# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9aeca9e5-0e3f-5bd0-84d2-645000ae42c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-02-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 25.02.2015 A/2984/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2984-2014_2015-02-25.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2984/2014 ATAS/144/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 25 février 2015 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à ZURICH 

Madame A______-B______, domiciliée à MEYRIN 

recourants 

 

contre 

CAISSE DE COMPENSATION NODE AVS, sise rue de Malatrex 
14, GENÈVE 

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Madame A______-B______, née le ______ 1937, et Monsieur A______, né le 
______1939, se sont mariés le 14 mai 1969. 

2. Par demande déposée en septembre 1998, Madame A______-B______ a requis le 
versement d’une rente de vieillesse, en indiquant être mariée depuis 1969.  

3. Par décision du 1er mars 1999, la caisse de compensation AVS-AI-APG de la 
Fédération des artisans et commerçants – FACO, devenue la Caisse de 
compensation NODE AVS le 4 juin 2014 (ci-après : la caisse), lui a octroyé une 
rente simple de vieillesse de CHF 1'005.- à compter du 1er avril 1999.  

4. Le 7 mars 2002, son époux a demandé à la caisse de calculer sa rente de vieillesse 
future, en indiquant être marié depuis mai 1969. 

5. Le 14 mars 2002, la caisse a communiqué à l'assuré le calcul provisoire de sa rente, 
en indiquant que le montant avait été calculé en tenant compte du plafonnement des 
rentes individuelles octroyées à un couple. 

6. En février 2004, l'assuré a requis le versement d’une rente de vieillesse. Dans sa 
demande, il a indiqué être séparé de son épouse depuis le 1er octobre 2001, et que 
son domicile était à Zurich, tandis que son conjoint était domiciliée à Meyrin dans 
le canton de Genève. 

7. Par décision du 22 juillet 2004, la caisse a octroyé à l’assuré une rente de vieillesse 
de CHF 1'649.- dès le 1er août 2004 et lui a précisé que la rente était réduite par 
plafonnement. Par décision de la même date, elle a octroyé à son épouse une rente 
de vieillesse de CHF 1'516.- dès le 1er août 2004, en mentionnant également que la 
rente était réduite par plafonnement. 

8. Par jugement du 16 juillet 2014 du Bezirksgericht de Zurich, les époux ont été 
autorisés à vivre séparément. Le tribunal a constaté que les époux étaient séparés 
depuis vingt-deux ans pour une durée indéterminée. 

9. Par courrier du 19 juillet 2014, les époux ont transmis ce jugement à la caisse, en 
l’invitant à traiter immédiatement cette affaire. Ils ont en outre indiqué avoir été 
informés en mai 2014 par téléphone qu’ils avaient besoin d’une autorisation 
judiciaire de la séparation, afin de prétendre aux prestations destinées aux époux 
séparés. 

10. Par décisions du 4 août 2014, la caisse a octroyé à l’assurée une rente de 
CHF 2'153.- dès le 1er août 2014 et à son époux une rente de CHF 2'340.- à compter 
de la même date.  

11. Par courrier du 14 août 2014, l’assuré a formé opposition en son nom et celui de 
son épouse contre les décisions de rente du 4 août 2014, au motif que la caisse 
n’avait adapté les prestations qu’à partir du 1er août 2014. Il a conclu au versement 
des prestations rétroactives depuis l’octroi des rentes de vieillesse, en se prévalant 

 
 
 

 

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de ce qu’il était constaté dans le jugement que les époux vivaient séparément depuis 
vingt-deux ans.  

12. Par décision du 4 septembre 2014, la caisse a rejeté l’opposition des époux, au 
motif qu'ils n'étaient réputés ne plus vivre en ménage commun que lorsque la 
séparation avait été constatée par le juge dans le cadre de la procédure de divorce 
ou de séparation ou que le couple était séparé temporairement ou pour une durée 
indéterminée suite à une constatation ou à une décision judiciaires dans le cadre de 
mesures protectrices de l’union conjugale. En l’occurrence, la séparation n’avait été 
validée que par jugement du 16 juillet 2014, raison pour laquelle le déplafonnement 
des rentes ne pouvait intervenir qu’au premier jour du mois qui suivait cette date, à 
savoir le 1er août 2014. 

13. Par acte en allemand du 30 septembre 2014, traduit en français le 20 octobre 
suivant, l’assuré a formé en son nom et celui de son épouse recours contre cette 
décision en se prévalant de ce qu’ils vivaient séparément depuis vingt-deux ans, 
comme cela avait été constaté dans le jugement du Tribunal de district de Zurich. 
L’intimée avait eu connaissance de cette situation au plus tard au moment du 
paiement de la rente au recourant en date du 1er août 2004, dès lors que la 
correspondance, les décomptes et les paiements avaient toujours été envoyés à des 
adresses différentes pour chacun des époux. En dépit de ce fait, l’intimée n’avait 
pas renseigné les époux qu’ils devaient présenter un jugement de séparation pour 
bénéficier du déplafonnement des rentes. Par la négligence de l’intimée, ils avaient 
ainsi été privés d'une partie de leurs rentes, alors qu'ils y avaient droit depuis de 
nombreuses années. Cela étant, ils ont conclu au déplafonnement et au versement 
des rentes encore dues à compter du 1er août 2004. 

14. Dans sa réponse du 20 novembre 2014, l’intimée a conclu au rejet du recours. Elle 
a fait valoir que la recourante n’avait pas indiqué dans le formulaire de sa demande 
de rente de vieillesse qu’elle était séparée de son époux. Le 7 mars 2002, le 
recourant avait formulé une demande de calcul de rente future, en omettant 
également d’indiquer qu’il était séparé de son épouse. Dans l’estimation de la rente 
de vieillesse était précisé le principe du plafonnement des rentes revenant aux 
couples mariés. S'il était vrai que le recourant avait indiqué dans sa demande du 9 
février 2014 qu’il était séparé de son épouse depuis le 1er octobre 2001, il avait 
omis d’en fournir la preuve. Par ailleurs, même si les époux avaient des adresses 
distinctes, cela ne permettait pas de présupposer une rupture de la vie commune 
dans la mesure où chaque conjoint était libre de se constituer, en sus de la demeure 
commune, un domicile propre. Partant, il appartenait aux assurés d’apporter la 
preuve que les conditions de séparation étaient remplies en fournissant la copie du 
jugement de séparation ou la copie de la convention de séparation entérinée par le 
tribunal. En effet, le déplafonnement des rentes ne pouvait intervenir qu’à compter 
du premier jour du mois qui suivait la décision judiciaire. 

15. Le 29 janvier 2015, la caisse s’est déterminée sur une éventuelle violation du devoir 
de conseil et d’information des assureurs sociaux. Elle a contesté avoir violé ce 

 
 
 

 

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devoir, en mettant en exergue avoir informé les recourants qu’ils devaient 
communiquer toute modification de leur situation personnelle ou familiale pouvant 
entraîner la suppression, la diminution ou l’augmentation de la prestation allouée. 
Ainsi, elle avait explicitement demandé aux recourants de lui signaler tout 
changement de leur état civil. Du reste, lorsque la caisse avait adressé le 14 mars 
2002 l’estimation de rente au recourant et l'avait notamment informé du 
plafonnement des prestations, cela n’avait suscité aucune remarque de sa part. 
Ainsi, le préjudice subi devait être imputé au laxisme des recourants dans la gestion 
de leurs affaires administratives. 

16. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les délai et forme prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 56 
ss LPGA). 

3. Est litigieuse en l’espèce la question de savoir si les recourants peuvent prétendre 
rétroactivement au mois d’août 2004 à des rentes de vieillesse non plafonnées. 

4. a. En vertu de l’art. 35 LAVS, la somme des deux rentes de vieillesse pour un 
couple s’élève au plus à 150 % du montant maximal de la rente de vieillesse si les 
deux conjoints ont droit à une rente de vieillesse (al. 1 let. a). Aucune réduction des 
rentes n’est prévue au détriment des époux qui ne vivent plus en ménage commun 
suite à une décision judiciaire (al. 2).  

b. En l’occurrence, il n’est pas contesté que les époux ont été autorisés à vivre 
séparément uniquement par décision du 16 juillet 2014 du Tribunal de district de 
Zurich. Partant, les conditions légales pour bénéficier du non plafonnement des 
rentes pour couples ne sont réalisées qu’à partir du mois d’août 2014 (cf. ch. 5517 
des directives sur les rentes de l'office fédéral des assurances sociales). 

5. Les recourants se prévalent cependant implicitement d’une violation de l’obligation 
de les renseigner, estimant que l’intimée aurait dû les rendre attentifs au fait qu’il 
fallait obtenir une décision judiciaire les autorisant à vivre séparément afin de 
bénéficier de deux rentes non plafonnées.  

a. Le 1er janvier 2003 est entrée en vigueur la LPGA, laquelle est également 
applicable à la LAVS (art. 1 al. 1 LAVS). L’art. 27 LPGA prévoit que, dans les 
limites de leur domaine de compétence, les assureurs et les organes d’exécution des 

 
 
 

 

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diverses assurances sociales sont tenus de renseigner les personnes intéressées sur 
leurs droits et obligations (al. 1er). Chacun a le droit d’être conseillé, en principe 
gratuitement, sur ses droits et obligations. Sont compétents pour cela les assureurs à 
l’égard desquels les intéressés doivent faire valoir leurs droits ou remplir leurs 
obligations (al. 2). 

Le devoir de conseil de l'assureur social au sens de l'art. 27 al. 2 LPGA comprend 
l'obligation d'attirer l'attention de la personne intéressée sur le fait que son 
comportement pourrait mettre en péril la réalisation de l'une des conditions du droit 
aux prestations (ATF 131 V 472 consid. 4.3).  

Il s'étend non seulement aux circonstances de fait déterminantes, mais également 
aux circonstances de nature juridique (SVR 2007 KV n° 14 p. 53 et la référence). 
Son contenu dépend entièrement de la situation concrète dans laquelle se trouve 
l'assuré, telle qu'elle est reconnaissable pour l'administration. Aucun devoir de 
renseignement ou de conseil au sens de l'art. 27 LPGA n'incombe à l'institution 
d'assurance tant qu'elle ne peut pas, en prêtant l'attention usuelle, reconnaître que la 
personne assurée se trouve dans une situation dans laquelle elle risque de perdre 
son droit aux prestations (ATF 133 V 249 consid. 7.2; ATF non publié 
9C_557/2010, consid. 4.1). 

Le défaut de renseignement dans une situation où une obligation de renseigner est 
prévue par la loi, ou lorsque les circonstances concrètes du cas particulier auraient 
commandé une information de l'assureur, est assimilé à une déclaration erronée qui 
peut, sous certaines conditions, obliger l'autorité (en l'espèce l'assureur) à consentir 
à un administré un avantage auquel il n'aurait pu prétendre, en vertu du principe de 
la protection de la bonne foi découlant de l'art. 9 Cst. (ATF 131 V 472 consid. 5). 
D'après la jurisprudence, un renseignement ou une décision erronés de 
l'administration peuvent obliger celle-ci à consentir à un administré un avantage 
contraire à la réglementation en vigueur, à condition que (a) l'autorité soit 
intervenue dans une situation concrète à l'égard de personnes déterminées, (b) 
qu'elle ait agi ou soit censée avoir agi dans les limites de ses compétences et (c) que 
l'administré n'ait pas pu se rendre compte immédiatement de l'inexactitude du 
renseignement obtenu. Il faut encore qu'il se soit fondé sur les assurances ou le 
comportement dont il se prévaut pour (d) prendre des dispositions auxquelles il ne 
saurait renoncer sans subir de préjudice, et (e) que la réglementation n'ait pas 
changé depuis le moment où l'assurance a été donnée (ATF 131 II 627 consid. 6.1 
et les références citées). Ces principes s'appliquent par analogie au défaut de 
renseignement, la condition (c) devant toutefois être formulée de la façon suivante: 
que l'administré n'ait pas eu connaissance du contenu du renseignement omis ou 
que ce contenu était tellement évident qu'il n'avait pas à s'attendre à une autre 
information (ATF 131 V 472 consid. 5; ATF non publié 8C_601/2009 du 31 mai 
2010, consid. 4.2). 

 
 
 

 

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b. En l’occurrence, le recourant a formé sa demande de rente de vieillesse le 9 
février 2004, soit après l’entrée en vigueur de la LPGA, de sorte que l’art. 27 de 
cette loi est applicable. 

Dans sa demande, il a clairement indiqué qu’il était séparé de son épouse depuis le 
1er octobre 2001. Il ressort par ailleurs de sa requête que les deux époux vivent non 
seulement à deux adresses différentes, mais de surcroît à deux endroits très éloignés 
l’un de l’autre, dès lors que le recourant est domicilié à Zurich et la recourante à 
Meyrin dans le canton de Genève. 

L’intimée conteste néanmoins avoir violé son devoir d’information, en mettant en 
exergue le fait qu’elle avait attiré l’attention des recourants sur l’obligation de 
signaler toute modification de leur situation personnelle ou familiale pouvant 
entraîner la suppression, la diminution ou l’augmentation de la prestation allouée. 

Il est vrai que les décisions adressées aux recourants le 22 juillet 2004 mentionnent 
qu’il s’agit d’une rente réduite par plafonnement et que les assurés sont tenus de 
signaler à la caisse tout changement dans leur état civil. Cependant, la séparation, 
même entérinée par un juge, ne constitue en principe pas une modification de l’état 
civil. Ainsi ne font l’objet de l’enregistrement dans le registre de l’état civil que la 
préparation du mariage, le mariage et la dissolution du mariage, mais non pas la 
séparation, selon l’art. 7 al. 2 let. h, i et j de l’ordonnance sur l'état civil du 28 avril 
2004 (OEC - RS 211.112.2). Cela correspond aussi à la définition de l’état civil 
communément admise, de sorte que les recourants ne devaient pas comprendre que 
le fait d’être séparés constituait un état civil différent de celui de mariés. De 
surcroît, depuis la demande du recourant en 2004, ni son « état civil » ni sa situation 
personnelle et familiale n’avaient changé, puisqu’il était séparé de son épouse déjà 
depuis 2001, comme il l'a indiqué dans cette demande. 

En ce que l’intimée fait valoir que le recourant n’avait pas joint à sa demande de 
rente en 2004 un justificatif relatif à la séparation de son épouse, il sied de relever 
qu'en vertu de l’art. 43 al. 1 LPGA, l’assureur prend d’office les mesures 
d’instruction nécessaires et recueille les renseignements dont il a besoin. L'intimée 
aurait donc dû réclamer la décision judiciaire relative à la séparation des époux en 
vertu de la maxime d'office, tout comme elle n'aurait certainement pas manqué de 
réclamer au recourant les certificats d’assurance de l’AVS-AI et les pièces 
d’identité, s’il avait omis de les joindre à sa demande de rente.  

Outre l'instruction d'office, le devoir de conseil impliquait par ailleurs que l’intimée 
rendît les recourants attentifs qu’à défaut d’une décision judiciaire, ils ne pourraient 
bénéficier que d’une rente plafonnée. Ayant omis de le faire, l’intimée a violé l’art. 
27 al. 2 LPGA. 

Il sied en outre de constater que l’intimée était intervenue en l’occurrence dans une 
situation concrète à l’égard des recourants, qu'elle était sans aucun doute 
compétente pour l’octroi d’une rente et que les recourants n’ont pas pu se rendre 
compte immédiatement qu’ils pourraient prétendre à une rente non plafonnée si leur 

 
 
 

 

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séparation faisait l'objet d'une décision judiciaire. Enfin, il doit être admis que s’ils 
avaient su que la séparation de leur couple devait être entérinée par le juge, ils 
n’auraient pas manqué de faire cette démarche, comme ils l'ont du reste entreprise 
immédiatement après en avoir été informés. 

Dans ces conditions, il sied d'admettre que l’intimée est obligée de consentir aux 
recourants rétroactivement des rentes non plafonnées, même si la loi prévoit à l’art. 
35 al. 2 LAVS que ce droit est subordonné à la séparation des époux suite à une 
décision judiciaire.  

6. En vertu de l’art. 24 al. 1 LPGA, le droit aux prestations s’éteint cinq ans après la 
fin du mois pour lequel la prestation était due.  

Cela étant, il convient de constater en l’espèce que le droit aux prestations des 
recourants né avant août 2009 est prescrit, dès lors que les époux n'ont demandé des 
rentes déplafonnées que le 19 juillet 2014. 

Les rentes non plafonnées ne sont par conséquent dues qu'à partir d’août 2009. 

7. Le recours sera ainsi partiellement admis et la décision du 4 septembre 2004 
réformée dans le sens que les recourants sont mis au bénéfice de rentes de vieillesse 
non plafonnées dès août 2009. La cause sera par ailleurs renvoyée à l’intimée pour 
calculer les rentes non plafonnées dès cette date et nouvelle décision sur ce point. 

8. La procédure est gratuite. 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement. 

3. Réforme la décision du 4 septembre 2014 dans le sens que les recourants sont mis 
au bénéfice de rentes non plafonnées à compter du 1er août 2009.  

4. Renvoie la cause à l’intimée pour le calcul de ces rentes et nouvelle décision sur ce 
point. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le