# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1da84666-3530-5f03-8afd-5882dc4d5754
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-10
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Steuergerichtshof 10.10.2016 604 2015 140
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_010_604-2015-140_2016-10-10.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

604 2015 140
604 2015 141

Arrêt du 10 octobre 2016

Cour fiscale

Composition Président: Marc Sugnaux
Juges: Christian Pfammatter, Dina Beti
Greffière-stagiaire: Sophie Allred

Parties A.________, recourante, représentée par Cabinet M. Lambelet & 
Associés SA

contre

SERVICE CANTONAL DES CONTRIBUTIONS, autorité intimée  

Objet Impôt sur le revenu et la fortune des personnes physiques – domicile 
fiscal

Recours du 23 décembre 2015 contre la décision sur réclamation du 
16 décembre 2015

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. A.________, née en 1975, travaille depuis 2011 à 100% en tant que médecin-cheffe à 
l’Hôpital de B.________, dans le canton de Vaud. Elle est inscrite comme habitante de la 
Commune de C.________, dans le canton de Genève, au domicile de ses parents. Depuis le 
1er novembre 2008,  elle est également inscrite en tant que résidente à la semaine (résidente 
secondaire) auprès du Service de contrôle des habitants de la commune de D.________, dans le 
canton de Fribourg, sur le territoire de laquelle elle loue un loft, pour un loyer mensuel de 
CHF 1'800.-, où elle vit seule. Elle est fiancée à E.________, domicilié à F.________, dans le 
canton de Genève, chez qui elle affirme loger le week-end et pour les vacances. 

B. Le 18 février 2015, suite à une requête du Service des finances de la commune de 
D.________, le Service cantonal des contributions (ci-après: SCC) a requis de l’intéressée qu’elle 
remplisse un questionnaire afin de déterminer son domicile fiscal au plan intercantonal.

Ledit questionnaire a été complété et adressé en retour au SCC en date du 1er mars 2015. 
L’intéressée a déclaré qu’elle louait un logement de type loft à D.________, qui ne constituait 
toutefois qu’un pied-à-terre pour se rendre à son travail. Elle a également mentionné l’adresse de 
ses parents, à C.________, comme logement dans un autre canton. Dans le questionnaire, 
l’intéressée a précisé que c’était avec le canton de Genève qu’elle possédait les attaches les plus 
fortes, car elle y avait son fiancé, ses amis et sa famille et y faisait l’ensemble de ses dépenses 
courantes et visites médicales. De plus, elle était membre d’un certain nombre d’associations sur 
Genève, notamment le Yacht Club de Genève et l’AGMAR (association (genevoise) romande des 
médecins acupuncteurs). Concernant la répartition de son temps, elle a indiqué travailler environ 
300 jours dans le canton de Vaud, et passer environ dix week-ends dans le canton de Fribourg, 
contre quarante, plus les vacances, dans celui de Genève. Dans les remarques finales, elle a 
cependant expliqué que son logement à D.________ n’était pas pratique, et qu’elle aimerait en 
trouver un autre plus proche de son lieu de travail aussi rapidement que possible. 

Par courrier du 10 mars 2015, le SCC a requis de l’Administration fiscale du canton de Genève 
qu’elle se détermine sur la question, en lui indiquant qu’il était d’avis que l’intéressée devait 
désormais être contribuable du canton de Fribourg. Il a précisé que, sans nouvelles dans un délai 
de 60 jours, il rendrait une décision d’assujettissement. Le courrier du 10 mars 2015 est resté sans 
réponse.

C. Par décision du 12 octobre 2015, le SCC a fixé le domicile fiscal de l’intéressée dans la 
commune de D.________, dès la période fiscale 2015. Il a tout d’abord retenu qu’en raison des 
sept années passées dans la commune de D.________, il était inconcevable qu’elle n’y ait pas 
noué de liens sociaux. Il a ensuite admis en substance qu’elle avait de tels liens dans le canton de 
Genève, mais les a considérés comme insuffisants, estimant qu’elle n’avait pas démontré en quoi 
elle entretenait des rapports particulièrement étroits avec ses amis ou sa famille ou qu’elle avait 
des activités d’une intensité suffisante dans le canton de Genève. Il s’est ainsi rattaché à la 
jurisprudence qui retient que lorsque le contribuable est célibataire, son domicile fiscal est celui de 
son lieu de travail, à savoir celui à partir duquel il se rend quotidiennement à son travail, et non le 
lieu de résidence de sa famille où il ne se rend que le week-end et pour les vacances.

Par courrier du 5 novembre 2015 de sa mandataire, l’intéressée a déposé une réclamation à 
l’encontre de la décision du SCC du 12 octobre 2015. Elle a soutenu que le domicile fiscal retenu 
par l’autorité était erroné, car le centre de ses intérêts vitaux demeurait dans le canton de Genève, 

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malgré son lieu de résidence dans le canton de Fribourg, représentant uniquement un point de 
chute par rapport à son travail et ne constituant pas un centre d’épanouissement personnel lié à sa 
vie sociale et sentimentale. A cet égard, elle a rappelé que son fiancé était domicilié à 
F.________, dans le canton de Genève, et qu’elle se rendait chez lui aussi souvent que ses 
horaires le lui permettaient. Elle effectuait par ailleurs l’ensemble de ses dépenses courantes – 
coiffeur, manucure, boutiques, garagiste, médecins – et de ses activités sociales dans le canton de 
Genève. Elle a également précisé qu’elle et son fiancé étaient à la recherche d’un logement à 
Genève. Son domicile fiscal n’était donc pas, selon elle, dans le canton de Fribourg, mais dans 
celui de Genève.

Par décision du 16 décembre 2015, le SCC a rejeté la réclamation de l’intéressée, considérant que 
son domicile fiscal pour la période fiscale 2015 (et les suivantes) était dans le canton de Fribourg. 
Il a repris les arguments énoncés dans sa décision du 12 octobre 2015, rappelant pour l’essentiel 
que le lieu de travail était prépondérant pour déterminer le domicile fiscal d’une personne 
célibataire, l’investissement professionnel l’emportant sur les relations familiales et sociales dans 
une telle situation. On ne pouvait pas assimiler la relation entre l’intéressée et son fiancé à une 
relation de mariage, car elle avait encore tous ses papiers au domicile de ses parents. Quant aux 
dépenses courantes, aux visites médicales et aux activités invoquées par l’intéressée, l’autorité 
intimée s’est référée à la jurisprudence selon laquelle il est normal de conserver ces relations tant 
que la distance géographique et la fréquence à laquelle la personne peut y accéder sont 
raisonnables. Il a ainsi été considéré que les liens que l’intéressée avait avec le canton de Genève 
n’étaient certes pas insignifiants, mais qu’ils ne représentaient pas des circonstances 
exceptionnelles permettant de déroger au principe du lieu de travail comme domicile fiscal pour les 
personnes célibataires. De plus, le fait que le loyer pour le logement à D.________ soit de 
CHF 1’800.- montrait bien, selon lui, qu’il s’agissait plus que d’un pied-à-terre.

D. Agissant le 23 décembre 2015 par sa mandataire, A.________ interjette recours auprès du 
Tribunal cantonal contre la décision sur réclamation, concluant principalement, sous suite de frais 
et dépens, à ce qu’il soit dit que son domicile fiscal se trouve dans le canton de Genève. 
Subsidiairement, elle demande à pouvoir prouver par toutes voies de droit les faits qu’elle allègue. 
A l’appui de ses conclusions, elle maintient pour l’essentiel qu’elle a un domicile à Fribourg 
uniquement pour être plus proche de son lieu de travail, mais qu’elle se rend à Genève à chaque 
fois que cela lui est possible, afin d’y retrouver son fiancé, sa famille et ses amis, ce qui fait de 
Genève le lieu où elle a ses relations les plus étroites. Elle souligne le fait que ses horaires 
inhabituels et très exigeants ne lui ont pas permis de se créer un réseau social dans le canton de 
Fribourg. Quant au montant de son loyer, il importe peu, car elle est en droit de disposer librement 
de ses ressources financières.

En date du 15 janvier 2016, la recourante s’est acquittée de l’avance de frais requise, soit 
CHF 1'000.-.

Le 15 février 2016, le SCC a adressé ses observations sur le recours. Pour l’essentiel, il reprend 
l’argumentation développée dans la décision du 12 octobre 2015 et la décision sur réclamation du 
16 décembre 2015. Il relève en particulier que la jurisprudence relative au domicile fiscal pour les 
couples mariés ne peut pas s’appliquer en l’espèce, la recourante et son fiancé n’étant pas encore 
unis par les liens du mariage. Il ajoute que le domicile de la recourante à D.________ ne peut pas 
être considéré comme un simple pied-à-terre, à défaut de quoi elle aurait choisi un emplacement 
plus proche de son lieu de travail qui se trouve à B.________. 

