# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a4190af9-d09f-5bc7-8715-8adec6cb5ac0
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-12-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 12.12.2016 102 2016 239
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2016-239_2016-12-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2016 239

Arrêt du 12 décembre 2016

IIe Cour d’appel civil

Composition Président: Adrian Urwyler
Juges: Catherine Overney, Michel Favre
Greffière: Manon Progin

Parties A.________, défendeur et recourant   

contre

B.________, requérant et intimé, représenté par la société 
C.________ SA/AG     

Objet Faillite (art. 174 CP)

Recours du 11 novembre 2016 contre la décision de la Présidente 
du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 7 novembre 
2016

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. Par décision rendue le 7 novembre 2016, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement 
de la Sarine a prononcé, à la requête du B.________, représenté par la société C.________ 
SA/AG, la faillite de A.________, les conditions d’application des art. 172 ss LP n’étant pas 
réalisées. 

B. Le 11 novembre 2016, A.________ a recouru contre ce jugement, dont il demande 
l’annulation. Par décision du 18 novembre 2016, l’Office cantonal des faillites a autorisé le 
recourant à poursuivre provisoirement l’exploitation de sa raison individuelle sous conditions 
jusqu’à la décision de la Cour de céans.

L’intimé n’a pas été invité à se déterminer sur le recours.

en droit

1. a) La décision du juge de la faillite peut, dans les dix jours, faire l’objet d’un recours au 
sens du CPC (art. 174 al. 1 LP). En l’espèce, aucune donnée ne permet d’établir le moment de la 
notification de la décision attaquée au recourant. Cependant, ce dernier a déposé le 
11 novembre 2016 son recours auprès de la Cour. Partant, le recours a été interjeté en temps 
utile.

b) Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation manifestement 
inexacte des faits (art. 320 CPC), les parties pouvant toutefois faire valoir, selon l'art. 174 LP, des 
pseudo-nova (al. 1) ainsi que, à certaines conditions, de vrais nova (al. 2). La procédure est 
sommaire (art. 251 let. a CPC).

c) L'instance de recours peut statuer sur pièces (art. 327 al. 2 CPC). En règle générale, la 
procédure de recours ne se déroule que par écrit, mais l’instance de recours reste libre d’ordonner 
des débats si elle le juge utile (Message du 28 juin 2006 relatif au Code de procédure civile suisse 
[CPC], FF 2006 p. 6986). En l'espèce, l'utilité de débats n'est pas avérée. 

2. a) Selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque 
le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu’il établit par titre que la dette, intérêts et frais 
compris, a été payée (ch. 1), la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de 
l’autorité de recours à l’intention du créancier (ch. 2) ou que le créancier a retiré sa réquisition de 
faillite (ch. 3). Les motifs empêchant la faillite doivent être apparus et soulevés dans le délai de 
recours (ATF 139 III 491 consid. 4; ATF 136 III 294 consid. 3.1). La solvabilité, au sens de 
l'art. 174 al. 2 LP, se définit par opposition à l'insolvabilité au sens de l'art. 191 LP. Celle-ci, qui 
n'équivaut pas au surendettement, est l'incapacité du débiteur, en raison d'un manque de liquidités 
qui n'apparaît pas seulement temporaire, de payer ses dettes échues. Selon l'art. 174 al. 2 LP, le 
débiteur doit seulement rendre vraisemblable - et non prouver - sa solvabilité; il ne peut toutefois 
se contenter de simples allégations, mais doit fournir des indices concrets tels que récépissés de 
paiement, justificatifs des moyens financiers (avoirs en banque, crédit bancaire) à sa disposition, 
liste des débiteurs, extrait du registre des poursuites, comptes annuels récents, bilan intermédiaire, 

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etc. (arrêt TF 5P.399/1999 du 14 janvier 2000 consid. 2b et les références; cf. aussi Tribunal 
cantonal in RFJ 2001 p. 69).

