# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ed8227b9-acb1-55c0-9173-cdb4ee03da42
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-01-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 29.01.2013 A/3970/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3970-2011_2013-01-29.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/3970/2011-PE ATA/47/2013  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 29 janvier 2013 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur J______ 
  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

5 juin 2012 (JTAPI/753/2012) 

- 2/8 - 

A/3970/2011 

EN FAIT 

1.  Monsieur J______, né le ______ 1985 est ressortissant indien. 

2.   Le 24 juin 2006, il a obtenu un Bachelor’s Degree in Commerce de la 
Mahatma Gandhi University à Kottayam en Inde. 

3.  Le 28 février 2007, M. J______ a déposé une demande de visa auprès du 
consultat de Suisse à Bombay/Mumbai (Inde) aux fins de poursuivre ses études en 
Suisse au Hotel and Tourism Institute (ci-après : HTI) au Mont-Pèlerin. 

4.  Le 23 mars 2007, la police des étrangers du canton de Vaud a accordé 
l’autorisation habilitant les représentations suisses à délivrer un visa en faveur de 
M. J______. Il est arrivé en Suisse le 30 avril 2007. 

5.  Le 1er septembre 2008, HTI lui a délivré un Master of Business 
Administration in Hospitality Management. 

6.  Le 30 janvier 2009, M. J______ a sollicité le renouvellement de son 
autorisation de séjour afin de suivre des cours de français auprès de l’école 
Language Links à Lausanne jusqu’au 31 décembre 2009 et pour se présenter aux 
examens du Diplôme d'Etudes de Langue Française (ci-après : DELF) niveau B1. 
Il a pris l’engagement écrit de quitter la Suisse le 31 décembre 2009. Les autorités 
vaudoises ont alors renouvelé son autorisation de séjour jusqu’au 31 décembre 
2009. 

7.  Le 16 décembre 2009, M. J______ a demandé le renouvellement de son 
autorisation de séjour afin de se présenter aux examens du DELF niveau B2 en 
septembre 2010. Il était inscrit dans un programme « à la carte » comprenant 
vingt heures d’études hebdomadaires. 

8.  Le 1er mars 2010, les autorités vaudoises ont informé M. J______ qu'elles 
s'apprêtaient à rendre une décision négative et l'ont invité à faire valoir ses 
moyens. M. J______ a expliqué qu'il était à la recherche d'un emploi dans un hôtel 
5 étoiles en Inde. Il souhaitait se présenter à l'examen du DELF niveau B2 ce qui 
faciliterait grandement sa recherche d'emploi. Suite aux explications fournies par 
M. J______ et après que ce dernier avait signé un nouvel engagement de quitter la 
Suisse au terme de ses études, les autorités vaudoises ont prolongé son titre de 
séjour jusqu'au 15 octobre 2010. 

9.  Le 1er septembre 2010, M. J______ a transféré son domicile à Genève. 

10.  Le 26 octobre 2010, M. J______ a déposé une nouvelle demande 
d'autorisation de séjour auprès de l'office cantonal de la population (ci-après : 

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OCP) pour étudier auprès de VM Institut Supérieur (ci-après : VM Institut) 
pendant trois ans en vue d'obtenir un diplôme IT Engineer in E-Business. Les 
études qu'il souhaitait effectuer auprès de VM Institut devaient lui permettre 
d'acquérir des compétences en technologie de l'information, ce qui représentait un 
atout important pour ses futures recherches d'emploi. Il a également produit une 
lettre de VM Institut du 22 octobre 2010 confirmant que la formation se 
terminerait en septembre 2013. Il s'engageait à retourner définitivement en Inde au 
terme de ses études. 

11.  Dans le formulaire E complété à la demande de l'OCP, M. J______ a 
indiqué avoir l'intention d'ouvrir un restaurant en Inde pour la gestion duquel des 
connaissances dans le domaine des technologies de l'information seraient 
nécessaires. Pendant ses études, il subviendrait à ses besoins par ses propres 
moyens et avec l'aide de son père, domicilié en Inde. Il a joint un extrait de son 
compte auprès de l’Union de Banques suisses faisant état d'un solde créancier de 
CHF 20'577,50. 

12.  Par lettre du 20 août 2011 adressée à l'OCP, VM Institut a confirmé que 
M. J______ avait un taux de présence aux cours de 75 % depuis le début de sa 
formation en septembre 2010.  

13.  Par décision du 14 novembre 2011, l'OCP a refusé le renouvellement de 
l'autorisation de séjour pour études et a prononcé le renvoi de Suisse de M. 
J______ avec un délai au 15 décembre 2011 pour quitter le territoire. 

14.  Le 24 novembre 2011, M. J______ a interjeté recours auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision précitée 
sans prendre de conclusions formelles. Il contestait la décision en tant qu'elle était 
surtout motivée par le fait qu'il possédait déjà un diplôme supérieur. Ses études 
complémentaires dans la technologie de l'information constituaient cependant un 
vrai complément à sa première formation et seraient utiles lors de sa recherche 
d'emploi en Inde. Il demandait par conséquent au TAPI d'accepter son recours 
pour lui permettre de terminer ses études jusqu'à l'obtention du Master en 
technologie de l’information (ci-après : MSIT). 

15.  Par jugement du 5 juin 2012, le TAPI a rejeté le recours. 

  M. J______ était arrivé en Suisse il y a plus de cinq ans au bénéfice d'une 
autorisation de séjour pour étudier auprès de HTI. Cette décision avait été 
prolongée à réitérées reprises pour lui permettre d'obtenir un diplôme DELF 
niveau B2. Le but de son séjour avait été atteint. Il ne se justifiait par conséquent 
pas de lui permettre d'entreprendre une nouvelle formation, laquelle représentait 
un changement d'orientation insuffisamment motivé et dont la nécessité n'était 
aucunement démontrée. Il constatait également que M. J______ n'avait pas 
respecté ses engagements de quitter la Suisse. Au contraire, à chaque échéance, il 

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avait demandé le renouvellement de son autorisation de séjour en présentant de 
nouveaux plans d'études. Il n'avait pas non plus établi qu'il disposait des moyens 
financiers nécessaires à sa formation. Il s'était borné à produire un extrait de 
compte faisant état d'un solde créancier à un moment donné, document 
manifestement insuffisant pour établir l'existence de moyens financiers suffisants. 

16.  Par acte posté le 2 juillet 2012, M. J______ a interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre le jugement précité, sans prendre de conclusions formelles. 

  Son recours avait été déclaré irrecevable (sic) du fait principalement que ses 
moyens financiers étaient insuffisants et que l'extrait de son compte en banque 
aurait été versé au dossier pour les besoins de la cause. Il demandait à pouvoir 
finir ses études pour rejoindre son pays avec un diplôme supérieur à l'issue de ses 
études à Genève. 

17.  Le 4 juillet 2012, le TAPI a transmis son dossier en indiquant qu'il n'avait 
pas d'observation à formuler. 

18.  Le 9 août 2012, l'OCP a conclu au rejet du recours. 

19.  Le 10 août 2012, les parties ont été informées que la cause était gardée à 
juger.  

EN DROIT 

1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  La chambre de céans ne peut pas revoir l’opportunité de la décision 
attaquée. En revanche, le recours peut être formé pour violation du droit y compris 
l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, ou pour constatation inexacte ou 
incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 et 2 LPA). 

3.  L'art. 27 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 
142.20) dans sa teneur au 31 décembre 2010, disposait que : 

  « Un étranger peut être admis en vue d'une formation ou d'un 
perfectionnement aux quatre conditions cumulatives suivantes : 

a° la direction de l'établissement confirme qu'il peut suivre la formation ou le 
perfectionnement envisagé ; 

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b° il dispose d'un logement approprié ; 

 c° il dispose des moyens financiers nécessaires ; 

 d° il paraît assuré qu'il quittera la Suisse ». 

  L'art. 23 al. 1 de l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice 
d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - RS 142.201) prévoyait qu'un 
étranger devait être considéré comme présentant l'assurance qu'il quitterait la 
Suisse à l'issue de son séjour au sens de l'art. 27 al. 1 let. d aLEtr, lorsqu'il 
déposait une déclaration d'engagement allant dans ce sens (let. a), qu'aucun séjour 
ou procédure de demande antérieure, ou aucun autre élément n'indiquait que la 
personne concernée entendait demeurer durablement en Suisse (let. b), lorsque le 
programme de formation était respecté (let. c). 

4.  Depuis le 1er janvier 2011, à la suite de l'entrée en vigueur de la loi fédérale 
du 18 juin 2010 destinée à faciliter l'admission des étrangers diplômés d'une haute 
école suisse (RO 2010 5957 ; FF 2010 373, notamment p. 391), la quatrième 
condition de l'art. 27 al. 1 let. d aLEtr a été supprimée et remplacée par un nouvel 
art. 27 al. 1 let. d LEtr dont la teneur est la suivante : « l'étranger a le niveau de 
formation et les qualifications personnelles requis pour suivre la formation ou le 
perfectionnement prévu ». 

   De même, l'art. 23 al. 2 aOASA a été modifié. A teneur du nouveau 
texte, les qualifications personnelles sont suffisantes au sens de l'art. 27 al. 1 let. d 
LEtr, « notamment lorsqu'aucun séjour antérieur, aucune procédure de demande 
antérieure ni aucun autre élément n'indiquait que la formation ou le 
perfectionnement invoqués visent uniquement à éluder les prescriptions générales 
sur l'admission et le séjour des étrangers ». 

   Les étrangers qui viennent étudier en Suisse, dans un autre établissement 
qu'une haute école suisse, restent soumis à la règle générale de l'art. 5 al. 2 LEtr 
selon laquelle tout étranger séjournant temporairement en Suisse doit apporter la 
garantie qu'il quittera ce pays à l'issue de ses études (ATA/694/2011 du 
8 novembre 2011 ; ATA/612/2011 du 27 septembre 2011 et ATA/546/2011 du 
30 août 2011). 

5.  A teneur de l'art. 126 al. 1 LEtr, les demandes déposées avant l'entrée en 
vigueur de celle-ci sont régies par l'ancien droit. Cette disposition transitoire visait 
à déterminer le droit applicable aux demandes déposées avant le 1er janvier 2008, 
date à laquelle la LEtr a remplacé la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et 
l'établissement des étrangers (aLSEE). Elle n'a pas pour fonction de trancher la 
question du droit applicable lors de chaque nouveau changement de la LEtr. C'est 
par conséquent à juste titre que l'OCP et le TAPI ont appliqué le droit entré en 
vigueur le 1er janvier 2011 pour se prononcer respectivement sur la demande du 

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26 octobre 2010 d'autorisation de séjour et sur le recours du 24 novembre 2011 
(ATA/395/2011 du 21 juin 2011). 

6.  L'autorité cantonale compétente dispose d'un large pouvoir d'appréciation, 
l'étranger ne bénéficiant pas d'un droit de séjour en Suisse fondé sur l'art. 27 LEtr 
(Arrêts du Tribunal fédéral 2C_802/2010 du 22 octobre 2010 ; 2D_14/2010 du 28 
juin 2010 ; ATA/612/2012 du 11 septembre 2012 consid. 6 ; ATA/457/2012 du 
30 juillet 2012 consid. 3 ; ATA/694/2011 ; ATA/612/2011 et ATA/546/2011 
précités). L'autorité cantonale compétente doit également se montrer restrictive 
dans l'octroi ou la prolongation des autorisations de séjour pour études afin 
d'éviter les abus d'une part, et de tenir compte d'autre part, de l'encombrement des 
établissements d'éducation ainsi que de la nécessité de sauvegarder la possibilité 
d'accueillir aussi largement que possible de nouveaux étudiants désireux 
d'acquérir une première formation en Suisse (Arrêt du Tribunal administratif 
fédéral Cour III C-5925/2009 du 9 février 2010). 

7.  Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEtr, qui a remplacé depuis le 1er janvier 2011 l'art. 
66 al. 1 let. c LEtr, mais qui est de même portée, les autorités compétentes rendent 
une décision de renvoi ordinaire à l'encontre d'un étranger auquel l'autorisation de 
séjour est refusée ou dont l'autorisation n'est pas prolongée. 

   En l'espèce, le recourant a séjourné en Suisse depuis 5 ans. Il a été mis en 
mesure d'obtenir tant le Master of Business Administration in Hospitality 
Management que le diplôme du DELF niveau B2 de sorte que l'on peut admettre 
que le but de son séjour a été atteint et qu'il ne se justifie pas de lui permettre 
d'entreprendre une nouvelle formation qui représente un changement d'orientation 
insuffisamment motivé et dont le caractère véritablement nécessaire n'est pas 
démontré. La nouvelle demande d'autorisation de séjour pour études vise ainsi à 
éluder les prescriptions sur l'admission et le séjour des étrangers, la condition de 
l'art. 27 al. 1 let. d LEtr n'étant pas réalisée. Le recourant n'a pas respecté ses 
engagements réitérés de quitter la Suisse au terme  de ses formations.  

8.  Il ressort ainsi du dossier que les conditions stipulées à l'art. 27 LEtr. ne sont 
manifestement pas réalisées. Le recourant a atteint son objectif de formation. Il n'a 
pas respecté son engagement de quitter la Suisse. Il a sollicité le renouvellement 
de son autorisation de séjour pour suivre une nouvelle formation qui n'est pas liée 
à l'objectif initial de formation. De surcroît, le recourant ne fait valoir aucun 
moyen contre la décision du TAPI hormis celui consistant à réaffirmer qu'il 
dispose de moyens suffisants pour garantir son séjour en Suisse. Cette motivation 
est mal fondée et de toute manière insuffisante au regard des exigences de l'art. 27 
LEtr qui doivent être remplies cumulativement. 

9.  Mal fondé, le recours sera rejeté. Un émolument de CHF 400.- sera mis à la 
charge du recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA). Le recourant plaidant en 
personne, il ne lui sera pas alloué d’indemnité de procédure. 

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* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 2 juillet 2012 par Monsieur J______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 5 juin 2012 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Monsieur J______ un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu’il ne lui est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions 
de recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le 
mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie 
postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les 
pièces en possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être 
joints à l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur J______, à l’office cantonal de la population, 
au Tribunal administratif de première instance ainsi qu'à l'office fédéral des migrations. 

Siégeants : Mme Hurni, présidente, Mme Junod, juge, M. Fiechter, juge suppléant. 

 

Au nom de la chambre administrative : 
 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. Hurni 
 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le  
 

 la greffière : 
 

   

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure.

3 Il examine les griefs invoqués 
selon les dispositions applicables au type de recours concerné.