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**Case Identifier:** f20563a8-41ef-578a-865f-ca0a2097447f
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-17
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Cour administrative 17.01.2018 ADM 2017 79
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_005_ADM-2017-79_2018-01-17.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

COUR ADMINISTRATIVE

ADM 79 / 2017 + AJ 80 / 2017

Président a.h. :  Daniel Logos
Juges :  Sylviane Liniger Odiet et Philippe Guélat
Greffière :  Julia Friche-Werdenberg

ARRET DU 17 JANVIER 2018

en la cause liée entre

A.A. et B.A., 
- représentés par Me Mathias Eusebio, avocat à Delémont,

recourants,

et

Service des contributions, Rue de la Justice 2, 2800 Delémont,
intimé,

relative à la décision de la Commission cantonale des recours en matière d'impôts du 
5 avril 2017 (taxation 2012).

______

CONSIDÉRANT

En fait :

A. Le 5 avril 2017, saisie sur recours contre la décision sur réclamation du Service des 
contributions (ci-après : l'intimé) du 27 mai 2016, la Commission cantonale des 
recours en matière d'impôts (ci-après : CCR) a déclaré le recours de A.A. et B.A. (ci-
après : les recourants) irrecevable et mis les frais de procédure, fixés à CHF 250.-, à 
la charge des recourants (PJ 2 intimé).

La CCR estime que le recours du 16 juin 2016 est manifestement irrecevable, tant en 
matière d'IFD qu'en matière d'impôt d'Etat, faute de motivation. En effet, A.A. indique 
simplement faire recours contre la décision sur réclamation relative à l'année fiscale 
2012 pour les motifs invoqués et développés dans ses courriers des 12 mai 2015 et 
26 avril 2016 qui sont déjà en possession de l'intimé. Aussi, un délai supplémentaire 
ne pouvait être accordé aux recourants pour leur permettre de remédier aux 

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informalités du recours, conformément à l’article 128 Cpa. Au surplus, la CCR 
considère que le courrier du 10 [recte : 12] janvier 2017, par lequel A.A. produit des 
documents, développe sa motivation et prend des conclusions, ne peut pas être pris 
en considération puisqu'il intervient plusieurs mois après l'échéance du délai de 
recours (PJ 2 intimé).

B. Le 8 mai 2017, les recourants, par l'intermédiaire de leur mandataire, ont déposé un 
recours auprès de la Cour de céans contre la décision de la CCR. Ils concluent à son 
annulation, au renvoi du dossier à la CCR pour nouvelle décision, tant pour l'impôt 
d'Etat que pour l'IFD, subsidiairement à la fixation du revenu imposable à 
CHF 11'100.- pour l'impôt d'Etat et à CHF 15'200.- pour l'IFD, fortune imposable à 
CHF 0.- pour l'année 2012, sous suite des frais et dépens.

Ils font valoir que la CCR devait déclarer leur recours contre la décision sur 
réclamation recevable étant donné que A.A. a expressément indiqué interjeter un 
recours pour les motifs indiqués dans ses courriers des 12 mai 2015 et 26 avril 2016. 
Le point contesté, à savoir le montant total des revenus de A.A. (chiffre 100 de la 
déclaration d'impôt), ressort clairement de ces courriers. D'ailleurs, dans sa réponse 
audit recours, adressée à la CCR, l’intimé a conclu au rejet du recours, et non à son 
irrecevabilité. Il a parfaitement compris sur quel grief portait le recours, étant donné 
qu'il a pris position sur ce seul point. La CCR aurait pu leur demander de prendre des 
conclusions et/ou motiver leur recours, vu que leur recours n’était pas manifestement 
irrecevable. Elle n’a pas non plus réagi à réception de la réponse de l’intimé du 12 
juillet 2016 alors que cette prise de position permettait de comprendre, sans l’ombre 
d’un doute, les motifs du recours. Enfin, la CCR devait prendre en compte le courrier 
du 12 janvier 2017 dans lequel A.A. a pris des conclusions et développé sa 
motivation, étant donné qu'il existe un droit de réplique inconditionnel et que ladite 
autorité n'avait pas encore rendu de décision.

