# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 44b4e501-9f2e-5936-a422-a2c6fb60c0b1
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-09-04
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 04.09.2018 C1 16 306
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C1-16-306_2018-09-04.pdf

## Full Text

RVJ / ZWR 2020 205 

Poursuite pour dettes et faillite - droit des successions - ATC (Cour 
civile II) du 4 septembre 2018, dame X. c. dame A.X., B.X. et C.X. 
- TCV C1 16 306 

Saisie d’une part successorale ; action en partage ; qualité pour agir ; 
concours de l’autorité selon l’art. 609 CC 

- Modalités de réalisation d’une part de communauté ; tentative de conciliation ; propo-
sitions de réalisation ; décision par l’autorité de surveillance de la dissolution et de la 
liquidation (art. 132 LP ; art. 9 al. 1, 10 al. 1 et 2, 12 OPC ; consid. 5.1). 

- Requête d’un créancier tendant à l’intervention de l’autorité au partage (art. 609 al. 1 
CC ; art. 8 ss, 12 OPC ; consid. 5.2). 

- Impossibilité des héritiers de procéder au partage de manière indépendante après la 
saisie (consid. 5.3). 

- Intervention de l’autorité au partage en lieu et place de l'héritier débiteur ; qualité pour 
agir de l’autorité (consid. 5.4). 

- En l’espèce, l'office des poursuites a été chargé par l'autorité de surveillance d’ouvrir 
l'action en partage (consid. 6.1) ; la débitrice n'était dès lors plus en droit d'ouvrir 
l’action en partage (art. 12 OPC ; consid. 6.3). 

Pfändung eines Erbteils; Teilungsklage; Klagelegitimation; Mitwirkung 
der Behörde nach Art. 609 ZGB 

- Modalitäten der Verwertung eines Gemeinschaftsanteils; Einigungsversuch; Anträge 
zur Verwertung; Entscheid der Aufsichtsbehörde zur Auflösung und Liquidation des 
Gemeinschaftsverhältnisses (Art. 132 SchKG; Art. 9 Abs. 1, 10 Abs. 1 und 2, 12 VVAG; 
E. 5.1). 

- Antrag eines Gläubigers auf Mitwirkung der Behörde bei der Teilung (Art. 609 Abs. 1 
ZGB; Art. 8 ff., 12 VVAG; E. 5.2). 

- Nach der Pfändung können die Erben die Teilung nicht mehr eigenständig vornehmen 
(E. 5.3). 

- Mitwirkung der Behörde bei der Teilung an Stelle des schuldnerischen Erben; 
Klagelegitimation der Behörde (E. 5.4). 

- Im vorliegenden Fall wurde das Betreibungsamt von der Aufsichtsbehörde beauftragt, 
die Teilungsklage einzuleiten (E. 6.1); die Schuldnerin war daher nicht mehr berechtigt, 
die Teilungsklage einzureichen (Art. 12 VVAG; E. 6.3). 

 

Faits (résumé) 
 

A.  A son décès, dame D.X. a laissé comme héritiers son mari E.X., 
ainsi que leurs enfants dame X., B.X. et C.X. En secondes noces, E.X. 
a épousé dame A.X. En 1998, E.X. a signé un testament en la forme 
authentique, par lequel il attribuait notamment à son épouse A.X. et à 

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ses fils B.X. et C.X. l'entier de leur part légale à sa succession. E.X. 
renvoyait à sa réserve légale sa fille dame X. Par acte authentique du 
même jour, E.X. a cédé différents biens-fonds à son fils C.X. à titre 
d'avancement d'hoirie, soumis au rapport successoral. 

B.  En 2000, dame X. a ouvert action en réduction contre dame A.X., 
B.X. et C.X. Par jugement de mars 2013, le tribunal de district a rejeté 
l'action. En décembre 2014, le Tribunal cantonal a rejeté le recours 
dans la mesure de sa recevabilité. En août 2015, l'exécuteur testamen-
taire a dressé un inventaire de la succession de feu E.X., chiffrant l'actif 
successoral net à x’xxx’xxx fr. et la part de dame X. à xxx’xxx fr. (1/8e 
de la succession). 

