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**Case Identifier:** 0171b317-136d-5ba5-bf97-0d1bb8283306
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-07-04
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 04.07.2014 C/464/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-464-2013_2014-07-04.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés, ainsi qu'au Tribunal 
de protection de l'adulte et de l'enfant le 4 juillet 2014. 

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/464/2013 ACJC/831/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 4 JUILLET 2014 

 

Entre 

Madame A______, née ______, domiciliée ______ (GE), appelante et intimée sur 
appel joint d'un jugement rendu par la 10ème Chambre du Tribunal de première instance 
de ce canton le 20 décembre 2013, comparant par Me Tatiana Tence, avocate, 8, place 
du Bourg-de-Four, case postale 3707, 1211 Genève 3, en l'Étude de laquelle elle fait 
élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______ (GE), intimé et appelant sur appel joint, 
comparant par Me Baptiste Janin, avocat, 32, rue de Malatrex, case postale 1725,  
1211 Genève 1, en l'Étude duquel il fait élection de domicile, 

Mineur C______, domicilié chez sa mère, Madame A______, ______(GE), autre 
intimé, représenté par sa curatrice, Me Raffaella Meakin, avocate, 36, boulevard 
Helvétique, 1207 Genève, comparant en personne. 

 

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C/464/2013 

Vu, EN FAIT, que les époux A______, née ______ le ______ 1968, et B______, né le 
______ 1963, sont les parents de C______, né le ______ 2004 à Genève; 

Que, par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du 16 décembre 2010, 
le Tribunal de première instance a, notamment, attribué à A______ la garde sur 
C______ (ch. 3), le droit de visite du père s'exerçant à raison d'une journée par semaine, 
avec passage de l'enfant au Point de Rencontre Liotard (ch. 4), a instauré une curatelle 
de surveillance des relations personnelles (ch. 5), condamné le mari à verser à l'épouse 
par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, au titre de contribution à 
l'entretien de la famille, la somme de 370 fr. (ch. 6) et fait interdiction à celui-là 
d'approcher celle-ci, d'accéder dans un périmètre de 300 mètres autour du domicile et de 
prendre contact avec elle notamment par téléphone, par écrit ou par voie électronique ou 
de lui causer d'autres dérangements (ch. 8); 

Que, par arrêt du 23 septembre 2011, la Cour a confirmé ce jugement, sous réserve des 
ch. 6 et 8 de son dispositif; 

Que par demande formée le 8 janvier 2013, A______ a requis le divorce; 

Que, par jugement du 20 décembre 2013, notifié le 23 décembre 2013, le Tribunal a 
prononcé le divorce des époux et a, notamment, attribué l'autorité parentale et la garde 
sur C______ à sa mère (ch. 3), fixé le droit de visite du mercredi de la sortie de l'école à 
18h, un week-end sur deux, du samedi 9h au dimanche 18h, et la moitié des vacances 
scolaires, soit durant les années paires, pendant le mois de juillet, ainsi que la totalité 
des vacances de février et la première moitié des vacances de Noël et durant les années 
impaires, pendant le mois d'août, ainsi que la totalité des vacances d'octobre et la 
deuxième moitié des vacances de Noël, la soirée, nuit incluse, du 24 décembre étant 
passée avec la mère et la journée du 25 décembre (9h00 – 19h00) avec le père (ch. 4), 
dit que le passage de l'enfant se ferait en bas de l'immeuble de la mère ou dans un lieu 
public choisi par les parties (ch. 5), ordonné le maintien de la curatelle d'organisation et 
de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC pour une durée 
limitée à 18 mois (ch. 6), dispensé le père de contribuer en l'état à l'entretien du fils (ch. 
9) et statué sur la liquidation du régime matrimonial (ch. 12); 

Que par acte déposé le 3 février 2014 au greffe de la Cour, A______ appelle des 
chiffres 4, 9 et 12 de ce jugement, concluant notamment à ce que le droit de visite du 
week-end ne comporte pas la nuit et qu'il soit ordonné à B______ de faire des tests sur 
sa consommation d'alcool de type CDT, à quinzaine pendant six mois; 

