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**Case Identifier:** a8fbc6a2-07c9-596d-ba98-def133aa7237
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-01-18
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 18.01.2024 C/2718/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-2718-2021_2024-01-18.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 25 janvier 2024. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/2718/2021 ACJC/63/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 18 JANVIER 2024 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant d'un jugement rendu par la 

21ère Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 6 mars 2023, 

représenté par Me Laurent STRAWSON, avocat, rue De-Beaumont 3, case postale 24, 

1211 Genève 12,  

et 

B______ SA, sise ______, intimée, représenté par Me Samir DJAZIRI, avocat,  

Djaziri & Nuzzo, Rue Leschot 2, 1205 Genève. 

 

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C/2718/2021 

EN FAIT 

A. Par jugement du 6 mars 2023, reçu par les parties le 15 mars 2023, le Tribunal de 
première instance a condamné A______ à payer à B______ SA la somme de 

8'401 fr. 10 avec intérêts à 5% courant dès le 21 septembre 2020 (ch. 1 du 

dispositif), mis à la charge de A______ les frais judiciaires, arrêtés à 1'200 fr., 

condamné celui-ci à verser à ce titre 1'100 fr. à B______ SA et ordonné la 

restitution aux parties du solde de leurs avances respectives (ch. 2), condamné 

A______ à payer à B______ SA le montant de 1'000 fr. TTC au titre de dépens 

(ch. 3) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4). 

B. a. Par acte déposé à la Cour de justice le 26 avril 2023, A______ a formé recours 
contre ce jugement. Il a conclu à son annulation et à la condamnation de B______ 

SA en tous les frais judiciaires et les dépens, "lesquels comprendront les 

honoraires d'avocat engagés pour [sa] défense", subsidiairement, si la Cour estime 

que la cause n'est pas en état d'être jugée, au renvoi de la cause au Tribunal. 

b. B______ SA a conclu au rejet du recours et à la confirmation du jugement 
attaqué, avec suite de frais. 

c. A______ a répliqué, persistant dans ses conclusions.  

B______ SA a renoncé à dupliquer. 

d. Le 18 octobre 2023, les parties ont été informées par la Cour de ce que la cause 
était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure. 

a. La société C______ SA a été inscrite au Registre du commerce de Genève le 
______ 2010. Elle avait pour but social le commerce et le négoce de matières 

premières, notamment le pétrole et les produits pétroliers. 

a.a. Le ______ décembre 2018, la raison sociale de C______ SA a été modifiée 
en "B______ SA", dont le but social est le commerce de véhicules neufs et 

d'occasion, la location de véhicules et le transport professionnel de personnes et 

de marchandises. 

a.b. Entre le 10 octobre 2018 et le 29 novembre 2019, l'administrateur président 
de B______ SA était D______. A partir du 29 novembre 2019, E______ a été 

nommé administrateur président de la société. Il a été radié du Registre du 

commerce le 17 juin 2021 et depuis le 17 septembre 2021, l'administrateur 

président de B______ SA est F______. 

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C/2718/2021 

Les autres administrateurs de B______ SA sont G______ et H______, depuis le 

23 octobre 2019, I______, depuis le 29 novembre 2019 et J______, depuis le 

17 septembre 2021. 

b. A______ est propriétaire de locaux commerciaux sis au no. ______, route 
2______ à L______ [GE]. 

c. Le 1er juin 2016, un contrat de "bail de location d'un local (dépôt)" a été conclu 
par "M______, gérant de Mr A______ (propriétaire)", en tant que bailleur, et 

C______ SA, en tant que locataire "présenté par Mr K______ avec une 

procuration". 

Ce contrat porte sur un atelier (dépôt), un jardin à l'entrée de la parcelle et deux 

places de véhicules devant l'entrée de l'atelier (dépôt), accessibilité aux toilettes et 

à la boîte aux lettres, à la route 2______ no. ______ à L______. Il précise que le 

locataire peut utiliser l'atelier comme dépôt de marchandise ou stocker du matériel 

ou exercer une activité "professionnelle". 

Le bail a été conclu pour une durée de 5 ans, débutant le 7 septembre 2016 

jusqu'au 6 septembre 2021. Le montant du loyer a été fixé à 200 fr. par mois, 

électricité comprise. 

Le bail a été signé par "le bailleur Mr M______ [prénom]" et K______ pour le 

compte de C______ SA. 

d. A______ allègue que ce contrat de bail a été conclu à son insu. Il avait établi 
une procuration en faveur de M______ laquelle permettait à ce dernier de mettre 

en location des chambres, mais en aucun cas un dépôt, de sorte que M______ 

avait excédé ses pouvoirs en concluant le bail portant sur un dépôt.  

A______ allègue également que B______ SA a sous-loué les locaux du no. 

______ route 2______ à N______ pour la période, minimale, de septembre 2019 à 

février 2020, soit six mois, pour un loyer mensuel de 1'500 fr. B______ SA avait 

donc été enrichie à hauteur de 7'800 fr. (6 x 1'300 fr.) par cette sous-location, soit 

la différence entre le loyer payé au propriétaire (200 fr.) et celui perçu du sous-

locataire (1'500 fr.). 

e.a Une première procédure C/3______/2017 a été initiée devant la juridiction des 
baux et loyers par A______ à l'encontre de B______ SA visant à l'évacuation de 

cette dernière des locaux du no. ______, route 2______, à la suite d'un congé 

notifié le 11 mai 2017 pour le 30 juin 2017.  

A______ a été débouté de ses conclusions par jugement JTBL/630/2019 du 

20 juin 2019, confirmé par arrêt de la Cour de Justice ACJC/399/2020 du 9 mars 

2020. 

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e.b Une seconde procédure C/4______/2021 initiée par A______ devant la 
juridiction des baux et loyers a donné lieu à une transaction judiciaire 

ACCBL/824/2020 le 5 octobre 2020, par laquelle B______ SA s'est engagée à 

restituer les locaux sis au no. ______, route 2______ le 6 septembre 2021. 

f. Le 5 mars 2020, un commandement de payer, poursuite n° 1______, a été 
notifié à B______ SA, à la requête de A______, représenté par O______ SA. Le 

commandement de payer porte sur la somme de 7'800 fr. avec intérêts; la cause de 

l'obligation indiquée est "produit de sous location illégale du septembre 2019 au 

février 2020 inclus". 

Il n'a pas été fait opposition à ce commandement de payer. B______ SA a exposé 

que l'absence d'opposition s'expliquait par le fait que E______ se trouvait en 

détention provisoire au moment de la notification de celui-ci. 

g. Le 9 juillet 2020, une commination de faillite dans la poursuite n° 1______ a 
été notifiée à B______ SA, soit pour elle E______. 

h. Le 26 août 2020, une requête de faillite a été formée par A______ à l'encontre 
de B______ SA. 

i. Le 21 septembre 2020, B______ SA a soldé la poursuite n° 1______ par 
paiement de la somme de 8'401 fr. 10 à l'Office des poursuites. Un jugement 

JTPI/11470/2020 a dès lors été rendu par le Tribunal de première instance, 

constatant que la créance objet de la poursuite avait été acquittée en capital, 

intérêts et frais, que la poursuite était éteinte et que la requête de faillite était sans 

objet. 

Lors de l'audience devant le Tribunal, B______ SA a précisé qu'elle contestait 

devoir la somme réclamée, qu'elle avait effectué le paiement pour éviter la faillite 

et qu'elle allait agir en répétition de l'indu. 

j. Le 10 février 2021, B______ SA a déposé une requête de conciliation devant le 
Tribunal de première instance, concluant à ce que A______ soit condamné à lui 

payer la somme de 8'401 fr. 10 avec intérêt à 5% dès le 21 septembre 2020. 

L'autorisation de procéder a été délivrée le 28 juin 2021 et la demande en 

paiement a été adressée au Tribunal le 27 septembre 2021. 

B______ SA a indiqué qu'elle contestait toute sous-location entre les mois de 

septembre 2019 et février 2020, de sorte qu'elle ne devait rien à A______. 

k. Dans sa réponse du 13 janvier 2022, ce dernier a conclu au déboutement de 
B______ SA de toutes ses conclusions. 

Il a notamment allégué que le contrat de bail qui aurait été conclu pour son 

compte par M______ pour un loyer mensuel de 200 fr. ne correspondait de loin 

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pas au prix du marché. Il s'était donc trouvé dans une situation de manque à 

gagner et ce, de manière d'autant plus choquante que B______ SA avait sous-loué 

les locaux à N______ durant une période minimum de six mois, du 1er septembre 

2019 au 28 février 2020, pour un loyer mensuel de 1'500 fr., montant qui était 

payé directement par N______ à un représentant de B______ SA. Cette dernière 

s'était donc enrichie de la différence entre le loyer qu'elle lui payait et celui qu'elle 

percevait de N______. 

l. Lors de l'audience devant le Tribunal du 24 février 2022, les parties ont été 
entendues.  

l.a A______ a persisté dans ses allégués relatifs à une sous-location. Il a 
notamment déclaré qu'en septembre 2019, des locataires de ses autres dépôts de 

L______ lui avaient signalé la présence de "quelqu'un" dans les locaux litigieux. Il 

s'était rendu sur place et avait constaté que les biens de la société O______ SA, 

qui se trouvaient antérieurement dans le dépôt, avaient disparu. N______ était sur 

place, en train de travailler sur un lift de voiture. N______, ainsi que K______ et 

E______, lui avaient dit "qu'il y avait un contrat de sous-location pour un montant 

de 1'500 fr.". M______ lui avait également parlé de cette sous-location à 1'500 fr. 

par mois. 

l.b F______, administrateur de B______ SA, a déclaré qu'à sa connaissance il n'y 
avait pas eu de sous-location entre C______ SA et un tiers sous-locataire. Il a 

également formellement contesté qu'il y ait eu des paiements d'un sous-loyer de 

1'500 fr. par mois, précisant que cette information lui avait été donnée par 

G______. 

m. Le Tribunal a entendu des témoins. 

m.a P______ a déclaré que depuis 2018 et jusqu'en juin 2020, il amenait ses 
véhicules professionnels (taxis, camion) pour réparation chez B______ SA, au 

no. ______ route 2______ à L______, à raison d'environ une fois par mois. Entre 

2018 et juin 2020, il avait toujours traité avec G______ car il était "le plus 

honnête". Il avait cessé d'amener ses véhicules à B______ SA en juin 2020, car 

G______ n'y était plus. 

P______ a remis au Tribunal une copie de quatre factures établies à son intention 

par B______ SA, aux dates des 6 septembre 2019, 6 décembre 2019, 12 février 

2020 et 17 juin 2020, pour divers travaux effectués sur un véhicule de marque 

R______, toutes factures précisant que le client avait été servi par G______. 

Interpellé par A______ sur les raisons pour lesquelles il avait spontanément remis 

au Tribunal quatre factures établies entre septembre 2019 et juin 2020, alors qu'il 

avait dit qu'il fréquentait B______ SA depuis 2018, P______ a déclaré qu'il avait 

cherché chez lui des factures avant de venir à l'audience et que les seules qu'il 

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avait trouvées étaient les quatre qu'il avait présentées. Pour d'autres travaux, 

G______ n'envoyait pas de factures. 

Le témoin a déclaré que le nom de N______ ne lui disait "pas spécialement 

quelque chose". 

m.b E______ a déclaré s'être rendu une ou deux fois dans les locaux de la rue 
2______. Il n'avait jamais été informé ou n'avait jamais constaté que ces locaux 

avaient fait l'objet d'une sous-location. Il s'occupait de la comptabilité et n'avait 

jamais eu connaissance de l'existence d'un produit de sous-location versé à la 

société. Le témoin a déclaré savoir que le propriétaire des locaux était "fâché pour 

une histoire de sous-location", mais ne rien savoir d'autre.  

m.c M______, convoqué une première fois à l'audience du 22 septembre 2022, ne 
s'est pas présenté malgré la seconde convocation qui lui a été adressée. A______ a 

renoncé à son audition. 

m.d Q______, témoin sollicité par B______ SA, ne s'est pas présenté à l'audience 
du 17 mai 2022. Il a été reconvoqué à deux reprises en vain. B______ SA a 

renoncé son audition. 

m.e K______, convoqué le 15 novembre 2022, ne s'est pas présenté. A______ a 
renoncé à son audition. 

m.f. N______, dont l'audition était requise par A______, ne s'est pas présenté à 
l'audience du 15 novembre 2022. Il a été convoqué une deuxième fois pour 

l'audience du 26 janvier 2023, mais il ne s'est pas non plus présenté. 

n. Le Tribunal a dès lors clôturé les débats principaux. 

B______ SA a plaidé que la cause était en état d'être jugée et a persisté dans 

toutes les conclusions de sa demande en paiement du 27 septembre 2021. 

A______ a demandé que N______ soit amené au Tribunal par la force publique, 

en application de l'art. 167 al. 1 let. c CPC, au motif que celui-ci lui avait dit, le 

4 septembre 2019, qu'il sous-louait les locaux pour un loyer de 1'500 fr. par mois. 

B______ SA s'est opposée à ce que N______ soit amené par la force publique. 

o. Dans son jugement du 6 mars 2023, le Tribunal a constaté que N______ avait 
été convoqué à deux reprises et avait fait défaut. Il a considéré que délivrer un 

mandat d'amener à son égard serait disproportionné. La valeur litigieuse de la 

présente procédure était de 8'401 fr. 10, il avait entendu les parties et deux 

témoins et les dépositions de ces derniers permettaient de juger la cause. Il ne 

donnerait donc pas suite aux conclusions de A______ et statuerait sur le fond. 

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A cet égard, il a considéré que l'audition des parties n'avait pas apporté d'éléments 

pertinents permettant de départager les thèses respectives de ces dernières. En 

revanche, l'audition de P______, qui n'avait a priori pas d'intérêt à l'issue de la 

procédure, et de E______, témoin requis par le défendeur, n'établissait pas à 

satisfaction l'existence d'une sous-location par B______ SA, qui l'aurait conduite à 

réaliser un bénéfice de sous-location de 1'300 fr. par mois. Ainsi, A______ avait 

perçu sans cause valable la somme de 7'800 fr., ensuite du paiement effectué par 

B______ SA à l'Office des poursuites sous la pression de la requête de faillite 

dans la poursuite n° 1______. La demande était ainsi bien fondée. A______ a 

donc été condamné à payer la somme de 8'401 fr. 10, correspondant au montant 

payé pour solder la poursuite.  

EN DROIT 

1. 1.1 Dans les affaires patrimoniales, l'appel est recevable contre les décisions 
finales et les décisions incidentes de première instance lorsque la valeur litigieuse 

au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 1 et 2 CPC). 

Le recours est recevable contre les décisions finales de première instance qui ne 

peuvent faire l’objet d’un appel (art. 319 let. a CPC). 

En l'espèce, le jugement entrepris est une décision finale et la valeur litigieuse est 

inférieure à 10'000 fr. La voie du recours est dès lors ouverte. 

1.2 Interjeté dans le délai utile de trente jours, dans la forme écrite prévue par la 
loi (art. 130, 131, 142 al. 1 et 311 al. 1 CPC) et auprès de l'autorité compétente 

(art. 120 al. 1 let. a LOJ), le recours est recevable. 

1.3 Vu la valeur litigieuse, la procédure simplifiée est applicable (art. 243 al. 1 
CPC). La maxime de disposition (art. 58 al. 1 CPC) et la maxime des débats 

(art. 55 al. 1 et 247 al. 2 a contrario CPC) sont applicables. 

2. L'appelant invoque qu'il appartenait à l'intimée de prouver qu'elle avait payé une 
dette inexistante en application de l'art. 86 LP. Il soutient que les déclarations de 

P______ et de E______ ne permettaient pas d'établir l'inexistence d'une sous-

location et l'intimée n'avait ainsi pas prouvé qu'elle avait payé une dette 

inexistante. A l'inverse, le témoignage de N______ aurait permis de faire toute la 

lumière sur l'existence, respectivement l'inexistence de la sous-location. En 

considérant que son audition ne s'imposait pas, le Tribunal avait violé son droit 

d'être entendu. 

2.1 
2.1.1 L'action en répétition de l'indu de l'art. 86 LP est un moyen de défense du 
débiteur lié aux particularités de la législation fédérale sur la poursuite pour 

dettes. L'action en cause est une sorte de restitutio in integrum pour le débiteur qui 

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a payé ce qu'il ne devait pas sous la menace d'une procédure d'exécution forcée 

(ATF 131 III 586 consid. 2.1). 

Dans l'action en répétition de l'indu selon l'art. 86 LP, le demandeur doit prouver 

l'inexistence de la dette, conformément à la lettre de l'art. 86 al. 3 LP (art. 8 CC). 

La conséquence de l'absence de preuve est donc supportée par le demandeur. 

Toutefois, comme celui-ci doit apporter la preuve d'un fait négatif, le Tribunal 

fédéral a précisé, dans une jurisprudence constante, que les règles de la bonne foi 

(art. 2 CC et 52 CPC) obligent le défendeur à collaborer à la procédure probatoire. 

Cette obligation, de nature procédurale, ne touche par contre pas au fardeau de la 

preuve et il n'implique nullement un renversement de celui-ci, mais le tribunal 

tient compte du refus de collaborer lors de l'appréciation des preuves (cf. art. 164 

CPC; ATF 119 II 305 consid. 1b/aa; VOCK/MEISTER-MÜLLER, SchKG-Klagen 

nach Schweizerischer ZPO, 2ème éd., 2018, p. 179; cf. également ATF  

142 III 568 consid. 2.1; arrêt du Tribunal fédéral 4A_257/2014 du 29 septembre 

2014 consid. 3.5). 

En règle générale, la preuve d'un fait contesté n'est rapportée au regard de l'art. 

8 CC que si le juge a acquis la conviction de l'existence de ce fait. Lorsque le juge 

constate qu'un fait s'est produit ou ne s'est pas produit, il est parvenu à un résultat. 

En tant que règle légale, le fardeau de la preuve n'intervient que lorsque le juge ne 

parvient pas à un résultat, s'il ne peut déterminer si le fait s'est produit ou non 

(ATF 119 III 103 consid. 1; 118 II 142 consid. 3a; 114 II 289 consid. 2a). 

2.1.2 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 

CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir 

limité à l'arbitraire en fait. 

En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a 

arbitraire que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison 

sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe 

manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les 

éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 143 IV 500 

consid. 1.1 p. 503 et les références citées). L'arbitraire ne résulte pas du seul fait 

qu'une autre solution serait envisageable, voire préférable (ATF 136 III 552 

consid. 4.2; arrêt du Tribunal fédéral 4A_48/2023 du 22 mars 2023 consid. 2.2). 

Le recourant ne peut se borner à contredire les constatations litigieuses par ses 

propres allégations ou par l'exposé de sa propre appréciation des preuves; il doit 

indiquer de façon précise en quoi ces constatations sont arbitraires (ATF  

133 II 249 consid. 1.4.3). Une critique des faits qui ne satisfait pas à cette 

exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 145 IV 154 consid. 1.1;  

141 IV 249 consid. 1.3.1). 

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2.1.3 Le droit d'être entendu garanti par les art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale 
du 18 avril 1999 de la Confédération suisse (Cst.; RS 101) et 53 CPC, qui ont à 

cet égard la même portée, accorde aux parties le droit de s'expliquer avant qu'une 

décision ne soit rendue, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer 

sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des 

preuves et de se déterminer à leur propos ainsi que de s'exprimer sur les éléments 

pertinents du litige avant qu'une décision touchant leur situation juridique ne soit 

prise (ATF 145 I 73 consid. 7.2.2.1; 135 II 286 consid. 5.1; 133 I 270 consid. 3.1; 

132 II 485 consid. 3.2; 127 I 54 consid. 2b). En effet, le droit d'être entendu est à 

la fois une institution servant à l'instruction de la cause et une faculté de la partie 

de participer au prononcé de décisions qui lèsent sa situation juridique (ATF  

126 I 15 consid. 2a/aa; 124 I 49 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 4A_364/2015 

du 13 avril 2016 consid. 2.2 non publié aux ATF 142 III 355). 

Cette garantie constitutionnelle n'empêche pas le juge de mettre un terme à 

l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de se forger une 

conviction et que, procédant de manière non arbitraire à une appréciation 

anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne 

pourraient l'amener à modifier son opinion. Le refus d'une mesure probatoire ne 

viole ainsi le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la 

pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a procédé, est entachée 

d'arbitraire (ATF 144 II 427 consid. 3.1.3; 141 I 60 consid. 3.3; 136 I 229 

consid. 5.3; arrêt 5A_381/2020 du 1er septembre 2020 consid. 3.1). 

2.2 En l'espèce, le recourant conteste l'appréciation des preuves faites par le 
Tribunal quant à l'existence d'une sous-location par l'intimée, qui l'aurait conduite 

à réaliser un bénéfice de sous-location. Il remet en cause la valeur probante des 

déclarations de P______, qu'il estime sujettes à caution, et de E______, dont il 

relève qu'il était administrateur de l'intimé et était détenu à la date de la 

notification du commandement de payer. De la sorte, le recourant ne fait que 

tenter de substituer sa propre appréciation des preuves à celle du Tribunal. Une 

telle argumentation n'est cependant pas apte à démontrer en quoi l'appréciation de 

ces témoignages, qui ont été jugés crédibles et ont permis au premier juge 

d'aboutir à la solution qu'il a retenue, serait entachée d'arbitraire.  

Le recourant soutient par ailleurs que son droit d'être entendu aurait été violé au 

motif que le Tribunal n'avait pas ordonné que le témoin N______, qui n'avait pas 

répondu aux convocations qui lui avaient été adressées, soit amené par la force. Il 

perd toutefois de vue que le Tribunal pouvait, sans violer le droit d'être entendu du 

recourant, renoncer à l'audition de ce témoin par appréciation anticipée des 

preuves. Le Tribunal a considéré à cet égard que les dépositions des deux témoins 

entendus lui permettaient de juger la cause et le recourant ne tente pas de 

démontrer l'arbitraire de cette appréciation, se limitant à soutenir, outre le fait que 

les deux témoins précités n'étaient pas crédibles, que le témoignage de N______ 

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devait lui permettre de "faire toute la lumière sur l'existence, respectivement 

l'inexistence de la sous-location". Une telle argumentation ne permet pas, à 

nouveau, de considérer que c'est arbitrairement que le Tribunal a considéré que les 

témoins sur les déclarations desquels il s'est fondé étaient pertinentes et 

suffisantes pour lui permettre de statuer sans qu'il soit utile ou nécessaire 

d’entendre N______. 

Au vu de ce qui précède, l'argumentation du recourant est appellatoire et n'est pas 

de nature à démontrer l'arbitraire de l'appréciation des preuves du Tribunal. 

Le recours n'est ainsi pas fondé, de sorte qu'il sera rejeté. 

3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais judiciaires de recours 
(art. 106 al. 1 CPC), arrêtés à 1'100 fr. (art. 17 et 38 RTFMC) et compensés avec 

l'avance de frais fournie (art. 111 al. 1 CPC). 

 Le recourant sera également condamné aux dépens de la partie intimée, arrêtés à 

1'000 fr. (art. 85 et 90 RTFMC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/2839/2023 

rendu le 6 mars 2023 par le Tribunal de première instance dans la cause C/2718/2021. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires à 1'100 fr., les met à la charge de A______ et dit qu'ils sont 

compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à verser à B______ SA la somme de 1'000 fr. à titre de dépens de 

recours. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Monsieur Patrick CHENAUX, Madame 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Camille LESTEVEN, greffière. 

 

 

 

 
 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.