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**Case Identifier:** cee2ce73-fce6-5fcf-accc-dfc9d098d56b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-04-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 24.04.2013 P/3452/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-3452-2012_2013-04-24.pdf

## Full Text

Communiqué l'arrêt aux parties en date du 25 avril 2013 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/3452/2012 ACPR/169/2013

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mercredi 24 avril 2013 

 

Entre 

A.______, domicilié ______, comparant par Me Laura SANTONINO, avocate, Étude 

Poncet Turrettini Amaudruz Neyroud & Associés, rue de Hesse 8-10, case postale 5715, 

1211 Genève 11, 

 

recourant 

 

contre l’ordonnance de classement implicite partielle rendue le 6 juin 2012 par le Ministère 

public, 

 

Et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6b, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565 - 1211 Genève 3, 

 

intimé.

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P/3452/2012 

 

EN FAIT : 

A. a) Par expédié au greffe de la Chambre de céans le 30 novembre 2012, A.______ recourt 
contre "le classement implicite partiel contenu dans l'ordonnance pénale du Ministère 
public" du 6 juin 2012, la cause P/3452/2012, par laquelle cette autorité a reconnu 
B.______ d'infractions aux art. 91 ch. 1 et 99 ch. 3 LCR.  

 A.______ considère que, ce faisant, en ne condamnant pas B.______ pour l'accident qu'il 
avait provoqué, et qui avait endommagé son propre véhicule, le Ministère public avait 
procédé à un classement implicite injustifié. Il conclut en conséquence à l’annulation de 
l’ordonnance querellée, à ce qu’il soit ordonné au Ministère public d’ouvrir une instruction 
pénale ou, à tout le moins, de reprendre la procédure préliminaire. 

 b) En date du 20 août 2012, A.______ avait recouru contre l'ordonnance du Ministère 
public du 7 août 2012, dans la même cause, qui avait refusé d’entrer en matière au sujet 
des faits visés dans le cadre de cette procédure pénale, ouverte à l’encontre de B.______, 
en tant qu’ils concernaient les infractions aux art. 90 ch. 1 et 92 ch. 1 LCR. 

 A.______ concluait à l’annulation de cette ordonnance et à ce qu’il soit ordonné au 
Ministère public d’ouvrir une instruction pénale ou, à tout le moins, de reprendre la 
procédure préliminaire. 

 Son recours a été déclaré irrecevable par la Chambre de céans (ACPR/467/2012 du 
vendredi 26 octobre 2012), décision confirmée par arrêt du Tribunal fédéral du 15 mars 
2013 (1B_723/2012). 

B. Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants : 

 a) Le 22 janvier 2012, la Police a interpellé B.______ qui circulait, en état d’ébriété, avec 
un taux de 1.74 ‰, au volant de son véhicule, à la Rampe du Pont-Rouge. 

 Durant ce contrôle, un agent de la CECAL a fait le lien entre la voiture de B.______ et un 
véhicule ayant pris la fuite à la suite d’un accident survenu à la rue Vautier, les plaques 
d’immatriculation de son véhicule correspondant à celles transmises par les témoins de 
l’accident. 

 Les gendarmes s’étaient alors rendus, en compagnie de B.______, sur les lieux de 
l’accident et ils avaient constaté que les dommages présentés par son véhicule 
correspondaient aux dégâts occasionnés au véhicule accidenté, dont A.______ était le 
détenteur. 

 b) Entendu le jour même par la Police, B.______ a confirmé qu’il avait circulé à la rue 
Vautier, avant d’être arrêté à la Rampe du Pont-Rouge, mais il a nié être l’auteur de cet 
accident, précisant que son véhicule était endommagé « depuis longtemps ». 

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 c) Le 12 mars 2012, la Police a transmis le dossier au Ministère public, lequel a rendu, le 
24 avril 2012, une ordonnance pénale déclarant B.______ coupable de conduite en état 
d’ébriété avec un taux d’alcool qualifié, de violation simple des règles de la circulation 
routière, de violation des devoirs en cas d’accident et de conduite d’un véhicule sans être 
porteur des permis ou autorisations nécessaires. 

Le 7 mai 2012, B.______ a formé opposition à l’encontre de ladite ordonnance. 

d) Le 1er juin 2012, la gendarme C.______, auteur du rapport de police, a été entendue, par 
téléphone, par le Ministère public. Elle a déclaré que les témoins de l’accident étaient, 
selon elle, des agents de sécurité, mais elle ne connaissait pas leurs noms et, au vu des 
circonstances, il n’était pas possible de connaître leur identité. 

e) Le 1er juin 2012 également, le Ministère public a rendu une ordonnance d’ouverture 
d’instruction pénale (art. 309 CPP) pour conduite en état d’ébriété et conduite d’un 
véhicule sans être porteur des permis ou autorisations nécessaires. 

f) Le jour même, B.______, entendu par le Ministère public, a déclaré avoir formé 
opposition à l’ordonnance pénale du 24 avril 2012 car il contestait tous les faits se 
rapportant à l’accident, à savoir la perte de maîtrise du véhicule et le non-respect des 
devoirs en cas d’accident. Pour le surplus, les autres infractions, qui lui étaient reprochées, 
étaient admises. Il a, ensuite, exposé sa propre version des faits, niant, en substance, être 
l’auteur de l’accident du 22 janvier 2012. 

g) Le 6 juin 2012, le Ministère public a rendu une ordonnance pénale, vu l’opposition 
formée à l’ordonnance pénale du 24 avril 2012, déclarant B.______ coupable de conduite 
en état d’ébriété avec un taux d’alcool qualifié et de conduite d’un véhicule sans être 
porteur des permis ou autorisations nécessaires ; les peines prononcées restaient identiques 
à celles figurant dans l’ordonnance du 24 avril 2012. Le Ministère public relevait, en 
revanche, que, dans la mesure où il n’était pas établi que B.______ était l’auteur de 
l’accident survenu à la rue Vautier, au regard de sa contestation et de l'absence de témoin, 
il était décidé de ne pas entrer en matière s’agissant des infractions y relatives. 

h) Le 20 juin 2012, A.______, qui pensait que les dommages à son véhicule seraient 
indemnisés par l’assurance de B.______ avec laquelle il avait pris contact, a été informé 
par celle-ci de son refus de prendre en charge lesdites réparations, dans la mesure où son 
assuré avait été acquitté par ordonnance du 6 juin 2012. 

i) Le 22 juin 2012, A.______ a formé opposition à l’ordonnance pénale du 6 juin 2012 et 
s’est constitué partie plaignante au pénal et au civil. 

j) Par courrier du 7 août 2012, le Ministère public a informé A.______ que « la décision de 
non-entrée en matière implicite », contenue dans l’ordonnance pénale du 6 juin 2012, ne 
lui ayant pas été communiquée, elle lui était donc notifiée « formellement ». Compte tenu 
de cette « nouvelle » décision, le Ministère public souhaitait savoir si l’opposition formée à 
l’ordonnance pénale était maintenue. 

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k) A.______ dit avoir accepté que son véhicule soit réparé après avoir reçu l'assentiment 
de l'assurance de B.______ de prendre en charge les frais en cause. L'ordonnance pénale ne 
retenant pas la culpabilité de B.______, l'assurance lui avait fait savoir, par courrier du 20 
juin 2012, qu'elle ne verserait rien. 

C. Dans son ordonnance pénale du 6 juin 2012, le Ministère public relevait, concernant le 
véhicule endommagé du recourant, que B.______ avait contesté en être l'auteur et qu'en 
l'absence de témoin, il n'y avait pas lieu d'entrer en matière sur ces faits, de sorte qu'ils 
n'étaient pas retenus. 

D. a) A l’appui de son recours, A.______ considère qu'il pouvait se porter partie plaignante 
(art. 118 CPP) et qu'il avait un intérêt à former recours (art. 382 CPP). Il reproche au 
Ministère public de n'avoir pas procédé aux actes d’enquête qui s’imposaient pour 
identifier les témoins de l’accident et de n’avoir pas auditionné les auteurs du rapport de 
police. Le recourant considère que le délai de recours était respecté, car "déposé dans le 
délai de 10 jours, dès la réception, le 20 novembre 2012, de la Semaine judiciaire 

contenant l'arrêt 6B_79/2012". Selon celui-ci, il devait être autorisé à déposer un recours 
contre l'ordonnance pénale de juin 2012, quand bien même il avait choisi la voie de 
l'opposition, puisque celle-ci était indiquée dans l'ordonnance en question. 

b) A réception du recours, la cause a été gardée à juger, sans échange d’écritures ni débats. 

EN DROIT : 

1. 1.1. La Chambre de céans peut décider de rejeter les recours manifestement irrecevables ou 
mal fondés, sans échange d'écritures ni débats (art. 390 al. 2, 1ère phrase, a contrario, 
CPP).  

 Tel est le cas du présente recours pour les raisons exposées ci-dessous. 

 1.2. La question de la recevabilité formelle du recours, notamment au regard du délai 
(art. 393 et 396 CPP), peut rester indécise pour les motifs qui suivent, et qui conduisent de 
toute évidence à l'irrecevabilité du recours. 

