# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e9a7b3c4-67ba-5ecf-a516-ee9dce5be775
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours pénale 988
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_013_988-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

988

 

PE22.018985-AEN

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS PENALE

__________________________________________

Arrêt du
28 décembre 2022

__________________

Composition
:               Mme             
Byrde,
présidente

             
              MM.             
Krieger et Maillard, juges 

Greffière             
:              Mme             
Choukroun

 

 

*****

 

Art.
71 CP ; 197 al. 1, 263 al. 1 let. c et d CPP

 

             
Statuant sur le recours interjeté le 9 décembre 2022 par 
S.________
contre l’ordonnance de séquestre rendue le 31 octobre 2022 par le Ministère public de
l’arrondissement de Lausanne dans la cause n° PE22.018985-AEN,
la Chambre des recours pénale considère :

             

             
En fait :

 

A.             
En septembre 2022, la banque I.________ a informé le Bureau de communication en matière de
blanchiment d’argent de l’Office fédéral de la police (ci-après : MROS) de
divers versements d'origine douteuse sur les comptes bancaires IBAN CH[...] et IBAN CH[...] ouverts au
nom de S.________, née le [...] 1938 en Italie, pays dont elle est ressortissante. Le 4 octobre
2022 (P. 4), le MROS a dénoncé S.________ au Ministère public de l’arrondissement
de Lausanne (ci-après : le Ministère public). 

 

             
Le 17 octobre 2022, une instruction pénale a été ouverte à l’encontre de S.________
pour blanchiment d’argent. Il lui est reproché d’avoir reçu le 29 août 2022
sur son compte bancaire IBAN
CH[...] la somme de 1'200
euros (correspondant à 1'154 fr. 75), montant qui avait été retiré en espèces
le 31 août 2022 quand bien même elle ne pouvait pas raisonnablement ignorer la provenance frauduleuse
de ce montant. D’autres versements d’origine douteuse avaient également transité
par ce compte bancaire avant de faire l’objet de retraits en espèces depuis la Côte d’Ivoire,
laissant ainsi à penser que S.________ avait fonctionné comme « money mule ».
 

 

B.             
a) Par ordonnance du 31 octobre 2022, le Ministère
public a ordonné la saisie pénale conservatoire de toutes les valeurs patrimoniales déposées
sur les comptes bancaires IBAN CH[...] et IBAN CH[...] dont est titulaire S.________ (I), a ordonné
à I.________ de lui transmettre les relevés semestriels des comptes bloqués, conformément
à l'art. 3 de l'Ordonnance sur le placement des valeurs patrimoniales séquestrées (II),
a interdit à I.________, par son conseil d’administration, d’informer qui ce soit de
la présente mesure jusqu’au 31 mars 2023, sous commination de la peine d’amende prévue
à l’art. 292 CP (III) et a dit que les frais suivaient le sort de la cause (IV). 

 

             
La Procureure a considéré que le montant de 1'200 euros précité, versé sur le
compte bancaire S.________, était très vraisemblablement lié à une escroquerie ou
à une utilisation frauduleuse d’un ordinateur, possiblement commis au préjudice de B.________,
domicilié à [...], [...] (NL). La magistrate a dès lors retenu que le solde du montant
se trouvant sur le compte bancaire IBAN CH[...] pourrait devoir être restitué au(x) lésé(s)
conformément à l’article 263 al. 1 let. c CPP, voire faire l’objet d’une
confiscation conformément à l’article 263 al. let. d CPP, notamment en vue de garantir
l’exécution d’une créance compensatrice (art. 73 al. 3 CP). Elle a également
considéré que le compte bancaire IBAN
CH[...], logé sous la même relation bancaire, pourrait également faire l’objet d’une
confiscation en vue du prononcé d’une créance compensatrice au terme de la procédure.
Il se justifiait dès lors d’ordonner la saisie
pénale conservatoire de tous les avoirs, quelle que soit leur forme, déposés sur les
comptes
bancaires
mentionnés. 

 

             
b)
Par courrier du 29 novembre 2022, le Ministère public a transmis à S.________ une copie de
l’ordonnance de séquestre précitée à S.________. 

 

C.             
Par acte daté du 6 décembre 2022, mais
remis à la poste le 8 décembre suivant (date du timbre postal), S.________ a interjeté
un recours contre l’ordonnance de séquestre, contestant l’infraction de blanchiment
d’argent qui lui était reprochée. Elle a requis l’abandon des poursuites à
son encontre, qu’un accord à l’amiable soit passé avec sa banque, que le montant
de 1'200 euros douteux soit débité mais que le reste de son argent lui soit restitué. 

 

             
Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures.

 

 

             
En droit
:

 

1.             

1.1             
Selon l’art. 393 al. 1 let. a CPP, le recours
est recevable contre les décisions et actes de procédure du Ministère public. Une ordonnance
de séquestre (art. 263 CPP) rendue par le Ministère public est ainsi susceptible de recours
selon les art. 393 ss CPP (Moreillon/Parein-Reymond, Code de procédure pénale, Petit commentaire,
2e
éd., Bâle 2016, n. 24 ad art. 263 CPP ; Lembo/Nerushay, in : Kuhn/Jeanneret/Perrier
Depeursinge [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e
éd., Bâle 2019 [ci-après : CR-CPP], n. 4 ad art. 267 CPP). Ce recours s’exerce par
écrit dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP ; cf.
art. 20 al. 1 let. b CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du
Tribunal cantonal (art. 13 LVCPP [loi d’introduction du Code de procédure pénale
suisse du 19 mai 2009 ; BLV 312.01)] ; art. 80 LOJV [loi d'organisation judiciaire du 12 septembre
1979 ; BLV 173.01]).

 

1.2             
Interjeté en temps utile et auprès de l’autorité compétente par le prévenu,
détenteur des objets séquestrés, qui a un intérêt juridique à l’annulation
de l’ordonnance querellée (art. 382 al. 1 CPP), et dans les formes prescrites (art. 385 al. 1
CPP), le recours est recevable.

2.             

2.1             
La recourante conteste l’infraction de blanchiment
d’argent qui lui est reprochée. Elle soutient que l’argent avait été encaissé
et transféré en Côte d’Ivoire pour « un investissement commun avec des
investisseurs » sans que cela ne soit constitutif d’un délit pénal. Elle affirme
par ailleurs qu’il y aurait confusion en ce sens que le montant de 1'200 euros n’avait pas
été versé sur son compte, mais débité de son compte. Ce serait donc une erreur
de la banque et celle-ci devrait rendre cet argent, S.________ n’ayant plus de moyens pour vivre.

 

2.2             
Le séquestre est une mesure de contrainte
qui ne peut être ordonnée, en vertu de l'art. 197 al. 1 CPP, que si elle est prévue par
la loi (let. a), s'il existe des soupçons suffisants laissant présumer une infraction (let.
b), si les buts poursuivis ne peuvent pas être atteints par des mesures moins sévères
(let. c) et si elle apparaît justifiée au regard de la gravité de l'infraction (let. d).

 

             
Aux termes de l'art. 263 al. 1 CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu
ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés
comme moyens de preuves (let. a), qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais
de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (let. b), qu’ils
devront être restitués au lésé (let. c) ou qu'ils devront être confisqués
(let. d).

 

             
L’atteinte causée par une mesure de séquestre présuppose l’existence de soupçons
suffisants laissant présumer la commission d’une infraction par la ou des personnes visées
par la procédure pénale (art. 197 al. 1 CPP). Au début de l’enquête, il est
admis qu’un soupçon crédible ou un début de preuve de l’existence de l’infraction
reprochée suffise à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l’appréciation
du juge (Julen Berthod, CR-CPP, op. cit., n. 22 ad art. 263 CPP). Il faut également pouvoir établir
un lien de connexité entre l’objet séquestré et l’infraction poursuivie. À
cet égard, le Tribunal fédéral considère qu’en début de procédure,
la simple probabilité de ce lien suffit, dans la mesure où la saisie avant jugement ne constitue
qu’une mesure provisoire qui se rapporte à des prétentions encore incertaines. En outre,
dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance,
examinant des prétentions encore incertaines. La mesure doit pouvoir être ordonnée rapidement,
ce qui exclut la résolution de questions juridiques complexes (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; voir
les arrêts cités par Julen Berthod, op. cit., n. 25 ad art. 263 CPP). Toutefois, le degré
de probabilité exigé variera selon l’avancement de la procédure. Ainsi, il importe
que les présomptions se renforcent au cours de l’enquête et que l’existence d’un
lien de connexité entre le bien séquestré et les actes délictueux puisse être
considérée comme hautement vraisemblable pour que le maintien du séquestre pendant une
période prolongée se justifie (TF 1B_481/2021 du 4 novembre 2021 consid. 2.2 et les réf.
cit. ; Julen Berthod, op. cit., n. 26 ad art. 263 CPP et les références citées).

 

             
Le séquestre prévu à l’art. 263 al. 1 let. c CPP consiste à placer sous mains
de justice des objets ou des valeurs patrimoniales dans le but de les rendre à leur possesseur antérieur
lorsque ceux-ci ne sont ni confisqués ni utilisés pour couvrir des créances et qu’ils
ne sont pas attribués à des tiers par jugement (ATF 128 I 129, JdT 2005 IV 180). Ce n’est
qu’au stade du jugement qu’interviendra la décision finale de restitution, à moins
que les conditions de l’art. 267 al. 2 CPP ne soient remplies (Moreillon/Parein-Reymond, Code de
procédure pénale, Petit commentaire, op. cit., n. 15 ad art. 263 CPP).

 

             
Le séquestre en vue de confiscation, prévu par l’art. 263 al. 1 let. d CPP, est une mesure
conservatoire provisoire – destinée à préserver les objets ou les valeurs que le
juge du fond pourrait être amené à confisquer – fondée sur la vraisemblance
et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application du Code
pénal semble, prima facie, subsister. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des
valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées
au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel «
le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage
d'une infraction. Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention
des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence
directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1, JdT 2014 IV 305). C'est en
particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs
de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF
140 IV 57 précité, JdT 2014 IV 305).

 

             
Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant
ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou
aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat
d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers
que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation
lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a
fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive,
ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le but de cette mesure est d'éviter que celui
qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à
celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature
et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de
son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si,
dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation
eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation.
Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas
requis, faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2, JdT 2014
IV 305).

 

             
La possibilité pour l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution
d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la « personne concernée
» découle directement de l'art. 71 al. 3 CP. Par « personne concernée » au sens
de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers
favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à
l'art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; TF 1B_583/2012 du 31 janvier
2013 consid. 2.1 et les références citées).

 

             
Le séquestre tendant à garantir une éventuelle créance compensatrice peut porter
sur tous les biens, valeurs et/ou revenus de l'intéressé ; il doit être maintenu tant
qu'il ne viole pas le principe de la proportionnalité, notamment sous l'angle des conditions minimales
d'existence (ATF 141 IV 360 consid. 3.2).

 

2.3             
En l’espèce, on s’étonne que la recourante, âgée de 84 ans, fasse des
investissements en Côte d’Ivoire alors qu’elle affirme n’avoir pas assez d’argent
pour vivre. Elle ne produit aucun document en lien avec ces investissements, ni même les noms et
adresses des personnes qui seraient concernées et qui l’auraient sollicitée. Elle n’explique
pas non plus la contradiction qu’il y a à vouloir investir à l’étranger, pour
ensuite soutenir avoir été victime d’un prélèvement indu de la banque.

 

             
Quoi qu’il en soit, il ressort des mouvements sur le compte CH[...]
que le montant de 1'200 euros concerné par
l’ordonnance entreprise n’est pas le seul montant suspect à avoir transité par
le compte de la recourante, comme le MROS l’a expliqué dans sa dénonciation (P. 4 et
5). Ainsi, après avoir été informée de ce transfert – réalisé avec
la référence « [...] » le 29 août 2022 sur ordre de B.________, domicilié
aux Pays-Bas sur le compte en question – la banque I.________ a constaté que le montant total
des transferts en provenance de B.________, tous effectués en août 2022, s'élevaient à
7'759 fr. et que la majorité de ces fonds avaient été immédiatement retirés
en espèces depuis la Côte d’Ivoire. Sur la période d'analyse, d’autres transferts
d’origine douteuse ont été constatés, pour des montants importants, notamment 58'614
fr. en provenance de [...], 39'631 fr. en provenance de [...] et [...]. Ces fonds avaient également
été en majorité retirés en espèces depuis la Côte d’Ivoire. 

 

             
Compte tenu de ce qui précède, il existe bien à l’égard de la recourante des
soupçons suffisants laissant, à ce stade précoce, présumer de la commission d’une
infraction. Si, en l’état de l’enquête, il n’y a pas lieu de s’étendre
sur ces éléments, compte tenu des investigations en cours, il n’en reste pas moins que
le séquestre est justifié tant que la provenance et les bénéficiaires des montants
selon les relevés de compte ne sont pas établis. 

 

             
La recourante invoque qu’elle n’a « plus rien pour vivre », sans étayer
cette affirmation. Le grief n’est dès lors pas recevable. De toute manière, il ressort
de la dénonciation du 4 octobre 2022 et des pièces qui y sont jointes que les soldes des deux
comptes bancaires à cette date sont négatifs. Au surplus, la recourante n’invoque pas
ni a fortiori ne rend vraisemblable que le séquestre porterait sur la totalité de ses revenus,
et qu’il s’apparenterait donc matériellement à une saisie du droit des poursuites
(cf. ATF 141 IV 360 consid. 3.4). 

 

             
La recourante n’invoque pas que le séquestre ne respecte pas le principe de proportionnalité.
Au demeurant, le séquestre porte sur des avoirs qui proviennent vraisemblablement d’une infraction,
ou qui devront être restitués au lésé. L’intégralité des fonds devant
demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu’il existe un doute sur la part de
ceux-ci qui pourrait provenir d’une activité criminelle (TF 1B_356/2021 du 21 septembre 2021
consid. 3.1), le séquestre prononcé à titre conservatoire sur les valeurs en cause se
justifie.

 

3.             
En définitive, le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté sans échange
d’écritures (art. 390 al. 2 CPP) et l’ordonnance attaquée confirmée.

 

             
Les frais d’arrêt, par 880 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités
en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), seront mis à la charge de la
recourante, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).. 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours pénale

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

             
II.             
 L’ordonnance du 31 octobre 2022 est confirmée. 

             
III.             
 Les frais d’arrêt, par 880 fr. (huit
cent huitante francs), sont mis à la charge de S.________. 

             
IV.             
L’arrêt est exécutoire.

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

             
Du 

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :

-             
Mme S.________,

-             
I.________,

-             
Ministère public central,

 

             
et communiqué à :

‑             
Mme la Procureure de l’arrondissement de Lausanne,

 

             
par l’envoi de photocopies.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ;
RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1
LTF).

 

             
La greffière :