# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 4c580d70-ca2e-5297-8cb0-d5a944764cf6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-06-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.06.2010 A/1782/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1782-2010_2010-06-07.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1782/2010 ATAS/642/2010 

ARRET INCIDENT 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 7 juin 2010 

 

En la cause 

Madame C___________, domiciliée à LOISIN, France, comparant 

avec élection de domicile en l'étude de Maître Pierre GABUS  

 

 

recourante 

contre 

SWICA ASSURANCES SA, sise Römerstrasse, 37, 

WINTERTHUR 

 

 

intimée 

 

 

 

 

A/1782/2010 

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EN FAIT 

1. Madame C___________ (ci-après l’assurée ou la recourante), née en  1951, 

travaille depuis le 28 janvier 2008 en qualité d’aide-soignante au Foyer 

X___________, à Chêne-Bougeries, à un taux d’activité de 80%. A ce titre, elle est 

assurée obligatoirement contre les accidents professionnels et non professionnels 

auprès de SWICA Assurances SA (ci-après l’intimée).  

2. Par déclaration de sinistre du 5 février 2008, l’employeur a annoncé un événement 

survenu le 28 janvier 2008. L’assurée avait été agressée par un résident du Foyer, 

qui lui a attrapé la tête des deux mains et l’a secouée violemment dans tous les sens. 

3. Le Dr L___________, spécialiste FMH en médecine interne, a diagnostiqué une 

contusion cervicale suite à une manipulation intempestive et soudaine. Il a prescrit 

un traitement antalgique et de la physiothérapie. L’assurée a été en arrêt de travail 

total du 28 janvier au 4 février 2008.  

4. Des radiographies du rachis cervical pratiquées le 30 avril 2008 ont révélé des 

troubles statiques du rachis cervical avec déviation à gauche, sur probable scoliose 

dorsale à convexité droite. Il n’y avait pas de lésion focale, ni d’anomalie atlanto-

occipitale, mais de très probables troubles dégénératifs au niveau des articulations 

vertébrales postérieures entre C3-C4, C4-C5, prédominant du côté gauche, ainsi 

qu’une annulation de la lordose physiologique, associée à un pincement 

intersomatique en C3-C4, C4-C5 et C5-C6, d’aspect plutôt dégénératif.   

5. Le 28 août 2008, le Dr L___________ a prescrit un nouveau traitement de 

physiothérapie pour des cervicalgies suite à l’accident.  

6. Par déclaration d’accident du 30 octobre 2008, l’employeur a signalé que l’assurée 

avait été victime d’un accident de circulation en date du 24 octobre 2008. Alors 

qu’elle circulait au volant de son véhicule, elle a été percutée par une voiture sur le 

côté droit. Dans le rapport médical initial, le Dr M__________, de la Clinique des 

Grangettes, a diagnostiqué un traumatisme cervical d’accélération suite à un choc 

latéral et a attesté d’une incapacité de travail totale dès le 24 octobre 2008 jusqu’au 

28 novembre 2008, sauf avis contraire du médecin traitant. Le médecin traitant a 

attesté d’une incapacité de travail de 50 % depuis le 12 novembre 2008 pour une 

durée probable jusqu’à la fin mois de novembre 2008. Une nouvelle incapacité de 

travail de 50 % a été attestée dès le 6 février 2009. 

7. L’intimée a mandaté le Dr N__________, spécialiste FMH en chirurgie 

orthopédique, pour expertise. Dans son rapport du 8 avril 2009, l’expert a 

diagnostiqué une discopathie étagée C3-C7, une entorse cervicale stade II, une 

entorse temporo-mandibulaire et un déséquilibre scapulo-thoracique droit. Il a 

conclu que l’atteinte à la santé était due partiellement aux deux événements. De 

 

 

 

 

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façon fortement vraisemblable. En effet, bien que l’assurée présente une 

cervicarthrose étagée des signes dégénératifs au niveau de son rachis cervical, cette 

symptomatologie n’est pas expliquée par cette pathologie dégénérative. La 

stabilisation de l’état et le retour au statu quo sine dépend avant tout du résultat des 

investigations au niveau temporo-mandibulaire, si ceux-ci s’avéraient négatifs, le 

status quo sine pourra être décidé. Il estimait utile que l’assurée reprenne son travail 

à temps complet, soit son activité à 80 % dès le 31 mars 2009, tout en sachant que 

ceci pourrait être modifié.  

8. Par décision du 18 mai 2009, l’intimée a réduit l’indemnité journalière de 10 % 

pendant deux ans, pour négligence grave, s’agissant de l’événement du 2 octobre 

2008. L’assurée, représentée par son conseil, a formé opposition le 10 juin 2009.           

9. L’assurée a été examinée par le Dr O__________, spécialiste FMH ORL, le 13 mai 

2009. L’examen ORL était normal, sans signe d’atteinte ou de problème de la 

région temporo-mandibulaire. L’IRM du 29 avril 2009 a mis en évidence une 

uncodiscarthrose étagée de C3 à C6, plus marquée en C3-C4, contribuant à établir 

un rétrécissement canalaire étagé en association à une hypertrophie des ligaments 

jaunes, un rétrécissement foraminal bilatéral associé en C3-C4, une discopathie C6-

C7 non compressive et une arthrose interapohysaire modérée. Une radiographie des 

articulations temporo-mandibulaires, réalisée le 4 septembre 2009, s’est révélée 

dans les limites de la norme. 

10. Le Dr P__________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies 

rhumatismales, a rédigé un rapport en date du 24 septembre 2009 à l’attention du 

médecin-conseil de l’intimée. Il relève à l’examen clinique notamment un 

syndrome vertébral-cervical subaigu, avec une raideur importante, limitant les 

rotations des deux côtés. Au vu des différents échecs thérapeutiques successifs, le 

pronostic est mauvais quant à une amélioration du handicap algo-fonctionnel. 

L’assurée ne présentait pas d’atteinte psychique. La capacité de travail actuelle de 

50 % ne peut être augmentée, vu l’échec des différentes options thérapeutiques. 

L’activité d’aide-soignante, sans effort de soulèvement et sans mouvement brusque 

de la tête et du tronc, peut être exigée à 50 % avec un rendement normal.   

11. L’intimée a soumis le dossier de l’assurée au Dr N__________, pour détermination. 

Dans son rapport du 12 novembre 2009, ce dernier pose le diagnostic de 

cervicalgies chroniques sans éléments neurologiques déficitaires sur une 

cervicarthrose décompensée par deux éléments traumatiques. Il n’y a pas d’atteinte 

psychique objectivable, à part une certaine lassitude quant à la persistance des 

douleurs. Du fait de l’absence d’une atteinte temporo-mandibulaire, le Dr 

N__________ a conclu que les troubles actuels étaient dus partiellement à 

l’événement du 24 octobre 2008 et non pas à celui du 28 janvier 2008, et ce de 

façon seulement possible. En ce qui concerne l’événement du 28 janvier 2008, il 

n’y pas eu d’aggravation déterminante, simplement une cervicalgie post 

 

 

 

 

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traumatique avec un statu quo sine le 5 février 2008. S’agissant du 2
ème

 événement, 

le statu quo sine est atteint au 18 janvier 2009 au maximum, soit 8 semaines après 

l’événement. Selon le Dr N__________, il n’y a pas eu d’aggravation déterminante 

de l’état de santé préexistant.   

12. Par courrier recommandé du 7 décembre 2009, l’intimée a informé l’assurée qu’elle 

n’avait plus droit aux traitements médicaux et indemnités journalières à compter du 

5 février 2008 pour l’événement du 28 janvier 2008 et au 18 janvier 2009 pour 

l’événement du 24 octobre 2008, précisant qu’elle renonçait à demander la 

restitution des prestations versées du 19 janvier au 30 novembre 2009.  

13. Le 18 janvier 2010, la recourante, par l’intermédiaire de son conseil, a contesté la 

position de l’intimée et conclu à l’octroi d’une rente compte tenu d’une incapacité 

de travail et de gain de 50 % et d’une indemnité pour atteinte à l’intégrité.   

14. Par décision formelle du 4 février 2010, l’intimée a confirmé son courrier du 7 

décembre 2009.   

15. L’opposition formée par l’assurée a été rejetée par l’intimée, par décision du 23 

avril 2010. L’effet suspensif à un éventuel recours a été retiré.   

16. Par décision datée du même jour, l’intimée a rejeté l’opposition formée par 

l’assurée contre sa décision du 18 mai 2009, considérant qu’elle avait commis une 

négligence grave en n’observant pas un signal de priorité. La réduction de 10 % 

était ainsi justifiée. L’intimée a précisé que l’assurée avait par ailleurs conclu une 

assurance complémentaire « risque particulier » couvrant le montant de la 

réduction, de sorte qu’elle ne subissait aucun dommage. L’intimée a retiré l’effet 

suspensif à un éventuel recours.  

17. Par actes séparés du 19 mai 2010, l’assurée interjette recours contre les décisions 

précitées. Elle conclut préalablement à la restitution de l’effet suspensif, s’agissant 

de la décision mettant fin aux prestations, et, sur le fond, à l’octroi d’une rente 

d’invalidité ainsi qu’une indemnité pour atteinte à l’intégrité. Concernant la 

décision de réduction du montant des indemnités journalières, elle conclut 

préalablement à la jonction des causes. Sur le fond, elle conteste la réduction de    

10 %, motif pris que les circonstances exactes de l’accident sont confuses et que 

l’intimée ne saurait se fonder sur le seul constat amiable établi après l’accident 

(recours enregistré sous le numéro de cause A/1783/2010).  

18. Dans sa réponse du 1
er

 juin 2010, l’intimée conclut au rejet de la demande en 

restitution de l’effet suspensif, dès lors qu’il est à craindre, dans l’hypothèse où la 

recourante n’obtiendrait pas gain de cause sur le fond, que la procédure en 

restitution des prestations versées à tort ne se révèle infructueuse.  

19. Sur quoi, la présente cause a été gardée à juger sur effet suspensif. 

 

 

 

 

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EN DROIT 

1. a) Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, 

du 22 novembre 1941 (LOJ ; RS E 2 05), le Tribunal cantonal des assurances 

sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi 

fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 

(LPGA ; RS 830.1) qui sont relatives à la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 

20 mars 1981 (LAA ; RS 832.20). 

b) A teneur de l’art. 58 al. 1 LPGA, le tribunal des assurances compétent est celui 

du canton de domicile de l’assuré ou d’une autre partie au moment du dépôt du 

recours. Selon l’art. 58 al. 2 LPGA, si l’assuré est domicilié à l’étranger, le tribunal 

compétent est celui du canton de son dernier domicile en Suisse ou celui du canton 

de domicile de son dernier employeur suisse. En l’occurrence, la recourante est 

domiciliée en France, mais son employeur réside dans le canton de Genève.  

La compétence du Tribunal de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans le délai légal et la forme prescrite, le recours est recevable (art. 56 et 

60 LPGA ; art. 89B de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 

- LPA ; RS E 5 10).     

3. Le litige porte sur le droit de la recourante à des prestations de l’assurance-

accidents au-delà du 28 janvier 2008 pour le premier événement et au 18 janvier 

2009 pour le 2
ème

 événement du 24 octobre 2008, plus particulièrement à une rente 

d’invalidité ainsi qu’à une indemnité pour atteinte à l’intégrité.   

La recourante sollicite préalablement la restitution de l’effet suspensif. 

4. a) La LPGA ne contient pas de dispositions propres sur l'effet suspensif. Selon l'art. 

55 al. 1 LPGA, les points de procédure qui ne sont pas réglés de manière exhaustive 

aux art. 27 à 54 LPGA ou par les dispositions des lois spéciales sont régis par la loi 

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA; RS 172.021). 

L'art. 56 LPGA, qui concerne le droit de recours, ne règle pas l'effet suspensif 

éventuel du recours (Ueli KIESER, ATSG-Kommentar, p. 562 ch. m. 16 ad art. 56 

et la référence; ATF 129 V 376 consid. 4.3 in fine). L'art. 61 LPGA pose des 

exigences auxquelles doit satisfaire la procédure devant le tribunal cantonal des 

assurances, laquelle est réglée par le droit cantonal, sous réserve de l'art. 1 al. 3 PA. 

Selon l'art. 1 al. 3 PA, l'art. 55 al. 2 et 4 PA, concernant le retrait de l'effet 

suspensif, s'applique à la procédure devant les autorités cantonales de dernière 

instance qui ne statuent pas définitivement en vertu du droit public fédéral. Est 

réservé l'art. 97 LAVS relatif au retrait de l'effet suspensif pour les recours formés 

contre les décisions des caisses de compensation. Aux termes de l'art. 97 LAVS, 

 

 

 

 

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applicable par analogie à l'assurance-invalidité en vertu de l'art. 66 LAI 

(dispositions applicables en l'espèce, dans leur nouvelle teneur en vigueur depuis le 

1er janvier 2003 [arrêt P.-S. du 24 février 2004 I 46/04]), la caisse de compensation 

peut, dans sa décision, prévoir qu'un recours éventuel n'aura pas d'effet suspensif, 

même si la décision porte sur une prestation pécuniaire; au surplus, l'art. 55 al. 2 à 4 

PA est applicable.  

b)  Selon l'art. 11 al. 2 OPGA, l'assureur peut, sur requête ou d'office, retirer l'effet 

suspensif ou rétablir l'effet suspensif retiré dans la décision. Une telle requête doit 

être traitée sans délai. L'art. 55 al. 3 PA prévoit que l'autorité de recours ou son 

président peut restituer l'effet suspensif à un recours auquel l'autorité inférieure 

l'avait retiré; la demande de restitution de l'effet suspensif est traitée sans délai. 

S'agissant du retrait par l'administration de l'effet suspensif à une opposition ou à un 

recours ou de la restitution de l'effet suspensif, l'entrée en vigueur de la LPGA et de 

l'OPGA n'a rien changé à la jurisprudence en la matière (arrêt précité P.-S. du 24 

février 2004). D'après la jurisprudence, la possibilité de retirer l'effet suspensif au 

recours n'est pas subordonnée à la condition qu'il existe, dans le cas particulier, des 

circonstances tout à fait exceptionnelles qui justifient cette mesure. Il incombe bien 

plutôt à l'autorité appelée à statuer, en application de l'art. 55 PA, d'examiner si les 

motifs qui parlent en faveur de l'exécution immédiate de la décision l'emportent sur 

ceux qui peuvent être invoqués à l'appui de la solution contraire. L'autorité dispose 

sur ce point d'une certaine liberté d'appréciation. En général, elle se fondera sur 

l'état de fait tel qu'il résulte du dossier, sans effectuer de longues investigations 

supplémentaires. En procédant à la pesée des intérêts en présence, les prévisions sur 

l'issue du litige au fond peuvent également être prises en considération; il faut 

cependant qu'elles ne fassent aucun doute. Par ailleurs, l'autorité ne saurait retirer 

l'effet suspensif au recours lorsqu'elle n'a pas de raisons convaincantes pour le faire 

(ATF 124 V 88 s. consid. 6a, 117 V 191 consid. 2b et les références). Ces principes 

s'appliquaient également dans le cadre de l'art. 97 al. 2 LAVS (teneur en vigueur 

jusqu'au 31 décembre 2002; ATF 110 V 46), applicable par analogie à l'assurance-

invalidité en vertu de l'art. 81 LAI (abrogé par la LPGA).  

5. En l’espèce, la recourante soutient qu’elle subit une perte de gain de 30 %, ce qui 

n’est pas négligeable et qu’elle suit des traitements, notamment de physiothérapie. 

Contrairement à l’avis de l’intimée, la reourante considère qu’aucun intérêt public 

ou prépondérant ne s’oppose à la restitution de l’effet suspensif. La crainte qu’une 

éventuelle procédure en restitution des prestations versées à tort se révèle 

infructueuse serait infondée, dès lors qu’elle conserve une capacité de gain.  

Le Tribunal de céans relève qu’à se stade de la procédure, les chances de succès de 

la recourante sur le fond du litige n’apparaissent prima faciae pas telles qu’elles 

l’emporteraient sur l’intérêt de l’intimée à l’exécution immédiate de sa décision de 

mettre fin aux prestations. En effet, la détermination du statu quo sine doit être 

 

 

 

 

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examinée au fond et, en l’état actuel, il n’est pas possible de déterminer quelle sera 

l’issue de la procédure. De même, quant au point de savoir si la recourante a droit à 

une rente ou à une indemnité pour atteinte à l’intégrité, ces questions relèvent 

essentiellement du fond et nécessitent une étude approfondie de l’ensemble des 

pièces du dossier. Enfin, le seul fait que la recourante dispose encore d’une capacité 

de gain ne saurait suffire à justifier le versement de prestations durant la présente 

procédure.  

Au vu de ce qui précède, la demande en restitution de l’effet suspensif, mal fondée, 

est rejetée. 

 

  

  

 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant sur incident 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Sur effet suspensif : 

2. Rejette la requête en rétablissement de l’effet suspensif. 

3. Réserve la suite de la procédure. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 

mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

 

 

 

 
 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le