# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 289648a1-c621-54c4-ae88-8a337d7e6f65
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-19
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 19.01.2018 C/6170/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6170-2015_2018-01-19.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30 janvier 2018. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6170/2015 ACJC/79/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 19 JANVIER 2018 

 

Entre 

A______SA, sise ______ (GE), recourante contre un jugement rendu par la 3ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 27 juin 2017, comparant par 

Me Joël Chevallaz, avocat, passage des Lions 6, case postale 5653, 1211 Genève 11, en 

l'étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

1) B______SA, sise ______ (GE), intimée, comparant par Me Olivier Weniger, avocat, 
avenue de Montbenon 2, case postale 5475, 1002 Lausanne (VD), en l'étude duquel elle 

fait élection de domicile,  

2) C______SA, sise ______ (GE), autre intimée, comparant en personne. 

 

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C/6170/2015 

EN FAIT 

A. a. Par jugement rendu le 27 février 2015, le Tribunal de l'arrondissement de la 
Sarine du canton de Fribourg a prononcé la mainlevée provisoire de l'opposition 

formée par A______SA au commandement de payer, poursuite n° 1______, la 

somme de 221'201 fr. avec intérêts à 5% dès le 11 juin 2013 requis par 

B______SA. 

 A______SA a recouru contre ce jugement. 

 b. Par acte déposé le 26 mars 2015 devant le Tribunal de première instance du 
canton de Genève (ci-après : le Tribunal), A______SA a agi à l'encontre de 

B______SA en libération de la dette précitée, sollicitant préalablement l'appel en 

cause de C______SA.  

 c. Dans le délai pour répondre, C______SA a conclu au rejet de l'appel en cause.  

 B______SA a également conclu au rejet de l'appel en cause, ainsi qu'au 
déboutement de A______SA de toutes ses conclusions. Elle a en outre formé une 

action reconventionnelle tendant à ce que A______SA soit condamnée à lui payer 

la somme de 221'201 fr. avec intérêts à 5% dès le 11 juin 2013 et au prononcé de 

la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer précité.  

 d. Par courrier adressé le 29 octobre 2015 au Tribunal, A______SA a déclaré 
retirer son action en libération de dette, "éventuellement avec désistement 

d'instance", au motif que la requête de mainlevée provisoire susmentionnée avait 

été rejetée par décision rendue sur recours par les autorités fribourgeoises, entrée 

en force. Elle a également sollicité un délai pour répondre à la demande 

reconventionnelle de B______SA et précisé se réserver le droit d'appeler en cause 

C______SA.  

 Ce courrier a été envoyé pour communication à B______SA et C______SA le 2 
mars 2016. 

 Par courrier adressé le 4 mars 2016 au Tribunal, B______SA en a pris 
connaissance et "confirm[é] en tant que de besoin" que ce retrait intervenait sans 

son accord, de sorte qu'elle le considérait comme un désistement d'action. 

 e. Par jugement JTPI/2948/2016 rendu le 1er mars 2016, communiqué pour 
notification aux parties le 4 mars 2016 et entré en force, le Tribunal a pris acte du 

retrait par A______SA de la demande principale, valant retrait de l'appel en cause, 

et dit que le retrait intervenait sans accord formel de B______SA et C______SA. 

 f. Le 19 septembre 2016, A______SA a déposé sa réponse à la demande 
reconventionnelle et sollicité, préalablement, l'appel en cause de C______SA. 

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 g. Dans le délai pour se déterminer, C______SA a conclu au rejet de l'appel en 
cause et B______SA à son irrecevabilité, subsidiairement, à son rejet. 

 h. Par jugement JTPI/8529/2017 rendu le 27 juin 2017, notifié aux parties le  
29 suivant, le Tribunal a déclaré irrecevable la demande d'appel en cause formée 

par A______SA (ch. 1), réservé le sort des frais (ch. 2) et réservé la suite de la 

procédure (ch. 3).  

Le jugement indique qu'il peut faire l'objet d'un recours dans les 30 jours dès sa 

notification.  

 En substance, le Tribunal a considéré que le retrait par A______SA de la demande 
principale avait été effectué sans l'accord de B______SA et C______SA et que, 

dans la mesure où la demande d'appel en cause du 26 septembre 2016 (sic; recte : 

19 septembre 2016) portait sur le même objet et la même partie que celle du 26 

mars 2015, elle ne pouvait plus être introduite par A______SA à l'encontre de 

C______SA conformément à l'art. 65 CPC. 

B. a. Par acte expédié le 30 août 2017 au greffe de la Cour de justice, A______SA 
recourt contre ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. Cela fait, elle conclut, 

avec suite de frais et dépens, à l'admission de son appel en cause, subsidiairement, 

au renvoi de la cause au premier juge. 

 b. B______SA et C______SA ont chacune conclu au déboutement de A______ 
SA de toutes ses conclusions et à la confirmation du jugement entrepris, avec suite 

de frais et dépens. 

c. Les parties ont été informées par la Cour de ce que la cause était gardée à juger 
par courrier du 4 décembre 2017. 

EN DROIT 

1. 1.1. En vertu de l'art. 82 al. 4 CPC, la décision d'admission de l'appel en cause 
peut faire l'objet d'un recours. Il a en outre été jugé que, malgré la formulation de 

cette disposition, la décision de refus d'appel en cause devait également être 

attaquée par la voie du recours (arrêt du Tribunal fédéral 5A_191/2013 du  

1er novembre 2013 consid. 3.1; ACJC/1133/2017 du 4 septembre 2017; 

ACJC/188/2016 du 12 février 2016 consid. 1.2). 

Cette disposition renvoie à l'art. 319 let. b ch. 1 CPC, qui dispose que le recours 

est recevable contre les autres décisions et ordonnances d'instruction de première 

instance lorsque la loi le prévoit (HALDY, Code de procédure civile commenté, 

2011, n. 9 ad art. 82 CPC; GASSER/RICKLI, ZPO Kurzkommentar, 2013, n. 8 ad 

art. 82 CPC; GÖKSU, DIKE-Komm, 2016, n. 15 ad art. 82 CPC). 

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 Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours dans les 30 

jours à compter de la notification de la décision entreprise; le délai est de 10 jours 

pour les décisions prises en procédure sommaire et les ordonnances d'instruction, 

à moins que la loi n'en dispose autrement (art. 321 al. 1 et 2 CPC). 

 Selon un auteur, la décision sur l'admissibilité de l'appel en cause constitue une 

ordonnance d'instruction, de sorte que le délai de 10 jours prévu à l'art. 321 

al. 2 CPC est applicable au recours contre cette décision (SCHWANDER, 

Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2013, n. 24 ad  

art. 82 CPC). D'autres auteurs considèrent cette décision comme une ordonnance 

d'instruction, voire comme une ordonnance d'instruction qualifiée, sans en déduire 

expressément que le délai abrégé de 10 jours serait applicable au recours contre 

cette décision (GASSER/RICKLI, op. cit., n. 8 ad art. 82 CPC; DOMEJ, KuKo-ZPO, 

2013, n. 9 ad art. 82 CPC). 

 On déduit du principe général de la bonne foi que les parties ne doivent subir 

aucun préjudice en raison d'une indication inexacte des voies de droit (ATF 117 Ia 

297 consid. 2). Seul peut toutefois bénéficier de la protection de la bonne foi celui 

qui ne pouvait pas constater l'inexactitude de la voie de droit indiquée, même avec 

la diligence qu'on pouvait attendre de lui (ATF 138 I 49 consid. 8.3.2; arrêts du 

Tribunal fédéral 5A_878/2014 du 17 juin 2015 consid. 3.2 et 4A_35/2014 du 

28 mai 2014 consid. 3.2). 

 1.2. En l'espèce, la recourante a déposé son recours dans un délai de 30 jours 
suivant la notification du jugement entrepris, conformément aux indications 

données dans celui-ci. 

 La question de savoir si la décision querellée doit être considérée comme une 

ordonnance d'instruction soumise à un délai de recours de 10 jours (art. 321 

al. 2 CPC), ou plutôt comme une "autre décision" au sens de l'art. 319 let. b 

ch. 1 CPC, soumise au délai de 30 jours, peut en l'espèce demeurer indécise. Dans 

la décision attaquée, le premier juge a en effet indiqué que celle-ci pouvait faire 

l'objet d'un recours dans les 30 jours auprès de la Cour. A supposer que cette 

indication soit erronée s'agissant du délai, il apparaît que ni la lecture de la loi ni 

même celle de la doctrine ne permettaient à la recourante de la rectifier 

spontanément. Conformément aux principes rappelés ci-dessus, la recourante 

pouvait dès lors de bonne foi se fier à cette indication, de sorte qu'il faut admettre 

que le recours est recevable quant au délai.  

