# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 83770c84-1a00-5d17-8b2c-91c0870069a1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.01.2018 A/4373/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-4373-2017_2018-01-30.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/4373/2017-CS DCSO/63/18 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU MARDI 30 JANVIER 2018 

Plainte 17 LP (A/4373/2017-CS) formée en date du 2 novembre 2017 par A______, 

comparant en personne. 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 

et par plis recommandés du greffier du 1
er

 février 2018 

à : 

- A______ 

 

- B______ 

c/o Me Stéphanie FONTANET, avocate 

 Fontanet & Associés 

 Case postale 3200  

 1211 Genève 3. 

- Office des poursuites. 

 

- 2/11 - 

 

 

A/4373/2017-CS 

EN FAIT 

A. a. Par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale JTPI/1______ rendu 

entre B______ et A______ le 29 janvier 2016, partiellement modifié par arrêt de 

la Cour de justice ACJC/2______ le 13 juillet 2016, la garde des enfants du 

couple a été attribuée à B______ et A______ a été condamné à verser des 

contributions mensuelles d'entretien pour ses enfants. 

 Selon la Cour, A______ percevait un revenu mensuel net de 12'320 fr. en qualité 

de "senior manager" d'une organisation internationale et assumait des charges 

mensuelles de 5'430 fr. (base mensuelle d'entretien : 1'200 fr., loyer : 3'200 fr., 

garantie de loyer : 30 fr., téléphonie fixe et mobile : 160 fr., assurance-vie : 180 

fr., dépenses de santé non remboursées : 210 fr., animal domestique : 50 fr. et frais 

de transport, admis forfaitairement à l'instar de ceux de son épouse : 400 fr.), les 

impôts et les primes d'assurance-maladie ayant été déduits préalablement de son 

salaire (consid. 5.2.2). 

 S'agissant des frais de transport de A______, la Cour a relevé qu'il n'utilisait pas 

sa voiture pour se rendre à son travail, mais pour conduire ses enfants à l'école, 

laquelle était éloignée de plus de dix kilomètres de son domicile, situé à C______ 

(Genève), ainsi que pour effectuer les trajets de loisirs et les activités parascolaires 

(consid. 5.2.2). 

B. Le 20 juillet 2017, le Tribunal de première instance, à la requête de B______, 

créancière, a rendu une ordonnance de séquestre C/3______ au préjudice de 

A______, débiteur, fondé sur l'arrêt précité ACJC/2______ du 13 juillet 2016 

pour des contributions d'entretien dues par A______ à B______ de novembre 

2016 à juillet 2017. 

Le séquestre a été ordonné notamment sur la créance salariale de A______, y 

compris émoluments, gratification, bonus et 13
ème

 salaire et toute autre forme de 

rémunération. 

b. L'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a exécuté le séquestre le 20 juillet 

2017 et a dressé le procès-verbal de séquestre n° 17 xxxx32 F le 10 août 2017, 

dans lequel il a retenu un revenu mensuel net variable de A______ de 11'375 fr. 

45 et des charges mensuelles de 6'076 fr. 60 (base mensuelle d'entretien : 1'350 fr., 

droit de visite sur sa fille : 160 fr., respectivement sur son fils : 107 fr., loyer : 

3'200 fr., assurance-maladie : 578 fr., frais de transport : 70 fr., frais de repas : 242 

fr.), fixant ainsi la quotité saisissable à toute somme supérieures à 6'076 fr. 60. 

Les parties n'ont pas contesté ce procès-verbal de séquestre. 

- 3/11 - 

 

 

A/4373/2017-CS 

B. a. Le 6 septembre 2016, A______ a saisi le Tribunal d'une requête en 

modification des mesures protectrices de l'union conjugale afin d'obtenir la garde 

sur sa fille. 

 Par ordonnance OTI/4______ rendue sur mesures provisionnelles le 19 septembre 

2017, le Tribunal a attribué à A______ la garde sur sa fille (ch. 2 du dispositif). Il 

a, en outre, ordonné un suivi thérapeutique entre la mère et la fille afin de 

restaurer leur relation (ch. 6). Le Tribunal a retenu un revenu mensuel net de 

A______ de 12'320 fr. et des charges mensuelles de 4'790 fr. après réduction de la 

charge de loyer du père en raison de la participation de sa fille à celui-ci. 

 A______ a déféré cette ordonnance en appel, la cause ayant été gardée à juger par 

la Cour le 25 janvier 2018. 

 b. Le 3 octobre 2017, A______ a remis l'ordonnance OTI/4______ à l'Office, 

ainsi que son nouveau contrat de bail conclu le 30 août 2017, portant sur une villa 

contigüe de 6 pièces sise à C______ (Genève), dont le loyer et frais accessoires se 

montent à 4'500 fr. mois. Le montant de la garantie de loyer que le locataire s'était 

engagé à fournir, selon les conditions générales du bail, était de 13'500 fr. 

C. Par décision du 19 octobre 2017, l'Office a procédé à un nouveau calcul du 

minimum vital de A______ et a retenu ses charges mensuelles à concurrence de 

9'954 fr. : base mensuelle d'entretien pour lui (1'200 fr.), idem pour sa fille (600 

fr.), droit de visite sur son fils (107 fr.), loyer (4'500 fr.), transport (70 fr.), frais de 

repas (242 fr.), frais d'animal (50 fr.), ainsi que les charges mensuelles suivantes 

qu'il assume pour sa fille et pour lesquelles B______ a donné son accord : écolage 

privé (2'565 fr.), frais de cantine scolaire (180 fr.), frais de transport (35 fr.), cours 

de danse et de théâtre (220 fr.) et frais d'assurance-maladie (35 fr.). 

 L'Office a dès lors fixé la quotité saisissable sur le salaire de A______ à toutes 

sommes supérieures à 9'954 fr. par mois plus l'intégralité du 13
ème

 salaire, 

commissions et gratifications. 

D. Par acte déposé le 2 novembre 2017 à la Chambre de surveillance, A______ a 

formé une plainte au sens de l'art. 17 LP contre cette décision, reçue le 24 octobre 

2017. 

 Il conclut à la prise en considération de 2'208 fr. de charges mensuelles 

supplémentaires, à savoir : 

 a) ses frais médicaux pour "approximativement" 210 fr. et des frais de thérapie 

pour 800 fr.; 

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 b) ses frais de véhicule pour 925 fr., dont 522 fr. 70 de leasing pour une voiture de 

marque D______ selon le justificatif produit, affirmant l'utiliser à raison de 

80 km/jour pour ses déplacements professionnels et privés avec ses enfants; 

 c) l'assistance juridique pour 50 fr., justifiée par pièce; 

 d) la garantie de loyer pour 43 fr. et 

 e) l'assurance-vie pour 180 fr. 

E. a. Dans ses observations du 23 novembre 2017, l'Office a conclu au rejet de la 

plainte. Il s'est déterminé comme suit : 

 a) Les frais médicaux de A______ étaient occasionnels, variables et il n'avait 

jamais présenté les justificatifs afin que l'Office puisse établir une moyenne 

mensuelle de ceux-ci. L'Office a décidé de les rembourser à A______ après 

présentation des factures payées et de la preuve de l'absence de remboursement 

par l'assurance maladie. 

 A______ n'était en outre pas concerné par les frais de thérapie, dont le suivi avait 

été ordonné entre sa fille et son épouse, selon l'Ordonnance OTPI/5______ du 19 

septembre 2017 et dont la durée, son coût et son paiement effectif n'étaient pas 

connus. L'Office lui a toutefois proposé de les lui rembourser aux conditions 

susindiquées. 

 b) Les frais de déplacement ont été inclus à concurrence de l'abonnement mensuel 

des transports publics, parce que A______ pouvait se rendre à son travail en 

quelques 40 minutes avec ceux-ci. 

 c) Le remboursement des mensualités d'assistance juridique a été écarté car 

A______ avait contracté cette dette nouvelle pendant la durée du séquestre. 

 d) La garantie mensuelle de loyer a également été écartée parce qu'à teneur du 

contrat de bail, A______ avait dû fournir une garantie de 13'500 fr., l'Office 

précisant pour le surplus qu'il rendrait une nouvelle décision afin de limiter le 

loyer à une montant raisonnable. 

 e) L'assurance-vie a été écartée car elle ne faisait pas partie des assurances 

obligatoires. 

 b. B______ conclut, avec suite de frais, au rejet de la plainte. Subsidiairement, 

elle s'en rapporte à justice quant à son issue. 

 c. Le parties ont été informées de ce que l'instruction de la cause était close par 

avis du greffe de la Cour du 28 novembre 2017. 

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A/4373/2017-CS 

EN DROIT 

1. 1.1 La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes 

formées en application de la LP (art. 13 al. 1 LP; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP; 

art. 125 et 126 al. 1 let. a et al. 2 let. c LOJ) contre des mesures de l'Office non 

attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP). 

 A qualité pour former une plainte toute personne lésée ou exposée à l'être dans ses 

intérêts juridiquement protégés, ou tout au moins touchée dans ses intérêts de fait, 

par une décision ou une mesure de l'office (ATF 138 III 628 consid. 4; 138 III 219 

consid. 2.3). C'est en principe toujours le cas du débiteur poursuivi et du créancier 

poursuivant (ERARD, in CR LP, n° 25 et 26 ad art. 17 LP; DIETH/WOHL, in 

Kurzkommentar SchKG, 2ème éd., 2014, n° 11 et 12 ad art. 17 LP). 

 La plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; 

art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix 

jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

 1.2 En l'espèce, la plainte a été interjetée en temps utile par le débiteur, 

susceptible d'être touché dans ses intérêts, et répond aux exigences de forme 

requises par la loi. 

 Elle est ainsi recevable.  

2. Critiquant le rejet de certaines de ses charges, le plaignant conteste le calcul de 

son minimum vital établi par l'Office le 19 octobre 2017 et le séquestre de salaire 

qui en découle. 

 2.1 Le séquestre est exécuté par l'Office (art. 274 al. 1 LP), lequel applique par 

analogie les art. 91 à 109 LP relatifs à la saisie (art. 275 LP). Il lui revient en 

particulier de statuer sur la saisissabilité des biens visés par l'ordonnance de 

séquestre (art. 92 et 93 LP) et de les estimer (art. 97 al. 1 LP). Son pouvoir est 

limité aux mesures d'exécution proprement dites et à la régularité formelle de 

l'ordonnance de séquestre (ATF 129 III 203 consid. 2.2 et 2.3; arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_883/2012 du 18 janvier 2013 consid. 6.1.2 et les références citées). 

 A teneur de l'art. 93 al. 1 LP, tous les revenus relativement saisissables tels les 

revenus du travail peuvent être saisis, déduction faite de ce que le préposé estime 

indispensable au débiteur et à sa famille (minimum vital). Pour fixer le montant 

saisissable, l'office doit d'abord tenir compte de toutes les ressources du débiteur; 

puis, après avoir déterminé le revenu global brut, il évalue le revenu net en 

opérant les déductions correspondant aux charges sociales et aux frais 

d'acquisition du revenu; enfin, il déduit du revenu net les dépenses nécessaires à 

l'entretien du débiteur et de sa famille, en s'appuyant pour cela sur les directives 

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de la Conférence des préposés aux poursuites et faillites de Suisse (BlSchK 2009 

p. 196 ss), respectivement, à Genève, sur les Normes d'insaisissabilité édictées par 

l'autorité de surveillance (RS/GE E 3 60.04; OCHSNER, Le minimum vital  

(art. 93 al. 1 LP), in SJ 2012 II p. 119 ss, p. 123). 

 2.2 Des frais médicaux et de thérapie (a) 

 2.2.1 Les coûts de la santé couverts par la franchise annuelle et effectivement à la 

charge du débiteur doivent être pris intégralement en considération dans le cadre 

de la détermination du minimum vital (ATF 129 III 242 consid. 4 p. 243 s.). Si le 

débiteur est atteint par une maladie chronique, ou si pour un autre motif il est 

nécessaire qu'il suive un traitement médical, avec pour conséquence qu'il devra, 

pendant la période de la saisie, s'acquitter de l'entier du montant annuel de la 

franchise, l'office des poursuites peut accepter de tenir compte de la franchise 

annuelle mensualisée dans la détermination du minimum vital (ATF 129 III 242 

consid. 4.3 in fine; arrêt du Tribunal fédéral 5A_266/2014 du 11 juillet 2014 

consid. 8.2.2). 

 Selon les Lignes directrices (Normes d'insaisissabilité), si le débiteur doit faire 

face de manière imminente à de grosses dépenses, par exemple des frais 

médicaux, il convient d'en tenir compte de manière équitable en augmentant 

temporairement le minimum vital du montant correspondant. Il faut pratiquer de 

la même manière, si de telles dépenses apparaissent en cours de saisie. Cependant, 

en règle générale, une modification de la saisie de salaire n'est effectuée que sur 

demande du débiteur (arrêt du Tribunal fédéral 5A_266/2014 du 11 juillet 2014 

consid. 8.2.3). 

 S'agissant de frais ponctuels, l'office peut également procéder en les remboursant 

au débiteur par prélèvements sur les montants déjà saisis (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_266/2014 du 11 juillet 2014 consid. 8.2.3). 

 Dans le calcul du minimum vital au sens de l'art. 93 LP, seuls les montants 

effectivement payés peuvent être pris en considération (ATF 121 III 20 consid. 3 

p. 22 s.; 112 II 19 consid. 4 in fine p. 23). A cet égard, l'office ne doit pas se 

contenter des déclarations du poursuivi; il peut exiger la production des 

justificatifs de paiement (arrêt du Tribunal fédéral 5A_266/2014 du 11 juillet 

2014 consid. 8.2.1 et les références citées). 

 2.2.2 En l'espèce, le plaignant ne conteste pas que ses frais médicaux ont un 

caractère ponctuel et que les frais de thérapie concernent sa fille et son épouse, 

selon l'ordonnance OTPI/5______ du 19 septembre 2017. A supposer qu'il doive 

assumer les frais de thérapie de sa fille, ceux-ci ne sont actuellement pas 

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déterminables. Le plaignant ne peut donc pas prétendre à ce qu'un montant 

mensuel soit pris en compte dans son minimum vital au titre de ses frais médicaux 

ou de ceux de sa fille. De plus, seuls les montants effectivement payés et non pris 

en charge par leurs assurances maladie respectives peuvent être pris en 

considération. 

 C'est par conséquent avec raison que l'Office a conditionné le remboursement de 

frais médicaux ponctuels à la preuve de leur paiement, ainsi qu'à la présentation 

du décompte de la caisse maladie, ce mode de procéder étant explicitement admis 

par la jurisprudence. 

 Le grief du plaignant sera dès lors rejeté. 

 2.3 Des frais de déplacement (b) : 

 2.3.1 Selon les Normes d'insaisissabilité pour les années 2017 et 2018, les frais de 

déplacement entre le domicile et le lieu de travail font en principe partie du 

minimum vital, s'ils sont indispensables à l'exercice d'une profession et si 

l'employeur ne les prend pas à sa charge (ch. II.4 let. d). 

 Lorsqu'un véhicule privé n'est pas indispensable à l'exercice de sa profession par 

le débiteur, les frais y afférents ne peuvent être pris en compte que de manière 

exceptionnelle, par exemple lorsque le débiteur souffre d'un handicap, a besoin 

d'une voiture pour pouvoir exercer son droit de visite ou conduire ses enfants à 

l'école ou encore habite dans un endroit très reculé, et que ce besoin ne peut être 

satisfait d'une manière moins onéreuse (DSCO/2947/2017 du 30 novembre 2017 

consid. 4.2.3 et les références citées). 

 Les frais de voiture comprennent les assurances, les impôts, le carburant, 

l'entretien, la place de parc absolument nécessaire au domicile pour autant qu'elle 

ne soit pas comprise dans le loyer ou au lieu de travail, le leasing (ch. II.7 des 

Normes) pour autant que le montant soit raisonnable et régulièrement versé mais 

non pas l'amortissement (DSCO/2947/2017 du 30 novembre 2017 consid. 4.2.3 et 

la référence citée). Il convient de se fonder sur les frais effectifs, à savoir les 

kilomètres parcourus, les trajets ainsi que le prix de l'essence et de l'entretien 

(DSCO/2947/2017 du 30 novembre 2017 consid. 4.2.3 et les références citées). 

 Si les frais de véhicule sont trop élevés, l'Office doit laisser au débiteur un délai 

raisonnable pour acquérir un véhicule standard (DCSO/88/2013 du 4 avril 2013 

consid. 4.4). 

https://intrapj/perl/decis/DCSO/88/2013

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 2.3.2 En l'espèce, il résulte de l'arrêt de la Cour ACJC/2______ le 13 juillet 2016 

que le plaignant n'utilise pas son véhicule privé pour se rendre à son travail, mais 

qu'il en a besoin pour conduire ses enfants à l'école, laquelle est distante de plus 

de dix kilomètres de son domicile, étant précisé que le déménagement du 

plaignant s'est effectué au sein de la même commune de C______. De plus, 

l'intimée a expressément admis les coûts de l'écolage privé pour sa fille dans le 

minimum vital du plaignant, de sorte qu'il est nécessaire de lui permettre de 

véhiculer sa fille. 

 Il se justifie dès lors exceptionnellement de prendre en compte les frais de 

véhicule, qui comprennent un leasing de 522 fr. 70 par mois, arrondi à 523 fr.. 

L'Office des poursuites sera toutefois invité à fixer un délai à A______ pour qu’il 
réduise le montant de ces mensualités du leasing, dès lors qu'il peut utiliser un 

véhicule standard, et non pas un véhicule de marque D______ plus coûteuse, pour 

effectuer les trajets susmentionnés. 

La quotité saisissable en mains du débiteur plaignant devra ensuite être augmentée 

par l'Office en fonction de la réduction de cette charge de leasing, que le débiteur 

plaignant sers tenu d'annoncer immédiatement audit Office. 

Les frais d'essence, notoires, seront retenus jusqu'à 100 fr. par mois en l'absence 

de justificatifs pour un montant plus élevé. 

 Le grief du plaignant est partiellement fondé et ses frais de véhicule seront ajoutés 

à son minimum vital à concurrence, en l'état, de 623 fr. (arrondis). 

 2.4 Des mensualités de remboursement à l'assistance juridique (c) : 

 2.4.1 En règle générale et pour autant que cela ne porte pas atteinte aux besoins 

fondamentaux de la personne requérante et de sa famille, l'assistance juridique est 

assortie du versement d'une participation mensuelle valant remboursement 

anticipé des prestations de l'Etat au sens de l'art. 123 al. 1 CPC (art. 4 al. 1 RAJ – 
E 2 05.04). 

