# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5b3d8c2a-452c-560a-80e5-f7d8dcb36d0f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-11-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 07.11.2016 A/2637/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2637-2016_2016-11-07.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Teresa SOARES et Jean-Pierre WAVRE, 
Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2637/2016 ATAS/908/2016 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 7 novembre 2016 

6ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée au Lignon 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 2/9 -

EN FAIT 

1. Le 20 septembre 2011, Monsieur A______, né le ______ 1997 (ci-après : 
l’intéressé), domicilié chez sa mère, Madame B______, née le ______ 1968 (ci-
après : la recourante), divorcée, mère de deux autres enfants, C______ né en 1987 
et D______ née en 1990, a déposé une demande de prestations complémentaires. Il 
était au bénéfice, depuis le 1er juin 2009, d’une rente ordinaire simple pour enfant 
de l’AI, son père étant lui-même bénéficiaire d’une rente ordinaire simple 
d’invalidité. L’intéressé effectue un apprentissage comme employé de commerce 
depuis le 26 août 2013, qui doit prendre fin le 30 juin 2017. 

2. Par décision du 27 février 2012, le service des prestations complémentaires  
(ci-après : SPC) a alloué à l’intéressé des prestations complémentaires fédérales et 
cantonales pour un montant de CHF 12'881.- pour la période du 1er juin 2009 au  
29 février 2012 et de CHF 301.- (CHF 73.- PCF et CHF 228.- PCC) par mois dès le 
1er mars 2012. L’intéressé avait droit à un subside d’assurance maladie. Il était tenu 
compte au titre de revenu d’une pension alimentaire de CHF 2'400.-, des rentes AI 
de CHF 8'256.-, des allocations familiales de CHF 3'600.- et des charges de 
CHF 9'945.- (forfait) et CHF 5'184.- (loyer). 

3. Le 17 décembre 2012, le SPC a alloué à l’intéressé une prestation complémentaire 
mensuelle de CHF 304.- dès le 1er janvier 2013 (CHF 75.- PCF et CHF 229.- PCC) 
et un subside d’assurance maladie. Il était tenu compte au titre de revenu d’une 
pension alimentaire de CHF 2'400.-. 

4. Par décision du 2 janvier 2013, le SPC a réduit dès le 1er février 2013 la prestation 
complémentaire mensuelle à une unique prestation complémentaire cantonale de 
CHF 203.- (réajustement du montant des allocations familiales, soit un revenu de 
CHF 4'800.- au lieu de CHF 3'600.-) laquelle a été reconduite dès le 1er janvier 
2014 et fixée à CHF 205.- dès le 1er janvier 2015 ; ces décisions continuaient de 
prendre en compte une pension alimentaire de CHF 2'400.- au titre de revenu. 

5. Par décision du 16 juin 2014, l’OAI a alloué à la recourante un quart de rente 
d’invalidité du 1er août 2012 au 31 mai 2013. 

6. Le 24 juillet 2014, la recourante a déposé une demande de prestations 
complémentaires.  

7. Par décision du 20 juillet 2015, le SPC a recalculé le droit aux prestations de 
l’intéressé du 1er août 2012 au 31 juillet 2015 et conclu à un montant de 
CHF 7'913.- versé en trop, correspondant à toutes les prestations complémentaires 
versées durant la période précitée. 

8. Le 21 juillet 2015, l’Hospice général a informé le SPC qu’il avait accordé à la 
recourante un montant de CHF 17'000.50 du 1er août 2012 au 31 mai 2013. 

9. Par décision du 21 juillet 2015, le SPC a recalculé le droit aux prestations de 
l’intéressé du 1er juin 2013 au 31 juillet 2015 et conclu à un droit aux prestations de 
CHF 5'292.-, lequel était attribué au remboursement d’une dette existante ; le droit 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 3/9 -

à une prestation complémentaire cantonale était, par mois, de CHF 203.-  du 1er juin 
2013 au 21 décembre 2014 et de CHF 205.- dès le 1er janvier 2015 ; il était tenu 
compte au titre de revenu d’une pension alimentaire de CHF 2'400.-. 

