# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a3c705d6-1985-58eb-8999-14c79ad3051a
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-11-23
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Schuldbetreibungs- und Konkurskammer 23.11.2023 105 2023 131
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_003_105-2023-131_2023-11-23.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

105 2023 131

Arrêt du 23 novembre 2023

Chambre des poursuites et faillites

Composition Présidente : Catherine Overney
Juges : Markus Ducret, Michel Favre
Greffière :                         Cindy Lerin

Parties A.________, plaignant,

contre

OFFICE DES POURSUITES DE LA BROYE, autorité intimée

Objet Poursuite par voie de saisie (art. 89 à 150 LP) ; biens insaisissables 
(art. 92 LP)

Plainte du 7 novembre 2023 contre le procès-verbal de saisie du 
30 octobre 2023 de l’Office des poursuites de la Broye

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. Le 26 septembre 2023, l’Office des poursuites de la Broye (ci-après : l’Office) a procédé à 
l’interrogatoire de A.________ (ci-après : le plaignant) dans le cadre de la poursuite par voie de 
saisie menée à l’encontre de celui-ci. Le procès-verbal de saisie a fait état d’un véhicule de marque 
B.________ […] et d’un compte bancaire ouvert auprès de C.________ SA. Tous deux estimés à 
CHF 0.-, ils ont été qualifiés comme insaisissables.  

B. Lors d’un nouvel interrogatoire le 24 octobre 2023, le plaignant a déclaré être en possession 
de deux véhicules de marque D.________, estimé à CHF 10'000.-, et E.________, estimé à 
CHF 13'000.-mais a refusé de signer le procès-verbal d’interrogatoire. Il a également déclaré 
débuter une activité indépendante au 1er novembre 2023 en tant que chauffeur de taxi à l’aide d’un 
prêt accordé par sa famille. 

Le procès-verbal de saisie a fait état des deux véhicules ainsi que du compte bancaire ouvert auprès 
de C.________ SA. Alors que le véhicule de marque E.________ et le compte bancaire ont été 
qualifiés comme insaisissables, le véhicule de marque D.________ a été, quant à lui, qualifié comme 
saisissable.

C. Par acte du 30 octobre 2023, l’Office a décidé de la saisie du véhicule de marque D.________ 
et a prié le plaignant de l’amener au bureau de l’Office le 8 novembre 2023. 

D. Par courrier du 7 novembre 2023, le plaignant a déposé plainte auprès de la Cour de céans 
contre la décision de saisie de son véhicule de marque D.________ prononcée par l’Office le 
30 octobre 2023. Il explique que son véhicule de marque D.________ est un véhicule « de réserve », 
en plus de son véhicule de marque E.________ destiné à son activité de chauffeur de taxi, 
également nécessaire à ses déplacements privés. 

Le plaignant a ainsi conclu à ce qu’il soit renoncé à la saisie de son véhicule de marque D.________ 
et à ce qu’il soit admis que les acquisitions faites à la création de son activité aient été rendues 
possibles grâce à l’investissement de ses proches. 

E. Invité à se déterminer, l’Office a conclu au rejet de la plainte par acte du 9 novembre 2023. 

Il estime que le plaignant n’a pas besoin de deux véhicules pour mener à bien son activité de 
chauffeur de taxi, que lorsque le plaignant doit effectuer une course privée il lui suffit de ne pas 
enclencher son tachygraphe et de masquer ou démonter son enseigne « taxi » conformément au 
règlement sur la mobilité du 20 décembre 2022 (RMob ; RSF 780.11) et que, par conséquent, le 
véhicule de marque D.________ ne fait pas partie des biens insaisissables au sens de l’art. 92 ch. 
3 LP.   

en droit

1.

1.1. Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à l'autorité de 
surveillance lorsqu'une mesure de l'office est contraire à la loi ou ne paraît pas justifiée en fait (art. 17 

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al. 1 LP). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance 
de la mesure (art. 17 al. 2 LP).

1.2. En l’espèce, la décision de saisie du véhicule de marque D.________ est datée du 30 octobre 
2023. En déposant sa plainte le 7 novembre 2023, le plaignant a agi dans le délai légal de dix jours 
prescrit par la loi.

La plainte est au surplus recevable en la forme.

2.

Le plaignant conteste la saisie de son véhicule de marque D.________ au motif que celui-ci est un 
véhicule « de réserve », en plus de son véhicule de marque E.________ destiné à son activité de 
chauffeur de taxi, également nécessaire à ses déplacements privés.

2.1. Aux termes de l'art. 92 al. 1 ch. 1 LP, les objets réservés à l'usage personnel du débiteur ou 
de sa famille sont insaisissables, pour autant qu'ils soient indispensables. Cette disposition doit être 
interprétée au regard du but de la loi, qui est d'empêcher que l'exécution forcée ne porte une atteinte 
inadmissible aux intérêts fondamentaux du débiteur. Est ainsi interdite notamment la mise sous main 
de justice des biens dont la privation menacerait le débiteur et les membres de sa famille dans leur 
vie ou leur santé. Il en résulte que, si un véhicule destiné exclusivement à un usage privé n'est en 
règle générale pas absolument insaisissable, il peut néanmoins l'être dans des cas exceptionnels, 
notamment dans l'hypothèse où le débiteur ne peut, sans danger pour sa santé ou sans difficultés 
extraordinaires, recourir à un moyen de transport plus économique et qui, à défaut de ce véhicule, 
serait empêché de suivre un traitement médical indispensable (cf. arrêt TF 5A_35/2015 du 13 janvier 
2016 consid. 5.1).

Selon l'art. 92 al. 1 ch. 3 LP, les outils, instruments et livres, en tant qu'ils sont nécessaires au 
débiteur et à sa famille pour l'exercice de leur profession, sont insaisissables. L'instrument considéré 
doit non seulement être nécessaire, mais son utilisation doit être rentable, c'est-à-dire ne pas 
entraîner des frais hors de proportion avec le revenu réalisé ; il faut tenir compte des exigences d'un 
exercice rationnel et compétitif de la profession (cf. ATF 117 III 20 consid. 2). Pour décider si un 
objet est nécessaire au débiteur pour l'exercice de sa profession, il faut tenir compte des exigences 
d'une activité professionnelle rationnelle et compétitive, de l'évolution dans l'exercice de la 
profession compte tenu du développement de la technique et se fonder sur les circonstances 
concrètes (cf. ATF 110 III 53 consid. 3b). 

Lorsque le taxi est utilisé pour l’usage privé, l’enseigne lumineuse doit être masquée ou démontée 
(art. 119 al. 3 du règlement du 20 décembre 2022 sur la mobilité [RMob] ; RSF 780.11).

2.2. En l’espèce, le plaignant exerce une activité de chauffeur de taxi depuis le 1er novembre 2023 
au moins. Pour mener à bien son activité, il dit avoir acquis deux véhicules de marques D.________ 
et E.________, le premier étant un véhicule « de réserve » également utile pour ses déplacements 
privés.

Le plaignant n’a cependant pas besoin d’un deuxième véhicule pour exercer son activité de 
chauffeur de taxi ou pour ses déplacements privés. La loi n’oblige en effet pas que le véhicule 
servant au transport de personnes en taxi soit exclusivement réservé à cette activité. Le chauffeur 
peut également utiliser le véhicule à des fins privées pour autant qu’il masque ou démonte l’enseigne 
lumineuse « taxi ». La détention d’un véhicule « de réserve » n’est pas prévue par la loi. Pour ses 

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déplacements privés, le plaignant a de surcroit déclaré lors de son interrogatoire du 24 octobre 2023 
utiliser le véhicule de sa conjointe. 

Il ressort de ce qui précède qu’un deuxième véhicule n’est pas nécessaire au plaignant pour exercer 
son activité de chauffeur de taxi ou pour ses déplacements privés, si bien que la saisie de son 
véhicule de marque D.________ l’a été à juste titre. 

3.

Dans une deuxième conclusion, le plaignant demande à ce qu’il soit admis que les acquisitions faites 
à la création de son activité aient été rendues possibles grâce à l’investissement de ses proches. 

Cette demande est irrecevable, la plainte permettant de porter à l’autorité de surveillance, sauf dans 
les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, une mesure de l’office contraire à la loi ou qui ne paraît 
pas justifiée en fait (art. 17 al. 1 LP). 

4.

Les procédures devant les autorités cantonales de surveillance sont gratuites (art. 20a al. 2 ch. 5 
LP). Aux termes de l’art. 62 al. 2 OELP, dans la procédure de plainte au sens des articles 17 à 19 
LP, il ne peut être alloué aucun dépens.

la Chambre arrête :

I. La plainte du 7 novembre 2023 est rejetée, dans la mesure où elle est recevable.

Partant, le procès-verbal de saisie du 30 octobre 2023 de l’Office des poursuites de la Broye 
est confirmé. 

II. Il n’est pas perçu de frais, ni alloué de dépens.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les dix jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 23 novembre 2023/cle

La Présidente La Greffière