# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 61d36756-a90f-5356-b73b-ccaa2a3d39f2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-06-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 06.06.2016 PM/334/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_PM-334-2016_2016-06-06.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

PM/334/2016 AARP/252/2016

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 6 juin 2016 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à l'Établissement fermé de la Brenaz, chemin de Favra 12, 

1241 Puplinge, comparant par Me B______, avocate, ______, 

appelant, 

 

contre le jugement JTPM/310/2016 rendu le 3 mai 2016 par le Tribunal d'application des 

peines et des mesures, 

 

et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6b,  

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

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PM/334/2016 

EN FAIT : 

A.  Par acte du 13 mai 2016, A______ entreprend le jugement rendu le 3 mai 2016 par le 
Tribunal d'application des peines et des mesures (ci-après : TAPEM), dont les motifs 
lui ont été notifiés le 6 mai suivant, par lequel le tribunal de première instance lui a 
octroyé la libération conditionnelle mais avec effet au jour de son départ effectif de 
Suisse en Algérie. 

Il conclut principalement à l'octroi de la libération conditionnelle sans condition, 
subsidiairement à ce que cette mesure soit conditionnée à la règle de conduite lui 
imposant de quitter le territoire suisse et de ne plus y revenir. 

B.      Les faits pertinents pour l'issue de la procédure sont les suivants : 

a.a A______, né le ______ 1974, ressortissant algérien, a été condamné   par : 

·  le Ministère public le ___ septembre 2013, à une peine privative de liberté de 150 
jours, dont à déduire 2 jours de détention préventive, pour vol, dommages à la 
propriété et infractions à l'art. 115 al. 1 let. a et  b de la loi fédérale sur les étrangers, 
du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 142.20) ; 

·  la Chambre pénale d'appel et de révision (ci-après : CPAR) le 2 mars 2015, à une 
peine privative de liberté de 3 ans et 4 mois, dont à déduire 499 jours de détention 
préventive, pour brigandage, lésions corporelles graves, omission de prêter secours, 
vol, dommages à la propriété, violation de l'art. 57 al. 1 let. b de la loi fédérale sur le 
transport de voyageurs (LTV ; RS 745.1) et infraction à l'art. 115 al. 1 let. b LEtr. 

Il a été incarcéré le 20 octobre 2013 à la prison de Champ-Dollon puis transféré à 
l'Etablissement fermé de La Brenaz, où il demeure encore à ce jour. 
 
a.b Les deux tiers des peines que A______ exécute actuellement sont intervenus le 
16 avril 2016, tandis que leur fin est fixée au 17 juillet 2017. 
 
b. L'extrait du casier judiciaire mentionne que A______ a précédemment été 
condamné à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 30.- l'unité, assortie du 
sursis et d'un délai d'épreuve de deux ans, ainsi qu'à une amende de CHF 450.- pour 
infraction d'importance mineure (vol) [art. 172 ter du code pénal, du 21 décembre 
1937 (CP ; RS 311)]. Il n'a pas bénéficié à ce jour de libération conditionnelle. 
 
c.a Dans le formulaire de demande de libération conditionnelle, A______ a expliqué 
qu'il était en partenariat enregistré, père d'une fille âgée de 6 ans et au bénéfice d'une 
carte orange belge. A sa sortie de prison, il avait l'intention de partir en Belgique afin 
d'y rejoindre sa famille, récupérer ses papiers et exercer son travail de tôlier 
mécanicien peintre. Au besoin, un ami en France, son frère en Italie et d'autres en 
Irlande pouvaient l'aider à sa sortie de prison, à l'instar de sa compagne en Belgique.  

