# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7f5a08eb-5092-5eeb-be87-292878cb5f06
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-03-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.03.2014 A/2404/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2404-2013_2014-03-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente;  Christine TARRIT-DESHUSSES et Jean-

Pierre WAVRE, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2404/2013 ATAS/270/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 mars 2014 

6
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur S__________, domicilié à PORRENTRUY 

Madame S__________, domiciliée c/o Madame T__________, à 
GENEVE 

 

demandeurs 

contre 

BÂLOISE ASSURANCES, Aeschengraben 21, BASEL 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, administration 
des comptes de libre passage, Weststrasse 50, ZURICH 

défenderesses 

 
 
 

 

A/2404/2013 

- 2/5 -

EN FAIT 

1. Par jugement du 4 juin 2013, la 14ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame S__________, née T__________ en 1989 et 
Monsieur S__________, né en 1986, mariés en date du 27 mars 2008. 

2. Selon le chiffre 8 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première 
instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle 
acquis par chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 6 juillet 2013 et a été communiqué 
à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice le 23 juillet 2013. 

4. L’instruction menée par la Cour de céans a permis d’établir les faits suivants : 

S’agissant de Mme S__________ : 

• La demanderesse, née le 23 décembre 1989, n'a cotisé à aucune institution de 
prévoyance dès lors qu'elle a accompli sa vingt-quatrième année le 
23 décembre 2013. 

S’agissant de M. S__________ : 

• Selon l'extrait de compte fourni par la Caisse cantonale genevoise de 
compensation, le demandeur a travaillé pendant la durée du mariage et pour un 
salaire et une durée pertinents au sens de la Loi fédérale sur la prévoyance 
professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP ; RS 
831.40) auprès des employeurs suivants : 

- X__________ (en 2008, 2009, 2010 et 2012) 
- Y__________ et Y__________ SA (en 2010, 2011 et trois mois en 2012). 

• Le 29 juillet 2013 la BÂLOISE ASSURANCES a attesté qu’elle avait repris la 
couverture de prévoyance profesionnelle pour Y__________ SA depuis le 1er 
janvier 2012, anciennement assurée par SWISSLIFE. Une prestation de 1'501 
fr. avait été transférée de la part de SWISSLIFE le 1er janvier 2012. La 
prestation de sortie au 31 mai 2013 était de 3'786 fr. 90. Le 31 mai 2013, le 
demandeur avait quitté son employeur. La prestation de sortie au 31 mai 2013 
était de 3'786 fr. 90. Le 19 août 2013, la BÂLOISE ASSURANCES a indiqué 
que la prestation de sortie au 6 juillet 2013 était de 3'792 fr. 75. 

• Le 2 août 2013, SWISSLIFE a attesté d'un transfert de 1'501 fr. auprès de la 
BÂLOISE ASSURANCES et d’un avoir à la date du mariage nul dès lors que 
le demandeur était âgé de moins de 25 ans. 

 
 
 

 

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• Le 8 janvier 2014, la BÂLOISE ASSURANCES a transmis à la Cour de céans 
un courrier du 18 octobre 2013 envoyé au demandeur, selon lequel celui-ci 
avait été assuré dans le cadre de son contrat pour Z__________, X__________ 
mais ne possédait aucune prestation de libre passage car le processus d’épargne 
ne commençait qu’à 25 ans. 

5. Le 14 janvier 2014, la Cour de céans a informé les demandeurs qu’un montant de 
1'896 fr. 40 revenait à la demanderesse et leur a imparti un délai pour former leurs 
éventuelles observations. 

6. Les demandeurs n’ont pas formulé d’observations. 

7. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
9 octobre 2009 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la 
prévoyance professionnelle opposant institutions de prévoyance, employeurs et 
ayants droit, y compris en cas de divorce, ainsi qu’aux prétentions en 
responsabilité (art. 331 à 331e du code des obligations ; art. 52, 56a, al. 1, et art. 
73 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et 
invalidité du 25 juin 1982 ; art. 142 code civil). 

 Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour 
ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 
128 V 230; ATF 129 V 444). Les paiements en espèce effectués durant le mariage 
ne sont pas pris en compte (art. 22 al. 2 LFLP). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP ; RS 831.425) et 12 de l'ordonnance 

 
 
 

 

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fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 
18 avril 1984 (OPP 2 ; RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation 
de sortie acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% 
en 2003, 2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 
2011, 1.5%  de 2012 à 2013 et 1.75% dès le 1er janvier 2014.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
avoirs de prévoyance des demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle 
du mariage, le 27 mars 2008, d’autre part le 6 juillet 2013, date à laquelle le 
jugement de divorce est devenu exécutoire. 

Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par 
M. S__________ est de 3'792 fr. 75 auprès de la BÂLOISE ASSURANCES, les 
intérêts ayant déjà été calculés par l’institution de prévoyance défenderesse. 
Mme S__________ n’a pas cotisé. Ainsi M. S__________ doit à son ex-épouse le 
montant de 1'896 fr. 40 (3'792 fr. 75 : 2). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le 
conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts 
compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux 
minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux 
réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 
2003) 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

1. Invite la BÂLOISE ASSURANCES à transférer, du compte de M.  S__________, la 
somme de 1'896 fr. 40 sur un compte à ouvrir auprès de la FONDATION 
INSTITUTION SUPPLETIVE LPP en faveur de Mme S__________, ainsi que des 
intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 6 juillet 2013 jusqu'au 
moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nancy BISIN 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le