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**Case Identifier:** 2459cde9-ad38-5ce7-a0fa-f1ef04a7aa19
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 09.01.2018 A/2085/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2085-2016_2018-01-09.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2085/2016-LCI ATA/7/2018  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 9 janvier 2018 

 

   dans la cause 

 

Monsieur Osman ARMANGIL 
Madame Daivaighee et Monsieur Jacques BAVAUD 
Madame Anne-Françoise CHAUVET 
Madame Heidi GOH 
Madame Birsen GYGER 
Monsieur Bernard LETU 
Madame Jacqueline MASOUYE 
Madame Ayse Zülal MENDERES 
Madame Gülsen et Monsieur Marcel PYTHON 
Madame Fatma et Monsieur Selami SARIKAYA 
Madame Elwira et Monsieur Witold ZEMAN 
Madame Galina ZHOLDOKOVA 
représentés par Me Yves Nidegger, avocat  

et 

Madame Lydie JOEST  
Monsieur Morsy EZZ 
GULF SERVICE SA 
représentés par Me Yves Nidegger, avocat 

contre 

 
 
 

 A/2085/2016   

- 2 - 

DÉPARTEMENT DE L'AMÉNAGEMENT, DU LOGEMENT ET DE 
L'ÉNERGIE  
 
et 

VILLE DE GENÈVE 

et 

ASSOCIATION LES RÉVERBÈRES DE LA MÉMOIRE 
représentée par Me Marc Iynedjian et Me Déborah Hondius 

 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
16 mars 2017 (JTAPI/282/2017) 

- 3/19 - 

A/2085/2016 

EN FAIT 

1)  Le 12 janvier 2016, l’association Les Réverbères de la mémoire 
(ci-après : l’association) a déposé auprès du département de l’aménagement, du 
logement et de l’énergie (ci-après : le département), une requête en autorisation de 
construire, enregistrée sous le numéro DD 108’643-2, portant sur l’installation 
d’une œuvre d’art dans le parc Trembley en commémoration du génocide 
arménien. 

  Ladite œuvre s’étend sur une surface totale au sol de 230 m2. Elle se 
compose de neuf candélabres de couleur sombre d’une hauteur de 8 m, ornés 
d’arabesques qui se terminent par des « larmes » chromées remplaçant les 
ampoules. Une source lumineuse orangée, sous forme d’ampoules discrètes fixées 
au sol, illumine la ou les « larme(s) » chromée(s) de chaque réverbère, à l’image 
d’une flamme de bougie. Il est prévu cinq candélabres dit simples (avec une 
« larme » chromée) dont les « couronnes » auraient un diamètre de 435 cm 
chacune, trois candélabres dit doubles (avec deux « larmes » chromées) dont les 
« couronnes » auraient un diamètre de 580 cm chacune et un candélabre dit triple 
(avec trois « larmes » chromées) dont la couronne aurait un diamètre de 1'015 cm. 
Sur le fût de chaque réverbère figurent des textes gravés en arménien et en 
français. 

  L’installation de cette œuvre est prévue sur la parcelle 4'575, en Ville de 
Genève (ci-après : la ville) dans le secteur Genève-Petit-Saconnex, en zone de 
verdure. Cette parcelle, d’une surface totale de 103'850 m2, appartient à la ville et 
comprend le parc Trembley. L’emplacement de l’œuvre est plus précisément 
prévu dans le quart nord de cette parcelle, dans la zone prairie, aux abords du 
secteur boisé longeant les chemins de la promenade de Trembley. Outre ces 
derniers et des prairies, le parc Trembley accueille une école, une place de jeux, 
une installation fitness en plein air, une pataugeoire, des terrains de sport et un site 
de reproduction pour les insectes. Il est délimité par l’avenue Giuseppe-Motta, la 
rue Pestalozzi, la rue de Moillebeau ainsi que par des villas situées au chemin du 
Pré-Cartelier. 

2)  Le 5 février 2016, la requête précitée a été publiée dans la Feuille d’avis 
officielle de la République et canton de Genève (ci-après : FAO). 

3)  Plusieurs oppositions au projet ont été adressées au département. 

4)  Dans le cadre de l’instruction de ladite requête, les préavis recueillis ont été 
favorables, celui de la direction générale de la nature et du paysage l’ayant été 
sous une condition liée à la protection des arbres proches des travaux. 

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A/2085/2016 

5)  Par décision du 17 mai 2016, le département a accordé à l’association 
l’autorisation sollicitée. Celle-ci a été publiée le 20 mai 2016 dans la FAO. 

6)  Les 16 et 20 juin 2016, plusieurs recours émanant d’une association de 
quartier, d’habitants du quartier et de parents d’élèves fréquentant l’école primaire 
située dans le parc Trembley ont respectivement été interjetés auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre l’autorisation précitée 
dont l’annulation était demandée. Ces recours ont été enregistrés sous les numéros 
de cause A/2087/2016, A/2085/2016, A/2090/2016, A/2091/2016, A/2092/2016, 
A/2093/2016, A/2094/2016, A/2095/2016, A/2096/2016, A/2099/2016, 
A/2124/2016, A/2126/2016 et A/2127/2016. 

7)  Par décision du 19 septembre 2016, le TAPI a joint l’ensemble de ces 
causes sous le numéro de cause A/2085/2016. 

8)  Par actes séparés des 30 septembre et 3 octobre 2016, l’association, la ville 
et le département ont respectivement conclu, à titre principal, à l’irrecevabilité du 
recours et, à titre subsidiaire, à son rejet. 

9)  Les recourants ont ensuite pu répliquer, certains ne s’étant pas manifestés. 

10)  Par jugement du 16 mars 2017, le TAPI a déclaré tous les recours 
irrecevables, faute de qualité pour recourir.  

  La distance séparant à vol d’oiseau le réverbère le plus proche des domiciles 
des recourants, variant entre 200 m et 800 m, ne permettait pas, au regard de la 
jurisprudence, de leur conférer un intérêt digne de protection. Les intéressés 
n’avaient en outre pas apporté des éléments probants établissant l’existence d’une 
vue directe depuis leur appartement sur l’installation litigieuse. En tant qu’usagers 
du parc Trembley, ils ne démontraient pas en quoi ils seraient manifestement plus 
personnellement touchés que la majorité des usagers dudit parc. 

