# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 75fb224e-937d-5783-b26c-31284e96ed07
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2018 / 203
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2018---203_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PD17.051993-180253

56 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
15 février 2018

__________________

Composition
:               M.             
Sauterel,
président

             
              Mmes             
Merkli et  Giroud Walther, juges

Greffier
:                           
M.              Steinmann

 

 

*****

 

 

Art.
132 al. 1 et 321 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par
D.________,
à Dijon (France), contre la décision rendue le 1er
février 2018 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte
dans la cause introduite par le recourant, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

 

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
Par acte du 28 novembre 2017, D.________ a requis, en substance, une modification de la pension alimentaire
qu’il verse actuellement à son ex-épouse afin de contribuer à l’entretien
de ses deux enfants.

 

             
Par courrier du 5 décembre 2017, la Présidente
du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte (ci-après : la Présidente)
a informé D.________ que l’acte susmentionné contenait un vice de forme au sens des art.
129 ss CPC, dès lors qu’il ne mentionnait pas l’indication du nom et de l’adresse
de la partie adverse, qu’il ne contenait pas de conclusions chiffrées et qu’il n’était
pas accompagné des pièces nécessaires, en particulier d’une copie des jugements
rendus. La Présidente a en outre imparti, en application de l’art. 132 al. 1 et 2 CPC, un
délai au 
4 janvier 2018 à D.________
pour rectifier cet acte, en l’avertissant qu’à défaut, celui-ci ne serait pas pris
en considération.

 

2.             
Par décision du 1er
février 2018, la Présidente a constaté que D.________ n’avait pas rectifié
son acte dans le délai imparti et n’est dès lors pas entrée en matière (art.
132 al. 1 CPC), rayant la cause du rôle, sans frais. 

 

3.             
Par courrier du 5 février 2018 adressé
au Tribunal d’arrondissement de La Côte, D.________ a interjeté recours contre cette
décision. A l’appui de son acte, il a indiqué, en substance, recourir contre le « courrier
du 1er
février 2018 » et a communiqué le nom et l’adresse de la partie adverse. 

 

             
Cet acte a été transmis d’office par le premier juge à la Chambre de céans
comme objet de sa compétence.

 

4.

4.1             
              Selon l'art. 321 al. 1
CPC, le recours doit être écrit et motivé. S'agissant de l'exigence de motivation, l'instance
supérieure doit en tout cas pouvoir comprendre ce qui est reproché au premier juge sans avoir
à rechercher des griefs par elle-même, ce qui exige une certaine précision dans l'énoncé
et la discussion des critiques formulées, un simple renvoi aux écritures et pièces de
première instance n'étant pas suffisant (Jeandin, CPC commenté, Bâle 2011, n. 4 ad
art. 321 CPC et 
n. 3 ad art. 311 CPC). Même
si le recours au sens des art. 319 ss CPC déploie avant tout un effet cassatoire, le recourant
ne peut se limiter à conclure à l'annulation de la décision attaquée, mais doit prendre
des conclusions au fond et exposer ce qu'il veut que le tribunal lui alloue dans sa décision (Jeandin,
op. cit., n. 5 ad art. 321 CPC). Le défaut de motivation ou de conclusions constitue un vice irréparable
(CREC 
10 avril 2015/147 ; CREC 30 mars
2015/137 ; CREC 23 septembre 2014/338 ; CREC 22 août 2014/290).

 

4.2             
              En
l’espèce, le recourant n'indique pas la modification de la décision qu'il demande, se
bornant à requérir que le recours lui soit accordé suite au courrier du premier juge du
1er
février 2018. De plus, son acte de recours ne contient aucune motivation, indiquant uniquement le
nom et l’adresse de la partie adverse. Les exigences relatives à la motivation et aux conclusions,
telles que résumées ci-dessus, ne sont donc pas satisfaites.

 

5.             
              Au
vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable, selon l’art.
322 al. 1 CPC.

 

             
              Le présent arrêt
sera rendu sans frais en application de l’art. 11 TFJC (tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires
civils ; RSV 270.11.5).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
M. D.________

 

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte.

 

             
Le greffier :