# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d8878283-a7de-5914-aef0-89d6926fb10a
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-16
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 16.04.2025 502 2025 100
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2025-100_2025-04-16.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2025 100

Arrêt du 16 avril 2025

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Catherine Faller
Greffière : Elsa Corminboeuf

Parties A.________, prévenu et recourant, représenté par Me Léa 
Perruchoud, avocate

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Détention provisoire (art. 222 et 231 à 233 CPP) ; recours 
manifestement irrecevable

Recours du 11 avril 2025 contre l'ordonnance du Tribunal des 
mesures de contrainte du 7 avril 2025

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attendu

que, par décision du 7 avril 2025, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a ordonné 
la détention provisoire de A.________ jusqu’au 4 juillet 2025, son arrestation remontant au 5 avril 
2025 ;

que, le 11 avril 2025, A.________ a formé un recours contre cette décision ;

que la décision du 7 avril 2025 est sujette à recours auprès de la Chambre pénale du Tribunal 
cantonal dans un délai de dix jours, respecté en l’espèce (art. 222, 384 let. b, 393 al. 1 let. c et 396 
al. 1 CPP ; art. 85 al. 2 LJ [loi du 31 mai 2010 sur la justice ; RSF 130.1]) ;

que, dans une procédure de deuxième instance, la partie soumet à l’autorité de recours la décision 
de première instance afin d’en faire vérifier la conformité au droit. Le mémoire de recours doit dès 
lors indiquer pourquoi le justiciable attaque une décision et dans quelle mesure celle-ci doit être 
modifiée ou annulée. Il s’agit de l’exigence de motivation du recours, expressément indiquée à l’art. 
396 al. 1 CPP et précisée à l’art. 385 al. 1 let. a à c CPP. Le recourant doit ainsi tenter de démontrer 
le caractère erroné de la décision attaquée ; il doit exposer concrètement et spécifiquement en quoi 
la décision qu’il attaque contrevient aux motifs dont il se prévaut. Le Tribunal fédéral a à plusieurs 
reprises précisé que l’exigence de motivation ne permet pas au recourant de renvoyer simplement 
à ses arguments exposés devant le premier juge ou de critiquer la décision attaquée de manière 
générale. Il doit s’efforcer d’établir que, sur les faits constatés ou sur les conclusions juridiques qui 
en ont été tirées, la décision attaquée est entachée d’erreurs. Il ne peut le faire qu’en reprenant la 
démarche du premier juge et en mettant le doigt sur les failles de son raisonnement (not. arrêt TF 
5A_779/2021, 5A_787/2021 du 16 décembre 2022 consid. 4.3.1) ;

que si le mémoire ne satisfait pas à ces exigences, l’autorité de recours le renvoie au recourant pour 
qu’il le complète dans un bref délai. Si, à l’expiration de ce délai supplémentaire, le mémoire ne 
satisfait toujours pas à ces exigences, l’autorité de recours n’entre pas en matière (art. 385 al. 2 
CPP). Cette disposition ne permet toutefois pas de remédier à un défaut de motivation dans le 
mémoire en question. Elle vise uniquement à protéger le justiciable contre un formalisme excessif 
de la part de l'autorité, sachant que la motivation de l'acte de recours doit être entièrement contenue 
dans celui-ci. La motivation ne saurait dès lors être complétée ou corrigée ultérieurement, l’art. 385 
al. 2 CPP ne devant pas être appliqué afin de détourner la portée de l'art. 89 al. 1 CPP qui interdit 
la prolongation des délais fixés par la loi (arrêts TF 6B_1447/2022 du 14 mars 2023 consid. 
1.1; 6B_705/2019 du 5 septembre 2019 consid. 3.2.2 et les références citées) ;

que, par ailleurs, lorsque la décision attaquée repose sur une double motivation indépendante, 
chacune suffisante pour sceller le sort de la cause, le recours cantonal doit, sous peine 
d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit en se conformant aux exigences 
de motivation requises (arrêt TF 6B_120/2016 du 20 juin 2016 consid. 3.1) ;

qu’une mesure de détention n'est compatible avec la liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH) 
que si elle repose sur une base légale (art. 31 al. 1 et 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce l'art. 221 CPP. 
Elle doit en outre correspondre à un intérêt public (art. 36 al. 2 et 3 Cst. ; ATF 123 I 268 consid. 2c). 
Pour que tel soit le cas, la privation de liberté doit être justifiée par les besoins de l'instruction, un 
risque de fuite ou un danger de collusion ou de réitération (cf. art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP) ;

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qu’en l’espèce, le Tmc a retenu l’existence des risques de fuite et de collusion ;

que A.________ ne critique dans son recours que l’existence du risque de fuite, inexistant à ses 
yeux, respectivement susceptible d’être évité grâce à des mesures de substitution ;

qu’il ne s’en prend pas au considérant du Tmc relatif au risque de collusion, qualifié d’important à ce 
stade de l’enquête ; 

qu’ainsi, en tant qu’il ne remet en cause que l’existence d’un des risques énumérés à l’art. 221 al. 1 
CPP pouvant justifier la détention provisoire, le recours du 11 avril 2025 est irrecevable pour défaut 
de motivation ;

qu’en ce qui concerne l’existence de forts soupçons justifiant la mesure de contrainte, le Tmc a 
retenu ce qui suit : « en particulier, l'analyse de son téléphone portable a déjà permis d'identifier une 
quinzaine de livreurs et 42 clients fribourgeois. Deux de ces livreurs ont d'ailleurs été interpellés le 
21  novembre 2024. Lors de cette opération, une quantité d'environ 300 grammes de cannabis a été saisie, 
ainsi qu'un montant de près de CHF 5'000.-. Plusieurs personnes ont été entendues par la Police. B.________ 
a admis, afin de se fournir en stupéfiants, l'achat de 700 grammes de cocaïne et de 14 kg de haschisch, en 
passant par un compte TELEGRAM qui a été identifié comme appartenant à A.________. C.________ a 
admis avoir acheté une quantité minimum de 1.9 kg de haschisch et de 45  grammes de cocaine, par le biais 
du même compte. D.________ a indiqué avoir commandé 70  grammes de cocaïne et 370 grammes de 
cannabis auprès du réseau de A.________. Enfin, E.________ a reconnu avoir acquis auprès des chaines 
«F.________» et «G.________» sur TELEGRAM 110 grammes de cocaïne en 2024 et 80 grammes de 
cocaïne en 2025 (rapport d'enquête de la police du 14.03.2025 et PV d'audition annexées à la requête du 
Parquet) ; que pour ces trois seuls clients, c'est donc une quantité de 1005 grammes de cocaïne et de 
16'270 grammes de cannabis qui auraient été vendus pour le compte de A.________ ; que lors de son audition 
du 5 avril 2025 devant le Procureur, A.________ a reconnu son implication, tout en la minimisant. II a d'abord 
indiqué n'avoir agi que pendant un seul mois, n'avoir livré qu'une quinzaine de clients pour 3 à 4 kg de produits 
canabiques, et uniquement pour aider son ami H.________ (I. 60ss, 87ss), pour finalement déclarer : « je vais 
arrêter de mentir, désolé» et admettre une implication plus importante dans le trafic, portant aussi sur de la 
cocaïne, tout en précisant qu'il était en charge du back office. » l. 126ss) » ;

que, dans son recours, A.________ expose : « Pourtant, dans le cadre des faits qui lui sont reprochés, 
le recourant n'occupait qu'un rôle mineur, se limitant à la réception de commandes. Il n'était ni à l'origine de 
l'approvisionnement, ni impliqué dans la distribution ou l'organisation du trafic. Son implication a par ailleurs 
été circonscrite à une période brève et limitée, soit d'août à novembre 2024, ce qui exclut toute participation 
soutenue ou structurée. Les quantités retenues par l'autorité intimée ont également été retenues à tort. Selon 
les déclarations du recourant, il n'y a jamais eu plus d'une quinzaine de clients, un seul livreur, et uniquement 
une quantité maximale de 4 g de cocaïne. Lorsqu'il a été arrêté, il n'avait d'ailleurs aucun stupéfiant sur lui. 
Seule une faible somme d'argent a été séquestrée. En l'état, les charges à son encontre restent fragiles et ne 
justifient pas une détention provisoire. » ;

que A.________ se limite ainsi à une critique générale du considérant du Tmc, sans tenter 
d’expliquer en quoi celui-ci aurait constaté un fait de façon incomplète ou erronée (art. 393 al. 2 let. 
b CPP), respectivement aurait violé le droit (art. 393 al. 2 let. a CPP) en déduisant des faits précités 
l’existence de forts soupçons de crime à la LStup justifiant une détention provisoire ;

que le recours doit être déclaré irrecevable pour défaut de motivation, sans délai de régularisation ;

que, selon une pratique désormais censée connue des avocats, une défense d’office admise en 
première instance ne s’étend pas à la procédure de recours. Dans cette procédure, à tout le moins 

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lorsque le prévenu recourt, seule la défense d’office selon les règles générales de l’assistance 
judiciaire entre en ligne de compte. Ainsi, une requête d’assistance judiciaire doit désormais dans 
chaque cas être déposée par le prévenu recourant pour la procédure de recours, avec 
démonstration que les conditions de l’assistance judiciaire sont remplies, soit l’indigence, les 
chances de succès du recours et – pour les situations dans lesquelles le prévenu recourant ne 
bénéficiait pas déjà d’une défense d’office en première instance – la nécessité de l’assistance d’un 
avocat (arrêt TC FR 502 2024 79 du 23 août 2024 consid. 3.1.2) ;

qu’en l’espèce, A.________ n’a pas déposé de requête d’assistance judiciaire pour la procédure de 
recours ;

qu’au vu de l’issue du recours, les frais de la procédure, arrêtés à CHF 400.- (émolument : 
CHF 300.- ; débours : CHF 100.- ), sont mis à la charge de A.________ (art. 428 al. 1 CPP) ;

qu’il n’y a pas matière à indemnité ;

la Chambre arrête :

I. Le recours est irrecevable.

II. Les frais de la procédure de recours par CHF 400.- (émolument : CHF 300.- ; débours : 
CHF 100.-) sont mis à la charge de A.________.

Il n’est pas alloué d’indemnité.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours 
sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 16 avril 2025/jde

Le Président La Greffière