# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 560f5a5c-6b7d-5c5f-8df3-92d5d42de161
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-09-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 21.09.2010 A/168/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-168-2010_2010-09-21.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/168/2010-TAXIS ATA/657/2010 

ARRÊT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

du 21 septembre 2010 

 

dans la cause 

 

A______ Sàrl 
T______ Sàrl 
représentées par Me Mauro Poggia, avocat  

 

contre 

SERVICE DU COMMERCE 
 

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A/168/2010 

EN FAIT 

1.  Par arrêté du 17 février 2009, le département de l’économie et de la santé 
(ci-après : le département) a autorisé la société A______ Sàrl (ci-après : A______) 
à exploiter une centrale d’ordres de courses de taxis de service privé. 

  Le même jour, le département a autorisé la société T______ Sàrl (ci-après : 
T______) à exploiter une centrale d’ordres de courses de taxis de service public. 

  Ces deux autorisations étaient accordées sous un certain nombre de réserves 
et de conditions. En particulier, il était précisé que la même centrale ne pouvait 
avoir pour affiliés des exploitants de taxis de service privé et des exploitants de 
taxis de service public, conformément à l'art. 13 al. 3 de la loi sur les taxis et 
limousines [transport professionnel de personnes au moyen de voitures 
automobiles] du 21 janvier 2005 (LTaxis - H 1 30), entrée en vigueur le 15 mai 
2005. Le département pouvait révoquer les autorisations si les conditions de leur 
délivrance n’étaient plus remplies. 

2.  Le 16 juillet 2009, le service du commerce a écrit à A______. Un contrôle 
avait été réalisé au sein de la centrale le 5 juin 2009. Ce jour-là, la centrale était en 
panne et une intervention technique était en cours. Son activité avait cessé et la 
gestion des affiliés avait été transférée à la centrale de T______. Le 14 juillet 
2009, un nouveau contrôle avait permis d’observer que les données de la société 
étaient « incrémentées » (sic) dans le même système informatique que T______.  

  Dès lors, A______ était en infraction avec l’art. 13 LTaxis. Un ultime 
avertissement lui était adressé et un délai, échéant au 20 août 2009, lui était 
imparti pour prendre les mesures nécessaires au respect de la loi.  

  De plus, A______ devait transmettre un certain nombre de documents 
statistiques.  

3.  Le 16 juillet 2009 toujours, le service du commerce s’est adressé à 
T______. Sa centrale d’ordres de courses de taxis de service public gérait 
également la centrale d’ordres d’A______, soit des taxis de service privé.  

  La liste des chauffeurs d’A______ avait été transférée dans les locaux de 
T______. Un ultime avertissement lui avait été adressé afin qu’il prenne les 
mesures nécessaires pour respecter la loi, d’ici au 20 août 2009. 

  Un certain nombre de documents statistiques était aussi demandé. 

4.  Les deux délais ont été prolongés au 20 septembre 2009, à la demande des 
sociétés concernées. 

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5.  Le 31 août 2009, un même avocat s’est constitué, d’une part pour A______ 
et d’autre part pour T______, demandant que le délai soit reporté d’au moins deux 
mois afin qu’il puisse examiner avec précision le mode de fonctionnement des 
centrales. 

  Le service du commerce a accepté de prolonger ces délais jusqu’au 
14 octobre 2009. 

6. a. Le 14 octobre 2009, T______, par la plume de son conseil, s’est déterminée. 
Ni la LTaxis, ni son règlement d’exécution n’imposaient de prescription quant aux 
modalités à respecter pour la séparation de deux centrales d’ordres de courses. 
Des moyens techniques permettaient de gérer ces deux centrales de manière tout à 
fait distinctes. Le but de l’art. 13 LTaxis, soit protéger le consommateur et éviter 
de lui envoyer un véhicule de service privé alors qu’un véhicule de service public 
était commandé, était respecté.  

  Cela dit, T______ avait pris la décision de renoncer à la mise en commun 
des locaux et infrastructures avec A______. Cette dernière devait remettre en 
service ses propres installations dès que les problèmes techniques seraient résolus. 

 b. Le même jour, par la plume du même conseil, A______ a adressé au service 
du commerce un courrier similaire. Elle estimait être en mesure de reprendre son 
activité dans ses propres locaux dès le 15 novembre 2009. 

7.  Le 2 décembre 2009, le service du commerce a adressé, à A______ d’une 
part et à T______ d’autre part, un courrier leur impartissant un délai échéant au 11 
décembre 2009 pour se déterminer sur d’éventuelles sanctions ou mesures. 

  Un nouveau contrôle avait été réalisé le 30 novembre 2009. Les locaux 
d’A______ étaient fermés et personne n’était présent. Dans les locaux de 
T______, il avait été constaté que la centrale d’ordres de courses gérait 
parallèlement les deux centrales. T______ disposait de la liste des chauffeurs de 
taxis privés d’A______. 

8.  Le 10 décembre 2009, T______ et A______ se sont déterminées par un pli 
unique. Les animateurs des deux sociétés avaient la réelle volonté de se 
réorganiser et de prendre les mesures adéquates pour que l’exploitation de leur 
centrale soit en conformité avec la LTaxis et son règlement d’exécution. A______ 
avait toutefois dû faire face à des problèmes techniques majeurs avec les 
techniciens chargés de faire des réparations et des modifications du point de vue 
du réseau de télécommunications et du réseau internet. Les derniers problèmes 
techniques devaient être résolus à brève échéance.  

9. a. Le 21 décembre 2009, le service du commerce a accepté d’accorder à 
A______ un ultime délai au 15 janvier 2010 pour lui permettre de reprendre son 
activité dans ses propres locaux. A défaut, les mesures et/ou sanctions 

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administratives nécessaires seraient prises, soit la révocation de l’autorisation 
délivrée. 

 b. Le même jour, le service du commerce s’est adressé à T______. Une 
centrale de taxis de service public était gérée en parallèle à une centrale de taxis 
de service privé, en infraction notamment avec l’art. 13 al. 2 et 3 LTaxis. Une 
amende de CHF 5'000.- était infligée à T______. Un délai, échéant au 15 janvier 
2010, lui était accordé pour se mettre en conformité, après quoi l’autorisation 
serait révoquée. 

10.  Le 18 janvier 2010, T______ a recouru auprès du Tribunal administratif 
contre la décision lui infligeant une amende de CHF 5'000.- (cause A/168/2010). 

  T______ n’avait pas violé la loi car elle exploitait une centrale qui avait 
pour seuls affiliés des exploitants de taxis de service public, alors qu’A______ 
avait pour affiliés des exploitants de taxis de service privé uniquement. 

  Les deux sociétés mettaient en commun des ressources humaines pour 
l’exploitation de leur centrale respective, ce que la loi n’interdisait pas dès lors 
que les clients qui appelaient l’une des centrales bénéficiaient des services d’un 
taxi du secteur concerné, sans confusion possible. 

  Les taxis de service public offraient des prestations notoirement moins 
coûteuses pour la clientèle, dès lors qu’ils pouvaient emprunter les voies réservées 
aux taxis et bus, contrairement aux taxis de service privé. Ainsi, si une personne 
commandant un taxi de service privé recevait un taxi de service public, il n’y avait 
pas de dommage. De même, les chauffeurs de taxis de service privé ne se faisaient 
pas détourner de courses au profit de ceux de service public. Il s’agissait de deux 
centrales distinctes qui travaillaient actuellement dans les mêmes bureaux, avec le 
même personnel. L’unité organisationnelle ne changeait rien à l’indépendance 
juridique.  

11.  Le 1er mars 2010, le service du commerce s’est opposé au recours. 
Contrairement à ce que soutenait T______, l’unité organisationnelle entraînait 
pour le public une confusion entre les catégories de taxis. Une même centrale 
avait pour affiliés des chauffeurs de taxis de chacun des services. 

12. a. Le 9 mars 2010, le service du commerce a décidé de révoquer l’autorisation 
délivrée à T______. L’activité de cette société était exercée en commun avec 
A______ et, malgré les délais impartis, elle n’entendait pas se mettre en 
conformité avec les conditions de l’autorisation délivrée. 

 b. Le même jour, une décision similaire a été notifiée à A______.  

13. a. Le 7 avril 2010, T______ a recouru auprès du Tribunal administratif (cause 
A/1183/2010). 

