# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4fdc775a-70f4-54ec-aa4c-ed76546b29e0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-11-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 25.11.2010 A/3560/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3560-2010_2010-11-25.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Claudiane CORTHAY, 

Juges assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3560/2010 ATAS/1216/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre  

du 25 novembre 2010  

 

En la cause 

Monsieur R_____________, domicilié à Chêne-Bougeries 

Madame R_____________, domiciliée à Puplinge, comparant avec 
élection de domicile en l'Etude de Me William DAYER 

 

demandeurs 

contre 

CAISSE D’ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE 
GENÈVE ET DES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE 
(CAP), sise rue de Lyon 93, case postale 123, 1211 Genève 13 

AXA WINTERTHUR, Equipe A, sise case postale 1523, 1001 
Lausanne   

défenderesses 

 

 

   
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EN FAIT 

1. Par jugement du 3 novembre 2009, la 3ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame R_____________, née S____________ 
en 1970, et Monsieur R_____________, né en 1964, lesquels s'étaient mariés en 
date du 9 août 1997.  

2. Au chiffre 6 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a  
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 26 août 2010, a été transmis d'office au 
Tribunal de céans le 20 octobre 2010 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 
institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le 
9 août 1997 et le 26 août 2010. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu :  

- que depuis juillet 1985, il est affilié à la CAISSE D’ASSURANCE DU 
PERSONNEL DE LA VILLE DE GENÈVE ET DES SERVICES 
INDUSTRIELS DE GENÈVE (CAP);  

- qu'au moment du mariage, son avoir s'élevait à 82'975 fr. 80, ce qui 
représentait, au moment de l'entrée en force du divorce, compte tenu des 
intérêts courus durant le mariage, la somme de 123'799 fr. 10 (cf. courrier de la 
CAP du 27 octobre 2010);  

- qu'au surplus, son avoir total s'élevait à l'entrée en force du divorce à 
135'099 fr., étant précisé qu'un versement anticipé de 100'144 fr. a été effectué 
en juin 2000 dans le cadre de l'encouragement à la propriété du logement (cf. 
courrier de la CAP).   

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré :  

- qu'au moment du  mariage, elle était affiliée à la FONDATION DU 2ÈME 
PILIER DE LA BANQUE CANTONALE VAUDOISE auprès de 
laquelle l'avoir accumulé s'élevait, au moment du mariage, à 2'532 fr. 50 
(cf. courrier de la fondation du 3 juin 2009), ce qui représentait, compte 
tenu des intérêts courus durant le mariage, la somme de 3'777 fr. 95 en 
date du 26 août 2010;  

- que l'avoir de la demanderesse a ensuite été transmis à la FONDATION 
DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE VAUDOISE, 
puis à AXA WINTERTHUR; 

 

 

   
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- que l'avoir accumulé auprès de cette dernière s'élevait en date du 26 août 
2010 à 40'837 fr. 05 au total. 

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 
auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 
imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 
230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 
de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 
prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2). Le taux 
d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 décembre 2002, de 
3,25% du 1er janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1er janvier au 
31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007 et de 2,75% 
à compter du 1er janvier 2008. 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

 

 

   
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pertinentes sont, d’une part, le 9 août 1997, date du mariage, d’autre part le 26 août 
2010, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon l'art. 30c al. 6 LPP, lorsque les époux divorcent avant la survenance d'un cas 
de prévoyance, le versement anticipé est considéré comme une prestation de libre 
passage et il est partagé conformément aux art. 122, 123 et 141 CC, et à l'art. 22 
LFLP. Le versement anticipé reçu de l'institution de prévoyance et investi dans un 
bien immobilier équivaut à une prestation de libre passage au sens de l'art. 22 al. 2 
LFLP; il doit donc être ajouté aux autres valeurs qui sont déterminantes pour les 
prestations de sortie au sens de l'art. 122 al. 1 CC (Thomas SUTTER/Dieter 
FREIBURGHAUS, Kommentar zumneuen Scheidungsrecht, Zurich 1999, ad art. 
122/141-142 n° 44). Seuls sont pris en considération les montants qui font encore 
l'objet d'une obligation de remboursement au moment du divorce; ils sont à 
comptabiliser dans la prestation de sortie au moment du divorce (ATF 128 V 235 
consid. 3b et les références; ATFA du 22 juillet 2005, B 18/04). A la différence de 
la prestation de sortie, le versement anticipé pour l'acquisition d'un logement 
conserve sa valeur nominale jusqu'au divorce. Il ne produit donc pas d'intérêts au 
sens de l'art. 22 al. 2 deuxième phrase LFLP. En effet, ces intérêts, échus durant le 
mariage et qui profitent au conjoint affilié à l'institution de prévoyance, sont 
destinés à compenser l'inflation (ATF 128 V 230). 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 111'443 fr. 90 (135'099 + 100'144 - 123'799.10) tandis que 
celle acquise par la demanderesse atteint la somme de 37'059 fr. 10 (40'837.05 - 
3'777.95), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses. Ainsi le demandeur  doit à son ex-épouse le montant de 55'721 fr. 95 
(111'443.90 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 18'529 fr. 55 (37'059.10 : 2), de sorte 
que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de 
37'192 fr. 40 (55'721.95 - 18'529.55). 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 
du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la CAISSE D’ASSURANCE DU PERSONNEL DE LA VILLE DE 
GENÈVE ET DES SERVICES INDUSTRIELS DE GENÈVE (CAP) à transférer, 
du compte de Monsieur R_____________, la somme de 37'192 fr. 40 à  AXA 
WINTERTHUR en faveur de Madame R_____________, née S____________, 
ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 27 août 
2010 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK  
 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le