# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 796726b8-2f9e-5ba4-9d28-7c356f3831f7
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2018-11-15
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 15.11.2018 E-5092/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5092-2018_2018-11-15.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-5092/2018 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 5  n o v e m b r e  2 0 1 8  

Composition 
 Sylvie Cossy (présidente du collège),  

Claudia Cotting-Schalch, Muriel Beck Kadima, juges, 

Sébastien Gaeschlin, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Sénégal,   

représenté par Rêzan Zehrê, Caritas Suisse,  

(…), 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Exécution du renvoi ;  

décision du SEM du 31 août 2018 / N (…). 

 

 

 

E-5092/2018 

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Vu 

la décision du 31 août 3018, notifiée le jour même, par laquelle le SEM a 

constaté que A._______ n’avait pas la qualité de réfugié, rejeté sa de-

mande d’asile déposée le 18 mai 2018, prononcé son renvoi de Suisse et 

ordonné l’exécution de cette mesure, 

le recours déposé, le 6 septembre 2018, contre cette décision, 

la demande d’assistance judiciaire totale, dont il est assorti,  

l’écrit du recourant du 14 septembre 2018 (date du sceau postal),  

l’ordonnance du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal) du 

21 septembre 2018, par laquelle il a rejeté la demande d’assistance judi-

ciaire totale, imparti au recourant un délai au 9 octobre 2018 pour régulari-

ser son recours dans le sens des considérants et pour produire un rapport 

médical actualisé, sous peine de statuer en l’état du dossier,  

l’écrit du recourant 9 octobre 2018, par lequel il a régularisé son recours 

du 6 septembre 2018 et produit divers documents médicaux, 

la demande d’assistance judiciaire partielle et de dispense d’une avance 

de frais, 

l’ordonnance du 11 octobre 2018, par laquelle le Tribunal a dispensé le 

recourant de payer une avance sur les frais de procédure présumés, l’a 

informé qu’il sera statué ultérieurement sur la demande d’assistance judi-

ciaire partielle et l’a, à titre exceptionnel, derechef invité à fournir, jusqu'au 

23 octobre 2018, un rapport médical au sens des considérants sous peine 

de statuer en l’état du dossier, 

la réponse du SEM du 23 octobre 2018, 

la prolongation au 2 novembre 2018 du délai pour produire le rapport mé-

dical actualisé, fixé par ordonnance du 11 octobre 2018, accordée par le 

Tribunal, le 25 octobre 2018, 

l’écrit du recourant du 2 novembre 2018, 

la lettre du recourant du 6 novembre 2018, par laquelle il a transmis un 

rapport médical, daté du même jour, concernant son état de santé psy-

chique,  

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et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF,  

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile peu-

vent être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi (RS 142.31),  

devant le Tribunal, lequel statue alors définitivement, sauf demande d'ex-

tradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 

let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l'espèce,  

que le Tribunal est donc compétent pour connaitre du présent litige,  

qu'en raison de l'attribution de l’intéressé à la phase de test du Centre de 

procédure de la Confédération de Boudry, les règles de procédure de 

l'OTest sont en l'espèce applicables, pour autant qu'elles dérogent à celles 

prévues par la LAsi (art. 1 al. 1 et art. 7 OTest ; art. 112b al. 2 et 4 LAsi),  

que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA),  

que, présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA 

et art. 38 OTest), son recours est dès lors recevable,  

que tout d'abord, comme il ressort de la régularisation du recours du 9 oc-

tobre 2018, le recourant n'a pas contesté la décision attaquée en tant 

qu'elle lui dénie la qualité de réfugié, rejette sa demande d'asile et pro-

nonce son renvoi de Suisse, de sorte que celle-ci est entrée en force de 

chose décidée sur ces points,  

que la question litigieuse se limite à l’exécution du renvoi du recourant,  

qu'en matière d'exécution du renvoi, le Tribunal examine les griefs de vio-

lation du droit fédéral, notamment pour abus ou excès dans l'exercice du 

pouvoir d'appréciation, d'établissement inexact ou incomplet de l'état de 

fait pertinent et d'inopportunité (art. 112 al. 1 de la loi fédérale du 16 dé-

cembre 2005 sur les étrangers [LEtr, RS 142.20] en relation avec 

l'art. 49 PA),  

qu’au cours de ses auditions, le recourant a exposé en substance avoir fui 

la commune de B._______, à proximité de la capitale, en 2001 et son pays 

au mois de (…) 2002 afin d’échapper à des travaux forcés,  

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que son père l’aurait obligé, avec certains de ses frères et sœurs, à travail-

ler dans les champs et à nettoyer des maisons de location, sans aucune 

rémunération et dans des conditions difficiles, 

qu’il a expliqué qu’il s’était senti exploité et que, bien qu’il ne l’eût jamais 

avoué, son père était probablement contraint de réaliser ces travaux pé-

nibles et de faire appel à l’aide de ses enfants, 

qu’en effet, lesdites activités étaient effectuées pour le compte d’une fa-

mille haut placée, dont l’un des membres, C._______, avait exercé di-

verses fonctions (…) et était (…) de la commune,  

que, par ailleurs, leur famille n’aurait jamais été acceptée par la commu-

nauté lébou traditionnellement présente dans la commune de B._______, 

qu’ils auraient été chahutés et traités d’esclaves par la population du vil-

lage, 

que, pour échapper à cette vie de dur labeur, il aurait quitté son village en 

200(…) afin de s’installer sur le campus à l’Université de Dakar pendant un 

an, puis, au bénéfice d’un visa pour étudiant, aurait rejoint Paris pour y 

continuer ses études, 

que, suite à l’obtention d’une Maîtrise universitaire en (…), l’intéressé, 

n’ayant pas été sélectionné pour poursuivre un Master II, aurait perdu son 

titre de séjour en France et y aurait vécu dans la clandestinité jusqu’à son 

départ pour la Suisse, en novembre 2017,  

que l'exécution du renvoi est ordonnée si elle est possible, licite et raison-

nablement exigible ; qu'en cas contraire, le SEM règle les conditions de 

résidence conformément aux dispositions de la LEtr concernant l'admis-

sion provisoire (art. 44 LAsi),  

que dans la mesure où le recourant n’a pas remis en cause le rejet de sa 

demande d'asile, le principe de non-refoulement ancré à l'art. 5 LAsi ne 

trouve pas application (ATAF 2014/28 consid. 11.2), 

que le recourant n’a pas non plus rendu crédible qu’il existerait pour lui un 

véritable risque concret et sérieux d'être victime, en cas de retour dans son 

pays d'origine, de traitements inhumains ou dégradants (art. 3 CEDH et 

art. 3 de la convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres 

peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. torture,  

RS 0.105]), 

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qu’il a certes fait valoir qu’il serait à nouveau astreint à accomplir des tra-

vaux forcés pour la famille C._______ et qu’il risquait des mesures de re-

présailles de leur part s’il s’y refusait, d’autant plus que le neveu de 

C._______ l’avait sévèrement blessé pendant son séjour à Paris,  

qu’il ressort cependant de ses déclarations que le fait que son père ait été 

exploité par C._______ et sa famille ne constituent qu’une simple supposi-

tion de sa part (PV d’audition du 27 août 2018 [A/26 p. 4-6, R 13, 15, 21], 

« Il y avait sûrement une menace qui était derrière [cette situation de travail 

forcé]. », « Je sentais que mon père ne faisait pas ça pour le plaisir. », 

« mon père ne disait pas le vrai problème. » « […] on avait jamais de ré-

ponse. »),  

que le Sénégal ayant été désigné comme Etat exempt de persécutions, il 

peut être présumé qu’une personne provenant de cet Etat peut bénéficier 

d’une protection suffisante des autorités compétentes contre d’éventuels 

préjudices infligés par des tiers, 

que l’intéressé n’a pas apporté d’indices concrets et convergents de l’ab-

sence de toute possibilité d’obtenir une protection de la part des autorités 

de son pays,  

qu’en effet, le recourant n’a, selon ses dires, pas cherché à obtenir protec-

tion auprès des autorités sénégalaises de sa région, ni ailleurs, en particu-

lier à Dakar (PV d’audition du 27 août 2018 [A/26 p. 10-11, R 53-54]),  

qu’il n’a pas contacté la police ou tout autre organisme étatique et n’a ainsi 

pas laissé aux autorités sénégalaises la possibilité de lui accorder leur pro-

tection, 

que, du reste, deux des trois membres de la famille C._______, pour les-

quels il aurait travaillé, seraient aujourd’hui décédés (PV d’audition du 

27 août 2018 [A/26 p. 8, R 34]), 

que, de l’aveu de l’intéressé, la pratique du travail forcé dans les champs 

n’existerait plus (PV d’audition du 27 août 2018 [A/26 p. 8, R 31]), 

qu’en plus, l’intéressé ayant manifestement pu bénéficier au Sénégal d’une 

excellente scolarité au point d’entreprendre des études universitaires en 

France, ses allégations relatives aux discriminations subies dans son pays 

sont sujettes à caution, 

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qu’il n’a fourni aucun document médical concernant les coups qu’il aurait 

reçus de la part du neveu de C._______ lors de son séjour à Paris, alors 

qu’il a indiqué qu’il pourrait produire des preuves (PV d’audition du 27 août 

2018 [A/26 p. 9 R 42]), 

qu’au surplus, l’intéressé n’a pas rendu vraisemblable que C._______ et 

sa famille, dans l’hypothèse de son refoulement, pourrait être informés de 

son retour au Sénégal,  

qu’il n’a apporté aucun faisceau d’indices concrets et concluants qui dé-

montrerait que cette famille chercherait toujours à l’exploiter, dix-sept ans 

après son départ de la commune de B._______, ni sa capacité de nuisance 

sur tout le territoire sénégalais, 

que s’agissant des problèmes médicaux, selon la jurisprudence de la 

Cour EDH (arrêt de la CourEDH N. contre RoyaumeUni du 27 mai 2008, 

26565/05, confirmé par les arrêts Yoh-Ekale Mwanje c. Belgique du 20 dé-

cembre 2011, 10486/10 ; S.H.H. c. Royaume-Uni du 29 janvier 2013, 

60367/10 ; Josef c. Belgique du 27 février 2014, 70055/10 ; A.S. c. Suisse 

du 30 juin 2015, 39350/13, par. 31 à 33), le retour forcé des personnes 

touchées dans leur santé est susceptible de constituer une violation de 

l'art. 3 CEDH si l'intéressé se trouve à un stade de sa maladie avancé et 

terminal, au point que sa mort apparaît comme une perspective proche 

(aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1),  

que cette jurisprudence a été récemment précisée, en ce sens qu'un tel 

cas exceptionnel peut aussi être reconnu lorsqu'il existe des motifs sérieux 

de croire qu'en l'absence d'un traitement ou d'accès à un traitement, se fait 

jour un risque réel que la personne renvoyée soit, dans l'état d'accueil, ex-

posée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé, lequel 

entrainerait des souffrances intenses ou une réduction significative de l'es-

pérance de vie (arrêt de la CourEDH Paposhvili c. Belgique du 13 dé-

cembre 2016, requête n° 41738/10, par. 183), 

qu’en l’occurrence, il ressort des documents médicaux au dossier, notam-

ment d’un rapport établi, le 12 juillet 2018, par la Dresse D._______, spé-

cialiste en gastroentérologie à E._______ que le recourant souffre de 

troubles gastriques qui se manifestent par une dysphagie, un hoquet diffi-

cile à contrôler, des douleurs épigastriques et de l’hypochondre gauche 

ainsi que des vomissements, 

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que, le traitement prescrit (notamment un inhibiteur de la pompe à protons) 

