# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ee3a8d0e-cf73-5199-bc03-168628d40989
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-01-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.01.2013 C/30876/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-30876-2010_2013-01-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16.1.2013. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/30876/2010 ACJC/53/2013 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
 

DU VENDREDI 11 JANVIER 2013 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié à B______ (GE), appelant d'un jugement rendu par la 
19ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 1______, comparant 

par Me Daniel Meyer, avocat, 7, rue Ferdinand-Hodler, 1207 Genève, en l'étude duquel 

il fait élection de domicile, 

et 

Madame C______, domiciliée à B______(GE), intimée, comparant par Me Vincent 
Spira, avocat, 7, rue de Versonnex, 1207 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de 

domicile. 

 

- 2/9 - 
 

C/30876/2010 

EN FAIT 

A. a) Par acte déposé au greffe de la Cour le 13 juillet 2012, A______ appelle d'un 
jugement du 1______, expédié aux parties pour notification le même jour et reçu 

par A______ au plus tôt le lendemain, par lequel le Tribunal a annulé le mariage 

contracté le 2______ à B______ (GE) par A______, né le 3______ à D______, et 

C______ le 4_____ à E______, constaté que leur régime matrimonial était liquidé 

et qu'ils n'avaient plus aucune prétention à faire valoir l'un envers l'autre de ce 

chef, compensé les dépens et débouté les parties de toutes autres conclusions. 

A______ sollicite l'annulation de ce jugement et conclut au déboutement de 

C______ de toutes ses conclusions, avec suite de frais et dépens. 

b) C______ conclut au rejet de l'appel, à la confirmation du jugement entrepris et 
à la condamnation d'A______ en tous les dépens de l'instance comprenant une 

indemnité à titre de participation à ses honoraires d'avocat. 

 c) Les parties ont été informées par lettre de la Cour du 25 octobre 2012 que la 
cause était mise en délibération. 

 Leurs arguments seront discutés, dans la mesure utile, dans la partie 

"EN DROIT". 

B. a) C______, de nationalité tunisienne et issue d'une famille musulmane 
conservatrice, séjourne dans le canton de Genève depuis 1998, son permis de 

séjour initial ayant été transformé en permis d'établissement à partir de septembre 

1999. 

 A______, de nationalité marocaine, a fait des études universitaires à F______ 

(CH), au bénéfice d'un permis de séjour pour étudiant. A la fin de ses études, il a 

prolongé son séjour en Suisse sans y être autorisé, en attendant l'issue d'une 

procédure d'immigration au Canada. 

 C'est à ce moment qu'il a été informé, par des amis communs et au printemps 

2009, de l'existence de C______ et du souhait de celle-ci de trouver un époux. Un 

premier rendez-vous a été arrangé en présence des frères de C______ puis, tant 

C______ qu'A______ étant intéressés à continuer les démarches en vue d'un 

mariage, une rencontre a été organisée avec le père de C______. Peu après, à fin 

mai ou en juin 2009, A______ a formulé auprès de la famille C______ une 

demande en mariage de C______, et les futurs époux ont immédiatement entrepris 

les démarches en vue d'un mariage civil au lieu de domicile de C______, à 

B______ (GE). 

- 3/9 - 
 

C/30876/2010 

 b) A fin septembre 2009, le Service d'immigration de l'Ambassade du Canada à 
Paris a informé A______ de ce qu'il pouvait émettre immédiatement un visa 

d'entrée au Canada en sa faveur, avec une validité limitée au 31 octobre 2009. 

 Au vu de son futur mariage civil en Suisse, A______ a toutefois renoncé à 

émigrer au Canada. 

 Prolongeant son séjour illégal en Suisse, il est dès lors resté en proie à des 

problèmes d'argent et de logement. 

 c) Avant leur mariage civil, les fiancés ont continué à se voir une fois par 
semaine, les dimanches, et presque toujours en présence des frères de C______. 

Ils ont aussi conversé par téléphone, mais pas autant que C______ l'aurait 

souhaité. 

 Contrairement aux allégués d'A______, contestés par C______, ils n'ont pas 

entretenu des relations intimes pendant leurs fiançailles. 

 d) Le mariage civil a finalement eu lieu le 3 février 2010 à la mairie de B______ 
(GE), suivi d'une réception pour les membres et amis des deux familles qui 

vivaient à proximité, et financée par un frère de C______. 

 e) En avril 2010, alors qu'il attendait encore son permis de séjour et peinait à 
trouver du travail, A______ a aménagé dans un appartement à B______ qu'un 

frère de C______ avait loué en son nom mais pour les époux. 

