# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b482f58c-9630-5943-8ed8-c27757517c54
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-11-07
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour de droit administratif et public 07.11.2016 FI.2009.0007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_Omni/VD_TC_031_FI-2009-0007_2016-11-07.html

## Full Text

TRIBUNAL CANTONAL

  COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

  
	
   

  	
  Arrêt du 7 novembre 2016 

  
	
  Composition

  	
  M. Guillaume Vianin, président; MM. Bernard Jahrmann et Alain
  Maillard, assesseurs; M. Vincent Bichsel, greffier. 

  

 

	
  Recourant

  	
   

  	
  A.________, à ********, représenté
  par Me Eric MUSTER, avocat à Lausanne,  

  

   

	
  Autorité intimée

  	
   

  	
  Administration cantonale des impôts,
  à Lausanne,   

  

   

	
  Autorité concernée

  	
   

  	
  Administration fédérale des
  contributions, Division principale DAT, à Berne

  

   

 

	
  Objet

  	
  Demandes de sûretés  

  
	
   

  	
  Recours A.________ c/ décisions de l'Administration
  cantonale des impôts du 5 décembre 2008 (demandes de sûretés en garantie du
  rappel d'impôt cantonal et communal sur le revenu et la fortune et des
  amendes pour les périodes 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis ainsi que de
  l'impôt cantonal et communal sur le revenu et la fortune pour les périodes
  2003 à 2006, respectivement du rappel d'impôt fédéral direct et des amendes
  pour les périodes 1995-1996, 1997-1998, 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis
  ainsi que de l'impôt fédéral direct pour les périodes 2003 à 2006) - dossier
  joint FI.2009.0011 

  

 

Vu les faits suivants

A.                    
A.________ a constitué le ******** 1990 la société B.________ SA (ci-après:
B.________), dont le siège se trouve à ******** (VD) et dont le but tel qu'inscrit
au registre du commerce consistait initialement dans la "conception,
fabrication et commercialisation de produits informatiques"; modifié le
11 juillet 2006, ce but consiste désormais à fournir des "services
informatiques dans le domaine de la finance, notamment l'installation de
systèmes et location d'espaces informatiques, service de bureau, conseils,
gestion de projets, support et assistance, formation des utilisateurs."

B.                    
Le 28 juillet 2003, le chef du Département fédéral des finances a
autorisé la Division affaires pénales et enquêtes (DAPE - anciennement Division
d'enquêtes fiscales spéciales, DEF) de l'Administration fédérale des
contributions (AFC) à procéder à une enquête concernant A.________, son épouse C.________
et B.________ en raison d'un "soupçon fondé de grave infraction fiscale"
(au sens de l'art. 190 al. 1 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt
fédéral direct - LIFD; RS 642.11). Des perquisitions ont dans ce cadre été
opérées au domicile des époux A.________ et D.________ ainsi qu'auprès de tiers
au mois de septembre 2003; simultanément, l'AFC a émis des ordonnances de
séquestre (au sens de l'art. 46 de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit
pénal administratif - DPA; RS 313.0) sur toutes les valeurs se trouvant auprès de
différents établissements financiers dont les intéressés étaient réputés
pouvoir disposer économiquement ou être les ayants droit économiques.

La DEF (recte: DAPE) a rendu son rapport le
21 septembre 2006. Il en résulte en particulier ce qui suit:

"3.1 Constatations
générales et observations

Les principales soustractions
d’impôt ont été réalisées notamment au travers de trois procédés.

Le premier a consisté à intercaler
entre B.________ SA, à ********, et ses clients une société-écran, en
l’occurrence D.________ AG dont le siège social est au Liechtenstein, à ********
plus précisément. Cette société était chargée de traiter les affaires
commerciales avec les clients sis en dehors du territoire suisse. L’activité
effective de cette société n’a jamais été déployée au Liechtenstein bien au
contraire, c’est B.________ SA, à ******** et son personnel qui a déployé cette
activité en Suisse.

Le second procédé était lié à des
frais de sous-traitance en relation avec des projets de développement
informatique. Ces projets censés être effectués par E.________, à ********
étaient facturés à B.________ SA, à ******** et à D.________ AG, à ********. En
réalité, les montants facturés par E.________ n’ont jamais été encaissés par
ladite société […].

Le troisième procédé était lié à
l’utilisation d’un aéronef de type PC-12. Ces frais considérés comme
commerciaux étaient facturés par F.________ AG, à ******** (qui fait également
partie du groupe) à B.________ SA, à ******** et à D.________ AG, à ********.
Or, il s’avère que la plus grande partie de ces frais relevait d’un usage
strictement privé.

Finalement, les fonds dégagés par
les deux premiers procédés ont en grande partie été versés sur des comptes
numériques ainsi que sur des comptes dont le titulaire est la fondation de
famille G.________, au Liechtenstein. Ces fonds ont notamment permis à cette
fondation de détenir et de financer la holding, soit l’établissement H.________,
au Liechtenstein qui à son tour a créé et financé D.________ AG et F.________ AG,
à ******** ainsi que I.________ SA, à ********. Ces entités, bénéficiant d’un
statut fiscal privilégié, ont donc acquitté un impôt dérisoire sur le revenu et
la fortune en question alors même que A.________ qui apparaît comme le seul et
unique bénéficiaire économique n’a jamais acquitté d’impôt sur ces éléments
(Durchgriff)."

C.                    
a) Le 11 octobre 2007, l'Administration cantonale des impôts (ACI) a
adressé à A.________ et C.________ une décision de rappel d'impôts et de
taxation définitive ainsi qu'un prononcé d'amendes à l'encontre de A.________
concernant d'une part l'impôt cantonal et communal (ICC) pour les périodes
fiscales 1999-2000 et 2001-2002, pour un montant total d'environ 3'920'000 fr.,
et d'autre part l'impôt fédéral direct (IFD) pour les périodes fiscales
1995-1996, 1997-1998, 1999-2000 et 2001-2002, pour un montant total d'environ 2'710'000
francs. Par décision sur réclamation du 4 décembre 2008, l'ACI a rejeté la réclamation
formée par les intéressés à l'encontre de cette décision. 

A.________ et C.________ ont formé recours contre
cette décision sur réclamation devant la Cour de droit administratif et public
(CDAP) du Tribunal cantonal, concluant principalement à son annulation. Par arrêt
FI.2009.0002 du 21 janvier 2015, la CDAP a partiellement admis le recours en
matière d'IFD et réformé la décision sur réclamation attaquée en ce sens que le
rappel d'impôt et l'amende relatifs aux périodes fiscales 1995-1996 et
1997-1998 étaient annulés (compte tenu de la prescription), respectivement partiellement
admis le recours en matière d'ICC et réformé la décision sur réclamation
attaquée en ce sens que le rappel d'impôt et l'amende relatifs à la période
fiscale 1999-2000 étaient annulés (compte tenu de la prescription), la décision
sur réclamation attaquée étant confirmée pour le surplus. Le tribunal a en
substance confirmé les reprises en lien avec les "prestations
appréciables en argent obtenues de B.________ SA"
- selon les trois procédés décrits dans le rapport de la DAPE du 21 septembre
2006 (cf. let. B supra) - (consid. 7), respectivement le fait que "quoi
qu'en disent les recourants, A.________ [était] le seul et unique
bénéficiaire économique de la Fondation G.________ et de l'Etablissement H.________,
la première détenant la seconde qui elle-même détenait, dès le mois de juin
1999, E.________ [D.________ AG], F.________ AG et I.________ SA" et
que "les biens et autres droits appréciables en argent liés à ces
entités [étaient] ainsi à la disposition de l'intéressé, lequel [pouvait]
en user en tant que revenu" (consid. 8a/bb); il a également confirmé
notamment les reprises effectuées en lien avec les "revenus nets des
comptes bancaires non déclarés" des intéressés (consid. 8a/cc) ainsi
qu'avec les nouvelles estimations par l'ACI des titres de B.________ (consid.
8c/bb). 

