# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 59ac136e-2738-512c-8f1e-92987771561e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-12-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 09.12.2008 A/2520/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2520-2008_2008-12-09.pdf

## Full Text

Siégeant : Isabelle DUBOIS, Présidente, Eugen MAGYARI et Anne REISER, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2520/2008 ATAS/1450/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 2 

du 9 décembre 2008 

En la cause 

Monsieur C_________, domicilié à GENEVE 

Madame C_________, domiciliée à 1205 GENEVE 

demandeurs 

contre 

RETRAITES POPULAIRES VIE, rue Caroline 11, case postale 

288, 1001 Zürich 

FONDATION COLLECTIVE VITA p.a. ZURICH COMPAGNIE 

D'ASSURANCES, av. Eugène-Pittard 16, case postale 345, 1211 

Genève 17 

SWISSLIFE, General-Guisan-Quai 40, Case postale, 8022 Zürich 

 

défenderesses 

 

 

   

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EN FAIT 

1. Par jugement du 10 avril 2008, la 9ème chambre du Tribunal de première instance a 

prononcé le divorce de Madame C_________, née D_________ en 1972, et 

Monsieur C_________, né en  1968, mariés en date du 24 avril 1999.  

2. Selon le chiffre 4 du jugement précité, le Tribunal de première instance a  ordonné 

le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 

des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 5 juin 2008 et a été transmis d'office 

au Tribunal de céans le 9 juillet 2008 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 

puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 24 avril 

1999 et le 5 juin 2008. 

5. Selon les divers courriers, la prestation acquise pendant le mariage par Monsieur 

C_________ est de 23'852 fr. à savoir 23'416 fr. auprès de la FONDATION 

COLLECTIVE VITA et 436 fr. auprès de SWISSLIFE (une fois déduite la 

prestation au mariage et ses intérêts) (cf. courriers VITA du 6 août 2008 et 

SWISSLIFE du 7 octobre 2008) et s'agissant de Madame D_________ 

C_________ sa prestation est de 7'789 fr. 70 au RETRAITES POPULAIRES (y 

compris les transferts de PROGRESSA, de l'UBS et de la NATIONALE SUISSE) 

(cf. courriers des RETRAITES POPULAIRES du 27 octobre 2008, de 

NATIONALE SUISSE du 6 août 2008, de l'UBS du 8 septembre 2008 et 

PROGRESSA du 19 août 2008). 

Ces documents ont été transmis aux parties. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut 

d'observations d'ici au 5 décembre 2008 , un arrêt serait rendu sur cette base. 

6. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 

 

 

   

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cantonal des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui 

a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 24 avril 1999, d’autre part le 5 juin 

2008, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 23'852 fr. tandis que celle acquise par la demanderesse est de 

7'789 fr. 70, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 

défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 11'926  fr. 

(23'852 fr. : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 3'894 fr. 85 (7'789 fr. 70 : 2), 

de sorte que c’est le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de 8'031 fr. 15. 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

***

 

 

   

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4/4 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la SWISSLIFE et la FONDATION COLLECTIVE VITA à transférer, du 

compte de Monsieur C_________, la somme de 8'031 fr.15 aux RETRAITES 

POPULAIRES VIE en faveur de Mme D_________ C_________, ainsi que des 

intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 5 juin 2008 jusqu'au 

moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Brigitte BABEL 

 La Présidente : 

 

 

 

 

Isabelle DUBOIS 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le