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**Case Identifier:** f55cb743-c4e4-5804-9e1e-81489aaa0bc5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 05.11.2018 C/6342/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-6342-2011_2018-11-05.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6342/2011-CS DAS/235/2018 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU LUNDI 5 NOVEMBRE 2018 

Recours (C/6342/2011-CS) formé en date du 29 août 2018 par Madame A______, 

domiciliée _______ Genève, comparant par Me Claude ABERLE, avocat, en l'Etude 

duquel elle élit domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    9 novembre 2018 à : 

- Madame A______  

c/o Me Claude ABERLE, avocat 

Route de Malagnou 32, 1208 Genève. 

- Monsieur B______ 

______. 

- Madame C______ 

Monsieur D______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

Décision communiquée pour information à : 

- Madame E______ 

Madame F______ 

 

 

 

 

C/6342/2011-CS 

- 2 - 

SERVICE DE PROTECTION DE L'ADULTE 
 Case postale 5011, 1211 Genève 11.  

- 3/9 - 

 

 

C/6342/2011-CS 

EN FAIT 

A. a) G______ est né le ______ 2000 de l'union entre A______ et B______, 

dissoute par un divorce prononcé le 2 février 2006. 

L'autorité parentale et la garde du mineur ont été confiées à sa mère, laquelle a 

également une fille, H______, issue d'une autre relation. 

b) Le 11 mai 2018, A______ a contacté téléphoniquement l'Unité mobile 

d'urgences sociales (UMUS) afin de solliciter le placement de son fils dans un 

foyer. Selon le rapport établi par l'UMUS et adressé au Service de protection des 

mineurs, elle avait allégué que G______, sous l'effet de la colère, avait brisé de 

la vaisselle et des vitres au moyen d'une raquette de tennis, puis lui avait jeté les 

débris de verre au visage, ainsi que sur sa sœur; il avait en outre manifesté 
l'intention d'attenter à ses jours. Selon A______, de telles crises se répétaient 

régulièrement. L'UMUS ayant suggéré d'appeler dans un premier temps la 

police, A______ avait finalement déclaré avoir l'intention d'accompagner son 

fils à la Clinique I______ le lundi suivant.  

c) Par courriel du 26 mai 2018 à l'attention du Service de protection des mineurs 

et de l'Hospice général, J______, tante de G______, a exposé être proche de 

celui-ci depuis sa naissance. Sa relation avec la mère de ce dernier s'était 

toutefois dégradée à la fin de l'année 2017, A______ étant partie pour son pays 

d'origine, le Mexique, avec ses deux enfants, juste avant les examens semestriels 

du Collège, ne leur laissant ainsi aucune chance de réussir leur année scolaire. 

Après avoir annoncé que G______ resterait au Mexique, elle était finalement 

revenue avec lui à Genève. Depuis lors, l'adolescent était en échec scolaire et il 

déclinait. Ses conditions de vie au domicile de sa mère étaient "limites". 

L'appartement était "dans un état épouvantable", sa mère le rabaissait et le 

critiquait et comme elle avait entrepris un régime végétalien, il n'y avait dans le 

garde-manger que des céréales et quelques légumes et aucun produit contenant 

du gluten. G______ ne pouvait pas faire de courses, n'ayant que 20 fr. par mois 

d'argent de poche. Il avait beaucoup maigri et depuis une semaine il ne sortait 

plus de sa chambre et n'allait plus à l'école. Sa mère le conduisait chez des 

psychiatres, qui ne connaissaient pas toute la situation et elle refusait de lui 

acheter des lunettes, alors qu'il était très myope. 

Par courrier du 29 mai 2018, K______, grand-mère paternelle de G______, a 

fait part de son inquiétude au Service de protection des mineurs, confirmant, 

pour l'essentiel, les dires de J______. Elle a notamment exposé que depuis dix 

jours G______ restait enfermé dans sa chambre, dans le noir et ne voulait plus 

sortir.  

- 4/9 - 

 

 

C/6342/2011-CS 

d) Le Service de protection des mineurs a organisé une visite au domicile de 

A______ le 31 mai 2018, mais G______ n'a pas répondu. 