A.________ et C.________ ont formé recours contre cet
arrêt devant le Tribunal fédéral (TF), concluant principalement à sa réforme en
ce sens que les rappels d'impôts et amendes prononcés à leur encontre étaient
supprimés. Par arrêt 2C_173/2015 et 2C_174/2015 du 22 avril 2016, le TF a
partiellement admis le recours en matière d'IFD et réformé l'arrêt cantonal en
ce sens que le rappel d'impôt et l'amende pour la période fiscale 1999-2000
étaient annulés (compte tenu de la prescription), l'arrêt en matière d'IFD
étant confirmé pour le surplus, et rejeté le recours en matière d'ICC.

b) Le 11 octobre 2007, l'ACI a également adressé une
décision de rappel d'impôts et de taxation définitive ainsi qu'un prononcé
d'amendes à B.________ concernant l'ICC et l'IFD pour les périodes fiscales en
cause. La décision sur réclamation rendue le 4 décembre 2008 par l'ACI dans ce
cadre a été confirmée (sous réserve de l'annulation du rappel d'impôt et de
l'amende en matière d'ICC relatifs à la période fiscale 1999, compte tenu de la
prescription), sur recours, par un arrêt FI.2009.0001 rendu le 4 août 2010 par
la CDAP (dont le dispositif a été précisé par un arrêt rectificatif du 14
septembre 2010), lui-même confirmé (sous réserve de l'annulation du rappel
d'impôt et de l'amende en matière d'IFD relatifs à la période 1995, compte tenu
de la prescription) par un arrêt 2C_724/2010 et 2C_796/2010
rendu le 27 juillet 2011 par le TF.

D.                    
a) Le 4 décembre 2008, l'Office d'impôts des districts de Lausanne et
Ouest lausannois a adressé à A.________ et C.________ des décisions de taxation
et calcul de l'impôt en matière d'ICC, d'impôt anticipé et d'IFD pour les
périodes fiscales 2003, 2004, 2005 et 2006. Selon des décomptes annexés à ces
décisions, le solde total dû par les intéressés pour les périodes concernées
s'élevait à environ 6'060'000 fr. en matière d'ICC et d'impôt anticipé,
respectivement à environ 2'070'000 fr. en matière d'IFD. On reproduit
ci-dessous la motivation de la décision portant sur la période fiscale 2003,
étant précisé que la motivation des autres décisions était identique (sous
réserve des montants et des dates concernés):

"Adjonction à
vos revenus des éléments suivants: prestations appréciables en argent obtenues
de B.________ SA, ensuite de taxation d'office: Fr. 3'292'741.-, rendement net
de la fondation H.________ [recte: G.________] et de l'établissement H.________
estimé à 2.5 % de la fortune au 1.1: Fr. 130'370.-, revenu des comptes non déclarés
(******** [...]) estimés à 2.5 % des
avoirs au 1.1: Fr. 50'000.-.

Adjonction à votre fortune des
éléments suivants: Transparence des entités off-shore pour M. A.________ (fortune
nette de la fondation H.________ [recte: G.________], c/c A.________ auprès de ladite
fondation, fonds propres de l'établissement H.________, fonds propres de D.________
AG) montants estimés sur la base des avoirs connus au 31.12.2002 auxquels
s'ajoutent les prestations appréciables en argent accumulées chaque année: Fr.
8'687'930, ******** comptes numériques non déclarés montants estimés sur la
base des avoirs connus au 31.12.2002: Fr. 2'000'000.-, estimation des titres B.________
SA selon la dernière estimation relevante effectuée au 31.12.2002: Fr.
5'334'000.-"

Il résulte des pièces versées au dossier que les
intéressés ont déposé des réclamations devant l'ACI contre ces différentes
décisions. Ces procédures sont en cours. 

b) Le 4 décembre 2008, l'Office d'impôt des
personnes morales (OIPM) à Yverdon-les-Bains a adressé à B.________ des
décisions de taxation d'office en matière d'ICC et d'IFD pour les périodes
fiscales concernées. Les réclamations respectives formées par B.________ à
l'encontre de ces décisions ont été déclarées irrecevables par décision sur
réclamation de l'ACI du 12 avril 2012; sur recours, cette décision sur
réclamation a toutefois été annulée par un arrêt FI.2012.0040 rendu le 26
novembre 2012 par la CDAP, la cause étant renvoyée à l'ACI pour qu'elle entre
en matière sur les réclamations et rende une nouvelle décision.

E.                    
a) Par décision du 5 décembre 2008, l'ACI a adressé à A.________ une
demande de sûretés en garantie de l'ICC dont il résulte ce qui suit:

"[...] A.________ [...] doit,
en garantie du rappel d'impôt cantonal et communal sur le revenu et la fortune
et des amendes pour les périodes fiscales 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis
ainsi que de l'impôt cantonal et communal sur le revenu et la fortune pour les
périodes fiscales 2003 à 2006,

fournir des sûretés s'élevant à

-        
3'920'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 06.03.2008 plus:

-        
6'060'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 04.01.2009

Débitrice solidaire: C.________
[...] à concurrence de:

-        
1'900'000 [fr.]
[...] plus intérêts à 4 % l'an dès le
06.03.2008, et de

-        
6'060'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 04.01.2009

Motifs: Le contribuable intime fait l'objet d'une procedure
de rappel d'impot et d'amende pour plus de 6'600'000 fr. (ICC et IFD), selon
decision et prononce du 11 octobre 2007, confirmes par decision sur reclamation
du 4 décembre 2008. Cette procedure a mis en evidence un montage particulierement
astucieux et complexe de societes suisses et etrangeres dont le contribuable
est ayant droit economique, ainsi que des faux (factures fictives) destines a
induire l'autorite fiscale en erreur de façon systematique durant de nombreuses
annees. De plus, les actifs du contribuable sont pour l'essentiel constitues
d'avoirs bancaires, detenus pour la plupart par des societes ecrans à
l'etranger ou facilement deplaçables à l'etranger. Enfin, les ressources du
contribuable proviennent de la societe B.________ SA dont lui et son epouse
sont les seuls actionnaires et dont l'activite est organisee de maniere telle
(activite de services informatiques, infrastructure legere, recours aux services
de sous-traitants, clientele a l'etranger) qu'elle peut facilement transferer
son activite et ses biens a l'etranger. Les droits du fisc paraissent ainsi
menaces pour l'ensemble des impots et amendes dus.

Les sûretés doivent être fournies en
argent, ou en titre sûrs et négociables, ou sous la forme d'un cautionnement
d'une banque."

