# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 108416de-a871-5a65-abec-d6c7e4570724
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile Pron / 2012 / 84
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_Pron---2012---84_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JY12.010458-120620

137 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
16 avril 2012

__________________

Présidence
de               M.             
Creux,
président

Juges             
:              M.             
Giroud et Mme Crittin

Greffier
              :             
M.              Perret

 

 

*****

 

 

Art.
25 al. 1 LVLEtr

 

 

             
Vu l'ordonnance de mise en détention administrative de  
A.________
rendue le 21 mars 2012 par le Juge de paix du district de Lausanne,

 

             
vu le recours interjeté le 2 avril 2012 contre cette ordonnance par Me Paul-Arthur Treyvaud,
avocat à Yverdon-les-Bains, agissant au nom de A.________,

 

             
vu le courrier du 4 avril 2012 du greffe de la cour de céans impartissant au Service de la population
du canton de Vaud (ci-après : SPOP) un délai de sept jours dès réception de l'envoi
pour se déterminer sur le recours,

 

             
vu la lettre du 5 avril 2012 par laquelle le SPOP a indiqué que le recourant avait été
refoulé le 27 mars 2012 à destination de Tbilissi (Géorgie), de sorte que le recours apparaissait
désormais sans objet,

 

             
vu les autres pièces du dossier;

 

 

             
attendu que la mise en détention administrative du recourant dès le 20 mars 2012 a été
ordonnée le 21 mars 2012,

 

             
que l'intéressé a été refoulé vers son pays d'origine le 27 mars 2012,

 

             
que le recours contre l'ordonnance du 21 mars 2012 a été interjeté le 2 avril 2012,

 

             
qu'il apparaît dès lors qu'à la date de son dépôt, le recours était d'emblée
dépourvu d'objet,

 

             
qu'il y a lieu par conséquent de déclarer le recours sans objet et de rayer la cause du rôle;

 

             
attendu que l'arrêt est rendu sans frais judiciaires ni dépens;

 

             
attendu, enfin, qu'il y a lieu d'arrêter le montant de l'indemnité d'office due à l'avocat
Paul-Arthur Treyvaud, conseil du recourant (art. 25 al. 1 LVLEtr [loi d'application dans le Canton de
Vaud de la législation fédérale sur les étrangers; RSV 142.11]),

 

             
qu'il résulte de la liste des opérations produite le 11 avril 2012 que le conseil prénommé
a consacré quatre heures et cinquante minutes à l'exécution de sa mission, dans le cadre
de laquelle le montant de ses débours s'est élevé à 18 francs,

 

             
qu'il convient dès lors d'arrêter l'indemnité d'office à 959 fr. 05, TVA et débours
compris, soit 939 fr. 60 d'honoraires, TVA par 69 fr. 60 comprise, et 19 fr. 45 de débours, TVA
par 1 fr. 45 comprise.

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est sans objet.

 

             
II.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
III.             
L'arrêt est rendu sans frais judiciaires ni dépens.

 

             
IV.             
L'indemnité d'office de Me Paul-Arthur Treyvaud, conseil du recourant A.________, est arrêtée
à 959 fr. 05 (neuf cent cinquante-neuf francs et cinq centimes), TVA et débours compris.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Me Paul-Arthur Treyvaud (pour A.________),

‑             
Service de la population, Secteur Départs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district de Lausanne.

 

             
Le greffier :