# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 849ab819-426d-5943-af0f-323c7cf87f1f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2005-04-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.04.2005 A/1329/2004
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1329-2004_2005-04-07.pdf

## Full Text

Siégeant :    Madame Juliana BALDE, Présidente, Mesdames  Karine STECK et Valérie 

MONTANI, juges. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1329/2004 ATAS/292/2005 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

4
ème

 chambre 

du 7 avril 2005 

 

En la cause 

Monsieur G__________, comparant par Me Jean-Jacques SCHNEIDER, 

en l’Etude duquel il élit domicile 

demandeur 

 

contre 

 

FONDATION COLLECTIVE LPP DE LA RENTENANSTALT,  
c/o Schweizerischen Lebensversicherungs – und Rentenanstalt, General-

Guisan Quai 40, 8002 ZURICH 

défenderesse 

 

 

 

 

 

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- 2/8 - 

EN FAIT 

1. Madame G__________, née en janvier 1939, épouse de Monsieur G__________, a 

travaillé en qualité de réceptionniste auprès de la société X__________ SA, sise à 

Genève. A ce titre, elle a été assurée pour la prévoyance professionnelle auprès de 

la Fondation collective LPP de la RENTENANSTALT, siège de Zürich, sous 

contrat no. 62513, assurance no. 415.39.526. 

2. Suite à l’entrée en vigueur de la 10
ème

 révision de l’AVS, le 1
er

 janvier 1997, la 

première étape de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 63 ans est 

devenue effective le 1
er

 janvier 2001. Le règlement de l’œuvre de prévoyance de 

l’entreprise X__________ a été adapté à la nouvelle réglementation et a fixé l’âge 

réglementaire de la retraite pour les femmes à 63 ans, dès le 1
er

 janvier 2001. 

3. Madame G__________ a atteint l’âge de 63 ans le 26 janvier 2002 et a continué de 

travailler auprès de son employeur.  Par courrier du 17 mars 2002, l’intéressée a 

demandé à la RENTENANSTALT de pouvoir continuer à être assurée en LPP, 

dans le cadre du même contrat d’affiliation. Par lettre recommandée du 21 mai 

2002, l’intéressée a rappelé à la RENTENANSTALT qu’il restait à régler la 

question du maintien de son contrat LPP jusqu’à la fin de son emploi prévu pour la 

fin de l’année 2002.  

4. Toujours sans réponse écrite de la RENTENANSTALT, l’intéressée lui a adressé 

un nouveau courrier le 5 juin 2002, exposant qu’il était impératif qu’elle puisse 

entreprendre les démarches auprès de son employeur, afin de pouvoir juger du 

montant du rattrapage des cotisations par rapport à l’augmentation de la rente 

différée.  

5. Le 15 juillet 2002, la RENTENANSTALT a adressé à l’employeur les cotisations 

pour le personnel, mentionnant pour Madame G__________ des cotisations 

personnelles mensuelles de 385 fr. 25 dès le 1
er

 janvier 2002. Le 18 juillet 2002, 

l’institution de prévoyance a établi un certificat d’assurance pour l’année 2002 : la 

rente annuelle de vieillesse était de 17'433 fr. dès le 1
er

 février 2002 et la rente 

annuelle de veuf s’élevait à 16'848 fr. dès le 1
er

 janvier 2002.     

6. Le 23 juillet 2002, la RENTENANSTALT a adressé un courrier à l’employeur  

indiquant que la prestation d’assurance de Madame G__________ était arrivée à 

échéance le 1
er

 février 2002 et que le montant de sa rente annuelle de vieillesse 

s’élevait à 17'165 fr.  Il était précisé que les rentes seraient versées sur un compte 

individuel auprès de la RENTENANSTALT et déclarées à l’administration fédérale 

des contributions une fois que la personne serait effectivement à la retraite. 

7. Suite au décès de son épouse le 23 décembre 2002, Monsieur G__________ a 

demandé une rente de veuf à la RENTENANSTALT. 

