# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 52e9e137-5dbe-52f1-806f-e6d7a37bec79
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-07-16
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 16.07.2015 A1 15 50
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-15-50_2015-07-16.pdf

## Full Text

74 RVJ / ZWR 2016 

Emoluments et taxes - ATC (Cour de droit public) du 16 juillet 
2015 – A1 15 50 

Taxe de promotion touristique 

- Le but statutaire d’une société anonyme peut être légalement utilisé pour décider si 
celle-ci est une bénéficiaire potentielle d’un avantage individuel et pratique issu du 
tourisme et si elle doit, de ce chef, être assujettie à la taxe de promotion touristique 
(consid. 2 et 3). 

- La taxe d’espèce n’a pas un caractère confiscatoire (consid. 5). 

- Admissibilité d’une taxation en une fois pour plusieurs années (consid. 7). 

Tourismusförderungstaxe 

- Es darf auf den in den Statuten enthaltenen Zweck einer AG abgestellt werden, um 
darüber zu entscheiden, ob diese möglicherweise einen individuellen und prak-
tischen Nutzen aus dem Tourismus zieht und sie deshalb der Tourismusförderungs-
taxe unterliegt (E. 2 und 3). 

- Dieser Taxe kommt kein konfiskatorischer Charakter zu (E. 5). 

- Es ist zulässig, diese Taxe einmal für mehrere Jahre festzulegen (E. 7). 

 

Faits (résumé) 
 

A.  Le 30 juin 2014, le Conseil communal de C. a fait communiquer à 
U. SA trois bordereaux de taxe de promotion touristique fixant cette 
contribution à 1213 fr. 15 pour 2009, à 1215 fr. 15 pour 2010 et à 
1213 fr. 15 pour 2011. Ces sommes incluaient une taxe de base de 
1200 fr. et un montant complémentaire de 13 fr. 15 en 2009 et 2011, 
de 15 fr. en 2010. 

B.  Le Conseil d’Etat a rejeté le recours administratif de U. SA contre 
ces décisions. Il a rappelé que l’article 27 de la loi du 9 février 1996 
sur le tourisme (LTour ; RS/VS 935.1) habilitait les communes à 
percevoir une taxe de promotion touristique (al. 1) sur la base d’un 
règlement adopté par leur autorité législative et approuvé en Conseil 
d’Etat (al. 2), cette contribution devant, au surplus, respecter les prin-
cipes de modicité des taxes et de couverture des coûts (al. 3). Le 
règlement municipal devait délimiter le cercle des assujettis et arrêter 
les bases de calcul de la taxe selon l’avantage que les contribuables 
retiraient de l’activité touristique locale. L’article 29 alinéa 1 LTour était 
libellé « sont assujetties toute personne morale ainsi que toute per-
sonne physique ayant une activité lucrative indépendante et domici-

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liée en Valais, dans la mesure où l’activité qu’elles exercent a un lien 
avec le tourisme local. » L’article 30 LTour exigeait que le produit de 
la taxe de promotion touristique soit utilisé dans l’intérêt des assujettis.  

Or, l’Assemblée primaire de C. avait voté un règlement (RTPT) au 
sens des dispositions précitées de la LTour et le Conseil d’Etat lui 
avait accordé son approbation. L’article 2 alinéa 1 RTPT assujettissait 
à la taxe les bénéficiaires du tourisme, autrement dit les personnes 
morales et les personnes physiques de condition indépendante tirant, 
directement ou indirectement, profit du tourisme ; le profit direct était 
celui du contribuable vendant directement des biens ou des services à 
des touristes, tandis que le profit indirect avait sa source dans leur 
vente à une entreprise ou à un indépendant qui avait pour clients des 
touristes. L’article 2 alinéa 2 RTPT énonçait que l’activité accessoire 
était taxée de la même manière. L’article 5 alinéas 1, 2, 4 et 5 RTPT 
ventilait la taxe annuelle en une taxe de base, calculée en fonction du 
lien de l’assujetti avec le tourisme, et en un montant complémentaire 
qui prenait en considération la puissance économique de l’assujetti. 
La taxe de base était de 1200 fr. pour les agences immobilières, de 
même que pour les hôtels, pensions, logements de groupe, campings, 
agences de voyages, banques (art. 5 al. 2 RTPT) ; le montant complé-
mentaire représentait le 1 % du chiffre d’affaires annuel ou des 
recettes brutes (hors TVA) multiplié par un facteur tenant compte de la 
marge bénéficiaire habituelle de la branche (al. 4), ce facteur de 
marge était lui-même déterminé au vu de « chiffres publiés par l’Office 
fédéral de la statistique, sous le titre valeur ajoutée », soit un coeffi-
cient 213 pour les agences immobilières. 

Le but social de la recourante était l’acquisition, la vente, l’échange, la 
location, la construction, le financement, l’exploitation, la gérance 
d’immeubles ou de terrains, la participation à toutes opérations finan-
cières et à toutes transactions de nature à développer ce but. Ces 
activités avaient des liens directs ou indirects avec le tourisme et la 
recourante ne prétendait pas n’en avoir exercé aucune de 2009 à 
2011. De ce chef, U. SA était une agence immobilière dans l’accep-
tion de l’art. 5 RTPT. 

Juridiquement, la taxe de promotion touristique était supportée par un 
cercle déterminé de contribuables. Son rendement était destiné au 
financement de tâches spécifiques de la collectivité, tâches dont 
l’accomplissement avantageait les personnes appartenant à ce cercle. 

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Partant, la seule appartenance à ce dernier justifiait l’assujettissement 
à la taxe, indépendamment d’un gain réalisé par le contribuable en 
cause. La recourante ne pouvait donc être suivie quand elle deman-
dait à être libérée des contributions litigieuses en alléguant être une 
société immobilière sans bureau, ni employé, et dont la seule relation 
avec le tourisme était la mise en location d’un studio de 25 m

2
 qu’elle 

avait à A. 

C.  U. SA a formé un recours de droit administratif concluant à l’annu-
lation de ce prononcé, subsidiairement à une réduction à 60 fr. de 
chacune de taxes annuelles critiquées. Son recours a été rejeté.  

 

Considérants (extraits) 
(…) 

2.  Il a été récemment jugé, dans une cause assez analogue à la 
présente, que le but statutaire d’une société anonyme peut être léga-
lement utilisé pour décider si celle-ci est une bénéficiaire potentielle 
d’un avantage individuel et pratique issu du tourisme et si elle doit, de 
ce chef, être assujettie à la taxe de promotion touristique, solution qui 
n’implique pas que cette personne morale profite directement d’inves-
tissements touristiques de la commune créancière, du moment que 
ladite taxe est un impôt d’attribution des coûts, par quoi il faut enten-
dre une contribution visant à couvrir des dépenses publiques spécifi-
ques dont certains particuliers profitent plus que l’ensemble des 
contribuables. Si cette taxe est instituée, elle est due sans qu’il soit 
nécessaire d’individualiser un avantage que la dépense publique a 
procuré au contribuable lui-même. Dans ce contexte, un assujettisse-
ment tablant exclusivement sur le but social d’une personne morale 
est admissible, car si ce but consiste en affaires immobilières, on peut 
en inférer, logiquement et sans violer l’article 127 alinéa 2 de la 
Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101), que l’intéressée 
bénéficie, au minimum indirectement, des avantages liés au tourisme 
(arrêt du Tribunal fédéral 2C_150/2015 du 5 juin 2015 consid. 3.3 et 
3.4 ; cf. ACDP A1 14 241 du 9 janvier 2015).  

3.  Les griefs que la recourante avance sous ch. IV.1 de son mémoire 
(…) insistent sur l’absence de tout lien entre la location de son studio 
à un habitant de A. et le tourisme de cette station de la commune de 
C. Ces moyens sont inopérants : ils reviennent à soutenir que le but 

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social de U. SA ne doit aucunement influencer le sort du procès. Cette 
objection se heurte à ce qu’on vient de lire (consid. 2). 

(…) 

5.  U. SA se plaint de fortes disproportions entre les taxes de promo-
tion contestées et les chiffres d’affaires et les résultats nets de ses 
exercices annuels. Il s’ensuivrait que ces taxes ont un caractère 
confiscatoire inconciliable avec la garantie de la propriété (art. 26 al. 1 
Cst.). Selon la jurisprudence que la recourante cite à ce sujet, un 
pareil résultat ne peut être affirmé à la légère, surtout si le contri-
buable garde la faculté de reporter une contribution de droit public sur 
des tiers (arrêt du Tribunal fédéral 2C_579/2009 du 25 juin 2010 
consid. 6.3 ; ATF 126 II 126 consid. 10 bb). Ici, rien n’indique que le 
loyer du studio dont il s’agit ne pourrait être réévalué de façon à 
couvrir une portion de la taxe de promotion touristique arrêtée confor-
mément à l’article 5 RTPT. 

(…) 

7.  Enfin, la recourante s’étonne d’avoir été taxée en une fois pour 
trois ans, alors que l’article 10 alinéa 4 RTPT parle d’une taxation en 
règle générale annuelle. Ce texte est visiblement une prescription 
d’ordre dont l’éventuelle violation ne suffirait pas à entraîner l’annu-
lation du prononcé attaqué (cf. p. ex. arrêt du Tribunal fédéral 
4A_397/2014 du 17 décembre 2014 consid. 3.3.3).