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**Case Identifier:** d27ff363-a57e-5544-a6fa-585477e01d02
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 09.10.2025 C/18297/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-18297-2012_2025-10-09.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18297/2012-CS DAS/187/2025 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU JEUDI 9 OCTOBRE 2025 

 

Recours (C/18297/2012-CS) formé en date du 2 juin 2025 par Monsieur A______, 

domicilié ______ (Genève), représenté par Me B______, avocat. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du      13 octobre 2025 à : 

- Monsieur A______ 

c/o Me B______, avocat, 

______, ______. 

- Madame C______ 
c/o Me D______, avocate,  

______, ______. 

- Madame E______ 

Madame F______ 

Madame G______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
 Route des Jeunes 1E, case postale 75,1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

Pour information : 

- Maître H______ 
______, ______. 

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C/18297/2012-CS 

EN FAIT 

A. Par ordonnance DTAE/4128/2025 du jeudi 20 février 2025, communiquée aux 

parties pour notification le 20 mai 2025, le Tribunal de protection de l’adulte et de 
l’enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a, sur mesures provisionnelles, 
confirmé le retrait de la garde de fait et du droit de déterminer le lieu de résidence 

à A______ sur les mineurs I______, J______, K______ et L______, nés 

respectivement les ______ 2012, ______ 2014, ______ 2015 et ______ 2018 

(ch. 1 du dispositif), maintenu le placement des mineurs chez leur mère, C______ 

(ch. 2), réservé au père un droit aux relations personnelles avec ses enfants qui 

s'exercera tous les week-ends au Point rencontre, selon la modalité de type "1 

pour 1"(ch. 3), maintenu la curatelle d'assistance éducative et la curatelle 

d'organisation et de surveillance des relations personnelles (ch. 4 et 5), confirmé 

les intervenantes en protection de l'enfant au sein du Service de protection des 

mineurs (SPMi), aux fonctions de curatrices et invité ces dernières à adresser un 

point de situation au plus tard à la fin de l'année scolaire (ch. 6 et 7) et rappelé que 

la procédure était gratuite (ch. 8).  

En substance, le Tribunal de protection a retenu que le retrait de garde et le 

placement des enfants auprès de leur mère, tel que décidé sur mesure d'urgence le 

29 novembre 2024 devait être confirmé, le père n'étant pas en mesure d'assurer la 

prise en charge des enfants sans compromettre leur sécurité et leur 

développement, notamment en raison d'actes de violence à leur égard faisant 

l'objet d'une procédure pénale en cours. Le Tribunal de protection a relevé en 

outre que depuis le prononcé de la décision sur mesures superprovisionnelles et le 

placement chez leur mère, l'état des enfants s'était amélioré, la mère étant 

adéquate, attentive aux besoins des enfants et collaborante. 

B. a) Par acte reçu par le greffe de la Cour le 2 juin 2025, A______ a recouru contre 

cette ordonnance qui lui avait été notifiée le 21 mai 2025. Il a conclu à 

l'annulation des chiffres 1 à 3 de son dispositif et au prononcé de la garde alternée 

sur les enfants. En substance, il fait grief au tribunal précédent d'avoir constaté les 

faits de manière incomplète, contestant toute maltraitance ou violence à l'égard de 

ses enfants, rappelant ne faire l'objet d'aucune condamnation pour les faits 

dénoncés. Par ailleurs, il reproche à la décision attaquée d'avoir violé le principe 

de proportionnalité en lui ayant retiré la garde des enfants sans aucun élément 

concret remettant en cause sa capacité à les prendre en charge. 