Le débiteur doit établir qu'il n'est pas insolvable, c'est-à-dire qu'il n'existe plus contre lui d'actes de 
défaut de biens définitifs après saisie et/ou d'actes de défaut de biens après faillite mentionnant 
qu'il a reconnu sa dette: pour ce faire, il doit produire une attestation de l'office des poursuites de 
son domicile. Pour rendre vraisemblable sa solvabilité, c'est-à-dire l'état dans lequel le débiteur 
dispose de moyens liquides suffisants pour acquitter ses dettes exigibles, le poursuivi doit établir 
qu'aucune requête de faillite dans une poursuite ordinaire ou dans une poursuite pour effets de 
change n'est pendante contre lui et qu'aucune poursuite exécutoire n'est en cours contre lui 
(GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Vol. 3 Art. 159-
270, 2e éd. 2001, art. 174 n. 43 s.). Lorsque des poursuites ont atteint le stade de la commination 
de faillite, le débiteur doit en principe prouver par titre qu'une des hypothèses de l'art. 174 al. 2 
ch. 1 à 3 LP est réalisée à leur égard, à moins que ne résulte du dossier la vraisemblance qualifiée 
de l'existence de disponibilités en liquidités objectivement suffisantes non seulement pour payer 
ces créances, mais aussi pour faire face aux autres prétentions créancières déjà exigibles (CR LP-
COMETTA, 2005, Art. 174 n. 13). S'agissant de sa solvabilité, le débiteur doit rendre vraisemblable 
qu'il est en mesure de régler ses créances à leur échéance ou du moins sur une durée 
déterminable. Etre insolvable ne signifie pas avoir provisoirement des difficultés de paiement, mais 
bien plus se trouver dans une telle situation pour une période indéterminable (AMONN/WALTHER, 
Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrecht, 9e éd. 2013, § 38 n. 14).

b) La Cour constate que le recourant n’a pas payé la dette objet de la faillite et que le 
créancier n’a pas retiré sa réquisition de faillite. Par conséquent, le recours doit être rejeté pour ce 
seul motif, la première condition cumulative exigée par l'art. 174 al. 2 LP n’étant déjà pas remplie.

c) Au demeurant, le recourant n’a pas non plus rendu sa solvabilité vraisemblable. En effet, 
il n’a notamment pas rendu vraisemblable l’existence de disponibilités en liquidités objectivement 
suffisantes pour payer ses créances et faire face aux autres prétentions exigibles en produisant 
des extraits de comptes bancaires par exemple. Le recourant ne produit aucun document à l’appui 
de ces allégations quant aux divers montants qui lui permettraient de poursuivre son activité. Ainsi, 
la deuxième condition de l’art. 174 al. 2 LP n’est pas non plus réalisée.

4. a) Les frais de la procédure sont mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 
al. 1 CPC). Ils comprennent les frais judiciaires, fixés forfaitairement à CHF 500.- (art. 52 et 61 
al. 1 de l’ordonnance du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi 
fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite [OELP; RS 281.35]). Ils seront prélevés sur 
l’avance effectuée.

b) Il n’est pas alloué de dépens, l’intimé n’ayant pas été invité à se déterminer sur le 
recours.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision attaquée est confirmée. Elle a la teneur suivante:

1. La faillite de A.________ est prononcée ce 7 novembre 2016, à 9 heures 40, l’Office 
cantonal des faillites étant chargé de procéder à la liquidation de ses biens.

2. Un émolument global de CHF 160.- est mis à la charge de A.________. Il sera prélevé 
sur l’avance effectuée par le B.________. 

II. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de A.________.

Les frais judiciaires dus à l’Etat sont fixés à CHF 500.- (émolument forfaitaire). Ils seront 
prélevés sur l’avance de frais effectuée.

Il n’est pas alloué de dépens.

III. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 
173.110). L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 12 décembre 2016/mpr

Président Greffière