# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bc5f6614-1bcb-5ada-a771-fc894aa6cc4a
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2011 / 722
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2011---722_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

11.012297-111876

369 

 

 

cour
d’appel CIVILE

_____________________________

Arrêt du
24 novembre 2011

_____________________

Présidence
de               M.             
Colombini,
président

Juges             
:              MM.             
Creux et  Giroud 

Greffier
              :             
Mme              Michod Pfister

 

 

*****

 

 

Art.
132, 311 al. 1 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l'appel interjeté par T.________,
à Buchillon, demanderesse, contre la décision rendue le 6 septembre 2011 par la Présidente
du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne dans la cause divisant l'appelante d’avec P.________,
à Lausanne, défendeur, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par décision du 6 septembre 2011, communiquée sous forme de lettre à l'intéressée,
la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a constaté qu'T.________ n'avait
pas rectifié son acte dans le délai imparti, qu'en conséquence sa demande du 26 mars 2011
était considérée comme irrecevable selon l'art. 132 al. 1 CPC et que la cause était
rayée du rôle, sans frais.

 

 

B.             
T.________ a recouru contre cette décision.
Dans son acte, elle demande l'assistance d'un avocat d'office pour la représenter dans cette affaire,
mais "désire actuellement ne pas recourir à l'aide judiciaire". Elle a joint à
son écriture une copie d'une plainte pénale adressée au Ministère public de l'arrondissement
de Lausanne à l'encontre de son ancien avocat et de son ancien employeur, accompagnée des annexes
y relatives.

 

 

C.             
La Cour d'appel civile retient les faits suivants, sur la base de la décision complétée
par les pièces du dossier :

 

             
Dans le cadre d'une demande adressée par T.________, agissant par l'intermédiaire de son conseil
Me P.________, au Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne à l'encontre de son ancien employeur
V.________SA, réclamant à ce dernier la somme de 99'999 fr. brut avec intérêts à
5 % l'an dès le 1er
septembre 2009, les parties, toutes deux assistées, ont transigé leur litige lors de l'audience
préliminaire du 12 mai 2010 comme il suit : 

 

             
" I. V.________SA se déclare débitrice de Madame T.________ d'un montant de 20'000 fr.
brut, sous déduction des cotisations AVS, AI et AC, payable d'ici au 30 juin 2010.

 

             
II. Chaque partie garde ses frais de justice et d'avocat et renonce à des dépens.

 

             
III. Les parties se donnent quittance réciproque pour solde de tous comptes et de toutes prétentions.
La quittance donnée par Madame T.________ l'est également en faveur des organes et auxiliaires
de V.________SA."

 

             
Le Président a pris acte de la transaction pour valoir jugement définitif et exécutoire
et a ordonné que la cause soit rayée du rôle. 

 

             
Par écriture du 28 janvier 2011, adressée au Président du Tribunal civil de l'arrondissement
de Lausanne, T.________ a demandé à ce dernier de "reconsidérer sa requête"
et de "rouvir ce cas" afin que toute la lumière soit faite sur son licenciement et qu'un
certificat de travail adéquat lui soit remis. Elle déclarait également "souhaiter
déposer plainte" contre son avocat, Me P.________, pour abus de fonction.

 

             
Par lettre du 3 février 2011, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne
a répondu à l'intéressée que ni ses griefs à l'encontre de son avocat ni la
convention passée avec sa partie adverse ne pouvaient être revus par son autorité. Il
lui était suggéré d'aller consulter un autre avocat pour qu'il la guide dans ses démarches
et en évalue les chances de succès.

 

             
Le 24 février 2011, Me P.________ a adressé à T.________ sa note d'honoraires, amiablement
arrêtée à 6'000 fr. compte tenu des provisions déjà versées. 

 

             
Par écriture du 26 mars 2011, adressée au Président du Tribunal civil de l'arrondissement
de Lausanne, T.________, agissant sans mandataire professionnel, a déclaré contester la note
d'honoraires de Me P.________ du 24 février 2011, dont elle joignait une copie et en a demandé
l'annulation. Elle réclamait également " la remise d'un certificat de travail plus adéquat"
de son ancien employeur V.________SA, la réparation du "tort moral subi par Me P.________ pour
non-professionnalisme", à savoir l'obtention de la somme de 82'500 fr. de sa part, et enfin
l'obtention de la somme de 300'000 fr. de la part de V.________SA pour diffamation. Elle réclamait
également la désignation d'un avocat d'office pour la "défendre dans cette affaire
complexe".

 

             
Considérant qu'il s'agissait d'une contestation de note d'honoraires d'avocat, doublée d'une
demande d'avocat d'office, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne, respectivement
le greffe de cet office a d'une part ouvert un dossier de "modération note d'honoraires",
en impartissant à Me P.________ un délai au 29 avril 2011 pour se déterminer sur la requête,
d'autre part envoyé à la requérante un formulaire à remplir en vue de l'obtention
de l'assistance judiciaire, en lui indiquant que, dans le cadre de l'AJ, il lui serait ensuite désigné
un avocat d'office. 

 

             
A réception de ce courrier, la requérante a répondu qu'elle ne souhaitait pas bénéficier
de l'assistance judiciaire mais qu'elle serait reconnaissante à l'autorité de bien vouloir
lui désigner un avocat d'office. Il lui a été répondu par courrier du 12 avril 2011
de la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne, qu'une telle désignation
ne pouvait intervenir que dans le cadre d'une demande AJ. Elle l'invitait dès lors à consulter
la permanence de l'Ordre des avocats vaudois (OAV). 

 

             
Par courrier du 18 avril 2011, l'avocat P.________ a déposé ses déterminations dans la
procédure en modération d'honoraires initiée par la requérante. 

 

             
Par lettre du 5 mai 2011, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a accusé
réception de l'écriture d'T.________ du 26 mars 2011. Après avoir constaté que ses
conclusions 1 et 3 étaient dirigées contre Me P.________ alors que ses conclusions 2 et 4 l'étaient
contre V.________SA, qu'il conviendrait en conséquence d'ouvrir deux procédures distinctes
devant deux autorités différentes compte tenu de la valeur litigieuse correspondant à
chacune de ses prétentions et que la procédure ordinaire, applicable aux prétentions dépassant
100'000 fr., exigeait le dépôt préalable d'une requête de conciliation, conformément
à l'art. 197 CPC, elle l'a informée de ce qu'elle envisageait de déclarer sa demande irrecevable
selon l'art. 59 CPC et l'invitait à se déterminer dans un délai échéant
au 16 mai 2011. Cette magistrate l'informait en outre, à toutes fins utiles, qu'en cas de retrait
de sa procédure et de réintroduction conforme dans les 30 jours qui suivent, elle pourrait
bénéficier de la date du premier dépôt, conformément à l'art. 63 al. 1
CPC.

 

             
En droit
:

 

 

1.             
La décision attaquée a été
rendue le 6 septembre 2011, de sorte que les voies de droit sont régies par le CPC (Code de procédure
civile suisse du 19 décembre 2008, RS 272), entré en vigueur le 1er
janvier 2011 (art. 405 al. 1 CPC).

 

                          
L'appel est recevable contre les décisions
finales et les décisions incidentes de première instance dans les affaires patrimoniales (art. 308 al. 1 let. a CPC).

 

             
Une décision est finale selon l'art. 236 CPC si elle met fin au procès soit en tranchant le
fond, soit en raison d'un motif de procédure (Tappy, Les voies de droit du nouveau Code de procédure
civile, JT 2010 III 119), fût-ce in
limine litis (Rétornaz, L'appel et le recours,
in Procédure civile suisse, Les grands thèmes pour les praticiens, 2010, p. 357).

 

             
Dans les affaires patrimoniales, l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des
conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). 

