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**Case Identifier:** e04dceb8-5ed0-55f5-9293-bb822c7fe2b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-11-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.11.2017 A/3901/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3901-2017_2017-11-30.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3901/2017-CS DCSO/632/17 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 30 NOVEMBRE 2017 

 

Plainte 17 LP (A/3901/2017-CS) formée en date du 22 septembre 2017 par A______ 

SA, élisant domicile c/o M. Christophe SAVOY, agent d'affaires breveté. 

 

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Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 
et par pli recommandé du greffier du 1er décembre 2017 
à : 

- A______ SA 
c/o M. Christophe SAVOY 
Agent d'affaires breveté 
Case postale 218 
1401 Yverdon-les-Bains. 

 

- Office des poursuites. 

 

 

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A/3901/2017/-CS 

EN FAIT 

A. a. Le 23 mars 2017, A______ SA a adressé à l'Office des poursuites (ci-après : 

l'Office), qui l'a reçue le lendemain, une réquisition de poursuite dirigée contre 

B______ Sarl. 

b. Sur la base des informations fournies dans la réquisition, l'Office a établi le 

commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx18 N le 23 mai 2017.  

c. Malgré trois passages au siège de la société débitrice, la tentative de notification 

par la Poste s'est soldée par un échec. Une convocation a été adressée à la 

débitrice, sans succès.  

La Poste a retourné l'acte à l'Office le 22 juin 2017.  

Un agent notificateur s'est rendu à l'adresse de la débitrice le 14 septembre 2017, a 

constaté la présence des noms sur la porte et la boite aux lettres, mais n'a pas pu 

remettre l'acte. 

Le 16 octobre 2017, Office a établi un acte destiné à être notifié à C______, 

gérant de la société en son domicile. 

B. a. Par acte adressé le 22 septembre 2017 à la Chambre de surveillance,  

A______ SA a formé une plainte au sens de l'art. 17 LP pour retard non justifié de 

la part de l'Office, concluant à ce qu'il soit ordonné à ce dernier de donner 

immédiatement suite à la réquisition de poursuite et de notifier un commandement 

de payer à B______ Sarl et de prononcer une sanction disciplinaire contre le 

Préposé. 

 b. Dans ses observations datées du 13 octobre 2017, l'Office s'en est rapporté à 

justice quant à l'issue de la plainte, après avoir rendu compte des démarches 

accomplies en vue de l'établissement et de la notification du commandement de 

payer. 

 c. Par avis du 19 octobre 2017, les parties ont été informées de ce que la cause 

était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. La voie de la plainte au sens de l'art. 17 LP est ouverte contre les mesures de 

l'Office ne pouvant être contestées par la voie judiciaire (al. 1), ainsi qu'en cas de 

déni de justice ou de retard à statuer (al. 3). La plainte doit être déposée, sous 

forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable 

par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). Elle peut également être déposée en 

tout temps en cas de retard à statuer et de déni de justice (art. 17 al. 3 LP). 

 La plainte respecte en l'occurrence les exigences de forme prévues par la loi. 

Reprochant à l'Office un retard non justifié, elle pouvait par ailleurs être déposée 

en tout temps. 

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A/3901/2017/-CS 

 Elle est donc recevable. 

2. 2.1 Il y a retard non justifié, au sens de l'art. 17 al. 3 LP, lorsqu'un organe de 

l'exécution forcée n'accomplit pas un acte qui lui incombe – d'office ou à la suite 
d'une requête régulière – dans le délai prévu par la loi ou dans un délai 
raisonnable compte tenu de l'ensemble des circonstances (COMETTA/MÖCKLI,  

in BAK SchKG I, 2ème édition, 2010, n° 31-32 ad art. 17 LP; DIETH/WOHL,  

in KUKO SchKG, 2ème édition, 2014, n° 32 ad art. 17 LP; ERARD, CR LP, n° 55). 

