# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1cdd7ca8-8fa6-54a9-b185-63f5338b37f5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-07-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 17.07.2018 P/19158/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-19158-2016_2018-07-17.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/19158/2016 AARP/234/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 17 juillet 2018 

 

Entre 

A______, sans domicile connu, comparant par Me G______, avocate, ______Genève, 

appelant, 

 

contre le jugement JTDP/1712/2017 rendu le 12 décembre 2017 par le Tribunal de police, 

 

et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

- 2/15 - 

P/19158/2016 

EN FAIT : 

A. a. Par courrier déposé le 22 décembre 2017 au greffe du Tribunal pénal, A______ a 
annoncé appeler du jugement du 12 décembre 2017, dont les motifs lui seront 
expédiés le 8 février 2018, par lequel le Tribunal de police l'a reconnu coupable 
d'avoir exercé une activité lucrative sans autorisation (art. 115 al. 1 let. c de la loi 
fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 [LEtr ; RS 142.20]) et facilité le 
séjour illégal de B______ (art. 116 al. 1 let. a et 3 let. a LEtr). Il a été condamné à 
une peine pécuniaire, complémentaire à celle prononcée le 21 avril 2017 par le 
Ministère public, de 100 jours-amende, à CHF 10.- l'unité, sous déduction de deux 
jours-amende, correspondant à deux jours de détention avant jugement. Le Tribunal 
de police l'a acquitté de l'infraction de facilitation du séjour illégal de C______ (art. 
116 al. 1 let. a et 3 let. a LEtr) et a classé la procédure s'agissant de l'infraction de 
séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) pour la période du 15 janvier 2015 au 6 
octobre 2016, dans la mesure où A______ avait déjà été condamné pour cette 
période (P/3______). Les frais de la procédure, arrêtés à CHF 1'273.-, ont été mis à 
sa charge.  

 b. Par déclaration d'appel du 28 février 2018 prévue à l'art. 399 al. 3 du Code de 
procédure pénale du 5 octobre 2007 (CPP ; RS 312.0), A______ conclut à son 
acquittement et à ce qu'il soit fait droit à ses conclusions en indemnisation, les frais 
de l'ensemble de la procédure étant laissé à la charge de l'Etat. 

 c. Selon l'ordonnance pénale du 6 octobre 2016, valant acte d'accusation, il est ou 
était reproché ce qui suit à A______ : 

- entre le 15 janvier 2015, lendemain de sa dernière libération, au 4 octobre 
2016, date de son arrestation, il a séjourné sur le territoire suisse, alors qu'il 
ne disposait pas des autorisations nécessaires, qu'il était démuni de papiers 
d'identité valables indiquant sa nationalité et qu'il faisait l'objet d'une 
interdiction d'entrée en Suisse valable du 19 juin 2014 au 18 juin 2019, 
dûment notifiée le 26 novembre 2014 ;  

- dans les circonstances de temps et de lieu susmentionnées, il a exercé sans 
droit une activité lucrative auprès d'un ______, au tarif horaire de CHF 15.-, 
réalisant de la sorte un revenu mensuel de l'ordre de CHF 300.- à 
CHF 1'000.- ; 

- depuis une date indéterminée du mois d'août 2016 jusqu'au 4 octobre 2016, 
il a facilité le séjour en Suisse de B______, en l'hébergeant contre 
rémunération, dans son logement sis ______, à Genève ; 

- 3/15 - 

P/19158/2016 

- du 1er au 4 octobre 2016, il a facilité le séjour en Suisse de C______, en 
l'hébergeant contre rémunération, dans le logement précité. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a. La police est intervenue le 5 octobre 2016 dans le studio n° 1______ sis au ______ 
étage, ______. A______ s'y trouvait avec deux autres personnes, C______ et 
B______. 

 b. Lors de son audition devant la police, A______ a indiqué qu'il sous-louait 
l'appartement depuis trois ou quatre ans à D______ pour CHF 1'300.- par mois.  

 Il hébergeait B______ depuis bientôt deux mois, en échange de CHF 500.- par mois. 
Sans cet argent, il ne serait pas en mesure de payer le loyer. Il ne savait rien des 
activités de son locataire, lequel quittait l'appartement vers 15h00 et ne revenait que 
vers 21h00. Il avait récemment découvert une ordonnance de condamnation pour 
cambriolages dans ses affaires et lui avait dès lors demandé de partir.  