 Selon la jurisprudence, il n'est pas possible de tenir compte, dans le calcul du 

minimum vital, de dettes ordinaires que le débiteur rembourse chaque mois et cela 

quand bien même l'intéressé aurait pris des engagements en ce sens (ATF 96 III 6, 

JdT 1966 II 49 et ATF 102 III 17; DCSO/432/2009 du 1
er

 octobre 2009 

consid. 4f.). Il en est également ainsi des impôts et des acomptes dus à titre 

d’amende, lesquels ne peuvent être considérés comme des dépenses réellement 
nécessaires pour mener une vie décente au sens de l’art. 93 LP, sauf à conférer à 
l’Etat un privilège exorbitant non prévu par la loi (DCSO/432/2009 du 1er octobre 
2009 consid. 4f. et la référence citée). 

https://intrapj/perl/decis/96%20III%206
https://intrapj/perl/decis/1966%20II%2049
https://intrapj/perl/decis/102%20III%2017

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 2.4.2 En l'espèce, les mensualités de l'assistance juridique ont été fixées à 50 fr. 

sans qu'elles ne portent atteinte à son minimum vital, d'une part, et, d'autre part, il 

ne s'agit pas d'une dépense pouvant être prise en compte au titre du minimum 

vital. 

 Le grief du plaignant sera dès lors rejeté. 

 2.5 La garantie mensuelle de loyer (d) : 

 La jurisprudence a admis que le versement d'un montant mensuel à titre de 

remplacement de la garantie de loyer normalement versée au bailleur faisait partie 

des frais accessoires liés au logement, lesquels devaient être intégrés dans le 

minimum vital (DSCO/46/2017 du 9 février 2017 consid. 2.2.1). 

 En l'espèce, l'arrêt de la Cour ACJC/2______ du 13 juillet 2016 a retenu un 

montant de 30 fr. par mois à titre de garantie de loyer, mais le plaignant a 

entretemps déménagé sans démontrer par pièces qu'il versait la somme de 43 fr. 

par mois à titre de garantie de loyer. 

 Le grief de l'appelant sera dès lors rejeté. 

 2.6 L'assurance-vie (e) 

 Les primes à payer pour des assurances non obligatoires ne peuvent pas être prises 

en compte (ATF 134 III 323 ss et ch. II.3 des Normes d'insaisissabilité). 

 En l'espèce, les primes d'assurance-vie du plaignant ne résultent pas d'une 

assurance obligatoire, de sorte que c'est avec raison que l'Office ne les a pas prises 

en compte dans le calcul du minimum vital. 

3. En conclusion, la plainte sera partiellement admise en ce sens que le minimum 

vital insaisissable du plaignant sera fixé à 10'577 fr. (9'954 fr. + 623 fr.). 

Par conséquent, la décision de l'Office du 19 octobre 2017 sera annulée et 

reformulée, en ce sens que la quotité saisissable sur le salaire du débiteur 

plaignant sera arrêtée à toutes sommes excédant 10'577 fr. par mois ainsi qu'à 

l'intégralité de son 13
ème

 salaire, de ses commissions et de ses gratifications 

éventuelles. 

4. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a 

OELP) et il ne peut être alloué aucun dépens (art. 62 al. 2 OELP). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 12 novembre 2017 par A______ contre la 

décision de l'Office des poursuites du 19 octobre 2017 dans le cadre du séquestre 

n° C/3______ - 17 xxxx32 F. 

Au fond : 

L'admet partiellement. 

Annule la décision de l'Office des poursuites du 19 octobre 2017. 

Arrête la quotité saisissable sur le salaire de A______ à toutes sommes excédant 

10'577 fr. par mois ainsi qu'à l'intégralité de son 13
ème

 salaire, de ses commissions et de 

ses gratifications éventuelles. 

Invite en outre l'Office des poursuites à fixer un délai à A______ pour qu’il réduise le 
montant des mensualités du leasing de son véhicule automobile, la quotité saisissable 

précitée devant ensuite être adaptée à la réduction de cette charge. 

Siégeant : 

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Monsieur Michel BERTSCHY 

et Monsieur Claude MARCET, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA; 

greffière. 

 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Véronique PISCETTA 

 

  

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A/4373/2017-CS 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. 

a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.