# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9dbc5da1-545b-5bf8-baab-8dd04008c927
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2007-07-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 19.07.2007 RR.2007.82
**Docket/Reference:** RR.2007.82
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_RR-2007-82_2007-07-19

## Full Text

Entraide à la France
Transmission de documentation bancaire (art. 74 EIMP);;Entraide à la France
Transmission de documentation bancaire (art. 74 EIMP);;Entraide à la France
Transmission de documentation bancaire (art. 74 EIMP);;Entraide à la France
Transmission de documentation bancaire (art. 74 EIMP)

Arrêt du 19 juillet 2007  
IIe Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Giorgio Bomio, président, 
Cornelia Cova et Roy Garré, 
La greffière Nathalie Zufferey 

   

Parties  A., représenté par Me Maurice Harari, avocat,  
recourant 

 

 contre 
   
  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

partie adverse 
 

   

Objet  Entraide à la France 
Transmission de documentation bancaire (art. 74 
EIMP) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  RR.2007.82 
 
 
 

 

 

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Faits: 
 

A. B. et A., ressortissants iranien, respectivement indien, ont ouvert en 1996 
des comptes bancaires auprès de la banque C. à Genève. B. est titulaire 
du compte 1., A. du compte 2.. B. est l’ayant droit économique des valeurs 
déposées sur les deux comptes. B. dispose par ailleurs de deux comptes 
bancaires auprès de la banque D. à Genève – les comptes 3. et 4. – dont il 
est également le bénéficiaire économique. Entre 1996 et 2003, le compte 
1. a été alimenté pour un montant total d’environ 41 millions de francs de 
paiements provenant des comptes auprès de la banque D.. Il a été établi 
que les paiements provenaient de la compagnie pétrolière E. et qu’ils 
avaient été versés dans le cadre de l’exécution de contrats de consulting 
pétrolier. Environ deux tiers de ces fonds ont été reversés sur le compte 2. 
qui sert de compte de passage vers d’autres comptes. 

 
 
B. A partir de 2003, la banque C. a régulièrement cherché à se faire expliquer 

par B. l’arrière plan économique et la destination des transferts de fonds. 
Suite à une communication au Bureau de communication en matière de 
blanchiment d’argent, une enquête de police judiciaire a été ouverte le 29 
décembre 2004 par le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) 
du chef de blanchiment d’argent (art. 305bis CP). En substance, il semble-
rait que des détournements ont été commis, entre 1996 et 2003, au préju-
dice de la société pétrolière E.. Des contrats de consulting fictifs auraient 
été souscrits par cette société afin de justifier des paiements corruptifs 
ayant favorisé l’obtention de concessions d’exploitation dans le gisement 
de gaz F., en Iran. L’argent aurait été blanchi en Suisse. Par requête du 29 
décembre 2005, la Suisse a présenté à la France une requête d’entraide 
judiciaire (act. 1.4). L’autorité suisse demandait en particulier l’audition de 
collaborateurs de la compagnie pétrolière E.. La demande n’a été que par-
tiellement exécutée, les collaborateurs de la compagnie pétrolière E. ayant 
refusé de témoigner. Le MPC a ainsi dénoncé les faits à la France (act. 
1.5). 

 
 
C. Le 4 janvier 2007, le Tribunal de Grande Instance de Paris a présenté à la 

Suisse une demande d’entraide judiciaire formée pour les besoins de son 
enquête ouverte contre inconnu des chefs d’abus de bien sociaux et de 
corruption d’agents publics étrangers (act. 1.7). L’autorité requérante a de-
mandé notamment la production de la documentation bancaire se rappor-
tant aux comptes susmentionnés. Le MPC a délivré une ordonnance 
d’entrée en matière le 26 janvier 2007 (act. 1.8). Par ordonnance du même 

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jour, le compte 2. chez la banque C. a été séquestré (act. 1.9). Le MPC a 
rendu une décision de clôture de l’entraide en date du 4 avril 2007, par la-
quelle il a décidé la transmission de la documentation bancaire aux autori-
tés françaises (documents d’ouverture de compte, estimations, avis de dé-
bit/crédit, rapports de visite, mémos internes). La décision de clôture a été 
notifiée à son destinataire le 18 avril 2007. 

