# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3dc0ef7b-259b-59af-8972-8e2dee2e9d0a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-07-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 22.07.2019 P/5767/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-5767-2018_2019-07-22.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/5767/2018 ACPR/553/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du lundi 22 juillet 2019 

 

Entre 

 

A______, domiciliée ______, 

recourante, 

 

contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 12 février 2019 par le Ministère 

public, 

 

et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 21 février 2019, A______ 
recourt contre l'ordonnance du 12 février 2019, notifiée par pli simple, par laquelle le 
Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte pénale contre inconnu. 

La recourante déclare vouloir former recours contre l'ordonnance précitée. 

b. La recourante a versé les sûretés en CHF 1'000.- qui lui étaient réclamées par la 
Direction de la procédure. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. À la suite du constat de décès délivré le 25 mars 2018 par le Dr B______, 
responsable des soins de l'unité 1______ [de l'hôpital] C______, en raison de la mort 
de D______, né en 1941, la Brigade criminelle a établi un rapport de renseignements. 

Il en ressort que D______, âgé de 76 ans, était atteint du syndrome de Parkinson 
depuis de nombreuses années. Après une chute, le patient avait dû être opéré à la tête 
car il avait subi plusieurs fractures du crâne. Particulièrement affaibli, il avait 
enchaîné les complications. Dans un premier temps, toujours hospitalisé, il avait été 
victime d'une pneumonie et avait développé un œdème pulmonaire. Selon le 
médecin, l'ensemble de son organisme avait rapidement commencé à lâcher. Son 
intestin s'était bloqué et il avait été dans l'incapacité de se nourrir. La sonde naso-
gastrique qui lui avait été apposée étant inefficace, une sonde intradermique 
(traversant directement l'abdomen jusque dans l'estomac) avait été posée le 16 mars 
2018. Dès cette date, les douleurs du patient étaient telles qu'il avait été pris en 
charge avec de la morphine et sédaté. Les examens avaient rapidement montré que 
son estomac était tapissé d'ulcères et un pneumopéritoine (de l'air s'échappait de 
l'estomac) avait été diagnostiqué. Compte tenu de son état général, il était inopérable, 
de sorte que, en accord avec la famille, seuls des soins de confort lui avaient été 
administrés et il était décédé dans les jours suivants, probablement des suites d'une 
septicémie généralisée.  

Le Dr B______ avait expliqué avoir délivré un constat [plutôt qu'un certificat] de 
décès car il ne savait pas si la sonde gastrique avait pu contribuer à la perforation de 
l'estomac. Il s'agissait d'un risque connu. La veille du décès, un scanner avait 
toutefois montré que la sonde était toujours en place. Après hésitation, il avait donc, 
par précaution, délivré un constat de décès.  

Les inspecteurs s'étaient entretenus avec la famille, qui était particulièrement 
reconnaissante de l'engagement du personnel soignant. Informée de la décision du 
Procureur de pratiquer une autopsie, la fille du défunt avait finalement renoncé à s'y 
opposer, ne comprenant toutefois pas l'utilité de cette démarche. 

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b. Le rapport d'autopsie, du 2 janvier 2019, rapporte le décès de D______ à un 
sepsis dans le contexte d'une bronchopneumonie aiguë panlobaire droite.  

Le résumé effectué par les médecins légistes des jours précédant le décès du patient 
corrobore les informations données par le Dr B______ à la police (cf. rapport 
d'autopsie, page 21, let. a et b).  

Les experts ont constaté – au cours de l'examen radiologique post-mortem, de 
l'autopsie, ainsi que sur la base de l'examen neuropathologique et histologique – des 
"foyers de bronchopneumonie en voie d'organisation au niveau du poumon droit 
avec une composante aiguë prédominant au niveau du lobe inférieur en présence 

d'un liquide d'aspect purulent dans la trachée et les bronches jusqu'en distalité et 

d'un status après mise en place d'une PEG [sonde percutanée abouchant directement 
dans l'estomac] sans signe de complication (notamment pas de perforation de la 
paroi gastrique)" (cf. rapport d'autopsie, page 22, let. c). 

Les analyses microbiologiques des frottis effectués sur les poumons (lobes 
inférieurs), ainsi que du sang périphérique, ont montré la présence de bactéries 
connues pour provoquer des infections pulmonaires (cf. rapport d'autopsie, page 22, 
let. d). Les analyses de chimie clinique ont en outre montré une valeur de la Protéine 
C réactive (CRP) et de la Procalcitonine parlant en faveur d'un état inflammatoire et 
d'une infection bactérienne (cf. rapport d'autopsie, page 22, let. e). 

c. À la demande de E______ et A______, respectivement fille et compagne du 
défunt, une copie du rapport d'autopsie a été envoyée au Dr F______, puis au  
Dr G______. 

C. Dans la décision querellée, le Ministère public a retenu que D______ était décédé 
des suites d'un sepsis dans le contexte d'une bronchopneumonie aiguë panlobaire 
droite, soit, en d'autres termes, d'un syndrome d'infection générale. 

D. a. Dans son recours, A______ soupçonne l'accumulation de lourdes négligences 
médicales lors de la prise en charge de feu D______ du 1er décembre 2017 au  
25 mars 2018. Les conclusions de l'autopsie rapportaient une infection générale des 
suite d'une bronchopneumonie aiguë, alors que les médecins leur avaient affirmé la 
rémission totale de celle-ci et que la sortie était programmée dans les jours suivants, 
ce qui n'aurait pas pu se faire dans le cas contraire. 

 L'opération du 14 février 2018, à la suite de la chute de son compagnon, s'était bien 
déroulée et l'issue était positive, après une journée en salle de réveil. Le 16 février 
2018, après avoir été remonté en chambre, il délirait et avait des hallucinations, 
causées par le produit anesthésiant. Dès lors, elle avait relevé plusieurs points 
importants :  

 - des maltraitances multiples, notamment une contention forcée découlant d'une 
surveillance insuffisante, car le personnel, en sous-effectif, avait manqué de 

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l'étrangler à deux reprises, ce qui l'avait contrainte à rester près de lui jour et nuit 
durant les semaines suivantes; 

 - des négligences dans la surveillance d'élimination des selles et des urines, car la 
sonde avait été enlevée trop rapidement après l'opération, un manque total d'attention 
envers le besoin du patient de se rendre aux toilettes, ainsi qu'une absence de suivi de 
l'élimination des urines, qui avaient provoqué une "embolie pulmonaire" ayant 
nécessité une semaine aux soins intensifs sans espoir d'issue positive après avoir 
extrait 11 litres de liquide; 

 - un manque d'écoute de la famille, l'air hautain des consultants lors des visites 
médicales et le manque de renseignements et réponses à ses questions, avaient pesé 
lourd dans cette épreuve.  

 Les démarches entamées auprès de son médecin de confiance, pour avoir accès à une 
lecture accompagnée du dossier médical, étaient en cours. 

b. À réception du paiement des sûretés, la cause a été gardée à juger, sans échange 
d'écritures ni débats. 

EN DROIT : 

1. 1.1. Le recours a été interjeté dans les délai et forme utiles – faute de notification 
conforme à l'art. 85 al. 2 CPP – (art. 385 al. 1, 390 al. 1 et 396 al. 1 CPP), à 
l'encontre d'une ordonnance de non-entrée en matière, décision sujette à recours 
auprès de la Chambre de céans (art. 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a CPP; art. 128 
LOJ/GE). 

1.2. La qualité pour recourir (art. 382 CPP) de la recourante est toutefois douteuse, 
en tant qu'elle n'établit pas être héritière ni légataire du défunt, et n'est de surcroît pas 
titulaire de prétentions directes contre les employés [de l'hôpital] C______, vu leur 
qualité d'agents de l'État (cf. ACPR/92/2019 du 30 janvier 2019).  

La recevabilité du recours peut toutefois demeurer indécise, le recours devant quoi 
qu'il en soit être rejeté au fond. 

2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange 
d'écritures ni débats les recours manifestement irrecevables ou mal fondés (art. 390 
al. 2 et 5 a contrario CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations 
qui suivent. 

3. 3.1. Selon l'art. 310 CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance de 
non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les 
éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale 
ne sont manifestement pas réunis (let. a). Il peut faire de même en cas d'empêche-
ment de procéder (let. b) ou en application de l'art. 8 CPP (let. c). Le ministère public 

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doit être certain que les faits ne sont pas punissables (ATF 137 IV 285 consid. 2.3 et 
les références citées). 

Le principe "in dubio pro duriore" découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. 
et 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 19 al. 1 et 324 CPP; ATF 138 IV 86  
consid. 4.2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_185/2016 du 30 novembre 2016 consid. 
2.1.2 et les références citées). Il signifie qu'en principe, un classement ou une non-
entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il 
apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la 
poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours 
disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation. La procédure doit se 
poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement 
ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent 
équivalentes, en particulier en présence d'infraction grave. (ATF 138 IV 86 consid. 
4.1.2; ATF 137 IV 285 consid. 2.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_185/2016 du  
30 novembre 2016 consid. 2.1.2 et les références). En cas de doute, il appartient donc 
au juge matériellement compétent de se prononcer (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_185/2016 du 20 novembre 2016 consid. 2.1.2 et les références). 

3.2. L'art. 117 CP réprime le comportement de celui qui, par négligence, aura causé 
la mort d'une personne.  

3.2.1. La réalisation de l'infraction suppose la réunion de trois conditions : le décès 
de la victime, une négligence et un lien de causalité entre cette négligence et la mort 
(ATF 122 IV 145 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 6B_170/2017 du 19 octobre 
2017 consid. 2.2). 

3.2.2. Pour qu'il y ait négligence (art. 12 al. 3 CP), il faut que l'auteur ait, d'une part, 
violé les règles de prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder 
les limites du risque admissible et que, d'autre part, il n'ait pas déployé l'attention et 
les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour se conformer à son devoir (arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_170/2017 précité et les références citées).  

L'auteur viole les règles de la prudence s'il omet, alors qu'il occupe une position de 
garant (art. 11 al. 2 et 3 CP) – comme cela est le cas du médecin et du personnel 
soignant à l'égard de leur patient (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2013 du 23 juin 
2014 consid. 1.1) – et que le risque dont il doit empêcher la réalisation vient à 
dépasser la limite de l'admissible, d'accomplir une action dont il devrait se rendre 
compte, de par ses connaissances et aptitudes personnelles, qu'elle était nécessaire 
pour éviter un dommage (arrêt du Tribunal fédéral 6B_170/2017 précité et les 
références citées).  

Pour déterminer concrètement les devoirs découlant de l'obligation de diligence, le 
juge peut, notamment, se fonder sur des principes généraux ou une expertise. La 
particularité de l'art médical réside dans le fait que le médecin doit, avec ses 

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connaissances et ses capacités, tendre vers le résultat désiré, mais n'a pas l'obligation 
de l'atteindre ou même de le garantir. Les exigences que le devoir de prudence 
impose au médecin dépendent des circonstances du cas d'espèce, notamment du 
genre d'intervention ou de traitement, des risques qui y sont liés, du pouvoir de 
jugement ou d'appréciation laissé au médecin, des moyens à disposition et de 
l'urgence de l'acte médical. Le médecin ne viole son devoir de diligence que lorsqu'il 
pose un diagnostic ou choisit une thérapie ou une autre méthode qui, selon l'état 
général des connaissances professionnelles, n'apparaît plus défendable et ne satisfait 
ainsi pas aux exigences objectives de l'art médical. Les règles de l'art médical 
constituent des principes établis par la science médicale, généralement reconnus et 
admis, communément suivis et appliqués par les praticiens (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_170/2017 précité, consid. 2.2 et 2.3 ainsi que les références citées). Pour juger si 
l'on peut retenir à la charge du médecin d'avoir outrepassé les limites de sa marge 
d'appréciation, il ne faut pas se fonder sur l'état de fait tel qu'il apparaît après coup à 
l'expert ou au juge; le point décisif est, au contraire, la conclusion que le médecin 
devait tirer de la situation de fait au moment où il a décidé de prescrire une mesure 
ou s'en est abstenu (ATF 130 I 337 consid. 5.3; 130 IV 7 précité). 

S'il y a eu violation des règles de la prudence, encore faut-il que celle-ci puisse être 
imputée à faute, c'est-à-dire que l'on puisse reprocher à l'auteur, compte tenu de ses 
circonstances personnelles, d'avoir fait preuve d'un manque d'effort blâmable (arrêt 
du Tribunal fédéral 6B_170/2017 précité, consid. 2.2, et les références citées).  

3.2.3. Il faut ensuite qu'il existe un rapport de causalité entre la violation fautive du 
devoir de prudence et le décès de la victime. En cas de violation du devoir de 
prudence par omission, il faut procéder par hypothèse et se demander si 
l'accomplissement de l'acte omis aurait, selon le cours ordinaire des choses et 
l'expérience de la vie, évité la survenance du résultat qui s'est produit, pour des 
raisons en rapport avec le but protecteur de la règle de prudence violée. Pour 
l'analyse des conséquences de l'acte supposé, il faut appliquer les concepts généraux 
de la causalité naturelle et de la causalité adéquate. L'existence de cette causalité dite 
hypothétique suppose une très grande vraisemblance; autrement dit, elle n'est réalisée 
que lorsque l'acte attendu ne peut pas être inséré intellectuellement dans le 
raisonnement sans en exclure, très vraisemblablement, le résultat. La causalité est 
ainsi exclue lorsque l'acte attendu n'aurait vraisemblablement pas empêché la 
survenance du résultat ou lorsqu'il serait simplement possible qu'il l'eût empêché 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_170/2017 consid. 2.2 et les références citées). 

3.3. En l'espèce, le médecin ayant établi le constat de décès a suggéré que la mort du 
patient a pu être causée par la perforation de l'estomac par la sonde percutanée. Le 
rapport d'autopsie a toutefois écarté cette éventualité, la mise en place de ladite sonde 
n'ayant présenté aucune complication, notamment pas de perforation de la paroi 
gastrique. Selon les médecins légistes, le décès était dû à un sepsis dans le contexte 
d'une bronchopneumonie aiguë panlobaire droite. 

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À bien la comprendre, la recourante met en doute cette conclusion, au motif que les 
médecins lui avaient affirmé la rémission totale de la bronchopneumonie et qu'une 
sortie du patient était même programmée dans les jours suivants, ce qui n'aurait pas 
pu être possible si cette infection était toujours présente. La recourante, qui a pu 
prendre connaissance du rapport d'autopsie par l'intermédiaire de son médecin, 
n'oppose toutefois aucun élément de nature à remettre en cause la conclusion des 
médecins légistes, qui ont constaté, lors de l'autopsie et par l'analyse des frottis et du 
sang, les traces d'une infection pulmonaire. 

Par ailleurs, la recourante n'expose pas en quoi les "négligences" et "maltraitances" 
du personnel soignant, décrites dans son recours, auraient, si elles ont existé, 
provoqué la mort de son compagnon. On ne décèle au demeurant aucune causalité 
naturelle et adéquate entre les faits allégués par la recourante et la cause du décès 
retenue par les médecins légistes – qu'aucun élément ne permet de remettre en 
question –. En particulier, le compagnon de la recourante n'est pas mort d'une 
embolie pulmonaire, de sorte qu'on ne voit pas, ici, de lien avec une éventuelle 
absence de suivi de l'élimination des urines. 

Faute de prévention pénale suffisante, la non-entrée en matière n'est pas critiquable. 

4. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 

5. La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés au 
total à CHF 1'000.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des 
frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03), y compris un émolument de décision. 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Rejette le recours, dans la mesure de sa recevabilité. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, arrêtés au total à CHF 1'000.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à la recourante et au Ministère public. 

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Daniela CHIABUDINI, juges; Monsieur Julien CASEYS, greffier. 

 

Le greffier : 

Julien CASEYS 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/5767/2018 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF       

- délivrance de copies (let. b) CHF       

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 905.00 

-  CHF       

Total  CHF   1'000.00