# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4b169e2b-536a-53e1-928c-394d0f77b7bd
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-02-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 26.02.2025 F-8237/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-8237-2024_2025-02-26.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-8237/2024 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 6  f é v r i e r  2 0 2 5  

Composition 
 Yannick Antoniazza-Hafner, juge unique,  

avec l’approbation de Claudia Cotting-Schalch, juge, 

Yasmine Boolakee, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______ 

représentée par _______,  

(…)  

recourante,  

  
 

 
Contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6,  

3003 Berne,    

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Attribution d'un demandeur d'asile à un canton ; décision du 

SEM du (…). 

 

 

 

F-8237/2024 

Page 2 

Faits : 

A.  

A.a Le 12 novembre 2024, A._______ (ci-après : la recourante, la 

requérante ou l’intéressée), ressortissante soudanaise née le (…) 1974, a 

déposé une demande d’asile en Suisse. Entendue le 10 décembre 2024 

sur les motifs de sa demande d’asile, elle a indiqué qu’elle souhaitait être 

attribuée au canton de Genève où résidait sa sœur aînée (ci-après : 

B._______ ou la sœur de la recourante) ; celle-ci était malade et sous 

chimiothérapie et son médecin préconisait qu’elle soit éloignée de toute 

sorte de stress. La requérante a souligné qu’elle prenait soin de sa soeur 

en lui faisant sa toilette et en préparant ses repas. Par ailleurs, elle a remis 

deux certificats médicaux datés des 6 et 26 septembre 2024 émanant d’un 

médecin des HUG concernant sa sœur. 

A.b Par décision du (…) notifiée le même jour, le SEM a attribué la 

requérante au canton du Valais. 

B.   

B.a Le 30 décembre 2024, la requérante a interjeté recours contre cette 

décision auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le TAF ou le 

Tribunal) au motif d’une violation de l’unité de la famille. A titre de mesures 

provisionnelles urgentes, elle a requis son attribution au canton de Genève 

dans l’attente de la décision sur recours. Elle a conclu à titre principal à 

l’annulation de la décision litigieuse et à son attribution au canton de 

Genève, à l’exemption du paiement de l’avance de frais et à ce que 

l’assistance judiciaire partielle lui soit octroyée ; subsidiairement à 

l’annulation de la décision querellée et au renvoi de la cause à l’autorité 

inférieure pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans le 

sens des considérants. 

B.b Par courriers spontanés des 27 janvier et 24 février 2025, la recourante 

a versé des moyens de preuve complémentaires. 

Droit : 

1.  

1.1  Le Tribunal connaît des recours contre les décisions en matière 

d’attribution cantonale des requérants d’asile prononcées par le SEM 

(cf. l’art. 31 LTAF et l’art. 105 LAsi en relation avec les art. 27 al. 3 et 107 

al. 1 in fine LAsi). Il statue alors définitivement (art. 83 let. d ch. 1 LTF 

[RS 173.110]). Cela étant, la procédure devant le TAF est régie par la PA, 

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à moins que la LTAF ou la LAsi n’en disposent autrement (art. 37 LTAF en 

relation avec les art. 6 et 105 LAsi).  

1.2 En tant que destinataire de la décision entreprise, la recourante a 

qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). En outre, elle fait valoir de manière 

défendable une violation de l’unité de la famille au sens de l’art. 27 al. 3, 

3ème phrase, LAsi, de sorte que le présent recours entre dans le pouvoir de 

cognition du TAF (cf. consid. ATAF 2012/2 consid. 2.2 ; arrêt du TAF  

F-2065/2021 du 18 mai 2021 et les réf. cit.). Présenté dans la forme (art. 52 

al. 1 PA) et le délai prescrit par la loi (art. 108 al. 2 in fine LAsi), le recours 

satisfait aux conditions formelles de recevabilité. 

2.  

2.1 Dans la décision querellée, l’autorité inférieure a motivé son refus 

d’attribuer la recourante au canton de Genève pour trois motifs. Tout 

d’abord, elle a relevé que c’était la sœur de la recourante et non cette 

dernière qui avait besoin de soins particuliers ; ensuite, elle a mentionné le 

fait qu’une demande d’attribution particulière ne pouvait être prise en 

considération qu’en ce qui concerne la famille dite nucléaire. Finalement, 

elle a évoqué l’attribution du frère de la recourante au canton de Genève 

qui, partant, serait tout à fait en mesure de prendre soin de leur sœur 

B._______. 

