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**Case Identifier:** 72a09413-b3c0-5d2b-b2c7-d57cd73df52f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 09.11.2021 A/1779/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1779-2020_2021-11-09.pdf

## Full Text

Siégeant : Eleanor McGREGOR, Présidente; Philippe LE GRAND ROY et Christine 
TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1779/2020 ATAS/1134/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 9 novembre 2021 

9ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à VERNIER 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

A. Madame A______ (ci-après : l’assurée), née le ______ 1965 en 
Bosnie-Herzégovine, mariée et mère des deux enfants, B______ (née en 2001) et 
C______ (né en 2003), est arrivée en Suisse en 1998. 

L’assurée est sans formation et n’a exercé aucune activité professionnelle en Suisse. 

B. a. Le 7 mai 2003, l’assurée a requis des prestations d’invalidité en raison d’une 
tumeur au cerveau diagnostiquée en 1998. 

b. Le 21 juin 2003, les docteurs D______ et E______, de la policlinique de 
médecine des Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : les HUG), ont rendu un 
rapport médical selon lequel l’assurée présentait les diagnostics de lombosciatalgies 
chroniques depuis 2000, une neurofibromatose de type I avec atrophie des nerfs 
optiques et astrocytome pilocytique du chiasma optique, une tendinite de Quervain 
à gauche et un syndrome de stress post-traumatique. L’incapacité de travail était 
totale. 

c. Le 2 décembre 2004, la doctoresse F______, psychiatre et psychothérapeute 
FMH, a réalisé une expertise psychiatrique. Ont été retenus, à titre de diagnostics 
avec influence sur la capacité de travail, un état de stress post-traumatique avec 
réaction dépressive prolongée (F43.21) et des expériences de catastrophe, de guerre 
et autres hostilités (Z65.5). Le pronostic était sombre quelles que soient les 
démarches thérapeutiques envisageables. Il persistait une incapacité partielle à se 
rappeler des aspects importants de la période d’exposition au facteur de stress, 
comme en témoignait la présence des manifestations suivantes : difficultés 
d’endormissement, irritabilité avec les enfants, difficultés de concentration et 
tendance à l’oubli et réaction de sursaut exagérée. Ce trouble constituait une 
réponse différée et prolongée à l’événement stressant vécu en ex-Yougoslavie 
(torture, viols collectifs, morts violentes par couteaux, poignards,…). Une reprise 
en tant que femme au foyer à 50 % était envisageable dès à présent avec reprise 
d’un traitement antidépresseur concomitant. 

d. L’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI) a 
procédé à une enquête économique sur le ménage le 18 mai 2005, laquelle a conclu 
à une invalidité ménagère de 17,55 %. 

e. Le 6 décembre 2006, le service médical régional de l’assurance-invalidité 
(ci-après : le SMR) a estimé que l’incapacité de travail était de 40 % jusqu’en 
novembre 2003 (lombalgies), de 70 % du 1er décembre 2003 au 31 janvier 2005 
(tendinite de Quervain), de 50 % du 1er février 2005 au 30 juin 2006 et de 100 % 
depuis juillet 2006. Les limitations fonctionnelles étaient les suivantes : toute 
activité nécessitant la vision, porte-à-faux, position statique assise/debout prolongée 
et port de charges moyennes à lourdes. 

f. Le 16 février 2007, l’OAI a complété l’enquête économique et estimé, suite à une 
visite à domicile du 8 février 2007, qu’une impotence de degré faible était justifiée 

 
 
 

 

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en raison de la malvoyance et conclu à une invalidité ménagère de 50,8 % suite à 
une aggravation depuis juillet 2006, attestée par le SMR. 

g. Par décision du 23 novembre 2007, l’OAI a alloué à l’assurée une allocation pour 
impotent de degré faible depuis le 1er juillet 2007 en raison d’une atteinte à la vision 
invalidante. 

h. Par décision du 18 mars 2008, l’OAI a alloué à l’assurée un quart de rente 
d’invalidité du 1er juin 2006 au 31 septembre 2006 et une demi-rente d’invalidité 
dès le 1er octobre 2006.  

C. a. Le 3 avril 2012, l’OAI a ouvert une procédure de révision. 

b. L’assurée a déclaré le 12 avril 2012 que son état de santé s’était aggravé par la 
perte de champ visuel à l’œil droit. 

c. Le 29 mai 2012, le docteur G______, chef de clinique au programme santé 
migrants, a rempli un rapport médical d’assurance-invalidité (ci-après : AI) dans 
lequel il a posé les diagnostics avec effet sur la capacité de travail de 
lombosciatalgie chronique ; neurofibromatose de type I avec atrophie du nerf 
optique et astrocytome pilocytique du chiasma optique ; syndrome de stress 
post-traumatique et cervico-brachialgie gauche sur troubles dégénératifs du rachis 
depuis 2003 et sans effet sur la capacité de travail de hypercholestérolémie ; status 
post-tendinite de Quervain et gastrite probable sur AINS en 2011. Il suivait 
l’assurée depuis le 1er décembre 2011. 

d. Le 29 octobre 2012, l’OAI a procédé à une enquête économique sur le ménage. 
Dans son rapport du 30 octobre 2012, l’enquêtrice, Madame H______, a conclu à 
une invalidité ménagère de 24 % (soit 12 % [alimentation, avec exigibilité de 30 %] 
+ 8 % [entretien du logement, avec exigibilité de 30 %] + 0 % [emplettes et courses 
diverses, avec exigibilité de 100 %] + 4 % [lessive et entretien des vêtements, avec 
exigibilité de 10 %] + 0 % [soins aux enfants et aux autres membres de la famille]). 
L’enquêtrice a notamment relevé que, depuis l’enquête de 2007, les conditions 
avaient changé, l’assurée ayant déménagé dans un cinq pièces et les enfants étaient 
devenus plus autonomes, de sorte que malgré l’aggravation de l’acuité visuelle, les 
empêchements n’étaient plus aussi importants car l’assurée avait pu s’adapter à son 
handicap. L’allocation pour impotence de degré faible pouvait être maintenue.  

e. Par projet de décision du 19 septembre 2013, confirmé par décision du 
28 octobre 2013, l’OAI a supprimé le droit à la demi-rente d’invalidité de l’assuré 
au vu du degré d’empêchement dans l’accomplissement des travaux habituels de 
24 %. 

