# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 76c13afd-2ee5-58fb-961c-9d35ecaa63cb
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-09-19
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 19.09.2025 P/11499/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-11499-2022_2025-09-19.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Judith LEVY OWCZARCZAK, présidente, M. Christian 
ALBRECHT et M. Julien MARQUIS, juges, Mme Inès MORETTI BJERTNES, 
greffière  

P/11499/2022  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

 

Chambre 3 

 
19 septembre 2025 

 

MINISTÈRE PUBLIC  

Mme A______, partie plaignante, assistée de Me B______ 

contre  

M. C______, né le ______ 1987, domicilié ______, France, prévenu, assisté de Me 
D______ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut à un verdict de culpabilité pour tous les faits mentionnés 
dans son acte d'accusation avec la qualification juridique qui leur est donnée, au prononcé 
d'une peine privative de liberté de 30 mois, assortie du sursis partiel, la peine ferme devant 
être fixée à 6 mois et le délai d'épreuve à 3 ans, ainsi qu'à la condamnation du prévenu au 
paiement des frais de la procédure.  

A______ conclut à un verdict de culpabilité pour tous les faits mentionnés dans l'acte 
d'accusation et persiste dans les conclusions civiles et en indemnisation déposées 
auxquelles il y a lieu d'ajouter 7 heures de préparation à l'audience de jugement pour son 
conseil et le temps de l'audience.  

C______ conclut à son acquittement, persiste dans ses conclusions en indemnisation 
fondées sur l'art. 429 CPP et conclut au rejet des conclusions civiles.  

EN FAIT 

A.a. Par acte d'accusation du 21 mai 2025, il est reproché à C______ d'avoir, à une date 
indéterminée entre avril et juin 2021, entre 12h00 et 13h30, dans les toilettes du garage 
E______, sis ______[GE], contraint A______ à entretenir un rapport sexuel avec lui, en 
la pénétrant vaginalement avec son pénis, sans préservatif, en usant de pressions 
psychiques et en la mettant physiquement et psychiquement hors d'état de résister, brisant 
la résistance de A______ en agissant par surprise, en usant de pressions psychiques, en 
exploitant sa force, sa supériorité physique ainsi que l'état de sidération dans lequel elle 
s'est trouvée après avoir tenté de le repousser sans succès, faits qualifiés de viol (art. 190 
al. 1 aCP) et de contrainte sexuelle (art. 189 aCP).  

b. Il lui est également reproché d'avoir, à une date indéterminée entre avril et juin 
2021, aux alentours d'environ 18h00, à l'intérieur du local comprenant un vestiaire et des 
douches, situé au sous-sol du garage E______, contraint A______ à entretenir un rapport 
sexuel avec lui, en la pénétrant vaginalement avec son pénis, en usant de pressions 
psychiques et en la mettant physiquement et psychiquement hors d'état de résister, alors 
que celle-ci s'est trouvée dans un état de sidération face ses agissements, faits qualifiés de 
viol (art. 190 al. 1 aCP). 

B. Les éléments pertinents suivants ressortent de la procédure : 

Plainte et premières auditions des parties 

a. A teneur du rapport de renseignements du 23 mai 2022, A______ s'est présentée 
à la police, le 15 mars 2022, pour signaler un problème d'ordre sexuel avec un ancien 
collègue de travail. Après qu'elle a brièvement expliqué les faits, la police lui a expliqué 
les options qui s'offraient à elle. Celle-ci a indiqué vouloir prendre du temps pour 
réfléchir. Le 18 mars 2022, l'intéressée a pris contact avec la police, l’informant qu'elle 
souhait déposer plainte pénale. Toutefois, elle a annulé, le jour-même, le rendez-vous fixé 

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le 21 mars 2021, expliquant qu'elle ne se sentait pas encore prête. Le 12 mai 2022, elle a 
recontacté la police et a annoncé être décidée à déposer plainte pénale. Une audition a 
ainsi été agendée le 17 mai 2022.  

b.a. Le 17 mai 2022, A______ a déposé plainte pénale à l'encontre de C______. Elle 
a expliqué avoir travaillé, entre novembre 2020 et décembre 2021, au garage E______, 
au ______[GE], en qualité de réceptionniste, où elle avait rencontré C______. Elle savait 
que celui-ci avait une compagne et un fils d'environ 10 ans. Il habitait en France, mais 
elle ne s'était jamais rendue chez lui.  

Au début, leur relation était purement professionnelle, puis elle avait commencé à lui 
écrire, sans arrière-pensées, via l'application Skype – moyen de communication utilisé 
dans l'entreprise – car elle s'ennuyait, dès lors qu'elle ne trouvait pas son travail 
intéressant. Au cours de leurs premiers échanges, C______ avait été gentil avec elle et 
l'avait complimentée, lui indiquant notamment qu'elle était trop intelligente pour être 
réceptionniste et qu'elle était jolie. Elle le voyait également tous les matins, lorsqu'il 
passait à la réception pour boire un café, parfois seul, parfois accompagné d'autres 
collègues. Au bout d'un moment, leurs échanges, devenus quotidiens, avaient pris une 
tournure différente et s'étaient transformés en un jeu de séduction. Elle ne pouvait pas 
dater précisément ce changement mais se rappelait qu'en mars 2021, elle avait commencé 
à faire du sport durant sa pause de midi et qu'il lui avait fait des sous-entendus, par 
exemple en commentant le fait qu'elle prenait une douche au garage, celle-ci étant située 
dans les vestiaires, au sous-sol de l'entreprise. Pour sa part, elle était entrée dans son jeu, 
car cela la flattait de plaire à un homme, étant précisé qu'elle avait l'impression de ne plus 
être désirée par son conjoint, F______, avec qui elle était en couple depuis avril 2019. A 
cette période, ils essayaient depuis une année d'avoir un enfant sans y parvenir. Leur 
couple subissait aussi des tensions dues à la baisse de libido et à l'irritabilité de son 
conjoint qui souffrait d'hyperthyroïdie. Celui-ci était également un peu déprimé, à cause 
d'un poste de travail – il était gendarme – qui ne lui convenait pas. Pour sa part, elle se 
sentait seule et délaissée. Elle souffrait d'un manque d'attention, dès lors que son conjoint 
ne la complimentait plus et ne la regardait plus avec envie.  

Elle avait mentionné à C______ qu'elle essayait d'avoir un enfant et que cela ne 
fonctionnait pas. Elle lui avait également indiqué qu'elle avait peur de faire une fausse-
couche, ce qui était un mensonge. Elle ne savait pas pourquoi elle lui avait raconté cela, 
concédant que c'était peut-être pour obtenir de l'attention.  

C______ et elle avaient continué à s'écrire, jusqu'au moment où ils s'étaient donné rendez-
vous, un jour après le travail, aux alentours de 18h00, sûrement fin mars 2021, même si 
elle ne se souvenait pas précisément de la date. Ils s'étaient retrouvés sur le parking 
G______ et elle était montée à l'avant du véhicule de fonction utilisé par C______. Ils 
avaient d'abord discuté de tout et de rien, puis il lui avait proposé de s'installer sur les 
sièges arrière, ce qu'elle avait accepté. Après un moment de gêne, C______ l'avait 
embrassée. Ils avaient commencé à se toucher puis avaient eu une relation sexuelle non 
protégée, d'un commun accord. Elle se souvenait qu'il y avait eu pénétration vaginale et 

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qu'elle lui avait sûrement touché le sexe. Elle ne se rappelait plus s'il y avait eu d'autres 
actes sexuels. Toutefois, elle était certaine qu'elle ne lui avait pas prodigué de fellation. 
Après la pénétration vaginale, C______ avait "continué" seul, puis avait éjaculé dans ses 
mains. Comme ils n'avaient pas de mouchoir, elle lui avait léché les doigts. Après s'être 
rhabillés et avoir fait quelques pas à l’extérieur, il lui avait proposé de recommencer, ce 
qu'elle avait refusé et était rentrée chez elle, à bord de son scooter.  

Après ce premier rendez-vous, elle avait réalisé que ce rapport avait été une erreur et 
qu'elle ne souhaitait plus recommencer. Le lendemain, au garage, elle avait ignoré 
C______. Après un certain temps – sans pouvoir définir exactement la date – ils avaient 
recommencé à discuter par Skype. Elle ne se souvenait plus qui avait initié la 
conversation. Quelques jours ou semaines plus tard, elle lui avait donné rendez-vous, un 
matin, avant de se rendre à son travail, sur le parking G______, afin de pouvoir discuter 
de leur situation. Elle était venue en scooter et avait emmené un petit-déjeuner, tandis 
qu'il était arrivé en voiture. Elle lui avait confié qu'elle pensait que leur relation était une 
erreur, qu'elle s'entendait bien avec lui, mais désirait rester avec son mari. Pour sa part, il 
lui avait mentionné qu'il n'avait jamais trompé sa femme et que, pour lui, cet acte voulait 
dire quelque chose et n'était pas arrivé par hasard. Finalement, il lui avait dit "on verra". 
Ils avaient mangé le petit-déjeuner, puis étaient repartis, sans être fâchés. Après cet 
événement, ils avaient continué à discuter par Skype.  

Elle ne se souvenait plus exactement de la chronologie des faits qui avaient suivi. Elle se 
rappelait qu'ils s'étaient rencontrés une troisième fois [à] G______, toutefois, le parking 
était fermé. Elle était montée dans le véhicule de C______ et ils avaient cherché un autre 
endroit où s'arrêter, soit dans une rue derrière G______. A ce moment-là, ils avaient 
aperçu un collègue, au volant de sa voiture, et ils avaient eu peur. Après s'être arrêtés, elle 
avait demandé à C______ si le fait d'avoir vu leur collègue n'était pas un signe que leur 
relation devait prendre fin. Elle ne se souvenait plus de la réponse de ce dernier. Ce jour-
là, ils avaient à nouveau entretenu une relation sexuelle non protégée, sur la banquette 
arrière du véhicule de C______, puis ils s'étaient rhabillés et il l'avait raccompagnée 
jusqu'à son scooter.  

Par la suite, ils s'étaient revus et avaient eu des relations sexuelles, une ou deux fois le 
matin, avant le travail, ainsi qu'à deux reprises en fin de journée, toujours sur proposition 
de C______ et selon le même mode de procéder que les deux premières fois. Alors que 
C______ insistait pour qu'ils se retrouvent, elle essayait d'esquiver, en prétendant avoir 
trop de travail ou un rendez-vous, mais finissait par céder, face à l'insistance de ce dernier. 
Quant aux deux rendez-vous du matin, c'est elle qui en avait pris l'initiative, à la suite des 
sollicitations de C______, qui avait beaucoup insisté pour la voir la veille.  

Le ______ avril 2021, elle avait programmé un courriel pour le lendemain, jour de 
l'anniversaire de C______, dans lequel elle avait joint des photographies d'elle dénudée, 
ainsi que des images trouvées sur internet au hasard, montrant des femmes et un message 
indiquant "joyeux anniversaire". A cette période, elle avait postulé à un autre poste au 
sein de la même entreprise et avait discuté avec le directeur, avec qui elle s'entendait bien. 

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C______ n'arrêtait pas de lui répéter qu'il l'avait pistonnée auprès du directeur. D'une 
manière générale, il n'était pas légalement son supérieur, même s'il l'aurait sûrement 
voulu. Ce dernier n'avait néanmoins pas utilisé sa position dans l'entreprise pour obtenir 
des avantages sexuels de sa part.  

Elle se souvenait lui avoir prodigué au moins une fois une fellation. C______ lui avait 
précisé que sa femme ne lui en faisait pas, qu'elle le faisait trop bien et qu'il en voulait 
encore. D'une manière générale, pour chaque relation sexuelle entretenue dans la voiture 
de C______, elle n'avait jamais dit "non", même si C______ était très insistant et qu'elle 
se sentait soumise.  

Mi-avril 2021, elle était allée courir avec C______. Au bout du parc, soit à la moitié de 
leur parcours, ils se séparaient, car elle courrait plus vite. Elle prenait une douche en 
rentrant au garage, puis, à son retour, C______ allait également se doucher. Ils n'avaient 
jamais pris de douche ensemble, après avoir fait du jogging.  

Ultérieurement, ils avaient entretenu deux relations sexuelles sur leur lieu de travail, soit 
une fois dans les toilettes, à l'heure de la pause des autres employés, soit entre 12h00 et 
13h30 – pour sa part, sa pause avait lieu entre 13h00 et 14h15 – et alors qu'il n'y avait 
plus personne au garage. Dès le matin, C______ lui avait fait des avances, à son habitude, 
en lui faisant du charme et en lui montrant ce qu'il voulait. Il lui avait proposé de le 
retrouver aux toilettes, ce qu'elle avait d'abord refusé. Etant donné que son bureau se 
trouvait entre les toilettes et le bureau de C______, il était passé devant elle, mais elle ne 
l'avait pas suivi. Lorsqu'il était revenu des toilettes et était passé devant son bureau, il lui 
avait lancé un regard désagréable. Plus tard – elle n'était plus sûre que ce soit le même 
jour – il lui avait reproché que c'était toujours quand elle le voulait. Dès lors, elle s'était 
rendue aux toilettes. Elle reconnaissait qu'il s'agissait d'une sorte d'invitation de sa part, 
étant précisé que cela n'était pas la première fois qu'il la regardait de manière 
désobligeante ou qu'il soupirait lorsqu'elle refusait ses avances. Après avoir uriné, elle 
avait tiré la chasse d'eau, puis avait entendu la porte de l'entrée des toilettes s'ouvrir. Elle 
s'était immédiatement dit: "merde, je ne veux pas". Elle avait déverrouillé puis ouvert la 
porte des toilettes et C______ s'était engouffré dans les toilettes, avait fermé la porte à 
clé, sans qu'elle ne puisse protester, et avait commencé à se coller à elle, étant précisé 
qu'il était plus grand. Il avait empoigné ses bras pour les placer au-dessus de sa tête et 
avait saisi ses fesses, lui disant qu'elle l'excitait et qu'il avait envie d'elle. A ce moment-
là, elle lui avait dit qu'ils n'avaient pas le temps et avait eu un mouvement de recul. Il lui 
avait mis la main dans le pantalon, sous sa culotte. Elle avait voulu retirer sa main, mais 
il avait insisté, en gardant sa main vers le bas. Avec ses deux mains, elle avait saisi le 
poignet de C______ pour essayer de faire sortir sa main de son pantalon, tout en disant 
"non", toutefois il avait recommencé, en lui disant: "mais si, tu as envie, c'est mouillé", 
ce qui n'était pas le cas. Alors qu'elle avait réussi à extraire la main de celui-ci de son 
pantalon, elle avait un peu reculé, étant toutefois bloquée par la taille réduite du cabinet 
des toilettes. Elle l'avait repoussé, mais il était revenu vers elle et lui avait baissé son 
pantalon. Elle avait dit "non", tout en remontant son pantalon et l'avait poussé avec ses 
bras. Toutefois, il s'était à nouveau approché d'elle et lui avait baissé son pantalon, en lui 

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disant des phrases, du même style que celle susmentionnée. Elle avait répété "non" et il 
lui avait répondu quelque chose ressemblant à "allez", puis, elle s'était laissé faire. Il lui 
avait baissé son pantalon, l'avait retournée et l'avait pénétrée, sans préliminaire et sans 
préservatif. Ni lui ni elle n'avait joui. Après ces événements, elle ne se souvenait plus de 
grand-chose, mis à part qu'elle s'était rhabillée et qu'elle était retournée à sa place, se 
sentant bizarre, vide, sans émotion, le reste de la journée. Elle ne se rappelait plus si elle 
avait fait du sport ou une autre activité ce jour-là. Par la suite, comme toutes les autres 
fois, elle l'avait ignoré et l'avait esquivé, restant distante. Pour sa part, il lui "faisait la 
gueule", ce qui la faisait se sentir coupable, comme si elle lui devait quelque chose.  

A une autre occasion, sûrement avant l'événement des toilettes, également durant la pause 
de midi, C______ était venu dans les douches, alors qu'elle se douchait. Il avait toqué à 
la porte et elle avait ouvert, en tenant sa serviette devant elle. Il était vite rentré dans la 
douche, pour ne pas être vu. Pour sa part, elle était mal à l'aise, dès lors qu'il ne l'avait 
jamais vu nue. Il voulait qu'il se passe quelque chose, toutefois elle ne le voulait pas. 
Finalement, il lui avait juste savonné le dos, puis, au bout de 30 secondes, elle lui avait 
demandé de partir et il s'était exécuté.  

Leur dernière relation sexuelle avait eu lieu dans les douches, après le travail. D'habitude, 
elle quittait le garage en passant devant le bureau de C______, qui se trouvait proche de 
la dernière sortie. Toutefois, ce jour-là, elle s'était rappelée qu'elle avait oublié des affaires 
dans les vestiaires des douches et lui avait dit qu'elle partirait par la sortie du bas. Elle 
n'avait pas le souvenir de l'avoir invité à la suivre. Toutefois, il l'avait rejointe dans les 
vestiaires et elle avait eu la même réaction que lors de l'incident des toilettes, à savoir se 
dire qu'elle ne souhaitait pas qu'il soit là. Il l'avait serrée contre lui et l'avait un peu poussée 
en direction des douches. Elle lui avait dit "non", indiquant qu'elle devait partir, ne se 
souvenant plus exactement de l'excuse qu'elle lui avait donnée. Il l'avait embrassée sur la 
bouche, mais elle ne se souvenait plus si c'était avec la langue. Elle avait un trou de 
mémoire s'agissant de la suite des événements et se rappelait seulement qu'elle avait 
baissé les bras et qu'elle s'était laissé faire. Durant la pénétration, il lui avait dit: "je veux 
que tu cries, je veux t'entendre crier", ce qu'il lui avait déjà dit lors d'un précédent rapport 
sexuel. Il avait éjaculé, alors qu'elle n'avait pas joui. Durant l'acte, elle se sentait vide, 
comme si ce n'était pas elle qui vivait cela, tout comme lors de l'épisode des toilettes. 
Après le rapport, elle était partie et lui avait "fait la gueule".  

Par la suite, un événement marquant lui avait permis de mettre fin à cette relation. En 
effet, son frère s'était fait interpeller et avait été placé en détention provisoire. Quand elle 
avait appris cela, elle s'était rendu compte de son énorme erreur. Elle avait voulu y mettre 
fin et avait complètement ignoré C______, ce qu'il n'avait pas compris. Elle s'était sentie 
redevable envers lui lorsqu'il lui faisait "la gueule". Il avait insisté pour qu'ils se revoient, 
bien qu'elle fût distante et froide avec lui. Un vendredi soir, alors qu'un groupe de 
collègues buvaient un apéritif devant le garage, il lui avait fait des signes et lui avait 
envoyé des courriels pour qu'ils quittent les lieux ensemble. Il avait remarqué qu'elle 
n'avait pas envie, mais elle avait tout de même accepté de le rejoindre. Ils s'étaient 
retrouvés [à] G______, elle en scooter et lui en voiture. Ils s'étaient tous deux directement 

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installés sur la banquette arrière. Elle lui avait annoncé que leur relation était finie, ce à 
quoi il avait répondu: "allez, une dernière fois pour se dire au revoir". Elle avait refusé, 
puis il lui avait demandé "une dernière gâterie" ou "au moins une gâterie", tout en lui 
mettant la main derrière son dos, pour l'inciter à se rapprocher de lui. Elle lui avait alors 
prodigué une fellation. Bien qu'il ait remarqué qu'elle n'en avait pas envie, il en avait 
réclamé davantage. Pour sa part, elle avait haussé les épaules pour lui faire comprendre 
qu'elle ne voulait pas, tout en continuant à lui prodiguer une fellation, jusqu'à ce qu'il 
éjacule dans sa bouche.  

Après cet événement, elle était partie deux semaines en vacances. A son retour, bien qu'il 
lui "faisait la gueule", ce qui la dérangeait, elle n'était pas rentrée dans son jeu. Ils avaient 
continué à se parler et à chaque fois qu'il essayait de lui proposer quelque chose, elle 
esquivait. Il l'avait prise plusieurs fois dans les bras, au garage, dans un bureau qui était 
caché, notamment lorsqu'elle ne se sentait pas bien. Il lui avait réclamé plusieurs fois des 
câlins, bien qu'elle fût mal à l'aise avec ce geste et qu'elle ait peur, notamment qu'il 
l'agrippe ou qu'il la touche, si elle s'approchait trop de lui. Lorsqu'elle allait voir d'autres 
collègues, parce qu'elle s'ennuyait, elle prenait garde à rester à distance de C______. 
Durant cette période, il lui avait fait des commentaires tels "t'as les fesses molles". 
Comme elle n’était pas entrée dans son jeu, il lui avait répondu: "de dieu le frigo" et "t'es 
frigide". Il lui avait aussi affirmé qu'il voulait la "boxer", étant précisé qu'il avait pratiqué 
la boxe durant sa jeunesse, commentaire qu'elle lui avait retourné. A deux reprises, à 
proximité de son bureau, il avait fait semblant de pratiquer ce sport puis il l'avait saisie et 
mise à terre.  

Elle a admis avoir échangé plusieurs courriels avec C______, par le biais de sa boîte 
professionnelle mais aussi privée, dans lesquels elle l'avait, à tout le moins une fois, 
clairement "chauffé", lui demandant ce qu'il aimait et s'il préférait être dominant ou 
dominé. Lorsqu'elle avait obtenu sa promotion, il lui avait indiqué que, s'il était directeur, 
il aimerait qu'elle soit sa secrétaire et qu'elle pourrait "passer sous le bureau". A une 
reprise, il lui avait demandé, sur un ton autoritaire, pourquoi elle ne lui avait pas amené 
de café, étant précisé qu'il lui arrivait parfois d'apporter des cafés à d'autres collègues.  

Fin octobre ou novembre 2021, certains collègues et elle avaient convenu de manger 
ensemble. Elle avait donc demandé à C______ s'il voulait qu'elle lui ramène un repas du 
McDonald's, et il lui avait proposé de l'y emmener, tout en ajoutant qu'ils pouvaient aller 
courir et se doucher ensemble, puis aller chercher à manger ensemble, ce qu'elle avait 
refusé. Ils s'étaient rendus au fast food et, sur le trajet du retour, il avait posé sa main sur 
sa jambe. Elle avait dit "non" et avait retiré sa jambe, lui affirmant que c'était fini. Il l'avait 
mal pris et s'était vexé.  

De son côté, son ex-compagnon avait eu "du flair" et avait pressenti que quelque chose 
n'allait pas. Le 1er décembre 2021, elle lui avait finalement avoué qu'elle l'avait trompé, 
en le lui annonçant par bribes, dès lors qu'elle voulait non seulement sauver son couple 
mais également car elle ne se souvenait pas de tout. F______, qui l'avait très mal pris, 
avait pleuré, crié et lui avait demandé de dégager. Ensuite, il lui avait laissé une chance 

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de lui raconter toute la vérité en insistant pour qu'elle se rappelle de tout. Face à son 
obstination, elle avait fini par tout lui dire, notamment l'épisode des toilettes, un jour où 
elle avait eu un flash-back. Lorsqu'ils avaient parlé de cette agression, elle n'arrivait pas 
à mettre des mots dessus, ce qui lui avait fait peur. Il avait beaucoup insisté pour qu'elle 
se souvienne de tout, ce qui lui avait permis de se rappeler de certains éléments alors 
qu'elle avait eu jusque-là un trou noir. Elle avait pris des notes sur son téléphone pour se 
remémorer les faits et avait fait une séance d'hypnose à distance. 

Son ex-époux lui avait montré un article du journal ______ au sujet de personnes victimes 
d'agressions qui ne déposaient pas plainte expliquant les raisons, ce qui avait résonné en 
elle. Il lui avait également parlé de la LAVI qu’elle avait appelée pour un premier rendez-
vous, annulé la veille de celui-ci. Elle avait commencé un suivi thérapeutique le 3 
décembre 2021. Après qu'elle a relaté l'incident des toilettes à sa thérapeute, elle lui avait 
demandé pourquoi elle n'arrivait pas à dire "non". Cette question avait fait ressortir toute 
sa culpabilité. Elle avait fini par reprendre rendez-vous au centre LAVI le 11 mars 2022. 
Lorsqu'elle avait expliqué les faits, notamment qu'elle avait dit "non" à plusieurs reprises, 
son interlocuteur lui avait confirmé que cela n'était pas normal et recommandé des 
psychologues spécialisés dans les traumatismes. Elle avait consulté une psychologue et 
avait pris conscience qu'elle voulait toujours faire plaisir aux autres au détriment de ses 
propres envies, ce que C______ avait dû percevoir et réaliser. En jouant avec son 
sentiment de culpabilité, elle revenait à chaque fois vers lui. Elle avait expliqué à son 
ancien conjoint que, dès le début de leur relation, C______ avait une emprise sur elle et 
qu'elle se sentait coupable et redevable, bien qu'il n'était rien ni personne. 

Le 17 décembre 2021, son conjoint lui avait annoncé que c'était trop pour lui et qu'il fallait 
qu'elle s'en aille. Elle avait eu peur, avait pleuré et se sentait coupable, désemparée et 
dépitée et avait pensé au suicide.  

Elle se souvenait de la scène, toutefois sans ressentir aucune émotion et comme si elle 
regardait ce qui s'était passé et pas comme si elle l'avait vécue. Les émotions ressortaient 
un an plus tard. Elle se sentait tout le temps mal à l'aise, gênée, regardée, jugée, sale, 
dégoutante et avait peur d'approcher les hommes. Elle n'était pas à l'aise avec son corps. 
Pendant les actes litigieux, elle n'éprouvait aucun plaisir et ne sentait pas la pénétration, 
mais uniquement le bassin de C______ qui tapait contre le sien, dès lors qu'il allait vite 
et fort à chaque fois. Son ancien conjoint restait présent dans sa vie et la soutenait. 
Toutefois, lorsqu'il lui passait la main dans les cheveux, elle pleurait. Plusieurs éléments 
lui rappelaient les événements, notamment lorsqu'elle se rendait dans des toilettes 
publiques, lorsqu'elle croisait un véhicule de marque ______ ou lorsqu'elle passait à côté 
du garage.  

A cause de tout cela, elle avait démissionné et n'avait conservé aucun contact avec ses 
anciens collègues. Elle avait été en arrêt-maladie entre le 1er décembre 2021 et le 
31 janvier 2022, soit jusqu'à la fin de son contrat de travail. Début décembre 2021, elle 
avait annoncé à la personne en charge des ressources humaines qu'elle voulait 
démissionner, lui mentionnant également qu'elle avait eu une aventure avec C______ et 

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que tout n'était pas net. Alors qu'elle avait commencé à pleurer, on lui avait proposé de 
prendre le temps de réfléchir, même si elle avait senti que ses interlocuteurs, bien que 
compréhensifs, pensaient qu'elle mentait ou qu'elle exagérait. Ils lui avaient demandé si 
elle prenait des médicaments, étant précisé qu'à cette période, elle prenait uniquement des 
somnifères, car elle avait de la peine à dormir. Elle avait vu C______ pour la dernière fois 
le 30 novembre 2021, son dernier jour au garage. Elle lui avait ensuite envoyé un courriel, 
lui annonçant qu'elle avait tout raconté à son conjoint, ce à quoi il lui avait répondu qu'elle 
avait fait n'importe quoi, en lui demandant ce qu'elle lui avait dit. Elle avait ensuite 
demandé à C______, par email, s'ils s'étaient revus après le mois de juin 2021, soit après 
ses vacances, car elle avait des trous de mémoire mais il ne lui avait jamais répondu, 
malgré une relance de sa part. Depuis lors, ils n'avaient plus eu aucun contact.  

Elle n'avait pas conservé les messages qu'ils s'étaient envoyés. Elle n'avait plus accès à 
ses messages Skype et avait effacé ceux reçus sur sa boîte d’emails privée. Elle n'avait 
jamais eu son numéro de téléphone français, hormis durant une brève période, durant 
laquelle il l'avait appelée à une reprise, en lui disant qu'il avait besoin d'entendre sa voix.  

Elle a précisé qu'elle entamait la présente procédure pour elle, car elle en avait besoin, et 
non pour récupérer son ancien compagnon.  

b.b. Le 18 mai 2022, A______ a produit les notes suivantes rédigées en décembre 
2022, qu'elle avait écrites pour son compagnon, dans le but de ne pas oublier les 
sentiments éprouvés : 

- Elle se sentait incomprise par son compagnon, qui n'était pas attentionné, dans 
leur projet d'avoir un enfant et elle avait l'impression de ne pas être à la hauteur et 
d'être inutile. Lorsqu'une autre personne lui avait donné de l'attention, elle avait 
trouvé cela plaisant, bien que C______ ne l'attirait pas du tout, y compris 
physiquement. Elle était flattée par le fait qu'il la désirait. Elle n'avait jamais eu 
de sentiments pour lui car elle était éperdument amoureuse de son compagnon et 
rêvait de maison et d'enfants avec lui. Toutefois, elle était faible. Lorsque 
C______ lui faisait un compliment et qu'elle ne lui en faisait pas un en retour, il 
le lui reprochait. Elle s'exécutait alors, en soupirant, car sinon il lui en voulait et 
elle se sentait mal. Elle se souvenait également d'avoir essayé d'esquiver, lorsqu'il 
lui proposait de se voir. Elle avait peur de le décevoir et elle avait le sentiment 
qu'il se sentait puissant, en voyant qu'elle revenait vers lui et qu'elle se soumettait. 
Elle se sentait coupable lorsqu'il se vexait ou lorsqu'elle ne répondait pas à ses 
demandes. Il était toujours celui qui commençait à l'embrasser et à la toucher. Il 
lui disait qu'elle l'excitait trop, alors que, lorsqu'elle ne lui retournait pas le 
compliment par messages, il lui reprochait d'être froide et frigide. 

- Elle avait eu des relations sexuelles avec C______ entre mars 2021 et le 4 juin 
2021. Ce jour-là, elle lui avait prodigué une fellation. Il était possible qu'elle lui 
avait déjà fait une fellation auparavant. 

- Elle avait le souvenir d'avoir dit "non" à plusieurs reprises et de l'avoir repoussé. 
Elle se sentait mal pendant les faits et était vide de toute émotion, comme si ce qui 

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était en train de se produire était irréel. Elle avait voulu oublier et avait enfoui ces 
événements au fond d'elle, de sorte qu'elle avait dorénavant des trous noirs. Elle 
avait du mal à parler d'agression, car, à ses yeux, il était impossible que cela lui 
soit arrivé. Pourtant, lorsqu'elle lisait des textes qui mentionnaient ce type 
d'incident, elle se rendait compte qu'elle ressentait les mêmes émotions que celles 
décrites, notamment la culpabilité de s'être laissé faire, d'avoir baissé les bras au 
lieu de le repousser encore. Cette sensation était horrible et elle avait l'impression 
que quelqu'un d'autre qu’elle avait vécu cela. Elle ne s'était jamais sentie présente 
lors des relations sexuelles entretenues avec C______, durant lesquelles elle ne 
ressentait rien et entendait seulement le bruit de ses hanches taper contre les 
siennes. Elle avait honte et ressentait du dégoût, notamment car elle n'osait pas 
assumer devant son compagnon ni face à elle-même. 

- Après ses vacances, il avait voulu recommencer et lui avait reproché de ne pas 
pouvoir voir sa marque de bronzage. Il essayait de revenir à la charge, en étant 
vexant, en lui disant qu'elle avait les fesses molles et que son uniforme la 
grossissait. En juin 2021 et en novembre 2021, il avait été très désagréable et lui 
avait reproché qu'elle le traitait comme une "merde", qu'elle était un monstre et 
qu'il ne méritait pas cela. Elle n'avait pas compris ses reproches, car elle ne faisait 
que de l'ignorer mais elle se sentait à nouveau coupable et essayait d'être gentille, 
preuve qu'il avait encore de l'emprise sur elle. 

- Entre juin et octobre 2021, ils s'étaient fait plusieurs accolades. Lorsqu'il lui avait 
fait un câlin pour la première fois, il lui avait dit : "tu vois on n'est pas obligé de 
coucher ensemble". Pour sa part, elle ne savait pas quoi répondre, car elle les 
trouvait bizarres. Elle était distante et ne s'approchait pas trop de lui, car elle avait 
peur. Il lui avait reproché d'avoir été à l'origine de leur relation, toutefois, selon 
ses souvenirs, c'était lui qui avait commencé à la draguer. 

- Fin novembre 2021, après avoir eu son accident de scooter, elle lui avait dit qu'elle 
ne voulait ni le voir ni lui parler ayant peur que son compagnon ait des soupçons. 

- Elle avait l'impression d'oublier des morceaux de l'histoire. 

c.a. Entendu par la police le 20 mai 2022, C______ a contesté les faits, indiquant qu'un 
jeu de séduction était né entre A______ et lui et que les 4 ou 5 relations sexuelles 
extraconjugales entretenues étaient toutes consenties. Il avait continué à travailler au 
garage, alors que A______ avait démissionné, car elle n'avait pas assumé que leur relation 
ait été découverte et que son compagnon l'ait quittée. Il était très étonné de la plainte 
déposée et avait des preuves qu'il s'agissait seulement d'un jeu de séduction entre eux. 
Son épouse, avec laquelle il était depuis 2011, savait qu'il avait entretenu une relation 
adultère. L'ancien compagnon de A______ l’avait appelée en novembre ou décembre 
2021 pour annoncer cette relation extraconjugale. Il l’avait ensuite racontée à sa 
compagne qui l'avait très mal prise. Après avoir envisagé une séparation, ils étaient restés 
ensemble et avaient entrepris un suivi thérapeutique pour comprendre pourquoi il l'avait 
trompée, étant précisé que toute séparation était compliquée quand le couple avait un 

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enfant. Par la suite, il avait assumé et était retourné travailler malgré les moqueries qui 
étaient toujours présentes.  

Il a précisé que A______ avait également eu un problème avec un autre collègue, 
prénommé M______. Bien que ce n'était que des rumeurs, elle avait convoqué tous les 
mécaniciens pour leur demander de ne pas répandre de fausses rumeurs. Au garage, 
A______ était aguicheuse à son égard mais pas avec les autres collègues. Une fois, elle 
lui avait dit qu'il lui plaisait et qu'elle avait ressenti cela dès qu'elle l'avait rencontré, ce 
qui ne lui était arrivé qu'une seule fois dans sa vie auparavant. Leurs collègues se 
doutaient qu'il se passait quelque chose, sans en être sûrs. Son chef, H______, avait 
surpris certaines conversations sur Skype qu'il avait eues et lui avait demandé ce qui se 
passait. Il lui avait répondu qu'il ne se passait rien car ils étaient tous deux en couple. Il 
n'avait pas eu de problème ni d'aventure avec d’autres collègues. 

A______ avait commencé à travailler à la fin de l'année 2020, en qualité de téléphoniste, 
à l'accueil. A______ et lui avaient commencé à se rapprocher. Ils se parlaient par Skype 
et s'étaient envoyé des emails sur leurs boîtes professionnelles, et parfois privées. Il ne se 
souvenait plus qui avait initié la conversation. Ils se charriaient et il n'y avait rien de 
répréhensif. Elle lui faisait des compliments, lui disant qu'il était beau et qu'il avait de 
beaux yeux, et il l'avait également complimentée, par exemple en lui indiquant qu'elle 
avait de belles fesses ou qu'elle était jolie.  

Il a spontanément expliqué qu'en mars ou en avril 2021, elle lui avait envoyé des courriels 
le mercredi sur son email privé, lui disant qu'il lui manquait, car il prenait souvent congé 
ce jour-là. Ils s'étaient ensuite donné rendez-vous pour coucher ensemble, rejoints [à] 
G______ et avaient entretenu une relation sexuelle à l'arrière de son véhicule. Elle était 
l'instigatrice de ce rendez-vous en dehors des heures de travail car elle connaissait les 
lieux, s'y rendant pour courir. Ils avaient tous les deux eu envie de cette relation. Après 
qu'elle était montée dans sa voiture, ils étaient passés sur la banquette arrière. Ils s'étaient 
embrassés.  Elle lui avait prodigué une fellation et ils avaient entretenu un rapport vaginal 
non protégé dans une ou deux positions. Il avait joui lors d'une fellation et elle avait avalé 
son sperme. Ils ne s'étaient pas posé la question d'un rapport protégé sur le moment. Ils 
étaient passés à l'acte, sachant qu'ils étaient attirés l'un par l'autre même s’ils causaient du 
mal aux personnes autour d'eux. A______ n'avait pas joui. Selon lui, une fille qui jouissait 
n'était "pas plus expressive que cela". Il ne s'était pas posé la question. Après l'acte, ils 
étaient chacun repartis de leur côté.  

Il a spontanément ajouté que, par la suite, ils avaient couché ensemble une fois le soir et 
deux fois le matin, dans son véhicule, toujours aux alentours [de] G______. A______ lui 
avait ordonné de ne jamais lui écrire en premier par email, car elle craignait que son 
compagnon ne le voie. Elle lui indiquait l'heure du rendez-vous par courriel, et ils se 
retrouvaient toujours au même endroit. A chaque rencontre, ils avaient entretenu un 
rapport vaginal, puis il jouissait dans sa bouche, hormis à une occasion lors de laquelle, 
il y avait seulement eu une fellation, dès lors qu'elle avait ses règles. Ces faits s'étaient 
déroulés alors que A______ effectuait un remplacement dans un autre garage situé à 

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______[GE], pendant une semaine. Elle ne lui avait pas parlé, car elle avait ses règles et 
elle lui avait indiqué qu'elle pensait que c'était le karma qui la punissait dès lors qu'elle 
avait trompé son copain. Elle lui avait dit qu'il ne se passerait plus rien entre eux, ce à 
quoi il avait répondu qu'il acceptait mais qu'il ne comprenait pas. C'était la première fois 
qu'elle avait voulu mettre fin à leur relation. Lorsqu'elle était revenue le lundi suivant au 
garage, il l'avait ignorée, alors qu'elle lui avait écrit qu'ils devaient se parler. Il avait 
ensuite accepté de la rencontrer le lendemain [à] G______. C'était elle qui était revenue 
vers lui. Elle avait apporté le petit-déjeuner et ils avaient discuté. Elle s'était excusée, 
expliquant qu'elle ne devait pas réagir ainsi. Elle avait posé sa tête sur son épaule et lui 
avait dit qu'il ne pouvait rien se passer, dès lors qu'elle avait ses règles mais qu'elle était 
d'accord de lui faire une "gâterie", pour lui faire plaisir, ce qu'il avait accepté. Il avait 
également éjaculé dans sa bouche.  

