# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fb303137-62fb-5990-9cb0-ab01c387854d
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-12-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.12.2011 C-5810/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-5810-2009_2011-12-27.pdf

## Full Text

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t

T r i buna l   adm in i s t r a t i f   f édé ra l

T r i buna l e   ammin i s t r a t i vo   f ede ra l e

T r i buna l   adm in i s t r a t i v   f ede ra l

   

Cour III
C­5810/2009

A r r ê t   d u   2 7   d é c emb r e   2 0 1 1

Composition Blaise Vuille (président du collège), 
Andreas Trommer, Elena Avenati­Carpani, juges,
Marie­Claire Sauterel, greffière.

Parties A._______, 
représenté par Maître Christian Lüscher, 
rue Bovy­Lysberg 2, case postale 5824, 
1211 Genève 11,
recourant, 

contre

Office fédéral des migrations (ODM), 
Quellenweg 6, 3003 Berne,   
autorité inférieure. 

Objet refus d'approbation à la prolongation d'une autorisation de 
séjour et renvoi de Suisse.

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Faits :

A. 
A._______,  ressortissant  d'Arabie  saoudite  né  le  25  décembre  1964,  a 
obtenu, à partir de 1994, divers visas pour passer ses vacances d'été à 
Genève.

Le 18 octobre 1997, il a sollicité la délivrance d'un visa permanent valable 
une année pour suivre les cours de l'école privée du Centre d'Arts et de 
Décoration  Intérieure  (abrégé  ci­après:  CAD)  de  Genève  en  indiquant 
qu'il vivait à Divonne­les­Bains en France voisine.

Le 10 novembre 1997, l'Office fédéral des étrangers (actuellement Office 
fédéral  des  migrations;  ODM)  a  autorisé  l'Ambassade  de  Suisse  en 
Arabie Saoudite à lui délivrer le visa sollicité.

B. 
Le  2  février  1998,  il  a  déposé  auprès  de  l'Office  de  la  population  du 
canton de Genève (ci­après: OCP) une demande d'autorisation de séjour 
pour formation en vue de suivre les cours auprès du CAD et d'obtenir en 
trois ans un diplôme d'architecte d'intérieur, en résidant à Genève. 

Le 11 mai 1998,  l'OCP  lui a délivré une autorisation annuelle de séjour 
pour formation, qui a été régulièrement renouvelée.

Le  27  juin  2003,  A._______  a  obtenu  à  Genève  le  Diplôme  de 
décorateur­architecte d'intérieur.

Le 30 juin 2003, le prénommé a obtenu de l'OCP une ultime prolongation 
de  son  autorisation  de  séjour  jusqu'au  30  juin  2004  pour  compléter  sa 
formation par des stages.

C. 
Le  30  juillet  2004,  il  a  contracté  mariage  à  Divonne­les­Bains  avec 
B._______, ressortissante française, née le 8 mai 1973.

Son épouse a déposé une demande d'autorisation de séjour auprès de 
l'OCP en annonçant qu'elle était arrivée dans le canton de Genève le 30 
juillet 2004. Elle a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour, de 
même  que  A._______,  au  titre  du  regroupement  familial.

Par courrier du 10 octobre 2006, B._______ a informé l'OCP qu'elle avait 

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déposé  une  demande  de  divorce  et  qu'il  n'y  avait  dès  lors  pas  lieu  de 
renouveler  l'autorisation  de  séjour  de  son  conjoint.  En  annexe  à  son 
courrier,  elle  a  produit  la  copie  du  procès­verbal  d'une  audience  de 
comparution  personnelle  des  parties  auprès  du  Tribunal  de  première 
instance du canton de Genève (ci­après: TPI)  le 26 septembre 2006, au 
cours  de  laquelle  elle  avait  déclaré  qu'au moment  du mariage  en  juillet 
2004, elle était  très amoureuse de son conjoint et souhaitait  fonder une 
famille, mais que, pendant toute la durée du mariage, les époux n'avaient 
entretenu aucune relation sexuelle, son époux  invoquant des problèmes 
de santé pour s'y refuser. Elle a ajouté que son mari l'avait épousée pour 
avoir une femme de ménage, qu'il ne lui avait jamais dit ce qu'il faisait et 
qu'elle  ne  connaissait  rien  de  sa  vie,  qu'il  était  parti  quatre  mois 
auparavant en Arabie Saoudite et ne l'avait jamais appelée au téléphone, 
ni ne s'était inquiété de savoir comment elle vivait. 

Par  jugement  du  9  novembre  2006,  le  TPI,  statuant  sur  les  mesures 
protectrices  de  l'union  conjugale,  a  autorisé  les  conjoints  A._______ 
B._______ à vivre séparés et a attribué le domicile conjugal à Versoix à 
A._______. Dans ce  jugement,  le TPI a constaté que  les époux avaient 
d'abord  vécu  à Divonne­les­Bains  chez  les  parents  de A._______,  puis 
qu'ils s'étaient installés, dès le mois d'août 2005, dans un appartement de 
Versoix.  

Par courrier du 9 mars 2007, l'OCP a informé l'intéressé de son intention 
de refuser le renouvellement de son autorisation de séjour.

Par  courrier du 13 avril  2007, A._______ a  indiqué qu'il  pensait  que sa 
séparation n'était pas définitive et qu'il pourrait  renouer  le dialogue avec 
son épouse. Sur  le plan professionnel,  il  a mentionné qu'il  était associé 
gérant de la société X._______, société inscrite au registre du commerce 
de Genève depuis  le 9 août 2005 et active dans l'architecture d'intérieur 
et la décoration.

