# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 95b18a7f-6a53-5a68-8792-10d39f1a2570
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-02-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 21.02.2012 A/1796/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1796-2011_2012-02-21.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1796/2011-FORMA ATA/104/2012  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 21 février 2012 

2ème section 

dans la cause 

 

Monsieur X______ 
représenté par Me Sébastien Pedroli, avocat  

contre 

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA HAUTE ÉCOLE DE GENÈVE 
 

et 

HAUTE ÉCOLE DU PAYSAGE, D'INGÉNIERIE ET D'ARCHITECTURE DE 
GENÈVE

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A/1796/2011 

EN FAIT 

1.  Monsieur X______ a été admis en septembre 2007 à l’Ecole d’ingénieurs de 
Lullier, qui a depuis lors fusionné avec l’Ecole d’ingénieurs de Genève, donnant 
naissance à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève 
(ci-après : HEPIA), en filière « agronomie ». 

2.  Au terme de sa 3ème année, M. X______ était en situation d’échec. Pour le 
module obligatoire de gestion administrative comportant les cours de gestion 
d’entreprise et de gestion de mandat, il avait obtenu une moyenne de 3,9 sur 6, 
soit 4,5 pour la gestion d’entreprise et 3,3 pour celle de mandat. 

  Aux termes de l’art. 11 al. 3 du règlement d’études bachelor 2009/2010 des 
filières de formation HES de l’Ecole d’ingénieurs de Lullier 2009/2010 (ci-après : 
le règlement bachelor 2009/2010) auquel il était soumis, cette moyenne était 
insuffisante, ce qui se traduisait par les lettres « Fx ». Cette moyenne étant 
toutefois supérieure à 2,9, il avait le droit de participer à une remédiation pour le 
cours de gestion de mandat, en conformité avec l’art. 13 al. 4 dudit règlement. 

3.  Le 2 septembre 2010, M. X______ s’est présenté à la session de rattrapage 
pour passer l’examen « gestion de mandat ». Sur l’énoncé de l’examen écrit qu’il 
avait reçu figurait en caractères gras la mention suivante : « Répondre directement 
et lisiblement sur les feuilles d’examens sans aide extérieure ». 

  Au cours de l’examen, la surveillante a surpris M. X______ en train de 
consulter des documents contenant des éléments du support de cours, ainsi que les 
notes d’un camarade. Ces documents ont été confisqués et l’étudiant a été informé 
du fait que son comportement était constitutif d’une fraude. 

4.  Par courrier du 15 septembre 2010, l’HEPIA a informé M. X______ que 
selon l’art. 18 al. 1 du règlement bachelor 2009/2010, il avait obtenu la note de 1 à 
l’examen du cours « gestion de mandat » en raison de la fraude précitée. Aucun 
document ne devait être utilisé durant l’examen, comme rappelé sur la copie 
remise au candidat. Cette note avait été confirmée par le conseil de coordination 
de la filière « agronomie » le mardi 14 septembre 2010. Cette lettre ne comportait 
aucune voie de droit. 

5.  Par pli recommandé du 5 novembre 2010, le directeur de l’HEPIA a 
confirmé à M. X______ la note de 1 en raison de la fraude précitée. En 
application de « l’art. 13 du règlement d’études concernant les filières de 
formation HES de l’Ecole d’ingénieurs de Lullier/HEPIA », il se trouvait dès lors 
en « situation d’échec de manière définitive au module gestion administrative ». 

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  Il n’était plus possible à cet étudiant de poursuivre sa formation au sein de 
ladite école dont il était exmatriculé, selon le certificat annexé daté du 5 novembre 
2010 également. Cette décision était susceptible de recours dans les trente jours 
auprès de la direction générale de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale 
de Genève (ci-après : direction générale de la HES-SO) en application de 
l’art. 28 A de la loi cantonale sur les Hautes écoles spécialisées du 19 mars 1998 
(LHES-GE - C 1 26). 

6.  Le 6 décembre 2010, M. X______ a recouru contre cette décision auprès de 
la direction générale de la HES-SO en concluant à l’octroi d’un délai pour 
compléter son recours et principalement, à l’annulation de la décision du 
5 novembre 2010. Il faisait valoir en substance, par référence au règlement 
bachelor 2010/2011, qu’il n’était certes pas possible de répéter plus d’une fois 
chaque module, mais que la répétition des cours constituant les modules n’était 
nullement limitée. Il serait ainsi tout à fait possible, à teneur de ce règlement, de 
refaire plus de deux fois l’examen d’un cours. D’ailleurs, c’était ce qui s’était 
produit précédemment pour lui à des dates qui n’étaient pas précisées. 

