# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 29b6db61-ea30-5a14-9599-e0f028af7760
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-08-30
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 30.08.2018 501 2018 43
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2018-43_2018-08-30.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2018 43

Arrêt du 30 août 2018

Cour d'appel pénal

Composition Président: Michel Favre
Juges: Adrian Urwyler, Dina Beti
Greffière: Silvia Aguirre

Parties A.________, prévenu et appelant, représenté par Me Timothée 
Bauer, avocat, défenseur choisi 

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 al. 2 LCR 
en lien avec l'art. 27 al. 1 LCR)

Appel du 12 mars 2018 contre le jugement de la Juge de police de 
l'arrondissement du Lac du 12 octobre 2017

Tribunal cantonal TC 
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considérant en fait

A. Le 25 mars 2015, à 20h58, sur l'autoroute A1, au tunnel "Les Vignes", à Courgevaux, côté 
Alpes, A.________ a circulé au volant d'un véhicule immatriculé bbb, à une vitesse mesurée à 
136 km/h, marge de sécurité de 6 km/h déduite, au lieu des 100 km/h prescrits sur ce tronçon, 
dépassant ainsi de 36 km/h la vitesse autorisée. 

Le 17 mai 2016, le Ministère public a rendu une ordonnance pénale, par laquelle il a reconnu 
A.________ coupable de violation grave des règles de la circulation routière (excès de vitesse, art. 
90 al. 2 LCR en lien avec l'art. 27 al. 1 LCR). Il l'a condamné à une peine pécuniaire de 20 jours-
amende avec sursis pendant 2 ans, le montant du jour-amende étant fixé à CHF 50.-, ainsi qu'au 
paiement d'une amende de CHF 500.-. 

B. Le 23 juin 2016, A.________ a fait opposition à l'ordonnance pénale précitée, notifiée le 
20 juin 2016. Par décision du 12 octobre 2017, la Juge de police de l'arrondissement du Lac (ci-
après: la Juge de police) a reconnu A.________ coupable de violation grave des règles de la 
circulation routière (excès de vitesse, art. 90 al. 2 LCR en lien avec l'art. 27 al. 1 LCR), et l'a 
condamné, à l'instar du Ministère public, à une peine pécuniaire de 20 jours-amende avec sursis 
pendant 2 ans, le montant du jour-amende étant fixé à CHF 50.-, ainsi qu'au paiement d'une 
amende de CHF 500.-. 

C. Le 12 mars 2018, A.________ a déposé une déclaration d'appel contre le jugement précité. 
Il conclut à son acquittement et demande en outre que la procédure d'appel se fasse par écrit. 

Par courrier du 21 mars 2018, le Ministère public a indiqué ne pas présenter de demande de non-
entrée en matière sur l'appel du prévenu, ni ne déclarer d'appel joint. Il a également indiqué 
consentir à l'application de la procédure écrite. 

Le 28 mars 2018, la Cour d'appel a informé A.________ que son appel sera traité en procédure 
écrite, le Ministère public ne s'y étant pas opposé, et lui a fixé un délai pour déposer un mémoire 
d'appel motivé. Le 19 avril 2018, A.________ a déposé un complément à sa déclaration d'appel. 

Invités à se déterminer, le Ministère public a conclu le 27 avril 2018 au rejet de l'appel et la Juge 
de police a indiqué le 30 avril 2018 renoncer à se déterminer.

en droit

1.

1.1. L'appel est recevable contre les jugements de première instance qui ont clos tout ou partie 
de la procédure (art. 398 al. 1 CPP). La partie annonce l'appel au tribunal de première instance par 
écrit ou oralement pour mention au procès-verbal dans le délai de 10 jours dès la communication 
du jugement, c'est-à-dire dès la notification de son dispositif (art. 384 let. a CPP), puis adresse une 
déclaration d'appel écrite à la juridiction d'appel dans les 20 jours dès la notification du jugement 
motivé (art. 399 al. 1 et 3 CPP). 

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Le 19 octobre 2017, A.________ a annoncé à la Juge de police son appel contre le jugement du 
12 octobre 2017, en respect du délai de 10 jours prévu par l'art. 399 al. 1 CPP, le dispositif lui 
ayant été communiqué le 17 octobre 2017. Le jugement intégralement rédigé lui a été notifié le 
28 février 2018. Remise à la poste le 12 mars 2018, la déclaration d'appel a été interjetée en 
temps utile, soit dans le cadre du délai de 20 jours de l'art. 399 al. 3 CPP. Prévenu condamné, 
A.________ a qualité pour interjeter appel (art. 104 al. 1 let. a, 383 al. 1 et 399 al. 1 et 3 CPP). 

