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**Case Identifier:** 51d87595-9374-5c84-b779-0be3fae7b723
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-11-17
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 17.11.2016 C/22574/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-22574-2014_2016-11-17.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés, ainsi qu'au Tribunal 

de protection de l'adulte et de l'enfant le 24 novembre 2016. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22574/2014 ACJC/1523/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 17 NOVEMBRE 2016 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______ (GE), appelante d'un jugement rendu par la 
12ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 29 février 2016, 

comparant par Me Philippe Juvet, avocat, 2, rue de la Fontaine, 1204 Genève, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______ (GE), intimé, comparant par Me Stéphane Rey, 
avocat, 3, rue Michel-Chauvet, 1208 Genève, en l'étude duquel il fait élection de 

domicile. 

 

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C/22574/2014 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/2721/2016 du 29 février 2016, reçu le 2 mars 2016 par 
A______, le Tribunal de première instance, statuant sur une action en 

modification d'un jugement de divorce formée par B______, a modifié le 

jugement de divorce JTPI/4703/2013 rendu par le Tribunal le 28 mars 2013 dans 

la cause C/19173/2012 en tant qu'il attribuait à A______ l'autorité parentale sur 

l'enfant C______, né le ______ 2003, et en tant qu'il réservait à B______ un large 

droit de visite sur l'enfant, lequel devait s'exercer, sauf accord contraire entre les 

parents, à raison d'un repas par semaine, d'un week-end sur deux et de la moitié 

des vacances scolaires (chiffre 1 du dispositif) et a annulé en conséquence, dans 

cette mesure, les chiffres 2, 3 et 4 du dispositif dudit jugement (ch. 2). Statuant à 

nouveau sur ces points, il a attribué à A______ et à B______ l'autorité parentale 

conjointe sur leur fils C______ (ch. 3), attribué à A______ la garde de l'enfant 

(ch. 4), réservé à B______ un droit de visite sur C______, lequel devait s'exercer, 

sauf accord contraire entre les parents, à raison d'un repas de midi par semaine, un 

jour et une nuit par semaine, un week-end sur deux et la moitié des vacances 

scolaires (ch. 5), ordonné l'instauration d'une curatelle d'organisation et de 

surveillance du droit de visite et communiqué le jugement au Tribunal de 

protection de l'adulte et de l'enfant en vue de la nomination d'un curateur qui serait 

chargé d'organiser, si besoin était, les relations personnelles et de surveiller le bon 

déroulement du droit de visite (ch. 6), confirmé pour le surplus le jugement du 

Tribunal du 28 mars 2013 (ch. 7), arrêté les frais judiciaires à 1'000 fr., mis à la 

charge des parties par moitié chacune et compensés avec l'avance fournie par 

B______, condamné en conséquence A______ à verser à B______ la somme de 

500 fr. (ch. 8), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 9) et débouté les parties de 

toutes autres conclusions (ch. 10). 

B. a. Par acte expédié au greffe de la Cour de justice le 31 mars 2016, A______ 
appelle du jugement précité, dont elle requiert l'annulation en tant qu'il annule le 

chiffre 2 du dispositif du jugement du 28 mars 2013 et en tant qu'il attribue aux 

parents l'autorité parentale conjointe sur leur fils C______. Elle conclut, avec suite 

de frais judiciaires et dépens, principalement, au renvoi de la cause au Tribunal 

pour reprise de l'instruction et audition de l'enfant et du témoin D______, son 

compagnon, et, subsidiairement, au maintien de l'attribution exclusive de l'autorité 

parentale sur l'enfant et donc à la confirmation du ch. 2 du dispositif du jugement 

de divorce du 28 mars 2013. 

 b. Dans sa réponse du 17 mai 2016, B______ a conclu à la confirmation du 
jugement du 29 février 2016, avec suite de frais judiciaires et dépens. 

 Il a produit des pièces nouvelles. 

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 c. Les parties ont répliqué, respectivement dupliqué, en persistant dans leurs 
conclusions. 

 A______ a déposé des pièces nouvelles avec sa réplique. 

 d. Le 21 septembre 2016, la Cour a procédé à l'audition de C______ , qui a donné 
son accord à la communication de ses déclarations à ses parents. 

Il en résulte que l'enfant est en première année du collège à ______. Il aimerait 

toutefois intégrer un collège public, ce sur quoi ses parents sont d'accord. 

