesure de le faire. Dans cette mesure, la
partie est tenue au remboursement des frais judiciaires et de l’indemnité de son conseil d’office
mis à la charge de l’Etat.

 

             
L’appelante ayant succombé, les frais judiciaires de deuxième instance, fixés à
600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC) sont laissés à la charge de l’Etat (art. 106 al. 1
et 122 al. 1 CPC).

 

             
L’intimé n’ayant pas été invité à se déterminer, il n’y
a pas lieu de lui allouer des dépens.

 

 

 

Par
ces motifs,

le
juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
Le prononcé est confirmé.

 

             
III.             
L’assistance judiciaire est accordée à l’appelante G.________ avec effet au 20
mai 2012 dans la procédure d’appel, Me Laure Chappaz étant désignée conseil
d’office.

 

IV.      
G.________ est astreinte à payer une franchise
de 50 fr. (cinquante francs) dès et y compris le 1er
août 2012, à verser auprès du Service juridique et législatif à Lausanne.

 

             
V.             
L’indemnité de Me Laure Chappaz, conseil de l’appelante, est arrêtée à
1'123 fr. 20 (mille cent vingt-trois francs et vingt centimes), TVA et débours compris.

 

VI.      
Les frais judiciaires de deuxième instance
de l’appelante, arrêtés à 600 fr. (six cents francs), sont laissés à
la charge de l’Etat.

 

VII.    
La bénéficiaire de l’assistance
judiciaire est, dans la mesure de l’art. 123 CPC, tenue au remboursement des frais judiciaires
et de l’indemnité à son conseil d’office mis à la charge de l’Etat.

 

VIII.       
L’arrêt motivé est exécutoire.

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

Du
29 juin 2012

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
La greffière :

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies à :

 

‑             
Me Laure Chappaz (pour G.________),

‑             
M. A.N.________.

 

             
Le juge délégué de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est supérieure à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

 

             
La greffière :