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**Case Identifier:** dc949147-56ad-580b-9718-2bea315566f0
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-01-24
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 24.01.2006 AC.2004.0137
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_AC-2004-0137_2006-01-24.html

## Full Text

CANTON DE VAUD

  TRIBUNAL
  ADMINISTRATIF

  
	
   

  	
  Arrêt du 24 janvier 2006

  
	
  Composition

  	
  M. Alain Zumsteg, président;  M. François Despland  et
  M. Gilbert Monay, assesseurs ; Mme Florence Baillif Métrailler,
  greffière. 

  

 

	
  Recourant

  	
   

  	
  Thomas EMCH, à Founex, représenté
  par Me Jean-Emmanuel ROSSEL, avocat à Morges

  

   

	
  Autorité intimée

  	
   

  	
  Municipalité de Founex

  

   

	
  Constructeur

  	
   

  	
  Hans-Ulrich MING, à Founex, représenté par Me Rémi
  BONNARD, avocat à Nyon  

  

   

 

	
  Objet

  	
   

  
	
   

  	
  Recours Thomas EMCH contre décision de la Municipalité
  de Founex du 10 juin 2004 levant son opposition à la construction d'un
  mur sur la parcelle n° 446, propriété de Hans-Ulrich Ming

  

 

Vu les faits suivants

A.                               
M. Hans-Ulrich Ming est propriétaire de la parcelle No 446
du cadastre de Founex, située en zone villa au lieu dit
« Pré-Claudy ».  D’une surface de 1693 m2, elle est bordée au nord-est
par la parcelle No 447, propriété de M. Thomas Emch, et au sud-est par la rive
du lac Léman. Ces parcelles sont issues du fractionnement du domaine de
« La Petite Grève », dans le cadre duquel les propriétaires de
l'époque avaient adopté un règlement de quartier inscrit au registre foncier le
29 août 1986 comme servitude de restrictions au droit de bâtir et
d'utilisation. Toutes deux sont bâties d'une villa occupée par leur
propriétaire.

B.                              
 En 1987, M. Emch a fait construire une piscine d'environ 12
m sur 5, entre sa villa et le lac, à quelque 3 m 50 de la limite de la parcelle
de M. Ming. Dès sa construction, M. Ming s’est plaint auprès de M. Emch des
nuisances sonores engendrées par son utilisation, excessive selon lui. Des
remarques orales ont été suivies, dès 1993, de nombreuses plaintes écrites, M.
Ming déplorant notamment l’utilisation nocturne, voire très matinale et
bruyante de la piscine. 

C.                              
Ces plaintes n’ayant eu aucun effet,  M. Ming a décidé de
faire ériger un mur antibruit. Par courrier du 11 avril 2001, M. André
Métrailler, ingénieur conseil, a averti M. Emch des intentions de son mandant.
M. Emch s’est opposé au projet par courrier du 19 avril 2001. Par courrier du
26 avril 2001, M. Métrailler lui a fait savoir qu’il ne pouvait s’opposer au
projet dès lors que le mur serait érigé, non pas en limite de parcelle, mais
sur la parcelle de ses mandants. Il a ajouté ce qui suit : « la hauteur de la construction commandée par vos voisins non
seulement restera dans les limites autorisées par la loi, mais encore sera
probablement à la hauteur de votre haie épaisse en limite de propriété ».

Le mur litigieux a été érigé au printemps/été 2001. D’une
longueur de 41 m 10 et d’une hauteur variant de 1 m 50 à 2 m, il est surmonté, sur
une partie de sa longueur, des panneaux en planche, hauts d'environ  50 cm, fixés
à la partie supérieure du mur par des cornières métalliques et formant une
sorte d'auvent incliné en direction de la propriété de M. Emch. La distance
entre  la limite de propriété, elle-même matérialisée par un muret en béton surmonté
d’une barrière métallique, est de 50 cm, respectivement 67 pour la partie
surmontée de l'auvent. L'ouvrage est recouvert d'un plaquage en pierre
naturelle du côté de la maison de M. Ming; il est en béton brut du côté de la
propriété de M. Emch, où il présente en outre des traces d'eau et de
moisissures, ces dernières étant favorisées par la proximité de la haie. 

Le 10 juillet 2001, M. Ming a notamment écrit à M.
Emch : « En ce qui concerne l’aspect brut du mur
de votre côté, nous nous proposons de prendre une décision quant à son
éventuelle décoration au vu du respect par vous de la hauteur de votre haie
telle que  convenue… ». A cet effet, M. Ming a mandaté la société
AAB – J. Stryjenski & H. Monti SA, Atelier d’acoustique du Bâtiment, qui a
constaté, dans un rapport technique du 13 février 2003, que « il est impossible de réduire la hauteur de l’écran antibruit
en conservant une efficacité déjà minimale contre les nuisances acoustiques ».
L’acousticien a toutefois proposé une solution permettant d'améliorer  l’aspect
du mur du côté de la propriété Emch, sans en diminuer la performance. L’ingénieur
conseil Métrailler a estimé le coût des compléments esthétiques sur la face
arrière du mur à 8'355,14 frs. selon devis du 17 mars 2003. Prié par courrier
du 4 juillet 2003 de se déterminer quant à sa participation auxdits coûts, M.
Emch n’a pas répondu.

D.                              
Par lettre du 19 décembre 2003, M. Thomas Emch a requis de
la commune de Founex qu'elle ordonne la destruction dudit mur, érigé sans
autorisation. 

La commune a requis de M. Ming qu’il dépose une
demande de permis de construire afin de régulariser la situation. Le dossier a
été soumis à consultation publique du 19 au 29 janvier 2004. M. Emch, personnellement
informé, a formé opposition le 29 janvier 2004. Constatant alors que la
construction était susceptible de porter atteinte aux intérêts des voisins, la
municipalité a invité M. Ming à soumettre la demande de permis à l’enquête
publique, ce qui a été fait  du 4 mai au 24 mai 2004. 

E.                              
Par lettre du 24 mai 2004, M. Emch a formé opposition. Il
a invoqué en substance que le mur lui portait préjudice du fait de sa laideur
particulière, qu'il le privait de vue et que son édification contrevenait au règlement
de quartier de « La Petite Grève » qui contient la disposition
suivante : « Les clôtures entre
propriétés seront réalisées par le constructeur et formées d’un muret en
maçonnerie surmonté d’un barreaudage vertical en profil métallique peint, dont
la hauteur totale ne dépassera pas deux mètres (…) Toute autre construction de
clôtures tels que murs hauts, treillis, etc…est exclue ».  

Par décision du 9 juin 2004, la Municipalité de
Founex a levé l’opposition et délivré le permis de construire. Elle a considéré,
d’une part, que le règlement de quartier relevait exclusivement du droit privé
et qu’il ne lui appartenait donc pas d’examiner si le mur contrevenait à ce
règlement, d’autre part que le mur litigieux, examiné sous l’angle de l’art. 39
du règlement du 19 septembre 1988 d'application de la loi sur les constructions
et l'aménagement du territoire (RATC), ne portait pas préjudice à M. Emch.

F.                               
Par acte du 1er juillet 2004, M. Emch a recouru contre
cette décision.

Dans sa réponse au recours, la Municipalité de
Founex a conclu au rejet du recours. 

Le constructeur a déposé ses observations par acte
du 21 septembre 2004.

Dans sa réplique du 15 novembre 2004, M. Emch a
maintenu ses conclusions.

Le constructeur a déposé de nouvelles observations
en date du 17 janvier 2005.

