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**Case Identifier:** c966d474-d11e-5fe2-8145-acedd9d357d7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2007-05-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 22.05.2007 A/3581/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3581-2006_2007-05-22.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3581/2006-EPM ATA/270/2007  

ARRÊT SUR PARTIE 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

du 22 mai 2007 

 

dans la cause 

 

Monsieur C______ 
représenté par Me Nicolas Wisard, avocat  

contre 

HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE GENÈVE 
représentés par Me Pierre Martin-Achard, avocat 

 

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A/3581/2006 

EN FAIT 

1.  Amené à se prononcer à titre préalable sur la recevabilité du recours, le 

Tribunal administratif retient les faits suivants. 

2.   Monsieur C______ (ci-après : l’intéressé) est docteur en médecine, 
spécialiste en X______et Y______, avec sous-spécialisation. 

  Du 1
er

 décembre 1997 au 30 septembre 1998, il a été engagé par les 

Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : les HUG ou les intimés) en qualité 

de chef de clinique, 1
ère

 année, au département X_______, division Y______, à un 

taux de 50%. Il a été par la suite engagé à plein temps du 1
er

 octobre 1998 au 30 

septembre 1999 par les HUG en qualité de chef de clinique 2
ème

 année, au 

département X______, division Y______, puis du 1
er

 octobre 1999 au 30 

novembre 2003 en qualité de chef de clinique 3
ème

 année, dans la même division 

du même département, toujours à plein temps. 

3.  Le 8 décembre 2003, l’intéressé s’est vu adresser un contrat d’engagement 
pour personnel médical pour la période du 1

er
 décembre 2003 au 30 novembre 

2006, qu’il a signé. L’engagement était prévu à plein temps, en qualité de médecin 
adjoint du chef de service au service Y______des HUG. 

  Le 1
er

 février 2005, l’intéressé a été promu en qualité de médecin adjoint 
agrégé à la suite de l’obtention de son privat-docent. Son cahier des charges n’a 
pas été modifié. 

4.  Le 27 mars 2006, le Professeur S______, chef du service Y______ des 

HUG, et le Professeur B______ ont procédé à l’évaluation des compétences de 
l’intéressé, en vue du renouvellement du contrat de celui-ci. 

  Dans le formulaire d’évaluation rempli à cette occasion, il est notamment 
mentionné, sous « Evaluation globale », que celle-ci était « bonne ». Figurait dans 

le même formulaire la proposition de poursuivre la collaboration à la condition 

que celle-ci soit limitée « à cause de départ de chef de service dans 6 mois », le 

mandat du Professeur S______ arrivant à échéance le 30 septembre 2006.  

  Le 28 mars 2006, le Professeur S______ a écrit au Professeur B______ pour 

lui indiquer qu’en raison de son départ prochain à la retraite, « la prolongation du 
contrat d’engagement du Dr C______ serait à reconsidérer par une nouvelle 
évaluation des compétences par mon successeur, lors de sa prise de fonction ». 

5.   Le 8 juin 2006, le comité de direction des HUG a traité du renouvellement 

du contrat de l’intéressé, mais uniquement pour la période du 1er décembre 2006 

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A/3581/2006 

au 30 novembre 2007. En substance, décision a été prise de reporter l’examen du 
dossier. 

  Le 24 août 2006, le comité de direction des HUG a derechef abordé la 

question du renouvellement du contrat de l’intéressé, toujours dans l’optique d’un 
renouvellement limité à une année.  

6.  Le 30 août 2006, le comité de direction des HUG a finalement pris la 

décision de ne pas renouveler le contrat de l’intéressé au-delà de l’échéance du 30 
novembre 2006. 

  La décision a été notifiée en mains propres de l’intéressé le jour même. 

7.  Par acte du 29 septembre 2006, M. C______ a recouru auprès du Tribunal 

administratif contre cette décision. Son recours était recevable quand bien même il 

avait formellement été engagé par un contrat de durée déterminée. Son statut de 

médecin adjoint d’un chef de service des HUG faisait de lui un employé soumis à 
un rapport de droit public, dans le cadre de la notion d’employé au sens de 
l’article 6 de la loi générale relative au personnel de l’administration cantonale et 
des établissements publics médicaux, du 4 décembre 1997 (B 5 05 – LPAC). 
Selon le mécanisme de reconduction automatique prévu à l’article 38 alinéa 1 du 
règlement des services médicaux des HUG (RSM ; accessible au 22 mai 2007 

sous http://dirmed.hug-ge.ch/_library/pdf/reglement_services_medicaux.pdf), le 

contrat se prolongeait normalement pour une deuxième période de trois ans. 

