# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f2789393-ee84-5e16-9959-8056a91e4067
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-04-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 17.04.2014 A/272/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-272-2014_2014-04-17.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT et Christine 

LUZZATTO, Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/272/2014 ATAS/548/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 17 avril 2014 

3ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENEVE 

 

recourante 

 

contre 

Caisse d’allocations familiales pour personnes sans activité 

lucrative, service juridique, rue des Gares 12, GENEVE intimée 

 

  

 

 

 

A/272/2014 

- 2/5 -

 

ATTENDU EN FAIT 

 

Que par décision du 17 octobre 2013, la caisse d’allocations familiales pour personnes 

sans activité lucrative (ci-après : la CAFNA) a réclamé à Madame A______ (ci-après : 

l’assurée) la restitution du montant de CHF 5'500 correspondant aux allocations 

familiales versées à tort du 1
er

 novembre 2011 au 31 mai 2013 ; 

Que par courrier du 5 novembre 2013, l’assurée s’est opposée à cette décision ; 

Que dans son opposition, l’assurée n’a pas contesté le caractère indu des allocations 

familiales dont la restitution lui était réclamée mais elle a protesté de sa bonne foi et a 

invoqué sa situation financière précaire ; 

Que par courrier du 4 décembre 2013, la caisse d’allocations familiales du père de 

l’enfant - compétente pour le versement des allocations du 15 novembre 2011 au 31 mai 

2013 - a indiqué qu’elle verserait le montant y relatif directement à la CAFNA ; 

Que par décision du 23 décembre 2013, la CAFNA a reconnu à l’assurée le droit à  

CHF 93,35 d’allocations familiales pour la période du 1
er

 au 14 novembre 2011 - 

période non couverte par la caisse d’allocations familiales du père des enfants ; 

Qu’au surplus, la CAFNA a rendu le 10 janvier 2014 une décision sur opposition dans 

laquelle elle a, en premier lieu, précisé que le montant dont la restitution était réclamée 

était ramené à CHF 1'699,45 (CHF 5'406,65 [versés indûment du 15 novembre 2011 au 

31 mai 2013] - CHF 3'707 [versés par la caisse d’allocations familiales du père]) et, en 

second lieu, statué par économie de procédure sur la demande de remise de l’obligation 

de restituer, qu’elle a rejetée au motif que la condition relative à la bonne foi n’était pas 

remplie ; 

Que le 30 janvier 2014, l’assurée a interjeté recours contre cette décision ; 

Qu’invitée à se déterminer, l’intimée, dans sa réponse du 20 février 2014, a conclu au 

rejet du recours ; 

Qu’une audience de comparution personnelle s’est tenue en date du 27 mars 2014, dont 

il est en particulier ressorti que ce n’était que très récemment que la recourante avait 

appris que le père de sa fille avait repris une activité lucrative en novembre 2011 déjà ; 

Que suite à cette audience, l’intimée, par écriture du 3 avril 2014, a indiqué admettre la 

bonne foi de la recourante et a conclu à ce que la cause lui soit renvoyée afin qu’elle 

puisse examiner la réalisation de la seconde condition à la remise, relative à la situation 

financière difficile.  

 

 

 

 

 

 

A/272/2014 

- 3/5 -

CONSIDERANT EN DROIT 

 

Que la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice statue en instance unique 

conformément à l'art. 22 de la loi fédérale sur les allocations familiales du 24 mars 2006 

(LAFam; RS 836.2) en matière d'allocations familiales fédérales et conformément à 

l'art. 134 al. 3 let. e de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 

(LOJ; RS/GE E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, en matière d'allocations 

familiales cantonales ;  

Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;  

Qu’au niveau fédéral, la LAFam et l’ordonnance du Conseil fédéral sur les allocations 

familiales du 31 octobre 2007 - entrée en vigueur le 1er janvier 2009 - (OAFam; 

RS 836.21) sont applicables, étant précisé qu’aux termes de l’art. 1 LAFam, la loi 

fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 

(LPGA; RS 830.1) s’applique également, à moins que la LAFam n’y déroge ;  

Que sont également applicables, au niveau cantonal, la loi sur les allocations familiales 

du 1er mars 1996 (LAF; RS GE J 5 10), ainsi que le règlement d’exécution de ladite loi, 

en vigueur depuis le 1er janvier 2009 (RAF; RS GE J 5 10.01) ;  

Que conformément à l’art. 2B LAF, les prestations sont régies par la LAF et ses 

dispositions d’exécution, ainsi que par la LAFam, la LPGA et la loi fédérale sur 

l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS ; RS 831.10), dans la mesure où la LAFam 

ou la LAF y renvoient ;  

Qu’interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable 

(art. 38A al. 1 LAF et 22 LAFam) ;  

Que le litige porte sur la question de savoir si c’est à bon droit que l’intimée a rejeté la 

demande de remise de l’obligation de restituer formulée par l’assurée ;  

Qu’à teneur de l’art. 25 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 

restituées, la restitution ne pouvant toutefois être exigée lorsque l’intéressé était de 

bonne foi et qu’elle le mettrait dans une situation difficile (al. 1er) ;  

Que la remise de l'obligation de restituer est ainsi soumise à deux conditions 

cumulatives : la bonne foi de l'assuré et sa situation financière difficile ;  

Qu’en l’occurrence, suite aux explications fournies lors des enquêtes, l’intimée s’est 

déclarée d’accord d’admettre la bonne foi de l’assurée ;  

Qu’encore faut-il, pour accorder à cette dernière la remise de l’obligation de restituer la 

somme qui lui est réclamée, qu’elle remplisse également la condition relative à la 

situation financière difficile ;  

Que cette question n’ayant cependant pas encore été investiguée par l’intimée, il 

convient de renvoyer la cause à cette dernière pour instruction complémentaire et 

nouvelle décision ;  

 

 

 

A/272/2014 

- 4/5 -

Qu’en ce sens, la décision litigieuse doit être annulée et le recours partiellement admis.  

 

 

 

 

  

 

 

 

A/272/2014 

- 5/5 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

statuant : 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. L’admet partiellement au sens des considérants.  

3. Annule la décision du 10 janvier 2014.  

4. Renvoie la cause à l’intimée pour instruction complémentaire et nouvelle décision. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

Marie-Catherine SECHAUD 

 

 La présidente 

 

 

 

Karine STECK 

 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe ainsi qu’à 

l’office fédéral des assurances sociales le