Par arrêt du 17 mars 2014 (ATAS/302/2014), la chambre des assurances sociales de 
la Cour de justice (ci-après : CJCAS) a partiellement admis le recours et réformé la 
décision du 28 octobre 2013 en ce sens que la demi-rente d’invalidité était réduite à 
un quart de rente d’invalidité. En écartant les conclusions de l'enquête économique 
sur le ménage relatives aux postes « conduite du ménage », « entretien du 

 
 
 

 

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logement », ainsi que « lessive et entretien des vêtements », la chambre de céans a 
estimé l'entrave dans l'accomplissement des travaux habituels à 40 %. S'agissant 
d'une part des deux premiers postes, les tâches réalisées par l'assurée et l'aide 
apportée par son époux étaient similaires par rapport à la première enquête. 
S'agissant d'autre part du dernier poste, une modification de l'appréciation 
s'imposait sur la base des travaux réellement effectués par l’assurée. 

Par arrêt du 25 novembre 2014 (9C_342/2014), le Tribunal fédéral a annulé cet 
arrêt et confirmé la décision de l’OAI du 28 octobre 2013. Le calcul - modifié - du 
taux d'empêchement dans l'accomplissement des travaux habituels, opéré par la 
chambre de céans, contenait une erreur manifeste qu'il convenait de corriger 
d'office. En tenant compte d'une pondération de 5 % et d'un empêchement de 20 %, 
le taux d'invalidité inhérent au poste « conduite du ménage » était de 1 % [5 % x 
20 %] et non de 10 % comme indiqué dans le jugement entrepris. Il suivait de là 
une entrave globale dans l'accomplissement des travaux habituels de 31 %, 
insuffisante pour maintenir le droit à une rente d'invalidité. Dans la mesure où le 
jugement entrepris aurait dû aboutir à la suppression du droit à la rente, la décision 
rendue le 28 octobre 2013 par l’OAI était ainsi correcte dans son résultat. 

D. a. Le 1er avril 2019, l’assurée a formé une nouvelle demande de prestations auprès 
de l’OAI. Sous la rubrique « atteinte à la santé », elle a indiqué qu’elle était 
analphabète (ne sachant ni lire ni écrire) et qu’elle souffrait d’une dépression avec 
accès psychotique, d’une hypertension, de troubles visuels et d’un stress 
post-traumatique. Elle était suivie pour des séances de psychothérapie par Madame 
I______, psychologue FSP. 

b. Le docteur J______, psychiatre FMH, et Mme I______ ont rendu un rapport 
médical le 3 mai 2019, dans lequel le médecin a posé les diagnostics de trouble de 
stress post-traumatique (F43.10), trouble dépressif récurrent, épisode actuel grave 
(F33.2) et déficience intellectuelle (F79). Mme I______ suivait l'assurée sur 
délégation. Selon la psychologue, l'assurée présentait de nombreuses difficultés 
d'adaptation à son environnement. Elle évoquait son incapacité à se déplacer seule, 
n'arrivant pas à se repérer même dans les lieux habituels. Elle était toujours 
accompagnée par l'un de ses enfants ou une amie lorsqu'il s'agissait de faire les 
courses, même au magasin le plus proche du domicile. Elle était incapable de 
prendre des transports en commun seule et se présentait toujours aux rendez-vous 
accompagnée de son mari. Celui-ci, compte tenu des difficultés de l'assurée, gérait 
l'ensemble des démarches administratives, de ménage et d'intendance du foyer et 
semblait jouer un rôle quasi exclusif auprès des enfants. Le principal soutien dont 
l'assurée bénéficiait était celui de son époux, qui se devait de restreindre son temps 
de travail afin de pouvoir compenser le manque d'autonomie de son épouse. Le 
déroulement d'une journée type de l'assurée était le suivant : elle se réveillait 
généralement vers 09h00. Elle essayait de faire un peu le ménage, mais se fatiguait 
très rapidement. Elle portait peu d'attention à son alimentation, ne cuisinait pas et 
ne mangeait que ce que son époux préparait. Elle passait la plupart de ses journées 

 
 
 

 

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au domicile. Elle pouvait sortir de temps en temps faire une course pour le repas, 
mais elle était toujours accompagnée. Elle rentrait toujours très rapidement chez 
elle. Elle ne semblait avoir aucun loisir ni activité sociale. Compte tenu du vécu 
traumatique sur fond de déficience intellectuelle, l’autonomie de l’assurée était très 
limitée. Ses capacités de travail semblaient quasi nulles. 

c. Par projet de décision du 8 mai 2019, l’OAI a indiqué qu’il n’entrerait pas en 
matière sur la demande de prestations de l’assurée, faute de réponse de l’intéressée 
aux questions de l’OAI sur la modification de sa situation professionnelle ou 
médicale. 

d. Par avis médical du 6 juin 2019, le SMR a relevé que l’assurée présentait de 
nouvelles atteintes sur le plan somatique, telles qu’une HTA, une dyslipidémie et 
surtout une leucoencéphalopathie microvasculaire, cette dernière pouvant entraîner 
des troubles cognitifs. Sur le plan psychiatrique, il était difficile d’évaluer s’il y 
avait une aggravation de son état de santé. Le SMR proposait de demander des 
rapports médicaux du médecin généraliste, d’un neurologue et d’un psychiatre. Une 
enquête ménagère était à nouveau nécessaire. 

e. Dans un rapport médical AI du 19 juin 2019, le Dr K______, médecin traitant de 
l'assuré depuis décembre 2018, a posé les diagnostics de neurofribromatose, 
sciatalgie, HTA et dyslipidémie. Il a décrit une fatigue, des pertes de mémoire et 
une dépression, estimant que sa capacité de travail était nulle. Le début de la longue 
maladie remontait à décembre 2018. 

f. Par avis médical du 24 septembre 2019, le SMR a relevé qu’un nouveau 
diagnostic était posé, soit une leucoencéphalopathie microvasculaire, entraînant des 
troubles cognitifs invalidants. Cette nouvelle atteinte, évoluant progressivement 
depuis quelques années, avait des répercussions certaines sur sa vie ménagère. 
Seule une enquête ménagère pouvait déterminer les empêchements ménagers. 

g. Dans un rapport médical AI du 27 septembre 2019, le docteur L______, 
psychiatre et psychothérapeute FMH, a indiqué qu'il suivait la patiente depuis le 1er 
avril 2019. Il a posé les diagnostics de trouble de stress post-traumatique (F43.10), 
trouble dépressif récurrent, épisode actuel grave (F33.2) et déficience intellectuelle 
(F79). Les symptômes constatés étaient les suivants : perturbation du sommeil, 
difficultés d’endormissement, réveil nocturne, cauchemars, fatigue, fatigabilité 
importante, tristesse, hyperémotivité, labilité émotionnelle, anxiété, ruminations 
récurrentes, troubles de la mémoire et de la concentration, désorientation et 
inadaptation à l’environnement. Une activité de deux à trois heures par jour était 
raisonnablement exigible. L’autonomie était très limitée, ce qui entravait la 
réinsertion professionnelle. Aucune amélioration était envisageable au niveau de 
l’atteinte cognitive, ce qui péjorait le pronostic. L’incapacité de travail était entière 
depuis le 1er avril 2019. 

 
 
 

 

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h. Le 27 avril 2020, l’OAI a procédé à une enquête économique sur le ménage. Au 
vu de la situation de confinement due à l’épidémie du coronavirus, celle-ci a eu lieu 
par téléphone entre l’enquêtrice, Mme H______, et la fille de l’assurée. 

Dans son rapport du même jour, l’enquêtrice a mentionné les diagnostics de 
l’assurée et indiqué que l’intéressée n’avait jamais travaillé par choix personnel. 
L’empêchement total pondéré sans exigibilité s'élevait à 64 %, selon le tableau 
suivant: 

Champs 

d'activités 

Exigibilité Pondération 

champ 

d'activité en 

% 

Empêchement 

en % 

Empêchement 

pondéré sans 

exigibilité 

Empêchement 

pondéré avec 

exigibilité 

Alimentation 30 % 40 % 70 % 28 % 16 % 

Entretien du 

logement 

30 % 30 % 80 % 24 % 15 % 

Emplettes et 

courses 

diverses 

80 % 10 % 80 % 8 % 0 % 

Lessive et 

entretien des 

vêtements 

10 % 20 % 20 % 4 % 2 % 

Soins aux 

enfants ou 

aux autres 

membres de 

la famille 

0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 

TOTAL    64 % 33 % 

Ainsi, en tenant compte d'une exigibilité retenue de 31 %, correspondant à l’aide 
apportée par les autres membres de la famille en bonne santé, soit son époux, sa 
fille de 18 ans et son fils de 17 ans, l'empêchement total, pondéré et avec 
exigibilité, s'élevait à 33 %. 

i. Par projet de décision du 28 avril 2020, confirmé par décision du 9 juin 2020, 
l’OAI a rejeté la demande de prestations de l’assurée. Depuis le 13 décembre 2009, 
l’aptitude de l’assurée à accomplir des travaux habituels était restreinte. Au vu du 
résultat de l’enquête économique, l’assurée présentait un empêchement pondéré 
avec exigibilité de 33 % dans l’accomplissement de son ménage. Ce degré étant 
inférieur à 40 %, elle n’avait pas droit à une rente de l’assurance-invalidité. 

 
 
 

 

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E. a. Par acte du 19 juin 2020, l’assurée a saisi la chambre de céans d’une « demande 
de réévaluation de [s]on dossier ». L’empêchement dans l’accomplissement de son 
ménage de 33 % lui semblait pouvoir « être complété car des éléments incomplets 
et/ou incorrects [avaient] été transmis par [s]a fille, ne disposant pas des 
connaissances nécessaires à [s]a situation ». L’assurée souhaitait ainsi pouvoir 
bénéficier « d’un entretien supplémentaire » afin de compléter l’enquête. 

b. Par réponse du 21 juillet 2020, l’OAI a conclu au rejet du recours, précisant qu’il 
ne pouvait se prononcer sur des éléments qui n’étaient pas explicités par l’assurée. 
L’enquête ménagère avait été réalisée par une infirmière spécialisée et elle détaillait 
précisément les empêchements rencontrés dans le ménage. Il avait été tenu compte 
de l’aide apportée par les membres de la famille de l’assurée. 

c. Lors de l’audience de comparution personnelle des parties du 1er décembre 2020, 
l’assurée a déclaré que la décision entreprise avait été prise sur la base d’une 
conversation téléphonique informelle entre une employée de l’OAI et sa fille. Lors 
de l’entretien, sa fille avait fait une description approximative de son état de santé. 
À son sens, l’évaluation aurait dû se fonder sur des éléments plus solides. 
L’entretien avait été effectué comme suit : sa fille était située à côté d’elle et lui 
traduisait en bosnien les questions de l’OAI, auxquelles l’assurée répondait en 
bosnien. Ses réponses étaient ensuite traduites par sa fille en français pour l’OAI.  

L’assurée a confirmé n’avoir jamais exercé d’activité lucrative, précisant que ses 
enfants étaient souvent malades. Elle vivait avec son époux et ses deux enfants. Son 
mari l’aidait « à tout faire » à la maison. Il payait les factures, passait l’aspirateur, 
lavait les vitres, faisait les courses et préparait les repas avec elle. Pour le quotidien, 
l’assurée pouvait faire les courses dans le magasin à côté de chez elle. Pour les 
courses plus importantes, elle était accompagnée. Sa fille faisait les machines et son 
fils aidait dans la tenue du ménage (il faisait quelques courses, entretenait sa propre 
chambre, faisait la vaisselle et le nettoyage du sol).  

Sur quoi, la chambre de céans a imparti à l’assurée un délai au 22 décembre 2020 
pour se déterminer sur le rapport d’enquête ménagère du 27 avril 2020. 

d. Par pli du 11 janvier 2021, la chambre de céans a prolongé d’office le délai au 
1er février 2021 pour que l’assurée se détermine sur le rapport d’enquête ménagère. 

e. Par courrier reçu le 12 janvier 2021, l’assurée a produit des copies de plusieurs 
pièces de la procédure figurant déjà au dossier. 

f. Par plis du 4 mars 2021, la chambre de céans a invité les Drs L______ et J______ 
à lui indiquer si les troubles psychiques présentés par l'assurée avaient une 
incidence sur sa capacité à accomplir ses travaux habituels. 

g. Le 26 mars 2021, la doctoresse M______, spécialiste FMH en médecine interne 
générale et médecin traitante de l'assurée, a attesté que sa patiente présentait une 
incapacité de travail de 100 % pour des raisons médicales. 

