# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 92ffa188-89dc-5881-8055-8c621278940a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-03-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.03.2016 C/16893/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-16893-2011_2016-03-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 14 mars 2016. 

 
 

R É P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16893/2011 ACJC/331/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 11 MARS 2016 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, (GE), appelante d'un jugement rendu par la 
8ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 18 août 2015, 
comparant par Me Pascal Maurer, avocat, rue Ferdinand-Hodler 15, case postale 360, 
1211 Genève 17, en l'étude duquel elle fait élection de domicile aux fins des présentes, 

et 

Monsieur B______, C______ Peinture, domicilié ______, (GE), intimé, comparant par 
Me Sidonie Morvan, avocate, rue Ferdinand-Hodler 13, 1207 Genève, en l'étude de 
laquelle il fait élection de domicile aux fins des présentes. 

 

- 2/10 - 
 

C/16893/2011 

EN FAIT 

A. Par jugement du 18 août 2015, reçu par A______ le 25 août 2015, le Tribunal de 
première instance a débouté cette dernière de ses conclusions en paiement de 
23'072 fr. 80 en capital prises à l'encontre de B______ (ch. 1 du dispositif), mis à 
charge de A______ les frais judiciaires, arrêtés à 10'820 fr. 95 et compensés avec 
les avances versées, ordonné la restitution de 2'420 fr. à cette dernière et de 500 fr. 
à B______ (ch. 2), condamné A______ à payer à sa partie adverse 4'704 fr. à titre 
de dépens (ch. 3) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4). 

B. a. Par acte déposé le 24 septembre 2015 à la Cour de justice, A______ a formé 
appel contre ce jugement dont elle a sollicité l'annulation. Elle a conclu à ce que la 
Cour condamne sa partie adverse à lui verser les montants suivants : 15'813 fr. 20 
au titre de dommages-intérêts plus intérêts à 5% l'an dès le 24 mars 2011 et "dès 
le 18 octobre 2006 sur le montant de 3'800 fr.", 2'259 fr. 50 au titre des frais de 
l'expertise du 1er décembre 2010, avec intérêts à 5% l'an dès le 15 mars 2011, et 
5'000 fr. au titre de dommages-intérêts, avec intérêts à 5% l'an dès le 22 mars 
2007, avec suite de frais et dépens. 

 Elle a produit une pièce nouvelle, à savoir une plaine pénale déposée par ses soins 
le 24 septembre 2015 contre B______ et D______. 

 b. Le 20 novembre 2015, B______ a conclu à la confirmation du jugement 
querellé, avec suite de frais et dépens. 

 Il a déposé une pièce nouvelle, à savoir une ordonnance du Ministère public datée 
du 28 septembre 2015. 

 c. Les parties ont été informées le 5 janvier 2016 de ce que la cause était gardée à 
juger, A______ ayant renoncé à répliquer. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. A______ était propriétaire d'une parcelle n° 1______ située à ______, (GE), sur 
la Commune de ______, sur laquelle est érigé un chalet. 

Le 22 septembre 2014, elle a vendu cette parcelle pour le prix de 1'380'000 fr. 

 b. Le 30 août 2001, A______ a accepté un devis de menuiserie établi par 
E______, portant sur la remise en état du balcon de ce chalet pour un montant 
total de 26'468 fr. 95. Ce devis ne prévoyait aucun travail de peinture. 

 c. Dans le courant de l'été 2006, A______ a demandé à B______, peintre, 
exerçant son activité sous la raison individuelle PEINTURE C______, B______, 
d'établir un devis pour des travaux de peinture sur les balcons de son chalet. 

- 3/10 - 
 

C/16893/2011 

 d. B______ et D______, sous-traitant de celui-ci, se sont rendus sur place et ont 
constaté que le bois des balcons était très abîmé. 

e. B______ allègue avoir établi le 8 septembre 2006 un devis en 8'800 fr. portant 
sur la réfection des peintures des balcons du 1er étage et du rez-de-chaussée.  

Ce devis prévoyait notamment un décapage général des anciennes peintures ainsi 
que le lessivage, le ponçage, la préparation et la pose de trois couches de "lasure 
microporeure typ silatop ou sikkens". 

 B______ allègue avoir attiré l'attention de A______ sur le fait que le bois était très 
abîmé, de sorte qu'il était nécessaire de décaper l'ancienne peinture puis de 
remettre du lasure, une peinture spéciale laissant respirer le bois. A______ n'avait 
pas accepté ce devis, au motif que son montant était trop élevé. Elle souhaitait 
essentiellement changer la couleur du balcon et préférait renoncer au décapage. 

 A______ conteste avoir reçu le devis du 8 septembre 2006 et soutient que la pièce 
produite par sa partie adverse est un faux. 

 Les allégations de B______ concernant la soumission de ce devis à A______ et le 
refus de celle-ci ont cependant été confirmées par le témoin D______. 

 f. Un second devis pour les travaux en question, en 4'176 fr. 50, a été établi par 
B______ le 20 septembre 2006. Il prévoyait un ponçage fort, l'application d'une 
couche de fond et de deux couches de peinture émail ton brun. 

 Ce devis a été accepté par A______, son montant étant réduit à 3'800 fr. après 
négociation. 

 La peinture posée était une peinture "alkyde". 

 B______ allègue avoir attiré l'attention de sa cliente sur le fait que, en l'absence de 
décapage, la longévité du résultat ne pouvait être garantie. Ses indications à cet 
égard ont été confirmées par le témoin D______. 

A______ conteste quant à elle que B______ ait fait une quelconque réserve sur la 
longévité des travaux effectués. 

g. Dans le courant de l'année 2007, A______ a constaté que la peinture s'écaillait 
et a requis une intervention de la part de B______. 

Des retouches ont alors été effectuées par son sous-traitant D______. 

h. Par courrier du 8 septembre 2009, A______ a fait savoir à B______ que des 
infiltrations d'eau avaient endommagé le bois qui avait éclaté, de sorte que le 
balcon était devenu dangereux. Elle le mettait en demeure de le remettre en état 
dans les plus brefs délais. 

- 4/10 - 
 

C/16893/2011 

Elle joignait à son courrier un devis en 527 fr. 25 établi par E______ le 11 mai 
2009 pour des travaux de consolidation de la barrière du balcon du 1er étage. Il 
était relevé sur ce document que le bois avait été détérioré suite à une application 
de peinture couvrante; il fallait le décaper et poser trois couches de peintures 
microporeuse "genre Sikens ou Arbézol Décor". 

i. Le 28 novembre 2010, F______, ingénieur HES, a rédigé, à la demande de 
A______ un "avis technique" concernant le balcon.  

Cet avis a été établi suite à une visite sur place ayant eu lieu le 26 octobre 2009, 
lors de laquelle B______ était présent. 

F______, se fondant sur les indications fournies par A______, a retenu que le 
balcon avait été entièrement remis à neuf en 2001 et que les éléments en bois 
avaient été remplacés, poncés, traités puis peints.  

Il a également considéré que, lors des travaux de 2006, aucune pourriture du bois 
n'avait été signalée, de sorte que la première application de 2001 semblait avoir 
"résisté à une période d'environ 6 ans (produit initialement appliqué inconnu)".  

F______ a relevé que la peinture utilisée par B______ était inadaptée de même 
que le nombre de couches posées; la peinture n'avait pas bien accroché au support 
ce qui avait favorisé la pénétration de l'humidité.  

Il concluait que l'élément "déclencheur" des dégâts était l'application par B______ 
d'un produit inadapté à la situation, indépendamment des imperfections de 
conception de la menuiserie, lesquels étaient des facteurs aggravants dans le 
processus de détérioration des éléments du balcon. Il attribuait par conséquent 
entièrement la responsabilité du problème à B______. 

j. Le 22 août 2011, A______ a assigné B______ en paiement, prenant à l'encontre 
de celui-ci les mêmes conclusions que celles figurant dans son acte d'appel. 

k. B______ a conclu au déboutement de A______ de toutes ses conclusions. 

l. Une expertise judiciaire a été ordonnée par le Tribunal. 

Selon l'expert, "la finition de surface de la rambarde de balcon (…), les poteaux et 
le revêtement s'est détachée sur de grandes surfaces et est fortement écaillée". 
Pour environ 50% des éléments en bois de la partie extérieure, le bois non protégé 
était partiellement ou complètement visible. Des champignons lignivores avaient 
colonisé le balcon et provoqué la dégradation du bois. La stabilité de la rambarde 
n'était plus assurée. 

Sur différentes parties de la rambarde de balcon, dix épaisseurs successives de 
peinture avaient été observées, ce qui permettait d'affirmer que lors des travaux de 

- 5/10 - 
 

C/16893/2011 

rénovation les couches de peinture n'avaient pas toutes été enlevées. La mauvaise 
combinaison entre les différents matériaux de finition avait provoqué des défauts 
d'adhérence et l'écaillement des finitions. La quantité élevée de couches de 
finitions bloquait le transport de l'eau qui se concentrait à l'intérieur du bois et 
favorisait l'attaque des champignons lignivores.  

Il aurait été nécessaire d'enlever les anciennes couches pour permettre la bonne 
adhérence et la durabilité de la dernière couche de finition appliquée. 

L'expert n'a pas pu répondre à la question de savoir quels étaient les défauts dans 
l'exécution des travaux de peinture effectués en 2006. Il n'a pas non plus été à 
même d'indiquer si les défauts constatés sur les balcons avaient été provoqués par 
l'intervention de l'intimé. 

Lors de son audition, l'expert a précisé que la peinture "alkyde" utilisée n'était pas 
adaptée. La qualité des travaux constatée lors de l'expertise était très mauvaise. 

 m. Le 24 septembre 2015, soit postérieurement au prononcé du jugement querellé, 
A______ a déposé une plainte pénale pour faux dans les titres, escroquerie au 
procès, et fausse déclaration d'une partie en justice à l'encontre de B______ et 
pour faux témoignage à l'encontre de D______. 

Le 28 septembre 2015, le Ministère public a suspendu l'instruction de cette plaine 
jusqu'à droit connu dans la présente procédure. 

D. Les arguments des parties devant la Cour seront traités ci-après en tant que de 
besoin. 

EN DROIT 

1. 1.1 Le jugement attaqué constitue une décision finale de première instance 
(art. 308 al. 1 let. a CPC). La voie de l'appel est ouverte, dès lors que la valeur liti-
gieuse au dernier état des conclusions de première instance est de 10'000 fr. au 
moins (art. 308 al. 2 CPC). 

Interjeté dans le délai et la forme prescrits par la loi (art. 130, 131, 311 al. 1 CPC), 
l'appel est recevable. 

1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). En 
particulier, elle contrôle librement l'appréciation des preuves effectuée par le juge 
de première instance (art. 157 CPC en relation avec l'art. 310 let. b CPC). Elle 
applique en outre la maxime des débats et le principe de disposition (art. 55 al. 1 
et 58 al. 1 CPC). 

2. 2.1 Les faits et les moyens de preuve nouveaux sont admissibles en appel aux 
conditions de l'art. 317 CPC. La Cour examine, en principe, d'office la 

- 6/10 - 
 

C/16893/2011 

recevabilité des faits et les moyens de preuve nouveaux en appel (REETZ/HILBER, 
Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], 2ème éd., 2013, 
n. 26 ad art. 317 CPC). 

Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et les moyens de preuves nouveaux ne sont pris 
en considération en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et 
s'ils ne pouvaient pas être invoqués ou produits devant la première instance bien 
que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise (let. b). Les 
deux conditions sont cumulatives (JEANDIN, in Code de procédure civile 
commenté, 2011, n. 6 ad art. 317 CPC). 

2.2 En l'espèce, les pièces nouvelles produites par les parties, à savoir la plainte 
pénale du 24 septembre 2015 et l'ordonnance de suspension du Ministère public 
du 28 septembre 2015 sont postérieures au jugement querellé de sorte qu'elles sont 
recevables. 

3. La recourante fait valoir que les travaux de peinture effectués par l'intimé sont 
défectueux et ont endommagé son balcon qui doit être entièrement refait. Elle 
réclame à l'intimé le prix de cette réfection, en 15'813 fr. 20 selon devis de 
E______ du 24 mars 2011, le remboursement des honoraires de l'expert privé 
qu'elle a mis en œuvre (2'259 fr. 60) et un montant de 5'000 fr. pour privation de 
jouissance de son balcon. 

Le Tribunal a considéré que la recourante n'avait pas démontré que les dégâts 
constatés sur son balcon avaient été causés par l'intervention de l'intimé. L'expert 
n'avait en effet pas pu répondre à la question de savoir quels étaient les défauts 
dans l'exécution des travaux de peinture effectués en 2006. 

Selon le Tribunal, il ressortait de l'expertise judicaire que la multiplication des 
couches de peinture (10 couches successives) et la mauvaise combinaison des 
types de peinture avaient causé le dommage. La multiplication des couches ne 
pouvait être imputée au seul intimé. L'on ignorait en outre quel était le type de 
peinture utilisé par les peintres précédents. 

Il était en outre établi par l'audition de D______ et par la production du devis du 8 
septembre 2006 que la recourante avait expressément demandé à l'intimé de ne 
pas procéder au décapage avant de poser la peinture, pour des raisons financières. 
Les conséquences de ce comportement devaient lui être imputées, de sorte qu'elle 
devait être déboutée de ses conclusions. 

La recourante soutient que c'est à tort que le Tribunal a retenu qu'elle n'avait pas 
prouvé que l'intervention de l'intimé avait causé le dommage allégué. Elle ajoute 
qu'il n'est pas établi qu'elle a refusé que celui-ci procède à un décapage, relevant 
que le devis du 8 septembre 2006 ne lui a jamais été soumis et que les déclarations 
du témoin D______ ne sont pas crédibles du fait de ses liens avec l'intimé. 

- 7/10 - 
 

C/16893/2011 

 3.1 Selon l'art. 363 CO, le contrat d'entreprise est un contrat par lequel l'une des 
parties (l'entrepreneur) s'oblige à exécuter un ouvrage, moyennant un prix que 
l'autre partie (le maître) s'engage à lui payer. 

Selon l'art. 368 al. 1 CO, lorsque l'ouvrage est si défectueux que le maître ne 
puisse en faire usage ou être équitablement contraint à l'accepter, le maître a le 
droit de le refuser et, si l'entrepreneur est en faute, de demander des dommages 
intérêts. 

Lorsque les défauts sont de moindre importance, le maître peut réduire le prix en 
proportion de la moins-value ou obliger l'entrepreneur à réparer l'ouvrage à ses 
frais si la réfection est possible sans dépenses excessives; le maître a, de plus, le 
droit de demander des dommages-intérêts lorsque l'entrepreneur est en faute 
(art. 368 al. 2 CO). 

Le dommage susceptible d'être indemnisé en application de cette disposition doit 
trouver sa source dans le défaut de l'ouvrage mais se développer en dehors de ce 
dernier. La perte de l'usage d'un bien ne constitue pas un dommage susceptible 
d'être indemnisé sur cette base (ATF 126 III 388 consid. 11a; arrêt du Tribunal 
fédéral 4A_460/2009 du 4 décembre 2009, consid. 6.1; CHAIX, Commentaire 
romand, 2012, n. 57 et 59, ad art. 368 CO). 

3.2 Le maître ne peut invoquer les droits résultant pour lui des défauts de 
l'ouvrage, lorsque l'exécution défectueuse lui est personnellement imputable, soit 
à raison des ordres qu'il a donnés contrairement aux avis formels de 
l'entrepreneur, soit pour tout autre cause (art. 369 CO). 

Le fardeau de la preuve incombe à l'entrepreneur qui invoque l'application de 
l'art. 369 CO. Celui-ci doit démontrer l'existence de son avis, lequel n'est pas 
soumis à la forme écrite (CHAIX, op. cit. n. 9 et 28, ad art. 369 CO). 

3.3 En l'espèce, la recourante n'a pas établi que les défauts dont elle se plaint ont 
été provoqués par l'intervention de l'intimé en 2006. L'expert judiciaire n'a en effet 
pas été à même de confirmer ses allégations à cet égard puisqu'il n'a pas pu 
déterminer de quels défauts les travaux de l'intimé étaient affectés, ni si ces 
défauts avaient endommagé le bois du balcon. 

L'expert a certes relevé que les travaux effectués par l'intimé étaient de mauvaise 
qualité, en ce sens que les couches de peinture précédentes n'avaient pas été 
décapées avant la pose des nouvelles couches, ce qui était susceptible de bloquer 
le transport de l'eau. 

Ce seul fait ne permet cependant pas de retenir que la dégradation du bois 
constatée par l'expert a été provoquée par l'intervention de l'intimé. 

- 8/10 - 
 

C/16893/2011 

En effet, il ressort du dossier que le bois des balcons était déjà très endommagé 
avant l'intervention de l'intimé. Le phénomène de dégradation du bois avait ainsi 
déjà commencé avant celle-ci. 

La présence de dix couches de peinture sur les balcons implique l'intervention 
d'un autre peintre entre 2001 et 2006, étant rappelé que le devis de E______ 
datant de 2001 ne prévoyait pas de travaux de peinture. La recourante n'a 
cependant fourni aucune indication sur la date à laquelle le balcon refait a été 
peint, par qui et quel type de peinture a été utilisé. 

Par ailleurs, c'est à bon droit que le Tribunal a retenu, en application de  
l'art. 369 CO, qu'en tout état de cause l'exécution défectueuse était imputable à la 
recourante qui avait décidé, contrairement l'avis de l'intimé et pour des raisons de 
coûts, de ne pas procéder à un décapage avant de poser la nouvelle peinture. 

Les allégations de l'intimé à cet égard sont corroborées par le témoignage de 
D______ et par la production du devis du 8 septembre 2009. 

Contrairement à ce que soutient la recourante, l'on ne saurait retenir sur la base 
des éléments figurant au dossier en l'état que D______ a fait un faux témoignage. 
Le fait qu'il ait été le sous-traitant de l'intimé dans le cadre du chantier litigieux ne 
permet pas à lui seul d'ôter toute crédibilité à son témoignage.  

L'on ne peut pas non plus déduire du fait que les deux devis ont été établis au 
moyen de polices de caractères différentes que le premier d'entre eux est un faux. 
Le fait que le second devis ne comporte aucune réserve relative à la longévité des 
travaux n'est pas non plus déterminant, pas plus que le fait que le premier devis 
n'ait pas été remis par l'intimé à l'expert privé mis en œuvre par la recourante. 

C'est le lieu de relever que cette expertise privée, établie sur la base des 
informations fournies par la recourante, est dénuée de force probante. Elle est 
d'ailleurs fondée sur des prémices erronées puisque son rédacteur est parti du 
principe que les travaux de menuiserie effectués en 2001 comprenaient des 
travaux de peinture et que le bois n'était pas endommagé avant l'intervention de 
l'intimé, ce qui est inexact. 

L'intimée n'a ainsi pas démontré que le dommage dont elle se prévaut est 
imputable à l'intimé. 

Même dans l'hypothèse où cette preuve aurait été rapportée, la recourante aurait 
de toute manière dû être déboutée de ses conclusions car elle n'a pas démontré la 
réalité du dommage en question.  

En effet, elle a vendu sa parcelle le 22 septembre 2014 et n'allègue pas avoir 
procédé à la réparation du balcon avant cette vente. Elle n'allègue pas non plus 
que le prix de vente a été réduit du fait du mauvais état de celui-ci. Elle n'a par 

- 9/10 - 
 

C/16893/2011 

conséquent droit à aucun montant au titre d'indemnisation pour les frais de 
réfection du balcon. 

Les frais d'expertise privée ne pourraient quant à eux en tout état de cause pas être 
imputés à l'intimé car, même si l'existence d'un défaut avait été établie, il ne 
s'agirait pas d'un dommage trouvant sa source dans le défaut de l'ouvrage. 

Enfin, la perte de jouissance du balcon n'est pas démontrée. Il ne s'agit de toute 
façon pas là d'un dommage susceptible d'être indemnisé dans le cadre de  
l'art. 368 CO. 

L'appel est par conséquent infondé et le jugement querellé doit être confirmé. 

4. L'appelante, qui succombe, sera condamnée aux frais de l'appel (art. 106  
al. 1 CPC). 

 Les frais judiciaires d'appel seront arrêtés à 2'680 fr. (art. 17 et 35 RTFMC) et 
compensés avec l'avance versée par l'appelante, laquelle reste acquise à l'Etat de 
Genève (art. 111 CPC). 

 Compte tenu de la valeur litigieuse de 23'073 fr. l'appelante sera en outre 
condamnée à verser à l'intimé des dépens en 3'000 fr., débours et TVA compris 
(art. 85 et 90 RTFMC). 

* * * * * 

- 10/10 - 
 

C/16893/2011 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/9319/2015 
rendu le 18 août 2015 par le Tribunal de première instance dans la cause  
C/16893/2011-8. 

Au fond : 

Confirme le jugement querellé. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 2'680 fr., les met à la charge de A______ et dit 
qu'ils sont entièrement compensés avec l'avance de frais versée par celle-ci, laquelle 
reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à payer à B______ 3'000 fr. à titre de dépens d'appel. 

Siégeant : 

Monsieur Jean-Marc STRUBIN, président; Monsieur Laurent RIEBEN et Madame 
Fabienne GEISINGER-MARIÉTHOZ, juges; Madame Anne-Lise JAQUIER, greffière. 

 

Le président : 

Jean-Marc STRUBIN 

 La greffière : 

Anne-Lise JAQUIER 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours 

constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.