Le tribunal a tenu séance le 24 mai 2005 en présence
du recourant et de son mandataire, du constructeur, de son épouse et de leur
mandataire, ainsi que du syndic de la Commune de Founex. Il a procédé à une
visite des lieux, à l’occasion de laquelle il a pu constater que la parcelle de
M. Emch était bordée d’une haie de thuyas dense, d’une hauteur d’environ 2 m 50
sur la majeur partie de sa longueur. Pour une personne se trouvant dans le
jardin ou au rez-de-chaussée de la maison, cette haie masque complètement le
mur litigieux, y compris le l’auvent qui le surmonte. Le mur n’est visible
qu’en enfilade, après avoir contourné la haie, depuis le muret séparant la
propriété du recourant de plage. Au premier étage, une pièce servant de bureau,
située dans l'angle sud-est de la maison, ainsi qu’une chambre voisine dans
l'angle sud-ouest, possèdent un petit balcon d’où l’on a une vue plongeante sur
la haie et le mur litigieux. En se tenant debout sur ce balcon, on peut voir la
partie supérieure de l’auvent de bois, ainsi que le couronnement du mur dans sa
partie ouest, dépourvue d’auvent. Le reste de l’ouvrage est caché par la haie.

 

Considérant en droit

1.                               
Déposé dans le délai de 20 jours fixé par l’art. 31 de la loi
du 18 décembre 1989 sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA),
le recours a été interjeté en temps utile. Il est en outre recevable en la
forme.

2.                               
Le recourant allègue que la construction litigieuse ne
respecte pas le règlement de quartier de « La Petite Grève » signé
par les propriétaires le 22 août 1986. Ce grief n'est toutefois pas pertinent.
Le règlement de quartier est un contrat de droit privé qui ne lie que les
propriétaires des parcelles concernées et dont la municipalité n’a pas à tenir
compte dans l’examen de conformité au droit public d’une autorisation de
construire. 

3.                               
Le recourant allègue que le mur lui cause un préjudice
important; cet ouvrage diminuerait la valeur de sa parcelle du fait de sa
particulière laideur et serait la cause principale d’une réduction de la vue
sur le lac, le recourant devant, selon lui, laisser pousser sa propre haie de
thuyas à une hauteur supérieure à celle autorisée à seule fin de cacher le mur.

a) L’art. 39 RATC dont le contenu est repris par
l’art. 51 du règlement communal, a la teneur suivante : 

« A défaut de disposition communale contraire, les
municipalités sont compétentes pour autoriser, après enquête publique, sous
réserve de l’art. 11 de la loi, dans les espaces réglementaires entre bâtiments
ou entre bâtiments et limites de propriété, la construction de dépendances de
peu d’importance, dont l’utilisation est liée à l’occupation du bâtiment
principal.

Par dépendance de peu d’importance, on entend des
constructions distinctes du bâtiment principal, sans communication interne avec
celui-ci et dont le volume est de peu d’importance par rapport à celui du
bâtiment principal, tel que pavillons, réduits de jardin ou garages
particuliers pour deux voitures ou plus. Ces dépendances ne peuvent en aucun
cas servir à l’habitation ou à l’activité professionnelle. 

Ces constructions sont également valables pour d’autres
ouvrages que des dépendances proprement dites : murs de soutènement,
clôtures, places de stationnement à l’air libre notamment. 

Ces constructions ne peuvent être autorisées que pour autant
qu’elles n’entraînent aucun préjudice pour les voisins.

Sont réservées notamment les dispositions du Code rural et
foncier et de la loi vaudoise d’introduction du Code civil, ainsi que celles
relatives à la prévention des incendies et aux campings et caravanings. 

Les règlements communaux doivent contenir des dispositions en
vue d’éviter l’enlaidissement des localités et de leurs abords ». 

Malgré le texte clair de l’art. 39 al. 4 RATC, il
est admis que la condition de l’absence de préjudice pour les voisins ne doit pas
être prise au pied de la lettre, mais doit être interprétée, selon une
jurisprudence constante, en ce sens que l’ouvrage projeté ne doit pas entraîner
d’inconvénients appréciables, c’est-à-dire insupportables sans sacrifices
excessifs (RDAF 2000 I 257 ; arrêt TA AC/0255 du 21 mars 2002, consid. 2c,
et les références citées). Cette notion doit être considérée dans le cadre
d’une pesée des intérêts contradictoires en présence, à savoir l’intérêt du
constructeur à disposer de l’installation prévue et l’intérêt des voisins à se
prémunir contre les inconvénients de l’installation litigieuse (arrêt TA AC/0255
du 21 mars 2002 précité). Il appartient à la municipalité, qui jouit d’un large
pouvoir d’appréciation, d’analyser les intérêts respectifs des parties avant de
se prononcer sur l’octroi du permis de construire (arrêt TA AC 2003/0075 du 21
novembre 2003). La jurisprudence a eu l’occasion de mentionner un certain
nombre de critères à prendre en compte dans la pesée des intérêts en présence,
soit notamment l’emplacement de la construction, sa visibilité, son impact sur
l’ensoleillement dont bénéficie la propriété (arrêts TA AC 2001/0236 du 6 août
2003, AC 2003/0075 du 21 novembre 2003, AC 1996/0046 du 29 mai 1996, AC
2001/116 du 8 septembre 2004, AC 2003/0144 du 12 novembre 2004).

En l’espèce le mur litigieux, dans sa partie la plus
haute, est érigé à une hauteur maximum de 2 m, auvent non compris. La haie de thuyas
du recourant s’élève, quant à elle, à une hauteur d'environ 2,5 m, selon
constatation faite par le tribunal de céans. Depuis le jardin et les pièces du
rez-de-chaussée, le mur, y compris l'auvent qui le surmonte, est donc
entièrement caché par ladite haie. Il n’est visible qu’en enfilade, après avoir
contourné la haie à l’extrémité du jardin, côté plage. Du premier étage, seuls
sont visibles le couronnement du mur à l’ouest et la partie supérieure de l'auvent
de bois, et ce uniquement en se tenant debout sur un balcon. En outre, le mur
ne peut avoir de véritable impact sur la vue, dès lors que la haie haute et
dense existait déjà avant sa construction et qu’elle ne semblait alors pas
gêner le recourant. Au surplus, on note que la haie et le mur sont
perpendiculaires au lac, alors que la maison du recourant est implantée face à
celui-ci. Ainsi, le tribunal arrive à la conclusion que le simple fait de voir un
bout de mur depuis un balcon où l'on ne peut guère séjourner, du fait de ses
petites dimensions, ne saurait être constitutif d’inconvénients majeurs au sens
de la jurisprudence précitée. En revanche, l’intérêt du constructeur à disposer
de ce mur est manifeste. Bien que relativement faible, la réduction du bruit
ainsi obtenue est néanmoins appréciable (selon les conclusions de l’expert mandaté
par le constructeur, de l'ordre de 10 dB (A) pour les fréquences correspondant
à la voix humaine). Il n’y avait en outre manifestement  pas d’autres solutions
permettant de réduire les nuisances sonores auxquelles, de toute évidence, le
constructeur est exposé depuis de nombreuses années.

b) Il convient encore d'examiner si la construction
du mur litigieux n’aurait pas dû être refusée pour des motifs d’esthétique. L’art.
39 al. 1 du règlement communal sur le plan général d’affectation et la police
des constructions (ci-après le « règlement ») dispose ce qui
suit : 

« La Municipalité
prend toutes mesures propres à éviter l’enlaidissement du territoire
communal ; elle veille à ce que les transformations ou constructions
nouvelles s’harmonisent avec les constructions existantes, notamment quant à la
forme, les dimensions, les teintes et les détails de construction ». 

L'art. 39 du règlement doit être rapproché de l'art.
86 LATC consacré à l'esthétique et à l'intégration des constructions. Il sied
par conséquent de se référer en premier lieu à la jurisprudence, abondante et
constante, relative à la disposition cantonale que le tribunal de céans à
rappelé dans l’arrêt AC 2004/0246 du 7 juin 2005. Selon cette jurisprudence, il
incombe au premier chef aux autorités municipales de veiller à l'aspect
architectural des constructions; elles disposent à cet égard d'un large pouvoir
d'appréciation (voir notamment ATF 115 Ia 370, consid. 3, 115 Ia 363, consid. 2
c; 115 Ia 114, consid. 3d; ATF 101 Ia 213, consid. 6a, RDAF 1987, 155; voir
aussi Droit vaudois de la construction, note 3 ad art. 86 LATC). Dès lors, le
Tribunal administratif observe une certaine retenue dans l'examen du problème,
en ce sens qu'il ne substitue pas sans autre son propre pouvoir d'appréciation
à celui de l'autorité municipale (AC.1993.0034 du 29 décembre 1993). En effet,
l'autorité de recours ne revoit que l'abus ou l'excès du pouvoir
d'appréciation, dans la mesure où il s'agit de questions dont la solution
dépend étroitement des circonstances locales (art. 36 let. a LJPA; arrêt TA,
arrêt AC.1992.0101 du 7 avril 1993). L'examen de l'esthétique interviendra sur
la base de crit¿es objectifs généralement reçus et sans sacrifier à un goût ou
à un sens esthétique particulièrement aigu, de manière à ce que le poids de la
subjectivité, inévitable dans toute appréciation, n'influe que dans les limites
de principes éprouvés et par référence à des notions communément admises
(arrêts TA AC.1993.0240 du 19 avril 1994; AC.1993.0257 du 10 mai 1994;
AC.1995.0268 du 1er mars 1996; AC.1999.0228 du 18 juillet 2000 et AC.1998.0166
du 20 avril 2001). 

En l’occurrence, il ne fait guère de doute que le
mur litigieux peut être en soi qualifié de construction inesthétique du côté de
la parcelle du recourant. Etant cependant entièrement masqué par la haie, il
n’enlaidit d’aucune manière la zone résidentielle et ne peut par conséquent
fonder un refus d’autorisation pour ce motif.  En outre, on ne voit pas quel
pourrait être l’intérêt public prépondérant à interdire la construction de ce
mur. Le tribunal de céans considère par conséquent que la municipalité n’a pas
abusé de son pouvoir d’appréciation en autorisant cette construction.

Dans l’hypothèse où la haie viendrait à disparaître
la municipalité conserverait de toute manière la possibilité d'intervenir sur
la base de l’art. 87 LATC qui dispose : 

« La municipalité peut exiger la réfection extérieure et
l’entretien des abords de tout bâtiment qui nuirait à l’aspect du paysage ou du
voisinage. 

Elle peut également exiger l’exécution de travaux qui, sans
frais excessifs pour le propriétaire, sont de nature à remédier à la
situation ; elle peut aussi exiger la plantation d’arbres et de haies.

(…) »  

4.                               
Il résulte des considérants qui précèdent que le recours
doit être rejeté et la décision entreprise confirmée. Conformément aux art. 38
et 55 LPJA, un émolument de justice sera mis à charge du recourant débouté, qui
supportera également les dépens auxquels peut prétendre le constructeur, qui a
procédé par l’intermédiaire d’un avocat et obtient gain de cause.

 

Par ces motifs

le Tribunal administratif

arrête:

I.                                  
Le recours est rejeté.

II.                                
La décision de la Municipalité de Founex du 9 juin 2004
est maintenue.

III.                               
Un émolument de 2'500 (deux mille cinq cents) francs est
mis à la charge de M. Thomas Emch.

IV.                             
M. Thomas Emch versera à M. Hans-Ulrich Ming la somme de
2'000 (deux mille) francs à titre de dépens.

Lausanne, le 24 janvier 2006

Le président:                                                                            La
greffière:

                                                                                                 

Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de
l'avis d'envoi ci-joint