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**Case Identifier:** 81d11252-b5de-5ccf-9911-21a7ac9565ec
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-04-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 29.04.2014 A/3853/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3853-2013_2014-04-29.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/3853/2013-LOGMT ATA/299/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 29 avril 2014 

1ère section 

   dans la cause 

 

M. A______  
  

contre 

OFFICE CANTONAL DU LOGEMENT ET DE LA PLANIFICATION 
FONCIÈRE 
 

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A/3853/2013 

EN FAIT 

1)  M. A______ loue seul, depuis le 1er novembre 2011, un logement 
subventionné de 3 pièces, sous régime HBM au sens de l’art. 16 al. 1 let. a de la 
loi générale sur le logement et la protection des locataires du 4 décembre 1977 
(LGL - I 4 05), à l’adresse ______, rue ______, à ______, propriété de B______. 

  Le loyer annuel de l’appartement s’élevait à CHF 6'468.-, sans les charges 
jusqu'au 28 février 2013, puis a été abaissé à CHF 5'628.- dès le 1er mars 2013. 

2)  Le 24 août 2012, l'office du logement, devenu depuis l'office cantonal du 
logement et de la planification foncière (ci-après : OCLPF), a établi un avis de 
situation 2012. Il était mentionné que le barème d'entrée de l'appartement en 
question s'élevait à CHF 32'340.- et celui de sortie à CHF 56'595.-. Le taux 
d'effort réglementaire était de 20 %. Le revenu brut annuel de M. A______ était 
de CHF 24'199.- et compte tenu des déductions forfaitaires de CHF 10'000.-, son 
revenu déterminant s'élevait à CHF 14'199.-. L'attention de M. A______ était 
expressément attirée sur son devoir d’aviser l’OCLPF si les données le concernant 
étaient inexactes ou incomplètes, notamment quant à ses revenus actuels. Il était 
également tenu de signaler, en tout temps, toute modification de situation, tant 
dans la composition du groupe de personnes occupant le logement que dans ses 
revenus. A défaut, il risquait de devoir restituer des prestations indûment touchées 
et/ou de devoir verser des surtaxes pour des périodes antérieures. 

  Cet avis a été envoyé à M. A______ par courrier simple. 

  Le précité n’a pas réagi à cet avis de situation. 

3)  Le 17 septembre 2013, l'OCLPF a établi un avis de situation 2013. Le 
barème d'entrée de l'appartement en question s'élevait à CHF 25'582.- et celui de 
sortie à CHF 44'768.-. Le taux d'effort légal était de 22 %. Le revenu brut annuel 
de M. A______ était de CHF 24'199.-. Son revenu au sens de la loi sur le revenu 
déterminant le droit aux prestations sociales cantonales du 19 mai 
2005 (LRD - J 4 06) s'élevait à CHF 22'021.- (CHF 24'199.- x 0,91). Compte tenu 
des déductions forfaitaires de CHF 10'000.-, son revenu déterminant au sens de la 
LGL s'élevait à CHF 12'091.-. Cet avis comportait également l'instruction de 
signaler à l'OCLPF tout changement de situation. 

  Cet avis a été envoyé par courrier recommandé. 

4)  Le 25 septembre 2013, M. A______ a écrit à l'OCLPF pour l'informer que 
sa situation financière s'était modifiée. Il a joint à son courrier différentes pièces 
dont son certificat de salaire du mois d'août 2013 faisant état d'un revenu brut 
mensuel de CHF 5'046.75. 

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5)  Le 2 octobre 2013, l'OCLPF a invité M. A______ à lui faire parvenir des 
documents supplémentaires afin de compléter son dossier.  

6)  Le 8 octobre 2013, M. A______ a adressé à l'OCLPF les pièces exigées par 
ce dernier. Etait joint audit courrier un contrat de travail conclu le 3 août 
2012 entre M. A______ et C______ (ci-après : C______ ). Selon celui-ci, dès le 
1er septembre 2012, l'intéressé était engagé en qualité d'employé et recevait un 
traitement annuel de base de CHF 60'561.-, soit mensuellement CHF 5'046,75. Il a 
remis également ses certificats de salaire pour les mois de janvier 2013 à juin 
2013, un courrier du service de l'assurance-maladie du 1er novembre 
2012 précisant qu'il continuerait à bénéficier d'un subside partiel de CHF 90.- 
jusqu'à la fin de l'année et une attestation de l'Hospice général (ci-après : 
l'hospice) du 10 décembre 2012 certifiant que ce service lui avait versé un 
montant de CHF 10'780,60 pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 
2012. 

