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**Case Identifier:** 7f80d160-0d1b-5b1b-8643-f526d598b24b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-10-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 06.10.2020 A/4749/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-4749-2019_2020-10-06.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/4749/2019-PE ATA/991/2020  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 6 octobre 2020 

1
ère

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

17 juillet 2020 (JTAPI/613/2020) 

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EN FAIT 

1)   Monsieur A______, né le ______ 1978, est ressortissant du Maroc. 

2)  Selon une attestation du 22 février 2019 de l’université de Lausanne, il était 
admis au baccalauréat universitaire ès Sciences en sciences du sport et de 
l’éducation physique, « mineure en management » (ci-après : le baccalauréat) 
pour le semestre d’automne 2019 - 2020, à condition de réussir l’examen 
préalable d’aptitudes physiques. 

3)  M. A______ est arrivé en Suisse le 8 juin 2019. 

4)  Le 20 juin 2019, il a sollicité une prolongation de son visa de vingt jours 
« pour suivre des soins médicaux ». Elle lui a été refusée par l’office cantonal de 
la population et des migrations (ci-après : OCPM). 

5)  À compter du 17 septembre 2019, il a suivi les cours du baccalauréat.  

6)  Par deux lettres du 22 septembre 2019, il a sollicité de l’OCPM l'octroi 
d'une autorisation de séjour pour études. 

  Il avait pratiqué le sport comme amateur et comme professionnel en tant 
qu'arbitre de football au sein de la Fédération marocaine de football (ci-après : 
FMF). La Suisse, Lausanne en particulier, abritaient des organismes prestigieux 
telles que le Comité international olympique (ci-après : CIO) ou différentes 
fédérations internationales de football. 

  Il était déjà engagé professionnellement dans le cadre de ses activités 
d'arbitre et souhaitait réorienter sa trajectoire professionnelle dans les métiers du 
sport pour faire évoluer ses connaissances et compétences professionnelles. Dans 
ce domaine, le Maroc avait un important besoin de professionnels bien formés. 
L'obtention du bachelor, puis d'une maîtrise universitaire (ci-après : la maîtrise) 
lui offrirait de nombreuses opportunités pour travailler avec l'État marocain dans 
divers projets nationaux. Ces études lui offriraient aussi des débouchés dans des 
domaines tels que le management du sport, le marketing sportif, l'entraînement 
sportif, l'enseignement, la promotion de la santé, la rééducation, le journalisme 
spécialisé ou la recherche. 

  Il devait suivre une année préparatoire de cours de français. Le bachelor 
s'étendrait sur environ six semestres et la maîtrise, orientation gestion du sport et 
loisirs, sur trois. À l'issue de ses études en Suisse, il retournerait au Maroc pour 
reprendre ses activités professionnelles dans le cadre du sport. 

  À l'appui de sa demande, il a produit différents documents, soit : 

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 - une attestation de prise en charge financière de la part de son frère, 
domicilié à Genève et de nationalité suisse ; 

 - une attestation du président de la Ligue de l'oriental de football (ci-après : 
LOF) datée du 19 juin 2019, indiquant qu’il était inscrit au fichier de la 
commission d'arbitrage comme commissaire de terrain depuis la saison 2015/2016 
et qu'il avait également exercé la fonction d'arbitre de ligue depuis la saison 
1998/1999. Il avait dirigé plusieurs matchs du championnat de la ligue senior avec 
succès ; 

 - un curriculum vitae selon lequel il avait obtenu une licence en droit privé en 
2001, un diplôme en informatique en 2004 et un certificat d'arbitre de football la 
même année. Sur le plan professionnel, il avait été agent commercial dans une 
société d'informatique de 2005 à 2008. Depuis 2016, respectivement depuis 2017, 
il était gestionnaire coordinateur de clubs sportifs, respectivement agent 
commercial auprès de la société B______. 

7)  Par courrier du 16 octobre 2019, l'OCPM a informé M. A______ de son 
intention de refuser sa demande. 