Une nouvelle visite a eu lieu le 1
er

 juin 2018, en présence de la police. Il a été 

constaté que l'appartement était relativement encombré, en particulier la cuisine 

et la chambre de A______. G______ ne s'était quasiment pas exprimé, n'étant 

pas en mesure de communiquer; il était apparu apathique, pâle et maigre et était 

resté prostré sur une chaise.  

A______ avait ensuite été convoquée dans les locaux du Service de protection 

des mineurs. Elle avait refusé le placement de son fils, à la suite de quoi la 

suppléante du directeur du Service de protection des mineurs avait prononcé une 

clause péril et retiré provisoirement à A______ le droit de déterminer le lieu de 

résidence de son fils, ainsi que sa garde de fait. 

e) Le 7 juin 2018, le Service de protection des mineurs a rendu un rapport, 

résumant la situation antérieure. A______ refusait de collaborer avec ledit 

service, qui préconisait, sur mesures superprovisionnelles, l'instauration d'une 

curatelle de soins et sur le fond, la ratification de la clause péril, le retrait à la 

mère du droit de déterminer le lieu de résidence de son fils, le placement de 

celui-ci dans un foyer d'urgence à la suite de son hospitalisation et l'instauration 

de plusieurs curatelles.  

Sur mesures superprovisionnelles, le Tribunal de protection a instauré la 

curatelle de soins requise et a désigné deux intervenants en protection de l'enfant 

aux fonctions de curateurs. 

f) Après le prononcé de la clause péril, G______ a été placé pendant le week-end 

chez sa grand-mère paternelle. Celle-ci s'était déclarée très inquiète, l'adolescent 

étant très amaigri, ne parlant pas, demeurant prostré la plupart du temps ou se 

balançant d'avant en arrière; il n'avait par ailleurs pas lâché une peluche qu'il 

avait lorsqu'il était enfant. G______ a été conduit aux Urgences des HUG, afin 

que son état de santé tant physique que psychique soit évalué. Le soir même, il a 

été transféré à la Clinique L______.   

Il ressort du dossier que l'apparition d'une maladie de type psychose semble 

avoir été diagnostiquée.  

Le 9 juillet 2018, G______ a été placé au sein du Foyer M______. 

g) Le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après: le Tribunal de 

protection) a tenu une audience le 26 juin 2018. A______, assistée d'un conseil, 

s'est opposée au retrait de la garde de son fils, indiquant s'en être toujours bien 

occupée. G______ manifestait par ailleurs le désir de rentrer chez lui. 

A l'issue de l'audience, le Tribunal de protection a gardé la cause à juger. 

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C/6342/2011-CS 

B. Par ordonnance DTAE/4519/2018 du 26 juin 2018, le Tribunal de protection a, 

préalablement, ratifié la clause péril prononcée le 1
er

 juin 2018 (ch. 1 du 

dispositif) et sur le fond retiré à A______ la garde et le droit de déterminer le 

lieu de résidence de G______(ch. 2), ordonné le placement du mineur au Foyer 

M______ (ch. 2), réservé à la mère un droit aux relations personnelles qui 

devaient s'exercer à la demande du mineur (ch. 4), confirmé les modalités du 

droit de visite du père, telles que prévues par le jugement de divorce (ch. 5), 

instauré une curatelle d'assistance éducative (ch. 6), une curatelle d'organisation, 

de surveillance et de financement du lieu de placement (ch. 7), une curatelle aux 

fins de faire valoir la créance alimentaire du mineur (ch. 8), confirmé la curatelle 

de soins afin de surveiller l'évolution de l'état de santé du mineur (ch. 9), 

ordonné une évaluation psycho-sociale (ch. 10), ordonné le suivi thérapeutique 

du mineur auprès du programme JADE (ch. 11), débouté les parties de toutes 

autres conclusions (ch. 12), arrêté les frais judiciaires à 300 fr., mis à la charge 

des parties à raison de la moitié chacune, la part de la mère étant provisoirement 

prise en charge par l'Etat (ch. 13). 

En ce qui concerne la clause péril, le Tribunal de protection a relevé qu'elle avait 

été prise en raison du refus de A______ de laisser son fils accéder aux soins 

requis par son état de santé tant somatique que psychique, d'autant plus 

nécessaires que le mineur était apparu sous-alimenté et que l'émergence d'un 

trouble psychotique avait été diagnostiquée, qu'il convenait de soigner dans les 

meilleurs délais. Dans ce contexte, il était impératif de protéger le mineur en le 

plaçant hors milieu familial et ce malgré le désaccord de la mère. 

C. a) Le 29 août 2018, A______ a formé recours contre l'ordonnance du 26 juin 

2018, reçue le 30 juillet 2018, concluant à son annulation. Elle a allégué 

conserver un intérêt juridique à obtenir une décision sur recours, même si son 

fils atteindrait bientôt la majorité. Elle a invoqué le fait que les effets de la 

décision attaquée étaient susceptibles de se poursuivre au-delà de la majorité de 

G______, puisque les mesures revêtaient le caractère de mesures 

provisionnelles. La recourante a invoqué la violation de son droit d'être 

entendue, au motif que l'audition de sa fille H______, demi-sœur de G______, 
avait été refusée par le Tribunal de protection, que celui-ci n'avait pas autorisé 

son conseil à plaider à l'issue de l'audience du 26 juin 2018 par manque de 

temps, qu'il n'avait pas entendu G______ et ne lui avait pas désigné un curateur 

de représentation pour la procédure. Sur le fond, la recourante a soutenu que le 

droit fédéral réglait exhaustivement le domaine des mesures de protection; la 

clause péril, prévue par le droit cantonal, était dès lors dépourvue de base légale 

valable. Pour le surplus, la recourante a allégué que le Tribunal de protection ne 

disposait pas de suffisamment d'éléments pour évaluer l'état de santé de 

G______ et retenir qu'il était en danger auprès d'elle. Le placement était dès lors 

injustifié, de même que les curatelles ordonnées.  

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C/6342/2011-CS 

Préalablement, A______ a sollicité divers actes d'instruction, notamment 

l'audition de sa fille H______. 

b) Le 7 septembre 2018, G______ a indiqué, dans un courrier adressé au 

Tribunal de protection et transmis à la Cour de justice, qu'il souhaitait vivre chez 

sa mère. Il sollicitait la levée des curatelles; il déclarait se sentir bien et 

s'engageait à poursuivre son suivi thérapeutique.  

c) Le Tribunal de protection a persisté dans les termes de l'ordonnance attaquée. 

d) Le 20 septembre 2018, le Service de protection des mineurs a adressé ses 

observations à la Chambre de surveillance. G______, sur conseil de sa mère, 

avait refusé d'intégrer le programme JADE des HUG et voulait être suivi par le 

Dr N______. Il était également opposé à son maintien au Foyer M______, 

établissement dans lequel il aurait pu rester, au bénéfice d'un contrat de jeune 

majeur.  

e) Par avis du 24 septembre 2018 du greffe de la Chambre de surveillante, la 

recourante et les intervenants à la procédure ont été informés de ce qu'à l'issue 

d'un délai de dix jours, la cause serait mise en délibération. 

f) La recourante a encore répliqué le 2 octobre 2018. Elle a relevé le fait que 

l'art. 27 al. 1 LEJ ne permettait pas une délégation de compétence, de sorte que 

la clause péril, prononcée par une personne autre que le directeur du Service de 

protection des mineurs, devait être considérée comme nulle. 

g) Par courrier du 3 octobre 2018, transmis à la recourante le lendemain, le 

Service de protection des mineurs a informé la Chambre de surveillance du fait 

que G______ avait refusé de signer un contrat de jeune majeur et s'était opposé à 

ce que son placement en foyer éducatif soit prolongé après sa majorité; il était 

par conséquent retourné vivre chez sa mère. Des mesures de protection de 

l'adulte avaient été instaurées par le Tribunal de protection par décision du  

24 septembre 2018, deux intervenantes en protection de l'adulte ayant été 

désignées aux fonctions de curatrices. 

 

EN DROIT 

1. 1.1 Interjeté auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 

al. 1 LaCC), dans les délai et forme utiles (art. 450 al. 3, 450a al. 1 et 450b 

al. 1 CC, applicables par renvoi de l'art. 314 al. 1; art. 53 al. 2 LaCC) par la mère 

de la personne concernée par les mesures de protection prononcées, encore 

mineure au moment du dépôt du recours (art. 450 al. 2 ch. 1 CC; art. 35 

let. b LaCC), celui-ci est recevable. 

