# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 704a884b-77e6-57f4-b593-463370bf239e
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-22
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Beschwerdekammer in Strafsachen 22.05.2017 BK 2017 7
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_008_BK-2017-7_2017-05-22.pdf

## Full Text

suprême
du canton de Berne

Chambre de recours pénale 

Obergericht
des Kantons Bern

Beschwerdekammer in 
Strafsachen

Décision
BK 17 7

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 635 48 18
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme Berne, le 22 mai 2017

Composition Juges d’appel Stucki (Président e.r.), Schnell et J. Bähler
Greffière Vogt

Participants à la procédure A.________
représenté d'office par Me B.________
prévenu/recourant

Ministère public du canton de Berne, Région Jura 
bernois-Seeland, 
intimé

Objet suspension

procédure pénale pour tentative de meurtre, évent. tentative de 
lésions corporelles graves, évent. lésions corporelles simples, 
agression, infraction à la LStup, infraction à la LEtr, conduite 
inconvenante

recours contre l'ordonnance du Tribunal régional Jura 
bernois-Seeland du 19 décembre 2016 

2

Considérants :

1.

1.1 Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland (ci-après : Tribunal régional) a, par 
ordonnance du 19 décembre 2016, annulé l’audience des débats fixée du 21 au 
23 décembre 2016, constaté que le Ministère public reprenait la direction de la 
procédure, suspendu la procédure pendante devant ledit tribunal et constaté que 
ladite ordonnance annulait et remplaçait celle rendue le même jour par le Président 
du tribunal.

1.2 Le 3 janvier 2017, le défenseur de A.________ a recouru contre ladite ordonnance 
notifiée en date du 21 décembre 2016 :

Ses conclusions sont les suivantes :

1. Annuler l’ordonnance du Tribunal régional du 19 décembre 2016.

2. Poursuivre la procédure pénale PEN 16/131/132/134 et citer une nouvelle fois les parties à         
l’audience des débats, l’objet de la procédure restant l’acte d’accusation du 22 février 2016 
(p. 504).

3. Sous suite des frais et dépens.

A l’appui de ses conclusions, la défense relève qu’une ordonnance de suspension 
au sens de l’art. 329 al. 2 CPP en tant que décision relative à la conduite de la 
procédure ne peut en principe pas faire l’objet d’un recours à moins qu’elle ne 
cause un préjudice irréparable, comme c’est le cas en l’espèce. Dans la mesure où 
l’ordonnance de suspension de la procédure a pour but que le Ministère public 
modifie l’acte d’accusation en défaveur du prévenu et que l’acte d’accusation 
renvoyé par la décision de suspension du 19 décembre 2016 n’est dès lors plus 
objet de la procédure, le recourant subit par cette ordonnance un préjudice 
irréparable. De plus, la manière de procéder du Tribunal régional restreint les droits 
de défense du prévenu en violant d’une part son droit d’être entendu et dans la 
mesure où le nouvel acte d’accusation n’est pas attaquable.

La défense relève en outre que la lettre du Ministère public, Région Jura 
bernois-Seeland, du 16 décembre 2016 par laquelle il a informé le Tribunal régional 
qu’il avait pris la décision de retirer l’acte d’accusation du 22 février 2016 pour 
compléter/préciser l’état de fait figurant notamment aux point IA1 et IB1 lui a été 
d’abord faxée le vendredi 16 décembre 2016 à 17 :12 heures. L’ordonnance 
rendue par le Président de tribunal en date du 19 décembre 2016 ne lui a été 
communiquée que par fax du même jour à 10 :44 heures. Suite à l’intervention de 
Me D.________, le Tribunal régional a rendu une nouvelle ordonnance par son 
président agissant au nom du Tribunal collégial. Cette décision, qui remplaçait la 
première, a été faxée au défenseur du recourant le 19 décembre 2016 à 16 :19 
heures et notifiée par courrier postal le 21 décembre 2016. Cette nouvelle décision, 
sujette à recours, se fonde pour la première fois sur l’art. 329 al. 2 CPP et suspend 
la procédure (au lieu de la rayer du rôle) et renvoie la direction de la procédure 
(avec le dossier) au Ministère public. Or, cette ordonnance de suspension, qui n’a 
pas de fondement légal et qui n’est pas motivée, doit être annulée. En effet, l’art. 