Comme les autres employés que l’Etat n’entendait pas conserver à son service, il 
pouvait contester la décision mettant fin aux rapports de service. De plus, il aurait 

dû bénéficier du statut de médecin adjoint du chef de service depuis l’an 2000 en 
tout cas, si bien que la décision à prendre ne devait pas être celle du 

renouvellement de ce statut, mais sa nomination en qualité de fonctionnaire, selon 

l’article 38 alinéa 2 RSM. De plus, la théorie de l’interdiction des contrats en 
chaîne, connue en droit privé, devait s’appliquer également en droit public. Son 
contrat devait donc être considéré comme étant de durée indéterminée et la 

décision prise assimilable à une décision de licenciement. Enfin, le recours était 

également recevable sous l’angle de l’article 6 de la Convention européenne de 
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, du 4 novembre 
1950 (CEDH - RS 0.101). La décision entreprise consistait matériellement en un 

licenciement et revêtait un caractère civil au sens de cette disposition. Le recours 

de droit public auprès du Tribunal fédéral ne satisfaisait pas aux exigences de 

l’article 6 CEDH, si bien que la voie de recours au Tribunal administratif devait 
être ouverte. 

  Sur le fond, il a conclu à l’annulation de la décision du 30 août 2006 et à la 
constatation que son contrat d’engagement était reconduit pour une durée de trois 
ans à compter du 1

er
 décembre 2006. 

http://dirmed.hug-ge.ch/_library/pdf/reglement_services_medicaux.pdf

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8.  Les intimés ont répondu au recours le 14 novembre 2006. Le recours était 

irrecevable. Le contrat du recourant, de durée déterminée, arrivait à échéance le 

30 novembre 2006, si bien qu’aucune forme de résiliation des rapports de travail 
n’était envisageable. Le recourant n’avait aucun droit à une décision de 
renouvellement de son contrat et le Tribunal administratif ne pouvait contrôler les 

conditions du non renouvellement. La théorie de l’interdiction des contrats en 
chaîne allait à l’encontre des dispositions légales applicables. Enfin, l’article 6 
CEDH n’était pas applicable, le litige n’ayant aucun caractère civil, la décision ne 
faisant que constater la fin des rapports de travail à l’issue de la période 
contractuelle prévue. 

  Subsidiairement, le recourant devait être débouté sur le fond. 

9.  Sur demande du recourant, le Tribunal administratif a fixé le 4 décembre 

2006 un délai aux intimés pour déposer l’intégralité du dossier original concernant 
le recourant, et a imparti à ce dernier un délai au 26 janvier 2007 pour répliquer. 

10.   A la demande du recourant, le Tribunal administratif a prié le 9 janvier 

2007 les intimés de fournir un complément de dossier et leur a imparti un délai au 

29 février 2007 pour dupliquer. Le délai imparti au recourant pour répliquer a 

pour sa part été reporté au 2 février 2007. 

11.  Le recourant a répliqué le 2 février 2007. Le recours était recevable, 

d’autant plus depuis l’entrée en force le 1er janvier 2007 de l’article 29a de la 
Constitution fédérale de la Confédération suisse, du 18 avril 1999 (Cst. – RS 101), 
garantissant un droit au contrôle judiciaire dans toutes les causes. Sur le fond, il a 

persisté dans ses conclusions, tout en formulant une conclusion nouvelle tendant à 

ce que soit réservée la procédure en indemnisation dans l’hypothèse où sa 
réintégration ne pourrait intervenir malgré un jugement constatant que les intimés 

n’étaient pas fondés à refuser de renouveler son engagement. 

12.  Les intimés ont dupliqué le 26 février 2007. Le recours était irrecevable et 

devait, sur le fond, être rejeté. 

13.  Le 20 mars 2007, le recourant a sollicité une audience de comparution 

personnelle et l’ouverture d’enquêtes. 

  Le 23 mars 2007, les intimés ont estimé qu’il serait opportun que le 
Tribunal administratif statue en priorité sur la recevabilité du recours. 

14.  Le 26 avril 2007, les parties ont été informées que la cause était gardée à 

juger sur la seule question de la recevabilité du recours, la suite de la procédure 

étant réservée. 

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EN DROIT 

1.  Le Tribunal administratif est l’autorité supérieure ordinaire de recours en 
matière administrative (art. 56A al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 
novembre 1941 - LOJ - E 2 05). Le recours est ouvert contre les décisions des 

autorités et juridictions administratives, au sens des articles 4, 5 et 6 alinéa 1 lettre 

c et 57 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 

10), sauf exception prévue par la loi (art. 56A al. 2 LOJ). Les décisions 

concernant le statut et les rapports de service des fonctionnaires et autres membres 

du personnel de l’Etat, des communes, et des autres corporations et établissements 
de droit public n’est recevable que si une disposition légale, réglementaire ou 
statutaire spéciale le prévoit (art. 56B al. 4 litt. a LOJ). 

2. a. Selon l’article 1 alinéa 2 LPAC, cette loi s’applique au personnel des 
établissements publics médicaux. Demeurent réservées les dispositions 

particulières applicables au personnel médical énoncées dans les règlements des 

services médicaux adoptés par les établissements publics médicaux. 

  Selon l’article 31 alinéa 1 LPAC, peut recourir au Tribunal administratif 
pour violation de la loi tout membre du personnel dont les rapports de service ont 

été résiliés. Il convient donc de déterminer si cette disposition est applicable au 

litige. 

 b. L’article 38 alinéa 1 RSM énonce que le médecin adjoint, agrégé ou non, est 
soumis au statut d’employé selon le titre VII du SPHUG (Statut du personnel des 
HUG). Sous le titre VII du SPHUG, l’article 57 alinéa 1 définit quelles sont les 
conditions d’engagement d’un employé « au sens de l’article 6 [LPAC] ».  

 c. En l’espèce, le recourant est médecin adjoint agrégé au sens de l’article 38 
RSM. Le titre VII du SPHUG lui est donc applicable. Selon l’article 57 de ce 
statut, le recourant a bien été engagé en tant qu’employé au sens d’article 6 
LPAC. Cette disposition énonce qu’un employé est un « membre du personnel 
régulier ». La première condition de l’article 31 alinéa 1 LPAC est donc remplie. 

3.  Pour que le recours soit ouvert au membre du personnel au sens de l’article 
31 alinéa 1 LPAC, encore faut-il qu’ait été adoptée à son encontre une décision 
résiliant les rapports de service. 

 a. Sous la note marginale « Résiliation », l’article 21 alinéa 1 LPAC, qui 
s’applique aux fonctionnaires et aux employés, énonce que pendant le temps 
d’essai et la période probatoire, chacune des parties peut mettre fin aux rapports 
de service en respectant le délai de résiliation; l’employé est entendu par l’autorité 
compétente; il peut demander que le motif de la résiliation lui soit communiqué. 

Selon l’article 59 SPHUG, la période d’essai pour les employés des HUG est de 
trois mois. Il n’existe pas de période probatoire pour les employés.  

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 b. La LPAC définit la résiliation de la même manière que le droit privé. Il 

s’agit de l’exercice d’un droit formateur résolutoire, qui éteint un rapport de droit 
particulier. En l’espèce, selon le contrat d’engagement du 8 décembre 2006, la 
durée de l’engagement était du 1er décembre 2003 au 30 novembre 2006. Il peut 
sembler de prime abord que les rapports de service étaient donc appelés à 

s’éteindre à l’échéance fixée, sans exercice d’un quelconque droit formateur 
résolutoire, sans que les rapports de service n’aient à être résiliés. 

 c. Toutefois, selon l’article 38 alinéa 1 RSM, auquel le contrat d’engagement 
renvoie d’ailleurs expressément, le contrat d’un médecin adjoint du chef de 
service, qu’il soit agrégé ou non, est conclu pour une durée de trois ans. Le contrat 
est renouvelable une fois pour la même période, sur proposition du chef de service 

au Comité de direction, six mois avant l’échéance. Le Comité de direction doit 
alors statuer dans les trois mois avant l’échéance, à défaut de quoi le contrat est 
réputé reconduit pour une nouvelle période de trois ans. 

  L’article 38 alinéa 1 in fine RSM pourvoit ainsi à un système de 
reconduction automatique des rapports de travail dès lors que fait défaut la 

réalisation d’une condition particulière : en effet, selon le texte clair de cette 
disposition, si le Comité de direction ne statue pas dans les trois mois avant 

l’échéance du contrat d’engagement, celui-ci est réputé reconduit. La seule 
décision qui peut mettre un terme à ce système est une décision de non 

renouvellement, telle qu’elle a été adoptée en l’espèce. Une telle décision peut 
être assimilée à une véritable condition résolutoire (comparer l’art. 154 de la loi 
fédérale complétant le code civil suisse du 30 mars 1911 (Livre cinquième : Droit 

des obligations ; CO – RS 220) : « Le contrat dont la résolution est subordonnée à 
l’arrivée d’un événement incertain cesse de produire ses effets dès le moment où 
la condition s’accomplit ») : en son absence, les rapports de travail sont 
automatiquement renouvelés pour une période de trois ans. Une telle décision du 

Comité de direction s’analyse dès lors en l’exercice d’un droit formateur 
résolutoire et remplit ainsi la définition de la résiliation au sens de l’article 31 
alinéa 1 LPAC. 

  Le recours est donc recevable. 

4.  La suite de la procédure est réservée. Il sera statué sur le sort des frais de 

procédure, émoluments et indemnités lors de la décision au fond. 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

statuant sur partie : 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/RS%20220

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A/3581/2006 

déclare recevable le recours interjeté le 29 septembre 2006 par Monsieur C______ 

contre la décision des Hôpitaux universitaires de Genève du 30 août 2006 ; 

réserve la suite de la procédure ; 

réserve le sort des frais de procédure, émoluments et indemnités jusqu’à l’arrêt au fond ; 

dit que, conformément aux articles 113 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal 

fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les 

trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du 

recours constitutionnel subsidiaire ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il 

doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'article 42 LTF. Le présent arrêt  et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Nicolas Wisard, avocat du recourant ainsi qu'à 

Me Pierre Martin-Achard, avocat des Hôpitaux Universitaires de Genève. 

Siégeants : Mme Bovy, présidente, Mme Hurni,  M. Thélin, Mme Junod,  juges, 

M. Grant, juge suppléant. 

Au nom du Tribunal administratif : 

la greffière-juriste adj. a.i.: 

 

 

P. Pensa 

 la vice-présidente : 

 

 

L. Bovy 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  

 

 

 

 

 

 la greffière :