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**Case Identifier:** eaac2d9e-0349-5965-a13e-406a880e03b2
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2021 / 206
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2021---206_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC20.051611-211164

195 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
27 septembre 2021

__________________

Composition
:              M.             
Hack,
président

             
              Mmes             
Byrde et Giroud Walther, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

 

             
Vu le prononcé rendu sous forme de dispositif le 4 mai 2021, à la suite de l’interpellation
du poursuivi, par lequel la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois a prononcé la mainlevée
définitive de l’opposition formée par L.________,
à ...]Bussigny-près-Lausanne, à la poursuite n° 9'740’262 de l’Office
des pour-suites du district de l’Ouest lausannois exercée par l’ETAT
de VAUD, représenté par l’Administration
cantonale des impôts, à Lausanne, à concurrence de 4’429 fr. 05 plus intérêt
à 3,5% l’an dès le 12 août 2020 (I), a mis les frais judiciaires, par 180 fr., à
la charge du poursuivi (II et III) et a dit que celui-ci devait rembourser ce montant au poursuivant
qui en avait fait l’avance, sans allocation de dépens pour le surplus (IV),

              
              vu les motifs du prononcé
adressés aux parties le 6 juillet 2021 et notifiés au poursuivi le lendemain,

 

             
vu le courrier du 16 juillet 2021 par lequel L.________ déclare recourir contre le prononcé
du 6 juillet 2021 et sollicite la
fixation d’un délai pour « l’envoi d’un mémoire, et surtout consulter
un conseiller »,

 

             
              vu les autres pièces
du dossier ;

 

                           
attendu que le recours au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) doit
être introduit auprès de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321
al. 1 CPC), dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art.
321 al. 2 CPC),

 

             
              que le délai de recours
de dix jours fixé par l’art. 321 al. 2 CPC est donc un délai légal, et non pas un
délai fixé judiciairement, par le juge ou le tribunal,

 

             
              que, conformément
à l’art. 144 al. 1 CPC, un délai légal ne peut pas être prolongé,

 

             
              que la partie qui entend
user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines règles de forme, à défaut
de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité (Jeandin,
in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Commen-taire romand, Code de procédure civile,
2e
éd., 2019, n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
              qu'en particulier, selon
l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

                           
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
              que, selon la jurisprudence
du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout le moins satisfaire aux exigences
qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5D_43/2019 du 24 mai 2019 consid. 3.2.2.1 ;
TF 5A_387/2016 du 7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1,
publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

              
              que cela signifie que
le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée
et que son argumentation doit être suffisam-ment explicite pour que l’instance de recours
puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise des passages de la décision
qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (ibid.),

 

             
que la motivation du recours doit être entièrement contenue dans le mémoire de recours
lui-même et ne saurait être complétée ou corrigée ultérieure-ment (ibid.),
du moins pas après l’échéance du délai de recours,

 

              
              que ni l’art. 132
al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence de motivation d’un
acte de recours (ibid.) ;

  

             
attendu qu’en outre, l'appel doit contenir des conclusions chiffrées, s'agissant
de conclusions pécuniaires, sous peine d'irrecevabilité et il ne saurait être
remédié à ce vice par la fixation d'un délai de l'art. 132 CPC (ATF 137 III 617 consid.
4 et 5, JdT 2014 II 187) ou de l'art. 56 CPC (TF 5A_855/2012 du 13 février 2013 consid. 5, RSPC
2013 p. 257 ; TF 5A_3/2019 du 18 février 2019 consid. 4.2, RSPC 2019 p. 310),

 

             
              qu’il s’ensuit
qu’en matière pécuniaire, les conclusions du recours doivent également
être chiffrées (CPF 22 février 2021/17 ; CREC 2 juin 2014/190 ; CREC 11 juillet 2014/238) ;

 

             
attendu qu’en l’espèce, dans son écriture du 16 juillet 2021, déposée
en temps utile, L.________ se limite à solliciter la fixation d’un délai pour produire
un mémoire, ce qui constitue en réalité une demande de prolongation du délai de recours,
qui ne peut pas être accordée, 

 

             
              que, pour le surplus,
cet acte ne contient aucun moyen dirigé contre la décision attaquée, ni aucune conclusion,

 

             
              que, pour ces deux motifs,
le recours est irrecevable ;

 

 

             
              attendu que si l'écriture
du 16 juillet 2021 devait être comprise comme une requête de restitution de délai au sens
de l'art. 148 CPC – ce qui n’est pas de cas –, celle-ci devrait être rejetée,
d'une part parce qu'elle est prématurée, le délai de l'art. 148 al. 2 CPC ne commençant
à courir au plus tôt que le lendemain de l'échéance du délai dont la restitution
est demandée (Tappy, in
Bohnet et alii
(éd.), Code de procédure civile commenté, n. 25 ad art. 148 CPC), – ici le délai
de recours, arrivé à échéance le 27 juillet 2021 – et, d'autre part parce que
le recourant n'invoque, ni a
fortiori ne rend vraisemblable, aucun empêchement ;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais (art.
11 TFJC [tarif
des frais judiciaires civils ; BLV 270.11.5]).

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. L.________,

‑             
Administration cantonale des impôts (pour l’Etat de Vaud).

 

             
Vu l’absence de conclusions chiffrées, la Cour des poursuites et faillites ne peut pas déterminer
la valeur litigieuse.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois.

 

             
La greffière :