Par une autre décision du même jour, l'ACI a adressé
à l'intéressé une demande de sûretés en garantie de l'IFD dont il résulte en
particulier ce qui suit:

"[...] A.________ [...] doit,
en garantie du rappel d'impôt fédéral direct et des amendes pour les périodes
fiscales 1995-1996, 1997-1998, 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis ainsi que
de l'impôt fédéral direct pour les périodes fiscales 2003 à 2006,

fournir des sûretés s'élevant à

-        
2'700'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 14.03.2008 plus:

-        
2'070'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 04.01.2009

Débitrice solidaire: C.________
[...] à concurrence de:

-        
1'270'000 fr. [...]
plus intérêts à 4 % l'an dès le 14.03.2008, et 

-        
2'070'000 [fr.]
[...] plus intérêts à 4 % l'an dès le
4 janvier 2009"

Pour le reste, la motivation de cette dernière décision
était identique à celle de la demande de sûretés en matière d'ICC reproduite
ci-dessus.

b) Par décisions du 5 décembre 2008, l'ACI a
également adressé des demandes de sûretés en garantie de l'ICC respectivement de
l'IFD pour les périodes fiscales concernées à C.________ ainsi qu'à B.________.

F.                    
Parallèlement, le 5 décembre 2008, l'ACI a adressé à l'Office des
poursuites de Morges-Aubonne différentes ordonnances de séquestre en prestation
de sûretés en lien avec les demandes de sûretés mentionnées ci-dessus. Les 8 et
10 décembre 2008, cet office a exécuté les séquestres conformément aux
ordonnances de séquestre et adressé les avis s'y rapportant aux personnes
concernées. 

a) 
A.________ a déposé le 7 janvier 2009 une plainte devant l'autorité
inférieure de surveillance en matière de poursuites pour dettes et faillites
contre les séquestres le concernant. Cette plainte a été rejetée par décision
rendue le 11 février 2009 par le Président du Tribunal d'arrondissement de
Lausanne, décision confirmée, sur recours, par un arrêt rendu le 22 juillet
2009 par la Cour des poursuites et faillite (CPF) 

du Tribunal cantonal dont il résulte en particulier ce qui suit (22 juillet
2009/27 consid. 3a): 

              "[...]

              En matière de
séquestre, il convient de distinguer les compétences de l'autorité de
surveillance de celles du juge de l'opposition. Le contrôle de la régularité
formelle de l'ordonnance de séquestre et de son exécution, telle que prévue aux
articles 92 à 106 LP, relève de l'autorité de surveillance, saisie d'une
procédure de plainte; il en va ainsi en particulier du grief tiré de
l'exécution d'une ordonnance de séquestre insuffisante au plan formel, par
exemple parce qu'elle ne contient pas toutes les indications exigées par l'art.
274 al. 2 LP ou parce qu'elle ne désigne pas les biens à séquestrer avec
suffisamment de précision (JT 2003 II 95). En revanche, les conditions de fond
du séquestre, en particulier la propriété ou la titularité des biens à
séquestrer, ainsi que l'abus de droit, incombent au juge de l'opposition (art.
278 LP), saisi d'une action judiciaire ou, le cas échéant, au juge
administratif dans le cas d'un séquestre fiscal (JT 2003 II 95 précité; JT 2005
II 99 c. 2.2.4).

              [...]"

Cela étant, la CPF a en substance retenu que
l'autorité inférieure de surveillance était fondée à se déclarer incompétente pour
juger des griefs du recourant portant sur l'existence et la titularité des
biens à séquestrer (consid. 3a), respectivement que le grief selon lequel le
séquestre aurait violé la prohibition du séquestre investigatoire devait
également être soulevé dans le cadre de la procédure d'opposition (consid. 3d);
elle a pour le reste confirmé, en particulier, que les biens à séquestrer
avaient fait l'objet d'une désignation suffisante (consid. 3c).

b) 
La plainte déposée par C.________ contre les séquestres la concernant a
été très partiellement admise par décision rendue le 11 février 2009 par le
Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne (dans la mesure où l'un des
comptes visés par le séquestre, pour autant qu'il soit détenu par une
communauté héréditaire et non par la plaignante seule, ne pouvait être
intégralement séquestré, mais uniquement la part revenant à l'intéressée dans
la liquidation de la succession), décision confirmée sur recours par la CPF (22
juillet 2009/28). 

Quant à la plainte déposée par B.________ à
l'encontre des séquestres la concernant, elle a été rejetée par décision rendue
le 11 février 2009 par le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne, décision
également confirmée sur recours par la CPF (22 juillet 2009/29).

c) 
L'ACI a par la suite déposé des réquisitions de poursuite en prestation
de sûretés en lien avec les séquestres concernés. Le Juge de paix du district
de l'Ouest lausannois a prononcé le 14 octobre 2010 la mainlevée définitive des
oppositions formées par A.________, C.________ et B.________ contre les
commandements de payer délivrés dans ce cadre; la CPF a admis les recours
respectifs formés par les intéressés contre les prononcés en cause en tant que
ces recours ne portaient que sur la question des dépens et les a réformés en
conséquence, étant précisé qu'ils étaient confirmés pour le surplus (CPF, 7
juillet 2011/245 et 246  [concernant B.________], 247 et 248 [concernant C.________],
respectivement 249 et 250 [concernant A.________]). 

L'Office des poursuites de l'Ouest lausannois a
établi des procès-verbaux "pour les opérations relatives à la saisie"
le 11 novembre 2011 en lien avec les différents lots de biens en cause, signés
le même jour par les intéressés, puis des procès-verbaux de saisie les 9
février et 12 juillet 2012 (l'ACI ayant déposé le 13 avril 2012 une requête de
saisie complémentaire).  

G.                   
a) Dans l'intervalle, A.________ (le recourant), par l'intermédiaire de
son conseil, a formé recours contre les demandes de sûretés le concernant (cf.
let. E/a supra) devant la CDAP par actes du 12 janvier 2009, concluant à
leur annulation ainsi qu'à l'annulation des séquestres auxquels il avait été
procédé en application de ces demandes (cf. let. F supra). Il a en
substance contesté que les droits du fisc puissent être considérés comme étant
menacés dans les circonstances du cas d'espèce, compte tenu notamment du fait que
des séquestres avaient d'ores et déjà été ordonnés et obtenus pour la même période
et sur les mêmes actifs - en référence aux séquestres ordonnés par l'AFC en
application de l'art. 46 DPA (cf. let. B supra); il soutenait en outre
dans ce cadre que "l'état de fait a[vait] radicalement changé
depuis 2002", "le but statutaire de B.________ SA n'[étant]
plus de commercialiser les produits informatiques, mais uniquement de
fournir du support à la clientèle", et que l'ACI ne pouvait "se
baser sur l'état de faits prévalant jusqu'en 2002 pour prétendre à une créance
pour les périodes 2003 à 2006 et ainsi soutenir que les intérêts du fisc
seraient menacés". Il a pour le reste fait valoir que l'existence de
la créance fiscale n'avait pas été rendue vraisemblable et que le montant des
sûretés requises était manifestement exagéré (en particulier s'agissant des
périodes fiscales 2003 à 2006, compte tenu de la modification de l'état de fait
déjà mentionnée), respectivement que certains des biens dont le séquestre avait
été requis n'existaient pas, appartenaient à des tiers ou avaient été insuffisamment
désignés; il se plaignait enfin d'une violation de l'interdiction du séquestre
investigatoire.  

