# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d8fefc61-13f0-57a1-9b62-7d627aeebde8
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2020 / 5
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2020---5_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC19.031904-191899

335 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
30 décembre 2019

______________________

Composition
:              Mme             
Byrde,
présidente

             
              MM.             
Colombini et Hack, juges

Greffier
              :             
Mme              Debétaz Ponnaz

 

 

*****

 

 

Art.
239 al. 2 et 321 al. 1 CPC 

 

 

             
Vu le prononcé rendu le 4 octobre 2019, à la suite de l’interpellation de la partie poursuivie,
par la Juge de paix du district de Nyon, prononçant la mainlevée définitive, à concurrence
de 420 fr. sans intérêt, de l’opposition formée par K.________,
à [...], à la poursuite n° 9’109’242 de l’Office des poursuites du district
de Nyon exercée contre lui à l’instance de l’Etat
de Neuchâtel, représenté par l’Office
du contentieux général de l’Etat,
arrêtant à 90 fr. les frais judiciaires, compensés avec l’avance de frais du poursuivant,
les mettant à la charge du poursuivi et disant que celui-ci doit rembourser au poursuivant son avance
de frais à concurrence de 90 fr., sans allocation de dépens pour le surplus, 

 

             
vu l’envoi de ce dispositif aux parties le 7 octobre 2019 et sa notification au poursuivi le 11
octobre 2019,

 

             
vu la lettre datée du 11 et déposée le 18 octobre 2019 par porteur au greffe de la juge
de paix, dans laquelle le poursuivi a déclaré contester formellement la décision du 4
octobre 2019 et en a demandé la motivation, 

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 27 novembre 2019 et notifiés au poursuivi
le 5 décembre 2019,

 

             
vu la transmission du dossier par la juge de paix à la cour de céans, autorité de recours,
le 20 décembre 2019 ;

 

 

              attendu que le recours
au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) doit être introduit auprès
de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321 al. 1 CPC), dans les dix jours
à compter de la notification de la décision motivée (art. 321 al. 2 CPC),

 

             
que le droit de recourir peut déjà s'exercer dans le délai de demande de motivation, lequel
est de dix jours à compter de la communication de la décision sous forme de dispositif (art.
239 al. 1 et 2, 1re
phrase, CPC), un acte de recours déposé dans ce délai étant alors considéré
comme une demande de motivation, 

 

             
qu’en l’espèce, la lettre du poursuivi déposée le 18 octobre 2019, s’il
s’agit d’un recours, l’a été en temps utile, dans le délai de demande
de motivation ;

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in
Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e
éd., n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
que selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, cela signifie que le recourant doit démontrer
le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée et que son argumentation
doit être suffisamment explicite pour que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui
suppose une désignation précise des passages de la décision qu’il attaque et des
pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid.
3.2.1 et 3.2.2, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que ni l’art. 132 al. 1 et 2, ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.), 

 

             
que la motivation du recours, si elle n’est pas immédiate, doit à tout le moins être
produite dans le délai de recours,

 

             
qu’à défaut de motivation - dans le délai légal -, l’instance de recours
n’entre pas en matière,

 

             
qu’en l’espèce, la lettre précitée de K.________ ne contient aucun motif ou
moyen de recours contre le prononcé de la juge de paix, en particulier contre ses considérants
topiques, 

 

             
que K.________ n’a déposé aucun autre acte de recours dans les dix jours qui ont suivi
la notification des motifs du premier juge, 

 

             
que son acte du 18 octobre 2019, dans la mesure où il s’agit d’un recours, doit donc
être déclaré irrecevable faute de motivation ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

             

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

La
présidente :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. K.________,

‑             
Office du recouvrement de l’Etat (pour l’Etat de Neuchâtel).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 420 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Nyon.

 

             
La greffière :