# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a65e387f-30cc-5fb3-a8bf-30ab23bacef0
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-02-20
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 20.02.2025 D-7984/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-7984-2024_2025-02-20.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 

 

  

 

 Cour IV 

D-7984/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 0  f é v r i e r  2 0 2 5  

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Camilla Mariéthoz Wyssen, juge ; 

Edouard Iselin, greffier. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Ukraine,  

(…), 

recourante,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Refus de la protection provisoire ;  

décision du SEM du 13 novembre 2024 / (…). 

 

 

 

D-7984/2024 

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Vu 

la demande de protection provisoire déposée en Suisse par A._______  

(ci-après aussi : l’intéressée, la requérante ou la recourante), le 6 avril 2024, 

le procès-verbal de l’entretien sommaire du 3 mai 2024,  

la décision incidente du même jour, par laquelle le SEM lui a indiqué qu’il 

envisageait de rejeter sa demande et de prononcer son renvoi en Pologne, lui 

impartissant un délai au 24 mai 2024 pour se déterminer à ce propos,  

la détermination de l’intéressée et les moyens de preuve qui y sont joints, envoi 

réceptionné par le SEM le 24 mai 2024,  

les moyens de preuve remis par elle à cette occasion, dont des copies d’un 

document officiel polonais du (…) 2019 concernant l’attribution d’un numéro 

« PESEL » (ci-après : attestation PESEL) et d’un acte de décès ukrainien du (…) 

2018 relatif à feu son mari, 

la requête de réadmission de la requérante, adressée le 5 juin 2024 à l’autorité 

polonaise compétente, 

la réponse du 7 juin 2024 de dite autorité, celle-ci acceptant la requête précitée, 

la décision du 13 novembre 2024, notifiée sept jours plus tard, par laquelle le 

SEM a rejeté la demande de protection provisoire de l’intéressée, a prononcé 

son renvoi de Suisse et a ordonné l’exécution de cette mesure en direction de 

la Pologne ou de tout autre pays où elle est admissible, 

le recours interjeté devant le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal) 

contre la décision susmentionnée, le 18 décembre 2024, par lequel l'intéressée 

a conclu à l’octroi de la protection provisoire, 

les demandes de dispense du paiement de l’avance de frais et d’assistance 

judiciaire totale qu’il comporte, 

les deux annexes du recours, à savoir une copie de la décision attaquée et une 

impression d’un extrait « Track and Trace »,  

l’accusé de réception du recours par le Tribunal, le 19 décembre 2024, 

 

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et considérant 

qu’en vertu de l’art. 31 LTAF, le Tribunal connaît des recours contre les décisions 

au sens de l’art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

que les décisions rendues par le SEM en matière de protection provisoire et de 

renvoi peuvent être contestées par-devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, 

applicable par renvoi de l’art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l’Etat dont le requérant 

cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée in casu,  

que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA et  

108 al. 6 LAsi [cf. ATAF 2023 VI/1 consid. 3.8 s.]), son recours est recevable, 

qu’en matière de protection provisoire (art. 66 ss LAsi) et sur le principe du 

renvoi (art. 69 al. 4 LAsi in fine), le pouvoir de cognition du Tribunal et les griefs 

recevables sont régis par l’art. 106 al. 1 LAsi (en lien avec l’art. 72 LAsi), et 

s’agissant de l’exécution du renvoi, par l’art. 112 al. 1 LEI ([RS 142.20], en 

relation avec l’art. 49 PA ; cf. aussi ATAF 2014/26, consid. 5.6), 

que le Tribunal examine librement le droit public fédéral et la constatation des faits, 

sans être lié par les arguments invoqués à l’appui du recours (art. 106 al. 1 LAsi 

et 62 al. 4 PA par renvoi de l’art. 6 LAsi et de l’art. 37 LTAF), ni par la motivation 

retenue par l’autorité inférieure (cf. ATAF 2009/57 consid. 1.2), pouvant ainsi 

admettre un recours pour un autre motif que ceux invoqués devant lui ou rejeter 

un recours en adoptant une argumentation différente de celle de l’autorité intimée 

