# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0315b14d-3997-5a6f-8947-897552a345c7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 26.04.2016 A/490/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-490-2016_2016-04-26.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 
TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/490/2016 ATAS/326/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 26 avril 2016 

1ère Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE 

 

 

recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, 
Service juridique, sise rue des Gares 12, GENÈVE 

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 2/7 -

EN FAIT 

1. La société B______ SA (ci-après la société), ayant pour but la gestion 
administrative et financière d’établissements médico-dentaires, l’exploitation de 
tels établissements et l’offre de tout service dans les domaines médico-dentaires et 
paramédical, ainsi que des soins ambulatoires, a été créée à Genève en mai 2007. 
Elle exploite une clinique à Versoix. Elle est affiliée en qualité d’employeur auprès 
de la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la CCGC). 

2. Madame A______ (ci-après l’intéressée), médecin-dentiste, en a été 
l’administratrice vice-présidente du 11 mai 2007 au 17 septembre 2010. 

3. Le Tribunal de première instance a prononcé la faillite de la société le 3 décembre 
2014. Elle a été dissoute le même jour. 

4. Par décision du 17 juillet 2015, la CCGC a réclamé à l’intéressée le paiement de la 
somme de CHF 205'278.05, à titre de remboursement du dommage subi en raison 
du non-paiement des cotisations paritaires AVS/AI dues par la société et restées 
impayées.  

5. Par un courrier recommandé du 15 septembre 2015, non signé, reçu par la CCGC le 
29 septembre 2015, l’intéressée a formé opposition, alléguant en substance « que 
les décisions se prenaient toujours à un niveau supérieur et je n’avais aucun accès 
aux documents sensibles. Je n’ai participé à aucune assemblée des actionnaires 
pendant mon "supposé mandat". Mon erreur a été de ne pas avoir demandé ma 
radiation du Registre du commerce. (…) J’ai également subi des préjudices 
importants dans cette société que j’ai quittée en janvier 2013 et qui a sali ma 
réputation et mon nom. À ce jour, je suis en procédure prud’homale pour des 
salaires non payés ». 

6. Le 9 octobre 2015, la CCGC a prié l’intéressée de lui indiquer si elle devait ou non 
considérer son pli comme une opposition à sa décision du 17 juillet 2015, et l’a 
invitée, dans l’affirmative, à lui faire parvenir une opposition dûment signée. Un 
délai lui a été accordé pour ce faire au 24 octobre 2015. 

7. Un rappel a été adressé à l’intéressée le 6 novembre 2015, l’attention de celle-ci 
étant expressément attirée sur le fait que sans nouvelle de sa part d’ici au 
19 novembre 2015, la CCGC considérerait qu’il n’y avait pas eu opposition.  

8. Par courrier daté du 19 novembre 2015, reçu par la CCGC le 23 novembre 2015, 
l’intéressée a confirmé qu’elle entendait former opposition à la décision du 
17 juillet 2015. 

9. Le 1er décembre 2015, constatant que l’intéressée n’avait pas respecté le délai 
d’opposition, la CCGC lui a demandé de préciser, d’ici au 11 décembre 2015, la 
date à laquelle elle avait posté son courrier du 15 septembre 2015. 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 3/7 -

10. Sans nouvelles de l’intéressée, la CCGC a, par décision du 12 janvier 2016, 
considéré que l’opposition datée du 15 septembre 2015, mais reçue par elle le 
29 septembre 2015, était manifestement tardive, et, partant, irrecevable. 

11. L’intéressée a interjeté recours le 12 février 2016 contre ladite décision sur 
opposition. 

Elle précise qu’elle a également déposé une demande de reconsidération auprès de 
la CCGC parallèlement. Elle ne conteste pas que son courrier du 15 septembre 2015 
ait été envoyé à la CCGC tardivement. Elle reproche toutefois à celle-ci de ne pas 
l’avoir rendue attentive aux conséquences du défaut d’opposition dans les délais 
dans sa décision du 17 juillet 2015. Elle se réfère à cet égard à l’art. 40 al. 2 LPGA, 
selon lequel l’assureur doit, en même temps qu’il fixe le délai, indiquer les 
conséquences d’un retard. Elle en conclut que l’envoi de son courrier quelques 
jours seulement après l’échéance du délai imparti par la CCGC ne peut avoir 
comme conséquence d’entraîner l’irrecevabilité de l’opposition. Elle relève par 
ailleurs qu’il lui a fallu du temps pour reconstituer le dossier nécessaire à établir sa 
bonne foi. 

Elle conteste sur le fond sa responsabilité. 

12. Dans sa réponse du 14 mars 2016, la CCGC a conclu au rejet du recours. 

13. Ce courrier a été transmis à l’intéressée et la cause gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les formes et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 38 et 
56 à 61 LPGA). 

3. Le litige porte sur le droit de la CCGC de déclarer irrecevable pour cause de 
tardiveté l’opposition à la décision de réparation du dommage du 17 juillet 2015, 
datée du 15 septembre 2015, mais reçue par la CCGC le 29. 

4. Aux termes de l’art. 1er al. 1er LAVS, les dispositions de la loi fédérale du 6 octobre 
2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA ; RS 830.1) 
s’appliquent à l’AVS réglée dans la première partie, à moins que la LAVS ne 
déroge expressément à la LPGA. Conformément à son art. 2, les dispositions de la 
LPGA sont applicables aux assurances sociales régies par la législation fédérale, si 
et dans la mesure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 4/7 -

5. Selon l’art. 52 al. 1 LPGA, 

« les décisions peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition 
auprès de l'assureur qui les a rendues, à l'exception des décisions d'ordonnancement 
de la procédure ». 

À teneur de l'art. 10 de l'ordonnance sur la partie générale du droit des assurances 
sociales du 11 septembre 2002 (OPGA - RS 830.11), l'opposition doit contenir des 
conclusions et être motivée (al. 1). Hormis les cas prévus par l'alinéa 2 de cette 
disposition - non concernés en l'espèce - l'opposition peut être formée au choix par 
écrit ou par oral, lors d'un entretien personnel (al. 3). L'opposition écrite doit être 
signée par l'opposant ou par son représentant légal. En cas d'opposition orale, 
l'assureur consigne l'opposition dans un procès-verbal signé par l'opposant ou son 
représentant légal (al. 4). Si l'opposition ne satisfait pas aux exigences de l'alinéa 1 
ou si elle n'est pas signée, l'assureur impartit un délai convenable pour réparer le 
vice, avec l'avertissement qu'à défaut, l'opposition ne sera pas recevable (al. 5). 

En vertu de l’art. 40 al. 1 LPGA, le délai légal ne peut être prolongé. En effet, la 
sécurité du droit exige que certains actes ne puissent plus être accomplis passé un 
certain laps de temps ; un terme est ainsi mis aux possibilités de contestation de 
telle manière que les parties sachent avec certitude que l’acte qui est l’objet de la 
procédure est définitivement entré en force (Pierre MOOR, Droit administratif, 
Volume 2, Berne, 1991, p. 181). 

L’art. 38 LPGA prévoit que 

« 1 Si le délai, compté par jours ou par mois, doit être communiqué aux parties, il 
commence à courir le lendemain de la communication. 
2 S'il ne doit pas être communiqué aux parties, il commence à courir le lendemain 
de l'événement qui le déclenche. 
2bis Une communication qui n'est remise que contre la signature du destinataire ou 
d'un tiers habilité est réputée reçue au plus tard sept jours après la première 
tentative infructueuse de distribution. 
3 Lorsque le délai échoit un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit 
fédéral ou cantonal, son terme est reporté au premier jour ouvrable qui suit. Le droit 
cantonal déterminant est celui du canton où la partie ou son mandataire a son 
domicile ou son siège. 
4 Les délais en jours ou en mois fixés par la loi ou par l'autorité ne courent pas: 

a. du 7e jour avant Pâques au 7e jour après Pâques inclusivement; 

b. du 15 juillet au 15 août inclusivement; 

c. du 18 décembre au 2 janvier inclusivement ». 

6. Selon la jurisprudence, une décision ou une communication de procédure est 
considérée comme étant notifiée, non pas au moment où le justiciable en prend 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 5/7 -

connaissance, mais le jour où elle est dûment communiquée. S’agissant d’un acte 
soumis à réception, la notification est réputée parfaite au moment où l'envoi entre 
dans la sphère de puissance de son destinataire. Point n'est besoin que celui-ci ait eu 
effectivement en mains le pli qui contenait la décision. Il suffit ainsi que la 
communication soit entrée dans sa sphère de puissance de manière qu'il puisse en 
prendre connaissance (ATF 122 III 319 consid. 4 ; GRISEL, Traité de droit 
administratif, p. 876 ; KNAPP, Précis de droit administratif, 4ème éd., n° 704). 
Lorsque la notification intervient par pli recommandé, elle est réputée parfaite 
lorsque l'intéressé ou toute personne qui le représente ou dont on peut légitimement 
penser qu'elle le représente (ATF 110 V 37 consid. 3) a reçu le pli ou l'a retiré au 
guichet postal en cas d'absence lors du passage du facteur (arrêt du Tribunal fédéral 
des assurances C 24/05 du 11 avril 2005 consid. 4.1).  

Enfin, si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d’agir dans le 
délai fixé, celui-ci est restitué pour autant que, dans les trente jours à compter de 
celui où l’empêchement a cessé, le requérant ou son mandataire ait déposé une 
demande motivée de restitution et ait accompli l’acte omis (art. 41 LPGA). Selon la 
jurisprudence rendue à propos de l’art. 24 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 
sur la procédure administrative, par empêchement non fautif, il faut entendre non 
seulement l’impossibilité objective, comme la force majeure, mais également 
l’impossibilité subjective due à des circonstances personnelles ou à l’erreur 
(ATF 96 II 265 consid. 1a). Ces circonstances doivent être appréciées 
objectivement : est non fautive toute circonstance qui aurait empêché un plaideur –
 respectivement un mandataire – consciencieux d’agir dans le délai fixé (KIESER, 
ATSG-Kommentar, n. 4 ad art. 41). Un accident ou une maladie peut constituer, 
selon les circonstances, une cause légitime de restitution du délai au sens des 
dispositions précitées (GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, p. 51 ; 
ATF 108 V 109 consid. 2c). En revanche, l’ignorance du droit n’est en principe pas 
une excuse valable pour se voir accorder une restitution de délai (RCC 1968 586 ; 
arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 63/01 du 15 juin 2001 consid. 2). 

7. a) En l’espèce, l’intéressée a adressé à la CCGC un courrier non signé daté du 
15 septembre 2015. La CCGC a alors, conformément à l’art. 10 al. 5 OPGA, prié 
l’intéressée de régulariser son opposition les 9 octobre et 6 novembre 2015, attirant 
dûment son attention sur le fait qu’à défaut, l’opposition serait déclarée irrecevable.  

L’intéressée a confirmé le 23 novembre 2015 vouloir s’opposer à la décision du 
17 juillet 2015, signant son courrier du 15 septembre 2015.  

b) En l’espèce, le délai d’opposition a commencé à courir au plus tard le 24 juillet 
2015 (art. 38 al. 2bis LPGA) et est arrivé à échéance le lundi 14 septembre 2015, 
compte tenu de la suspension du délai prévu à l’art. 38 al. 4 let. b LPGA. Force est 
de constater que l’opposition déposée le 29 septembre 2015 est tardive. 

8. a) L’intéressée ne conteste pas que son courrier du 15 septembre 2015 ait été 
envoyé à la CCGC tardivement. Elle n’a du reste pas souhaité préciser à quelle date 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 6/7 -

elle l’avait posté. Elle reproche toutefois à la CCGC de ne pas l’avoir rendue 
attentive aux conséquences du défaut d’opposition dans les délais dans sa décision 
du 17 juillet 2015. Elle se réfère à cet égard à l’art. 40 al. 2 LPGA, selon lequel 

« si l'assureur fixe un délai pour une action déterminée, il indique en même temps 
les conséquences d'un retard. Celui-ci ne peut avoir d'autres conséquences que 
celles mentionnées dans l'avertissement ». 

b) Il y a toutefois lieu de rappeler que le délai de trente jours pour former 
opposition n’est pas un délai fixé par l’assureur, mais résulte de l’art. 52 LPGA. La 
CCGC s’est à cet égard bornée à indiquer les voies de droit, ce qu’elle a au 
demeurant l’obligation de faire (art. 49 al. 3 LPGA). 

Le fait qu'il fallait du temps à l’intéressée pour réunir toutes les pièces utiles ne 
saurait par ailleurs constituer une excuse valable pour justifier son retard. Il lui 
suffisait en effet de déposer son opposition dans le délai de trente jours et 
d’annoncer, le cas échéant, qu’elle transmettrait ultérieurement un dossier afin de 
prouver ses allégations. 

Force est ainsi de conclure que l’intéressée n’a fait valoir aucun motif valable de 
restitution du délai au sens de l’art. 41 LPGA. 

9. Aussi le recours ne peut-il être que rejeté. 

 

 
 
 

 

A/490/2016 

- 7/7 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110). Selon l’art. 85 LTF, s’agissant de contestations 
pécuniaires, le recours est irrecevable si la valeur litigieuse est inférieure à 30’000 
francs (al. 1 let. a). Même lorsque la valeur litigieuse n’atteint pas le montant 
déterminant, le recours est recevable si la contestation soulève une question 
juridique de principe (al. 2). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 
motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 
mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le