2.2 Dans son recours du 30 décembre 2024, la recourante s’est plainte 

d’une violation de l’unité familiale. Sur le plan formel, elle a invoqué une 

violation de son droit d’être entendue. Ainsi, le SEM n’aurait pas 

suffisamment motivé l’acte entrepris et ignoré les moyens de preuve 

produits par ses soins pour démontrer un lien de dépendance. En outre, 

en retenant que le frère établi à Genève pourrait soutenir sa sœur, le SEM 

aurait pris en considération des faits nullement étayés par le dossier de la 

cause, ce qui constituerait selon la recourante un établissement incorrect 

des faits pertinents. Il convient par conséquent d’examiner en premier lieu 

ces griefs d’ordre formel, ceux-ci pouvant conduire à une cassation de la 

décision entreprise (ATF 142 II 218 consid. 2.8.1). 

3.   

3.1 Dans la procédure d'asile, comme dans les autres procédures 

administratives, le principe de l'instruction s'applique. Cela signifie que 

l'autorité doit, avant de prendre sa décision, établir d'office les faits 

pertinents de manière complète et correcte (art. 6 LAsi en relation avec 

l'art. 12 PA). Ce faisant, elle doit se procurer les documents factuels 

nécessaires à la procédure, clarifier les circonstances pertinentes et en 

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apporter la preuve en bonne et due forme. L'établissement des faits est 

incomplet si l'autorité n'a pas pris en compte toutes les circonstances de 

fait juridiquement pertinentes pour la décision (sur l'ensemble, cf. ATAF 

2016/27 consid. 9.1.1 et les réf. cit.).  

3.2 Ensuite, la jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (cf. art. 29 

Cst., art. 29 ss PA), le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin 

que, d'une part, le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement 

s'il y a lieu et faire usage de son droit de recours à bon escient et que, 

d'autre part, l'autorité de recours puisse en exercer le contrôle. Pour 

répondre à ces exigences, l'autorité doit mentionner, au moins brièvement, 

les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de 

manière à ce que le requérant puisse se rendre compte de la portée de 

celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 142 II 154 consid. 4.2; 

ATAF 2013/34 consid. 4.1 ; 2012/23 consid. 6.1.2). En ce qui concerne la 

densité de la motivation, plus la marge de manœuvre décisionnelle est 

grande, plus la situation de fait et de droit est complexe et plus l'atteinte au 

statut juridique de la personne concernée est grave, plus les exigences en 

matière de motivation sont élevées (ATF 142 II 324 consid. 3.6; ATAF 2017 

I/4 E. 4.2). En particulier, lorsque les parties font valoir des griefs pertinents, 

il doit ressortir de la motivation de la décision que l’autorité administrative 

s’est penchée sur les éléments évoqués et en a apprécié la pertinence  

(art. 32 al. 1 PA ; cf. arrêts du TAF F-4798/2019 du 10 octobre 2019  

consid. 3.2; F-615/2015 du 31 janvier 2018 consid. 3.1.3). Une autorité 

viole ainsi l’obligation de motiver si elle omet de se prononcer sur des griefs 

qui présentent une certaine pertinence ou de prendre en considération des 

allégués et arguments importants pour la décision à rendre (cf. ATF 141 V 

557 consid. 3.2.1). 

3.3  

3.3.1 Les questions formelles ne peuvent être examinées sans avoir en 

vue le droit matériel. En effet, c’est en se basant sur ce dernier qu’il est 

possible de savoir si l’autorité inférieure a statué sur l’ensemble des faits 

déterminants et a donné une motivation suffisante sur toutes les questions 

pertinentes pour l’issue de la cause. Il convient donc de décrire brièvement 

le droit et la jurisprudence topique pour l’issue de la présente affaire. 

3.3.2 Selon l’art. 27 al. 3 LAsi, le SEM attribue le requérant d'asile à un 

canton. Ce faisant, il prend en considération les intérêts légitimes du 

canton et du requérant. Le requérant ne peut attaquer cette décision que 

pour violation du principe de l’unité de la famille. L’art. 22 al. 1 de 

l'ordonnance 1 sur l'asile relative à la procédure du 11 août 1999 (OA 1, 

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RS 142.311) précise que le SEM attribue les requérants d'asile aux cantons 

proportionnellement à leur population, en tenant compte de la présence en 

Suisse de membres de leur famille, de leur nationalité et de ceux qui ont 

un besoin d'encadrement particulier. 

3.3.3 La notion d’unité de la famille dans le sens de l'art. 27 al. 3 LAsi ne 

dépasse pas celle de la notion correspondante de l'art. 8 par. 1 CEDH  

(cf. ATAF 2008/47 consid. 4.1). Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, 

pour pouvoir se prévaloir de la disposition précitée, la partie requérante 

doit entretenir une relation étroite et effective avec une personne de sa 

famille au bénéfice d’un droit de présence assuré en Suisse (cf. ATF 144 II 

1 consid. 6.1). En principe, on entend par famille les conjoints et leurs 

enfants mineurs, les partenaires enregistrés et les personnes qui vivent en 

concubinage de manière durable étant assimilés aux conjoints (art. 1a 

let. e OA 1). Dès lors, les relations familiales protégées sont avant tout 

celles qui concernent la famille au sens étroit (famille nucléaire), soit celles 

qui existent entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant en 

ménage commun.  

3.3.4 D'autres liens familiaux ou de parenté, tels ceux entre des frères et 

sœurs peuvent également tomber dans le champ de protection de cette 

norme lorsqu'il existe un rapport de dépendance particulier dépassant les 

relations familiales. Un tel rapport de dépendance est donné, pour des 

raisons médicales, si le handicap ou la maladie grave dont la personne est 

affectée rend absolument nécessaire une assistance importante dans la 

vie quotidienne (voire des soins permanents) que seul son proche parent 

est en mesure de lui prodiguer ; l'élément déterminant pour pouvoir se 

prévaloir de l'art. 8 par. 1 CEDH tient dans l'absolue nécessité pour la 

personne atteinte dans sa santé de pouvoir bénéficier de l’assistance du 

proche parent concerné, faute de pouvoir faire face autrement aux 

problèmes imputables à son état de santé (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 ; 

arrêt du TF 2C_471/2019 et 2C_474/2019 du 25 septembre 2019 consid. 

4.1 à 4.3). Le Tribunal fédéral souligne que, dans les cas où l'octroi d'un 

droit de séjour en Suisse sur la base de l'art. 8 CEDH va au-delà de la 

famille nucléaire, c'est en principe la personne étrangère requérante qui 

doit être dépendante de celle disposant d'un droit de séjourner en Suisse 

et non l'inverse (arrêt du TF 2C_779/2021 du 9 mai 2022 consid. 3.3 et les 

réf. cit.). 

4.  

4.1 Lors de son audition du 10 décembre 2024 sur les motifs d’asile, la 

recourante a indiqué avoir accompagné sa sœur en Suisse en 2021, cette 

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dernière ayant dû subir une opération chirurgicale au niveau de la tête dans 

notre pays le (…) 2021 en raison d’une tumeur au cerveau (pce SEM 19, 

R à Q9 et Q62). Etant retournées dans leur pays d’origine après cette 

intervention, elles avaient dû fuir le Soudan en mai 2023. A ce titre, la 

requérante a relevé avoir bénéficié d’un visa d’entrée pour la Suisse pour 

accompagner sa sœur en raison de son suivi médical (R à Q64) et être 

entrée dans ce pays le (…) 2023. Pour sa part, sa sœur aurait été au 

bénéfice d’un laissez-passer établi par les Nations Unies le 10 mai 2021 

valable jusqu’au 10 mai 2026. Ensuite, dans son mémoire de recours, la 

recourante a expliqué que sa sœur, de 10 ans son aînée, suivait 

actuellement un traitement de chimiothérapie dans le canton de Genève et 

qu’elle prenait soin d’elle. Elle a précisé qu’il lui revenait de lui préparer ses 

repas, de lui donner à manger et de s’occuper de sa toilette (pce SEM 19, 

R à Q74). Le jour de son audition, la recourante a en outre produit deux 

certificats médicaux datés respectivement des 6 et 27 septembre 2024 

émanant du médecin en charge de sa sœur auprès du service d’oncologie 

des HUG à Genève. Ces documents attestent que la patiente est atteinte 

d’une pathologie oncologique grave nécessitant des traitements lourds et 

s’accompagnant d’effets secondaires importants et que la présence de la 

recourante auprès de sa sœur est indispensable pour lui apporter l’aide 

requise par son état (pce SEM 18, p. 4 et 7).  

Il ressort de ce qui précède que la recourante a valablement fait valoir un 

lien de dépendance avec sa sœur, moyen de preuve à l’appui. Ce faisant, 

elle a indiqué de manière crédible que sa sœur était gravement malade, 

avec un pronostic vital potentiellement engagé. Or, dans la décision 

attaquée, le SEM ne s’est pas penché sur cette question. Bien plutôt, il 

s’est limité à prétendre, sans citer de jurisprudence y relative, qu’une 

nouvelle attribution n’entrait pas en ligne de compte, dès lors que c’était la 

sœur de la recourante et non cette dernière qui avait besoin de soins 

particuliers. Il semble ainsi se référer à la jurisprudence du Tribunal fédéral, 

selon laquelle c’est la personne se prévalant de l’art. 8 CEDH qui doit se 

trouver dans un lien de dépendance et non l’inverse (cf. consid. 3.4.4 in 

fine supra). Cette appréciation ne saurait sans autre convaincre. En effet, 

la jurisprudence précitée n’est pas absolue mais réserve des exceptions 

(cf. à ce sujet, arrêt du TAF F-1748/2022 du 20 juin 2022 consid. 6.1 et les 

réf.). Or, sur le vu des certificats médicaux versés en cause, il ne paraît pas 

d’emblée exclu que les affections de la sœur de la recourante soient d’une 

gravité telle qu’une exception entre en ligne de compte. La motivation de 

la décision attaquée est ainsi manifestement incomplète sur un point 

essentiel. A cela s’ajoute que l’autorité inférieure n’a aucunement 

thématisé le fait que la sœur de la recourante ne bénéficie pas d’un droit 

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de présence assuré en Suisse, ce qui constitue en principe une condition 

d’application de l’art. 8 CEDH, à tout le moins lorsque la personne 

requérante demande à être mise au bénéfice d’une autorisation de séjour 

(cf. consid. 3.3.3 supra). Or, à nouveau, il n’est pas exclu qu’une exception 

à cette règle se justifie compte tenu des spécificités du cas d’espèce, étant 

relevé que la recourante et sa sœur se trouvent dans une procédure d’asile 

et que le pronostic vital de B._______ est potentiellement engagé (cf., pour 

comparaison, arrêt du TAF E-7092/2017 du 25 janvier 2021 consid. 13). 

Par conséquent, le SEM ne saurait faire l’économie de traiter cette question 

s’il devait retenir qu’un lien de dépendance est donné en l’espèce. 

4.2 Le Tribunal relève que les soins et l’aide apportés par la recourante à 

sa sœur consistent notamment dans les soins corporels, soit faire sa 

toilette et l’amener aux WC. Sans de plus amples analyses, l’autorité 

inférieure a suggéré que le frère de la recourante pouvait s’occuper de ces 

tâches touchant à l’intimité. En l’état du dossier, le Tribunal ne saurait sans 

autre se rallier à cette appréciation. L’état de fait n’est donc pas 

suffisamment instruit sur ce point. 

4.3 On relèvera également que, dans le cadre de la procédure de recours, 

la recourante a produit un certificat médical du 13 janvier 2025. Il y est 

indiqué que B._______ a été hospitalisée aux urgences psychiatriques des 

HUG, que son état de santé se dégrade, et que sans aucune prise en 

charge de son cancer du sein et de ses troubles psychiatriques, son 

pronostic est mauvais. Le médecin traitant relève encore que la présence 

de sa sœur à ses côtés ne peut être que bénéfique alors que retarder leurs 

retrouvailles risque d’aggraver et péjorer son état de santé déjà précaire 

(dossier TAF, pce 3, annexe 1). Par ailleurs, dans son mémoire du 27 

janvier 2025, la recourante a indiqué au Tribunal que, suite à plusieurs 

séances de chimiothérapie, l’état de sa sœur s’était dégradé. En effet, sa 

sœur avait développé des complications cardiaques empêchant la 

poursuite du traitement de chimiothérapie. Enfin, par pli du 24 février 2025, 

la recourante a produit un certificat médical du 17 février 2025 rappelant 

que l’affection oncologique dont souffrait B._______ était grave, que les 

traitements nécessités par son état étaient lourds et qu’ils 

s’accompagnaient d’effets secondaires importants de sorte que la 

présence de la recourante à ses côtés était indispensable pour lui apporter 

une aide au quotidien. Ces éléments de fait nouveaux appellent également 

une nouvelle appréciation de la part de l’autorité inférieure. 

5.  

Au vu de ce qui précède, il appert que la décision est entachée d’une 

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violation du droit d’être entendu et que l’état de fait n’a pas été élucidé à 

satisfaction de droit. Par conséquent, il y a lieu d’admettre le présent 

recours, d’annuler la décision du 19 décembre 2024 pour violation du droit 

fédéral (art. 106 al. 1 let a LAsi) et de renvoyer la cause au SEM pour 

nouvelle décision dûment motivée (art. 61 al. 1 PA). Le SEM est invité à 

mettre à jour le dossier en récoltant tout certificat médical utile permettant 

de se faire une idée précise de l’état de santé actuel de B._______. 

Ensuite, il rendra une nouvelle décision en prenant position sur le lien de 

dépendance allégué et la jurisprudence y relative. Dans la mesure où il 

maintiendrait son opinion, selon laquelle le frère de la recourante est à 

même de s’occuper de B._______, il est invité à prendre toute mesure 

d’instruction utile permettant de démontrer ce fait. Finalement, dans 

l’hypothèse où il rendrait à nouveau une décision négative, il examinera 

également si la recourante et sa sœur sont entrées en Suisse de manière 

légale. En effet, même si cette circonstance n’est pas en soi déterminante 

pour l’issue de la cause, elle constitue tout de même un élément à prendre 

en considération dans l’analyse globale de l’affaire. Cela étant, on 

rappellera au SEM que les présentes injonctions sont obligatoires, dans la 

mesure où le dispositif prévoit une annulation « dans le sens des 

considérants » (cf. également arrêts du Tribunal fédéral 2C_647/2021 du 1er 

novembre 2021 consid. 2.2 ; 8C_502/2018 du 20 septembre 2018 consid. 

4.4). 

6.   

6.1 S'avérant manifestement fondé, le recours est admis, au sens des 

considérants, dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un 

second juge (art. 111 let. e LAsi). Le présent arrêt n’est motivé que 

sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi). Dans la mesure où il a été 

immédiatement statué sur le fond, la demande tendant à l’octroi de 

mesures provisionnelles devient sans objet. 

6.2 Selon l’art. 63 al. 1 PA, les frais de procédure sont en règle générale 

mis à la charge de la partie qui succombe. L’art. 63 al. 2 PA précise 

toutefois qu’aucun frais de procédure n’est mis à la charge des autorités 

inférieures. En l’espèce, l’affaire est renvoyée à l’autorité inférieure pour 

nouvelle décision dont l’issue reste ouverte. Selon la jurisprudence, dans 

une telle constellation, il y a lieu de considérer que la partie recourante a 

obtenu gain de cause (cf. ATF 146 V 28 consid. 7). Il n’est dès lors pas 

perçu de frais de procédure. Il s’ensuit que les demandes de dispense 

d'avance de frais et d'assistance judiciaire partielle, déposées 

simultanément au recours, sont devenues sans objet. 

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Selon l’art. 64 al. 1 PA, l’autorité de recours peut allouer, d’office ou sur 

requête, à la partie ayant entièrement ou partiellement gain de cause une 

indemnité pour les frais indispensables et relativement élevés qui lui ont 

été occasionnés. En l’espèce, la recourante est assistée par la 

représentante juridique qui lui a été attribuée par le prestataire mandaté 

par le SEM, conformément à l'art. 102f LAsi. Il n'y a donc pas lieu d'allouer 

de dépens, étant au demeurant relevé que la recourante n’a pas déposé 

une telle conclusion. 

 

(Dispositif à la page suivante)  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis en ce sens que la décision rendue le 19 décembre 

2024 est annulée et la cause renvoyée au SEM pour nouvelle décision 

dans le sens des considérants. 

2.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante et à l'autorité inférieure. 

 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yannick Antoniazza-Hafner Yasmine Boolakee