# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** be6053d6-7388-5753-b4e2-1fd0dbcb93fc
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2009-11-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 02.11.2009 RR.2009.314
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_RR-2009-314_2009-11-02.pdf

## Full Text

Arrêt du 2 novembre 2009  
IIe Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Cornelia Cova, prési-
dente, Giorgio Bomio  et  Jean-Luc Bacher ,     
le greffier David Glassey  

   

Parties  A., représenté par Me Jean-Marc Carnicé, avocat,  
recourant  

 

 contre 
   
  OFFICE FÉDÉRAL DE LA JUSTICE, UNITÉ EX-

TRADITIONS,  
 

partie adverse  
 

   

Objet  Extradition à la République française 
 
Mandat d'arrêt en vue d'extradition (art. 47 ss EIMP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  RR.2009.314 
 
 
 

 

 

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La IIe Cour des plaintes, vu: 
 
- le signalement international dans le Système d’information Schengen (SIS) 

dont le citoyen français A. a fait l’objet le 20 juin 2008, sur demande du 
Parquet près la Cour d’appel de Rennes (act. 2.7); 

 
- l’arrestation de A. le 27 septembre 2009 par la police genevoise, sur la 

base d’une ordonnance provisoire d’arrestation émise le même jour par 
l’Office fédéral de la justice, Unité extraditions (ci-après: OFJ) (act. 2.6); 

 
- le mandat d’arrêt en vue d’extradition émis le 30 septembre 2009 par l’OFJ 

à l’encontre de A. et la notification de ce mandat à l’intéressé le 1er octobre 
2009 par le juge d’instruction du canton de Genève (act. 2.1); 

 
- le recours formé le 9 octobre 2009 par A. contre ce mandat d’arrêt extradi-

tionnel, par lequel l’intéressé conclut principalement à sa mise en liberté 
immédiate et subsidiairement à sa libération moyennant le prononcé de 
mesures substitutives à la détention (act. 2); 

 
- la lettre du 13 octobre 2009 par laquelle l’OFJ a décidé de renoncer à la 

détention de A. durant la procédure d’extradition, «principalement du fait 
que ce dernier est bien intégré en Suisse», et de mettre en œuvre des me-
sures substitutives à la détention (act. 4.1); 

 
- la lettre du 15 octobre 2009 par laquelle le conseil de A. a déclaré retirer 

son recours (act. 4); 
 

- la lettre du 16 octobre 2009 par laquelle la Cour de céans a invité les par-
ties à se déterminer sur le sort de la cause et des frais (act. 5); 

 
- la prise de position de l’OFJ du 26 octobre 2009 tendant à ce que la cause 

soit rayée du rôle et à ce que les frais soient mis à la charge du recourant 
ou à ce qu’il soit statué sans frais (act. 7); 

 
- les observations du recourant du 26 octobre 2009 concluant à ce que la 

cause soit rayée du rôle, à ce qu’il soit statué sans frais et à l’allocation 
d’une indemnité de dépens de CHF 6'105.-- (act. 8); 

 
 
 
 
 
 

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considérant que: 
 
la Cour de céans est compétente pour connaître des recours dirigés contre le 
mandat d’arrêt à titre extraditionnel (art. 28 al. 1 let. e ch. 1 de la Loi fédérale 
sur le Tribunal pénal fédéral [LTPF; RS 173.71], mis en relation avec l’art. 48 
al. 2 de la Loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale [EIMP; 
RS 351.1]); 

 
adressé dans les dix jours à compter de la notification du mandat d’arrêt (art. 
48 al. 2 EIMP), le recours est formellement recevable; 
 
il convient de prendre acte du retrait du recours et de rayer la cause du rôle; 
 
selon la jurisprudence rendue sous l’empire de l’ancienne Loi fédérale 
d’organisation judiciaire (OJ), l’art. 72 de la Loi fédérale sur la procédure civile 
fédérale (PCF; RS 273) s’appliquait aux recours de droit administratif par ren-
voi de l’art. 40 OJ (arrêt du Tribunal fédéral 1A.223/1999 du 28 février 2000, 
consid. 1c); 
 
suite à l’abrogation de l’OJ et en l’absence d’une disposition générale de ren-
voi analogue à l’art. 40 de cette loi dans la Loi fédérale sur la procédure admi-
nistrative (PA; RS 172.021) ou dans la Loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 
173.110), il se justifie d’appliquer par analogie l’art. 72 PCF en procédure ad-
ministrative fédérale (sur la possibilité de combler les lacunes de la procédure 
administrative par la voie de la procédure civile fédérale, voir, notamment à la 
lumière de l’art. 4 PA, ALFRED KÖLZ / ISABELLE HÄNER, Verwaltungsverfahren 
und  Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., Zurich 1998, N. 220); 
 
à teneur de cette disposition, lorsqu’un procès devient sans objet ou que les 
parties cessent d’y avoir un intérêt juridique, le tribunal, après avoir entendu 
les parties mais sans autres débats, déclare l’affaire terminée et statue sur les 
frais du procès par une décision sommairement motivée, en tenant compte de 
l’état de choses existant avant le fait qui a mis fin au litige (arrêt du Tribunal 
fédéral 1S.15/2005 du 24 mai 2005, consid. 2.2); 
 
il n’y a donc pas lieu d’examiner en détail quelle eût été normalement l’issue 
du procès, et il convient de procéder simplement à une appréciation sommaire 
de la situation au vu du dossier, la décision sur les frais n’équivalant pas à un 
jugement matériel et ne devant, selon les circonstances, pas disposer d’autres 
questions juridiques (arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2007.91 du 4 sep-
tembre 2007); 
 

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en l’occurrence, le recourant, âgé de 71 ans, est suivi médicalement pour une 
cardiopathie consécutive à une nécrose myocardique survenue en 1999, ainsi 
que pour un cancer opéré en 2005; son état de santé nécessite un traitement 
ainsi qu’une surveillance médicale stricte et suivie (act. 2.2); il affirme avoir ré-
sidé «régulièrement» en Suisse depuis 1984 et s’y être établi en 2004 avec 
son épouse, qui bénéficie comme lui d’un permis C; il indique avoir, depuis de 
nombreuses années, construit sa vie et ses relations personnelles sur le terri-
toire helvétique, et ne disposer d’aucun lien ou attache particulier dans un au-
tre Etat, à l’exception de la France;  
 
l’extradition du recourant est demandée pour l’exécution d’une peine privative 
de liberté de 5 mois; celui-ci se déclare d’autant moins disposé à fuir le terri-
toire suisse qu’il pourra probablement bénéficier de mesures d’exécution facili-
tée ainsi que, vraisemblablement, de mesures d’exécution alternatives;    
 
le recourant estime que le risque de fuite pourrait à tout le moins être paré par 
des mesures moins contraignantes que la détention; 
 
en l’occurrence, rien n’indique prima facie que la détention extraditionnelle  
aurait dû être levée et le recours admis; en matière extraditionnelle, la déten-
tion est en effet la règle et la mise en liberté demeure l’exception, la mise en 
liberté provisoire étant au demeurant soumise à des exigences plus strictes en 
matière de détention en vue d’extradition que de détention préventive; 
 
le jour même où il a été informé, à réception d’une copie du recours, de la si-
tuation personnelle du recourant, l’OFJ a sollicité son consentement à sa mise 
en liberté provisoire, moyennant le dépôt d’une caution de CHF 5'000.-- et de 
ses documents d’identité, ainsi que l’engagement à se présenter toutes les 
deux semaines au poste de police le plus proche (act. 4.1); 
 
compte tenu de l’ensemble des conditions particulières du cas d’espèce, et vu 
qu’une fois en possession des éléments précités, l’OFJ a procédé à la pesée 
des intérêts sous l’angle du principe de la proportionnalité et a décidé 
l’aménagement de mesures substitutives à la détention extraditionnelle, il se 
justifie de rendre le présent arrêt sans frais (art. 63 PA); 
 
la partie ayant entièrement ou partiellement gain de cause a en principe droit 
à une indemnité pour les frais indispensables et relativement élevés qui lui ont 
été occasionnés (art. 64 al. 1 PA); 
 
 

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en l’occurrence, après le dépôt du recours, le recourant a été remis en liberté 
moyennant diverses mesures substitutives à la détention, conformément à ses 
seules conclusions subsidiaires; 
 
le recourant concluait principalement à l’annulation du mandat d’arrêt du 30 
septembre 2009, arguant que les conditions posées à l’arrestation extradition-
nelle n’étaient pas remplies en l’espèce;  
 
la décision par laquelle l’OFJ a décidé de renoncer à la détention du recourant 
durant la procédure d’extradition, moyennant la mise en œuvre de diverses 
mesures substitutives à la détention, ne fait donc que très partiellement droit 
aux conclusions présentées à l’appui du recours du 9 octobre 2009; 
 
de plus, pour les raisons évoquées plus haut, rien n’indique à première vue 
que le recours aurait dû être admis;  
 
le recourant avait enfin la faculté d’exposer les éléments de fait relatifs à sa si-
tuation personnelle (état de santé, liens avec la Suisse, etc.) directement à 
l’OFJ, à l’appui d’une demande de libération moyennant la mise en œuvre de 
mesures substitutives à la détention, plutôt que de faire valoir ces éléments à 
titre subsidiaire dans le cadre d’un recours dirigé contre le mandat d’arrêt ex-
traditionnel; 
 
le recours du 9 octobre 2009 n’était partant pas une mesure «indispensa-
ble» au sens de l’art. 64 al. 1 PA; 
 
vu l’ensemble de ces éléments, il ne se justifie pas en l’espèce d’allouer de 
dépens au recourant. 
 

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Par ces motifs, la IIe Cour des plaintes prononce: 
 
1. Vu le retrait du recours, la cause est rayée du rôle. 

 
2. Le présent arrêt est rendu sans frais. 

 
3. Il n’est pas alloué de dépens.  

 
 

Bellinzone, le 2 novembre 2009 
 
Au nom de la IIe Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
La présidente:       Le greffier:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Jean-Marc Carnicé, avocat,  
- Office fédéral de la justice, Unité extraditions,  

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Indication des voies de recours 

Les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la 
compétence ou sur une demande de récusation peuvent faire l’objet d’un recours (art. 92 
al. 1 LTF). Ces décisions ne peuvent plus être attaquées ultérieurement (art. 92 al. 2 LTF). 
 
En matière d’entraide pénale internationale, les autres décisions préjudicielles et incidentes 
notifiées séparément ne peuvent faire l’objet d’un recours. C’est sous réserve des décisions 
relatives à la détention extraditionnelle ou à la saisie d’objets et de valeurs, si elles peuvent causer 
un préjudice irréparable ou si l’admission du recours peut conduire immédiatement à une décision 
finale qui permet d’éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (cf. art. 93 al. 1 et 2 LTF). Si 
le recours contre les décisions préjudicielles et incidentes n’est pas ouvert au sens de l’art. 93 al. 1 
et 2 LTF ou qu’il n’est pas utilisé, ces décisions peuvent être attaquées par un recours contre la 
décision finale dans la mesure où elles influent sur le contenu de celle-ci (cf. art. 93 al. 3 LTF). 
 
Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale 
que s’il constitue un cas particulièrement important (cf. art. 84 al. 1 LTF).Un cas est 
particulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de supposer que la procédure à 
l’étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices graves (art. 84 al. 2 LTF). 
 
Le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification 
de l’expédition complète (cf. art. 100 al. 1 et 2 let. b LTF).