# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bd7ce988-2461-577f-a56b-6b6bac65b776
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 23.01.2018 P/488/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-488-2018_2018-01-23.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/488/2018 AARP/20/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du mardi 23 janvier 2018 

 

Entre 

A______, domicilié ______, France, comparant par Me Romain JORDAN, avocat, Etude 

Merkt & Ass., rue Général Dufour 15, case postale 5556, 1211 Genève 11, 

requérant, 

 

contre l'arrêt ACPR/670/2016 rendu le 18 octobre 2016 par la Chambre pénale de recours, 

 

et 

CHAMBRE PÉNALE DE RECOURS, Cour de Justice, place du Bourg-de-Four 1, case 

postale 3108, 1211 Genève 3, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

autorités citées.

- 2/11 - 

P/488/2018 

EN FAIT : 

A. Par acte expédié le 22 décembre 2017, A______ agit en révision de l'arrêt de la 
Chambre pénale des recours (CPR) du 18 octobre 2016 déclarant irrecevable son 
recours contre l'ordonnance sur opposition du 18 mai précédent du Ministère public 
(MP). 

B. Les faits pertinents sont les suivants : 

 a. Par ordonnance pénale du MP du 20 mai 2015, A______, domicilié à ______, a 
été reconnu coupable de violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 
al. 2 de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 [LCR - 
RS 741.01]), conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcool qualifié (art. 91 al. 1 
phr. 2 aLCR), conduite en état d'incapacité de conduire (art. 91 al. 2 aLCR), conduite 
d'un véhicule automobile dans l'incapacité de conduire pour d'autres raisons que 
l'alcool (art. 91 al. 2 let. b LCR), entrave aux mesures de constatation de l'incapacité 
de conduire (art. 91a al. 1 LCR), conduite sans permis de conduire (art. 95 al. 1 let. a 
LCR) ainsi qu'infraction à l'article 115 alinéa 1 lettre c de la loi fédérale sur les 
étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 142.20) et condamné à une peine 
privative de liberté de 180 jours, sous déduction de cinq jours de détention avant 
jugement, outre à une amende de CHF 500.- (sans révocation d'un sursis antérieur).  

b. Cette ordonnance a été notifiée le surlendemain en l'étude de son défenseur, où il 
avait élu domicile par courrier du 28 janvier 2015. 

c. A______ a formé opposition le 1er juin 2015, sous la plume de son défenseur, en 
l'étude duquel il déclarait une nouvelle fois élire domicile.  

d. Après plusieurs reports, liés à la détention en France du prévenu, et s'étant enquis 
de la date de sa libération auprès des autorités françaises, le MP a, le 21 septembre 
2015, convoqué une audience pour le 18 mai 2016.  

Le 17 mai 2016, veille de l'audience, le MP a contacté le défenseur de A______ et 
s'est entendu répondre, selon une note de la greffière versée au dossier, que "tout 
était en ordre pour eux", avec la précision qu'un entretien téléphonique entre client et 
avocat avait eu lieu la semaine précédente, mais que, depuis lors, celui-là n'avait pu 
être joint. 

e. Selon le procès-verbal d'audience du 19 [recte : 18] mai 2016, A______, dûment 
convoqué, était absent et non excusé. Son défenseur avait déclaré qu'il avait eu un 
contact avec lui, lui avait expliqué que sa comparution était "indispensable", et que 
sa réponse avait été qu'il viendrait ; la détention de A______ avait pris fin au début 
du mois de mai 2016. 

- 3/11 - 

P/488/2018 

f. Le MP a, partant, prononcé l'ordonnance du 18 mai 2016 par laquelle il a constaté 
le retrait de l'opposition. 