Il présente une malformation du thorax, pour laquelle il doit porter le plus 

fréquemment possible une cloche à aspiration: il s'agit d'un appareil muni d'une 

pompe, qu'il transporte facilement, tant lorsqu'il se rend chez son père, que 

lorsqu'il part en voyage. 

Il fait parfois de la moto avec son père, avec un casque comprenant une protection 

de la mâchoire. Il ne porte pas de sac-à-dos lors des déplacements à moto, mais il 

met ses affaires dans le coffre. 

Ses parents sont d'accord pour qu'il passe un jour par semaine avec la nuit chez 

son père. Des discussions sont actuellement en cours pour choisir le jour. Sa mère 

préfère le lundi, alors que C______ préfère le mercredi. Il est content de pouvoir 

passer plus de temps avec son père. 

La communication entre ses parents est compliquée. Ils se parlent rarement 

directement. C'est lui qui doit passer les messages, ce qu'il trouve un peu lourd, 

même s'il s'est habitué. 

C______ ne souhaite pas que l'autorité parentale soit conjointe. Il trouve que la 

situation est plus simple pour lui si sa mère détient seule l'autorité parentale. Cela 

évite à ses parents de devoir se parler. Par exemple, s'il souhaite partir voir un ami 

à l'étranger, il est plus simple si sa mère décide seule. Des discussions entre ses 

parents prendraient trop de temps. 

Au sujet de l'exemple qu'il a donné lors de son audition par le Service de 

protection des mineurs (cf. ci-dessous let. C.i.b), il indique qu'il n'est finalement 

pas parti en Allemagne. Ce séjour n'était plus nécessaire, dans la mesure où au 

collège il a finalement choisi l'italien et non pas l'allemand. De toute façon, il ne 

voulait pas vraiment partir. Pour expliquer son désaccord avec l'autorité parentale 

conjointe, il expose qu'au début de l'été, alors qu'il se trouvait en Italie avec son 

père, il a demandé à ce dernier s'il pouvait rentrer plus tôt que prévu à Genève, 

pour voir un ami qui venait de Monaco. Son père a refusé, de sorte que C______ 

n'est pas rentré. 

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Il ne comprend pas pourquoi la situation devrait être modifiée, alors que ses 

parents sont parvenus à s'entendre sur l'éducation, la religion et le droit de visite. 

Il ne se souvient plus exactement pour quelle raison il a écrit au Tribunal en 

janvier 2016, alors qu'il avait été entendu en novembre 2015 par le Service de 

protection des mineurs. Après réflexion, il a eu l'impression que ce Service avait 

compris que la question de l'autorité parentale lui était indifférente, alors que tel 

n'était pas le cas. 

L'important pour lui est que cette affaire se termine. 

e. Le 22 septembre 2016, la Cour a transmis aux parties le compte-rendu de 
l'audition précitée, avec celui de l'audition de l'enfant par le Service de protection 

des mineurs (ci-après : SPMi) le 25 novembre 2015, en leur impartissant un délai 

pour se déterminer. 

f. Les parties se sont déterminées, en persistant dans leurs conclusions respectives, 
puis ont été informées le 7 octobre 2016 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. a. B______ et A______ se sont mariés le ______ 1993. Ils sont les parents de 
C______, né le ______ 2003. 

b. Par jugement JTPI/4703/2013 du 28 mars 2013, le Tribunal a prononcé le 
divorce des époux A______ et B______. Il a notamment attribué l'autorité 

parentale et la garde de l'enfant C______ à A______ (ch. 2), donné acte à celle-ci 

de son engagement de consulter le père avant toute décision importante 

concernant la santé, la scolarité, la religion, le développement et l'avenir en 

général de l'enfant (ch. 3) et réservé à B______ un large droit de visite sur 

l'enfant, lequel devait s'exercer, sauf accord contraire entre les parents, à raison 

d'un repas par semaine, d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances 

scolaires (ch. 4). 

Le Tribunal a considéré que faute d'accord des deux parents sur l'autorité 

parentale conjointe, il ne pouvait que l'attribuer à un seul des parents, soit la mère, 

avec laquelle l'enfant avait continué de vivre après la séparation des époux et à qui 

la garde était également attribuée. 

c. Par acte déposé au greffe du Tribunal le 4 novembre 2014, B______ a formé 
une demande en modification du jugement de divorce du 28 mars 2014, en 

concluant au prononcé de l'autorité parentale conjointe sur l'enfant, ainsi qu'à 

l'élargissement de son droit de visite à raison d'un repas par semaine, d'un week-

end sur deux, la moitié des vacances scolaires et un jour par semaine avec la nuit 

afférente. 

Il a fait valoir que A______ ne respectait pas son engagement de le tenir informé 

de décisions importantes concernant la scolarité, la religion, le développement et 

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l'avenir en général de l'enfant. A titre d'exemple, la mère, sans le consulter, avait 

amené l'enfant chez un médecin, lui avait fait passer des examens d'admission 

pour un collège à ______ et l'avait inscrit en école privée. En outre, l'autorité 

parentale conjointe était devenue la règle le 1er juillet 2014, de sorte que les 

conditions pour la modification du jugement de divorce concernant l'autorité 

parentale conjointe étaient remplies. 

Par ailleurs, les parents avaient d'ores et déjà convenu d'un commun accord que le 

droit de visite du père soit élargi à raison d'un jour par semaine avec la nuit 

correspondante. Le droit de visite se passait "très bien", hormis les cas où il en 

avait été privé par la mère sans raison valable. 

d. Lors de l'audience de conciliation du 24 février 2015, B______ a reproché à la 
mère de ne pas l'informer des décisions qu'elle prenait concernant l'enfant et de 

s'ingérer dans sa propre vie lorsqu'il était avec son fils. Sa relation avec C______ 

était très bonne. L'école publique à Genève était de bon niveau et il n'y avait ainsi 

pas de raison que C______ fréquente une école privée. Enfin, il habitait un trois 

pièces et son fils disposait d'un lit dans une petite pièce sans fenêtre, mais pouvait 

également dormir dans le salon sur un canapé-lit. 

A______ s'est opposée à l'autorité parentale conjointe. B______ n'était pas 

suffisamment responsable, leurs relations n'étaient pas suffisamment 

harmonieuses et ils n'avaient aucune vision commune par rapport à leur enfant, 

notamment concernant sa scolarité. Elle a reproché par exemple au père de 

transporter l'enfant en moto alors qu'elle s'y était toujours opposée et de ne pas le 

loger dans de bonnes conditions. Par ailleurs, d'entente entre les parents, C______ 

avait, durant une période, passé plus de temps chez son père pour travailler ses 

examens d'allemand. Enfin, elle avait informé sans délai le père des exercices qu'il 

fallait faire avec C______, en raison de ses problèmes de santé. 

e. Dans son mémoire de réponse du 13 mars 2015, A______ a conclu, 
préparatoirement, à l'audition de son compagnon D______ en relation avec les 

difficultés rencontrées dans l'exercice du droit de visite du père (allégués 4 à 6). 

Principalement, elle a conclu au déboutement de B______ de toutes ses 

conclusions. A son avis, les points de vue des parents au sujet de l'éducation de 

l'enfant étaient irréconciliables, la relation entre eux n'était pas harmonieuse, le 

père était agressif et irrespectueux et les conditions d'accueil de l'enfant chez son 

père n'étaient pas convenables. Les parents ne parvenaient pas à s'accorder sur les 

décisions importantes relatives à l'enfant. 

f. B______ n'est pas le père biologique de C______. Dans la mesure où se posait 
la question de la communication de cette information à l'enfant, au-delà 

d'allusions plus ou moins précises durant l'été 2014 au moment du remariage du 

père, les parties ont dans un premier temps tenté de résoudre leur différend à 

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l'amiable. Dans cette optique, elles ont consulté à trois reprises un médiateur entre 

février et mai 2015, sans succès. 

g. Lors de l'audience du 8 mai 2015, B______ a expliqué que A______ avait 
révélé à C______ qu'il était possible qu'il ne soit pas son père biologique. L'enfant 

n'avait pas mal réagi et n'avait pas souhaité en savoir davantage. La mère a déclaré 

que les parties avaient des visions différentes à ce sujet : elle estimait que l'enfant 

devrait apprendre la vérité alors que le père préférait laisser planer un doute. Au 

terme de l'audience, les parties ont souhaité pouvoir s'entendre sans l'intervention 

d'un tiers comme le SPMi. 

h. En l'absence d'accord après les audiences du 12 juin 2015 et du 22 septembre 
2015, le Tribunal a ordonné, avec l'accord des parties, l'établissement d'un rapport 

par le SPMi. En raison de deux incidents relatifs à l'exercice du droit de visite 

pendant l'été 2015, les parties se trouvaient dans une situation de blocage. 

i. Le rapport d'évaluation sociale a été transmis au Tribunal le 17 décembre 2015. 
Le SPMi a entendu séparément les parents, l'enfant (le 25 novembre 2015), ainsi 

que le "préfet de classe" à ______. 

i.a Dans ses conclusions, le SPMi a constaté que hormis une malformation 
osseuse au niveau de la poitrine, C______ se développait bien, qu'il était en 

avance sur le plan scolaire et qu'il n'avait aucun souci de comportement ni 

d'intégration. L'enfant avait de bonnes relations avec ses parents ainsi qu'avec les 

nouveaux partenaires de ceux-ci. A______ craignait qu'en obtenant l'autorité 

parentale, B______ use de son pouvoir pour s'opposer systématiquement à ses 

décisions. B______ se plaignait des abus de pouvoir de A______ notamment sur 

le plan de la scolarité et du droit de visite. Les parties avaient les compétences 

parentales requises, se souciaient de l'enfant et assumaient tous deux leurs 

obligations parentales. Leurs différends n'avaient pas constitué un problème 

sérieux pour la prise en charge de l'enfant. Si effectivement, B______ était 

réticent à l'inscription en école privée, il ne s'y était finalement pas opposé. Ce 

dernier estimait d'ailleurs pouvoir s'entendre avec la mère sur les questions 

d'éducation. Le fait que les parents aient à discuter des décisions à prendre pour 

l'avenir de leur fils, considéré comme un obstacle par la mère, pouvait être, au 

contraire, un enrichissement au processus décisionnaire et pouvait montrer à 

C______ que l'avis de son père était essentiel et devait être pris en considération. 

L'enfant pourrait ainsi, en se confrontant à ces avis différents, apprendre à 

défendre lui-même ses intérêts auprès des adultes. Il s'agissait d'un apprentissage 

qui lui serait certainement très utile par la suite dans sa propre vie. Par 

conséquent, aucun motif valable ne faisait obstacle à l'autorité parentale conjointe. 

i.b  C______ a été entendu le 25 novembre 2015 par le SPMi et a donné son 
accord à la transmission de ses déclarations au Tribunal ainsi qu'à ses parents. Il 

entretient une bonne relation avec ses deux parents. L'épouse de son père passe 

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deux à trois fois par mois par année à Genève. Il s'entend bien avec elle, ainsi 

qu'avec ses enfants, qui habitent au Pérou, mais qui sont venus en visite en Suisse. 

Il s'entend bien également avec le compagnon de sa mère, qui vit avec eux. Il se 

rend chez son père un week-end sur deux, ainsi qu'un jour et une nuit par semaine. 

Il y va également si sa mère et son beau-père ne sont pas là. Il passe avec son père 

également une partie des vacances, dont un Noël sur deux et la moitié du reste des 

vacances scolaires. C______ ne souhaite pas changer l'organisation de ses visites 

chez son père.  

C______ a exposé au SPMi qu'il n'était pas favorable au partage de l'autorité 

parentale. Pour expliquer la raison de son désaccord, il a indiqué que sa mère 

souhaitait qu'il aille en Allemagne quelques mois. Le projet n'était pas encore 

totalement sûr. C______ pensait qu'il s'agissait d'un bon choix et il croyait que, si 

sa mère devait en discuter avec son père, cela aurait risqué de prendre plus de 

temps pour arriver à une décision. Il ne savait pas ce que son père penserait d'un 

tel projet. A son avis, il était plus simple que sa mère garde l'autorité parentale 

seule. 

i.c Le Tribunal a transmis aux parties le rapport d'évaluation du SPMi sans le 
compte-rendu de l'audition de l'enfant établi le 14 décembre 2015 par ce Service. 

j. Lors de l'audience du 29 janvier 2016, B______ a exprimé son accord avec les 
conclusions de l'évaluation sociale du SPMi. A______ s'y est opposée s'agissant 

de l'autorité parentale conjointe. Elle a remis au Tribunal une lettre manuscrite de 

C______ adressée au juge, dans laquelle l'enfant expliquait qu'il souhaitait 

rencontrer celui-ci pour lui donner son point de vue précis sur la situation et que 

"l'autorité conjointe [allait] empirer la situation". 

 Les parties ont exposé leurs points de vue concernant les deux incidents survenus 

en août 2015, lorsque A______ était partie avec l'enfant en vacances au Pérou 

alors que B______ devait exercer son droit de visite mais ne s'était pas présenté 

pour aller chercher son fils à l'heure convenue, et en septembre 2015 durant le 

Jeûne Genevois, lorsque la mère avait amené l'enfant en Irlande alors que le père 

devait exercer son droit de visite. Les parties se sont également exprimées sur un 

autre incident survenu fin 2015 concernant la punition à infliger à C______ 

lorsque ce dernier avait menti à ses parents après avoir manqué ses cours de 

piano. 

 Au terme de l'audience, le Tribunal a refusé l'audition de D______, requise en 

début d'audience par la mère au sujet des événements précités. Il a renoncé à 

entendre directement C______ au motif qu'il avait été entendu par le SPMi 

postérieurement aux événements discutés en audience. 

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k. Le Tribunal a gardé la cause à juger au terme de l'audience de plaidoiries 
finales du 11 février 2016, lors de laquelle les parties ont persisté dans leurs 

conclusions respectives. 

 

EN DROIT 

1. 1.1 Le jugement entrepris constitue une décision finale et concerne un litige 
portant tant sur l'attribution des droits parentaux des parties et sur la fixation d'un 

droit de visite, de sorte que l'affaire est de nature non pécuniaire (arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_937/2015 du 31 mars 2016 consid. 1 et les jurisprudences citées). 

La voie de l'appel est dès lors ouverte (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). 

1.2 Déposé dans le délai utile et selon la forme prescrite par la loi (art. 130, 131 et 
311 CPC), l'appel est recevable. 

1.3 La Cour revoit la cause en fait et en droit avec un plein pouvoir d'examen 
(art. 310 CPC). 

Dans la mesure où le litige concerne un enfant mineur, les maximes d'office et 

inquisitoire illimitée sont applicables (art. 296 al. 1 et 3 CPC). 

La Cour n'est ainsi pas liée par les conclusions des parties, qui concernent les 

dispositions relatives à l'enfant. Elle demeure cependant tenue par les dispositions 

du jugement qui ne sont pas remises en cause en appel; le principe de la force de 

chose jugée partielle (art. 315 al. 1 CPC) prime dans ce cas la maxime d'office. 

En l'espèce, l'appelante ne conteste pas le jugement en tant qu'il élargit le droit de 

visite du père et instaure une curatelle d'organisation et de surveillance dudit droit, 

de sorte que la décision querellée est entrée en force sur ces points qui ne seront 

pas examinés en appel. 

2. Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et les moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en considération en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et 

s'ils ne pouvaient pas être invoqués ou produits devant la première instance bien 

que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de diligence (let. b). 

Dans les causes de droit matrimonial concernant les enfants mineurs, la Cour de 

céans admet cependant tous les novas (ACJC/540/2016 du 22 avril 2016 

consid. 2.1 et les arrêts cités). 

En l'espèce, les faits nouveaux allégués et les pièces produites en appel concernent 

des faits pertinents pour statuer sur les droits parentaux, de sorte qu'ils sont 

recevables. 

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3. L'appelante reproche en premier lieu au Tribunal de ne pas avoir entendu comme 
témoin son compagnon, de ne pas avoir transmis aux parties le compte-rendu de 

l'audition de l'enfant établi par le SPMi et de ne pas avoir procédé à l'audition de 

C______. Elle estime que la Cour "ne peut pallier aux insuffisances constatées" et 

devrait renvoyer la cause au Tribunal pour audition de l'enfant et du témoin. 

3.1 Les parties peuvent solliciter des actes d'instruction devant la Cour (art. 316  
al. 3 CPC). L'instance d'appel peut librement décider d'administrer des preuves 

lorsqu'elle estime opportun de renouveler leur administration ou de donner suite à 

une offre que l'instance inférieure a refusé d'accueillir, de procéder à 

l'administration d'un moyen nouveau ou d'instruire à raison de conclusions et/ou 

de faits nouveaux (arrêt du Tribunal fédéral 4A_229/2012 du 19 juillet 2012 

consid. 4; JEANDIN, in CPC, Code de procédure civile commenté, 

BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], 2011, n. 5 ad art. 316 CPC). 

Même lorsque le procès est soumis à la maxime inquisitoire en vertu de l'art. 296 

al. 1 CPC, applicable aux questions concernant les enfants, le juge est autorisé à 

effectuer une appréciation anticipée des preuves déjà disponibles et, s'il peut 

admettre de façon exempte d'arbitraire qu'une preuve supplémentaire offerte par 

une partie serait impropre à ébranler sa conviction, refuser d'administrer cette 

preuve (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1-4.3.2; 130 III 734 consid. 2.2.3 et la 

jurisprudence citée; arrêt du Tribunal fédéral 5A_86/2016 du 5 septembre 2016 

consid. 5.2.2). 

3.2 En l'espèce, la Cour - comme le code de procédure le lui permet, 
contrairement à ce que soutient l'appelante - a procédé à l'audition de l'enfant. 

Elle a transmis aux parties le compte-rendu de cette audition, ainsi que celui de 

l'audition de l'enfant par le SPMi, de sorte que les griefs de l'appelante à ce sujet 

sont devenus sans objet. Par ailleurs, l'appelante sollicitait du Tribunal l'audition 

de son compagnon comme témoin sur des allégués relatifs à l'exercice du droit de 

visite, ainsi qu'au sujet d'événements sur lesquels les parties se sont exprimées en 

audience. Cette audition n'était pas nécessaire pour résoudre la question de 

l'instauration de l'autorité parentale conjointe des parents sur leur fils. Par ailleurs, 

la Cour dispose de suffisamment d'éléments pour pouvoir trancher la question 

litigieuse. Les griefs de l'appelante relatifs à l'insuffisance de l'instruction sont 

ainsi infondés. 

4. A raison, le jugement entrepris n'est pas critiqué en tant qu'il admet que les 
conditions temporelles de l'art. 12 al. 4 et 5 Tit. fin. CC sont remplies (divorce 

prononcé le 28 mars 2013 et demande d'instauration de l'autorité parentale 

conjointe formée le 4 novembre 2014). 

L'appelante fait grief au Tribunal d'avoir nié que l'intérêt de l'enfant s'opposait à 

l'instauration de l'autorité parentale conjointe. Elle lui reproche de ne pas avoir 

pris en en considération les éléments suivants : le père n'a jamais participé à 

l'exercice de l'autorité parentale conjointe lorsque celle-ci était encore 

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théoriquement commune; il n'est pas le père biologique de l'enfant et sa légitimité 

à son égard n'est pas supérieure à celle du compagnon de la mère qui s'occupe en 

permanence et concrètement de C______ depuis plus longtemps que la durée de la 

vie commune passée entre le père et le fils, qui avait six ans lorsque celui-ci a 

quitté le domicile conjugal ; les parties s'opposent sur toutes les décisions relatives 

à l'enfant et ont des opinions divergentes en matière d'éducation (scolarité et 

punitions), de transport de l'enfant, de calendrier de prise en charge et de 

conditions de vie ; l'enfant manifeste son souhait de ne pas modifier la structure de 

décision actuelle en évoquant que la situation empirerait ; l'image, pour lui, d'une 

autorité perturbée en permanence par la saisine répétée du Tribunal de protection 

sur chaque sujet de discorde sera très préjudiciable à sa propre construction 

identitaire; le père prend des décisions "très étranges" à l'égard de l'enfant 

notamment sur le lieu de son couchage (réduit sans fenêtre) ou le refus de financer 

un appareil orthopédique pourtant nécessaire à sa santé; le père n'a jamais 

participé aux rencontres scolaires de base; il a longtemps refusé d'entendre 

"la voix de la raison de l'appelante" en transportant C______ à moto dans des 

conditions de sécurité insuffisantes (âge de l'enfant inadapté, type de casque et 

charges); le père discrédite les punitions infligées par la mère de par son laxisme 

(mensonges relatifs au cours de piano). 

4.1 Depuis l'entrée en vigueur du nouveau droit de l'autorité parentale le 1er juillet 
2014, l'attribution de l'autorité parentale conjointe constitue la règle et l'octroi ou 

le maintien de l'autorité parentale à un seul parent l'exception qui doit être admise 

de manière restrictive (art. 298b al. 2 CC, cas échéant applicable par le renvoi de 

l'art. 12 al. 4 Tit. fin. CC). Les conditions de l'attribution ou de maintien de 

l'autorité parentale exclusive sont moins restrictives que les conditions du retrait 

de l'autorité parentale (art. 311 CC). En particulier, l'attribution de l'autorité 

parentale à un seul parent est justifiée lorsqu'il existe un conflit sérieux et durable 

entre les parents ou une incapacité persistante à communiquer l'un avec l'autre, à 

condition que le conflit ou l'incapacité à communiquer ait des conséquences 

négatives sur l'enfant et qu'une telle décision serve le bien de ce dernier (ATF 141 

III 472 consid. 4.6). L'autorité parentale exclusive doit être maintenue lorsqu'il est 

possible de pronostiquer, sur la base de l'état de fait, que l'autorité parentale 

conjointe pourrait causer une atteinte considérable au bien de l'enfant et que le 

maintien de l'autorité exclusive paraît susceptible d'éviter une dégradation de la 

situation (ATF 142 III 197 consid. 3.7; arrêt du Tribunal fédéral 5A_186/2016 du 

2 mai 2016 consid. 4). 

L'autorité parentale conjointe est dénuée de sens lorsque la collaboration entre les 

parents n'est pas possible et il n'est pas dans l'intérêt supérieur de l'enfant qu'un 

juge ou une autorité de protection doivent constamment trancher les désaccords 

entre ses parents. Le maintien purement formel de l'autorité parentale pour le bien 

de l'enfant n'a alors aucun sens et ne serait conforme ni à l'intérêt de l'enfant, ni 

aux délibérations parlementaires. Cependant, pour justifier une attribution 

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exclusive de l'autorité parentale, il est nécessaire que le conflit ou les difficultés de 

communication entre les parents atteignent une certaine intensité et une certaine 

chronicité. Des désaccords ponctuels ou des points de vue différents, qui 

surviennent dans toutes les familles, surtout au moment d'une séparation ou d'un 

divorce, ne sont pas suffisants pour justifier l'attribution exclusive de l'autorité 

parentale. En présence d'un conflit parental grave, il faut encore examiner sous 

l'angle de la subsidiarité si une attribution judiciaire exclusive de certaines 

prérogatives de l'autorité parentale (par exemple en matière scolaire ou religieuse, 

ou à propos de la détermination de la résidence) est suffisante pour résoudre le 

conflit. L'attribution exclusive de l'autorité parentale doit rester une exception 

strictement délimitée (ATF 141 III 472 consid. 4.6 et 4.7; HELLE, Vers une prime 

au conflit parental? Analyse de l'arrêt du Tribunal fédéral 5A_923/2014, 

Newsletter DroitMatrimonial.ch octobre 2015). 

  Le juge doit prendre en considération, autant que possible, l'avis de l'enfant 
(art. 133 al. 2 CC par analogie). 

 4.2 Le juge n'est pas lié par les conclusions du SPMi; le rapport de ce service 
(lequel constitue une preuve au sens des art. 168 et 190 CPC) est soumis, à l'instar 

des autres preuves, au principe de la libre appréciation consacré par l'art. 157 CPC 

(HAFNER, in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, SPÜHLER/ 

TENCHIO/INFANGER [éd.], 2013, n. 4 ad art. 190 CPC; WEIBEL/NAEGELI, in 

Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], SUTTER-SOMM/ 

HASENBÖHLER/LEUENBERGER [éd.], 2013, n. 8 ad art. 190 CPC). 

  4.3 En l'espèce, il ressort du dossier que les relations entre les parents sont tendues 
et que la communication directe entre eux est difficile, ce dont se plaint leur fils. 

Cependant, ils ont démontré que s'ils se focalisent sur le bien de ce dernier, ils 

arrivent à surmonter leurs divergences. Ils sont parvenus, après s'être confrontés 

sur ces questions, à se mettre d'accord sur le fait que leur fils (qui le souhaite 

également) devrait fréquenter l'école publique, ainsi que sur un élargissement du 

droit de visite du père, dont C______ est content. Ils ont tous deux de bonnes 

capacités parentales, assument leurs obligations à l'égard de l'enfant et se soucient 

de son bien. Aucun conflit concernant la religion n'est allégué. La question 

relative à l'achat par le père d'un deuxième appareil orthopédique pour C______ 

est secondaire, dans la mesure où l'appareil peut être facilement transporté. 

Les divergences au sujet d'une punition en 2015, des modalités de transport de 

l'enfant à moto (question qui n'est plus d'actualité selon les déclarations de 

l'enfant) et sur les conditions de logement de l'enfant lorsqu'il est chez son père 

(dont C______ ne se plaint pas) peuvent survenir dans toutes les familles, étant 

souligné que la présente procédure, pendante depuis novembre 2014, a 

certainement envenimé les relations entre les parents. Le fait que le père n'ait pas 

participé à l'exercice de l'autorité parentale lorsque celle-ci était conjointe 

démontre plutôt qu'il n'existait à l'époque aucun conflit sérieux entre les parents. 

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La non-participation alléguée du père aux rencontres scolaires ne démontre pas 

l'existence d'un conflit entre les parents. Les arguments selon lesquels l'intimé 

n'est pas le père biologique de C______ et le beau-père de l'enfant s'occupe de 

celui-ci, ne sont pas déterminants. Au contraire, il est important pour sa 

construction identitaire que l'enfant puisse faire clairement la différence entre son 

père, qui prend avec sa mère les décisions importantes pour son avenir, et son 

beau-père, qui s'occupe de lui au quotidien. 

  De manière générale, la mère ne prétend pas que l'un ou l'autre des points de 
divergence qu'elle évoque aurait compromis le bien de l'enfant. La crainte qu'elle 

exprime de devoir recourir à l'avenir systématiquement au juge pour trancher les 

désaccords entre les parents ne repose sur aucun élément concret. 

  Il ressort des déclarations faites par l'enfant à la Cour et au SPMi et des exemples 

qu'il a fournis à ces occasions, que son opposition est dictée par des motifs de 

confort personnel et semble procéder en partie d'une mauvaise compréhension de 

la notion d'autorité parentale. C______ souhaite que les décisions le concernant 

soient prises rapidement, ce qui n'est pas un motif suffisant pour priver son père 

de l'autorité parentale. Au contraire, comme l'a relevé le SPMi, le fait que les 

parents aient à discuter des décisions à prendre pour son avenir est un 

enrichissement pour lui. Cela lui permet d'intégrer que l'avis de son père est 

essentiel et doit être pris en considération autant que celui de sa mère. Il pourra 

ainsi, en se confrontant à ces avis différents, apprendre à défendre lui-même ses 

intérêts auprès des adultes. 

 Il résulte de ce qui précède que le conflit parental et les difficultés de 

communication des parents n'atteignent pas une intensité suffisante pour déroger 

au principe de l'exercice en commun de l'autorité parentale. Il n'est pas établi que 

ladite instauration risquerait de porter préjudice au bien de l'enfant. Toutefois, 

l'attention des parties doit être attirée sur leur obligation de collaborer dans 

l'intérêt de leur fils, qui n'a en définitive qu'un souhait, à savoir que la présente 

procédure se termine, que la situation se détende et que ses parents ne l'utilisent 

plus comme messager. 

Le jugement attaqué sera donc confirmé. 

5. La Cour statue sur les frais judiciaires et les répartit d'office (art. 104 et 105 CPC). 
Les frais judiciaires seront fixés à 1'250 fr. (art. 30 et 35 RTFMC), mis à la charge 

de l'appelante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), et compensés avec l'avance 

fournie, acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

S'agissant d'un litige relevant du droit de la famille, chaque partie supportera ses 

propres dépens (art. 107 al. 1 let. c CPC). 

* * * * * * 

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C/22574/2014 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 31 mars 2016 par A______ contre les chiffres 1 à 3 

du dispositif du jugement JTPI/2721/2016 rendu le 29 février 2016 par le Tribunal de 

première instance dans la cause C/22574/2014-12. 

Au fond : 

Confirme le jugement attaqué. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'250 fr., les met à la charge de A______ et les 

compense avec l'avance fournie, acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

Siégeant : 

Madame Florence KRAUSKOPF, présidente; Monsieur Ivo BUETTI, Madame Ursula 

ZEHETBAUER GHAVAMI, juges; Madame Camille LESTEVEN. 

 

La présidente : 

Florence KRAUSKOPF 

 La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.