  La distance précitée était d’environ 520 m s’agissant du domicile 
de Monsieur Osman ARMANGIL (8, chemin de la Tourelle) ; de 350 m 
s’agissant des domiciles de Madame Daivaighee et Monsieur Jacques BAVAUD 
(59, rue Moillebeau), de Madame Anne-Françoise CHAUVET (59, rue 
Moillebeau), de Monsieur Bernard LETU (59, rue de Moillebeau), de 
Madame Elwira et Monsieur Witold ZEMAN (59, rue Moillebeau) et 
Madame Lydie JOEST (61, rue Moillebeau) ; d’environ 200 m s’agissant des 
domiciles de Madame Heidi GOH (12A, chemin Dr-Adolphe-Pasteur), de 
Madame Gülsen et Monsieur Marcel PYTHON (8, chemin Dr-Adolphe-Pasteur) 
et de Madame Galina ZHOLDOKOVA (6, chemin Dr-Adolphe-Pasteur) ; 
d’environ 330 m s’agissant des domiciles de GULF SERVICE SA et de 
Monsieur Morsy EZZ (74, rue du Grand-Pré) ; d’environ 350 m s’agissant du 
domicile de Madame Birsen GYGER (13, chemin des Colombettes) ; d’environ 

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800 m s’agissant du domicile de Madame Jacqueline MASOUYE (16, avenue de 
Budé) ; d’environ 700 m s’agissant du domicile de Madame Ayse Zülal 
MENDERES (11, chemin du Champ-d’Anier) ; d’environ 250 m s’agissant du 
domicile de Madame Fatma et Monsieur Selami SARIKAYA (20, avenue 
Giuseppe Motta). 

11)  Par acte mis à la poste le 2 mai 2017, M. ARMANGIL, les époux 
BAVAUD, Mme CHAUVET, M. LETU, les époux ZEMAN, Mme GOH, les 
époux PYTHON, Mme ZHOLDOKOVA, Mme GYGER, Mme MASOUYE, 
Mme MENDERES et les époux SARIKAYA (ci-après : M. ARMANGIL et 
consorts) ont recouru contre ce jugement auprès de la chambre administrative de 
la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) en concluant à son 
annulation. 

  La qualité pour recourir leur avait été déniée à tort. Le TAPI avait omis de 
tenir compte de la situation particulière de l’emplacement de l’œuvre d’art en 
cause, à savoir le fait que celle-ci était prévue au centre d’une zone de verdure et 
de délassement d’une surface importante qui ne pouvait, de par sa nature, pas 
accueillir des constructions de sorte que le voisinage y était par définition éloigné. 
Dans ces circonstances, le critère de 150 m – retenu par le TAPI sur la base de la 
jurisprudence ordinaire – privait de toute possibilité de recours la quasi-totalité 
des voisins, en violation des art. 29a de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), art. 6 de la Convention de 
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 
1950 (CEDH - RS 0.101) et art. 9 § 3 de la Convention sur l’accès à 
l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la 
justice en matière d’environnement du 25 juin 1998 (Convention d’Aarhus -  
RS 0.814.07). Tel était en particulier le cas des époux SARIKAYA, dont le 
logement n’était séparé du parc Trembley que par la largeur de la route qui le 
bordait (« soit quelques mètres à peine »), alors que la distance entre leur 
logement et le premier réverbère était d’environ 250 m. De plus, ledit logement, 
situé au deuxième étage, avait des fenêtres donnant sur le parc, celles de la 
chambre à coucher du couple, desquelles ils verraient la construction litigieuse de 
sorte qu’ils seraient, la nuit, exposés aux immissions lumineuses en résultant. Les 
époux SARIKAYA disposaient ainsi de la qualité pour recourir. 

  Une autre particularité de l’installation litigieuse consistait à transformer 
une zone de verdure du quartier affectée au délassement des habitants, en un 
« parc du Monument arménien », une « zone de manifestations et 
commémorations », un « pôle de rassemblement à vocation internationale », ce 
qui revenait à un changement d’affectation de ladite zone. Pour ce motif, la 
distance pertinente ne devait pas être calculée par rapport au premier réverbère, 
mais par rapport aux limites du parc, la « transformation partielle de l’affectation 
constitu[ant] l’objet du litige ». L’œuvre projetée – inesthétique au regard des 

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recourants – modifiait l’aspect et l’esprit du parc, et avait pour conséquence de 
« marquer le paysage ». Les voisins usagers du parc Trembley entretenaient un 
rapport particulier avec ce parc qui constituait pour eux « un élément essentiel de 
leur environnement matériel immédiat et quotidien ». Ils disposaient de ce fait 
d’un intérêt personnel se distinguant de l’intérêt général des habitants des autres 
quartiers de la ville. Les époux SARIKAYA avaient une vue directe sur 
l’installation projetée et sur le parc. Les époux BAVAUD, Mme CHAUVET, 
M. LETU, les époux ZEMAN et Mme JOEST avaient depuis leur balcon aussi 
une vue sur le parc qu’ils traversaient chaque jour pour diverses raisons. Le 
logement de M. EZZ, situé à la jonction entre la rue Grand-Pré et l’avenue 
Giuseppe-Motta, était séparé du parc par un carrefour. Les huit autres recourants 
vivaient aux abords « immédiats » de ce même parc qu’ils fréquentaient pour des 
raisons différentes. En tant que « seule zone de verdure du Petit-Saconnex », ce 
parc était le lieu incontournable de leurs délassements, de leurs activités physiques 
et d’une partie de leur vie sociale. Tous les recourants se trouvaient dans une 
situation suffisamment étroite avec l’objet de la contestation. Ils disposaient en 
outre d’un intérêt pratique à ne pas subir les inconvénients que leur causeraient les 
émissions de lumière et la transformation du parc. La qualité pour recourir ne 
pouvait donc pas leur être déniée. En ne tenant pas compte des spécificités du cas 
d’espèce, le TAPI avait violé le principe d’égalité de traitement. 

12)  Le 22 mai 2017, le TAPI a transmis son dossier sans observations. 

13)  Le 9 juin 2017, le département, l’association et la ville ont respectivement 
conclu au rejet du recours. 

14)  Sur demande du juge délégué, l’avocat des recourants a, le 19 juin 2017, 
informé ce dernier que Mme JOEST, M. EZZ et Gulf Service SA participaient à la 
procédure de recours et qu’ils adhéraient aux écritures et aux conclusions sur 
recevabilité déposées le 1er mai 2017, leur situation étant évoquée dans le recours. 
Tous les recourants persistaient dans leurs conclusions. 

15)  Le 24 juillet 2017, les recourants ont maintenu leur position. 

16)  Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente par 
M. ARMANGIL et consorts, le recours de ces derniers est recevable (art. 132 de 
la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 60 
al. 1 let. a, art. 62 al. 1 let. a et art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10).  