Convoqué chez son défenseur, A______ avait fait défaut à l'audience, sans excuse. 
Conformément à l'art. 355 al. 2 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 
2007 (CPP - RS 312.0), son opposition était réputée retirée. Celui qui ne prenait pas 
des mesures pour donner suite à une convocation devait en effet assumer le retrait 
d'opposition à l'ordonnance pénale sans que cela ne contrevienne aux garanties de 
procédure offertes par le droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1122/2013 du 6 mai 
2014). 

  g. Par acte non affranchi, expédié au greffe de la CPR le 31 mai 2016 (date du cachet 
postal) et portant le code-barres ______, A______ a interjeté recours contre ladite 
ordonnance, concluant à son annulation et au renvoi de la cause au MP pour qu'il le 
convoque à nouveau et instruise l'opposition. Vu son domicile en France, il ne 
pouvait pas être valablement convoqué sous la menace de sanctions, de sorte que la 
fiction du retrait de son opposition ne pouvait lui être opposée. 

h. Le 13 juin 2016, la CPR a fait observer à A______ que l'acte de recours n'avait 
pas été affranchi, que la Poste avertissait que la taxe serait en conséquence perçue 
auprès du destinataire et que, à teneur du timbre postal, le recours apparaissait tardif.  

Une copie de l'enveloppe ayant contenu l'acte de recours était jointe à ce pli. 

i. Par retour du courrier, A______ a expliqué que son défenseur avait utilisé le 
service postal "MyPost 24" de la Poste, permettant de recevoir et expédier des colis 
ou autres envois en suivi 24 heures sur 24. Le recours avait été déposé le 30 mai 
2016 à 19h33 à l'automate sis face à l'Uni-Mail, ce dont attestait une quittance de 
paiement mentionnant la CPR comme destinataire et un numéro ______, lequel 
apparaissait également sous le code-barres, sur une photographie d'une enveloppe 
destinée à ladite juridiction, prise le 30 mai à 19h34, ces deux pièces étant jointes. 
A______ a encore versé le "suivi des envois" en ligne afférent au pli ______, 
démontrant que celui-ci était un envoi "PostPac Economy" et avait été effectué le 30 
mai 2016 à 19h33 pour être "pris en charge chez le client" le lendemain à 16h22. Par 
ailleurs, A______ s'étonnait de ce que la copie de l'enveloppe transmise par le greffe 
avait été "caviardée", le numéro précité n'y apparaissant plus. 

j.a. Aux termes de son arrêt litigieux, la CPR a jugé que le recours était irrecevable 
parce que tardif (consid. 2.1 à 2.3). La preuve de l'expédition d'un acte de procédure 
en temps utile incombait à l'auteur de l'acte, une preuve stricte étant exigée.  

En l'occurrence, les pièces produites par le recourant portaient sur le dépôt  
d'un envoi ______ et non de celui portant le code-barres ______. En outre, selon le 

- 4/11 - 

P/488/2018 

suivi internet produit, cet envoi avait été déposé, affranchi et enregistré comme 
"PostPac Economy", soit un 
acheminement de colis sans signature de récépissé (cf. https://www.post.ch/fr/particu
liers/expedition-privat/colis-suisse-pour-les-particuliers/postpac-economy-pour-les-
particuliers), ce qui était différent de l'envoi recommandé ______ effectivement 
parvenu au greffe et ayant contenu l'acte de recours. Rien ne soutenait l'hypothèse 
que l'envoi ______, jamais distribué, était, ou serait devenu, le second ou que, posté à 
temps mais égaré, il contenait bel et bien l'acte de recours.  

Il apparaissait impossible, sans endommager ou détruire le support, de soulever ou 
détacher la bande autocollante apposée sur cet envoi-ci, aux fins de vérifier s'il ne 
s'agissait pas de cet envoi-là. Le recourant ne le suggérait d'ailleurs pas.  

j.b. Aux considérants 3.1 à 3.4, la CPR a en outre exposé pour quels motifs le 
recours, eût-il été recevable, aurait néanmoins dû être rejeté, sur le fond, le recourant 
ayant été valablement convoqué en son domicile élu, tel que communiqué par lui à 
deux reprises au MP. 

k. A______ a saisi le Tribunal fédéral d'un recours en matière pénale. 

En ce qui concerne la question du respect du délai, il a reproché à la CPR d'avoir 
violé son droit d'être entendu faute d'avoir suffisamment discuté son argumentation 
selon laquelle l'enveloppe portant le numéro ______ était bien la même que celle 
parvenue à la CPR avec le numéro ______. Il s'est ensuite prévalu d'un établissement 
arbitraire des faits, soutenant que les pièces qu'il avait produites permettaient bel et 
bien d'établir que les deux envois supposés n'en étaient qu'un et que, contrairement à 
ce qui avait été retenu de façon "absurde", la bande autocollante fixée sur une 
étiquette postale semi-plastifiée pouvait aisément être ôtée sans endommager le 
support. 