7)  Le 6 novembre 2013, l'OCLPF a adressé à M. A______ une décision de 
surtaxe mensuelle de : 

- CHF 493,70 pour la période allant du 1er octobre 2012 au 28 février 2013 
(nouvel emploi et application de la « Pratique administrative 25.05 ») ; 

- CHF 563,70 pour la période allant du 1er mars 2013 au 31 mars 2013 (baisse 
de loyer) ; 

- CHF 548,25 pour la période allant du 1er avril 2013 au 30 septembre 2013 
(nouvelle période et modification de la LGL) ; 

- CHF 825,70 pour la période allant du 1er octobre 2013 au 31 mars 2014 (fin de 
la « Pratique administrative 25.05 »).  

  Le revenu annuel brut déterminant de l’intéressé s'élevait à CHF 71'963.- en 
2012. Il était soumis rétroactivement au paiement d'une surtaxe dès le 1er octobre 
2012, soit le 1er jour du mois suivant la date de réception de l'avis de situation 
2012. En application d'une pratique administrative (PA/L/025.05), lorsque les 
locataires se trouvaient assujettis à une surtaxe massive suite à une forte 
progression de leurs revenus, le taux d'effort relatif au taux d'occupation du 
logement concerné était appliqué durant douze mois en lieu et place de celui lié au 
dépassement du barème de sortie. Pour des raisons informatiques, les taux figurant 
sur les notifications de surtaxe restaient à 26 % et 28 %, mais les calculs avaient 
été effectués sur la base de taux d'effort légal à 20 % et 22 % pour la période du 
1er octobre 2012 au 30 septembre 2013.  

  M. A______ allait prochainement recevoir un bulletin de versement d'un 
montant de CHF 7'973,10 correspondant à la surtaxe due pour la période du 

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1er octobre 2012 au 30 novembre 2013, soit (5 x CHF 493,70) + (1 x CHF 563,70) 
+ (6 x CHF 548,25) + (2 x CHF 825,70). 

  Chaque décision de surtaxe mentionnait que des explications importantes 
étaient mentionnées au verso, où figuraient le rappel des bases légales instituant 
cette surtaxe et son fonctionnement ainsi que les définitions des éléments utilisés 
dans son calcul, dont celui du revenu déterminant. 

  Cette décision pouvait faire l’objet d’une réclamation dans les trente jours 
auprès de l’OCLPF. 

8)  Le 14 novembre 2013, M. A______ a élevé réclamation contre la décision 
précitée. Il priait l'OCLPF de bien vouloir réévaluer sa situation financière et 
alléguait mensuellement un loyer de CHF 559.-, un montant de CHF 365,05 à titre 
d'assurance-maladie, un montant de CHF 542.- relatif aux impôts, CHF 60.- 
d'électricité, CHF 200.- environ de natel, CHF 300.- de téléphone fixe, CHF 300.- 
à titre de primes pour son assurance-vie, un arrangement de paiement avec le 
service des contraventions de CHF 123.-, un arrangement de paiement avec le 
Tribunal fédéral de CHF 30.-, un montant de CHF 117.- environ tous les trois 
mois pour Billag SA, CHF 33.- environ d'assurance ménage, des frais de 
séparation d'avec son ex-femme de CHF 2'758,50 et pour le divorce un montant 
de CHF 2'534.-. 

  Il joignait à sa réclamation un courrier du service de l'assurance-maladie du 
12 décembre 2011 certifiant qu'il avait droit à un subside du 1er janvier 2012 au 
31 décembre 2012, son certificat de salaire pour l'année 2012 (1er septembre 
2012 au 31 décembre 2012) attestant d'un revenu annuel brut de CHF 22'933.-, 
diverses factures relatives à la procédure de séparation d’avec son ex-femme 
(frais d'avocat et de justice) pour un montant total de CHF 2'758,50, « un contrat 
de crédit personnel » daté du 13 décembre 2012 entre l'intéressé et GE Money 
Bank SA pour un montant de CHF 6'500.-, des frais médicaux et dentaires pour 
l'année 2012 de CHF 1'265.-, des frais dentaires pour l'année 2013 de 
CHF 5'219,05, sa police d'assurance-vie conclue le 1er mai 2013 faisant état d'une 
prime mensuelle de CHF 300.-, un courrier du Tribunal fédéral du 26 août 
2013 précisant qu'il autorisait M. A______ à s'acquitter de sa dette de CHF 300.- 
par acomptes mensuels de CHF 30.- (pour la première fois à fin septembre 2013), 
« un arrangement de paiement » avec le service des contraventions daté du 
23 septembre 2013 et à qui l'intéressé devait un total de CHF 495.-, un montant de 
CHF 2'534.- à titre de remboursement de l'assistance juridique et un contrat de 
crédit conclu le 5 novembre 2013 entre le précité et Cashgate SA pour un montant 
total de CHF 6'932.-. 

9)  Cette réclamation a été rejetée par l'OCLPF le 21 novembre 2013.  

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  La loi et la jurisprudence applicable en la matière ne permettaient pas de 
déduire les frais allégués par M. A______ de son revenu brut, de sorte que la 
décision du 6 novembre 2013 devait être confirmée. 

10)  Par acte recommandé du 29 novembre 2013, M. A______ a interjeté recours 
contre la décision sur réclamation de l’OCLPF auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative). Il avait 
été à l'hospice jusqu'en septembre 2012, ensuite de quoi il avait travaillé pour 
C______. Ses revenus en 2012 s'étaient élevés à CHF 22'953.- ainsi qu'un subside 
de l'assurance-maladie de CHF 90.- par mois. Ses charges mensuelles s'élevaient à 
CHF 2'714,60, montant auquel s'ajoutait le minimum vital de CHF 1'200.-, soit un 
total de CHF 3'914,60. Son salaire net mensuel s'élevait à CHF 4'459,05 ; il 
bénéficiait dès lors d'un disponible de CHF 544,45 par mois (CHF 4'459,05 - 
CHF 3'914,60). Il reprenait les arguments développés dans sa réclamation. 

  Il était d'accord de payer la surtaxe mais souhaitait qu'elle intervienne 
seulement à partir de janvier 2014. Il demandait que sa situation financière soit 
prise en compte pour une réévaluation de la surtaxe. 

11)  Le 5 décembre 2013, M. A______ a précisé qu'il n'avait jamais reçu d'avis 
de situation de l'OCLPF pour l'année 2012. Ce n'était que lorsqu'il avait reçu l'avis 
de situation 2013 qu'il avait écrit à l'OCLPF pour l'informer que sa situation 
financière avait changé. Il était toutefois conscient qu'il devait payer une surtaxe 
car il avait plus de revenus que par le passé.  

12)  Le 16 décembre 2013, M. A______ a remis à la chambre administrative un 
courrier de C______  du 11 décembre 2013 faisant état d’un préavis défavorable 
quant à la poursuite des rapports de service. Il remettait également son courrier du 
16 décembre 2013 en réponse à ladite lettre.  

13)  Le 30 décembre 2013, M. A______ a informé la chambre administrative de 
sa prochaine audition par le conseil administratif de C______  agendée le 17 
janvier 2014. 

14)  Le 16 janvier 2014, l'OCLPF a conclu au rejet du recours « sous suite de 
frais ».  

  Le revenu déterminant de M. A______ avant le 1er avril 2013 avait été établi 
sur la base de l'ensemble de ses ressources annuelles précédant cette date en 
déduction d'un montant de CHF 10'000.-. Les frais auxquels faisait référence M. 
A______ , soit ses charges courantes (loyer, assurance-maladie, impôts, 
électricité, frais liés à ses différents téléphones, redevance TV/radio, assurance 
responsabilité civile, minimum vital, l'arrangement de paiement avec le service 
des contraventions, les honoraires d'avocat et les frais judiciaires, le 
remboursement d'une dette contractée ainsi que les différents frais médicaux et 

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dentaires) ne pouvaient être déduits de son revenu déterminant car aucune base 
légale ou réglementaire ne le prévoyait. 

  Le revenu déterminant de M. A______ après le 1er avril 2013 avait été établi 
sur la base du revenu annuel brut actuel multiplié par le coefficient 0,91, 
correspondant à toutes les déductions sur le revenu ainsi que sur la fortune et en 
déduction de CHF 10'000.-. De la même façon, les frais allégués par M. A______ 
ne pouvaient être déduits de son revenu déterminant.  

  M. A______ ne contestait pas le fait de ne pas avoir annoncé à l'OCLPF 
l'augmentation de son revenu en 2012. Selon la loi, il appartenait au locataire de 
justifier sans délai au service compétent toute modification significative de revenu 
ainsi que tout changement dans la composition du groupe de personnes occupant 
le logement, survenant en cours de bail. De plus, le contrat de bail signé par M. 
A______ stipulait clairement au point 4.5 qu'en cas de dépassement des normes 
de revenu du groupe de personnes occupant le logement, le locataire était tenu de 
verser à l'Etat une surtaxe calculée conformément à la LGL. Il ne pouvait dès lors 
pas ignorer le devoir d'information envers l'OCLPF, qu'il ait reçu ou non l'avis de 
situation pour l'année 2012. A cet égard, l'OCLPF ne disposait pas de preuve de la 
réception dudit avis par M. A______ . 

15)  Les 31 janvier et 3 février 2014, M. A______ a précisé que s'il avait reçu 
l'avis de situation de l'année 2012, il aurait avisé l'OCLPF du changement de sa 
situation financière, ce qu'il avait d'ailleurs fait avec l'administration fiscale 
cantonale (ci-après : AFC-GE) le 18 octobre 2012 pour la modification de ses 
acomptes. 

  Il a également produit une lettre du conseil administratif de C______  du 
31 janvier 2014, stipulant que ce dernier avait décidé de poursuivre le processus 
de licenciement et de résilier le contrat le liant à M. A______. 

16)  Le 10 février 2014, M. A______ a remis au juge délégué comme pièce 
nouvelle « un extrait des frais de santé 2013 » pour un montant de CHF 1'000.- à 
sa charge. 

17)  Le 13 février 2014 et suite à l'invite du juge délégué, M. A______ a 
transmis une attestation d'aide sociale financière du 7 février 2014 établie par 
l'hospice. Selon cette pièce, M. A______ avait bénéficié des prestations d'aide 
financière de son service du 1er novembre 2011 au 30 septembre 2012 pour un 
montant total de CHF 23'289,70.  

18)  Le 17 février 2014, le juge délégué a informé les parties que la cause était 
gardée à juger. 

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19)  Le 28 février 2014, M. A______ a communiqué la décision du conseil 
administratif de C______  du 28 février 2014 résiliant son contrat de travail pour 
le 30 avril 2014. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable de ce point de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 14 al. 2 du règlement 
d'exécution de la loi générale sur le logement et la protection des locataires du 
24 août 1992 - RGL - I 4 05.01). 

2)  Le litige porte sur le paiement d’une surtaxe HBM avec effet rétroactif dès 
le 1er octobre 2012 réclamé par l’OCLPF au recourant, en raison de 
l’augmentation de ses revenus depuis son engagement par C______  dès le 
1er septembre 2012.  

3)  Le recourant dit n’avoir pas reçu l'avis de situation 2012, raison pour 
laquelle ce ne serait qu'après avoir reçu l'avis de situation 2013 du 17 septembre 
2013 qu'il a, le 25 septembre 2013, informé l’OCLPF de la modification de sa 
situation financière. 

