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**Case Identifier:** 6d3761da-76a2-5d75-a741-36085570fc19
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-02-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 14.02.2014 A/1717/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1717-2013_2014-02-14.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1717/2013-EXPLOI  ATA/90/2014  

 

 COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 14 février 2014 

sur effet suspensif 

 

dans la cause 

 

E______ S.A.  

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'INSPECTION ET DES RELATIONS DU TRAVAIL 
 

- 2/4 - 

A/1717/2013 

 Vu la décision du 15 mai 2013 de l’office cantonal de l'inspection et des relations du 
travail (ci-après : OCIRT) refusant de délivrer pendant deux ans à l’entreprise E______ 
S.A. (ci-après : E______) les attestations permettant de soumissionner pour des marchés 
publics ; 

 que ladite décision mentionne qu’un recours n’a pas d’effet suspensif ; 

 qu’elle est motivée par le constat d’infractions aux usages relatifs à la tenue du 
registre des heures, au salaire minimal et à la tenue de dispositions contractuelles 
concernant un employé, ainsi qu’à la couverture d’assurance perte de gain en cas de 
maladie ;   

 vu le recours formé le 29 mai 2013 par E______ auprès de la chambre administrative 
de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision 
susmentionnée concluant en substance à son annulation, soutenant n’avoir pas commis 
d’infraction et ne pas refuser de collaborer mais être victime des manquements de l’OCIRT 
qui n’avait pas répondu clairement à ses questions ni tenu compte des caractéristiques de 
son activité qui pouvaient impliquer une adaptation des règles applicables ordinairement ;  

 qu’elle relevait que d’autres entreprises exerçant une activité similaire n’avaient pas 
été sanctionnées alors qu’elles ne respectaient pas les usages professionnels ; 

 vu les échanges d’écritures intervenues jusqu’en décembre 2013 ;  

 vu la demande de restitution de l’effet suspensif au recours formulée par E______ le 
8 janvier 2014, au motif que tant que le litige n’était pas tranché, la sanction ne devait pas 
s’appliquer alors que tel était bien le cas puisqu’elle avait appris qu’elle figurait sur une 
liste noire de l’OCIRT ;  

 vu la détermination du 20 janvier 2014 de l’OCIRT sur la demande de restitution de 
l’effet suspensif, concluant au rejet de celle-ci, E______ ne faisant valoir aucun argument 
qui justifierait d’y faire droit ;  

Considérant :  

 que selon l’art. 66 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 (LPA - E 5 10), le recours a effet suspensif, à moins que l’autorité qui a pris la 
décision attaquée n’ait ordonné son exécution nonobstant recours ; 

 qu’à teneur de l’art. 21 al. 1 LPA, l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des 
mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés ; 

 qu’il est conforme à l’institution de l’effet suspensif que celui-ci paralyse ou 
empêche l’exécution d’une décision sujette à un recours jusqu’à droit jugé au fond de la 
cause ; 

- 3/4 - 

A/1717/2013 

 qu’une ordonnance d’effet suspensif ne peut avoir pour objet une décision négative 
(ATA/431/2011 du 30 juin 2011) ; 

 que dans un tel cas, la voie à suivre est celle des mesures provisionnelles (ATF 117 
V 185) ; 

 que de telles mesures ne son légitimes que si elles s’avèrent nécessaires au maintien 
de l’état de fait ou à la sauvegarde d’intérêts compromis ; 

 qu’elles ne sauraient, en principe, anticiper le jugement définitif ni équivaloir à 
rendre d’emblée illusoire la procédure au fond (ATA/431/2011 déjà cité) ; 

 qu’en l’espèce, la demande de restitution d’effet suspensif, à l’appui de laquelle 
aucune motivation spécifique n’est formulée, se confond avec les conclusions au fond 
puisque son admission équivaudrait à mettre fin au refus de délivrer des attestations 
permettant à E______ de soumissionner pour des marchés publics ; 

 qu’au vu de ce qui précède, la demande sera rejetée dans le mesure où elle est 
recevable ;  

 que le sort des frais sera réservé jusqu’à droit jugé au fond ; 

 vu l’art. 7 du règlement de la chambre administrative du 21 décembre 2010 ;  

 vu l’art. 66 al. 2 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 ;  
 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

refuse de restituer l’effet suspensif au recours ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de 
droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 
preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique la présente décision, en copie, à E______ S.A. ainsi qu'à l’office cantonal de 
l'inspection et des relations du travail. 

 

- 4/4 - 

A/1717/2013 

 Le président : 
 
 

Ph. Thélin 

 

 
 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 

 la greffière :