# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 06401981-1da4-5829-94f6-23787fdd753b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-10-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 22.10.2014 A/1276/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1276-2014_2014-10-22.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDÉ, Présidente; Christine LUZZATTO et Dana DORDEA, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1276/2014 ATAS/1092/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 22 octobre 2014 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENÈVE 

 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______, né le ______ 1949, (ci-après l’intéressé ou le recourant) est au 
bénéfice de prestations complémentaires à sa rente d’invalidité.  

2. Par décision du 31 octobre 2008, le Service des prestations complémentaires (ci-
après le SPC ou l’intimé) lui a réclamé la restitution d’un montant de CHF 
114'194,80 représentant les prestations indûment versées pour la période du 1er 
janvier 2004 au 31 octobre 2008, ainsi que les subsides d’assurance-maladie pour 
l’année 2007 et les frais de maladie pour la même année. Le mandataire a sollicité 
une demande de remise, respectivement de facilités de paiement.  

3. Par décision du 9 février 2009, le SPC a refusé la demande de remise, au motif que 
l’intéressé ne pouvait ignorer devoir annoncer le changement de revenu notable de 
son épouse, ainsi que du produit mobilier.  

4. L’opposition de l’intéressé a été rejetée par le SPC le 22 avril 2009, confirmée par 
arrêt du Tribunal cantonal des assurances sociales, alors compétent, par arrêt du 13 
janvier 2010 (ATAS/8/2010). Le recours interjeté par l’assuré auprès du Tribunal 
fédéral a été déclaré irrecevable par arrêt du 19 mars 2010.  

5. Le 19 février 2013, le SPC a informé l’intéressé que suite à la réception d’un acte 
de défaut de biens de CHF 115'585.35 du 6 décembre 2012, il avait effectué un 
nouveau calcul économique et établi qu’un montant de CHF 460.- pouvait être 
retenu sur ses prestations sans que cela n’entame son minimum vital. Dès lors, dès 
le mois prochain, le montant de CHF 452.- sera retenu sur ses prestations. 

6. A compter du 1er mai 2013, l’intéressé a été mis au bénéfice de prestations 
complémentaires cantonales à hauteur de CHF 452.- par mois, ainsi que d’un 
subside d’assurance-maladie pour lui et son épouse (décision du 10 juin 2013). 
Sous la rubrique « répartition des prestations mensuelles selon les instructions de 
paiement », il est mentionné que le montant de CHF 452.- est retenu par le SPC 
« en remboursement d’une dette existante ».  

7. Par décision du 30 juillet 2013, l’intéressé a été mis au bénéfice de prestations 
complémentaires cantonales de CHF 130.- par mois dès le 1er août 2013, ainsi que 
d’un subside d’assurance-maladie pour lui et son épouse. Sous la rubrique 
« répartition des prestations mensuelles selon les instructions de paiement », le 
montant de CHF 130.- est indiqué comme étant retenu par le SPC « en 
remboursement d’une dette existante ». 

8. Le 13 novembre 2013, le SPC informe l’intéressé qu’après examen de son dossier il 
a constaté qu’il n’a pas eu connaissance du fait que son épouse est au chômage. Il a 
demandé de lui faire parvenir les documents mentionnés dans la demande de pièces 
jointe, à savoir copie du décompte des indemnités journalières versées dès le début 
des indemnités de chômage.  

9. Par décision du 28 novembre 2013, le SPC a recalculé le droit aux prestations 
complémentaires de l’intéressé, avec effet rétroactif au 1er mai 2013. Selon le 

 
 
 

 

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nouveau calcul, l’assuré avait droit à des prestations complémentaires cantonales de 
CHF 144.- par mois du 1er mai 2013 au 31 juillet 2013, soit CHF 432.-. Du 1er août 
au 30 novembre 2013, l’intéressé n’avait pas droit à des prestations 
complémentaires. En revanche, les époux avaient droit à un subside d’assurance-
maladie de CHF 470.- chacun. Il s’ensuivait des prestations complémentaires 
versées à tort pour la période du 1er mai 2013 au 30 novembre 2013 de CHF 1'444.- 
(CHF 1'876.- déjà versé, sous déduction du montant de CHF 432.- dû), que 
l’intéressé était invité à rembourser dans les trente jours.  

10. Le 14 décembre 2013, le SPC a recalculé le droit aux prestations de l’intéressé dès 
le 1er janvier 2014. Selon le plan de calcul, l’intéressé n’avait pas droit à des 
prestations complémentaires, mais à un subside d’assurance-maladie pour son 
épouse et lui.  

11. Par courrier daté du 26 décembre 2013, l’intéressé a formé opposition, exposant 
qu’il avait CHF 150'000.- de poursuites et qu’il était insolvable. Le 7 janvier 2014, 
le SPC a accusé réception de l’opposition à sa décision du 19 décembre 2013.   

12. Le 30 janvier 2014, l’intéressé a informé le SPC que sa vie était extrêmement 
difficile.  

13. Par courrier du 18 février 2014, le SPC a informé l’intéressé que le solde de la dette 
s’élevant à ce jour à CHF 113'094,80 ne sera pas réclamé, les conditions de 
l’irrécouvrable étant remplies. Cela étant, le remboursement pourra être exigé en 
cas de retour à meilleure fortune.  

14. Par décision du 30 avril 2014, le SPC a rejeté l’opposition formée par l’intéressé à 
l’encontre de la décision du 28 novembre 2013. Il relève que les décomptes des 
indemnités de chômage que perçoit son épouse depuis le mois de mai 2013 ainsi 
que le calcul de la compensation pour le gain intermédiaire lui sont parvenus le 22 
novembre 2013. C’est la raison pour laquelle il a repris le calcul des prestations 
complémentaires rétroactivement au 1er mai 2013 et qu’un montant de CHF 1'444.- 
lui est réclamé en restitution, correspondant aux prestations versées à tort pour la 
période du 1er mai au 30 novembre 2013.  S’agissant de la remise de l’obligation de 
rembourser le montant réclamé, le SPC l’informe que son examen sera effectué 
après l’entrée en force de la présente décision sur le fond. 

15. Par acte du 5 mai 2014, l’intéressé interjette recours, indiquant qu’il ne peut pas 
vivre avec CHF 2'000.- de rente AI et qu’il a droit à un minimum vital. Il expose 
qu’il a environ CHF 150'000,- de dettes, de graves problèmes de santé et qu’il serait 
prêt à rembourser CHF 100.- par mois. Il évoque également son divorce futur.  

16. Dans sa réponse du 19 mai 2014, l’intimé conclut au rejet du recours et se réfère 
aux considérations émises dans la décision sur opposition litigieuse. 

17. Par réplique du 8 juin 2014, le recourant a persisté dans ses conclusions. 

18. Le 9 juillet 2014, la chambre de céans a interpellé l’intimé, afin qu’il détaille le 
calcul du gain de l’activité lucrative ainsi que des indemnités de chômage retenus 

 
 
 

 

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dans sa décision du 28 novembre 2013, indique quelles prestations ont été 
effectivement payées au recourant durant la période du 1er mai 2013 au 30 
novembre 2013 et sur quel compte elles ont été versées. 

19. Par écriture du 23 juillet 2014, l’intimé a précisé ses calculs et indiqué que les 
indemnités de chômage ont été retenues à leur montant brut, sans tenir compte des 
pénalités subies par l’épouse du recourant. Quant aux différentes prestations, elles 
ont été versées soit au bénéficiaire, soit à un médecin, sur les comptes UBS et 
Migros Bank. L’intimé a communiqué copies de différentes écritures comptables.  

20. Par courrier du 7 août 2014, le recourant expose se trouver dans une situation 
catastrophique et en procédure de divorce. Il devra quitter son logement. 

21. Après communication de cette écriture à l’intimé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC ; RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans le délai et la forme prévus par la loi, le recours est recevable (art. 43 
LPCC).  

3. L’objet du litige porte sur le point de savoir si, suite au nouveau calcul des 
prestations,  l’intimé est fondé à réclamer au recourant la restitution du montant de 
CHF 1'444.- de prestations complémentaires cantonales (PCC) perçues à tort pour 
la période du 1er mai au 30 novembre 2013. De plus, en tant que le recourant 
invoque qu’il ne dispose pas du minimum vital et qu’il ne peut pas continuer à 
vivre avec CHF 2'078.-, il convient d’admettre que son recours porte également sur 
le calcul des prestations complémentaires cantonales.   

4. L'art. 24 al. 1 1ère phrase LPCC prévoit que les prestations indûment touchées 
doivent être restituées.  

L'art. 14 du règlement relatif aux prestations cantonales complémentaires à 
l'assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité du 25 juin 1999 
(RPCC-AVS/AI; J 4 25.03) précise que le SPC doit demander la restitution des 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015

 
 
 

 

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prestations indûment touchées au bénéficiaire, à ses héritiers ou aux autres 
personnes mentionnées à l'art. 2 OPGA appliqué par analogie (al. 1). Il fixe 
l'étendue de l'obligation de restituer par décision (al. 2).   

