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**Case Identifier:** 07f6f1f2-5c38-5826-a052-8626c5e54a17
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-04-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 22.04.2025 BB.2025.26
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BB-2025-26_2025-04-22.pdf

## Full Text

Décision du 22 avril 2025 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Giorgio Bomio-Giovanascini et  

Patrick Robert-Nicoud,  

la greffière Yasmine Dellagana-Sabry  

   

Parties  A., représenté par Me Daniel Kinzer, 

recourant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, 

intimé 

 

   

Objet  Actes de procédure du Ministère public de la 

Confédération (art. 20 al. 1 let. b en lien avec l'art. 393 

al. 1 let. a CPP); désignation du conseil juridique 

gratuit (art. 137 CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2025.26 

  

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- la procédure pénale ouverte le 6 août 2021 par le Ministère public de la 

Confédération (ci-après: MPC) à l’encontre de B. pour soupçons de crimes 

de guerre (art. 108 et 109 aCP en relation avec l'art. 3 commun aux 

Conventions de Genève de 1949 [RS 0.518.12, 0.518.23, 0.518.42, 

0.518.51], repris aux art. 264b ss CP; v. act. 1.1), 

- la plainte pénale du 5 juillet 2024 déposée par C., sous la plume de son 

conseil, Me A., à l’encontre de B. et dans le cadre de laquelle cette dernière 

indique souhaiter se constituer partie plaignante et requiert l’octroi de 

l’assistance judiciaire gratuite de même que la désignation de Me A. comme 

conseil juridique gratuit (v. idem, p. 1 s.), 

- l’élection de domicile auprès de Me D. ainsi que les procurations signées en 

faveur de cette dernière, respectivement, de Me A. (v. idem, p. 2), 

- l’ordonnance du 21 mars 2025 par laquelle le MPC a reconnu la qualité de 

partie plaignante à C., accordé l’assistance juridique gratuite à cette dernière 

et lui a désigné Me D. en qualité de conseil juridique gratuit, tout en refusant 

la désignation de Me A. à cette tâche (act. 1.1), 

- le recours du 31 mars 2025 interjeté par Me A. à l’encontre de ladite 

ordonnance auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-

après: la Cour), concluant à son annulation et, partant, à la révocation de 

« la désignation de conseil juridique gratuit » en faveur de Me D. de même 

qu’à la désignation de l’intéressé comme conseil juridique gratuit de C. pour 

la procédure SV.20.1197 (act. 1). 

 

 

Considérant que: 

 

- la Cour de céans examine d'office et avec pleine cognition la recevabilité des 

recours qui lui sont adressés (TPF 2021 97 consid. 1.1 et les réf. citées); 

 

- les décisions et actes de procédure du MPC peuvent faire l'objet d'un recours 

devant la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a du Code de procédure pénale 

du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0] et 37 al. 1 loi fédérale du 19 mars 2010 

sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; 173.71]); 

- le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être 

motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix jours à l'autorité de céans 

(art. 396 al. 1 CPP); 

 

- 3 - 

 

 

- conformément à l'art. 382 al. 1 CPP, la qualité pour recourir est reconnue à 

toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la 

modification d'une décision; 

 

- selon l’art. 136 al. 1 let. a CPP, la direction de la procédure peut, sur 

demande, accorder entièrement ou partiellement l’assistance judiciaire 

gratuite à la partie plaignante pour faire valoir ses prétentions civiles, si elle 

ne dispose pas de ressources suffisantes et que l’action civile ne paraît pas 

vouée à l’échec; 

 

- les art. 133 et 134, concernant la défense d’office, s’appliquent par analogie 

à la désignation, à la révocation et au remplacement du conseil juridique 

gratuit (art. 137 CPP); 

 

- conformément à la jurisprudence, le droit de bénéficier de l'assistance 

judiciaire gratuite appartient exclusivement à la partie au procès, soit en 

l’occurrence à la partie plaignante susnommée (arrêts du Tribunal fédéral 

1B_555/2021 du 1er septembre 2022 consid. 2.2; 1B_187/2013 du 4 juillet 

2013 consid. 1.2; 1B_705/2011 du 9 mai 2012 consid. 2.2; v. ég. arrêt du 

Tribunal fédéral 1B_516/2020 et 1B_520/2020 du 3 novembre 2020 

consid. 2.2 et les réf. citées; concernant la qualité pour recourir de la partie 

plaignant contre le refus d’octroi de l’assistance judiciaire, v. not. arrêt du 

Tribunal fédéral 1B_561/2019 du 12 février 2020 consid. 1 et les réf. citées; 

v. ég. arrêt du Tribunal fédéral 7B_1190/2024 du 4 février 2025 

consid. 1.3.1); l'avocat, ne peut pas déposer en son propre nom une 

demande d'assistance judiciaire; il peut certes disposer d'un intérêt de fait à 

une nomination comme conseil juridique gratuit, mais non d'un intérêt 

juridique, et ne peut donc pas recourir contre un refus de désignation (arrêts 

du Tribunal fédéral 1B_555/2021 précité consid. 2.2; 1B_187/2013 précité 

consid. 1.2; 1B_705/2011 précité consid. 2.2 et les arrêts cités); 

 

- il s’ensuit que, indirectement touché dans ses droits, le recourant, qui, par 

recours du 31 mars 2025, a agi en son nom propre contre le refus de le 

désigner comme conseil juridique gratuit de C. pour la procédure 

SV.20.1197, ne dispose pas de la qualité pour recourir à cet égard;  

 

- au vu de ce qui précède, le recours est manifestement irrecevable; 

 

- la Cour de céans a par conséquent renoncé à procéder à un échange 

d'écritures (art. 390 al. 2 CPP a contrario); 

- les frais de la procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la 

mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé (art. 428 al. 1, 

- 4 - 

 

 

1re phr. CPP); la partie dont le recours est irrecevable est également 

considérée avoir succombé (art. 428 al. 1, 2e phr. CPP); 

 

- le montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la 

difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation 

financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP); 

 

- en tant que partie qui succombe, le recourant supportera les frais de la 

présente procédure, qui se limitent en l'espèce à un émolument ascendant 

à CHF 1’000.-- (v. art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 

31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la 

procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- 5 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge du recourant. 

 

 

Bellinzone, le 22 avril 2025 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Daniel Kinzer 

- Ministère public de la Confédération 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n'existe aucune voie de recours ordinaire contre la présente décision.