 

 

 

 

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8. Par courrier du 9 septembre 2003, la RENTENANSTALT a informé l’intéressé  

qu’elle pouvait lui verser, dès le 1
er

 janvier 2003, une rente de veuf de 10'299 fr. par 

an ou un capital unique de 130'910 fr. Elle lui a indiqué qu’à compter du 1
er

 février 

2002, son épouse avait été au bénéfice d’une rente de vieillesse et qu’à partir de 

cette date, plus aucune prime n’avait été débitée à l’employeur. Les prélèvements 

effectués par l’employeur au titre de la LPP devaient lui être remboursés par ce 

dernier. 

9. Le 25 septembre 2003, l’intéressé s’est opposé au montant annoncé par la 

RENTENANSTALT et a requis le versement d’une rente annuelle de  veuf de 

16'848 fr. tel qu’indiqué dans le certificat d’assurance du 18 juillet 2002. Il a 

rappelé que l’employeur de son épouse avait déduit les primes LPP et qu’un 

collaborateur de la RENTENANSTALT lui avait affirmé que tout serait en ordre au 

moment de sa retraite fin 2002. Elle n’avait jamais reçu de réponse contraire de la 

RENTENANSTALT. 

10. Par courrier du 29 janvier 2004 adressé au mandataire de l’intéressé, la 

RENTENANSTALT a indiqué qu’elle avait prolongé la couverture d’assurance de 

Madame G__________, à sa demande, pour la période du 1
er

 février 2001 au 1
er
 

février 2002, mais que la couverture des risques s’éteint au moment de l’âge de la 

retraite ordinaire. Par conséquent, les cotisations retenues par l’employeur dès le 1
er
 

février 2002 devaient être remboursées aux ayants-droit par ce dernier. 

11. Par acte du 23 juin 2004, Monsieur G__________ a saisi le Tribunal cantonal des 

assurances sociales d’une demande en paiement à l’encontre de la 

RENTENANSTALT, concluant à ce qu’elle soit condamnée à lui verser une rente 

annuelle majorée de veuf de 16'848 fr., plus intérêts à 5  % dès le 1
er

 janvier 2002. 

Il a fait valoir que la défenderesse avait accepté, par actes concluants, de maintenir 

la couverture intégrale d’assurance de son épouse au-delà de l’âge réglementaire de 

la retraite. Il se réfère à la notification des cotisations à l’employeur, le 15 juillet 

2002, et à l’attestation d’assurance pour l’année 2002 que la RENTENANSTALT a 

établie le 18 juillet 2002.  Il a invoqué aussi la protection de la bonne foi, son 

épouse ayant cru, au vu de l’attitude la défenderesse, que sa couverture d’assurance 

était prolongée. 

12. Dans sa réponse du 28 juillet 2004, la RENTENANSTALT expose que dans un 

premier temps, elle a versé les rentes trimestrielles de vieillesse dès le 1
er

 février 

2001, après que son assurée eût atteint l’âge de 62 ans, sur un compte individuel 

auprès de Swiss Life, au nom de Madame G__________, dès lors que cette dernière 

continuait de travailler. Suite à l’entrée en vigueur de la loi fédérale urgente du 23 

mars 2001, elle a dû introduire de nouvelles catégories dans la prévoyance : elle a 

édicté un nouveau règlement et son assurée a été réaffiliée avec effet rétroactif dès 

le 1
er

 février 2001. Madame G__________ a cotisé à la prévoyance professionnelle 

jusqu’à l’âge de la retraite ordinaire  de 63 ans, soit jusqu’au 31 janvier 2002. Le 

 

 

 

 

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droit à la rente de vieillesse a pris naissance le 1
er

 février 2002. Madame 

G__________ étant décédée après l’âge de la retraite, son époux peut prétendre une 

rente de veuf équivalant à 60 % de la rente de vieillesse. La défenderesse conteste 

avoir conclu un quelconque accord avec son assurée tendant à prolonger la 

couverture d’assurance au-delà de l’âge de 63 ans et conclut au rejet de la demande. 