 Il résulte des déclarations concordantes de plusieurs témoins et proches entendus 

dans la présente procédure que, contrairement aux affirmations d'A______, 

C______ n'a pas emménagé dans cet appartement avec lui, mais seulement prévu 

de le faire après un mariage religieux ultérieur. C______ nie également avoir eu 

des relations intimes avec son époux à cette époque, et ses amies ont confirmé que 

les convictions de C______ l'en empêchaient avant son mariage religieux. 

 f) Selon leurs intentions initiales, les époux devaient se rendre d'abord au Maroc 
pour y rencontrer la famille d'A______, puis en Tunisie pour y rencontrer la 

famille de C______ et, surtout, y fêter un mariage religieux selon la tradition 

musulmane. Ce mariage devait avoir lieu le 22 septembre 2010, et la famille de 

C______ avait déjà réservé pour cette date une salle, un photographe et un groupe 

de musiciens. 

 g) Dans l'intervalle, les époux ne se voyaient qu'au domicile de la famille 
C______ à B______ et ceci même, selon C______, moins souvent qu'avant leur 

mariage civil. Elle a rencontré son époux une fois dans un lieu public pour 

discuter avec lui de ses sentiments pour elle, mais sans résultat satisfaisant pour 

elle. 

- 4/9 - 
 

C/30876/2010 

 Entendues sous la foi du serment, ses amies ont confirmé avoir appris à cette 

période qu'A______ s'était désintéressé de C______ à partir de leur mariage civil 

et ne s'était investi ni dans l'aménagement de l'appartement mis à disposition par 

l'un de ses frères, ni dans la préparation de leur mariage religieux en Tunisie. 

 h) Après un voyage de C______ en Tunisie, au mois de juin 2010, la relation 
entre les époux, voire entre toute la famille C______, et A______ s'est 

définitivement dégradée. En juillet 2010, le frère de C______ qui avait mis un 

appartement à la disposition d'A______ a récupéré ces locaux. A______ a ensuite 

prétendu être parti au Maroc, pour éviter de rencontrer les frères de C______ qui 

voulaient lui parler au sujet de sa relation avec leur sœur. 

 i) Le 4 août 2010, A______ a obtenu un permis de séjour en Suisse, accordé dans 
le cadre de son regroupement familial avec C______. 

C.  a) Par demande déposée au greffe du Tribunal le 23 décembre 2010, C______ a 
assigné A______ en annulation de leur mariage contracté le 2______ à B______ 

(GE), concluant également à la constatation de la liquidation du régime 

matrimonial des époux et à la condamnation d'A______ aux frais et dépens. 

 b) A______ a conclu au rejet de la demande et à la condamnation de C______ 
aux frais et dépens. 

D. a) La tante d'A______, son cousin germain, sa sœur, son beau-frère et une amie 
de sa famille ont confirmé qu'A______ n'était pas très pratiquant. 

 Sa sœur a indiqué que seule une fête devait avoir lieu en Tunisie au mois de 

septembre et non pas un mariage religieux, tandis que l'époux de cette sœur a 

déclaré qu'il s'agissait bien d'un mariage religieux traditionnel. Le cousin 

d'A______ a déclaré s'être rendu une fois dans l'appartement alors occupé en tout 

cas par A______, à B______, sans y avoir rencontré C______ et sans avoir 

constaté la présence d'effets personnels de celle-ci dans l'appartement. 

 Pour le surplus, les déclarations des proches et des témoins ont été intégrées       

ci-dessus sous lettre B., dans la mesure utile. 

 c) En dernier lieu, les époux ont persisté dans leurs conclusions respectives. 

EN DROIT 

1. 1.1 Aux termes de l'art. 405 al. 1 CPC, entré en vigueur le 1er janvier 2011 
(RS 272), les recours sont régis par le droit en vigueur au moment de la 

communication de la décision entreprise. S'agissant en l'espèce d'un appel dirigé 

contre une décision notifiée après le 1er janvier 2011, la présente procédure de 

seconde instance est régie par le nouveau droit de procédure. 

- 5/9 - 
 

C/30876/2010 

 En revanche, la procédure de première instance, qui a débuté en 2010, reste régie 

par l'ancien droit de procédure (art. 404 al. 1 CPC), soit par les art. 106 ss et 

135 ss aCC réglant spécifiquement la procédure d'annulation du mariage, et par 

l'ancienne Loi genevoise de procédure civile du 10 avril 1987 (ci-après : aLPC); 

ceci vaut notamment pour les frais et dépens de première instance. 

 1.2 Le jugement attaqué constitue une décision finale, mettant fin à la procédure 
d'annulation de mariage. 

1.3 L'acte d'appel, écrit et motivé, a été déposé dans le délai de 30 jours suivant la 
notification et il respecte la forme prescrite (art. 311 al. 1 CPC). Sa recevabilité 

est dès lors admise. 

1.4 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). 

2. Compétence et droit applicable 

En raison des nationalités tunisienne et marocaine des parties, le litige présente 

des éléments d'extranéité. 

2.1 Les tribunaux genevois sont compétents en raison du domicile de chaque 
époux sur territoire genevois, conformément à l'article 59 LDIP qui est applicable 

par analogie en matière d'annulation de mariage (BUCHER, Commentaire romand 

2011, n° 13, 14 ad art. 43 LDIP). 

2.2 L'annulation d'un mariage célébré en Suisse est soumise au droit suisse en 
application de l'art. 44 al. 1 LDIP; l'application éventuel d'un droit étranger, selon 

l'art. 44 al. 2 LDIP, est de toute façon exclue dans le cas de figure visé par 

l'art. 105 ch. 4 CC, puisque cette norme légale suisse étant directement applicable 

en vertu de l'art. 18 LDIP qui réserve les dispositions impératives du droit suisse, 

en raison de leur but particulier, quel que soit le droit désigné par la LDIP 

(BUCHER, op. cit., n° 42 ad art. 44 LDIP). 

3. 3.1 Selon l'art. 105 ch. 4 CC, le mariage doit être annulé lorsque l'un des époux ne 
veut pas fonder une communauté conjugale mais éluder les dispositions sur 

l'admission et le séjour des étrangers. 

Selon l'art. 97a CC, l'officier de l'état civil doit d'ailleurs refuser son concours au 
mariage lorsque l'un des fiancés ne veut manifestement pas fonder une 

communauté conjugale mais éluder les dispositions sur l'admission et le séjour des 

étrangers. 

En effet, celui qui se marie uniquement pour contourner les dispositions sur 

l'admission et le séjour des étrangers commet un abus de droit (Message du 8 mars 

2002 concernant la loi sur les étrangers, FF 2002 3469 ss, p. 3590 s). Un tel 
mariage doit être annulé  ultérieurement, afin d'assurer la cohérence de l'activité 

- 6/9 - 
 

C/30876/2010 

étatique : lorsque les autorités compétentes en matière de droit des étrangers 

retirent l'autorisation de séjour suite à un constat de mariage de complaisance, le 

mariage ne doit pas continuer à déployer des effets en droit civil (Message précité, 

FF 2002 3469 ss, p. 3592). 

L'action en annulation peut être engagée en tout temps par toute personne 

intéressée, singulièrement chaque époux (art. 106 al. 1 CC in fine; art. 106 al. 3 

CC), mais également par l'autorité cantonale compétente du domicile des époux 

qui peut intervenir d'office comme en cas de bigamie, d'incapacité durable de 

discernement ou de liens de parenté ou d'alliance prohibés. 

Même en cas d'intervention d'un tiers ou de l'autorité cantonale compétente, aucun 

des époux ne peut exiger le maintien du mariage dans son intérêt exclusif 

lorsqu'une cause de nullité est réalisée. C'est l'intérêt public à l'annulation du 

mariage qui prime tout intérêt individuel de l'un ou de l'autre des conjoints, qu'il 

soit de nature sentimentale ou patrimoniale; en particulier, l'intérêt successoral du 

conjoint survivant n'est pas déterminant (art. 109 al. 1 CC in fine). 

Ainsi, lorsqu'un étranger désireux d'obtenir un titre d'admission ou de séjour en 

Suisse a dupé son conjoint au sujet de sa volonté réelle de fonder une véritable 

communauté conjugale, le mariage doit toujours être annulé, sans égard aux 

intérêts sentimentaux ou financiers éventuels de la dupe (A MARCA in 

Commentaire romand, 2012, n. 32 ad art. 105 CC; TUOR/SCHNYDER/RUMO-JUNGO, 

Das Schweizerische Zivilgesetzbuch, 13ème éd. 2009, p. 210 s; contra: 

GEISER/LÜCHINGER in Basler Kommentar, 4ème éd. 2010, n. 14e ad art. 105 CC), 

une exception entrant toutefois en considération lorsqu'une véritable communauté 

conjugale a néanmoins été formée pendant le mariage parce que le conjoint de la 

dupe a modifié ultérieurement ses intentions frauduleuses initiales (A MARCA, 

op. cit., n. 33 ad art. 105 CC; GEISER/LÜCHINGER, op. cit., n. 14d ad art. 105 CC). 

La volonté de fonder une communauté conjugale étant un élément intime qui, par 

la nature des choses, ne peut pas être prouvé directement, l'abus ne pourra être 

établi, le plus souvent, qu'au moyen d'un faisceau d'indices, le juge appréciant 

librement les preuves (Message précité, FF 2002 3469 ss, p. 3591 s). 

Constituent par exemple de tels indices la menace d'un renvoi de Suisse, le rejet 

d'une demande antérieure d'autorisation de séjour, la brièveté de leur relation 

avant le mariage, l'absence de relations intimes et l'existence de domiciles séparés 

(A MARCA, op. cit., n. 28 ad art. 105 CC), étant précisé que pris isolément, 

l'absence de l'un de ces éléments, notamment l'absence de relations intimes ou 

d'un domicile commun, n'est pas décisive (GEISER/LÜCHINGER, op. cit., n. 14a et 

14b ad art. 105 CC). 

3.2 Selon l'art. 43 al. 1 LEtr (RS 142.20), le conjoint étranger du titulaire d'une 
autorisation d'établissement a droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la 

- 7/9 - 
 

C/30876/2010 

prolongation de sa durée de validité, à condition de vivre en ménage commun 

avec lui. 

3.3 En l'espèce, il ressort de la procédure qu'au moment de la première rencontre 
des parties, l'appelant séjournait en Suisse de façon illégale et n'avait pas 

l'intention de retourner dans son pays d'origine, puisqu'il tentait d'obtenir un visa 

pour émigrer au Canada. En revanche, l'intimée séjournait en Suisse depuis plus 

de dix ans et était au bénéfice d'un permis d'établissement valable. 

Les parties ont pris la décision de se marier immédiatement après avoir été 

présentées, entamant sans tarder les présentations familiales conformes à leurs 

traditions, sinon au moins à celles de l'intimée, issue d'une famille musulmane 

conservatrice. 

Avant leur mariage, les parties ne se sont vues qu'une fois par semaine, les 

dimanches, au domicile de l'intimée et sous la surveillance permanente de la 

famille de celle-ci. 

Même après leur mariage (civil, en Suisse), ils n'ont pas vécu ensemble, ni eu des 

relations intimes, l'épouse attendant pour cela leur mariage religieux que sa 

famille préparait dans son pays d'origine, pour une date éloignée de plusieurs 

mois. 

Or, l'appelant s'est désintéressé de l'intimée après leur mariage civil en Suisse et 

ne s'est pas impliqué dans la préparation du mariage religieux. Il a aussi évité de 

rencontrer les frères de l'intimée, juste avant de recevoir son permis de séjour pour 

cause de regroupement familial avec l'intimée. 

Par ailleurs, le mariage religieux n'a pas été célébré, alors même qu'il revêtait une 

importance primordiale pour l'intimée et sa famille. 

Comme le Tribunal, la Cour déduit de l'ensemble de ces circonstances que 

l'appelant a épousé l'intimée sans avoir eu l'intention de fonder une communauté 

conjugale avec elle, mais pour obtenir un permis de séjour en Suisse. C'est à juste 

titre que le Tribunal a annulé le mariage contracté par les parties. 

4. 4.1 Il convient donc de confirmer le jugement entrepris, y compris en tant qu'il 
compense les dépens de première instance, conformément aux conclusions de 

l'intimée y relatives. 

 4.2 Les frais judiciaires de deuxième instance comprennent l'émolument 
forfaitaire de décision (art. 95 al. 2 let. b CPC) qui est arrêté à 1'000 fr. (art. 30 

al. 1 RTFMC [E 1 05.10]). 

 Il est compensé avec l'avance de frais de 1'000 fr. fournie par l'appelant, avance 

qui est acquise à l'Etat (art. 111 CPC). 

- 8/9 - 
 

C/30876/2010 

Le litige relevant du droit de la famille (art. 107 al. 1 let. c CPC), les frais 

judiciaires d'appel (au sens de l'art. 95 al. 2 CPC) sont mis à la charge de 

l'appelant qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), mais chaque partie gardera ses 

propres dépens (au sens  de l'art. 95 al. 3 CPC). 

* * * * * 

- 9/9 - 
 

C/30876/2010 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 13 juillet 2012 par A______ contre le jugement 

JTPI/5______ prononcé le 1______ par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/30876/2010-19. 

Au fond : 

Confirme ledit jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Statuant sur les frais d'appel : 

Arrête les frais judiciaires à 1'000 fr. et les met à la charge d'A______. 

Dit qu'ils sont compensés par l'avance de frais de 1'000 fr. fournie par A______, avance 

qui est acquise à l'Etat. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens. 

Siégeant : 

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Monsieur Pierre CURTIN, 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Barbara SPECKER, greffière. 

 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Barbara SPECKER 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 
(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 
notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 
par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.