# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a277d78e-2b30-52bf-8850-53c2ad294e0c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-09-16
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 16.09.2015 E-5529/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5529-2015_2015-09-16.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-5529/2015 

 

 

 
 A r r ê t  d u  1 6  s e p t e m b r e  2 0 1 5  

Composition 
 Jean-Pierre Monnet, juge unique,  

avec l'approbation de Yanick Felley, juge ; 

Jean-Marie Staubli, greffier. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Algérie,   

représentée par (…),  

Association Centre Socio-Culturel Africain (ACSCA),  

(…), 

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM ;  

anciennement Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ;  

décision du SEM du 28 août 2015 / N (…). 

 

 

 

E-5529/2015 

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Vu 

la demande d'asile déposée par la recourante en date du 6 août 2015 au 

Centre d'enregistrement et de procédure (ci-après : CEP) de Vallorbe,  

les résultats du 10 août 2015 de la comparaison de ses données 

dactyloscopiques avec celles enregistrées dans le système d’information 

sur les visas (CS-VIS), dont il ressort qu’elle a obtenu, le (…) 2015, un visa 

français de type C, valable du (…) avril 2015 au (…) octobre 2015 pour des 

entrées multiples dans l’espace Schengen, sur un passeport établi le (…) 

et répondant à la même identité que celle qu’elle a annoncée aux autorités 

suisses, 

le procès-verbal de l’audition de la recourante du 12 août 2015 au CEP, 

aux termes duquel elle a déclaré qu'à la suite d'une relation extra-conjugale 

elle avait quitté son pays par avion à destination de Marseille où elle avait 

vécu chez des amis auxquels elle avait confié son passeport, et qu'après 

s'être rendue en Italie où elle avait obtenu des soins (…), elle était arrivée 

en Suisse le 6 août 2015, 

la demande du 14 août 2015 du SEM aux autorités françaises aux fins de 

prise en charge de la recourante, sur la base de l'art. 12 par. 2 du règlement 

(UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant les critères et mécanismes de détermination de l’Etat membre 

responsable de l’examen d’une demande de protection internationale 

introduite dans l’un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers 

ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013 ; ci-après : RD III), 

la réponse positive du 21 août 2015 des autorités françaises à la demande 

précitée, fondée sur la même disposition réglementaire, 

la décision du 28 août 2015, notifiée le 4 septembre 2015, par laquelle le 

SEM n'est pas entré en matière sur la demande d'asile de la recourante, a 

prononcé son renvoi (transfert) de Suisse en France et a ordonné 

l'exécution de cette mesure, précisant qu'un éventuel recours ne déployait 

pas d'effet suspensif, 

le recours interjeté le 9 septembre 2015 contre la décision précitée auprès 

du Tribunal administratif fédéral (ci-après : Tribunal), par lequel la 

recourante a conclu à l'annulation de la décision précitée et implicitement 

à l'entrée en matière sur sa demande d'asile, a sollicité l’effet suspensif et 

a annoncé le dépôt à bref délai d'un "recours complet", 

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l’écrit complémentaire du 13 septembre 2015, 

 

et considérant 

qu'en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif 

fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative (PA, RS 172.021), 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d'asile et de 

renvoi peuvent être contestées devant le Tribunal conformément à l'art. 

105 de la loi du 26 juin 1998 sur l’asile (LAsi, RS 142.31) et à l'art. 33 let. 

d LTAF, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige, 

qu'il statue de manière définitive (cf. art. 83 let. d ch. 1 de la loi du 

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]), 

que la recourante a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA) et a déposé 

son recours dans le délai prescrit par la loi (cf. art. 108 al. 2 LAsi),  

que le recours, rédigé par un mandataire, bénéficiant d'une formation de 

juriste, ne contient aucune motivation, 

que la motivation a été fournie par l'écrit complémentaire du 13 septembre 

2015, mis à la poste le même jour, 

que la question de savoir si le recours est d'emblée irrecevable, en raison 

de l'absence de dépôt d'une motivation dans le délai légal de cinq jours 

ouvrables (cf. art. 108 al. 2 LAsi), peut demeurer indécise, vu l'issue de la 

cause, 

qu'à l'encontre d'une décision de non-entrée en matière et de transfert 

fondée sur la loi sur l'asile et le RD III, le recourant peut invoquer, en vertu 

de l'art. 106 al. 1 LAsi, la violation du droit fédéral, notamment l'abus ou 

l'excès dans l'exercice du pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement 