 2.2 A réception d'une réquisition de poursuite, l'Office vérifie que celle-ci est 

conforme aux prescriptions de l'art. 67 al. 1 et 2 LP ainsi que, sur la base des 

indications données par le créancier et de ses propres vérifications, sa compétence 

à raison du lieu. Si la réquisition de poursuite répond aux exigences de l'art. 67  

al. 1 et 2 LP et n'est pas nulle pour un autre motif, l'Office rédige (art. 69 al. 1 LP) 

et notifie (art. 71 al. 1 LP) sans attendre le commandement de payer. Ces 

dispositions constituent des prescriptions d'ordre imposant à l'Office d'agir sans 

délai, "aussi vite que possible"; leur éventuelle violation est toutefois sans effet 

sur la validité du commandement de payer (GILLIERON, Commentaire LP, n° 14 

ad art. 71 LP; MALACRIDA/ROESLER, in KUKO SchKG, n° 3 ad art. 71 LP). 

 Une fois le commandement de payer établi conformément à l'art. 69 al. 2 LP, la 

durée de la procédure de notification proprement dite dépend en partie de 

circonstances sur lesquelles l'Office n'a pas de prise, telles la présence du débiteur 

ou d'un tiers habilité à recevoir le commandement de payer à sa place au moment 

de la notification, de l'éventuelle absence de collaboration du débiteur, de sa 

diligence, d'éventuelles difficultés à le localiser, etc. L'Office n'en est pas moins 

tenu de poursuivre de manière diligente et sans désemparer ses efforts en vue de la 

notification, dans le respect des art. 64 et suivants LP. 

 2.3 Il résulte en l'espèce des pièces produites que l'Office a établi le 

commandement de payer le 23 mai 2017, soit deux mois après réception de la 

réquisition de poursuite le 24 mars 2017. Un tel délai ne respecte pas les 

exigences de célérité et de diligence imposées par l'art. 69 al. 1 LP, de sorte qu'un 

retard non justifié doit être imputé à l'Office à cet égard. 

 Il en va de même, au regard des exigences similaires de l'art. 71 al. 1 LP, du délai 

de plus de deux mois intervenu entre la réception par l'office de l'acte après 

plusieurs tentatives infructueuses de notification par la Poste le 22 juin 2017 et le 

passage sur les lieux d'un agent notificateur le 14 septembre 2017. L'Office a ainsi 

tardé sans justification aussi bien à établir le commandement de payer qu'à le 

notifier, ce qu'il convient de constater.  

 La plainte doit en conséquence être admise. L'Office a expliqué avoir établi le  

16 octobre 2017 un acte destiné à être notifié au domicile de l'un des gérants de la 

société débitrice. Il ne ressort toutefois pas du dossier que la notification a pu être 

effectuée, de sorte qu'il y a lieu d'ordonner à l'Office de poursuite sans désemparer 

la procédure de notification du commandement de payer jusqu'à son terme. 

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A/3901/2017/-CS 

3. La plaignante sollicite en outre que des mesures disciplinaires soient prononcées. 

 Des mesures disciplinaires peuvent être prises contre un préposé ou un employé 

(art. 14 al. 2 LP). Le droit fédéral ne confère pas aux parties la possibilité de 

requérir des mesures disciplinaires (ATF 91 III 41, JdT 1965 II 34; EMMEL, BaK 

SchKG-I, 2ème éd., 2010, art. 14 LP n° 12).  

 La plainte est en conséquence irrecevable sur ce point. 

4. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 

let. a OELP) et il ne peut être alloué aucuns dépens dans cette procédure (art. 62 

al. 2 OELP). 

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A/3901/2017/-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 22 septembre 2017 par A______ SA pour retard 

injustifié dans la poursuite n° 17 xxxx18 N. 

Au fond : 

L'admet. 

Constate que l'Office a tardé sans justification à établir et à notifier le commandement 

de payer, poursuite n° 17 xxxx18 N. 

Ordonne à l'Office de poursuivre sans désemparer et jusqu'à son terme la procédure de 

notification du commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx18 N. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Messieurs Georges 

ZUFFEREY et Denis KELLER, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA, 

greffière. 

 

La présidente: 

 

Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI 

 La greffière : 

 

Véronique PISCETTA 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.