Le recours contre la demande de sûretés en garantie
de l'ICC a été enregistré sous la référence FI.2009.0007 et le recours contre
la demande de sûretés en garantie de l'IFD sous la référence FI.2009.0011. 

b) C.________ et B.________ ont également formé
recours devant la CDAP contre les demandes de sûretés respectives les
concernant (cf. let. E/b supra). 

Par avis du 5 février 2009, le juge instructeur a
notamment prononcé la jonction des causes FI.2009.0007 et FI.2009.0011; il n'a
en revanche pas fait droit à la requête du conseil (commun) du recourant, de
son épouse et de B.________ tendant à la jonction de l'ensemble des recours
contre les demandes de sûretés concernées. 

c) Dans sa réponse du 18 mars 2013, l'autorité
intimée a conclu au rejet des recours, relevant en particulier ce qui suit s'agissant
du montant des sûretés (let. B ch. 3, p. 17):

"[...] si les montants des demandes de sûretés du 5 décembre 2008
devaient être initialement trop élevés, CHF 9'980'000 pour l'ICC pour les
périodes fiscales 1999-2006 et CHF 4'770'000 pour l'IFD 1995-2006, les saisies
opérées en exécution des demandes de sûretés n'ont porté que sur un montant de
CHF 5'150'902.23 comme cela ressort des procès-verbaux de saisie du 9 février
2012 et 12 juillet 2012 dont il faut encore préciser que pour quelque CHF
3'620'000 des revendications de tiers sont introduites [...] par la Fondation G.________. Si le montant des reprises
pour les périodes fiscales 2003 à 2006 devaient être revues à la baisse,
Monsieur A.________ ne subirait aucun préjudice du montant initialement
demandé." 

d) Une audience a été tenue le 27 mars 2014. A cette
occasion, l'autorité intimée a déposé un nouveau lot de pièces; par écriture du
28 avril 2014, elle a en substance fait valoir qu'il en résultait que le
recourant avait eu recours à des procédés ayant pour seul but de le soustraire
au paiement des créances en poursuite, ce qui démontrait la menace persistante
sur le recouvrement de la créance fiscale justifiant les demandes de sûretés
litigieuses. 

Le recourant a notamment contesté les reproches qui
lui étaient faits sur ce point par écriture du 12 mai 2014.

e) Le 6 mars 2015, l'autorité intimée a informé le
tribunal que le recourant et son épouse avaient transféré leur domicile en ********
à compter du 31 décembre 2014 et produit des pièces en attestant (en
particulier une annonce de transfert de domicile signée le 26 janvier 2015 par
l'intéressé). 

Par avis du 12 octobre 2015, les parties ont été
informées que l'instruction de la cause était reprise par le juge soussigné.

f) Par avis du 23 mai 2016, le juge instructeur a invité
les parties à se déterminer sur les suites à donner à la présente procédure à
la suite de l'arrêt 2C_173/2015 et 2C_174/2015 rendu le 22 avril 2016 par le TF
(cf. let. C/a supra).

Par écriture du 27 mai 2016, l'autorité intimée a relevé
que les procédures d'exécution forcée en cours (cf. let. F/c supra)
étaient directement liées aux arrêts à intervenir de la cour de céans; rappelant
pour le reste que le recourant et son épouse étaient désormais domiciliés en ********,
elle a invité les intéressés à retirer leurs recours.

Dans ses déterminations du 6 juillet 2016, l'AFC,
qui participe à la présente procédure en tant qu'autorité concernée, a précisé
qu'à la suite des arrêts rendus par le TF les 27 juillet 2011 et 22 avril 2016
(cf. let. C supra), elle avait "levé les derniers séquestres de
valeurs au sens de l'art. 46, al. 1 let. b de la loi fédérale sur le droit
pénal administratif (DPA; RS 313.0) au profit des séquestres LP ordonnés en
garantie des sûretés requises le 5 décembre 2008 pour l'impôt cantonal,
communal et fédéral direct". Elle indiquait pour le reste se rallier
entièrement aux observations de l'ACI.

Le 12 juillet 2016, le recourant a informé le
tribunal qu'il ne souhaitait pas retirer ses recours.

H.                    
Le tribunal a statué par voie de circulation.

                                                      Considérant
en droit

1.                     
Interjetés en temps utile (cf. art. 169 al. 3 de la loi fédérale du 14
décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct - LIFD; RS 642.11 -, art. 233 al. 4 et
199 de la loi vaudoise du 4 juillet 2000 sur les impôts directs cantonaux - LI;
RSV 642.11 - et art. 95 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure
administrative - LPA-VD; RSV 173.36), les recours satisfont par ailleurs aux
autres conditions formelles de recevabilité (cf. en particulier art. 79 al. 1
LPA-VD, applicable par analogie par renvoi de l'art. 99 LPA-VD), de sorte qu'il
y a lieu d'entrer en matière sur le fond.

En lien avec la recevabilité des recours, on se
contentera de relever, à toutes fins utiles, que les demandes de sûretés
litigieuses constituent formellement des mesures provisionnelles de droit
public (cf. ATF 134 II 349 consid. 1.2 et les références; arrêt FI.2011.0016 du
30 mai 2012 consid. 4a). La procédure relative aux mesures de sûretés vise
uniquement à garantir, à titre provisoire, le paiement de l'impôt, et est
indépendante de la procédure au fond, soit de l'imposition proprement dite; la
demande de sûretés intervient ainsi dans une procédure accessoire, distincte de
celle qui aboutira à la décision principale. Sous cet angle, les décisions
attaquées sont constitutives de décisions finales susceptibles de recours au
sens de l'art. 74 al. 1 LPA-VD (cf. ATF 134 II 349 précité consid. 1.4, en lien
avec l'art. 90 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - LTF; 

RS 173.110) - la voie de recours est au demeurant expressément prévue par les 

art. 169 al. 3 LIFD et 233 al. 4 LI déjà mentionnés.

2.                     
Par avis du 5 février 2009, le juge instructeur a prononcé la
jonction des causes FI.2009.0007 et FI.2009.0011 (cf. let. G/b supra);
il s'impose en effet de constater que ces causes concernent la même personne et
se rapportent à une situation de faits identique, respectivement que les
questions juridiques se recoupent (cf. art. 24 al. 1 LPA-VD). Il convient de
rappeler dans ce cadre que lorsque le tribunal est appelé à se
prononcer sur une question relevant tant de l'impôt fédéral direct que des
impôts cantonal et communal, il doit en principe rendre deux décisions; ces
dernières peuvent toutefois figurer dans un seul acte, avec des motivations et
des dispositifs distincts ou à tout le moins un dispositif distinguant
expressément les deux impôts (cf. ATF 135 II 260 

consid. 1.3.1 et les références).