inexact ou incomplet de l'état de fait pertinent (let. b), 

qu'il ne peut pas invoquer l'inopportunité de la décision attaquée 

(cf. ATAF E-641/2014 du 13 mars 2015 consid. 5.4 [prévu à publication]), 

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que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2), 

qu'en l'espèce, il y a lieu de déterminer si l'autorité inférieure était fondée 

à faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle l'office n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'en vertu de l'art. 1 ch. 1 et 4 ch. 3 de l'Accord du 26 octobre 2004 entre 

la Confédération suisse et la Communauté européenne relatif aux critères 

et aux mécanismes permettant de déterminer l'Etat responsable de 

l'examen d'une demande d'asile introduite dans un Etat membre ou en 

Suisse (AAD, RS 0.142.392.68), le SEM examine la compétence relative 

au traitement d'une demande d'asile selon les critères fixés dans le RD III 

(cf. arrêté fédéral du 26 septembre 2014 portant approbation et mise en 

œuvre de l’échange de notes entre la Suisse et l’UE concernant la reprise 

du règlement Dublin III (Développement de l’acquis de Dublin/Eurodac) 

[RO 2015 1841] entré en vigueur le 1er juillet 2015), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'autorité inférieure rend une décision de 

non-entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la 

reprise en charge du requérant d'asile (cf. art. 1 et 29a al. 1 de l'ordonnance 

1 sur l'asile du 11 août 1999 [OA 1, RS 142.311]), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 2ème phr. RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, qui est celui que les 

critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable, 

que si le demandeur est titulaire d’un visa en cours de validité, l’Etat 

membre qui l’a délivré est en principe responsable de l’examen de la 

demande de protection internationale (cf. art. 12 par. 2 RD III), 

que, selon l’art. 18 par. 1 point a RD III, l’Etat responsable de l’examen 

d’une demande de protection internationale en vertu du règlement est tenu 

de prendre en charge – dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 

– le demandeur qui a introduit une demande dans un autre Etat membre, 

que, toutefois, en vertu de l'art. 17 par. 1 RD III (clause de souveraineté), 

par dérogation à l’art. 3 par. 1, chaque Etat membre peut décider 

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d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

par le ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, 

que, comme la jurisprudence l'a retenu (cf. arrêt du Tribunal E-641/2014 

du 13 mars 2015 consid. 8.2 et 9.1 [prévu à la publication] ; ATAF 2012/4 

consid. 2.4, 2011/9 consid. 4.1, 2010/45 consid. 5, 7.2, 8.2, 10.2), le SEM 

doit admettre la responsabilité de la Suisse pour examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement Dublin III 

lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre désigné responsable par 

lesdits critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit 

international public et peut admettre cette responsabilité pour des raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, 

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation du système central européen d’information sur les visas 

(CS-VIS), qu’un visa Schengen de type C a été délivré à l’intéressée, 

que, le 21 août 2015, les autorités françaises ont expressément accepté, 

sur la base de l'art. 12 par. 2 RD III, de prendre en charge la recourante,  

que la France a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de la recourante, ce que celle-ci ne conteste pas, 

qu'en l'espèce, l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III n'est pas applicable, dès lors qu'il 

n'y a aucune raison de croire qu'il existe en France des défaillances 

systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des 

demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant 

au sens de l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union 

européenne (JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : Charte UE), 

que, dans son écrit 13 septembre 2015, la recourante s'est opposée à son 

transfert en France au motif que cet Etat n'était pas en mesure de lui 

apporter une protection adéquate et qu'elle ne pouvait pas compter sur le 

fait que la France respecte le principe de non-refoulement en ce qui la 

concerne,  

qu'elle a ajouté que la décision de l'autorité inférieure ne tenait pas compte 

de sa situation exacte et qu'elle était arbitraire, 

qu'ainsi, elle a implicitement sollicité l'application de la clause de 

souveraineté (art. 17 par. 1 RD III), 

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que la France est liée à la Charte UE, et est partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30), 

à la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme 

et des libertés fondamentales (CEDH, RS 0.101), et à la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105),  

que la France est également liée par la directive no 2013/32/UE du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des 

procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection 

internationale [refonte] (JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive 

