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**Case Identifier:** 5ca37095-d4e9-505f-8ded-707d2e1b83c9
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-11-13
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 13.11.2009 C/15522/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-15522-2008_2009-11-13.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 18.11.2009. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/15522/2008 ACJC/1374/2009 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
statuant par voie de procédure ordinaire 

AUDIENCE DU VENDREDI 13 NOVEMBRE 2009 

 

Entre 

 

Monsieur L______, domicilié à Genève, appelant d'un jugement rendu par la 2ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 28 mai 2009, comparant par 

Me B______, avocat, en l’étude duquel il fait élection de domicile aux fins des 

présentes, 

 

et 

 

Madame L______, domiciliée à Nyon (Vaud), intimée, comparant par Me R______, 
avocat, en l’étude duquel elle fait élection de domicile, 

 

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C/15522/2008 

EN FAIT 

A. Par acte déposé le 2 juillet 2009 au greffe de la Cour de justice, Monsieur 
L______ appelle du jugement rendu par le Tribunal de première instance le 28 

mai 2009, notifié le 2 juin 2009, qui a prononcé le divorce des époux L______ 

(ch. 1), attribué à cette dernière l'autorité parentale et la garde sur A______ et 

B______ (ch. 2), réservé au père un droit de visite d'un dimanche sur deux, d'une 

après-midi par semaine et de deux semaines en hiver et deux semaines en été 

(ch. 3), fixé les contributions d'entretien, en faveur des deux enfants, soumises à 

indexation et échelonnées en fonction de leur âge, entre 600 fr. et 1'000 fr. par 

mois (ch. 4 et 5), donné acte aux parties qu'elles s'engageaient à vendre la voiture 

de marque KIA et de s'en partager le produit (ch. 6), dit que le régime matrimonial 

était liquidé (ch. 7), donné acte aux parties de leur renonciation à se réclamer une 

contribution à leur entretien (ch. 8), dit que les avoirs de prévoyance 

professionnelle accumulés pendant le mariage n'étaient pas partagés (ch. 9) et 

compensé les dépens (ch. 10). Monsieur L______ conclut à l'annulation du 

jugement et à la constatation qu'il ne doit pas contribuer à l'entretien de ses 

enfants, sa capacité de contribution étant actuellement nulle, ainsi qu'au prononcé 

du partage des avoirs de prévoyance constitués par les parties pendant le mariage. 

 Madame L______ conclut à l'irrecevabilité, respectivement au rejet de l'appel. 

Préalablement, elle demande l'ouverture d'enquêtes afin de déterminer les 

conditions de la reprise du restaurant exploité par Monsieur L______ ainsi que 

l'audition de sa mère pour apprécier la volonté de ce dernier de s'occuper 

personnellement de ses enfants lors de l'exercice de son droit de visite. 

B. Les faits suivants ressortent du dossier : 

a) Monsieur L______, né en 1976 au Népal, ressortissant népalais, et Madame 
L______, née en 1965, ressortissante suisse, ont contracté mariage à Nyon en 

2002. 

Deux enfants sont issus de cette union, tous deux nés à Nyon, A______, en 2002 

et B______, en 2005. 

Les époux L______ n'ont pas conclu de contrat de mariage. 

b) Les parties sont séparées depuis le mois de janvier 2006, date à laquelle 
Monsieur L______ a quitté le domicile conjugal. 

c) Le 23 janvier 2006, le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte à 
Nyon a homologué une convention en mesures protectrices de l'union conjugale, 

autorisant les parties à vivre séparées pour une durée de six mois, soit jusqu'au 

31 juillet 2006, confiant la garde sur les enfants à leur mère, le père bénéficiant 

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d'un libre exercice du droit de visite, ou, à défaut d'entente, un week-end sur deux 

et tant qu'il ne bénéficiait pas d'un logement susceptible de les accueillir 

convenablement, un jour par semaine, le week-end. Les parties ont également 

convenu que la jouissance du domicile conjugal serait attribuée à Madame 

L______ et que Monsieur L______ verserait une contribution à l'entretien de la 

famille de 1'300 fr. par mois. Les parties se sont encore engagées à entreprendre 

une thérapie de famille. 