 Il subvenait à ses besoins en rendant des services à un ______, en particulier en 
nettoyant ______. Pour cela, il recevait environ CHF 15.- par heure, mais il ne 
s'agissait pas d'un travail au noir. 

 Il convient encore de préciser que le prévenu a également été interrogé au sujet de 
bijoux et chaussures trouvés dans l'appartement. 

 c. Devant le Ministère public, A______ est partiellement revenu sur ses déclarations.  

Il n'avait pas travaillé pour un ______, mais lui avait rendu des services, comme le 
paiement de ses factures. Il n'avait jamais reçu de salaire, et ne devait pas se rendre 
tous les jours au ______. Ce ______, qu'il connaissait depuis longtemps, le ______ 
gratuitement et lui offrait parfois des cadeaux ou l'invitait au restaurant. Il avait 
demandé aux policiers que ses déclarations relatives à la rémunération soient 
modifiées, mais ceux-ci avaient refusé et l'avaient forcé à signer le procès-verbal de 
son audition.  

 A______ avait dépanné B______ et C______, car c'était l'hiver et ceux-ci lui avaient 
dit qu'ils ne viendraient que de temps en temps. Ce n'était pas lui qui avait fixé les 
montants versés en échange de son toit, argent qui servait aux courses et non à son 
enrichissement personnel. Le locataire principal de l'appartement lui avait demandé 
de quitter l'appartement environ deux mois avant son interpellation car il n'arrivait 
pas à payer la totalité du loyer. 

Il admettait l'infraction de séjour illégal. 

- 4/15 - 

P/19158/2016 

 d. En première instance, le prévenu a confirmé les déclarations faites devant le 
Ministère public, sauf en ce qui concerne le séjour illégal, qu'il a contesté ayant été 
condamné dans l'intervalle à ce titre et pour la même période pénale.  

 e. Entendu par la police, B______ a déclaré qu'il habitait dans l'appartement depuis 
plus d'un mois. Il devait verser CHF 500.- par mois à A______. Auparavant, il 
dormait dans la rue. Il connaissait son logeur depuis trois ou quatre ans.  

C. a. Devant la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR), A______ a réitéré que, 
comme il ne parvenait plus à payer le loyer, le locataire principal de l'appartement lui 
avait donné un délai d'un mois pour trouver une solution ou partir. Sur ce, il avait 
croisé B______ et accepté de le dépanner contre CHF 500.-, parce qu'il faisait froid. 
Cet argent avait servi à faire des courses, ou plutôt à acquérir des stupéfiants. 
B______ ne lui avait pas dit pourquoi il était à la recherche d'un logement. Il n'avait 
pas agi pour l'argent, car il devait de toute façon libérer l'appartement, le locataire 
principal n'étant pas disposé à le laisser rester. La cohabitation avait duré trois à 
quatre semaines, durant lesquelles il ne s'était pas posé la question du statut de 
B______ eu égard au rythme de vie de celui-ci. A______ a contesté avoir travaillé au 
noir pour un ______. Ce dernier étant au bénéfice d'une licence d'un grand groupe 
international, une telle pratique était impossible. 

b. Son avocate persiste dans les conclusions de la déclaration d'appel. 

Le Tribunal de police avait de manière inacceptable augmenté la quotité de la peine 
fixée dans l'ordonnance pénale. A______ ne pouvait avoir favorisé le séjour illégal 
de B______, étant lui-même en situation illégale. Il ne l'avait accueilli 
qu'occasionnellement, la durée n'était ainsi pas suffisante et l'argent avait été affecté 
uniquement au paiement des courses et non au paiement du loyer. Il ignorait que 
celui-ci ne bénéficiait pas des autorisations nécessaires pour séjourner en Suisse.  

Ses déclarations avaient été mal comprises par la police. Il n'avait pas formellement 
travaillé. Il avait rendu des services à ______, lequel l'avait aidé à plusieurs reprises. 
Il n'avait pas perçu de rémunération régulière, n'avait ni horaires de travail, ni cahier 
des charges. Enfin, le premier juge avait retenu à tort qu'il avait besoin d'argent pour 
payer le loyer ; en effet, il devait quitter l'appartement dans un délai de moins d'un 
mois. 

 c. A______ a déposé des conclusions en indemnisation pour un total de CHF 5'010.- 
(non soumis à TVA), couvrant l'activité de son avocate pour l'ensemble de la 
procédure. 

d. Le Ministère public avait fait savoir qu'il s'en rapportait à justice s'agissant de la 
recevabilité de l'appel et concluait à la confirmation du jugement attaqué. 

- 5/15 - 

P/19158/2016 

D. a. A______, né le ______ 1980, à ______, est célibataire et sans enfant. Il séjourne 
en Suisse depuis 1999. Il n'a jamais achevé ses études en droit des affaires 
commencées en _______. Il s'est rendu en Suisse en raison de l'instabilité de son 
pays d'origine. Les premières années, il a subvenu à ses besoins grâce à l'aide de la 
Croix-Rouge. Il a ensuite effectué des petits boulots ou de la revente d'objets qu'il 
réparait, ainsi qu'été chanceux comme turfiste. Il gagne entre CHF 300.- et 1'000.- 
par mois ; cela lui permet de louer une chambre pour un montant d'environ CHF 
300.- à 400.- par mois. 

 Il est soigné aux Hôpitaux universitaires de Genève pour des problèmes de tension et 
de diabète. 

 Une demande de permis humanitaire, déposée le 7 avril 2017, est en cours de 
traitement auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations. 

 b. Il a été condamné à Genève : 

- le 17 juillet 2013 par le Ministère public, pour vol, séjour illégal et 
contravention à l'art. 19a de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances 
psychotropes du 3 octobre 1951 (LStup ; RS 812.121), à une peine privative 
de liberté de trois mois et à une amende de CHF 200.- ; 

- le 17 novembre 2014 par le Tribunal de police, pour séjour illégal et activité 
lucrative sans autorisation, à une peine pécuniaire de 75 jours-amende à 
CHF 30.- ; 

- le 14 janvier 2015 par le Ministère public, pour séjour illégal et contravention 
à l'art. 19a LStup, à une peine privative de liberté de 30 jours et à une amende 
de CHF 300.- ; 

- le 21 avril 2017 par le Ministère public, pour séjour illégal (15 janvier 2015 
au 21 avril 2017), à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à CHF 10.-. 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 CPP). 

 La partie qui attaque seulement certaines parties du jugement est tenue d'indiquer 
dans la déclaration d'appel, de manière définitive, sur quelles parties porte l'appel 
(art. 399 al. 4 CPP), notamment la question de la culpabilité, le cas échéant en 
rapport avec chacun des actes (let. a) et les frais, les indemnités et la réparation du 
tort moral (let. f). 

- 6/15 - 

P/19158/2016 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 
al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1.1. La présomption d'innocence, ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro 
reo, sont garantis par les art. 14 § 2 du Pacte international relatif aux droits civils et 
politiques du 16 décembre 1966 (Pacte II ; RS 0.103.2), 6 § 2 de la Convention de 
sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 
(CEDH ; RS 0.101), 32 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 
18 avril 1999 (Cst. ; RS 101) et 10 CPP.  

Comme principe présidant à l'appréciation des preuves, la présomption d'innocence 
est violée si le juge du fond se déclare convaincu de faits défavorables à l'accusé sur 
lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui lui sont soumis, il aurait au 
contraire dû, objectivement, éprouver des doutes (ATF 138 V 74 consid. 7 ; 127 I 38 
consid. 2a).  

 2.1.2. L'art. 3 CPP garantit les principes du respect de la dignité et du procès 
équitable. Il prévoit notamment que les autorités pénales se conforment au principe 
de la bonne foi et de l'interdiction de l'abus de droit (al. 2 let. a et b). Selon le 
principe constitutionnel garanti à l'art. 5 al. 3 Cst., toute autorité doit s'abstenir de 
procédés déloyaux et de comportements contradictoires (arrêt du Tribunal fédéral 
1B_640/2012 du 13 novembre 2012 consid. 3.1 et les arrêts cités). À certaines 
conditions, le citoyen peut ainsi exiger de l'autorité qu'elle se conforme aux 
promesses ou assurances précises qu'elle lui a faites et ne trompe pas la confiance 
qu'il a légitimement placée dans ces dernières (ATF 128 II 112 consid. 10b/aa 
p. 125 ; 118 Ib 580 consid. 5a p. 582). De la même façon, le droit à la protection de 
la bonne foi peut aussi être invoqué en présence, simplement, d'un comportement de 
l'administration susceptible d'éveiller chez l'administré une attente ou une espérance 
légitime (ATF 129 II 361 consid. 7.1 p. 381 ; 126 II 377 consid. 3a p. 387 et les 
références citées ; ACPR/125/2014 du 6 mars 2014). 

2.1.3. Lorsque le prévenu avoue, le ministère public ou le tribunal s'assure de la 
crédibilité de ses déclarations et l'invite à décrire précisément les circonstances de 
l'infraction (art. 160 CPP). L'aveu est une preuve ordinaire qui n'a pas de valeur 
particulière. Il permet la condamnation de l'auteur lorsque le juge est convaincu qu'il 
est intervenu sans contrainte et paraît vraisemblable. Face à des aveux, suivis de 
rétractation, le juge doit procéder conformément au principe de la libre appréciation 
des preuves. Est déterminante la force de conviction attachée à chaque moyen de 
preuve et non pas le genre de preuve administrée, sur la base d'une évaluation globale 
de l'ensemble des preuves rassemblées au dossier. Le juge doit en particulier se 
forger une conviction aussi bien sur les premières déclarations du prévenu que sur les 
nouvelles, valant rétractation, et apprécier les circonstances dans lesquelles celui-ci a 

- 7/15 - 

P/19158/2016 

modifié ses déclarations initiales (arrêt du Tribunal fédéral 6B_626/2008 du 
11 novembre 2008 consid. 2.1 et les références citées). 

 2.2. À teneur de l'art. 115 al. 1 let. c LEtr, sera puni d'une peine privative de liberté 
d'un an au plus ou d'une peine pécuniaire, quiconque exerce une activité lucrative 
sans autorisation. L'obtention de cette dernière est obligatoire pour tout étranger qui 
entend travailler en Suisse (art. 11 al. 1 LEtr). 

Toute activité salariée ou indépendante qui procure normalement un gain est 
considérée comme une activité lucrative, même si elle est exercée gratuitement 
(art. 11 al. 2 LEtr). La question de savoir si l'activité est rémunérée n'est ainsi pas 
déterminante, seul étant important le fait de savoir si l'activité procure normalement 
un gain (M. SON NGUYEN / C. AMARELLE [éds], Code annoté de droit des 
migrations, vol. II, Berne 2017, n. 26 ad art. 115 LEtr ; M. CARONI / T. GÄCHTER 
/ D. THURNHERR [éds], Bundesgesetz über die Ausländerinnen und Ausländer 
(AuG), Berne 2010, n. 31 ad art. 115). 

2.3.1. Il est fréquent que des prévenus dépourvus de sources de revenus licites 
évoquent, lors de leur audition par la police, diverses activités, jobs ou autres 
procédés susceptibles, à tout le moins à leurs yeux, de justifier qu'ils aient pu 
subvenir à leurs besoins sans les exposer au soupçon d'avoir commis des délits contre 
le patrimoine ou un trafic de stupéfiants. Ils le font généralement de façon plus ou 
moins évasive, se gardant de donner des précisions permettant de vérifier leurs dires, 
tel le nom de supposés employeurs. Fort de cette expérience, l'autorité ne saurait 
prendre ces déclarations au mot sans violer les prescriptions de l'art. 160 CPP et le 
principe de la bonne foi. 

2.3.2. En l'espèce, le dossier ne contient aucun élément permettant de donner quelque 
consistance aux déclarations de l'appelant devant la police, rétractées ensuite avec 
constance, selon lesquelles il réalisait un revenu régulier de CHF 15.-/heure en 
faisant du nettoyage dans ______. Vu le contexte, ces aveux sont peu crédibles, 
l'appelant les ayant faits alors qu'il était entendu par la police notamment au sujet 
d'objets de provenance douteuse retrouvés dans son appartement, de sorte qu'il 
pouvait craindre d'être poursuivi pour vol et que, d'une façon générale, on peut 
présumer qu'il vit d'expédients d'origines diverses. A tout le moins y a-t-il un doute, 
sérieux, sur leur véracité, de sorte qu'il convient d'écarter l'infraction d'exercice d'une 
activité lucrative sans autorisation. 

L'appel est admis sur ce point. 

3. 3.1. Aux termes de l'art. 116 al. 1 let. a LEtr, est puni d'une peine privative de liberté 
d'un an au plus ou d'une peine pécuniaire quiconque en Suisse ou à l'étranger, facilite 

- 8/15 - 

P/19158/2016 

l'entrée, la sortie ou le séjour illégal d'un étranger ou participe à des préparatifs dans 
ce but. 

Dans les cas de peu de gravité, la peine peut consister en une simple amende 
(art. 116 al. 2 LEtr). 

L'infraction consistant à inciter ou à faciliter un séjour illégal d'une personne en 
Suisse est difficile à circonscrire. En effet, l'étranger qui séjourne illégalement dans 
notre pays noue de nombreuses relations avec d'autres personnes. Il prend par 
exemple un moyen de transport, achète de la nourriture ou va au restaurant. Tout 
contact avec cet étranger, qui rend plus agréable le séjour de celui-ci en Suisse, ne 
saurait être punissable au sens de l'art. 116 al. 1 let. a LEtr. Sinon, le champ 
d'application de cette disposition serait illimité. Aussi, le comportement de l'auteur 
doit-il rendre plus difficile le prononcé ou l'exécution d'une décision à l'encontre de 
l'étranger en situation irrégulière ou restreindre, pour les autorités, les possibilités de 
l'arrêter (ATF 130 IV 77 consid. 2.3.2 concernant l'ancien art. 23 LSEE ; arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_128/2009 du 17 juillet 2009 consid. 2.2). 

En règle générale, celui qui héberge une personne séjournant illégalement en Suisse 
facilite le séjour illégal de celle-ci, qu'il agisse en tant qu'hôtelier, bailleur ou 
employeur qui loue une chambre (ATF 118 IV 262 consid. 3a ; 112 IV 121 
consid. 1). L'incitation à un séjour illégal suppose toutefois que l'auteur mette un 
logement à disposition de l'étranger sans autorisation pendant une certaine durée. La 
mise à disposition d'un logement pour seulement quelques jours ne suffit pas, car un 
tel comportement n'est pas de nature à entraver l'action administrative (arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_426/2014 du 18 septembre 2014 consid. 4 et 6B_128/2009 du 
17 juillet 2009 consid. 2.2). 

Le Tribunal fédéral a ainsi admis que celui qui accueillait un étranger en situation 
irrégulière à huit ou neuf reprises, de façon discontinue, c’est-à-dire à chacune d'elles 
pour une nuit seulement, sur une période de deux mois et une semaine, ne 
commettait pas l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1B_128/2009 du 20 mai 2009 
consid. 2). En revanche, le Tribunal fédéral a jugé que la condition de la durée était 
remplie pour un hébergement d'un étranger en situation irrégulière sur une période 
continue de trois mois et demi, période considérée comme "assez longue" (ATF 130 
IV 77 consid. 2.3.3).  

En considération de cette jurisprudence, la CPAR a admis qu'une période continue 
d'un à deux mois, bien supérieure à un séjour de quelques jours, était suffisante pour 
réaliser la condition objective de l'art. 116 al. 1 let. a LEtr, ce d'autant plus que la 
sous-location avait pris fin par l'arrestation du sous-locataire (AARP/136/2016 du 
11 avril 2016 consid. 2.4).  

- 9/15 - 

P/19158/2016 

À défaut de mention expresse de la négligence, l'incitation au séjour illégal, qui 
constitue un délit, ne peut être commise qu'intentionnellement ; le dol éventuel suffit 
(arrêt du Tribunal fédéral 6B_128/2009 du 17 juillet 2009 consid. 2.2). 

3.2. L'art. 116 al. 3 let. a LEtr érige en circonstance aggravante le fait pour l'auteur 
d'avoir agi pour se procurer ou procurer à un tiers un enrichissement illégitime. 

Par enrichissement, il faut entendre tout avantage économique (B. CORBOZ, Les 
infractions en droit suisse, volume I, 3e éd., Berne 2010, n. 14 ad art. 138 CP). Pour 
que la circonstance aggravante visée à l'art. 116 al. 3 let. a LEtr soit réalisée, il faut 
encore que l'enrichissement puisse être qualifié d'illégitime. La doctrine estime que 
l'encaissement d'un loyer pour la mise à disposition d'une habitation à un prix 
conforme au marché n'est pas illégitime, faute de lien entre l'enrichissement et la 
facilitation du séjour, déjà réprimé au premier alinéa de l'art. 116 LEtr 
(AARP/222/2016 du 30 mai 2016 consid. 5.1.2 et les références citées). En revanche, 
l'aggravante sera réalisée si le loyer est excessif ou si l'auteur loue des logements 
vides à des étrangers en situation irrégulière, profitant de la sorte de leur situation 
précaire (AARP/222/2016 du 30 mai 2016 consid. 5.1.2 et les références citées). En 
somme, l'enrichissement sera illégitime s'il est en contradiction avec l'ordre juridique.  

Un loyer mensuel de CHF 600.- pour une chambre à Genève dans un appartement 
loué environ CHF 1'300.- par mois n'est ainsi pas excessif, à défaut de dessein 
d'enrichissement illégitime (AARP/222/2016 du 30 mai 2016 consid. 5.2.1).  

3.3. En l'espèce, l'appelant a admis avoir hébergé B______ et avoir reçu en échange 
un montant mensuel de CHF 500.-, à tout le moins pendant un mois (entre une date 
indéterminée en août et le 4 octobre 2016), soit plus que quelques jours, ce qui était 
de nature à rendre plus difficile, voire à exclure l'intervention des autorités durant ce 
laps de temps, selon la jurisprudence précitée (cf. consid. 2.1.2).  

Il n'est pas nécessaire qu'il y ait eu une contrepartie financière à la sous-location 
d'une chambre pour la réalisation de l'infraction de facilitation du séjour illégal. N'est 
pas non plus pertinent pour la réalisation de l'infraction, la régularité de la situation 
en Suisse de l'auteur.  

Il ne ressort pas du dossier que l'appelant aurait demandé à B______ de lui présenter 
ses documents d'identité et son permis de séjour alors que les circonstances, à 
commencer par la propre situation personnelle de l'appelant, l'ont nécessairement 
conduit à au moins envisager que son locataire séjournait clandestinement en Suisse. 
Ce nonobstant, il l'a hébergé durant un mois au moins, seule l'intervention de la 
police ayant mis un terme à la sous-location. L'infraction de facilitation a donc été 
commise. 

- 10/15 - 

P/19158/2016 

En revanche, la circonstance aggravante prévue à l'art. 116 al. 3 let. a LEtr n'est pas 
réalisée en l'espèce, le loyer de CHF 500.- pour le partage d'un studio loué 
CHF 1'300.- par mois ne procurant pas un enrichissement illégitime. 

4. 4.1. Selon l'art. 47 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP ; RS 311.0), le 
juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les 
antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur 
son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la 
mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, 
par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait 
pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et 
des circonstances extérieures (al. 2). 

 La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs 
pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, 
le caractère répréhensible de l’acte et son mode d'exécution (objektive 
Tatkomponente). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la 
volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (subjektive 
Tatkomponente). À ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés 
à l'auteur lui-même (Täterkomponente), à savoir les antécédents (judiciaires et non 
judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations 
familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la 
peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale 
(ATF 141 IV 61 consid. 6.1.1 ; 136 IV 55 consid. 5 ; 134 IV 17 consid. 2.1 et 129 IV 
6 consid. 6.1). 

4.2. La faute de l'appelant n'est pas anodine, ce qui exclut l'atténuante de l'art. 116 
al. 2 LEtr. En partageant son logement avec un étranger en situation irrégulière, il a 
favorisé son séjour illégal, certes durant une période pénale brève, soit un peu plus 
d'un mois. Son mobile était égoïste, s'agissant d'obtenir une source de revenu afin de 
lui permettre de continuer de se loger, étant rappelé qu'il séjourne lui-même 
illégalement en Suisse. 

La collaboration de l'appelant est mauvaise dans la mesure où, à la suite de ses 
déclarations devant la police, il a tenté de se défaire du reproche de facilitation de 
séjour illégal en alléguant de manière peu crédible qu'il ne faisait que rendre service, 
qu'il n'avait pas lui-même déterminé le montant de la contre-prestation, allant jusqu'à 
évoquer une motivation généreuse, tenant aux rigueurs d'une fin d'été. Partant, il ne 
paraît pas y avoir une quelconque prise de conscience de sa part. 

La précarité de la situation personnelle de l'appelant explique, en partie, ses 
agissements, ce qui saurait d'autant moins les justifier que ladite situation tient à son 
entêtement à rester en Suisse. 

- 11/15 - 

P/19158/2016 

Compte tenu de l'acquittement prononcé et de l'abandon de la circonstance 
aggravante du dessein d'enrichissement illégitime, la peine doit être réduite. Une 
peine pécuniaire de 50 jours-amende, vu le concours rétrospectif, s'avère adéquate.  

L'appel sera donc admis dans cette mesure également et le jugement de première 
instance modifié sur ce point. 

5. 5.1.1. Si l'autorité de recours rend elle-même une nouvelle décision, elle se prononce 
également sur les frais fixés par l'autorité inférieure (art. 428 al. 3 CPP). 