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  Tel n’est, en revanche, pas le cas du recours de Mme JOEST, M. EZZ et 
Gulf Service SA qui n’ont pas contesté le jugement querellé dans le délai de 
recours arrivant à échéance début mai 2017. En se manifestant par courrier du 
19 juin 2017, reçu le lendemain, ils sont largement hors délai de recours. Leur 
recours est donc tardif. 

2)  Les recourants se plaignent de ne pas avoir accès à la justice pour contester 
l’autorisation litigieuse, en violation des art. 29a Cst., art. 6 CEDH et art. 9 § 3 
Convention d’Aarhus, au motif que le TAPI leur aurait, à tort, dénié la qualité 
pour recourir contre ladite autorisation et violé le principe de l’égalité de 
traitement en ne prenant pas en compte les particularités du cas d’espèce liées à 
l’emplacement et à l’impact de l’installation litigieuse.  

3)  Selon l’art. 29a Cst., toute personne a droit à ce que sa cause soit jugée par 
une autorité judiciaire. La Confédération et les cantons peuvent, par la loi, exclure 
l’accès au juge dans des cas exceptionnels. L’art. 6 CEDH traite du droit à un 
procès équitable. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue 
équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal 
indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera notamment des 
contestations sur ses droits et obligations de caractère civil (art. 6 § 1  
phr. 1 CEDH). 

  Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l’art. 29a Cst. étend le contrôle 
judiciaire à toutes les matières, y compris aux actes de l’administration, en 
établissant une garantie générale de l’accès au juge, laquelle ne s’oppose 
cependant pas aux conditions de recevabilité habituelles du recours (ATF 137 II 
409 consid. 4.2 ; 136 I 323 consid. 4.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_841/2016 du 
25 août 2017 consid. 4). L’art. 6 CEDH ne s’oppose pas non plus, à l’instar de 
l’art. 29a Cst. notamment, à une réglementation de l’accès des justiciables aux 
tribunaux, pourvu que cette réglementation ait pour but d’assurer une bonne 
administration de la justice. Le droit d’accès peut être soumis aux conditions 
habituelles de recevabilité des recours (délais, capacité, qualité), à la valeur 
litigieuse ou à l’importance de l’affaire, à condition qu’elles ne l’atteignent pas 
dans sa substance (Andreas AUER/Giorgio MALINVERNI/Michel HOTTELIER, 
Droit constitutionnel suisse, vol. II, 3ème éd., 2013, n. 1217). Le droit d’accès à un 
tribunal n’est pas absolu et se prête à des limitations implicitement admises, 
notamment quant aux conditions de recevabilité d’un recours, car il appelle, de 
par sa nature même, une réglementation par l’État. Toutefois, ces limitations ne 
sauraient restreindre l’accès ouvert à un justiciable de manière ou à un point tel 
que son droit à un tribunal s’en trouve atteint dans sa substance même  
(ACEDH du 27 août 2004, Boulougouras, § 19 ; ACEDH du 28 mai 1985, 
Ashingdane, § 57 ; AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, op. cit., n. 1217). Ces 
limitations ne sont admissibles que si elles tendent à un but légitime et s’il existe 
un rapport raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés et le but 

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visé (Christoph GRABENWARTER/Katharina PABEL, Europäische 
Menschenrechtskonvention, 6ème éd., 2016, n. 53 ; AUER/MALINVERNI/ 
HOTTELIER, op. cit., n. 1222). 

4)   Le 1er juin 2014, la Convention d’Aarhus est entrée en vigueur pour la 
Suisse. Afin de contribuer à protéger le droit de chacun, dans les générations 
présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et 
son bien-être, chaque Partie garantit les droits d’accès à l’information sur 
l’environnement, de participation du public au processus décisionnel et d’accès à 
la justice en matière d’environnement conformément aux dispositions de la 
présente Convention (art. 1 Convention d’Aarhus).  

 a. La Convention d’Aarhus repose sur trois piliers : l’accès à l’information sur 
l’environnement prévu aux art. 4 à 5 Convention d’Aarhus, la participation du 
public au processus décisionnel en matière d’environnement ancrée aux art. 6 à  
8 Convention d’Aarhus et l’accès à la justice en matière environnementale régi à 
l’art. 9 Convention d’Aarhus (Guide d’application de la Convention d’Aarhus 
établie par la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, 2ème éd., 
2014 - ci-après : Guide d’application, p. 19 ; Message portant approbation de la 
Convention d’Aarhus et de son application ainsi que de son amendement du 
Conseil fédéral du 28 mars 2012, FF 2012 4027, p. 4028). Dans un arrêt de 2015, 
le Tribunal fédéral a considéré, sans développement particulier, que l’information 
et la participation de la population ainsi que l’accès au juge étaient assurés par les 
dispositions de la législation sur l’aménagement du territoire et la protection de 
l’environnement, dans une mesure satisfaisant largement aux exigences de la 
Convention d’Aarhus (arrêt du Tribunal fédéral 1C_242/2014 du 1er juillet 2015 
consid. 3.3). 

  L’application de la Convention d’Aarhus est soumise à un mécanisme de 
contrôle. Ce dernier découle, d’une part, de l’art. 15 Convention d’Aarhus, selon 
lequel la Réunion des Parties adopte, par consensus, des arrangements facultatifs 
de caractère non conflictuel, non judiciaire et consultatif pour examiner le respect 
des dispositions de la Convention d’Aarhus. D’autre part, par Décision I/7 du 
2 avril 2004, la Réunion des Parties a créé le Comité d’examen du respect des 
dispositions (ci-après : le Comité). Celui-ci examine toute demande qui lui est 
soumise –  qu’elle émane d’un État partie ou d’un membre du public – concernant 
le respect de la Convention d’Aarhus. Il peut établir des conclusions et des 
recommandations, qui sont ensuite transmises à la Réunion des Parties pour 
approbation. Le Guide d’application précise que jusqu’à sa seconde édition, toutes 
les conclusions de non-respect du Comité ont été approuvées par la Réunion des 
Parties (Guide d’application, p. 223 ss). Selon certains auteurs suisses, les 
conclusions et recommandations du Comité constituent une « véritable base  
quasi-jurisprudentielle d’interprétation de la Convention [d’Aarhus]» (Nicolas 
WISARD/Lydia ORCEL, Convention d’Aarhus : la « jurisprudence » du Comité 

