# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3763a544-884b-5aca-b7ca-f2f8b2f9a8a8
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-03-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 16.03.2022 AC/3655/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-3655-2021_2022-03-16.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli(s) recommandé(s) du greffier du 29 mars 2022 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/3655/2021 DAAJ/21/2022 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DÉCISION DU MERCREDI 16 MARS 2022 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Madame A______, domiciliée ______ [GE],  

représentée par Me Rachel DUC, avocate, boulevard de Saint-Georges 72, case postale, 

1211 Genève 8, 

 

contre la décision du 15 décembre 2021 de la vice-présidente du Tribunal de première 

instance. 

 

 

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AC/3655/2021 

EN FAIT 

A. a. A______ (ci-après : la recourante), ressortissante camerounaise née le ______ 1952, 
est arrivée en Suisse en 2013 dans le cadre d'un séjour touristique.  

b. Les 4 juillet 2014 et 21 janvier 2015, l'OCPM lui a délivré des attestations en vue de 
mariage afin d'épouser B______, ressortissant suisse résidant dans le canton de Genève. 

La recourante a ensuite obtenu des autorisations de courtes durées pour séjour en vue de 
mariage, les 1er octobre 2015, 26 mai et 11 août 2016, la dernière autorisation étant 
valable jusqu'au 11 août 2018. 

c. Le mariage de la recourante avec B______ a été célébré le ______ 2017 à 
C______ [GE]; aucun enfant n'est issu de cette union. 

d. Le 28 juin 2017, la recourante a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour 
dans le cadre du regroupement familial. Ce titre de séjour, valable depuis le 26 mai 
2017, a été régulièrement renouvelé et est valable jusqu'au 25 mai 2022. 

e. La recourante et son époux se sont séparés courant 2019, un jugement de mesures 
protectrices de l'union conjugale ayant été rendu le 6 décembre 2019. 

f. Le 26 novembre 2021, la recourante a reçu un projet de décision de l'Office cantonal 
de la population et des migrations (OCPM), daté du 3 septembre 2021, relatif à la 
révocation de son autorisation de séjour et son renvoi au Cameroun, en raison du fait 
que la vie conjugale avec B______ avait duré moins de 3 ans et qu'aucun motif ne 
justifiait la poursuite de son séjour en Suisse. 

Un délai de 30 jours lui a été imparti afin d'exercer, par écrit, son droit d'être entendue. 

B. Le 13 décembre 2021, la recourante a sollicité l'assistance juridique pour déposer des 
observations auprès de l'OCPM concernant le projet de décision susmentionné. 

A l'appui de sa requête, elle a exposé qu'elle avait été victime de violences conjugales. 
Elle disposait de documents permettant de démontrer ces violences, soit notamment un 
constat médical et des attestations émanant de témoins directs. Elle avait par ailleurs 
déposé une main courante à la fin de l'année 2019. 

C. Par décision du 15 décembre 2021, notifiée le 21 du même mois, la vice-présidente du 
Tribunal de première instance a rejeté la requête d'assistance juridique précitée, au motif 
que l'assistance d'un avocat n'était pas nécessaire pour les démarches envisagées. 

D. a. Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 21 décembre 2021 à la 
Présidence de la Cour de justice. La recourante conclut à l'annulation de la décision 
entreprise, à l'octroi de l'assistance juridique pour formuler des observations auprès de 
l'OCPM et d'un montant de 350 fr. à titre de dépens. 

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b. La vice-présidente du Tribunal de première instance a renoncé à formuler des 
observations. 

EN DROIT 

1. 1.1. La décision entreprise est sujette à recours auprès de la présidente de la Cour de 
justice en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 10 al. 3 LPA). Le recours, écrit et 
motivé, est introduit auprès de l'instance de recours dans un délai de 30 jours (art. 10 
al. 3 LPA, 130, 131 et 321 al. 1 CPC, applicables par renvoi des art. 10 al. 4 LPA et 
8 al. 3 RAJ; arrêt du Tribunal fédéral 1B_171/2011 du 15 juin 2011 consid. 2.2). 

1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. 

1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 10 al. 3 LPA), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_171/2011 précité). Il appartient en particulier au recourant de motiver en droit son 
recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus par l'instance inférieure (HOHL, 
Procédure civile, tome II, 2ème éd., n. 2513-2515). 

1.4. Il n'y a pas lieu d'entendre la recourante, celle-ci ne le sollicitant pas et le dossier 
contenant suffisamment d'éléments pour statuer (art. 10 al. 3 LPA; arrêt du Tribunal 
fédéral 2D_73/2015 du 30 juin 2016 consid. 4.2). 

2. 2.1. 

2.1.1. Reprenant l'art. 29 al. 3 Cst., l'art. 117 CPC prévoit que toute personne qui ne 
dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance judiciaire à moins que sa 
cause paraisse dépourvue de toute chance de succès. 

Outre la présence d'une cause non dénuée de chances de succès et de l'indigence, la 
fourniture d'un conseil juridique rémunéré par l'Etat suppose la nécessité de l'assistance 
par un professionnel (ATF 141 III 560 consid. 3.2.1). 

D'après la jurisprudence, il se justifie en principe de désigner un avocat d'office à 
l'indigent lorsque sa situation juridique est susceptible d'être affectée de manière 
particulièrement grave. Lorsque, sans être d'une portée aussi capitale, la procédure en 
question met sérieusement en cause les intérêts de l'intéressé, il faut en sus que l'affaire 
présente des difficultés de fait ou de droit que le requérant ou son représentant légal ne 
peuvent surmonter seuls (ATF 130 I 180 consid. 2.2 et les arrêts cités). Le point décisif 
est toujours de savoir si la désignation d'un avocat d'office est objectivement nécessaire 
dans le cas d'espèce. A cet égard, il faut tenir compte des circonstances concrètes de 
l'affaire, de la complexité des questions de fait et de droit, des particularités que 
présentent les règles de procédure applicables, des connaissances juridiques du 
requérant ou de son représentant, de la personnalité du requérant, du fait que la partie 

http://intrapj/perl/decis/1B_171/2011
http://intrapj/perl/decis/1B_171/2011

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adverse est assistée d'un avocat, et de la portée qu'a pour le requérant la décision à 
prendre, avec une certaine réserve lorsque sont en cause principalement ses intérêts 
financiers (ATF 128 I 225 consid. 2.5.2; 123 I 145 consid. 2b/cc; 122 I 49 
consid. 2c/bb; 122 I 275 consid. 3a et les arrêts cités). 

L'assistance juridique ne s'étend pas aux activités relevant de l'assistance sociale ou dont 
d'autres organismes subventionnés directement ou indirectement peuvent se charger à 
moindre frais (art. 3 al. 3 RAJ applicable par renvoi de l'art. 65 LOJ). 

La situation doit être appréciée à la date du dépôt de la requête et sur la base d'un 
examen sommaire (ATF 142 III 138 consid. 5.1; 133 III 614 consid. 5). 

2.1.2 Outre les hypothèses retenues à l'art. 50 al. 1 let. a LEI, le droit au renouvellement 
de l'autorisation de séjour existe également si la poursuite du séjour en Suisse s'impose 
pour des raisons personnelles majeures (art. 50 al. 1 let. b LEI). Les raisons personnelles 
majeures visées à l'al. 1 let. b, sont notamment données lorsque le conjoint est victime 
de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un 
des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement 
compromise (art. 50 al. 2 LEI). Cette disposition a pour vocation d'éviter les cas de 
rigueur ou d'extrême gravité (ATF 137 II 1 consid. 3.1; arrêts du Tribunal fédéral 
2C_500/2014 du 18 juillet 2014 consid. 7.1; 2C_165/2014 du 18 juillet 2014 
consid. 3.1). 