Par la suite, elle lui avait annoncé vouloir mettre fin à leur relation. Il lui avait répondu 
qu'elle lui "en devait une dernière". Ils s'étaient donné rendez-vous un vendredi soir, et 
avaient entretenu une relation sexuelle, de la même manière que les fois précédentes. Pour 
sa part, bien qu'il ait accepté la fin de leur relation, il l'aimait bien et aurait souhaité que 
leur histoire se poursuive. Toutefois, avec du recul, il se rendait compte qu'il s'agissait 
d'une erreur et qu'elle avait pris la bonne décision. Sur le moment, il ne lui en avait pas 
voulu et était passé à autre chose. Il n'avait pas insisté et ils avaient mis fin à leur jeu de 
séduction. Il lui avait tout de même indiqué que cela lui faisait du mal. Il ressentait de 
l'affection pour elle, même s'il concédait qu'ils n'avaient pas d'avenir ensemble. Ils étaient 
restés en contact. Il qualifiait leur relation de normale, sans tension. A______ et lui ne 
s'étaient jamais fâchés, mise à part l'histoire des règles, où elle lui avait fait porter la 
responsabilité de ne pas tomber enceinte, ce qui l'avait vexé. 

Lorsque A______ était en arrêt maladie, et que, pour sa part, il était en formation à 
______[VD], leur histoire s'était sue au garage, dès lors que le compagnon de A______ 
était ami avec un des mécaniciens et que ce dernier avait divulgué l'information pour lui 
nuire. A la suite de cette annonce, cela ne s'était pas bien passé. La direction du garage 
l'avait convoqué pour lui demander des explications. Puis, le conjoint de A______ l'avait 
contacté et l'avait harcelé pour savoir ce qui s'était passé. Il ne lui avait pas tout dit, lui 
indiquant qu'ils avaient seulement eu une relation sexuelle. L'intéressé avait également 
contacté un de ses collègues, son directeur, et avait essayé à nouveau de l'appeler à 
plusieurs reprises. Au téléphone, F______ lui avait demandé s'il était fier de lui. Il lui 
avait répondu que non et que cette histoire était une bêtise. Il lui avait présenté ses 
excuses, mais son interlocuteur ne les avait pas acceptées. 

Après que la police lui a demandé s'ils avaient entretenu d'autres relations sexuelles avec 
A______, il a expliqué qu'il l'avait rejointe une fois dans les douches, alors qu'elle se 
douchait. Il avait frappé à la porte et elle lui avait ouvert. Elle était nue et lui en habit de 
travail. Il ne se souvenait plus s'il s'était déshabillé seul, si elle s'en était chargée ou s'ils 
l'avaient fait les deux. Ils avaient fait l'amour, avec pénétration. Elle n'avait pas joui. Pour 
sa part, il avait éjaculé dans la douche, juste après avoir ressorti son pénis de son vagin, 
et, de son propre chef, elle avait baissé la tête pour avaler ce qui restait de sperme. 

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Confronté aux déclarations de A______, selon lesquelles il l'avait poussée, qu'elle avait 
dit non et qu'il lui avait dit qu'il voulait qu'elle crie, il a indiqué que cela ne faisait pas de 
sens car 6 ou 7 employés avaient leur place de travail en face de la douche et qu'ils auraient 
entendu si elle avait crié, étant précisé qu'elle courait de 13h00 à 13h35 et que, lorsqu'elle 
se douchait, les autres employés étaient de retour à leur poste de travail. Il ne l'avait pas 
non plus forcée à avaler son sperme. Il ne pensait pas qu'ils avaient eu une autre relation 
sexuelle dans la douche. Lorsqu'il allait courir, il lui arrivait de prendre une douche avant 
ou après elle, étant précisé que plusieurs employés faisaient du sport et se servaient de la 
douche. Il a contesté que A______ lui ait dit "non", ajoutant qu'elle lui avait ouvert la 
porte de la douche, alors qu'il y avait un verrou. 

Interrogé à ce sujet, il a d'abord affirmé qu'il n'y avait eu aucun autre acte sexuel que ceux 
précédemment évoqués, puis, confronté aux déclarations de A______, selon lesquelles il 
l'avait rejointe aux toilettes, l'avait notamment retournée puis pénétrée, il a indiqué que 
cela était totalement faux et que, au vu de la taille de A______, il lui était impossible de 
"retourner une fille comme ça". Il ne comprenait pas pourquoi, s'il l'avait vraiment forcée, 
elle ne s'était pas plainte aux ressources humaines ou à la direction. Il a concédé qu'ils 
s'étaient embrassés aux toilettes, puis a ajouté qu'après réflexion, il se souvenait que, le 
jour de son anniversaire, elle lui avait préparé un gâteau, qu'ils avaient mangé avec 6 ou 
7 collègues, puis qu'ils s'étaient rendus aux toilettes et qu'elle lui avait prodigué une 
fellation, durant laquelle elle avait avalé son sperme. Confronté au fait qu'elle lui avait 
également envoyé des photographies d'elle dénudée, il a confirmé que cela était vrai, mais 
qu'il les avait directement supprimées, pour éviter que sa femme ne les trouve, et qu'il ne 
voyait pas l'intérêt de le mentionner.  

Il a indiqué qu'un soir, à 22h30, A______ lui avait envoyé un courriel lui annonçant que 
son compagnon était au courant et qu'il allait lui mettre "la misère". Il n'avait plus cet 
email, mais en avait conservé d'autres qu'elle lui avait écrits par la suite, étant précisé qu'il 
n'était pas possible d'écrire "prends soin de toi" à son éventuel violeur. Elle lui avait aussi 
demandé par courriel, ce qui s'était passé entre eux, car elle avait oublié une partie, voire 
tous les événements. Pour sa part, il ne lui avait plus répondu.  

Il a contesté avoir fait la tête lorsque celle-ci l'ignorait, l'avoir regardée de manière 
désobligeante ou avoir poussé des soupirs. Certains jours, ils ne se parlaient pas, sans 
raison particulière, dès lors qu'ils ne travaillaient pas au même endroit dans le garage. 
Parfois, il était en rendez-vous avec un client et ne la voyait pas forcément. Selon lui, tous 
deux proposaient des rendez-vous, et il ne lui en avait jamais voulu d'avoir refusé de le 
voir. Il a contesté avoir une emprise sur elle, précisant qu'elle lui envoyait des messages 
le matin pour se rencontrer de sa propre initiative. 

Il a ajouté qu'il ne comprenait pas, qu'il n'avait pas été éduqué ainsi et qu'il n'était pas un 
violeur. A ses yeux, tout avait été consenti. D'une manière générale, il n'avait jamais forcé 
une femme à faire l'amour. A______ essayait de lui nuire, dès lors que leur relation l'avait 
empêchée d'avoir des enfants avec son compagnon alors que lui-même était resté avec 
son épouse. Il comprenait qu'il était difficile d'assumer d'avoir trompé son conjoint. Selon 

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lui, elle avait déposé plainte pénale pour lui faire payer, car lui avait continué sa vie et 
qu'elle ne se remettait jamais en question. Elle était sûrement jalouse, même s'il n'était 
pas dans sa tête. Il l'avait vue pour la dernière fois avant qu'elle ne démissionne, puis par 
la suite, ils avaient communiqué par emails.  

c.b. Il a produit les courriels et messages Skype suivants, précisant qu'il avait supprimé 
une partie de leurs échanges : 

- Le ______ avril 2021, il lui avait demandé si "c'était" bien, et elle avait répondu 
"Evidemment", demandé si elle devait se méfier et s'il allait à « droite à gauche » 
et il avait répondu par la négative. 

- Le 14 mai 2021, alors qu'ils discutaient au sujet de leur repas de midi, il lui avait 
notamment écrit : "je pensais que c'était moi le dessert", ce à quoi elle avait 
répondu "à voir". Par la suite, il lui avait également écrit : "ah bon je pensais que 
j'étais meilleur qu'un mojito" et elle avait répondu "haha". Il lui avait ensuite 
demandé quand elle serait disponible et elle l'avait informé qu'elle le tiendrait au 
courant, lui priant de ne pas lui en vouloir et qu'elle avait dû se battre pour "qu'il" 
la croie et lui fasse confiance. Il lui avait répondu qu'il ne lui en voulait pas mais 
qu'il était déçu. Elle lui avait alors écrit qu'elle était aussi déçue mais qu'elle 
voulait être "clean", qu'elle ne pouvait pas perdre son compagnon et que, même 
si elle en avait envie, c'était risqué. Il lui avait indiqué qu'il respectait sa décision. 
Elle lui avait ensuite mentionné qu'elle n'avait même pas envie de "**" mais 
seulement qu'il la prenne dans ses bras et qu'elle savait qu'il boudait car il pensait 
qu'elle ne voulait plus, ce qui n'était pas vrai. Il lui avait répondu qu'il avait 
l'impression que son envie était "moindre" mais qu'il comprenait sa situation, 
toutefois il n'avait pas envie d'arrêter. Elle lui avait écrit "kiss", à 15h24, puis, à 
17h00, il l'avait remerciée pour "ce bisous" et elle lui avait répondu "merci à toi".  

- Le 6 décembre 2021, A______ lui avait écrit, précisant que cet email serait son 
dernier, qu'elle savait "qu'il" l'avait appelé mais "qu'il" ne ferait rien. Personne 
n'était au courant, hormis "I______", qui l'avait deviné, seule. Elle comptait 
démissionner en début d'année et ne dirait pas pourquoi elle partait. C'était sa plus 
grosse erreur, qui avait gâché sa vie. Elle espérait pouvoir un jour la réparer, même 
si elle avait oublié certains éléments. Pour elle, cela n'avait jamais existé. Elle lui 
demandait de supprimer ce courriel et de ne pas y répondre. Elle a conclu son 
courriel en lui écrivant "Prend soin de toi". 

- Le 7 décembre 2021, A______ lui avait demandé de répondre à son courriel au 
sujet de la période à laquelle ils s'étaient fréquentés, dès lors qu'elle avait des trous 
de mémoire et qu'elle avait besoin de ces informations pour sa thérapie. Elle lui 
promettait de ne plus lui écrire après avoir reçu ces détails, précisant qu'elle était 
en détresse émotionnelle. Il lui avait répondu qu'il ne comprenait pas qu'elle ait 
raconté des inepties à son compagnon et qu'elle disait et faisait n'importe quoi. 
Elle lui avait ensuite écrit 5 courriels, dans lesquels elle lui demandait de répondre 
à sa question.  

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d. Le 27 juin 2023, une audience s'est tenue devant le Ministère public. 

d.a.a. C______ a indiqué qu'il souhaitait compléter ses déclarations faites à la police, 
notamment s'agissant de la chronologie des événements. Il a déclaré que : 

- Son premier rendez-vous avec A______ avait eu lieu le 1er avril 2021, au parc 
G______, endroit qu'il ne connaissait pas. Après avoir entretenu un rapport sexuel, 
ils étaient sortis de la voiture et s'étaient promenés durant environ 15 minutes, 
avant de retourner dans la voiture, où ils avaient eu un second rapport sexuel avec 
pénétration, au cours duquel il avait éjaculé dans sa bouche. 

- Le ______ avril 2021, jour de son anniversaire, en guise de cadeau, A______ 
s'était rendue en premier dans les toilettes femmes puis il s'était rendu dans le sas, 
avant les toilettes, pour se laver les mains et s'assurer qu'il n'y avait personne. Elle 
lui avait ouvert la porte, l'avait invité à entrer et lui avait prodigué une fellation. 

- Fin avril 2021, A______ avait eu ses règles et lui avait mentionné que c'était le 
karma, lui annonçant la fin de leur relation. Toutefois, deux ou trois jours plus 
tard, elle était revenue vers lui, mais il n’avait plus souhaité lui parler. Elle lui 
avait fait la tête pendant une journée, puis voulait discuter, ce qu'il avait refusé, 
car il était frustré par la situation et estimait qu'il n'était pas fautif si elle n'arrivait 
pas à concevoir un enfant. Il avait ensuite accepté son invitation à discuter et ils 
s'étaient retrouvés un matin, au parc G______. Elle s'était excusée et lui avait 
proposé de lui prodiguer une fellation, durant laquelle il avait éjaculé dans sa 
bouche. 

- Entre le ______ avril et le 3 ou 4 juin 2021, ils avaient eu quatre rapports sexuels, 
notamment à une reprise dans la douche du sous-sol du garage. A______ prenait 
sa pause entre 13h00 et 14h15. Lorsqu'elle s’était retrouvée dans la douche, il était 
descendu et avait tapé à la porte. Elle savait que c'était lui et lui avait ouvert, étant 
précisé que la porte ne pouvait pas être ouverte depuis l'extérieur. Elle avait une 
serviette autour de la taille. Ils s'étaient embrassés et avaient eu un rapport vaginal. 
Lorsqu'il avait senti qu'il allait jouir, il s'était mis de côté, dans la douche, et avait 
éjaculé. A ce moment-là, elle s'était accroupie et avait avalé son sperme. Ils 
avaient également eu un rapport sexuel dans les toilettes du garage. Ils avaient 
discuté par Skype, pour prévoir quand ils pouvaient se retrouver. Elle s'était 
rendue dans les toilettes des femmes, puis il était allé dans le sas, et elle l'avait 
invité à la rejoindre. Ils s'étaient embrassés, puis avaient eu un rapport vaginal en 
levrette et, finalement, il avait éjaculé lors d'une fellation. Durant cette période, 
ils avaient eu un ou deux rapports sexuels au parc G______.  

