# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8615fb96-8457-502b-bfc7-ab1696aded79
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-25
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 25.05.2020 A1 18 241
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-18-241_2020-05-25.pdf

## Full Text

A1 18 241 

 

 

ARRÊT DU 25 MAI 2020 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour de droit public 

 

Composition : Christophe Joris, président ; Jean-Bernard Fournier et Thomas Brunner, 

juges 

 

en la cause 

 

X _________, demandeur, représenté par Maître M _________ 

 

contre 

 

COMMUNE DE A _________, défenderesse, représentée par Maître N _________ 

 

 

(action en libération de dette, contrat de droit administratif) 

  

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Faits 

 

A.  A l’assemblée primaire du 18 juin 2007 de la commune de A _________, le Conseil 

municipal a informé les participants de son intention « d’accorder, pour l’habitat à l’année 

et pour toute nouvelle construction sur l’ensemble du territoire, une subvention de 

20 fr./m2 (au maximum 500 m2 / dix mille fr.). Les travaux doivent être entrepris dans les 

deux ans qui suivent l’acquisition du terrain ». 

B.  Le 31 janvier 2008, B _________ et X _________, copropriétaires par moitié chacun 

de la parcelle n°xxx du cadastre municipal, bien-fonds de 1135 m2 qu’ils avaient acquis 

en 2007, demandèrent au Conseil communal de leur accorder cette subvention dont ils 

avaient appris l’existence lors de l’achat de ce terrain en vue de la construction d’une 

résidence principale où ils avaient aussi installé des chambres d’hôtes, tout en y ajoutant 

un parking de quatorze places qui était « un plus au niveau de l’infrastructure 

touristique ». 

Le 15 février 2008, le Conseil communal avisa les prénommés qu’il avait agréé leur 

requête le 4 février 2008, en leur octroyant une subvention de 10 000 fr. « avec effet 

rétroactif », étant donné que les « (leurs) travaux étaient en cours lors de la décision de 

l’assemblée primaire ». Le versement de ce montant était subordonné à la signature 

d’une convention. 

Celle-ci fut passée le 8 mai 2008. Son préambule exposait que « dans le souci d’assurer 

un développement harmonieux de la commune municipale de A _________ et de 

préserver au mieux les intérêts de cette localité, les autorités municipales ont décidé de 

favoriser au travers de la présente convention la construction de nouvelles résidences 

principales et de lutter ainsi notamment contre l’accroissement des résidences 

secondaires ou des lits froids sur leur territoire ». 

L’art. 3 astreignait les bénéficiaires de la subvention de 10 000 fr. à « profiter de leur 

immeuble à titre de résidence principale et (à) conserver leur domicile légal » à 

A _________ pendant quinze ans « dès réception du permis d’habiter ». 

L’art. 4 portait que « si l’une des conditions énoncées ci-avant ne devait pas ou plus être 

respectée (résidence principale, domicile sur la commune de A _________, période de 

quinze ans), les bénéficiaires - respectivement leurs ayants droit en cas de décès - 

s’engage(ai)ent à restituer le montant, soit la somme de 10 000 fr. » (al. 1) ; la restitution 

était « immédiatement exigible à compter de l’absence » de l’une de ces conditions  

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et avec un intérêt moratoire de 5 %. « En cas de pluralité des bénéficiaires, ceux-ci 

(étaient) solidairement responsables » (al. 2). 

C.  Le 31 octobre 2017, le président et le secrétaire de la commune de A _________ 

avisèrent X _________ qu’ils avaient constaté que, depuis le 3 janvier 2016, il n’y était 

plus domicilié et qu’il devait, en vertu des art. 3 et 4 de la convention du 8 mai 2008, 

rembourser la subvention de 10 000 fr. allouée cette année-là. Il lui était toutefois loisible 

de demander un délai de paiement. 

Le 5 février 2018, le Conseil communal ramena à 5 000 fr. la somme à restituer, en 

retenant, à la suite d’observations du 23 novembre 2017 de X _________, que la maison 

bâtie sur le n° xxx était demeurée résidence principale et que ses propriétaires n’avaient 

pas changé depuis huit ans. Il communiqua le 6 février 2018 à X _________ une facture 

de 2 500 fr. en l’invitant à régler sa part de la restitution ainsi réduite. 

Le 26 février 2018, X _________ contesta être débiteur de ces 2 500 fr., tant qu’il serait 

propriétaire de cette maison. Il observa aussi que B _________ avait déplacé son 

domicile à C _________ en 2010, et que lui-même avait attendu 2016 pour le faire.  

Le 26 mars 2018, le Conseil communal signifia à X _________ qu’il maintenait la créance 

de 2 500 francs. Si son interlocuteur ne s’en acquittait pas dans les dix jours, une 

poursuite serait introduite. 

X _________ forma opposition au commandement de payer que la commune de 

A _________ lui fit notifier, en vue de recouvrer ces 2 500 fr., par l’Office des poursuites 

de district de D _________ (poursuite n° 5214853). 

Le 24 août 2018, la commune de A _________ requit la mainlevée provisoire de cette 

opposition que le Tribunal de D _________ leva définitivement le 24 octobre 2018, avant 

de modifier, le 7 novembre 2018 et sur demande en rectification du 5 novembre 2017 de 

X _________, sa décision antérieure du 24 octobre 2018 dans le sens d’une levée 

provisoire de ladite opposition. 

D.  Le 20 novembre 2018, le Tribunal de D _________ déclara irrecevable une action 

en libération de dette introduite la veille par X _________ contre la commune de 

A _________, le procès devant être jugé dans les formes d’une action de droit public par 

la Cour de droit public du Tribunal cantonal (art. 83 al. 1 lit. b de la loi du 6 octobre 1976 

sur la procédure et la juridiction administratives - LPJA ; RS/VS 172.6). 

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E.  Le 6 décembre 2018, la Chambre civile du Tribunal cantonal rejeta le recours de 

X _________ contre la décision du Tribunal de D _________ du 24 novembre 2018, 

modifiée le 7 novembre 2018 (cause C3 18 xxx). 

F.  Le 31 mai 2019, le Tribunal fédéral déclara irrecevable le recours en matière civile 

de X _________ contre cette décision du Tribunal cantonal. Il rejeta, dans la mesure où 

il était recevable, son recours constitutionnel subsidiaire contre cette décision. Le cons. 

5 de cet arrêt fédéral (xxx/2019) jugea que le recourant se plaignait à tort d’une fausse 

application de l’art. 82 de la loi fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et 

la faillite (LP ; RS 281.1), au motif que la créance litigieuse étant de droit public, elle 

pouvait uniquement donner lieu à une mainlevée définitive. Cette assertion n’était exacte 

que pour celles de ces créances qui pouvaient être fixées par des décisions aptes à 

devenir ensuite exécutoires et donc à être des titres de mainlevée définitive (art. 80 al. 

2 ch. 2 LP). L’autorité qui avait cette compétence devait l’exercer. Celle qui ne pouvait 

fixer de cette façon une créance de droit public qu’elle entendait recouvrer devait, en 

revanche, agir par la voie de l’action de droit administratif, de sorte qu’une mainlevée 

provisoire était alors envisageable (cons. 5.1 citant l’arrêt 2C_350/2017 du 7 décembre 

2017 cons. 5.1, publié au JdT 2018 III p. 39). Or, X _________ ne cherchait pas établir 

que le droit cantonal ou communal habilitait le Conseil communal à rendre une décision 

administrative sur la prétention en restitution litigieuse. La décision d’irrecevabilité 

rendue le 20 novembre 2018 par le Tribunal de D _________ n’abordait pas cette 

question : elle tablait exclusivement sur un défaut de compétence matérielle (art. 59 al. 

2 lit. b du code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272). L’action de droit 

public qu’elle mentionnait était une des solutions évoquées par la doctrine pour le 

jugement des actions en libération de dette dans le contentieux des créances de droit 

public (cons. 5.2 citant D. Staehlin, in Basler Kommentar, SchKG, vol. I, 2e éd. 2010, N 

43 ad art. 83 LP). 

G.  Entre-temps, X _________ avait, le 21 novembre 2018, ouvert action de droit public 

contre la commune de A _________ en concluant, sous suite de frais et de dépens, au 

maintien définitif de son opposition à la poursuite n° xxx de la défenderesse et à sa 

propre libération de toute obligation en relation avec cette poursuite. 

Le 19 décembre 2018, la commune de A _________ conclut au rejet de la demande, 

sous suite de frais et de dépens. 

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Le demandeur répliqua, le 23 janvier 2019, en sollicitant une suspension de l’instance 

jusqu’à droit connu sur son recours en matière civile et sur son recours constitutionnel 

subsidiaire contre la décision du 6 décembre 2018 de la Chambre civile du Tribunal 

cantonal. 

La commune de A _________ dupliqua le 6 février 2019 en s’opposant à l’admission de 

cette requête que la Cour de droit public rejeta le 12 février 2019. 

Le 24 juin 2019, la défenderesse fit verser au dossier l’arrêt fédéral du 31 mai 2019 

résumé sous let. F. 

Le 18 mars 2020, elle fut priée de déposer une copie de la lettre du 31 janvier 2008 de 

B _________ et de X _________ et une copie de la décision de l’assemblée primaire 

mentionnée dans la lettre du 15 février 2008 du Conseil communal aux prénommés (let. 

A ci-dessus). 

Le demandeur s’est déterminé le 9 avril 2020 sur ces pièces qui furent produites les 

24 et 25 mars 2020.   

 

Considérant en droit 

 

1.  Selon l’art. 82 LPJA, le Tribunal cantonal connaît, comme juridiction unique, des 

actions relatives à des prétentions de nature patrimoniale, fondée sur le droit public, qui 

ne peuvent être l’objet d’une décision (art. 41 et 72) susceptible d’un recours relevant de 

sa compétence. L’art. 83 LPJA énumère les cas où cette action est ouverte ; sa lit. b vise 

les contrats administratifs auxquels une corporation de droit public est partie. 

2.  La loi du 30 juin 1988 sur le logement (Llog ; RS/VS 841.1) a, entre autres objectifs, 

la promotion de la construction de logements (art. 1 al. 1) et une répartition judicieuse 

de la population sur l’ensemble des communes, spécialement dans les régions de 

montagne (al. 2 lit. c). Son art. 10 habilite les communes à prendre des mesures pour 

favoriser la réalisation de ces objectifs indépendamment ou en complément des mesures 

prises par le canton ou la Confédération. 

 

Le préambule de la convention du 8 mai 2008 qui a suscité le procès montre que cet 

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acte s’inscrit dans le cadre des mesures dont parle l’art. 10 Llog, sans que cette loi 

impose aux communes de légiférer sur de pareilles mesures ou de s’abstenir d’en 

prendre via des contrats avec des administrés.  

Partant, il n’y a aucune raison de dénier à ladite convention la nature d’un contrat 

administratif dans l’acception de l’art. 83 lit. b LPJA. 

3.  Attendu qu’aucun texte légal ne désigne une autorité administrative comme compé-

tente pour rendre, sur les prétentions qui dérivent de conventions de ce genre, des 

décisions que le Tribunal cantonal aurait ensuite à examiner comme juridiction de 

recours, l’art. 82 LPJA n’exclut pas que l’action de droit public soit ouverte quand ces 

prétentions sont contentieuses. 

4.  Celle-ci est, comme l’a rappelé l’arrêt du Tribunal fédéral xxx/2019 (cf. let. F ci-

dessus), ouverte au débiteur d’une créance de droit public qui entend agir en libération 

de dette quand le créancier a fait valoir ses droits dans une poursuite où il a obtenu une 

mainlevée provisoire (cf. aussi D. Vock in KUKO – SchKG N 3 ad art. 83 LP). 

5.  Le demandeur a agi dans le délai et les formes voulues (art. 83 al. 2 LP ; art. 85 et 

48 LPJA). 

6.  Il argue d’abord de la nullité de la convention du 8 mai 2018 qui aurait pour objet une 

chose illicite (cf. art. 20 CO), étant donné qu’elle léserait les droits fondamentaux des 

époux X _________ et B _________ en limitant leur liberté d’établissement (art. 14 Cst. 

féd.), leur liberté de se marier et de divorcer (art. 24 Cst féd.), et leur liberté économique 

(art. 27 Cst féd). 

Le moyen tombe à faux ; la convention critiquée ne restreint, en elle-même, aucune de 

ces libertés du demandeur qui a spontanément sollicité, le 31 janvier 2008, la prestation 

dont la défenderesse lui réclame la restitution partielle et signé de plein gré ce contrat 

administratif. X _________ a, d’autre part, supporté le coût d’une série de procédures 

se rapportant à cette convention ; on en infère que ses revenus et sa fortune ne sont pas 

modestes au point que l’obligation de payer 2 500 fr. à la commune de A _________ 

serait assimilable à une restriction indirecte de l’exercice de ces trois libertés ou de l’une 

d’entre elles. Le demandeur a, d’ailleurs, d’ailleurs changé de domicile et modifié son 

activité, puisqu’il n’habite plus A _________ et ne gère plus les chambres d’hôtes dont 

il parlait dans sa lettre du 31 janvier 2008 au Conseil communal. 

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7.  Le demandeur soutient ensuite que la convention du 8 mai 2018 est sans base légale 

et qu’elle ne se rapporte pas à un domaine ressortissant aux attributions de la 

défenderesse. A l’écouter, si cette convention était valable, son but, soit procurer à la 

défenderesse des rentrées fiscales, ne serait pas compromis par le transfert à 

C _________ du domicile de X _________, les locataires du bâtiment occupant son 

bâtiment à A _________ étant des contribuables de cette commune. 

La première objection fait indûment l’impasse sur l’art. 10 Llog, rappelé au cons. 2. La 

seconde se heurte au préambule de la convention du 8 mai 2008 dont il appert que les 

parties avaient prioritairement à l’esprit les intérêts publics que promeut l’art. 1 de cette 

loi et qui vont nettement plus loin que le recrutement de contribuables. 

8.  X _________ allègue que « la créance poursuivie ne résulte pas de la reconnaissance 

de dette initiale et que la commune de A _________ n’est pas valablement repré-

sentée », son président et son secrétaire ayant empiété sur les attributions du Conseil 

communal, sinon sur celles de l’assemblée primaire. De surcroît, il n’existerait « ni 

reconnaissance de dette, ni exigibilité convenue pour la somme faisant l’objet de la 

créance convenue ». 

9.  L’action en libération de dette est une action négatoire de droit matériel que le débiteur 

intente, non pour faire annuler la mainlevée provisoire obtenue par le poursuivant, mais 

pour établir l’inexistence de la créance qui fait l’objet de la poursuite. Dans ce procès, le 

demandeur (soit le poursuivi) doit, en vertu des règles sur la répartition du fardeau de la 

preuve (art. 8 CC), prouver la non-existence ou le défaut d’exigibilité de la dette 

constatée par le titre de mainlevée provisoire, tandis que le défendeur (soit le 

poursuivant) doit prouver que la créance litigieuse a pris naissance en produisant p. ex. 

une reconnaissance de dette (cf. p. ex. arrêt du Tribunal fédéral 5A_70/2018 du 

23 octobre 2018 cons. 3.3 et les citations ; F. Bohnet, Actions civiles, vol. I, 2e éd. 2019. 

§ 66 N 1 ss p. 844). 

10.  Le demandeur ne nie pas l’authenticité de la convention du 8 mai 2008 qu’il a signée 

et qu’il a jointe à son mémoire du 21 novembre 2018. Cette convention vaut 

reconnaissance de dette, en particulier parce que son art. 4 définit les hypothèses dont 

la vérification entraîne la naissance et l’exigibilité de l’obligation de X _________ et de 

B _________ de rembourser à la commune de A _________, solidairement entre eux, 

les 10 000 fr. que cette collectivité s’engageait à leur verser selon l’art. 1. X _________ 

n’allègue pas que ce montant n’a pas été payé. 

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Il s’ensuit que la défenderesse a prouvé sa créance. A supposer qu’elle ait illégalement 

ramené cette créance de 10 000 fr. à 5 000 fr., dont 2 500 fr. à rembourser par 

B _________ et 2 500 fr. par le demandeur, ce dernier ne peut sérieusement s’en 

plaindre. 

L’usurpation qu’il reproche au président de A _________ et au secrétaire communal est 

imaginaire : l’allocation des 10 000 fr. alloués en 2008 et la fixation du montant de la 

restitution à verser par B _________ et X _________ ont été discutées et arrêtées par 

le Conseil communal dans ses séances des 4 février 2008 et 5 février 2018. Ces dates 

figurent dans les lettres des 15 février 2008 et 15 février 2018 de cette autorité au 

demandeur qui n’a pas mis en doute leurs indications. 

Il est, au surplus, notoire que les recettes de la commune de A _________ sont assez 

élevées pour que ce type d’affaires soit de la compétence de son conseil communal 

plutôt que de son assemblée primaire (art. 17 al. 1 a contrario et 33 al. 2 de la loi du 5 

février 2004 sur les communes – LCo ; RS/VS 175.1).   

11.  X _________ excipe enfin de la prescription de 10 ans prévue à l’art. 127 CO. 

Ce délai court dès que la créance est devenue exigible (art. 130 al. 1 CO). 

X _________ a déclaré, le 26 février 2018, avoir changé de domicile en 2016. Il n’a pas 

démenti la défenderesse quand elle a écrit, le 31 octobre 2017, avoir constaté que son 

départ remontait au 3 janvier 2016. 

L’art. 4 al. 1 et 2 de la convention du 8 mai 2008 assimile le départ dans une commune 

autre que A _________ à une cause de l’obligation de restituer qui est l’enjeu du procès 

et un des critères de l’exigibilité de cette obligation. Partant, la prescription décennale ne 

sera acquise qu’en 2026. 

12.  La demande de X _________ est rejetée ; il est reconnu devoir à la commune de 

A _________ 2 500 fr. avec intérêt au taux moratoire de 5 % dès le 3 janvier 2016 (art. 

80 al. 1 lit. e et 60 al. 1 LPJA). 

13.  X _________ paiera un émolument de justice de 1 500 fr., débours inclus arrêté 

selon les critères usuels déduits des règles d’équivalence et de couverture des frais ; les 

dépens lui sont refusés ; il versera à ce titre à la commune de A _________ 1 500 fr., 

montant calculé en fonction du temps nécessaire à la défense de cette partie dans une 

affaire de difficulté courante (art. 89 al. 1 et 2, 91 al. 1 et 2 LPJA ; art. 3, 4, 11, 13, 16 al. 

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1, 24 lit. b, 27, 32 al. 1, 38 lit. b de la loi du 11 février 2009 fixant le tarif des frais et 

dépens devant les autorités judiciaires ou administratives – LTar ; RS/VS 173.8).  

 

Par ces motifs, le Tribunal cantonal prononce 

 

1. La demande est rejetée. X _________ est reconnu devoir à la commune de 

A _________ 2 500 fr. avec intérêts au taux moratoire de 5 % dès le 3 janvier 2016.  

2. X _________ paiera 1 500 fr. de frais de justice et versera 1 500 fr. de dépens à la 

commune de A _________. 

3. Le présent arrêt est communiqué à Maître M _________, pour le demandeur, et à 

Maître N _________ pour la défenderesse. 

 
 
Sion, le 25 mai 2020