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**Case Identifier:** ff94e74b-b048-5166-8475-dc8b47b18951
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2003-09-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.09.2003 A/1598/2002
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1598-2002_2003-09-30.pdf

## Full Text

Siégeant :  

 

Mme Valérie MONTANI, Présidente, Mme Teresa SOARES, Mme 

Violaine LANDRY-ORSAT, juges assesseurs. 

 

 D 

 

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1598/2002 ATAS/86/2003

ARRÊT 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 
ASSURANCES SOCIALES 

du 30 septembre 2003 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Madame L__________ recourante. 

Contre 

OFFICE CANTONAL DE L’ASSURANCE-INVALIDITE, Case postale 425, 1211 
GENEVE 13, intimé. 

 

 

 

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A/1598/2002 

EN FAIT 

1. En date du 12 novembre 1992, Mme L__________, née le 13 juillet 1947, a 

déposé une première demande de prestation auprès de l’Office cantonal de 

l’assurance-invalidité (ci-après l’OCAI) en raison de lombalgies chroniques avec 

syndromes sciatiques algiques, d’une obésité importante, de diabète, d’un état 

dépressif chronique, d’une haute tension artérielle (HTA) et d’une dermite 

séborrhéique du cuir chevelu alopéciante. Cette demande a été refusée par 

décision du 22 janvier 1993 en raison de l’absence d’interruption dans son 

travail propre à lui ouvrir un droit à une rente AI. 

 

2. Depuis le mois de septembre 1999, la recourante a cessé son activité 

professionnelle d’employée de bureau. Ayant épuisé son droit aux prestations de 

l’assurance-chômage en 2001, elle est actuellement au bénéfice d’une aide 

sociale. 

 

3. Le 16 mars 2000, Mme L__________ a déposé une nouvelle demande de 

prestation AI auprès de l’OCAI et ce, en raison de problèmes de dos, de diabète 

et d’hypertension.  

 

4. Selon le rapport médical du 20 mai 2000 établi par le Dr A__________, 

médecin-traitant, Mme L__________ est en incapacité de travail de 100 % 

depuis le 7 mars 2000 dans la profession d’employée de bureau. 

Il est également indiqué que la recourante souffre d’obésité importante 

invalidante et d’un état dépressif chronique, résistants à de nombreux 

traitements, ainsi que de diabète depuis 1991. A ces troubles, viennent s’ajouter 

des problèmes de dorso-lombalgies chroniques rendant difficile toute sorte 

d’activités et surtout des positions statiques longues, de péri-arthrite de l’épaule 

droite, de syndromes sciatiques assez fréquents, algiques, de HTA bien contrôlée 

par les traitements et de céphalées fréquentes. Cette patiente n’est pas une 

grande invalide, mais l’addition de tous ces problèmes rend difficile une activité 

professionnelle. « Théoriquement, une activité à mi-temps, légère et variée, 

serait possible, mais la patiente n’est pas du tout motivée, en partie en raison de 

longues périodes de chômage, de son âge et de son état dépressif chronique ».  

Le médecin conclut à une incapacité de travail totale dans la profession 

d’employée de bureau ainsi que dans une autre profession. Il mentionne 

cependant une capacité de travail à la demi-journée de 50 %, avec un rendement 

prévisible par rapport à un plein temps en baisse de 50 %. L’assurée a la capacité 

de rester en position assise deux heures par jour. Il souligne qu’un examen par 

un médecin de l’AI serait utile.  

Le Dr A__________ a confirmé les conclusions de cet avis médical dans un 

rapport intermédiaire du 24 avril 2001.  

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A/1598/2002 

 

5. Selon une note du Dr B__________ du 4 mai 2001, les atteintes physiques de 

l’assurée ne peuvent justifier une incapacité de travail totale dans les métiers 

exercés qui sont sédentaires, peut-être y a-t-il  néanmoins une légère baisse de 

rendement. Il préconise une expertise globale à la Policlinique de médecine de 

l’Hôpital universitaire de Genève (ci-après HUG), ainsi qu’un mandat pour le 

psychiatre. 

 

6. Selon le rapport d’expertise médicale du 24 septembre 2001 établi par les Drs 

C__________ et D__________ de la Policlinique de médecine des HUG à la 

demande de l’OCAI, Mme L__________ souffre d’état dépressif chronique 

depuis 1984 et de troubles d’anxiété généralisée depuis 1991, de cervicalgies et 

de lombalgies chroniques non déficitaires depuis 1990 sur troubles statiques et 

dégénératifs du rachis, de tendinite du sus-épineux des deux épaules 

prédominant à gauche depuis 1997 ainsi que d’obésité morbide depuis 1970. Ces 

affections étaient mentionnées comme ayant une répercussion sur la capacité de 

travail. 

 

Sous « appréciation du cas et pronostic », les experts notent que Mme 

L__________ ne présente aucune limitation physique pour une activité 

professionnelle sédentaire à 100 %. Cependant, le problème psychique limite 

certainement son rendement professionnel, accentue considérablement les 

plaintes somatiques et réduit sa motivation à entreprendre des traitements pour 

améliorer sa santé. De plus, la présence d’une diabète associé à de multiples 

facteurs de risque cardio-vasculaires engendre  un risque important de 

développer un problème cardio-vasculaire. Au plan physique, la patiente ressent 

des douleurs du rachis après quelques heures en position assise, mais aucun 

trouble invalidant n’avait été objectivé en ce sens par les investigations. Au plan 

psychique et mental, la patiente se sent épuisée après quelques heures de travail. 

Il était raisonnable d’admettre qu’elle était diminuée dans sa résistance 

psychique au stress. Son état psychique avait un effet défavorable sur la 

perception des douleurs. 

 

Le rapport retient que l’activité exercée jusqu’ici est encore exigible soit une 

activité sédentaire permettant des changements de position à un taux de 50 %, à 

raison de 2 x2 heures/jour avec diminution du rendement en raison d’un 

épuisement dû aux troubles psychiques et aux autres douleurs du rachis après 

trois heures de position assise. La patiente jouit d’une santé physique 

satisfaisante qui a actuellement peut d’impacte objectif sur sa capacité de travail. 

La capacité résiduelle de travail est surtout limitée par ses troubles psychiques. 

Une autre activité est exigible de la part de l’assurée, soit un travail qui ne 

demande pas de gros efforts physiques dans un environnement de travail 

confortable, avec diminution du rendement dû au trouble psychique associé au 

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manque de motivation. Il faudrait essayer une  reprise de travail dans une 

activité sédentaire à raison de 1 x 2 heures, puis de 2 x 2 heures/jours. 

Cependant, la longue durée d’inactivité, le trouble psychique et la faible 

motivation de Mme L__________ risquent de compromettre toute tentative de 

reprise d’activité. 

 

Enfin, l’expertise relève que des mesures de réadaptation professionnelle 

pourraient contribuer modérément à améliorer les différents problèmes de santé. 

Le rapport d’expertise se réfère au rapport d’évaluation du 26 juillet 2001 du Dr 

E__________, chef de Clinique au département de psychiatrie des HUG lequel 

relève qu’il s’agit de trouble dépressif atypique chronique associé à un tableau 

anxieux généralisé et résistant selon le médecin-traitant aux différents 

traitements essayés depuis des années. Au vu de ces faits, une amélioration de 

l’état de la patiente à court terme paraît peu probable. Tout projet de reprise 

d’une activité professionnelle est peu réaliste. Dans ce sens il déclare partager 

l’avis du Dr A__________ émis dans son rapport du 20 mai 2000.  

 

7. La situation de Mme L__________ a également été examinée par le Dr 

F__________ du SMR Léman lequel a rendu un rapport le 26 novembre 2001. Il 

retient qu’après avoir discuté avec le psychiatre consultant, la description des 

troubles présentés par Mme L__________ ne permet pas de retenir une atteinte 

psychiatrique suffisamment grave pour justifier une incapacité de travail. L’état 

dépressif chronique qui remonte à 1984, avait déjà été signalé dans le rapport du 

médecin-traitant de 1992, sans qu’il soit pour autant considéré comme 

invalidant, à cette époque, et n’avait pas nécessité de recours à un spécialiste 

jusqu’à ce jour, ce qui le ferait ranger plutôt dans le cadre de la dysthymie, qui 

en soit ne justifie pas une diminution significative de la capacité de travail. Il 

considère donc que des raisons d’ordre extra-médical expliquent la longue 

période d’inactivité professionnelle de la recourante. Sous « pathologies 

associées du ressort de l’AI et influençant la capacité de travail » il mentionne 

« dépression légère ». 

Pour ces motifs, ledit rapport considère que l’AI est en droit de s’écarter des 

conclusions de l’expertise pluridisciplinaire des HUG sur le plan de la capacité 

de travail, considérant que celle-ci reste entière dans une activité sédentaire et 

légère comme employé de bureau. 

 

8. Une note du service juridique de l’OCAI du 19 décembre 2001 indique que les 

conclusions du rapport SMR semblent suffisamment convaincantes pour 

permettre à l’OCAI de s’écarter du rapport d’expertise quant à la capacité de 

travail de l’assurée. 

 

9. Par décision du 24 janvier 2002, l’OCAI a rejeté la demande de prestation de 

Mme L__________, considérant que sa capacité de travail était entière dans une 

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activité sédentaire et légère comme employée de bureau. Selon l’OCAI, les 

renseignements recueillis dans le cadre de l’instruction du dossier n’ont pas 

permis d’admettre que l’état de santé de la recourante, dans son ensemble, 

entraîne une invalidité. Il constate que les différentes affections médicales que 

Mme L__________ présente (obésité, hypertension, diabète) ne justifient pas 

une diminution de sa capacité de travail. D’autre part, les douleurs rachidiennes 

sont en relation avec des troubles statiques et dégénératifs et n’entraînent aucune 

limitation physique pour une activité professionnelle sédentaire à 100 %. Il est 

également relevé que la recourante souffre d’un trouble de l’humeur chronique, 

d’intensité légère mais que la description des troubles qu’elle présente ne permet 

pas de retenir une atteinte psychiatrique suffisamment grave pour justifier une 

incapacité de travail. 

 

10. Le 19 février 2002, Mme L__________ a recouru contre ladite décision en 

relevant que l’Hôpital cantonal de Genève était favorable à l’octroi d’une rente 

AI à 50 % contrairement à l’avis médical SMR Léman. Elle a également indiqué 

qu’elle devait se mettre régulièrement à l’assurance en raison de ses douleurs 

dorsales, raison pour laquelle elle perdait systématiquement son emploi. La 

recourante a également évoqué ses difficultés à marcher et à effectuer ses 

courses. 

 

11. Dans son préavis du 2 mai 2002, l’OCAI a conclu au rejet du recours en 

renvoyant à sa décision du 24 janvier 2002 et au rapport d’examen du SMR 

Léman du 26 novembre 2001. 

 

EN DROIT 

 

1. a. Conformément à l’art. 3 al. 3 de la loi modifiant la loi sur l’organisation 

judiciaire du 14 novembre 2002, entré en vigueur le 1
er

 août 2003, la présente 

cause, introduite le 20 février 2002 par devant la commission cantonale de 

recours en matière d’assurance-vieillesse et survivants, d’assurance invalidité, 

d’allocation pour perte de gain, de prestations fédérales ou cantonales 

complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité, 

de prestations cantonales accordées aux chômeurs en fin de droit et d’assurance-

maternité (ci-après : la commission AVS/AI) a été transmise d’office au 

Tribunal cantonal des assurances sociales. 

 

b. La loi fédérale sur la partie générale des assurances sociales du 6 octobre 

2000, entrée en vigueur le 1
er

 janvier 2003 (RS 830.10 -LPGA) n’est pas 

applicable en l’espèce, le juge des assurances sociales n’ayant pas à tenir compte 

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des modifications du droit ou de l’état de fait survenues après que la décision 

litigieuse a été rendue (ATF 127 V 467 consid. 1). Il en est de même des 

modifications survenues dès le 1
er

 janvier 2003 dans la loi fédérale sur 

l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (RS 831.20 – LAI) et dans la loi fédérale 

sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (RS 831.10 – 

LAVS). 

 

c. Le recours, interjeté en temps utile devant la juridiction compétente est 

recevable, conformément aux articles 69 de la loi fédérale sur l’assurance-

invalidité du 19 juin 1959 (aLAI) et 84 de la loi fédérale sur l’assurance-

vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 ( aLAVS), dans leur teneur valable 

jusqu’au 31 décembre 2002. 

 

2. Selon l’art. 4 aLAI : 

 

« L’invalidité est la diminution de la capacité de gain présumée permanente ou 

de longue durée, qui résulte d’une atteinte à la santé physique, ou mentale 

provenant d’une infirmité congénitale, d’une maladie ou d’un accident. 

L’invalidité est réputée survenue dès qu’elle est, par sa nature et sa gravité, 

propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération ». 

 

L’art. 28 al. 2 aLAI précise : 

 

« Pour l’évaluation de l’invalidité, le revenu du travail que l’invalide pourrait 

obtenir en exerçant l’activité que l’on peut raisonnablement attendre de lui, après 

exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d’une situation 

équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu’il aurait pu obtenir 

s’il n’était pas invalide ». 

 

En outre, l’art. 8 al. 1 LAI prévoit « que les assurés invalides ou menacés d’une 

invalidité imminente, ont droit à des mesures de réadaptation qui sont 

nécessaires et de nature à rétablir leur capacité de gain, à l’améliorer, à le 

sauvegarder ou à en favoriser l’usage. Ce droit est déterminé en fonction de 

toute la durée d’activité probable ». 

3. a. Le Tribunal fédéral des assurances (TFA) a déclaré qu'en principe, le juge ne 

s'en écarte pas sans motifs impérieux, la tâche de l'expert étant précisément de 

mettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer 

sur les aspects médicaux d'un état de fait donné. Selon la jurisprudence, peuvent 

constituer des raisons de s'écarter d'une expertise le fait que celle-ci contient des 

contradictions ou qu'une surexpertise ordonnée par le Tribunal en infirme les 

conclusions de manière convaincante. En outre, lorsque d'autres spécialistes 

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émettent des opinions contraires aptes à mettre sérieusement en doute la 

pertinence des déductions de l'expert, on ne peut exclure, selon les cas, une 

interprétation divergente des conclusions de ce dernier par le juge ou, au besoin, 

une instruction complémentaire sous la forme d'une nouvelle expertise médicale 

(ATF 118 V 286 consid. 1b p. 290; 112 V 30 consid. 1a p. 32 et les références; 

RAMA 1990 p. 187; ATA C. du 8 octobre 2002). 

 b. En l’espèce, l’expertise pluridisciplinaire du 24 septembre 2001 des HUG 

comprend une anamnèse, les plaintes et données subjectives de l’assurée, le 

statut clinique, les diagnostics ainsi que l’appréciation du cas et le pronostic. 

Enfin, elle répond précisément aux questions relatives à l’influence des troubles 

sur la capacité de travail. Cette expertise est fondée sur des observations 

approfondies et des investigations complètes. 

 

 c. En revanche, le rapport SMR selon lequel la capacité de travail de la 

recourante est entière se base sur les observations et la description des troubles 

présentés par Mme L__________ qui sont décrites dans l’expertise 

pluridisciplinaire des HUG. Aucun examen supplémentaire, ni aucune entrevue 

personnelle avec la recourante n’a été effectué. Il s’agit, en fait, d’une 

appréciation différente des éléments constatés lors de ladite expertise. En 

particulier, le rapport SMR relève que la seule pathologie influençant la capacité 

de travail est une dépression légère alors même que le rapport d’expertise retient 

un état dépressif chronique depuis 1984 et des troubles d’anxiété généralisée 

depuis 1991, en relevant que ces troubles psychiques limitent la capacité 

résiduelle de travail de l’assurée, celle-ci se sentant épuisée après quelques 

heures de travail, étant diminuée dans sa résistance psychique au stress. Par 

ailleurs, le Dr E__________ a souligné qu’il partageait les conclusions du 

médecin-traitant, lequel attestait d’une diminution de la capacité de travail de la 

recourante en ce sens que seule une activité adaptée, à la demi-journée, avec une 

baisse de rendement, était envisageable. Les constatations du médecin-traitant 

coïncident d’ailleurs avec les conclusions de l’expertise (cf. rapport médical du 

20 mai 2000) le Dr. A__________ ayant relevé un état dépressif chronique de 

l’assurée et conclut à une diminution de sa capacité de travail.  

 

4. Au vu de ce qui précède, le Tribunal de céans retiendra qu’il n’y a pas lieu de 

s’écarter de l’expertise médicale des HUG , l’opinion contraire du SMR Léman 

n’étant pas apte à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions de 

ladite expertise. 

 

En conséquence, le recours doit être admis et la décision attaquée annulée, la 

cause étant renvoyée à l’OCAI afin qu’il rende une nouvelle décision qui tienne 

compte des conclusions de l’expertise médicale du 24 septembre 2001. 

 

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*  *  * 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

1. Admet le recours, 

2. Annule la décision de l’OCAI du 24 janvier 2002. 

3. Renvoie le dossier à l’OCAI pour nouvelle décision au sens des considérants. 

4. Informe les parties de ce qu'elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au 

Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois 

exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer 

exactement qu'elle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la 

décision attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette 

autre décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire ne 

contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le 

Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu'il 

devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens 

de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l'enveloppe dans 

laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ). 

5. Notifie le présent arrêt aux parties, ainsi qu'à l'Office fédéral des assurances 

sociales. 

 

La greffière : 

Nancy BISIN 

 

La présidente : 

Valérie MONTANI 

Le présent arrêt est communiqué pour notification aux parties par le greffe