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**Case Identifier:** 8e27054b-9b1d-5e0e-8fac-767237a576f5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-09-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.09.2025 A/1206/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1206-2025_2025-09-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1206/2025-PRISON ATA/1047/2025  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 25 septembre 2025 

2ème section 

    dans la cause  

 

A______ recourant 
représenté par Me Cédric KURTH, avocat 

contre 

PRISON DE CHAMP-DOLLON intimée 
 

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A/1206/2025 

EN FAIT 

A.     a. A______ a été détenu à la prison de Champ-Dollon du 27 septembre 2024 au 
22 avril 2025 en exécution anticipée de peine. 

b. En date du 6 février 2025. A______ a fait l'objet d'un placement en cellule forte 
d'une durée d'un jour pour avoir fumé dans une cellule d'attente, alors qu'il n'était 
pas autorisé à le faire. Cette sanction a été jugée disproportionnée par la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : chambre administrative), car le 
recourant avait reconnu les faits et n'avait pas mis en danger l'intégrité physique des 
agents (ATA/940/2025 du 28 août 2025). 

B.     a. Selon le rapport d'incident du 5 mars 2025, deux détenus, dont A______ s'étaient 
battus entre le vestiaire cuisine et les toilettes des gardiens. Le même jour, à 12h40, 
le gardien principal adjoint était intervenu et avait placé A______ en cellule forte à 
15h19. Lors de la fouille effectuée sur A______, deux sachets contenant 4 g de 
tranxilium, ainsi qu'un pot de verre de sauce piquante avaient été trouvés. Le pot en 
verre aurait été confié par les gardiens le matin, cependant, ledit pot ne devait pas 
quitter la cuisine de l'établissement. 

b. À 16h50 A______ a été entendu par le gardien-chef. Il a admis avoir donné des 
coups à un autre codétenu. Il ne faisait toutefois que répliquer aux coups que celui-
ci lui avait portés. Il ne contestait pas la possession d'objets dangereux. 

c. Par décision du même jour notifiée à 18h30, la direction de la prison de 
Champ-Dollon a prononcé à l'encontre d'A______ un placement en cellule forte 
pour une durée de deux jours pour violences physiques et troubles à l'ordre de 
l'établissement. La sanction a été exécutée du 5 mars 2025 à 12h55 jusqu'au 7 mars 
2025 à 12h55. 

C.     a. Par acte déposé à la poste le 4 avril 2025, A______ a interjeté recours auprès de 
la chambre administrative contre cette décision, concluant à son annulation, à 
l'octroi de l'assistance juridique et au prononcé d'une sanction disciplinaire moins 
sévère. Préalablement, les extraits des caméras de surveillance de l'établissement 
devaient être produits. 

Il avait toujours d'un intérêt actuel à recourir, étant donné que cette situation 
pourrait se reproduire en tout temps dans des circonstances semblables. 

La sanction était disproportionnée. L'autorité disposait d'un large pouvoir 
d'appréciation ainsi que de plusieurs mesures alternatives moins incisives, qu'elle 
aurait pu prononcer. Par automatisme, l'autorité avait appliqué la sanction la plus 
sévère, ce qui violait le principe de proportionnalité. 

b. Le 6 mai 2025, l'autorité intimée a conclu au rejet du recours. 

Le recourant avait été incarcéré à Champ-Dollon jusqu'au 22 avril 2025. 
Les caméras de vidéosurveillance indiquaient clairement qu’il avait donné un coup 

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A/1206/2025 

à son codétenu. Elle n'avait pas violé le droit d'être entendu du recourant, car 
celui-ci avait pu se déterminer lors de son audition. La sanction était proportionnée, 
car il était tenu compte du fait que le recourant avait déjà été sanctionné en date du 
6 février 2025 pour troubles à l'ordre de l'établissement. De plus, la durée de la 
sanction se trouvait éloignée de la durée maximale prévue par le RRIP. 

Elle produisait les images de vidéosurveillance. 

c. Le recourant n'a pas usé de son droit à la réplique dans le délai imparti. 

d. Le 12 juin 2025, la chambre de céans a informé les parties que la cause était 
gardée à juger. 

e. Il ressort des images produites par l’intimée que, dans le vestiaire, une personne 
de grande taille vêtue de jaune (le recourant) referme son casier et entre dans une 
pièce adjacente après avoir échangé quelques mots avec une personne plus petite 
vêtue de noir. Cette personne la suit et reste un instant dans l’embrasure de la porte, 
puis l’empoigne et échange des coups avec le recourant, les deux protagonistes 
revenant dans le vestiaire pendant qu’ils se battent. On voit le recourant asséner des 
coups à l’autre détenu. Deux détenus essaient de les séparer, puis un gardien arrive. 
Un troisième détenu se joint aux deux premiers pour essayer de séparer les 
protagonistes. Le gardien revient et extrait le plus petit des protagonistes initiaux 
de ce qui est devenu une rixe. Un second gardien arrive et emmène un autre 
protagoniste. Des agents de détention interviennent ensuite en nombre. Sur les 
bodycams, on voit le recourant ramené en cellule et fouillé. 

EN DROIT 

1. Le recours a été interjeté en temps utile devant la juridiction compétente (art. 132 de 
la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 
let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 
10). 

2. À teneur du dossier, le recourant n'est plus en détention pénale depuis le 22 avril 
2025, ce qui pose la question de son intérêt actuel au recours. 

2.1 Aux termes de l’art. 60 al. 1 let. b LPA, ont qualité pour recourir toutes les 
personnes qui sont touchées directement par une décision et ont un intérêt digne de 
protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée. Selon la jurisprudence, le recourant 
doit avoir un intérêt pratique à l’admission du recours, soit que cette admission soit 
propre à lui procurer un avantage, de nature économique, matérielle ou idéale 
(ATF 138 II 162 consid. 2.1.2 ; ATA/1272/2017 du 12 septembre 2017 consid. 2b). 

2.2 Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir l’annulation 
de la décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 137 I 23 consid. 1.3). L’existence 
d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement au moment du dépôt du recours, mais 
aussi lors du prononcé de la décision sur recours (ATF 137 I 296 consid. 4.2 ; 136 
II 101 consid. 1.1) ; si l’intérêt s’éteint pendant la procédure, le recours, devenu 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1272/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%2042
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%20296

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sans objet, doit être simplement radié du rôle (ATF 125 V 373 consid. 1) ou déclaré 
irrecevable (ATF 123 II 285 consid. 4). 

2.3 Il est exceptionnellement renoncé à l’exigence d’un intérêt actuel lorsque cette 
condition de recours fait obstacle au contrôle de légalité d’un acte qui pourrait se 
reproduire en tout temps, dans des circonstances semblables, et qui, en raison de sa 
brève durée ou de ses effets limités dans le temps, échapperait ainsi toujours à la 
censure de l’autorité de recours (ATF 140 IV 74 consid. 1.3 ; 139 I 206 consid. 1.1) 
ou lorsqu’une décision n’est pas susceptible de se renouveler mais que les intérêts 
des recourants sont particulièrement touchés avec des effets qui vont perdurer 
(ATF 136 II 101 ; 135 I 79). Cela étant, l’obligation d’entrer en matière sur un 
recours, dans certaines circonstances, nonobstant l’absence d’un intérêt actuel, ne 
saurait avoir pour effet de créer une voie de recours non prévue par le droit cantonal 
(ATF 135 I 79 consid. 1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_133/2009 du 4 juin 2009 
consid. 3). 

2.4 La jurisprudence a admis que l’autorité de recours doit entrer en matière même 
s’il n’existe plus d’intérêt actuel et pratique au recours lorsque la partie recourante 
invoque de manière défendable un grief fondé sur la CEDH (ATF 142 I 135 
consid. 1.3.1 ; 139 I 206 consid. 1.2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_1028/2021 du 
16 novembre 2022 consid. 1.2 ; ATA/460/2023 du 2 mai 2023 consid. 3.2). 

2.5 En l’espèce, le recourant n'est plus en détention pénale depuis le 22 avril 2025. 
Il ne fait par ailleurs valoir aucun grief de violation de ses droits de rang 
conventionnel. En application de la jurisprudence constante de la chambre de céans, 
il n’y a dès lors aucune raison de passer outre l’exigence de l’intérêt actuel 
(ATA/1504/2024 du 30 décembre 2024 consid. 2.5 ; ATA/765/2023 du 
13 juillet 2023 ; ATA/672/2023 du 21 juin 2023). 

Vu ce qui précède, le recours a perdu son objet en cours de procédure, ce qu’il y a 
lieu de constater, et la cause devra être rayée du rôle. 

3. Vu la nature du litige, aucun émolument ne sera perçu (art. 87 al. 1 LPA et art. 12 
al. 1 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03). Vu son issue, aucune 
indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

dit que le recours interjeté le 4 avril 2024 par A______ contre la décision de sanction de 
la sanction de la prison de Champ-Dollon du 5 mars 2025 est devenu sans objet ; 

raye la cause du rôle ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué d'indemnité de procédure ; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/125%20V%20373
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/123%20II%20285
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20IV%2074
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20I%20206
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20II%20101
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20I%2079
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20I%2079
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/1C_133/2009
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20I%20206
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_1028/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/460/2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/765/2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/672/2023

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dit que conformément aux art. 78 et ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 
sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière pénale ; 
le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter 
la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral 
suisse, av. du Tribunal fédéral 29, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Cédric KURTH, avocat du recourant, ainsi qu'à la 
prison de Champ-Dollon. 

Siégeant : Jean-Marc VERNIORY, président, Patrick CHENAUX, Claudio 
MASCOTTO, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière : 
 
 

A.-S. SUDAN PEREIRA 
 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. VERNIORY 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 
 
Genève, le  

 
 

 
la greffière :