 1.3. À teneur de l'arrêt précité du Tribunal fédéral, rendu dans la même cause :  

 "Selon l'art. 382 al. 1 CPP, a qualité pour recourir toute partie qui a un intérêt 
juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision. La notion de 

partie doit être comprise au sens des art. 104 et 105 CPP, si bien que, outre le prévenu et 

la partie plaignante, les autres participants à la procédure peuvent être considérés comme 

ayant la qualité pour recourir pour autant qu'il aient participé à la procédure de première 

instance et aient un intérêt juridiquement protégé (Message du 21 décembre 2005 relatif à 

l'unification du droit de la procédure pénale, FF 2006 1292). La qualité pour recourir 

n'est donc pas restreinte aux parties au sens étroit, mais peut également être reconnue, 

notamment, aux lésés, lorsqu'ils sont directement touchés dans leurs droits, dans la mesure 

nécessaire à la sauvegarde de leurs intérêts (art. 105 al. 1 et 2 CPP). Les personnes qui 

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ont qualité pour déposer plainte pénale sont toujours considérées comme des lésés (art. 

115 al. 2 CPP). On entend par lésé toute personne dont les droits ont été touchés 

directement par une infraction (art. 115 al. 1 CPP). 

 En règle générale, seul peut se prévaloir d'une atteinte directe le titulaire du bien juridique 

protégé par la disposition pénale qui a été enfreinte (ATF 129 IV 95 consid. 3.1 p. 98/99 et 

les arrêts cités). Les droits touchés sont les biens juridiques individuels tels que la vie et 

l'intégrité corporelle, la propriété, l'honneur, etc. (Message du 21 décembre 2005 relatif à 

l'unification du droit de la procédure pénale, FF 2006 1148). En revanche, lorsque 

l'infraction protège en première ligne l'intérêt collectif, les particuliers ne sont considérés 

comme lésés que si leurs intérêts privés ont été effectivement touchés par les actes en 

cause, de sorte que leur dommage apparaît comme la conséquence directe de l'acte 

dénoncé (ATF 129 IV 95 consid. 3.1 p. 99 et les arrêts cités; arrêts 1B_489/2011 du 24 

janvier 2012 consid. 2.1, 1B_556/2011 du 3 janvier 2012 consid. 4, 1B_201/2011 du 9 juin 

2011 consid. 2.1). 

 Le Tribunal fédéral a récemment jugé que les règles de la LCR ne protégeaient la 

propriété, respectivement les biens de l'usager de la route, que de manière indirecte. La 

personne impliquée dans un accident qui ne subit que de simples dégâts matériels n'est dès 

lors pas lésée au sens des art. 115 et 118 CPP dans la procédure pénale contre le 

responsable d'une violation des règles de la circulation routière (ATF 138 IV 258 consid. 

2-4)". 

 1.4. Par conséquent, voudrait-on considérer que le recourant a agi dans le respect du délai 
de dix jours, ce qui est hautement improbable, qu'il faudrait néanmoins déclarer son 
recours irrecevable, la condition du préjudice direct n'est pas réalisée. En effet, les 
infractions en cause sont des infractions à la LCR qui protègent avant tout l'intérêt 
collectif. Le recourant, qui a subi uniquement un dommage matériel, ne peut ainsi se 
prévaloir de sa qualité de lésé.  

2. Le recours est, en conséquence, irrecevable. 

3. La partie dont le recours est irrecevable est considérée comme avoir succombé ; partant, 
elle supportera les frais de la procédure envers l'État (art. 428 al. 1 CPP), qui tiendront 
compte d'une part du fait que la motivation est reprise d'un arrêt du Tribunal fédéral dans la 
même cause et, d'autre part, du fait que, connaissant cette décision, le recourant a, 
implicitement maintenu son recours. 

 

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P/3452/2012 

 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Reçoit le recours formé par A.______ contre l’ordonnance de classement implicite partielle 
rendue le 6 juin 2012 par le Ministère public dans la procédure P/3452/2012. 

Le rejette. 

Condamne A.______ aux frais de la procédure de recours, qui comprennent un émolument 
de CHF 500.-. 

Siégeant : 

Messieurs Christian COQUOZ, président ; Louis PEILA et Christian MURBACH, juges ; 
Jean-Marc ROULIER, greffier. 

 

Le greffier : 

Jean-Marc ROULIER 

 Le président : 

Christian COQUOZ 

 

Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; 

RS 173.110) ; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

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P/3452/2012 

 

 ETAT DE FRAIS P/3452/2012

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10 03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (lit. a) CHF       

- délivrance de copies (lit. b) CHF       

- état de frais (lit. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision indépendante (lit. c) CHF 500.00 

-  CHF       

Total     CHF  595.00