# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7d434fab-afcd-5460-b911-4b4a9385afef
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-10-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 03.10.2023 A/450/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-450-2019_2023-10-03.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/450/2019-PE ATA/1078/2023  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 3 octobre 2023 

1
ère

 section 

    dans la cause  

 

A______ recourante 
 

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS intimé 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

9 mars 2023 (JTAPI/269/2023) 

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A/450/2019 

EN FAIT 

A.     a. A______ (ci-après : la requérante), ressortissante camerounaise née le ______ 
1952, veuve, est entrée en Suisse le 16 avril 2014 au bénéfice d’un visa Schengen 
pour visite familiale/amicale, valable jusqu’au 14 juillet 2014, délivré par la 
représentation suisse à Yaoundé (Cameroun). 

Après l’échéance de son visa, l’intéressée a poursuivi son séjour en Suisse sans 
être titulaire d’une autorisation idoine. 

b. L’intéressée a plusieurs enfants, dont deux fils résidant à Genève : B______, né 
le ______ 1978, et C______, né le ______ 1985. 

B______, ressortissant camerounais et français, est marié et titulaire d’une 
autorisation de séjour. Il a résidé, dans un premier temps, à Annemasse (France), 
avant de s’installer à la rue D______, à Genève, à compter du 27 avril 2017. 
Depuis le 1er décembre 2018, il réside à la rue E______, à Genève. 

C______, ressortissant camerounais titulaire d’une autorisation de séjour, est 
marié à une ressortissante portugaise, avec laquelle il a cinq enfants mineurs, tous 
ressortissants du Portugal, nés entre le ______ 2010 et le ______. Il réside à 
Genève depuis le 19 mars 2010. 

La requérante a également une nièce, F______, ressortissante suisse et 
camerounaise née le ______ 1980, qui réside à Genève depuis le 24 juillet 2000. 
Celle-ci est mariée et mère de deux enfants. 

c. La requérante a sollicité plusieurs visas de retour, soit le 13 mai 2016, pour une 
durée de trois mois, afin de se rendre en France pour un suivi médical et une visite 
familiale ; le 8 novembre 2016, pour une durée de trois mois, afin de se rendre au 
Cameroun pour raisons familiales ; le 5 juillet 2018, pour une durée de trois mois, 
afin de se rendre à Lourdes (France) pour un recueillement spirituel, ainsi qu’à 
Bruxelles pour une visite familiale et le 12 novembre 2018, pour une durée d’une 
semaine, afin de se rendre à Lourdes (France) pour un recueillement spirituel.  

Le 22 octobre 2018, son fils, C______, a sollicité l’octroi de visas de retour en 
faveur de sa mère afin qu’elle puisse se rendre deux jours à Lourdes (France) ainsi 
qu’au Cameroun pour raisons familiales. 

d. À teneur de l’attestation de l’Hospice général (ci-après : l’hospice) du 5 avril 
2017, la requérante n’était pas aidée financièrement par celui-ci. 

e. Selon un extrait du registre des poursuites du 4 mai 2022, la requérante avait 
réglé toutes les poursuites enregistrées à son nom. Son fils B______ faisait l’objet 

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de poursuites actives pour un montant total de CHF 6'815.70 ainsi que de cinq 
actes de défaut de biens pour un montant total de CHF 41'602.27 (extrait du 
registre des poursuites du 11 mai 2022). 

B.     a. Le 4 juillet 2014, la requérante a déposé auprès de l’office cantonal de la 
population et des migrations (ci-après : OCPM) un formulaire M de demande 
d’autorisation de séjour pour traitement médical. 

Était jointe une attestation établie le 4 juillet 2014 par le Docteur G______, 
indiquant que la requérante était en traitement chez lui pour une affection 
orthopédique et neurologique depuis le 3 juillet 2014. Son traitement nécessitait 
un séjour en Suisse de trois mois. 

b. Le 8 juillet 2014, la requérante a déposé auprès de l’OCPM un formulaire M de 
demande d’autorisation de séjour sans activité lucrative. 

c. Par courriel du 11 juillet 2014, son fils C______ a informé l’OCPM du 
déplacement de la date de retour de sa mère au Cameroun pour raisons de santé. 

d. Par courrier du 26 septembre 2014, la requérante a donné des explications 
quant à sa situation et produit un rapport médical de son médecin traitant ainsi que 
le résultat de l’examen de son genou gauche effectué le 3 juillet 2014. 

C’était sa deuxième visite familiale en Suisse. Elle avait été invitée par son fils et 
sa belle-fille suite à la naissance de leurs enfants, la première fois en 2012 et la 
deuxième fois cette année. Malheureusement, son état de santé s’était aggravé lors 
de son séjour à Genève et son médecin traitant avait diagnostiqué une gonarthrose 
gauche sévère et invalidante qui l’empêchait de marcher et la faisait souffrir au 
quotidien. Le médecin de son fils lui avait également diagnostiqué une 
« aggravation d’AVC » dont elle souffrait depuis près de dix ans. La médecine 
spécialisée pour ce genre d’affection était très limitée dans son pays d’origine. 
Étant veuve et compte tenu des circonstances familiales difficiles dans son pays, 
elle ne pouvait s’appuyer que sur l’aide de sa famille présente en Suisse et en 
Europe, et sur les meilleures infrastructures médicales que pouvaient lui offrir la 
Suisse et l’Europe pour survivre. Elle n’avait pas pu retourner dans son pays dans 
le délai qui lui avait été imposé pour des raisons de santé et d’urgence médicale. 

Elle n’avait aucuns moyens financiers, mais bénéficiait du soutien de toute sa 
famille présente en Suisse et en Europe, à savoir ses fils, ses cousines, ses nièces 
et ses belles-sœurs. 

Selon le rapport médical du 1er octobre 2014 du Dr G______, la requérante avait 
été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et souffrait d’une gonarthrose 
gauche sévère, provoquant des douleurs mécaniques invalidantes. Le traitement 
médical (prise d’anti-inflammatoires) devait être poursuivi jusqu’à l’opération 
(pose d’une prothèse).  

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e. Le 24 février 2015, la requérante a notamment produit un engagement à quitter 
la Suisse à l’issue de son traitement médical, un formulaire O d’attestation de 
prise en charge financière signé par son fils B______ accompagnée des fiches de 
salaire de ce dernier, une copie du contrat de bail de C______ ainsi qu’une 
attestation du Dr G______ datée du 4 février 2015 indiquant qu’elle souffrait 
d’une profonde arthrose du genou gauche dont le seul traitement nécessaire et 
impératif était la pose d’une prothèse de genou. Un séjour postopératoire et une 
rééducation seraient ensuite nécessaires en Europe pour au moins neuf mois ; la 
patiente était profondément handicapée et marchait difficilement avec deux 
cannes. 

Était également jointe une lettre de C______ du 20 janvier 2015 expliquant qu’il 
ne pouvait s’engager pour le moment à assumer financièrement les frais de 
subsistance de sa mère, dès lors qu’il faisait l’objet de poursuites. En revanche, 
son frère B______ qui travaillait à Genève et vivait à Annemasse (France), 
s’engageait à le faire ainsi que d’autres membres de la famille.  

f. Le 25 avril 2016, la requérante a demandé à l’OCPM de traiter sa demande 
tendant à l’octroi d’une autorisation de séjour en vue de traitement médical sous 
l’angle du cas de rigueur. Elle ne disposait en effet pas des ressources financières 
suffisantes et, compte tenu de son état de santé, sa famille n’envisageait pas un 
retour dans son pays d’origine. 

Étaient joints deux rapports médicaux établis par la Docteure H______ le 12 avril 
2016, indiquant notamment que l’intéressée avait des antécédents d’hypertension 
artérielle (ci-après : HTA) (bien contrôlée), d’AVC (en 2003 et 2014), avec une 
hémiparésie gauche séquellaire et qu’elle souffrait d’une gonarthrose gauche 
sévère, traitée actuellement avec du Dafalgan. Sur le plan orthopédique, 
l’évaluation était défavorable avec une gonarthrose de plus en plus invalidante. Le 
traitement médical (Sintrom, Coreram, Paracétamol) devrait probablement être 
suivi à vie. Un suivi neurologique et orthopédique, ainsi qu’un suivi 
médicamenteux (Sintrom), avec des contrôles IRM réguliers, étaient nécessaires. 
Le pronostic était mauvais sans suivi d’un traitement, tel que le Sintrom qui 
nécessitait des prises de sang régulières (avec un risque d’AVC ischémique ou 
d’hémorragie), alors que le pronostic était meilleur si le traitement 
médicamenteux était bien suivi. Le manque de suivi et d’infrastructures médicales 
ainsi que l’absence d’entourage familial pour une aide au quotidien allaient à 
l’encontre d’un traitement dans le pays d’origine. L’intéressée n’avait 
actuellement pas d’assurance-maladie et était suivie, en partie, en France. 

g. Par courrier du 23 mai 2016, l’OCPM a fait part à la requérante de son 
intention de lui refuser l’octroi d’une autorisation de séjour à quelque titre que ce 
soit. 

