# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 397742fc-b5d2-5240-a7b5-9f7db24813c4
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2006-01-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 04.01.2006 BH.2005.49
**Docket/Reference:** BH.2005.49
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BH-2005-49_2006-01-04

## Full Text

Mise en liberté (art. 50 PPF);;Mise en liberté (art. 50 PPF);;Mise en liberté (art. 50 PPF);;Mise en liberté (art. 50 PPF)

Arrêt du 4 janvier 2006 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Emanuel Hochstrasser, 
président, Andreas J. Keller et Tito Ponti,  
La greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   
 
Parties 

  
MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

recourant 
 

 contre 
   

A., actuellement détenu, 
 
représenté par Me Christophe Piguet, avocat,  

intimé 
 

 
Juridiction inférieure  OFFICE DES JUGES D'INSTRUCTION FÉDÉRAUX,  

 
Objet  Mise en liberté (art. 50 PPF) 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BH.2005.49 
 
 
 

 

 

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Faits: 
 

A. Le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) mène une enquête 
de police judiciaire contre B. et C. depuis fin 2002. Tout deux sont suspec-
tés d'être les chefs d'une organisation qui se livre depuis plusieurs années 
à un important trafic de drogue dans toute l'Europe. B. est en détention 
préventive en Suisse depuis le 29 octobre 2003. C. vient d'être condamné 
au Kosovo à 18 ans de réclusion et Euros 100'000.-- d'amende notamment 
pour crime organisé et trafic de stupéfiants. 

Le 13 avril 2005, l'enquête a été étendue à D. et A. (BH.2005.19 act. 6.1, 
pièce 1), respectivement frère et père des précités, pour participation à une 
organisation criminelle, infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants 
et blanchiment d'argent. A. a été arrêté à Stuttgart le 3 mai 2005 sur la 
base d'un mandat d'arrêt international décerné le 14 avril 2005 par le MPC 
(BH.2005.18 act. 6.1, pièce 2b). Il a été extradé en Suisse le 28 juin 2005. 

 

B. Par arrêt du 22 août 2005 (BH.2005.23), la Cour des plaintes a confirmé 
une décision du MPC du 18 juillet 2005 qui refusait la mise en liberté im-
médiate du prévenu. 

  

C. Le 8 décembre 2005, le Juge d'instruction fédéral (ci-après: JIF) a ordonné 
la mise en liberté provisoire immédiate de A., ce dernier s'étant déclaré prêt 
à donner suite à toute convocation ou notification qui lui serait faite à son 
domicile élu en Suisse et à ne rien entreprendre qui porterait préjudice à 
l'avancement de la procédure, en particulier à ne pas entrer en contact 
avec d'autres membres de sa famille ni exercer quelque pression que ce 
soit à l'encontre des témoins et autres personnes pouvant collaborer à l'ins-
truction. 

 

D. Le 9 décembre 2005, le MPC a demandé l'octroi de l'effet suspensif suite à 
l'ordonnance précitée, ce qui lui a été accordé le même jour par le Prési-
dent de la Cour des plaintes. 

Le 13 décembre 2005, le MPC a recouru contre l'ordonnance du JIF en 
concluant à l'annulation de cette dernière. 
 

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E. Dans leurs réponses respectives du 20 décembre 2005, le JIF et le préve-
nu concluent tous deux au rejet du recours.  

 

F. Dans sa réplique du 28 décembre 2005, le MPC maintient ses conclusions. 

Les arguments invoqués de part et d'autre seront repris dans les considé-
rants en droit si nécessaire. 

 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 Les opérations et les omissions du juge d'instruction peuvent faire l’objet 

d’une plainte, respectivement d’un recours à la Cour des plaintes (art. 52 
al. 2, 214 à 219 PPF; 28 al. 1 let. a LTPF). Le délai pour le dépôt du re-
cours est de cinq jours à compter de celui où le recourant a eu connais-
sance de l’opération (art. 217 PPF). La décision attaquée ayant été com-
muniquée aux parties en audience le 8 décembre 2005, le recours a été 
déposé en temps utile.   

1.2 Au stade de l'instruction préparatoire (art. 108ss PPF), le recourant a la 
qualité de partie (art. 34 PPF; ATF 130 I 234, 237 consid. 3.1), de sorte 
qu'il est en l'espèce habilité à se plaindre. 

 

2.  
2.1 Selon l’art. 44 PPF, la détention préventive présuppose l’existence de gra-

ves présomptions de culpabilité. Il faut en outre que la fuite de l’inculpé soit 
présumée imminente ou que des circonstances déterminées fassent pré-
sumer qu’il veut détruire les traces de l’infraction ou induire des témoins ou 
coïnculpés à faire de fausses déclarations ou compromettre de quelque au-
tre façon le résultat de l’instruction. La détention préventive doit ainsi ré-
pondre aux exigences de légalité, d’intérêt public et de proportionnalité qui 
découlent de la liberté personnelle (art. 10 al. 2, 31 al. 1 et 36 Cst) et de 
l’art. 5 CEDH (arrêt du Tribunal pénal fédéral BH.2005.18 du 2 août 2005 
consid. 4.1). 

L’intensité des charges justifiant une détention n’est pas la même aux di-
vers stades de l’instruction pénale. Des soupçons encore peu précis peu-
vent être considérés comme suffisants dans les premiers temps de 

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l’enquête, mais la perspective d’une condamnation doit paraître vraisem-
blable après l’accomplissement de tous les actes d’instruction envisagea-
bles (ATF 116 Ia 143, 146 consid. 3c; arrêt du Tribunal fédéral 1S.3/2004 - 
1S.4/2004 du 13 août 2004 consid. 3.1).  

En l'occurrence, l'enquête contre le clan E. n'en est certes plus à ses dé-
buts. Toutefois, l'instruction préparatoire n'est ouverte que depuis le 
15 septembre 2005 de sorte que, si l'on ne saurait plus, à ce stade, se 
contenter de vagues indices, par contre, on ne peut non plus exiger des 
preuves définitives (arrêt du Tribunal fédéral 1S.3/2004 - 1S.4/2004 du 
13 août 2004 consid. 3.2). 

2.2 Le recourant invoque à l'appui de son recours que le petit-fils de l'intimé, F., 
est au courant de faits précis concernant les activités de certains membres 
de sa famille, dont son grand-père. Il se réfère en particulier à une conver-
sation téléphonique du 11 mars 2004 entre le jeune homme et sa mère; il 
demande donc son audition. Il relève que si ce témoin pourrait certes refu-
ser de déposer, il n'en a cependant pas manifesté la volonté de sorte, qu'il 
faut tout faire pour que l'interrogatoire puisse avoir lieu. Le JIF a notam-
ment retenu pour sa part que F. est mineur et qu'en tant que petit-fils du 
prévenu, il est en droit de refuser son témoignage ce qui atténue l'impor-
tance de la confrontation requise. Par ailleurs, cette conversation télépho-
nique a déjà été mentionnée à plusieurs reprises dans la procédure. L'inti-
mé, d'une part, invoque l'absence de présomptions graves de culpabilité à 
son encontre et, d'autre part, relativisant la portée de l'interrogatoire de F., 
demande notamment pour quelle raison l'audition requise n'a pas été effec-
tuée avant. 

2.3 L'intimé a été interpellé car il est soupçonné d'avoir notamment soutenu les 
membres de sa famille, notamment ses fils B., C. et D. à mettre en place 
un trafic international de stupéfiants de vaste envergure portant sur plu-
sieurs centaines de kilos d'héroïne et de cocaïne à travers divers pays eu-
ropéens, dont la Suisse, où une partie de cette drogue a été saisie. Le pré-
venu conteste intégralement ces éléments.  

Dans son arrêt précédent du 22 août 2005 (BH.2005.23 consid. 4.2) dans 
cette affaire, la Cour des plaintes a relevé que les revenus avoués de l'inti-
mé qui ne travaille plus depuis des années et subsiste uniquement grâce à 
l'aide sociale qu'il touche de l'Etat allemand, en ayant trois personnes à 
charge, ne correspondaient pas aux propriétés qu'il semblait détenir au Ko-
sovo. Au cours des divers interrogatoires qui ont eu lieu depuis (5, 7 et 16 
septembre, 11 octobre, 7 et 29 novembre, 2 et 8 décembre 2005) toutes 
les incertitudes n'ont pas été levées. En particulier, le prévenu a fourni di-
verses versions contradictoires quant à l'état exact de ses biens financiers 
(voir notamment confrontation du 7 novembre 2005, p. 9 lignes 5 et 6, 13 à 

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16, p. 12 lignes 8 à 14, p. 15 lignes 1 à 24, p. 17 lignes 25 et 26, p. 18, li-
gnes 1 à 11 et lignes 20 à 25; confrontation du 29 novembre 2005, p. 10 li-
gnes 4 à 28). Il reste cependant que son fils B. s'est rétracté sur plusieurs 
points s'agissant des possessions de son père (confrontation du 7 novem-
bre 2005, p. 2 lignes 20 et 22, p. 20 lignes 12 à 18). En outre, le rapport de 
synthèse du 19 juillet 2005 de la police fédérale ne fait que très peu men-
tion de l'intimé et ce, parfois, en ce qui concerne des points - en particulier 
le financement d'une voiture de Euros 117'640.-- en faveur de D. - qui ont 
par la suite été formellement démentis par B. (rapport fedpol p. 127).  

Compte tenu de ce qui précède, en l'état actuel de la procédure, les pré-
somptions de culpabilité à l'égard de l'intimé ne se sont nullement renfor-
cées. Il semble certes avoir été informé des activités de sa famille (interro-
gatoire du 11 octobre 2005, p. 18, 24ss; audition du 2 décembre 2005, 
p. 4); toutefois, il ne peut être tenu pour avoir joué un rôle prépondérant 
dans ce cadre. Même le recourant le reconnaît puisque - sous réserve de 
l'interrogatoire du petit-fils du prévenu - il s'est déclaré d'accord sur le prin-
cipe d'une mise en liberté provisoire et sans condition (audition du 2 dé-
cembre 2005, p. 5 lignes 7 et 8).  

2.4 En ce qui concerne le risque de collusion, le maintien de l'intimé en déten-
tion peut être justifié par l'intérêt public lié aux besoins de l'instruction en 
cours, par exemple lorsqu'il est à craindre que l'intéressé ne mette sa liber-
té à profit pour faire disparaître ou altérer des preuves, ou qu'il prenne 
contact avec des témoins ou d'autres prévenus pour tenter d'influencer 
leurs déclarations. On ne saurait toutefois se contenter d'un risque de col-
lusion abstrait, car ce risque est inhérent à toute procédure pénale en cours 
et doit, pour permettre à lui seul le maintien en détention préventive, pré-
senter une certaine vraisemblance. L'autorité doit ainsi indiquer, dans les 
grandes lignes et sous réserve des opérations à conserver secrètes, quels 
actes d'instruction elle doit encore effectuer, et en quoi la libération du pré-
venu en compromettrait l'accomplissement (arrêt du Tribunal pénal fédéral 
BK_H 222/04 du 30 décembre 2004 consid. 3.1). Le risque de collusion ne 
disparaît pas nécessairement après la clôture de l'enquête, mais peut au 
contraire persister même jusqu'après le jugement de première instance 
(ATF 117 Ia 261; OBERHOLZER, Grundzüge des Strafprozessrechts, Berne 
2005, p. 435 no 991; KELLER, Untersuchungshaft im Kanton St. Gallen - 
vom alten zum neuen Strafprozessgesetz in PJA/8/2000, p. 938).  

En l'espèce, le recourant fonde le risque de collusion exclusivement sur l'in-
terrogatoire du petit-fils de l'intimé. Ni lui, ni le JIF n'invoquent d'autres ac-
tes d'enquête devant encore être effectués. Il y a donc lieu de limiter l'exa-
men de l'existence du risque de collusion à cette audition. 

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Ainsi que le relève le JIF, compte tenu du lien de parenté existant entre le 
prévenu et le témoin, ce dernier a le droit de refuser son témoignage. En 
effet, en tant que petit-fils de l'inculpé, il est un de ses parents en ligne di-
recte et est donc clairement visé par l'art. 75 let. a PPF. Cette disposition 
institue un droit en faveur des parents, ce dont il faut admettre que ces 
derniers peuvent y renoncer et décider de témoigner quand même (PIQUE-
REZ, Procédure pénale suisse, Zurich 2000, p. 444 no 2115). En l'espèce, 
s'il est vrai que rien dans le dossier ne permet de conclure que le témoin 
aurait refusé d'être entendu dans le cadre de l'enquête en cours, il reste 
cependant qu'en dépit de deux convocations, l'audition n'a toujours pas pu 
avoir lieu. Pour l'audience du 8 décembre 2005 en particulier, F. aurait pu 
continuer son voyage en Suisse pour être entendu par le JIF, malgré le fait 
que le conducteur du véhicule qui l'amenait dans notre pays a été contrôlé 
à la douane; il ne l'a toutefois pas fait. Par ailleurs, F. est venu dans notre 
pays en septembre 2005 - soit après l'arrestation de l'intimé et de D. - pour 
rendre visite à son père, on peut dès lors légitimement se demander pour 
quelle raison cet interrogatoire n'a pas eu lieu à ce moment là. Par contre, 
le seul fait que le jeune homme a 17 ans, ne saurait être déterminant pour 
fonder un doute quant à la validité de son témoignage. En effet, en règle 
générale, chacun est tenu de témoigner (art. 74 PPF) et c'est notamment 
valable pour les mineurs (SCHMID, Strafprozessrecht, 4ème éd., Zurich - 
Bâle - Genève, p. 210 no 631). En revanche, il faut noter que F. vit avec 
son grand-père en Allemagne depuis qu'il a 6 ans. Bien avant l'arrestation 
du prévenu en mai 2005, tous deux connaissaient pertinemment les char-
ges qui reposaient notamment sur B., le père de F.. Ce dernier a d'ailleurs 
eu à plusieurs reprises l'autorisation de venir rendre visite à son père (les 
28 avril 2004, 25 janvier et 6 septembre 2005). Or, la conversation télépho-
nique sur laquelle le recourant souhaiterait entendre le témoin est déjà an-
cienne: elle date de mars 2004. D'autre part, elle est accessible aux préve-
nus en tant que pièce au dossier depuis le 17 novembre 2004 (act. 7 p. 2). 
Les inculpés y ont non seulement eu accès, mais ils ont de plus déjà tous 
été interrogés à cet égard et cela n'a rien amené de probant. Par ailleurs, la 
mère de F. a également été entendue à ce sujet en mai 2005 (BH.2005.14 
act. 3.4 p. 28). Il n'est dès lors pas envisageable d'admettre la subsistance 
d'un risque de collusion sur ce point. En effet, il y a déjà longtemps que le 
grand-père et son petit-fils, respectivement ce dernier et sa mère, ont pu 
harmoniser leurs versions quant aux déroulements des activités qui sont 
reprochées au clan E. et le rôle qu'a pu y jouer l'intimé. 

Le risque de collusion ne peut donc être admis. 

 

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3. La Cour des plaintes dispose d'un plein pouvoir de cognition et examine li-
brement l'application du droit dans les questions relatives aux mesures de 
contraintes; dans ce contexte, elle n'est pas liée par les motivations des 
parties (arrêts du Tribunal pénal fédéral BB.2005.28 du 7 juillet 2005 
consid. 4 et BB.2005.27 du 5 juillet 2005 consid. 2.1; ATF 120 IV 342, 345 
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 1S.13/2005 du 22 avril 2005 consid. 4).  

Selon l'art. 44 PPF la détention préventive peut être prononcée si la fuite 
est présumée imminente. Tel est notamment le cas lorsque l'inculpé n'a 
pas de domicile en Suisse. En l'espèce, l'intimé, originaire du Kosovo, y a 
une maison et est domicilié en Allemagne depuis 1971. Il n'a donc pas de 
lien spécifique avec notre pays. Cependant, le 8 décembre 2005, devant le 
JIF, il a signé une élection de domicile en s'engageant à obtempérer à 
toute convocation à se rendre dans notre pays (art. 50 PPF). Compte tenu 
des éléments qui peuvent être aujourd'hui retenus contre l'inculpé, l'acuité 
du risque de fuite diminue. Le document précité est dès lors une mesure de 
substitution à la détention acceptable. Il n'y a donc pas lieu de retenir un 
risque de fuite suffisant pour justifier le maintien en détention préventive du 
prévenu. Les parties ne le contestent d'ailleurs pas. 

 

4. Le recours est donc mal fondé et doit dès lors être rejeté.  

 

5.  
5.1 Selon l'article 245 PPF, les frais et les dépens liés à la procédure judiciaire 

sont déterminés selon les art. 146 à 161 OJ. Selon l'article 156 al. 1 OJ, en 
règle générale, les frais judiciaires sont mis à la charge de la partie qui suc-
combe. Le recourant ne peut toutefois, en sa qualité d'autorité, voir des 
frais mis à sa charge (156 al. 2 OJ).  

5.2 A teneur de l'art. 159 OJ, le tribunal décide, en statuant sur la contestation 
elle-même, si et dans quelle mesure les frais de la partie qui obtient gain de 
cause seront supportés par celle qui succombe. L'intimé est assisté d'un 
avocat et a droit a une indemnité équitable à titre de dépens pour les frais 
indispensables qui lui ont été occasionnés par le litige (art. 245 PPF en lien 
avec l’art. 159 al. 1 OJ). Lorsque l’avocat ne fait pas parvenir le décompte 
de ses prestations avant la clôture des débats ou dans le délai fixé par le 
tribunal, celui-ci fixe les honoraires selon sa propre appréciation (art. 3 al. 3 
du règlement sur les dépens et indemnités alloués devant le Tribunal pénal 
fédéral; RS 173.711.31). En l'espèce, une indemnité de Fr. 1'000.-- (TVA 
comprise), à la charge du recourant, paraît justifiée.  

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Par ces motifs, la Cour prononce: 
 
1. Le recours est rejeté. 
 
2. Il n'y a pas lieu de percevoir des frais. 

 
3. Une indemnité de Fr. 1'000.-- (TVA comprise), à la charge du MPC, est al-

louée à l'intimé. 
 
 

Bellinzone, le 23 janvier 2006 
 
Au nom de la Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:   la greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Ministère public de la Confédération  
- Office des juges d'instruction fédéraux  
- Me Christophe Piguet, avocat  
 
 
 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesu-
res de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral pour violation du droit fédéral ; la 
procédure est réglée par les art. 214 à 216, 218 et 219 de la loi fédérale du 15 juin 1934 sur la pro-
cédure pénale, qui sont applicables par analogie (art. 33 al. 3 let. a LTPF). 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si l’autorité de recours ou son président 
l’ordonne.