8)  Par lettre du 9 novembre 2019, M. A______ a précisé à l'OCPM qu'il était 
déjà inscrit à l'université de Lausanne et qu'il avait commencé ses cours.  

  Le public cible de cette formation était notamment un public adulte en 
reprise d'études. La formation en management du sport demandait une expérience 
professionnelle. Le diplôme qu'il espérait obtenir s'inscrivait pleinement dans la 
continuité de son cursus professionnel. Sa famille et ses amis l'avaient beaucoup 
encouragé à venir étudier en Suisse et à suivre cette formation.  

  Il a annexé une attestation du 5 novembre 2019 de la FMF, confirmant qu’il 
était un membre très actif dans le domaine du sport comme commissaire de terrain 
ou arbitre de ligue. Il avait fait part à la fédération de son désir d'intégrer le 
baccalauréat. L'opportunité que cela représentait pour lui en était également une 
pour la fédération, compte tenu du grand besoin, au Maroc, de professionnels bien 
formés et engagés dans le domaine du sport. Avec le diplôme qu'il visait, 
M. A______ pouvait renforcer et améliorer les structures et organismes qui 
géraient le sport et qui étaient impliquées dans des événements sportifs. Par 
conséquent, la Fédération et la LOF appuyaient la demande de M. A______. 

9)  Par décision du 3 décembre 2019, l'OCPM a rejeté la demande 
d'autorisation de séjour pour études de M. A______ et a prononcé son renvoi de 
Suisse. Sous l'angle de l'opportunité des qualifications personnelles, la nécessité 
de suivre un bachelor en sciences du sport et de l'éducation physique à l'université 
de Lausanne n'était pas démontrée. Il était âgé de 41 ans et déjà au bénéfice d'une 
licence en droit privé obtenue en 2001. Par ailleurs, il était professionnellement 

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intégré sur le marché de l'emploi depuis 2008. Il n'acquerrait donc pas une 
première formation. Dans ces conditions, quand bien même les conditions strictes 
de la loi étaient remplies, force était de constater, sous l'angle de l'opportunité, que 
la nécessité de poursuivre impérativement de nouvelles études en Suisse ne se 
justifiait pas, d'autant que, de pratique constante, la priorité devait être accordée 
aux jeunes étudiants désireux d'acquérir une première formation. 

10)  Par acte posté le 27 décembre 2019, M. A______ a recouru contre cette 
décision auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI), 
concluant à son annulation. 

  L'OCPM n'avait pas procédé à une analyse de son cas, se bornant à motiver 
son refus sur la base de considérations d'ordre général concernant son âge et sa 
formation en droit. La maîtrise était une formation ouverte notamment à un public 
adulte en reprise d'études, soit des professionnels du sport, arbitres, joueurs, 
sportifs de haut niveau, qui avaient déjà entamé une carrière professionnelle dans 
le sport ou en dehors du milieu sportif. Son âge était en adéquation avec la nature 
du diplôme qu'il visait. Le poste de commercial dans une société de distribution 
n’avait aucun lien avec le diplôme en droit qu'il avait obtenu au Maroc.  

  Il souhaitait réorienter ses compétences professionnelles dans le domaine 
sportif et avait reçu pour cela les encouragements de la FMF. Une formation dans 
le domaine sportif obtenue auprès de l'université de Lausanne, à proximité 
d'institutions prestigieuses liées au sport, représentait pour lui une opportunité 
importante et représenterait un complément professionnel à sa formation en droit 
et à son engagement sportif au sein de la FMF. 

  La décision litigieuse devait ainsi être annulée pour absence de motivation, 
faute de contenir le moindre examen des circonstances particulières du cas et 
d'être de nature individuelle et concrète. 