3

329 al. 1 CPP exige du tribunal qu’il examine notamment si l’acte d’accusation et le 
dossier sont établis régulièrement et, si nécessaire, il peut renvoyer l’acte 
d’accusation au Ministère public en vue de le compléter ou le corriger. Le résultat 
de l’examen doit en principe être consigné au procès-verbal, le président du 
Tribunal ayant le devoir d’en informer tous les membres du tribunal. Dans le cas 
d’espèce, on peut se demander si le procédé choisi est conforme aux règles de 
procédure et correct. Force est de constater qu’il ne ressort pas de l’ordonnance du 
Tribunal régional que ce dernier ait procédé à un tel examen, mais il appert 
clairement que c’est la lettre du Ministère public du 16 décembre 2016 par laquelle 
il déclare retirer l’acte d’accusation qui a donné lieu à la décision de suspension. Le 
Tribunal collégial n’a donc pas procédé à l’examen selon l’art. 329 al. 1 CPP ni 
constaté de lacunes dans l’acte d’accusation ou dans le dossier.  La preuve de 
cette exigence formelle importante devra être rapportée ; dans le cas contraire, 
l’ordonnance devra être annulée. 

De l’avis de la défense, il n’était pas possible, en raison du principe d’immutabilité, 
que le Ministère public, avec l’aide du tribunal qui a agi sous le couvert des art. 329 
et 333 CPP, tente de corriger selon son bon vouloir des formulations imprécises et 
les lacunes procédurales dont est affecté l’acte d’accusation. Il manque clairement 
une base légale à cet effet. Les parties n’ont pas à supporter les conséquences de 
ces lacunes ni à accepter une modification de l’acte d’accusation qui leur est 
défavorable. 

Cette façon de procéder viole également la séparation des pouvoirs dans la 
mesure où elle mélange de façon inadmissible les devoirs de l’accusation et celle 
du tribunal qui, sur la base d’une communication du Ministère public faite 
immédiatement avant les débats, se dit convaincu que l’acte d’accusation présente 
des lacunes alors qu’il n’en a lui-même décelé aucune depuis le dépôt dudit acte. Il 
est inacceptable d’avoir fait application de l’art. 329 al. 1 CPP pour soutenir 
l’initiative du Ministère public qui a retiré, sans base légale, l’acte d’accusation 
immédiatement avant les débats, afin d’éviter les conséquences d’un travail 
comportant des lacunes.

Enfin, la constatation selon laquelle l’acte d’accusation n’a pas été établi 
régulièrement, que les conditions de l’action publique ne sont pas réalisées ou qu’il 
existe des empêchements de procéder aurait déjà pu être faite lors du dépôt de 
l’acte d’accusation au printemps 2016. Le procédé choisi viole le principe de 
célérité inscrit à l’art. 5 CPP, étant précisé que la planification de l’avenir des deux 
prévenus, qui se sont entre-temps mariés, et qui sont devenus parents, est 
entravée, voire impossible. 

1.3 Le Président e.r. de la Chambre de recours pénale a ouvert une procédure de 
recours par ordonnance du 6 janvier 2017 et a imparti un délai de 20 jours au 
Parquet général ainsi qu’au Tribunal régional pour prendre position.

1.4 Dans sa prise de position du 10 janvier 2017, le Parquet général conclut au rejet du 
recours dans la mesure de sa recevabilité ainsi qu’à la mise des frais de procédure 
à la charge du recourant.

