# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 93db617c-5c36-5497-8f99-3b19720e6d98
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-08-31
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 31.08.2006 A/1986/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1986-2006_2006-08-31.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, 

 Juliana BALDE et Maya CRAMER, juges. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1986/2006 ATAS/743/2006 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 31 août 2006 

 

En la cause 

Madame M__________, domiciliée  LE LIGNON 

Monsieur M__________, domicilié  ONEX 

demandeurs 

contre 

CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL DE 
L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE 
L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE,  boulevard 
St-Georges 38, case postale 176, 1211 GENEVE 8 

FONDATION COLLECTIVE LPP DE LA RENTENANSTALT 
SWISSLIFE, avenue du Théâtre 1, case postale, 1001 LAUSANNE 

défenderesses 

 

 

   
 A/1986/2006 

2/4 

EN FAIT 

1. Par jugement du 6 avril 2006, la 3ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame M__________, née D__________ le 1974, et 
Monsieur Christophe M__________, né le  1969, lesquels s'étaient mariés en date 
du 10 juin 2000.  

2. Au chiffre 2 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a 
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 24 mai 2006 et a été transmis d'office 
au Tribunal de céans le 1er juin 2006 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 
10 juin 2000 et le 24 mai 2006. 

5. S'agissant de la demanderesse, il est apparu qu'elle a été affiliée à la CAISSE DE 
RETRAITE DES EMPLOYES DE PICTET & CIE, puis à la FONDATION DE 
PREVOYANCE EN FAVEUR DU PERSONNEL DU COMPTOIR 
IMMOBILIER GENEVOIS et que la totalité de son avoir a ensuite été transmis, le 
12 avril 2005, à la SOCIETE SUISSE D'ASSURANCES GENERALES SUR LA 
VIE HUMAINE (SWISSLIFE). Cette dernière fondation a indiqué, par courrier du 
15 août 2006, que le montant de l'avoir à partager s'élevait à 32'557 fr. (35'447.- au 
24 mai 2006 ./. 2'890.- au 10 juin 2000, intérêts au 24 mai 2006 inclus). 

6. Quant au demandeur, la CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL 
ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES 
DE L’ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE a indiqué, par courrier du 
20 juin 2006, que l'avoir qu'il avait accumulé durant le mariage s'élevait à 
32'440 fr. 15 (98'716.30 au 31 mai 2006 ./. 66'276.15 au 10 juin 2000 intérêts au 
31 mai 2006 inclus).  

7. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 18 août 2006. Il leur a été 
indiqué qu'à défaut d'observations de leur part dans le délai imparti, un arrêt serait 
rendu sur cette base. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été 
gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

 

 

   
 A/1986/2006 

3/4 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 
ATF 129 V 444). 

En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 10 juin 2000, d’autre part le 24 mai 
2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

3. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de 32'440 fr. 15 tandis que celle acquise par son ex-épouse s'élève à 
32'557 fr., les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 16'220 fr. 10 
(32'440 fr. 15 : 2), alors qu'elle lui doit le montant de 16'278 fr. 50 (32'557 fr. : 2) 
de sorte que c’est en définitive la demanderesse qui devra verser à son ex-époux le 
montant de 58 fr. 40. 

4. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003) 

5. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

   
 A/1986/2006 

4/4 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

(conformément à la disposition transitoire de l’art. 162 LOJ) 

1. Invite SWISS LIFE, SOCIÉTÉ SUISSE D'ASSURANCES GÉNÉRALES SUR 
LA VIE HUMAINE à transférer, du compte de Madame M__________ 
(Assurance n° 01-630.74) le montant de 58 fr. 40 à la CAISSE DE 
PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION 
PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU 
CANTON DE GENEVE en faveur de Monsieur M__________, ainsi que des 
intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 24 mai 2006 jusqu'au 
moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu'elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au 
Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois 
exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer 
exactement quelle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la 
décision attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette 
autre décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire 
ne contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le 
Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu'il 
devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens 
de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l'enveloppe dans 
laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ). 

 
La greffière 

 
 
 
 

Janine BOFFI 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le