Entre-temps, en mai 2006, l'office des poursuites avait saisi les droits 
de dame X. dans les successions de ses parents. Les pourparlers de 
conciliation prévus à l'art. 9 OPC ont échoué ; l’office des poursuites a 
transmis le dossier au tribunal compétent (art. 132 LP) pour décision 
(art. 10 al. 2 OPC). En octobre 2014, le tribunal compétent a ordonné 
la dissolution des communautés et la liquidation du patrimoine 
commun ; il a chargé l’office des poursuites d’ouvrir l’action en partage. 

C.  En 2016, dame X. a ouvert action en partage des successions de 
ses deux parents. Par jugement du 3 novembre 2016, le tribunal de 
district a rejeté la demande. Contre ce prononcé, dame X. a interjeté 
appel. 

 

Considérants (extrait) 
 

5.1  Lorsqu'il s'agit de réaliser une part de communauté, il appartient à 
l'autorité de surveillance de fixer le mode de réalisation (art. 132 al. 1 
LP). Selon l'art. 132 al. 3 LP, après avoir consulté les intéressés, l'auto-
rité peut ordonner la vente aux enchères, confier la réalisation à un 
gérant ou prendre toute autre mesure. L'OPC prévoit toutefois des 
mesures plus précises qui restreignent le pouvoir attribué à l'autorité de 
surveillance par la norme précitée (ATF 135 III 179 consid. 2.1 ; arrêt 
5A_727/2017, 5A_728/2017 du 8 janvier 2018 consid. 4.1).  

En vertu de l'art. 9 al. 1 OPC, lorsque la réalisation d'une part de com-
munauté est requise, l'office des poursuites essaie d'abord "d'amener 

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entre les créanciers saisissants, le débiteur et les autres membres de 
la communauté une entente amiable à l'effet soit de désintéresser les 
créanciers, soit de dissoudre la communauté et de déterminer la part 
du produit de la liquidation qui revient au débiteur". 

En cas d'échec de la conciliation, l'office des poursuites ou l'autorité qui 
a conduit les pourparlers invite les créanciers saisissants, le débiteur et 
les membres de la communauté à lui soumettre dans les dix jours leurs 
propositions en vue des mesures ultérieures de réalisation (art. 10 al. 1 
OPC). Après l'expiration de ce délai, l'autorité de surveillance compé-
tente aux termes de l'art. 132 LP décide, en tenant compte autant que 
possible des propositions des intéressés, si la part de communauté 
saisie doit être "vendue aux enchères comme telle" ou s'il y a lieu de 
"procéder à la dissolution de la communauté et à la liquidation du patri-
moine commun conformément aux dispositions qui régissent la com-
munauté dont il s'agit" (art. 10 al. 2 OPC). 

A teneur de l'art. 12 OPC, si l'autorité de surveillance ordonne la disso-
lution et la liquidation de la communauté, l'office des poursuites prend 
"les mesures juridiques nécessaires pour procéder à la dissolution et à 
la liquidation et exerc[e] à cet effet tous les droits appartenant au 
débiteur. S'il s'agit d'une communauté héréditaire, [il] requerra le par-
tage, avec le concours de l'autorité compétente aux termes de l'art. 609 
CC" (ATF 134 III 133 consid. 1.5 ; 129 III 316 consid. 3 ; 110 III 46/48 ; 
arrêts 5A_760/2015 du 18 mars 2016 consid. 3.2.1 et 5A_758/2015 du 
22 février 2016 consid. 3.3). 

5.2  L'art. 609 al. 1 CC prescrit qu'un créancier, qui a acquis ou fait 
saisir la part échue à un héritier, peut demander que l'autorité inter-
vienne au partage en lieu et place de ce dernier. Le but de cette inter-
vention est de garantir la protection des intérêts du créancier concerné 
dans le cadre du partage (Abt/Weibel, Erbrecht, Praxiskommentar, 
2015, n. 9 ad art. 609 CC ; Elmiger, Das Unternehmen in der Erbteilung, 
thèse Lucerne 2012, p. 55 ; Spahr, Commentaire romand, Code civil II, 
2016, n. 1 ad art. 609 CC). 

En cas de réalisation d'une part successorale saisie, l'intervention de 
l'autorité compétente est soumise aux règles des art. 8 ss OPC (ATF 
110 III 46/48 ; cf., supra, consid. 5.1). 

Lorsque le créancier a sollicité la réalisation de la part héréditaire du 
débiteur après saisie, l'office des poursuites doit requérir le concours 

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de l'autorité pour obtenir le partage (art. 12 in fine OPC; ATF 110 
précité), indépendamment de la volonté de partager des héritiers (Abt/ 
Weibel, n. 4 ad art. 609 CC) ; cette autorité doit, le cas échéant, ouvrir 
action en partage (Abt/Weibel, n. 13 ad art. 609 CC), l'office des pour-
suites n'ayant pas la faculté d'intervenir à la place de ladite autorité 
(art. 609 al. 1 CC ; ATF 71 III 99/104 ; Escher, Commentaire zurichois, 
Der Erbgang, 1960, n. 9 ad art. 609 CC). 

5.3  La saisie opérée, les héritiers n'ont plus la possibilité de procéder 
au partage de manière indépendante car ils pourraient de la sorte, 
empêcher l'intervention de l'autorité (ATF 130 III 652/655 ; Abt/Weibel, 
n. 8 ad art. 609 CC ; Bisang, Die Zwangsverwertung von Anteilen an 
Gesamthandschaften, thèse Zurich 1978, p. 135 et ég. p. 192) ; même 
en cas d'accord unanime, ils ne peuvent pas procéder valablement à la 
répartition des biens successoraux sans l'accord de ladite autorité (ATF 
114 II 418/419). Si les héritiers veulent procéder au partage avant la 
réalisation, il leur faut annoncer ce fait à l'office des poursuites, qui doit 
s'adresser à l'autorité compétente et requérir le concours de cette 
dernière (ATF 130 III 652 consid. 2.2.1 et la réf.). 

5.4  Ladite autorité intervient au partage en lieu et place de l'héritier 
débiteur. Sa tâche se limite à intervenir au partage; elle ne peut ni l'entre-
prendre, ni le gérer elle-même (ATF 129 III 316/319 ; arrêt 5A_387/2014 
du 18 septembre 2014 consid. 4.1). Elle n'a, en particulier, pas la possi-
bilité d'imposer un mode de répartition aux héritiers, ni de les obliger à 
procéder à un partage partiel (Steinauer, Le droit des successions,  
2015, p. 638, no 1249c ; Schaufelberger/Keller Lüscher, Commentaire 
bâlois, Zivilgesetzbuch II, 2015, n. 14 ad art. 609 CC). 

L'autorité ne participe pas au partage à la place du créancier mais à 
celle de l'héritier débiteur. A ce titre, elle est compétente pour ouvrir 
action en partage, en lieu et place de ce dernier (ATF 129 précité ; 
Steinauer, p. 638, no 1249 ; Spahr, n. 12 ad art. 607 CC et n. 20 ad 
art. 609 CC). Faute d'entente entre tous les intéressés, elle doit intro-
duire action en partage. En principe, elle sollicitera un partage partiel, 
de manière que le créancier puisse recevoir son dû le plus rapidement 
possible (ATF 129 III 316/318 sv.). Si elle ne peut obtenir un partage 
partiel en raison de l'opposition d'un héritier, elle entreprendra les 
démarches nécessaires à la réalisation du partage de toute la succes-
sion, indépendamment de l'importance de la dette de l'héritier qu'elle 
remplace. La part de cet héritier sera ensuite réalisée jusqu'à ce que le 

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produit obtenu suffise à désintéresser le créancier concerné (cf. art. 
119 al. 2 LP ; Schaufelberger/Keller Lüscher, n. 14 in fine CC ; 
Abt/Weibel, n. 14 in fine ad art. 609 CC ; Spahr, n. 19 ad art. 609 CC).  

5.5  Comme déjà souligné, l'autorité de surveillance compétente en 
vertu de l'art. 132 LP décide si la part de communauté saisie doit être 
vendue aux enchères ou s'il y a lieu de procéder à la dissolution de la 
communauté et à la liquidation du patrimoine commun (art. 10 al. 2 
OPC). Si elle estime qu'il y a lieu à dissolution et liquidation de la 
communauté, elle l'ordonne. L'office des poursuites doit prendre alors 
les mesures nécessaires pour procéder à la dissolution et à la liquida-
tion, exerçant à cet effet tous les droits appartenant au débiteur (art. 12 
OPC; cf. ATF 134 III 133 consid. 1.5 ; Bisang, p. 121), et, en cas de 
communauté héréditaire, requérir le partage, avec le concours de 
l'autorité compétente en vertu de l'art. 609 CC (ATF 135 III 179/181 ; 
arrêt 5A_760/2015 du 18 mars 2016 consid. 3.2.1 ; Hubert-Froidevaux, 
Commentaire du droit des successions, 2012, n. 9 ad art. 609 CC ; cf., 
supra, consid. 5.1).  