Tout en affirmant que l'arrêt de la CPR ne tranchait formellement que de la 
recevabilité du recours, vu la formulation du dispositif, A______ a également 
contesté que, supposé recevable, son recours aurait été infondé, se prévalant d'une 
violation des art. 355 al. 2 CPP et 69 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en 
matière pénale du 20 mars 1981 (EIMP - RS 351.1). 

l. Par arrêt du 20 septembre 2017, le Tribunal fédéral a rejeté le recours.  

A la lecture de la motivation de la CPR, on comprenait, d'une part, que celle-ci avait 
jugé inutile d'administrer la preuve supplémentaire consistant à examiner les 
inscriptions qui pouvaient se trouver au-dessous des étiquettes blanches, dès lors que 
le recourant n'avait pas requis une telle démarche et qu'il apparaissait d'emblée que 
cela entraînerait l'endommagement du support, et, d'autre part, que les seules 

https://www.post.ch/fr/particuliers/expedition-privat/colis-suisse-pour-les-particuliers/postpac-economy-pour-les-particuliers
https://www.post.ch/fr/particuliers/expedition-privat/colis-suisse-pour-les-particuliers/postpac-economy-pour-les-particuliers
https://www.post.ch/fr/particuliers/expedition-privat/colis-suisse-pour-les-particuliers/postpac-economy-pour-les-particuliers

- 5/11 - 

P/488/2018 

indications visibles sur l'enveloppe ne suffisaient manifestement pas à établir 
l'identité d'enveloppe.  

Une éventuelle violation du droit à la preuve, en tant que composante du droit d'être 
entendu, supposerait que l'appréciation anticipée effectuée par la cour cantonale 
quant à l'issue de la mesure d'instruction consistant à retirer les étiquettes blanches 
fût arbitraire. Or, en affirmant que ces étiquettes pourraient être décollées sans 
dommage pour le support, le recourant se bornait à opposer sa propre appréciation à 
celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire.  

Enfin, A______ soutenait en vain qu'il suffirait d'examiner l'enveloppe en 
transparence pour se convaincre que les étiquettes blanches masquent le code-barres 
correspondant à l'envoi remis à la Poste le 30 mai 2016 ce qui revenait à requérir une 
mesure d'instruction. Il était tout d'abord sérieusement douteux qu'un fait puisse être 
considéré comme ayant été établi arbitrairement dans l'hypothèse où une mesure 
d'instruction supplémentaire serait nécessaire pour démontrer le caractère 
insoutenable de la constatation. Quoi qu'il en soit, il n'incombait pas au Tribunal 
fédéral d'établir les faits, sauf circonstances exceptionnelles et le recourant, qui 
n'avait pas requis de telles mesures devant la cour cantonale, ne démontrait pas en 
quoi de telles circonstances exceptionnelles seraient réalisées en l'espèce.  

C. Aux termes de sa demande de révision, A______ expose que "suite à l'arrêt du 
Tribunal fédéral, [son] conseil […] a été consulter le dossier […] A cette occasion, il 
a procédé à un examen approfondi de l'enveloppe […] et a constaté que si l'étiquette 
apposée par la Poste avait en effet effacé l'intégralité de l'étiquette "MyPost 24", il 

était toutefois encore possible de distinguer la date figurant dur cette dernière", soit 
la date du 30 mai 2016.  

Et le requérant de produire deux photographies, agrandies, de l'enveloppe prises lors 
de la consultation, sur lesquelles on distingue en transparence, grâce à une source de 
lumière apparemment glissée sous les étiquettes, des signes qui selon lui 
correspondraient à la date du 30 mai 2016, étant précisé que la CPAR parvient à 
deviner, parce que cela lui est suggéré, les chiffres 2016, mais pas 30 ou 05.  

En conclusion, A______ affirme que "ces photographies de la date figurant sur 
l'étiquette initiale "My Post 24" de l'envoi litigieux constituant des moyens de preuve 

inconnus des juges de la Chambre pénale des recours, elles fondent la présente 

demande en révision". 

 Il requiert par ailleurs la désignation de son conseil en qualité de défenseur d'office, 
en application de l'art. 132 al. 1 let. b CPP. 

- 6/11 - 

P/488/2018 

EN DROIT : 

1.  La demande de révision a été formée par devant l'autorité compétente pour en 
connaitre prévue par la loi (art. 411 al. 1 CPP). 

2. 2.1.1. L’art. 410 al. 1 let. a CPP permet à toute personne lésée par un jugement entré 
en force, une ordonnance pénale, une décision ultérieure ou une décision rendue dans 
une procédure indépendante en matière de mesures d’en demander la révision s’il 
existe des faits ou des moyens de preuve qui étaient inconnus de l’autorité inférieure 
et qui sont de nature à motiver l’acquittement ou une condamnation sensiblement 
moins sévère du condamné.  

2.1.2. L'art. 410 CPP vise toute décision répressive en matière de crime délit ou 
contravention (G. PIQUEREZ / A. MACALUSO, Procédure pénale suisse, 3e éd., 
Zürich 2011, n. 2070), les faits ou moyens de preuve visés par l'al. 1 de cette 
disposition devant être susceptibles de corriger des erreurs de fait qui sont, par 
exemple, à l'origine du verdict de culpabilité et/ou du prononcé d'une peine ou d'une 
mesure.  

Comme cela résulte du texte même de l'art. 410 CPP, la voie de la révision n'est 
ouverte qu'à l'encontre d'une décision portant sur le fond d'une affaire et non pas 
contre celles qui sont d'ordre purement procédural (G. PIQUEREZ / 
A. MACALUSO, op. cit, n. 2072), sous réserve de cas où une telle décision a pour 
objet un empêchement définitif de procéder (M. NIGGLI / M. HEER / 
H. WIPRÄCHTIGER (éds), Strafprozessordnung / Jugendstrafprozessordnung, 
Basler Kommentar StPO/JStPO, 2e éd., Bâle 2014, N 26 ad art. 410) ; ainsi, avant 
l'entrée en vigueur du CPP, le Tribunal fédéral avait admis qu'une voie de révision 
devait être ouverte contre la décision constatant à tort l'irrecevabilité d'un appel, pour 
cause de tardiveté, ayant entraîné l'entrée en force du verdict de culpabilité prononcé 
en première instance (ATF 127 III 133, consid. 6 partiellement traduit à la SJ 2001 I 
539.  

La voie de la révision n'est en particulier pas ouverte contre les décisions sur recours 
au sens des art. 393 ss CPP (G. PIQUEREZ / A. MACALUSO, op. cit, loc. cit ; 
M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER (éds),, op. cit, N 28 ad art. 410 et les 
références. 

2.1.3. L’art. 410 al. 1 let. a CPP reprend la double exigence posée par l’art. 385 CP, 
selon laquelle les faits ou moyens de preuve invoqués doivent être nouveaux et 
sérieux (cf. Message relatif à l’unification du droit de la procédure pénale du 
21 décembre 2005, FF 2006 1303 ad art. 417 [actuel art. 410 CPP]). Les faits ou 
moyens de preuve sont inconnus lorsque le juge n’en a pas eu connaissance au 
moment où il s’est prononcé, c’est-à-dire lorsqu’ils ne lui ont pas été soumis sous 

- 7/11 - 

P/488/2018 

quelque forme que ce soit (ATF 137 IV 59 consid. 5.1.2 p. 66s). Les faits ou moyens 
de preuve sont sérieux lorsqu’ils sont propres à ébranler les constatations de fait sur 
lesquelles se fonde la condamnation et que l'état de fait ainsi modifié rend possible 
un jugement sensiblement plus favorable au condamné (ATF 130 IV 72 consid. 1 
p. 73). Le fait que le recourant a eu connaissance des faits ou moyens de preuve au 
moment du jugement de condamnation n’importe pas (ATF 130 IV 72 consid. 2.2 
p. 74 ; ATF 116 IV 353 consid. 3a p. 357 ; ATF 69 IV 134 consid. 4 p. 138). 
Unanime et non contestée dans la doctrine et la jurisprudence sous l’ancien droit, 
cette conception trouve sa confirmation dans l’énoncé légal de l’art. 410 CPP, qui 
parle de faits ou de moyens de preuve inconnus de l’autorité inférieure. Elle résulte 
en particulier du fait qu’en procédure pénale il incombe à l’accusation de prouver la 
culpabilité de l’auteur. 

2.1.4. Aux termes de l'art. 412 al. 1 et 2 CPP, la juridiction d'appel examine 
préalablement la demande de révision en procédure écrite. Elle n'entre pas en matière 
si la demande est manifestement irrecevable.  

Il s'agit de la phase durant laquelle "la juridiction supérieure examine tout d'abord si 
les conditions nécessaires pour ouvrir une procédure de révision sont données. 

L'autorité supérieure constate (…) s'il existe des causes de révision in abstracto" 
(G. PIQUEREZ / A. MACALUSO, op. cit., Zurich 2011, n. 2108). L'examen 
préalable sert avant tout à constater si les motifs invoqués à l'appui de la demande en 
révision sont vraisemblables (Message, op. cit., FF 2006, notamment 1305 ad ancien 
art. 419 - actuel 412 CPP ; A. DONATSCH / T. HANSJAKOB / V. LIEBER (éds), 
Kommentar zur Schweizerischen Strafprozess-ordnung (StPO), Zurich 2010, n. 1 
art. 412 CPP).  

La procédure de non-entrée en matière de l’art. 412 al. 2 CPP est en principe réservée 
à des vices de nature formelle (cf. M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER, 
Schweizerische Strafprozessordnung / Schweizerische Jugendstrafprozessordnung, 
Basler Kommentar StPO/JStPO, Bâle 2011, n. 7 ad art. 412 CPP). Il est toutefois 
également possible de prononcer une décision de non-entrée en matière lorsque les 
moyens de révision invoqués apparaissent d’emblée comme non vraisemblables ou 
mal fondés (arrêts du Tribunal fédéral 6B_415/2012 du 14 décembre 2012 
consid. 1.1 et 6B_310/2011 du 20 juin 2011 consid. 1.6 ; N. SCHMID, 
Schweizerische Strafprozessordnung : Praxiskommentar, Zurich 2009, n. 1 ad art. 
412 CPP ; A. KUHN / Y. JEANNERET (éds.), Commentaire romand : Code de 
procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 3 ad art. 412 CPP). Le code de procédure 
pénale suisse ne précise pas si, dans ce cas, il convient de consulter préalablement les 
parties ; une prise de position de leur part n’apparaît pas nécessaire, mais peut être 
souhaitable dans les cas douteux (arrêt du Tribunal fédéral 6B_415/2012 du 
14 décembre 2012 consid. 1.1).  

- 8/11 - 

P/488/2018 

2.2. En l'occurrence, la demande de révision est manifestement irrecevable, et ce 
triplement. 

2.2.1. Tout d'abord, elle est dirigée contre une décision qui n'est pas susceptible d'être 
entreprise par cette voie, s'agissant d'une décision sur recours, au sens des art. 393 ss 
CPP.  

D'ailleurs, le recours dont la CPR était saisie portait sur une question purement 
procédurale, soit celle de savoir si l'opposition formée à l'ordonnance pénale du 
20 mai 2015 devait être réputée retirée ou non. On peut encore préciser que la 
présente affaire se distingue de celle à l'origine de l'ATF 127 III 133 précité, en ce 
sens qu'en l'espèce, la tardiveté du recours a entraîné l'entrée en force de 
l'ordonnance pénale constatant le retrait de l'opposition, et non pas directement celle 
du verdict de culpabilité. 

La demande est partant irrecevable, manifestement, pour ce motif déjà qu'elle vise 
une décision qui n'est pas sujette à révision. 

2.2.2. En outre, le requérant joue sur les mots lorsqu'il soutient être en mesure de 
produire des pièces nouvelles au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. Certes, les 
photographies qu'il a produites ne figuraient pas précédemment au dossier (elles 
n'existaient même pas, puisqu'elles n'ont été prises qu'après le prononcé de l'arrêt du 
Tribunal fédéral). Néanmoins, elles ne font que reproduire une pièce qui, pour sa 
part, n'a rien de nouveau, s'agissant de l'enveloppe ayant contenu le recours, pièce 
dont la CPR a non seulement été nantie, mais qu'elle a également examinée, discutée 
et appréciée dans l'arrêt querellé. En fait, le moyen dont le requérant se prévaut a trait 
à l'examen que son défenseur a lui-même tardivement fait de ladite enveloppe et qu'il 
prétend opposer à celui de la CPR. Ce moyen – qui n'est ni un fait, ni une preuve – 
n'est nouveau que parce que le requérant ne s'est pas livré à cette démarche au 
moment où il avait été invité à se déterminer sur l'apparente irrecevabilité de son 
recours, étant rappelé que tant la CPR que le Tribunal fédéral ont souligné que le 
requérant s'était abstenu de demander que l'on examinât les inscriptions qui 
pouvaient se trouver au-dessous des étiquettes blanches. En définitive, le requérant 
ne fait que reprendre, sous couvert de la demande en révision, son grief selon lequel 
il suffirait d'examiner l'enveloppe en transparence pour se convaincre que les 
étiquettes blanches masquaient le code-barres correspondant à l'envoi remis à la 
Poste le 30 mai 2016, grief rejeté par la CPR et le Tribunal fédéral. 

La demande est par conséquent manifestement irrecevable également du fait qu'elle 
ne repose pas sur des pièces nouvelles (ou des faits). 

2.2.3. Enfin, à titre superfétatoire, il sied de souligner aussi que les pièces 
prétendument nouvelles produites par le requérant ne permettraient, à le suivre, que 

- 9/11 - 

P/488/2018 

de revenir sur la question de la recevabilité de son recours, alors que la CPR a jugé 
non seulement que ledit recours était irrecevable parce que tardif, mais également 
qu'il était infondé. En d'autres termes, supposée recevable et fondée, la demande de 
révision n'est pas pour autant susceptible de lui permettre d'obtenir une décision plus 
favorable.  

2.2.3. En conclusion, la demande de révision est manifestement irrecevable, pour 
trois motifs, de sorte que, conformément à l'art. 412 al. 2 CPP, la CPAR n'entrera pas 
en matière. 

3. 3.1. L'assistance judiciaire peut être refusée lorsqu'il apparaît d'emblée que la 
démarche est manifestement irrecevable, que la position du requérant est 
juridiquement infondée ou si la procédure pénale est vouée à l'échec (arrêt du 
Tribunal fédéral 1B_254/2013 du 27 septembre 2013 consid. 2.1.1 ; ACPR/33/2014 
du 15 janvier 2014).  

 3.2. En l'occurrence, la demande de révision est manifestement irrecevable, pour trois 
motifs, de sorte qu'il a été d'emblée décidé de ne pas entrer en matière. Dans un tel 
cas de figure, la désignation d'un défenseur d'office plaidant au bénéfice de 
l'assistance juridique ne se justifie pas. La requête en ce sens est rejetée. 

4. Le requérant, qui succombe intégralement, supportera les frais de la procédure, 
comprenant un émolument d'arrêt de CHF 1'000.- (art. 14 let. e du règlement fixant 
le tarif des frais en matière pénale du 22 décembre 2010 [RTFMP - E 4 10.03]).  

* * * * * 

  

- 10/11 - 

P/488/2018 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 

Déclare irrecevable la demande en révision formée par A______ contre l'arrêt 
ACPR/670/2016 du 18 octobre 2016 dans la P/19505/2013. 

Rejette la demande de désignation d'un défenseur d'office. 

Condamne A______ aux frais de la procédure, qui comprennent un émolument de 
CHF 1'000.-. 

Notifie le présent arrêt aux parties.  

Siégeant : 

Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, présidente ; Monsieur Pierre MARQUIS et 
Monsieur Pierre BUNGENER, juges. 

 

La greffière : 

Melina CHODYNIECKI 

 La présidente : 

Alessandra CAMBI FAVRE-
BULLE 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), le 

présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète 

(art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière pénale. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

 

  

- 11/11 - 

P/488/2018 

 

P/488/2018 ÉTAT DE FRAIS AARP/20/2018 

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

   

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 60.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 00.00 

État de frais CHF 75.00 

Émolument de décision CHF 1'000.00 

Total des frais de la procédure d'appel :  CHF 1'135.00