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**Case Identifier:** 769ee4fa-9a33-5613-b6b9-0fbaf614776d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2007-05-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 30.05.2007 C/6065/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-6065-2006_2007-05-30.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/6065/2006 - 5 
 
POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL* 
 
 (CAPH/89/2007) 
 
 

 

E______ SARL 
Dom. élu : CAP Protection Juridique SA 
Mme Véronique MEICHTRY 
Avenue du Bouchet 2 
Case postale 209 
1211 Genève 28 
 
 
 
Partie appelante 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
D’une part 

T______  
Dom. élu : Syndicat UNIA 
M. Eugenio LOPEZ 
Chemin Surinam 5 
Case postale 288 
1211 Genève 13 
 
 
 
Partie intimée 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
D’autre part 

 
 
 
 
 
 

ARRÊT 
 

du 30 mai 2007 
 
 
  Mme Renate PFISTER-LIECHTI, présidente 
 
 
  Mmes Denise BOËX et Monique FORNI, juges employeuses 
 
  Mme Cécilia JAUREGUI et M. Michel DEDERDING, juges salariés 
 
 
  M. Pierre-Alain STÄHLI, greffier d’audience 
 
 

 Juridiction des prud’hommes 
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EN FAIT 

 
 
A. Par jugement du 29 novembre 2006, notifié le lendemain, le Tribunal des 

prud'hommes a condamné E______ à verser à T______ la somme brute de 14'198 
fr. 45, avec intérêts à 5 % dès le 9 mars 2006, a invité la partie qui en avait la 
charge à opérer les déductions sociales, légales et usuelles et a débouté les parties 
de toutes autres conclusions. 
 
Le Tribunal des prud'hommes a considéré que E______ aurait dû payer à 
T______, à teneur du contrat conclu et pendant toute la durée de leurs relations 
contractuelles, un montant total brut de 67'007 fr. 25, salaire afférent aux vacances 
compris, en lieu et place des 52'808 fr. 81 effectivement versés, la Convention 
collective genevoise du secteur du nettoyage, ci-après la CCT, étant en effet 
applicable. 
 
 

B. Par acte déposé au greffe du Tribunal des prud'hommes le 3 janvier 2007, 
E______ a appelé de ce jugement, dont elle a demandé l'annulation, concluant à 
ce que T______ soit débouté de toutes ses conclusions. 
 
Elle a fait valoir, en résumé et en substance, que c'était à tort que le Tribunal des 
prud'hommes avait appliqué la CCT, alors que les parties avaient entendu y 
déroger pour soumettre leurs relations à la Loi sur le travail, ainsi qu’aux usages 
de sa branche d'activité. C'était également à tort que le Tribunal des prud'hommes 
avait retenu que T______  n'avait pas bénéficié de pauses.   
 
T______ ne s'est pas déterminé par écrit au sujet de l'appel et n’a pas contesté le 
jugement en tant que celui-ci avait écarté un certain nombre d’autres prétentions. 
 
A l'audience du 18 avril 2007, devant la Cour d'appel, il a conclu au rejet de 
l'appel et à  la confirmation du jugement. 
 
 

C. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier soumis à la Cour d'appel : 
 
a. Selon l'extrait du Registre du commerce figurant au dossier, E______, au 
capital social de 20'000 fr., a pour but la prestation de services spécialisés, tels que 
nettoyage, peinture, entretien, assistance et dépannage. 
 
Elle est notamment en charge du nettoyage des divers établissements genevois de 
la chaîne de restaurants A______. 
 

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b. Par contrat du 1er juin 2004, E______ a engagé T______, ressortissant 
somalien, au bénéfice d'un permis de travail de type F, en qualité de nettoyeur. Il 
s'agissait de son premier emploi dans cette branche d'activité.  
 
Devant la Cour d'appel, E______ a admis que le contrat conclu avait été rédigé 
par ses soins, respectivement par un de ses mandataires. Il s'agissait du contrat 
type de sa société. Ce contrat a été modifié suite au litige avec T______ par la 
suppression de la référence à la CCT, au profit des usages. 
 
T______ a, pour sa part, déclaré que ce contrat lui avait été soumis tel quel pour 
signature. 
 
Selon son article 9, ce contrat a été soumis à la Convention collective de travail du 
secteur du nettoyage et des services associés pour le canton de Genève 2003 à 
2006. Les dispositions du Code des obligations étaient déclarées applicables à titre 
supplétif de même que la Loi sur le travail et ses ordonnances. Les articles 2, 4, 5, 
6 et 7 du contrat comportent une référence expresse à différentes dispositions de la 
CCT. 
 
