# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 22080cd8-5165-5eb1-9bf6-4e7571ef24f0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-04-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 20.04.2021 P/23823/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-23823-2020_2021-04-20.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/23823/2020 ACPR/255/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 20 avril 2021 

 

Entre 

A______, domicilié ______, France, comparant par Me Sandy ZAECH, TerrAvocats 

Genève, rue Saint-Joseph 29, case postale 1748, 1227 Carouge GE,  

recourant, 

contre l'ordonnance rendue le 3 février 2021 par le Tribunal de police, 

et 

 

LE TRIBUNAL DE POLICE, rue des Chaudronniers 9, case postale 3715,  

1211 Genève 3, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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P/23823/2020 

Vu : 

- le procès-verbal d'audition du 9 décembre 2020 de A______ par les gardes-
frontières; 

- l'ordonnance pénale rendue par le Ministère public le 9 décembre 2020, notifiée le 
même jour en mains propres à A______; 

- l'opposition, datée du 17 décembre 2020, formée par A______ par courrier 
recommandé remis à la Poste française le vendredi 18 décembre 2020 et parvenu à 
la Poste suisse le 22 décembre 2020; 

- l'ordonnance sur opposition tardive rendue le 18 janvier 2021 par le Ministère 
public, transmettant la cause au Tribunal de police; 

- la détermination de A______ après interpellation par le Tribunal sur la question de 
la recevabilité de son opposition;  

- l'ordonnance du 3 février 2021, notifiée à A______, le 5 suivant, par laquelle le 
Tribunal de police a constaté l'irrecevabilité de son opposition formée pour cause 
de tardiveté et dit que l'ordonnance pénale du 9 décembre 2020 était assimilée à un 
jugement entré en force; 

- le recours de A______ expédié le 10 février 2021; 

- le courrier du Tribunal de police qui n'a pas d'observations à formuler; 

- les observations du Ministère public;  

- la réplique de A______, par son conseil. 

Attendu que :  

- lors de l'audition du 9 décembre 2020 devant le garde-frontière, A______ a signé le 
formulaire de ses droits, déclaré en avoir pris connaissance et ne pas souhaiter la 
présence d'un avocat étant d'accord de s'exprimer hors cette présence;  

- le même jour, le Ministère public lui a notifié l'ordonnance pénale qu'il a signée 
sans apposer de commentaire; 

- dans son opposition datée du 17 décembre 2020, A______, en personne, précise 
"par la présente, je vous notifie ma demande d'opposition à l'ordonnance pénale du 
9 décembre 2020"; il explique pourquoi, selon lui, sa condamnation n'était pas 
justifiée et réclame des dommages et intérêts; 

- dans sa détermination au Tribunal de police, A______ explique avoir adressé son 
opposition par recommandé du 18 décembre 2020, déposé à la Poste française; 
"aussi, je l'ai directement demandé lors de mon passage le 9 décembre 2020"; 

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- dans sa décision querellée, le Tribunal de police a retenu que le délai pour former 
opposition à l'ordonnance arrivait à échéance le samedi 19 décembre 2020, reporté 
au lundi 21 suivant, et qu'expédiée le 18 décembre 2020 à la Poste française, mais 
parvenue à la Poste suisse le 22 décembre 2020, l'opposition avait été faite après 
l'expiration du délai de 10 jours; 

- dans son recours, A______ soutient, qu'ayant été "déféré au tribunal", il avait 
précisé faire opposition laquelle n'avait pas été prise en compte à l'audience; il 
l'avait donc formulée par écrit dans le courrier recommandé du 18 décembre 2020; 

- le Ministère public allègue que si le prévenu avait fait opposition au moment de la 
notification de l'ordonnance, celle-ci aurait été "versée par écrit" à la procédure; or, 
cette mention n'y figurait pas; 

- dans sa réplique, A______ allègue la violation de l'art. 129 CPP; s'il avait 
effectivement refusé le soutien d'un avocat devant la police, il avait souhaité cette 
présence lors de son audition devant le Ministère public, mais un agent lui avait 
répondu qu'il était trop tard; avisé qu'une ordonnance pénale allait être rendue à son 
encontre, il avait immédiatement informé le Ministère Public de son souhait d'y 
former opposition, ce qui n'avait pas été noté au procès-verbal d'audition; il avait 
déposé son opposition le 18 décembre 2020 auprès de la Poste française, laquelle 
avait tardé "à agir", ignorant les subtilités du système suisse. Ce serait faire preuve 
de formalisme excessif de le contraindre à déposer une demande de révision, la 
décision étant fondée sur un état de fait erroné. Il convenait, par économie de 
procédure, d'admettre que son opposition n'était pas tardive. 

 
Considérant en droit que : 

- le recours a été déposé en temps utile, contre une décision sujette à recours (art. 90 
al. 1, 91 al. 2, 384 let. b, 393 al. 1 let. b et 396 al. 1 CPP); 

- l’exercice du droit de réplique permet de déposer des observations au sujet d’une 
prise de position ou d’une pièce nouvellement versée au dossier (ATF 137 I 195 
c.2), mais il ne saurait servir à apporter au recours des éléments qui auraient pu 
l’être pendant le délai légal (ATF 132 I 42 c.3.3.4; C. Perrier Depeursinge, Code de 
procédure pénal suisse (CPP) annoté, Bâle 2020, ad al. 1 et 2 art. 390 CPP); 

- en l'occurrence, le grief de la violation de l'art. 129 CPP n'est pas recevable, en ce 
qu'il est formulé pour la première fois dans la réplique; 

- selon l'art. 356 al. 2 CPP, le tribunal de première instance statue sur la validité de 
l'opposition formée à une ordonnance pénale; 

- lorsque l'opposition n'est pas "valable", car elle est tardive, pour avoir été formée 
hors du délai de 10 jours institué à l'art. 354 al. 1 CPP (ATF 142 IV 201), l'instance 

https://app.legalis.ch/legalis/document-view.seam?documentId=mjtwkxzrgm3v62k7ge4tk
https://app.legalis.ch/legalis/document-view.seam?documentId=mjtwkxzrgmzf62k7gqza

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n'entre pas en matière sur le fond (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1067/2018 du 
23 novembre 2018 consid. 1.2);  

- les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou 
l'évènement qui les déclenche (art. 90 al. 1 CPP); 

- les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à l'autorité pénale 
ou à la Poste suisse (art. 91 al. 2 CPP), ce que l'ordonnance attaquée rappelle 
clairement en page 4; 

- il est établi que l'ordonnance pénale litigieuse a été valablement notifiée au 
recourant, en mains propres, le 9 décembre 2020;  

- si le recourant soutient avoir annoncé, à cette date, au Ministère public vouloir faire 
opposition, il convient de constater que cela n'est pas établi et contesté par le 
Procureur. On peut d'ailleurs s'interroger sur la réalité de cette affirmation, puisque 
le recourant a formé opposition le 18 décembre 2020, pensant le faire dans le délai 
légal, sans évoquer, ni confirmer, celle qu'il aurait faite devant le Ministère public; 
en outre, il admet lui-même, dans son recours, qu'elle n'avait pas été prise en 
compte, raison pour laquelle il avait fait opposition par écrit; 

- ainsi, formée par courrier remis à la Poste française le 18 décembre 2020, et 
parvenu à la Poste suisse le 22 suivant, l'opposition du recourant a été faite après 
l'expiration du délai de dix jours, intervenue le 21; 

- ladite opposition était donc tardive, ce qu'ont constaté à juste titre tant le Ministère 
public que le Tribunal de police; 

- l'application stricte des prescriptions de forme n'est pas constitutive de formalisme 
excessif (ATF 142 IV 299 consid. 1.3.3; arrêt du Tribunal fédéral 6B_51/2015 du 
28 octobre 2015 consid. 2.1); 

- le recours s'avère ainsi infondé et doit être rejeté;  

- le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en 
totalité à CHF 400.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des 
frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03). 

* * * * * 

  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20IV%20299
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_51/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%204%2010.03

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P/23823/2020 

 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Rejette le recours. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 400.-. 

Notifie le présent arrêt, ce jour, en copie, au recourant, soit pour lui son conseil, au 
Tribunal de police et au Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Sandro COLUNI, greffier. 

 

Le greffier : 

Sandro COLUNI 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/23823/2020 

P/23823/2020 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF  

- délivrance de copies (let. b) CHF  

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 315.00 

-  CHF  

Total  CHF 400.00