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**Case Identifier:** 636a20fd-6c01-5c2b-812f-debf3d0fabcd
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 13.10.2025 A/4262/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4262-2023_2025-10-13.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, présidente ; Teresa SOARES et Yves MABILLARD, 
juges assesseurs. 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

    C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4262/2023 ATAS/776/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 13 octobre 2025 

Chambre 6 

 

En la cause 

 

A______ 

représentée par APAS-Association pour la permanence de défense 
des patients et des assurés, mandataire 

 

recourante 

contre  

 

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

 A______ (ci-après : l’assurée), née le ______ 1992, mariée, est mère de trois 
enfants nés en 2012, 2015 et 2018. 

b. Le 26 janvier 2000, le représentant légal de l’assurée a déposé une demande de 
prestations AI pour assuré(e)s âgé(e)s de moins de 20 ans révolus. 

 Le 28 septembre 2000, le service médico-pédagogique (ci-après : SMP) a posé 
les diagnostics d’autres troubles de la personnalité de type immature, de trouble 
de l’acquisition du langage de type expressif et de trouble mixte des acquisitions 
scolaires. L’assurée présentait un retard d’environ deux ans et demi et une 
formation scolaire spéciale était nécessaire, avec poursuite du traitement 
logopédique. 

b. Elle a bénéficié, par décision de l’office de l’assurance invalidité (ci-après : 
OAI) du 12 octobre 2000, d’une formation scolaire spéciale et d’un traitement 
logopédique, prolongés par décisions des 25 mai 2004, 8 décembre 2005, 
30 août 2006 et 4 juillet 2007. 

c. Le 2 novembre 2007, le SMP a posé les diagnostics d’autres troubles 
spécifiques de la personnalité immature, de trouble de l’acquisition du langage 
type expressif, de trouble mixte des acquisitions scolaires et de trouble 
envahissant du développement (en référence à un rapport d’août 2006). 

d. Le 20 novembre 2007, le service médical régional (ci-après : SMR) a estimé 
que l’atteinte justifiait une formation professionnelle initiale (ci-après : FPI) dans 
un travail adapté. 

e. Le 20 mai 2008, la réadaptation professionnelle a constaté que l’assurée 
présentait des troubles cognitifs et du langage qui empêchaient une formation 
scolaire / professionnelle ordinaire. 

f. Le 20 mai 2008, l’OAI a pris en charge une orientation professionnelle (stage 
pratique à l’institut Les Peupliers) du 26 mai au 6 juin 2008. 

g. Le 9 janvier 2009, l’OAI a rejeté la demande de mesures professionnelles, en 
constatant que l’assurée était prise en charge pour une scolarité post-obligatoire au 
Centre éducatif de formation initiale (ci-après : CEFI) du 25 août 2008 au 
25 juin 2010. 

h. Le 9 janvier 2009, le CEFI a estimé qu’au niveau global un centre de formation 
spécialisé serait plus adapté pour l’assurée qu’une formation initiale en milieu 
ouvert. 

i. Du 16 novembre au 4 décembre 2009, l’assurée a effectué un stage comme 
aide-soignante au foyer Le Caroubier. Selon le rapport de celui-ci du 3 décembre 
2009, elle s’était montrée motivée, disponible et intéressée aux activités 
d’animation et de cuisine proposées aux hôtes du foyer et, progressivement, elle 

 
 
 

 

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avait pu prendre certaines responsabilités dans le cadre de situations préparées et 
connues. 

j. Du 8 février au 5 mars 2010, l’assurée a effectué un stage à Clair Bois. Le 
rapport d’évaluation du 5 mars 2010 concluait à un stage excellent, l’assurée 
ayant toutes les aptitudes pour faire une formation d’employée en intendance. 

k. Le 17 juin 2010, l’assurée a signé un contrat d’apprentissage (employée en 
intendance) pour la période du 30 août 2010 au 29 août 2012 avec la Fondation 
Clair Bois. 

l. Le rapport de sortie du CEFI du 21 juin 2010 mentionne que l’assurée a fourni 
un travail conséquent, tant au niveau scolaire que dans la réalisation de ses deux 
stages. Son investissement avait été exemplaire. 

m. Le 1er décembre 2010, l’OAI a pris en charge l’apprentissage précité au titre de 
FPI. 

n. Le 1er mars 2011, l’assurée a déposé une demande de prestations d’invalidité. 

o. Une note téléphonique du 18 mai 2011 (avec un intervenant de Clair Bois) de 
l’OAI mentionne que l’assurée avait fait une décompensation avec une énorme 
dépression à la suite du décès de son père, un suivi psychologique était suggéré. 

p. Un courriel de la conseillère en réadaptation du 5 décembre 2011 relève que 
l’assurée serait capable de réussir une AFP. 

q. Dès le 13 février 2012, l’assurée a présenté un arrêt de travail en raison d’une 
grossesse. Elle a accouché le 27 mars 2012. 

r. Un courriel d’un intervenant de Clair Bois du 29 février 2012 relève que 
l’objectif était que l’assurée termine sa formation AFP d’employée en intendance 
et qu’elle a d’importantes difficultés scolaires, mais de bonnes compétences 
pratiques. Elle avait un faible rendement en raison d’une anémie. 

s. Le 27 août 2012, l’OAI a pris en charge la prolongation du contrat 
d’apprentissage de l’assurée du 30 août 2012 au 29 août 2013. 

t. Une note téléphonique de l’OAI du 21 janvier 2013 (avec un intervenant de 
Clair Bois) mentionne que l’assurée a de plus en plus d’absences et que son 
anxiété l’empêche de passer les examens. 

u. Selon un rapport d’entretien du 5 février 2023, l’assurée présentait de 
nombreuses absences dues aux difficultés à gérer sa situation familiale. Elle avait 
les capacités à faire les choses correctement. Avec un soutien psychologique, elle 
serait capable d’augmenter son rendement qui était de 50%. L’assurée avait perdu 
confiance en elle et en ses capacités. 

v. Selon un courriel du 3 mai 2013 de l’intervenant de Clair Bois, l’assurée 
n’arrivait plus à gérer son apprentissage et sa vie privée, et souhaitait arrêter sa 
formation. Une attestation de travail lui serait fournie afin qu’un futur employeur 

 
 
 

 

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puisse l’engager. Elle devra pour cela diminuer sa charge de mère de famille et 
régulariser sa situation familiale. 

w. L’assurée a interrompu son apprentissage le 31 mai 2013 pour des raisons de 
santé. 

x. À la demande de l’OAI, le docteur B______, spécialiste en psychiatrie, a rendu 
le 23 janvier 2014 un rapport d’expertise, concluant à des diagnostics non 
incapacitants de dépendance au THC, de dépendance et/ou abus d’alcool 
actuellement abstinente sans médication aversive, d’immaturité sur fond de traits 
de fonctionnement limite et d’antécédents de graves carences affectives et de 
maltraitances et de difficultés liées à la naissance d’un enfant. 

y. Par décision du 2 juin 2014, l’OAI a rejeté la demande de prestations, en 
considérant que l’expertise du Dr B______ était probante. 

 Le 6 novembre 2020, l’assurée a déposé une nouvelle demande de prestations. 

b. Le 26 novembre 2020, le docteur C______, médecin interne au département de 
santé mentale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a attesté d’un trouble 
dépressif récurrent, d’un suivi au CAPPI depuis avril 2019 et d’une capacité de 
travail de 50% dans une activité adaptée. 

c. Le 9 juin 2021, le Dr C______ a fait état d’une anhédonie et d’une aboulie en 
lien avec la dépression qui impactaient les activités de loisirs et sociales. Un taux 
de travail progressif jusqu’à 50% dans une activité adaptée était possible. 

d. Le 15 juillet 2021, le SMR a retenu une aggravation de l’état de santé de 
l’assurée et une capacité de travail de 50% dès le 1er avril 2019 dans une activité 
adaptée. 

e. Le 22 septembre 2021, l’assurée a rempli un questionnaire statut, en indiquant 
qu’en bonne santé elle n’exercerait pas d’activité professionnelle. 

f. Le 23 novembre 2021, un rapport d’enquête économique sur le ménage, suite à 
une visite au domicile de l’assurée du 18 novembre 2021, a conclu à un 
empêchement dans le ménage de 12% et nul avec exigibilité de l’époux. Le 
rapport mentionne que « selon ses dires, sans atteinte à la santé, l’assurée resterait 
femme au foyer. Elle a fait le choix de s’occuper de ses trois enfants ». 

g. Le 29 septembre 2021, l’OAI a retenu un statut de ménagère. 

h. Par projet de décision du 2 décembre 2021, l’OAI a rejeté la demande de 
prestations. 

i. Le 20 décembre 2021, l’assurée a contesté son statut de ménagère, en indiquant 
qu’en bonne santé elle aurait travaillé à 50% pour partager son temps entre son 
travail et sa famille. Elle ne se rappelait pas avoir discuté lors de l’enquête 
ménagère de sa volonté de travailler en bonne santé. Ses empêchements avaient 
été sous-évalués et elle a conclu à « au minimum » une demi-rente d’invalidité. 

