# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 86b498e3-7e94-5191-8c97-417c4d7f1fde
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-21
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal administratif de première instance en matière fiscale 21.03.2022 A/2360/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TAPI_001_A-2360-2021_2022-03-21.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2360/2021 ICCIFD JTAPI/286/2022 

 

JUGEMENT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF  

DE PREMIÈRE INSTANCE 

du 21 mars 2022 

 

dans la cause 

 

Monsieur A______, représenté par Me Romain JORDAN, avocat, avec élection de 
domicile 

 

contre 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 

 

  

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A/2360/2021 

EN FAIT 

1. Le litige concerne l’impôt cantonal et communal (ICC) 2003 à 2010, 2012 et 
2013, ainsi que l’impôt fédéral direct (IFD) 2006 à 2010, 2012 et 2013. 

2. Le 18 décembre 2013, l’administration fiscale cantonale (ci-après : AFC-GE) a 
informé Monsieur A______ (ci-après : le contribuable ou le recourant) et son 
épouse de l'ouverture de procédures en rappel et soustraction d'impôt pour les 
années 2003 à 2010.  

Le contribuable avait déclaré chaque année les honoraires qu'il avait perçus de la 
société B______, sise en France, lesquels avaient été imposés à Genève, mais pas 
ceux provenant de la société C______ SÀRL, sise à Genève.  

3. Par courrier du 19 mars 2015, ces procédures ont été étendues aux années 2012 et 
2013. 

4. Le 25 septembre 2015, l'AFC-GE a clôturé ces procédures et notifié aux époux 
A______ et D______ des bordereaux de rappel d'impôt et d'amende ICC et IFD 
2003 à 2010 et 2012 à 2013.  

5. Par décisions sur réclamation du 17 juin 2016, l’AFC-GE a maintenu les reprises 
et les amendes.  

6. Par jugement du 28 septembre 2016 (JTAPI/982/2016), le Tribunal administratif 
de première instance (ci-après : le tribunal) a déclaré irrecevable le recours des 
époux A______ et D______ contre les décisions sur réclamation du 17 juin 2016, 
faute de paiement de l'avance de frais.  

Ce jugement a été confirmé par arrêt de la chambre administrative de la Cour de 
justice (ci-après : la chambre administrative) du 18 octobre 2016 (ATA/881/2016) 
devenu définitif. 

7. Le contribuable et son épouse ayant effectué une dénonciation spontanée, par 
lettre du 1er novembre 2016, concernant un immeuble sis en France, non déclaré 
pour les années 2006 à 2015, l’AFC-GE a ouvert de nouvelles procédures en 
rappel et soustraction d’impôt, qui se sont achevées le 17 mars 2017 par la 
notification de bordereaux de rappel d’impôt pour ces années, sans amende.  

Ces bordereaux ayant fait l’objet d’une réclamation qui a été rejetée par décision 
de l’AFC-GE du 30 juin 2017 non contestée, les bordereaux de rappel d’impôt du 
17 mars 2017 sont entrés en force.   

8. Le 17 novembre 2016, les époux ont déposé une demande de révision qui a donné 
lieu à un arrêt du Tribunal fédéral du 27 septembre 2019 (arrêt 2C/245/2019), qui 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/881/2016

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confirmait le rejet de la demande de révision prononcé par toutes les instances 
inférieures. 

9. Par convention sur mesures protectrices de l’union conjugale datée du 1er mai 
2017, validée par le Tribunal civil, le contribuable et son épouse ont déclaré s’être 
séparés le 1er janvier 2017 pour une durée indéterminée. Dans leurs rapports 
internes, ils ont convenu que le contribuable prendrait en charge la totalité du 
paiement des arriérés d’impôts communs. Ils allaient « solliciter de l’AFC-GE que 
leur revenu et leur fortune ne soient plus additionnés, et qu’ils remplissent pour le 
futur une déclaration fiscale séparée, chacun devenant débiteur des impôts sur ses 
propres revenus et fortune ». 

