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**Case Identifier:** b8d39d72-4583-580e-9b9e-4e889c6c08b6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 01.09.2015 A/2562/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2562-2015_2015-09-01.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/2562/2015-FORMA ATA/904/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 1er septembre 2015 

2ème section 

   dans la cause 

A______, enfant mineur, agissant par sa mère,  
Madame B______ 

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA CULTURE ET DU 
SPORT 
 

- 2/6 - 

A/2562/2015 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______, né le ______ 1999, enfant mineur agissant par sa mère 

Madame B______, a été scolarisé durant l’année 2014-2015 au cycle d’orientation 
(ci-après : CO) en onzième degré HarmoS dans la section communication et 

technologie (ci-après : CT). Il était intégré dans le dispositif « sport-art-études » 

(ci-après : SAE)  

2)  À l’issue de l’année, il a été promu avec une moyenne générale de 4.8 et une 
moyenne de disciplines principales de 4.9. Il avait aussi la possibilité de s’inscrire 
pour suivre une formation de transition en vue d’intégrer la première année de 
l’école de culture générale (ci-après : ECG). 

  Il n’a pas fait l’objet d’une évaluation dans la branche éducation physique. 

3)  Par courrier du 18 juin 2015, confirmé par un courrier de son beau-père 

Monsieur C______, M. A______ a adressé à la direction de l’ECG Henry-Dunant, 
une demande de dérogation pour pouvoir entrer directement en première année, 

quand bien même il avait une « moyenne générale de 4.9 » au lieu de la moyenne 

5.0 requise. 

4)  Il remplissait toutes les autres conditions pour pouvoir accéder directement à 

la première année de l’ECG et avait eu un comportement satisfaisant. S’il n’avait 
pu complétement remplir les conditions d’accès direct, c’était en raison d’une 
surcharge de travail liée à ses activités sportives. Il faisait partie de l’académie du 
football-club Servette et suivait, dans ce cadre, un entrainement quotidien, sans 

compter les matchs le week-end. Son maître de classe, Monsieur D______, 

appuyait sa requête.  

5)  Par décision du 16 juillet 2015, la direction générale de l’enseignement 
secondaire (ci-après : DGES) du département de l’instruction publique, de la 
culture et du sport (ci-après : le département) a refusé d’accorder la dérogation 
sollicitée. Le règlement du CO ne permettait pas une telle dérogation. Comme 

élève promu, M. A______ avait accès au dispositif de transition donnant accès en 

cas de réussite à la formation conduisant au certificat de culture générale, dès lors 

qu’il venait de la section CT. En revanche, l’accès direct à la première année de 
l’ECG, impliquait une moyenne générale d’au moins 5.0. En l’occurrence, sa 
moyenne générale était de 4.8. Pour garantir le principe de l’égalité de traitement, 
aucune dérogation n’était possible, la condition de moyenne requise étant 
incontournable, le fait de pratiquer le sport à un haut niveau ne constituait pas une 

circonstance exceptionnelle justifiant une dérogation. C’était d’autant plus vrai 
qu’il manquait deux dixièmes de moyenne générale à l’élève pour respecter le 
minimum requis.  

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6)  Le 24 juillet 2015, M. A______ a interjeté un recours contre cette décision, 

concluant à son annulation et sollicitant de se voir accorder la dérogation requise. 

Il reprenait l’argumentation qu’il avait développée dans le cadre de sa demande. Il 
était certain de pouvoir suivre les cours de première année de l’ECG. S’il 
demandait une dérogation, c’était dans l’optique d’obtenir en définitive une 
maturité spécialisée en travail social.  

7)  Le 19 août 2015, Mme B______ a confirmé, en tant que détentrice de 

l’autorité parentale sur M. A______, le recours de son fils.  

8)  Sur requête du juge délégué, le département a expliqué le 21 août 2015 que 

si le recourant n’avait pas été évalué dans la branche d’éducation physique, c’était 
parce que les cours de celle-ci se déroulaient le jeudi après-midi, soit au moment 

où celui-ci était libéré pour s’entrainer, ainsi que le prévoyait le dispositif SAE. 

9)  Interpelé à nouveau par le juge délégué, le 24 août 2015, l’intimé a précisé 
qu’il n’existait aucune directive interne concernant la dérogation permettant à un 
élève issu de la section CT qui désirait rentrer à l’ECG. Les conditions qui 
prévalaient étaient celles fixées dans le règlement.  

10)  Sur ce, les parties ont été avisées que la cause était gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 

LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 

12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Il s’agit de déterminer si le département, par l’intermédiaire de la DGES, 
était en droit de refuser au recourant une dérogation aux règles générales fixant les 

conditions d’entrée dans un établissement de l’enseignement post-obligatoire du 
secondaire II. 

3)  Dans ce domaine, les règles suivantes s’appliquent aux élèves qui, comme le 
recourant, suivent l’enseignement de la section CT au cycle d’orientation : 

  Ils ont accès direct aux filières menant aux certificats fédéraux de capacité, 

hormis en principe celui de commerce (art. 55 al. 2 let. a de la loi sur l’instruction 
publique du 6 novembre 1940 - LIP - C 1 10), aux dispositifs de transition qui 

conduisent aux filières professionnelles et préprofessionnelles en deux ans (art. 55 

al. 2 let. b LIP), ainsi qu’à la filière conduisant au certificat de culture générale, 
via un dispositif de transition (art. 55 al. 2 let. c LIP). 

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  Selon l’art. 55 al. 6 LIP, le Conseil d’État est habilité à prévoir par voie 
réglementaire, sur la base d’un bilan certificatif en fin de dernière année du CO, 
avec des résultats supérieurs à la moyenne, la possibilité d’accéder directement à 
une filière plus exigeante du degré secondaire II.  

  Parmi ces dispositions, conformément à ce que précise l’art. 13 du 
règlement de l'enseignement secondaire du 14 octobre 1998 (RES - C 1 10.24), 

figure l’art. 59 al. 3 du règlement du CO du 9 juin 2010 (RCO - C 1 10.26). 
Ainsi : «  un élève peut accéder directement à une filière de formation plus 

exigeante de l’enseignement secondaire II que celle à laquelle la promotion 
ordinaire de sa section donne accès, aux conditions suivantes :  

a. il est promu avec une moyenne générale d’au moins 5,0 et a au plus une 
seule moyenne annuelle insuffisante (à l’exclusion du français et des 
mathématiques) ; 

b. il répond aux conditions fixées par les règlements des écoles du degré 

secondaire II établis en accord avec le CO. 

  Il n’y a pas de directives au département qui prévoient des conditions 
d’application de l’art. 59 al. 3 RCO. 

4)  En application de l’art. 61 al. 1 LPA, le recours peut être formé :  

a. pour violation du droit, y compris l’excès du pouvoir d’appréciation ; 

b. pour constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents ; 

  Toutefois, selon l’art. 61 al. 2 LPA, les juridictions administratives n’ont pas 
compétence pour apprécier l’opportunité de la décision attaquée sauf exception 
prévue par la loi. 

5)  En l’espèce, force est de constater que le recourant, qui a obtenu de bons 
résultats à l’issue du CO, ne remplit pas les conditions formelles et strictes lui 
permettant d’accéder directement à la première année de l’ECG. À teneur de ses 
résultats, il lui manque en effet deux dixièmes de moyenne générale pour remplir 

ces conditions. Aucune dérogation n’est prévue à l’art. 59 al. 3 RCO et, pour des 
raisons d’égalité de traitement, il n’est pas possible de déroger au texte clair de 
cette disposition. Même si le recourant avait été évalué dans la branche de 

l’éducation physique et qu’il avait obtenu la note maximale, il n’aurait pas réussi à 
obtenir les deux dixièmes manquant. Au vu de l’ensemble des circonstances, la 
décision de l’intimé refusant d’entrer en matière sur une dérogation ne peut 
qu’être confirmée. 

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A/2562/2015 

6)  Le recours sera rejeté. Un émolument de procédure de CHF 250.- sera mis à 

la charge du recourant, vu l’issue de sa démarche (art. 87 al. 1 LPA). Aucune 
indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 24 juillet 2015 par Monsieur 

A______, enfant majeur agissant par sa mère Madame B______ contre la décision du 

département de l'instruction publique, de la culture et du sport du 16 juillet 2015 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 250.- à la charge de Monsieur A______, enfant majeur 

agissant par sa mère, Madame B______ ;  

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 

suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 

de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 

de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 

au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Madame B______, ainsi qu'au département de 

l'instruction publique, de la culture et du sport. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste :  le président siégeant : 

- 6/6 - 

A/2562/2015 

 

 

M. Rodriguez Ellwanger 

 

 

Ph. Thélin 

 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  

 

 

 

 

 

 la greffière :