# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 35ca3b56-f003-5a81-bc81-6de0fbeca656
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2013-05-07
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 07.05.2013 RR.2013.44
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2013-44_2013-05-07.pdf

## Full Text

Arrêt du 7 mai 2013  
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, président, 

Roy Garré et Nathalie Zufferey Franciolli,  

la greffière Maria Ludwiczak  

   

Parties  A., actuellement détenu, 

représenté par Me Jean-Marc Carnicé, avocat, et Me 

Yaël Hayat, avocate, 

recourant 

 

 contre 

   

  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, 

UNITÉ EXTRADITIONS, 

partie adverse 

 

   

Objet  Extradition et délégation de la poursuite pénale à la 

France 

 

Décision d'extradition (art. 55 EIMP); délégation de la 

poursuite à l’étranger (art. 88 ss EIMP); assistance 

judiciaire (art. 65 PA) 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéros de dossiers:  RR.2013.44 + RP.2013.7 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

A. Par demande adressée aux autorités suisses le 29 juin 2012, la France a 

requis l’extradition de A. pour les faits suivants (act. 5.3). Le 26 novembre 

2010 à 18h12, un groupe de six à dix personnes, dont A., lourdement 

armées est arrivé dans deux véhicules Audi A3 et Audi S6, volés en Suisse 

et en France respectivement, devant le bureau de change B. de Z. Après 

avoir neutralisé le vigile, les auteurs ont apposé un cadre explosif sur la 

vitre blindée du bureau de change donnant sur l’avenue de Y. L’explosion a 

créé un orifice par lequel A. est entré dans le bureau de change et s’est 

emparé d’importantes sommes d’argent. Les autres, restés à l’extérieur 

pour tenir en respect les passants, ont à plusieurs reprises fait usage de 

leurs armes, dont des kalachnikovs. L’arrivée rapide de la police a fait fuir, 

à bord de l’Audi S6, les individus restés dehors. En sortant du bureau de 

change, A. a été encerclé par la police et sommé de se rendre. Il a car-

jacké une voiture, roulé sur une passante en démarrant, puis s’est encastré 

dans plusieurs autres véhicules quelques centaines de mètres plus loin, ce 

qui a permis son arrestation. Pendant ce temps, les autres individus ont 

poursuivi leur fuite, abandonnant l’Audi S6 et ouvrant le feu sur un 

automobiliste à Y. Ils ont ensuite traversé la frontière avec la France et pris 

la fuite dans deux véhicules relais, BMW X3 et BMW X5, volés auparavant 

en France, et qui ont par la suite été retrouvés incendiés le 27 novembre 

2010 en France également. 

B. Une procédure pénale a été ouverte en France pour le braquage du bureau 

de change de Z., les coups de feu tirés à Y., le vol et la destruction de la 

BMW X5, le recel et la destruction de la BMW X3 ainsi que le vol de 

l’Audi S6. 

C. En parallèle, une procédure a également été ouverte en Suisse pour les 

faits liés au braquage à Z., les coups de feu tirés à Y. ainsi que le vol de 

l’Audi A3. Les examens techniques effectués dans les véhicules Audi A3 et 

S6 ont permis de retrouver l’ADN de cinq individus, identifiés comme étant 

C., D., E. et F. (alias G.). Le cinquième individu n’a pas pu être identifié. 

Dans le cadre de cet état de fait, C., D. et E., ressortissants français, ont 

été interpellés en France les 5 et 6 décembre 2011 et sont en détention 

provisoire depuis le 9 décembre 2011. Le 16 février 2012, l’Office fédéral 

de la justice (ci-après: OFJ) a adressé, sur requête du Ministère public 

genevois (ci-après: MP-GE; act. 5.1), une demande de délégation de la 

poursuite contre C., D. et E. pour les faits liés au braquage du 

26 novembre 2010 (act. 5.2). 

- 3 - 

 

 

F., détenu depuis le 11 janvier 2012, fait l’objet d’une décision d’extradition 

et de délégation de la poursuite rendue par l’OFJ en date du 

14 janvier 2013. 

A. est, quant à lui, détenu en Suisse depuis le jour de son arrestation à Z. 

D. Dans la demande d’extradition adressée aux autorités suisses en date du 

29 juin 2012, les autorités françaises ont attiré l’attention des autorités 

suisses sur une éventuelle délégation de la poursuite menée en Suisse 

contre A. pour le vol de l’Audi A3, pour le cas où l’extradition serait 

accordée (act. 5.3). Par courrier du 24 juillet 2012, l’OFJ a transmis au MP-

GE la demande d’extradition, l’invitant à procéder à l’audition de A. Au vu 

de la procédure en cours à Genève, l’OFJ a également invité le MP-GE à 

lui indiquer si les faits exposés dans la demande d’extradition sont les 

mêmes que ceux pour lesquels l’intéressé est poursuivi en Suisse. Dans 

l’affirmative, l’OFJ a prié le MP-GE de lui fournir les motifs pour lesquels 

l’intéressé devrait être extradé en France (act. 5.4). 

Lors de son audition du 31 juillet 2012, A. s’est opposé à son extradition en 

France. Il a déclaré ne pas renoncer à la règle de la spécialité et s’opposer 

à ce que les faits mis à sa charge en Suisse soient dénoncés aux autorités 

françaises (act. 1.6). 

Par courrier daté du 5 septembre 2012, A. a déposé ses observations à la 

demande d’extradition (act. 1.7). En date du 5 septembre 2012, le MP-GE 

a transmis sa prise de position à l’OFJ, dans laquelle il a demandé que la 

poursuite pénale genevoise à l’encontre de A. soit déléguée à la France 

(act. 5.10). A. a complété ses observations le 24 septembre 2012 

(act. 5.13). 

E. Suite aux demandes de l’OFJ des 21 septembre et 9 novembre 2012 

(act. 1.9 et 5.20), les autorités françaises ont fait parvenir à l’OFJ, par note 

diplomatique du 29 novembre 2012, une description des faits relatifs aux 

vols des voitures Audi S6, BMW X3 et BMW X5 intervenus sur sol français 

ainsi que l’association de malfaiteurs et l’attaque du bureau de change du 

26 novembre 2010 (act. 5.22). Le 7 janvier 2013, les autorités françaises 

ont été invitées, une fois de plus, à compléter la description des faits 

concernant le vol de la BMW X3 (act. 5.23). Un complément de faits a été 

transmis à l’OFJ par pli du 11 janvier 2013 (act. 5.24). 

F. Par note diplomatique du 25 septembre 2012, l’OFJ a demandé aux 

autorités françaises de lui indiquer, pour le cas où l’extradition serait 

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accordée, si la France tiendra compte de la détention préventive subie par 

A. en Suisse et, le cas échéant, si celle-ci pourra être imputée sur une 

éventuelle peine qui serait prononcée à son encontre (act. 5.14). Les 

autorités françaises ont répondu par courrier du 15 octobre 2012 

(act. 5.16). A. a pris position sur cette réponse par courrier du 29 octobre 

2012 (act. 5.19). 

G. Le 8 janvier 2013, un quatrième ressortissant français, soupçonné d’avoir 

participé au braquage du bureau de change de Z. a été interpellé en 

France (act. 5.26). 

H. Par décision du 14 janvier 2013, l’OFJ a accordé l’extradition de A. à la 

France pour les faits commis le 26 novembre 2010 à Z. et les autres faits 

également mentionnés dans la demande d’extradition du 29 juin 2012 et 

ses compléments des 29 novembre 2012 et 11 janvier 2013, et délégué la 

poursuite pénale genevoise à l’encontre de A. à la France (act. 1.0). 

I. Par acte daté du 15 février 2013, A. a recouru contre la décision 

d’extradition et délégation de la poursuite. Il a conclu à l’annulation de la 

décision du 14 janvier 2013 et au refus de l’extradition et de la délégation 

de la poursuite pénale à la France. De plus, il a sollicité l’assistance 

judiciaire et la désignation, en qualité de défenseur d’office, de Me Jean-

Marc Carnicé (act. 1). 

J. Invité à répondre, l'OFJ a conclu, en date du 4 mars 2013, au rejet du 

recours sous suite de frais (act. 5). 

Par pli du 4 mars 2013, le MP-GE a conclu au rejet du recours et à la 

confirmation de la décision entreprise (act. 4). 

K. Par réplique du 18 mars 2013, A. a persisté dans ses griefs et conclusions 

(act. 7). 

L. Par pli du 25 mars 2013, le MP-GE a renoncé à dupliquer (act. 9). 

L’OFJ a dupliqué en date du 26 mars 2013 (act. 10). La duplique a été 

transmise pour information à l’avocat du recourant (act. 11) et au MP-GE 

(act. 12). 

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Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

La Cour considère en droit: 

1.  

1.1 Les procédures d'extradition entre la Confédération suisse et la République 

française sont prioritairement régies par la Convention européenne 

d’extradition du 13 décembre 1957 (CEExtr; RS 0.353.1) et par l'Accord du 

10 février 2003 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la 

République française relatif à la procédure simplifiée d’extradition et 

complétant la CEExtr (RS 0.353.934.92, ci-après: l’Accord CEExtr 

francosuisse). Les art. 59 à 66 de la Convention d’application de l’Accord 

Schengen du 14 juin 1985 (CAAS; n° CELEX 42000A0922(02); Journal 

officiel de l’Union européenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19 à 62, 

publication de la Chancellerie fédérale, "Entraide et extradition") 

s’appliquent également à l’extradition entre la Suisse et la France (v. arrêt 

du Tribunal pénal fédéral RR.2008.296 du 17 décembre 2008, consid. 1.3). 

