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**Case Identifier:** 2b2ef1e8-1975-5c30-b24e-9125e1197937
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-01-31
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 31.01.2023 C/25754/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-25754-2021_2023-01-31.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué à la partie recourante par pli recommandé du 6 février 2023. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25754/2021 ACJC/141/2023 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 31 JANVIER 2023 

 

Pour 

Monsieur A______, domicilié ______ [GE], recourant contre une ordonnance rendue par la 

13ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 2 novembre 2022, 

comparant en personne. 

 

 

 

 
 
 
 
  
 
 

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C/25754/2021 

EN FAIT 

A. a. B______, née le ______ 1949, ressortissante suisse, et A______, né le ______ 
1954, de nationalité française, se sont mariés le ______ 2010 à C______ (GE), 

sans conclure de contrat de mariage. 

b. Aucun enfant n'est issu de cette union. 

c. Les époux ont cessé la vie commune depuis octobre 2019, date à laquelle 
A______ a emménagé au sous-sol de la maison dont B______ est propriétaire et 

qui constitue le domicile conjugal. 

d. Par jugement JTPI/136/2020 rendu sur mesures protectrices de l'union 
conjugale le 7 janvier 2020, le Tribunal de première instance a autorisé les parties 

à vivre séparées (ch. 1 du dispositif), attribué à l'épouse la jouissance exclusive du 

domicile conjugal sis chemin 1______ no. ______ à C______ (ch. 2), condamné 

A______ à quitter le domicile conjugal au plus tard le 29 février 2020 (ch. 3), dit 

que B______ pourrait faire appel à la force publique en cas d'inexécution (ch. 4), 

condamné cette dernière à verser une contribution mensuelle à l'entretien de son 

époux de 4'000 fr. dès le 1er mars 2020 ou à compter de son départ du domicile 

conjugal si celui-ci avait lieu plus tôt (ch. 5), prononcé la séparation de biens des 

parties (ch. 6) et prononcé lesdites mesures pour une durée indéterminée (ch. 7). 

e. Le 11 mars 2020, A______ s'est fait expulser du domicile conjugal. 

f. Par arrêt ACJC/621/2020 du 12 mai 2020, la Cour de justice a annulé le 
chiffre 5 du dispositif du jugement précité et, statuant à nouveau sur ce point, 

condamné B______ à verser à A______, par mois et d'avance, une contribution à 

son entretien de 4'500 fr. par mois dès son départ du domicile conjugal, et 

confirmé le jugement pour le surplus. 

La Cour a arrêté les revenus de B______ à 11'779 fr. 50, composés de sa rente 

AVS (2'370 fr.), de sa rente LPP (4'409 fr. 50) et des revenus tirés de sa fortune 

(5'000 fr.), et ses charges à 6'500 fr. A______, lequel n'était pas officiellement 

domicilié en Suisse, ne percevait aucun revenu. La Cour a retenu que A______ 

avait droit à la couverture de ses charges (3'800 fr.), ainsi qu'à la moitié du 

disponible des parties (740 fr.), soit à un montant arrondi de 4'500 fr.  

g. Le 13 mai 2020, B______ a déposé une requête unilatérale en divorce. Elle a 
notamment sollicité qu'il soit dit que les époux ne se devaient aucune contribution 

d'entretien. 

h. Lors de l'audience du Tribunal du 26 août 2020, A______ s'est opposé au 
divorce. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/JTPI/136/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/621/2020

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C/25754/2021 

i. Dans la mesure où les époux ne vivaient pas séparés depuis deux ans, le 
Tribunal a limité la procédure au motif du divorce. 

j. B______ a déposé une requête de mesures provisionnelles le 23 décembre 2020. 
Elle a sollicité la modification de la contribution d'entretien retenue dans l'arrêt 

susmentionné et a conclu à ce qu'il soit dit qu'elle ne doit plus rien verser à son 

époux à ce titre à compter du dépôt de la requête. Subsidiairement, elle a sollicité 

la réduction de ladite contribution à 500 fr. par mois dès le dépôt de la requête. 

k. Par ordonnance du 13 janvier 2021, la requête de mesures provisionnelles a été 
transmise à A______ et un délai au 12 février 2021 lui a été imparti pour y 

répondre. Un délai arrivant à échéance à la même date a par ailleurs été fixé pour 

qu'il réponde sur le fond, délais prolongés, à la requête de A______, au 26 mars 

2021, puis au 26 avril 2021 et enfin au 7 mai 2021. 

l. Le 6 mai 2021, A______ a déposé au greffe du Tribunal une écriture de réponse 
comportant 69 pages, concluant notamment à l'irrecevabilité de la demande de 

divorce, les conditions de l'art. 115 CC n'étant pas remplies. Dans le cadre de cette 

écriture, A______ a conclu au maintien de la contribution mensuelle de 4'500 fr. 

que lui versait son épouse.  

m. Lors de l'audience du 2 juin 2021, B______ a persisté dans ses conclusions sur 
mesures provisionnelles. 

A______ s'est opposé à la requête. 

A l'issue de l'audience, la cause a été gardée à juger sur mesures provisionnelles. 

n. Par ordonnance OTPI/439/2021 du 15 juin 2021, le Tribunal, statuant sur 
mesures provisionnelles, a annulé le dispositif de l'arrêt ACJC/621/2020 rendu par 

la Cour de justice le 12 mai 2020 en ce qu'il condamne B______ à verser à 

A______, par mois et d'avance, une contribution à son entretien de 4'500 fr. par 

mois dès son départ du domicile conjugal (chiffre 1 du dispositif), condamné 

B______ à verser à A______, par mois et d'avance, une contribution à son 

entretien de 2'625 fr. (ch. 2), confirmé pour le surplus l'arrêt ACJC/621/2020 du 

12 mai 2020 et le jugement JTPI/136/2020 du 7 janvier 2020 (ch. 3), réservé la 

décision finale du Tribunal quant au sort des frais judiciaires (ch. 4), dit qu'il 

n'était pas alloué de dépens (ch. 5) et débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 6). 

o. Par arrêt ACJC/1677/2021 du 26 novembre 2021, la Cour a annulé le chiffre 2 
du dispositif de l'ordonnance précitée et cela fait, statuant à nouveau sur ce point, 

a condamné B______ à verser à A______, par mois et d'avance, dès le 1er janvier 

2021, la somme de 3'200 fr. à titre de contribution à son entretien, l'ordonnance 

étant confirmée pour le surplus. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/OTPI/439/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/621/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/621/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/JTPI/136/2020
https://decis.justice.ge.ch/acjc/show/2882733

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C/25754/2021 

La Cour a notamment considéré que B______ devait être condamnée à verser à 

son époux une contribution à son entretien de 3'200 fr. par mois correspondant 

aux charges du précité de 1'020 fr. ainsi qu'à la moitié du solde disponible en 

2'530 fr., sous déduction des revenus de l'intéressé de 350 fr. (rente pour indigent). 

Le recours formé au Tribunal fédéral par A______ a été déclaré irrecevable par 

arrêt 5A_35/2022 du 4 mars 2022.  

p. Dans sa réponse du 22 février 2022, A______ a notamment conclu à ce que le 
Tribunal dise que la demande en divorce n'était pas recevable. 

q. Par ordonnance du 1er avril 2022, le Tribunal a ordonné un second échange 
d'écritures. 

r. B______ a renoncé à répliquer. 

s. Dans ses écritures de duplique du 17 mai 2022, A______ a formé des 
prétentions reconventionnelles, concluant à ce que le Tribunal condamne 

B______ à lui verser la somme de 100'000 fr. à titre d'indemnité et Me D______, 

conseil de cette dernière, au paiement de 250'000 fr. d'indemnité, compte tenu de 

sa "responsa[bilité] de la gravité des faits, par sa signature des documents", "ainsi 

que pour des motifs de complicité active dans la production de fausses 

informations dans un document remis à un Tribunal". 

t. Par ordonnance ORTPI/641/2022 du 1er juin 2022, le Tribunal a imparti un délai 
à A______ pour s'acquitter d'une avance de frais complémentaire de 3'000 fr. 

u. Par ordonnance du 4 juillet 2022, le Tribunal a suspendu le versement de 
l'avance de frais précitée jusqu'à droit jugé sur le recours formé par A______ 

contre l'ordonnance susmentionnée. 

v. Par arrêt ACJC/921/2022 du 5 juillet 2022, la Cour a déclaré irrecevable le 
recours formé par A______ le 16 juin 2022 contre l'ordonnance suscitée, pour 

cause de tardiveté. 

w. Par ordonnance du 27 juillet 2022, le Tribunal a constaté que l'ordonnance du 
1er juin 2022 impartissant un délai à A______ pour fournir une avance de frais de 

3'000 fr. était entrée en force et lui a imparti un nouveau délai au 19 août 2022 

pour fournir l'avance de frais requise. 

x. A______ a versé 1'000 fr. les 24 octobre et 1er novembre 2022. 

y. Par ordonnance du 26 août 2022, au vu de l'absence de paiement de l'avance, le 
Tribunal a imparti à A______ un délai supplémentaire au 5 septembre 2022 pour 

s'exécuter. 

https://decis.justice.ge.ch/acjc/show/3043055

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z. Par ordonnance du 2 novembre 2022, le Tribunal a constaté que A______ 
n'avait pas versé l'avance de frais requise de 3'000 fr., a dit qu'il ne serait pas entré 

en matière sur les conclusions en paiement formées par ce dernier, a prononcé la 

clôture des débats principaux et a cité les parties à une audience de plaidoiries 

finales, selon citation jointe à l'ordonnance. 

B. a. Par acte déposé le 9 novembre 2022 à la Cour de justice, A______, comparant 
en personne, a formé "appel" de cette ordonnance, sollicitant son annulation. Il a 

conclu, sous suite de frais et dépens fixés à 4'500 fr., à ce que la Cour "consid[ère] 

que Monsieur A______ a[vait] fait tous les efforts qui lui étaient possibles afin de 

répondre à la demande du Tribunal d'assumer les frais de justice qui sont très 

importants au regard de sa situation financière et ceci malgré sa situation de 

demandeur dans l'affaire en cause, [retienne] que le montant de la contribution 

d'entretien fixée à CHF 3'200, après une décision initiale de la Cour d'une 

contribution d'entretien fixée à CHF 4'500, ne lui permet que très difficilement de 

faire face à ses obligations notamment financières et donc, ici, de répondre à la 

demande du Tribunal, [retienne] que Monsieur A______ a bien versé à la justice 

les deux tiers de la somme demandée, soit CHF 2'000 sur 3'000" et "[décide] que 

l'ensemble de l'argumentation développée par Monsieur A______ dans la 

procédure doit bien être prise en considération par le Tribunal de Première 

Instance, lui reconnaissant ainsi le droit de défendre sa cause en justice". 

b. Invité à se déterminer, le Tribunal a conclu au rejet du recours. 

c. A______ a été avisé par pli du greffe du 5 janvier 2023 de ce que la cause était 
gardée à juger. 

EN DROIT 

1. 1.1 Le recours est recevable contre les autres décisions et ordonnances 
d'instruction de première instance dans les cas prévus par la loi ou lorsqu'elles 

peuvent causer un préjudice difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 1 et 

2 CPC). Le délai pour interjeter recours est de dix jours pour les ordonnances 

d'instruction, à moins que la loi n'en dispose autrement (art. 321 al. 2 CPC). 

1.1.1 Le tribunal peut exiger du demandeur une avance à concurrence de la totalité 
des frais judiciaires présumés (art. 98 CPC). Les décisions relatives aux avances 

de frais et aux sûretés peuvent faire l'objet d'un recours (art. 103 CPC). La 

décision sur avance de frais au sens de l'art. 98 CPC est ainsi une ordonnance 

d'instruction susceptible d'un recours formé dans un délai de 10 jours 

(ACJC/1155/2011 du 26 août 2011). 

Si la partie qui conteste le montant de l'avance de frais ne recourt pas 

immédiatement contre la décision relative à l'avance de frais et n'obtient pas l'effet 

suspensif, elle s'expose en principe au risque, compte tenu du caractère 

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immédiatement exécutoire de ladite décision, de voir sa demande être déclarée 

irrecevable par le tribunal saisi en application de l'art. 101 al. 3 CPC (arrêt du 

Tribunal fédéral 4A_185/2021 du 31 mars 2021 consid. 4.2). 

Le recours stricto sensu selon l'art. 103 CPC est ouvert contre toutes les décisions 

visées par les art. 98 à 102 CPC. Cependant, cela ne doit valoir au sujet de la 

fixation d'un délai pour fournir des avances ou sûretés (art. 101 al. 1 et 3 CPC) 

que si cette fixation intervient dans le cadre d'une décision sur le principe ou le 

montant de ces dernières. Si le tribunal se borne à prolonger le délai de l'art. 101 

al. 1 CPC ou à fixer un délai supplémentaire selon l'art. 101 al. 3 CPC, une 

réglementation particulière ne se justifie pas et la décision n'est en principe pas 

susceptible de recours, sauf dans l'hypothèse où elle pourrait causer un préjudice 

difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 2 CPC; TAPPY, Commentaire romand, 

Code de procédure civile, 2ème éd. 2019, n. 13 ad art. 103 CPC). 

  1.1.2 La notion de "préjudice difficilement réparable" est plus large que celle de 
"préjudice irréparable" au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 138 III 378 

consid. 6.3). Constitue un "préjudice difficilement réparable" toute incidence 

dommageable, y compris financière ou temporelle, qui ne peut être que 

difficilement réparée dans le cours ultérieur de la procédure. Il y a lieu de se 

montrer restrictif avant d'admettre la réalisation de cette condition (JEANDIN, 

Commentaire romand, Code de procédure civile, 2ème éd. 2019, n. 22 ad art. 319 

CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 2010, n. 2485), qu'il appartient au 

recourant d'alléguer et d'établir, à moins que cela ne fasse d'emblée aucun doute 

(par analogie ATF 134 III 426 consid. 1.2; ACJC/353/2019 du 1er mars 2019 

consid. 3.1.1; ACJC/1827/2018 du 13 décembre 2018 consid. 2.1.2; arrêt de 

l'Obergericht du canton de Zurich PC130056 du 6 février 2014 consid. 8.1). 

Une simple prolongation de la procédure ou un accroissement des frais ne 

constitue pas un préjudice difficilement réparable (SPÜHLER, in Basler 

Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2ème éd. 2013, n. 7 ad art. 319 

CPC; HOFFMANN-NOWOTNY, ZPO-Rechtsmittel, Berufung und Beschwerde, 

2013, n. 25 ad art. 319 CPC). 

Le seul fait que la partie ne puisse se plaindre d'une administration des preuves 

contraire à la loi qu'à l'occasion d'un recours sur le fond n'est pas suffisant pour 

retenir que la décision attaquée est susceptible de lui causer un préjudice 

difficilement réparable. Admettre le contraire reviendrait en effet à permettre au 

plaideur de contester immédiatement toute mesure d'instruction pouvant avoir un 

effet sur le sort de la cause, ce que le législateur a précisément voulu éviter. Ainsi, 

les ordonnances de preuve et les refus d'ordonner une preuve doivent en règle 

générale être contestés dans le cadre du recours ou de l'appel contre la décision 

finale. La condition de préjudice difficilement réparable est réalisée dans des 

circonstances particulières, par exemple dans le cas où l'ordonnance de preuve 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_185/2021
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20378
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20III%20426
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/353/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ACJC/1827/2018

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porterait sur l'audition de vingt-cinq témoins, dont une dizaine par voie de 

commission rogatoire en vue d'instruire sur un fait mineur et, de surcroît, dans un 

pays connu pour sa lenteur en matière d'entraide, ou en cas d'admission d'une 

preuve contraire à la loi, ou encore dans le cas de la mise en œuvre d'une expertise 
qui pourrait causer une augmentation importante des frais de la procédure 

(COLOMBINI, op. cit., p. 155). 

Lorsque la condition du préjudice difficilement réparable n'est pas remplie, la 

décision incidente ne pourra être attaquée qu'avec le jugement rendu au fond 

(Message du Conseil fédéral relatif au CPC, FF 2006 6841, p. 6984; BRUNNER, 

Schweizerische Zivilprozessordnung, 2018, n. 13 ad art. 319 ZPO).  

 

Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision 

incidente lui cause un préjudice difficilement réparable, à moins que cela ne fasse 

d'emblée aucun doute (par analogie ATF 134 III 426 consid. 1.2 et 133 III 629 

consid. 2.3.1; HALDY, Commentaire romand, Code de procédure civile, 2019, n. 9 

ad art. 126 CPC). 

1.1.3 Le CPC ne prévoit pas de disposition traitant expressément de la qualité 
pour recourir. La légitimation à recourir au niveau cantonal ne doit cependant pas 

être plus restrictive que devant le Tribunal fédéral. Celui qui a pris part à la 

procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire est 

ainsi légitimé à recourir, pour autant qu'il dispose d'un intérêt digne de protection 

à l'annulation ou à la modification de la décision entreprise (cf. art. 59 al. 2 let. a 

CPC également applicable devant l'autorité d'appel; arrêt du Tribunal fédéral 

5D_14/2020 du 28 octobre 2020 consid. 4.3.1). 

L'absence d'intérêt digne de protection doit être relevée d'office, à tous les stades 

de la procédure (art. 60 CPC; ATF 130 III 430 consid. 3.1). Elle entraîne 

l'irrecevabilité du recours (ATF 140 III 159 consid. 4.2.4). Il appartient au 

recourant de démontrer qu'il a un intérêt digne de protection à ce que le juge 

statue sur son recours (BOHNET, Commentaire romand, Code de procédure civile, 

2ème éd. 2019, n. 92 ad art. 59 CPC). 

1.1.4 Le droit à un procès équitable est garanti notamment par les art. 29 al. 1 Cst. 
et 6 par. 1 CEDH. Le principe d'égalité des armes, tel qu'il découle du droit à un 

procès équitable, exige un "juste équilibre entre les parties" : chacune doit se voir 

offrir une possibilité raisonnable de présenter sa cause dans des conditions qui ne 

la placent pas dans une situation de net désavantage par rapport à son ou ses 

adversaires (arrêts du Tribunal fédéral 5A_118/2020 du 27 mai 2020 consid. 5; 

6B_259/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.3.1 et les références citées). Compris 

comme l'un des aspects de la notion générale de procès équitable au sens de 

l'art. 29 Cst., le droit d'être entendu garantit au justiciable le droit d'être informé et 

de s'exprimer sur les éléments pertinents du litige avant qu'une décision touchant 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20III%20426
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20629
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5D_14/2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20430
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20III%20159
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_259/2016

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sa situation juridique ne soit prise, d'avoir accès au dossier, de prendre 

connaissance de toute argumentation présentée au tribunal et de se déterminer à 

son propos, dans la mesure où il l'estime nécessaire, que celle-ci contienne ou non 

de nouveaux éléments de fait ou de droit, et qu'elle soit ou non concrètement 

susceptible d'influer sur le jugement à rendre (ATF 142 III 48 consid. 4.1.1 et les 

références). Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. comprend 

également pour le justiciable le droit d'obtenir l'administration des preuves 

pertinentes et valablement offertes, de participer à l'administration des preuves 

essentielles et de se déterminer sur son résultat lorsque cela est de nature à 

influencer la décision (ATF 143 V 71 consid. 4.1; 142 II 218 consid. 2.3;  

140 I 285 consid. 6.3.1 et les références). 

1.2 En l'espèce, à bien le comprendre, le recourant conteste tout d'abord, dans son 
recours contre l'ordonnance du 2 novembre 2022, le montant de l'avance de frais 

que le Tribunal lui a demandé de verser. Il fait valoir que le premier juge, 

connaissant sa situation financière délicate, aurait dû en tenir compte, afin, d'une 

part, de respecter le principe d'égalité des armes, et, d'autre, part, afin de ne pas 

limiter ses moyens de défense. Or, l'ordonnance querellée ne fixe pas l'avance de 

frais mais se limite à accorder un délai supplémentaire au recourant pour la verser, 

celle-ci ayant été fixée par ordonnance du 1er juin 2022 contre laquelle le 

recourant n'a pas formé recours en temps utile, son recours ayant été déclaré 

irrecevable pour cause de tardiveté. 

L'ordonnance querellée, en tant qu'elle se limite à fixer un délai supplémentaire 

pour verser l'avance de frais, n'est ainsi pas susceptible de recours, sauf si elle 

cause un préjudice difficilement réparable au recourant, ce qu'il lui appartient de 

démontrer. A cet égard, le recourant ne dit mot. Il n'allègue pas avoir requis, 

pièces à l'appui, l'assistance judiciaire afin de couvrir ladite avance de frais, au vu 

de la situation d'indigence dont il se prévaut. Il ne rend pas non plus vraisemblable 

pour quelles raisons il n'a pas été en mesure de verser le dernier tiers de l'avance 

de frais requise. 

Compte tenu des éléments qui précèdent, le recours doit être déclaré irrecevable 

sur ce point. 

En ce qui concerne la décision du Tribunal de clôturer des débats principaux et de 

fixer des plaidoiries finales, l'ordonnance querellée est une ordonnance 

d'instruction qui entre dans le champ d'application de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC. 

Le droit à un procès équitable dont se prévaut le recourant ne lui est d'aucun 

secours. En effet, le recourant a été entendu à plusieurs reprises par le Tribunal et 

il a déposé plusieurs écritures. Il ne rend pas non plus vraisemblable qu'il aurait 

été désavantagé d'une quelconque manière dans le déroulement de la procédure. 

Le recourant n'a pas démontré subir un préjudice difficilement réparable, de sorte 

que son recours doit également être déclaré irrecevable sur ce point. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20III%2048
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20V%2071
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20II%20218
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20I%20285

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En cas de jugement au fond qui lui serait défavorable, le recourant aura la 

possibilité le moment venu de remettre en cause, s'il s'y estime fondé, les 

décisions prises par le premier juge, la Cour pouvant au demeurant renvoyer la 

cause au Tribunal pour instruction complémentaire (art. 318 al. 1 let. c CPC). 

 2.  Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais judiciaires du recours, 
arrêtés à 800 fr. (art. 104 al. 1, 105 al. 1 et 106 al. 1 CPC; art. 41 RTFMC) et 

compensés à due concurrence avec l'avance qu'il a versée, qui reste acquise à 

l'Etat de Genève (art. 111 CPC). Il sera en conséquence condamné à verser 400 fr. 

aux Services financiers du Pouvoir judiciaire. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Déclare irrecevable le recours interjeté le 9 novembre 2022 par A______ contre 

l'ordonnance rendue le 2 novembre 2022 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/25754/2021. 

Arrête les frais judiciaires du recours à 800 fr., compensés à due concurrence avec 

l'avance fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Condamne A______ à verser 400 fr. aux Services financiers du Pouvoir judiciaire. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame  

Verena PEDRAZZINI RIZZI et Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, juges;  

Madame Sandra CARRIER, greffière. 

 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 La greffière : 

Sandra CARRIER 

 

 

 

 

 

 
 
 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF;  

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110