# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ba853ede-3599-532f-a151-07ee28a0f46f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-10-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 21.10.2010 A/2321/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2321-2009_2010-10-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT et Christine 

LUZZATTO, Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2321/2009 ATAS/1080/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 3 

du 21 octobre 2010 

 

En la cause 

X___________ à Genève, comparant avec élection de domicile en 

l'étude de Maître Soli PARDO  

Monsieur K___________, domicilié à Genève, comparant avec 

élection de domicile en l'étude de Maître Soli PARDO  

 

 

recourants 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, 

sise rte de Chêne 54, 1211 Genève 6 
intimée 

 

 

 

 

 

A/2321/2009 

- 2/11 - 

EN FAIT 

1. Le 15 janvier 2009, la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE 

COMPENSATION (ci-après CCGC) a procédé à un contrôle d’employeur auprès 

de X__________ portant sur les années 2005, 2006 et 2007.  

2. A l'occasion de ce contrôle, la CCGC a constaté que Monsieur K___________ avait 

mis ses services de graphiste à disposition de X__________ et avait reçu certains 

montants en contrepartie de ses prestations.  

Il ressortait en effet des comptes que dix versements variant de 200 fr. à 2'000 fr. 

(pour un montant total de 4'920 fr.) avaient été effectués en 2005 en faveur de 

Monsieur K___________ et que celui-ci avait également établi une facture de 400 

fr., datée du 2 novembre 2005, et portant la mention "payé".  

En 2006, les comptes de X__________ mentionnaient sept versements de 200 fr. à 

290 fr. (pour un montant total de 1'760 fr.) en faveur de Monsieur K___________, 

lequel avait établi huit factures d'un montant variant de 200 fr. à 290 fr., pour un 

montant total de 2'130 fr., portant toutes la mention "payé". 

L'examen des comptes de 2007 de X___________ avait révélé douze versements de 

200 fr. à 3'090 fr. effectués entre le 20 février et le 23 octobre 2007, pour un total 

de 7'790 fr.   

3. A la suite de son contrôle, la CCGC a établi des décomptes complémentaires pour 

les années 2005, 2006 et 2007. Pour 2005, elle a retenu qu'un montant de 4'920 fr. 

avait versé à Monsieur K___________ et un autre de 7'000 fr. à Monsieur 

L___________ en sa qualité d'assistant parlementaire au conseil municipal; pour 

2006, la caisse a considéré qu'un montant de 4'290 fr. avait été versé à Monsieur 

K___________ et pour 2007, un montant de 7'790 fr.   

4. Par décision du 21 janvier 2009, la CCGC a informé Monsieur K___________ 

qu'elle exigerait de X___________ le paiement de cotisations paritaires 

AVS/AI/APG/AMAT sur la somme de 17'000 fr. qui lui avait été versée pour 

l'activité salariée qu'il avait déployée et que cela correspondait, en termes de 

cotisations à charge du salarié, à 1'037 fr. 30.  

5. Le 26 janvier 2009, la CCGC a notifié à X___________ une décision portant sur 

les cotisations d'assurance-maternité dues sur les montants versés à Messieurs 

L___________ et K___________ de 2005 à 2007, pour un montant de 35 fr. 80. 

6. Le lendemain, la CCGC a rendu une autre décision fixant le montant des cotisations 

AVS/AI/APG/AC dues sur les montants versés à Messieurs L___________ et 

K___________ de 2005 à 2007 à 3'285 fr. 70 et celui des contributions aux 

allocations familiales à 386 fr. 20.   

 

 

 

 

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7. Le 19 février 2009, Monsieur K___________ s'est opposé à la décision de la 

CCGC du 21 janvier 2009 le concernant, en contestant pouvoir être considéré 

comme salarié.  

8. Par courrier du 4 mars 2009, X___________ s'est opposée à son tour aux décisions 

de la caisse en contestant elle aussi le statut reconnu à Monsieur K___________. 

9. Dans un courrier adressé à X___________ le 17 avril 2009, la CCGC a souligné 

que Monsieur K___________ ne s'était pas affilié en tant qu'indépendant et a 

demandé la production du contrat passé entre X___________ et Monsieur 

K___________, des factures établies par celui-ci et des bordereaux de taxation de 

l'intéressé.  

10. Monsieur K___________ a transmis ses bordereaux de taxation 2005 et 2006 à la 

CCGC par pli du 25 mai 2009. Il ressort de ces documents qu'aucun revenu tiré 

d'une activité indépendante n'a été retenu par l'administration fiscale pour 2005 et 

2006.      

11. Par décisions séparées du 2 juin 2009, la CCGC a écarté les oppositions de 

Monsieur K___________ et de X___________.  

Dans sa décision à l’encontre de X___________, la caisse a relevé qu’il ressortait 

des pièces versées au dossier que Monsieur K___________ avait géré de manière 

régulière et exclusive - et non pas seulement ponctuelle - la publication du journal 

«Place publique » pour le compte de X___________ durant les années 2005 à 2007, 

et également élaboré des plaquettes publicitaires pour cette dernière.  

Elle a ajouté que, quand bien même le parti n’avait assigné à Monsieur 

K___________ aucun local spécifique ni surveillé la gestion de son temps de 

travail, il n’en demeurait pas moins que ce dernier avait mis personnellement à 

disposition ses services en faveur de X___________, sans que des tiers n’aient 

jamais accompli les tâches qui lui avaient été confiées depuis 2005. Monsieur 

K___________ n’avait pas davantage démontré qu’il avait agi en son propre nom 

ou pour son propre compte, ni qu’il s’était procuré une clientèle en sus de l’activité 

déployée pour X___________.  

Pour le surplus, il n’avait pas été affilié au titre d’indépendant et n’avait pas non 

plus sollicité son affiliation à ce titre.  

Enfin, il n’avait produit aucune pièce justificative comme un contrat passé avec 

X___________, ou des factures ou contrats concernant des tiers qui infirmeraient la 

présomption de l’exercice d’une activité lucrative salariée pour X___________. 

La CCGC a repris cette argumentation dans la décision à l'encontre de Monsieur 

K___________, ajoutant qu'il ressortait des décisions de taxation produites par ce 

 

 

 

 

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dernier qu'il consacrait vraisemblablement l’essentiel de son temps à l’exercice 

d’une activité salariée principale et que si ce constat n’était en soi pas suffisant pour 

évaluer la nature de l’activité déployée pour X___________, on pouvait cependant 

observer que Monsieur K___________ n’avait déclaré à l’administration fiscale 

aucune activité indépendante ou accessoire en faveur de tiers (pas plus d'ailleurs 

que celle exercée pour X___________). 

12. Par écriture du 2 juillet 2009, X___________ (ci-après la recourante) a interjeté 

recours auprès du Tribunal de céans. Elle conclut, sous suite de dépens, à 

l'annulation des décisions des 27 janvier et 2 juin 2009 de la CCGC (ci-après 

l'intimée).  

Rappelant la jurisprudence selon laquelle la question de savoir si une activité doit 

être qualifiée de dépendante ou d'indépendante doit être résolue en fonction des 

circonstances économiques, la recourante fait valoir que l’argument selon lequel 

Monsieur K___________ n'est pas affilié en tant qu’indépendant ne constitue pas 

une circonstance de nature économique permettant de distinguer entre un revenu 

provenant d’une activité indépendante ou dépendante.  

La recourante allègue que Monsieur K___________, graphiste, s’est vu confier 

divers mandats ponctuels entre 2005 et 2007 à ce titre. Elle explique que l'intéressé 

étant membre du comité directeur du parti, il n'aurait pu être salarié. Elle ajoute 

qu'il a exercé ses mandats en toute indépendance, sans devoir respecter d'horaires et 

sans se voir assigner de locaux ou recevoir d'instructions sur la manière dont il 

devait déployer son activité, ce qui aurait par ailleurs été difficile compte tenu de 

l'activité salariée de Monsieur K___________ pour la société JAPAN TOBACCO.  

Les montants versés à Monsieur K___________ de 2005 à 2007 ne constituent à 

l’évidence, selon la recourante, que des défraiements puisqu’ils correspondent à un 

taux horaire d'environ 35 fr., soit moins du tiers de ce qu’un professionnel 

demanderait pour une seule campagne, alors que Monsieur K___________ s’est 

occupé de trois à quatre campagnes par année.  

La recourante souligne que l'intéressé a fourni ses prestations pendant son temps 

libre. Elle ajoute qu'il n'y avait entre elle et lui aucun lien de subordination, qu'il 

travaillait chez lui avec son propre matériel - notamment des DVD très onéreux -, et 

que sa seule contrainte était de lui fournir un produit graphique dans les délais 

impartis, à défaut de quoi il n'aurait pas été défrayé, ce qui démontre selon la 

recourante que l'intéressé supportait le risque économique de son activité. 

13. Le même jour, Monsieur K___________ (ci-après le recourant) a également 

interjeté recours contre les décisions de l'intimée des 27 janvier et 2 juin 2009 le 

concernant, en reprenant les arguments développés par la recourante. 

 

 

 

 

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14. Invitée à se déterminer, l’intimée, dans son écriture du 28 juillet 2009, a conclu au 

rejet du recours de la recourante.  

Elle souligne qu’il n’est pas contesté que le défaut d’affiliation du recourant en 

qualité d’indépendant ne constitue pas en soi un élément permettant de pencher en 

faveur d’une activité salariée et que seules les circonstances économiques du cas 

particulier sont déterminantes.  

L’intimée soutient qu'en l'occurrence, cependant, les circonstances démontrent que 

la dépendance économique du recourant envers la recourante était prépondérante, 

même s’il disposait d’une marge de manœuvre conséquente dans l’exercice de son 

activité et qu'il n'a pas exercé dans des locaux mis à sa disposition à cette fin.  

L'intimée relève que le recourant a ainsi géré régulièrement et exclusivement la 

publication du journal du parti, tout en s’engageant vraisemblablement 

personnellement à l’exécution de cette tâche, qu'il ne disposait d’aucune clientèle 

propre et n’agissait pas en son propre nom et qu’il n’a déclaré aucune activité 

accessoire en sus de son emploi auprès de Y__________ à l’administration fiscale.  

Quant au fait que le recourant exerce une activité salariée principale, 

vraisemblablement à plein temps, pour Y___________, l'intimée soutient qu'il ne 

permet pas de tirer de conclusion quant à la qualification des sommes que lui a 

versées la recourante, puisque rien n’empêche une personne d’exercer deux 

activités et que la qualification de l'une n'a aucune incidence sur la nature de l’autre.  

15. Par écriture du même jour, l’intimée a pris les mêmes conclusions s’agissant du 

recours interjeté par le recourant 

16. Par ordonnance du 29 juillet 2009, le Tribunal de céans a ordonné la jonction des 

causes sous le numéro A/2321/2009. 

17. Une audience s'est tenue en date du 14 janvier 2010.  

A cette occasion, le recourant a expliqué ne pas s'être affilié en tant qu'indépendant 

immédiatement en raison du fait qu'il avait commencé par exercer son activité pour 

la recourante à titre bénévole. Il avait par la suite eu des frais importants, afférents à 

l'achat d'un ordinateur, de CD, d'une imprimante couleur et aux déplacements et 

droits pour les photographies. C'est alors qu'il avait commencé à établir des factures 

pour des montants modestes, assurant la couverture des coûts.  

A cet égard, le recourant a souligné qu'il facturait une journée d'activité 200 fr., 

alors que le tarif d'un professionnel aurait été de 2'000 fr., voire plus. Son travail 

consistait à récolter les articles, assurer la mise en page et le suivi chez l'imprimeur. 

C'était là la seule activité accessoire qu'il avait exercée. Il avait cependant 

quelquefois rédigé des articles à titre bénévole et avait été cité comme rédacteur en 

 

 

 

 

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chef du journal occasionnellement. Il n'avait pas jugé bon d'informer son employeur 

de l'exercice de cette activité puisqu'il pratiquait durant ses loisirs.  

Le recourant a relevé qu'il jouissait d'une totale indépendance dans l'exercice de son 

activité; il proposait plusieurs projets parmi lesquels un était choisi. Il travaillait 

sans horaires fixes, à son domicile.  

Les recourants ont rappelé que la notion de défraiement n'est pas propre au contrat 

de travail et ont émis l'avis que l'intéressé a agi comme un mandataire non 

rémunéré.  

Quant à l'intimée, elle a persisté dans ses conclusions en relevant que la notion de 

défraiement mise en avant par les recourants revient à admettre que les frais étaient 

supportés par l'employeur, que le recourant n'avait pas d'entreprise à son nom et 

qu'un travailleur à domicile peut être salarié.  

18. Sur ce, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch.1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

22 novembre 1941 (LOJ ; RS E 2 05), le Tribunal cantonal des assurances sociales 

connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur 

la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 

(LPGA ; RS 830.1), relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et 

survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS ; RS 831.10). Sa compétence pour juger 

du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 

nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Elle est 

applicable en l'espèce, dès lors que les faits juridiquement déterminants se sont 

déroulés postérieurement à son entrée en vigueur (ATF 130 V 229 consid. 1.1). Les 

modifications légales contenues dans la LPGA constituent, en règle générale, une 

version formalisée dans la loi, de la jurisprudence relative aux notions 

correspondantes avant l'entrée en vigueur de la LPGA; il n'en découle aucune 

modification du point de vue de leur contenu, de sorte que la jurisprudence 

développée à leur propos peut être reprise et appliquée (ATF 130 V 343 consid. 3). 

3. Interjetés dans les forme et délai prévus par la loi, les recours sont recevables. 

4. Le litige porte sur le statut que doit se voir reconnaitre le recourant pour l'activité 

exercée pour la recourante de 2005 à 2007. La qualification de salarié de Monsieur 

L___________ et les cotisations dues à ce titre selon la décision du 27 janvier 2009 

ne sont en revanche pas contestées.  

 

 

 

 

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5. Les assurés sont tenus de payer des cotisations tant qu'ils exercent une activité 

lucrative (art. 3 al. 1 1
ère

 phrase LAVS).  

L'obligation de payer des cotisations dépendant notamment de la qualification du 

revenu touché dans un certain laps de temps, il faut se demander si cette rétribution 

est due pour une activité indépendante ou pour une activité salariée. D'après 

l'art. 5 al. 2 LAVS, on considère comme salaire déterminant toute rétribution pour 

un travail dépendant effectué dans un temps déterminé ou indéterminé; quant au 

revenu provenant d'une activité indépendante, il comprend tout revenu du travail 

autre que la rémunération pour un travail accompli dans une situation dépendante 

(art. 9 al. 1 LAVS). 

Conformément à l'art. 12 al. 1 LAVS, est considéré comme employeur quiconque 

verse à des personnes obligatoirement assurées une rémunération au sens de 

l’art. 5 al. 2 LAVS. Tout employeur ayant un établissement stable en Suisse ou 

occupant dans son ménage des personnes obligatoirement assurées est tenu de 

payer des cotisations (art. 12 al. 2 LAVS).  

Est réputé salarié celui qui fournit un travail dépendant et qui reçoit pour ce travail 

un salaire déterminant au sens des lois spéciales (art. 10 LPGA). Est considéré 

comme exerçant une activité lucrative indépendante celui dont le revenu ne 

provient pas de l’exercice d’une activité en tant que salarié. Une personne exerçant 

une activité lucrative indépendante peut simultanément avoir la qualité de salarié si 

elle reçoit un salaire correspondant (art. 12 LPGA). Cette disposition n'entraîne 

aucune dérogation aux dispositions spéciales et correspond à la jurisprudence 

développée en relation avec l'art. 9 LAVS (ATF du 10 avril 2006, H 2/06, 

consid. 4.4).  

6. Selon la jurisprudence, la question de savoir si l'on a affaire, dans un cas donné, à 

une activité indépendante ou salariée ne doit pas être tranchée d'après la nature 

juridique du rapport contractuel entre les partenaires. Ce sont bien plutôt les 

circonstances économiques qui sont déterminantes. Les rapports de droit civil 

peuvent certes fournir quelques indices pour la qualification en matière d'AVS, 

mais n'ont pas une portée décisive. Est réputé salarié, d'une manière générale, celui 

qui dépend d'un employeur quant à l'organisation du travail et du point de vue de 

l'économie de l'entreprise, et ne supporte pas le risque économique couru par 

l'entrepreneur. Ces principes ne conduisent cependant pas à eux seuls à des 

solutions uniformes, applicables schématiquement. Souvent, on trouve des 

caractéristiques se rapportant aussi bien à une activité lucrative dépendante 

qu'indépendante et la question doit alors être tranchée au regard des éléments 

prépondérants (ATF du 14 février 2007, H 19/06, consid. 3.1; ATF 123 V 161 

consid. 1 p. 162). 

 

 

 

 

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Les principaux éléments qui permettent de déterminer le lien de dépendance quant à 

l'organisation du travail et du point de vue de l'économie de l'entreprise sont le droit 

de l'employeur de donner des instructions, le rapport de subordination du travailleur 

à l'égard de celui-ci, l'obligation de ce dernier d'exécuter personnellement la tâche 

qui lui est confiée (RCC 1989 p. 111 consid. 5a). Un autre élément permettant de 

qualifier la rétribution compte tenu du lien de dépendance de celui qui la perçoit est 

le fait qu'il s'agit d'une collaboration régulière, autrement dit que l'employé est 

régulièrement tenu de fournir ses prestations au même employeur (ATF du 10 

janvier 2005, H 334/03, consid. 6.2.1). En outre, la possibilité pour le travailleur 

d'organiser son horaire de travail ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit d'une 

activité indépendante (ATF du 19 mai 2006, H 23/05, consid. 2.3). 

Le risque économique encouru par l'entrepreneur peut être défini comme étant celui 

que court la personne qui doit compter, en raison d'évaluations ou de 

comportements professionnels inadéquats, avec des pertes de la substance 

économique de l'entreprise. Constituent notamment des indices révélant l'existence 

d'un risque économique d'entrepreneur le fait que l'assuré opère des investissements 

importants, subit les pertes, supporte le risque d'encaissement et de ducroire, 

supporte les frais généraux, agit en son propre nom et pour son propre compte, se 

procure lui-même les mandats, occupe du personnel et utilise ses propres locaux 

commerciaux (SCARTAZZINI, in GREBER/DUC/SCARTAZZINI, Commentaire 

des art. 1 à 16 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, Bâle, 1997, 

n. 111 ad art. 5 LAVS). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 

loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 

les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 

prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement 

comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 

envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 

probables (ATF du 3 avril 2006, U 202/05, consid. 2.1; ATF 126 V 353 consid. 5b).  

8. En l'espèce, s'il n'est pas contesté que le recourant a assumé seul la mise en page et 

la publication de l'organe de la recourante, l'exercice régulier et exclusif de cette 

activité ne suffit pas à démontrer qu'il s'agit d'un contrat de travail. Une activité de 

graphiste, consistant à livrer régulièrement des produits à une entreprise, peut fort 

bien faire l'objet d'un contrat d'entreprise. Il n'est d'ailleurs pas inhabituel qu'une 

entreprise soit le fournisseur exclusif d'ouvrages dans son domaine de compétence 

pour certains de ses clients.  

Quant au fait que le recourant a exécuté personnellement les travaux ayant donné 

lieu à rétribution, on rappelle qu'aux termes de l'art. 364 al. 2 du Code des 

obligations (CO, RS 220), l'entrepreneur est tenu d'exécuter personnellement son 

ouvrage. L'exécution personnelle n'est dès lors pas propre au contrat de travail.  

 

 

 

 

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On ne peut non plus tirer argument du fait que le recourant n'a pas eu d'autres 

clients que la recourante. En effet, comme l'admet l'intimée, le recourant exerçant 

un emploi régulier à plein temps, l'activité déployée pour la recourante n'était 

qu'accessoire, tant du point de vue du temps consacré que des montants qu'il en a 

tirés.  

Il ressort par ailleurs des décisions de taxation du recourant que ce dernier était 

suffisamment bien rémunéré pour ne pas avoir à développer une activité 

complémentaire en tant qu'indépendant pour gagner sa vie. Dans ces conditions, le 

fait que le recourant n'ait pas acquis une clientèle propre en plus de la recourante est 

sans pertinence.  

Enfin, il est possible que le recourant ait déclaré à l'administration fiscale les 

montants versés par la recourante à titre de revenus provenant d'une activité 

salariée. On ne saurait dès lors voir dans ces bordereaux de taxation le moindre 

indice permettant de trancher en faveur d'une activité salariée ou indépendante.  

Les arguments avancés par l'intimée ne sont ainsi pas suffisants pour conclure à 

l'existence d'une activité dépendante, étant rappelé qu'il n'y a pas de présomption 

légale en faveur d'une activité dépendante plutôt qu'indépendante. 

Au contraire, en l'espèce, les circonstances font plutôt pencher en faveur d'une 

activité indépendante.  

On retiendra notamment le fait que le recourant a organisé son travail à sa guise, 

sans devoir en référer à la recourante, dans ses locaux et avec son propre matériel.  

Il a de plus établi plusieurs factures à l'attention de la recourante, ce qui n'est guère 

usuel dans le cadre de rapports de travail.  

Par ailleurs, la rémunération qu'il a touchée n'a pas été versée de manière régulière, 

comme c'est le cas d'un salaire, et elle a considérablement varié. S'il est vrai qu'un 

employé peut également toucher des salaires variables, et que les travailleurs sur 

appel n'ont par définition pas de rémunération régulière, il s'agit en l'espèce 

d'indices qui, ajoutés aux autres éléments, permettent de conclure que le recourant 

n'était pas lié à la recourante par un contrat de travail mais qu'il a plutôt exécuté les 

travaux qui lui ont été confiés de manière totalement indépendante.  

Il découle de ce qui précède qu'il n'est pas démontré au degré de la vraisemblance 

prépondérante que le recourant a exercé une activité dépendante pour la recourante.  

Par surabondance, le Tribunal de céans relève que, compte tenu de la modicité des 

sommes versées par la recourante au recourant, on peut même se demander si 

l'activité qu'il a déployée avait un caractère lucratif, ou s'il l'a exercée à titre 

 

 

 

 

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bénévole, les montants versés servant seulement à couvrir ses frais. Cette question 

peut toutefois rester ouverte en l'espèce, compte tenu du sort du litige.  

 

9. Bien fondés, les recours sont admis.  

Les recourants, qui obtiennent gain de cause, ont droit à une indemnité de dépens 

qu'il convient de fixer à 750 fr. chacun.  

Pour le surplus, la procédure est gratuite.  

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare les recours recevable.  

Au fond : 

2. Les admet. 

3. Annule les décisions de l'intimée des 21 janvier et du 2 juin 2009 à l'encontre de 

Monsieur K___________. 

4. Annule les décisions des 26 et 27 janvier 2009 et du 2 juin 2009 à l'encontre de 

X__________. 

5. Condamne l'intimée à verser un montant de 750 fr. à Monsieur K___________ et 

un montant de 750 fr. à X___________ à titre de dépens.  

6. Dit que la procédure est gratuite. 

7. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 

mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

La greffière 

 

 

 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La présidente 

 

 

 

Karine STECK 

 

La secrétaire-juriste : 

 

Christine PITTELOUD 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le