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d’examen du respect des dispositions in DEP 2017-5 p. 489). La Convention 
d’Aarhus fait aussi l’objet d’un Guide d’application rédigé par des experts 
indépendants, parmi lesquels figure le président du Comité. Ce document n’est 
juridiquement pas contraignant, mais se fonde entre autres sur les décisions 
adoptées par la Réunion des Parties et les conclusions du Comité. Il présente un 
aperçu général des principes qui sous-tendent la Convention et une analyse 
détaillée, article par article, de ses dispositions (Guide d’application, p. 4, 8 et 9). 

 b. En vertu de l’art. 9 Convention d’Aarhus, l’accès à la justice signifie que les 
membres du public ont la possibilité de former un recours pour faire appliquer les 
normes de ladite convention relatives à l’accès à l’information (art. 9  
§ 1 Convention d’Aarhus), celles portant sur la participation du public (art. 9  
§ 2 Convention d’Aarhus), ainsi que les dispositions de la législation nationale sur 
l’environnement (art. 9 § 3 Convention d’Aarhus ; Guide d’application, p. 187). 
Bien que la Convention d’Aarhus soit autonome par rapport à d’autres 
instruments internationaux des droits de l’homme, le Guide d’application précise 
que les dispositions relatives à l’accès à la justice de ladite convention s’inspirent 
de notions établies par le droit international des droits de l’homme et qu’elles les 
développent. En particulier, l’art. 9 Convention d’Aarhus renforce le droit à un 
procès équitable, prévu entre autres à l’art. 6 CEDH. La Convention d’Aarhus 
adapte de tels principes des droits de l’homme à des contextes où la protection de 
l’environnement et la santé humaine sont en jeu (Guide d’application, p. 188). 

  Selon l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus, « en outre, et sans préjudice des 
procédures de recours visées aux par. 1 et 2 ci-dessus, chaque Partie veille à ce 
que les membres du public qui répondent aux critères éventuels prévus par son 
droit interne puissent engager des procédures administratives ou judiciaires pour 
contester les actes ou omissions de particuliers ou d’autorités publiques allant à 
l’encontre des dispositions du droit national de l’environnement ». Il découle des 
conclusions et recommandations prises par le Comité au sujet des 
communications ACCC/C/2005/11 (Belgique, par. 34 ss), ACCC/C/2006/18 
(Danemark, par. 29 ss), ACCC/C/2011/58 (Bulgarie, par. 65 ss) et  
ACCC/C/2013-81 (Suède, par. 84 ss) – disponibles sur le site internet de la 
Commission économique pour l’Europe des Nations Unies in : 
https://www.unece.org/env/pp/pubcom.html – les éléments suivants. 

  Même si l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus fait référence aux « critères 
éventuels prévus par [le] droit interne », ladite convention ne définit pas ces 
critères et ne fixe pas non plus de critères à éviter. Son but est plutôt de donner 
une très grande latitude pour la définition des membres du public qui ont accès à 
la justice. D’un côté, les Parties ne sont pas tenues d’établir un système d’action 
populaire (« action popularis ») dans leur droit national de sorte que quiconque 
puisse contester toute décision, acte ou omission concernant l’environnement. De 
l’autre côté, elles ne peuvent se prévaloir de l’expression « qui répondent aux 

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critères éventuels prévus par [le] droit interne » pour introduire ou maintenir des 
critères rigoureux au point d’empêcher la totalité ou la quasi-totalité des 
associations de défense de l’environnement ou d’autres membres du public de 
contester des actes ou omissions allant à l’encontre du droit national de 
l’environnement (affaire précitée ACCC/C/2006/18, par. 29 ; WISARD/ORCEL, 
op. cit., n. 85 ; Guide d’application, p. 198). 

  Lorsqu’il cherche à déterminer si une Partie satisfait aux dispositions de 
l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus, le Comité tient compte du tableau d’ensemble, 
c’est-à-dire de la mesure dans laquelle le droit interne peut effectivement être un 
obstacle pour les membres du public en général, y compris les associations de 
défense de l’environnement, ou si ces dernières disposent de recours pour 
contester effectivement des actes ou omissions. Dans cette évaluation, l’art. 9  
§ 3 Convention d’Aarhus doit être lu parallèlement aux art. 1 à 3 Convention 
d’Aarhus et à la lumière de l’objectif énoncé dans le préambule, à savoir que « le 
public, y compris les organisations, [devrait avoir] accès à des mécanismes 
judiciaires efficaces afin que leurs intérêts légitimes soient protégés et la loi 
respectée » (affaire précitée ACCC/C/2006/18, par. 30 ; WISARD/ORCEL,  
op. cit., n. 86). La Convention d’Aarhus n’interdit pas à une Partie d’appliquer des 
critères généraux d’intérêt juridique ou d’établir l’existence d’un intérêt individuel 
majeur, pour autant que l’application de ces critères ne conduise pas à empêcher 
effectivement la totalité ou la quasi-totalité des membres du public de contester 
des actes ou omissions concernant l’objet litigieux (affaire précitée 
ACCC/C/2006/18, par. 31). 

  Dans l’affaire danoise précitée, le Comité ne conclut pas au non-respect de 
l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus du seul fait que l’auteur de la communication n’a 
pas eu la possibilité d’engager une procédure pénale, dans la mesure où il semble 
au Comité que certains membres du public, à savoir certaines organisations non 
gouvernementales, ont la possibilité de contester l’acte litigieux (affaire précitée 
ACCC/C/2006/18, par. 35 s.). Dans l’affaire suédoise susmentionnée, le Comité 
relève que, malgré la latitude accordée aux Parties en vertu de l’art. 9 § 3 
Convention d’Aarhus pour fixer dans leur droit interne les critères applicables à la 
qualité pour agir, si les instances de recours n’ont pas tenu compte de tous les 
éléments pertinents, cela signifie que la Partie en question ne s’est pas conformée 
aux dispositions de l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus. S’il est impossible d’établir 
une liste définitive des impacts potentiels des éoliennes, le Comité considère que, 
selon les circonstances, il peut être nécessaire de tenir compte de certains des 
éléments suivants lors de l’évaluation de ces impacts. Une éolienne peut avoir un 
impact sur un particulier en raison du bruit et des vibrations ou des effets 
stroboscopiques et il faut tenir dûment compte des questions de sécurité telles que 
la proximité des routes et des chemins de fer, le trafic aérien, la proximité des 
lignes électriques et la possibilité d’interférence avec les systèmes de 
communication. Cette liste n’est pas exhaustive et d’autres facteurs pourraient être 

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pris en compte au cas par cas (affaire précitée ACCC/C/2013-81, par. 98 s.). Le 
Comité considère qu’il ne serait pas logique d’exclure le droit de contester un acte 
ou une omission concernant une éolienne uniquement en raison d’un critère de 
distance et qu’une telle hypothèse ne serait pas conforme à l’art. 9 § 3 Convention 
d’Aarhus (affaire précitée ACCC/C/2013-81, par. 101 s. ; WISARD/ORCEL,  
op. cit., n. 92).   

5)  En vertu de l’art. 33 al. 3 let. a de la loi fédérale sur l’aménagement du 
territoire du 22 juin 1979 (LAT - RS 700) en lien avec l’art. 89 al. 1 let. b et c de 
la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), a 
qualité pour recourir dans la procédure cantonale quiconque est particulièrement 
atteint par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à son annulation 
ou à sa modification. Une définition équivalente est prévue à l’art. 60 al. 1  
let. b LPA, selon lequel a qualité pour recourir, toute personne qui est touchée 
directement par une décision et a un intérêt personnel digne de protection à ce 
qu’elle soit annulée ou modifiée. 

 a. Est atteint par une décision quiconque se trouve dans une relation 
suffisamment étroite avec l’objet litigieux. L’intérêt en question peut être de droit 
ou de fait, et ne doit pas forcément correspondre à celui que protège la norme dont 
le recourant allègue la violation. Il faut toutefois que le recourant soit touché plus 
que quiconque ou la généralité des administrés dans un intérêt se trouvant, avec 
l’objet de la contestation, dans un rapport étroit, spécial et digne d’être pris en 
considération. À la lumière de l’art. 33 al. 3 let. a LAT en lien avec l’art. 89  
al. 1 LTF, on a affaire à un intérêt digne de protection lorsque la situation de droit 
ou de fait du recourant peut être influencée par l’issue de la procédure. Ces 
exigences visent à exclure l’action populaire. Elles revêtent donc une importance 
toute particulière lorsque ce n’est pas le destinataire de la décision qui la conteste, 
mais un tiers (par exemple un voisin). S’il s’avère, même dans ce cas, que le 
recourant est directement touché et qu’il se trouve dans une relation suffisamment 
étroite avec l’objet litigieux, il a alors un intérêt suffisant à ce que la décision 
attaquée soit annulée ou modifiée. Cet intérêt réside dans l’avantage pratique que 
retirerait le recourant s’il avait gain de cause, c’est-à-dire dans le fait de ne pas 
subir l’inconvénient de nature matérielle ou idéale que lui causerait la décision 
contestée (Heinz AEMISEGGER/Stephan HAAG, Commentaire pratique de la 
protection juridique en matière d’aménagement du territoire, 2010, n. 55 ad art. 33 
et la jurisprudence citée). 

 b. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le voisin a qualité pour agir 
lorsque son terrain jouxte celui du constructeur ou se trouve à proximité 
immédiate de celui-ci (ATF 121 II 171 consid. 2b ; 115 Ib 508 consid. 5c). La 
distance par rapport à l'objet du litige ne constitue toutefois pas l'unique critère 
pour déterminer la qualité pour agir du voisin. S'il est certain ou très 
vraisemblable que l'installation litigieuse sera à l'origine d'immissions – bruit, 

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vibrations, lumières ou autres – touchant spécialement les voisins, même situés à 
quelque distance, ces derniers peuvent avoir qualité pour recourir (ATF 136 II 281 
consid. 2.3.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_565/2012 du 23 janvier 2013 
consid. 2.1). Le voisin doit en outre retirer un avantage pratique de l'annulation ou 
de la modification de la décision contestée qui permette d'admettre qu'il est touché 
dans un intérêt personnel se distinguant nettement de l'intérêt général des autres 
habitants de la collectivité concernée de manière à exclure l'action populaire ; il 
doit ainsi invoquer des dispositions du droit public des constructions susceptibles 
d'avoir une incidence sur sa situation de fait ou de droit (ATF 137 II 30 
consid. 2.2.3 et 2.3 ; 133 II 249 consid. 1.3.1 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 
1C_226/2016 du 28 juin 2017 consid. 1.1).   

 c. Selon PFEIFFER, la jurisprudence plus récente du Tribunal fédéral semble 
restreindre la notion de faible proximité en exigeant un rapport spatial plus étroit 
(Laurent PFEIFFER, La qualité pour recourir en droit de l’aménagement du 
territoire et de l’environnement – Étude de droit fédéral et vaudois, thèse, 2013, 
p. 95). Dans un arrêt de 1995, la qualité pour recourir a été reconnue à deux 
recourants dont les biens-fonds se trouvaient entre 90 m et 110 m d’un complexe 
hôtelier, ainsi qu’au troisième recourant, malgré les 150 m qui le séparaient de la 
parcelle litigieuse, au motif que ce dernier était encore touché par les nuisances 
sonores plus que la généralité des habitants du quartier (ATF 121 II 171 
consid. 2c/bb). En revanche, tel n’a pas été le cas pour le propriétaire d’un chalet 
sis à 70 m du périmètre d’un plan partiel d’affectation (arrêt du Tribunal fédéral 
1C_503/2008 du 10 février 2009 consid. 3.3), ni d’un propriétaire foncier se 
trouvant à environ 120 m d’un bien-fonds sur lequel un défrichement était prévu 
(arrêt du Tribunal fédéral 1A.23/2006 du 3 novembre 2006 consid. 1). Dans le 
premier cas, le Tribunal fédéral a considéré que le recourant ne se trouvait pas 
dans un rapport de voisinage direct ou immédiat, l’espace intermédiaire étant 
largement occupé par le bâtiment de l’église et son clocher. Le recourant 
n’établissait en outre pas que les constructions seraient visibles depuis son chalet, 
ni qu’elles l’exposeraient à des nuisances supplémentaires puisque l’accès au 
parking souterrain se ferait par une route dont il n’était pas riverain (arrêt 
1C_503/2008 précité consid. 3.3 ; PFEIFFER, op. cit., p. 95). Dans le second cas, 
le Tribunal fédéral a relevé que le propriétaire foncier pouvait voir la surface à 
défricher uniquement depuis la route, en passant en voiture (arrêt 1A.23/2006 
précité consid. 1 ; PFEIFFER, op. cit., p. 95).  

