# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d8c977c8-917e-510d-90f4-c45c686862ac
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-06-01
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Steuergerichtshof 01.06.2017 604 2016 6
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_010_604-2016-6_2017-06-01.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

604 2016 6

Arrêt du 1er juin 2017

Cour fiscale

Composition Président: Marc Sugnaux 
Juges: Christian Pfammatter, Dina Beti 
Greffière-rapporteure: Elisabeth Rime Rappo 

Parties A.________, recourant, 

contre

SERVICE CANTONAL DES CONTRIBUTIONS, autorité intimée

Objet Impôt sur le revenu et la fortune; assujettissement à raison du 
rattachement personnel; domicile fiscal d'un enseignant célibataire et 
propriétaire au Tessin d'un immeuble dans lequel vit sa mère

Recours du 11 janvier 2016 contre la décision sur réclamation du 
18 décembre 2015 confirmant la détermination du domicile fiscal dès 
la période 2015

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considérant en fait

A. A.________ exerce une activité salariée à l'Université de Fribourg où il dirige B.________. Il 
habite un appartement à proximité de son lieu de travail et est propriétaire d'un immeuble au 
Tessin (commune de C.________). 

B. Dans un "Questionnaire concernant le domicile fiscal intercantonal" complété le 5 mai 2012, 
A.________ a déclaré qu'il était né en 1967 et était célibataire, que le logement qu'il habitait seul à 
Fribourg et louait pour CHF 1'900.- par mois disposait de 4 pièces et que la maison dont il était 
propriétaire au Tessin et qu'il occupait avec une autre personne (sa mère) comportait 5 pièces. 
S'agissant de la fréquence de ses séjours dans le canton de Fribourg et à l'extérieur, il a précisé 
qu'il passait 180 jours de travail par an dans le canton de Fribourg, ainsi que 52 weekends plus 
20 jours de vacances et 60 jours de travail par an au Tessin. Quant à ses activités sociales et 
sportives personnelles, il les a détaillées comme il suit: - canton de Fribourg, aucune; - canton du 
Tessin, tennis, natation, fitness, paroisse, bourgeoisie, medias. Il a expliqué qu'il estimait posséder 
ses attaches les plus fortes avec le Tessin car il y a toute sa famille et la plupart de ses amis sauf 
ceux résidant en Italie. 

Le 19 mai 2014, pour donner suite à une interpellation de la commune en vue de déterminer le 
domicile fiscal de A.________, le Service cantonal des contributions a requis de celui-ci qu’il 
précise si les renseignements figurant sur le "Questionnaire concernant le domicile fiscal 
intercantonal" complété le 5 mai 2012 étaient encore d'actualité. 

Par courrier du 8 juin 2014, A.________ a confirmé l'exactitude des renseignements donnés le 
5 mai 2012. 

Par courrier du 23 juillet 2014, le Service cantonal des contributions a requis de l’Administration 
fiscale du canton du Tessin qu’elle se détermine sur la question de l’assujettissement illimité de 
A.________ dans le canton de Fribourg, à compter de la période fiscale 2014. 

Dans sa réponse du 1er septembre 2014, avec copie à A.________, le fisc tessinois a indiqué qu'il 
maintenait l'assujettissement de ce contribuable dans le canton du Tessin. 

Par décision du 5 octobre 2015, le Service cantonal des contributions a déterminé le lieu de 
situation du domicile fiscal de A.________ dans la commune de Fribourg et a décidé de l'assujettir 
à l'impôt de manière illimitée dès la période fiscale 2015. 