Selon l'art. 426 al. 1 CPP, le prévenu supporte les frais de procédure s'il est 
condamné. En cas d'acquittement ou d'abandon partiel des poursuites, il se verra 
attribuer les frais proportionnellement, dans la mesure des infractions pour lesquelles 
il est reconnu coupable (arrêt du Tribunal fédéral 6B_774/2014 du 22 mai 2012 
consid. 6.1 ; L. MOREILLON / A. PAREIN-REYMOND, Petit commentaire CPP, 
Bâle 2016, n. 6 ad art. 426). 

5.1.2. En définitive, deux des quatre chefs d'accusation à l'origine du renvoi en 
jugement son abandonnés. Les frais de la procédure de première instance seront 
partant mis à la charge de l'appelant par moitié.  

5.2. En appel, l'intéressé succombe sur le principe, un verdict de culpabilité 
subsistant, mais obtient néanmoins un acquittement et voit sa peine réduite, ce qui 
conduit également à mettre à sa charge la moitié des frais de la procédure d'appel, 
comprenant un émolument de CHF 1'200.- (art. 14 al. 1 let. e du règlement fixant le 
tarif des frais en matière pénale, du 22 décembre 2010 [RTFMP ; RS-GE 
E 4 10.03]), le solde étant laissé à celle de l'Etat. 

6. 6.1.1. À teneur de l'art. 429 CPP, le prévenu a notamment droit, s'il bénéficie d'une 
ordonnance de classement, à une indemnité pour les dépenses occasionnées par 
l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (let. a.). La question de 
l'indemnisation du prévenu (art. 429 CPP) doit être traitée en relation avec celle des 
frais (art. 426 CPP). Si le prévenu supporte les frais en application de l'art. 426 al. 1 
ou 2 CPP, une indemnité est en règle générale exclue. En revanche, si l'État supporte 
les frais de la procédure pénale, le prévenu a en principe droit à une indemnité selon 
l'art. 429 CPP (ATF 137 IV 352 consid. 2.4.2). La question de l'indemnisation doit 
être tranchée après la question des frais. Dans cette mesure, la décision sur les frais 
préjuge de la question de l'indemnisation (ATF 137 IV 352 consid. 2.4.2 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_385/2017 du 5 décembre 2017 consid. 2.1 ; 6B_620/2016 du 
17 mai 2017 consid. 2.2.2 et les références citées ; 6B_792/2016 du 18 avril 2017 
consid. 3.3). Si le prévenu est libéré d'un chef d'accusation et condamné pour un 
autre, il sera condamné aux frais relatifs à sa condamnation et aura respectivement 
droit à une indemnité correspondant à son acquittement partiel (arrêts du Tribunal 

- 12/15 - 

P/19158/2016 

fédéral 6B_385/2017 du 5 décembre 2017 consid. 2.1 ; 6B_67/2016 du 31 octobre 
2016 consid. 1.2 ; 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 6.1.2). 

Lorsque la condamnation aux frais n'est que partielle, la réduction de l'indemnité 
devrait s'opérer dans la même mesure (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1191/2016 du 
12 octobre 2017 consid. 2.1). 

 6.1.2. L'Etat ne prend en charge les frais de défense que si l'assistance d'un avocat 
était nécessaire compte tenu de la complexité de l'affaire en fait ou en droit et que le 
volume de travail et donc les honoraires étaient ainsi justifiés (ATF 142 IV 45). 

L’indemnité visée par l'art. 429 al. 1 let. a CPP doit correspondre au tarif usuel du 
barreau applicable dans le canton où la procédure se déroule et englober la totalité 
des coûts de défense (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1183/2017 du 24 avril 2018 
consid. 3.1 et 6B_47/2017 du 13 décembre 2017 consid. 1.1). 

La Cour de justice applique au chef d'étude un tarif horaire de CHF 450.- 
(ACPR/112/2014 du 26 février 2014, renvoyant à SJ 2012 I 175 ; ACPR/279/2014 
du 27 mai 2014, ACPR/21/2014 du 13 janvier 2014) ou de CHF 400.- 
(ACPR/282/2014 du 30 mai 2014), notamment si l'avocat concerné avait lui-même 
calculé sa prétention à ce taux-là (ACPR/377/2013 du 13 août 2013). Elle retient un 
taux horaire de CHF 350.- pour les collaborateurs (AARP/65/2017 du 23 février 
2017) et de CHF 150.- pour les avocats stagiaires (ACPR/187/2017 du 22 mars 2017 
consid 3.2 ). 

6.1.3. En l’espèce, l'appelant a obtenu des acquittements partiels, en première 
instance et en appel. A l'aune de la ventilation des frais de la procédure, il convient 
de lui allouer une indemnité de procédure couvrant la moitié de ses dépenses, pour 
autant qu'elles répondent aux exigences de nécessité de l'activité et d'adéquation du 
tarif pratiqué. Tel est le cas du montant total facturé par son avocate, quand bien 
même celle-ci a présenté sa note en s'inspirant de la pratique régissant les états de 
frais couverts par l'assistance judiciaire. Les conclusions en indemnisation seront 
partant admises à concurrence de la moitié, soit CHF 2'500.-. 

7. Conformément à l’art. 442 al. 4 CPP, la créance de l'appelant y relative sera 
compensée avec les frais de procédure mis à sa charge (ATF 143 IV 293 consid. 1). 

8. Par souci de clarté, le dispositif sera entièrement reformulé.  

 

* * * * *  

- 13/15 - 

P/19158/2016 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement rendu le 12 décembre 2017 
(JTDP/1712/2017) par le Tribunal de police dans la procédure P/19158/2016. 

L'admet partiellement. 

Annule ce jugement 

Et statuant à nouveau : 

Déclare A______ coupable d'avoir facilité le séjour illégal de B______ (art. 116 al. 1 let. a 
et al. 2 LEtr). 

Acquitte A______ du chef d'infraction de facilitation du séjour illégal de C______ (art. 
116 al. 1 let. a et 3 let. a LEtr) et d'exercice illégal d'une activité lucrative sans autorisation 
(art. 115 al. 1 let. c LEtr). 

Classe la procédure pour séjour illégal durant la période du 15 janvier 2015 au 6 octobre 
2016 (art. 115 al. 1 let. b LEtr). 

Condamne A______ à une peine pécuniaire de 50 jours-amende, à CHF 10.- l'unité, sous 
déduction de deux jours de détention avant jugement. 

Dit que cette peine est complémentaire à celle prononcée par le Ministère public le 21 avril 
2017. 

Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction des chaussures, du lot de carte SIM 
et de la paire de jumelles, figurants sous chiffres 1 à 9 et 17 et 18 de l'inventaire 2______ 
du 5 octobre 2016. 

Ordonne le séquestre et la restitution à E______ du téléphone portable (F______) figurant 
sous chiffre 10 de l'inventaire 2______ du 5 octobre 2016. 

Ordonne le séquestre et la restitution à leurs ayants droit, dès qu'ils seront connus, des 
objets figurant sous chiffres 11 à 16 de l'inventaire 2______ du 5 octobre 2016. 

- 14/15 - 

P/19158/2016 

Condamne A______ à la moitié des frais de la procédure de première instance par CHF 
1'273.-, et à la moitié de ceux d'appel, lesquels comprennent un émolument d'arrêt de CHF 
1'200.-. 

Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'Etat. 

Condamne l'Etat à verser à A______ une indemnité de CHF 2'500.- à titre d'indemnité pour 
les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure. 

Compense à due concurrence la créance de CHF 2'500.- de A______ envers l'Etat avec 
celle de ce dernier en paiement de la part des frais de procédure mis à la charge du 
condamné. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Service du casier judiciaire, 
au Secrétariat d'Etat aux Migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations 
et au Service des contraventions. 

Siégeant : 

Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, présidente ; Madame Valérie LAUBER, 
Monsieur Pierre BUNGENER, juges ; Madame Caroline GUEYDAN, greffière-juriste. 

 

Le greffier : 

Mark SPAS 

 La présidente : 

Alessandra CAMBI FAVRE-
BULLE 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), le 

présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète 

(art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière 

pénale. 
 
 
 
 
 
 
 

- 15/15 - 

P/19158/2016 

P/19158/2016 ÉTAT DE FRAIS AARP/234/2018 

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Total des frais de procédure du Tribunal de police : 

Frais de première instance à la charge de A______ pour moitié, le 

solde restant à la charge de l'Etat.  

CHF 1'273.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 0.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 180.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 70.00 

État de frais CHF 75.00 

Émolument de décision CHF 1'200.00 

Total des frais de la procédure d'appel :  
CHF 

 

1'525.00 

 

Total général (première instance + appel) :  CHF 2'798.00 

 
 

Compense à due concurrence la créance de CHF 2'500.- de A______ envers l'Etat avec celle de ce dernier 

en paiement de la part des frais de procédure mis à la charge du condamné.