Devant la Cour d'appel, E______ a admis, sur question, qu'elle ne remettait pas 
systématiquement un exemplaire des usages de la branche, ni un exemplaire de la 
CCT à ses employés, mais qu’elle leur indiquait où ils pouvaient se procurer ces 
documents. 
 
L'article 5 du contrat de travail prévoit notamment que l'employé a droit à un 
supplément de nuit de 10% en temps, pour le travail de nuit, et de 50% pour le tra-
vail du dimanche, ces deux suppléments n'étant pas cumulables. 
 
Le salaire horaire s'élevait à 17 fr. 35, plus 1 fr. 45 à titre d'indemnité pour les 
vacances (8,33%). 
 
Selon un document séparé daté du 3 octobre 2004, comportant trois variantes pour 
la détermination des heures comptant comme travail de nuit, T______ a déclaré 
accepter l'application de la variante numéro 2, soit la tranche horaire 22 heures à 5 
heures. 
 
Devant la Cour d'appel, E______ a expressément admis que cette variante n'était 
pas concrètement réalisable dans le cas de T______, dès lors que ce dernier ne 
pouvait commencer son travail qu’à minuit au plus tôt, les restaurants A______ ne 
fermant pas à 10 heures du soir. Elle a expliqué que c'étaient des contraintes 
budgétaires et qui empêchaient l'application d'une autre variante. 
 
T______ a déclaré sur ce point qu'on ne lui avait pas laissé le choix d'accepter ou 
de ne pas accepter la variante numéro 2. 
 

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c. Il n'est pas contesté que T______ a travaillé dans l'établissement des Cygnes de 
juin à novembre 2004, dans celui de la Pallanterie de décembre 2004 à avril 2005, 
enfin dans celui de Plainpalais de mai 2005 à janvier 2006. 
 
En ce qui concerne la deuxième période, T______ a déclaré, sans être contredit, 
qu'il s'était rendu sur son lieu de travail au moyen du bus G. 
 
d. S'agissant des pauses, E______ a fini par admettre, devant la Cour d'appel, qu'il 
n'était pas possible pour l'employé, dans l'établissement situé à Plainpalais, de 
sortir à l'extérieur, puis de revenir de manière autonome ; en revanche, toujours 
selon E______, il était possible à l'employé de se rendre dans un local de repos et 
de revenir sur le lieu du travail sans aide extérieure. 

 
T______ a, pour sa part, déclaré qu'il aurait pu amener un pique-nique sur son lieu 
de travail et le manger pendant le temps de pause. De fait, il n'avait que rarement 
pris un pique-nique parce que le temps de pause était trop bref. Lui-même et ses 
collègues n'avaient pas le droit de manger les restes de la nourriture des 
restaurants. 
 
Dans les établissements des Cygnes et de Plainpalais, l'équipe de nettoyage 
disposait d'une clé pour sortir à l'extérieur. 
 
e. Par lettre signature du 17 novembre 2005, E______ a mis fin aux rapports de 
travail avec effet au 31 janvier 2006, invoquant divers manquements dont la 
réalité a été contestée par le syndicat UNIA, intervenu pour l'employé. 
 
Par courrier du 9 mars 2006, ledit syndicat a réclamé à E______ les montants de 
21'743 fr. 05 à titre de rattrapage des heures effectivement accomplies, 254 fr. 15 
à titre de correction du salaire des mois de juin et juillet 2004, et 6’703 fr. 95 à 
titre de majoration du travail de nuit, soit un montant total de 28'701 fr. 15. 
 
f. Par demande déposée au Tribunal des prud'hommes le 9 mars 2006, T______ a 
assigné E______ en paiement de ces sommes. 
 
Lors de son audition, T______ a expliqué qu'il avait effectué dès le premier jour 
de son emploi 8 heures de travail et non pas 6 h 30 telles que payées par 
l'employeur. De plus, il aurait eu droit à un supplément de 25%, conformément à 
la CCT pour le travail de nuit, et non pas seulement de 10% comme prévu par le 
contrat. Il avait ainsi travaillé 41 h 15 par semaine, correspondant à un horaire 
allant de minuit à 8 h 15, cinq jours par semaine, sans pause. 
 
E______ s'est référée aux fiches de salaire, indiquant que T______ ne s'était 
jamais plaint de quoi que ce soit avant son licenciement. 
 
g. Les enquêtes auxquelles le Tribunal des prud'hommes a procédé ont mis en 
évidence les éléments suivants concernant les horaires de travail : 

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A______ des Cygnes : 
Les horaires de travail s'étendaient de minuit à 7 h 30, parfois à 8 heures, avec une 
pause entre 5 h 30 et six heures (témoin B______). 
 
A______ de la Pallanterie : 
Cet établissement ferme à 23 heures durant la semaine et à minuit le week-end. 
Les horaires de travail des nettoyeurs s'étendaient de minuit à 8 heures du matin, à 
la condition que le travail soit bien effectué (témoin C______). 
 
A______ de Plainpalais : 
Cet établissement ferme à minuit et l'équipe de nettoyage arrive aux alentours de 
23 h 50, le travail de nettoyage commençant à minuit précises (témoin D______). 
Lorsque l'équipe de jours arrive, que ce soit à 7 heures ou à 8 heures du matin, les 
nettoyeurs sont toujours là (témoin F______). Le travail de nettoyage dure de 
minuit 15 à 7 h 30, soit en fait à 8 heures, l'équipe de nettoyage devant attendre 
l'arrivée du directeur ou du gérant aux fins du contrôle du travail effectué (témoins 
G______ et H______). 
 
 
 

EN DROIT 
 
 
 

1.  Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, l'appel est recevable (art. 57 de 
la Loi sur la juridiction des prud'hommes). 
 
 

2. La première question qu'il convient de résoudre concerne l'applicabilité de la 
CCT, ce qui revient à s’interroger à propos de l’interprétation du contrat. 
 
2.1 Il est constant que, selon l’article 18 CO, pour apprécier la forme et les clauses 
d'un contrat, il y a lieu de rechercher la réelle et commune intention des parties, 
sans s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se 
servir, soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la Convention. Le 
juge recherche ce qui s'est passé, quelles ont été les déclarations et les 
comportements, afin de se convaincre de l'existence d'une manifestation de 
volonté, s'il y a par exemple eu un début d'exécution ou une attitude significative 
dont il peut déduire quelle était l'intention réelle d'une partie au moment de la 
conclusion du contrat, respectivement de l'acceptation d'une clause contractuelle 
(CORBOZ in : Le contrat dans tous ses états, p. 269 ss., 271 et 273, Stämpfli, 
Berne, 2004).  
Si la volonté réelle des parties ne peut pas être établie ou si elle est divergente, le 
juge doit interpréter les déclarations faites et les comportements selon la théorie 
de la confiance; il doit ainsi rechercher comment une déclaration ou une attitude 

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pouvait être comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances 
(ATF 129 III 122 consid. 2.5 ; 128 III 265 consid. 3a). Même si la teneur d'une 
clause contractuelle paraît claire à première vue, il peut résulter d'autres 
conditions du contrat, du but poursuivi par les parties ou d'autres circonstances 
que son texte ne restitue pas exactement le sens de l'accord conclu (ATF 129 III 
122, consid. 5.2 ; 127 III 444 consid. 1b ; KRAMER, Berner Kommentar, 1986, n° 
47 ad art. 18 CO; JAEGGI/GAUCH, Commentaire zurichois, 1980, n° 368 ad art. 18 
CO ; KOLLER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allg. Teil, Band 1, 1996, n° 
568/9, p. 131). Le principe de la confiance permet d’imputer à une partie le sens 
objectif de sa déclaration ou de son comportement, même s'il ne correspond pas à 
sa volonté intime (SJ 2001 I 541, consid. 2c ; Corboz, op. cit., p. 272). 
 
Dans cette démarche, aussi appelée interprétation objective, le juge doit prendre 
en compte toutes les circonstances qui étaient connues du destinataire au moment 
où il a reçu la manifestation de volonté, et qui pouvaient affecter le sens qu'il 
devait raisonnablement lui donner (CORBOZ, op. cit., p. 275). 
 
2.2 C'est à bon droit que le Tribunal des prud'hommes a retenu que la Convention 
collective de la branche d'activité de l'appelante s'appliquait en l'espèce. En effet, 
non seulement l'article 9 du contrat conclu par les parties déclare ladite 
Convention expressément applicable, le renvoi au Code des obligations et aux 
usages professionnels étant fait à titre supplétif, mais plusieurs dispositions 
contractuelles y font référence. C'est l'appelante qui est la rédactrice du contrat, de 
sorte que toute ambiguïté dans les clauses contractuelles doit être interprétée 
contre elle, telle précisément la référence répétée à la CCT, d’une part, des 
éléments contractuels y dérogeant, d’autre part. De plus, selon les aveux de 
l'appelante devant la Cour d'appel, elle n'a pas remis à l'intimé copie de ces 
documents. Il n'était à l'évidence pas suffisant, à supposer qu'elle l’ait réellement 
fait, qu'elle indique à l'employé comment il pouvait se les procurer. Elle ne peut 
en conséquence, de bonne foi, soutenir que l'intimé pouvait se rendre compte, 
s'agissant plus particulièrement du taux de rémunération des heures de nuit, de la 
différence entre le taux prévu par la CCT et le taux prévu dans le contrat. Il est, 
enfin, significatif que l'appelante, suite au litige l'opposant à l'intimé, a modifié 
son contrat type dans le sens de la suppression de la référence à la CCT. A n'en 
pas douter, cela revient à reconnaître que le contrat tel que soumis à l'intimé pour 
signature, n'était à tout le moins pas d'une clarté suffisante sur ce point. 
 
L'applicabilité de la CCT étant admise, il convient d'examiner si l'intimé a été 
complètement payé pour les heures de travail effectuées. 
 
 

3. 3.1 A cet égard, la Cour d'appel ne peut que faire sienne l'appréciation du Tribunal 
des prud'hommes. En effet, il ressort clairement des témoignages recueillis au 
cours des enquêtes que l'intimé commençait le travail à minuit, soit après la 
fermeture des 3 établissements publics où il a travaillé, et qu'il terminait son 
travail entre 7 h 30 et 8 heures, voire 8 heures 15, selon l'arrivée de la personne 

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responsable de l'établissement, laquelle devait contrôler la qualité du travail 
effectué. C'est dire que l'appelante, en ne payant à l'intimé que 6.5 heures de 
travail, ne s’est pas complètement conformée à ses obligations contractuelles. 
Ceci est valable sous réserve de l'examen du problème lié à la prise de pauses. 
 
C'est donc à raison que le Tribunal des prud'hommes a retenu que l'intimé avait 
régulièrement accompli 7 heures et demie de travail. 
 
3.2 S'agissant des pauses, d'une durée de 30 minutes, il est établi que l'intimé avait 
la faculté de sortir des établissements situés aux Cygnes et à la Pallanterie, chaque 
équipe de nettoyeurs disposant d'une clé. En revanche, tel n'était pas le cas 
s'agissant de l'établissement situé à Plainpalais dont l'accès nécessitait l'aide d'un 
collègue. 
 
Cela étant, cette faculté était toute théorique, sous l'angle de la réelle possibilité de 
prendre une pause, soit pour se détendre, soit pour manger, vu les horaires de 
travail de l'intimé, particulièrement dans le restaurant de la Pallanterie, situé en 
pleine campagne. Dès lors que l'appelante n'a pas établi à satisfaction que ses 
employés disposaient réellement d'un lieu approprié pour prendre leur pause, c'est 
à juste titre que le Tribunal des prud'hommes a estimé que la demi-heure prévue à 
cet effet devait être rémunérée. 
 
3.3 En ce qui concerne enfin la rémunération des heures de nuit, la Cour d'appel 
retient, à l'instar du Tribunal des prud'hommes, que le supplément de 25% doit 
s'appliquer à la tranche horaire allant de minuit à 6 heures. En effet, l'appelante a 
expressément reconnu, et cela ressort des témoignages recueillis, que l'intimé ne 
pouvait pas concrètement commencer son travail à 22 heures, les établissements 
publics fermant plus tard, de sorte que le document qu’elle lui a fait signer le 3 
octobre 2004 est contraire à la vérité. 
 
Il s'ensuit que l'appelante reste redevable du supplément de salaire sur deux heures 
de travail par nuit, à raison de 25%, conformément à la CCT. 
 
La Cour d'appel fait sien le tableau détaillé établi par les premiers juges en page 8 
du jugement. 
 
3.4 Au vu de l'ensemble des considérants qui précèdent, ce jugement doit être 
purement et simplement confirmé. 
 
 

4. En application de l'article 76 al. 1 dernière phrase de la Loi sur la juridiction des 
prud'hommes, la Cour d'appel infligera à l'appelante une amende de 1000 fr. En 
effet, non seulement son argumentation était manifestement infondée, car 
contraire aux pièces - à la teneur limpide - rédigées par elle-même, mais elle le 
savait. Son appel doit donc être considéré comme téméraire. 
 

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PAR CES MOTIFS 
 

La Cour d'appel des prud'hommes, groupe 5, 
 
 
 
A la forme : 
 
- déclare recevable l'appel interjeté par E______ contre le jugement du Tribu- nal 
des prud'hommes du 29 novembre 2006 dans la cause C/6065/2006-5. 
 
 
Au fond : 
 
- confirme ce jugement ; 
 
- condamne E______ à une amende de 1’000 fr. pour téméraire plaideur ; 
 
- déboute les parties de toutes autres conclusions. 
 
 
 
 
 
La greffière de juridiction La présidente