 
 
 

 

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j. Le 14 janvier 2022, le docteur D______, spécialiste en médecine interne, a 
attesté de carences en fer, d’apnées du sommeil engendrant de la fatigue et d’un 
état dépressif. La reprise d’une activité professionnelle était pour l’instant 
inappropriée. 

k. Le 28 janvier 2022, le Dr C______ a indiqué qu’il était plausible que la 
capacité de travail de l’assurée soit diminuée en raison du syndrome d’apnées du 
sommeil sévère mais l’assurée estimait être capable de travailler à 50%. 

l. Le 21 mars 2022, l’OAI a admis un statut mixte de l’assurée, 50% active et 
50% ménagère. 

m. Le 4 octobre 2022, la psychologue, conseillère en réadaptation professionnelle 
de l’OAI, a considéré que l’assurée n’était pas en mesure d’intégrer le marché du 
travail ordinaire. 

n. Le 21 octobre 2022, le Dr C______ a estimé que le marché du travail ordinaire 
lui paraissait effectivement hors de portée. Une expertise était peut-être pertinente. 

o. À la demande de l’OAI, le docteur E______, spécialiste en psychiatrie et 
psychothérapie, a rendu un rapport d’expertise le 14 avril 2023, lequel retient des 
diagnostics de trouble dépressif moyen avec syndrome somatique depuis avril 
2019 au présent, de dépendance éthylique et au cannabis actuellement abstinente, 
de trouble de la personnalité émotionnellement labile et anxieuse actuellement 
non décompensé ainsi qu’une capacité de travail de 70% depuis avril 2019, dans 
toute activité. 

p. Le 12 mai 2023, le SMR a considéré que l’expertise du Dr E______ était 
probante et que l’assurée présentait une capacité de travail de 70% depuis avril 
2019. Les limitations fonctionnelles étaient de la fatigue et du manque de 
motivation. 

q. Par décision du 4 décembre 2023, l’OAI a rejeté la demande de prestations, en 
constatant que le taux d’invalidité était de 15% (soit une perte économique de 
30%, ramenée à un statut d’active de 50%). 

 Le 26 décembre 2023, l’assurée, représentée par un avocat, a recouru à 
l’encontre de la décision précitée auprès de la chambre des assurances sociales de 
la Cour de justice, en concluant à l’octroi d’une rente entière d’invalidité. Elle 
contestait son statut mixte et la valeur probante de l’expertise du Dr E______. 
Dans un complément du 9 février 2024, elle a contesté également la valeur 
probante de l’expertise du Dr SÉCHAUD et rappelé qu’elle était considérée 
comme invalide puisqu’elle avait bénéficié d’une FPI. 

b. Le 12 mars 2024, l’OAI a conclu au rejet du recours, en relevant que 
l’expertise du Dr E______ était probante, principalement concordante avec les 
médecins psychiatres de la recourante. Le statut mixte devait être confirmé, dès 
lors que la recourante avait indiqué qu’en bonne santé elle aurait travaillé à 50%. 

 
 
 

 

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c. Le 30 avril 2024, la recourante a répliqué, en sollicitant une audience de 
comparution personnelle et en relevant que son insertion sur le marché primaire 
était mise en échec par l’interruption de sa FPI. L’intimé devait reconsidérer sa 
décision du 2 juin 2014, erronée car fondée sur l’expertise du Dr B______. 

d. Le 9 septembre 2024, la chambre de céans a entendu les parties en audience de 
comparution personnelle. 

La recourante a déclaré qu’en bonne santé elle aurait souhaité travailler d’abord à 
50%, pour s’habituer à un environnement professionnel, puis à 100%. Elle aurait 
aimé faire un apprentissage pour aider les personnes âgées. 

e. Le 13 décembre 2024, la recourante a communiqué plusieurs rapports du 
service de pneumologie des HUG, attestant d’un syndrome d’apnée obstructive 
du sommeil (SAOS) d’intensité très sévère, posé le 18 octobre 2021, entrainant 
une fatigue très sévère, diminuée par le traitement de CPAP. Le Dr E______ 
n’avait pas tenu compte de la fatigue induite par le SAOS et n’avait pas instruit 
son retard de développement. 

f. Le 7 janvier 2025, le SMR a estimé que le SAOS qui provoquait de la fatigue 
pouvait être traité par CPAP, traitement exigible et efficace, et qu’il n’entrainait 
pas d’incapacité de travail durable. Par ailleurs, la fatigue était prise en compte 
dans la capacité de travail réduite à un taux de 70%, telle qu’évaluée par l’expert 
psychiatre. 

g. Le 14 janvier 2025, l’OAI s’est rallié à l’avis du SMR précité et a indiqué que 
les mesures accordées en raison d’un retard de développement de langage ne 
justifiaient pas une invalidité automatique. 

h. La chambre de céans a demandé des renseignements complémentaires aux 
médecins traitants : 

 le 7 février 2025, les Dres F______, médecin interne, et G______, médecin 
adjointe, au CAPPI Eaux-Vives, ont indiqué que l’assurée avait souhaité 
clôturer son suivi au CAPPI en raison de la difficulté face au changement 
annuel de médecin ; 

 le 18 février 2025, le Dr H______, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 
a indiqué qu’il suivait l’assurée depuis le 9 janvier 2025 pour un trouble 
dépressif récurrent, épisode actuel de sévérité moyenne, ainsi qu’une 
déficience intellectuelle légère. Une insertion dans le marché du travail 
ordinaire était improbable. Un cadre de travail protégé était réaliste. 

i. Le 13 mars 2025, l’OAI a communiqué un avis du SMR du même jour, lequel a 
maintenu l’appréciation précédente. 

j. Par ordonnance du 16 avril 2025, la chambre de céans a confié un examen 
neuropsychologique à I______, MAS en neuropsychologie clinique, en 
considérant ce qui suit : 

 
 
 

 

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En l’occurrence, l’intimé s’est fondé, pour rendre la décision litigieuse, sur 
l’expertise du Dr E______ du 14 avril 2023. La recourante conteste la valeur 
probante de cette expertise et fait valoir l’avis de son psychiatre traitant, le 
Dr H______, ainsi que son statut d’invalide reconnu par l’intimé dès lors qu’elle 
avait bénéficié d’une FPI. 

En l’état, au vu des conclusions du psychiatre traitant, lequel estime qu’un bilan 
neuropsychologique apporterait une vision plus globale du fonctionnement 
intellectuel et des éventuels déficits cibles de la recourante ainsi que de l’absence 
d’un tel bilan lors de l’expertise du Dr E______, il se justifie d’ordonner un 
examen neuropsychologique de l’assurée auprès de I______. 

k. Le 10 juin 2025, I______ a rendu son rapport d’examen neuropsychologique, 
concluant à une efficience intellectuelle globalement très faible et une déficience 
intellectuelle légère, un trouble de la mémoire, des fonctions attentionnelles 
altérées. Le profil cognitif compromettait l’autonomie, les capacités 
d’apprentissage et l’adaptation en contexte professionnel. Une activité dans un 
cadre protégé pourrait être envisagée. 

l. Le 10 juillet 2025, le SMR a estimé que ces conclusions étaient en désaccord 
avec les deux expertises psychiatriques antérieures (2014 et 2023) qui ne 
retenaient pas de troubles cognitifs majeurs et que par ailleurs la description des 
activités quotidiennes de l’assurée ne relevait pas d’empêchements significatifs 
(l’assurée s’occupait de ses trois enfants, des courses, des repas, du ménage, de 
l’administratif, partait en vacances, n’était pas incurique). La neuropsychologue 
retenait une étiologie neurodéveloppementale et psychiatrique (état dépressif). Le 
bilan neuropsychologique seul ne pouvait suffire pour se prononcer sur une 
capacité de travail, mais ses résultats devaient être discutés avec le dernier expert 
psychiatre pour effectuer un complément d’expertise et se prononcer sur la 
capacité de travail retenue. 

m. Le 10 juillet 2025, l’OAI s’est rallié à l’avis du SMR précité et a proposé de 
reprendre l’instruction du dossier médical et d’effectuer un complément 
d’expertise psychiatrique. 

n. Le 11 juillet 2025, la recourante a estimé que le rapport de I______ avait pleine 
valeur probante. Une demande de reconsidération était adressée à l’intimé 
concernant sa décision de refus de prestations du 2 juin 2014. Elle a conclu à 
l’octroi d’une rente entière d’invalidité dès le 1er mai 2021, subsidiairement, au 
renvoi de la cause à l’intimé pour instruction complémentaire. L’expertise du Dr 
E______ n’était pas probante, notamment, parce qu’elle niait l’existence d’un 
retard de développement / mental. 

Le statut était celui d’active car ce n’était pas par choix qu’elle n’exerçait pas 
d’activité lucrative à temps complet ; le statut d’active avait d’ailleurs été retenu 
lors de la décision de juin 2014. 

 
 
 

 

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o. Le 6 août 2025, l’intimé a écrit à la recourante qu’il n’entendait pas entrer en 
matière sur la demande de reconsidération. 

p. Le 6 août 2025, l’intimé a indiqué que l’examen neuropsychologique seul 
n’était pas de nature à permettre une évaluation de la capacité de travail de la 
recourante. Un statut mixte était pertinent. 

q. Le 14 août 2025, la recourante s’est opposée au renvoi de la cause à l’intimé 
pour complément d’expertise auprès du Dr E______ et a conclu, principalement, 
à l’octroi d’une rente entière d’invalidité sur la base du rapport de I______, 
subsidiairement, à l’ordonnance d’une expertise judiciaire. 

