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**Case Identifier:** 50619565-214a-5cdc-b5e0-ca926518c499
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-01-26
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 26.01.2023 CPR 2023 7
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_004_CPR-2023-7_2023-01-26.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

CHAMBRE PÉNALE DES RECOURS

CPR 7 / 2023
AJ 8 / 202

Président :  Daniel Logos
Juges :  Sylviane Liniger Odiet et Philippe Guélat 
Greffière :  Lisiane Poupon

DÉCISION DU 26 JANVIER 2023

dans la procédure de recours introduite par

A.________, actuellement détenu à la Prison de F.________ à U1.________ (ville),
- représenté en justice par Me Nicolas Bloque, avocat à Delémont, 

recourant,

contre

l’ordonnance de la juge des mesures de contrainte du 27 décembre 2022 – rejet de la 
demande de libération et prolongation de la détention provisoire.

_______

Vu le rapport de la police du 3 mars 2022, dont il ressort que la police vaudoise a communiqué 
que A.________, né en 1984 (ci-après : le recourant ou le prévenu) et B.________, née en 
1986 (ci-après : la plaignante ou la victime) avaient séjourné à l’hôtel H1.________, à 
U2.________ (ville), et que, durant la nuit, la situation aurait dégénéré entre eux ; la plaignante 
aurait reçu plusieurs coups et aurait été contrainte sexuellement ; les faits seraient survenus 
entre le 4 et le 6 janvier 2022 ; la victime a été conduite au Centre universitaire romand de 
médecine légale (CURML) pour un examen complet, à la suite duquel elle a été placée au 
Centre pour femmes de C1.________, à U3.________ (ville), où deux inspectrices se sont 
rendues, le 28 février 2022, pour l’entendre, mais la victime a refusé de parler et de lever le 
secret médical ; cette dernière a finalement déposé plainte pénale, le 1er avril 2022, plainte 
dans laquelle elle décrit les différents faits imputés au recourant, depuis leur rencontre, en 
2018 ; le 7 avril 2022, elle a encore déposé un complément à sa plainte pénale pour des faits 
survenus le 5 avril 2022, à V.________ (dossier MP 27/22, rubriques A et J ; ci-après, sauf 
indication contraire, les références citées renvoient à ce dossier) ;

Vu également le rapport de la police genevoise du 18 novembre 2021 relatif à la plainte de 
D.________ à l’encontre du prévenu, son compagnon à l’époque, pour violences physiques 
notamment, dès juin 2018, postérieurement à la naissance de leur fils, E.________, plainte 
qu’elle a retirée le 29 novembre 2021 (A) ; 

Vu l’ordonnance d’ouverture d’une instruction pénale du 9 janvier 2022 à l’encontre prévenu 
pour séquestration, év. contrainte et contrainte sexuelle, év. viol, év. lésions corporelles 
simples, infractions commises dans des circonstances de fait devant encore être déterminées 

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à U2.________(ville), entre le 1er et le 6 janvier 2022 ; par ordonnances des 1er mars 2022, 4 
et 12 avril 2022 et 5 juillet 2022, les poursuites ont été précisées, respectivement étendues, 
comme il suit : 
- « encouragement à la prostitution (CP 195), par le fait de s’être plaint, quelques temps 

après sa rencontre avec la plaignante, qu’elle ne rapportait pas assez d’argent ; d’avoir 
alors fait pression sur elle pour qu’elle se prostitue ; d’abord de manière temporaire, le 
temps que le couple ait suffisamment d’argent pour se loger ; profiter du lien conjugal avec 
la plaignante et de sa dépendance à son égard en Suisse pour l’inciter à se prostituer durant 
plusieurs mois ; ne pas avoir hésité à dire à la plaignante que si elle ne se prostituait pas 
durant sa grossesse, à savoir si elle ne rapportait pas d’argent au ménage durant cette 
période, il ne lui paierait plus rien et l’abandonnerait avec son enfant ; d’avoir empoché tout 
l’argent gagné par la plaignante grâce à la prostitution ; d’avoir payé les chambres d’hôtels 
et de repas du couple avec l’argent tiré de cette activité ; ne pas avoir laissé cet argent à 
disposition de la plaignante, de quelque manière que ce soit ; au mois d’octobre 2021, avoir 
posté des annonces sur internet vendant les services de la plaignante ; d’avoir installé une 
application de géolocalisation (GPS) sur son téléphone ; d’avoir ainsi poussé et maintenu 
la plaignante dans la prostitution, activité qu’elle a concrètement exercée durant plusieurs 
mois, notamment à U4.________ (ville), U5.________ (ville) et U2.________(ville) ; 
infraction(s) commise(s) en Suisse, entre 2018 et 2022, au préjudice de la victime ;

- voies de fait contre le conjoint ou le partenaire (CP 126 al. 2 CP), lésions corporelles 
simples contre le conjoint où le partenaire (CP 123 al. 2), par le fait : de s’être, durant 
la vie commune du couple, régulièrement montré jaloux à l’égard de la plaignante et lui 
avoir donné à réitérées reprises des gifles et des coups ; d’avoir, en particulier, alors que le 
couple séjournait à l’Hôtel de U5.________(ville) en décembre 2021, fait une crise de 
jalousie ; en particulier, avoir mis des coups au visage de la plaignante, au point qu’elle a 
perdu connaissance ; au réveil de celle-ci, avoir dit : « qu’est-ce que j’ai fait, n’appelle pas 
la police, mon dieu je t’ai déformée » ; par son comportement, avoir tuméfié le visage de la 
plaignante, au point que celui-ci était difforme, le pourtour de son œil gauche étant violet et 
la pommette gauche décalée à gauche du visage, au point que la plaignante a cru qu’elle 
devrait avoir recours à la chirurgie esthétique pour rattraper les coups portés à son visage, 
qui est redevenu normal quatre jours après les actes de violence ; infraction(s) commise(s) 
à U5.________(ville), en décembre 2021, au préjudice de la victime ;

- séquestration (CP 183), contrainte sexuelle (CP 189), contrainte (CP 181), lésions 
corporelles simples contre le conjoint ou le partenaire (CP 123 al. 2), voies de fait 
contre le conjoint ou le partenaire (CP 126 al. 2), injures (CP 177), utilisation abusive 
d’une installation de télécommunication (CP 179septies), violation du domaine secret 
ou du domaine privé au moyen d’un appareil de prise de vues (art. 179quater), par le 
fait : d’avoir, le 4 janvier 2022, passé la soirée à U2.________(ville) avec la plaignante  ; 
alors que les parties étaient rentrées à leur hôtel, à savoir l’hôtel H1.________ de 
U2.________(ville), avoir fouillé le sac de la plaignante et découvert un trousseau de clé 
appartenant à une amie de celle-ci ; de s’être mis en colère au prétexte qu’il croyait que 
ledit trousseau appartenait à d’autres hommes ; d’avoir alors pris le téléphone de la 
plaignante ; avoir vérifié ses numéros ; avoir constaté qu’elle avait désinstallé l’application 
de géolocalisation (GPS) de son téléphone ; de s’en être pris à elle, du 4 janvier 2022 au 6 
janvier 2022, de manière continue, dans la chambre d’hôtel, en particulier, de l’avoir saisi 
au cou avec ses deux mains au point que la plaignante a eu du mal à respirer, de l’avoir 
traitée de pute, à réitérées reprises ; de lui avoir craché au visage ; de lui avoir donné des 

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gifles ; de lui avoir jeté un téléphone au visage, de lui avoir donné de multiples coups de 
poing sur le visage et le corps ; de l’avoir jetée au sol et écrasée avec ses pieds, notamment 
sur la gorge ; de lui avoir donné des coups de pied alors que la plaignante était à terre ; 
d’avoir tiré les cheveux de la plaignante avant de se frotter les parties génitales contre le 
visage de celle-ci ; d’avoir mâché de la nourriture puis d’avoir recraché celle-ci sur la 
plaignante, qui était au sol ; de l’avoir filmée alors qu’elle était nue, au sol, sans son 
consentement ; d’avoir uriné sur elle ; de s’être mise sur elle alors qu’elle était allongée sur 
le lit ; de l’avoir saisie au cou au point qu’elle a eu du mal à respirer avec ses deux mains 
avant de mettre ses genoux sur ses épaules et d’appuyer de tout son poids ; de l’avoir 
pénétrée avec son sexe et ses doigts dans l’anus ; alors que la plaignante montrait des 
traces de violences, être allé, avec elle, au McDonald’s de U2.________(ville) en voiture le 
6 janvier 2022 et lui avoir demandé : « mais pourquoi tu t’es fait ça ? », au point que la 
plaignante a été prise d’angoisses et s’est mise à pleurer ; être remonté dans la voiture en 
direction de U3.________(ville), avec la plaignante ; durant le trajet, avoir demandé à la 
plaignante : « pourquoi j’ai fait ça ? suis-je fou ? qu’est-ce qu’on va devenir ? » ; alors qu’il 
venait de déposer la plaignante à U6.________ (ville), avoir envoyé des messages à 
l’entourage de celle-ci disant qu’elle était une pute, qu’elle travaillait sans papier et que le 
salon de coiffure où elle travaillait était, en réalité, un salon de prostitués ; d’avoir, jusqu’au 
9 janvier 2022, envoyé des dizaines de messages à la plaignante afin de l’intimider ; d’avoir 
également appelé la plaignante à réitérées reprises le 18 mars 2022 pour savoir où elle se 
trouvait, alors qu’ils s’étaient retrouvés à l’aéroport de U5.________(ville), ensuite du retour 
de X.________ (pays) du prévenu avec leur fils G1.________ et que la plaignante se 
cachait dans les toilettes ; infraction(s) commise(s) en Suisse, entre le 4 janvier et le 9 
janvier 2022, respectivement le 18 mars 2022, au préjudice de la victime ;

- voies de fait réitérées contre le conjoint où le partenaire (CP 126 al. 2), injures (CP 
177), par le fait d’avoir, alors qu’il sortait de l’aéroport avec la victime qui venait de sortir 
des toilettes, par crainte du comportement que D.________ avait eu quelques instants 
auparavant à son égard, traité la victime de « pute » alors qu’ils se dirigeaient vers la 
voiture ; de lui avoir également donné des coups de pied dans les chevilles, de l’avoir 
poussée, de lui avoir craché au visage et donné des coups de coude ; une fois arrivée à 
bord du véhicule, avoir frappé la victime pour qu’elle aille s’installer à l’arrière du véhicule, 
au point qu’elle est même tombée de celui-ci ; infractions commises le 18 mars 2022 à 
U5.________(ville), au préjudice de la victime ;

- lésions corporelles simples contre le conjoint où le partenaire (CP 123 al. 2), injures 
(CP 177), par le fait d’avoir insisté auprès de la victime pour voir l’enfant G1.________, en 
particulier, lui avoir envoyé de nombreux messages pour organiser une rencontre ; alors 
qu’ils s’étaient retrouvés tous les trois à V.________, solliciter de l’argent de la part de la 
victime ; face à l’impossibilité de cette dernière d’accéder à sa demande, être devenu 
agressif ; avoir insisté pour qu’elle rentre dans la voiture du prévenu ; alors que celle-ci 
refusait d’entrer dans le véhicule, lui asséner un coup de poing au visage qui a engendré 
une blessure à la lèvre de la victime, qui saignait et a enflé ; le tout par-devant leur fils 
G1.________, âgé de 2 ans ; d’avoir envoyé des messages insultants à la victime et avoir 
fait pression sur elle en lui disant, en portugais, notamment « [...] meurs, salope, fous-toi 
ton argent dans le cul, va te faire foutre avec tes autres mecs, conne, ton cul, malhonnête, 
sournoise, menteuse, alors va te faire enculer, va te trouver un autre imbécile pour qu’il 
t’encule, tu ne m’exposeras plus jamais au ridicule, tu es folle, reine des putains, toi aussi 
tu vas regretter de m’avoir menti, tu peux être sûre que celle qui a perdu c’est toi, ça va être 

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humiliant [...  » ; infractions commises au préjudice de la victime, le 5 avril 2022 à 
U3.________(ville) ;

- viol (CP 190), par le fait d’avoir pénétré avec son sexe sans préservatif le vagin de la 
victime contre la volonté de cette dernière et dans le même temps qu’il lui infligeait, dans la 
chambre d’hôtel, différents sévices corporels et des humiliations de toutes sortes, 
notamment en la frappant, en lui crachant dessus, en lui urinant dessus, en la privant de 
ses vêtements, en lui jetant de la nourriture, en l’insultant de « pute » et de « salope », en 
lui disant notamment « une pute sert à ça » et « les putes, on les traite comme ça », en lui 
disant qu'elle ne reverrait jamais son fils en Suisse, qu’il ne ferait pas le passeport de ce 
dernier, en jetant la victime sur le lit, en essayant de l’étrangler, le tout quand bien même la 
victime tentait de sortir du lit en se mettant à genoux pour supplier le « bon Dieu », 
infraction(s) commise(s) à l’hôtel H1.________ de U2.________(ville), entre le 4 janvier 
2022 à 22h00 et le 6 janvier 2022 à 05h00, au préjudice de la victime » (B) ;

Attendu que, le 4 avril 2022, la procédure pénale a été également dirigée contre D.________, 
pour injures et tentative de lésion corporelle simple, par le fait, alors qu’elle se trouvait à 
l’aéroport de U5.________(ville) en compagnie notamment du prévenu et de la plaignante, 
avoir traité cette dernière de pute devant les personnes présentes ; de s’être ensuite dirigée 
vers la plaignante et avoir tenté de la frapper ; avoir été retenue par la famille du prévenu, ce 
qui a permis d’éviter le(s) coup(s) à l’encontre de la plaignante qui est partie se réfugier dans 
les toilettes de l’aéroport avec son fils G1.________, infraction(s) commise(s) à 
U5.________(ville), le 18 mars 2022, au préjudice de la plaignante  (B) ; le 4 mai 2022, le 
procureur e.o. a encore étendu les poursuites à l’encontre du prévenu sous les préventions de 
menaces contre le conjoint ou le partenaire, voies de fait réitérées contre le conjoint ou le 
partenaire, lésions corporelles simples contre le conjoint ou le partenaire, par le fait de s’en 
être pris régulièrement par le geste et la parole à D.________, infractions commises dans le 
canton de U5._____, entre le mois de juin 2018 et le 18 novembre 2021, au préjudice de cette 
dernière (B) ;

Vu les procès-verbaux d’audition par la police du 29 novembre 2021 du recourant, du 8 janvier 
2022 de H.________ et de I.________, des 28 février et 4 juillet 2022 de la plaignante, du 12 
avril 2022 du recourant, du 27 juillet 2022 de J.________ et de K.________, du 28 juillet 2022 
de D.________, du 6 septembre 2022 de L.________, du 15 décembre 2022 de M.________ 
et de N.________, ainsi que ceux des auditions devant le Ministère public des 13 avril et 21 
octobre 2022 du prévenu et des 18 et 21 octobre 2022 de la plaignante (C);

Vu le rapport du CURML du 18 janvier 2022 relatif à l’examen physique de la plaignante, le 7 
janvier 2022 ; il en ressort notamment que, selon les faits décrits par la plaignante, qu’après 
avoir dormi, au matin du 6 janvier 2022, elle a eu un rapport sexuel consenti sous la forme 
d'une pénétration pénienne vaginale sans préservatif avec éjaculation interne ; les experts ont 
mis en évidence les lésions traumatiques suivantes pouvant chronologiquement entrer en lien 
avec les événements dénoncés, à l’hôtel H1.________, à U2.________(ville) : une ecchymose 
en monocle de l'œil gauche, du cou (millimétrique), de la face postérieure du tiers moyen du 
bras droit, des faces postéro-interne du tiers moyen et postérieure du tiers distal du bras 
gauche, du pavillon auriculaire gauche, de la cuisse gauche, de la jambe droite et deux 
ecchymoses du genou droit et une ecchymose associée à des dermabrasions de l'insertion 
postérieure du pavillon auriculaire droit et du coude gauche ; les ecchymoses et les 

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dermabrasions sont consécutives à un traumatisme contondant [d'un ou de coup(s) porté(s) 
avec un ou des objet(s) contondant(s), d'un ou de choc(s) de la partie du corps contre un ou 
des objet(s) contondant(s) ou, pour les ecchymoses, d'une pression locale forte] avec, 
concernant les dermabrasions, une composante tangentielle ; concernant l'ecchymose en 
monocle de l'œil gauche, elle est compatible avec le mécanisme proposé par la plaignante, à 
savoir un coup de poing reçu à ce niveau ; concernant les autres lésions constatées, elles sont 
trop peu spécifiques pour pouvoir se prononcer quant à leur origine précise ; concernant les 
ecchymoses du cou, du pavillon auriculaire gauche, du bras gauche et l'ecchymose associée 
à des dermabrasions du coude gauche, elles peuvent cependant être compatibles avec le 
mécanisme proposé par la plaignante, à savoir respectivement une saisie au cou et un heurt 
contre un mur durant les faits concernant celles du bras ; concernant les autres ecchymoses, 
la plaignante n'a pas pu donner de mécanisme à l'origine de ces dernières ; le tableau 
lésionnel, de par le relativement faible nombre de lésions constatées et leur gravité, est moins 
sévère que ce qui pourrait être attendu suite à l'ensemble des violences que la plaignante 
rapporte avoir subies ; concernant les saisies au cou, il n’a pas été observé de pétéchies, mais 
en raison du délai depuis les faits, des éventuelles pétéchies auraient pu disparaître ; la 
plaignante ne rapporte cependant pas de signe de souffrance cérébrale (perte de 
connaissance, de selles ou d'urine), si bien qu’il ne peut être retenu de mise en danger 
concrète de sa vie d'un point de vue médico-légal ; l'examen gynécologique a mis en évidence 
un érythème de l'introïtus vaginal entre 4 et 7 heures, soit une rougeur cutanée ou muqueuse 
fugace dont l'origine n'est pas nécessairement traumatique ; celui constaté peut être 
compatible avec une pénétration pénienne vaginale, tel que rapporté par la plaignante, sans 
que le caractère consenti ou non puisse être établi ; aucune lésion anale n’a été mise en 
évidence, ce qui n'entre toutefois pas en contradiction avec les dires de la plaignante, 
notamment une pénétration pénienne et digitale à ce niveau (G) ; 

Vu le rapport médical du 22 février 2022 du Centre C2.________, à Lausanne, relatif au suivi 
entrepris le 27 janvier 2022 par la victime ; selon ce rapport, il a été observé des signes 
congruents avec un état de stress post-traumatique, avec des angoisses importantes, un 
sommeil fortement perturbé avec un état d'hypervigilance constant, un sentiment de 
détachement, une restriction des affects, une difficulté dans la gestion de ses émotions, une 
tolérance au stress sévèrement diminuée, une capacité d'organisation et de planification 
perturbée, ainsi que des idées de culpabilité et de dévalorisation ; la victime bénéficie d’une 
médication (Tranxilium 10 mg) et présente une incapacité de travail de 100% ; depuis la 
première séance, elle refuse catégoriquement d'évoquer les événements de début janvier 
2022 ; il lui arrive toutefois de dire qu'elle ne sera « plus jamais la même personne », qu'elle 
n'aurait « jamais pu imaginer vivre une chose pareille » (G) ;

Vu la requête de mise en détention provisoire du recourant du 14 avril 2022 (F) ;

Vu l’ordonnance de la juge des mesures de contrainte du 15 avril 2022 ordonnant la mise en 
détention provisoire du recourant pour une durée de trois mois, jusqu’au 12 juillet 2022 (F) ;

Vu le rapport du Centre d’accueil C1.________ du 25 mai 2022 mentionnant que, lors de son 
arrivée, la plaignante, se trouvait psychiquement dans un état de grande détresse et présentait 
des signes importants d'agitation, d'angoisse et d'hypervigilance ; son état était extrêmement 
grave ; au début de son séjour, de violentes crises d'angoisse et de détresse se manifestaient 

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principalement le soir, nécessitant l'intervention des professionnels ; elle souffrait également 
de troubles du sommeil ; le contrôle et l'emprise psychologique qu'aurait exercés sur la 
plaignante l'auteur des violences semble l'avoir amenée à tenir un discours de banalisation et 
de minimisation des violences ainsi que des propos dévalorisants de sa propre personne ; le 
directeur du Centre ajoute que, de leur expérience dans l'accompagnement des victimes de 
violence domestique, cette non conscience de la gravité des faits pourrait s'expliquer par la 
forme extrême et répétitive de la violence subie au cours des années de relation avec l’auteur 
des infractions ; le suivi de la plaignante a été particulièrement conséquent afin de stabiliser 
son état dans l’optique d'entamer un travail sur la violence et sur son propre rétablissement ; 
malgré une amélioration sensible de son état, elle continue à avoir des difficultés importantes 
dans son quotidien ; elle démontre aujourd'hui encore une grande détresse, des états 
d'agitation et des troubles de la mémoire qui sont en lien avec la gravité des violences 
relatées ; la plaignante a décrit sa relation avec le prévenu comme étant marquée par les 
coups, le contrôle, l'emprise, l'exploitation, le chantage et la manipulation ; il ajoute encore que 
le Centre ne contrôle pas les allées et venues des patientes, sinon que celles-ci doivent dormir 
au Centre et participer aux entretiens ; la plaignante n’a probablement pas dormi dans le 
Centre le week-end ; elle a été en contact avec le recourant à plusieurs reprises, certainement 
notamment du 11 au 12 et du 19 au 21 février 2022 ; la plaignante a décrit avoir perdu la 
capacité de voir ce qui lui était arrivé dans sa relation, le recourant sachant tirer profit de ses 
points faibles ; lorsqu'elle l’a revu, elle a été déstabilisée et à nouveau agitée et confuse, ayant, 
dans un premier temps, cru aux propos du prévenu lui disant qu'il regrettait ce qu'il avait fait ; 
actuellement, elle semble commencer à voir la gravité de son vécu ; le responsable du Centre 
ajoute qu’il lui paraît important de relever que la plaignante a présenté des sentiments 
ambivalents envers le prévenu, phénomène cohérent avec l'emprise dont elle a été la victime. 
(G) ;

Vu la requête de prolongation de la détention provisoire du Ministère public du 6 juillet 2022 et 
l’ordonnance du 6 (recte : 12) juillet 2022 de la juge des mesures de contrainte prolongeant la 
détention provisoire du recourant pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 12 octobre 2022 
(F) ;

Vu le rapport d’expertise psychiatrique du 29 août 2022 du Dr O.________, psychiatre-
psychothérapeute FMH, établi à la suite du mandat confié par le Ministère public, le 16 mai 
2022 ; dans ses conclusions, l’expert relève que le recourant ne souffre pas d’un trouble 
psychiatrique ni d'un trouble grave de la personnalité ; sur le plan addictologique, il est retenu 
un usage abusif de cocaïne (F14.1 s selon la CIM-10) et d’alcool (F10.1 selon la CIM-10) ; il 
présente toutefois un défaut de régulation émotionnelle, avec une hyperémotivité et une 
impulsivité ; il était en pleine possession de son discernement quant au caractère illicite des 
faits reprochés ; la prise de toxiques, de cocaïne, mais aussi d’alcool, a pu avoir un effet 
facilitateur, désinhibiteur, mais n'a pas altéré la capacité à se déterminer dans ses 
comportements, notamment vis-à-vis de la plaignante (G) ;

Vu la requête de prolongation de la détention provisoire du Ministère public du 7 octobre 2022 
et l’ordonnance du 17 octobre 2022 de la juge des mesures de contrainte prolongeant la 
détention provisoire du recourant pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 12 janvier 2023 
(F) ;

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Vu le mandat d'investigation du 9 novembre 2022, toujours en cours, par lequel le Ministère 
public a requis la police judiciaire, à la suite des rapports d'extraction des téléphones des 
parties, de procéder au référencement des vidéos échangées entre ces dernières et des 
photos et vidéos contenues dans le dossier Google Photos du téléphone du prévenu, ainsi 
que de procéder à une analyse spécifique des échanges SMS et WhatsApp entre parties (H) ;

Vu la demande de libération de la détention provisoire du 16 décembre 2022, dans laquelle le 
recourant allègue que la crédibilité des déclarations de la plaignante est remise en cause par 
le fait qu’elle a menti sur le but réel de sa venue en Suisse, à savoir s’adonner à la prostitution ; 
par ailleurs, son fils, E.________, vit extrêmement mal sa séparation avec son père ; aux fins 
de lui permettre de revoir rapidement son fils, il se déclare d’accord de se soumettre à toutes 
mesures de substitution utiles (engagement de ne pas commettre de nouvelles infractions, de 
n'avoir aucun contact avec la plaignante et G1.________, de ne pas se rendre à 
U3.________(ville), respectivement à rester dans un périmètre défini en ville de 
U5.________(ville) ; dépôt de ses papiers d'identité et de son permis de conduire, présentation 
régulière à un poste de police ; suivi de tout traitement jugé utile, pose d'un bracelet 
électronique) (F) ; 

Vu le refus de libération et la requête du 19 décembre 2022 du Ministère public tendant à la 
prolongation de la détention provisoire pour une durée de trois mois (F) ;

Vu l’ordonnance de la juge des mesures de contrainte du 27 décembre 2022 rejetant la 
demande de libération du 16 décembre 2022 et prolongeant la durée de la détention provisoire 
du recourant de trois mois, jusqu’au 12 avril 2023 ; dans ses motifs, la juge retient en 
substance que depuis la dernière décision du 17 octobre 2022, la principale victime, qui a pu 
être entendue, les 18 et 21 octobre 2022, a décrit de manière crédible et détaillée, sur plus de 
30 pages, les multiples sévices perpétrés à son encontre par le recourant, éléments qui 
renforcent les soupçons et les risques de récidive et de fuite ; quant au prévenu, entendu une 
deuxième fois par le Ministère public le 21 octobre 2022, il s'est borné à minimiser son 
implication quant aux faits reprochés, évoquant être victime d’une « machination » ; de 
nouvelles réquisitions de preuves des parties ont été ordonnées ainsi qu’une analyse plus 
approfondie des données, analyse qui permettra notamment de contextualiser la relation entre 
le prévenu et la victime au moment des différentes infractions reprochées, dont les résultats 
sont attendus vraisemblablement pour la fin du mois de janvier 2023 ; pour le surplus, les 
mesures de substitution proposées par le recourant ne sauraient pallier les risques de 
réitération et de fuite, étant précisé que le fait que l’enfant du recourant souffre de son absence 
ne constitue pas une circonstances justifiant une mise en liberté ou à prendre en compte dans 
le contexte de la proportionnalité (F) ;

Vu le recours du 13 janvier 2023 interjeté contre cette ordonnance, dans lequel le recourant 
conclut à l’annulation de cette dernière et à sa remise en liberté immédiate, si besoin en 
ordonnant toutes les mesures de substitution jugées utiles, sous suite des frais et dépens, et 
sous réserve des dispositions relatives à la défense d’office dont il bénéficie ; le recourant 
conteste l’existence de charges suffisantes s’agissant des infractions imputées les plus 
graves ; en tout état de cause, les risque de récidive et de fuite ne sont pas réalisés, 
subsidiairement, il estime que les mesures de substitution qu’il propose suffisent à écarter tous 

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risques ; il requiert en outre la désignation d’un mandataire d’office pour la présente 
procédure ;

Vu la détermination du Ministère public du 18 janvier 2023, dans laquelle il conclut au rejet du 
recours, sous suite des frais et renvoie, en substance, à sa décision de refus de libération et 
requête en prolongation de la détention provisoire du 19 décembre 2022, précisant que les 
résultats de l'analyse des données figurant dans le mandat d'investigation du 9 novembre 2022 
ne sont pas encore parvenus au Ministère public, analyse utile pour contextualiser la relation 
entre le prévenu et la victime au moment des infractions ; 

Attendu que la Chambre pénale des recours est compétente en vertu des art. 222, 393 al. 1 
let. c CPP et 23 let. c LiCPP ;

Attendu que le recours a été introduit dans les forme et délai légaux (385 al. 1 et 396 al. 1 
CPP) et que le prévenu a manifestement qualité pour recourir (art. 222 CPP), si bien qu’il 
convient d'entrer en matière sur le recours ; 

Attendu que l'art. 227 al. 7 CPP prévoit que la détention provisoire peut être prolongée 
plusieurs fois, chaque fois de trois mois au plus et, dans des cas exceptionnels, de six mois 
au plus ; ce contrôle périodique doit permettre de vérifier que les motifs de détention existent 
toujours et que les principes de célérité et de proportionnalité sont encore respectés (ATF 137 
IV 180 consid. 3.5) ; ce contrôle périodique s'impose durant l'instruction et la procédure de 
première instance, et jusqu'à la saisine de la juridiction d'appel (ATF 139 IV 186 consid. 2.2.2) ;

Attendu, aux termes de l’art. 228 al. 1 CPP, que le prévenu peut présenter en tout temps une 
demande de mise en liberté au ministère public ; la demande doit être brièvement motivée ; 
concrètement, l’art. 228 CPP signifie que le prévenu peut en tout temps demander le réexamen 
des conditions de sa détention provisoire, sous réserve d’un délai d’attente ordonné selon 
l’art. 228 al. 5 CPP (MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit commentaire, Code de procédure 
pénale, 2016, n° 5 ad art. 228 CPP) ;

Attendu que la jurisprudence rendue en matière de prolongation de la détention provisoire 
admet une motivation par renvoi à de précédentes décisions, pour autant que le prévenu ne 
fasse pas valoir de faits ou d'arguments nouveaux et que les motifs auxquels il est renvoyé 
soient développés de manière suffisante au regard des exigences déduites de l'art. 29 al. 2 
Cst. (ATF 123 I 31 consid. 2c ; TF 1B_49/2016 du 25 février 2016 consid. 2 et réf.) ; il n'y a 
donc pas lieu de se livrer chaque fois à un examen exhaustif de l'admissibilité de la détention, 
mais de tenir compte de l'évolution du dossier depuis la précédente décision ainsi que des 
objections nouvelles qui peuvent être soulevées (TF 1B_252/2020 du 11 juin 2020 consid. 
2.1) ;

Attendu qu’une mesure de détention provisoire n'est compatible avec la liberté personnelle 
garantie aux art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH que si elle repose sur une base légale (art. 31 al. 1 
et art. 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce l'art. 221 CPP ; elle doit en outre correspondre à un intérêt 
public et respecter le principe de la proportionnalité (art. 36 al. 2 et 3 Cst.) ; pour que tel soit le 
cas, la privation de liberté doit être justifiée par un risque de fuite ou par un danger de collusion 
ou de réitération (art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP) ; préalablement à ces conditions, il doit exister 

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des charges suffisantes, soit de sérieux soupçons de culpabilité, à l'égard de l'intéressé 
(art. 221 al. 1 CPP, art. 5 par. 1 let. c CEDH), c'est-à-dire des raisons plausibles de le 
soupçonner d'avoir commis une infraction (TF 1B_577/2020 du 2 décembre 2020 consid. 2.1) ;

Attendu que le recourant conteste l’existence de charges suffisantes s’agissant des 
préventions les plus graves qui lui sont imputées ; il admet certes avoir eu en particulier un 
comportement inapproprié envers la plaignante au point de l’avoir parfois injuriée et violentée, 
mais il conteste toute forme de violence sexuelle (viol et contrainte sexuelle), de contrainte 
ainsi que la prévention d’encouragement à la prostitution ; contrairement à ses propres 
déclarations constantes et cohérentes, celles de la plaignante ne sont pas crédibles ; elle a 
menti sur les motifs de sa venue en Suisse, qui ne consistent pas en des vacances mais bien 
dans le but de se prostituer ; par ailleurs, aucun élément du dossier ne confirme l’enfer qu’elle 
décrit avoir subi à l’hôtel H1.________ ; de plus, elle est très loquace sur les éléments 
périphériques de leur relation mais peine à décrire avec précision les principaux faits qu’elle 
dénonce ; après les faits en cause et alors même qu’elle est prise en charge à C1.________, 
la plaignante a systématiquement cherché le contact avec lui, à faire le maximum pour 
empêcher son mariage et à continuer à le voir et à poster des images d’eux sur Instagram ; 
contrairement à l’autorité précédente, qui s’est bornée à considérer les déclarations de la 
plaignante comme crédibles sans aucune forme de remise en question, il n’est pas insensé 
de retenir une « machination » de la plaignante, qui a clairement manifesté sa volonté de rester 
en Suisse, quand bien même elle n’y a aucune attache ; elle a préféré demeurer en Suisse en 
le poussant à aller chercher leur enfant commun pour qu’il l’amène en Suisse, alors même 
que leur relation n’avait pas d’avenir ; 

Attendu qu’il sied de rappeler qu’il n'appartient pas au juge de la détention de procéder à une 
pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des 
personnes qui mettent en cause le prévenu ; il doit uniquement examiner s'il existe des indices 
sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure (ATF 143 IV 330 consid. 2.1) ; l'intensité des 
charges propres à motiver un maintien en détention provisoire n'est pas la même aux divers 
stades de l'instruction pénale ; si des soupçons, même encore peu précis, peuvent être 
suffisants dans les premiers temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit 
apparaître avec une certaine vraisemblance après l'accomplissement des actes d'instruction 
envisageables (ATF 143 IV 316 consid. 3.2) ; en d'autres termes, les soupçons doivent se 
renforcer plus l'instruction avance et plus l'issue du jugement au fond approche ; si des raisons 
plausibles de soupçonner une personne d'avoir commis une infraction suffisent au début de 
l'enquête, ces motifs objectifs doivent passer de plausibles à vraisemblables ; il faut ainsi, pour 
reprendre la jurisprudence relative au degré de preuve requis dans un procès, que des 
éléments parlent en faveur de la culpabilité du prévenu, et ce même si le juge envisage 
l'éventualité que tel ne soit pas le cas (TF 1B_208/2018 du 28 mai 2018 consid. 4.1) ;

Attendu qu’il sied encore de rappeler que, selon la jurisprudence, dans les procédures où 
l'accusation repose essentiellement sur les déclarations de la victime, auxquelles s'opposent 
celles du prévenu, et lorsqu'il n'est pas possible d'estimer que certaines dépositions sont plus 
crédibles que d'autres, le principe " in dubio pro duriore " impose en règle générale que le 
prévenu soit mis en accusation ; cela vaut en particulier lorsqu'il s'agit de délits commis 
typiquement "entre quatre yeux", pour lesquels il n'existe souvent aucune preuve objective ; il 
peut toutefois être renoncé à une mise en accusation lorsque la partie plaignante fait des 

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dépositions contradictoires, rendant ses accusations moins crédibles ou encore lorsqu'une 
condamnation apparaît, au vu de l'ensemble des circonstances, a priori improbable pour 
d'autres motifs ; en outre, face à des versions contradictoires des parties, il peut être 
exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier 
l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à 
escompter d'autres moyens de preuve (TF 6B_996/2021 du 31 mai 2022 consid. 3.2 et réf.) ;

Attendu que les déclarations de la victime constituent ainsi un élément de preuve ; les cas de 
"déclarations contre déclarations ", dans lesquels les déclarations de la victime en tant que 
principal élément à charge et les déclarations contradictoires de la personne accusée 
s'opposent, ne doivent ainsi pas nécessairement, sur la base du principe " in dubio pro reo ", 
conduire à un acquittement ; l'appréciation définitive des déclarations des participants incombe 
au tribunal du fond (TF 6B_717/2020 du 26 novembre 2020 consid 2.1.1 et réf) ;  

Attendu, au cas présent, qu’il importe de constater que les faits recueillis en l’état par 
l’instruction ne permettent pas de retenir d’emblée que la version accusatoire de la plaignante, 
s’agissant également des infractions les plus graves, en particulier les préventions de 
contraintes sexuelles et viol, serait moins crédible que celle contraire du recourant ;

