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**Case Identifier:** b71a7742-836a-5c19-92e2-5f4b14ba22e0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-11
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 11.09.2015 C/3622/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-3622-2014_2015-09-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16.09.2015. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/3622/2014 ACJC/1066/2015 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 11 SEPTEMBRE 2015 

 

Entre 

A______, domicilié ______ (GE), appelant d'une ordonnance rendue par la 17ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 24 février 2015, comparant 
par Me Susannah Maas Antamoro de Céspedes, avocate, SHS & Associés, 3, rue  
De-Beaumont, case postale 24, 1211 Genève 12, en l'étude de laquelle il fait élection de 
domicile, 

et 

B______, domiciliée ______ (GE), intimée, comparant par Me Tania Sanchez Walter, 
avocate, SWDS Avocats, 5, place de la Fusterie, case postale 5422, 1211 Genève 11, en 
l'étude de laquelle elle fait élection de domicile. 

 

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EN FAIT 

A. Par ordonnance du 24 février 2015 (OTPI/130/2015), notifiée aux parties le  
26 février 2015, le Tribunal de première instance a débouté A______ des fins de 
sa requête de mesures provisionnelles (ch. 1 du dispositif), réservé la décision 
finale du Tribunal quant au sort des frais (ch. 2) et débouté les parties de toutes 
autres conclusions (ch. 3). 

B. a. Par acte expédié au greffe de la Cour de justice le 9 mars 2015, A______ 
appelle de cette ordonnance, dont il sollicite l'annulation. 

Principalement, l'appelant conclut à ce qu'il soit dit que son revenu mensuel est de 
4'653 fr. et à ce que le montant de sa contribution à l'entretien de la famille soit en 
conséquence réduit à 2'000 fr. par mois, plus écolage et allocations familiales. 

Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause au Tribunal pour nouvelle 
décision dans le sens des considérants. 

A l'appui de ses conclusions, A______ produit divers extraits de la procédure, 
ainsi que des copies de courriers échangés postérieurement au prononcé de 
l'ordonnance entreprise. 

b. B______ conclut au déboutement de l'appelant de toutes ses conclusions, avec 
suite de frais judiciaires et dépens. 

Elle produit diverses pièces soumises au Tribunal par A______. 

c. Les parties ont répliqué et dupliqué par écrit, persistant dans leurs conclusions. 

B______ a également conclu à l'irrecevabilité de la réplique de A______, avant de 
retirer cette conclusion par courrier de son conseil du 22 juin 2015. 

Pour sa part, A______ a produit de nouvelles pièces concernant ses sources de 
revenus, dont certaines sont antérieures au prononcé de l'ordonnance entreprise. 

C. a. A______, né en 1945 à ______ (Royaume-Uni), et B______, née en 1972 à 
______ (Serbie), tous deux originaires de ______ (NE) et de Genève, se sont 
mariés le 4 décembre 1999 à ______ (GE). 

Ils n'ont pas conclu de contrat de mariage. 

Deux enfants sont issus de cette union, C______, né en 2000 à Genève, et 
D______, né en 2003, à Genève. 

b. Par jugement du 11 mai 2012 (JTPI/1______), statuant sur mesures protectrices 
de l'union conjugale, le Tribunal a notamment confié à l'épouse la garde des 

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enfants C______ et D______. Il a condamné l'époux à verser à celle-ci, à titre de 
contribution à l'entretien de la famille, par mois et d'avance, allocations familiales 
non comprises, la somme de 6'090 fr. et à supporter, en sus, le paiement des 
intérêts hypothécaires, des frais de chauffage, le salaire du jardinier et les impôts 
du couple, quel que soit le mode de taxation. 

c. Par arrêt du 9 novembre 2012 (ACJC/2______), la Cour de justice a 
partiellement réformé ce jugement. Elle a notamment condamné A______ à 
contribuer à l'entretien de la famille à hauteur de 9'390 fr. par mois dès le  
14 octobre 2011, allocations familiales non comprises, sous déduction de  
41'600 fr. pour la période du 14 octobre 2011 au 31 octobre 2012, ainsi qu'à 
supporter le paiement des intérêts hypothécaires et des primes d'assurance. 