Procédure) et la directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte] (JO L 180/96 

du 29.6.2013, ci-après : directive Accueil),  

qu'en l'absence d'une pratique avérée, en France de violation 

systématique de ces normes minimales de l'Union européenne, cet Etat 

est présumé respecter ses obligations tirées du droit international public, 

en particulier le principe de non-refoulement énoncé expressément à 

l'art. 33 Conv. réfugiés, ainsi que l'interdiction des mauvais traitements 

ancrée à l'art. 3 CEDH et à l'art. 3 Conv. torture (cf. CourEDH, arrêt du 

4 novembre 2014, Affaire Tarakhel c. Suisse, requête no 29217/12, 

par. 103, et arrêt du 21 janvier 2011, M.S.S. c. Belgique et Grèce, requête 

no 30696/09, par. 352 s. et 359), 

que cette présomption peut être renversée par des indices sérieux que, 

dans le cas concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit 

international (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5), 

que, d'abord, la recourante n'a fourni aucun indice concret que les autorités 

françaises failliraient à leurs obligations internationales en la renvoyant 

dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient 

sérieusement menacées, ou encore d'où elle risquerait d'être astreinte à 

se rendre dans un tel pays, 

qu'ensuite, elle n'a pas démontré ni même allégué des indices sérieux que, 

dans son cas concret, ses conditions d'existence en France revêtiraient un 

tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un 

traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture, ni que 

les autorités françaises ne respecteraient pas le droit international, 

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que l'allégation laconique de la recourante, selon laquelle la France n'est 

pas en mesure de lui apporter une protection adéquate est particulièrement 

vague et n'est nullement étayée, 

que rien ne permet de considérer que la recourante ne pourrait pas 

s'adresser aux autorités françaises compétentes pour requérir leur 

protection contre d'éventuelles menaces concrètes à son égard, 

qu'il appartiendra à la recourante, à son retour en France, de se conformer 

aux instructions des autorités françaises et de s'annoncer auprès des 

autorités compétentes immédiatement à son arrivée pour y faire enregistrer 

sa demande d'asile, 

que si elle devait être contrainte par les circonstances à mener une 

existence non conforme à la dignité humaine, ou si elle devait estimer que 

la France violait ses obligations d'assistance à son encontre ou de toute 

autre manière portait atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités de 

ce pays en usant des voies de droit adéquates, 

qu'il convient encore de rappeler que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, 

les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen 

de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'au vu de ce qui précède, le transfert de la recourante en France n’est 

pas contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions 

conventionnelles précitées,  

que le SEM n'était donc pas tenu par les obligations de la Suisse relevant 

du droit international public de renoncer au transfert de la recourante vers 

la France et d'examiner lui-même sa demande d'asile, 

que, pour le reste, le SEM a établi de manière complète et exacte l'état de 

fait pertinent et n'a commis ni excès ni abus de son large pouvoir 

d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons humanitaires 

au sens de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III en combinaison avec l'art. 

29a al. 3 OA 1 (cf. ATAF E-641/2014 du 13 mars 2015 consid. 8 [prévu à la 

publication]), nonobstant la préférence marquée par la recourante de voir 

sa demande d'asile examinée par la Suisse, 

que, partant, force est de constater que la décision attaquée n'est pas 

arbitraire, 

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qu’en conséquence, il y a donc pas lieu de faire application de la clause 

discrétionnaire de l’art. 17 par. 1 RD III, 

qu'au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que le SEM n'est pas entré 

en matière sur la demande de protection de l'intéressée, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers la 

France conformément à l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale 

du renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

qu'enfin, lorsqu'une décision de non-entrée doit être prononcée en 

application de la loi sur l'asile et du RD III, parce qu'un autre Etat membre 

de l'espace Dublin est responsable de l'examen de la demande de 

protection internationale et qu'aucune clause discrétionnaire ne s'applique, 

il n'y a pas de place pour un examen séparé d'un éventuel empêchement 

à l'exécution du renvoi au sens de l'art. 83 LEtr (cf. ATAF 2010/45 consid. 

8.2.3 et 10), 

qu'ainsi, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée, 

que, s'avérant manifestement infondé, il doit être rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec approbation d'un second juge 

(cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge de la recourante, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 

3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

qu'il appartiendra au SEM de restituer à la recourante le certificat de 

naissance, remis par celle-ci au cours de la procédure, 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

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3.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire de la recourante, au SEM et à 

l'autorité cantonale compétente. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Jean-Pierre Monnet Jean-Marie Staubli 

 

 

Expédition :