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h. Le 22 juin 2016, la requérante a répondu à l’OCPM qu’elle était venue à 
Genève pour visite familiale. Son état de santé avait toutefois amené son fils et les 
médecins consultés à entamer des démarches pour qu’elle puisse demeurer en 
Suisse. Si ses problèmes de santé n’étaient pas survenus ces derniers mois, ses 
médecins étaient unanimes sur le fait que son état actuel n’était pas compatible 
avec un retour dans son pays d’origine, au risque de mettre en jeu son pronostic 
vital. Même avec l’aide de ses enfants, elle n’avait pu bénéficier du suivi médical 
requis par sa situation, de telle sorte que son état de santé s’était très fortement 
dégradé ces dernières années au Cameroun. Un retour dans ce pays mettrait 
inévitablement en péril son pronostic vital. 

Elle a notamment joint des attestations médicales. 

i. Le 18 juillet 2016, la requérante a transmis à l’OCPM plusieurs documents 
médicaux concernant une nouvelle maladie (cancer du col de l’utérus) qui lui 
avait été diagnostiquée. 

j. Le 21 mars 2017, la requérante a transmis à l’OCPM une attestation de prise en 
charge financière signée par son fils C______. 

k. Le 30 mars 2017, l’OCPM a indiqué à la requérante maintenir sa position. Il a 
sollicité des pièces complémentaires sur son état de santé afin d’examiner la 
question de l’exigibilité de son renvoi. 

l. Le 26 juin 2017, la requérante a transmis à l’OCPM un rapport médical établi 
par le Dr G______ le 14 juin 2017, à teneur duquel elle nécessitait au plus vite la 
pose d’une prothèse totale du genou gauche.  

m. Une prothèse totale du genou gauche a été posée en août 2017. 

n. Par courrier du 15 novembre 2018, l’OCPM a une nouvelle fois fait part à la 
requérante de son intention de lui refuser l’octroi d’une autorisation de séjour à 
quelque titre que ce soit et de prononcer son renvoi de Suisse, tout en lui 
impartissant un délai pour exercer par écrit son droit d’être entendue. 

o. Par courrier du 17 décembre 2018, la requérante a informé l’OCPM que son 
état de santé s’était amélioré de manière « fulgurante » au contact de sa famille en 
Suisse et faisait aujourd’hui l’objet de soins et d’une surveillance régulière dont 
elle ne pourrait pas bénéficier au Cameroun. De plus, outre sa santé physique 
précaire, due à l’incertitude de la situation dans laquelle elle se trouvait, elle 
devait également faire face à un état dépressif ainsi qu’à d’importants troubles du 
sommeil. 

Elle a produit plusieurs rapports médicaux.  

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p. Par décision du 20 décembre 2018, l’OCPM a refusé de lui octroyer un titre de 
séjour et, par conséquent, de soumettre son dossier avec un préavis positif au 
secrétariat d'État aux migrations (ci-après : SEM), et prononcé son renvoi de 
Suisse, lui impartissant un délai au 19 février 2019 pour quitter le territoire. 

L’intéressée n’avait pas respecté la procédure d’entrée en Suisse applicable pour 
un séjour de plus de trois mois et avait mis l’OCPM devant le fait accompli. Elle 
ne disposait pas non plus des moyens financiers nécessaires pour couvrir 
l’ensemble des frais d’un séjour en Suisse pour des raisons médicales. Pour cette 
raison, une partie de son suivi médical se faisait en France. Par courrier du 25 
avril 2016, elle avait par ailleurs informé l’OCPM qu’elle n’avait plus l’intention 
de quitter la Suisse. Par conséquent, elle ne remplissait pas les conditions d’octroi 
d’une autorisation de séjour pour traitement médical. 

Elle ne se trouvait pas non plus dans une situation représentant un cas d’extrême 
gravité. Arrivée à Genève en 2014, la durée de son séjour ne constituait pas un 
élément déterminant susceptible de justifier une suite favorable à sa requête. Les 
années de séjour passées en Suisse devaient être relativisées avec celles qu’elle 
avait vécues dans son pays d’origine. De plus, ses problèmes de santé n’étaient 
pas nouveaux. Depuis 2003, soit bien avant son arrivée en Suisse, elle était suivie 
médicalement dans son pays d’origine avec le soutien de ses enfants depuis 
l’Europe et rien n’indiquait que son suivi ne pourrait pas continuer ainsi, ni qu’un 
changement notable de situation était survenu en 2014. Ayant passé la quasi-
totalité de sa vie au Cameroun, sa réintégration apparaissait comme possible. 

Enfin, les conditions légales pour une éventuelle demande de regroupement 
familial en vertu de l’art. 3 annexe I de l’accord du 21 juin 1999 entre la 
Confédération suisse d'une part, et la Communauté européenne et ses États 
membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP -
 RS 0.142.112.681) n’étaient pas remplies. L’appartement dans lequel elle était 
logée était un quatre pièces, ce qui était considéré comme inadéquat pour sept 
personnes. De plus, il apparaissait qu’elle n’était pas à la charge de C______ et de 
son épouse, lesquels touchaient des prestations de l’hospice. 

Au surplus, elle n’avait pas démontré l’existence d’obstacles à son retour au 
Cameroun et le dossier ne faisait pas non plus apparaître que l’exécution de son 
renvoi ne serait pas possible, pas licite ou ne pourrait pas être raisonnablement 
exigée. 

q. Par acte du 31 janvier 2019, la requérante a interjeté recours auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : le TAPI) contre cette décision (cause 
A/450/2019). 

Son était de santé était très grave et nécessitait une prise en charge et un traitement 
qui n’étaient pas accessibles au Cameroun. Elle avait eu deux AVC (en 2003 et 

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2014), avec des séquelles motrices importantes. Ses médecins avaient souligné la 
nécessité pour elle d’un suivi médical étroit et d’un accès facile aux soins. Elle 
devait être prise en charge dans une structure médicale adéquate et devait prendre 
des anticoagulants au quotidien et à vie. Elle n’aurait pas accès à un tel traitement 
au Cameroun. De plus, l’accès aux soins, lorsqu’ils étaient disponibles, était 
onéreux. 

Son état de santé requérait de plus une aide et une assistance au quotidien. Dans 
ce contexte, elle vivait actuellement avec son fils B______ à Genève. Celui-ci 
n’émargeait pas à l’aide sociale, ne faisait l’objet d’aucune poursuite et percevait 
un salaire mensuel brut de CHF 4'000.-. Son autre fils, C______, avec qui elle 
avait vécu durant cinq ans, prenait également soin d’elle au quotidien. Deux de ses 
filles vivaient au Cameroun, mais elles n’avaient ni les moyens, ni la disponibilité 
pour s’occuper d’elle convenablement. Elle ne disposait ainsi d’aucun soutien 
familial ni institutionnel dans son pays d’origine. 

Son état de santé était assimilable à une situation d’extrême gravité. 

Elle n’avait pas respecté la procédure, car son projet initial était de venir en Suisse 
pour rendre visite à sa famille. Ce n’était que postérieurement à son départ du 
Cameroun que ses graves problèmes de santé étaient survenus. Elle n’avait 
aucunement voulu mettre l’autorité devant le fait accompli. Toutefois, son AVC 
avait révélé ses problèmes de santé et la nécessité d’une prise en charge après son 
entrée en Suisse. 

Son renvoi dans son pays d’origine était inexigible, car elle n’aurait pas accès aux 
soins dont elle avait besoin, ce qui mettrait concrètement sa santé, son intégrité, 
voir son existence en danger. 

Le recours a été enregistré sous le numéro de cause A/450/2019. 

C.     a. Par requête du 31 janvier 2019, la requérante a sollicité l’octroi d’une 
autorisation de séjour au titre du regroupement familial fondée sur l’art. 3 annexe 
I ALCP afin de vivre auprès de son fils B______, ressortissant français. 

Depuis le 1er janvier 2019, elle vivait auprès de ce dernier, dans son appartement 
sis rue D______. Celui-ci ne touchait pas l’aide sociale, ne faisait l’objet d’aucune 
poursuite et percevait un revenu mensuel brut de CHF 4'000.-. 

Elle a notamment produit un contrat de bail au nom de B______, pour un 
appartement de trois pièces sis rue E______ ainsi qu’une copie de son autorisation 
de séjour (permis B), valable jusqu’au 26 avril 2022. 

b. Le 5 avril 2019, l’OCPM a sollicité la suspension de la procédure A/450/2019 
afin de pouvoir examiner la nouvelle requête déposée par l’intéressée le 31 janvier 
2019. 

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c. La procédure A/450/2019 a été suspendue d’entente entre les parties par trois 
décisions successives du TAPI. 

d. Dans l’intervalle, par courrier du 16 octobre 2019, B______ a transmis à 
l’OCPM ses trois dernières fiches de salaire, des justificatifs des envois d’argent 
effectués en faveur de sa mère avant son arrivée en Suisse, soit, pour la période du 
14 décembre 2009 au 15 février 2014, 32 transferts pour un montant total de 
CHF 5'024.87, un formulaire O d’attestation de prise en charge financière en 
faveur de sa mère, une attestation de non-poursuite le concernant datée du 
15 octobre 2019 ainsi qu’un extrait du registre des poursuites concernant sa mère 
daté du 16 octobre 2019, mentionnant des poursuites – toutes en lien avec des 
frais de santé – pour un montant total de CHF 6'870.70 ainsi que cinq actes de 
défaut de biens pour un montant total de CHF 3'487.55. 

Il a précisé que les poursuites de sa mère relevant de l’assurance-maladie de base 
avaient été réglées, à l’exception des factures d’hospitalisation et de soins de 
santé, lesquelles avaient donné lieu à des actes de défaut de biens, qu’il 
s’engageait à régler d’ici fin novembre 2019.  

e. Le 10 décembre 2019, la requérante a informé le TAPI de l’état d’avancement 
de sa requête du 31 janvier 2019, indiquant notamment que sa nièce, F______, 
entendait contribuer à sa prise en charge.  

f. Le 16 septembre 2021, l’OCPM a sollicité de la requérante des documents 
complémentaires, notamment des attestations récentes de l’office des poursuites, 
une copie de l’acte de naissance de B______ démontrant le lien de filiation, une 
confirmation écrite de celui-ci indiquant qu’elle vivait bien chez lui à la rue 
E______ ainsi qu’un rapport médical récent. 

g. Par courrier du 21 octobre 2021, la requérante a annoncé à l’OCPM un 
changement de circonstances et une modification de sa demande, en ce sens que la 
demande de regroupement familial visait désormais à lui permettre de vivre 
auprès de F______, citoyenne suisse, notamment pour des raisons médicales, afin 
qu’elle soit bien entourée dans le cadre de son suivi thérapeutique. 

h. Le 24 février 2022, l’OCPM a informé la requérante que les dispositions sur le 
regroupement familial ne s’appliquaient pas à une relation tante-nièce et que cette 
nouvelle requête devait être considérée comme une demande de reconsidération 
de sa décision du 20 décembre 2018. 

i. Le 7 avril 2022, la requérante a informé l’OCPM que la demande de 
regroupement familial auprès de sa nièce était retirée et celle auprès de B______ 
maintenue. 

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j. Le 26 avril 2022, l’OCPM a invité la requérante à produire les pièces réclamées 
dans son courrier du 16 septembre 2021, à défaut de quoi il serait statué en l’état 
du dossier. 

k. Par courrier du 14 mai 2022, la requérante a transmis à l’OCPM les documents 
requis, notamment un extrait du registre des poursuites la concernant, daté du 4 
mai 2022, mentionnant le paiement de toutes les poursuites enregistrées à son 
nom (décembre 2016 à juillet 2021) et l’absence d’actes de défaut de biens, un 
extrait concernant B______ mentionnant des poursuites actives pour un montant 
total de CHF 6'815.70 ainsi que cinq actes de défaut de biens pour un montant 
total de CHF 41'602.27, les décomptes de chômage de ce dernier, une attestation 
selon laquelle la requérante vivait avec lui à l’adresse rue E______ à Genève, 
l’acte de naissance de ce dernier ainsi qu’un rapport médical établi le 24 février 
2022 par le Docteur I______, médecin interne FMH. 

Il ressortait notamment de ce dernier rapport que l’intéressée, connue pour des 
antécédents d’AVC et une hypertension artérielle (HTA), avait bénéficié d’une 
prothèse du genou gauche en 2018 (recte : 2017). Le bilan biologique était 
normal, sous réserve d’une hypocalcémie sévère, et l’évolution lentement 
favorable après supplémentation calcique et vitaminée. Le diagnostic était une 
pseudo-hypoparathyroïdisme (très probable), un statut post AVC avec 
hémiparésie gauche résiduelle sévère, une HTA et un trouble du rythme cardiaque 
récurrent. Le traitement médical actuel (Coverma, Calcimagon et Magnesiocard) 
devait être poursuivi et la patiente devait également effectuer des contrôles 
endocrinologiques et cardiologiques réguliers (trois à quatre fois par an), ainsi 
qu’une évaluation orthopédique régulière pour une correction des troubles de la 
marche. L’indisponibilité probable de spécialistes irait à l’encontre d’un 
traitement médical dans le pays d’origine. 

l. Par courrier du 4 août 2022, l’OCPM a fait part à la requérante de son intention 
de ne pas donner une suite favorable à sa demande de regroupement familial et de 
renvoyer le dossier au TAPI pour une reprise de la procédure A/450/2019. Il lui a 
imparti un délai pour faire valoir par écrit son droit d’être entendue. 

m. Le 26 août 2022, l’OCPM a requis du TAPI la reprise de l’instruction de la 
procédure A/450/2019. 

n. Le 29 août 2022, invitée par le TAPI à se déterminer sur les suites de la 
procédure, la requérante a indiqué avoir introduit une « demande de 
reconsidération » auprès de l’OCPM le 21 octobre 2021 sur la base du rapport 
médical du Dr I______. Sa mobilité était réduite et nécessitait la présence 
continuelle d’une aide qui pourrait être assumée par les membres de sa famille. 

Son fils B______ avait retrouvé un travail comme employé marketing en juillet 
2022 et avait pris contact avec ses créanciers afin de trouver un arrangement de 

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paiement. Il remplissait ainsi toutes les conditions pour qu’elle puisse se voir 
octroyer une autorisation de séjour. Son état de santé s’était récemment détérioré 
et elle était actuellement hospitalisée ; elle avait plus que jamais besoin de 
l’assistance de ses proches. 

Elle a notamment produit une copie du contrat de travail de B______ conclu avec 
J______ Sàrl le 9 août 2022. 

o. Le 2 septembre 2022, le TAPI a informé les parties de la reprise de l’instruction 
de la procédure et imparti un délai à l’OCPM pour se déterminer. 

D.     a. Par décision du 20 septembre 2022, l’OCPM a refusé d’octroyer une 
autorisation de séjour pour regroupement familial en faveur de la requérante et 
confirmé son renvoi de Suisse prononcé par décision du 20 décembre 2018. 

Les conditions de l’art. 3 annexe I ALCP n’étaient pas remplies. En effet, bien 
que son fils B______ ait retrouvé le statut de travailleur au sens de l’art. 6 annexe 
I ALCP, il n’avait pas été démontré à satisfaction que la requérante serait à la 
charge de celui-ci de manière régulière et continue depuis son arrivée en Suisse en 
avril 2014. Au contraire, les éléments au dossier laissaient plutôt penser que 
c’était notamment sa nièce, F______, qui la prenait en charge. De plus, la 
requérante se trouvait sur le sol helvétique depuis avril 2014 contrairement à son 
fils qui n’avait fait usage de son droit de circuler librement au sens de l’ALCP 
qu’en avril 2017. Il ressortait d’ailleurs des échanges de courriers qu’elle n’avait 
été hébergée par celui-ci qu’à partir du 1er janvier 2019. La portée économique du 
regroupement familial au sens de l’art. 3 annexe I ALCP n’était manifestement 
pas visée dans le cas d’espèce. Dès lors, l’intéressée ne saurait se prévaloir de la 
disposition précitée, sans commettre un abus de droit, étant rappelé qu’elle avait 
modifié sa requête en cours de procédure pour pouvoir vivre auprès de sa nièce 
avant de finalement revenir à sa requête initiale. 

La requérante ne saurait non plus invoquer les dispositions de l’art. 8 de la 
Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 
4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101), qui protégeait avant tout les relations entre 
conjoints et entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun. Il n’avait 
pas été allégué ni démontré qu’elle se trouverait dans un rapport de dépendance 
particulier avec son fils découlant d’un handicap ou d’une maladie grave 
l’empêchant de vivre de manière autonome. 

Au surplus, son renvoi de Suisse et de l’espace Schengen avait d’ores et déjà été 
prononcé par décision du 20 décembre 2018 et le dossier ne faisait pas apparaître 
que son exécution ne serait pas possible, pas licite ou ne pourrait pas être 
raisonnablement exigée. En effet, ses problèmes de santé avaient déjà été pris en 
considération dans la décision précitée et aucun fait nouveau et important n’avait 
été allégué et démontré. 

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b. Par acte du 21 octobre 2022, la requérante a interjeté recours auprès du TAPI à 
l’encontre de la décision de l’OCPM du 20 septembre 2022. À titre préalable, elle 
a sollicité la suspension de la procédure jusqu’à droit jugé dans la procédure 
A/450/2019.  

Ce recours a été enregistré sous le numéro de cause A/3553/2022. 

Depuis la perte de son époux en 2002, elle dépendait uniquement de ses fils, sur le 
plan matériel, économique et social. Cette dépendance s’était aggravée en 2003 
suite à un premier AVC. En 2012 (sic), elle avait été victime d’un deuxième AVC 
et souffrait depuis lors de plusieurs affections médicales chroniques et de 
séquelles invalidantes. Sa mobilité était réduite et la présence continuelle d’une 
aide lui était nécessaire. Cette dépendance avait contraint ses fils à revoir toute 
l’organisation de sa prise en charge. 

Contrairement à ce que retenait l’OCPM, B______, qui travaillait à Genève 
depuis 2010, soit déjà avant son arrivée en Suisse, avait toujours été impliqué 
dans l’organisation de sa prise en charge (visite quotidienne, aide à domicile, 
rendez-vous médicaux, etc.). En outre, il s’était installé à Genève et elle avait 
emménagé avec lui dès le 1er janvier 2019. Ce dernier avait trouvé un nouveau 
travail depuis le 11 juillet 2022 pour un salaire mensuel brut de CHF 5'200.-, ce 
qui était largement suffisant pour prendre soin d’elle. Il avait également trouvé un 
arrangement de paiement avec ses créanciers qui se traduisait par une saisie sur 
salaire mensuelle de CHF 710.-. Sa demande de regroupement familial pour vivre 
auprès de lui était donc tout à fait légitime. 

Sous l’angle de l’art. 8 CEDH, depuis la mort de son époux et ses deux AVC, elle 
souffrait de séquelles motrices importantes, de troubles du sommeil et d’un état 
dépressif profond. Sa prise en charge médicale et quotidienne n’était pas possible 
au Cameroun vue la nécessité d’une surveillance régulière et le risque vital qu’elle 
encourait à court terme en l’absence d’une telle surveillance. Ses fils et sa nièce 
avait mis en place une organisation qui lui permettait de bénéficier d’une 
surveillance constante et optimale sur le plan médical, matériel et émotionnel. Il 
n’existait aucun autre moyen de faire face à ses problèmes au Cameroun, car son 
mari était décédé et elle dépendait exclusivement du soutien de ses fils et de sa 
nièce. 

Elle a notamment produit des documents de l’office des poursuites datés du mois 
d’août 2022 relatifs à une saisie sur salaire d’B______ en cours. 

c. Par décision du 14 novembre 2022, le TAPI a prononcé la jonction des 
procédures A/450/2019 et A/3553/2022 sous le numéro de cause A/450/2019. 

d. Par jugement du 9 mars 2023, le TAPI a rejeté les recours. 

- 12/28 - 

A/450/2019 

Séjournant en Suisse depuis avril 2014, soit depuis près de neuf ans, la requérante 
ne remplissait à l’évidence pas les conditions de durée de l’autorisation de séjour 
pour traitement médical (art. 32 al. 1 et 3 de la loi fédérale sur les étrangers et 
l’intégration du 16 décembre 2005 [RS 142.20 - LEI]). En outre, dans la mesure 
où elle souhaitait demeurer en Suisse puisqu’elle requérait la délivrance d’une 
autorisation de séjour pour cas de rigueur, respectivement au titre du 
regroupement familial, en invoquant par ailleurs le caractère non raisonnablement 
exigible de son renvoi de Suisse, il convenait de retenir que son retour au 
Cameroun n’était manifestement pas garanti. 

Les conditions d’une autorisation de séjour pour cas de rigueur n’étaient pas non 
plus remplies. La durée de séjour de neuf ans devait être relativisée, s’étant 
déroulé dans l’illégalité. Son intégration ne pouvait en aucun cas être qualifiée 
d’exceptionnelle : elle n’y avait pas travaillé, n’y avait acquis aucune formation 
particulière et n’avait fait état, sur le plan social, d’aucun engagement particulier, 
notamment amical ou associatif. Elle ne disposait en outre d’aucun moyen 
financier et était entièrement la charge de sa famille. Une future dépendance à 
l’aide sociale n’était d’ailleurs pas exclue vu la situation familiale et financière de 
ses deux fils. Sur le plan médical, son état actuel était stable et certaines affections 
étaient désormais traitées, voire guéries, même si un suivi restait nécessaire. Rien 
au dossier n’indiquait par ailleurs que ce suivi ne pourrait pas continuer au 
Cameroun, où elle avait déjà été prise en charge depuis 2003. 

La requérante ne remplissait pas les conditions d’une autorisation de séjour au 
titre du regroupement familial sur la base de l’ALCP. Il n’avait pas été démontré à 
satisfaction qu’elle était à la charge d’B______ de manière régulière et continue 
depuis son arrivée en Suisse en avril 2014. Les éléments du dossier laissaient 
plutôt penser que c’était sa nièce, F______, qui la prenait en charge. B______ 
faisait du reste l’objet de plusieurs poursuites et actes de défauts de biens pour un 
montant total de plus de CHF 48'000.-, ainsi que d’une saisie sur salaire de CHF 
710.- par mois, ce qui permettait de remettre en question la capacité d’entretien de 
l’intéressé vis-à-vis de sa mère. Son entretien n’était ainsi pas garanti. La 
requérante ne pouvait par ailleurs pas se prévaloir de l’art. 3 annexe I ALCP sans 
commettre un abus de droit. Elle se trouvait en effet déjà sur le sol helvétique 
depuis trois ans lorsqu’B______ avait fait usage de son droit de circuler au sens 
de l’ALCP. De plus, elle n’avait été hébergée chez lui qu’à partir du 1er janvier 
2019, étant relevé qu’elle avait déclaré avoir emménagé dans son appartement sis 
rue D______, alors qu’à cette date, B______ était déjà domicilié à la rue 
E______. Ce n’était que suite au refus de l’OCPM de lui délivrer une autorisation 
de séjour – notamment pour regroupement familial auprès de C______, au motif 
que celui-ci touchait des prestations de l’hospice et que le logement, de quatre 
pièces pour sept personnes, devait être considéré comme inadéquat – que la 
requérante avait déposé la demande de regroupement familial auprès de son autre 
fils. Ces éléments, et en particulier le laps de temps relativement court entre la 

- 13/28 - 

A/450/2019 

décision de refus, l’emménagement de la requérante chez B______ et le dépôt de 
la demande de regroupement familial le 31 janvier 2019, laissaient penser que ce 
regroupement familial n’avait pas pour objectif la reconstitution ou le maintien de 
la vie familiale, mais répondait davantage à des motifs de convenance 
personnelle, étant encore relevé que la requérante avait modifié sa requête en 
cours de procédure pour pouvoir vivre auprès de sa nièce, avant de finalement 
revenir à sa requête initiale. 

Sous l’angle de l’art. 8 CEDH, il n’était pas démontré que la requérante se 
trouverait dans un rapport de dépendance particulier, tel que défini par la 
jurisprudence, à l’égard de ses proches résidant à Genève.  

Enfin, l’exécution de son renvoi était raisonnablement exigible, la requérante 
n’ayant pas démontré à satisfaction de droit que ses problèmes de santé étaient 
d’une gravité telle qu’un retour au Cameroun apparaissait, d’un point de vue 
médical, insoutenable. 

E.     a. Par acte du 24 avril 2023, la requérante a interjeté recours devant la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
ce jugement, concluant à l’octroi d’un titre de séjour « à quelque titre que ce 
soit ». 

Durant son séjour en Suisse, elle avait pu bénéficier de l’assistance régulière de 
ses proches ainsi que des soins à domicile. Grâce à ce soutien, son état de santé 
s’était amélioré et était désormais stabilisé. La qualité des soins et du suivi 
médical proposés au Cameroun étaient incomparables à celle de la Suisse. Elle 
avait subi une nouvelle attaque d’AVC dernièrement et s’était fait poser une 
nouvelle prothèse. Elle était suivie à domicile par un physiothérapeute, par 
l’Institution de maintien d’aide et de soins à domicile (ci-après : IMAD) et par ses 
proches.  

Elle ne bénéficiait d’aucun soutien au Cameroun, ses deux filles qui y résidaient 
étant constamment prises par leurs activités. Les conditions de commodité étaient, 
enfin, très limitées au Cameroun. 

b. Par réponse du 25 mai 2023, l’OCPM a conclu au rejet du recours. 

c. Par réplique du 21 juillet 2023, la recourante a persisté dans ses conclusions et 
produit des nouvelles pièces, dont des rapports médicaux du Dr I______ des 
31 janvier 2022 et 27 juin 2023, une attestation de la clinique des Grangettes du 
19 août 2022, des avis de sortie des Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : 
HUG) des 7 et 16 septembre 2022, une lettre de transfert des HUG du 22 
novembre 2022, un compte rendu opératoire des HUG du 3 novembre 2022, des 
documents médicaux relatifs à une intervention de la cataracte le 30 juin 2023 et 
des attestations de ses filles quant aux conditions de vie au Cameroun. 

- 14/28 - 

A/450/2019 

d. Sur quoi, la cause a été gardée à juger, ce dont les parties ont été informées. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 
05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2. Le litige porte sur le bien-fondé des décisions de l’OCPM refusant à la recourante 
la délivrance d’une autorisation de séjour. 

2.1 Le 1er janvier 2019 est entrée en vigueur une modification de la loi sur les 
étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr), devenue la loi fédérale sur les étrangers et 
l'intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20), et de l’ordonnance relative 
à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201). Conformément à l'art. 126 al. 1 LEI et à la jurisprudence 
du Tribunal fédéral (arrêt du Tribunal fédéral 2C_404/2022 du 4 août 2022 
consid. 6.1), les demandes déposées avant le 1er janvier 2019 sont régies par 
l'ancien droit. 

En l’occurrence, la requête ayant abouti à la décision du 20 décembre 2018 
(demande d’autorisation de séjour pour traitement médical, respectivement pour 
cas de rigueur) a été déposée en juillet 2014, de sorte que c’est l’ancien droit qui 
s’applique à ce volet du litige. S’agissant de la requête ayant fait l’objet de la 
décision du 20 septembre 2022 (demande d’autorisation de séjour au titre de 
regroupement familial), elle a été déposée le 31 janvier 2019. Cette demande est 
donc régie par le nouveau droit. Cette distinction apparaît cependant théorique, la 
plupart des dispositions de la LEI étant demeurées identiques. 

2.2 La LEI et ses ordonnances d’exécution, en particulier l’OASA, règlent 
l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le statut juridique n’est pas réglé 
par d’autres dispositions du droit fédéral ou par des traités internationaux conclus 
par la Suisse (art. 1 et 2 LEI), ce qui est le cas pour les ressortissants du 
Cameroun. 

2.3 Aux termes de l'art. 29 LEI, un étranger peut être admis en vue d'un traitement 
médical. Le financement et le départ de Suisse doivent être garantis.  

Même lorsque les conditions posées à l'art. 29 LEI sont cumulativement remplies, 
l'étranger ne dispose pas d'un droit à la délivrance d'une autorisation de séjour 
pour suivre un traitement médical en Suisse, l'art. 29 LEI étant en effet rédigé en 
la forme potestative (arrêt du Tribunal administratif fédéral [ci-après : TAF] F-
235/2018 du 4 avril 2019 consid. 6.1), sauf à pouvoir se prévaloir d'une 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_404/2022

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A/450/2019 

disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité lui conférant un tel droit, ce 
qui n'est pas le cas en l'espèce. 

L'autorisation de séjour pour traitement médical est une autorisation de courte 
durée. Elle peut ainsi être octroyée pour une durée limitée d'une année au plus 
(art. 32 al. 1 LEI). Une prolongation jusqu'à une durée totale de deux ans est 
toutefois envisageable (art. 32 al. 3 LEI). 

Il ressort de la doctrine et de la jurisprudence que le séjour pour traitement 
médical au sens de l'art. 29 LEI est de nature temporaire et que l'étranger 
requérant l'application de cette disposition légale doit apporter la garantie qu'il 
quittera la Suisse à l'issue du traitement suivi (art. 5 al. 2 LEI ; arrêt du TAF F-
235/2018 précité consid. 6.6). À ce titre, l'autorité administrative doit analyser si 
le retour du requérant dans son pays d'origine apparaît comme certain compte 
tenu, d'une part, de sa situation personnelle, familiale et professionnelle, et, d'autre 
part, de la situation politique, économique et sociale du pays de provenance 
(Martina CARONI/Lisa OTT, Bundesgesetz über die Ausländerinnen und 
Ausländer (AuG), 2010, n. 11 ad art. 29). Ainsi par exemple, le départ de Suisse 
n'est pas assuré lorsque l'intéressé doit suivre un traitement médical sur une 
longue période (cinq à dix ans) et que la fin de son séjour envisagé en Suisse n'est 
pas clairement définie (arrêt du TAF C-6330/2014 du 1er octobre 2015 
consid. 4.3.2). 

2.4 Aux termes de l'art. 30 al. 1 let. b LEI, il est possible de déroger aux 
conditions d'admission (art. 18 à 29 LEI) notamment dans le but de tenir compte 
des cas individuels d'une extrême gravité ou d'intérêts publics majeurs. 

L’art. 31 al. 1 OASA, dans sa teneur au moment de sa demande d’autorisation de 
séjour pour cas de rigueur, prévoit que pour apprécier l'existence d'un cas 
individuel d'extrême gravité, il convient de tenir compte notamment 
de l'intégration du requérant (let. a), du respect de l'ordre juridique suisse (let. b), 
de sa situation familiale, particulièrement de la période de scolarisation et de la 
durée de la scolarité des enfants (let. c), de sa situation financière ainsi que de sa 
volonté de prendre part à la vie économique et d'acquérir une formation (let. d), de 
la durée de sa présence en Suisse (let. e), de son état de santé (let. f) ainsi que des 
possibilités de réintégration dans l'État de provenance (let. g). Les critères 
énumérés par cette disposition, qui doivent impérativement être respectés, ne sont 
toutefois pas exhaustifs, d'autres éléments pouvant également entrer en 
considération, comme les circonstances concrètes ayant amené un étranger à 
séjourner illégalement en Suisse (secrétariat d'État aux migrations, Domaine des 
étrangers [ci-après : directives LEI], état au 1er janvier 2021, ch. 5.6.12). 

Les dispositions dérogatoires des art. 30 LEI et 31 OASA présentent un caractère 
exceptionnel et les conditions pour la reconnaissance d'une telle situation doivent 
être appréciées de manière restrictive (ATF 128 II 200 consid. 4 ; ATA/257/2020 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/257/2020

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du 3 mars 2020 consid. 6c). Elles ne confèrent pas de droit à l'obtention d'une 
autorisation de séjour (ATF 138 II 393 consid. 3.1 ; 137 II 345 consid. 3.2.1). 
L'autorité doit néanmoins procéder à l'examen de l'ensemble des circonstances du 
cas d'espèce pour déterminer l'existence d'un cas de rigueur (ATF 128 II 200 
consid. 4 ; 124 II 110 consid. 2 ; ATA/92/2020 du 28 janvier 2020 consid. 4d). 

L'art. 30 al. 1 let. b LEI n'a pas pour but de soustraire la personne requérante aux 
conditions de vie de son pays d'origine, mais implique que la personne concernée 
se trouve personnellement dans une situation si grave qu'on ne peut exiger de sa 
part qu'elle tente de se réadapter à son existence passée. Des circonstances 
générales affectant l'ensemble de la population restée sur place, en lien avec la 
situation économique, sociale, sanitaire ou scolaire du pays en question et 
auxquelles la personne requérante serait également exposée à son retour, ne 
sauraient davantage être prises en considération, tout comme des données à 
caractère structurel et général, telles que les difficultés d'une femme seule dans 
une société donnée (ATF 123 II 125 consid. 5b/dd ; arrêts du Tribunal 
fédéral 2A.245/2004 du 13 juillet 2004 consid. 4.2.1 ; 2A.255/1994 du 
9 décembre 1994 consid. 3). Au contraire, dans la procédure d'exemption des 
mesures de limitation, seules des raisons exclusivement humanitaires sont 
déterminantes, ce qui n'exclut toutefois pas de prendre en compte les difficultés 
rencontrées par la personne requérante à son retour dans son pays d'un point de 
vue personnel, familial et économique (ATF 123 II 125 consid. 
3 ; ATA/163/2020 du 11 février 2020 consid. 7b). 

La question n'est donc pas de savoir s'il est plus facile pour la personne concernée 
de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays 
d'origine, les conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation 
personnelle, professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (arrêts 
du Tribunal fédéral 2C_621/2015 du 11 décembre 2015 consid. 5.2.1 ; 
2C_369/2010 du 4 novembre 2010 consid. 4.1). 

Parmi les éléments déterminants pour la reconnaissance d'un cas d'extrême 
gravité, il convient en particulier de citer la très longue durée du séjour en Suisse, 
une intégration sociale particulièrement poussée, une réussite professionnelle 
remarquable, la personne étrangère possédant des connaissances professionnelles 
si spécifiques qu'elle ne pourrait les mettre en œuvre dans son pays d'origine, une 
maladie grave ne pouvant être traitée qu'en Suisse, la situation des enfants, 
notamment une bonne intégration scolaire aboutissant après plusieurs années à 
une fin d'études couronnée de succès. Constituent en revanche des facteurs allant 
dans un sens opposé le fait que la personne concernée n'arrive pas à subsister de 
manière indépendante et doive recourir aux prestations de l'aide sociale ou des 
liens conservés avec le pays d'origine, par exemple sur le plan familial, 
susceptibles de faciliter sa réintégration (arrêt du Tribunal fédéral 2A.543/2001 du 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20393
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/124%20II%20110
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/92/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/123%20II%20125
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2A.245/2004
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2A.255/1994
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/123%20II%20125
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/163/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_621/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_369/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2A.543/2001

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25 avril 2002 consid. 5.2 ; arrêts du TAF C-5414/2013 du 30 juin 2015 consid. 
5.1.4 ; C-6379/2012 et C-6377/2012 du 17 novembre 2014 consid. 4.3). 

La jurisprudence requiert, de manière générale, une très longue durée de séjour en 
Suisse (Minh SON NGUYEN/Cesla AMARELLE, Code annoté de droit des 
migrations, LEtr, volume 2, 2017, p. 269 et les références citées). Par durée assez 
longue, la jurisprudence entend une période de sept à huit ans (arrêt du 
TAF C-7330/2010 du 19 mars 2012 consid. 5.3 ; Minh SON NGUYEN/ 
Cesla AMARELLE, op. cit., p. 269). 

Bien que la durée du séjour en Suisse constitue un critère important lors de 
l'examen d'un cas d'extrême gravité, elle doit néanmoins être examinée à la 
lumière de l'ensemble des circonstances du cas particulier et être relativisée 
lorsque l'étranger a séjourné en Suisse de manière illégale, sous peine de 
récompenser l'obstination à violer la loi (ATF 130 II 39 consid. 3 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2D_13/2016 du 11 mars 2016 consid. 3.2). 

Selon la jurisprudence, des motifs médicaux peuvent, selon les circonstances, 
conduire à la reconnaissance d'un cas de rigueur lorsque la personne concernée 
démontre souffrir d'une sérieuse atteinte à la santé qui nécessite, pendant une 
longue période, des soins permanents ou des mesures médicales ponctuelles 
d'urgence, indisponibles dans le pays d'origine, de sorte qu'un départ de Suisse 
serait susceptible d'entraîner de graves conséquences pour sa santé. En revanche, 
le seul fait d'obtenir en Suisse des prestations médicales supérieures à celles 
offertes dans le pays d'origine ne suffit pas à justifier une exception aux mesures 
de limitation. De même, la personne étrangère qui entre pour la première fois en 
Suisse en souffrant déjà d'une sérieuse atteinte à la santé ne saurait se fonder 
uniquement sur ce motif médical pour réclamer une telle exemption (ATF 128 II 
200 consid. 5.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_861/2015  du 11 février 2016 
consid. 4.2 ; arrêt du Tribunal administratif fédéral F-6860/2016 du 6 juillet 2018 
consid. 5.2.2 ; ATA/1279/2019 du 27 août 2019 consid. 5f). 

En l'absence de liens d'une certaine intensité avec la Suisse, l'aspect médical et les 
éventuelles difficultés de réintégration de la personne concernée dans le pays 
d'origine ne sauraient justifier, à eux seuls, l'octroi d'un permis humanitaire pour 
cas de rigueur. Le cas échéant, ces critères ne peuvent en effet être pris en 
considération que dans le cadre de l'examen de la licéité et de l'exigibilité de 
l'exécution du renvoi (arrêt du TAF F-4125/2016 du 26 juillet 2017 consid. 5.4.1 ; 
ATA/506/2023 du 16 mai 2023 consid. 7.7 ; ATA/41/2022 du 18 janvier 2022 
consid. 9). 

2.5 Un étranger peut se prévaloir de l'art. 8 § 1 CEDH pour s'opposer à 
l'éventuelle séparation de sa famille. Pour qu'il puisse invoquer la protection de la 
vie familiale découlant de cette disposition, il doit entretenir une relation étroite et 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20II%2039
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2D_13/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20II%20200
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_861/2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1279/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/506/2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/41/2022

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effective avec une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en 
Suisse (ATF 139 I 330 consid. 2.1). 

Les relations familiales qui peuvent fonder un droit à une autorisation sont avant 
tout les rapports entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant 
ensemble (ATF 135 I 143 consid. 1.3.2). Un étranger majeur ne peut se prévaloir 
de l'art. 8 CEDH que s'il se trouve dans un état de dépendance particulier par 
rapport à des membres de sa famille résidant en Suisse en raison, par exemple, 
d'un handicap ou d'une maladie grave (ATF 129 II 11 consid. 2). 

Le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH n'est 
toutefois pas absolu. Une ingérence dans l'exercice de ce droit est possible selon 
l'art. 8 § 2 CEDH, pour autant qu'elle soit prévue par la loi et qu'elle constitue une 
mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à 
la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la 
prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à 
la protection des droits et libertés d'autrui. Le refus de prolonger une autorisation 
de séjour ou d'établissement fondé sur l'art. 8 § 2 CEDH suppose une pesée des 
intérêts en présence et l'examen de la proportionnalité de la mesure 
(ATF 139 I 145 consid. 2.2 ; 135 II 377 consid. 4.3). L’examen de la 
proportionnalité sous l’angle de l’art. 8 § 2 CEDH se confond avec celui imposé 
par l’art. 96 LEI, lequel prévoit que les autorités compétentes doivent tenir 
compte, dans l'exercice de leur pouvoir d'appréciation, des intérêts publics, de la 
situation personnelle de l'étranger, ainsi que ceux de son degré d'intégration (arrêts 
du Tribunal fédéral 2C_419/2014 du 13 janvier 2015 consid. 4.3 ; 2C_1125/2012 
du 5 novembre 2013 consid. 3.1 ; ATA/519/2017 du 9 mai 2017 consid. 10d). 

2.6 En l’occurrence, la recourante sollicite une autorisation de séjour « à quelque 
titre que ce soit ». Il convient donc d’examiner successivement son droit à une 
autorisation de séjour en vue de traitement médical (art. 29 LEI), pour cas 
d’extrême gravit (art. 30 LEI) et pour regroupement familial fondée sur l’ALCP. 

S’agissant d’abord de sa requête en autorisation de séjour en vue de traitement 
médical (art. 29 LEI), force est de relever que le retour de la recourante au 
Cameroun n’est manifestement pas garanti. La recourante, qui a déposé une 
demande d’autorisation de séjour pour cas de rigueur en 2014, a maintes fois 
exprimé sa volonté de demeurer en Suisse. Les conditions –  cumulatives – de 
l’art. 29 LEI pour l’octroi d’une autorisation de séjour en vue d’un traitement 
médical ne sont dès lors pas remplies, ce que la recourante ne conteste pas. C’est 
le lieu de préciser qu’elle n’a, quoi qu’il en soit, aucun droit à l’octroi d’une 
autorisation, l’art. 29 LEI ayant pour seul but d’exclure l’octroi d’un tel permis à 
celui qui n’en satisfait pas les conditions. 

Sous l’angle du cas de rigueur, la recourante se prévaut des nombreuses atteintes à 
sa santé et du soutien de ses proches en Suisse.  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20I%20330
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20I%20143
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20II%2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20I%20145
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20II%20377
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_419/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_1125/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/519/2017

- 19/28 - 

A/450/2019 

Les problèmes de santé de la recourante sont certes nombreux. Elle a été victime 
de deux AVC en 2003 et 2014 ayant provoqué une hémiparésie gauche, 
nécessitant la marche avec une canne et des difficultés de mobilisation, ainsi 
qu’une HTA, traitée de longue date et bien contrôlée. À son arrivée en Suisse, une 
gonarthrose gauche a été diagnostiquée et le traitement, consistant en la pose 
d’une prothèse totale du genou gauche, a été effectué en août 2017. Selon le 
rapport médical du Dr I______, elle souffre encore de douleurs au genou gauche, 
ce qui a entraîné une hospitalisation en octobre 2022. En juin et août 2016, 
l’intéressée a également subi deux interventions chirurgicales pour un cancer 
épidermoïde micro-invasif du col de l’utérus, avec un status en ordre à deux ans 
de la fin du traitement (selon les rapports médicaux du 4 octobre 2018). En janvier 
2022, une pseudo-hypoparathyroïdie a été diagnostiquée, provoquant des épisodes 
d’hypocalcémies. En novembre 2022, la recourante a subi une chirurgie élective 
en raison d’un conflit femoro-patellaire de la prothèse totale de son genou gauche. 
Enfin, en juin 2023, la recourante a encore subi une intervention de la cataracte. 
S’agissant de son traitement, il consiste en la prise d’anticoagulation 
thérapeutique (à vie), de contrôles réguliers en endocrinologie et en cardiologie, 
d’une évaluation régulière en orthopédie ainsi qu’en la poursuite d’un traitement 
médicamenteux. 

Ainsi que l’a relevé le TAPI, l’état actuel de la recourante est stable, certaines 
affections étant désormais traitées, voire guéries, même si un suivi reste 
nécessaire. La recourante l’admet du reste expressément dans ses écritures devant 
la chambre de céans. Rien au dossier ne vient appuyer ses dires selon lesquels elle 
aurait subi la pose d’une nouvelle prothèse. Les documents médicaux produits à 
l’appui de sa réplique font certes état d’une chirurgie élective subie en novembre 
2022 en raison d’un conflit femoro-patellaire de la prothèse totale de son genou 
gauche. Les suites postopératoires ont toutefois été décrites comme favorables 
avec un contrôle radiologique satisfaisant, des douleurs bien maîtrisées, la 
recourante ayant rapidement récupéré son autonomie grâce à la physiothérapie de 
rééducation à la marche (rapport des HUG du 22 novembre 2022). Comme il sera 
exposé ci-après, si l’intéressée critique la qualité des soins et infrastructures de 
son pays d’origine, elle ne démontre pas l’impossibilité d’avoir accès aux soins et 
médicaments dont elle a besoin et rien au dossier n’indique que tel serait le cas, 
étant précisé qu’elle a déjà été prise en charge au Cameroun lors de son premier 
AVC en 2003. Le fait que la qualité des soins dispensés dans son pays d’origine 
serait inférieure à celle existant en Suisse ne suffit pas à justifier une exception 
aux mesures de limitation du nombre des étrangers. 

Pour le reste, la recourante est arrivée en Suisse en 2014, soit il y a neuf ans. La 
durée de ce séjour doit toutefois doit être relativisée dans la mesure où, depuis 
l’échéance de son visa le 14 juillet 2014, il a été effectué dans l'illégalité, puis au 
bénéfice d'une tolérance des autorités de migration. Arrivée à Genève à l’âge de 
62 ans, la recourante ne s’y est intégrée ni professionnellement ni socialement. 

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A/450/2019 

Elle n'allègue pas avoir noué des relations fortes avec des personnes locales ni 
s'être engagée dans la vie culturelle ou associative du canton, les seuls contacts 
qu’elle mentionne dans ses écritures étant les membres de sa famille. Elle ne 
dépend certes pas de l’aide sociale, à tout le moins jusqu’en avril 2017 (date de 
l’attestation de l’hospice). Force est toutefois de constater qu’elle a fait l’objet de 
poursuites par le passé, même si, au 4 mai 2022, celles-ci ont toutes été réglées. 
Ainsi, et comme l’a relevé le TAPI, une future dépendance à l’aide sociale n’est 
pas exclue, étant précisé que son fils, C______, touche des prestations de 
l’hospice, et que son autre fils, B______, a contracté d’importantes dettes depuis 
2019. Dans ces conditions, les seules relations qu’elle entretient avec sa famille 
résidant à Genève ne suffisent pas pour lui reconnaître des liens d’une certaine 
intensité avec la Suisse, étant rappelé qu’elle a encore des liens avec son pays 
d'origine, où résident ses deux filles, étant rappelé que des visas de retour ont été 
demandés pour raisons familiales en 2016 et 2018. La recourante ne présente donc 
pas une situation de détresse personnelle au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEI, si bien 
qu’il ne se justifie pas de déroger aux conditions d'admission en Suisse en sa 
faveur, au vu de la jurisprudence très stricte en la matière. 

La recourante ne peut pas non plus tirer de droit de l’art. 8 CEDH. Ainsi que l’a 
retenu le TAPI, et sans que ce point n’ait été contesté devant la chambre de céans, 
la recourante n’a pas démontré qu’elle se trouverait dans un rapport de 
dépendance particulier à l’égard de ses fils et la nièce. Il n’est en particulier pas 
établi que son état de santé nécessiterait une prise en charge permanente que seuls 
ses deux fils, voire sa nièce, seraient en mesure d’assumer.  

Partant, au vu des éléments qui précèdent, l’OCPM n’a ni violé la loi ni abusé de 
son pouvoir d’appréciation en refusant de préaviser positivement auprès du SEM 
l’octroi d’une autorisation de séjour en faveur de la recourante. 

3. Reste à examiner si la recourante a droit à une autorisation de séjour au titre de 
regroupement familial avec son fils, B______, ressortissant français. 

3.1 Selon l'art. 3 par. 1 annexe I ALCP, en relation avec l'art. 7 let. d ALCP, les 
membres de la famille d'une personne ressortissant d'une partie contractante ayant 
un droit de séjour ont le droit de s'installer avec elle, à condition que celle-ci 
dispose d'un logement approprié. Sont notamment considérés comme membres de 
la famille, quelle que soit leur nationalité, les ascendants de cette personne ou 
ceux de son conjoint qui sont à sa charge (art. 3 par. 2 let. b annexe I ALCP).   

La qualité de membre de la famille « à charge » résulte du soutien du membre de 
la famille tel qu'assuré matériellement par le ressortissant UE/AELE bénéficiant 
du droit de séjour en Suisse (ATF 135 II 369 consid. 3.1 et les arrêts cités ; arrêts 
du Tribunal fédéral 2C_771/2021 du 15 septembre 2022 consid. 4.2 ; 
2C_184/2021 du 26 août 2021 consid. 3.2). Ce qui importe, c'est de savoir si, 
compte tenu de sa situation économique et sociale, le parent ascendant est en 

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A/450/2019 

mesure de subvenir lui-même à ses besoins essentiels, ou s'il est tributaire de 
moyens financiers supplémentaires apportés par le titulaire du droit de séjour 
(ATF 135 II 369 consid. 3.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_771/2021 précité 
consid. 4.3 ; 2C_184/2021 précité consid. 3.2 et les arrêts cités). S'agissant des 
ascendants qui ne résident pas déjà en Suisse ou qui n'y séjournent qu'en tant que 
touristes au moment de la demande, c'est la nécessité du soutien matériel apporté 
dans leur pays d'origine ou de provenance par le ressortissant UE/AELE 
séjournant en Suisse au moment du dépôt de la demande qui est déterminant (ATF 
135 II 369 consid. 3.1 et 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_433/2021 du 21 
octobre 2021 consid. 5.1 ;  2C_757/2019 du 21 avril 2020 consid. 4.2). En d'autres 
termes, le regroupement familial d'un ascendant provenant de l'étranger 
présuppose un soutien matériel par le regroupant existant au préalable dans le 
pays d'origine ou de provenance (cf. Martina CARONI et al., Migrationsrecht, 5e 
éd. 2022, n° 1015 p. 409; Peter UEBERSAX et al., Migrationsrecht in a nutshell, 
2021, p. 119). Ce n'est que si l'ascendant séjourne légalement en Suisse depuis 
plusieurs années déjà qu'il convient de se baser sur le soutien matériel qu'il reçoit 
effectivement dans ce pays (ATF 135 II 369 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 2C_771/2021 précité consid. 4.3 ; 2C_757/2019 précité consid. 4.2 et les 
arrêts cités).   

Seul l'aspect matériel de l'entretien de l'ascendant entre en ligne de compte et non 
les besoins sociaux (arrêt du Tribunal fédéral 2C_771/2021 précité consid. 4.4 et 
les arrêts cités). L'entretien matériel peut également être fourni par des prestations 
en nature (ATF 135 II 369 consid. 3.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_757/2019 
précité consid. 4.4). L'existence d'un lien de dépendance effectif doit être prouvée 
(arrêt du Tribunal fédéral 2C_771/2021 précité consid. 4.4 et les arrêts cités).  

À cela s'ajoute que le ressortissant UE/AELE résidant en Suisse doit avoir des 
ressources financières suffisantes pour continuer à assurer l'entretien nécessaire 
des membres de sa famille ou de celle de son conjoint, une fois que ceux-ci l'ont 
rejoint. Enfin, il faut qu'une vie familiale (sociale) ait effectivement existé avant le 
regroupement familial (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2C_433/2021 précité 
consid. 5.1 et les arrêts cités). 

3.2 En l’espèce, les justificatifs d’envois d’argent effectués par son fils en faveur 
de la recourante au Cameroun pour la période du 14 décembre 2009 au 15 février 
2014 attestent de 32 transferts pour un montant total de CHF 5'024.87. La 
question de savoir si les montants perçus par la recourante lui permettaient de 
subvenir à ses besoins essentiels peut toutefois rester ouverte. La recourante n’a 
en effet pas démontré que son fils participait à son entretien de manière régulière 
et continue depuis son arrivée en Suisse en 2014. Ainsi que l’a relevé le TAPI, les 
éléments au dossier laissent plutôt penser que c’est sa nièce, F______, qui la 
prenait en charge. Pour ce motif déjà, elle ne peut pas se prévaloir d'un droit de 
séjour découlant de l'art. 3 annexe I ALCP. S’ajoute à cela qu’il ressort des pièces 

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versées au dossier que son fils ne dispose pas des moyens financiers suffisants 
pour subvenir à son entretien en Suisse. Au mois de mai 2022, il faisait l’objet de 
poursuites actives pour un montant total de CHF 6'815.70, de cinq actes de défaut 
de biens pour un montant total de CHF 41'602.27 ainsi que d’une saisie sur salaire 
mise en place en août 2022. Devant la chambre de céans, la recourante ne conteste 
pas ces éléments, ni n’apporte de pièces justificatives démontrant que la situation 
financière de son fils se serait, depuis, assainie. La seule allégation, non étayée, 
selon laquelle il aurait trouvé un arrangement de paiement avec ses créanciers ne 
suffit pas. La chambre de céans relève au demeurant que la demande 
d’autorisation de séjour pour regroupement familial a été formée le 31 janvier 
2019, soit cinq ans après son arrivée en Suisse et quelques semaines après le refus 
de lui octroyer une autorisation pour cas de rigueur. De plus, la recourante a 
indiqué n’avoir été hébergée chez son fils, B______, qu’à partir du 1er janvier 
2019, étant relevé qu’elle a déclaré avoir emménagé dans son appartement sis rue 
D______, alors qu’à cette date, son fils était déjà domicilié à la rue E______. 
Dans ces conditions et ainsi que l’a relevé le TAPI, la démarche de la recourante 
apparaît répondre davantage à un motif de convenance personnelle qu’à permettre 
la vie commune des membres de la famille. À relever que la recourante a modifié 
sa requête en cours de procédure pour pouvoir vivre auprès de sa nièce, avant de 
revenir à sa requête initiale après avoir été informée par l’OCPM que les 
dispositions sur le regroupement familial ne s’appliquaient pas à une relation 
tante-nièce. 