d) Par assignation déposée le 10 juillet 2008, Madame L______ a demandé le 
prononcé du divorce, l'attribution en sa faveur de l'ensemble des droits parentaux 

sur les enfants, la fixation d'un droit de visite usuel en faveur de Monsieur 

L______, la condamnation de ce dernier au versement d'une contribution 

mensuelle indexée oscillant, en fonction de leur âge, entre 1'054 fr. et 1'600 fr. 

pour A______ et entre 796 fr. et 1'600 fr. pour B______. Elle a refusé le partage 

des avoirs de prévoyance professionnelle des parties et a conclu à la liquidation du 

régime matrimonial. 

Monsieur L______ a acquiescé au principe du divorce, conclu à l'exercice 

conjoint de l'autorité parentale, l'attribution en faveur de son épouse de la garde 

sur les enfants, un droit de visite lui étant réservé à raison d'un week-end sur deux 

et de deux semaines en été et d'une semaine pendant les vacances de Noël, au 

partage par moitié des avoirs LPP ainsi que du produit de la réalisation de la vente 

du véhicule du couple. Il s'est engagé à verser des contributions mensuelles 

d'entretien en faveur de chaque enfant oscillant entre 500 fr. et 700 fr. 

e) Au terme d'une analyse détaillée, établie le 22 janvier 2009, le Service de 
protection des mineurs (SPMi), a considéré qu'il était conforme aux intérêts des 

enfants d'attribuer les droits parentaux à leur mère et de réserver au père un droit 

de visite d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires, précisant 

que, pour l'instant, le père prendrait ses fils deux semaines en été et une semaine 

en hiver. 

f) Lors de l'audience de comparution personnelle du 12 mars 2009, Madame 
L______ s'est, notamment, déclarée préoccupée par l'accueil des enfants chez son 

époux et sa compagne, Monsieur L______ semblant les laisser à cette dernière 

pendant qu'il dormait. Monsieur L______ a déclaré qu'il travaillait dans son 

restaurant de 10h00 à 15h00 et 19h00 à 23h00, le dimanche étant jour de congé. Il 

a confirmé que sa compagne s'occupait des enfants le samedi. 

Par la suite, les parties ont souhaité que le droit de visite s'exerce un dimanche sur 

deux, de 11h. à 19h., un après-midi, soit le mardi, soit le mercredi, dès la sortie de 

l'école à 17h., deux semaines pendant les vacances scolaires d'été et une semaine 

pendant les vacances en fin d'année. 

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g) Madame L______ réalise en travaillant à 80% auprès du C______ des revenus 
mensuels moyens de 5'915 fr. 60. Les allocations familiales ainsi qu'une 

participation de son employeur aux primes d'assurance maladie de 203 fr. sont 

comprises dans le salaire. 

Elle a confirmé que son époux s'acquittait régulièrement de la contribution 

mensuelle de 1'300 fr. qu'il s'était engagé à lui verser. 

Le Tribunal a arrêté ses charges incompressibles mensuelles à 3'358 fr. 55 fr., soit 

1'250 fr. de minimum vital, 989 fr. 80 de loyer (70%), 143 fr. 20 d'assurance 

maladie, 195 fr. de frais de transport, 160 fr. de frais de repas de midi et 620 fr. 55 

d'impôts. 

Pendant le mariage, elle a accumulé des avoirs de prévoyance professionnelle de 

68'356 fr. 65 au 31 décembre 2008. Ses avoirs se trouvent auprès de la Caisse 

de pension du C______ (no d'employée xxxxxx). 

h) Les charges incompressibles de A______ ont été fixées par le premier juge, 
allocations familiales de 200 fr. déduites, à 1'400 fr. par mois (350 fr. minimum 

vital de base OP, 86 fr. 90 assurance maladie, 951 fr. 05 frais de crèche et de 

garde, 212 fr. 10 participation au loyer (15%)). Les besoins de B______, 

allocations familiales de 200 fr. également déduites, ont été arrêtés à 821 fr. 50 par 

mois (250 fr. minimum vital de base OP, 83 fr. 90 assurance maladie, 475 fr. 50 

frais de crèche, 212 fr. 10 participation au loyer (15%)). 

i) Jusqu'au 31 janvier 2009, Monsieur L______ travaillait en qualité d'aide 
soignant au sein de Z______, à l'entière satisfaction de son employeur, pour un 

salaire mensuel moyen net de 4'888 fr. 50. Son employeur participait au paiement 

des primes d'assurance-maladie à hauteur de 30 fr. par mois. 

Il a quitté son travail et a ouvert, le 1er février 2009, avec son associé, un café-

restaurant à l'enseigne E______. La reprise du fonds de commerce a coûté 

128'000 fr., financée pour moitié par deux prêts personnels, octroyés par la 

compagne de Monsieur L______ et Monsieur T______, l'autre moitié ayant été 

payée par son associé. 

Monsieur L______ s'octroie chaque mois un revenu brut de 2'000 fr., soit 1'814 fr. 

25 nets. Il a, cependant, déclaré en audience qu'il pourrait se verser un salaire 

oscillant entre 3'000 fr. et 4'000 fr. par mois. 

En appel, il allègue les charges incompressibles suivantes: minimum vital de 

1'250 fr., loyer de 1'323 fr. 85, assurance maladie de 329 fr. 70, assurance ménage 

et RC de 28 fr. 65, frais médicaux non couverts de 43 fr. et transports publics de 

70 fr., soit un total mensuel de 3'045 fr. 20. 

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Il produit également un certificat médical faisant état de lombalgies liées à une 

affection rhumatologique chronique et à une spondylarthrite ankylosante et 

exposant que l'activité de restaurateur serait mieux adaptée que celle d'aide-

soignant. 

Selon une attestation établie par Swisslife (contrat 6xxxx, Fondation collective 

LPP Swiss Life, assurance 01-xxx.xx.xxx), produite en appel, il a accumulé 

pendant le mariage, au 28 février 2009, des avoirs de prévoyance professionnelle 

de 28'207 fr. 

Sa compagne, avec laquelle il vit, travaille dans le nettoyage et participe aux 

charges du couple. 

j) Le véhicule du couple a été récemment vendu pour 1'200 fr., chaque partie 
ayant perçu 600 fr. 

C. Le Tribunal a suivi les recommandations du SPMi quant aux droits parentaux et 
fixé le droit de visite conformément au souhait des parties. Il a ensuite déterminé 

leurs charges incompressibles ainsi que celles des enfants. Relevant que le père 

avait choisi de réorienter sa carrière professionnelle à un moment particulièrement 

inopportun, quittant un poste sûr où il était apprécié, le premier juge a estimé que 

les enfants de celui-ci n'avaient pas à pâtir des conséquences de ce choix et lui a 

ainsi imputé un revenu hypothétique de 4'500 fr. par mois, correspondant au 

dernier salaire en tant qu'employé. Compte tenu de son solde de 2'626 fr. 80 et des 

besoins des enfants, le Tribunal a fixé les contributions échelonnées en fonction 

de l'âge des garçons entre 600 fr. et 1'000 fr. par mois par enfant. Le régime 

matrimonial pouvait être considéré comme étant liquidé moyennant la vente de la 

voiture du couple et le partage par moitié du bénéfice de celle-ci. Compte tenu de 

l'âge des parties et du fait que le mari n'était plus affilié à une caisse de 

prévoyance, le partage de leurs avoirs de prévoyance accumulés pendant le 

mariage n'était pas équitable. 

 Lors de l'audience de plaidoiries, qui s'est tenue devant la Cour le 29 septembre 

2009, l'appelant a précisé ne pas demander l'annulation du jugement, mais 

uniquement des points se rapportant à la contribution d'entretien et au partage par 

moitié des avoirs de prévoyance des parties accumulés durant le mariage. 

L'intimée a indiqué qu'elle acceptait le chargé complémentaire du 24 septembre 

2009 de sa partie adverse et renonçait à ses conclusions préalables en production 

de pièces concernant la reprise de commerce de son ex-mari. Elle s'est ensuite 

déterminée quant aux pièces nouvellement produites et a souligné qu'elle vivait 

actuellement dans la précarité. 

Pour le surplus, les parties ont persisté dans leurs conclusions d'appel. Leurs 

arguments seront repris ci-après dans la mesure utile à la solution du litige. 

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EN DROIT 

1. L'appel a été déposé dans le délai prescrit par la loi (art. 394 al. 1 LPC). 

 Les conclusions d'appel tendent à l'annulation du jugement. L'on comprend 

cependant aisément à la lecture de celui-ci que l'appelant demande uniquement 

que les points relatifs à la contribution d'entretien en faveur des enfants et au 

partage des avoirs de prévoyance professionnelle soient réformés et ne conteste 

pas les autres dispositions prises par le Tribunal. L'intimée l'a d'ailleurs 

parfaitement compris puisqu'elle s'est déterminée, de manière circonstanciée, 

uniquement sur les deux points sus-évoqués. L'appel est ainsi également recevable 

à la forme (art. 300 LPC). 

Vu la nature du différend, le Tribunal a statué en premier ressort (art. 387 LPC). 

S’agissant d’un appel ordinaire, la Cour revoit donc la cause avec un plein 

pouvoir d’examen (art. 291 LPC; SJ 1984 p. 466 consid. 1). Les pièces nouvelles 

produites par les parties avec leurs écritures d'appel sont ainsi recevables 

(art. 306A LPC), comme le sont celles déposées le 24 septembre 2009, qui ont été 

acceptées par l'intimée, qui s'est déterminée lors de l'audience de plaidoiries à leur 

égard. 

2. Le dépôt d’un appel ne suspend l’entrée en force du jugement de divorce que dans 
la mesure des conclusions prises (art. 148 al. 1 CC). Partant, les chiffres 1 à 3, 6 à 

8 et 10 du dispositif du jugement querellé sont entrés en force. 

 Il n'y a ainsi pas lieu de donner suite à la requête de l'intimée d'entendre sa mère 
afin qu'elle se détermine sur l'aptitude de l'appelant à s'occuper personnellement 

de ses enfants, l'attribution des droits parentaux et l'étendue du droit de visite 

n'étant pas litigieux en appel. 

3. Le droit suisse est applicable, ce qui n'est pas contesté. 

4. L'appelant fait en premier lieu valoir que la contribution d'entretien fixée par le 
premier juge entame son minimum vital. Sa relation avec son amie n'est pas stable 

et celle-ci est lasse de contribuer à l'entretien des enfants de son compagnon. 

En outre, il a dû changer de profession en raison de ses problèmes dorsaux. Exiger 

qu'il fasse un effort supplémentaire pour augmenter sa capacité contributive alors 

qu'il travaille plus de 14 heures par jour est déraisonnable. 

4.1. L'intimée relève que son ex-mari s'est acheté récemment une AUDI A3 ainsi 
que du matériel multimédia hautement sophistiqué, ce qui démontre qu'il ne 

déclare pas l'intégralité de ses revenus. 

4.2. Les père et mère doivent pourvoir à l'entretien de l'enfant et assumer, par 
conséquent, les frais de son éducation, de sa formation et des mesures prises pour 

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le protéger (art. 276 al. 1 CC). L'entretien est assuré par les soins et l'éducation ou, 

lorsque l'enfant n'est pas sous la garde de ses père et mère, par des prestations 

pécuniaires (art. 276 al. 2 CC). 

La contribution d'entretien en faveur d'un enfant doit correspondre à ses besoins 

ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère; il est tenu compte de la 

fortune et des revenus de cet enfant ainsi que de la participation de celui des 

parents qui n'en a pas la garde à sa prise en charge (art. 285 al. 1 CC). Le juge doit 

d'abord déterminer quels sont lesdits besoins de l'enfant, puis quelles sont les 

ressources (revenus, fortune) des père et mère. Si les parents vivent séparés, les 

contributions d'entretien à fournir par chacun d'eux doivent se fonder sur leur 

niveau de vie respectif (ATF 120 II 285 consid. 3a/cc; 116 II 110 consid. 3b). 

Dans tous les cas, il convient de prendre en compte les particularités de chaque 

situation, sans faire preuve d'un schématisme aveugle, le juge disposant d'un large 

pouvoir d'appréciation des faits (ATF 128 III 161 consid. 2). 

Pour apprécier les besoins concrets de l'enfant, la jurisprudence admet, comme 

l'une des méthodes possibles celle dite du "minimum vital", selon laquelle les 

besoins de l'enfant mineur et la capacité contributive du débirentier sont 

déterminés en ajoutant à leurs montants de base admis par le droit des poursuites, 

leurs charges incompressibles respectives telles que loyer, assurance maladie, etc. 

(ATF np 5C.107/2005 du 13 avril 2006 consid. 4.2.1). 

Une majoration de 20% du montant de base du droit des poursuites est admissible 

(ATF np 5A_62/2007 du 24 août 2007, consid. 5; 5C.107/2005 du 13 avril 2006 

consid. 4.2.1; ATF 129 III 385 consid. 5.2.2). Cependant dans l'hypothèse où les 

besoins de l'enfant ne sont pas couverts, il n'est pas contraire au droit fédéral de ne 

pas tenir compte de cette majoration (ATF 126 III 353 consid. 1a/aa; 127 III 68 

consid. 2c; 123 III 1 consid. 3b/bb). Dans tous les cas cependant, le minimum 

vital du débirentier doit être préservé (ATF 135 III 66 consid. 10). 

Selon la jurisprudence, le débiteur d'aliments peut se voir imputer un revenu 

hypothétique supérieur à celui qu'il obtient effectivement, pour autant qu'une telle 

augmentation soit possible et qu'elle puisse raisonnablement être exigée de lui; 

peu importe, en principe, le motif pour lequel il a renoncé au revenu supérieur pris 

en compte. La prise en considération d'un revenu hypothétique ne revêt pas un 

caractère pénal; il s'agit simplement d'inciter le débiteur à réaliser le revenu qu'il 

est à même de se procurer en faisant preuve de bonne volonté et dont on peut 

attendre de lui qu'il l'obtienne afin de remplir ses obligations. Les critères 

permettant de déterminer le montant du revenu hypothétique sont l'âge, l'état de 

santé et la situation du marché du travail (ATF np 5A_170/2007 du 27 juin 2007, 

consid. 3.1; ATF 129 III 577 consid. 2.1.1; 128 III 4 consid. 4 et les réf. citées). 

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Dans les litiges relatifs à l'obligation d'entretien envers l'enfant, le juge doit en 

outre examiner d'office les faits pertinents et apprécier librement les preuves (ATF 

126 III 353 consid. 2b et 3b; ATF np 5A_62/2007 du 24 août 2008, consid. 6.1). 

4.3. Les allégations de l'appelant quant aux revenus qu'il tire de sa nouvelle 
activité ne sont pas crédibles. En effet, alors qu'il a déclaré en audience le 12 mars 

2009 qu'il s'octroyait un salaire mensuel entre 3'000 fr. et 4'000 fr., il a ensuite 

produit une attestation de sa fiduciaire du 15 avril 2009 selon laquelle il ne 

percevait qu'un salaire brut de 2'000 fr. par mois. Dans ses conclusions après 

enquêtes du 28 avril 2009, il a néanmoins proposé de verser 1'100 fr. par mois 

pour l'entretien de ses deux enfants, tout en alléguant des charges de plus de 

3'500 fr. par mois. Certes, le restaurant qu'il exploite avec son associé n'a ouvert 

que le 1er février 2009, de sorte qu'il est possible que les revenus de l'appelant 

soient variables. Ce dernier n'a toutefois produit aucune pièce permettant de 

connaître la situation financière de son commerce. Au vu de ses allégations 

contradictoires, il sera ainsi retenu qu'il réalise un salaire net d'en tout cas 4'000 fr. 

par mois. 

Par ailleurs, quand bien même l'appelant ne serait pas en mesure de tirer un 

revenu net de 4'000 fr. par mois de sa nouvelle activité, il conviendrait qu'il se 

réoriente pour exercer une activité lui permettant de réaliser un tel revenu, ne 

serait-ce qu'en travaillant en tant qu'employé dans la restauration. En effet, selon 

la Convention collective de travail applicable aux cafetiers et restaurateurs, 

l'appelant pourrait prétendre, compte tenu de son expérience professionnelle, à un 

salaire d'en tout cas 4'000 fr. nets par mois. 

En outre et comme l'a relevé le premier juge, l'appelant a choisi de quitter un 

emploi qu'il exerçait à entière satisfaction de son employeur à un moment 

particulièrement inopportun, ce dont ses enfants n'ont pas à pâtir. En effet, il ne 

ressort pas du dossier et plus particulièrement pas du certificat médical produit en 

appel que l'état de santé de l'appelant l'empêcherait de continuer à exercer son 

activité précédente. Il n'apparaît pas non plus que l'appelant ait sollicité de son 

ancien employeur, qui le lui aurait refusé, un allégement dans certaines tâches afin 

de moins solliciter son dos. Pour ce motif également, il convient d'imputer à 

l'appelant un salaire mensuel net d'au moins 4'000 fr. par mois. 

Partant, il sera retenu que l'appelant réalise ou peut réaliser, en faisant les efforts 

que l'on peut raisonnablement exiger de lui, un salaire d'au moins 4'000 fr. par 

mois. 

 L'appelant considère qu'il convient de ne pas tenir compte du fait qu'il habite avec 

sa compagne, la pérennité de sa relation n'étant pas assurée, celle-ci supportant 

mal de devoir, directement ou indirectement, contribuer à l'entretien des enfants. 

Le fait d'imputer la moitié du loyer et du minimum vital de base applicable à un 

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couple à la compagne de l'appelant ne revient nullement à faire supporter à celle-

ci une part de l'entretien des enfants. L'appelant ne conteste d'ailleurs pas que sa 

compagne participe aux frais du ménage. Pour le surplus et comme cela vient 

d'être relevé, il appartient à l'appelant de s'organiser pour faire face à ses 

obligations d'entretien envers ses enfants, soit par le biais de l'activité qu'il exerce 

actuellement, soit en prenant un emploi mieux rémunéré. Il est manifeste que sa 

compagne n'a aucune obligation légale de l'aider à contribuer à l'entretien de ses 

enfants. 

 Les autres charges incompressibles de l'appelant ne sont pas contestées. Au total, 

elles se montent ainsi à 2'050 fr. par mois, comprenant 662 fr. de loyer (1/2), 

930 fr. de minimum vital de base OP (1/2 de 1'550 fr. x 120%), 330 fr. 

d'assurance maladie, 15 fr. d'assurance ménage et responsabilité civile (1/2 de 

29 fr.; obligatoire à Genève; art. 34 et 35 des règles et usages locatifs à Genève, 

annexe 1 au Règlement d'exécution de la loi générale sur le logement et la 

protection des locataires, I 4 05.01), 43 fr. de frais médicaux non couverts et 70 fr. 

de frais de transports publics. 

 Compte tenu du revenu de 4'000 fr. net par mois, le solde de l'appelant s'élève à 

1'950 fr. par mois. 

4.4. Le revenu de 5'915 fr. 60 par mois de l'intimée et ses charges de 3'358 fr. 55 
ne sont pas contestés, de sorte que son disponible est de 2'557 fr. par mois. Il n'est 

pas contesté non plus que, allocations familiales déduites, les besoins financiers 

mensuels de A______ s'élèvent actuellement à 1'400 fr. et ceux de B______ à 821 

fr. L'intimée contribue essentiellement en nature à l'entretien des enfants par les 

soins et l'éducation qu'elle leur prodigue. En fixant à 800 fr. par mois la 

contribution actuellement due par l'appelant pour A______ et à 600 fr. par mois 

celle due pour B______, puis en les augmentant progressivement jusqu'au 

maximum de 1'000 fr. dès l'âge de 12 ans, le premier juge a dûment tenu compte 

des capacités financières des parties et du coût des enfants. Il convient de relever 

que les contributions d'entretien cumulées n'atteindront la somme mensuelle de 

2'000 fr. qu'en 2017, lorsque B______ aura 12 ans. Le revenu net de 4'000 fr. 

retenu plus haut n'est toutefois qu'une estimation minimale du salaire imputé à 

l'appelant, d'une part. D'autre part, dès lors que la contribution ne couvre pas 

l'intégralité des besoins des enfants, il pourra être fait abstraction de 

l'augmentation de 20% du minimum vital de base OP. Compte tenu de ses charges 

incompressibles, ainsi de 1'895 fr. par mois, son disponible de 2'105 fr. lui 

permettra de s'acquitter des contributions fixées, sans entamer son minimum vital. 

Le grief n'est donc pas fondé. 

5. En second lieu, l'appelant reproche au Tribunal d'avoir violé l'art. 122 CC en 
refusant le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle des 

parties. Contrairement à ce qu'avait retenu le premier juge, il était toujours affilié 

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auprès d'une caisse de prévoyance, ce dont attestaient les pièces produites en 

appel. Aucune raison d'équité ne s'opposerait audit partage. La situation financière 

saine de l'intimée lui permettait d'augmenter plus rapidement ses avoirs de 

prévoyance que l'appelant. 

5.1. L'intimée rétorque que les parties n'ont vécu ensemble que trois ans et demi. 
Elle avait supporté à 98% les coûts et l'éducation des enfants. Depuis le 1er février 

2009, l'appelant dissimulait ses gains et ne cotisait ainsi qu'à hauteur de 35 ou 

70 ct. par mois, de sorte qu'il n'appartenait pas à l'intimée de combler le manque 

de cotisations adéquates. L'intimée s'était, en outre, pendant le mariage, acquittée 

d'une somme totale de 19'961 fr. en faveur de son ex-mari, comprenant des 

arriérés d'impôts de celui-ci, antérieurs à leur mariage, des frais du premier 

divorce de celui-ci ainsi que de versements réguliers de 330 fr. à la famille au 

Népal de l'appelant. Par ailleurs, lorsque l'appelant avait réalisé des revenus 

extraordinaires, tels ceux provenant du stand qu'il avait tenu au Paléofestival en 

2005, il ne les avait pas consacrés à la famille. En outre, en requérant le partage, 

l'appelant cherchait à l'investir dans son restaurant et non à accroître ses avoirs de 

prévoyance. Enfin, compte tenu de la différence d'âge entre les parties, l'appelant 

pouvait encore largement continuer à constituer ses avoirs de prévoyance. 

5.2. Les prestations de sortie de la prévoyance professionnelle des époux doivent 
en principe être partagées entre eux par moitié (art. 122 CC). Exceptionnellement, 

le juge peut refuser le partage, en tout ou en partie, lorsque celui-ci s'avère 

manifestement inéquitable pour des motifs tenant à la liquidation du régime 

matrimonial ou à la situation économique des époux après le divorce (art. 123 al. 

2 CC). 

Selon l'intention du législateur, la prévoyance professionnelle constituée pendant 

la durée du mariage doit profiter aux deux conjoints de manière égale. Ainsi, 

lorsque l'un des deux se consacre au ménage et à l'éducation des enfants et 

renonce, totalement ou partiellement, à exercer une activité lucrative, il a droit, en 

cas de divorce, à la moitié de la prévoyance que son conjoint s'est constituée 

durant le mariage. Le partage des prestations de sortie a pour but de compenser la 

perte de prévoyance et doit lui permettre d'effectuer un rachat auprès de sa propre 

institution de prévoyance. Il tend également à promouvoir son indépendance 

économique après le divorce. Récemment, le Tribunal fédéral a cependant 

souligné la nature inconditionnelle de la prétention, relevant qu'elle est 

indépendante de la répartition des tâches entre les conjoints durant le mariage et 

du partage par moitié des acquêts (ATF np 5A_79/2009 du 28 mai 2009, consid. 

2.1; 5A_623/2007 du 4 février 2008, consid. 5.2 in FamPra.ch 2008 p. 384). 

L'exception de l'art. 123 al. 2 CC doit être appliquée de manière restrictive, afin 

d'éviter que le principe du partage par moitié des avoirs de prévoyance ne soit 

vidé de son contenu. Outre les motifs énoncés par l'art. 123 al. 2 CC, le juge peut 

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également refuser le partage si celui-ci contrevient à l'interdiction de l'abus de 

droit (art. 2 al. 2 CC). Cette dernière circonstance ne doit être appliquée qu'avec 

une grande réserve. Seules des circonstances économiques postérieures au divorce 

peuvent justifier le refus total ou partiel du partage, circonstances que le juge doit 

apprécier selon les règles du droit et de l'équité (art. 4 CC). La fortune 

considérable de l'époux créancier, séparé de biens, ne constitue pas un motif 

d'exclusion du partage par moitié. Celui-ci n'est inéquitable, au sens de l'art. 123 

al. 2 CC, que s'il apparaît manifestement choquant, absolument inique, ou encore, 

complètement insoutenable. En effet, la compensation des lacunes de prévoyance 

est conçue comme une institution juridique indépendante, qui confère un droit et 

qui ne peut pas être transformée, au moyen de l'exclusion, en une prestation de 

besoin. Dès lors, il ne suffit pas que l'avenir de l'époux créancier soit 

économiquement assuré. Enfin, le caractère manifestement inéquitable du partage 

ne résulte pas non plus d'un simple déséquilibre entre les capacités financières des 

époux (ATF 135 III 153 consid. 6.1 et 6.2.3; 133 III 497 consid. 4; 129 III 577 

consid. 4.; ATF np 5A_214/2009 du 27 juillet 2009 et les références citées). 

5.3. En l'espèce, les parties n'ont retiré qu'un très faible bénéfice de la liquidation 
de leur régime matrimonial. Il n'est pas allégué qu'elles se seraient constituées des 

économies. L'avoir de prévoyance accumulé durant le mariage par l'appelant est 

de l'ordre de 28'000 fr., celui par l'intimée d'environ 68'000 fr. Les parties réalisent 

chacune un salaire leur permettant de subvenir à leurs besoins, le solde, après 

paiement de l'entretien dû aux enfants, étant plus élevé pour l'intimée. Aucune des 

parties n'a cessé d'exercer une activité lucrative pour s'occuper des enfants et tenir 

le ménage, l'intimée travaillant cependant à temps partiel (80%). Certes, cette 

dernière est de 10 ans l'aînée de l'appelant. Néanmoins, âgée aujourd'hui de 

44 ans, l'intimée va pouvoir continuer à accroître son avoir de prévoyance 

professionnelle pendant près de 20 ans. Par ailleurs, les largesses - non contestées 

- dont elle a fait preuve à l'égard de son ex-mari en soldant des arriérés d'impôts 

de celui-ci ou en soutenant financièrement sa belle-famille, étaient antérieures au 

divorce. Elles n'entrent ainsi pas en considération, seule l'appréciation de la 

situation économique après le divorce étant déterminante. Au vu des circonstances 

et au regard des hautes exigences posées pour refuser la compensation de la 

prévoyance, il n'apparaît pas que le partage par moitié soit inéquitable au sens de 

l'art. 123 CC. L'appel est ainsi admis sur ce point et le partage par moitié des 

avoirs de prévoyance professionnel accumulés pendant le mariage sera ordonné. 

6. Au vu de la qualité des parties, les dépens d'appel seront compensés (art. 176 al. 3 
et art. 313 LPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par Monsieur L______ contre le jugement 

JTPI/6704/2009 rendu le 28 mai 2009 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/15522/2008-2. 

Préalablement : 

Constate l'entrée en force des chiffres 1 à 3, 6 à 8 et 10 du dispositif de ce jugement. 

Au fond : 

Admet l'appel et annule le chiffre 9 du dispositif précité. 

Et, statuant à nouveau sur ce point : 

9. Ordonne le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés 

par les parties durant le mariage. 

Transmet la cause au Tribunal cantonal des assurances sociales, à charge pour lui 

d’actualiser les montants des prestations de sortie de la prévoyance professionnelle 

sujettes à partage et de procéder au partage effectif. 

Confirme le jugement attaqué pour le surplus. 

Compense les dépens d'appel. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Monsieur Louis PEILA, président; Monsieur Christian MURBACH, Madame Florence 

KRAUSKOPF, juges; Madame Nathalie DESCHAMPS, greffière. 

 

Le président : 

Louis PEILA 

 La greffière : 

Nathalie DESCHAMPS 

 

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.