# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 00a885f7-99af-5cc3-a606-463bd5b10852
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-12-19
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.pdf

## Full Text

Siégeant : M. Vincent FOURNIER, président, M. Stéphane ZEN-RUFFINEN, 
juge, et Mme Lorella BERTANI, juge suppléante; Mme Jessica GOLAY, greffière.  

P/10476/2012  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   

 
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

 

Chambre 9 

 
19 décembre 2014  

 

MINISTÈRE PUBLIC, 

 

Monsieur A______, partie plaignante, assisté de Me AJ______, 
 
Madame B______, partie plaignante, assistée de Me AK______, 
 
Monsieur C______, partie plaignante, 
 
Madame D______, partie plaignante, 
 
Madame E______, partie plaignante, 
 
Madame F______, partie plaignante, 

contre  

 
Monsieur G______, prévenu, né le ______ 1968, domicilié ch. H______37, 1212 
Grand-Lancy, assisté de Me AL______ et Me AM______, 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut à un verdict de culpabilité du prévenu du chef des 
infractions retenues à son encontre dans son acte d'accusation et requiert le prononcé 
d'une peine privative de liberté de 36 mois, assortie du sursis partiel, la partie ferme de 
la peine devant être fixée à 12 mois, le solde étant suspendu avec un délai d'épreuve de 
3 ans, le sursis étant assorti d'une règle de conduite consistant en la poursuite du 
traitement ambulatoire ordonné au titre des mesures de substitution. Il se réfère à 
l'annexe de l'acte d'accusation s'agissant des confiscations et restitutions, étant précisé 
que le passeport du prévenu, saisi au titre des mesures de substitution, pourra lui être 
restitué. Il demande, enfin, que le prévenu soit condamné aux frais de la procédure. 

A______, par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité du prévenu du 
chef des infractions retenues à l'encontre de celui-ci dans l'acte d'accusation, sans 
circonstances atténuantes, et persiste dans ses conclusions civiles. 

B______, par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité du prévenu du 
chef des infractions retenues à l'encontre de celui-ci dans l'acte d'accusation, sans 
circonstances atténuantes, et persiste dans ses conclusions civiles. 

G______, par la voix de Me AM______, conclut, sa culpabilité étant reconnue au 
bénéfice d'une responsabilité faiblement restreinte et avec la circonstance atténuante du 
repentir sincère, à ce que celle-ci soit sanctionnée par une peine privative de liberté 
conforme aux réquisitions du Ministère public, étant précisé que la peine ferme à subir 
ne devrait pas excéder 6 mois, le sursis devant être assorti d'une règle de conduite telle 
que préconisée par le Ministère public. Il admet dans son principe la réparation du tort 
moral sollicitée par les parties plaignantes A______ et B______, s'en rapportant à 
justice quant à sa quotité. En ce qui concerne les conclusions civiles liées au dommage 
matériel allégué par la partie plaignante A______, il conclut à ce que celle-ci soit 
déboutée, subsidiairement renvoyée à mieux agir au civil. En ce qui concerne celles de 
la partie plaignante B______, il y acquiesce. Il accepte également de prendre à sa charge 
les frais de justice. 

EN FAIT 

A. Par acte d'accusation du 30 septembre 2014, il est reproché à G______ d'avoir à 
Genève, plus précisément devant son domicile sis 37, chemin H______ au Grand-
Lancy, le lundi 23 juillet 2012 en fin d'après-midi, alors que l'intéressé et B______, 
dont il est séparé depuis plusieurs années, se querellaient régulièrement à propos de 
leur enfant I______, né le ______ 1997, qu'au début de l'été 2012, les tensions 
entre, d'une part, lui-même et, d'autre part, la précitée et son nouveau compagnon, 
A______, étaient devenues de plus en plus vives et que, dans ce contexte 
conflictuel, B______ et A______ avaient décidé de se rendre chez lui après que des 
messages SMS avaient été échangés, A______, peu avant 18h00, l'ayant enjoint de 
descendre : 
 

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- saisi, après avoir bu une tasse à café de whisky, un couteau de cuisine et rempli 
ladite tasse d'acide sulfurique concentré à plus de 80% – produit dont il disposait 
pour son activité de dépanneur sanitaire –, avant de descendre au pied de 
l'immeuble puis, après s'être dirigé vers le couple qui arrivait, jeté à leur hauteur 
le contenu de sa tasse au visage de A______ et, en lançant la tasse-même avec le 
résidu de produit à la tête de B______, éclaboussé celle-ci d'acide sulfurique, 
étant précisé, d'une part, que l'acide jeté au visage de A______ l'a défiguré, lui 
causant des brûlures au 3ème degré sur le front et le nez, ainsi qu'au 2ème degré 
profond sur les paupières supérieures et l'oreille supérieure gauche, lesquelles 
ont nécessité plus d'une dizaine d'opérations chirurgicales incluant plusieurs 
greffes de peau, la victime conservant à vie des cicatrices sur le visage entier, 
subissant également une érosion de la cornée de l'œil gauche, avec baisse de 
l'acuité visuelle, de même qu'un larmoiement chronique, ainsi qu'une sténose du 
conduit auditif externe gauche, sans séquelle fonctionnelle, d'autre part, que 
l'acide jeté au visage et sur le corps de B______ lui a occasionné des brûlures au 
3ème degré sur la cuisse et la jambe droite ainsi que des brûlures au 2ème degré 
profond sur le visage, le cou, le bras gauche ainsi que l'abdomen, nécessitant 
plusieurs opérations, la victime, outre les séquelles physiques qu'elle conservera 
à vie, notamment une jambe atrophiée par les greffes de peau, subissant 
également de graves souffrances psychiques engendrées par la douleur 
particulière des brûlures, les semaines d'hospitalisation, la succession des 
interventions et consultations médicales, ainsi que l'atteinte durable à son corps 
de femme, 
faits qualifiés de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 paragraphes 2 et 
3 CP (ch. I. 1. et 2 de l'acte d'accusation); 
 

- dans les circonstances en question, après avoir aspergé ses deux victimes d'acide 
sulfurique, poursuivi, couteau à la main, A______, qui s'enfuyait, en criant qu'il 
allait le "planter", l'effrayant ainsi vivement, de sorte à lui faire craindre pour sa 
vie ou son intégrité corporelle, plainte ayant été déposée en raison de ces faits le 
24 juillet 2012, 
faits qualifiés de menaces au sens de l'art. 180 CP (ch. II. 3. de l'acte 
d'accusation); 
 

- de retour sur les lieux de l'agression, menacé B______ avec ledit couteau, en lui 
signifiant "je t'aurai", lui faisant de la sorte craindre pour sa vie ou son intégrité 
corporelle, plainte ayant été déposée en raison de ces faits le 24 juillet 2012, 
faits qualifiés de menaces au sens de l'art. 180 CP (ch. II. 4. de l'acte 
d'accusation); 
 

- dans les circonstances en question, en jetant de l'acide sulfurique en direction de 
A______ et B______, qui se trouvaient à proximité de quatre véhicules 
stationnés en épi au bord du trottoir, éclaboussé et endommagé les carrosseries 
desdits véhicules, occasionnant de la sorte un dommage patrimonial à F______, 
C______, D______ et E______ équivalent aux frais de réparation des dégâts 

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occasionnés, plaintes ayant été déposées en raison de ces faits les 23, 25, 27 et 
30 juillet 2014, 
faits qualifiés de dommages à la propriété au sens de l'art. 144 CP (ch. III. 5. de 
l'acte d'accusation). 

B. Il ressort de la procédure les faits pertinents suivants. 

Constats et enquête 

a. Selon un rapport du 23 juillet 2012, la police est intervenue le jour-même au 
chemin H______31 au Grand-Lancy pour une "agression au couteau", à la suite 
d'une réquisition de sa centrale d'alarme (CECAL) à 18h04. 

A leur arrivée sur place, les policiers ont constaté que B______ était prise en charge 
par des ambulanciers, alors que des badauds les ont informés de ce que l'agresseur, 
G______, habitait au numéro 37 de l'adresse en cause, au 4ème étage. Les policiers 
sont donc montés et ont trouvé la porte de l'appartement du précité grande ouverte, 
lequel a été immédiatement interpellé, un couteau placé sur la table de cuisine étant 
saisi.  

Les policiers, redescendus, se sont enquis de la situation auprès de J______, 
témoin, qui leur a expliqué avoir vu G______ courir après B______ et jeter sur elle 
un récipient contenant un liquide acide puis se retourner contre l'ami de l'intéressée, 
lequel était parti en courant suivi par G______. J______ avait ensuite porté secours 
à B______ puis vu G______ revenir, un couteau à la main, menacer de mort 
l'intéressée, non sans lui asséner plusieurs coups de pieds au niveau du thorax, 
avant que celui-ci n'aille se réfugier dans son appartement. 

Les carrosseries de plusieurs véhicules stationnés aux abords immédiats ont été 
endommagées en raison, d'une part, d'une tasse en porcelaine projetée par G______ 
sur B______, d'autre part, de l'acide contenu dans ladite. Un linge de cuisine brûlé 
par l'acide a par ailleurs été retrouvé sur les lieux de l'agression. 

Un service spécialisé dans les produits toxiques est intervenu afin d'effectuer des 
prélèvements, alors que les débris de la tasse et traces de liquide retrouvés sur les 
voitures et le sol ont été traités et nettoyés par les pompiers afin d'éviter toute 
nouvelle contamination. 

Selon les premiers éléments d'enquête, G______ avait téléphoné à K______, 
éducatrice en lien avec le Service de protection des mineurs (SPMI), entre le 
moment de ses agissements et son interpellation, en lui annonçant qu'il avait tué son 
ex-compagne. 

A 18h30, la CECAL a informé les policiers de la découverte à l'avenue L______6 
d'une personne – soit A______ – brûlée à l'acide, un rapprochement étant fait avec 
la personne qui, selon le témoignage de J______, s'était enfuie en étant poursuivie 
par G______. A______, après s'être fait asperger par le liquide, s'était enfui à bord 
d'un véhicule puis, ne voyant plus rien à cause de l'acide, avait laissé la voiture au 
chemin M______ 15 et demandé de l'aide dans un magasin de motos sis plus loin à 
l'avenue L______. Il avait ensuite également été pris en charge par une ambulance 

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et conduit au service des urgences des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), son 
véhicule faisant l'objet d'une décontamination. 

G______ a refusé de se soumettre au test de l'éthylomètre. 

La perquisition ultérieure de son appartement a permis la découverte et la saisie 
d'une bouteille d'acide sulfurique, avec une concentration de plus de 80%, laquelle 
se trouvait dans une armoire du corridor. 

b.a. J______, domiciliée au chemin H______23, a expliqué, à l'occasion de son 
audition par la police du 23 juillet 2012, avoir aperçu sur ledit chemin, de retour 
d'une promenade, une femme qui criait "appelez la police!". Cette personne – à 
quelque 6 mètres de l'endroit où elle-même se trouvait – était alors en présence de 
deux hommes, dont l'un semblait passablement agité et hurlait "je t'aurai salope". 
La situation était alors confuse; il s'agissait d'une grosse dispute. Après un échange 
d'insultes, un des hommes avait lancé un projectile en porcelaine sur la femme. Un 
des deux hommes, toujours, était ensuite parti en courant en direction du stade 
H______poursuivi par l'autre impliqué dans la bagarre, sans que le témoin puisse 
dire qui courrait après qui. J______ avait immédiatement porté secours à la femme, 
qui lui avait dit que ses yeux brûlaient. Elle avait placé des compresses d'eau froide 
sur les yeux de cette dernière et pansé la blessure que l'intéressée présentait au cuir 
chevelu, du côté gauche, causée, certainement, par l'impact du projectile reçu. 
Lorsqu'elle soignait cette femme, l'un des hommes impliqués – en réalité l'ex-
compagnon de celle-ci, selon ce que l'intéressée lui avait ensuite dit – était revenu 
menacer l'intéressée au moyen d'un couteau et lui avait donné un coup de pied dans 
les côtes alors qu'elle se trouvait au sol. En quittant les lieux, il avait dit et répété "je 
t'aurai". A l'arrivée des ambulanciers, J______ avait constaté des brûlures sur le 
corps de la femme, au niveau du côté gauche de la nuque ainsi que sur le bras 
gauche. 

b.b. Par-devant le Ministère public, J______ a confirmé ses déclarations. Elle a 
précisé que la femme avait reçu le projectile sur la tempe gauche. L'un des 
hommes, en revenant vers la victime, avait un couteau à la main et avait effectué un 
geste comme pour toucher celle-ci en direction du thorax. Les coups de pied donnés 
étaient au nombre de deux ou trois dans le dos, sur le côté droit de la femme, qui 
était alors au sol. 

