# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5f627340-9351-5b5e-b2ce-780a0fe9a3e4
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2014 / 960
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2014---960_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

P513.009100-141599

330 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
18 septembre 2014

__________________

Présidence
de               M.             
WINZAP,
président

Juges             
:              M.             
Pellet  et  Mme Courbat 

Greffière             
:              Mme             
Huser

 

 

*****

 

 

Art.
55 al. 1 CO

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par D.________,
à St-Gingolph (F), demanderesse, contre le jugement rendu le 2 juillet 2014 par le Tribunal de Prud’hommes
de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause divisant la recourante d’avec T.________SA,
à Montreux, défenderesse, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal voit :

             
En fait :

 

 

A.             
Par jugement du 2 juillet 2014 adressé aux parties pour notification le 23 juillet 2014 et reçu
par le conseil de la demanderesse le 24 juillet 2014, le Tribunal de Prud’hommes de l’arrondissement
de l’Est vaudois a prononcé : D.________ est la débitrice de T.________SA de 2'500 fr.
(I), toutes autres ou plus amples conclusions sont rejetées (II), le jugement est rendu sans frais
(III).

 

             
En droit, les premiers juges ont en substance considéré que l’instruction menée
ne permettait pas de trancher de manière catégorique la question de l’existence ou non
d’un contrat de travail entre les parties, mais que ce point ne revêtait toutefois pas une
importance primordiale quant à la solution du litige, dès lors que la demanderesse n’avait
pas offert ses services à l’employeur et que la demande devait donc être rejetée
pour ce motif déjà.

 

 

B.             
Par acte du 25 août 2014, D.________ a formé
recours contre le jugement précité et conclu à ce que le jugement du 23 juillet 2014 soit
annulé ou réformé en ce sens que T.________SA est la débitrice et doit prompt paiement
à D.________ d’un montant de 5'000 fr. avec intérêts à 5% l’an dès
le 9 avril 2011.

 

 

C.             
La Chambre des recours civile fait sien dans son entier l'état de fait du jugement, complété
par les pièces du dossier, dont il ressort notamment ce qui suit :

 

1.             
La société T.________SA, inscrite au registre du commerce depuis le 1er avril
2010 et dont le siège est sis à Montreux, a pour but social «l’exploitation
d’établissement public et de tous les autres immeubles commerciaux dont elle pourra être
propriétaire.»             

 

             
Cette société a pour administratrice présidente U.________ et pour administrateur I.________,
tous deux disposant de la signature individuelle.

 

             
Il n’est en revanche nullement fait mention de R.________, en lien avec la défenderesse, au
registre du commerce.

 

             
T.________SA exploite l’établissement « 
[...] » à Montreux. Il s’agit
d’un complexe, comprenant au rez-de-chaussée un bar et un restaurant et au premier étage
un nightclub appelé «
[...]». 

 

2.             
R.________ a été employée au service
de T.________SA du 1er décembre
2010 au 28 février 2011 en qualité de gérante des trois établissements selon ses
propres dires, et ceux du témoin F.________, comptable au sein de la société. 

 

             
Il ressort des propres déclarations de R.________ qu’elle n’avait pas le pouvoir d’engager
du personnel sans l’accord de l’administratrice, précisant qu’elle avait signé
des résiliations de contrat de travail et des lettres d’avertissement, sur ordre de l’administratrice.
Il lui fallait donc l’accord de l’administratrice pour tout contrat (achats, etc.). Le témoin
F.________ a également déclaré que R.________ ne concluait pas de contrat toute seule
en tant que gérante.

 

             
Il y a lieu de relever que les relations entre T.________SA et R.________ se sont rapidement détériorées
pour aboutir à une plainte pénale déposée par cette dernière à l’encontre
de son employeur, plainte qui a toutefois été retirée à la suite d’un accord
intervenu devant le Tribunal de police de l’Est vaudois. 

 

3.             
A la fin de l’année 2010, il a été
question que J.________, alors gérant du nightclub, prenne sa retraite début 2011. Il a ainsi
donné son congé pour mars 2011. Or il est resté au service de T.________SA jusqu’en
juin 2012, date à laquelle le nightclub a fermé.

 

             
C’est dans ce contexte que les parties ont été mises en contact par l’intermédiaire
de R.________, qui avait approché la demanderesse qu’elle connaissait depuis environ deux
ou trois ans, dans l’idée que celle-ci puisse reprendre le poste de J.________. 

 

             
Un entretien d’embauche s’est tenu le 17 janvier 2011, en présence de la demanderesse
et des deux administrateurs. R.________ affirme avoir été également présente tout
au long de l’entretien. Quant au témoin F.________, il s’est exprimé dans le même
sens tout en émettant une réserve quant à savoir si les quatre protagonistes étaient
présents en permanence lors de l’entretien.

 

             
Les versions divergent également s’agissant du déroulement des évènements à
l’issue de l’entretien. En effet, selon la demanderesse, R.________ a été chargée,
à la fin de l’entretien, de préparer un contrat d’engagement à son intention,
ce que conteste la défenderesse. A ce propos, R.________ a déclaré qu’un accord
avait été conclu entre les parties à la fin de l’entretien et qu’elle avait
été chargée de la rédaction de cet accord. Les autres témoins entendus n’ont
cependant pas pu confirmer ces affirmations. 

 

             
A la suite de l’entretien précité, la demanderesse et R.________ se sont rendues dans
un bureau où se trouvait également le comptable de T.________SA, F.________. R.________ a alors
préparé un contrat de travail, à l’aide d’une formule de contrat déjà
prête à l’emploi, élaborée par GastroSuisse, qu’il convenait de compléter,
dans le but d’engager la demanderesse en qualité de directrice/cabaret à compter du 1er
mars 2011 pour un salaire mensuel brut de 5'000 francs. Ce contrat a été signé par
R.________ pour T.________SA. La rubrique intitulée «retenues/allocations/paiement du salaire»
du contrat n’a pas été complétée. Aux dires de R.________, qui ne s’est
pas souvenue si la question des allocations familiales avait été discutée avec le comptable,
ce dernier n’a pas trouvé étrange qu’elle signe le contrat pour T.________SA. Le
comptable, au contraire, a déclaré qu’il avait été surpris car selon lui, R.________
n’avait pas la compétence de signer des contrats de travail, seule R.________ disposant des
pouvoirs de le faire. Il a précisé qu’en principe, c’est lui qui s’occupait
de remplir les contrats et qu’il avait été question du problème des retenues dans
le cas d’espèce, les deux personnes présentes ne sachant pas remplir ce point. Il a ajouté
qu’il n’avait pas voulu le remplir lui-même car il savait que le contrat et la signature
de R.________ n’étaient pas valables. La demanderesse a implicitement confirmé les déclarations
du comptable à propos des retenues en affirmant qu’il n’avait pas voulu remplir la rubrique
y relative car il n’était pas certain en ce qui concernait les allocations familiales. 

 

             
Selon les déclarations de la demanderesse, elle se serait rendue sur son lieu de travail le 1er
mars 2011, aurait bu un café au bar du rez-de-chaussée vers 18h30, tout en discutant avec le
personnel de cet étage et serait ensuite partie sans offrir ses services, compte tenu de la présence
de J.________.

 

4.             
La procédure de conciliation a été introduite par requête du 13 septembre 2012.
La conciliation ayant échoué, une autorisation de procéder a été délivrée
à la requérante le 29 octobre 2012.

 

             
En date du 28 janvier 2013, soit en temps utile, D.________ a déposé une requête auprès
du Tribunal de Prud’hommes de l’arrondissement de l’Est vaudois, par laquelle elle
a conclu, avec suite de frais et dépens, à ce que T.________SA soit reconnue sa débitrice
et lui doive paiement de 5'000 fr., avec intérêts à 5% l’an dès le 9 avril
2011.

 

             
Par réponse du 13 avril 2013, T.________SA a conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet
des conclusions prises par la demanderesse.

 

             
Une audience d’instruction et de jugement s’est tenue le 2 juillet 2014 par-devant le Tribunal
de Prud’hommes de l’arrondissement de l’Est vaudois, lors de laquelle la demanderesse
s’est présentée personnellement, assistée de son conseil, et, pour la défenderesse,
son administratrice présidente, assistée de son conseil.

 

             
A cette occasion, D.________ a été interrogée en sa qualité de partie et ses déclarations
ténorisées au procès-verbal. Les témoins U.________, R.________, J.________ et F.________
ont également été entendus lors de cette audience. Leurs propos ont été repris
dans l’état de fait dans la mesure de leur utilité.

 

 

             
En droit
:

 

 

1.             
              Le
recours de l’art. 319 let. a CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008;
RS 272) est ouvert notamment contre les décisions finales de première instance qui ne peuvent
pas faire l’objet d’un appel. Tel est Ie cas en l’espèce, s’agissant d’une
décision finale rendue dans une cause patrimoniale dont la valeur litigieuse est inférieure
à 10’000 fr. (art. 308 al. 2 CPC).

 

             
              Le recours, écrit
et motivé, est introduit dans les trente jours à compter de la notification de la décision
attaquée ou de la notification postérieure de la motivation; il est de dix jours pour les décisions
prises en procédure sommaire et les ordonnances d’instruction (art. 321 al. 1 et 2 CPC).

 

             
              Interjeté en temps
utile par une partie qui y a un intérêt et dûment motivé, le recours est recevable.

 

 

2.             
              Le
recours est recevable pour violation du droit et constatation manifestement inexacte des faits.

 

             
              L’autorité
de recours dispose d’un plein pouvoir d’examen s’agissant de la violation du droit
(Spühler, Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozess-ordnung, Bâle 2010, n. 12 ad art. 319
CPC, p. 1504). Elle revoit librement les questions de droit soulevées par le recourant et peut substituer
ses propres motifs à ceux de l’autorité précédente ou du recourant (HohI, Procédure
civile, tome Il, 2ème éd.,
Berne 2010, n. 2508, p. 452).

             
              

             
              S’agissant de la
constatation manifestement inexacte des faits, ce grief, comme pour l’art. 97 al. 1 LTF (Loi sur
le Tribunal fédéral du 17 juin 2005; RS 173.110), ne permet que de corriger une erreur
évidente, la notion se recoupant en définitive avec l’appréciation arbitraire des
preuves (Corboz et alii, Commentaire de la LTF, Berne 2009, n. 19 ad art. 97, p. 941). Les constatations
de fait et l’appréciation des preuves sont arbitraires lorsqu’elles sont évidemment
fausses, contredisent d’une manière choquante le sentiment de la justice et de l’équité,
reposent sur une inadvertance manifeste ou un abus du pouvoir d’appréciation, par exemple
si l’autorité s’est laissée guider par des considérations aberrantes ou a
refusé de tenir compte de faits ou de preuves manifestement décisifs. Une constatation de fait
n’est donc pas arbitraire pour la seule raison que la version retenue par le juge ne coïncide
pas avec celle du recourant; encore faut-il que l’appréciation des preuves soit manifestement
insoutenable, en contradiction flagrante avec la situation effective, qu’elle repose sur une inadvertance
manifeste, ou encore qu’elle heurte de façon grossière le sentiment de la justice et
de l’équité (ATF 129 I 8 c. 2.1).

 

 

3.             
              a)
La recourante invoque une constatation inexacte des faits, en ce sens que contrairement à ce qui
a été retenu par les premiers juges, elle aurait proposé ses services le 1er
mars 2011.

 

             
              b)
En l’espèce, les premiers juges ont retenu les déclarations de la recourante elle-même,
indiquant qu’elle avait bu un café au bar ce jour-là et qu’après avoir discuté
avec le personnel de l’étage, elle était partie, compte tenu de la présence d’J.________.
Celui-ci a également confirmé qu’elle n’avait jamais offert ses services. Aucun
élément au dossier ne permet de retenir que la recourante a effectivement offert ses services
le 1er
mars 2011 ou même à une date ultérieure.

 

             
              Par conséquent, il
n’apparaît pas que les premiers juges aient fait preuve d’arbitraire en retenant que
la recourante n’avait pas proposé ses services.

 

             
              Ce grief doit donc être
rejeté.

 

 

4.             
La recourante invoque que les premiers juges auraient
dû faire application de l‘art. 55 CO (Code des obligations du 30 mars 1911 ; RS 220).

 

             
a) Aux termes de l’art. 55 al. 1 CO, l’employeur
est responsable du dommage causé par ses travailleurs ou ses autres auxiliaires dans l’accomplissement
de leur travail, s’il ne prouve qu’il a pris tous les soins commandés par les circonstances
pour détourner un dommage de ce genre ou que sa diligence n’eût pas empêché
le dommage de se produire.

 

             
Pour que la responsabilité de l’employeur soit engagée, il faut tout d’abord que
les conditions générales de la responsabilité soient réunies, à savoir que la
victime ait subi un préjudice, le terme « dommage »
employé à l’art. 55 CO comprenant à la fois la diminution du patrimoine et le tort
moral, un rapport de causalité entre le préjudice et l’acte illicite de l’auxiliaire,
d’une part, et le défaut de diligence de l’employeur, d’autre part, le second
rapport de causalité étant présumé ainsi qu’un acte illicite. L’application
de l’art. 55 CO suppose également l’existence d’un certain nombre de conditions
spécifiques : il faut ainsi un employeur et un auxiliaire, un acte illicite de l’auxiliaire
dans l’accomplissement de son travail et l’absence de preuves libératoires (Werro, Commentaire
romand CO I, Bâle 2003, nn. 5 et 6 ad art. 55 CO).

 

             
L’art. 55 CO institue une responsabilité objective simple, qui sanctionne la violation d’un
devoir de diligence, apprécié objectivement, indépendamment de la personne de l’employeur
(Werro, op. cit., n. 1 ad art. 55 CO). L’employeur est toute personne physique ou morale qui, dans
ses affaires professionnelles ou domestiques, charge un subordonné, appelé auxiliaire, d’accomplir
une tâche. Le critère essentiel est celui de l’existence, entre ces deux personnes, d’un
rapport de subordination personnelle qu’il revient à la victime de prouver (Werro, op. cit.,
n. 7 ad art. 55 CO).

 

             
ll faut une relation directe et fonctionnelle entre l’activité pour laquelle l’employeur
a eu recours à l’auxiliaire et l’acte dommageable. Ce lien manque en particulier quand
l’acte illicite a eu lieu non pas dans l’accomplissement du travail, mais à l’occasion
de celui-ci seulement. La responsabilité de l’employeur n’est pas d’emblée
exclue si l’auxiliaire prend l’initiative d’une mesure ou élargit de son propre
chef son activité, aussi longtemps qu’il existe une corrélation avec son travail; cela
vaut en particulier si l’employeur n’intervient pas alors qu’il a conscience de cette
activité de son auxiliaire (TF 4A.326/2006 et 4A.406/2008 du 16 décembre 2008 c. 5.1 et
les références citées).

 

             
La responsabilité de l’employeur pour le dommage causé par son auxiliaire est causale,
c’est-à-dire que l’employeur répond du dommage même s’il n’y a
pas eu faute de sa part ou de celle de l’auxiliaire. Selon la règle générale de
la causalité, il ne répond pas du dommage lorsqu’une autre cause a joué un rôle
primaire et seul décisif dans la survenance de celui-ci (TF 4A.326/2008 et 4A.406/2008 du 16 décembre
2008 précité c. 5.2 et les références citées). Il dispose toutefois de moyens
libératoires en prouvant qu’il n’a commis aucune faute personnelle dans la mise à
disposition d’instruments et de matériaux appropriés, l’organisation, la direction
et le contrôle de son entreprise, ni dans le choix de ses collaborateurs (cura
in eligendo), les instructions données (cura
in custodiendo) ou la surveillance de leur activité
(cura in instruendo).
Les exigences posées par le Tribunal fédéral pour la preuve libératoire sont élevées
et, plus le travail de l’auxiliaire est dangereux, plus la diligence requise de remployeur est
élevée, même si l’on ne peut pas exiger l’impossible (TF 4A.326/2008 et 4A.406/2008
du 16 décembre 2008 précité c. 5.2 et 5.3 et les références citées; ATF
90 lI 86 c. 3, JT 1964 I 560; Werro, op. cit., nn. 17 ss ad art. 55 CO; Engel, Traité des obligations
en droit suisse, Berne 1997, pp. 739 ss).

 

             
b)
En l’espèce, les conditions de la responsabilité aquilienne de l’intimée ne
sont pas remplies. La recourante n’expose pas et a
fortiori ne démontre pas en quoi ces conditions
seraient remplies. Au demeurant, s’agissant des conditions spécifiques supplémentaires
de l’art. 55 CO, elles ne sont pas non plus réalisées, et la recourante n’expose
pas non plus en quoi elles le seraient.

 

             
En effet, le prétendu acte illicite de R.________ n’a pas eu lieu dans l’accomplissement
du travail, mais uniquement à l’occasion de celui-ci, dans la mesure où il n’y
a aucune relation directe et fonctionnelle entre l’activité pour laquelle l’employeur
a eu recours à R.________ et le prétendu acte dommageable. Dans le cas d’espèce,
le témoin a peut-être pris l’initiative d’une mesure ou a élargi de son propre
chef son activité, soit l’engagement de personnel, sans toutefois que cette initiative n’entre
dans le cahier des charges de son travail.

 

             
Ce grief est donc également mal fondé.

 

 

5.             
En conclusion, le recours doit être rejeté et le jugement confirmé.

 

             
Le litige portant sur un contrat de travail, il n’est pas perçu de frais judiciaires de deuxième
instance (art. 114 let. c CPC).

 

             
L’intimée n’ayant pas été invitée à se déterminer, il n’y
a pas lieu de lui allouer des dépens.

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

en
application de l'art. 322 al. 1 CPC,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est rejeté.

 

             
II.             
Le jugement est confirmé.

 

             
III.             
Il n’est pas perçu de frais judiciaires de deuxième instance.

 

             
IV.             
L’arrêt motivé est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
19 septembre 2014

 

             
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.

 

             
La greffière :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me François Pidoux (pour D.________),

‑             
Me Laurent Maire (pour T.________SA).

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 15’000
francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, au :

 

‑             
Tribunal de Prud’hommes de l’arrondissement de l’Est vaudois.

 

             
La greffière :