3.                     
Le litige porte sur les demandes de sûretés en garantie de l'ICC
respectivement de l'IFD adressées au recourant le 5 décembre 2008 par
l'autorité intimée (cf. let. E/a supra). 

a) Si le contribuable n’a pas de domicile en Suisse
ou que les droits du fisc paraissent menacés, l’administration fiscale peut
exiger des sûretés en tout temps, et même avant que le montant d’impôt ne soit
fixé par une décision entrée en force; la demande de sûretés indique le montant
à garantir; elle est immédiatement exécutoire; dans la procédure de poursuite,
elle produit les mêmes effets qu’un jugement exécutoire (art. 169 al. 1 LIFD et
233 al. 1 LI). Les sûretés doivent être fournies en argent, en titres sûrs et
négociables ou sous la forme du cautionnement d'une banque (art. 169 al. 2 LIFD
et 233 al. 3 LI). Des sûretés peuvent être exigées notamment pour le
recouvrement des impôts directs ainsi que des amendes procédurales (TF, arrêt
2A.462/2006 du 17 août 2006 consid. 2.3; Yersin/Noël [éd.], Commentaire romand
de la loi sur l'impôt fédéral direct, Bâle 2008 [CR LIFD] - Curchod, art. 169
LIFD N 2 et 3). 

L’autorité fiscale peut requérir des sûretés lorsque
l'une des hypothèses prévues par les art. 169 al. 1 in initio LIFD et
233 al. 1 in initio LI est réalisée; il faut encore, selon la
jurisprudence, que l’existence de la créance fiscale apparaisse vraisemblable
et que le montant de la garantie exigée ne se révèle pas manifestement exagéré
(TF, arrêt 2C_414/2008 du 1er octobre 2008 consid. 5, non publié à
l'ATF 134 II 349 précité; TF, arrêt 2A.611/2006 et 2A.612/2006 du 18 avril 2007
consid. 4.1; arrêt FI.2011.0016 précité, consid. 4b). 

Des sûretés peuvent ainsi notamment être exigées
lorsque le contribuable a son domicile à l'étranger; en pareille hypothèse en
effet, la perception de l'impôt est objectivement menacée dans la mesure où les
créances de droit public ne peuvent faire l'objet d'un recouvrement forcé
au-delà de la frontière (CR LIFD - Curchod, art. 169 N 10). Dans ce cadre, la
demande de sûretés se justifie également lorsque le contribuable n'a qu'un
rattachement économique en Suisse (art. 4 LIFD et 4 LI) fondé sur la propriété
d'un immeuble ou d'une entreprise, ou encore sur l'exploitation d'un
établissement stable en Suisse (id. N 13). 

S'agissant pour le reste du caractère vraisemblable
de la créance fiscale respectivement de l'appréciation du caractère proportionné
du montant de la garantie exigée, il convient de rappeler que la détermination
de l'obligation fiscale et la fixation de l'impôt effectivement dû demeurent
réservées à la procédure concernant l'imposition proprement dite (cf. consid. 1
supra); statuant sur la contestation de la demande de sûretés, le
tribunal ne peut ainsi examiner ces questions que préjudiciellement et en
limitant son contrôle à un examen prima facie de la situation (cf. TF,
arrêts 2C_414/2008 précité, consid. 5; 2A.611/2006 et 2A.612/2006 précité,
consid. 4.1).  

b) Dans son recours, le recourant conteste en
premier lieu que les droits du fisc puissent être considérés comme étant
menacés dans les circonstances du cas d'espèce.

Il n'est pas contesté que l'intéressé et son épouse
ont transféré leur domicile en ******** à compter du 31 décembre 2014, comme
l'a indiqué l'autorité intimée dans son écriture du 6 mars 2015 (cf. let. G/e supra).
Dans cette mesure, il s'impose de constater que la condition objective de
l'absence de domicile en Suisse est réalisée et que, partant, les demandes de
sûretés se justifient de ce chef (art. 169 al. 1 LIFD et 233 al. 1 LI); comme
rappelé ci-dessus (consid. 3a), le seul rattachement économique du recourant en
Suisse (en lien notamment avec sa fonction d'administrateur unique de B.________)
est sans incidence dans ce cadre.

Pour le reste, l'AFC a indiqué par écriture du 6
juillet 2016 que les derniers séquestres de valeurs au sens de l'art. 46 al. 1
let. b DPA avaient été levés au profit des séquestres LP ordonnés en garantie
des sûretés requises pour l'ICC et l'IFD (cf. let. B, F et G/f supra);
le grief du recourant selon lequel les demandes de sûretés litigieuses ne se
justifieraient pas compte tenu de l'existence des séquestres prononcés en
application du DPA, à supposer qu'il ne soit pas en tant que tel infondé -
comme le soutient l'autorité intimée -, n'est ainsi dans tous les cas plus pertinent.
Quant au prétendu changement d'activité de B.________ dès 2003 auquel le
recourant se réfère, on ne voit pas en quoi il serait de nature à remettre en
cause le motif des demandes de sûretés au sens des art. 169 al. 1 in initio
LIFD et 233 al. 1 in initio LI; le grief de l'intéressé sur ce point
doit bien plutôt être examiné en lien avec le caractère vraisemblable de la
créance fiscale respectivement le caractère proportionné du montant de la
garantie exigée. 

c) Le recourant soutient en effet que la créance
fiscale n'aurait pas été rendue suffisamment vraisemblable.

aa) Il s'impose de constater d'emblée
que les rappels d'impôt et les amendes relatifs aux
périodes fiscales 1995-1996, 1997-1998 et 1999-2000 en matière d'IFD (pour un
montant total d'environ 880'000 fr.), respectivement pour la période 1999-2000
en matière d'ICC (pour un montant total d'environ 1'180'000 fr.), ont été
annulés compte tenu de la prescription (cf. let. C/a supra). Les
demandes de sûretés litigieuses doivent en conséquence être annulées en tant
qu'elles visent à garantir les créances fiscales concernées, lesquelles sont
désormais éteintes (cf. TF, arrêt 2A.378/1994 et 2A.379/1994 du 31 août 1995
consid. 3b/bb, in Archives de droit fiscal 65 p. 641; dans le même sens,
cf. arrêt 2A.611/2006 et 2A.612/2006 du 18 avril 2007 let. D et consid.
4.4 in fine, dont il résulte que l'ACI a spontanément réduit la demande
de sûretés litigieuse après que la cour de céans a réduit le montant des
créances fiscales dans le cadre de la procédure relative à l'imposition
proprement dite). Pour le reste, il convient de relever que les
séquestres auxquels il a été procédé selon les procès-verbaux de saisie des 9
février et 12 juillet 2012 (cf. let. F/c supra) n'ont porté que sur un
montant total d'environ 

5'150'000 fr., soit un montant largement inférieur à celui des créances
fiscales faisant l'objet des demandes de sûretés - y compris en tenant compte
des créances prescrites; il apparaît ainsi que la prescription des créances en question
n'est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de ces séquestres. 

Sous réserve de la prescription, les décisions de
rappel d'impôts et taxation définitive ainsi que les prononcés d'amendes pour
les périodes fiscales 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis en matière d'ICC et
1995-1996, 1997-1998, 1999-2000, 2001-2002 et 2001-2002bis en matière d'IFD
concernant le recourant et son épouse ont été confirmés par des arrêts
respectifs de la CDAP et du TF (cf. let. C/a supra). Les créances
fiscales concernées sont désormais établies; à l'évidence, leur caractère
vraisemblable ne saurait dès lors être remis en cause dans le cadre de la
présente procédure.

bb) S'agissant des périodes fiscales 2003, 2004,
2005 et 2006, le recourant et son épouse ont déposé des réclamations contre les
décisions de taxation et calcul de l'impôt en matière d'ICC, d'impôt anticipé
et d'IFD rendues le 4 décembre 2008 par l'Office d'impôts des districts de
Lausanne et Ouest lausannois; l'ACI ne s'est pas encore prononcée sur le
bien-fondé de ces réclamations. Cela étant, il résulte en substance de la
motivation des décisions en cause qu'ont été ajoutés aux revenus des intéressés
les "prestations appréciables en argent obtenues de B.________ SA",
le "rendement net de la fondation H.________ [recte: G.________]
et de l'établissement H.________ " (par estimation) ainsi que le
"revenu des comptes non déclarés" (par estimation); ont en
outre été ajoutés à leur fortune la "transparence des entités off-shore
pour M. A.________ " (par estimation) ainsi que les "prestations
appréciables en argent accumulées chaque année" (par estimation) en
lien avec les comptes numériques non déclarés ou encore les titres de B.________
(cf. let. D/a supra).

Il s'impose de constater que ces différentes
adjonctions aux revenus et à la fortune du recourant et de son épouse
correspondent dans leur nature à celles auxquelles il a été procédé pour les
périodes fiscales antérieures sur lesquelles portent également les demandes de
sûretés litigieuses (cf. let. C/a supra), sur la base des constatations
de la DAPE (cf. let. B supra); or et comme on vient de le
voir, les créances fiscales antérieures concernées sont
désormais établies (sous réserve de la prescription; 

cf. let. C/a et consid. 3c/aa), de sorte que les créances
fiscales en lien avec les périodes 2003 à 2006 apparaissent pour le moins
vraisemblables. La seule allégation du recourant selon laquelle l'activité de B.________
aurait été modifiée "dès 2003 à tout le moins" (son but
statutaire n'étant plus de commercialiser les produits informatiques mais
uniquement de fournir du support à la clientèle) ne saurait suffire à remettre
en cause cette vraisemblance dans les circonstances du cas d'espèce. Il
convient de relever d'emblée à cet égard que si le but de B.________ tel
qu'inscrit au registre du commerce a certes été modifié, il ne l'a été que le
11 juillet 2006 (cf. let. A supra). A cela s'ajoute que le recourant n'a
eu de cesse de soutenir, dans la procédure relative à l'imposition proprement
dite, que B.________ n'avait qu'une activité restreinte, et ce antérieurement à
2003 déjà; or, la cour de céans a bien plutôt retenu dans l'arrêt FI.2009.0002
précité que cette société déployait une activité productrice de
revenus qui allait bien au-delà de la seule vente de logiciels informatiques,
respectivement qu'une partie de cette activité et les bénéfices en découlant
avaient été fictivement délocalisés à l'étranger - alors que l'activité en
cause avait continué à être exercée et gérée depuis les locaux de B.________,
en Suisse (cf. en particulier consid. 7a/bb/aaa et 7c/bb). C'est dire que le
tribunal ne saurait manifestement se contenter des seules affirmations de
l'intéressé (au demeurant aucunement étayées) s'agissant d'une prétendue
modification de l'activité effective de B.________ dès la période fiscale 2003
- étant rappelé qu'il doit se contenter d'examiner ces questions
préjudiciellement et en limitant son contrôle à un examen prima facie de
la situation (cf. consid. 3a in fine supra).

cc) En définitive, il apparaît qu'il
convient d'annuler les demandes de sûretés en tant qu'elles visent à garantir
les créances fiscales relatives aux périodes 1995-1996,
1997-1998 et 1999-2000 en matière d'IFD, respectivement à la période 1999-2000
en matière d'ICC - lesquelles sont désormais prescrites. Pour le reste, il
s'impose de constater que les griefs du recourant en lien avec le caractère
vraisemblable des créances fiscales sur lesquelles se fondent les demandes de
sûretés litigieuses ne résistent pas à l'examen.

d) Le recourant soutient également que
le montant des sûretés requises serait manifestement exagéré.

Les motifs développés ci-dessus en
lien avec le caractère vraisemblable de la créance (consid. 3c) conservent leur
pertinence, mutatis mutandis, s'agissant du caractère proportionné du montant
de la garantie exigée. Les créances fiscales concernées pour les périodes
antérieures à 2003 sont désormais établies (sous réserve de la prescription), y
compris s'agissant de leur montant. Quant au montant des créances fiscales pour
les périodes de 2003 à 2006, il se fonde sur des adjonctions aux revenus et à
la fortune du recourant qui correspondent dans leur nature à celles qui ont été
confirmées pour les années antérieures; il n'apparaît pas dans ce cadre que les
estimations auxquelles a procédé l'Office d'impôts des districts de Lausanne et
Ouest lausannois (sur la base des avoirs connus au 31 décembre 2012 et en
retenant un rendement annuel net de la fortune de 2.5 %) prêteraient le flanc à
la critique - à tout le moins ne saurait-on considérer que les montants des
créances fiscales tels que résultant de ces estimations seraient manifestement
exagérés. C'est le lieu de relever que la motivation des décisions rendues le 4
décembre 2008 par cet office (cf. let. D/a supra) apparaît suffisante
s'agissant d'apprécier le caractère proportionné des sûretés requises, quoi
qu'en dise le recourant. Pour le reste, il a déjà été constaté que, dans les circonstances du cas d'espèce, la seule allégation de l'intéressé selon laquelle l'activité de B.________
aurait été modifiée dès 2003 ne permettait pas de remettre en cause le
caractère vraisemblable des créances fiscales concernées (consid. 3c/bb),
constat qui vaut également s'agissant du montant de ces créances.

Dans ces conditions, le tribunal
considère que les montants des sûretés requises ne prêtent pas le flanc à la
critique dans les circonstances du cas d'espèce.

4.                     
Le recourant fait encore valoir dans son recours
que les biens placés sous séquestre à la requête de l'autorité intimée
l'auraient été en violation des exigences posées par la LP. 

a) 
Selon les art. 170 LIFD et 234 LI (cf. ég. art. 78 de la loi fédérale du
14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des
communes 

- LHID; RS 642.14), la demande de sûretés est assimilée à l'ordonnance de
séquestre au sens de l'art. 274 de la loi fédérale du 11 avril 1889 sur la
poursuite pour dettes et la faillite (LP; RS 281.1); le séquestre est opéré par
l'office des poursuites compétent (al. 1). L'opposition à l'ordonnance de
séquestre prévue à l'art. 278 LP n'est pas recevable (al. 2). 

En tant que telle, la demande de sûretés prévue par
les art. 169 LIFD et 233 LI se borne à contraindre le débiteur de l'impôt à
fournir des garanties. Si aucune sûreté ne peut être fournie ou qu'elle ne
l'est sur une base volontaire, la procédure se poursuit selon les règles de
l'exécution forcée prévues par l'art. 38 LP. Les autorités concernées peuvent
en effet faire exécuter la demande de sûretés pour des créances d'impôt,
entrées en force ou non, par le biais du séquestre - pour autant que les
conditions soient 

réunies -, ou encore introduire la procédure de poursuite. La demande de
sûretés revêt dès lors une double fonction d'ordonnance de séquestre et de
titre de mainlevée 

(cf. Sansonetti, les garanties de la créance fiscale, in JdT 2011 II 49,
ch. 4.1.4 p. 62; CR LIFD - Curchod, art. 169 N. 51 ss).

Pour valoir ordonnance de séquestre en application
des art. 170 al. 1 LIFD et 234 al. 1 LI, la demande de sûretés doit contenir
toutes les informations d'une telle ordonnance (cf. art. 274 al. 2 LP). En
particulier, tandis que la demande de sûretés de l'autorité fiscale n'a pas
besoin en tant que telle de nommer les objets à séquestrer 

(cf. art. 169 al. 1 LIFD et 233 al. 1 LI), cette indication est nécessaire si
la demande en cause doit valoir ordonnance de séquestre, conformément à l'art.
274 al. 2 ch. 4 LP; à tout le moins le genre et le lieu de situation des biens
doit-il être indiqué (cf. ATF 142 III 291 consid. 5.1 et les références, où est
évoquée dans ce cadre la notion de "séquestre générique"; CR
LIFD - Curchod, art. 169 LIFD N 54 et art. 170 N 26). En pratique, le double de
la demande de sûretés est envoyé à l'office des poursuites compétent; la
demande est alors complétée avec la mention des objets à séquestrer (cf.
Oberson, Droit fiscal suisse, 4ème éd., Bâle 2012, § 25 n. 53). 

b) 
Le débiteur ne peut pas faire opposition à l'ordonnance de séquestre
notifiée en application des art. 170 al. 1 LIFD et 234 al. 1 LI (art. 170 al. 2
LIFD et 234 

al. 2 LI). S'il veut contester le motif du séquestre, il doit recourir contre
la demande de sûretés selon les voies de recours ordinaires (cf. art. 169 al. 3
LIFD et 233 al. 4 LI); la plainte auprès de l'autorité de surveillance (art. 17
LP) est par ailleurs ouverte contre l'exécution du séquestre (cf. TF, arrêt 
5A_150/2015 du 4 juin 2015 consid. 5.2.3; CR LIFD - Curchod, art. 169 N 47 et
art. 170 N 54 et 56).

c) 
En l'espèce, le recourant conteste la demande de sûretés
en tant qu'elle a été assimilée à une ordonnance de séquestre et conclut à
l'annulation des séquestres auxquels il a été procédé. Il fait
en premier lieu valoir dans ce cadre que certaines des créances à séquestrer
seraient inexistantes, en référence à la requête ad hoc de l'autorité
intimée en tant qu'elle porte sur "toutes les créances en rémunération
de l'actionnaire A.________ à l'encontre de D.________ SA [i.e. E.________]
[...] y. c. les dividendes à verser par cette dernière société à la
Fondation G.________ [...] ou à l'Etablissement H.________ [...],
M. A.________ étant l'unique ayant droit économique de cette Fondation et de
cet Etablissement"; il soutient qu'il n'est pas actionnaire de E.________
et ne peut par conséquent pas prétendre à une rémunération de ce fait. Dans son arrêt du 22 juillet 2009 (cf. let. F/a supra),
la CPF a en substance retenu que l'autorité inférieure était fondée à se
déclarer incompétente pour juger de ce grief, qui relevait de la compétence de
la cour de céans (consid. 3a). 

aa) Selon la jurisprudence rendue en
application de l'art. 271 al. 1 LP, un séquestre ne peut frapper que les "biens
du débiteur". Ne sont des biens du débiteur que les choses et droits
qui, selon les allégations que le créancier rend vraisemblables, lui
appartiennent juridiquement, et pas seulement économiquement. Doivent donc être
considérés comme biens de tiers tous ceux qui, en vertu des normes du droit civil,
appartiennent à une personne physique ou morale autre que le débiteur; en
principe, seule l'identité juridique est déterminante en matière d'exécution
forcée (TF, arrêts 5A_205/2016 du 7 juin 2016 consid. 7.2 et les
références; 5A_876/2015 du 22 avril 2016 consid. 4.2).

Dans des circonstances particulières,
un tiers peut toutefois être tenu des engagements d'un débiteur avec lequel il
forme une identité économique. Ainsi, les biens qui ne sont que formellement au
nom d'un tiers (homme de paille), mais qui appartiennent en réalité au débiteur
(par exemple ensuite d'une acquisition de propriété simulée), peuvent être
réalisés dans le but de désintéresser le créancier; il en va de même lorsque le
débiteur a transféré de manière abusive ses biens à une société qu'il contrôle
et avec laquelle il présente une identité économique (ATF 126 III 95 consid. 4a
et les références; 105 III 107 consid. 3a). En effet, selon le principe de la
transparence (levée du voile social, Durchgriff), on ne peut pas s'en
tenir sans réserve à l'existence formelle de deux personnes juridiquement
distinctes lorsque tout l'actif ou la quasi-totalité de l'actif d'une société
appartient soit directement, soit par personnes interposées, à une même
personne, physique ou morale. On doit bien plutôt admettre en pareille
hypothèse que, conformément à la réalité économique, il y a identité de
personnes et que les rapports de droit liant l'une lient également l'autre; ce
sera le cas chaque fois que le fait d'invoquer la diversité des sujets constitue
un abus de droit ou a pour effet une atteinte manifeste à des intérêts
légitimes (art. 2 al. 2 CC; sur le principe de la transparence en général: cf.
ATF 132 III 489 consid. 3.2). L'application du principe de la transparence
suppose donc, premièrement, qu'il y ait identité de personnes, conformément à
la réalité économique, ou en tout cas la domination économique d'un sujet de
droit sur l'autre; il faut deuxièmement que la dualité soit invoquée de manière
abusive, c'est-à-dire pour en tirer un avantage injustifié; tel est ainsi le
cas si l'identité économique absolue entre le débiteur et le tiers n'est ni
contestable ni sérieusement contestée et que la dualité des sujets n'est
invoquée qu'aux fins de se soustraire abusivement à l'exécution forcée (ATF 105
III 107 précité, consid. 3a; TF, arrêt 5A_876/2015 précité, consid. 4.2). Il appartient dans ce cadre au séquestrant de rendre vraisemblable
que, malgré notamment la possession, l'inscription dans un registre public ou
l'intitulé du compte bancaire, les biens à mettre sous main de justice
appartiennent au débiteur (ATF 126 III 95 consid. 4a et les références; TF, arrêt
5A_205/2016 précité, consid. 7.2 et les références).

Cela étant, l'identité économique
entre le recourant respectivement la Fondation G.________ et l'Etablissement H.________
(la première détenant le second qui lui-même détenait, dès le mois de juin
1999, notamment E.________) - à tout le moins la domination économique de
l'intéressé sur ces différentes entités - est désormais établie (cf. let. C/a supra).
Il s'impose en outre de constater que l'intéressé ne se prévaut d'une prétendue
pluralité de sujets qu'aux fins de soustraire abusivement les "créances
en rémunération de l'actionnaire" concernées à l'exécution forcée. Dans
ces conditions et en application du principe de la transparence rappelé
ci-dessus, le séquestre requis sur les créances en cause était ainsi justifié;
comme le relève l'autorité intimée dans sa réponse au recours, il apparaît
toutefois qu'aucune exécution n'a en définitive été ordonnée par l'Office des
poursuites sur de telles créances. 

bb) Le recourant indique également
dans son recours que certains des biens dont le séquestre a été requis "appartiennent
à des tiers" (p. 11); il ne développe toutefois aucunement ce grief -
qui pourrait se confondre avec son grief selon lequel les "créances en
rémunération de l'actionnaire" seraient inexistantes, en ce sens que
les créances en cause seraient inexistantes en ce qui le concerne
respectivement appartiendraient à des tiers -, de sorte que la motivation du
recours sur ce point (qui se résume aux quatre mots cités ci-dessus) apparaît
insuffisante (cf. art. 79 al. 1 LPA-VD, applicable par analogie par renvoi de
l'art. 99 LPA-VD). 