Dans l’hypothèse où la Cour de céans statuerait directement au fond, les recourants 
précisent que les revenus de A.A. se sont élevés, en 2012, à CHF 5'960.- et non à 
CHF 16'486.-. A ce titre, ils produisent deux fiches de salaire de A.A. des mois de 
janvier et février 2012 et requièrent l’audition de M. C., du SRH. 

Les recourants ont demandé le bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite.

C. Dans sa réponse du 6 juin 2017, l'intimé conclut au rejet du recours, tant en matière 
d'impôt d'Etat qu'en matière d'IFD, sous suite des frais. 

Il estime que le recours auprès de la CCR, tant en matière d'impôt d'Etat qu'en matière 
d'IFD, est irrecevable, faute de motivation. L'autorité ne devait pas accorder un délai 
supplémentaire aux recourants pour compléter leur recours, puisque les motifs 
étaient inexistants. En effet, les recourants n’ont pas répondu à la décision attaquée 
et se sont contentés de renvoyer à leurs précédents courriers. Au demeurant, leur 
courrier du 10 [recte : 12] janvier 2017 n’est pas apte à corriger les informalités du 
recours qui rendent celui-ci irrecevable. 

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S’agissant de la requête d’assistance judiciaire gratuite, il conclut à son rejet, sous 
suite des frais.

D. Dans sa prise de position du 7 juin 2017, la CCR confirme les considérants de sa 
décision. S’agissant de la requête d’assistance judiciaire gratuite, elle laisse le soin à 
la Cour de céans de statuer ce que de droit.

E. Dans leur réplique du 4 juillet 2017, les recourants confirment les conclusions et les 
motifs du recours. Ils reprennent leur précédente argumentation et ajoutent que si la 
CCR avait eu un doute sur la conclusion des recourants, elle aurait dû leur impartir 
un bref délai pour la chiffrer, conformément à l'arrêt de la Cour de céans du 23 février 
2017. En effet, il ressort de celui-ci qu'un délai supplémentaire doit être accordé aux 
recourants pour corriger leur mémoire de recours, également en l’absence de toute 
motivation.

F. Dans sa prise de position du 17 août 2017, la CCR informe qu'elle n'a pas 
d'observation à formuler.

G. Par courrier du 5 septembre 2017, le mandataire des recourants a produit sa note 
d’honoraires.

H. Il sera revenu ci-après, en tant que besoin, sur les autres éléments du dossier.

En droit :

1.
1.1 Aux termes de l'article 165 de la loi d'impôt (ci-après LI ; RSJU 641.11), le 

contribuable, le Service des contributions et la commune peuvent recourir contre la 
décision de la Commission cantonale des recours auprès de la Cour administrative. 
Le délai de recours est de trente jours à partir de la communication de la décision 
(art. 166 al. 1 LI).

1.2 La Cour administrative est compétente pour statuer sur le recours dirigé contre les 
décisions de la CCR, tant en matière d'impôt d'Etat (art. 165 ss LI) qu'en matière d'IFD 
(art. 14 al. 1bis de l'ordonnance d'exécution concernant l'impôt fédéral direct ; RSJU 
648.11).

2. Lorsqu'elle statue sur l'application du droit fédéral et du droit cantonal, la Cour 
administrative doit rendre deux décisions, l'une pour le droit fédéral et l'autre pour le 
droit cantonal, qui formellement peuvent figurer dans le même acte. Les motivations 
doivent être séparées, ce qui n'exclut pas des renvois, et les décisions doivent 
contenir des dispositifs distincts ou du moins un dispositif qui distingue expressément 
les deux impôts (ATF 130 II 507 consid. 8.3 ; TF 2A.151/2005 du 1er novembre 2005 
consid. 1.2).

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3. Est litigieuse, en l'espèce, la recevabilité du recours de A.A. et B.A. auprès de la CCR.

4. Ad IFD

4.1 L’article 140 al. 2 LIFD stipule que, lorsqu’il recourt devant la Commission cantonale 
des recours en matière d’impôts, le recourant doit indiquer, dans l'acte de recours, 
ses conclusions et les faits sur lesquels elles sont fondées, ainsi que les moyens de 
preuve ; les documents servant de preuves doivent être joints à l'acte ou décrits avec 
précision. Lorsque le recours est incomplet, un délai équitable est imparti au 
contribuable pour y remédier, sous peine d'irrecevabilité.