Que par réponse à l'appel du 5 mai 2014, B______ conclut au déboutement de A______ 
de toutes ses conclusions; 

Qu'il sollicite, préalablement, l'exécution anticipée des chiffres 4 à 6 du dispositif du 
jugement querellé; 

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Qu'il forme en outre un appel joint aux termes duquel il conclut à l'annulation des 
chiffres 3, 4 et 5 du dispositif du jugement attaqué et sollicite l'attribution en sa faveur 
de l'autorité parentale et de la garde, un droit de visite identique à celui prévu dans le 
jugement étant réservé à la mère; il prend également des conclusions préalables et 
subsidiaires; 

Qu'il allègue à cet égard que la mère entrave régulièrement l'exercice du droit de visite 
en ne présentant pas C______, qu'à la suite du jugement, père et fils n'ont pas pu se voir 
et qu'il craint que la mère parte pendant tout l'été au Pérou avec l'enfant, sans égard au 
droit de visite qui lui est accordé; 

Que par réponse sur demande d'exécution anticipée du 16 mai 2014, A______ conclut à 
l'admission de cette demande en ce qui concerne les chiffres 5 (passage de l'enfant au 
bas de son immeuble ou dans un lieu public choisi par les parties) et 6 (maintien de la 
curatelle) du dispositif du jugement et au rejet de celle-ci pour le surplus; 

Qu'elle conclut également, en sus des conclusions déjà prises dans son appel, à ce qu'un 
curateur de représentation soit nommé pour C______, que les parties soient invitées à 
procéder à une médiation axée sur le dialogue entre le père et le fils, qu'il soit dit que le 
passage de l'enfant se fasse en bas de l'immeuble où elle habite, qu'il soit donné acte aux 
parties de ce que C______ passera les vacances d'été avec sa mère du 9 juillet au 
20 août 2014 et avec son père du 28 juin au 7 juillet 2014, nuits non comprises, et qu'il 
soit ordonné au père de prévenir la mère au moins trois jours à l'avance s'il ne peut 
exercer son droit de visite; 

Qu'elle explique qu'elle ne s'oppose pas à l'élargissement des relations personnelles; 
qu'elle avait, dans ce sens, discuté d'un accord avec le père, qui ne l'avait toutefois pas 
honoré et n'avait plus revu C______ depuis le 12 avril 2014 et qu'après avoir pris 
contact avec le SPMi en 2013, elle avait organisé le voyage au Pérou du 9 juillet au 
20 août prochains, voyage qu'elle faisait tous les trois ans, comme le savait son ex-mari; 

Que par arrêt du 23 mai 2014, la Cour a ordonné l'exécution provisoire des chiffres 5 et 
6 du dispositif du jugement rendu le 20 décembre 2013 par le Tribunal de première 
instance, rejeté la requête d'exécution provisoire formée par B______ pour le surplus et 
imparti un délai de trois jours à B______ pour se déterminer sur les conclusions de 
A______ tendant à la nomination d'un curateur de représentation pour C______ et à ce 
qu'il soit donné acte aux parties que C______ passerait les vacances d'été avec sa mère 
du 9 juillet au 20 août 2014 et avec son père du 28 juin au 7 juillet 2014, nuits non 
comprises, lesquelles constituaient des mesures provisionnelles; 

Que par déterminations du 6 juin 2014, B______, par l'intermédiaire de son conseil, a, 
préalablement sollicité la suspension de l'instruction de la cause et, au fond, a conclu au 
rejet de la demande tendant à la nomination d'un curateur de représentation pour 
C______ et de celle tendant à donner actes aux parties de ce que C______ passerait ses 

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vacances d'été avec sa mère du 9 juillet au 20 août 2014 et avec son père du 28 juin au 7 
juillet 2014, nuit non comprises, avec suite de frais et dépens; 

Que le conseil de B______ indique qu'il n'a plus de nouvelles de son mandant depuis 
près de deux mois et qu'il se justifie dès lors de suspendre l'instruction de la cause le 
temps nécessaire à éclaircir la situation à cet égard, que la conclusion tendant à la 
nomination d'un curateur est nouvelle et, par conséquent, irrecevable et que l'enfant 
serait, en tout état de cause, en mesure de formuler une telle demande s'il en ressentait le 
besoin, enfin, qu'admettre que l'enfant passe la quasi-totalité des vacances d'été avec 
l'appelante violerait le ch. 4 du dispositif du jugement entrepris et va à l'encontre des 
conclusions prises par l'appelante elle-même aux termes de son appel; 

Que par réplique du 23 juin 2014, A______ conclut au rejet de la conclusion en 
suspension de l'instruction de la cause prise par B______ et reprend les conclusions 
qu'elle avait prises aux termes de ses écritures du 16 mai 2014; 

Qu'elle allègue que le père n'a exercé son droit de visite qu'à une seule reprise depuis le 
mois d'avril 2014 et qu'il n'a plus donné de nouvelles à son fils depuis, que ce n'est que 
récemment qu'il lui a écrit, le 30 mai 2014, l'informant être en voyage et n'en revenir 
qu'à mi-juillet; qu'elle fait valoir, concernant les vacances d'été, que B______ sait que 
son fils se rend environ tous les trois ans au Pérou et qu'il en est informé depuis 
longtemps, de sorte que son comportement téméraire mériterait d'être sanctionné par 
une amende de procédure; 

Que par courrier du 22 juin 2014 adressé à la Cour, C______ a indiqué qu'il souhaitait 
que sa voix soit entendue à travers un représentant dans le cadre de la procédure de 
divorce de ses parents, qui le touche directement; 

Que par duplique déposée dans le délai prolongé par la Cour au 2 juillet 2014, B______ 
conclut, préalablement, à ce qu'il soit pris acte de ce qu'il renonce à la suspension de la 
cause et, au fond, qu'il s'en rapporte à justice concernant la nomination d'un curateur de 
représentation de l'enfant, qu'il conclut au rejet de la demande tendant à ce qu'il soit 
donné acte aux parties de ce que celui-ci passera ses vacances avec sa mère du 9 juillet 
au 20 août 2014, qu'il soit dit que les vacances devraient être partagées par moitié entre 
les parents, dressant à cet égard un calendrier pour les différentes périodes de vacances 
durant l'année, et à ce qu'il lui soit réservé un droit de visite allant au-delà de ce que 
prévoit le jugement du 16 décembre 2010 sur mesures protectrices, avec suite de frais et 
dépens; 

Qu'il explique qu'il n'a pas quitté Genève durant ces derniers mois et que l'absence de 
nouvelles de sa part est due "à des motifs impérieux et indépendants de sa volonté" et 
qu'il est actuellement hospitalisé aux Hôpitaux Universitaires de Genève, pour des 
raisons qu'il préfère ne pas expliquer; 

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Considérant, EN DROIT, qu'au vu de l'arrêt de la Cour du 23 mai 2014, l'objet de la 
présente décision est limité aux conclusions de la mère relatives à la nomination d'un 
curateur et tendant à ce qu'il soit donné acte aux parties de ce que l'enfant passera les 
vacances d'été avec sa mère du 9 juillet au 20 août 2014; 

Que selon l'art. 299 CPC, le tribunal ordonne si nécessaire la représentation de l'enfant 
et désigne un curateur expérimenté dans le domaine de l'assistance et en matière 
juridique (al. 1) et que sur demande de l'enfant capable de discernement, le tribunal 
désigne un représentant (al. 3); 

Que le tribunal doit examiner d'office s'il doit instituer une curatelle (JEANDIN, in CPC, 
Code de procédure civile commenté, 2011. N. 9 ad art. 299 CPC) et qu'en tout état de 
cause, en cas de demande de l'enfant, le tribunal n'a d'autre choix que de désigner un 
représentant à l'enfant, peu importe que cette mesure paraisse nécessaire ou pas (STECK, 
in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2ème éd., 2013, n. 7 ad 
art. 299 CPC; JEANDIN, op. cit., n.16 ad art. 299 CPC); 

Que la désignation d'un curateur de représentation de l'enfant peut également intervenir 
au stade de l'appel devant la Cour (JEANDIN, op. cit., n. 17 ad art. 299 CPC); 

Que vu la demande formulée par l'enfant, il y a lieu d'ordonner une curatelle de 
représentation de celui-ci dans le cadre de la présente procédure d'appel en vue de 
préserver ses intérêts, le sort des frais de curatelle étant réservé au jugement au fond; 

Que Me Raffaella MEAKIN, avocate, sera ainsi nommée aux fonctions de curatrice de 
l'enfant C______, aux fins de le représenter dans la présente procédure; 

Qu'un délai au 15 septembre 2014 sera imparti à la curatrice pour déposer des 
conclusions au nom de l'enfant dans le cadre de la présente procédure d'appel; 

Que s'agissant des conclusions relatives aux vacances d'été, vu l'effet suspensif ex lege 
de l'appel formé contre le jugement du 20 décembre 2013, les modalités prévues par le 
jugement sur mesures protectrices sont toujours en vigueur concernant le droit de visite 
dont l'exécution provisoire n'a pas été ordonnée; 

Que ledit jugement ne prévoit pas que l'intimé bénéficie d'un droit de visite particulier 
durant les vacances scolaires; 

Qu'il ne semble pas contesté que le père aurait exercé son droit de visite qu'à une seule 
reprise depuis le mois d'avril 2014; 

Que le voyage prévu par l'appelante est réservé de longue date, ce dont l'intimé a été 
avisé; 

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Que compte tenu de son hospitalisation, pour une durée indéterminée, la disponibilité de 
l'intimé pour exercer son droit de visite durant la période durant laquelle l'appelante 
serait en vacances avec l'enfant n'est pas assurée; 

Qu'il n'y a dès lors, au vu des circonstances particulières, pas d'urgence à fixer les 
modalités de l'exercice du droit de visite conformément au jugement de divorce du 
20 décembre 2013; 

Que le dossier ne révèle pas de motif commandant de faire interdiction à l'appelante de 
partir en vacances à l'étranger avec l'enfant du 9 juillet au 20 août 2014; 

Qu'il ne peut toutefois être fait droit à la conclusion de l'appelante tendant à ce qu'il soit 
"donné acte aux parties" de ce que l'enfant passera ses vacances d'été avec sa mère, 
compte tenu du désaccord du père; 

Que pour le surplus, la présente décision n'a pas pour vocation de régler le calendrier 
des vacances pour toute l'année et que les conclusions prises en ce sens par l'intimé 
seront rejetées; 

Que les mesures protectrices continuent à déployer leur effet pendant la procédure 
d'appel, sous réserve des chiffres 5 et 6 du dispositif du jugement rendu le 20 décembre 
2013 dont la Cour a ordonné l'exécution provisoire; 

Qu'aucun motif ne justifie qu'une amende de procédure soit infligée à l'intimé en vertu 
de l'art. 128 al. 3 CPC, contrairement à l'avis de l'appelante; 

Qu'il sera statué sur les frais judiciaires et dépens de la présente décision avec la 
décision au fond (art. 104 al. 3 CPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur mesures provisionnelles : 

Désigne Me Raffaella MEAKIN, avocate, en qualité de curatrice de représentation de 
l'enfant C______ dans la cadre de la procédure C/464/2013-10. 

Impartit à la curatrice un délai au 15 septembre 2014 pour déposer ses conclusions au 
nom de l'enfant. 

Réserve le sort des frais de curatelle au jugement au fond. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il sera statué sur les frais judiciaires et dépens de la présente décision avec la 
décision au fond. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Sylvie DROIN, Madame Fabienne 
GEISINGER-MARIÉTHOZ, juges; Madame Anne-Lise JAQUIER, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Anne-Lise JAQUIER 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 
La présente décision est susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant 

être invoqués étant toutefois limités (art. 98 LTF), respectivement d'un recours 

constitutionnel subsidiaire (art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours 

motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de l'arrêt attaqué. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.