# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** cd569d56-6c4d-5250-89ad-4db63b48329f
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2015 / 351
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2015---351_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JS14.044750-150468

177  

 

 

cour
d’appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
30 avril 2015

__________________

Composition
:               M.             
GIROUD,
juge délégué

Greffière
:              Mme             
Vuagniaux

 

 

*****

 

 

Art.
176 al. 1 ch. 1 CC

 

 

             
Statuant à huis clos sur l’appel interjeté par A.V.________,
à Yverdon-les-Bains, requérante, contre l’ordonnance de mesures protectrices de l’union
conjugale rendue le 10 mars 2015 par le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de
la Broye et du Nord vaudois dans la cause divisant l’appelante d’avec B.V.________,
à St-Gall, intimé, le Juge délégué de la Cour d’appel civile du Tribunal
cantonal considère :

             
En fait :

 

A.             
Par ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 10 mars 2015, le Président
du Tribunal civil de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a autorisé les époux
V.________ à vivre séparés pour une durée indéterminée (I), attribué
la jouissance de l’appartement conjugal et des meubles qu’il contient à A.V.________,
à charge pour elle d’en payer le loyer et les charges (II), dit que A.V.________ est tenue
de contribuer à l’entretien de son époux par le versement d’une pension mensuelle
de 550 fr., payable d’avance le premier de chaque mois sur le compte Raiffeisen [...] au nom de
B.V.________ dès le 1er
janvier 2015 et jusqu’au 30 avril 2015, plus aucune contribution d’entretien n’étant
due dès le 1er
mai 2015 (III), dit que l’ordonnance est rendue sans frais ni dépens (IV), arrêté
l’indemnité d’office des avocats respectifs des parties (V à VI), dit que le bénéficiaire
de l’assistance judiciaire est, dans la mesure de l’art. 123 CPC, tenu au remboursement de
l’indemnité du conseil d’office mise à la charge de l’Etat (VII), déclaré
l’ordonnance immédiatement exécutoire, nonobstant appel ou recours (VIII), et rejeté
toutes autres ou plus amples conclusions (IX).

 

             
En droit, le premier juge a retenu que l’on ne pouvait imputer à B.V.________ un revenu hypothétique
dès la séparation d’avec son épouse, dès lors que celle-ci admettait qu’elle
avait contribué seule aux besoins financiers du ménage durant la vie commune. Le revenu et
les charges incompressibles mensuels de A.V.________ s’élevaient respectivement à 3'686
fr. 50 et 2'776 fr., de sorte que son solde disponible était de 910 fr. 50. Son époux, qui
ne travaillait pas, pouvait prétendre aux indemnités de l’assurance-chômage pendant
quatre mois jusqu’à fin avril 2015 à hauteur de 1'600 fr. par mois, puis à un revenu
hypothétique de 3'700 fr. net depuis le 1er
mai 2015. Ses charges incompressibles s’élevaient à 1'788 francs. En additionnant la
couverture du manco de l’époux par 188 fr. (1'788 fr. – 1'600 fr.) et le partage par
moitié du solde de l’épouse par 361 fr. 25 ([910 fr. 50 – 188 fr.] / 2), A.V.________
devait contribuer à l’entretien de B.V.________ à hauteur de 550 fr. par mois du 1er
janvier au 30 avril 2015, celui-ci pouvant subvenir à son propre entretien à partir du 1er
mai 2015.

 

B.             
a) Par acte du 23 mars 2015, A.V.________ a fait
appel de cette ordonnance en concluant, avec suite de frais et dépens, à sa modification en
ce sens qu’elle ne doit aucune contribution d’entretien à son époux.

 

             
Dans sa réponse du 9 avril 2015, B.V.________ a conclu, avec suite de frais judiciaires et dépens,
au rejet de l’appel et à la confirmation de l’ordonnance attaquée.

 

             
b)
Par décision du 27 mars 2015, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé
à A.V.________ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 23 mars 2015, dans
la procédure d'appel qui l'oppose à B.V.________, sous forme d'exonération d'avances et
des frais judiciaires et de l'assistance d'un avocat d'office en la personne de Me Paul-Arthur Treyvaud,
et l’a astreinte à payer une franchise mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1er
mai 2015, à verser auprès du Service juridique et législatif, Secteur recouvrement, case
postale, 1014 Lausanne.

 

             
Par décision du 13 avril 2015, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé
à B.V.________ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 9 avril 2015,
dans la procédure d'appel qui l'oppose à A.V.________, sous forme d'exonération d'avances
et des frais judiciaires et de l'assistance d'un avocat d'office en la personne de Me Alexa Landert,
et l’a astreint à payer une franchise mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1er
mai 2015, à verser auprès du Service juridique et législatif, Secteur recouvrement, case
postale, 1014 Lausanne.

