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**Case Identifier:** d86e4de0-bdab-58af-8ad2-6721dc65aeea
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 14.06.2018 A/3164/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3164-2017_2018-06-14.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3164/2017-CS DCSO/352/18 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 14 JUIN 2018 

 

Plainte 17 LP (A/3164/2017-CS) formée en date du 25 juillet 2017 par A______. 

 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 

et par plis recommandés du greffier du 15 juin 2018  
à : 

- A______ 

______ [GE]. 

- B______ 

c/o C______ 

______ Genève. 

- Office des poursuites. 

 

 

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A/3164/2017-CS 

EN FAIT 

A. a. A______ a exploité de 2007 à 2016, d'abord en raison individuelle sous la 

raison de commerce D______ puis, dès le mois de juillet 2011, en qualité de 

gérante de la société à responsabilité limitée D______SARL, un commerce de 

prêt-à-porter à l'enseigne E______. Du 24 août 2009 au 31 août 2011, elle, puis 

D______SARL, a employé dans le cadre de ce commerce F______(ci-après : 

F______). A______ a ainsi été amenée à faire la connaissance de l'époux de cette 

dernière, B______. 

b. Selon B______, A______ aurait fait appel à ses services entre juillet 2007 (ou 

septembre 2009) et janvier 2011 pour divers travaux de  manutention (sorties de 

cartons une fois par semaine, déplacement de meubles, installation et 

désinstallation de matériel à l'occasion de deux défilés de mode) ainsi que pour la 

transporter à une reprise de la gare de Cornavin à son domicile. Aucune 

rémunération particulière n'aurait été convenue. En 2012, par l'intermédiaire de 

son épouse F______,  qui était devenue une amie de A______, B______ aurait 

indiqué à cette dernière demander une rémunération globale de 1'500 fr. Son 

épouse lui aurait ensuite régulièrement fait savoir, jusqu'en 2017, que cette somme 

lui serait "bientôt" versée, ce qui n'avait pas été le cas. Il avait alors adressé à 

A______ une facture datée du 28 mars 2017 (référence 1______) pour la période 

courant de juillet 2007 à janvier 2011, l'invitant à lui verser dans les dix jours le 

montant de 1'500 fr. 

Cette version des faits est contestée par A______. Selon celle-ci, elle n'avait fait la 

connaissance de B______ qu'en 2009, lorsqu'elle avait engagé son épouse. Ce 

dernier n'avait jamais effectué la moindre activité à sa demande. Il était 

effectivement venu une fois chercher son épouse à la gare, au retour d'un voyage 

professionnel qu'elle avait fait en compagnie de A______, et avait alors fait un 

détour pour déposer celle-ci à son domicile, mais il s'agissait d'un acte de 

complaisance. Jusqu'à réception de la facture datée du 28 mars 2017, elle n'avait 

jamais reçu aucune demande de paiement de la part de B______. 

A______ a produit copie d'un courrier de F______ daté du 8 janvier 2018, dans 

lequel cette dernière confirme en tous points la version des faits de son ancienne 

employeuse et ajoute que B______ lui aurait fait part à plusieurs reprises en 2017 

de son intention de vouloir se venger de A______ et de son époux. 

c. Par réquisition reçue le 25 avril 2017 par l'Office des poursuites (ci-après : 

l'Office), B______ a engagé à l'encontre de A______ une poursuite ordinaire 

tendant au paiement d'un montant de 1'500 fr. plus intérêts au taux de 5% l'an à 

compter du 31 janvier 2011, allégué être dû selon la facture datée du 28 mars 

2017. Le commandement de payer, poursuite n° 2______, a été établi le 1
er

 juin 

2017 par l'Office et notifié le 7 juin 2017 à la poursuivie, qui a formé opposition 

totale. 

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A/3164/2017-CS 

B. a. Dans le cadre d'un litige de droit de la famille ayant opposé B______ à 

F______ devant les juridictions françaises, A______ et son époux ont chacun 

rédigé en 2016 une "attestation", destinée à être produite en justice, faisant état de 

divers faits qu'ils indiquaient avoir personnellement constatés. Le contenu de ces 

attestations était défavorable à B______. 

 b. Selon les indications de ce dernier, il aurait déposé auprès du Procureur de la 

République de ______ (France), dans le cours de l'année 2017, une plainte pénale 

pour faux témoignage à l'encontre des époux A______, en relation avec ces 

"attestations". Il n'a toutefois produit aucune pièce établissant le dépôt de cette 

plainte pénale, ni l'existence ou le stade actuel d'une procédure pénale en France. 

 A______ a indiqué n'avoir reçu aucune communication officielle concernant une 

telle procédure. 

C. a. Par lettre datée du 12 juin 2017 adressée à la Directrice de G______, 

employeuse de A______, B______ a porté à la connaissance de cette dernière, 

"au vu de la gravité des faits", l'existence alléguée de la procédure pénale pour 

faux témoignage en cours en France contre cette dernière. 

 b. Ayant eu connaissance de ce courrier, A______ a elle-même déposé auprès du 

Ministère public, le 19 juin 2017, une plainte pénale pour diffamation à l'encontre 

de B______. 

 c. Par ordonnance pénale rendue le 21 décembre 2017, ce dernier a – notamment – 
été reconnu coupable de diffamation pour les faits décrits sous lettre C.a ci-dessus. 

Il résulte de cette décision qu'il a également été reconnu coupable de diffamation 

pour avoir adressé le 23 mai 2017 à l'employeur de l'époux de A______ un 

courrier d'un contenu similaire à celui adressé le 12 juin 2017 à la Directrice de 

G______. 

D. a. Selon les indications de A______, B______ harcèlerait son époux et elle-même 

de diverses manières, notamment par des téléphones nocturnes et l'envoi de 

messages se moquant d'eux en relation avec leur enfant atteint d'autisme. 

 b. B______ a contesté ces allégations. Il a toutefois admis avoir appelé les époux 

A______ à leur domicile en relation avec la procédure pénale française selon lui 

en cours, et leur avoir fait part à cette occasion de sa préoccupation pour leur 

enfant. 

E. a. Par acte adressé le 25 juillet 2017 à la Chambre de surveillance, A______ a 

formé une plainte au sens de l'art. 17 LP, concluant – implicitement – à la 
constatation de la nullité de la poursuite n° 2______. Selon elle, l'intimé aurait 

engagé cette poursuite en recouvrement d'une dette imaginaire par esprit de 

vengeance, dans le seul but la tourmenter. 

 b. Dans ses observations datées du 14 août 2017, l'Office s'en est rapporté à 

justice, considérant qu'il ne lui appartenait pas d'apprécier le caractère 

éventuellement abusif d'une poursuite. 

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 c. Par lettre datée du 9 août 2017, l'intimé a indiqué que les travaux décrits dans la 

facture datée du 28 mars 2017 étaient réels et avaient fait l'objet d'un contrat de 

travail oral entre A______ et lui-même. 

 d. Lors d'une première audience tenue le 21 novembre 2017, A______ a confirmé 

sa plainte et produit une pièce supplémentaire. 

 B______ ne s'est pas présenté. Par courrier daté du 27 novembre 2017, il a 

toutefois produit un certificat médical attestant d'une incapacité totale de travail 

du 21 au 24 novembre 2017 et sollicité la tenue d'une nouvelle audience. 

 Par courrier daté du 4 décembre 2017, il s'est exprimé sur les déclarations tenues 

par A______ lors de l'audience du 21 novembre 2017. 

 Lors d'une seconde audience, tenue le 16 janvier 2017, B______ a donné des 

explications supplémentaires sur les prestations selon lui effectuées en faveur de 

A______. Il a en outre indiqué être sur le point d'introduire une demande en 

paiement et en mainlevée d'opposition et s'est engagé à en remettre une copie à la 

Chambre de céans. 

 e. Le 8 février 2018, B______ a produit auprès de la Chambre de surveillance un 

tirage de la requête déposée le même jour en conciliation devant le Tribunal de 

première instance, par laquelle il concluait à la condamnation de A______ à lui 

verser un montant de 1'500 fr. plus intérêts ainsi qu'à la mainlevée de l'opposition 

formée au commandement de payer, poursuite n° 2______. 

 Les allégués de fait figurant dans cet acte, qui ne comporte pas d'argumentation 

juridique, correspondent à la version des faits de l'intimé exposée sous lettre A.b 

ci-dessus, avec cette précision qu'il y reconnait que la facture datée du 28 mars 

2017 est erronée en ce qu'elle mentionne une période antérieure à 2009. 

 f. La cause a été gardée à juger le 9 février 2018, ce dont les parties ont été 

informées par avis du même jour.  

EN DROIT 

1. 1.1 La voie de la plainte au sens de l'art. 17 LP est ouverte contre les mesures de 

l'Office ne pouvant être contestées par la voie judiciaire (al.1), ainsi qu'en cas de 

déni de justice ou de retard à statuer (al. 3). L'autorité de surveillance doit par 

ailleurs constater, indépendamment de toute plainte et en tout temps (ATF 136 III 

572 consid. 4), la nullité des mesures de l'Office contraires à des dispositions 

édictées dans l'intérêt public ou dans l'intérêt de personnes qui ne sont pas parties 

à la procédure (art. 22 al. 1 LP). 

La plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; 

art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix 

jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

Elle peut également être déposée en tout temps en cas de nullité de l'acte contesté 

(art. 22 al. 1 LP). 

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1.2 Bien que déposée plus de dix jours après que la plaignante eut pris 

connaissance, par la notification du commandement de payer, de la poursuite à 

introduite à son encontre, la plainte, qui respecte les conditions de forme prévues 

par la loi, est recevable dans la mesure où elle est fondée sur le caractère abusif de 

ladite poursuite.   

Conformément à l’art. 22 al. 1 deuxième phrase LP, il incombe en effet à la 
Chambre de céans d'examiner d'office si la mesure attaquée est nulle. Dans la 

mesure où, selon la jurisprudence, une poursuite introduite en violation du 

principe de l'interdiction de l'abus de droit, tel qu'il résulte de l'art. 2 al. 2 CC, est 

atteinte de nullité (ATF 140 III 481 cons. 2.3.1), il y a lieu d'entrer en matière sur 

cette question. 

2. 2.1 Selon la jurisprudence, la nullité d'une poursuite pour abus de droit ne doit être 

admise par les autorités de surveillance que dans des cas exceptionnels, 

notamment lorsqu'il est manifeste que le poursuivant agit dans un but n'ayant pas 

le moindre rapport avec la procédure de poursuite ou pour tourmenter 

délibérément le poursuivi; cette éventualité est, par exemple, réalisée lorsqu'il fait 

notifier plusieurs commandements de payer reposant sur la même cause et pour 

des sommes importantes, mais sans jamais requérir la mainlevée, ni la 

reconnaissance judiciaire de sa créance, qu'il procède par voie de poursuite dans 

l'unique but de détruire la bonne réputation du poursuivi, ou encore qu'il 

reconnaît, devant l'Office, voire le poursuivi lui-même, ne pas s'en prendre au 

véritable débiteur (ATF 115 III 8 cons. 3b). En revanche, la voie de la plainte au 

sens des art. 17 ss LP ne permet pas d'obtenir l'annulation de la poursuite en se 

prévalant de l'art. 2 al. 2 CC, dans la mesure où le moyen pris de l'abus de droit est 

invoqué à l'encontre de la réclamation litigieuse, car la décision à ce sujet est 

réservée au juge ordinaire; en effet, c'est une particularité du droit suisse de 

l'exécution forcée que de permettre l'introduction d'une poursuite sans avoir à 

prouver l'existence de la créance invoquée; le titre exécutoire n'est pas la créance 

elle-même, ni le titre qui l'incorpore éventuellement, mais seulement le 

commandement de payer passé en force (ATF 113 III 2 cons. 2b; arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_250_2015 du 10 septembre 2015 cons. 4.1 et références 

citées). 

 2.2 Il ressort en l'espèce du dossier que, à une date indéterminée, l'intimé a pris 

connaissance des "attestations" rédigées en 2016 par la plaignante et son époux 

aux fins d'être produites dans la procédure française l'opposant à sa propre épouse, 

lesquelles le peignaient sous un jour défavorable. Il s'est manifestement considéré 

comme lésé par le contenu de ces documents puisqu'il indique avoir déposé à 

l'encontre de la plaignante et de son époux, en France, une plainte pénale pour 

faux témoignage. Le dépôt de cette plainte, de même que l'existence et le stade 

éventuel d'une procédure pénale française, n'ont toutefois pas été établis. 

 De manière à peu près concomitante, soit dans le courant de l'année 2017, l'intimé 

a entrepris diverses démarches dont l'objectif était de nuire à la plaignante et à son 

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époux. Il a ainsi, en particulier, adressé à leurs employeurs respectifs des courriers 

les informant que ceux-ci faisaient l'objet d'une plainte pénale en France pour des 

faits graves, alors même que cela ne lui était d'aucune utilité pour la défense de 

ses intérêts, et a été, de ce chef, reconnu coupable de diffamation. 

 Il a par ailleurs appelé la plaignante et son époux à leur domicile, leur parlant de la 

procédure pénale qu'il affirme être en cours en France et prétendant s'inquiéter du 

bien-être de leur fils, autiste. 

 Le dépôt, en avril 2017, de la réquisition de poursuite litigieuse s'inscrit ainsi dans 

le contexte d'une campagne entreprise par l'intimé aux fins de tourmenter la 

plaignante et son époux, vraisemblablement en guise de représailles pour les 

attestations qu'ils ont rédigées en faveur de sa propre épouse. 

 Outre cette coïncidence temporelle, plusieurs indices conduisent à considérer que, 

par l'introduction de la poursuite litigieuse, l'intimé poursuivait le même but, et 

non celui d'obtenir le paiement du montant qu'il affirme réclamer. 

 C'est ainsi en premier lieu que l'intimé n'a pu établir ou même rendre 

vraisemblable avoir jamais réclamé le montant faisant l'objet de la poursuite avant 

2017, soit plus de 6 ans après la fin des prestations alléguées. Au vu de la nature 

de celles-ci, soit de petits travaux manuels et des transports occasionnels, un tel 

retard apparaît peu crédible : pour autant qu'elles soient effectivement fournies 

contre rémunération, des prestations de ce type font en effet, dans la règle, l'objet 

d'un règlement rapide, avant que leur existence et leur ampleur ne s'effacent des 

mémoires. Les explications données par l'intimé pour justifier le caractère tardif 

de sa réclamation sont à cet égard dénuées de vraisemblance.  

 En deuxième lieu, l'intimé s'est montré incapable d'expliquer sur quelle base le 

montant réclamé avait été calculé, en particulier le nombre d'heures qu'il aurait 

selon lui consacrées aux activités alléguées et le tarif horaire convenu ou à tout le 

moins appliqué. Admettant dans sa requête de conciliation que les prestations 

fournies ne l'avaient été qu'entre septembre 2009 et janvier 2011 – et non, comme 
mentionné dans la facture, entre juillet 2007 et janvier 2011 –, il n'en a tiré aucune 
conséquence sur le capital réclamé ni n'a expliqué pour quel motif celui-ci 

demeurait le même alors que les prestations facturées – alléguées en partie 
hebdomadaires – avaient diminué. 

 Mis en relation avec les diverses démarches entreprises à la même époque par 

l'intimé dans le but unique de tourmenter la plaignante et son époux, ces éléments 

conduisent la Chambre de céans à retenir que l'invocation en poursuite d'une 

prétendue créance de 1'500 fr. en capital ne constitue en réalité qu'un prétexte à 

l'ouverture d'une procédure de poursuite à l'encontre de la plaignante, procédure 

dont le but n'est pas le recouvrement du montant réclamé mais le tort causé à la 

poursuivie par la notification d'un commandement de payer et l'inscription de la 

poursuite au registre des poursuites. Dépourvue de tout rapport avec la procédure 

d'exécution forcée prévue par la loi, une telle démarche est constitutive d'un abus 

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de droit au sens de l'art. 2 al. 2 CC, de telle sorte que la nullité de la poursuite doit 

être constatée. 

 Le dépôt par l'intimé d'une requête en conciliation, dans le cadre de laquelle il a 

conclu à la mainlevée de l'opposition formée par la plaignante au commandement 

de payer notifié le 7 juin 2017, ne modifie en rien l'appréciation juridique de la 

situation, et ne permet en particulier pas de retenir que, par l'introduction de la 

poursuite litigieuse, l'intimé avait effectivement l'intention d'obtenir le paiement 

du montant réclamé. Ni la motivation de la requête ni les pièces produites à son 

appui ne permettent en effet de lever les incohérences et coïncidences relevées ci-

dessus, sur la base desquelles le caractère abusif de la poursuite doit être retenu. 

3. La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a 

OELP) et il ne peut être alloué aucuns dépens dans cette procédure (art. 62 al. 2 

OELP). 

  

          

 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 25 juillet 2017 par A______ contre la poursuite 

n° 2______. 

Au fond : 

Constate la nullité de ladite poursuite. 

Siégeant : 

Monsieur Patrick CHENAUX, président; Monsieur Frédéric HENSLER et  

Monsieur Claude MARCET, juges assesseurs; Madame Sylvie SCHNEWLIN, 

greffière. 

 

Le président : 

 

Patrick CHENAUX 

 La greffière : 

 

Sylvie SCHNEWLIN 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.