# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ca064e95-63cd-5801-9b13-a2681c959dcf
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-05-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.05.2008 A/272/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-272-2008_2008-05-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Olivier LEVY et Christine KOEPPEL, Juges 

assesseurs. 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/272/2008 ATAS/558/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

 Chambre 3 

du 8 mai 2008 

 

En la cause 

Monsieur C_________, domicilié à GENEVE 

Madame C_________, domiciliée à GENEVE 

demandeurs 

 

contre 

SOZIALVERSICHERUNGSKASSEN DER SECURITAS GRUPPE, 
Alpenstrasse 20, 3052 Zollikofen  

INSTITUTION DE PRÉVOYANCE SUPPLÉTIVE, case postale 
4338, 8022 Zürich 

défenderesses 

 

 

   
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EN FAIT 

1. Par jugement du 22 novembre 2007, la 2ème chambre du Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce de Madame D_________, et Monsieur C_________, 
lesquels s'étaient mariés en date du 12 juillet 1996.   

2. Au chiffre 7 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a  
ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 
chacun des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce, devenu définitif le 15 janvier 2008, a été transmis d'office 
au Tribunal de céans pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur(s) institution(s) de 
prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui 
communiquer les montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le 
mariage, soit entre le 12 juillet 1996 et le 15 janvier 2008. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu, après consultation du rassemblement de ses 
comptes individuels :  

- qu'il a travaillé d'août 1996 à janvier 1997 pour X_________; qu'il a alors été 
affilié à la CAISSE DE PENSIONS GASTROSOCIAL;  

- qu'il a ensuite traversé une période de chômage avant de retrouver du travail 
auprès de Y_________ et d'être réaffilié à la CAISSE DE PENSIONS 
GASTROSOCIAL;  

- qu'il s'est à nouveau retrouvé au chômage avant de travailler pour 
Z_________ en 1999 et d'être affilié une troisième fois à la CAISSE DE 
PENSIONS GASTROSOCIAL;  

- que le demandeur s'est à nouveau retrouvé au chômage en en 2001;  

- que la CAISSE DE PENSIONS GASTROSOCIAL a transmis son avoir à la 
SOZIALVERSICHERUNGSKASSEN DER SECURITAS GRUPPE à laquelle 
il est affilié depuis 2003; 

- que son avoir, s'élevait, au 15 janvier 2008, à 26'444 fr. 

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses 
comptes individuels :  

- qu'au moment du mariage, elle était au chômage;  

- que durant le mariage, elle n'a travaillé qu'en 1997, à titre d'occupation 
temporaire, pour l'État de Genève, sans cotiser au 2ème pilier;  

 

 

   
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7. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 16 avril 2008. La juridiction 
leur a indiqué qu'à défaut d'observations de leur part, un arrêt serait rendu sur cette 
base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 
vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 
1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 
pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 
le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 
prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal 
cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui 
a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 
répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 
de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 
par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 
sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 
des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 
prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 
au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 
à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 
conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 
ATF 129 V 444). 

En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 12 juillet 1996, d’autre part le 15 
janvier 2008, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

3. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur s'élève à 26'444 fr. tandis que la demanderesse n'a pas cotisé au 2ème 
pilier durant le mariage. Ainsi c'est le demandeur qui doit à son ex-épouse le 
montant de 13'222 fr. (26'444.- : 2). 

4. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

 

 

   
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OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur ((ATF 129 V 255 
consid. 3). 

5. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   
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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la SOZIALVERSICHERUNGSKASSEN DER SECURITAS GRUPPE à 
transférer, du compte de Monsieur C_________, la somme de 13'222 fr., ainsi que 
des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 16 janvier 2008 
jusqu'au moment du transfert, sur un compte à ouvrir en faveur de Madame 
D_________, auprès de l'INSTITUTION DE PRÉVOYANCE SUPPLÉTIVE. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 
juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Brigitte LUSCHER 

 La Présidente : 
 
 
 
 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le