# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e6cfde75-9b5f-5114-b1cd-b41104c05c85
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-05-06
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 06.05.2021 102 2021 45
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2021-45_2021-05-06.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2021 45

Arrêt du 6 mai 2021

IIe Cour d’appel civil

Composition Présidente : Dina Beti
Juges : Catherine Overney, Michel Favre
Greffier-rapporteur : Luis da Silva

Parties A.________, opposant et recourant,

contre

B.________, requérant et intimé

Objet Mainlevée provisoire (art. 82 LP)

Recours du 12 mars 2021 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 4 mars 2021

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considérant en fait

A. En date du 10 décembre 2020, B.________ a fait notifier à A.________ le commandement 
de payer no ccc de l'Office des poursuites de la Sarine portant sur la somme de CHF 7’485.- en 
capital, ainsi que pour les frais de poursuite. Le même jour, le débiteur poursuivi y a formé 
opposition totale. 

Le créancier poursuivant a requis la mainlevée de l'opposition en date du 14 janvier 2021.

B. Par décision du 4 mars 2021, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine 
(ci-après : la Présidente) a admis cette requête et, partant, a prononcé la mainlevée provisoire de 
l’opposition formée par A.________ à concurrence du montant déduit en poursuite, frais à la 
charge de l’opposant.

C. Par acte daté du 11 mars 2021, remis à la Poste le lendemain, A.________ a interjeté 
recours contre cette décision, concluant implicitement à son annulation.

Invité à se déterminer sur le recours, B.________ ne s’est pas manifesté dans le délai qui lui a été 
imparti à cet effet. 

en droit

1.

1.1. Seule la voie du recours (art. 319 ss CPC) au Tribunal cantonal est ouverte (art. 319 lit. a 
CPC), l'appel n'étant pas recevable contre une décision de mainlevée (art. 309 lit. b ch. 3 CPC). La 
procédure sommaire étant applicable (art. 251 let. a CPC), le recours doit être déposé dans les dix 
jours à compter de la notification (art. 321 al. 2 CPC), délai que le recourant a manifestement 
respecté. La Cour statue sans débats (art. 327 al. 2 CPC). La cognition de la Cour d’appel est 
pleine et entière en droit; s’agissant des faits, elle est limitée à leur constatation manifestement 
inexacte (art. 320 CPC). 

1.2. La valeur litigieuse est inférieure à CHF 30'000.- (cf. art. 51 al. 1 let. a art. 74 al. 1 let. b 
LTF).

1.3. Conformément à l’art. 326 al. 1 CPC, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont 
irrecevables. 

2.

2.1. En vertu de l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, ce qui suppose de démontrer le 
caractère erroné de la motivation attaquée, sous peine d'irrecevabilité; pour satisfaire à cette 
exigence, il ne suffit cependant pas de renvoyer aux moyens soulevés en première instance, ni de 
se livrer à des critiques toutes générales de la décision attaquée: il faut que la motivation soit 
suffisamment explicite pour que l'instance de recours puisse la comprendre aisément, ce qui 
suppose une désignation précise des passages de la décision que le recourant attaque et des 
pièces du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 et arrêt TF 
5A_82/2013 du 18 mars 2013 consid. 3.2).

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2.2. En l’espèce, force est de constater que la recevabilité de l’acte de recours déposé par 
A.________ est d’emblée douteuse. En bref, tout comme en première instance déjà, le recourant 
fait valoir pour l’essentiel qu’il a signé la reconnaissance de dette à l’origine de la procédure de 
poursuite en sa qualité de responsable de la société D.________ Sàrl, qu’il ne s’est pas engagé à 
titre privé et qu’il n’a pas commis de faute ayant contribué à la faillite de ladite société, laquelle 
demeure seule débitrice du montant déduit en poursuite par le créancier poursuivant. Ce faisant, il 
se borne à reformuler le même grief qu’en première instance – lequel a d’ailleurs été examiné par 
la Présidente – et ne formule aucune critique à l'encontre du contenu de la décision querellée elle-
même, ne remettant pas en cause la motivation de la Présidente conformément au prescrit de l’art. 
321 CPC, 

Par surabondance de motifs, force est de constater que le recourant s’est limité à prendre une 
conclusion cassatoire – à savoir conclure, implicitement qui plus est, à l’annulation de la décision 
attaquée –, alors qu’il aurait dû prendre des conclusions réformatoires (cf. ATF 134 III 235 consid. 
2).

Le recours devrait donc être déclaré irrecevable pour défaut de motivation.

En tout état de cause, quand bien même il serait recevable, le recours devrait de toute façon être 
rejeté dans la mesure où il est manifestement mal fondé, la décision attaquée ne comportant en 
définitive aucune erreur que ce soit dans l’application du droit et/ou dans sa justification en fait.

3.

Selon l’art. 82 al. 1 LP, le créancier au bénéfice d’une reconnaissance de dette peut requérir du 
juge la mainlevée provisoire de l’opposition. Constitue une reconnaissance de dette l’acte 
authentique ou sous seing privé d’où résulte la volonté du poursuivi de payer au poursuivant, sans 
réserve ni condition, une somme déterminée, ou aisément déterminable, et échue (ATF 136 III 627 
consid. 2). Pour qu’un écrit public, authentique ou privé ou qu’un ensemble d’écrits vaille 
reconnaissance de dette, il doit en ressortir, sur la base d’un examen sommaire, que le poursuivi a 
assumé une obligation de payer ou de fournir des sûretés, donc une créance exigible, chiffrée et 
inconditionnelle, car si la reconnaissance de dette n’est pas pure et simple, le poursuivant, pour 
obtenir la mainlevée provisoire, doit rapporter la preuve littérale que les conditions ou réserves 
sont devenues sans objet (CR LP-GILLIÉRON, 2005, art. 82 n. 40). Enfin, le titre produit pour valoir 
reconnaissance de dette et titre à la mainlevée provisoire ne justifie la mainlevée provisoire de 
l’opposition que si le montant de la prétention déduite en poursuite est chiffré de façon précise 
dans le titre lui-même ou dans un écrit annexé auquel la reconnaissance se rapporte; cette 
indication chiffrée doit permettre au juge de la mainlevée de statuer sans se livrer à des calculs 
compliqués et peu sûrs (CR LP-GILLIÉRON, art. 82 n. 42).

3.1. En l’espèce, il est incontesté – et, surtout, incontestable – que le document signé le 2 juillet 
2019 par A.________, lequel est d’ailleurs intitulé « reconnaissance de dette », vaut titre de 
mainlevée provisoire au sens de l’art. 82 LP.

3.2. Le recourant soutient que, contrairement à ce qu’a retenu le premier juge, il n’a pas signé ce 
document à titre personnel, mais comme représentant de la société à responsabilité limitée dont il 
était le « responsable », de sorte qu’elle seule est engagée vis-à-vis du créancier poursuivant.

3.3. De jurisprudence constante, la procédure de mainlevée, qu’elle soit provisoire ou définitive, 
est un incident de la poursuite. La décision qui accorde ou refuse la mainlevée est une pure 
décision d'exécution forcée dont le seul objet est de dire si la poursuite peut continuer ou si le 
créancier est renvoyé à agir par la voie d'un procès ordinaire. Le juge de la mainlevée examine 

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seulement la force probante du titre produit par le créancier, sa nature formelle - et non la validité 
de la créance - et il lui attribue force exécutoire si le débiteur n'oppose pas immédiatement des 
exceptions (ATF 136 III 583 consid. 2.3, ATF 132 III 140 consid. 4.1.1). Il doit notamment vérifier 
d’office l’existence d’une reconnaissance de dette, l’identité entre le poursuivant et le créancier 
désigné dans ce titre, l’identité entre le poursuivi et le débiteur désigné et l’identité entre la 
prétention déduite en poursuite et la dette reconnue (ATF 142 III 720 consid. 4.1 et les arrêts 
cités). L’identité du créancier doit être mentionnée de manière exacte au moment de 
l’établissement de la reconnaissance de dette. Un contrat conclu par un représentant dans lequel 
le représenté n’est pas nommément désigné ne permet pas l’octroi de la mainlevée contre ce 
dernier (ABBET/VEUILLET, La mainlevée de l’opposition, 2017, n. 74 p. 129).

3.4. Selon l’art. 809 al. 1 CO, les associés exercent collectivement la gestion de la société à 
responsabilité limitée. Chaque gérant a le pouvoir de représenter la société (art. 814 al. 1 CO). Les 
personnes autorisées à représenter la société signent en ajoutant leur signature personnelle à la 
raison sociale (art. 814 al. 5 CO) ; le droit de la société anonyme s’applique par analogie à 
l’étendue et à la limitation des pouvoirs de représentation (art. 814 al. 4 CO).

En droit de la société anonyme, applicable par analogie vu le renvoi de l’art. 814 al. 4 CO, le 
conseil d’administration représente la société anonyme à l’égard des tiers, chaque membre du 
conseil d’administration ayant le pouvoir de représenter la société sauf disposition contraire des 
statuts ou du règlement d’organisation (art. 718 al. 1 CO) ; le conseil d’administration peut 
déléguer le pouvoir de représentation à un ou plusieurs de ses membres (délégués) ou à des tiers 
(directeurs ; art. 718 al. 2 CO). Les personnes autorisées à représenter la société ont le droit 
d’accomplir au nom de celle-ci tous les actes que peut impliquer le but social (art. 718a al. 1 CO). 
L’effet de représentation ne se produit que si le représentant agit au nom de la société. Le 
représentant doit donc se faire connaître comme tel. Ce principe général de la représentation doit 
se refléter, formellement, dans la signature. En effet, comme dans le droit de la société à 
responsabilité limitée, en droit de la société anonyme, les personnes autorisées à représenter la 
société signent en ajoutant leur signature personnelle à la raison sociale (art. 719 CO ; 
VENTURI/BAUEN, Le conseil d’administration, 2007, p. 176, n. 581). La mention de la raison sociale 
a pour but d’éviter tout risque de confusion entre les cas où le signataire entend s’engager 
personnellement et ceux où il agit pour le compte de la société (CR CO-PETER/CAVADINI, 2è éd. 
2017, art. 719 n. 2). 

3.5. En l’espèce, il ne ressort pas expressément de la signature de la reconnaissance de dette 
produite que A.________ agissait au nom et pour le compte de la société D.________ Sàrl. En 
effet, la raison sociale de cette société à responsabilité limitée, « dont il était le responsable », ne 
figure pas à côté de la signature de l’intéressé, contrairement à ce que prescrit l’art. 814 al. 5 CO 
en cas de représentation. De plus, la formulation choisie, en particulier les termes « je, soussigné, 
Monsieur A.________ » ou encore « je m’engage à lui verser la somme avant le 31 juillet 2019 », 
est sans ambiguïté sur le caractère personnel de l’engagement de A.________. Certes, le 
fondement de la créance semble être un arriéré de salaire, ce qui pourrait laisser penser que 
A.________ agissait au nom et pour le compte de la société « dont il était le responsable ». Il n’en 
demeure pas moins qu’à lui seul, cet élément n’est pas déterminant, le débiteur pouvant très bien 
s’engager parallèlement à la société en difficultés financières. Dans ces circonstances, il faut 
admettre qu’au stade de la mainlevée d’opposition, la Présidente du tribunal n’a pas fait preuve 
d’arbitraire en retenant que le document valant reconnaissance de dette signé le 2 juillet 2019 
renferme bien un engagement personnel de A.________.

Il s’ensuit le rejet du recours.

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4.

4.1. Les frais de la procédure de recours doivent être mis à la charge du recourant, qui succombe 
(art. 106 al. 1 CPC). Ils comprennent les frais judiciaires, fixés forfaitairement à CHF 200.- (art. 48 
et 61 al. 1 OELP).

4.2. Il n’y a pas lieu d’allouer d’équitable indemnité de partie à titre de dépens à l’intimé qui, bien 
qu’invité à se déterminer sur le recours, ne s’est pas manifesté dans le délai qui lui a été imparti à 
cet effet.

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable.

Partant, la décision de la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine du 
4  mars 2021 est confirmée.

II. Les frais de procédure de recours sont mis à la charge de A.________.

Les frais judiciaires dus à l’Etat, fixés forfaitairement à CHF 200.-, sont prélevés sur l’avance 
de frais du même montant effectuée le 25 mars 2021.

Il n'est pas alloué d’équitable indemnité de partie à titre de dépens à B.________.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de 
recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 6 mai 2021/lda

La Présidente : Le Greffier-rapporteur :