 
 
D. Le 16 mai 2007, A. a saisi la IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral 

d’un recours portant les conclusions suivantes: 

A la forme 

Déclarer recevable le présent recours. 

Au fond 

Constater l’irrecevabilité de la demande d’entraide visée par la décision de clôture 

rendue le 18 avril 2007 par le Ministère public de la Confédération dans le cadre de 

la procédure MPC/EAII/4/07/0005. 

Dire en conséquence qu’il n’y a pas lieu à fournir l’entraide requise par la France 

dans la procédure susvisée. 

Cela fait, 

Annuler la décision de clôture rendue le 18 avril 2007 par le Ministère public de la 

Confédération dans le cadre de la procédure MPC/EAII/4/07/0005, notifiée au re-

courant le 19 avril 2007. 

Annuler l’ordonnance de séquestre du 26 janvier 2007 rendue dans le cadre de la 

procédure N° MPC/EAII/4/07/0005 qui bloque tous les avoirs sur le compte 2. au-

près de la banque C.. 

Débouter toute partie de toutes autres ou contraires conclusions. 

 
E. Dans leurs réponses respectives des 4 et 8 juin 2007, le MPC et l’OFJ 

concluent au rejet du recours (act. 6 et 7). 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris 
si nécessaire dans les considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 En vertu de l’art. 28 al. 1 let. e ch. 1 LTPF (nouvelle teneur selon le ch. 14 

de l’annexe à la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral, en 

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vigueur depuis le 1er janvier 2007; RS 173.32), mis en relation avec 
l’art. 80e al. 1 de la loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pé-
nale du 20 mars 1981 (EIMP; RS 351.1), la Cour des plaintes du Tribunal 
pénal fédéral est compétente pour connaître des recours en matière 
d’entraide pénale conformément à l’EIMP. Par analogie avec la pratique du 
Tribunal fédéral, le Tribunal pénal fédéral examine d’office et librement la 
recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 I 140 consid. 1.1; 132 
III 291 consid. 1; 131 II 571 consid. 1). Saisie d’un recours contre une me-
sure d’entraide judiciaire, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral 
n’est pas liée par les conclusions des parties (art. 25 al. 6 EIMP). En ma-
tière d’entraide judiciaire, un recours est ouvert contre les décisions de clô-
ture de l’autorité cantonale ou fédérale d’exécution (art. 80e al. 1 EIMP), 
c’est-à-dire contre la décision par laquelle l’autorité, estimant avoir traité la 
demande totalement ou partiellement, statue sur l’octroi et l’étendue de 
l’entraide (art. 80d EIMP). Déposé dans le délai de 30 jours après que le 
recourant ait reçu la décision, le présent recours est interjeté en temps utile 
contre une décision de l’autorité fédérale d’exécution relative à la clôture de 
la procédure d’entraide judiciaire (art. 80e et 80k EIMP). Le recourant a 
qualité pour recourir en tant que détenteur du compte bancaire dont le 
MPC a décidé de transmettre des informations (art. 80h let. b EIMP mis en 
relation avec l’art. 9a let. a de l’ordonnance sur l’entraide pénale internatio-
nale [OEIMP]; RS 351.11; ATF 126 II 258 consid. 2d/aa; arrêt du Tribunal 
fédéral 1A.218/2000 du 6 novembre 2000, consid. 1c). 

 
1.2 L'entraide judiciaire entre la République française et la Confédération suis-

se est régie par la Convention européenne d’entraide judiciaire en matière 
pénale (CEEJ; 0.351.1), entrée en vigueur pour la Suisse le 20 mars 1967 
et pour la France le 21 août 1967, ainsi que par l’accord bilatéral complé-
tant cette Convention (ci-après: l’Accord complémentaire; RS 
0.351.934.92), conclu le 28 octobre 1996 et entré en vigueur le 1er mai 
2000. La Convention n° 141 du Conseil de l’Europe, relative au blanchi-
ment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime 
est également applicable (ci-après: Convention n° 141; RS 0.311.53, 
conclue à Strasbourg le 8 novembre 1990, entrée en vigueur le 11 septem-
bre 1993 pour la Suisse et le 1er février 1997 pour la France). Les disposi-
tions de ces traités l’emportent sur le droit autonome qui régit la matière, 
soit l’EIMP et l’OEIMP. Celles-ci restent toutefois applicables aux questions 
non réglées, explicitement ou implicitement, par le droit conventionnel, et 
lorsque le droit interne est plus favorable à l’entraide que le traité (ATF 130 
II 337 consid. 1; 124 II 180 consid. 1a). 

