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**Case Identifier:** e60a8cfc-f939-55c2-8674-6fe965313451
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-05-06
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal administratif de première instance en matière fiscale 06.05.2025 A/3841/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TAPI_001_A-3841-2024_2025-05-06.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E  E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/3841/2024 ICCIFD JTAPI/466/2025 

 

JUGEMENT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF  

DE PREMIÈRE INSTANCE 

du 5 mai 2025 

 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 

contre 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 

 

  

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A/3841/2024 

EN FAIT 

1. Le litige porte sur la taxation de Monsieur A______ (ci-après : le contribuable ou 

le recourant) pour la période 2023. 

2. Pour cette année, le contribuable et son épouse ont bénéficié des allocations de 

logement pour un total CHF 4'905,65.  

3. Dans sa déclaration fiscale 2023, déposée le 12 mars 2024, le contribuable a 

notamment fait valoir une charge de famille pour sa fille B______, née le ______ 

2010. Il n’a pas indiqué avoir perçu les allocations de logement précitées.  

4. Par jugement du 28 mars 2024, le Tribunal de première instance (ci-après : TPI) a 

notamment : 

- constaté que le contribuable et son épouse s’étaient séparés depuis le 1er juillet 
2023 ; 

- autorisé les époux à vivre séparés ; 

- instauré la garde alternée de B______ ; 

- attribué la jouissance de l’ancien domicile conjugal à l’épouse ; 

- alloué à cette dernière les allocations familiales ;  

- donné acte au contribuable de son engagement de verser mensuellement à son 

épouse, dès le 1er novembre 2023, une contribution de CHF 470.- à l’entretien 
de B______. 

5. Par bordereaux du 19 juillet 2024, l’administration fiscale cantonale (ci-après : 
AFC-GE) a taxé le contribuable pour l’année 2023. Ce faisant, elle a refusé la 
charge de famille requise pour B______, au motif qu’il versait à son épouse une 
contribution d’entretien pour leur fille, et rajouté à son revenu imposable les 
allocations de logement (CHF 4'905.-).   

6. Par réclamation du 11 août 2024, le contribuable a fait valoir avoir gardé sa fille à 

raison de 50 %, dès le 1er juillet 2023, la prise en compte des frais y relatifs (sans 

les chiffrer) et l’imposition auprès de lui de la moitié du montant des allocations de 
logement.  

7. Le 19 septembre 2024, l'AFC-GE a demandé au contribuable de produire une 

attestation, signée par les deux époux, indiquant le montant de la pension 

alimentaire versée et les modalités de garde de leur fille durant l’année 2023.  

8. Le 27 septembre 2024, le contribuable a notamment indiqué à l'AFC-GE ne pas 

avoir versé de pension alimentaire en 2023, le jugement de séparation ayant été 

rendu en mars 2024.  

Les allocations de logement perçues avaient été destinées aux deux époux. Le fait 

qu’elles étaient versées sur son propre compte bancaire n’y changeait rien.   

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9. Par décisions sur réclamation du 24 octobre 2024, l'AFC-GE a maintenu les 

bordereaux contestés.  

Lorsque l’un des époux versait à l’autre une pension alimentaire pour l’entretien de 
leur enfant mineur, seul ce dernier bénéficiait de la charge de famille.  

Pour le surplus, les allocations de logement étaient imposables auprès du 

contribuable dès lors que, selon l’attestation y relative, il en était l’ayant-droit et le 
bénéficiaire.  

10. Par acte du 18 novembre 2024, le contribuable a recouru contre ces décisions auprès 

du Tribunal administratif de première instance (ci-après : le tribunal), concluant 

implicitement à leur annulation. 

Depuis sa séparation, sa situation financière était précaire. La décision de l'AFC-

GE était injuste par rapport aux faits. Il ne devait pas être imposé sur la totalité des 

allocations de logement, celles-ci ayant été versées pour un logement qu’il louait 
conjointement avec son épouse.  

Le jugement de séparation du TPI stipulait qu’il bénéficiait d’une garde alternée de 
sa fille et devait verser une pension « rétroactivement cette année pour le compte 

2023 ». Il avait accepté de verser cette pension afin d’éviter des frais engendrés par 
la procédure judicaire de séparation. Son salaire actuel ne lui permettait pas de 

« finir le mois ». Il faisait l’objet d’un acte de défaut de biens. Son loyer était 
excessif, l’obligeant à « serrer la ceinture » afin de pouvoir passer les deux semaines 
avec sa fille. Il n’avait pas de voiture et limitait toutes ses dépenses.  

11. Dans sa réponse du 20 janvier 2025, l'AFC-GE a accepté d’imposer les allocations 
de logement à concurrence de 50 % (CHF 2'234.-), concluant au rejet du recours 

pour le surplus.  

Ayant été tenu de verser une contribution d’entretien en 2023, le recourant ne 
pouvait pas prétendre à une charge de famille. Il n’avait par ailleurs pas démontré 
avoir supporté des frais de garde de sa fille.  

12. Le recourant n’a pas donné suite au courrier du tribunal du 22 janvier 2025 qui 
l’invitait à déposer son éventuelle réplique.  

 

EN DROIT 

1. Le tribunal connaît des recours dirigés, comme en l’espèce, contre les décisions sur 
réclamation de l'AFC-GE (art. 115 al. 2 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation 
judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 49 de la loi de procédure fiscale 

du 4 octobre 2001 - LPFisc - D 3 17 ; art. 140 de la loi fédérale sur l’impôt fédéral 
direct du 14 décembre 1990 - LIFD - RS 642.11). 

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2. Interjeté en temps utile et dans les formes prescrites devant la juridiction 

compétente, le recours est recevable au sens des art. 49 LPFisc et 140 LIFD. 

3. Dans sa réponse, l'AFC-GE a accepté d’imposer les allocations de logement à 
concurrence de CHF 2'234.-, au lieu de CHF 4'905.-. Il lui en sera donné acte. Ce 

point n’est ainsi plus litigieux.  

4. Dans ses écritures, le recourant fait valoir la prise en compte, dans son assiette 

fiscale, des frais qu’il a encourus pour la garde de sa fille mineure, garde qu’il a 
partagée avec son épouse à raison de 50 % chacun, étant rappelé que dans sa 

déclaration fiscale 2023 il a revendiqué une charge de famille pour elle.  

5. Aux termes de l’art. 35 al. 1 let. a LIFD, en vigueur en 2023, sont déduits du revenu 
CHF 6'600.- pour chaque enfant mineur ou faisant un apprentissage ou des études, 

dont le contribuable assure l’entretien ; lorsque les parents sont imposés 
séparément, cette déduction est répartie par moitié s'ils exercent l'autorité parentale 

en commun et ne demandent pas la déduction d'une contribution d'entretien pour 

l'enfant selon l’art. 33 al. 1 let. c LIFD. 

Les déductions sociales sont fixées en fonction de la situation du contribuable à la 

fin de la période fiscale (art. 40 LIFD) ou de l’assujettissement (art. 35 al. 2 LIFD).  

6. Au niveau cantonal, à teneur de l’art. 39 al. 1 let a de la loi sur l’imposition des 
personnes physiques du 27 septembre 2009 (LIPP - D 3 08), en vigueur en 2023, 

est déduit du revenu net annuel CHF 13'000.- pour chaque charge de famille ; 

lorsque le contribuable fait valoir pour la charge de famille une déduction pour frais 

de garde des enfants conformément à l’art. 35 LIPP, ce montant est réduit à 
CHF10’000.-. Lorsqu'une personne est à charge de plusieurs contribuables, la 
déduction est répartie entre ceux-ci. L’art. 39 al. 2 let. a LIPP stipule que constituent 
des charges de famille chaque enfant mineur sans activité lucrative ou dont le gain 

annuel ne dépasse pas CHF 15’333.- (charge entière) ou CHF 23'000.- (demi-
charge), pour celui des parents qui en assure l’entretien. 

Les déductions sociales et les barèmes sont déterminés d’après la situation existant 
à la fin de la période fiscale ou de l’assujettissement (art. 65 al. 1 LIPP). 

7. Selon les art. 33 al. 1 let. c LIFD et 33 LIPP, est déduite du revenu la pension 

alimentaire versée au conjoint divorcé, séparé judiciairement ou de fait, ainsi que 

les contributions d’entretien versées à l’un des parents pour les enfants sur lesquels 
il a l’autorité parentale, à l’exclusion toutefois des prestations versées en exécution 
d’une obligation d’entretien ou d’assistance fondée sur le droit de la famille.  

Selon la jurisprudence relative art. 33 al. 1 let. c LIFD, applicable par analogie à 

l’art. 33 LIPP, selon le texte même de ces dispositions, ce ne sont que les 
contributions que le contribuable a effectivement versées qui peuvent être déduites 

de son revenu imposable (cf. arrêts du Tribunal fédéral 5A_298/2015 du 30 

septembre 2015 consid. 2.1.1 ; 2C_585/2014 du 13 février 2015 consid. 5.1; C. 

JAQUES in D. YERSIN/F. AUBRY GIRARDIN [éd.], Commentaire romand, 

Impôt fédéral direct, 2017, n° 27 ad art. 33 p. 727). Une pension alimentaire est 

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ainsi déductible des revenus de son débiteur au moment de son paiement effectif 

(arrêt du Tribunal fédéral 2A.219/2005 du 20 avril 2005 consid. 2.2). Un jugement 

ou une convention fixant des pensions et contributions d'entretien ne suffisent pas 

à eux seuls à justifier leur déduction ; encore faut-il qu'elles aient été effectivement 

versées (arrêt du Tribunal fédéral 2C_585/2014 du 13 février 2015 consid. 5.1 ; C. 

JAQUES, op. cit., n. 27 p. 727), la preuve incombant à la personne débitrice de ces 

aliments (arrêt du Tribunal 2C_242/2010 du 30 juin 2010 consid. 2.3.1). 

Le versement d'une contribution d'entretien donne à la personne qui l'effectue la 

possibilité de déduire le montant correspondant de son revenu. Il a en outre pour 

conséquence une taxation au titre du revenu auprès de la personne qui en était 

bénéficiaire (principe de concordance ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_380/2020 du 

19 novembre 2020 consid. 4.5). 

8. Les parents vivant séparément qui détiennent l’autorité parentale en commun 
peuvent demander chacun la moitié de la déduction à condition qu’ils ne demandent 
pas de déduction pour les contributions d’entretien en faveur de l’enfant selon l’art. 
33 al. 1 let. c LIFD. Cette condition est nécessaire pour empêcher qu’un 
contribuable ne cumule les déductions pour le même enfant (déduction pour enfants 

et déduction des contributions d’entretien). La répartition de la garde alternée n’est 
pas déterminante pour la répartition par moitié de la déduction pour enfants (cf. la 

circulaire n° 30 intitulée « Imposition des époux et de la famille selon la LIFD » de 

l’administration fédérale des contributions du 21 décembre 2010). 

 Selon l’information n° 2/2011 de l'AFC-GE, la notion d’assurer l’entretien d’un 
enfant s’interprète différemment dans le cadre de l’attribution d’une charge de 
famille que dans le cadre du splitting. Elle doit être comprise de la manière suivante 

en matière de charge de famille : 

- En cas de versement d’une pension alimentaire, le parent qui assure l’entretien 
est celui qui bénéficie du versement de la pension alimentaire. 

- Lorsqu’il n’y a pas de versement d’une pension alimentaire et qu’un seul des 
parents assure l’entretien de l’enfant, c’est lui qui bénéficiera de la déduction 
pour charge de famille. 

- Lorsqu’il n’y a pas de versement d’une pension alimentaire et que les deux 
parents assurent l’entretien de l’enfant, la déduction pour charge de famille est 
partagée entre eux de manière paritaire. 

9. Les dépenses d'entretien direct consenties par le parent lors de la garde alternée ne 

font pas l'objet d'abattements sociaux particuliers. Il importe peu, sous cet angle, 

que la garde alternée soit, ou non, d'égale importance ; le statut créé par l'existence 

d'une pension alimentaire l'emporte. La loi n'autorise en effet aucun abattement 

social particulier qui permette au contribuable qui verse la pension alimentaire de 

déduire les dépenses d'entretien direct qu'il consent, par exemple, dans le cadre de 

son droit de visite sur les enfants, quand bien même celles-ci varient selon que le 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_380/2020

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droit de visite exercé est sporadique, mensuel, hebdomadaire ou élargi (ATF 133 II 

305 consid. 6.9 et 8.4 ; cf. ég. Christine JAQUES, in op. cit., n. 26 p. 802). 

10. En l’espèce, en 2023, le recourant n’a versé aucune contribution d’entretien, ni 
n’était tenu de le faire durant cette année, le jugement prononcé à cet égard n’ayant 
été rendu qu’en mars 2024. Dès lors, le critère de versement d’une contribution 
d’entretien, que l'AFC-GE a retenu pour refuser la charge de famille requise par le 
recourant, n’est pas donné en l’espèce. Le fait que ledit jugement impose au 
recourant de verser rétroactivement une contribution pour l’année 2023 n’y change 
rien, seul un versement effectué dans le courant de cette année étant déterminant 

pour la question de l’octroi d’une charge de famille. En conséquence, dans la 
mesure où le recourant a assumé la garde de sa fille en 2023 (à raison de 50 %), 

participant ainsi à son entretien, il a le droit à une demi-charge de famille, ce tant 

en ICC qu’en IFD. Les conclusions prises en ce sens par le recourant doivent ainsi 
être admises.  

En sus de cette déduction sociale, le recourant semble revendiquer une déduction 

pour des frais qu’il aurait assumés dans le cadre de la garde de sa fille. Or, comme 
rappelé ci-dessus (cf. consid. 9), la loi n’accorde aucun abattement social particulier 
pour de tels frais, celui-ci étant précisément compris dans la déduction pour charge 

de famille précitée. 

11. Enfin, le recourant, qui allègue une situation financière difficile, a la possibilité de 

déposer une demande de facilités de paiement et/ou de remise d'impôt auprès de 

l'AFC-GE, autorité compétente en la matière (art. 167 al. 1 LIFD, 35 et 37 de la loi 

relative à la perception et aux garanties des impôts des personnes physiques et des 

personnes morales - LPGIP - D 3 18). Cette question ne saurait toutefois être 

examinée dans le cadre de la présente procédure, puisqu’elle dépend en premier lieu 
de l'AFC-GE. 

12. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis partiellement. Le dossier sera 

renvoyé à l'AFC-GE pour qu’elle établisse de nouveaux bordereaux ICC et IFD 
2023 tenant compte d’une demi-charge de famille et des allocations de logement à 
hauteur de CHF 2'234.-, au lieu de CHF 4'905.-.  

13. En application des art. 144 al. 1 LIFD, 52 al. 1 LPFisc, 87 al. 1 de la loi sur la 

procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10) et 1 et 2 du 

règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 

30 juillet 1986 (RFPA - E 5 10.03), le recourant, qui succombe partiellement, est 

condamné au paiement d’un émolument réduit s'élevant à CHF 200.- ; il est couvert 
par l’avance de frais de CHF 700.- versée à la suite du dépôt du recours. Le solde 
de cette avance, soit CHF 500.-, lui sera restitué.  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/D%203%2018

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PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

DE PREMIÈRE INSTANCE 

1. déclare recevable le recours interjeté le 18 novembre 2024 par Monsieur A______ 

contre les décisions sur réclamation de l'administration fiscale cantonale du 24 

octobre 2024 ; 

2. l'admet partiellement ; 

3. renvoie le dossier à l’administration fiscale cantonale pour nouvelles décisions de 
taxation ICC et IFD 2023, dans le sens des considérants ;  

4. met à la charge du recourant un émolument de CHF 200.-, lequel est couvert par 

l'avance de frais ; 

5. ordonne la restitution au recourant du solde de l’avance de frais de CHF 500.- ; 

6. dit que, conformément aux art. 132 LOJ, 62 al. 1 let. a et 65 LPA, le présent 

jugement est susceptible de faire l'objet d'un recours auprès de la chambre 

administrative de la Cour de justice (10 rue de Saint-Léger, case postale 1956, 1211 

Genève 1) dans les 30 jours à compter de sa notification. L'acte de recours doit être 

dûment motivé et contenir, sous peine d'irrecevabilité, la désignation du jugement 

attaqué et les conclusions du recourant. Il doit être accompagné du présent jugement 

et des autres pièces dont dispose le recourant. 

Siégeant: Olivier BINDSCHEDLER TORNARE, président, Federico ABRAR et 

Stéphane TANNER, juges assesseurs. 

Au nom du Tribunal : 

Le président 

Olivier BINDSCHEDLER TORNARE 

 

Copie conforme de ce jugement est communiquée aux parties. 

Genève, le  La greffière