  M. X______ a complété son recours le 16 mars 2011.  

7.  L’HEPIA a conclu au rejet du recours. Sa pratique consistait à ne pas 
autoriser la consultation de documents et de notes personnelles lors d’une 
évaluation, ce que le recourant savait puisqu’il se trouvait en 3ème année. De plus, 
selon le plan d’études, le module « gestion administrative » était un module 
obligatoire, et non à option. Un échec à un tel module entraînait l’exclusion 
définitive de la filière selon l’art. 15 des directives-cadres sur le statut des 
étudiants bachelor en HES-SO (ci-après : directives-cadres), dans sa version du 
9 mai 2008. 

8.  Par décision du 9 mai 2011, la direction générale de la HES-SO a rejeté le 
recours. 

  L’étudiant avait déjà été sanctionné pour fraude en 2008. De plus, il avait 
tenu des propos injurieux et diffamatoires à l'égard de son professeur de physique. 
Compte tenu de la gravité de ces accusations, et quand bien même celles-ci 
avaient été retirées, l'école avait informé M. X______ qu'elle attendait désormais 
de sa part un comportement irréprochable tout au long de son parcours. Le 2 
septembre 2010 lors de l’examen de rattrapage, il se trouvait en possession de 
documents et de supports de cours dont il devait savoir qu’ils n’étaient pas 
autorisés. Il s’agissait d’un cas de fraude au sens de l’art. 22 du règlement 
cantonal sur les Hautes écoles spécialisées du 2 novembre 2005 (RHES-GE - C 1 
26.01) pouvant entraîner l’exmatriculation et étant sanctionné par la note de 1, en 
application de l’art. 18 al. 1 du règlement bachelor 2009/2010. Ce module étant 
obligatoire et non à option comme le soutenait le recourant, ce dernier se trouvait 

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en situation de « double échec », de sorte que son exmatriculation avait été 
prononcée à juste titre. 

  Quant à l’argumentation relative au fait que les examens concernant des 
cours pourraient être répétés plus d’une fois alors que le règlement bachelor ne 
parlait que des modules, le raisonnement du recourant était difficile à comprendre. 
Si les modules ne pouvaient être répétés qu’une fois, cela impliquait que les cours 
composant le module ne pouvaient être répétés qu’une fois également. Aucune 
autre interprétation ne pouvait être donnée à l’art. 14 al. 2 du règlement bachelor 
2009/2010 ou 2010/2011. A défaut, un cours, et l’examen correspondant, 
pourraient être répétés un nombre illimité de fois, alors que le module dont le 
cours en question faisait partie ne pourrait être répété qu’une fois. 

9.  Par acte posté le 8 juin 2011, M. X______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
cette décision reçue le 11 mai 2011, en reprenant ses explications et conclusions. 
La décision d’exmatriculation devait être annulée et un délai raisonnable devait lui 
être octroyé pour présenter une épreuve de rattrapage dans la branche « gestion de 
mandat ». 

10.  Le 23 juin 2011, la direction générale de la HES-SO a relevé que les faits 
allégués dans le recours du 8 (recte : 6) décembre 2010 ne concordaient pas avec 
ceux présentés dans le recours auprès de la chambre de céans, M. X______ 
admettant dorénavant avoir consulté lors de l’examen de rattrapage des documents 
contenant des éléments de support de cours, alors qu’il avait déclaré 
précédemment les avoir déposés devant lui sans les consulter. 

  Elle a produit un jeu de pièces et conclu au rejet du recours. 

11.  Invité à présenter d’éventuelles observations au sujet de cette réponse, le 
recourant s’est déterminé le 28 juillet 2011 en contestant avoir modifié sa version, 
même si d’autres termes avaient été utilisés par ses conseils successifs. Il avait 
toujours eu devant lui des documents déposés sur son pupitre pour consultation et 
la surveillante avait remarqué ces documents lors d’une inspection de la salle. 
Avant l’examen, il ne connaissait pas précisément les conditions de cette épreuve 
de rattrapage et la mention figurant sur sa copie, certes en gras, n’indiquait en rien 
que le candidat n’était pas autorisé à consulter la documentation usuelle pour ce 
type d’épreuve. 

12.  Par pli recommandé du 18 août 2011, le juge délégué a prié la direction 
générale de la HES-SO de produire un certain nombre de pièces. De plus, elle 
était invitée à indiquer s’il était exact que précédemment, le recourant avait 
échoué par deux fois à un même examen sans qu’il n’en résulte une 
exmatriculation et à expliciter la pratique qu’elle disait être la sienne, consistant à 

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interdire l’usage de la documentation lors des évaluations, de même que la 
manière dont les étudiants étaient informés de cette pratique. 

13.  Par pli recommandé du 30 août 2011, la direction générale de la HES-SO a 
répondu au courrier précité et produit les pièces demandées. 

  Elle se référait à la note interne du 24 août 2011 de l'HEPIA, laquelle 
confirmait que les candidats ne disposaient d'aucune documentation pour les 
examens des filières de l'HEPIA. Cette pratique, qui consistait à interdire toute 
documentation lors des examens, était portée à la connaissance de tous les 
étudiants de manière générale lors de la conférence qui avait lieu à la rentrée 
scolaire, en début d'année académique. Ces consignes étaient répétées par le 
professeur ou le surveillant au début de chaque examen. Lorsqu'un enseignant 
autorisait du matériel, l'étudiant en était informé spécifiquement et cela figurait 
dans les consignes de l'examen. S'il n'était rien mentionné de particulier, les 
conditions usuelles, interdisant tout matériel extérieur, étaient applicables. 

  Durant son parcours à l'HEPIA, M. X______ n'avait pas échoué deux fois à 
un même examen. Après deux tentatives, il avait validé le module. En effet, selon 
le règlement de l'école, il était possible de ne pas valider un module après une 
répétition : si la note était comprise entre 3 et 4, un ultime rattrapage était 
organisé, ce qui n'était pas le cas si la note, après la deuxième tentative, était 
inférieure à 3. M. X______ avait en l'espèce obtenu la note de 2,5 en chimie puis 
la note de 3,5 après avoir resuivi le cours. Il avait fini par valider le module en 
obtenant la note de 5,5 lors de la session de rattrapage. Or, s'agissant de l'examen 
« gestion de mandat », M. X______ avait obtenu une note inférieure à 3 lors de la 
deuxième évaluation, ce qui l'avait mis en situation d'échec définitif. 

  Compte tenu des différents éléments du parcours académique de M. 
X______, le corps professoral avait considéré que l'attitude de cet étudiant 
constituait une faute professionnelle (non-respect des directives), ce d'autant que 
lors de la discussion pendant l'évaluation avec Madame V______, responsable de 
la coordination des enseignements de l'HEPIA, il n'avait pas accepté de changer 
de comportement. En effet, cette dernière lui avait demandé de faire disparaître les 
documents, ce qu'il avait refusé de faire.  

14.  Par pli recommandé du 19 octobre 2011, le recourant a émis ses 
observations. 

  L'interprétation faite par l'HEPIA et la direction générale de la HES-SO des 
dispositions du règlement d'études relatives aux conditions d'échec définitif était 
insoutenable puisqu'elle impliquait une inégalité de traitement entre les étudiants. 
En effet, celle-ci permettait aux étudiants ayant obtenu une note moindre à un 
module lors de la première tentative de bénéficier d'une chance supplémentaire 
par rapport aux étudiants ayant obtenu de meilleurs résultats lors de leur première 

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tentative mais qui, comme M. X______, avaient échoué avec une note inférieure à 
3 lors de la remédiation. Dès lors, il y avait lieu d'admettre que les étudiants se 
trouvant dans la même situation que lui devaient être autorisés à répéter les cours 
du module auquel ils avaient échoué après remédiation. 

  Contrairement à ce qu'affirmait Mme V______ dans sa note interne du 24 
août 2011, de la documentation était autorisée pour certains examens. 

  M. X______ n'avait pas été en mesure d'assister à la conférence en début 
d'année scolaire puisqu'un cours obligatoire avait eu lieu juste avant celle-ci au 
centre-ville, ne lui permettant pas de rejoindre à temps ladite conférence qui se 
déroulait à Lullier Jussy. Aucune consigne concernant la documentation non 
autorisée ne lui avait été rappelée par le professeur ou le surveillant en début 
d'épreuve. Par ailleurs, il n'avait pas pu refuser de faire disparaître les documents 
en question, puisque la surveillante les lui avait déjà retirés.  

  Il contestait les motifs ayant abouti à son exmatriculation. En effet, dans un 
premier temps, le motif invoqué par la direction de l'école était un échec définitif 
puis dans un deuxième temps, une faute professionnelle (non-respect de 
directives). Cette décision était intervenue au mois de novembre, soit deux mois 
après la fraude supposée. Il paraissait ainsi difficilement concevable que ladite 
décision ait été prise en tant que sanction d'un comportement contraire au 
règlement d'études. Le courrier du 15 septembre 2010 mentionnait uniquement la 
note de 1 comme conséquence et ne parlait nullement de sanctionner son 
comportement par une exmatriculation. Ces incohérences et le défaut de 
motivation de la décision d'exmatriculation démontraient clairement l'arbitraire 
dont était entachée ladite décision et violaient gravement son droit d'être entendu.  

15.  Par pli recommandé du 21 novembre 2011, la direction générale de la 
HES-SO a dupliqué. 

  L'interprétation faite par M. X______ du règlement de l'HEPIA était 
erronée. En effet, chaque étudiant avait la possibilité de répéter une fois un cours 
auquel il avait échoué. Par ailleurs, en cas de note supérieure à 2,9, tout étudiant 
avait le droit de participer à une seule remédiation. Ainsi, si un étudiant obtenait, 
lors de sa première tentative, une note supérieure à 2,9, et qu'il décidait de 
participer à une remédiation à laquelle il échouait, il aurait alors la possibilité de 
répéter le cours en question. Toutefois, au terme de l'année répétée, en cas de 
résultat à nouveau insuffisant, il ne pouvait bénéficier d'une nouvelle tentative, et 
ce même si sa note était supérieure à 2,9. En outre, l'étudiant pouvait décider de 
répéter son cours même lorsqu'il avait une note supérieure à 2,9 afin de se réserver 
la possibilité d'une remédiation l'année suivante. 

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  Dans le cas d'espèce, M. X______ n'avait pas été exmatriculé suite à 
l'attribution de la note de 1 sur 6 au cours de gestion de mandat mais bien suite à 
la fraude commise, conformément à l'art. 22 RHES-GE. 

  Le cas de M. X______ avait été largement débattu lors d'une séance de 
filière. Les enseignants y avaient en particulier souligné le caractère inexcusable 
de la fraude pour un futur ingénieur. Ainsi, ils ne lui avaient pas offert la 
possibilité de répéter son module, ce d'autant qu'il n'en était pas à sa première 
tentative de fraude. Il ne pouvait donc pas être reproché à l'école d'avoir violé le 
principe de proportionnalité. Par ailleurs, M. X______ avait été entendu par celle-
ci avant le prononcé de sa décision et ses deux conseils successifs avaient pu 
consulter son dossier ainsi qu'en lever copie et s'exprimer sur les allégués de 
l'école, de sorte que son droit d'être entendu avait été respecté. 

16.  Sur quoi, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. a. Le programme d'études auquel le recourant est inscrit fait l'objet d'un 
règlement interne à l'HEPIA, soit le règlement d'études bachelor des filières de 
formation HES de l’Ecole d’ingénieurs de Lullier 2010/2011, entré en vigueur le 
15 septembre 2008 et consultable sur internet 
(http://hepia.hesge.ch/fr/bachelor/plans-detudes/). A teneur de son art. 23, ce 
règlement s'applique aux étudiants en formation lors de l'année académique 
2010-2011. 

 b. A cela s'ajoutent les directives-cadres sur le statut des étudiant-e-s bachelor 
en HES-SO, entrées en vigueur le 15 septembre 2008, dont le texte a été produit 
par l'intimée. 

 c. L'HEPIA étant une filière genevoise de formation de la Haute école 
spécialisée de Suisse occidentale, elle est soumise à la législation régissant cette 
institution, soit la LHES-GE, entrée en vigueur le 16 mai 1998, ainsi qu'au 
règlement d'application de celle-ci (RHES-GE), entré en vigueur le 15 octobre 
2005. 

2.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 28 RHES-GE ; art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

3.  Le recourant allègue une violation de son droit d'être entendu. Selon lui, le 
défaut de motivation de la décision d'exmatriculation démontre clairement 

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l'arbitraire dont était entachée celle-ci et violait gravement son droit d'être 
entendu. 

  Le droit d’être entendu est une garantie de nature formelle dont la violation 
entraîne, lorsque sa réparation par l’autorité de recours n’est pas possible, 
l’annulation de la décision attaquée sans égard aux chances de succès du recours 
sur le fond (ATF 133 III 235 consid. 5.3 p. 250 ; Arrêts du Tribunal fédéral 
5A.12/2006 du 23 août 2006 consid. 3.1 et les arrêts cités ; 1P.179/2002 du 
2 septembre 2002 consid. 2.2 ; ATA/172/2004 du 2 mars 2004). Sa portée est 
déterminée en premier lieu par le droit cantonal (art. 41ss LPA) et le droit 
administratif spécial (ATF 124 I 49 consid. 3a p. 51 et les arrêts cités ; Arrêt du 
Tribunal fédéral 2P.39/2006 du 3 juillet 2006 consid. 3.2). Si la protection prévue 
par ces lois est insuffisante, ce sont les règles minimales déduites de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) 
qui s’appliquent (art. 29 al. 2 Cst. ; Arrêt du Tribunal fédéral 2P.39/2006 du 
3 juillet 2006 consid. 3.2 et les arrêts cités ; A. AUER/ G. MALINVERNI/ 
M. HOTTELIER, Droit constitutionnel suisse, Berne 2006, Vol. 2, 2ème éd., 
p. 603, n. 1315ss ; B. BOVAY, Procédure administrative, Berne 2000, p. 198). 
Quant à l’art. 6 § 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de 
l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH – 0.101), il 
n’accorde pas au justiciable de garanties plus étendues que celles découlant de 
l’art. 29 al. 2 Cst. (Arrêt du Tribunal fédéral 4P.206/2005 du 11 novembre 2005 
consid. 2.1 et arrêts cités).  

  Tel qu’il est garanti par cette dernière disposition, le droit d’être entendu 
comprend le droit pour les parties de faire valoir leur point de vue avant qu’une 
décision ne soit prise, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur 
la décision, d’avoir accès au dossier, de participer à l’administration des preuves, 
d’en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 132 II 485 
consid. 3.2 p. 494 ; Arrêt du Tribunal fédéral 2C_573/2007 du 23 janvier 2008 
consid. 2.3 et les arrêts cités ; ATA/415/2008 du 26 août 2008 consid. 6a et les 
arrêts cités). 

  Force est de constater que cet argument tombe à faux. En effet, le cas du 
recourant a été discuté lors d'une réunion de filière et ce dernier a été entendu par 
l'école avant le prononcé de ladite décision. Il a en outre pu consulter son dossier, 
en faire des copies et s'exprimer par écrit sur les allégués de l'école devant la 
direction générale de la HES-SO ainsi que devant la chambre de céans. Partant, ce 
grief sera écarté.  

4.  La décision d'exmatriculation - et donc d'élimination - qui frappe l'intéressé 
est consécutive à un comportement fautif qui lui est reproché lors de l'examen du 
2 septembre 2010. En effet, comme l'a spécifié la direction générale de la 
HES-SO dans son courrier du 21 novembre 2011, M. X______ n'a pas été 
exmatriculé suite à l'attribution de la note de 1 sur 6 au cours de gestion de mandat 

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mais bien en raison de la fraude commise. Cette décision relève du droit 
disciplinaire et constitue de par sa nature une sanction.  

5.  Le droit disciplinaire est un ensemble de sanctions dont dispose l'autorité à 
l'égard d'une collectivité déterminée de personnes qui sont soumises à un statut 
spécial ou qui, tenues par un régime particulier d'obligations, font l'objet d'une 
surveillance spéciale (P. MOOR, Droit administratif, vol. II, Les actes 
administratifs et leur contrôle, 3ème édition, Berne 2011, p. 142). 

  Les usagers d'établissements publics, tels que les étudiants de la HES-SO, 
font l'objet d'un régime juridique particulier pouvant aboutir à des sanctions 
disciplinaires (P. MOOR, op. cit., p. 142 ; U. MARTI / R. PETRY, La 
jurisprudence en matière disciplinaire rendue par les juridictions administratives 
genevoises, RDAF I 2007, p. 227 ; B. KNAPP, Précis de droit administratif, 
4ème édition, Bâle 1991, n. 1746). 

6.  Il convient dès lors de déterminer quelle disposition légale ou règlementaire 
s'applique au cas d'espèce. 

7. a. Le 3 mars 2010, le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève 
(ci-après : le Conseil d’Etat) a modifié le RHES-GE. Cette modification 
réglementaire a notamment entraîné l'introduction à l'art. 22 al. 1 RHES-GE de 
l'exmatriculation en tant que sanction consécutive à une fraude. La sanction 
infligée au recourant se fonde donc sur cette disposition, dans sa version mise à 
jour le 11 mars 2010, selon laquelle « la fraude, la participation ou la tentative de 
fraude, de même que le plagiat peut entraîner, suivant la gravité de la faute, la 
non-attribution des crédits ECTS correspondants, l’exmatriculation, le refus de 
délivrance du diplôme ou son annulation ».  

 b. Par ailleurs, aux termes de l'art. 6 RHES-GE, en matière de sanctions 
disciplinaires, un étudiant qui enfreint notamment les dispositions légales et 
réglementaires est passible : 

 -  d'un avertissement prononcé par le responsable de la filière ;  

 - d'une suspension ou de l'exclusion d'une période d'enseignement ou d'un 
module de formation, d'une séance d'évaluation ou d'examens, d'une période de 
formation pratique, prononcées par la direction de l'école de formation ;  

 - de l'exclusion définitive de l'école, prononcée par la direction de l'école. 

 c. Selon l'art. 17 des directives-cadres, toute fraude, y compris plagiat ou 
tentative de fraude dans les travaux d'évaluation, les examens et l'élaboration du 
travail de diplôme/mémoire de fin d'études, entraîne « la non acquisition des 
crédits ECTS correspondants, voire la non obtention du diplôme ou son 
annulation ». En outre, selon l'art. 18 al. 1 let. a-e de ces mêmes directives, 

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l'étudiant qui viole des dispositions normatives ou se rend coupable de faute grave 
est passible, selon le degré de gravité de la cause, des sanctions disciplinaires 
suivantes : l'avertissement, le blâme, l'exclusion temporaire des cours, le renvoi 
définitif de l'école, l'exclusion de la filière. 

 d. Le règlement bachelor 2010/2011 dispose, quant à lui, que toute fraude ou 
tentative de fraude lors d'une évaluation ou de l'exécution d'un travail entraîne la 
note de 1 au cours (art. 18 al. 1). Ledit règlement n'ayant pas été adapté suite à la 
modification en mars 2010 de l'art. 22 RHES-GE, il ne prévoit donc pas, 
contrairement aux dispositions précitées, la sanction de l'exmatriculation ou de 
l'exclusion définitive. 

8.  En application du principe de la hiérarchie des normes, un règlement interne 
ne saurait déroger d'une quelconque manière à un règlement cantonal édicté par le 
Conseil d'Etat. L’interprétation de la loi peut révéler l’existence d’une lacune. Une 
lacune authentique, également appelée lacune proprement dite, suppose que le 
législateur s’est abstenu de régler un point qu’il aurait dû régler et qu’aucune 
solution ne se dégage du texte ou de l’interprétation de la loi. Si le législateur a 
renoncé volontairement à codifier une situation qui n’appelait pas nécessairement 
une intervention de sa part, son inaction équivaut à un silence qualifié. Quant à la 
lacune improprement dite, elle se caractérise par le fait que la loi offre une 
réponse, mais que celle-ci est insatisfaisante (ATA/219/2011 du 5 avril 2011). 
D’après la jurisprudence, seule l’existence d’une lacune authentique appelle 
l’intervention du juge, tandis qu’il lui est en principe interdit de corriger les autres 
lacunes, à moins que le fait d’invoquer le sens réputé déterminant de la norme, ne 
soit constitutif d’un abus de droit, voire d’une violation de la Cst. (ATF K 66/01 
du 19 octobre 2001 ; ATF 125 III 425 consid. 3a p. 427-428 et les arrêts cités ; 
ATA/868/2010 du 7 décembre 2010 ; ATA/59/2003 du 28 janvier 2003). 

  Le RHES-GE étant une norme générale, l'HEPIA ne peut en limiter les 
prérogatives. Il n'est par conséquent pas arbitraire de considérer l'absence de 
modification du règlement bachelor 2010/2011 consécutive à la modification de 
l'art. 22 RHES-GE comme une lacune proprement dite dudit règlement, qu'il 
convient de combler. Partant, l'art. 22 RHES-GE, dans sa teneur actuelle, 
s'applique au cas d'espèce. Dès lors, la question de la répétition du cours ou du 
module ne se pose plus. 

9.  Une sanction disciplinaire implique que l'on puisse imputer un 
comportement fautif à la personne à laquelle elle est infligée. Elle peut avoir agi 
tant intentionnellement que par négligence (ATA/364/10 du 1er juin 2010 ; 
P. MOOR, op. cit., p. 142). En l'occurrence, le recourant est accusé de fraude, 
laquelle se définit comme un acte malhonnête fait dans l'intention de tromper en 
contrevenant à la loi ou aux règlements (« fraude » : Encyclopédie Larousse en 
ligne, http://www.larousse.fr/encyclopedie). 

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  En l'espèce, la fraude reprochée au recourant consiste en la consultation de 
documents non autorisés pendant un examen. En effet, lors de l'examen de gestion 
de mandat, M. X______ a été surpris en train de consulter des documents 
contenant des éléments de support de cours ainsi que les notes d'un camarade. M. 
X______ admet avoir déposé lesdits documents sur son pupitre au début de 
l'examen, mais conteste les avoir consultés, disant ignorer les conditions 
spécifiques de ladite épreuve. Cependant, même si le recourant n'a pas assisté à la 
conférence en début d'année académique, lors de laquelle des explications 
concernant notamment les modalités des examens ont été données, et même si, 
comme il le soutient, aucune instruction à cet égard n'a été donnée en début 
d'épreuve par le professeur, la consigne qui figurait en gras sur la première page 
de l'énoncé de l'examen, à savoir : « Répondre directement et lisiblement sur les 
feuilles d'examens sans aide extérieure » laisse peu de place à l'interprétation, ce 
d'autant que si M. X______ avait eu un doute à ce propos, il pouvait s'en assurer 
auprès du surveillant présent dans la salle au début de ladite épreuve. De surcroît, 
la question de savoir si M. X______ a consulté lesdits documents n'est pas 
relevante en l'espèce. En effet, en les déposant sur son pupitre en début d'épreuve, 
il a démontré par là même son intention d'en disposer et de les consulter en cas de 
besoin et il a pris le risque de se les faire confisquer et de se voir accuser de 
fraude. Le comportement de l'intéressé est donc constitutif d'une infraction aux 
règles et usages de l'école et mérite une sanction au sens des art. 6 et 22 RHES-
GE. 

10. a. Le prononcé d'une sanction disciplinaire doit respecter les principes 
généraux du droit administratif, notamment ceux de la légalité et de la 
proportionnalité (U. MARTI / R. PETRY, La jurisprudence en matière 
disciplinaire rendue par les juridictions administratives genevoises, op. cit., 
p. 235). 

 b. Lorsqu'un éventail de sanctions est à disposition de l'autorité, le choix 
s'opère, dans un cas particulier, conformément au principe de proportionnalité. Ce 
choix n'est pas seulement gouverné par des motifs tenant aux circonstances 
subjectives de la violation incriminée ou à la prévention générale, mais aussi par 
l'intérêt objectif qu'a l'administration à restaurer face au public le rapport de 
confiance que l'indiscipline a ébranlé (ATA/378/2011 du 15 juin 2011 ; 
ATA/98/2011 du 15 février 2011 ; ATA/499/2009 du 6 octobre 2009 ; P. MOOR, 
op. cit., p. 144). 

 c. En matière de sanctions disciplinaires, l’autorité dispose d’un large pouvoir 
d’appréciation. Les juridictions administratives n’ont pas compétence pour 
apprécier l’opportunité de la décision attaquée, sauf exception prévue par la loi. 
Dès lors, le pouvoir d’examen de la chambre de céans se limite à l’excès ou l’abus 
du pouvoir d’appréciation (art. 61 al. 2 LPA ; ATA/707/2011 du 22 novembre 
2011 ; ATA/364/10 du 1er juin 2010 ; ATA/499/2009 précité ; ATA/395/2004 du 

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18 mai 2004 ; ATA/102/2002 du 19 février 2002). La chambre de céans, qui 
contrôle la conformité au droit d'une décision, doit vérifier si l'administration a, 
dans l'exercice de la liberté d'appréciation que lui confère la loi, respecté le 
principe de proportionnalité et les autres principes constitutionnels, mais 
s’abstenir d'examiner si les choix faits à l'intérieur de la marge de manœuvre 
laissée par ces principes sont opportuns (U. MARTI / R. PETRY, La 
jurisprudence en matière disciplinaire rendue par les juridictions administratives 
genevoises, op. cit., p. 239). L'autorité doit cependant exercer sa liberté 
d'appréciation conformément au droit. Elle doit respecter le but dans lequel un tel 
pouvoir lui a été conféré, procéder à un examen complet de toutes les 
circonstances pertinentes, user de critères transparents et objectifs, ne pas 
commettre d'inégalité de traitement et appliquer le principe de proportionnalité 
(ATA/499/2009 précité). 

 d. Ce dernier exige qu’une mesure restrictive soit apte à produire les résultats 
escomptés et que ceux-ci ne puissent être atteints par une mesure moins incisive ; 
en outre, il interdit toute limitation allant au-delà du but visé et il exige un rapport 
raisonnable entre celui-ci et les intérêts publics ou privés compromis (ATF 126 I 
219 consid. 2c et les références citées ; ATF 125 I 474 consid. 3 ; Arrêt du 
Tribunal fédéral 2P.133/2003 du 28 juillet 2003 consid. 4.2.1 ; Arrêt du Tribunal 
fédéral 1P. 269/2001 du 7 juin 2001 consid. 2c). 

11.  En l'espèce, l'intimée a considéré que le comportement du recourant devait 
être qualifié d'inexcusable parce que ce dernier, lors de l'examen du 2 septembre 
2010, se trouvait en possession de documents et de supports dont il devait savoir 
qu'ils n'étaient pas autorisés, ce d'autant que le recourant n'en était pas à sa 
première tentative de fraude. Cette première tentative de fraude, en 2008, avait 
d'ailleurs déjà été sanctionnée par la note de 1, sanction contre laquelle il n'avait 
pas recouru. De surcroît, suite au litige survenu entre le recourant et son 
professeur de physique, l'école avait déjà attiré son attention sur le fait qu'elle 
attendait désormais de sa part un comportement irréprochable tout au long de son 
parcours. Ce faisant, elle n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation. Partant, le 
prononcé de la sanction la plus sévère était parfaitement fondé au regard de la 
palette de mesures à disposition de l'autorité. 

12.   Le recourant allègue qu’il ne connaissait pas précisément les conditions 
de cette épreuve de rattrapage et n'a pas consulté les documents litigieux. 

  Ces arguments doivent être intégralement rejetés, le fait que le recourant ne 
connaissait pas les modalités de l'examen litigieux, à supposer que cela soit 
effectivement le cas, n'étant en aucun cas susceptible de justifier son 
comportement. La mention faite en gras en première page de l'énoncé de l'examen 
« Répondre directement et lisiblement sur les feuilles d'examens sans aide 
extérieure » était claire. En cas de doute, il aurait pu notamment interroger en 
début d'épreuve le surveillant présent dans la salle. Le recourant n'avait dès lors 

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pas d'autre motivation que celle de consulter des documents et supports de cours 
non autorisés en les laissant sur son pupitre. 

  Compte tenu de ce qui précède, la direction générale de la haute école de 
Genève n'a pas excédé le large pouvoir d'appréciation qui est le sien en prenant la 
décision querellée. Partant, le grief d'inégalité de traitement est infondé. 

13.  En tous points mal fondé, le recours sera rejeté. Un émolument de 
CHF 300.- sera mis à la charge du recourant qui succombe (art. 87 LPA). 

 
* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 8 juin 2011 par Monsieur X______ contre la 
décision de la direction générale de la Haute école de Genève du 9 mai 2011 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge du recourant un émolument de CHF 300.- ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Sébastien Pedroli, avocat du recourant, ainsi qu'à la 
direction générale de la Haute école de Genève et à la Haute école du paysage, 
d’ingénierie et d’architecture de Genève. 

Siégeants : Mme Hurni, présidente, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

 

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Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

C. Derpich 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. Hurni 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :