# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d6425f9a-f779-5cc0-bb0b-f7bbe9615b3e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-08-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 26.08.2025 A/1803/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1803-2025_2025-08-26.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1803/2025-MARPU ATA/920/2025  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 26 août 2025 

 

    dans la cause  

 

A______ SA recourante 
représentée par Mes Tarkan GÖKSU et Arnaud CONSTANTIN, avocats 

contre 

VILLE DE B______ - DÉPARTEMENT DE L'AMÉNAGEMENT, DES 
CONSTRUCTIONS ET DE LA MOBILITÉ intimée 
 

 

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A/1803/2025 

EN FAIT 

A.     a. A______ SA (ci-après : A______), dont le siège se trouve à C______ (FR), a 
notamment pour but de fournir des prestations d'études techniques de tous genres, 
en particulier dans le domaine de la construction industrielle.  

b. Le 4 juin 2024, la Ville de B______ (ci-après : la ville) a déposé auprès du 
département du territoire (ci-après : DT) une demande d'autorisation de construire, 
enregistrée sous le n° DD 1______/1, portant sur des transformations intérieures et 
extérieures du bâtiment de D______ (ci-après : D______), sis au ______, rue 
E______. Celui-ci est inscrit à l'inventaire des immeubles dignes d'être protégés 
depuis 2015.  

c. Le 4 novembre 2024, la commission des monuments, de la nature et des sites 
(ci-après : CMNS) a rendu un préavis favorable avec dérogation et souhaits.  

À teneur du préavis, le projet prévoyait le remplacement de la quasi-totalité des 
menuiseries métalliques du bâtiment par de nouvelles menuiseries, dotées de 
vitrages isolants qui respectaient le partitionnement et la finesse des profilés des 
menuiseries existantes. Considérant les différents prototypes proposés réalisés 
in situ et la proposition de conserver au niveau du futur hall d'entrée certaines des 
menuiseries métalliques d'origine avec l'adjonction d'une seconde fenêtre à 
l'intérieur, elle admettait les interventions proposées, sous réserve qu'une solution 
permettant le réemploi des fenêtres remplacées soit étudiée et présentée.  

d. Par décision du 20 décembre 2024, le DT a délivré l'autorisation de construire 
sollicitée, précisant que les conditions figurant dans les préavis mentionnés dans 
ladite décision, dont le préavis de la CMNS, devaient être respectées. 

B.     a. Le 5 novembre 2024, la ville a publié sur la plate-forme « www.simap.ch » un 
appel d'offres public, soumis aux accords internationaux, en procédure ouverte pour 
l'exécution de travaux de fenêtres et de portes extérieures CFC 221.3 - 2060 TI 
portant sur le D______, en lien avec la DD 1______/1.  

b. Selon les documents de l'appel d'offres, les critères de notation étaient le prix 
(30%), les références (25%), l'organisation (20%) et la qualité technique (25%). 
Il était indiqué, dans la rubrique portant sur la qualité technique : « respect de la 
section des profilés des fenêtres : largeur 30 mm et profondeur 80 à 100 mm ».  

c. Le document intitulé « soumission n° 2______ ; CFC 221.3 - Fenêtres et portes 
extérieures » indiquait notamment, en son ch. 041.100 (système de fenêtres), ce qui 
suit : « fenêtre en acier ; produit de référence pour les détails type F2______ ou 
similaire : profilés acier plein à rupture de pont thermique ; section du profilé : 
profondeur mm 86 pour les éléments ouvrants ; section visible de face : maximum 
mm 30 pour éléments fixes ; bords de tous les profilés à arête vive ».  

Il prévoyait également, en son ch. 055.320 (fenêtres en acier), ce qui suit : « produit 
de référence pour les détails type F2______ ou similaire : profilés acier plein à 

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rupture de pont thermique ; section du profilé : profondeur 80 mm pour parties fixes 
; section visible de face : maximum mm 30 pour éléments fixes ». 

Enfin, son ch. 055.420 contenait la mention suivante : « dimensions : produit de 
référence pour les détails type F2______ ou similaire : profilés acier plein à rupture 
de pont thermique ; section du profilé : profondeur 100 mm pour parties fixes, mm 
86 pour les éléments ouvrants ; section visible de face : maximum mm 30 pour 
éléments fixes ».  

d. En vue de présenter une offre, A______ a demandé à F1______ et à G______ 
SA, respectivement titulaire du brevet sur le produit F2______ (mentionné dans les 
documents d'appel d'offres) et distributrice dudit produit en Suisse, de lui soumettre 
une offre concernant la fourniture de profilés F2______, ce qu'elles ont refusé de 
faire, dans la mesure où elles prévoyaient également de déposer une offre.  

e. A______ a également demandé à H______ SA, fournisseur de matériaux de 
construction, de lui fournir des profilés F______, ce que celle-ci a également refusé 
de faire, F1______ étant détentrice d'un brevet sur lesdits profilés. Le fournisseur a 
néanmoins précisé, dans un courriel du 15 janvier 2025, qu'il pouvait fournir un 
produit alternatif répondant aux caractéristiques techniques de l'appel d'offres, 
moyennant quelques adaptations sur la base d'un produit de série, par exemple la 
série W 75TB.  

f. A______ a déposé une offre pour un montant de CHF 5'996'161.10.  

Elle offrait un profilé I______ ou similaire de 38 x 80 mm, en section creuse et avec 
des bords pliés, mais pouvait également réaliser le profilé avec du 30 x 80 mm. 

g. Trois autres sociétés, soit J______ SA, K______ SA et le consortium G______ 
F1______ ont également soumis une offre.  

h. Dans son offre, le consortium G______ F1______ a proposé des profilés 
F3______, avec une profondeur de 80 à 100 mm et de 30 mm.  

i. Le 27 janvier 2025, la ville a procédé à l'ouverture des offres.  

j. Une séance a eu lieu le 6 février 2025 en présence du service des monuments et 
des sites (ci-après : SMS), d'un représentant de la direction du patrimoine bâti et 
des architectes du projet, l'objectif de la séance étant la « consultation du SMS ».  

Selon le rapport de séance, le représentant de la direction du patrimoine bâti 
informait que plusieurs offres avaient été déposées avec des variantes proposées en 
profil I______ et seulement une offre en F______. Il se demandait si le profil 
I______ était une possibilité. 

Le représentant du SMS a répondu que c'était le prototype F______ qui avait 
convaincu la CMNS d'accepter le remplacement des fenêtres, car proche de 
l'existant. En revanche, il n'y avait pas de validation avec des profilés plus épais et 
une forme plus massive à l'intérieur.  

k. K______ SA et J______ SA ont été exclues de la procédure.  

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l. Par décision du 12 mai 2025, la ville a également exclu A______. 

L'offre déposée ne comportait pas d'offre de base conforme au descriptif technique, 
mais seulement une offre en variante.  

La variante ne correspondait pas au descriptif technique ni ne répondait aux 
conditions du cahier des charges. Le profilé I______ était en effet un profilé en 
section creuse et non pleine. Ses bords étaient pliés – et n'étaient donc pas à « arrête 
vives » – et, enfin, la largeur du profilé était de 38 mm, et non pas de 30 mm au 
maximum.  

m. Le marché a été adjugé au consortium G______ F1______. A______ a interjeté 
recours contre l'adjudication devant la chambre administrative de la Cour de justice 
(ci-après : la chambre administrative). Le recours a été enregistré sous le numéro 
de cause A/1804/2025.  

C.     a. Par acte remis à la poste le 22 mai 2025, A______ a également interjeté recours 
auprès de la chambre administrative contre son exclusion, concluant à son 
annulation, à l'octroi de l'effet suspensif et à ce qu'il soit fait interdiction à la ville 
de conclure tout contrat avec l'adjudicataire.  

La ville avait constaté les faits de manière inexacte. Elle avait soumis une offre de 
base, et non pas uniquement une variante, et son offre était conforme au cahier des 
charges. Le fait d'avoir soumis un produit similaire au profil F______ n'était pas un 
motif d'exclusion, mais un élément à prendre en compte dans la notation du critère 
de la qualité technique. 

La ville avait exclu tous les soumissionnaires, à l'exception du consortium G______ 
et F1______, pour le même motif, soit que le profilé offert n'était pas le produit 
F______, sur lequel F1______ détenait le brevet. Dès lors, la procédure de marché 
public ouverte n'en était pas une, seul le consortium pouvant le remporter, ce qui 
était contraire à l'égalité de traitement et à une concurrence efficace.  