L'art. 50 al. 1 let. b LEI vise à régler les situations qui échappent aux dispositions de 
l'art. 50 al. 1 let. a LEI, soit parce que le séjour en Suisse durant le mariage n'a pas duré 
trois ans ou parce que l'intégration n'est pas suffisamment accomplie ou encore parce 
que ces deux aspects font défaut mais que – eu égard à l'ensemble des circonstances – 
l'étranger se trouve dans un cas de rigueur après la dissolution de la famille (ATF  
138 II 393 consid. 3.1; 137 II 345 consid. 3.2.1; 137 II 1 consid. 4.1). A cet égard, c'est 
la situation personnelle de l'intéressé qui est décisive et non l'intérêt public que revêt 
une politique migratoire restrictive. Il s'agit par conséquent uniquement de décider du 
contenu de la notion juridique indéterminée « raisons personnelles majeures » et de 
l'appliquer au cas d'espèce, en gardant à l'esprit que l'art. 50 al. 1 let. b LEI confère un 
droit à la poursuite du séjour en Suisse, contrairement à l'art. 30 al. 1 let. b LEI 
(ATF 138 II 393 consid. 3.1; 137 II 345 consid. 3.2.1; 137 II 1 consid. 3; arrêt du 
Tribunal administratif fédéral [ci-après : TAF] F-626/2019 du 22 mars 2021 consid. 8.1; 
ATA/215/2020 du 25 février 2020 consid. 6a). 

Si la violence conjugale au sens de l’al. 1 let. b et de l’art. 50 al. 2 LEI, est invoquée, les 
autorités compétentes peuvent demander des preuves. Sont notamment considérés 
comme indices de violence conjugale : a) les certificats médicaux, b) les rapports de 
police, c) les plaintes pénales, d) les mesures au sens de l’art. 28b CC et e) les 
jugements pénaux prononcés à ce sujet (art. 77 al. 5 et 6 OASA). 

L'octroi d'un droit de séjour en faveur de victimes de violences conjugales a pour but 
d'empêcher qu'une personne faisant l'objet de violences conjugales poursuive la 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%201
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_500/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_165/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20393
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20II%20345
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communauté conjugale pour des motifs liés uniquement au droit des migrations, quand 
bien même le maintien de celle-ci n'est objectivement plus tolérable de sa part, dès lors 
que la vie commune met sérieusement en péril sa santé physique ou psychique (ATF 
138 II 229 consid. 3.1 et 3.2; arrêts du Tribunal fédéral 2C_956/2013 du 11 avril 2014 
consid. 3.1, 2C_784/2013 du 11 février 2014 consid. 4.1). Lorsqu'une séparation se 
produit dans une telle constellation, le droit de séjour qui était originairement dérivé de 
la relation conjugale se transforme en un droit de séjour propre. 

Sur la base de la ratio legis susmentionnée, il y a lieu de conditionner la présence d'un 
cas de rigueur suite à la dissolution de la famille pour violence conjugale à l'existence 
d'un rapport étroit entre la violence conjugale et la séparation du couple. Ce rapport n'est 
toutefois pas exclu du simple fait que l'initiative de la séparation n'a pas été prise par la 
personne qui prétend avoir fait l'objet de violence conjugale mais par son conjoint (arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_915/2019 du 13 mars 2020 consid. 3.2) et une analyse du cas 
concret doit avoir lieu dans chaque affaire.  

Selon la jurisprudence, il convient de prendre au sérieux toute forme de violence 
conjugale, qu'elle soit physique ou psychique. La violence conjugale doit toutefois 
revêtir une certaine intensité. Elle constitue une maltraitance systématique ayant pour 
but d'exercer pouvoir et contrôle sur celui qui la subit (ATF 138 II 229 consid. 3.2.1 et 
arrêt du Tribunal fédéral 2C_1085/2017 du 22 mai 2018 consid. 3.1). A l'instar de 
violences physiques, seuls des actes de violence psychique d'une intensité particulière 
peuvent justifier l'application de l'art. 50 al. 1 let. b LEI (ATF 138 II 229 consid. 3.2; 
arrêts du Tribunal fédéral 2C_201/2019 du 16 avril 2019 consid. 4.1; 2C_12/2018 du 28 
novembre 2018 consid. 3.19).  

La personne étrangère qui soutient, en relation avec l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, 
avoir été victime de violences conjugales est soumise à un devoir de coopération accru. 
Il lui appartient de rendre vraisemblable, par des moyens appropriés, la violence 
conjugale, respectivement l'oppression domestique alléguée. En particulier, il lui 
incombe d'illustrer de façon concrète et objective, ainsi que d'établir par preuves le 
caractère systématique de la maltraitance, respectivement sa durée, ainsi que les 
pressions subjectives qui en résultent (art. 77 al. 6 et al. 6 bis OASA; arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_68/2017 du 29 novembre 2017 consid. 5.4.1). L'art. 50 al. 2 LEI n'exige 
toutefois pas la preuve stricte de la maltraitance, mais se contente d'un faisceau d'indices 
suffisants (arrêts du Tribunal fédéral 2C_593/2019 du 11 juillet 2019 consid. 5.2; 
2C_196/2014 du 19 mai 2014 consid. 3.4) respectivement d'un degré de vraisemblance, 
sur la base d'une appréciation globale de tous les éléments en présence (ATF 142 I 152 
consid. 6.2; arrêts du Tribunal fédéral 2C_671/2017 du 29 mars 2018 consid. 2.3 et 
2C_831/2018 du 27 mai 2019 consid. 4.3.1). Des affirmations d'ordre général ou des 
indices faisant état de tensions ponctuelles sont insuffisants (ATF 138 II 229 
consid. 3.2.3; arrêts du Tribunal fédéral 2C_12/2018 précité consid. 3.2; 2C_401/2018 
du 17 septembre 2018 consid. 4.2). 

2.2. En l'espèce, il est vrai que la rédaction d'observations à propos d'un projet de 
décision de l'OCPM se situe à un stade de procédure dite non contentieuse, sans 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_956/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_784/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_915/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20229
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_1085/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20229
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_201/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_12/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_68/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_593/2019
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_196/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/142%20I%20152
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_671/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_831/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20II%20229
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_12/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_401/2018

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exigence formelle, de sorte qu'un justiciable peut généralement agir seul, en recourant, 
cas échéant, aux services d'un organisme spécialisé en matière d'aide aux étrangers. 

Cela étant, en dehors du fait que les démarches pour lesquelles l'aide étatique est 
sollicitée mettent en jeu des intérêts importants pour la recourante, puisqu'elle devra 
quitter la Suisse en cas de confirmation de la décision envisagée par l'OCPM, il apparaît 
que les exigences accrues en matière de preuve en cas d'allégations de violences 
conjugales en vue du maintien d'un titre de séjour rendent les démarches de la 
recourante suffisamment complexes, tant du point de vue factuel que juridique, pour que 
l'assistance d'un avocat soit nécessaire. 

La décision entreprise sera donc annulée et la cause renvoyée à l'autorité de première 
instance pour instruction et nouvelle décision, après examen des chances de succès et de 
la condition d'indigence. 

3. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). Compte tenu de l'issue du litige, 
l'Etat de Genève sera condamné à verser à la recourante 350 fr. à titre de dépens 
(ATF 140 III 501 consid. 4). 

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http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/140%20III%20501

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PAR CES MOTIFS, 

LA PRÉSIDENTE DE LA COUR : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre la décision rendue le 15 décembre 
2021 par la vice-présidente du Tribunal de première instance dans la cause AC/3655/2021. 

Au fond : 

Annule la décision entreprise et cela fait : 

Renvoie la cause à la Vice-présidente du Tribunal de première instance pour instruction 
complémentaire et nouvelle décision. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions de recours. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires pour le recours. 

Condamne l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire, à 
verser la somme de 350 fr. à A______ à titre de dépens. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ en l'Étude de Me Rachel DUC (art. 137 
CPC). 

Siégeant : 

Madame Sylvie DROIN, présidente; Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

   

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), la présente décision incidente peut être portée dans les trente jours qui suivent 

sa notification par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière de droit 

public. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110