Entendue  par  l'OCP  le  3  mai  2007,  B._______  a  déclaré  qu'elle  vivait 
séparée de son époux et souhaitait divorcer au plus vite, que ce mariage 
n'avait  jamais  été  consommé  et  qu'elle  avait  la  certitude  que  son mari 
l'avait épousée uniquement pour régulariser sa situation.

Par décision du 8  juin 2007,  l'OCP a  refusé de  renouveler  l'autorisation 
de séjour de A._______ en considérant  que  le prénommé vivait  séparé 
de son épouse depuis le jugement du TPI du 9 novembre 2006, que son 
mariage avec B._______ n'était plus que formel et qu'aucune reprise de 

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la  vie  conjugale  n'était  envisagée.  L'OCP  a  également  indiqué  que 
l'intégration professionnelle de A._______ à Genève n'était pas suffisante 
pour autoriser la poursuite de son séjour en Suisse. 

Par  décision  du  6  mai  2008,  la  Commission  cantonale  de  recours  de 
police des étrangers du canton de Genève (ci­après: CCRPE) a admis le 
recours  interjeté  le  13  juillet  2007  contre  cette  décision  en  considérant 
que  l'intégration professionnelle et sociale de A._______ à Genève était 
bonne  et  justifiait  la  poursuite  de  son  séjour  en  Suisse,  malgré  la 
séparation du couple.

Par courrier du 28 mai 2008,  l'OCP a  informé A._______ que suite à  la 
décision  de  la  CCRPE,  il  transmettait  son  dossier  à  l'ODM  pour 
approbation.

Par  courrier  du  16  janvier  2009,  l'ODM  a  fait  savoir  à  l'intéressé  qu'il 
entendait  refuser  de donner  son approbation  au  renouvellement  de  ses 
conditions de séjour, tout en lui donnant l'occasion de se déterminer à ce 
sujet avant le prononcé d'une décision.

Ces déterminations ont été présentées  le 27  février  2009. A._______ a 
notamment  souligné  qu'il  séjournait  en  Suisse  de  façon  légale  et 
ininterrompue  depuis  douze  ans,  qu'il  parlait  bien  le  français,  était 
parfaitement  intégré dans  la communauté genevoise et qu'il participait à 
l'essor  économique  du  canton  en  développant  des  affaires  qui  lui 
permettaient  de  percevoir  un  salaire,  auquel  correspondraient  des 
rentrées fiscales. Il a joint à son écrit une attestation fiduciaire établie le 4 
février  2009,  selon  laquelle  la  société  X._______  avait  commencé  à 
déployer  ses activités durant  l'année 2008,  ce qui  permettrait  de  verser 
un salaire à l'intéressé durant l'année en cours.

D. 
Le 27  juillet 2009,  l'ODM a rendu à  l'endroit de A._______ une décision 
refusant  d'approuver  la  prolongation  de  son  autorisation  de  séjour.  Il  a 
également prononcé  le  renvoi de Suisse de  l'intéressé. Pour  l'essentiel, 
l'Office fédéral a retenu que A._______ avait bénéficié d'une autorisation 
de séjour à la suite de son mariage avec une ressortissante française au 
bénéfice d'une autorisation de séjour, que  les droits conférés par  l'art. 3 
par.  2  let.  1  de  l'Accord  du  21 juin  1999  entre  la  Confédération  suisse 
d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autre 
part,  sur  la  libre  circulation  des  personnes  (ci­après:  ALCP,  RS 
0.142.112.681) et l'art. 7 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour 

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et  l’établissement des étrangers  (LSEE, RS 1 113) avaient cessé en  fin 
d'année  2006  au  moment  de  la  séparation  de  l'intéressé  d'avec  son 
épouse. L'ODM a considéré, au vu de la rupture de l'union conjugale, que 
l'examen de la prolongation de l'autorisation de séjour devait dès lors être 
effectué en application des art. 4 et 16 LSEE. A ce propos, l'Office fédéral 
a  relevé  que  l'union  conjugale  des  conjoints  avait  été  définitivement 
rompue  après  un  peu  plus  de  deux  ans  de  vie  commune,  le  mariage 
n'existant  plus  que  formellement  depuis  lors,  que  l'intéressé  n'avait  pas 
d'attaches  familiales  connues  en  Suisse,  hormis  son  épouse,  avec 
laquelle il n'avait pas eu d'enfant et n'entretenait plus de contact et qu'au 
demeurant, la famille de l'intéressé disposait d'une résidence secondaire 
sise en France voisine. Sur  le plan professionnel,  l'ODM a  relevé qu'au 
mois  d'août  2005,  A._______  avait  créé  une  société  active  dans 
l'architecture  et  la  décoration  d'intérieur,  mais  que  cependant,  cette 
société,  bien  qu'inscrite  au  Registre  du  commerce,  n'avait  pas  déployé 
d'activité depuis sa création, de sorte que le prénommé ne pouvait pas se 
prévaloir  d'une  intégration  professionnelle  particulière  susceptible  de 
justifier à elle seule la prolongation de son autorisation de séjour. L'ODM 
a aussi constaté que le séjour en Suisse d'une durée de onze ans, dont 
pouvait se prévaloir l'intéressé, avait été effectué d'abord sous le couvert 
d'un séjour temporaire pour études et qu'au demeurant, le séjour durable 
de l'intéressé obtenu par regroupement familial devait être relativisé, car 
selon les pièces du dossier, A._______ avait vécu avec son épouse de la 
date de la conclusion de son mariage jusqu'au mois d'août 2005 dans la 
maison de sa famille à Divonne­les­Bains, puis qu'il n'avait plus résidé en 
Suisse  que  de  manière  temporaire  suite  à  la  séparation  d'avec  son 
épouse.  Selon  l'ODM,  les  liens  ainsi  entretenus  par  l'intéressé  avec  la 
France,  plus  particulièrement  avec  Divonne­les­Bains,  étaient  étroits. 
Enfin,  l'ODM  a  retenu  qu'au  vu  du  dossier,  l'exécution  du  renvoi  de 
A._______ était possible, licite et raisonnablement exigible.