C. Dans une réclamation adressée au Service cantonal des contributions le 13 novembre 2015, 
A.________ a expliqué qu'il rentrait au moins une fois par semaine au Tessin aussi en raison de 
ses rapports très étroits avec sa mère âgée de 82 ans. Il a ajouté qu'il y avait son médecin, son 
dentiste et son physiothérapeute, de même que son coiffeur. Il a également précisé qu'il travaillait 
un jour par semaine au Tessin en tant qu'expert de D.________ dans les collèges tessinois, qu'il 
collaborait notamment avec la Radiotélévision suisse de langue italienne pour ses émissions liées 
à E.________, et qu'il donnait des conférences sur F.________ à l'échelle du Tessin, ce qui 
supposait l'élargissement et l'approfondissement de ses relations sociales dans ce canton au fur et 
à mesure de l'écoulement du temps même s'il était engagé à l'Université de Fribourg. Et s'il louait 
un appartement de 4 pièces à Fribourg, cela s'expliquait par le fait de vouloir y séjourner de temps 
à autre avec sa mère, celle-ci se déplaçant toutefois moins en raison de son âge. Il a encore 
signalé qu'il se déplaçait à pied à Fribourg car il n'avait pas besoin de sa voiture qui restait au 

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Tessin, qu'il n'avait jamais dû être hospitalisé et ne participait pas à la vie publique ou politique 
dans le canton de Fribourg. 

Par décision du 18 décembre 2015, le Service cantonal des contributions a rejeté la réclamation 
précitée. Toutefois, il a décidé d'assujettir A.________ à partir de la période fiscale 2016 
seulement dans la mesure où celui-ci avait bénéficié d'un congé scientifique durant le semestre 
d'automne 2015. Il a considéré notamment qu'au vu de l'investissement demandé par l'activité 
professionnelle de A.________ et compte tenu du fait qu'il ne résidait pas au Tessin durant toute la 
semaine, on pouvait considérer que sa mère pouvait se passer de son aide durant la semaine et 
qu'une présence soutenue de la part du contribuable ne semblait pas indispensable. Il n'était pas 
déterminant non plus que A.________ ait gardé au Tessin son médecin, son dentiste, son 
physiothérapeute, ainsi que son coiffeur car il est courant de conserver ses prestataires tant que la 
distance géographique et la fréquence relative avec laquelle il est nécessaire d'y recourir le 
permettent. Même s'il n'a pas contesté que les relations entretenues au Tessin n'étaient pas 
insignifiantes, il a toutefois retenu qu'elles ne constituaient pas des circonstances tout à fait 
particulières ou exceptionnelles, de nature à l'emporter sur les liens le rattachant à son lieu de 
travail la semaine, et qu'il en allait de même pour les activités sportives, culturelles, associatives et 
paroissiales auxquelles le contribuable prenait part, car l'on pouvait considérer qu'il s'agissait, pour 
la plupart, d'activités de fin de semaine qu'il pratiquait au Tessin parce qu'il s'y rendait de toute 
façon. Et d'ajouter que si A.________ était fréquemment présent dans les médias tessinois, sa 
présence était également assez régulière dans les médias suisses romands; il avait d'ailleurs été 
mentionné parmi les cent personnalités qui font la Suisse romande, par le magazine 
"G.________". Le Service cantonal des contributions a également retenu que l'activité de 
professeur impliquait nécessairement des liens très forts avec le monde académique, les étudiants 
et les professeurs et qu'elle renforçait le rattachement au lieu de travail contrairement à d'autres 
activités salariées. 

D. Par acte du 11 janvier 2016, A.________ a interjeté recours en maintenant pour l'essentiel 
que son cas correspond parfaitement au type d'exception prévue par le Tribunal fédéral en la 
matière, car il a des rapports particulièrement étroits avec sa famille, un cercle important d'amis et 
de connaissances ainsi que des relations sociales spécialement développées au Tessin, tout en 
étant propriétaire d'une maison familiale à C.________ depuis sa construction en 2002. Il fait valoir 
pour l'essentiel que le centre de ses intérêts vitaux se trouve au Tessin, où il rentre au moins une 
fois par semaine toute l'année, et où il passe également ses vacances, en raison aussi des 
rapports particulièrement étroits qu'il a en particulier avec sa mère ayant souffert de dépression; il 
explique également qu'il est devenu orphelin de père lorsqu'il avait 9 ans et sa mère est restée 
seule avec lui, jusqu'à ce qu'il parte étudier à Fribourg à l'âge de 19 ans. Quant à ses relations à 
Fribourg, il relève qu'au-delà des relations professionnelles au sein de l'Université de Fribourg (où 
il est seul dans sa spécialité, ce qui implique que ses collaborations scientifiques ne se déploient 
pas sur place mais avec des collègues au Tessin et à l'étranger), il n'a pas de connaissances ou 
de liens sociaux à Fribourg, parce qu'il se consacre exclusivement à son travail. Il a présenté un 
tableau énumérant ses réseaux relationnels et activités personnelles (sportives, culturelles, 
associatives et culturelles) au Tessin. 

L'avance de frais de frais fixée à CHF 500.- par ordonnance du 13 janvier 2016 a été déposée 
dans le délai imparti. 

Dans ses observations du 15 février 2016, le Service cantonal des contributions conclut au rejet du 
recours. Il estime au surplus que le fait pour le recourant d'avoir dû démissionner de ses fonctions 

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à H.________ lorsqu'il a été nommé professeur à l'Université de Fribourg en raison d'une trop 
grande charge de travail démontre bien que sa présence et l'investissement demandé par son 
activité professionnelle au sein de l'Université de Fribourg ont pris le pas sur ses activités au 
Tessin, de sorte que la plupart de ses intérêts économiques s'est déplacé dans le canton de 
Fribourg dès 2008, même s'il effectue encore régulièrement une journée de travail hebdomadaire 
au Tessin. Le Service cantonal des contributions tient pour vraisemblable que le recourant occulte 
sérieusement les réseaux et activités extérieurs au canton du Tessin et qu'il participe à des 
activités à Fribourg. Et d'ajouter que le choix du recourant de louer un logement de quatre pièces 
afin que sa mère puisse également y séjourner de temps à autre, renforce l'idée que celui-ci avait 
l'intention de s'installer à Fribourg et qu'il y a déplacé le centre de ses intérêts vitaux. 

Le recourant a fait part de ses contre-observations le 7 mars 2016. Aux fins de démontrer que le 
centre de ses intérêts vitaux est au Tessin, il a produit des copies de factures de gaz et d'électricité 
à Fribourg pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015. Il relève que ses réseaux 
suisses sont au Tessin et nullement ailleurs et que ses activités professionnelles impliquent bien 
souvent des déplacements - en Suisse et dans le reste du monde - de sorte qu'il lui est 
matériellement impossible de tisser des liens dans le canton de Fribourg. Et de préciser encore 
que s'il n'a pas déménagé dans un logement plus petit depuis que sa mère a renoncé au long 
déplacement pour passer quelques jours à Fribourg durant la semaine, c'est parce qu'il a besoin 
de loger dans un endroit parfaitement calme lui permettant de se concentrer à fond sur ses 
activités.

Une copie de cette détermination a été communiquée au Service cantonal des contributions pour 
information le 8 mars 2016. 

Les arguments détaillés des parties seront repris dans les considérants en droit pour autant que 
nécessaire. 

en droit

1. Le recours, déposé le 11 janvier 2016 contre une décision du 8 décembre 2015, l’a été dans 
le délai et les formes prévus aux art. 50 al. 1 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur 
l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RSF 642.14), 180 de la 
loi fribourgeoise du 6 juin 2000 sur les impôts cantonaux directs (LICD; RSF 631.1) et 79 ss du 
code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative (CPJA; RSF 150.1). 
Partant, il est recevable. 

2. a) Les personnes physiques sont assujetties à l'impôt à raison du rattachement personnel 
lorsque, au regard du droit fiscal, elles sont domiciliées ou séjournent dans le canton (art. 3 al. 1 
LICD; art. 3 al. 1 LHID). Une personne a son domicile dans le canton au regard du droit fiscal 
lorsqu'elle y réside avec l'intention de s'y établir durablement ou lorsqu'elle y a un domicile légal 
spécial en vertu du droit fédéral (art. 3 al. 2 LICD; art. 3 al. 2 LHID). Une personne séjourne dans 
le canton au regard du droit fiscal lorsque, sans interruption notable, elle y réside pendant trente 
jours au moins et y exerce une activité lucrative (art. 3 al. 3 let. a LICD; art. 3 al. 1 LHID). 

Dans les relations intercantonales, les effets du début, d’une modification ou de la fin de 
l’assujettissement fondé sur un rattachement personnel ou économique sont définis par la loi 

http://www.admin.ch/ch/f/rs/642.14/a50.html
http://bdlf.fr.ch/data/631.1/fr/art180
http://bdlf.fr.ch/data/150.1/fr/art79
http://bdlf.fr.ch/data/631.1/fr/art3

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fédérale sur l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes, ainsi que par les 
règles de droit fédéral concernant l’interdiction de la double imposition intercantonale 
(art. 236 LICD). 

b) Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de double imposition, le droit 
d'imposer le revenu et la fortune mobilière de personnes exerçant une activité lucrative 
dépendante appartient au canton dans lequel se trouve leur domicile fiscal. Par domicile fiscal, on 
entend en principe le domicile civil, c'est-à-dire le lieu où la personne réside avec l'intention de s'y 
établir durablement (voir art. 23 al. 1 CC), ou le lieu où se situe le centre de ses intérêts. Le 
domicile politique ne joue, dans ce contexte, aucun rôle décisif: le dépôt des papiers et l'exercice 
des droits politiques ne constituent, au même titre que les autres relations de la personne 
assujettie à l'impôt, que des indices propres à déterminer le domicile fiscal. Le lieu où la personne 
assujettie a le centre de ses intérêts personnels se détermine en fonction de l'ensemble des 
circonstances objectives, et non en fonction des déclarations de cette personne; dans cette 
mesure, il n'est pas possible de choisir librement un domicile fiscal. 

c) Si une personne séjourne alternativement à deux endroits, ce qui est notamment le cas 
lorsque le lieu de travail ne coïncide pas avec le lieu de résidence habituelle, le domicile fiscal est 
le lieu où la personne assujettie à l'impôt a le centre de ses intérêts personnels (ATF 131 I 145 
consid. 4.1 et références citées). Le domicile fiscal des contribuables exerçant une activité 
lucrative dépendante se trouve en principe à leur lieu de travail, soit au lieu à partir duquel ils 
exercent quotidiennement leur activité lucrative, pour une longue durée ou pour un temps 
indéterminé, en vue de subvenir à leurs besoins. Pour le contribuable marié, les liens créés par les 
rapports personnels et familiaux sont tenus pour plus forts que ceux tissés au lieu de travail; pour 
cette raison, ces personnes sont imposables en principe au lieu de résidence de la famille. Il en va 
de même pour le contribuable marié qui exerce une activité lucrative dépendante (sans avoir de 
fonction dirigeante dans une entreprise économiquement importante, ce qui suppose qu'il assume 
une responsabilité particulière et qu'il a sous leurs ordres un nombreux personnel; voir ATF 132 I 
29 pour cette notion) et ne rentre dans sa famille que pour les fins de semaine et pendant son 
temps libre ("Wochenaufenthalter"). Ces principes s'appliquent également au contribuable 
célibataire, séparé ou veuf, car la jurisprudence considère que les parents et les frères et sœurs 
de celui-ci font partie de la famille. Toutefois, les critères qui conduisent le Tribunal fédéral à 
désigner comme domicile fiscal non pas le lieu où le contribuable travaille, mais celui où réside sa 
famille doivent être appliqués de manière particulièrement stricte, dans la mesure où les liens avec 
les parents sont généralement plus distants que ceux entre époux. En pareilles circonstances, la 
durée des rapports de travail et l'âge du contribuable ont une importance particulière (ATF 132 I 29 
consid. 4.2; ATF 125 I 54 consid. 2b; voir aussi arrêts TF; 2C_972/2012 du 1er avril 2013 consid. 
3.2; 2C_728/2012 du 28 décembre 2012 consid. 3.2; 2P.171/2005 du 25 janvier 2006 consid. 2.3 
et les références citées). 

d) Dans une affaire 2C_854/2013 du 12 février 2014, le Tribunal fédéral a considéré qu'un 
célibataire de 38 ans avait son domicile fiscal à son lieu de travail dans la commune vaudoise où il 
louait un appartement de 3 pièces qu'il occupait seul, et non dans la commune valaisanne où il 
avait grandi et rentrait régulièrement la semaine, chaque week-end et pour les vacances afin 
d’aider sa mère malade. Le recourant n'avait en effet nullement démontré avoir des contacts si 
étroits avec le canton du Valais que la présomption selon laquelle le domicile fiscal des 
contribuables célibataires exerçant une activité lucrative dépendante est au lieu de leur travail s'en 
trouvait renversée (consid. 5.3 s.). La Haute Cour fédérale a également jugé qu'une célibataire de 
41 ans habitant à son lieu de travail dans un appartement de 5 pièces pour CHF 2’687.- par mois, 

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=10.02.2005_2A.247/2004
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=17.10.2005_2P.100/2005
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=17.10.2005_2P.100/2005
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI11=on&insertion_date=&top_subcollection_aza=any&query_words=c%E9libataire+domicile&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-I-29%3Afr&number_of_ranks=0#page29
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI11=on&insertion_date=&top_subcollection_aza=any&query_words=c%E9libataire+domicile&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-I-54%3Afr&number_of_ranks=0#page54
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=01.04.2013_2C_972/2012
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=28.12.2012_2C_728/2012
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=25.01.2006_2P.171/2005
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=12.02.2014_2C_854/2013

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qui rentrait régulièrement le week-end pour s’occuper de sa mère et exercer certaines activités 
dans le canton d'où elle était originaire, n'avait pas de liens prépondérants dépassant les liens 
ordinaires qu'une personne célibataire entretenait avec son canton d'origine et qu'elle n'avait pas 
démontré y avoir transféré son domicile (arrêt TF 2C_918/2011 du 12 avril 2012 consid. 3.4). 

Le Tribunal fédéral a en revanche admis la persistance du domicile fiscal au domicile des parents 
dès la période fiscale 2003 dans le cas d'un célibataire de 41 ans chargé de cours de physique à 
la "Hochschule für Technik und Architektur" dans le canton de Lucerne depuis 2001 qui y louait un 
4½ pièces et résidait durant les weekends, les vacances (et même la semaine car ses cours se 
concentraient principalement sur deux jours) dans le canton de Zoug chez ses parents (dont il 
s'occupait en partie avec ses sœurs, son père souffrant de cécité) dans un logement séparé situé 
dans l'un des étages de la maison familiale (arrêt TF 2C_646/2007 du 7 mai 2008). Tel n'a 
toutefois pas été le cas pour un célibataire de 47 ans chargé de cours à plein temps à la 
"Fachhochschule Nordwestschweiz" dans le canton de Soleure, qui y louait un 2½ pièces depuis 
1998 et résidait durant les weekends (de trois jours) et son temps libre dans le canton de St-Gall 
chez ses parents âgés dans un logement de 4 pièces mis à sa disposition dans la maison 
familiale, dont le domicile fiscal a été fixé à son lieu de travail dès la période fiscale 2009 (arrêt TF 
2C_518/2011du 1er février 2012). 

Il résulte de ce qui précède que le domicile fiscal (for fiscal) d’une personne célibataire de plus de 
trente ans séjournant alternativement à deux endroits se situe généralement à son lieu de travail, 
c’est-à-dire au lieu à partir duquel elle exerce quotidiennement son activité lucrative, pour une 
longue durée ou pour un temps indéterminé, en vue de subvenir à ses besoins. Seules des 
circonstances exceptionnelles permettent de définir le lieu où elle loge durant les week-ends et les 
vacances comme domicile fiscal. Il ressort de la jurisprudence précitée que le Tribunal fédéral est 
particulièrement restrictif lorsqu’il s’agit d’admettre des circonstances exceptionnelles permettant 
de renverser la présomption naturelle du domicile fiscal. Un retour régulier dans le canton 
d’origine, les contacts sociaux ou même la propriété ne suffisent pas à considérer que le domicile 
fiscal ne se trouve pas au lieu de travail. 

e) En ce qui concerne le fardeau de la preuve, il faut appliquer les principes suivants: en 
présence d'un contribuable de plus de trente ans qui exerce une activité lucrative dépendante au 
lieu où il séjourne pendant la semaine, on présume qu'il y a son domicile fiscal principal. Cette 
présomption peut être renversée si le contribuable rentre régulièrement, au moins une fois par 
semaine, au lieu de résidence des membres de sa famille et qu'il parvient à démontrer qu'il 
entretient avec ceux-ci des liens particulièrement étroits et jouit dans ce même lieu d'autres 
relations personnelles et sociales (ATF 125 I 54 consid. 3a). 

3. a) En l'espèce, comme le soutient à juste titre l'autorité intimée, il existe une présomption 
naturelle que le domicile fiscal du recourant, professeur à l'Université de Fribourg depuis 2008 et 
locataire dans cette commune d'un appartement de 4 pièces, se trouve à son lieu de travail pour la 
période fiscale 2016. Il appartient donc au recourant de renverser cette présomption en 
démontrant qu'il rentre au moins une fois par semaine au lieu de résidence des membres de sa 
famille au Tessin, qu'il entretient avec ceux-ci des liens particulièrement étroits et qu'il a d'autres 
relations personnelles et sociales importantes à cet endroit, ce qui permettra ainsi de conclure qu'il 
y a le centre de ses intérêts. 

b) Il n'est pas contesté que le recourant rentre tous les weekends au Tessin dans la 
maison de 5 pièces dont il est propriétaire et dans laquelle vit également sa mère. Cela suffit à 

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=12.04.2012_2C_918/2011
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=07.05.2008_2C_646/2007
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=01.02.2012_2C_518/2011

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constater que la première condition du retour régulier au lieu de résidence de la famille est 
réalisée. 

Il convient ensuite d'examiner si ses liens familiaux au Tessin sont particulièrement étroits. Le 
recourant est fils unique et vit avec sa mère âgée. Le temps qu'il lui consacre du fait qu'elle suit un 
traitement pour éviter de retomber dans l'état dépressif dont elle a souffert il y a plusieurs années 
doit toutefois être relativisé. S'il lui apporte son soutien lorsqu'il retourne au Tessin, il précise 
également que sa mère n'a pas besoin d'aide en l'état; et la situation de celle-ci ne nécessite 
d'ailleurs pas en principe autant de soutien que celle dont se prévalait le contribuable visé par 
l'arrêt TF 2C_646/2007 précité. Dans la mesure où le recourant est devenu orphelin de père alors 
qu'il était enfant, les liens de nature affective qu'il a développés avec sa mère peuvent certes 
sembler étroits mais pas davantage que ceux d'une personne célibataire qui passe ses fins de 
semaine et son temps libre chez sa mère (voir arrêts TF 2C_854/2013 et 2C_918/2011 précités). 
Cette circonstance, qui n'apparaît pas exceptionnelle compte tenu de la jurisprudence 
particulièrement restrictive du Tribunal fédéral, et le fait qu'il est propriétaire d'un immeuble au 
Tessin, ne suffisent pas à renverser la présomption que le domicile fiscal du recourant se trouve à 
son lieu de travail. 

S'agissant de l'importance que peuvent revêtir les autres relations personnelles et sociales du 
recourant au Tessin, elle doit également être relativisée. Celui-ci a certes dressé une longue liste 
de ses activités sportives (tennis, natation et fitness) et culturelles (Paroisse et Bourgeoisie de 
I.________, Kiwanis C.________, Club Plinio Verda, Rotary Club J.________, Osservatore 
Democratico, Associazione Carlo Cattaneo, Amici del Ceneri, Forum Alternativo, Coscienza 
Svizzera, Interlibertarians H.________, Forum per il dialogo tra l'Italia e la Svizzera) au Tessin. Il 
s'agit là toutefois d'activités auxquelles il peut se consacrer parce qu'il se trouve de toute façon sur 
place durant son temps libre. Par ailleurs, il ne prétend pas qu'il exerce pour ces associations des 
fonctions d'administration ou de représentation qui l'occuperaient davantage. 

Quant aux relations tissées grâce à ses activités pour la presse (La Regione Ticino, Buongiorno 
Ticino, Confronti Il Caffè, Archivio Storico Ticinese) et pour la Radiotélévision suisse de langue 
italienne ou encore pour les écoles (K.________ de C.________, J.________ et H.________, 
L.________ de C.________ et M.________ de la Suisse italienne), elles sont directement liées à 
son activité de professeur et elles doivent être rattachées à son activité pour l'Université de 
Fribourg. 

Enfin, le recourant ne saurait tirer argument du fait que lorsqu'il a des problèmes de santé, il 
s'adresse à son médecin au Tessin et qu'il n'a jamais dû être hospitalisé à Fribourg. Si fort 
heureusement pour lui, tel n'a jamais été le cas, cela ne signifie pas qu'il ne se trouvera jamais 
dans cette situation à Fribourg. Le recourant ne saurait prétendre, ne serait-ce que sous cet angle, 
qu'il ne sollicite pas les infrastructures. 

Au vu de l'ensemble de ces éléments, il convient de constater que le recourant n'a pas démontré 
avoir conservé son domicile au Tessin alors même qu'il travaille à l'Université de Fribourg depuis 
plus de dix ans. Pour le reste, c'est à juste titre que l'autorité intimée a qualifié de prépondérantes 
les relations du recourant avec le canton de Fribourg. Selon l'expérience de la vie, il est en effet 
habituel de développer des relations sociales dans le cadre de son activité professionnelle de 
sorte que le recourant a immanquablement dû développer des liens à l'Université de Fribourg avec 
ses collègues et ses assistants. 

4. a) Sur le vu de ce qui précède, le recours est rejeté et la décision attaquée confirmée. 

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=07.05.2008_2C_646/2007
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=12.02.2014_2C_854/2013
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=12.04.2012_2C_918/2011

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b) Conformément à l’art. 131 CPJA, en cas de recours, la partie qui succombe supporte les 
frais de la procédure. Le montant de l’émolument est fixé compte tenu du temps et du travail 
requis, de l’importance de l’affaire ainsi que, dans les affaires de nature pécuniaire, de la valeur 
litigieuse en cause (art. 2 du tarif du 17 décembre 1991 des frais de procédure et des indemnités 
en matière de juridiction administrative (Tarif JA; RSF 150.12). Il peut être compris entre 
CHF 100.- et CHF 50'000.- (art. 1 al. 1 tarif JA). 

En l’espèce, il se justifie de fixer les frais à CHF 500.-. 

la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté. 

II. Un émolument de CHF 500.- est mis à la charge du recourant au titre de frais de justice. Il 
est compensé par l'avance de frais. 

III. Communication.

Conformément aux art. 73 LHID et 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 
173.110), le présent arrêt peut être porté devant le Tribunal fédéral à Lausanne dans les 30 jours 
qui suivent sa notification par la voie du recours en matière de droit public. 

La fixation des montants des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA). 

Fribourg, le 1er juin 2017/eri

Président Greffière-rapporteure

http://bdlf.fr.ch/data/150.12/fr/art2
http://www.admin.ch/ch/f/rs/642.14/a73.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/173.110/a82.html