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**Case Identifier:** bbdc125e-4386-5a0d-9439-cb268ab99556
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.09.2014 A/1472/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1472-2014_2014-09-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDÉ, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LÉVY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1472/2014 ATAS/966/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 septembre 2014 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à  ANNECY-LE-VIEUX, FRANCE 

 

 

recourant 

 

contre 

GENERALI ASSURANCES GENERALES SA, sise avenue 
Perdtemps 23, NYON  

 

 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré ou le recourant), né le ______ 1946, 
domicilié à Annecy (France) était employé comme cuisinier par la société B______ 
SA à Vernier. A ce titre, il était assuré obligatoirement auprès de Generali 
assurances générales SA (ci-après l’assureur-accidents ou l’intimée) contre les 
accidents professionnels, non professionnels et contre les maladies professionnelles.  

2. Par déclaration d’accident du 14 mars 2011, l’employeur a annoncé un accident 
dont a été victime l’assuré en date du 7 mars 2011. En voulant rattraper un carton, 
l’assuré a glissé et s’est blessé à l’épaule gauche.  

3. Dans un certificat médical établi en date du 9 mars 2011, le docteur  C______, à 
Annecy, a diagnostiqué un traumatisme de l’épaule gauche, une limitation et une 
douleur acromiotendineuse. Un arrêt de travail a été prescrit jusqu’au 18 mars 
inclus. Les radiographies et l’échographie de l’épaule gauche pratiquées en date du 
10 mars 2011 ont exclu une lésion osseuse post-traumatique et l’aspect 
échographique était normal.  

4. Le 17 mars 2011, le Dr C______ a constaté une tendinite de l’épaule gauche, un 
traumatisme et apparition NCB C6 gauche. L’arrêt de travail à 100% a été prolongé 
jusqu’au 30 mars 2011.  

5. Dans son rapport médical initial à l’attention de l’assureur-accidents, le Dr 
C______ a indiqué que l’assuré avait consulté pour la première fois le 8 mars 2011, 
que selon ses indications il avait chuté et subi un traumatisme à l’épaule gauche à 
son travail. Le médecin a constaté un traumatisme de l’épaule gauche avec 
limitations fonctionnelles et des douleurs, ainsi que des cervicalgies et des douleurs 
au trapèze. Le rapport de causalité avec l’accident était certain. Une incapacité de 
travail a été prescrite du 8 mars 2011 au 27 mars 2011. Le pronostic était à voir 
selon l’évolution. Le praticien a prolongé l’incapacité de travail de l’assuré en 
raison de cervicalgies et de douleurs à l’épaule gauche.  

6. Par courrier du 29 novembre 2011, l’assureur a informé le recourant qu’il entendait 
le soumettre à une expertise médicale auprès de la doctoresse D______, spécialiste 
FMH en chirurgie orthopédique.  

7. Dans son rapport d’expertise du 30 janvier 2012, la Dresse D______, après avoir 
procédé à l’examen clinique et à des examens radiologiques complémentaires, a 
diagnostiqué une rupture transfixiante antérieure du sus-épineux de l’épaule 
gauche, une arthrose acromio-claviculaire de l’épaule gauche et un status après 
acromioplastie de l’épaule droite en 2007. Concernant la rupture du sus-épineux de 
l’épaule gauche, le rapport de causalité était vraisemblable, en ce qui concerne 
l’arthrose acromio-claviculaire il n’y avait aucun rapport de causalité avec 
l’accident. Concernant un état préexistant, l’expert a indiqué qu’il existait une 
arthrose acromio-claviculaire asymptomatique qui n’entraîne aucune incapacité de 
travail actuellement. L’expert a conclu qu’au vu de l’affection présentée par 
l’assuré, une reprise d’activité professionnelle en tant que cuisinier était 

 
 
 

 

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actuellement impossible. Il sera proposé une intervention chirurgicale afin 
d’améliorer l’état algique et la fonction de l’épaule gauche. Le pronostic restait 
favorable. Uniquement dans un poste adapté, une reprise de l’activité 
professionnelle serait possible, en tous cas à temps partiel. Les mesures 
thérapeutiques consistaient en une réparation chirurgicale de la coiffe de l’épaule 
gauche.  

8. Par courrier du 11 avril 2012, l’assureur-accidents a informé l’assuré qu’il accordait 
la garantie de prise en charge pour l’intervention qui devait être effectuée 
conformément à l’expertise de la Dresse D______. L’intervention a été effectuée le 
15 mai 2012 par le Dr E______, de la Clinique générale d’Annecy.  

9. Dans un rapport du 18 avril 2013, le Dr E______ a indiqué avoir opéré le patient 
d’une rupture de la coiffe de l’épaule gauche. Le testing de coiffe était néanmoins 
toujours sensible, le patient décrivant une douleur dans le trapèze. Le médecin 
pensait qu’il présentait une compression du nerf supra scapulaire à l’épaule et a 
proposé une nouvelle intervention.    

10. Par courrier du 19 avril 2013, l’assuré a demandé l’agrément de l’assureur-
accidents.  

11. Après avoir requis de la Clinique générale l’ensemble des pièces médicales 
concernant l’épaule gauche, l’assureur-accidents a mandaté, en date du 10 mai 
2013, la Dresse D______ pour une expertise complémentaire. Dans son rapport du 
16 septembre 2013, l’expert a posé les diagnostics suivants : conflit sous acromial 
et arthrose acromio-claviculaire gauche, ulcération superficielle du sus-épineux 
gauche objectivé par arthroscopie en mai 2012, statut après arthroscopie de l’épaule 
gauche le 16 mai 2012 confirmant l’absence de rupture transfixiante de la coiffe, un 
conflit sous acromial et une arthrose acromio-claviculaire et enfin un syndrome 
douloureux post-opératoire après arthroscopie de l’épaule gauche et récidive de 
douleurs acromio-claviculaires.  Selon l’expert, pour les diagnostics 1, 3 et 4, il n’y 
avait pas de rapport de causalité. Pour le deuxième diagnostic, le rapport de 
causalité était possible (inférieur à 50 %). Dans la discussion du cas, l’expert a 
conclu que les suites de l’accident étaient terminées, puisqu’il n’y a pas eu de lésion 
structurelle de la coiffe des rotateurs et que les symptômes douloureux étaient en 
relation avec une affection dégénérative et les complications douloureuses d’une 
intervention chirurgicale. Le statu quo sine est ainsi établi trois mois après 
l’arthroscopie qui n’a pas confirmé le diagnostic de lésion tendineuse. La suite du 
traitement au-delà de trois mois post-opératoires et la reprise chirurgicale ne sont 
pas à la charge de l’assurance-accidents. L’état maladif est à l’origine de 
l’incapacité de travail, étant précisé que l’assuré est retraité. 

12. Par décision du 11 octobre 2013, avec retrait de l’effet suspensif, l’assureur-
accidents a mis fin aux prestations d’assurance au 31 août 2012 en raison du statu 
quo sine et renoncé à demander le remboursement des frais médicaux et 

 
 
 

 

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l’incapacité de travail payés jusqu’au 31 août 2013. En ce qui concerne les 
indemnités journalières, le droit s’éteint au 31 août 2013.   

13. Par acte daté du 16 mai 2014, posté le 20 mai 2014 et reçu au greffe le 26 mai 
2014, l’assuré a interjeté recours, contestant la décision de l’intimée. 

14. Interpelé par la chambre de céans, le recourant a indiqué le 2 juin 2014 qu’il n’avait 
pas reçu de décision sur opposition. 

15. Par réponse du 12 juin 2014, l’assureur-accidents a conclu à l’irrecevabilité du 
recours, motif pris que l’assuré n’avait pas formé opposition à sa décision, notifiée 
par pli recommandé et distribuée le 17 octobre 2013. 

16. Par courrier du 16 juin 2014, le recourant a admis que le délai d’un mois était 
largement dépassé, relevant que pour contester il faut avoir des arguments valables 
qu’il n’avait pas.  

17. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA; RS 832.20). 

Le recourant est domicilié à l’étranger et son dernier employeur est à Genève, de 
sorte que la chambre de céans est compétente ratione loci (cf. art. 58 al. 2 LPGA). 

Au vu de ce qui précède, la chambre de céans est compétente pour juger du cas 
d’espèce. 

2. Selon l’art. 56 al. 1 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la 
voie de l’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours.  Le recours peut aussi 
être formé lorsque l’assureur, malgré la demande de l’intéressé, ne rend pas de 
décision de décision sur opposition (art. 56 al. 2 LPGA). 

A teneur de l’art. 52 al. 1 LPGA, les décisions peuvent être attaquées dans les trente 
jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues, à l’exception des 
décisions d’ordonnancement de la procédure. Il sied de rappeler que la procédure 
d'opposition est obligatoire et constitue une condition formelle de validité de la 
procédure de recours de droit administratif subséquente (SVR 2006 ALV n° 13 p. 
43 [arrêt C 279/03 du 30 septembre 2005] consid. 2.2.2, 2005 AHV n° 9 p. 31 [arrêt 
H 53/04 du 25 novembre 2004] consid. 1; cf. aussi ATF 130 V 388). 

3. En l’espèce, l’intimée a notifié sa décision par pli recommandé du 14 octobre 2013 
et le courrier a été distribué au recourant le 17 octobre 2013. Nonobstant les voies 

 
 
 

 

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de droit indiquées sur la décision, le recourant n’a pas formé opposition. Il s’ensuit 
que la décision de l’intimée est entrée en force. 

Faute de décision sur opposition, le recours interjeté par-devant la chambre de 
céans est irrecevable. 

La procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA).  

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours irrecevable. 

2. Dit que la procédure est gratuite. 

3. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDÉ 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le