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Dans ses contre-observations du 18 mars 2016, la recourante a confirmé sa position. Le SCC a 
quant à lui renoncé à formuler d’ultimes remarques.

en droit

I. Impôt fédéral direct (604 2015 140)

1. a) Bien que la décision en matière de domicile fiscal du 16 décembre 2015 ne concernait 
que le domicile fiscal cantonal, l’autorité intimée s’est expressément référée dans la décision sur 
réclamation aux dispositions légales applicables à l’impôt fédéral direct. Dans ces circonstances, il 
y a lieu de constater que la décision sur réclamation, en tant qu’elle concerne l’impôt fédéral direct, 
a été rendue par erreur et que le recours est, sur ce point, sans objet.

b) Il s’ensuit que pour cette partie de la procédure, il n’y a lieu ni de percevoir de frais, ni 
d’allouer une indemnité de partie.

II. Impôt cantonal (604 2015 141)

2. Le recours, déposé le 23 décembre 2015 contre une décision rendue le 16 décembre 2015, 
l’a été dans le délai et les formes prévus aux art. 50 al. 1 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 
sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RSF 642.12), 180 de 
la loi du 6 juin sur les impôts cantonaux directs (LICD; RSF 631.1) et 79 ss du code du 23 mai 
1991 de procédure et de juridiction administrative (CPJA; RSF 150.1). Partant, sous cet angle, il 
est recevable s’agissant de l’impôt cantonal.

3. a) Aux termes de l’art. 3 LICD, les personnes physiques sont assujetties à l’impôt à raison 
du rattachement personnel lorsque, au regard du droit fiscal, elles sont domiciliées ou séjournent 
dans le canton (al. 1). Une personne a son domicile dans le canton au regard du droit fiscal 
lorsqu’elle y réside avec l’intention de s’y établir durablement ou lorsqu’elle y a un domicile légal 
spécial en vertu du droit fédéral (al. 2).

b) Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de double imposition, le droit 
d’imposer le revenu et la fortune mobilière de personnes exerçant une activité lucrative 
dépendante appartient au canton dans lequel se trouve leur domicile fiscal. Par domicile fiscal, on 
entend en principe le domicile civil, c’est-à-dire le lieu où la personne réside avec l’intention de s’y 
établir durablement (voir art. 23 al. 1 CC), ou le lieu où se situe le centre de ses intérêts. Le 
domicile politique ne joue, dans ce contexte, aucun rôle décisif: le dépôt des papiers et l’exercice 
des droits politiques ne constituent, au même titre que les autres relations de la personne 
assujettie à l’impôt, que des indices propres à déterminer le domicile fiscal. 

Pour qu’on puisse admettre que la personne concernée désire s’établir durablement dans un lieu, 
il suffit qu’elle souhaite donner à cet endroit une certaine stabilité et qu’elle en fasse le centre de 
ses intérêts et de ses relations personnelles et professionnelles, et ce jusqu’au prochain 
changement de circonstances. Ainsi, tel n’est pas le cas lorsque le séjour n’est que temporaire, 
mais il n’est pas non plus nécessaire que la personne ait l’intention de loger à cet endroit 
indéfiniment (RICHNER et al., Handkommentar zum DBG, 2016, art. 3 n. 17; DE VRIES REILINGH, La 
double imposition intercantonale, 2013, p. 64). 

Le lieu où la personne assujettie a le centre de ses intérêts personnels se détermine en fonction 
de l’ensemble des circonstances objectives, et non en fonction des déclarations de cette personne; 

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dans cette mesure, il n’est pas possible de choisir librement un domicile fiscal. Si une personne 
séjourne alternativement à deux endroits, ce qui est notamment le cas lorsque le lieu de travail ne 
coïncide pas avec le lieu de résidence habituelle, le domicile fiscal est le lieu où la personne 
assujettie à l’impôt a le centre de ses intérêts personnels (ATF 138 II 300 consid. 3.2; ATF 125 I 54 
consid. 2a in RDAF 1999 II 79). La détermination du domicile fiscal implique d'apprécier des 
éléments de fait relevant du for interne des contribuables, soit de leur volonté d'établir en un lieu le 
centre de leurs intérêts personnels. Cette appréciation ne peut guère se fonder sur des preuves 
strictes, mais résulte généralement d'un faisceau d'indices; elle nécessite une prise de 
considération détaillée de l'ensemble des relations professionnelles, familiales et sociales (arrêts 
TF 2C_397/2010 du 6 décembre 2010 consid. 2.4.2, in RDAF 2011 II p. 133; 2C_307/2015 du 13 
octobre 2015 consid. 4.1).

En matière fiscale, il appartient à l'autorité d'établir les faits qui justifient l'assujettissement et qui 
augmentent la taxation, tandis que le contribuable doit prouver les faits qui diminuent la dette ou la 
suppriment (voir arrêt TF 2A.374/2006 du 30 octobre 2006 consid. 4.3). En ce qui concerne le 
domicile, cela implique qu'il appartient à l'autorité d'apporter les éléments de fait nécessaires pour 
établir le domicile fiscal déterminant pour l'assujettissement. Quand des indices clairs et précis 
rendent vraisemblable l'état de fait établi par l'autorité, il revient ensuite au contribuable de réfuter, 
preuves à l'appui, les faits avancés par celle-ci. La procédure de taxation est ainsi caractérisée par 
la collaboration réciproque de l'autorité fiscale et du contribuable (voir arrêt TF 2C_307/2015 du 
13 octobre 2015 consid. 4.2 et les références citées).

c) Le domicile fiscal des contribuables exerçant une activité lucrative dépendante se trouve 
en principe à leur lieu de travail, soit au lieu à partir duquel ils se rendent quotidiennement au 
travail, pour une longue durée ou pour un temps indéterminé, en vue de subvenir à leurs besoins 
(cf. arrêt TF 2C_714/2015 du 15 juin 2016, consid. 6.2). 

Il est fait exception à cette règle pour les contribuables mariés qui reviennent régulièrement en fin 
de semaine auprès de leur famille. Les liens créés par les rapports personnels et familiaux sont 
alors tenus pour plus forts que ceux tissés au lieu de travail; pour cette raison, ces personnes sont 
imposables au lieu de résidence de la famille. 

Cette jurisprudence est également applicable aux personnes célibataires, dont la famille comprend 
les parents et les frères et sœurs. Toutefois, les critères auxquels le Tribunal fédéral se réfère pour 
faire prévaloir le lieu des relations familiales sur celui du travail sont appréciés de manière 
particulièrement stricte, notamment s’agissant du retour régulier, tant il est vrai que les rapports 
d’une personne célibataire avec ses parents sont généralement plus lâches que les liens entre 
époux. En règle générale, malgré un retour hebdomadaire régulier au lieu où réside la famille, 
l’activité lucrative exercée au lieu du travail, le cas échéant compte tenu des relations personnelles 
et sociales à cet endroit, l’emporte par rapport aux relations à l’autre lieu, notamment en raison de 
l’investissement demandé par la profession, si le contribuable dispose de son propre logement au 
lieu de son travail, qu’il y vit en concubinage ou sous une autre forme de partenariat, ou qu’il y 
entretient un cercle d’amis et de connaissances appréciable, lorsqu’il est personnellement ou 
économiquement autonome. Dans ce contexte, la durée des rapports de travail ainsi que l’âge du 
contribuable ont une importance particulière (ATF 125 I 54, consid. 2b; arrêt TF 2C_728/2012 du 
28 décembre 2012 consid. 3.2). 

Le fait que le contribuable est âgé de plus de trente ans et exerce une activité lucrative 
dépendante au lieu où il séjourne pendant la semaine crée une présomption naturelle qu’il y a son 
domicile fiscal principal. Cette présomption peut être renversée si le contribuable rentre 

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régulièrement, au moins une fois par semaine, au lieu de résidence des membres de sa famille et 
qu’il parvient à démontrer qu’il entretient avec eux des liens particulièrement étroits et jouit dans ce 
même lieu d’autres relations personnelles et sociales. Dans un tel cas, il appartient alors au canton 
du lieu de résidence en semaine ou du lieu de travail de démontrer que le contribuable entretient 
sur son territoire des relations économiques et personnelles prépondérantes (arrêts TF 
2C_918/2011 du 12 avril 2012 consid. 3.3; 2C_270/2012 du 1er décembre 2012 consid. 2.5).

4. a) Il résulte de ce qui précède que le domicile fiscal d’une personne célibataire séjournant 
alternativement à deux endroits se situe généralement à son lieu de travail, c’est-à-dire au lieu à 
partir duquel elle exerce quotidiennement son activité lucrative, pour une longue durée ou pour un 
temps indéterminé, en vue de subvenir à ses besoins. Seules des circonstances exceptionnelles 
permettent de définir le lieu où elle loge durant les week-ends et les vacances comme domicile 
fiscal.

b) Dans un arrêt du 12 février 2014, le Tribunal fédéral a considéré qu’un célibataire de 
38 ans avait son domicile fiscal dans la commune vaudoise où il louait un appartement de 3 pièces 
(lieu de travail) et non dans la commune valaisanne où il avait grandi et où il rentrait régulièrement 
la semaine, ainsi que chaque week-end et pour les vacances, afin d’aider sa mère malade. En 
effet, les arguments invoqués par le recourant ne suffisaient pas à renverser la présomption établie 
par la jurisprudence. Le Tribunal fédéral a estimé qu’il s’agissait d’un logement trop grand et trop 
onéreux (3 pièces/CHF 1'270 par mois) pour un simple pied-à-terre et qu’il paraissait inconcevable 
de n’avoir tissé aucun lien dans la commune où il logeait la semaine, étant donné qu’il y vivait 
depuis plusieurs années. Ses retours réguliers pour aider sa mère, les activités effectuées, le fait 
qu’il ait encore son garagiste et même la copropriété d’une maison en Valais ne suffisaient pas à 
admettre des circonstances exceptionnelles (arrêt TF 2C_854/2013 du 12 février 2014).

Le Tribunal fédéral a, dans un autre arrêt datant du 25 janvier 2006, considéré que la taille d’un 
logement de 3 ½ pièces d’un célibataire séjournant dans le canton de Berne pour ses besoins 
professionnels dépassait ce qu’on pouvait considérer comme un simple pied-à-terre, bien que le 
loyer ne fût pas élevé (CHF 809.- par mois). Le recourant n’était par ailleurs pas parvenu à 
démontrer qu’il entretenait des liens suffisamment forts avec son canton d’origine, le Jura, pour 
renverser la présomption. Le fait qu’il rentrait tous les week-ends ainsi que pour les vacances chez 
ses parents où il avait une chambre afin de les aider à l’entretien de la maison et à l’assistance de 
son frère handicapé ne suffisait pas. Le fait qu’il soit propriétaire d’une parcelle, qu’il ait des 
nombreux contacts amicaux et sociaux dans le Jura et qu’il ait gardé son dentiste, son médecin et 
son garagiste n’y changeaient rien. En tant que célibataire de plus de 40 ans, indépendant 
financièrement de ses parents depuis de nombreuses années, on ne pouvait pas, selon le Tribunal 
fédéral, admettre des circonstances exceptionnelles qui permettaient de retenir que le domicile 
fiscal se trouvait dans un autre lieu que celui où il travaille (arrêt TF 2P.171/2005 du 25 janvier 
2006; cf. aussi arrêt TF 2C_728/2012 du 28 décembre 2012 pour le cas comparable d’une 
contribuable jurassienne).

Dans l’arrêt précité du 12 avril 2012, le Tribunal fédéral a également rejeté les conclusions d’une 
recourante domiciliée à Genève dans un appartement de 5 pièces (CHF 2’687.- par mois), qui 
estimait que son domicile fiscal était dans le canton d’Uri, d’où elle était originaire et où elle rentrait 
régulièrement le week-end pour s’occuper de sa mère et exercer certaines activités. Là non plus, il 
ne s’agissait pas de liens prépondérants qui dépassaient les liens ordinaires qu’une personne 
célibataire entretenait avec son canton d’origine.

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Il ressort de la jurisprudence précitée que le Tribunal fédéral est particulièrement restrictif lorsqu’il 
s’agit d’admettre des circonstances exceptionnelles permettant de renverser la présomption 
naturelle du domicile fiscal. Un retour régulier dans le canton d’origine, les contacts sociaux ou 
même la propriété ne suffisent pas à considérer que le domicile fiscal ne se trouve pas au lieu de 
travail.

c) Cela étant, le lieu de résidence des concubins pourra être retenu comme domicile fiscal 
au détriment du lieu de travail de l’un de ceux-ci. La relation de concubinage est en effet à 
considérer comme ayant beaucoup de poids dans l’appréciation générale du domicile. 

Le Tribunal fédéral a cependant précisé à ce sujet qu’on ne pouvait pas retenir un concubinat 
lorsque les deux partenaires ont chacun leur propre logement et passent le week-end chez l’un ou 
chez l’autre. Dans une telle situation, la relation n’est pas à ce point étroite qu’il conviendrait de lui 
donner un poids prépondérant dans la fixation du domicile fiscal (ATF 125 I 54 = RDAF 1999 II 
179; DE VRIES REILINGH, p. 90 s; NOËL, Le domicile fiscal des personnes physiques dans la 
jurisprudence actuelle in RDAF 2002 II p. 405 ss, 426 s. et les références citées).

5. a) En l’espèce, la recourante est inscrite en tant que résidente dans la commune de 
D.________ depuis 2008 et travaille en tant que médecin-cheffe à l’hôpital de B.________ depuis 
2011. Il faut noter à cet égard que son lieu de travail se situe à environ 45 minutes de son lieu de 
résidence à D.________. Elle y a néanmoins maintenu sa résidence au moment de commencer 
son travail à B.________. Dans ces conditions, il semble difficile de croire qu’il s’agit d’un simple 
pied-à-terre qui est uniquement destiné à ses besoins professionnels, auquel cas elle aurait opté 
pour un logement plus proche. Elle ne prétend par ailleurs pas le contraire puisqu’elle indique dans 
le questionnaire du SCC que son logement à D.________ n’est pas pratique pour elle. Le fait 
qu’elle soit dans cette situation depuis cinq ans et qu’elle loge dans un loft dont le loyer se monte à 
CHF 1'800.- par mois, ce qui dépasse ce qui est généralement admis comme pied-à-terre selon la 
jurisprudence précitée, va dans le même sens. La profession de la recourante implique en outre un 
investissement particulièrement important. Elle précise elle-même qu’elle travaille environ 
300 jours par année et que ses horaires sont très contraignants, puisqu’elle a des journées allant 
parfois de 6h à 20h, sans compter les week-ends où elle est de garde. Dans ces conditions, il 
parait justifié de dire que, lorsqu’il s’agit de définir le centre de ses intérêts, sa vie professionnelle 
est prépondérante par rapport à sa vie privée.

Enfin, il est difficile de croire qu’elle n’a tissé absolument aucun lien à son lieu de résidence de 
D.________, voire à son lieu de travail où elle se rend 300 jours par an depuis son lieu de 
résidence. S’il est vrai que ses obligations professionnelles ont pu l’empêcher d’avoir une vie 
sociale accomplie dans le canton de Fribourg, elle a, par la force des choses, noué certains 
contacts, ne serait-ce qu’avec les commerces de cette région. Conserver son domicile à 
45 minutes de son lieu de travail n’a en effet de sens qu’en admettant que la recourante y 
entretenait bien des attaches particulières.

Les éléments qui précèdent permettent de présumer que la recourante a le centre de ses intérêts 
et, partant, son domicile fiscal dans le canton de Fribourg. Il sied dès lors de voir si des 
circonstances exceptionnelles permettent de renverser cette présomption.

b) Il faut tout d’abord constater que la recourante n’a pas démontré en quoi elle entretenait 
des relations si étroites avec sa famille qu’il s’agirait d’une circonstance exceptionnelle. S’il est vrai 
qu’elle retourne régulièrement dans son canton d’origine afin de voir ses parents, le Tribunal 
fédéral a clairement établi que des retours réguliers ne suffisaient pas pour renverser la 
présomption concernant le domicile fiscal. Il faudrait une situation tout à fait particulière, ce qui 

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n’est pas le cas en l’espèce, pour admettre que les relations qu’elle entretient avec ses parents 
dépassent ce qui est ordinaire en la matière. Il est également rappelé à cet égard que, selon la 
jurisprudence fédérale, l’âge de la personne concernée joue un rôle important, et qu’à partir de 
trente ans, on doit partir du principe que la vie professionnelle prend le pas sur les liens familiaux. 
Or, la recourante est âgée de quarante ans et exerce la profession de médecin, ce qui permet de 
considérer que son domicile dans le canton de Genève est moins important que celui dans le 
canton de Fribourg de ce point de vue. Au surplus, elle est indépendante financièrement depuis 
plusieurs années, ce qui constitue également un critère pour exclure le domicile fiscal dans le 
canton d’origine. Comme cela a été vu plus haut, la jurisprudence a également considéré qu’il était 
normal de garder ses contacts dans le canton d’origine si la distance géographique n’est pas trop 
importante et qu’un déplacement régulier est raisonnable. Ainsi, le fait qu’elle ait son coiffeur, sa 
manucure ou son garagiste à Genève, qu’elle y entretienne des liens sociaux en étant notamment 
membres d’associations telles qu’un club de voile, ou encore qu’elle s’y rende en consultation chez 
des médecins  ne permet pas d’admettre que son domicile est dans ce canton. 

c) Quant à la relation de la recourante avec son fiancé, elle ne constitue pas un concubinat 
au sens de la jurisprudence précitée. En effet, pour admettre une relation de concubinage, il faut 
que les deux partenaires habitent ensemble. Or, la recourante a un logement à Fribourg, et 
l’adresse qu’elle donne systématiquement dans le canton de Genève n’est pas celle de son fiancé, 
mais celle de ses parents. Il faut également ajouter à cela le fait que la stabilité du couple, comme 
critère pour le concubinat, n’est pas établie. En effet, la recourante et son fiancé évoquent leurs 
fiançailles, mais ne précisent pas depuis combien de temps leur relation perdure.

d) Pour toutes ces raisons, la recourante n’a pas établi qu’elle avait des liens suffisamment 
forts avec le canton de Genève pour y fixer son domicile fiscal. Elle n’a prouvé ni le fait qu’elle 
entretenait des relations particulièrement étroites avec sa famille, ni le fait qu’elle était dans une 
relation de concubinage au sens du droit fiscal. Quant aux autres éléments invoqués, concernant 
notamment sa vie sociale à Genève, ils ne constituent pas non plus des circonstances 
exceptionnelles permettant d’établir que le centre de ses intérêts s’y trouve.

La recourante n’est ainsi pas parvenue à renverser la présomption naturelle selon laquelle un 
célibataire de plus de 30 ans a son domicile fiscal au lieu d’où elle se rend quotidiennement à son 
travail, en présentant des circonstances exceptionnelles et prépondérantes. Elle a donc son 
domicile fiscal à D.________, dans le canton de Fribourg, et non dans le canton de Genève.

6. a) Sur le vu de ce qui précède, le recours sera rejeté et la décision attaquée confirmée.

b) Conformément à l’art. 131 CPJA, en cas de recours, la partie qui succombe supporte les 
frais de la procédure. Le montant de l’émolument est fixé compte tenu du temps et du travail 
requis, de l’importance de l’affaire ainsi que, dans les affaires de nature pécuniaire, de la valeur 
litigieuse en cause (art. 2 tarif JA). Il peut être compris entre 50 et 50'000 francs (art. 1 tarif JA).

En l’espèce, il se justifie de fixer les frais à CHF 500.-. Ce montant sera compensé avec l’avance 
de frais effectué, le solde étant restitué à la recourante.

c) Pour les mêmes raisons, il n’est pas alloué d’indemnité de partie.

Tribunal cantonal TC
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la Cour arrête:

I. Impôt fédéral direct (604 2015 140)

1. Le recours est sans objet.

2. Il n’est pas perçu de frais.

3. Il n’est pas alloué d’indemnité de partie.

II. Impôt cantonal (604 2015 141)

4. Le recours est rejeté.

Partant, la décision sur réclamation du 16 décembre 2015 est confirmée.

5. Un émolument de CHF 500.- est mis à la charge de la recourante au titre de frais de justice. 
Il est compensé par l’avance de frais, le solde étant restitué à la recourante.

 6. Il n’est pas alloué d’indemnité de partie.

III. Communication

Conformément aux art. 146 LIFD, 73 LHID et 82 ss de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le 
Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté devant le Tribunal fédéral à 
Lausanne dans les 30 jours qui suivent sa notification par la voie du recours en matière de droit 
public.

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l’objet d’une 
réclamation auprès de l’autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 10 octobre 2016/MSU/sal

Président Greffière-stagiaire