# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 78e03073-67ea-5459-a705-37d64e2bc864
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-03-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 16.03.2010 A/1502/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1502-2009_2010-03-16.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris WANGELER, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Norbert HECK, 

Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1502/2009 ATAS/271/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 1 

du 16 mars 2010 
 

 

 

En la cause 

 

 

 

Monsieur D__________, domicilié au Grand-Lancy recourant 

 

 

 

contre 

 

 

 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES, sis route 

de Chêne 54, Genève 

intimé 

 

 

 

 

 

A/1502/2009 

- 2/9 - 

EN FAIT 

1. Monsieur D__________, né en 1951, a, par décisions des 16 juin 1998, 13 avril 

1999, 10 avril 2000 et 8 octobre 2002, été mis au bénéfice d'une rente entière 

d'invalidité du 1
er

 avril au 30 septembre 1996, puis d'une demi-rente à compter du 

1
er

 octobre 1996. Les rentes ont été assorties de rentes complémentaires pour 

épouse, ainsi que pour enfants, soit DA__________ et DB__________, nés d'une 

première union et DC__________ d'une seconde.  

Seule, DC__________, née en 2002 est encore mineure.  

2. L'intéressé s'est vu accorder des prestations versées par le SERVICE DES 

PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après SPC). 

3. Par courrier du 18 mars 2008, l'intéressé a informé le SPC qu'il était divorcé de 

Madame E__________ et que celle-ci avait quitté la Suisse depuis octobre 2007. 

4. Constatant que DC__________ était partie avec sa mère, le SPC a, par décision du 

16 décembre 2008, considéré qu'elle ne pouvait plus être prise en compte dans le 

calcul des prestations dues à l'intéressé dès novembre 2007 et a dès lors réclamé à 

celui-ci le remboursement de la somme de 9'998 fr. représentant les prestations 

versées à tort du 1
er

 novembre 2007 au 31 décembre 2008. 

5. L'intéressé a formé opposition le 5 janvier 2009, contestant l'exclusion de sa fille du 

calcul de son droit aux prestations ; il allègue à cet égard qu'elle est retenue contre 

son gré au Brésil mais qu'elle réside toujours en Suisse. 

6. Par décision du 9 mars 2009, le SPC a rejeté l'opposition, rappelant que l'ex-épouse 

de l'intéressé et leur fille ont quitté la Suisse pour le Brésil en octobre 2007, et que 

rien ne permet de conclure que le séjour de l'enfant au Brésil se déroule d'une 

manière contraire au droit, dans la mesure où celle-ci réside avec sa mère qui n'a 

pas été déchue de ses droits parentaux. 

7. L'intéressé a, par courrier du 16 avril 2009 adressé au SPC, déclaré "faire 

opposition totale à votre décision du 8 mars 2009 concernant le départ de ma fille 

DC__________ D__________ pour le Brésil. La mère de ma fille est partie seule 

au Brésil en 2005 s'occuper de sa mère malade. Elle m'avait abandonné la fille. En 

octobre 2007 ma fille est allée visiter la mère et grand-mère avec moi et n'est jamais 

revenue, kidnappée par la famille de sa mère. J'ai un procès au Tribunal de Goiani 

avec l'avocat Divino Antonio DE DEUS. J'ai fait opposition auprès du service de la 

population au sujet du statut qu'ils ont noté comme départ, ce qui n'est pas le cas. 

Les assurances-maladie de ma fille sont à jour et je n'ai jamais demandé une 

déclaration à (illisible) pour les annuler, ce qui signifie que DC__________ n'est 

pas partie vivre à l'étranger, elle est retenue. L'ambassade suisse a été mise au 

 

 

 

 

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courant immédiatement. Ainsi une fois encore, la mère de ma fille est partie en 

2005 et ma fille a voyagé avec moi en octobre 2007. Pour cela je m'oppose à votre 

décision et je sollicite le paiement des prestations complémentaires pour 

DC__________ D__________". 

8. Ce courrier a été transmis comme objet de sa compétence au Tribunal de céans le 

22 avril 2009. 

