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**Case Identifier:** cea83df5-7549-521f-99ba-09a7213007a8
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-05-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 30.05.2024 C/22667/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-22667-2023_2024-05-30.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, par plis recommandés du 10 juin 2024.  

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22667/2023 ACJC/711/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 30 MAI 2024 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, Danemark, p.n. ______ [GE], recourant contre 

un jugement rendu par la 5ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton 

le 15 février 2024,  

et 

B______ SA, sise c/o C______ SARL, ______ [GE], intimée. 

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C/22667/2023 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/2337/2024 du 15 février 2024, le Tribunal de première 
instance, statuant par voie de procédure sommaire, considérant qu'aucune pièce 

valant reconnaissance de dette n'avait été produite, a débouté A______ de ses 

conclusions en mainlevée provisoire (ch. 1 du dispositif), a arrêté les frais 

judiciaires à 400 fr., compensés avec l'avance fournie, laissés à la charge du 

précité (ch. 2 et 3). 

B. a. Par acte expédié le 1er mars 2024 à la Cour de justice, A______ a formé recours 
contre ce jugement, sollicitant son annulation. Il a implicitement conclu à ce que 

la Cour fasse droit à ses conclusions en prononcé de la mainlevée provisoire de 

l'opposition formée au commandement de payer. 

 Il a produit de nouvelles pièces. 

 b. Le 30 avril 2024, A______ a spontanément complété son recours, a formé de 
nouveaux allégués et produit de nouvelles pièces. 

 c. B______ SA n'a pas déposé de réponse dans le délai fixé à cet effet, ni 
ultérieurement. 

 d. Les parties ont été avisées par plis du greffe du 21 mai 2024 de ce que la cause 
était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure : 

 a. B______ SA, inscrite au Registre du commerce genevois depuis le ______ 
2007, a notamment pour but l'exploitation de brevets et de savoir-faire, 

notamment sous licence de la Fondation D______ à E______ (Italie), dans le 

domaine des détecteurs et des accélérateurs de particules en vue de leur 

application médicale ou industrielle. 

F______ et G______ en sont administrateurs, avec signature individuelle; 

H______ dispose également de la signature individuelle. Les autres 

administrateurs ne disposent pas de signature. 

b. A la requête de A______, l'Office cantonal des poursuites a notifié le 11 avril 
2022 (recte 2023) à B______ SA un commandement de payer, poursuite 

n° 1______, pour les sommes de 7'860 fr, avec intérêts à 5% dès le 1er août 2023 

(poste 1), de 7'860 fr., avec intérêts à 5% dès le 1er juillet 2023 (poste 2), et de 

7'860 fr., avec intérêts à 5% dès le 1er juin 2023 (poste 3). Le titre de la créance, 

pour les trois postes, est "Salary", respectivement pour les mois de "July 2023", 

"June 2023" et "May 2023". 

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C/22667/2023 

 La poursuivie y a formé opposition. 

 c. Par requête expédiée le 7 septembre 2023, A______ a saisi le Tribunal d'une 
requête, concluant implicitement au prononcé de la mainlevée provisoire de 

l'opposition formée au commandement de payer précité. 

 Il a joint, outre la poursuite en cause, une attestation, non datée, établie par 

I______, "HR Director", mentionnant que les salaires de A______ des mois de 

mai à juillet 2023 n'avaient pas été payés, précisant "nous ne sommes pas en 

mesure de produire des feuilles de salaires correspondantes à ces périodes, ni à 

produire un certificat de salaire". 

 d. Par courrier du 28 janvier 2024, A______ a informé le Tribunal de ce que 
B______ SA avait bénéficié d'un "sursis concordataire", ce qui lui avait permis de 

bénéficier des prestations de l'assurance chômage, laquelle lui avait versé 60% des 

salaires dus par la précitée.  

 e. A l'audience du Tribunal du 9 février 2024, aucune des parties n'était présente 
ni représentée. 

EN DROIT 

1. 1.1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée de l'opposition, seule la voie du 
recours est ouverte (art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure 

sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC). 

1.1.2 Le recours, écrit et motivé, doit être introduit auprès de l'instance de recours 
dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 251 

let. a et 321 al. 1 et 2 CPC). Déposé selon la forme et le délai prescrits, le recours 

est recevable. 

1.1.3 Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, les parties doivent 
formuler leurs griefs de façon complète dans le délai de recours ou de réponse; un 

éventuel second échange d'écritures ou l'exercice d'un droit de réplique ne peut 

servir à compléter une critique insuffisante ou à formuler de nouveaux griefs 

(ATF 142 III 413 consid. 2.2.4 in fine et les arrêts cités; arrêts du Tribunal fédéral 

4A_463/2023 du 24 avril 2024 consid. 4.1; 5A_160/2023 du 5 juillet 2023 

consid. 3.3; 5A_673/2021 du 21 décembre 2021 consid. 3.2 et les autres 

références). Après l'écoulement du délai de recours, le recourant est forclos à 

formuler des conclusions ou des griefs qu'il aurait pu articuler dans l'appel. S'il le 

fait, les griefs en question doivent être ignorés (ATF 135 I 19 consid. 2.2; 132 I 42 

consid. 3.3.4, JdT 2008 I 110: arrêt du Tribunal fédéral 4A_487/2014 du 

28 octobre 2014 consid. 1.2.4). 

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C/22667/2023 

1.1.4 Le recourant a complété son acte de recours par écriture spontanée du 
30 avril 2024, procédé qui n'est pas admissible, compte tenu de la jurisprudence 

rappelée ci-avant. Il ne sera dès lors pas tenu compte des griefs y figurant. 

1.2 Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont 
irrecevables (art. 326 al. 1 CPC). 

Par conséquent, les faits nouvellement allégués de même que les pièces nouvelles 

produites par le recourant sont irrecevables. 

1.3 Le recours est recevable pour violation du droit et constatation manifestement 
inexacte des faits (art. 320 CPC). 

L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir limité 

à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs formulés et motivés par 

la partie recourante (HOHL, Procédure civile, Tome II, 2ème éd., 2010, n. 2307). 

1.4 La procédure sommaire étant applicable, la preuve des faits allégués doit être 
apportée par titres (art. 254 al. 1 CPC). Les maximes des débats et de disposition 

s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et art. 58 al. 1 CPC). 

2. Le recourant reproche au Tribunal de ne pas avoir prononcé la mainlevée 
provisoire de l'opposition formée par l'intimée au commandement de payer. 

2.1.1 Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée 

provisoire (art. 82 al. 1 LP). Le juge la prononce si le débiteur ne rend pas 

immédiatement vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP). 

Constitue une reconnaissance de dette au sens de cette disposition, en particulier, 

l'acte sous seing privé, signé par le poursuivi - ou son représentant -, d'où ressort 

sa volonté de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent 

déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 145 III 20 consid. 4.1.1; 

139 III 297 consid. 2.3.1). Une reconnaissance de dette peut résulter d'un 

ensemble de pièces dans la mesure où il en ressort les éléments nécessaires (ATF 

139 III 297 consid. 2.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_388/2019 du 7 janvier 

2020 consid. 4.1.2). 

Le contrat individuel de travail signé par l'employeur vaut, en principe, 

reconnaissance de dette dans la poursuite en recouvrement du salaire s'il est 

constant que le travail a été fourni par l'employé (ABBET/VEUILLET, La mainlevée 

de l'opposition, 2022, n. 174, ad art. 82 LP). 

La reconnaissance de dette doit être signée par le poursuivi. La signature est 

apposée à la main par celui qui s'oblige (ABBET/VEUILLET, op. cit., n. 15 et 15a, 

ad art. 82 LP). 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/145%20III%2020
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/139%20III%20297
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_388/2019

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C/22667/2023 

Lorsque l'obligé est une personne morale, la mainlevée provisoire dans la 

poursuite contre celle-ci ne peut en principe être prononcée que si les pouvoirs du 

représentant ou de l'organe qui a signé sont documentés par pièces. La 

reconnaissance de dette signée par un employé sans pouvoir de représentation ne 

permet pas la mainlevée provisoire contre l'employeur (ABBET/VEUILLET, op. cit., 

n. 20, ad art. 82 LP). 

2.1.2 Le contentieux de la mainlevée de l'opposition n'a pas pour but de constater 
la réalité de la créance en poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire, le juge 

de la mainlevée se prononçant uniquement sur la force probante du titre produit 

(ABBET/VEUILLET, op. cit., n. 1, ad art. 84 LP). 

L'existence d'un titre exécutoire doit être prouvée tant dans la mainlevée définitive 

que provisoire. L'existence des pouvoirs de représentation du signataire du titre 

doit être examinée d'office par le juge (ABBET/VEUILLET, op. cit., n. 104 et 105, 

ad art. 84 LP). 

 2.2 En l'espèce, le recourant n'a pas produit le contrat de travail qui l'a lié à 
l'intimée. L'attestation qu'il a versée, établie par l'intimée, non datée, fait état de 

l'absence de règlement des salaires du recourant des mois de mai à juillet 2023. 

Elle ne contient toutefois aucun montant. Il ne résulte par ailleurs pas de ce 

document que l'intimée aurait reconnu devoir, sans condition, à l'intimé une 

somme déterminée ou aisément déterminable. Enfin, cette attestation a été signée 

par une personne dépourvue d'une signature individuelle, de sorte qu'elle ne 

saurait engager valablement l'intimée.  

Dès lors, c'est à bon droit que le premier juge a retenu que le recourant ne 

disposait pas d'un titre de mainlevée provisoire au sens de l'art. 82 LP. 

Le recours, infondé, sera par conséquent rejeté. 

3.  Le recourant, qui succombe, supportera les frais de son recours (art. 106 al. 1 
CPC), arrêtés à 600 fr. (art. 48, 61 OELP), compensés avec l'avance opérée, 

acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC).  

 

Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée, qui ne s'est pas déterminée. 

* * * * * 

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C/22667/2023 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 1er mars 2024 par A______ contre le jugement 

JTPI/2337/2024 rendu le 15 février 2024 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/22667/2023–5 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 600 fr., compensés avec l'avance de frais 

fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN, Madame  

Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Marie-Pierre GROSJEAN, greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Marie-Pierre GROSJEAN 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.