La ville avait procédé aux évaluations des offres avant de lui communiquer son 
exclusion. Cette manière de faire était contraire à la bonne foi. Elle n'avait jamais 
été informée du risque d'exclusion au cas où un produit similaire au produit 
F2______ était soumis. La ville ne l'avait pas non plus contactée pour obtenir des 
clarifications sur son offre.  

b. Le 26 mai 2025, la chambre administrative a fait interdiction à la ville de 
conclure le contrat d'exécution de l'offre jusqu'à droit jugé sur la requête en octroi 
de l'effet suspensif.  

c. La ville a conclu au rejet de la requête en octroi de l'effet suspensif et au rejet du 
recours. Elle a sollicité la jonction de la procédure avec la cause A/1804/2025 et a 
précisé qu'à sa connaissance, une entreprise au moins, soit H______ SA, fournissait 
des profilés permettant de répondre aux exigences du cahier des charges. 

d. Dans sa réplique, la recourante a relevé que les documents d'appel d'offres ne 
mentionnaient pas que les spécifications techniques fondées sur le prototype 

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devaient être strictement respectées. S'il fallait retenir que le cahier des charges 
contenait une exigence technique se référant au produit F2______, la ville se serait 
référée à la marque F______ en particulier en excluant tout autre produit similaire, 
ce qui n'était pas admissible. F1______ étant le seul soumissionnaire à pouvoir 
fournir le profilé, le consortium détenait un avantage concurrentiel. F1______ avait 
réalisé le prototype et était aussi impliquée dans un précédent chantier. La ville ne 
l'avait pas annoncé. Enfin, ce n'était pas l'adjudicateur qui avait évalué la conformité 
du produit au cahier des charges, cette tâche ayant été déléguée à la CMNS, ce qui 
violait le droit à une composition correcte de l'autorité.  

e. Le 16 juillet 2025, la cause a été gardée à juger, ce dont les parties ont été 
informées.  

f. Dans une écriture spontanée, la ville a ajouté que si une différence de 8 mm 
pouvait être considérée comme faible, tel n'était pas le cas en l'espèce, puisque cela 
correspondait à un écart de plus de 35%. La variante devait être examinée au regard 
de l'échelle du produit concerné. Le produit I______ proposé n'était donc ni 
similaire ni assimilable à celui requis.  

EN DROIT 

1. Le recours a été interjeté en temps utile et devant la juridiction compétente (art. 132 
de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 
al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA - 
E 5 10 ; art. 15 al. 1bis let. d et al. 2 de l’accord intercantonal sur les marchés publics 
du 25 novembre 1994 - AIMP - L 6 05 ; art. 3 al. 1 de la loi autorisant le Conseil 
d’État à adhérer à l’accord intercantonal sur les marchés publics du 12 juin 1997 - 
L-AIMP - L 6 05.0 ; art. 55 let. c et 56 al. 1 du règlement sur la passation des 
marchés publics du 17 décembre 2007 - RMP - L 6 05.01).  

1.1 Se pose la question de la qualité pour recourir de la recourante, la ville soutenant 
que celle-là serait forclose à contester le contenu du cahier des charges et donc son 
exclusion.  

1.2 À teneur de l’art. 60 al. 1 let. a et b LPA, les parties à la procédure qui a abouti 
à la décision attaquée et toute personne qui est touchée directement par une décision 
et a un intérêt personnel digne de protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée, 
sont titulaires de la qualité pour recourir. Les let. a et b de cette disposition doivent 
se lire en parallèle : ainsi, le particulier qui ne peut faire valoir un intérêt digne de 
protection ne saurait être admis comme partie recourante, même s’il était partie à la 
procédure de première instance (ATA/496/2024 du 16 avril 2024 consid. 2.1 et 
l'arrêt cité). 

La qualité pour recourir dans le domaine des marchés publics, qui ne contient pas 
de règles spécifiques en la matière (ATF 141 II 14 consid. 2.3 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_585/2021 du 29 novembre 2022 consid. 1.3.2), se définit en fonction 

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des critères de l'art. 60 al. 1 let. a et b LPA, applicable par renvoi de l'art. 3 al. 4 
L‑AIMP (ATA/496/2024 précité consid. 2.2). L'intérêt actuel du soumissionnaire 
évincé est évident tant que le contrat n'est pas encore conclu entre le pouvoir 
adjudicateur et l'adjudicataire, car le recours lui permet d'obtenir la correction de la 
violation commise et la reprise du processus de passation (ATF 137 II 313 
consid. 1.2.2 ; ATA/1168/2024 du 8 octobre 2024 consid. 5.3). Il y a également lieu 
d'admettre qu'un soumissionnaire évincé a aussi un intérêt actuel au recours lorsque 
le contrat est déjà conclu avec l'adjudicataire, voire exécuté, car il doit pouvoir 
obtenir une constatation d'illicéité de la décision pour pouvoir agir en 
dommages-intérêts (art. 18 al. 2 AIMP ; art. 3 al. 3 L-AIMP ; ATF 137 II 313 
consid. 1.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_24/2017 du 14 mai 2018 consid. 2.2.1). 
Le recourant qui conteste une décision d'adjudication et déclare vouloir maintenir 
son recours après la conclusion du contrat conclut, au moins implicitement, à la 
constatation de l'illicéité de l'adjudication, que des dommages-intérêts soient 
réclamés ou non (arrêt du Tribunal fédéral 2P.307/2005 du 24 mai 2006 consid. 2). 

1.3 Selon la jurisprudence, les irrégularités affectant l'appel d'offres doivent – en 
principe – être soulevées sans attendre une décision du pouvoir adjudicateur au 
risque de se voir opposer la tardivité ou forclusion de la contestation, pour des 
questions liées au principe de la bonne foi. Tel est le cas lorsque l'irrégularité dont 
il est question était décelable à la seule lecture des documents d'appel d'offres 
(ATA/1197/2024 du 15 octobre 2024 consid. 6.2 et les arrêts cités). 

1.4 En l'espèce, la recourante a été exclue de la procédure et le contrat n'a pas encore 
été conclu. Elle dispose dès lors d'un intérêt juridique à l'annulation de son 
exclusion afin d'être, le cas échéant, réintégrée dans la procédure d'adjudication.   

Certes, en tant que la recourante prétend qu'il était impossible de déposer une offre 
avec les profilés demandés, elle se plaint, comme le relève la ville, du contenu du 
cahier des charges et semble donc a priori forclose à soulever ce grief, pour autant 
toutefois que l'irrégularité dont elle se plaint ait été décelable à la seule lecture des 
documents d'appel d'offres. En revanche, en toute hypothèse, la recourante se plaint 
à titre principal du fait que « les exigences techniques qui ont causé son exclusion 
ne sont pas des critères d'aptitude annoncés dans les documents d'appel d'offres », 
soit que l'évaluation a été effectuée sur des critères différents que ceux annoncés. 
Ce grief ne porte donc pas sur le contenu du cahier des charges et la recourante peut 
ainsi le soulever. Elle n'est dès lors pas forclose à contester son exclusion.  

Par conséquent, sa qualité pour recourir sera admise. 

Le recours est donc recevable.  

2. Le litige porte sur la conformité au droit de l'exclusion de la recourante pour 
non-respect du cahier des charges.  

3. La ville sollicite la jonction de la présente cause avec la cause enregistrée sous le 
n° A/1804/2025, portant sur la décision d'adjudication du marché concerné.  

https://decis.justice.ge.ch/ata/show/3328771

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3.1 Selon l'art. 70 LPA, l’autorité peut, d’office ou sur requête, joindre en une même 
procédure des affaires qui se rapportent à une situation identique ou à une cause 
juridique commune (al. 1). La jonction n’est toutefois pas ordonnée si la première 
procédure est en état d’être jugée alors que la ou les autres viennent d’être 
introduites (al. 2). La décision de joindre des causes en droit administratif procède 
de l'exercice du pouvoir d'appréciation du juge, qui est large en la matière (arrêts 
du Tribunal fédéral 2C_850/2014 et 2C_854/2014 du 10 juin 2016 consid. 11.1). 
La jonction peut répondre à un souci d'économie de procédure et correspondre à 
l'intérêt de toutes les parties (ATF 122 II 368 consid. 1a). 

3.2 Selon la jurisprudence de la chambre administrative, il n’y a pas lieu de 
procéder à une jonction des causes lorsque des procédures portant sur des décisions 
rendues par la même autorité et prises en vertu des dispositions de la même loi 
visent un complexe de faits différent ou ne concernent pas les mêmes parties 
(ATA/698/2025 du 24 juin 2025 consid. 3.3 ; ATA/107/2025 du 28 janvier 2025 
consid. 2.2 ; ATA/1113/2024 du 24 septembre 2024 consid. 3.2). 

3.3 En l'espèce, la présente cause concerne l'exclusion de la recourante et celle 
enregistrée sous le n° A/1804/2025 porte sur la décision d'adjudication. 
Les complexes de faits sur lesquels reposent ces deux décisions sont similaires, 
voire identiques. Cependant, la recourante et la ville sont certes parties dans les 
deux procédures mais, dans la seconde d'entre elles (A/1804/2025), l'adjudicataire 
est également une partie, ce qu'elle n'est pas dans la première (A/1803/2025). Dès 
lors, dans la mesure où les procédures ne concernent pas les mêmes parties, la 
jonction des causes ne sera pas ordonnée.  

4. La recourante sollicite l'apport de l'ensemble du dossier d'adjudication, y compris 
les offres des entreprises J______ SA et K______ SA et du consortium F______ et 
G______ SA (adjudicataire), du rapport d'adjudication et du rapport de validation 
du prototype par le service des monuments et des sites (ci-après : SMS) dans le 
cadre de la procédure de demande définitive.  

4.1 Tel qu’il est garanti par l’art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) le droit d’être entendu 
comprend notamment le droit pour l’intéressé d’offrir des preuves pertinentes et 
d’obtenir qu’il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, lorsque cela est 
de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 148 II 73 consid. 7.3.1 ; 145 I 167 
consid. 4.1). Le droit de faire administrer des preuves n’empêche cependant pas le 
juge de renoncer à l’administration de certaines preuves offertes et de procéder à 
une appréciation anticipée de ces dernières, en particulier s’il acquiert la certitude 
que celles-ci ne l’amèneront pas à modifier son opinion ou si le fait à établir résulte 
déjà des constatations ressortant du dossier (ATF 145 I 167 consid. 4.1 ; 144 II 427 
consid. 3.1.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_452/2024 du 16 janvier 2025 
consid. 2.1). 

4.2 En l'espèce, la ville a produit l'offre de l'adjudicataire, non caviardée, selon 
l'accord de celle-ci, le tableau d'évaluation de son offre ainsi que deux pièces 

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contenant les documents pertinents concernant la validation du prototype par le 
SMS. Il a donc été fait droit aux demandes de la recourante en tant qu'elles 
concernent ces éléments.  

La présente procédure porte exclusivement sur le bien-fondé de l'exclusion de la 
recourante. Il y a donc lieu d'analyser la conformité de son offre au cahier des 
charges. A contrario, les offres de J______ SA et K______ SA ne sont pas 
pertinentes pour la solution du litige. Leur production ne sera par conséquent pas 
ordonnée.  

Pour le surplus, la recourante s'est vu offrir la possibilité de faire valoir ses 
arguments par écrit. Elle s'est ainsi exprimée de manière circonstanciée sur l'objet 
du litige et a produit les pièces auxquelles elle s'est référée dans ses écritures. Il en 
va de même de la ville. La chambre de céans dispose ainsi d'un dossier qui lui 
permet de statuer en connaissance de cause. 

Il ne sera donc pas procédé aux actes d'instruction sollicités. 

5. La recourante se plaint de la violation du droit à une composition correcte de 
l'autorité, l'adjudicateur n'ayant, selon elle, pas évalué le produit et sa conformité 
au cahier des charges mais ayant délégué cette tâche à la CMNS. 

5.1 L’art. 29 al. 1 Cst. prévoit que toute personne a droit, dans une procédure 
judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée 
dans un délai raisonnable. La jurisprudence a tiré de cette disposition un droit à ce 
que l’autorité administrative qui statue le fasse dans une composition correcte et 
impartiale (ATF 142 I 172 consid. 3.2 et les références citées). En outre, l'autorité 
administrative qui statue doit le faire dans une composition conforme à la loi 
(ATF 131 I 31 consid. 2.1.2.1). 

5.2 La composition de l'autorité est définie selon les règles du droit de procédure 
ou d'organisation. Celui-ci prévoit généralement des quorums afin d'assurer le 
fonctionnement des autorités collégiales. L'autorité est ainsi valablement constituée 
lorsqu'elle siège dans une composition qui correspond à ce que le droit 
d'organisation ou de procédure prévoit. Si l'autorité statue alors qu'elle n'est pas 
valablement constituée, elle commet un déni de justice formel. Le droit 
constitutionnel à une composition correcte de l'autorité décisionnelle est de nature 
formelle. Sa violation, quelles que soient les chances de succès du recours sur le 
fond, conduit à l'annulation de l'arrêt entrepris (ATF 142 I 172 consid. 3.2 et les 
références citées). 

5.3 Une décision ne saurait être valable si elle a été rendue par une autorité qui 
n'était pas habilitée par l'ordre juridique à la prononcer. La conséquence de 
l'incompétence de l'auteur d'une décision peut varier suivant les circonstances : 
nullité ou simple annulabilité (ATA/49/2025 du 14 janvier 2025 consid. 5.3 ; 
ATA/778/2022 du 9 août 2022 consid. 2c ; Thierry TANQUEREL, Manuel de droit 
administratif, 2e éd., 2018, n. 880). 

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5.4 Sont notamment assujettis au RMP l'État, les communes et leurs établissements 
ou fondations de droit public, dans la mesure où ils n'ont pas un caractère 
commercial ou industriel (art. 7 al. 1 let. a RMP).  

5.5 La loi sur les commissions officielles du 18 septembre 2009 (LCOf - A 2 20) 
institue des commissions officielles dépendant du Conseil d’État, de la chancellerie 
d’État ou d’un département (art. 1 al. 1 LCof). La CMNS dépend du DT (art. 5 
let. m du règlement sur les commissions officielles du 10 mars 2010 - RCOf - A 2 
20.01), soit l'un des sept départements de l'administration cantonale (art. 1 al. 1 du 
règlement sur l'organisation de l'administration cantonale du 1er juin 2023 - ROAC 
- B 405.10).  

5.6 Le SMS fait partie de l'OPS, lui-même rattaché au DT (art. 6 al. 1 let. f ch. 3 
ROAC).  

5.7 En l'espèce, il n'est pas contesté que la ville, en tant qu'autorité adjudicatrice 
soumise au RMP, est l'autorité compétente pour évaluer la conformité au cahier des 
charges des offres qui lui ont été soumises, pour adjuger le marché et pour 
prononcer d'éventuelles exclusions. Ni la CMNS, soit une commission officielle 
cantonale, ni le SMS, soit un service de l'administration cantonale, ne disposent de 
ces compétences en l'occurrence.  

Il ressort du procès-verbal de la séance du 6 février 2025, qui s'est tenue avec des 
représentants du SMS et de la direction du patrimoine bâti ainsi qu'avec les 
architectes du projet, que, selon le représentant du SMS, le prototype F______ avait 
convaincu la CMNS d'accepter le remplacement des fenêtres. En revanche, il n'y 
avait pas de validation avec des profilés plus épais et avec une forme plus massive 
à l'intérieur, tel que le profilé I______.  

À la suite de cette séance, la ville a exclu la recourante de la procédure.  

Ainsi, si la ville a certes demandé conseil au SMS, c'est en revanche elle seule qui 
a pris la décision formelle, le 12 mai 2025, d'exclure la recourante, après avoir 
considéré que son offre n'était pas conforme au cahier des charges, notamment 
parce que la largeur du profilé I______ était de 38 mm et non pas de 30 mm au 
maximum. La recourante l'admet d'ailleurs implicitement lorsqu'elle allègue que 
« la CMNS ne disait pas clairement que les soumissionnaires ayant présenté un 
profilé I______ d'une largeur de 38 mm devaient être exclus ».  

L'examen de la conformité de l'offre de la recourante au cahier des charges a ainsi 
été effectué par l'autorité compétente, soit la ville, qui a ensuite pris seule la décision 
d'exclure la recourante, ce qu'elle était habilitée à faire.  

Le grief sera donc écarté.  

6. La recourante se plaint de la constatation inexacte des faits pertinents, la ville ayant, 
selon elle, retenu à tort qu'elle n'avait pas soumis une offre de base et que son offre 
n'était pas conforme au cahier des charges.  

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6.1 Le recours peut être formé pour violation du droit, y compris l'excès et l'abus 
du pouvoir d'appréciation, ou pour constatation inexacte ou incomplète des faits 
pertinents (art. 61 al. 1 let. a et b LPA). 

6.2 Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, qui n'est en l'occurrence pas 
directement applicable mais dont les principes restent pertinents, la partie qui 
entend attaquer les faits constatés par l'autorité précédente doit expliquer clairement 
et de manière circonstanciée en quoi les faits auraient été établis de façon 
manifestement inexacte (ATF 140 III 115 consid. 2 ; 137 I 58 consid. 4.1.2 ; 137 II 
353 consid. 5.1) ou en violation du droit, et en quoi la correction du vice serait 
susceptible d'influer sur le sort de la cause (ATF 140 III 16 consid. 1.3.1 et les 
références citées). 

6.3 En l'espèce, la ville a retenu que l'offre déposée par la recourante ne comportait 
pas d'offre de base conforme au descriptif technique mais seulement une variante. 
Elle a également retenu que la variante ne correspondait pas au descriptif technique.  

Ainsi, même à retenir que l'offre de la recourante aurait dû être considérée comme 
une offre de base, la ville l'a de toute façon écartée, en raison de sa non-conformité 
au cahier des charges. La question de savoir s'il s'agissait d'une offre de base ou 
d'une variante n'a donc pas été déterminante au regard de la décision à prendre et, 
comme on le verra, n'a pas non plus d'incidence sur la solution du litige. 
Cette question pourra donc souffrir de demeurer indécise. De même, et au vu de ce 
qui précède, il n'y pas lieu de déterminer si la motivation de la décision permettait 
à la recourante de comprendre pourquoi la ville avait considéré que son offre 
constituait une variante.  

Enfin, la question de savoir si l'offre de la recourante était conforme au cahier des 
charges relève du fond du litige et sera examinée ci-après.  

Le grief sera donc écarté.  

7. La recourante se plaint du fait que son offre a été écartée après le processus 
d'évaluation des offres, sans que la ville lui ait demandé de renseignements 
complémentaires.   

7.1 L’AIMP a pour objectif l’ouverture des marchés publics des cantons, des 
communes et des autres organes assumant des tâches cantonales ou communales. 
(art. 1 al. 1 AIMP). Il poursuit plusieurs autres objectifs, soit notamment assurer 
une concurrence efficace entre les soumissionnaires (art. 1 al. 3 let. a AIMP), 
garantir l’égalité de traitement entre ceux-ci et assurer l’impartialité de 
l’adjudication (art. 1 al. 3 let. b AIMP) ainsi qu'assurer la transparence des 
procédures de passation des marchés (art. 1 al. 3 let. c AIMP). Ces principes doivent 
être respectés dans la phase de passation des marchés (art. 11 AIMP, notamment 
let. a, b et d AIMP). 

7.2 Le droit des marchés publics est formaliste. L'autorité adjudicatrice doit 
procéder à l'examen de la recevabilité des offres et à leur évaluation dans le respect 
de ce formalisme, qui permet de protéger notamment le principe d'intangibilité des 

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offres remises et le respect du principe d'égalité de traitement entre 
soumissionnaires, dans la phase d'examen de la recevabilité des offres et de leur 
évaluation (ATA/1168/2024 précité consid. 4.3 ; ATA/102/2010 du 16 février 
2010, confirmé par l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_197/2010 du 30 avril 2010 
consid. 6.4). 

7.3 Le RMP régit la passation des marchés publics en application de l’AIMP 
(art. 1). 

L'art. 38 RMP (ouverture des offres) prévoit que seules les offres parvenues dans 
les délais fixés dans les documents d'appel d'offres sont ouvertes (al. 1). Dans le 
cadre d'une procédure ouverte ou sélective, un procès-verbal est établi à l'ouverture 
des offres. Il contient notamment le nom des personnes présentes, le nom des 
soumissionnaires, les dates de réception et les prix des offres (al. 2).  

L'autorité adjudicatrice examine la conformité des offres au cahier des charges et 
contrôle leur chiffrage (art. 39 al. 1 RMP [examen des offres]). Elle peut demander 
aux soumissionnaires des explications relatives à leur aptitude et à leur offre (art. 40 
al. 1 RMP). En présence d'une offre paraissant anormalement basse, l'autorité 
adjudicatrice doit demander au soumissionnaire de justifier ses prix, selon la forme 
prévue à l'art. 40 al. 2 (art. 41 RMP). Néanmoins, elle ne saurait par ce biais porter 
atteinte aux principes d'intangibilité des offres et d'égalité de traitement entre 
soumissionnaires qui limitent le droit de procéder à des corrections ou requêtes de 
précisions après le dépôt des offres (arrêt du Tribunal fédéral 2C_197/2010 précité ; 
ATA/134/2025 du 4 février 2025 consid. 6.2 ; ATA/871/2023 du 22 août 2023 
consid. 3.4 et les références citées). 

En vertu de l'art. 29 al. 2 Cst., les parties ont le droit d'être entendues. Ce droit 
s'applique en principe également au droit des marchés publics (ATF 139 II 489, 
consid. 3.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_46/2020 du 8 mars 2021 consid. 3.2). 
Dans sa jurisprudence relative aux offres anormalement basses, le Tribunal fédéral 
considère que le droit d'être entendu n'impose toutefois pas au pouvoir adjudicateur 
une véritable obligation de procéder à des investigations (ATF 143 II 425 
consid. 5.2). En revanche l'art. 29 al. 2 Cst. impose à l'adjudicateur d'entendre 
préalablement le soumissionnaire concerné par l'offre anormalement basse lorsqu'il 
envisage de l'exclure en raison d'un prix anormalement bas. Le soumissionnaire 
d'une offre de sous-enchère doit avoir la possibilité de s'exprimer avant que son 
offre ne soit exclue en raison d'un prix anormalement bas (ATF 141 II 353 
consid. 8.3.2 ; 139 II 489 consid. 3.3. ; arrêt du Tribunal fédéral 2D_46/2020 du 
8 mars 2021 consid. 3.2.2).  

7.4 Une offre est écartée d’office notamment lorsque le soumissionnaire a rendu 
une offre tardive, incomplète ou non-conforme aux exigences ou au cahier des 
charges (art. 42 al. 1 let. a RMP). Les offres écartées ne sont pas évaluées. L’autorité 
adjudicatrice rend une décision d’exclusion motivée, notifiée par courrier à 
l’intéressé, avec mention des voies de recours (art. 42 al. 3 RMP). 

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7.5 L'exclusion est envisagée comme une étape préliminaire, qui précède 
l'évaluation des offres (Étienne POLTIER, Droit des marchés publics, 2e éd., 2023, 
p. 289 n. 589). Logiquement, une exclusion devrait être la première étape. Il est en 
effet inutile de procéder à une analyse et une évaluation d'une offre qui doit de toute 
façon être exclue. Or, ce n'est pas toujours le cas en pratique (Étienne POLTIER, 
op. cit., p. 286 n. 584 nbp. 1036). 

7.6 Le principe de la bonne foi entre administration et administré, exprimé aux 
art. 9 et 5 al. 3 Cst. exige que l’une et l’autre se comportent réciproquement de 
manière loyale (arrêts du Tribunal fédéral 6B_266/2020 du 27 mai 2020 et 
1C_173/2017 du 31 mars 2017 consid. 2.3). En particulier, l’administration doit 
s’abstenir de toute attitude propre à tromper l’administré et elle ne saurait tirer 
aucun avantage des conséquences d’une incorrection ou insuffisance de sa part 
(ATF 138 I 49 consid. 8.3 ; 129 I 161 consid. 4). L'adjudicatrice qui invoque 
a posteriori dans le cadre du recours un motif d'exclusion après avoir attesté 
antérieurement que l'offre de la recourante était complète adopte un comportement 
contradictoire contraire au principe de la bonne foi (ATA/1197/2024 précité 
consid. 4.2 ; arrêt du Tribunal administratif fédéral B-1437/2016 du 19 octobre 
2016 consid. 7.5). 

7.7 L’intérêt digne de protection dont dépend la qualité pour recourir consiste dans 
l’utilité pratique inhérente à ce que la partie recourante peut, en obtenant gain de 
cause, influencer directement sa situation factuelle ou juridique. Le recours ne sert 
pas à faire contrôler abstraitement la légalité objective de l’activité étatique mais 
plutôt à procurer un avantage pratique à la partie recourante. Le simple objectif 
d’empêcher l’adverse partie d’accéder à un avantage censément illicite ne suffit pas 
à conférer la qualité pour recourir si cet objectif ne se rattache pas à un avantage 
digne de protection pour la partie recourante (ATF 141 II 307 consid. 6.2 = 
JdT 2016 I p. 20, 23 ; ATF 141 II 14 consid. 4.4). 