La restitution doit être demandée dans le délai d’une année à compter de la 
connaissance du fait qui ouvre le droit à la restitution, mais au plus tard cinq ans 
après le versement de la prestation (art. 28 LPCC).    

5. Ont droit aux prestations complémentaires cantonales les personnes qui remplissent 
les conditions de l’art. 2 LPCC et dont le revenu annuel déterminant n'atteint pas le 
revenu minimum cantonal d'aide sociale applicable (art. 4 LPCC). 

Le montant de la prestation complémentaire correspondant à la différence entre les 
dépenses reconnues et le revenu déterminant du requérant (art. 15 al. 1 LPCC). 

Aux termes de l’art. 5 LPCC, le revenu déterminant est calculé conformément aux 
règles fixées dans la loi fédérale et ses dispositions d'exécution, moyennant 
certaines adaptations, notamment : les prestations complémentaires fédérales sont 
ajoutées au revenu déterminant (let. a) et en dérogation à l'article 11, alinéa 1, lettre 
c, de la loi fédérale, la part de la fortune nette prise en compte dans le calcul du 
revenu déterminant est de un huitième, respectivement de un cinquième pour les 
bénéficiaires de rentes de vieillesse, et ce après déduction des franchises prévues 
par cette disposition (let. c). 

Pour la fixation des prestations complémentaires cantonales, sont déterminantes, les 
rentes, pensions et autres prestations périodiques de l'année civile en cours (let. a), 
la fortune au 1er janvier de l'année pour laquelle la prestation est demandée (let. b 
de l'art. 9 al. 1 LPCC ; cf. également art. 11 al. 1 let. d LPC). En cas de 
modification importante des ressources ou de la fortune du bénéficiaire, la 
prestation est fixée conformément à la situation nouvelle (art. 9 al. 3 LPCC).   

6. Dans le domaine des assurances sociales notamment, la procédure est régie par le 
principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être 
constatés d'office par le juge. Mais ce principe n'est pas absolu. Sa portée est 
restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire. Celui-ci 
comprend en particulier l'obligation des parties d'apporter, dans la mesure où cela 
peut être raisonnablement exigé d'elles, les preuves commandées par la nature du 
litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les 
conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2 et les références).  

Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3, ATF 126 V 353 consid. 5b, ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 

 
 
 

 

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sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

7. A teneur de l’art. 27 LPCC, les créances de l’Etat découlant de la présente loi 
peuvent être compensées, à due concurrence, avec des prestations échues. 

De manière générale, la compensation, en droit public - et donc notamment en droit 
des assurances sociales - est subordonnée à la condition que deux personnes soient 
réciproquement créancières et débitrices l'une de l'autre conformément à la règle 
posée par l'art. 120 al. 1 CO (ATF 130 V 505 consid. 2.4 et ATF 128 V 228 
consid. 3b; VSI 1994 p. 217 consid. 3). En raison de la nature des créances en jeu et 
par référence à l'art. 125 ch. 2 CO applicable par analogie, une créance d'une 
institution de sécurité sociale ne peut être compensée avec une prestation due à un 
assuré si la compensation porte atteinte à son minimum vital, tel que fixé par l’art. 
93 de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP; RS 281.1) conformément à 
la jurisprudence (ATF 131 V 252 consid. 1.2; ATF 115 V 341 consid. 2c; arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_130/2008 du 11 juillet 2008 consid. 2.3). Lorsque la 
compensation du montant total n'est pas possible en une seule fois, on l'effectuera 
par des montants partiels répartis sur quelques mois (RCC 1990 p. 207 et réf. 
citées). Si la différence entre le revenu brut de l'ayant droit à la prestation 
complémentaire et le minimum vital du droit des poursuites consiste exclusivement 
dans le produit d'une prestation complémentaire, il n'est pas possible, même si c'est 
pour éteindre une dette de l'assuré par compensation, de réduire le montant de la 
prestation complémentaire à laquelle il a droit (ATF 113 V 280 consid. 5). 

8. En l’espèce, il résulte des pièces du dossier que l’épouse du recourant a perçu des 
indemnités de chômage durant la période litigieuse. Il s’agit-là de prestations 
périodiques, de sorte que l’intimé est fondé à les prendre en compte dans le calcul 
des prestations du recourant, conformément aux articles 11 al. 1 let. d LPC et 9 al. 1 
let. a) LPCC. Ce fait n’a été porté à la connaissance de l’intimé qu’en octobre 2013 
et les documents communiqués en novembre 2013. 

Par conséquent, en rendant sa décision le 28 novembre 2013, l’intimé a agi dans le 
délai de prescription d’une année. La période de restitution couvrant la période du 
1er mai 2013 au 30 novembre 2013, l’intimé a également respecté le délai de cinq 
ans. 

9. Au regard des griefs invoqués par le recourant, il convient d’examiner si le calcul 
effectué par l’intimé pour fonder sa demande de restitution est correct. 

L’intimé explique avoir tenu compte du montant annualisé brut des indemnités 
journalières de chômage, sans déduction des pénalités subies par l’épouse du 
recourant. 

On ne voit pas sur quelle disposition légale l’intimé se fonde pour adopter une telle 
pratique. La chambre de céans relève que seules les indemnités journalières de 
chômage effectivement perçues doivent être prises en compte dans le calcul des 
prestations complémentaires cantonales. En outre, il convient de tenir compte, au 

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http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20281.1
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=soz&query_words=%22principe+de+la+compensation%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-V-249%3Afr&number_of_ranks=0#page252
http://intrapj/perl/decis/8C_130/2008

 
 
 

 

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titre des dépenses reconnues, des cotisations aux assurances sociales, ce que 
l’intimé n’a point fait.  

 La chambre de céans constate encore que l’intimé a retenu un gain d’activité 
lucrative, sans autre précision, de sorte qu’elle n’est pas en mesure de déterminer si 
les cotisations sociales ont été déduites dudit revenu. 

 Au vu de ce qui précède, l’intimé devra procéder à un nouveau calcul des 
prestations complémentaires cantonales pour la période en cause.  

10. Reste encore à examiner si l’intimé est fondé, sur le principe, à réclamer la 
restitution des prestations complémentaires cantonales. 

L’intimé réclame au recourant la restitution du montant de CHF 1'444.- pour la 
période en cause, soit la différence entre les montants versés (CHF 1'876.-) et ceux 
effectivement dus selon son plan de calcul (CHF 432.-). 

Or, la chambre de céans constate que l’intimé n’a pas versé les montants des PC 
pour la période en cause. En effet, selon les pièces du dossier, seuls les 
remboursements de frais médicaux ont été payés au recourant, voire à un médecin 
(cf. pièces produites le 23 juillet 2014). Ainsi, selon le tirage informatique produit 
par l’intimé, les prestations mensuelles d’un montant total de CHF 1'876.- ont été 
entièrement retenues par l’intimé.  

Par conséquent, l’intimé ne peut réclamer au recourant la restitution de prestations 
qui ne lui ont en réalité pas été versées.   

Il convient de relever au demeurant que l’intimé a procédé, de fait, à une 
compensation sur la totalité des PCC, ce sans rendre de décision formelle, alors 
même que la compensation de prestations complémentaires est soumise à des 
conditions strictes. 

11. Au vu des considérations qui précèdent, il incombera à l’intimé de procéder à un 
nouveau calcul des prestations complémentaires cantonales pour la période 
litigieuse, en tenant compte des considérations mentionnées ci-dessus. Ceci fait, il 
lui incombera de statuer à nouveau. 

Dans l’hypothèse où le nouveau calcul laisse apparaître un montant en faveur du 
recourant, l’intimé devra le lui verser. S’il entend procéder à une compensation, il 
devra tenir compte de la jurisprudence en la matière et rendre une décision dûment 
motivée. 

12. Le recourant allègue subir un changement de situation important (procédure de 
divorce, déménagement, etc.). A cet égard, il lui appartient de communiquer sans 
délai à l’intimé toute information utile, documents à l’appui.  

13. Le recours est partiellement admis. La décision querellée est annulée et la cause 
renvoyée à l’intimé pour nouvelle décision au sens des considérants. 

La procédure est gratuite (art. 89H LPA).   

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement et annule la décision du 30 avril 2014. 

3. Renvoie la cause à l’intimé afin qu’il procède conformément aux considérants et 
rende une nouvelle décision. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - 
LTF; RS 173.110) aux conditions de l’art. 95 LTF pour ce qui a trait aux 
prestations complémentaires fédérales, par la voie du recours constitutionnel 
subsidiaire (articles 113 ss LTF) aux conditions de l’art. 116 LTF pour ce qui a trait 
aux prestations complémentaires cantonales. Le mémoire de recours doit indiquer 
les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou 
de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDÉ 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le