# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9125c553-4ee9-55c7-ad35-503755fe6b34
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-04-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 05.04.2023 RR.2022.185
**Docket/Reference:** RR.2022.185
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_RR-2022-185_2023-04-05

## Full Text

Entraide judiciaire internationale en matière pénale à l'Allemagne;
remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP);;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à l'Allemagne;
remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP);;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à l'Allemagne;
remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP);;Entraide judiciaire internationale en matière pénale à l'Allemagne;
remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP)

Arrêt du 5 avril 2023 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Giorgio Bomio-Giovanascini 

et Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Joëlle Fontana  

   

Parties  A. SA, représentée par Me Guillaume Vodoz, avocat, 

 

recourante 

  

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

partie adverse 

 

   

Objet  Entraide judiciaire internationale en matière pénale à 

l'Allemagne 

 

Remise de moyens de preuve (art. 74 EIMP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: RR.2022.185 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Par demande du 20 décembre 2021, le Procureur général en chef de Munich 

I/Allemagne (ci-après: l’Etat requérant) a sollicité l’entraide des autorités 

helvétiques dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte, notamment, 

contre B., gouverneur de la banque C., et D., pour blanchiment d’argent, 

selon l’art. 261 du Code pénal allemand. En substance, ils sont soupçonnés 

d’avoir, à partir d’avril 2002, détourné des fonds au préjudice de la banque 

C., à hauteur de plus d’USD 330 millions, sur la base d’un contrat de 

courtage, supposé fictif, passé entre la société E. Ltd et la banque C. Ces 

fonds auraient été acheminés vers des comptes bancaires en Suisse et à 

l’étranger, en particulier, le compte de la société A. SA – dont B. serait le réel 

ayant droit économique – auprès de la banque F. L’Etat requérant requiert 

de la documentation bancaire relative à ce compte, afin de vérifier si les 

fonds en provenant ont servi à l’achat de quatre biens immobiliers en 

Allemagne, entre 2012 et 2017, dont B. serait le bénéficiaire final (act. 1.1 et 

10.1: dossier électronique RH.21.0269, rubrique n. 2. Dossier fourni pour 

consultation/2022.07.13, onglet n. 1).  

 

 

B. Le 21 décembre 2021, l’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) a délégué 

l’exécution de la demande d’entraide au Ministère public de la Confédération 

(ci-après: MPC; act. 10.1, rubrique n. 2. Dossier fourni pour 

consultation/2022.07.13, onglet n. 2). 

 

 

C. Par décision du 24 décembre 2021, le MPC est entré en matière sur la 

requête (act. 1.2). Par décision incidente du même jour, il a admis la 

présence de personnes participant à la procédure à l’étranger lors de 

l’exécution de la procédure d’entraide. La consultation du dossier de la 

procédure pénale suisse menée par le MPC, en particulier, des documents 

objet de la décision entreprise par les autorités allemandes, a eu lieu les 

24 et 25 janvier 2022 (act. 1.3). La documentation bancaire concernée a été 

apportée à la présente procédure le 6 juillet 2022.  

 

 

D. Le même jour, le MPC a informé la société A. SA de la demande allemande 

et, le 13 juillet 2021, lui a accordé l’accès au dossier de la procédure 

d’entraide, comprenant les documents dont la transmission était envisagée, 

l’invitant à se déterminer s’agissant de la possibilité de consentir à leur 

transmission simplifiée ou à faire valoir des motifs d’opposition à celle-ci 

(act. 1.4). Par courrier du 15 juillet 2021, la société s’est opposée à la 

transmission de tout document ou information la concernant (act. 1.5). 

- 3 - 

 

 

 

 

E. Par décision de clôture du 26 août 2022, le MPC a ordonné la remise à l’Etat 

requérant de la documentation bancaire concernant le compte de la société 

A. SA près la banque F., telle que figurant au chiffre 2. du dispositif dudit 

prononcé (act. 1.1) 

 

 

F. En date du 28 septembre 2022, la société A. SA (ci-après: la recourante) a 

formé recours auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral 

(ci-après: la Cour de céans) contre ce prononcé concluant à son annulation 

et au rejet définitif de la commission rogatoire allemande, sous suite de frais 

et dépens (act. 1). 

