# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4075bd20-8dc4-57b6-b33b-5bb04152204c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-05-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.05.2016 A/1211/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1211-2015_2016-05-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Raphaël MARTIN, Président; Maria COSTAL et Christian PRALONG, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1211/2015 ATAS/349/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 mai 2016 

2ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o Mme B______, à GENÈVE, 
comparant avec élection de domicile en l'étude de Maître Stéphane 
REY  

demandeur 

 

contre 

AXA VIE SA, sise General-Guisan-Strasse 40 WINTERTHUR 

AXA FONDATION LPP SUISSE ROMANDE, WINTERTHUR, 
sis c/o AXA VIE SA, General Guisan-Strasse 40, WINTERTHUR 

AXA WINTERTHUR, sis chemin de Primerose 11-15, 
LAUSANNE 

défenderesses 

 

 
 
 

 

A/1211/2015 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le demandeur), né le ______ 1947, 
domicilié dans le canton de Genève, a été employé en dernier lieu auprès de 
C______ SA, ayant son siège à Meyrin (GE), et affilié à ce titre pour la prévoyance 
professionnelle auprès d’AXA Fondation LPP Suisse romande (ci-après : 
l’assureur), sous le contrat n° 1/1______/AA.  

2. À teneur d’un certificat personnel d’assurance valable dès le 1er juillet 2011, émis 
par l’assureur le 13 juillet 2011, l’assuré (dont le début de l’assurance remontait au 
1er mai 2008) percevrait, en cas de retraite au 1er décembre 2012 une rente de 
vieillesse annuelle de CHF 3'359.- (dont CHF 3'287.- de « part LPP ») ou un capital 
pour la vieillesse de CHF 48'879.- (dont CHF 47'644.- de « part LPP »). Sa 
prestation de libre passage au 1er juillet 2011 s’élevait à CHF 32'574.85 (dont 
CHF 31'615.35 de « part LPP »).  

3. Par courrier du 5 juillet 2012, l’assureur a communiqué à l’assuré, par 
l’intermédiaire de G______ SA, gestion et conseil en assurances, que le montant de 
sa prestation de vieillesse de la prévoyance professionnelle au 1er décembre 2012 
serait de CHF 49'337.- (CHF 47'474.- de part obligatoire + CHF 1'863.- de part 
supérieure au minimum obligatoire) sous forme de capital ou de CHF 3'384.- 
(CHF 3'276.- + CHF 108.-) sous forme de rente de vieillesse annuelle. Les valeurs 
définitives seraient communiquées avec le décompte des prestations. Les 
possibilités s’offrant à l’assuré étaient de percevoir la rente de vieillesse (les 
éventuelles rentes de conjoint et d’orphelins continuant d’être assurées), ou la rente 
de vieillesse sous forme de capital, ou la rente de vieillesse en partie sous forme de 
capital (la part supérieure au minimum obligatoire de l’avoir de vieillesse étant dans 
ce cas utilisée en premier) ; des précisions étaient apportées pour le cas où des 
rachats avaient été effectués. Les droits réglementaires aux rentes de vieillesse et 
aux rentes d’enfants de pensionnés ainsi qu’aux rentes de conjoint s’éteignaient 
avec le versement en capital. Le retrait partiel ou total du capital n’était autorisé que 
si le conjoint ou le partenaire enregistré donnait son consentement par écrit. 
L’assuré était invité à renvoyer la « lettre-réponse », jointe à ce courrier, remplie au 
plus tard 30 jours avant la naissance du droit.  

4. Selon un certificat personnel d’assurance valable dès le 1er juillet 2012, émis par 
l’assureur le 12 juillet 2011, l’assuré percevrait, en cas de retraite au 1er décembre 
2012 une rente de vieillesse annuelle de CHF 3'391.- (dont CHF 3'276.- de « part 
LPP ») ou un capital pour la vieillesse de CHF 49'455.- (dont CHF 47'474.- de 
« part LPP »). Sa prestation de libre passage au 1er juillet 2012 s’élevait à 
CHF 44'582.40 (dont CHF 42'804.45 de « part LPP »).  

5. Le 4 septembre 2012, indiquant être séparé, l’assuré a retourné à l’assureur le 
« Bulletin-réponse à l’annonce de prestations pour A______ au 01.12.2012 », signé 
par ce dernier et comportant le choix du versement d’une « Rente de vieillesse, 
avec rentes de survivants éventuelles », manifesté par une croix à l’emplacement 

 
 
 

 

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correspondant à cette rubrique, ainsi que l’indication des coordonnées du compte 
bancaire sur lequel verser ladite prestation. Il a barré la phrase suivante, pré-
imprimée sur ledit formulaire : « J’accepte qu’AXA utilise des données provenant 
de ma prévoyance professionnelle pour me conseiller dans le cadre de ma retraite 
(En cas de refus, veuillez barrer la mention ci-dessus) ».  

6. Selon le décompte de prestations que l’assureur a envoyé le 20 novembre 2012 à 
l’assuré,  ce dernier allait percevoir une rente annuelle de vieillesse de CHF 3'385.-, 
soit CHF 282.10 pour décembre 2012. Les mêmes montants allaient lui être versés 
à partir du 1er janvier 2013 jusqu’à nouvel avis.  

7. Par courriel du 10 décembre 2012, l’assuré a indiqué à l’assureur qu’il disposait 
d’autres fonds sur une autre caisse de prévoyance professionnelle – à savoir alors 
CHF 95'479.25 – et il lui a demandé de lui faire sa « meilleure offre dans le cas où 
il serait possible de joindre ces deux fonds afin de n’en faire qu’une rente ».  

L’assureur lui a répondu par courriel du même jour qu’il n’était « pas possible de 
joindre les deux fonds pour ne faire qu’une rente. »  

Par courriel du 11 décembre 2012, l’assuré a remercié l’assureur pour sa prompte 
réponse, en indiquant avoir « dûment noté » son message.  

8. Selon des certificats médicaux établis par les docteurs D______, E______ et 
F______, l’assuré a été en incapacité de travail totale pour cause de maladie du 18 
juin au 31 octobre 2014. Son assureur-perte de gain dans le cadre de son emploi 
auprès de C______ SA, la BÂLOISE assurances, lui a octroyé des indemnités 
journalières de CHF 135.50 du 18 juillet au 31 août 2014.  

9. Par courrier du 16 janvier 2015, indiquant devoir rencontrer des difficultés 
financières l’empêchant de s’acquitter d’une importante dette d’impôts (dont 
l’administration fiscale cantonale exigeait le paiement), l’assuré a demandé à 
l’assureur de l’informer sur la procédure à suivre pour que puisse être envisagée  
une recapitalisation de ses avoirs sous déduction des mensualités lui ayant été 
payées en 2013 et 2014. Il n’avait pas procédé aux calculs appropriés lorsque 
l’assureur lui avait proposé une « modeste rente annuelle mais payée à vie » ; il 
aurait dû demander le versement de sa prestation en capital afin de pouvoir éponger 
sa dette d’impôts.  

10. Par courrier du 23 janvier 2015, l’assureur a informé l’assuré que plus aucune 
modification ne pouvait être effectuée « une fois la retraite ordonnée », que ce soit 
concernant le choix ou le montant de la rente mensuelle.  

11. Par courrier du 20 février 2015, l’assuré a objecté que tout affilié auprès d’une 
caisse de prévoyance professionnelle pouvait choisir entre un capital ou une rente. 
Il n’avait pas compris, en signant le formulaire que l’assureur lui avait fait parvenir 
pour une prise de rente dès qu’il atteindrait l’âge de la retraite, qu’il renonçait à 
prendre le capital, mais avait pensé qu’il n’avait fait que de confirmer le fait qu’il 
avait effectivement atteint l’âge de la retraite. Il estimait s’être trouvé sous l’empire 

 
 
 

 

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d’une erreur essentielle, si bien qu’il n’était pas lié par le « non-choix qui (lui avait) 
été imposé ». Il incombait à l’assureur de convertir sa rente en capital sous 
déduction des frais administratifs, ou, en cas de refus, de lui notifier une décision 
sujette à recours.  

12. Par courrier du 10 mars 2015, l’assureur a rappelé à l’assuré qu’il avait opté pour le 
versement d’une rente de vieillesse à compter du 1er décembre 2012 en complétant 
et signant, le 4 septembre 2012, le « bulletin-réponse à l’annonce de prestation 
valable au 01.12.2012 », et le premier versement de sa première rente de vieillesse 
avait été ordonné le 20 novembre 2012. Selon l’art. 38 du règlement pour la 
prévoyance de base LPP (ci-après : le règlement) de l’assureur, traitant du 
« Versement en capital », la personne assurée pouvait percevoir une prestation en 
capital en lieu et place de tout ou partie de la rente de vieillesse, et elle devait 
remettre une déclaration en ce sens avant le paiement de la première rente. Le choix 
de l’assuré était irrévocable. L’assureur maintenait sa position exprimée dans son 
courrier du 23 janvier 2015. Il n’avait pas le pouvoir de rendre une décision sujette 
à recours ; en cas de contestation, l’assuré devait agir par voie d’action devant le 
Tribunal cantonal de Genève (chambre des assurances sociales) ou le 
« Sozialversicherungsgericht des Kantons Zürich » à Winterthur.  

13. Par acte du 14 avril 2015, par l’intermédiaire d’un avocat, l’assuré a saisi la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice d’une demande intitulée 
« actions en constatation et en paiement » à l’encontre d’AXA Vie SA, d’AXA 
Fondation LPP Suisse romande et d’AXA Winterthur. Il assignait ces trois entités, 
du fait qu’une confusion était maintenue quant à l’entité cocontractante. Aucune 
des trois défenderesses ne s’était encore déterminée sur le grief de l’erreur invoquée 
par l’assuré. L’assureur n’avait pas satisfait à son obligation de renseignement et de 
conseil, ce qui engageait sa responsabilité sous l’angle de la bonne foi. Ni la loi ni 
le règlement ne prévoyait la conversion d’une rente en capital, en particulier le cas 
où des assurés changeaient d’avis à propos du choix qu’ils avaient fait. L’assureur 
n’avait pas précisé à l’assuré que le choix qu’il ferait serait irrévocable. L’assuré 
n’avait pas pu se rendre compte immédiatement de l’inexactitude de ce 
renseignement (soit de cette omission d’informer) ; il ne pouvait exclure que son 
choix ne serait pas définitif. Se fondant uniquement sur le courrier que l’assureur 
lui avait envoyé le 5 juillet 2012, l’assuré avait fait un choix s’avérant 
dommageable pour lui, alors qu’il aurait choisi le versement en capital s’il avait su 
que son choix serait irréversible. L’assuré avait invalidé le contrat pour cause 
d’erreur essentielle dans l’année à compter de la découverte de cette dernière. Le 
courrier de l’assureur du 5 juillet 2012 avait mentionné les possibilités s’offrant à 
lui sans préciser que le choix que celui-ci ferait serait irréversible et il n’avait pas 
mentionné l’art. 38 du règlement. L’assuré n’était pas déchu de son droit de 
percevoir sa rente de vieillesse sous forme de capital.  

14. Dans sa réponse du 6 mai 2015, AXA Vie SA a relevé que la dénomination AXA 
Winterthur était une marque utilisée pour les activités déployées par AXA Vie SA 

 
 
 

 

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et AXA Assurances SA en Suisse et ne désignait donc pas une entité dotée de la 
personnalité juridique, capable d’ester en justice. En outre, AXA Vie SA était une 
société anonyme ; or, une institution de prévoyance devait présenter la forme d’une 
fondation ou être une institution de droit public dotée de la personnalité juridique. 
Ce n’est pas elle qui devait une rente ou un capital à l’assuré, ni non plus 
l’employeur du demandeur. AXA Vie SA concluait par conséquent à 
l’irrecevabilité de la demande dirigée contre AXA Winterthur et AXA Vie SA, 
subsidiairement au rejet de la demande à leur encontre.  

15. Dans sa réponse du 1er juin 2015, AXA Fondation LPP Suisse romande a relevé que 
l’assuré, dans le cadre de son emploi auprès de C______ SA ayant débuté le 1er mai 
2008, avait reçu régulièrement un certificat personnel lui précisant les montants 
déterminants de sa prévoyance, dont ceux d’une rente ou du capital de vieillesse qui 
lui seraient versés à sa retraite, établis explicitement sur la base du règlement et 
avec la mention que des informations complémentaires étaient disponibles 
notamment sur le site internet www.axa.ch/ma-caisse-pension. Les possibilités 
s’offrant à l’assuré avaient été indiquées à ce dernier quelques mois avant qu’il 
n’atteigne l’âge de la retraite ordinaire de 65 ans. L’assuré avait été invité à 
s’adresser à l’assureur s’il avait des questions. Il avait communiqué à ce dernier son 
choix de prélever l’entière prestation de vieillesse sous forme de rente. Il avait 
perçu à partir de décembre 2012 un montant mensuel de CHF 282.10. Il avait 
demandé à ce que les fonds dont il disposait auprès d’une autre caisse de 
prévoyance professionnelle soient joints à ceux qu’il avait auprès de l’assureur pour 
qu’une seule rente lui soit versée, exprimant ainsi le souhait d’améliorer la rente 
qu’il avait choisi de recevoir. L’assureur n’était pas entré en matière, en 2014, sur 
l’annonce que l’assuré lui avait faite qu’il était en incapacité de travail à partir du 
18 juin 2014, dès lors que des prestations de vieillesse étaient déjà en cours et qu’il 
n’existait plus d’assurance-invalidité pour lui.  

En matière de prévoyance professionnelle de droit privé, le droit d’être entendu 
avait une portée limitée. L’assuré avait l’obligation de coopérer ; il devait être actif 
afin de comprendre de façon correcte les informations qu’il recevait. Le droit d’être 
entendu de l’assuré n’avait pas une portée plus large que l’obligation légale de 
renseigner incombant aux institutions de prévoyance professionnelle, et l’assureur 
l’avait en l’espèce pleinement respectée. L’assuré n’avait aucun droit de révoquer 
son choix après le versement de la première rente en 2012. Une erreur concernant le 
fait notoirement connu que le choix de la forme de la prestation après la retraite 
était irrévocable ne pouvait être essentielle. Les conditions d’un engagement de la 
responsabilité d’une institution de prévoyance professionnelle pour omission 
d’avoir informé n’étaient pas réalisées. L’assuré n’avait pas subi de dommage du 
fait qu’il avait choisi la forme de la rente ; il continuait à recevoir la rente de 
vieillesse lui ayant été promise.   

La demande de l’assuré, irrecevable en tant qu’action constatatoire (alors qu’elle 
comportait par ailleurs une action condamnatoire), était en tout état mal fondée.  

 
 
 

 

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16. Par réplique du 2 juillet 2015, l’assuré a maintenu ses demandes en paiement à 
l’encontre d’AXA Winterthur, AXA Vie SA et AXA Fondation LPP Suisse 
romande, tout en s’en rapportant à justice pour statuer quant à la recevabilité des 
demandes contre AXA Winterthur et AXA Vie SA. Il n’avait pas été invité à 
prendre contact avec l’assureur en cas de question, mais vaguement renvoyé à 
consulter son site internet; c’était insuffisant. Il n’avait pu prendre connaissance de 
la détermination de l’assureur que par le biais de la réponse à sa demande. Les 
conditions d’application du principe de la bonne foi étaient réalisées ; en particulier, 
du fait du défaut d’information, l’assuré n’avait pas pris les dispositions qui lui 
auraient évité de subir un préjudice. La loi n’avait pas réglé les situations dans 
lesquelles les assurés changeaient d’avis ; le « délai déterminé » dans lequel 
l’assuré devait informer l’institution de prévoyance de son choix devait être fixé par 
l’institution de prévoyance. L’assuré persistait dans les conclusions de sa demande.  

17. Dans sa duplique du 19 août 2015, AXA Fondation LPP Suisse romande a rappelé 
que le formulaire de choix du 5 juillet 2012 mentionnait explicitement que les 
droits réglementaires aux rentes de vieillesse et aux rentes d’enfants de pensionné 
ainsi qu’aux rentes de conjoint s’éteignaient avec le versement en capital. 
Concernant le délai dans lequel les assurés devaient faire part de leur choix quant à 
la forme de la prestation de vieillesse, le règlement prévoyait que la personne 
assurée devait remettre une déclaration pour recevoir une prestation en capital en 
lieu et place de tout ou partie de la rente de vieillesse avant le paiement de la 
première rente ; cela excluait un changement d’avis après ce moment. L’assureur a 
persisté dans les conclusions de sa réponse à la demande.  

18. Par duplique du 19 août 2015, AXA Winterthur et AXA Vie SA ont persisté dans 
les termes et conclusions de leur réponse du 6 mai 2015 à la demande de l’assuré.  

19. Dans son écriture du 14 septembre 2015, l’assuré a relevé que si les documents 
fournis par l’assureur mentionnaient le montant et le type des prestations auxquelles 
il pourrait prétendre à sa retraite, ils n’indiquaient nullement que son choix serait 
irréversible. Ce n’était que dix jours avant le versement de la première rente, soit le 
20 novembre 2012, que l’assureur l’avait invité à prendre contact avec lui en cas de 
question ; les renseignements qu’il aurait alors obtenus n’auraient selon toute 
vraisemblance pas concerné l’irréversibilité de son choix. L’idée que son choix 
serait irrévocable ne lui ayant pas même traversé l’esprit et au vu des informations 
qu’il possédait et/ou était en mesure de posséder, l’assuré ne pouvait se voir 
reprocher de ne pas s’être renseigné à ce propos.  

20. Cette écriture a été transmise pour information à AXA Fondation LPP Suisse 
romande, AXA Winterthur et AXA Vie SA, et la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. a. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 

 
 
 

 

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contestations relatives à la prévoyance professionnelle opposant institutions de 
prévoyance, employeurs et ayants droit, y compris en cas de divorce, ainsi qu’aux 
prétentions en responsabilité (art. 331 à 331e du Code des obligations [CO - RS 
220]; art. 52, 56a, al. 1, et art. 73 de la loi fédérale sur la prévoyance 
professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 25 juin 1982 [LPP - RS 
831.40]; art. 142 du Code civil [CC - RS 210]). Sa compétence à raison de la 
matière pour juger du cas d’espèce est établie, dès lors que le demandeur requiert le 
versement de sa prestation de vieillesse considérée de son 2ème pilier sous la forme 
d’un capital en lieu et place d’une rente.  

b. Le for de l’action est au siège ou au domicile suisse du défendeur ou au lieu 
de l’exploitation dans laquelle l’assuré a été engagé (art. 73 al. 3 LPP). Le 
demandeur fait valoir des prétentions à l’encontre d’une institution de prévoyance 
au lieu de l’exploitation dans laquelle il avait été engagé. La chambre de céans est 
donc compétente aussi à raison du lieu pour connaître de la présente demande.  

c. L’ouverture de l’action prévue à l’art. 73 al. 1 LPP n’est soumise, comme 
telle, à l’observation d’aucun délai (SPIRA, Le contentieux des assurances sociales 
fédérales et la procédure cantonale, Recueil de jurisprudence neuchâteloise, 1984, 
p. 19 ; SCHWARZENBACH-HANHART, Die Rechtspflege nach dem BVG, SZS 
1983, p. 182).  

d. Du moins sur le sujet concerné par la présente demande, la LPP ne prévoit 
pas l’application de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances 
sociales du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1), si bien que cette loi-ci n’est pas 
applicable. À l’instar cependant de l’art. 61 let. a et c LPGA, l’art. 73 al. 2 LPP 
stipule que les cantons doivent prévoir une procédure simple, rapide et, en principe, 
gratuite, et que le juge doit constater les faits d’office (Ulrich MEYER / Laurence 
UTTINGER, in Jacques-André SCHNEIDER / Thomas GEISER / Thomas 
GÄCHTER [éd.], LPP et LFPP, 2010, n. 78 ss ad art. 73 LPP). Bien que son champ 
d’application soit défini par référence à la notion de décision, tant de façon générale 
pour la phase contentieuse que pour la procédure de recours en général, la loi sur la 
procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), s’applique par 
analogie à la phase contentieuse des actions judiciaires devant les juridictions 
administratives (Thierry TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2011, 
n. 1295 et 1480 ; Benoît BOVAY, Procédure administrative, 2015, p. 661 ss et 
667 ss), ce qui se justifie d’autant plus que la LPA comporte néanmoins quelques 
dispositions concernant les prétentions à faire valoir par voie d’action devant une 
juridiction administrative (cf. art. 4 al. 3, 88 al. 1 et 92 al. 1 LPA ; cf. aussi art. 89B 
LPA  

Comportant un exposé des faits et des motifs juridiques, ainsi que des conclusions, 
et accompagnée des pièces invoquées par le demandeur, la présente demande 
satisfait aux exigences de forme et de contenu résultant de l’art. 89B LPA ; 
ATAS/57/2016 du 26 janvier 2016 consid. 1c).  

 
 
 

 

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2. a. La présente demande est dirigée contre trois défendeurs, à savoir AXA 
Winterthur, AXA Vie SA et AXA Fondation LPP Suisse romande.  

b. La présente procédure, fondée sur l’art. 73 LPP, ne peut opposer le 
demandeur, en tant qu’ayant droit, qu’à une institution de prévoyance (soit celle à 
laquelle son employeur était affilié et qui est débitrice le cas échéant à son égard de 
prestations de prévoyance professionnelle), étant ajouté que ladite procédure n’est à 
l’évidence pas dirigée contre l’ancien employeur du demandeur. Or, ni AXA 
Winterthur ni AXA Vie SA n’ont qualité d’institution de prévoyance. AXA 
Winterthur ne constitue pas même une entité dotée de la personnalité juridique, 
mais est en réalité une marque qu’utilisent AXA Vie SA et AXA Assurances SA 
pour leurs activités. AXA Vie SA n’a pas pour but de fournir des prestations de 
prévoyance professionnelle, mais pour l’essentiel d’exploiter toute forme 
d’assurances sur la vie ; en tant que société anonyme, elle ne saurait d’ailleurs 
constituer une institution de prévoyance professionnelle ; en effet, selon l’art. 48 
al. 2 phr. 1 LPP, les institutions de prévoyance enregistrées doivent revêtir la forme 
d’une fondation ou être une institution de droit public dotée de la personnalité 
juridique, étant précisé que, d’après l’art. 48 al. 1 LPP, les institutions de 
prévoyance qui entendent participer à l’application du régime de l’assurance 
obligatoire se feront inscrire dans le registre de la prévoyance professionnelle 
auprès de l’autorité de surveillance dont elles relèvent.  

AXA Fondation LPP Suisse romande est en revanche une institution de prévoyance 
professionnelle. C’est bien auprès d’elle que l’employeur du demandeur s’était 
affilié pour assurer son personnel – dont le demandeur – contre les risques dont la 
LPP prévoit la couverture en complément des prestations de l’assurance vieillesse, 
survivants et invalidité fédérale. C’est elle qui lui verse sa prestation de vieillesse 
du second pilier en l’état sous forme de rente.  

c. AXA Winterthur et AXA Vie SA seront donc mis hors de cause.  

La demande sera déclarée recevable en tant qu’elle est dirigée contre AXA 
Fondation LPP Suisse romande (ci-après : la défenderesse), étant ajouté qu’il n’y a 
pas lieu d’examiner si tel est le cas aussi de ses conclusions tendant à la 
constatation du fait que le demandeur « n’est pas déchu de son droit de percevoir la 
rente de vieillesse sous forme de capital », dès lors qu’elles s’accompagnent, en en 
constituant une question préliminaire, de conclusions condamnatoires tendant au 
versement au demandeur de sa rente de vieillesse sous forme de capital (sous 
déduction des prestations déjà perçues sous forme de rente).  

3. a.  Selon l’art. 37 al. 1 LPP, les prestations de vieillesse, pour survivants et 
d'invalidité sont allouées en règle générale sous forme de rente. En plus de quelques 
cas légaux, ici non pertinents, dans lesquels un versement en capital peut intervenir 
(art. 37 al. 2 et 3 LPP), l’institution de prévoyance peut prévoir dans son règlement 
que les ayants droit peuvent choisir une prestation en capital en lieu et place d’une 
rente de vieillesse, de survivants ou d’invalidité et respectent un délai déterminé 

 
 
 

 

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pour faire connaître leur volonté de recevoir une prestation en capital (art. 37 al. 4 
LPP).  

La rente représente la forme de prestations ordinaire, car le versement en capital 
peut conduire à une prévoyance vieillesse insuffisante, faisant peser le risque de 
longévité sur l’assuré alors qu’il devrait être assumé plutôt par l’institution de 
prévoyance. La forme de la rente du 2ème pilier s’harmonise avec le caractère 
complémentaire de la prévoyance professionnelle par rapport à l’assurance 
vieillesse, survivants et invalidité fédérale. Les exceptions à la règle générale 
offrent néanmoins à l’assuré une certaine liberté dans l’utilisation du capital-
vieillesse qu’il s’est acquis auprès de l’institution de prévoyance (FF 1976 I 117 ss, 
217 ; Bettina KAHIL-WOLFF, in LPP et LFLP, éd. par Jacques-André 
SCHNEIDER/ Thomas GEISER/ Thomas GÄCHTER, 2010, n. 4 ad art. 37 LPP).  

b. Le droit d’opter pour un versement en capital en lieu et place d’une rente 
nécessite une disposition statutaire expresse (ATF 115 V 96 consid. 6). Alors que 
dans sa version d’origine (alors à l’art. 37 al. 3), la LPP fixait, pour l’exercice du 
droit au versement d’un capital, un délai de trois ans avant la naissance du droit à la 
prestation, l’actuel art. 37 al. 4 LPP (issu de la 1ère révision de la LPP, du 3 octobre 
2003, entrée en vigueur le 1er janvier 2005 [RO 2004 1677]) ne précise pas dans 
quel espace de temps l’assuré doit exercer son droit au versement d’un capital, ni à 
partir de quand le cas échéant un délai pour exercer ladite option commence à 
courir. D’après le Message du Conseil fédéral, il est laissé aux institutions de 
prévoyance le soin de « préciser les délais qui leur conviennent en fonction de leur 
taille et de leur structure » (FF 2000 2495 ss, 2551). Elles peuvent fixer des délais 
plus ou moins longs, notamment pour empêcher une sélection des mauvais risques, 
et il faut partir de l’idée que le début du droit à la prestation reste pertinent pour 
calculer rétroactivement un éventuel délai ; c’est au plus tard jusqu’à la réalisation 
du risque assuré que le versement d’un capital peut être demandé. Les institutions 
de prévoyance sont autorisées à instaurer un droit de révocation de l’option choisie 
et à fixer un délai à cet effet (arrêt du Tribunal fédéral des assurances B 102/03 du 
23 février 2004 consid. 4.1 ; Isabelle VETTER-SCHREIBER, Berufliche Vorsorge 
Kommentar, 2009,n. 6 ad art. 37 ; Marc HÜRZELER/ Jürg BRÜHWILER, 
Obligatorische berufliche Vorsorge, in Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht, 
éd. par Ulrich MEYER, vol. XIV, Soziale Sicherheit, 3ème éd. 2016, p. 2142 s. ; 
Bettina KAHIL-WOLFF, op. cit., n. 10 ad art. 37 LPP ; avis contraire sur la 
révocation du droit d’option : Office fédéral des assurances sociales, Bulletin de la 
Prévoyance Professionnelle 2005, n° 82/481).  

c. La défenderesse a fait usage de la possibilité que réserve l’art. 37 al. 4 LPP de 
permettre à la personne assurée de percevoir une prestation en capital en lieu et 
place de tout ou partie de la rente de vieillesse (ch. 38 pt 1 du règlement).  

Le règlement ne fixe pas à proprement parler de délai pour l’exercice de ce droit 
d’option, mais il établit un terme jusqu’auquel celui-ci peut être exercé, ce qui 
signifie aussi au-delà duquel il ne peut plus l’être. Selon le ch. 38 pt 1 phr. 2 du 

 
 
 

 

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règlement, la personne assurée « doit remettre une déclaration dans ce sens avant le 
paiement de la première rente ». Le règlement ne prévoit pas de possibilité de 
révoquer l’option choisie.  

Dans la pratique (ou du moins dans le cas d’espèce), la défenderesse informe le 
futur retraité plus de quatre mois avant la survenance du risque assuré, donc avant 
que la personne assurée atteigne l’âge légal ordinaire de la retraite. Le courrier 
qu’elle utilise à cette fin (ou du moins a utilisé en l’occurrence) énumère les 
possibilités, manifestement alternatives, s’offrant à l’assuré – à savoir percevoir la 
rente de vieillesse (les éventuelles rentes de conjoint et d’orphelins continuant 
d’être assurées), ou la rente de vieillesse sous forme de capital, ou la rente de 
vieillesse en partie sous forme de capital – et précise que les « droits réglementaires 
aux rentes de vieillesse et aux rentes d’enfants de pensionnés ainsi qu’aux rentes de 
conjoint s’éteignent avec le versement en capital ». Il est accompagné d’un 
« bulletin-réponse à l’annonce de prestations pour (suit le nom de l’assuré concerné 
et la date d’échéance de la prestation) », formulaire au moyen duquel la personne 
assurée est invitée à indiquer à la défenderesse notamment la forme de la prestation 
souhaitée, en mettant une croix à l’emplacement correspondant à la rubrique 
pertinente, à savoir « Rente de vieillesse, avec rentes de survivants éventuelles », 
« Versement en capital de la rente de vieillesse sans autres droits » ou « Versement 
partiel sous forme de capital de la rente vieillesse » (et, dans ce dernier cas, le 
montant souhaité en capital).  

d. Tel qu’il est prévu par le règlement – à comprendre à l’aune de l’art. 37 LPP, 
à défaut de dispositions statutaires dérogatoires sur des points que l’institution de 
prévoyance a la liberté de régler –, le droit d’opter pour le versement d’un capital 
en lieu et place de tout ou partie de la rente de vieillesse est un droit devant être 
exercé au plus tard avant que la première rente ne soit versée. En l’espèce, il était 
donc loisible au demandeur d’opter pour le versement de tout ou partie de sa 
prestation de vieillesse sous forme d’un capital au plus tard jusqu’au 1er décembre 
2012, dès lors que, d’après le ch. 37 pt 2 du règlement, les rentes exigibles sont 
versées mensuellement à l’avance le premier jour du mois (ainsi que la 
défenderesse l’a indiqué à l’assuré dans son courrier du 20 novembre 2012). Peu 
importe de savoir si, au regard du ch. 38 pt 1 phr. 2 précité du règlement, il aurait 
pu modifier son choix entre le 4 septembre 2012 (date à laquelle il a manifesté son 
choix de recevoir une rente de vieillesse) et le jour du versement de sa première 
rente le 1er décembre 2012, dès lors que ce n’est que le 16 janvier 2015 – soit deux 
ans et un mois et demi plus tard – que le demandeur a évoqué pour la première fois 
son souhait de recevoir sa prestation de vieillesse sous forme d’un capital, sous 
déduction des mensualités déjà versées. Rien dans la LPP ne contraignait la 
défenderesse à prévoir ou même seulement accepter un choix postérieur à ce 
premier versement de rente, de même qu’une révocation du choix effectué 
antérieurement.  

 
 
 

 

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4. a. Le demandeur invoque une violation du principe de la bonne foi, réalisée 
selon lui par une omission de l’avoir renseigné à temps sur le caractère irréversible 
de son choix, soit avant qu’il ne se détermine sur les possibilités s’offrant à lui.  

b. L’art. 86b LPP charge les institutions de prévoyance de renseigner chaque 
année ses assurés de manière adéquate sur leurs droits aux prestations, le salaire 
coordonné, le taux de cotisation et l’avoir de vieillesse, l’organisation et le 
financement, les membres de l’organe paritaire (al. 1). Il prévoit en outre que les 
assurés peuvent demander la remise des comptes annuels et du rapport annuel, et 
que l’institution de prévoyance doit informer les assurés qui le demandent sur le 
rendement du capital, l’évolution du risque actuariel, les frais d’administration, les 
principes de calcul du capital de couverture, les provisions supplémentaires et le 
degré de couverture (al. 2). Elle poursuit un objectif comparable à celui que vise 
l’art. 27 LPGA. Sans doute ne prévoit-elle pas explicitement un droit d’être 
conseillé, contrairement à cette norme-ci couvrant plus généralement le domaine 
des assurances sociales, mais pas celui de la prévoyance professionnelle. Un certain 
droit d’être conseillé se déduit cependant du devoir d’informer de manière adéquate 
imposé aux institutions de prévoyance. Peu importe de déterminer ici jusqu’à quel 
point et à quelles conditions une personne assurée pourrait revendiquer des conseils 
personnalisés de la part de son institution de prévoyance, supposant un examen 
détaillé de l’ensemble de ses données personnelles et conditions d’existence, car le 
demandeur ne se trouve pas dans la situation d’avoir essuyé un refus d’être 
conseillé de la part de la défenderesse. Lui-même a même décliné l’offre que la 
défenderesse lui avait présentée de le faire conseiller en prévision de sa retraite, en 
biffant la mention y relative du « bulletin-réponse » précité. C’est – selon le 
demandeur – son devoir général d’information, en lien spécifiquement avec le 
choix de la forme la prestation de vieillesse, que la défenderesse aurait violé, au 
point que l’omission de lui avoir précisé que son choix serait irréversible serait 
assimilable à une information inexacte, susceptible d’engager la responsabilité de la 
défenderesse en application du principe de la bonne foi (ATF 131 V 472 ; 121 V 
65 ; Kurt PÄRLI, in LPP et LFLP, n. 14 ss ad art. 86b LPP).  

Pour que tel soit le cas, il faut, cumulativement, que l’institution de prévoyance ait 
agi dans une situation concrète à l’égard d’une personne déterminée, ait été 
compétente ou devait être considérée comme compétente par la personne 
renseignée ou qui aurait dû l’être, et ait donné à cette dernière un renseignement 
inexact ou incomplet ou omis de lui donner un renseignement sans que celle-ci n’ait 
été en mesure d’en identifier l’inexactitude ou le caractère incomplet ou l’absence 
d’une information, et il faut encore que, se basant sur le renseignement inexact ou 
incomplet obtenu ou l’absence d’une information, la personne assurée ait pris des 
dispositions irréversibles ou sur lesquelles elle ne peut revenir sans subir de 
dommage, étant ajouté que l’inexactitude ou le caractère incomplet du 
renseignement obtenu ou l’omission de le donner ne doivent pas tenir à un 
changement de législation intervenu subséquemment.  

 
 
 

 

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c. En l’espèce, il doit être admis que la défenderesse a agi dans une situation 
concrète à l’égard du demandeur en l’invitant à se déterminer sur la forme en 
laquelle il souhaitait recevoir sa prestation de vieillesse – quand bien même les 
montants du capital ou de la rente considérés qu’elle lui a alors communiqués 
représentaient des indications provisoires ne conférant aucun droit (ainsi qu’elle l’a 
précisé dans son courrier du 5 juillet 2012) – et en lui indiquant les possibilités 
s’offrant à lui. La défenderesse était compétente pour fournir ces renseignements.  

Les informations alors communiquées, tant par ce courrier du 5 juillet 2012 que par 
le « bulletin-réponse » à retourner dûment rempli à la défenderesse, n’étaient pas 
inexactes. On ne saurait non plus retenir qu’elles étaient incomplètes (en particulier 
en omettaient une information importante), tant il était évident que le demandeur 
n’était pas invité à faire un choix provisoire, temporaire, sur lequel il lui serait 
possible de revenir par la suite (même plusieurs années plus tard). Pour opportune 
qu’eut été une mention explicite que le choix à effectuer serait irréversible – et ce 
non seulement dans l’hypothèse du versement de la prestation de vieillesse sous 
forme de capital, comme l’explicitait le courrier précité du 5 juillet 2012 –, le 
demandeur ne pouvait en effet inférer de l’absence d’une telle précision que le 
choix du versement d’une rente lui laisserait ouverte la possibilité d’opter 
ultérieurement pour un versement en capital, dont il suffirait alors de déduire les 
rentes mensuelles déjà versées. Non seulement il devait imaginer que la 
continuation de l’assurance des éventuelles rentes de conjoint et d’orphelins (citée 
par le courrier précité du 5 juillet 2012 en cas de perception d’une rente de 
vieillesse) était susceptible de modifier les données actuarielles, mais aussi et 
surtout qu’il y avait des dispositions légales ou statutaires réglant cette question. Il 
résultait du ch. 38 pt 1 phr. 2 du règlement, lui étant accessible, que le paiement de 
la première rente marquait le terme d’une possibilité de choix, a fortiori d’une 
modification du choix effectué.  

Autrement dit, si – contrairement à ce que retient la chambre de céans – il fallait 
considérer que l’information que la défenderesse a fournie au demandeur était 
lacunaire sur le caractère irréversible du choix à opérer, il s’imposerait de retenir 
que le demandeur pouvait et devait identifier cette question comme étant du moins 
à ses yeux non résolue, et, partant, interroger la défenderesse afin d’obtenir un 
complément d’information à son propos.  

Enfin, en choisissant la solution ordinaire, à savoir le versement de la prestation de 
vieillesse sous forme de rente, le demandeur n’a pas effectué un choix pour lui 
dommageable. Sans doute ne peut-il de ce fait disposer de son avoir de vieillesse 
auprès de la défenderesse pour éponger des dettes fiscales, mais, contrairement à ce 
qui se passerait s’il avait opté pour le versement d’un capital, il continue et 
continuera, sa vie durant, de percevoir sa rente mensuelle.  

d. Plusieurs des conditions cumulatives d’application du principe de la bonne 
foi, auxquelles le demandeur pourrait le cas échéant prétendre à l’obtention d’une 

 
 
 

 

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prestation en dépit du fait qu’il n’y aurait normalement pas droit, ne sont pas 
remplies. Sa demande est mal fondée sous cet angle.  

5. a. Le demandeur estime par ailleurs avoir été victime d’une erreur essentielle 
lors de son choix en faveur du versement de sa prestation de vieillesse sous forme 
de capital et avoir valablement invalidé ce choix dans l’année à compter de la 
découverte de son erreur, si bien qu’il ne serait pas déchu de son droit de percevoir 
sa rente de vieillesse sous forme de capital. Il se réfère aux art. 23 ss de la loi 
fédérale du 30 mars 1911, complétant le Code civil suisse (CO - RS 220). Il dit 
avoir pris conscience de son erreur à réception du courrier que la défenderesse lui a 
adressé le 23 janvier 2015, lui indiquant, en réponse à sa demande du 16 janvier 
2015, qu’une fois la retraite ordonnée, plus aucune modification ne pouvait être 
effectuée s’agissant tant du choix de la forme du versement de sa prestation de 
vieillesses que du montant de la rente mensuelle, et refusant de « recapitaliser (ses) 
avoirs de vieillesse gérés par (la défenderesse), déductions faites des mensualités 
payées en 2013 et 2014 ».  C’est déjà par courrier du 20 février 2015 (donc moins 
d’un mois après avoir reçu le courrier précité de la défenderesse) que le demandeur 
a invoqué s’être trouvé sous l’empire d’une erreur essentielle, en des termes a priori 
susceptibles de valoir déclaration d’invalidation de son choix du 4 septembre 2012 
en faveur d’une rente. Il a en tout état déposé la présente action, comportant une 
telle déclaration, le 14 avril 2015, moins de trois mois après avoir reçu le courrier 
précité de la défenderesse et – selon lui – découvert ainsi son erreur.  

b. L’erreur essentielle alléguée, viciant prétendument le consentement du 
demandeur, ne porte pas sur le contrat de prévoyance professionnelle, défini par la 
LPP et les dispositions statutaires, auquel le demandeur est partie, mais sur la 
déclaration que ce dernier a faite à la défenderesse en lui retournant, le 4 septembre 
2012, le « bulletin-réponse » comportant son choix du versement de sa prestation de 
vieillesse sous forme de rente. Par ailleurs, elle n’a pas affecté la déclaration en tant 
que telle qu’a faite le demandeur à ce propos, mais a concerné la motivation du 
demandeur ayant conduit directement à l’émission de sa déclaration de volonté. Le 
demandeur se prévaut d’une erreur dite de base, au sens de l’art. 24 al. 1 ch. 4 CO.  

Le champ d’application des dispositions du CO sur l’erreur essentielle déborde 
largement du cadre des contrats de droit privé, pour s’étendre – sous réserve de 
règles spécifiques propres à certaines manifestations de volonté – au droit civil dans 
son entier (art. 7 du Code civil suisse du 10 décembre 1907 - CC - RS 210 ; Bruno 
SCHMIDLIN, in Commentaire romand du Code des obligations I, 2ème éd. 2012, 
n. 62 ss ad art. 23 et 24), en principe aussi aux contrats de droit administratif et 
même, du moins à certains égards et si elle se répercute sur le contenu de l’acte, aux 
décisions administratives (Pierre MOOR/Étienne POLTIER, Droit administratif, 
vol. II, 3ème éd., 2011, p. 205 s., 375 et 462 ss). En l’absence de disposition légale 
excluant leur application ou y dérogeant, les règles du CO sur l’erreur essentielle 
peuvent donc trouver application à la manifestation de volonté d’une personne 

 
 
 

 

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assurée choisissant la forme en laquelle sa prestation de vieillesse du second pilier 
doit lui être versée.  

c. L’erreur de base s’étend à toutes les circonstances qui conditionnent la 
manifestation de volonté. Elle concerne des faits que la partie dans l’erreur 
considère subjectivement comme nécessaires et qui, objectivement, selon la loyauté 
commerciale, constituent un élément essentiel de la manifestation de volonté. Le 
partenaire doit au moins avoir pu se rendre compte de l’importance que les faits 
considérés avaient pour la partie dans l’erreur. L’erreur de base porte sur une 
circonstance qui a été considérée comme existante lors de la manifestation de 
volonté considérée et qui est d’une telle importance qu’elle paraît, selon la loyauté 
en affaires, objectivement indispensable. Elle doit concerner des faits dont le 
cocontractant connaissait ou devait connaître le rôle déterminant qu’ils jouaient 
pour la partie dans l’erreur (Bruno SCHMIDLIN, op. cit., n. 32 ss ad art. 23 et 24).  

Il incombe à la partie dans l’erreur de base (en l’espèce au demandeur) de prouver 
premièrement que cette dernière concerne des faits qu’elle considérait 
subjectivement comme une condition sine qua non, en second lieu que la loyauté en 
affaires permettait de leur donner cette importance, et troisièmement que la partie 
adverse (en l’occurrence la défenderesse) aurait pu et dû la reconnaître (Bruno 
SCHMIDLIN, op. cit., n. 60 ad art. 23 et 24).  

d. En l’espèce, il n’est pas démontré – même au degré de la vraisemblance 
prépondérante prévalant dans le domaine des assurances sociales – que le 
demandeur a opté pour le versement de sa prestation de vieillesse sous forme de 
rente non seulement en pensant que son choix serait réversible, mais aussi en 
attribuant une importance considérable à cette réversibilité au point que celle-ci 
constituât une condition sine qua non du choix qu’il a effectué. Compte tenu des 
informations que la défenderesse lui avait communiquées, il devait lui apparaître 
qu’il était invité à faire un choix définitif. S’il avait eu le moindre doute à ce 
propos, il n’aurait pas manqué de se renseigner, notamment d’interroger la 
défenderesse sur cette question. Or, il ne l’a fait ni à réception du courrier de la 
défenderesse du 5 juillet 2012, ni à réception du décompte de prestations du 
20 novembre 2012, ni même après que la défenderesse, répondant le 10 décembre 
2012 à sa demande du même jour (preuve d’ailleurs qu’il savait s’enquérir des 
points lui paraissant importants pour sa situation de retraité), lui eut indiqué qu’il 
n’était pas possible de revoir sa situation par l’apport de l’autre avoir de prévoyance 
dont il disposait auprès d’une autre institution de prévoyance. En outre, le libellé 
même de sa lettre du 16 janvier 2015 est révélatrice du fait qu’il n’a pas été sous 
l’empire de l’erreur qu’il allègue, en tant qu’il y a fait mention d’une part d’une 
procédure permettant d’« envisager » une recapitalisation de ses avoirs (indice qu’il 
n’en était pas convaincu que ce serait possible) et d’autre part du fait qu’il n’avait 
« pas procédé aux calculs appropriés lorsque (la défenderesse lui) avait proposé une 
modeste rente annuelle mais payée à vie ». Au surplus, son affirmation, contenue 
dans son courrier du 20 février 2015, qu’il avait pensé qu’en retournant à la 

 
 
 

 

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défenderesse le « bulletin-réponse » rempli ainsi qu’il l’avait rempli, il n’avait fait 
que de confirmer qu’il avait effectivement atteint l’âge de la retraite, est dépourvue 
de crédibilité.  

Compte tenu des dispositions légales et statutaires accessibles au demandeur et des 
informations ayant été communiquées à ce dernier sur le sujet considéré, de même 
que du refus du demandeur de se faire conseiller à propos de sa retraite, la 
défenderesse n’avait aucune raison ne serait-ce que d’imaginer que le demandeur 
choisissait le versement d’une rente parce que – le cas échéant, tenu pour non 
réalisé par la chambre de céans – il était sûr de pouvoir revenir sur son choix au gré 
des circonstances.  

e. Les conditions d’une erreur essentielle n’étant pas remplies, l’invalidation du 
choix de la forme de la rente à laquelle le demandeur a procédé n’a pas déployé 
l’effet que ce choix ne l’obligeait pas ou plus (art. 31 CO ; Bruno SCHMIDLIN, op. 
cit., n. 4 ss et 21 ss ad art. 31). La demande est mal fondée aussi sous l’angle de 
l’erreur essentielle.  

6. Le grief de violation du droit d’être entendu que le demandeur a soulevé en lien 
avec l’erreur essentielle dont il s’est dit victime, dans le contexte du contentieux de 
la prévoyance professionnelle caractérisé par le fait qu’il se déroule par voie 
d’action (et non de recours contre une décision), n’a pas ou du moins plus d’objet, 
le demandeur ayant en tout état pu prendre connaissance de la détermination de la 
défenderesse grâce à son mémoire de réponse et ayant pu répliquer et même 
finalement présenter ses observations sur duplique (ATF 134 V 64 consid. 4.2.1 ; 
ATAS/45/2015 du 26 janvier 2015 consid. 8a/bb).  

7. La demande doit donc être rejetée en tant qu’elle est recevable.  

Il ne sera pas mis de frais à la charge du demandeur, qui n’obtient pas gain de 
cause, la procédure étant gratuite, sous la réserve, non réalisée en l’espèce, qu’une 
partie ait agi de manière téméraire ou témoigné de légèreté (art. 73 al. 2 LPP ; 
art. 89H al. 1 LPA ; Ulrich MEYER / Laurence UTTINGER, in Jacques-André 
SCHNEIDER / Thomas GEISER / Thomas GÄCHTER [éd.], op. cit., n. 89 s. ad 
art. 73).  

Le demandeur, qui n’obtient pas gain de cause, n’a pas droit à une indemnité de 
procédure (art. 89H LPA).  

Aucun dépens n’est attribué à une institution de prévoyance, en l’absence d’un 
comportement téméraire ou léger de la part de son adverse partie, ici le demandeur 
(Ulrich MEYER / Laurence UTTINGER, op. cit. n. 90 ad art. 73 LPP).  

* * * * * * 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

Préalablement :  

1. Met hors de cause AXA Winterthur et AXA Vie SA.  

À la forme : 

2. Déclare la demande recevable en tant qu’elle est dirigée contre AXA Fondation 
LPP Suisse romande.  

Au fond : 

3. La rejette en tant qu’elle est recevable.  

4. Dit que la procédure est gratuite.  

5. Dit qu’il n’est alloué d’indemnité de procédure ni au demandeur, ni aux 
défenderesses.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Sylvie SCHNEWLIN 

 Le président 
 
 
 
 

Raphaël MARTIN 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le