# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7e163f29-45d2-5e77-8114-7d621ceac367
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2017 / 25
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2017---25_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC16.029363-170081

22 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
30 janvier 2017

____________________

Composition
:              Mme             
Rouleau,
présidente

             
              Mme             
Byrde et M. Maillard, juges

Greffier
              :             
Mme              Debétaz Ponnaz

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC 

 

 

             
Vu la décision rendue le 14 septembre 2016, adressée pour notification aux parties sous forme
de dispositif le 20 septembre 2016, par le Juge de paix du district de Nyon, prononçant la mainlevée
définitive, à concurrence de 33'600 fr., plus intérêts au taux de 5% l’an dès
le 1er
décembre 2015, sous déduction de 2'800 fr., valeur au 28 août 2015, de 4'200 fr., valeur
au 12 octobre 2015, de 4'200 fr., valeur au 16 novembre 2015, de 4'200 fr., valeur au 8 décembre
2015, de 3'985 fr., valeur au 7 janvier 2016, de 4'200 fr., valeur au 4 février 2016, de 4'200 fr.,
valeur au 10 mars 2016, et de 3'025 fr., valeur au 8 avril 2016, de l’opposition formée
par G.________,
à [...], à la poursuite n° 7'845’306 de l’Office des poursuites du district
de Nyon exercée contre lui à l’instance de J.________,
représentée par le Bureau
de recouvrement et d’avances de pensions alimentaires (BRAPA),
à Lausanne, arrêtant à 360 fr. les frais judiciaires, compensés avec l’avance
de frais de la poursuivante, mettant les frais à la charge des parties par moitié chacune et
disant que le poursuivi remboursera en conséquence à la poursuivante son avance de frais à
concurrence de 180 fr., sans allocation de dépens pour le surplus, 

 

             
vu la demande de motivation formulée par le BRAPA par lettre du 22 septembre 2016,

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 7 et notifiés au poursuivi le 12
novembre 2016,  

 

             
vu la lettre adressée le 20 novembre 2016 au juge de paix par le poursuivi, disant en substance
qu’il n’est pas d’accord de payer les frais d’orthodontie de son fils, 

 

             
vu la lettre du juge de paix du 24 novembre 2016, fixant au poursuivi un délai au 5 décembre
2016 pour indiquer si sa lettre du 20 novembre 2016 devait être considérée comme un recours
contre la décision de mainlevée d’opposition,

 

             
vu la lettre du 10 janvier 2017 du poursuivi au juge de paix, indiquant qu’il maintient « ce
recours », 

 

             
vu la transmission du dossier par le juge de paix à la cour de céans, autorité de recours,
le 16 janvier 2017, 

 

             
vu la décision de la Présidente de la cour de céans du 16 février 2017, rejetant
la requête d’effet suspensif déposée le 13 février 2017 par le recourant ;

 

 

             
attendu que le recours au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) doit
être introduit auprès de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321
al. 1 CPC), dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art.
321 al. 2 CPC),

 

             
que le délai est réputé observé si le recours est adressé à l’autorité
précédente au lieu de l’autorité de recours (ATF 140 III 636 consid. 3.7),

 

             
qu’en l’espèce, le recours adressé le 20 novembre 2016 au juge de paix  a
été déposé en temps utile ;

 

             
 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in
Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Code de procédure civile commenté, Bâle
2011, n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
que si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout le
moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5A_106/2016 du 1er
juin 2016 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ibid.),

             

             
que ni l’art. 132 al. 1 et 2, ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.), 

             

             
qu’en l’espèce, le recourant déclare n’être pas d’accord de payer
les frais d’orthodontie de son fils, 

 

             
que le premier juge n’a pas dit que le poursuivi devait payer les frais d’orthodontie de
son fils, mais a constaté qu’aucune pièce au dossier ne permettait de considérer
qu’ils étaient à la charge de la poursuivante, de sorte que le poursuivi ne pouvait pas
invoquer en compensation des pensions dues une prétendue créance en remboursement de ces frais,

 

             
que le recourant ne dit pas en quoi ce raisonnement serait critiquable ou erroné,

 

             
qu’il ne soulève aucun autre grief contre les considérants du prononcé attaqué,
 

 

             
que le recours est ainsi irrecevable ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. G.________,

‑             
Bureau de recouvrement et d’avances de pensions alimentaires (pour J.________).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 2’790 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix du district de Nyon.

 

             
La greffière :