# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1ffe1f8f-2900-571c-bfb5-ad0e7889edc6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 17.03.2025 P/27112/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-27112-2024_2025-03-17.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/27112/2024 ACPR/206/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du lundi 17 mars 2025 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de Champ-Dollon représenté par Me B______, 

avocat,  

recourant, 

 

contre l'ordonnance de mise en détention pour des motifs de sûreté rendue le 24 février 2024 

par le Tribunal des mesures de contrainte, 

et 

LE TRIBUNAL DES MESURES DE CONTRAINTE, rue des Chaudronniers 9,  

1204 Genève, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B,  

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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EN FAIT : 

A. Par acte expédié le 7 mars 2025, A______ recourt contre l'ordonnance du 24 février 
2025, notifiée le lendemain, par laquelle le Tribunal des mesures de contrainte (ci-
après : TMC) a ordonné sa mise en détention pour des motifs de sûreté jusqu'au 
25 mars 2025. 

 Le recourant conclut à l'annulation de l'ordonnance précitée et à sa libération 
immédiate. 

B.  Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

a. A______, ressortissant libyen né en 2000, a été interpellé le 25 novembre 2024. Il a 
été placé en détention provisoire, le 27 novembre 2024, jusqu'au 25 février 2025. 

 b. Le 25 novembre 2024, la SI C______ SA a déposé plainte pénale à la suite du 
cambriolage perpétré dans la villa sise no. ______, rue 1______, le même jour entre 
13h42 et 13h51. L'effraction avait eu lieu par le bris d'un carreau à l'entrée. Sous les 
rubriques "vol" et "dégâts chiffrés", elle a mentionné "parfum + pour le surplus à 
chiffrer".  

 c. À teneur du rapport d'interpellation, du même jour, l'alarme s'était enclenchée à 
13h42 dans la maison susmentionnée. À l'arrivée de la police, le chien de service avait 
désigné deux individus – D______ et A______ – dissimulés sous les draps d'un lit, au 
premier étage.  

 A______ détenait notamment un téléphone portable et, dans son sac à dos, une 
cagoule, un cache-cou et une paire de gants.  

D______ était quant à lui porteur notamment de deux pipes à crack, d'un téléphone 
portable et d'un parfum, étant précisé que le fils du propriétaire, soit E______, a 
reconnu le parfum comme étant le sien. 

 d. Entendu par la police et le Ministère public, A______ a expliqué se trouver en Suisse 
depuis environ un mois. Il consommait régulièrement du haschich. Le matin du 
25 novembre 2024, D______ lui avait proposé d'aller dormir dans la villa. Ils y étaient 
entrés le jour même mais n'avaient pu y passer qu'une trentaine de minutes avant d'être 
interpelés. Il voulait s'endormir mais n'en avait pas eu le temps. À la police, il a 
expliqué que la vitre de la porte d'entrée était déjà endommagée, à leur arrivée ; au 
Ministère public il dira, à ce sujet, n'avoir rien cassé ni rien vu de brisé. La cagoule, le 
cache-cou et les gants lui servaient pour dormir dans la rue, car il faisait froid. Lui et 
son comparse n'avaient rien touché ni volé. Ils étaient directement allés dormir.  

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e. De son côté, D______ a soutenu que le parfum était le sien. Il gagnait de l'argent en 
mendiant. Il avait dormi une première fois dans la maison du samedi au dimanche 
[23 au 24 novembre], puis avait rencontré A______ le dimanche et lui avait proposé 
d'aller dormir "dans la maison [qu'il] avai[t] trouvée". Ils y avaient passé la nuit du 
dimanche au lundi [24 au 25 novembre] et y étaient restés toute la matinée jusqu'à leur 
interpellation à 14 heures. Lorsque la police était arrivée, "on dormait dans un lit". Il 
a admis avoir cassé un carreau pour entrer, le samedi. 

 f. Il ressort de l'analyse des traces relevées sur les bords de la vitre brisée de la porte 
d'entrée que le profil d'ADN prélevé correspond au profil ADN de D______ (cf. 
rapports des 22 décembre 2024 et 6 janvier 2025).  

 Le profil ADN de A______ n'a pas été retrouvé sur les prélèvements recueillis. 

g. Selon le rapport de renseignements du 8 janvier 2025 relatif à l'analyse des données 
rétroactives et du contenu du téléphone portable des prévenus, le téléphone de 
D______ a activé une antenne de téléphonie sise à F______ [GE] le lundi 25 novembre 
2024 au matin (page 8). 

S'agissant de A______, aucune localisation n'avait été relevée le jour de son arrestation 
[l'intéressé a dit que son téléphone ne "marchait" pas ce jour-là]. Les données extraites 
du téléphone n'avaient pas permis de trouver des informations pertinentes. 

 h. Lors des audiences de confrontation, des 9 janvier et 6 février 2025, la plaignante a 
déclaré que la liste des objets disparus était en cours. Il y avait des vérifications à 
effectuer. Par lettre de son conseil, du 11 février 2025, elle a exposé être toujours en 
train de préparer, avec un huissier judiciaire, la liste des objets dérobés, ce qui n'était 
"pas aisé". 

 D______ a maintenu ses déclarations. Le matin de son arrestation, il avait son 
téléphone avec lui. Interrogé sur l'activation d'une borne à F______ ce matin-là, il a 
répondu "cela ne me dit rien". 

A______ a répété n'avoir rien touché ni volé. 

 i. Le 5 février 2025, A______ a demandé sa mise en liberté, que le TMC a rejetée par 
ordonnance du 10 suivant.  

L'alarme ne s'était, à teneur des rapports de police, déclenchée que le lundi 
25 novembre 2024 à 13h42, et non le samedi précédent. Ces éléments rendaient 
vraisemblable le fait que D______ et A______ avaient pénétré ensemble, pour la 
première fois, dans la villa le 25 novembre 2024, après avoir brisé le carreau de la 
porte d'entrée de la villa. Il appartiendrait au juge du fond de déterminer l'intention des 

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prévenus, y dérober des objets et valeurs ou y dormir, cette dernière éventualité 
paraissant toutefois peu vraisemblable au regard notamment des antécédents de vol de 
A______, de l'attirail du "parfait cambrioleur" (gants, cagoule et cache-cou) en sa 
possession lors de son interpellation et du parfum détenu par son comparse, objet qui, 
selon le plaignant, aurait été dérobé à cet endroit. Contrairement à ce que soutenait 
A______, rien ne permettait de retenir qu'il dormait lorsqu'il avait été interpellé, le 
rapport d'arrestation mentionnant uniquement que lui et son comparse étaient 
dissimulés sous des draps d'un lit. Le fait que seul le profil ADN du comparse ait été 
retrouvé sur les bords de la vitre brisée rendait vraisemblable l'hypothèse que les deux 
prévenus étaient ensemble et que, partant, ils avaient agi de concert. En revanche, il 
paraissait peu vraisemblable qu'ils eussent pu dérober de nombreux objets.  

À ce stade de l'instruction, les charges – à tout le moins pour la violation de domicile, 
le dommage à la propriété, la tentative de vol et le séjour illégal – demeuraient 
suffisantes. Que l'analyse de la téléphonie n'eût pas apporté d'élément pertinent pour 
l'instruction n'amoindrissait pas les charges ni ne les renforçait. Il existait, par ailleurs, 
un risque de collusion, de fuite et de réitération. 

Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours. 

 j. Par acte d'accusation du 18 février 2025, le Ministère public a renvoyé D______ et 
A______ en jugement devant le Tribunal de police. 

 Il est reproché au second une tentative de vol, une violation de domicile, des 
dommages à la propriété et un vol d'importance mineure ; subsidiairement, un vol, une 
violation de domicile et des dommages à la propriété. Il est également poursuivi pour 
séjour illégal [entre le 12 octobre 2024, lendemain de sa dernière condamnation, et son 
interpellation dans la présente procédure] et consommation de stupéfiants.  

 Le Ministère public a requis une peine privative de liberté ferme de 5 mois et une 
amende de CHF 700.-, ainsi que l'expulsion de Suisse pour une durée de 5 ans. 

 k. S'agissant de sa situation personnelle, A______ est né en Lybie, où il dit n'avoir 
jamais été à l'école. Ses parents y vivraient encore. Il avait quitté son pays en 2020, 
était allé en Espagne, puis en France et en Italie, puis à nouveau en France, pour 
finalement venir en Suisse, où il avait déposé une demande d'asile, en 2024. Il survivait 
grâce à l'aide [de l'association caritative] G______. À force de dormir dehors, il avait 
perdu ses dents, et ses pieds lui faisaient très mal. 

  

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À teneur de l'extrait du casier judiciaire suisse, A______ a été condamné à deux 
reprises : 

 - le 11 octobre 2024 à une peine pécuniaire avec sursis – révoqué – pour entrée illégale 
(art. 115 al. 1 let. a LEI), 

 - le 29 novembre 2024 à une peine pécuniaire d'ensemble (y compris le sursis révoqué) 
de 170 jours-amende, pour vol, tentative de vol, dommages à la propriété, séjour illégal 
et consommation de stupéfiants. 

 l. Dans sa demande de mise en détention pour des mesures de sûreté, le Ministre public 
exposait qu'il y avait lieu de s'assurer de la présence de A______ au procès et garantir 
l'exécution de la mesure d'expulsion requise. 

m. L'audience de jugement est fixée au 2 avril 2025. 

C. Dans l'ordonnance querellée, le TMC a expressément renvoyé à son ordonnance de 
refus de mise en liberté du 10 février 2025, s'agissant de l'existence de charges 
suffisantes et graves, ainsi que des risques de fuite, collusion et réitération.  

Aucun élément n'était intervenu depuis lors dans la procédure justifiant une 
reconsidération, en faveur de A______, des critères justifiant sa détention avant 
jugement. L'absence de dépôt, par la partie plaignante, de la liste des objets volés 
n'annihilait pas les charges pesant contre le précité et il appartiendrait, in fine, au juge 
du fond de se forger une conviction sur l'infraction de vol. En outre, la jurisprudence 
tirée de la "Directive retour" ne s'appliquait pas lorsque, en plus de la rupture de ban, 
une autre infraction – un délit ou un crime –, était commise, ce qui était le cas en 
l'espèce. Enfin, aucune mesure de substitution n'était susceptible d'atteindre les mêmes 
buts que la détention au vu des risques retenus. 

D. a. À l'appui de son recours, A______ invoque une constatation incomplète des faits. 
Le TMC n'avait en effet pas tenu compte des actes d'instruction accomplis par le 
Ministère public depuis le dernier examen de sa détention, alors que les résultats de 
l'enquête excluaient tout vol ou tentative de vol, ainsi qu'un dommage à la propriété. 
Il n'était fait aucune mention du rapport d'analyse ADN, de celui concernant les 
données de son téléphone portable et des autres résultats en sa faveur.  

Il invoque par ailleurs l'absence de charges suffisantes en lien avec les infractions de 
dommage à la propriété et de tentative de vol, subsidiairement vol, et vol d'importance 
mineure, faute d'élément le mettant en cause. 

Le principe de la proportionnalité était violé. Aucune mesure de refoulement n'avait 
été prise contre lui. En l'absence de soupçons suffisants de la commission d'un 

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dommage à la propriété et de vol, y compris une tentative et/ou un vol d'importance 
mineure, seule la violation de domicile était susceptible de justifier une éventuelle 
détention. Dans la mesure où son but était de s'abriter et préserver sa santé du froid 
"dans un dépôt inhabité et vide d'objets", il était douteux qu'une peine privative de 
liberté fût prononcée. Même dans ce cas, il était inimaginable qu'il soit sanctionné 
d'une peine de plus de 5 mois. En l'absence de charges suffisantes de vol et de tentative 
de vol, une expulsion pénale n'était pas envisageable, pas plus que son maintien en 
détention pour l'exécution d'une telle mesure. 

 b. Le Ministère public conclut au rejet du recours et se réfère au contenu de sa demande 
de mise en détention pour des motifs de sûreté, ainsi qu'à celui de l'ordonnance 
querellée. 

c. Le TMC maintient les termes de son ordonnance, sans formuler d'observations. 

 d. Le recourant renonce à répliquer. 

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits 
(art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de 
la Chambre de céans (art. 222 et 393 al. 1 let. c CPP) et émaner du prévenu qui, partie 
à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt 
juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée 
(art. 382 al. 1 CPP). 

2. C'est en vain que le recourant invoque une constatation incomplète des faits.  

Dans l'ordonnance querellée, le TMC se réfère à sa précédente ordonnance, du 
10 février 2025, qui énumère en détail les faits sur lesquels reposaient les soupçons 
dirigés contre le recourant. Ce dernier n'a pas recouru contre cette décision. Or, tous 
les rapports d'analyse et les rapports de renseignements de la police sont antérieurs à 
l'ordonnance du 10 février 2025, de sorte qu'en retenant qu'aucun élément n'était 
intervenu depuis lors, dans la procédure, justifiant une reconsidération, le premier juge 
n'a pas constaté les faits de manière incomplète. 

Quoi qu'il en soit, dès lors que la Chambre de céans jouit d'un plein pouvoir d'examen 
en droit et en fait (art. 393 al. 2 CPP; ATF 137 I 195 consid. 2.3.2; arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_524/2012 du 15 novembre 2012 consid. 2.1), les éventuelles constatations 
incomplètes ou inexactes du TMC auront été corrigées dans l'état de fait établi ci-
devant. 

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3. Le recourant estime que les charges, à ce stade de la procédure, ne seraient pas 
suffisantes à justifier son placement en détention pour des motifs de sûreté. 

3.1. Pour qu'une personne soit placée en détention provisoire ou pour des motifs de 
sûreté, il doit exister à son égard des charges suffisantes ou des indices sérieux de 
culpabilité, susceptibles de fonder de forts soupçons d'avoir commis une infraction 
(art. 221 al. 1 CPP). L'intensité de ces charges n'est pas la même aux divers stades de 
l'instruction pénale; si des soupçons, même encore peu précis, peuvent être suffisants 
dans les premiers temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit 
apparaître avec une certaine vraisemblance après l'accomplissement des actes 
d'instruction envisageables. Au contraire du juge du fond, le juge de la détention n'a 
pas à procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge ni à apprécier 
la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit uniquement 
examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure (ATF 
143 IV 330 consid. 2.1; 143 IV 316 consid. 3.1 et 3.2). 

3.2. En l'espèce, le recourant ne paraît pas contester l'existence de charges suffisantes 
de violation de domicile (art. 186 CP) et d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. a LEI, même 
s'il semble invoquer l'application de la Directive sur le retour alors que le premier juge 
lui a déjà dit que celle-ci n'est pas applicable lorsque le prévenu est simultanément 
poursuivi pour un délit, ce qui est le cas ici. Ces infractions constituant deux délits, au 
sens de l'art. 10 al. 3 CP, la première condition de l'art. 221 al. 1 CPP est, pour cette 
raison déjà, remplie. 

Les soupçons de tentative de vol, subsidiairement vol, ne se sont pas amoindris au 
cours de l'instruction, puisqu'ils reposent sur les circonstances de l'arrestation, les 
objets en possession du prévenu au moment de son interpellation (cagoule, cache-cou 
et gants), les déclarations fluctuantes des deux prévenus et les antécédents de vol du 
recourant. Cela suffit pour retenir qu'à l'issue de l'instruction, les charges pour 
infraction à l'art. 115 al. 1 let. a LEI, violation de domicile et tentative de vol, se sont 
renforcées au point que le recourant est désormais renvoyé en jugement pour ces chefs 
d'infraction. 

Que la plaignante n'ait pas (encore) fourni la liste des objets dont elle allègue la 
disparition, ni chiffré son préjudice, ne joue aucun rôle, la détention pour des motifs 
de sûreté pouvant être ordonnée, comme exposé ci-dessus, notamment pour tentative 
de vol et violation de domicile.  

Peu importe également, pour l'issue du recours, que le parfum retrouvé sur le comparse 
au moment de son arrestation ait été le sien ou non, le Ministère public ayant, dans 
l'acte d'accusation, retenu à cet égard une infraction d'importance mineure (art. 172ter 
CP) ne pouvant en tout état pas fonder une détention. Il en va de même de l'absence de 
traces correspondant au profil d'ADN du recourant dans les prélèvements effectués par 

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la police, puisque les soupçons de son implication dans les dommages à la propriété 
reposent sur une possible co-activité et les déclarations fluctuantes des intéressés. 

Partant, c'est à bon droit que le TMC a retenu l'existence de charges suffisantes. 

4. Le recourant ne conteste pas les risques de collusion, fuite et réitération retenus par 
l'ordonnance querellée, ni ne propose des mesures de substitution, de sorte qu'il n'y a 
pas lieu d'y revenir. 

5. Le recourant invoque une violation du principe de la proportionnalité. 

5.1. À teneur des art. 197 al. 1 et 212 al. 3 CPP, les autorités pénales doivent respecter 
le principe de la proportionnalité lorsqu'elles appliquent des mesures de contrainte, 
afin que la détention provisoire ne dure pas plus longtemps que la peine privative de 
liberté prévisible. Selon une jurisprudence constante, la possibilité d'un sursis, voire 
d'un sursis partiel, n'a en principe pas à être prise en considération dans l'examen de la 
proportionnalité de la détention préventive (ATF 133 I 270 consid. 3.4.2 p. 281-282; 
125 I 60; arrêts du Tribunal fédéral 1B_750/2012 du 16 janvier 2013 consid. 2, 
1B_624/2011 du 29 novembre 2011 consid. 3.1 et 1B_9/2011 du 7 février 2011 
consid. 7.2). 

5.2. En l'espèce, au vu des infractions retenues par l’acte d'accusation, et de la peine 
(ferme) de 5 mois requise par le Ministère public, la peine que le Tribunal de police 
pourrait prononcer, si les faits reprochés au recourant étaient confirmés, dépasse la 
durée de la détention pour des motifs de sûreté ordonnée au 25 mars 2025. La décision 
querellée respecte donc le principe susmentionné. 

6. Le recours s'avère ainsi infondé et doit être rejeté. 

7. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui comprendront un 
émolument de CHF 900.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif 
des frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.03). En effet, l'autorité de recours est tenue 
de dresser un état de frais pour la procédure de deuxième instance, sans égard à 
l'obtention de l'assistance judiciaire (arrêts du Tribunal fédéral 1B_372/2014 du 8 avril 
2015 consid. 4.6 et 1B_203/2011 du 18 mai 2011 consid. 4). 

8. Le recourant plaide au bénéfice d'une défense d'office. 

8.1. Selon la jurisprudence, le mandat de défense d'office conféré à l'avocat du 
prévenu pour la procédure principale ne s'étend pas aux procédures de recours contre 
les décisions prises par la direction de la procédure en matière de détention avant 
jugement, dans la mesure où l'exigence des chances de succès de telles démarches peut 
être opposée au détenu dans ce cadre, même si cette question ne peut être examinée 

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qu'avec une certaine retenue. La désignation d'un conseil d'office pour la procédure 
pénale principale n'est pas un blanc-seing pour introduire des recours aux frais de 
l'État, notamment contre des décisions de détention provisoire (arrêt du Tribunal 
fédéral 1B_516/2020 du 3 novembre 2020 consid. 5.1). 

8.2. En l'occurrence, quand bien même le recours était voué à l'échec, on peut 
admettre que l'exercice de ce premier recours ne procède pas d'un abus. 

* * * * * 
  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

Rejette le recours. 

Met à la charge de A______ les frais de la procédure de recours, qui comprennent un 
émolument de CHF 900.-. 

Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant (soit, pour lui, son défenseur), au Ministère 
public et au Tribunal des mesures de contrainte. 

Siégeant : 

Madame Daniela CHIABUDINI, présidente; Mesdames Corinne CHAPPUIS BUGNON et 
Françoise SAILLEN AGAD, juges; Madame Arbenita VESELI, greffière. 

 

La greffière : 

Arbenita VESELI 

 La présidente : 

Daniela CHIABUDINI 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par 

les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la 

notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

  

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P/27112/2024 ÉTAT DE FRAIS  

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale (E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 30.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)  

- décision sur recours (let. c) CHF 900.00 

Total  CHF 1'005.00