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Se fondant sur la doctrine en la matière, le Parquet général allègue qu’en 
interprétant a contrario l’art. 340 al. 1 let. b CPP, selon lequel l’accusation ne peut 
plus être retirée ni modifiée après le traitement des questions préjudicielles sous 
réserve de l’art. 333 CPP, il découle que le Ministère public est en revanche 
habilité à retirer l’acte d’accusation avant ce stade de la procédure. Il précise que le 
seul auteur qui est d’un avis différent préconise que l’acte d’accusation ne peut 
plus être retiré déjà avec la naissance de la litispendance. Une telle interprétation 
viderait cependant l’art. 340 al. 1 let. b CPP de son sens ; en tout état de cause, ce 
commentateur renvoie à des commentaires qui se rapportent à l’ancien droit 
cantonal qui disent qu’après l’ouverture des débats, l’acte d’accusation ne peut 
plus être retiré. En conséquence, au moment où l’ordonnance querellée a été 
rendue, le CPP conférait au Ministère public la compétence de retirer l’acte 
d’accusation. L’ordonnance du Tribunal régional n’avait donc qu’un caractère 
déclaratoire eu égard aux compétences du Ministère public. Peu importe qu’elle ait 
présenté quelques imperfections au niveau de la motivation. On peut par ailleurs se 
demander, si au vu de son caractère déclaratoire, elle devait obligatoirement 
émaner du tribunal collégial. En tout état de cause, on peut supposer qu’elle a été 
rendue correctement, le code de procédure pénale n’exigeant pas qu’une telle 
décision soit prise lors de débats publics ou devant les parties.

 Le Parquet général ajoute qu’après le complément, respectivement la précision de 
l’acte d’accusation, le Ministère public agira conformément à l’art. 318 CPP et que 
de cette façon, le droit d’être entendu des parties sera garanti.

S’agissant de la violation du principe de célérité alléguée par la défense, le Parquet 
général relève que le Tribunal régional n’avait pas d’autre choix que d’annuler 
l’audience des débats. Si le retrait de l’acte d’accusation par le Ministère public 
devait causer une violation du principe de célérité, il appartiendrait alors au 
Tribunal régional de le constater et éventuellement d’en tenir compte dans la 
fixation de la mesure de la peine. En tout état de cause, la prolongation de la 
procédure engendrée par le retrait (temporaire) de l’acte d’accusation n’apparaît 
pas importante au point de pouvoir priver le Ministère public d’un droit que lui 
confère le CPP. 

1.5 Dans sa prise de position du 24 janvier 2017, le Tribunal régional a repris 
l’argumentation du Parquet général s’agissant de savoir jusqu’à quel stade de la 
procédure ce dernier était habilité à retirer l’acte d’accusation et aboutit à la 
conclusion que le Ministère public est en droit de retirer son acte d’accusation 
avant le traitement des questions préjudicielles en début des débats. Il relève par 
ailleurs que le Code de procédure pénale suisse n’exige pas que l’examen de 
recevabilité prévue à l’art. 329 al. 1 CPP soit documenté au dossier de manière 
formelle, se référant sur cette question à la jurisprudence fédérale. En 
conséquence, la direction de la procédure a toute autorité pour procéder de 
manière autonome à la suspension de la procédure. Par ailleurs, dans la mesure 
où la présentation des preuves est principalement du ressort du Ministère public, la 
direction de la procédure lui revient et c’est devant lui que le prévenu aura à 
exercer son droit d’être entendu conformément à l’art. 318 CPP. 

5

Bien que la ratio legis de l’art. 340 CPP en lien avec l’art. 333 CPP est de garantir 
le principe d’immutabilité, ce dernier doit toutefois être relativisé dans la mesure où 
l’art. 333 CPP doit servir à éviter des décisions et des actes de procédure 
injustifiés.

1.6 Les prises de position du Parquet général et du Tribunal régional ont été notifiées 
au recourant en lui donnant la possibilité de répliquer.

Le défenseur du recourant a envoyé sa réplique par courrier du 10 mars 2017. Il a 
confirmé entièrement son recours en ajoutant qu’après réflexion, il renonçait à 
déposer une réplique. 

1.7 Ledit courrier a été transmis pour information au Parquet général ainsi qu’au 
Tribunal régional par ordonnance du 14 mars 2017.

2.
2.1 Il se pose d’emblée la question de savoir si l’ordonnance de suspension rendue par 

le Tribunal régional en date du 19 décembre 2016 est susceptible d’un recours au 
sens de l’art. 393 CPP.