  D’après cet auteur, si une distance plus importante, par exemple de 150 m, 
sépare le recourant du fonds litigieux et qu’il ne démontre pas être atteint par des 
nuisances particulières, la qualité pour agir lui sera en principe déniée, faute d’une 
relation particulièrement étroite avec l’objet du litige (PFEIFFER, op. cit., p. 95 s. 
et la jurisprudence citée). Si le recourant parvient à démontrer qu’il est certain ou 
très vraisemblable qu’il sera particulièrement atteint par des immissions ou exposé 
à un risque, la qualité pour recourir sera admise, malgré une distance plus 

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importante. L’examen de la recevabilité nécessite une appréciation de l’ensemble 
des faits pertinents (PFEIFFER, op. cit., p. 97). En présence d’activités à 
nuisances étendues ou à risque, il importe peu que le nombre de personnes 
touchées soit considérable et s’étende sur un large périmètre. L’admission de la 
qualité pour recourir ne conduira pas pour autant à la reconnaissance d’une action 
populaire dans la mesure où l’exigence de la spécialité du lien ne sera pas rompue. 
Les effets prévisibles de l’exploitation doivent toutefois être clairement 
perceptibles comme tels par les recourants. Ils doivent être déterminés sans 
expertise coûteuse et se distinguer des immissions générales (PFEIFFER, op. cit., 
p. 97 s.).  

 d. Selon le Tribunal fédéral, il ne suffit pas d’un risque théorique que les 
nuisances sonores puissent être excessives au regard des normes de droit public ou 
du droit privé pour reconnaître la qualité pour agir au riverain. Ce risque doit 
présenter une certaine vraisemblance et consistance pour admettre que le 
recourant est touché de manière particulière et plus intense que le reste des 
administrés. Cette question doit être examinée d’une manière objective, en 
fonction des circonstances concrètes de l’espèce (arrêt du Tribunal fédéral 
1C_57/2007 du 14 août 2007 consid. 3.3). Le Tribunal fédéral a admis que 
l’exploitant d’une parcelle agricole avait un intérêt digne de protection à recourir 
contre l’affectation en zone à bâtir d’une parcelle voisine, séparée de sa parcelle 
par une route cantonale, au motif que le classement aura des incidences sur le 
niveau des nuisances sonores admissibles et que le recourant devra respecter des 
normes plus sévères en matière de protection contre le bruit dans le cadre de son 
travail, le risque allégué n’étant pas purement théorique vu la proximité des 
parcelles (arrêt 1C_57/2007 précité consid. 3.3 ; PFEIFFER, op. cit., p. 98). 

  En matière d’immissions lumineuses, les voisins sont en règle générale 
légitimés à recourir lorsqu’un lien visuel direct existe avec la source lumineuse et 
que les immissions de lumière sont nettement perceptibles. Si un lien visuel direct 
fait défaut ou si une grande distance existe depuis la source des nuisances, c’est 
l’illumination du ciel la nuit qui compte ; elle est visible pour pratiquement tous 
les habitants d’une région. Dans ce cas, seules des circonstances spéciales 
permettent de reconnaître que l’atteinte est particulière et qu’elle justifie la qualité 
pour recourir. La perceptibilité de cette illumination doit paraître nette sur la base 
de critères qualitatifs (type de lumière) et quantitatifs (étendue dans l’espace). Il 
faut notamment tenir compte des environs et des émissions de lumière qu’ils 
subissent déjà (ATF 140 II 214 = JdT 2015 I 344 consid. 2.4). 

 e. S’agissant des immissions immatérielles ou idéales, dont l’atteinte est 
imputable à la seule présence de l’ouvrage, PFEIFFER relève que la jurisprudence 
fédérale distingue implicitement ces dernières des immissions dites matérielles, à 
savoir les atteintes provoquées par des nuisances concrètes telles que le bruit, la 
pollution de l’air, les odeurs, les poussières, les vibrations ou encore les lumières, 

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même si une distinction nette entre ces deux types d’immissions n’est pas toujours 
possible. En cas d’atteinte purement idéale ou immatérielle, les conditions pour 
recourir sont plus strictes que pour les immissions dites matérielles. La situation 
ne peut s’apprécier en fonction des sentiments subjectifs d’une seule personne, il 
faut au contraire se référer à l’atteinte que pourrait ressentir la majorité des 
administrés, placés dans une situation identique. Ainsi, toute modification d’un 
site ou d’un paysage n’implique pas nécessairement un rapport étroit et spécial au 
sens de l’art. 89 al. 1 LTF, sous peine d’admettre l’action populaire. Dans son 
appréciation, l’autorité judiciaire doit prendre en considération la portion de 
parcelle touchée et refuser la qualité pour recourir si l’atteinte est de trop faible 
importance (PFEIFFER, op. cit., p. 126 ss).   

6)  En l’espèce, les recourants allèguent deux atteintes pour fonder leur qualité 
pour recourir contre l’autorisation litigieuse. Il s’agit, d’une part, des immissions 
lumineuses résultant de l’installation querellée et, d’autre part, de la 
« transformation » du parc en ce sens que l’affectation du périmètre de ce dernier 
serait modifiée par l’œuvre d’art en cause. 

 a. S’agissant des nuisances lumineuses, il y a lieu de constater que les 
logements de M. ARMANGIL, des époux BAVAUD, de Mme CHAUVET, de 
M. LETU, des époux ZEMAN, de Mme GOH, des époux PYTHON, de 
Mme ZHOLDOKOVA, de Mme GYGER, de Mme MASOUYE et de 
Mme MENDERES n’ont, au regard de leur lieu de situation, pas de vue directe 
sur le parc Trembley, ni a fortiori sur l’installation litigieuse, ce qui ressort 
clairement du système d’information du territoire à Genève (ci-après : SITG). 
D’ailleurs, les recourants ne soutiennent pas, à l’exception des époux 
SARIKAYA, voir l’un des neuf réverbères querellés. 

  Quant aux époux SARIKAYA, il n’est pas contesté que leur logement se 
situe à environ 250 m du premier candélabre. Du point de vue de la jurisprudence 
fédérale en matière d’immissions lumineuses, seule est pertinente la distance par 
rapport à la source de lumière, et non par rapport à la limite la plus proche du parc 
comme le prétendent les intéressés, ce d’autant plus que le logement de ce couple 
se situe du côté du bas du parc, alors que les neuf lampadaires litigieux se trouvent 
dans la partie supérieure de ce dernier, le long des chemins de la promenade de 
Trembley. À cela s’ajoute le fait, comme l’invoquent les intimés et que cela 
ressort de la pièce 14 de la ville, que le logement de ces époux, situé au deuxième 
étage, se trouve en face du parc, sur l’avenue Giuseppe-Motta, sur laquelle se 
trouvent plantés des arbres et qu’on trouve également des arbres dans le parc  
lui-même et le long de ladite promenade. Par ailleurs, le dossier ne contient 
aucune photographie du parc prise depuis le logement des époux SARIKAYA, la 
production du contrat de bail de leur appartement ne permettant pas de prouver 
l’existence d’une vue directe dudit logement sur la zone du parc prévue pour 
accueillir l’œuvre d’art contestée, ni a fortiori de prise de vue nocturne permettant 

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d’apprécier la qualité de l’environnement de nuit. Au vu de ces éléments, la 
chambre de céans ne peut que constater le défaut de pièce permettant d’établir 
l’existence d’une vue directe depuis le logement des époux SARIKAYA sur l’un 
des neuf réverbères litigieux.    

  En l’absence d’un lien visuel direct avec la source lumineuse, seules des 
circonstances spéciales sont, au regard de la jurisprudence fédérale 
susmentionnée, susceptibles de conduire à la reconnaissance d’une atteinte 
particulière et de la qualité pour recourir. Or, M. ARMANGIL et consorts 
n’invoquent aucune circonstance spéciale qui démontrerait l’existence d’une 
atteinte lumineuse particulière résultant de l’installation litigieuse, en dépit du fait 
que celle-ci n’est pas visible depuis leur lieu d’habitation. Outre le fait que les 
« larmes » chromées seront illuminées par des ampoules discrètes fixées au sol à 
l’image d’une flamme de bougie, c’est-à-dire par un éclairage indirect limitant 
l’intensité de la lumière et son impact sur le voisinage, il y a également lieu de 
prendre en compte, comme le souligne le département, qu’il existe déjà, le long 
des chemins de la promenade de Trembley ainsi que le long de l’avenue 
Giuseppe-Motta, des lampadaires à éclairage direct.  

  Au vu de l’ensemble de ces circonstances, qui ne se limitent pas à la seule 
prise en compte du critère de la distance, mais se fondent sur la situation globale 
conformément à la jurisprudence précitée du Tribunal fédéral et aux exigences 
susmentionnées de la Convention d’Aarhus, M. ARMANGIL et consorts ne se 
trouvent pas dans une relation suffisamment étroite avec l’installation litigieuse et 
ne sont pas spécialement touchés par les nuisances lumineuses alléguées 
découlant de cette dernière. C’est donc à juste titre que le TAPI leur a dénié, sur 
ce point, la qualité pour recourir. 

  b. En ce qui concerne l’atteinte découlant, d’après les recourants, d’un 
changement – qu’ils considèrent en outre inesthétique – d’affectation du parc en 
raison de l’installation des neuf réverbères litigieux dans la partie supérieure de ce 
dernier, il y a lieu de constater qu’elle découle d’une appréciation purement 
subjective des recourants liée à leur sensibilité par rapport à l’œuvre d’art en 
cause. En effet, d’un point de vue strictement objectif, l’installation de neuf 
lampadaires dans un parc n’a pas pour conséquence matérielle d’en modifier sa 
fonction de zone de verdure et de délassement, sur laquelle tout un chacun, 
habitant du quartier ou d’ailleurs, peut venir se promener et se détendre. Le fait 
que les recourants perçoivent l’installation litigieuse comme ayant pour 
conséquence la « transformation » du parc Trembley en un « parc du Monument 
arménien », une « zone de manifestations et commémorations » ou un « pôle de 
rassemblement à vocation internationale » tient à la symbolique que l’œuvre d’art 
contestée revêt à leurs yeux et non à un changement d’affectation de la zone en 
cause qui demeure une zone de verdure accueillant entre autres un parc et une 
école. Cet aspect-là relève de l’opportunité que la chambre de céans ne revoit pas 

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(art. 61 al. 1 et 2 LPA). L’atteinte alléguée par les recourants est ainsi 
immatérielle et purement subjective. Elle ne peut, en l’espèce, pas être qualifiée 
d’importante, dans la mesure où elle se fonde sur des sentiments subjectifs d’un 
groupe limité de personnes par rapport à l’ensemble des habitants du quartier et de 
la commune concernée et n’est donc pas suffisante pour admettre la qualité pour 
recourir des intéressés.  

  Par ailleurs, comme l’a relevé le TAPI, ces derniers ne démontrent pas en 
quoi ils seraient concrètement touchés plus que la majorité des autres usagers du 
parc Trembley. Quant au caractère inesthétique de l’installation litigieuse, les 
recourants n’argumentent pas en quoi il conduirait à une quelconque violation du 
droit de sorte que cet argument ne peut qu’être écarté. 

 c. S’agissant du grief tiré d’une prétendue violation de la garantie d’accès à la 
justice, il ne résiste pas à l’examen. D’une part, sous l’angle des art. 29a Cst. et 
art. 6 CEDH, la restriction découlant de l’existence de conditions de recevabilité 
au recours telle que celle liée à la qualité pour recourir, qui fait en l’espèce défaut 
pour les raisons sus-évoquées, est parfaitement admissible au regard de la 
jurisprudence relative à ces deux dispositions. En effet, une telle limitation 
participe d’une bonne administration de la justice, sans que le droit des recourants 
d’avoir accès à la justice ne soit, dans le cas d’espèce, atteint dans sa substance et 
ce pour les raisons mentionnées plus haut en lien avec les conditions de la qualité 
pour recourir. 

  D’autre part, la jurisprudence susmentionnée du Tribunal fédéral, au regard 
de laquelle la qualité pour recourir des intéressés n’a pu être admise dans la 
présente affaire, respecte pleinement les exigences de l’art. 9 § 3 Convention 
d’Aarhus, ce qui a déjà été admis par le Tribunal fédéral dans l’arrêt 1C_242/2014 
précité. En effet, comme le reconnaissent d’ailleurs les recourants dans leur 
écriture du 24 juillet 2017, « une douzaine d’habitations auraient pu satisfaire au 
critère retenu par le TAPI, à savoir se situer à moins de 150 m du premier 
réverbère, ce qui réduit à 18 pour toute la [ville] le nombre des personnes 
physiques susceptibles de se voir autorisées à critiquer un projet de construction 
en zone de verdure », et ce sans compter le recours d’associations à but idéal telle 
que celles disposant de la qualité spéciale pour recourir fondée sur la loi fédérale 
sur la protection de la nature et du paysage du 1er juillet 1966 (LPN - RS 451) vu, 
en l’espèce, l’emplacement de l’installation litigieuse dans un parc. Le fait de 
prétendre, comme le font les recourants dans leur écriture du 24 juillet 2017, que 
l’objet du présent litige ne relèverait des buts statutaires d’aucune des associations 
habilitées à recourir selon la LPN telles que Pro Natura, au motif que ces dernières 
n’ont pas « vocation à se préoccuper de la présente espèce, à savoir la construction 
de lampadaires dans le parc Trembley », ne résiste pas à l’examen sous l’angle de 
l’examen de la conformité à l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus, car un tel argument 
remet en cause l’application même de cette convention au cas d’espèce, cette 

