# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e3e29345-8ba9-5bf0-bb2b-945903431126
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2010-09-13
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 13.09.2010 BG.2010.4
**Docket/Reference:** BG.2010.4
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BG-2010-4_2010-09-13

## Full Text

Compétence ratione loci (art. 279 al. 2 PPF).;;Compétence ratione loci (art. 279 al. 2 PPF).;;Compétence ratione loci (art. 279 al. 2 PPF).;;Compétence ratione loci (art. 279 al. 2 PPF).

Arrêt du 13 septembre 2010 
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Tito Ponti, président, 
Patrick Robert-Nicoud et Emanuel Hochstrasser,  
le greffier Aurélien Stettler  

   
 
Parties 

  
A.,  
représenté par Me Julius Effenberger, avocat 

recourant 
 

 contre 
   

1. CANTON DE VAUD, Juge d’instruction cantonal,  
 
2. KANTON ZÜRICH, Oberstaatsanwaltschaft,  

intimés 
 

Objet  Compétence ratione loci (art. 279 al. 2 PPF) 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BG.2010.4 
(Procédure secondaire:  BP.2010.9)  
 
 

 

 

- 2 - 

 

 

 
Faits: 
 

A. Le 20 juin 2006, A. a adressé au Juge d’instruction du canton de Vaud (ci-
après: JIC-VD) une dénonciation dirigée contre les organes de la Fondation 
B. (ci-après: la Fondation) et notamment contre le dénommé C., exécuteur 
testamentaire et membre du conseil de fondation. Il leur reproche en subs-
tance de s’être approprié abusivement des avoirs provenant de la succes-
sion de feue D. (act. 1.5). 
 
 

B. Le 8 novembre 2006, A. a adressé au Ministère public de la Confédération 
(ci-après: MPC) une plainte portant sur un complexe de faits similaire à 
celle déposée devant les autorités vaudoises. 

 
 
C. Le JIC-VD a, en date du 14 décembre 2006, suspendu l’enquête ouverte 

sur dénonciation de A. jusqu’à droit connu sur le sort de l’instance civile 
engagée par ce dernier contre la Fondation devant la Cour civile du Tribu-
nal cantonal vaudois (act. 1.5, p. 3). Ladite décision de suspension a été 
confirmée le 31 janvier 2007 par le Tribunal d’accusation vaudois saisi d’un 
recours de A. (act. 1.12). 
 
 

D. Le MPC n’ayant pas donné suite à sa dénonciation du 8 novembre 2006 en 
application de l’art. 100 al. 3 PPF, A. a saisi l’autorité de céans en date du 
31 janvier 2007, laquelle a partiellement admis son recours en tant qu’il vi-
sait à le libérer du paiement des frais auxquels le MPC l’avait condamné 
(arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2007.10 du 9 mai 2007). Elle l’a pour le 
surplus rejeté, de même que sa demande d’assistance judiciaire (arrêt du 
Tribunal pénal fédéral BB.2007.10 du 2 mars 2007), et la demande de révi-
sion y afférente (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2007.22 du 26 mars 
2007). 
 
 

E. En date du 22 février 2010, A. a adressé au Ministère public du canton de 
Zurich (ci-après: MP-ZH) une nouvelle dénonciation de deux membres du 
conseil de fondation de la Fondation, soit les dénommés E. et F., qu’il ac-
cuse d’infractions contre le patrimoine (act. 1.2). 
 
 

F. Au terme d’une procédure de fixation de for intercantonal entre le MP-ZH et 
le JIC-VD, ce dernier a accepté, en date du 12 mars 2010 et « en raison de 

- 3 - 

 

 

sa connexité avec l’enquête […] ouverte en juin 2006 à la suite d’une 
plainte déposée par A. », de reprendre la cause dénoncée par A. aux auto-
rités zurichoises (dossier JIC-VD, pièce 6); il a en outre prononcé, par or-
donnance du 18 mars 2010, la suspension de la procédure jusqu’à droit 
connu sur le sort de l’instance civile engagée par ce dernier contre la Fon-
dation devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois (act. 1.5). 
 
 

G. A., par l’intermédiaire de son conseil, a, par écriture du 20 mars 2010, re-
quis une modification du for auprès du JIC-VD, requête à laquelle il n’a pas 
été donné une suite favorable, le JIC-VD l’ayant rejetée par décision du 
23 mars 2010 (act. 1.7). 
 
 

H. Par acte du 25 mars 2010, A. entreprend la décision en question devant la 
Ire Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, concluant en substance à 
ce que les autorités de poursuite pénale du canton de Zurich soient décla-
rées compétentes pour poursuivre et juger F., E. et C., et requérant pour le 
surplus l’octroi de l’assistance judiciaire (act. 1, p. 9 ch. 34). Ladite requête 
d’assistance judiciaire ayant été rejetée par arrêt de la Cour de céans du 
18 mai 2010 (BP.2010.9), A. s’est acquitté en date du 10 juin 2010 de 
l’avance de frais exigée (act. 4). 

Invité à répondre au recours, le JIC-VD a, par envoi du 16 juin 2010, 
transmis à la Cour de céans les actes de la procédure vaudoise ayant 
conduit à l’acceptation de compétence, renonçant pour le surplus à dépo-
ser des observations (act. 6). 

Egalement appelé à se déterminer, le MP-ZH a, en date du 18 juin 2010, 
fait parvenir à l’autorité de céans une écriture par laquelle il conclut princi-
palement à l’irrecevabilité du recours de A., subsidiairement à son rejet 
(act. 7). 

Invité à répliquer, A. a, par envoi du 2 juillet 2010, persisté dans les conclu-
sions prises à l’appui de son recours du 25 mars 2010 (act. 9). 

Ayant appris, dans le cadre d’un échange de correspondance avec le JIC-
VD, l’existence de la présente procédure, F. et E. ont, par courriers respec-
tifs du 15 juillet 2010 au Président de la Ire Cour des plaintes du Tribunal 
pénal fédéral, sollicité de pouvoir prendre connaissance des pièces princi-
pales de ladite procédure et, cas échéant, de se déterminer à leur propos 
(act. 12 et 13); le juge rapporteur a fait droit auxdites requêtes par courrier 
motivé du 21 juillet 2010 (act. 14). 

- 4 - 

 

 

Dans le délai imparti et prolongé pour ce faire, E. et F. ont, en date du 
11 août 2010 pour le premier, et du 13 août 2010 pour le second, déposé 
chacun une écriture par laquelle ils concluent principalement à 
l’irrecevabilité du recours de A., subsidiairement à son rejet, le tout sous 
suite de frais et dépens (act. 22 et 23). Des copies desdites écritures ont 
été adressées à titre d’information au recourant, au JIC-VD ainsi qu’au MP-
ZH (act. 24). 

Un certain nombre de pièces figurant au dossier ont pour le surplus été 
transmises au conseil de A., à sa demande (act. 15, 16, 18, 19 et 21). 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit. 
 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 Selon l’art. 279 al. 2 PPF en lien avec l’art. 28 al. 1 let. g LTPF et l’art. 9 

al. 2 du règlement du 20 juin 2006 sur le Tribunal pénal fédéral 
(RS 173.710), un recours peut être interjeté contre la décision portant sur la 
juridiction de la Confédération ou d’un canton prise par les autorités canto-
nales de poursuite pénale, les art. 214 à 219 PPF étant alors applicables 
par analogie. En conséquence, le dépôt du recours doit être fait dans les 
cinq jours à compter de celui où le recourant a eu connaissance de la déci-
sion entreprise (art. 217 PPF; cf. à ce propos TPF 2005 139 consid. 1.2; 
GUIDON/BÄNZIGER, Die aktuelle Rechtsprechung des Bundesstrafgerichts 
zum interkantonalen Gerichtsstand in Strafsachen, in Jusletter du 21 mai 
2007, [no 16] et références citées). 

1.2  
1.2.1 L’art. 214 al. 2 PPF prévoit que le droit de recours appartient aux parties, 

ainsi qu’à toute personne à qui l’opération ou l’omission a fait subir un pré-
judice illégitime. Sont considérés comme parties l’inculpé, le procureur gé-
néral et tout lésé qui se constitue partie civile (art. 34 PPF). 

De jurisprudence constante, la légitimation pour se plaindre suppose 
l’existence d’un préjudice personnel et direct; en d’autres termes, seule est 
recevable à se plaindre la personne – partie ou non au sens de l’art. 34 
PPF – qui est atteinte par la décision entreprise et dispose d’un intérêt di-
gne de protection (« Beschwer ») à ce qu’elle soit annulée ou modifiée (ar-

- 5 - 

 

 

rêts du Tribunal pénal fédéral BB.2009.86 du 18 novembre 2009 p. 3; 
BB.2005.123-124 du 9 février 2006, consid. 1.4; BK_B 064/04b du 25 octo-
bre 2004, consid. 2; BK_B 064/04a du 30 juillet 2004, consid. 1.2 et 1.3). 
L’intérêt digne de protection consiste dans l’utilité pratique que l’admission 
du recours représenterait pour le recourant ou dans le fait d’éviter un préju-
dice de nature économique, idéale, matérielle ou autre que la décision at-
taquée causerait à ce dernier (arrêt du Tribunal pénal fédéral BK_B 
064/04a précité, consid. 1.2 in fine). 

A cet égard, doctrine et jurisprudence s’accordent à considérer que, lors-
que deux cantons se sont entendus sur la fixation d’un for intercantonal, la 
partie civile, à l’instar de la victime LAVI, ne subit en règle générale aucun 
préjudice de ce fait, et n’est par conséquent pas légitimée à remettre en 
question ledit for par le biais d’un recours à l’autorité de céans (arrêt du Tri-
bunal pénal fédéral BG.2006.36 du 8 mars 2007, consid. 1.2; SCHWE-
RI/BÄNZIGER, Interkantonale Gerichtsstandsbestimmung in Strafsachen, 
2ème éd., Berne 2004, nos 608 s.; GUIDON/BÄNZIGER, op. cit., [no 14] et réfé-
rences citées). 

1.2.2 Le recourant invoque, à l’appui de sa démarche devant la Cour de céans, 
« ein rechtlich geschütztes ideelles, strafrechtliches Interesse an der Straf-
verfolgung » (act. 9, ch. 5), estimant par ailleurs disposer d’« einen mate-
riellen und einen ideellen Anspruch, dass die Taten geklärt werden, da sie 
das Andenken von B. und seiner Ehefrau sowie das von B. ausdrücklich für 
ihn bestimmte Vermögen betreffen. » (act. 1, ch. 8). 

A en croire le recourant, la question de la compétence cantonale « kann 
[…] sehr wohl einen Nachteil darstellen […]. Dies namentlich dann, wenn, 
wie vorliegend, ein Kanton in der Sache ein Eigeninteresse besitzt, das ihn 
an der unabhängigen Anwendung und Durchsetzung des Rechts hindert. » 
(act. 9, ch. 6). 

1.2.3 Force est de constater que les quelques éléments allégués par le recourant 
pour fonder l’existence d’un préjudice illégitime à son égard – condition né-
cessaire pour être légitimé à recourir devant l’autorité de céans (supra, 
consid. 1.1.1) – apparaissent, sinon hors de propos, à tout le moins impro-
pres à atteindre le but poursuivi. 

Il appert que le fait de se prévaloir d’un intérêt « an der Strafverfolgung » 
n’est pas pertinent dans l’hypothèse – réalisée en l’espèce – où deux can-
tons se sont précisément entendus pour que l’un d’entre eux se charge de 
procéder à l’instruction de la cause, pareil constat valant également pour le 
droit « matériel et idéal » revendiqué par le recourant à ce que les faits dé-
noncés par ses soins soient éclaircis (act. 9, ch. 5 et act. 1, ch. 8). En effet, 

- 6 - 

 

 

répondre à la question de savoir si le recourant dispose d’un intérêt à la 
poursuite pénale en tant que telle, respectivement à l’instruction de la 
cause par lui dénoncée, n’incombe pas à l’autorité de céans, à tout le 
moins au stade de l’examen de la qualité pour agir. Seule est déterminante 
à cet égard la question de savoir si la décision attaquée – soit ici la déci-
sion constatant le for vaudois – est susceptible de causer au recourant un 
préjudice de nature économique, idéale, matérielle ou autre. 

En fin de compte, il apparaît que le recourant fonde l’existence d’un tel pré-
judice sur la partialité dont feraient preuve, selon lui, les autorités judiciaires 
vaudoises dans l’exercice de la justice, mues qu’elles seraient par l’intérêt 
propre du canton de Vaud en la présente espèce (act. 1, ch. 25 ss; act. 9, 
ch. 8), affirmant notamment « [d]ass im Kanton Waadt kein unabhängiges, 
unparteiisches und gerechtes Verfahren im Sinne von Art. 29 Abs. 1 und 
Art. 30 Abs. 1 BV sowie von Art. 6 Ziff. 1 EMRK erwartet werden kann, 
zeigt die vom Waadtländer Tribunal d’accusation bestätigte Sistierung, wel-
che das strafrechtliche Grundprinzip der Legalität grob verletzt, indem sie 
auf ungewisse (zudem hier irrelevante) künftige Entwicklungen abstellt, 
während das Strafgesetz an die tatsächlichen und rechtlichen Verhältnisse 
zur Tatzeit anknüpft » (act. 9, ch. 7). 

Pareil grief tendant à jeter le discrédit sur un pan entier d’un appareil judi-
ciaire cantonal – outre qu’il se révèle particulièrement inconvenant de la 
part d’un mandataire professionnel – confine à la témérité et doit pour cette 
raison déjà être déclaré irrecevable. Il apparaît par surabondance que le 
recourant, en soulevant ce moyen dans la présente procédure, tente de 
remettre en cause les décisions de suspension de procédure rendues par 
le JIC-VD en date des 14 décembre 2006 et 18 mars 2010 (supra, let. C et 
F). Lesdites décisions ressortissent à la compétence cantonale et peuvent, 
le cas échéant, être entreprises devant les instances compétentes, soit 
dans un premier temps le Tribunal cantonal vaudois (Tribunal 
d’accusation), voire ensuite le Tribunal fédéral. La Cour des plaintes du 
Tribunal pénal fédéral n’intervient qu’en tant qu’est litigieuse la question du 
for intercantonal, et n’a pas à se voir soumises, par la bande, des questions 
tranchées par les instances compétentes à cet égard. On relèvera que le 
recourant avait attaqué – sans succès – la décision de suspension du 
14 décembre 2006 tant devant le Tribunal d’accusation vaudois (act. 1.12), 
que devant le Tribunal fédéral (arrêt du Tribunal fédéral 1B_57/2007 du 
18 juillet 2007), ce dernier ayant déclaré le recours irrecevable pour défaut 
de paiement de l’avance de frais requise. Dans la mesure où 
l’argumentation du recourant se révèle en substance dirigée contre la sus-
pension, respectivement les suspensions dont font l’objet les procédures 
pénales ouvertes dans le canton de Vaud ensuite de ses dénonciations, 

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c’est en finalité la décision de suspension du 18 mars 2010 que le recou-
rant aurait dû entreprendre devant les autorités compétentes, afin 
d’adresser à ces dernières les griefs qu’il tente à tort de soumettre à 
l’appréciation de la Cour de céans. Le recourant ne peut – et ne doit – s’en 
prendre qu’à lui-même s’il a jugé « überflüssig » de contester l’ordonnance 
en question au vu du rejet, par le Tribunal d’accusation vaudois, de son re-
cours contre la première suspension en janvier 2007 (supra, let. C), et s’il a 
estimé qu’un nouveau recours devant cette autorité « würde bloss eine zu-
sätzliche und kostspielige Verzögerung bewirken » (act. 9, ch. 7 in fine). 