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c.b.a La direction de la prison de Champ-Dollon a émis un préavis favorable. Le 
comportement de A______ en détention était jugé correct hormis un incident le 17 
novembre 2013 l'ayant contrainte à le placer en cellule forte. Le détenu s'était 
également bien comporté lors de ses activités au travail. 
 
c.b.b La Brenaz a également préavisé favorablement la libération conditionnelle, le 
comportement de A______ avec le personnel, au travail et dans les lieux de vie 
commune étant jugé correct. 
 
c.b.c Le Service de l'application des peines et mesures (ci-après : SAPEM) conclut 
en revanche au refus de la libération conditionnelle, aux motifs que A______ n'avait 
ni projet concret en cas de sortie ni éléments démontrant un quelconque rattachement 
familial avec la Belgique, hormis ses seuls dires. Ainsi et comme le relevait la 
Commission d'évaluation de la dangerosité (ci-après : CED), il était à craindre que 
A______ fasse, faute de moyens de subsistance, usage de violence, le risque de 
récidive s'en trouvant établi. Au surplus, les regrets formulés par rapport à ses actes 
étaient dépourvus de sincérité. Dès lors, seul un pronostic défavorable pouvait être 
émis quant à un retour à la vie libre. 
 
c.b.d Faisant sien le préavis susmentionné, le Ministère public a saisi le TAPEM en 
vue du refus de la libération conditionnelle.  
 
d. A______ n'est au bénéfice d'aucune autorisation de séjour en Suisse. Il a présenté 
une demande d'asile le ___ mars 2013 et été attribué au canton d'Argovie. Le 
Secrétariat d'Etat aux migrations SEM (ci-après : SEM) n'est pas entré en matière sur 
cette demande, décision entrée en force le ___ septembre 2013. 
 
e. Le 19 avril 2016, le TAPEM a nommé Me B______ avocat d'office de A______ 
pour la procédure de libération conditionnelle. 
 
f. Interpellé en audience sur ses intentions, A______ a dit vouloir renoncer à ses 
projets en Belgique vu le refus affiché par le SAPEM et le Ministère public. Il avait 
donc contacté son frère en Italie qui était disposé à l'accueillir et à l'aider à trouver du 
travail, ainsi qu'en attestait un courrier du 25 avril 2016 versé à la procédure. Tous 
les trois ans, en Italie, il y avait une procédure de régularisation pour les sans-papiers. 
Il comptait bien profiter de cette mesure qui interviendra cette année le 15 septembre. 
S'il était régularisé, il pourrait toujours se rendre ultérieurement en Belgique. Il avait 
une sœur en Algérie, qu'il avait contactée pour qu'elle lui fasse parvenir copie de sa 
pièce d'identité au Tribunal pénal.   
 
Il regrettait sincèrement la commission de ses actes. Preuve en était qu'il avait 
envoyé deux lettres à la victime pour s'excuser. Il s'était aussi adressé au SAPEM 
pour témoigner de sa douleur partagée avec sa victime. Certes, il n'avait rien versé 

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pour son indemnisation car on ne lui avait rien demandé à cet égard. Il s'acquittait en 
revanche chaque mois CHF 50.- pour les frais de justice.  

 
C. a.a  Entendu par la CPAR, A______ a déclaré avoir pu, grâce à un laisser-passer qui 

lui avait été spécifiquement délivré, rendre visite à sa mère malade en Algérie en 
2011. Depuis, celle-ci était décédée. En Algérie, il n'avait plus que deux sœurs, dont 
l'une était malade et l'autre maman de quatre enfants. Il ne disposait sur place d'aucun 
moyen de subsistance. 

 
Ses deux frères étaient établis en Irlande et en Italie. Dans un premier temps, la 
solution passait par son frère établi dans ce dernier pays, car la mère de sa fille 
établie en Belgique ne pouvait prendre le risque de l'aider tant qu'il ne disposait pas 
de papiers. Son frère pouvait en revanche l'héberger et lui procurer du travail à 
______ où il résidait depuis 30 ans et où il disposait d'appuis.  
 
Certes, il était vrai, comme le faisait remarquer la CPAR, qu'il avait aussi une fille en 
Algérie ainsi que cela résultait du dossier. Il n'en avait pas parlé, car sa mère s'était 
remariée, de sorte qu'il n'avait plus aucun contact. Sa fille ne représentait plus rien 
pour lui.  
 
a.b Le conseil de A______ produit une note de frais et honoraires pour son activité 
déployée en appel qui se chiffre à quatre heures au tarif de chef d'étude, y compris la 
durée de l'audience estimée à une heure. Parmi l'activité décrite figurent notamment 
un entretien en prison (1h30), 30 minutes de vacation et une heure de préparation à 
l'audience, dont la durée effective a été d'une heure et demi.  
 
b. À l’issue des débats et après délibération, la CPAR a notifié à A______ le 
dispositif de sa décision qu'elle a brièvement motivée oralement. 
 

EN DROIT : 

1. 1.1 Selon l'arrêt 6B_158/2013 du Tribunal fédéral du 25 avril 2013, consid. 2.1, la 
procédure en libération conditionnelle n'est pas directement régie par le code de 
procédure pénale du 5 octobre 2007 (CPP ; RS 312.0), lequel pourrait tout au plus 
s’appliquer au titre de droit cantonal supplétif. La législation genevoise ne 
comportant ni disposition fixant la procédure, au-delà de l’attribution de compétence 
au TAPEM et à la CPAR (art. 3 let. za, 42 al. 2 et 41 de la loi d’application du code 
pénal suisse et d’autres lois fédérales en matière pénale, du 27 août 2009 [LaCP ; RS 
E 4 10]), ni renvoi exprès au CPP à titre de droit supplétif, les autorités judiciaires 
cantonales en sont en l’état réduites à faire œuvre de législateur, dans l’attente de son 
intervention. Pour assurer un minimum de sécurité juridique et par cohérence avec la 
procédure suivie jusqu'à présent, il convient d’appliquer par analogie les dispositions 

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du droit fédéral, plus particulièrement, à ce stade de la procédure, celles concernant 
l’appel. 

1.2 Interjeté dans le délai légal de 20 jours (art. 399 al. 3 CPP par analogie et arrêt 
6B_444/2011 du Tribunal fédéral du 20 octobre 2010, consid. 2.5), selon la forme 
prescrite (art. 400 al. 3 CPP par analogie) et devant l'autorité compétente (art. 42 al. 2 
LaCP), le recours est recevable. 

2. 2.1 A teneur de l’art. 86 al. 1 CP, l'autorité compétente libère conditionnellement le 
détenu qui a subi les deux tiers de sa peine, mais au moins trois mois de détention, si 
son comportement durant l’exécution de la peine ne s’y oppose pas et s’il n’y a pas 
lieu de craindre qu’il ne commette de nouveaux crimes ou de nouveaux délits. 

La libération conditionnelle constitue la règle, son refus l'exception, laquelle ne sera 
admise que pour de bonnes raisons (ATF 133 IV 201 consid. 2.2 p. 203, 124 IV 193 
consid. 3 et 4d p. 194 et 198). 

2.2 La doctrine précise que le détenu dispose d'une prétention, respectivement  
d'un droit à l'obtention de la libération conditionnelle (M. A. NIGGLI/ 
H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar, Strafrecht I, Bâle 2007, n. 5 ad art. 86 ; S. 
TRECHSEL, Schweizerisches Strafgesetzbuch : Praxiskommentar, Zurich 2008, n. 2 
ad art. 86).  

En ce qui concerne la possibilité d'émettre un pronostic favorable, celle-ci était déjà 
exigée par l'art. 38 ch. 1 al. 1 aCP, de sorte que la jurisprudence y relative conserve 
son actualité (arrêt du Tribunal fédéral 6B.72/2007 du 8 mai 2007 consid. 4.1). 

Dans ce contexte, doivent être notamment pris en considération les antécédents 
judiciaires du détenu, les caractéristiques de sa personnalité, son comportement par 
rapport à son acte, son comportement en détention, au travail ou en semi-liberté, les 
conditions futures dans lesquelles il est à prévoir que le condamné vivra, s'agissant 
en particulier de sa famille, de son travail, de son logement, ainsi que le genre de 
risque que fait courir une libération conditionnelle à autrui (ATF 124 IV 193  consid. 
3 et 4d p. 194 et 198 ; A. KUHN/ L. MOREILLON/B. VIREDAZ/ A. BISCHOFS-
KY, La nouvelle partie générale du Code pénal suisse, Berne, 2006, p. 361, S. 
TRECHSEL, op. cit., n. 8-9 ad art. 86). 

Un risque de récidive étant inhérent à toute libération, qu'elle soit conditionnelle ou 
définitive, pour déterminer si l'on peut courir ce risque, il faut non seulement prendre 
en considération le degré de probabilité qu'une nouvelle infraction soit commise, 
mais également l'importance du bien qui serait alors menacé (ATF 125 IV 113 
consid. 2a p. 116 et les arrêts cités). L’administration ou le juge établissent un 
pronostic quant au comportement futur de l’intéressé, sur la base certes de sa 
personnalité, mais aussi de son comportement en détention, de son appréciation a 
posteriori des faits pour lesquels il a été condamné et du risque de nouvelles 

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infractions (art. 86 al. 1 CP ; ATF 133 IV 201 consid. 2.3 p. 204). L’autorité 
compétente s’appuie sur les indications fournies par l’établissement de détention, les 
projets du détenu et les renseignements recueillis quant à son sort une fois libéré. Il 
s’agit donc d’anticiper autant que possible un comportement et des circonstances à 
venir dans une perspective prospective. 

2.3 La condition objective de l’octroi de la libération conditionnelle est réalisée 
depuis le 16 avril 2016. Le préavis positif de la direction des deux établissements 
pénitentiaires dans lesquels a séjourné le recourant constitue un élément favorable 
qui ne saurait à lui seul conduire à l’octroi d’une libération conditionnelle sans 
condition.  

Le risque que le recourant récidive à sa libération conditionnelle doit être qualifié de 
concret s'il reste en Suisse. Ses projets, qu'il a modifiés en cours de procédure, 
manquent de substance et rien ne prouve qu'il les mettra à exécution, alors même qu'il 
lui aurait été loisible de le faire précédemment. La référence à l'aide que pourrait lui 
apporter son frère en Italie est certes documentée, mais rien n'établit que son 
hébergement et l'emploi promis puissent se concrétiser. La promesse d'embauche, au 
demeurant assez vague, ne donne pas toutes les garanties voulues pas plus que la 
perspective d'une possible régularisation, dont il est douteux qu'elle s'adresse à des 
personnes venant tout juste de s'établir illégalement en Italie. Le pronostic quant à 
son comportement futur, défavorable, justifie le bien-fondé de la décision du premier 
juge qui a privilégié une approche pragmatique à une voie qui reste assez théorique. 

Le recourant n'est pas empêché de retourner en Algérie, ainsi qu'en atteste la 
délivrance récente d'un laisser-passer par les autorités compétentes. Même si ses 
sœurs auront des difficultés à lui assurer une aide à long terme, le recourant n'est pas 
pour autant démuni de tout moyen d'existence, comme il l'a prouvé en 2011 quand il 
a séjourné dans son pays natal pour y visiter sa mère. La volonté de dissimuler 
l'existence de sa fille en Algérie témoigne d'un choix de sa part de privilégier une 
prolongation de son séjour en Europe, même sans aucune autorisation y relative, 
plutôt que se plier à la solution raisonnable d'un retour en Algérie. 

Il lui appartient dès lors de collaborer avec les autorités compétentes pour faciliter les 
démarches dans le sens de la délivrance d'un laisser-passer. A défaut, sa libération 
conditionnelle ne pourra lui être accordée pour les motifs déjà développés.  

Au vu de ce qui précède, les conditions d'application de l'art. 86 al. 1 CP ne sont 
remplies que sous la condition expresse d'un retour en Algérie, de sorte que le 
jugement du TAPEM doit être confirmé. 

3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais de la procédure d'appel, qui 
comprennent un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 428 al. 1 CPP par 

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analogie et 14 al. 1 let. e du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale ; E 4 
10.03). 

4. 4.1 La législation prévue par le CPP en matière d''assistance juridique (art. 135 CPP) 
ne s'applique pas à la procédure après jugement, laquelle est soumise au principe 
général posé par l'art. 29 al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse 
du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101). Dans cette mesure, le TAPEM n'aurait pas dû 
désigner un avocat d'office sans procéder à l'examen des chances de succès du 
recours ni déterminer si la procédure revêtait un caractère de complexité requérant 
l'assistance d'un Conseil.  

Aux termes de la disposition applicable au cas d'espèce, toute personne qui ne 
dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse 
dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciaire gratuite. Il résulte 
clairement de ce texte que l'assistance judiciaire ne peut être accordée qu'à la 
condition que la démarche à entreprendre ne soit pas vouée à l'échec.  
 
Selon les critères déduits de l'art. 29 al. 3 Cst. par la jurisprudence au sujet de la 
condition de la nécessité de la désignation d'un conseil juridique au lésé, il est 
considéré en règle générale que la procédure pénale ne nécessite que des 
connaissances juridiques modestes pour la sauvegarde des droits du lésé (…). Un 
citoyen moyen devrait ainsi être en mesure de défendre lui-même ses intérêts de lésé 
dans une enquête pénale (ATF 123 I 145 consid. 2b/bb p. 147, repris dans le 
Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale (CPP) du 21 décembre 
2005, FF 2006 1160 ; ATF 116 Ia 459 consid. 4e p. 460). L'entrée en vigueur du CPP 
au 1er janvier 2011 n'a fondamentalement pas changé ces principes (arrêt du 
Tribunal fédéral 1B_26/2013 du 28 mai 2013 consid. 2.3). Dans l'appréciation de la 
nécessité d'une défense d'office, le Tribunal fédéral examine les intérêts en jeu, la 
complexité de la cause tant en fait qu'en droit, mais aussi les circonstances 
personnelles du demandeur, notamment son âge, sa situation sociale, sa formation, 
son état de santé, sa connaissance de la langue (ATF 123 I 145 consid. 2b/cc p. 147, 
arrêts du Tribunal fédéral 1B_26/2013 du 28 mai 2013 consid. 2.3 ; 1B_45/2012 du 8 
juin 2012 consid. 4.5). 
 
4.2 La nomination d'un avocat d'office par le TAPEM rend caduque toute discussion 
sur le besoin d'être assisté d'un avocat dans une cause relativement simple ou sur les 
chances de succès du recourant. Il y a dès lors lieu d'entrer en matière sur 
l'indemnisation du défenseur d'office désigné à cette fin. 
 

 4.3 En l'occurrence, la compétence de la CPAR a débuté avec la période qui a 
immédiatement suivi l'audience du TAPEM, le 3 mai 2016. Pour l'activité déployée 
en appel, l'état de frais produit par le défenseur d'office de A______ parait adéquat et 
conforme aux principes précités, sous réserve de la vacation réduite à CHF 50.-.  

 

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Aussi l'indemnité requise par le défenseur d'office pour la procédure de recours sera-
t-elle admise à hauteur de CHF 1'090.80, ce montant correspondant à quatre heures, 
y compris la durée de l'audience, au tarif de CHF 200.-/heure [CHF 800.-], plus la 
majoration forfaitaire de 20 % [CHF 160.-], la vacation rémunérée à CHF 50.- et la 
TVA au taux de 8 % [CHF 80.80].  
 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

Statuant sur le siège : 

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTPM/310/2016 rendu le 3 mai 2016 
par le Tribunal d'application des peines et des mesures dans la procédure PM/334/2016. 

Le rejette. 

Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, qui comprennent un émolument de 
CHF 400.-. 

     Statuant le 24 juin 2016 : 

Arrête à CHF 1'090.80, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, 
défenseur d'office de A______. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, à l'Établissement fermé de la Brenaz, au SAPEM et à 
l'OCPM. 

Siégeant : 

Monsieur Jacques DELIEUTRAZ, président ; Madame Valérie LAUBER, juge et Madame 
Carole BARBEY, juge suppléante ; Monsieur Adrien RAMELET, greffier-juriste. 

 

Le greffier-juriste : 

Adrien RAMELET 

 Le président : 

Jacques DELIEUTRAZ 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition 

complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en 

matière pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la 

procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 (LOAP; RS 173.71), le présent 

arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 39 al. 1 

LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

 

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PM/334/2016 ÉTAT DE FRAIS AARP/252/2016 

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière 
pénale (E 4 10.03). 

 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 0.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 180.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 50.00 

État de frais CHF 75.00 

Émolument de décision CHF 400.00 

Total des frais de la procédure d'appel :  CHF 705.00 

 
 

  

 
Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel