# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 121a6ffe-96bb-516d-b9a5-306543e1dc70
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-11-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 11.11.2010 A/2998/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2998-2010_2010-11-11.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/478/10 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 11 NOVEMBRE 2010 

Cause A/2998/2010, plainte 17 LP formée le 6 septembre 2010 par M. B______. 

 

Décision communiquée à : 

- M. B______ 

 
 

- M. C______ 

Domicile élu : Me Stephen GINTZBURGER, avocat 
 Place Saint-François 5 
 Case postale 5895 
 1002 Lausanne 
 
 

- Office des poursuites  

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Le 10 août 2010, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a enregistré une 

réquisition de poursuite dirigée par M. C______ contre M. B______ en paiement 

de 2'000'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 7 août 2000, 500'000 fr. plus intérêts à 

5% dès le 15 juillet 2001, 500'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 15 juillet 2002, 

500'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 15 juillet 2003, 500'000 fr. plus intérêts à 5% 

dès le 15 juillet 2004 et 500'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 15 juillet 2005. La 

cause de l'obligation indiquée est "Affaire Z______. Interruption de la 

prescription". 

 Un commandement de payer, poursuite n° 10 xxxx69 B, a été notifié à               

M. B______ le 23 août 2010, en mains de son épouse, Mme B______, qui a 

formé opposition. 

B. Par acte posté le 6 septembre 2010, M. B______ a porté plainte contre la décision 

de l'Office de donner suite à la réquisition de poursuite n° 10 xxxx69 B. Il conclut 

à la radiation de cette poursuite. M. B______ soutient que la démarche de M. 

C______ à son encontre est un cas patent d'abus manifeste de droit, cette 

procédure ayant pour seul but de nuire à ses intérêts et à sa réputation, les 

créances alléguées étant inexistantes et imaginaires et les faits frappés de 

prescription absolue. Des faits exposés, il ressort ce qui suit : 

 -   sur réquisition de M. C______, un commandement de payer, poursuite           

n° 06 xxx586 S, auquel il a formé opposition, a été notifié à M. B______ le     

9 août 2006. Le poursuivant réclamait le paiement de 2'000'000 fr. à 5% dès le 

7 août 2000, 100'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 15 juillet 2001, 100'000 fr. 

plus intérêts à 5% dès le 15 juillet 2002, 100'000 fr. plus intérêts à 5% dès le  

1
er

 juillet 2003, 100'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 1
er

 juillet 2004 et 100'000 

fr. plus intérêts à 5% dès le 1
er

 juillet 2005. La cause de l'obligation mentionnée 

était : "Toutes pertes financières causées par la violation d'obligation 

contractuelle de rendre compte et de toute autre obligation contractuelle, de 

mandataire, dans le cadre de l'acquisition de 51% du capital de la société 

F______(Z______ Suisse), participation et/ou commission d'abus de 

confiance, gestion déloyale, escroquerie et toute infraction pénale en relation 

avec des actions de Z______ Suisse remises pour le compte de M. C______ 

aux avocats M. B______, Me C______ et Me T______, du barreau de  

Genève" ; 

 -  suite à la plainte pénale pour injure, calomnie et diffamation déposée par M. 

B______ contre M. C______, ce dernier a été inculpé et renvoyé en jugement 

par le juge d'instruction de l'arrondissement de la Côte ;  

 

 - 3 - 

 -  lors de l'audience qui s'est tenue le 23 septembre 2009 devant le Tribunal de 

police de Lausanne, le président a tenté une conciliation, qui a abouti, dont les 

termes sont les suivants : "I. M. C______ prend acte de ce que M. B______ a 

reçu comme une injure la lettre qu'il a adressée le 17 octobre 2007 et, dans 

cette mesure, le regrette et s'en excuse. II. M. C______ s'engage à retirer la 

poursuite n° 06 xxx586 S de l'Office des Poursuites de Genève ainsi qu'à ne 

plus requérir de poursuites contre M. B______ dont la cause serait fondée sur 

la responsabilité de M. B______ en relation avec l'affaire Z______, sous 

réserve de la situation dans laquelle M. C______ serait au bénéfice d'un 

jugement définitif et exécutoire. III. M. C______ versera à M. B______ une 

indemnité pour ses frais d'intervention dont le montant est laissé à 

l'appréciation du président du Tribunal de céans. IV. M. B______ retire les 

plaintes déposées contre M. C______ le 6 novembre 2006 et le 18 octobre 

2007. V. Les parties s'engagent à ne pas faire état de la présente convention, 

hormis dans le cas de l'ouverture d'une procédure par l'une des parties". Dans 

son jugement du 23 septembre 2006, le juge a ainsi pris acte du retrait des 

plaintes, ordonné la cessation des poursuites pénales dirigées contre M. 

C______ et dit que ce dernier est le débiteur de M. B______ du montant de 

4'500 fr. au titre de dépens pénaux. 

 L'Office déclare s'en rapporter à l'appréciation de la Commission de céans en ce 

qui concerne la recevabilité de la plainte et, sur le fond, conclut à son admission, 

la poursuite dirigée contre M. B______ étant constitutive d'abus de droit. L'Office 

produit l'édition de la poursuite n° 06 xxx586 S faisant état du retrait de la 

réquisition de poursuite par le créancier le 25 septembre 2009. 

 M. C______ a été invité à se déterminer. Il explique qu'il a fait valoir, de bonne 

foi, une créance contre le plaignant fondée sur la commission d'actes illicites et 

sur la violation d'une obligation contractuelle dont le point de départ de la 

prescription est le 10 novembre 2000 au plus tôt. Il explique qu'il a voulu acquérir 

la majorité du capital-actions de K______ SA, titulaire des droits d'exploitation de 

la chaîne de restaurants Z______, qu'il a confié à M. B______ le mandat 

d'administrateur de F______ (Panama SA) par laquelle cette acquisition a eu lieu 

et qu'en novembre 2000, M. B______ a mis fin à son mandat "sans (l)'en 

informer, et, en contravention notamment des engagements formels pris, (il) a 

remis les actions F______ à une tierce personne".   

 

E N   D R O I T  

1. La Commission de céans est compétente pour statuer sur les plaintes en matière 

d'exécution forcée (art. 17 LP ; art 10 al. 1 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ). 

 

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Cette voie de droit est subsidiaire à la voie judiciaire (art. 17 al. 1 in initio LP). Si 

l’examen des questions de droit matériel est du ressort du juge ordinaire 

(ATF 113 III 2, JdT 1989 II 120), le grief qu’une poursuite représenterait un abus 

manifeste de droit, principe exprimé à l’art. 2 al. 2 CC valable dans l’ensemble de 

l’ordre juridique, est néanmoins recevable devant l’autorité de surveillance en tant 

qu’il est dirigé contre l’utilisation même des moyens qu’offre le droit de 

l’exécution forcée, et non contre la prétention litigieuse elle-même (Flavio 

Cometta, in SchKG I, ad art. 17 n° 27 ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad 

art. 17 n° 88 ; Franco Lorandi, Betreibungsrechtliche Beschwerde und 

Nichtigkeit, Kommentar zu den Artikeln 13 – 30 SchKG, 2000, ad art. 17 n° 274). 

Un tel grief peut être soulevé notamment à l’encontre de la notification d’un 

commandement de payer, qui traduit l’acceptation de l’Office de donner suite à la 

réquisition de poursuite et constitue aussi, à ce titre, une mesure sujette à plainte 

(art. 17 al. 1 LP).  

1.b. Le délai pour porter plainte est de dix jours à compter de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure attaquée (art. 17 al. 2 LP).  

 En l'espèce, le plaignant a eu connaissance de la poursuite dirigée à son encontre 

le jour de la notification du commandement de payer, soit le 23 août 2010. Le 

délai de dix jours expirait donc le 2 septembre 2010. 

 La plainte, formée le 6 suivant, sera toutefois déclarée recevable, l'abus manifeste 

de droit invoqué, s'il est avéré, devant être sanctionné par la nullité de la 

poursuite, qu'il incombe à la Commission de constater d'office et tout temps      

(cf. art. 22 al. 1 LP).  

2.a. La finalité du droit des poursuites est essentiellement de permettre le 

recouvrement de sommes d’argent ou la fourniture de sûretés (art. 38 al. 1 LP). Le 

droit de l’exécution forcée permet ainsi à un soi-disant créancier de poursuivre un 

prétendu débiteur en recouvrement d’une prétention sans devoir prouver 

l’existence de cette dernière et il n'appartient ni à l'office des poursuites ni aux 

autorités de surveillance de décider si une prétention litigieuse est exigée à bon 

droit ou non. Toutefois, si l’intervention d’un organe de l’exécution forcée est 

requise à des fins complètement étrangères à celles pour lesquelles elle a été 

prévue, elle représente un abus manifeste de droit, qui n’est pas protégé par la loi 

(art. 2 al. 2 CC). Ce refus de protection légale doit se traduire par un refus de 

l’organe requis de prêter la main à ce qui est alors une manœuvre illicite. Ainsi, il 

n’est pas exclu qu’en vertu du principe de l’interdiction de l’abus de droit, les 

organes de l’exécution forcée doivent s’opposer à des requêtes, telles que des 

réquisitions de poursuite ou de continuer des poursuites, autrement dit les rejeter, 

refuser respectivement d’établir et notifier un commandement de payer ou de 

continuer une poursuite par une saisie ou la notification d’une commination de 

faillite ( ATF 115 III 18 consid. 3b, SJ 1989 p. 400, JdT 1991 II 76 ;  ATF 113   

 

 - 5 - 

III 2, JdT 1989 II 121 ATF 112 III 47 consid. 1, JdT 1988 II 145 ; SJ 1987 

p. 156). 

Commet ainsi un abus de droit le requérant qui, de toute évidence, entend 

poursuivre une personne pour des prétentions inexistantes et profère des 

allégations injurieuses sur les réquisitions de poursuite et dans les lettres d’envoi 

de ces réquisitions (BlSchK 1991 p. 111 ss, cité par Pierre-Robert Gilliéron, 

Commentaire, ad Remarques introductives aux art. 38-45 n° 40 in fine ; 

DCSO/427/2010 du 14 octobre 2010 ; DCSO/171/2010 du 1
er

 avril 2010). 

Constitue également un abus manifeste de droit, à sanctionner par la nullité de la 

poursuite, le fait d’intenter une poursuite dans le seul but de porter atteinte à la 

réputation et au crédit de la personne poursuivie (SJ 1987 p. 156 ; RFJ 2001 

p. 331 ; Henri Deschenaux / Paul-Henri Steinauer, Personnes physiques et tutelle, 

Berne 2001, n° 558b), soit dans un but n’ayant pas le moindre rapport avec la 

procédure elle-même, en particulier pour tourmenter délibérément le poursuivi. La 

notification de commandements de payer successifs non pour encaisser des 

créances mais pour irriter le poursuivi et porter atteinte à la disponibilité de ses 

biens en essayant de recouvrer des montants importants, sans demander la 

mainlevée de l'opposition ou saisir le juge ordinaire, est aussi susceptible de 

constituer un abus de droit (ATF 115 III 18, traduit in SJ 1989 p. 400 et in JdT 

1991 II 76 ; ATF 5A_250/2007 du 19 septembre 2007, 7B.219/2006 et 

7B.220/2006 du 16 avril 2007, consid. 4.2 ; DCSO/87/2008 du 28 février 2008 

consid. 4 ; DCSO/321/2007 du 28 juin 2007 ; DCSO/227/2007 du 3 mai 2007 ; cf. 

Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 8a n° 36, ad art. 17 n° 23, ad 

Remarques introductives aux art. 38-45 n° 35 ss ; Karl Wüthrich / Peter Schoch, 

in SchKG I, ad art. 69 n° 15 s).  

De telles hypothèses ne peuvent être admises qu’exceptionnellement, l'office des 

poursuites et les autorités de surveillance ne devant se substituer en aucune façon 

au juge ordinaire, et c’est au regard de l’ensemble des circonstances de la cause 

qu’il faut examiner si le recours à l’institution du droit de l’exécution forcée est 

constitutive, dans un cas particulier, d’abus manifeste de droit. Ce faisant, ni 

l’Office ni la Commission de céans n’ont cependant à procéder à une analyse 

approfondie desdites circonstances. Ils doivent et ne peuvent admettre l’existence 

d’un abus manifeste de droit que sur la base d’éléments ou d’un ensemble 

d’indices convergents démontrant de façon patente que ladite institution est 

détournée de sa finalité.  

2.b. En l'espèce, il ressort de l'instruction de la cause que le poursuivant a, le 9 août 

2006, fait notifier au plaignant un premier commandement de payer, poursuite    

n° 06 xxx586 S, une somme de plus de 2'500'000 fr. pour violation d'obligation 

contractuelle et infractions pénales "en relation avec Z______ Suisse". 

 Suite aux plaintes pénales déposées par le poursuivi pour diffamation, calomnie et 

injure, le poursuivant a été renvoyé en jugement. Une conciliation a toutefois 

 

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abouti entre les parties à teneur duquel M. C______ s'engage à retirer la poursuite 

n° 06 xxx586 S et à ne plus requérir de poursuite à l'encontre de M. B______ dont 

la cause serait fondée sur la responsabilité de ce dernier en relation avec l'affaire 

Z______, sous réserve de la situation dans laquelle M. C______ serait au bénéfice 

d'un jugement définitif et exécutoire (ch. II.). Le Président du Tribunal de police 

de Lausanne a ainsi rendu un jugement le 23 septembre 2009 prenant acte du 

retrait des plaintes pénales et ordonnant la cessation des poursuites pénales 

dirigées contre M. C______, ce dernier étant condamné aux dépens pénaux. 

 Le 25 septembre 2009, le poursuivant a retiré la poursuite n° 06 xxx586 S. 

 Près d'un an plus tard, soit le 10 août 2010, M. C______ a requis une nouvelle 

poursuite à l'encontre de M. B______, en paiement de plus de 3'500'000 fr. au titre 

de "l'affaire Z______". 

 En procédant de la sorte, force est d'admettre que le poursuivant a agi en violation 

des engagements pris par devant le juge du Tribunal de police de Lausanne, 

lesquels ont conduit au retrait des plaintes pénales dirigées à son encontre, et au 

mépris des règles élémentaires de la bonne foi. 

 Il est d'ailleurs éloquent de constater que l'intéressé ne fait nulle mention de cette 

décision judiciaire dans ses observations, se limitant à soutenir qu'il voulait 

interrompre la prescription de l'action fondée sur la violation d'une obligation 

contractuelle du plaignant. Or, dans le jugement du 23 septembre 2009, il est 

expressément prévu que de nouvelles poursuites contre M. B______ ne pourront 

être requises que dans l'hypothèse où M. C______ serait au bénéfice d'un 

jugement définitif et exécutoire. 

 La Commission de céans retient en conséquence que la poursuite litigieuse 

constitue un cas d’abus de droit manifeste, le poursuivant n’ayant usé de ce 

moyen que dans le but de porter atteinte à la réputation et au crédit de M. 

B______, avocat de son état, qui doit être sanctionné par la nullité de cet acte. 

3. Il sied ici de rappeler qu'à part les art. 149a al. 3 et 265 al. 2 LP qui prévoient une 

véritable radiation, limitée toutefois au registre des actes de défaut de biens que 

les cantons peuvent tenir (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 149a     

n° 29 ss ; cf. art. 8 Oform), le droit fédéral ne ménage aucune possibilité de radier 

l'inscription d'une poursuite dans les livres avant l'échéance prévue à l'art. 2 al. 2 

OCdoc. Il existe cependant un équivalent à la radiation (cf. Message concernant la 

révision de la LP du 8 mai 1991, p.39 ss), à savoir l'exclusion, prévue par        

l'art. 8a al. 3 LP, de la consultation des poursuites nulles ou annulées (let. a), des 

poursuites pour lesquelles le débiteur a obtenu gain de cause dans l'action en 

répétition de l'indu (let. b) et des poursuites retirées par le créancier (let. c). A cet 

effet, l'office des poursuites ou des faillites peut, même d'office, munir une 

inscription d'une apostille pour en prohiber la communication lors de la 

 

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consultation ou la délivrance d'extraits, mentionnant qu'elle a perdu toute valeur 

(arrêt du Tribunal fédéral du 19 septembre 2006 7B.88/2006 ; ATF 115 III 24 

consid. 2b). 

 L'Office devra donc prendre toute mesure utile afin que la poursuite considérée ne 

soit pas portée à la connaissance de tiers. 

4. Des considérants qui précèdent, il s'ensuit que la plainte sera en conséquence 

partiellement admise. 

 

 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 6 septembre 2010 par M. B______ contre la 

poursuite n° 10 xxxx69 B dirigée à son encontre par M. C______. 

Au fond : 

1. L'admet partiellement au sens du consid. 3.  

2. Constate la nullité de la poursuite n° 10 xxxx69 B.  

3. Déboute les parties de toutes autres conclusions.  

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; MM. Denis MATHEY, juge 
assesseur, et Pascal JUNOD, juge assesseur suppléant.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

           Greffière :                         Présidente : 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le