# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 42a237ff-d680-5097-a4fe-0229a60c83ca
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-02-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 13.02.2024 A/3947/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3947-2023_2024-02-13.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3947/2023-FORMA ATA/205/2024  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 13 février 2024 

1ère section 

    dans la cause  

 

A______ recourant 
représenté par Me Philippe KITSOS, avocat 

contre 

UNIVERSITÉ DE GENÈVE intimée 
 

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A/3947/2023 

EN FAIT 

A.     a. A______ (ci-après : l’étudiant), né le ______ 1999, a suivi le cursus du 
baccalauréat universitaire en économie et management dès la rentrée académique 
2018/2019 à l’université de Genève (ci-après : l’université). Il en a été éliminé 
après trois années académiques. 

b. Le 15 août 2021, il a sollicité le changement de faculté pour suivre un 
baccalauréat universitaire en droit. Admis conditionnellement au semestre 
d’automne 2021, il a quitté le cursus après deux semestres d’études. 

B.     a. En été 2022, il a souhaité changer de faculté pour suivre un baccalauréat 
universitaire ès lettres.  

b. Par courrier du 12 septembre 2022, la vice-doyenne de la faculté des lettres 
(ci-après : la faculté) a confirmé à A______ son admission au bachelor (ci-après : 
BA) options langue et littérature anglaise et langue, littérature et civilisation 
grecques modernes. En application de l’art. 57 du statut de l'université du 22 juin 
2011 (ci-après : le statut) notamment, il était admis à condition qu’au terme de sa 
première année d’études, à la session de septembre 2023 au plus tard, il ait acquis 
48 nouveaux crédits ECTS, soit l’équivalent de quatre modules. À défaut, il serait 
éliminé. 

c. Lors de l’année académique 2022/2023, l’étudiant a suivi quatre modules valant 
chacun 12 crédits. 

d. A______ ne s’est pas inscrit à des examens lors de la session de juin 2023. 

e. Selon le relevé de notes de la session de septembre 2023, l’étudiant a obtenu : 

 Modules  Note Crédits 

BA1 Initiation à la langue écrit 5.25 12 

BA2 Pratique de la langue 

Expression orale et écrite 

oral 0.00  

BA3 Pratique de la langue II oral 5.25  

BA4 Analyse et traduction de textes 
littéraires grecs 

oral 4.00  

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 Le 5e examen (écrit du BA3) n’apparaît pas sur le relevé. L’étudiant n’a pas pu s’y 
présenter pour raisons de santé. L’université lui a confirmé que l’absence était 
valablement excusée. 

f. Par décision du 25 septembre 2023, la doyenne a prononcé l’élimination de 
l’étudiant de la faculté, au motif qu’il n’avait pas été en mesure de respecter la 
condition de l’acquisition de 48 crédits au plus tard à la session de septembre 
2023. 

g. A______ a formé opposition contre cette décision, concluant à son annulation. 
Il avait réussi les modules BA1, BA3 et BA4. Seul le module BA2 n’avait pu être 
validé, pour raisons de santé. 

h. Par décision du 24 octobre 2023, la doyenne de la faculté a rejeté l’opposition. 
Seul le module BA1 avait été entièrement validé. Pour les modules BA3 et BA4, 
il manquait les quatre attestations requises ainsi que l’évaluation écrite du module 
BA3, pour laquelle l’étudiant avait présenté un certificat médical. Il ne s’était pas 
présenté à l’examen oral du module BA2. Les raisons de santé concernaient le 
module BA3 et non le BA2. 

i. Par décision du 27 octobre 2023, déclarée exécutoire nonobstant recours, 
A______ a été exmatriculé de l’université. 

C.     a. Par acte du 25 novembre 2023, l’étudiant a interjeté recours devant le Tribunal 
administratif de première instance, lequel l’a transmis, pour raisons de 
compétence à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la 
chambre administrative). Il a conclu à l’annulation de son exmatriculation et à sa 
réadmission à la faculté des lettres à titre conditionnel. Un semestre 
supplémentaire d’études devait lui être accordé afin d’obtenir les 48 crédits 
nécessaires. 

Plusieurs imprévus étaient survenus lors de la session d’examens de septembre 
2023.  

 Il y avait eu une erreur lors de l’affichage de ses examens dans le portail 
informatique de l’université. La date de son oral pour le module BA2 ne lui avait 
jamais été communiquée. Sa professeure avait adressé un courriel au service des 
examens confirmant que l’absence ne lui était pas imputable. 