Attendu que la plaignante a exposé les faits imputés au recourant de manière très détaillée 
lors de ses diverses auditions ; devant la police, le 4 juillet 2022, elle a relaté les motifs de sa 
venue en Suisse, en septembre 2018, et les circonstances dans lesquelles elle avait rencontré 
le recourant, à W1.________ (commune), avec lequel elle a notamment voyagé à 
U7.________ (ville) et noué une relation ; dès qu’ils n’ont plus eu suffisamment d’argent, le 
recourant a toutefois commencé à changer ; il lui a dit qu’elle devait retourner à 
X.________(pays), le temps qu’il trouve un appartement ; il l’a rejointe quelques jours plus tard 
à X.________(pays) et lui a parlé de prostitution, seule façon d’avoir de l’argent rapide ; elle a 
accepté de se livrer à la prostitution ; le recourant lui prenait tout l’argent, mais la traitait très 
bien ; après deux mois, le recourant est retourné en Suisse pour trouver un travail fixe ; elle a 
continué à lui envoyer de l’argent ; elle est revenue en Suisse et a constaté, à son arrivée, qu’il 
n’y avait rien pour se loger ; elle a alors à nouveau remis de l’argent au prévenu pour séjourner 
à l’hôtel, danser, boire et voyager ; un mois plus tard, elle est retournée à X.________(pays) 
se prostituer ; elle est tombée enceinte et a appris, en mai-juin 2019, que le recourant avait 
une famille, mais il lui disait qu’il « n’avait rien avec cette femme » ; lorsqu’elle lui a appris 
qu’elle était enceinte, le prévenu a très mal réagi ; il lui a alors demandé de trouver de l’argent 
pour venir en Suisse et voulait qu’elle avorte, ce à quoi elle n’était pas prête ; il lui a dit qu’elle 
devrait alors se débrouiller et qu’il ne reconnaîtrait pas être le père ; des jours ont passé et il 
s’est excusé ; finalement, après que le recourant se soit rendu à X.________(pays) 
reconnaître l’enfant, c’est la mère du prévenu qui est venue la chercher, avec son fils, à 
X.________(pays) pour les ramener chez elle, en novembre 2021, dans la maison de 
W2.________ (commune) ; en raison notamment des conflits entre le recourant et sa mère, la 
plaignante a dû quitter cette maison ; le prévenu lui a alors dit qu’elle devait retourner à 
X.________(pays), ce qu’elle a fait, sauf erreur en mars 2021 ; le prévenu a commencé à 
travailler et à lui envoyer de l’argent, avant qu’elle ne revienne en Suisse, en octobre 2021, 
toutefois sans son enfant, car, à l’aéroport, à X.________(pays), elle s’est rendue compte que 
le passeport de l’enfant était échu et elle a confié ce dernier à sa mère ; elle s’est prostituée 
dans un hôtel à U4.________(ville) durant une semaine, avant que le prévenu l’emmène dans 

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un hôtel à U5.________(ville), où elle a continué à se prostituer, durant un mois ; elle a remis 
au recourant l’argent gagné à U4.________(ville), pour payer des factures ; finalement, elle lui 
a dit qu’elle ne voulait plus se prostituer ; lorsqu’elle avait de l’argent, il était gentil, mais 
lorsqu’elle n’avait plus rien, elle était une pute ; il continuait toutefois à lui dire qu’il n’allait 
jamais l’abandonner et qu’ils seraient bientôt ensemble avec G1.________ ; c’est 
essentiellement elle qui payait toutes les sorties dans les restaurants ; elle est allée par la suite 
habiter chez P.________, à U6.________(ville), dont elle avait fait la connaissance à la suite 
d’une rencontre à X.________(pays) avec une dame qu’elle avait aidée ; P.________ lui a dit, 
à un moment donné, qu’il ne voulait plus la voir avec le visage défiguré ; à ce propos, la 
plaignante a décrit la relation avec le prévenu comme étant toujours conflictuelle ; alors qu’elle 
se trouvait au salon de coiffure, il l’a tirée par les cheveux jusqu’à sa voiture dans laquelle il l’a 
poussée et lui a notamment donné des coups de poing au visage, sur les jambes et sur les 
côtes, en la traitant de pute ; il l’a encore serrée fort à la gorge d’une main, tout en la conduisant 
dans un hôtel à U5.________(ville) où il a fouillé son sac et son téléphone ; là, il l’a à nouveau 
frappée au visage et lui a mis un coussin sur son visage, alors qu’il était couché sur elle, sur 
le lit ; elle avait du mal à respirer ; lorsqu’il s’est rendu compte qu’elle était alors défigurée, il 
s’est excusé et est devenu tout gentil, tout en lui demandant de ne pas se rendre à la police ; 
à une autre occasion, alors qu’ils séjournaient dans un hôtel à U3.________(ville), le recourant 
à pris le téléphone de la plaignante et, voyant une photo de son grand fils, G2.________, en 
compagnie de son père, il l’a alors traitée de salope et lui a donné des gifles, des coups de 
poing et de pied sur le visage et au ventre ; la plaignante a précisé qu’il lui était toutefois difficile 
de se rappeler de l’ordre précis des actes de violence et de se rappeler de tous les 
événements, tant il y a eu de fois, à U5.________(ville), où il l’a tapée et injuriée ; l’épisode 
qui a dépassé toutes les limites est toutefois celui survenu à l’hôtel H1.________, à 
U2.________(ville) ; suite à une discussion au sujet de clés que le recourant estimait être 
celles de la maison d’un homme, il a fouillé son sac, a tout jeté à terre et a pris son téléphone ; 
ils ont ensuite consommé de la vodka et de la cocaïne, mais la situation s’est compliquée 
lorsqu’il a constaté qu’elle avait enlevé la géolocalisation de son téléphone ; il l’a alors traité 
de connasse et de salope, en lui disant qu’elle le trahissait en travaillant en cachette ; il l’a 
ensuite violentée sexuellement, lui a craché de la glaire sur son visage et l’a frappée, tout en 
ajoutant notamment qu’elle n’allait jamais revoir son fils, qu’il ne ferait pas son passeport, que 
c’était le fils d’une pute ; il a encore mis ses doigts dans son anus et les a frottés ensuite contre 
son visage, lui a introduit une brosse à cheveux dans l’anus et un sex-toy en plastique ou ses 
doigts, ce qu’elle ne peut préciser car il l’avait mise sur le ventre ; c’est la seule fois qu’il y a 
eu un rapport sexuel non consenti entre eux ; elle ne peut préciser le nombre de rapports 
sexuels à U2.________(ville) ; il ne la laissait pas dormir ; il l’a pénétrée analement et 
vaginalement, sans protection ; il a encore appelé une autre femme en se moquant d’elle et 
en la filmant alors qu’elle pleurait et était déshabillée ; aux toilettes, il a uriné sur elle, sur son 
visage, sur ses habits et sur sa veste ; elle lui disait d’arrêter, qu’elle n’avait rien fait, mais à 
chaque fois qu’elle lui disait cela, il lui crachait dessus et la frappait ; cela a duré toute la nuit 
et le lendemain ; elle ne se souvient toutefois plus combien de temps ils sont restés à l’hôtel ; 
elle n’a pas la mémoire claire, mais ils sont entrés dans cette chambre le lundi ou le mardi et 
en sont ressortis le jeudi ; quelqu’un est venu demander si tout allait bien, mais elle ne sait pas 
qui c’était, car elle n’a rien vu ; il lui a dit que c’était la police et qu’elle allait partir à 
X.________(pays) immédiatement ; il lui a encore dit « une pute sert à ça » et lui faisait « des 
choses », lui crachant des sushis sur elle ; alors qu’il était au téléphone avec D.________, qui 
le traitait de cocu, il lui donnait des coups de pied ; à l’hôtel H1.________, le prévenu a 

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consommé de la vodka avec une boisson énergétique et de la cocaïne, elle-même a aussi 
consommé un demi verre de vodka et de la cocaïne, mais à leur arrivée seulement ; le 
recourant s’est mis dans cet état car il se sentait trahi, trompé, et perdait le contrôle ; elle ne 
pense pas que c’était dû à la drogue et à l’alcool, mais plutôt à sa rage dans sa tête ; elle-
même n’estime pas qu’elle était sous l’effet de la drogue et de l’alcool ; elle ne pouvait pas 
s’enfuir car son pantalon était imbibé d’urine et le recourant avait déchiré son t-shirt et sa 
culotte et jeté le reste de ses habits à la poubelle ; elle n’a pas appelé la police lorsqu’elle se 
trouvait dans la chambre d’hôtel car elle se sentait « petite », ne savait pas quoi faire et avait 
peur ; pour quitter l’hôtel, elle ne portait que son pantalon, qui avait un peu séché, et sa veste ; 
ils se sont ensuite rendus à U3.________(ville), restituer la clé du salon de coiffure ; pour s’y 
rendre, elle a conduit sur une partie du trajet car elle était en meilleure condition que lui ; la 
propriétaire du salon de coiffure a vu dans quel état elle se trouvait ; elle avait notamment un 
œil au beurre noir ; le recourant l’a ensuite déposée chez P.________ et lui a ordonné 
d’enclencher à nouveau sa géolocalisation, ce qu’elle a fait ; il lui a dit qu’il lui donnait une 
autre chance ; le lendemain, il lui a fait plusieurs appels vidéo ; elle a quitté son lieu de séjour 
chez P.________ car il ne voulait pas avoir de problèmes en raison des lésions qu’elle 
présentait ; elle ne savait plus où aller et la propriétaire du salon de coiffure l’a conduite à la 
police, à U3.________(ville), qui, ne comprenant pas sa langue, l’a amenée au CHUV, où elle 
a subi un examen complet ; depuis qu’elle séjourne au Centre C1.________, elle avait tous 
les jours des contacts avec le recourant, par téléphone ; il voulait savoir où elle se trouvait et 
elle lui a répondu qu’elle était à l’hôpital ; à la suite de son confinement en raison du Covid, 
elle a été hospitalisée à l’hôpital psychiatrique, C3.________, où elle a rencontré le recourant 
dans sa voiture ; il lui alors dit qu’il allait tout réparer, qu’il allait faire le passeport pour ramener 
G1.________, qu’elle était la femme de sa vie ; ils se sont revus encore plusieurs fois, se sont 
rendus à l’hôtel, une fois à U3.________(ville) et une autre fois à U5.________(ville) ; la 
première fois, il avait consommé passablement de drogue si bien qu’il n’y avait pas moyen de 
faire quoi que ce soit au niveau sexuel ; la deuxième fois, ils ont entretenu des rapports 
sexuels ; le recourant lui a ensuite demandé une aide financière pour aller chercher leur 
enfant ; il est revenu avec G1.________, le 18 mars 2022 ; D.________, présente à l’aéroport, 
l’a insultée ; quant au recourant, lorsqu’il l’a rejointe dans les toilettes alors qu’elle changeait 
leur fils, il l’a traitée de pute, lui a craché au visage et l’a également frappée, lui disant que 
c’était à cause d’elle que D.________ ne voulait pas qu’il rentre chez lui ; finalement, il l’a 
ramenée avec G1.________ au Centre C1.________ ; la plaignante a à nouveau rencontré le 
prévenu par la suite, car il voulait voir son fils ; elle a précisé que c’était la situation entre parties 
qui avaient fait qu’elle se prostitue ; la plaignante s’est également longuement exprimée devant 
le Ministère public, les 18 et 21 octobre 2022, confirmant en substance ses déclarations faites 
à la police, qu’elle a à nouveau répétées de manière détaillée ; elle a précisé que les annonces 
pour vendre ses services de prostitution ont été effectuées ensemble, elle et le prévenu ; 
postérieurement à janvier 2022, elle a entretenu à nouveau des relations sexuelles avec le 
recourant, car il lui avait demandé de lui donner une chance et de le pardonner ; elle a toujours 
cru tout ce qu’il lui disait ; elle l’a encore revu le 5 avril 2022, car il voulait voir son fils ; elle 
espérait alors toujours pouvoir renouer les liens avec lui, qu’il pourrait encore changer ; elle 
n’a pas pensé que le recourant serait mis en prison ; celui-ci a su qu’elle séjournait dans un 
hôpital, réservé aux femmes battues, mais elle ne lui a pas dit qu’elle avait déjà expliqué les 
faits à la police ; il lui disait que si elle l’avait fait, elle avait détruit leur futur avec leur fils (C) ;

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Attendu que le recourant a également été entendu en détail par la police, le 12 avril 2022, en 
présence de son défenseur d’office (C) ; il a relaté avoir connu la plaignante, en 2018, alors 
qu’elle venait en Suisse pour se prostituer ; il a eu une relation avec elle alors qu’il était déjà 
en couple, avec un enfant de quatre mois ; cette situation lui était difficile « à la maison », si 
bien qu’il a alors demandé à la plaignante de repartir à X.________(pays), environ un mois 
après son arrivée en Suisse ; il lui a rendu visite à X.________(pays) trois fois, à raison de 
deux à trois mois à chaque reprise, et a abandonné son travail et sa famille en Suisse ; malgré 
ses demandes répétées à la plaignante de ne pas tomber enceinte, quatre mois plus tard, elle 
lui a annoncé qu’elle était enceinte, alors qu’il était déjà retourné en Suisse ; il lui a demandé 
d’avorter, ce que la plaignante a refusé ; finalement, c’est sa mère qui a proposé que la 
plaignante et son fils, G1.________, viennent en Suisse, qu’elle s’occuperait d’eux et qu’ils 
pourraient résider dans la résidence secondaire de cette dernière, en Y.________ (pays) ; la 
plaignante est revenue en Suisse durant les fêtes de fin d’année 2020 – 2021, mais en raison 
de disputes entre sa mère et la plaignante, il a finalement demandé à cette dernière de rentrer 
à X.________(pays), en lui promettant qu’il irait la voir là-bas ; il a « réussi à la faire partir » en 
janvier – février 2021 ; finalement, en octobre 2021, alors qu’il lui avait dit qu’il irait lui rendre 
visite, ce qu’il n’a pas fait, la plaignante est revenue seule en Suisse ; elle lui a alors dit qu’elle 
allait travailler comme prostituée dans un hôtel à U4.________(ville) ; un peu plus d’une 
semaine plus tard, il est allé la chercher en lui demandant de cesser de se prostituer et il l’a 
amenée dans un hôtel à U5.________(ville), où elle est restée une semaine et où il la 
rencontrait, prétextant à sa compagne qu’il allait voir des amis ; pour payer sa chambre à 
U5.________(ville), la plaignante s’est prostituée, ce dont il était au courant ; finalement, la 
plaignante est allée résider chez un ami, retraité, à U3.________(ville), qui lui a permis de 
trouver un travail dans un salon de coiffure et de massages ; ils se disputaient souvent au sujet 
de leur relation ; il a passé Noël 2021 et Nouvel-an 2022 avec la plaignante, délaissant alors 
son épouse et son enfant ; invité par un restaurateur, à U2.________(ville), celui-ci lui a 
reproché sa liaison et a reproché à la plaignante d’être présente, ce qu’elle a mal pris ; ils se 
sont alors disputés ; ils se sont ensuite rendus à l’hôtel H1.________ que le prévenu avait 
réservé ; auparavant, ils avaient acheté de la vodka à son ami et détenaient 2 g de cocaïne 
achetés à U3.________(ville) ; dans la chambre, ils ont commencé à boire, à consommer une 
partie de la drogue et faire la fête ; il avait éteint son téléphone pour ne pas voir les messages 
de son épouse qui savait déjà tout ; à un moment donné, son épouse a appelé sur le téléphone 
de la plaignante et lorsqu’il a constaté cela, il a voulu rentrer à la maison, mais la plaignante 
ne voulait pas le laisser partir ; la réceptionniste est d’ailleurs montée, car il criait qu’il allait 
appeler la police et la plaignante pleurait très fort ; il lui a alors pris son téléphone portable, a 
fouillé à l’intérieur et a vu des « choses » qui ne lui plaisaient pas, soit des photos de la 
plaignante avec son ex, le père de son enfant de 16 ans, ainsi que le fait qu’elle avait désactivé 
la géolocalisation, ce qui lui permettait d’aller où elle voulait sans qu’on le sache ; cela l’a 
perturbé, car il avait laissé sa famille pour elle ; il a alors commencé à l’insulter, en la traitant 
de pute, qu’il ne quitterait jamais son épouse pour elle ; il avait des sushis dans la bouche et il 
les a crachés sur la plaignante, qui a alors tenté de lui reprendre son natel ; il l’a repoussée 
sur le lit, mais elle revenait tout le temps contre lui ; par la suite, elle a pris une douche et il a 
pris son téléphone portable pour appeler son épouse ; en revenant de la douche, la plaignante 
s’était calmée ; ils se sont embrassés et la pression est retombée ; il se sont mis au lit et ont 
fait l’amour ; le lendemain, ils ont quitté l’hôtel et il a déposé la plaignante, avant de rentrer à 
la maison ; environ quatre heures plus tard, il a constaté que la plaignante avait accédé à son 
réseau social et effacé toutes les photos où il était avec son épouse ; par la suite, il a envoyé 

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un message à la patronne de la plaignante, au salon de coiffure, en lui disant que celle-ci 
travaillait sans permis et « faisait la pute dans le salon », qu’il allait la dénoncer, sachant qu’il 
lui restait trois jours pour son visa ; sa patronne a alors demandé à P.________ de la sortir de 
là, car elle travaillait sans papier ; l’ami de la plaignante a ensuite suggéré à celle-ci de se 
rendre à la police ; depuis que la plaignante se trouve au Centre C1.________, dès janvier, ils 
se voient toutes les semaines et couchent ensemble dans des hôtels ; il fait tout ce qu’elle lui 
demande, étant même allé chercher leur enfant à X.________(pays) ; le prévenu a pour le 
surplus contesté avoir forcé la plaignante à se prostituer, admettant toutefois qu’elle lui donnait 
de l’argent au moment de payer le restaurant, l’hôtel où les fêtes qu’ils faisaient ; lui-même 
payait toutefois également une partie des frais avec sa carte de crédit ; il a ajouté que lorsqu’ils 
se trouvaient à l’hôtel, ils se disputaient souvent car elle ne voulait plus le laisser partir ; il 
réagissait alors en la poussant et, durant ces moments-là, il la giflait et lui tirait les cheveux ; 
la plaignante lui a d’ailleurs aussi donné des gifles ; cela se passait presque à chaque fois 
qu’ils se voyaient durant 5 minutes et ensuite, ils faisaient l’amour ; en octobre 2021, après 
qu’il eut recherché la plaignante à l’hôtel, à U4.________(ville), et alors qu’ils se trouvaient à 
l’hôtel à U5.________(ville), ils ont fait ensemble une publication Internet sur « Q.________.ch 
» pour créer une annonce vendant les services de prostitution de la plaignante ; lors de leur 
dispute, cette dernière n’a jamais été blessée et il n’a jamais abusé d’elle sexuellement ; au 
contraire, c’est cette dernière qui lui « saute dessus » ; il a effectivement filmé la plaignante à 
l’hôtel H1.________, mais c’était pour avoir une preuve qu’elle mentait ; il a également admis 
avoir uriné sur la plaignante, mais ils faisait ça tous deux pour « se taquiner » entre eux, « pour 
rigoler » lorsqu’ils prenaient une douche ensemble ; le prévenu a également admis avoir pris 
la plaignante par le cou lorsqu’il l’a poussée sur le lit, mais ce n’était pas pour l’étrangler ; il a 
agi de la sorte car elle n’arrêtait pas de venir sur lui ; le lendemain matin, ils sont partis à 
U3.________(ville), chez l’ami de la plaignante ; pour s’y rendre ils ont conduit les deux durant 
la moitié du trajet ; le 18 mars 2022, à l’aéroport de U5.________(ville), son épouse, son fils, 
sa mère, sa sœur et la plaignante l’attendaient ; son épouse et la plaignante se sont disputés ; 
finalement, il est parti avec la plaignante et ses deux enfants ; ils se sont rendus au restaurant, 
avant qu’il ramène la plaignante et son fils au Centre C1.________ ; entendu également 
devant le Ministère public, le 13 avril 2022, le recourant a spontanément déclaré, après avoir 
été informé des préventions retenues à son encontre, que la plaignante le menaçait « un 
peu », à savoir que s’il se mariait il allait payer ; il a ensuite expliqué que la plaignante s’était 
rendue à la police à la suite de leur séjour à U2.________(ville) pour le faire payer et avoir des 
papiers en Suisse ; les hématomes qu’elle présentait lors de l’examen du CURML sont dus 
aux allergies que présente la plaignante ou au stress ; il a admis avoir pu causer à la plaignante 
des lésions, certainement au cou, lorsqu’il l’a poussée très fort sur le lit et lui avoir tapé sur la 
tête avec son téléphone portable lorsqu’elle a voulu le lui prendre ; cela lui a provoqué une 
bosse à la tête ; il était alors en larmes et lui a demandé pardon ; concernant le diagnostic de 
choc post-traumatique sévère avec incapacité de travail à 100 % posé dans le rapport médical 
de la psychologue, le recourant a estimé qu’il est possible qu’elle ait menti en partie à cette 
dernière ; la plaignante a été traumatisée lorsqu’il lui a dit qu’il ne quitterait jamais sa femme 
pour rester avec une pute ; dans la chambre de l’hôtel H1.________, il n’a pas vu si la 
plaignante avait vomi ; à l’aéroport, à U5.________(ville), le 18 mars 2022, il a donné des 
coups de pied à cette dernière, l’a traitée de pute et lui a craché au visage ; le 5 avril 2022, à 
V.________, ils se sont disputés ; il a insulté la plaignante en la traitant de pute et c’est en la 
repoussant, alors qu’elle venait vers lui, qu’il a heurté sa bouche et qu’elle s’est blessée à la 
lèvre ; se prononçant sur sa condamnation du 24 mai 2016 à l’encontre de sa partenaire, il a 

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expliqué que la victime était son ex-femme, R.________, avec laquelle il a habité pendant trois 
ans ; il a ensuite suivi un traitement et a repris sa vie en main, avant de rechuter « un peu », 
car la plaignante l’a un peu déséquilibré ; il lui avait promis au moins 50 fois qu’il allait faire sa 
vie avec elle, mais il n’a jamais quitté la maison ; depuis janvier 2022, il l’a revue au moins une 
vingtaine de fois ; il est allé la chercher à sa demande au Centre C1.________ et ils ont dormi 
ensemble ; la plaignante continue de mettre des photos de leur couple sur Instagram, alors 
qu’il lui a demandé de les enlever ; entendu une nouvelle fois par le Ministère public, le 21 
octobre 2022, le recourant a confirmé ses précédentes déclarations faites devant la police et 
le Ministère public ; il a notamment ajouté que M.________ était « la clé de tout », qu’avec ses 
déclarations, toutes les accusations de la plaignante allaient s’écrouler, car M.________ a 
connu cette dernière dans un salon de prostitution à U8.________ où la plaignante travaillait 
également, avant sa première venue en Suisse ; lorsqu’il l’avait conduite à W1.________ 
(commune), elle devait ensuite continuer son travail ; pour le surplus, le prévenu a contesté 
les préventions les plus graves retenues à son encontre, ajoutant que c’est la plaignante qui 
voulait se livrer à des jeux sexuels avec des sex-toys et qui lui demandait de la traiter de pute 
et de lui donner des gifles sur les fesses pendant l’acte sexuel ou encore qui filmait et lui 
envoyait ensuite les vidéos ; ils étaient toujours dans l’excès ; à l’hôtel H1.________, elle ne 
lui a jamais demandé de s’arrêter dans ses actes, précisant : la «seule façon qu’elle a de me 
garder et que je reste avec elle, c’est de faire l’amour ensemble. Elle le sait, ça » (PV MP du 
21.10.2022, p. 10) ; à l’hôtel H1.________, c’est lui qui voulait partir car elle était devenue 
folle ; elle lui jetait des objets et l’empêchait de partir ; il a cependant admis que c’est lui qui 
avait prolongé le séjour à l’hôtel H1.________, à U2.________(ville) ; la plaignante y a 
consommé plus de cocaïne que lui et ils se sont partagés la bouteille de vodka ; il a ajouté 
qu’il aurait voulu qu’elle reste à X.________(pays) avec son enfant car lorsqu’elle était ici, 
« c’était sexe, drogue et alcool. Je ne voulais pas de cette vie pour moi » ; il a su le jour même 
que la plaignante s’était rendue à la police et à l’hôpital, car elle lui avait envoyé un message ; 
il a continué à voir la plaignante après avril 2022 car elle le harcelait un peu en lui envoyant 
des vidéos d’eux en train de faire l’amour et ça lui a manqué ; entre le 27 et le 28 février, ils 
étaient également dans un hôtel, à U3.________(ville) ; ce jour-là la plaignante a fait une story 
sur Instagram ; à X.________(pays), il ne connait personne, il n’y a que son père qu’il n’a plus 
vu depuis des années ; sa mère est propriétaire d’une résidence secondaire en Y.________ 
(pays), à W2.________(commune) ; aujourd’hui, il a bien compris la leçon et veut changer de 
comportement ; il regrette ce qu’il a fait et aimerait disposer d’une dernière chance ; il veut se 
faire soigner ;  

Attendu qu’il résulte de ces auditions que le prévenu confirme s’être rendu dans les principaux 
lieux décrits par la plaignante, de même que les circonstances dans lesquelles elle lui impute 
certaines préventions ; tout en reconnaissant avoir fait preuve à ces occasions d’un 
comportement insultant et violent à l’encontre de la plaignante, il apparaît toutefois qu’il tente 
de minimiser la portée de ses actes, aux motifs que ceux-ci seraient la conséquence du propre 
comportement colérique, jaloux et possessif de la plaignante, voire d’une machination de sa 
part ; les déclarations du recourant apparaissent toutefois manquer par trop de cohérence pour 
être suffisamment convaincantes ; le prévenu n’est guère crédible lorsqu’il allègue qu’il aurait 
voulu quitter la chambre de l’hôtel H1.________, mais qu’il en a été empêché par la 
plaignante ; c’est en effet lui, et non la plaignante, ainsi qu’il l’a admis devant le Ministère 
public, qui a prolongé leur séjour dans cet hôtel ; il apparaît par ailleurs contradictoire de 
déclarer, d’une part, en particulier : « c’était sexe, drogue et alcool. Je ne voulais pas de cette 

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vie pour moi » et, d’autre part - à l’instar au demeurant de la victime qui apparaissait, tout au 
moins à une certaine époque, espérer pouvoir renouer avec lui – persister à rencontrer cette 
dernière et à entretenir des relations sexuelles avec elle, postérieurement à son admission au 
Centre C1.________, aux motifs que cela lui manquait ; certaines déclarations du recourant 
apparaissent au demeurant même totalement fantaisistes ; ainsi, entendu le 13 avril 2022 par 
le Ministère public à propos du diagnostic de choc post-traumatique sévère posé dans le 
rapport médical de la psychologue qui a examiné la plaignante, le recourant affirme qu’il est 
possible que celle-ci ait en partie menti à la psychologue et qu’elle a plutôt été traumatisée par 
le fait qu’il lui a dit qu’il ne quitterait jamais sa femme pour rester avec une pute ; au fur et à 
mesure de ses auditions, le recourant apparaît d’ailleurs de plus en plus tenté de se victimiser, 
imputant finalement à la plaignante d’avoir mis en œuvre une machination à son encontre ; on 
relèvera à ce propos, d’une part, qu’il est indifférent, pour l’imputabilité des faits dénoncés, 
que la plaignante soit venue en Suisse, la première fois en 2018, ou plus tard encore, pour se 
prostituer ou pour un autre motif ; d’autre part, le recourant ne rend vraisemblable aucune 
circonstance concrète susceptible d’étayer son allégué ; le fait que la plaignante ait émis le 
souhait de demeurer en Suisse ne saurait en tous les cas suffire à cet égard ;

Attendu, par ailleurs, que l’instruction également a mis en évidence les faits suivants :
- ainsi que déjà relevé, le prévenu est capable de déployer un comportement violent ; il a 

d’ailleurs déjà fait preuve d’un tel comportement dans un passé récent à l’encontre de l’une 
de ses compagnes ; il a en effet reconnu, lors de son d’audition par la police, le 29 
novembre 2021, avoir menacé et asséné un coup au visage de D.________, son épouse 
actuelle (A) ;

- précédemment, il avait déjà été déclaré coupable par le Tribunal de police du canton de 
U5.________(ville), le 24 mai 2016, de lésions corporelles simples, voies de fait, menaces 
et injure au préjudice de R.________, une de ses autres précédentes compagnes ;

- contrairement à ses allégués, selon lesquels il a rangé la chambre de l’Hôtel H1.________ 
avant de partir (C, audition MP du 21.10.22, p. 12), la femme de chambre auprès de cet 
hôtel, H.________, a constaté la présence de vomi parsemé un peu partout sur les draps 
du lit, ainsi des projections de nourriture dans la salle de bain, sur les murs de la chambre 
ainsi que contre la télévision et le reste de la chambre était sale (A, rapport de police, p. 2 ; 
C, audition police du 08.01.2022) ; 

- du témoignage du 6 septembre 2022 de L.________, propriétaire du salon de coiffure qui 
a conduit la plaignante dénoncer les faits à la police, il ressort qu’elle a constaté à une 
occasion que la plaignante présentait des hématomes sur le bras, ce qui l’avait interpellée ; 
la plaignante lui avait alors dit être tombée et avoir des problèmes de circulation sanguine ; 
à une autre occasion, alors que le recourant attendait dans sa voiture, devant la porte du 
salon, et klaxonnait, la plaignante est venue avec le visage tuméfié et a commencé à 
pleurer, tremblante et apeurée ; elle était toute nue, portant une simple petite veste et lui a 
montré qu’elle avait été frappée, alors qu’elle avait été enfermée dans un hôtel ; 

- trois jours après que la plaignante a dénoncé les faits à la police, le recourant a téléphoné 
à L.________ et l’a insultée (C) ;

- K.________, qui a hébergé la plaignante, a déclaré que celle-ci était tabassée par le 
prévenu, alors qu’elle résidait, avant de venir chez lui, dans un hôtel à U5.________(ville) ; 
la plaignante lui avait relaté que c’était mauvais de vivre avec le recourant, qu’il la traitait 
vraiment mal, lui demandait de l’argent, la menaçait en ce sens que si elle ne lui donnait 
pas d’argent, il ferait en sorte que son fils ne puisse pas venir de X.________(pays) ; le 

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témoin entendait la plaignante pleurer la nuit dans la chambre adjacente, ce qui lui faisait 
mal au cœur ; lorsqu’elle rentrait après s’être trouvée avec le recourant, elle mettait des 
lunettes, car elle présentait des hématomes ; il a fait ce constat assez souvent ; il n’a jamais 
constaté d’autres blessures, mais la recourante faisait en sorte qu’on ne constate rien ; tous 
les jours, il lui disait qu’elle devait aller à la police, ce qu’elle a finalement fait avec une amie 
coiffeuse ; la plaignante ne lui a pas dit beaucoup de choses s’agissant des faits survenus 
dans le Jura, mais cette nuit-là, « cela s’est mal passé » ; elle ne lui a pas donné plus de 
détails ; il a toutefois remarqué que lorsqu'elle est rentrée du Jura, elle avait des marques 
(C, audition police du 27.07.2022) ;

Attendu qu’il sied également de relever que, selon l’expert psychiatre, le recourant présente 
un défaut de régulation émotionnelle, avec une hyperémotivité et une impulsivité ; les faits 
dénoncés et les propres déclarations du prévenu démontrent également qu’il est violent ; il est 
vrai que tant D.________, l’épouse du recourant, que sa mère N.________ ont, en substance, 
déclaré, lors de leur audition des 28 juillet, respectivement 15 décembre 2022 (C), n’avoir 
jamais constaté de traces de violence sur la plaignante ni recueilli de sa part de confidences 
et que c’était plutôt cette dernière qui mettait la pression sur le recourant ; les déclarations de 
ces personnes doivent toutefois être considérées avec une certaine réserve au regard de leur 
lien de parenté étroit avec le prévenu ; en tous les cas, à ce stade, il n’appartient pas à la 
Chambre de céans de se prononcer de manière définitive sur le caractère probant de ces 
déclarations ; quant au témoignage de M.________, qui a vécu avec le frère du recourant 
durant une année, (C, audition police du 15.12.2022), il ne permet pas, contrairement aux 
déclarations du prévenu, d’écarter d’emblée les accusations de la plaignante ; comme déjà 
relevé, le fait que la plaignante serait venue en Suisse se livrer à la prostitution n’est pas 
pertinent pour apprécier la crédibilité des parties ;

Attendu, s’agissant des déclarations de la plaignante, que s’il ne peut être exclu une certaine 
exagération de sa part dans la description des faits, sur laquelle il n’appartient pas à la 
Chambre de céans de se prononcer à ce stade, il sied toutefois de relever que, de manière 
générale, elles apparaissent suffisamment crédibles au regard notamment du caractère 
impulsif et violent du recourant ; la plaignante a d’ailleurs elle-même relevé se trouver dans 
une certaine confusion concernant la chronologie des faits, précisant qu’il lui était difficile de 
se rappeler l’ordre des actes de violence et de tous les événements, mais l’épisode de 
U2.________(ville) est celui qui, pour elle, a dépassé toutes les limites ; elle n’apparaît par 
ailleurs pas chercher à enfoncer le recourant, mentionnant que c’est, à cette unique occasion, 
à U2.________(ville), qu’elle a subi un rapport sexuel non consenti ; les rapports du CURML 
du 18 janvier 2022 relatif à l’examen physique de la plaignante et du 22 février 2022 du Centre 
C2.________ tendent également à conforter la crédibilité des accusations portées par la 
plaignante, étant précisé que le fait que la plaignante, après que les parties eurent dormi, ait 
consenti à un rapport  sexuel, au matin du 6 janvier 2022, ne permet pas, sans autre élément, 
d’écarter sa version accusatoire ; au contraire, cet aveu de la plaignante fait aux experts du 
CUMRL tend à attester d’une certaine objectivité de sa part ;

Attendu qu'en l'état, au vu des indices recueillis et compte tenu du fait qu'il n'appartient pas à 
la Chambre de céans d'apprécier en détail la crédibilité des déclarations des uns et des autres, 
on doit en conséquence admettre qu'il existe des présomptions suffisantes de culpabilité à 
l’encontre du prévenu ;

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Attendu que le recourant conteste l’existence du risque de fuite évoqué par la juge des 
mesures de contrainte ; un tel risque ne saurait être qualifié de probable ; il vit en Suisse depuis 
près de 20 ans, est parfaitement intégré, tant socialement que professionnellement, est marié 
et a un enfant ; sa famille proche, en particulier son frère et sa mère, vivent également en 
Suisse ; il n’a de plus aucun lien avec le X.________(pays) ; il n’a aucun projet de se soustraire 
à la procédure pénale, ayant, au contraire, toujours fait preuve d’une grande collaboration dans 
la procédure ;

Attendu, selon la jurisprudence, que le risque de fuite au sens de l'art. 221 al. 1 let. a CPP doit 
s'analyser en fonction des circonstances particulières de chaque cas d'espèce au regard d’un 
ensemble de critères, tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses 
liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger, qui font apparaître le risque 
de fuite non seulement possible, mais également probable ; la gravité de l'infraction ne peut 
pas, à elle seule, justifier le placement ou le maintien en détention, même si elle permet 
souvent de présumer un danger de fuite en raison de l'importance de la peine dont le prévenu 
est menacé (ATF 145 IV 503 consid. 2.2) ; le risque de fuite s'étend également au risque de 
se soustraire à la procédure pénale ou à la sanction prévisible en tombant dans la clandestinité 
à l'intérieur du pays (ATF 143 IV 160 consid. 4.3) ;

Attendu que le recourant est arrivé en Suisse en 1998, pour rejoindre sa mère qui vivait déjà 
à U5.________(ville) ; en 2002, il est toutefois reparti au X.________(pays) et a perdu le 
bénéfice de son permis B ; revenu à U5.________(ville), en 2005, après avoir suivi une brève 
formation d’informaticien au X.________(pays), où il a travaillé dans ce domaine, il a travaillé 
dans la restauration et comme aide-soignant dans un home, étant titulaire d’un diplôme de La 
Croix Rouge en soin infirmier ; lors de sa mise en détention, il bénéficiait d’un CDD depuis 
mars 2021, mais il a été licencié pour la fin du mois d’août 2022 ; il réalisait un salaire variable 
d’env. CHF 4’400.- net ; dès juillet 2013, il a vécu en concubinage avec R.________ pendant 
3 ans ; sa mère, sa sœur, ses deux frères, quatre tantes et six cousins vivent en Suisse ; il fait 
partie d’un club de football au sein duquel il a un cercle d’amis ; il est le père d’une fille, née le 
21 septembre 2011, au X.________(pays), où elle réside avec sa mère (I, pv du 24 mai 2016, 
p. 3, Tribunal de police, U5.________(ville)), ainsi que de trois fils, S.________, né en 2009 
de sa liaison, dès 2006, avec la prénommée T.________, E.________, né en 2018 de sa 
relation avec de D.________, et G1.________, né de sa relation avec la plaignante ; il s’est 
marié avec D.________, le 30 mars 2022 ; il a encore de la famille au X.________(pays), en 
particulier son père, avec lequel, selon le recourant, il n’a plus de contact depuis plusieurs 
années et sa fille ; il a rejoint à plusieurs reprises la plaignante au X.________(pays), 
lorsqu’elle y séjournait ; le 10 mars 2022, il s’est encore rendu au X.________(pays) chercher 
son fils G1.________ ; il consomme des stupéfiants ;

Attendu qu’il ressort des faits recueillis que le recourant n’a plus d’emploi en Suisse et qu’il 
présente toujours des liens étroits avec le X.________(pays), dont il est ressortissant, n’étant 
titulaire en Suisse que d’un permis B ; il est né au X.________(pays), pays qu’il connaît bien 
pour y avoir vécu pendant des années ; il s’y est en outre encore rendu à plusieurs reprises 
jusqu’en 2022 ; c’est le lieu de relever que les allégués du recourant, aux termes desquels il 
ne connaitrait personne au X.________(pays), manquent singulièrement de crédibilité au 
regard des années durant lesquelles il y a vécu et des nombreux séjours qu’il y a fait par la 

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suite ; il a par ailleurs toujours de la famille proche dans ce pays, en particulier son père et, 
surtout, une fille née d’une précédente liaison ; bien que son centre de vie apparaisse être 
aujourd’hui plutôt en Suisse, un risque de fuite est néanmoins hautement probable en 
l’occurrence, compte tenu de ses liens avec le X.________(pays), de la gravité des 
préventions imputées, des antécédents judiciaires du recourant et de la lourde peine - outre le 
risque de faire l'objet d'une procédure d'expulsion au sens de l'art. 66a CP - à laquelle il est 
exposé, en cas de déclaration de culpabilité ; 

Attendu que le recourant conteste également l’existence d’un risque de récidive le concernant, 
aux motifs qu’il n’entretient désormais plus aucune relation avec la plaignante, ayant manifesté 
la volonté, lors de ses auditions, de couper définitivement les liens avec la plaignante, afin de 
se concentrer sur sa vie maritale, respectivement se reconstruire ; de plus, à la suite de sa 
détention provisoire, il est tout à fait conscient que toute forme de récidive entraînerait une 
nouvelle mise en détention ; il a par ailleurs dit, à réitérées reprises, être prêt à suivre les 
recommandations de l’expert en termes de suivi pour prévenir le risque de récidive ;

Attendu que le dernier motif de détention prévu par la loi, la récidive, est réalisé, selon l’art. 221 
al. 1 let. c CPP, lorsqu’il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu compromette 
sérieusement la sécurité d’autrui par des crimes ou des délits graves après avoir déjà commis 
des infractions du même genre ; il faut entendre par des antécédents « du même genre », la 
condamnation de l’intéressé à des infractions d’une gravité équivalente aux faits reprochés 
dans la procédure, soit des crimes ou des délits graves ; il n’est en revanche pas nécessaire 
que les infractions concernent toutes le même bien juridique protégé (CR CPP-CHAIX, art. 221 
N 19) ; 

Attendu que, bien qu'une application littérale de l'art. 221 al. 1 let. c CPP suppose l'existence 
d'antécédents, le risque de réitération peut être également admis dans des cas particuliers 
alors qu'il n'existe qu'un antécédent, voire aucun dans les cas les plus graves ; la prévention 
du risque de récidive doit en effet permettre de faire prévaloir l'intérêt à la sécurité publique 
sur la liberté personnelle du prévenu ; le risque de récidive peut également se fonder sur les 
infractions faisant l'objet de la procédure pénale en cours, si le prévenu est fortement 
soupçonné - avec une probabilité confinant à la certitude - de les avoir commises (ATF 146 IV 
326 consid. 3.1 ; 143 IV 9 consid. 2.3.1) ; la gravité de l'infraction fondant le risque de récidive 
dépend, outre de la peine menace prévue par la loi, de la nature du bien juridique menacé et 
du contexte, notamment de la dangerosité présentée concrètement par le prévenu, 
respectivement de son potentiel de violence ; la mise en danger sérieuse de la sécurité d'autrui 
par des crimes ou des délits graves peut en principe concerner tout type de biens 
juridiquement protégés ; ce sont en premier lieu les délits contre l'intégrité corporelle et 
sexuelle qui sont visés (ATF 146 IV 326 consid. 3.1 ; 143 IV 9 consid. 2.6 et 2.7) ; 

Attendu que, pour établir le pronostic de récidive, les critères déterminants sont la fréquence 
et l'intensité des infractions poursuivies ; cette évaluation doit prendre en compte une 
éventuelle tendance à l'aggravation, telle qu'une intensification de l'activité délictuelle, une 
escalade de la violence ou une augmentation de la fréquence des agissements ; les 
caractéristiques personnelles du prévenu doivent en outre être évaluées (ATF 146 IV 326 
consid. 3.1; 143 IV 9 consid. 2.8) ; en général, la mise en danger de la sécurité d'autrui est 
d'autant plus grande que les actes redoutés sont graves ; en revanche, le rapport entre gravité 

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et danger de récidive est inversement proportionnel ; cela signifie que plus l'infraction et la 
mise en danger sont graves, moins les exigences seront élevées quant au risque de 
réitération ; lorsque la gravité des faits et leurs incidences sur la sécurité sont particulièrement 
élevées, on peut ainsi admettre un risque de réitération à un niveau inférieur ; il demeure qu'en 
principe le risque de récidive ne doit être admis qu'avec retenue comme motif de détention ; 
dès lors, un pronostic défavorable est nécessaire (et en principe également suffisant) pour 
admettre l'existence d'un tel risque (ATF 146 IV 136 consid. 2.2; 143 IV 9 consid. 2.9 ; 
TF 1B_257/2021 du 10 juin 2021 consid. 2.1) ; 

Attendu, au cas présent, qu’il ressort de l’extrait de son casier judiciaire et du dossier du 
Tribunal de police de U5.________(ville), édité, le 19 avril 2022, que le recourant a déjà été 
condamné en Suisse :
- le 6 mars 2012, à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 40.- chacun, avec sursis 

pendant 3 ans et à une amende de CHF 500.-, par le Ministère public du canton de 
U5.________(ville), pour infractions à la LCR (conduite d’un véhicule automobile avec un 
taux d’alcool qualifié, sans permis de conduire et violation des règles de la circulation) et 
opposition aux actes de l’autorité, commis en septembre 2011 ;

- le 2 avril 2015, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à CHF 40.- chacun, avec sursis 
pendant 3 ans et à une amende de CHF 600.-, par le Ministère public du canton de 
U5.________(ville), pour appropriation illégitime, commise entre mai et octobre 2014 ;

- le 24 mai 2016, à une peine pécuniaire de 150 jours-amende à CHF 30.- chacun, avec 
sursis pendant 4 ans et à une amende de CHF 800.-, par le Tribunal de police du canton 
de U5.________(ville), pour lésions corporelles simples, voies de fait, menaces et injure au 
préjudice de R.________, le sursis étant subordonné au respect, pendant la durée du délai 
d’épreuve, d’un suivi thérapeutique, notamment par le biais d’un suivi auprès de … afin de 
contrôler en particulier la violence et d’éventuelles consommations excessives d’alcool par 
le recourant ; lors de son audition du 24 mai 2016, celui-ci avait relaté qu’il n’y a pas eu 
d’autres épisodes de violence, ni à l’encontre de sa compagne, ni à l’encontre de sa fille, et 
qu’il souhaitait aller de l’avant, qu’il avait changé ; il ne boit plus de l’alcool comme avant 
toute la nuit ;

Attendu que l’expertise psychiatrique du Dr O.________ a mis en évidence chez le prévenu 
un défaut de régulation émotionnelle, avec une hyperémotivité (soit, une propension à la colère 
dans des contextes d'intolérance aux frustrations) et une impulsivité (c’est-à-dire qu’il 
recherche des sensations et des aventures nouvelles, ne montre guère d'autodétermination 
par lui seul et doit être motivé sans cesse par son entourage pour canaliser ses émotions, 
présente des éclats de colère qui s'expriment par des violences envers autrui, peine à réguler 
ses émotions par des stratégies alternatives) ; concernant la probabilité d’une récidive, l’expert 
relève que s’il reconnait les faits, au moins pour ceux de violence physique, le prévenu nie 
toute agression d'ordre sexuelle et montre une permissivité à l'égard de la violence exercée 
sur les femmes avec des cognitions machistes, ainsi qu’une gradation dans la violence 
exprimée ; impulsif, le prévenu présente un besoin de séduire et admet manipuler son 
entourage pour organiser sa double vie ; il n'a pas respecté les premières conduites imposées 
pour des faits similaires ; il peine à la résolution de problèmes, projetant ses difficultés sur 
autrui et se positionnant volontiers en victime ; en outre, des traits de personnalité plutôt de 
type narcissique, sans toutefois en devenir pathologiques car teintés d’immaturité affective, et 
surtout une propension à consommer en excès des toxiques désinhibiteurs comportementaux, 

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tels la cocaïne ou l’alcool, sont des facteurs de risque intrapsychiques présents, si bien que le 
recourant présente un risque de récidive élevé dans le domaine des violences conjugales, tant 
à l'égard de ses relations amoureuses actuelles, notamment vis-à-vis de la plaignante, que 
dans le cadre d'une nouvelle relation intime ; ce risque se majore dans les relations 
amoureuses qui s'organiseraient en emprise relationnelle, facilitant les éclats de colère ; il est 
également à craindre que l'organisation des visites auprès de son fils G1.________ soit un 
facteur de risque de récidive (G) ;

Attendu qu’il ressort des faits recueillis que le recourant a déjà été condamné, en 2016, pour 
des faits de violence à l’encontre de l’une de ses compagnes ; à la suite de cette 
condamnation, il avait débuté un traitement auprès d’un centre pour auteurs de violences 
conjugales et affirmé qu’il avait changé et n’abusait plus d’alcool ; or, il a persisté à consommer 
abusivement de l’alcool et des stupéfiants et admet avoir commis, à réitérées reprises, des 
actes violents, tant verbalement que physiquement, d’une part, à l’encontre de son épouse 
actuelle et, d’autre part, à l’encontre de la plaignante, notamment à l’occasion de leur relations 
sexuelles, en particulier lorsqu’ils ont séjourné à U2.________(ville) ; ces circonstances, 
associées à la personnalité du recourant - qui présente, à dire d’expert, un défaut de régulation 
émotionnelle, avec une hyperémotivité et une impulsivité associées à des excès de toxiques 
désinhibiteurs comportementaux entraînant un risque élevé de récidive dans le domaine des 
violences conjugales, tant à l'égard de ses relations amoureuses actuelles, notamment vis-à-
vis de la plaignante, que dans le cadre d'une nouvelle relation intime – ainsi qu’aux 
déclarations accusatoires de la plaignante, dont il a été relevé que la crédibilité ne saurait être 
mise en doute à ce stade et, enfin, à la fréquence, à l’intensité et à la gradation des actes 
violents imputés à l’encontre de la plaignante, il en résulte qu’il est fortement à craindre qu’en 
cas de mise en liberté, le recourant réitère des actes violents, voire vengeurs à l’encontre de 
cette dernière ;

Attendu que le recourant estime enfin que la juge des mesures de contrainte a retenu à tort 
que les mesures de substitution proposées ne permettaient pas de prévenir les risques de 
fuite et de récidive ; il est disposé à accepter toutes les mesures de substitution jugées 
nécessaires, telles qu’une assignation à résidence (avec surveillance électronique), à déposer 
ses papiers d'identité ainsi que son permis de conduire ou encore se présenter régulièrement 
à un poste de police, avec interdiction de contacts avec la plaignante ainsi que de périmètre, 
de même que se soumettre au traitement et suivi préconisés par l’expert, notamment un suivi 
pour les auteurs de violence conjugale ; il sied enfin de tenir compte que le recourant est 
totalement éloigné de son fils E.________, ce dernier souffrant très clairement de la situation 
et de l’éloignement avec son père, comme cela ressort du rapport du psychologue qui le suit ;

Attendu, selon l’expert psychiatre, qu’il est à craindre que l'organisation des visites auprès du 
fils du recourant, G1.________, soit un facteur de risque de récidive ; le recourant devra donc 
être l’objet d’une attention particulière et d'un accompagnement spécifique pour contrôler ce 
facteur de risque ; s’agissant de l’impact du précédent traitement suivi par le recourant au 
Centre de C4.________, l’expert mentionne que le recourant admet n’avoir pas suivi tout le 
traitement imposé, si bien qu’il est impossible d’en mesurer l’impact ; le fait que le recourant a 
déjà été condamné et n’a pas respecté les conduites imposées majore le risque ; le traitement 
des aspects de personnalité relevés, tant émotionnels (impulsivité, éclats de colère, besoin de 
séduction) que cognitifs (dogmes dysfonctionnels, pensée machiste, difficulté de résolution de 

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problèmes), pourrait être accompagné dans le cadre d'une psychothérapie individuelle confiée 
à un psychologue ou psychiatre spécialisé en psychothérapie ; les difficultés spécifiques de 
violence dans les rapports conjugaux peuvent être accompagnées dans le cadre de 
programmes spécifiques, groupaux, comme celui évoqué, C4.________, par exemple, mais 
également dans le cadre d’un accompagnement familial, tant systémique qu’éducatif, confié à 
des structures travaillant en lien avec l’APEA ; il est donc recommandé que le prévenu 
entreprenne volontairement ces démarches de signalement auprès de l’APEA pour se faire 
aider, dans le cadre de règles de conduite, plutôt que d'une mesure, car il ne présente pas un 
trouble mental stricto sensu ; une abstinence totale à la cocaïne est par ailleurs attendue et 
pourra être suivie par des dosages sanguins ou capillaires inopinés ; enfin, d’expérience, ces 
traitements sont nécessairement longs, pour se consolider, et s'étendent au moins sur deux 
ou trois ans (G) ;

Attendu, conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), qu’il convient 
d'examiner les possibilités de mettre en œuvre d'autres solutions moins dommageables que 
la détention (règle de la nécessité) ; cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui 
prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et 
place de la détention si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention ; 
selon l'art. 237 al. 2 CPP, font notamment partie des mesures de substitution la fourniture de 
sûretés (let. a), la saisie des documents d'identité (let. b), l'assignation à résidence ou 
l'interdiction de se rendre dans un certain lieu ou un certain immeuble (let. c), l'obligation de 
se présenter régulièrement à un service administratif (let. d), l'obligation d'avoir un travail 
régulier (let. e), l'obligation de se soumettre à un traitement médical ou à des contrôles (let. f) 
et l'interdiction d'entretenir des relations avec certaines personnes (let. g) ; cette liste est 
exemplative et le juge de la détention peut également, le cas échéant, assortir les mesures de 
substitution de toute condition propre à en garantir l'efficacité (ATF 142 IV 367 consid. 2.1) ;

Attendu qu’en présence d'un risque de fuite évident, comme en l’occurrence, une saisie des 
documents d'identité, une assignation à résidence - même assortie du port du bracelet 
électronique - et la présentation à un poste de police ne sont pas de nature à empêcher une 
personne de s'enfuir à l'étranger, voire de passer dans la clandestinité (ATF 145 IV 503 consid. 
3.2 et 3.3.2) ; en effet, une surveillance électronique ne permet en particulier pas de prévenir 
la fuite du prénommé, mais uniquement de la constater a posteriori (ATF 145 IV 503 consid. 
3.3) ; s'agissant du dépôt des pièces d'identité, la mesure est d'ailleurs sans effet en ce qui 
concerne les documents établis par un Etat étranger (TF 1B_383/2020 du 13 août 2020 consid. 
5.2 ; 1B_168/2020 du 28 avril 2020 consid. 3.4) ; de même, l’engagement de ne pas 
commettre de nouvelles infractions, une interdiction de contact avec la plaignante ou de 
périmètre, l’obligation de prendre un travail et de débuter un suivi psychothérapeutique ne 
permettent pas de pallier le risque de fuite, mais tout au plus seulement, dans une certaine 
mesure, le seul risque de réitération, ce qui est insuffisant au cas présent ; 

Attendu que les mesures de substitution envisageables, mentionnées par l’expert psychiatre 
ou encore celles proposées par le recourant, apparaissent en conséquence impropres à pallier 
en particulier le risque de fuite et on ne voit pas, au vu des motifs précités, quelle mesure de 
substitution serait propre à empêcher efficacement la concrétisation des risques redoutés, 
étant rappelé que le recourant, qui avait affirmé, lors du jugement de 2016, avoir changé et 
vouloir aller de l’avant, en particulier, en ne buvant plus de l’alcool comme avant toute la nuit, 

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a déjà été soumis, par ledit jugement, à un suivi thérapeutique, notamment par le biais d’un 
suivi auprès de C4.________ afin de contrôler en particulier sa violence et d’éventuelles 
consommations excessives d’alcool, suivi qui s’est avéré totalement inefficace au vu des faits 
recueillis dans la présente procédure ; en outre, de simples mesures d’interdiction de contacter 
la plaignante seraient manifestement insuffisantes pour protéger efficacement cette dernière, 
dont la personnalité est certainement encore affaiblie et sur laquelle le recourant apparaissait 
être en mesure d’exercer une forte emprise, circonstance de nature à mettre en péril le bon 
rétablissement et la sécurité de la victime ; enfin, au vu du comportement passé du prévenu, 
on ne saurait raisonnablement exclure qu’il entretienne une nouvelle liaison avec une tierce 
personne, liaison de nature à mettre en danger cette dernière ;

Attendu que la durée de la détention déjà subie, soit un peu plus de 9 mois, demeure en tout 
point conforme aux exigences posées par les art. 31 al. 3 Cst., 5 par. 3 CEDH et 212 al. 3 
CPP, au regard de la durée probable de la peine privative de liberté à laquelle il faut s’attendre, 
en cas de condamnation du recourant, étant rappelé, en tout état de cause, qu’à ce stade de 
la procédure, la possibilité d'un sursis, voire d'un sursis partiel, n'a en principe pas à être prise 
en considération dans l'examen de la proportionnalité de la détention provisoire (not. 
TF 1B_454/2013 du 24 janvier 2014 consid. 5.3 et réf.) ; on ajoutera encore que le fait que le 
recourant demeure éloigné de son fils E.________, qui souffre également de cet éloignement, 
constitue une circonstance inhérente à toute détention et ne saurait justifier à elle seule une 
mise en liberté ;

Attendu, par ailleurs, que l’instruction devrait être clôturée à bref délai et qu’elle est menée 
avec célérité par le Ministère public, ce que ne conteste pas le recourant ;

Attendu, au vu des motifs qui précèdent, qu’il y a lieu de rejeter le recours ; 

Attendu qu’il résulte de ce qui précède que les frais de la présente procédure doivent être mis 
à la charge du recourant qui succombe (art. 428 CPP), sans indemnité de dépens, sous 
réserve des dispositions relatives à la défense d’office, dont les conditions sont réalisées ; 
l'indemnité à laquelle le mandataire d'office peut prétendre est taxée conformément à 
l'ordonnance fixant le tarif des honoraires d'avocat (RSJU 188.61) et à la note d’honoraires 
produite ; le remboursement à l'Etat de l'indemnité allouée au mandataire d’office ne sera 
exigible que lorsque la situation économique du prévenu le permettra ;

PAR CES MOTIFS 
LA CHAMBRE PÉNALE DES RECOURS

met

le recourant au bénéfice d’une défense d’office pour la présente procédure de recours, Me 
Nicolas Bloque étant désigné défenseur d’office ; pour le surplus,

rejette

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le recours ;
met

les frais de la présente procédure, fixés au total à CHF 1'522.85 (émolument, y compris 
débours : CHF 700.-  et indemnité versée à son défenseur d'office par CHF 822.85) ;

taxe 

comme il suit les honoraires que Me Nicolas Bloque pourra réclamer à l'Etat en sa qualité de 
défenseur d'office du recourant pour la présente procédure de recours :

- Honoraires CHF 735.00
- Débours CHF 29.00
- TVA CHF 58.85
- Total à verser par l’Etat : CHF 822.85

dit

que le recourant est tenu de rembourser, si sa situation financière le permet, d'une part, à la 
République et Canton de Jura les trois quarts de l'indemnité allouée pour ses frais de défense 
d'office tels que taxés et fixés ci-dessus et, d'autre part, à Me Nicolas Bloque la différence 
entre cette indemnité et les trois quarts des honoraires que celui-ci aurait touchés comme 
mandataire privé, pour la présente procédure de recours ;

informe

les parties des voies et délais de recours selon avis ci-après ;

ordonne

la notification de la présente décision :
 au recourant, actuellement détenu à l'Etablissement de détention F.________ à 

U1.________(ville) ;
 au recourant, par son mandataire, Me Nicolas Bloque, avocat à Delémont ;
 au Ministère public, Charlotte Wernli, procureure , Le Château, 2900 Porrentruy ;
 à la juge des mesures de contrainte, Carmen Bossart-Steulet, Le Château, 2900 

Porrentruy.

Porrentruy, le 26 janvier 2023

AU NOM DE LA CHAMBRE PÉNALE DES RECOURS
Le président : La greffière :

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Daniel Logos Lisiane Poupon

Communication concernant les moyens de recours :

 Un recours en matière pénale peut être déposé contre la présente décision auprès du Tribunal fédéral, 
conformément aux dispositions de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), en particulier aux art. 42 
ss, 78 ss et 90 ss LTF, dans un délai de 30 jours dès la notification du jugement. Ce délai ne peut pas être 
prolongé (art. 47 al. 1 LTF). Le mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
Il doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et 
être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Un exemplaire de la 
décision attaquée doit par ailleurs être joint au recours.

Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral, soit, à l’attention 
de ce dernier, à la Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).

 Un recours contre la présente décision, en ce qu’elle fixe l’indemnité du défenseur d’office, peut être déposé 
auprès du Tribunal pénal fédéral, conformément à l’article 135 al. 3 let. b CPP, dans un délai de 10 jours dès 
la notification du jugement (art. 396 CPP). Ce délai ne peut pas être prolongé (art. 89 CPP). Le mémoire de 
recours doit être adressé au Tribunal pénal fédéral, Case postale 3720, 6501 Bellinzone. Il doit indiquer les 
points de la décision qui sont attaqués, les motifs qui commandent une autre décision et les moyens de preuve 
(art. 385 CPP). Un exemplaire de la décision attaquée doit par ailleurs être joint au recours.

Lorsque le destinataire de la notification est domicilié à l'étranger, le mémoire de recours doit être remis, au 
plus tard le dernier jour du délai, à la Poste suisse ou peut être déposé, dans le même délai, auprès d'une 
représentation consulaire ou diplomatique suisse (art. 91 al. 2 CPP).