 

EN DROIT 

1.  

1.1 Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation 
judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations 
prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances 
sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur 
l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

1.2 Interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 al. 1 LPGA). 

2. Le litige porte sur le droit de la recourante a une rente d’invalidité, singulièrement 
sur son statut et l’évaluation de sa capacité de travail. 

3.  

3.1 Le 1er janvier 2022, les modifications de la LAI du 19 juin 2020 
(développement continu de l’AI ; RO 2021 705) ainsi que celles du 
3 novembre 2021 du règlement sur l’assurance-invalidité du 17 janvier 1961 
(RAI – RS 831.201 ; RO 2021 706) sont entrées en vigueur. 

En l’absence de disposition transitoire spéciale, ce sont les principes généraux de 
droit intertemporel qui prévalent, à savoir l’application du droit en vigueur lorsque 
les faits déterminants se sont produits (cf. ATF 144 V 210 consid. 4.3.1 et la 
référence). Lors de l’examen d’une demande d’octroi de rente d’invalidité, est 
déterminant le moment de la naissance du droit éventuel à la rente. Si cette date 
est antérieure au 1er janvier 2022, la situation demeure régie par les anciennes 
dispositions légales et réglementaires en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021. Si 
elle est postérieure au 31 décembre 2021, le nouveau droit s’applique (cf. arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_60/2023 du 20 juillet 2023 consid. 2.2. et les références). 

En l’occurrence, la décision querellée a certes été rendue postérieurement au 
1er janvier 2022. Toutefois, la demande de prestations ayant été déposée en 2020 

 
 
 

 

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et la recourante invoquant une incapacité de travail depuis toujours, un éventuel 
droit à une rente d’invalidité naîtrait antérieurement au 1er janvier 2022 (cf. art. 28 
al. 1 let. b et 29 al. 1 LAI), de sorte que les dispositions applicables seront citées 
dans leur teneur en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021. 

3.2 Est réputée invalidité, l'incapacité de gain totale ou partielle présumée 
permanente ou de longue durée, résultant d'une infirmité congénitale, d'une 
maladie ou d'un accident (art. 8 al. 1 LPGA et 4 al. 1 LAI). Selon l’art. 7 LPGA, 
est réputée incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des 
possibilités de gain de l'assuré sur le marché du travail équilibré qui entre en 
considération, si cette diminution résulte d'une atteinte à la santé physique, 
mentale ou psychique et qu'elle persiste après les traitements et les mesures de 
réadaptation exigibles (al 1). Seules les conséquences de l’atteinte à la santé sont 
prises en compte pour juger de la présence d’une incapacité de gain. De plus, il 
n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est pas objectivement surmontable 
(al. 2 en vigueur dès le 1er janvier 2008). 

3.3 En vertu de l’art. 28 al. 2 LAI, l’assuré a droit à une rente entière s’il est 
invalide à 70% au moins, à un trois quarts de rente s'il est invalide à 60% au 
moins, à une demi-rente s’il est invalide à 50% au moins, ou à un quart de rente 
s’il est invalide à 40% au moins. 

Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était 
pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui 
peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 
réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28a al. 1 
LAI). 

Il y a lieu de préciser que selon la jurisprudence, la notion d'invalidité, au sens du 
droit des assurances sociales, est une notion économique et non médicale; ce sont 
les conséquences économiques objectives de l'incapacité fonctionnelle qu'il 
importe d'évaluer (ATF 110 V 273 consid. 4a). L’atteinte à la santé n’est donc pas 
à elle seule déterminante et ne sera prise en considération que dans la mesure où 
elle entraîne une incapacité de travail ayant des effets sur la capacité de gain de 
l’assuré (arrêt du Tribunal fédéral I 654/00 du 9 avril 2001 consid. 1). 

3.4 Pour pouvoir calculer le degré d’invalidité, l’administration (ou le juge, s’il y 
a eu un recours) a besoin de documents qu’un médecin, éventuellement d’autres 
spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un 
jugement sur l’état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles 
activités l’assuré est, à ce motif, incapable de travailler (ATF 140 V 193 
consid. 3.2 et les références ; 125 V 256 consid. 4 et les références). En outre, les 
données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on 
peut encore, raisonnablement, exiger de l’assuré (ATF 125 V 256 consid. 4 et les 
références). 

 
 
 

 

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Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable 
sur le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. À cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde 
sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1 ; 133 V 450 
consid. 11.1.3 ; 125 V 351 consid. 3). 

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. 

3.4.1 Ainsi, en principe, lorsqu’au stade de la procédure administrative, une 
expertise confiée à un médecin indépendant est établie par un spécialiste reconnu, 
sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en 
pleine connaissance du dossier, et que l'expert aboutit à des résultats convaincants, 
le juge ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de 
douter de leur bien-fondé (ATF 135 V 465 consid. 4.4. et les références ; 125 V 
351 consid. 3b/bb). 

3.4.2 Un rapport du SMR a pour fonction d'opérer la synthèse des renseignements 
médicaux versés au dossier, de prendre position à leur sujet et de prodiguer des 
recommandations quant à la suite à donner au dossier sur le plan médical. En tant 
qu'il ne contient aucune observation clinique, il se distingue d'une expertise 
médicale (art. 44 LPGA) ou d'un examen médical auquel il arrive au SMR de 
procéder (art. 49 al. 2 RAI ; ATF 142 V 58 consid. 5.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_542/2011 du 26 janvier 2012 consid. 4.1). De tels rapports ne sont cependant 
pas dénués de toute valeur probante, et il est admissible que l'office intimé, ou la 
juridiction cantonale, se fonde de manière déterminante sur leur contenu. Il 
convient toutefois de poser des exigences strictes en matière de preuve ; une 
expertise devra être ordonnée si des doutes, même faibles, subsistent quant à la 
fiabilité ou à la pertinence des constatations effectuées par le SMR (ATF 142 V 
58 consid. 5 ; 135 V 465 consid. 4.4 et 4.6 ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_371/2018 du 16 août 2018 consid. 4.3.1). 

3.4.3 En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge 
peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 

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généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). S'il 
est vrai que la relation particulière de confiance unissant un patient et son médecin 
traitant peut influencer l'objectivité ou l'impartialité de celui-ci (cf. ATF 125 V 
351 consid. 3a 52 ; 122 V 157 consid. 1c et les références), ces relations ne 
justifient cependant pas en elles-mêmes l'éviction de tous les avis émanant des 
médecins traitants. Encore faut-il démontrer l'existence d'éléments pouvant jeter 
un doute sur la valeur probante du rapport du médecin concerné et, par 
conséquent, la violation du principe mentionné (arrêt du Tribunal fédéral 
9C_973/2011 du 4 mai 2012 consid. 3.2.1). 

3.4.4 On ajoutera qu'en cas de divergence d’opinion entre experts et médecins 
traitants, il n'est pas, de manière générale, nécessaire de mettre en œuvre une 
nouvelle expertise. La valeur probante des rapports médicaux des uns et des autres 
doit bien plutôt s'apprécier au regard des critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 
consid. 3a) qui permettent de leur reconnaître pleine valeur probante. À cet égard, 
il convient de rappeler qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence 
entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 ; 
arrêt du Tribunal fédéral I 514/06 du 25 mai 2007 consid. 2.2.1, in SVR 2008 IV 
n. 15 p. 43), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par 
l'administration ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait 
qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va 
différemment que si ces médecins traitants font état d'éléments objectivement 
vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment 
pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expert (arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_755/2020 du 19 avril 2021 consid. 3.2 et les références). 

3.5 En ce qui concerne les facteurs psychosociaux ou socioculturels et leur rôle en 
matière d'invalidité, ils ne figurent pas au nombre des atteintes à la santé 
susceptibles d'entraîner une incapacité de gain au sens de l'art. 4 al. 1 LAI. Pour 
qu'une invalidité soit reconnue, il est nécessaire, dans chaque cas, qu'un substrat 
médical pertinent, entravant la capacité de travail (et de gain) de manière 
importante, soit mis en évidence par le médecin spécialisé. Plus les facteurs 
psychosociaux et socioculturels apparaissent au premier plan et imprègnent 
l'anamnèse, plus il est essentiel que le diagnostic médical précise s'il y a atteinte à 
la santé psychique qui équivaut à une maladie. Ainsi, il ne suffit pas que le tableau 
clinique soit constitué d'atteintes qui relèvent de facteurs socioculturels; il faut au 
contraire que le tableau clinique comporte d'autres éléments pertinents au plan 
psychiatrique tels, par exemple, une dépression durable au sens médical ou un état 
psychique assimilable, et non une simple humeur dépressive. Une telle atteinte 
psychique, qui doit être distinguée des facteurs socioculturels, et qui doit de 
manière autonome influencer la capacité de travail, est nécessaire en définitive 
pour que l'on puisse parler d'invalidité. En revanche, là où l'expert ne relève pour 
l'essentiel que des éléments qui trouvent leur explication et leur source dans le 

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http://intrapj/perl/decis/125%20V%20351

 
 
 

 

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champ socioculturel ou psychosocial, il n'y a pas d'atteinte à la santé à caractère 
invalidant (ATF 127 V 294 consid. 5a in fine). 

3.6 Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires 
de la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 126 V 353 consid. 5b et les références ; 125 V 193 consid. 2 
et les références ; cf. ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 et les références). Aussi 
n’existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel 
l’administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré 
(ATF 135 V 39 consid. 6.1 et la référence). 

3.7 Conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine 
des assurances sociales, le juge des assurances sociales doit procéder à des 
investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de 
raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices 
résultant du dossier. Il ne peut ignorer des griefs pertinents invoqués par les 
parties pour la simple raison qu'ils n'auraient pas été prouvés (VSI 5/1994 220 
consid. 4a). En particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît 
nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF 117 V 282 consid. 4a ; 
RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; arrêt du Tribunal fédéral I 751/03 du 19 mars 2004 
consid. 3.3). Lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction 
est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise lorsqu'il 
considère que l'état de fait médical doit être élucidé par une expertise ou que 
l'expertise administrative n'a pas de valeur probante (ATF 137 V 210 
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4). Un renvoi à l’administration reste possible, notamment 
quand il est fondé uniquement sur une question restée complètement non instruite 
jusqu'ici, lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par 
l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF 137 V 210 
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4 ; SVR 2010 IV n. 49 p. 151 consid. 3.5 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_760/2011 du 26 janvier 2012 consid. 3). 

3.8 Tant lors de l'examen initial du droit à la rente qu'à l'occasion d'une révision 
de celle-ci (art. 17 LPGA), il faut examiner sous l'angle des art. 4 et 5 LAI quelle 
méthode d'évaluation de l'invalidité il convient d'appliquer (art. 28a LAI, en 
corrélation avec les art. 27 ss RAI). Le choix de l'une des trois méthodes entrant 
en considération (méthode générale de comparaison des revenus, méthode mixte, 
méthode spécifique) dépendra du statut du bénéficiaire potentiel de la rente : 
assuré exerçant une activité lucrative à temps complet, assuré exerçant une 
activité lucrative à temps partiel, assuré non actif. On décidera que l'assuré 
appartient à l'une ou l'autre de ces trois catégories en fonction de ce qu'il aurait fait 
dans les mêmes circonstances si l'atteinte à la santé n'était pas survenue. Lorsque 

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l'assuré accomplit ses travaux habituels, il convient d'examiner, à la lumière de sa 
situation personnelle, familiale, sociale et professionnelle, si, étant valide il aurait 
consacré l'essentiel de son activité à son ménage ou s'il aurait exercé une activité 
lucrative. Pour déterminer le champ d'activité probable de l'assuré, il faut 
notamment prendre en considération la situation financière du ménage, l'éducation 
des enfants, l'âge de l'assuré, ses qualifications professionnelles, sa formation ainsi 
que ses affinités et talents personnels (ATF 144 I 28 consid. 2.3 ; 137 V 
334 consid. 3.2 ; 117 V 194 consid. 3b ; Pratique VSI 1997 p. 301 ss consid. 2b ; 
arrêt du Tribunal fédéral 9C_722/2016 du 17 février 2017 consid. 2.2). Cette 
évaluation tiendra également compte de la volonté hypothétique de l'assurée, qui 
comme fait interne ne peut être l'objet d'une administration directe de la preuve et 
doit être déduite d'indices extérieurs (arrêt du Tribunal fédéral 9C_55/2015 du 
11 mai 2015 consid. 2.3 et l'arrêt cité) établis au degré de la vraisemblance 
prépondérante tel que requis en droit des assurances sociales (ATF 126 V 353 
consid. 5b). 

Selon la pratique, la question du statut doit être tranchée sur la base de l'évolution 
de la situation jusqu'au prononcé de la décision administrative litigieuse, encore 
que, pour admettre l'éventualité de la reprise d'une activité lucrative partielle ou 
complète, il faut que la force probatoire reconnue habituellement en droit des 
assurances sociales atteigne le degré de vraisemblance prépondérante (ATF 144 I 
28 consid. 2.3 et les références ; 141 V 15 consid. 3.1 ; 137 V 334 consid. 3.2 ; 
125 V 146 consid. 2c et les références). 

4. En l’occurrence, la chambre de céans a considéré qu’une évaluation 
neuropsychologique de la recourante était nécessaire et les parties admettent la 
valeur probante de l’expertise neuropsychologique judiciaire de I______. 

4.1 Celle-ci conclut à des difficultés marquées de la recourante, affectant 
différents domaines cognitifs et susceptibles, notamment, de limiter la résolution 
de problèmes, la compréhension d’instructions complexes et la communication, 
ainsi que de compromettre l’apprentissage et la rétention de nouvelles 
informations. Au vu de l’ensemble des éléments recueillis, le profil cognitif 
objectivé est de nature et d’intensité à compromettre significativement 
l’autonomie, les capacités d’apprentissage et l’adaptation en contexte 
professionnel. Une insertion dans le marché du travail ordinaire apparait très 
improbable. En revanche, d’un point de vue purement neuropsychologique, une 
activité professionnelle pourrait être envisageable dans un cadre protégé, à bas 
seuil d’exigence, structuré, sans manipulation de concepts abstraits ni 
d’instructions complexes, avec un accompagnement adapté et un rythme 
compatible avec la fatigabilité observée. 

4.2 L’intimé, en se ralliant à l’avis du SMR, a cependant estimé que les résultats, 
probants, de l’examen neuropsychologique ne pouvaient suffire à eux seuls à 
évaluer la capacité de travail de la recourante et qu’ils devaient être discutés avec 
le Dr E______, dans le cadre d’un complément d’expertise. 

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4.2.1 Dans le même sens que l’intimé, il convient d’admettre que les conclusions 
de l’examen neuropsychologique ne permettent pas, à elles seules, de retenir une 
incapacité de travail totale de la recourante et qu’elles doivent être prises en 
compte dans le cadre d’une évaluation par un expert psychiatre. 

En revanche, dans le sens de la recourante, il convient d’admettre qu’il n’est pas 
adéquat de confier cette évaluation au Dr E______, dont le rapport d’expertise 
n’est pas probant. 

4.2.2 En effet, dans son rapport d’expertise, le Dr E______ a estimé que les 
capacités de concentration et intellectuelles de la recourante étaient dans la 
moyenne faible, ce qui était concordant avec le niveau d’acquisition et nettement 
au-dessus de la déficience intellectuelle, ce qui, selon lui, rendait inutile un 
examen neuropsychologique (expertise du Dr E______, p. 27). Le Dr E______ a 
conclu à une capacité de travail de 70% dans toute activité adaptée au niveau 
d’acquisition (expertise du Dr E______, p. 43). 

Cette évaluation est clairement contredite par les conclusions de l’examen 
neuropsychologique de I______, de sorte qu’on ne peut lui reconnaitre une pleine 
valeur probante, étant relevé que, selon la jurisprudence, le rapport d’un 
psychologue peut constituer un indice sérieux d’une atteinte psychique 
significative (arrêt du Tribunal fédéral 8C_515/2024 du 25 mai 2025). Dans ces 
conditions, une évaluation par un expert psychiatre qui ne s’est pas déjà prononcé 
sur l’atteinte à la santé de la recourante, paraît plus adéquate. 

4.3 Conformément à la conclusion de l’intimé, qui propose de reprendre 
l’instruction médicale du dossier, la cause lui sera renvoyée pour complément 
d’instruction par le biais d’une évaluation psychiatrique auprès d’un autre expert 
que le Dr E______. Cet expert devra prendre en compte l’examen 
neuropsychologique de I______. Un renvoi à l’intimé se justifie plutôt qu’une 
expertise judiciaire, dès lors que, d’une part, l’intimé lui-même considère que 
l’aspect médical est insuffisamment instruit et qu’il doit le compléter et, d’autre 
part, qu’il s’agit de préciser une question médicale. 

Enfin, il incombera à l’intimé, à l’issue de l’évaluation psychiatrique, de procéder 
à un nouvel examen du statut de la recourante, en prenant en compte les griefs 
émis à cet égard par celle-ci concernant son statut mixte. 

5. Partant, le recours sera partiellement admis, la décision litigieuse annulée et la 
cause sera renvoyée à l’intimé pour nouvelle décision dans le sens des 
considérants. 

 

 

Pour le surplus, la recourante obtenant partiellement gain de cause, une indemnité 
de CHF 2'000.- lui sera accordée à titre de participation à ses frais et dépens 

 
 
 

 

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(art. 61 let. g LPGA ; art. 6 du règlement sur les frais, émolument et indemnités en 
matière administrative du 30 juillet 1986 [RFPA – E 5 10.03]). 

Au vu du sort du recours, il y a lieu de condamner l’intimé au paiement d'un 
émolument de CHF 200.- (art. 69 al. 1 bis LAI). 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Annule la décision de l’intimé du 4 décembre 2023. 

4. Renvoie la cause à l’intimé pour nouvelle décision, dans le sens des considérants. 

5. Octroie à la recourante une indemnité à titre de dépens de CHF 2'000.- à charge de 
l’intimé. 

6. Met un émolument de CHF 200.- à charge de l’intimé.  

7. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Adriana MALANGA 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le