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**Case Identifier:** d71ff6f1-6277-5e0b-9df6-f3533c80099e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-08-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 28.08.2017 C/24544/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-24544-2016_2017-08-28.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, ainsi à l'Office des poursuites, par plis 

recommandés du 05.09.2017. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/24544/2016 ACJC/1028/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 28 AOÛT 2017 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______(France), recourante contre un jugement sur 
opposition à séquestre rendu par la 4ème Chambre du Tribunal de première instance de 

ce canton le 19 juin 2017, comparant par Me François Membrez, avocat, rue Verdaine 

12, case postale 3647, 1211 Genève 3, en l'étude duquel elle fait élection de domicile,  

et 

Monsieur B______, domicilié ______ Genève, intimé, comparant par Me Corinne 
Nerfin, avocate, place Longemalle 1, 1204 Genève, en l'étude de laquelle il fait élection 

de domicile. 

 

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C/24544/2016 

EN FAIT 

A. Par jugement du 19 juin 2017 (______), le Tribunal de première instance, statuant 
par voie de procédure sommaire sur opposition à séquestre, a admis l'opposition 

formée par B______ à l'ordonnance de séquestre rendue le 9 décembre 2016 à son 

encontre et révoqué ladite ordonnance  

(ch. 2 et 3 du dispositif), mis les frais de la procédure en 750 fr. à charge de 

A______ compensés par l'avance de frais fournie par B______, A______ étant 

condamnée à verser à ce dernier la somme de 750 fr.  

(ch. 4 et 5), ainsi que 4'500 fr. à titre de dépens (ch. 6), les parties étant déboutées 

de toutes autres conclusions (ch. 7). 

 Par acte du 30 juin 2017, A______ recourt contre ce jugement concluant à son 

annulation et au rejet de l'opposition formée par B______ au séquestre prononcé à 

son encontre, celui-ci étant confirmé pour un montant de 311'876 fr. 40, 

subsidiairement 248'916 fr. 

 Par réponse du 21 juillet 2017, B______ a conclu au rejet du recours. Il a produit 

des pièces nouvelles. 

 Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions précédentes. 

La cause a été gardée à juger le 21 août 2017. 

B. Il ressort en outre de la procédure les faits suivants : 

 a. Par ordonnance de non-conciliation du 25 janvier 2005, le Tribunal de Grande 
Instance de Thonon-les-Bains a notamment condamné B______ à verser 800 EUR 

par mois au titre de pension alimentaire en faveur de A______ et 500 EUR par 

enfant (3) commun. 

 Par jugement du 10 septembre 2008, le Tribunal de première instance a prononcé 

le divorce des époux B______ et A______, donné acte à B______ de son 

engagement à payer à A______, par mois et d'avance, une contribution à son 

entretien de 1'800 fr. jusqu'à la retraite de celle-ci, donné acte à B______ de son 

engagement à verser à A______ la somme de 60'000 EUR au titre de prestation 

compensatoire, dit que la contribution d'entretien et la prestation compensatoire 

seraient exigibles dès la vente de la maison sise à C______, donné acte à B______ 

de son engagement de respecter, jusqu'à la vente de la maison de C______ 

l'ordonnance de non-conciliation du 25 janvier 2005, donné acte aux parties de ce 

qu'elles se partageraient par moitié les prestations de sortie de leurs institutions de 

prévoyance, dit en conséquence que A______ recevrait la somme de 212'505 fr. 

60 à prélever sur le prix de vente de la maison sise à C______ et ratifié la 

convention des époux du 30 juin 2007 dans ses art. 4 à 7, condamnant en tant que 

de besoin les parties à exécuter ladite convention. 

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 L'art. 6 de ladite convention prévoyait que les époux s'engageaient à vendre la 

maison de C______ (France), dans laquelle A______ était demeurée après la 

séparation, "au plus vite et à un prix minimum de 590'000 EUR, nette de 

commission de courtage". Le prix de vente devait être partagé par moitié, après 

déduction des deux crédits grevant le bien immobilier – à prélever sur la part de 

B______ uniquement et des montants dus à la Caisse de prévoyance de B______, 

dont le montant de 212'505 fr. 60 serait versé pour l'achat d'un nouveau bien 

immobilier à A______. La prestation compensatoire serait prélevée 

immédiatement sur la part de B______ en faveur d’A______ ainsi qu'un montant 

de 3'812 EUR destiné au remboursement des frais du prêt relais. Enfin, les époux 

payeraient la charge fiscale française sur la part leur revenant, toute déduction 

faite. 

 Dans le cadre d'échanges subséquents, B______ et A______ se sont notamment 

engagés en 2008 à faire toutes les démarches nécessaires et utiles pour une vente 

rapide de leur maison, au meilleur prix, et au minimum à 470'000 EUR. Dans 

l'hypothèse où la maison ne serait pas vendue au mois d'octobre 2008, ils 

envisageaient de la louer au meilleur prix, mais à un loyer minimum de 5'000 fr. 

par mois. Ce montant devait servir à assurer le service de la dette hypothécaire à 

hauteur de 460 fr. et 1'300 fr., le solde étant entièrement versé à A______ pour 

moitié au titre de revenu locatif et pour moitié au titre de pension versée par 

B______. 

 Le 28 avril 2010, les parties ont encore signé une convention d'une durée de 

quatre mois, aux termes de laquelle elles sont convenues de collaborer activement 

pour permettre la vente aussi rapidement que possible de la maison et de confier 

des mandats de vente prévoyant un prix de 750'000 EUR, avec possibilité de 

négociation à hauteur de 710'000 EUR. En outre, B______ verserait la somme de 

1'000 fr. par mois à A______ jusqu'au 28 juillet 2010. Afin de participer de 

manière paritaire au paiement des charges de copropriété, cette dernière 

reconnaissait devoir à son ex-époux la somme de 500 fr. par mois, qui serait 

débitée directement du prix de vente de la maison, soit un montant de 2'000 fr. au 

total.  

 Une offre d'achat de la maison a été formulée le 7 octobre 2013 pour un montant 

de 430'000 EUR. A______ soutient toutefois que cette offre aurait été refusée par 

B______, à l'instar des offres précédemment reçues.  

 Le 2 novembre 2016, A______ a mis B______ en demeure de s'acquitter, dans les 

dix jours, des montants dus en exécution du jugement du 10 septembre 2008 au 

titre de contribution à son entretien et de prestation compensatoire, avec intérêts à 

5% dès le 7 octobre 2013.  

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 b. Par requête en séquestre déposée le 8 décembre 2016 au greffe du Tribunal de 
première instance, A______ a conclu à ce que le Tribunal, sous suite de frais et 

dépens, ordonne le séquestre à concurrence de 311'876 fr. 40 plus intérêts à 5 % 

l'an à compter du 7 octobre 2013 :  

- en mains de la BANQUE D______ SA, de toute sommes reçues à titre de 

salaires, bonus, participations, dividendes, honoraires par B______ et de tous 

comptes, créances ou sommes revenant à B______, à son nom, désignations 

conventionnelles ou génériques, dont il était le bénéficiaire économique;  

- en mains de la BANQUE D______, succursale de Genève, de toute sommes 

reçues à titre de salaires, bonus, participations, dividendes, honoraires par 

B______ et de tous comptes, créances ou sommes revenant à B______, à son 

nom, désignations conventionnelles ou génériques, dont il était le bénéficiaire 

économique;  

- en mains de E______ LPP à F______, de toutes sommes revenant à B______, 

liées au contrat n° 2______, assuré n° 3______, à l'occasion de sa prochaine 

retraite. 

 A______ a invoqué comme cas de séquestre celui de l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP. 

 Elle a exposé que si les parties avaient subordonné l'exigibilité des contributions 

d'entretien en sa faveur et de la prestation compensatoire à la vente de la maison, 

elles avaient toutefois explicitement manifesté leur intention de voir cette maison 

vendue "au plus vite". Or, malgré plusieurs offres d'achat, B______ avait 

délibérément et systématiquement empêché la vente par des prétentions 

excessives, de sorte que huit ans après le prononcé du divorce, elle n'avait jamais 

reçu les montants convenus. Elle approchait de la retraite, à l'instar de son ex-

époux qui avait manifestement pour objectif d'éviter de lui payer les montants 

auxquels elle estimait avoir droit. Ce faisant, B______ se rendait coupable d'abus 

de droit, de sorte que la vente de la maison devait être considérée comme 

accomplie et les créances exigibles. Les intérêts courraient depuis le dernier refus 

de vente injustifié, soit le 7 octobre 2013. 

 c. Par ordonnance de séquestre rendue le 9 décembre 2016, le Tribunal de 
première instance a ordonné le séquestre requis.  

 Le Tribunal a en outre condamné B______ aux frais judiciaires, arrêtés à 750 fr., 

ainsi qu'à des dépens à hauteur de 4'500 fr. 

 A______ a été dispensée de fournir des sûretés. 

 d. En date du 23 décembre 2016, B______ a formé opposition contre l'ordonnance 
de séquestre du 9 décembre 2016. Il a notamment conclu à l'annulation du 

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séquestre et à ce que le Tribunal condamne A______ aux dommages causés par ce 

séquestre à hauteur de 5'000 fr. 

 A l'appui de son opposition, il a fait valoir que pour des raisons principalement 

imputables à A______ la maison n'avait toujours pas été vendue. Dans ces 

circonstances, il avait considéré, dès le 1er novembre 2008, que la maison était 

louée à son épouse au loyer de 5'000 fr. par mois, la moitié de ce montant 

revenant à A______ et l'autre moitié étant versée à celle-ci en compensation de la 

contribution d'entretien de 1'800 fr. prévue dans le jugement de divorce. Il avait 

ainsi déclaré, dès 2009, un revenu immobilier de 30'000 fr. et le paiement d'une 

contribution alimentaire de 21'600 fr. par an. A______ avait confirmé son accord 

avec ces calculs aux termes de la convention du 28 avril 2010.  

 B______ a également rappelé que contrairement à la convention entre les parties, 

il s'était acquitté seul des impôts dus à l'administration fiscale genevoise, à 

concurrence de 14'000 fr., et de la taxe foncière française en 2015 et 2016, à 

concurrence de 1'134 EUR. 

 Il a en outre expliqué qu'en raison du fait que sa part de prévoyance 

professionnelle n'avait pas pu être versée à la caisse de prévoyance, vu que la 

maison n'avait pas pu être vendue, il ne bénéficierait que d'une rente mensuelle de 

1'695 fr. à sa retraite, dès le 1er février 2017, de sorte qu'il ne serait plus à même 

d'assurer seul le remboursement et le paiement des intérêts du crédit relatif au bien 

immobilier de 1'092 fr. par mois. Un solde de 30'000 fr. restait à payer et il avait 

proposé à son ex-épouse d'attendre le terme du crédit immobilier pour faire le 

point sur la situation et examiner à ce moment-là la possibilité de conserver la 

maison pour les enfants ou de la vendre à un prix intéressant grâce au futur 

CEVA.  

 Enfin, A______ devait être condamnée à prendre en charge tous les frais, dépens 

et dommages causés par le séquestre qu'elle avait sollicité et qu'il estimait à 5'000 

fr. 

 A______ a conclu au rejet de l'opposition et à la confirmation du séquestre 

ordonné le 9 décembre 2016, sous suite de frais et dépens. 

 Elle a notamment fait valoir que B______ cherchait à échapper à ses 

engagements. En effet, le jugement prévoyait que la contribution à son entretien 

lui serait versée jusqu'à sa retraite et uniquement dès la vente de la maison. Etant 

née en 1955, elle aurait atteint l'âge de la retraite à l'issue du délai d'attente de 30 

mois proposé par B______. Ce dernier avait délibérément et systématiquement 

empêché la vente par des prétentions excessives, de sorte que le Tribunal devait 

considérer sa créance comme exigible conformément à l'art. 156 CO. 

EN DROIT 

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1. 1.1 Le jugement entrepris étant une décision sur opposition à séquestre, seule la 
voie du recours et ouverte (art. 278 al. 3 LP; art. 309 let. b ch. 6 et 319 

let. a CPC). 

 Le recours, écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance de recours dans 

les 10 jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 278 al. 1 LP 

et 321 al. 2 CPC). 

 1.2 Dans le cas d'espèce déposé dans le délai et selon les formes prescrites par la 
loi, par devant l'instance compétente, le recours est recevable (art. 130, 131, 142 

al. 3 CPC; art. 120 al. 1 let. a LOJ). 

 1.3 La cognition de la Cour est limitée à la violation du droit et à la constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

2. L'intimé a produit des pièces nouvelles devant la Cour. 

 2.1 En matière d'opposition au séquestre, l'art. 278 al. 3 LP dispose que les parties 
peuvent alléguer des faits nouveaux dans la procédure de recours à l'autorité 

judiciaire supérieure contre la décision rendue sur opposition. Cette disposition 

instaure une exception à l'art. 326 al. 1 CPC qui prohibe les conclusions, les 

allégations de faits et les preuves nouvelles dans le cadre d'un recours. 

 Sur ce point, le Tribunal fédéral s'est expressément prononcé sur la recevabilité 

des vrais novas se référant en particulier au Message du Conseil fédéral selon 

lequel il s'agit en tous les cas des faits nouveaux proprement dits, soit ceux 

intervenus après la décision de première instance. Il n'a en revanche pas tranché la 

question de la recevabilité des pseudos novas (ATF 140 III 466 consid. 4.2.3). La 

Cour a déjà dit que les parties peuvent, à l'appui de pseudos novas, offrir des 

preuves nouvelles mais à condition que la partie qui s'en prévaut ait ignoré les 

faits en question sans faute, ne soit pas censée les connaître ou n'ait eu aucune 

raison de les invoquer plus tôt (ACJC/1050/2013 consid. 2.1; ACJC/1016/2010 

consid. 4.1). 

 2.2 En l'espèce, les pièces produites par l'intimé sont toutes antérieures à 
l'audience tenue par devant le Tribunal le 6 mars 2017, à l'exception de deux 

courriers d'avocats dont l'intérêt probatoire est relatif (pièces 29 et 30 du chargé 

du 21 juillet 2017). Ces deux dernières pièces seront déclarées recevables. 

L'intimé n'explique en rien pourquoi il n'aurait pas pu produire les autres pièces 

(pièces 31 à 39 produites en procédure de recours) en première instance. Toutes 

ces pièces sont par conséquent irrecevables, de même que les allégués de faits qui 

s'y rapportent.  

3. La recourante fait tout d'abord grief au Tribunal d'avoir violé son droit d'être 
entendue, puis d'avoir retenu que sa créance n'avait pas été rendue vraisemblable. 

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 3.1 Le droit d'être entendu est une garantie de caractère formel dont la violation 
entraîne en principe l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des 

chances de succès du recours au fond. (ATF 135 I 279 consid. 2.6.1, JT  

2010 I 255). 

 Selon l'art. 251 let. a CPC, l'opposition au séquestre est soumise à la procédure 

sommaire. L'art. 278 al. 2 LP stipule que le juge entend les parties et statue sans 

retard. La procédure sommaire applicable est une procédure sommaire au sens 

propre (simple vraisemblance des faits, examen sommaire du droit et décision 

provisoire) (ATF 138 III 232 consid. 4.1.1) et une procédure sur pièces par 

laquelle la preuve ne peut être rapportée que par titre au sens de l'art. 254 

al. 1 CPC (ATF 138 III 636 consid. 4.3). Le pouvoir d'examen du juge de 

l'opposition n'est pas plus étendu que celui qu'il avait lorsqu'il a statué 

unilatéralement sur la requête de séquestre. Il ne statue pas définitivement sur les 

conditions du séquestre mais uniquement à titre provisoire sur la base de la simple 

vraisemblance des faits et ensuite d'un examen sommaire du droit (ATF 138 

III 232 consid. 4.1.1). 

 3.2 La recourante n'invoque aucune violation par le Tribunal de la procédure à 
laquelle est soumise la cause. Il ressort par ailleurs du dossier que le premier juge 

a suivi strictement la procédure applicable. 

 Par conséquent, le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté. 

4. 4.1 La décision sur opposition au séquestre n'est susceptible que d'un recours au 
sens des art. 319 ss CPC (art. 278 al. 3 LP). La juridiction de recours ne jouit pas 

d'une cognition plus étendue que celle du juge de l'opposition. Elle examine 

également au degré de la simple vraisemblance si les conditions du séquestre sont 

réalisées (art. 320 let. b CPC). Le point de savoir si le degré de vraisemblance 

requis par le droit fédéral est atteint dans le cas particulier ressortit à l'appréciation 

des preuves (ATF 138 III 232 consid. 4.1.1; 130 III 321 consid. 5). L'autorité de 

recours revoit librement et sommairement le droit (art. 320 let. a CPC). Pour 

admettre la simple vraisemblance des faits il suffit que, se fondant sur des 

éléments objectifs, le juge ait l'impression que les faits pertinents se sont produits 

mais sans qu'il doive exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient déroulés 

autrement (ATF 132 III 715 consid. 3.1). 

 Selon l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP, le créancier d'une dette échue et non garantie par 

gage peut requérir le séquestre des biens du débiteur qui se trouvent en Suisse, 

lorsqu'il possède contre le débiteur un titre de mainlevée définitive. Lorsqu'il s'agit 

d'un jugement suisse les conditions des art. 80 et 81 LP s'appliquent (STOFFEL, 

Basler Kommentar, 2010, n° 107 ad art. 271 LP). 

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 Selon l'art. 272 al. 1 LP, le séquestre est ordonné si le requérant rend 

vraisemblable sa créance, un cas de séquestre et l'existence de biens appartenant 

au débiteur. 

 4.2 Dans le cas présent, le Tribunal a retenu que la créance invoquée à l'appui de 
la demande de séquestre n'était pas exigible dans la mesure où la convention de 

divorce conclue par les parties et reprise dans le dispositif du jugement du 

Tribunal du 10 septembre 2008 stipulait que les créances en question ne seraient 

exigibles qu'à la condition préalable de la vente de la maison dont les parties sont 

copropriétaires en France celle-ci étant à ce jour invendue. Il a retenu, 

contrairement à ce que soutient la recourante, que l'absence de vente ne pouvait 

pas prima facie être imputée à l'intimé. 

 La Cour partage l'analyse du Tribunal. 

 En effet, d'une part il ressort du dossier s'agissant de la somme de 60'000 EUR à 

verser au titre de prestation compensatoire à la recourante par l'intimé, que celle-ci 

n'est expressément exigible que dès que la maison sera vendue (art. 4 de la 

convention). D'autre part, il en est de même (même art.) de la contribution 

alimentaire de 1'800 fr. par mois à verser à la recourante. Dans la mesure où il ne 

ressort pas de manière vraisemblable des pièces à la procédure que l'intimé aurait 

au mépris des règles de la bonne foi empêché l'avènement de la condition de la 

vente de la maison, la disposition de l'art. 156 CO ne trouve pas application. Il en 

découle que les créances invoquées sur la base de l'art. 4 de la convention ratifiée 

par le jugement du 10 septembre 2008 du Tribunal n'apparaissent pas exigibles et 

ne sont pas à même de fonder le prononcé d'un séquestre. 

 Quant à la question de la créance alléguée pour les contributions d'entretien des 

enfants sur la base le cas échéant d'un jugement antérieur par hypothèse encore 

exécutoire du Tribunal de grande instance de Thonon (France) du 25 janvier 2005, 

que l'intimé s'est engagé à respecter avant la vente de la maison, on relève que ce 

jugement prévoyait le versement de contributions d'entretien mensuelles à hauteur 

de 500 EUR par enfant et 800 EUR pour la recourante. Or, dans le cadre de la 

procédure sommaire applicable et sur la base d'un examen des pièces produites, 

force est d'admettre d'une part, qu'il ne ressort pas du dossier que l'intimé se serait 

soustrait à ses obligations à ce propos. D'autre part, le montant qui pourrait encore 

devoir être dû par B______ sur cette base ne ressort pas de la procédure de sorte 

qu'il serait même impossible sur la base du dossier de le fixer. Quoiqu'il en soit la 

Cour constate que l'enfant G______ est majeure depuis 1997, l'enfant H______ 

est majeure depuis 2006 et l'enfant I______ est majeure depuis 2008 de sorte que 

la recourante n'est pas fondée à poursuivre le recouvrement des créances qu'elle 

invoque au titre de contributions d'entretien des enfants, n'étant ni créancière de 

ces contributions ni représentante légale de ses enfants, ni au bénéfice d'une 

procuration à ces fins. 

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 Reste la contribution mensuelle prévue par le jugement français du 25 janvier 

2005 à hauteur de 800 EUR par mois pour l'entretien de la recourante, et pour 

autant que celui-ci soit encore en vigueur. Rien ne démontre dans les pièces 

produites et dans la procédure soumise à la Cour que ladite contribution n'aurait 

pas été versée en tout ou partie. Dès lors, la créance invoquée n'est pas rendue 

vraisemblable ni dans son existence, ni dans sa quotité le cas échéant. Il ne doit 

pas être procédé à d'autres investigations. Il est statué sur pièces. 

 Par conséquent, le jugement entrepris doit être confirmé et le recours rejeté. 

5. Les frais judiciaires de recours seront mis à la charge de la recourante qui 
succombe (art. 106 al. 1 CPC). Ils seront arrêtés à 1'125 fr. (art. 48 et 61 OELP) et 

compensés avec l'avance de frais fournie par la recourante, qui demeure acquise à 

l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). La recourante sera par ailleurs condamnée à s'acquitter 

de dépens en faveur de sa partie adverse, arrêtés à 800 fr. (art. 84, 85 al. 1, 89  

et 90 RTFMC, 25 et 26 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours déposé le 30 juin 2017 par A______ contre le jugement 

OSQ/17/2017 rendu le 19 juin 2017 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/24544/2016-4 SQP. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 1'125 fr., les met à la charge de A______ et dit 

qu'ils sont entièrement compensés par l'avance de frais versée par elle, qui reste acquise 

à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à payer à B______ le montant de 800 fr. à titre de dépens de 

recours. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Madame Fabienne GEISINGER-

MARIETHOZ et Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

Indication des voies de recours: 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005  

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la 

voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.