L’intérêt du soumissionnaire non retenu consiste principalement dans la perspective 
d’obtenir lui-même l’adjudication à la place de l’adjudicataire. Il peut donc faire 
contrôler la décision attaquée au regard de toutes les règles de droit qui, en fait ou 
en droit, ont une incidence sur sa situation en ce sens que le succès du recours lui 
est utile pratiquement. Lorsque le soumissionnaire soulève des griefs de procédure, 
il n’a un intérêt digne de protection que si le succès du recours améliore sa situation 
(ATF 141 II 307 consid. 6.3, 6.4 et 6.6 = JdT 2016 I p. 20, 24 ss.). 

7.8 En l'espèce, il convient au préalable de préciser que l'intérêt de la recourante à 
se plaindre du fait que son offre a été écartée après le processus d'évaluation des 
offres n'est pas évident. En effet, l'éventuelle admission de celui-ci n'aurait a priori 
pas pour effet d'annuler son exclusion. En outre, le fait que son offre ait été, selon 
elle, écartée après le processus d'évaluation des offres ne lui porte pas préjudice. 

En toute hypothèse, la ville a dressé le procès-verbal d'ouverture des soumissions 
le 27 janvier 2025 et a exclu la recourante de la procédure le 12 mai 2025. 
Contrairement à ce que celle-ci prétend, il ne ressort pas du dossier que la ville 

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aurait évalué (dans le sens d'attribuer des notes) l'offre de la recourante avant de 
l'exclure. L'autorité adjudicatrice doit dans tous les cas examiner la conformité des 
offres au cahier des charges et contrôler leur chiffrage (art. 39 al. 1 RMP), mais le 
simple fait pour une autorité adjudicatrice de procéder à l'ouverture des soumissions 
ne signifie pas encore qu'elle les évalue déjà en leur attribuant des notes. Tel n'est 
pas le cas en l'occurrence. Le reproche n'est donc pas fondé.  

Il n'y a pas non plus de violation du principe de la bonne foi, la ville n'ayant pas 
attesté, ni même laissé entendre, que l'offre de la recourante était conforme au cahier 
des charges. Partant, la présente cause diverge notablement des situations dans 
lesquelles l'adjudicatrice invoque a posteriori, dans le cadre d'un recours, un motif 
d'exclusion après avoir attesté antérieurement que l'offre de la recourante était 
complète.  

Par ailleurs, on ne discerne pas quel préjudice la recourante aurait subi du fait que 
la ville aurait, selon elle, procédé aux évaluations avant de lui communiquer son 
exclusion. La recourante ne donne aucune explication crédible à cet égard.  

Enfin, la ville n'était pas tenue de prendre contact avec la recourante pour obtenir 
des renseignements avant de l'exclure. En effet, sous réserve des cas où l'offre 
présentée est anormalement basse (art. 41 RMP), le droit d'être entendu n'impose 
pas au pouvoir adjudicateur une véritable obligation de procéder à des 
investigations, – ce qui ressort d'ailleurs de l'art. 40 al. 1 RMP en tant qu'il prévoit 
que l'autorité adjudicatrice peut, et non pas doit, demander aux soumissionnaires 
des explications –. Or, en l'occurrence, le motif d'exclusion ne porte pas sur le 
caractère anormalement bas de l'offre. En outre, l'offre de la recourante a été exclue 
en raison de ses spécifications techniques, considérées par la ville comme non 
conformes au cahier des charges. Ces spécifications ressortent des documents 
produits par la recourante et ne sont pas sujettes à interprétation. La ville disposait 
ainsi de tous les éléments nécessaires pour apprécier la conformité de l'offre de 
l'intéressée au cahier des charges, sans qu'il soit nécessaire pour elle de l'interpeller. 
Au demeurant, même en ayant été interpellée par la ville, la recourante n'aurait pu 
que confirmer les spécifications techniques de son offre et n'aurait pas été en droit 
de les modifier. Une telle manière de procéder aurait en effet porté atteinte au 
principe d'intangibilité des offres.  

La ville pouvait donc renoncer à demander des renseignements complémentaires à 
la recourante.  

Le grief sera donc écarté.  

8. La recourante conteste que son offre n'était pas conforme au cahier des charges. 
Elle se plaint également d'une inégalité de traitement et d'un défaut de concurrence 
efficace. Ces griefs se confondant en partie, ils seront traités ensemble. 

8.1 Selon l’art. 27 let. a RMP, les documents mis à disposition des candidats doivent 
contenir tous les renseignements nécessaires à l'établissement de l'offre, notamment 
l'objet et l'importance du marché avec un descriptif détaillé des prestations 

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attendues et/ou des spécifications techniques (cahier des charges ; let. a) et les 
critères d'aptitude et/ou les critères d'adjudication, avec leur pondération (let. f).  

8.2 L’art. 28 al. 1 RMP prévoit que les spécifications techniques prescrites dans les 
documents d’appel d’offres sont définies en fonction des propriétés d’emploi du 
produit, plutôt que de sa conception ou de ses caractéristiques descriptives (let. a) 
et fondées sur des normes internationales et, à défaut, sur des normes suisses (let. b). 
l’art. 28 al. 2 RMP dispose qu’il ne doit pas être mentionné de marques de fabrique 
ou de commerce, de brevets, de modèles ou de types particuliers, ni d’origine ou de 
fabricants de produits ou de prestataires de services déterminés, à l'exception des 
cas où aucun autre moyen de description suffisamment précis ou intelligible 
n’existe (let a) et des termes tels que « ou équivalent » figurent dans les documents 
d’appel d’offres (let. b). 

8.3 L'autorité adjudicatrice choisit des critères objectifs, vérifiables et pertinents par 
rapport au marché. Elle doit les énoncer clairement et avec leur pondération au 
moment de l'appel d'offres (art. 24 RMP). L'autorité adjudicatrice définit des 
critères d'aptitude conformément à l'art. 24. Elle peut exiger des soumissionnaires 
des justificatifs attestant leur capacité sur les plans financier, économique, 
technique, organisationnel et du respect des composantes du développement 
durable (art. 33 al. 1 RMP).  

L'offre est écartée d'office lorsque le soumissionnaire a rendu une offre tardive, 
incomplète ou non-conforme aux exigences ou au cahier des charges (art. 42 al. 1 
let. a RMP).  

L’art. 43 RMP prévoit que l'évaluation des offres dans les procédures visées aux 
art. 12 à 14 est faite selon les critères prédéfinis conformément à l'art. 24 et 
énumérés dans l'avis d'appel d'offres et/ou les documents d'appel d'offres (al. 1). 
Le résultat de l'évaluation des offres fait l'objet d'un tableau comparatif (al. 2). 

8.4 On distingue les critères d'aptitude ou de qualification, qui servent à s'assurer 
que le soumissionnaire dispose des capacités suffisantes afin de réaliser le marché 
(art. 13 al. 1 let. d AIMP ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_1020/2020 du 12 avril 2022 
consid. 4.3.1), des critères d'adjudication ou d'attribution qui se rapportent en 
principe directement à la prestation requise et indiquent au soumissionnaire 
comment l'offre économiquement la plus avantageuse sera évaluée et choisie 
(ATF 145 II 249 consid. 3.3 ; 141 II 353 consid. 7.1 ; 140 I 285 consid. 5 et les 
références citées). Ceux-ci servent à évaluer les offres d'un point de vue qualitatif 
et à désigner celle qui s'avère la plus avantageuse parmi celles des divers 
soumissionnaires remplissant les conditions de participation et les critères 
d'aptitude (ATF 139 II 489 consid. 2.2.1 et 2.2.4). La non-réalisation d'un critère 
d'adjudication n'est à ce titre pas éliminatoire, mais peut être compensée par une 
pondération avec d'autres critères du même type (ATF 140 I 285 consid. 5.1 ; arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_587/2023 du 30 janvier 2025 consid. 6.6.2, destiné à la 
publication). Dans une première étape, il convient d'examiner l'aptitude et, dans une 
seconde étape, d'évaluer les offres admissibles (ATF 139 II 489 consid. 2.1 et 2.2). 