 Il avait dûment effectué les travaux et attestations requis pour les modules BA3 et 
BA4. La production de ces travaux permettait de s’inscrire aux évaluations. Le 
fait que ses enseignants aient confirmé son inscription aux évaluations de ces deux 
modules prouvaient que le règlement avait été respecté. Ils attestaient ainsi qu’il 
remplissait les exigences se rapportant à ces travaux. Il n’avait jamais été 
question, dans le règlement relatif au baccalauréat universitaire ès lettres pour 
l’année académique 2022/2023, entré en vigueur le 19 septembre 2022 (ci-après : 

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RE) ou le plan d’études, que les attestations doivent être présentées au service 
d’examen pour enregistrer les crédits y relatifs. 

En conséquence, le reproche de la faculté de ne pas avoir obtenu les 48 crédits se 
fondait sur des facteurs exogènes à ses capacités (problèmes de santé et 
techniques) et sur une revendication illégitime de la part de la commission 
chargée des oppositions en lien avec les attestations. Il y avait eu un manque de 
communication et d’indulgence de la part de la faculté à son égard. Son 
élimination avait été immédiatement prononcée, suivi de son exmatriculation, 
avec la précision qu’une opposition n’aurait pas d’effet suspensif alors même 
qu’il était étudiant de première année et se familiarisait avec le fonctionnement de 
l’institut. Un dialogue aurait permis de résoudre le litige. 

b. Le dernier jour du délai de recours, un avocat s’est constitué pour l’étudiant. Il 
a précisé les conclusions, soit l’annulation de la décision et qu’il soit dit que 
l’étudiant demeurait admis en faculté des lettres. 

L’étudiant avait réussi deux modules (BA1 et BA4) équivalant à 24 crédits.  

Le décannat avait fait une constatation inexacte des faits lorsqu’il indiquait que 
quatre attestations étaient manquantes. Seules trois étaient exigées (deux pour le 
module BA3 et une pour le module BA4). Elles avaient été délivrées. Il était 
arbitraire de soutenir qu’elles devaient être enregistrées au plus tard à la fin de la 
session d’examens. Le RE ne le prévoyait pas. L’autorité intimée avait fait une 
mauvaise application de l’art. 13 RE.  

L’intéressé ne pouvait pas être sanctionné pour son absence à l’examen écrit du 
module BA3 puisqu’il était en arrêt maladie, reconnu par université. 

Enfin, il ne pouvait pas lui être reproché de ne pas s’être rendu à l’examen du 
module BA2 pour lequel il n’avait pas été dûment convoqué malgré son 
inscription, ce que la chargée de cours avait confirmé par écrit. 

En conséquence, il avait réussi 24 crédits, douze devaient être passés en février 
2024 (module BA3, écrit), et douze n’avaient pu être évalués en raison d’une 
erreur de l’université (module BA2). Des éléments externes à la volonté du 
recourant l’avaient empêché d’atteindre les conditions qui avaient été fixées lors 
de son admission. En application de l’art. 58 al. 4 du statut et du principe de 
proportionnalité, il convenait de tenir compte de cette situation exceptionnelle et 
d’admettre le recourant dans la faculté des lettres, au besoin en fixant de nouvelles 
conditions. 

c. L’université a conclu au rejet du recours. Les attestations faisaient partie 
intégrante des évaluations du contrôle continu. Les crédits étaient attribués 
lorsque toutes les évaluations de modules étaient réussies.  

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Pour le BA4, composé d’un contrôle continu matérialisé par deux attestations et 
par un examen oral de 30 minutes, seul ce dernier avait été passé par l’étudiant qui 
avait obtenu la note de 4.5. L’intéressé n’avait donc pas rempli ses obligations 
relatives au contrôle continu en ne transmettant pas, dans les délais requis, les 
deux attestations certifiant qu’il aurait passé avec succès en classe les deux 
présentations orales attendues. Une seule attestation avait finalement été 
communiquée, de manière particulièrement tardive, postérieurement à son 
élimination. La seconde n’avait jamais été délivrée, de sorte que le module BA4 
ne pouvait en tous les cas pas être validé par la faculté. 

Si un problème d’affichage avait pu se produire sur le portail des étudiants 
concernant l’examen oral du BA2, il appartenait à l’étudiant de contacter 
immédiatement sa chargée de cours ou le service des examens de la faculté pour 
s’enquérir de la date de son examen et obtenir les informations manquantes. Il 
n’avait effectué aucune de ces démarches. Son attitude était contraire à la 
diligence que l’on était en droit d’attendre d’un étudiant. Il ne pouvait se prévaloir 
de sa propre turpitude et son argument devait être écarté. 

La faculté n’identifiait en conséquence aucune circonstance exceptionnelle qui 
justifierait de revenir sur sa décision. 

d. Dans sa réplique, l’étudiant a relevé que le plan d’études n’exigeait pas deux 
attestations pour le module BA4. Il ne précisait pas non plus quel était le délai 
pour remettre le document. En application du principe de la confiance, l’université 
ne pouvait pas se prévaloir de soi-disant manquements de sa part alors qu’elle 
avait validé son inscription aux examens. Elle avait ainsi créé, par son 
comportement, des attentes chez l’étudiant. Son attitude relevait pour le surplus de 
formalisme excessif. Le but de l’attestation était de démontrer que l’étudiant avait 
participé et apporté une contribution durant les cours, avant de s’inscrire à 
l’examen. La délivrance des attestations juste après la session ne permettait pas de 
remettre en doute sa contribution. Il avait donc bien acquis 24 crédits. 

L’université était malvenue de lui reprocher de se prévaloir de sa propre turpitude 
alors qu’elle était à l’origine de l’erreur pour le module BA2 en indiquant ni date 
ni horaire de l’examen. La convocation des examens n’était réglée ni par le statut 
de l’université ni par le RE. L’inscription devait se faire exclusivement en ligne. 
La procédure était automatisée, d’où l’étonnement de la chargée de cours quant à 
l’absence d’informations. Le courriel du service des examens confirmait qu’une 
erreur informatique était survenue puisque la convocation n’affichait pas la 
mention « voir avec l’enseignant ». 

Il avait en conséquence réussi 24 crédits et était en droit d’en repasser 24. À titre 
subsidiaire, il remplissait les conditions de l’art. 58 al. 4 du statut. 

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e. Sur ce, les parties ont été informées, le 25 janvier 2024, que la cause était 
gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 
(art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 
05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 - LPA - E 5 10 ; art. 43 al. 2 de la loi sur l’université du 13 juin 2008 - LU - 
C 1 30 ; art. 91 du statut ; art. 36 al. 1 du règlement relatif à la procédure 
d'opposition au sein de l'université du 16 mars 2009 - RIO-UNIGE ; art. 20 al. 2 
RE). 

2. Le litige est dirigé contre la décision d’élimination du recourant du baccalauréat 
ès lettres. 

Le recourant est notamment soumis à la LU, au statut, au RIO-UNIGE, au RE 
ainsi qu’au plan d’études de langue, littérature et civilisation grecques modernes 
de septembre 2021 (ci-après : PE). 

2.1 Le baccalauréat ès lettres comporte deux disciplines (A à B), de sept modules 
chacune, soit quatorze modules, ainsi qu’un quinzième dans une autre discipline. 
Chaque module vaut douze crédits (art. 10 al. 1 RE). 

Chaque module fait l’objet d’une évaluation (examen écrit ou oral, contrôle 
continu, travail noté ou attestations ; art. 12 al. 1 RE). Les modalités d’évaluation 
ainsi que la répartition des crédits sont fixées dans le plan d’études de chaque 
discipline approuvée par les instances compétentes de la faculté (art. 12 al. 2 RE).  

Pour s’inscrire à une évaluation notée et en obtenir la validation, l’étudiant doit 
remplir différentes conditions dont « remettre dans les délais impartis les 
attestations requises par les plans d’études ou avoir satisfait aux conditions 
spécifiques énoncées par écrit par l’enseignant en début d’enseignement. 
L’étudiant qui n’a pas remis dans les délais les attestations requises ou qui n’a pas 
satisfait à ses conditions spécifiques n’est pas autorisé à s’inscrire à l’évaluation 
notée correspondante » (art. 13 let. c RE).  

Lorsqu’un candidat ne se présente pas à une évaluation pour laquelle il est inscrit, 
il est considéré avoir échoué à cette évaluation à moins que l’absence ne soit due à 
un juste motif. Sont notamment considérés comme des justes motifs les cas de 
maladies et d’accidents. Le candidat doit en aviser le doyen de la faculté par écrit 
immédiatement, soit en principe dans les trois jours au maximum qui suivent la 
non présentation. Le doyen de la faculté décide s’il y a juste motif. Il peut 

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demander au candidat de produire un certificat médical ainsi que tout autre 
renseignement jugé utile (art. 14 al. 3 RE). 

Sauf dérogation accordée par le doyen pour de justes motifs, est éliminé l'étudiant 
qui n’a pas obtenu au moins 24 crédits à la fin du deuxième semestre (art. 8 al. 5 
let. a RE).  

Le recourant faisait l’objet d’une admission conditionnelle (art. 2 al. 1 RE) à 
l’obtention de 48 crédits d’ici à la session de septembre 2023. 

2.2 Selon le PE, les modules BA1 à BA4 valent chacun 12 crédits. Le PE précise 
les conditions d’admission à chacun des modules en décrivant leurs « contenu, 
prérequis, enseignement(s), attestation(s), évaluations, condition(s) et 
remarque(s) ».  

2.2.1 Pour le module BA3, sous « prérequis », l’étudiant doit avoir réussi les 
modules BA1 et BA2 ou avoir des connaissances équivalentes en langue grecque ; 
sous « attestation(s) », il est indiqué : « - une rédaction en grec de 3 à 5 p. 
(environ 6'000 - 10'000 signes) sur un sujet choisi par l’étudiant-e ; - exercices de 
version à rendre chaque semaine + traduction d’un texte suivi de 5 - 6 p. (texte 
rendu de 10'000 à 12'000 signes). Valable aussi pour les hellénophones. » Sous 
« évaluation », il est mentionné que l’examen écrit porte sur les connaissances 
linguistiques acquises à ce niveau et que sa durée est de quatre heures. L’examen 
oral, de 30 minutes environ, porte sur les connaissances acquises à ce niveau. Il 
n’est pas fait mention de conditions. 

2.2.2 Pour le module BA4, sous « prérequis », l’étudiant doit avoir réussi les 
modules BA1 et BA2 ou avoir un niveau de langue équivalent à BA3 ; sous 
« attestation(s) », il est indiqué : « explication de texte littéraire à présenter en 
classe (une présentation orale par semestre) ». Sous « évaluation » il est précisé 
les modalités de l’examen, oral, en français, d’une durée de 30 minutes environ. Il 
n’est pas fait mention de conditions. 

2.3 En l’espèce, le recourant allègue avoir fourni, conformément au RE, les 
attestations nécessaires pour les BA3 et BA4. 

Il ressort toutefois de l’opposition faite le 13 octobre 2023 que l’étudiant possédait 
une attestation pour valider les crédits du BA3 mais ne l’avait obtenue qu’après la 
décision d’élimination. Il avait par ailleurs consulté sa professeure de BA4 qui 
l’avait informé qu’aucune attestation n’était nécessaire pour ce module. En 
conséquence, l’étudiant n’a présenté aucune attestation avant de passer ses 
examens, a fortiori s’y inscrire.  

L’art. 13 let. c RE impose de « remettre [les attestations] dans les délais 
impartis », sous peine de « ne pas être autorisé à s’inscrire à l’évaluation notée 
correspondante ». L’étudiant peut être suivi lorsqu’il relève qu’il a été dûment 

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autorisé à s’inscrire aux examens et à s’y présenter, même en l’absence desdits 
documents. En conséquence il ne peut lui être reproché de ne pas avoir fourni les 
documents idoines avant le passage de son examen, voire de son inscription. 

Le recourant soutient être en possession des attestations exigées, ce que 
l’université conteste. L’étudiant produit trois attestations de séminaire, signées de 
sa chargée de cours, B______, datées du 29 septembre 2023, postérieures au 
passage des examens, lesquels se sont déroulés entre le 28 août et le 5 septembre 
2023. Ces attestations indiquent qu’il a pris une part active dans deux séminaires 
de BA3 et y a apporté une contribution personnelle jugée satisfaisante sous forme 
de travail écrit pour chacun des deux et dans un séminaire de BA4 en faisant un 
exposé oral. Le recourant ne démontre toutefois pas que les deux attestations 
produites pour le BA3 remplissent les conditions du RE et couvrent tout à la fois 
la rédaction en grec de 3-5 pages et les exercices de version à rendre chaque 
semaine ainsi que la traduction d’un texte suivi de 5-6 pages. Par ailleurs, le 
nombre des attestations à produire pour le BA4 est litigieux. Or, contrairement à 
ce que soutient l’étudiant, il ressort du PE que deux attestations ou en tous les cas 
deux présentations orales sont exigées pour le BA4 soit une par semestre. Or seule 
une présentation orale est évoquée dans l’attestation relative au BA4. 

En conséquence, le recourant ne prouve pas qu’il remplit les exigences en lien 
avec les attestations requises pour les BA 3 et BA4. 

2.4 Le recourant se prévaut du principe de la confiance pour déduire de son 
inscription aux examens que la condition des attestations est remplie et retenir que 
les 24 crédits des modules BA3 et BA4 seraient acquis.  

Découlant directement de l'art. 9 de la Constitution fédérale de la Confédération 
suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) et valant pour l’ensemble de l’activité 
étatique, le principe de la bonne foi protège le citoyen dans la confiance légitime 
qu’il met dans les assurances reçues des autorités lorsqu'il a réglé sa conduite 
d'après des décisions, des déclarations ou un comportement déterminé de 
l'administration (ATF 143 V 95 consid. 3.6.2). Selon la jurisprudence, un 
renseignement ou une décision erronés de l'administration peuvent obliger celle-ci 
à consentir à un administré un avantage contraire à la réglementation en vigueur, à 
condition que (1) l'autorité soit intervenue dans une situation concrète à l'égard de 
personnes déterminées, (2) qu'elle ait agi ou soit censée avoir agi dans les limites 
de ses compétences et (3) que l'administré n'ait pas pu se rendre compte 
immédiatement de l'inexactitude du renseignement obtenu. Il faut encore (4) qu'il 
se soit fondé sur les assurances ou le comportement dont il se prévaut pour 
prendre des dispositions auxquelles il ne saurait renoncer sans subir de préjudice 
et (5) que la réglementation n'ait pas changé depuis le moment où l'assurance a été 
donnée (ATF 146 I 105 consid. 5.1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_204/2022 du 
21 mars 2023 consid. 5.1). 

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En l’espèce, même si le recourant a été autorisé à s’inscrire aux examens et en a 
déduit qu’il remplissait les conditions liées aux attestations nécessaires, il ne peut 
pas se prévaloir du principe de la bonne foi, dès lors qu’il ne remplit pas la 
condition 3 susmentionnée. En effet, l’étudiant aurait pu et dû se rendre compte 
que la situation n’était pas conforme au texte du PE conditionnant clairement 
l’inscription aux examens à la présentation des attestations et donc à la condition 
d’avoir effectué les travaux écrits et présentations orales exigés pour les modules 
BA3 et BA4. 

2.5 Le recourant allègue avoir de justes motifs pour son absence à l’oral du BA2. 

L’étudiant était en possession d’un document récapitulant précisément chacun de 
ses examens avec les précisions des dates, horaires, cours concernés, lieux, 
modalités, numéro de place, ordre de passage et enseignant. Les « dates et 
horaires » et le lieu ne sont pas mentionnés pour le BA2, dernier sur la liste des 
cinq examens. Si certes un problème informatique a pu se poser, il appartenait à 
l’étudiant de rapidement s’enquérir du bien-fondé de cette lacune. Il ne pouvait 
adopter une attitude purement passive et laisser passer la session d’examens sans 
prendre contact, à temps, avec la chargée de cours ou le service compétent. Il lui 
appartenait à tout le moins de vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une erreur, que 
l’université aurait peut-être ignorée. Le courriel de soutien de sa chargée de cours, 
s’il confirme que sur les documents officiels de l’étudiant les modalités 
d’inscription pour l’examen BA2 n’apparaissaient pas et que « cela n’a pas l’air 
de concerner un cas d’inattention de sa part », est sans incidence sur le fait que 
l’étudiant devait réagir et se renseigner sur le déroulement de son examen. Il ne 
peut en conséquence pas se prévaloir d’un juste motif d’absence à l’oral au sens 
de l’art. 14 al. 3 RE. 

2.6 En conséquence, le module BA1 est validé, équivalent à douze crédits, ce que 
les parties ne contestent pas. L’absence du recourant à l’oral du module BA2 est 
fautive et n’est pas excusable. Il n’est pas contesté que des raisons médicales 
excusent l’absence de l’étudiant à l’évaluation écrite du BA3. Il ne peut dès lors 
en conséquence acquérir les 12 crédits du BA3 avant la prochaine session 
d’examens. Par ailleurs, l’étudiant ne peut être suivi lorsqu’il soutient avoir 
transmis les attestations nécessaires à la validation de son examen écrit pour le 
BA3, ni pour le BA4. L’étudiant n’ayant en conséquence obtenu que douze crédits 
à l’issue de l’année universitaire 2022/2023, la décision d’exclusion est fondée. 

3. Le recourant fait état d’une situation exceptionnelle.  

3.1 À teneur de l'art. 58 al. 3 du statut, l'étudiant qui échoue à un examen ou à une 
session d'examens auxquels il ne peut plus se présenter en vertu du règlement 
d'études est éliminé (let. a). La décision d'élimination est prise par le doyen de 
l'unité principale d'enseignement et de recherche, lequel tient compte des 
situations exceptionnelles (art. 58 al. 4 du statut). 

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3.2 Selon la jurisprudence, l'admission d'une situation exceptionnelle doit se faire 
avec restriction. Il en va de l'égalité de traitement entre tous les étudiants 
s'agissant du nombre de tentatives qu'ils sont autorisés à effectuer pour réussir 
leurs examens. N'est ainsi exceptionnelle que la situation particulièrement grave et 
difficile pour l'étudiant, ce tant d'un point de vue subjectif qu'objectif. Les effets 
perturbateurs doivent avoir été dûment prouvés par l'étudiant et être en lien de 
causalité avec l'événement. Les autorités facultaires disposent dans ce cadre d'un 
large pouvoir d'appréciation, dont l'autorité de recours ne censure que l'abus. La 
chambre de céans n'annule donc le prononcé attaqué que si l'autorité intimée s'est 
laissée guider par des motifs sans rapport avec l'examen ou d'une autre manière 
manifestement insoutenable (ATF 136 I 229 consid. 6.2 ; ATA/250/2020 du 
3 mars 2020). 

Ont ainsi été considérées comme des situations exceptionnelles le décès d'un 
proche s'il est établi qu'il a causé un effet perturbateur en lien de causalité avec 
l'échec de l'étudiant, de graves problèmes de santé ou encore l'éclatement d'une 
guerre civile avec de très graves répercussions sur la famille de l'étudiant. En 
revanche, des difficultés financières, économiques ou familiales ainsi que 
l'obligation d'exercer une activité lucrative en sus des études ne constituent pas 
des circonstances exceptionnelles, même si elles représentent une contrainte. Ces 
difficultés sont certes regrettables, mais font partie d'une réalité commune à de 
très nombreux étudiants (ATA/281/2021 du 2 mars 2021 ; ATA/459/2020 du 7 
mai 2020 consid. 5b ; ATA/250/2020 du 3 mars 2020 consid. 4b et les références 
citées). 

3.3 En l’espèce ni l’erreur pour la convocation à l’oral du module BA2, ni les 
éventuels malentendus en lien avec la production des attestations ne fondent une 
situation exceptionnelle au sens de la jurisprudence, stricte. Il sera relevé que 
selon son opposition, l’étudiant ignorait qu’une attestation était nécessaire pour le 
BA4, a fortiori deux attestations et semble en conséquence s’être préoccupé 
tardivement de cette question au vu de la date des documents produits. Il a de 
même confondu les examens oraux des BA2 et BA3 évoquant des problèmes de 
santé pour le BA2 alors qu’ils concernaient l’examen BA3. Dans son opposition, 
l’étudiant reconnaissait être en partie responsable de sa situation actuelle. Il ne 
peut dès lors et au vu de ce qui précède être suivi lorsqu’il s’estime être 
injustement exclu en raison d’un manque de communication entre le service des 
examens et lui-même et à cause de problèmes de santé, étant rappelé que son 
absence à l’examen écrit du module BA3 a été reconnue.  

Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

4. Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant 
(art. 87 al. 1 LPA) et aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée, pas plus 
qu’à l’université, qui dispose de son propre service juridique (art. 87 al. 2 LPA).  

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* * * * * 
 
 
 
 
 
 
 
 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 25 novembre 2023 par A______ contre la 
décision de l’Université de Genève du 24 octobre 2023 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de A______ ; 

dit qu’il n’est pas allouée d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral : 

- par la voie du recours en matière de droit public ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 
113 ss LTF, s'il porte sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, en 
matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une profession 
(art. 83 let. t LTF) ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 
fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi ; 

- 12/12 - 

A/3947/2023 

communique le présent arrêt à Me Philippe KITSOS, avocat du recourant, ainsi qu'à 
l'Université de Genève. 

Siégeant : Francine PAYOT ZEN-RUFFINEN, présidente, Michèle PERNET, juge, 
Louis PEILA, juge suppléant. 

 

 

 
Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

J. BALZLI 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. PAYOT ZEN-RUFFINEN 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :