# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 38c99639-4a8d-55a1-936e-4df54a15f362
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-02-29
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 29.02.2016 102 2015 266
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2015-266_2016-02-29.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2015 266 & 267
102 2015 268 & 269
102 2015 270 & 271
102 2015 272 & 273

Arrêt du 29 février 2016

IIe Cour d’appel civil

Composition Président: Adrian Urwyler
Juges: Catherine Overney, Michel Favre
Greffière: Estelle Magnin

Parties A.________, requérant et recourant, représenté par 
Me Jean-Christophe Oberson, avocat,

B.________, requérante et recourante, représentée par 
Me Jean-Christophe Oberson, avocat 

dans les causes qui les opposent à

C.________ SA, requérante dans la procédure au fond et 
intéressée, représentée par Me Lachemi Belhocine, avocat,

D.________ SÀRL, requérante dans la procédure au fond et 
intéressée, représentée par Me Daniel Känel, avocat

Objet Assistance judiciaire
Recours du 23 novembre 2015 contre les décisions de la Présidente 
du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye du 3 novembre 
2015

Requêtes d’assistance judiciaire du 23 novembre 2015

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considérant en fait

A. En date du 8 juillet 2015, A.________ et B.________ ont requis le bénéfice de l’assistance 
judiciaire dans le cadre des procédures de requêtes d’inscription provisoire d’hypothèque légale 
des artisans et entrepreneurs introduites, par actes séparés, devant le Tribunal civil de 
l’arrondissement de la Broye, les 24 et 29 avril 2015, par C.________ SA et D.________ Sàrl à 
leur encontre. Par décisions du 3 novembre 2015, la Présidente du Tribunal civil de 
l’arrondissement de la Broye (ci-après: la Présidente) a rejeté les requêtes d’assistance judiciaire 
de A.________ et de B.________ au motif que ceux-ci ne sauraient être considérés comme 
indigents et qu’ils n’avaient, au surplus, pas respecté leur devoir de collaboration.

B. Le 23 novembre 2015, A.________ et B.________ ont recouru contre ces décisions, 
concluant à l’admission de leurs recours et à l’annulation des décisions attaquées, principalement 
à ce que le bénéfice de l’assistance judiciaire leur soit accordé et à ce que Me Jean-Christophe 
Oberson leur soit désigné en qualité de défenseur d’office, subsidiairement au renvoi des causes à 
la Présidente pour instruction et prononcé d’une nouvelle décision dans le sens des considérants, 
le tout avec suite de frais et dépens. Ils sollicitent également l’assistance judiciaire pour les 
procédures de recours. 

C. Invitées à se déterminer, C.________ SA ne s’est pas déterminée et D.________ Sàrl a 
déposé ses observations le 21 décembre 2015. Celle-ci s’en remet à justice quant à l’octroi ou au 
refus de l’assistance judiciaire en faveur de A.________ et B.________.

en droit

1. a) Dès lors que les mémoires de recours sont identiques et soulèvent les mêmes griefs, 
respectivement que les décisions contestées se basent sur un même complexe de faits, il se 
justifie, à des fins de simplification du procès, de joindre les causes 102 2015 266 & 267, 102 2015 
268 & 269, 102 2015 270 & 271 et 102 2015 272 & 273 et de statuer dans un seul et même arrêt, 
en application de l’art. 125 let. c CPC.

b) La décision refusant l’assistance judiciaire est sujette à recours, en application des 
art. 121 et 319 let. b CPC.

c) La procédure en matière d’assistance judiciaire étant sommaire, le délai de recours est 
de dix jours à compter du jour de la notification (art. 119 al. 3 et 321 al. 2 CPC). La décision 
attaquée dans le cadre de la cause qui oppose les recourants à D.________ Sàrl leur a été 
notifiée le 11 novembre 2015. La date de notification de la décision attaquée dans le cadre de la 
cause qui oppose les recourants à C.________ SA ne ressort quant à elle pas du dossier. 
Toutefois, au vu de l’ensemble des circonstances, il est vraisemblable qu’elle ait également été 
notifiée aux recourants le 11 novembre 2015. Partant, les recours, déposés le lundi 23 novembre 
2015, l’ont été en temps utile. 

