# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8beae5df-cb7d-595c-8987-41f6bb2973b4
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2006-11-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 28.11.2006 A/2693/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2693-2006_2006-11-28.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2693/2006-IP ATA/635/2006  

ARRÊT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

du 28 novembre 2006 

 

dans la cause 

 

Monsieur S_____ 

contre 

SERVICE DES ALLOCATIONS D'ÉTUDES ET D'APPRENTISSAGE 
 

 

- 2/4 - 

A/2693/2006 

EN FAIT 

1.  Madame et Monsieur S_____, domiciliés dans le canton de Genève, sont les 

parents de Monsieur A. S_____, né en 1985 et au bénéfice d’un prise en charge 
par l’assurance-invalidité (ci-après : AI).  

2.  D’août 2003 à août 2005, M. A. S_____, a suivi une formation d’ouvrier en 
mécanique au centre de formation professionnelle de l’organisation romande pour 
l’intégration des personnes handicapées (ci-après : ORIPH) à Sion, cela sur 
décision de l’AI. 

3.  Le service des allocations d’études et d’apprentissage (ci-après : SAEA) 
ayant refusé une demande d’allocation de formation déposée par M. S_____ pour 
le compte de son fils, en relation avec la formation susvisée, la procédure s’est 
achevée devant le Tribunal administratif qui, par arrêt du 22 mars 2005, a rejeté le 

recours déposé par l’intéressé (ATA/158/2005). Les frais liés à la formation 
professionnelle du fils de l’intéressé étaient entièrement pris en charge par l’AI et 
ne sauraient l’être une seconde fois sur la base de la législation cantonale. 

4.  Le 21 mars 2006, M. S_____ a adressé une nouvelle demande d’allocation 
au SAEA. Il s’agissait cette fois d’obtenir des allocations d’encouragement à la 
formation pour son fils A., de mars 2003 à juillet 2005. 

5.  Le 11 avril 2006, le SAEA a refusé la demande précitée, en se fondant sur 

l’ATA/158/2005. 

6.  Le 7 mai 2006, M. S_____ a persisté dans sa requête. Les frais de formation 

de son fils étaient en effet entièrement couverts par l’AI, de sorte que le SAEA ne 
pouvait intervenir sur ce plan. Toutefois, il était indiqué sur le site Internet de ce 

service, que des allocations d’encouragement à la formation de CHF 220.- par 
mois concernaient tous les apprentis âgés de 18 à 25 ans, cette prestation étant 

destinée à prendre le relais de l’allocation familiale versée par les caisses 
d’allocations familiales. 

7.  Le 22 juin 2006,  le SAEA, considérant le courrier du 7 mai 2006 comme 

une réclamation, a confirmé son refus de verser les allocations sollicitées. 

8.  Par acte du 23 juillet 2006, M. S_____ a recouru auprès du Tribunal 

administratif contre la décision susmentionnée, concluant implicitement à l’octroi 
d’allocation d’encouragement à la formation pour son fils.  

9.  Dans ses observations du 28 août 2006, le SAEA s’est opposé au recours. 
Le Tribunal administratif avait estimé que la prise en charge des frais de 

formation par l’AI ne permettait pas l’octroi de prestations sur la base de la 

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A/2693/2006 

législation cantonale genevoise en matière d’encouragement à la formation 
professionnelle. 

EN DROIT 

1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 56A de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - 

LOJ - E 2 05 ; art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 

septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  Dans l’arrêt précité (ATA/158/2005), le tribunal de céans a retenu que la 
prise en charge par l’AI des frais de formation du fils du recourant, faisait obstacle 
à l’octroi de mesures d’encouragement à la formation professionnelle en 
application de la législation genevoise, soit la loi sur l'orientation, la formation 

professionnelle et le travail des jeunes gens du 21 juin 1985 (LOFP - C 2 05) et 

ses dispositions d’exécution. 

3.  L’allocation d’encouragement à la formation prévue par l’article 120 A 
LOFP a pour but de promouvoir la formation professionnelle (art. 120 A al. 1 

LOFP) et s’inscrit, dans la systématique de la loi, dans le chapitre II 
« Encouragement à la formation et au perfectionnement professionnels », de la 

même manière que l’allocation d’apprentissage, le cercle des bénéficiaires de ces 
deux prestations étant identique, soit les apprentis et assimilés visés à l’article 97 
LOFP (art. 120 A al. 1 LOFP). Elle diffère en cela de l’allocation familiale, 
destinée à participer à la charge financière représentée par un ou plusieurs enfants 

et dont les bénéficiaires sont les détenteurs de l’autorité parentale ou les gardiens 
d’un mineur (art. 4 al. 1 et 3 al. 1 de la loi sur les allocations familiales du 1er 
mars 1996 - LAF - J 5 10). Destinée à couvrir les frais de formation de son 

bénéficiaire, l’allocation en cause entre ainsi dans le champ des mesures 
cantonales qui ne peuvent être octroyées au recourant, pour les raisons exposées 

par le Tribunal administratif dans sa jurisprudence antérieure (ATA/158/2005 

précité) ; soit leur identité de but avec les prestations fédérales spéciales dont son 

fils a bénéficié.  

4.  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté.  

  En raison de la nature du litige, il ne sera pas perçu d’émolument (art. 10 du 
règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 

30 juillet 1986 - E 5 10.03).  

 

* * * * * 

 

 

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A/2693/2006 

PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 24 juillet 2006 par Monsieur S_____ contre la 

décision du service des allocations d'études et d'apprentissage du 22 juin 2006 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument ; 

communique le présent arrêt à Monsieur S_____ ainsi qu'au service des allocations 

d'études et d'apprentissage. 

Siégeants : Mme Bovy, présidente, M. Paychère, Mme Hurni, M. Thélin, Mme Junod, 

juges. 

Au nom du Tribunal administratif : 

la greffière-juriste adj. : 

 

 

M. Tonossi 

 la vice-présidente : 

 

 

L. Bovy 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  

 

 

 

 la greffière :