# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 611082b8-fb73-540c-a919-071670f6a8cf
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-10-31
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 31.10.2025 F-8169/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-8169-2025_2025-10-31.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-8169/2025 

 

 
 

  A r r ê t  d u  3 1  o c t o b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Claudia Cotting-Schalch, juge unique,  

avec l'approbation de Yannick Antoniazza-Hafner, juge ; 

Duc Cung, greffier. 
 

 
 

Parties 
 1. A._______, née le (…), 

2. B._______, née le (…),   

3. C._______, née le (…),   

4. D._______, né le (…), 

Turquie,   

recourants,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi (procédure Dublin - 

art. 31a al. 1 let. b LAsi) ;  

décision du SEM du 17 octobre 2025. 

 

 

 

F-8169/2025 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 10 septembre 2025, A._______ a déposé une demande d'asile en 

Suisse, pour elle-même ainsi que pour ses enfants mineurs C._______ et 

D_______. Le même jour, B._______, qui est la fille, respectivement la 

sœur, des prénommés et a voyagé avec ces derniers, en a fait de même 

en son nom propre, dans la mesure où elle s’est présenté comme étant 

majeure. Par la suite, celle-ci a été enregistrée en tant que mineure et ces 

demandes d’asile ont été traitées dans une seule et même procédure. 

Les investigations diligentées par le Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-

après : SEM), sur la base d’une comparaison dactyloscopique avec l’unité 

centrale du système européen « Eurodac », ont révélé que les intéressés 

avaient formulé des demandes de protection internationale en Croatie le 4 

septembre précédent. 

B.  

B._______ et A._______ ont été entendues dans le cadre d’un entretien 

individuel, les 25 et 29 septembre 2025, au sujet de la possible 

compétence de la Croatie pour le traitement de leurs demandes d’asile 

ainsi que de l’établissement des faits médicaux. 

C.  

Le 14 octobre 2025, les autorités croates ont admis la requête aux fins de 

reprise en charge présentée, le 2 octobre précédent, par le SEM et fondée 

sur l'art. 18 par. 1 let. b du règlement Dublin III (ci-après : RD III ; référence 

complète : règlement [UE] no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride [refonte ; JO L 180 du 

29.06.2013]), sur la base de l’art. 20 par. 5 RD III. 

D.  

Par décision du 17 octobre 2025, notifiée le jour même, le SEM, en vertu 

de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en matière sur les 

demandes d’asile des intéressés, a prononcé leur transfert vers la Croatie 

et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence d'effet 

suspensif à un éventuel recours. 

E.  

Le 22 octobre 2025, A._______ a été admise en consultation au E._______ 

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dans un contexte de décompensation anxieuse à la suite de la notification 

de cette décision. 

F.  

Le 24 octobre 2025, les intéressés ont interjeté recours contre la décision 

précitée auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : Tribunal ou 

TAF). Ils ont sollicité, à titre préalable, le prononcé de mesures 

superprovisionnelles, l’octroi de l’effet suspensif, la dispense du versement 

d’une avance de frais ainsi que l’assistance judiciaire totale et, sur le fond, 

ont conclu, de manière implicite et à titre principal, à l’annulation de la 

décision attaquée ainsi qu’à l’entrée en matière sur leurs demandes d’asile 

et, de manière explicite et à titre subsidiaire, au renvoi de la cause à 

l’autorité intimée. 

G.  

Par ordonnance du 27 octobre 2025, l'exécution du transfert des 

recourants a été suspendue à titre de mesures superprovisionnelles. 

Droit : 

1.  

1.1 Les décisions rendues par le SEM en matière d'asile peuvent être 

contestées devant le Tribunal, lequel statue de manière définitive, sauf 

exception, non réalisée en l'espèce (art. 1 al. 2 et art. 33 let. d LTAF 

[RS 173.32], applicables par renvoi de l'art. 105 LAsi, en relation avec 

l'art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]). 

1.2 Les intéressés ont qualité pour recourir ; le recours, qui a été interjeté 

dans la forme et le délai prescrits, est recevable (art. 48 al. 1 et 52 al. 1 PA, 

applicables par renvoi de l'art. 37 LTAF, et art. 108 al. 3 LAsi). 

2.  

2.1 Dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, en vertu duquel il n’entre pas 

en matière sur une demande d’asile lorsque le requérant peut se rendre 

dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un accord international, pour 

mener la procédure d’asile et de renvoi. 

2.2 Aux termes de l’art. 3 par. 1 RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant 

déterminé selon les critères fixés au chapitre III. Dans une procédure de 

reprise en charge (anglais : take back), tel qu’en l’espèce, il n’y a aucun 

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nouvel examen de la compétence selon ledit chapitre, sous réserve des 

situations prévues à l'art. 7 par. 3 RD III (en lien avec les critères de 

détermination visés aux art. 8, 10 et 16 RD III) et à l'art. 20 par. 5 RD III 

(cf. ATAF 2019 VI/7 consid. 6.4.1.3 ; 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1). 

2.3 Lorsque la procédure de détermination de l’Etat responsable n’est pas 

close, il convient d’appliquer l’art. 20 par. 5 RD III. Cette disposition prévoit, 

en substance, que l’Etat membre auprès duquel la première demande de 

protection internationale a été déposée est tenu de reprendre en charge, 

conformément aux art. 23, 24, 25, 29, un demandeur qui se trouve sans 

titre de séjour sur le territoire d’un autre Etat membre ou qui y a déposé 

une demande de protection internationale après avoir retiré expressément 

ou tacitement (par son départ) sa première demande (art. 2 let. e RD III) 

pendant la procédure de détermination de l’Etat membre responsable de 

l’examen de la demande de protection internationale, ceci en vue 

d’achever ladite procédure (cf. arrêt du TAF F-2431/2022 du 14 juin 2022 

consid. 5.2 s. ; arrêt de Grande Chambre de la Cour de justice de l’Union 

européenne, affaires jointes C-582/17 et C-583/17 du 2 avril 2019, 

points 47 ss, ECLI:EU:C:2019:280).  

2.4 En l’occurrence, à la suite de la requête soumise par le SEM dans le 

délai prescrit par l’art. 23 par. 2 al. 1 RD III, les autorités croates 

compétentes ont, dans le délai fixé à l’art. 25 par. 1 RD III, expressément 

accepté de reprendre en charge les intéressés sur la base de l’art. 20 

par. 5 RD III, afin de poursuivre la procédure de détermination de l’Etat 

Dublin compétent.  

2.5 Au vu de ce qui précède et dans la mesure où aucun élément au 

dossier n’indique que les recourants auraient quitté le territoire des Etats 

membres ou aurait obtenu un titre de séjour de la part d’un autre Etat 

membre dans l’intervalle (art. 20 par. 5 al. 2 RD III), c’est bien la Croatie 

qui est responsable pour leur procédure d’asile. 

3.  

3.1 Les intéressés ayant soutenu que les conditions d’accueil en Croatie 

étaient déplorables et les procédures d’asile inéquitables, en violation de 

diverses dispositions de droit international, il y a lieu d’examiner, en vertu 

de l’art. 3 par. 2 al. 2 RD III, s’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il 

existe dans ce pays des défaillances systémiques dans la procédure 

d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs, qui entrainent un risque 

de traitement inhumain ou dégradant au sens de l’art. 4 de la Charte des 

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droits fondamentaux de l’Union européenne (JO C 364/1 du 18.12.2000, 

Charte UE). 

3.2 Dans un arrêt de référence rendu à cinq juges et coordonné au sein 

des Cours IV, V et VI (E-1488/2020 du 22 mars 2023), le Tribunal est arrivé 

à la conclusion que les requérants transférés en Croatie sur la base du 

RD III avaient en principe accès à la procédure d'asile dans ce pays et a 

jugé que, dans le cadre tant d'une procédure de prise en charge 

(take charge) que d'une procédure de reprise en charge (take back), les 

personnes transférées ne risquaient pas, selon une haute probabilité, 

d'être exposées à un risque de violation de leurs droits découlant du 

principe de non-refoulement. Il a dès lors dénié l'existence, dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil en Croatie, de défaillances 

systémiques au sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 et 3 RD III, qui feraient apparaître 

un transfert de requérants comme généralement inadmissible. Cette 

jurisprudence est toujours d’actualité (cf. p.ex. arrêts du TAF F-7457/2025 

du 7 octobre 2025 consid. 4.1 ; F-6866/2025 du 30 septembre 2025 

consid. 4.2).  

Par voie de conséquence, en l'absence d'une pratique actuelle avérée en 

Croatie de violation systématique des normes communautaires et 

conventionnelles en la matière, la présomption de respect par cet Etat de 

ses obligations concernant les droits des requérants d'asile, dans le cadre 

d'une procédure Dublin, n'est pas renversée. L'application de la disposition 

précitée ne se justifie donc pas en l'espèce. 

4.  

4.1 Pour s’opposer à leur transfert, les intéressés ont fait valoir qu’ils 

avaient subi des mauvais traitements en Croatie et y avaient été contraints 

de demander l’asile. Ils ont également invoqué un risque pour leur intégrité 

physique, dans la mesure où ce pays était proche de la Turquie, où habite 

l’ex-époux de A._______, lequel s’était montré violent à son égard. 

4.2 Sur la base de l’art. 17 par. 1 RD III, chaque Etat membre peut décider 

d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

par le ressortissant d’un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement. Comme l’a 

retenu la jurisprudence, le SEM doit admettre la responsabilité de la Suisse 

pour examiner une demande de protection internationale qui lui est 

présentée, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le RD III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre 

désigné responsable par lesdits critères viole des obligations de la Suisse 

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relevant du droit international public. Il peut également admettre cette 

responsabilité pour des raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 de 

l’ordonnance 1 sur l’asile du 11 août 1999 (OA 1, RS 142.311 ; 

cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 8.5.2). 

4.3 Tout d’abord, les allégués des recourants en lien avec le dépôt de 

demandes d’asile contre leur volonté en Croatie tombent à faux. En effet, 

à teneur de l'art. 14 par. 1 du règlement (UE) no 603/2013 du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 relatif à la création d'Eurodac pour 

la comparaison des empreintes digitales aux fins de l'application efficace 

du règlement Dublin III (JO L 180/1 du 29.06.2013), les autorités croates 

avaient le devoir de prélever sans tarder leurs empreintes digitales. Le cas 

échéant, le dépôt d’une demande d’asile n’est alors pas un préalable 

indispensable à l’application du RD III. De plus, les propos tenus à cet 

égard par les intéressés se limitent à de simples affirmations. 

4.4 Par ailleurs, sans cautionner nullement les mauvais traitements dont 

les recourants auraient été victimes de la part des forces de l’ordre croates 

antérieurement au dépôt de leurs demandes d’asile, le Tribunal relève que 

ceux-ci sont entrés illégalement en Croatie. Leur situation initiale ne saurait 

dès lors être assimilée à celle à laquelle ils seront confrontés à leur retour 

dans ce pays dans le cadre de la procédure Dublin. En outre, les 

intéressés, qui n’ont séjourné que quelques heures en Croatie, n'ont pas 

apporté d’éléments concrets de nature à établir que les conditions 

d’existence sur place ne respectaient pas la dignité humaine. En tout état 

de cause, le Tribunal a, dans son arrêt de référence E-1488/2020 précité 

(en particulier à son consid. 9.5), conclu qu’il pouvait continuer à être 

présumé que les requérants d’asile, retournant en Croatie en vertu de 

l’application du RD III, avaient accès à une procédure d’asile et à des 

conditions d’accueil conformes aux règles européennes en la matière. 

Partant, il sied de conclure que les allégations des recourants ne suffisent 

pas à démontrer qu’ils seraient ou risqueraient d’être soumis à des 

traitements inhumains ou dégradants, en violation notamment de 

l’art. 3 CEDH (RS 0.101), après leur transfert vers la Croatie. 

4.5 Le Tribunal relève, au sujet de la crainte des intéressés de faire l'objet 

de représailles de la part de l’ex-conjoint de A._______, qu’aucun élément 

concret ne permet de considérer que les autorités en Croatie, pays qui est 

un Etat de droit, ne leur offriraient pas une protection tant effective 

qu’adéquate au cas où ils en feraient la demande. Les recourants pourront 

donc sans autre s'adresser, une fois de retour en Croatie, aux autorités 

policières ou judiciaires compétentes en cas de besoin. 

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Page 7 

4.6  

4.6.1 S’agissant de l’état de santé de A._______, il ressort du rapport 

médical du 23 octobre 2025 – lequel est postérieur à la décision querellée 

– que la prénommée présente, depuis le prononcé de celle-ci, « une 

anxiété importante, une thymie triste et une floridité émotionnelle » ainsi 

que des idées suicidaires non actives (cf. pièce SEM 50). La demande 

principale de l’intéressé étant d’obtenir un traitement pour améliorer son 

sommeil, un médicament anxiolytique ainsi qu’en réserve, un médicament 

hypnotique/sédatif ont été préconisés et pris en compte. 

4.6.2 Dans ces circonstances, rien ne permet d'inférer que A._______ 

serait, en l’état, inapte à voyager ou que son transfert vers la Croatie 

représenterait un danger concret pour sa santé. A propos des vagues 

idéations suicidaires évoquées, le Tribunal rappelle que le risque de suicide 

(« suicidalité ») ou la tentative de suicide commise par une personne dont 

l'éloignement a été ordonné ne constitue pas, en soi, un obstacle à 

l'exécution du renvoi ou du transfert, si tant est que la personne concernée 

est apte à voyager et que des mesures concrètes − adaptées à l'état de la 

personne − sont prises pour prévenir la réalisation de tels actes 

(cf. ATAF 2017 VI/7 consid. 6.4 ; arrêt du TAF F-461/2025 du 13 février 

2025 consid. 7.3.2 et jurisp. cit.). Il appartiendra dès lors aux autorités 

d'exécution du transfert de vérifier les mesures d'accompagnement 

qu'impose l'état de santé de la prénommée, de manière à prévenir, le cas 

échéant, tout acte d'auto-agression de sa part, et aux thérapeutes de la 

préparer à la perspective de ce transfert. Dans ce contexte, le SEM est 

enjoint à communiquer aux autorités croates, avant l'exécution de cette 

mesure, la situation médicale de A._______ en application des art. 31 et 

32 RD III, afin que celle-ci puisse, en cas de besoin, être prise en charge 

de manière adéquate dès son arrivée en Croatie. Au regard des 

circonstances concrètes particulières, l’autorité intimée veillera également 

à ce que les mesures d'accompagnement nécessaires soient mises en 

place en vue de l’exécution du transfert (cf. arrêt du Tribunal fédéral 

2C_221/2020 du 19 juin 2020 consid. 2 ; arrêt du TAF F-3673/2025 du 

28 mai 2025 consid. 4.5.2). 

4.6.3 En tout état de cause, la Croatie, qui est liée par la directive Accueil 

(référence complète : directive no 2013/33/UE du Parlement européen et 

du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte ; JO L 180 du 

29.06.2013]) et dispose de structures médicales suffisantes (cf. p.ex. arrêts 

du TAF F-7457/2025 précité consid. 4.2 ; F-6917/2025 du 23 septembre 

2025 consid. 6.3), doit faire en sorte que les demandeurs d'asile reçoivent 

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les soins médicaux nécessaires qui comportent, au minimum, les soins 

urgents et le traitement essentiel des maladies et des troubles mentaux 

graves, et fournir l'assistance médicale ou autre nécessaire aux 

demandeurs ayant des besoins particuliers en matière d'accueil, y compris, 

s'il y a lieu, des soins de santé mentale appropriés (art. 19 par. 1 et 2 de 

ladite directive). 

4.6.4 Dans ces conditions, il n’appert pas que la situation médicale de 

A._______ présente, en l’état, une gravité telle que l’exécution de son 

transfert vers la Croatie serait illicite au sens restrictif de la jurisprudence 

constante (cf. arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme 

Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016, requête no 41738/10 ; 

Savran c. Danemark du 7 décembre 2021, requête no 57467/15, par. 122 

à 139 ; ATAF 2017 VI/7 consid. 6.2). 

4.7 Il s’ensuit que le transfert des intéressés vers la Croatie n’est pas 

contraire aux obligations de la Suisse relevant du droit international public. 

En outre, le Tribunal constate que le SEM a établi, dans la décision 

entreprise, de manière complète et exacte l’état de fait pertinent et n’a 

commis ni excès ni abus de son large pouvoir d’appréciation en refusant 

d’admettre l’existence de raisons humanitaires au sens de l'art. 29a 

al. 3 OA 1, en combinaison avec l'art. 17 par. 1 RD III, nonobstant la 

préférence marquée par les recourants de voir leur procédure d’asile 

menée par la Suisse. 

5.  

Au vu de ce qui précède, c’est à juste titre que le SEM n'est pas entré en 

matière sur la demande d'asile des intéressés, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et a prononcé leur transfert de la Suisse vers la 

Croatie, en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle 

générale du renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1). Par conséquent, le 

recours doit être rejeté. 

6.  

6.1 S’avérant manifestement infondé, il l’est dans une procédure à juge 

unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi). Il est dès 

lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant motivé que 

sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi). 

6.2 Comme il a été immédiatement statué sur le fond, les requêtes tendant 

à l’octroi de l’effet suspensif et à la dispense du versement d’une avance 

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de frais sont sans objet. En outre, le litige prenant fin, les mesures 

superprovisionnelles prononcées le 27 octobre 2025 sont caduques. 

7.  

7.1 Par ailleurs, les conclusions du recours étant d’emblée vouées à 

l’échec, la demande d’assistance judiciaire partielle et totale est rejetée. 

7.2 Vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge des recourants, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2). 

 

(dispositif page suivante) 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire partielle et totale est rejetée. 

3.  

Le SEM est enjoint à informer, préalablement au transfert, les autorités 

croates au sujet de la condition médicale de A._______ et à veiller au 

besoin à la mise en place des mesures d'accompagnement nécessaires 

en vue de l'exécution de cette mesure, dans le sens des considérants. 

4.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

des recourants. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé aux recourants, à l'autorité inférieure et à 

l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Claudia Cotting-Schalch Duc Cung 

 

 

Expédition :