On se contentera de renvoyer pour le surplus
à la jurisprudence rappelée ci-dessus en lien avec les biens pouvant faire
l'objet d'un séquestre en application du principe de la transparence (consid.
4c/aa); en l'espèce, il s'impose de constater que l'autorité intimée a rendu
vraisemblable (à tout le moins) que les biens séquestrés appartenaient au
recourant - étant rappelé que le tribunal statue dans ce cadre en se basant sur
la simple vraisemblance des faits (cf. TF, arrêt 5A_205/2016 précité, 

consid. 7.1 et les références), respectivement que, pour le reste, le litige sur le rapport de propriété est le cas échéant définitivement
tranché dans le cadre de la procédure contradictoire en revendication prévue
par les art. 108 ss LP (cf. CR LIFD - Curchod, 

art. 170 N. 24 et 51).

d) Le recourant soutient également que
la désignation de certains des objets à séquestrer serait insuffisante. Ce
grief relève de la compétence des autorités en matière de poursuites
pour dettes et faillites et a été traité dans le cadre de l'examen de la
plainte déposée le 7 janvier 2009 par l'intéressé contre les séquestres le
concernant; la CPF a confirmé dans son arrêt du 22 juillet 2009
(cf. let. F/a supra) que la désignation des biens dans le cas d'espèce
était suffisante (consid. 3c).

e) Enfin, le recourant se plaint d'une
violation du principe de l'interdiction du séquestre inquisitoire; il se réfère
à la requête ad hoc de l'autorité intimée en tant qu'elle porte sur
"tous avoirs, valeurs, métaux précieux, œuvres d'art, chose ou autres
biens en comptes, dépôts ou coffre-fort, sous nom propre, désignation
conventionnelle ou numérique, appartenant soit à titre individuel soit
conjointement sous quelque forme que ce soit [...] ou contrôlée par M. A.________
ou sur lesquels il dispose d'une procuration ou de tous autres pouvoirs ou sous
le nom de tierces personnes physiques ou morales, mais dont le ******** sait ou
doit savoir qu'ils sont en réalité la propriété de M. A.________, en mains du ********,
[...] à ********".  

Si la CPF a retenu dans son
arrêt du 22 juillet 2009 (cf. let. F/a supra) que ce grief
ne pouvait faire l'objet d'une plainte au sens de l'art. 17 LP et relevait de
la compétence de la cour de céans dans le cadre du recours contre les demandes
de sûretés, elle n'en a pas moins précisé que "de toute manière, le
séquestre n'apparaît pas abusif dans le cas particulier. En effet, le séquestre
générique d'avoirs bancaires est admis lorsque leur titulaire ou la banque où
ils se trouvent sont désignés avec précision". L'autorité intimée
relève pour sa part dans sa réponse au recours qu'il n'est pas contesté que le
recourant est titulaire de comptes auprès du ******** et que, partant, le
séquestre de tous ses avoirs auprès de cette banque, y compris auprès de la
succursale de ********, ne présente aucun caractère investigatoire.

Le tribunal ne voit aucun motif de
s'écarter des appréciations convaincantes de la CPF et de l'ACI sur ce point
(cf. consid. 3b supra s'agissant du caractère admissible du séquestre
générique; cf. ég. CR LIFD - Curchod, art. 170 N. 27, où il est relevé, en lien
avec la prohibition du séquestre inquisitoire, que si le séquestre est fait
auprès d'une banque, il faut connaître avec précision au moins l'existence d'un
actif). Le recourant se borne au demeurant à soutenir dans ce cadre que la
créance ou l'objet à séquestrer ne serait pas désigné de manière suffisamment
précise; or et comme on l'a déjà vu 

(cf. consid. 4d), la CPF a constaté que ce grief ne résistait pas à l'examen dans
son arrêt du 22 juillet 2009.

f) On se contentera pour le reste de
relever que, comme on l'a déjà vu (consid. 3c/aa), les séquestres auxquels il a
été procédé selon les procès-verbaux de saisie des 9 février et 12
juillet 2012 (cf. let. F/c supra) ont porté sur un montant largement
inférieur à celui des créances fiscales faisant l'objet des demandes de
sûretés, y compris en tenant compte des créances prescrites; dans cette mesure,
le bien-fondé de ces séquestres n'est pas remis en cause par la prescription
des créances en question.

5.                     
Il résulte des considérants qui précèdent que les recours doivent être
partiellement admis et les demandes de sûretés litigieuses annulées en tant qu'elles visent à garantir les créances fiscales relatives aux périodes 1995-1996, 1997-1998 et 1999-2000 en matière d'IFD,
respectivement à la période 1999-2000 en matière d'ICC, et confirmées pour le
surplus - y compris en tant qu'elles valent ordonnances de séquestre; les
séquestres auxquels il a été procédé sur la base de ces ordonnances sont en
conséquence maintenus.  

Compte tenu de l'issue du litige, un émolument de
4'000 fr. est mis à la charge du recourant - le solde de cet émolument, par
1'000 fr., étant laissé à la charge de l'Etat compte tenu de l'admission
partielle du recours (cf. art. 49 al. 1 LPA-VD). Au vu des circonstances, soit
en particulier du fait que le tribunal était tenu d'examiner d'office la
question de la prescription (ATF 106 Ib 357 consid. 3a; TF, arrêt 2P.296/2006
du 28 mars 2007 consid. 2), que le recourant ne s'est pas prononcé sur cette
question et que les griefs soulevés à l'appui de son recours se sont pour le
reste révélés infondés, il n'y a pas lieu d'allouer à l'intéressé une indemnité
à titre de dépens (cf. art. 55 al. 1 LPA-VD).

 

Par
ces motifs

 la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal

arrête:

 

I.                      
Les recours sont partiellement admis. 

II.                     
La demande de sûretés en garantie de l'impôt fédéral direct par décision
rendue le 5 décembre 2008 par l'Administration cantonale des impôts est annulée
en tant qu'elle vise à garantir les créances fiscales relatives aux périodes 1995-1996, 1997-1998 et 1999-2000. Elle est
confirmée pour le surplus.

III.                   
La demande de sûretés en garantie de l'impôt cantonal et communal par décision
rendue le 5 décembre 2008 par l'Administration cantonale des impôts est annulée
en tant qu'elle vise à garantir les créances fiscales relatives à la période 1999-2000. Elle est confirmée pour le surplus.

IV.                   
Un émolument de 4'000 (quatre mille) francs est mis à la charge de A.________.

V.                    
Il n'est pas alloué de dépens.

Lausanne, le 7 novembre 2016

 

Le président:                                                                                             Le
greffier:

Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de
l'avis d'envoi ci-joint.

Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa
notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en matière de droit
public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi fédérale du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; 

RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113
ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle,
indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé.
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit.
Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire,
pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la
décision attaquée.