# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** cf9bec1e-3542-5fbb-b786-d5ae170bc259
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-06-13
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 13.06.2018 601 2017 264
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2017-264_2018-06-13.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

601 2017 264

Décision du 13 juin 2018

Ie Cour administrative

La Présidente

Composition Présidente : Marianne Jungo 
Greffière : Stéphanie Morel 

Parties A.________, recourante, représentée par Me Emilie Brabis 
Lehmann, avocate

contre

CONSEIL D'ETAT DU CANTON DE FRIBOURG, autorité intimée 

Objet Agents des collectivités publiques – classement suite à une décision 
pendente lite – indemnité de partie

Recours du 12 décembre 2017 

Tribunal cantonal TC
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attendu 

que, par contrat du 19 mars 2008, A.________ a été engagée par la Direction de l’économie et de 
l’emploi (ci-après: DEE) en tant qu’assistante des ressources humaines auprès de B.________ 
avec pour fonction de référence le statut de collaboratrice administrative. Elle a initialement été 
colloquée en classe 10, palier 18;

que, dès 2011, le traitement de la collaboratrice a été remis en cause par différents intervenants et 
des requêtes d’augmentation ont été déposées en ce sens;

qu’en particulier, vraisemblablement dans le courant de l’année 2015, le chef de B.________ a 
demandé que la collaboratrice bénéficie de la classe 14, palier 16;

que, dans son courriel du 7 décembre 2015, le chef de service du Service du personnel et 
d’organisation (ci-après: SPO) a indiqué à cette dernière qu’il ne pouvait pas négocier en lieu et 
place de l’autorité d’engagement, mais qu’il confirmait que la promotion avait été refusée et avait 
entrepris les démarches nécessaires avec la DEE pour requérir une évaluation ad hoc EVALFRI;

que, par requête du 3 octobre 2016, la collaboratrice s’est adressée au Conseil d’Etat, en 
particulier à la DEE, et a conclu, sous suite de frais et dépens, à l’adaptation de sa classification en 
classe 16, subsidiairement en classe 14, au 1er janvier 2015;

qu’après avoir été relancée à trois reprises, la DEE a répondu à la collaboratrice par courrier du 
27 juillet 2017 et lui a indiqué qu’une décision formelle pourrait être prise à l’automne, à l’issue de 
la procédure des promotions 2017;

qu’aucune décision n’ayant été rendue dans l’intervalle, la collaboratrice a interjeté recours pour 
déni de justice formel au Tribunal cantonal le 12 décembre 2017 et a conclu sous suite de frais et 
dépens, principalement à ce que « le Conseil d’Etat [soit] invité à rendre à bref délai une décision 
formelle d’application à l’égard de A.________ de l’arrêté [fribourgeois] du 19 novembre 1990 
concernant la classification des fonctions du personnel conformément à l’art. 8 du règlement 
[cantonal] du 11 juin 1991 relatif à la procédure d’évaluation et de classification des fonctions du 
personnel de l’Etat [RECF; RSF 122.72.22] » et subsidiairement, si la Cour était encline à statuer 
sur le fond, à ce qu’elle soit colloquée en classe 16, plus subsidiairement 14, avec effet rétroactif 
au 1er janvier 2015;

que, dans le délai prolongé à plusieurs reprises par le Tribunal cantonal, la DEE a transmis à 
l’Instance de céans copie de sa décision du 9 mai 2018 envoyée à la recourante par courrier du 
14 mai 2018, à teneur de laquelle la demande de réexamen de sa classification en classe 16, 
subsidiairement 14, était refusée, motif pris que la recourante n’était pas titulaire des certificats 
requis pour être colloquée ainsi;

que, c’est sur la base de l'art. 85 al. 2 du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de 
juridiction administrative (CPJA; RSF 1501.1) que la DEE a rendu une telle décision;

que, par courrier du 23 mai 2018, la collaboratrice a pris acte que son recours serait 
vraisemblablement rayé du rôle, en précisant qu’elle concluait toujours à ce que les frais et dépens 
soient mis à la charge du Conseil d’Etat;

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que, dans ces conditions, le recours est devenu sans objet;

qu'il reste toutefois à régler la question des frais de procédure et de l'indemnité de partie;

qu'en application de l'art. 135 CPJA, il n'est pas perçu de frais de procédure;

que, s'agissant de l'indemnité de partie, il y a lieu de se prononcer en tenant compte de la situation 
qui existait avant la survenance du fait nouveau qui a mis fin au litige, en l'occurrence la décision 
pendente lite du 9 mai 2018;

que, dans le cas particulier, il y a lieu d’emblée de relever que la conclusion principale de la 
recourante n’est pas claire;

qu’on peine en effet à déterminer si elle entendait obtenir une décision du Conseil d’Etat sur 
l’évaluation de sa fonction de référence de collaboratrice administrative ou obtenir de son autorité 
d’engagement (cf. art. 86 LPers) une décision formelle relative à sa classification salariale 
individuelle;

qu’en l’occurrence, au vu des pièces du dossier, il y a lieu d’interpréter la conclusion de la 
recourante dans le sens de cette seconde hypothèse et de considérer que, si son recours n’était 
pas devenu sans objet, il aurait selon toute vraisemblance été transmis au Conseil d’Etat pour 
raison de compétence (cf. 16 al. 2 CPJA);

qu’en tout état de cause, force est de constater qu’il s’est écoulé plus de quatorze mois entre la 
demande de décision formelle de la recourante déposée en octobre 2016 et son recours pour déni 
de justice formel interjeté en décembre 2017;

que, compte tenu de cela et étant rappelé les nombreuses requêtes formulées s’agissant de son 
traitement, force est de constater que le recours pour de déni de justice paraissait bien fondé;

qu’indépendamment du sort donné au litige quant au fond, compte tenu des circonstances, la 
démarche qu’a entreprise la recourante auprès du Tribunal cantonal était ainsi légitime;

que, par le biais de son recours, elle a d’ailleurs précisément obtenu ce qu’elle demandait, à savoir 
une décision concernant sa classification salariale;

que vu l’ensemble de ce qui précède, il convient d’allouer à la recourante, à charge de l’Etat de 
Fribourg, une indemnité de partie, fixée globalement sur la base de la liste de frais produite à 
CHF 2'000.-, plus TVA à 8%, la majorité des opérations ayant été effectuées en 2017;

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la Présidente prononce :

en application de l’art. 100 al. 1 let. b CPJA

I. Le recours est devenu sans objet et l'affaire est rayée du rôle du Tribunal cantonal.

II. Il n'est pas prélevé de frais de procédure.

III. Un montant de CHF 2'160.- (y compris CHF 160.- de TVA), à verser à la mandataire de la 
recourante à titre d’indemnité de partie, est mis à la charge de l’Etat de Fribourg.

IV. Notification.

Cette décision peut faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours dès sa 
notification.

La fixation du montant de l'indemnité de partie peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 13 juin 2018/mju/smo

La Présidente : La Greffière :