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**Case Identifier:** 830ff78a-e671-55ae-b3cc-aa9580106be3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-09-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 13.09.2018 A/3083/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3083-2018_2018-09-13.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3083/2018-FORMA  ATA/934/2018  

 

 COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 13 septembre 2018 

sur mesures provisionnelles 

 

dans la cause 

 

Madame A______ 
représentée par Me Elodie Skoulikas, avocate  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA FORMATION ET 
DE LA JEUNESSE 
 

 

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A/3083/2018 

  

 Vu la décision de la direction de l’école de culture générale (ci-après : ECG) 
Henri-Dunant du 28 juin 2018 constatant l’échec à la maturité spécialisée travail social de 
Madame A______ ; 

  vu le recours de celle-ci auprès de la direction générale de l’enseignement 
secondaire II (ci-après : DGES II) demandant que son travail de maturité spécialisée, jugé 

insuffisant le 11 mai 2018 et le 28 juin 2018 à l’issue de la remédiation, soit réévalué ; 

  vu la décision de la DGES II du 25 juillet 2018 rejetant le recours, constatant 

notamment que l’évaluation du travail ne reposait par sur des critères subjectifs et ne 
saurait être qualifiée d’arbitraire ; 

  vu le recours, posté le 10 septembre 2018 et reçu par la chambre administrative de 

la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) le 11 septembre 2018, de 

Mme A______ contre la décision précitée, concluant principalement à l’annulation de la 
décision du 25 juillet 2018 et, cela fait, statuant à nouveau, à ce qu’il soit dit que le travail 
de maturité de la recourante portait la mention satisfaisant et qu’il lui soit délivré le titre de 
maturité spécialisée travail social ; 

  que la recourante conclut, devant la chambre de céans, sur mesures provisionnelles, 

à ce qu’elle soit autorisée à commencer le cursus de formation à la haute école de travail 
social (ci-après : HETS) à Genève lors de la rentrée 2018-2019 ; 

 que ladite rentrée est fixée au lundi 17 septembre 2018 ; 

 que, dans ses observations sur mesures provisionnelles, la DGES II a relevé n’avoir 
aucune prise sur l’admission à la HETS ; 

 que la cause a été gardée à juger sur mesures provisionnelles, ce dont les parties ont 

été informées ; 

Attendu en droit : 

 qu’aux termes de l’art. 21 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 (LPA - E 5 10), l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures 
provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés (al. 1) ; ces mesures sont ordonnées par le 

président s’il s’agit d’une autorité collégiale ou d’une juridiction administrative (al. 2) ; 

 que selon la jurisprudence constante de la chambre administrative, des mesures 

provisionnelles – au nombre desquelles compte la restitution de l’effet suspensif (Philippe 
WEISSENBERGER/Astrid HIRZEL, Der Suspensiveffekt und andere vorsorgliche 

Massnahmen, in Isabelle HÄNER/Bernhard WALDMANN [éd.], Brennpunkte im 

Verwaltungsprozess, 2013, 61-85, p. 63) – ne sont légitimes que si elles s’avèrent 
indispensables au maintien d’un état de fait ou à la sauvegarde d’intérêts compromis 
(ATF 119 V 503 consid. 3 ; ATA/955/2016 du 9 novembre 2016 consid. 4 ; 

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A/3083/2018 

ATA/1244/2015 du 17 novembre 2015 consid. 2 ; ATA/1110/2015 du 16 octobre 2015 

consid. 3). Elles ne sauraient, en principe tout au moins, anticiper le jugement définitif ni 

équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, pas plus qu’aboutir abusivement à 
rendre d’emblée illusoire la portée du procès au fond (arrêts précités) ; ainsi, dans la 
plupart des cas, les mesures provisionnelles consistent en un minus, soit une mesure moins 

importante ou incisive que celle demandée au fond, ou en un aliud, soit une mesure 

différente de celle demandée au fond (Isabelle HÄNER, Vorsorgliche Massnahmen in 

Verwaltungsverfahren und Verwaltungs-prozess in RDS 1997 II 253-420, 265). 

 que l’octroi de mesures provisionnelles présuppose l’urgence, à savoir que le refus de 
les ordonner crée pour l’intéressé la menace d’un dommage difficile à réparer (ATF 130 II 
149 consid. 2.2 ; 127 II 132 consid. 3 = RDAF 2002 I 405). 

 que la conclusion prise sur mesures provisionnelles, à savoir autoriser la recourante à 

commencer sa formation à la HETS lundi 17 septembre 2018, reviendrait à lui octroyer ses 

conclusions sur le fond à titre provisoire, voire à titre définitif si la procédure durait 

jusqu'au mois de juin 2019, ce qui n'est pas admissible ; 

 que, de surcroît, il n'est pas non plus possible de l’accorder, dès lors qu'elle vise non 
l'intimée, seule partie à la procédure en dehors de la recourante, mais la HETS, qui n'y est 

pas partie ; 

 qu’il découle de ce qui précède que les mesures provisionnelles sollicitées seront 
refusées et le sort des frais réservé jusqu'à droit jugé au fond ; 

 vu l’art. 9 al. 1 du règlement de la chambre administrative du 26 septembre 2017 ; 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

rejette la demande de mesures provisionnelles ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 

sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de droit 

public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 

porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 

l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme 
moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi;  

  

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A/3083/2018 

 

communique la présente décision, en copie, à Me Elodie Skoulikas, avocate de la 

recourante ainsi qu'au département de l'instruction publique, de la formation et de la 

jeunesse. 

 
 

 Pour la chambre administrative : 
 
 
 

B. Pagan 
Juge 

 

 
 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 

 la greffière :