- 7/9 - 

 

 

C/6342/2011-CS 

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 

sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 

pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. La recourante a sollicité plusieurs actes d'instruction et s'est plainte de la violation 

de son droit d'être entendue. 

 Ces questions peuvent toutefois demeurer indécises compte tenu des 

considérations qui vont suivre. 

3. 3.1 L'exigence d'un intérêt à recourir est requise pour l'exercice de toute voie de 

droit (ATF 130 III 102 c. 1.3; ATF 127 III 429 c. 1b). 

En matière de recours, l'intérêt juridiquement protégé ne se rapporte pas à la 

lésion provoquée par le rejet total ou partiel d'une conclusion du recourant mais il 

suppose que la décision sur recours soit de nature à lui procurer l'avantage de droit 

matériel qu'il recherche. Il n'en est pas ainsi lorsque le juge n'est pas en mesure de 

modifier la situation juridique du recourant, quand bien même les moyens 

invoqués seraient fondés (ATF 114 II 189 c. 2). 

3.2 Dans le cas d'espèce, la clause péril a été prononcée le 1
er

 juin 2018 par la 

suppléante du directeur du Service de protection des mineurs. Contrairement à ce 

qu'a soutenu la recourante, elle a été prise par une personne habilitée à le faire, 

l'art. 27 LEJ mentionnant la compétence de "la direction du service chargé de la 

protection des mineurs" et non son directeur exclusivement. S'il fallait suivre la 

thèse soutenue par la recourante, aucune clause péril ne pourrait être prononcée en 

cas d'absence du directeur du Service de protection des mineurs, ce qui irait à 

l'encontre du but poursuivi par l'art. 27 LEJ qui vise précisément les situations 

d'urgence.  

Cette disposition n'instaure par ailleurs pas des mesures de protection qui 

n'auraient pas été prévues par le droit fédéral. Elle ne fait que donner la 

compétence à la direction du Service de protection des mineurs de mettre en 

œuvre immédiatement les mesures de protection contenues dans le Code civil, 
dans les cas où, en raison de l'urgence, il n'est pas possible d'attendre une décision 

du Tribunal de protection. Il n'y a, dans cette manière de procéder, rien de 

contraire au droit fédéral, de sorte que la clause péril prononcée le 1er juin 2018 

n'est pas nulle.  

3.3 Pour le surplus, la Chambre de surveillance n'entrera pas en matière sur la 

question du bien-fondé de la clause péril et des mesures prononcées par le 

Tribunal de protection. En effet, G______ a atteint la majorité le ______ 2018, de 

sorte que toutes les mesures de curatelle prononcées par le Tribunal de protection 

ont cessé de produire leurs effets, de même que le placement au sein du Foyer 

M______ que G______ a quitté pour regagner le domicile de sa mère. 

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C/6342/2011-CS 

Le recours formé par cette dernière est par conséquent devenu sans objet et la 

recourante n'a ni démontré ni même rendu vraisemblable qu'elle aurait conservé 

un intérêt à ce que la Chambre de surveillance examine le bien-fondé de la 

ratification de la clause péril et des diverses mesures de curatelle ordonnées par le 

Tribunal de protection, alors même que la situation juridique ne peut plus être 

modifiée, les diverses mesures contestées étant désormais sans effet. 

Au vu de ce qui précède, il sera constaté que le recours est devenu sans objet. 

4. Compte tenu de l'issue de la procédure, les frais du recours, arrêtés à 200 fr., 

seront laissés à la charge de l'Etat. 

* * * * * 

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C/6342/2011-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 29 août 2018 par A______ contre l'ordonnance 

DTAE/4519/2018 du 26 juin 2018 rendue par le Tribunal de protection de l'adulte et de 

l'enfant dans la cause C/6342/2011-6. 

Au fond : 

Constate que ledit recours est devenu sans objet. 

Sur le fond : 

Arrête les frais de la procédure de recours à 200 fr. et les laisse à la charge de l'Etat de 

Genève. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Mesdames Paola CAMPOMAGNANI et 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame Carmen FRAGA, greffière. 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005     

(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14