 
 

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2. Le recourant invoque le principe de la double incrimination. Il soutient que 
les faits décrits ne seraient pas punissables selon le droit suisse. 

 
2.1 Selon l’art. 5 al. 1 let. a CEEJ applicable en vertu de la réserve émise par la 

Suisse, l’exécution d’une commission rogatoire aux fins de perquisition ou 
de saisie d’objets est subordonnée à la condition que l’infraction poursuivie 
dans l’Etat requérant soit punissable selon la loi de cet Etat et de la partie 
requise. Pour ce qui concerne les relations entre la Suisse et la France, 
l’art. VIII let. a de l’Accord complémentaire prévoit que l’entraide consistant 
en une mesure coercitive peut être refusée si «le fait qui a donné lieu à la 
commission rogatoire n’est pas punissable selon le droit des deux Etats». 
Selon la jurisprudence, l’examen de la punissabilité comprend, par analogie 
avec l’art. 35 al. 2 EIMP applicable en matière d’extradition, les éléments 
constitutifs objectifs de l’infraction, à l’exclusion des conditions particulières 
du droit suisse en matière de culpabilité et de répression (ATF 124 II 184 
consid. 4b p. 186/188; 122 II 422 consid. 2a p. 424; 118 Ib 448 consid. 3a 
p. 451; 117 Ib 64 consid. 5c p. 90; 116 Ib 89 consid. 3c/bb p. 94/95; 112 Ib 
576 consid. 11b/bb p. 594/595). Il n’est ainsi pas nécessaire que les faits 
incriminés revêtent, dans les deux législations concernées, la même quali-
fication juridique, qu’ils soient soumis aux mêmes conditions de punissabili-
té ou passibles de peines équivalentes. Ce n’est pas tant la concordance 
des normes pénales qui est déterminante que le point de savoir si les faits 
exposés dans la demande – une fois transposés en vue de la décision sur 
l’entraide – sont punissables selon le droit suisse (ATF 124 II 184 consid. 
4b/cc p. 188; 117 Ib 337 consid. 4a p. 342; 112 Ib 225 consid. 3c p. 230 et 
les arrêts cités). 

 
2.2 S’agissant de la punissabilité des faits en droit suisse, le recourant conteste 

les qualifications faites en l’occurrence de corruption et de gestion déloyale. 
Il évoque une autre affaire de blanchiment et de corruption concernant le 
même gisement gazier – l’affaire G. –, dans laquelle des contrats de 
consulting similaires avaient été passés. En ce qui concerne cette procé-
dure, les autorités norvégiennes étaient arrivées à la conclusion que les 
faits reprochés à la compagnie pétrolière G. n’étaient pas constitutifs de 
corruption. Saisi d’un recours contre la levée de séquestres, le Tribunal pé-
nal fédéral avait conclu que les autorités suisses de poursuite pénale de-
vaient se laisser opposer la non punissabilité des faits en droit norvégien – 
constatée par ailleurs par une décision exécutoire – et, par voie de consé-
quence, qu’elles devaient prendre acte de la libération des responsables de 
la direction de G. des chefs de corruption et de gestion déloyale (TPF 
BB.2005.98 du 24 novembre 2005). Le recourant s’appuie sur 
l’appréciation de l’autorité pénale norvégienne pour contester la punissabili-

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té des faits dans le cas d’espèce. Toutefois, sa critique se limite à affirmer 
que le cas G. n’ayant donné lieu à aucune condamnation pour corruption, 
la punissabilité devrait également être refusée dans le présent cas. Le re-
courant perd toutefois de vue que la qualification retenue dans l’affaire G. 
ne lie pas le MPC. L’enquête française a un objet différent et surtout, elle 
vise une entité distincte. La comparaison n’est ainsi pas pertinente, 
d’autant moins qu’en l’espèce, la Suisse est saisie d’une demande 
d’entraide française. 

 
2.3 S’agissant de la condition de la double incrimination, elle est en l’espèce 

bien réalisée. Sur le vu des faits exposés par l’autorité requérante dans la 
demande d’entraide, les comptes du recourant et de B. auprès de la ban-
que la banque C. ont été alimentés de plusieurs dizaines de millions de 
francs suisses en provenance de la compagnie pétrolière E., sans que 
ceux-ci aient été en mesure de répondre à l’invitation de la banque de justi-
fier l’arrière plan économique, ainsi que la destination finale des fonds (act. 
1.5). Les interrogations de la banque s’inscrivaient aussi dans le cadre des 
scandales qui ont occupé la presse en ce qui concerne la société G. en re-
lation avec le même gisement gazier, ainsi que des affaires de corruption 
qui visent les dirigeants de la compagnie pétrolière E.. Comme le mention-
ne la commission rogatoire du 4 janvier 2007, ces infractions sont punis-
sables en France au titre d’abus de biens sociaux, de recel de ce délit ainsi 
que de corruption d’agents publics étrangers, prévues et réprimées par les 
art. 321-1 et 435-3/6 du Code pénal français et par les art. L 242-6 et 243-1 
du Code de commerce. Du point de vue du droit suisse, la punissabilité de 
ces faits ne saurait être mise en doute car ils réalisent les conditions des 
art. 158 et 322septies CP, ainsi que de l’art. 305bis CP, preuve en est 
qu’en vertu de cette dernière disposition, une enquête avait été ouverte en 
Suisse, enquête ensuite dénoncée à la France pour des motifs 
d’opportunité. 

 
 
3.  
3.1 Selon l’art. 14 CEEJ, la demande d’entraide doit notamment indiquer son 

objet et son but (ch. 1 let. b), ainsi que l’inculpation et un exposé sommaire 
des faits (ch. 2). Ces indications doivent permettre à l’autorité requise de 
s’assurer que l’acte pour lequel l’entraide est demandée est punissable se-
lon le droit des parties requérante et requise (art. 5 ch. 1 let. a CEEJ), qu’il 
ne constitue pas un délit politique ou fiscal (art. 2 let. a CEEJ), que 
l’exécution de la demande n’est pas de nature à porter atteinte à la souve-
raineté, à la sécurité, à l’ordre public ou à d’autres intérêts essentiels du 
pays (art. 2 let. b CEEJ), et que le principe de proportionnalité est respecté 

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(ATF 118 Ib 111 consid. 4b et les arrêts cités). Le droit interne (art. 28 
EIMP) pose des exigences équivalentes, que l’OEIMP précise en exigeant 
l’indication du lieu, de la date et du mode de commission des infractions 
(art. 10 OEIMP; ATF 129 II 97 consid. 3.1). Dans un arrêt D. non publié du 
17 mai 2002 cité par le recourant (cf. ZIMMERMANN, La coopération judi-
ciaire internationale en matière pénale, 2e éd., Berne 2004, p. 168, note 
466), le Tribunal fédéral a arrêté que les exigences de motivation posées 
aux art. 14 CEEJ et 28 EIMP étaient également applicables lorsque la de-
mande avait été présentée à la suite d’une transmission spontanée 
d’informations. Selon la jurisprudence, l’on ne saurait toutefois exiger de 
l’Etat requérant un exposé complet et exempt de toute lacune, puisque la 
procédure d’entraide a précisément pour but d’apporter aux autorités de 
l’Etat requérant des renseignements au sujet des points demeurés obscurs 
(ATF 117 1b 88 consid. 5c et les arrêts cités). 

 
3.2 Selon le recourant, l’exposé des faits joint à la demande serait insuffisant. 

En particulier, s’agissant de la commission d’infractions en France, le re-
courant reproche à l’autorité requérante de n’avoir pas présenté d’éléments 
nouveaux par rapport à ceux qui avaient été dénoncés précédemment par 
l’autorité suisse. L’entraide serait accordée sans aucun soupçon d’acte 
criminel commis dans l’Etat requérant. Il est vrai que la commission rogatoi-
re ne décrit pas de la manière la plus explicite qui soit les opérations de 
corruption à l’origine de l’enquête française, sans doute en raison du stade 
initial de l’enquête. Il ressort en effet de la requête que l’autorité française 
n’a pas encore cerné les auteurs des infractions, ainsi que le démontre le 
fait qu’elle instruit, pour l’instant, contre des inconnus. La requête d’entraide 
poursuit notamment le but de préciser les auteurs des infractions. Dans ces 
circonstances, on ne saurait être trop exigeant quant à l’exposé des faits de 
la demande (ZIMMERMANN, op. cit., n° 162). Contrairement à ce que sou-
tient le recourant, les motifs qui ont conduit l’autorité requérante à soup-
çonner l’existence d’actes de corruption – à savoir les mouvements inter-
venus sur les comptes du recourant et de B. – ressortent clairement de la 
demande et de ses annexes, comme l’exige l’art. 10 al. 1 OEIMP. Sur le vu 
de celle-ci, l’autorité suisse était en mesure d’examiner la satisfaction de 
l’exigence de double incrimination et de vérifier l’application du principe de 
proportionnalité. Le grief doit en conséquence être écarté. 

 
 
4. Les frais de procédure sont mis à la charge de la partie qui succombe 

(art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l’art. 30 let. b LTPF). L’émolument 
judiciaire est calculé conformément à l’art. 3 du règlement du 11 février 
2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pénal fédéral 

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(RS 173.711.32). La compétence du Tribunal pénal fédéral d’établir un tarif 
relatif à la détermination des émoluments judiciaires, bien que n’étant pas 
explicitement réservée à l’art. 63 al. 5 PA, se fonde sur l’art. 15 al. 1 let. a 
LTPF. Dans son message du 28 février 2001 concernant la révision totale 
de l’organisation judiciaire fédérale, le Conseil fédéral reconnaît en effet 
l’autonomie administrative de l’autorité judiciaire fédérale s’agissant du cal-
cul des émoluments judiciaires, des dépens alloués aux parties ainsi que 
de la détermination de l’indemnité en cas d’assistance judiciaire (cf. FF 
2001 p. 4208 ss). Il ne résulte par ailleurs aucunement des débats parle-
mentaires que le législateur ait voulu s’écarter du principe de l’autonomie 
de l’autorité judiciaire au moment d’attribuer la compétence pour statuer 
dans le domaine de l’EIMP au Tribunal pénal fédéral plutôt qu’au Tribunal 
administratif fédéral comme initialement prévu par le Conseil fédéral 
(cf. BO 2004 CN p. 1570 ss; 2005 CE p. 117 ss; CN p. 643 ss). Il s’ensuit 
que la réserve figurant à l’art. 63 al. 5 PA doit être interprétée par analogie 
comme valant également en faveur de l’art. 15 al. 1 let. a LTPF. En vertu 
de l’art. 63 al. 1 PA, les frais judiciaires sont mis à la charge de la partie qui 
succombe (1re phr.). En l’occurrence, le recourant ayant succombé, les frais 
sont mis à sa charge à hauteur de Fr. 8000.--, montant entièrement couvert 
par l’avance de frais. 

 

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Par ces motifs, la Cour prononce: 
 
1. Le recours est rejeté. 
 
2. Un émolument de Fr. 8000.--, couvert par l’avance de frais acquittée, est mis 

à la charge du recourant. 
 
 

Bellinzone, le 20 juillet 2007 
 
 
Au nom de la IIe Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:     la greffière:  
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Maurice Harari, avocat,  
- Ministère public de la Confédération,  
- Office fédéral de la justice,  
 
 
 
Indication des voies de recours 

Le recours contre une décision en matière d’entraide pénale internationale doit être déposé devant le Tri-
bunal fédéral dans les 10 jours qui suivent la notification de l’expédition complète (art. 100 al. 2 let. b LTF).  

Le recours n’est recevable contre une décision rendue en matière d’entraide pénale internationale que s’il 
a pour objet une extradition, une saisie, le transfert d’objets ou de valeurs ou la transmission de rensei-
gnements concernant le domaine secret et s’il concerne un cas particulièrement important. Un cas est par-
ticulièrement important notamment lorsqu’il y a des raisons de supposer que la procédure à l’étranger viole 
des principes fondamentaux ou comporte d’autres vices graves (art. 84 LTF).