# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dc5131e5-dda0-5f28-9864-f13a92ee85ca
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-12-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 12.12.2022 502 2022 280
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2022-280_2022-12-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2022 280

Arrêt du 12 décembre 2022

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffier : Florian Mauron

Parties A.________, prévenu et recourant, représenté par Me Jonas 
Petersen, avocat

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Détention provisoire

Recours du 30 novembre 2022 contre l'ordonnance du Tribunal des 
mesures de contrainte du 25 novembre 2022

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considérant en fait

A. Les 7 mai 2022 et 28 septembre 2022, A.________, né en 2004, a fait l’objet de rapports de 
dénonciation que la Police a adressés au Tribunal des mineurs, en lien avec des infractions 
commises alors qu’il était encore mineur. 

Le 28 novembre 2022, la Juge des mineurs a rendu une ordonnance pénale, reconnaissant 
A.________ coupable de vol, de violation de domicile ainsi que de contravention et délit à la loi 
fédérale sur les stupéfiants du 3 octobre 1951 (LStup, RS 812.121; affaire 2022/903). En revanche, 
elle a prononcé, le même jour, une ordonnance de classement pour vol, violation de domicile et 
dommages à la propriété (affaire 2022/1528). L’ordonnance pénale a été frappée d’opposition. 

B. Le 21 novembre 2022, le Ministère public a ordonné l’ouverture d’une instruction pénale à 
l’encontre de A.________ pour délit, éventuellement crime contre la LStup. Il est en particulier 
fortement soupçonné d’être impliqué dans une transaction portant sur plus de 9 kg de haschisch 
survenue le 19 novembre 2022. 

Il a été arrêté le 21 novembre 2022. Le 23 novembre 2022, le Ministère public a déposé auprès du 
Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : le Tmc) une demande de détention provisoire pour 
une durée de trois mois. 

Par ordonnance du 25 novembre 2022, le Tmc a fait partiellement droit à cette demande et a placé 
A.________ en détention provisoire pour une durée d’un mois, soit jusqu’au 20 décembre 2022. 

C. Par mémoire de son avocat du 30 novembre 2022, A.________ a interjeté recours à l’encontre 
de cette ordonnance. Il conclut, sous suite de frais et indemnité, au rejet de la demande de détention 
provisoire, à sa remise en liberté immédiate et à la reprise de la procédure par la Juge des mineurs.

La Juge des mineurs s’est déterminée sur la question de sa compétence par courrier du 2 décembre 
2022, concluant au rejet du recours à cet égard. Elle a produit son dossier. Par courriel du 
7 décembre 2022, elle a encore complété sa détermination et produit l’opposition formée contre 
l’ordonnance pénale du 28 novembre 2022. 

Le Tmc et le Ministère public se sont quant à eux déterminés le 6 décembre 2022, produisant leurs 
dossiers et concluant au rejet du recours, respectivement au rejet dans la mesure de sa recevabilité. 

Par lettres de son défenseur des 6 et 7 décembre 2022, A.________ a déposé ses ultimes 
observations, maintenant ses conclusions. 

en droit

1.

1.1. Se pose la question de savoir si la détention provisoire litigieuse est soumise aux dispositions 
ordinaires du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0) ou aux 
dispositions particulières de la loi fédérale sur la procédure pénale applicable aux mineurs du 
20 mars 2009 (PPMin; RS 312.1). 

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Pour la recevabilité du recours, la question n’a pas besoin d’être tranchée puisque le CPP est 
applicable, la PPMin ne prévoyant pas de dispositions divergentes (art. 3 al. 1 PPMin). 

1.2. Le recours contre les prononcés du tribunal des mesures de contrainte est régi par l’art. 222 
CPP. Aux termes de cette disposition, le détenu peut attaquer devant l’autorité de recours les 
décisions ordonnant une mise en détention provisoire ou une mise en détention pour des motifs de 
sûreté ou encore la prolongation ou le terme de cette détention. Le recours doit être motivé et 
adressé dans le délai de 10 jours à l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP), soit à la Chambre 
pénale (art. 64 let. c et 85 al. 1 de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ; RSF 130.1]). 

En l’espèce, le recourant est détenu et dès lors touché par la décision attaquée; le respect du délai 
légal est admis et le mémoire de recours contient une motivation et des conclusions. 

1.3. La Chambre jouit d'une pleine cognition, en fait, en droit et en opportunité (art. 393 al. 2 
CPP).

1.4. Le recours fait l’objet d’une procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP). 

2.

Une mesure de détention préventive n'est compatible avec la liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst. 
et 5 CEDH) que si elle repose sur une base légale (art. 31 al. 1 et art. 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce 
l'art. 221 CPP. Elle doit en outre correspondre à un intérêt public et respecter le principe de la 
proportionnalité (art. 36 al. 2 et 3 Cst.; art. 212 al. 3 CPP). Pour que tel soit le cas, la privation de 
liberté doit être justifiée par les besoins de l'instruction, un risque de fuite ou un danger de collusion 
ou de réitération (cf. art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP). Préalablement à ces conditions, il doit exister 
à l'égard de l'intéressé des charges suffisantes, soit de sérieux soupçons de culpabilité (art. 221 
al. 1 CPP; art. 5 par. 1 let. c CEDH). 

En l'espèce, les sérieux soupçons de culpabilité ne sont à juste titre pas contestés. Le recourant 
reproche en revanche au Tmc une constatation arbitraire des faits, la violation de l’art. 3 al. 2 de la 
loi fédérale du 20 juin 2003 régissant la condition pénale des mineurs (DPMin; RS 311.1) et la 
violation de l’art. 221 al. 1 let. a et b CPP. 

3.

Le recourant estime que le Ministère public n’est pas compétent pour instruire sa cause et ainsi pour 
demander sa mise en détention, deux affaires étant déjà pendantes par-devant la Juge des mineurs. 
Du reste, l'incompétence du Ministère public avait, selon lui, été soulevée à plusieurs reprises dans 
le cadre de l’affaire avant qu'elle ne parvienne au Tmc, de sorte que celui-ci aurait dû analyser cette 
question et renvoyer l'affaire à l'autorité compétente, soit à la Juge des mineurs.

3.1. A ce sujet, il convient d’emblée de rappeler que la Chambre pénale a déjà eu l’occasion de 
relever que quand bien même la demande de détention provisoire a été formulée par le Ministère 
public, alors que seule la Juge des mineurs était compétente pour instruire la cause, cela ne signifiait 
pas que l’ordonnance rendue par le Tmc était nulle, ni même annulable, si les conditions nécessaires 
au prononcé d’une détention provisoires sont remplies (arrêt TC FR 502 2017 224 du 1er septembre 
2017 consid. 3.4). 

3.2. Selon l'art. 9 al. 2 CP, le droit pénal des mineurs s'applique aux personnes qui n'ont pas 
18 ans le jour de l'acte (1ère phrase); lorsque l'auteur doit être jugé simultanément pour des 

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infractions qu'il a commises avant et après l'âge de 18 ans, l'art. 3 al. 2 DPMin est applicable 
(2e phrase). L'art. 3 al. 2 DPMin prévoit que, lorsque plusieurs infractions commises avant et après 
l'âge de 18 ans doivent être jugées en même temps, le CP est seul applicable en ce qui concerne 
les peines (1ère phrase); il en va de même pour les peines complémentaires (art. 49 al. 2 CP) 
prononcées pour un acte commis avant l'âge de 18 ans (2e phrase); lorsqu'une mesure est 
nécessaire, l'autorité de jugement ordonne celle qui est prévue par le code pénal ou par le droit 
pénal des mineurs en fonction des circonstances (3e phrase); lorsqu'une procédure pénale des 
mineurs est introduite avant la connaissance d'un acte commis après l'âge de 18 ans, cette 
procédure reste applicable (4e phrase); dans les autres cas, la procédure pénale relative aux adultes 
est applicable (5e phrase).

Dans l’arrêt de 2017 précité, la Chambre pénale a procédé à une analyse des cas dits mixtes, soit 
ceux où l'auteur a commis des infractions avant et après l'âge de 18 ans (arrêt TC FR 502 2017 224 
du 1er septembre 2017 consid. 3.3). 

Depuis lors, le Tribunal fédéral a rappelé que le sens et le but de la loi, dans les cas dits mixtes, est 
d'appliquer une solution adaptée aux circonstances du cas d'espèce et efficace d'un point de vue 
procédural, plutôt que d'appliquer, selon des critères rigides, soit les sanctions du code pénal et la 
procédure pénale pour adultes, soit le droit pénal et la procédure pour mineurs. Dans un but 
d'économie de procédure, il s'agit d'éviter des temps morts résultant d'un changement de procédure 
en faveur du Ministère public ordinaire alors qu'une procédure est pendante devant la juridiction des 
mineurs, respectivement de devoir répéter certains actes d'instruction déjà exécutés. Le Tribunal 
fédéral a cependant reconnu que certaines circonstances – en particulier la gravité de la nouvelle 
infraction examinée – pouvaient exceptionnellement conduire à ne pas appliquer l'art. 3 al. 2 
4e phrase DPMin, respectivement que la compétence du Ministère public ordinaire pour instruire les 
infractions commises après 18 ans pouvait ainsi parfois entrer en considération quand bien même 
une procédure devant la juridiction des mineurs est pendante (ATF 146 IV 164 consid. 2.1 et réf. 
citées; arrêt TF 1B_206/2019 du 9 octobre 2019 consid. 3.1 in SJ 2020 I p. 129). 

Selon la teneur de l'art. 3 al. 2 P-DPMin, les cas dits mixtes seront à l’avenir jugés et sanctionnés 
séparément : si une procédure pénale est ouverte contre un jeune qui a commis une infraction avant 
l'âge de 18 ans, celui-ci sera jugé dans le cadre de la procédure pénale applicable aux mineurs et 
sera sanctionné selon le DPMin, cela sous réserve du cas particulier où l'infraction commise avant 
18 ans n'est découverte qu'après l'ouverture d'une procédure pour des actes commis après 18 ans; 
si le même jeune commet une nouvelle infraction alors que la procédure – devant la juridiction des 
mineurs – est en cours et qu'il a atteint l'âge de 18 ans, ces faits seront jugés dans le cadre de la 
procédure pénale applicable aux adultes et sanctionnés selon le CP (cf. Message CPP 2019 ad 
art. 3 al. 2 P-DPMin [FF 2019 6424]).

3.3. A l’examen du dossier, la Chambre pénale constate ce qui suit : il est incontesté que, 
abstraction faite de la procédure devant la juridiction pénale des mineurs, le Ministère public est 
compétent pour poursuivre les nouvelles infractions dénoncées, puisque celles-ci ont été commises 
alors que le recourant était majeur. Il est également établi qu'au moment de l'ouverture de cette 
instruction, le 21 novembre 2022, deux affaires à l'encontre du recourant étaient pendantes devant 
la juridiction pénale des mineurs. Dans une telle situation, celle-ci devrait en principe, aujourd’hui, 
être saisie de la cause (art. 9 al. 2 CP et 3 al. 2 4e phrase DPMin). 

Cela étant, il n'est pas exclu, vu les éléments relevés ci-devant, que des circonstances particulières 
permettent de s'écarter de cette règle de compétence et justifient donc l'instruction des infractions 

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commises durant la majorité par les autorités pénales ordinaires. Il y a donc lieu d'examiner si tel 
est le cas en l'occurrence.

Courant 2022, le recourant a fait l’objet de deux dénonciations pénales auprès de la Juge des 
mineurs. A tout le moins à l’égard de l’une de celles-ci, la procédure n’est pas close, puisque le 
recourant a formé opposition à l’ordonnance pénale du 28 novembre 2022. Dans la première affaire, 
on lui reprochait trois vols et une violation de domicile commis le 25 mars 2022, dans les vestiaires 
du Collège B.________ (butin : CHF 100.-, une paire de Airpods, CHF 20.-), ainsi que l’achat, la 
vente et la consommation de haschisch (61.85 grammes séquestrés); le recourant a admis les trois 
vols, la violation de domicile et la consommation de stupéfiants; seuls restent contestés l’achat et la 
vente de haschisch. Quant à la deuxième affaire, elle portait sur un vol, une violation de domicile et 
des dommages à la propriété prétendument commis le 21 juin 2022 dans une halle industrielle; elle 
a été classée le 28 novembre 2022. Aucune mesure de protection n’était, respectivement n’est en 
cours. 

Même si l’on ne saurait minimiser les actes précités, force est de constater que les nouveaux faits – 
soit en particulier voler, en emportant un revolver chargé, 9 kg de haschisch à des dealers, dans le 
but de vendre ensuite la drogue – sont sensiblement plus graves; ils démontrent même une 
potentielle escalade dans la gravité des faits qui pourraient être reprochés au recourant. Lors de son 
audition par la Police du 22 novembre 2022, C.________ a en effet déclaré que le 19 novembre 
2022, il avait rendez-vous avec un de ses contacts Telegram, D.________, afin de lui vendre 9 kg 
de haschisch; il aurait par le passé déjà vendu 100 grammes de haschisch à cette personne. Sur 
présentation d'une photographie du recourant, C.________ a indiqué que ce dernier pourrait 
correspondre au dénommé D.________, sans toutefois pouvoir être formel (DO/6020 ss). Quant à 
E.________, il a déclaré, le 24 novembre 2022, que le recourant est à l’origine des faits survenus le 
19 novembre 2022 : il (le recourant) lui aurait demandé de l’accompagner pour aller voler 9 kg de 
haschisch à Neuchâtel; il lui aurait également demandé d’amener une arme; quant au nom 
D.________, il s’agirait d’un compte du recourant. Au sujet de ce dernier, E.________ a précisé 
ceci : « C’est quelqu’un d’intelligent. Il a beaucoup de contacts. C’est un fournisseur. (…) C’est sûr 
qu’il vend en gros. Je pense qu’il fait partir des kilos. Vous le sous-estimez beaucoup trop. (…) Il y 
a un mois, A.________ était à l’appartement au rdc chez moi. Il était venu avec un carton qui était 
plein de plaquettes de haschisch (…) » (procès-verbal d’audition du 24 novembre 2022). 

Dans la mesure où le recourant nie les nouveaux faits qui lui sont reprochés, il semble évident que 
la procédure pénale y relative, qui vient de débuter, prendra encore du temps. En revanche, la 
procédure par-devant la juridiction pénale des mineurs est déjà très avancée et ne porte en définitive 
plus que sur les questions de l’achat et de la vente de quelque 60 grammes de haschisch. 

Au vu de ce qui précède et sauf à retarder ou compliquer la procédure ouverte devant la juridiction 
pénale des mineurs de manière contraire aux principes de célérité et d'économie de procédure, il 
s'impose de faire une exception à la règle et de mener séparément les deux causes. Il n’en résultera 
en particulier pas de temps morts et il ne ressort ni du dossier, ni du recours qu’il sera nécessaire 
de répéter certains actes d'instruction déjà exécutés.

Partant, l'autorité précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, en particulier l’art. 3 al. 2 DPMin, 
statuer sur la demande du Ministère public et ordonner la détention provisoire du recourant. 

Dans ces conditions, le grief de constatation arbitraire des faits (cf. recours, p. 6 s.) peut demeurer 
ouvert. 

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4.

Le recourant reproche également au Tmc d’avoir retenu à tort l’existence de risques de collusion et 
de fuite. 

4.1.

4.1.1. Conformément à l'art. 221 al. 1 let. b CPP, la détention provisoire ou pour motifs de sûreté 
ne peut être ordonnée que lorsqu’il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu compromette 
la recherche de la vérité en exerçant une influence sur des personnes ou en altérant des moyens 
de preuves. Selon la jurisprudence, il peut notamment y avoir collusion lorsque le prévenu tente 
d'influencer les déclarations que pourraient faire des témoins, des personnes appelées à donner 
des renseignements, des expertes et/ou des co-prévenus, ainsi que lorsque le prévenu essaye de 
faire disparaître des traces ou des moyens de preuve. En tant que motif de détention avant jugement, 
le danger de collusion vise à empêcher le prévenu de mettre en danger la recherche de la vérité 
(ATF 132 I 21 consid. 3.2; arrêt TF 1B_50/2019 du 19 février 2019 consid. 2.3). Pour retenir 
l'existence d'un risque de collusion, l'autorité doit démontrer que les circonstances particulières du 
cas d'espèce font apparaître un danger concret et sérieux de telles manœuvres, propres à entraver 
la manifestation de la vérité, en indiquant, au moins dans les grandes lignes et sous réserve des 
opérations à conserver secrètes, quels actes d'instruction doivent être encore effectués et en quoi 
la libération du prévenu en compromettrait l'accomplissement. Dans cet examen, entrent en ligne 
de compte les caractéristiques personnelles du détenu, son rôle dans l'infraction ainsi que ses liens 
avec les autres prévenus (ATF 137 IV 122 consid. 4.2; 132 IV 21 consid. 3.2.1; arrêt TF 1B_50/2019 
du 19 février 2019 consid. 2.4). La nature de l'infraction examinée ne peut être ignorée. Le chef de 
prévention de trafic de drogue induit généralement l'implication d'un grand nombre de personnes, 
avec des rôles plus ou moins importants. L'organisation des auditions et/ou des confrontations en 
découlant a donc nécessairement un impact sur la durée de l'instruction, ainsi que d'ailleurs, le cas 
échéant, sur l'existence d'un risque de collusion (arrêt TF 1B_20/2016 du 4 février 2016 consid. 3.2).

4.1.2. Le recourant soutient qu’il n’y a pas de risque de collusion, aux motifs que les différentes 
personnes potentiellement impliquées dans cette affaire ont été auditionnées par la Police, soit lui-
même, E.________ et C.________, que le sac contenant la drogue ainsi que l'arme à feu ont été 
séquestrés, que des perquisitions ont été menées au domicile des trois personnes précitées et que 
des téléphones portables ont été séquestrés, ces moyens de preuve ne pouvant dès lors plus être 
altérés, de sorte que la recherche de la vérité ne peut pas être compromise. 

4.1.3. Ce faisant, le recourant ne discute pas la motivation circonstanciée du Tmc (cf. décision 
querellée, p. 7 ss, et développements ci-après). Son grief est ainsi irrecevable, faute de motivation 
suffisante.

Par surabondance, on relèvera que l’examen du dossier de la cause permet de confirmer sans le 
moindre doute l’existence d’un risque de collusion concret et sérieux. L’enquête pour les derniers 
faits vient de débuter. Comme l’a très justement relevé le Tmc, le recourant conteste les faits et son 
implication, alors qu’il est mis clairement en cause par E.________ et C.________. Ses déclarations 
doivent donc être vérifiées et des mesures d’instruction sont nécessaires, notamment des auditions 
et confrontations. A ce sujet, le recourant ne contredit pas le Tmc lorsqu’il relève également 
l’existence du fournisseur de C.________, soit le dénommé F.________, qui semble connaître le 
recourant, et ses amis de Marly, lesquels connaissent E.________. Le recourant ne conteste pas 
non plus qu’il pourrait mettre sa liberté à profit pour faire disparaître ou altérer les preuves, par 
exemple un butin, ni que s'il était libéré, il pourrait contacter d'éventuels acolytes pour les avertir de 

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la nature des preuves recueillies et des opérations de surveillance en cours, ou exercer une pression 
sur ses clients afin de les dissuader de faire des déclarations à charge. Il ne remet pas non plus en 
question l’affirmation du Tmc selon laquelle il pourrait effacer à distance les données des téléphones 
saisis et que le soir en question, soit le 19 novembre 2022, après l’appel téléphonique de 
E.________ pour lui dire qu'il avait des problèmes, il est allé voir des amis qu'ils ont en commun 
pour les prévenir. Enfin, on ne perdra pas de vue que E.________ a été libéré le 26 novembre 2022 
(DO/8009) et rien au dossier n’indique que C.________ se trouverait en détention. Ainsi, même 
recevable, le recours devrait être rejeté sur ce point. 

4.2. L'existence d'un seul risque, au sens de l'art. 221 al. 1 CPP, étant suffisant pour ordonner ou 
prolonger une détention provisoire, il n’est pas nécessaire d’examiner ici l’existence du risque de 
fuite. 

4.3. Pour le surplus, la détention provisoire ne dure pour l’heure pas plus longtemps que la peine 
privative de liberté prévisible (art. 212 al. 3 CPP) et il n’existe en l’état pas de mesures moins sévères 
(mesures de substitution; art. 237 CPP). Le recourant ne soutient du reste pas le contraire. 

5.

5.1 Au vu de l’ensemble de ce qui précède, les frais, fixés selon les art. 33 ss du Règlement sur 
la justice, sont mis à la charge du recourant qui sucombe (art. 428 al. 1 CPP). 

5.2 La Chambre pénale arrête elle-même l’indemnité du défenseur d’office pour la procédure de 
recours selon l’art. 57 al. 1 et 2 RJ (RFJ 2015 73). En l’espèce, pour la rédaction du recours, 
l’examen des déterminations et du présent arrêt, ainsi que pour la rédaction des ultimes 
observations, le temps y relatif peut être estimé, au vu du dossier, à environ 5 heures de travail, au 
tarif-horaire de CHF 180.-. Avec quelques autres petites opérations et les débours, l’indemnité sera 
dès lors fixée à CHF 1’000.-, débours compris mais TVA (7.7 %) par CHF 77.- en sus (cf. art. 56 ss 
RJ). 

(dispositif en page suivante) 

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la Chambre arrête:

I. Le recours est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. 

Partant, l’ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte du 25 novembre 2022 est 
confirmée. 

II. L’indemnité due pour la procédure de recours à Me Jonas Petersen, avocat d’office, est fixée 
à CHF 1'077.-, TVA comprise par CHF 77.-.

III. Les frais judiciaires sont fixés à CHF 1'677.- (émolument : CHF 500.-; débours : CHF 100.-; 
frais de défense d'office : CHF 1'077.-) et mis à la charge de A.________.

Le remboursement à l'Etat de l'indemnité allouée au chiffre II. ci-dessus sera exigible dès que 
la situation économique de A.________ le permettra.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte 
de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Toutefois, en tant qu'il concerne la fixation de son indemnité, cet arrêt peut faire l'objet, de la part du 
défenseur d’office, d'un recours au Tribunal pénal fédéral (art. 135 al. 3 let. b CPP) dans les dix jours 
qui suivent la notification de l’arrêt rédigé (art. 396 al. 1 CPP). La procédure est régie par les art. 379 
à 397 CPP (art. 39 de la loi du 19 mars 2010 sur l'organisation des autorités pénales de la 
Confédération, RS 173.71). L'acte de recours doit être adressé au Tribunal pénal fédéral, case 
postale 2720, 6501 Bellinzone.

Fribourg, le 12 décembre 2022/swo

Le Président : Le Greffier :