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**Case Identifier:** e87a16bd-c94f-588c-8f50-fde493a5b150
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2005-10-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 17.10.2005 C/10171/2004
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10171-2004_2005-10-17.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/10171/2004 - 3  

 
POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL* 
 
 (CAPH/212/2005) 
 

 

 

 

T______ 

 

 

 

 

Partie appelante 
 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 
D’une part 

 

 

E______ SA 

Dom. élu : Me Laurent STRAWSON 
Rue de Beaumont 3 

1206 Genève 

 

Partie intimée 
 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 
D’autre part 

 

 

 

 

 

 

ARRÊT 
 

du 17 octobre 2005 

 

 

  M. Guy STANISLAS, président 

 

 

  MM. Suzanne BORGSTEDT VOGT et Jean RIVOLLET, juges employeurs 

 

  MM. Jean-Pierre SEYDOUX et Bernard CASEYS, juges salariés 

 

 

  Mme Dalia PACHECO, greffière d’audience  
 

 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/10171/2004 - 3  
 

 * COUR D’APPEL * 
 

 

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EN FAIT 
 

 

A. E______ SA est une société anonyme ayant pour but la gestion, l’exploitation et 
l’animation des activités professionnelles et commerciales d’un secteur profes-
sionnel de hockey sur glace.  

 

 

B. Par contrat de travail du 13 mars 2002, T______ a été engagé par E______ en 
qualité de « Manager Marketing ». Son salaire mensuel brut était de 7'500 fr. et un 

bonus annuel de 18'000.- devait être versé en cas de réalisation de certains 

objectifs.  

 

 

C. A la fin de l’année 2002, T______ a demandé à E______ de revoir le montant de 
son salaire qu’il considérait comme insuffisant. Au début de l’année 2003, 
E______ lui a ainsi proposé un avenant définissant les nouvelles modalités de sa 

rémunération. L’avenant proposé consigne une rémunération brute annuelle de 
102'000 fr; il prévoit également le paiement de deux « boni » conditionnés à la 

réalisation de certains objectifs. Un premier bonus (bonus 1) au montant de 

12'000 fr. est dû pour autant que l’employé réalise un chiffre d’affaires de 
1'500'000 fr. de « revenu net en sponsoring ». Un second bonus (bonus 2) au 

montant de 10'000 fr. est dû pour autant que les revenus soient supérieurs de 10 % 

par rapport aux prévisions budgétées pour la saison concernée. L’avenant au 
contrat de travail stipule ainsi à ce sujet « Bonus 1 : en atteignant 1'500'000 fr. de 

revenu net en sponsoring, un bonus de 12'000 fr. sera versé. Première évaluation 

pour la saison 2003-2004…., Bonus 2 : dans le cas où les revenus totaux prévus 
sont meilleurs de 10 % par rapport aux prévisions budgétées pour la saison 2002-

2003, un bonus de 10'000 fr. sera versé. Première évaluation : 30 avril 2003… ».  
 

 

D. La proposition d’avenant au contrat de travail n’a pas été signée par T______. Il a 
indiqué que le montant du salaire proposé dans l’avenant lui paraissait encore 
insuffisant et qu’il avait alors été convenu avec les responsables de E______ 
qu’une nouvelle proposition de salaire fixe lui serait alors prochainement 
effectuée, proposition qui ne lui est toutefois jamais parvenue.  

 

 

E. A compter du mois de janvier 2003, T______ a néanmoins perçu le nouveau 
salaire défini dans l’avenant du 7 février 2003, soit un salaire mensuel fixe de 
8'500 fr. Il a également perçu le bonus 2 visé dans l’avenant, soit la somme de 
10'000 fr. Le bonus 1 ne lui a toutefois pas été versé.  

 

 

F. T______ a donné sa démission et quitté E______ en septembre 2003. 
 

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G. Après son départ, il a réclamé aux responsables de E______ le paiement du 
bonus 1, soit la somme de 12'000 fr., considérant que les objectifs décrits dans 

l’avenant avaient été réalisés, le chiffre d’affaires se montant pour la période 
concernée à 1'700'000 fr.  

 

 
H. Après avoir en vain réclamé le paiement de ce bonus par un échange de courriels, 

T______ a saisi la juridiction prud’homale le 17 mai 2004 d’une demande en 
paiement de 12'000 fr., avec suite d’intérêts, dirigée contre E______. E______ 
s’est opposée à la demande en relevant ne pas être liée par un accord non signé 
par son contractant. E______ a également indiqué que si le montant total du 

chiffre d’affaires s’était élevé à 1'700'000 fr., il convenait de déduire de ce 
montant les « contre-affaires » qui ne devaient pas être prises en considération 

pour le calcul du « revenu net » déterminant le paiement du bonus. E______ a 

ainsi invoqué l’existence d’une « contre-affaire » au montant de 365'430 fr. ainsi 
que des frais divers (promotion et marketing) pour un montant de 166'444 fr. qui 

devaient venir en déduction du chiffre d’affaires total de 1'700'000 fr. Le seuil du 
chiffre d’affaires net n’étant ainsi pas réalisé, T______ ne pouvait prétendre au 
paiement du bonus.  

 

 
I. Par jugement du 25 janvier 2005, notifié aux parties le 26 janvier 2005, le 

Tribunal des prud’hommes a fait droit à la requête de T______ et condamné 
E______ à lui verser la somme de 12'000 fr., avec intérêts à 5 % dès le 30 septem-

bre 2003. 

 

En substance, le Tribunal a retenu que les parties étaient liées par l’avenant du 
7 février 2003 en dépit de l’absence de signature de l’employé dès lors que l’on 
devait retenir une acceptation par actes concluants de l’offre présentée par 
E______ à T______. Le Tribunal a retenu que E______ avait, dès le 1

er
 janvier 

2003, augmenté le salaire de son employé du montant proposé dans l’avenant de 
même qu’elle avait versé le bonus 2 convenu dans l’avenant au contrat de travail. 
Le Tribunal des prud’hommes a, en outre, retenu que la déduction des « contre-
affaires » du chiffre d’affaires général ne ressortait pas de l’avenant au contrat et 
ne pouvait dès lors être opposée à l’employé.  

 

 

J. A l’encontre de ce jugement, E______ interjette appel par acte déposé au greffe le 
28 février 2005. A l’appui de son appel, E______ invoque une violation des 
art. 1ss CO et fait grief au Tribunal d’avoir retenu un accord valable et efficace 
concernant l’avenant au contrat de travail alors même que T______ avait 
expressément déclaré ne pas vouloir être lié par cette proposition contractuelle. 

L’appelante invoque également une violation de l’art. 322a al. 1 CO en faisant 
grief au Tribunal de ne pas avoir valablement déduit du chiffre d’affaires les 

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« contre-affaires » à hauteur de 365'430 fr. ainsi que les frais de marketing et de 

promotion à hauteur de 166’444 fr.  
 

T______ a conclu à la confirmation du jugement entrepris.  

 

 

K. A l’audience de ce jour, les parties ont persisté dans leur position.  
 

 

 

EN DROIT 
 

 

1. L’appel de E______ est recevable pour avoir été déposé dans les formes et le délai 
prescrit par la loi (art. 59 LJP).   

 
 
2. L’appelante conteste que les parties soient liées par l’avenant au contrat de travail 

du 7 février 2003 au motif que ce document n’aurait pas été signé par l’employé 
qui n’en aurait pas accepté les conditions.  

 

a) Selon l’art. 320 al. 1 CO, sauf disposition contraire de la loi, le contrat de travail 
n’est soumis à aucune forme spéciale. L’art. 8 CC règle la répartition du fardeau 
de la preuve pour tous les rapports juridiques de droit fédéral. Aussi, il appartient 

à celui qui entend déduire un droit d’une circonstance de fait d’alléguer et de 
fournir la preuve de ce fait. Il incombe donc au travailleur, respectivement à 

l’employeur, de prouver l’existence d’un contrat de travail – par des déclarations 
de volonté explicites des parties ou par la loi (art. 320 al. 2 CO) – de même que le 
montant du salaire convenu ou usuel (art. 322 al. 1 CO) (Wyler, Droit du travail, 

Berne 2002, p. 58 – 59). L’art. 320 al. 2 CO institue la présomption de la 
conclusion d’un contrat de travail. Selon cette disposition, un contrat de travail est 
réputé conclu lorsque l’employeur accepte pour un temps donné l’exécution d’un 
travail qui, d’après les circonstances, ne doit être fourni que contre un salaire. 
L’art. 320 al. 2 CO pose la présomption irréfragable de l’existence d’un contrat de 
travail et, partant, de l’obligation de rémunérer les services rendus. La volonté 
intime des parties n’est pas déterminante à cet égard : pour que le salaire soit dû, il 
faut et il suffit qu’il s’agisse d’un travail qui, selon les circonstances, doit être 
rémunéré (ATF 95 II 126 consid. 4.131; 113 II 414 consid. 2a; 107 1a 107 consid. 

2b). La loi ne part pas de l’idée d’un accord tacite des parties; elle ne pose pas 
d’avantage une règle d’interprétation. Seules sont décisives les circonstances 
objectives qui, dans l’intérêt de la protection sociale du travailleur, conduisent à 
admettre l’existence d’un contrat de travail avec tous ses effets juridiques, en 
particulier, l’obligation pour l’employeur de payer un salaire (Staehelin, Vischer, 
Commentaire zurichois, n° 7, ad. art. 320 CO; arrêt du Tribunal fédéral du 28 

février 1998 dans la cause 4C.367/1997).  

 

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Les parties peuvent librement convenir de donner une forme spéciale à leur 

contrat (art. 16 CO). Le fait d’avoir établi un contrat en la forme écrite fait 
présumer la volonté de s’engager dans cette forme (SJ 1961 p. 383). En droit du 
travail, dans cette hypothèse, le défaut du respect de la forme convenue par les 

parties n’affectera pas fondamentalement le rapport contractuel, compte tenu de la 
présomption de l’art. 320 al. 2 CO, à tout le moins s’agissant des clauses pour 
lesquelles la loi n’impose pas une exigence de forme (Wyler, loc. cit. p. 61). 
Enfin, même dans l’hypothèse où le respect de la forme écrite est une condition de 
validité du contrat (par exemple pour le contrat d’apprentissage), le fait 
d’invoquer le vice de forme peut constituer un abus de droit quand le contrat a été 
en grande partie exécuté (ATF 116 II 700 = JT 1991 I 643 et jurisprudence citée).  

 
b) En l’espèce, les parties ont convenu d’une forme particulière pour leur relation 

juridique en retenant une forme écrite (art. 16 CO). Cette forme, applicable au 

contrat principal, devait également concerner l’avenant au contrat dont la 
proposition écrite a été formulée par l’entreprise à l’employé. Sur la base des 
principes rappelés ci-dessus, la Cour d’appel considère toutefois que l’absence de 
signature de T______ sur le document écrit ainsi proposé ne permet pas de 

conclure à un accord inefficace compte tenu de la réserve énoncée à l’art. 320 CO 
créant une présomption irréfragable de l’existence d’un contrat de travail et, 
partant, de l’obligation de rémunérer les services rendus. L’appelante ne peut ainsi 
invoquer l’inefficacité de l’avenant du 7 février 2003 au motif qu’il n’aurait pas 
été signé par l’employé. Au demeurant, l’invocation de ce vice de forme 
constituerait un abus de droit de la part de E______ dans la mesure où les 

modalités de l’avenant ont été exécutées.  
 

C’est également à tort que l’appelante invoque l’absence de manifestation de 
volonté réciproque et concordante (art. 1 CO) portant sur les nouvelles modalités 

de la rémunération de l’employé au motif que ce dernier les aurait refusées. Le 
Tribunal des prud’hommes a relevé à juste titre que l’acceptation de la proposition 
de E______ pouvait s’effectuer par actes concluants. Or, le nouveau salaire de 
l’employé lui a été versé à compter du 1er janvier 2003 jusqu’à la fin des rapports 
de service intervenue le 30 septembre 2003, de même que le bonus 1 a été versé à 

l’employé, ces montants ayant été reçus et acceptés par l’employé. On doit ainsi 
retenir la conclusion d’un accord valable portant sur les nouvelles modalités de la 
rémunération de T______.  

 

 

3. Les parties sont également en désaccord sur la détermination du chiffre d’affaires 
donnant droit au bonus en faveur de l’employé. E______ soutient que le chiffre 
d’affaires déterminant doit être déduit des « contre-affaires » alors que T______ 
conteste cette déduction. Les deux parties font à ce sujet une interprétation 

divergente de la clause litigieuse contenue dans l’avenant concernant la 
détermination des objectifs nécessaires au paiement du bonus.  

 

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a) En présence d’un litige selon l’interprétation d’une clause contractuelle, le juge 
doit tout d’abord s’efforcer de déterminer la commune et réelle intention des par-
ties, sans s’arrêter aux expressions ou au dénominations inexactes dont elles ont 
pu se servir, soit par erreur, soit pour déguiser la véritable nature de la convention 

(art. 18 al. 1 CO; ATF 127 III 444 consid. 1b). Si cette interprétation empirique ne 

fournit pas de solution, il convient, dans un deuxième temps, de recourir à une 

interprétation normative, soit de rechercher comment les parties, selon les règles 

de la bonne foi et en application du principe de la confiance, pouvaient et devaient 

se comprendre (ATF 121 III 118 consid. 4b / aa; 119 II 449 consid. 3a; 117 II 609 

consid. 6c). Les termes utilisés par les parties constituent le premier élément à 

prendre en considération mais l’art. 18 CO exige parfois le recours à d’autres 
indices ou à des règles d’interprétation, par exemple, lorsque les termes utilisés ne 
permettent pas de retenir une solution qui satisfasse à la logique de l’opération 
telle que, de bonne foi, les mêmes parties devaient la considérer (ATF 117 II 609 

consid. 6c / bb). Dans le doute, les clauses ambiguës d’un contrat doivent être 
interprétées contre la partie qui les a rédigées et imposées, surtout lorsqu’il s’agit 
d’une disposition modifiant en sa faveur les règles du droit commun (ATF 107 II 
230; 99 II 76; 122 III 1189).  

 

b) S’agissant de la lettre de la convention, les parties ont utilisé le libellé « revenu 
net » comme critère déterminant pour l’octroi du bonus. Cette désignation est 
comprise dans le sens où le chiffre d’affaires s’entend comme exempt de frais 
versés à des tiers qui viendraient grever le chiffre d’affaires ainsi réalisé par la 
société. En recourant au vocable « net », on doit retenir que les parties ont 

souhaité déduire du chiffre d’affaires les divers frais et charges, notamment versés 
à des tiers, acquittés en vue d’obtenir ce chiffre d’affaires. Dans ce sens, les frais 
de promotion et de marketing au montant de 166'444 fr. doivent être déduits du 

chiffre d’affaires global réalisé par la société car ils correspondent à des charges 
grevant le chiffre d’affaires. Dans la détermination du revenu net, il conviendra 
donc de déduire du chiffre d’affaires la somme de 166'444 fr.  

 

 Un tel raisonnement ne serait toutefois s’appliquer aux « contre-affaires » au 
montant de 365'430 fr. invoquées par l’appelante. La « contre-affaire » ne 
constitue pas des frais supportés par la société pour générer du chiffre d’affaires 
mais représente une modalité du chiffre d’affaires répondant à un souci 
commercial. La clause litigieuse n’énonce pas que seul le chiffre d’affaires réalisé 
en « espèces » doit être pris en considération pour déterminer l’octroi du bonus, la 
seule réserve se référant à un chiffre d’affaires « net », soit exempt de frais et 
charges. Dans la mesure où la conclusion de « contre-affaires » était usuelle dans 

le cadre de l’activité de l’appelante, il lui importait d’exclure expressément ce 
type de transactions de la détermination du chiffre d’affaires donnant droit à 
l’octroi du bonus. Faute de toute indication à ce sujet, T______ pouvait de bonne 
foi considérer que le chiffre d’affaires déterminant pour l’octroi du bonus 
englobait la conclusion de « contre-affaires » qui présentaient au demeurant un 

intérêt évident pour le club en lui épargnant de la trésorerie. Dans ces conditions, 

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les « contre-affaires » réalisées à hauteur de 365'430 fr. ne doivent pas être 

déduites du chiffre d’affaires réalisé par l’employé.  
 

La Cour d’appel des prud’hommes ne retiendra ainsi pas la déduction des frais de 
promotion et de marketing à hauteur de 166'444 fr. Compte tenu du chiffre 

d’affaires réalisé de 1'700'000 fr. sur lequel les parties s’accordent, la déduction 
des frais de promotion et de marketing permet de retenir un chiffre d’affaires net 
de 1'533'556 fr. Ce montant étant supérieur au seuil de 1'500'000 fr. retenu dans 

l’accord, la Cour d’appel allouera à T______ le bonus de 12'000 fr. contractuelle-
ment convenu. Le jugement du Tribunal des prud’hommes sera ainsi confirmé.  

 

 

 

 

PAR CES MOTIFS 
 

 

La Cour d'appel des prud'hommes, groupe 3 

 

A la forme : 
 

- déclare recevable l’appel interjeté par E______ SA à l’encontre du jugement du 
Tribunal des prud’hommes du 25 janvier 2005 dans la cause C/10171/2004-3. 

 

 
Au fond : 
 

- confirme ce jugement. 
 

- déboute les parties de toutes autres conclusions.  
 

 

 

 

 

La greffière de juridiction Le président