- Le 3 ou le 4 juin 2021, la veille des vacances de A______, ils s'étaient retrouvés 
au parc G______, où ils avaient fait l'amour à une reprise. 

- Leur dernière relation sexuelle avait eu lieu le 30 juillet 2021, soit la veille de ses 
propres vacances, au lieu de rencontre habituel. Ce jour-là, elle ne voulait pas 
avoir de relation sexuelle et lui avait seulement prodigué une fellation.  

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d.a.b. Il a produit des échanges de courriels et de messages Skype, qui étaient restés en 
mémoire dans son ancien téléphone. Il avait demandé au garage s'il était possible de 
télécharger l'historique de ses messages. Selon les informaticiens, ils avaient été 
supprimés. En particulier, il a produit des échanges de messages entre A______ et 
I______, dans lesquels : 

- A______ a expliqué, le 2 décembre 2021, qu'elle avait mis au courant son 
compagnon mais qu'il le savait déjà car un de ses collègues les avaient aperçus. 
Elle craignait qu'il ne lui pardonne jamais. Elle avait tellement honte et ne savait 
pas s'ils allaient se séparer ou non. Elle ne pensait pas venir travailler le lendemain. 
Elle l'avait trompé avec un collègue qui travaillait au garage et ne comprenait pas 
son acte. Elle avait rendez-vous le lendemain avec une psychiatre pour 
comprendre pourquoi elle avait agi ainsi. 

- Le lendemain, elle lui a raconté que son rendez-vous avec la thérapeute s'était bien 
passé, qu'elle lui avait prescrit quelque chose de naturel pour dormir et lui 
remonter le moral.  

- Par la suite (les messages ne contiennent pas de dates), A______ lui avait annoncé 
que son compagnon avait appelé le garage et avait discuté avec C______. Elle 
avait pris la décision de ne pas revenir et comptait prolonger son arrêt jusqu'à la 
fin du mois. Son compagnon lui avait finalement déclaré qu'aucun de ses 
collègues ne l'avait jamais vu en compagnie de son amant. Il avait seulement 
compris, grâce à son sixième sens, qu'elle mentait. Elle souhaitait mettre toutes 
les chances de son côté pour le reconquérir, raison pour laquelle elle devait quitter 
son travail. Elle avait écrit un courriel à C______ pour lui assurer qu'il ne devait 
rien craindre d'elle ou de son compagnon. Pour sa part, elle voulait seulement 
oublier cette histoire mais elle ne voulait pas lui causer du tort ni lui souhaiter du 
malheur. Elle espérait également que personne ne le saurait jamais. Elle ne pouvait 
pas nier qu'elle était rentrée dans le jeu. Elle avait des trous de mémoire et avait 
demandé à C______ de lui communiquer des informations, même si elle se doutait 
qu'il ne lui répondrait pas. Elle n'avait pas l'intention de garder contact avec lui 
mais avait seulement besoin de reformer le puzzle dans sa tête. Il lui avait 
seulement répondu qu'elle avait fait n'importe quoi. 

- Le lendemain ou quelques jours plus tard (la date n'étant pas précisée), elle lui 
avait demandé si elle serait d'accord de se connecter à sa boîte mail, dont le mot 
de passe se trouvait dans sa session et qu'elle récupère tous ses emails, y compris 
ceux qu'elle avait effacés ainsi que les conversations Skype qu'elle avait 
entretenues avec C______. I______ lui avait répondu par message vocal, puis elle 
lui avait répondu : "Pas de soucis je comprends c'est normal t'inquiète pas". 

C______ a également produit des courriels et messages Skype échangés entre lui et 
A______, notamment: 

- Le 22 juin 2021, A______ lui avait écrit : "Bonjour C______ le mec qui me 
calcule plus du tout" et 

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- le 30 juillet 2021, A______ lui avait conseillé de se préparer mentalement pour 
aller courir, ce à quoi il avait répondu qu'il devait se motiver. Il avait ensuite écrit: 
"douche ensemble après ?" et "en fait t'aura pas le choix". Après avoir reparlé de 
la course et fait part à nouveau de son manque d'envie de courir, il lui a écrit : "si 
au moins j'avais un petit truc à l'arrivée" et A______ avait répondu "déjà tu 
pourras matter mon boule pendant 20 min" puis il avait rétorqué "sa suffit pas".  

d.b. A______ a confirmé la teneur de sa plainte pénale. Elle a précisé qu'elle ne se 
souvenait plus des phrases exactes échangées dans le cadre de leur jeu de séduction, 
seulement qu'il s'agissait d'allusions taquines et coquines. Il lui avait notamment dit 
qu'elle était bien habillée, qu'elle était trop intelligente et qu'elle méritait un meilleur 
travail. Selon elle, leur premier rendez-vous avait eu lieu en mars 2021, au parc G______. 
Elle ne savait pas trop ce qu'ils allaient faire, même si elle se doutait que ce n'était pas 
juste pour parler. Il s'agissait pour elle d'une impulsion, nourrie par les compliments de 
C______. En revanche, ils n'avaient eu qu'un seul rapport ce jour-là, et elle contestait lui 
avoir prodigué une fellation. Elle n'avait pas joui et C______ avait éjaculé dans sa main. 
Ils s'étaient promenés environ 5 minutes, puis elle avait refusé de faire l'amour une 
seconde fois et chacun était reparti de son côté, étant précisé qu'il n'avait pas insisté. Elle 
se souvenait qu'ils avaient discuté du fait qu'ils ne se protégeaient pas, avant leur première 
relation sexuelle, soit sûrement en mars 2021, par Skype. Elle se rappelait qu'il lui avait 
dit qu'il ne pouvait pas acheter de préservatif et qu'elle n'allait pas en acheter, car les 
femmes "n'achetaient pas ce genre de choses".  

Lorsqu'ils s'étaient revus, quelques jours plus tard, au parc G______, il n'était pas d'accord 
que leur relation prenne fin. Au garage, il l'avait ignorée et, par défaut, elle avait fait de 
même. Il était froid et hautain à son égard. Ils avaient ensuite recommencé à discuter. Il 
avait commencé à être insistant pour qu'ils aient de nouveaux rapports sexuels.  

Elle n'arrivait pas à dater leur troisième rencontre, au cours de laquelle ils avaient croisé 
un collègue. Après avoir cherché un autre lieu pour se stationner, ils s'étaient arrêtés 
derrière le parc G______. Ils avaient discuté, dès lors qu'elle était angoissée à l'idée qu'un 
collègue les ait vus. C______ l'avait rassurée en lui affirmant que ce n'était pas le cas. 
Ensuite, il lui avait dit : "viens, on passe derrière" et ils avaient eu un rapport sexuel avec 
pénétration vaginale, suivi d'une fellation. Toutefois, il n'avait pas éjaculé, prétendant que 
sa femme allait remarquer "quelque chose de bizarre".  

Par la suite, ils avaient encore eu une ou deux relations sexuelles, [à] G______, dès lors 
qu'il insistait beaucoup et qu'elle se sentait coupable et redevable. A plusieurs reprises, il 
lui avait reproché de le traiter "comme de la merde" et qu'elle était un monstre d'agir ainsi. 
En-dehors de leur lieu de travail, ils avaient eu 5 relations sexuelles.  

Elle a confirmé que les photographies, qu'elle lui avait envoyées sans savoir pourquoi à 
l’occasion de son anniversaire, la montraient dénudée en sous-vêtements, lui avoir 
préparé un gâteau, mais a contesté lui avoir prodigué une fellation ce jour-là dans les 
toilettes du garage.  

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Leurs deux derniers actes sexuels avaient eu lieu au garage. S'agissant de l'épisode des 
toilettes, lorsque C______ était repassé devant les toilettes, sur son chemin du retour, il 
ne lui avait fait aucune remarque, mais elle avait senti son mécontentement, dès lors qu'il 
avait eu un regard en coin, prenant un air hautain et fâché. Elle ne se souvenait plus si 
c'était ce jour-là qu'il lui avait dit qu'elle était frigide. Elle s'était sentie mal et lui avait 
indiqué qu'elle se rendait aux toilettes. Elle se rendait compte qu'il s'agissait d'une 
invitation indirecte. Après avoir uriné, elle avait entendu la porte des toilettes se fermer, 
en claquant. Elle était sortie des toilettes et n'avait pas invité C______ à entrer. Après 
qu'il lui avait dit qu'elle en avait envie, elle avait dû utiliser ses deux mains pour enlever 
sa main à lui, qui se trouvait dans son pantalon, en lui disant "arrête, non". Il lui avait 
ensuite dit : "si, tu en as envie". Après avoir baissé son pantalon pour la seconde fois, elle 
s'était laissé faire. Elle avait un trou noir, ne savait plus rien et n'était plus présente. Elle 
n'avait pas crié et ignorait si, à ce moment-là, certains employés étaient présents au 
garage. La pénétration avait duré deux minutes et C______ n'avait pas éjaculé. Ils s'étaient 
ensuite rhabillés et elle était sortie la première des toilettes. Elle ne se souvenait plus s'ils 
s'étaient dit quelque chose, ni de la suite de la journée, ayant fait un déni. Selon elle, ces 
faits avaient eu lieu en mai 2021. Le garage restait ouvert aux clients durant la pause de 
midi et il y avait toujours un employé à la réception. Elle ignorait la distance qui se 
trouvait entre la réception et les toilettes.  

L'épisode de la douche avait eu lieu en fin de journée. C______ était le dernier présent et 
elle l'avait informé qu'elle descendait chercher ses affaires. Une fois au sous-sol, il l'avait 
embrassée, l'avait enlacée avec ses bras et lui avait dit "allez, viens" tout en la rapprochant 
de la porte des douches. Ils étaient entrés dans la douche et il avait continué à l'embrasser, 
alors qu'elle lui avait dit "non" et qu'elle essayait de trouver des excuses, en lui disant 
notamment qu'il y avait encore du monde et qu'elle devait partir. Il lui avait répondu : 
"c'est bon, on ne fera pas de bruit" et avait baissé son pantalon, puis le sien et l'avait 
pénétrée. Elle ne pensait pas l'avoir repoussé physiquement et ignorait pourquoi elle s'était 
laissé faire. Après les faits, elle ne lui en avait pas parlé. Elle a confirmé qu'ils s'étaient 
précédemment envoyé des messages au sujet des douches et qu'il l'avait déjà rejointe, à 
une occasion, dans la douche, lors d'une pause de midi, durant laquelle il l'avait savonnée.  

S'agissant de ces deux relations sexuelles, elle en avait parlé en premier lieu à son 
compagnon en décembre 2021. Au début, elle ne s'en souvenait pas, puis cela lui était 
revenu lorsque celui-ci avait creusé et lui avait posé de nombreuses questions. Elle avait 
commencé à s'en rappeler à tout le moins après le 6 décembre 2021, au vu des courriels 
qu'elle avait envoyés à C______. Durant ces deux actes sexuels, elle portait le même 
pantalon bleu marine, de marque ______, avec un élastique au niveau de la taille et 
resserré vers le bas qu’elle avait acheté pour travailler, dès lors qu'elle était allergique à 
l'uniforme en laine fourni par le garage.  

Selon elle, leur dernier rendez-vous avait eu lieu le 3 ou 4 juin 2021, au parc G______. Il 
l'avait incitée à lui prodiguer une fellation, en lui mettant sa main sur son dos et en lui 
disant qu'elle lui devait bien cela. Elle lui avait dit qu'elle n'avait pas envie de faire 
l'amour. Durant la fellation, il avait essayé de la toucher, mais n'avait pas insisté en voyant 

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qu'elle reculait. Elle ne comprenait pas pourquoi elle s'était exécutée, mais elle avait eu 
le sentiment de lui être redevable, dès lors qu'elle avait été consentante lors de leur 
premier rapport, et qu'ensuite il n'acceptait pas lorsqu'elle lui disait non, que ce soit par 
courriel, par Skype ou verbalement. Il avait réalisé qu'en insistant un peu, elle finissait 
par craquer. Ce jour-là, elle espérait qu'il ne se passerait rien et qu'elle arriverait à mettre 
un terme à leur relation.  

Elle contestait avoir prodigué une fellation à C______ le 30 juillet 2021. A son retour de 
vacances, il n'y avait eu que des accolades, qu'elle ne considérait pas comme du "flirt".  

Elle avait indiqué, lors du dépôt de sa plainte pénale, qu'elle avait peur de C______, dès 
lors que, lorsqu'il se trouvait à son bureau et qu'il lui disait de venir vers lui, elle n'avait 
pas confiance. Il se permettait de lui toucher les fesses et lui avait même une fois dit : 
"pourquoi tu ne t'approches pas, je ne vais pas te manger". Il avait une emprise sur elle, 
dès lors qu'il ne cessait d'insister et qu'elle se sentait redevable et coupable. Elle n'arrivait 
pas à déterminer à partir de quelle date elle avait commencé à éprouver de la peur à 
l'encontre de C______. 

Elle avait annoncé à son compagnon sa tromperie, dès lors que celui-ci lui avait posé un 
ultimatum, en lui disant qu'il savait qu'elle lui cachait quelque chose et que sinon ils se 
sépareraient. Elle lui avait indiqué qu'elle avait eu une relation avec C______, mais 
comme elle ne se souvenait pas de tout, elle avait écrit à ce dernier, qui n'avait pas répondu 
et lui avait simplement écrit qu'elle avait fait "de la merde". Elle a confirmé que son 
compagnon avait contacté C______ et lui avait laissé un délai d'une semaine ou dix jours 
pour tout dire à sa femme, ce qu'il n'avait pas fait, bien qu'il avait prétendu le lui avoir dit. 
Son compagnon avait appelé l'épouse de C______ dix jours plus tard, et cette dernière 
n'était au courant de rien. "I______", soit I______, était une collègue avec qui elle 
s'entendait très bien. Elle ne l'avait plus vue depuis décembre 2021 ou janvier 2021. D'une 
manière générale, elle n'avait gardé aucun contact avec ses anciens collègues après avoir 
quitté son emploi. I______ avait deviné qu'il se passait quelque chose avec C______. Elle 
ne lui avait pas expliqué pourquoi elle avait démissionné, mais lui avait simplement dit 
qu'elle avait eu une relation "pas vraiment net[te]" avec un collègue et lui avait demandé 
si elle pouvait accéder à son ordinateur pour ressortir ses emails professionnels et 
messages Skype.  

Lorsqu'elle avait parlé à la responsable des ressources humaines et au directeur du garage, 
elle n'avait pas tous les faits en tête et était perturbée. Ils lui avaient conseillé de bien 
réfléchir et lui avaient que si cela devait aller plus loin, cela ne serait pas de leur ressort.  

Elle avait d'abord consulté une psychiatre, à raison d'une fois par semaine pendant une 
année, toutefois celle-ci n'avait pas du tout été "compatissante". Elle avait également 
entrepris un suivi avec J______, psychologue conseillée par la LAVI, le 3 décembre 
2021, avec qui elle avait réussi à se souvenir de ce qui lui était arrivé. Elle ne pensait pas 
lui avait parlé de l'épisode des toilettes lors de ce premier rendez-vous, mais seulement 
plus tard. Elle a précisé l'avoir consultée pendant une année, d'abord de manière 
hebdomadaire, puis leurs séances s'étaient espacées. Elle avait ensuite changé de 

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thérapeute au mois de février 2023 et était dorénavant suivie par Mme K______. Ce 
changement avait pris du temps, dès lors que peu de thérapeutes étaient disponibles et 
qu'il était compliqué de recommencer à raconter son histoire à une nouvelle personne. 
Avant de trouver Mme K______, elle avait consulté une autre psychiatre, qu'elle avait 
trouvée encore plus froide. Elle avait également fait des séances d'hypnose avec un 
thérapeute, dont elle ne se souvenait plus du nom, mais qui était l'époux de la mère d'une 
amie. Ces séances l'avaient aidée à retrouver certains souvenirs, sans pouvoir préciser 
lesquels.  

Elle s'était remise avec son conjoint, en septembre 2022, après 10 mois de séparation, 
bien que cela avait été difficile de renouer des liens intimes. C'était toujours très 
compliqué pour elle de voir une plaque avec le nom du groupe L______ ou du garage 
E______, voire un véhicule de marque ______. Elle avait l'impression qu'on la regardait 
dans la rue et ne s'habillait plus comme avant. Durant l'été 2022, elle n'avait pas pu se 
rendre au bord du lac car elle était trop mal à l'aise dans son corps pour porter un maillot 
de bain, sentiment qui persistait.  

Elle n'avait pas déposé plainte pénale par plaisir et avait pris le temps de peser le pour et 
le contre. Elle était toujours en thérapie et ne ressentait aucune jalousie à l'encontre de 
C______. Son compagnon pouvait témoigner de sa détresse et de son déni. Elle avait 
échangé sur Skype avec d'autres collègues et n'avait eu aucun flirt avec ceux-ci. 

e. Par courrier du 13 juillet 2023, C______ a produit les échanges suivants :  

- Le 16 juillet 2021, A______ et lui s’étaient écrit de nombreux messages Skype. Il 
a indiqué qu’il était déçu de son comportement mais qu'il ne ferait pas la tête et 
qu'il était passé à autre chose. A______ lui avait répondu qu'elle s'était remise en 
question et qu'elle s'était demandé si elle aimait vraiment son compagnon. Ils ne 
s'étaient pas rencontrés au bon moment et leur relation était vouée à l'échec. 
Durant ses vacances, elle avait réalisé qu'elle avait tout pour être heureuse et était 
passée à autre chose. Il lui avait indiqué qu'il avait l'impression qu'elle le traitait 
comme un "pestiféré", ce à quoi elle avait répondu "Mais jamais de la vie !". Elle 
lui avait ensuite expliqué qu'elle l'appréciait toujours autant mais qu'elle s'était 
recentrée sur l'essentiel, sa famille et son copain. Par la suite, il lui avait écrit qu'il 
avait remarqué qu'elle n'allait pas bien et qu'il aurait voulu la prendre dans ses 
bras. Elle avait répondu "et ça m'aurait clairement fait du bien". Il lui avait indiqué 
qu'elle devait se lâcher et venir le voir pour le prendre dans ses bras. Elle avait 
mentionné qu'ils ne pouvaient pas se faire un câlin au milieu du garage, et il avait 
répondu oui, à midi ou le soir, lorsqu'il y avait moins de monde. 

- Le 19 août 2021, A______ lui avait demandé comment s'étaient passé ses 
vacances et ensuite reproché de ne pas répondre. Ils s’étaient ensuite échangé des 
banalités tout comme le 20 août 2021. 

f. Selon le rapport de renseignements du 3 septembre 2023, la Brigade de criminalité 
informatique (BCI) a procédé à l'extraction complète des données du téléphone portable 
de C______ et n'a trouvé aucun échange de messages avec A______ par WhatsApp. La 

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BCI a pu extraire des échanges de courriels, sur les messageries professionnelles ou 
privées des deux parties. 

L'extraction a notamment permis la découverte d'un échange de courriels daté du ______ 
avril 2021, entre 13h34 et 18h29, ayant comme sujet "C______" dans lequel A______ 
avait transféré à C______ des images en guise de cadeau pour son anniversaire. C______ 
avait notamment demandé à A______ de quitter son compagnon, après lui avoir écrit : 
"Qui dit non à une maison ? Qui dit non à C______ qui a son anniversaire aujourd'hui ?", 
ce à quoi A______ avait répondu : "Tu y vas un peu fort quand même !". Il lui avait 
rétorqué: "Tu m'as dit demande tout ce que tu veux…" et elle lui avait répondu: "Ouai 
mais dans la limite du raisonnable quand même. Hahaha. Genre: une gâterie 2x par 
semaine, des coachings privés perso caliente, un repas. Tu veux quitter ta femme?". 

Après que celle-ci lui a mentionné qu'elle était seule chez elle jusqu'à minuit, il lui avait 
demandé : "Sex toy ?" et elle avait répondu par la négative. Il lui avait également demandé 
si elle avait couché avec son copain la veille.  

g. Entendu par le Ministère public le 7 novembre 2023, C______ a déclaré qu'il était 
en couple depuis 12 ans et que son fils était âgé de 7 ans. A______ et lui ressentaient une 
attirance physique mutuelle, qui les avait menés à se rejoindre la première fois sur le 
parking G______. Il a contesté lui avoir dit, après la première relation sexuelle, qu'elle ne 
voulait pas recommencer. Il était possible qu'elle ait refusé de le retrouver pour coucher 
avec lui, par exemple lorsqu'elle devait rentrer tôt chez elle. Dans ces cas-là, il réagissait 
normalement. A______ le contactait par Skype ou sur sa boîte mail privée ou 
professionnelle, généralement durant les heures de travail mais aussi parfois le soir, pour 
lui proposer de se retrouver le lendemain matin. Ses messages étaient succincts et ne 
contenaient que l'heure et le lieu du rendez-vous. Leur premier rendez-vous avait eu lieu 
le 3 ou 4 avril 2021, soit avant Pâques et leur dernière relation datait du 30 juillet 2021, 
[à] G______. Mi-juin 2021, à son retour de vacances, A______ lui avait annoncé qu'elle 
avait réfléchi et qu'elle voulait mettre fin à leur relation. Après ses propres vacances, soit 
le 30 juillet 2021, ils étaient allés courir ensemble à midi, puis, durant l'après-midi, il lui 
avait proposé de le refaire une dernière fois. Elle lui avait d'abord indiqué qu'elle allait y 
réfléchir puis avait accepté. Ils s'étaient rejoint le soir-même et, comme elle ne voulait 
pas avoir de relation vaginale, elle lui avait prodigué une fellation. Elle était totalement 
consentante. Il ne se rappelait plus qui l’avait proposée en premier. Au total, ils avaient 
entretenu 5 ou 6 rapports sexuels [à] G______ et avaient discuté d'avoir une éventuelle 
relation dans les douches sur leur lieu de travail.   

Il a confirmé qu'il y avait eu deux épisodes dans les toilettes du garage, la première fois 
le jour de son anniversaire et une seconde fois, entre le 3 avril et le 4 juin 2021. A______ 
lui envoyait un message par Skype lorsqu'elle se rendait aux toilettes et, environ 30 
secondes, voire une minute plus tard, il la rejoignait. Elle se trouvait généralement dans 
les toilettes des femmes, étant précisé qu'il y avait un grand sas avec un lavabo, une cabine 
de toilettes pour les hommes et une pour les femmes. Ces toilettes étaient adjacentes à 
celles réservées à l'atelier mécanique et carrosserie. Bien qu'il n'y eût pas d'accès direct 

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depuis les toilettes clients et personnels, on entendait tout d'un côté ou de l'autre. Il se 
lavait les mains, tout en vérifiant qu'il n'y avait personne dans les toilettes hommes, puis 
A______ ouvrait la porte des toilettes femmes et il entrait. La première fois, il n'y avait 
pas eu de rapport vaginal, A______ lui ayant seulement prodigué une fellation. Il ne se 
souvenait plus comment ils s'étaient mis d'accord pour se rejoindre aux toilettes, par oral 
ou par écrit, avant ou après avoir mangé le gâteau. A______ lui avait dit que, comme 
c'était son anniversaire, elle lui ferait un cadeau spécial. La seconde fois, ils s'étaient 
embrassés et dénudés légèrement. Ils avaient entretenu un rapport, en position levrette, 
puis il avait éjaculé dans sa bouche. Cela avait duré peu de temps, soit au maximum 10 
minutes. Il était ensuite ressorti en premier des toilettes, après avoir écouté les éventuels 
bruits de carrelage, pour s'assurer qu'il n'y avait personne qui s'approchait des toilettes. 
A______ avait refermé la porte derrière lui, puis était sorti du cabinet environ une minute 
après lui. Confrontée aux déclarations de A______, selon lesquelles elle avait dit "non" à 
3 reprises, il a déclaré qu'elle était totalement consentante et qu'elle n'avait eu ni parole ni 
geste montrant un quelconque refus. Ils avaient eu peur de se faire prendre, vu la 
configuration des lieux, toutefois cela faisait partie de leur excitation mutuelle. 

Il a contesté l'avoir rejointe dans les douches du garage, un soir après le travail. Il s'était 
rendu dans les douches une seule fois pour la retrouver, durant la pause de midi, entre le 
4 avril 2021 et le 3 juin 2021, vers 13h45. Il ne se souvenait pas s'ils s'étaient "chauffés" 
le matin. Elle ne l'avait pas appelé, mais il l'avait vu descendre au sous-sol, étant précisé 
que, durant la pause de midi, bien que le personnel technique ne travaillât pas, la 
secrétaire, les vendeurs et du personnel mangeaient à l’intérieur du garage qui restait 
ouvert aux clients. De nombreux employés faisaient des allers-retours au sous-sol, où se 
trouvait le réfectoire. Il s'était rendu dans les douches et avait frappé à la porte du sas. Les 
douches n'étaient pas fermées, ni séparées par une paroi, tout comme dans un vestiaire de 
foot et le sas du vestiaire étaient séparés par une paroi, qui n'était pas entièrement close. 
A______ avait ouvert la porte enroulée dans une serviette. Elle savait que c'était lui car, 
durant cette période, ils avaient entretenu des rapports réguliers. Elle l'avait invité à entrer. 
Il savait qu'elle était d'accord d'avoir une relation sexuelle dès lors qu'elle lui avait ouvert 
la porte nue. Ils s'étaient embrassés puis ils avaient entretenu un rapport sexuel. Il avait 
uniquement descendu son pantalon et avait gardé sa chemise. A______, qui était 
complexée par sa poitrine, avait gardé sa serviette autour des seins. Il était ensuite ressorti 
en premier, sans que A______ ne lui dise quelque chose de particulier. Après cet acte, 
leur relation n'avait pas changé et était restée bonne. Il a contesté l'avoir rejointe dans les 
douches une autre fois et lui avoir savonné le dos.  

Confronté au fait qu'à la police, il avait spontanément parlé des relations sexuelles 
entretenues [à] G______, et non de celles qui s'étaient déroulées dans les toilettes et dans 
les douches du garage, il a expliqué qu'il avait été contacté un matin à 09h30 par une 
inspectrice qui lui avait mentionné une plainte pour viol à son encontre. Il était sous le 
choc, abasourdi et pas conscient. L'inspectrice l'avait informé qu'elle voulait l'entendre 
dans les 10 jours, ce qu'il avait accepté. Il avait cherché dans son ordinateur, avait trouvé 
5 ou 6 courriels prouvant son innocence, avait rappelé l'inspectrice pour lui indiquer qu'il 

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ne pouvait pas attendre 10 jours et qu'il voulait être auditionné le plus rapidement 
possible. Celle-ci lui avait proposé de venir l'après-midi même. Il avait pensé naïvement 
pouvoir prouver immédiatement qu'il était innocent grâce aux messages retrouvés, sans 
être préparé et sans s'être remémoré ce qui s'était passé. Confronté au fait qu'il ne s'était 
pas souvenu seulement des relations qui avaient été décrites par A______ comme étant 
non consenties, il a indiqué qu'il y avait "plein de choses", notamment les photographies 
reçues pour son anniversaire, dont il ne s'était pas souvenu lors de sa première audition et 
qu'il avait précisées par la suite, notamment en faisant un travail sur lui-même. Il avait 
aussi eu de la peine à se rappeler de la chronologie des événements. Son conseil lui avait 
proposé d'écrire sur une feuille blanche tout ce dont il se souvenait, ce qui lui avait permis 
de se rappeler de nombreux détails et de remettre les différents événements dans l'ordre.  

Interrogé sur ce qu'il voulait dire quand il avait indiqué à A______ qu'elle lui en devait 
"une dernière", il a indiqué qu'il était triste que leur histoire se termine, que c'était une 
manière de parler et que comme elle l'avait "jeté", il voulait une dernière relation. 
A______ avait eu le choix de refuser, mais elle avait accepté. Selon lui, celle-ci avait pris 
du plaisir lors de leurs relations sexuelles, même si elle n'avait jamais joui. Elle lui avait 
expliqué qu'elle avait du mal à jouir, que cela lui arrivait très rarement et que ça prenait 
du temps. Il s'était toujours soucié que cela se passe bien et des positions qu'elle aimait. 
Il lui avait d'ailleurs demandé par message si elle avait eu du plaisir et elle lui avait 
répondu "Evidemment". 

Après son retour de vacances, il ne se souvenait plus de la date précise – entre août et 
octobre 2021 – il s'était rendu aux toilettes et avait croisé A______, alors qu'il se lavait 
les mains. Il lui avait demandé si tout allait bien et elle avait acquiescé puis l'avait pris 
dans le bras, par derrière. Il n'avait rien dit sur le moment et lui avait demandé plus tard, 
par Skype, pourquoi elle avait agi ainsi. Elle lui avait répondu que cela lui avait fait du 
bien.  

Lorsque A______ lui avait annoncé qu'elle avait avoué leur histoire à son compagnon, il 
avait pris la précaution de prévenir ses deux chefs. Le premier lui avait indiqué qu'il se 
doutait de quelque chose, alors que le second n'avait rien dit de spécial. F______ l'avait 
appelé et voulait savoir ce qui s'était passé. Celui-ci avait ensuite appelé un de ses 
collègues du garage, qui avait répandu la rumeur au sein du garage. Par la suite, il y avait 
eu des moqueries et des railleries. Ses supérieurs lui avaient dit qu'il s'agissait d'une 
"histoire de cul" entre deux personnes consentantes et que cela n'était pas de leur ressort. 
F______ avait aussi contacté un de ses directeurs, ainsi que son épouse, le 20 décembre 
2021. Il n'était pas présent lorsque cette dernière avait reçu cet appel. L'intéressé ne lui 
avait pas parlé de viol et avait mentionné que ce qui le dérangeait était que leurs rapports 
étaient non protégés. Il était arrivé alors que son épouse était encore au téléphone et elle 
lui avait demandé : "F______ et A______ ça te parle ?". Il avait alors compris qu'elle était 
au courant.  

Il a ajouté que les rumeurs au sujet de A______ et d'un autre mécanicien au sujet d'une 
relation extraconjugale relatées à la police concernaient un certain M______. 

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Il n'avait pas eu de contact avec A______ depuis le dépôt de sa plainte pénale. Selon lui, 
celle-ci cherchait à se dédouaner et à bénéficier de circonstances atténuantes. Il vivait très 
mal cette procédure, dormait peu et avait tout le temps une boule au ventre. Ces 
accusations de viols étaient horribles pour lui.  

h. Plusieurs témoins ont été entendus par le Ministère public le 3 septembre 2024. 

h.a. F______ a expliqué que A______ lui avait parlé pour la première fois de C______ 
quelques mois après avoir commencé son travail au garage. Elle lui avait indiqué que 
celui-ci lui avait dit qu'elle était trop intelligente et qu'elle méritait un poste plus élevé. Il 
avait perçu cette remarque comme de la drague et lui avait conseillée de se méfier, étant 
précisé qu'il avait travaillé dans le monde de l'automobile. Lors de leurs vacances, en août 
ou septembre 2021, alors que A______ avait ouvert sa boîte d’emails pour lui transférer 
un billet d'avion et avait tapé "______" dans la barre de recherche, il avait vu l'adresse 
email de C______. Il lui avait demandé de quoi il s'agissait et elle lui avait expliqué qu'il 
s'agissait du C______ dont elle lui avait parlé et qu'elle avait dû modifier son CV, raison 
pour laquelle elle avait son adresse mail privée. Ils s'étaient disputés à ce sujet et il lui 
avait demandé de lui montrer leurs échanges de courriels, étant précisé qu'elle ne lui avait 
pas mentionné qu'ils échangeaient également par Skype. Lorsqu'elle lui avait transféré 
ces courriels, il s'était rendu compte que certains passages étaient ambigus. Il avait insisté 
pour qu'elle lui dise la vérité sinon il la quitterait. Le 1er décembre 2021, elle lui avait 
annoncé qu'elle l'avait trompé ayant entretenu une relation sexuelle dans la voiture de 
C______. Ils s'étaient disputés et il lui avait demandé de s'en aller. Quelques jours plus 
tard, il lui avait proposé de la revoir. Elle lui avait expliqué leur jeu de séduction, les 
relations qu’ils avaient eues dans le véhicule de C______, celles à l’intérieur du garage 
auxquelles elle avait dit "non", n’en ayant pas eu envie, ce qui l'avait interpellé. Elle lui 
avait expliqué que C______ avait placé sa main dans son pantalon, qu'elle avait essayé 
de l'enlever, en vain, puis qu'elle s'était laissé faire. Le précité lui avait également dit 
quelque chose de dénigrant, ressemblant à "fais pas ta coincée". Elle avait également dit 
"non" après qu'il l'avait emmenée dans les douches mais elle s'était laissé faire tout en ne 
se sentant "pas là" durant l'acte, comme absente, voire morte. Ils avaient ensuite discuté 
de la partie "tromperie" et de la partie "viol" qui, pour le témoin, n'étaient pas la même 
chose. Elle lui avait aussi parlé d'un troisième événement, durant lequel elle avait 
prodigué une fellation à C______ bien qu'elle ne voulait pas le faire. Elle lui avait 
expliqué qu'il était insistant, qu'il avait une emprise sur elle et qu'elle avait essayé de 
mettre un terme à leur relation à plusieurs reprises mais qu'elle y retournait à chaque fois, 
dès lors qu'il y avait une espèce d'emprise et de manipulation. Lors de cette dernière 
fellation, il lui avait demandé de faire une dernière chose pour lui et lui avait pris la tête, 
en l'amenant en direction de son sexe. Elle lui avait également raconté qu'après ses 
événements, il avait continué à lui envoyer des messages pour lui demander des câlins et 
qu'ils se prenaient dans les bras. Il avait essayé de demander à A______ de dater ces 
événements, toutefois cela était très vague pour elle. Il avait finalement mis en terme à 
leur relation mi-décembre 2021 et pour sa part, il avait entretenu une relation intime avec 
une autre femme pendant 9 mois, bien qu'il ait gardé contact avec A______.  

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Un mois ou 6 semaines après leur retour de vacances, il avait également vu des captures 
d'écran de messages Skype, au début banals et professionnels, mais un message 
mentionnant que c'était dommage de ne pas pouvoir se rendre au McDonald's ensemble, 
suivi d'un emoji "ROFL", l'avait alerté. Elle ne lui avait pas montré d'autres messages qui 
l'avaient interpellé, même s'il se doutait qu'ils s'en étaient échangé d’autres. 

Lorsqu'elle lui avait raconté les épisodes précités, A______ était dans un déni total, 
comme si elle n'était pas là. Elle refusait d'entendre ou de dire le mot "viol", ce qui l'avait 
marqué. Ensuite, ils avaient réussi à parler plus facilement, toutefois sans employer ce 
terme. Il avait ressenti chez elle une culpabilité, causée par le fait qu'elle s'était laissé 
faire. Encore actuellement, elle avait un blocage et évitait d'en parler. C'était toujours lui 
qui venait sur le sujet.  

Durant la période où A______ le trompait, ils avaient continué à avoir des relations 
sexuelles, de manière peu fréquente. Il avait remarqué qu'elle avait la tête ailleurs, ce qu’il 
lui avait fait remarquer.  

Le 1er décembre 2021 ou le lendemain, il avait appelé N______, qui travaillait également 
au garage, car il avait besoin de se confier. Ce dernier n'était au courant de rien. Deux ou 
trois jours après, il avait appelé C______, au garage, lui annonçant qu'il avait bousillé sa 
vie et qu'il voulait qu'il assume. Il l'avait menacé d'appeler son épouse et de tout lui 
annoncer d'ici une semaine, s'il n'avait pas le courage de le faire lui-même. Il avait par la 
suite contacté celle-ci. Il avait également appelé le directeur du garage 3 ou 4 jours après 
avoir contacté C______, étant précisé que l'intéressé était déjà au courant, et l'avait 
rassuré, lui indiquant qu'il ne comptait pas débarquer au garage. Il n'avait toutefois jamais 
mentionné de viol à ces différents interlocuteurs, mis à part peut-être au directeur du 
garage.  

Durant leur séparation, ils avaient gardé contact, se voyaient de temps en temps, et avaient 
discuté ensemble de déposer plainte. Il lui avait indiqué qu’en tant que policier, il était 
obligé de dénoncer ces faits et lui avait conseillé de déposer plainte pénale. Toutefois, 
elle ne l'avait pas informé lorsqu'elle l’avait effectivement fait. Il l’avait appris lorsqu'ils 
s'étaient remis ensemble, A______ lui ayant annoncé avoir trouvé la force de le faire. 

Depuis qu'ils étaient à nouveau ensemble, il avait constaté quelques changements. Elle 
était toujours irritable, en colère et renfermée. Au niveau sexuel, certaines positions ou 
bruits pouvaient la bloquer ou la faire pleurer. Ils ne pouvaient pas avoir de rapport dans 
les douches, ni dans des positions où il se trouvait derrière elle. Tous bruits de deux corps 
qui se tapaient la bloquaient. Lorsqu'ils étaient allés chercher une voiture dans un garage 
en suisse alémanique, A______ avait besoin d'uriner mais n'avait pas pu utiliser les 
toilettes du garage. Elle avait également changé de style vestimentaire, était beaucoup 
plus pudique et ne pouvait pas se mettre en maillot de bain seule sur une plage. Elle portait 
dorénavant des vêtements plus longs et larges, afin de cacher ses formes et n'avait jamais 
ses épaules dénudées, hormis à des événements familiaux. Par exemple, en tant que 
professeur de fitness, elle portait autrefois un legging et un t-shirt, alors qu'actuellement 
elle portait un t-shirt long, qui lui cachait les fesses. Durant leur séparation, ils se voyaient 

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peu, et il ne pouvait donc pas commenter son style vestimentaire. Toutefois, il avait 
remarqué qu'elle avait perdu 10 ou 15kg.  

A______ allait toujours mal. Il ne la reconnaissait plus. Elle était différente et n'était plus 
celle qu'il avait connue, à savoir une femme attentionnée, heureuse et rayonnante. 

h.b. J______ a indiqué que A______ l'avait consultée sur conseil du centre LAVI, 
entre le 28 mars 2022 et janvier 2023 pour un profond mal-être à la suite d'une relation 
sur son lieu de travail. Elle lui avait d'abord décrit une relation de séduction qui s'était 
transformée en deux relations de contrainte, une première ayant eu lieu au niveau des 
vestiaires et des douches du lieu de travail et une seconde dans les toilettes de l'entreprise. 
Elle lui avait confirmé avoir exprimé son refus pour chacune de ces relations. S'agissant 
de l'épisode des toilettes, elle lui avait expliqué que, depuis quelque temps, son collègue 
lui mettait la pression, en étant froid, hautain, désagréable et distant, dans le but de la faire 
céder. Il lui avait notamment proposé de le retrouver aux toilettes et elle avait refusé, par 
messages. Elle s'était sentie coupable, émotion qui avait ensuite guider ses actions. Elle 
lui avait alors proposé, par écrit, de la retrouver aux toilettes. Alors qu'elle en sortait, son 
collègue était entré et avait fermé la porte. Elle s'était sentie extrêmement mal et lui avait 
dit "non". Il lui avait mis la main dans son pantalon, puis elle lui avait enlevé sa main. Il 
lui avait alors baissé son pantalon et elle l'avait remonté. Il avait insisté. Elle avait senti 
qu'elle n'allait pas pouvoir lui échapper et qu'elle n'avait pas d'autre choix que de céder. 
A ce moment-là, elle lui avait décrit avoir ressenti un phénomène de dissociation, à savoir 
qu'elle ne sentait plus rien et qu'une fois le rapport terminé, elle se sentait perdue, comme 
si elle était morte. Elle ne se souvenait plus de ce qui s'était passé après, de ce qu'elle avait 
mangé, si elle avait fait du sport et comment elle était revenue à sa place de travail. Elles 
avaient alors travaillé sur cela durant leurs séances, à savoir le traumatisme et ses 
conséquences. A______ avait également vécu des moments de flashs et d'angoisses, de 
pleurs et des situations dans la vie privée et professionnelle qui avaient ravivé les 
souvenirs traumatiques de cette agression. Elle lui avait décrit les conséquences qu'elle 
subissait au quotidien, à savoir des regards et des promiscuités qui lui étaient devenus 
insupportables. Elle ne se sentait en sécurité que dans certaines circonstances, notamment 
au travail, lorsqu'elle donnait des cours à des groupes composés uniquement de femmes 
ou alors lorsqu'elle pouvait mettre une certaine distance physique entre elle et les 
personnes avec qui elle travaillait. Tout rapprochement de collègues masculins lui était 
presque insupportable.  

Selon elle, le fait que A______ ne se souvienne de rien après l'épisode des toilettes était 
très probablement lié à un mécanisme de dissociation, qui pouvait se mettre en place très 
rapidement dans des situations de stress post-traumatique. Ce mécanisme pouvait ensuite 
engendrer une amnésie traumatique, durant laquelle le cerveau se débrouillait pour 
oublier ce qui lui était insupportable.  

A______ ne lui avait que peu décrit l'épisode s'étant produit dans les douches. Elles 
avaient surtout travaillé sur l'incident susmentionné. 

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D'une manière générale, A______ s'était sentie coupable, en particulier avec ce collègue, 
avec lequel un jeu de séduction s'était installé. Toutefois, un déséquilibre s'était ensuite 
formé et la culpabilité ressentie l'avait poussée à céder et à subir des relations sous 
contrainte, bien qu'elle ait manifesté son refus, que ce soit par la parole ou par le geste.  

A______ avait ensuite été suivie par un autre thérapeute au sein d'un groupe aux HUG. 

h.c. M______ a déclaré connaître C______ et A______, avoir entretenu avec ces 
derniers des relations purement professionnelles et n'avoir dorénavant plus aucun contact 
avec eux. Il a confirmé n'avoir jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle avec 
A______, qu’il n'y avait jamais eu de jeu de séduction entre eux et qu’il n'avait entendu 
aucune rumeur sur ce sujet. Il avait appris après le départ de A______ que celle-ci et 
C______ avaient entretenu une relation, sans avoir plus de détails. Il n'en avait pas parlé 
avec les intéressés.  

i. Par courrier du 26 juin 2025, A______ a conclu à ce que C______ soit condamné 
à lui verser la somme de CHF 20'000.- avec intérêts à 5% dès le 30 juin 2021 à tire de 
réparation du tort moral.  

i.a. A l'appui de ses conclusions, elle a produit une attestation de J______ du 23 
octobre 2023, laquelle certifie que l'intéressée a suivi une psychothérapie entre le 28 mars 
2022 et le 16 janvier 2023, indiquée par le centre LAVI, à la suite des agressions sexuelles 
subies.  

C.  L'audience de jugement s'est tenue les 17 et 19 septembre 2025. 

a. C______ a déclaré qu'il contestait les faits, les rapports ayant tous été consentis. 
Il y avait eu deux épisodes dans les toilettes, à savoir, une fellation le jour de son 
anniversaire, entre 12h00 et 14h00, puis un rapport sexuel, durant l'après-midi. Comme 
il était plus libre de ses horaires, A______ lui faisait un signe pour se retrouver là-bas. 
Confronté aux messages échangés le ______ avril 2021, il a indiqué que, ce jour-là, il se 
trouvait chez lui, et que lorsqu'il était en congé, ce qui était souvent le cas le mercredi, 
dès lors qu'il gardait son fils et qu'il travaillait le samedi, il pouvait voir ses courriels 
professionnels sur son téléphone portable. Ce jour-là, elle lui avait envoyé des 
photographies d'elle dénudée. A cette période, ils s'écrivaient beaucoup. Le premier 
épisode des toilettes devait donc avoir eu lieu le lendemain, soit le 8 avril 2021.  

S'agissant du second rapport ayant eu lieu dans les toilettes, durant cette période, ils 
avaient eu beaucoup de rapports sexuels. Ils étaient attirés l'un par l'autre. Lorsqu'elle 
partait aux toilettes, elle lui envoyait un message comme "go". Il se rendait dans le sas 
des toilettes, se lavait les mains et écoutait, pour être sûr que personne ne s'approche, étant 
précisé que les toilettes étaient utilisées tant par les collaborateurs que les clients. 
Lorsqu'il était entré dans les toilettes des femmes, il ne se souvenait plus qui avait fermé 
la porte à clé. Il se rappelait en revanche que A______ avait gardé une main sur la porte. 
Ils avaient eu un rapport vaginal. Il situait cet épisode entre le 8 avril et le 3 juin 2021. Il 
a contesté lui avoir mis la main sur son sexe ou dans sa culotte. Il ne l'avait pas non plus 

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retournée pour la pénétrer. Ils avaient d'abord commencé à s'embrasser. A chaque rapport 
vaginal, ils s'étaient positionnés en levrette, qui était une position appréciée par A______. 

Confronté au fait que, lors de sa première audition à la police, il n'avait pas spontanément 
parlé de cet évènement, il a indiqué qu'il n'avait aucun intérêt à le cacher car il était 
innocent. Interrogé sur ses déclarations faites à la police, selon lesquelles il lui aurait été 
impossible de "retourner" A______, il a indiqué qu'il était en état de choc en arrivant à la 
police. Il ne s’était pas souvenu de ces événements, dès lors qu'il était en couple avec sa 
compagne et qu'il voulait avancer. Il avait été naïf de s'être rendu immédiatement à la 
police. A______ n'avait manifesté aucun refus, que ce soit verbalement ou par geste. Il 
ne se souvenait plus s'il lui avait baissé son pantalon, dès lors qu'ils se trouvaient à 
l’intérieur du garage et qu'ils ne s'étaient que peu déshabillés.  

Il n'y avait eu qu'un seul épisode dans les douches entre 12h00 et 14h00, et non en fin de 
journée. A______ prenait sa douche lorsque tout le monde reprenait son travail. Ce jour-
là, ils n'avaient rien convenu. Il savait qu'elle avait l'habitude de partir courir 20 ou 30 
minutes et il était descendu la rejoindre, alors qu'il n'était pas sûr qu’elle était dans les 
douches. Il avait frappé à la porte et elle lui avait ouvert. Ils s'étaient embrassés, puis 
avaient fait couler l'eau d'une douche pour faire du bruit, dès lors que le sas des vestiaires 
n'avait pas de paroi complètement fermée et que le magasin de pièces détachés n'était pas 
loin. Il n'avait pas non plus mentionné spontanément cet épisode à la police pour des 
raisons similaires à celles avancées pour l'épisode des toilettes, à savoir son état de choc. 
A______ n'avait manifesté aucun refus.  

Interrogé au sujet des messages échangés le ______ avril 2021, dans lequel il a demandé 
à A______ si "c'était bien", il a indiqué qu'il faisait référence à leur première relation 
sexuelle, qui avait eu lieu [à] G______. Pour sa part, il ne s'était jamais montré insistant 
par messages. Il lui avait parfois proposé des rendez-vous. Confronté aux déclarations de 
A______, selon lesquelles il lui avait dit qu'elle le traitait "comme de la merdre" et qu'elle 
était un monstre, il a déclaré que, lors de cet épisode du "karma", il lui avait parfois dit 
"non" et elle aussi. Il était possible qu'il lui ait dit cela pendant cette période. Après 
quelques jours de froid entre eux, elle était revenue vers lui.  

A______ avait essayé seulement à une reprise de mettre fin à leur relation, à savoir fin 
avril, lorsqu'elle avait eu ses règles. Il n'avait jamais été hautain ou froid et ne lui avait 
jamais fait la tête, même s'il concédait que, lorsqu'il était concentré, il pouvait avoir l'air 
hautain. Il n'avait jamais mis de pression psychologique sur qui que ce soit et encore 
moins sur A______. Confronté au message qu'il lui avait envoyé le 30 juillet 2021, dans 
lequel il lui avait écrit "en faite t'aura pas le choix", il a déclaré qu'il s'agissait d'humour 
de sa part le jour de leur dernier rapport, à savoir la fellation [à] G______. Lorsqu'il avait 
dit, devant la police, que A______ lui en "devait une dernière", c'était pour lui une 
manière de parler. Il lui avait proposé de se voir une dernière fois avant ses vacances. 
A______ ne voulait pas de rapport vaginal, mais seulement une fellation, ce qu'il avait 
accepté. Celle-ci aimait lui prodiguer des fellations et il y avait de l'affection entre eux. 
Elle avait voulu lui faire plaisir une dernière fois. Il a contesté l'avoir incitée à lui faire 

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une fellation, en lui mettant la main sur le dos. Il lui avait posé la question de savoir si 
elle voulait faire l'amour, toutefois il n'avait pas insisté devant son refus.  

Lors de cette relation extraconjugale, il n'avait pas eu conscience des conséquences que 
cela aurait pu engendrer sur son emploi. La découverte de cette relation avait causé la 
pagaille au garage. Il avait eu peur de perdre son travail et sa compagne, si elle venait à 
l'apprendre. 

Interrogé sur ses déclarations à la police, selon lesquelles il avait indiqué qu'il avait déjà 
embrassé A______ aux toilettes, il a concédé que cela était possible mais qu'il n'en avait 
plus le souvenir. Ils pratiquaient des préliminaires, notamment des fellations. A______ 
aimait aussi qu'il mette sa tête "sur son vagin". Il n'avait pas souvenir de l'avoir pénétrée 
avec ses doigts.  

Depuis le début de cette procédure, il avait des insomnies et des phobies. Il ne comprenait 
pas pourquoi on l’accusait ainsi alors qu'il était une personne stable et fiable. Toute sa 
famille et ses amis avaient appris l'existence de cette procédure et certaines personnes, 
notamment la famille de sa compagne, ne lui avait plus adressé la parole.  

b. A______ a confirmé la teneur de sa plainte pénale et de ses précédentes 
déclarations. Elle a ajouté qu'elle avait continué durant l'été son suivi thérapeutique à 
raison d'une séance toutes les deux semaines, sans qu'elle ne remarque d'amélioration, 
mais qu'elle avait arrêté, car les horaires de sa psychologue ne lui convenaient plus. Elle 
était actuellement à la recherche d'une autre psychologue. Elle n'avait pas pris de 
médicament. Elle se sentait mal et avait des angoisses. Elle craignait d'être seule à 
l'extérieur de chez elle. Elle ne travaillait plus qu'avec des femmes puisqu'elle n'était plus 
à l'aise avec les hommes. Lorsqu'elle avait indiqué, au Ministère public, qu'elle ne trouvait 
pas son ancienne thérapeute "compatissante", elle voulait dire que, lorsqu'elle lui avait 
raconté qu'elle se sentait sous emprise, qu'elle n'avait pas réussi à dire "non" et qu'elle 
avait l'impression que c'était de sa faute, cette thérapeute l'avait culpabilisée. Elle ne s'était 
pas sentie soutenue ni entendue, alors que cette personne n'était pas censée la juger.  

Interrogée au sujet de ses trous de mémoire, elle a expliqué qu'elle pensait que son cerveau 
avait voulu la protéger et avait effacé certains événements de sa mémoire.  

F______ ne lui avait pas conseillé de déposer plainte et ne l'avait pas accompagnée ni 
soutenue dans ce processus. Il n'était pas présent lorsqu'elle l’avait fait. Une psychologue 
spécialisée lui avait indiqué qu'elle devrait le faire pour elle-même.  

Elle ignorait que son compagnon allait appeler C______, sa compagne et le directeur du 
garage. Elle n'avait pas eu peur de perdre son emploi, dès lors que celui-ci lui avait été 
attribué par le chômage et qu'elle n'y était pas particulièrement attachée. En revanche, elle 
craignait de ne pas être appréciée sur son lieu de travail et de perdre son conjoint.  

Elle avait essayé de reprendre contact avec C______ en décembre 2021 car elle cherchait 
à comprendre ce qui s'était passé et avait besoin d'aide pour se remémorer les faits. Avant 
sa thérapie, période durant laquelle certains éléments qu'elle avait occultés lui étai