# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4fbee916-d21c-551d-87bf-7c65380e9596
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2004-10-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.10.2004 A/2165/2003
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2165-2003_2004-10-07.pdf

## Full Text

Siégeant :  Madame Juliana BALDE, Présidente, Mesdames Doris WANGELER et 

Karine STECK, juges. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2165/2003 ATAS/1000/2004 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

4
ème

 chambre 

du 7 octobre 2004 

 

En la cause 

Monsieur H__________, comparant par Me Soli PARDO en l’étude 

duquel il élit domicile  

recourant 

 

contre 

HOSPICE GENERAL, Institution genevoise d’action sociale, Cours 

de Rive 12, à Genève  

intimé 

 

 

 

 

 

A/2165/2003 

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EN FAIT 

 

1. Au terme de son droit aux prestations de l’assurance-chômage, Monsieur 

H__________ a présenté en date du 3 juin 2003 une demande auprès de l’Hospice 

général, service du revenu minimum cantonal d’aide sociale. Il partage un 

appartement d’un loyer de 2500 fr. avec sa concubine (chiffre communiqué par 

l’Hospice général). 

2. Par décision du 4 juin 2003, l’Hospice général a rejeté sa demande, au motif qu’en 

vertu de l’art. 5 al. 2 let. a de la loi genevoise sur les prestations cantonales 

accordées aux chômeurs en fin de droit (LRMCAS) étaient assimilées aux 

ressources de l’intéressé celles de son conjoint non séparé de corps ni de fait. 

3. Par courrier du 25 juin 2003, l’intéressé a formé réclamation contre cette décision, 

expliquant vivre avec sa compagne depuis dix-sept ans, en ayant conservé une 

indépendance financière totale. Madame G__________ avait toujours partagé les 

frais du ménage commun, tels le loyer, les assurances et l’électricité mais ils 

s’assumaient chacun eux-mêmes. Ils avaient notamment des dettes liées à des 

problèmes découlant d’activités antérieures, que chacun prenait en charge. Si la 

décision de l’Hospice général était maintenue, il ne bénéficierait plus d’aucun 

revenu et Madame G__________ ne subviendrait pas à ses besoins.  

4. Par décision du 19 décembre 2003, notifiée le 8 octobre 2003, le Président du 

Conseil d’administration de l’Hospice général a rejeté la réclamation présentée par 

l’assuré. Il a expliqué que selon l’art. 5 LRMCAS, il était prévu que les ressources 

du bénéficiaire soient prises en compte dans le calcul du revenu déterminant. En 

vertu de l’al. 2 let. a de cette disposition, les ressources du conjoint non séparé de 

corps ni de fait étaient assimilées aux ressources de l’intéressé. Le Département de 

l’action sociale et de la santé (ci-après le DASS) avait promulgué un arrêté relatif 

aux directives d’application de la LRMCAS en date du 6 mars 2001, qui assimilait 

les ressources du concubin aux ressources de l’assuré (art. 5 al. 4 dudit arrêté). 

Ainsi, tant le texte de la loi que celui de l’arrêté d’application ne laissaient planer 

aucun doute quant à leur interprétation. Les ressources propres de toute personne 

faisant ménage commun avec le bénéficiaire du revenu minimum cantonal d’aide 

sociale (ci-après le RMCAS) devaient être prises en compte dans le calcul du 

revenu déterminant. Dès lors qu’il y avait concubinage, ce que l’assuré admettait, 

l’Hospice général devait considérer les revenus de Madame G__________ dans le 

calcul de la prestation. Selon la feuille de calcul qui était jointe à la décision, il 

apparaissait que le revenu de cette dernière s’élevait à 6'688 fr. 40 par mois, ce qui 

après déduction prévue par la loi laissait apparaître un excédent mensuel de 1'855 

fr. 30. Dès lors que le montant calculé excédait le barème, l’Hospice général était 

fondé à rejeter la demande de l’assuré. Enfin, dans sa réclamation, l’intéressé 

 

 

 

 

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expliquait avoir des dettes liées à des problèmes rencontrés antérieurement. Sur ce 

point également, la réclamation devait être rejetée dans la mesure où la loi ne 

prévoyait pas la prise en compte des dettes antérieures dans le calcul du droit aux 

prestations. 

5. Par courrier du 10 novembre 2003, l’assuré a recouru contre cette décision sur 

réclamation, concluant à être mis au bénéfice de prestations RMCAS. Il a expliqué 

que selon l’art. 5 al. 2 LRMCAS étaient assimilées aux ressources de l’intéressé 

celles des personnes faisant ménage commun avec lui (let. c). Lors de la discussion 

parlementaire au Grand Conseil, la lettre c de l’art. 5 al. 2 n’avait fait l’objet 

d’aucune discussion, le rapporteur de première majorité se contentant de déclarer : 

« Cette disposition n’existe pas dans la loi sur l’OAPA. Cette clause s’applique aux 

couples mariés ou non » (Mémorial du Grand Conseil 1994 40/VI 4971). Or, 

l’assimilation faite par l’art. 5 al. 2 let. c LRMCAS des couples non mariés aux 

couples mariés violait le droit constitutionnel découlant de l’art. 12 de la 

Constitution fédérale (Cst.) et traitait arbitrairement de la même manière deux 

situations différentes, d’une manière insoutenable, choquante et heurtant le sens du 

droit et de l’équité. En effet, l’ordre juridique suisse et genevois, n’imposait aucune 

obligation d’entretien entre concubins. Il s’agissait d’un principe clair, incontesté et 

rappelé à plusieurs reprises par la jurisprudence fédérale, notamment en matière de 

minimum vital selon le droit des poursuites. L’Etat ne pouvait dès lors se dispenser 

de son devoir en se déchargeant sur des tiers n’ayant aucun devoir d’entretien. 

D’une manière générale, l’existence minimum garantie par l’art. 12 Cst. donnait à 

chacun un droit à des conditions de vie minimales, décentes, évitant à l’intéressé de 

devoir recourir à la mendicité. Or, l’un des buts du législateur genevois était de lui 

éviter en outre l’assistance et l’exclusion, ce qui correspondait bien au sens et au 

but de l’art. 12 Cst. et du droit constitutionnel non écrit qui précédait sa 

concrétisation. Ainsi, l’art. 5 al. 2 violait l’art. 12 Cst. puisqu’il permettait à l’Etat 

de se décharger de son devoir d’assurer l’existence minimum envers une personne 

en la contraignant à solliciter une aide financière auprès d’un tiers n’assumant 

aucun devoir d’entretien à son égard.  

6. Dans sa réponse du 12 décembre 2003, l’Hospice général, concluant au rejet du 

recours de l’assuré, s’est référé à l’arrêté du DASS relatif aux directives 

d’application de la LRMCAS du 6 mars 2001 qui prévoyait dans son art. 5 al. 4 que 

les ressources du concubin étaient assimilées aux ressources de l’intéressé. Même 

si, comme le relevait le recourant, il n’existait aucune obligation légale d’assumer 

l’entretien de son concubin, l’aide sociale était subordonnée à un besoin du 

requérant. Il n’y avait donc pas lieu d’allouer une aide financière si l’entretien 

(couverture des besoins vitaux et personnels) était pris en charge par un tiers, fût-ce 

à titre bénévole (cf. Félix WOLFFERS, « Fondements au droit à l’aide sociale », 

Ed. Paul HAUPT, Berne, Stuttgart, Bienne, 1995). Comme le soulignait également 

WOLFFERS, lorsque deux personnes vivant en concubinage bénéficiaient de l’aide 

sociale, leur position matérielle ne devait pas être meilleure que celle d’une famille 

 

 

 

 

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bénéficiaire dans une situation analogue. Il devait en être de même pour un couple 

de concubins dont l’un était assisté. Contrairement à ce qu’alléguait le recourant, 

n’était pas arbitraire une décision qui, concernant un couple de concubins dont la 

relation durait depuis dix-sept ans, le considérait comme un couple marié. Il serait 

au contraire choquant sur le plan que de l’équité et de l’égalité de traitement de 

considérer le recourant comme susceptible de recevoir une aide complète alors que 

sa compagne réalisait un salaire confortable.  

7. Dans une réplique du 27 février 2004, le recourant a persisté dans les termes et les 

conclusions de son recours, maintenant que l’assimilation d’un concubinage à une 

vie maritale était arbitraire. 

8. Par courrier du 5 mars 2004, l’Hospice général a persisté dans les termes de ses 

décisions. 

EN DROIT 

 

1. La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, 

dès le 1
er

 août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 

juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs 

(art. 1 let. r et 56 T LOJ).  

 Suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 

27 janvier 2004 (ATF 130 I 106), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 

février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des 

assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans 

l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs (art. 162 LOJ). 

2.  Il convient de préciser que le Tribunal de céans statue en instance unique, 

notamment sur les contestations relatives à la loi sur le revenu minimum cantonal 

d’aide sociale du 18 novembre 1994 (art. 56 V al. 2 let. d LOJ).  

3. Le Tribunal de céans constate en outre que le recours, interjeté dans les formes et 

délai légaux, est recevable à la forme, conformément à l’art. 38 LRMCAS. 

4. Afin d’éviter de devoir recourir à l’assistance publique, les personnes qui sont au 

chômage et qui ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage ont 

droit à un revenu minimum cantonal d’aide sociale (ci-après le RMCAS), versé 

par l’Hospice général, qui peut être complété par une allocation d’insertion (art. 1 

LRMCAS). Aux termes de l’art. 3 LRMCAS, le RMCAS garanti aux chômeurs 

en fin de droit s’élève à 13'812 fr. par année s’il s’agit d’une personne célibataire, 

veuve, divorcée, séparée de corps ou de fait. Ce montant est multiplié par 1,46 s’il 

s’agit de deux personnes, par 1,88 s’il s’agit de trois personnes, etc. Il peut être 

complété par des allocations ponctuelles, tels que les frais de maladie, notamment. 

 

 

 

 

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Le Conseil d’Etat indexe par règlement le montant du RMCAS au taux décidé par 

le Conseil fédéral pour les prestations complémentaires fédérales. Il en est de 

même pour les autres montants en francs énumérés dans la LRMCAS. En 

application de l’art. 1 du règlement relatif à l’indexation des prestations 

cantonales accordées aux chômeurs en fin de droit du 18 décembre 2002, le 

Conseil d’Etat a porté le RMCAS à 15'020 fr. par an en 2003. 

 Ont droit aux prestations d’aide sociale versées par l’Hospice général, les 

personnes dont le revenu annuel déterminant n’atteint pas le RMCAS applicable, 

soit 15'020 fr. en 2003 (art. 4 LRMCAS). 

 L’art. 5 LRMCAS définit le revenu déterminant. Celui-ci comprend notamment 

les ressources en espèces ou en nature provenant de l’exercice d’une activité 

lucrative, sous déduction d’une franchise mensuelle de 500 fr., ainsi que les 

rentes, pensions et autres prestations périodiques (art. 5 al. 1 let. a et d LRMCAS). 

Sont assimilées aux ressources de l’intéressé, notamment celles des personnes 

faisant ménage commun avec lui (art. 5 al. 2 let. c LRMCAS). En revanche, ne 

font pas partie du revenu déterminant les aliments fournis par les proches en vertu 

des art. 328 et ss. CC (art. 5 al. 3 let. a LRMCAS). 

 Selon l’art. 6 al. 1 let. a LRMCAS, le montant du loyer est déduit du revenu 

déterminant. L’al. 2 de cette disposition prévoit que le Conseil d’Etat fixe par voie 

réglementaire les limites du loyer maximum pris en compte. 

 Aux termes de l’art. 14 LRMCAS, le montant annuel des prestations d’aide 

sociale correspond à la différence entre le revenu minimum cantonal annuel d’aide 

sociale applicable et le revenu annuel déterminant de l’intéressé.  

Le Conseil d’Etat n’a pas édicté de règlement d’application à cette loi, à 

l’exception de l’indexation du RMCAS, bien que l’art. 41 LRMCAS lui en donne 

la possibilité.  

Le DASS a cependant promulgué un arrêté relatif aux directives d’application de 

la LRMCAS, le 6 mars 2001. L’art. 5 al. 4 de cet arrêté prévoit que les ressources 

du concubin sont assimilées aux ressources de l’intéressé. Les ressources des 

autres personnes faisant ménage commun avec l’intéressé et ayant envers celui-ci 

une obligation alimentaire, au sens des art. 328 et 329 CC, sont prises en 

considération selon les dispositions sur la communauté de majeurs figurant dans 

les directives d’assistance du DASS.  

Dans un arrêt du 4 décembre 2003 (ATAS/332/2003), le Tribunal de céans avait 

jugé que les directives cantonales en matière de prestations d’assistance du DASS 

2001 étaient applicables au calcul de la quote-part de la personne faisant ménage 

commun due par le parent en application des art. 328 et 329 CC, puisque celles-ci 

prévoyaient un certain taux de participation de cette dernière aux ressources du 

 

 

 

 

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requérant de prestations RMCAS. Cette contribution correspondait à une fraction 

du revenu net de celui-ci, en fonction du revenu et du nombre de personnes de la 

communauté. Le revenu mensuel net minimum entraînant cette contribution était 

de 1'900 fr. Le calcul contenu dans ces directives était applicable aux ressources 

des personnes en cause et non prestations. 

Les directives cantonales en matière de prestations d’assistance 2002 ne prévoient 

quant à elles plus de quotes-parts de la personne faisant ménage commun à 

prendre considération dans le revenu déterminant. Il n’est cependant pas possible 

de prendre l’entier du revenu de ladite personne, car cela aurait pour conséquence 

de faire sortir le requérant de prestations des barèmes RMCAS, même en cas de 

revenus très bas de l’autre personne. Ces nouvelles directives sont donc 

inapplicables au calcul des ressources à prendre en considération en cas de 

ménage commun. Il convient en outre de rappeler que les autorités judiciaires ne 

sont nullement tenues par les directives qui constituent de simples règlements 

d’application internes aux administrations, dans le but d’obtenir une application 

uniforme de la loi par ces dernières. 

En revanche, si ces directives 2002 ne sont pas applicables, il n’en va pas de 

même de l’arrêté du DASS relatif aux directives d’application de la LRMCAS, 

selon lequel les ressources du concubin sont assimilées aux ressources de 

l’intéressé (art. 5 al. 4 dudit arrêté). Le Tribunal de céans estime en effet que cette 

disposition de l’arrêté est applicable en l’espèce, qu’elle apparaît équitable et 

reflète bien la volonté du législateur de prendre en compte les revenus du 

concubin, soit de la personne active faisant ménage commun, dans les ressources 

déterminantes du requérant de prestations RMCAS. 

5. En l’espèce, en application de l’arrêté du DASS, l’intimé a retenu que le calcul 

des prestations laissait apparaître un excédent de 1'855 fr. 30, compte tenu du 

revenu mensuel de la concubine du recourant de 6'688 fr. 40, ce qui excluait ce 

dernier du droit aux prestations RMCAS (revenu déterminant du recourant : 4'033 

fr. 10 dont 1'600 fr. de loyer et 80 fr. de télécommunications ; revenu déterminant 

du conjoint : 6'688 fr. 40, selon la feuille de calcul de l’Hospice général). Dans ce 

calcul, l’entier du revenu de la compagne a été pris en considération. 

6. Il s’agit dès lors de déterminer si le calcul de l’intimé est correct, soit s’il convient 

de prendre en compte la totalité ou une quote-part du revenu de la personne active 

faisant ménage commun.  

Comme mentionné ci-dessus, l’art. 5 al. 2 let. c LRMCAS prévoit que sont 

assimilées aux ressources de l’intéressé celles des personnes faisant ménage 

commun avec lui, dont le concubin. A la lecture de la loi , c’est l’ensemble des 

ressources qui devrait être pris en compte. 

 

 

 

 

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Dans un arrêt M. F. du même jour (ATAS 999/2004), le Tribunal de céans a 

décidé qu’il y a lieu d’interpréter l’art. 5 al. 2 let. c LRMCAS à la lumière des art. 

328 ss. CC, afin de ne pas prétériter les administrés sollicitant des prestations 

RMCAS, en additionnant tout revenu des personnes faisant ménage commun avec 

eux, ce qui aurait pour conséquence de faire sortir le requérant de prestations des 

barèmes RMCAS, même en cas de revenus très bas de l’autre personne.  

 En vertu de l’art. 328 CC, chacun, pour autant qu’il vive dans l’aisance, est tenu 

de fournir des aliments à ses parents en ligne directe ascendante et descendante, 

lorsqu’à défaut de cette assistance, ils tomberaient dans le besoin (modification de 

cette disposition par la LF du 26 juin 1998, entrée en vigueur le 1
er

 janvier 2000). 

En outre, en vertu de la jurisprudence du Tribunal fédéral (ci-après le TF), 

l’obligation alimentaire ne peut être imposée à celui qui tomberait dans 

l’indigence s’il était soumis à cette obligation (ATF 39 II 679 ; JT 1914 I 422).  

 Certes, la concubine ne peut être astreinte à une obligation légale d’entretien dès 

lors qu’il n’y a aucun lien de parenté entre elle et le recourant. Cependant comme 

exposé ci-dessus, la volonté du législateur est de prendre en compte les revenus du 

concubin au titre des ressources d’un requérant de prestations RMCAS, ce que le 

Tribunal de céans considère, sous l’angle du RMCAS, comme équitable, mais 

pour une partie de ceux-ci.  

Au vu des considérations qui précèdent, il y a par conséquent lieu de déterminer la 

quote-part des ressources de la concubine du recourant à prendre en considération, 

sous l’angle de la jurisprudence relative aux art. 328 et 329 CC, applicable par 

analogie. 

Le dossier sera donc renvoyé à l’intimé afin qu’il établisse la part du revenu de la 

concubine à prendre en compte dans les ressources du recourant, en se basant sur 

la jurisprudence du TF en matière de demande d’aliments (art. 329 CC). 

Quant aux dépenses déterminantes, l’Hospice général a divisé par deux le montant 

du loyer à prendre en considération, ce qui est justifié, puisqu’il est partagé entre 

le recourant et sa compagne, ce que de surcroît le recourant ne conteste pas. 

L’intimé a rajouté à titre de dépenses 80 fr. de télécommunications, comme il est 

en droit de le faire, en vertu de l’art. 3 al. 3 LRMCAS. Le total des dépenses 

s’élève donc pour le recourant à 1'330 fr. (2'500 : 2 = 1'250 /  1'250 + 80 = 1'330). 

7. Il convient maintenant de déterminer comment calculer la prestation à laquelle a 

droit le recourant selon l’art. 3 al. 1 LRMCAS qui établit le coefficient par lequel 

multiplier la prestation en relation, avec le nombre de personnes de la 

communauté de majeurs. 

Selon l’art. 3 al. 1 LRMCAS, le RMCAS garanti aux chômeurs en fin de droit 

s’élève à 15'020 fr. par an en 2003 s’il s’agit d’une personne célibataire, ce qui est 

 

 

 

 

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le cas en l’occurrence. Ce montant est multiplié par 1,46 s’il s’agit de deux 

personnes (cf. également arrêt M. F. du 7 octobre 2004, ATAS 999/2004). 

Le Tribunal de céans estime que la notion de personne « supplémentaire » doit 

être comprise dans le sens de personne à charge juridiquement, tel un conjoint ou 

des enfants sans ressources. Il convient donc d’appliquer le coefficient de 1 et non 

pas de 1,46 pour calculer les prestations dues à l’assuré.  

Enfin, en ce qui concerne les dettes de l’intéressé, la LRMCAS ne permet pas de 

les prendre en compte. 

8. Au vu de ce qui précède, le recours doit être partiellement admis dans le sens des 

considérants et la cause renvoyée à l’intimé afin qu’il détermine la quote-part du 

revenu de la concubine à prendre en considération en tant que revenu déterminant 

du recourant, en se fondant sur la jurisprudence du TF en matière de demande 

d’aliments. Le recourant aura en outre droit à des dépens. 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

statuant conformément à la disposition transitoire de l’art. 162 LOJ 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable ; 

Au fond : 

2. L’admet partiellement ; 

3. Renvoie le dossier à l’intimé afin qu’il calcule la quote-part des ressources de la 

concubine à prendre en considération en tant que revenus déterminants du 

recourant, dans le sens des considérants ;   

4. Condamne l’intimé à verser au recourant un montant de 1’200 fr. à titre de 

participation à ses frais et dépens ; 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

 

Le greffier : 

Walid BEN AMER 

 

 La Présidente : 

Juliana BALDE 

 

 

La secrétaire-juriste : 

Frédérique GLAUSER 

 

 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le