# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4b9da30e-7d86-5e99-91a8-8e045821a3d4
**Source:** Neuchâtel (NE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1996-12-09
**Language:** fr
**Title:** Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour de cassation pénale 09.12.1996 CCP.1996.6417 (INT.1997.666)
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/NE_Omni/NE_TC_003_CCP-1996-6417_1996-12-09.html

## Full Text

1.      H. 
fait l'objet d'une mesure d'internement,

ordonnée le 3 avril 1987 par la Chambre
d'accusation, en même temps qu'un

non-lieu pour irresponsabilité. Il avait
été reconnu coupable d'attentats

à la pudeur des enfants. Il est
actuellement placé à la Maison de Santé de

Préfargier, et bénéficie de quatre jours
de congé par semaine pour pouvoir

se rendre chez sa mère au Locle. Dans le
cadre d'un réexamen de sa situ-

ation, la Commission de libération a
requis un rapport du tuteur de

H. , qui l'a déposé le 6 août 1996, en
concluant que la

situation de son pupille ne lui semblait
pas avoir changé et que la

proposition la plus réaliste semblait
être la continuation du régime

actuel. Entendu le 4 octobre 1995 par
les membres de la Commission,

H. 
a déclaré qu'il était d'accord avec le maintien de la

mesure, bien qu'il souhaitât un jour
refaire sa vie. Dans ses observations

du 28 octobre 1996, le ministère public
a préavisé pour le maintien du

statu quo.

 

2.      Par décision du 20 novembre 1996, la
Commission de libération a

maintenu la mesure dont fait l'objet H.
. Elle a retenu en

bref que la mesure prise était en l'état
la seule solution, le prénommé

étant un malade chronique qui a besoin,
manifestement, d'un encadrement

adéquat pour que le risque de récidive
reste dans les limites du

raisonnable. La commission en a conclu
qu'il ne pouvait être mis fin à la

mesure et qu'une libération à l'essai ne
pouvait pas être envisagée en

l'état actuel.

 

3.      H. 
déclare se pourvoir en cassation contre cette

décision. Il soutient en bref qu'il
réclame depuis plusieurs années "une

négresse" (SIC), que les promesses
qui lui avaient été faites à cet égard

n'ont pas été tenues, et qu'il souhaite
dès lors se rendre lui-même en

Afrique pour tenter sa chance.

 

4.      Le président de la Commission de libération
conclut au rejet du

recours, sans formuler d'observations.

 

5.      Interjeté dans le délai utile de 10 jours
(art.241 al.1 CPP), le

pourvoi est à cet égard recevable. Il ne
l'est en revanche pas s'agissant

de l'exigence de motivation, le
recourant ne se plaignant ni d'une fausse

application de la loi, ni de violation
des règles de la procédure de juge-

ment. Le pourvoi doit dès lors être
rejeté pour ce premier motif déjà.

 

6.      Supposé recevable, il serait de toute
manière mal fondé. Le

recourant a en effet accepté le maintien
de la mesure lors de son audition

le 4 octobre 1995 et il bénéficie
d'ailleurs d'un régime assoupli. Au

surplus, au terme de l'article 43 ch.4
al.1 CP, il ne peut être mis fin à

une mesure d'internement que lorsque sa
cause en a disparu. Dans le cas

particulier, il résulte à l'évidence du
dossier que tel n'est pas le cas,

à quoi l'on ajoutera par euphémisme que
les motifs invoqués par le

recourant ne sont évidemment pas de ceux
qui permettent une libération à

l'essai ...

 

7.      Pour les motifs qui précèdent, le pourvoi
doit être dès lors

rejeté.

 

                             Par ces motifs,

                       LA COUR DE CASSATION PENALE

 

1. Rejette le pourvoi.

 

2. Statue sans fait.

 

 

Neuchâtel, le 9 décembre 1996

 

                          AU NOM DE LA COUR DE CASSATION PENALE

                     Le greffier                  Le juge présidant