# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 189f7022-c8e8-5658-8301-74ac541bf8e0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-07-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 23.07.2019 P/18145/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-18145-2017_2019-07-23.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/18145/2017 ACPR/560/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 23 juillet 2019 

 

Entre 

A______, domiciliée ______, comparant en personne, 

recourante, 

 

contre l'amende d'ordre infligée le 1er mars 2019 par le Tribunal de police, 

et 

 

LE TRIBUNAL DE POLICE, rue des Chaudronniers 9, 1204 Genève - case postale 3715, 

1211 Genève 3, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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P/18145/2017 

EN FAIT : 

A. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 18 mars 2019, A______ recourt 
contre l'amende prononcée contre elle par le Tribunal de police le 1er mars 2019 et 
notifiée le 13 suivant, dans la cause P/18145/2017 dirigée contre B______. 

La recourante conclut à l'annulation de cette décision. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Dans le cadre de la procédure susmentionnée, le Tribunal de police a convoqué 
A______, en qualité de témoin, par mandat de comparution du 31 janvier 2019, à 
l'audience du 1er mars 2019 à 11h15. 

Au verso du mandat de comparution figurait une reproduction des dispositions 
légales des art. 205 CPP (obligation de comparaître, empêchement et défaut),  
167 CPP (indemnisation), 168 CPP (droit de refuser de témoigner pour cause de 
relations personnelles) et 169 CPP (droit de refuser de témoigner pour sa propre 
protection ou celle d'un proche). 

b. A______ ne s'est pas présentée. 

C. Dans son ordonnance querellée, le Tribunal de police relève que A______, dûment 
convoquée à l'audience du 1er mars 2019 en qualité de témoin, ne s'y est pas 
présentée, sans avoir été excusée. Par conséquent, une amende de CHF 500.- lui était 
infligée. 

D. a. Dans son recours, A______ expose que le 27 février 2019, elle avait appelé le 
greffe du Tribunal pour l'informer qu'elle ne pourrait pas se présenter à l'audience 
pour des raisons de santé. N'étant pas francophone, elle ignorait s'il y avait eu un 
malentendu et pouvait, sur demande, solliciter de son opérateur un relevé de ses 
appels. 

b. Dans ses observations du 29 mars 2019, le Tribunal de police a informé la 
Chambre de céans que la recourante venait d'appeler le greffe pour s'enquérir de 
l'avancée de son recours. À cette occasion, elle avait déclaré que, cinq jours avant les 
débats, elle avait appelé le greffe pour avertir de son empêchement et qu'elle avait été 
priée de produire un certificat médical, ce qu'elle n'avait pas fait. Le juge précise 
qu'aucun collaborateur n'avait de souvenirs de cet appel. 

c. Le Ministère public n'a pas formulé d'observations. 

d. Invitée à répliquer dans un délai venant à échéance le 28 mai 2019, A______ n'a 
pas retiré le pli recommandé, qui lui a été renvoyé par pli simple. 

Dans une lettre datée du 25 mai 2019, mais postée le 24, A______ a transmis à la 
Chambre de céans un arrêt de travail daté du 1er mars 2019 pour la période allant du 

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même jour au 8 mars 2019, pour cause de "maladie". Elle avait informé le prévenu 
de son incapacité de se rendre à l'audience. Il était regrettable que le précité n'en n'ait 
pas informé le Tribunal. Elle produit une capture d'écran où figure un message 
C______ [réseau de communication] du 28 février 2019, en espagnol, où l'on 
comprend qu'elle informe son interlocuteur – "B______" – qu'elle ne peut se rendre 
au rendez-vous et qu'elle a appelé le Tribunal pour l'aviser qu'elle ne se sentait pas 
bien. 

e. La cause a ensuite été gardée à juger. 

 

EN DROIT : 

1. Le recours a été déposé dans le délai et la forme prescrits (art. 396 al. 1, 390 al. 1 et 
385 al. 1 CPP) et émane du participant à la procédure directement touché dans ses 
droits, qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou la modification de la 
décision querellée (art. 382 al. 1, 105 al. 1 let. c et al. 2 CPP). Il concerne une 
décision du Tribunal de police sujette à recours auprès de la Chambre de céans  
(art. 64 al. 2 et 393 al. 1 let. b CPP; art. 128 al. 1 let. a et al. 2 let. a LOJ).  

2. 2.1. À teneur de l'art. 205 CPP, quiconque est cité à comparaître par une autorité 
pénale est tenu de donner suite au mandat de comparution (al. 1). Celui qui est 
empêché de donner suite audit mandat doit en informer sans délai l'autorité qui l'a 
décerné; il doit lui indiquer les motifs de son empêchement et lui présenter les pièces 
justificatives éventuelles (al. 2). Celui qui, sans être excusé, ne donne pas suite ou 
donne suite trop tard à un mandat de comparution décerné par le ministère public, 
une autorité pénale compétente en matière de contraventions ou un tribunal peut être 
puni d'une amende d'ordre (al. 4). 

 L'empêchement de la personne citée ne constitue pas une exception au caractère 
contraignant du mandat de comparution. Il permet uniquement d'excuser, soit de 
justifier l'absence de la personne citée lorsque celle-ci peut se prévaloir de "motifs 
impérieux". Pour justifier de son absence, la personne convoquée devra remplir trois 
conditions, soit informer sans délai l'autorité pénale décernante de l'empêchement, 
communiquer spontanément les motifs de son empêchement et, enfin, présenter 
spontanément les pièces justificatives (A. KUHN/ Y. JEANNERET (éds), 
Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 3 et ss ad. 
art. 205). 

En cas d'absence non excusée au sens de l'art. 205 al. 2 CPP, la personne dûment 
convoquée s'expose à des sanctions, notamment, être condamnée, par la direction de 
la procédure, à une amende d'ordre de CHF 1'000.- au plus (art. 205 al. 4 cum 64  
al. 1 CPP; A. KUHN/ Y. JEANNERET (éds), op.cit., n. 8 ad. art. 205).  

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2.2. En l'espèce, la recourante n'a jamais contesté avoir reçu et dûment pris 
connaissance de la citation à comparaître qui lui a été notifiée par le Tribunal de 
police en vue de l'audience du 1er mars 2019 à 11h15. 

Elle soutient avoir averti, avant ladite audience, par téléphone, le Tribunal de police 
de son impossibilité de se présenter à celle-ci pour des raisons de santé et se borne à 
exposer que, sur demande, elle pourrait produire un relevé de ses appels.  

Cependant, le Tribunal n'a pas de souvenirs de cet appel. Il ressort en outre du 
dossier que la recourante n'a nullement documenté ses dires, ce qu'il lui incombait de 
faire spontanément. Le message qu'elle a adressé le 28 février 2019 à "B______" 
n'établit pas qu'elle a effectivement informé le Tribunal de son incapacité à se 
présenter à l'audience. 

S'agissant de l'arrêt de travail produit, en plus d'être tardif, celui-ci ne démontre pas 
que la recourante était dans l'incapacité de comparaître à l'audience en tant que 
témoin. 

Dans ces conditions, l'amende d'ordre infligée s'avère justifiée dans son principe. 

Cela étant, compte tenu des circonstances, le montant de ladite amende paraît trop 
élevé et il convient de le ramener à CHF 250.-. 

3. Fondé exclusivement en tant qu'il concerne la quotité de l'amende infligée, le recours 
doit être admis ; partant, la décision querellée sera annulée et l'amende d'ordre fixée à 
CHF 250.-. 

4. L'admission partielle du recours ne donnera pas lieu à la perception de frais (art. 428 
al. 1 CPP).  

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Admet partiellement le recours. 

Annule l'ordonnance querellée en tant qu'elle fixe l'amende d'ordre à CHF 500.-. 

Fixe l'amende d'ordre à CHF 250.- et confirme l'ordonnance querellée pour le surplus. 

Laisse les frais de la procédure de recours à la charge de l'État. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à la recourante, au Tribunal de police et au 
Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Madame Sandrine JOURNET, greffière. 

 

Le greffier : 

Sandrine JOURNET 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF).