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**Case Identifier:** 898c275b-beb8-5420-a6e7-e89e7deea56b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-05-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 27.05.2013 C/3912/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-3912-2012_2013-05-27.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 29.05.2013. 

 
  

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/3912/2012 ACJC/666/2013 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des baux et loyers 

DU LUNDI 27 MAI 2013 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______ à Genève, appelante d'un jugement rendu par le 
Tribunal des baux et loyers le 15 janvier 2013, comparant en personne,  

d'une part, 

 

et 

 

B______ sise ______ à Genève, intimée, représentée par C______, à Genève, 

d'autre part, 

 

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C/3912/2012 

EN FAIT 

A. a. B______, bailleresse, d'une part, et A______ et D______, locataires, d'autre 
part, ont conclu un contrat de bail à loyer, le 21 septembre 2005, portant sur la 

location d'un appartement de 4 pièces, no ______, au rez-de-chaussée de 

l'immeuble sis 1______ à Genève. 

b. Le loyer, charges comprises, a été fixé en dernier lieu à 1'354 fr. par mois.  

c. La bailleresse allègue être également liée à A______ et D______ par un bail à 
loyer relatif à une place de parc no 158 sise au sous-sol de l'immeuble précité, 

dont le loyer mensuel s'élève à 122 fr. Elle n'a toutefois pas produit ce contrat de 

bail, alléguant que celui-ci ne lui a pas été transmis par l'ancienne gérance. 

d. Par avis comminatoires du 28 octobre 2011 adressés par plis recommandés 
séparés aux locataires, la bailleresse, représentée par C______ (ci-après : la régie), 

a mis ces derniers en demeure de payer, dans un délai de 30 jours, 3'644 fr. 80 

correspondant à des arriérés de loyers (2'018 fr.), provisions de charges (250 fr.), 

acompte de frais d'exploitation (440 fr.), frais de chauffage (737 fr. 20), frais de 

rappel (70 fr.) et participation sur travaux (129 fr. 60).  

Elle les a informés qu'à défaut de paiement dans ce délai, le bail serait résilié 

conformément à l'art. 257d CO. 

e. Le même jour, les locataires ont également été mis en demeure, par plis 
recommandés séparés, de s'acquitter, dans un délai de 30 jours, de 558 fr. 

correspondant à quatre mois d'arriérés de loyers (488 fr.) et frais de rappel (70 fr.) 

pour la place de parc no 158.  

Leur attention était également attirée sur le fait que le bail serait résilié en cas de 

défaut de paiement. 

f. Les locataires ont été avisés, séparément, le 31 octobre 2011, par la Poste, des 
plis à retirer.  

N'ayant pas été réclamés, les plis contenant les avis comminatoires ont été 

retournés à la régie, par la Poste, le 9 novembre 2011 avec la mention "non 

réclamé". Ces courriers ont été renvoyés aux locataires par plis simples séparés du 

22 novembre 2011, par la régie. 

g. Les locataires ne s'étant pas acquittés des montants dus à l'échéance du délai 
imparti, la bailleresse a résilié, pour le 31 janvier 2012, les baux de l'appartement 

et de la place de parking no 158, par avis officiels du 7 décembre 2011 qui leur 

ont été adressés par plis recommandés séparés.  

h. Les locataires ont été avisés, séparément, le 8 décembre 2011, par la Poste, des 
plis à retirer.  

N'ayant pas été réclamés, les plis contenant les avis de résiliation des baux 

adressés aux locataires ont été retournés par l'office postal à la régie, avec la 

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C/3912/2012 

mention "non réclamé". Ces courriers ont été renvoyés aux locataires par plis 

simples séparés du 5 janvier 2012, par la régie.  

B. a. Par requête déposée le 17 février 2012 par devant la Commission de 
conciliation en matière de baux et loyers, puis portée devant le Tribunal des baux 

et loyers (ci-après : le Tribunal) le 14 septembre 2012, la bailleresse a sollicité 

l'évacuation des locataires de l'appartement sis 1______ ainsi que de la place de 

parking no 158. 

b. Lors de l'audience du 17 décembre 2012 devant le Tribunal, lors de laquelle les 
locataires n'étaient ni présents ni représentés, la bailleresse a persisté dans ses 

conclusions. Elle a exposé que les locataires restaient devoir un arriéré de 7'099 fr. 

80 pour l'appartement et 1'186 fr. 20 pour la place de parc.  

c. Par jugement non motivé JTBL/1428/2012 du 19 décembre 2012, communiqué 
aux parties le même jour, le Tribunal a condamné A______ et D______ à évacuer 

immédiatement de leur personne et de leurs biens, ainsi que de toute autre 

personne faisant ménage commun avec eux, l'appartement de 4 pièces, no ______, 

au rez-de-chaussée de l'immeuble sis 1______ à Genève, ainsi que la place de 

parc no 158 située au sous-sol du bâtiment (chiffre 1 du dispositif); débouté les 

parties de toutes autres conclusions (ch. 2); dit que la procédure était gratuite (ch. 

3); et indiqué que la motivation écrite du jugement pouvait être requise dans un 

délai de dix jours, les parties étant, à défaut, considérées avoir renoncé à l'appel ou 

au recours (ch. 4). 

C. a. Par fax adressé au Tribunal le 28 décembre 2012, A______ a indiqué "faire 
appel" de ce jugement. Elle a proposé de s'acquitter du montant total dû afin de 

pouvoir conserver la jouissance de l'appartement dans lequel elle logeait 

désormais seule avec ses deux enfants.  

b. Par courrier du 3 janvier 2013 déposé au greffe de la Cour de justice, A______ 
a confirmé sa volonté de faire appel dudit jugement, mais n'a pas motivé cette 

dernière.  

c. Le Tribunal a rendu, le 15 janvier 2013, la motivation de son jugement 
JTBL/1428/2012, communiquée aux parties pour notification le même jour. 

En substance, les premiers juges ont, dans un premier temps, admis que A______ 

avait requis, dans le délai prévu à cet effet, la motivation du jugement rendu le 19 

décembre 2012. Ils ont ensuite constaté que les conditions de la résiliation pour 

défaut de paiement, prévues par l'art. 257d al. 1 CO, étaient remplies en l'espèce, 

de sorte que la bailleresse était fondée à donner le congé. Les locataires ne 

disposant plus d'aucun titre juridique les autorisant à demeurer dans les locaux de 

la bailleresse, le Tribunal ne pouvait que faire droit à la demande d'évacuation 

formée par celle-ci. 

d. A______ a, par courrier du 12 février 2013, motivé son appel du 3 janvier 2013 
en indiquant vouloir garder l'appartement pour elle-même et ses jeunes enfants. 

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Elle a précisé avoir convenu d'un arrangement avec la régie, avoir déjà versé un 

montant de 5'000 fr. - qu'elle a établi par la production du récépissé de paiement, à 

la Poste, du 21 janvier 2013 - et avoir l'intention de payer ensuite tous les mois. 

EN DROIT 

1. Selon l'art. 121 al. 2 LOJ, dans les causes fondées sur l'art. 257d CO, la Chambre 
des baux et loyers de la Cour de justice siège sans assesseurs. 

2. 2.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, 

l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 

10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC). 

Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, les contestations portant sur 

l'usage d'une chose louée sont de nature pécuniaire (arrêt du Tribunal fédéral 

4C.310/1996 du 16 avril 1997, publié in SJ 1997 p. 493 consid. 1). 

La détermination de la valeur litigieuse suit les mêmes règles que pour la procé-

dure devant le Tribunal fédéral (RETORNAZ, in Procédure civile suisse, Les grands 

thèmes pour les praticiens, Neuchâtel, 2010, p. 363; SPÜHLER BSK ZPO, n° 8 ad 

art. 308).  

L'art. 51 al. 2 LTF dispose que si les conclusions ne tendent pas au paiement d'une 

somme d'argent déterminée, le Tribunal fédéral fixe la valeur litigieuse selon son 

appréciation. La jurisprudence prévoit, s'agissant d'une procédure relative à une 

évacuation, dans laquelle la question de l'annulation, respectivement de la prolon-

gation du bail ne se pose pas, que l'intérêt économique du bailleur peut être assi-

milée à la valeur que représente l'usage des locaux pendant la période où le 

déguerpissement du locataire ne peut pas être exécuté par la force publique (arrêt 

du Tribunal fédéral 4A_72/2007 du 22 août 2007 consid. 2.2). La valeur corres-

pond à l'usage de l'appartement pendant la période durant laquelle le locataire 

pourrait encore l'occuper s'il obtient gain de cause (arrêt du Tribunal fédéral 

4A_549/2008 du 19 janvier 2009 consid. 1). 

Dans le cas d'espèce, le loyer mensuel de l'appartement s'élève à 1'354 fr., charges 

comprises, et celui de la place de parking à 122 fr., soit au total 1'476 fr. 

La durée séparant le dépôt du recours du départ prévisible du locataire peut être 

estimée à onze mois selon le décompte suivant : trois mois de procédure devant la 

Cour de justice, puis le cas échéant trente jours pour recourir au Tribunal fédéral, 

quatre mois de procédure devant ce Tribunal, puis trois mois pour la procédure 

d'exécution. 

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La valeur litigieuse s'obtient en multipliant le loyer mensuel par le nombre de 

mois nécessaires au départ, soit 1'476 fr. x 11 = 16'236 fr. 

La voie de l'appel est ainsi ouverte (art. 308 al. 2 CPC). 

2.2 L'appel est introduit auprès de l'instance d'appel dans les 30 jours à compter de 
la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC). 

En l'occurrence, le jugement non motivé a été communiqué aux parties pour noti-

fication le 19 décembre 2012. Les délais ont été suspendus du 18 décembre 2012 

au 2 janvier 2013 (art. 145 al. 1 let. c CPC). Le 28 décembre 2012, l'appelante a 

déclaré vouloir faire appel, de sorte que le Tribunal a rendu un jugement motivé, 

le 15 janvier 2013, communiqué aux parties pour notification le même jour.  

L'appelante a déclaré faire appel par un courrier non motivé du 3 janvier 2013 et 

par un courrier motivé du 12 février 2013. 

Déposé dans le délai de trente jours dès la notification du jugement motivé - du 

15 janvier 2013 - et dans le respect des formes prévues par la loi, l'acte d'appel 

respecte les réquisits de l'art. 311 al. 1 CPC.  

3. L'appelante a formé, seule, appel contre le jugement d'évacuation rendu par le 
Tribunal des baux et loyers à l'encontre d'elle-même et de son époux, co-titulaires 

du bail à loyer du 21 septembre 2005. 

Selon le Tribunal fédéral, la faculté de contester individuellement le congé est 

reconnue au conjoint qui est colocataire, au même titre que l'art. 273a CO permet 

au conjoint du locataire de contester seul le congé (ATF 118 II 168 consid. 2b; 

136 III 431 consid. 3.1). 

A fortiori, un seul conjoint, colocataire, peut former appel du jugement d'évacua-

tion rendu à son encontre. 

L'appelante dispose ainsi de la qualité pour agir. 

4. 4.1 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC).  

4.2 S'agissant d'une procédure relative à la protection contre les congés, la procé-
dure simplifiée s'applique, de même que la maxime inquisitoriale sociale (art. 243 

al. 2 et 247 al. 2 let. a CPC). L'instance d'appel assure la continuation du procès de 

première instance et use du même type de procédure et des mêmes maximes que 

celles applicables devant la juridiction précédente (JEANDIN, Code de procédure 

civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/TAPPY [éd.], n° 6 ad 

art. 317 PC). 

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Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits ou les moyens de preuves nouveaux ne sont 

pris en compte que s'ils sont invoqués ou produits sans retard et qu'ils ne 

pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance, bien que la partie 

qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise. 

En l'espèce, la pièce attestant du paiement, par l'appelante, de la somme de 

5'000 fr. est postérieure au jugement entrepris, elle est donc recevable. Il en va de 

même de la pièce produite par l'intimée, soit le relevé du compte locataire de l'ap-

pelante établi le 5 mars 2013. 

5. 5.1 Selon l'art. 257d CO, lorsque, après la réception de la chose, le locataire a du 
retard pour s'acquitter d’un terme ou de frais accessoires échus, le bailleur peut lui 

fixer, par écrit, un délai de paiement et lui signifier qu’à défaut de paiement dans 

ce délai, il résiliera le bail. Ce délai est de 30 jours au moins pour des baux d'habi-

tation. 

Faute de paiement dans le délai fixé, le bailleur peut résilier le contrat avec effet 

immédiat; les baux d'habitation peuvent être résiliés, moyennant un délai de congé 

minimum de 30 jours pour la fin d'un mois. 

En matière d'évacuation pour défaut de paiement, le juge doit examiner si la 

créance invoquée par le bailleur existe, si elle est exigible, si le délai imparti est 

conforme à l'art. 257d al. 1 CO, si l'avis comminatoire du bail était assorti d'une 

menace de résiliation du bail en cas de non-paiement dans le délai imparti, si le 

versement réclamé n'a pas été payé, et si le congé satisfait aux exigences de forme 

prévues aux art. 266l et 266n CO et respecte le délai et le terme prescrits par 

l'art. 257d al. 2 CO. 

Si les conditions légales sont remplies, le juge doit prononcer l'évacuation; sinon, 

il doit rejeter la requête. 

5.2 La résiliation de bail est une déclaration unilatérale de volonté de l'une des 
parties au contrat soumise à réception (LACHAT, Le bail à loyer, 2008, p. 638 

ch. 7.1; BOHNET/MONTINI, Droit du bail à loyer, Bâle, 2010, n° 3 et 4 ad art. 266a 

CO), qui déploie ses effets lorsqu'elle parvient dans la sphère d'influence de son 

destinataire (BOHNET, Les termes et délais en droit du bail à loyer, in 13e 

Séminaire sur le droit du bail, Neuchâtel 2004, p. 4 ss). 

Selon la jurisprudence, lorsque la communication d'une manifestation de volonté 

constitue le moment à partir duquel court un délai de droit matériel fédéral, il faut 

appliquer la théorie de la réception dite absolue (ATF 118 II 42 consid. 3; 107 II 

189 consid. 2). Le point de départ du délai correspond alors au moment où la 

manifestation de volonté est parvenue dans la sphère d'influence (Machtbereich) 

du destinataire ou de son représentant, de telle sorte qu'en organisant normalement 

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ses affaires celui-ci soit à même d'en prendre connaissance ATF 137 III 208 

consid. 3.1.2). 

En ce qui concerne une lettre recommandée, si l'agent postal n'a pas pu la remettre 

effectivement au destinataire ou à un tiers autorisé à prendre livraison de l'envoi, 

le pli est reçu le jour même où l'avis de retrait est déposé dans la boîte aux lettres 

si l'on peut attendre du destinataire qu'il le retire aussitôt, sinon en règle générale 

le lendemain de ce jour (théorie de la réception dite absolue; ATF 137 III 208 

consid. 3.1.2; ATF 107 II 189 consid. 2 et références citées). 

S'agissant toutefois de la sommation de payer instituée par l'art. 257d al. 1 CO, à 

l'instar de ce qui prévaut pour les délais de procédure (cf. art. 138 al. 3 CPC; 

ATF 130 III 396 consid. 1.2.3; 111 V 99 consid. 2b p. 101), si le courrier recom-

mandé ne peut pas être remis directement au destinataire ou à une personne auto-

risée par celui-ci et qu'un avis de retrait mentionnant le délai de garde postal a été 

mis dans sa boîte aux lettres ou sa case postale, l'acte est reçu au moment où le 

destinataire le retire effectivement au guichet de la poste ou, à supposer qu'il ne 

soit pas retiré dans le délai de garde de sept jours, le septième et dernier jour de ce 

délai. Cette théorie de la réception est dite relative (ATF 137 III 208 

consid. 3.1.3). 

5.3 Le congé donné avant l'expiration du délai comminatoire est inefficace 
(ATF 121 III 156 consid. 1c/aa). Le Tribunal fédéral admet cependant la validité 

d'une résiliation que le bailleur envoie avant l'échéance, si le locataire ne la reçoit 

qu'après, n'a pas exécuté le paiement et n'a pas été détourné de l'exécuter par le 

comportement du bailleur (arrêts du Tribunal fédéral 4A_668/2012 du 11 mars 

2013 consid. 3; 4A_451/2011 du 29 novembre 2011 consid. 4.2; 4A_585/2010 du 

2 février 2011 consid. 3.5). Le Tribunal fédéral a d'ailleurs aussi admis la validité 

d'une résiliation que le locataire avait reçue le dernier jour du délai (arrêt 

4C.124/2005 du 26 juillet 2005 consid. 3.3). 

5.4 En l'espèce, l'appelante et son époux étaient, au moment de l'envoi de la mise 
en demeure du 28 octobre 2011, en retard de paiement de plusieurs mois de loyer 

et provisions pour charge pour l'appartement et le parking.  

A cet égard, l'appelante n'ayant pas contesté l'existence d'un contrat de bail pour la 

place de parking no 158 dans l'immeuble sis 1______, et l'intimée ayant rendu 

vraisemblable l'existence d'un tel contrat bien qu'elle n'ait pas produit ce dernier, 

c'est à juste titre que le Tribunal a considéré ce fait comme établi. 

L'appelante a reçu le 31 octobre 2011 l'avis de retrait de la sommation de payer 

instituée par l'art. 257d al. 1 CO. N'ayant pas retiré ce pli, elle est réputée en avoir 

pris connaissance, selon la théorie de la réception dite relative décrite ci-dessus, le 

septième jour du délai de garde, soit le 7 novembre 2011. 

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Elle disposait ainsi d'un délai venant à échéance le 7 décembre 2011 (30 jours), 

pour régler l'arriéré. 

L'appelante n'ayant pas payé la somme due dans le délai comminatoire nonobstant 

une menace de résiliation du bail, l'intimée était en droit de résilier le bail moyen-

nant un délai de congé minimum de 30 jours pour la fin d'un mois, soit, en l'es-

pèce, pour le 31 janvier 2012. 

Il importe peu que l'intimée ait envoyé la résiliation du bail le dernier jour du délai 

comminatoire, soit le 7 décembre 2011. En effet, à teneur des principes de juris-

prudence sus-rappelés, la résiliation de bail étant soumise à réception, elle n'a 

déployé ses effets que lorsqu'elle est parvenue dans la sphère d'influence de sa 

destinataire, soit, s'agissant d'un pli recommandé, le lendemain du jour où l'avis de 

retrait a été déposé dans la boîte aux lettres de l'appelante (selon la théorie de la 

réception dite absolue). En l'occurrence, l'avis a été mis dans la boîte de l'appe-

lante le 8 décembre 2011 de sorte qu'elle est réputée en avoir pris connaissance le 

lendemain, 9 décembre 2011. A cette date, l'appelante avait bénéficié d'un délai de 

30 jours pleins pour s'acquitter des arriérés de loyers. Le délai comminatoire de 

l'art. 257d al. 1 CO a ainsi été observé. 

La locataire n'ayant pas payé l'arriéré dans ce délai, l'intimée était en droit de rési-

lier le bail pour le 31 janvier 2012, conformément à l'art. 257d al. 2 CO. 

6. 6.1 L'appelante établit avoir payé 5'000 fr. le 21 janvier 2013 et allègue avoir trou-
vé un arrangement de paiement avec la bailleresse. 

L'intimée confirme avoir reçu 5'000 fr. le 23 janvier 2013. Depuis lors, l'appelante 

n'a plus rien versé et reste devoir, au 5 mars 2013, 4'716 fr. 70 pour l'appartement 

et 244 fr. pour le parking. 

6.2 Le délai comminatoire n'est pas respecté si le locataire paie le montant récla-
mé fût-ce un seul jour trop tard. Peu importe que le locataire soit personnellement 

responsable du retard, ou que celui-ci soit dû à un tiers (la banque ou la poste, par 

exemple); le locataire est responsable des actes de ses auxiliaires (LACHAT, Le 

bail à loyer, 2008, p. 668, n° 2.2.3). Il en va de même pour la compensation 

(ATF 119 II 241 consid. 6bb). 

6.3 En l'espèce, l'appelante a versé une partie de la somme due plus de treize mois 
après l'échéance du délai comminatoire. Partant, ce paiement ne rend pas la 

résiliation inefficace, celle-ci ayant été notifiée dans le respect des conditions de 

l'art. 257d CO. 

Il sera en outre relevé qu'au 5 mars 2013, l'appelante et son époux étaient toujours 

redevables de 4'716 fr. 70 pour le logement et 244 fr. pour la place de parking. 

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L'appelante sera dès lors déboutée de son appel et le jugement sera confirmé. 

7. A teneur de l'art. 22 LaCC, il n'est pas prélevé de frais dans les causes soumises à 
la juridiction des baux et loyers, étant rappelé que l'art. 116 al. 1 CPC autorise les 

cantons à prévoir des dispenses de frais dans d’autres litiges que ceux visés à 

l'art. 114 CPC. 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des baux et loyers : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé par A______ contre le jugement motivé 

JTBL/1428/2012 rendu le 15 janvier 2013 par le Tribunal des baux et loyers dans la 

cause C/3912/2012-5-OSE. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Dit que la procédure est gratuite. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Monsieur Pierre CURTIN, président; Madame Sylvie DROIN et Madame Daniela 

CHIABUDINI, juges; Monsieur Mark MULLER et Monsieur Maximilien LÜCKER 

Madame Maïté VALENTE, greffière. 

 

Le président : 

Pierre CURTIN 

 La greffière : 

Maïté VALENTE 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

La valeur litigieuse, au sens de l'art. 51 LTF, est supérieure à 15'000 fr.