# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f1327524-b808-50c1-944e-0d3a83a90c8b
**Source:** Neuchâtel (NE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1997-01-07
**Language:** fr
**Title:** Neuchâtel Tribunal Cantonal Tribunal administratif 07.01.1997 TA.1995.214 (INT.1997.522)
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/NE_Omni/NE_TC_013_TA-1995-214_1997-01-07.html

## Full Text

A.                                        
R.,
domicilié à Cressier, technicien, a été inscrit au registre du commerce en
qualité de directeur de P. SA de mai 1984 à août 1989. En fait, il exerce à
titre indépendant depuis le 1er octobre 1988 à Neuchâtel sous la raison R.
Ingénierie. Dans sa déclaration d'impôts pour 1988, il a indiqué avoir avancé à
la Société G. SA le montant de 196'000 francs, somme qui n'avait produit aucun
rapport au 1er janvier 1988. Le 4 février 1988, R. a constitué avec S. et H. la
société G. SA avec siège à Genève dont le but est d'assurer le financement de
la construction et de l'exploitation du Golf X.. Il a été administrateur de
cette société, dont le siège a été transféré, jusqu'au 13 juillet 1988.
Ultérieurement, H., administrateur unique de la société P. SA, est resté seul
membre du conseil d'administration de G. SA. Au moment de la fondation de G.
SA, R. a souscrit quinze des 50 actions, de 1'000 francs chacune, constituant
le capital de cette société (50'000 francs, entièrement libéré). En juillet
1988, ce capital a été augmenté à 161'000 francs par l'émission de 111 actions
de 1'000 francs. Toutes les actions (161) ont été ensuite divisées en 1610
actions de 100 francs chacune. Ayant souscrit des nouvelles actions pour 33'000
francs, R. est alors devenu propriétaire de 480 de ces titres. Le 28 août 1988,
il en a acheté 481 autres à S. pour le prix de 400'000 francs, payable à raison
de 200'000 francs à la signature du contrat et 200'000 francs jusqu'au 28
février 1989. Le 7 octobre 1988, R. a vendu à H. 236 actions de G. SA pour
600'000 francs, payables à raison de 200'000 francs le 1er septembre 1988,
300'000 francs avant le 31 octobre 1988 et 100'000 francs avant le 28 février
1989. Dans sa déclaration d'impôts pour 1989 et 1990, R. a indiqué posséder 724
actions de ladite société. Par ailleurs, il a déclaré avoir accordé à G. SA un
prêt à hauteur de 476'265 francs à fin 1988 pour lequel des intérêts ont été
servis durant cette année-là par 10'153 francs. Ce prêt était de 470'868 francs
et son rapport de 37'353.75 francs à fin 1989. Dans le courant de l'année 1990,
R. a touché une part du produit de la vente, réalisée en commun avec H. et F.,
de 766 actions. Cette part a été de 2'479'000 francs. F. était alors directeur
de G. SA et gérant de la Société d'aménagement du G. Sàrl, société de droit
français.

                        Les
déclarations d'impôts du prénommé mentionnent qu'il possédait 10 actions du G.
SA à fin 1990, puis 12 de ces titres à fin 1991, 1992 et 1993. Elles n'ont
jamais été d'aucun rapport.

B.                                       
Le
22 avril 1993, l'administration cantonale des contributions a procédé à la
taxation de R. pour l'impôt fédéral direct 1989-1990. Elle a pris en compte, ce
faisant, à titre de revenu pour 1989, le bénéfice réalisé lors de la vente de
236 actions de la société G. SA à H. le 7 octobre 1988, bénéfice estimé à
489'981 francs. R. a formé une réclamation contre cette taxation le 11 mai
1993. Il a relevé n'avoir jamais procédé auparavant à des aliénations de titres
ayant généré un bénéfice substantiel et a déclaré n'avoir pas l'intention d'y procéder
à l'avenir. Le contribuable a fait valoir aussi que son activité
professionnelle n'était pas liée au golf et qu'en particulier il n'est pas
intervenu dans la gestion de G. SA, ni dans celle de la société d'aménagement
du G. Sàrl. En conclusion, il demandait l'annulation de la taxation entreprise,
la vente des actions en cause relevant selon lui de la gestion du patrimoine
privé et son produit ne constituant dès lors pas un revenu imposable.