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8.5 Dans la mesure où ils doivent être indispensables à l'accomplissement de la 
prestation à adjuger, les critères d'aptitude à remplir par les soumissionnaires 
doivent être définis au cas par cas par le pouvoir adjudicateur, qui doit tenir compte 
de l'objet du marché. La singularité et la complexité de chaque marché s'opposent 
effectivement à l'énonciation de critères d'aptitude standardisés, valables de 
manière systématique pour tous les marchés (Olivier RODONDI, Les critères 
d'aptitude et les critères d'adjudication dans les procédures de marchés publics, 
RDAF 2001 I p. 387 ss, ch. B.1 ; Peter GALLI et al., Praxis des öffentlichen 
Beschaffungsrechts, 3e éd. 2013, n. 555 s). En fonction de la nature du marché (son 
ampleur, son coût, sa complexité, etc.), le pouvoir adjudicateur peut recourir à des 
critères tels que les capacités professionnelles, financières, économiques, 
techniques et organisationnelles des soumissionnaires ainsi que leur expérience ou 
à d'autres lui apparaissant comme nécessaires afin de présumer raisonnablement 
que les prestations attendues seront effectivement fournies. Il jouit sur ce point d'un 
certain pouvoir d'appréciation, mais doit éviter de restreindre inutilement ou de 
manière disproportionnée la concurrence (arrêt du Tribunal fédéral 2C_587/2023 
du 30 janvier 2025 consid. 6.6.4, destiné à la publication). 

8.6 Les critères d'aptitude, qui visent à évaluer les capacités financières, techniques 
et organisationnelles des soumissionnaires, ne devraient normalement pas être 
utilisés pour déterminer l'offre économiquement la plus avantageuse selon la 
doctrine majoritaire, qui parle à ce propos d'interdiction de double examen ou de 
double évaluation des critères d'aptitude (Olivier RODONDI, op. cit., p. 387 ss, 
410/411 ; Jean-Baptiste ZUFFEREY/Corinne MAILLARD/Nicolas MICHEL, 
Droit des marchés publics, Présentation générale, éléments choisis et code annoté, 
Fribourg 2002, p. 88/89 ; Etienne POLTIER, Les marchés publics : premières 
expériences vaudoises, in RDAF 2000 I p. 297 ss, 306/307 ; Peter GAUCH/Hubert 
STÖCKLI, Thèses sur le nouveau droit fédéral des marchés publics, Fribourg 1999, 
p. 41/42 et les références citées). La question demeure cependant controversée dans 
la pratique, surtout pour les adjudications portant sur des marchés de service. 
Les juridictions cantonales semblent même plutôt hostiles à établir une franche 
distinction entre les critères d'aptitude et les critères d'adjudication pour ce genre de 
marchés, y compris lorsqu'ils sont soumis à la procédure sélective. La distinction 
entre les critères d'aptitude et les critères d'adjudication n'est pas toujours une chose 
aisée (ATF 129 I 313 consid. 8.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 2P.225/2005 du 27 avril 
2006, consid. 3.2 et les références citées). Il est fréquent, dans la pratique, que règne 
une certaine confusion à cet égard, notamment dans les appels d'offres 
(Étienne POLTIER, les marchés publics : premières expériences vaudoises, 2000, 
in RDAF 2000 I p. 297, 306).  

8.7 La jurisprudence a récemment précisé qu'il n'est par principe pas prohibé de 
prendre en considération les mêmes critères tant au stade de l'examen de l'aptitude 
qu'à celui de l'adjudication, pour autant que ces critères puissent faire l'objet d'une 
certaine gradation. Dans un tel cas de figure, le respect d'un seuil minimum vaudrait 
en effet critère d'aptitude, tandis que le dépassement (graduel) de cette exigence 

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minimale serait évalué comme un critère d'adjudication (ATF 139 II 489 
consid. 2.2.4). Même s'il ne s'agit pas d'un critère d'aptitude à proprement parler, le 
même raisonnement doit pouvoir s'appliquer en la présence d'une condition légale 
concernant l'accès au marché, pour autant qu'elle puisse elle aussi faire l'objet d'une 
gradation et ne doive pas être considérée comme entièrement remplie ou non 
(ATF 140 I 285 consid. 5.1). 

8.8 Selon la jurisprudence, le principe de la transparence est le principe cardinal et 
incontournable des marchés publics. Il limite le large pouvoir d'appréciation dont 
dispose le pouvoir adjudicateur. Il permet d'assurer la mise en œuvre du principe de 
concurrence, lequel permet la comparaison des prestations et de choisir ainsi l'offre 
garantissant un rapport optimal entre le prix et la prestation ainsi que le contrôle de 
l'impartialité et de la régularité de la procédure d'adjudication, autre principe qui 
doit être respecté. Une violation du principe de transparence n’entraîne l’annulation 
de l’adjudication que si les vices constatés ont effectivement influé sur le résultat 
(ATA/1168/2024 précité consid. 6.3 et les références citées). 

8.9 Le pouvoir adjudicateur dispose d’une grande liberté d’appréciation dans le 
choix et l’évaluation des critères d’aptitude et d’adjudication, celui-là étant libre de 
spécifier ses besoins en tenant compte de la solution qu’il désire (ATF 137 II 313 
consid. 3.4 = JdT 2012 I p. 28 ss). Une fois les critères d’aptitude et d’adjudication 
arrêtés dans l’appel d’offres ou les documents d’appel d’offres, le pouvoir 
adjudicateur doit en règle générale s’y tenir. En vertu des principes de la 
transparence et de l’égalité de traitement, il ne saurait les modifier ultérieurement. 
Le principe de la transparence se rapproche dans cet aspect du principe de la bonne 
foi, qui prohibe les comportements contradictoires de l'autorité (art. 9 Cst.), et du 
principe de la non‑discrimination. En effet, si le pouvoir adjudicateur s'écarte des 
« règles du jeu » qu'il a fixées, en particulier s'il modifie les critères d’aptitude ou 
d’adjudication après le dépôt des offres (ATA/349/2023 du 4 avril 2023 
consid. 3.2), il adopte un comportement qui se rapproche d'une manipulation, 
typiquement discriminatoire, du résultat du marché (ATF 141 II 353 consid. 8.2.3 
et la référence citée ; ATA/167/2024 du 6 février 2024 consid. 4.2.2 et les références 
citées) et agit de manière contraire au droit des marchés publics (ATA/1168/2024 
précité consid. 6.3 et l'arrêt cité). Il en va de même s'il ignore des critères dûment 
fixés, en modifie la portée ou la pondération ou encore s’il en ajoute de nouveaux 
(ATA/616/2025 du 3 juin 2025 consid. 5.5 ; ATA/51/2025 du 14 janvier 2025 
consid. 5.5 ; ATA/1113/2024 du 24 septembre 2024 consid. 4.10 et les références 
citées).  

Les critères d'adjudication et d'aptitude doivent être interprétés au regard du 
principe de la confiance. La volonté subjective du pouvoir adjudicateur importe peu 
(ATF 141 II 14 consid. 7.1).  

8.10 Le pouvoir adjudicateur doit fournir tout d'abord une description des 
prestations attendues dans l'appel d'offres et les documents d'appels d'offres. Il doit 
également déterminer « les règles du jeu » applicables au marché envisagé. Enfin, il 

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est essentiel que soient annoncées et précisées les conditions de participation au 
marché et les critères d'aptitude et d'adjudication. Un concurrent doit en effet être 
en mesure, lorsqu'il prend connaissance de ces documents, de déterminer s'il remplit 
les conditions de base lui permettant de prendre part au marché. Il doit également 
être en mesure de préparer son dossier en sachant comment celui-ci sera évalué 
(Étienne POLTIER, op. cit., p. 238 s. n. 486 s. et p. 313 n. 642 ; Étienne POLTIER, 
les marchés publics : premières expériences vaudoises, 2000, in RDAF 2000 I 
p. 297, 307). L'appel d'offres et le contenu des documents d'appel d'offres sont des 
éléments déterminants de la procédure en ce qu'ils concrétisent et détaillent le 
marché en cause au moyen notamment de spécifications techniques 
(Alexis LEUTHOLD, Angebotsänderungen im laufenden Vergabeverfahren – 
Praxisnaher Kompromiss statt rigider Formstrenge, in DC 3/2009 p. 110).  

8.11 Les entreprises soumissionnaires qui ne remplissent pas les critères d'aptitude 
ou de qualification peuvent voire leur offre exclue d'emblée (ATF 145 II 249 
consid. 3.3 ; 141 II 353 consid. 7.1). Cette conclusion s'impose toutefois 
uniquement lorsque le vice n'est pas anodin ; le motif d'exclusion doit revêtir une 
certaine gravité (ATF 145 II 249 consid. 3.3 ; 143 I 177 consid. 2.3.1 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_1020/2020 du 12 avril 2022 consid. 4.3.1). Il serait en effet 
disproportionné d'exclure un soumissionnaire dont les manquements aux exigences 
d'aptitude ne seraient que légers (art. 5 al. 2 Cst. ; ATF 145 II 249 consid. 3.3 ; arrêt 
du Tribunal fédéral 2C_222/2023 du 19 janvier 2024 consid. 1.5.2). Une exclusion 
ne peut se fonder sur des éléments mineurs ou, du moins, qui ne sont pas 
déterminants pour la décision d'adjudication, notamment parce que leur ampleur est 
insignifiante et qu'ils n'exerceraient pas d'influence dans le classement des 
soumissionnaires (Guerric RIEDI, Beiträge aus dem Institut für Schweizerisches 
und Internationales Baurecht, Universität Freiburg, Aktuelles Vergaberecht 2016 / 
Marchés publics 2016, Les aspects sociaux des marchés publics, en particulier la 
protection des travailleurs / IV. Le travail au noir, p. 339). Toutefois, lorsqu'un cas 
d'exclusion est destiné à réaliser un but essentiel du droit des marchés publics, le 
pouvoir adjudicateur ne jouit que d'un pouvoir limité de renoncer à l'exclusion 
(ATF 143 II 425 consid. 4.4.3 et 4.6 = JdT 2018 I 55 ; Étienne POLTIER, op. cit. 
p. 286).  

8.12 La question de savoir si un vice est suffisamment grave pour justifier 
l'exclusion d'une procédure de soumission dépend très largement, sinon 
exclusivement, des conditions d'espèce ; il s'agit d'appliquer au cas particulier et de 
mettre en balance les principes de légalité, de proportionnalité, d'interdiction du 
formalisme excessif, d'égalité ou encore d'intangibilité des offres (arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_678/2015 du 13 janvier 2016 consid. 1.2 et les références citées). 
L’autorité adjudicatrice dispose d’un certain pouvoir d’appréciation quant au degré 
de sévérité dont elle désire faire preuve dans le traitement des offres 
(ATA/1383/2024 du 26 novembre 2024 consid. 5.3 ; ATA/349/2023 précité 
consid. 3.2.1).  

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A/1803/2025 

La nature du marché en cause a des incidences directes sur les qualifications que 
doivent présenter les fournisseurs pour être admis à participer. Il peut s'agir 
d'exigences de nature professionnelle, technique ou financière ; elles doivent 
apparaître comme nécessaires au regard de la nature du marché. Les qualifications 
demandées peuvent être extrêmement variées. Le pouvoir adjudicateur peut donc, 
en fonction de la nature du marché, poser des exigences appropriées lui permettant 
de présumer raisonnablement que les prestations attendues seront effectivement 
fournies. À défaut, le soumissionnaire concerné peut, voire doit, être exclu du 
marché (Étienne POLTIER, op. cit., p. 291 s. n. 593).  

8.13 Une décision ou un arrêté viole le principe d'égalité consacré à l'art. 8 al. 1 Cst. 
lorsqu'il établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif 
raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou qu'il omet de faire des 
distinctions qui s'imposent au vu des circonstances. Il faut que le traitement 
différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante. 
L'inégalité apparaît ainsi comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à 
traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semblable ou inversement 
(ATF 146 II 56 consid. 9.1 ; 144 I 113 consid. 5.1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
2C_555/2023 du 5 avril 2024 consid. 6.1). 

8.14 L'adage nemo auditur suam (propriam) turpitudinem allegans (nul ne peut se 
prévaloir de sa propre faute) concrétise le principe constitutionnel de la bonne foi 
et vaut également en matière de droit public (arrêt du Tribunal fédéral 2C_17/2008 
du 16 mai 2008 consid. 6.2 ; ATA/1384/2024 du 26 novembre 2024 consid. 3.5 et 
les arrêts cités). 

9. En l'espèce, la recourante a été exclue au motif que son offre ne répondait pas aux 
conditions du cahier des charges. Selon le pouvoir adjudicateur, le profilé I______ 
qu'elle avait présenté était un profilé en section creuse et non pleine ; ses bords 
étaient pliés et n'étaient donc pas à « arête vive ». Enfin, la largeur du profilé 
I______ était de 38 mm alors qu'elle aurait dû être de 30 mm au maximum. 

La recourante conteste ce point de vue. Elle estime que les exigences techniques 
mentionnées dans la décision entreprise n'étaient pas des critères d'aptitude 
annoncés comme tels dans les documents d'appel d'offres et qui réservaient une 
exclusion en cas de non-respect dudit critère. En outre, la fixation de telles 
exigences n'était pas admissible, faute pour une autre entreprise sur le marché que 
F______ et son distributeur en Suisse de disposer de ce produit. 

9.1 Il n'est pas contesté que la recourante a fourni une offre comportant un profilé 
I______ ou similaire de 38 x 80 mm, en section creuse avec des bords pliés.  

Il ressort des documents de l'appel d'offres que les critères de notation étaient le 
prix (30%), les références (25%), l'organisation (20%) et la qualité technique 
(25%). Dans la rubrique qualité technique, il était notamment indiqué « respect de 
la section des profilés des fenêtres : largeur 30 mm et profondeur 80 à 100 mm ». 

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Le document intitulé « soumission n° 2______ ; CFC 221.3 - Fenêtres et portes 
extérieures », qui fait partie intégrante des documents d'appel d'offres, prévoit ce 
qui suit en son ch. 041.100 (système de fenêtres) : « fenêtre en acier ; produit de 
référence pour les détails type F2______ ou similaire : profilés acier plein à rupture 
de pont thermique ; section du profilé : mm 86 pour les éléments ouvrants ; section 
visible de face : maximum mm 30 pour éléments fixes ; bords de tous les profilés à 
arêtes vives ».  

Le ch. 055.203 (fenêtres en acier) a une teneur similaire. Il prévoit ce qui suit : 
« produit de référence pour les détails type F2______ ou similaire : profilés acier 
plein à rupture de pont thermique ; section du profilé : profondeur 80 mm pour 
parties fixes et mm 100 quand il y a des ouvrants. Section visible de face : maximum 
mm 30 pour éléments fixes ».  

Enfin, le ch. 055.420, relatif aux « dimensions » a également un contenu similaire 
(« produit de référence pour les détails type F2______ ou similaire : profilés acier 
plein à rupture de pont thermique ; section du profilé : profondeur 100 mm pour 
parties fixes, mm 86 pour les éléments ouvrants ; Section visible de face : maximum 
mm 30 pour éléments fixes »). 

Il ressort de ce qui précède que les conditions selon lesquelles 1) les fenêtres 
devaient avoir une largeur maximale de 30 mm, 2) le profilé devait avoir une section 
pleine et 3) les bords devaient être à arête vive étaient expressément prévues dans 
le cahier des charges, conformément à l'art. 27 RMP. La recourante ne s'étant pas 
conformée à ces spécifications techniques, son offre n'est pas conforme au cahier 
des charges. Même à prendre en compte sa précision selon laquelle elle pourrait 
également réaliser les fenêtres avec du 30 x 80 mm, ce qui n'est du reste qu'une 
hypothèse, il n'en demeure pas moins que le produit proposé ne serait pas encore 
conforme au cahier des charges, les cadres proposés par la recourante n'étant pas 
conçus en acier plein ni avec des arêtes vives. En outre, on ne saurait considérer 
que la recourante a proposé un produit similaire au produit de type F2______. Si 
les soumissionnaires avaient certes la possibilité d'inclure dans leurs offres un 
produit similaire à la référence F2______, conformément à l'art. 28 al. 2 let. b RMP, 
ledit produit devait correspondre aux spécifications techniques. Or, comme exposé 
ci-avant, tel n'est pas le cas de l'offre de la recourante. 

La question de savoir si ces spécifications techniques doivent être considérées 
comme des critères d'aptitude n'est dès lors pas déterminante, puisqu'une offre qui 
n'est, comme en l'espèce, pas conforme au cahier des charges peut être écartée 
(art. 42 al. 1 let. a RMP). Elle peut dès lors rester indécise. En toute hypothèse, il y 
aurait lieu de considérer que les spécifications techniques étaient en l'occurrence 
des critères d'aptitude. Certes, la rubrique « qualité technique », soit un critère de 
notation (et donc d'adjudication), contenait la mention « respect de la section des 
profilés des fenêtres : largeur 30 mm et profondeur 80 à 100 mm », ce qui pouvait 
laisser croire que ces exigences ne pouvaient être qu'un critère d'adjudication. 
Or, vu la nature du marché concerné, soit un marché de construction où les travaux 

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doivent être conformes à l'autorisation de construire obtenue, le pouvoir 
adjudicateur pouvait, voire devait, considérer que le respect de la largeur de 30 mm 
au maximum était également un critère d'aptitude, ce d'autant que le cahier des 
charges indique expressément que la largeur des fenêtres ne doit pas dépasser 
30 mm et que, s'agissant des deux autres conditions (section pleine et arête vive), il 
pose des exigences impératives. De plus, la distinction entre les critères d'aptitude 
et les critères d'adjudication n'est pas toujours une chose aisée et il n'est, par 
principe, pas prohibé de prendre en considération les mêmes critères tant au stade 
de l'examen de l'aptitude qu'à celui de l'adjudication.  

Par ailleurs, on pouvait raisonnablement attendre de la recourante qu'elle identifie 
les spécifications techniques comme des critères d'aptitude. Celles-ci ressortent 
expressément du document intitulé « soumission n° 2______ ; CFC 221.3 - Fenêtres 
et portes extérieures ». En outre, l'intéressée est active dans la construction 
métallique et les façades High-Tech, son site Internet indiquant de surcroît qu'elle 
est le leader dans son domaine (https://www.A______.ch, page consultée le 20 août 
2025). Elle semble d'ailleurs avoir été consciente que les spécifications techniques 
constituaient des critères d'aptitude. En effet, dans le courriel qu'elle a adressé le 
16 mai 2025 à ses conseils, elle a indiqué qu'elle avait pris contact avec le 
fournisseur H______ SA pour réaliser des profilés de dimensions similaires aux 
profilés F______ afin de répondre à l'appel d'offres. 

9.2 Le constat que l'offre de la recourante n'est pas conforme au cahier des charges 
et que, subsidiairement, les spécifications techniques en cause constituent des 
critères d'aptitude ressortant du cahier des charges ne signifie pas encore que la 
recourante devait être exclue de la procédure. Encore faut-il que le vice ait été 
important. Tel est le cas en l'espèce. En effet, le marché en cause est un marché de 
construction portant sur le remplacement des fenêtres du D______, qui est inscrit à 
l'inventaire et est donc un immeuble digne d'être protégé (art. 7 al. 1 de la loi sur la 
protection des monuments, de la nature et des sites du 4 juin 1976 - LPMNS - 
L 4 05). Dans son préavis favorable du 4 novembre 2024, la CMNS, soit l'autorité 
spécialisée en matière de protection du patrimoine, a relevé que les nouvelles 
menuiseries métalliques proposées respectaient le partitionnement et la finesse des 
profilés des menuiseries existantes. Le 6 février 2025, le SMS, également 
spécialiste de la protection du patrimoine, a confirmé que c'était le prototype 
F______ qui avait convaincu la CMNS d'accepter le remplacement des fenêtres, car 
celui-ci était proche de l'existant. Par conséquent, le respect des dimensions prévues 
par le prototype F______ et de ses caractéristiques techniques revêt une importance 
particulière et est déterminant pour l'adjudication. Or, l'offre de la recourante s'en 
écarte de manière notable, puisqu'elle prévoit un profilé dépassant de 8 mm (soit de 
plus de 25%) la largeur autorisée et conçu en section creuse (et non pas pleine) ainsi 
que des bords pliés, alors que ceux-ci devraient être, selon le descriptif technique, 
à « arête vive ». Le 6 février 2025, le SMS a d'ailleurs précisé, en tant que de besoin, 
que des profilés plus épais que le prototype F______ et ayant une forme plus 

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massive à l'intérieur, tels que ceux proposées par la recourante, ne pouvaient être 
validés.  

À cela s'ajoute que, comme l'a relevé la ville, l'acceptation des vitrages proposés 
par la recourante et l'éventuelle adjudication du marché en sa faveur auraient pu 
avoir pour conséquence que les vitrages n'auraient pas pu être commandés, faute de 
respecter les exigences du cahier des charges, que le contrat aurait été résilié et que 
la procédure d'appel d'offres aurait été renouvelée, ce qui aurait été contraire au 
principe d'économie de la procédure. Dans l'hypothèse où le produit proposé par la 
recourante aurait été installé, la ville se serait exposée à un ordre de remise en état 
(art. 129 let. e de la loi sur les constructions et les installations diverses du 14 avril 
1988 - LCI - L 5 05), les constructions devant être conformes aux autorisations 
délivrées (art. 130 LCI). 

Pour le surplus, contrairement à ce que soutient la recourante, il n'était pas 
nécessaire pour la ville de rappeler que le non-respect des spécifications techniques 
en cause pouvait entraîner l'exclusion du soumissionnaire concerné, une telle 
conséquence étant déjà prévue par l'art. 42 al. 1 let. a RMP.  

Au vu de ce qui précède, la ville était fondée à exclure la recourante de la procédure.  

9.3 La recourante soutient finalement qu'il était impossible d'offrir un profilé en 
section pleine, avec des arêtes vives et une section visible de maximum de 30 mm.  

Or, si les pièces du dossier montrent certes qu'offrir un tel produit n'était pas une 
tâche nécessairement facile, notamment parce que la société F______ et G______ 
SA ont refusé de lui fournir le produit F______, il ressort du courriel du 15 janvier 
2025, adressé par H______ SA à la recourante, que celle-là pouvait fournir un 
produit alternatif répondant aux caractéristiques techniques, moyennant quelques 
adaptations sur la base d'un produit de série, par exemple la série W 75TB. La 
recourante aurait ainsi pu se procurer un produit similaire au produit F______. Son 
reproche n'est donc pas fondé.  

D'ailleurs, dans ces conditions, le fait que F______ dispose d'un brevet sur les 
profilés mentionnés dans l'appel d'offres n'est en soi pas problématique, les 
soumissionnaires disposant de la possibilité de fournir un produit « similaire » 
conforme au cahier des charges, ce qui était indiqué dans les documents d'appel 
d'offres, comme le permet l'art. 28 al. 2 RMP dans de telles circonstances. Il n'y a 
dès lors pas non plus de violation des principes d'égalité de traitement et de la 
garantie d'une concurrence efficace de ce point de vue. 

Les griefs seront donc écartés.  

10. La recourante se plaint de la préimplication de l'adjudicataire et estime que celui-ci 
aurait dû être exclu de la procédure.  

Ce grief n'a toutefois pas à être analysé dans le cadre de la présente procédure, 
puisque celle-ci ne concerne que le bien-fondé de l'exclusion de la recourante et ne 

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A/1803/2025 

saurait s'étendre à la seule situation de l'adjudicataire. Cela s'impose d'autant plus 
que celui-ci n'est pas partie à la présente procédure.   

À toutes fins utiles, il sera précisé que le grief de préimplication de l'adjudicataire 
sera analysé, en tant que de besoin, dans le cadre de la procédure portant sur la 
décision d'adjudication (cause A/1804/2025), à laquelle l'adjudicataire est partie.  

Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours.  

11. Le prononcé du présent arrêt rend sans objet la requête en octroi de l’effet suspensif. 

12. Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 2'500.- sera mis à la charge de la 
recourante, qui succombe (art. 87 al. 1 LPA), et il ne sera pas alloué d'indemnité 
(art. 87 al. 2 LPA), la ville disposant de son propre service juridique par lequel elle 
a du reste procédé (ATA/498/2025 du 6 mai 2025 consid. 6 et l'arrêt cité ; 
ATA/727/2024 du 18 juin 2024 consid. 4 et l'arrêt cité). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 22 mai 2025 par A______ SA contre la décision 
de la Ville de B______ du 12 mai 2025 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 2'500.- à la charge de A______ SA ;  

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ;  

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 
sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public : 

si la valeur estimée du mandat à attribuer n’est pas inférieure aux seuils déterminants de 
la loi fédérale du 16 décembre 1994 sur les marchés publics ou de l’accord du 21 juin 
1999 entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur certains aspects 
relatifs aux marchés publics ; 

s’il soulève une question juridique de principe ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les art. 113 
ss LTF ; 

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le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter 
la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral, 
1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 
l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession de la recourante, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Mes Tarkan GÖKSU et Arnaud CONSTANTIN, avocats 
de la recourante, à la ville de B______ – département de l'aménagement, des 
constructions et de la mobilité – ainsi qu'à la commission de la concurrence.  

Siégeant : Patrick CHENAUX, président, Florence KRAUSKOPF, Jean-Marc 
VERNIORY, Francine PAYOT ZEN-RUFFINEN, Michèle PERNET, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. HÜSLER ENZ 
 

 le président siégeant : 
 
 

P. CHENAUX 
 

 
 
Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 
Genève, le  

 
la greffière :