# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 78ed7746-372d-560e-8fad-d03be3569f49
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2014 / 714
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2014---714_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS12.025005-141132

477  

 

 

JUGE
DELEGUE DE LA cour d’appel CIVILE

__________________________________________________________

Arrêt du
10 septembre 2014

__________________

Présidence
de               M.             
Pellet,
juge délégué

Greffière             
:              Mme             
Choukroun

 

 

*****

 

 

Art.
159 al. 3, 163 CC ; art. 241 al. 2 CPC; art. 67 al. 2 TFJC

 

             
Vu l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale rendue le 4 juin 2014 par le
Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne dans la cause divisant A.B.________,
à Montreux, d’avec B.B.________, à Vevey, fixant à 8'900 fr. la somme due par A.B.________
à titre de contribution à l’entretien des siens, allocations familiales en sus, payable
mensuellement à l’avance en mains de la requérante, B.B.________, née Schmidt, dès
et y compris le 1er
janvier 2014 (I), ordonnant à tout employeur de A.B.________, actuellement [...], [...], de prélever
sur les salaire de celui-ci la somme de 8'900 fr., plus les allocations familiales, et de les verser
sur le compte ouvert au nom de B.B.________ sous référence IBAN [...] auprès de la Banque
cantonale vaudoise, [...] (II), rejetant toutes autres ou plus amples conclusions (III) et rendant l’ordonnance
immédiatement exécutoire, sans frais ni dépens (IV), 

 

             
vu l’appel interjeté le 16 juin 2014 par A.B.________ contre cette ordonnance, concluant avec
suite de frais et dépens à la réforme des chiffres I et II de son dispositif en ce sens
que A.B.________ contribuera à l’entretien des siens par le versement d’un montant de
6'000 fr., éventuelles allocations familiales en sus, ce et y compris depuis le 1er
octobre 2013, 

 

             
vu l’appel interjeté le 24 juin 2014 par B.B.________ contre l’ordonnance précitée,
concluant avec suite de frais et dépens à la réforme des chiffres I et III de son dispositif,
en ce sens que la contribution due par A.B.________ s’élèvera à 10’000 fr.
par mois dès et y compris le 1er
janvier 2014, les allocations familiales étant dues en sus, et que A.B.________ est débiteur
et doit immédiat paiement à B.B.________ d’un montant de 10'000 fr. à titre de provision
ad litem, 

 

             
vu les réponses datées du 11 août 2014 par lesquelles B.B.________ a conclu au rejet de
l’appel déposé par A.B.________ alors que ce dernier a conclu au rejet de l’appel
déposé par B.B.________,  

 

             
vu la convention partielle signée par les parties à l’audience d’appel du 10 septembre
2014, dont la teneur est la suivante : 

 

"I.
Le chiffre I du dispositif de l'ordonnance rendue le 4 juin 2014 est modifié en ce sens que A.B.________
contribuera à l'entretien des siens par le versement d'une somme mensuelle de 8'000 fr. (huit mille
francs), allocations familiales en sus, payable le 1er
de chaque mois par un ordre permanent à B.B.________, dès et y compris le 1er
janvier 2014. L'arriéré de la contribution d'entretien est réservé. La contribution
de 8'000 fr. sera versée dès le 1er
octobre 2014. Les allocations familiales des employeurs respectifs des parties seront versées directement
sur le compte de B.B.________. 

 

II.
Le chiffre II du dispositif de l'ordonnance rendue le 4 juin 2014 est supprimé. 

 

III.
La poursuite n° [...] de l'Office des poursuites des districts de La Riviera – Pays d'En Haut
est retirée. La poursuite n° [...] intentée par B.B.________ auprès de l'Office des
poursuites des districts de La Riviera – Pays d'En Haut pour l'arriéré des contributions
d'entretien qui serait du par A.B.________ est également retiré.

 

IV.
Les parties laissent le soin au juge de céans de trancher la question de la provision ad
litem " ;  

 

             
attendu que, selon l'art. 241 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008,
RS 272), la transaction a les effets d'une décision entrée en force,

 

             
qu'il y a lieu de ratifier la convention pour valoir arrêt sur mesures protectrices de l'union conjugale,

 

             
que conformément au chiffre IV de la convention, il convient de trancher l’unique question
restée litigieuse de la provision
ad litem requise par l’appelante, 

 

             
qu’une provision ad litem est due à l'époux qui ne dispose pas lui-même des moyens
suffisants pour assumer les frais du procès en divorce en application des art. 159 al. 3 et 163
CC (TF 5A_784/2008 du 20 novembre 2009 c. 2; 
TF
5A_826/2008 du 5 juin 2009 c. 2.2.1),

 

             
que le juge ne peut toutefois imposer cette obligation que dans la mesure où son exécution
n’entame pas le minimum nécessaire à l’entretien du conjoint débiteur et des
siens (ATF 103 Ia 99 c. 4; TF 5A_784/2008 du 20 novembre 2009 c. 2 et réf. citées)

 

             
qu’en l’espèce, il reste à A.B.________ un disponible de 3'027 fr. 50 après
paiement de la pension arrêtée conventionnellement à 8'000 fr., alors que B.B.________
dispose d’un montant de 3'051 francs,

 

             
que la situation du débirentier n’est dès lors pas plus aisée que celle de la crédirentière,

 

             
que dans ces conditions, il n’y a pas lieu d’allouer à B.B.________ une provision
ad litem ; 

 

             
attendu que les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC),
selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC),

 

             
que l'émolument est réduit d’un tiers en cas de transaction sur l’objet de l’appel
lorsque le dossier a circulé auprès des membres de la cour 
(art.
67 al. 2 TFJC),

 

             
que compte tenu de la transaction partielle passée par les parties, les frais judiciaires de deuxième
instance doivent être arrêtés à 3'600 fr., mis à la charge de l’appelant
A.B.________ par à 2’400 fr. et à la charge de l'appelante B.B.________ par 1'200 francs,

 

             
que les dépens de deuxième instance sont compensés, en équité.

 

 

Par
ces motifs,

le
Juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos 

prononce
:

 

             
I.             
La convention partielle passée à l'audience d'appel du 10 septembre 2014, est ratifiée
pour valoir arrêt sur mesures protectrices de l'union conjugale. 

 

             
II.             
L’appel de B.B.________ est rejeté s’agissant de sa requête de provisio
ad litem.

 

             
III.             
La cause est rayée du rôle pour le surplus. 

 

             
IV.             
Les frais judiciaires de deuxième instance sont mis à la charge de A.B.________ par 2’400
fr. (deux mille quatre cents francs) et à la charge de B.B.________ par 1'200 fr. (mille deux cents
francs). 

 

             
V.             
Les dépens de deuxième instance sont compensés.

 

             
VI.             
L'arrêt est exécutoire.

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Astyanax Peca (pour A.B.________),

‑             
Me Henriette Dénéréaz Luisier (pour B.B.________).

 

             
Le Juge délégué de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est de 10’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.

 

             
La greffière :