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**Case Identifier:** e592c8de-a2e2-5501-a3d3-2003426a602e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 10.09.2014 A/2582/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2582-2014_2014-09-10.pdf

## Full Text

BPG  
  

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2582/2014-FORMA ATA/728/2014  

 

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 10 septembre 2014 

sur mesures urgentes 

 

dans la cause 

 

Madame A______ et Monsieur A______  
représentés par Me Raphaël Cristiano, avocat  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA CULTURE ET DU 
SPORT 
 

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A/2582/2014 

 Vu le recours interjeté le 5 septembre 2014 par Madame A______ et Monsieur 
A______, domiciliés au chemin B______ 1______ au Petit-Lancy, contre une décision du 
département de l'instruction publique, de la culture et du sport (ci-après : le DIP ou le 
département) du 21 juillet 2014, exécutoire nonobstant recours et décidant que les enfants 
des recourants, C______ et D______ , seraient scolarisés à l’école E______, rue F______ 
2______, au Petit-Lancy, dès le 25 août 2014 ; 

 vu le fait que ledit recours tend au fond à l’annulation de cette décision et à ce que 
les enfants C______, née le ______ 2009, et D______, né le ______ 2008, voient leur 
scolarité se poursuivre à l’école G______, chemin H______ 3______ au Petit-Lancy, où ils 
étaient scolarisés jusqu’au mois de juin 2014 ; 

 vu les requêtes de « mesures préprovisionnelles urgentes » - tendant au maintien des 
deux enfants à l’école G______  jusqu’à droit connu - et d’effet suspensif dont ce recours 
est assorti ; 

 vu l’art. 7 al. 1 du règlement de la chambre administrative du 21 décembre 2010 ; 

 considérant que selon l'art. 21  de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des 
mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés (al. 1) ; que ces mesures sont 
ordonnées par le président s’il s’agit d’une autorité collégiale ou d’une juridiction 
administrative (al. 2) ; 

 qu'aux termes de l’art. 66 LPA, sauf disposition légale contraire, le recours a effet 
suspensif à moins que l’autorité qui a pris la décision attaquée n’ait ordonné l’exécution 
nonobstant recours (al. 1) ; que toutefois, lorsqu’aucun intérêt public ou privé prépondérant 
ne s’y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts 
sont gravement menacés, retirer ou restituer l’effet suspensif (al. 2) ; 

 que selon la jurisprudence constante, les mesures provisionnelles - au nombre 
desquelles compte la restitution de l’effet suspensif - ne sont légitimes que si elles 
s’avèrent indispensables au maintien d’un état de fait ou à la sauvegarde d’intérêts 
compromis, et ne sauraient, en principe tout au moins, anticiper le jugement définitif ni 
équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, pas plus qu’aboutir abusivement à 
rendre d’emblée illusoire la portée du procès au fond (ATF 119 V 503 consid. 3 ; 
ATA/248/2011 du 13 avril 2011 consid. 4 ; ATA/197/2011 du 28 mars 2011 ; 
ATA/248/2009 du 19 mai 2009 consid. 3 ; ATA/213/2009 du 29 avril 2009 consid. 2) ; 

 qu’ainsi, dans la plupart des cas, les mesures provisionnelles consistent en un minus, 
soit une mesure moins importante ou incisive que celle demandée au fond, ou en un aliud, 
soit une mesure différente de celle demandée au fond (Isabelle HAENER, Vorsorgliche 
Massnahmen in Verwaltungsverfahren und Verwaltungsprozess in RDS 1997 II 253-420, 
265) ; 

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A/2582/2014 

 qu’en l’espèce, s’il était fait droit à la requête de mesures d’urgence, une telle mesure 
anticiperait la solution définitive qui sera rendue dans l’arrêt au fond, ce qui n’est pas 
admissible ; 

 qu’en outre, dans la décision querellée, le département invoque des plaintes de 
parents d’élève au sujet d’interventions répétées et infondées des recourants et les 
doléances des enseignants à cet égard, rendant absolument nécessaire le retour au calme à 
l’école G______ (cf. art. 25 al. 2 du règlement de l’enseignement primaire - REP - C 1 
10.21), ainsi que le conflit de loyauté dans lequel se trouveraient C______ et D______ ; 

 qu’il s’agit là d’intérêts public et privé pouvant, le cas échéant, justifier la mesure 
prise dans la décision attaquée ; 

 qu’on ne peut pas d’emblée exclure à ce stade le bien-fondé de cette décision ; 

 que C______ et D______ auraient au demeurant déjà dû commencer leur année 
scolaire 2014-2015 à l’école E______ , laquelle ne paraît pas inaccessible, de par sa 
distance, aux deux enfants, même si elle est un peu plus éloignée que l’école G______ ; 

 que la prétendue incapacité de C______ et D______ de se rendre dans leur nouvelle 
école en raison d’une terreur à l’idée de changer d’école ne paraît, prima facie, pas justifier 
un refus des parents de les scolariser dans cet établissement, étant en outre relevé que les 
certificats médiaux de leur pédiatre des 25 et 29 août 2014 ne sont pas motivés ; 

 qu’enfin et en tout état de cause, s’il était fait droit à la requête de mesures urgentes 
des recourants et que l’arrêt à rendre parvenait à la solution opposée, soit à la confirmation 
de la décision litigieuse, il pourrait en résulter des préjudices pour C______ et D______ 
plus graves que s’ils suivaient les cours tout d’abord à l’école E______ avant de retourner 
à leur ancienne école, dans l’hypothèse où l’arrêt donnerait raison aux recourants sur le 
fond ; 

 qu’au vu de ce qui précède, la demande de restitution de l’effet suspensif sera 
refusée, le sort des frais de la procédure étant réservé jusqu’à droit jugé au fond. 

 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

refuse d’ordonner les mesures urgentes sollicitées par Madame A______ et Monsieur 
A______ dans leur recours du 5 septembre 2014 ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de 

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A/2582/2014 

droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 
preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique la présente décision, en copie, à Me Raphaël Cristiano, avocat des recourants, 
ainsi qu'au département de l'instruction publique, de la culture et du sport. 

 
  

Le président : 
 
 
 

Ph. Thélin 

 

 
 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 

 la greffière :