d) Le refus de l’assistance judiciaire constitue une décision incidente susceptible de causer 
un préjudice irréparable au sens de l’art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 133 IV 335 consid. 4; 129 I 129 

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consid. 1.1). En vertu du principe de l’unité de procédure (ATF 134 V 138 consid. 3), la voie de 
recours ouverte contre une telle décision est déterminée par le litige principal (ATF 137 III 261 
consid. 1.4; 135 I 265 consid. 1.2); les causes au fond pour lesquelles l’assistance judiciaire est 
requise se rapportent à des requêtes d’inscription provisoire d’hypothèque légale des artisans et 
entrepreneurs, elles sont ainsi de nature pécuniaire. La valeur litigieuse est supérieure à 
CHF 30'000.-; cf. art. 91 al. 1 et 93 al. 1 CPC). La voie du recours en matière civile est dès lors 
ouverte (art. 72 et 74 al. 1 let. b LTF).

e) Dûment motivés et dotés de conclusions, les recours sont recevables en la forme.

f) La cognition de la Cour est pleine et entière en droit; s’agissant des faits, elle est en 
revanche limitée à leur constatation manifestement inexacte (art. 320 CPC). Les conclusions, les 
allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).

g) En vertu de l’art. 327 al. 2 CPC, l’instance de recours peut statuer sur pièces, sans tenir 
audience. 

2. En vertu de l’art. 117 CPC, une personne a droit à l’assistance judiciaire si elle ne dispose 
pas de ressources suffisantes (let. a) et si sa cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de 
succès (let. b). L’assistance d’un conseil juridique lui sera de plus désignée si la défense de ses 
droits l’exige (art. 118 al. 1 let. c CPC). La doctrine et la jurisprudence existantes en la matière 
sous l’égide des anciennes réglementations conservent leur valeur avec le droit unifié (Message 
du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse [CPC], FF 2006 6841, 6912). Les 
conditions de l’octroi de l’assistance judiciaire sont appréciées selon les circonstances concrètes 
existant au moment de la requête (ATF 135 I 221 consid. 5.1) et sur la base d’un examen 
sommaire (ATF 124 I 304 consid. 4a). Toutefois, lorsqu’une modification de la situation du 
requérant, qu’elle soit favorable ou non à celui-ci, intervient avant qu’il n’ait été statué sur sa 
requête, le principe de l’économie de procédure impose au juge de statuer en tenant compte aussi 
de la nouvelle situation (arrêt TC FR A2 2004 16 du 11 mai 2004 consid. 2a).

Selon la jurisprudence, la partie est indigente lorsqu’elle ne peut pas assumer les frais liés à la 
défense de ses intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de 
sa famille (ATF 135 I 221 consid. 5.1 et les références citées).

Le minimum vital du droit des poursuites élargi, c’est-à-dire augmenté de 20 % (ATF 124 I 97 / JdT 
1999 I 155 consid. 3b; ATF 124 I 1 / JdT 1990 I 60 consid. 2a et c), constitue un point de départ 
généralement admis dans l’examen de la qualité d’indigent. L’autorité compétente doit néanmoins 
éviter de procéder de façon trop schématique, afin de prendre objectivement en considération tous 
les éléments importants du cas particulier (ATF 135 I 221 consid. 5.1). Il appartient au requérant 
de prouver son indigence. Par conséquent, il doit, pièces à l’appui, fournir les renseignements 
nécessaires quant à ses revenus, sa fortune, ses charges financières et ses besoins élémentaires 
actuels. A défaut, sa requête doit être rejetée (ATF 125 IV 161 / JdT 2001 IV 93 consid. 4a). 
L’autorité examine la totalité des ressources du requérant ainsi que l’ensemble de ses 
engagements financiers et ne retient que les prestations dont le requérant bénéficie ou qu’il verse 
effectivement (HOHL, Procédure civile, t. 2, 2e éd. 2010, no 699 et la référence citée). La charge 
fiscale et les primes d’assurances sociales sont prises en compte si elles sont effectivement et 
régulièrement payées (ATF 135 I 221 consid. 5.2.1). Le service des dettes exigibles doit 
également être pris en compte pour autant qu’elles soient régulièrement payées (arrêt TC FR A2 
2005 36 du 19 avril 2005 consid. 2c/aa). Enfin, si l’on peut attendre certains sacrifices financiers de 

