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**Case Identifier:** 90dff965-b7d1-52da-b4ed-f95239f89542
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-01-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 17.01.2023 A/1946/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1946-2022_2023-01-17.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/1946/2022-PE ATA/33/2023  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 17 janvier 2023 

1
ère

 section 

    dans la cause  

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Mirolub Voutov, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

19 août 2022 (JTAPI/844/2022) 

- 2/8 - 

A/1946/2022 

EN FAIT 

1)  Par jugement du 15 août 2022, le Tribunal administratif de première 
instance (ci-après : TAPI) a déclaré irrecevable pour défaut de paiement de 
l’avance de frais dans le délai imparti le recours formé le 13 juin 2022 par 
Monsieur A______ contre la décision de l’office cantonal de la population et des 
migrations (ci-après : OCPM) du 11 mai 2022. 

  Par courrier recommandé du 16 juin 2022, le TAPI lui avait imparti un délai 
au 18 juillet 2022 pour acquitter l’avance de frais de CHF 500.-, sous peine 
d’irrecevabilité. 

2)  Selon le système de suivi des envois de la poste, M. A______ a été avisé de 
la réception du pli recommandé le 17 juin 2022, lequel avait été retourné non 
réclamé à l’expéditeur le 25 juin 2022, à l’issue du délai de garde de 7 jours. 

3)  Par courrier adressé au TAPI le 28 juillet 2022, M. A______ avait requis un 
nouvel envoi de la demande d’avance de frais. Il n’avait pas pu réceptionner sa 
lettre recommandée, car se trouvant en Tunisie pour raisons familiales. 

4)  M. A______ a recouru contre le jugement du TAPI du 15 août 2022 par acte 
expédié à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) le 16 septembre 2022. Il a requis préalablement un délai de 30 
jours pour compléter son recours. Au fond, il a conclu à l’annulation dudit 
jugement et au renvoi de la procédure au TAPI pour réexamen et « nouvelle 
décision renouvelant [son] permis de séjour », subsidiairement à ce qu’il soit 
ordonné au TAPI et à l’OCPM de renouveler son permis, plus subsidiairement 
encore à ce qu’il soit sursis à son renvoi. 

  Il s’était rendu compte à son retour de vacances que sa correspondance 
n’avait pas été gérée durant son absence, malgré les dispositions qu’il avait prises. 
À la découverte de l’invitation à retirer un envoi, il avait immédiatement contacté 
le TAPI par téléphone. Le pli contenant la demande d’avance de frais ne lui avait 
jamais été renvoyé, que ce soit par courrier simple après son retour à l’expéditeur 
ou après sa demande du 28 juillet 2022. La demande d’avance de frais ne lui était 
donc jamais parvenue.  

  Il était parti en Tunisie en raison d’une urgence familiale. 

  Il était en train de rassembler des documents attestant que le non-paiement 
de l’avance de frais était le résultat d’une omission non fautive de sa part. 

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A/1946/2022 

5)  L’OCPM a indiqué, le 18 octobre 2022, ne pas avoir d’observations à 
formuler vu la nature du litige relevant de la seule question du paiement de 
l’avance de frais. 

6)  Dans une brève réplique du 6 décembre 2022, M. A______ a indiqué qu’il 
était parti en Tunisie parce que son père avait des problèmes de santé. 

  Il a joint à son écrit un extrait de réservation de billets d’avion de Tunisair 
daté du 14 septembre 2022, pour un trajet Lyon-Tunis le 15 juin 2022 et Tunis 
Carthage le 20 juillet 2022, de même qu’une copie couleur d’une « déclaration sur 
l’honneur » dont il était l’auteur reprenant ses explications quant à son absence et 
aux démarches effectuées auprès du TAPI à son retour. 

7)  Le 8 décembre 2022, les parties ont été informées que la cause était gardée à 
juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2) a. L'exigence de l'avance de frais et les conséquences juridiques en cas de 
non-paiement de celle-ci relèvent du droit de procédure cantonal. Les cantons sont 
libres, dans le respect des garanties constitutionnelles, d'organiser cette matière à 
leur guise (arrêt du Tribunal fédéral 2C_1022/2012 du 25 mars 2013 consid. 5.1 ; 
ATA/1262/2017 du 5 septembre 2017 consid. 2a et les références citées). 

 b. En vertu de l'art. 86 LPA, la juridiction invite le recourant à faire une avance 
ou à fournir des sûretés destinées à couvrir les frais de procédure et les 
émoluments présumables ; elle fixe à cet effet un délai suffisant (al. 1). Si l'avance 
n'est pas faite dans le délai imparti, la juridiction déclare le recours irrecevable 
(al. 2).  

  À rigueur de texte, l'art. 86 LPA ne laisse aucune place à des circonstances 
extraordinaires qui justifieraient que l'avance de frais n'intervienne pas dans le 
délai imparti. La référence au « délai suffisant » de l'al. 1 de cette disposition 
laisse une certaine marge d'appréciation à l'autorité judiciaire saisie 
(ATA/184/2019 du 26 février 2019 consid. 3c ; ATA/916/2015 du 8 septembre 
2015 consid 2c). 

 c. Selon la jurisprudence constante, il convient d'appliquer par analogie la 
notion de cas de force majeure de l'art. 16 al. 1 LPA afin d'examiner si l'intéressé 

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a été empêché sans sa faute de verser l'avance de frais dans le délai fixé 
(ATA/158/2020 du 11 février 2020 ; ATA/38/2020 du 14 janvier 2020 ; 
ATA/636/2017 du 6 juin 2017 consid. 4b et les références citées). 

 d. Tombent sous la notion de force majeure les événements extraordinaires et 
imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d'activité de l'intéressé et qui 
s'imposent à lui de façon irrésistible (ATA/160/2019 du 19 février 2019 
consid. 2b ; ATA/916/2015 précité consid 2c ; ATA/378/2014 du 20 mai 2014 
consid. 3d ; ATA/515/2009 du 13 octobre 2009 consid. 4b). Les conditions pour 
admettre un empêchement sont très strictes. Ce dernier doit être imprévisible et sa 
survenance ne doit pas être imputable à faute à l'administré (arrêt du Tribunal 
fédéral 2P.259/2006 du 18 avril 2007 consid. 3.2 et la jurisprudence citée ; 
ATA/1028/2016 et ATA/916/2015 précités consid. 2c ; ATA/735/2015 du 
14 juillet 2015 consid. 3b et la jurisprudence citée), partant de son représentant. Il 
doit être de nature telle que le respect des délais aurait exigé la prise de 
dispositions que l'on ne peut raisonnablement attendre de la part d'un homme 
d'affaires avisé (ATA/544/2013 du 27 août 2013 ; ATA/397/2013 du 25 juin 2013 
consid. 9 ; Danielle YERSIN/Yves NOËL, Commentaire de la loi sur l'impôt 
fédéral direct, 2008, ad art. 133, n. 14 et 15 p. 1283). 

  A été considéré comme un cas de force majeure donnant lieu à restitution de 
délai le fait qu’un recourant se soit vu impartir, par pli recommandé, un délai de 
15 jours pour s'acquitter d'une avance de frais, alors que le délai de garde pour 
retirer le pli en question était de 7 jours, de sorte qu'il ne lui restait qu'une semaine 
pour s'exécuter (ATA/477/2009 du 20 septembre 2009 consid. 5). En revanche, 
n'ont pas été considérées comme un cas de force majeure la maladie, celle-ci 
n'étant admise comme motif d'excuse que si elle empêche le recourant d'agir par 
lui-même et de donner à un tiers les instructions nécessaires pour agir à sa place 
(ATA/50/2009 du 27 janvier 2009 consid. 3c), ni des vacances en juillet et août, 
dans la mesure où il appartenait au recourant de prendre toutes les dispositions 
nécessaires pour être atteint pour le cas où il s’absentait de son domicile pour cette 
raison (ATA/1234/2022 du 6 décembre 2022). 

 e. Le formalisme excessif, prohibé par l’art. 29 al. 1 de la Constitution fédérale 
de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), est réalisé lorsque la 
stricte application des règles de procédure ne se justifie par aucun intérêt digne de 
protection, devient une fin en soi, complique de manière insoutenable la 
réalisation du droit matériel ou entrave de manière inadmissible l'accès aux 
tribunaux (ATF 135 I 6 consid. 2.1 p. 9 ; 134 II 244 consid. 2.4.2).  

  Il n'y a pas de rigueur excessive à ne pas entrer en matière sur un recours 
lorsque, conformément au droit de procédure applicable, la recevabilité de celui-ci 
est subordonnée au versement d'une avance de frais dans un délai déterminé. Il 
faut cependant que son auteur ait été averti de façon appropriée du montant à 
verser, du délai imparti pour le paiement et des conséquences de l'inobservation 

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de ce délai (ATF 104 Ia 105 consid. 5 ; arrêts du Tribunal fédéral 2C_734/2012 du 
25 mars 2013 consid. 3.1 ; 2C_645/2008 du 24 juin 2009 consid. 2.2). La gravité 
des conséquences d'un retard dans le paiement de l'avance sur la situation du 
recourant n'est pas pertinente (arrêts du Tribunal fédéral 2C_703/2009 du 
21 septembre 2010 consid. 4.4.2 ; 2C_645/2008 précité consid. 2.2 ; 2C_450/2008 
du 1er juillet 2008 consid. 2.3.4). 

3) a.  La notification d’un acte soumis à réception, comme une décision ou une 
communication de procédure, est réputée faite au moment où l’envoi entre dans la 
sphère de pouvoir de son destinataire (Pierre MOOR/Étienne POLTIER, Droit 
administratif, vol. II, 3ème éd., 2011, n. 2.2.8.3 p. 302 s). Il suffit que celui-ci 
puisse en prendre connaissance (ATF 137 III 308 consid. 3.1.2 ; 118 II 42 consid. 
3b). Celui qui, pendant une procédure, omet de prendre les dispositions 
nécessaires pour que les envois postaux lui soient transmis ne peut se prévaloir de 
son absence lors de la tentative de notification d’une communication officielle à 
son adresse habituelle s’il devait s’attendre, avec une certaine vraisemblance, à 
recevoir une telle communication (ATF 130 III 396 consid. 1.2.3 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 1C_549/2009 du 1er mars 2010 consid. 3.2.1 et les références 
citées). Un envoi est réputé notifié à la date à laquelle son destinataire le reçoit 
effectivement (ATA/378/2014 précité consid. 3b). 

 b.  La preuve de la notification d’un acte et de la date de celle-ci incombe en 
principe à l’autorité qui entend en tirer une conséquence juridique. L’autorité qui 
veut contrer le risque d’un échec de la preuve de la notification peut communiquer 
ses décisions par pli recommandé. En tel cas, lorsque le destinataire de l’envoi 
n’est pas atteint et qu’un avis de retrait est déposé dans sa boîte aux lettres ou dans 
sa case postale, l’envoi est considéré comme notifié au moment où il est retiré. Si 
le retrait n’a pas eu lieu dans le délai de garde, il est réputé notifié le dernier jour 
de celui-ci (ATF 134 V 49 consid 4). 

  Cette fiction de notification n'est cependant applicable que lorsque la 
communication d'un acte officiel doit être attendue avec une certaine 
vraisemblance, ce qui est le cas lorsque l'intéressé est partie à une procédure 
pendante (ATF 139 IV 228 consid. 1.1). 

  Dès lors qu’un administré a déposé un recours, il se doit de prendre toutes 
les dispositions utiles afin de réceptionner les communications qui vont 
immanquablement lui parvenir en rapport avec ce contentieux. Il lui incombe 
d’avertir l’autorité de son absence, ou de prendre des dispositions pour faire 
réceptionner son courrier de façon à être averti de l’arrivée, pendant cette période, 
d’une décision le concernant. Si le recourant a omis de prendre les dispositions 
nécessaires pour que les envois postaux lui soient transmis, il ne peut se prévaloir 
de son absence lors de la tentative de notification d’une communication officielle 
à son adresse habituelle s’il devait s’attendre, avec une certaine vraisemblance, à 
recevoir une telle communication (ATF 134 V 49 consid. 4). 

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4)  En l’espèce, il n'est pas contesté que le délai de plus de 30 jours, fixé par le 
TAPI, constitue un délai suffisant, ni que l'avance de frais n'a pas été acquittée. 

  Le courrier du TAPI du 16 juin 2022 lui est revenu avec la mention « non 
réclamé », le recourant ne l’ayant pas retiré avant l'échéance du délai de garde de 
7 jours. En application de la fiction jurisprudentielle susmentionnée, ce pli 
recommandé lui a été valablement notifié à l'issue dudit délai de garde, soit dans 
le cas d'espèce le 24 juin 2022. 

  Dans la mesure où il a recouru devant le TAPI le 13 juin 2022, il appartenait 
au recourant de prendre toutes les dispositions nécessaires pour être atteint, 
conformément à la jurisprudence précitée, pour le cas où il s’absentait de son 
domicile pour des vacances, comme il soutient que tel a été le cas, apparemment 
du 15 juin au 20 juillet 2022, si l’on se réfère à la réservation de billets d’avion 
versée à l’appui de sa réplique. Le fait qu’il se soit rendu en Tunisie pour y voir 
son père qui aurait alors souffert de problèmes de santé n’y change rien. 

  Dans ces circonstances, la chambre administrative ne peut que constater 
que, l’avance de frais n’ayant pas été acquittée dans le délai imparti, le TAPI était 
fondé à déclarer le recours irrecevable, conformément à l’art. 86 al. 2 LPA. 

  Manifestement mal fondé, le présent recours doit être rejeté. 

5)  Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA). 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 1er septembre 2022 par Monsieur A______ 
contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 19 août 2022 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Monsieur A______ un émolument de CHF 400.- ; 

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

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dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Mirolub Voutov, avocat du recourant, à l’office 
cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de première 
instance ainsi qu'au secrétariat d'État aux migrations. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, Mmes Krauskopf et Lauber, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

M. Marmy 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

  

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 
Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 
Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 
Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 
Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.