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**Case Identifier:** 7cf5b968-0df9-5ae7-83ac-f6525f3cbc07
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 18.04.2016 A/1407/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1407-2014_2016-04-18.pdf

## Full Text

Siégeant : Mario-Dominique TORELLO, Président; Willy KNÖPFEL et Jean-Pierre 
WAVRE, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1407/2014 ATAS/294/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 18 avril 2016 

10ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à CAROUGE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Manuel MOURO  

 

 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré ou le recourant), ressortissant suisse d’origine 
somalienne, né en 1962, a notamment travaillé en tant que plongeur et garçon 
d’office. 

2. Le 15 décembre 1998, l’assuré a déposé une demande de prestations auprès de 
l’Office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après l’OAI ou l’intimé).   

3. Dans son rapport du 23 janvier 1999, le docteur B______, spécialiste FMH en 
médecine interne, a diagnostiqué une hernie discale opérée et des lombalgies 
résiduelles. L’assuré devait éviter le port de charges et l’immobilité prolongée. Des 
mesures professionnelles étaient indiquées.  

4. Du 26 février au 30 septembre 2001, l’assuré a bénéficié d’une mesure 
d’observation professionnelle auprès du Centre d’intégration professionnelle (CIP), 
suivie de stages en entreprise.  

5. Dans son rapport du 18 octobre 2001, le CIP a conclu à une capacité de travail de 
l’assuré de 80 % sur un plein temps dans des activités d’ouvrier d’usine dans le 
polissage, la gainerie ou la robinetterie. L’attitude de l’assuré n’avait pas permis de 
trouver une possibilité d’embauche. Il devait éviter le port de charges et les torsions 
du tronc.  

6. Dans son rapport du 2 novembre 2001, l’OAI a relevé que l’assuré désirait une 
formation complète certifiée. Le stage au CIP avait cependant révélé qu’il ne 
disposait ni du potentiel ni des connaissances scolaires à cet effet. Une mise au 
courant en entreprise était en revanche adaptée. Une telle mesure n’avait toutefois 
pas pu se concrétiser en raison du très faible engagement manifesté par l’assuré. 
L’OAI a ainsi procédé à une évaluation théorique de l’invalidité. La comparaison 
du revenu réalisé en tant que plongeur, de CHF 37'752.- après indexation en 2001, 
et du revenu d’invalide tiré d’une activité simple et répétitive et fondé sur l’Enquête 
suisse sur la structure des salaires (ESS) de 1996, soit CHF 35'526.- en tenant 
compte d’un taux de 80 % et d’un abattement de 25 %, aboutissait à un degré 
d’invalidité de 5 %. 

7. Par décision du 7 décembre 2001, l’OAI a nié le droit de l’assuré à une rente et à un 
reclassement, le taux d’invalidité de 5 % étant insuffisant pour ouvrir le droit à ces 
mesures. Une aide au placement pourrait être examinée sur demande.  

8. Le 14 août 2008, l’assuré a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de 
l’OAI. Il a invoqué une aggravation de sa hernie discale, une probable deuxième 
hernie et d’importantes douleurs dorsales.  

9. L’assuré a suivi un stage auprès de l’Atelier de réadaptation professionnelle des 
Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) du 1er au 29 juillet 2008. La doctoresse 
C______ et Monsieur D______ ont indiqué dans leur rapport du 9 octobre 2008 
que l’assuré présentait une double hernie discale L4-L5 et une gastrite à 
hélicobacter pylori, béance du cardia et hypersécrétion gastrique. L’assuré s’était 

 
 
 

 

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montré parfaitement collaborant. Les commentaires sur la qualité de son travail 
étaient positifs, même dans les activités manifestement trop contraignantes. Une 
sollicitation moyenne de la colonne lombaire lors de l’utilisation d’un grattoir avait 
déclenché d’importantes douleurs après une demi-journée, ce qui avait rendu 
l’assuré totalement inopérant durant la deuxième partie de la journée. Les attitudes 
reflétaient un état très algique, imposant des temps de pause croissants. L’assuré 
n’était jamais à l’aise, quelle que soit sa position. Cela générait une baisse de 
rendement de l’ordre de 50 % et un absentéisme ponctuel, incompatibles avec un 
emploi à plein temps. Un travail demandant de la précision et une bonne 
coordination n’était pas envisageable. Il était illusoire d’aller au-delà d’un mi-
temps, et ceci avec une baisse de rendement supérieure à 50 %. Partant, l’assuré 
n’était pas en mesure de travailler sur le marché primaire de l’emploi.  

10. Par décision du 7 novembre 2008, l’Office cantonal de l’emploi (OCE) a prononcé 
l’inaptitude au placement de l’assuré dès le 10 octobre 2008, se fondant sur les 
conclusions du rapport de l’Atelier de réadaptation professionnelle des HUG.  

11. Dans son rapport du 25 novembre 2008, le Dr B______ a indiqué que l’assuré 
l’avait à nouveau consulté en automne en raison de douleurs dorso-lombaires.  

12. Dans leur rapport du 16 janvier 2009, les docteurs E______, F______ et G______ 
du Centre de la douleur des HUG ont posé les diagnostics de lombosciatalgies 
gauches, sacro-iléites gauches chroniques, omalgies droites, état dépressif moyen à 
sévère, status post cure de hernie discale L4-L5 à droite en 1997 et tuberculose 
pulmonaire traitée en 1989. Ils ont proposé certaines mesures thérapeutiques.   

13. Par décision du 21 janvier 2009, l’OAI a refusé d’entrer en matière sur la demande 
de l’assuré, ce dernier n’ayant pas rendu vraisemblable une modification de son 
état.  

14. Une IRM lombaire pratiquée le 29 janvier 2010 par le docteur H______, spécialiste 
FMH en radiologie, a révélé une rectitude de la lordose lombaire avec pincement 
discal et dessication discale L4-L5, un débord discal conférentiel à cet étage sans 
conflit disco-radiculaire et un canal rachidien large à tous les étages. Il existait une 
image antéro-vertébrale latéro-aortique gauche à hauteur L2 de signal kystique, à 
confronter à une échographie ou à un scanner.  

15. Une échographie des deux épaules du 22 février 2010 du docteur I______, 
spécialiste FMH en radiologie, a mis en évidence pour l’épaule droite des signes de 
tendinopathie avec probable composante calcifiante sous forme de 
microcalcifications au niveau du tiers moyen du tendon du supra-épineux associées 
à une lame de liquide dans la bourse sous-acromiale traduisant la présence d’une 
bursite, et pour l’épaule gauche un épaississement des parois de la bourse sous-
acromiale avec épanchement compatible avec des signes de bursite. 

16. La doctoresse J______, spécialiste FMH en radiologie, a réalisé un scanner dorsal 
le 3 mars 2010, lequel a révélé un début de discarthrose étagée de D6 à D11 avec 
ébauche d’ostéophytose.  

 
 
 

 

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17. Dans son rapport du 21 mai 2010, le Dr H______ a indiqué que l’infiltration D12 et 
L1-L2 droite n’avait pas amené d’amélioration, si bien que ces deux articulations 
ne paraissaient pas responsables de la symptomatologie de l’assuré. 

18. Le 14 juin 2010, l’assuré a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de 
l’OAI. Il a indiqué à titre d’atteintes à la santé une capsulite dans les deux épaules, 
ainsi qu’une augmentation significative de ses douleurs dorsales.  

19. Dans son rapport du 1er septembre 2010, le docteur K______, spécialiste en 
médecine physique et réhabilitation, a diagnostiqué un rachis douloureux et une 
périarthrite scapulohumérale (PSH) aux deux épaules. L’assuré se plaignait de 
douleurs rachidiennes diffuses et le pronostic était mauvais. L’incapacité de travail 
était totale depuis janvier 2010. Les limitations fonctionnelles étaient les difficultés 
liées à la station debout et au soulèvement de charges. Le Dr K______ a coché 
toutes les limitations fonctionnelles physiques dans le formulaire correspondant.  

20. Le 4 mars 2011, le Dr K______ a indiqué que l’état de l’assuré était stationnaire. 
Ce dernier ne pouvait travailler dans une activité impliquant la manutention de 
charges supérieures à 10 kg. Sa capacité de travail était nulle dans le domaine du 
nettoyage mais totale dans une activité de manutention plus légère.  

21. Dans son avis du 12 avril 2011, la doctoresse L______, médecin au Service 
médical régional de l’assurance-invalidité (SMR), a indiqué à titre de limitations 
fonctionnelles le port de charges de plus de 5 kg, les mouvements répétitifs des 
épaules, l’élévation des bras au-dessus de l’horizontale, les positions en porte-à-
faux du rachis, les positions statiques et le fait de monter et descendre des escaliers, 
des échafaudages ou des escabeaux. Elle se ralliait à l’avis du Dr K______ et 
retenait que depuis le 1er janvier 2010, la capacité de travail de l’assuré était nulle 
dans l’activité habituelle mais totale dans une activité adaptée. 

22. Le 20 mai 2011, l’OAI a adressé un projet de décision à l’assuré, niant le droit à des 
mesures professionnelles et à une rente. L’OAI a retenu que le revenu sans 
invalidité de l’assuré était de CHF 55'218.- et le revenu avec invalidité de 
CHF 55'973.-. Ces chiffres étaient tirés de l’ESS et indexés à 2009. Le revenu sans 
invalidité correspondait à une activité de nettoyage sans formation (TA7 ligne 35 
niveau 4), et le revenu avec invalidité à une activité sans formation, tous secteurs 
confondus (TA1 ligne Total niveau 4), avant abattement de 10 %. Le taux 
d’invalidité était nul, si bien que le droit aux prestations n’était pas ouvert. 

23. Par décision du 28 juin 2011, l’OAI a confirmé les termes de son projet.  

24. Selon l’IRM du genou gauche pratiquée le 23 juillet 2012 par le docteur M______, 
spécialiste FMH en radiologie, l’assuré présentait un épanchement intra-articulaire, 
une déchirure de grade II versus grade III de la corne postérieure du ménisque 
interne et une tendinose quadricipitale distale.  

25. Le 1er novembre 2011, l’assuré a repris une activité d’agent d’entretien dans les 
trains. 

 
 
 

 

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26. Le 3 août 2012, l’assuré a annoncé un sinistre survenu la veille à son assureur-
accidents. Alors qu’il était assis dans un train avec ses collègues, l’un d’eux s’était 
levé et avait appuyé avec ses bras sur les épaules de l’assuré.  

27. Le 7 septembre 2012, le Dr K______ a attesté d’une incapacité de travail totale du 
3 août à fin septembre 2012, consécutive à l’événement du 2 août 2012.  

28. L’assuré a déposé une nouvelle demande de prestations en date du 24 décembre 
2012. 

29. A la demande de l’assurance d’indemnités journalières pour maladie, la doctoresse 
N______, rhumatologue auprès de la clinique Corela, a examiné l’assuré en date du 
8 mars 2013. Elle a repris le rapport du 16 janvier 2009 des médecins du Centre de 
la douleur des HUG et résumé le dossier médical et assécurologique depuis 2012, 
avant de rappeler brièvement le parcours professionnel et personnel de l’assuré. Ce 
dernier rapportait que les douleurs de la charnière dorso-lombaire étaient apparues 
en 2007. Elles étaient réapparues lors de l’évènement du 2 août 2012. Il évoquait 
également des douleurs au niveau des genoux, apparues progressivement depuis 
2010 jusqu’à atteindre leur paroxysme à l’été 2012. Il souffrait également de 
douleurs aux épaules depuis 2005, qui s’étaient également peu à peu accentuées 
depuis l’été 2012. A l’issue de l’examen clinique, la Dresse N______ a posé les 
diagnostics de discopathies dorsales minimes étagées, sans conflit radiculaire ni 
compression médullaire et de lésion méniscale interne au niveau de la corne 
postérieure du genou gauche. Les discopathies objectivées étaient très débutantes et 
sans nette conséquence. La lésion méniscale révélée par l’IRM avait été considérée 
comme non symptomatique par le Dr H______, qui avait retenu une chondropathie 
rotulienne bilatérale qui n’avait toutefois pas été démontrée à l’IRM. Il n’y avait 
pas eu d’imagerie du genou droit et aucun diagnostic lésionnel ne pouvait être posé 
pour cette articulation. L’examen clinique du genou droit était tout à fait rassurant. 
En ce qui concernait les épaules, le palm up test légèrement douloureux à droite 
pouvait être en rapport avec une tendinopathie du long biceps, alors que 
l’échographie de mars 2013 signifiait plutôt une tendinopathie du sus-épineux. Il y 
avait ainsi une discordance radio-clinique. Il existait par ailleurs des faux positifs 
lors de l’échographie, avec l’évocation d’une bursite sous-acromiale qui était 
cliniquement asymptomatique. Dans ce sens, aucun diagnostic n’était retrouvé. Au 
niveau dorsal, il n’y avait aucune limitation fonctionnelle puisque les discopathies 
étaient sans conséquences. Le port de charges, les activités en porte-à-faux dorsal et 
la station debout n’étaient pas contre-indiquées. Il n’y avait pas non plus de 
limitation en ce qui concernait les genoux, car la lésion méniscale révélée à l’IRM 
« n’avait pas fait sa preuve cliniquement ». En l’absence de diagnostic objectivable 
cliniquement, aucune limitation n’était retrouvée au niveau des épaules, notamment 
dans le port de charges ou dans le travail des bras au-dessus de la ligne des épaules. 
La capacité de travail dans l’activité habituelle était totale, sans diminution de 
rendement, depuis le 8 mars 2013.  