 Interjeté en temps utile et suivant la forme prescrite par la loi (art. 130 al. 1, 131 et 

321 al. 1 CPC), le recours est recevable. 

 1.3. En vertu de l'art. 320 CPC, le recours est recevable pour violation du droit 
(let. a) ou constatation manifestement inexacte des faits (let. b). 

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2. La recourante reproche au premier juge d'avoir attribué au retrait de son action en 
libération de dette avec appel en cause la portée d'un désistement d'action, l'ayant 

conduit à déclarer irrecevable sa demande d'appel en cause du 19 septembre 2016. 

 Elle fait valoir que, selon elle, elle n'avait plus d'intérêt au maintien de son action 

en libération de dette, celle-ci étant devenue sans objet, voire à tout le moins 

subsidiaire, en raison de l'issue de la procédure de mainlevée, et compte tenu des 

conclusions condamnatoires prises à titre reconventionnel par B______SA. 

 Elle fait également valoir que, lors de la communication de son retrait au tribunal, 

elle avait expressément indiqué que sa démarche valait désistement d'instance et 

qu'elle se réservait le droit d'appeler en cause C______SA dans le cadre de l'action 

reconventionnelle. En outre, les intimées n'avaient pas été invitées par le Tribunal 

à se déterminer sur le retrait et ne s'étaient pas non plus déterminées spontanément 

sur cette question, de sorte qu'elles n'avaient à aucun moment exprimé un 

quelconque désaccord à l'égard de ce retrait avant que le tribunal ne statue sur 

cette question. C'est ainsi à tort que le premier juge avait retenu que le retrait de 

son action avait été effectué sans l'accord des intimées et qu'il consistait en un 

désistement d'action. 

B______SA soutient que, comme tout acte introductif d'instance, le retrait de 

l'appel en cause est soumis aux conditions et entraîne les conséquences prévues à 

l'art. 65 CPC, que la question de l'intérêt pour agir dans le cadre de l'action en 

libération de dette n'est pas pertinente pour l'application de cette disposition, que 

la qualification juridique d'un retrait ne dépend pas de la volonté de la partie, mais 

des conditions prévues par l'art. 65 CPC, et qu'en l'espèce, il y a bien eu 

désistement d'action, puisqu'il n'y a pas eu d'accord des intimées. Elle relève, 

enfin, à l'instar de C______SA, que l'absence de réaction de cette dernière ne peut 

être considérée comme une acceptation tacite et que A______SA n'a pas réagi 

contre le jugement du 1er mars 2016, qui a retenu que le retrait était intervenu sans 

accord formel des parties adverses. 

 2.1. En vertu de l'art. 59 al. 2 let. e CPC en relation avec l'art. 59 al. 1 CPC, le 
tribunal n'entre pas en matière sur une demande dont le litige a déjà fait l'objet 

d'une décision entrée en force.  Le Tribunal examine d'office cette question  
(art. 60 CPC). 

 2.2. Le droit de procédure civile suisse assimile certains actes unilatéraux des 
parties au jugement. Ainsi en va-t-il du désistement d'action, par opposition au 

désistement d'instance, dont les conditions sont fixées à l'art. 65 CPC. Bien que la 

loi ne fasse pas de distinction terminologique à cet égard, il ne faut pas confondre 

les deux institutions. Le désistement d'action à proprement parler, qui constitue 

l'une des formes du passé-expédient, est l'acte par lequel le demandeur abandonne 

les conclusions qu'il a prises au procès; il porte sur l'action et bénéficie de 

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l'autorité de la chose jugée. Le désistement d'instance ou retrait de la demande, en 

revanche, qui n'en est pas revêtu, est un acte qui met exclusivement fin à l'instance 

et qui ne fait pas obstacle à la réintroduction de l'action à certaines conditions 

(arrêt du Tribunal fédéral 4A_374/2014 du 26 février 2014 consid. 4.3.2.2 et les 

réf. cit.). 

 Le demandeur qui retire son action devant le tribunal compétent ne peut la 
réintroduire contre la même partie et sur le même objet que si le tribunal n'a pas 

notifié sa demande au défendeur ou si celui-ci en a accepté le retrait (art. 65 CPC). 

 En cas de désistement d'action, l'autorité de la chose jugée porte sur les 

conclusions prises (BOHNET, Code de procédure civile commenté, 2011, n. 3 ad 

art. 65 CPC). 

2.3. La requête d'appel en cause vaut acte introductif d'instance (art. 62 CPC) à 
l'encontre de l'appelé (HALDY, Code de procédure civile commenté, 2011 n. 5 ad 

art. 82 CPC). 

 2.4. En l'espèce, la question de l'intérêt de la recourante au maintien de son action 
en libération de dette avec appel en cause est sans pertinence pour l'issue du litige, 

dans la mesure où seules importent les conséquences résultant du retrait de cette 

action. 

 De même, peut également rester ouverte la qualification juridique de ce retrait. En 
effet, dans l'hypothèse où la recourante aurait procédé à un désistement d'action, 

elle ne pourrait, conformément à l'art. 65 CPC, réintroduire une action portant sur 

le même objet à l'encontre des mêmes parties. Est limitée par cette disposition la 

possibilité pour la partie qui s'est désistée d'agir en qualité de demanderesse.  

La situation in casu se distingue par le fait que l'appel en cause litigieux de la 

recourante intervient dans le cadre d'une action initialement reconventionnelle, 

dans laquelle elle occupe la position, non plus de demanderesse, mais de 

défenderesse. Or, quand bien même cette action reconventionnelle porte sur le 

même objet que l'action retirée et concerne la même partie, on ne saurait enlever à 

la recourante la faculté de faire valoir dans ce cadre les moyens de droit dont elle 

dispose en qualité de partie défenderesse. 

 C'est, ainsi, à tort que le premier juge a retenu que la demande d'appel en cause du 
19 septembre 2016 à l'encontre de C______SA ne pouvait plus être introduite par 

la recourante et a déclaré cette demande irrecevable en vertu de l'art. 65 CPC. 

 Partant, le jugement entrepris sera annulé. 

 Les autres conditions de recevabilité de l'appel en cause litigieux n'ayant, à ce 

stade de la procédure, pas encore été examinées par le Tribunal, la cause lui sera 

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renvoyée pour instruction sur ce point et nouvelle décision, vu la question 

essentielle à instruire (art. 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC) et dans le respect du principe 

du double degré de juridiction (art. 75 al. 2 LTF; JEANDIN, Code de procédure 

civile commenté, n. 8 ad Introduction aux art. 308-334 CPC). 

3. Les frais judiciaires sont mis à la charge de la partie succombante (art. 95 et 106 
1ère phrase CPC).  

Les frais judiciaires du recours seront arrêtés à 1'200 fr. (art. 13, 20 et 35 

RTFMC), entièrement couverts par l'avance de frais effectuée par la recourante de 

même montant, laquelle demeure acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). Compte 

tenu de l'issue du litige, les intimées, qui succombent, seront condamnées auxdits 

frais à raison de la moitié chacune (art. 95, 104 al. 1, 105, 106 al. 1 et al. 3 CPC). 

Les intimées seront, par conséquent, condamnées à verser chacune la somme de 

600 fr. à la recourante à titre de remboursement des frais judiciaires d'appel  

(art. 111 al. 2 CPC).  

Les intimées seront en outre condamnées, à raison de la moitié chacune, aux 

dépens du recours de leur partie adverse, arrêtés à 1'500 fr. TVA et débours 

compris, au regard de l'activité déployée par le conseil de la recourante (art. 95, 

104 al. 1, 105 al. 1 et 106 al. 1 et 3 CPC; art. 20, 25 et 26 al. 1 LaCC; art. 25  

al. 1 LTVA; art. 84, 85 al. 1, 87 et 90 RTFMC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 30 août 2017 par A______SA contre le 

jugement JTPI/8529/2017 rendu le 27 juin 2017 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/6170/2015-3. 

Au fond : 

Annule le jugement entrepris. 

Renvoie la cause au Tribunal pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans 

le sens des considérants. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 1'200 fr. et les met à la charge de B______SA et 

C______SA, à raison d'une moitié chacune. 

Dit qu'ils sont entièrement compensés avec l'avance de frais fournie, laquelle demeure 

acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne B______SA et C______SA à verser chacune à A______SA la somme de 

600 fr. à titre de remboursement des frais judiciaires du recours. 

Condamne B______SA et C______SA à verser chacune à A______SA la somme de 

750 fr. à titre de dépens du recours. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Pauline ERARD et Paola 

CAMPOMAGNANI, juges; Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

Le président : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 La greffière : 

Camille LESTEVEN 

 

 
Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 

173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours 

en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110
http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110