# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6a7c64fc-5142-54a6-9439-15db2cf37b3f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-04-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.04.2017 E-3115/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-3115-2015_2017-04-27.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-3115/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 7  a v r i l  2 0 1 7  

Composition 
 Sylvie Cossy (présidente du collège),  

François Badoud, Daniel Willisegger, juges, 

Sofia Amazzough, greffière. 

   

Parties 
 A._______, née le (…),  

et son fils,  

B._______, né le (…), 

Erythrée,   

représentés par Gabriella Tau, Caritas Suisse (BCJ), 

recourants,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans renvoi) ;  

décision du SEM du 17 avril 2015 / N (…). 

 

 

 

E-3115/2015 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 17 avril 2012, A._______ a déposé une demande d'asile au centre 

d'enregistrement et de procédure (CEP) de Bâle. 

B.  

Entendue les 27 avril 2012 et 6 janvier 2014, la recourante a fait valoir, en 

substance, être érythréenne, d'ethnie Tygrinya, et avoir vécu, jusqu'à son 

départ du pays, le (…) 2011, à Asmara avec ses trois enfants. A la fin du 

mois de (…) 2011, elle aurait reçu à deux reprises la visite de militaires à 

la recherche de son mari, mobilisé depuis 1996, et dont elle était sans 

nouvelle depuis (…) ou (…) 2010. Lors de leur seconde visite, la 

recourante aurait été sommée de leur amener son époux ou de payer une 

amende de 50'000 nakfas dans un délai de deux semaines, faute de quoi 

elle serait emprisonnée. Ayant pris peur, elle aurait emmené ses trois 

enfants chez ses parents, à C._______, avant de s'enfuir au Soudan où 

elle serait restée plus d'une année. Au moyen d'un faux passeport 

soudanais, elle aurait embarqué à bord d'un avion, transitant par la 

Turquie, pour la France, le 16 avril 2012. Elle serait entrée clandestinement 

en Suisse le lendemain. 

La recourante a déposé sa carte d'identité établie, le (…), à Asmara. 

C.  

Par décision du 10 février 2014, l'Office fédéral des migrations (ODM, 

actuellement et ci-après : SEM) a reconnu la qualité de réfugiée à la 

recourante, rejeté sa demande d'asile, prononcé son renvoi de Suisse 

mais, constatant que l'exécution de cette mesure était illicite, l'a mise au 

bénéfice d'une admission provisoire. Dite autorité a estimé que les 

déclarations de l’intéressée ne remplissaient pas les conditions de 

vraisemblance posées à l'art. 7 LAsi (RS 142.31) mais qu'il existait une 

forte probabilité qu'elle soit exposée dans un proche avenir à de sérieux 

préjudices au sens de la LAsi si elle devait être renvoyée en Erythrée en 

raison de son départ illégal du pays. 

D.  

Le 15 décembre 2014, l’intéressée a demandé l’extension de la qualité de 

réfugié à son fils B._______, né le (…). 

E.  

Par arrêt du 18 décembre 2014 (E-1371/2014), le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : le Tribunal) a admis le recours déposé le 14 mars 2014, 

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annulé la décision du 10 février 2014 et renvoyé la cause à l’autorité 

inférieure pour complément d’instruction et nouvelle décision. 

F.  

Le 15 avril 2015, l’intéressée a été auditionnée une nouvelle fois sur ses 

motifs d’asile. 

G.  

Dans sa décision du 17 avril 2015, notifiée le 21 avril 2015, le SEM a 

reconnu la qualité de réfugiée à la recourante, rejeté sa demande d'asile, 

prononcé son renvoi de Suisse mais, constatant que l'exécution de cette 

mesure était illicite, l'a mise au bénéfice d'une admission provisoire. Il a 

également reconnu son fils, B._______, comme réfugié en vertu du 

principe de l’unité de la famille.  

En substance, le SEM a considéré que les évènements vécus par 

l’intéressée avant son départ du pays n’étaient pas pertinents en matière 

d’asile. Les deux visites des militaires à son domicile et la réception d’une 

lettre de leur part ne s’apparentaient pas à des persécutions au sens de 

l’art. 3 LAsi. Il a également constaté que la recourante n’avait pas exercé 

d’activités politiques ni été recherchée par les autorités de son pays avant 

son départ. Il était dès lors légitime de considérer qu’elle n’était pas 

susceptible d’être ciblée par les organes de l’Etat.  

H.  

Le 15 mai 2015, l’intéressée a déposé un recours contre cette décision 

concluant, sous suite de frais et dépens, principalement, à l’annulation des 

points 4 et 5 de son dispositif et à l’octroi de l’asile, et subsidiairement, au 

renvoi de la cause au SEM pour nouvel examen.  

La recourante a fait valoir une violation du droit fédéral pour abus ou excès 

dans l’exercice de son pouvoir d’appréciation (art. 106 al. 1 let. a LAsi). Elle 

a reproché au SEM de ne pas avoir examiné la vraisemblance de ses 

déclarations et contesté l’analyse faite de l’intensité de la persécution 

qu’elle aurait subie. L’intéressée a plus particulièrement relevé qu’elle 

serait exposée à un risque effectif compte tenu de la désertion de son mari.  

Sur le plan procédural, elle a sollicité l’octroi de l’assistance judiciaire totale 

et produit une attestation d’indigence. 

I.  

Par décision incidente du 27 mai 2015, le Tribunal a admis la demande 

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d’assistance judiciaire totale et désigné Gabriella Tau, agissant pour le 

compte de Caritas Suisse (BCJ), en qualité de mandataire d’office. Par 

ordonnance datée du même jour, le Tribunal a invité le SEM à se 

déterminer sur le recours du 15 mai 2015.  

J.  

Dans sa détermination du 3 juin 2015, le SEM a maintenu l’intégralité de 

ses considérants et proposé le rejet du recours. Copie en a été envoyée à 

la recourante pour information. 

K.  

L’intéressée s’est enquis de l’état d’avancement de la procédure par lettres 

des 25 novembre 2015 et 4 mai 2016, auxquelles le Tribunal a 

respectivement répondu les 1er décembre 2015 et 10 mai 2016. 

L.  

Les autres faits du dossier seront examinés si nécessaires dans les 

considérants en droit qui suivent. 

 

Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile peuvent 

être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi, devant le Tribunal, lequel 

statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat 

dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception 

non réalisée en l’espèce. 

Partant, le Tribunal est compétent pour statuer sur le présent recours. 

1.2 La recourante a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans 

la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 1 LAsi) prescrits par la loi, 

le recours est recevable.  

1.3 En matière d’asile et sur le principe du renvoi (art. 44 1ère phr. LAsi), le 

Tribunal examine, en vertu de l’art. 106 al. 1 LAsi, les motifs de recours 

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découlant d’une violation du droit fédéral, notamment pour abus ou excès 

dans l’exercice du pouvoir d’appréciation (let. a), et d’un établissement 

inexact ou incomplet de l’état de fait pertinent (let. b). 

1.4 Le Tribunal examine librement l’application du droit fédéral, sans être 

lié par les motifs invoqués (art. 106 al. 1 LAsi et 62 al. 4 PA, applicables 

par renvoi de l’art. 6 LAsi et 37 LTAF), ni par l’argumentation juridique 

développée dans la décision entreprise (ATAF 2014/24 consid. 2.2). Il peut 

ainsi admettre un recours pour un motif autre que ceux invoqués devant lui 

ou le rejeter en retenant une argumentation différente de celle développée 

par l’autorité intimée (ATAF 2007/41 consid. 2). 

2.  

2.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques. Sont notamment considérées comme de sérieux 

préjudices la mise en danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la 

liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression psychique 

insupportable. Il y a lieu de tenir compte des motifs de fuite spécifiques aux 

femmes (art. 3 al. 1 et 2 LAsi ; ATAF 2007/31 consid. 5.2-5.6).  

2.1.1 Il y a pression psychique insupportable, au sens de l'art. 3 al. 2 LAsi, 

lorsque certains individus ou une partie de la population sont victimes de 

mesures systématiques constituant des atteintes graves ou répétées à des 

libertés et des droits fondamentaux et, qu'au regard d'une appréciation 

objective, celles-ci atteignent une intensité et un degré tels qu'elles rendent 

impossible, ou difficilement supportable, la poursuite de la vie ou d'une 

existence conforme à la dignité humaine, de telle sorte que n'importe quelle 

personne confrontée à une situation analogue aurait été contrainte de fuir 

le pays, faute de pouvoir y bénéficier d'une protection adéquate. Seules 

sont prises en considération les mesures qui visent une minorité ethnique, 

religieuse, sociale ou politique et qui, soit en tant que telles, soit 

accompagnées de mesures individualisées, sont suffisamment intenses 

pour constituer de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi. Enfin, la 

pression psychique doit être la conséquence de mesures concrètes, 

auxquelles l'intéressé était effectivement exposé ou est exposé à 

l'avenir avec une grande vraisemblance (ATAF 2010/28 consid. 3.3.1.1 et 

réf. cit. ; également arrêt du Tribunal D-5378/2006 du 30 novembre 2010 

consid. 5.2 et réf. cit. ; WALTER STÖCKLI, Asyl, in : Uebersax et al. [éd.] 

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Ausländerrecht, Handbücher für die Anwaltspraxis, Band VIII, 2ème éd., 

Bâle 2009, p. 530 ch. 11.15 ; Organisation suisse d'aide aux réfugiés 

[OSAR] [éd.], Manuel de la procédure d'asile et de renvoi, Berne 2016, 

p. 168 s. ; MINH SON NGUYEN, Droit public des étrangers, Berne 2003, 

p. 423 s.).  

2.2 Selon l'art. 7 LAsi relatif à la preuve de la qualité de réfugié, quiconque 

demande l’asile (requérant) doit prouver ou du moins rendre vraisemblable 

qu'il est un réfugié (al. 1). La qualité de réfugié est vraisemblable lorsque 

l'autorité estime que celle-ci est hautement probable (al. 2). Ne sont pas 

vraisemblables notamment les allégations qui, sur des points essentiels, 

ne sont pas suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne 

correspondent pas aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur 

des moyens de preuve faux ou falsifiés (al. 3).  

3.  

3.1 Il s'agit d'examiner si, en plus de la qualité de réfugié reconnue par le 

SEM sur la base de motifs subjectifs survenus après la fuite au sens de 

l'art. 54 LAsi, la recourante peut prétendre à l'octroi de l'asile pour des 

motifs antérieurs à son départ d’Erythrée. 

3.2 A titre préliminaire, il convient de constater que, contrairement aux 

affirmations de l’intéressée dans son mémoire de recours, le SEM pouvait 

se dispenser d'examiner la vraisemblance des faits allégués, dès lors qu'il 

estimait que ceux-ci, même avérés, n'étaient pas pertinents au regard de 

l'art. 3 LAsi. 

3.3 A cet égard, A._______ a livré des déclarations incohérentes sur 

plusieurs points de son récit. A titre d’exemples, il y a lieu de relever les 

divergences de propos sur la fréquence des permissions de son époux 

(auditions des 6 janvier 2014 p. 4 et 15 avril 2015 p. 3 [pièces A9/12 et 

A21/10]) et sur la date à laquelle elle n’aurait plus eu de nouvelles de ce 

dernier, tantôt depuis (…) et (…) 2010, période durant laquelle il serait 

rentré à la maison au bénéfice d’une permission, tantôt depuis une 

conversation téléphonique en (…) 2010 (auditions des 27 avril 2012 p. 7, 

6 janvier 2014 p. 8 et 15 avril 2015 p. 3 [pièces A5/10, A9/12 et A21/10]). 

S’agissant de la seconde visite domiciliaire des militaires, elle a d’abord 

déclaré qu’elle avait eu lieu trois jours après la première visite, puis une 

semaine après celle-ci, pour enfin indiquer qu’ils seraient revenus deux 

semaines après (auditions des 27 avril 2012 p. 7, 6 janvier 2014 p. 8 et 15 

avril 2015 p. 5 [pièces A5/10, A9/12 et A21/10].  

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3.3.1 Si, sur la base de ces seules divergences, il ne saurait être retenu 

que les déclarations de la recourante sont invraisemblables, l'ensemble de 

son récit se caractérise par de nombreuses imprécisions et généralités 

dépourvues de détails significatifs d'un réel vécu. Il faut observer, dans ce 

sens, les propos trop circonscrits concernant les deux prétendues visites 

des militaires au domicile de l’intéressée. Cette dernière s’est contentée de 

répéter que deux militaires l’avaient sommée de leur amener son époux ou 

de payer la somme de 50'000 nakfas, sous peine d’emprisonnement. Suite 

à la seconde visite, lors de laquelle une lettre officielle du Ministère de la 

défense lui aurait également été remise, elle aurait pris la fuite en direction 

de C._______, pour emmener ses enfants chez ses parents, avant de 

rejoindre le Soudan. Ces propos, certes constants lors de la phase de récit 

libre, se révèlent stéréotypés et indigents, la recourante ayant livré une 

description vague et approximative des évènements. A cela s’ajoute les 

réponses aux questions ciblées du chargé d’audition, lesquelles sont 

également pour le moins concises et évasives, l’intéressée ayant plusieurs 

fois répondu « Je ne me souviens pas » ou «  Je ne sais pas » (audition du 

15 avril 2015 p. 3 ss [pièce A21/10]). Par conséquent, compte tenu de 

l’inconsistance des propos de la recourante, la vraisemblance de son récit 

ne peut pas être admise.  

3.4 Cela étant, les motifs allégués par A._______ ne sont pas d'une 

intensité suffisante pour constituer de sérieux préjudices au sens de 

l'art. 3 al. 1 LAsi. En effet, à l’instar du SEM, il y a lieu de relever que les 

visites domiciliaires des militaires, telles que relatées par l’intéressée, 

s’apparentaient davantage à une enquête, laquelle ne constitue pas 

in casu une persécution. Les autorités s’étant limitées à deux visites 

domiciliaires, il ne saurait être considéré qu’elles auraient eu l’intention de 

réellement s’en prendre à la recourante, ce d’autant plus qu’avant son 

départ, elle aurait confié ses enfants à ses parents et n’aurait pas été 

recherchée depuis lors chez ces derniers (audition du 6 janvier 2014 p. 9 

[pièce A9/12]). En outre, les deux injonctions des militaires de livrer son 

époux, sous peine d’amende de 50'000 nakfas ou d’emprisonnement, n’ont 

jamais en l’espèce atteint une intensité telle qu'il lui aurait été impossible 

de mener une vie digne ou au moins tolérable dans son pays d'origine, au 

vu des exigences élevées posées en la matière (ATAF 2010/28 précité). 

En effet, le motif d’asile allégué reposant sur l’impossibilité matérielle de 

verser la somme de 50'000 nakfas – et le risque consécutif d’être 

emprisonnée en cas de non-paiement -, est ébranlé par la facilité avec 

laquelle elle aurait trouvé les moyens de financer son voyage vers la 

Suisse (audition du 6 janvier 2014 p. 7 [pièce A9/12]). Par conséquent, on 

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ne saurait admettre que A._______ a été soumise à une pression 

psychique insupportable au sens de l'art. 3 LAsi.  

3.5 Au vu de ce qui précède, l’intéressée ne saurait se prévaloir d’un risque 

réel et concret de persécution réfléchie déterminante, en raison de la 

prétendue désertion de son époux. 

3.6 Il s’ensuit que le recours, en tant qu’il conteste le refus de l’asile, doit 

être rejeté.  

4.  

Dès lors, la décision attaquée ne viole pas le droit fédéral et a établi de 

manière exacte et complète l'état de fait pertinent (art. 106 al. 1 LAsi). En 

conséquence, le recours est rejeté.  

5.  

5.1 Au vu de l'issue de la cause, il y aurait lieu de mettre les frais de 

procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA 

et art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2). L’assistance judiciaire totale ayant été accordée par 

décision incidente du 27 mai 2015, il n’est pas perçu de frais de procédure 

(art. 65 al. 1 PA et art. 110a al. 1 LAsi). 

5.2 En cas de représentation d'office, le tarif horaire est dans la règle de 

100 à 150 francs pour les représentants n'exerçant pas la profession 

d'avocat (art. 10 al. 2 FITAF cum art. 12 FITAF). Seuls les frais nécessaires 

sont indemnisés (art. 8 al. 2 FITAF). 

5.3 En l’espèce, l’indemnité est fixée sur la base du décompte de 

prestations datée du 15 mai 2015, lequel fait état de 10 heures et 

30 minutes de travail au tarif horaire de 194 francs (soit 2'037 francs) et 

54 francs de frais de dossier (soit un montant total de 2'091 francs), et des 

lettre de la mandataire des 25 novembre 2015 et 4 mai 2016. Cependant, 

conformément aux dispositions précitées, le tarif horaire est en 

l’occurrence fixé à 150 francs. Dès lors,  l’indemnité pour la défense d’office 

est arrêtée à un montant de 1’600 francs (art. 8, 12 et 14 FITAF). 

(Dispositif page suivante)  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

Le Tribunal versera une indemnité de 1'600 francs à la recourante. 

4.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité 

cantonale. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Sylvie Cossy Sofia Amazzough