E. 
Agissant  le 14 septembre 2009 par  le biais de son avocat, A._______ a 
recouru  contre  la  décision  précitée,  concluant  à  son  annulation  et  à  la 
prolongation de son autorisation de séjour. En substance, il a exposé qu'il 
séjournait  depuis  douze  ans  en  Suisse,  qu'il  était  venu  à  Genève  en 
automne  1997  pour  y  poursuivre  des  études  d'architecture,  qu'il  avait 
obtenu son diplôme fin juin 2003, puis avait effectué deux stages jusqu'à 
fin juin 2004. ll a souligné qu'en août 2005, il avait créé sa propre société 
d'architecture d'intérieur X._______ société qui avait acquis des mandats 
importants, dont la rénovation des locaux du Consulat d'Arabie Saoudite 
à Genève et qui lui versait un salaire mensuel brut de 10'000 francs. Il a 

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indiqué  qu'il  était  issu  d'une  famille  saoudienne  très  aisée,  propriétaire 
d'une  villa  de  villégiature  à  Divonne­les­Bains  depuis  1980  et  que, 
jouissant  d'une  fortune  de  plusieurs  dizaines  de  millions  de  francs,  il 
disposait  de  suffisamment  de  ressources  pour  subvenir  à  ses  besoins, 
pouvant  au  surplus  apporter  une  contribution  importante  au 
développement économique genevois. A propos de  la séparation d'avec 
son épouse, il a indiqué que son couple vivait en harmonie jusqu'en mai 
2006, date à  laquelle  il  avait dû quitter précipitamment Genève pour se 
rendre au chevet de son père. Cette séparation, à l'origine de disputes au 
sein du couple, avait abouti au Jugement du TPI du 9 novembre 2006 sur 
mesures protectrices de l'union conjugale.

Par jugement du 26 novembre 2009, entré en force le 19 janvier 2010, le 
TPI a prononcé le divorce de A._______ et de son épouse B._______. A 
cette  occasion,  le  TPI  a  relevé  que  A._______  avait  déclaré  lors  de 
l'audience de comparution personnelle qu'il vivait séparé de son épouse 
depuis  le mois  de  juin  2006,  qu'au  demeurant  aucune  reprise  de  la  vie 
commune n'avait eu lieu depuis lors. 

F. 
Par décision incidente du 2 octobre 2009, le Tribunal administratif fédéral 
(ci­après: le Tribunal ou le TAF) a constaté, à la demande de A._______, 
que le recours avait effet suspensif.

Par ordonnance du 23 avril 2010,  le Tribunal a  invité  le prénommé à  le 
renseigner  sur  le  développement  de  ses  activités  professionnelles  et 
économiques en Suisse et à produire, notamment, ses taxations fiscales 
et celles de sa société.  

Par lettre du 17 mai 2010, le prénommé, par l'entremise de son conseil, a 
indiqué, que les mandats confiés à sa société avaient tous été suspendus 
dans  l'attente  de  la  régularisation  de  ses  conditions  de  séjour,  qu'il 
entendait  cependant  développer  des  activités  professionnelles  et 
économiques  en  Suisse,  dès  que  son  titre  de  séjour  aurait  était 
régularisé.  Il  a  une  nouvelle  fois  souligné  qu'il  était  issu  d'une  famille 
saoudienne aisée et que les revenus de sa fortune, chiffrée en dizaine de 
millions de  francs,  lui  permettaient  aisément  d'assumer  son entretien et 
de  payer  ses  frais  et  charges.  Au  demeurant,  il  a  indiqué  qu'il  avait 
demandé à une fiduciaire de remplir une déclaration fiscale pour l'année 
2009 dans  le canton de Genève en déclarant un salaire annuel brut de 
120'000  francs  comme  associé  gérant  de  sa  société.  Enfin,  il  a  affirmé 
que son divorce ayant été prononcé le 26 novembre 2009, soit après plus 

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de cinq ans de mariage, il avait droit au renouvellement de ses conditions 
de séjour en application de l'art. 3 annexe I de l'ALCP. 

G. 
Appelé  à  se  prononcer  sur  le  recours,  l'ODM en  a  proposé  le  rejet  par 
préavis  du  7  juillet  2010,  en  soulignant  que  la  société  créée  par 
A._______  à  Genève  cinq  ans  auparavant  n'avait  pas  concrétisé  la 
réalisation d'un seul projet.

Invité  à  se  déterminer  sur  le  préavis  de  l'ODM,  le  recourant  a  persisté 
dans  ses  conclusions,  par  courrier  du  17  août  2010,  en  soulignant 
notamment la durée de son séjour de près de treize ans en Suisse et sa 
bonne intégration.

Par  ordonnance du 17  juin  2011,  le Tribunal  a  invité A._______ à  faire 
part des derniers développements relatifs à sa situation, en particulier sur 
le plan professionnel et familial.  

Le  recourant  a  donné  suite  à  ladite  requisition  par  écritures  du  15 
septembre 2011.

Dans  le  cadre  d'un  nouvel  échange  d'écritures,  l'ODM  a  maintenu  sa 
position, par déterminations du 12 octobre 2011. 

Droit :

1. 

1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17 juin 
2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32),  le Tribunal, 
en  vertu  de  l'art. 31  LTAF,  connaît  des  recours  contre  les  décisions  au 
sens de l'art. 5 de la  loi  fédérale du 20 décembre 1968 sur  la procédure 
administrative  (PA, RS 172.021)  prises  par  les  autorités mentionnées  à 
l'art. 33 LTAF.

En  particulier,  les  décisions  en  matière  de  refus  de  prolongation 
d'autorisation de séjour et de  renvoi de Suisse prononcées par  l'ODM – 
lequel constitue une unité de  l'administration  fédérale  telle que définie à 
l'art. 33 let. d LTAF – sont susceptibles de recours au TAF (cf. art. 1 al. 2 
LTAF).

1.2.  L'entrée  en  vigueur,  le  1er  janvier  2008,  de  la  loi  fédérale  sur  les 
étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr, RS 142.20) a entraîné l'abrogation 

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de la LSEE, conformément l'art. 125 LEtr, en relation avec le chiffre I de 
son annexe 2, ainsi que celle de certaines ordonnances d'exécution  (cf. 
art.  91  de  l'ordonnance  du  24 octobre  2007  relative  à  l'admission,  au 
séjour et à  l'exercice d'une activité  lucrative [OASA, RS 142.201]),  telles 
que notamment  l'ordonnance du 6  octobre  1986  limitant  le  nombre des 
étrangers  (OLE, RO 1986 1791) et  l'ordonnance du 20 avril 1983 sur  la 
procédure d’approbation en droit des étrangers (OPADE, RO 1983 535). 

Dès  lors  que  la  demande  qui  est  l'objet  de  la  présente  procédure  de 
recours a été déposée avant l'entrée en vigueur de la LEtr, l'ancien droit 
(matériel)  est  applicable  à  la  présente  cause  (art.  126  al.  1  LEtr) 
concernant l'autorisation de séjour et son renouvellement. Par contre, en 
ce  qui  concerne  l'exécution  du  renvoi  et  l'existence  d'éventuels 
empêchements  à  cette  exécution,  la  LEtr  s'applique  étant  donné  que 
cette  procédure  (prononcé  du  renvoi  de  Suisse  par  l'ODM)  n'a  été 
introduite  qu'après  l'entrée  en  vigueur  de  la  LEtr  (cf.  arrêts  du  Tribunal 
administratif  fédéral 
C­5268/2008  du  1er  juin  2011  consid.  3;  C­3377/2008  du  3 mars  2009 
consid. 4.2).

1.3. Enfin, conformément à l'art. 126 al. 2 LEtr, la procédure relative aux 
demandes déposées avant l'entrée en vigueur de la LEtr est régie par le 
nouveau droit.

A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le TAF 
est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF).

1.4. A._______ a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Son recours, 
présenté  dans  la  forme  et  les  délais  prescrits  par  la  loi,  est  recevable 
(cf. art. 50 et 52 PA).

2. 
Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 
y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 
décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme 
autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par 
les  motifs  invoqués  par  les  parties  (cf.  art.  62  al.  4  PA)  ni  par  les 
considérants de la décision attaquée (cf. ANDRÉ MOSER, MICHAEL BEUSCH 
et  LORENZ  KNEUBÜHLER,  Prozessieren  vor  dem 
Bundesverwaltungsgericht, in Handbücher für die Anwaltspraxis, Tome X, 
Bâle  2008,  p.  181,  ad  ch. 3.197).  Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le 

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pourvoi  pour  d'autres  motifs  que  ceux  invoqués.  Dans  son  arrêt,  elle 
prend en considération l'état de fait régnant au moment où elle statue (cf. 
ATAF 2011/1 consid. 2 et jurisprudence citée).

3. 
L'autorité statue librement, dans le cadre des prescriptions légales et des 
traités  avec  l'étranger,  sur  l'octroi  de  l'autorisation  de  séjour  ou 
d'établissement  (cf.  art.  4 LSEE). Cette  liberté demeure entière,  quelles 
que soient les dispositions prises par le requérant (cf. art. 8 al. 2 RSEE). 
Pour  les  autorisations,  les  autorités  doivent  tenir  compte  des  intérêts 
moraux  et  économiques  du  pays,  ainsi  que  du  degré  de  surpopulation 
étrangère (cf. art. 16 al. 1 LSEE et 8 al. 1 RSEE) et veiller à maintenir un 
rapport  équilibré  entre  l'effectif  de  la  population  suisse  et  celui  de  la 
population étrangère résidante (cf. art. 1 let. a OLE).

4. 

4.1. Selon  l'art. 99 LEtr  (applicable en  raison de  l'art. 126 al. 2 LEtr),  le 
Conseil  fédéral  détermine  les  cas  dans  lesquels  les  autorisations  de 
courte  durée,  de  séjour  ou  d'établissement,  ainsi  que  les  décisions 
préalables des autorités cantonales du marché du travail sont soumises à 
l'approbation de l'ODM. Celui­ci peut refuser son approbation ou limiter la 
portée de la décision cantonale (cf. art. 40 al. 1 LEtr).

En  vertu  de  l'art.  85  al.  1  let.  a  et  b  OASA,  l'ODM  a  la  compétence 
d'approuver l'octroi et le renouvellement des autorisations de séjour et de 
courte durée, ainsi que  l'octroi de  l'établissement  lorsqu'il estime qu'une 
procédure  d'approbation  est  nécessaire  pour  certaines  catégories  de 
personnes  afin  d'assurer  une  pratique  uniforme  de  la  loi  ou  lorsqu'une 
procédure d'approbation se  révèle  indispensable dans un cas d'espèce.

Au  demeurant,  ces  dispositions  correspondent,  dans  l'esprit,  aux 
dispositions abrogées (cf. art. 51 OLE et art. 1 al. 1 let. a et c OPADE). 

4.2.  Conformément  à  la  réglementation  fédérale  des  compétences  en 
matière de police des étrangers,  l'ODM dispose donc de  la compétence 
d'approuver  l'autorisation de séjour que l'OCP se proposait de délivrer à 
A._______ (cf. ATF 130 II 49 consid. 2.1, 127 II 49 consid. 3a et réf. cit.). 
L'office  fédéral  précité  bénéficie  en  la  matière  d'une  totale  liberté 
d'appréciation, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec 
l'étranger  (art.  4 LSEE).  Il  s'ensuit  que ni  l'ODM, ni  le Tribunal,  ne sont 
liés par la décision de la CCRPE de prolonger l'autorisation de séjour en 

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sa  faveur  et  peuvent  parfaitement  s'écarter  de  l'appréciation  faite  par 
cette autorité.

5. 

5.1.  L'étranger  n'a  en  principe  pas  un  droit  à  la  délivrance  d'une 
autorisation  de  séjour  ou  d'établissement,  à  moins  qu'il  ne  puisse  se 
prévaloir  d'une  disposition  particulière  du  droit  fédéral  ou  d'un  traité  lui 
conférant  un  tel  droit  (ATF  135  II  1  consid.  1.1  et  jurisprudence  citée).

Aux  termes  de  son  art.  1er  let.  a,  la  LSEE  n'est  applicable  aux 
ressortissants  des Etats membres  de  la Communauté  européenne,  aux 
membres de  leur  famille et aux  travailleurs détachés que si  l'ALCP n'en 
dispose  pas  autrement  ou  si  ladite  loi  prévoit  des  dispositions  plus 
favorables.

5.2. Comme  le  Tribunal  fédéral  a  déjà  eu  l'occasion  de  le  préciser,  les 
critères élaborés par  la  jurisprudence  rendue pour  l'époux étranger d'un 
ressortissant  suisse  en  rapport  avec  l'art.  7  al.  1  LSEE  s'appliquent 
mutatis mutandis au conjoint étranger d'un  ressortissant communautaire 
afin de garantir  le respect de non­discrimination inscrit à l'art. 2 ALCP et 
d'assurer une certaine cohésion du système (ATF 130 II 113 consid. 9.3 
in  fine  et  9.5).  Par  conséquent,  à  l'instar  des  étrangers  mariés  à  un 
citoyen  suisse,  les  étrangers  mariés  à  un  travailleur  communautaire 
jouissent,  en  principe,  d'un  droit  de  séjour  en  Suisse  pendant  toute  la 
durée  formelle  du  mariage,  attendu  qu'ils  n'ont  pas  à  vivre  "en 
permanence" sous  le même  toit que  leur époux pour bénéficier du droit 
au regroupement familial prévu à l'art. 3 al. 1 annexe I ALCP (ATF 130 II 
113 consid. 8.3 et 9.5).

Ce droit n'est toutefois pas absolu. D'une part, l'art. 3 annexe I ALCP ne 
protège pas les mariages fictifs (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2A.725/2006 
du 23 mars 2007). D'autre part,  en cas de séparation des époux,  il  y a 
abus de droit à invoquer cette disposition lorsque le lien conjugal est vidé 
de  toute  substance  et  que  la  demande  de  regroupement  familial  vise 
seulement à obtenir une autorisation de séjour pour l'époux du travailleur 
communautaire  (ATF  130  II  113  consid.  9.3  à  9.5;  arrêt  du  Tribunal 
fédéral  2C_  338/2009  du  10  septembre  2009  consid.  4.1).  Le mariage 
n'existe  plus  que  formellement  lorsque  l'union  conjugale  est  rompue 
définitivement,  c'est­à­dire  lorsqu'il  n'y a plus d'espoir  de  réconciliation  ; 
les causes et  les motifs de  la  rupture ne  jouent pas de rôle  (ATF 130  II 

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113 consid.  4.2 et  jurisprudence citée). Commet également un abus de 
droit  le  recourant  qui  se  prévaut  d'un  mariage  qui  n'existait  plus  que 
formellement avant l'écoulement du délai de cinq ans prévu à l'art. 7 al. 1 
LSEE (ATF 121 II 97 consid. 4c).

Le  point  de  départ  pour  calculer  le  délai  de  cinq  ans  prévu  par  la 
disposition précitée est la date du mariage en Suisse ou, si le mariage a 
eu  lieu  à  l'étranger,  la  date  de  l'entrée  en  Suisse  (cf.  ATF  122  II  145 
consid.  3b  p.  147ss;  cf.  également  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral 
2A.491/2006  du  16  novembre  2006  consid.  2.2.1  et  2A.63/2003  du  4 
novembre 2003 consid. 4.1).

6. 

6.1. En l'espèce, à la suite de son mariage contracté le 30 juillet 2004 à 
Divonne­les­Bains  avec  une  ressortissante  française,  qui  a  déposé  une 
demande  d'autorisation  de  séjour  à  Genève  en  indiquant  qu'elle  s'était 
installée  dans  cette  ville  le  30  juillet  2004,  A._______  a  été  mis  au 
bénéfice d'une autorisation de séjour CE/AELE  le 17 août 2004, valable 
dès  le  30  juillet  2004,  en  tant  que  conjoint  d'une  ressortissante 
communautaire résidant à Genève.

6.2.  Selon  les  déclarations  de  A._______  devant  le  TPI,  les  époux 
A._______ B._______ ont cessé  la vie commune au mois de  juin 2006, 
soit  un peu moins  de deux ans après  la  célébration  de  leur mariage et 
aucune reprise de la vie conjugale n'a eu lieu depuis lors (cf. jugement de 
divorce  du  TPI  du  26  novembre  2009).  Statuant  sur  une  requête  de 
mesures protectrices de l'union conjugale déposée par B._______, le TPI 
a même autorisé, par jugement du 9 novembre 2006, les conjoints à vivre 
séparés. Ainsi,  selon  les déclarations du  recourant  lui­même devant  les 
autorités  civiles,  il  est  établi  que  depuis  le mois  de  juin  2006,  soit  bien 
avant  l'échéance du délai  légal de cinq ans,  tout espoir de reprise de  la 
vie  conjugale  était  vain  et  que  le mariage  n'existait  plus  dans  les  faits. 
S'en  prévaloir  serait  constitutif  d'un  abus  de  droit  au  sens  de  la 
jurisprudence précitée. Compte  tenu de ces éléments,  il  faut  considérer 
que  le mariage  des  conjoints  A._______  B._______  n'existait  plus  que 
formellement depuis le mois de juin 2006. Aussi, et contrairement à l'avis 
exprimé  par  le  recourant  (cf.  mémoire  point  III.  C.  a)),  force  est  de 
constater  que  dès  cette  date,  A._______  ne  peut  plus  se  prévaloir  de 
l'existence du lien conjugal pour justifier le renouvellement de son titre de 
séjour sous  l'angle de  l'art. 3 annexe  I ALCP, sous peine de commettre 
un  abus  de  droit  manifeste.  Sur  ce  point,  le  Tribunal  relève  que  c'est 

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également à cette conclusion que la CCRPE a abouti dans sa décision du 
6 mai 2008 (cf. consid. 4.d). 

6.3. Par ailleurs,  il convient d'ajouter que, dans  la mesure où  l'intéressé 
n'entretient plus de relations étroites et effectives avec son épouse depuis 
le mois  de  juin  2006,  il  ne  peut  plus,  dès  cette  date,  se  prévaloir  de  la 
protection de  l'art. 7 al. 1 LSEE, même si son divorce n'a été prononcé 
que  le  26  novembre  2009,  soit  après  plus  de  cinq  ans  de mariage  (cf. 
arrêt du Tribunal fédéral 2C_238/2009 du 10 septembre 2009 consid. 4). 

7. 

7.1. Le recourant ne pouvant pas se prévaloir des droits conférés par l'art. 
7 al. 1 LSEE, la question de la poursuite de son séjour en Suisse doit dès 
lors  être  examinée  sur  la  base de  la  réglementation ordinaire  de police 
des étrangers. A cet égard,  il convient de relever que, dans  le cadre de 
leur  pouvoir  d'appréciation,  qui  résulte  de  l'art. 4 LSEE,  les  autorités 
cantonales restent  libres de proposer  la délivrance d'une autorisation de 
séjour  à un étranger  qui  aurait  fait  preuve d'une  intégration particulière. 
En  effet,  selon  la  jurisprudence  du  Tribunal  fédéral  (ATF  128  II  145 
consid. 3.5 et réf. citée; cf. en outre arrêt du Tribunal fédéral 2A.345/2001 
du  12  décembre  2001,  consid. 3d),  lorsqu'un  étranger  ne  peut  plus  se 
prévaloir d'un droit à  la délivrance d'une autorisation de séjour,  l'autorité 
peut  également  examiner  si  son  intégration  est  si  particulière  qu'elle 
justifierait,  malgré  tout,  la  poursuite  de  son  séjour  sur  le  territoire 
helvétique.

7.2. Au moment d'examiner  l'opportunité de prolonger un  titre de séjour 
auquel le recourant n'a pas un droit, les autorités de police des étrangers 
doivent peser  la totalité des intérêts en présence en prenant notamment 
en  considération  les  critères  suivants:  la  durée  du  séjour,  les  liens 
personnels  avec  la  Suisse,  la  situation  professionnelle,  la  situation 
économique  et  sur  le  marché  du  travail,  le  comportement  et  le  degré 
d'intégration  (cf.  arrêt  du Tribunal  administratif  fédéral C­491/2008  du  9 
février 2009 consid. 7 et jurisprudence citée).

En  d'autres  termes,  il  convient  en  particulier  d'examiner  dans  quelle 
mesure  l'on  peut,  selon  des  critères  tenant  à  la  situation  personnelle, 
économique  et  sociale  du  conjoint  admis  en  Suisse  au  titre  du 
regroupement  familial, exiger de ce dernier qu'il  retourne dans son pays 
d'origine et y refasse sa vie. Dans ce but, l'autorité prendra notamment en 
considération la situation prévisible qui sera celle de l'intéressé en cas de 

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départ à l'étranger et les liens personnels que ce dernier s'est créés avec 
la Suisse. Outre la durée de son séjour en Suisse et le degré d'intégration 
à  ce  pays,  il  sera  également  tenu  compte  de  son  âge,  de  son  état  de 
santé, des possibilités de réinsertion dans son pays d'origine (cf. arrêt du 
Tribunal administratif fédéral C­3954/2008 du 10 décembre 2009 consid. 
7.2 et jurisprudence citée). Il convient donc de déterminer, sur la base de 
ces critères, si c'est à bon droit que l'autorité intimée a refusé, en vertu de 
son  libre  pouvoir  d'appréciation  (art.  4  LSEE)  et  en  tenant  compte  des 
intérêts  moraux  et  économiques  du  pays  ainsi  que  du  degré  de 
surpopulation étrangère (art. 16 LSEE), de donner son aval à la poursuite 
de son séjour en Suisse. 

8. 

8.1. S'agissant de  l'intérêt public, c'est  le  lieu de  rappeler que  la Suisse 
pratique une politique restrictive en matière de séjour des étrangers dans 
le but d'assurer un rapport équilibré entre l'effectif de la population suisse 
et celui de la population étrangère résidante et d'améliorer la structure du 
marché  du  travail  en  assurant  un  équilibre  optimal  en matière  d'emploi 
(cf.  art.  16  al.  1  LSEE  et  art.  1  let.  a  et  c OLE;  cf.  également  arrêt  du 
Tribunal  administratif  fédéral  C­542/2007  du  21  janvier  2009  consid. 
6.3.2, jurisprudence et doctrine citées).

8.2.  S'agissant  de  l'intérêt  privé,  plusieurs  éléments  sont  pris  en 
considération, notamment la durée du séjour et l'intégration sur les plans 
professionnel et social (cf. consid. 7.2.ci­dessus).

8.2.1. A._______ indique qu'il réside en Suisse de manière ininterrompue 
depuis 1998 au bénéfice d'une autorisation de séjour durable et qu'il peut 
ainsi se prévaloir d'un séjour de près de treize ans en ce pays. La durée 
de ce séjour doit cependant être relativisée. Il ressort en effet du dossier 
que A._______ a d'abord vécu à Genève du 11 mai 1998 au 30 juin 2004 
au bénéfice d'une autorisation de séjour temporaire pour formation. Selon 
son plan d'études, le terme de sa formation était prévu en juin 2000. Or, 
le prénommé n'a obtenu le diplôme visé qu'en juin 2003, soit après cinq 
ans de formation. Ainsi, de mai 1998 à juin 2004, l'intéressé n'a disposé 
que  d'un  statut  précaire  dans  le  canton  de  Genève  en  sa  qualité 
d'étudiant, statut dont le renouvellement n'était aucunement assuré. Puis, 
A._______  a  informé  les  autorités  genevoises  qu'il  avait  contracté 
mariage  le 30  juillet  2004 avec une  ressortissante  française à Divonne­
les­Bains et que le couple s'était installé à Genève dès cette date. Il a dès 
lors obtenu une autorisation de séjour durable en Suisse, valable dès  le 

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30  juillet  2004,  pour  lui  permettre  de  vivre  auprès  de  son  épouse.  Il 
ressort toutefois du jugement du TPI du 9 novembre 2006 autorisant  les 
conjoints à vivre séparés que bien que  le couple A._______ B._______ 
ait annoncé à l'OCP résider à Genève dès la date du mariage, soit dès le 
30 juillet 2004,  il a en réalité résidé en France jusqu'en août 2005 "chez 
les  parents  de  A._______,  qui  y  sont  propriétaires  d'une  maison".  Au 
demeurant, selon  le  jugement de divorce du TPI du 26 novembre 2009, 
A._______ a indiqué qu'il vivait séparé de son épouse depuis le mois de 
juin 2006 déjà. Ainsi, si l'on se fonde sur les déclarations de A._______ et 
de son épouse devant  les autorité civiles,  la vie commune du couple en 
Suisse  a  duré  moins  d'une  année  (août  2005  à  juin  2006).  Enfin,  la 
dernière autorisation de séjour délivrée à A._______ a été révoquée le 8 
juin 2007 par les autorités cantonales genevoises. Depuis lors, ce dernier 
n'est  admis  à  demeurer  en  Suisse  que  dans  le  cadre  des  procédures 
relatives au  renouvellement de ses conditions de séjour en ce pays, au 
bénéfice d'une simple tolérance.

8.2.2. Sur le plan professionnel, si A._______ a certes créé une société à 
Genève,  inscrite au Registre du commerce  le 9 août 2005, et qui devait 
être active dans le domaine de l'architecture d'intérieur et la décoration, il 
ressort cependant du courrier du prénommé du 17 mai 2010 qu'à ce jour, 
cette société n'a pratiquement déployé aucune activité. Le recourant  fait 
valoir  que  les  projets  de  cette  société  ont  tous  été  suspendus  dans 
l'attente  du  règlement  de  ses  conditions  de  séjour.  Cet  argument  ne 
convainc pas dans  la mesure où  l'un ou  l'autre de  ces projets à  tout  le 
moins aurait pu être mené à terme avant que ne soit entamée la présente 
procédure.  Le  Tribunal  ne  peut  ainsi  pas  retenir  que  A._______  est 
intégré  professionnellement  en  Suisse,  où  il  n'a  jamais  réellement  pris 
part à la vie active.

8.2.3. Cela étant,  le recourant n'a pas non plus rapporté la preuve d'une 
intégration  sociale  en  ce  pays.  Il  n'a  notamment  pas  démontré  qu'il 
prenait  part  à  la  vie  associative  locale  ou  participait,  ne  serait  que  de 
manière occasionnelle, à des manifestations de  type collectif et, comme 
l'a relevé à juste titre l'ODM dans sa décision du 27 juillet 2009. Les liens 
que maintient  A._______  avec  la  France,  et  plus  particulièrement  avec 
Divonne­les­Bains,  où  la  famille  du  prénommé  possède  une maison  de 
villégiature,  sont  tout  aussi  étroits  que  les  liens  que  l'intéressé  prétend 
entretenir  avec  la  Suisse.  Enfin,  ces  attaches  n'apparaissent  pas  plus 
importantes que celles que le recourant a pu nouer durant les trente­trois 
années de sa vie passées en Arabie saoudite. Ainsi, même si l'intéressé 
parle  parfaitement  le  français  et  n'a  pas  posé  le  moindre  problème  de 

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comportement durant son séjour en Suisse, ces éléments ne démontrent 
pas  un  degré  d'intégration  plus  élevé  que  ce  que  l'on  n'est  en  droit 
d'attendre d'une personne séjournant depuis quelques années en Suisse 
et  ne  sauraient,  en  tant  que  tels,  suffire  à  justifier  la  prolongation d'une 
autorisation de séjour dont l'intéressé n'a pu bénéficier qu'en raison de la 
durée  de  son  union  conjugale,  très  brève,  avec  une  ressortissante 
communautaire.

9. 
Le recourant affirme enfin qu'il pourrait prendre part à la vie économique 
genevoise  de  manière  active,  notamment  sur  un  plan  financier  (cf. 
mémoire  de  recours  p.  5).  Cet  élément  n'est  pas  déterminant  dans  le 
cadre de la présente procédure. D'une part, l'intéressé n'a jusqu'à ce jour 
effectivement  développé  aucun  projet  dans  le  cadre  de  son  entreprise. 
D'autre  part,  bien  que  le  Tribunal  lui  eut  donné  l'occasion  à  plusieurs 
reprises de démontrer son engagement actif dans  la vie économique du 
pays, l'intéressé s'est toujours limité à des déclarations d'intention restées 
au  stade  de  promesses.  Au  demeurant,  si  A._______  a  réellement 
l'intention  de  participer  à  la  vie  économique  suisse,  il  lui  demeurera 
loisible  d'invoquer  les  dispositions  légales  idoines  relevant  de  la  LEtr, 
entrée en vigueur le 1er janvier 2008. 

10. 
Au vu de l'ensemble des éléments qui précèdent, le Tribunal est amené à 
conclure  que  l'autorité  intimée  n'a  pas  outrepassé  son  pouvoir 
d'appréciation  en  refusant  de  donner  son  approbation  à  la  prolongation 
de  l'autorisation  de  séjour  délivrée  antérieurement  au  recourant  en 
application des règles sur le regroupement familial.

11. 
Il  apparaît  que  l'intéressé  n'invoque,  ni  ne  démontre,  l'existence 
d'obstacles à son retour dans  le Royaume d'Arabie saoudite.  Il convient 
de  relever  à  ce  propos  que  le  recourant  a  conservé  des  attaches  avec 
son pays, où se trouve sa proche parenté. Dans sa décision l'ODM s'est 
fondé sur la LSEE, en particulier sur l'art. 14a al. 1 LSEE alors que c'est 
la LEtr, en vigueur au moment du prononcé de la décision de renvoi qui 
s'applique (cf. consid. 1.2 in fine ci­dessus). Cette modification de bases 
légales  n'a  toutefois  pas  d'incidence  sur  la  présente  cause.  Ainsi,  la 
décision  de  renvoi  de  Suisse  aurait  dû  être  prononcée  sur  la  base  de 
l'ancien art. 66 al. 1 LEtr (RO 2007 5437; FF 2009 80) qui a été remplacé 
entre  temps par  l'art.  64 al.  1  let.  c  LEtr  (entré en  vigueur  le 1er  janvier 
2011, RO 2010 5925; cf. Message sur l’approbation et la mise en œuvre 

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de l’échange de notes entre la Suisse et la CE concernant la reprise de la 
directive  CE  sur  le  retour  [directive  2008/115/CE]  [développement  de 
l’acquis  de Schengen]  et  sur  une modification  de  la  loi  fédérale  sur  les 
étrangers  [contrôle  automatisé  aux  frontières,  conseillers  en matière  de 
documents, système d’information MIDES] du 18 novembre 2009,  in FF 
2009 8043). La nouvelle disposition de l'art. 64 al. 1 let. c LEtr, qui prévoit 
le  prononcé  d'une  décision  de  renvoi  à  l'encontre  d'un  étranger  auquel 
une autorisation est  refusée ou dont  l'autorisation, bien que requise, est 
révoquée  ou  n'est  pas  prolongée  après  un  séjour  autorisé,  reprend 
toutefois  les  motifs  de  renvoi  définis  à  l’ancien  art.  66  al.  1  LEtr,  qui 
reprenait les motifs du renvoi défini à l'art. 12 al. 3 LSEE. Au demeurant, 
l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr, qui décrit  les obstacles à  l'exécution du renvoi, a 
repris  la  réglementation  de  l'art.  14a  LSEE,  les modifications  apportées 
par  le  législateur  étant  uniquement  d'ordre  systématique  et  linguistique 
(cf. Message concernant  la  loi  sur  les étrangers du 8 mars 2002,  in FF 
2002  3475).  Le  recourant  n'obtenant  pas  d'autorisation  de  séjour  en 
Suisse,  c'est  à  bon  droit  que  l'ODM  a  prononcé  son  renvoi  de  Suisse.

 

Il  ressort  de  ce  qui  précède  que  la  décision  du  27  juillet  2009  est 
conforme  au  droit  (art.  49  PA).  En  conséquence,  le  recours  est  rejeté.

Vu  l'issue  de  la  cause,  il  y  a  lieu  de mettre  les  frais  de  procédure  à  la 
charge du recourant (cf. art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3 du 
règlement du 21 février 2008 concernant  les  frais, dépens et  indemnités 
fixés  par  le  Tribunal  administratif  fédéral  [FITAF,  RS  173.320.2]).

(dispositif page suivante)

C­5810/2009

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce :

1. 
Le recours est rejeté.

2. 
Les frais de procédure, d'un montant de 800 francs, sont mis à la charge 
du  recourant. Ce montant est compensé par  l'avance de  frais versée  le 
28 octobre 2009. 

3. 
Le présent arrêt est adressé :

– au recourant, par l'entremise de son conseil (Acte judiciaire)
– à l'autorité inférieure, avec dossier SYMIC 2608012.9 en retour
– à  l'Office  de  la  population  du  canton  de  Genève,  en  copie  pour 

information, avec dossier cantonal en retour.

Le président du collège : La greffière :

Blaise Vuille Marie­Claire Sauterel

Indication des voies de droit :

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 1000 
Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans les 
trente  jours  qui  suivent  la  notification  (art. 82  ss,  90  ss  et  100  de  la  loi 
fédérale  du  17 juin  2005  sur  le  Tribunal  fédéral  [LTF, RS 173.110]).  Le 
mémoire  doit  être  rédigé  dans  une  langue  officielle,  indiquer  les 
conclusions,  les  motifs  et  les  moyens  de  preuve,  et  être  signé.  La 
décision  attaquée  et  les  moyens  de  preuve  doivent  être  joints  au 
mémoire, pour autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF).

Expédition :