Aux termes de l'art. 393 al. 1 let. b CPP, le recours est recevable contre les 
ordonnances, les décisions et les actes de procédure des tribunaux de première 
instance, "sauf contre ceux de la direction de la procédure" (en allemand: 
"ausgenommen sind verfahrensleitende Entscheide"; en italien : "sono eccettuate 
le decisioni ordinatorie"). Cette disposition doit être lue en corrélation avec l'art. 65 
al. 1 CPP, aux termes duquel "les ordonnances rendues par les tribunaux" (en 
allemand : "verfahrensleitende Anordnungen der Gerichte"; en italien : "le 
disposizioni ordinatorie del giudice") ne peuvent être attaquées qu'avec la décision 
finale.

Ainsi que l’a précisé le Tribunal fédéral à l’ATF 140 IV 202 consid. 2.1, les 
décisions contre lesquelles un recours immédiat est exclu selon les art. 65 al. 1 et 
393 al. 1 let. b in fine CPP concernent, malgré la formulation trompeuse de la 
version française, non pas celles prises par la direction de la procédure, mais 
celles relatives à la marche de la procédure (Piquerez/Macaluso, Procédure pénale 
suisse, 3 e éd. 2011, note 1969 ; Jeanneret/Kuhn, Précis de procédure pénale, 
2013, note 19009). Il s'agit en particulier de toutes les décisions qu'exigent 
l'avancement et le déroulement de la procédure avant ou pendant les débats (ATF 
140 IV 202 consid. 2.1 et ATF 138 IV 193 consid. 4.3.1 p. 195 s.).
Cela étant, s'agissant des décisions relatives à la conduite de la procédure prises 
avant l'ouverture des débats, la jurisprudence a confirmé qu'il convenait de limiter 
l'exclusion du recours à celles qui n'étaient pas susceptibles de causer un préjudice 
irréparable. De telles décisions ne peuvent ainsi faire l'objet ni d'un recours au sens 
du CPP, ni d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral. A l'inverse, si la 
décision peut causer un préjudice irréparable, elle est en principe attaquable par la 
voie du recours prévu par l’art. 393 CPP, puis par le recours en matière pénale (cf. 
ATF 140 IV 202 consid. 2.1).
En matière pénale, la notion de préjudice irréparable se rapporte à un préjudice de 
nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final 

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ou une autre décision favorable au recourant (ATF 141 IV 284, consid. 2.2 ; arrêt 
du Tribunal fédéral 1B_401/2016 du 14 février 2017, consid.2.2).

Aux termes de l’art. 329 al. 1 CPP, la direction de la procédure examine si l'acte 
d'accusation et le dossier sont établis régulièrement (let. a), si les conditions à 
l'ouverture de l'action publique sont réalisées (let. b) et s'il existe des 
empêchements de procéder (let. c). S'il apparaît lors de cet examen ou plus tard 
durant la procédure qu'un jugement au fond ne peut pas encore être rendu, le 
tribunal suspend la procédure. Au besoin, il renvoie l'accusation au ministère public 
pour qu'il la complète ou la corrige (art. 329 al. 2 CPP). Le tribunal décide si une 
affaire suspendue reste pendante devant lui (art. 329 al. 3 CPP). Lors du traitement 
de questions préjudicielles ou de questions incidentes, le tribunal peut, en tout 
temps, ajourner les débats pour compléter le dossier ou les preuves ou pour 
charger le ministère public d'apporter ces compléments (art. 339 al. 5 CPP).

D’entrée de cause, il convient de rappeler les principes suivants : Aux termes de 
l’art. 340 al. 2 let. b CPP, l’accusation ne peut, sous réserve de l’art. 333 CP, plus 
être retirée ni modifiée après que les questions préjudicielles ont été traitées aux 
débats. A contrario, l’acte d’accusation peut donc encore être retiré ou modifié par 
le Ministère public avant les débats ou dans le cadre des questions préjudicielles 
aux débats, sans que les conditions de l’art. 333 CPP ne soient réalisées (MAX 
HAURI in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd 2014, ad 
art 340, note 3 ; IRMA JAGGI, Die strafprozessuale Absprache vor den Schranken 
des Gerichts Rolle und Einfluss des Gerichts im abgekürzten Verfahren, in 
Luzerner Beiträge zur Rechtswissenschaft, LBR, 2016, Band/Nr 104, p. 204-205). 
La mise en accusation par-devant le tribunal se concrétise par la décision 
potestative du Ministère public de transmettre l’accusation à l’autorité de jugement. 
La réception de l’acte d’accusation fonde la litispendance (art. 324 CPP), et partant 
la compétence du tribunal.