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 b. A______ a également recouru auprès du tribunal de céans, le même jour 
(A/1184/2010). 

 c. Ces deux actes reprenaient la substance du recours interjeté dans le dossier 
A/168/2010.  

14.  Le 23 avril 2010, le service du commerce s’est opposé aux deux recours, 
reprenant les éléments figurant dans les observations produites dans la cause 
A/168/2010. 

15.  Le 26 avril 2010, le juge délégué à l’instruction de la procédure a procédé à 
un transport sur place, concernant les trois procédures. 

  Une démonstration du fonctionnement de la centrale d’appels a été faite. 
Lorsqu’un client appelait sur le numéro de téléphone de T______, le système 
informatique sélectionnait automatiquement une voiture affiliée à cette société. Il 
prenait en compte les préférences du client, tels que nombre de place, type de 
véhicule, carte de crédit, etc. Ce n’est que si aucun véhicule n’était disponible 
dans le service de taxis publics que la standardiste pouvait proposer explicitement 
un véhicule de taxi privé. 

  La même procédure était installée pour les clients appelant A______. Le 
système sélectionnait automatiquement le véhicule de la catégorie concernée le 
plus proche du client et la standardiste ne faisait que valider ce choix.  

  Deux employés répondaient simultanément aux clients. La moitié des 
téléphonistes étaient engagées par A______, l’autre par T______. Ces personnes 
répondaient indifféremment aux appels de l’une ou de l’autre des sociétés.  

  Au terme du transport sur place, il a été convenu que les parties 
disposeraient d’un délai de quinze jours à réception du procès-verbal, pour 
d’éventuelles remarques, puis que les procédures seraient jointes et gardées à 
juger. 

16.  Le 12 mai 2010, le conseil des recourantes a indiqué qu’il n’avait pas 
d’observation à faire au sujet du procès-verbal. 

  Le service du commerce n’a pas transmis de remarques. 

  La cause a ainsi été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Interjetés en temps utile devant la juridiction compétente, les recours sont 
recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - 

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LOJ - E 2 05 ; art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  A teneur de l'art. 70 al. 1 LPA, l'autorité peut, d'office ou sur requête, 
joindre en une même procédure des affaires qui se rapportent à une situation 
identique ou à une cause juridique commune.  

  Les recours relatifs au litige opposent les mêmes parties et portent sur un 
complexe de faits identiques. Par conséquent, le Tribunal administratif ordonnera 
la jonction des causes A/168/2010, A/1183/2010 et A/1184/2010 sous le numéro 
A/168/2010.  

3.  a. L'art. 9 al. 1 let. d Ltaxis soumet l'exploitation d'une centrale d'ordre de 
course de taxis à autorisation. L'al. 2 de cette disposition précise  qu'une même 
personne n'est pas habilitée à se voir délivrer plus d'une des autorisations visées à 
l'al. 1 sauf dans des cas non réalisés en l'espèce. 

  L'art. 13 al. 1 Ltaxis, intitulé « autorisation d'exploiter une centrale d'ordres 
de courses de taxis », fixe les conditions nécessaires à l'obtention d'une telle 
autorisation. En particulier, la centrale doit disposer à son siège d'une adresse fixe 
et d'un numéro téléphonique d'appel général (let. e) et disposer de l'infrastructure 
suffisante et des moyens techniques adéquats pour gérer le trafic des taxis qui lui 
sont affiliés, ainsi que pour recevoir et leur transmettre des ordres de courses (let. 
g). 

  L'al. 2 de cette disposition précise que l'autorisation confère la faculté 
d'exploiter une centrale d'ordres de courses de taxis de service privé ou de service 
public, et l'al. 3 indique que la même centrale ne peut avoir pour affiliés des 
exploitants de taxis de service privé et des exploitants de taxis de service public. 

 b. Selon les travaux préparatoires de la LTaxis (MGC 2003-2004 p. 3221 ss), 
« Les centrales d'ordres de courses de taxis jouent un rôle important dans le 
service public du taxi. C'est grâce à elles que le client est en mesure d'obtenir un 
taxi par appel téléphonique, notamment de jour comme de nuit […] Mais il s'agit 
avant tout, et c'est là le but d'intérêt public, de veiller à ce que le consommateur 
qui se fie à un numéro d'appel d'une centrale d'ordres de courses puisse réellement 
faire appel à un service comportant une véritable organisation de taxis et 
susceptible de lui adresser un véhicule, de jour comme de nuit, week-end 
compris. » Les auteurs de ces travaux ont de plus précisé que « Si les centrales 
peuvent exister aussi bien pour les taxis sans permis de stationnement qu'avec 
permis de stationnement, la mixité des centrales est par contre abolie. Dans la 
mesure où les taxis sans droit de stationnement n'ont en effet aucun accès ni aux 
stations, ni aux voies de bus, on ne peut concevoir que la même centrale diffuse 
indifféremment des courses à l'une et à l'autre catégorie de taxis, au risque sinon 
de tromper la clientèle. » 

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  De plus, la logique d'interdire la mixité des centrales était ainsi expliquée 
(MGC 2004-2005/IV A 1676) : "Dès l'instant où l'on veut donner un statut très 
différent aux taxis avec ou sans droit de stationnement, le risque est que le public 
ne s'y retrouve pas. Les tarifs sont en effet différents pour un même parcours si le 
temps passé dans le taxi est plus long. En effet, les tarifs sont fonction de la 
distance certes, mais aussi du temps. Si quelqu'un prend un taxi pour descendre la 
rue de la Servette et que la voie de bus n'est pas accessible, ce qui est le cas pour 
un taxi sans droit de stationnement, il payera la course plus cher puisqu'il va se 
retrouver dans la file d'attente, parce que le trajet dure plus longtemps". 

4.  En l’espèce, il est établi par la procédure que A______ et T______ 
disposent chacune d’un numéro de téléphone. Cependant, les appels téléphoniques 
des clients aboutissent dans le même système informatique et sont gérés par les 
mêmes opérateurs. Si le système informatique propose un véhicule affilié à la 
centrale dont le numéro a été composé, les opérateurs ont la possibilité de 
modifier cette proposition.  

  Il résulte de ce qui précède que les appels des clients destinés à l’une ou à 
l’autre des sociétés aboutissent dans le même central téléphonique et que les 
prescriptions rappelées ci-dessus ne sont pas respectées.  

5. a. L’art. 31 al. 1 LTaxis prévoit que le département révoque les autorisations 
prévues par le chapitre de la LTaxis, lorsque les conditions de leur délivrance ne 
sont plus remplies. Les sanctions administratives, prévues aux art. 46 et 47 
LTaxis, sont réservées.  

 b. Le chapitre 4 de la LTaxis, soit les art. 44 à 48, est intitulé « mesures et 
sanctions administratives ».  

  L’art. 44 LTaxis permet aux autorités de retirer les permis de circulation et 
permis de conduire utilisés sans droit pour des transports professionnels.  

  L’art. 45 LTaxis permet à l’autorité d’infliger une amende administrative de 
CHF 100.- à CHF 20'000.- à toute personne ayant enfreint les prescriptions de la 
loi ou de ses dispositions d’exécution, le montant maximum étant porté à 
CHF 100'000.- en cas d’organisation dans un dessein de lucre, sans autorisation, 
d’un service de transport de personnes. L’al. 4 de cet article prévoit que 
lorsqu’une infraction a été commise dans la gestion d’une personne morale ou 
d’une entreprise en raison individuelle, les sanctions sont applicables aux 
personnes qui ont agi ou auraient dû agir en leur nom, la personne morale ou le 
propriétaire de l’entreprise individuelle en répondant solidairement. Elles sont 
toutefois directement applicables aux sociétés et entreprises lorsqu’il n’apparaît 
pas de prime abord quelles sont les personnes responsables de l’infraction.  

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  L’art. 46 LTaxis permet au département de suspendre ou de retirer à un 
chauffeur employé ou indépendant sa carte professionnelle.  

  De plus, l’art. 47 LTaxis, intitulé « suspension et retrait de la carte 
professionnelle de dirigeant d’une entreprise » permet au département, en cas 
d’infraction à la législation ou aux conditions particulières de l’autorisation 
d’exploiter un service de taxis ou de limousines sous forme d’entreprise, de 
suspendre ou de retirer la carte professionnelle en question.  

  En dernier lieu, l’art. 48 LTaxis institue une commission de discipline, 
formée des représentants des milieux professionnels, des organes de police et de 
l’office cantonal des automobiles et de la navigation, appelée à donner son préavis 
sur des mesures et sanctions administratives prononcées par le département, sans 
toutefois que ces préavis ne lient l’autorité.  

 c.  L'art. 74 al. 3 du  règlement d’exécution de la loi sur les services de taxis du 
8 décembre 1999 (RTaxis – H 1 30.01) précise que, pour les infractions 
impliquant des amendes en application de l'art. 45 de la loi, le préavis de la 
commission peut être donné au service par la seule approbation d'un barème. 

6.  Au vu des éléments qui précèdent, les décisions litigieuses, en ce qu’elles 
révoquent les autorisations d’exploiter délivrées à T______ et à A______ seront 
confirmées, dès lors que ces deux sociétés ne respectent pas les conditions prévues 
par la loi dans le cadre de l’exploitation de leur centrale d’ordres.  

  Tel ne sera pas le cas de l’amende de CHF 5'000.- infligée à T______ dans 
la décision du 21 décembre 2009.  

  En effet, la commission de discipline prévue à l’art. 48 LTaxis n'a pas 
décerné de préavis spécial portant sur la situation d'espèce, ni délivré de préavis 
anticipé par l'édiction d'un barème au sens de l'art. 74 al. 3 RTaxis. Or, l'existence 
d'un préavis, sous l'une ou l'autre de ces deux formes, est exigée par la loi. 
Conformément aux jurisprudences rendues ce jour dans la même matière, 
l’absence d’un tel préavis entraîne l'invalidation de la décision (P. MOOR, Droit 
administratif, vol. 2, 2ème éd., 2002, p. 246, n. 2.2.5.4 et références citées ; 
ATA/656/2010 ; ATA/658/2010 et ATA/659/2010 du 21 septembre 2010).  

7.  Au vu de ce qui précède, le recours de T______ du 18 janvier 2010 sera 
partiellement admis, celui d’A______ étant entièrement rejeté.  

  Un émolument de procédure, en CHF 500.-, sera mis à la charge de 
T______, qui obtient partiellement gain de cause, en CHF 750.- à la charge 
d’A______, qui succombe, et en CHF 500.- à la charge de l'autorité, qui voit l’une 
de ses décisions annulées. 

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  De plus, une indemnité de procédure en CHF 500.- sera allouée à T______ à 
la charge de l’Etat de Genève (art. 87 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

préalablement : 

ordonne la jonction des causes A/168/2010, A/1183/2010 et A/1184/2010 sous le 
numéro A/168/2010 ; 

à la forme : 

déclare recevables les recours interjetés les 18 janvier 2010 et 7 avril 2010 par T______ 
Sàrl contre les décisions des 21 décembre 2009 et 9 mars 2010 du service du commerce 
et le 7 avril 2010 par A______ Sàrl contre la décision du 9 mars 2010 du service du 
commerce ; 

au fond : 

rejette le recours de A______ Sàrl ; 

admet partiellement le recours de T______ Sàrl du 18 janvier 2010 ; 

annule la décision du 21 décembre 2009 en ce qu’elle inflige une amende administrative 
de CHF 5'000.- à T______ Sàrl ; 

confirme les décisions du 9 mars 2010 révoquant l’autorisation accordée à T______ 
Sàrl d’exploiter une centrale d’ordres de courses de taxi de service public ainsi que celle 
accordée à A______ Sàrl d’exploiter une centrale de courses de taxi de service privé ; 

met un émolument de CHF 500.- à la charge de T______ Sàrl ; 

met un émolument de CHF 750.- à la charge de A______ Sàrl ; 

met un émolument de CHF 500.- à la charge du service du commerce ; 

alloue une indemnité de procédure de CHF 500.- à T______ Sàrl à la charge de l’Etat de 
Genève ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 

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de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Mauro Poggia, avocat des recourantes, ainsi qu'au 
service du commerce. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mmes Bovy, Hurni et Junod, M. Dumartheray, juges. 

Au nom du Tribunal administratif : 

la greffière-juriste adj. : 
 
 

F. Glauser 

 le vice-président : 
 
 

Ph. Thélin 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :