# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ccbcd714-19e6-5b9e-af58-d4568f36e3c4
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2024 / 51
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2024---51_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC23.022608-240154

47 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
14 mars 2024 

___________________

Composition
:              M.             
Hack,
président

             
              Mmes             
Byrde et Giroud Walther, juges

Greffier
              :             
Mme              Debétaz Ponnaz

 

 

*****

 

 

Art.
398 CC, 59 al. 2 let. a et 67 al. 2 CPC

 

 

             
Vu l'avis du 9 janvier 2024 adressé par le Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du
Gros-de-Vaud à B.________,
à [...], accusant réception de la requête de récusation déposée par ce
dernier dans la cause en mainlevée d'opposition le divisant d'avec l'Etat
de Vaud et le priant de faire au greffe, dans
un délai au 25 janvier 2024, un dépôt de 300 fr. à titre d'avance de frais pour la
procédure engagée, 

 

             
vu le recours formé contre cet avis par B.________, par acte du 16 janvier 2024, 

             

             
vu l’extrait du Registre des personnes dont il ressort que le recourant est au bénéfice
d’une curatelle provisoire de portée générale au sens de l’art. 398 CC (Code
civil ; RS 210), instituée le 18 janvier 2023,

 

             
vu la lettre adressée le 7 février 2024 par le Président de la cour de céans à
la curatrice du recourant, [...], du Service des curatelles et tutelles professionnelles, l’invitant
à indiquer dans un délai de dix jours si elle ratifiait le recours du 16 janvier 2024,

 

             
vu la réponse de la curatrice du 14 février 2024, déclarant ne pas ratifier le recours
en question ; 

 

 

             
attendu que selon l’art. 398 al. 3 CC, la personne sous curatelle de portée générale
est privée de plein droit de l’exercice des droits civils,

 

             
que la personne qui n’a pas l’exercice des droits civils ne dispose en principe pas de la
capacité d’ester en justice et ne peut agir que par l’intermédiaire de son représentant
légal (art. 67 al. 2 CPC [Code de procédure civile, RS 272]), 

 

             
que, faute de ratification par le curateur, l’acte de procédure de la personne concernée
est irrecevable (cf. notamment Meier, Droit de la protection de l’adulte, 2e
éd., 2022, n. 711 p. 394 ; art. 59 al. 2 let. c CPC), 

 

             
qu’en l’espèce, le recourant bénéficie d’une mesure provisoire de curatelle
de portée générale,

 

             
que sa curatrice a déclaré ne pas ratifier son recours,

 

             
que la présente procédure n’a pas trait aux droits strictement personnels de la personne
concernée qui pourrait, pour autant qu’elle soit capable de discernement, en assurer seule
la défense (art. 67 al. 3 let. a CPC),

 

             
qu’en conséquence, faute de ratification, le recours est irrecevable ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais (art. 11 TFJC [tarif des frais
judiciaires civils ; BLV 270.11.5).

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

-             
M. B.________,

‑             
Mme [...], curatrice.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 300 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud.

 

             
La greffière :