Les dispositions pertinentes du CAAS n’affectent pas l’application des 

dispositions plus larges des accords en vigueur entre la France et la Suisse 

(art. 59 ch. 2 CAAS). 

Les procédures de délégation de la poursuite pénale sont régies par la 

Convention européenne d’entraide judiciaire du 20 avril 1959 (CEEJ; 

RS 0.351.1), entrée en vigueur pour la Suisse le 20 mars 1967 et le 21 

août 1981 pour la France, ainsi que par l'Accord bilatéral complétant cette 

Convention (RS 0.351.934.92), conclu le 28 octobre 1996 et entré en 

vigueur le 1
er
 mai 2000. Les art. 48 ss CAAS s’appliquent également à 

l’entraide pénale entre la Suisse et la France (v. arrêt du Tribunal pénal 

fédéral RR.2008.98 du 18 décembre 2008, consid. 1.3). 

Pour le surplus, la loi fédérale sur l’entraide internationale en matière 

pénale (EIMP; RS 351.1) et son ordonnance d'exécution (OEIMP; 

RS 351.11) règlent les questions qui ne sont pas régies, explicitement ou 

implicitement, par les traités (ATF 130 II 337 consid. 1; 128 II 355 consid. 1 

et la jurisprudence citée). Le droit interne s'applique en outre lorsqu'il est 

plus favorable à l'octroi de l’extradition que les traités (ATF 137 IV 33 

consid. 2.2.2; 136 IV 82 consid. 3.1; 129 II 462 consid. 1.1; 122 II 140 

consid. 2). L'application de la norme la plus favorable (principe dit "de 

faveur") doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux (ATF 135 

IV 212 consid. 2.3).  

- 6 - 

 

 

1.2 La décision par laquelle l’OFJ accorde l’extradition (art. 55 al. 1 EIMP) peut 

faire l’objet d’un recours devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal 

fédéral (art. 55 al. 3 et 25 al. 1 EIMP). A la différence de la demande de 

délégation de la poursuite adressée par les autorités cantonales de 

poursuite à l’OFJ, la requête par laquelle l’OFJ invite l’Etat étranger à 

assumer la poursuite pénale d’une infraction relevant de la juridiction 

suisse est une décision sujette à recours devant la Cour de céans (art. 88, 

30 et 25 al. 2, 1
re
 phrase EIMP; ATF 118 Ib 269 consid. 2a; arrêt du 

Tribunal fédéral 1A.117/2000 du 26 avril 2000, consid. 1a).  

1.3  

1.3.1 En sa qualité de personne extradée, A. a la qualité pour recourir contre la 

décision d’extradition au sens de l’art. 21 al. 3 EIMP (ATF 122 II 373 

consid. 1b; 118 Ib 269 consid. 2d). 

1.3.2 Pour ce qui est de la décision de délégation de la poursuite pénale, seule la 

personne poursuivie qui a sa résidence habituelle en Suisse a la qualité 

pour recourir (art. 25 al. 2, 2
e
 phrase EIMP; arrêt du Tribunal fédéral 

1A.117/2000 du 26 avril 2000, consid. 1a). Le but poursuivi par cette 

disposition est de limiter le droit de recours aux personnes résidant 

ordinairement en Suisse, seules ces personnes disposant d’un intérêt 

juridique évident, lié notamment à l’exercice des droits de la défense, à ce 

que la poursuite pénale suive son cours en Suisse plutôt qu’à l’étranger. En 

revanche, la personne qui réside à l’étranger – que ce soit dans l’Etat 

requis ou dans un Etat tiers –, ne peut pas prétendre à ce que la procédure 

pénale soit continuée en Suisse alors que l’intérêt de la justice 

commanderait de la déléguer à un autre Etat disposant d’une compétence 

répressive (arrêts du Tribunal fédéral 1A.252/2006 du 6 février 2007, 

consid. 2.3; 1A.64/2001 du 23 avril 2001, publié in SJ 2001 I 370 

consid. 1c/cc; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2008.26/36 du 8 avril 

2008, consid. 3.2). D’après le Message du Conseil fédéral, l’exigence de 

résidence habituelle en Suisse vise à pallier la situation dans laquelle 

"l’inculpé ou le condamné pourrait recourir contre la demande alors même 

qu’il réside dans l’Etat requis, ce qui entraînerait des ralentissements 

inutiles de la procédure d’entraide" (Message concernant la révision de la 

loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale et de la loi 

fédérale relative au traité conclu avec les Etats-Unis d’Amérique sur 

l’entraide judiciaire en matière pénale, ainsi qu’un projet d’arrêté fédéral 

concernant une réserve à la Convention européenne d’entraide judiciaire 

en matière pénale du 29 mars 1995, FF 1995 III 1, p. 20 ad art. 25 EIMP). 

A. a déclaré résider à X., en France, et n’être venu en Suisse que deux ou 

trois fois avant le braquage de Z. (procès-verbaux des audiences des 28 

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novembre 2010 et 31 juillet 2012, act. 1.1 et 1.6). Dans son mémoire de 

recours, il prétend néanmoins résider en Suisse en tant qu’il y est détenu 

depuis son arrestation le jour du braquage de Z. Une telle interprétation de 

l’art. 25 al. 2, 2
e
 phrase EIMP ne peut être admise dans la mesure où elle 

n’est pas conforme au but poursuivi par cette disposition. La détention dans 

le cadre de la seule procédure pénale à déléguer en complément à une 

extradition ne saurait constituer une résidence ordinaire au sens de l’art. 25 

al. 2, 2
e
 phrase EIMP, et, partant, fonder la qualité pour recourir. N’ayant 

pas de résidence habituelle en Suisse, A. n’a pas la qualité pour recourir 

contre la décision de délégation de la poursuite pénale à la France. 

1.4 Le délai de recours contre la décision d’extradition est de 30 jours dès la 

communication écrite de celle-ci (art. 50 al. 1 de la loi fédérale du 

20 décembre 1968 sur la procédure administrative [PA; RS 172.021], 

applicable par renvoi de l’art. 39 al. 2 let. b de la loi fédérale du 19 mars 

2010 sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; 

RS 173.71]). Déposé à un bureau de poste suisse le 15 février 2013, le 

recours contre la décision notifiée le 16 janvier 2013 est intervenu en temps 

utile.  

1.5 Le recours est recevable contre la décision d’extradition uniquement. 

2. Par un grief d’ordre formel qu’il convient d’analyser en premier, le recourant 

se plaint d’une violation de son droit d’être entendu. En effet, il n’aurait eu 

accès ni à la note diplomatique de l’Ambassade française à Berne du 

29 novembre 2012 ni aux courriers du Ministère de la justice français des 3 

et 11 janvier 2013 avant que la décision d’extradition ne soit prise. 

2.1 Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend 

notamment le droit de toute partie de s'exprimer sur les éléments pertinents 

avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, le droit 

d'avoir accès au dossier, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir 

qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à 

l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer 

sur leur résultat lorsque ceci est de nature à influer sur la décision à rendre 

(ATF 135 II 286 consid. 5.1; 129 I 85 consid. 4.1; 129 II 497 consid. 2.2; 

127 I 54 consid. 2b et la jurisprudence citée). Le droit de consulter le 

dossier s'étend à toutes les pièces décisives pour l'issue de la cause et 

garantit que les parties puissent prendre connaissance des éléments 

fondant la décision et s'exprimer à leur sujet (ATF 129 I 85 consid. 4.1 p. 88 

et les références citées). La consultation des pièces non pertinentes peut a 

contrario être refusée (arrêt du Tribunal pénal fédéral 

RR.2009.237+RP.2009.32 du 6 août 2009, p. 3 et références citées). En 

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matière d'extradition, les art. 26 à 28 PA, applicables par renvoi de 

l’art. 80b EIMP (v. arrêt du Tribunal fédéral 1C_559/2011 du 7 mars 2012, 

consid. 2.1) prévoient notamment qu’une pièce non communiquée à une 

partie ne peut être utilisée à son désavantage que si l’autorité lui en a 

communiqué le contenu essentiel se rapportant à l’affaire et lui a donné 

l’occasion de s’exprimer. 

Pour le cas où une violation du droit d’être entendu devait être constatée, 

elle pourrait, en tout état de cause, être réparée dans le cadre de la 

procédure de recours, en tant que la Cour de céans dispose du même 

pouvoir d’examen que l’autorité précédente (art. 49 let. a PA, applicable par 

renvoi de l’art. 39 al. 2 let. b LOAP; TPF 2008 172 consid. 2.3; 2007 57 

consid. 3.2; ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en 

matière pénale, 3
e
 éd., Berne 2009, n° 486 et les arrêts cités). 

2.2 Bien que la description des faits contenue dans la demande d’extradition 

apparaisse comme suffisante en vue de l’octroi de l’extradition, les 

documents auxquels se réfère le recourant constituent des compléments 

d’information de nature à préciser la teneur de la demande initiale. De plus, 

le dispositif de la décision accordant l’extradition et délégant la poursuite se 

réfère aussi bien à la demande d’extradition qu’auxdits compléments. Tant 

l’OFJ que le MP-GE admettent que les pièces désignées par le recourant 

ne lui ont pas été transmises avant le prononcé de la décision du 14 janvier 

2013. Cela étant, le recourant ne démontre pas en quoi lesdites pièces ont 

été utilisées en sa défaveur, respectivement qu’elles ont été décisives pour 

l’issue de la cause. Par ailleurs, le recourant avait connaissance du 

contenu essentiel de ces pièces. En toute hypothèse, force est de 

constater que, pour le cas où une violation du droit d’être entendu devait 

être admise, elle aurait été guérie dans la présente procédure. 

2.3 Le grief lié à la violation du droit d’être entendu doit, partant, être rejeté. Il 

sera néanmoins tenu compte, cas échéant, dans le calcul des frais, du fait 

que les documents n’étaient mis que partiellement à la disposition du 

recourant au moment de la prise de décision.  

3. Dans un deuxième moyen, le recourant invoque la violation des principes 

de la proportionnalité et de la bonne foi, en tant qu’il existerait un risque 

que la durée de sa détention subie en Suisse entre le moment de son 

arrestation et la date de la demande d’extradition ne soit pas imputée sur la 

peine prononcée, le cas échéant, en France. 

3.1 Le principe de la bonne foi est le corollaire d’un principe plus général, celui 

de la confiance, lequel suppose que les rapports juridiques se fondent et 

- 9 - 

 

 

s’organisent sur une base de loyauté et sur le respect de la parole donnée 

(AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, Droit constitutionnel suisse, Vol. II, 2
e
 éd., 

Berne 2006, n° 1159). Ancré à l'art. 9 Cst. et valant pour l'ensemble de 

l'activité étatique, le principe de la bonne foi exige que l'administration et 

les administrés se comportent réciproquement de manière loyale. En 

particulier, l'administration doit s'abstenir de tout comportement propre à 

tromper l'administré et elle ne saurait tirer aucun avantage des 

conséquences d'une incorrection ou insuffisance de sa propre part (ATF 

124 II 265 consid. 4a). A certaines conditions, le citoyen peut ainsi exiger 

de l'autorité qu'elle se conforme aux promesses ou assurances précises 

qu'elle lui a faites et ne trompe pas la confiance qu'il a légitimement placée 

dans ces dernières (cf. ATF 128 II 112 consid. 10b/aa; 118 Ib 580 

consid. 5a). De la même façon, le droit à la protection de la bonne foi peut 

aussi être invoqué en présence, simplement, d'un comportement de 

l'administration susceptible d'éveiller chez l'administré une attente ou une 

espérance légitime (ATF 129 II 361 consid. 7.1; 126 II 377 consid. 3a et les 

références citées; 111 Ib 116 consid. 4). Entre autres conditions toutefois, 

l'administration doit être intervenue à l'égard de l'administré dans une 

situation concrète (ATF 125 I 267 consid. 4c) et celui-ci doit avoir pris, en 

se fondant sur les promesses ou le comportement de l'administration, des 

dispositions qu'il ne saurait modifier sans subir de préjudice (ATF 129 II 

361 consid. 7.1; 121 V 65 consid. 2a). 

Pour être conforme au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), 

une restriction d'un droit fondamental doit être apte à atteindre le but visé, 

lequel ne peut pas être obtenu par une mesure moins incisive; il faut en 

outre qu'il existe un rapport raisonnable entre les effets de la mesure sur la 

situation de la personne visée et le résultat escompté du point de vue de 

l'intérêt public (ATF 136 I 197 consid. 4.4.4; 134 I 214 consid. 5.7). 

Contrairement au domaine de la petite entraide, en matière d’extradition le 

principe de la proportionnalité ne joue qu’un rôle restreint; le fugitif doit être 

extradé ou non et la demi-mesure n’a pas sa place (v. ZIMMERMANN, op. 

cit., n° 717).  

Selon les principes de la bonne foi et de la confiance régissant les relations 

entre Etats (ATF 121 I 181 consid. 2c/aa; arrêt du Tribunal pénal fédéral 

RR.2007.80 du 18 septembre 2007, consid. 5.2), l'autorité requérante est 

tenue de respecter les engagements qu'elle a pris, de telle sorte qu'il n'y a 

pas de raison de douter que les promesses faites seront respectées 

ZIMMERMANN, Communication d’informations et de renseignements pour les 

besoins de l’entraide judiciaire en matière pénale: un paradigme perdu?, in 

PJA 1/2007 p. 62 ss, p. 63). 

- 10 - 

 

 

3.2 Dans sa lettre datée du 15 octobre 2012, le Ministère de la justice français 

a indiqué que, suite à un revirement de la jurisprudence de la Cour de 

Cassation, l’art. 716-4 du code de procédure pénale français devait 

désormais être interprété dans le sens où "en cas de remise, la détention 

préventive subie par [A.] au titre des poursuites diligentées à [son] encontre 

par les autorités suisses pour les mêmes faits que ceux ayant donné lieu à 

une demande d’extradition de la part des autorités françaises, pourra être 

imputée sur la peine qui sera éventuellement prononcée à [son] encontre 

en France" (act. 5.16). De plus, dans la lettre accompagnant la demande 

d’extradition, datée du 29 juin 2012, l’autorité française demande à ce que 

lui soit communiquée la durée de détention subie par A. au titre 

extraditionnel pour le cas où la demande d’extradition recevait une réponse 

favorable (act. 5.3). Le recourant n’apporte aucun élément permettant de 

penser que la France ne tiendra pas son engagement. Partant, il y a lieu de 

s’en tenir à la présomption selon laquelle, en vertu de la confiance qui régit 

les relations internationales, la France respectera son engagement 

d’imputer la détention préventive déjà subie en Suisse en cas de 

condamnation. Ainsi, l’extradition à la France ne porte pas atteinte aux 

principes de la bonne foi et de la proportionnalité. 

3.3 En tout état de cause, il y a lieu de souligner que la non imputation en 

France de la détention extraditionnelle subie en Suisse ne saurait être un 

obstacle à l’extradition, pour autant que la durée de la détention 

extraditionnelle ait été proportionnelle au regard de la peine requise en 

France (v. TPF 2008 56 consid. 3). En effet, à la différence de l’art. 14 

EIMP, une telle condition n’est pas prévue par les conventions applicables 

en l’espèce.  

3.4 Le grief doit être rejeté. 

4. Le recourant se plaint de la violation de l’art. 36 al. 1 EIMP. D’après lui, 

cette norme à caractère exceptionnel ne trouverait pas application en 

l’espèce en tant que ni le critère du meilleur reclassement social, ni les 

principes d’économie de la procédure et de bonne administration de la 

justice ne mèneraient à l’octroi de l’extradition. De plus, il invoque une 

violation du principe de célérité. En effet, dans la mesure où il reconnaît en 

substance les faits qui lui sont reprochés, il prétend qu’il sera jugé 

prochainement en Suisse. Une extradition aurait immanquablement pour 

effet de retarder son jugement. 

4.1 Aux termes de l'art. 7 ch. 1 CEExtr, la Partie requise pourra refuser 

d'extrader l'individu réclamé à raison d'une infraction qui, selon sa 

législation, a été commise en tout ou en partie sur son territoire ou en un 

- 11 - 

 

 

lieu assimilé à son territoire. Il s'agit ici d'une norme potestative qui permet 

à l'Etat requis de refuser l'extradition, sans toutefois l'en obliger (arrêt du 

Tribunal pénal fédéral RR.2009.309+RP.2009.45 du 16 mars 2010, 

consid. 9.2; ZIMMERMANN, op. cit., n° 567). Conformément à cette 

disposition, le droit suisse prévoit qu'en règle générale, l'extradition ne peut 

intervenir lorsque l'infraction poursuivie relève de la juridiction suisse 

(art. 35 al. 1 let. b EIMP). Dans ce cas, l'extradition n'est accordée 

qu'exceptionnellement, en raison de circonstances particulières, 

notamment pour assurer un meilleur reclassement social (art. 36 al. 1 

EIMP). A ce titre, le Tribunal fédéral a retenu que la condition du meilleur 

reclassement social est remplie lorsque l’on "ne voit pas en quoi les 

chances de reclassement seraient meilleures en Suisse [que dans l’Etat 

requérant]" (arrêt du Tribunal fédéral 1A.236/1994 du 27 décembre 1994, 

consid. 4c p. 9). De plus, d’après la jurisprudence, l’extradition peut 

également être accordée en vertu de l’art. 36 al. 1 EIMP pour des raisons 

d’économie de la procédure ou dans le but de juger ensemble les auteurs 

d’un même acte (ATF 117 Ib 210 consid. 3b; arrêts du Tribunal fédéral 

1A.318/1995 du 19 février 1996, consid. 4a; 1A.236/1994 du 27 décembre 

1994, consid. 4c p. 9; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2009.170 du 

29 juillet 2009, consid. 5.2). L'autorité d'exécution, chargée de décider si la 

compétence des autorités répressives suisses peut justifier le refus de 

l'extradition, dispose à cet égard d'une grande marge d'appréciation (arrêt 

du Tribunal fédéral 1A.233/2004 du 8 novembre 2004, consid. 3.1; arrêts 

du Tribunal pénal fédéral RR.2012.230 du 14 novembre 2012, consid. 2.2; 

RR.2007.72 du 29 mai 2007, consid. 5.2). 

Quant au principe de célérité, celui-ci est ancré à l’art. 17a al. 1 EIMP pour 

la procédure en matière d’extradition et à l’art. 5 CPP pour ce qui est de la 

poursuite nationale. 

4.2  

4.2.1 En l’espèce, s’agissant du critère du meilleur reclassement social, celui-ci 

vise l’objectif selon lequel la personne doit pouvoir purger sa peine dans 

l’Etat dans lequel ses chances de resocialisation sont les plus grandes. Le 

recourant admet lui-même que, une fois la condamnation prononcée, il 

sollicitera sans doute un transfèrement vers la France afin de purger sa 

peine. Le recourant réside en France chez ses parents, est de nationalité 

française et ne peut se prévaloir d’aucune perspective d’avenir en Suisse. 

L’extradition couplée à la délégation de la poursuite répond ainsi à 

l’exigence d’un meilleur reclassement social au sens de l’art. 36 al. 1 EIMP. 

Le recourant soutient qu’un jugement en Suisse, puis un transfèrement en 

vue de purger sa peine en France atteindrait l’objectif d’un meilleur 

- 12 - 

 

 

reclassement social. Néanmoins, il perd de vue qu’il sied de prendre en 

compte également d’autres critères, et notamment la nécessité d’éviter la 

conduite de procédures parallèles pouvant aboutir à des jugements 

contradictoires, contraire à la bonne administration de la justice. 

Ce dernier élément, tout comme le principe de l’économie de procédure, 

imposent que A. soit jugé dans le même Etat pour tous les faits et avec les 

autres personnes poursuivies pour le même complexe de faits. A ce titre, il 

sied de relever que A. erre lorsqu’il considère que le critère du centre de 

gravité, tel qu’il découle de l’art. 36 al. 1 EIMP, concerne l’infraction pour 

laquelle il est poursuivi en Suisse. En effet, l’ensemble des infractions pour 

lesquelles une procédure est ouverte dans l’Etat requis et dans l’Etat 

requérant contre la personne à extrader doivent être prises en compte pour 

la détermination du centre de gravité de la procédure. 

Or, dans le présent cas, l’extradition à la Suisse des quatre individus 

détenus en France n’est pas envisageable du fait de leur nationalité 

française, de la poursuite ouverte contre eux en France pour d’autres 

infractions encore et de la délégation, à la France, de la poursuite ouverte 

contre trois d’entre eux en Suisse, intervenue en date du 16 février 2012 

(act. 5.2). Ensuite, certains actes d’enquête, nécessaires à la procédure 

tant en Suisse qu’en France, ne peuvent être entrepris en l’état actuel. En 

effet, une confrontation entre A., détenu en Suisse, et les quatre individus 

détenus en France est impossible dans la mesure où A. ne peut être 

amené en France du fait de l’existence d’un mandat d’arrêt lancé contre lui, 

et que les seconds ne peuvent être amenés de force en Suisse dû à leur 

nationalité française. De plus, A. est poursuivi en Suisse pour les faits 

entourant le braquage de Z., ainsi que le vol de l’Audi A3. La procédure 

française porte quant à elle sur le braquage de Z. ainsi que sur des 

infractions non visées par la procédure suisse, à savoir le vol et la 

destruction de la BMW X5, le recel et la destruction de la BMW X3 ainsi 

que le vol de l’Audi S6. A noter enfin qu’un regroupement des procédures 

permettrait de favoriser l’exercice des droits des victimes, qui n’auraient 

pas à participer aux deux procédures conduites en parallèle. Il faut déduire 

de ce qui précède que le centre de gravité de la procédure pénale ouverte 

dans les deux Etats contre A. se situe en France et qu’un regroupement de 

procédures s’impose.  

L’extradition couplée à la délégation de la poursuite est ainsi conforme aux 

principes de l’économie de la procédure et de la bonne administration de la 

justice. 

- 13 - 

 

 

4.2.2 Concernant la prétendue violation du principe de célérité, il y a lieu de noter 

que toute forme d’entraide judiciaire internationale a pour conséquence un 

certain rallongement de la procédure. Néanmoins, pour les raisons 

évoquées ci-dessus (supra consid. 4.2.1), celui-ci se justifie en l’espèce 

tant au regard du critère du meilleur reclassement social que des principes 

de la bonne administration de la justice et de l’économie de procédure. 

4.3 L’OFJ n’a pas outrepassé son pouvoir d’appréciation en accordant 

l’extradition de A. pour les faits contenus dans la demande d’extradition et 

ses compléments. Le grief lié à la violation de l’art. 36 al. 1 EIMP doit ainsi 

être rejeté. 

5. Le recourant prétend que son extradition violerait les principes de 

l’interdiction de l’abus de droit et de la bonne foi en tant que les règles sur 

l’extradition seraient utilisées, par les deux Etats, aux fins de lui imposer 

une peine plus élevée que celle qu’il encourrait s’il était jugé en Suisse, 

donc de sélectionner l’Etat dans lequel il sera jugé. 

5.1 Contrairement à ce que semble soutenir le recourant, les règles portant sur 

l’extradition et la délégation de la poursuite visent précisément à 

sélectionner l’Etat chargé de poursuivre et juger. Le choix doit être effectué 

en fonction de critères comme le meilleur reclassement ou la bonne 

administration de la justice. Les différences entre les peines encourues 

dans les différents Etats ne sauraient, à elles seules, empêcher l’extradition 

qui, en l’espèce, se justifie au regard des critères établis tant par la loi que 

la jurisprudence (voir supra consid. 4). L’extradition du recourant ne 

constitue en rien un abus de droit ni une violation du principe de la bonne 

foi. 

5.2 Le grief doit ainsi être rejeté. 

6. Au regard des considérants qui précèdent, le recours doit être rejeté. 

7. Le recourant sollicite l’octroi de l’assistance judiciaire et la nomination de 

Me Jean-Marc Carnicé en qualité de défenseur d’office. 

7.1 La personne poursuivie peut se faire assister d’un mandataire; si elle ne 

peut ou ne veut y pourvoir et que la sauvegarde de ses intérêts l’exige, un 

mandataire d’office lui est désigné (art. 21 al. 1 EIMP). Après le dépôt du 

recours, la partie qui ne dispose pas de ressources suffisantes et dont les 

conclusions ne paraissent pas d’emblée vouées à l’échec est, à sa 

demande, dispensée par l’autorité de recours, son président ou le juge 

- 14 - 

 

 

instructeur de payer les frais de procédure (art. 65 al. 1 PA). L’autorité de 

recours, son président ou le juge instructeur attribue un avocat à cette 

partie si la sauvegarde de ses droits le requiert (art. 65 al. 2 PA). 

7.2 En l’espèce, le recourant ne fournit aucune pièce permettant d’établir sa 

situation. Néanmoins, son incarcération depuis plus de deux ans peut 

expliquer l’absence de pièces. De plus, les éléments portant sur sa 

situation personnelle présents au dossier laissent apparaître une effective 

difficulté financière. Quant aux conclusions, on rappellera qu’elles doivent 

être considérées comme vouées à l’échec lorsque les risques de perdre 

l’emportent nettement sur les chances de gagner, alors même qu’elles ne 

seraient pas manifestement mal fondées ou abusives (arrêts du Tribunal 

pénal fédéral RR.2007.176 du 11 décembre 2007, consid. 3; RR.2007.31 

du 21 mars 2007, consid. 3). Dans le cas présent, force est de constater 

que, même s’il n’est pas fait droit aux conclusions du recourant, lesquelles 

tendaient à l’annulation de la décision entreprise, il n’en demeure pas 

moins que sa démarche lui a permis d’accéder aux compléments à la 

demande d’extradition et exercer ainsi son droit d’être entendu (voir supra 

consid. 2). Il doit par conséquent être fait droit à la demande d’assistance 

judiciaire formulée par le recourant, et il sera renoncé au prélèvement d’un 

émolument judiciaire. Me Jean-Marc Carnicé est désigné en qualité de 

mandataire d’office de A. dans le cadre de la présente procédure. 

7.3 Lorsque l’avocat ne fait pas parvenir le décompte de ses prestations avec 

son unique ou sa dernière écriture, le montant des honoraires est fixé selon 

l’appréciation de la Cour (art. 12 al. 2 du règlement du Tribunal pénal 

fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure 

pénale fédérale du 31 août 2010 [RFPPF; RS 173.713.162]). Aucun 

décompte n’a en l’espèce été transmis à l’appui du recours. Vu l’ampleur et 

la difficulté de la cause, compte tenu de l’irrecevabilité manifeste de la 

partie du recours portant sur la décision de délégation de la poursuite, et 

dans les limites du RFPPF, une indemnité d’un montant de CHF 1'000.--, 

TVA incluse, paraît justifiée. Ladite indemnité sera acquittée par la caisse 

du Tribunal pénal fédéral, étant précisé que le recourant sera tenu de la 

rembourser s’il devait revenir à meilleure fortune (art. 65 al. 4 PA en lien 

avec l’art. 39 al. 2 let. b LOAP). 

 

- 15 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté dans la mesure de sa recevabilité. 

2. La demande d’assistance judiciaire est admise. 

3. Il est statué sans frais. 

4. Me Jean-Marc Carnicé est désigné en qualité de mandataire d’office de A. 

5. Une indemnité de CHF 1'000.-- (TVA comprise) est accordée à Me Jean-

Marc Carnicé pour la présente procédure. Elle sera acquittée par la caisse 

du Tribunal pénal fédéral, laquelle en demandera le remboursement au 

recourant s’il revient à meilleure fortune. 

Bellinzone, le 7 mai 2013 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Jean-Marc Carnicé, avocat 

- Office fédéral de la justice, Unité extraditions 

- Ministère public du canton de Genève 

 

Indication des voies de recours 

Le recours contre un arrêt en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 1 
et 2 let. b LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre un arrêt rendu en matière d’entraide pénale internationale que s’il 
a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission de 
renseignements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important 
(art. 84 al. 1 LTF). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de 
supposer que la procédure à l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres 
vices graves (art. 84 al. 2 LTF).