Il a produit un compte rendu des visites au Point Rencontre postérieur au 

prononcé de la décision attaquée. Il en ressort que ces visites ont lieu de manière 

ordinaire. 

b) Le 12 juin 2025 les curateurs du SPMi ont conclu à la confirmation de ladite 

décision, relevant que les visites du père se déroulaient correctement et qu'une 

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C/18297/2012-CS 

évaluation aurait lieu prochainement pour évoquer la question d'une garde 

alternée, ce qui était prématuré en l'état.  

c) Le 13 juin 2025, le Tribunal de protection a informé la Cour qu'il ne souhaitait 

pas revoir sa décision. 

d) La mère des enfants a déposé ses observations le 24 juin 2025, concluant à la 

confirmation de la décision du Tribunal de protection, dans l'intérêt des enfants, 

contestant la version des faits du recourant et relevant que l'art. 310 CC n'avait pas 

été violé, les violences étant attestées tant par les déclarations des enfants que par 

des signalements du SPMi. 

e) Le Tribunal de protection a adressé à la Cour en date du 1er juillet 2025, un 

rapport des curateurs du SPMi du 20 juin 2025 duquel il ressort en substance que 

si les visites entre le recourant et les enfants se déroulent bien au Point Rencontre, 

les enfants ont tous exprimé le fait que le placement chez leur mère leur convenait 

de même que la fréquence des visites avec leur père. 

f) Par déterminations du 8 juillet et courrier du 12 août 2025, le recourant a 

persisté dans ses griefs et conclusions, de même que le SPMi par courriers des 

18 juillet et 6 août 2025 dans ses conclusions, comme l'intimée par courrier du 

24 juillet 2025, dans les siennes. 

C. Pour le surplus, ressortent de la procédure les faits pertinents suivants : 

a) Les mineurs I______, J______, K______ et L______, nés respectivement les 

______ 2012, ______ 2014, ______ 2015 et ______ 2018, sont issus de l'union 

conjugale entre C______, née [C______], et A______. 

b) Les parties s'étant séparées, le Tribunal de première instance a rendu, le 

10 mars 2022, un jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale, 

attribuant notamment la garde des quatre enfants à la mère, moyennant réserve 

d'un droit de visite usuel au père sur les enfants et instaurant une curatelle de 

surveillance du droit de visite, jugement annulé par arrêt de la Cour du 12 juillet 

2022, sur recours du père, arrêt retenant que les motifs du Tribunal de première 

instance pour ne pas prononcer la garde alternée sur les enfants n'étaient pas 

convaincants et lui renvoyant la cause pour nouvelle décision après complément 

d'instruction. 

c) Par jugement du 5 février 2024, le Tribunal de première instance a, sur mesures 

protectrices de l'union conjugale, instauré une garde alternée à raison d'une 

semaine sur deux chez chacun des parents, du dimanche 18h00 au dimanche 

suivant à la même heure, ainsi que de la moitié des vacances scolaires et a 

confirmé pour le surplus le jugement du 10 mars 2022. Le Tribunal a statué, 

notamment, sur la base de trois rapports concordants du Service d'évaluation et 

d'accompagnement de la séparation parentale (SEASP) préconisant le prononcé de 

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la garde alternée, qui entérinait une situation de fait préexistante depuis la 

séparation effective. Il a relevé que les enfants évoluaient positivement dans cet 

environnement. Il a fixé le domicile des mineurs chez la mère. 

Par arrêt du 16 avril 2024 rendu sur appel du père, la Cour de justice a fixé le 

domicile légal des mineurs chez ce dernier, le jugement étant confirmé pour le 

surplus.  

d) Le 2 mai 2024, le SPMi a requis du Tribunal de protection le prononcé du 

retrait au père de la garde des enfants et l'a informé, pour qu'il l'entérine, du 

placement provisoire des enfants chez la mère.  

Dans un rapport du 2 mai 2024, le SPMi a dénoncé des "faits graves relatés" par la 

mère des enfants sur ceux-ci du fait d’une nounou/amie du père lorsque les 
enfants se trouvaient chez lui, soit notamment d’avoir poussé une enfant dans une 
rivière, d’avoir pincé les seins de la même enfant, d’avoir donné des coups au 
ventre et de pieds à d’autres et d’avoir mis la tête sous l’eau à certains d’entre eux. 
Le rapport préavisait un retrait de la garde au père, un placement provisoire des 

enfants auprès de la mère ayant été ordonné. Le préavis visait également la 

fixation d’un droit de visite restreint entre les enfants et le père, durant la journée 
uniquement. 

Ce préavis a été modifié en date du 14 mai 2024, la garde devant rester partagée, 

le père ayant pris l’engagement de ne plus mettre les enfants en contact avec 
l’amie/nounou problématique. Cette dernière devait avoir, entre-temps, quitté le 
pays pour rentrer chez elle. 

e) Par rapports déposés le 12 août 2024 au Tribunal de protection, le SPMi a 

conclu à la levée du mandat antérieur de curatelle d’organisation et de 
surveillance du droit de visite du père sur les enfants au vu de la garde alternée 

effective, faisant référence à celle prononcée et mise en œuvre par le jugement du 
Tribunal de première instance du 5 février 2024. 

En date du 29 août 2024, le Tribunal de protection a levé la curatelle 

d'organisation et de surveillance des relations personnelles et levé le droit de 

regard et d'information pendants. Il a instauré une curatelle d'assistance éducative 

en faveur des enfants, exhorté les parents à entreprendre un travail de 

coparentalité et invité les curatrices du SPMi à mettre en œuvre une action 
éducative en milieu ouvert (AEMO).  

f) Par courrier du 27 novembre 2024, la mère a sollicité le retrait de la garde des 

mineurs au père estimant que ces derniers n'étaient pas en sécurité avec celui-ci. 

Les mineurs K______ et L______ s'étaient plaints de violences physiques de la 

part de leur père, telles que des claques, des coups de ceinture et de chausse-pied 

en métal. 

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C/18297/2012-CS 

g) Sur mesures superprovisionnelles du 29 novembre 2024, faisant suite à un 

préavis du SPMi du même jour qui exposait les faits susmentionnés, le Tribunal 

de protection a retiré la garde de fait et le droit de déterminer le lieu de résidence 

des mineurs à leur père, pris acte du placement de ces derniers chez leur mère, 

instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles 

entre les mineurs et leur père, fixé un droit de visite entre ces derniers s'exerçant 

tous les week-ends au Point Rencontre, selon une modalité de type "1 pour 1", 

ordonné la réalisation d'un bilan psychologique pour les mineurs et enfin invité les 

curatrices à faire en sorte que la mère soit accompagnée par des professionnels 

pour la prise en charge à plein temps des enfants. 

h) Par requête du même jour, la mère a demandé l'octroi de la garde exclusive sur 

les mineurs, ainsi qu'une interruption immédiate de tout contact entre ces derniers 

et leur père. 

Le 4 décembre 2024, le SPMi a dénoncé les faits au Ministère public. La 

procédure est toujours en cours.   

Suite au prononcé des mesures d'urgence, les trois cadets ont changé d'école, se 

rendant à présent à l'école de M______, proche du domicile maternel. 

i) Par déterminations du 13 décembre 2024, le père a conclu à la levée de 

l'ensemble des mesures superprovisionnelles du 29 novembre 2024, ainsi qu'au 

retour des mineurs I______, J______ et K______ à l'école de N______, s'est 

déclaré surpris des signalements de maltraitance envers ses enfants et a contesté 

l'ensemble des faits, alléguant que la mère instrumentalisait les mineurs.  

j) Dans son rapport du 11 février 2025, le SPMi a préavisé de retirer la garde de 

fait et le droit de déterminer le lieu de résidence des mineurs à leur père, de 

maintenir le placement des enfants chez leur mère, d'instaurer une curatelle 

d'organisation et de surveillance des relations personnelles entre les mineurs et 

leur père, d'instaurer un droit de visite en faveur de ce dernier qui s'exercera tous 

les week-ends au Point Rencontre, selon la modalité de type "1 pour 1" et 

d'ordonner la réalisation d'un bilan psychologique pour les quatre enfants. Depuis 

la mise en place d'une AEMO de crise pour aider la mère à faire face au 

comportement violent de K______ envers sa sœur L______ et à l'école, la 
situation s'était améliorée et K______ semblait plus calme. La mère avait mis en 

place, avec le soutien de l'équipe éducative de l'école de M______, un suivi 

psychologique à l'OMP pour ses quatre enfants et était très attentive et adéquate à 

la situation particulière de son aînée qui traversait une phase d'adolescence 

difficile, adoptant des comportements de défi, avec troubles alimentaires et du 

sommeil. Le père avait refusé de se présenter à la première visite au Point 

Rencontre, ce qui avait déçu et mis en colère les enfants, qui avaient fait savoir 

que leur père leur manquait et qu'ils souhaitaient le revoir lors des week-ends. Les 

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enfants avaient en outre déclaré être satisfaits de leur quotidien avec leur mère et à 

l'école. 

k) Le 13 février 2025, le Tribunal de protection a entendu les parties, ainsi que la 

curatrice du SPMi.  

Le père a maintenu qu'il n'avait jamais usé de violence ni maltraité ses enfants. Il 

était quelqu'un de calme. Il avait déposé une plainte pénale pour diffamation dans 

la mesure où ces accusations nuisaient à sa réputation. Il a fait part de son 

opposition au changement d'école des enfants et a contesté l'obligation qui lui était 

faite d'avoir des relations personnelles avec ses enfants au sein d'un Point 

Rencontre. Il a soutenu que le mineur K______ avait été influencé par sa mère 

s'agissant de ses déclarations relatives à des violences. Il sollicitait le 

rétablissement de la garde alternée. 

La mère a exposé que les enfants avaient été entendus dans la procédure pénale. 

Elle était en arrêt maladie depuis novembre 2024. Elle a déclaré que les enfants 

allaient bien. Cependant, dès le prononcé des mesures, l'aînée avait mangé moins 

bien et avait "une boule au ventre". La situation s'était améliorée suite à 

l'intervention du pédiatre. L'agressivité dont l'enfant K______ faisait preuve à 

l'égard d'une de ses sœurs avait disparu depuis l'intervention de l'AEMO. L'aînée 
souhaitait changer d'école pour se rapprocher de son domicile.  

La curatrice du SPMi a relevé que non seulement l'enfant K______, mais 

également les filles L______ et J______, avaient fait part de violences paternelles. 

Par ailleurs, elle a relevé ce qui suit : "Les enfants ont abordé également à 

l'époque la présence de la personne mise en cause dans la première procédure 

pénale. Ils reviennent sur ces faits encore aujourd'hui. Leur discours reste 

cohérent. Je m'interroge sur la protection que le père est en capacité de donner à 

ses enfants. En l'état, j'ai préconisé la présence d'un éducateur lors des visites 

(…) Les enfants disent que leur père ne les croit pas." Elle a par ailleurs estimé 
qu'il n'était pas forcément dans l'intérêt de l'aînée de changer d'école au vu du 

caractère provisoire de la situation. 

Suite à quoi, Tribunal de protection a rendu l'ordonnance attaquée. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont 

applicables par analogie pour les mesures de protection de l'enfant (art.  314 

al. 1 CC). 

Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours auprès 

de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC et 53 al. 1 

LaCC). 

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Interjeté par une personne ayant qualité pour recourir, dans le délai utile de 

dix jours et suivant la forme prescrite, le recours est recevable (art. 450 al. 2 et 3 

et 445 al.3 CC). 

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 

sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 

pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. Le recourant fait grief au Tribunal de protection d'avoir violé le principe de 

proportionalité et la loi en rendant une décision que rien ne justifiait lui retirant la 

garde des enfants, exercée sans problème depuis plusieurs années, le 

développement des enfants n'étant pas en danger auprès de lui.  

2.1 Lorsqu'elle ne peut éviter autrement que le développement d'un mineur ne soit 

compromis, l'autorité de protection de l'enfant retire ce dernier au père et mère et 

le place de façon appropriée (art. 310 al. 1 CC). Le droit de garde passe ainsi à 

l'autorité de protection qui détermine alors le lieu de résidence du mineur et 

choisit son encadrement (arrêt du Tribunal fédéral 5A_335/2020 c. 3.1). Le 

danger doit être tel qu'il soit impossible de le prévenir par les mesures moins 

énergiques prévues aux art. 307 et 308 CC. La cause de la mesure doit résider 

dans le fait que le développement corporel, intellectuel ou moral de l'enfant n'est 

pas assez protégé ou encouragé dans le milieu dans lequel il vit. Les raisons de 

cette mise en danger du développement importent peu; elles peuvent être liées au 

milieu dans lequel évolue le mineur ou résider dans le comportement inadéquat de 

celui-ci, des parents ou d'autres personnes de l'entourage (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_729/2013 c. 4.1).  

A l'instar de toutes mesures de protection de l'enfant, le retrait du droit de garde, 

composante de l'autorité parentale (ATF 128 III 9 c. 4a) est régi par les principes 

de subsidiarité, de complémentarité et de proportionnalité (arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_858/2008 c. 4.2). 

2.2 En l'espèce, le Tribunal de protection a, sur mesure superprovisionnelles sans 

audition des concernés tout d’abord, puis sur mesures provisionnelles, sur la base 
d’un rapport du SPMi reprenant des allégations de la mère des enfants et d’une 
audition des parties, prononcé la décision querellée. Ce faisant, se pose la question, 

grief du recourant, de savoir s’il a respecté le principe de proportionnalité. 

Tout d’abord, la Chambre de céans relève que la procédure en est au stade des 
mesures provisionnelles, de sorte que l’appréciation de la situation du Tribunal de 
protection à l’issue de son instruction complète dans le cadre de la décision à 
rendre au fond pourra différer de celle adoptée ce jour. 

Par ailleurs et présentement, il ressort de l’état de faits complété retenu ci-dessus, 
que les enfants sont confrontés de longue date à un climat conflictuel du fait de la 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_729/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/128%20III%209
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_858/2008

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séparation des parents. Certes, les enfants évoluaient plus ou moins correctement 

dans cet environnement comme l’avait relevé le Tribunal de première instance 
dans son dernier jugement. 

Cela étant, par le passé, certains problèmes de maltraitance dus à la présence 

d’une tierce personne sont apparus. La procédure pénale engagée à ce propos n’est 
cependant pas arrivée à son terme, de sorte que l’on ne peut rien en tirer en l’état. 
Par ailleurs ces problèmes ne sont pas à la base de la décision attaquée. 

Le recourant soutient que les parents ont exercé en commun durant de nombreuses 

années la garde alternée, le Tribunal de première instance ayant constaté comme 

rappelé plus haut que, au vu du contexte, les enfants se développaient plus ou 

moins bien. Cela étant, deux des enfants souffrent néanmoins de problèmes 

comportementaux ou alimentaires, ce qui est révélateur des effets délétères du 

conflit parental, respectivement des relations entre eux et leurs parents. Ces 

mêmes enfants ont déclaré de manière concordante que des épisodes de violence 

survenaient lorsqu’ils étaient chez leur père. En outre, le dernier rapport du SPMi 
relève que l’évolution des mineurs est positive depuis qu’ils vivent exclusivement 
chez leur mère, une certaine sérénité semblant retrouvée. Le comportement de 

l’enfant K______, qui était problématique, semble en particulier s’améliorer. Des 
mesures ont d’ailleurs été prises en sa faveur depuis peu. L’évolution des filles du 
couple est également favorable.  

Il en découle qu’au stade des mesures provisionnelles et en l’état de l’instruction 
du dossier, la décision attaquée respecte le principe de proportionnalité et doit être 

confirmée. Le Tribunal de protection, qui poursuit son instruction, veillera 

cependant à adapter le droit de visite du père sur ses enfants aux nouvelles 

circonstances et besoins, le passage par un Point-rencontre pouvant à la longue et 

eu égard notamment aux rapports favorables de ladite institution apparaître 

disproportionné. On rappelle que la décision confirme notamment une curatelle 

instaurée de surveillance et d’organisation du droit de visite, de sorte que 
moyennant cette cautèle, des droits de visite libres et plus étendus doivent pouvoir 

avoir lieu. 

3. La procédure est gratuite s’agissant de mesures de protection de l'enfant (art. 81 
al. 1 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 2 juin 2025 par A______ contre l'ordonnance 

DTAE/4128/2025 rendue le 20 février 2025 par le Tribunal de protection de l'adulte et 

de l'enfant dans la cause C/18297/2012. 

Au fond : 

Le rejette. 

Invite le Tribunal de portection a poursuivre son instruction au sens des considérants. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Monsieur  

Cédric-Laurent MICHEL et Madame Paola CAMPOMAGNANI, juges;  

Madame Jessica QUINODOZ, greffière. 

 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 La greffière : 

Jessica QUINODOZ 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/DTAE/2815/2025