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**Case Identifier:** 307d8f1d-278c-538a-a337-9e30c2cbd1b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-09-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 22.09.2016 A/2009/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2009-2016_2016-09-22.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2009/2016 DCSO/286/16

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 22 SEPTEMBRE 2016 

 

Plainte 17 LP (A/2009/2016-CS) formée en date du 15 juin 2016 par A______ Sàrl. 

 

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Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné et par 

plis recommandés du greffier du 23 septembre 2016     

à : 

- A______ Sàrl 

 

- B______ SA 

 

- Office des poursuites. 

 

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A/2009/2016-CS 

EN FAIT 

A. a. Le 1
er

 novembre 2010, B______ SA, en qualité de mandant, et A______ Sàrl, 

en qualité de mandataire, ont signé une procuration illimitée, conférant à cette 

dernière le plein pouvoir et l’autorité d’élaborer et de signer tout acte au nom du 

mandant, soit en particulier, le droit de vendre, d’acheter tout bien meuble ou 

encore le droit d’initier, de défendre ou de régler des procédures légales au nom 

du mandant.  

b. Le 8 février 2016, B______ SA, représentée par A______ Sàrl, a déposé une 

réquisition de poursuite auprès de l’Office des poursuites de Genève (ci-après : 

l’Office) à l’encontre de la société C______ SA pour un montant de 8'037 fr. 35, 

avec intérêts à 5% dès le 1
er

 janvier 2016. 

c. Par décision du 6 juin 2016, l’Office a informé A______ Sàrl ne pas pouvoir 

donner suite à la réquisition de poursuite précitée, cette dernière n’ayant pas la 

qualité pour représenter un créancier.  

B. a. Par acte expédié le 15 juin 2016 au greffe de la Chambre de surveillance de 

l’Office (ci-après : la Chambre de surveillance), A______ Sàrl forme plainte 

contre cette décision.  

Elle expose avoir les pouvoirs de représenter B______ SA au regard de la 

procuration illimitée du 1
er

 novembre 2010. Elles étaient des sociétés sœurs 

appartenant à un même groupe, A______ Sàrl ayant pour fonction d’apporter 

conseils et soutien en matière financière aux sociétés du groupe. Elle relève, en 

outre, que l’Office a tardé à rendre la décision entreprise, ce qui est susceptible de 

péjorer la position de la créancière vis-à-vis du débiteur.  

b. L’Office conclut au rejet de la plainte et fait valoir que A______ Sàrl n’était 

pas autorisée à déposer une réquisition de poursuite en qualité de représentante de 

la créancière. La mise en application d’un nouveau système informatique avait 

causé un certain retard dans le traitement des dossiers.  

EN DROIT 

1. 1.1 La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes 

formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 

7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office et qui ne sont pas attaquables 

par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP), tel le rejet d’une réquisition de poursuite.  

 1.2 La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

 1.3 La représentation professionnelle des parties aux procédures d'exécution 

forcée est prévue à l'art. 27 LP. En application de cette disposition, qui autorise les 

cantons à réglementer la représentation professionnelle des intéressés à la 

procédure d'exécution forcée, le législateur genevois a édicté la loi réglementant la 

profession d'agent d'affaires du 2 novembre 1927 (LPAA – RS/GE E 6 20), qui 

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A/2009/2016-CS 

prévoit la représentation conventionnelle des parties devant les autorités de 

poursuite. 

 L'art. 27 LP et les dispositions de la LPAA s'appliquent également à la 

représentation des parties devant l'autorité de surveillance (DCSO/150/05 du  

17 mars 2005, consid. 1.b; DCSO/694/2006 du 30 novembre 2006, consid. 2b). 

Le législateur genevois a entendu limiter la représentation professionnelle des 

parties devant les offices des poursuites et des faillites aux seules personnes 

justifiant de qualités précises, dans l'intérêt public bien compris (SJ 2000 II  

p. 200/201; DCSO/192/2004 du 22 avril 2004; DCSO/244/2004 du 6 mai 2004, 

consid. 4b). 

Aux termes de l'art. 1 LPAA, sont seuls admis en qualité de mandataires des 

parties auprès de l’Office: a) les avocats et les avocats-stagiaires rattachés au 

barreau de Genève ou à celui d’un autre canton; b) les notaires nommés par le 

département de la sécurité et de l’économie; c) les huissiers judiciaires nommés 

par le Conseil d’Etat; d) les agents d'affaires autorisés par le département à 

exercer cette profession à Genève; e) les mandataires autorisés par le département 

en application de l'article 27 al. 2 LP.  

L'art. 3A LPAA précise que a) ceux qui, sans en faire profession, agissent 

exceptionnellement en qualité de mandataires des parties auprès des offices; b) 

ceux qui, étant domiciliés dans un autre canton, y exercent la profession d'agent 

d'affaires; c) ceux qui sont chargés de la gérance d'un immeuble, mais seulement 

pour les actes de poursuite qui en sont la suite et pour autant qu'ils en justifient 

suffisamment par la production d'une procuration, sont dispensés de l'obligation 

de solliciter l'autorisation prévue à l'art. 1 let. d LPAA. 

 1.4 En l'espèce, la plaignante fait valoir qu’elle dispose des pouvoirs nécessaires 

pour représenter la créancière, dès lors que son activité consiste dans l’apport de 

conseils et de soutien aux sociétés de son groupe, dont fait partie B______ SA. A 

ce titre, elle est au bénéfice d’une procuration l’autorisant à régler toutes 

procédures légales au nom de B______ SA. 

 Force est d’admettre que la plaignante ne fait pas partie d’une des catégories de 

représentant professionnel autorisé à agir devant l’Office au sens de l’art. 1 

LPAA.    

De plus, la procuration produite est qualifiée d’illimitée, en ce sens que la 

plaignante a le pouvoir d’élaborer tout acte au nom de son mandant, de sorte 

qu’elle ne saurait être considérée comme agissant « exceptionnellement en qualité 

de mandataire des parties auprès des offices » au sens de l’art. 3A LPAA. 

Partant, la représentante du créancier poursuivant n'avait pas qualité pour le faire 

ni devant l'Office, ni devant la Chambre de surveillance. 

La présente plainte est dès lors irrecevable. 

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2. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a 

OELP) et il ne peut être alloué aucun dépens (art. 62 al. 2 OELP). 

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A/2009/2016-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

Déclare irrecevable la plainte formée le 15 juin 2016 par A______ Sàrl contre la 

décision de l’Office des poursuites du 6 juin 2016.  

Siégeant : 

Madame Florence KRAUSKOPF, présidente; Madame Natalie OPPATJA et Monsieur 

Claude MARCET, juges assesseur(e)s; Madame Marie NIERMARECHAL, greffière. 

 

La présidente : 

Florence KRAUSKOPF 

  

La greffière : 

Marie NIERMARECHAL 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 

elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.