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**Case Identifier:** dd3bc6c0-7fcd-51dc-a485-aa2ce1d70364
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-10-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 15.10.2015 A/1319/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-1319-2015_2015-10-15.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1319/2015-CS DCSO/318/15

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 15 OCTOBRE 2015 

Plaintes 17 LP (A/1319/2015-CS) formée en date du 22 avril 2015 par M. H______, 
Mme G______et Mme J______, élisant domicile en l’étude de Me Nils DE DARDEL, 
avocat. 

 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 
et par plis recommandés du greffier du 19 octobre 2015 
à : 

- M. H______ 
c/o Me Nils DE DARDEL, avocat 
 Bd Georges-Favon 13 
1204 Genève. 

- Mme G______ 
c/o Me Nils DE DARDEL, avocat 

 Bd Georges-Favon 13 
1204 Genève. 

 
- Mme J______  

c/o Me Nils DE DARDEL, avocat 

 
 
 

 

A/1319/2015-CS 

- 2 -

Bd Georges-Favon 13 
1204 Genève. 
 

- COMMUNAUTÉ DES PROPRIÉTAIRES B______ 
SA 
c/o Me Mikaël FERREIRO, agent d’affaires breveté 
Rue du Midi 4, 
Case postale 6102, 
1002 Lausanne. 
 

- Office des poursuites. 

 

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A/1319/2015-CS 

EN FAIT 

A. a. Le 3 août 2007, M. H______, Mme G______ et Mme J______ ont pris à bail, 
conjointement et solidairement, une place de parc extérieure située dans le 
square de la rue V______ à Genève. 

 Le contrat de bail indiquait que la Société Immobilière D______ xx, la 
copropriété Rue D______, M. C______ et M. F______ étaient les propriétaires 
de cette place de parc. Ils étaient représentés par la régie X______ & Cie. 

 b. Par avenant à ce contrat du 11 février 2011, les nouveaux propriétaires de cet 
emplacement sont devenus la Société Immobilière D______ xx, la copropriété 
Rue D______, M. B______ et Mme B______. Ils étaient représentés par la régie 
Y______.  

c. Le 5 mars 2013, la COMMUNAUTÉ DES PROPRIÉTAIRES B______ SA 
(ci-après : la communauté des propriétaires) a requis auprès de l’Office des 
poursuites (ci-après : l’Office) trois poursuites à l’encontre de chaque locataire 
en recouvrement des sommes de 5’760 fr., plus intérêt à 5% dès le 1er février 
2013, au titre de profits illégitimes de sous-location de janvier 2009 à novembre 
2012 et de 200 fr., plus intérêt à 5% dès le 26 février 2013, à titre d’émolument 
de procédure. 

 Sous la rubrique « créancier », ces réquisitions de poursuites indiquaient 
« COMMUNAUTE DES PROPRIET. B______ SA CHEZ LE MANDATAIRE ». 

 d. Le 23 mars 2013, le commandement de payer, poursuite n° 13 xxxx89 A, 
établi sur la base des réquisitions précitées, a été notifié à M. H______. Ce 
dernier y a formé opposition. 

 Le 9 avril 2013, le commandement de payer, poursuite n° 13 xxxx90 Z, établi 
sur la base des réquisitions précitées, a été notifié à Mme G______. Cette 
dernière y a formé opposition. 

 Le 8 avril 2013, le commandement de payer, poursuite n° 13 xxxx91 Y, établi 
sur la base des réquisitions précitées, a été notifié à Mme J______. Cette 
dernière y a formé opposition. 

 Sous la rubrique « créancier » ces commandements de payer mentionnaient 
« COMMUNAUTE DES PROPRIETAIRES B______ SA PA : Régie Y______, 
ROUTE A______ xx, 12xx GENEVE ». S’agissant de la cause de l’obligation, il 
y était précisé : « bail à loyer du 03.08.2007, portant sur la location d’un 
parking extérieur no xx au rez-de-chaussée de l’immeuble sis square V______, 

12xx Genève. ». 

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A/1319/2015-CS 

 e. Aucune procédure de mainlevée des oppositions précitées n’a été introduite.  

B. a. Par trois plaintes, toutes expédiées le 22 avril 2015 au greffe de la Chambre de 
surveillance des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de 
surveillance), M. H______, Mme G______ et Mme J______ ont conclu, sous 
suite de frais et dépens, à la nullité de ces commandements de payer ainsi que 
des poursuites correspondantes, et à ce qu’il soit ordonné en conséquence à 
l’Office de rayer définitivement ces dernières de son registre. 

 Ils ont fait valoir que la communauté des propriétaires poursuivants n’avait pas 
de personnalité juridique, de sorte que les commandements de payer litigieux 
devaient impérativement mentionner les noms, prénoms et adresses de chacun de 
ces copropriétaires, sous peine de nullité.  

 b. Dans ses observations du 6 mai 2015, l’Office a conclu, principalement, à 
l’irrecevabilité de ces trois plaintes, celles-ci étant tardives, et, subsidiairement, à 
leur rejet, au regard de l’absence de motif de nullité absolu des actes de 
poursuite querellés. 

 c. Dans sa réponse du 29 juin 2015, la communauté des propriétaires a conclu, 
sous suite de frais et dépens, au rejet des trois plaintes. 

 Elle a fait valoir que sa désignation dans les actes de poursuites n’était pas 
défectueuse et permettait aux poursuivis de reconnaître l’identité de leurs 
poursuivants.  

 d. Par réplique du 2 juillet 2015, M. H______, Mme G______ et Mme J______ 
ont persisté dans leurs conclusions.  

 e. Par courrier du 8 juillet 2015, l’Office a persisté dans ses propres conclusions. 

 f. Par duplique du 9 juillet 2015, la communauté des propriétaires s’est ralliée 
aux conclusions de l’Office. 

EN DROIT 

1. 1.1 La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes 
formées en application de la LP (art. 13 LP ; art. 125 et 126 LOJ ; art. 6 al. 1 et 3 
et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 
al. 1 LP).  

 En l’espèce, la voie de la plainte est ouverte pour contester la validité d’un acte 
de poursuite, tel un commandement de payer. 

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 1.2 Les plaignants, destinataires des actes de poursuite querellés, sont dès lors 
directement touchés dans leurs intérêts juridiques et ont qualité pour porter 
plainte (art. 9 al. 4 LaLP et art. 60 let. a et b LPA).  

 En outre, les présentes plaintes satisfont aux exigences de forme prescrites par la 
loi (art. 9 al. 1 LaLP). 

2. La plainte contre une mesure de l'Office doit être déposée dans les dix jours 
suivant celui où le plaignant a eu connaissance de la décision attaquée (art. 17 al. 
2 LP).  

Cela étant, la nullité d'une mesure de l'Office doit être constatée en tout temps, 
alors même que le délai de plainte est dépassé (ATF 117 III 39). 

 En l’espèce, les trois commandements de payer litigieux ont été notifiés aux 
plaignants, respectivement, le 23 mars 2013 à M. H______, le 9 avril 2013 à 
Mme G______ et le 8 avril 2013 à Mme J______. Force est, dès lors, de 
constater que le délai de dix jours fixé par l’art. 17 LP pour porter plainte contre 
ces actes de poursuite est arrivé à échéance depuis plus de deux ans.  

 Il s'ensuit que les plaintes déposées le 23 avril 2015 au greffe de la Chambre de 
surveillance sont tardives.  

Elles devraient dès lors être déclarées irrecevables, toutefois sous réserve de la 
constatation de la nullité des commandements de payer critiqués, question 
examinée ci-dessous. 

3. 3.1 Sont nulles, au sens de l'art. 22 al. 1 LP, les mesures de l'Office contraires à 
des dispositions édictées dans l'intérêt public ou de personnes qui ne sont pas 
parties à la procédure. 

 3.2 Une réquisition de poursuite doit énoncer notamment le nom et le domicile 
du créancier et, le cas échéant, de son représentant (art. 67 al. 1 ch. 1 LP) ; ces 
mentions sont reprises par l'Office dans le commandement de payer (art. 69 al. 2 
ch. 1 LP). Il importe que la désignation du poursuivant soit claire et certaine, non 
équivoque et excluant tout doute sur son identité (ATF 120 III 60 consid. 2; 
GILLIERON, Commentaire, n. 18 ad art. 67; EHRENZELLER, BaK SchKG-I, n. 18 
et 28 ad art. 67). 

Le poursuivant peut être une personne physique ou morale existante, une société 
en nom collectif, une société en commandite, une communauté de propriétaires 
par étage, une masse en faillite ou en liquidation concordataire. La capacité 
d'être partie fait donc défaut à la communauté héréditaire, à la société simple, à 
la copropriété, à la succursale, ou encore au fonds de placement (RUEDIN, in CR-
LP, n. 11 s. ad art. 67 LP). 

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 3.3 Est en principe nulle de plein droit la poursuite requise par une entité 
dépourvue de capacité d'être partie, parce qu'elle ne jouit pas de la personnalité 
juridique ou par une personne morale inexistante (ATF 120 III 11, JT 1996 II 
169 consid. 1b et les réf. citées; GILLIERON, op. cit., n. 12 ad art. 22 LP).  

Toutefois, selon la jurisprudence, la désignation inexacte, voire totalement 
fausse, ou incomplète d'une partie n'entraîne pas la nullité de la poursuite – à 
moins qu'elle ne soit de nature à induire en erreur le poursuivi et à léser ses 
intérêts, notamment en l'empêchant de faire opposition, et qu'un tel risque se soit 
produit (cf. DCSO/502/2005 du 31 août 2005 consid. 3 et les réf. citées). 
Autrement dit, la désignation inexacte entraîne simplement, en cas de besoin, la 
rectification ou le complètement des actes de poursuite (ATF 120 III 11, JT 1996 
II 169; GILLIERON, op. cit., n. 19 ad art. 67 LP). 

 3.4 En l'espèce, les commandements de payer litigieux ont été requis par une 
copropriété, au sens de l’art. 647 et ss CC, soit une entité dépourvue de 
personnalité juridique, et les réquisitions de poursuite correspondantes ne 
mentionnaient ni les prénoms, ni les adresses des personnes physiques ou 
morales formant cette copropriété. 

 Toutefois, cette forme de désignation n’était en réalité pas de nature à créer une 
équivoque sur l'identité des poursuivants.  

En effet la mention de la « COMMUNAUTE DES PROPRIETAIRES B______ 
SA PA : Régie Y______, ROUTE A______ xx, 12xx GENEVE », avec l'indication 
complémentaire d'un  contrat de bail spécifique afférent à une place de parc 
déterminée, ne pouvait se rapporter qu'aux propriétaires actuels de ce parking, ce 
que les plaignants ne pouvaient ignorer.  

Ils n’allèguent d’ailleurs pas avoir été induit en erreur par la désignation 
incriminée, qui ne les a pas empêchés de faire opposition aux commandements 
de payer notifiés avec ces mentions.  

Ils n'ont ainsi subi aucun préjudice du fait de l’absence, dans les réquisitions de 
poursuite et lesdits commandements de payer, des prénoms et des adresses de 
chaque personne, physique ou morale, propriétaire de cette place de parc, cela 
d'autant plus que le nom et l’adresse du mandataire de ces propriétaires 
poursuivants y étaient indiqués.  

 Ainsi, sauf à faire preuve de formalisme excessif, une telle désignation ne 
pouvait avoir pour effet la nullité de ces commandements de payer et des 
poursuites correspondantes, dont le droit des créanciers poursuivants de les 
continuer est, pour le surplus, aujourd'hui périmé. 

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A/1319/2015-CS 

 Vu cette absence de nullité, les présentes plaintes sont définitivement 
irrecevables, conformément à ce que la Chambre de surveillance a retenu sous 
ch. 2. supra. 

4. La jonction de ces trois plaintes sous le numéro de cause A/1319/2015 sera pour 
le surplus ordonnée en application de l'art. 70 al. 1 LPA. 

5. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a 
OELP) et il ne peut être alloué aucun dépens dans cette procédure (62 al. 2 
OELP). 

 La présente décision est dès lors rendue sans allocation de frais ni de dépens. 

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A/1319/2015-CS 

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre de surveillance : 

Déclare irrecevable la plainte formée le 22 avril 2015 par M. H______ contre le 
commandement de payer, poursuite no 13 xxxx89 A, notifié le 23 mars 2013. 

Déclare irrecevable la plainte formée le 22 avril 2015 par Mme G______ contre le 
commandement de payer, poursuite no 13 xxxx90 Z, notifié le 9 avril 2013. 

Déclare irrecevable la plainte formée le 22 avril 2015 par Mme J______ contre le 
commandement de payer, poursuite no 13 xxxx91 Y, notifié le 8 avril 2013. 

Cela fait : 

Ordonne la jonction de ces trois plaintes sous le numéro de cause A/1319/2015. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Monsieur Philipp GANZONI et 
Monsieur Mathieu HOWALD, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA, 
greffière. 

 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Véronique PISCETTA 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 

elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.