# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9aa046a9-faa7-5c0f-9d51-a8e1ea3d76b8
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-11-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.11.2017 C-5966/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-5966-2017_2017-11-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-5966/2017 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 2  n o v e m b r e  2 0 1 7  

Composition 
 Christoph Rohrer, juge unique, 

Pascal Montavon, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

(Espagne),   

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

Avenue Edmond-Vaucher 18, Case postale 3100, 

1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité (courriers de l'OAIE des 17 août et 9 oc-

tobre 2017). 

 

 

 

C-5966/2017 

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Vu 

l’arrêt du Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et 

canton de Genève A/3988/2007 du 12 novembre 2008, entré en force, 

ayant admis partiellement un recours interjeté par A._______, ressortis-

sante espagnole née en 1962, lui ayant reconnu le droit à une rente entière 

d’invalidité dès le mois de juillet 2005 (pce 145), 

les décisions du 22 janvier et 2 mars 2009 entrées en force de l’Office AI 

pour les assurés résidant à l’étranger (OAIE) ayant établi le droit de l’inté-

ressée à une rente entière à compter du 1er juillet 2005 en application de 

l’arrêt précité (pce 149 p. 2 et 10),  

la communication de l’OAIE du 24 septembre 2015 à l’assurée l’informant 

que suite au réexamen de son droit à la rente il a été constaté que le degré 

d’invalidité n’avait pas changé de manière à influencer le droit à la rente, 

de sorte que les prestations versées n’étaient pas modifiées (pce 185),  

la lettre de l’intéressée du 23 février 2017 adressée par fax à l’OAIE avec 

une documentation médicale demandant par réexamen un droit à la rente 

entière à compter du dépôt de sa demande de prestations en 1999 et re-

mettant en question la prise en compte des bases de calcul du montant de 

sa rente eu égard aux cotisations de son ex-mari (pce 199), 

la réponse de l’OAIE du 23 mars 2017 au fax précité relevant que l’intéres-

sée demandait que des prestations de l’assurance-invalidité lui soient oc-

troyées depuis le dépôt de sa première demande en 1999, renvoyant à 

l’arrêt du Tribunal cantonal des assurances sociales du 12 novembre 2008 

entré en force et indiquant que la documentation médicale envoyée n’était 

pas en mesure de modifier les conclusions de l’arrêt (pce 200), 

la lettre de l’intéressée du 24 mai 2017 adressée par fax à l’OAIE réitérant 

la prise en compte d’une invalidité de 100% à compter du dépôt de sa de-

mande de prestations d’invalidité (pce 206), suivie d’une lettre datée du 10 

juin 2016 (fax du 12 juin 2016) accompagnée d’une déclaration d’incapa-

cité totale permanente de la sécurité sociale espagnole du 7 février 2017 

(pce 207), 

la note téléphonique du 12 juillet 2017 entre l’OAIE et l’assurée selon la-

quelle l’aspect de la contestation des cotisations prises en compte pour le 

calcul de la rente allait être traité séparément par le département des 

rentes (pce 208), 

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le courrier de l’OAIE du 17 août 2018 à l’assurée faisant valoir que les dé-