  Par ailleurs, la décision était arbitraire. Il était en effet déjà inscrit à 
l'université et avait commencé les cours, qu'il suivait avec intérêt et assiduité. Il 
s'était engagé comme membre volontaire aux Jeux olympiques de la jeunesse de 
Lausanne 2020 et était adhérent à l'organisation à but non lucratif de Transfusion 
interrégionale CRS SA qui approvisionnait les régions de Berne, Vaud et Valais 
en produits sanguins. Il s'était en outre formellement engagé à quitter la Suisse à 
l'issue de ses études. Enfin, le Maroc manquait énormément de personnes bien 
formées pour gérer le domaine sportif. 

11)  Par écritures du 27 février 2020, l'OCPM a conclu au rejet du recours. 

12)  Par jugement du 17 juillet 2020, le TAPI a rejeté le recours de M. A______. 

 Les établissements d'enseignement devaient être ouverts le plus largement 
possible aux étudiants étrangers ne disposant pas déjà d'une première formation et 

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qui n’étaient pas déjà insérés dans le monde professionnel dans leur pays 
d'origine. Dans la mesure où l’intéressé, qui disposait déjà d'une formation 
universitaire en droit et qu’il était inséré professionnellement dans son pays, il ne 
remplissait pas ces conditions. Les avantages que sa formation complémentaire 
apporterait tant à lui-même qu’à une fédération sportive dans son pays d'origine 
n’étaient pas des éléments suffisants pour aboutir à une autre conclusion. 
L’OCPM avait fait un usage conforme au but et à l'esprit de la loi de son pouvoir 
d’appréciation. 

13)  Par acte du 13 août 2020, M. A______ a recouru auprès de la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre 
ce jugement. Il a conclu à son annulation et à l’octroi d’une autorisation de séjour. 

  Le TAPI n’avait pas suffisamment tenu compte du public cible de la 
maîtrise. Son activité en qualité de membre volontaire pour les jeux olympiques 
de la jeunesse de Lausanne 2020 au sein du village olympique attestait de sa 
parfaite intégration. Il appartenait au comité des volontaires sportifs lausannois 
dont le but consistait à apporter un soutien aux organisateurs de manifestations 
sportives à Lausanne. Il était par ailleurs très actif en qualité de membre de 
l’association La voie des Arts, dans le projet « Boîte à livres » pour l’entretien 
d’une cabine téléphonique transformée en lieu d’échange de livres entre voisins. Il 
était adhérent à l’organisation à but non lucratif de transfusion interrégionale CRS 
SA qui approvisionnait les régions de Berne, Vaud et Valais en produits sanguins. 
Son frère, citoyen suisse, offrait toutes les garanties financières. Il renouvelait son 
engagement de quitter le territoire helvétique à l’issue de ses études. 

14)  L’OCPM a conclu au rejet du recours. 

15)  M. A______ n’ayant pas répliqué dans le délai qui lui avait été imparti, les 
parties ont été informées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)   Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le recours devant la chambre administrative peut être formé pour violation 
du droit, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation ou pour constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 LPA). En revanche, la 
chambre administrative ne connaît pas de l'opportunité d'une décision prise en 
matière de police des étrangers lorsqu'il ne s'agit pas d'une mesure de contrainte 

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(art. 61 al. 2 LPA ; art. 10 al. 2 a contrario de la loi d'application de la loi fédérale 
sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10).  

3) a. La loi fédérale sur les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005  
(LEI - RS 142.20) et ses ordonnances, en particulier l’ordonnance relative à 
l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201), règlent l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le 
statut juridique n’est pas réglé par d’autres dispositions du droit fédéral ou par des 
traités internationaux conclus par la Suisse (art. 1 et 2 LEI), ce qui est le cas en 
l'espèce. 

  À teneur de l’art. 27 al. 1 LEI, un étranger peut être admis en vue d’une 
formation ou d’une formation continue si la direction de l’établissement confirme 
qu’il peut suivre la formation ou la formation continue envisagées (let. a), s’il 
dispose d’un logement approprié (let. b) et des moyens financiers nécessaires 
(let. c) et s’il a le niveau de formation et les qualifications personnelles requis 
pour suivre la formation ou la formation continue prévues (let. d). Ces conditions 
étant cumulatives, une autorisation de séjour pour l'accomplissement d'une 
formation ne saurait être délivrée que si l'étudiant étranger satisfait à chacune 
d'elles (arrêt du Tribunal administratif fédéral [ci-après: TAF] C-1359/2010 du 
1er septembre 2010 consid. 5.3). 

 b. L'art. 27 LEI est une disposition rédigée en la forme potestative  
(ou « Kann-Vorschrift »). Ainsi, même si le recourant remplissait toutes les 
conditions prévues par la loi, il ne disposerait d'aucun droit à la délivrance d'une 
autorisation de séjour en sa faveur, à moins qu'il puisse se prévaloir d'une 
disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité lui conférant un tel droit, ce 
qui n'est pas le cas en l'espèce (arrêt du TAF C-5436/2015 du 29 juin 2016 
consid. 7.1). L'autorité cantonale bénéficie d'un large pouvoir d'appréciation (arrêt 
du Tribunal fédéral 2D_49/2015 du 3 septembre 2015 consid. 3). Elle n'est ainsi 
pas limitée au cadre légal défini par les art. 27 LEI et 23 al. 2 OASA (arrêts du 
TAF F-5018/2016 du 29 août 2017 consid. 7 ; C-2304/2014 du 1er avril 2016 
consid. 7.1).  

 c. La nécessité d'effectuer des études en Suisse ne constitue certes pas une des 
conditions posées à l'art. 27 LEI pour l'obtention d'une autorisation de séjour en 
vue d'une formation ou d'un perfectionnement. Cette question doit toutefois être 
examinée sous l'angle du large pouvoir d'appréciation conféré à l'autorité dans le 
cadre de l'art. 96 al. 1 LEI (arrêt du TAF F-6364/2018 du 17 mai 2019 
consid. 8.2.2 ; C-5436/2015 précité du 29 juin 2016 consid. 7.3 ; C-4995/2011 du 
21 mai 2012 consid. 7.2.1). De plus, l'intérêt à une politique de migration 
restrictive doit être pris en considération. En effet, selon l'art. 3 al. 3 LEI, il 
appartient aux autorités helvétiques de tenir compte des questions liées à 
l'évolution sociodémographique de la Suisse, tout en ne perdant pas de vue que 
l'admission d'un étranger est une décision autonome appartenant à tout État 

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souverain, sous réserve des obligations découlant du droit international public 
(Message du Conseil fédéral du 8 mars 2002 concernant la loi sur les étrangers, 
in : FF 2002 3469, pp. 3480 à 3482 ch. 1.2.1 et p. 3531 ch. 2.2, ad art. 3 du projet 
de loi). 

 d. La possession d’une formation complète antérieure (arrêts du TAF  
C-5718/2013 précité consid. 7.2.3 ; C-3143/2013 du 9 avril 2014 consid. 3), l’âge 
de la personne demanderesse (arrêts du TAF C-5718/2013 précité consid. 7.3 ;  
C-3139/2013 précité consid. 7.3), les changements fréquents d’orientation (arrêt 
du TAF C-6253/2011 du 2 octobre 2013 consid. 4) et la longueur exceptionnelle 
du séjour à fin d’études (arrêt du TAF C-219/2011 du 8 août 2013 consid. 2) sont 
des éléments importants à prendre en compte en défaveur d’une personne 
souhaitant obtenir une autorisation de séjour pour études (ATA/995/2018 du 
25 septembre 2018 consid. 7b). 

 e. L'autorité doit aussi se montrer restrictive dans l'octroi de la prolongation 
des autorisations de séjour pour études afin d'éviter les abus, d'une part, et de tenir 
compte, d'autre part, de l'encombrement des établissements d'éducation ainsi que 
de la nécessité de sauvegarder la possibilité d'accueillir aussi largement que 
possible de nouveaux étudiants désireux d'acquérir une première formation en 
Suisse (arrêts du TAF C-5015/2015 du 6 juin 2016 consid. 6 ; C-3819/2011 du 
4 septembre 2012 consid. 7.2 ; ATA/531/2016 du 21 juin 2016 consid. 6e). 

4)  Il y a abus du pouvoir d’appréciation lorsque l’autorité, tout en restant dans 
les limites du pouvoir d’appréciation qui est le sien, se fonde sur des 
considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but visé par les 
dispositions légales applicables, ou viole des principes généraux du droit tels que 
le principe de la proportionnalité (ATF 137 V 71 consid. 5.1 ; 123 V 150 consid. 2 
et les références citées ; ATA/114/2015 du 27 janvier 2015 consid. 5c). 

5) a. En l'espèce, l’argumentation de l’OCPM repose sur des considérations 
fondées, à savoir principalement l'âge du recourant, le fait qu'il bénéficie déjà 
d'une formation antérieure complète ainsi que le fait qu’il ait déjà été actif 
professionnellement au Maroc. 

  Étant déjà au bénéfice d'une formation supérieure, le recourant n'entre pas 
dans la catégorie de jeunes gens désirant acquérir une première formation en 
Suisse. 

  La jurisprudence retient en effet, de façon constante, que sous réserve de 
circonstances particulières, non réalisées en l'espèce, qu'aucune autorisation de 
séjour pour études n'est en principe accordée à des requérants âgés de plus de 
30 ans disposant déjà d'une formation (arrêts du TAF C-2742/2013 du 
15 décembre 2014 consid. 7.2.3 et les références citées ; Directives du secrétariat 

http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3469

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d’État aux migrations [ci-après : SEM], domaine des étrangers, 2013, état au 
1er novembre 2019, ch. 5.1.1.5 [ci-après : directives SEM]). 

  Il sera néanmoins relevé que, dans sa lettre de motivation, le recourant fait 
mention de sa volonté d’obtenir une maîtrise, ce qui implique, de l’aveu même du 
recourant, au moins cinq années d’études, après l’année de cours de français que 
le recourant a effectué en 2019-2020 conformément au relevé de notes produit. 
L’intéressé achèverait dès lors sa formation, au mieux, en juin 2023 pour le 
baccalauréat et en février 2025 pour la maîtrise. Il serait alors âgé de près de 48 
ans. De surcroît, il allègue que le public cible visé consisterait notamment en un 
public d’adultes reprenant leur formation. Il ne produit toutefois aucune pièce à 
l’appui de son allégation. Au contraire, le fait que la formation soit conditionnée à 
un examen préalable d'aptitudes physiques en agrès, athlétisme, éducation du 
mouvement, jeux de balle et natation (art. 8 du Règlement sur l‘examen préalable 
d'aptitudes physiques) tend à fortement atténuer les possibilités de formation pour 
adultes au vu des compétences physiques exigées. Le recourant ne peut par 
ailleurs tirer aucun argument du fait qu’il a déjà entamé ses études, dès lors qu’il 
les a commencées sans attendre l’autorisation de l’autorité compétente et en 
mettant les autorités suisses devant le fait accompli. De même, ce n’est qu’après 
les avoir entamées et alors qu’il était immatriculé depuis février 2019 qu’il a 
sollicité l’autorisation idoine.  

  La décision litigieuse ne viole pas des principes généraux du droit tels que le 
principe de la proportionnalité. Le fait qu’une autre solution soit possible, à savoir 
l’octroi d’une telle autorisation, compte tenu notamment de l’intérêt évident du 
recourant pour le sport, de sa pratique de celui-ci en différentes qualités depuis de 
nombreuses années, voire de son envie de se réorienter professionnellement, ne 
consacre toutefois pas un abus du pouvoir d’appréciation de l’autorité intimée. La 
décision de l’OCPM est apte à atteindre le résultat de politique publique poursuivi 
et est nécessaire pour ce faire. Elle respecte la proportionnalité au sens étroit si 
l’on met en balance les intérêts publics – l'encombrement des établissements 
d'éducation et la volonté d'empêcher que ne soient éludées les conditions 
d'admission sur le territoire suisse – et les intérêts du recourant – effectuer une 
nouvelle formation dans un domaine qui le passionne et qu’il pratique dans le but 
de se réorienter professionnellement et de faire profiter tant son pays que les 
certaines fédérations sportives de celui-ci de la formation acquise. 

  Eu égard au large pouvoir d'appréciation dont bénéficie l'autorité, elle peut 
refuser sur cette base une autorisation de séjour même lorsque toutes les 
conditions légales sont remplies, y compris lorsque le recourant présente des 
qualifications personnelles suffisantes et qu’il offre la garantie qu'il quitterait le 
territoire suisse une fois sa formation terminée. Les éléments retenus par l’OCPM 
font partie des critères retenus par la jurisprudence s'agissant de la pondération 
globale à effectuer dans l'application de l'art. 96 al. 1 LEI. On ne discerne alors 

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pas, et le recourant ne le démontre pas, sur quelles considérations qui 
manqueraient de pertinence et seraient étrangères au but visé par les dispositions 
légales applicables l’autorité intimée se serait fondée. 

  La jurisprudence mentionnée par le recourant (arrêt C-4107/2012 du TAF 
du 26 février 2015 consid. 7.2) ne lui est d’aucun secours s’agissant d’une 
scolarisation en école privée. 

  Ainsi, l'OCPM n'a pas commis d’abus de son pouvoir appréciation en 
parvenant à la conclusion que le recourant n'avait pas démontré la nécessité de 
suivre la formation en cause. C'était à juste titre que le TAPI a confirmé ce 
raisonnement. Le grief doit être écarté.  

6) a. Selon l'art. 64 al. 1 let. c LEI, les autorités compétentes rendent une décision 
de renvoi ordinaire à l'encontre d'un étranger auquel une autorisation est refusée 
ou dont l'autorisation, bien que requise, est révoquée ou n'est pas prolongée après 
un séjour autorisé. 

 b.  Elles ne disposent à ce titre d'aucun pouvoir d'appréciation, le renvoi 
constituant la conséquence logique et inéluctable du rejet d'une demande 
d'autorisation (arrêts du TAF C-5268/2008 du 1er juin 2011 consid. 10 ;  
C-406/2006 du 2 septembre 2008 consid. 8 et les références citées; 
ATA/467/2017 du 25 avril 2017 consid. 9b). 

 c. Le renvoi d'un étranger ne peut être ordonné que si l'exécution de celui-ci 
est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée (art. 83 al. 1 LEI). 

 d. En l'espèce, M. A______ s'est vu à juste titre refuser l'octroi d'une 
autorisation de séjour pour études. L'OCPM était alors tenu de prononcer son 
renvoi. Par ailleurs, le recourant ne fait valoir aucun motif permettant de penser 
que l'exécution de son renvoi serait impossible, illicite ou inexigible et le dossier 
ne laisse pas apparaître d'éléments qui tendraient à démontrer le contraire. 

7)  Dans ces circonstances, la décision de l'autorité intimée est conforme au 
droit et le recours contre le jugement du TAPI la confirmant sera rejeté. 

8)  Vu l'issue du recours, mais compte tenu du fait que le recourant est au 
bénéfice de l’assistance juridique, il ne sera pas perçu d’émolument (art. 87  
al. 1 LPA). Il ne sera pas alloué d'indemnité de procédure (art. 87 al. 2 LPA). 

 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

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à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 19 août 2020 par Monsieur A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 17 juillet 2020 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument ni alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur A______, à l'office cantonal de la population 
et des migrations, au Tribunal administratif de première instance ainsi qu'au secrétariat 
d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, M. Verniory et Mme Tombesi, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

F. Cichocki 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.