Le recours dans lequel il n’est pas dit en quoi la décision attaquée doit être modifiée 
et celui dont la motivation fait défaut ou paraît d’emblée insuffisante peut être déclaré 
irrecevable sans plus ample examen. Dans les autres cas, l’autorité cantonale de 
recours est tenue d’entrer en matière et, lorsque les motifs du recours existent mais 
manquent de clarté, d’accorder un délai supplémentaire au contribuable pour 
compléter son mémoire. D’une manière générale, il y a lieu de distinguer les recours 
qui ne peuvent plus être améliorés parce qu’ils ne contiennent aucune motivation de 
ceux dont les défauts peuvent être corrigés. Ainsi une motivation brève est suffisante. 
De même, il n’est pas nécessaire que les conclusions soient formulées explicitement 
pour qu’elles soient recevables ; il suffit qu’elles ressortent clairement des motifs 
allégués. Le droit à une régularisation du recours prévu à l’article 140 al. 2 est non 
seulement la concrétisation des garanties de l’article 29 al. 1 Cst., mais il va au-delà 
de celles-ci en tant que la régularisation n’est pas soumise à la condition qu’elle 
puisse être effectuée en temps utile, c’est-à-dire avant l’expiration du délai de recours 
(CASANOVA/ DUBEY, Commentaire romand, Impôt fédéral direct, 2ème éd., 2017, n° 25 
ad art. 140 et les références citées, notamment TF 2A.418/2006 du 21 novembre 
2006).

Le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de préciser que les règles valables en matière 
de recours selon l'article 106 AIFD (cf. art. 140 ss LIFD) ne sont pas différentes de 
celles qui régissent le recours de droit administratif au Tribunal fédéral (cf. 
jurisprudence relative à l'art. 108 al. 3 OJ: notamment ATF 131 II 449 consid. 1.3 ; 
130 I 312 consid. 1.3.1 ; 123 II 359 consid. 6b/bb et les références). Il en résulte qu'il 
ne faut pas poser des exigences trop strictes quant à la formulation des conclusions 
et des motifs. Il suffit que l'on puisse déduire de l'acte de recours les points sur 
lesquels la décision attaquée est critiquée, ce que le recourant demande et sur quels 
faits il entend se fonder (TF 2A.418/2006 précité consid. 4.2).

La jurisprudence a relevé, à propos de l'article 108 al. 2 OJ, qu'il suffit que le mémoire 
de recours de droit administratif permette de discerner sur quels points et pour quelles 
raisons la décision attaquée est critiquée. Le renvoi à certains actes antérieurs de la 
procédure est autorisé, du moment que le recours de droit administratif est la 
continuation de la procédure qui s'est déroulée auparavant, et ne constitue pas une 
instance nouvelle et indépendante comme l'est celle de recours de droit public (ATF 
130 Ib 287 et les références citées, notamment ATF 113 Ib 287 consid. 1). Le simple 

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renvoi à des mémoires antérieurs ou à la décision cantonale attaquée ne remplace 
toutefois pas les conclusions et les motifs (TF 2C_537/2007 du 17 juin 2008, publié 
aux ATF 134 I 303, in : RDAF 2009 II p. 359 consid. 1.3 ; voir également TF 
9C_32/2009 du 27 février 2009 consid. 4 et les références citées). Il faut, en effet, 
que la motivation du recours fasse au moins ressortir sur quels points et pour quels 
motifs le recourant critique la décision attaquée. On ne saurait admettre qu’un 
recourant, dont les arguments ont été examinés minutieusement par l’autorité 
inférieure, se contente de renvoyer à ces arguments et ne s’exprime absolument pas 
sur les considérants de la décision attaquée. Un simple renvoi global à des 
précédentes écritures ne satisfait pas à l’exigence de motivation (ATF 113 Ib 287 = 
JdT 1989 p. 313).

4.2 En l'espèce, les recourants ont, par erreur, adressé leur recours contre la décision 
sur réclamation à l'intimé, lequel l’a ensuite transmis à la CCR. Ils ont conclu à la 
correction de la décision du 27 mai 2016 et indiqué recourir pour les motifs 
développés dans les courriers de A.A. des 12 mai 2015 et 26 avril 2016, déjà en la 
possession de l’intimé. Il ressort du recours que c’est le code 100 de leur déclaration 
d’impôt (conformément aux courriers précités et à la lettre de l’intimé du 11 avril 2016) 
qui demeure contesté à ce stade. 

Au vu des considérations ci-dessus, la motivation du recours apparaît manifestement 
insuffisante au sens de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Si l’on discerne que c’est 
le code 100 de la décision de taxation des recourants qui est contesté, la lecture du 
recours ne permet toutefois pas de comprendre pour quelles raisons la décision 
attaquée est critiquée, les recourants se limitant à renvoyer, s’agissant des motifs, 
aux courriers de A.A. du 12 mai 2015 et du 26 avril 2016, adressés à l’intimé. Le fait 
que, dans sa réponse du 12 juillet 2016, l'intimé n’a pas conclu à l’irrecevabilité du 
recours mais au rejet de celui-ci et qu’il a pris position sur le point contesté par les 
recourants ne permet pas d’arriver à une autre conclusion. En effet, contrairement à 
la CCR, l’intimé était en possession des pièces mentionnées dans le recours, 
auxquelles A.A. avait expressément renvoyé. Au demeurant, l’éventuelle prise en 
compte, par la CCR, du courrier de A.A. du 12 janvier 2017, conformément à l’article 
75 Cpa, ne permet pas de remédier au défaut de motivation du recours.

Dès lors, c’est à juste titre que la CCR a déclaré le recours irrecevable faute de 
motivation, sans octroyer aux recourants, au préalable, un délai équitable au sens de 
l’article 140 al. 2 LIFD pour compléter leur recours.

5. Ad Impôt d'Etat

5.1 Selon les articles 161 al. 2 LI et 15 du décret concernant la CCR (ci-après décret ; 
RSJU : 641.611 - auquel renvoie l'article 160 al. 2 LI), le mémoire de recours doit 
contenir les conclusions ainsi que les motifs du recours ; les moyens de preuve à 
disposition doivent y être joints. 

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En vertu de l'article 16 du décret, si le mémoire de recours ne satisfait pas aux 
exigences des articles 14 et 15, ou si les motifs ou les conclusions du recourant n'ont 
pas la clarté nécessaire, sans que le recours soit manifestement irrecevable, la 
Commission impartit à l'expéditeur un bref délai pour remédier à ces informalités (al. 
1). Elle l'avise en même temps que, si le délai n'est pas utilisé, elle statuera sur la  
base du dossier ou que, si les conclusions, les motifs ou la signature font défaut, le 
recours sera déclaré irrecevable (al. 2).

La teneur de l'article 16 al. 2 du décret diffère de celle de l'article 128 al. 2 et 3 Cpa. 
En effet, contrairement à ce qu'il en est de cette dernière disposition (BROGLIN, 
WINKLER DOCOURT, op. cit., n° 407 ; BOVAY, op. cit., p. 549), il ressort de l'article 16 
al. 2 du décret qu'un délai supplémentaire doit être octroyé pour remédier aux 
informalités du recours également en l'absence de toute motivation. Dès lors, vu le 
texte de l'article 16 al. 2 du décret, lequel correspond à l'article 52 al. 3 PA, l'octroi 
d'un délai supplémentaire pour régulariser un recours est en principe nécessaire 
avant de le déclarer irrecevable (TF 9C_553/2008 du 6 juillet 2009 consid. 2.2 ; TF 
2C_439/2011 du 4 novembre 2011 consid. 2.1 ; TF 1P.141/2004 du 10 mai 2004 
consid. 2, in : RDAF 2005 I 58 et les références citées, notamment ATF 112 Ib 634). 
Cette conclusion s'impose en principe également compte tenu de la nature 
particulière de la matière (art. 8 al. 2 Cpa). 

5.2 En l'espèce, compte tenu des considérations ci-dessus, la CCR aurait dû octroyer un 
bref délai aux recourants pour régulariser leur recours.

6. Ad IFD et ad Impôt d'Etat

Le présent recours doit donc être rejeté en ce qui concerne l’IFD. En revanche, 
s’agissant de l’impôt d’Etat, il doit être admis et la décision attaquée annulée sur ce 
point. Le dossier doit être renvoyé à la CCR afin qu'elle octroie un bref délai aux 
recourants pour régulariser le recours, avant de statuer à nouveau.

7. Les recourants ont requis le bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite pour la 
présente procédure de recours.

Au vu des pièces produites, il apparaît que leur situation financière ne leur permet 
pas de faire face aux dépens de leur mandataire et aux frais judiciaires. En effet, leurs 
revenus (qui comprennent le salaire de la recourante, 1/3 de celui de X. et les 
allocations : CHF 3'704.70.- + CHF 230.- + 800.-) ne permettent déjà pas de couvrir 
leurs montants mensuels de base, majorés de 25 % (CHF 4'375.-) et les intérêts 
hypothécaires (CHF 954.-). Le recours ne paraît pas de prime abord dénué de 
chances de succès. Enfin, les questions à résoudre sont suffisamment complexes au 
niveau juridique pour justifier l'assistance d'un mandataire.

Les recourants doivent ainsi être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire pour la 
présente procédure de recours.

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8. Au vu du résultat auquel il est parvenu, il se justifie, sous réserve des dispositions 
relatives à l'assistance judiciaire, de mettre à la charge des recourants la moitié des 
frais de la procédure, l’autre moitié étant laissée à la charge de l'Etat (art. 219 et 223 
Cpa). Une indemnité de dépens équitable à payer par l'intimé doit être allouée aux 
recourants (art. 227 al. 1 Cpa). 

Les dépens des recourants doivent être taxés conformément à l'ordonnance fixant le 
tarif des honoraires d'avocat (RSJU 188.61 ; ci-après : l'ordonnance).

PAR CES MOTIFS
LA COUR ADMINISTRATIVE

met

A.A. et B.A. au bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite dans la présente procédure de 
recours ;

désigne

Me Mathias Eusebio, avocat à Delémont, en qualité de mandataire d'office des recourants ; 

Ad IFD 

rejette

le recours ;

Ad Impôt d'Etat

admet

le recours ; partant,

annule

la décision de la Commission cantonale des recours du 5 avril 2017 s’agissant de l’impôt 
d’Etat ;

renvoie

le dossier à la CCR pour procéder dans le sens des considérants ;

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met

la moitié des frais de la procédure, par CHF 350.-, à la charge des recourants, sous réserve 
des dispositions relatives à l'assistance judiciaire gratuite dont ils bénéficient ;

laisse

la moitié des frais de la procédure à la charge de l'Etat ;

alloue

aux recourants une indemnité de dépens de CHF 766.30 (débours : CHF 34.55 et TVA : 56.75 
compris), pour la procédure de recours, à payer par l'intimé ;

taxe

à CHF 523.30 (y compris débours : CHF 34.55 et TVA : CHF 38.75) les honoraires que 
Me Mathias Eusebio pourra réclamer à l'Etat en sa qualité de mandataire d'office des 
recourants pour la procédure de recours ; 

réserve

les droits de l'Etat et du mandataire d'office en cas de retour à meilleure fortune des recourants 
conformément à l'article 232 al. 4 Cpa ;

informe

les parties des voie et délai de recours selon avis ci-après ;

ordonne

la notification du présent arrêt :
- aux recourants, par leur mandataire, Me Mathias Eusebio, avocat à Delémont ;
- à l'intimé, le Service des contributions, Rue de la Justice 2, 2800 Delémont ;
- à la Commission cantonale des recours, case postale 2059, 2800 Delémont ;
- à l'Administration fédérale des contributions, section IFD, 3003 Berne. 

Porrentruy, le 17 janvier 2018 

AU NOM DE LA COUR ADMINISTRATIVE
Le président :                  La greffière :

Daniel Logos Julia Friche-Werdenberg

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Communication concernant les moyens de recours :

Le présent arrêt peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le 
recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 
fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire aux conditions des articles 113 ss LTF. Le 
mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14; il doit être rédigé dans une langue 
officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer 
succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Si le recours n'est recevable que s'il soulève une question 
juridique de principe, il faut exposer en quoi l'affaire remplit cette condition. Les pièces invoquées comme moyens 
de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de 
la décision attaquée.