(cf. ATAF 2007/41 consid. 2),  

qu'il est renoncé à un échange d'écritures (art. 111a al. 1 LAsi),  

que le 11 mars 2022, le Conseil fédéral, faisant application de l’art. 66 al. 1 LAsi, 

a arrêté une décision de portée générale concernant l’octroi de la protection 

provisoire en lien avec la situation en Ukraine (cf. FF 2022 586), 

qu’à teneur de cette décision, le statut de protection S s’applique aux catégories 

de personnes suivantes :  

a. les citoyens ukrainiens en quête de protection et les membres de leur famille 

(partenaires, enfants mineurs et autres parents proches qu’ils soutenaient 

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entièrement ou partiellement au moment de la fuite) qui résidaient en 

Ukraine avant le 24 février 2022 ; 

b. les personnes d’autres nationalités et les apatrides en quête de protection 

ainsi que les membres de leur famille au sens de la let. a qui bénéficiaient, 

avant le 24 février 2022, d’un statut national ou international de protection 

en Ukraine ; 

c. les personnes d’autres nationalités et les apatrides en quête de protection 

ainsi que les membres de leur famille au sens de la let. a qui peuvent prouver 

au moyen d’une autorisation de séjour ou de séjour de courte durée valable 

qu’ils disposent d’un droit de séjour valable en Ukraine et ne peuvent pas 

retourner dans leur pays d’origine en toute sécurité et de manière durable, 

que, selon la pratique en vigueur, la protection provisoire peut néanmoins être 

refusée à toute personne appartenant à l’une ou l’autre des trois catégories 

précitées, lorsque celle-ci dispose déjà d’une alternative de protection efficace 

dans un pays tiers, ou peut l’obtenir dans un autre Etat dont elle possède aussi la 

nationalité, en application du principe de subsidiarité (cf. ATAF 2022 VI/1 

consid. 6.2 s. ; cf. également, à titre d’exemple, arrêts du Tribunal D-1953/2024 

du 15 août 2024 consid. 5.2.1 et réf. cit et E-4799/2023 du 2 octobre 2023 

consid. 6.1 et réf. cit.), 

qu’en première instance, l’intéressée a exposé être une citoyenne ukrainienne, 

originaire de B._______, où elle vivait jusqu'au 21 février 2022, date à laquelle 

elle avait quitté l'Ukraine pour se rendre définitivement en Pologne, pays où elle 

était partie travailler et disposait d'un titre de séjour (PESEL) depuis 2018, encore 

valable au moment de son départ d’Ukraine, 

qu’elle avait vécu encore environ deux ans en Pologne après février 2022, sans 

demander la protection destinée aux Ukrainiens, avant de se rendre en Suisse, 

le 29 février 2024, où son fils et son beau-père, arrivés en avril 2022, bénéficient 

d’une protection provisoire,  

que, dans sa décision du 13 novembre 2024, le SEM a retenu que l’intéressée 

ne remplissait pas les conditions requises pour l’octroi de la protection provisoire 

en Suisse, dans la mesure où elle ne résidait plus en Ukraine le 24 février 2022, 

son centre de vie s’étant déplacé en Pologne, où elle travaillait déjà depuis 

quelques années,  

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qu’en outre, si l’on devait admettre que son centre de vie au 24 février 2022 se 

serait encore trouvé en Ukraine, A._______ n’aurait pas fait partie des 

personnes à protéger, en vertu du principe de subsidiarité,  

qu’elle avait en effet déclaré avoir été au bénéfice d'une autorisation de séjour 

en Pologne déjà valable le 24 février 2022 et y avoir travaillé dès 2018,  

que les autorités polonaises avaient accepté sa réadmission le 7 juin 2024, ce qui 

permettait d’en déduire que dite autorisation de séjour était encore valable et 

qu’elle pourrait séjourner en Pologne de manière légale,  

que, dans son recours, A._______ invoque n’avoir pas déplacé son centre de 

vie en Pologne avant le 24 février 2024, 

que la prénommée était certes allée dans cet Etat avec son feu son mari avant la 

guerre et y avait travaillé, mais était souvent retournée avec lui en Ukraine pour 

qu’il puisse bénéficier des soins oncologiques dont il avait besoin, respectivement 

pour le week-end ou les vacances,  

qu’en outre, tous les membres de leurs familles respectives vivaient alors encore 

au pays, dont leur fils à qui elle rendait toujours visite lors de ses retours et 

entretenait aussi des contacts téléphoniques réguliers pendant les années où elle 

était contrainte d’aller travailler en Pologne,  

qu’elle n’aurait plus eu aucune véritable relation avec la Pologne après le décès 

de son mari, son séjour dans cet Etat étant seulement motivé par le besoin de 

gagner de l’argent, en particulier pour financer les soins nécessaires au traitement 

de sa maladie, 

que la recourante conteste par ailleurs l’existence d’une alternative de protection 

en Pologne, car pour qu’elle puisse, comme par le passé, y bénéficier d’une 

autorisation de séjour provisoire, il faudrait qu’elle produise un nouveau contrat 

de travail, nécessaire à l’obtention d’une telle autorisation, 

qu’elle invoque que son beau-père et son fils – avec lequel a toujours eu des liens 

affectifs malgré leur séparation – vivent désormais avec elle en Suisse, 

qu’elle allègue soutenir en particulier activement son beau-père actuellement, qui 

souffre lui aussi d’un cancer ; que désireuse de décharger son fils, certes adulte 

et fort, elle accompagne son beau-père notamment à ses consultations 

médicales, l’assiste lors de prise de médicaments et lui apporte un soutien moral 

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non négligeable, aide sans laquelle son état de santé risquerait probablement 

de se péjorer,  

qu’enfin, une séparation d’avec ses proches pour rentrer en Pologne, où elle n’a 

en outre plus ni famille ni connaissances, risquerait de déclencher chez elle une 

pathologie dépressive,  

que le recours ne comporte aucun argument permettant de remettre en cause le 

refus du SEM concernant la protection provisoire par la Suisse,  

qu’à teneur du dossier, A._______ résidait et travaillait légalement, ce de manière 

continue, en Pologne, depuis 2018, même bien après le décès de son mari, 

survenu le (…) 2018 déjà (voir à ce propos le certificat de décès qu’elle a remis 

au SEM), 

qu’en outre, ces fréquents retours ultérieurs en Ukraine même pendant les  

week-ends sont fortement sujets à caution, la région de B._______ étant 

particulièrement éloignée de la localité de C._______ où elle résidait en Pologne 

(voir l’adresse sur l’attestation PESEL), à savoir soit presque (…) kilomètres, un 

voyage en voiture prenant environ (…) heures, 

qu’il y a ainsi lieu de retenir que, au plus tard après le décès de son époux, 

l’intéressée avait volontairement et durablement transféré son centre de vie en 

Pologne,  

que, lorsque le texte légal est clair, l'autorité qui applique le droit ne peut s'en 

écarter que s'il existe des motifs sérieux de penser que le texte ne correspond 

pas en tous points au sens véritable de la disposition visée et conduit à des 

résultats que le législateur ne peut pas avoir voulus et qui heurtent le sentiment 

de justice ou le principe de l'égalité de traitement (cf., à ce propos, ATAF 2013/22 

consid. 4.1 ; 2020 VI/9 consid. 9.1),  

qu’ainsi, en mentionnant explicitement la date de référence du 24 février 2022 

dans sa décision de portée générale, le Conseil fédéral a expressément voulu 

exclure du champ d'application de la protection provisoire les ressortissants 

ukrainiens qui ne résidaient pas en Ukraine au moment où la guerre a éclaté, 

qu’il appert dès lors, au vu de ce qui précède, que les conditions cumulatives 

visées à la lettre a de la décision de portée générale précitée ne sont pas toutes 

satisfaites dans le cas d’espèce, 

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qu’en outre, même si tel avait été le cas, il est également manifeste qu’elle 

dispose toujours d’une alternative de protection efficace en Pologne, Etat où elle 

déjà résidé et travaillé légalement durant plusieurs années, les autorités 

polonaises ayant en outre expressément accepté sa réadmission le 7 juin 2024, 

que l’expiration éventuelle de son autorisation de séjour n’y change rien, dans la 

mesure où il incombe, le cas échéant, à la recourante de s’efforcer d’en obtenir le 

renouvellement ou, si nécessaire, d’obtenir un statut de protection, celle-ci 

disposant du reste déjà d’un numéro « PESEL » (voir à ce propos l’attestation 

PESEL précitée), 

qu’il est également précisé à ce sujet que le Conseil européen a prorogé, en 

juin 2024, jusqu’au 4 mars 2026, le statut de protection temporaire dont jouissent 

les ressortissants ukrainiens dans l’Union européenne, 

que, compte tenu de ce qui précède, le recours doit être rejeté en tant qu’il porte 

sur le refus du SEM d’octroyer la protection provisoire, 

que, à défaut d’une demande d’asile déposée en Suisse, le rejet de la demande 

de protection provisoire a en principe pour conséquence le prononcé du renvoi 

(art. 69 al. 4 in fine LAsi), 

que le SEM a ainsi prononcé à bon droit le renvoi de Suisse de l’intéressée, 

celle-ci ne pouvant se prévaloir ni d’une autorisation de séjour ni d’un droit 

subjectif à la délivrance d’une telle autorisation (cf. ATAF 2013/37 consid. 4.4 ; 

2009/50 consid. 9 et réf. cit.),  

que l’exécution de cette mesure est ordonnée si elle est licite, raisonnablement 

exigible et possible (art. 83 al. 1 LEI en lien avec l’art. 69 al. 4 LAsi in fine), 

que l’exécution du renvoi est illicite lorsque pour des raisons de droit international 

public, la Suisse ne peut pas contraindre un étranger à se rendre dans un pays 

donné, 

qu’en l’occurrence, l’intéressée ne peut pas se prévaloir valablement du principe 

de non-refoulement (art. 5 LAsi) en cas d’exécution de son renvoi en Pologne, 

dans la mesure où elle n’a pas déposé de demande d’asile en Suisse et ne s’y 

est partant pas vu reconnaître la qualité de réfugié,  

que le dossier ne comporte pas non plus d’indices sérieux et convaincants 

rendant à tout le moins vraisemblable un risque avéré, concret et sérieux de 

traitements contraires à l’art. 3 CEDH (RS 0.101), à l’art. 3 de la Convention du 

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10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105) ou à d’autres dispositions 

contraignantes du droit international public,  

que, cela étant, si elle devait être menacée et/ou victime d’actes potentiellement 

répréhensibles, ce qui n’a du reste jamais été le cas jusqu’ici au vu de ses 

déclarations et des informations ressortant des autres pièces du dossier, il lui 

serait loisible de s’adresser aux autorités polonaises compétentes, la Pologne 

étant un Etat de droit désireux et capable d’offrir une protection adéquate, 

que, concernant la présence en Suisse de son fils, respectivement de son beau-

père, l’intéressée n’a pas rendu vraisemblable un lien de dépendance avec 

ceux-ci pouvant justifier l’application de l’art. 8 CEDH, 

que le soutien qu’elle apporterait à son beau-père est une simple affirmation de 

sa part qui ne trouve aucun appui dans le dossier ; que, de surcroît, ce soutien 

n’a été invoqué que de manière tardive, dans le cadre de son recours du 

18 décembre 2024 seulement, et non par-devant le SEM, ce qui permet de 

retenir que l’aide à ce parent, dont la nature et la gravité des problèmes de santé 

n’ont pas non plus été étayés par la production de moyens de preuve, n’est pas 

aussi intense et essentielle qu’elle le prétend,  

qu’en outre, son fils, qui a déjà vécu de nombreuses années avec le beau-père 

de la recourante, est actuellement majeur et en mesure d’apporter une aide si 

le besoin devait s’en faire réellement sentir, comme implicitement reconnu dans 

le recours (voir ci-dessus p. 5 in fine), 

que l’exécution du renvoi est dès lors licite (art. 83 al. 3 LEI ; cf. ATAF 2009/50 

consid. 8.3 et 8.4 ; 2009/2 consid. 9.1.2 à 9.1.6), 

qu'en outre, conformément à l'art. 83 al. 5 2ème phrase LEI, si l'étranger renvoyé 

vient d'un Etat membre de l'Union européenne (ou des Etats de l'Association 

européenne de libre-échange), l'exécution du renvoi est en principe exigible, 

que cette présomption peut être renversée par l'étranger concerné s'il rend 

vraisemblable que, pour des raisons personnelles, son renvoi ne saurait être 

raisonnablement exigé (cf. Message concernant la modification de la loi sur 

l'asile du 26 mai 2010, in : FF 2010 4035, spéc. 4093), 

qu’en l’occurrence, la recourante n’a fait valoir aucun élément de fait et de droit 

de nature à renverser cette présomption, 

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qu’elle a vécu six ans en Pologne, où elle a exercé une activité professionnelle, 

y résidant seule durant l’essentiel de cette très longue période, après le décès 

de son mari, le (…) 2018, son allégation quant à l’absence de tout réseau social 

sur place n’étant pas crédible dans ce contexte, 

qu’elle n’a pas non plus invoqué des problèmes de santé susceptibles de 

s’opposer à l’exécution de son renvoi, 

que, au vu du dossier, l’intéressée n’a jamais eu besoin auparavant d’un suivi 

médical en Pologne ou en Suisse, en particulier en raison de troubles mentaux, 

que, même à supposer qu’elle puisse véritablement développer des tendances 

dépressives à l’époque de son départ, phénomène passager couramment 

observé chez les requérants déboutés menacés d’un renvoi de Suisse, elle 

pourrait, le cas échéant, obtenir un traitement adéquat en Pologne, 

que les difficultés sociales et économiques touchant généralement la population 

locale ne constituent pas une menace concrète au sens de l’art. 83 al. 4 LEI, 

qu’un retour en Pologne s’avère dès lors raisonnablement exigible,  

que l’exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al 2 LEI ; cf. ATAF 2008/34 

consid. 12 et jurisp. cit.),  

que les autorités polonaises ont en effet accepté un retour sur leur territoire, la 

recourante possédant un passeport biométrique ukrainien en cours de validité qui 

lui permet de circuler librement dans l’Union européenne et, ainsi, de retourner 

par ses propres moyens en Pologne,  

que, partant, le recours doit également être rejeté, en tant qu’il porte sur le renvoi 

et l’exécution du renvoi, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'une seconde juge (art. 111 let. e LAsi), 

que dans la mesure où il est immédiatement statué sur le fond, la demande 

tendant à l’exemption du versement d’une avance de frais est sans objet,  

que, les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la requête 

d’assistance judiciaire totale doit être rejetée (art. 102m al. 1 let. d LAsi, en lien 

avec l’art. 65 al. 1 PA),  

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que, compte tenu de l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de 

procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA ainsi 

que 2 et 3 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 

(dispositif page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge de 

la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 

30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Yanick Felley Edouard Iselin 

 

 

Expédition :