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dernière étant limitée aux seules questions environnementales. Par ailleurs, la pose 
de lampadaires dans un parc est susceptible de toucher des questions liées à la 
nature, ce qui a, dans le cas d’espèce, conduit la direction générale de la nature et 
du paysage à émettre, dans son préavis positif, une condition liée à la protection 
des arbres. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent les recourants, le fait que 
l’emplacement de l’installation litigieuse se trouve au centre d’une zone de 
verdure d’une surface importante de sorte que le voisinage y soit par définition 
éloigné, n’est pas une circonstance permettant d’exclure d’emblée la possibilité de 
membres du public, autres que les recourants, de pouvoir bénéficier de la qualité 
pour recourir contre l’autorisation querellée. En effet, on peut penser aux 
personnes habitant les immeubles situés sur la rue de Moillebeau, vers le haut du 
parc, et à celles occupant les villas situées au chemin du Pré-Cartelier qui bordent 
la promenade de Trembley. Le fait que cela se limite potentiellement à une 
vingtaine de personnes ne permet pas de conclure, dans le cas d’espèce, que 
lesdits critères empêchent un contrôle judiciaire du respect du droit national de 
l’environnement au sens de la Convention d’Aarhus, étant donné les 
caractéristiques précitées – et relevées par les recourants eux-mêmes – de 
l’emplacement de l’installation litigieuse au milieu d’une importante zone de 
verdure éloignée, en grande partie, des habitations, ces caractéristiques pouvant au 
surplus justifier, comme le relève le département, la pertinence du choix de 
l’emplacement de l’installation litigieuse. 

  En prenant en compte la jurisprudence du Tribunal fédéral relative à la 
qualité pour recourir, en particulier la distance entre le logement des recourants et 
le réverbère le plus proche, les éventuels éléments permettant d’établir l’existence 
d’une vue directe depuis les logements des intéressés sur l’installation litigieuse et 
l’absence de circonstances susceptibles de démontrer une atteinte plus forte que 
pour la majorité des autres usagers du parc, le TAPI a correctement pris en compte 
l’ensemble des faits pertinents du cas d’espèce et ne s’est pas limité au seul critère 
de la distance pour déterminer si les intéressés disposaient de la qualité pour 
recourir contre l’autorisation litigieuse. La juridiction précédente n’a donc pas 
violé la garantie d’accès à la justice, y compris sous l’angle des exigences 
susmentionnées découlant de l’art. 9 § 3 Convention d’Aarhus. Par conséquent, le 
recours doit être rejeté et le jugement du TAPI confirmé. 

7)  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 1'000.- sera mis à la charge 
conjointe et solidaire des recourants (art. 87 al. 1 LPA). Une indemnité de 
procédure de CHF 500.- sera allouée à l’association qui a recouru aux services de 
deux conseils (art. 87 al. 2 LPA). Aucune indemnité ne sera octroyée à la ville, 
cette dernière disposant de son propre service juridique et étant par conséquent 
apte à assurer la défense de ses intérêts sans recourir aux services d’un avocat 

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(art. 87 al. 2 LPA ; ATA/376/2016 du 3 mai 2016 consid. 11 ; ATA/209/2016 du 
8 mars 2016 consid. 6 et les références citées). 

      

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare irrecevable le recours interjeté le 19 juin 2017 par Madame Lydie JOEST, 
Monsieur Morsy EZZ et GULF SERVICE SA contre le jugement du Tribunal 
administratif de première instance du 16 mars 2017 ; 

déclare recevable le recours interjeté le 2 mai 2017 par Monsieur Osman ARMANGIL, 
Madame Daivaighee et Monsieur Jacques BAVAUD, Madame Anne-Françoise 
CHAUVET, Madame Heidi GOH, Madame Birsen GYGER, Monsieur Bernard LETU, 
Madame Jacqueline MASOUYE, Madame Ayse Zülal MENDERES, Madame Gülsen 
et Monsieur Marcel PYTHON, Madame Fatma et Monsieur Selami SARIKAYA, 
Madame Elwira et Monsieur Witold ZEMAN et Madame Galina ZHOLDOKOVA 
contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 16 mars 2017 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 1'000.- à la charge conjointe et solidaire de 
Monsieur Osman ARMANGIL, Madame Daivaighee et Monsieur Jacques BAVAUD, 
Madame Anne-Françoise CHAUVET, Madame Heidi GOH, Madame Birsen GYGER, 
Monsieur Bernard LETU, Madame Jacqueline MASOUYE, Madame Ayse Zülal 
MENDERES, Madame Gülsen et Monsieur Marcel PYTHON, Madame Fatma et 
Monsieur Selami SARIKAYA, Madame Elwira et Monsieur Witold ZEMAN et 
Madame Galina ZHOLDOKOVA ; 

alloue, à l’association Les Réverbères de la mémoire, une indemnité de procédure de 
CHF 500.- à la charge conjointe et solidaire de Monsieur Osman ARMANGIL, 
Madame Daivaighee et Monsieur Jacques BAVAUD, Madame Anne-Françoise 
CHAUVET, Madame Heidi GOH, Madame Birsen GYGER, Monsieur Bernard LETU, 
Madame Jacqueline MASOUYE, Madame Ayse Zülal MENDERES, Madame Gülsen 
et Monsieur Marcel PYTHON, Madame Fatma et Monsieur Selami SARIKAYA, 
Madame Elwira et Monsieur Witold ZEMAN et Madame Galina ZHOLDOKOVA ; 

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dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Yves Nidegger, avocat des recourants, à Me Marc 
Iynedjian et Me Déborah Hondius, avocats de l'association Les Réverbères de la 
mémoire, au département de l'aménagement, du logement et de l'énergie, à la Ville de 
Genève, au Tribunal administratif de première instance ainsi qu'à l’office fédéral du 
développement territorial. 

Siégeant : Mme Junod, présidente, M. Thélin, Mme Krauskopf, M. Pagan, Mme Payot 
Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

M. Rodriguez Ellwanger 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :