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**Case Identifier:** 0d494709-d2a6-5c20-9fa8-66daf5142579
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-06-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 08.06.2021 A/1712/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1712-2020_2021-06-08.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1712/2020-PE ATA/595/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 8 juin 2021 

1
ère

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______, enfant mineur 
représenté par Me Pierre Schifferli, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

28 octobre 2020 (JTAPI/918/2020) 

- 2/15 - 

A/1712/2020 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______, né le ______2005, est ressortissant du Vietnam. 

2)  Il est arrivé en Suisse le 22 juillet 2014 avec ses parents, tous deux de 
nationalité vietnamienne, son père bénéficiant du statut de diplomate à Genève. Il 
a été mis au bénéfice d’une carte de légitimation délivrée par le département 
fédéral des affaires étrangères, valable jusqu’au 2 mai 2019, dans le cadre du 
regroupement familial.  

3)  Ses parents ont quitté la Suisse en date du 18 décembre 2018 pour leur pays 
d’origine. 

4)  Avant leur départ, ils ont décidé que leur fils poursuivrait et achèverait sa 
scolarité à Genève, où il était scolarisé depuis son arrivée en Suisse. Ils désiraient 
qu’il puisse garder un environnement stable avant de poursuivre des études 
universitaires au Vietnam ou au Canada. Pour sa part, l’enfant a indiqué, dans une 
lettre manuscrite non datée, qu’il souhaitait poursuivre sa formation à Genève, 
d’abord au collège, puis à l’université, désirant devenir pharmacien. 

5)  Les 22 novembre 2018 et 8 janvier 2019, des demandes d’autorisation de 
séjour pour études en faveur de M. A______ ont été déposées auprès de l’office 
cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM). 

6)  Depuis le départ de ses parents, l’enfant est domicilié chez Monsieur 
B______, né le ______1977, ressortissant du Vietnam, lequel est détenteur d’une 
carte de légitimation valable jusqu’au 19 juillet 2022. 

7)  Le 20 juin 2019, le service d’autorisation et de surveillance des lieux de 
placement a confirmé que l’accueil semblait, en l’état, répondre à l’intérêt du 
mineur, après avoir noté que le statut de diplomate de M. B______ le dispensait 
du régime de l’autorisation et de la surveillance. 

  Ce service a relevé que la mère de l'enfant avait été reçue dans ses locaux en 
décembre 2018 et qu’il résultait d’un entretien conduit le 5 avril 2019, en présence 
de l’enfant, que M. B______ avait été un collègue de travail du père du mineur, 
que l’enfant était en dixième année du cycle de C______, qu’il se projetait dans 
une formation académique ou commerciale, qu’il connaissait déjà M. B______ 
par le biais du sport qu’il pratiquait avec son père et ce dernier, que les parents de 
l’enfant étaient en contact journalier avec leur fils autant qu’avec M. B______ et 
qu’ils assumaient l’entretien financier de ce dernier à Genève. M. A______ était 
aussi en contact régulier avec sa sœur, laquelle était régulièrement invitée pour 
partager des repas. 

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8)  Le 6 janvier 2020, l’OCPM a informé M. B______ de son intention de 
refuser l’autorisation de séjour sollicitée en faveur de M. A______ et lui a imparti 
un délai pour exercer, par écrit, son droit d’être entendu.  

  La nécessité que l’enfant poursuive l’école obligatoire à Genève n’avait pas 
été démontrée à satisfaction.  

9)  Le 6 février 2020, les parents de l’enfant ont répondu à l’OCPM, 
développant plusieurs arguments. 

10)  Par décision du 18 mai 2020, l’OCPM a refusé d’octroyer une autorisation 
de séjour pour formation et formation continue à M. A______, et prononcé son 
renvoi de Suisse en lui impartissant un délai au 19 juillet 2020 pour quitter la 
Suisse. 

 Selon une pratique constante, aucune autorisation de séjour pour formation 
n’était délivrée à des jeunes enfants mineurs hors admission en internat au sein 
d’écoles habilitées à en avoir. Dans ce cadre, il était à relever que le Vietnam 
offrait normalement des conditions d’étude standard pouvant mener M. A______ 
jusqu’aux études supérieures. Partant, la nécessité d’effectuer ce parcours scolaire 
dans une école publique suisse n’avait pas été démontrée à satisfaction de droit. 
Même si les motivations sous-tendant la demande étaient louables, elles relevaient 
plus de la convenance personnelle que d’une réelle nécessité de suivre la 
formation à Genève. La demande devait donc être traitée en tant que placement 
d’enfant mineur en vue d’éducation. Dans ce contexte, il n’existait aucune raison 
importante justifiant le placement du mineur en Suisse. 

11)  Par acte du 15 juin 2020, M. A______ a interjeté recours auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre cette décision, 
concluant à son annulation et au renvoi de la cause à l’OCPM pour nouvelle 
décision. 

  En substance, il a fait valoir qu'il était âgé de 15 ans, était scolarisé au cycle 
d’orientation de C______ à Genève et avait le niveau de formation et les 
qualifications personnelles requises pour poursuivre ses études scolaires en 
Suisse, preuve en étaient ses très bonnes notes. Il ne cherchait en aucun cas à 
éluder les prescriptions générales sur l’admission et le séjour des étrangers, mais 
simplement à terminer son cursus scolaire, entamé en 2014 à l’âge de 9 ans, afin 
d’obtenir son diplôme de maturité suisse. Sa formation s’étendrait uniquement sur 
quatre ans, la durée du cursus pour effectuer le collège. Encore mineur, il n’avait 
obtenu à ce jour aucun diplôme et étudier dans un pays comme la Suisse, dont la 
réputation du système éducatif était notoire, pouvait significativement l’aider dans 
sa future filière professionnelle au Vietnam. 

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  M. B______, son représentant légal, possédait des avoirs financiers 
suffisants pour subvenir à son entretien et il s’était engagé à le faire, tout comme 
les parents de l'enfant, dont la situation financière était aisée. M. B______ et son 
épouse étaient des amis proches et de confiance des parents du mineur et 
disposaient du consentement écrit de ceux-ci. Le recourant disposait d’un 
logement approprié à Genève.  

  Au sujet de son départ de Suisse, dans ses observations du 6 février 2020, le 
père de M. A______ a déclaré formellement que son fils quitterait la Suisse après 
l’obtention de sa maturité à Genève, l’objectif étant qu’il puisse entrer sans 
problèmes à l’Université d’Hanoi au Vietnam ou à la « School of Public Policy 
and Administration » d’Ottawa, au Canada. Il n’existait aucune raison de douter 
de cet engagement d’un haut fonctionnaire du Vietnam, à l’excellente réputation, 
qui ne voudrait pas remettre en cause son engagement donné aux autorités suisses 
concernant le départ de son fils de la Suisse à la fin de ses études. 

  Citant une jurisprudence du 3 août 2010, M. A______ a soutenu qu’aucune 
norme légale n’exigeait que l’étudiant étranger justifie de la nécessité 
d’entreprendre des études en Suisse. L’autorité intimée considérait pourtant que la 
nécessité qu’il poursuive sa scolarité dans une école publique suisse n’avait pas 
été démontrée à satisfaction. Ses motivations ne relevaient pas de la convenance 
personnelle et il était faux d’affirmer que le Vietnam offrait normalement des 
conditions d’étude standard pouvant le mener jusqu’aux études supérieures. 
Retourner au Vietnam mettrait l'intéressé en sérieuse difficulté, les systèmes 
d’enseignement suisse et vietnamien étant complètement différents l’un de l’autre. 
Il était d’ailleurs très fréquent, pour les enfants de diplomates vietnamiens, de 
devoir être placés à un niveau scolaire inférieur à leur âge pour cause d’une 
réintégration très difficile au système scolaire du pays. Sa difficile intégration aux 
méthodes d’enseignement et d’apprentissage du Vietnam risquerait concrètement 
d’avoir des répercussions négatives sur son très bon parcours scolaire. De plus, la 
qualité de l’enseignement en Suisse était supérieure à celle du Vietnam. Enfin, un 
jeune adulte vivait suffisamment de changements en raison de son adolescence 
pour qu’on lui inflige encore de subir l’instabilité résultant d’un environnement 
totalement étranger pour lui. 

  Il convenait de mettre en balance l’intérêt de l’OCPM au maintien de sa 
décision et la liberté de continuer ses études en Suisse pour une durée limitée de 
quatre ans au maximum, en n’étant en aucun cas à la charge de l’État. La liberté 
du mineur devait primer. Il semblait disproportionné de renvoyer un enfant ayant 
poursuivi une bonne partie de sa scolarité en Suisse et ayant un dossier scolaire 
impeccable, alors qu’il allait finir son cursus scolaire à Genève et obtenir son 
diplôme de maturité dans le délai usuel de quatre ans. 

12)  Le 12 août 2020, l’OCPM a conclu au rejet du recours, persistant dans les 
termes de sa décision. 

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13)  Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant intégralement dans leurs 
conclusions respectives.  

  M. A______ a notamment relevé que l’autorité intimée se bornait à 
examiner sa situation comme n’importe quel autre cas, sans prendre en compte 
qu’il s’agissait ici d’un enfant de diplomate, ce qui changeait de manière 
substantielle sa situation. M. B______ et son épouse étaient des amis proches et 
de confiance de ses parents, ils disposaient du consentement écrit de ceux-ci et des 
moyens financiers nécessaires pour sa prise en charge optimale. En outre, 
l’internat n’était pas possible dans l’établissement scolaire fréquenté par l'enfant, 
de sorte qu’il lui faudrait changer d’établissement scolaire alors qu’aucun 
problème ou raison objective n’existait pour justifier un tel changement. 

14)  Par jugement du 28 octobre 2020, le TAPI a rejeté le recours interjeté par 
M. A______, au motif que ce dernier n'était pas parvenu à justifier la nécessité 
d'effectuer sa scolarité obligatoire en Suisse plutôt qu'au Vietnam, de sorte que 
l’appréciation de l’OCPM selon laquelle la nécessité de la formation en cause 
n’avait pas été suffisamment démontrée ne prêtait pas le flanc à la critique. 

15)  Par acte expédié le 1er décembre 2020, M. A______ a formé recours contre 
le jugement précité auprès de la chambre administrative de la Cour de justice 
(ci-après : la chambre administrative). 

  Il a rappelé les arguments développés en première instance, notamment le 
fait que la pratique de l'OCPM relativement à la nécessité pour un enfant dont 
aucun membre de la famille ne résidait en Suisse d'être inscrit en internat auprès 
de l'établissement de formation faisait totalement fi des circonstances du cas 
d'espèce et violait crassement, de par le caractère systématique de son application, 
le principe de proportionnalité au sens étroit qui exigeait une pesée des intérêts en 
présence. 

  Il a également repris sa motivation s'agissant de la nécessité de la formation 
en Suisse.  

16)   Le 7 janvier 2021, l'OCPM a conclu au rejet du recours. Les arguments 
avancés par le mineur n'étaient pas de nature à modifier sa position. 

17)  La cause a été gardée à juger le 23 février 2021. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 

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LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10).  

  Le recourant est mineur, mais dès lors qu’il est capable de discernement et 
exerce ici un droit strictement personnel, il a la capacité d’ester seul en justice et 
est habilité à mandater un avocat pour le représenter (arrêt du Tribunal fédéral 
5A_615/2011 du 5 décembre 2011 consid. 1), étant précisé que les droits qui 
procèdent d’une autorisation de séjour sont considérés comme des droits 
éminemment personnels (arrêts du Tribunal fédéral 2A.35/2006 du 31 mai 2006 
consid. 2.4 ; 2P.73/1996 du 2 avril 1996 consid. 2b in RDAF 1997 I 159). 

2)  Le recours porte sur la conformité au droit du jugement du TAPI du 
28 octobre 2020 confirmant le refus d'autorisation pour formation ou formation 
continue au recourant. 

