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**Case Identifier:** 5ff97523-c746-5f30-b410-5c9ff3e6e330
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2022-02-11
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 11.02.2022 F-526/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-526-2022_2022-02-11.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 

 

 

  

 

 Cour VI 

F-526/2022 

 

 
 

  A r r ê t  d u  11  f é v r i e r  2 0 2 2  

Composition 
 Claudia Cotting-Schalch, juge unique,  

avec l'approbation de Gérard Scherrer, juge ; 

Duc Cung, greffier. 

   

Parties 

 
A._______, né le (…), 

Irak,  

recourant,  

 

  
contre 

  
Secrétariat d’Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 26 janvier 2022 / N (…). 

 

 

 

F-526/2022 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 3 janvier 

2022, 

les investigations diligentées par le Secrétariat d’Etat aux migrations  

(ci-après : le SEM) sur la base d’une comparaison dactyloscopique avec 

l’unité centrale du système européen « Eurodac », desquelles il ressort 

que le prénommé a déposé une demande d’asile le 26 septembre 2021 en 

Allemagne, 

l’audition sommaire, portant sur les données personnelles du requérant 

(EDP), entreprise conformément à l’art. 26 al. 3 LAsi (RS 142.31) en date 

du 10 janvier 2022, 

le mandat de représentation signé par l’intéressé en faveur de Caritas 

Suisse (art. 102f et 102h al. 1 LAsi) le lendemain, 

l’entretien individuel du 12 janvier 2022, concernant la possible 

compétence de l’Allemagne pour le traitement de sa demande d’asile ainsi 

que l’établissement des faits médicaux, au cours duquel A._______ a 

notamment déclaré ne pas avoir eu l’intention de déposer une telle 

demande dans ce pays, où il avait résidé dans deux camps avant d’aller 

chez des amis, et désirer rester en Suisse auprès de sa sœur et de la 

famille de celle-ci, 

le questionnaire sur les crimes de droit international et indications relatives 

à la sécurité soumis, le même jour, au prénommé et dont les réponses se 

sont avérées négatives, 

la requête aux fins de reprise en charge de l’intéressé, présentée par le 

SEM aux autorités allemandes compétentes le 20 janvier 2022 et basée 

sur l’art. 18 par. 1 let. b du règlement Dublin III (ci-après également : 

RD III ; référence complète : règlement [UE] no 604/2013 du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et 

mécanismes de détermination de l’Etat membre responsable de l'examen 

d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats 

membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride [refonte] 

[JO L 180/31 du 29 juin 2013 p. 31 ss]), 

la réponse du 24 janvier 2022, par laquelle dites autorités ont accepté la 

réadmission du requérant sur leur territoire en vertu de l’art. 18 par. 1 

let. a RD III, 

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la décision du 26 janvier 2022, notifiée le lendemain, par laquelle le 

Secrétariat d’Etat, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, n'est pas entré 

en matière sur la demande d'asile de A._______, a prononcé son transfert 

vers l’Allemagne et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant 

l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, 

la résiliation du mandat de représentation par Caritas Suisse en date du 

1er février 2022 (art. 102h al. 4 LAsi), 

le recours interjeté, le 2 février 2022, contre cette décision auprès du 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou TAF), par lequel le 

prénommé a demandé, à titre préalable, le prononcé de mesures 

superprovisionnelles (art. 56 PA [RS 172.021]), l’octroi de l’effet suspensif 

(art. 107a al. 2 LAsi), la dispense du versement d’une avance de frais 

(art. 63 al. 4 PA), l’assistance judiciaire partielle (art. 65 al. 1 PA) et la 

désignation d’un mandataire d’office (art. 102m al. 1 let. a LAsi) ; que, sur 

le fond, il a conclu à l’annulation de la décision attaquée et, à titre principal, 

à l’entrée en matière sur sa demande d’asile ou, subsidiairement, au renvoi 

de la cause à l’autorité intimée, 

l’ordonnance du 3 février 2022, par laquelle la juge instructrice a suspendu 

l’exécution du transfert du recourant à titre de mesures 

superprovisionnelles, 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités 

mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi, devant le Tribunal, 

lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF 

[RS 173.110]), exception non réalisée en l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 3 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

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que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 3.1), 

que, dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un 

accord international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement Dublin III,  

que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 RD III), 

que, dans une procédure de prise en charge (« take charge »), les critères 

énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15), ainsi qu’à l’art. 16 

(cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 8.3.2), doivent être appliqués successivement 

(principe de l'application hiérarchique des critères de compétence, art. 7 

par. 1 RD III) ; que, pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation 

existant au moment du dépôt de la première demande dans un Etat 

membre (art. 7 par. 2 RD III ; cf. ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; 

FILZWIESER/SPRUNG, Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, pt 4 ad art. 7), 

qu’en revanche, dans une procédure de reprise en charge (« take back »), 

il n’y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon les 

critères de détermination de l’Etat membre responsable (cf. ATAF 2017 

VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1 et réf. cit.), 

qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont permis 

d’établir, après consultation de l’unité centrale du système européen 

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« Eurodac », que A._______ avait déposé une demande d’asile en 

Allemagne le 26 septembre 2021, 

qu’en date du 20 janvier 2022, le Secrétariat d’Etat a dès lors soumis aux 

autorités allemandes compétentes, dans le délai fixé à l’art. 23 par. 2 du 

règlement Dublin III, une requête aux fins de reprise en charge du 

prénommé, fondée sur l’art. 18 par. 1 let. b de ce même règlement, 

disposition en vertu de laquelle l'Etat membre responsable de l'examen 

d'une demande de protection internationale est tenu de reprendre en 

charge – dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le 

demandeur dont la demande est en cours d’examen et qui a présenté une 

demande auprès d’un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de 

séjour, sur le territoire d’un autre Etat membre, 

que, le 24 janvier 2022, soit dans le délai fixé par l’art. 25 par. 1 RD III, 

lesdites autorités ont expressément accepté de réadmettre l’intéressé sur 

leur territoire, sur la base de l’art. 18 par. 1 let. a RD III, aux termes duquel 

l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu dudit règlement est tenu de prendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a 

introduit une demande dans un autre Etat membre, 

que, dans la mesure où il ressort du système « Eurodac » que le recourant 

a déjà déposé une demande d’asile en Allemagne, il s’agit en l’espèce 

d’une procédure de reprise en charge, de sorte que les critères de 

détermination de l’Etat membre responsable n’ont pas à être examinés par 

la Suisse, 

qu’en tout état de cause, l’Allemagne a reconnu sa compétence pour traiter 

la demande d’asile du recourant,  

que la responsabilité de cet Etat, au sens du règlement Dublin III, est ainsi 

donnée, point qui n’est du reste pas contesté, 

que, cela étant, au vu de l'art. 3 par. 2 al. 2 du règlement Dublin III, il y a 

lieu tout d'abord d'examiner s'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe, en Allemagne, des défaillances systémiques dans la procédure 

d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque 

de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des 

droits fondamentaux de l'Union européenne (JO C 364/1 du 18 décembre 

2000, Charte UE), 

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qu'il convient de rappeler que ce pays est lié à cette Charte et partie à la 

Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. 

réfugiés, RS 0.142.30) ainsi qu'au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 

(Prot., RS 0.142.301), à la CEDH (RS 0.101) et à la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105) et, à ce titre, en 

applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale, ci-après : directive Procédure] ; directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est cependant pas irréfragable et doit 

être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du transfert, 

d'une pratique avérée de violations systématiques des normes minimales 

de l'Union européenne, constitutives de défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile au 

sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 du règlement Dublin III ; que, dans un tel cas, 

l’Etat requérant doit renoncer au transfert (cf. ATAF 2011/35 consid. 4.11 ; 

2010/45 consid. 7.4.2), 

que cela n'est manifestement pas le cas en Allemagne, 

que, partant, l'application de cette disposition ne se justifie pas en l'espèce, 

l’intéressé ne le soutenant du reste pas, 

qu’en revanche, le recourant s'est opposé à son transfert vers l’Allemagne, 

en faisant valoir, en substance, qu’il n’avait pas voulu demander l’asile sur 

place, mais désirait vivre auprès de sa sœur en Suisse, laquelle en avait 

par ailleurs la nationalité, 

que, ce faisant, il a implicitement sollicité l'application de la clause 

discrétionnaire prévue à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), 

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que, sur la base de cette disposition, chaque Etat membre peut décider 

d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

par le ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement ; que, comme 

l'a retenu la jurisprudence, le SEM doit admettre la responsabilité de la 

Suisse pour examiner une demande de protection internationale qui lui est 

présentée, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le règlement Dublin III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat 

membre désigné responsable par lesdits critères viole des obligations de 

la Suisse relevant du droit international public ; qu'il peut également 

admettre cette responsabilité pour des raisons humanitaires au sens de 

l'art. 29a al. 3 OA 1 (RS 142.311) (cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

que, s’agissant tout d’abord de la présence de la sœur de l’intéressé et de 

la famille de celle-ci en Suisse, l’art. 8 CEDH peut conférer un droit de 

séjour en Suisse à un étranger à condition qu’il entretienne des relations 

étroites, effectives et intactes avec un membre de sa famille disposant d’un 

droit de présence assuré en Suisse, 

qu’à cet égard, les relations familiales protégées sont avant tout celles 

existant au sein de la famille au sens étroit (famille nucléaire) et, plus 

particulièrement, entre époux ou entre parents et enfants mineurs vivant 

en ménage commun, 

qu’en cas d’intensité suffisante, les relations entre proches parents, tels les 

frères et sœurs, peuvent aussi tomber dans le champ d’application de la 

disposition précitée lorsqu’il y a un rapport de dépendance particulier 

dépassant les relations familiales, respectivement les liens émotionnels, 

usuels, par exemple en raison d'un handicap ou d'une maladie graves 

nécessitant une prise en charge permanente (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 

et jurisp. cit. ; ATAF 2007/45 consid. 5.3 et jurisp. cit.), 

qu’en l’espèce, le recourant a certes exposé que sa sœur était la seule 

personne en mesure de le soutenir eu égard à son état de santé psychique, 

que ses allégations se limitent toutefois à de simples affirmations, tant en 

ce qui concerne l’intensité des liens avec sa sœur qu’en relation avec ses 

troubles psychologiques, 

qu’il ne ressort ainsi pas du dossier que la relation entre l’intéressé, un 

jeune homme majeur, et sa sœur reflète des liens personnels étroits et 

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puisse être assimilée à un rapport de dépendance particulier au sens de la 

jurisprudence précitée, 

que, dans ces conditions, le recourant ne peut se prévaloir d'une vie 

familiale protégée par l'art. 8 CEDH et son transfert vers l’Allemagne 

n'emporte pas violation de ladite disposition, 

qu'à cet égard, il convient encore de rappeler que le règlement Dublin III 

ne confère pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre 

offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat 

responsable de l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 

consid. 8.3), 

que, s'agissant des problèmes de santé allégués, le retour forcé d'une 

personne touchée dans sa santé n'est, selon la jurisprudence de la 

Cour EDH (cf. arrêt Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016, requête 

no 41738/10), susceptible de constituer une violation de l'art. 3 CEDH que 

lorsqu'il y a des motifs sérieux de croire que cette personne, bien que ne 

courant pas de risque imminent de mourir, ferait face, en raison de 

l'absence de traitements adéquats dans le pays de destination ou du défaut 

d'accès à ceux-ci, à un risque réel d'être exposée à un déclin grave, rapide 

et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou 

à une réduction significative de son espérance de vie, 

qu'il ne s'agit dès lors pas de déterminer si l'étranger bénéficiera, dans le 

pays de renvoi ou de transfert, de soins équivalents à ceux dispensés dans 

le pays d'accueil, mais d'examiner si le degré de gravité qu'implique le 

renvoi, respectivement le transfert, atteint le seuil consacré à l'art. 3 CEDH, 

soit un engagement du pronostic vital ou un déclin grave, rapide et 

irréversible de la santé tant psychique que physique (cf. arrêt de la Cour 

EDH précité ; ATAF 2017 VI/7 consid. 6.2 et jurisp. cit.), 

qu'en l'occurrence, rien ne permet d'inférer qu'au vu des troubles évoqués 

lors de l’entretien Dublin, à savoir des difficultés respiratoires et des 

douleurs à la poitrine, au colon, à la tête et derrière les yeux, et des 

atteintes psychologiques alléguées à l’appui du recours, A._______ ne 

serait pas apte à voyager ou que son transfert en Allemagne représenterait 

un danger concret pour sa santé, 

qu'à cet égard, même si le prénommé a exposé, dans son recours, que 

son état de santé psychique était suivi par un spécialiste, il ne ressort pas 

du dossier que les affections précitées feraient actuellement l'objet d'un 

http://links.weblaw.ch/BVGE-2010/45

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traitement particulier ou qu'un éventuel traitement prescrit ne serait pas 

disponible en Allemagne, un pays qui dispose à l’évidence de structures 

médicales comparables à la Suisse (cf. arrêt du TAF F-176/2022 du 

17 janvier 2022 et jurisp. cit.), 

qu'en tout état de cause, l’Allemagne, qui est liée par la directive Accueil, 

doit faire en sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux 

nécessaires qui comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement 

essentiel des maladies et des troubles mentaux graves, et fournir 

l'assistance médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des 

besoins particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins 

de santé mentale appropriés (art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que, dans ces conditions, c'est à juste titre que le SEM a retenu que les 

problèmes de santé du recourant n'apparaissaient pas d'une gravité telle 

que son transfert en Allemagne serait illicite au sens restrictif de la 

jurisprudence précitée, 

que, dans le cas où l'intéressé devait avoir besoin de soins particuliers au 

moment de son transfert vers l’Allemagne, il lui appartiendra d'en informer 

les autorités suisses chargées de l'exécution de cette mesure ; que, le cas 

échéant, il incombera à celles-ci de transmettre, sous une forme 

appropriée, aux autorités allemandes les renseignements permettant une 

éventuelle prise en charge médicale spécifique (art. 31 et 32 RD III), 

que, par ailleurs, l'intéressé n'a pas démontré l'existence d'un risque 

concret et avéré que les autorités allemandes refuseraient de le reprendre 

en charge – alors qu'elles ont expressément accepté la requête à cet effet 

du SEM – et de mener à terme l'examen de sa demande de protection, en 

violation de la directive Procédure, 

qu'il n'a en particulier fourni aucun élément concret susceptible de 

démontrer que l’Allemagne ne respecterait pas le principe du non-

refoulement et donc faillirait à ses obligations internationales en le 

renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté 

seraient sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint 

à se rendre dans un tel pays, 

qu'en outre, l'intéressé n'a pas démontré que ses conditions d'existence 

dans ce pays revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles 

seraient constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à 

l'art. 3 Conv. torture, 

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qu'il n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux qu'il 

serait lui-même privé durablement de tout accès à des conditions 

matérielles minimales d'accueil prévues par la directive Accueil et qu'il ne 

pourrait pas bénéficier de l'aide dont il pourrait avoir besoin pour faire valoir 

ses droits, 

qu'au demeurant, si – après son transfert en Allemagne – le recourant 

devait être contraint par les circonstances à mener une existence non 

conforme à la dignité humaine, ou s'il devait estimer que ce pays viole ses 

obligations d'assistance à son encontre, ainsi que la directive précitée, ou 

de toute autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

roumaines, en usant des voies de droit adéquates (art. 26 directive 

Accueil), 

que, par conséquent, le transfert du recourant vers l’Allemagne n'est pas 

contraire aux obligations découlant de dispositions conventionnelles 

auxquelles la Suisse est liée, 

que, par ailleurs, il y a lieu de constater que le SEM a établi de manière 

complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a commis ni excès ni abus de 

son large pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de 

raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, en combinaison avec 

l'art. 17 par. 1 RD III (cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

qu'en conclusion, c'est manifestement à bon droit que l’autorité intimée a 

considéré qu'il n'y avait pas lieu de faire application de la clause de 

souveraineté ancrée à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, que ce soit 

pour des raisons tirées du respect, par la Suisse, de ses obligations 

internationales ou pour des raisons humanitaires, 

qu’au vu de ce qui précède, c’est à juste titre que le SEM n'est pas entré 

en matière sur la demande d'asile du recourant, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et a prononcé son transfert de la Suisse vers 

l’Allemagne, en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle 

générale du renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

que, par conséquent, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

http://links.weblaw.ch/BVGE-2015/9

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qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il est statué sur le fond par le présent arrêt, les 

demandes tendant à l'octroi de l'effet suspensif et à la dispense du 

versement d'une avance de frais sont sans objet, 

que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

requête d'assistance judiciaire partielle et totale est rejetée, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 

3 let. a FITAF (RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante)  

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire partielle et totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Claudia Cotting-Schalch Duc Cung 

 

 

Expédition :