# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5f82fb90-e634-55c1-b7d2-d4eddff441b4
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2025 / 245
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2025---245_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JX24.034596-241736

22 

 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
27 janvier 2025

__________________

Composition
:               M.             
WINZAP, juge unique

Greffière             
:              Mme             
Lannaz

 

 

*****

 

 

Art.
242 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par B.________,
et V.________,
tous deux au [...], contre l’avis d’exécution forcée communiqué le 2 décembre
2024 par la Juge de paix du district de Lausanne dans la cause divisant les recourants d’avec
P.________,
à [...], le juge unique de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
Par avis du 2 décembre 2024, la Juge de paix
du district de Lausanne (ci-après : la juge de paix ou la première juge) a informé B.________
et V.________ (ci-après : les recourants) qu’à la suite de la requête de la
P.________ (ci-après : l’intimée) déposée le 19 juillet 2024, l’exécution
forcée de l’ordonnance d’expulsion rendue le 3 juin 2024, portant sur la libération
des locaux occupés dans l’immeuble sis [...] au [...] ([...]), ainsi qu’une place de
parc intérieure n°[...], sise [...], était fixée à mercredi 8 janvier 2025 à
9 heures. 

 

2.             
Par acte du 19 décembre 2014 (rect. :
2024), B.________ et V.________ ont interjeté recours à l’encontre de l’avis précité,
en concluant en substance à son annulation et au renvoi de la cause à la première juge
afin qu’un délai leur soit fixé pour se déterminer sur la requête d’expulsion
et qu’elle statue à nouveau après leur avoir donné l’occasion d’avoir
exercé leur droit d’être entendu.  Ils ont en outre requis l’effet suspensif
à leur recours. 

 

             
Par décision du 30 décembre 2024, le Juge unique a rejeté la requête d’effet
suspensif, indiquant que la décision attaquée reposait sur une ordonnance d’expulsion
entrée en force et que, prima facie,
aucun moyen libératoire au sens de l’art. 341 al. 3 CPC relativement à l’ordonnance
rendue le 3 juin 2024 n’était allégué. 

 

             
Selon procès-verbal de l’huissier 8 janvier 2025, l’exécution forcée a eu
lieu le même jour, à 9 heures. 

 

3.             
L’exécution forcée a eu lieu à la date prévue, soit le 8 janvier 2025, si bien
que l’intérêt digne de protection des recourants à l’admission de leur recours
a disparu après le dépôt de celui-ci et avant que la Chambre des recours civile ne statue
à son sujet. Le recours interjeté le 19 décembre 2024 par B.________ et V.________ contre
l’avis d’exécution forcée communiqué le 2 décembre 2024 par la Juge de
paix du district de Lausanne est dès lors devenu sans objet. Il convient d’en prendre acte
et de rayer la cause du rôle (art. 242 CPC), ce qui relève de la compétence du Juge unique
de la Chambre des recours civile (art. 43 al. 1 let. d CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois
du 12 janvier 2010 ; BLV 211.02]).

 

4.             
Le présent arrêt peut être rendu
sans frais judiciaires (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]).

 

 

 

 

Par
ces motifs,

le
Juge unique

de
la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est sans objet.

 

             
II.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
III.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
juge unique :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
Mme B.________ (personnellement),

-
              M. V.________ (personnellement),

‑             
P.________ (personnellement).

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Madame la Juge de paix du district de Lausanne.

 

             
La greffière :