La Cour a notamment retenu que A______ réalisait un revenu mensuel de l'ordre 
de 22'100 fr., pour des charges arrêtées à 8'418 fr. B______ ne disposait quant à 
elle d'aucun revenu et l'on ne pouvait exiger d'elle qu'elle reprenne une activité 
professionnelle. Ses charges mensuelles et celles des enfants étaient évaluées à 
5'100 fr. 

d. Par arrêt du 16 mai 2013 (5A_3______), le Tribunal fédéral a très partiellement 
réformé l'arrêt susvisé, en ce sens qu'un montant de 56'900 fr. devait être déduit 
des contributions à l'entretien de la famille versées par A______. 

e. Le 21 février 2014, A______ a formé une demande unilatérale en divorce. 

Sur mesures provisionnelles, il a notamment conclu à ce que sa contribution à 
l'entretien de la famille soit réduite à la somme de 2'000 fr. avec effet rétroactif au 
1er janvier 2014. Il a également conclu à ce qu'il lui soit donné acte de son 
engagement de régler toutes les factures du collège E______, à ______ (GE), 
relatives à l'écolage de son fils C______. 

f. Par ordonnance du 1er septembre 2014 (OTPI/4______), statuant sur mesures 
provisionnelles, le Tribunal a partiellement fait droit aux conclusions de A______ 
et ramené la contribution à l'entretien de la famille à 6'030 fr. par mois à compter 
du 21 février 2014. 

Le Tribunal a considéré que la situation financière de A______ s'était modifiée 
depuis le prononcé des mesures protectrices de l'union conjugale et leur 
confirmation par la Cour de justice, en ce que celui-ci avait réduit ses activités 
professionnelles et, partant, le montant de ses revenus. Lesdits revenus étaient 
évalués, pour l'année 2014, à 13'800 fr. nets par mois, comprenant les revenus de 
ses activités professionnelles (8'570 fr., hors frais de représentation), sa rente AVS 
(3'980 fr., rentes complémentaires pour les enfants comprises) et une rente de 
prévoyance professionnelle versée par F______ (1'250 fr.). Ses charges étaient 

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évaluées à 6'877 fr. par mois, y compris les intérêts hypothécaires et l'assurance 
bâtiment de la maison familiale. 

B______ ne disposait toujours d'aucun revenu, malgré ses recherches d'emploi. 
Ses charges minimales et celles des enfants s'élevaient à 4'250 fr. par mois. 

g. Durant la vie commune, A______ travaillait auprès de G______, réalisant en 
dernier lieu un salaire de 16'889 fr. nets par mois. En raison de son âge, son 
contrat de travail a été résilié à la fin de l'année 2013. Dans le cadre du procès sur 
mesures protectrices de l'union conjugale, il a allégué que son activité 
professionnelle prendrait fin à cette échéance. 

En 2014, A______ a poursuivi ses activités pour le compte de la Fondation 
H______ – dont la Présidence est assurée par I______ – en relation avec le 
développement du musée J______ à ______ (France), dans le cadre d'un contrat 
de mandat d'une durée fixe d'un an. Sa rémunération était fixée à 6'000 EUR nets 
par mois, plus 1'500 EUR de frais d'hébergement et de représentation. 

En parallèle, A______ a conclu un contrat de mandat d'une durée de trois mois 
avec le musée K______ à ______ (Canada), dans le cadre duquel il a perçu des 
honoraires de 5'000 fr. par mois, soit un montant total de 15'000 fr. pour l'année 
2014. 

A______ perçoit en sus une rente AVS, dont le montant s'élève actuellement à 
4'020 fr. par mois pour lui-même et ses deux enfants, ainsi que des rentes de 
prévoyance professionnelle versées par F______ et L______, dont les montants 
totalisent actuellement 750 fr. par mois. 

h. A l'audience d'instruction au fond, de débats principaux et de premières 
plaidoiries tenue devant le Tribunal le 20 novembre 2014, A______ a requis de 
nouvelles mesures provisionnelles, concluant au versement d'une contribution 
d'entretien pour les enfants d'un montant total de 1'500 fr., augmentée de l'écolage. 

Il a indiqué que son contrat auprès de la Fondation H______ avait été résilié pour 
le 31 décembre 2014, alors qu'il s'agissait selon lui de sa seule source de revenus. 
Il a ajouté qu'il produirait la pièce attestant de cette résiliation, laquelle avait été 
informellement communiquée à sa partie adverse. 