10. Compte tenu de la séparation des époux A______ et D______, l’AFC-GE leur a 
notifié des décisions de scission datées du 10 décembre 2019 pour les années 
2003 à 2010, 2012 et 2013 en ICC et pour les années 2006 à 2010, 2012 et 2013 
en IFD, accompagnées des relevés de comptes y afférents. 

11. Par courrier de leur mandataire du 8 janvier 2020, le contribuable et son épouse 
ont élevé réclamation à l’encontre de ces décisions de scission, qu’ils 
considéraient comme erronées. Selon eux, les « conditions d’une scission 
n’étaient pas données au vu des paramètres du dossier, celles-ci étant en tout état 
de cause tardives ». Ils ont sollicité un délai pour compléter leur réclamation dès 
la prise de connaissance complète du dossier, ainsi qu’un entretien pour pouvoir 
être entendus.  

12. Par courrier du 27 janvier 2020, l’AFC-GE a imparti aux contribuables un délai au 
5 février 2020 pour compléter leur réclamation, tout en leur précisant que les 
décisions de scission ne remettaient pas en cause la validité des taxations, 
lesquelles étaient entrées en force et ne pouvaient plus être contestées.  

13. Après avoir sollicité et obtenu des prorogations de délai à plusieurs reprises, les 
contribuables ont persisté dans leur réclamation par courrier de leur mandataire du 
2 juin 2020. Ce dernier a également indiqué avoir saisi la « CEDH d’une requête 
suite aux différentes décisions rendues par les autorités suisses et genevoises dans 
leur dossier, considérant que leurs droits de l’homme, notamment dans leur 
acception procédurale, n’ont pas été respectés ». Ils ont sollicité à cette effet la 
suspension de la procédure jusqu’à droit jugé sur cette requête, ainsi que les 
« paramètres » ayant mené à la prise de décision litigieuse.  

14. Par courrier du 16 juillet 2020, l’AFC-GE a pris acte de l’annonce par les 
contribuables du dépôt d’une requête par devant la CEDH et indiqué qu’en l’état 
aucune communication officielle ne lui était parvenue à cet égard. Elle a rappelé 
qu’une telle requête n’avait pas d’effet suspensif sur la procédure de réclamation.  

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Conformément à la demande des époux, l’AFC-GE leur a remis en annexe les 
copies des décisions de scission relatives aux comptes d’impôts qui avaient été 
notifiées le 9 décembre 2019. Comme indiqué précédemment, celles-ci ne 
remettaient pas en cause la validité des décisions de taxation entrées en force.  

Le calcul de la répartition (revenu et fortune) entre époux était détaillé dans un 
tableau figurant dans ce même courrier. 

Un ultime délai « non prolongeable » au 15 août 2020 leur était accordé pour leur 
permettre de compléter la réclamation. Dans ce même délai, l’AFC-GE se tenait à 
disposition pour convenir d’un éventuel entretien. 

15. Les époux A______ et D______ ont été reçus par l’AFC-GE lors d’un entretien 
qui s’est tenu le 8 octobre 2020 et ont ensuite échangé plusieurs courriels avec la 
directrice adjointe du service du recouvrement de l’AFC-GE.   

16. Par courrier recommandé du 12 mars 2021, l’AFC-GE a imparti un ultime délai 
au 31 mars 2021 aux époux A______ et D______ pour exposer en quoi ils 
contestaient les décisions de scission.  

17. Par lettre datée du 30 mars 2021 cosignée par les deux conjoints, ces derniers ont 
demandé que les décisions de scission mentionnent que l’intégralité de la charge 
d’impôt soit imputée au contribuable, l’épouse n’ayant eu à aucun moment la 
possibilité de prendre connaissance d’une quelconque fraude fiscale, ni même de 
la suspecter. Ce point avait d’ailleurs été anticipé par les époux dans leur acte de 
séparation, qui précisait notamment que le contribuable prenait à sa charge tout 
arriéré d’impôt. Par ailleurs, ils étaient toujours dans l’attente de tout élément de 
preuve de leur culpabilité concernant la soustraction d’impôt. 

18. Par courrier du 31 mars 2021, le conseil des contribuables a déclaré que ces 
derniers persistaient intégralement dans leur réclamation. Les explications de 
l’AFC-GE dans la lettre du 16 juillet 2020 étaient contestées, les calculs et 
pourcentages indiqués n’étant pas documentés ni reconstituables. Les conditions 
de la scission n’étaient pas données du fait que les taxations litigieuses étaient 
empreintes d’une erreur manifeste et essentielle de l’autorité. Il a proposé une 
séance en présence du contribuable et de son épouse.  

19. Par décision sur réclamation du 8 juin 2021, l’AFC-GE a maintenu inchangées les 
décisions de scission pour les motifs suivants : 

- le contribuable n’avait présenté aucun élément, dans le délai imparti, 
expliquant en quoi la scission était incorrecte ; 

- les montants d’impôts avaient été répartis entre les époux conformément aux 
documents « Éléments retenus par l’administration » qui accompagnaient les 
bordereaux notifiés les 25 septembre 2015 et 17 mars 2017 et sur la base de 

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leurs parts respectives de revenus et fortune dans l’impôt global. La clé de 
répartition était correcte. Un tableau récapitulatif pour chaque année concernée 
était remis en annexe ; 

- l’épouse du contribuable n’était pas responsable de la part d’impôt de ce 
dernier. Elle ne répondait que de sa part dans ses propres revenus et fortune ; 

- une réclamation à l’encontre de la scission n’était nullement l’occasion de 
réexaminer le fond du dossier, sur lequel le Tribunal fédéral s’était prononcé de 
manière définitive le 27 septembre 2019 (arrêt 2C_245/2019). Ce point avait 
d’ailleurs été expliqué lors de l’entretien du 8 octobre 2020.  

20. Par acte posté le 8 juillet 2021, sous la plume de son mandataire, le contribuable a 
recouru auprès du tribunal de céans contre cette décision sur réclamation, 
concluant, sous suite de frais et de dépens, à son annulation ainsi qu’à l’annulation 
de la scission opérée par l’AFC-GE. Il a sollicité un délai supplémentaire pour 
compléter son recours.  

L’autorité intimée avait violé son droit d’être entendu, dès lors que les calculs et 
les pourcentages indiqués n’étaient ni documentés ni reconstituables, empêchant 
ainsi le contribuable de les comprendre et de les contester utilement.  

Les conditions de la scission n’étaient pas réunies au vu du dossier et les montants 
n’avaient pas été correctement établis.  

21. Par acte séparé posté pareillement le 8 juillet 2021, l’épouse du recourant a 
également recouru auprès du tribunal de céans contre la décision sur réclamation 
du 8 juin 2021 la concernant. Ce recours a été enregistré sous le numéro de 
procédure A/2361/2021, mais le tribunal l’a déclaré irrecevable, par jugement du 
30 août 2021 (JTAPI/856/2021), pour défaut de paiement de l’avance de frais 
dans le délai imparti. Un recours contre ce jugement est pendant devant la 
chambre administrative.   

22. Par mémoire complémentaire du 16 août 2021, le contribuable a répété que les 
conditions de la scission n’étaient pas remplies. Les éléments justifiant le rappel 
d’impôt – « portant sur de prétendus revenus cachés au sein de B______ » - 
relevaient uniquement du recourant et non pas de son épouse. Aucun revenu de 
cette dernière n’était concerné par la mesure de rappel. Enfin, l’autorité intimée 
devait examiner si la décision de base était nulle, même si confirmée par la 
juridiction de recours. Or, lors d’entretiens ayant eu lieu directement entre les 
deux époux et les représentants de l’AFC-GE, il avait été convenu que la situation 
fiscale litigieuse n’était pas admissible. Le recours devait être ainsi admis et la 
décision attaquée annulée. 

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23. Dans sa réponse du 14 octobre 2021, l’AFC-GE a conclu préalablement à ce que 
l’épouse soit appelée en cause dans la présente procédure et, principalement, au 
rejet du recours. 

L’épouse pouvant être impactée par l’issue de la présente procédure concernant la 
répartition de la charge fiscale entre les conjoints, il convenait de l’appeler en 
cause, ce d’autant plus que le tribunal avait déclaré son recours irrecevable.  

Le droit d’être entendu du recourant n’avait pas été violé. L’AFC-GE lui avait 
accordé de nombreux délais pour compléter sa réclamation. De plus, lui et son 
épouse avaient été reçus personnellement par l’AFC-GE et avaient pu s’exprimer 
et obtenir toutes les réponses utiles. Ils avaient également reçu tous les documents 
pour chaque année litigieuse leur permettant de comprendre sur quels éléments ils 
avaient été taxés. Les décisions des 19 [recte : 10] décembre 2019 et du 8 juin 
2021 étaient motivées et détaillaient la répartition de l’impôt entre les époux. 

Les créances fiscales concernaient les années 2003 à 2013, et les époux s’étant 
séparés en janvier 2017, c’était à juste titre que les décisions de scission du 9 
décembre 2019 avaient été rendues sur la base des taxations entrées en force. Les 
conditions de scission étaient dès lors réalisées. 

La clé de répartition des dettes d’impôt entre les époux était correcte, dès lors 
qu’elle se basait sur les montants du revenu et de la fortune réalisés par les 
conjoints et qui ressortaient des avis de taxation. L’AFC-GE avait repris ces 
pourcentages pour déterminer la part de chacun, tout en ventilant par moitié le 
rabais d’impôt, la taxe personnelle, les frais et l’impôt anticipé. Par conséquent, 
les arguments du recourant, selon lesquels les éléments du rappel d’impôts ne 
relevaient que de lui, tombaient à faux. 

Enfin, l’AFC-GE relevait que le recours était très approximatif dans la mesure où 
il n’expliquait pas en quoi les calculs seraient incorrects. En multipliant les 
procédures, les demandes de délais et les envois de courriers et de courriels, 
ressassant les mêmes arguments non pertinents, le recourant procédait de manière 
purement dilatoire dans le but d’échapper au paiement de l’impôt. 

24. Par courrier du 15 octobre 2021, le recourant a sollicité la suspension de 
l’instruction du recours jusqu’à droit jugé dans la procédure pendante devant la 
chambre administrative concernant le jugement du tribunal du 30 août 2021 
(JTAPI/856/2021) relatif à l’irrecevabilité du recours de son épouse.  

25. Par lettre du 5 novembre 2021, l’AFC-GE s’est opposée à la suspension de la 
présente cause, dès lors que l’appel en cause de l’épouse devrait permettre de 
rendre opposable à cette dernière le jugement qui serait rendu dans la présente 
procédure. Au surplus, le recours de l’épouse auprès de la chambre administrative 

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ne portant pas sur le fond du litige, il n’y avait aucun risque de prononcé de 
jugements contradictoires. 

26. Par courrier du 8 novembre 2021, le recourant s’est opposé en l’état à l’appel en 
cause de son épouse en raison de son caractère prématuré. Il convenait selon lui de 
suspendre l’instruction de la présente cause jusqu’à droit jugé devant la chambre 
administrative. 

EN DROIT 

1. Le Tribunal administratif de première instance connaît des recours dirigés, comme 
en l’espèce, contre les décisions sur réclamation de l’administration fiscale 
cantonale (art. 115 al. 2 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 
septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 49 de la loi de procédure fiscale du 4 octobre 
2001 - LPFisc - D 3 17 ; art. 140 de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct du 14 
décembre 1990 - LIFD - RS 642.11). 

2. Le recours a été interjeté en temps utile et dans les formes prescrites devant la 
juridiction compétente, conformément aux art. 49 LPFisc et 140 LIFD. 

3. Aux termes de l'art. 60 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 12 
septembre 1985 (LPA - E 5 10), applicable en l’espèce en vertu de l’art. 2 al. 2 
LPFisc, ont qualité pour recourir toutes les personnes qui sont touchées 
directement par une décision et qui ont un intérêt digne de protection à ce qu'elle 
soit annulée ou modifiée. 

4. Selon la jurisprudence, le recourant doit avoir un intérêt pratique à l'admission du 
recours, soit que cette admission soit propre à lui procurer un avantage, de nature 
économique, matérielle ou idéale (ATF 138 II 162 consid. 2.1.2 ; ATA/1272/2017 
du 12 septembre 2017 consid. 2b). 

5. Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir l'annulation de la 
décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 137 I 23 consid. 1.3 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 2C_1157/2014 du 3 septembre 2015 consid. 5.2). L'existence 
d'un intérêt actuel s'apprécie non seulement au moment du dépôt du recours, mais 
aussi lors du prononcé de la décision sur recours (ATF 137 I 296 consid. 4.2 ; 136 
II 101 consid. 1.1). 

En matière fiscale, est sans intérêt actuel le recours du contribuable dont les 
conclusions, bien que tendant à l'annulation d'une décision de taxation, 
n'impliquent pas une diminution de l'impôt dû (ATA/1304/2019 du 27 août 2019 
consid. 12c ; ATA/170/2018 du 20 février 2018 consid. 3b ; ATA/1642/2017 du 
19 décembre 2017 consid. 3b ; ATA/1333/2017 du 26 septembre 2017 consid. 
3b ; RDAF 2003 II p. 47).  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20162
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1272/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%2042
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%2023
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_1157/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20I%20296
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20II%20101
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20II%20101
https://decis.justice.ge.ch/ata/show/2200966
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/170/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1642/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1333/2017

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L’intérêt actuel n’a ainsi, par exemple, pas été reconnu à un contribuable dont 
l’impôt était nul, qui sollicitait la rectification d’une erreur qui modifierait son 
revenu déterminant unifié (RDU) (ATA/1642/2017 du 19 décembre 2017 ; DCCR 
1441/2010 du 4 octobre 2010) 

En revanche, si l’intérêt digne de protection est manifeste pour le contribuable qui 
s’oppose à une taxation qu’il considère comme surfaite, cet intérêt peut également 
être donné en présence d’une conclusion tendant à une augmentation des éléments 
imposables, par exemple lorsque l’admission de cette conclusion entraîne une 
charge fiscale moins importante dans le futur ou lorsque cela permet au 
contribuable d’éviter l’ouverture d’une procédure de rappel ou pour soustraction 
d’impôt (Hugo CASANOVA/Claude-Emmanuel DUBEY, Commentaire romand, 
Impôt fédéral direct, 2017, p. 1767 n. 18 ad art. 140). 

6. En cas de séparation des époux ou d'insolvabilité de l'un d'eux, l'autorité fiscale 
détermine la part de l'impôt global afférente à chacun dans une décision 
particulière sujette à recours, étant précisé que la décision de taxation fixant le 
montant global dû par les conjoints ne peut plus être contestée (arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_592/2011 du 8 décembre 2011 consid. 2 ; cf. égal. Daniel DE VRIES 
REILINGH, Les conséquences fiscales en cas de séparation et de divorce: mode 
d'emploi pour le praticien, PJA 2010 p. 274, spéc. note de bas de page 51, ainsi 
que les références cit.).  

7. En l’espèce, les bordereaux de rappel d’impôt et d’amende du 25 septembre 2015, 
relatifs aux taxations 2003 à 2005 et aux amendes 2003 à 2010, 2012 et 2013, sont 
entrés en force. Il en va de même des bordereaux de rappel d’impôt du 17 mars 
2017 relatifs aux taxations 2006 à 2010, 2012 et 2013.  

Ainsi, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral précitée, le recourant 
ne peut plus remettre en cause les montants d’impôts globaux dont il est débiteur 
avec son épouse. Seule la répartition entre époux de ces impôts résultant des 
décisions de scission du 19 décembre 2019 peut faire l’objet d’une contestation. 

Par conséquent, en tant qu’elles tendent à remettre en cause les taxations et les 
amendes des années fiscales 2003 à 2010, 2012 et 2013 entrées en force, les 
conclusions du recourant sont irrecevables. 

8. Par ailleurs, s’agissant d’une éventuelle nullité de la décision de base (à savoir les 
bordereaux de rappel d’impôt et d’amende des années en cause), le recourant 
n’allègue aucun élément de fait suffisant pour justifier que le tribunal entre en 
matière sur cette question. Au surplus, il y a lieu de rappeler que les bordereaux 
de rappel d’impôt et d’amende concernés ont fait l’objet d’une demande de 
révision rejetée par le Tribunal fédéral par arrêt 2C_245/2019 du 27 septembre 
2019.    

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/1642/2017

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9. Dans le complément du 16 août 2021 à son recours, sans fournir davantage de 
détails, le recourant explique que les éléments justifiant le rappel d’impôt 
relevaient uniquement de son fait et non pas de celui de son épouse. Dès lors, 
selon lui, aucun revenu de cette dernière n’est concerné par la mesure de rappel. 

10. De ces brèves explications, l’on peut comprendre que le recourant demande que la 
part d’impôt mise à la charge de son épouse dans les bordereaux de scission 
litigieux soit réduite.  

11. Or, en sollicitant une diminution de la part d’impôt de son épouse, le recourant 
demande indirectement que les bordereaux de scission soient modifiés en sa 
défaveur. 

12. Étant donné que ce chef de conclusion n’implique pas une diminution, mais au 
contraire une augmentation de l’imposition du recourant, ce dernier ne peut pas se 
prévaloir d’un intérêt digne de protection à recourir, sachant que, depuis la date de 
la séparation, chaque époux est seul débiteur des impôts sur ses propres revenus et 
fortune.  

13. Par conséquent, le contribuable n’ayant pas un intérêt actuel digne de protection à 
demander que sa part d’impôt soit augmentée, son recours doit être déclaré 
irrecevable.  

14. Dans ces circonstances, point n’est besoin de se prononcer sur la demande de 
suspension de l’instruction de la cause jusqu’à droit jugé concernant le recours de 
l’épouse du recourant, ni sur l’appel en cause de cette dernière. 

15. Par ailleurs, il convient de préciser que, si la chambre administrative devait 
admettre le recours de Mme D______ dans la cause A/2361/2021, le dossier serait 
alors renvoyé au tribunal, afin qu’il statue sur une éventuelle diminution de la part 
d’impôts à payer par l’épouse, ce qui pourrait entraîner une imposition accrue du 
côté du recourant justifiant l’appel en cause de ce dernier.  

16. Le recours étant irrecevable, un émolument de CHF 700.-, couvert par l’avance de 
frais d’un même montant versée à la suite du dépôt du recours, sera mis à la 
charge du recourant, en application des art. 144 al. 1 LIFD, 52 al. 1 LPFisc, 87 al. 
1 LPA et 1 et 2 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 (RFPA - E 5 10.03). Vu l’issue du litige, aucune 
indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

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PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

DE PREMIÈRE INSTANCE 

1. déclare irrecevable le recours interjeté le 8 juillet 2021 par Monsieur A______ 
contre la décision sur réclamation de l'administration fiscale cantonale du 8 juin 
2021 ; 

2. met à la charge du recourant un émolument de CHF 700.-, lequel est couvert par 
l'avance de frais ; 

3. dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

4. dit que, conformément aux art. 132 LOJ, 62 al. 1 let. a et 65 LPA, le présent 
jugement est susceptible de faire l'objet d'un recours auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (10 rue de Saint-Léger, case postale 1956, 
1211 Genève 1) dans les trente jours à compter de sa notification. L'acte de 
recours doit être dûment motivé et contenir, sous peine d'irrecevabilité, la 
désignation du jugement attaqué et les conclusions du recourant. Il doit être 
accompagné du présent jugement et des autres pièces dont dispose le recourant. 

Siégeant:  Caroline DEL GAUDIO-SIEGRIST, présidente, Laurence DEMATRAZ et 
Alia CHAKER MANGEAT, juges assesseurs. 

 

Au nom du Tribunal : 

La présidente 

Caroline DEL GAUDIO-SIEGRIST 

 

Copie conforme de ce jugement est communiquée aux parties. 

Genève, le  Le greffier