# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d2b19826-c63d-5489-a0e2-4baf9fb3be8e
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-27
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 27.04.2016 502 2016 79
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2016-79_2016-04-27.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2016 79

Arrêt du 27 avril 2016

Chambre pénale

Composition Président: Hubert Bugnon
Juges: Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffière:                            Laura Granito

Parties A.________, partie plaignante et recourant

contre

Inconnu

et

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Ordonnance de non-entrée en matière 

Recours des 29 et 30 mars 2016 contre l'ordonnance du Ministère 
public du 23 mars 2016

Tribunal cantonal TC 
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considérant en fait

A. Par courrier du 15 septembre 2015, A.________ a déposé une plainte pénale contre inconnu 
pour vol, indiquant être le propriétaire d’une importante sculpture en bronze massif représentant 
une reproduction grandeur nature de B.________ avec C.________ au volant (ci-après: la 
sculpture), laquelle a disparu (DO/ 6).

Dans le cadre des investigations policières, D.________, représentant de la communauté 
héréditaire de feu E.________, auprès de qui la sculpture était déposée avant de disparaître (DO/ 
18-20), F.________, représentant G.________ et acquéreur de la remorque sur laquelle était 
entreposée dite sculpture (DO/ 24-27), et H.________, fille de feu E.________ (DO/ 21-23), ont 
été auditionnés en qualité de personnes appelées à donner des renseignements. Le Procureur 
général a également requis la production du dossier de la Justice de paix de la Gruyère relatif à la 
succession du précité (DO/ 61 ss) et un complément d’information auprès de D.________ (DO/ 84 
s.).

B. Le 23 mars 2016, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, 
retenant que les éléments constitutifs des infractions d’abus de confiance ou de vol ne sont 
manifestement pas remplis (DO/ 88). 

C. A.________ a recouru contre dite ordonnance le 29 mars 2016, recours qu’il a complété par 
une seconde écriture le 30 mars 2016. 

Invité à se déterminer, le Ministère public conclut le 5 avril 2016 à l’irrecevabilité du recours. 

en droit

1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse [CPP; 
RS 312.0] et 85 al. 1 de la loi sur la justice [LJ; RSF 130.1], la voie du recours à la Chambre 
pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. 

b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai 
de dix jours, à l’autorité de recours. En l'espèce, ce délai a manifestement été respecté, 
l’ordonnance ayant été notifiée au recourant le 29 mars 2016 (DO/ 90). Dans la mesure où le 
complément du 30 mars 2016 a été déposé dans le délai légal de 10 jours, la Chambre de céans 
en tiendra compte. 

c) En tant que partie plaignante (art. 104 al. 1 let. b CPP), A.________ a qualité pour 
recourir.

d) La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).

e) aa) Le recours doit être motivé (art. 396 al. 1 CPP) et indiquer précisément les motifs qui 
commandent une autre décision (art. 385 al. 1 let. b CPP). L’exigence de motivation du recours 
englobe aussi celle de prendre des conclusions. Cela signifie que la partie recourante doit définir 
les modifications qui devraient être apportées à l’ordonnance attaquée et décrire les raisons qui 
justifieraient de telles modifications. La doctrine considère toutefois que, lorsque la partie n’est pas 
représentée par un avocat, l’exigence de motivation est respectée si les conclusions peuvent être 
sans équivoque déduites de la motivation (ZIEGLER/KELLER in Basler Kommentar - Schweizerische 

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Strafprozessordnung, 2e éd. 2014, art. 385 n. 1). Le recourant doit en tout état de cause exposer 
concrètement et spécifiquement en quoi la décision qu’il attaque contrevient aux motifs dont il se 
prévaut (CALAME in Commentaire romand - Code de procédure pénale suisse, 2011, art. 386 
n. 21). Pour satisfaire à l'obligation de motiver, la partie recourante doit discuter les motifs de la 
décision entreprise et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a 
méconnu le droit, de telle sorte que l'on comprenne clairement, à la lecture de son exposé, quelles 
règles de droit auraient été, selon elle, transgressées par la juridiction précédente (ATF 140 III 86 
consid. 2 p. 89). 

bb) En l'espèce, le Ministère public a refusé d’entrer en matière aux motifs suivants: rien 
ne permet de retenir que F.________ avait eu une éventuelle intention d’acquérir sans droit la 
sculpture, le contrat de vente du 29 avril 2011 entre D.________ et F.________ étant imprécis et 
la cause d’un malentendu entre les parties contractantes. F.________ n’avait pas eu accès aux 
documents de la Justice de paix dans lesquels les héritiers indiquaient clairement que la sculpture 
était propriété de A.________. Pour le surplus, ce dernier n’a pas récupéré son bien lors de la 
longue procédure de liquidation de la succession, alors que rien ne l’en empêchait. Son inaction a 
contribué à ce que la sculpture demeure sur une remorque qui a été emportée par F.________ 
comme faisant partie du lot de véhicules légalement acquis. De plus, à suivre F.________, c’est 
finalement I.________, lequel semble avoir eu des contacts avec A.________, qui est venu 
chercher l’objet durant l’été 2014. Le Ministère public conclut en retenant qu’il s’agit avant tout d’un 
litige civil, notamment entre A.________ et I.________. 

Dans son recours, A.________ indique pour sa part ce qui suit: il est certain que F.________ a 
menti aux enquêteurs et qu’il est l’instigateur du vol; il y a participé et en a profité. Pour sa part, il 
est le propriétaire de la sculpture et n’a jamais donné de mandat ou d’ordre de vente. Il possède 
tous les papiers concernant la sculpture (certificat de l’artiste, documents de la douane suisse, 
factures, etc.). Lorsque le bien est entré en Suisse, A.________ a payé les droits de douane sur la 
valeur d’achat, soit 20'000 euros en 2009. Toujours selon le recourant, F.________ connaît très 
bien le sujet et il sait que la sculpture est en bronze, et non en métal peint comme il l’a déclaré à 
l’égard des enquêteurs. L’actuel détenteur de ce bien aurait dû être identifié; il aurait ainsi pu 
raconter la genèse de son achat ainsi que le prix qu’il a payé à F.________. Ce dernier aurait 
d’ailleurs longtemps refusé de lui parler au téléphone, ce qui démontre sa mauvaise foi. L’intention 
de F.________ était délictueuse car il a trompé tout le monde avec une expertise totalement 
fausse pour en profiter, en minimisant la valeur, et s’emparer du bronze. 

En l'occurrence, la Chambre de céans constate que le recourant ne prend pas de conclusions 
formelles, mais il indique le point qu’il attaque, soit que le Ministère public a retenu que 
F.________ n’avait aucune intention délictueuse, prononçant ainsi une non-entrée en matière, et 
les motifs qui commandent selon lui l’ouverture de l’instruction, soit en particulier l’attitude et les 
déclarations de F.________ ainsi que les investigations supplémentaires qui sont encore possibles 
pour tenter d’éclaircir le déroulement des faits et déterminer si F.________ ou un autre intervenant 
s’est rendu coupable d’une infraction pénale. Le recourant n’étant pas représenté par un avocat, 
l’exigence de motivation sera considérée comme respectée.

2. a) Comme déjà indiqué, le Ministère public a refusé l'entrée en matière au motif que les 
reproches émis par le recourant ne sont pas constitutifs d'une quelconque infraction pénale.  

b) aa) Selon l’art. 310 al. 1 let. a CPP, le Ministère public rend immédiatement une 
ordonnance de non-entrée en matière s’il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que 
les éléments constitutifs de l’infraction ne sont manifestement pas réunis. Une ordonnance de non-
entrée en matière doit être prononcée pour des motifs de fait ou de droit manifestes, c’est-à-dire 

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lorsqu’il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables. En cas de doute, il convient 
d’ouvrir une instruction (ATF 137 IV 285 consid. 2.3 et les références citées). Une ordonnance de 
non-entrée en matière peut également être rendue en cas d’absence de soupçon suffisant. L’on 
peut admettre que les éléments constitutifs de l’infraction ne sont manifestement pas 
réunis lorsque rien n’aurait jamais permis d’éveiller un soupçon ou bien lorsque le soupçon 
existant au début de la poursuite pénale a été complètement écarté. Ceci est par exemple le cas 
d’une dénonciation peu crédible lorsqu’aucun indice ne laisse présumer l’existence d’un délit ou 
lorsque la victime est revenue de manière crédible sur ses déclarations à charge au cours de la 
procédure d’investigation. Le Ministère public ouvre en revanche une instruction lorsqu’il ressort du 
rapport de police, des dénonciations ou de ses propres constatations des soupçons suffisants 
laissant présumer qu’une infraction a été commise (art. 309 al. 1 let. a CPP). Les indices factuels 
de la commission d’une infraction nécessaires à l’ouverture d’une enquête pénale doivent être 
sérieux et de nature concrète. De simples rumeurs ou présomptions ne sont pas suffisantes. Une 
enquête ne doit pas être davantage engagée pour pouvoir acquérir un soupçon (TF arrêt 
6B_830/2013 du 10 décembre 2013 consid. 1.4; arrêt 502 2014 217 du 12 décembre 2014 de la 
Chambre pénale consid. 2a).

Le principe "in dubio pro duriore" découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 2 al. 2 CPP 
en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 CPP; ATF 138 IV 86 consid. 4.2). Il signifie, qu'en principe, 
un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le Ministère public 
que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions de la 
poursuite pénale ne sont pas remplies. Le Ministère public et l'autorité de recours disposent, dans 
ce cadre, d'un pouvoir d'appréciation que le Tribunal fédéral revoit avec retenue. La procédure doit 
se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque 
les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en 
présence d'une infraction grave (TF arrêt 6B_701/2014 du 14 novembre 2014 consid. 2.1; 
ATF 138 IV 86 consid. 4.1.2; 137 IV 285 consid. 2.5). Une non-entrée en matière s'impose lorsque 
le litige est de nature purement civile (ATF 137 IV 285 consid. 2.3). 

bb) Selon l'art. 139 ch. 1 CP commet un vol celui qui, pour se procurer ou procurer à un 
tiers un enrichissement illégitime, aura soustrait une chose mobilière appartenant à autrui dans le 
but de se l’approprier. Celui qui, pour se procurer ou procurer à un tiers un enrichissement 
illégitime, se sera approprié une chose mobilière appartenant à autrui sera puni d'une peine 
privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire, en tant que les conditions 
prévues aux art. 138 à 140 CP ne seront pas réalisées (art. 137 ch. 1 CP). Enfin, celui qui, pour se 
procurer ou procurer à un tiers un enrichissement illégitime, se sera approprié une chose mobilière 
appartenant à autrui et qui lui avait été confiée, celui qui, sans droit, aura employé à son profit ou 
au profit d'un tiers des valeurs patrimoniales qui lui avaient été confiées, sera puni d'une peine 
privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire (art. 138 ch. 1 CP).

c) En l'espèce, la Chambre de céans retient ce qui suit: feu E.________ est décédé en 
2010, laissant plusieurs héritiers. Au moment de son décès, feu E.________ disposait d’un 
nombre important de biens mobiliers, en particulier des voitures, qui se trouvaient dans les locaux 
des bâtiments de J.________. S’y trouvait également la sculpture litigieuse, entreposée sur une 
remorque et apparemment propriété de A.________, domicilié à K.________; feu E.________ et 
A.________ étaient en effet amis. La Justice de paix a dressé un inventaire partiel le 24 février 
2010, en présence de H.________, de I.________ et d’un témoin. S’agissant de la sculpture 
(« une œuvre d’art représentant une voiture ancienne en bronze ave pilote du même style », cf. 
inventaire du 24 février 2010), il en ressort que H.________ et I.________ ont déclaré qu’elle est 
propriété de A.________, à L.________. Le 12 août 2010, en raison de difficultés survenues entre 
les héritiers, la Justice de paix a nommé un représentant de la communauté héréditaire en la 

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personne de D.________, lequel a fait appel à F.________ afin de procéder à une estimation des 
différents véhicules qui se trouvaient dans les locaux à M.________. Ce dernier a fait une offre 
globale de rachat le 12 mars 2011. Deux documents intitulés « Proposition N.________ rachat de 
toute la collection de voitures se trouvant à M.________ » se trouvent au dossier (DO/ 64 ss et 67 
s.), l’un daté du 17 mars 2011 et l’autre du 31 mars 2011, avec pour chaque bien notamment le 
prix fixé par l’expert et l’offre de rachat. La remorque sur laquelle se trouvait la sculpture y figure 
les deux fois, tout comme une autre remorque (vide); les deux remorques sont proposées au 
même prix, soit CHF 1'000.- chacune (prix fixé par l’expert et offre de rachat). La sculpture ne 
figure clairement pas sur ces listes qui ont a priori été établies par D.________. Celui-ci s’est 
adressé à F.________, respectivement G.________ le 7 avril 2011, avec une confirmation 
d’accord portant sur CHF 115'000.-, dont deux remorques à CHF 2'000.- au total; dans ce courrier, 
il n’est pas question de la sculpture. Le 29 avril 2011, D.________ a de nouveau écrit à 
F.________, respectivement G.________ pour confirmer un accord portant sur un rachat partiel de 
certains véhicules, l’un des héritiers s’opposant à la vente des biens, de sorte qu’il n’a pas été 
possible de prendre possession des véhicules stationnés sur et dans sa propriété; ce courrier fait 
suite à un accord manuscrit établi le même jour en présence de D.________, F.________ et un 
certain O.________ (DO/ 32). Y figurent notamment « 1 Remorque (bronze) » pour CHF 1'000.- 
(DO/ 60), ceci aussi bien dans le courrier que dans l’accord manuscrit. Visiblement, la pièce 31 du 
dossier pénal constitue la page 2 du courrier; il en ressort que si les autres véhicules devaient 
également pouvoir être vendus, priorité serait donnée notamment à F.________; figure dans ces 
véhicules la deuxième remorque, également pour CHF 1'000.- (DO/ 31). Autrement dit, il paraît 
extrêmement douteux que D.________ et F.________ aient convenu d’inclure la sculpture dans la 
vente puisque celle-ci, d’une part, n’est citée dans aucun document relatif à l’offre ou à la vente – 
il est question de la remorque pour l’œuvre d’art, et non de la remorque avec l’œuvre d’art, ceci 
probablement afin de distinguer les deux remorques figurant dans les biens du défunt – et 
puisqu’elle aurait, d’autre part, été cédée gratuitement; le Ministère public retient d’ailleurs que la 
modique somme de CHF 1'000.- fixée lors de la vente de la remorque ne pouvait raisonnablement 
inclure l’œuvre d’art. Un malentendu entre D.________ et F.________, comme le soutient le 
Ministère public, concernant la question de savoir si « 1 Remorque (bronze) » pour CHF 1'000.- 
portait uniquement sur la remorque ou sur la remorque et la sculpture paraît dès lors peu 
vraisemblable; les deux hommes adoptent d’ailleurs des positions, certes opposées, mais claires 
concernant le contenu de l’accord trouvé le 29 avril 2011, aucun ne relevant que l’un ou l’autre ait 
pu se tromper ou mal comprendre. Nonobstant cela, F.________ a emporté la sculpture, avec la 
remorque. Certes, il n’avait selon toute vraisemblance pas eu accès à l’inventaire partiel établi par 
la Justice de paix. Il admet par contre que D.________ lui a, à tout le moins, indiqué que la 
sculpture avait été entreposée là par A.________. Il devait dès lors, également à tout le moins, 
avoir des doutes quant au réel propriétaire, ce d’autant plus qu’il ajoute que D.________ lui aurait 
dit que les papiers étaient probablement en possession de A.________; or, les papiers suivent en 
règle générale le propriétaire. D.________ soutient quant à lui avoir dit à F.________ que la 
sculpture était propriété de A.________, ce que F.________ conteste. D.________ ajoute que 
F.________ lui aurait dit que A.________ l’avait chargé d’évacuer la sculpture et de l’amener dans 
ses dépôts, déclaration que F.________ réfute également. Selon H.________, fille du défunt, 
F.________ et I.________, fils du défunt, se connaissaient déjà avant les faits, étant rappelé que 
I.________ avait indiqué à la Justice de paix que la sculpture appartenait à A.________. Une fois 
en possession de la sculpture, F.________ indique avoir eu un contact téléphonique avec 
A.________ – la question de savoir qui a appelé qui étant litigieuse –, lors duquel ce dernier lui 
aurait dit être le propriétaire de la sculpture, sans toutefois présenter les papiers le démontrant. 
Passant outre ce nouveau doute, F.________ a essayé de vendre la sculpture, notamment à la 
fondation P.________, à Q.________, pour un montant de CHF 9'000.-. Selon ses dires, personne 
n’y était intéressé. Il l’aurait finalement entreposée pour CHF 5'000.- chez un certain R.________, 

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lequel aurait pour sa part racheté la remorque, mais pas la sculpture; celle-ci aurait été emportée 
en 2014 par I.________. Ce dernier n’a pas été auditionné par la police; il en va notamment de 
même pour R.________ ou encore O.________, lequel était pourtant présent lorsque D.________ 
et F.________ ont convenu, le 29 avril 2011, de la vente de « 1 Remorque (bronze) » pour 
CHF 1'000.-. 

Certes, il n’appartient pas à l’autorité pénale de pallier l’éventuelle inaction de A.________ et de 
rechercher la sculpture, comme le recourant le souhaite dans sa plainte pénale, étant au passage 
relevé que l’on ignore les raisons de cette inaction puisque A.________ n’a pas été interrogé à ce 
sujet, de sorte que l’on ne saurait affirmer sans autre que rien ne l’empêchait de récupérer son 
bien dans le cadre de la liquidation de la succession. Par contre, il existe en l’espèce des zones 
d'incertitude qui ne permettent pas de retenir qu’aucune infraction pénale n’a pu avoir été 
commise. Or, ces incertitudes devraient pouvoir être élucidées, notamment par le biais d'auditions 
complémentaires, de confrontations et la production de pièces. 

Une non-entrée en matière n'était dès lors pas justifiée sur la seule base des éléments du dossier 
en mains du Ministère public. Le recours doit donc être admis, l’ordonnance querellée annulée et 
la cause renvoyée au Ministère public pour nouvel examen. 

3. Vu le sort du recours, les frais de la procédure, fixés à CHF 570.- (émolument: CHF 500.-; 
débours: CHF 70.-) seront mis à la charge de l'Etat (art. 428 al. 1 CPP ; art. 124 LJ et 33 ss RJ).

(dispositif en page suivante) 

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la Chambre arrête:

I. Le recours est admis.

Partant, l’ordonnance de non-entrée en matière du 23 mars 2016 concernant le dossier 
F 15 8717 est annulée et la cause renvoyée au Ministère public pour nouvel examen.

II. Les frais de procédure sont mis à la charge de l'Etat. Ils sont fixés à CHF 570.- (émolument: 
CHF 500.-; débours: CHF 70.-). 

III. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 27 avril 2016/swo

Président Greffière