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**Case Identifier:** 9c559b31-43ac-5b6d-9682-e0491ac9b5b2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-07-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 11.07.2017 C/24748/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-24748-2016_2017-07-11.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/24748/2016-CS DAS/125/2017

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU MARDI 11 JUILLET 2017 

 

Recours (C/24748/2016-CS) formés en date du 16 mai 2017 par Madame A______, 

comparant par Me Clara SCHNEUWLY, avocate, en l'Etude de laquelle elle élit 

domicile, d'une part, et en date du 19 mai 2017 par Monsieur B______, ______ (GE), 

comparant par Me Romain CANONICA, avocat, en l'Etude duquel il élit domicile, 

d'autre part. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du      14 juillet 2017 à : 

- Madame A______ 

c/o Me Clara SCHNEUWLY, avocate 

Boulevard de Saint-Georges 72, 1205 Genève. 

- Monsieur B______ 

c/o Me Romain CANONICA, avocat 

Rue Pierre-Fatio 15, case postale 3782, 1211 Genève 3. 

- Madame D______ 

Monsieur F_____ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

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C/24748/2016-CS 

EN FAIT 

A. a) A______, née en ______ 1983, ressortissante des Philippines, et B______, né 

en ______ 1951, de nationalité suisse, sont les parents non mariés de C______, né 

le ______ 2010 à Genève. 

 Ils se sont connus aux Philippines, puis se sont installés à Genève à la naissance 

de leur fils. Ils n'ont pas effectué les démarches administratives en vue de 

l'obtention d'une autorisation de séjour pour A______.  

 A______ a quitté le logement familial le 30 octobre 2016. Elle réside 

actuellement dans un foyer avec son fils C______. 

 b) Le Service de protection des mineurs a été informé de la situation de la famille 

le 31 octobre 2016 par A______. B______ a contacté ce service le même jour, 

exprimant ses craintes que la mère de son fils quitte la Suisse pour s'installer aux 

Philippines avec son enfant. 

 c) B______ a également fait part de ses craintes au Ministère public le 18 

novembre 2016. 

 d) Le 12 décembre 2016, le Service de protection des mineurs a signalé à la police 

des faits nourrissant des suspicions d'abus sexuels sur l'enfant C______, qui 

présentait un comportement sexué inadéquat. 

B. a) Le 13 décembre 2016, B______ a saisi le Tribunal de protection de l'adulte et 

de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) d'une requête tendant à 

l'attribution en sa faveur de l'autorité parentale et de la garde sur son fils C______.  

 b) Le Service de protection des mineurs a établi son rapport d'évaluation sociale le 

22 mars 2017, après avoir rencontré les parents, une amie du père, et D______, 

intervenante en protection de l'enfant qui suit la famille dans le cadre d'un appui 

éducatif depuis janvier 2017. Le Service de protection des mineurs a également 

mené des entretiens téléphoniques avec l'enseignante actuelle de l'enfant, le 

médecin qui a effectué le bilan psychologique et avec la Dresse E______, 

pédiatre. Il a enfin obtenu des informations par courriel de l'enseignante de 

l'enfant à l'école ______. 

 Le Service de protection des mineurs a relevé que les parents n'étaient pas en 

mesure de communiquer, se reprochant mutuellement des violences physiques. Il 

existait un important décalage d'âge, de langue, de milieu socio-culturel entre eux. 

Des accusations d'abus sexuels et de comportements inadéquats sur l'enfant 

avaient été formulées et une procédure pénale était en cours à ce sujet. A______ 

avait peur de faire l'objet de représailles de B______ et souhaitait que son actuel 

lieu de vie ne soit pas communiqué à ce dernier. 

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C/24748/2016-CS 

 La mère s'est occupée seule de l'enfant depuis sa naissance, et souhaitait continuer 

à en assumer la garde.  

 B______ estimait qu'il convenait de placer l'enfant en pension, considérant que la 

mère n'était pas capable de le prendre en charge.  

 L'enfant avait fréquenté l'école ______ jusqu'à fin octobre 2016. Son enseignante 

dans cet établissement avait indiqué qu'il n'était pas revenu dans sa classe après 

les vacances d'octobre. Elle avait été informée de ce que l'enfant avait changé 

d'école le 2 novembre 2016. Depuis début novembre 2016, l'enfant est scolarisé 

dans un établissement proche du foyer où il vit avec sa mère. L'enseignante 

actuelle de l'enfant a indiqué que C______ était dans sa classe depuis 

novembre 2016, et qu'il se montrait inhibé, sous-stimulé, et présentait un retard 

dans ses apprentissages scolaires et de langage. 

 Selon les éducateurs encadrant la mère et l'enfant au sein du foyer, leur relation 

évoluait de manière favorable.  

 L'intervenante en protection chargée de l'appui éducatif a relevé que le père tenait 

un discours très négatif à l'égard de la mère. Il ne l'avait jamais contactée ni ne lui 

avait demandé de voir l'enfant.  

 L'enfant n'avait pas revu son père depuis le mois d'octobre 2016, de sorte que la 

reprise des relations personnelles devait intervenir de manière progressive et 

médiatisée. 

 Le Service de protection des mineurs a préconisé d'instaurer l'autorité parentale 

conjointe, de confier la garde de l'enfant à la mère, de réserver au père un droit de 

visite progressif, dans un premier temps à raison d'une séance par semaine au sein 

d'une structure spécialisée, puis élargi progressivement en fonction de l'évolution 

de la relation père-enfant, et d'instaurer une curatelle d'organisation et de 

surveillance des relations personnelles. 

 c) Invités à se déterminer, les parents n'ont pas formulé d'objection aux mesures 

proposées par le Service de protection des mineurs.  

C. a) Le 9 décembre 2016, A______ a déposé une demande en fixation d'une 

contribution du père à l'entretien de son fils devant le Tribunal de première 

instance. 

 b) B______ a requis l'instauration de l'autorité parentale conjointe et le régime 

d'une garde alternée par acte du 4 avril 2017 adressé à ce même tribunal. Il a 

indiqué craindre que la mère décide de quitter la Suisse avec leur enfant pour 

s'installer aux Philippines, expliquant qu'il n'avait plus vu son fils depuis fin 

octobre 2016, et que selon l'enseignante de l'enfant, ce dernier ne s'était plus 

présenté à l'école depuis lors.  

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C/24748/2016-CS 

 Le 11 avril 2017, le Tribunal de première instance a transmis la requête de 

B______ au Tribunal de protection, considérant que la situation de l'enfant 

nécessitait un suivi immédiat qui n'était pas de son ressort dès lors que l'action 

alimentaire n'avait pas été introduite en l'état. 

D. Par ordonnance DTAE/2079/2017 rendue le 5 mai 2017, le Tribunal de protection 

de l'adulte et de l'enfant, statuant sur mesures provisionnelles, a fait interdiction à 

A______ de déplacer à l'étranger le lieu de résidence de son fils C______ sans 

l'accord du Tribunal de protection, respectivement du Tribunal de première 

instance (ch. 1 du dispositif) et a fait instruction à A______ d'effectuer les 

démarches requises afin de permettre à son enfant de reprendre l'école 

immédiatement (ch. 2).  

 Il a accordé à B______ un droit de visite sur son fils à raison d'une séance par 

semaine auprès d'une structure thérapeutique spécialisée (ch. 3), instauré une 

curatelle d'organisation et de surveillance de ce droit de visite (ch. 4) désigné 

D______, intervenante en protection, aux côtés de F_____, chef de groupe, aux 

fonctions de curateurs de l'enfant (ch. 5), et invité ces derniers à veiller à la mise 

sur pied de ce suivi au sein d'un lieu de consultation approprié et à maintenir les 

contacts nécessaires avec le thérapeute concerné aux fins de s'assurer de la 

régularité dudit suivi et de la bonne évolution des relations personnelles père-

enfant (ch. 6). 

 Le Tribunal de protection s'est déclaré incompétent pour le surplus, a dit que 

l'ordonnance était immédiatement exécutoire, a statué sur les frais et débouté les 

parties de toutes autres conclusions (ch. 7 à 10). 

 A______ et B______ ont reçu cette ordonnance le 9 mai 2017.  

E. a) Par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 16 mai 2017, A______ a 

recouru contre cette ordonnance, concluant à l'annulation des chiffres 1 et 2 de son 

dispositif.  

 b) Le Tribunal de protection n'a pas souhaité reconsidérer sa décision. 

 c) Le Service de protection des mineurs a indiqué que la mère avait entamé les 

démarches auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations et mis en 

place les suivis et soins nécessaires au bon développement de l'enfant. Il a précisé 

avoir eu des contacts avec l'enseignante de l'enfant, qui avait confirmé la présence 

régulière de l'enfant à l'école, ainsi que les progrès observés dans ses 

apprentissages. 

 Il a estimé que l'ordonnance correspondait à l'intérêt de l'enfant. 

 d) B______ a conclu au rejet du recours formé par la mère de l'enfant, et à la 

confirmation des chiffres 1 et 2 du dispositif de l'ordonnance. 

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C/24748/2016-CS 

F. a) B______ a également interjeté un recours contre cette ordonnance le 19 mai 

2017. Il sollicite l'annulation du chiffre 5 de son dispositif en tant qu'il désigne 

D______ comme curatrice, et la désignation d'un autre intervenant du Service de 

protection des mineurs à cette fonction, arguant de ce que le lien de confiance 

entre lui-même et l'actuelle curatrice était rompu. 

 b) Le Tribunal de protection n'a pas souhaité reconsidérer sa décision. 

 c) Le Service de protection des mineurs a expliqué avoir rencontré les parents 

pour leur expliquer le cadre d'intervention du service. A______ avait par la suite 

sollicité ce dernier à diverses reprises, et plusieurs rencontres ont eu lieu avec 

cette dernière pour l'accompagner dans la mise en place d'un réseau autour de 

l'enfant. Le père n'avait en revanche jamais pris contact avec le service de 

protection des mineurs. Ce service a en outre précisé que le suivi thérapeutique de 

C______ avec son père serait mené par un thérapeute, non par la curatrice, dont la 

tâche serait de veiller à la mise en place et à l'organisation des relations 

personnelles entre l'enfant et son père. 

 d) A______ a conclu au rejet de ce recours. 

 e) Par avis du 6 juin 2017, les parties ont été informées de ce que la cause était 

gardée à juger. 

EN DROIT 

1. 1.1 Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont 

applicables par analogie pour les mesures de protection de l'enfant (art. 314 

al. 1 CC). 

 Les décisions de l'autorité de protection rendues sur mesures provisionnelles 

peuvent faire l'objet d'un recours dans les dix jours à compter de leur notification 

(art. 445 al. 3 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice 

(art. 53 al. 1 LaCC). 

 Le recours doit être dûment motivé et interjeté par écrit auprès du juge (art. 450 

al. 3 CC). Ont qualité pour recourir, notamment, les proches de la personne 

concernée (art. 450 al. 2 ch. 2 CC). 

1.2 Formés dans les forme et délai prescrits, devant l'autorité compétente et par les 

parents du mineur concerné, les recours interjetés sont recevables. 

 1.3 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 

sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 

pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

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2. Par souci de simplification, les deux recours formés contre l'ordonnance du 

5 mai 2017 par A______ et B______ respectivement les 16 et 19 mai 2017 seront 

traités dans la même décision. 

3. La recourante reproche au Tribunal de protection de lui avoir interdit de déplacer 

le lieu de résidence de son fils à l'étranger et de lui avoir ordonné d'effectuer les 

démarches pour permettre à son fils de reprendre l'école. 

 3.1 L'autorité de protection prend les mesures nécessaires pour protéger l'enfant si 

son développement est menacé et que les père et mère n'y remédient pas 

d'eux-mêmes ou soient hors d'état de le faire. Elle peut, en particulier, rappeler les 

père et mère ou l'enfant à leurs devoirs, donner des indications ou instructions 

relatives au soin, à l'éducation et à la formation de l'enfant, et désigner une 

personne ou un office qualifiés qui aura un droit de regard et d'information 

(art. 307 al. 1 et 3 CC). 

 Il peut notamment être fait interdiction au parent titulaire de la garde d'emmener 

l'enfant à l'étranger si un tel déplacement compromettrait le bien de celui-ci 

(Arrêt du Tribunal fédéral 5A_460/20010 du 21 février 2011, consid. 3.2). 

 3.2 En l'espèce, le père de l'enfant a exprimé des craintes que la recourante ne 

quitte la Suisse avec son fils pour s'installer aux Philippines. L'important conflit 

entre les parents, les procédures qui les opposent, notamment celle engagée par le 

père en vue d'obtenir l'autorité parentale conjointe et la garde partagée sur l'enfant, 

les procédures pénales en cours, l'absence d'attaches de la mère en Suisse, qui ne 

dispose, en l'état, pas des autorisations administratives en vue de séjourner en 

Suisse et n'y exerce pas d'activité lucrative, et enfin l'angoisse exprimée par la 

recourante d'avoir à subir des représailles du père de son enfant permettent de 

considérer qu'il existe, sous l'angle de la vraisemblance, un risque de voir la mère 

quitter la Suisse avec son fils pour retourner dans son pays d'origine. Il est vrai 

que la recourante n'a pas déscolarisé son fils, puisque le mineur a, dès le mois de 

novembre 2016, fréquenté avec régularité l'établissement scolaire à proximité du 

foyer où elle vit actuellement avec son enfant. Elle a également entamé les 

démarches en vue d'obtenir un permis de séjour en Suisse et mis en place des 

suivis et soins en faveur de son fils. Tous ces éléments, pris dans leur ensemble, 

permettent toutefois de considérer que l'interdiction faite à la recourante de 

déplacer le lieu de résidence de l'enfant à l'étranger est adéquate, dans la mesure 

où elle vise à garantir le séjour de l'enfant et sa scolarisation à Genève jusqu'à ce 

que la question des droits parentaux soit définitivement tranchée. Elle n'apparaît 

enfin pas disproportionnée, la recourante reconnaissant l'absence d'impact concret 

de la mesure dès lors qu'elle n'avait pas l'intention de quitter la Suisse. 

 Le chiffre 1 de l'ordonnance querellée sera en conséquence confirmé. 

 3.3 L'instruction faite à la recourante d'effectuer immédiatement les démarches 

pour permettre à son enfant de reprendre l'école doit en revanche être annulée.  

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C/24748/2016-CS 

 Il ressort en effet du dossier qu'après avoir quitté le logement familial le 

30 octobre 2016 et s'être installée dans un foyer, la recourante a immédiatement 

entrepris les démarches en vue de scolariser son fils dans l'établissement situé à 

proximité de son nouveau lieu de vie. Il résulte en effet du rapport d'évaluation 

sociale établi par le Service de protection des mineurs le 22 mars 2017 que 

l'enfant a intégré sa nouvelle classe début novembre 2016, qu'il fréquente l'école 

de manière régulière, et que le changement d'établissement avait été communiqué 

à l'école ______ le 2 novembre 2016. 

 L'instruction faite à la recourante ne se justifie donc pas. Partant, le chiffre 2 du 

dispositif de l'ordonnance entreprise sera annulé.  

4. Le père conclut à l'annulation du chiffre 5 de l'ordonnance entreprise, désignant 

D______, aux côtés de F_____, aux fonctions de curatrice chargée d'organiser et 

de surveiller ses relations personnelles avec son fils. 

 4.1 L'autorité de protection nomme curateur une personne physique qui possède 

les aptitudes et les connaissances nécessaires à l'accomplissement des tâches qui 

lui seront confiées, qui dispose du temps nécessaire et qui les exécute en personne 

(art. 400 al. 1 CC, applicable par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC). 

 Le curateur ne doit pas se trouver dans une situation de conflit d'intérêt. Ce critère 

doit permettre au curateur de se dédier à sa tâche sans que l'exécution de celle-ci 

ne soit rendue impossible ou difficile à l'excès par une autre activité qui lui serait 

contraire, ou par tout autre intérêt dont il aurait la charge (ATF 140 III 1 

consid. 4.2). 

 4.2 En l'espèce, D______ a été désignée, aux côtés de F_____, comme curatrice 

chargée d'organiser et de surveiller les relations personnelles entre l'enfant et son 

père, de veiller à mettre sur pied un suivi au sein d'un lieu de consultation 

approprié et de maintenir les contacts nécessaires avec le thérapeute concerné aux 

fins de s'assurer de la régularité du suivi et de la bonne évolution des relations 

personnelles entre l'enfant et son père. 

 Ce dernier fait valoir que tout rapport de confiance entre lui-même et la curatrice 

désignée est rompu, au motif que cette dernière a eu différents contacts avec la 

mère de l'enfant, sans l'avoir lui-même entendu de manière adéquate. Il lui 

reproche de manquer d'objectivité, d'impartialité et de précaution pour mener à 

bien la mission qui lui a été confiée. 

 Aucun élément au dossier ne permet de douter des qualités et aptitudes tant 

personnelles que professionnelles de la curatrice. Il résulte de l'instruction que la 

curatrice a rencontré les parents pour leur présenter le cadre de son intervention, 

qu'elle avait suivi la famille depuis le mois de janvier dans le cadre d'un appui 

éducatif, qu'elle avait dans ce cadre été sollicitée à diverses reprises par la mère 

pour l'accompagner dans la mise en œuvre d'un réseau encadrant l'enfant. Ces 

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éléments ne sont pas de nature à mettre en doute son impartialité. L'intervenante 

en protection de l'enfant apparaît au contraire disposer de toutes les aptitudes et 

compétences pour assurer l'organisation et la surveillance des relations 

personnelles entre l'enfant et son père. Il sera enfin ici relevé que le suivi 

thérapeutique destiné à garantir la régularité et la bonne évolution de ces relations 

personnelles est confié à un thérapeute, et n'est pas du ressort de la curatrice. 

 L'ordonnance querellée sera en conséquence confirmée à cet égard. 

5.  La procédure est gratuite (art. 81 LaCC). 

 Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens.  

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevables les recours formés les 16 mai 2017 par A______ et 19 mai 2017 par 

B______ contre l'ordonnance DTAE/2079/2017 rendue le 5 mai 2017 par le Tribunal de 

protection de l'adulte et de l'enfant dans la cause C/24748/2016-8.  

Au fond : 

Rejette le recours interjeté par B______. 

Admet partiellement le recours formé par A______ et annule le chiffre 2 du dispositif 

de l'ordonnance querellée. 

Confirme l'ordonnance pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Dit qu'il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Ursula ZEHETBAUER 

GHAVAMI et Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Marie 

NIERMARECHAL, greffière. 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (137 III 475 cons. 1) est 

susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant 

toutefois limités (art. 98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.