B______ a déclaré maintenir l'entier de ses conclusions principales. 

i. A l'issue de l'audience susvisée, le Tribunal a imparti à A______ un délai au 19 
décembre 2014 pour fournir diverses pièces relatives au fond du litige. Il a imparti 
à B______ un délai au 9 janvier 2015 pour se déterminer par écrit sur la requête 
de mesures provisionnelles et a gardé la cause à juger sur celles-ci, d'entente entre 
les parties. 

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j. A______ a produit diverses pièces relatives au fond en date du 19 décembre 
2014. Ces pièces ne comprenaient pas de document attestant de la résiliation de 
son mandat auprès de la Fondation H______ pour la fin de l'année 2014. 

k. A la requête de B______, le Tribunal a prolongé au 30 janvier 2015 le délai qui 
lui était imparti pour se déterminer sur mesures provisionnelles. 

Dans sa réponse, B______ a conclu au déboutement de son époux de toutes ses 
conclusions sur mesures provisionnelles. Elle a notamment observé que A______ 
n'avait pas documenté la résiliation de son principal mandat pour la fin de l'année 
2014. 

l. Par courrier de son conseil du 2 février 2015, A______ a adressé au Tribunal 
une copie d'un courrier de la Fondation H______ daté du 30 septembre 2014, 
indiquant que le contrat de consultant qui le liait à ladite Fondation ne serait pas 
renouvelé au-delà du 31 décembre 2014. 

m. Le 24 mars 2015, la Fondation H______ a confié à A______ un nouveau 
mandat de consultant, d'une durée de trois mois, prévoyant une rémunération de 
5'000 EUR par mois. 

D. Dans l'ordonnance entreprise, le Tribunal a considéré que A______, qui invoquait 
la résiliation de son contrat auprès de la Fondation H______ et la perte de tous ses 
mandats, n'avait produit aucun titre ni aucune pièce susceptible de rendre 
vraisemblable ses allégués, en dépit de ses engagements en ce sens. Le Tribunal 
ne pouvant statuer sur la seule foi de ses déclarations, A______ devait être 
débouté des fins de sa requête. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les décisions sur mesures provisionnelles sont susceptibles d'appel, lorsque 
l'affaire est de nature pécuniaire, si la valeur litigieuse au dernier état des 
conclusions devant le Tribunal atteint 10'000 fr. (cf. art. 308 CPC). 

En l'espèce, sur mesures provisionnelles, la cause portait uniquement sur une 
réduction des contributions dues par l'appelant à l'entretien de sa famille, 
réduction dont la valeur – capitalisée conformément à l'art. 92 CPC – est 
supérieure à 10'000 fr. La voie de l'appel est dès lors ouverte. 

Interjeté dans le délai utile de dix jours (art. 142 al. 3, 271 lit. a et 314 al. 1 CPC), 
suivant la forme prescrite par la loi (art. 130, 131, 311 al. 1 CPC), l'appel est 
recevable. 

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1.2 S'agissant d'un appel, la Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen 
en fait et en droit (art. 310 CPC). Elle n'est pas liée par les conclusions des parties 
en relation avec les enfants mineurs (art. 296 al. 1 et 3 CPC). 

Les mesures protectrices de l'union conjugale étant soumises à la procédure 
sommaire au sens propre (art. 271 CPC), la cognition du juge est limitée à la 
simple vraisemblance des faits et à un examen sommaire du droit (ATF 127 III 
474 consid. 2b/bb; arrêt du Tribunal fédéral 5A_508/2011 du 21 novembre 2011 
consid. 1.3). 

1.3 Dans les causes de droit matrimonial concernant les enfants mineurs, tous les 
nova sont admis en appel, selon la jurisprudence de la Cour de céans 
(ACJC/473/2013; dans le même sens : TREZZINI, in Commentario al Codice di 
diritto processuale civile svizzero (CPC), 2011, p. 1394; TAPPY, Les voies de droit 
du nouveau Code de procédure civile, JdT 2010 III p. 115 ss, p. 139). 

En l'espèce, les deux parties ont produit devant la Cour de céans diverses pièces 
non soumises au Tribunal. Dans la mesure où elles sont pertinentes pour 
déterminer les contributions dues à l'entretien d'enfants mineurs, ces pièces sont 
recevables, ce qui n'est au demeurant pas contesté. 

2. L'appelant reproche au premier juge de ne pas avoir retenu que sa situation 
financière s'était modifiée depuis la précédente décision rendue sur mesures 
provisionnelles de divorce. Il conteste en particulier ne pas avoir établi que son 
principal mandat n'avait pas été renouvelé pour l'année 2015. 

2.1 Selon l'art. 276 al. 1 CPC, le juge du divorce ordonne les mesures 
provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure, parmi lesquelles 
figurent celles se rapportant aux enfants mineurs des époux. 

2.1.1 Les mesures provisionnelles ne peuvent être modifiées que si, depuis leur 
prononcé, les circonstances de fait ont changé d'une manière essentielle et 
durable, notamment en matière de revenus, à savoir si un changement significatif 
et non temporaire est survenu postérieurement à la date à laquelle la décision a été 
rendue, si les faits qui ont fondé le choix des mesures provisoires dont la 
modification est sollicitée se sont révélés faux ou ne se sont par la suite pas 
réalisés comme prévu. Une modification peut également être demandée si la 
décision de mesures provisoires s'est révélée par la suite injustifiée parce que le 
juge appelé à statuer n'a pas eu connaissance de faits importants (ATF 129 III 60 
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_400/2012 du 25 février 2013 consid. 4.1). 
La requête de modification ne peut avoir pour objet qu'une adaptation aux 
circonstances nouvelles, mais non une nouvelle fixation (arrêt du Tribunal fédéral 
5A_402/2010 du 10 septembre 2010 consid. 4.2.2). 

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Le moment déterminant pour apprécier si des circonstances nouvelles se sont 
produites est la date du dépôt de la demande de nouvelles mesures (ATF 137 III 
604 consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_737/2012 du 23 janvier 2013 
consid. 3). 

2.1.2 La maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer activement 
à la procédure et d'étayer leurs propres thèses; il leur incombe de renseigner le 
juge sur les faits de la cause et de lui indiquer les moyens de preuve disponibles 
(ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 412 à 414; arrêt du Tribunal fédéral 
5A_762/2013 du 27 mars 2014 consid. 4.1 et la référence citée). 

2.2.1 En l'espèce, l'appelant expose qu'à l'audience tenue le 20 novembre 2014 
devant le Tribunal, l'intimée n'a pas contesté avoir reçu une copie de la lettre de 
son employeur indiquant que son contrat ne serait pas renouvelé au-delà du 
31 décembre 2014. Il en déduit que le Tribunal devait tenir ce fait pour avéré, 
quand bien même il n'aurait pas spontanément joint ladite lettre aux autres pièces 
qu'il a versées à la procédure le 19 décembre suivant. 

Ce faisant, l'appelant perd cependant de vue que, conformément aux principes 
rappelés ci-dessus, il lui incombait de fournir au Tribunal tout moyen de preuve 
propre à démontrer le bien-fondé de sa position, comme il s'y était d'ailleurs 
engagé. S'il ne devait pas nécessairement produire la pièce en question avec les 
autres pièces dont la production était requise, il devait néanmoins l'adresser au 
Tribunal avant que celui-ci ne garde la cause à juger. Le cas échéant, il ne lui 
suffisait pas d'informer la seule intimée du changement de situation allégué, ce 
qu'il ne démontre au demeurant pas avoir effectivement fait. La décision du 
Tribunal à ce propos n'apparaît pas critiquable. 

Cela étant, dans la mesure où l'appelant a produit la pièce en question à l'appui de 
son appel, et où celle-ci est aujourd'hui recevable, il n'y a pas lieu d'examiner plus 
avant ces questions. La Cour de céans bénéficiant d'un plein pouvoir d'examen, le 
non renouvellement du précédent contrat de l'appelant au 31 décembre 2014 peut 
être considéré comme un fait établi. 

2.2.2 Le fait que le mandat confié à l'appelant par la Fondation H______ n'ait pas 
été formellement renouvelé à l'échéance du 31 décembre 2014 ne conduit 
cependant pas nécessairement à admettre que la situation de l'appelant se serait 
modifiée de manière importante et durable, au sens des principes rappelés 
ci-dessus. 

En l'occurrence, l'appelant avait déjà indiqué, devant le juge des mesures 
protectrices de l'union conjugale, que son contrat de travail auprès d'une 
institution affiliée à la Fondation susvisée serait résilié à la fin de l'année 2013 et 
que ses activités professionnelles prendraient fin à cette échéance. Il a néanmoins 
poursuivi lesdites activités en 2014, au bénéfice de mandats lui procurant des 

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revenus substantiels. De même, l'appelant avait indiqué, à l'appui de sa première 
requête de mesures provisionnelles, que le mandat confié par la Fondation 
H______ était conclu pour une durée d'un an; il apparaît qu'après cette échéance, 
ladite Fondation a néanmoins confié à l'appelant un nouveau mandat, certes de 
durée limitée, mais lui procurant des revenus comparables. 

Au vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de retenir que la situation de l'appelant se 
serait durablement ni significativement modifiée. Rien ne permet en effet 
d'exclure que l'appelant puisse décrocher de nouveaux mandats dans le courant de 
l'année 2015, notamment de la part des diverses entités du groupe qui l'emploient. 
En dépit de son âge (69 ans), la capacité de l'appelant à mener à bien de tels 
mandats apparaît intacte et celui-ci ne saurait être incité à réduire davantage ses 
activités, compte tenu des responsabilités familiales qui lui incombent, en 
particulier vis-à-vis de ses enfants mineurs. Vu son attitude procédurale, on ne 
saurait d'ailleurs exclure que l'appelant bénéficie d'ores et déjà de mandats 
complémentaires, dont il n'aurait pas spontanément informé le Tribunal ni la Cour 
de céans. A ce stade, les revenus de l'appelant pour l'année 2015 peuvent donc être 
présumés égaux à ceux de l'année 2014, sur la base desquels la contribution 
d'entretien litigieuse a été fixée en dernier lieu. Il n'y a pas lieu de revoir le 
montant des contributions d'entretien litigieuses en raison d'une baisse éventuelle 
desdits revenus. Le cas échéant, cette question sera examinée par le juge du 
divorce, devant lequel l'appelant pourra détailler l'ensemble de ses revenus pour 
l'année 2015, notamment sur la base de ses déclarations fiscales.  

Les parties n'allèguent par ailleurs pas que d'autres éléments se seraient modifiés 
de manière notable depuis le prononcé de la dernière décision sur mesures 
provisionnelles, notamment en ce qui concerne leurs charges. L'appelant, qui 
soutient que l'intimée pourrait reprendre une activité lucrative pour assumer une 
partie desdites charges, ne fait état d'aucun changement dans la situation de celle-
ci. Conformément aux principes rappelés ci-dessus, en l'absence de circonstances 
nouvelles, il n'y a pas lieu de revoir le calcul des contributions d'entretien effectué 
par le Tribunal dans sa décision du 1er septembre 2014, contre laquelle les parties 
n'ont d'ailleurs pas recouru. 

Au vu des motifs qui précèdent, l'ordonnance entreprise sera confirmée. 

3. Les frais judicaires d'appel seront arrêtés à 1'000 fr. (art. 96 CPC, art. 31 et 37 du 
Règlement fixant le tarif des greffes en matière civile, RTFMC - E 1 05.10). 
Vu l'issue du litige, ils seront mis à la charge de l'appelant, qui succombe (art. 106 
al. 1 CPC). Ils seront compensés avec l'avance de frais du même montant que 
celui-ci a versée, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

Chaque partie conservera à sa charge ses propres dépens d'appel (art. 95 al. 3 et 
107 al. 1 let. c CPC). 

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4. Le présent arrêt est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral 
(art. 72 al. 1 LTF), la valeur litigieuse étant supérieure à 30'000 fr. au sens de 
l'art. 74 al. 1 let. b LTF (cf. art. 51 al. 4 LTF et consid. 1.1 ci-dessus). Les moyens 
sont toutefois limités à la violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 9 mars 2015 par A________ contre l'ordonnance 
OTPI/130/2015 rendue le 24 février 2015 par le Tribunal de première instance dans la 
cause C/3622/2014-17. 

Au fond : 

Confirme cette ordonnance. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'000 fr., les met à la charge de A______ et les 
compense avec l'avance de frais de même montant fournie par A______, qui reste 
acquise à l'état de Genève. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

Siégeant :  

Madame Florence KRAUSKOPF, présidente; Madame Sylvie DROIN et Madame 
Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, juges; Madame Marie NIERMARÉCHAL, 
greffière. 

 

La présidente : 

Florence KRAUSKOPF 

 La greffière : 

Marie NIERMARÉCHAL 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.