Le jugement entrepris doit partant également être confirmé en tant qu’il nie le 
droit de la recourante à une autorisation de séjour fondé sur l’art. 3 par. 1 annexe I 
ALCP. 

4. Enfin, la recourante demande à être mise au bénéfice d'une admission provisoire. 

4.1 Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEI, toute personne étrangère dont l'autorisation est 
refusée, révoquée ou qui n'est pas prolongée après un séjour autorisé est renvoyée. 
La décision de renvoi est assortie d'un délai de départ raisonnable 
(art. 64 let. d al. 1 LEI). 

Le renvoi d'une personne étrangère ne peut être ordonné que si l'exécution de 
celui-ci est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée (art. 83 al. 1 LEI). 
L'exécution n'est pas possible lorsque la personne concernée ne peut quitter la 
Suisse pour son État d'origine, son État de provenance ou un État tiers ni être 
renvoyée dans un de ces États (art. 83 al. 2 LEI). Elle n'est pas licite lorsqu'elle 
serait contraire aux engagements internationaux de la Suisse (art. 83 al. 3 LEI). 
Elle n'est pas raisonnablement exigible si elle met concrètement en danger la 
personne étrangère, par exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence 
généralisée ou de nécessité médicale (art. 83 al. 4 LEI). 

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A/450/2019 

S'agissant plus spécifiquement de l'exécution du renvoi des personnes en 
traitement médical en Suisse, celle-ci ne devient inexigible que dans la mesure où 
ces dernières ne pourraient plus recevoir les soins essentiels garantissant des 
conditions minimales d'existence. Par soins essentiels, il faut entendre les soins de 
médecine générale et d'urgence absolument nécessaires à la garantie de la dignité 
humaine. L'art. 83 al. 4 LEI, disposition exceptionnelle, ne saurait en revanche 
être interprété comme impliquant un droit général d'accès en Suisse à des mesures 
médicales visant à recouvrer la santé ou à la maintenir, au simple motif que 
l'infrastructure hospitalière et le savoir-faire médical dans le pays d'origine ou de 
destination de l'intéressé n'atteignent pas le standard élevé qu'on trouve en Suisse 
(ATAF 2011/50 consid. 8.3). La gravité de l'état de santé, d'une part, et l'accès à 
des soins essentiels, d'autre part, sont déterminants. Ainsi, l'exécution du renvoi 
demeure raisonnablement exigible si les troubles physiologiques ou psychiques ne 
peuvent être qualifiés de graves, à savoir s'ils ne sont pas tels qu'en l'absence de 
possibilités de traitement adéquat, l'état de santé de l'intéressé se dégraderait très 
rapidement au point de conduire d'une manière certaine à la mise en danger 
concrète de sa vie ou à une atteinte sérieuse, durable, et notablement plus grave de 
son intégrité physique (arrêt du TAF F-1602/2020 du 14 février 2022 consid. 
5.3.4). 

4.2 Selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme 
(ci-après : CourEDH), l'exécution du renvoi ou de l'expulsion d'un malade 
physique ou mental est exceptionnellement susceptible de soulever une question 
sous l'angle de l'art. 3 CEDH si la maladie atteint un certain degré de gravité et 
qu'il est suffisamment établi que, en cas de renvoi vers l'État d'origine, la personne 
malade court un risque sérieux et concret d'être soumise à un traitement interdit 
par cette disposition (ACEDH N. c. Royaume-Uni du 27 mai 2008, req. n° 
26565/05, § 29 ss ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_3/2021 du 14 avril 2021 consid. 
4.2). C'est notamment le cas si sa vie est en danger et que l'État vers lequel elle 
doit être expulsée n'offre pas de soins médicaux suffisants et qu'aucun membre de 
sa famille ne peut subvenir à ses besoins vitaux les plus élémentaires (ACEDH 
N. c. Royaume-Uni précité § 42; ATF 137 II 305 consid. 4.3 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 2D_14/2018 du 13 août 2018 consid. 4.1; 2C_1130/2013 du 23 janvier 
2015 consid. 3). 

Le renvoi d'un étranger malade vers un pays où les moyens de traiter sa maladie 
sont inférieurs à ceux disponibles dans l'État contractant reste compatible avec 
l'art. 3 CEDH, sauf dans des cas très exceptionnels, en présence de considérations 
humanitaires impérieuses (ACEDH N. c. Royaume-Uni précité § 42 ; Emre 
c. Suisse du 22 mai 2008, req. n° 42034/04, § 89). Dans un arrêt du 13 décembre 
2016 (ACEDH Paposhvili c. Belgique, req. n° 41738/10, § 173 ss, not. 183), la 
Grande Chambre de la CourEDH a clarifié son approche en rapport avec 
l'éloignement de personnes gravement malades et a précisé qu'à côté des situations 
de décès imminent, il fallait entendre par « autres cas très exceptionnels » pouvant 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2D_3/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%20305
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2D_14/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_1130/2013

- 24/28 - 

A/450/2019 

soulever un problème au regard de l'art. 3 CEDH les cas d'éloignement d'une 
personne gravement malade dans lesquels il y a des motifs sérieux de croire que 
cette personne, bien que ne courant pas de risque imminent de mourir, ferait face, 
en raison de l'absence de traitements adéquats dans le pays de destination ou de 
défaut d'accès à ceux-ci, à un risque réel d'être exposée à un déclin grave, rapide 
et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou à une 
réduction significative de son espérance de vie ; ces cas correspondent à un seuil 
élevé pour l'application de l'art. 3 CEDH dans les affaires relatives à l'éloignement 
des étrangers gravement malades. La CourEDH a aussi fixé diverses obligations 
procédurales dans ce cadre (ACEDH Savran c. Danemark du 7 décembre 2021, 
req. n° 57467/15, § 130). 

4.3 En l'espèce, la recourante fait principalement valoir que le système de santé 
suisse est de meilleure qualité que le celui existant au Cameroun. Or, 
conformément à la jurisprudence, ce constat n'est pas suffisant pour admettre que 
son renvoi ne serait pas exigible. Dans le jugement entrepris, le TAPI a relevé que 
l’hôpital central de Yaoundé disposait d’un service de physio-kinésithérapie qui se 
chargeait, entre autres, de la rééducation fonctionnelle dans le domaine 
orthopédique. Le CHU à Yaoundé disposait quant à lui d’un IRM. Il ressortait par 
ailleurs de la jurisprudence du TAF que les traitements contre l’hypertension – 
affection courante au Cameroun – étaient aisément disponibles dans ce pays et 
que des soins en neurologie et en cardiologie étaient également disponibles dans 
les hôpitaux de Yaoundé ou à Douala (arrêts du TAF E-3050/2014 du 1er février 
2018 consid. 7.8.2). Le dossier ne contient pas d'éléments probants à même de 
remettre en cause la possibilité de prise en charge médicale de la recourante, telle 
que mise en avant par l’instance précédente. Dès lors, dans la mesure où il existe 
des structures de soins suffisantes au Cameroun qui peuvent prendre en charge les 
soins nécessités par les troubles dont souffre la recourante, son renvoi ne l'expose 
pas à un risque réel d'être confronté à un déclin grave, rapide et irréversible de son 
état de santé entraînant une mise en danger concrète de sa vie ou une atteinte 
sérieuse de son intégrité physique. 

En conclusion, en l'absence d'éléments démontrant que le retour de la recourante 
au Cameroun la mettrait concrètement en danger compte tenu de sa situation 
médicale, il convient de retenir que l'exécution de son renvoi est raisonnablement 
exigible au sens de l’art. 83 LEI, de sorte que c’est à juste titre que le TAPI a 
considéré que l'OCPM n'avait pas à proposer son admission provisoire au SEM. 

Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours. 

5. Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge de la 
recourante qui succombe (art. 87 al. 1 LPA), et il ne sera pas alloué d'indemnité de 
procédure (art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

- 25/28 - 

A/450/2019 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 24 avril 2023 par A______ contre le jugement 
du Tribunal administratif de première instance du 9 mars 2023 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de A______; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral suisse, av. de Lausanne 29, 1000 
Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. 
Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant invoquées comme moyens de 
preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame A______, à l'office cantonal de la population et 
des migrations, au Tribunal administratif de première instance, ainsi qu'au secrétariat 
d'État aux migrations. 

Siégeant : Eleanor McGREGOR, présidente, Valérie LAUBER et Claudio 
MASCOTTO, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

M. MAZZA 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. McGREGOR 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

- 26/28 - 

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Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

  

- 27/28 - 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné. 
 

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A/450/2019