n’ayant pas été efficace, l’intéressé a subi une gastroscopie, le 12 juillet 

2018, qui a révélé une œsophagite modérée (avec une petite hernie hiatale 

par glissement), ainsi qu’une gastrite et une bulbite légères pour lesquelles 

un antiulcéreux (Nexium, 40mg, une fois par jour pendant deux mois) ainsi 

que des conseils relatifs à l’alimentation ont été prescrits, 

qu’il aurait également bénéficié d’un traitement antipsychotique typique 

(Haldol, 1mg trois fois par jour), 

que, le 21 août 2018, une infection par Helicobacter pylori a été diagnosti-

quée (infection bactérienne qui entraine une inflammation de l’estomac 

ainsi que fréquemment des ulcères gastro-duodénaux) pour lequel un trai-

tement antibiotiques a été instauré (pour une durée de dix jours),  

que, dans son courrier du 14 septembre 2018, adressé au Tribunal, le re-

courant allègue pour l’essentiel nécessiter de recourir éventuellement à 

des opérations chirurgicales en lien avec des coups reçus entre 2002 et 

2003 pendant son séjour à Paris et fait valoir que l’Hôpital principal de Da-

kar ne dispose pas de service pour la prise en charge de personnes at-

teintes du syndrome de Zollinger-Ellison (affection caractérisée par la pré-

sence d’ulcères multiples et récidivants dans l’estomac et surtout dans le 

duodénum, associée à une inflammation locale),  

qu’il ressort du rapport médical, établi, le 6 novembre 2018, par le Dr 

F._______, spécialiste FMH en psychiatrie, psychogériatrie et psychothé-

rapie, que l’intéressé souffre d’un état de stress post traumatique (F43.1), 

de troubles anxieux et dépressifs mixte (F41.2) et de somatisation (F45.0) 

pour lesquels il bénéficie d’une prise en charge psychiatrique depuis le 24 

octobre 2018, la fréquence du suivi n’étant pas précisé, 

que le Dr F._______ recommande la poursuite du traitement psychiatrique 

et psychothérapeutique intégré et du traitement médicamenteux (non pré-

cisé) et précise qu’un renvoi au Sénégal est contre-indiqué,  

que force est de constater que les problèmes de santé du recourant ne 

sont pas graves au point de l’exposer à un déclin grave, rapide et irréver-

sible de son état de santé, de sorte que l’exécution de son renvoi n’emporte 

pas violation de l’art. 3 CEDH, 

qu’au surplus, il ne ressort pas du dossier qu’il bénéficierait encore d’un 

traitement médicamenteux pour ses troubles gastriques, l’antiulcéreux 

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ayant été prescrit pour deux mois, en juillet 2018, et les antibiotiques pour 

dix jours, en août 2018, 

que, contrairement à ce qu’il invoque dans son courrier du 14 septembre 

2018, il ne ressort pas non plus du dossier qu’il devrait subir des interven-

tions chirurgicales en lien avec les prétendus coups qu’il aurait reçus en 

2002 ou 2003,   

qu’au demeurant, comme on le verra ci-dessous, les problèmes médicaux 

du recourant peuvent être pris en charge au Sénégal, 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEtr ; 

ATAF 2010/42 consid. 11.2 et 11.3 ; ATAF 2009/2 consid. 9.1),  

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEtr ; 

ATAF 2011/50 consid. 8.1‒8.3 et jurisp. cit.), dans la mesure où elle ne fait 

pas apparaître une mise en danger concrète du recourant,  

qu’il est notoire que le Sénégal, qui a d’ailleurs été désigné par le Conseil 

fédéral, par décision du 5 octobre 1993, comme Etat exempt de persécu-

tions (safe country), au sens de l’art. 6a al. 2 let. a LAsi, ne connaît pas 

une situation de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée qui 

permettrait d'emblée – et indépendamment des circonstances du cas d'es-

pèce – de présumer, à propos de tous les ressortissants du pays, l'exis-

tence d'une mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr. 

que, selon la jurisprudence, s’agissant des personnes en traitement médi-

cal en Suisse, l’exécution du renvoi ne devient inexigible au sens de 

l’art. 83 al. 4 LEtr, en cas de retour dans leur pays d’origine, que dans la 

mesure où, en l’absence de soins essentiels, leur état de santé, en raison 

de sa gravité, se dégraderait très rapidement au point de conduire d’une 

manière certaine à la mise en danger concrète de leur vie ou à une atteinte 

sérieuse, durable, et notablement plus grave de leur intégrité physique 

(ATAF 2011/50 consid. 8.3 ; 2009/2 consid. 9.3.2),  

que si les structures de soins et le savoir-faire médical dans le pays d'ori-

gine du recourant n'atteignent pas le standard élevé qu'on trouve en 

Suisse, cela ne signifie pas encore qu'il devrait être renoncé à l'exécution 

du renvoi,  

qu’en l’espèce, le Tribunal considère que les problèmes de santé de l’inté-

ressé, tant sur le plan somatique que psychique, ne présentent pas une 

gravité telle que l’exécution du renvoi vers son pays d’origine mettrait de 

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manière imminente sa vie ou son intégrité psychique sérieusement et con-

crètement en danger, 

qu’en effet, les affections dont il souffre n’exigent pas, d’une part, de traite-

ments particulièrement lourds et complexes,  

que d’autre part, rien n’indique qu'il ne pourrait pas obtenir, dans son pays 

d’origine, les soins et les médicaments dont il pourrait avoir besoin, 

qu’ainsi, comme l’a relevé le SEM dans la décision attaquée, l’Hôpital prin-

cipal de Dakar dispose d’un service d’hépato-gastroentérologie où deux 

gastro-entérologues peuvent être consultés (http://www.hopitalprinci-

pal.sn/pavillon%20sane.htm, consulté le 8 novembre 2018), 

qu’il en va notamment de même pour la Clinique Medic’kane à Dakar 

(http://www.hopitalprincipal.sn/pavillon%20sane.htm, consulté le 8 no-

vembre 2018),  

qu’il ne fait pas non plus de doute que le suivi psychothérapeutique dont il 

bénéfice en Suisse, pourra si nécessaire être poursuivi au Sénégal, ce 

pays disposant de structures appropriées (en particulier le Centre Hospita-

lier Universitaire de Fann, http://www.chnu-fann.com/index.php/plateau-

medical/psychatrie, consulté le 8 novembre 2018 ; voir également arrêts 

du Tribunal D-7524/2015 du 22 novembre 2017 et E-3165/2015 du 11 mai 

2016),  

que le recourant pourra, dès son arrivée au Sénégal, requérir son adhésion 

à la Couverture maladie universelle (CMU) pour une somme relativement 

modique, lui assurant la prise en charge d’éventuels traitements dont il 

pourrait avoir besoin (voir arrêt D-7524/2015 précité consid. 8.3), 

qu'au surplus, il pourra se constituer une réserve de médicaments avant 

son départ de Suisse et, en cas de besoin, présenter au SEM, après la 

clôture de la présente procédure, une demande d'aide au retour au sens 

de l'art. 93 LAsi, et en particulier une aide individuelle telle que prévue à 

l'al. 1 let. d de cette disposition et aux art. 73 ss de l'ordonnance 2 du 

11 août 1999 sur l’asile relative au financement (OA 2, RS 142.312), en 

vue d'obtenir, pour un laps de temps convenable, une prise en charge des 

soins médicaux de base, 

http://www.hopitalprincipal.sn/pavillon%20sane.htm

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que l’intéressé est dans la force de l’âge, apparemment apte à travailler, 

malgré les affections dont il souffre, au bénéfice d’une formation universi-

taire et, dans tous les cas, d’une brève expérience professionnelle acquise 

en France (PV d’audition du 27 août 2018 [A/26 p. 4, R 11]), 

que, par ailleurs, il dispose d’un réseau familial, constitué notamment de 

ses parents, de trois frères et deux soeurs, sur lequel il pourra compter à 

son retour (PV d’audition du 27 août 2018 [A/26 p. 3, R 8-9]), 

que l'exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEtr ; 

ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.) le recourant étant tenu de collabo-

rer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de retourner dans 

son pays d'origine (art. 8 al. 4 LAsi), 

que dès lors, la décision attaquée ne viole pas le droit fédéral, a établi de 

manière exacte et complète l'état de fait pertinent (art. 106 al. 1 LAsi) et 

n'est pas inopportune (art. 49 PA, ATAF 2014/26 consid. 5),  

qu'en conséquence, le recours, en tant qu’il porte sur l'exécution du renvoi, 

doit ainsi être rejeté,  

que, dans la mesure où les conclusions du recourant n’étaient pas d’em-

blée dénuées de chance de succès, la demande d’assistance partielle est 

admise (art. 65 al. 1 PA),  

que, dès lors, il est statué sans frais (art. 65 al. 1 PA), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire partielle est admise. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

La présidente du collège : Le greffier : 

Sylvie Cossy Sébastien Gaeschlin 

 

 

Expédition :