 
 
 

 

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30. Le 14 mars 2013, le Dr K______ a demandé que le dossier de l’assuré soit 
réexaminé à la suite de l’aggravation de son état de santé. Ce dernier présentait en 
effet un état dépressif moyen à sévère et une atteinte du genou gauche. On 
retrouvait également une PSH de l’épaule droite et un lymphocèle. L’état général 
s’était détérioré, avec une fatigabilité chronique contre-indiquant toute activité 
physique. Le Dr K______ a joint les pièces suivantes à son courrier : 

- rapport du 13 août 2012 de tomodensitométrie de l’abdomen du Dr M______, 
concluant à un effet de masse sous la veine rénale gauche, posant le plus 
vraisemblablement le diagnostic de lymphocèle, deux IRM ayant confirmé la 
nature liquidienne de l’effet de masse ; à une prostate agrandie faisant 
protrusion dans le plancher vésical et à une maladie diverticulaire non 
compliquée du sigmoïde ; 

- rapport du 5 novembre 2012 du docteur H______, médecin au Service de 
chirurgie orthopédique des HUG, mentionnant une chondropathie rotulienne 
bilatérale mais précisant que la lésion méniscale révélée par l’IRM n’était pas 
responsable de la symptomatologie ; 

- rapport d’échographie de l’épaule droite du 4 mars 2013 du Dr I______, 
concluant à des signes de tendinopathie du tendon supra-épineux au niveau de 
la portion distale et antérieure, associés à des signes d’une bursite sous-
acromiale, sans signe direct de conflit sous-acromial.  

31. Dans un certificat du 31 mai 2013, le Dr K______ a indiqué qu’il considérait que 
l’assuré ne pouvait plus travailler dans le nettoyage car il ne pouvait pas se pencher, 
fléchir les genoux et de porter des charges supérieures à 5 kg.  

32. Dans un autre courrier rédigé le même jour, le Dr K______ s’est dit étonné du 
rapport de la clinique Corela. Il a affirmé que la Dresse N______ n’était pas 
rhumatologue FMH et faisait peut-être illégalement des expertises pour la clinique 
Corela.  

33. Selon les renseignements recueillis par l’OAI ayant fait l’objet de sa note interne du 
19 juin 2013, l’OCE avait octroyé à l’assuré un cours d’opérateur CNC en 2004. Ce 
dernier s’était à nouveau inscrit à l’OCE en juin 2013.  

34. Dans son avis du 28 octobre 2013, la doctoresse O______, médecin au SMR, a noté 
qu’elle avait eu le jour même un entretien téléphonique avec le Dr K______, qui 
avait affirmé que l’atteinte dépressive n’était pour l’heure pas incapacitante. 
L’atteinte était rhumatologique, dominée par des douleurs chroniques du dos, de 
l’épaule droite et du genou gauche. La Dresse O______ concluait ainsi à une 
aggravation de l’état de santé de l’assuré en raison de la nouvelle atteinte 
rhumatismale des genoux, en lien avec la rupture de la corne postérieure du 
ménisque et la chondropathie rétrorotulienne bilatérale. Elle s’écartait ainsi des 
conclusions de la clinique Corela s’agissant de l’absence de limitations 
fonctionnelles et de la capacité de travail en tant que nettoyeur. Elle maintenait en 
revanche les conclusions du SMR du 12 avril 2011, fondées sur les avis des 

 
 
 

 

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Drs K______ et H______, et retenait une capacité de travail nulle dans l’activité 
habituelle et entière dans une activité adaptée. Les limitations fonctionnelles 
décrites dans l’avis du 12 avril 2011 restaient valables. L’absence de marche 
prolongée ou en terrain irrégulier et l’exclusion de la station debout prolongée s’y 
ajoutaient. Seul un travail sédentaire était envisageable. 

35. Selon un rapport du 22 novembre 2013 d’Intégration pour tous (IPT), où l’assuré a 
été adressé par l’OCE dans le cadre d’un mandat de trois mois, celui-ci a bénéficié 
d’un stage du 14 octobre au 8 novembre à 50 % en qualité d’ouvrier en 
conditionnement léger. Il était censé augmenter son taux d’occupation à 80 % mais 
il avait été convenu de renoncer à cette augmentation pour ne pas dégrader sa santé. 
Il lui était déjà difficile de tenir un rythme de travail à 50 % en raison des douleurs 
récurrentes, qui constituaient un obstacle important pour sa réinsertion 
professionnelle. Le bilan de stage avait révélé que l’assuré avait fait preuve d’un 
très bon investissement, et qu’il était motivé et volontaire. Le stage avait été 
contraignant malgré la possibilité d’alterner les positions. 

36. L’OAI a adressé un projet de décision refusant les prestations à l’assuré le 
14 février 2014. Il a conclu à un degré d’invalidité nul, les termes de sa décision du 
28 juin 2011 restant valables.  

37. Par décision du 31 mars 2014, l’OAI a confirmé le rejet de la demande de 
prestations de l’assuré.  

38. L’assuré a interjeté recours contre la décision de l’OAI par écriture du 19 mai 2014. 
Il a conclu, sous suite de dépens, préalablement à l’audition du Dr K______, à son 
audition et à la mise en œuvre d’une expertise orthopédique et psychiatrique, et sur 
le fond à l’octroi de mesures de réorientation et d’une rente entière. Il a allégué 
qu’il était singulier que les résultats du stage contredisent ceux du SMR et de la 
clinique Corela. Le rapport de stage n’avait du reste pas été commenté par le SMR, 
et la décision querellée ne se prononçait pas sur ce point. Selon le Dr K______, le 
recourant ne pouvait que difficilement travailler en milieu normal (sic). De plus, le 
SMR disait se fonder sur l’avis du Dr K______. Ce dernier avait pourtant changé 
son opinion quant à la capacité de travail du recourant, en raison de l’aggravation 
de l’état de santé et de l’échec des essais de reprise d’emploi.    

Le recourant a notamment produit à l’appui de son recours un questionnaire rempli 
le 8 avril 2014 par le Dr K______, selon lequel le recourant souffrait de troubles 
somatiques et psychosomatiques, essentiellement des troubles de type atrophique 
dégénératifs au rachis, aux épaules et aux genoux. Il avait été licencié en raison de 
sa lenteur et de la pénibilité réactionnelle aux tâches de nettoyeur de wagons. La 
rapidité des manœuvres et les difficultés pour soulever des charges ne lui 
permettaient plus de travailler dans des activités de manœuvre. Les limitations 
fonctionnelles consistaient en des douleurs inflammatoires chroniques rendant 
difficile le travail en milieu normal. Son rendement était nettement diminué et 
toutes les tentatives de reprise de travail s’étaient soldées par des échecs depuis le 

 
 
 

 

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stage aux HUG en 2008. Les douleurs étaient telles que le recourant dormait mal et 
présentait des raideurs articulaires lorsqu’il maintenait la même position pendant 
30 minutes. Depuis juin 2001 (recte 2011), le tableau clinique s’était dégradé par 
une augmentation des douleurs, une insomnie tenace et un trouble de l’humeur, 
pour lequel un avis spécialisé avait été requis. 

39. Dans un courrier du 23 mai 2014 au Dr K______, le docteur P______, spécialiste 
FMH en psychiatrie, a indiqué qu’il avait reçu le recourant en consultation. Ce 
dernier disait avoir changé près de douze ans plutôt, lors de l’apparition des 
douleurs dorsales. Il n’avait pu compter sur la compassion de son épouse et cette 
expérience l’avait plongé dans la détresse. Le Dr P______ a relaté certains éléments 
biographiques du recourant ayant trait aux événements vécus durant son enfance, 
avant de conclure à une détresse toujours présente, qui se prolongeait pour l’heure 
dans le cadre d’un diagnostic de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen 
(F 33.1). L’état du recourant s’était amélioré sous traitement d’Efexor®. 
Indépendamment de l’origine organique ou psychique des douleurs, la 
symptomatologie ne remplissait pas les critères jurisprudentiels pour reconnaître 
une invalidité.  

40. Dans sa réponse du 1er juillet 2014, l’intimé a conclu au rejet du recours. Il a 
affirmé que le litige portait sur le point de savoir si l’état de santé du recourant 
s’était aggravé dans une mesure modifiant le droit aux prestations depuis la dernière 
décision. Or, le Dr K______ avait relevé dans son rapport du 14 mars 2013 que le 
recourant présentait une capacité de travail complète dans une activité adaptée. 
L’intimé a rappelé les conclusions de la clinique Corela, avant de reprendre celles 
du SMR. Il a allégué que le recourant ne saurait tirer parti des résultats du stage. 
L’évaluation reposait en effet essentiellement sur les plaintes et douleurs alléguées, 
sans qu’une nouvelle atteinte, qui n’aurait pas été prise en considération, ne soit 
mentionnée. L’intimé a rappelé les discordances cliniques et radiologiques relevées 
par la Dresse N______. La situation du recourant n’avait pas connu de modification 
durable et notable. Une expertise s’avérait inutile, le dossier permettant de statuer 
sur son droit aux prestations. 

L’intimé a joint l’avis du 23 juin 2014 de la Dresse O______. Cette dernière y 
relevait que les éléments médicaux invoqués par le recourant et le rapport du 8 avril 
2014 du Dr K______ n’apportaient pas d’éléments médicaux nouveaux, et ajoutait 
que les difficultés rhumatologiques du recourant étaient déjà prises en compte dans 
les limitations fonctionnelles. Une expertise ne paraissait pas nécessaire. 

41. Par réplique du 14 août 2014, le recourant a persisté dans ses conclusions, 
sollicitant en outre l’audition du Dr P______. Il a repris certains arguments 
développés dans son recours. Il a ajouté que c’était avec raison que l’intimé 
s’opposait à une nouvelle expertise, dès lors qu’il n’ignorait pas que les rapports de 
la clinique Corela résistaient rarement aux expertises judiciaires. L’intimé invoquait 
le principe selon lequel les constatations médicales prévalaient sur celles faites à 
l’occasion d’un stage pour se dispenser de prendre en compte les conclusions prises 

 
 
 

 

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sur le terrain. Cependant, la jurisprudence considérait qu’il y avait lieu de requérir 
un complément d’instruction lorsque l’appréciation d’observations professionnelles 
divergeait sensiblement de l’appréciation médicale. Le domaine de spécialité de la 
Dresse O______ était d’ailleurs inconnu, et on ignorait pourquoi son avis devrait 
primer sur celui du médecin traitant. L’expertise de la clinique Corela n’avait en 
outre pas pris en considération les derniers avis médicaux versés à la procédure.  

42. Par duplique du 9 septembre 2014, l’intimé a persisté dans ses conclusions.  

43. Par écriture spontanée du 17 novembre 2014, le recourant a relevé que 
l’indépendance des experts mandatés par l’assurance-invalidité était mise en doute 
dans la presse. Il a répété que l’intimé craignait que les conclusions de la clinique 
Corela soient remises en cause lors d’une expertise judiciaire.  

Le recourant a joint un article paru dans la Tribune de Genève du 11 novembre 
2014, relatant le postulat d’un conseiller national ayant trait à l’indépendance des 
experts mandatés par l’assurance-invalidité.   

44. La chambre de céans a entendu le Dr K______ en date du 19 janvier 2015. 

Le témoin a exposé que le recourant l’avait initialement consulté en janvier 2010 
pour des douleurs rachidiennes. Devant l’impossibilité de trouver des solutions à ce 
problème, quelque deux ans après la première consultation, le témoin s’était rendu 
compte qu’il devait y avoir des composantes psychiques. Après l’échec des 
traitements et des tentatives de réinsertion professionnelle, il avait insisté pour que 
le recourant soit suivi par un psychiatre pour voir si les traitements de cette nature 
pouvaient aboutir à des résultats, ainsi que par un rhumatologue, le docteur 
Q______. Ce dernier avait d’ailleurs conclu, à l’instar du Dr K______, que le seul 
traitement susceptible d’améliorer la situation du recourant consistait en des 
séances de physiothérapie. Le témoin avait eu des contacts avec le Dr P______. Ce 
dernier avait établi un rapport évoquant des troubles dépressifs récurrents 
d’intensité moyenne au moment de son intervention. Il avait prescrit des 
antidépresseurs. Le Dr K______ n’avait pas eu l’impression d’une amélioration sur 
le plan psychique lors de la dernière consultation en décembre. Les antalgiques 
qu’il prescrivait n’étaient à son avis pas suffisants s’ils n’étaient pas associés à des 
antidépresseurs. Il ignorait si le recourant prenait effectivement son traitement 
d’antidépresseurs. Le témoin a déclaré qu’il considérait la capacité de travail du 
recourant nulle au vu de la répétition des maux, de la répétition des traitements, et 
des échecs de ces derniers. Il existait un décalage entre les plaintes et les documents 
d’imagerie, en ce sens que les douleurs exprimées étaient beaucoup plus 
importantes que ne le laissaient paraître les constatations radiologiques. Interpellé 
sur le point de savoir si les douleurs existaient malgré leur caractère non 
objectivable, le Dr K______ a déclaré que les limites des investigations et des 
traitements avaient été atteintes sur le plan somatique, raison pour laquelle il avait 
envisagé autre chose sur le plan psychosomatique. Le recourant souffrait 
effectivement, mais il n’y avait pas d’élément objectivable fort. Le témoin a 

 
 
 

 

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confirmé avoir indiqué lors de l’entretien du 28 octobre 2013 avec la 
Dresse O______ que l’atteinte dépressive n’était à ce jour pas incapacitante.  

A la même date, la chambre de céans a également entendu le Dr P______. Ce 
dernier a indiqué que le recourant le consultait depuis janvier 2014 environ. Il avait 
pu noter chez lui le cortège de symptômes rencontrés dans le cadre de dépressions, 
soit l’anhédonie, la fatigue, le ralentissement, les difficultés d’endormissement, 
d’attention et de concentration. Il s’agissait en l’espèce d’un épisode dépressif 
d’intensité moyenne au moment de la consultation. Le témoin avait prescrit un 
antidépresseur, le Cymbalta®, qui avait l’avantage d’agir également comme 
antidouleur. Il n’avait pas de raison de penser que le recourant ne suivait pas son 
traitement régulièrement. Il a déclaré qu’il ne pensait pas que le recourant exagérait 
la description de ses douleurs. Il n’était pas en mesure de se prononcer sur l’origine 
des douleurs somatiques. Si on pouvait en effet concevoir des douleurs d’origine 
psychosomatique, il ne disposait pas d’élément permettant de l’affirmer concernant 
le recourant, ni d’élément permettant d’exclure une participation psychique à ses 
douleurs. S’agissant de la capacité de travail, le témoin a confirmé qu’elle était 
entière sur le plan psychiatrique. Si le recourant avait exercé une activité 
comprenant plusieurs tâches et impliquant la mémoire et la célérité, l’opinion du 
témoin aurait pu être différente. Dans une activité correspondant à ses capacités, il 
ne présentait cependant aucune limitation ni baisse de rendement sur le long terme. 
Interpellé sur l’aspect invalidant de la symptomatologie du recourant, qu’il avait 
exclue dans son courrier du 23 mai 2014, le Dr P______ a exposé que s’il s’était 
prononcé sur ce point, c’est probablement parce qu’il avait dû avoir accès à des 
éléments médicaux ressortant de troubles somatiques. Il se serait peut-être exprimé 
différemment s’il avait su que son courrier serait versé au dossier. Il a enfin 
confirmé l’amélioration de l’état de santé constatée dans son courrier du 23 mai 
2014, sans toutefois qu’une rémission de l’état dépressif puisse être évoquée.  

Le recourant a quant à lui exposé que ses premières difficultés de santé, notamment 
au dos et aux épaules, lui avaient néanmoins permis de travailler, car il prenait des 
antidouleurs. Ses problèmes de genoux l’avaient cependant empêché de continuer à 
travailler par la suite, et c’est pour ce motif qu’il avait dû arrêter son activité en 
novembre 2012.  

La représentante de l’intimé a exposé que le rapport d’IPT avait été pris en compte 
lors de l’établissement du projet de décision.  

A l’issue de l’audience, la chambre de céans a invité l’intimé à lui communiquer les 
spécialisations des Dresses O______ et L______, et a imparti un délai aux parties 
pour leurs conclusions finales. 

45. Par courrier du 26 janvier 2015, l’intimé a indiqué à la chambre de céans que la 
Dresse L______ disposait d’une spécialisation en médecine interne et la 
Dresse O______ d’une spécialisation en pédiatrie. Cela étant, selon la 

 
 
 

 

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jurisprudence, un médecin était capable d’apprécier la cohérence du rapport d’un 
confrère indépendamment de sa spécialité.  

46. Dans ses déterminations du 2 mars 2015, l’intimé a maintenu ses conclusions. Il a 
relevé que les témoignages des médecins traitants ne modifiaient pas l’appréciation 
du dossier. Il a dit se rallier à l’avis du SMR du 16 février 2015, qu’il a produit. 

Dans dit avis, la Dresse O______ a affirmé que selon le Dr K______, le recourant 
présentait des douleurs dont le substrat organique n’était pas totalement 
objectivable. Le Dr P______ avait exclu une limitation ou une baisse de rendement, 
et il semblerait même qu’une amélioration de l’état de santé se soit produite. Le 
rapport du SMR du 20 octobre 2013 restait valable.  

47. Le recourant s’est déterminé le 10 mars 2015. Il s’est dit surpris par les conclusions 
de l’intimé, qui considérait que les résultats de stage n’avaient pas de valeur 
probante et que ses douleurs n’étaient que partiellement objectivables. Cela ne 
signifiait pas pour autant que la part objectivée des douleurs n’était pas à elle seule 
invalidante. Il convenait de procéder à une expertise pour déterminer l’impact des 
douleurs justifiées par un substrat organique sur sa capacité de travail. Il invitait la 
chambre de céans à renvoyer le dossier à l’intimé pour instruction complémentaire.  

48. Invité par la chambre de céans à se déterminer sur la mise en œuvre d’une 
expertise, l’intimé s’y est formellement opposé dans son écriture du 26 mars 2015. 
Rappelant qu’une expertise judiciaire devait être ordonnée lorsque des éléments 
objectivement vérifiables avaient été ignorés dans les rapports médicaux au dossier, 
l’intimé a allégué que l’expertise pluridisciplinaire (sic) réalisée à la clinique Corela 
devait se voir reconnaître une pleine valeur probante. Il n’existait en l’espèce aucun 
élément médical qui aurait été ignoré dans cette expertise. La divergence entre les 
conclusions à l’issue du stage IPT et les conclusions médicales ne justifiait pas non 
plus la mise en œuvre d’une nouvelle expertise.  

49. La chambre de céans a transmis copie de cette écriture au recourant en date du 
31 mars 2015. 

50. Par courrier du 16 septembre 2015, le recourant a rappelé certains éléments du 
dossier et a invité la chambre de céans à procéder à une expertise.  

51. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

 
 
 

 

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2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable à la présente 
procédure. 

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56ss 
LPGA). 

4. Le litige porte sur le droit du recourant à des prestations d’invalidité, plus 
précisément sur le point de savoir si son état de santé a subi une aggravation 
influant sur son droit aux prestations depuis la dernière décision au fond de 
l’intimé. 

5. Aux termes de l’art. 8 al. 1er LPGA, est réputée invalidité l’incapacité de gain totale 
ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. Selon l'art. 6 LPGA, 
est réputée incapacité de travail toute perte, totale ou partielle, de l'aptitude de 
l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité le travail qui peut 
raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d'une atteinte à sa santé 
physique, mentale ou psychique. En cas d'incapacité de travail de longue durée, 
l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un 
autre domaine d'activité. En vertu de l'art. 7 LPGA, est réputée incapacité de gain 
toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré 
sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'activité, si cette diminution 
résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu'elle persiste 
après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles. Pour évaluer le taux 
d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est 
comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut 
raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 
réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28 al. 2 LAI). 

6. Conformément à l'art. 8 al. 1er LAI, les assurés invalides ou menacés d’une 
invalidité ont droit à des mesures de réadaptation pour autant que ces mesures 
soient nécessaires et de nature à rétablir, maintenir ou améliorer leur capacité de 
gain ou leur capacité d’accomplir leurs travaux habituels, et que les conditions 
d'octroi des différentes mesures soient remplies.  

Aux termes de l'art. 17 LAI, l'assuré a droit au reclassement dans une nouvelle 
profession lorsque son invalidité rend cette mesure nécessaire, et que sa capacité de 
gain peut ainsi, selon toute vraisemblance, être sauvegardée ou améliorée de 
manière notable. L'art. 6 al. 1 du règlement sur l'assurance-invalidité (RAI ; 
RS 831.201) définit les mesures de reclassement comme les mesures de formation 
destinées à des assurés qui en ont besoin, en raison de leur invalidité, après 
achèvement d’une formation professionnelle initiale ou après le début de l’exercice 
d’une activité lucrative sans formation préalable, pour maintenir ou pour améliorer 
leur capacité de gain. La jurisprudence a apporté une précision à cette définition en 
indiquant que le concept de reclassement recouvre l'ensemble des mesures de 
réadaptation de nature professionnelle qui sont nécessaires et suffisantes pour 
procurer à l'assuré une possibilité de gain à peu près équivalente à celle que lui 

 
 
 

 

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offrait son ancienne activité (ATF 124 V 108 consid. 2a). Dès lors, en règle 
générale, l'assuré ne peut pas prétendre à la meilleure formation possible dans son 
cas, la loi ne visant en effet qu'à assurer les mesures de réadaptation qui sont 
nécessaires et suffisantes compte tenu du cas d'espèce (ATF 121 V 258 consid. 2c).  

De plus, il faut que l'invalidité soit d'une certaine gravité pour que le droit à des 
mesures de réadaptation soit ouvert. La jurisprudence a ainsi fixé le seuil 
d'invalidité à partir duquel des mesures de réadaptation doivent être octroyées à 
20 % (ATF 130 V 488 consid. 4.2; ATF 124 V 108 consid. 3a).   

Pour déterminer si une mesure de réadaptation d'ordre professionnel est de nature à 
rétablir, améliorer, sauvegarder ou favoriser l'usage de la capacité de gain de 
l'assuré, il y a lieu d'effectuer un pronostic sur les chances de succès des mesures 
demandées (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2). Le but poursuivi par la mesure doit 
donc s'inscrire dans une certaine durée, et son succès doit être proportionné à son 
coût. Enfin, la mesure concrète doit être raisonnablement exigible de l'assuré 
(ATF 130 V 488 consid. 4.3.2; VSI 2002 p. 112 consid. 2). En effet, une mesure de 
reclassement ne saurait être efficace que si la personne à laquelle elle est destinée 
est susceptible, au moins partiellement, d'être réadaptée. Les mesures ne seront 
donc pas allouées si elles semblent d'emblée vouées à l'échec (arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances I 170/06 du 16 février 2007 consid. 3.2 et 3.4). 

7. En vertu de l’art. 28 al. 1er LAI, l’assuré a droit à une rente d’invalidité aux 
conditions suivantes : sa capacité de gain ou sa capacité d’accomplir ses travaux 
habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de 
réadaptation raisonnablement exigibles (let. a); il a présenté une incapacité de 
travail (art. 6 LPGA) d’au moins 40 % en moyenne durant une année sans 
interruption notable (let. b); au terme de cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 
40% au moins (let. c). L’art. 28 al. 2 LAI dispose que l’assuré a droit à une rente 
entière s’il est invalide à 70 % au moins, à trois quarts de rente s’il est invalide à 
60% au moins, à une demi-rente s’il est invalide à 50 % au moins ou à un quart de 
rente s’il est invalide à 40 % au moins. 

8. Selon l’art. 17 al. 1 LPGA, si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit 
une modification notable, la rente est, d'office ou sur demande, révisée pour 
l'avenir, à savoir augmentée ou réduite en conséquence, ou encore supprimée. Tout 
changement important des circonstances propre à influencer le degré d'invalidité, et 
donc le droit à la rente, peut motiver une révision selon l'art. 17 LPGA. La rente 
peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, 
mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais que ses conséquences sur 
la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 130 V 343 consid. 3.5). 
Une simple appréciation différente d'un état de fait, qui, pour l'essentiel, est 
demeuré inchangé n'appelle en revanche pas à une révision au sens de l'art. 17 
LPGA (ATF 112 V 371 consid. 2b). Le point de savoir si un tel changement s'est 
produit doit être tranché en comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment 
de la dernière décision entrée en force reposant sur un examen matériel du droit à la 

 
 
 

 

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rente avec une constatation des faits pertinents, une appréciation des preuves et une 
comparaison des revenus conformes au droit, et les circonstances régnant à l'époque 
de la décision litigieuse (arrêts du Tribunal fédéral 9C_89/2013 du 12 août 2013 
consid. 4.1 et 9C_431/2009 du 3 novembre 2009 consid. 2.1). 

Lorsque l’administration entre en matière sur une nouvelle demande, elle doit 
procéder de la même manière que dans les cas de révision au sens de l'art. 17 al. 1 
LPGA et comparer les circonstances prévalant lors de la nouvelle décision avec 
celles existant lors de la dernière décision entrée en force et reposant sur un examen 
matériel du droit à la rente pour déterminer si une modification notable du taux 
d'invalidité justifiant la révision du droit en question est intervenue (arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_573/2013 du 29 juillet 2014 consid. 2.2).  

9. a) Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration ou l'instance de 
recours a besoin de documents que le médecin ou d'autres spécialistes doivent lui 
fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à 
indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de 
travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour 
déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré 
(ATF 125 V 256 consid. 4; ATF 115 V 133 consid. 2). Ces données médicales 
permettent généralement une appréciation objective du cas. Elles l’emportent sur 
les constatations qui peuvent être faites à l’occasion d’un stage d’observation 
professionnelle, lesquelles sont susceptibles d’être influencées par des éléments 
subjectifs liés au comportement de l’assuré pendant le stage (arrêt du Tribunal 
fédéral des assurances I 762/02 du 6 mai 2003 consid. 2.2). 

b) Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n’est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu’en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l’affaire sans apprécier l’ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L’élément déterminant pour la valeur probante d’un rapport médical n’est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. À cet égard, il convient que les points 
litigieux importants aient fait l’objet d’une étude fouillée, que le rapport se fonde 
sur des examens complets, qu’il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu’il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l’expert soient bien motivées (ATF 125 V 351 consid. 3; ATF 122 V 157 
consid. 1c). 

c) Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le 
Tribunal fédéral a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. Ainsi, lorsqu'au 

 
 
 

 

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stade de la procédure administrative, une expertise confiée à un médecin 
indépendant est établie par un spécialiste reconnu, sur la base d'observations 
approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du 
dossier, et que l'expert aboutit à des résultats convaincants, le juge ne saurait les 
écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter de leur bien-
fondé (ATF 125 V 351 consid. 3b/bb).  

d) S'agissant de la valeur probante des rapports établis par les médecins traitants, le 
juge peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier. Ainsi, la jurisprudence accorde plus 
de poids aux constatations faites par un spécialiste qu'à l'appréciation de l'incapacité 
de travail par le médecin de famille (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc et les 
références). Au surplus, on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par 
l'administration ou un juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait 
qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va 
différemment que si ces médecins font état d'éléments objectivement vérifiables 
ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents 
pour remettre en cause les conclusions de l'expert (arrêt du Tribunal fédéral 
9C_405/2008 du 29 septembre 2008 consid. 3.2). 

10. Il convient en l’espèce de déterminer si le recourant a subi une aggravation 
déterminante de son état de santé depuis le 28 juin 2011, date de la dernière 
décision reposant sur un examen de son droit aux prestations.   

Dans ce contexte, il convient d’examiner les différents rapports médicaux versés au 
dossier depuis lors. 

En ce qui concerne en premier lieu le rapport de la Dresse N______, il apparaît que 
ce médecin n’a pas eu accès à l’intégralité du dossier du recourant, ce qui permet 
déjà d’émettre des doutes quant à la valeur probante de ses conclusions. Sur le fond, 
elle semble avoir exclu un diagnostic expliquant les gonalgies, en se fondant 
simplement sur le fait que le Dr H______ avait écarté leur origine méniscale pour 
émettre l’hypothèse d’une chondropathie rotulienne bilatérale, sans toutefois que ce 
dernier procède aux examens radiologiques du genou droit qui auraient permis de 
vérifier ou d’infirmer cette hypothèse. Or, à l’évidence, l’absence d’IRM du genou 
droit n’est pas un motif suffisant pour nier une atteinte de cette articulation. La 
Dresse N______ a également exclu une pathologie de l’épaule, en affirmant qu’il 
existait une discrépance radio-clinique puisque les symptômes indiquaient une 
tendinopathie du long biceps plutôt que la tendinopathie du sus-épineux évoquée 
par l’échographie de 2013. Toutefois, si son examen tendait à révéler une atteinte 
différente de celle ressortant des documents d’imagerie, la rhumatologue ne pouvait 
se contenter de les balayer toutes deux d’un revers de la main sans autre mesure 
d’investigation clinique. On comprend également mal qu’elle ait qualifié la bursite 
d’asymptomatique, alors que le recourant se plaint de douleurs aux épaules. Enfin, 
la Dresse N______ a affirmé qu’il n’existait aucune limitation fonctionnelle liée 

 
 
 

 

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aux problèmes dorsaux du recourant, se distançant ainsi de tous ses confrères. Au 
vu de cette divergence d’opinion, il eut à tout le moins été nécessaire que ce 
médecin motive de manière circonstanciée ses conclusions, ce qu’elle a omis de 
faire. Eu égard à tous ces éléments, le rapport de la Dresse N______ ne saurait se 
voir reconnaître valeur probante.  

Cela étant, l’intimé ne s’est pas rallié aux conclusions de la clinique Corela (selon 
avis du SMR du 28 octobre 2013) – malgré ses observations contradictoires du 
26 mars 2015 – si bien que les critiques du recourant sur la prise en considération 
de cette expertise tombent à faux. 

Le recourant se prévaut en outre des conclusions du Dr K______. Ce médecin a 
signalé une aggravation de l’état de santé en mars 2013, liée à une atteinte au genou 
et à un état dépressif moyen à sévère. Dans son rapport du 8 avril  2014, il a relevé 
les échecs rencontrés par le recourant lors des tentatives de réadaptation, ainsi 
qu’une augmentation des douleurs associée à un trouble du sommeil et un trouble 
de l’humeur.  

S’agissant en premier lieu du trouble de l’humeur, le spécialiste consulté par le 
recourant a indiqué au Dr K______ que le trouble dépressif de gravité moyenne 
n’était pas invalidant. Lors de son audition par la chambre de céans, le Dr P______ 
a confirmé que dans une activité adaptée aux aptitudes du recourant, le trouble 
psychique – lequel avait au demeurant connu une amélioration en 2014 – n’était pas 
invalidant. Quant à l’augmentation des douleurs signalée par le Dr K______, elle ne 
correspond pas à une dégradation objectivable puisqu’il n’existe pas d’aggravation 
des atteintes existantes par rapport à 2011, période à laquelle il admettait une 
capacité de travail totale dans une activité adaptée. Le médecin traitant a du reste 
déclaré lors de son audition que l’intensité des douleurs alléguée n’était pas 
corroborée par les examens radiologiques, et l’absence d’explication organique à 
celles-ci l’a du reste conduit à envisager leur origine psychique et à référer le 
recourant au Dr P______. Or, compte tenu des difficultés, en matière de preuve, à 
établir l'existence de douleurs, les simples plaintes subjectives de l'assuré ne 
sauraient suffire pour justifier une invalidité entière ou partielle. Dans le cadre de 
l'examen du droit aux prestations de l'assurance sociale, l'allégation de douleurs doit 
être confirmée par des observations médicales concluantes, à défaut de quoi une 
appréciation de ce droit aux prestations ne peut être assurée de manière conforme à 
l'égalité de traitement des assurés (arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 86/05 
du 29 août 2006 consid. 5.2). En l’espèce, les douleurs dorsales du recourant 
n’entraînaient pas d’incapacité de travail dans une activité adaptée en 2011 selon le 
Dr K______, de sorte qu’on ne saurait suivre le recourant lorsqu’il affirme que la 
part objectivable de ces douleurs suffit à reconnaître une invalidité. 

Il est vrai que le recourant a depuis développé des gonalgies, dont l’origine n’a pu 
être déterminée avec exactitude. Cependant, un nouveau diagnostic ne constitue pas 
encore en lui-même une aggravation ou une modification notable de l'état de santé 
ou des circonstances entourant le droit à la rente au sens de l'art. 17 LPGA, dès lors 

 
 
 

 

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que seule la répercussion de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail importe 
pour juger du droit aux prestations d'un assuré (arrêt du Tribunal fédéral  
9C_793/2011 du 30 juillet 2012 consid. 4.1). En l’espèce, cette atteinte a été 
retenue par l’intimé, puisqu’il a ajouté aux limitations fonctionnelles déjà prises en 
compte l’impossibilité de la marche prolongée ou en terrain irrégulier et l’exclusion 
de la station debout prolongée, et qu’il a précisé que seul un travail sédentaire était 
envisageable. Or, ces limitations ne sont pas telles qu’elles réduisent à néant 
l’éventail des postes de travail adaptés et accessibles sans formation spécifique, si 
bien que le calcul du degré d’invalidité auquel a procédé l’intimé – qui se fonde sur 
la moyenne des revenus tirés d’activités simples et répétitives comprenant des 
activités sédentaires – ne doit pas être remis en cause sur ce point. 

Quant à l’échec de la réadaptation, la seule reprise d’activité ressortant du dossier 
est celle de nettoyeur dans les trains. Il ne paraît guère discutable que cette 
profession est incompatible avec les limitations fonctionnelles du recourant, comme 
l’admet du reste le SMR. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que cette 
réinsertion n’ait pas été couronnée de succès, et ce fait ne suffit ainsi pas à conclure 
qu’une reprise du travail dans une activité adaptée se solderait par un échec.  

S’agissant des conclusions des spécialistes de la réadaptation, on rappellera que 
selon la jurisprudence, les organes d'observation professionnelle ont pour fonction 
de compléter les données médicales en examinant concrètement dans quelle mesure 
l'assuré est à même de mettre en valeur une capacité de travail et de gain sur le 
marché du travail. Dans les cas où ces appréciations (d'observation professionnelle 
et médicale) divergent sensiblement, il incombe à l'administration, respectivement 
au juge – conformément au principe de la libre appréciation des preuves – de 
confronter les deux évaluations et, au besoin de requérir un complément 
d'instruction (arrêt du Tribunal fédéral 9C_1035/2009 du 22 juin 2010 consid. 4.1). 
Cependant, en l’espèce, les observations à l’occasion des stages ne sauraient primer 
sur les constatations des médecins, contrairement à ce qu’allègue le recourant. En 
premier lieu, le stage mis en œuvre par l’OCE n’a pas révélé des limitations 
fonctionnelles ignorées ou en contradiction avec les atteintes retenues par les 
médecins. De plus, ses conclusions se fondent essentiellement sur les douleurs du 
recourant, soit un élément essentiellement subjectif. De plus, les spécialistes de 
l’Atelier de réadaptation professionnelle des HUG avaient déjà conclu en 2008 à 
l’impossibilité  pour le recourant de se réinsérer sur le marché primaire du travail en 
raison de ses douleurs. Cela n’a pourtant pas empêché le recourant de reprendre une 
activité physiquement contraignante de nettoyeur dans les trains pendant plus de 
neuf mois de 2011 à 2012, ce qui relativise la portée des constats des professionnels 
de la réadaptation, auxquels on ne saurait ainsi conférer une importance 
prépondérante par rapport aux avis médicaux. 

Eu égard à tous ces éléments, c’est à juste titre que l’intimé a nié la survenance 
d’une aggravation de l’état de santé du recourant dans une mesure influant sur le 
droit aux prestations. 

 
 
 

 

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11. Le recourant a sollicité la mise en œuvre d’une expertise. La chambre de céans n’y 
fera cependant pas droit. En effet, si la garantie constitutionnelle du droit d'être 
entendu confère le droit de faire administrer des preuves essentielles 
(ATF 127 V 431 consid. 3a), ce droit n'empêche cependant pas l'autorité de mettre 
un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa 
conviction, et que procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation 
anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces 
dernières ne pourraient l'amener à modifier sa décision (ATF 130 II 425 
consid. 2.1; ATF 124 V 90 consid. 4b; ATF 122 V 157 consid. 1d).  

En l’espèce, au vu de ce qui précède, une expertise judiciaire paraît superflue. 

12. Le recours est rejeté. 

Le recourant, qui succombe, n’a pas droit à des dépens (art. 61 let. g LPGA). 

La procédure en matière d’assurance-invalidité n’étant pas gratuite (art. 69 al. 1bis 
LAI), le recourant supporte l’émolument de CHF 200.- 

 

 

 
 
 

 

A/1407/2014 

- 19/19 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Met un émolument de CHF 200.- à la charge du recourant.  

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Florence SCHMUTZ 

 Le président 
 
 
 
 

Mario-Dominique TORELLO 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le