cisions de rente des 22 janvier et 2 mars 2009, entrées en force, émises 

suite à l’arrêt du Tribunal cantonal des assurances sociales de la Répu-

blique et canton de Genève du 12 novembre 2008, lequel avait pris en 

compte tous les problèmes de santé présents jusque-là, ne pouvaient faire 

l’objet d’une reconsidération ; l’OAIE précisant que la modification de la 

jurisprudence relativement au diagnostic de fibromyalgie, qui n’avait pas 

été retenue comme invalidant dans le cadre de sa première demande de 

rente, ne permettait pas de revenir sur les décisions d’octroi de rente car 

une nouvelle jurisprudence ne constituait pas un motif pour revenir sur une 

décision entrée en force, ni au titre d’une reconsidération, ni au titre d’une 

adaptation à une nouvelle jurisprudence (pce 210), 

le courrier de l’assurée du 20 septembre 2017 transmis par fax à l’OAIE 

faisant valoir son désaccord (pce 212), 

le courrier de l’OAIE du 9 octobre 2017 à l’assurée l’informant que si elle 

n’était pas d’accord avec la réponse du 17 août 2017 il lui appartenait d’in-

terjeter recours auprès du Tribunal administratif fédéral (pce 213), 

l’instance du 18 octobre 2017 de l’assurée adressée au Tribunal de céans 

faisant valoir une invalidité de 100% depuis sa première demande, indi-

quant n’avoir pu faire valoir cette conclusion auparavant, n’ayant pas eu la 

documentation médicale idoine quand elle avait fait sa première demande 

(pce TAF 1), 

le dossier de la cause transmis par l’OAIE en date du 31 octobre 2017 à la 

demande de ce tribunal du 24 octobre 2017 (pce TAF 5), 

et considérant 

que, sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi du 17 juin 

2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal de 

céans connaît, selon l'art. 31 LTAF, des recours contre les décisions au 

sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 

administrative (PA, RS 172.021) prises par les autorités citées à l'art. 33 

LTAF, 

qu'en particulier les décisions rendues par l’Office de l'assurance-invalidité 

pour les assurés résidant à l'étranger OAIE en matière de prestations d’in-

validité peuvent être contestées devant le Tribunal de céans conformément 

aux art. 33 let. d LTAF et 69 al. 1 let. b de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur 

l’assurance-invalidité (LAI, RS 831.20), 

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que le Tribunal examine d'office et avec pleine cognition sa compétence 

(art. 7 al. 1 PA ; cf. ATF 139 V 42 consid. 1, 139 III 133 consid. 1), respec-

tivement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 134 III 426 

consid. 1 et les arrêts cités; KÖLZ/HÄNER/BERTSCHI, Verwaltungsverfahren 

und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 3e éd. 2013, p. 287 n° 818; A-

TAF 2007/5 consid. 1; arrêt du TAF C-3106/2013 du 25 juin 2013 con-

sid. 1.1), 

que les dispositions de la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie géné-

rale du droit des assurances sociales (LPGA) s’appliquent à l’AI (art. 1a à 

26bis et 28 à 70), à moins que la LAI ne déroge expressément à la LPGA,  

que conformément à l'art. 53 al. 2 LPGA, l'administration (ou l'assureur) 

peut reconsidérer une décision formellement passée en force de chose dé-

cidée et sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant 

au fond, à condition qu'elle soit sans nul doute erronée et que sa rectifica-

tion revête une importance notable (cf. arrêts du TF 9C_7/2014 du 27 mars 

2014 consid. 3.1; 9C_575/2007 du 18 octobre 2007 consid. 2.2; I 907/06 

du 7 mai 2007 consid. 3.2.1 et les références; MICHEL VALTERIO, Droit de 

l’assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de l’assurance-invalidité [AI], 

2011, n° 3125 ss ; FRÉSARD-FELLAY/KAHIL-WOLFF/PERENOUD, Droit suisse 

de la sécurité sociale, vol. II, 2015, p. 542 ; cf. ég. ATF 127 V 466 consid. 

2c, 133 V 50 consid. 4.1 ; cf. aussi l’arrêt du TAF C-6725/2014 du 6 no-

vembre 2017 consid. 12.2), 

qu’en l’occurrence les décisions du 22 janvier et 2 mars 2009 ayant octroyé 

une rente entière d’invalidité à l’intéressée à compter du 1er juillet 2005 ont 

été rendues en application de l’arrêt du Tribunal cantonal des assurances 

sociales de la République et canton de Genève du 12 novembre 2008 entré 

en force de sorte qu’in casu l’une des conditions cumulatives à la reconsi-

dération des décisions entrées en force n’est pas remplie du fait même 

qu’un tribunal s’est prononcé sur le droit aux prestations, y compris quant 

au début du droit aux prestations, 

que l'administration, même d’ailleurs si les conditions d’une reconsidéra-

tion sont remplies, ne peut être tenue ni par la personne concernée ni par 

le juge saisi à procéder à la reconsidération d'une décision formellement 

passée en force et qu'il n'existe dès lors aucun droit judiciairement impo-

sable à la reconsidération (ATF 133 V 50 consid. 4.2.1 et 4.2.2 ; arrêt du 

TF 9C_198/2007 du 14 août 2008 ; VALTERIO, op. cit., n° 3136), l’adminis-

tration n’ayant simplement que la faculté d’y procéder, 

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que si l’administration refuse d'entrer en matière sur une demande l'assu-

reur doit alors communiquer le refus d'entrer en matière par lettre simple, 

sans indication des voies de recours (VALTERIO, op. cit., n° 3137), 

qu’il ne peut y avoir de recours contre une décision de non-entrée en ma-

tière (arrêt du TF I 896/06 du 19 mars 2007 consid. 4 et les références) 

comme également contre une simple lettre de non-entrée en matière sur 

une demande de reconsidération sans que cela soit contraire à l’art. 56 al. 

1 LPGA selon lequel les décisions sur opposition et celles contre lesquelles 

la voie de l’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours, du fait 

même que l’art. 53 al. 2 LPGA ne confère qu’une faculté (« Kann-

Vorschrift ») à l’administration de procéder de son appréciation à une re-

considération (cf. ATF 133 V 50 consid. 4.2.1), 

qu’en l’occurrence c’est à bon droit que l’autorité inférieure a par une 

simple lettre communiqué à l’intéressée ne pas entrer en matière sur sa 

demande de reconsidération quant à des prestations d’invalidité antérieu-

rement au 1er juillet 2005, précisant de plus qu’une nouvelle jurisprudence 

ne constitue en principe pas un motif pour revenir sur une décision entrée 

en force (cf. ATF 135 V 201),  

que s’agissant de la question de la prise en compte complète des périodes 

de cotisations de l’ex-mari de l’intéressée, fondant le calcul de son droit à 

la rente, le dossier doit être retourné à l’administration afin qu’elle se dé-

termine sur la suite à donner à cette requête de l’intéressée, 

que, vu ce qui précède, l’instance de l’intéressée introduite devant ce tri-

bunal, tendant à ce que l’administration procède à une reconsidération des 

décisions du 22 janvier et 9 mars 2009 pour ce qui concerne le début du 

droit à la rente, doit être déclarée irrecevable dans une procédure à juge 

unique (cf. art. 23 al. 1 let. b LTAF, art. 69 al. 2 LAI en lien avec l’art. 85bis 

al. 3 de la loi fédérale du 20 décembre 1946 sur l’assurance-vieillesse et 

survivants [LAVS, RS 831.10]), 

que les frais de procédure peuvent être remis totalement ou partiellement, 

lorsque pour des motifs ayant trait au litige ou à la partie en cause, il ne 

paraît pas équitable de mettre les frais de procédure à la charge de celle-

ci (art. 6 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 

173.320.2]), 

 

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours de l’intéressée dirigé contre les courriers de l’OAIE des 17 août 

et 9 octobre 2017 est irrecevable.  

2.  

Le dossier est retourné à l’administration afin qu’elle se détermine quant à 

la suite à donner s’agissant de la prise en compte de périodes de cotisa-

tions de l’ex-mari de l’intéressée. 

3.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure ni alloué de dépens.  

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– à la recourante (Recommandé avec avis de réception) 

– à l'autorité inférieure (N° de réf. _ ; recommandé) 

– à l’Office fédéral des assurances sociales (Recommandé) 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Christoph Rohrer Pascal Montavon 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

du recourant (art. 42 LTF). 

Expédition :