1.2. Saisie d'un appel contre un jugement ne portant pas que sur des contraventions, la Cour 
d'appel jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 
CPP). Elle revoit la cause librement en fait, en droit et en opportunité (art. 398 al. 3 CPP; arrêt TF 
6B_43/2012 du 27 août 2012 consid. 1.1), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni 
par leurs conclusions, sauf lorsqu'elle statue sur l'action civile (art. 391 al. 1 CPP). Elle n'examine 
toutefois que les points attaqués du jugement de première instance, sauf s'il s'agit de prévenir – en 
faveur du prévenu – des décisions illégales ou inéquitables (art. 404 CPP). 

1.3. Avec l'accord des parties, la direction de la procédure peut ordonner la procédure écrite 
lorsque la présence du prévenu aux débats d'appel n'est pas indispensable et/ou lorsque l'appel 
est dirigé contre un jugement rendu par un juge unique (art. 406 al. 2 let. a et b CPP). Le mémoire 
d'appel doit alors être motivé et déposé dans le délai judiciaire fixé par la direction de la procédure 
(art. 406 al. 3 CPP). 

En l'espèce, l'appelant ayant sollicité la procédure écrite et le Ministère public ne s'y étant pas 
opposé, la procédure écrite a été engagée. L'appelant a motivé sa déclaration d'appel du 12 mars 
2018 le 19 avril 2018, soit dans le délai imparti. La déclaration d'appel est conforme aux exigences 
légales (art. 385 al. 1 CPP). 

2.

Dans sa déclaration d'appel, A.________ relève que l'appel porte essentiellement sur la question 
de la culpabilité, soit la question de savoir s'il a véritablement commis un excès de vitesse le 
25 mars 2015 au tunnel "Les Vignes", à Courgevaux, au sens de l'art. 90 al. 2 LCR. Il demande 
son acquittement de ce chef de prévention. L'appelant se prévaut à cet égard d'une violation de la 
présomption d'innocence due à une constatation inexacte des faits. 

2.1. La présomption d'innocence, garantie par les art. 14 par. 2 Pacte ONU, 6 par. 2 CEDH, 32 
al. 1 Cst. et 10 CPP, ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro reo, concernent tant le 
fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves. En tant que règle relative au fardeau de la 
preuve, la présomption d'innocence signifie que toute personne prévenue d'une infraction pénale 
doit être présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité soit légalement établie et, partant, qu'il 
appartient à l'accusation de prouver la culpabilité de l'intéressé. La présomption d'innocence est 
violée si le juge du fond condamne l'accusé au motif que son innocence n'est pas établie, s'il a 
tenu la culpabilité pour établie uniquement parce que le prévenu n'a pas apporté les preuves qui 
auraient permis de lever les doutes quant à son innocence ou à sa culpabilité ou encore s'il a 
condamné l'accusé au seul motif que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. 
Cela étant, le juge du fond ne peut retenir un fait défavorable à l'accusé que s'il est convaincu de la 
matérialité de ce fait, de sorte que le doute profite à l'accusé. Comme principe présidant à 
l'appréciation des preuves, la présomption d'innocence est violée si le juge du fond se déclare 
convaincu de faits défavorables à l'accusé sur lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui 
lui sont soumis, il aurait au contraire dû, objectivement, éprouver des doutes. Il ne doit pas s'agir 
de doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles; ces principes sont violés lorsque 

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l'appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve laisse subsister un doute sérieux et 
insurmontable quant à la culpabilité de l'accusé, autrement dit lorsque le juge du fond retient un 
état de fait défavorable à l'accusé alors qu'il existe un doute raisonnable quant au déroulement 
véritable des événements (ATF 127 I 38 consid. 2a; arrêt TF 6B_784/2011 du 12 mars 2012 
consid. 1.1). 

Il faut donc, pour condamner, que le juge soit intimement convaincu et que cette conviction repose 
sur des éléments de preuve sérieux, excluant le doute. Le principe de la libre appréciation des 
preuves prévu à l'art. 10 al. 2 CPP signifie que le juge apprécie souverainement les preuves 
régulièrement produites, d'après sa conviction. Il fonde sa décision sur les preuves qui lui sont 
apportées au cours de la procédure préliminaire et des débats (art. 350 al. 2 CPP). Une certitude 
absolue n'est pas nécessaire; la conviction subjective du juge suffit, si elle est raisonnablement 
justifiée. N'importe quel indice peut, suivant les circonstances, emporter la conviction du juge. 
Seuls cependant des faits établis avec une vraisemblance confinant à la certitude peuvent être mis 
à la charge de l'accusé. Le juge décide ainsi selon son intime conviction si un fait est établi ou non, 
avec la force probante qu'il croit pouvoir reconnaître à chaque preuve administrée, voire à un 
indice, pour autant qu'ils ressortent du dossier (ATF 133 I 33 consid. 2.1). En définitive, tout ce qui 
est demandé au juge est de former raisonnablement sa conviction et d'en donner les motifs. 

Le principe de la libre appréciation des preuves ne dispense pas le juge de motiver son jugement 
en fait et en droit (art. 83 al. 3 let. a CPP). Cette exigence de la motivation doit permettre de 
contrôler que le juge s'est forgé raisonnablement sa conviction. Le juge doit indiquer en quoi les 
preuves ont eu pour effet d'emporter sa conviction. Il suffit cependant qu'il mentionne, au moins 
brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 
l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de 
cause. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs 
invoqués, mais peut se limiter à ceux qui apparaissent pertinents (ATF 138 I 232 consid. 5.1). Les 
art. 9 Cst. et 6 par. 1 CEDH n'ont pas une portée plus étendue. 

2.2. En l'espèce, l'appelant remet en cause sa condamnation pour violation grave des règles de 
la circulation routière (excès de vitesse, art. 90 al. 2 LCR en relation avec l'art. 27 al. 1 LCR), 
arguant que la fiabilité du contrôle de vitesse n'a pas été établie. Il explique que l'ensemble des 
éléments du dossier ne permettent pas de garantir la fiabilité de la mesure. Il expose que le 
certificat de formation du policier ayant procédé au contrôle n'a pas été produit, qu'aucune 
information concernant le positionnement du radar n'a été donnée et que rien ne démontre que le 
radar ait fonctionné correctement vu l'absence du certificat de contrôle initial. 

2.3. A la lecture de l'ensemble des pièces du dossier, la Cour de céans ne saurait suivre 
l'argumentation de l'appelant. En effet, au vu de ce qui suit, c'est à tort que ce dernier fait état d'un 
doute quant à la fiabilité de la mesure litigieuse. 

2.3.1. Premièrement, A.________ fait valoir que le certificat de formation du policier ayant 
procédé au contrôle n'a pas été produit. Il s'appuie sur l'art. 2 al. 2 et 3 de l'Ordonnance de 
l'OFROU du 22 mai 2008 concernant l'ordonnance sur le contrôle de la circulation routière 
(OOCCR-OFROU; RS 741.013.1) pour dire que le certificat de formation est fourni, en pratique, 
afin de pouvoir vérifier que le personnel chargé des contrôles de vitesse est dûment formé et qu'il 
dispose de connaissances spécialisées relatives aux mesures. Pour l'appelant, seul le certificat de 
formation du policier permettrait de garantir que celui-ci ait été formé conformément à l'art. 2 
OOCCR-OFROU. 

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A cet égard, il convient de distinguer les systèmes de mesure immobiles surveillés par un 
personnel spécialisé (art. 6 let. a OOCCR-OFROU) des systèmes de mesure immobiles 
autonomes (art. 6 let. b OOCCR-OFROU). A titre d'exemples, sont des mesures de systèmes 
immobiles surveillés par un personnel spécialisé les mesures réalisées à partir d'un trépied, d'un 
véhicule à l'arrêt ou d'un appareil de mesure manuel. En revanche, sont des systèmes immobiles 
autonomes les appareils radars automatiques, les détecteurs optiques à seuil avec capteurs 
installés à demeure dans le revêtement de la chaussée et les scanners laser (cf. Instructions de 
l'OFROU du 22 mai 2008 concernant les contrôles de vitesse par la police et la surveillance de la 
circulation aux feux rouges, ch. II et IV; www.astra.admin.ch, rubrique Documents concernant la 
circulation routière, Instructions [consulté le 8 août 2018], ci-après: Instructions de l'OFROU). 

Contrairement aux systèmes de mesure immobiles autonomes qui sont fixés au sol pour un certain 
temps et qui sont mis en place par l'Institut fédéral de métrologie (ci-après: METAS), les systèmes 
de mesure immobiles surveillés ne sont placés en un lieu que pour quelques heures et par 
conséquent, ces derniers sont installés par des policiers. A cet égard, afin d'éviter des erreurs de 
mesure causées notamment par la nature du sol (cf. Instructions de l'OFROU, n. 6.1), les policiers 
qui procèdent à l'installation du radar doivent être dûment formés au sens de l'art. 2 OOCCR-
OFROU, et le certificat de formation des policiers concernés doit être produit. 

Cependant, en l'espèce, le radar qui a flashé A.________ le 25 mars 2015 à 20h58 sur l'autoroute 
A1, au tunnel "Les Vignes", à Courgevaux, est un radar de type TraffiStar S330. Il s'agit d'un 
système de mesure immobile autonome composé de trois capteurs piézo installés dans le 
revêtement de la chaussée (DO 13034). Ce type d'installation est contrôlé et mis en route 
annuellement par des collaborateurs de METAS et le résultat du contrôle figure dans le certificat 
de vérification établi par cet Institut (cf. DO 13025). Dans ces conditions, la production du certificat 
de formation est inutile, les employés de METAS disposant des connaissances spécialisées 
nécessaires. 

Toutefois, si METAS s'occupe de la mise en place et du contrôle du radar, c'est bien à la police de 
relever les données et d'établir les rapports de dénonciation. Cela étant, dès lors que la photo 
effectuée par le radar immobile autonome contient toutes les indications nécessaires sans aucune 
intervention humaine (cf. DO 5), l'établissement du rapport de dénonciation consiste uniquement à 
reporter lesdites données et à leur appliquer les marges de sécurité prévues à l'art. 8 OOCCR-
OFROU, ce qui ne nécessite aucune formation spécialisée particulière. La production d'un 
certificat de formation relatif à l'auteur du rapport du 5 avril 2016 (DO 2) s'avère par conséquent 
sans pertinence. 

2.3.2. Deuxièmement, A.________ fait valoir qu'aucun plan de positionnement du radar mobile ne 
figure au dossier, alors qu'un plan lui permettrait de comprendre où le radar était placé et de 
vérifier que les prescriptions légales quant à son emplacement ont été respectées. Pour l'appelant, 
l'absence d'un tel plan viole non seulement sa présomption d'innocence mais également son droit 
d'accès à la procédure.

A cet égard, la Cour rappelle la distinction précédemment établie entre les systèmes de mesure 
immobiles surveillés par un personnel spécialisé et les systèmes de mesure immobiles 
autonomes. L'appelant, en parlant de "plan de positionnement du radar mobile" et en s'appuyant 
sur le point 6 des Instructions de l'OFROU, se trompe assurément sur le type de radar utilisé dans 
le cas d'espèce. En effet, le point 6 des Instructions de l'OFROU se trouve dans le chapitre traitant 
des "contrôles au moyen de systèmes immobiles surveillés par une personnel spécialisé", alors 

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que le radar TraffiStar S330 est un système de mesure immobile autonome. Partant, l'argument de 
l'appelant tombe à faux. 

2.3.3. Troisièmement, A.________ fait valoir que le certificat de contrôle initial n'a pas été produit 
et que par conséquent la fiabilité de la vitesse retenue n'est pas garantie. Selon lui, le protocole 
technique à suivre pour la vérification initiale est bien plus complexe et complet que celui pour un 
contrôle périodique. 

Contrairement à ce que soutient l'appelant, le protocole à suivre concernant la vérification initiale 
prévu dans l'Annexe 5 de l'Ordonnance du 15 février 2006 sur les instruments de mesure (OIMes; 
RS 941.210) est aussi bref que celui traitant de la vérification ultérieure (cf. Annexe 5 de l'OIMes 
n. 2 et Annexe 7 de l'OIMes n. 1). Le protocole concernant la vérification ultérieure n'est dès lors 
pas aussi insignifiant que semble le croire l'appelant. En outre, l'Annexe 5 de l'OIMes prévoit que 
"lors de la vérification initiale d'un instrument de mesure, on contrôle en particulier […] si la 
construction et les caractéristiques métrologiques de l'instrument de mesure correspondent au 
type approuvé ou aux prescriptions […]." (n. 2.1). Quant à la vérification ultérieure, l'Annexe 7 de 
l'OIMes dit qu'elle sert à "contrôler si la construction, l'état et les caractéristiques métrologiques 
d'un instrument de mesure individuel correspondent toujours aux prescriptions […]" (n. 1). La Cour 
de céans retient donc, tout comme la première juge, que le certificat de vérification ultérieure suffit 
pour attester de la fiabilité de la mesure de vitesse constatée, puisque le contrôle périodique 
examine les mêmes points que la vérification initiale. Par conséquent, le grief de l'appelant est 
rejeté. 

2.4. Au vu de ce qui précède, la Cour relève qu'il n'y a pas de place pour d'éventuels doutes 
sérieux et insurmontables (art. 10 al. 3 CPP) qui seraient de nature à faire bénéficier l'appelant du 
principe in dubio pro reo (RFJ 2009 p. 150; arrêt TF 6B_185/2011 du 22 décembre 2011 consid. 4 
pour une application récente; VERNIORY, in CR CPP, 2011, art. 10 n. 47) et que par conséquent, 
elle retient, à l'instar de la première juge, que la vitesse mesurée par le radar en date du 25 mars 
2015 était fiable. L'appel sera donc rejeté. 

3.

Compte tenu de la confirmation du verdict de culpabilité et du fait que l'appelant a contesté la 
peine uniquement comme conséquence de l'acquittement demandé, la Cour n'est pas tenue de 
revoir pour elle-même la peine prononcée par la première juge (arrêt TF 6B_419/2014 du 9 janvier 
2015, consid. 2.2 et 2.3). Partant, celle-ci est confirmée. 

4.

4.1. Selon l'art. 426 al. 1 CPP, le prévenu supporte les frais de procédure de première instance 
s'il est condamné. Quant aux frais d'appel, ils sont à la charge des parties dans la mesure où elles 
ont obtenu gain de cause ou succombé (art. 428 al. 1 CPP); si elle rend une nouvelle décision, 
l'autorité d'appel se prononce également sur les frais fixés par l'autorité inférieure (art. 428 al. 3 
CPP). 

En l'espèce, le jugement de première instance a été confirmé. Il n'y a donc pas lieu de se 
prononcer sur les frais de première instance. Quant aux frais d'appel, qui comprennent un 
émolument de CHF 1'000.- et les débours (fixés forfaitairement) à CHF 100.-, soit CHF 1'100.- au 
total, ils seront supportés par l'appelant qui succombe (art. 422, 424, 428 al. 1 CPP, 35 et 43 du 
Règlement sur la justice du 30 novembre 2010 [RJ; RSF 130.11]).

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4.2. A.________ succombant dans la procédure, il ne peut prétendre à une indemnité équitable 
au sens des art. 429 al. 1 et 436 al. 1 CPP.

la Cour arrête:

I. L’appel est rejeté.

Partant, le dispositif du jugement rendu le 12 octobre 2017 par la Juge de police de 
l'arrondissement du Lac est confirmé. Il a la teneur suivante:

1. A.________ est reconnu coupable de violation grave des règles de la circulation routière 
(excès de vitesse, art. 90 al. 2 LCR en relation avec l'art. 27 al. 1 LCR).

2. En application des art. 34, 42, 44, 47, 105 al. 1, 106 CP, A.________ est condamné: 

- à une peine pécuniaire de 20 jours-amende, avec sursis pendant 2 ans; le montant 
du jour-amende est fixé à CHF 50.00;

- au paiement d'une amende de CHF 500.00. 

3. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de 
A.________.

Ils sont fixés à CHF 500.00 pour l'émolument de justice et à CHF 100.00 pour les 
débours de la procédure devant la Juge de police, auxquels s'ajoutent les frais du 
Ministère public, par CHF 145.00, soit au total CHF 745.00. 

4. En cas de non-paiement de l'amende dans le délai qui sera fixé dans la liste de frais et si 
celle-ci est inexécutable par la voie de la poursuite pour dettes, elle fera place à 5 jours 
de peine privative de liberté de substitution (art. 105 al. 1, 106 al. 2 CP).

II. Les frais de procédure d'appel, fixés à CHF 1'100.- (émolument: CHF 1'000.-; débours: 
CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________. 

III. Aucune indemnité au sens des art. 429 et 436 CPP n'est accordée à A.________.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 30 août 2018/vma

Le Président: La Greffière: