# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ed09e355-5f0b-5cd9-9eca-8400cab58c92
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-11-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 28.11.2008 A/527/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-527-2008_2008-11-28.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT et Christine 

KOEPPEL, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/527/2008 ATAS/1398/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 3 

du 28 novembre 2008 

 

En la cause 

Monsieur M__________, domicilié aux  AVANCHETS recourant 

 

contre 

HOSPICE GENERAL, Direction générale, Cours de Rive 12;Case 
postale 3360, 1211 Genève 3 

intimé 

 

 
 
 

 

A/527/2008 

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EN FAIT 

1. En janvier 2007, Monsieur M__________ a déposé une demande de prestations 

auprès du Service du revenu minimum cantonal d'aide sociale (ci-après : service du 

RMCAS). Des prestations lui ont été allouées du 1er janvier au 30 avril 2007.  

2. Le 29 mai 2007, l'intéressé a communiqué à sa conseillère en emploi une facture de 

dentiste, datée du même jour et portant sur un montant de 582 fr. 75.  

3. Le service du RMCAS a informé oralement l'intéressé qu'il refusait de prendre en 

charge cette facture en raison du fait qu'aucun devis préalable n'avait été déposé. 

4. Après un échange de courriers avec sa conseillère en emploi, l'intéressé a sollicité 

une décision écrite de refus de prise en charge. 

5. Accédant à sa demande, le service du RMCAS lui a notifié, le 19 novembre 2007, 

une décision formelle refusant d'entrer en matière sur le remboursement des frais 

dentaires. Cette décision a été notifiée à l'intéressé le 26 novembre 2007. 

6. Par courrier recommandé du 29 novembre 2007, ce dernier a formé opposition à 

cette décision. Il a allégué avoir, avant d'entreprendre le traitement, pris contact 

avec sa conseillère en emploi, Madame N__________, ainsi qu'avec Monsieur 

O__________, assistant administratif. Il affirme que tous deux lui ont assuré qu'il 

pouvait commencer le traitement et que les frais seraient pris en charge, sans attirer 

son attention sur le fait que la facture devrait être établie pendant la période durant 

laquelle des prestations lui étaient allouées. 

7. Par décision sur opposition du 8 février 2008, le Président du Conseil 

d'administration de l'Hospice général a confirmé la décision de refus de prise en 

charge.  

Il a relevé que la pratique constante du service du RMCAS, que la conseillère de 

l'intéressé soutient lui avoir communiqué oralement, veut qu'avant d'entreprendre 

tout traitement dentaire, un devis soit préalablement demandé et soumis au dentiste-

conseil du service. Cette procédure vise à éviter que des personnes profitent de leur 

passage - parfois bref - au service du RMCAS pour bénéficier de traitements 

médicaux et dentaires que l'assurance obligatoire de base ne prend pas à sa charge. 

Un devis approuvé est donc le préalable nécessaire à la prise en charge de toute 

intervention médicale, lorsque le montant du traitement dépasse 500 fr. par année 

civile. Au surplus, il a été relevé que seuls les frais induits pendant la période 

d'intervention du service du RMCAS et facturés durant cette même période peuvent 

entrer en compte. Or, la facture est intervenue en mai 2007, soit postérieurement à 

l'octroi de prestations d'aide sociale sous forme de RMCAS. 

 
 
 

 

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8. Par courrier du 20 février 2008, l'intéressé a interjeté recours contre cette décision. 

Il affirme ne jamais avoir été informé de l'exigence d'un devis, ni du fait que la 

facture de son dentiste devait être établie pendant la période d'intervention du 

RMCAS. Il assure que tant Madame N__________ que Monsieur O__________ lui 

ont affirmé, à plusieurs reprises, qu'il n'y avait aucun inconvénient à ce qu'il 

commence le traitement. Il a demandé que ces deux personnes soient entendues à 

titre de témoins.  

9. Invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 20 mars 2008, a conclu au rejet 

du recours.  

L'intimé relève qu'en date du 17 janvier 2007, l'intéressé a été convié à une séance 

générale d'information prévue le 25 février 2007, visant à lui faire connaître ses 

devoirs et droits dans le cadre du RMCAS. La teneur de ces séances vise 

notamment à informer les bénéficiaires du RMCAS de la possibilité de demander la 

prise en charge de frais dentaires et de leur faire connaître la procédure et les 

directives internes y relatives. Le 15 février 2007 cependant, l'intéressé a fait savoir 

par téléphone qu'il serait absent, car il serait en vacances du 19 février au 2 mars 

2007. Le 25 février 2007, lors de la séance en question, son absence a été constatée. 

Le 26 février 2007, Monsieur M__________ a été convoqué à une nouvelle séance 

d'information générale à laquelle il a participé. L'intimé assure que Madame  

P__________, conseillère en emploi au Service des mesures cantonales, a informé 

l'assuré qu'il débuterait en emploi temporaire cantonal à plein temps en qualité de 

surveillant au Musée d'art et d'histoire le 30 avril 2007. Le 15 mai 2007, l'intéressé 

a laissé un message à la réception du service du RMCAS pour informer sa 

conseillère en emploi qu'il s'était vu octroyer cet emploi temporaire au 1er mai 2007. 

Il le lui a confirmé de vive voix le 23 mai 2007. Le 23 mai 2007, sa sortie du 

dispositif RMCAS a été confirmée à l'intéressé par courrier. 

L'intimé rappelle que la loi fixe le montant de base du revenu minimum cantonal 

d'aide sociale et mentionne que ce montant de base peut être complété dans les 

limites du barème de l'assistance publique par des allocations ponctuelles destinées 

à prendre en charge certains frais tels que les frais de vêtement ou de maladie. 

L'Hospice général soutient que le remboursement de frais dentaires n'entre pas 

parmi les "frais de maladie" et que la loi n’en prévoit pas la prise en charge 

obligatoire de sorte que le service en charge d'appliquer la loi bénéficie d'un 

pouvoir discrétionnaire, lorsqu'il est saisi d'une demande visant au remboursement 

de soins dentaires à titre de complément de l'aide. Or, le service du RMCAS 

n'admet la prise en charge de soins dentaires dont la somme dépasse 500 fr. 

qu'après préavis de son dentiste-conseil. Ce dernier évalue le devis établi par le 

dentiste traitant, la nécessité du traitement et le coût à garantir. Les soins superflus 

de confort ou esthétiques sont exclus d'emblée de toute prise en charge par le 

RMCAS. Les critères fixés (devis préalable, facture pendant la période de 

 
 
 

 

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prestations) permettent d’assurer l'égalité de traitement des bénéficiaires des 

prestations sociales.  

Une directive interne a été ainsi édictée qui prévoit, lorsqu'une personne informe 

son conseiller en emploi de son souhait d'entreprendre un traitement dentaire, qu’il 

lui est exposé : 

- "Que tout traitement dentaire de petit calibre ou soins d'urgence peuvent 

être pris en charge; 

- que tout traitement dépassant 500 fr. doit faire l'objet d'un devis préalable 
pour évaluation et accord du médecin-conseil de l'Hospice général; 

- que, dans les deux cas, la facture doit être remise à la caisse-maladie 
pour un éventuel remboursement, le décompte de l'assurance devant 
ensuite être remis au conseiller en emploi en vue de la décision de prise 
en charge." 

L'Hospice général fait valoir que cette directive interne est expliquée au 

bénéficiaire lors des séances d'information auxquelles l'intéressé a participé. Cela 

vise à éviter que des abus (des personnes bénéficiant de l'aide sociale – parfois pour 

de courtes périodes – pourraient être tentées d’en profiter pour obtenir des soins 

parfois coûteux).  

En l’occurrence, l'intéressé n'a pas sollicité de devis avant d'engager des frais. Or, la 

facture dont il demande le remboursement ne fait pas état d'une consultation en 

urgence. Qui plus est, les soins, même s'ils ont été prodigués durant la période de 

prise en charge, n'ont été facturés que postérieurement à cette période. Enfin, 

l'Hospice général fait remarquer que le montant réclamé ne saurait mettre le 

recourant dans le besoin, dans la mesure où il disposait en janvier 2007 d’une 

fortune de 28'551 fr. 60 sur son compte bancaire. 

10. Des audiences d'enquêtes se sont tenues en date du 26 juin 2008. 

Monsieur O__________, qui travaillait à la réception du Service du RMCAS, a 

indiqué avoir eu contact avec le recourant dans ce cadre mais ne jamais s'être 

occupé de son dossier. Monsieur O__________ se souvient que le recourant lui a 

remis la facture de son dentiste et qu'il l'a déposée dans la "pelle de courrier" de 

Madame N__________. Monsieur O__________ a affirmé qu'à son souvenir, il ne 

s'est jamais prononcé sur la question de savoir si les frais de dentiste seraient pris en 

charge ou non. Il a expliqué que telle n'est pas sa fonction et que les collaborateurs 

du service ont des consignes très strictes sur ce point : ils peuvent donner des 

informations aux clients sur la manière de procéder mais en aucun cas se prononcer 

sur leurs demandes.  

 
 
 

 

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De façon générale, Monsieur O__________ a confirmé que les frais urgents 

peuvent être pris en charge jusqu'à 500 fr. mais qu'au-delà de ce montant, un devis 

doit être soumis au médecin-conseil.  

Le recourant a déploré que ces précisions ne lui aient été données qu'après le 

traitement. Il soutient qu'auparavant, il lui aurait été répondu : "allez-y, allez-y". 

11. Quant à Madame N__________, elle a déclaré au Tribunal de céans que le 

recourant l'a effectivement sollicitée s'agissant de son traitement dentaire. Elle a 

indiqué lui avoir donné les informations que l'on donne à chaque assuré en ce cas,  

à savoir qu'ils ont en principe droit à la prise en charge pour autant qu'il s'agisse 

d'un traitement "de petit calibre" ou en urgence. Elle a également précisé au 

recourant qu'il devait obtenir préalablement le refus de prise en charge de sa caisse 

maladie et ajouté que si le traitement dépassait 500.- fr., un devis était nécessaire. 

En revanche, Madame N__________ reconnaît n'avoir pas abordé la question de la 

période de prise en charge car à l'époque, en mars, il n'était pas encore question que 

le recourant quitte le cercle des bénéficiaires.  

Madame N__________ a fait remarquer que ces informations étaient au surplus 

dispensées à tous les bénéficiaires lors d'une séance collective, par les responsables 

d'unité. 

Le recourant a formellement contesté avoir reçu ces informations. Il affirme que ce 

n'est que lorsqu'il a présenté la facture qu'on lui a parlé pour la première fois d'un 

devis à établir. Il dit ne pas se souvenir que la question des frais dentaires ait été 

abordée lors de la séance d'information collective à laquelle il a assisté le 16 avril 

2007. 

Madame N__________ a maintenu avoir donné lesdites informations au recourant, 

ajoutant que s'il est vrai qu'elle l'a encouragé à se faire soigner pour ne pas 

continuer à souffrir, elle lui a également précisé la procédure à suivre et ce, à 

plusieurs reprises. 

Madame Q__________, représentant l'intimé à l'audience, a quant à elle précisé que 

seuls les traitements les plus urgents peuvent être effectués immédiatement, les 

autres restant soumis à l'exigence du devis. L'urgence consiste par exemple dans 

l'arrachage d'une dent. 

Madame Q__________ a ajouté qu'elle avait disposait du matériel sur lequel 

Monsieur R__________ (le collaborateur qui a donné la séance d'information à 

laquelle le recourant a finalement assisté) basait sa présentation power point. Elle a 

relevé que les frais dentaires y figurent, même si c'est évidemment de manière 

résumée, et a proposé de produire la présentation power point en question.  

 
 
 

 

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Madame N__________ a quant à elle souligné que le traitement a été pratiqué du 

19 au 23 avril 2007 alors que l'assuré a quitté le cercle des bénéficiaires du RMCAS 

le 30 avril. Elle a confirmé par ailleurs que les traitements d'urgence sont constitués 

la plupart du temps par des carries ou des rages de dent. 

12. Suite à l'audience, l'intimé a produit la présentation powerpoint utilisée lors de la 

séance d'information. Cette présentation comprend un tableau intitulé "Frais 

complémentaires" portant la mention suivante : "Frais dentaires (sur devis pour tout 

traitement de plus de CHF 500)." 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 2 let. b de la loi genevoise sur l'organisation 

judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît des 

contestations prévues à l’art. 39 de la loi cantonale sur les prestations cantonales 

accordées aux chromeurs en fin de droit du 18 novembre 1994 (LRMCAS; J 2 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le recours, interjeté en temps utile, est recevable (art. 38 LRMCAS).  

3. Le litige porte sur la question de savoir si c'est à juste titre que le Service du 

RMCAS a refusé la prise en charge des frais dentaires de son bénéficiaire, tels 

qu'ils ressortent de la facture du 29 mai 2007.  

4. L’art. 1 LRMCASprévoit qu’afin d’éviter de devoir recourir à l’assistance publique, 

les personnes au chômage ayant épuisé leur droit aux prestations de l’assurance-

chômage (régimes fédéral et cantonal) ont droit à un revenu minimum cantonal 

d’aide sociale, versé par l’Hospice général, qui peut être complété par une 

allocation d’insertion. 

5. L'art. 3 al. 1 LRMCAS fixe le montant du revenu minimum cantonal d'aide social 

garanti aux chômeurs en fin de droit. Le second alinéa de cette disposition prévoit 

que ce revenu peut être complété, dans les limites du barème de l'assistance 

publique, par des allocations ponctuelles destinées à prendre en charge certains 

frais, tels que les frais de vêtement ou les frais de maladie.  

Ainsi que le fait remarquer à juste titre l'intimé, l'emploi du verbe "pouvoir" 

démontre que le Service du RMCAS dispose d'un large pouvoir d'appréciation en la 

matière. L'intimé a expliqué les règles qu'il a clairement posées pour permettre 

d'assurer l'égalité de traitement entre bénéficiaires s'agissant de la prise en charge 

des frais dentaires. 

En l'espèce, s'agissant d'un traitement de plus de 500 fr. et n'ayant de surcroit pas de 

caractère d'urgence, il est manifeste que les conditions d'une prise en charge 

 
 
 

 

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n'étaient pas remplies dans la mesure où le recourant n'a pas fait établir de devis 

préalable.  

Reste à examiner si le recourant peut se prévaloir du principe de protection de la 

bonne foi dans la mesure où il allègue qu'on lui aurait affirmé qu'il pouvait aller de 

l'avant et entreprendre ledit traitement.  

6. Le droit à la protection de la bonne foi, déduit directement de l’art. 4 de l’ancienne 

Constitution, est expressément consacré à l’art. 9 Cst actuel. Il vaut pour l’ensemble 

de l’activité étatique et exige que l'administration et les administrés se comportent 

réciproquement de manière loyale. 

Selon la jurisprudence rendue sous l’ancien droit, qui est toujours valable (ATF 127 

I 36 consid. 3a, 126 II 384 consid 3a), il permet aux citoyens d’exiger que l’autorité 

respecte ses promesses et qu’elle évite de se contredire (cf. également Pierre 

MOOR, Droit administratif, vol. 2, Berne 1991, p. 428).  

En particulier, l'administration doit s'abstenir de tout comportement propre à 

tromper l'administré et elle ne saurait tirer aucun avantage des conséquences d'une 

incorrection ou insuffisance de sa part. A certaines conditions, le citoyen peut ainsi 

exiger de l'autorité qu'elle se conforme aux promesses ou assurances qu'elle lui a 

faites et ne trompe pas la confiance qu'il a légitimement placée dans celles-ci. De la 

même façon, le droit à la protection de la bonne foi peut aussi être invoqué en 

présence, simplement, d'un comportement de l'administration susceptible d'éveiller 

chez l'administré une attente ou une espérance légitime (ATF 129 II 381 consid. 7.1 

et les nombreuses références citées). 

Il s'applique lorsque l'administration crée une apparence de droit, sur laquelle 

l'administré se fonde pour adopter un comportement qu'il considère dès lors comme 

conforme au droit. Ainsi, l'autorité qui fait une promesse, donne une information ou 

une assurance, doit satisfaire les expectatives créées, même si la promesse ou 

l'expectative sont illégales, si les conditions cumulatives suivantes sont réunies a) il 

faut que l’autorité soit intervenue dans une situation concrète à l’égard de personnes 

déterminées, b) qu’elle ait agi ou soit censée avoir agi dans les limites de sa 

compétence, c) que l’administré n’ai pu se rendre compte immédiatement de 

l’inexactitude du renseignement obtenu, d) qu’il se soit fondé sur celui-ci pour 

prendre des dispositions qu’il ne saurait modifier sans subir un préjudice, et que e) 

la loi n’ait pas changé depuis le moment où le renseignement a été donné (ATF 121 

V 66 consid. 2a ; Blaise KNAPP, Précis de droit administratif, Bâle et Francfort-

sur-le-Main 1991, 4ème édition, n° 509 p. 108; Ulrich HÄFELIN / Georg 

MÜLLER, Grundriss des Allgemeinen Verwaltungsrechts, 2ème édition, Zurich 

1993, p. 117ss, plus particulièrement p. 126, ch. 563ss) 

7. Il convient encore de rappeler que dans le domaine des assurances sociales, le juge 

fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être 

 
 
 

 

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établis de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-

dire qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas 

qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi 

tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, 

retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 

195 consid. 2 et les références). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des assurances 

sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le 

doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

8. En l'espèce, il n'a pu être établi avec un degré de vraisemblance suffisant qu'un 

renseignement erroné aurait effectivement été donné au recourant. Tant Monsieur 

O__________ que Madame N__________ ont démenti avoir indiqué au recourant 

qu'il pouvait aller de l'avant sans autre. Au contraire, Madame N__________ 

affirme l'avoir informé à plusieurs reprises de la procédure à suivre. Il ressort 

également clairement de la présentation powerpoint qui a été diffusée lors de la 

séance d'information à laquelle le recourant a finalement assisté qu'un devis était 

nécessaire pour les frais dentaires dépassant 500 fr. En conséquence de quoi, la 

condition principale nécessaire à l'application du principe de protection de la bonne 

foi n'est pas remplie.  

9. Eu égard aux considérations qui précèdent, le recours est rejeté.  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2.  Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ  

 La présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le