# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8ddfef69-7673-5acf-8ead-f6a9ac7bc78e
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2010-05-18
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 18.05.2010 BP.2010.9
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BP-2010-9_2010-05-18.pdf

## Full Text

Arrêt du 18 mai 2010  
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Tito Ponti, président,  
Emanuel Hochstrasser et Patrick Robert-Nicoud,  
le greffier Aurélien Stettler  

   

Parties  A., 
représenté par Me Julius Effenberger, avocat, 

requérant 
 

   
   

   

Objet  Assistance judiciaire (art. 64 al. 1 LTF) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BP.2010.9 
(Procédure principale:  BG.2010.4)  
 
 

 

 

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Faits: 
 

A. Le 20 juin 2006, A. a adressé au Juge d’instruction du canton de Vaud (ci-
après: JIC-VD) une dénonciation dirigée contre les organes de la Fondation 
B. (ci-après: la Fondation) et notamment contre le dénommé C., exécuteur 
testamentaire et membre du conseil de fondation. Il leur reproche en subs-
tance de s’être appropriés abusivement des avoirs provenant de la succes-
sion de feue D. (dossier BG.2010.4, act. 1.5). 

Le JIC-VD a, en date du 14 décembre 2006, suspendu l’enquête ouverte 
sur dénonciation de A. jusqu’à droit connu sur le sort de l’instance civile 
engagée par ce dernier contre la Fondation devant la Cour civile du Tribu-
nal cantonal vaudois. 
 
 

B. Le 8 novembre 2006, A. a adressé au Ministère public de la Confédération 
(ci-après: MPC) une plainte similaire à celle déposée devant les autorités 
vaudoises. Le MPC n’y ayant pas donné suite, A. a alors saisi l’autorité de 
céans, démarche accompagnée d’une demande d’assistance judiciaire. 
Pour rappel, la Cour de céans a partiellement admis la plainte de A. en tant 
qu’elle visait à le libérer du paiement des frais auxquels le MPC l’avait 
condamné (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2007.10 du 9 mai 2007); elle 
l’a pour le surplus rejetée, de même que sa demande d’assistance judi-
ciaire (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2007.10 du 2 mars 2007), et la 
demande de révision y afférente (arrêt du Tribunal pénal fédéral 
BB.2007.22 du 26 mars 2007). 
 
 

C. En date du 22 février 2010, A. a adressé au Ministère public du canton de 
Zurich (ci-après: MP-ZH) une nouvelle dénonciation de deux membres du 
conseil de fondation de la Fondation, qu’il accuse d’infractions contre le pa-
trimoine. 
 
 

D. Au terme d’une procédure de fixation de for intercantonal entre MP-ZH et 
JIC-VD, ce dernier a accepté, par décision du 12 mars 2010, de reprendre 
la nouvelle affaire dénoncée par A. aux autorités zurichoises. 
 
 

E. A., par l’intermédiaire de son conseil, a, par écriture du 20 mars 2010, re-
quis une modification du for auprès du JIC-VD, requête à laquelle il n’a pas 

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été donné une suite favorable, le JIC-VD l’ayant rejetée par décision du 
23 mars 2010 (act. 1.7). 
 
 

F. A. a attaqué la décision en question devant la Ire Cour des plaintes du Tri-
bunal pénal fédéral par acte du 25 mars 2010 (procédure principale 
BG.2010.4). Au terme de son écriture, il requiert d’être mis au bénéfice de 
l’assistance judiciaire (act. 1, p. 9 ch. 34). Le conseil du plaignant a retour-
né à l’autorité de céans le formulaire ad hoc dans le délai imparti, en y joi-
gnant 9 pièces. 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par le requérant seront re-
pris, si nécessaire, dans les considérants en droit. 

  
  
  
  

La Cour considère en droit: 
 

1. Le requérant a demandé à être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire 
fondée sur l’art. 245 al. 1 PPF en lien avec l’art. 64 al. 1 LTF et a renvoyé à 
la Cour de céans, dans le délai imparti par cette dernière, le formulaire 
d’assistance judiciaire complété ainsi qu’un certain nombre de pièces. Les 
conditions formelles d’une telle requête étant remplies, il y a lieu de la dé-
clarer recevable en la forme. 

 
 
2.  
2.1 Si une partie ne dispose pas de ressources suffisantes et si ses conclu-

sions ne paraissent pas vouées à l’échec, le Tribunal la dispense, à sa de-
mande, de payer les frais judiciaires et de fournir des sûretés en garantie 
des dépens (art. 64 al. 1 LTF par renvoi de l’art. 245 al. 1 PPF). 

Doctrine et jurisprudence s’accordent à considérer que la partie qui requiert 
l’assistance judiciaire a le devoir de fournir toutes les indications nécessai-
res, preuves à l’appui, à la détermination de ses revenus, ainsi que sa for-
tune, et que celles-ci doivent donner une image fidèle et complète de tou-
tes les obligations financières, des revenus et de la fortune du requérant 
(ATF 125 IV 161 consid. 4a). Si les données transmises par ce dernier ne 
sont pas en mesure de donner une image complète et cohérente de sa si-
tuation financière, la requête d’assistance judiciaire peut être rejetée en rai-
son du fait qu’il n’a pas été en mesure de démontrer son indigence (ATF 
125 IV 161 consid. 4a; arrêt du Tribunal pénal fédéral BH.2006.6 du 

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18 avril 2006, consid. 6.1; cf. également BÜHLER, Die Prozessarmut, in 
SCHÖBI (éd.), Gerichtskosten, Parteikosten, Prozesskaution, unentgeltliche 
Prozessführung, Berne 2001, p. 189 ss). 

2.2 Il ressort en l’espèce du formulaire d’assistance judiciaire rempli par le 
conseil du plaignant que ce dernier devrait assumer des dépenses men-
suelles pour un montant de EUR 4'230.28, soit Fr. 5'922.35 (au taux de 
conversion de 1.4 francs suisses pour 1 euro). Le total des charges allé-
guées par le requérant – que l’on obtient en ajoutant les frais fixes men-
tionnés en page 5 du formulaire, soit en l’espèce Fr. 1'320.-- (1'100 + 20%), 
à celui des dépenses mensuelles – s’élève en l’espèce à Fr. 7'242.35. 
Quant aux revenus mensuels annoncés, ces derniers s’élèvent à un total 
de EUR 4’692.43, soit Fr. 6'569.40 (au taux de conversion de 1.4 francs 
suisses pour 1 euro). Les indications fournies par le requérant dans les di-
verses rubriques du formulaire d’assistance judiciaire laissent ainsi appa-
raître un découvert mensuel de Fr. 672.95. 

2.3 En dépit des chiffres avancés par le requérant dans les divers postes des 
dépenses mensuelles, il apparaît à la Cour de céans que les données 
transmises par ce dernier ne sont pas de nature à donner une image com-
plète et cohérente de sa situation financière, et ce pour les raisons qui sui-
vent: 

En premier lieu, le requérant, bien qu’indiquant être à la retraite depuis le 
1er novembre 2008 (formulaire ad hoc, p. 5), mentionne un nombre impres-
sionnant de frais liés à l’exercice d’une profession. Il en va ainsi des frais 
de transport (« trajet pour le travail ») à hauteur de EUR 200.--, de repas 
pris hors du domicile à hauteur de EUR 200.--, de formation continue à 
hauteur de EUR 80.--, d’assurance professionnelle à hauteur de 
EUR 87.60, de vêtements professionnels à hauteur de EUR 150.--, 
d’assurance et impôt véhicule à hauteur de EUR 200.--, de contribution 
pour le cabinet à hauteur de EUR 199.85, d’« association » à hauteur de 
EUR 285.--, soit un total de EUR 1402.45. En d’autres termes, le requérant 
invoque des dépenses mensuelles liées à l’exercice d’une activité profes-
sionnelle à hauteur de Fr. 1963.43 (au taux de conversion de 1.4 francs 
suisses pour 1 euro), activité à propos de laquelle il ne donne par ailleurs 
aucune information si ce n’est qu’elle lui rapporterait un revenu mensuel de 
EUR 269.69 (formulaire ad hoc, p. 5). Si l’on ne peut exclure qu’un retraité 
exerce une activité lucrative, le montant des charges y afférentes apparaît 
démesurément élevé en l’espèce par rapport au revenu qu’en retirerait le 
requérant. Il y a partant lieu de considérer que les informations livrées à ce 
propos sont lacunaires et ne satisfont pas au minimum requis dans le cadre 
d’une demande d’assistance judiciaire (supra, consid. 2.1). 

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En deuxième lieu, le requérant indique avoir une charge mensuelle 
d’impôts s’élevant à EUR 1'300.--, alors que les pièces auxquelles il se ré-
fère (pièces 4 et 5; act. 3.4 et 3.5) concernent uniquement des facilités de 
paiements d’impôts jusqu’en mai 2009 pour la première, et la question spé-
cifique de l’impôt ecclésiastique pour la seconde, lequel devait être acquitté 
d’ici au 5 décembre 2009. L’on ignore à ce propos si les montants en ques-
tion ont été réglés ou sont toujours d’actualité, cela ne ressortant pas des 
autres pièces produites. Ces dernières mettent en revanche en lumière le 
fait que le requérant se voit prélever à la source un « Lohnsteuer » men-
suel de EUR 2'125.25 sur la retraite qu’il perçoit de la ville de Z. (pièce 9; 
act. 3.9), et l’on peine dès lors à comprendre à quoi se rapporterait la 
charge fiscale mensuelle supplémentaire de EUR 1'300.-- alléguée, ce 
d’autant plus que la déclaration d’impôt 2008 produite par le requérant 
mentionne, en page 4, que les « Vorauszahlungen an Einkommensteuer 
für 2010 und Folgejahre werden festgesetzt mit EUR 0.00 » (pièce 8; 
act. 3.8). 

 
 
3. Sur le vu de ce qui précède, force est de constater que les données trans-

mises par le requérant à l’appui de sa requête d’assistance judiciaire ne 
sont pas de nature à donner une image complète et cohérente de sa situa-
tion financière, et à démontrer son indigence. Pareille constatation conduit 
au rejet de la demande d’assistance judiciaire formulée par le requérant et 
à la fixation d’un délai à ce dernier pour s’acquitter de l’avance de frais 
dans la procédure principale BG.2010.4. 

 
 
4. Un délai au 1er juin 2010 est imparti à A. pour s’acquitter de l’avance de 

frais requise de Fr. 1'500.--. 
 
 
5. Les frais suivent le sort de la cause au fond. 

 

 

 

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Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. La demande d’assistance judiciaire est rejetée. 
 
2. Un délai au 1er juin 2010 est imparti au requérant pour s’acquitter de l’avance 

de frais requise de Fr. 1'500.--. 
 

3. Les frais suivent le sort de la cause au fond. 
 
 

Bellinzone, le 19 mai 2010 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:      Le greffier:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Julius Effenberger, avocat  
 
 
 
 
Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cet arrêt.