 

             
              En l'espèce, le "recours"
déposé par T.________ doit être considéré comme un appel dans la mesure où
les conclusions prises dans l'acte jugé irrecevable sont supérieures à 10'000 francs.
Dirigé contre une décision finale, déclarant la demande du 26 mars 2011 irrecevable, cet
acte a été déposé en temps utile et il est recevable.

 

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation
du droit ou pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir
l'ensemble du droit applicable, y compris les questions d'opportunité ou d'appréciation laissées
par la loi à la décision du juge. Elle doit le cas échéant appliquer le droit d'office
conformément au principe général de l'art. 57 CPC (Tappy, op. cit., p. 134), et peut revoir
librement la constatation des faits sur la base des preuves administrées en première instance
(Tappy, op. cit., p. 135). Elle n'est toutefois pas tenue d'examiner, comme le ferait
une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent si elles ne
sont pas remises en cause devant elle, ni de vérifier que tout l'état de fait retenu par le
premier juge est exact et complet si seuls certains points de fait sont contestés devant elle.

 

             
              Les faits et moyens de
preuve nouveaux ne sont pris en compte que s'ils sont invoqués ou produits sans retard et ne pouvaient
être invoqués ou produits en première instance bien que la partie qui s'en prévaut
ait fait preuve de la diligence requise, ces deux conditions étant cumulatives (art. 317 al. 1 CPC;
Tappy, op. cit., pp. 136-137). Il appartient à l'appelant de démontrer que ces conditions sont
réalisées, de sorte que l'appel doit indiquer spécialement de tels faits et preuves nouveaux
et motiver spécialement les raisons qui les rendent admissibles selon lui (Tappy, eodem loco).

 

             
En l'espèce, les conditions précitées n'étant pas remplies, les pièces produites
par l'appelante doivent être écartées dans la mesure où elles sont nouvelles. Au
demeurant, elles n'apportent aucun élément susceptible d'influer sur le sort de la cause.

 

 

3.             
a) Selon
l'art. 311 al. 1 CPC, l'appel doit être motivé. Cela signifie que l'appelant a le fardeau d'expliquer
les motifs pour lesquels le jugement attaqué doit être annulé ou modifié, par référence
à l'un et/ou l'autre motif(s) prévu(s) à l'art. 310 CPC. De même, compte
tenu du fait que l'appel ordinaire a un effet réformatoire, l'appelant ne saurait – sous peine
d'irrecevabilité – se limiter à conclure à l'annulation de la décision attaquée
mais devra, au contraire, prendre des conclusions au fond permettant à l'instance d'appel (qui aurait
par hypothèse décidé d'annuler le premier jugement) de statuer à nouveau. L'autorité
de deuxième instance peut impartir un délai à l'appelant pour rectifier des vices de forme
tels que l'absence de signature (art. 132 al. 1 CPC), l'idée étant d'éviter l'écueil
du formalisme excessif. Il ne saurait être remédié à un défaut de motivation
ou à des conclusions déficientes par ce biais, de tels vices n'étant pas d'ordre purement
formel et affectant l'appel de façon irréparable (Jeandin, CPC commenté, 2011, n. 3 à
5 ad art. 311, pp. 1251-1252).

 

             
b)
En l'espèce, l'appelante se contente d'invoquer la brièveté du délai qui lui était
imparti dans le courrier du premier juge. Or, s'agissant d'un délai judiciaire, elle pouvait en
demander la prolongation en expliquant les raisons de sa requête (art. 144 al. 2 CPC). Pour le surplus,
elle n'invoque aucun motif à l'encontre de la décision attaquée tendant à démontrer
que celle-ci aurait été prise en violation des règles légales et ne prend aucune
conclusion tendant à la modification de celle-ci. En particulier, elle ne remet pas en cause l'interpellation
du premier juge dans sa correspondance du 5 mai 2011, lui indiquant que sa demande ne répondait
pas aux exigences légales, qu'elle devait être dirigée contre chaque défendeur devant
des autorités différentes en fonction des conclusions spécifiquement formulées contre
chacun d'eux et qu'en procédure ordinaire la loi exigeait au préalable le dépôt d'une
requête de conciliation conformément à l'art. 197 CPC, que partant, pour tous ces motifs,
elle envisageait de la déclarer irrecevable. Elle se contente de rappeler les raisons pour lesquelles
elle entend agir à l'encontre de son ancien avocat et de son ancien employeur, ce qui est sans pertinence
dans la présente procédure d'appel. Elle se réfère pour le surplus à une plainte
pénale qu'elle a apparemment déposée, à une date indéterminée, contre son
ancien avocat (notamment pour abus de confiance, manque d'assistance et mandat non rempli) et son ancien
employeur (notamment pour harcèlement psychologique, diffamation, falsification de documents, refus
de lui délivrer un certificat de travail, etc.), dont elle joint une copie, à laquelle sont
annexées les quarante-huit pièces auxquelles elle se réfère dans dite plainte.

 

             
L'appel apparaît ainsi largement irrecevable, faute de moyens et de conclusions. Toutefois, à
supposer cette écriture recevable, il convient d'examiner par surabondance si la décision attaquée
était fondée, en particulier si elle a été prise en conformité avec l'art. 132
CPC qui s'y trouve invoqué.

 

 

4.             
a) L'art. 132 CPC prévoit que le tribunal
fixe un délai pour la rectification des vices de forme telle l'absence de signature ou de procuration.
A défaut, l'acte n'est pas pris en considération (al. 1). L'al. 1 s'applique également
aux actes illisibles, inconvenants, incompréhensibles ou prolixes (al. 2). Les actes abusifs ou
introduits de manière procédurière sont renvoyés à l'expéditeur (al. 3).

 

             
Si la rectification du vice, même mineur, implique une intervention de l'auteur de l'acte, comme
le défaut de signature ou d'une annexe, sous forme de procuration ou d'autorisation de procéder
au sens des art. 221 al. 2 let. b et 244 al.3 let. b CPC, ou encore si le document est illisible
dans le cadre d'une communication électronique, le délai de l'art. 132 al. 2 CPC doit lui être
accordé, à moins que le vice n'ait eu pour but que d'obtenir un délai supplémentaire
(Bohnet, CPC commenté, 2011, n. 25 ad. art. 132 CPC). 

 

             
L'art. 132 CPC trouve application notamment en cas de vice de forme d'un acte de procédure, tel
qu'une demande en justice. On distingue entre le vice réparable et le vice irréparable. Est
irréparable le vice en particulier lorsque la demande est déposée selon les formes d'une
autre procédure, moins formaliste (ainsi de la demande déposée selon la procédure
sommaire ou la procédure simplifiée alors que la procédure ordinaire est applicable),
ou lorsqu'elle est dressée sous une forme hybride. Les causes soumises à la procédure
ordinaire et simplifiée doivent généralement être précédées d'une
tentative de conciliation devant une autorité de conciliation, sauf les exceptions prévues
par la loi. Le demandeur ne peut déposer sa demande qu'après avoir reçu une autorisation
de procéder de l'autorité de conciliation, suite à l'échec de la tentative, ce dont
le juge doit s'assurer d'office (Bohnet, op. cit., n. 63 ss. ad art. 59 CPC et n. 10 ss. ad. art. 132
CPC). Doit être comprise dans la notion d'incompétence l'hypothèse dans laquelle le tribunal
déclare la demande irrecevable faute de préalable de conciliation (Bohnet, op. cit., n.11 ad
art. 63 CPC).

 

             
b)
En l'espèce, la Présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a considéré que
la demande qui lui était soumise ne répondait pas aux exigences légales de recevabilité.
A juste titre, puisque mis à part la contestation portant sur la note d'honoraires de Me P.________
ayant donné lieu à une procédure de modération, la demande était dirigée
contre deux défendeurs qui ne pouvaient être actionnés conjointement, les prétentions
contre l'un et contre l'autre reposant sur des faits et fondements différents et chaque cause relevant
d'une procédure et d'une autorité distinctes (art. 71 CPC), à savoir la procédure
simplifiée devant le tribunal d'arrondissement (art. 243 ss. CPC et 96b LOJV) pour
les prétentions dirigées contre l'avocat et la procédure ordinaire devant la Chambre patrimoniale
pour celles dirigées contre l'ancien employeur (art. 220 ss. CPC et 2 LJT). Elle a néanmoins
imparti à la demanderesse un délai pour se déterminer, cela afin de respecter son droit
d'être entendue avant de prendre une décision à son détriment. On ne saurait l'en
blâmer, d'autant qu'elle faisait référence expresse à l'art. 63 CPC, qui trouvait
à s'appliquer faute de conciliation préalable. La demanderesse eût pu ainsi, dans le délai
imparti, annoncer qu'elle retirerait sa procédure et la réintroduirait en respectant les exigences
formelles de recevabilité, ce qu'elle n'a pas fait. 

 

             
Certes, la première juge ne s'est pas expressément référée, dans sa lettre du
5 mai 2011, à l'art. 132 CPC, mais elle sommait l'intéressée de se déterminer, en
lui indiquant qu'à défaut, elle déclarerait la demande irrecevable. On peut assimiler
cette correspondance à une sommation de l'art. 132 CPC tendant à la régularisation de
l'acte et l'on doit ainsi admettre que la première juge était en droit, faute de réaction
de l'intéressée, de déclarer la demande irrecevable comme elle l'a fait en s'appuyant
sur l'art. 132 CPC.

 

 

5.             
En conclusion, l'appel doit être rejeté en application de l'art. 312 al. 1 CPC
et la décision confirmée. 

 

 

6.             
Tout au plus doit-on se demander si la décision d'irrecevabilité devait s'étendre à
la procédure de modération d'honoraires, dans la mesure où la première juge a apparemment
admis sa compétence, en ouvrant formellement une affaire à cet égard. Ladite requête
n'a pas été déclarée irrecevable et aucun délai n'a été imparti à
la requérante pour la rectifier ou la compléter. Elle a été traitée comme relevant
de la compétence du président de l'autorité devant laquelle s'était déroulé
le litige entre employeur et employé (art. 50 LPav). Un délai a été imparti à
la partie adverse, soit l'avocat P.________, pour se déterminer, ce que de dernier a fait comme
on l'a vu ci-dessus. Ainsi, la première juge doit poursuivre ladite procédure et statuer sur
la requête qui lui a été soumise. Il y aurait en effet contradiction à entrer en
matière sur une requête, à solliciter les déterminations de la partie adverse puis
à la déclarer irrecevable sous l'angle de l'art. 132 CPC. Il y a donc lieu de relever que la
décision d'irrecevabilité du 6 septembre 2011 ne concernait pas la procédure de modération,
laquelle devra suivre son cours. 

 

 

7.             
S'agissant de l'assistance judiciaire, l'appelante
indique expressément ne pas vouloir actuellement "recourir à l'aide judiciaire".
Elle demande certes "l'assistance d'un avocat d'office", mais apparemment en relation avec
la procédure au fond, comme elle l'avait déjà fait devant l'autorité de première
instance. Sa requête doit dès lors être rejetée. 

 

             
Les frais de deuxième instance sont mis à la charge de l'appelante par 1'000 fr., le solde
étant laissé à la charge de l'Etat (art. 107 al. 2 CPC). 

 

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 312 al. 1 CPC

prononce
:

 

             
I.             
L'appel est rejeté.

 

             
II.             
La décision est confirmée.

 

             
III.             
Les frais de deuxième instance, arrêtés à 1'000.- fr. (mille francs), sont mis à
la charge de l'appelante T.________.

 

             
IV.             
L'arrêt motivé est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
25 novembre 2011.

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
La greffière :

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies à :

 

-             
T.________

-             
P.________

 

             
              et communiqué en
copie, pour information à :

 

-             
la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne

 

             
La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

             
La greffière :