 

C.             
Le juge délégué retient les faits suivants, sur la base de l’ordonnance complétée
par les pièces du dossier :

 

1.             
A.V.________, née [...] le [...] 1991 et B.V.________, né le [...] 1985, se sont mariés
le [...] 2011 à [...].

 

             
Aucun enfant n’est issu de cette union. Selon l’autorisation de séjour (B) qu’il
a produite, B.V.________ est entré en Suisse le 25 septembre 2011.

 

2.             
B.V.________ a quitté le domicile conjugal mi-septembre 2014 pour passer quelques jours chez des
tiers.

 

3.             
Par requête de mesures protectrices de l’union conjugale du 6 novembre 2014, A.V.________
a conclu à la séparation d’avec son époux pour une durée indéterminée
(I) et à l’attribution de la jouissance du domicile conjugal et des meubles qu’il contient,
à charge pour elle d’en payer le loyer et les charges (II).

 

4.             
B.V.________ ne vit plus au domicile conjugal depuis le 7 décembre 2014. Il soutient que son épouse
l’aurait mis à la porte du jour au lendemain.

 

5.             
Le 19 décembre 2014, B.V.________ a adhéré aux conclusions I et II de la requête
du 6 novembre 2014 et a conclu, reconventionnellement, à ce que son épouse contribue à
son entretien par le régulier versement, le premier de chaque mois, d’un montant de 1'150
fr. dès le 7 décembre 2014.

 

6.             
B.V.________ a admis qu’il avait séjourné un mois en [...] avant l’audience de
mesures protectrices de l’union conjugale du 28 janvier 2015.

 

7.             
La situation financière des parties est la suivante :

 

             
a)
A.V.________ travaille pour le compte de la société [...], à Yverdon-les-Bains. Elle réalise
un salaire mensuel net de 3'686 fr. 50, payé douze fois l’an, sous déduction de l’impôt
à la source. Depuis le 1er
avril 2014, elle fait l’objet d’une saisie de salaire ordonnée par l’Office des
poursuites du district du Jura – Nord vaudois de tout ce qui dépasse son minimum vital de
3'200 fr. par mois.

 

             
Ses charges mensuelles incompressibles sont les suivantes :

 

Base
mensuelle              1'200

Loyer             
1’000

Assurance-maladie             
74

Frais
de transport              47

Frais
de repas à l’extérieur             
217

Téléphone
et internet pour le travail             
188

Assistance
judiciaire                  
50

Total             
2’776

 

             
Son solde disponible s’élève ainsi à 910 fr. 50 (3'686 fr. 50 – 2'776 fr.).

 

             
b)
Durant la vie commune, B.V.________ ne travaillait pas. Il a déclaré qu’il cherchait
du travail dans le domaine de la construction et qu’il avait un espoir concret d’obtenir
un emploi qui devrait lui procurer une chambre meublée.

 

             
Ses charges mensuelles incompressibles sont les suivantes :

 

Base
mensuelle              1’200

Loyer
(estimé)              500

Assurance-maladie             
    
88

Total             
1’788

 

 

             
En droit
:

 

1.             
L’appel est recevable contre les ordonnances
de mesures protectrices de l’union conjugale, lesquelles sont assimilées aux mesures provisionnelles
au sens de l’art. 308 al. 1 let. b CPC (Code de procédure civile du 19 décembre
2008 ; RS 272) (Colombini, JT 2013 III 131 n. 6a et les réf.), dans les causes non patrimoniales
ou dans les affaires patrimoniales dont la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est
de 10’000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). Les ordonnances de mesures protectrices de l'union
conjugale étant régies par la procédure sommaire selon l’art. 271 CPC, le délai
pour l’introduction de l’appel est de dix jours (art. 314 al. 1 CPC). L’appel
est de la compétence du juge unique (art. 84 al. 2 LOJV [loi d’organisation judiciaire du
12 décembre 1979 ; RSV 173.01]).

 

             
En l'espèce, formé en temps utile par une partie qui a un intérêt digne de protection
(art. 59 al. 2 let. a CPC) et portant sur des conclusions patrimoniales qui, capitalisées selon
l'art. 92 al. 2 CPC, s’élèvent à 10'000 fr. au moins, l'appel est recevable.

 

2.             
L'appel peut être formé pour violation
du droit ou pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L'autorité d'appel peut revoir
l'ensemble du droit applicable, y compris les questions d'opportunité ou d'appréciation laissées
par la loi à la décision du juge, et doit le cas échéant appliquer le droit d'office
conformément au principe général de l'art. 57 CPC. Elle peut revoir librement l'appréciation
des faits sur la base des preuves administrées en première instance. Le large pouvoir d'examen
en fait et en droit ainsi défini s'applique même si la décision attaquée est de nature
provisionnelle (JT 2011 III 43 c. 2 et les réf.).

 

3.             
a) L’appelante soutient qu’il n’y
a eu aucun accord de partage des tâches durant la vie commune et qu’elle a été mise
devant le fait accompli, à savoir que son mari n’a pratiquement jamais travaillé et passait
le plus clair de son temps devant la télévision ou les jeux vidéo en buvant de la bière.
Invoquant le fait que les parties n’ont pas d’enfant et que l’intimé n’a
effectué aucune recherche d’emploi après la séparation, elle considère qu’elle
ne lui doit aucune contribution d’entretien.

 

             
L’intimé allègue que la répartition des tâches du couple pendant la vie commune,
à savoir l’exercice d’une activité lucrative par l’appelante et la tenue
du ménage par lui-même, résulte d’une convention tacite entre eux. Selon lui, dès
lors qu’il a été mis à la porte par son épouse, n’a pas de qualifications
professionnelles et ne parle pas le français, c’est à juste titre que le premier juge
lui a accordé un délai de quatre mois d’adaptation durant lequel son épouse doit
contribuer à son entretien.

 

             
b)
Selon l’art. 176 al. 1 ch. 1 CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907 ; RS 210), le
juge fixe la contribution pécuniaire à verser par l’une des parties à l’autre.
Tant que dure le mariage, les conjoints doivent donc contribuer, chacun selon ses facultés (art.
163 al. 2 CC), aux frais supplémentaires engendrés par l’existence parallèle de
deux ménages. Chaque époux peut prétendre à participer d’une manière identique
au train de vie antérieur (ATF 119 lI 314 c. 4b/aa). Le montant de la contribution d’entretien
se détermine en fonction des facultés économiques et des besoins respectifs des époux.
Le législateur n’a pas arrêté de mode de calcul à cette fin. L’une des
méthodes préconisées par la doctrine et considérée comme conforme au droit fédéral
en cas de situations financières modestes ou moyennes et tant que dure le mariage (art. 176 al.
1 ch. 1 CC en relation avec l’art. 163 al. 1 CC), est celle dite du minimum vital, avec répartition
de l’excédent. En cas de situation financière favorable, la comparaison des revenus et
des minima vitaux est alors inopportune ; il convient plutôt de se fonder sur les dépenses
indispensables au maintien des conditions de vie antérieures (ATF 115 Il 424 ; TF 5A_515/2008
du 1er décembre
2008 c. 2.1, publié in FamPra.ch 2009 p. 429 ; TF 5A_732/2007 du 4 avril 2008 c. 2.2 ;
TF 5P.138/2001 du 10 juillet 2001 c. 2a/bb, publié in Fam 2002 p. 331). Le train de vie mené
jusqu’à la cessation de la vie commune constitue la limite supérieure du droit à
l’entretien (ATF 121 I 97 c. 3b ; ATF 118 II c. 20b).

 

             
Lorsqu'on ne peut plus sérieusement compter sur une reprise de la vie commune, le but de rendre
les époux financièrement indépendants gagne en importance et il faut dès lors se
référer aux critères applicables à l'entretien après le divorce (ATF 128 III
65 ss). Dans de tels cas, il s'agit d'examiner si et dans quelle mesure on peut exiger de l'époux
concerné qu'il ait une activité lucrative, ou augmente celle qu'il exerce déjà, compte
tenu des éléments indiqués de façon non exhaustive à l'art. 125 al. 2 CC, en
particulier de son âge, de son état de santé, de sa formation et, le cas échéant,
du temps plus ou moins long durant lequel il a été éloigné de la vie professionnelle.
Lorsqu'on exige d'un époux qu'il reprenne ou étende une activité lucrative, il faut lui
accorder un délai d'adaptation approprié. Il doit en effet avoir suffisamment de temps pour
s'adapter à la nouvelle situation, notamment lorsqu'il doit trouver un emploi. Le délai doit
donc être fixé en fonction des circonstances concrètes du cas particulier (TF 5A_710/2009
du 22 février 2010 c. 4.1).

 

             
c)
En l’espèce, vu la situation financière du couple, rien ne justifie que l’intimé
ne s’astreigne pas à travailler. En l’absence d’enfant, on ne saurait parler de
répartition convenue des tâches en ce sens que l’un des conjoints travaillerait tandis
que l’autre tiendrait le ménage. L’intimé n’établit pas qu’il
serait dans l’incapacité de travailler. Dès lors qu’il se trouve en Suisse depuis
plusieurs années et qu’il n’est pas atteint dans sa santé, on doit lui imputer
un revenu hypothétique lui permettant d’assumer son entretien, ce d’autant qu’il
peut bénéficier d’indemnités de l’assurance-chômage pendant environ quatre
mois en raison de la séparation, comme exposé par le premier juge. Tout au plus peut-on considérer
que, durant le premier mois de la séparation, celle-ci étant survenue abruptement, la contribution
litigieuse de 550 fr. est due pour permettre à l’intimé d’assumer ses besoins vitaux
jusqu’à ce qu’il soit en mesure de percevoir un revenu ou l’indemnité de
chômage. Imposer à l’appelante une contribution au-delà de cette période serait
choquant au vu de sa situation financière obérée ainsi que du fait que l’intimé
s’est absenté en [...] au moment où il devait précisément s’attacher
à trouver un emploi.

 

4.             
a)
Il s’ensuit que l’appel doit être partiellement admis et l’ordonnance entreprise
réformée au chiffre III de son dispositif en ce sens que A.V.________ doit contribuer à
l’entretien de B.V.________ par le versement d’une pension unique de 550 fr., échue
au 1er
janvier 2015, payable sur le compte [...] établi par B.V.________ auprès de la Banque Raiffeisen.
L’ordonnance sera confirmée pour le surplus.

 

             
b)
L'appelante obtenant partiellement gain de cause, les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés
à 600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV
270.11.5]), sont répartis à hauteur de 300 fr. pour chacune des parties (art. 106 al. 2 CPC)
et laissés à la charge de l’Etat dès lors que celles-ci sont au bénéfice
de l’assistance judiciaire (art. 122 al. 1 let. b CPC).

 

             
c)
En sa qualité de conseil d’office de l'appelante, Me Paul-Arthur Treyvaud a droit à une
rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure
d’appel (art. 122 al. 1 let. a CPC). Les 4 h 20 de travail et les débours par 34
fr. 40 annoncés sont admis. Au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a RAJ [règlement
du 7 décembre 2010 sur l'assistance judiciaire en matière civile ; RSV 211.02.3]),
l'indemnité est arrêtée à 842 fr. 40 (780 fr., plus 62 fr. 40 de TVA au taux de 8 %),
et les débours à 37 fr. 15, TVA comprise, soit au total 879 fr. 55.

 

             
En sa qualité de conseil d’office de l’intimé, Me Alexa Landert a droit à
une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure
d’appel (art. 122 al. 1 let. a CPC). Les 2 h 50 de travail et les débours par 20
fr. 80 annoncés sont admis. Au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a RAJ), l'indemnité
est arrêtée à 550 fr. 80 (510 fr., plus 40 fr. 80 de TVA au taux de 8 %), et les
débours à 22 fr. 45, TVA comprise, soit au total 573 fr. 25.

 

             
Les bénéficiaires de l’assistance judiciaire sont tenus, dans la mesure de l’art.
123 CPC, au remboursement des frais judiciaires et de l’indemnité à leur conseil d’office
respectif mis à la charge de I’Etat.

 

             
d)
Vu l’issue de l’appel, les dépens de deuxième instance sont compensés (art.
106 al. 2 CPC).

 

Par
ces motifs,

le
Juge délégué de la 

Cour
d’appel civile du Tribunal cantonal,

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est partiellement admis.

 

             
II.             
L’ordonnance est réformée au chiffre III de son dispositif comme il suit :

 

III.             
dit que A.V.________ est tenue de contribuer à l’entretien de son époux par le versement
d’une pension unique de 550 fr. (cinq cent cinquante francs), échue au 1er
janvier 2015, payable sur le compte [...] établi par B.V.________ auprès de la Banque Raiffeisen ;

L’ordonnance
est confirmée pour le surplus.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (six cents francs)
et mis par moitié à la charge de chacune des parties, sont laissés à la charge de
l’Etat.

 

             
IV.             
L’indemnité d’office de Me Paul-Arthur Treyvaud, conseil de l’appelante, est arrêtée
à 879 fr. 55 (huit cent septante-neuf francs et cinquante-cinq centimes), TVA et débours compris,
et celle de Me Alexa Landert, conseil de l’intimé, à 573 fr. 25 (cinq cent septante-trois
francs et vingt-cinq centimes), TVA et débours compris.

 

             
V.             
Les bénéficiaires de l’assistance judiciaire sont, dans la mesure de l’art. 123
CPC, tenus au remboursement des frais judiciaires et de l’indemnité au conseil d’office
mis à la charge de l’Etat.

 

             
VI.             
Les dépens de deuxième instance sont compensés.

 

             
VII.             
L’arrêt est exécutoire.

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Paul-Arthur Treyvaud (pour A.V.________)

‑             
Me Alexa Landert (pour B.V.________)

 

             
Le Juge délégué de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est de 2’200 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois

 

             
La greffière :