# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 98e7ce89-fff3-58b2-9373-559c978ce01a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-06-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 18.06.2019 A/1090/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1090-2019_2019-06-18.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1090/2019-PRISON ATA/1037/2019  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 18 juin 2019 

2ème section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 

contre 

 
ÉTABLISSEMENT FERMÉ LA BRENAZ 
 

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A/1090/2019 

EN FAIT 

1.  Par acte du 18 mars 2019, Monsieur A______, alors détenu à l'établissement 
fermé de La Brenaz (ci-après : La Brenaz), a saisi la chambre administrative de la 
Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) d’un recours contre la 
décision de la direction générale de La Brenaz du 21 février 2019 de mise en 
cellule forte (arrêts) ainsi que la suppression de toutes activités de visites, sports, 
formations, loisirs et repas en commun pour une durée de cinq jours, soit du 21 
février au 26 février 2019. 

  Il a conclu à l'annulation de la sanction. 

2.   Le 18 avril 2019, la direction générale La Brenaz a conclu au rejet du 
recours. 

3.   Le 7 mai 2019, M. A______ a été invité à répliquer. Son courrier, envoyé à 
La Brenaz, est revenu avec la mention « SORTI LE 01.05.19 Remis trottoir ». 

4.   Ayant appris par le Service d'application des peines et mesures que 
M. A______ avait une adresse à « B______ », route de C______ 3 à D______, la 
chambre administrative lui a renvoyé son invitation à répliquer à cette adresse, 
avec délai au 7 juin 2019.  

5.  M. A______ n'a pas fait usage de son droit et la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1.   La chambre de céans examine d’office et librement la recevabilité des 
recours qui lui sont soumis (ATA/555/2018 du 5 juin 2018 consid. 1). 

2.   L’objet du litige est la mise en cellule forte du recourant et la suppression de 
certaines de ses activités au sein dudit établissement. 

3.  a.  Aux termes de l'art. 60 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), ont qualité pour recourir toutes les personnes 
qui sont touchées directement par une décision et ont un intérêt digne de 
protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée.  

 b.  Selon la jurisprudence, le recourant doit avoir un intérêt pratique à 
l'admission du recours, soit que cette admission soit propre à lui procurer un 
avantage, de nature économique, matérielle ou idéale (ATF 138 II 162 
consid. 2.1.2 ; ATA/1272/2017 du 12 septembre 2017 consid. 2b). 

 c.  Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir 
l’annulation de la décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 137 I 23 

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consid. 1.3 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_1157/2014 du 3 septembre 2015 
consid. 5.2 ; 1C_495/2014 du 23 février 2015 ; ATA/308/2016 du 12 avril 2016 ; 
Thierry TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2ème éd. 2018, n. 1367 ; 
Jacques DUBEY/Jean-Baptiste ZUFFEREY, Droit administratif général, 2014, 
n. 2084 ; Pierre MOOR/Étienne POLTIER, Droit administratif, vol. 2, 3ème éd., 
2011, p. 748 n. 5.7.2.3). L’existence d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement 
au moment du dépôt du recours, mais aussi lors du prononcé de la décision sur 
recours (ATF 137 I 296 consid. 4.2 ; 136 II 101 consid. 1.1) ; si l’intérêt s’éteint 
pendant la procédure, le recours, devenu sans objet, doit être simplement radié du 
rôle (ATF 125 V 373 consid. 1) ou déclaré irrecevable (ATF 123 II 285 consid. 4 ; 
ATA/322/2016 du 19 avril 2016 ; ATA/308/2016 du 12 avril 2016). 

 d.  Il est toutefois exceptionnellement renoncé à l’exigence d’un intérêt actuel 
lorsque cette condition de recours fait obstacle au contrôle de légalité d’un acte 
qui pourrait se reproduire en tout temps, dans des circonstances semblables, et qui, 
en raison de sa brève durée ou de ses effets limités dans le temps, échapperait 
ainsi toujours à la censure de l’autorité de recours (ATF 140 IV 74 consid. 1.3 ; 
139 I 206 consid. 1.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_1157/2014 du 3 septembre 
2015 consid. 5.2 ; 1C_477/2012 du 27 mars 2013 consid. 2.3 ; ATA/236/2014 du 
8 avril 2014 ; ATA/716/2013 du 29 octobre 2013 ; Jacques DUBEY/Jean-Baptiste 
ZUFFEREY, op. cit., p. 734 n. 2086 ; François BELLANGER, La qualité pour 
recourir, in François BELLANGER/ Thierry TANQUEREL, Le contentieux 
administratif, 2013, p. 121) ou lorsqu’une décision n’est pas susceptible de se 
renouveler mais que les intérêts des recourants sont particulièrement touchés avec 
des effets qui vont perdurer (ATF 136 II 101 ; 135 I 79). Cela étant, l’obligation 
d’entrer en matière sur un recours, dans certaines circonstances, nonobstant 
l’absence d’un intérêt actuel, ne saurait avoir pour effet de créer une voie de 
recours non prévue par le droit cantonal (ATF 135 I 79 consid. 1 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 1C_133/2009 du 4 juin 2009 consid. 3). 

 e.  Dans sa jurisprudence concernant le placement d'un prisonnier en cellule 
forte ou aux arrêts disciplinaires, compte tenu de la brièveté de la sanction, 
lorsque le recourant est encore en détention au moment du prononcé de l'arrêt, la 
chambre administrative fait en principe abstraction de l'exigence de l'intérêt 
actuel, faute de quoi un telle mesure échapperait systématiquement à son contrôle 
(ATA/1272/2017 précité consid. 2c ; ATA/29/2017 du 17 janvier 2017 
consid. 2d ; ATA/118/2015 du 27 janvier 2015 consid. 2c ; ATA/510/2014 du 
1er juillet 2014 consid. 3b). 

 f.  En l’espèce, le recourant a été libéré le 1er mai 2019 et a été « remis 
trottoir ». Il n’y a dès lors pas de raison de passer outre l’exigence de l’intérêt 
actuel.  

  Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable. 

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4.   Vu la nature du litige, aucun émolument ne sera perçu (art. 87 al. 1 LPA et 
art. 12 al. 1 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03). Vu son issue, aucune 
indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 18 mars 2019 par Monsieur A______ contre la 
décision du 21 février 2019 de la direction générale de l'Établissement fermé de La 
Brenaz ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 78 et ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière pénale ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur A______, ainsi qu’à l’Établissement fermé de 
la Brenaz. 

Siégeant : M. Verniory, président, Mmes Payot Zen-Ruffinen et Cuendet, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 
 

 le président siégeant : 
 
 

J.-M. Verniory 
 

 
 

 

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 
 
Genève, le  

  
 

la greffière :