9. Le 29 avril 2009, la juridiction a imparti à l'intéressé un délai au 11 mai pour se 

déterminer. L'intéressé ne s'est pas manifesté. 

10. Dans sa réponse du 26 juin 2009, le SPC a conclu au rejet du recours. 

11. Sur demande du Tribunal de céans, l'intéressé a produit le 9 septembre 2009 un 

document établi par le Tribunal de justice de l'Etat de Goiás (Brésil) selon lequel un 

droit de visite pour sa fille lui a été accordé du 12 au 14 août 2009. Il a indiqué qu'il 

était revenu en Suisse chercher des attestations de la crèche et de l'école, ainsi que 

des témoignages prouvant que DC__________ vivait avec lui, et qu'elle avait été 

abandonnée par sa mère. Il a précisé qu'il repartait pour le Brésil, qu'il devait voir 

DC__________ le 28 décembre 2009 et tenterait alors de la ramener en Suisse. Il a 

par ailleurs versé au dossier un avis de la caisse-maladie Assura, selon lequel la 

prime du dernier trimestre 2009 concernant DC__________ d'un montant de 208 fr. 

50 a été payée grâce au subside cantonal. 

12. Le dossier a été agendé au 18 janvier 2010. Un délai au 18 février 2010 a alors été 

accordé à l'intéressé. Celui-ci n'a pas réagi. 

13. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès 

le 1
er

 août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales statuant 

conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 3 LOJ en instance unique, sur les 

contestations prévues à l’art. 56 de la Loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ; RS 830.1) qui sont relatives à la loi 

fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et 

invalidité du 6 octobre 2006. 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est applicable au cas d'espèce (cf. art. 1A LPCC pour les prestations 

complémentaires cantonales). 

 

 

 

 

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3. Interjeté dans les délai et forme prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 ss 

LPGA; art. 9 de la loi cantonale sur les prestations fédérales complémentaires à 

l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 14 octobre 1995 

LPCF; art. 43 LPCC).  

4. Le litige porte sur le droit du SPC d'exclure l'enfant DC__________ du droit aux 

prestations complémentaires de l'intéressé dès novembre 2007 et partant, de 

réclamer à celui-ci le remboursement des prestations versées à tort.  

5. a) Aux termes de la loi, ont droit aux prestations complémentaires, les personnes 

qui perçoivent une rente de l’assurance-invalidité, pour autant que les dépenses 

reconnues soient supérieures aux revenus déterminants (art. 2 al. 1 LPC et 2c LPC; 

art. 2 al. 1 let. b LPCC et 4 LPCC). Le montant de la prestation complémentaire 

fédérale annuelle en espèces correspond ainsi à la part des dépenses reconnues qui 

excède les revenus déterminants (3a al. 1 LPC). Une réglementation similaire régit 

les prestations complémentaires cantonales (cf. art. 3, 4 et 5 al. 1 let. d LPCC). Les 

prestations complémentaires sont donc fonction du montant des revenus et des 

dépenses.  

b) Au niveau fédéral, les revenus déterminants comprennent, notamment, le produit 

de la fortune mobilière et immobilière (art. 3c al. 1 let. b LPC), un quinzième de la 

fortune nette dans la mesure où elle dépasse 40’000 fr. pour les couples (art. 3c al. 1 

let. c LPC), les rentes, pensions et autres prestations périodiques, y compris les 

rentes de l’AVS et de l’AI (art. 3c al. 1 let. d LPC), et les ressources et parts de 

fortune dont un ayant droit s’est dessaisi (art. 3c al. 1 let. g LPC). Pour le calcul de 

la prestation complémentaire annuelle, on prend en compte en règle générale les 

revenus déterminants obtenus au cours de l'année civile précédente et l'état de la 

fortune le 1er janvier de l'année pour laquelle la prestation est servie; peut 

également entrer en considération comme période de calcul celle sur laquelle se 

fonde la dernière taxation fiscale (art. 23 al. 1 et 2 OPC-AVS/AI). 

c) En ce qui concerne les prestations complémentaires cantonales, l’art. 4 LPCC 

prévoit qu’ont droit aux prestations les personnes dont le revenu annuel déterminant 

n’atteint pas le revenu minimum cantonal d’aide sociale (ci-après: RMCAS) 

applicable, le montant de la prestation complémentaire correspondant à la 

différence entre le RMCAS et le revenu déterminant du requérant (art. 15 al. 1 

LPCC). Le revenu déterminant au sens de l’art. 5 al. 1 LPCC comprend, 

notamment, le produit de la fortune, tant mobilière qu’immobilière (let. b), un 

huitième de la fortune nette après déduction d’un montant de 40'000 fr. pour les 

couples (let. c), les rentes de l’assurance-vieillesse et survivants et de l’assurance-

invalidité ainsi que les indemnités journalières de l’assurance-invalidité (let. d), les 

rentes, pensions et autres prestations périodiques (let. f) et les prestations 

complémentaires fédérales (let. e). 

 

 

 

 

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6. Les prestations revenant à des couples et à des personnes vivant avec des enfants 

sont en principe à calculer globalement. Ce faisant il faut additionner les dépenses 

reconnues et les revenus des membres de la famille ayant ou donnant droit à la 

prestation.  

Si les enfants vivent avec un seul des parents ayant droit à une rente ou obtenant le 

versement d'une rente complémentaire de l'AVS ou de l'AI, la prestation 

complémentaire annuelle est calculée globalement en tenant compte de ce parent. 

Les revenus déterminants et les dépenses reconnues des enfants sont additionnés à 

ceux de ce parent. Si l'enfant ne vit pas chez ses parents, ou s'il vit chez celui qui n'a 

pas droit à une rente ni ne donne droit à une rente complémentaire de l'AVS ou de 

l'AI, la prestation complémentaire annuelle de l'enfant doit être calculée 

séparément, pour autant que le bénéficiaire de rente ait son domicile et sa résidence 

habituelle en Suisse. A défaut, il n'existe aucun droit aux prestations 

complémentaires (Directives concernant les prestations complémentaires à l'AVS et 

à l'AI, n
os

 2043.2 et ss). 

7. Le droit à une prestation est subordonné à la condition que l'intéressé ait son 

domicile civil en Suisse et qu'il y réside habituellement. Si l'un des époux ou un 

autre membre de la famille séjourne pour une période relativement longue à 

l'étranger ou n'a pas de résidence connue, il n'en est pas tenu compte pour le calcul 

de la prestation (cf. N° 2029 - 2030 et 2031 des Directives concernant les 

prestations complémentaires fédérales à l'AVS et à l'AI - DPC).  

Les prestations complémentaires cantonales et les prestations complémentaires 

fédérales ont été instituées dans le même but social. Il y a dès lors lieu d'en définir 

les conditions d'octroi à l'aide de principes uniformes, soit en l'occurrence, 

s'agissant de la question du domicile, à l'aide des arts. 23 et ss du Code civil.  

Le domicile de toute personne est au lieu où elle réside avec l'intention de s'y établir 

(art. 23 al. 1 CC). La notion de domicile comporte deux éléments : l'un objectif, la 

résidence dans un lieu donné; l'autre subjectif, l'intention d'y demeurer. La 

jurisprudence actuelle (ATF 127 V 238 consid. 1, 125 V 77 consid. 2a, 120 III 7 

consid. 2a) ne se fonde toutefois pas sur la volonté intime de l'intéressé, mais sur 

l'intention manifestée objectivement et reconnaissable pour les tiers. Le statut de la 

personne du point de vue de la police des étrangers, des autorités fiscales ou des 

assurances sociales, le dépôt des papiers d'identité, ou encore les indications 

figurant dans des jugements et des publications officielles ne sont pas décisifs; ces 

éléments constituent néanmoins des indices sérieux en ce qui concerne l'intention 

de s'établir (ATF 125 III 101 consid. 3; voir aussi Honsell/Vogt/Geiser, Basler 

Kommentar zum schweizerischen Privatrecht, Zivilgesetzbuch I, 2ème éd., n. 23 

ad. art. 23).  

 

 

 

 

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Toute personne conserve son domicile aussi longtemps qu'elle ne s'en est pas créé 

un nouveau (art. 24 al. 1 CC). Lorsqu'une personne séjourne en deux endroits 

différents et qu'elle a des relations avec ces deux endroits, il faut tenir compte de 

l'ensemble de ses conditions de vie, le centre de son existence se trouvant à 

l'endroit, lieu ou pays, où se focalise un maximum d'éléments concernant sa vie 

personnelle, sociale et professionnelle, de sorte que l'intensité des liens avec ce 

centre l'emporte sur les liens existants avec d'autres endroits ou pays (ATF 125 III 

précité). Selon les circonstances, une absence du pays peut être relativement 

longue, sans qu’il soit nécessaire d’admettre pour autant un changement de 

domicile. Après une telle absence toutefois, l’abandon du domicile en Suisse peut 

être présumé. Ceci vaut en particulier, si l’ensemble des circonstances permet de 

conclure à un transfert à l’étranger du centre de l’existence et des relations (ch. 

1031 DAA).  

Aux termes de l'art. 25 al. 1 CC, "l’enfant sous autorité parentale partage le 

domicile de ses père et mère ou, en l’absence de domicile commun des père et 

mère, le domicile de celui de ses parents qui a le droit de garde ; subsidiairement, 

son domicile est déterminé par le lieu de sa résidence." 

8. Ces règles sont précisées par les directives de l'OFAS (Directives concernant les 

prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI – DPC, édictées par l’Office fédéral 

des assurances sociales -DPC, chiffres 2009 et suivants) ainsi que par le règlement 

d'application de la loi cantonale à son article premier pour les prestations 

cantonales, qui prévoient qu'un séjour à l'étranger de courte durée, qui ne sort pas 

du cadre de ce qui est habituel (au maximum trois mois par an) et qui est le fait de 

visites, de vacances, d'affaires, de cures ou de stages de formation n'interrompt pas 

le droit aux prestations.  

Si un séjour dure plus longtemps suite à des circonstances impérieuses et 

inattendues, mais pas au-delà d’une année, la PC peut encore être servie durant 

cette période, pour autant que l’assuré(e) conserve, en plus de son domicile, le 

centre de tous ses intérêts en Suisse. Cependant, on ne peut épuiser ce délai 

maximal d’une année que pour des motifs vraiment pertinents (RCC 1992 p. 38 

consid. 2a ; ATF non publié du 26 juillet 2001 en la cause P. 23/00). Le délai d’une 

année ne peut être dépassé, moyennant conservation du domicile en Suisse et 

maintien du centre de ses intérêts personnels après comme avant en Suisse, que si 

(a) des raisons majeures et imprévisibles (p. ex. maladie ou accident) ont prolongé 

au-delà d’une année un séjour escompté de courte durée, ou (b) des raisons 

impératives (mesures d’assistance, formation professionnelle, traitement médical, 

etc…) laissent entrevoir d’emblée un séjour de plus d’une année (RCC 1992, p. 38 

consid. 2a ; N° 2011 DPC). 

9. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 

dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 

 

 

 

 

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- 7/9 - 

irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 

un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 

considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 

allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 

paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les 

références; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en droit 

des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait 

statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 

procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 

let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 

manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 

décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 

le droit litigieux (ATF 125 V 352 ss consid. 3). 

De plus, quand bien même la procédure est régie par le principe inquisitoire, ce 

principe est limité par le devoir de collaborer des parties, lequel comprend 

l’obligation de ces dernières d’apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement 

exigible d’elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits 

invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de 

l’absence de preuve (ATF 125 V consid. 2 et les références). En effet, si le principe 

inquisitoire dispense les parties de l’obligation de prouver, il ne les libère pas pour 

autant du fardeau de la preuve, en ce sens qu’en cas d’absence de preuve, la 

décision sera défavorable à la partie qui voulait déduire un droit de l’état de fait non 

prouvé (cf. ATF du 20 novembre 2002 en la cause I 294/02).  

Autrement dit, si malgré les moyens mis en œuvre par le juge pour établir la réalité 

d’un fait allégué par une partie, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une 

vraisemblance suffisante pour emporter la conviction du tribunal, c’est à la partie 

qui voulait en déduire un droit d’en supporter les conséquences (SPIRA, Le 

contentieux de la sécurité sociale, in : 100 ans de sécurité sociale en Suisse, Cahiers 

genevois de la sécurité sociale 1990 N° 7, p. 131).  

10. En l'espèce, DC__________, selon les informations obtenues de l'Office cantonal 

de la population, a quitté le 11 octobre 2007 la Suisse pour le Brésil , où elle vit 

avec sa mère. Son séjour dans ce pays sort à l'évidence du cadre de ce qui est 

habituel lorsqu'il s'agit de vacances ou de la fréquentation d'une école par exemple. 

Il est vrai que des circonstances impérieuses et inattendues au sens des directives de 

l'OFAS ont impliqué la prolongation du séjour, selon l'intéressé. Celui-ci allègue en 

effet que sa fille a été "kidnappée par la famille de sa mère". Il dit avoir saisi un 

Tribunal au Brésil pour s'en plaindre. Il produit à cet égard un document incomplet 

dont il résulte qu'il a été convoqué par un juge du Tribunal de Goiani, lequel lui a 

accordé un droit de visite pour sa fille du 12 au 14 août 2009. On ignore cependant 

 

 

 

 

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si la procédure au Brésil porte sur l'attribution de l'autorité parentale à l'un des deux 

parents ou sur le droit de garde ou s'il s'agit d'une procédure pénale. La question de 

savoir si DC__________ est effectivement retenue sans droit par sa mère peut 

quoiqu'il en soit être laissée ouverte, dans la mesure où quand bien même tel serait 

le cas, il ne peut être contesté que l'enfant ne réside plus en Suisse depuis octobre 

2007, soit depuis plus d'une année.  

L'intéressé allègue que sa fille est restée assurée en Suisse en matière d'assurance-

maladie. Le document qu'il a versé au dossier pour preuve n'est cependant pas 

déterminant pour attester du séjour de l'enfant en Suisse. 

Il importe de rappeler que l'octroi de prestations complémentaires vise un but 

social. N'ont ainsi droit à ces prestations que les personnes dont les dépenses 

reconnues dépassent les revenus déterminants. Le revenu minimum cantonal d'aide 

sociale garanti est fixé notamment selon qu'il y a ou non des enfants à charge (art. 3 

al. 2 let. d LPCC). Or, l'intéressé n'a plus à assumer l'entretien de DC__________ 

puisqu'elle vit dorénavant au Brésil avec sa mère. Il va de soi que si l'intéressé 

devait verser une pension alimentaire pour elle, cette pension pourrait être prise en 

compte conformément à l'art. 10 al. 3 let. e LPC. 

Aussi, bien que le Tribunal de céans soit conscient du fait qu'il s'agit-là d'une 

situation exceptionnelle et douloureuse, la décision du SPC ne peut-elle être que 

confirmée en tant qu'elle constate que l'enfant ne doit plus être prise en 

considération pour le calcul des PC dues à l'intéressé. 

11. C'est à juste titre que le SPC a considéré que l'enfant devait être exclue du calcul à 

compter de novembre 2007, soit dès son départ. Il y a en effet lieu de rappeler que, 

selon les DPC, n° 2010, , le versement de la PC ne peut être prolongé pour la partie 

du séjour à l’étranger qui dépasse les trois mois que si la personne a conservé son 

domicile en Suisse et si elle y a maintenu le centre de ses intérêts personnels. Tel 

n'est manifestement pas le cas de l'enfant. 

Le recours est en conséquence rejeté. Il appartiendra à l'intimé de rendre une 

nouvelle décision relative à la demande de remise implicitement déposée par 

l'intéressé.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- 9/9 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Invite l'intimé à rendre une nouvelle décision relative à la demande implicite de 

remise formulée par l'intéressé.  

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Dit que pour ce qui a trait aux prestations complémentaires fédérales, les parties 

peuvent former recours contre le présent arrêt dans un délai de 30 jours dès sa 

notification auprès du Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par 

la voie du recours en matière de droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi 

fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit 

indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du 

recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie 

postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et 

les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent 

être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

Nathalie LOCHER 

 La Présidente 

 

 

Doris WANGELER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le