# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ea91da89-a6c9-564b-972e-c3fe72ddb3cc
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 14.11.2018 A/233/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-233-2018_2018-11-14.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Rosa GAMBA et Larissa 
ROBINSON-MOSER, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/233/2018 ATAS/1053/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 14 novembre 2018 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o Madame B______, à GENÈVE 

 

 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

  

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l'intéressé ou le recourant), né le ______ 1986 et de 
nationalité algérienne, est venu en Suisse le 15 novembre 2007 pour se faire soigner 
d'une leucémie. 

2. Le 30 mars 2011, il a demandé des prestations d’assurance-invalidité, indiquant 
avoir souffert d'une leucémie dès novembre 2007, puis d'une GVH (réaction du 
greffon contre l'hôte) due à une greffe de cellules souches dès septembre 2008. 

3. Dans un rapport du 28 avril 2011, le docteur C______, du service d’hématologie 
des Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : HUG), a indiqué que l'assuré 
souffrait d’une « GVH extensive chronique », depuis septembre 2008 et qu'il était 
incapable de travailler à 100% depuis septembre 2008. Il ne fallait pas s’attendre à 
une reprise de l’activité professionnelle, ni à une amélioration de sa capacité de 
travail.  

4. Par décision du 12 septembre 2011, l'office de l'assurance-invalidité du canton de 
Genève (ci-après l'OAI) a rejeté la demande de prestations de l'intéressé, en 
constatant, sur la base d'un rapport établi le 16 juin 2011 par la docteure D______, 
du service médical régional AI (ci-après : SMR), que l'intéressé était connu pour 
une leucémie lymphoïde aigue depuis novembre 2007, qu'en raison de cette 
maladie, il avait dû subir une greffe de cellules souches pour une nouvelle moelle 
osseuse et que cette transplantation lui avait causé une GVH pulmonaire et oculaire 
depuis septembre 2008. Il souffrait d’une pathologie totalement invalidante qui 
l'empêchait de travailler dans toute activité depuis le 15 novembre 2007, mais ne 
remplissait pas les conditions d’assurance à la survenance de l’invalidité, étant 
précisé qu’il n’existait pas de convention d’assurance sociale entre l’Algérie et la 
Suisse. Par ailleurs, des mesures d’ordre professionnel n’étaient pas indiquées dans 
sa situation.  

5. Le 6 décembre 2013, l'Institut de Formation permanente a accusé réception de 
l'inscription de l'assuré. 

6. L'assuré a obtenu le 3 avril 2017 un certificat de formation continue d'aide-
comptable auprès de l'École-club Migros Balexert, dont il ressort que sa formation 
comprenait 160 périodes du 20 septembre 2016 au 4 février 2017. 

7. Le 26 juin 2017, l'intéressé a déposé une nouvelle demande de prestations à l'OAI, 
indiquant avoir été en incapacité de travailler à 100% du 15 novembre 2007 au 
1er juillet 2015, puis à 50% dès le 1er aout 2015 et avoir acquis une formation 
d’aide-comptable.  

8. Le 28 juin 2017, l’OAI a demandé à l'intéressé de lui fournir des documents 
médicaux rendant plausible l’aggravation de son état de santé. 

9. Par courrier du 11 août 2017, la docteure E______, du service d’hématologie des 
HUG, a indiqué que suite à une greffe de moelle osseuse en août 2008, l'intéressé 
était en rémission d'une leucémie lymphoblastique. Cette greffe lui avait causé de 

 
 
 

 

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graves complications qui avaient des répercussions sur sa qualité de vie et sa 
capacité de travail. Il souffrait d'une GVH chronique et sévère qui nécessitait 
toujours une immunosuppression, ce qui le rendait vulnérable aux infections et 
l'empêchait d'être en contact avec des gens dans des lieux publics. Il ne pouvait 
effectuer des activités physiques sans être tout de suite essoufflé. De multiples 
infections pulmonaires s'ajoutaient à cette atteinte pulmonaire grave. Il souffrait 
également d'une maladie GVH oculaire chronique avec une sécheresse oculaire et 
une atteinte cornéenne extrêmement sévère. Finalement, les traitements pour la 
GVH avaient entraîné une ostéonécrose de multiples articulations au niveau des 
épaules, des genoux et des chevilles. L'atteinte des deux hanches avait été tellement 
sévère qu'il avait fallu effectuer la mise en place de prothèses totales des deux 
côtés. Le patient n'avait pas la capacité d'effectuer une activité professionnelle à 
plein temps, compte tenu des restrictions de déplacement, de sa fragilité, de 
l'immunosuppression au long cours, de ses problèmes de vision et des douleurs 
articulaires persistantes. De nombreux contrôles médicaux étaient en outre 
nécessaires pour maintenir son état stable. 

10. À teneur d'un extrait du compte individuel de l'intéressé, celui-ci a cotisé à la caisse 
genevoise de compensation de janvier 2010 à décembre 2015. 

11. Par avis médical du 17 octobre 2017, le SMR a retenu que la capacité fonctionnelle 
exigible de l'intéressé était de 0% dans toute activité dès septembre 2008. Le refus 
des prestations en raison des conditions d’assurance se référait à une leucémie 
présente avant l’entrée en Suisse, mais l’incapacité de travail reconnue depuis 
septembre 2008 concernait de nouvelles atteintes.  

12. Par décision du 6 décembre 2017, l’OAI a rejeté la demande de prestations de 
l'intéressé, considérant qu'il était incapable de travailler à 100% dans toutes 
activités dès le mois de septembre 2008 et qu'il avait un taux d'invalidité lui ouvrant 
le droit à une rente entière d'invalidité dès la fin du délai d'attente, soit dès 
septembre 2009. Toutefois, cette prestation ne pouvait lui être octroyée, car il ne 
remplissait pas les conditions légales. Au moment de la survenance de l'invalidité, 
en septembre 2009, il ne comptait pas trois ans au moins de cotisations. Une rente 
extraordinaire d'invalidité destinée aux personnes handicapées de naissance ou aux 
invalides précoces ne rentrait pas en ligne de compte dans sa situation. 

13. Le 22 janvier 2018, l'intéressé a interjeté recours contre la décision précitée, 
concluant à son annulation et à l'octroi de mesures d’ordre professionnel. Lors de 
son arrivée en Suisse, il était déjà atteint d’une leucémie. Le 11 août 2008, il avait 
subi une greffe de moelle osseuse, ou greffe de cellules souches, qui avait eu pour 
effet de lui faire changer de groupe sanguin et de lui donner un nouveau système 
immunitaire, qui s’était attaqué à ses organes et à ses glandes lacrymales, tout en le 
guérissant de son cancer. Afin de traiter cette nouvelle maladie, il devait prendre 
des médicaments qui portaient atteinte à ses articulations. Il avait subi de très 
nombreuses opérations des yeux.  

 
 
 

 

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Il admettait ne pas remplir les conditions pour bénéficier d’une rente, mais l’OAI 
aurait dû examiner son droit à bénéficier de mesures de réadaptation. Il souhaitait 
qu’une aide lui soit apportée pour se réinsérer sur le marché du travail. Il avait déjà 
entrepris des formations en comptabilité et son souhait était de trouver une activité 
lucrative. Les conditions d’assurance étaient différentes pour obtenir le droit à une 
rente ordinaire ou à des mesures de réadaptation et il pensait remplir les secondes. 
Enfin, il fallait dissocier son incapacité totale en raison du cancer de son incapacité 
partielle en raison de ses problèmes de cornées. 

14. Dans sa réponse du 12 février 2018, l'intimé a conclu au rejet du recours, relevant 
que le recourant ne remplissait pas les conditions d'octroi des mesures de 
réadaptation, car au moment de la survenance de l’incapacité, soit en septembre 
2009, il ne comptabilisait ni une année entière de cotisations, ni dix ans de 
résidence ininterrompue en Suisse. 

15. Lors d'une audience de comparution personnelle du 5 septembre 2018 : 

a. Le recourant a déclaré que lorsqu’il avait été atteint de la leucémie, il étudiait en 
Algérie. En raison des soins insuffisants prodigués dans ce pays, il était venu se 
faire soigner en Suisse. Sa GVH lui avait causé diverses atteintes et il devait 
prendre des médicaments qui lui causaient beaucoup d’effets secondaires. De 2008 
à 2014, il n’avait pas pu étudier à cause de ses problèmes aux yeux. Dès 2014, il 
avait bénéficié de lentilles sans contact qui lui avaient permis de le faire. Il avait 
alors suivi plusieurs formations dans la comptabilité et devrait obtenir en octobre 
2018 un diplôme de comptable spécialisé. Son objectif était d’obtenir encore le 
brevet fédéral. Il avait accompli un stage dans la comptabilité et la finance auprès 
de F______ durant trois mois en 2018. Sa capacité de travail était de 0% dans un 
travail physique, mais de 100% dans son domaine. Cependant, il suffisait d’une 
infection pour qu’elle retombe à 0%, raison pour laquelle il s’interrogeait sur sa 
capacité à assumer un emploi à temps plein. L’Hospice général l’aidait 
financièrement depuis 2010.  

b. Le conseil du recourant a indiqué qu’il pensait que l’OAI pourrait aider celui-ci 
avec une aide au placement et qu'il pourrait y avoir un nouveau cas d'assurance. Les 
cotisations n'avaient pas pu être rattrapées, en raison de la prescription. Il était 
regrettable que l’Hospice général n'ait pas mieux conseillé le recourant à ce sujet.  

c. La représentante de l’intimé a répondu que, malheureusement, le recourant ne 
remplissait pas les conditions pour obtenir les prestations de l'assurance-invalidité, 
à savoir une année de cotisation, et qu'en raison du principe de l’égalité de 
traitement, il n’était pas possible de répondre favorablement à sa demande. De plus, 
une activité professionnelle était difficilement envisageable selon le SMR, raison 
pour laquelle une aide au placement ne pouvait être octroyée. Il n'y avait pas de 
nouveau cas d'assurance puisqu'il y avait un lien de connexité entre les 
complications et la GVH.  

16. Sur ce, la cause a été gardée à juger.  

 
 
 

 

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EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 60 
al. 1 LPGA; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 
(LPA-GE - E 5 10). 

3. En l'espèce, le recourant ne conteste la décision rendue le 6 décembre 2017 qu'en 
tant qu'elle ne lui accorde pas des mesures de réadaptation. 

4. a. Dans la procédure juridictionnelle administrative, ne peuvent être examinés et 
jugés, en principe, que les rapports juridiques à propos desquels l’autorité 
administrative compétente s’est prononcée préalablement d’une manière qui la lie, 
sous la forme d’une décision. Dans cette mesure, la décision détermine l’objet de la 
contestation qui peut être déféré en justice par voie de recours. En revanche, dans la 
mesure où aucune décision n’a été rendue, la contestation n’a pas d’objet, et un 
jugement sur le fond ne peut pas être prononcé (ATF 131 V 164 consid. 2.1; 
ATF 125 V 414 consid. 1a ; ATF 119 Ib 36 consid. 1b et les références citées). 

La procédure juridictionnelle administrative peut être étendue, pour des motifs 
d’économie de procédure, à une question en état d’être jugée qui excède l’objet du 
litige, c’est-à-dire le rapport juridique visé par la décision, lorsque cette question est 
si étroitement liée à l’objet initial du litige que l’on peut parler d’un état de fait 
commun, et à la condition que l’administration se soit exprimée à son sujet dans un 
acte de procédure au moins (ATF 130 V 503; ATF 122 V 36 consid. 2a et les 
références). Le rapport juridique externe à l'objet de la contestation ne doit pas 
avoir fait l'objet d'une décision passée en force de chose jugée et les droits 
procéduraux des parties doivent être respectés (arrêt du Tribunal fédéral 
9C_678/2011 du 4 janvier 2012 consid. 3.1). 

b. En l’espèce, l'intimé ne s'est pas expressément prononcé dans la décision 
querellée sur les mesures de réadaptation. Ce n'est que dans sa réponse du 
12 février 2018 qu'il a indiqué que les conditions d’octroi des mesures de 
réadaptation n'étaient pas remplies. Pour des motifs d'économie de procédure, il 
convient de considérer que la décision querellée refusait implicitement des mesures 
de réadaptation et d'examiner cette question dans le présent arrêt. 

5. En vertu de l’art. 6 al. 2 LAI, les étrangers ont droit aux prestations, sous réserve de 
l’art. 9 al. 3 (ressortissants étrangers de moins de 20 ans), aussi longtemps qu’ils 
conservent leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse, mais seulement s’ils 

 
 
 

 

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comptent, lors de la survenance de l’invalidité, au moins une année entière de 
cotisations ou dix ans de résidence ininterrompue en Suisse. Demeurent réservées 
les dispositions dérogatoires des conventions bilatérales de sécurité sociale 
conclues par la Suisse avec un certain nombre d'États pour leurs ressortissants 
respectifs. 

Les conditions d’assurance donnant droit aux prestations doivent être remplies lors 
de la survenance de l’invalidité, c’est-à-dire au moment où l’atteinte à la santé 
devient, par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en 
considération (art. 4 al. 2 LAI).  

La survenance de l'invalidité doit en principe être déterminée eu égard à chaque 
catégorie de prestations séparément. Ainsi, par exemple, une atteinte à la santé 
engendre pour chacune des mesures professionnelles prévues par la loi, un cas 
d'assurance spécifique (Michel VALTERIO, Droit de l’assurance-vieillesse et 
survivants et de l’assurance-invalidité, Commentaire thématique, 2011, n. 1235 
p. 342). 

Lorsque l'ouverture du droit ne dépend pas d'un degré minimum d'invalidité fixé en 
pour cent comme c'est en principe le cas pour les mesures de réadaptation, l'assuré 
est réputé invalide à partir du moment où l'atteinte à la santé justifie manifestement, 
pour la première fois, l'octroi de la prestation entrant en considération. Ainsi, 
notamment, pour l'octroi de mesures de réadaptation d'ordre professionnel aux 
personnes majeures, l'évènement assuré survient lorsque l'atteinte à la santé influe 
sur la capacité de gain à un degré tel que l'on ne peut plus exiger de la personne 
qu'elle exerce son activité comme elle le faisait avant l'atteinte à la santé, lorsque 
les mesure médicales sont terminées et la mesure de réadaptation apparaît 
indispensable. Pour les autres mesures, c'est-à-dire les mesures médicales, la 
formation préprofessionnelle initiale et les moyens auxiliaires, l'invalidité est 
survenue au moment où l'infirmité les rend objectivement nécessaires pour la 
première fois conformément aux principes développés par la jurisprudence (Michel 
VALTERIO, op. cit., n. 1236 p. 342). 

6. En l’espèce, en l’absence de convention de sécurité sociale entre la Suisse et 
l’Algérie, il convient d’examiner le droit éventuel aux prestations du recourant au 
regard du droit interne. Celui-ci est arrivé malade en Suisse en 2007 et a été 
considéré totalement incapable de travailler depuis septembre 2008 par le docteur 
C______. Dans sa décision du 12 septembre 2011, l'intimé a retenu qu'il était 
totalement incapable de travailler depuis le 15 novembre 2007, sur la base d'un avis 
du SMR, et qu'il ne remplissait pas les conditions d'assurance à la survenance de 
l’invalidité. 

À teneur de ses déclarations, le recourant a retrouvé dès 2014 la capacité d'étudier, 
ce qu'il a fait avec succès, puisqu'il a obtenu un certificat d'aide-comptable, 
notamment, et qu'il a encore l'objectif d’obtenir le brevet fédéral. Il a également 
accompli un stage dans la comptabilité et la finance auprès de F______ durant trois 

 
 
 

 

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mois en 2018. Le recourant estime ainsi avoir une capacité de travail de 100% dans 
son domaine, sous réserve du risque d'infection.  

Le 11 août 2017, la Dre E______ a estimé que le recourant n'avait pas la capacité 
d'effectuer une activité professionnelle à plein temps compte tenu des restrictions 
de déplacement, de sa fragilité, de l'immunosuppression au long cours, de ses 
problèmes de vision et de ses douleurs articulaires persistantes. De nombreux 
contrôles médicaux étaient en outre nécessaires pour maintenir son état stable.  

Il apparaît ainsi vraisemblable que le recourant a retrouvé une certaine capacité de 
travail, qu'il conviendra d'évaluer plus précisément, depuis une date qui doit, a 
priori, se situer entre 2013, au plus tôt, et 2014, voire 2015. Ainsi la survenance de 
son invalidité, du point de vue des mesures de réadaptation, est intervenue au plus 
tôt en 2013. Le recourant remplissait alors les conditions d'assurance de l'art. 6 al. 2 
LAI, puisqu'il a commencé à cotiser en 2010, soit plus d'un an avant la survenance 
de l'invalidité.  

7. Il convient ainsi de renvoyer la cause à l'intimé pour instruction complémentaire et 
nouvelle décision sur les mesures de réadaptation. 

Le recourant obtenant gain de cause, il a droit à des dépens qui seront fixés à 
CHF 1'000.- (art. 61 let. g LPGA). 

Un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de l'intimé (art. 69 al. 1bis LAI). 

 
  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L'admet.  

3. Renvoie la cause à l'intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision 
sur les mesures de réadaptation. 

4. Confirme la décision du 6 décembre 2017 pour le surplus. 

5. Alloue au recourant, à la charge de l'intimé, une indemnité de CHF 1'000.- pour ses 
dépens. 

6. Met un émolument de CHF 500.- à la charge de l'intimé. 

7. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le