10. Par décision du 21 juillet 2015, le SPC a alloué à la recourante des prestations 
complémentaires fédérales et cantonales pour un montant total de CHF 12'775.- du 
1er août 2012 au 31 mai 2013 ; le solde était réparti entre l’Hospice général  
(CHF 10'154.-) et le SPC, en remboursement d’une dette existante (CHF 2'621.-). 
Le subside d’assurance maladie étant accordé à la recourante. 

11. Le 5 août 2015, l’intéressé a fait opposition à la décision du SPC du 21 juillet 2015. 
Il contestait la prise en compte d’une pension alimentaire de CHF 2'400.- ; selon un 
courrier du 24 août 2011 du service cantonal d’avance et recouvrement des 
pensions alimentaires (ci-après : SCARPA) adressé à la recourante, cette pension 
avait cessé en août 2011. Il a joint ledit courrier selon lequel, suite à la rente 
complémentaire allouée à l’intéressé depuis le 1er juin 2009, le mandat du SCARPA 
prenait fin au 1er août 2009 ; la recourante avait reçu à tort CHF 500.-, soit 
CHF 200.- par mois de juin 2009 à août 2011, montant demandé à l’Hospice 
général suite à la compensation reçue par l’Office cantonal de l’assurance invalidité 
(ci-après : OAI). 

12. Le 7 août 2015, la recourante a fait opposition à la décision du SPC du 21 juillet 
2015 en contestant la dette de CHF 2'621.-. 

13. Par décision du 27 octobre 2015, le SPC a admis l’opposition de l’intéressé au 
motif qu’il n’avait plus droit à une pension alimentaire de son père depuis le 1er juin 
2009 et recalculé le droit aux prestations de celui-ci depuis le 1er juin 2013 jusqu’au 
31 octobre 2015. Un montant total de CHF 11'726.- était dû à l’intéressé (soit une 
PCF de CHF 175.- par mois et une PCC de CHF 229.- par mois et de CHF 230.- 
par mois dès le 1er janvier 2015) ; comme un montant de CHF 5'907.- lui avait déjà 
été versé, l’intéressé était bénéficiaire d’un solde de CHF 5'819.-. 

14. Par décision du 27 octobre 2015, le SPC a rejeté l’opposition de la recourante au 
motif que l’intéressé, qui résidait avec la recourante, était au bénéfice d’une rente 
complémentaire enfant de l’AI (père) et percevait des prestations complémentaires 
de l’AI depuis le 1er juin 2009 ; un calcul global des prestations complémentaires à 
l’AI avait ainsi été opéré du 1er août 2012 au 31 mai 2013 incluant les ressources et 
dépenses de la recourante ainsi que celles de l’intéressé. Les revenus de celui-ci 
étant supérieurs à ses dépenses, il avait été exclu du calcul de prestations 
complémentaires ; le montant de CHF 2'621.- correspondait aux prestations 
complémentaires déjà versées à l’intéressé du 1er août 2012 au 31 mai 2013. 

15. Le 23 novembre 2015, la recourante a saisi la chambre des assurances sociales de la 
Cour de justice (cause A/4105/2016) en contestant la décision sur opposition du 
27 octobre 2015 dans la mesure où elle retenait une dette de CHF 2'621.-, dès lors 
qu’elle n’avait elle-même pas dépassé les barèmes des besoins vitaux. 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 4/9 -

16. Le 11 décembre 2015, le SPC a fixé pour l’intéressé une prestation complémentaire 
mensuelle de CHF 405.- dès le 1er janvier 2016 et accordé un subside d’assurance 
maladie. 

17. Le 22 décembre 2015, le SPC a conclu au rejet du recours. 

18. A la demande de la chambre de céans, le SPC a précisé le 3 février 2016 que 
l’intéressé était exclu du calcul des prestations complémentaires car depuis le  
1er août 2012 jusqu’au 31 mai 2013, ses revenus, soit la rente enfant AI (père + 
mère), les allocations familiales et la pension alimentaire, dépassaient les dépenses, 
soit les besoins vitaux et la prime LAMal. La part du loyer de l’intéressé avait été 
maintenue car l’on ne pouvait exiger d’un enfant mineur qu’il participe au paiement 
du loyer ; après réexamen du dossier, il apparaissait que le loyer à la charge de la 
recourante était de deux tiers et non pas une demi, l’enfant C______ ayant quitté le 
domicile familial le 1er avril 2012 ; le loyer à prendre en compte pour la recourante 
était ainsi de CHF 13'824.-, plafonné à CHF 13'200.- ; il en résultait, selon une 
décision simulée, un arriéré de prestations de CHF 2'360.- qui irait au bénéfice de 
l’Hospice général. Quant à la dette de CHF 2'621.-, elle correspondait au trop-perçu 
par l’intéressée pour la période du 1er août 2012 au  
31 mai 2013. 

19. A la demande de la chambre de céans, le SPC a précisé le 21 mars 2016 que la 
pension alimentaire avait été prise en compte à tort dans le calcul des prestations 
dues à l’intéressé ; les dépenses et les revenus de celui-ci étaient ainsi les suivants : 

Du 1er août au 31 décembre 2012 

Charges PCF : 11'241.- Revenus PCF/PCC : 13'512.- 

Charges PCC : 13'967.- 

De sorte que l’intéressé était inclus pour les PCC dans le calcul de la recourante. 

Du 1er février au 31 mai 2013 

Charges PCF : 11'295.- Revenus PCF/PCC : 14'796.- 

Charges PCC : 14’038.- 

De sorte que l’intéressé n’était pas inclus dans le calcul de la recourante. 

S’agissant du calcul des prestations de la recourante du 1er août 2012 au 31 janvier 
2013, il convenait de modifier le loyer proportionnel en prenant en compte, pour les 
PCC, un montant de CHF 13'824.- et, pour les PCF, un montant plafonné à  
CHF 13'200.-.  

S’agissant du calcul des prestations de la recourante du 1er février 2013 au 31 mai 
2013, il prenait en compte pour les PCF et les PCC, un loyer plafonné à  
CHF 13'200.-, l’intéressé étant exclu du calcul. 

Il résultait de ce nouveau calcul des arriérés de prestations complémentaires en 
faveur de la recourante de CHF 2'417.- à verser à l’hospice général, lequel avait 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 5/9 -

alloué des prestations à la recourante pour cette même période de CHF 17'000.50 et 
n’avait été désintéressé qu’à hauteur de CHF 10'154.-. 

20. Par arrêt du 18 avril 2016 (ATAS/321/2016), la chambre de céans a admis 
partiellement le recours, annulé la décision de l’intimé du 27 octobre 2015 et 
renvoyé la cause à l’intimé pour nouvelle décision dans le sens des considérants. 
Elle a considéré ce qui suit : 

« En l’espèce, l’intimé a alloué à la recourante, par décision du 21 juillet 2015, des 
prestations pour un montant de CHF 12'775.- pour la période du 1er août 2012 au 
31 mai 2013 et réparti le solde entre l’hospice général pour CHF 10'154.- et une 
dette du SPC pour CHF 2'621.- ; ce dernier montant correspond à une dette 
ressortant des décisions de l’intimé rendues à l’égard de l’intéressé les 20 et 
21 juillet 2015 ; la première décision avait réclamé à l’intéressé un montant de 
CHF 7'913.- pour la période du 1er août 2012 au 31 juillet 2015 et la seconde lui a 
rétrocédé des prestations pour la période du 1er juin 2013 au 31 juillet 2015, pour un 
montant de CHF 5'292.- de sorte qu’il en est résulté un solde encore dû par 
l’intéressé à l’intimé de CHF 2'621.- pour la période du 1er août 2012 au 31 mai 
2013.  

Dans le cadre de la présente procédure, l’intimé a proposé, selon une décision 
simulée du 21 mars 2016, la modification du calcul des prestations dues à la 
recourante pour la période du 1er août 2012 au 31 mai 2013, de sorte que la 
recourante était finalement bénéficiaire d’un solde de CHF 2'417.-; cette somme 
revenait cependant à l’hospice général, lequel avait alloué des prestations à la 
recourante pour un montant de CHF 17’000.50 pour cette même période. Ce 
faisant, l’intimé a tenu compte de l’intéressé dans le calcul des PCC dues à la 
recourante du 1er août au 31 janvier 2013 ; cette prise en compte résultait de la 
suppression de la pension alimentaire de CHF 2'400.- au titre de revenus de 
l’intéressé ; par ailleurs, l’intimé a retenu une part de loyer de la recourante 
supérieure à celle initialement retenue, soit 2/3 (CHF 13'824.-) au lieu de 1/2 
(CHF 10'368.-).  

Ce calcul n’est pas contesté par la recourante et correspond à l’application des 
dispositions précitées de la LPC, de l’OPC-AVS/AI et de la LPCC concernant le 
calcul des dépenses et du revenu de la recourante et de l’intéressé. 

S’agissant de la dette de CHF 2'621.-, force est de constater qu’elle correspond aux 
prestations versées initialement par l’intimé à l’intéressé du 1er août au 31 mai 
2013, alors que la décision litigieuse, modifiée selon la proposition de l’intimé du 
21 mars 2016, recalcule le droit aux prestations de la recourante et de l’intéressé 
pour cette même période. 

La compensation des prestations dues à la recourante avec la dette précitée doit 
ainsi être confirmée. 

Au vu de ce qui précède, il convient d’admettre partiellement le recours, d’annuler 
la décision attaquée et de renvoyer la cause à l’intimé pour nouvelle décision dans 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 6/9 -

le sens de la proposition qu’il a lui-même formée par décision simulée du 21 mars 
2016 ». 

21. Par décision du 19 mai 2016, le SPC a recalculé le droit aux prestations de la 
recourante du 1er août 2012 au 31 mai 2013, en exécution de l’arrêt du 18 avril 
2016 et constaté un solde en faveur de la recourante de CHF 2'417.- dû à l’Hospice 
général, en compensation partielle des avances consenties pour la même période. 

22. Le 31 mai 2016, la recourante a fait opposition à la décision précitée au motif que 
le montant de CHF 2'417.- lui revenait de plein droit et qu’elle avait besoin de cette 
somme pour payer différentes factures.  

23. Le 15 juin 2016, la recourante a écrit au SPC que la somme de CHF 2'417.- devait 
lui être versée sur son compte bancaire.  

24. Par décision du 12 juillet 2016, le SPC a rejeté l’opposition de la recourante au 
motif que l’Hospice général avait effectué des avances, de sorte que le montant de 
CHF 2'417.- d’arriérés de prestations complémentaire lui revenait.  

25. Le 28 juillet 2016, la recourante a saisi la chambre de céans en contestant la 
décision sur opposition du 12 juillet 2016 au motif que la somme de CHF 2'471.- 
lui était due personnellement.  

26. Le 6 septembre 2016, le SPC a conclu au rejet du recours. 

27. La recourante n’a pas fait d’observations dans le délai qui lui avait été fixé au 
4 octobre 2016. 

28. Sur quoi la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité 
du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 
al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les 
prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. L’objet du litige porte sur le bien-fondé du versement par l’intimé à l’Hospice 
général du montant de CHF 2'471.- correspondant à l’arriéré de prestations 
complémentaires dû à la recourante pour la période du 1er août 2012 au  31 mai 
2013. 

3. a. S’agissant des prestations complémentaires fédérales, l’art. 4 al. 1 let. c LPC 
prévoit que les personnes qui ont leur domicile et leur résidence habituelle (art. 13 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 7/9 -

LPGA) en Suisse ont droit à des prestations complémentaires dès lors qu'elles ont 
droit à une rente ou à une allocation pour impotent de l'assurance-invalidité (AI) ou 
perçoivent des indemnités journalières de l'AI sans interruption pendant six mois au 
moins.  

Selon l’article 9 al. 1, 2 et 4 LPC, le montant de la prestation complémentaire 
annuelle correspond à la part des dépenses reconnues qui excède les revenus 
déterminants (al. 1). Les dépenses reconnues et les revenus déterminants des 
conjoints et des personnes qui ont des enfants ayant droit à une rente d'orphelin ou 
donnant droit à une rente pour enfant de l'AVS ou de l'AI sont additionnés. Il en va 
de même pour des orphelins faisant ménage commun (al. 2). Il n'est pas tenu 
compte, dans le calcul de la prestation complémentaire annuelle, des enfants dont 
les revenus déterminants dépassent les dépenses reconnues (al. 4).  

4. a. S’agissant des prestations cantonales, l’art. 2 al. 1 LPCC prévoit qu’ont droit aux 
prestations complémentaires cantonales les personnes qui ont leur domicile et leur 
résidence habituelle sur le territoire de la République et canton de Genève (let. a), et 
qui sont au bénéfice d'une rente de l'assurance-vieillesse et survivants, d'une rente 
de l'assurance-invalidité, d'une allocation pour impotent de l'assurance-invalidité ou 
reçoivent sans interruption pendant au moins six mois une indemnité journalière de 
l'assurance-invalidité (let. b), ou qui ont droit à des prestations complémentaires 
fédérales sans être au bénéfice d’une rente de l’assurance-vieillesse et survivants ou 
de l’assurance-invalidité (let. c), et qui répondent aux autres conditions de la 
présente loi (let. d).  

b. Selon l’art. 1 A al. 1 LPCC en cas de silence de la présente loi, les prestations 
complémentaires AVS/AI sont régies par la LPC et ses dispositions d'exécution 
fédérales et cantonales ainsi que par la LPGA et ses dispositions d'exécution. 

5. A teneur de l'art. 22 al. 4 OPC-AVS/AI, lorsqu'une autorité d'assistance, publique 
ou privée, a consenti des avances à un assuré, en attendant qu'il soit statué sur ses 
droits aux prestations complémentaires, l'autorité en question peut être directement 
remboursée au moment du versement des prestations complémentaires accordées 
rétroactivement. La jurisprudence a précisé que cette disposition, destinée en 
premier lieu à éviter la perception à double de prestations au préjudice de la même 
collectivité publique, constituait une base légale suffisante pour permettre le 
versement des arriérés de prestations complémentaires en mains des institutions 
d'aide sociale ayant consenti des avances. Lorsqu'une autorité d'assistance a 
consenti, au cours de la période concernée par le versement rétroactif, des avances 
destinées à la couverture des besoins vitaux "en attendant qu'il soit statué sur ses 
droits aux prestations complémentaires", elle dispose en vertu de l'art. 22 al. 4 
OPC-AVS/AI d'un droit direct au remboursement; le versement en mains de tiers 
des arriérés de prestations n'est alors pas subordonné au consentement préalable de 
la personne bénéficiaire des prestations complémentaires (ATF 132 V 113 consid. 
3.2.1 p. 115 et les arrêts cités). Par "avances consenties à un assuré" au sens de l'art. 
22 al. 4 OPC-AVS/AI, il convient d'entendre en principe toutes les formes de 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 8/9 -

soutien économique accordées par l'autorité d'assistance au cours de la période 
concernée par le versement rétroactif de prestations complémentaires à l'AVS et à 
l'AI (ATF 132 V 113 consid. 3.2.3 p. 117 ; ATF 141 V 264). 

6. En l’espèce, la recourante ne conteste pas avoir reçu un montant de CHF 17'000,50 
de la part de l’Hospice général pour la période du 1er août 2012 au 31 mai 2013, ni 
que cette institution n’a été, à ce jour, remboursée que partiellement, soit à hauteur 
de CHF 10'154.-.  

En conséquence, la décision litigieuse prévoyant le versement par l’intimé à 
l’Hospice général de l’arriéré de prestations de CHF 2'471.- dû à la recourante pour 
la période du 1er août 2012 au 31 mai 2013 ne peut qu’être confirmée.  

Partant, le recours sera rejeté. 

Pour le surplus, la procédure est gratuite. 

 
 
 

 

A/2637/2016 

- 9/9 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. le rejette ; 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Julia BARRY 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le