# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 90ba1c8a-c68f-5404-863f-4ba3d8b36173
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2014 / 24
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2014---24_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC13.032564-132481

             
27

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
27 janvier 2014

____________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              Mme             
Carlsson et M. Hack 

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 et 2 CPC

 

 

             
Vu la décision rendue le 19 septembre 2013, à la suite de l’interpella-tion de la partie
poursuivie, par le Juge de paix du district de Lausanne, prononçant la mainlevée définitive
de l'opposition formée par Z.________,
à Epalinges, à la poursuite n° 6'549’403 de l'Office des poursuites du district
de Lausanne exercée contre lui à l'instance de la CONFEDERATION
SUISSE, représentée par l’Office
d’impôt des districts de Lausanne et Ouest lausannois,  

 

             
vu le prononcé motivé adressé pour notification aux parties le 
21
novembre 2013, distribué au poursuivi le 28 novembre 2013,

 

             
vu le courrier daté du 7 décembre 2013, posté le lundi 9 décembre 2013, dans lequel
le poursuivi demande au juge de paix l’octroi d’un délai équivalent à celui
pris pour la rédaction des motifs, soit 56 jours, pour déposer un recours,

 

             

             
attendu que, selon l'art. 321 al. 1 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008;
RS 272), le recours s'exerce par le dépôt d'un acte écrit et motivé, introduit auprès
de l'instance de recours,

 

             
que, toutefois, le principe selon lequel est réputé observé un délai si le mémoire
a été adressé à l'autorité précédente doit être également
appliqué dans la procédure de recours régie par le CPC (Tappy, Les voies de droit du nouveau
Code de procédure civile, in JT 2010 III 115, spéc. p. 131),

 

             
que le délai pour recourir est de dix jours dès la réception de la décision motivée
(art. 321 al. 2 CPC), 

 

             
qu'en l’espèce, la déclaration de recours adressée au Juge de paix du district de
Lausanne par le poursuivi le lundi 9 décembre 2013, contre le prononcé motivé qu'il avait
reçu le 28 novembre 2013, a été déposée en temps utile, compte tenu du report
au premier jour utile du délai expirant le samedi 7 décembre 2013 (art. 73 al. 3 LVLP, loi
d'application dans le Canton de
Vaud de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite; RSV 280.05),

 

             
qu'en revanche, cette déclaration de recours n'est pas motivée, c'est-à-dire qu'elle ne
comporte l'indication d'aucun moyen ou grief contre la décision de mainlevée, 

 

             
que la motivation de l'acte, soit l'indication des motifs de recours au sens de l'art. 320 CPC, est une
condition de recevabilité du recours, 

 

             
que l'art. 132 CPC, selon lequel le tribunal peut fixer un délai pour la rectification de certains
vices affectant un acte, ne s'applique pas dans le cas d'un acte de recours dépourvu de motivation,

 

             
qu'en effet, l'absence de motivation ne constitue pas un vice purement formel visé par l'art. 132
al. 1 CPC, tel que l'absence de signature ou de procuration, et n'est pas non plus assimilable à
une motivation incompréhensible au sens de l'art. 132 al. 2 CPC (Jeandin, CPC commenté,
n. 5 ad art. 311 CPC et n. 6 ad art. 321 CPC), 

 

             
que l'art. 56 CPC, selon lequel le tribunal donne aux parties l'occasion de clarifier ou de compléter
leurs actes ou déclarations peu clairs ou manifestement incomplets, concerne des allégations
de fait et n'est pas applicable non plus en cas d'absence de motivation d'un acte de recours, 

 

             
que ce vice n'est pas réparable (cf. par analogie : TF 5P.429/2006 du 11 décembre 2006 ; Reetz/Theiler,
ZPO-Kommentar, n. 38 ad art. 311 CPC),

 

             
que la prolongation du délai demandée dans l'acte de recours ne saurait être accordée,

 

             
que le délai de recours est en effet un délai légal et, comme tel, n'est pas prolongeable
(art. 144 al. 1 CPC),

 

             
que les conditions d'une restitution de délai au sens de l'art. 148 CPC, laquelle n'est d'ailleurs
pas requise, ne sont par ailleurs pas réunies, le recourant n’invoquant aucun empêchement,

 

             
que Z.________ n'ayant pas motivé son acte de recours dans le délai légal, cet acte doit
être déclaré irrecevable;

 

             

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais ni dépens.

 

 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

Du
27 janvier 2014

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. Z.________,

‑             
Office d’impôt des districts de Lausanne et Ouest lausannois (pour Confédération
Suisse).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 2'194 fr. 15.

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix du district de Lausanne.

 

             
Le greffier :