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**Case Identifier:** 661b481b-19eb-556c-be95-a08df6158d85
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 25.09.2015 C/1392/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-1392-2015_2015-09-25.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 29.09.2015. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/1392/2015 ACJC/1124/2015 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2015 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, Genève, recourante contre un jugement rendu 
par le Tribunal de première instance de ce canton le 2 juin 2015, comparant par  
Me Pascal Pétroz, avocat, rue de la Coulouvrenière 29, case postale 5710, 1211 Genève 
11, en l'étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, Genève, intimé, comparant par Me Magda 
Kulik, avocate, rue De-Candolle 14, 1205 Genève, en l'étude de laquelle il fait élection 
de domicile. 

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C/1392/2015 

EN FAIT 

A. a. Les époux A______ et B______ se sont mariés le ______ 2001.  

Ils sont les parents de C______, né le ______ 1999, et de D______, née le ______ 
2004. 

b. B______ a quitté le domicile conjugal le 12 juillet 2012.  

c. Par courrier électronique du 28 juillet 2012, B______ a fait une proposition à 
son épouse au sujet des modalités d'aménagement de leur vie séparée, précisant 
que celles-ci pourraient être officialisées par un avocat. Il suggérait notamment la 
mise en place d'une garde alternée. Il s'engageait à prendre en charge le loyer de 
l'appartement familial, les frais de scolarité des enfants ainsi que toutes les 
activités annexes. Il proposait un salaire mensuel de 8'000 fr. payé à A______ par 
la société E______ en échange du travail qu'elle effectuait depuis des années pour 
leurs affaires.  

A______ a répondu à ce courriel le 30 juillet 2012 en soulevant plusieurs 
questions, relatives notamment à la durée du paiement du loyer et au caractère 
brut ou net du salaire proposé de 8'000 fr.  

d. Par convention du 18 octobre 2012, B______ s'est engagé à "émettre un ordre 
mensuel permanent de 8'000 fr." en faveur de A______, pour une durée 
indéterminée dès le mois de novembre 2012, sans toutefois préciser à quel titre. 
Le versement de cette somme n'a eu lieu qu'une seule fois, le 31 octobre 2012.  

e. Le 6 décembre 2012, A______, par l'intermédiaire de son nouvel avocat, a 
formulé différentes prétentions, dont l'une visait notamment au paiement de 
25'000 fr. par mois au titre de contribution d'entretien. Elle précisait qu'à défaut 
elle déposerait une requête en mesures protectrices six jours plus tard. Elle propo-
sait par ailleurs une réunion en vue de trouver un accord transactionnel global. 

B______, par l'intermédiaire de son avocate, a répondu à ce courrier le 
10 décembre 2012, relevant notamment que les deux époux étaient actifs dans 
l'immobilier et détenaient ensemble plusieurs sociétés. A______ avait une 
importante fortune qui lui permettait de continuer seule à financer son train de vie 
comme elle l'avait toujours fait. Cela étant, il était disposé à trouver une solution 
amiable, en particulier par rapport aux coûts relatifs aux enfants. 

f. Le 24 janvier 2013, une réunion s'est tenue entre les parties et leurs avocats, à 
l'issue de laquelle l'avocat de A______ a fait parvenir à l'avocate de B______ un 
projet de requête commune de mesures protectrices de l'union conjugale et une 
convention relative aux sociétés détenues en commun par les époux. La version 
finale de l'accord a été signée le 14 février 2013. 

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g. Le 27 février 2013, les époux, représentés par leurs conseils, ont déposé par 
devant le Tribunal de première instance une requête de mesures protectrices de 
l'union conjugale avec accord complet. 

La requête indique que "la fortune mobilière et immobilière des époux A______ et 
B_______ leur permet d'être indépendants sur le plan financier", qu'ils "ont réglé 
par convention séparée les dispositions à prendre relativement aux 

investissements et participations en commun" et "ont trouvé un arrangement 
amiable sur toutes les conséquences financières liées à leur séparation". 

Devant le Tribunal, B______ a déclaré être actif dans l'immobilier en France et en 
Suisse et faire de la prospection par l'intermédiaire de sa société E______, dont il 
était salarié. Il percevait un revenu mensuel net de l'ordre de 8'000 fr., versé treize 
fois l'an, auquel s'ajoutait un pourcentage sur les bénéfices réalisés sur les 
opérations immobilières.  

A______ a exposé avoir travaillé pour E______ jusqu'en octobre 2012, pour un 
salaire mensuel net de 8'000 fr. Depuis cette date, elle n'avait plus aucun revenu. 

h. Par jugement du 17 juin 2013, le Tribunal, statuant d'entente entre les parties 
sur mesures protectrices de l'union conjugale, a, notamment, entériné l'accord des 
parties concernant les contributions dues par B______ à l'entretien des enfants, 
donné acte à B______ de ce qu'il s'engagerait à contribuer à l'entretien de 
A______ en prenant à sa charge, durant 18 mois, de janvier 2013 à juin 2014 
inclus, le loyer du logement conjugal, à hauteur de 12'400 fr. par mois charges 
comprises étant précisé que si A______ parvenait à se reloger pour moins cher 
dans l'intervalle, B______ lui verserait toujours 12'400 fr. jusqu'au mois de juin 
2014 inclus, la différence revenant à A______ et donné acte à cette dernière de ce 
qu'elle renonçait à toute autre contribution d'entretien, y compris dans le cadre 
d'un divorce. 

i. Par acte du 17 février 2014, A______ a formé une requête de modification du 
jugement précité.  

Elle a fait valoir qu'elle avait signé la convention du 14 février 2013 en se fiant à 
des engagements extrajudiciaires pris par B______, à savoir notamment celui de 
lui payer 8'000 fr. par mois. Or cet engagement n'avait pas été tenu.  

j. Par jugement du 7 août 2014, le Tribunal a débouté A______ de ses conclusions 
en modification du jugement du 17 juin 2013. 

Le Tribunal a notamment considéré que l'engagement qu'avait pris B______ de 
verser la somme de 8'000 fr. à son épouse avait été amendé par la requête 
commune de mesures protectrices déposée par les époux. 

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k. Ce jugement a été confirmé par arrêt de la Cour de justice du 23 janvier 2015. 
La Cour a notamment relevé, à l'instar du Tribunal, que la convention conclue par 
les époux en février 2013 avait remplacé l'engagement pris par B______ en 
octobre 2012 de mettre en place un ordre permanent de 8'000 fr. par mois en 
faveur de son épouse. Il ressortait notamment de la chronologie des faits que les 
époux avaient, juste après la séparation, envisagé de poursuivre leur collaboration 
professionnelle, un salaire de 8'000 fr. étant versé à A______. Cette possibilité 
avait cependant été par la suite abandonnée, ce qui était confirmé par le fait que 
l'épouse avait indiqué au juge des mesures protectrices lors de la comparution 
personnelle qu'elle n'avait pas de revenu.  

l. Le recours formé par A______ contre cet arrêt a été rejeté par le Tribunal 
fédéral le 18 juin 2015. 

B. a. Le 5 novembre 2014, A______ a fait notifier à B______ un commandement de 
payer poursuite n° 1______ portant sur la somme de 173'822 fr. 15 avec intérêts 
au titre de "Convention (…) du 18 octobre 2012 en vertu de laquelle M. B______ 
s'est engagé à émettre un ordre mensuel permanent de Frs 8'000.- (…) en faveur 
de Mme A______ pour une durée indéterminée." Les mensualités étaient 
réclamées pour la période du 1er décembre 2012 au 1er août 2014. 

 Il a été fait opposition à ce commandement de payer. 

b. Par acte déposé au Tribunal le 23 janvier 2015, A______ a requis la mainlevée 
provisoire de l'opposition, avec suite de frais et dépens. 

Elle a fait valoir que la convention du 18 octobre 2012 valait reconnaissance de 
dette de la part de son époux. Le montant de 8'000 fr. par mois était dû à titre de 
salaire pour "l'accomplissement de son travail au sein de leurs affaires". 

c. Le 17 avril 2015, B______ a déposé une écriture en réponse et a conclu au 
déboutement de A______ de toutes ses conclusions, avec suite de frais et dépens. 

Il a fait valoir que le montant de 8'000 fr. prévu par l'accord du 18 octobre 2012 
avait été prévu à titre de contribution à l'entretien de A______ et que cet 
engagement avait été remplacé par la convention conclue ultérieurement par les 
époux et ratifiée par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du  
17 juin 2013. En tout état de cause, même à supposer que ce montant avait été 
prévu à titre de salaire comme l'alléguait A______, celle-ci n'avait pas établi avoir 
effectivement fourni un travail pour la période en question. 

C. a. Par jugement du 2 juin 2015, notifié à A______ le 11 juin 2015, le Tribunal a 
débouté celle-ci de ses conclusions en mainlevée provisoire (ch. 1 du dispositif), 
laissé à sa charge les frais judiciaires, arrêtés à 750 fr. et compensés avec l'avance 

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versée (ch. 2 et 3) et l'a condamnée à verser 3'000 fr. à B______ à titre de dépens 
(ch. 4). 

 Le Tribunal a retenu que A______ n'avait pas rendu sa prétention vraisemblable. 

 b. Le 22 juin 2015, A______ a formé recours contre ce jugement dont elle 
sollicite l'annulation. Elle a conclu au prononcé de la mainlevée provisoire de 
l'opposition formée au commandement de payer poursuite n° 1______ avec suite 
de frais et dépens. 

 c. Le 23 juillet 2015, B______ a déposé une réponse concluant au déboutement de 
A______ de ses conclusions avec suite de frais et dépens. 

 d. Les parties ont déposé une réplique et une duplique en date des 5 et 17 août 
2015, persistant dans leurs conclusions. 

 e. Elles ont été informées le 18 août 2015 de ce que la cause était gardée à juger. 

 f. Les arguments des parties devant la Cour seront examinés ci-après dans la 
mesure utile à la résolution du litige.  

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 
(art. 251 let. a CPC). 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 
notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 
sommaire. 

 1.2 En l'espèce le recours a été interjeté dans le délai et selon les formes prévus 
par la loi, de sorte qu'il est recevable.  

1.3 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits  
(art. 320 CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 
un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs 
formulés et motivés par la partie recourante (HOHL, Procédure civile, Tome II, 
2ème édition, Berne, 2010, n. 2307). 

Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a 
a contrario et 58 al. 1 CPC). 

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2. 2.1 Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée 
provisoire de l'opposition formée au commandement de payer (art. 82 al. 1 LP). 
Le juge prononce la mainlevée si le débiteur ne rend pas immédiatement 
vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP). 

Constitue une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 LP, l'acte signé par le 
poursuivi - ou son représentant - duquel il ressort sa volonté de payer au 
poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent déterminée ou 
aisément déterminable et exigible au moment de la réquisition de poursuite (ATF 
130 III 87 consid. 3.1 et les références citées; JAEGER/WALDER/KULL/KOTTMANN, 
Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, 4ème édition, 1997, n. 10  
ad art. 82 LP).  

Un contrat écrit justifie en principe la mainlevée provisoire de l'opposition pour la 
somme d'argent dont la prestation incombe au poursuivi, lorsque les conditions 
d'exigibilité de la dette sont établies par titre et, en particulier dans les contrats 
bilatéraux, le poursuivant prouve avoir exécuté les prestations dont dépend 
l'exigibilité de sa créance. Le contrat de travail est ainsi une reconnaissance de 
dette dans la poursuite en paiement du salaire s'il est constant que le travail a été 
fourni ou que la preuve littérale en est rapportée (GILLIERON, Commentaire de la 
loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, 1999, n. 44 et 57 ad  
art. 82 LP). 

La reconnaissance de dette peut découler du rapprochement de plusieurs pièces, 
pour autant que les éléments nécessaires en résultent (ATF 122 II 126 consid. 2; 
SJ 2004 I 209 consid. 3.1; arrêt du Tribunal fédéral 5P.290/2006 du 12 octobre 
2006 consid. 3.1.2; PANCHAUD/CAPREZ, La mainlevée d'opposition, 2ème édition, 
1980, p. 2). 

La procédure de mainlevée provisoire est une procédure sur pièces 
(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 
poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire : le créancier ne peut motiver sa 
requête qu'en produisant le titre et la production de cette pièce, considérée en 
vertu de son contenu, de son origine et des caractéristiques extérieures comme un 
tel titre, suffit pour que la mainlevée soit prononcée si le débiteur n'oppose pas et 
ne rend pas immédiatement vraisemblable des exceptions. Le juge de la mainlevée 
provisoire examine donc seulement la force probante du titre produit par le 
créancier, sa nature formelle - et non la validité de la créance - et lui attribue force 
exécutoire (ATF 132 III 140 consid. 4.1). 

Le juge de la mainlevée doit vérifier d'office notamment l'existence matérielle 
d'une reconnaissance de dette, l'identité entre le poursuivant et le créancier 
désigné dans ce titre, l'identité entre le poursuivi et le débiteur désigné et l'identité 

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entre la prétention déduite en poursuite et la dette reconnue (arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_236/2013 du 12 août 2013, consid. 4.1.1). 

Conformément à l'art. 82 al. 2 LP, le poursuivi peut faire échec à la mainlevée en 
rendant immédiatement vraisemblable sa libération (ATF 96 I 4 consid. 2 p. 8 s.). 
Le poursuivi peut se prévaloir de tous les moyens de droit civil - exceptions ou 
objections - qui infirment la reconnaissance de dette (ATF 131 III 268 consid. 3.2 
p. 273) et il n'a pas à apporter la preuve absolue (ou stricte) de ses moyens 
libératoires, mais seulement à les rendre vraisemblables, en principe par titre 
(art. 254 al. 1 CPC; arrêt du Tribunal fédéral 5A_878/2011 du 5 mars 2012 
consid. 2.2).  

2.2 En l'espèce, il ressort des pièces figurant au dossier que l'engagement signé le 
18 octobre 2012 par l'intimé a été remplacé par la convention conclue par les 
époux en février 2013 prévoyant les modalités de leur séparation et entérinée par 
jugement du Tribunal du 17 juin 2013. 

Les époux ont en effet, juste après leur séparation, envisagé de poursuivre leur 
collaboration professionnelle, un salaire de 8'000 fr. devant être versé à la 
recourante dans ce cadre. Cette possibilité a cependant été abandonnée par la 
suite, ce qui est confirmé par le fait que la recourante a indiqué au juge des 
mesures protectrices, lors de la comparution personnelle, qu'elle n'avait pas de 
revenu. 

En tout état de cause, même à supposer, comme le soutient la recourante, que la 
convention du 18 octobre 2012 prévoyait le versement d'un salaire en sa faveur, 
lequel devait être versé indépendamment des engagements pris par son époux 
dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, cela ne 
justifierait pas pour autant la mainlevée de l'opposition.  

En effet, la recourante n'a pas rendu vraisemblable qu'elle avait effectivement 
fourni un travail en faveur de l'intimé pour la période correspondante, 
contrairement à ce qu'exige la jurisprudence précitée.  

Le titre produit par la recourante ne constitue ainsi pas une reconnaissance de 
dette, de sorte que c'est à juste titre que le Tribunal a refusé de prononcer la 
mainlevée de l'opposition formée au commandement de payer. 

Le recours doit ainsi être rejeté. 

3. La recourante, qui succombe, sera condamnée aux frais du recours (art. 106  
al. 1 CPC). 

Les frais judiciaires seront arrêtés à 1'125 fr. (art. 48 et 61 OELP) et compensés 
avec l'avance versée par la recourante, laquelle restera acquise à l'Etat de Genève. 

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Un montant de 2'000 fr., TVA et débours inclus, sera en outre alloué à l'intimé à 
titre de dépens (art. 85, 89 et 90 RTFMC; art. 25 et 26 LaCC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 22 juin 2015 par A______ contre le jugement 
JTPI/6331/2015 rendu le 2 juin 2015 par le Tribunal de première instance dans la cause 
C/1392/2015-JS SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires à 1'125 fr. 

Les met à charge de A______ et dit qu'ils sont entièrement compensés avec l'avance de 
frais fournie par cette dernière, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à verser à B______ 2'000 fr. à titre de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Pauline ERARD et Madame Fabienne 
GEISINGER-MARIÉTHOZ, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.