 
 
 

 

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h. Le 21 avril 2021, le Dr L______ a indiqué que l'assurée ne collaborait que très 
partiellement dans la tenue du ménage, nettoyage et lessive et que son incapacité 
dans l'exercice de ses activités était de 80 %. S'agissant de la préparation des repas, 
qui était une tâche plus complexe réalisée par son conjoint, son incapacité à 
effectuer cette activité était estimée à 85 %. Quant à la prise en charge des enfants, 
l'incapacité de l'assurée était entière puisqu'elle ne pouvait exercer son rôle parental 
d'une façon autonome. 

i. Le 29 avril 2021, la chambre de céans a reçu un courriel de Madame I______, du 
Cabinet médico-psychologique du Léman, informant le conseil de l'assurée de ce 
qu'un rendez-vous médical avait été fixé le 30 avril 2021 et qu'à la suite de celui-ci 
un rapport médical lui serait transmis. 

Le rapport médical a été rendu le 7 mai 2021 par le docteur N______, psychiatre et 
psychothérapeute FMH du Cabinet médico-psychologique du Léman. Dans ce 
rapport, le médecin a confirmé les diagnostics de trouble de stress post-traumatique 
(F43.10), trouble dépressif récurent, épisode actuel grave (F33.2) et déficience 
intellectuelle (F79). L'incapacité de travail de l'assurée était entière. Le médecin a 
précisé que l'assurée n'avait actuellement plus la capacité d'exercer les activités de 
ménage, de nettoyage et de lessive. Elle restait cependant autonome en ce qui 
concernait ses soins personnels mais n'avait plus la capacité d'entretenir le foyer. 
Son mari avait la responsabilité de la partie administrative, de la préparation des 
repas et de l'entretien global du foyer, ce qui expliquait son taux d'activité à 50 %. 
Leur fille aînée venait également en appui. L'assurée présentait un déficit cognitif 
majeur qui empêchait une compréhension correcte de la réalité et la limitait dans 
son autonomie au quotidien. Il n'y avait pas de possibilité d'évolution de la 
déficience intellectuelle. L'observance thérapeutique était bonne.  

j. Le 6 juillet 2021, le docteur O______, psychiatre et pédopsychiatre de l'Institut 
médico-chirurgical de Champel, a indiqué avoir contacté l'assurée pour la 
rencontrer et évaluer sa situation actuelle ainsi que son état de santé psychique. Il 
pouvait ainsi confirmer les diagnostics de trouble de stress post-traumatique 
(F43.10), trouble dépressif récurent, épisode actuel grave (F33.2) et déficience 
intellectuelle (F79). L'assurée était très isolée socialement, enfermée dans son passé 
traumatique de guerre. L'intéressée était incapable de faire le ménage, de préparer 
des repas, de faire des achats, de s'occuper de la lessive et de prendre en charge les 
enfants. Elle était très limitée dans son autonomie et ne pouvait vivre sans le 
soutien et l'aide de sa famille. Son incapacité de travail était de 100 %.  

k. Par pli du 20 août 2021, la chambre de céans a invité le SMR à se déterminer sur 
les rapports médicaux du Dr L______ du 21 avril 2021, du Dr N______ du 7 mai 
2021 et du Dr O______ du 6 juillet 2021.  

l. Le 23 septembre 2021, le SMR a répondu que les diagnostics retenus par les 
psychiatres étaient connus du SMR et de l'enquêtrice ménagère, qui en avaient tenu 
compte dans leur appréciation. L'assurée présentait en effet plus d'empêchements 

 
 
 

 

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ménagers en 2020 qu'en 2012, ce qui concordait avec l'aggravation de son état de 
santé. S'agissant des postes de courses, de l'entretien du logement et de la 
préparation des repas, l'enquêtrice a tenu compte des limitations fonctionnelles 
psychiatriques, soit entre 70 % et 80 %. L'assurée pouvait toutefois encore effectuer 
quelques tâches, comme aider à la préparation des repas, proposer des repas, 
participer au choix des achats, faire la poussière, ranger sommairement 
l'appartement, aider à la lessive et au pliage du linge. Ainsi, en tenant compte de 
l'exigibilité familiale, les empêchements ménagers étaient en accord avec les 
diagnostics médicaux. Les rapports médicaux des Drs L______, N______ et 
O______ ne permettaient dès lors pas de remettre en cause les conclusions du 
SMR. 

m. La chambre de céans a transmis cette écriture aux parties. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 
19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. À teneur de l’art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA s’appliquent à 
l’assurance-invalidité, à moins que la loi n’y déroge expressément. 

3. Le délai de recours est de trente jours (art. 56 LPGA ; art. 62 al. 1 de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]). Interjeté dans la 
forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable.  

4. Le 1er janvier 2021 est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la 
LPGA. Toutefois, dans la mesure où le recours était, au 1er janvier 2021, pendant 
devant la chambre de céans, il reste soumis à l'ancien droit (cf. art. 83 LPGA). 

5. a. Lorsque la rente a été refusée parce que le degré d'invalidité était insuffisant, la 
nouvelle demande ne peut être examinée que si l'assuré rend plausible que son 
invalidité ou son impotence s'est modifiée de manière à influencer ses droits 
(art. 17 LPGA ; art. 87 al. 3 et 4 du règlement sur l’assurance-invalidité du 
17 janvier 1961 [RAI]). Cette exigence doit permettre à l'administration qui a 
précédemment rendu une décision de refus de prestations entrée en force, d'écarter 
sans plus ample examen de nouvelles demandes dans lesquelles l'assuré se borne à 
répéter les mêmes arguments, sans alléguer une modification des faits déterminants 
(ATF 130 V 68 consid. 5.2.3 ; ATF 117 V 200 consid. 4b et les références). 

b. Lorsqu'elle est saisie d'une nouvelle demande, l'administration doit commencer 
par examiner si les allégations de l'assuré sont, d'une manière générale, plausibles. 

 
 
 

 

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Si tel n'est pas le cas, l'affaire est liquidée d'entrée de cause et sans autres 
investigations par un refus d'entrée en matière. À cet égard, l'administration se 
montrera d'autant plus exigeante pour apprécier le caractère plausible des 
allégations de l'assuré que le laps de temps qui s'est écoulé depuis sa décision 
antérieure est bref. Elle jouit sur ce point d'un certain pouvoir d'appréciation que le 
juge doit en principe respecter. Ainsi, le juge ne doit examiner comment 
l'administration a tranché la question de l'entrée en matière que lorsque ce point est 
litigieux, c'est-à-dire quand l'administration a refusé d'entrer en matière en se 
fondant sur l'art. 87 al. 4 RAI et que l'assuré a interjeté recours pour ce motif. Ce 
contrôle par l'autorité judiciaire n'est en revanche pas nécessaire lorsque 
l'administration est entrée en matière sur la nouvelle demande (ATF 109 V 114 
consid. 2b), ce qui est précisément le cas en l'espèce. 

c. Lorsque l'administration entre en matière sur la nouvelle demande, elle doit 
examiner l'affaire au fond et vérifier que la modification de l'invalidité ou de 
l'impotence rendue plausible par l'assuré est réellement intervenue ; elle doit donc 
procéder de la même manière qu'en cas de révision au sens de l'art. 17 LPGA 
c'est-à-dire en en comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la 
décision initiale de rente et les circonstances régnant à l'époque de la décision 
litigieuse (ATF 130 V 351 consid. 3.5.2 ; ATF 125 V 369 consid. 2 et la référence ; 
ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b) afin d'établir si un changement est 
intervenu.  

Si l'administration arrive à la conclusion que l'invalidité ou l'impotence ne s'est pas 
modifiée depuis sa précédente décision, entrée en force, elle rejette la demande. 
Dans le cas contraire, elle doit encore examiner si la modification constatée suffit à 
fonder une invalidité ou une impotence donnant droit à des prestations, et statuer en 
conséquence. En cas de recours, le même devoir de contrôle quant au fond incombe 
au juge (ATF 117 V 198 consid. 3a ; ATF 109 V 114 consid. 2a et b). 

d. En l'espèce, l'intimé a considéré qu'un nouveau diagnostic avait été posé en 
mai 2019, soit une leucoencéphalopathie microvasculaire, entraînant des troubles 
cognitifs invalidants. Il est dès lors entré en matière sur la nouvelle demande de 
prestations déposée par la recourante le 1er avril 2019 et a procédé à une nouvelle 
enquête économique sur le ménage le 27 avril 2020. Le litige porte ainsi 
uniquement sur le point de savoir si, en raison d'une aggravation de l'état de santé 
de l'assurée et de ses effets sur le plan économique, le degré d'invalidité a subi une 
modification significative depuis la décision du 28 octobre 2013 et atteint 
désormais un taux justifiant l'octroi d'une rente. 

6. a. Est réputée invalidité, l'incapacité de gain totale ou partielle présumée 
permanente ou de longue durée, résultant d'une infirmité congénitale, d'une maladie 
ou d'un accident (art. 8 al. 1 LPGA et 4 al. 1 LAI). Est réputée incapacité de gain 
toute diminution de l’ensemble ou d’une partie des possibilités de gain de l’assuré 
sur un marché du travail équilibré dans son domaine d’activité, si cette diminution 

http://relevancy.bger.ch/aza/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&sort=relevance&from_date=&to_date=&subcollection_mI31=on&subcollection=&query_words=%22rejet%E9+la+nouvelle+demande%22&rank=0&highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-V-198&number_of_ranks=0#page198

 
 
 

 

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résulte d’une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu’elle persiste 
après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 LPGA).  

En vertu de l’art. 28 al. 2 LAI, l’assuré a droit à une rente entière s’il est invalide à 
70 % au moins, à un trois-quarts de rente s'il est invalide à 60 % au moins, à une 
demi-rente s’il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s’il est invalide 
à 40 % au moins. 

Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était 
pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui 
peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 
réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28 al. 2 LAI). 

b. Les atteintes à la santé psychique peuvent, comme les atteintes physiques, 
entraîner une invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI en liaison avec l'art. 8 LPGA. 
On ne considère pas comme des conséquences d'un état psychique maladif, donc 
pas comme des affections à prendre en charge par l'assurance-invalidité, les 
diminutions de la capacité de gain que l'assuré pourrait empêcher en faisant preuve 
de bonne volonté ; la mesure de ce qui est exigible doit être déterminée aussi 
objectivement que possible (ATF 127 V 294 consid. 4c ; ATF 102 V 165 
consid. 3.1 ; VSI 2001 p. 223 consid. 2b ; arrêt du Tribunal fédéral des assurances 
I 786/04 du 19 janvier 2006 consid. 3.1). 

La reconnaissance de l’existence d’une atteinte à la santé psychique suppose la 
présence d’un diagnostic émanent d’un expert (psychiatre) et s’appuyant selon les 
règles de l’art sur les critères d’un système de classification reconnu, tel le CIM ou 
le DSM-IV (ATF 143 V 409 consid. 4.5.2 ; ATF 141 V 281 consid. 2.1 et 2.1.1 ; 
ATF 130 V 396 consid. 5.3 et 6). 

7. a. Chez les assurés travaillant dans le ménage, le degré d'invalidité se détermine, en 
règle générale, au moyen d'une enquête économique sur place, alors que l'incapacité 
de travail correspond à la diminution - attestée médicalement - du rendement 
fonctionnel dans l'accomplissement des travaux habituels (ATF 130 V 97). 

Pour évaluer l'invalidité des assurés travaillant dans le ménage, l'administration 
procède à une enquête sur les activités ménagères et fixe l'empêchement dans 
chacune des activités habituelles conformément à la circulaire concernant 
l'invalidité et l'impotence de l'assurance-invalidité. Aux conditions posées par la 
jurisprudence (ATF 128 V 93) une telle enquête a valeur probante. 

S'agissant de la prise en compte de l'empêchement dans le ménage dû à l'invalidité, 
singulièrement de l'aide des membres de la famille (obligation de diminuer le 
dommage), il est de jurisprudence constante que si l'assuré n'accomplit plus que 
difficilement ou avec un investissement temporel beaucoup plus important certains 
travaux ménagers en raison de son handicap, il doit en premier lieu organiser son 
travail et demander l'aide de ses proches dans une mesure convenable 
(ATF 133 V 504 consid. 4.2 et les références ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_784/2013 du 5 mars 2014 consid. 3.2).  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20V%20294
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/102%20V%20165
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/143%20V%20409
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/141%20V%20281
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20V%20396
http://justice.geneve.ch/perl/decis/130%20V%2097
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI31=on&insertion_date=&top_subcollection_aza=any&query_words=%22accomplissement+de+ses+travaux+habituels%22+%2B%22psychique%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-V-93%3Afr&number_of_ranks=0#page93
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=%22ATF+133+V+504+consid.+4.2%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-504%3Afr&number_of_ranks=0#page504

 
 
 

 

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b. Selon la jurisprudence, une enquête ménagère effectuée au domicile de la 
personne assurée constitue en règle générale une base appropriée et suffisante pour 
évaluer les empêchements dans l’accomplissement des travaux habituels. En ce qui 
concerne la valeur probante d’un tel rapport d’enquête, il est essentiel qu’il ait été 
élaboré par une personne qualifiée qui a connaissance de la situation locale et 
spatiale, ainsi que des empêchements et des handicaps résultant des diagnostics 
médicaux. Il y a par ailleurs lieu de tenir compte des indications de l'assuré et de 
consigner dans le rapport les éventuelles opinions divergentes des participants. 
Enfin, le texte du rapport doit apparaître plausible, être motivé et rédigé de manière 
suffisamment détaillée par rapport aux différentes limitations, de même qu'il doit 
correspondre aux indications relevées sur place. Si toutes ces conditions sont 
réunies, le rapport d’enquête a pleine valeur probante. Lorsque le rapport constitue 
une base fiable de décision dans le sens précité, le juge n’intervient pas dans 
l’appréciation de l’auteur du rapport sauf lorsqu’il existe des erreurs d’estimation 
que l’on peut clairement constater ou des indices laissant apparaître une 
inexactitude dans les résultats de l’enquête (ATF 140 V 543 consid. 3.2.1 et 
ATF 129 V 67 consid. 2.3.2 publié dans VSI 2003 p. 221 ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_625/2017 du 26 mars 2018 consid. 6.2 et arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances I 733/06 du 16 juillet 2007). 

c. Il existe dans l'assurance-invalidité - ainsi que dans les autres assurances 
sociales - un principe général selon lequel l'assuré qui demande des prestations doit 
d'abord entreprendre tout ce que l'on peut raisonnablement attendre de lui pour 
atténuer les conséquences de son invalidité (cf. ATF 138 I 205 consid. 3.2). Dans le 
cas d'une personne rencontrant des difficultés à accomplir ses travaux ménagers à 
cause de son handicap, le principe évoqué se concrétise notamment par l'obligation 
de solliciter l'aide des membres de la famille. Un empêchement dû à l'invalidité ne 
peut être admis chez les personnes qui consacrent leur temps aux activités 
ménagères que dans la mesure où les tâches qui ne peuvent plus être accomplies 
sont exécutées par des tiers contre rémunération ou par des proches qui encourent 
de ce fait une perte de gain démontrée ou subissent une charge excessive. L'aide 
apportée par les membres de la famille à prendre en considération dans l'évaluation 
de l'invalidité de l'assuré au foyer va plus loin que celle à laquelle on peut s'attendre 
sans atteinte à la santé. Il s'agit en particulier de se demander comment se 
comporterait une famille raisonnable, si aucune prestation d'assurance ne devait être 
octroyée. Cela ne signifie toutefois pas qu'au titre de l'obligation de diminuer le 
dommage, l'accomplissement des activités ménagères selon chaque fonction 
particulière ou dans leur ensemble soit répercuté sur les autres membres de la 
famille, avec la conséquence qu'il faille se demander pour chaque empêchement 
constaté s'il y a un proche qui pourrait le cas échéant entrer en ligne de compte pour 
exécuter en remplacement la fonction partielle correspondante (ATF 133 V 504 
consid. 4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_785/2014). 

https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=soz&query_words=%22l%27enqu%EAte+%E9conomique+sur+le+m%E9nage+effectu%E9e+au+domicile+de+l%27assur%E9+%28cf.+art.+69+al.+2+RAI%29+constitue+en+r%E8gle+g%E9n%E9rale%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-V-543%3Afr&number_of_ranks=0#page543
http://justice.geneve.ch/perl/decis/129%20V%2067
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_785%2F2014&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-205%3Afr&number_of_ranks=0#page205
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_785%2F2014&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-504%3Afr&number_of_ranks=0#page504

 
 
 

 

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d. Il n'existe pas de principe selon lequel l'évaluation médicale de la capacité de 
travail l'emporte d'une manière générale sur les résultats de l'enquête ménagère. 
Une telle enquête a valeur probante et ce n'est qu'à titre exceptionnel, 
singulièrement lorsque les déclarations de l'assuré ne concordent pas avec les 
constatations faites sur le plan médical, qu'il y a lieu de faire procéder par un 
médecin à une nouvelle estimation des empêchements rencontrés dans les activités 
habituelles (VSI 2004 p. 136 consid. 5.3 et VSI 2001 p. 158 consid. 3c ; arrêts du 
Tribunal fédéral des assurances I 308/04 et I 309/04 du 14 janvier 2005). Toutefois, 
en présence de troubles d'ordre psychique, et en cas de divergences entre les 
résultats de l'enquête économique sur le ménage et les constatations d'ordre médical 
relatives à la capacité d'accomplir les travaux habituels, celles-ci ont, en règle 
générale, plus de poids que l'enquête à domicile (arrêts du Tribunal fédéral 
9C_497/2014 du 2 avril 2015 consid. 4.1.1 ; 9C_521/2010 du 30 mars 2011 
consid. 5 ; 8C_671/2007 du 13 juin 2008 consid. 3.2.1 et I 311/03 du 
22 décembre 2003 consid. 4.2.1). Une telle priorité est justifiée par le fait qu'il est 
souvent difficile pour la personne chargée de l'enquête à domicile de reconnaître et 
d'apprécier l'ampleur de l'atteinte et des empêchements en résultant (cf. arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_925/2013 du 1er avril 2014 consid. 2.2 et les références).  

8. En l’espèce, pour évaluer le taux d'invalidité de la recourante, l'intimé a procédé à 
une nouvelle enquête économique sur le ménage le 27 avril 2020, laquelle a conclu 
à une invalidité ménagère de 33 %, insuffisante pour ouvrir le droit à une rente.  

Devant la chambre de céans, la recourante ne conteste pas le statut de non active 
retenu par l’intimé. Ce statut est d’ailleurs justifié dans la mesure où la recourante 
n’a jamais exercé d’activité lucrative, ce qu’elle a confirmé en audience de 
comparution personnelle. Dès lors, seule importe la question du degré 
d’empêchement de la recourante à accomplir ses tâches habituelles. En 
l'occurrence, la recourante ne critique pas les différents postes retenus par l’enquête 
ménagère. Elle se plaint uniquement de ce que l’enquête ménagère a été effectuée 
par téléphone sur la base des réponses données par sa fille.  

Il est vrai que l’enquête ménagère est généralement effectuée au domicile de 
l'assuré. Or, en raison des mesures sanitaires, l’enquêtrice a réalisé l’enquête par 
téléphone. La question se pose donc de savoir si cet élément est susceptible de 
mettre en doute la valeur probante et les conclusions de l’enquête ménagère. En 
l’occurrence, l’enquête a été effectuée par une professionnelle de la santé, qui était 
au courant du dossier médical de la recourante puisqu’elle a mentionné les 
principales atteintes à la santé dans son rapport. Elle connaissait par ailleurs la 
situation de la recourante, en particulier son domicile, pour y avoir effectué 
l’enquête ménagère du 29 octobre 2012. Il ressort également de l’instruction que, 
lors de l’entretien téléphonique, la recourante donnait les réponses à sa fille, qui les 
traduisait pour l’enquêtrice. Questionnée par la chambre de céans, la recourante n’a 
pas été en mesure d’expliquer si certaines indications du rapport ne reproduisaient 
pas fidèlement ses propos, ni si ceux-ci auraient été retranscrits de manière 

 
 
 

 

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lacunaire. La chambre de céans ne le discerne pas non plus. Le texte du rapport 
apparaît au contraire plausible, il est motivé et rédigé de manière suffisamment 
détaillée par rapport aux différentes limitations et à l’enquête ménagère précédente 
et paraît correspondre aux indications données par téléphone par l’assurée, par 
l’intermédiaire de sa fille. Dans ces conditions, il n’existe aucun élément permettant 
de mettre en doute la valeur probante de l’enquête ménagère pour ce motif. 

S'agissant des conclusions de l'enquête ménagère au sujet de l'exigibilité des 
membres de sa famille, la recourante ne les conteste pas. Elle a d'ailleurs confirmé 
que son époux fournissait une contribution importante à l’accomplissement des 
tâches ménagères, indiquant en audience qu’il l’aidait « à tout faire à la maison ». Il 
payait les factures, passait l’aspirateur, lavait les vitres, faisait les courses et aidait à 
préparer les repas. Ses enfants, qui vivaient à la maison, apportaient également leur 
contribution, en faisant les machines, les courses, la vaisselle et le nettoyage du sol. 
Pour sa part, la recourante a affirmé qu’elle contribuait dans la mesure de ses 
possibilités. Dans ces conditions, force est de retenir qu’une aide à hauteur de 31 % 
apparaît parfaitement raisonnable et qu’aucun motif ne permet de revenir sur le taux 
d’exigibilité retenu par l’intimé. On notera, au passage, que, depuis l’enquête 
ménagère réalisée en 2012, l’exigibilité des membres de la famille est restée 
quasiment inchangée alors que les enfants ont grandi et participent davantage aux 
tâches ménagères. Il convient donc de suivre les conclusions de l'enquête ménagère 
sur ce point. 

Reste à examiner la valeur probante de l'enquête économique sur le ménage 
s'agissant des conclusions relatives aux empêchements retenus. À cet égard, on peut 
certes relever, comme l'a fait le SMR (cf. avis médical du 23 septembre 2021), que 
l’enquêtrice a tenu compte d’une aggravation de l’état de santé de la recourante 
puisqu’elle a retenu que son empêchement était plus important qu’en 2012 dans les 
postes « alimentation » et « entretien du logement ». Force est toutefois de constater 
que la recourante souffre, en plus d'atteintes d'ordre somatique, de troubles 
psychiques. Or, comme indiqué ci-avant, lorsqu'un assuré souffre de troubles 
d'ordre psychique, les constatations d'ordre médical relatives à sa capacité 
d'accomplir les travaux habituels ont plus de poids que l'enquête à domicile.  

Dans le cas particulier, le SMR ne conteste pas les diagnostics retenus par les 
psychiatres traitants de l'intéressée, soit les troubles de stress post-traumatique, 
trouble dépressif récurrent épisode actuel grave et déficience intellectuelle 
(cf. rapports médicaux du Dr J______ et de Mme I______ du 3 mai 2019, du 
Dr N______ du 7 mai 2021 et du Dr O______ du 6 juillet 2021). Il semble 
d'ailleurs admettre que ces diagnostics révèlent une aggravation de l'état de santé 
psychique de la recourante depuis la dernière demande de prestations, puisqu'en 
plus du diagnostic de syndrome de stress post-traumatique déjà posé en 2012 
(cf. rapport médical du Dr G______ du 29 mai 2012), la recourante présente 
désormais un trouble dépressif récurrent, épisode actuel grave. Le SMR considère 
toutefois que ces diagnostics étaient connus de l'enquêtrice, qui en a tenu compte 

 
 
 

 

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dans son appréciation. Or, quoi qu'il en dise, force est de constater qu'il existe des 
divergences importantes entre les rapports médicaux des psychiatres traitants et les 
conclusions de l'enquête ménagère s'agissant des empêchements retenus. En effet, 
questionné par la chambre de céans, le Dr N______ a clairement indiqué que la 
recourante était empêchée en raison de son affection psychique de tenir le foyer et 
d'exercer ses activités de ménage quotidien (cf. rapport médical du 7 mai 2021). Le 
Dr O______ a confirmé cette appréciation, précisant que la recourante était 
incapable de faire le ménage, de préparer des repas, de faire des achats, de 
s'occuper de la lessive et de prendre en charge des enfants (cf. rapport médical du 6 
juillet 2021). Quant au Dr L______, il a également relevé que la recourante 
présentait un niveau d'autonomie très limité et qu'elle collaborait que très 
partiellement dans la tenue du ménage, du nettoyage et de la lessive (cf. rapport 
médical du 21 avril 2021). Dès lors que ces évaluations, rendues par des psychiatres 
traitants, s'écartent nettement des résultats de l'enquête ménagère, en particulier en 
ce qui concerne le poste « lessive et entretien des vêtements » où l'enquêtrice a 
évalué l'empêchement à 20 %, ceux-ci ne peuvent plus être suivis, les constatations 
d'ordre médical relatives à la capacité d'accomplir les travaux habituels ayant plus 
de poids en cas de divergence lorsque l'assuré souffre de troubles d'ordre psychique 
(cf. supra consid. 7d). 

Se pose ensuite la question du taux d'incapacité de la recourante à effectuer les 
travaux ménagers. Sur ce point, il convient de suivre l'appréciation concordante des 
Drs N______ et O______, selon laquelle la recourante présente une incapacité de 
100 % pour l'ensemble des tâches ménagères. En effet, dans les deux cas, 
l'appréciation des psychiatres repose sur un examen clinique de l'assurée. S'agissant 
plus particulièrement de l'appréciation du Dr N______, elle se fonde sur des 
constatations objectives lors de plusieurs consultations. À s'en tenir au courriel de la 
psychologue traitante de la recourante, versé au dossier, il semblerait que le rapport 
du psychiatre ait été rédigé conjointement avec Mme I______ (cf. courriel de Mme 
I______, produit le 30 avril 2021). S'il est vrai qu'il n'a pas été co-signé par 
l'intéressée, le rapport du Dr N______ reprend, en tous les cas, l'appréciation de la 
psychologue, telle que formulée dans son rapport du 3 mai 2019, selon laquelle, en 
raison des difficultés de la recourante, son mari gérait l'ensemble des démarches 
administratives, le ménage, l'intendance du foyer et les enfants (cf. rapport médical 
du Dr J______ et de Mme I______ du 3 mai 2019). Or, il convient d'admettre que 
la psychologue traitante, qui suit la recourante sur un plan hebdomadaire depuis 
2019 (cf. rapport médical du Dr N______ du 7 mai 2021, n. 12), pouvait se 
prononcer de manière précise et détaillée sur les différents empêchements de la 
recourante dans son quotidien, et en particulier dans les travaux ménagers. Ce degré 
d'incapacité à effectuer les travaux ménagers correspond, au demeurant, à celui 
posé par les médecins généralistes traitants de la recourante, soit le Dr K______, 
qui suivait l'intéressée depuis décembre 2018 (cf. rapport médical AI du 
Dr K______ du 19 juin 2019) et la Dresse M______ (cf. certificat médical du 26 
mars 2021), médecin traitante actuelle de la recourante. 

 
 
 

 

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On précisera enfin que l'appréciation du taux d'incapacité à effectuer les travaux 
ménagers des Drs N______ et O______ n'est pas remise en cause par celle du Dr 
L______, selon laquelle l'incapacité de la recourante à effectuer des tâches 
ménagères serait de 80 % s'agissant du ménage, du nettoyage et de la lessive et de 
85 % s'agissant de la préparation des repas. Ainsi que l'a admis lui-même le 
psychiatre, son appréciation est le fruit de « pourcentages approximatifs subjectifs 
établis sur la base des données comprises dans le dossier médical » (cf. rapport 
médical du 21 avril 2021). À la différence des appréciations des Drs N______ et 
O______, celle du Dr L______, sommairement motivée, ne repose ainsi sur aucun 
examen clinique de l'assurée. 

Partant, en retenant une exigibilité de 31 %, le taux d'invalidité de la recourante 
s'élève à 69 %, ce qui ouvre le droit à un trois-quarts de rente conformément à 
l'art. 28 al. 2 LAI. 

Reste à déterminer le début du droit à la rente. 

En l'occurrence, la demande de prestations a été déposée par la recourante le 
1er avril 2019. Il ressort du dossier que l'incapacité à effectuer les tâches ménagères 
en raison des troubles d'ordre psychique de la recourante a été attestée, pour la 
première fois, par un psychiatre le 3 mai 2019 (cf. rapport médical du Dr J______ 
et de Mme I______ du 3 mai 2019). Le droit à la rente de la recourante est ainsi né 
le 1er mai 2020, soit le 1er jour du mois au cours duquel s'est terminé le délai d'un an 
après le début de l'incapacité totale durable à effectuer les tâches ménagères (cf. 
art. 28 al. 1 let. b LAI), étant précisé que le délai de six mois après le dépôt de la 
demande de prestations s'est achevé le 1er octobre 2019 (art. 29 al. 1 LAI). 

9. Les considérations qui précèdent conduisent à l'admission du recours et à 
l'annulation de la décision entreprise. Il sera dit que la recourante a droit à un 
trois-quarts de rente d'invalidité dès le 1er mai 2020. 

Bien qu'obtenant gain de cause, la recourante, qui n'est pas représentée, n'a pas droit 
à des dépens. 

Au vu du sort du recours, il y a lieu de condamner l'intimé au paiement d'un 
émolument de CHF 200.- (art. 69 al. 1bis LAI). 

* * * * * * 

  

 
 
 

 

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- 17/17 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision de l’intimé du 9 juin 2020. 

4. Dit que la recourante a droit à un trois-quarts de rente d’invalidité depuis le 
1er mai 2020. 

5. Met un émolument de CHF 200.- à la charge de l’intimé.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie NIERMARÉCHAL 

 La présidente 
 
 
 
 

Eleanor McGREGOR 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le