C.                                       
Le
22 mai 1995, le service des contributions a rejeté cette réclamation. En
résumé, ce service a considéré que P. SA, dont R. a été directeur et
administrateur, avait dans un premier temps financer les travaux préliminaires
nécessaires au montage de toute l'opération, puis s'était occupé, contre
rétribution, de la gestion administrative de G. SA. Il a retenu qu'il y avait
une étroite relation entre la transaction litigieuse et l'activité du
contribuable; que cette transaction a été financée par l'utilisation d'une part
importante de capitaux provenant de P. SA; que l'intéressé a possédé les
actions en question durant un temps relativement bref et que la manière
d'opérer la transaction en indique le caractère professionnel.

D.                                       
Le
29 juin 1995, R. défère ce prononcé au Tribunal administratif. Il se plaint
d'un excès de pouvoir d'appréciation, de constatations inexactes de faits
pertinents, d'inégalité de traitement et de la violation de son droit d'être
entendu. Contestant que les conditions légales et jurisprudentielles sont
remplies pour qu'on puisse dénier à l'opération en cause le caractère d'acte de
gestion de la fortune privée, le recourant conclut à l'annulation de la
décision attaquée et au constat que le bénéfice en question ne constitue pas un
revenu imposable, subsidiairement au renvoi de la cause au service des contributions,
le tout sous suite de frais et dépens. Ses moyens seront repris dans les
considérants ci-dessous.

E.                                        
Dans
ses observations sur le recours, l'intimé conclut à son rejet.

                        Les
parties ont pu répliquer et dupliquer.

C
O N S I D E R A N T

en droit

1.                                         
Interjeté dans les formes et délai
légaux, le recours est recevable.

2.                                         
a) Le recourant se plaint d'une
violation de son droit d'être entendu par le service des contributions, lequel
ne lui a pas laissé la faculté de se prononcer sur tous les documents versés au
dossier avant de prendre sa décision.

                        La
jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré en procédure
administrative cantonale par l'article 21 al.1 LPJA, en particulier le droit
pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son
détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur
le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à
l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à
leur propos. En effet, le droit d'être entendu est à la fois une institution
servant à l'instruction de la cause et une faculté de la partie, en rapport
avec sa personnalité, de participer au prononcé d'une décision qui lèse sa
situation juridique. La jurisprudence admet que la violation du droit d'être
entendu peut être réparée lorsque le recourant a eu l'occasion de s'exprimer
devant une autorité de recours jouissant d'une pleine cognition, revoyant
librement toutes les questions qui auraient pu être soumises à l'autorité
inférieure si celle-ci avait normalement préservé le droit d'être entendu de la
partie (RJN 1995, p.134 et les références). Or, en matière de contributions
directes – cantonales, communales et fédérales – le Tribunal administratif
n'est lié ni par les motifs invoqués à l'appui du recours, ni par les
constatations de fait de l'autorité inférieure (art.43 al.1 et 2 LPJA), et il
peut être saisi de tous les griefs indiqués par l'article 33 LPJA, à
l'exception de l'inopportunité de la décision attaquée (RJN 1993, p.299).
Toutefois, s'il s'agit de trancher une question de pur droit et si le renvoi à
l'autorité inférieure constituerait un acte de procédure vain, la réparation du
vice peut être admise (RJN 1984, p.248 cons.c; 1980-1981, p.218).

                        b)
En l'espèce, le recourant a eu la possibilité de consulter l'intégralité des
pièces versées au dossier avant qu'il soit procédé à un second échange
d'écritures. La distinction entre l'activité professionnelle du contribuable et
la simple gestion de sa fortune privée doit se faire, en matière d'impôt
fédéral direct, au regard de l'abondante jurisprudence établie par le Tribunal
fédéral au cours de ces 40 dernières années. Cette jurisprudence représente un
édifice bien construit qui offre au contribuable une certaine sécurité
juridique (Yersin, Les gains en
capital considérés comme le revenu d'une activité lucrative, in Archives de
droit fiscal suisse 59, p.170-171). Cela étant, ni l'autorité inférieure ni la
Cour de céans ne sauraient trancher en opportunité un cas relevant de cette
matière. Dès lors, l'éventuelle violation du droit d'être entendu dont se
plaint le recourant a été réparée dans le cadre de la présente procédure.

3.                                         
a) La loi fédérale sur l'impôt
fédéral direct (LIFD), entrée en vigueur le 1er janvier 1995, a abrogé l'arrêté
du Conseil fédéral du 9 décembre 1940 concernant la perception d'un impôt
fédéral direct (AIFD). Cependant, l'objet de la présente contestation concerne
la taxation pour 1989-1990, de sorte que l'ancien droit est applicable.

                        b)
Conformément à l'article 21 al.1 AIFD, le revenu total du contribuable est
assujetti à l'impôt fédéral direct, qu'il provienne d'une activité à but
lucratif, du rendement de la fortune ou d'autres sources de recette. Est
imposable, en particulier, le revenu d'une activité (commerce, artisanat,
etc.), y compris les revenus accessoires (litt.a). Seront donc assujettis tous
les revenus provenant d'une activité orientée vers un gain, que cette activité
soit exercée régulièrement, périodiquement ou en une seule fois (Archives 58,
p.668; ATF 112 Ib 230). Les bénéfices réalisés par l'aliénation d'éléments du
patrimoine constituent le revenu d'une activité lucrative au sens de l'article
21 al.1 litt.a AIFD dans la mesure où ils résultent d'une telle activité
lucrative. Ils ne tombent pas sous le coup de cette disposition s'ils sont
réalisés dans le cadre de la stricte administration de la fortune privée ou
lorsque le contribuable profite d'une occasion s'offrant par hasard, sans
exercer à proprement parler une activité lucrative (ATF 104 Ib 166, 96 I 655,
663, 667).

                        La
distinction entre gestion de la fortune privée et activité lucrative n'est pas
toujours facile. C'est particulièrement vrai lorsqu'il ne s'agit pas d'une
activité principale ou d'une activité accessoire en rapport avec l'activité
principale (Archives 58, p.669; 49, p.558). Le Tribunal fédéral a déjà traité
cette distinction dans un certain nombre de décisions relatives pour la plupart
à l'aliénation d'immeubles (ATF 115 Ib 269 cons.c, 112 Ib 81, 104 Ib 166). Il a
toutefois considéré qu'il n'y avait aucune raison pour que les critères adoptés
à cet effet pour les ventes d'immeubles ne valent pas aussi pour le commerce
d'or, pour les opérations à terme sur devises ou pour le commerce de titres
proprement dits (Archives 58, p.669 et les arrêts cités). Les gains réalisés à
cette occasion ne sont donc imposables que lorsqu'ils sont le produit d'une
activité lucrative selon l'article 20 al.1 litt.a AIFD.

                        c)
Eu égard à ce qui précède, la distinction entre simple administration de la
fortune privée et activité lucrative doit être effectuée sur la base des
différents critères en question qui, pris séparément ou tous ensemble, doivent
indiquer l'existence d'une activité lucrative au sens de l'article 21 al.1
litt.a AIFD (Archives 58, p.666; RDAF 1991, p.193). Ces différents critères
peuvent être, par exemple, l'étroite relation de la transaction avec l'activité
du contribuable, la mise en œuvre de connaissances spéciales, l'utilisation
d'une part importante de capitaux étrangers pour financer l'opération, la durée
de la possession, la manière d'opérer la transaction, l'intention manifeste de
réaliser un gain rapidement ainsi que la fréquence des achats et des ventes
(Archives 59, p.713-714; ATF 104 Ib 167). A lui seul, chacun de ces critères,
qui n'a pas de valeur absolue puisqu'il s'agit de simples indices, peut – mais
ne doit pas nécessairement – indiquer une activité à but lucratif. Ce qui est
déterminant, c'est que le contribuable se soit efforcé, de la même manière qu'un
commerçant indépendant agissant à titre accessoire, d'exploiter les
fluctuations des prix du marché pour réaliser un bénéfice. Il faut donc
déterminer de cas en cas et au regard de l'ensemble des circonstances si le
caractère professionnel de l'opération considérée existe ou non (Archives 59,
p.713, 58, 669; ATF 104 Ib 167-168, 96 I 670).

4.                                         
En l'espèce, il est constant que
le recourant a réalisé un bénéfice de 489'981 francs par l'achat et la vente
d'actions de G. SA lors de la période de calcul. L'intéressé conteste cependant
que le gain provenant de ces transactions puisse être considéré comme un revenu
et soutient qu'il relève de la simple administration de sa fortune privée.

                        a)
R. prétend que le bénéfice qu'il a tiré de la vente d'actions litigieuse, le 7
octobre 1988, constitue une opération isolée, réalisée à la faveur d'une
occasion propice. Ainsi que le relève l'intéressé lui-même, le critère du
caractère systématique des opérations est l'un des plus importants, si ce n'est
le plus important pour que puisse être qualifié de revenu le gain réalisé. Le
nombre des achats et des ventes du contribuable est le signe du caractère
systématique de l'activité. Il n'existe toutefois pas de nombre décisif
d'opérations qui permettent de départager l'activité commerciale de la gestion
de la fortune privée. Si les achats et les ventes sont fréquents et réguliers,
une forte présomption naît en faveur de l'existence d'une activité commerciale.
En cas de doute, d'autres facteurs permettent de qualifier l'aliénation, tels
que son rapport avec la profession du contribuable, le financement de
l'opération, sa brièveté, etc. La répartition des opérations dans le temps ne
joue pas de rôle. Les achats peuvent être groupés massivement sur une certaine
période, seules des ventes intervenant ultérieurement (Yersin, op.cit., p.142-143). Lorsque l'autorité fiscale examine
s'il y a commerce professionnel, elle est en droit de prendre en considération
non seulement les opérations conclues pendant la période de calcul en question
mais également les faits antérieurs ou postérieurs à cette période (Archives
50, p.365).

                        En
l'espèce, ainsi que cela ressort non seulement de ses déclarations d'impôts
entre 1988 et 1991, mais aussi de la correspondance adressée par son mandataire
d'alors, la fiduciaire Jaquenoud, à l'administration des contributions le 3
novembre 1992, le recourant a procédé à d'importantes ventes d'actions de la
société G. SA entre 1988 et 1992. Dans ces circonstances, sur le vu de la
jurisprudence mentionnée ci-dessus, on ne saurait qualifier d'opération isolée
la vente litigieuse du 7 octobre 1988.

                        b)
Le recourant conteste qu'il y ait une étroite relation entre la transaction et
son activité de spécialiste en éléments de construction préfabriqués. Il y a
lieu toutefois de constater que l'intéressé a joué un rôle de promoteur dans la
réalisation du Golf d'Esery. Preuve en est qu'avant même la constitution de la
société anonyme G. SA il a avancés 196'000 francs (v. déclaration d'impôts
1988), qu'il a augmenté ses avances financières par la suite (v. déclarations
d'impôt 1989 et 1990) et qu'il a fait valoir, dans sa comptabilité 1990, des
frais de représentation comme promoteur en les justifiant de la manière
suivante auprès du fisc : "Bien que situé sur France, G. comprend une
majorité de joueurs provenant de la région genevoise. Parmi ces personnes, il
s'en trouve beaucoup qui ont des responsabilités dans des entreprises
genevoises, entre autres dans le domaine de l'architecture ou autre ayant des
relations avec la construction. Un total de fr. 806.25 pour rencontrer des
personnes influentes ne paraît pas très élevé" (lettre de la fiduciaire
Jaquenoud au service des contributions du 8.4.1994).

                        Il
est par ailleurs notoire que pour devenir membre d'un club de golf, il convient
généralement de prendre une participation financière dans la société, ce qui
était précisément le cas pour le G.. En la cause, P. SA explique en effet que
"dans une deuxième phase, fin 1989/90, les actionnaires de la société G.
SA offrirent leurs actions à 800 nouveaux actionnaires, les futurs joueurs de
golf. A chaque vente, le nouvel actionnaire devait en outre octroyer un prêt de
18'000 francs à la société G. SA, soit au total un prêt non remboursable de
14'400'000 francs qui figure au passif de cette société" (v. réponse,
p.4). On ne saurait perdre de vue enfin le rôle joué par l'acquéreur des
actions dont le produit de la vente est ici litigieux : H.. Celui-ci, qui
était à la tête de l'entreprise P. SA, alors que R. en était directeur, a par
la suite fondé la société G. SA avec ce dernier avant de vendre ses actions, de
concert avec le recourant, à de futurs joueurs de golf recrutés parmi les gens
travaillant dans l'architecture ou la construction. Force est dès lors de
constater qu'il existe une étroite relation entre la transaction et l'activité
professionnelle, au sens large, du contribuable. En outre, l'opération
litigieuse ne procède nullement du hasard, mais elle s'inscrit dans un
processus à caractère nettement commercial qui consiste, pour le promoteur
d'une société, à acquérir, en vue de les revendre avec bénéfice, des actions de
cette société alors qu'elle n'a pas encore entièrement réalisé le but qui
apportera une plus-value importante à son patrimoine, en l'occurrence la
construction et l'exploitation d'un golf.

                        c)
C'est en vain également que le recourant conteste qu'une part importante de
capitaux étrangers lui a permis de financer l'opération. En effet, 400'000
francs ont été nécessaires à R. pour acquérir de S. 481 actions le 29 août
1988. La moitié de cette somme, soit 200'000 francs, était payable à la
signature du contrat et le solde le 28 février 1989. Or, aux termes de la
convention de cession d'actions conclu avec H. le 7 octobre 1988, R. a reçu
200'000 francs le 1er septembre 1988, 300'000 francs le 31 octobre 1988 et
100'000 francs le 28 février 1989, toutes les actions devant rester bloquées en
l'étude du notaire K. à Genève jusqu'à complet paiement du prix de vente,
c'est-à-dire en principe jusqu'au 28 février 1989. Dès lors, à la rigueur, R.
n'a eu à avancer 200'000 francs que du 29 août au 1er septembre 1988, le solde
étant financé par le bénéfice de la vente. De plus, il n'a jamais été à
proprement parler en possession des 236 actions vendues à H. puisque le
transfert s'est fait, par notaire interposé, directement de S. à ce dernier le
28 février 1988. Du reste, il appert que le recourant n'a pas eu l'intention
d'acquérir les titres dans le but de faire un placement, mais bien de les
revendre immédiatement pour réaliser un bénéfice important.

                        d)
Il suit de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres
critères dégagés par la jurisprudence du Tribunal fédéral, que l'activité du
recourant est assimilable à celle d'un négociant en titres. Le bénéfice qu'il a
réalisé lors de la transaction litigieuse dépasse ainsi le cadre strict de la
simple gestion de fortune, de sorte qu'il doit être considéré comme revenu
d'une activité à but lucratif au sens de l'article 21 al.1 litt.a AIFD et,
partant, soumis à l'impôt fédéral direct.

5.                                         
Mal fondé, le recours doit être
rejeté sous suite de frais (art.47 al.1 LPJA). Vu le sort de la cause, il n'est
pas alloué de dépens.

Par
ces motifs,

LE
TRIBUNAL ADMINISTRATIF

1.     
Rejette le recours.

2.     
Met à la charge du recourant un
émolument de décision de 1'000 francs et les débours par 100 francs,
partiellement compensés par ses avances.

3.     
Dit qu'il n'est pas alloué de dépens.