13. Le demandeur a persisté dans ses conclusions, relevant que la défenderesse a bien 

reçu de l’employeur des cotisations pour son épouse. Pour le cas où elle aurait 

réclamé des cotisations par erreur et ne les aurait pas perçues, elle doit assumer 

l’apparence quelle a créée à l’égard de son assurée.  

14. Dans ses dernières conclusions, la défenderesse a rappelé que l’employeur, après 

avoir reconnu son erreur, avait proposé de restituer les montants déduits à tort, ce 

que le demandeur a refusé.  Elle a maintenu sa position. 

15. Pour le surplus, les divers allégués des parties seront repris, en tant que de besoin, 

dans la partie en droit ci-après. 

   

 

 

 

EN DROIT 

1. La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès 

le 1
er

 août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, 

dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1  

let. r et 56 T LOJ).  

Suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 

27 janvier 2004 (ATF 130 I 106), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, 

une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances 

sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de 

l’élection de nouveaux juges assesseurs (art. 162 LOJ). 

Statuant sur un recours de droit public, le Tribunal fédéral a, dans un arrêt du        

1
er

 juillet 2004, confirmé que la disposition transitoire constituait la solution la plus 

rationnelle et était conforme, de surcroît, au droit fédéral (arrêt 1P. 183/2004). 

2. Le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît, en instance unique, des 

contestations relatives à la prévoyance professionnelle opposant institutions de 

prévoyance, employeurs et ayants droit, y compris en cas de divorce, ainsi qu’aux 

 

 

 

 

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prétentions en responsabilité (art. 331 à 331
e
 du code des obligations ; articles 52, 

56a, alinéa 1, et article 73 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité, du 25 juin 1982 - LPP ; article 142 Code civil) 

(cf. art. 56V alinéa 1 let. b (LOJ). 

Selon l’article 73 alinéa 3 LPP, le for est au siège ou domicile suisse du défendeur 

ou au lieu de l’exploitation dans laquelle l’assuré a été engagé. En l’espèce, la 

défenderesse est la Fondation collective LPP de la RENTENANSTALT, agence de 

Zürich. En revanche, l’employeur de l’épouse du demandeur était la société 

X__________ SA, dont le siège est à Genève. La compétence ratione materiae et 

loci du Tribunal de céans est ainsi établie.  

3. L’ouverture de l’action prévue à l’article 73 alinéa 1 LPP n’est soumise, comme 

telle, à l’observation d’aucun délai (SPIRA, Le contentieux des assurances sociales 

fédérales et la procédure cantonale, Recueil de jurisprudence neuchâteloise, l984, p. 

19 ; SCHWARZENBACH-HANHART, Die Rechtspflege nach dem BVG, SZS 

1983, p. 182). Interjeté devant la juridiction compétente, la demande est ainsi 

recevable. 

4. Sont litigieuses en l’occurrence les questions relatives à l’âge de la retraite de 

l’épouse du demandeur, la continuation de la couverture d’assurance ainsi que le 

montant de la rente de veuf auquel ce dernier peut prétendre. 

 Ont droit à des prestations de vieillesse, les hommes dès qu’ils ont atteint l’âge de 

65 ans et les femmes dès qu’elles ont atteint l’âge de 62 ans (cf. art. 13 al. 1 let. a et 

b LPP, en sa teneur en vigueur au 31 décembre 2004).  

 En l’espèce, l’épouse du demandeur, née le 26 janvier 1939, a atteint sa 62
ème

 année 

le 26 janvier 2001, de sorte qu’en principe elle avait droit à des prestations de 

vieillesse de la prévoyance professionnelle dès le 1
er

 février 2001. Cependant, en 

raison de l’entrée en vigueur de la 10
ème

 révision de l’AVS le 1
er

 janvier 1997, l’âge 

du droit à la rente de vieillesse des femmes a été relevé à 63 ans dès le 1
er

 janvier 

2001 et à 64 ans dès le 1
er

 janvier 2005 (cf. dispositions transitoires de la 10
ème

 

révision, lettre d alinéa 1). Pour tenir compte de cette différence d’âge de la retraite 

des femmes dans l’AVS et la LPP, une loi fédérale urgente a été adoptée le 23 mars 

2001 dans le but de permettre aux femmes, en dérogation à l’art. 13 al. 1 let. b LPP, 

de continuer d’être assurées dans la prévoyance professionnelle jusqu’à ce qu’elles 

atteignent l’âge ordinaire de la retraite dans l’AVS (art. 1 de la loi fédérale relative 

à la continuation de l’assurance des travailleuses dans la prévoyance 

professionnelle du 23 mars 2001, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2004 -           

RS 831.49 ; FF 2001 p. 1070). Ainsi, les femmes dont les rapports de prévoyance 

avaient pris fin avant l’entrée en vigueur de la loi fédérale urgente ont pu demander 

à être réaffiliées à leur ancienne institution de prévoyance avec effet rétroactif au 1
er

 

janvier 2001, si elles remplissaient les autres conditions de l’art. 2 LPP. Les 

 

 

 

 

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prestations déjà versées devaient alors être remboursées et les cotisations payées 

(cf. art. 3 de la loi fédérale urgente).  

 Depuis le 1
er

 janvier 2005, dans cadre de la 1
ère

 révision de la LPP, l’âge ordinaire 

de la retraite des femmes dans l’AVS vaut aussi comme âge ordinaire de la retraite 

des femmes dans la LPP (cf. art. 62a de l’Ordonnance sur la prévoyance 

professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 – OPP 2 – 

introduit par le chiffre I de l’ordonnance du 18 août 2004). 

 En l’occurrence, il résulte des pièces du dossier que, dans un premier temps, les 

rentes de vieillesse revenant à l’assurée dès le 1
er

 février 2001 (soit 15'399 fr. par 

an) avaient été versées sur un compte individuel auprès de la défenderesse. 

Toutefois, cette dernière, après avoir pris connaissance de la loi fédérale urgente du 

23 mars 2001, a réadapté le règlement de l’oeuvre de prévoyance de l’entreprise 

X__________ SA dès le 1
er

 janvier 2001, en prévoyant que l’âge de la retraite des 

femmes est atteint le 1
er

 du mois suivant leur 63
ème

 anniversaire (cf. art. 4 al. 2 du 

Règlement). L’épouse du demandeur, qui n’a jamais cessé d’être active jusqu’à son 

décès, a ainsi continué à être assurée et à payer des cotisations à la LPP jusqu’à son 

63
ème

 anniversaire, le 26 janvier 2002. Elle pouvait dès lors prétendre une rente de 

vieillesse de son institution de prévoyance dès le 1
er

 février 2002, conformément à 

l’art. 4 al. 2 du règlement de prévoyance, en sa teneur valable dès le 1
er

 janvier 

2001.  

4. Reste à déterminer si, en raison de l’activité lucrative qu’elle a continué d’exercer 

auprès de son employeur, le droit aux prestations de vieillesse de l’épouse du 

demandeur a pris naissance à une date ultérieure. 

Selon l’art. 13 al. 2 LPP, les dispositions réglementaires de l’institution de 

prévoyance peuvent prévoir, en dérogation à l’alinéa 1, que le droit aux prestations 

de vieillesse prend naissance le jour où l’activité lucrative prend fin. En 

l’occurrence, le règlement de l’institution de prévoyance de X__________ SA ne 

confère par un tel droit à ses assurés. En effet, d’une part, l’obligation de cotiser 

prend effet au moment de l’admission dans l’œuvre de prévoyance et dure au plus 

tard jusqu’à l’âge de la retraite, notamment (cf. art. 21 al. 2 du Règlement de 

prévoyance). D’autre part, lorsque les rapports de travail sont maintenus au-delà de 

l’âge de la retraite, les termes de la rente échus depuis cet âge sont capitalisés, 

portent intérêts au même taux que l’avoir de vieillesse et sont payés en un seul 

montant au moment où l’assuré quitte le service de l’employeur. Si l’assuré décède 

après l’âge de la retraite mais avant d’avoir quitté le service de l’employeur, les 

termes de la rente capitalisés et accrus des intérêts sont versés aux survivants (art. 

13 al. 4 du règlement de prévoyance). Il s’ensuit que le droit aux prestations de 

vieillesse de l’épouse du demandeur avait pris naissance le 1
er

 février 2002 au plus 

tard. 

 

 

 

 

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- 7/8 - 

Le demandeur soutient que les cotisations LPP ont été déduites du salaire de son 

épouse après sa 63
ème

 année et versées à la défenderesse. Il se réfère notamment aux 

courriers adressés par son épouse à la défenderesse en mars, mai et juin 2002, par 

lesquels elle sollicitait de continuer à payer des cotisations, conformément aux 

garanties orales qui lui avaient été données par un collaborateur de la défenderesse, 

ainsi qu’à une liste établie par la défenderesse le 15 juillet 2002 relatives à ses 

cotisations personnelles LPP. Il estime que la défenderesse a accepté, par actes 

concluants, de maintenir la couverture d’assurance au-delà de l’âge réglementaire 

de la retraite de son assurée et qu’elle doit assumer l’apparence qu’elle a ainsi 

créée. 

Le Tribunal de céans constate que l’épouse du demandeur n’a jamais reçu de 

confirmation de la défenderesse quant à une prolongation de l’assurance - au 

demeurant exclue par le règlement de prévoyance - après le 1
er

 février 2002. Quant 

à la liste établie par la défenderesse à l’attention de l’employeur de son assurée le 

15 juillet 2002, elle ne permet pas d’en tirer d’autres conclusions ; elle se borne à 

mentionner le montant des cotisations personnelles mensuelles de l’assurée, dès le 

1
er

 janvier 2002, étant précisé que selon la défenderesse, plus aucune cotisation LPP 

n’a été facturée à l’employeur, ni encaissée par elle à compter du 1
er

 février 2002.  

Il est vrai que le dossier a été traité avec un certain flou, dans la mesure où ce n’est 

qu’en date du 23 juillet 2002 que la défenderesse a informé l’employeur que les 

prestations d’assurance de l’assurée venaient à échéance le 1
er

 février 2002 ; cette 

communication annulait celle du 9 mars 2001 et précisait que les rentes de 

vieillesse (17'165 fr. par an) seraient versées sur un compte individuel auprès d’elle 

selon les modalités prévues dans le contrat d’assurance (pièce no. 9 chargé 

demandeur). Quoi qu’il en soit, il n’en résulte aucun préjudice pour le demandeur, 

dès lors que l’employeur doit restituer les cotisations perçues à tort, ce qu’il avait 

d’ailleurs proposé. Le demandeur ne peut ainsi tirer aucun argument en sa faveur 

qui résulterait de la protection de la bonne foi. 

Force dès lors est d’admettre que le droit aux prestations de vieillesse de la 

prévoyance de l’épouse du demandeur a pris naissance au plus tard le 1
er

 février 

2002. 

5. Dans la mesure où l’épouse du demandeur est décédée après l’âge de la retraite 

réglementaire, la rente de veuf s’élève à 60 % de la rente de vieillesse (cf. art. 17  

al. 2 du règlement de prévoyance ; art. 21 al. 2 LPP). Compte tenu d’une rente de 

vieillesse annuelle de 17'165 fr., la rente de veuf annuelle à laquelle peut prétendre 

le demandeur s’élève à 10'299 fr. comme le lui a indiqué la défenderesse. 

 La demande, mal fondée, doit être rejetée.   

 

 

 

 

 

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- 8/8 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

(conformément à la disposition transitoire de l’art. 162 LOJ) 

A la forme : 

1. Déclare la demande recevable ; 

Au fond : 

2. La rejette ; 

3. Dit que la procédure est gratuite ; 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au 

Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois 

exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer 

exactement quelle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la décision 

attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette autre 

décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire ne 

contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le 

Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu’il 

devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens 

de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l’enveloppe dans 

laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ). 

 

Le greffier: 

 

Walid BEN AMER 

 

 

 

 

 

 La Présidente : 

 

Juliana BALDE 

 

 

 

 

 

   

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe