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**Case Identifier:** a6b710d6-4ebf-5204-8a24-dff4f9217c51
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-04-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 12.04.2017 A/898/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-898-2017_2017-04-12.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/898/2017-MC ATA/431/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 12 avril 2017 

en section 

   dans la cause 

 

Madame et Monsieur B______  
représentés par Me Michael Mitzicos-Giogios, avocat  

contre 

COMMISSAIRE DE POLICE 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

17 mars 2017 (JTAPI/286/2017) 

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A/898/2017 

EN FAIT 

1.  Madame B______  , née le ______1966, ressortissante ukrainienne, est 
mariée à Monsieur B______ , né le ______1963, également ressortissant 
ukrainien. 

2.  Les époux B______  sont arrivés en Suisse et ont déposé chacun une 
demande d'asile le 16 septembre 2014. 

3.  Par décision du 29 juillet 2015, le secrétariat d'État aux migrations  
(ci-après : SEM), a rejeté les demandes d'asile précitées, et a prononcé le renvoi 
des époux B______ . 

4.  Le 26 août 2015, les époux B______  ont interjeté recours auprès du 
Tribunal administratif fédéral (ci-après : TAF) contre la décision précitée. 

5.  Par arrêt du 2 février 2016, le TAF a rejeté leur recours. 

6.  Le 15 février 2016, le SEM a imparti aux époux B______  un nouveau délai 
au 14 mars 2016 pour quitter la Suisse. 

7.  Les 8 mars et 20 mai 2016, le SEM a refusé d'entrer en matière sur deux 
demandes de reconsidération de sa décision du 29 juillet 2015. 

8.  Par arrêt du 4 juillet 2016, le TAF a déclaré irrecevable un recours interjeté 
par les époux B______  contre la décision du SEM du 20 mai 2016. 

9.  Le 29 septembre 2016, les époux B______  ont été auditionnés par un 
collaborateur de l'office cantonal de la population et des migrations (ci-après : 
OCPM). M. B______  a notamment indiqué qu'il ne quitterait pas la Suisse sans 
sa femme, laquelle ne voulait pas partir. 

10.  Le 23 janvier 2017, la police n'a pas pu effectuer le renvoi des époux 
B______ , ceux-ci ne se trouvant pas au foyer dans lequel ils résidaient et ayant 
emporté leurs affaires. 

11.  Le 14 mars 2017, les époux B______  ont été interpellés par la police à 
Genève. 

12.  Le 14 mars 2017, les époux B______  ont été entendus par le commissaire 
de police. M. B______  a indiqué ne pas être d'accord de rentrer en Ukraine car il 
y avait la guerre dans son pays et qu'il n'arrivait pas à survivre dans sa région, 
raison pour laquelle il avait demandé à rester en Suisse. Mme B______  a pour sa 
part déclaré qu'elle s'opposait à son renvoi en Ukraine, car il y avait la guerre dans 
son pays et que sa maison avait été détruite ; elle y avait de plus été violée par des 

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séparatistes. Elle n'était pas en bonne santé, et suivait un traitement médical, 
prenant des antidépresseurs. 

13.  Le même jour, soit le 14 mars 2017 à 16h00, le commissaire de police a 
émis à l'encontre des époux B______  deux ordres de mise en détention 
administrative pour une durée de trois semaines, sur la base de l'art. 76 al. 1 let. b 
ch. 3 et 4 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr - 
RS 142.20). 

14.  Le 15 mars 2017, le commissaire de police a informé le Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI), chargé de contrôler la 
légalité de la détention administrative, que les époux B______  avaient pris le vol 
spécial à destination de Kiev qui avait eu lieu plus tôt dans la journée. 

15.  Suite à cette annonce, le TAPI a communiqué au conseil des époux 
B______  qu'il annulait l'audience de contrôle de la détention prévue le 16 mars 
2017. 

16.  Le 16 mars 2017, le conseil des époux B______  a écrit au TAPI. Il avait 
appris que les autorités de renvoi avaient organisé un vol spécial et que ses clients 
avaient été renvoyés en Ukraine par la force, et été informé de l'annulation de 
l'audience. 