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la part du requérant, cela ne doit pas aller jusqu’à le contraindre à se procurer les moyens 
nécessaires à faire valoir ses droits en justice en contractant de nouvelles dettes, en n’honorant 
pas les dettes existantes ou en se dessaisissant de biens de première nécessité (arrêt TF 
4D_30/2009 du 1er juillet 2009 consid. 5.2.1).

La part des ressources excédant ce qui est nécessaire à la couverture des besoins personnels doit 
être comparée, dans chaque cas, aux frais prévisibles de la procédure pour laquelle l’assistance 
judiciaire est demandée. Le soutien de la collectivité publique n’est en principe pas dû, au regard 
de l’art. 29 al. 3 Cst., lorsque cette part disponible permet d’amortir les frais judiciaires et d’avocat 
en une année au plus, pour les procès relativement simples, et en deux ans pour les autres. 
Cependant, il conviendra de tenir compte, le cas échéant, de la nécessité dans laquelle le 
requérant se trouve d’agir dans un délai relativement court, qui ne lui permet pas de faire des 
économies en vue d’avancer les frais du procès (ATF 135 I 221 consid. 5.1).

3. Dans un premier grief, les recourants reprochent au premier juge d’avoir considéré qu’ils 
n’avaient pas collaboré de manière suffisante. Ils prétendent avoir donné suite aux demandes de 
la Présidente d’alléguer leur situation financière et soutiennent que les pièces produites permettent 
de prendre en considération bien au-delà de la vraisemblance leurs actifs et passifs au jour de la 
demande d’assistance judiciaire (recours du 23 novembre 2015, pt 4 et 9).

a) En procédure d’octroi de l’assistance judiciaire, la maxime inquisitoire, limitée par le 
devoir de collaboration des parties, est applicable. Pour satisfaire à son devoir de collaboration, le 
requérant doit, en application de l’art. 119 al. 2 CPC, justifier de sa situation de fortune et de ses 
revenus et exposer l’affaire et les moyens de preuve qu’il entend invoquer. L’autorité saisie de la 
requête d’assistance judiciaire n’a dès lors pas à faire de recherches approfondies pour établir les 
faits ni à instruire d’office tous les moyens de preuve produits. Elle ne doit instruire la cause de 
manière approfondie que sur les points où des incertitudes et des imprécisions demeurent, soit 
qu’une partie lui ait signalé ce manquement soit qu’elle l’ait constaté elle-même (arrêt TF 
5A_380/2015 du 1er juillet 2015 consid. 3.2.2 et les références citées).

Le devoir d’interpellation du tribunal, déduit de l’art. 56 CPC, vaut avant tout pour les personnes 
non assistées et juridiquement inexpérimentées. Il est en effet admis que le juge n’a pas, de par 
son devoir d’interpellation, à compenser le manque de collaboration qu’on peut raisonnablement 
attendre des parties pour l’établissement des faits, ni à pallier les erreurs procédurales commises 
par ces dernières. Or, le plaideur assisté d’un avocat ou lui-même expérimenté voit son obligation 
de collaborer accrue dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à l’octroi de 
l’assistance judiciaire et des obligations de motiver qui lui incombent pour démontrer que celles-ci 
sont remplies (arrêt TF 5A_380/2015 du 1er juillet 2015 consid. 3.2.2 et les références citées).

b) En l’espèce, les recourants ne sauraient être suivis. En effet, la Présidente leur a 
demandé, à plusieurs reprises, d’alléguer leur situation financière de façon complète. Ainsi, dans 
un premier courrier du 10 juillet 2015, elle les a invités à produire les pièces attestant de leur 
fortune et de la possibilité d’augmenter les éventuelles dettes hypothécaires (DO/ 8; DO/ 34). Puis, 
dans un courrier du 17 septembre 2015, elle les a enjoints à compléter leurs productions 
notamment quant à leur déclaration d’impôt 2015 et le dernier avis de taxation reçu (DO/ 13; DO/ 
41). Les recourants ont ainsi été expressément invités à produire les pièces nécessaires à 
l’établissement de leur situation financière. Ils ne l’ont toutefois fait que très partiellement, puisque 
ni la déclaration d’impôt 2015, ni le dernier avis de taxation n’ont été produits et qu’aucune 
allégation n’a été faite s’agissant de la possibilité d’augmenter le crédit de construction. Or, il 

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résultait du devoir de collaborer des recourants, assistés d’un mandataire, de produire ces pièces 
et d’alléguer de manière complète leur situation financière. A défaut, c’est à juste titre que la 
Présidente a considéré qu’ils n’avaient pas collaboré de manière suffisante. En outre, celle-ci les a 
avertis, à plusieurs reprises, des conséquences d’un défaut de collaboration (DO/ 11; 15; DO/ 37, 
50). 

Par conséquent, ce grief est rejeté.

4. Les recourants reprochent au premier juge de ne pas avoir pris en compte les frais liés au 
paiement d’une prime assurance ménage. Ils soutiennent que cette prime, obligatoire dans le 
canton de Fribourg, doit être prise en considération, conformément à la jurisprudence (ATF 134 III 
323 consid. 3). Ils concluent à ce qu’un montant de CHF 25.- par mois (environ CHF 300.- de 
prime annuelle) soit retenu (recours du 23 novembre 2015 pt 11).

a) La question de savoir si le montant des primes de l'assurance ménage obligatoire est 
déjà compris dans le montant de base du minimum vital ou si au contraire il doit être décompté 
séparément est controversée (COLLAUD, Le minimum vital selon l’article 93 LP, in RFJ 2011 299, 
315).

b) Toutefois, en l’espèce, les recourants n’ont produit aucune pièce relative à leur 
assurance ménage. On ignore dès lors le montant exact de la prime et si celle-ci est effectivement 
payée. Partant, c’est à raison que la Présidente n’en a pas tenu compte (cf. consid. 2). 

5. a) Les recourants soutiennent qu’un montant à hauteur de CHF 70.- par mois 
correspondant aux taxes de téléphone, télévision et radio doit être retenu, conformément à la 
jurisprudence (arrêt TF 5P.111/2000 du 26 avril 2000; COLLAUD, Le minimum vital élargi du droit 
de la famille, in RFJ 2005 323; recours du 23 novembre 2015 pt 14).

b) Les recourants se réfèrent aux règles applicables pour déterminer le minimum vital 
élargi du droit de la famille servant à fixer le montant des contributions d’entretien Or, dans le 
calcul de l’indigence en matière d'assistance judiciaire, les règles topiques découlent des règles 
sur le calcul du minimum vital selon l’art. 93 LP. Les règles dont se prévalent les recourants ne 
sont dès lors pas applicables au cas d’espèce. Les taxes de concession et de raccordement de 
radio, télévision et téléphone, qui constituent des frais culturels ou des frais de base liés au 
logement, font certes partie du minimum vital du droit des poursuites, mais elles sont déjà inclues 
dans le montant mensuel de base (arrêt TC FR 2004 16 consid. 2c; SJ 1997 I 670; COLLAUD, Le 
minimum vital selon l’article 93 LP, in RFJ 2011 299, 305).

Par conséquent, et au vu de ce qui précède, le montant de CHF 70.- relatif aux taxes de 
téléphone, télévision et radio ne doit pas être pris en considération. De plus, s’agissant de la taxe 
de raccordement TV, celle-ci est déjà comprise dans le forfait des charges incluses dans le loyer 
des recourants de CHF 1'000.- (cf. bail à loyer des recourants, bordereau du 11 septembre 2015).

Ce grief est rejeté.

6. Les recourants reprochent également au premier juge de ne pas avoir tenu compte des 
frais de repas de B.________. Ils allèguent qu’un montant à hauteur d’environ CHF 240.- par mois 
doit être retenu conformément à l’appendice 1 de l’ordonnance fédérale du 19 février 1993 sur les 
frais professionnels (RS 642.118.1; recours du 23 novembre 2015 pt 12).

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a) Les dépenses pour les repas pris hors du domicile font parties des dépenses 
indispensables à l’exercice d’une profession et doivent, dans la mesure où elles ne sont pas prises 
en charge par l’employeur, être prises en considération dans l’examen de l’indigence. En principe, 
sur présentation des justificatifs y relatifs, un montant de CHF 9.- à CHF 11.- est retenu pour 
chaque repas principal (RFJ 2011 299, 316; Lignes directrices du 1er juillet 2009 pour le calcul du 
minimum d’existence en matière de poursuite [minimum vital] selon l’article 93 LP, in BISchK 2009 
192, 194). Un tel montant, appliqué dans le cadre d’une personne qui doit s’acquitter du prix 
normal d’un repas au restaurant, permet de tenir compte du fait que ces frais sont déjà 
partiellement compris dans le montant mensuel de base en tant que frais d’alimentation (RFJ 2011 
299, 316 s.; CR LP-OCHSNER, 2005, art. 93 n. 126).

b) En l’espèce, les recourants allèguent pour la première fois devant la Cour que 
B.________ a des frais pour les repas pris hors du domicile. Toutefois, il ressort des fiches de 
salaire produites (cf. bordereaux des 11 septembre 2015 et 19 octobre 2015) qu’une retenue, de 
CHF 210.- (21 x CHF 10.-) en moyenne, est faite pour les frais de repas pris sur place. Le contrat 
de travail du 19 août 2015 prévoit, en effet, une déduction pour les repas dont le montant est 
déterminé par les tarifs minimaux obligatoires de l’administration fédérale des contributions pour 
les prestations effectivement fournies, à savoir CHF 10.- par repas de midi (cf. également art. 11 
al. 2 du Règlement du 31 octobre 1947 sur l’assurance-vieillesse et survivants [RAVS; RS 
831.101]). B.________ s’acquitte ainsi d’un prix bien plus bas que le prix normal d’un repas au 
restaurant. Par conséquent, afin de tenir compte du fait qu’une partie de ces frais est déjà prise en 
considération dans le montant mensuel de base, la Cour retient un montant de CHF 5.- pour 
chaque repas pris hors du domicile. Partant, les frais de repas de B.________ auraient dû être 
ajoutés aux charges des recourants à hauteur de CHF 105.- (21 x CHF 5.-).

7. Les recourants allèguent qu’un montant forfaitaire de CHF 300.- doit être retenu à titre de 
réserve pour les dépenses indispensables (arrêt TC A1 2005 35 consid. 2c; RFJ 2005 313; 
recours du 23 novembre 2015 pt 15).

Seuls les suppléments au montant de base qui correspondent à une obligation de payer et qui 
sont effectivement payés peuvent être pris en compte (ATF 121 III 20 / JdT 1997 II 163 
consid. 3a). De plus, la réserve pour les dépenses indispensables évoquée par les recourants a 
été retenue dans le cadre de la fixation des contributions d’entretien et non pas lors de l’examen 
de l’indigence d’une partie sollicitant l’assistance judiciaire. A cet égard, il convient de rappeler que 
ces règles ne sont pas applicables au cas d’espèce (cf. consid. 5b) et que le montant mensuel de 
base est augmenté de 20 %, ce qui permet déjà de tenir compte de ce type de frais. On ne voit 
dès lors pas à quel titre ce montant de CHF 300.- devrait être pris en compte. 

8. Les recourants allèguent qu’un montant de CHF 1'162.50 par mois à titre d’intérêts pour 
leur crédit de construction doit être pris en compte (recours du 23 novembre 2015 pt 13).

Le paiement des intérêts est retenu pour autant que ceux-ci soient effectivement payés (cf. consid. 
2).

En l’espèce, les recourants se sont contentés de produire le contrat de crédit de construction du 
24 octobre 2012 (bordereaux des 11 septembre et 19 octobre 2015). S’il ressort effectivement de 
celui-ci que les intérêts représentent CHF 1'162.50 par mois (2.25 % de CHF 620'000.-), les 
recourants n’ont ni allégué ni établi qu’ils s’acquittaient effectivement de ce montant. 

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De plus, le montant de CHF 1'162.50 par mois correspond au paiement des intérêts à un taux de 
2.25 % sur un capital de CHF 620'000.-. Or, on ignore tout d’abord si le crédit de construction est 
totalement utilisé ou non. En effet, au vu des déterminations des recourants du 8 juillet 2015 dans 
le cadre des procédures au fond, seul un montant de CHF 336'000.- (CHF 240'000.- + 
CHF 96'000.-) semble avoir été utilisé (cf. allégués 22, 23 respectivement 29, 33 et 37, DO/ 26 ss 
et DO/ 7). On ignore ensuite si le taux d’intérêt appliqué est toujours de 2.25 %. En effet, si une 
consolidation partielle – permettant de transformer le crédit de construction en une hypothèque au 
cours de la construction – a été faite, le taux hypothécaire est en principe plus avantageux. 

Par conséquent, c’est à raison que la Présidente n’a pas tenu compte de ce montant.

9. En définitive, les charges des recourants doivent être augmentées de CHF 105.-, ce qui les 
porte à CHF 4'413.10. Leur solde disponible, compte tenu des revenus retenus par la Présidente, 
à savoir CHF 5'930.90, s’élève donc à CHF 1'517.80. Les recourants sont dès lors, comme l’a 
retenu le premier juge, en mesure de supporter les frais des procédures qui les opposent à 
C.________ SA et D.________ Sàrl dans un délai de deux ans au plus, au besoin par acomptes.

10. Finalement, les recourants requièrent l’assistance judiciaire pour les procédures de 
recours. Toutefois, vu le sort des recours, il apparaît que leur cause était d’emblée dépourvue de 
chance de succès. Partant, leurs requêtes doivent être rejetées.

11. Seule la procédure de requête d’assistance judiciaire tombe sous le coup de l’art. 119 al. 6 
CPC et est ainsi en principe gratuite, au contraire de la procédure de recours contre une décision 
de première instance rejetant ou retirant l’assistance judiciaire (ATF 137 III 470 consid. 6.5). Les 
frais de la procédure de recours sont dès lors mis à la charge des recourants qui succombent 
(art. 106 al. 1 CPC). Les frais judiciaires sont fixés forfaitairement à CHF 800.- (art. 19 al. 1 du 
Règlement du 30 novembre 2010 sur la justice [RJ; RSF 13.11]). C.________ SA et D.________ 
Sàrl n’ayant pas la position de parties, ils n’ont pas droit à des dépens (ATF 139 III 334 consid. 4.1 
et 4.2). Aucune conclusion n’a d’ailleurs été prise dans ce sens.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête:

I. Les causes 102 2015 266 & 267, 102 2015 268 & 269, 102 2015 270 & 271 et 102 2015 272 
& 273 sont jointes.

II. Les recours sont rejetés.

III. Les requêtes d’assistance judiciaire pour les procédures de recours sont rejetées.

IV. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de A.________ et B.________, 
solidairement entre eux.

Les frais judiciaires sont fixés à CHF 800.- (émolument forfaitaire).

Il n’est pas alloué de dépens. 

V. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 29 février 2016/ema

Président Greffière
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