6.1  En l'espèce, un créancier a sollicité la réalisation des parts héré-
ditaires de dame X. dans les successions de ses deux parents, D.X. et 
E.X. Le 15 mai 2006, l'office des poursuites avait préalablement saisi 
lesdites parts successorales. Les pourparlers de conciliation, menés en 
application de l'art. 9 OPC, n'ont pas abouti. L'office a dès lors transmis 
le dossier à l'autorité de surveillance compétente aux termes de 
l'art. 132 LP. Les parties ont fait valoir leurs propositions avant qu'un 
prononcé ne soit rendu en application de l'art. 10 al. 2 OPC. Dame X. 
a notamment conclu à ce que l'autorité sursoie à statuer jusqu'à ce que 
le Tribunal cantonal ait tranché l'appel formé contre le jugement du 
21 mars 2013 rendu par le tribunal de district. 

Le 29 octobre 2014, l'autorité de surveillance a ordonné la dissolution 
des communautés héréditaires des époux D.X. et E.X. et la liquidation 
du patrimoine commun de ces deux successions. Elle a notamment 
chargé l'office des poursuites d'ouvrir action en partage si aucune "solu-
tion amiable" ne pouvait être "trouvée par l'intermédiaire de Me G., exé-
cuteur testamentaire". Cette décision n'a pas été entreprise. 

Le 20 août 2015, l'office des poursuites a informé l'autorité de surveil-
lance qu'il avait mandaté l'avocat H. pour le "représenter dans l'ouver-
ture de l'action en partage" des successions concernées. Ledit conseil 
était intervenu, le 10 avril 2015, auprès de l'exécuteur testamentaire G. 

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"pour tenter d'obtenir le règlement de la poursuite en cause". Celui-ci 
aurait indiqué qu'il entendait "régler ce dossier à la fin de l'été 2015". 

En 2016, dame X. a ouvert action en partage des successions de ses 
deux parents. Les codéfendeurs ont soulevé le problème de la qualité 
pour agir de la demanderesse. Le juge de première instance a rejeté 
l'action introduite pour défaut de qualité pour agir. Il a notamment relevé 
que l'autorité au sens de l'art. 609 CC prend la place de l'héritier débi-
teur dans le partage, agissant à l'exclusion de l'héritier concerné. 

6.2  L'appelante ne conteste pas que l'autorité intervient au partage en 
lieu et place de l'héritier débiteur. Selon elle, c'est toutefois l'exercice 
du droit au partage par l'autorité qui exclut la qualité pour agir de l'héri-
tier débiteur. Comme, en l'espèce, l'office des poursuites chargé 
d'ouvrir action en partage n'a rien entrepris depuis décembre 2014, et 
puisque l'autorité se trouve "dans l'inaction", on ne saurait exiger d'elle 
qu'elle "accepte cette situation en étant dépossédée de sa qualité pour 
agir". Elle s'expose certes à ce que "l'autorité vienne se substituer à elle 
dans la procédure" et devrait, le cas échéant, "s'en accommoder mais 
elle ne saurait à l'évidence être purement et simplement empêchée 
d'agir en partage dans une telle situation et ne pouvoir s'en remettre 
qu'au bon vouloir de l'Office des poursuites". 

6.3  L'autorité de surveillance compétente a ordonné la dissolution et la 
liquidation des communautés héréditaires de D.X. et E.X., en applica-
tion de l'art. 10 al. 2 OPC. Elle a par ailleurs chargé l'office des poursui-
tes concerné d'ouvrir action en partage, après que celui-ci eut encore 
tenté de trouver une "solution amiable" en entrant en contact avec 
l'exécuteur testamentaire G. 

L'office des poursuites n'est pas resté inactif puisqu'il a mandaté 
l'avocat H. pour le représenter dans le cadre de ce dossier. Celui-ci est 
entré en contact avec l'exécuteur testamentaire "pour tenter d'obtenir 
le règlement de la poursuite en cause". Ces démarches n'ont, semble-
t-il, pas abouti; il ne ressort pas des actes de la cause que l'office ou 
son représentant aurait, par la suite, sollicité le concours de l'autorité 
compétente au sens de l'art. 609 CC pour l'ouverture d'une action en 
partage (cf., supra, consid. 5.4).  

Il n'en demeure pas moins qu'en vertu des dispositions de l'art. 12 OPC, 
lorsque l'autorité de surveillance a ordonné la dissolution et la liquida-

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tion de la communauté, l'office des poursuites prend "les mesures juridi-
ques nécessaires pour procéder à la dissolution et à la liquidation". Il 
exerce à cet effet tous les droits appartenant au débiteur (arrêt 
5A_758/2015 du 22 février 2016 consid. 3.3 ; BISANG, op. cit., p. 121 
et ég. p. 191; Rutz, Die Pfändung und Verwertung von Anteilen am 
Gemeinschaftsvermögen nach der Praxis des Bundesgerichts und der 
Kantonalen Betreibungsbehörden, in BlSchK 1975, p. 97 ss/107 ; cf. 
ég. ATF 134 III 133 consid. 1.5) et requiert la collaboration de l'autorité 
compétente selon l'art. 609 CC pour le partage (ATF 110 III 46/48). 
Lorsqu'il s'agit d'une communauté héréditaire, comme en l'espèce, il 
doit solliciter le partage en faisant appel à l'autorité compétente au sens 
de l'art. 609 CC. Contrairement à ce qu'elle soutient, dame X. n'était 
plus en droit d'ouvrir action en partage dès que l'autorité de surveillance 
a ordonné la dissolution et la liquidation des communautés héréditaires 
de D.X. et E.X. En pareille situation, comme cela ressort du texte même 
de l'art. 12 OPC, c'est l'office des poursuites qui est chargé d'exercer 
toutes les prérogatives de l'appelante dans le cadre des successions 
concernées. Celui-ci n'a pas ouvert action en partage puisqu'il a cher-
ché à trouver une "solution amiable" avec le concours de l'exécuteur 
testamentaire, comme l'autorité de surveillance le lui avait demandé. 
Compte tenu de la procédure judiciaire ouverte en 2016, cet office n'a, 
par la suite, plus rien entrepris, sans doute dans l'attente d'un jugement 
sur la question soulevée en la présente cause.  

Ainsi que le souligne l'appelante, un problème se pose si l'office des 
poursuites ne procède pas à la liquidation de la communauté et ne solli-
cite pas le partage, malgré le mandat de l'autorité de surveillance et le 
texte de l'art. 12 OPC. L'intéressée peut, en pareille hypothèse, se 
plaindre d'un déni de justice ou d'un retard injustifié auprès de l'autorité 
de surveillance compétente (cf. art. 17 al. 3 LP ; cf. arrêt 5A_760/2015 
du 18 mars 2016 consid. B ; cf. ég. arrêt 5A_387/2014 du 18 septembre 
2014 consid. 4.1 et la réf.). Il sied de relever que l'argument relatif à une 
prétendue inaction de l'office des poursuites a été articulé pour la 
première fois devant l'autorité d'appel et qu'il n'a pas été présenté au 
juge de première instance. Devant le premier juge, dame X. a simple-
ment plaidé qu'elle disposait de la qualité pour agir en parallèle avec la 
qualité pour agir de l'autorité de l'art. 609 CC. Cet argument était mani-
festement mal fondé (cf. not. ATF 129 III 316 ss ; arrêt 5A/777/2012 du 
3 décembre 2012 consid. 3 et la réf. ; Abt/Weibel, n. 15 ad art. 609 CC 
et les réf. ; Schaufelberger/Keller Lüscher, n. 16 ad art. 609 CC ; Spahr, 
n. 12 ad art. 607 CC et n. 20 ad art. 609 CC ; Elmiger, op. cit., p. 56). 

212 RVJ / ZWR 2020 

Il sied de relever, à toutes fins utiles, que l'intéressée a toujours la 
possibilité de recouvrer toutes ses prérogatives d'héritière (notamment 
la qualité pour agir dans une action en partage) en désintéressant le 
créancier concerné (Elmiger, loc. cit. ; Escher, n. 1 ad art. 609 CC). 

Partant, l'appel de dame X. doit être rejeté.