# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 63900a1a-87ad-5ef4-ae0d-252810884a06
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-03-18
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 18.03.2024 E-1233/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-1233-2024_2024-03-18.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-1233/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 8  m a r s  2 0 2 4  

Composition 
 Camilla Mariéthoz Wyssen, juge unique, 

avec l’approbation de Barbara Balmelli, juge,  

Miléna Follonier, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Turquie,  

c/o (…), 

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi (procédure accélérée) ;  

décision du SEM du 16 février 2024 / N (…). 

 

 

 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______, ressortissant turc 

d’ethnie kurde, le 27 novembre 2023, 

le mandat de représentation signé, le 30 novembre 2023, par l’intéressé 

en faveur des juristes et avocats de la Protection juridique de Caritas 

Suisse – CFA de Suisse romande, 

le procès-verbal de l’audition sur les motifs d’asile du 7 février 2024 ainsi 

que les moyens de preuve déposés à cette occasion, 

la prise de position de la mandataire de l’intéressé du 14 février 2024 sur 

le projet de décision du SEM du même jour, 

la décision du 16 février 2024, notifiée le jour-même, par laquelle le SEM a 

rejeté la demande d'asile de l’intéressé, motif pris que ses allégations ne 

satisfaisaient pas aux exigences de vraisemblance de l'art. 7 de la loi du 

26 juin 1998 sur l'asile (LAsi, RS 142.31) ni à celles de pertinence au sens 

de l’art. 3 LAsi, a prononcé son renvoi de Suisse et a ordonné l’exécution 

de cette mesure, 

le recours interjeté, le 26 février 2024 (date du sceau postal), contre cette 

décision auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal),  

le courrier du 28 février 2024, par lequel le Tribunal a accusé réception du 

recours,  

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA (RS 172.021), prises par les 

autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF,  

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi), lequel statue alors définitivement, sauf 

demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se 

protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]), exception non réalisée en 

l’espèce,  

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que le recourant a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA),  

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 1 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2 à 

5.6), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 

LAsi),  

que, conformément à la jurisprudence, la crainte face à de sérieux 

préjudices à venir, telle que comprise à l'art. 3 LAsi, contient un élément 

objectif, au regard d'une situation ancrée dans les faits, et intègre 

également dans sa définition un élément subjectif, 

qu’ainsi, sera reconnu comme réfugié, celui qui a de bonnes raisons, 

c'est-à-dire des raisons objectivement reconnaissables pour un tiers 

(élément objectif), de craindre (élément subjectif) d'avoir à subir selon toute 

vraisemblance et dans un avenir prochain une persécution (cf. ATAF 

2010/57 consid. 2.5 ; 2010/44 consid. 3.3), 

que le recourant a déclaré être né à B._______, mais avoir toujours vécu 

à Istanbul,  

qu’après le lycée, il aurait effectué un stage de pré-comptabilité et de 

comptabilité générale d’une durée d’environ onze mois, puis aurait travaillé 

dans le secteur de la logistique,  

qu’interrogé sur ses motifs d’asile, il a en particulier déclaré avoir rencontré 

des problèmes à cause des activités de son père, qui serait connu des 

autorités pour avoir "joué un rôle actif dans la politique turque-kurde" et été 

membre de l’association C._______, laquelle viendrait en aide aux victimes 

de guerre, 

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qu’en février 2019, peu après la séparation de ses parents, son père, qui 

aurait notamment tenu des propos critiques envers la religion et la politique 

dans un journal irakien ainsi que sur les réseaux sociaux, aurait été arrêté 

et une procédure pour "insulte au Président de la République" aurait été 

ouverte contre lui, 

qu’interrogé spécifiquement sur les procédures judiciaires engagées 

contre son père, l’intéressé a indiqué que celui-ci avait été condamné à 

une peine privative de liberté de (…) ans pour "avoir excité le peuple" et 

qu’une autre procédure était ouverte contre lui, dans laquelle une peine de 

(…) ans était requise, 

que suite à l’expatriation de son père en Allemagne, le domicile que le 

recourant partageait avec sa mère et ses frère et sœurs à Istanbul aurait 

fait l’objet de descentes de police et de fouilles régulières, 

que des tiers, se prétendant être avocats, auraient également menacé de 

s’en prendre au recourant et à sa famille si son père ne cessait pas ses 

publications, 

que las de cette situation et souhaitant rejoindre son père en Allemagne 

par le biais du regroupement familial, le recourant aurait fait établir son 

passeport en 2020,  

qu’il n’aurait toutefois pas pu concrétiser son projet de voyage à cause de 

la pandémie et parce qu’il était entretemps devenu majeur, 

que fin septembre ou début octobre 2022, il aurait reçu un appel de son 

père l’enjoignant de cesser ses activités professionnelles en raison de la 

recrudescence de menaces à son encontre,  

qu’à partir de cette période, les descentes de police au domicile familial se 

seraient faites beaucoup plus fréquentes, à tel point que le propriétaire de 

l’appartement, incommodé par ces visites, aurait résilié leur bail, 

que son frère n’aurait pas été engagé comme fonctionnaire, bien qu’il ait 

réussi l’examen pour les candidats à une fonction publique ; quant à sa 

sœur, il ne lui aurait pas non plus été possible de trouver un emploi, malgré 

ses études dans le domaine (…), 

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qu’à son retour à Istanbul, son père lui aurait dit de quitter le pays, ce qu’il 

aurait fait, légalement, le (…) novembre 2023, muni de son propre 

passeport,  

qu’à son arrivée en Suisse, l’intéressé aurait pris conscience du sérieux 

des menaces qui pesaient sur lui, son père lui ayant expliqué qu’il avait été 

menacé de mort tant par ses oncles maternels et paternels, des 

conservateurs nationalistes, que par l’Etat islamique/des membres de 

celui-ci (sur les réseaux sociaux),  

qu’il n’aurait pas eu d’activités politiques ni rencontré personnellement 

d’ennuis avec les autorités de son pays, si ce n’est qu’il serait recherché 

en raison de son absence à l’examen médical visant à vérifier s’il est apte 

au service militaire, 

qu’il a encore précisé que la raison principale de son départ était les 

"sanctions" de l’Etat, à savoir notamment le fait que des connaissances de 

son père, qui sont des élus du parti CHP (parti républicain du peuple), lui 

avaient dit que lui et sa famille avaient été ajoutés sur "la liste des 

terroristes", 

qu’à titre de moyens de preuve, il a déposé des copies de son passeport, 

de sa carte d’identité, de son permis de conduire, du permis de séjour de 

son père en Allemagne, un extrait de son compte auprès du registre de la 

caisse de pension, une capture d’écran (nom non spécifié) concernant le 

service militaire, un extrait de son casier judiciaire vierge ainsi qu’une 

photographie d’un document concernant l’association C._______,  

qu’en l’espèce, le Tribunal se rallie au SEM s’agissant du manque de 

pertinence des motifs invoqués par le recourant, 

que les éléments exposés ne font en effet pas apparaître que celui-ci aurait 

fait l’objet de sérieux préjudices de la part des autorités turques avant son 

départ du pays,  

qu’il a certes exposé que, suite au départ de son père du pays (en 2019), 

il avait été interrogé à son sujet lors de visites au domicile familial,  

que toutefois, ces mesures ne sont, comme l’a relevé le SEM, pas d’une 

intensité suffisante pour constituer des préjudices pertinents au sens de 

l’art. 3 LAsi,  

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qu’en effet, à en suivre son récit, hormis les fouilles effectuées au domicile 

familial ainsi que les questions posées sur son père, il n’aurait à aucun 

moment été concrètement inquiété par les autorités en raison de ses liens 

de parenté avec lui,  

qu’il n’a d’ailleurs jamais exercé d’activités politiques, ni rencontré 

personnellement de problèmes,  

que ses allégations selon lesquelles sa famille aurait été inscrite sur "la 

liste des terroristes", mesure qui aurait empêché ses frère et sœur d’obtenir 

un emploi dans le secteur public, ne sont étayées par aucun moyen de 

preuve ou élément concret au dossier, 

que ses allégations particulièrement succinctes à cet égard se basent en 

outre uniquement sur des ouï-dire de tiers, 

qu’il ne saurait être tiré du refus de la candidature du frère du recourant à 

un poste au sein de l’appareil étatique qu’il serait considéré comme un 

terroriste par les autorités, 

que le fait que celui-ci ait pu continuer sa vie normalement après avoir 

essuyé un tel refus tend d’ailleurs à confirmer que tel n’est pas le cas, 

qu’il semble en aller de même pour le recourant et sa sœur, celui-ci ayant 

notamment pu fréquenter l’école, travailler et se faire délivrer un passeport, 

même après les ennuis judiciaires rencontrés par son père et la fuite de ce 

dernier,  

que s’agissant de ses craintes d’être arrêté à son retour en raison de son 

absence à un examen médical en vue du service militaire (cf. procès-verbal 

[ci-après : p-v] d’audition du 7 février 2024, R 117), elles ne se fondent sur 

aucun élément objectif et concret, 

que, comme relevé à juste titre par le SEM, la capture d’écran produite, 

dont il ressort qu’une personne serait recherchée pour son enregistrement, 

ne permet pas d’établir avec certitude que celle-ci est effectivement le 

recourant, son nom ne figurant pas sur cette pièce, 

qu’il n’est dès lors en l’état pas établi que le recourant aurait réellement 

tenté de se soustraire à ses obligations militaires, 

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que quoi qu’il en soit, le refus de servir, de même qu’une éventuelle 

procédure pénale pour manquement aux obligations militaires, ne 

constituent pas des motifs pertinent pour la reconnaissance de la qualité 

de réfugié selon la jurisprudence constante (cf. parmi d’autres, arrêt du 

Tribunal E-381/2024 du 13 février 2024 consid. 3.2.1 et réf. cit.), 

que le Tribunal ne peut également que confirmer l’appréciation de l’autorité 

inférieure selon laquelle les allégations de l’intéressé, relatives aux 

menaces de mort proférées à son encontre par des tiers en raison de son 

athéisme et des activités de son père, sont invraisemblables, 

qu’en effet, ses déclarations à ce sujet sont indigentes, voire confuses, 

qu’en particulier, le recourant n’a été en mesure de fournir aucune 

indication spécifique sur le contenu de ces menaces, se bornant à indiquer, 

de manière très générale, qu’il s’agissait de menaces de mort et qu’elles 

étaient "sérieuses" (cf. p-v d’audition du 7 février 2024, R 89, 93 et 98),  

qu’invité à donner l’identité de leurs auteurs, ses réponses ont été 

inconstantes, le recourant alléguant que son père ne lui avait pas donné 

leur(s) nom(s), pour ensuite indiquer que ses menaces provenaient de 

deux oncles, dont il a fourni les noms et prénoms, ainsi que de membres 

de l’Etat islamique (cf. p-v précité, R 66 ainsi que 93 à 97),  

qu’il ne ressort pas non plus clairement de ses déclarations quand il aurait 

eu connaissance de l’existence de ces menaces (déjà en Turquie ou à son 

arrivée en Suisse), ni à qui elles auraient été adressées (à son père 

uniquement ou à lui également),  

que l’explication selon laquelle son père ne lui aurait pas tout raconté afin 

de le préserver ne permet pas de justifier l’inconsistance de son récit sur 

ce point, dans la mesure où ces menaces le concerneraient 

personnellement et qu’elles sont importantes pour sa demande d’asile, 

qu’enfin, même à admettre la vraisemblance de ces menaces, force est de 

constater qu’il s’agit d’actes de tiers, lesquels ne sont pas pertinents en 

matière d’asile à moins que les autorités étatiques ne soient pas disposées 

à accorder leur protection à la personne (concernant la théorie de la 

protection, cf. ATAF 2011/51 consid 7.1 à 7.4 et arrêts dans ce sens, 

E-4670/2023 du 22 septembre 2023 consid. 4.4 et E-4065/2019 du 

27 janvier 2022 consid. 3.1), ce que le recourant ne prétend pas en 

l’espèce (cf. p-v d’audition précité, R 111), 

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que, dans ces conditions, il n’y a pas de raison d’admettre que l’intéressé 

puisse éprouver, à bon droit, la crainte fondée d’une persécution future, 

celui-ci n’ayant jamais été la cible de persécutions avant son départ et 

aucun élément ne permettant de retenir que les autorités le recherchent ou 

envisagent de l’interpeller à son retour, étant encore souligné qu’il est établi 

par pièce au dossier que son casier judiciaire est vierge et qu’il n’a pas 

allégué faire l’objet d’une procédure en Turquie, 

que finalement, il ne ressort pas non plus du dossier que le recourant se 

trouverait exposé à un risque de persécution réfléchie en raison de 

l’engagement politique de son père et des éventuelles procédures ouvertes 

contre ce dernier, 

que, pour le surplus, il convient de renvoyer à la décision attaquée, celle-ci 

étant suffisamment motivée (art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA) et 

le recours ne contenant aucun nouvel élément propre à en remettre en 

cause le bien-fondé,  

qu'au vu de ce qui précède, le recours est rejeté en tant qu'il conteste le 

refus de reconnaissance de la qualité de réfugié et d’octroi de l'asile,  

que lorsqu’il rejette une demande d’asile ou qu’il refuse d’entrer en matière 

à ce sujet, le SEM prononce le renvoi de Suisse et en ordonne l’exécution, 

en tenant compte du principe de l’unité de la famille (art. 44 LAsi),  

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi (art. 44 LAsi), 

que l'exécution de cette mesure ne contrevient pas au principe de 

non-refoulement de l'art. 5 LAsi, le recourant n'ayant comme évoqué pas 

rendu vraisemblable qu'il serait, en cas de retour dans son pays, exposé à 

de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi,  

que, pour les mêmes raisons, la recourant n'a pas non plus rendu crédible 

qu’il existerait pour lui un véritable risque concret et sérieux d'être victime, 

en cas de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants (art. 3 CEDH et art. 3 [ainsi que 16 allégué] de la Convention 

du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements 

cruels, inhumains ou dégradants [Conv. torture, RS 0.105]),  

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que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEI [RS 142.20] ; 

cf. ATAF 2014/28 consid. 11),  

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI ; cf. ATAF 

2011/50 consid. 8.1 à 8.3 et jurisp. cit.),  

qu'en effet, la Turquie ne se trouve actuellement pas en proie à une guerre, 

une guerre civile ou une situation de violence généralisée, sur l’ensemble 

de son territoire,  

qu'il ne ressort par ailleurs pas non plus du dossier que l'intéressé pourrait 

être mis en danger pour des motifs qui lui seraient propres,  

qu’étant jeune et au bénéfice de plusieurs expériences professionnelles 

dans son pays ainsi que d’un réseau familial et social sur place, il devrait 

être en mesure de subvenir à ses besoins par lui-même, ce d’autant plus 

qu’il est sans charge de famille et qu’il pourra retourner vivre avec sa mère 

et ses frère et sœur dans l’appartement qu’il occupait avant son départ du 

pays,  

qu’au demeurant, ni les problèmes physiques (scoliose) ni psychiques 

(stress) dont souffre le recourant ne nécessitent des soins particuliers, 

étant souligné que ces derniers troubles semblent être liés au rejet de sa 

demande d’asile par le SEM (cf. mémoire de recours),  

que l'exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), le recourant étant tenu de 

collaborer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d'origine (art. 8 al. 4 LAsi),  

que, dès lors, la décision attaquée ne viole pas le droit fédéral, a établi de 

manière exacte et complète l'état de fait pertinent (art. 106 al. 1 LAsi) et, 

dans la mesure où ce grief peut être examiné (art. 49 PA ; cf. ATAF 2014/26 

consid. 5), n'est pas inopportune,  

qu'en conséquence, le recours est rejeté également sur le principe du 

renvoi et l’exécution de cette mesure,  

que s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'une seconde juge (art. 111 let. e LAsi), 

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qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 du 

règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif : page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant.  

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Camilla Mariéthoz Wyssen Miléna Follonier