# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c4bb3160-cc69-5662-bf7a-5c7feccf9edb
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-09-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 08.09.2021 C/13557/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-13557-2021_2021-09-08.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, par plis recommandés du 10 septembre 
2021. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/13557/2021 ACJC/1132/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2021 

 

Entre 

1) Monsieur A______ domicilié ______ [VD],  

2) Madame B______, domiciliée ______ [VD], 

recourants contre une ordonnance rendue par le Tribunal de première instance de ce 
canton le 13 août 2021, comparant par Me Christian FISCHER, avocat, avenue Juste-
Olivier 9, 1006 Lausanne, en l'Étude duquel ils font élection de domicile. 

 

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C/13557/2021 

EN FAIT 

A. Par requête du 13 juillet 2021, reçue par le Tribunal de première instance le 
15 juillet suivant, dirigée contre C______, domicilié en France, A______ et 
B______ ont requis le séquestre de tous avoirs, espèces, valeurs, objets, titres, 
créances, comptes, dépôts fiduciaires, effets de change, métaux précieux, dépôts, 
coffres et autres biens de quelque nature et en quelque monnaie qu'ils soient, dont 
le précité est propriétaire, titulaire ou ayant-droit économique, à concurrence de 
15'345'314 fr. 21 (contre-valeur de 14'140'540.19 EUR) en mains [des banques] 
D______ (SUISSE) SA, dont le siège est sis 1______ à E______ [GE], 
D______ PLC, LONDRES, succursale de E______, 1______ à E______, 
F______ SA, sise 2______ [BS], G______ (SWITZERLAND) SA, sise 
3______ [GE], et de H______ SA, sise 4______ [GE], sous suite de frais et 
dépens. 

Ils ont fait valoir que C______ était débiteur à leur égard d'un montant de 
15'345'314 fr. 21, résultant d'une reconnaissance de dette du 16 juillet 2020. Ils 
ont allégué que la dette était exigible. Se fondant sur des échanges de courriels 
électroniques intervenus entre I______ et B______, ils ont allégué que C______ 
est propriétaire de tableaux du peintre J______, qui seraient situés dans les locaux 
de la société H______ SA, et de certificats d'authentification desdits tableaux se 
trouvant dans un coffre-fort de la D______ (SUISSE) SA à E______.  

Ils ont allégué que "conformément à l'usage bancaire, il est certain que [C______] 
[était] titulaire d'un compte bancaire dans cet établissement". Par ailleurs, "dans la 
mesure où l'établissement bancaire D______ PLC, Londres, a une succursale à 
E______, à la l'adresse (sic) du siège de la D______ (Suisse) SA (…..) il [était] 
possible que le safe ou la relation bancaire soit géré par cette banque". 

Par ailleurs, "toujours lors des pourparlers concernant la vente de la villa 
K______, il était initialement prévu que ce soit la F______ SA qui octroie un prêt. 
(…..). Il était vraisemblable que les [époux] aient des relations bancaires avec cet 
établissement", ainsi qu'avec G______ (EUROPE), C______ ayant obtenu de cet 
établissement bancaire un prêt de 50'000'000 EUR. 

A______ et B______ ont produit les pièces suivantes : 

- une reconnaissance de dette du 16 juillet 2020; 

- un acte de vente d'un ensemble immobilier situé dans les L______ (France) 
conclu le 16 juillet 2020 entre A______ et B______ et la société M______; 

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C/13557/2021 

- un extrait du Registre foncier français relatif à un immeuble sis à N______ 
(France); 

- une sommation notifiée à C______ le 7 janvier 2021; 

- un courrier adressé par le précité à B______ le 16 avril 2021; 

- un courrier adressé par O______, notaire à P______ [France], aux époux 
A______/B______; 

- des échanges de courriels entre B______ et I______ du mois de mars 2017; 

- des extraits du Registre du commerce des cantons de Genève et Bâle-Ville; 

- une impression du site internet de [la banque] Q______ relatif à la conversion 
des devises. 

B.  a. Par ordonnance SQ/752/2021 du 13 août 2021, reçue par A______ et B______ 
le 16 août suivant, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure 
sommaire, a rejeté la requête de séquestre (ch. 1 du dispositif), et a mis les frais 
judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., compensés avec l'avance fournie, à la charge des 
précités (ch. 2 et 3). 

 Le Tribunal a considéré que A______ et B______ avaient rendu vraisemblable 
que la créance alléguée était exigible, C______ n'ayant pas honoré ses 
engagements et une sommation lui ayant été notifiée. Toutefois, A______ et 
B______ n'avaient pas rendu vraisemblable l'existence de biens appartenant au 
précité. Les échanges de courriels intervenus en mars 2017 entre I______, de la 
société R______, faisant état d'un planning de rendez-vous dans les locaux de 
H______ SA aux Ports Francs à Genève, pour voir les "tableaux" et auprès de 
D______ GENEVE pour voir les originaux des certificats, ne mentionnaient pas 
le nom de C______. Le Tribunal ignorait pour le surplus à quel titre I______ était 
intervenu dans lesdits échanges. L'existence des biens auprès de 
D______ (SUISSE) SA, de D______ PLC, LONDRES, succursale de E______ et 
de H______ SA n'avait ainsi pas été démontrée. De plus, aucune pièce ne rendait 
vraisemblable l'existence d'avoirs de C______ auprès de F______ SA. Enfin, 
l'acte de vente du 16 juillet 2020 mentionnait l'octroi d'un crédit octroyé à 
C______ par G______ (EUROPE), dont le siège est au Luxembourg, entité 
distincte de G______ (SWITZERLAND) SA. En tout état, l'octroi d'un crédit par 
un établissement ne présupposait pas l'existence d'avoirs du débiteur auprès de 
celui-là. 

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C/13557/2021 

 b. Par acte expédié le 26 août 2021 au greffe de la Cour de justice, A______ et 
B______ ont formé recours contre cette ordonnance, dont ils ont sollicité 
l'annulation. Ils ont conclu au prononcé du séquestre requis. 

Ils ont formé de nouveaux allégués et ont produit de nouvelles pièces (pièces n. 4 
à 6). 

c. Ils ont été avisés par plis du greffe du 6 septembre 2021 de ce que la cause était 
gardée à juger. 

C.  Les faits pertinents suivants résultent de la procédure de première instance : 

 a. Les 7 et 8 mars 2017, I______ et B______ ont échangé des courriels en lien 
avec une "Visite port franc". C______ était mis en copie de ces échanges, lesquels 
ne mentionnent que l'heure et le lieu du rendez-vous fixé, sans en préciser la date.  

b. Le 16 juillet 2020, A______ et B______, en qualité de prêteurs, d'une part, et 
C______ et M______, emprunteurs, d'autre part, ont signé, devant notaire, une 
reconnaissance de dette, portant sur une somme de 12'500'000 EUR. S______ 
s'est portée caution solidaire et la société SCI T______ caution hypothécaire et 
solidaire.  

 Les parties sont convenues de ce que la dette serait remboursée à raison de six 
tranches. 

 c. Le même jour, A______ et B______ ont conclu, devant notaire, un contrat de 
vente avec M______, pour un montant de 49'000'000 EUR, portant sur un 
ensemble immobilier sis dans les L______.  

 d. Le 7 janvier 2021, A______ et B______, par l'entremise d'un huissier judiciaire 
français, ont mis en demeure C______ et M______ de justifier de l'assurance des 
biens constituant la garantie et des inscriptions d'hypothèques, ainsi que de leur 
verser la somme de 13'200'000 EUR. 

 e. Par courriel adressé le 16 avril 2021 à B______, C______ a exposé avoir dû 
faire face, depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID, à d'importantes 
difficultés financières. Il a sollicité un échéancier de paiement, à raison de 5 
versements.   

EN DROIT 

1. 1.1. En matière de séquestre, la procédure sommaire est applicable (art. 251 let. a 
CPC). 

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C/13557/2021 

Contre une décision refusant un séquestre, qui est une décision finale en tant 
qu'elle met fin à l'instance d'un point de vue procédural, seul le recours est ouvert 
(art. 309 let. b ch. 6 et 319 let. a CPC; arrêt du Tribunal fédéral 5A_508/2012 du 
28 août 2012 consid. 3.2; HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., 2010, 
n. 1646), dont les griefs recevables sont la violation du droit et la constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC).  

1.2. Le recours, écrit et motivé, doit être formé dans un délai de dix jours à 
compter de la notification de la décision (art. 321 al. 1 et 2 CPC).  

Déposé selon la forme et le délai prescrits, le recours est recevable. 

1.3 Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). L'instance de recours examine 
les questions de droit avec le même pouvoir d'examen que l'instance précédente, y 
compris en ce qui concerne l'appréciation des preuves administrées (art. 157 CPC) 
et l'application du degré de preuve (cf. JEANDIN, in Commentaire romand, Code 
de procédure civile, 2ème éd. 2019, n. 2 ad art. 320 CPC; Message du Conseil 
fédéral du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse (CPC), FF 2006 
6841, p. 6984). 

1.4 La procédure de séquestre est soumise dans toutes ses phases à la maxime de 
disposition et à la maxime des débats (art. 58 al. 2 CPC; art. 255 CPC a 
contrario). 

1.5 Au stade de la requête et de l'ordonnance de séquestre, la procédure est 
unilatérale et le débiteur n'est pas entendu (art. 272 LP; ATF 133 III 589 
consid. 1; HOHL, op. cit., n. 1637 p. 299). 

1.6 Dans le cadre du recours contre l'ordonnance de refus de séquestre, la 
procédure conserve ce caractère unilatéral, car, pour assurer son efficacité, le 
séquestre doit être exécuté à l'improviste; partant, il n'y a pas lieu d'inviter 
S______ à présenter ses observations, ce qui ne constitue pas une violation de son 
droit d'être entendu (ATF 107 III 29 consid. 2 et 3; arrêts du Tribunal fédéral 
5A_344/2010 du 8 juin 2010 consid. 5, in RSPC 2010 p. 400, et 5A_279/2010 du 
24 juin 2010 consid. 4). 

L'art. 322 CPC est par conséquent inapplicable dans un tel cas. 

2.  2.1 Dans le cadre du recours, les conclusions, les allégations de faits et les preuves 
nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC). 

Constituent des faits notoires, qu'il n'est pas nécessaire d'alléguer ni de prouver, 
ceux dont l'existence est certaine au point d'emporter la conviction du juge; pour 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20589
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20III%2029
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_344/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_279/2010

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C/13557/2021 

être notoire, un renseignement doit pouvoir être contrôlé par des publications 
accessibles à chacun (ATF 135 III 88 consid. 4.1 et les références; arrêt du 
Tribunal fédéral 4A_645/2011 du 27 janvier 2012 consid. 3.4.2). Les faits qui 
peuvent être connus de tous et contrôlés par des moyens accessibles à chacun sont 
notoires (ATF 135 III 88 consid. 4.1 p. 89 relatif à l'art. 67 LP; ATF 134 III 224 
consid. 5.2 p. 233 relatif à la procédure civile genevoise). N'importe quel 
renseignement accessible à chacun n'est pas pour autant un fait notoire; lorsqu'une 
recherche est nécessaire, en particulier dans une bibliothèque, sur internet ou par 
l'interrogation de tiers, cette recherche incombe à la partie chargée du fardeau de 
la preuve et le fait qu'elle doit mettre en évidence n'est pas notoire (CORBOZ, in 
Commentaire de la LTF, 2ème éd. 2014, n. 13b ad art. 99 LTF; cf. aussi arrêt du 
Tribunal fédéral 4A_582/2016 du 6 juillet 2017 consid. 4.5). 

Par conséquent, les pièces n. 4 à 6, ainsi que les allégués de fait s'y rapportant sont 
irrecevables. Les pièces n.  7 à 9, soit des extraits du Registre du commerce, sont 
des faits notoires, recevables. 

3.  Les recourants font grief au Tribunal d'avoir considéré qu'ils n'avaient pas rendu 
vraisemblable l'exigibilité de leur créance et l'existence de biens du débiteur. 

3.1. Le créancier d'une dette échue et non garantie par gage peut requérir le 
séquestre des biens du débiteur qui se trouvent en Suisse, lorsque celui-ci n'habite 
pas en Suisse et qu'il n'y a pas d'autre cas de séquestre, pour autant que la créance 
ait un lien suffisant avec la Suisse ou qu'elle se fonde sur une reconnaissance de 
dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP (art. 271 al. 1 ch. 4 LP). 

En vertu de l'art. 272 al. 1 LP, le séquestre est autorisé par le juge du for de la 
poursuite ou par le juge du lieu où se trouvent les biens, à condition que le 
créancier rende vraisemblable : 1. que sa créance existe; 2. qu'on est en présence 
d'un cas de séquestre; 3. qu'il existe des biens appartenant au débiteur. 

3.2. Le séquestre est une mesure conservatoire urgente, qui a pour but d'éviter que 
le débiteur ne dispose de ses biens pour les soustraire à la poursuite pendante ou 
future de son créancier (ATF 133 III 589 consid. 1; 116 III 111 consid. 3a;  
107 III 33 consid. 2). Le juge du séquestre statue en procédure sommaire (art. 251 
let. a CPC), sans entendre préalablement le débiteur (ATF 133 III 589 consid. 1; 
107 III 29 consid. 2), en se basant sur la simple vraisemblance des faits (ATF  
138 III 232 consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_870/2010 du 15 mars 2011 
consid. 3.2; sur la simple vraisemblance en général, cf. ATF 130 III 321 
consid. 3.3) et après un examen sommaire du droit (ATF 138 III 232 
consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_508/2012 28 août 2012 consid. 3.1). 

Le séquestre est ordonné, entre autres exigences, si le créancier a rendu 
vraisemblable l'existence de biens appartenant au débiteur (art. 272 al. 1 ch. 3 LP). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20III%2088
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_645/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20III%2088
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20III%20224
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_582/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20589
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/116%20III%20111
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20III%2033
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20589
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20III%2029
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20232
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_870/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20321
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20232
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_508/2012

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C/13557/2021 

Afin d'éviter tout séquestre investigatoire, le requérant doit rendre vraisemblable 
le lieu où sont localisés les droits patrimoniaux à séquestrer ou du tiers débiteur ou 
détenteur (arrêt du Tribunal fédéral 5A_402/2008 du 15 décembre 2008 
consid. 3.1). Cette exigence s'applique également au séquestre de biens désignés 
par le genre seulement (ATF 107 III 33 consid. 5; 100 III 25 consid. 1a; arrêt du 
Tribunal fédéral 7B.130/2001 du 4 juillet 2001 consid. 1). 

Les créances sont désignées par l'indication du nom et de l'adresse du créancier 
(qui est le débiteur séquestré) ou du tiers débiteur (souvent une banque) et par des 
renseignements plausibles sur leurs relations (STOFFEL/CHABLOZ, in Commentaire 
romand de la LP, 2005, n. 24 ad art. 272 LP). 

L'indication d'une relation bancaire avec un institut déterminé peut suffire, mais 
l'existence de cette relation bancaire doit être rendue vraisemblable 
(STOFFEL/CHABLOZ, Voies d'exécution, Poursuite pour dettes, exécution de 
jugements et faillite en droit suisse, 3ème éd. N. 46, p. 255; JEANDIN/LEMBO, Le 
séquestre civil et la localisation des avoirs bancaires, in Journée 2006 de droit 
bancaire et financier, p. 21 ss, p. 46; STOFFEL/CHABLOZ, in Commentaire romand 
de la LP, 2005, n. 23 ad art. 272 LP). 

S'agissant d'avoirs bancaires, le créancier doit indiquer la banque dépositaire (arrêt 
du Tribunal fédéral 5A_307/2012 consid. 3.3). 

Lorsqu'il s'agit de séquestrer une créance, le lieu de situation de celle-ci se trouve 
au domicile du créancier. Si le débiteur séquestré, titulaire de la créance, est 
domicilié à l'étranger, la créance est réputée être située au domicile ou à 
l'établissement du tiers débiteur domicilié en Suisse (STOFFEL/CHABLOZ, Voies 
d'exécution, op. cit.,. n. 78, p. 261). 

Pour admettre la simple vraisemblance des faits, il suffit que, se fondant sur des 
éléments objectifs, le juge ait l'impression que les faits pertinents se sont produits, 
mais sans qu'il doive exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient déroulés 
autrement (ATF 132 III 715 consid. 3.1; 130 III 321 consid. 3.3; arrêts du 
Tribunal fédéral 5A_877/2011 du 5 mars 2012 consid. 2.1; 5A_870/2010 du 
15 mars 2011 consid. 3.2). 

En relation avec la vraisemblance de l'existence d'une créance, le Tribunal fédéral 
a eu l'occasion de relever que si les conditions posées au degré de vraisemblance 
ne doivent pas être trop élevées, un début de preuve doit cependant exister. 
Le créancier séquestrant doit alléguer les faits et, pratiquement, produire une pièce 
ou un ensemble de pièces qui permettent au juge du séquestre d'acquérir, sur le 
plan de la simple vraisemblance, la conviction que la prétention existe pour le 
montant énoncé et qu'elle est exigible (arrêt du Tribunal fédéral 5A_877/2011 du 
5 mars 2012 consid. 2.1). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_402/2008
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20III%2033
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/100%20III%2025
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/7B.130/2001
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_307/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20715
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20321
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_877/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_870/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_877/2011

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3.3 En l'espèce, les recourants soutiennent avoir rendu vraisemblable que 
C______ serit propriétaire de tableaux du peintre J______, qui seraient situés dans 
les locaux de la société H______ SA, et de certificats d'authentification desdits 
tableaux se trouvant dans un coffre-fort de la D______ (SUISSE) SA à E______, 
par la production d'un échange de courriels intervenus en mars 2017. Ce grief ne 
résiste pas à l'examen. En effet, et comme l'a considéré à bon droit le Tribunal, cet 
échange a eu lieu entre I______, de la société R______, et la recourante, sans 
qu'aucune indication n'ait été fournie sur le rôle et le but du précité. Par ailleurs, le 
nom de C______ ne figure pas dans ces courriers électroniques, même si ce 
dernier a reçu copie de ces courriers électroniques. De plus, ces pièces ne font état 
que de l'heure et d'un lieu de rendez-vous, sans autre indication. En outre, les 
recourants ont allégué qu'une experte aurait été présente lors de la réunion aux 
Ports Francs, pour examiner les tableaux. Cette allégation n'est corroborée par 
aucun document. Ils n'ont d'ailleurs pas mentionné le nom de ladite experte.  

Ainsi, les pièces produites ne rendent pas vraisemblable la propriété de C______ 
des tableaux, ni le lieu de situation de ceux-ci. 

Les recourants font ensuite valoir que C______ serait titulaire d'un compte 
bancaire auprès de D______ (SUISSE) SA, "conformément à l'usage bancaire". 
Ils n'apportent toutefois aucun indice de l'existence d'une telle relation bancaire. 
Les recourants allèguent également que "dans la mesure où l'établissement 
bancaire D______ PLC, Londres, a une succursale à E______, à l'adresse du siège 
de la D______ (Suisse) SA (…..) il [était] possible que le safe ou la relation 
bancaire soit géré par cette banque". A nouveau, les recourants ne font que des 
suppositions, lesquelles ne sont étayées par aucune pièce.  

Les recourants allèguent pour le surplus que " lors des pourparlers concernant la 
vente de la villa K______, il était initialement prévu que ce soit la F______ SA 
qui octroie un prêt. (…..). Il était vraisemblable que les [époux] aient des relations 
bancaires avec cet établissement", ainsi qu'avec G______ (EUROPE), C______ 
ayant obtenu de cet établissement bancaire un prêt de 50'000'000 EUR. Derechef, 
les recourants émettent une hypothèse, laquelle n'est corroborée par aucun 
élément tangible. Il sera en outre relevé que G______ (EUROPE) a son siège au 
Luxembourg et qu'il s'agit d'une société distincte de G______ (SWITZERLAND) 
SA. Ainsi, même à retenir – ce que la Cour ne fera pas – que le précité aurait un 
compte auprès de G______ (EUROPE), cela ne rendrait pas vraisemblable 
l'existence d'un compte auprès de G______ (SWITZERLAND) SA, en Suisse.  

Comme l'a retenu à bon droit le premier juge, l'octroi d'un crédit par un 
établissement ne présuppose pas l'existence d'avoirs du débiteur auprès de ce 
dernier. 

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C/13557/2021 

Par conséquent, les recourants ont échoué à rendre vraisemblable l'existence de 
biens de C______, de sorte que l'une des conditions du prononcé du séquestre fait 
défaut. 

3.4 Le recours, infondé, sera dès lors rejeté.  

Compte tenu de ce qui précède, il n'est pas nécessaire d'examiner les griefs des 
recourants en lien avec l'exigibilité de la créance. 

4.  Les frais judiciaires du recours seront arrêtés à 3'000 fr. (art. 48 et 61 al. 1 OELP) 
et mis à la charge des recourants qui succombent, solidairement entre eux 
(art. 106 al. 1 CPC). Ils seront entièrement compensés avec l'avance de frais, d'un 
montant correspondant, fournie par eux, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève 
(art. 111 al. 1 CPC). 

Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens. 

* * * * * 

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C/13557/2021 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 26 août 2021 par A______ et B______ contre 
l'ordonnance de refus de séquestre SQ/752/2021 rendu le 13 août 2021 par le Tribunal 
de première instance dans la cause C/13557/2021-24 SQP. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ et B______ de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 3'000 fr., compensés avec l'avance de frais 
fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______ et B______, 
solidairement entre eux. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN, Madame  
Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Laura SESSA, greffière. 

 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Laura SESSA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.