c. Les détenteurs de quatre véhicules stationnés au chemin H______et dont la 
carrosserie a été abîmée à la suite du jet de la tasse contenant l'acide, ont déposé 
plainte en temps utile. Il s'agit de F______, de C______, de D______ et de 
E______, lesquels se sont constitués parties plaignantes. 

d. i) Le 10 août 2012, N______, employée auprès de la Fondation des services 
d'aide et de soins à domicile (ci-après : FSASD) de service à la centrale 
téléphonique le 23 juillet précédent, a été entendue par la police. La précitée a 
expliqué qu'à cette date, aux alentours de 18h15, elle avait reçu un appel d'un 
homme inconnu qui disait avoir cherché à atteindre le SPMI et s'être fait rediriger 
sur le numéro de la FSASD. L'individu avait dit qu'il venait de "massacrer" son ex-
femme ainsi que le compagnon de cette dernière, qu'il allait certainement se 

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retrouver en "taule" et qu'il fallait donc prendre en charge son fils. La conversation 
avait été confuse et peu claire. Suite à cet appel, N______ avait averti la police en 
composant le 117. 

ii) K______ a précisé, lors de son audition à la police du 24 juillet 2012, avoir reçu 
le message suivant de G______ sur sa boîte vocale le jour des faits à 18h14 : 
"Bonjour, c'est G______, ils ont réussi à me faire péter un plomb, je les ai 
assommés tous les deux, I______ serait tout seul chez sa mère, la police va venir 

me rechercher". Juste après l'avoir écouté, elle avait rappelé G______. Ce dernier 
pleurait, respirait fort et lui était apparu en état de choc. Il lui avait dit : "Ils me 
harcèlent tout le temps, je les ai mis hors d'état de nuire, ils ne pourront plus 

m'embêter … je leur ai lancé de l'acide". 

e. Les recherches accomplies par la police au sujet des échanges téléphoniques 
survenus entre G______ et A______ à l'époque des faits ont permis de retracer leur 
chronologie et leur nature. 

i) Le 19 juillet 2012 à 18h39, A______ a adressé à G______ un message SMS 
mêlant l'italien au français, traduit ainsi : "T'es un connard de merde comme la 
couleur de la chatte de ta copine ne te permet pas de retoucher I______ sinon tu 

vas me trouver de suite chez toi. soi un homme 1 fois dans ta vie. au lieu de frapper 

des + faibles". S'en sont suivis, de 18h49 à 19h28, deux échanges du même acabit 
entre les intéressés. 

ii) Le 23 juillet 2012, B______ a appelé G______ notamment à 10h27, 10h30, 
11h35, 11h38 et 16h37. 

Ce jour-là, G______ a appelé A______ à 12h20, 14h49 et 15h08; A______, lui, a 
appelé G______ à 16h24, 16h25, 16h32, 17h05 et 17h44. 

Les deux se sont également  échangés des messages SMS, le premier ayant été 
adressé par A______ à 16h30 avec la teneur suivante : "Ecoute les habits c est nous 
qui les avons achete donc demaon cela sera prêt si tu des couilles Viens les 

chercher". G______ y a répondu à 17h04 : "Caffar de la pire espèce oublié mon 
téléphone Tu es insignifiant pour moi et va te faire soigner. Addio. Scarrafone 
[grand caffard en dialecte napolitain]". Puis, A______ lui a envoyé à 17h15 : "Va t 
Injecter j arrive in cullo tutto A.POSTO". S'en sont suivis à 17h25, toujours de la 
part de A______ les messages SMS qui suivent : "15, min j arrive", auquel 
G______ a répondu à 17h43 : "Ca fait déjà 30", puis, à 17h51, de A______ : "J 
arrive" et à 17h57 "descend". 

iii) Après les faits et être remonté dans son appartement, G______ a notamment 
composé les numéros du SPMI, à 18h07, de la centrale de la FSASD, à 18h08, 
enfin celui de K______, à 18h11, celle-ci l'ayant rappelé à 18h14. 

A l'heure de l'appel effectué par G______ au SPMI, un message préenregistré invite 
l'appelant à prendre contact avec la centrale de la FSASD en cas d'urgence. 

Le message laissé par G______ sur le répondeur de K______ a été retranscrit : 
"Putain, ils sont arrivés à me faire péter les plombs hein … ce soir moi la police va 
venir me chercher, la mère et son compagnon ils sont hors d'état …". 

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f. Selon rapport de la police du 30 juillet 2012, les recherches effectuées au journal 
des événements pour la période allant du 1er janvier 2006 au 23 juillet 2012 
permettent de mettre en avant que : 

- B______ a fréquenté le milieu toxicomane entre janvier 2006 et juillet 2008 
notamment; 

- A______ a en tous les cas consommé des stupéfiants entre février 2006 et mai 
2012, consommation ayant entraîné un comportement agressif envers ses parents 
durant de nombreux mois; 

- aucune intervention n'a été relevée pour G______ uniquement; 
- seul un conflit entre le couple B______ / A______ et G______ est enregistré au 

journal. A ce titre, B______ et A______ se sont présentés à un poste de 
gendarmerie le 3 juin 2011 pour dénoncer le fait que G______ aurait menacé de 
défigurer son ex-compagne, de tuer A______ puis de s'en prendre à I______. Il 
ne s'agirait, selon le couple, que de menaces car G______ ne serait pas assez 
courageux pour passer à l'acte. Aucune plainte n'a alors été déposée, le couple 
ayant été invité à prendre contact avec le SPMI. 

Le 11 juin 2011, B______ a déposé plainte contre G______ des chefs de lésions 
corporelles simples, violation du devoir d'assistance ou d'éducation et menaces. 

g. i) O______, concubine depuis 2008 de G______ sans faire ménage commun, a 
été entendue au Ministère public. Elle a expliqué que les rapports du précité avec la 
mère de son enfant étaient difficiles. G______ lui avait notamment dit que 
l'intéressée l'agressait au téléphone et qu'il valait donc mieux qu'elle s'abstînt de 
tout contact avec elle. Elle ne connaissait pas non plus A______ mais à une 
occasion, alors qu'elle revenait de ses commissions avec G______, l'intéressé avait 
appelé au téléphone son concubin et l'avait menacé de le "planter". Elle avait pris le 
téléphone pour lui demander d'arrêter d'importuner son compagnon. A______ avait 
alors proféré des insultes à caractère raciste à son encontre, la traitant de "sale 
noire". B______ et A______ étaient aussi passés à l'appartement de G______ pour 
donner des coups de pied dans la porte. 

G______ n'était pas quelqu'un qui parlait beaucoup. Toutefois, lorsqu'il recevait de 
tels téléphones ou messages SMS, elle constatait qu'il était affecté et tous deux 
parlaient alors de ce qui se passait. B______ agressait G______ au téléphone à 
propos de l'éducation de I______, lui reprochant ce qu'il faisait et qui n'était jamais 
bien. O______ a précisé que G______ en souffrait mais lui disait de ne pas s'en 
mêler. Dans le cadre de cette relation conflictuelle, son concubin avait beaucoup 
supporté, "acceptant tout". La façon dont B______ le persécutait n'était pas 
normale. 

O______ a dit qu'elle avait eu G______ au téléphone, le 23 juillet 2012 vers midi, 
et que l'intéressé allait alors très bien. Tous deux avaient rigolé. 

ii) Le Ministère public a procédé le 5 septembre 2012 à l'audition de P______, 
installateur-sanitaire indépendant et ami proche de G______ depuis une dizaine 
d'années. 

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L'intéressé a notamment déclaré avoir été le témoin de menaces formulées par 
A______ par téléphone à l'endroit de son ami, il y avait environ deux ans, alors que 
tous deux étaient sur le lac pour une partie de pêche. Il avait tout d'abord entendu 
G______ répondre, sur un ton calme, qu'il ne voulait pas d'histoires puis celui-ci 
avait raccroché. Le téléphone avait pourtant continué à sonner et, à la 5ème sonnerie, 
P______ avait lui-même pris l'appel. Il avait eu en ligne un homme qui parlait en 
italien, avec un accent napolitain, soit A______, qui disait : "je vais te tuer, brûler 
ta voiture, ta maison". Alors qu'un rendez-vous avait été fixé ultérieurement avec 
l'interlocuteur, qui l'avait accepté, celui-ci ne s'y était pas présenté. 

Ce n'était d'ailleurs pas la première fois que A______ menaçait son ami, qui ne 
comprenait pas pourquoi c'était le cas. 

Après une période d'accalmie, la situation s'était à nouveau péjorée selon ce que lui 
avait confié G______, qui recevait à nouveau des insultes et des menaces par 
téléphone et les vivait mal, ayant peur et se sentant démuni. P______ lui avait 
conseillé d'aller porter plainte à la police. 

L'acte reproché à son ami l'étonnait dans la mesure où il ne le connaissait pas 
comme quelqu'un de colérique Il interprétait son geste comme un "pétage de 
plombs". 

h. Selon rapport de police du 20 février 2013, l'examen des vêtements des victimes 
permettait d'affirmer que celles-ci faisaient très probablement face à G______, 
lorsque celui-ci leur avait jeté l'acide dessus, sans qu'il ne soit possible de 
déterminer le nombre de jets d'acide reçus par les victimes. 

Par ailleurs, sur 250 trous présents sur le T-shirt alors porté par B______, seuls 5 
n'avaient pas été causés par l'acide et deux d'entre eux – vers l'épaule droite – 
n'apparaissaient pas consécutifs à la découpe des vêtements, sur place, par les 
ambulanciers. 

i.a. Diverses photographies ayant trait aux blessures des victimes ont été versées au 
dossier. Elles illustrent l'état dans lequel les victimes ont été hospitalisées (cf. P 
B031 à B039), avec des traces brunâtres sur la peau causées par les brûlures à 
l'acide – s'agissant essentiellement du visage pour A______ et du visage ainsi que 
des cou, bras gauche et jambe droite pour B______ –, respectivement l'évolution de 
ces blessures en fonction des opérations chirurgicales subies et leur état cicatriciel à 
la suite des soins donnés (cf. P B256, B406 à 410 produites par la Dresse Q______ 
pour A______, B419 à 430 produites par le Dr R______pour B______, les 
médecins précités œuvrant au département de chirurgie, service de chirurgie 
plastique, reconstructive et esthétique des HUG). 

i.b.a. Selon constats de lésions traumatiques établis par le Centre universitaire 
romand de médecine légale (ci-après : CURML) suite à l'examen par les Dr 
S______ et T______des victimes aux HUG peu après les faits, celles-ci 
présentaient : 

- s'agissant de A______, des lésions brunâtres au niveau du visage, notamment du 
front, du nez et des pommettes, ainsi qu'au pli du coude droit. Il s'agissait de 

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brûlures consécutives à un contact avec une substance acide des 1er, 2ème et 3ème 
degrés, celles du 3ème degré concernant le front et le nez nécessitant une greffe 
de peau. Le précité présentait également une érosion de la cornée de l'œil 
gauche. Sa vie n'avait pas été mise en danger; cependant, les brûlures du 3ème 
degré laisseraient très probablement des séquelles sous forme de cicatrices et de 
rétractions cutanées, alors que le pronostic au niveau de l'œil gauche était réservé 
en raison de l'atteinte subie; 

- s'agissant de B______, de nombreuses brûlures cutanées du 1er degré, en forme 
de "carte géographique" évoquant des giclures, prédominant au niveau du côté 
gauche du haut du corps (visage, tronc et membres supérieurs) et prédominant au 
niveau du côté droit de la portion inférieure du corps (membres inférieurs), ainsi 
qu'une brûlure cutanée du 3ème degré située au niveau de la cuisse droite, 
nécessitant une greffe cutanée ultérieure. Ces blessures étaient compatibles avec 
des lésions consécutives à un contact avec une substance acide. La vie de 
B______ n'avait pas été mise en danger. Des séquelles seraient très probables au 
niveau de la cuisse droite sous la forme de cicatrices et/ou de rétractions 
cutanées. Le pronostic était réservé quant à l'œil droit de l'intéressée, celle-ci 
souffrant à cet endroit d'une hyperémie de la conjonctive et d'une tuméfaction de 
la paupière supérieure. 

i.b.b. i) Selon lettre de sortie des HUG du 2 octobre 2012 signée notamment par la 
Dresse Q______, A______ a été hospitalisé du 23 juillet au 21 septembre 2012. A 
son arrivée, l'intéressé présentait des brûlures profondes du 3ème degré aux nez et 
front et du 2ème degré "profond" des paupières supérieures et de la partie supérieure 
de l'oreille gauche, le haut du thorax étant également atteint et présentant des 
lésions superficielles de type projection, non compte tenu d'une rétractation des 
paupières supérieures avec ectropion bilatéral et d'une érosion cornéenne de l'œil 
gauche, avec diminution d'apport sanguin et perte d'acuité. La peau du nez et du 
front était "cartonnée", de coloration grisâtre et insensible. Du 26 juillet au 12 
septembre 2012, A______ a subi 11 opérations consistant en une succession de 
débridements et couvertures cutanées par greffes prélevées sur son cuir chevelu, au 
niveau sous-claviculaire ou inguinal. L'évolution des greffes a été favorable mais, 
en raison de foyers infectieux, un traitement antibiotique a été prescrit sur de 
nombreux jours à A______. Afin de prévenir des cicatrices hypertrophiques, un 
masque de compression sur mesure a été confectionné en vue d'être porté par le 
précité pendant plusieurs mois. En ce qui concerne l'atteinte cornéenne gauche, un 
suivi ophtalmologique a été prescrit à A______, avec prise de sérum. Par ailleurs, le 
suivi psychiatrique dont a bénéficié l'intéressé devrait continuer dès sa sortie 
d'hôpital, ainsi qu'un suivi ambulatoire auprès de la consultation de chirurgie 
plastique pour ses cicatrices encore instables, avec prise de médicaments, dont du 
Xanax et du Seroquel. 

ii) Selon lettres de sortie des HUG des 16 août et 8 octobre 2012 signées 
notamment par le Dr R______, B______ a été hospitalisée du 23 juillet au 15 août 
2012 puis du 20 août au 7 septembre 2012. Les brûlures du 3ème degré de la cuisse 
et de la jambe droite en forme de "placards … cartonnés sans recoloration" 

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correspondaient à 1% de la surface corporelle. L'œil droit présentait une légère 
atteinte cornéenne, sans lésion vasculaire, qui a évolué favorablement. Un CT 
cérébral a mis en évidence une tuméfaction focale des parties molles sous-cutanées 
au niveau pariéto-temporal gauche, sans hématome extra ou intra crânien, alors 
qu'un examen IRM a fait apparaître une lésion parenchymateuse de 7 mm post 
traumatique au niveau frontopolaire droit. Le 26 juillet 2012, un premier 
débridement et greffe de peau fine, prélevée sur la fesse droite, a été effectué au 
bloc opératoire sur la jambe droite. Cependant, en raison de nécroses des zones 
greffées, B______ a dû être réopérée le 20 août 2012 et subir un nouveau 
débridement et couverture par greffe de peau fine à la cuisse et jambe droites. Ses 
pied et cheville étaient légèrement œdématiés. Lors de son séjour hospitalier, 
l'intéressée a été également été suivie par le service de psychiatrie ainsi que par 
l'unité de la prévention de la violence. A sa sortie d'hôpital, un suivi ambulatoire 
auprès de la consultation de chirurgie plastique lui a été prescrit, non compte tenu 
de la prise de Xanax, Phénobarbital et Seroquel. 

i.b.c. i) Selon certificat établi le 14 février 2014 par le Dr U______, médecin 
traitant de A______, le processus de sevrage progressif d'opiacés débuté par son 
patient avant son agression a dû être interrompu en raison de celle-ci, soit en raison 
des douleurs générées par les brûlures subies, et n'a pu être repris. Par ailleurs, 
A______ subissait des douleurs de la face antérieure de la cuisse gauche, 
secondaires à l'exposition à l'acide, ce qui nécessitait l'emploi d'un traitement 
antalgique chronique. Enfin, l'agression avait mis un terme aux perspectives 
d'emploi de A______, alors même que l'intéressé en avait trouvé un avant celle-ci, 
motif pour lequel une demande auprès de l'assurance-invalidité était en cours 
d'instruction. 

ii) La Dresse V______, médecin psychiatre, a attesté de ce que A______ suivait 
auprès d'elle une psychothérapie depuis le 24 septembre 2012, à raison d'une 
consultation par semaine, avec une "évolution lentement progressive". 

A______ prenait un traitement médicamenteux anxiolytique et antidépresseur 
complexe. 

iii) Selon rapport de consultation établi le 29 avril 2014 par le Dr W______, 
spécialiste en oculoplastie au service d'ophtalmologie aux HUG, A______ 
présentait une baisse de son acuité visuelle à gauche (de 0,5 sans correction et de 
0,7 avec correction) probablement consécutive à la cicatrice cornéenne, tout comme 
un larmoiement chronique gauche lié à l'éversion de sa paupière. Un traitement 
chirurgical en ambulatoire pour repositionner la paupière pouvait améliorer les 
symptômes y relatifs, alors que la cicatrice cornéenne devait être réévaluée par un 
ophtalmologue spécialiste en cornée afin de déterminer si un traitement serait en 
mesure d'améliorer du moins partiellement la vision à l'œil gauche de l'intéressé. 

iv) Selon rapport de consultation du 13 mai 2014 d'otologie des HUG, A______ 
présentait un rétrécissement du conduit auditif externe gauche modérée, lequel 
pourrait être expliqué par son agression, sans séquelles fonctionnelles. 

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i.c. La Dresse Q______, qui s'est occupée à titre principal de A______ durant son 
séjour hospitalier puis lors de son suivi post opératoire, a été entendue le 3 octobre 
2013 par le Ministère public.  

Elle a confirmé la lettre de sortie du 2 octobre 2012. 

Elle a précisé qu'à l'hôpital, elle avait dû fermer l'œil gauche de A______ pendant 
une dizaine de jours, après les premiers traitements, avant que celui-ci ne subisse un 
nouveau traitement sous forme de larmes artificielles et d'antibiotiques, ce qui lui 
avait permis de récupérer partiellement la vue. 

Les tissus greffés provenaient du crâne pour le front rétabli en premier, du cou pour 
le nez débridé en second, enfin de l'aine pour les yeux, l'œil droit présentant une 
rétractation cicatricielle. Ainsi, A______ avait subi 11 opérations sur une période 
de 2 mois. L'intéressé avait également souffert d'une mycose sur le front, ce qui 
était caractéristique chez les personnes brûlées sévèrement, subissant plusieurs 
épisode de colonisation bactérielle, étant précisé qu'un champignon angio-invasif, 
soit dans les vaisseaux sanguins, était particulièrement dangereux. Quant aux autres 
lésions plus superficielles, elles avaient été débridées – la peau étant retirée – au 
"couteau hydrique". 

A______ n'était pas considéré sur le plan médical comme un grand brûlé parce que 
la surface de son corps n'avait pas été brûlée à 30%. Il était, en revanche, un "brûlé 
sévère" dans la mesure où il avait été atteint à la face, soit dans une région 
fonctionnelle. 

L'évolution de A______ avait été positive tant sur le plan psychologique – il avait 
bien réagi dans une période très difficile – que sur le plan physique, dans la mesure 
où les greffes avaient pris. A______ avait fait face alors même qu'il était 
"extrêmement difficile de supporter 11 opérations et de ne pas savoir si au bout on 
retrouvera un visage". L'intéressé s'était très bien pris en charge dès sa sortie 
d'hôpital et n'avait pas dû être réopéré. Il n'avait toutefois plus le même visage 
qu'avant et conserverait des cicatrices à vie – les "stigmates" d'une personne brûlée 
– sur le visage entier. 

La Dresse Q______ a tenu à ajouter qu'en Europe continentale, ce genre de lésions 
était extrêmement rare. Elles étaient extrêmement graves car le patient pouvait 
perdre la vue, voire la vie, car il pouvait être victime d'une dépression sévère 
subissant une isolation sociale totale. En l'occurrence, A______ se reconstruisait 
petit à petit et son évolution était également positive à ce titre. 

i.d. Le 9 octobre 2013, le Dr R______, en sa qualité de chef de clinique de garde 
lors de l'admission de B______ aux HUG puis de médecin en charge des soins 
donnés à l'intéressée tout comme lors de son suivi post opératoire, enfin, de 
cosignataire des lettres de sortie, a été entendu par le Ministère public. 

Il a confirmé les lettres de sortie en cause. 

S'agissant de son état actuel, B______ n'avait pas de séquelles au niveau du visage, 
même si elle s'en plaignait. Comme elle avait été brûlée aux 1er et 2ème degrés de 
manière superficielle dans cette région, il restait quelques rougeurs, dont certaines 

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s'étaient déjà estompées, alors que d'autres s'estomperaient avec le temps. Les 
brûlures de ce type au visage, cou et bras représentaient 9% de la surface corporelle 
totale. Les brûlures aux cou et bras avaient nécessité un débridement, sans greffe. 

Au niveau de la jambe droite, qui présentait des brûlures du 3ème degré 
correspondant à 1% à 2% de la surface corporelle totale – 1% représentant la 
surface totale de la paume d'une main –, le genou, le mollet et la cheville avaient dû 
être greffés et par deux fois, s'agissant des genou et mollet. Comme ces dernières 
greffes présentaient des irrégularités et des dépressions, elles avaient été retouchées 
en juillet 2013 et ne pourraient plus être améliorées, de même que la différence de 
couleur de peau. 

Sur le plan chirurgical, compte tenu du status initial très inquiétant, le résultat 
obtenu pouvait être considéré comme satisfaisant, même si ce n'était pas le cas du 
point de vue de la patiente, au vu des séquelles. B______ était encore très touchée 
par ses cicatrices, qui lui posaient problèmes dans ses relations à autrui. Elle ne 
pouvait par ailleurs pas s'exposer au soleil pendant une année. 

i.e. X______, médecin généraliste traitant de B______ depuis le 10 juillet 2003, a 
été entendue par le Ministère public le 19 mars 2014. 

L'intéressée a expliqué avoir suivi sa patiente dès sa sortie d'hôpital. Au niveau du 
traitement médicamenteux, rien ne lui avait été ajouté depuis lors. La morphine 
retard, qui lui avait été prescrite en raison de douleurs dues aux greffes, était 
actuellement en phase de sevrage. En raison d'un déficit enzymatique, il avait été 
hésité à mettre en place un traitement antidépresseur. B______ avait également dû 
consulter un ophtalmologue pour ses problèmes d'acuité visuelle. La situation à ce 
titre s'était améliorée; cependant, B______ restait en attente de lunettes pour 
corriger une perte partielle de son champ visuel. 

La Dresse X______ a précisé que sa patiente avait un problème d'entorse à la 
cheville droite consécutif à sa chute lors de son agression, bien que cet élément ne 
ressortisse pas de la lettre de sortie des HUG. L'œdème que B______ présentait à la 
jambe droite avait fait que l'entorse avait été négligée. Ce problème avait été repris 
et traité en ambulatoire par physiothérapie et port d'une attelle. La patiente 
conservait des douleurs à la marche parce que les lésions en cause n'avaient pas été 
assez rapidement prises en charge. B______ souffrait également d'un trouble de 
l'audition, non investigué, pouvant être lié à un coup ou une chute. Sa patiente ne 
s'était jamais plainte de douleurs à la cheville ou de problèmes auditifs ou visuels 
avant son agression.  

Sur le plan psychologique, B______ bénéficiait d'un suivi mis en place à la suite de 
l'agression auprès d'un psychothérapeute. L'intéressée subissait un syndrome de 
stress post-traumatique, lequel engendrait angoisses et état dépressif. Avant 
l'agression, sa patiente avait une vie normale, partait en voyage et sortait. Même si 
B______ avait connu par périodes un état dépressif, un tel état n'était pas présent 
dans les mois qui avaient précédé l'agression. Les seules angoisses de l'intéressée 
étaient liées aux conflits rencontrés avec son fils alors en pleine adolescence. 
Depuis l'agression, B______ souffrait autant physiquement des greffes au niveau de 

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sa jambe droite – elle ne pouvait notamment porter que des pantalons larges pour 
éviter tout frottement – que psychologiquement dans la mesure où les greffes 
n'étaient pas esthétiques. Elle était mal à l'aise, ne voulait plus sortir et avait perdu 
beaucoup de poids. Par ailleurs, les greffes ne lui permettaient plus de s'exposer au 
soleil, de sorte qu'elle ne pouvait plus porter de vêtements courts. Elle avait ainsi 
perdu la bonne image qu'elle avait d'elle, soit l'image d'une "femme belle qui 
prenait soin d'elle-même". Elle devait s'habiller différemment et ne pouvait plus 
porter notamment de jupes. 

Déclarations des parties 

j.a. A______ a déposé plainte à l'occasion de son audition par la police le 24 juillet 
2012 aux HUG. 

Il a expliqué que, la veille, B______ voulait discuter avec G______ à propos de 
leur fils, qui ne voulait plus aller chez son père parce qu'il y avait des problèmes de 
violence entre eux. Il avait appris que leur fils avait déjà été frappé par son père 
avec une ceinture et un sac de glaçons. 

G______ lui avait envoyé un message SMS, peu avant leur rencontre, par lequel il 
lui disait qu'il avait 15 mn de retard. La veille encore, l'intéressé lui avait déjà 
envoyé des messages d'insultes en italien. Il lui était par ailleurs déjà arrivé de 
l'insulter mais cela restait rare. 

Sur place, alors qu'il attendait avec B______ au bas de l'immeuble dans lequel 
G______ était domicilié, il avait vu le précité arriver dans sa voiture, en sortir, 
passer devant son allée puis s'approcher d'eux avec une main dans le dos, avant de 
projeter – à quelques mètres de l'endroit où ils se trouvaient – le contenu d'une tasse 
à leur encontre. Il était alors 18h00. Lorsque G______ avait jeté le contenu de sa 
tasse, A______ a précisé avoir immédiatement senti la brûlure. Il avait rapidement 
saisi qu'il s'agissait d'acide. G______ avait dès lors jeté le reste du contenu sur 
B______, avant de lancer à la tête de l'intéressée la tasse elle-même, celle-ci s'étant 
alors cassée. G______ avait ensuite sorti un couteau et s'était dirigé sur lui en criant 
qu'il allait le planter. A______ était alors parti en courant et s'était caché entre deux 
voitures, sans être rejoint par le précité. 

De retour sur les lieux de l'agression, il avait vu B______ prise en charge, une 
vingtaine de personnes se trouvant auprès d'elle. Il s'était dès lors mis au volant et 
avait conduit un peu, jusqu'à ce qu'il ne vît plus rien, la douleur empirant. Il avait 
laissé sa voiture et s'était rendu dans un magasin de scooters, d'où le personnel avait 
fait appel aux secours et lui avait permis de rincer ses brûlures. 

A______ pensait que G______ avait agi de la sorte à cause de son fils. Plus 
spécifiquement, il pensait que les messages SMS qu'il avait adressés au précité, par 
lesquels il lui faisait part de ce que, si celui-ci touchait encore à son fils, il aurait à 
faire à lui, avaient dû le mettre hors de lui-même. 

S'agissant des conséquences médicales de l'agression, les médecins lui avaient dit 
que son œil droit devrait dégonfler dans les prochains jours. En revanche, la cornée 

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de son œil gauche était touchée et rien n'était certain quant à sa récupération de la 
vision. 

j.b.a. A______ a été entendu par le Ministère public le 10 octobre 2012. Il a 
confirmé ses déclarations à la police et précisé le déroulement des faits ainsi 
qu'expliqué quelles en étaient les conséquences sur son état de santé. 

Il avait rencontré B______ quatre ans auparavant, ayant été présentés l'un à l'autre 
par un ami commun, et vivait en concubinage depuis trois ans et demi. Il avait, dans 
le même temps, fait la connaissance de G______, ne l'ayant vu qu'à deux ou trois 
reprises. Il s'en était fait une idée par le biais de ce que lui en avait raconté 
B______. Par la suite, il l'avait eu parfois au téléphone mais c'était plutôt rare. 
B______ lui tendait le téléphone quand le dialogue ne passait plus, dialogue qu'il 
voulait essayer de rétablir. Au début, cela avait fonctionné mais plus par la suite.  

Il s'entendait très bien avec I______. Lorsqu'un incident avec un ceinturon était 
survenu, il avait parlé au téléphone avec son père, à qui il avait demandé d'arrêter 
de frapper son fils. Ce genre d'incidents et de téléphones avait eu cours à trois ou 
quatre reprises, lorsque  I______ venait lui en parler ou qu'il l'apprenait d'un copain 
de l'intéressé, à l'instar d'un épisode au cours duquel I______ avait reçu un coup 
donné avec des glaçons dans un sac. A chaque fois qu'il appelait G______, celui-ci 
lui répondait que cela ne le regardait pas. Au début, les discussions avaient été 
courtoises puis elles s'étaient envenimées. B______ lui avait aussi demandé de 
l'accompagner aux réunions de parents d'élève concernant I______, ne se sentant 
pas en sécurité et pour le bien de son enfant. 

Quant à l'incident relatif aux coups de pied donnés dans la porte de G______, 
A______ a indiqué que B______ et lui-même avaient rendez-vous avec l'intéressé 
et que, dans la mesure où il avait pensé qu'il se trouvait dans son appartement mais 
ne répondait pas, il s'était énervé, raison pour laquelle il avait mis deux coups de 
pied dans la porte. Il avait reçu des menaces de G______ par la suite, menaces qu'il 
avait prises au sérieux. 

B______, I______ et lui-même étaient rentrés de leurs vacances en Turquie environ 
une semaine avant le 23 juillet 2012. I______ devait rester avec eux jusqu'à fin 
juillet mais était finalement allé chez son père une semaine plus tôt, sans qu'il ne sût 
pour quels motifs. Il n'avait pas le souvenir d'un quelconque incident avant le 23 
juillet 2012. 

Ce matin-là, un nouveau conflit avait éclaté entre B______ et G______ à propos de 
I______. Ils s'étaient parlé à deux reprises au téléphone, lui semblait-il. B______ 
lui avait alors paru très nerveuse. Elle lui avait juste dit qu'il était à nouveau 
impossible de dialoguer sans lui préciser de quoi il en retournait exactement.  

Il pensait avoir pris l'initiative d'adresser le premier message SMS à G______ pour 
qu'il arrête et calmer la situation. Très vite, tous deux avaient échangé des insultes 
par messages SMS. 

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Un rendez-vous avait été fixé à 17h30 au bas de l'immeuble de G______ pour lui 
remettre des vêtements appartenant à I______ en vue de son prochain départ en 
vacances. Avec B______, ils y étaient arrivés en retard, à 18h00. 

Une fois au pied de l'immeuble, G______ n'y était pas. Après lui avoir envoyé un 
message SMS, le précité lui avait répondu qu'il arrivait. Il lui semblait que 
l'intéressé était arrivé en voiture et l'avait stationnée non loin de l'endroit où 
B______ et lui-même se tenaient. 

A______ ne se rappelait plus si G______ était tout de suite venu en sortant de sa 
voiture. Il avait un "blanc". L'image suivante dont il se souvenait était celle où il 
voyait G______ s'approcher d'eux, une main dans le dos et l'autre devant, dans 
laquelle il n'avait rien. G______ portait un jeans d'hiver et un pull en polaire. 
Lorsqu'il était arrivé à 3 ou 4 mètres d'eux, il avait d'abord jeté du produit sur le 
visage de A______. Au début, le précité avait cru qu'il s'agissait de café. Il pensait 
que G______ avait visé son visage. Il était alors épaule contre épaule avec 
B______. Il avait senti des douleurs au front. Le liquide était dans un vase que 
G______ tenait dans sa main cachée derrière le dos, vase qu'il avait ensuite projeté 
en direction de B______, qui l'avait reçu sur le crâne et s'était écroulée. Entre ces 
deux gestes, G______ avait également jeté de l'acide contre B______. A______ 
avait averti cette dernière de faire attention à ses yeux. A son avis, il y avait eu trois 
gestes de la part de G______, qui l'avait ensuite poursuivi sur quelques mètres avec 
un couteau. A son souvenir, G______ n'avait pas dit un mot pendant toute l'action. 

Cinq minutes plus tard, les brûlures étaient telles qu'il avait compris qu'il ne 
s'agissait pas de café. Il avait pu reprendre sa voiture pour fuir mais avait dû 
s'arrêter quelques minutes plus tard à cause des douleurs et parce qu'il n'y voyait 
plus. Il avait été pris en charge par les employés du garage où il se trouvait, lesquels 
lui avaient dit qu'il devait s'agir d'acide vu les trous qu'il avait sur les vêtements. A 
cause des brûlures aux yeux, il avait perdu la vue pendant trois jours. 

A______ a expliqué  que, depuis le 23 juillet 2012, il avait subi onze opérations, 
dont cinq greffes (aux front, nez et deux paupières ainsi qu'à l'oreille). Il était 
toujours sous morphine, somnifères et antidépresseurs. Il prenait également des 
médicaments pour son visage. Au niveau de sa vision, celle-ci n'était conservée qu'à 
50% s'agissant de l'œil gauche, ayant retrouvé sa pleine capacité s'agissant de l'autre 
œil, alors que le pronostic y relatif n'était pas bon. Il avait perdu 10 mm de cornée, 
touchée par l'acide, et en avait récupéré 9 mm par cicatrisation mais il restait 1 mm 
qui n'avait pas été rétabli, raison pour laquelle une nouvelle opération pourrait être 
envisagée à ce titre, ses deux paupières devant être regreffées. Il avait également 
reçu quelques éclaboussures d'acide au bras droit, sans subir de greffe à cet endroit, 
le bras ayant cicatrisé alors que des marques demeuraient. Il était sorti des HUG le 
21 septembre 2012. 

Le plus difficile concernait son œil gauche et son front qui avait été brûlé au 3ème 
degré. Il présentait de nombreuses cicatrices, irréparables, et avait perdu tous les 
cheveux de devant, même si certains recommençaient à pousser. C'était très 
difficile à vivre dans la mesure où il ne se reconnaissait plus dans le miroir. 

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Au niveau mental, cela n'allait pas du tout. Il était suivi par une psychologue et une 
psychiatre. Il se sentait très mal dans sa peau et passait ses journées enfermé chez 
lui à prendre des médicaments et à se soigner. Il ne sortait plus si ce n'était pour ses 
rendez-vous médicaux ou pour voir son avocat car il devait humecter son œil avec 
du sérum toutes les deux heures ainsi que prendre de la morphine toutes les huit 
heures. La nuit, il devait dormir avec un masque pour, d'une part, éviter que les 
cicatrices des greffes ne gonflassent, d'autre part, que celles-ci prissent bien.  

Il n'avait plus de vie sociale et vivait chez ses parents pour que ceux-ci pussent lui 
prêter assistance. 

j.b.b. Aux audiences de confrontation du Ministère public des 23 janvier et 5 
février 2013, A______ s'est exprimé. 

Pour tenter d'arranger les choses entre B______ et G______, il avait essayé 
d'appeler ce dernier à plusieurs reprises le 23 juillet 2012. Soit l'intéressé ne 
décrochait pas, soit il décrochait et lui disait "blablabla" avant de lui raccrocher au 
nez. Ensuite, les messages SMS avaient été échangés, A______ convenant que la 
teneur desdits messages était "peut-être" excessive alors que c'était le seul moyen 
qu'il avait trouvé pour dialoguer après cinq ou six tentatives de téléphone 
infructueuses, excédé par leur "dialogue de sourd", ayant été insulté lui et sa 
famille. Sur le moment, les mots étaient sortis comme cela et avaient dépassé sa 
pensée.  

A______ a dit n'avoir jamais été mêlé à des bagarres. Il n'était pas violent hormis 
quelques conflits qu'il avait eus au sein de sa famille, ayant été condamné pour 
avoir donné une gifle à sa mère. S'il avait précédemment donné deux coups de pied 
dans la porte de G______, c'était parce qu'il avait pensé que celui-ci était à 
l'intérieur et qu'il ne voulait pas leur ouvrir. Il n'avait par ailleurs jamais vraiment 
rencontré G______, c'est-à-dire pris le temps de parler ensemble. 

En arrivant devant le domicile de G______, A______ était très tendu et énervé 
compte tenu des échanges qui avaient précédé. S'il était venu sur place, alors même 
qu'il disait avoir pris les menaces du précité au sérieux et qu'il avait eu peur, c'était 
parce que I______ n'arrêtait pas de se plaindre qu'il prenait des coups.  

B______ portait le bagage de I______. Ils avaient essayé de rentrer dans 
l'immeuble au moyen du code d'entrée qu'ils connaissaient mais qui ne fonctionnait 
pas. 

G______, en arrivant vers eux, avait effectué trois gestes : l'un vers A______ pour 
lui jeter l'acide, un deuxième vers B______, sans qu'il ne puisse dire si celle-ci avait 
reçu ou non du liquide, enfin, un troisième, lançant sa tasse sur la précitée, en visant 
la tête. Par la suite, G______ l'avait poursuivi avec le couteau, à deux ou trois 
mètres de lui, sans que A______ ne se souvinsse si, alors, il marchait ou courrait. Il 
imaginait que, si G______ l'avait voulu, il aurait pu le tuer. 

A______ a précisé que, depuis le mois d'octobre 2012, trois complications étaient 
apparues. En premier lieu, l'acide attaquait toujours la cornée de son œil gauche et 
la situation n'était donc pas stabilisée, alors que la peau greffée à proximité de cet 

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œil ou juste en-dessous était sur le point de céder. Deuxièmement, la fermeture de 
son œil gauche ne s'effectuait pas correctement de sorte qu'il voyait le jour même 
avec l'œil fermé. En attendant une prochaine opération, on lui avait proposé de 
porter des lunettes de ski avec de la ouate dedans, ce qu'il devait faire pour dormir, 
en sus d'un masque rigide, le tout appuyant sur ses cicatrices. Troisièmement, les 
cicatrices sur son visage tiraient tellement que la peau se détachait de l'œil et que 
celui-ci ne cessait de couler. Une nouvelle greffe à ce niveau était donc envisagée, 
sans compter une autre au front. 

Sur le plan psychique, il n'allait toujours pas bien du tout. Il sortait peu de chez lui, 
vivant en alternance chez ses parents et chez B______. Son psychiatre lui 
prescrivait des antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères, sans compter les autres 
médicaments pour les maux physiques dont il souffrait. 

k.a. B______ a déposé plainte lorsqu'elle a été entendue par la police le 24 juillet 
2012 aux HUG. 

A cette occasion, elle a expliqué que la veille vers 17h00 et alors qu'en compagnie 
de A______, elle attendait G______ devant son domicile pour discuter avec lui de 
leur fils afin de "trouver un arrangement", soit que celui-ci passe une nuit de plus 
chez elle, elle l'avait vu venir vers eux de lui-même. G______ était au courant 
qu'elle allait venir accompagnée de A______. Il s'était approché avec une main 
dans le dos et avait soudain projeté sur eux un liquide, sans dire un mot. Elle avait 
appris aux HUG qu'il s'agissait d'acide. Elle avait reçu le liquide dans les yeux et 
n'avait plus rien vu. Elle s'était recroquevillée sous l'effet de la brûlure, alors que 
A______ lui avait crié de se baisser et de faire attention. Elle avait ensuite senti que 
G______ lui cassait quelque chose sur la tête et était tombée au sol. Elle n'avait pas 
vu l'objet en question. Une dame âgée s'était alors approchée d'elle pour la soigner. 
Lorsqu'elle était au sol, G______ était revenu vers elle avec un couteau à la main, 
dont la lame devait faire 20 cm, et avait lacéré son T-shirt au moyen de cette arme, 
ce qui lui avait causé des coupures superficielles sur son torse. Elle avait crié 
d'appeler la police et G______ était parti à la poursuite de A______, le couteau à la 
main, à travers la pelouse. Elle les avait ensuite perdus de vue. Des ambulanciers 
l'avaient prise en charge et, pour cela, avaient dû découper son vêtement. 

k.b.a. Entendue par le Ministère public le 20 septembre 2012, B______ a apporté 
certaine précisions quant au déroulement des faits. 

Au retour de leurs vacances en Turquie, elle avait demandé à I______ d'appeler son 
père pour lui donner des nouvelles. A cette occasion, G______ lui avait dit qu'il lui 
manquait des affaires pour I______ en vue de leurs prochaines vacances en Italie. Il 
avait donc été convenu qu'elle les lui amenât le lundi 23 juillet en question, rendez-
vous ayant été fixé au pied de l'immeuble de G______ pour 17h30. Il était prévu 
qu'elle vînt avec A______. Comme ils avaient du retard, G______ avait envoyé un 
message SMS à A______ pour leur dire de se dépêcher car ils avaient déjà un quart 
d'heure de retard. En arrivant au pied de l'immeuble, l'intéressé n'était pas encore là. 
B______ a affirmé avoir avec elle une valise dans laquelle elle avait placé les 
affaires de I______.  

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G______ était arrivé depuis le côté de l'immeuble, en marchant assez rapidement, 
avec une main dans le dos. Alors qu'il faisait très chaud, il était revêtu d'un pullover 
à manches longues et d'un pantalon. A______ lui avait dit : "B______, fais 
attention à tes yeux". A ce moment-là, elle avait eu la jambe droite ainsi que le 
visage et les yeux qui brûlaient, tout comme le torse et le bras gauche, étant précisé 
qu'elle portait alors un T-shirt sans manches avec un léger décolleté et un short 
court; elle ne voyait plus rien. Elle avait reçu, dans l'enchaînement, un grand choc 
sur la tête et était tombée à terre. Avant de perdre connaissance, elle avait vu une 
lame de couteau briller au soleil et entendu G______ dire "Je vais te buter, salope". 
Tout était allé très vite et elle n'avait pas vu de geste de la part de G______, en 
particulier s'il en eût effectué avec son couteau. Elle ne se souvenait de rien entre sa 
chute et l'arrivée de l'ambulance. 

B______ a confirmé quasiment l'entier de ses déclarations à la police, précisant 
cependant que tout était un peu flou dans sa tête en raison de la morphine qui lui 
avait été alors administrée. Elle est revenue sur un point, en ce sens qu'elle n'avait 
en fait pas vu G______ courir après A______. 

En ce qui concerne son état de santé, B______ a expliqué avoir subi trois greffes de 
peau à deux reprises à la jambe droite ainsi qu'un débridage au visage et au bras 
gauche dans le but de retirer la peau touchée par l'acide afin de tenter d'y laisser le 
moins de traces possibles. Elle avait également été touchée à l'oreille gauche, dans 
laquelle de l'acide avait pénétré, ainsi qu'aux deux yeux. Son acuité visuelle était 
moins bonne depuis lors. Une poche de sang s'était formée sur le côté gauche de sa 
tête après avoir reçu le "vase" dans lequel se trouvait l'acide. Sur le plan 
psychologique, elle ne se sentait pas bien du tout; elle avait perdu 6 kilos, avait de 
la peine à se regarder dans le miroir car son visage était tacheté et vivait dans la 
crainte de représailles de la part de G______. Elle bénéficiait d'un appui 
psychologique auprès de la LAVI. Par ailleurs, elle culpabilisait énormément par 
rapport à l'état dans lequel se trouvait A______, qui était complètement défiguré. 

k.b.b. Les 23 janvier et 5 février 2013, B______ s'est encore exprimée au sujet de 
l'évolution de son état de santé. Elle a indiqué qu'à sa jambe droite, il y avait des 
germes qui poussaient sous la greffe de la cuisse. Elle était de ce fait sous 
traitement antibiotique et ne savait pas encore si une nouvelle greffe devait être 
entreprise. Elle ne pouvait plus poser son poids sur la jambe en question en raison 
des lésions au genou et effectuait des séances de physiothérapie pour tenter 
d'améliorer la situation. Elle portait constamment une attelle à la cheville et 
marchait avec des béquilles, alors qu'elle n'avait jamais eu aucun problème à cette 
jambe auparavant. De grosses rigoles étaient apparues sur le mollet, de sorte qu'une 
nouvelle greffe à cet endroit était envisagée. La greffe sur le tibia s'était par ailleurs 
ouverte, ce qui nécessitait la pose de "strips". En ce qui concernait le reste de son 
corps, la situation avait peu évolué. Elle avait toujours des marques au visage et sur 
le corps, ainsi que des problèmes de vision latérale du côté droit. Un caillot de sang 
s'était par ailleurs développé à l'endroit où elle avait reçu le vase sur la tête.  

- 19 -  

 
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Sur le plan psychologique, elle sombrait dans la dépression. Elle devait absolument 
se faire suivre, étant précisé qu'elle ne supportait pas les antidépresseurs. Elle 
voyait un psychologue et son médecin traitant régulièrement. 

l.a. G______, à la suite de son interpellation, s'est refusé dans un premier temps à 
toute déclaration. 

Le lendemain, il a expliqué à la police que, le lundi en question, il était à son travail 
– exerçant une activité de dépanneur-sanitaire – avec son véhicule d'entreprise, 
comme d'habitude, et était rentré de sa journée aux alentours de 16h00. Il avait pris 
un bain dans l'attente du retour de son fils, qui se trouvait alors chez sa mère. Il 
l'avait d'ailleurs appelé sur son téléphone portable pour lui rappeler de prendre avec 
lui ses affaires personnelles. Ultérieurement, il avait reçu un message SMS de 
A______, qui lui parlait d'habits, en évoquant le fait que "c'étaient eux qui les 
avaient payés" et que s'il avait des "couilles", il devait venir les chercher chez eux. 
Il avait répondu en traitant l'intéressé de cafard, tout en lui disant qu'il ne voulait 
pas avoir à faire avec lui. Il y avait encore eu plusieurs appels et messages 
échangés, s'agissant essentiellement de provocations provenant principalement de la 
part de son interlocuteur selon G______, étant précisé que les messages 
provoquants avaient déjà été de mise la veille. A______ lui avait notamment dit 
qu'il allait monter dans 5 minutes lui "casser la gueule" puis avait raccroché. Il y 
avait eu d'autres messages SMS, dont l'un annonçant que l'intéressé allait venir dans 
15 minutes, puis un autre disant qu'il serait là dans 10 minutes, enfin un troisième 
indiquant qu'il arrivait dans 5 minutes. G______ avait le souvenir d'avoir répondu 
en disant que cela faisait 25 minutes qu'il l'attendait. 

Comme il était énervé, il s'était servi une tasse de whisky, après être sorti du bain et 
s'être rhabillé. Il avait quitté son appartement avec la tasse remplie de l'équivalent 
d'un verre de whisky et avait attendu durant une dizaine de minutes au bas de son 
immeuble sans voir personne. Il était donc remonté chez lui; il était nerveux. Il 
avait alors reçu un dernier message SMS de A______, lui indiquant qu'il était en 
bas. 

C'était là que "tout s'[était] embrouillé dans [s]a tête". Il avait pris un couteau de 
cuisine à longue lame et l'avait mis dans la poche avant gauche de son pantalon. Il 
avait aussi pris la bouteille d'acide – qu'il utilisait pour déboucher les éviers – dans 
un cagibi et en avait rempli le fond de sa tasse à whisky. Il était alors dans un état 
d'angoisse très profond. Il n'était plus lui-même. Il avait fait une prière et était 
descendu avec le couteau dans la poche et la tasse d'acide dans la main droite, 
couverte par un chiffon, pris dans la cuisine. Il avait pris l'ascenseur et, au bas de 
son immeuble, avait aperçu au loin A______ et B______. Il avait marché tout droit 
sur le précité, la tasse devant lui, et, une fois à sa hauteur, avait jeté l'acide dans sa 
direction, sans viser son ex-compagne qui se tenait sur le côté, en criant à l'attention 
de A______ que, s'il avait voulu en arriver là, il avait gagné. Puis, dans un accès de 
colère, il avait lancé la tasse à la tête de B______. Il se trouvait alors à environ 1 
mètre d'elle. Il pensait l'avoir touchée au niveau de la tête et que quelques gouttes 
d'acide avaient pu l'avoir atteinte. Il avait ensuite sorti son couteau pour 
impressionner A______ et avait marché derrière lui sur une centaine de mètres 

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jusqu'au parking du stade H______. Il s'était alors un peu apaisé et était revenu sur 
ses pas. En arrivant vers B______, il n'excluait pas lui avoir donné, son couteau à la 
main, un coup de pied – tout se bousculait dans sa tête – et lui avoir dit quelque 
chose comme "voilà ce que tu voulais, on en est arrivé là". Il contestait toutefois 
avoir frappé B______ au moyen de son couteau. 

Une fois de retour dans son appartement, il avait posé le couteau sur la table de la 
cuisine, téléphoné au SPMI depuis son téléphone portable et, une fois en contact 
avec une dame du service d'urgence du SPMI [note: dévié, à l'époque, à partir de 
18h00 auprès de la FSASD], dit à celle-ci qu'il avait fait une "connerie", que son 
fils était seul et qu'il fallait que quelqu'un s'occupe de lui. Puis, il avait tenté de 
joindre K______, l'ancienne éducatrice de I______, et, tombé sur un répondeur, y 
avait laissé un message. L'intéressée l'avait ensuite rappelé. Il lui avait expliqué 
avoir fait une "bêtise", que quelqu'un devait s'occuper de son fils, qu'"ils avaient 
remis ça et qu'ils étaient de nouveau venus chez [lui]", enfin qu'il les avait brûlés 
avec de l'acide. Il avait ensuite été interpellé par la police. 

G______ a confirmé que l'acide qu'il avait versé dans la tasse provenait bien de la 
bouteille saisie à son domicile par la police. 

Il a émis le souhait que A______ et B______ cessent de le harceler, de l'insulter ou 
de le menacer. La situation entre la précitée et lui-même étant déjà suffisamment 
conflictuelle au sujet de leur fils, il n'y avait nul besoin que A______ vinsse "mettre 
de l'huile sur le feu", étant précisé que l'intéressé était toujours présent lorsque, par 
exemple, il était amené à rencontrer B______ au SPMI. A______ constituait 
"surtout un boulet dans cette affaire" et G______ aurait préféré l'éviter, tout comme 
il aurait préféré éviter son ex-compagne. A______ l'avait au demeurant déjà 
menacé à plusieurs reprises, notamment de lui "casser la gueule", de brûler sa 
maison en Italie, sinon de le tuer. G______ a rappelé qu'un an auparavant [note : le 
journal des événements de la police fait remonter ces faits au 2 juin 2011], le couple 
était venu en son absence à sa porte pour fracasser celle-ci, selon ce qu'une voisine 
lui avait narré. 

l.b. G______ a été entendu à plusieurs reprises par-devant le Ministère public. 

l.b.a. Le 30 juillet 2012, il a confirmé ses précédentes déclarations à la police. 

D'emblée, il a tenu à exprimer ses profonds regrets par rapport à son geste, espérant 
que les conséquences n'en seraient pas trop graves pour les victimes. Il connaissait 
les effets de l'acide et les fortes brûlures que le produit employé – dont il disposait à 
la maison pour déboucher ses tuyaux – pouvait causer. Il se rendait compte de la 
gravité de ses actes, notamment au-regard des séquelles que ceux-ci pouvaient 
entraîner aux yeux de A______. Confronté aux photographies prises des victimes le 
lendemain des faits, l'intéressé a dit que "malheureusement, on ne p[ouvait] pas 
revenir en arrière". 

Les premiers contacts téléphoniques avec A______ remontaient à environ 2 ans. 
Dès le début, il y avait eu des menaces de mort de la part de l'intéressé, comme le 
fait que, se prévalant d'être napolitain, il allait le retrouver, mettre le feu à sa 

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maison et le tuer. L'un de ses amis, P______, en avait d'ailleurs été témoin, tout 
comme sa compagne, O______. A son avis, A______ devait être persuadé qu'il 
frappait son fils et tous les faibles, de sorte qu'il l'appelait à chaque fois pour le 
menacer, que ce soit à la suite de disputes verbales qu'il pouvait avoir avec 
B______ ou sans motif déclencheur.  

G______ a rappelé le contexte concernant les problèmes rencontrés par B______ et 
lui-même en leur qualité de parents, lequel était, à son avis, à l'origine de 
l'altercation du 23 juillet 2012. 

Ce jour-là, après les échanges de messages SMS avec A______, les "choses 
[étaient] ensuite confuses dans [s]a tête". Il lui semblait que le précité l'avait encore 
appelé à une reprise mais il ne se souvenait plus de ce que celui-ci lui avait dit. 
Lorsqu'il avait compris que B______ et A______ allaient venir, il était descendu 
une première fois avec sa tasse remplie de whisky, qu'il avait bu, puis, après être 
remonté, il avait eu " un gros trou noir dans [s]a tête". Il avait pris un couteau et 
rempli le fond de sa tasse avec de l'acide, soit l'équivalent de deux doigts, environ 
un demi-décilitre. Il ne savait pas s'il allait l'utiliser ou seulement leur faire peur. 
Lorsqu'il s'était retrouvé face à A______, sa tête avait "explosé" et il avait "fait un 
geste pour lui jeter le produit sans toutefois viser le torse ou la tête". Il ne 
reconnaissait qu'un seul geste aux fins de projeter le liquide vers A______ mais en 
aucun cas vers B______, qui se tenait à environ 1,5 mètres de lui. Il était probable, 
d'après lui, que l'intéressée ait reçu des projections d'acide résiduelles lorsqu'il avait 
lancé la tasse dans sa direction. Il en avait lui-même pris une ou deux gouttes sur 
les habits sans que sa peau n'ait été touchée.  

l.b.b. Le 20 septembre 2012, confronté à B______, G______ a réitéré ses excuses. 
Il a dit à l'intéressée qu'il était "profondément désolé de ce qui [était] arrivé … que 
cela en soit arrivé là", étant "touché" en l'entendant, mais que "c'[était] le destin qui 
l'a[vait] voulu". 

l.b.c. Le 10 octobre 2012, face à A______, G______ a fait part de ce qu'il était 
bouleversé au-regard de ce qu'il venait d'entendre. Il n'avait pas de mots pour 
décrire le dégoût qu'il avait de lui-même et a dit que tout cela n'aurait jamais dû 
arriver. Il a présenté ses excuses à l'intéressé et indiqué qu'on ne pouvait 
"malheureusement pas revenir en arrière". 

Au cours de cette audience, G______ a évoqué n'avoir été menaçant envers A______ 
qu'à une reprise par le passé, soit lorsque ce dernier et B______ étaient venus à son 
domicile donner des coups de pied dans sa porte en juin 2011. Il avait dit qu'il "le 
planterait s'il n'arrêtait pas" mais a ajouté, selon un rapport de police du 19 octobre 
2011 produit à l'audience, que ces paroles avaient été dites "en l'air" sous le coup de la 
colère et qu'il ne le ferait jamais. 

l.b.d. Le 23 janvier 2013, en confrontation au Ministère public, G______ s'est encore 
déterminé sur les faits, non sans présenter à nouveau ses excuses aux victimes, face à 
leurs "souffrances qui n'avaient pas lieu d'être". Son acte était impardonnable; en tous 
les cas, il ne se le pardonnait pas. 

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Le 23 juillet 2012, il était habillé d'un pull d'été léger à manches longues et d'une paire 
de jeans. A______ et B______ n'avaient pas de valise avec eux lorsqu'ils étaient 
arrivés, quand bien même les précités affirmaient le contraire. G______ a précisé que 
s'il avait bu une tasse de whisky, cela avait été pour faire descendre l'angoisse qui 
montait en lui. Lorsqu'il était descendu, ni A______ ni B______ n'avaient eu de parole 
ou de geste menaçants. Ils n'auraient d'ailleurs pas eu le temps d'en avoir. Il avait agi 
en deux temps, projetant tout d'abord, à brève distance – autour d'un mètre –, le 
contenu de sa tasse en direction de A______ puis lançant celle-ci sur B______, qui se 
trouvait légèrement à droite de A______, étant précisé qu'il ne se rappelait plus très 
bien s'il avait visé une partie précise du corps de l'intéressée, pensant qu'il ne s'agissait 
pas de sa tête. S'il avait décidé de jeter l'acide sur A______, c'était parce que celui-ci le 
mettait dans un état d'angoisse et de peur indescriptible. En particulier, les messages 
dans lesquels A______ lui disait qu'il allait venir lui "casser la gueule" l'avaient mis 
dans un tel état, étant précisé que l'intéressé disposait du code d'entrée de l'immeuble. 
A la question de savoir s'il avait envisagé que B______ pusse être aspergée lorsqu'il 
avait effectué son geste en direction de A______, G______ a dit que, dans l'explosion 
de colère et l'état d'angoisse dans lequel il se trouvait, il ne pouvait pas "l'évaluer". Le 
"risque était toutefois évident et [il] l'assum[ait] pleinement". 

S'il avait suivi A______ avec le couteau sur une cinquantaine de mètres, c'était pour 
l'impressionner. Il aurait pu facilement le rattraper s'il l'avait voulu. Il avait eu le 
sentiment que A______ venait pour lui "régler son compte, c'est-à-dire [lui] casser 
la gueule voire pire". Il le craignait parce que l'intéressé l'avait déjà menacé par le 
passé. Le contenu des messages SMS adressés le vendredi précédent et le jour-
même lui faisait redouter le pire.  

Il était "revenu sur terre" et s'était calmé en entendant les automobilistes lui crier 
d'arrêter. 

De retour vers B______, il avait toujours le couteau dans la main mais n'avait 
effectué aucun geste avec celui-ci. Il avait donné un coup de pied à l'intéressée, vers 
les hanches lui semblait-il, avant de repartir vers l'immeuble. Il contestait avoir dit à 
B______ "je vais te buter, salope".  

l.b.e. A l'occasion de son audition finale du 19 mars 2014 au Ministère public, 
G______ s'est déterminé sur l'accusation que le Procureur retiendrait à son encontre. 

S'agissant des faits concernant A______, G______ les a reconnus dans le sens de ses 
déclarations en procédure et a annoncé qu'il ne contestait pas leur qualification des 
chefs de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 2ème paragraphe CP et de 
menaces. 

G______ a également reconnu les faits concernant l'acide projeté sur B______, se 
réservant toutefois au sujet de leur qualification du chef de lésions corporelles graves 
au sens de l'art. 122 3ème paragraphe CP. Concernant les menaces proférées à 
l'encontre de la précitée, G______ les contestait en ce sens qu'il ne reconnaissait pas 
les propos que le Ministère public lui prêtait et réservait, dès lors, sa détermination à 
cet égard. 

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G______ reconnaissait, enfin, les faits constitutifs de dommages à la propriété 
concernant les dégâts causés aux véhicules stationnés sur les lieux de ses agissements. 

l.c. i) Le 20 septembre 2012, le conseil de G______ a acheminé aux conseils des 
victimes, à l'attention de chacune d'elles, des courriers d'excuses de G______, dans 
lesquels celui-ci faisait part de ce qu'il n'arrivait toujours pas à comprendre son geste, 
de ce qu'il avait conscience que l'acte commis était gravissime et qu'il était juste qu'il 
en payât les conséquences, étant précisé qu'il ne se "tirerai[t] pas en arrière pour 
assumer l'aspect financier, par rapport à [ses] moyens". 

ii) Le 10 octobre 2012, après sa confrontation avec A______, G______ a écrit à sa 
compagne, O______, depuis la prison. Il lui a fait savoir qu'il n'allait pas bien du 
tout, souffrant "au plus profond de [son] âme". Son esprit était "submergé par le 
récit de séquelles que [l'intéressé] d[evait] subir à cause de ce geste dont [il] 
n'arriv[ait] pas à s'expliquer". Il ne savait pas pourquoi il en était arrivé là, n'ayant 
jamais voulu faire tout ce mal, et avait l'impression d'être un "monstre" car, pour 
A______ complètement défiguré, la vie serait "gâchée pour toujours". Il avait beau 
se dire qu'on l'avait poussé et qu'il n'était pas complètement responsable, il n'en 
demeurait pas moins qu'il avait commis ce qu'on lui reprochait et qu'il allait devoir 
vivre avec ce poids. Au début de son incarcération, il avait pensé que ce n'était pas 
aussi grave et que tout allait s'arranger mais il se rendait compte que la réalité était 
toute autre. 

iii) Par courrier du 23 janvier 2013, le conseil de G______ a sollicité des conseils 
des victimes les références bancaires permettant au précité de contribuer 
financièrement, selon ses moyens, à la réparation des préjudices, sous l'angle du 
dommage et du tort moral. 

Il n'a pas été donné suite à cette demande, en ce sens que les victimes ne se sont pas 
déclarées prêtes à recevoir de tels versements, raison pour laquelle le conseil de 
G______ les informait de ce qu'en conséquence, les versements mensuels auxquels 
procéderait son client seraient collectés sur le compte de son étude. 

iv) Le 19 mars 2014 par-devant le Ministère public, G______ a informé B______ et 
le conseil de A______ de ce qu'il versait mensuellement CHF 600.- sur le compte 
de son avocat, soit CHF 300.- pour chacune des victimes, afin de les dédommager. 
Ces versements étaient effectifs depuis la fin mars 2013 et l'ont été jusqu'au début 
décembre 2014. 

Situation familiale 

m. Les auditions de G______, B______, K______ et Y______, les dossiers du 
SPMI et ordonnances du Tribunal tutélaire versés à la procédure, ainsi que les 
débats ont permis de dégager ce qui suit. 

G______ et B______ se sont rencontrés dans le cadre du travail et liés quelque 
temps avant la naissance de I______, survenue le ______ 1997. Les intéressés ne se 
sont jamais mariés et ont vécu 4 ou 5 ans en concubinage. B______ a rapporté 
qu'environ 8 à 9 mois après s'être mise en ménage, elle avait fait l'objet de violences 
de la part de G______ – violences contestées par l'intéressé –, au point qu'elle était 

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allée demander une carte de protection auprès du Ministère public. A cette époque, 
G______ consommait des drogues dures et B______ avait commencé à 
consommer, elle aussi, des produits stupéfiants avec l'intéressé. Les violences ont 
apparemment perduré après la naissance de leur fils, ce qui a valu à G______ une 
mesure d'éloignement, le couple – qui avait "commencé à couler en raison de 
problèmes de drogue" – se séparant alors que I______ était âgé d'environ 1 an. 
B______ a poursuivi sa consommation d'héroïne après la séparation d'avec 
G______, alors que l'intéressé a réussi petit à petit à la maîtriser puis à la cesser 
dans le but d'être auprès de son fils. Depuis leur séparation, la relation du couple est 
restée tendue, G______ et B______ étant toujours en conflit au sujet de leur enfant. 
I______ a vécu avec sa mère jusqu'à ce que sa garde soit confiée à G______ puis à 
ses grands-parents paternels en raison de la toxicomanie de B______ signalée 
notamment par le précité au SPMI en mai 1999. La garde de I______ a été restituée 
en octobre 2003 à B______, qui n'a toutefois pas su la gérer correctement en raison 
de sa toxicomanie persistante et de ses fréquentations nuisibles au développement 
de l'enfant; elle a ainsi été confiée à nouveau à G______, d'abord provisoirement en 
août 2008 puis de manière définitive en avril 2009. B______ a disposé d'un large 
droit de visite, qui s'est "toujours plus ou moins bien passé" selon le père de 
l'enfant, qui pensait qu'il y avait du ressenti du côté de la mère, et a relevé qu'il y 
avait fréquemment des disputes verbales "pour tout et rien".  

La situation de I______ s'est dégradée courant 2010, selon ce qu'a rapporté 
Y______ du SPMI. A la fin de l'année scolaire, c'est-à-dire en juin 2010, I______ a 
adopté un comportement inadéquat à l'école en raison de mauvaises fréquentations. 
Après la rentrée scolaire, à fin octobre 2010, G______ a rapporté que I______ avait 
commis un vol à l'étalage. A cette époque, la tension entre I______ et son père était 
montée et G______, débordé, avait de la peine à se faire respecter par son fils. Dans 
ces circonstances, il est arrivé à G______ de porter la main sur I______, 
singulièrement de le frapper avec un ceinturon à une reprise vers la fin 2010, lors 
d'une crise, parce qu'il n'arrivait plus à tenir son enfant. Le SPMI, après avoir reçu 
un appel de B______ le 9 décembre 2010 à ce sujet et la confirmation de ce qui 
s'était passé de la part de I______, a averti G______ par courrier du 17 janvier 
2011, avec copie au Ministère public, le signalement ayant abouti ultérieurement au 
prononcé d'une amende, considérée comme injuste par l'intéressé, qui regrettait son 
geste. Y______, en charge de la surveillance du placement de I______ chez son 
père, a revu les parents de l'enfant à cette époque. La situation s'était alors 
améliorée. A la suite de la demande d'aide formulée par G______, une action 
éducative en milieu ouvert (AEMO) a été mise en place par le SPMI et confiée à 
K______, qui a soutenu G______ dans le cadre de l'éducation de I______ d'avril 
2011 au 30 juin 2012, en intervenant directement à domicile. 

K______ a décrit, au début de son intervention, un père en proie aux difficultés 
comportementales et scolaires de son enfant, alors en école spécialisée, et de vives 
tensions entre celui-ci et son enfant. G______ n'arrivait pas à mesurer les sanctions 
qu'il devait prononcer à l'égard de son fils et il y avait des problèmes de 
communication entre eux. Par la suite, le comportement de I______ s'était 

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rapidement amélioré, de même que sa relation avec son père. Cela dit, en juin 2011, 
bien que K______ n'ait rien remarqué de particulier, B______ a reformulé de 
nouvelles accusations de maltraitance envers G______, qui ressentait beaucoup de 
pression car il était constamment sous le joug de la précitée, étant précisé que celle-
ci l'appelait souvent pour le questionner ou lui donner des instructions, lui 
reprochait de ne pas bien s'occuper de leur fils, lui réclamait de l'argent pour les 
moments où elle avait avec elle I______. G______ était quelqu'un qui ne savait pas 
bien dialoguer et qui avait tendance à élever la voix; il était de nature inquiète et, 
face à ce sentiment, il avait tendance à "monter les tours", c'est-à-dire hausser la 
voix. Il avait l'impression que B______ cherchait à le contrôler. I______ a été 
entendu au SPMI à cette époque et n'a pas évoqué de maltraitance de la part de son 
père, ce qu'il avait d'ailleurs confirmé à K______. Quoiqu'il en soit, la situation 
entre les parents de I______ était tendue, ce qu'a pu constater Y______ lors d'une 
séance de bilan ayant eu lieu en juillet 2011, parce que les actes de maltraitance 
dénoncés n'avaient pas été confirmés. En mars 2012, B______ a, à nouveau, accusé 
G______ de maltraitance envers I______, en s'en ouvrant auprès du SPMI lors d'un 
bilan AEMO. Elle a dit avoir appris d'un copain de son fils que celui-ci aurait été 
frappé avec un sachet de glaçons. L'épisode a été qualifié de "flou" par le SPMI, 
après quelques investigations, et les choses n'ont pas été plus loin, vu la situation 
"confuse". Le 7 mai 2012, K______ a dit avoir appris des parents de I______ que, 
suite à une dispute entre le précité et son père, celui-ci avait quitté le domicile pour 
se réfugier chez sa mère. I______ avait eu une réaction bizarre : il s'était déshabillé 
devant son père et lui avait dit : "vas-y, tape moi, cela laissera des marques, comme 
ça j'irai porter plainte", tout en le traitant de "sale toxico". K______ a su de 
B______ que celle-ci avait déjà conseillé à son fils d'agir de la sorte, si son père le 
tapait, afin qu'il y ait une preuve. Elle a été surprise de ce revirement de 
comportement inattendu chez I______, alors que les choses lui semblaient aller 
dans le bon sens et que I______ était parvenu jusqu'alors à se positionner en-dehors 
du conflit existant entre ses parents. Ce changement de comportement de l'enfant a 
induit, selon la procédure mise en place par le SPMI, une nouvelle réévaluation de 
la situation, Y______ ayant été ainsi amenée à rencontrer les parents de I______ et 
celui-ci afin d'éclaircir la situation, étant précisé que B______ a allégué la 
commission de nouvelles violences de la part de son père sur I______. Y______ a 
mis en œuvre une médiation, l'entretien ad hoc du 24 mai 2012 ne permettant 
toutefois aucun progrès, la situation entre parents étant tendue et I______ ne 
voulant alors plus voir son père. B______ a toutefois encouragé I______ à 
reprendre contact avec son père, alors que A______ a fait part de ce que la situation 
n'allait pas et qu'ils – c'est-à-dire la précitée et lui-même – allaient "de toute façon 
passer par un avocat" pour obtenir la garde de I______, qui avait l'air alors "perdu" 
et "désemparé". Le SPMI, d'accord avec G______, a provisoirement placé I______ 
chez sa mère pour le mois de juin 2012 et l'enfant est parti deux semaines en 
vacances en Turquie avec B______ et A______ vers la fin du mois en question. A 
fin juin 2012, K______ a encore aidé G______ dans le cadre des démarches 
d'inscription de I______ au Centre de transition professionnel, étant précisé qu'il lui 
était apparu que le père allait bien, avait envie de s'occuper de son fils et que le 

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contact entre eux s'était amélioré. L'enquête du SPMI a – semble-t-il – été classée 
juste avant les vacances scolaires de l'été 2012. 

Depuis son retour de vacances avec sa mère, I______ est allé dormir à quelques 
reprises chez son père et il était prévu que tous deux partissent en vacances en Italie 
en août 2012, ce qui avait été communiqué à B______ par Y______ le 9 juillet 
2012 et était conforme au calendrier relatif au droit de visite mis en place pour les 
vacances. 

I______ s'est également disputé avec sa mère, au cours du mois de juillet 2012, 
pour une question d'argent relative à son entretien au point que celle-ci voulait le 
renvoyer chez son père – parce qu'il était intenable – une semaine avant la date 
prévue pour la passation de la garde. I______ a dit à Y______ que le motif de la 
dispute avec sa mère avait trait à une "histoire de sous", B______ n'en en ayant 
plus, alors que, pour la précitée, le motif du retour de I______ chez son père, cette 
fin de semaine-là, tenait au fait que I______ était pressé de rentrer voir ses copains. 
I______ est bien rentré chez son père le jeudi précédent le 23 juillet 2012, G______ 
en en ayant informé Y______ le 20 juillet 2012. I______ a ensuite passé une partie 
du week-end chez des copains et de nouveau auprès de sa mère, où il a passé la nuit 
du dimanche au lundi en question. Le samedi 21 juillet 2012, G______ a dit avoir 
retrouvé deux Dormicum et un antidépresseur dans les poches des habits de 
I______ qu'il s'apprêtait à laver. Il les avait même montrés à O______. Après avoir 
atteint I______ aux fins d'explications, celui-ci lui a dit au téléphone qu'il s'agissait 
d'un pantalon de sa mère. B______ a rappelé G______ afin de se voir restituer les 
pilules en question et une nouvelle altercation verbale s'en est suivie. Le retour de 
I______ était prévu le 23 juillet 2012. G______ lui avait dès lors demandé de 
reprendre toutes ses affaires avec lui car il en avait oublié chez sa mère trois jours 
auparavant. 

B______ n'a effectué aucune démarche concrète tendant à l'obtention de la garde de 
son enfant depuis son retrait. 

A la suite des faits reprochés à G______, I______ a été placé chez la sœur du 
précité, les parents disposant d'un droit de visite un week-end sur deux. I______ a 
précisé à son père, également après les faits, que la paire de pantalons dans 
lesquelles celui-ci avait retrouvé les pilules appartenait à A______. 

Expertise 

n.a. Le 31 octobre 2012, un rapport d'expertise psychiatrique a été rendu par le Dr 
Z______ concernant G______. 

Le diagnostic posé est celui d'une anxiété généralisée et d'un trouble explosif 
intermittent de sévérité légère à modéré. 

L'expertisé souffre de manière chronique d'une anxiété généralisée, non traitée 
depuis de nombreuses années. Ce vécu anxieux envahissant le rend 
particulièrement vulnérable face à des situations qu'il ne maîtrise pas et se 
manifeste par une série de symptômes physiques et un sentiment de détresse 
psychologique. 

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De ce point de vue, la description de ses réactions face aux sollicitations continues 
et intrusives de son ex-compagne (nervosité, désarroi, angoisse profonde) et le vécu 
corporel associé (bourdonnements, sentiment de flou dans la tête) sont 
caractéristiques de la présence d'un tel trouble pour l'expert. L'arrêt de la 
consommation de drogues lorsqu'un soutien psychosocial et médical fort a été 
accordé à l'expertisé, ainsi que sa capacité à maîtriser ses réactions vis-à-vis de son 
enfant après l'intervention de l'éducatrice du SPMI, corroborent ce diagnostic et 
démontrent que certains de ces comportements ouvertement désadaptés peuvent 
s'améliorer lorsqu'un contexte relationnel sécurisant est présent. 

Selon l'expert, les raptus agressifs de l'expertisé sont donc largement contextuels et 
prennent le caractère d'un trouble explosif intermittent. Ce type de réactions hétéro-
agressives a été présent à différentes périodes de la vie de l'expertisé et de manière 
brutale, toujours en lien avec des situations stressantes qui dépassent les capacités 
d'analyse cognitive de l'intéressé, notamment lorsqu'il s'est retrouvé dans un 
sentiment d'impasse cognitive, conditionnant son impulsivité. Il ne s'agit pas d'un 
trait stable de sa personnalité. Le mode de réaction de l'expertisé est basé sur 
l'évitement du danger, témoin clair de la composante anxieuse prédominante dans 
son tableau clinique.  

L'expertisé présentait à l'évidence, au moment des faits, un état de stress très 
important. La pathologie anxieuse de base a donné lieu, sous l'effet du stress, à la 
manifestation du trouble explosif intermittent sous forme de passage à l'acte hétéro-
agressif. L'expertisé, bien que très tendu et anxieux, se rappelait une grande partie 
des faits qui lui sont reprochés et était partiellement conscient de ce qu'il était en 
train de commettre. L'expertisé a également été capable de stopper son acte, 
réalisant vaguement son impact. L'état de tension interne chez l'expertisé au 
moment des faits avait très certainement atteint un sommet difficilement 
supportable pour lui et son acte devait se comprendre sur un fond de trouble 
explosif intermittent et d'anxiété généralisée, de nature à avoir altéré ses facultés 
cognitives et volitives. Une responsabilité faiblement restreinte pouvait ainsi être 
retenue et seule une diminution faible de la responsabilité pouvait être envisagée. 

L'expertisé en est déjà venu aux mains par le passé, notamment contre son fils. La 
modalité explosive est sa seule manière de gérer le débordement de tension 
anxieuse, et ceci de longue date. Cette dernière peut prendre la forme d'actes 
hétéro-agressifs parfois violents, à l'instar de ce qui s'est passé le 23 juillet 2012. 
Cette situation reste toutefois exceptionnelle et très contextuelle et l'expertisé 
regrette sincèrement ses actes. L'accumulation d'un stress chronique, de menaces et 
pressions récurrentes de la part de son ex-compagne et de son conjoint ont fragilisé 
les défenses de l'expertisé, faisant émerger le trouble explosif. En l'absence de tels 
stress, il est plus qu'envisageable que l'expertisé puisse se contenir, raison pour 
laquelle le risque de récidive est faible en dehors de ce contexte particulier, ce pour 
autant que l'expertisé puisse bénéficier d'un suivi l'aidant à canaliser cette tension et 
pour autant qu'il n'abuse pas de substances psychoactives.  

L'expert a ainsi recommandé la mise en place d'un suivi ambulatoire par un 
psychiatre-psychothérapeute sur le long terme afin de permettre un travail en 

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profondeur, de sorte à permettre à l'expertisé – qui en est conscient – d'acquérir une 
maturité interne qui pourrait amender son trouble explosif intermittent et lui 
permettre d'éviter de tels dérapages. Un tel suivi d'orientation psychothérapeutique 
devait être couplé avec un traitement de l'anxiété généralisée dont l'expertisé 
souffrait de longue date. 

n.b. Le Dr Z______ a confirmé son rapport d'expertise au cours d'une audience qui 
s'est tenue le 9 octobre 2013 par-devant le Ministère public. 

L'expert a ajouté que lors des faits, l'alcool – avec son effet désinhibant – avait 
certainement permis l'expression de la manifestation impulsive, à l'occasion de ce 
qu'il fallait appeler communément un "pétage de plombs", sur une certaine 
vulnérabilité que l'expertisé n'arrivait pas à expliquer. Il fallait un facteur de stress 
chronique, soit une répétition de situations stressantes, comme celle qui s'était 
présentée en juillet 2012, pour qu'une telle réaction survînt chez l'expertisé et 
l'emportât dans son élan, comme dans un état second. L'anxiété généralisée et le 
trouble explosif intermittent de l'expertisé étaient de nature à rendre compte de la 
moindre résistance au stress de l'intéressé et du fait qu'il était plus sensible que tout 
un chacun dans les situations où il était mis sous pression. L'expertisé avait dû être 
soumis à une situation extrême ou extraordinaire en terme de stress, s'exprimant 
comme un stress chronique, intense et répété, de sorte qu'il n'y avait aucune 
échappatoire à ses yeux et qu'il n'avait pas vu d'issue, si ce n'est celle de se 
débarrasser de ses deux "contradicteurs", soit de mettre fin à la situation qu'il 
vivait. En l'espèce, l'impulsivité avait dû se manifester chez l'expertisé 2 ou 3 
heures avant son passage à l'acte, soit au moment où il avait rempli la tasse de 
whisky ou d'acide. Il n'y avait pas forcément de notion de rapidité dans 
l'impulsivité. En-dehors d'une telle situation, comme chez les personnes en proie à 
une anxiété généralisée, l'expertisé aurait eu tendance à éviter le conflit et anticiper 
les problèmes, raison pour laquelle le risque de récidive chez G______ était 
minime.  

L'expert a précisé que le suivi entrepris par G______ dès sa sortie de prison 
correspondait exactement au traitement qu'il avait préconisé. Ce type de traitement 
pouvait durer quelques mois ou plusieurs années en fonction des capacités du 
patient à assimiler les compétences de gestion du stress et de ses émotions. 

o.a. G______ a été mis en liberté le 20 novembre 2012 et diverses mesures de 
substitution à la détention ont été ordonnées, notamment celle de se soumettre à un 
traitement psychothérapeutique ainsi qu'à une prise en charge par l'association 
VIRES, dont le contrôle a été confié au Service de probation et d'insertion (ci-après 
: SPI). 

o.b. G______ a ainsi débuté un suivi psychothérapeutique sous la responsabilité du 
Dr AA______à Onex, les soins – une séance tous les 15 jours – étant délégués à 
AB______, psychologue spécialisée en gestion des émotions, à compter de mars 
2013, laquelle a été entendue au Ministère public le 30 janvier 2014. 

Il était alors difficile de fixer un terme à cette prise en charge, dans laquelle 
G______ s'impliquait avec sérieux, étant motivé à progresser. L'intéressé avait 

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évolué et AB______ a précisé qu'elle avait constaté plus de flexibilité chez son 
patient, s'agissant de ses croyances et schémas qu'il était désormais capable de 
remettre en cause, comme le fait, par exemple, d'accepter les remarques d'un 
collègue ou d'un chef. G______ savait depuis lors faire preuve d'introspection. La 
thérapie lui avait notamment permis d'identifier les situations stressantes et d'y faire 
face de manière correcte.  

AB______ a dit avoir remarqué, à chaque séance, la culpabilité et les regrets 
manifestés G______.  

o.c. Le SPI a régulièrement fait part à la direction de la procédure de ce que 
G______ suivait scrupuleusement les obligations posées pour sa mise en liberté. 

C. A l'audience de jugement, le Tribunal a procédé à l'audition de G______, des 
victimes et de témoins. 

a. G______ a reconnu l'ensemble des faits reprochés tels que décrits dans l'acte 
d'accusation. 

Il a précisé qu'il avait déjà eu avec A______ des échanges téléphoniques houleux, 
soit du même type que ceux qui avaient eu lieu le 23 juillet 2012, à cinq ou six 
reprises pendant les deux années précédentes. C'était toujours l'intéressé qui était à 
l'origine de ces échanges. A______ l'insultait, l'humiliait, notamment dans son rôle 
de père, et le faisait passer pour un faible, ce qui le blessait intérieurement. Par 
ailleurs, l'intéressé l'outrepassait dans son rôle de père, en formulant des prétentions 
sur son fils. Il n'avait pas compté le nombre de fois où A______ avait été présent 
aux réunions de parents d'élève ou dans les locaux du SPMI mais c'était à une 
dizaine de reprises en 2011. S'il l'avait laissé s'investir dans l'éducation de I______, 
c'était parce que celui-ci était dans une période difficile et qu'il ne voulait pas 
"rajouter de conflit au conflit". Il était cependant sûr que A______ avait dû le voir 
comme une faiblesse de sa part. 

Le lundi 23 juillet en question, il avait ressenti les échanges avec A______ 
essentiellement comme humiliant et un peu menaçant. Il n'avait pas le souvenir de 
la teneur des derniers échanges parlés mais, plus tôt dans l'après-midi, le précité lui 
avait dit qu'il allait monter pour lui "casser la gueule". 

Lorsqu'il avait reçu le dernier message SMS lui demandant de descendre, il venait 
de boire le contenu d'une grosse tasse à café de whisky, étant précisé qu'il n'avait 
pas l'habitude de consommer des alcools forts, car l'intéressé lui avait dit qu'il allait 
monter chez lui. Il était alors angoissé et avait voulu se donner du courage. Il avait 
cherché des explications "dans sa tête" et éprouvé une grosse explosion de colère, 
mélangée à de la peur et de l'angoisse. Il était sûr qu'il y aurait une confrontation 
physique avec A______.  

La tasse en question était celle dans laquelle il avait ensuite versé l'acide. Il 
s'agissait d'une grosse tasse en porcelaine d'une profondeur de 8 cm. 

Il avait versé dans cette tasse deux doigts d'acide, soit deux à trois centimètres, sans 
le diluer. Une fois la tasse remplie, il avait pris un chiffon qu'il avait placé sur sa 
main pour se protéger. Il s'était ensuite muni d'un couteau, qu'il avait placé soit dans 

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sa poche arrière soit dans sa poche avant. Il avait fait une prière, sous forme d'une 
demande d'aide à Dieu, conscient de ce qu'il faisait quelque chose de terrible. Il 
aurait voulu avoir un déclic dans sa tête pour arrêter cela. Entre la réception du 
dernier message SMS et le moment où il s'était retrouvé à l'extérieur, après avoir 
pris l'ascenseur, il avait dû s'écouler quelques minutes. En sortant, il avait la tasse 
dans sa main, celle-ci le long du corps. 

G______ avait le souvenir de ce qu'une fois devant A______, celui-ci avait dû se 
baisser par réflexe. Il pensait avoir voulu viser le torse de l'intéressé. Il avait d'abord 
exécuté le geste en direction du précité puis avait lancé sa tasse à la tête de 
B______ à la suite d'une explosion de colère. Tout s'était passé rapidement. 
G______ a dit n'avoir aucune notion de ce qu'il faisait. Il n'en pouvait plus de ce 
que les deux intéressés lui faisaient subir, surtout son ex-compagne depuis que 
I______ était petit. 

S'il avait poursuivi A______, c'était surtout pour lui faire comprendre d'arrêter de le 
harceler, de l'humilier et pour qu'il comprenne qu'il ne devait plus avoir à faire à lui. 

Il n'avait pas le souvenir d'avoir donné des coups de pieds à B______ mais c'était 
possible. Il n'avait pas non plus le souvenir des mots exacts qu'il avait adressés à 
l'intéressée. 

Avec le recul, il regrettait de ne pas avoir contacté la police au-regard de la 
situation, qui était surmontable, ce dont il se rendait compte aujourd'hui, alors 
même qu'à l'époque, il ne voyait pas d'issue et avait le sentiment de se retrouver 
face à un mur. Plus il en faisait pour s'en sortir, plus A______ et B______ 
l'enfonçaient. 

G______ a exprimé des regrets. Il a souhaité que les victimes acceptent l'argent 
qu'il avait mis de côté pour elles, considérant que même s'il ne s'agissait pas 
vraiment d'une réparation, cet argent pourrait les aider dans leurs démarches, leur 
venir en aide. 

Se tournant vers les victimes, G______ s'est d'abord adressé en ces mots à A______ 
: "je ne sais pas comment nous en sommes arrivés là. Nous aurions pu avoir 
d'autres relations. Je suis désolé. Je dois assumer ce que j'ai fait et vous vous devez 

assumer vos séquelles" puis, envers B______, il a dit : "je suis désolé même si c'est 
elle qui a instigué tout cela". 

Réitérant ses excuses, G______ a fait part de ce qu'il était conscient de la gravité de 
ses agissements. Il aurait tout fait – même donner sa vie – pour revenir en arrière. Il 
ne pouvait qu'assumer ses actes et en réparer les conséquences dans la mesure de 
ses moyens.  

L'intéressé a déposé un chargé de pièces relatives à sa situation personnelle, 
illustrant notamment ce qui précède, dont un budget démontrant – sur la base d'une 
projection de ses revenus actuels moyens – que son disponible par mois était d'un 
peu plus de CHF 600.-. Par ailleurs, le SPI, dans son rapport social du 10 décembre 
2014, a notamment fait état de ce que G______ avait toujours exprimé des regrets 
quant aux actes reprochés. L'intéressé avait conscience que "le jour où il aura 

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effectué et terminé la peine qui lui sera ordonnée, ce sera fini pour lui 

contrairement aux victimes qui auront des séquelles à vie". 

G______ a dit qu'il souscrivait à l'anamnèse figurant dans l'expertise psychiatrique 
judiciaire. Il voyait toujours la psychologue AB______ compte tenu des mesures de 
substitution mais au rythme d'une séance mensuelle, étant en phase de rémission. 
Sa psychologue estimait que sa psychothérapie était terminée, alors que celle-ci 
l'avait aidé à cerner certains traits de sa personnalité et savoir comment réagir dans 
le cadre de situations à risque. Lui-même pensait également avoir fait le tour de la 
question. 

b. A______ a expliqué que, suite aux faits, il ne lui avait pas été possible de 
poursuivre sa relation avec B______, soit en raison de leur perte d'autonomie, soit 
du fait que c'était devenu trop pesant. Il n'avait pas revu I______ car celui-ci avait 
très mal pris leur séparation. Quand il séjournait à l'hôpital, I______ était venu le 
voir tous les jours. Lui-même était retourné vivre chez ses parents durant une 
année. Sa perte d'autonomie était encore difficile à ce jour au quotidien. 

S'agissant de ses relations avec I______, elles avaient été très bonnes, même s'il 
était vrai que le "gamin en faisait de toutes les couleurs". I______ lui avait fait part 
des violences subies de la part de son père. Quant à G______, il n'y avait jamais eu 
de messages SMS échangés de la sorte de ceux qui le furent le lundi 23 juillet 2012, 
si ce n'était un ou deux la veille. Ce jour-là, dès le matin, des insultes avaient fusé 
de la part de G______ lorsqu'il avait pris le téléphone de B______, qui n'arrivait 
pas à communiquer avec l'intéressé. C'était dans ce contexte que les messages SMS 
avaient été adressés car la situation ne faisait que dégénérer. 

A______ a dit que, le lundi en question, il avait eu "l'impression d'avoir vu la 
mort". B______ et lui-même étaient venus ramener des affaires de I______, le 
rendez-vous ayant été fixé à 17h30, alors qu'ils avaient un peu de retard. Ils avaient 
déjà sonné chez G______ mais personne n'avait répondu. A______ a précisé qu'il 
avait ensuite envoyé un message SMS à G______ pour lui dire qu'ils étaient là et le 
précité était arrivé, une minute plus tard, en voiture. G______ ne devait donc pas 
être chez lui. Il était arrivé vers eux avec une main dans le dos, vêtu d'un gros pull 
polaire et d'un jeans. Lui-même étant en T-shirt et short, il avait immédiatement 
compris le problème et fait part à B______ de ce que ce n'était pas normal parce 
qu'il faisait 35°C. G______ s'était immédiatement dirigé vers eux et leur avait 
projeté le liquide. A______ a dit avoir d'abord pensé à du café chaud mais, après 
quelques instants, il avait compris que c'était autre chose parce que ses vêtements 
étaient en train d'être rongés par l'acide. 

Concernant sa santé, A______ a confirmé avoir subi 11 opérations avec narcose 
complète et encore deux autres interventions, non considérées comme des 
opérations, pour un total de 85 heures. Les sept premières opérations avaient eu 
pour but de retirer les parties brûlées de son visage, les autres étant consacrées aux 
greffes. "C'était une opération un jour oui un jour non, compte tenu des effets de 
l'acide qui se perpétuaient". Il avait eu cinq