  Toutefois, vu l'illicéité du procédé des autorités de renvoi, et de l'intérêt 
juridique toujours actuel de ses clients, qui étaient toujours en danger en Ukraine 
et continuaient à solliciter la protection internationale de la Suisse, ils avaient un 
intérêt juridique « vrai et réel » au maintien de l'audience par-devant le TAPI, 
lequel devait se prononcer afin de savoir si les autorités de renvoi pouvaient 
procéder directement à des vols spéciaux alors que les personnes concernées  
s'opposaient à leur renvoi et n'avaient pas vu leur détention administrative 
confirmée par un juge. 

  Aucune disposition légale, constitutionnelle ou conventionnelle n'était citée 
ou invoquée dans le courrier. 

17.  Par jugement du 17 mars 2017, le TAPI a déclaré la demande de contrôle de 
la détention des époux B______  irrecevable, faute d'intérêt actuel. 

  Leur renvoi avait en effet été exécuté, et le TAPI n'était pas compétent pour 
examiner la légalité de cette exécution. Il n'y avait pas lieu en l'espèce de déroger 
à l'exigence de l'intérêt actuel, le cas ne revêtant pas un caractère exceptionnel ni 
ne soulevant de questions juridiques nouvelles. 

  À toutes fins utiles, le TAPI constatait que le fondement juridique de l'ordre 
de mise en détention ne semblait pas contesté ; les époux B______  n'avaient pas 
obtempéré à l'injonction de quitter la Suisse, n'avaient entrepris aucune démarche 

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en ce sens, et avaient disparu peu avant le vol prévu le 23 janvier 2017, si bien que 
le principe de la légalité était respecté. 

  Le jugement a été reçu par le conseil des époux B______  le 22 mars 2017. 

18.  Par acte s'étant vu apposer le cachet postal le 4 avril 2017, et reçu utilement 
le 5 avril 2017, les époux B______ , par le biais de leur conseil, ont interjeté 
recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la 
chambre administrative) contre le jugement précité, concluant préalablement à la 
possibilité de compléter le recours et à l'ouverture d'enquêtes, et principalement à 
l'annulation du jugement attaqué et au constat de l'illicéité de la détention 
administrative des époux B______ . 

  Sur le fond était invoquée une violation de l'art. 76 al. let. b LEtr. Le TAPI 
considérait de façon lapidaire et abstraite que le principe de la légalité avait été 
respecté. La loi imposait une audience, si bien que le TAPI avait commis un déni 
de justice formel et matériel et n'avait pas respecté le droit d'être entendu. 

  En tout état de cause, les époux B______  demandaient toujours la 
protection internationale de la Suisse. Ils avaient un intérêt juridique actuel à 
obtenir un contrôle effectif, par un juge, de leur détention administrative et à ce 
que les autorités judiciaires contrôlent l'exécution de leur renvoi. 

  La lettre d'accompagnement du recours, datée du 3 avril 2017, mentionnait 
que le recours était communiqué par télécopie et déposé le jour même à la « boîte 
postale » sise chemin François-Dussaud / chemin de la Gravière. Au dos de 
l'enveloppe figurait la mention : « Déposé en présence de Madame C______  
[numéro de téléphone portable français] à 21h15 », suivie de la signature de Mme 
C______ . 

19.  Le 5 avril 2017, le TAPI a communiqué son dossier sans formuler 
d'observations. 

20.  Le 7 avril 2017, le commissaire de police a conclu au rejet du recours en 
tant que recevable, en faisant siens les considérants émis par le TAPI dans son 
jugement. 

21.  Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Selon l’art. 10 al. 2 1ère phr. de la loi d'application de la loi fédérale sur les 
étrangers du 16 juin 1988 (LaLEtr - F 2 10), la chambre administrative doit statuer 
dans les dix jours qui suivent sa saisine. Ayant reçu le recours le 5 avril 2017 et 
statuant ce jour, elle respecte ce délai. 

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2.  Interjeté devant la juridiction compétente, le recours est recevable de ce 
point de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 10 al. 1 LaLEtr). 

3. a. Selon l'art. 10 al. 1 LaLEtr, le recours à la chambre administrative doit être 
formé par écrit dans les 10 jours qui suivent la notification de la décision attaquée. 

 b. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions 
impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être 
prolongés (art. 16 al. 1 1ère phr. LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le 
législateur lui-même. Celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la 
décision en cause acquiert force obligatoire (SJ 2000 I 22 consid. 2 p. 24 ; 
ATA/261/2016 du 22 mars 2016 ; ATA/1093/2015 du 13 octobre 2015 et les 
références citées). 

 c. Les écrits doivent parvenir à l’autorité ou être remis à son adresse à un 
bureau de poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 
au plus tard le dernier jour du délai avant minuit (art. 17 al. 4 LPA). 

 d. Les cas de force majeure sont réservés, conformément à 
l’art. 16 al. 1 2ème phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements 
extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité 
de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (SJ 1999 I 119 ; 
RDAF 1991 p. 45 ; ATA/512/2016 du 14 juin 2016 et les références citées). 

4.  En l'espèce, le présent recours porte un cachet postal daté du 4 avril 2017, 
alors que le délai de dix jours venait à échéance le 3 avril 2017. 

  Le recours à un ou plusieurs témoins attestant, sur l'enveloppe, du dépôt de 
l'acte de recours dans une boîte aux lettres le dernier jour du délai avant minuit a 
certes été reconnu par la jurisprudence comme un procédé acceptable 
(ATA/455/2016 du 31 mai 2016 consid. 1 et les arrêts fédéraux et cantonaux 
cités). Néanmoins, ici le (seul) témoin a indiqué l'heure du dépôt, mais pas sa date, 
ni du reste un moyen plus précis d'identifier ou de convoquer le témoin, comme 
son adresse exacte ou une copie de ses papiers d'identité. Le dépôt en temps utile 
du présent recours apparaît dès lors des plus douteux. 

  La question de la recevabilité du présent recours souffrira toutefois de rester 
ouverte au vu de ce qui suit. 

5. a. Le jugement attaqué a déclaré la demande des époux B______  irrecevable 
faute d'intérêt actuel. Dans la mesure où les art. 80 al. 2 LEtr et 7 al. 4 let. d 
LaLEtr instituent un contrôle automatique de la mise en détention administrative, 
et non un contrôle sur demande, il y a lieu de retenir qu'il a en fait déclaré sans 
objet ledit contrôle – ce qui revient au même, les considérations juridiques 

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relatives à la perte d'intérêt actuel étant aussi applicables à la perte d'objet du 
litige. 

 b. Lorsqu'une juridiction déclare une demande ou un recours irrecevable (ou, 
comme en l'espèce, déclare un examen prévu d'office sans objet), le recourant ne 
peut conclure qu'à l'annulation du jugement et au renvoi à l'autorité inférieure 
pour nouvelle décision (arrêt du Tribunal fédéral 2C_176/2012 du 18 octobre 
2012 consid. 1.3 non publié aux ATF 138 II 536 ; ATA/229/2017 du 21 février 
2017 consid. 2). Les conclusions constatatoires des recourants sont ainsi 
irrecevables, et seule l'argumentation à ce sujet contenue dans le recours peut être 
prise en considération. 

6.  À teneur de l’art. 60 LPA, ont qualité pour recourir les parties à la procédure 
qui a abouti à la décision attaquée (let. a) et toute personne qui est touchée 
directement par une décision et a un intérêt personnel digne de protection à ce 
qu’elle soit annulée ou modifiée (let. b). 

  La chambre administrative a déjà jugé que les let. a et b de la disposition 
précitée doivent se lire en parallèle : ainsi, le particulier qui ne peut faire valoir un 
intérêt digne de protection ne saurait être admis comme partie recourante, même 
s’il était partie à la procédure de première instance (ATA/577/2014 du 
29 juillet 2014 consid. 5a ; ATA/790/2012 du 20 novembre 2012 ; ATA/281/2012 
du 8 mai 2012 ; ATA/5/2009 du 13 janvier 2009 et les références citées). 

  En principe, la qualité pour recourir auprès du Tribunal fédéral suppose un 
intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision attaquée. Cet intérêt 
doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu. 
A priori, il n'existe plus lorsqu'une personne recourant contre sa détention est 
libérée durant la période de recours. Ceci vaut tant pour la privation de liberté 
dans le domaine pénal qu'en matière administrative, ou encore pour la privation de 
liberté (civile) à des fins d'assistance. La jurisprudence admet toutefois que, dans 
des circonstances particulières, il se justifie d'examiner le recours au fond malgré 
la libération du recourant intervenue durant la procédure devant le Tribunal 
fédéral (ATF 137 I 296 consid. 4.2 et 4.3). 

  La jurisprudence a notamment admis que l'autorité de recours doit entrer en 
matière pour examiner la licéité de la détention administrative d'une personne 
libérée en cours de procédure, dans la mesure où le recourant invoque de manière 
défendable un grief fondé sur la Convention de sauvegarde des droits de l’homme 
et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH – RS 0.101 ; ATF 137 
I 296 consid. 4.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_1177/2013 du 17 janvier 2014 
consid. 2.1 ; ATA/1031/2014 du 17 décembre 2014 consid. 2 ; ATA/1099/2016 
du 23 décembre 2016 consid. 3). 

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7.  En l’espèce, les recourants fondent leur recours par-devant la chambre de 
céans uniquement sur le contrôle obligatoire de la détention, et dans leur courrier 
au TAPI seule une violation de l'art. 76 LEtr était alléguée. Ils n'ont invoqué à 
aucun stade de la procédure – en particulier pas dans ledit courrier envoyé au 
TAPI – ni d’aucune manière un grief fondé sur la CEDH.  

8.  Par ailleurs, selon la jurisprudence, la procédure liée à la détention 
administrative ne permet pas, sauf cas exceptionnel, de remettre en cause le 
caractère licite de la décision de renvoi, sauf si celle-ci apparaissait manifestement 
inadmissible, soit arbitraire ou nulle (arrêts du Tribunal fédéral 2C_47/2017 du 
9 février 2017 consid. 5.2 ; 2C_1178/2016 du 3 janvier 2017 consid. 4.2 ; 
2C_206/2014 du 4 mars 2014 consid. 3), ce qui n'était pas le cas en l'espèce. 

  Il n'est du reste pas possible de tirer du contrôle automatique de la mise en 
détention un droit à une absence d'exécution du renvoi jusqu'au prononcé du 
jugement du TAPI, ceci quand bien même la question de l'effet suspensif dans 
cette phase de la procédure n'est, contrairement à la seconde instance pour 
laquelle l'art. 10 al. 1 LaLEtr prévoit l'absence d'effet suspensif du recours à la 
chambre de céans, pas réglée expressément par la LaLEtr. En effet, la détention 
prévue par l'art. 76 LEtr est, comme l'exprime la note marginale de cette 
disposition, une détention en vue de renvoi, si bien que l'exécution de celui-ci  met 
un terme à la détention et, sous les réserves précitées, à la nécessité de contrôler 
celle-ci. 

9.  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté en tant qu'il est recevable, et 
dans la mesure de sa recevabilité. 

10.  Vu la nature du litige, il ne sera pas perçu d’émolument (art. 87 al. 1 LPA et 
art. 12 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03). Vu son issue, aucune 
indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

rejette, en tant qu'il est recevable et dans la mesure de sa recevabilité, le recours interjeté 
le 4 avril 2017 par Madame et Monsieur B______  contre le jugement du Tribunal 
administratif de première instance du 17 mars 2017 ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué d'indemnité de procédure ; 

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dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Michael Mitzicos-Giogios, avocat des recourants, au 
Tribunal administratif de première instance, au commissaire de police, à l'office 
cantonal de la population et des migrations, ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeants : Mme Junod, présidente, M. Verniory, Mme Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

M. Rodriguez Ellwanger 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :