# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ac4f63b4-f981-5168-83f7-dca9b8a9f285
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-08-07
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 07.08.2019 PS.2019.0039
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_PS-2019-0039_2019-08-07.html

## Full Text

TRIBUNAL CANTONAL

  COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

  
	
   

  	
  Arrêt du 7 août 2019

  
	
  Composition

  	
  Mme Marie-Pierre Bernel, présidente; M. Alex Dépraz et
  M. Laurent Merz, juges.

  

 

	
  Recourant

  	
   

  	
  A.________ à ******** représenté par le CENTRE SOCIAL PROTESTANT-VAUD, à Lausanne,
   

  

   

	
  Autorité intimée

  	
   

  	
  Direction générale de
  la cohésion sociale (DGCS), Unité juridique, à
  Lausanne,   

  

   

	
  Autorité concernée

  	
   

  	
  Centre social Régional
  Jura-Nord vaudois, à Yverdon-les-Bains,   

  

   

 

	
  Objet

  	
  Revenu d'insertion et aide d'urgence  

  
	
   

  	
  Recours A.________ c/ décision de la
  Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du 14 juin 2019 refusant de
  lui octroyer le bénéfice du Revenu d'insertion

  

 

Vu les faits suivants:

A.                    
A.________ est né le ******** 1959 à ******** d'une
mère suisse, B.________, et d'un père inconnu. En 1966, B.________ a épousé un
ressortissant italien et a perdu sa nationalité suisse en devenant, tout comme
son fils, ressortissante italienne, conformément à la législation en vigueur à
l'époque. C.________, époux de B.________, a reconnu A.________ comme son fils.
A l'exception de quelques mois entre 1966 et 1967, la famille A.________ a
toujours vécu en Suisse.

Le 21 juin 1991, à Lausanne, A.________
a épousé D.________, originaire de ******** (VD). Le couple a eu un fils, de
nationalité suisse. Ils ont également vécu tous ensemble en Suisse.

Dans le courant de l'année 2007, D.________
et A.________ se sont établis en France. En avril 2018, D.________ est décédée
et A.________ a pris la décision de revenir vivre en Suisse où se trouvait
notamment son fils. Il s'est tout d'abord installé chez son beau-frère à ********
(VD) (de septembre 2018 à avril 2019), puis à ******** (VD) dès le mois de mai
2019. Il a obtenu une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 24 mars
2024. Du 25 mars au 26 avril 2019, A.________ a été employé en qualité de
chauffeur dans une entreprise de transports de liquides alimentaires, mais il a
été licencié durant le temps d'essai. Très marqué par le décès de son épouse, A.________
a connu un épisode de dépression et a consulté le secteur Nord-Vaudois du
département de psychiatrie du CHUV, les médecins attestant de ce que
l'intéressé présentait une incapacité de travail à 100 % du 26 avril au 5 mai
2019, puis du 6 au 19 mai 2019.

Sans ressources et n'ayant pas droit
aux prestations de l'assurance chômage, A.________ s'est adressé au Centre
social régional Jura-Nord vaudois (ci-après : le CSR) et a présenté
une demande de prestations du revenu d'insertion (ci-après : RI) le
15 mai 2019.

B.                    
Le 16 mai 2019, le CSR a rendu une décision de
refus s'adressant en ces termes à A.________ :

"[...] étant au
bénéfice d'un permis B UE/AELE et ayant été licencié avant la fin de la
première année de votre séjour en Suisse, nous devons malheureusement vous
communiquer un refus d'octroi des prestations financières du RI en vertu du
point 1.1.3.1 des Normes RI (voir extrait ci-joint).

Nous regrettons de
ne pouvoir intervenir financièrement en votre faveur.[...]"

Le 28 mai 2019, A.________, sous la
plume du Centre social protestant, a adressé à la Direction générale de la
cohésion sociale (ci-après : DGCS) un recours à l'encontre de la
décision du CSR en prenant notamment des conclusions provisionnelles tendant à
ce que l'aide sociale lui soit octroyée pendant la procédure de recours,
subsidiairement que l'aide d'urgence lui soit accordée.

Par décision du 14 juin 2019, l'unité
juridique de la DGCS a rejeté le recours de A.________ et confirmé la décision
du CSR du 16 mai 2019, invitant A.________ à solliciter le bénéfice de l'aide
d'urgence auprès du Service de la population du canton de Vaud
(ci-après : SPOP), en charge de l'allocation d'une telle aide.

C.                    
A.________ (ci-après : le recourant),
toujours assisté par le Centre social protestant, a saisi la Cour de droit
administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après : CDAP) par
acte du 20 juin 2019 concluant, préalablement, à ce que l'aide sociale lui soit
octroyée dès réception du recours et jusqu'à droit connu sur la procédure et,
principalement, à l'admission de son recours en ce sens que le bénéfice de
l'aide sociale vaudoise lui soit accordé.

Parrallèlement à la présente procédure
de recours, le 4 juillet 2019, le recourant a soumis au SPOP une demande
d'autorisation de séjour UE/AELE pour des motifs importants (soit en quelque
sorte une demande anticipée de maintien de l'autorisation de séjour dont il
bénéficie encore) ainsi qu'une demande d'aide d'urgence provisoire. Il a
adressé copie de ces demandes pour information à la CDAP.

Dans sa réponse du 10 juillet 2019,
l'autorité intimée a conclu au rejet du recours principal et des conclusions en
mesures provisionnelles.

D.                    
La CDAP a statué par voie de circulation.

Considérant en droit:

1.                     
Déposé dans le délai de trente jours fixé par
l'art. 95 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative
(LPA-VD; BLV 173.36), le recours est intervenu en temps utile. Il satisfait
également aux conditions formelles de recevabilité énoncées à l'art. 79 LPA-VD
(applicable par renvoi de l'art. 99 LPA-VD), de sorte qu'il y a lieu d'entrer
en matière sur le fond.

2.                     
A titre principal, le recourant conteste le refus d'octroi
de l'aide sociale qui lui a été signifié.

a) Aux termes de l'art. 1 al. 2
de la loi du 2 décembre 2003 sur l'action sociale vaudoise (LASV; BLV 850.051),
celle-ci comprend la prévention, l'appui social et le revenu d'insertion.

Le RI comprend une prestation financière et peut, le
cas échéant, également comprendre des prestations sous forme de mesures
d'insertion sociale ou professionnelle (art. 27 LASV). La prestation financière
est accordée à toute personne qui se trouve dépourvue de moyens nécessaires
pour satisfaire les besoins vitaux et d'autres besoins personnels spécifiques
importants (art. 34 LASV).

En vertu de l'art. 4 al. 1 LASV, les dispositions de
cette loi s'appliquent aux personnes domiciliées ou en séjour dans le canton. Selon
l'art. 4 al. 2 LASV, la loi ne s'applique pas aux personnes visées par la loi cantonale
du 7 mars 2006 sur l'aide aux requérants d'asile et à certaines catégories
d'étrangers (LARA; BLV 142.21) et aux ressortissants communautaires à la
recherche d'un emploi et titulaires d'une autorisation de séjour de courte
durée, à l'exception des dispositions relatives à l'aide d'urgence.

b) La Suisse et l'Italie sont parties
à l'Accord conclu le 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et
la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre
circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681), entré en vigueur le 1er
juin 2002.

La loi fédérale du 16 décembre 2005
sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20; jusqu'au 31 décembre 2018,
loi fédérale sur les étrangers, LEtr) ne s’applique aux ressortissants des
Etats membres de l’Union européenne que dans la mesure où l'ALCP n'en dispose
pas autrement ou lorsqu’elle prévoit des dispositions plus favorables (cf.
art. 2 al. 2 LEI).

Entré en vigueur le 1er
juillet 2018, l'art. 61a LEI prévoit ce qui suit :

"1 [...].
Le droit de séjour des ressortissants des Etats membres de l'UE ou de l'AELE
titulaires d'une autorisation de séjour prend fin six mois après la cessation
involontaire des rapports de travail lorsque ceux-ci cessent avant la fin des
douze premiers mois de séjour.

2 [...]

3 Entre la cessation des rapports de travail et l'extinction du
droit de séjour visée à l'al. 1 [...], aucun droit à l'aide sociale n'est
reconnu.

4 [...]

5 Les al. 1 à 4 ne s'appliquent pas aux personnes dont les rapports
de travail cessent en raison d'une incapacité temporaire de travail pour cause
de maladie, d'accident ou d'invalidité ni à celles qui peuvent se prévaloir
d'un droit de demeurer en vertu de l'accord du 21 juin 1999 entre, d'une part,
la Confédération suisse et, d'autre part, la Communauté européenne et ses Etats
membres sur la libre circulation des personnes (ALCP) ou de la convention du 4
janvier 1960 instituant l'Association européenne de libre-échange (AELE)".

Dans son Message du 4 mars 2016
relatif à la modification de la loi fédérale sur les étrangers (Gestion de
l'immigration et amélioration de la mise en oeuvre des accords sur la libre
circulation des personnes) (FF 2016 2836), le Conseil fédéral précise que, dans
le cadre de la mise en oeuvre de l'art. 121a de la Constitution fédérale (Cst.),
diverses mesures sont proposées "afin de garantir à l'échelle suisse
une application uniforme de l'ALCP et [...] d'éviter que des étrangers en quête
d'emploi en Suisse puissent percevoir des prestations d'aide sociale".
A propos de l'art. 61a LEI précisément, le Message souligne que "cette
disposition doit nécessairement revêtir la forme d'une base légale formelle car
elle fixe des règles de droit relatives aux obligations des cantons lors de la
mise en oeuvre de l'exécution du droit fédéral, en l'occurrence l'ALCP. [...]De
l’avis du Conseil fédéral, cette réglementation est compatible avec l’annexe I,
art. 24, par. 3, ALCP, qui mentionne que les personnes qui ont occupé un
emploi d’une durée inférieure à un an sur le territoire d’une partie
contractante, peuvent y séjourner, pourvu qu’elles répondent aux conditions
d’admission prévues pour les ressortissants UE/AELE sans activité lucrative.
Ils doivent donc disposer pour eux-mêmes et les membres de leur famille de
moyens financiers suffisants pour ne pas devoir faire appel à l’aide sociale
pendant leur séjour et d’une assurance-maladie couvrant l’ensemble des risques."
Le Message précise encore, au sujet de l'art. 61a al. 3 LEI que "cet
alinéa reprend la règle fixée à l’annexe I, art. 2, par. 1, sous-par. 2, ALCP,
qui permet d’exclure de l’aide sociale les chercheurs d’emploi restés en Suisse
à la fin d’un emploi d’une durée inférieure à un an." (FF 2016 2882 à
2889).

c) La décision entreprise se
réfère en outre à un document du Département cantonal de la santé et de l'action
sociale (DSAS), intitulé "Revenu d'insertion (RI) NORMES" (ci-après:
Normes RI), désigné comme "Complément indispensable à l'application de
la loi sur l'action sociale vaudoise/LASV et son règlement d'application/RLASV".
Les Normes RI, dans leur version applicable dès le 1er octobre 2018,
comprennent les chiffres 1.1.3.1, 1.1.3.2 et 1.1.3.8 qui prévoient notamment ce
qui suit: 

"1.1.3.1 Cas
dans lesquels le RI peut être octroyé au ressortissant d'un Etat membre
UE/AELE.

- [...]

- Ressortissant
titulaire d'une autorisation de séjour permis B UE/AELE (sauf en cas de
licenciement avant la fin de la première année de séjour, art. 61a, al. 1 et 3
LEtr) ou d'une autorisation d'établissement permis C UE/AELE;

- Ressortissant
titulaire d'une autorisation de séjour permis B UE/AELE, en cas de licenciement
avant la fin de la première année de séjour, aux conditions non cumulatives
suivantes (art. 61a al. 5 LEtr) :

- le
licenciement est dû à une incapacité temporaire de travail pour cause de
maladie, d'accident ou d'invalidité ;

- en incapacité
permanente de travail suite à un accident de travail ou une maladie
professionnelle susceptible d'ouvrir un droit à une rente entière ou partielle
(droit de demeurer);

- en incapacité
permanente de travail non liée à un accident ou une maladie professionnelle,
alors qu'il réside en Suisse de façon continue depuis plus de 2 ans (droit de
demeurer);

- [...]

1.1.3.2 Cas dans lesquels le RI ne peut pas être octroyé au
ressortissant d'un Etat membre UE/AELE.

- Ressortissant
titulaire d'une autorisation de courte durée permis L ou de séjour permis B
UE/AELE, entre la cessation involontaire des rapports de travail (licenciement)
et l'extinction du droit de séjour, lorsque les rapports de travail cessent
avant la fin de la première année de séjour (sauf lorsque le licenciement est
dû à une incapacité temporaire de travail pour cause de maladie, d'accident ou
d'invalidité ou lorsque la personne se prévaut d'un droit de demeurer, art. 61a
al. 1, 3 et 5 LEtr);

- [...]

1.1.3.8 Si le
RI ne peut pas être octroyé à un ressortissant étranger (information)

Le requérant se
trouvant dans l'une des situations précitées doit être informé de l'existence
de l'aide d'urgence (art. 4a LASV) à requérir au SPOP."

On rappellera que les Normes RI
constituent des ordonnances administratives adressées aux autorités chargées de
l'application de la LASV, afin d'assurer une pratique uniforme en la matière et
le respect de l'égalité de traitement. Dans ce but, elles indiquent
l'interprétation généralement donnée à certaines dispositions légales. Elles
n'ont pas force de loi et ne lient ni les administrés, ni les tribunaux.
Toutefois, du moment qu'elles tendent à une application uniforme et égale du
droit, ces derniers ne s'en écartent que dans la mesure où elles ne
restitueraient pas le sens exact de la loi (ATF 138 V 50 consid. 4.1 et les réf.
cit.; CDAP PS.2017.0043 du 27 juin 2017 consid. 1c).

d) Dans le cas particulier, le
recourant est au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE qui lui a été
délivrée pour une durée de cinq ans compte tenu du contrat de travail en
qualité de chauffeur qu'il faisait valoir. Il a perdu son emploi durant le
temps d'essai, en raison d'une erreur commise dans le chargement du liquide
qu'il devait transporter à titre professionnel. Le recourant s'est ensuite
trouvé en incapacité de travail du 26 avril au 19 mai 2019 selon les documents
figurant au dossier. Il ne soutient pas avoir perdu son emploi en raison d'une
maladie ou d'un accident et reconnaît avoir été licencié dans le respect du
délai légal. Il ne fait pas non plus valoir une incapacité de travail
permanente qui lui ouvrirait le droit à une rente. En l'état, il est toujours
au bénéfice d'une autorisation de séjour lui permettant d'assumer une activité
lucrative.

La question de savoir si le recourant
tombe directement sous le coup des dispositions cantonales l'excluant du
bénéfice de l'aide sociale au sens de l'art. 4 al. 2 LASV se pose, mais peut
rester ouverte. Sa situation correspond en effet précisément à celle décrite à
l'art. 61a al. 1 et 3 LEI, disposition de droit fédéral conforme aux
prescriptions de l'art. 2 par. 1, sous-par. 2 in fine de l'Annexe I
ALCP. Nonobstant le texte de l'art. 115 de la Constitution fédérale (Cst.) qui
place l'assistance aux personnes dans le besoin dans la compétence des cantons
et quand bien même la législation cantonale n'a pas été adaptée à la novelle de
la LEI entrée en vigueur le 1er juillet 2018, la CDAP est tenue
d'appliquer le droit fédéral et le droit international, en vertu de l'art. 190
Cst. De plus, les autorités vaudoises ont clairement manifesté leur intention
de s'y conformer en édictant, à l'attention des autorités administratives, des
normes désignées comme "complément indispensable à l'application de la
LASV et du RLASV".

Dans la mesure où le recourant est
revenu en Suisse le 15 septembre 2018, après avoir vécu durant onze années en
France, il n'invoque pas le "droit de demeurer" puisqu'il ne réside à
nouveau dans le canton de Vaud que depuis moins d'une année et ne fait pas
valoir une incapacité de travail permanente. Il ne peut dès lors manifestement pas
se prévaloir de l'al. 5 de l'art. 61a LEI, qui permet une exception au
principe de l'exclusion du droit à l'aide sociale énoncé aux al. 1 à 4 de cette
disposition.

La situation du recourant est
particulière puisqu'il est né suisse, a perdu sa nationalité helvétique pour
acquérir la nationalité italienne à la suite du mariage de sa mère, puis a lui-même
épousé une ressortissante suisse aujourd'hui décédée. Il ne résulte pas du
dossier que le recourant aurait requis la réintégration dans la nationalité
suisse, ainsi que l'aurait vraisemblablement permis l'ancienne loi fédérale du
29 septembre 1952 sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (LN,
RS 141.0 en vigueur jusqu'au 31 décembre 2017) à plusieurs étapes de la vie du
recourant. La particularité de sa situation devra être prise en considération
par le SPOP dans le cadre de l'examen du maintien ou non de son autorisation de
séjour, qui ne fait pas l'objet de la présente procédure. En revanche, sous
l'angle du droit à l'aide sociale, la réglementation en vigueur, qu'il s'agisse
de l'ALCP ou de la LEI, est claire et permet de refuser au recourant le
bénéfice de l'aide sociale dès lors qu'il séjourne dans le canton de Vaud
depuis moins d'une année et a été licencié avant cette échéance sans lien avec
une incapacité temporaire de travail due à une maladie, un accident ou une
invalidité et sans se trouver en incapacité permanente de travail.

3.                     
Les considérants qui précèdent conduisent au rejet
du recours et à la confirmation de la décision attaquée. Vu le présent arrêt
rendu au fond, la requête de mesures provisionnelles tendant à l'octroi de
l'aide sociale durant la procédure de recours est devenue sans objet. Quant à
la requête subsidiaire tendant à l'octroi de l'aide d'urgence, elle est
prématurée devant la CDAP puisque le SPOP, autorité compétente pour octroyer
l'aide d'urgence cas échéant, n'a pas encore statué sur la demande du recourant
datée du 4 juillet 2019; un recours à l'encontre d'un éventuel refus serait
ouvert ultérieurement.

4.                     
L’arrêt est rendu sans frais judiciaires ni dépens (cf. art. 49,
55 et 56 LPA-VD, 4 al. 3 du Tarif des frais judiciaires et des dépens en
matière administrative du 28 avril 2015 [TFJDA; BLV 173.36.5.1]).

 

Par ces motifs

la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

I.                      
Le recours est rejeté, y compris la requête de
mesures provisionnelles.

II.                     
La décision de la Direction générale de la cohésion
sociale du 14 juin 2019 est confirmée.

III.                   
Il n'est pas perçu d'émolument judiciaire.

IV.                   
Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens.

Lausanne, le 7 août 2019

 

                                                                       La
présidente: 

 

Le présent
arrêt est communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

 

Il peut faire l'objet, dans les trente
jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral (Cours de droit
social, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne). Le recours s'exerce conformément aux
articles 40 ss et 95 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF
- RS 173.110). Il doit être rédigé dans une langue
officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et
être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué
viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être
jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va
de même de la décision attaquée.