 Sur le vu de ce qui précède, il apparaît que le recourant, en dépit de sa 
constitution comme partie civile – semble-t-il non remise en question par le 
JIC-VD – ne peut se prévaloir d’un intérêt digne de protection conduisant à 
déroger à la règle selon laquelle lorsque deux cantons se sont entendus 
sur la fixation d’un for intercantonal, la partie civile, à l’instar de la victime 
LAVI, ne subit en règle générale aucun préjudice de ce fait, et n’est par 
conséquent pas légitimée à remettre en question ledit for par le biais d’un 
recours à l’autorité de céans (supra, consid. 1.2.1 et références citées). 

 
 
2. Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable. 
 
 
3.  
3.1 Le recourant, qui succombe, supportera les frais de la cause, y compris le 

volet relatif à l’assistance judiciaire (art. 66 al. 1 LTF par renvoi de l’art. 245 
al. 1 PPF), lesquels sont fixés à Fr. 1'500.-- (art. 3 du règlement du 11 fé-
vrier 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pénal fé-
déral; RS 173.711.32), réputés couverts par l’avance de frais déjà versée. 

3.2 A teneur de l'art. 68 al. 1 LTF, le tribunal décide, en statuant sur la contes-
tation elle-même, si et dans quelle mesure les frais de la partie qui obtient 
gain de cause seront supportés par celle qui succombe. En l’espèce, E. et 
F., visés personnellement par la démarche de A. auprès des autorités zuri-
choises, respectivement vaudoises, ont sollicité le droit de se déterminer 
sur la démarche du recourant devant la Cour de céans, ce qui, au vu du 
dossier de la cause, a été autorisé par le Juge rapporteur par courrier moti-
vé (supra, let. H). Tant E. que F. ont déposé une écriture et conclu à 
l’irrecevabilité, subsidiairement au rejet du recours de A., le tout sous suite 
de frais et dépens (act. 22 et 23). Au vu du sort recours, force est de cons-
tater qu’ils ont obtenu gain de cause. Etant représentés par des avocats, ils 
ont droit à une indemnité équitable pour les frais indispensables occasion-
nés par le litige. L’art. 3 du règlement du 11 février 2004 sur les dépens et 

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indemnités alloués devant le Tribunal pénal fédéral (RS 173.711.31; ci-
après: le règlement) prévoit que les honoraires des avocats sont fixés en 
fonction du temps consacré à la cause et nécessaire à la défense de la 
partie représentée. Le tarif horaire est de Fr. 200.-- au minimum et de 
Fr. 300.-- au maximum (art. 3 al. 1 du règlement), étant précisé que le tarif 
usuellement appliqué par la Cour de céans est de Fr. 220.-- par heure (ar-
rêt du Tribunal pénal fédéral BB.2009.17 du 18 août 2009, consid. 6.2). En 
l’absence d’un mémoire d’honoraires, l’autorité saisie de la cause fixe 
l’indemnité selon sa propre appréciation (art. 3 al. 2 du règlement). Compte 
tenu de la nature de l’affaire et de l’activité déployée par les défenseurs de 
E. et F. dans le cadre de la présente procédure, l’octroi d’une indemnité de 
Fr. 750.--, TVA incluse, à chacun d’entre eux paraît justifiée. Les deux in-
demnités sont mises à la charge du recourant, partie qui succombe en la 
présente cause. 

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Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. Le recours est irrecevable. 
 
2. Un émolument de Fr. 1'500.-- réputé couvert par l’avance de frais acquittée 

est mis à la charge du recourant. 
 

3. Une indemnité de Fr. 750.--, TVA incluse, est allouée à E., à la charge de A. 
 

4. Une indemnité de Fr. 750.--, TVA incluse, est allouée à F., à la charge de A. 
 
 

Bellinzone, le 13 septembre 2010 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:     Le greffier:  
 
 
 
 
 
 
 

 
Distribution 
 
- Me Julius Effenberger, avocat 
- Canton de Vaud, Juge d'instruction cantonal  
- Kanton Zürich, Oberstaatsanwaltschaft 
- Me Christoph Hohler, avocat 
- Me Paul Baumgartner, avocat 
 
 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cet arrêt.