4) a. Les logements appartenant à une catégorie subventionnée par l'Etat, tel un 
logement HBM (art. 16 al. 1 let. a LGL), sont destinés aux personnes dont les 
revenus n'excèdent pas les montants fixés dans les barèmes d'entrée, 
respectivement de sortie, définis par la LGL (art. 30 al. 1 LGL). 

 b. Le barème d'entrée s'obtient en divisant le loyer effectif du logement par le 
taux d'effort du locataire (art. 30 al. 2 LGL). Le taux d’effort est le pourcentage 
minimum du revenu déterminant à consacrer au loyer (art. 31C al. 1 let. d LGL). 
Le taux d'effort varie en fonction du nombre d'occupants du logement et se situe 
entre 16 % et 26 % (art. 30 al. 3 aLGL dans sa teneur jusqu'au 1er avril 2013) : il 
est de 20 % lorsqu'une personne occupe un logement de 3 pièces (art. 8 al. 1 
aRGL dans sa teneur jusqu'au 1er avril 2013). Depuis le 1er avril 2013, il est de 
22 % lorsqu'une personne occupe un logement de 3 pièces (art. 8 al. 1 RGL). 

 c. Dès que le revenu du locataire dépasse le barème d'entrée, ce dernier est 
astreint au paiement d'une surtaxe (art. 31 al. 1 LGL). La surtaxe correspond à la 
différence entre le loyer théorique et le loyer effectif du logement ; la surtaxe, 
ajoutée au loyer, ne peut en aucun cas entraîner des taux d'effort supérieurs à ceux 
visés par l'art. 30 al. 3 LGL (art. 31 al. 2 LGL). 

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  La période d'application de la surtaxe s'étend du 1er avril de chaque année au 
31 mars de l'année suivante (art. 11 al. 1 RGL). En cas de modification de revenu, 
le service compétent examine la nouvelle situation du locataire dans un délai de 
trente jours et fixe le nouveau montant de la surtaxe (art. 11 al. 3 RGL). Lorsqu'un 
locataire, astreint au paiement d'une surtaxe, quitte son logement, la surtaxe n'est 
due que pour la période où il a occupé les locaux (art. 12 al. 3 RGL). 

  La surtaxe a été définie comme la restitution partielle d’un avantage 
concédé par l’Etat de la part des bénéficiaires qui n’y ont plus entièrement droit 
ou, à la limite, comme une pénalité envers ceux qui habitent un logement 
subventionné alors qu’ils ne devraient pas en bénéficier (MGC 1974/III 2115). 
Elle se distingue de l’impôt dans la mesure où celui-ci se définit, au sens strict du 
terme, comme une contribution unilatérale qui n’est pas liée spécialement à une 
contrepartie et qui représente une contribution aux tâches générales incombant à 
l’Etat dans l’intérêt de la collectivité (ATF 95 I 506 ; ATA/211/2014 du 1er avril 
2014 ; ATA/395/2013 du 25 juin 2013 ; RDAF 1979 p. 204-205). 

  La surtaxe est une contribution causale, indépendante des coûts, dans la 
mesure où elle n’est pas fixée en fonction d’une dépense particulière et que son 
montant dépend de l’estimation de l’avantage économique du bénéficiaire 
(ATA/395/2013 précité et les références citées). 

  Dès que le revenu du locataire dépasse le barème de sortie, le taux d'effort 
est porté à 26 % et le propriétaire de l'immeuble peut être requis par l'OCLPF de 
résilier le bail (art. 31 al. 4 aLGL dans sa teneur jusqu'au 1er avril 2013). Depuis le 
1er avril 2013, le taux d'effort a été porté à 28 % (art. 31 al. 4 LGL).  

  Le locataire dont le revenu dépasse le barème de sortie est avisé par le 
service compétent de ce dépassement et des conséquences qui en découlent 
(art. 31 al. 6 LGL). 

 d. Il appartient au locataire d’annoncer sans délai auprès du service compétent 
toute modification significative de revenu survenant en cours de bail (art. 9 al. 2 
RGL). A défaut, le service compétent peut tenir compte des revenus pris en 
considération pour l'impôt des années précédentes (art. 9 al. 3 RGL). Le 
bénéficiaire de l’allocation doit informer, sans délai, le service compétent de toute 
modification significative de sa situation ou de celle de l’un des membres du 
groupe de personnes occupant le logement, propre à changer le montant de 
l’allocation ou à la supprimer, notamment en cas de début ou cessation d’activité 
ou de changement dans la composition du groupe de personnes occupant le 
logement (art. 29 al. 1 RGL). 

  Selon l'art. 4B al. 1 2ème phr. du règlement d'exécution de la loi sur le revenu 
déterminant le droit aux prestations sociales cantonales du 6 décembre 
2006 (RRD - J 4 06.01) en vigueur depuis le 1er avril 2013, il appartient au 

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locataire de justifier sans délai au service compétent toute modification 
significative de revenu ainsi que tout changement dans la composition du groupe 
de personnes occupant le logement, survenant en cours de bail. En cours de bail, à 
défaut d'annonce de modification de situation par le locataire, le service 
compétent peut tenir compte des revenus pris en considération pour l'impôt des 
années précédentes. 

 e. En l'espèce, et quand bien même il existe des indices faisant état de 
l'absence de réception de l'avis de situation 2012 tels que le fait que cet avis n'a 
pas été envoyé en recommandé, contrairement à celui de 2013, le fait que le 
recourant ait avisé rapidement l'OCLPF après réception de l'avis 2013 de la 
modification de sa situation financière et que, le 18 octobre 2012, il ait sollicité de 
l'AFC-GE une modification de ses acomptes compte tenu de son engagement par 
C______ , la problématique de la non-réception de l'avis de situation 2012 par le 
recourant peut souffrir de rester ouverte.  

  En effet, en application des art. 9 al. 2 et 29 al. 1 RGL, et 4B al. 1 2ème phr. 
RRD, il appartenait au recourant d'annoncer sans délai à l'OCLPF le début de son 
activité dépendante auprès de C______  pour un salaire mensuel brut de 
CHF 5'046,75 dès le 1er septembre 2012.  

  Le grief du recourant sera écarté. 

5)  Si le recourant ne conteste pas le principe de la surtaxe, il estime que cette 
dernière devrait être réévaluée en tenant compte de ses différentes charges. 

 a. Par revenu au sens de l'art. 30 al. 1 LGL, il faut entendre le revenu 
déterminant, c'est-à-dire l'ensemble des ressources, au sens des art. 17 ss de la loi 
sur l'imposition des personnes physiques du 27 septembre 2009 (LIPP - D 3 08), 
du titulaire du bail, additionnées à celles des autres personnes occupant le 
logement, dont à déduire une somme de CHF 10'000.- pour la première personne, 
de CHF 7'500.- pour la deuxième personne et de CHF 5'000.- par personne dès la 
troisième personne occupant le logement (art. 31C al. 1 let. a aLGL dans sa teneur 
jusqu'au 1er avril 2013, date de sa modification).  

  Depuis le 1er avril 2013, on entend le revenu déterminant comme celui 
résultant de la LRD, du titulaire du bail, additionné à celui des autres personnes 
occupant le logement, dont à déduire une somme de CHF 10'000.- pour la 
première personne, de CHF 7'500.- pour la deuxième personne et de CHF 5'000.- 
par personne dès la troisième personne occupant le logement (art. 31C al. 1 let. a 
LGL). 

  L'art. 31C al. 1 let. a aLGL et l'art. 31C al. 1 let. a LGL sont complétés par 
l'art. 9 al. 1 RGL, qui n'a pas subi de modification, et qui dispose que le revenu 

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brut actuel est en principe pris en considération pour le calcul du revenu 
déterminant. 

 b. Selon l'art. 17 LIPP, l'impôt sur le revenu a pour objet tous les revenus, 
prestations et avantages du contribuable, qu'ils soient uniques ou périodiques, en 
espèces ou en nature et quelle qu'en soit l'origine, avant déductions. Sont 
imposables tous les revenus provenant d'une activité exercée dans le cadre d'un 
rapport de travail, qu'elle soit régie par le droit privé ou par le droit public, y 
compris les revenus accessoires, tels que les indemnités pour prestations spéciales, 
les commissions, les allocations, les primes pour ancienneté de service, les 
gratifications, les pourboires, les tantièmes et les autres avantages appréciables en 
argent (art. 18 al. 1 LIPP). 

  L'art. 28 LIPP définit le revenu net, lequel se calcule en défalquant du total 
des revenus imposables les déductions générales et les frais mentionnés aux 
art. 29 à 37 LIPP. 

  Cela étant, la LGL dans sa teneur antérieure au 1er avril 2013 ne prévoit 
pour sa part aucune déduction au revenu déterminant. La jurisprudence du 
Tribunal administratif, devenu depuis le 1er janvier 2011 la chambre 
administrative, a assoupli cette rigueur en admettant que les frais directement liés 
à l’acquisition du revenu, tels que les intérêts hypothécaires, pouvaient être 
déduits à concurrence du revenu en cause, car ils étaient étroitement et 
directement liés à l’acquisition de ce revenu d’une manière telle qu’ils 
constituaient une dépense indispensable à son obtention (ATA/425/2007 du 
28 août 2007 ; ATA S. du 22 juin 1993 in RDAF 1993 p. 338 et ss). 
Ultérieurement, le Tribunal administratif a précisé qu’afin de s’en tenir le plus 
possible à la volonté du législateur, la notion de frais liés à l’acquisition du revenu 
devait s’interpréter dans le cadre de la LGL de manière très restrictive. Ainsi, 
s’agissant notamment de frais de représentation et de déplacement, ils 
contribuaient à créer de meilleures conditions pour l’acquisition du revenu, mais 
n’en n’étaient pas une condition sine qua non (ATA Q. du 15 février 1994). Cette 
jurisprudence a par la suite été confirmée à plusieurs reprises (cf. notamment 
ATA/367/2001 du 29 mai 2001 et les jurisprudences citées). 

 c. Dans le cas d'espèce, le recourant souhaite déduire de son revenu 
déterminant certaines de ses charges (loyer, assurance-maladie, impôts, électricité, 
frais liés à ses différents téléphones, redevance TV/radio, assurance responsabilité 
civile, minimum vital, arrangement de paiement avec le service des 
contraventions, honoraires d'avocat et frais judiciaires, remboursement d'une dette 
contractée ainsi que différents frais médicaux et dentaires). Or, ces frais ne 
sauraient être directement liés à l'acquisition du revenu et ainsi déductibles du 
revenu déterminant au sens de l'art. 31C al. 1 let. a aLGL. 

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  Dès lors, c'est à juste titre que l'OCLPF n'a pas pris en compte les 
différentes charges alléguées par le recourant pour chiffrer son revenu déterminant 
et fixer la surtaxe due pour la période antérieure au 1er avril 2013. 

 d. Pour la période postérieure au 1er avril 2013, l'art. 8 LRD précise que le 
revenu déterminant le droit aux prestations sociales cantonales est égal au revenu 
calculé en application des art. 4 LRD (revenus pris en compte), 5 LRD 
(déductions sur le revenu prises en compte), augmenté d'1/15ème de la fortune 
calculée en application des art. 6 LRD (fortune prise en compte) et 7 LRD 
(déductions sur la fortune prises en compte). 

  Le revenu déterminant le droit aux prestations sociales cantonales comprend 
l'ensemble des revenus dont le produit de l'activité lucrative dépendante au sens de 
l'art. 18 LIPP (art. 4 let. a LRD). Pour les locataires, le revenu brut actuel est en 
principe pris en considération (art. 9 al. 1 RGL). 

  Le revenu déterminant pour les locataires fait l'objet de règles particulières, 
prévues de manière exhaustive à l'art. 4B RRD. Selon l'al. 1 1ère phr. de cet article, 
le revenu déterminant pour les prestations aux locataires, notamment celles 
octroyées en application de la LGL, est établi sur la base du revenu brut actuel. Le 
second alinéa, relatif au calcul du revenu déterminant pour les prestations aux 
locataires, stipule que le revenu déterminant des personnes soumises à l’impôt au 
barème ordinaire ainsi que celui des personnes imposées à la source est établi sur 
la base du revenu actuel, multiplié par le coefficient 0,91. 

 e. En l'espèce, et de la même façon que pour la période antérieure au 1er avril 
2013, les différents frais allégués par le recourant (loyer, assurance-maladie, 
impôts, électricité, frais liés à ses différents téléphones, redevance TV/radio, 
assurance responsabilité civile, minimum vital, arrangement de paiement avec le 
service des contraventions, honoraires d'avocat et frais judiciaires ainsi que  
remboursement d'une dette contractée, ainsi que différents frais médicaux et 
dentaires) ne sont, au vu des dispositions applicables précitées, pas déductibles de 
son revenu déterminant, étant précisé que le coefficient de 0,91 sert de correctif 
pour tenir compte des différentes déductions, y compris les cotisations sociales, 
sur le revenu annuel brut du locataire et qu'une somme de CHF 10'000.- est encore 
déduite du revenu déterminant ainsi obtenu (cf. art. 31C al. 1 let. a LGL). 

  En conséquence, c'est également à juste titre que l'OCLPF n'a pas pris en 
compte les différentes charges alléguées par le recourant pour chiffrer son revenu 
déterminant et fixer la surtaxe due pour la période postérieure au 1er avril 2013. 

6)  S'agissant du calcul du montant de la surtaxe, la pratique de l'OCLPF 
consiste à ne pas prendre en considération une moyenne de revenu sur l'année, 
mais uniquement la nouvelle situation. La juridiction de céans a confirmé à 
maintes reprises le principe de l'annualisation des revenus réalisés pendant une 

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partie de l'année (ATA/315/2006 du 13 juin 2006 ; ATA/698/2005 du 25 octobre 
2005 ; ATA/376/2004 du 11 mai 2004 ; ATA/745/2001 du 20 novembre 2001 et 
les références citées). Ce mode de calcul respecte la volonté du législateur en ce 
sens que la révision de la LGL intervenue le 18 juin 1992, qui a conduit à 
l'adoption du nouvel art. 31C LGL, repose notamment sur la volonté de tenir 
compte au plus près de la capacité contributive des intéressés en matière de 
logement, étant précisé que le revenu imposable mesure mal ladite capacité 
(Mémorial des séances du Grand Conseil, 1992, p. 2737 ; ATA/745/2001 du 
20 novembre 2001 ; ATA B. du 20 septembre 1994). 

  L'OCLPF n’explique pas de manière détaillée le calcul auquel il a procédé 
pour arriver à un revenu brut annuel de CHF 71'963.- pour la période du 
1er octobre 2012 au 30 septembre 2013 et CHF 71'964.- pour la période du 
1er octobre 2013 au 31 mars 2014. Toutefois, les certificats de salaire figurant au 
dossier ne permettent pas de mettre en doute le calcul effectué par l'OCLPF, de 
sorte que les montants tels qu’ils ont été calculés par l'autorité intimée échappent à 
toute critique et peuvent être confirmés. 

7)  Enfin, il est sans pertinence pour le présent litige que C______  ait mis fin 
aux rapports de service du recourant, dans la mesure où la prise d'effet de ce 
licenciement est postérieure à la période présentement litigieuse. 

8)  En tous points mal fondé, le recours doit être rejeté.  

  Il est toutefois porté à l'attention du recourant que conformément à la 
décision sur réclamation de l'OCLPF du 21 novembre 2013, il lui est possible de 
solliciter une demande d'arrangement de paiement auprès de la Direction 
financière, secteur débiteurs, laquelle examinera les conditions d'octroi y relatives. 

9)  L'art. 11 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 (RFPA - E 5 10.03) prévoit que la procédure est 
gratuite en matière de surtaxe HLM mais est muet s'agissant d'une surtaxe HBM.  

  Les appartements HLM sont destinés à des personnes à revenu modeste et 
les appartements HBM sont destinés à des personnes à revenu très modeste 
(cf. http://www.ge.ch/logement/acces-logements-subventionnes/logements-subv-
base.asp, consulté le 10 avril 2014). Il serait dès lors contraire à la ratio legis de 
l'article précité de mettre à la charge des recourants locataires d'appartements 
HBM un émolument pour une contestation de surtaxe HBM, ce d'autant plus que 
dans une jurisprudence de la chambre de céans (ATA/606/2011 du 27 septembre 
2011 consid. 4), aucun émolument n'avait été mis à la charge de recourants 
locataires d'un appartement HBM qui avaient contesté une décision de surtaxe. 

  Le recourant ne sera dès lors pas astreint au paiement d'un émolument. 
Aucune indemnité ne sera allouée (art. 87 LPA). 

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* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 29 novembre 2013 par M. A______ contre la 
décision sur réclamation de l'office du logement et de la planification foncière du 21 
novembre 2013 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué d'indemnité ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à M. A______, ainsi qu'à l’office cantonal du logement et 
de la planification foncière. 

Siégeants : M. Thélin, président, MM. Verniory et Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :