# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 01643eaf-1561-57e6-80b9-59ec6c47b5fa
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-10-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 14.10.2010 A/3006/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3006-2010_2010-10-14.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/431/10 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 14 OCTOBRE 2010 

Cause A/3006/2010, plainte 17 LP formée le 7 septembre 2010 par M. C______, élisant 
domicile en l'étude de Me Claude FEDELE, avocat, à Genève. 

 

Décision communiquée à : 

- M. C______ 

domicile élu : Etude de Me Claudio FEDELE, avocat 
Avenue Krieg 7 

 Case postale 209 
 1211 Genève 17 
 
 

- M. H______ 

 
 

- Office des poursuites  

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Dans le cadre d'une poursuite n° 10 xxxx75 L dirigée par M. C______ contre M. 

H______, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a, le 1
er

 septembre 2010, 

communiqué aux parties un procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens. 

A teneur de cet acte, le débiteur, domicilié au xx, rue B______, à X______, ne 

possède pas de biens mobiliers saisissables en Suisse et/ou à l'étranger et l'Office 

n'a pas pu procéder à une saisie de salaire ; M. H______ vit séparément de son 

épouse et perçoit un salaire de 3'173 fr. 30 nets ; ses charges sont de 2'565 fr. 10 

(loyer : 1'827 fr. ; assurance maladie : 448 fr. 10 ; frais de transport : 70 fr. ; frais 

de repas : 220 fr.).  

B. Par acte posté le 7 septembre 2010, M. C______ a porté plainte contre cet acte. Il 

conclut à son annulation et à ce que l'Office soit invité à vérifier s'il est exact que 

l'épouse du poursuivi l'a quitté et à exiger une production d'un jugement sur 

mesures protectrices de l'union conjugale ou en divorce. En substance, M. 

C______ fait grief à l'Office de s'être contenté des dires de M. H______ et affirme 

que, d'après les renseignements qu'il a pu obtenir, son épouse ne l'aurait jamais 

quitté. 

 Dans son rapport, l'Office expose qu'il a interrogé M. H______ le 10 septembre 

2010 et établi un procès-verbal des opérations de la saisie que ce dernier a signé. 

Il produit les pièces suivantes :  

 -   le dispositif d'un jugement du Tribunal de première instance (JTPI/5972/2009) 

du 13 mai 2009, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, 

autorisant les époux, Mme H______ et M. H______ à vivre séparés et 

attribuant au précité la jouissance exclusive du domicile conjugal sis xx, rue 

B______, à X______ ; 

 -  un extrait des données de l'Office cantonal de la population dont il ressort que 

Mme H______ était domiciliée au xx, rue B______ jusqu'au 1
er

 juin 2009 et 

que, depuis lors, son domicile est au x, chemin F______ à X______. 

 L'Office conclut au rejet de la plainte. 

 Invité à se déterminer,  M. H______ n'a pas répondu. 

 

 

 

 

 

 - 3 - 

E N   D R O I T  

1. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes dirigées 

contre des mesures prises par des organes de l’exécution forcée qui ne sont pas 

attaquables par la voie judiciaire (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; 

art. 56R al. 3 LOJ). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le 

plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

 Un procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens constitue une mesure 

sujette à plainte et le plaignant, en tant que poursuivi, a qualité pour agir par cette 

voie.  

 Sa plainte a été déposée dans le délai utile et respecte les exigences de forme 

prescrites  (art. 13 al. 1, 2 et  5 LaLP ; art. 65 LPA). 

 Elle sera donc déclarée recevable. 

2.a. La maxime de disposition s'applique à la procédure de plainte, ce qui a pour 

conséquence que, sous réserve de l'art. 22 LP, l'autorité de surveillance est liée par 

les conclusions des parties et ne peut aller au-delà (cf. art. 20a al. 2 ch. 3 LP ;    

art. 69 al. 1 LPA applicable par renvoi de l'art. 13 al. 5 LaLP) (Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire ad art. 20a n°s 63 ss ; Nicolas Jeandin, Poursuite pour 

dettes et faillite. La plainte, FJS n° 679 p.19 ; Flavio Cometta, SchKG I,              

ad art. 20a n° 38). 

 Cela étant, l'autorité de surveillance n’en doit pas moins interpréter, rectifier ou 

corriger les conclusions prises et peut tenir compte de conclusions implicites 

(Pauline Erard, in CR-LP, ad art. 17 n° 33 ; Pierre-Robert Gilliéron, 

Commentaire, ad art. 18 n° 63 et ad art. 20a n° 71 in fine). Dans cette mesure et 

sous réserve de l’art. 22 LP, les art. 20a al. 2 ch. 3 LP et 69 al. 1 LPA ne lui font 

qu’interdiction de statuer ultra ou extra petita, soit d’allouer au plaignant 

davantage ou autre chose que ce qu’il réclame, respectivement de réformer la 

décision de l’Office in pejus, soit au détriment du plaignant (Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, ad art. 20a n° 70 ss ; cf. ég. Franco Lorandi, Kommentar 

zu den Art. 13-30 SchKG, ad art. 20a n° 48 ss, 135). 

2.b. Dans la procédure de plainte, la question de savoir si et dans quelle mesure 

l’enquête officielle menée par l’Office est défectueuse et son résultat inexact ne 

doit être examinée qu’en ce qui concerne les éléments qui ont été critiqués par le 

créancier dans le délai de dix jours dès la communication du procès-verbal de 

saisie (cf. ATF 127 III 572 consid. 3c, JdT 2001 II 78 ; ATF 86 III 53 consid. 1, 

JdT 1961 II 12). 

 

 

 - 4 - 

3.a. A teneur de la plainte et des conclusions prises par le plaignant, dûment représenté 

par un avocat, la Commission de céans retient que ce dernier demande 

l'annulation de l'acte querellé au motif que l'Office se serait contenté des dires du 

poursuivi et n'aurait pas tenu compte, dans l'examen des faits pertinents pour 

l'exécution de la saisie, de sa situation personnelle réelle, à savoir qu'il vit avec 

son épouse. Il conclut expressément à ce l'Office vérifie ce fait. Le plaignant ne 

critique, en revanche, aucun des postes retenus au titre de revenu, respectivement, 

de charges, lesquels ont conduit l'Office à considérer qu'il ne pouvait procéder à 

une saisie de salaire. La Commission de céans se limitera en conséquence à 

statuer sur ce seul sujet, sans faire porter sa décision sur les montants retenus par 

l’Office pour d’autres rubriques. 

3.b. En l'occurrence, il ressort de l'instruction la cause que l'Office, certes 

postérieurement au dépôt de la plainte - alors qu'il lui incombait de vérifier les 

déclarations du poursuivi en exigeant la production de toutes pièces utiles - a 

obtenu du précité le dispositif du jugement du Tribunal de première instance, 

statuant sur mesures protectrices, rendu le 19 mai 2009 dont il ressort que le 

poursuivi et son épouse ont été autorisés à vivre séparément et que la jouissance 

de exclusive du domicile conjugal a été attribuée au débiteur. 

 Il appert également que l'épouse a effectivement quitté ce domicile le 1
er

 juin 

2009. 

4. Infondée, la plainte sera rejetée. 

 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 5 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 7 septembre 2010 par M. C______ contre le 

procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens, poursuite n° 09 xxxx18 Y.  

Au fond : 

1. La rejette. 

2. Déboute M. C______ de toutes autres conclusions.  

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; MM. Didier BROSSET et                 
Denis MATHEY, juges assesseurs.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

           Greffière :                         Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le