# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a6325eee-98f9-5d2d-a932-7d72c65198c4
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-20
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 20.10.2025 101 2025 180
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2025-180_2025-10-20.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2025 180

Arrêt du 20 octobre 2025

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Laurent Schneuwly

Alessia Chocomeli
Greffière : Emilie Dafflon

Parties A.________, défendeur et appelant, représenté par Me Alex 
Wagner, avocat

contre

B.________, requérante et intimée, représentée par Me Danièle 
Mooser, avocate

Objet Modification de mesures provisionnelles de divorce – pensions en 
faveur des enfants mineurs et de l’épouse

Appel du 23 mai 2025 contre la décision du Président du Tribunal civil 
de l'arrondissement de la Veveyse du 14 avril 2025

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considérant en fait

A. A.________ et B.________ sont mariés depuis 2014 ; ils ont deux enfants, soit C.________ 
née en 2016 et D.________ né en 2018.

Depuis 2023, une procédure de divorce les oppose devant le Tribunal civil de l’arrondissement de 
la Veveyse.

Dans ce cadre, le Président du tribunal a été amené à rendre à deux reprises des décisions de 
mesures provisionnelles, la première fois le 7 août 2023, où une garde alternée a notamment été 
ordonnée. Cette décision a été contestée par le mari devant la Cour de céans s’agissant de 
l’attribution du domicile conjugal à son épouse, et les pensions pour C.________ et D.________ 
mises à sa charge. Par arrêt du 21 mars 2024, la Cour a réduit lesdites contributions à CHF 85.- 
pour l’ainée et à CHF 130.- pour le cadet, chaque parent assumant les frais courants des enfants 
lorsqu’ils se trouvent chez lui et B.________ supportant les primes d’assurance-maladie, les frais 
médicaux et les frais de garde (101 2023 302).

Le 18 novembre 2024, la mère a requis que les modalités de la garde alternée soient revues ; elle 
a aussi demandé que les pensions des enfants soient augmentées, et qu’une contribution d’entretien 
lui soit accordée dès le 1er mars 2024, ce qui n’était jusqu’alors pas le cas. Cette requête a été 
tranchée le 14 avril 2025 : les enfants passent désormais un week-end sur deux chez chacun de 
leurs parents du vendredi soir au lundi matin, et sont chez leur mère du lundi matin au mardi matin 
et du jeudi matin au vendredi matin, et chez leur père du mardi matin au jeudi matin, les vacances 
étant partagées. Une curatelle de surveillance des relations personnelles a été ordonnée. S’agissant 
des pensions, d’une part, une contribution de CHF 90.- par mois a été accordée à B.________ à 
compter du 1er mars 2024. D’autre part, celles de C.________ et D.________ ont été modifiées 
comme suit :

« 5. Chaque partie supportera les frais courants des enfants lorsqu’ils se trouvent chez elle.

B.________ assumera les primes d’assurance-maladie, les frais médicaux et les frais de garde des 
enfants.

A.________ contribuera à l’entretien de ses deux enfants par le versement des pensions 
alimentaires suivantes :

- du 1er mars au 30 septembre 2024 : CHF 265.- pour C.________ et CHF 255.- pour D.________ 
;

- du 1er octobre au 31 décembre 2024 : CHF 495.- pour C.________ et CHF 484.- pour 
D.________ ;

- du 1er janvier au 31 mars 2025 : CHF 390.- pour C.________ et CHF 379.- pour D.________ ;

- du 1er avril au 30 novembre 2025 : CHF 436.- pour C.________ et CHF 423.- pour D.________ 
;

- dès le 1er décembre 2025 : CHF 436.- pour C.________ et CHF 423.- pour D.________ si 
B.________ conserve son emploi actuel ou CHF 390.- pour C.________ et CHF 379.- pour 
D.________ si elle bénéficie à nouveau d’indemnités de l’assurance chômage. »

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B. A.________ a déposé un appel le 23 mai 2025, concluant à ce que la contribution d’entretien 
de l’épouse soit supprimée et celles des enfants réduites comme suit :

• « du 1er mars au 30 septembre 2024, CHF 200.- arrondi pour C.________ et CHF 208.- pour 
D.________ ;

• du 1er octobre au 31 décembre 2024, CHF 65.- et CHF 75.- respectivement pour C.________ 
et D.________ ;

• du 1er janvier au 31 mars 2025 : CHF 57.- et CHF 68.- pour C.________ et D.________ en 
mains de leur père ;

• Période suivante : CHF 100.- et CHF 130.- respectivement pour C.________ et 
D.________. »

B.________ a conclu au rejet de l’appel dans sa réponse du 11 juillet 2025.

A.________ a répliqué le 25 juillet 2025.

Le 6 octobre 2025, le Président de la Cour a déclaré la requête d’effet suspensif de A.________ 
irrecevable. Il a rejeté la requête d’assistance judiciaire de B.________.

en droit

1.

1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions de première instance sur les mesures 
provisionnelles, pour autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions soit de CHF 10'000.- au moins (art. 308 al. 1 let. b et al. 2 CPC). Le délai d'appel 
s’agissant des mesures provisionnelles du droit de la famille est désormais de 30 jours (art. 314 al. 
2 CPC).

En l'espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l’appelant le 23 avril 2025. Déposé 
le 23 mai 2025, l’appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de plus, dûment 
motivé et doté de conclusions.

B.________ sollicitait en première instance une pension pour elle-même de CHF 157.- du 1er  mars 
2024 au 30 septembre 2024, puis de CHF 381.- ; l’appelante avait conclu au maintien de la situation 
qui prévalait alors, soit l’absence de pension pour l’épouse. S’agissant des contributions des enfants, 
B.________ avait requis que celle de C.________ soit augmentée de CHF 85.- à CHF 310.- 
du 1er mars 2024 au 30 septembre 2024, puis à CHF 598.- ; quant à la contribution d’entretien de 
D.________, B.________ avait conclu qu’elle passe de CHF 130.- à CHF 295.- du 1er mars 2024 au 
30 septembre 2024, puis à CHF 595.-. La valeur litigieuse de CHF 10'000.- est manifestement 
atteinte.

Il s’ensuit la recevabilité de l’appel. 

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures provisionnelles 
requises dans le cadre d'un divorce (art. 271, 276 al. 1 et 286 al. 3 CPC), le tribunal établissant 
toutefois les faits d'office (maxime inquisitoire, art. 272 et 296 al. 1 CPC) et, s’agissant des questions 

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concernant les enfants mineurs, n’étant pas lié par les conclusions des parties (maxime d’office, 
art. 296 al. 3 CPC). La question de la contribution d’entretien entre époux est quant à elle régie par 
le principe de disposition (art. 58 al. 1 CPC).

1.3. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit en 
principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon l’art. 317 al. 1bis CPC dans sa teneur au 1er janvier 2025, lorsqu’elle doit examiner les 
faits d’office, l’instance d’appel admet des faits et moyens de preuve nouveaux jusqu’aux 
délibérations. 

Il en résulte que l’ensemble des faits et moyens de preuves nouveaux invoqués en appel sont 
recevables. 

1.5. Selon l'art. 316 al. 1 CPC, la Cour d'appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l'espèce, vu l'objet de l'appel et le fait que toutes les informations utiles à son traitement figurent 
au dossier, il n'est pas nécessaire d'assigner les parties à une audience. 

1.6. Vu les conclusions litigieuses en appel et la durée des mesures provisionnelles jusqu’à 
l’entrée en force prévisible du jugement de divorce, la valeur litigieuse pour un recours en matière 
civile au Tribunal fédéral paraît dépasser CHF 30'000.- (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF). 

2.

Une fois que des mesures protectrices de l'union conjugale ou des mesures provisionnelles dans la 
procédure en divorce ont été ordonnées, elles ne peuvent être modifiées qu'aux conditions de l'art. 
179 CC (applicable directement pour les premières, par renvoi de l'art. 276 al. 1 CC pour les 
secondes ; arrêt TF 5A_883/2011 du 20 mars 2012 consid. 2.4). Il faut dès lors qu’elles se révèlent 
injustifiées, ou que les circonstances aient changé de manière significative et non temporaire depuis 
le précédent prononcé (fait nouveau, important et durable). Une modification peut également être 
demandée si la décision de mesures provisoires s'est révélée par la suite injustifiée parce que le 
juge appelé à statuer n'a pas eu connaissance de faits importants (arrêt TF 5A_287/2013 du 5 août 
2013 consid. 2). La procédure de modification n'a pas pour but de corriger le premier jugement, mais 
de l'adapter aux circonstances nouvelles. Le moment déterminant pour apprécier si celles-ci se sont 
produites est la date du dépôt de la demande de modification (ATF 137 III 604 consid. 4.1.1). 

En l’espèce, le Président du tribunal a retenu que B.________ invoquait une dégradation de la 
communication avec son mari ; le premier juge a dès lors estimé que les modalités de la garde 
alternée prévues dans sa décision du 7 août 2023 devaient être revues, mais non significativement 
dans l’attente du rapport du Service de l’enfance et de la jeunesse (SEJ). Il a ainsi refusé les 
modalités proposées par la mère le 18 novembre 2024, mais a apporté des modifications mineures 
qui tendaient à éviter aux enfants « les moments source de critiques et de conflit entre leurs 
parents » : les échanges sont en effet très tendus, chaque parent rejetant évidemment la faute sur 
l’autre. Pour l’essentiel, les enfants restent désormais chez le parent gardien du vendredi 17h30 au 
lundi matin au lieu du dimanche soir. Cette modification n’a pas incité le Président du tribunal à 
modifier les pensions des enfants.

En revanche, le premier juge a retenu que B.________ avait perdu son emploi au 29 février 2024 et 
se trouvait au chômage jusqu’au 24 mars 2025, soit durant plus d’une année. Son salaire était de 
CHF 6'343.- (cf. arrêt du 21 mars 2024 consid. 4.2 p. 11) ; dans la décision querellée, son revenu 

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au chômage a été arrêté à CHF 5'492.- (p. 14), soit une diminution de 13.4%. Depuis le 
1er avril 2025, elle gagne CHF 5'210.- en moyenne (p. 20). Le Président du tribunal a par ailleurs 
relevé que A.________ vit en concubinage et a baissé son taux d’activité à 90%. Son salaire de 
CHF 6'681.- et ses charges de CHF 4'173.- sont passés à CHF 6'250.- pour le premier depuis 
le 1er janvier 2025 et à CHF 3'310.- pour les secondes depuis octobre 2024 (concubinage), 
respectivement à CHF 3'408.- dès le 1er janvier 2025 (arrêt précité consid. 4.2 et décision querellée 
p. 14, 18 et 19).

En appel, aucune des parties ne conteste l’existence d’un motif de modification, à raison, la 
jurisprudence considérant qu'une période de chômage supérieure à quatre mois ne pouvant plus 
être considérée comme étant de courte durée (arrêt TF 5A_217/2009 du 30 octobre 2009 consid. 
3.2). 

Le Président du tribunal a fixé le dies a quo de la modification des pensions au 1er mars 2024, 
nonobstant le fait que la requête de modification des mesures provisionnelles a été déposée par 
l’épouse le 18 novembre 2024. Là encore, personne ne critique en appel cette entorse à la 
jurisprudence (not. arrêt TF 5A_505/2021 du 29 août 2022 consid. 6.2.4 et les références citées).

3.

3.1. Si le principe d'une modification est admis, il faut recalculer la contribution en tenant compte 
de l'évolution de toute la situation financière, c'est-à-dire de toutes les charges, y compris celles qui 
ne sont pas nouvelles (ATF 138 III 289 consid. 11.1.1).

3.2. Le premier grief de A.________ porte sur un montant de CHF 400.- inclus dans les charges 
de sa femme (amortissement par une assurance-vie liée 3a E.________). L’appelant soutient qu’une 
charge similaire doit être incluse dans ses propres charges, se référant à l’arrêt de la Cour de céans 
du 21 mars 2024. 

Il est exact que, dans cet arrêt (consid. 3.3), la Cour relevait que A.________ était lui aussi lié par 
un contrat de même type à E.________, et qu’il ressortait des pièces qu’il s’acquittait également 
chaque mois de CHF 400.- à titre d'amortissement indirect de l'immeuble, somme qui devait dès lors 
être retenue dans ses charges, ce que la Cour n’a en définitive et par erreur pas fait.

B.________ ne nie pas la réalité de cette dépense mais considère que l’appelant aurait dû contester 
l’arrêt du 21 mars 2024 auprès du Tribunal fédéral, et qu’il ne peut plus se rattraper en invoquant ce 
grief dans le cadre de la procédure de modification. Elle est dans l’erreur compte tenu de la 
jurisprudence exposée au consid. 3.1 supra. Le grief de A.________ est bien fondé.

3.3. B.________ contre-attaque dans sa réponse du 11 juillet 2025 en expliquant que la Cour devra 
alors prendre en compte son leasing par CHF 337.10 par mois, et examiner d’office s’il y a lieu de 
tenir compte de la réduction « de pure convenance » par l’époux de son taux d’activité, entraînant 
une perte de revenu de CHF 694.- par mois. Elle note que le Président du tribunal n’a pas réduit la 
charge fiscale du mari malgré sa baisse de revenu.

L’intimé à l’appel peut, sans former un appel joint, invoquer ses propres arguments (not. arrêt TF 
5A_660/2014 du 17 juin 2015 consid. 4.2). A l’instar de ce qui est exigé de l’appelant, l’intimé à 
l’appel doit cependant motiver ses propres griefs, à savoir démontrer le caractère erroné de la 
motivation de la décision attaquée, même si la maxime inquisitoire s’applique (not. arrêt TF 
5A_617/2020 du 5 mai 2021 consid. 3.3). On ne trouve rien de tel en l’espèce s’agissant de la non-
prise en compte du leasing, une telle charge ne ressortant pas des décisions des 7 août 2023 et 
21  mars 2024 et sa prise en compte n'étant pas automatique (ainsi arrêt TC FR 101 2024 252 du 

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24  mars 2025 consid. 4.1.3). Il n’y a pas violation manifeste du droit fédéral lorsqu’une réduction du 
taux d’activité de 100% à 10% est voulue par un parent qui exerce une garde alternée sur deux 
enfants. La motivation de l’intimée est dès lors trop lapidaire et partant déficiente. Enfin, seules les 
variations importantes de la charge fiscale entre ce qu’a retenu le premier juge et ce qui est avancé 
en appel peuvent donner lieu à des corrections (arrêt TC FR 101 2025 153 du 6 août 2025 consid. 
3.3). B.________ ne tente aucune démonstration de la sorte. Ces griefs sont irrecevables.

3.4.

Les autres griefs des parties portent ensuite et exclusivement sur les charges de logement de 
B.________.

3.4.1. Le Président du tribunal a retenu un loyer de CHF 1'150.-, donc CHF 805.- dans les charges 
de la mère après déduction de la part aux enfants. Il s’est fondé sur le coût de l’immeuble copropriété 
des parties où vit B.________. Ont été pris en compte des intérêts hypothécaires par CHF 7'815.-, 
des loyers encaissés par CHF 17'400.-, des frais d’entretien de l’immeuble selon déclaration fiscale 
par CHF 12'341.-, et d’autres dépenses non remises en cause en appel, tels des frais de gérance, 
de chauffage ou encore d’eau. Les charges ont été arrêtées à CHF 13'806.- par an, respectivement 
CHF 1'150.- par mois.

3.4.2. Dans son appel, A.________ note tout d’abord que les frais d’entretien de CHF 12'341.- 
datent de 2021. En 2023, ils se sont élevés à CHF 9'279.-. En outre, des loyers par CHF 17'800.- 
ont été encaissés, et non CHF 17'400.-. Ces différences aboutissent à un coût du logement de 
CHF 862.50 par mois, parts aux enfants comprises, soit CHF 288.40 de moins que ce qu’a retenu 
le premier juge.

A.________ affirme ensuite que « le cumul des frais réels d’entretien ajouté à une déduction fiscale 
censée couvrir ces frais est abusive. » On ne comprend pas pourquoi, les questions du coût du 
logement et de la charge fiscale étant différentes ; faute de motivation explicite, le grief est 
irrecevable. A.________ se lance ensuite dans une série de calculs fondés sur deux hypothèses, 
dans un premier temps des contributions théoriques avec les frais réels tenant compte des frais 
d’entretien de CHF 9'279.-, dans un second temps sans la déduction fiscale des frais d’entretien. 
Tout cela est assez nébuleux. Dans la première hypothèse, les frais de logement de B.________ 
ont été comptabilisés à hauteur de CHF 602.05, parts des enfants déduites ; dans la seconde 
hypothèse, l’épouse parvient à se loger gratuitement, encaissant même un montant mensuel de 
CHF 423.70.

B.________ expose, dans sa réponse du 11 juillet 2025, que le coût de son logement de CHF 1'150.- 
par mois n’avait pas été contesté par l’appelant en première instance ; au contraire, il avait repris ce 
montant dans ses propres écritures. Elle note ensuite que les parties ont décidé de vendre 
l’immeuble ; un appartement n’a pas été reloué, fait non contesté par l’appelant, qui le qualifie de 
non-durable (détermination du 25 juillet 2025).

3.4.3. Pour la Cour, les contestations des parties s’agissant du coût du logement de B.________, 
n’ont pas de réelle portée.

Certes, dans la méthode concrète en deux étapes avec répartition de l'excédent, le montant effectif 
des charges doit en principe être établi. Seules les charges effectives, à savoir celles qui sont 
réellement acquittées, peuvent être prises en compte pour le calcul de la contribution d’entretien, à 
l’exclusion de dépenses hypothétiques dont on ne sait si elles existeront finalement – et à 
concurrence de quel montant – ni si elles seront en définitive assumées (arrêt TF 5A_70/2024 du 

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3 avril 2025 consid. 5.3). Tel est en particulier le cas du loyer (not. arrêt TF 5A_204/2024 du 
27  janvier 2025 consid. 3.3).

Arrêter le montant réel du loyer est aisé lorsqu’on est en présence d’un contrat de bail. Lorsqu’il 
s’agit en revanche d’estimer le coût d’un logement propriété d’une partie, ledit coût dépend de 
charges et d’impondérables et peut dès lors considérablement varier d’année en année. On le voit 
en l’espèce où les coûts d’entretien de l’immeuble copropriété des parties ont varié entre 2021 et 
2023. La Cour a du reste admis que les frais d’entretien (frais de réparation et de rénovation) soient 
arrêtés de façon forfaitaire (not. arrêt TC FR 101 2024 142 du 17 janvier 2025 consid. 3). Le montant 
effectivement payé n’est ainsi pas nécessairement décisif.

Il sied par ailleurs de rappeler qu’en mesures provisionnelles, le juge est censé examiner 
sommairement le bien-fondé juridique d’une prétention, les faits devant être rendus simplement 
vraisemblables (ATF 138 III 636 consid. 4.3.2).

En l’espèce, on ne perçoit pas en quoi le premier juge aurait constaté un fait de façon inexacte ou 
aurait violé le droit en prenant en compte pour l’intimée le coût du logement retenu jusqu’alors et 
non remis en cause par le père lors de la procédure de modification en première instance. Quoi qu’il 
en soit, et cela est déterminant, le coût du logement inclus dans les charges de la mère est très 
raisonnable (CHF 805.-) et la Cour n’y trouve rien à redire, même à supposer qu’il ne corresponde 
pas parfois exactement au coût réel.

Le grief de l’appelant est dès lors rejeté.

4.

4.1. Par rapport à ce qu’a retenu le Président du tribunal, seule une somme de CHF 400.- sera 
ajoutée dans les charges de A.________. Les autres postes sont inchangées.

Dès lors que cette charge supplémentaire modifie l’excédent à partager et la proportion dans laquelle 
chaque parent doit prendre en charge les enfants en garde alternée, il se justifie de recalculer les 
contributions d’entretien, d’autant que le premier juge les a arrêtées au franc près.

4.2. Pour la période du 1er mars 2024 au 30 septembre 2024, les charges de l’appelant s’élèvent 
désormais à CHF 4'754.- (4'354 + 400), d’où un disponible de CHF 2'190.- ; le disponible des 
parents est ainsi de CHF 4'154.- (2'190 + 1'964), celui du père en représentant 52%. Après avoir 
couvert les coûts directs, allocations déduites, de C.________ (1'223) et de D.________ (1’202), il 
reste un excédent de CHF 1'729.- (4'154 – 1'223 – 1'202) ; chaque enfant peut prétendre à 1/6 de 
ce montant (288). Le coût à couvrir est ainsi de CHF 1'511.- pour C.________ (1'223 + 288) et de 
CHF 1'490.- pour D.________ (1'202 + 288). Cela représente pour l’ainée une somme de CHF 785.- 
à charge du père (1'511 x 52%), dont il assume directement CHF 599.- (200 [1/2 du montant de 
base] + 255 [part au loyer paternel] + 144 [1/2 de l’excédent]), d’où une pension de CHF 186.-. Pour 
le cadet, la pension est de CHF 176.- (1'490 x 52% = 775 – 200 – 255 – 144). Les pensions seront 
arrondies à CHF 200.- par enfant, soit, à peu près, à ce que propose A.________ dans son appel 
(200 et 208).

4.3. Du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024, le disponible de l’appelant est de CHF 3'234.- 
(3'634 – 400), ce qui représente 62% du disponible des parents (3’234 : [3’234 + 1'964 = 5’198] x 
100). Après avoir couvert les coûts directs des enfants, inchangés depuis la période précédente, il 
reste un excédent de CHF 2’773.- (5'198 – 1'223 – 1'202) ; chaque enfant peut prétendre à 1/6 de 
ce montant (462). Le coût à couvrir est ainsi de CHF 1’685.- pour C.________ (1'223 + 462) et de 
CHF 1’664.- pour D.________ (1'202 + 462). Cela représente pour l’ainée une somme de 

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CHF 1’045.- à charge du père (1’685 x 62%), dont il assume directement CHF 686.- (200 + 255 + 
231), soit une pension de CHF 350.- (359, arrondis). Pour le cadet, la pension est également de 
CHF 350.- (1'664 x 62% = 1’031 – 200 – 255 – 231 = 345).

4.4. Du 1er janvier 2025 au 31 mars 2025, le disponible de l’appelant est de CHF 2’442.- (2’842 – 
400), ce qui représente 60% du disponible des parents (2’842 : [2’842 + 1'900 = 4’742] x 100). Après 
avoir couvert les coûts directs des enfants, toujours inchangés, il reste un excédent de CHF 2’317.- 
(4’742 – 1'223 – 1'202) ; chaque enfant peut prétendre à 1/6 de ce montant (386). Le coût à couvrir 
est ainsi de CHF 1’609.- pour C.________ (1'223 + 386) et de CHF 1’588.- pour D.________ (1'202 
+ 386). Cela représente pour l’ainée une somme de CHF 965.- à charge du père (1’609 x 60%), dont 
il assume directement CHF 648.- (200 + 255 + 193), soit une pension de CHF 320.- (317, arrondis).  
Pour le cadet, la pension est de CHF 300.- (1’588 x 60% = 952 – 200 – 255 – 193 = 304).

4.5. Du 1er avril 2025 au 30 novembre 2025, le disponible de l’appelant est toujours de 
CHF 2'442.-, ce qui représente 59% du disponible des parents (2’442 : [2’442 + 1’698 = 4’140] x 
100). Après avoir couvert les coûts directs des enfants, toujours inchangés, il reste un excédent de 
CHF 1’715.- (4’140 – 1'223 – 1'202) ; chaque enfant peut prétendre à 1/6 de ce montant (286). Le 
coût à couvrir est ainsi de CHF 1’366.- pour C.________ (1'223 + 143) et de CHF 1’345.- pour 
D.________ (1'202 + 143). Cela représente pour l’ainée une somme de CHF 805.- à charge du père 
(1’366 x 59%), dont il assume directement CHF 598.- (200 + 255 + 143), soit une pension de 
CHF 200.- (207, arrondis). Pour le cadet, la pension est également de CHF 200.- (1’345 x 59% = 
793 – 200 – 255 – 143 = 195).

4.6. A partir du 1er décembre 2025, la solution adoptée par le premier juge, non contestée en soi 
en appel, sera appliquée, à savoir que les pensions dues jusqu’au 30 novembre 2025 restent 
applicables, sauf si l’intimée devait se retrouver au chômage, hypothèse dans laquelle les pensions 
de la période du 1er janvier au 31 mars 2025 seront appliquées.

5.

Le Président du tribunal a condamné A.________ à verser une pension de CHF 90.- à son épouse, 
ce qui n’était pas le cas avant le 1er mars 2024.

Dans son appel, A.________ se limite à citer des jurisprudences fédérales selon laquelle les critères 
de l’art. 125 CC trouvent application déjà au stade des mesures provisionnelles en cas de rupture 
irréversible lorsque la séparation dure depuis plus de deux ans. L’appelant n’indique pas ce qu’il 
faudrait concrètement déduire de cette jurisprudence en l’espèce. Son grief, insuffisamment motivé, 
est irrecevable.

6.

En résumé, la contribution de l’épouse est inchangée.

Les pensions des enfants à charge du père évoluent comme suit :

du 1er mars 2024 au 30 septembre 2024, CHF 200.- pour chaque enfant, au lieu des CHF 265.- et 
CHF 255.- octroyés en première instance (pensions proposées en appel, CHF 200.- et CHF 208.-) ;

du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024, CHF 350.- pour chaque enfant, au lieu des CHF 495.- et 
CHF 484.- octroyés en première instance (pensions proposées en appel, CHF 65.- et CHF 75.-) ;

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du 1er janvier 2025 au 31 mars 2025, CHF 320.- pour C.________ et CHF 300.- pour D.________, 
au lieu des CHF 390.- et CHF 379.- octroyés en première instance (pensions proposées en appel, 
CHF 57.- et CHF 68.- à charge de la mère) ;

du 1er avril 2025 au 30 novembre 2025, CHF 200.- pour chaque enfant, au lieu des CHF 436.- et 
CHF 423.- octroyés en première instance (pensions proposées en appel, CHF 100.- et CHF 130.-).

A toutes fins utiles, il sera précisé que les éventuelles allocations familiales et de l’employeur sont 
payables en sus.

L’appel est donc partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilité.

7.

7.1. Aux termes de l'art. 106 al. 1 CPC, les frais sont en principe mis à la charge de la partie 
succombante. Lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis 
selon le sort de la cause. Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, 
quand bien même le tribunal a la faculté, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, de s'écarter 
des règles générales et de répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

En l'espèce, l'appel est partiellement admis, l'appelant obtenant une légère diminution des 
contributions d'entretien pour ses deux enfants, mais dans une mesure bien moindre que sollicitée. 
La pension de l’épouse est inchangée faute de critique recevable en appel. Dès lors, compte tenu 
encore de la volonté du législateur consistant à laisser au juge une certaine souplesse dans 
l'attribution des frais et dépens lorsque le litige relève du droit de la famille, il se justifie que 
A.________ supporte les ¾ des frais de procédure et B.________ le ¼ restant. 

Les frais judiciaires sont fixés à CHF 1'000.-. Vis-à-vis de l'Etat, ils seront facturés à hauteur de 
CHF  250.- à B.________ et acquittés à hauteur de CHF 750.- sur l'avance versée par A.________, 
le solde lui étant restitué (art. 111 al. 1 CPC).

7.2. Selon l'art. 105 al. 2 CPC, le tribunal fixe les dépens selon le tarif, soit le Règlement 
fribourgeois du 30 novembre 2010 sur la justice (RJ ; RSF 130.11). En cas de fixation globale, 
comme en l'espèce, l’autorité tient compte notamment de la nature, de la difficulté et de l’ampleur 
de la procédure et du travail nécessaire de l’avocat, ainsi que de l’intérêt et de la situation 
économiques des parties (art. 63 al. 2 RJ). L'indemnité maximale en cas de recours contre une 
décision du juge unique est de CHF 3'000.-, montant pouvant être doublé si des circonstances 
particulières le justifient (art. 64 al. 1 let. e et al. 2 RJ).

En l'espèce, compte tenu de ces critères et de l'ampleur des échanges d'écritures, les dépens de 
chacune des parties pour l'appel seront fixés à la somme de CHF 1'500.-, débours compris, mais 
TVA en sus par CHF 121.50 (8.1 % x CHF 1'500.-).

L'appelant doit ainsi un montant de CHF 1'216.10 à l'intimée qui, de son côté, doit un montant de 
CHF 405.40 à l'appelant. Après compensation, l'appelant reste devoir CHF 810.70 à l'intimée.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. L'appel est partiellement admis dans la mesure de sa recevabilité.

Partant, le chiffre 4.5 de la décision du 14 avril 2025 du Président du Tribunal civil de 
l’arrondissement de la Veveyse est réformé et prend désormais la teneur suivante :

4 Les contributions d'entretien dues par A.________ sont modifiées.

Le chiffre 5 de la décision du 7 août 2023, telle que modifié par la décision du 21 mars 
2024 de la le Cour d'appel civil, est modifié et a désormais la teneur suivante :

5. Chaque partie supportera les frais courants des enfants lorsqu'ils se trouvent chez 
elle.

B.________ assumera les primes d'assurance-maladie, les frais médicaux et les frais 
de garde des enfants.

A.________ contribuera à l'entretien de ses deux enfants par le versement des 
pensions alimentaires suivantes :

- du 1er mars au 30 septembre 2024 : CHF 200.- pour chaque enfant ;

- du 1er octobre au 31 décembre 2024 : CHF 350.- pour chaque enfant ;

- du 1er janvier au 31 mars 2025 : CHF 320.- pour C.________ et CHF 300.- pour 
D.________ ;

- du 1er avril au 30 novembre 2025 : CHF 200.- pour chaque enfant ;

- dès le 1° décembre 2025 : CHF 200.- pour chaque enfant si B.________ conserve 
son emploi actuel ou CHF 320.- pour C.________ et CHF 300.- pour D.________ 
si elle bénéficie à nouveau d'indemnités de l'assurance chômage.

Les éventuelles allocations familiales et de l’employeur sont payables en sus.

Pour le surplus, le dispositif de la décision du 14 avril 2025 est inchangé.

II. Les frais de la procédure d'appel sont mis à la charge de A.________ à raison des ¾ et de 
B.________ à raison de ¼.

Les frais judiciaires sont fixés à CHF 1'000.-. Vis-à-vis de l'Etat, ils seront facturés à hauteur 
de CHF  250.- à B.________ et acquittés à hauteur de CHF 750.- sur l'avance versée par 
A.________, le solde lui étant restitué.

Les dépens de chaque partie pour l'instance d'appel sont fixés globalement à la somme de 
CHF 1'500.-, débours compris, mais TVA en sus par CHF 121.50. 

Après compensation, A.________ est reconnu débiteur envers B.________ d'un montant de 
CHF 810.70, TVA par CHF 60.75 comprise, à titre de dépens pour la procédure d'appel.

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III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 20 octobre 2025/jde

Le Président La Greffière