En l’espèce, le Ministère public disposait donc encore de la faculté de retirer l’acte 
d’accusation pour le modifier, étant donné que les débats de la cause n’avaient pas 
encore débuté (arrêt du Tribunal pénal fédéral SK.2016.21 du 27 septembre 2016). 
Ce faisant, le Ministère public a repris de fait la compétence de la direction de la 
procédure, sans l’intervention du Tribunal régional, c’est-à-dire sans qu’une 
décision de renvoi fondée sur l’art. 329 al. 1 suite à la constatation de lacunes dans 
l’acte d’accusation ne soit nécessaire. L’ordonnance du Tribunal régional, qui 
constate que la direction de la procédure est reprise par le Ministère public, n’a 
qu’un effet déclaratoire, étant précisé que la compétence fonctionnelle du tribunal a 
été momentanément retirée à ce dernier jusqu’au dépôt du nouvel acte 
d’accusation modifié et précisé. Or, par analogie à l’acte d’accusation (art. 324 al. 2 
CPP), il y a lieu d’admettre qu’une modification ou un retrait de l’acte d’accusation 
selon l’art. 340 al. 1 let. b CPP n’est pas susceptible de recours (IRMA JAGGI, op. 
cit. p. 188). Il va sans dire que le Tribunal régional ne pourra alors fonder son 
jugement sur une accusation modifiée ou complétée que si les droits de partie du 
prévenu ont été respectés comme le prévoit l’art. 333 al. 4 CPP (ATF 6B_877/2015 
du 20.06.2016, c. 1.1). 

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Au vu de ce qui précède, l’ordonnance du Tribunal régional du 19 décembre 2016 
est de nature purement formelle et n’a pas de portée juridique dans la mesure où la 
litispendance a été provisoirement supprimée du fait du retrait de l’acte 
d’accusation par le Ministère public. L’ordonnance querellée n’est dès lors pas 
susceptible de causer un préjudice irréparable et ne peut donc faire l’objet d’un 
recours. C’est d’ailleurs à bon droit qu’elle n’a pas été munie de voies de recours.

S’agissant de la violation du principe de célérité dont se prévaut la défense, il y a 
lieu de se référer à la prise de position du Parquet général.

Au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable.

3.

3.1 Les frais de la procédure de recours, comprennent un émolument global de 
CHF 1'200.00, doivent être supportés par le recourant en application de l’art. 428 
al. 1 CPP.

3.2 L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin 
de la procédure par le ministère public et le tribunal conformément à l’art. 135 al. 2 
CPP en relation avec l’art. 138 al. 1 CPP.

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La Chambre de recours pénale décide:

1. Le recours est déclaré irrecevable. 

2. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1‘200.00, sont mis à la charge du recourant A.________.

3. L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin de 
la procédure.

4. A notifier :
- au Parquet général du canton de Berne
-  à A.________, par Me B.________

A communiquer :
- au C.________
- au Tribunal régional Jura bernois-Seeland 

Berne, le 22 mai 2017 Au nom de la Chambre de recours 
pénale
Le Président e.r. :

Stucki, Juge d'appel

La Greffière :

Vogt

Voies de recours
Un recours en matière pénale selon les art. 39 ss, 78 ss et 90 ss de la loi du 17 juin 1995 sur le Tribunal 
fédéral (LTF; RS 173.110) peut être déposé auprès du Tribunal fédéral (Av. du Tribunal fédéral 29, Case 
postale, 1000 Lausanne 14) contre la présente décision dans les 30 jours qui suivent sa notification. Le 
recours doit respecter les exigences de l’art. 42 LTF.

Remarques :
Les envois par fax et par e-mail ordinaire ne sont pas valables et ne sauvegardent pas les délais.
Le numéro du dossier doit figurer sur les envois (BK 17 7).