 

 

G. Dans leurs réponses des 16 novembre 2022, transmises à la recourante 

pour information, le lendemain, le MPC et l’OFJ concluent au rejet du 

recours, dans la mesure de sa recevabilité (act. 10, 11 et 12). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 L'entraide judiciaire entre l’Allemagne et la Confédération suisse est 

prioritairement régie par la Convention européenne d'entraide judiciaire en 

matière pénale (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur pour la Suisse 

le 20 mars 1967 et pour l’Allemagne le 1er janvier 1977, et par le Deuxième 

Protocole additionnel à ladite Convention, entré en vigueur pour la Suisse 

le 1er février 2005 et pour l’Etat requérant le 1er juin 2015 (RS 0.351.12), ainsi 

que par l'Accord bilatéral complétant cette Convention (RS 0.351.913.16), 

entré en vigueur le 1er janvier 1977. Les art. 48 ss de la Convention 

d'application de l'Accord de Schengen du 14 juin 1985 (CAAS; n. CELEX 

42000A0922[02]; Journal officiel de l'Union européenne L 239 du 

22 septembre 2000, p. 19-62) s'appliquent également à l'entraide pénale 

entre la Suisse et l’Allemagne. Peuvent également s'appliquer, en 

l'occurrence, la Convention européenne relative au blanchiment, au 

dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (CBl; 

RS 0.311.53), entrée en vigueur pour la Suisse le 1er septembre 1993 et pour 

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l’Allemagne  le 1er janvier 1999, et la Convention des Nations Unies contre 

la corruption du 31 octobre 2003 (UNCAC; RS 0.311.56), entrée en vigueur 

pour la Suisse le 24 octobre 2009 et pour l’Allemagne le 12 décembre 2014, 

en particulier, s’agissant du blanchiment d’argent (indépendamment de la 

nature du crime préalable), les art. 43 ss, en particulier l’art. 46, par renvoi 

des art. 14 et 23.  

1.2 Les dispositions des traités précités l'emportent sur le droit interne qui régit 

la matière, soit la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale 

(EIMP; RS 351.1) et son ordonnance d'exécution (OEIMP; RS 351.11). Le 

droit interne reste toutefois applicable aux questions non réglées, 

explicitement ou implicitement, par le traité et lorsqu'il est plus favorable à 

l'entraide (ATF 145 IV 294 consid. 2.1; 142 IV 250 consid. 3; 140 IV 123 

consid. 2; 137 IV 33 consid. 2.2.2; 129 II 462 consid. 1.1; 124 II 180 

consid. 1.3). Le principe du droit le plus favorable à l'entraide s'applique 

aussi pour ce qui concerne le rapport entre elles des normes internationales 

pertinentes (v. art. 48 par. 2 CAAS et 39 CBl). L'application de la norme la 

plus favorable doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux 

(ATF 135 IV 212 consid. 2.3; 123 II 595 consid. 7c). 

1.3 La Cour de céans est compétente pour connaître des recours dirigés contre 

les décisions de l’autorité cantonale ou fédérale d’exécution relatives à la 

clôture de la procédure d’entraide et, conjointement, les décisions incidentes 

(art. 80e al. 1 et 25 al. 1 EIMP, et 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur 

l’organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). 

Elle n’est pas liée par les conclusions des parties (art. 25 al. 6 EIMP; 

GLESS/SCHAFFNER, Commentaire bâlois, 2015, n. 43 ad art. 25 EIMP). Elle 

statue avec une cognition pleine sur les griefs soulevés. Elle peut, le cas 

échéant, porter son examen sur des points autres que ceux soulevés dans 

le recours (arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2017.79 du 13 septembre 

2017 consid. 4; RR.2011.81 du 21 juin 2011 consid. 5). 

1.4 Titulaire de la relation bancaire dont le MPC ordonne la transmission de la 

documentation à l’Etat requérant, la recourante dispose de la qualité pour 

recourir contre le prononcé entrepris (art. 80h let. b EIMP et 9a let. a et 

b OEIMP; ATF 137 IV 134 consid. 5; 118 Ib 547 consid. 1d). 

1.5 Interjeté le 28 septembre 2022, contre une décision notifiée le 29 août 2022, 

le recours a été déposé en temps utile (art. 80k EIMP).   

1.6 Le recours est recevable et il y a lieu d’entrer en matière.  

 

2. La recourante invoque une violation du principe de la proportionnalité. De 

son point de vue, il n’y aurait aucun lien entre le patrimoine sous enquête en 

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Allemagne et d’éventuelles sources de financement suisses la concernant, 

ce qui est d’ailleurs confirmé dans la décision entreprise, qui retient 

n’avoir pas été en mesure d’établir si des valeurs patrimoniales du compte 

de la recourante ont pu être utilisées aux fins d’acquérir des biens en 

Allemagne. Cette absence de lien devait conduire le MPC à refuser l’entraide 

requise (act. 1, p. 5). 

 

2.1  

2.1.1 Selon la jurisprudence relative au principe de la proportionnalité, lequel 

découle de l’art. 63 al. 1 EIMP, la question de savoir si les renseignements 

demandés sont nécessaires ou simplement utiles à la procédure pénale est 

en principe laissée à l’appréciation des autorités de poursuite de l’Etat 

requérant. Le principe de la proportionnalité interdit aussi à l’autorité suisse 

d’aller au-delà des requêtes qui lui sont adressées et d’accorder à l’Etat 

requérant plus qu’il n’a demandé. Cela n’empêche pas d’interpréter la 

demande selon le sens que l’on peut raisonnablement lui donner. Le cas 

échéant, une interprétation large est admissible s’il est établi que toutes les 

conditions à l’octroi de l’entraide sont remplies; ce mode de procéder permet 

aussi d’éviter d’éventuelles demandes complémentaires (ATF 121 II 241 

consid. 3a; 118 Ib 111 consid. 6; arrêt du Tribunal pénal fédéral 

RR.2009.286-287 du 10 février 2010 consid. 4.1). Sur cette base, peuvent 

aussi être transmis des renseignements et documents non mentionnés dans 

la demande (TPF 2009 161 consid. 5.2; arrêts du Tribunal pénal fédéral 

RR.2010.39 du 28 avril 2010 consid. 5.1; RR.2010.8 du 16 avril 2010 

consid. 2.2). L’examen de l’autorité d’entraide est régi par le principe de 

l’« utilité potentielle » qui joue un rôle crucial dans l’application du principe 

de la proportionnalité en matière d’entraide pénale internationale (ATF 142 

II 161 consid. 2.1.2; 122 II 367 consid. 2c et les références citées). Sous 

l’angle de l’utilité potentielle, il doit être possible pour l’autorité d’investiguer 

en amont et en aval du complexe de faits décrits dans la demande et de 

remettre des documents antérieurs ou postérieurs à l’époque des faits 

indiqués, lorsque les faits s’étendent sur une longue durée ou sont 

particulièrement complexes (arrêt du Tribunal fédéral 1A.212/2001 du 

21 mars 2002 consid. 9.2.2; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2017.53-54 

du 2 octobre 2017 consid. 8.2 in fine). C’est en effet le propre de l’entraide 

de favoriser la découverte de faits, d’informations et de moyens de preuve, 

y compris ceux dont l’autorité de poursuite étrangère ne soupçonne pas 

l’existence. Il ne s’agit pas seulement d’aider l’Etat requérant à prouver des 

faits révélés par l’enquête qu’il conduit, mais d’en dévoiler d’autres, s’ils 

existent. Il en découle, pour l’autorité d’exécution, un devoir d’exhaustivité, 

qui justifie de communiquer tous les éléments qu’elle a réunis, propres à 

servir l’enquête étrangère, afin d’éclairer dans tous ses aspects les rouages 

du mécanisme délictueux poursuivi dans l’Etat requérant (arrêts du Tribunal 

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pénal fédéral RR.2010.173 du 13 octobre 2010 consid. 4.2.4/a et 

RR.2009.320 du 2 février 2010 consid. 4.1; ZIMMERMANN, La coopération 

judiciaire internationale en matière pénale, 5e éd. 2019, n. 723 et s.). 

2.1.2 Les autorités suisses sont tenues, au sens de la procédure d’entraide, 

d’assister les autorités étrangères dans la recherche de la vérité en 

exécutant toute mesure présentant un rapport suffisant avec l’enquête 

pénale à l’étranger, étant rappelé que l’entraide vise non seulement à 

recueillir des preuves à charge, mais également à décharge (ATF 118 Ib 547 

consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 1A.88/2006 du 22 juin 2006 consid. 5.3; 

arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2008.287 du 9 avril 2009 consid. 2.2.4 et 

la jurisprudence citée). 

2.1.3 S’agissant de demandes relatives à des informations bancaires, il convient 

en principe de transmettre tous les documents qui peuvent faire référence 

au soupçon exposé dans la demande d’entraide; il doit exister un lien de 

connexité suffisant entre l’état de fait faisant l’objet de l’enquête pénale 

menée par les autorités de l’Etat requérant et les documents visés par la 

remise (ATF 129 II 461 consid. 5.3; arrêts du Tribunal fédéral 1A.189/2006 

du 7 février 2007 consid. 3.1; 1A.72/2006 du 13 juillet 2006 consid. 3.1). 

Lorsque la demande vise à éclaircir le cheminement de fonds d’origine 

délictueuse, il convient en principe d’informer l’Etat requérant de toutes les 

transactions opérées au nom des personnes et des sociétés et par le biais 

des comptes impliqués dans l’affaire, même sur une période relativement 

étendue (ATF 121 II 241 consid. 3c). L’utilité de la documentation bancaire 

découle du fait que l’autorité requérante peut vouloir vérifier que les 

agissements qu’elle connaît déjà n’ont pas été précédés ou suivis d’autres 

actes du même genre (v. arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2018.88-89 du 

9 mai 2018 consid. 4.2). 

2.2 En l’espèce, l’entraide requise consiste en l’obtention de la documentation 

bancaire relative à la relation ouverte au nom de la recourante près la 

banque F., dont B. est ayant droit économique, en vue de permettre à l’Etat 

requérant de reconstituer le cheminement des fonds potentiellement issus 

et/ou constitutifs de l’infraction de blanchiment d’argent et de déterminer s’ils 

ont permis l’achat de biens immobiliers en Allemagne, dont le prénommé est 

le réel ayant droit économique. Partant, il existe un lien de connexité suffisant 

entre les informations à transmettre et l’état de faits de la procédure dans 

l’Etat requérant pour admettre la transmission de la documentation bancaire 

relative à la relation bancaire ouverte au nom de la recourante, telle que 

répertoriée dans le dispositif du prononcé entrepris. Le devoir d’exhaustivité 

incombant à l’autorité d’exécution lui impose de transmettre tous les 

renseignements concernant de près ou de loin les infractions poursuivies, 

surtout dans des affaires aux contours complexes, comme la présente. Au-

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delà de l’utilité potentielle, donnée en l’espèce, il n’appartient ni à l’autorité 

d’exécution ni à l’autorité de recours de déterminer si les documents requis 

sont effectivement utiles ou nécessaires pour l’enquête étrangère. Cette 

appréciation des moyens de preuve appartient au juge du fond, lequel doit 

disposer, pour ce faire, des éléments qui pourraient s'avérer pertinents tant 

à charge qu'à décharge (v. supra consid. 2.1.2). En d’autres termes, l’Etat 

requérant doit pouvoir vérifier, par lui-même, l’utilité ou le défaut d’utilité des 

informations pour sa procédure. Le grief est infondé.  

 

3. En règle générale, les frais de procédure comprenant l'émolument d'arrêt, 

les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge de la 

partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l'art. 39 LOAP). 

En tant que partie qui succombe, la recourante doit supporter les frais du 

présent arrêt, lesquels sont fixés à CHF 4’000.-- (v. art. 73 al. 2 LOAP, art. 8 

al. 3 let. a du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, 

dépens, et indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; 

RS 173.713.162] et art. 63 al. 5 PA), montant couvert par l’avance de frais 

déjà versée. Le solde, par CHF 1'000.--, lui sera restitué par la Caisse du 

Tribunal pénal fédéral.  

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. Un émolument de CHF 4'000.--, couvert par l’avance de frais versée, est mis 

à la charge de la recourante. Le solde, par CHF 1'000.--, lui sera restitué par 

la Caisse du Tribunal pénal fédéral. 

 

 

Bellinzone, le 6 avril 2023 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Guillaume Vodoz, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

- Office fédéral de la justice, Unité Entraide judiciaire 

 

 

Indication des voies de recours 

 
Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant 
le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal 
fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 
consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission électronique, le moment déterminant 
pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de réception qui confirme que la partie a 
accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission (art. 48 al. 2 LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission 
de renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices 
graves (art. 84 al. 2 LTF).