# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8e49fc0a-31b8-5cbe-9be1-6aaf376f9bf9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-06-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 11.06.2013 P/6783/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-6783-2008_2013-06-11.pdf

## Full Text

Communiqué l'arrêt aux parties en date du 12 juin 2013 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/6783/2008 ACPR/266/2013

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 11 juin 2013 

 

Entre 

A______, avocat, domicilié boulevard Helvétique 6, 1205 Genève, 

 

recourant 

 

contre la décision rendue le 21 mars 2013 par le Tribunal correctionnel, 

 

Et 

B______, domicilié ______, comparant par Me Nicola MEIER, avocat, rue de la Fontaine 2, 

1204 Genève, 

C______, domicilié ______, comparant par Me Georges REYMOND, avocat, place Bel-Air 

2, case postale 7252, 1002 Lausanne, 

LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL, rue des Chaudronniers 9, case postale 3739, 1211 

Genève 3, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6b, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565 - 1211 Genève 3, 

 

intimés.

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P/6783/2008 

 

EN FAIT : 

A. Par acte déposé au greffe de la Chambre de céans le 17 avril 2013, A______ recourt 
contre la décision rendue par le Tribunal correctionnel, le 21 mars 2013, notifiée le 
10 avril suivant, dans la cause P/6783/2008, par laquelle ce tribunal a rejeté sa 
demande d'indemnisation en lien avec la défense d'office de D______. 

 Le recourant conclut, principalement, à l’annulation de la décision querellée, à 
l'admission de sa requête d'indemnisation, au versement de CHF 14'863.45 et à ce 
qu'il soit donné acte à D______, E______ et à lui-même de ce qu'ils s'engagent à 
reverser tout potentiel montant perçu au titre de dommage matériel à l'État de 
Genève. 

B. Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants : 

 a. D______, domicilié en France, est l'unique associé-gérant de la société de droit 
français E______. 

 b. En 2008, une procédure pénale a été ouverte contre, notamment, B______ et 
C______ pour abus de confiance, escroquerie et gestion déloyale. 

 c. Sur requête de D______, l'assistance juridique lui a été accordée le 12 novembre 
2008. Le même jour, A______ a été désigné d'office à la défense de ses intérêts. 

 Selon le préavis du Juge d'instruction, en lien avec la demande d'assistance juridique, 
D______ était partie plaignante. 

 En réalité, et comme l'ont déclaré eux-mêmes D______ et A______ ultérieurement, 
D______ n'agissait pas en son nom propre dans cette procédure, mais au nom de 
E______, seule lésée. 

 d. Selon l'acte d'accusation du 15 août 2012, le Ministère public a renvoyé B______ 
et C______, entre autres, devant le Tribunal correctionnel. Il était reproché, au 
premier, d'avoir commis des infractions d'abus de confiance et de vol et, au second, 
de gestion déloyale. 

 Dans la liste des parties plaignantes, figurait le nom de D______, mais non celui de 
E______. 

 e. Durant l'audience de jugement du 18 février 2013, l'acte d'accusation a été rectifié 
d'office, s'agissant d'une "inadvertance" : D______ n'était pas partie plaignante, car 
c'était E______ qui avait été lésée. 

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 Interpellé sur ce point par le Tribunal, D______ et son conseil, excusant A______, 
ne s'y sont pas opposés, puisque le premier intervenait bel et bien au nom de sa 
société dans cette procédure. 

f. Le lendemain, 19 février 2013, A______ a déposé pour "E______, pour elle 
D______" des conclusions civiles devant le Tribunal correctionnel, selon lesquelles, 
en substance, les mis en cause devaient être condamnés à rembourser à E______ la 
somme de EUR 15'000.-, plus intérêts, "à titre de remboursement du capital investi" 
et de CHF 17'612.- "correspondant aux honoraires déployés par son avocat dans le 
cadre de la présente procédure".  

En annexe, un état de frais concernant D______ était produit. 

g. Le 27 février 2013, le Tribunal correctionnel a reconnu B______ et C______ 
coupables d'abus de confiance et les a condamnés conjointement et solidairement à 
payer, notamment, EUR 6'010.-, plus intérêts, "à E______ soit pour elle D______", 
ainsi que CHF 14'863.45 à titre de réparation du dommage matériel de E______ 
consistant en les honoraires de son avocat. 

Ce jugement a fait l'objet d'un appel interjeté par les deux condamnés, ainsi que par 
une tierce partie plaignante. 

h. Le 28 février 2013, A______ a adressé à l'assistance juridique son état de frais 
concernant D______ - pratiquement identique à l'état de frais produit à l'appui des 
conclusions civiles susmentionnées - ; il en résultait une activité d'avocat de 15h00 et 
d'avocat-stagiaire de 61h05, à laquelle s'ajoutaient le forfait relatif aux 
correspondances et téléphones et la TVA. 

C. À teneur de la décision querellée, après un rappel des faits pertinents, le Tribunal 
correctionnel a considéré que l'activité de A______ pour D______ se confondait 
avec celle déployée pour le compte de E______, dont le précité était le seul 
représentant. 

 Il avait condamné les prévenus à rembourser à la société les honoraires de son 
avocat, considérant que E______ n'était pas au bénéfice de l'assistance juridique 
gratuite. 

 En demandant à l'État le remboursement des honoraires d'avocat de D______ au tarif 
de l'assistance juridique, A______ tendait à se faire payer deux fois la même activité, 
ce qui était clairement abusif. 

D. a. Selon son recours, A______ estime, en se fondant notamment sur l'art. 15 al. 2 
RAJ, que le raisonnement du Tribunal correctionnel confine "quasiment à la 
diffamation" et n'est basé sur aucun fait tangible. 

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 Il reproche en outre au Tribunal d'avoir occulté la situation financière obérée des 
deux condamnés, qui compromettait le remboursement des honoraires d'avocat de 
E______, soit pour elle D______. Il serait donc privé de toute rémunération, si celle-
ci n'intervenait pas par le biais de l'assistance juridique. 

 Enfin, il s'engageait, ainsi que ses clients, à remettre tout montant perçu au titre de 
réparation du dommage subi et à céder leurs droits y relatifs. 

 Il en découlait, selon lui, que s'il n'avait pas conclu civilement à la condamnation des 
prévenus au remboursement des honoraires, cela aurait pu lui être reproché par 
l'assistance juridique, car D______ aurait été privé d'une chance de se faire 
rembourser. 

 b. Le 24 avril 2013, le Tribunal correctionnel a renoncé à formuler des observations, 
mais a tout de même rappelé les termes pertinents du dispositif de son jugement au 
fond, objet d'un appel. 

c.a. À teneur des observations du Ministère public du 3 mai 2013, ce dernier a conclu 
au rejet du recours. Il était précisé que D______, et non sa société, avait obtenu le 
bénéfice de l'assistance juridique. Les informations recueillies quant à la situation 
financière de la personne physique ne pouvaient s'étendre à la personne morale. 

 D______ avait d'ailleurs indiqué lui-même être toujours intervenu au nom de sa 
société, ce dont on pouvait inférer que seule cette dernière avait été partie tout au 
long de la procédure. L'activité de l'avocat n'avait donc pu servir que la société. Il 
appartenait à celle-ci ou à celui-là d'interpeller l'assistance juridique ou le Tribunal, 
s'ils souhaitaient que E______ bénéficiât d'un conseil juridique gratuit. 

 c.b. C______ et B______ ont renoncé à formuler des observations. 

 c.c. Le 14 mai 2013, A______ a répliqué en indiquant que le Ministère public était 
mal placé pour lui reprocher de n'avoir pas indiqué l'absence de qualité de partie de 
D______, puisque les magistrats instructeurs eux-mêmes s'étaient trompés. 

 La situation était simple, car la nomination d'office avait été prononcée au nom de 
D______ et l'activité déployée pour ce dernier, qui aurait été la même pour E______, 
devait être rémunérée. 

 c.d. La cause a alors été gardée à juger. 

 

 

 

EN DROIT : 

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1. Le recours est recevable pour avoir été déposé dans le délai prescrit et remplir les 
exigences de forme requises (art. 393 et 396 CPP), concerner une décision sujette à 
recours auprès de la Chambre de céans (art. 20 al. 1 let. a, art. 393 al. 1 let. b et 135 
al. 3 let. a CPP, applicable par renvoi de l'art. 138 al. 1 CPP; art. 128 al. 1 let. a et al. 
2 let. a LOJ) et émaner du défenseur d'office qui a qualité pour recourir (art. 135 al. 3 
let. a CPP, applicable par renvoi de l'art. 138 al. 1 CPP). 

2. 2.1. À teneur de l'art. 136 al. 1 CPP, la direction de la procédure accorde entièrement 
ou partiellement l'assistance judiciaire à la partie plaignante pour lui permettre de 
faire valoir ses prétentions civiles lorsqu'elle est indigente (let. a) et que l'action 
civile ne paraît pas vouée à l'échec (let. b). 

Selon l'al. 2 de cet article, l'assistance judiciaire comprend l'exonération d'avances de 
frais et de sûretés (let. a), l'exonération des frais de procédure (let. b) et la 
désignation d'un conseil juridique gratuit, lorsque la défense des intérêts de la partie 
plaignante l'exige (let. c). 

L'assistance judiciaire gratuite en faveur de la partie plaignante est limitée à un but 
précis, à savoir de permettre à cette partie de faire valoir ses prétentions civiles. 
Ainsi, en faisant expressément référence aux prétentions civiles, l'art. 136 CPP 
"souligne clairement qu'un conseil juridique gratuit ne peut être désigné à la partie 
plaignante qui si celle-ci fait valoir des conclusions civiles dans le cadre de la 
procédure pénale (…). Ce n'est que dans le cas où la partie plaignante entend ne 
participer à la procédure que pour l'aspect pénal (…) que toute assistance juridique 
gratuite est exclue. Cette conséquence est justifiée par le fait que, par principe, le 
monopole de la justice répressive est exercé par l'État, au travers du Ministère 
public" (Message du Conseil fédéral relatif à l'unification du droit de la procédure 
pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 1160). 

En outre, la désignation d'un conseil juridique gratuit ne peut être obtenue qu'à la 
condition que la défense des intérêts de la partie plaignante l'exige. Il faut, pour cela, 
que le concours d'un avocat soit objectivement ou subjectivement nécessaire. D'une 
manière générale, la nécessité peut découler des conséquences que l'issue de la 
procédure pourrait avoir pour le justiciable, de la complexité de la cause quant aux 
faits ou quant au droit, ou encore de circonstances personnelles (la personne est 
mineure, de langue étrangère ou encore atteinte d'une maladie physique ou 
psychique). Plus les conséquences possibles de la procédure apparaissent lourdes 
pour le requérant, plus l'assistance d'un avocat apparaît justifiée. Il n'existe pas de 
règle unique (A. KUHN / Y. JEANNERET (éds), op. cit., n. 59-63 ad art. 136 ; 
DCPR/138/2011 du 10 juin 2011). 

Selon une jurisprudence constante du Tribunal fédéral, le bénéfice de l'assistance 
judiciaire est réservé aux personnes physiques. Les personnes morales n'ont pas de 
prétention fondée sur le droit fédéral à être assistées gratuitement dans le cadre d'une 
procédure judiciaire (ATF 131 II 306 consid. 5.2.1 p. 326). Se fondant sur des arrêts 

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antérieurs, le Tribunal fédéral a apporté un tempérament à cette règle : une personne 
morale pourrait exceptionnellement se voir reconnaître le droit à l'assistance 
judiciaire pour autant que son seul actif constitue l'objet litigieux et que les ayants 
droit économiques concernés soient démunis (ATF précité consid. 5.2.2 p. 327 ; 126 
V 42 consid. 4 p. 47 ; 125 V 371 consid. 5c p. 372 ; 119 Ia 337 consid. 5 p. 341 ; 
ACPR/218/2011 du 27 juillet 2011). 

À teneur de l'art. 138 al. 2 CPP, lorsque le prévenu est condamné à verser des dépens 
à la partie plaignante, ils reviennent à la Confédération ou au canton dans la mesure 
des dépenses consenties pour l'assistance judiciaire gratuite. 

L'art. 15 al. 3 RAJ prévoit qu'en cas de rejet ou de retrait avec effet rétroactif de 
l'assistance juridique, la rémunération du conseil juridique incombe à la personne 
requérante. Le conseil juridique nommé est indemnisé par l'État s'il rend 
vraisemblable l'impossibilité, sans faute de sa part, d'obtenir cette rémunération. 

2.2. En l'espèce, les griefs du recourant sont de deux ordres. D'une part, aucun risque 
de paiement double de la même prestation n'existait. D'autre part, l'indigence des mis 
en cause interdisait d'obtenir le paiement des dépens : l'art. 15 al. 2 RAJ imposait 
donc à l'État de le rémunérer. 

2.2.1. Concernant le premier des deux griefs, il semble que le recourant s'offusque 
davantage de la forme des considérants que de leur conformité au droit, puisque, 
pour toute argumentation juridique, il se limite à relever que le Tribunal 
correctionnel est compétent pour trancher tant le sort des conclusions civiles que son 
indemnisation au titre de l'assistance judiciaire, ce qui est incontestable. 

Quoi qu'il en soit, sur ce point, la décision querellée ne saurait être critiquée, 
puisqu'en effet il appert que les états de frais établis - dans le cadre des conclusions 
civiles de E______ et en vue de l'indemnisation par l'assistance judiciaire de l'activité 
fournie à D______ - sont pratiquement identiques, ce qui démontre à satisfaction de 
droit que A______ n'excluait pas la possibilité de se faire indemniser la même 
prestation par deux fondements juridiques différents. En effet, le recourant, avocat 
expérimenté, n'ignore pas que l'octroi des conclusions civiles à E______ se fonde sur 
les art. 41 ss CO, alors que l'indemnisation qu'il réclame en faveur de D______ 
repose sur les normes régissant la défense d'office. 

D'autre part, le recourant a lui-même indiqué que D______ était intervenu au nom de 
sa société tout au long de la procédure. Ainsi, sa prestation d'avocat n'a pas été 
fournie simultanément à deux sujets de droit, mais seulement à la personne morale 
distincte de la personne physique qui en est l'animateur. 

Partant, le dépôt de conclusions civiles tendant au paiement des frais d'avocats de 
E______ est incompatible avec une indemnisation par l'assistance judiciaire de la 
même activité déployée, prétendument, en faveur de D______. À supposer que 

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l'indemnisation requise au titre de l'assistance judiciaire fût accordée et que les 
prévenus honorent leur condamnation aux dépens, la même activité du recourant 
serait indemnisée deux fois. 

D'une certaine manière, le recourant reconnaît lui-même cette possibilité, puisqu'il 
entend s'engager ainsi que ses clients à reverser à l'État tout montant qui leur serait 
versé par les condamnés. Si l'intention est louable, il apparaît que les fondements 
juridiques d'un tel engagement au nom de ses clients sont fragiles. On ne saurait 
d'ailleurs confondre la proposition du recourant avec la subrogation légale de l'art. 
138 al. 2 CPP puisque, de toute évidence, cette disposition exige que la personne qui 
a bénéficié de l'assistance judiciaire soit identique à la personne qui cède légalement 
ses droits à l'État. Ce que le recourant propose s'apparente au contraire à une cession 
d'une créance - dont il n'est pas même titulaire, mais qui appartient à la société lésée - 
à titre de garantie de la dette d'un tiers, soit D______. Or, contrairement à ce qui 
semble être l'opinion du recourant, l'institution de l'assistance judiciaire ne remplit 
pas les fonctions d'une caisse de prêt sur gages. 

En somme, à supposer qu'un tel procédé fût toléré, cela reviendrait à contourner la loi 
et la jurisprudence constante du Tribunal fédéral en matière d'assistance juridique en 
faveur d'une personne morale. En effet, les critères d'octroi étant moins stricts pour 
les personnes physiques, les plaideurs et leurs avocats pourraient être tentés de 
demander l'assistance judiciaire pour un des organes de la société lésée - par 
hypothèse, indigent - afin d'en faire profiter ensuite indûment cette dernière. 

Par conséquent, c'est à juste titre que le Tribunal correctionnel a retenu que les 
prétentions en indemnisation de A______ au titre de l'assistance juridique pourraient 
conduire à indemniser deux fois la même activité, ce qui ne saurait être admis. 

2.2.2. En outre, le recourant prétend déduire de l'indigence des mis en cause un 
devoir de l'État de payer ses honoraires, conformément, selon lui, à l'art. 15 al. 3 
RAJ. 

La lecture de l'art. 15 al. 3 RAJ faite par le recourant ne manque pas de surprendre. 
En effet, aucune requête d'assistance judiciaire n'a été déposée par E______, de sorte 
qu'on conçoit mal à quel titre le RAJ trouverait à s'appliquer en ce qui la concerne. 
Plus particulièrement, aucun "rejet ou  retrait avec effet rétroactif de l'assistance 
juridique" ne lui a été opposé, si bien que les conditions d'application de l'art. 15 al. 3 
RAJ ne sont manifestement pas remplies. 

En d'autres termes, l'assistance juridique n'est pas non plus un assureur protection 
juridique gratuit destiné à couvrir l'insolvabilité des clients des avocats et de leurs 
adverses parties, en particulier, lorsqu'une demande d'assistance juridique n'a pas 
même été déposée. 

Ainsi, infondé, le grief fondé sur l'art. 15 al. 3 RAJ doit donc être rejeté. 

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3. Justifiée, la décision querellée sera confirmée et le recours, qui frise la témérité, 
rejeté. 

4. Le recourant, qui succombe, supportera les frais de la procédure envers l'État 
(art. 428 al. 1 CPP). 

 On ne se trouve ni dans un cas d'application de l'art. 429 CPP, ni de l'art. 436 CPP, si 
bien qu'aucune indemnité ne sera versée aux prévenus, qui n'ont par ailleurs formé 
aucune conclusion dans ce sens. 

 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Reçoit le recours formé par A______ contre la décision rendue le 21 mars 2013 par le 
Tribunal correctionnel dans la procédure P/6783/2008. 

Le rejette. 

Condamne A______ aux frais de la procédure de recours, qui comprennent un émolument 
de CHF 2'000.-. 

Siégeant :  

Monsieur Christian COQUOZ, président; Monsieur Christian MURBACH et Madame 
Corinne CHAPPUIS BUGNON, juges; Monsieur Jean-Marc ROULIER, greffier. 

 

 

Le greffier : 

Jean-Marc ROULIER  

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 
Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 
matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; 
RS 173.110) ; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 
suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 
 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

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 ETAT DE FRAIS P/6783/2008

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10 03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 50.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (litt. a) CHF       

- délivrance de copies (litt. b) CHF       

- état de frais (litt. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision indépendante (litt. c) CHF 2'000.00 

-  CHF       

Total     CHF 2'125.00