3)  Le recours devant la chambre administrative peut être formé pour violation 
du droit, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation, ainsi que pour 
constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 LPA). En 
revanche, la chambre administrative ne connaît pas de l'opportunité des décisions 
prises en matière de police des étrangers, dès lors qu'il ne s'agit pas d'une mesure 
de contrainte (art. 61 al. 2 LPA ; art. 10 al. 2 de la loi d'application de la loi 
fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10, a contrario). 

4) a. Le 1er janvier 2019 est entrée en vigueur une modification de la loi sur les 
étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr), qui a alors été renommée loi fédérale sur 
les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20), et de 
l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative 
du 24 octobre 2007 (OASA - RS 142.201). Conformément à l’art. 126 al. 1 LEI, 
les demandes déposées avant le 1er janvier 2019 sont régies par l'ancien droit 
(parmi plusieurs : arrêt du Tribunal fédéral 2C_1075/2019 du 21 avril 2020 
consid. 1.1). 

 b. En l'espèce, le recourant a déposé sa demande d'autorisation de séjour pour 
études avant le 1er janvier 2019. Il s'ensuit que c'est l'ancien droit qui s'applique, 
soit la LEI et l'OASA dans leur teneur avant le 1er janvier 2019, étant néanmoins 
précisé que même si les nouvelles dispositions devaient s'appliquer, lesquelles 
sont restées pour la plupart identiques, cela ne modifierait rien à l'issue du litige 
compte tenu de ce qui suit.  

5)  Le recourant soutient que l'OCPM puis le TAPI auraient violé le principe de 
proportionnalité en refusant d'accorder l'autorisation de séjour, alors que les 
conditions de placement d'un enfant mineur étaient réunies. 

 a. La LEI et ses ordonnances d'exécution, en particulier l'OASA, règlent 
l'entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le statut juridique n'est pas réglé 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/F%202%2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20142.201

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par d'autres dispositions du droit fédéral ou par des traités internationaux conclus 
par la Suisse (art. 1 et 2 al. 1 LEI), ce qui est le cas pour les ressortissantes et 
ressortissants du Vietnam.  

 b. L'art. 30 al. 1 let. c LEI donne à l'autorité la possibilité de déroger aux 
conditions d'admission prévues par les art. 18 à 29 de cette loi afin de régler le 
séjour des enfants placés. 

  L'alinéa 2 de cette disposition délègue au Conseil fédéral la compétence de 
fixer des conditions générales ainsi que d'arrêter la procédure à suivre pour 
octroyer une dérogation.  

 c.  L'art. 33 OASA, intitulé « enfants placés », prévoit que des autorisations de 
séjour peuvent être accordées à des enfants placés si les conditions auxquelles le 
Code civil suisse du 10 décembre 1907 (CC - RS 210) soumet l'accueil de ces 
enfants sont remplies.  

  Selon les directives et commentaires du secrétariat d'État aux migrations 
(ci-après : SEM), Domaine des étrangers, du 25 octobre 2013 (ci-après : directives 
LEI), les enfants peuvent être placés chez des parents nourriciers même si ces 
derniers n'ont pas l'intention de les adopter. Dans ces situations, les art. 6 et 6b de 
l'ordonnance sur le placement d'enfants du 19 octobre 1977 (OPE - RS 
211.222.338) prévoient qu'un tel placement ne peut être réalisé que s'il existe un 
motif important. Les parents nourriciers doivent produire une déclaration du 
représentant légal compétent selon le droit du pays d'origine de l'enfant indiquant 
le motif du placement en Suisse, et ils doivent s'engager par écrit à pourvoir à 
l'entretien de l'enfant comme si celui-ci était le leur (directives LEI, n. 5.4.2). 

  Une autorisation de séjour est délivrée à l'enfant placé, mais non pas destiné 
à l'adoption, si les conditions d'accueil fixées par le Code civil suisse du 
10 décembre 1907 (CC - RS 210) sont remplies, la délivrance de l'autorisation 
étant soumise à l'approbation fédérale du SEM (art. 99 LEI ; directives LEI, 
n. 5.4.2.2). 

  Les directives LEI précisent encore que les autorités cantonales veillent à ce 
que les dispositions sur l'admission d'enfants placés ne soient pas éludées par 
l'octroi de l'autorisation de séjour à des élèves : le but visé par l'art. 33 OASA est 
d'offrir à un enfant un environnement familial et social adéquat, dont la possibilité 
de poursuivre sa scolarité en Suisse n'est qu'une conséquence. Le placement doit 
servir uniquement et seulement l'intérêt supérieur de l'enfant sans qu'il y ait d'autre 
considération, notamment migratoire, au premier plan (directives LEI, n. 5.4.2.2). 

 d.  Le respect des exigences prévues en la matière par le droit civil nécessite 
qu'une autorisation préalable de l'autorité compétente désignée par le droit 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20210
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20211.222.338
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20211.222.338
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20210

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cantonal, en principe l'autorité tutélaire du lieu de placement a été délivrée 
(art. 316 al. 1 CC, en relation avec les art. 2 et 8 al. 1 OPE). 

  Ainsi que l'a rappelé le Tribunal administratif fédéral, les autorités de police 
des étrangers, qui sont confrontées à des abus dans ce domaine, ont le devoir de 
s'assurer, avant d'autoriser le séjour en vue d'un placement éducatif, qu'aucune 
autre solution n'a pu être trouvée dans le pays d'origine de l'enfant placé. L'octroi 
d'une autorisation de séjour (en dérogation aux conditions d'admission) fondée sur 
l'art. 30 al. 1 let. c LEI ne se justifiera donc que lorsque l'enfant est orphelin à la 
fois de père et de mère, ou a été abandonné, ou encore lorsque ses parents sont 
dans l'absolue incapacité de s'en occuper. Il convient en effet de ne pas perdre de 
vue que l'État de provenance de l'enfant ne saurait se soustraire aux devoirs qui lui 
incombent à l'égard de ses propres citoyens, notamment en matière d'assistance et 
d'éducation (arrêt du Tribunal administratif fédéral C-1403/2011 du 31 août 2011 
consid. 5.4 et le références citées). 

 e. En l'espèce, le recourant soutient qu'une autorisation de séjour doit lui être 
délivrée, dans la mesure où il a été placé, chez des parents nourriciers, 
conformément à la loi suisse et à son intérêt, le régime d'autorisation de 
placement, au sens de l'art. 33 OASA n'étant pas applicable. 

  Conformément à la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral rappelée 
ci-avant, l'admission d'un enfant étranger pour être placé en Suisse n'est possible 
que lorsque l'intéressé se retrouve sans parents capables de prendre soin de lui. Tel 
n'est manifestement pas le cas en l'espèce, dès lors que les deux parents du 
recourant sont vivants et qu'ils ont les capacités tant financières que personnelles 
pour s'occuper de leur fils.  

  Par ailleurs, le recourant, outre le fait qu'il entend poursuivre des études en 
Suisse, ne se prévaut d'aucun motif important justifiant d'être placé en Suisse. En 
réalité, le recourant a été placé par ses parents chez des parents nourriciers 
uniquement dans le but de rester à Genève, pour continuer sa scolarité. Cette 
manière de faire élude sans nul doute les dispositions restrictives d'admission des 
étrangers sur le territoire suisse. 

  Enfin, le fait que l'OCPM ait retenu qu'en principe l'étudiant mineur doit 
être en internat auprès de l'établissement de formation auprès duquel il est inscrit, 
ne modifie pas cette appréciation. En effet, cette question peut demeurer ouverte, 
dès lors que l'argumentation du recourant, en lien avec l'autorisation de séjour 
pour enfant placé, comme retenu supra, se heurte au principe de l'abus de droit, 
dite autorisation étant requise pour éviter les conditions strictes de délivrance 
d'une autorisation de séjour pour études, lesquelles ne sont pas réunies 
conformément au considérant qui suit. 

  Par conséquent, les griefs du recourant seront rejetés. 

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6)  Le recourant soutient que l'OCPM puis le TAPI auraient abusé de leur 
pouvoir d'appréciation en lui refusant une autorisation pour études. 

 a. À teneur de l’art. 27 LEI, un étranger peut être admis en vue d’une 
formation ou d’une formation continue si la direction de l’établissement confirme 
qu’il peut suivre la formation ou la formation continue envisagées (al. 1 let. a), s’il 
dispose d’un logement approprié (al. 1 let. b) et des moyens financiers nécessaires 
(al. 1 let. c), et s’il a le niveau de formation et les qualifications personnelles 
requis pour suivre la formation ou la formation continue prévues (al. 1 let. d). S'il 
est mineur, sa prise en charge doit être assurée (al. 2).  

  Ces conditions étant cumulatives, une autorisation de séjour pour 
l’accomplissement d’une formation ne saurait être délivrée que si l’étudiant 
étranger satisfait à chacune d’elles (arrêt du Tribunal administratif fédéral 
C-1359/2010 du 1er septembre 2010 consid. 5.3 ; ATA/40/2019 du 15 janvier 
2019 consid. 6). 

  Cela étant, même dans l’hypothèse où toutes ces conditions sont réunies, 
l’étranger n’a pas droit à la délivrance d’une autorisation de séjour, à moins qu’il 
ne puisse se prévaloir d’une disposition particulière du droit fédéral ou d’un traité 
lui conférant un tel droit (ATF 135 II 1 consid. 1.1 et la jurisprudence citée ; arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_167/2015 du 23 février 2015 consid. 3 ; arrêt du Tribunal 
administratif fédéral F-7827/2016 du 15 novembre 2018 consid. 4.1 ; 
ATA/40/2019 du 15 janvier 2019 consid. 6). Autrement dit, l’autorisation doit être 
refusée lorsque ces conditions ne sont pas remplies, mais lorsqu’elles le sont, 
l’autorité n’en dispose pas moins d’un large pouvoir d’appréciation pour statuer 
sur la requête, dont elle est tenue de faire le meilleur exercice en respectant les 
droits procéduraux des parties (arrêts du Tribunal administratif fédéral 
F-6364/2018 du 17 mai 2019 consid. 8.1 ; C-7279/2014 du 6 mai 2015 
consid. 7.1). 

 b. À teneur de l'art. 23 al. 2 OASA, les qualifications personnelles sont 
suffisantes notamment lorsqu'aucun séjour antérieur, aucune procédure de 
demande antérieure ni aucun autre élément n'indiquent que la formation ou la 
formation continue invoquée vise uniquement à éluder les prescriptions générales 
sur l'admission et le séjour des étrangers.  

 c. Avec le changement de loi, l’absence d’assurance de départ de Suisse de 
l’intéressé au terme de sa formation ne constitue plus un motif justifiant à lui seul 
le refus de délivrance d’une autorisation de séjour pour études (arrêt du Tribunal 
administratif fédéral C-4647/2011 du 16 novembre 2012 consid. 5.4 ; 
ATA/1035/2019 du 18 juin 2019 consid. 8f). Néanmoins, cette exigence subsiste 
en vertu de l’art. 5 al. 2 LEI, à teneur duquel tout étranger qui effectue un séjour 
temporaire en Suisse, tel un séjour pour études, doit apporter la garantie qu’il 
quittera la Suisse à l’échéance de celui-là (arrêt du Tribunal administratif fédéral 

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F-1677/2016 du 6 décembre 2016 consid. 5.3 ; ATA/1035/2019 du 18 juin 2019 
consid. 8f). 

 d. Les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir 
d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi 
que de son degré d'intégration (art. 96 al. 1 LEI).  

  Il convient de procéder à une pondération globale de tous les éléments en 
présence (arrêt du Tribunal administratif fédéral F-6011/2019 du 5 octobre 2020 
consid. 7.2 et les références citées), en tenant notamment compte, lors de 
l’examen de chaque cas, de la situation personnelle du requérant (âge, situation 
familiale, formation scolaire préalable, environnement social), des séjours ou 
demandes antérieurs et de la région de provenance (situation économique et 
politique, marché du travail indigène pour les diplômés des hautes écoles ; arrêt 
du Tribunal administratif fédéral C-513/2006 du 19 juin 2008 consid. 7 ; 
ATA/40/2019 du 15 janvier 2019 consid. 5).  

  Afin d'éviter les abus, d'une part, et de tenir compte, d'autre part, de 
l’encombrement des établissements d'éducation (écoles, universités, etc.) ainsi que 
de la nécessité de sauvegarder la possibilité d’accueillir aussi largement que 
possible de nouveaux étudiants désireux d'acquérir une première formation en 
Suisse, l'autorité doit se montrer restrictive dans l'octroi de la prolongation des 
autorisations de séjour pour études.  

  Il convient également de tenir compte dans la pesée des intérêts de l’art. 3 
de la Convention relative aux droits de l’enfant, conclue à New York le 
20 novembre 1989 (CDE - RS 0.107), qui tutelle l’intérêt de l’enfant. Les 
dispositions de cette convention ne font toutefois pas de l’intérêt de l’enfant un 
critère exclusif, mais un élément d’appréciation dont l’autorité doit tenir compte 
lorsqu’il s’agit de mettre en balance les différents intérêts en présence (ATF 139 I 
315 consid. 2.4 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_963/2015 du 29 février 2016 
consid. 4.2 ; ATA/504/2016 du 14 juin 2016 consid. 5e), étant rappelé que l’art. 3 
CDE ne confère aucun droit de séjour en Suisse (ATF 144 I 91 consid. 5.2 ; 139 I 
315 consid. 2.4 et les références citées) et que le fait pour un enfant de pouvoir 
grandir en jouissant d’un contact étroit avec ses parents est un intérêt fondamental 
pour ce dernier (ATF 143 I 21 consid. 5.5.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
2C_1047/2019 du 21 février 2020 consid. 4.2). 

 e. La nécessité d'effectuer des études en Suisse ne constitue certes pas une des 
conditions posées à l'art. 27 LEI pour l'obtention d'une autorisation de séjour en 
vue d'une formation ou d'un perfectionnement. Cette question doit toutefois être 
examinée sous l'angle du large pouvoir d'appréciation conféré à l'autorité dans le 
cadre de l'art. 96 al. 1 LEI (arrêts du Tribunal administratif fédéral F-6364/2018 
du 17 mai 2019 consid. 8.2.2 ; C-5436/2015 du 29 juin 2016 consid. 7.3). 

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 f. La prise en charge selon l’art. 27 ch. 2 LEI est adéquate lorsque le séjour est 
effectué dans un internat ou chez un membre de la famille séjournant de manière 
légale en Suisse. En toutes hypothèses, l’autorité doit s’assurer de l’accord des 
parents à l’étranger et des conditions de vie du mineur en Suisse. L’autorité peut 
requérir la collaboration du réseau diplomatique et consulaire ou du service 
cantonal/communal en charge de la protection des mineurs (Steve FAVEZ, Les 
étudiants dans la loi sur les étrangers in RDAF 2009 I 209, p. 232 ; Marc 
SPESCHA/Hanspeter THÜR/Andreas ZÜND/Peter BOLZLI, Migrationsrecht, 
2015, n. 9 ad. art. 27 al. 2, p. 108). 

 g. En l'espèce, le recourant paraît remplir les conditions matérielles posées à 
l'art. 27 al. 1 LEI relatives au logement, à la prise en charge financière, à 
l'admission à la formation prévue et au niveau de formation. 

  Quant aux qualifications personnelles de l'intéressé, aucun élément au 
dossier ne permet de douter que l'intention première du séjour de celui-ci en 
Suisse ait été de rejoindre ses parents en Suisse et d'y poursuivre sa formation, et 
que ce but, légitime en soi, ne saurait viser uniquement à éluder les prescriptions 
générales sur l'admission et le séjour des étrangers. Il ne saurait en conséquence 
être question, en l'état et par rapport à la disposition précitée, de conclure à un 
comportement abusif de la part du recourant.  

  La prétendue insuffisance de qualité de la formation dans son pays d'origine 
n'a toutefois pas été démontrée. Le recourant n’est en effet pas parvenu à justifier 
la nécessité d’effectuer sa scolarité obligatoire en Suisse plutôt qu’au Vietnam, 
faisant essentiellement valoir que son séjour en Suisse est plus opportun à la 
lumière du cursus d’études envisagé.  

  En conséquence, même si la chambre administrative n'entend pas contester 
l'utilité que pourrait constituer la formation projetée en Suisse et comprend les 
aspirations de l'intéressé à obtenir un diplôme suisse pouvant lui ouvrir de bonnes 
perspectives professionnelles, elle se doit néanmoins de constater que, dans le cas 
particulier, il n'apparaît pas que des raisons spécifiques et suffisantes soient de 
nature à justifier l'approbation de l'autorisation de séjour sollicitée, au regard aussi 
de la politique d'admission restrictive que les autorités helvétiques ont été 
amenées à adopter en la matière.  

  Par ailleurs, l'on peut également s'interroger sur la pertinence pour le 
recourant d'obtenir un diplôme de maturité suisse alors qu'il souhaite entreprendre 
des études universitaires dans son pays d'origine. Ce d'autant plus que ce dernier a 
indiqué, dans une lettre manuscrite non datée, qu’il souhaitait poursuivre sa 
formation à Genève, d’abord au collège, puis à l’université, désirant devenir 
pharmacien. Cette intention est par ailleurs contraire à celle décrite par le père du 
recourant, tant dans ses observations du 6 février 2020 que dans le recours formé 
le 1er décembre 2020.  

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  La chambre de céans considère ainsi qu'il est légitime d'émettre de fortes 
réserves quant à son engagement à quitter la Suisse au terme de ses études au 
collège. Au regard de l'ensemble des pièces du dossier, tout porte plutôt à croire 
que son choix de poursuivre des études en Suisse alors que ses parents sont rentrés 
au pays a été essentiellement dicté par des raisons de convenance personnelle plus 
que par des impératifs éducatifs, et que le séjour souhaité au titre des études ne 
sera pas de courte durée. Sa sortie du territoire une fois le titre visé obtenu n'est 
ainsi nullement assurée malgré les assurances de son père, alors même que le 
recourant sera majeur d'ici-là. Enfin, le statut de diplomate du père du recourant 
n'est pas de nature à modifier cette appréciation. 

  Le refus de délivrer l'autorisation sollicitée est ainsi également conforme au 
principe de proportionnalité.   

   Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher à l'autorité intimée – 
compte tenu de la rigueur dont elle doit faire preuve dans l'examen des demandes 
de séjour pour études, du nombre élevé d'étudiants dans les écoles suisses et du 
nombre important de demandes d'autorisation de séjour pour formation – d'avoir 
refusé son approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour pour formation en 
faveur du recourant. 

  En considération de ce qui précède, après une pondération de tous les 
éléments en présence, la chambre administrative retient qu'il n'existe pas, dans le 
cas d'espèce, d'éléments justifiant qu'elle intervienne dans la marge d'appréciation 
qu'il convient de reconnaître à l'autorité inférieure.   

7)  En l'absence d'autorisation de séjour en Suisse, c'est également à bon droit 
que l'autorité inférieure a prononcé le renvoi du recourant de Suisse sur la base de 
l'art. 64 al. 1 let. c LEI.  

  L'intéressé n'a pas démontré l'existence d'obstacles à son retour au Vietnam 
et le dossier ne fait pas non plus apparaître que l'exécution de ce renvoi serait 
impossible, illicite ou inexigible au sens de l'art. 83 al. 2 à 4 LEI, de sorte que c'est 
à juste titre que l'OCPM a ordonné l'exécution de cette mesure.   

8)  Dans ces circonstances, la décision de l'autorité intimée est conforme au 
droit et le recours contre le jugement du TAPI sera rejeté.  

9)  Vu l'issue du litige et les circonstances du cas d’espèce, il ne sera pas perçu 
d’émolument (art. 87 al. 1 LPA). Il ne sera pas alloué d’indemnité de procédure 
(art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

- 13/15 - 

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PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 1er décembre 2020 par Monsieur A______ 
contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 28 octobre 2020 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Pierre Schifferli, avocat du recourant, à l’office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première 
instance, ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, Mme Landry-Barthe, M. Verniory, 
juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

J. Balzli 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

- 14/15 - 

A/1712/2020 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

- 15/15 - 

A/1712/2020 

Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.