# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f9b4317d-387d-5ae1-a97b-2e988d6a4247
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-12-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 21.12.2010 A/2770/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2770-2010_2010-12-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI-WANGELER, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et 

Norbert HECK, Juges assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2770/2010 ATAS/1327/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 1 

du 21 décembre 2010 

 

En la cause 

Monsieur S__________, domicilié c/o Mme T__________, à 

Genève 

recourant 

 

contre 

 

SERVICE DE L'ASSURANCE-MALADIE, sis route de Fontenex 

62, 1211 Genève 6 

intimé 

 

 

 

 

 

A/2770/2010 

- 2/8 - 

EN FAIT 

1. Monsieur Gaston S__________, né en 1955, a déposé le 12 janvier 2010 une 

demande auprès du SERVICE DE L'ASSURANCE-MALADIE (ci-après SAM) 

visant à l'octroi d'un subside d'assurance-maladie pour l'année 2010. Il résulte de 

l'attestation établie par le Centre de calcul du revenu déterminant unifié, 

Département de la solidarité et de l'emploi, datée du 17 février 2010, que son 

revenu déterminant le droit aux prestations sociales (RDU) s'élève pour l'année 

2008 à 8'524 fr. 

2. Par décision du 19 février 2010, le SAM a rejeté sa demande. Il a en effet considéré 

d'une part, que le RDU de l'intéressé était inférieur à la limite prévue pour une 

personne seule, et d'autre part, qu'en additionnant le RDU de sa concubine avec 

laquelle il faisait ménage commun, avec son propre RDU, le montant cumulé était 

de 165'314 fr. 

3. L'intéressé a formé opposition le 11 mars 2010. 

4. Par décision sur opposition du 22 juillet 2010, le SAM a maintenu et confirmé sa 

décision de refus. 

5. L'intéressé a interjeté recours le 17 août 2010 contre ladite décision. Il allègue que  

"mon revenu déterminant unifié s'élève à 8'524 fr. (ce qui est largement en-dessous 

de la somme fixée comme limite de 15'000 fr. Je n'ai pas droit au chômage, car je 

n'ai pas travaillé une année consécutives dans des emplois déclarés. A plus de 50 

ans, il est très difficile de trouver un emploi dans le domaine de la restauration. 

C'est la raison pour laquelle j'ai suivi le cours de cafetiers et obtenu mon certificat 

de capacité. Malheureusement, je suis toujours à la recherche d'un travail à temps 

complet. J'ai également effectué des démarches auprès de l'Hospice général, qui 

n'est pas entré en matière en raison des revenus de ma concubine (déjà!). 

Le motif de refus de l'obtention de ce subside est basé surtout en raison des revenus 

de ma concubine. Il m'est donc confirmé officiellement par ce service que ma 

concubine, Madame T__________, a le devoir de subvenir à mes besoins en raison 

de mes très faibles revenus et sous prétexte que je ne suis pas au bénéfice de 

prestations d'aide. Le plus désespérant est que si nous ne faisions pas ménage 

commun, je serais au bénéfice d'une aide sociale, du subside d'assurances et 

certainement d'une aide au logement et que je continuerais à voir mon amie. 

Renseignements pris auprès d'une fiduciaire de la place, Madame T__________ ne 

peut légalement me mentionner sur sa déclaration d'impôts et déduire ainsi les frais 

d'une charge supplémentaire du fait que nous ne sommes pas mariés." 

 

 

 

 

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- 3/8 - 

L'intéressé conclut dès lors à l'octroi du subside 2010 et subsidiairement à ce que sa 

concubine soit autorisée à le faire figurer officiellement dans sa déclaration fiscale 

et à bénéficier ainsi d'une réduction d'impôts. 

6. Dans sa réponse du 14 septembre 2010, le SAM rappelle que le recourant fait 

ménage commun avec sa concubine depuis 2006, et que c'est dès lors à juste titre 

qu'il a pris en compte la situation financière de celle-ci. Il souligne par ailleurs, afin 

de répondre à l'argument fiscal invoqué par le recourant, que la législation fiscale 

suit une autre logique que la législation sociale et qu'il s'agit de deux procédures 

distinctes. Enfin, il relève que la concubine du recourant a signé le formulaire de 

demande du subside et a ainsi donné l'autorisation à ce que son RDU soit utilisé 

pour le calcul d'une prestation soumise à condition de revenu. 

7. Invité à se déterminer dans un délai au 8 octobre 2010, l'intéressé ne s'est pas 

manifesté. 

8. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 4 et let. c de la loi sur l'organisation 

judiciaire, du 22 novembre 1941 (LOJ ; RS E 2 05), le Tribunal cantonal des 

assurances sociales connaît en instance unique tant des contestations prévues à l’art. 

56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 

octobre 2000 (LPGA ; RS 830.1) qui sont relatives à la loi fédérale sur l'assurance-

maladie, du 18 mars 1994 (LAMal ; RS 832.10) que des contestations relatives aux 

assurances complémentaires à l’assurance-maladie sociale prévue par la LAMal, et 

à l’assurance-accidents obligatoire prévue par la loi fédérale sur l'assurance-

accidents, du 20 mars 1981 (LAA ; RS 832.20), relevant de la loi fédérale sur la 

contrat d'assurance, du 2 avril 1908 (loi sur le contrat d’assurance, 

LCA ; RS 221.229.1). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 

2000 (ci-après : LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable aux 

assurances sociales régies par la législation fédérale (art. 2) et ne l'est ainsi pas en 

matière de subside d'assurance maladie, puisque celle-ci est régie par le droit 

cantonal. 

3. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable 

(art. 36 de la loi d'application de la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 29 mai 

1997 (LaLAMal ; RS J 3 05). 

 

 

 

 

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- 4/8 - 

4. L'objet du litige porte sur le droit de l'intéressé au subside d'assurance-maladie pour 

l'année 2010. 

5. Aux termes de l'art. 65 al. 1 et 3 LAMal, dans sa teneur en vigueur dès le 1
er

 janvier 

2001,  

"les cantons accordent des réductions des primes aux assurés de condition 

économique modeste. Le Conseil fédéral peut étendre le cercle des ayants droit à 

des personnes tenues de s'assurer qui n'ont pas de domicile en Suisse mais qui y 

séjournent de façon prolongée (…). 

Les cantons veillent, lors de l'examen des conditions d'octroi, à ce que les 

circonstances économiques et familiales les plus récentes soient prises en 

considération, notamment à la demande de l'assuré. Après avoir déterminé le cercle 

des ayants droit, les cantons veillent également à ce que les montants versés au titre 

de la réduction des primes le soient de manière à ce que les ayants droit n'aient pas 

à satisfaire à l'avance à leur obligation de payer les primes (al. 3) ." 

La LaLAMal confirme qu'en vertu des articles 65 ss LAMal, l'Etat de Genève 

accorde aux assurés de condition économique modeste des subsides destinés à la 

couverture totale ou partielle des primes de l'assurance-maladie (art. 19 al. 1 

LaLAMal). 

6. Les subsides sont en principe destinés aux assurés de condition économique 

modeste et aux assurés bénéficiaires de prestations complémentaires à l'AVS/AI 

accordées par le Service des prestations complémentaires (art. 20 al. 1 LaLAMal). 

Aux termes de l'art. 20 al. 2 et 3 LaLAMal, 

"Les assurés qui disposent d'une fortune brute ou d'un revenu annuel brut 

importants sont présumés n'étant pas de condition économique modeste, à moins 

qu'ils ne prouvent que leur situation justifie l'octroi de subsides. Le Conseil d'Etat 

détermine les montants considérés comme importants.  

Sont également présumés ne pas être de condition économique modeste, à moins 

qu'ils ne prouvent que leur situation justifie l'octroi de subsides :  

a) les assurés majeurs dont le revenu déterminant n'atteint pas la limite 

fixée par le Conseil d'Etat, mais qui ne sont pas au bénéfice de 

prestations d'aide sociale; (…)" 

L'art. 10 al. 4 du règlement d'exécution de la loi d'application de la loi fédérale sur 

l'assurance-maladie, du 15 décembre 1997 (RaLAMal ; RS J 3 05.01) précise que la 

limite inférieure est de 15'000 fr. pour un assuré seul sans charge légale. 

 

 

 

 

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- 5/8 - 

Le revenu plancher a été introduit par le législateur, considérant qu'il n'était pas 

équitable que des assurés dont le RDU se situe en-dessous de ce revenu et qui ne 

touchent pas de prestations d'aide sociale aient automatiquement droit à des 

subsides, sans que la réalité de leur situation économique ne soit prise en compte 

(MGC 2006-2007 XII A). 

Sous réserve des assurés visés par l'article 20 alinéas 2 et 3 susmentionné, le droit 

aux subsides est ouvert lorsque le revenu déterminant ne dépasse pas les limites 

fixées par le Conseil d'Etat (art. 21 al. 1 LaLAMal). 

Selon l'art. 10B RaLAMal, 

"En application de l'article 21, alinéa 1, de la loi, le revenu annuel déterminant ne 

doit pas dépasser les montants suivants :  

a) Groupe A  

 assuré seul, sans charge légale 18 000 F 

 

 couple, sans charge légale  29 000 F 

 

b) Groupe B  

 assuré seul, sans charge légale 29 000 F 

 

 couple, sans charge légale  47 000 F 

 

c) Groupe C  

 assuré seul, sans charge légale 38 000 F 

 

 couple, sans charge légale  61 000 F 

 
  

 
Ces limites sont majorées de 6 000 F par charge légale."  

7. En l'espèce, le RDU de l'intéressé s'élève à 8'524 fr. et se situe dès lors en-dessous 

du revenu plancher. Il a néanmoins droit au subside de l'assurance-maladie s'il peut 

démontrer que sa situation en justifie l'octroi. L'art. 23 al. 5 LaLAMal prévoit en 

effet que 

"S’agissant des assurés visés par l’article 20, alinéas 2 et 3, lorsque leur situation 

économique justifie l’octroi de subsides, ils peuvent présenter une demande dûment 

motivée, accompagnée des pièces justificatives, au service de l’assurance-

maladie."(cf. également art. 10 al. 6 RaLAMal) 

8. Afin de tenir compte de la situation économique réelle de l'intéressé, le SAM a 

ajouté au RDU de l'intéressé celui de sa concubine, avec laquelle il fait ménage 

 

 

 

 

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- 6/8 - 

commun depuis 2006. Il rappelle à cet égard que dans le formulaire de demande, 

l'intéressé a indiqué qu'il était à la charge de celle-ci.  

9. Il n'existe entre les concubins aucun devoir légal d'entretien et d'assistance (ATF 

129 I 1 consid. 3.2.4 p. 6; voir aussi ATF 106 II 1 consid. 2 p. 4). En matière civile, 

la jurisprudence développée sous l'empire de l'ancien droit du divorce a considéré, 

sous certaines conditions, que le concubinage constituait une communauté 

assimilable au mariage pouvant entraîner la perte du droit à la rente du conjoint 

divorcé. Le Tribunal fédéral a toutefois posé la présomption (réfragable) qu'un 

concubinage était stable lorsqu'il durait depuis cinq ans au moment de l'ouverture 

de l'action en modification du jugement de divorce (« concubinage qualifié »; ATF 

118 II 235 consid. 3a p. 237, 114 II 295 consid. 1a p. 297; voir également Urs 

Fasel/Daniela Weiss, Auswirkungen des Konkubinats auf (nach-) eheliche 

Unterhaltsansprüche, PJA 1/2007 p. 13 ss). En matière d'aide sociale, il existe dans 

les cantons une tendance de plus en plus marquée d'assimiler à des couples mariés 

des concubins qui vivent dans une relation durable. A ce propos, si la personne 

assistée vit dans une relation de concubinage stable, la jurisprudence admet qu'il 

n'est pas arbitraire de tenir compte de cette circonstance dans l'évaluation des 

besoins d'assistance, quand bien même il n'existe pas un devoir légal et réciproque 

d'entretien entre les partenaires. Dans cette optique, il est admissible de tenir 

compte du fait que ces derniers sont prêts à s'assurer mutuellement assistance 

(FamPra.ch 2004 p. 434 [arrêt du 12 janvier 2004, 2P.242/2003 consid. 2]; arrêt du 

10 juillet 2006, 2P.230/2005 consid. 3.3, arrêt du 12 janvier 2004, 2P.218/2003 

consid. 3.2, arrêt du 24 août 1998, 2P.386/1997; Thomas Gächter/ Myriam 

Schwendener, Nichteheliche Lebensgemeinschaften im Sozialversicherungsrecht, 

Ein Beitrag zum Verhältnis von Familien-und Sozialversicherungsrecht, in : 

FamPra.ch 2005, p. 857 s.; Felix Wolffers, Grundriss des Sozialhilferechts, 2ème 

éd, Berne 1999, p. 162; Peter Stadler, Unterstützung von Konkubinatspartnern, in: 

Zeitschrift für Sozialhilfe [ZeSo] 1999, p. 29 ss). A ce propos, les directives de la 

Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS) prévoient que si les 

partenaires vivent en concubinage stable et si une seule personne est bénéficiaire de 

l'aide sociale, le revenu et la fortune du partenaire non bénéficiaire peuvent être pris 

en compte de manière appropriée. Elles précisent qu'un concubinage est considéré 

comme stable, notamment, s'il dure depuis deux ans au moins ou si les partenaires 

vivent ensemble avec un enfant commun (norme CSIAS 12/07 F.5 - 2). Dans ce 

même ordre d'idées, le Tribunal fédéral a jugé, s'agissant de l'avance de pensions 

alimentaires, qu'une disposition cantonale selon laquelle les revenus du concubin du 

parent ayant droit sont pris en compte, et l'avance alimentaire accordée seulement si 

le revenu total des deux concubins ne dépasse pas la limite fixée, n'était pas 

arbitraire (ATF 129 I 1). 

Dans un arrêt rendu le 23 juillet 2008, le Tribunal fédéral a précisé que les 

considérations qui sont à la base de cette jurisprudence, en particulier dans le 

domaine des prestations de l'aide sociale, peuvent être transposées en matière de 

 

 

 

 

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subsides d'assurance-maladie, vu l'évidente analogie entre ces deux types de 

prestations. Dans un cas comme dans l'autre, leur octroi est soumis à conditions de 

ressources. Dans les deux domaines, les prestations sont régies, il est vrai à des 

degrés divers, par le principe de la subsidiarité par rapport à d'autres sources de 

revenus (ATF 8C_790/2007). 

En l'espèce, force est de considérer que le concubinage est stable puisqu'il dure 

depuis 2006 et conclure, au vu de la jurisprudence du TF susmentionnée, que 

l'addition des deux RDU effectuée par le SAM, en tant qu'elle permet d'établir la 

réalité de la situation économique de l'intéressé, se justifie. 

10. Il y a lieu de relever, à l'instar du SAM, que la concubine de l'intéressé a également 

signé le formulaire de demande du subside. Or, il y est expressément indiqué que 

par sa signature, la personne délie l'administration fiscale cantonale du secret fiscal 

et l'autorise à communiquer au Centre de calcul du RDU les éléments de revenu et 

de fortune, tels qu'ils ressortent de son dossier fiscal. Le SAM ne serait sinon pas en 

mesure d'examiner la réelle situation économique de l'intéressé. 

La demande de l'intéressé visant à ce que sa concubine soit dans ces conditions 

autorisée à le déclarer fiscalement comme charge afin d'obtenir une réduction de 

ses impôts ne saurait être traitée dans le cadre de la présente procédure, le Tribunal 

de céans n'étant pas compétent en matière fiscale. 

Le recours est, au vu de ce qui précède, rejeté. 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans 

un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110) auprès du Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 

Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 

preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 

au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 

42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme 

moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 

 

 

 

 

Doris GALEAZZI-

WANGELER 

 

 

 

 
 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le