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**Case Identifier:** 563561d8-9685-5842-9384-bc8b8f120566
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-11-24
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 24.11.2014 C3 14 114
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C3-14-114_2014-11-24.pdf

## Full Text

C3 14 114 

 

 

DÉCISION DU 24 NOVEMBRE 2014 

 

Tribunal cantonal du canton du Valais 

Chambre civile 

 

Composition : Jérôme Emonet, président ; Jean-Pierre Derivaz, Stéphane Spahr, 

juges ; Yves Burnier, greffier 

 

en la cause 

 

X_________, représenté par Y_________, et Y_________, recourants 

 

contre 

 

Z_________, intimé au recours 

 

(capacité de postuler de l’agent d’affaires vaudois) 

recours contre la décision du juge suppléant du district de A_________ du 27 mai 2014 

  

- 2 - 

 

vu 

 

le commandement de payer le montant de 10700 fr., plus intérêt, notifié le 30 avril 

2014 à Z_________, à l’instance de X_________ dans la poursuite no xxx1 de l’office 

des poursuites et des faillites du district de A_________  

l’opposition totale formée par le poursuivi ;   

la requête du 13 mai 2014 par laquelle X_________, représenté par Y_________, 

agent d’affaires breveté à B_________, a requis le juge du district de A_________ d’en 

prononcer la mainlevée à concurrence de 7000 fr., intérêt en sus ;  

l’ordonnance du 15 mai 2014 par laquelle le juge suppléant du district de A_________, 

considérant qu’au vu du monopole de représentation des avocats, Y__________ 

n’était pas habilité à représenter X_________, a imparti à celui-ci le délai de cinq jours 

pour ratifier par écrit la requête de mainlevée ;  

l’écriture du 20 mai 2014 par laquelle Y__________ a conclu, au nom et pour le 

compte de X_________, à l’annulation de cette ordonnance ;  

la décision du 27 mai 2014 par laquelle le juge suppléant du district de A_________ a - 

implicitement - refusé d’entrer en matière sur la requête de mainlevée au motif que 

X_________ n’avait pas donné suite à l’ordonnance du 15 mai 2014 ; 

le recours formé le 6 juin 2014 contre cette décision par X_________ et Y__________, 

dont les conclusions sont ainsi formulées : 

I.-  Le recours est admis.  

II.-  La décision attaquée rendue le 27 mai 2014 par Monsieur le Juge suppléant du Tribunal de 

A_________ (autorité de première instance en matière de mainlevée provisoire d’opposition totale) 

est annulée. 

III.-  Les agents d’affaires brevetés vaudois en général, et le recourant II, Y_________, en particulier, sont 

autorisés à représenter les parties devant les Autorités judiciaires valaisannes en matière de 

mainlevée provisoire ou définitive d’opposition frappant un commandement de payer, étant, sans nul 

doute, des « représentants professionnels au sens de l’art. 27 LP ».  

IV.-  Ordre est donné au Juge de première instance de statuer, sans délai, sur la requête de mainlevée 

provisoire d’opposition introduite le 13 mai 2014 par M. X_________, à l’encontre de 

- 3 - 

M. Z_________, dans le cadre de la poursuite no xxx1 de l’Office des poursuites et faillites du district 

de A_________.  

V.-  Le dossier de la présente cause est renvoyé à Monsieur le Juge suppléant du Tribunal de 

A_________ afin de statuer dans le sens des considérants de la décision de l’Autorité de recours à 

intervenir. 

les actes de la cause ; 

 

considérant 

 

qu’aux termes de l’art. 319 let. a CPC, le recours est recevable contre les décisions 

finales, incidentes et provisionnelles de première instance qui ne peuvent faire l’objet 

d’un appel ; que l’appel n’est pas recevable contre les décisions de mainlevée 

définitive ou provisoire au sens des art. 80 à 84 LP (art. 309 let. b ch. 3 CPC) ;   

qu’en l’espèce, remis à la poste le 6 juin 2014, le recours a été formé dans le délai 

légal de dix jours (art. 251 let. a et 321 al. 2 CPC), courant dès la réception par les 

recourants – le 28 mai 2014 au plus tôt – de la décision attaquée ; 

que, suivant l’art. 320 CPC, le recours est recevable pour violation du droit (let. a) et 

constatation manifestement inexacte des faits (let. b) ; 

que l’autorité de recours traite avec un plein pouvoir d’examen les griefs pris de la 

mauvaise application du droit – fédéral, cantonal ou étranger – par le juge de première 

instance  (FREIBURGHAUS/AFHELDT, in : Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger [édit.], 

Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2
e
 éd., 2013, n. 3 sv. ad art. 320 

CPC) ; que son examen se limite toutefois aux seuls moyens invoqués (HOHL, 

Procédure civile, t. II, 2
e
 éd., 2010, n. 2514 et 3024) ; qu’il incombe par ailleurs au 

recourant, à peine d’irrecevabilité, de discuter les motifs de la décision entreprise et 

d’indiquer précisément en quoi il estime que l’autorité précédente a méconnu le droit 

(ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 ; 133 IV 286 consid. 1.4 ; HOHL, op. cit., n. 2514 et 

3024) ; 

que, pour satisfaire à cette exigence, il ne lui suffit cependant pas de renvoyer aux 

moyens soulevés en première instance, ni de se livrer à des critiques toutes générales 

de la décision attaquée ; que sa motivation doit être suffisamment explicite pour que 

l'instance de recours puisse la comprendre aisément, ce qui suppose une désignation 

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précise des passages de la décision que le recourant attaque et des pièces du dossier 

sur lesquelles repose sa critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 [au sujet de l’art. 311 

al. 1 CPC]) ; 

qu’en outre, le recourant qui se plaint d’arbitraire n'est pas admis à contester la 

décision attaquée comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité 

supérieure jouit d'une libre cognition ; qu’il ne saurait dès lors se contenter d'opposer 

son opinion à celle de la juridiction précédente, mais il doit démontrer, par une 

argumentation claire et précise, que cette décision se fonde sur une constatation des 

faits ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables, les critiques de 

nature appellatoire étant irrecevables (ATF 133 III 585 consid. 4.1 ; 132 III 209 consid. 

2.1 ; 131 I 57 consid. 2 ; 129 I 8 consid. 2.1 ; 128 III 50 consid. 1c ; 125 I 492 consid. 

1b) ; qu’il lui appartient d’expliquer précisément, pour chaque constatation de fait 

incriminée, comment les preuves administrées auraient dû, selon lui, être correctement 

appréciées et en quoi leur appréciation par l'autorité cantonale est insoutenable (ATF 

129 I 113 consid. 2.1; 128 I 295 consid. 7a ; 125 I 492 consid. 1b) ; qu’il doit de surcroît 

démontrer que la violation qu'il invoque est susceptible d'avoir une influence sur le sort 

de la cause ; qu’il doit rendre vraisemblable que la décision aurait été différente si les 

faits avaient été établis de manière conforme au droit (ATF 134 V 53 consid. 3.4) ; 

qu’aux termes de l’art. 326 al. 1 CPC, les conclusions, les allégations de faits et les 

preuves nouvelles sont irrecevables ; que cette règle vaut aussi pour les procédures 

soumises à la maxime inquisitoire car le recours « a pour fonction principale de vérifier 

la conformité au droit et n’a pas pour but de continuer la procédure de première 

instance » (FF 2006 p. 6986 ; HOHL, op. cit., n. 2516) ; 

que le juge de première instance a considéré que l’art. 68 al. 2 let. c CPC n’a « pas de 

portée propre » et que, s’agissant de la représentation professionnelle, il convenait de 

se référer à l’art. 27 LP ; qu’or, le canton du Valais n’a pas fait usage de la faculté, à lui 

réservée par cette disposition, de légiférer en la matière ; que, dès lors, la 

représentation professionnelle des parties doit être réservée au avocats, en vertu de 

l’art. 68 al. 2 let. a CPC ; 

qu’en l’espèce, les recourants arguent d’une violation, par le juge intimé, des art. 68 al. 

2 let. c CPC et 27 LP ; qu’ils font valoir, en bref, que, du moment que le canton du 

Valais ne réglemente pas (plus) la représentation professionnelle des intéressés à la 

procédure d’exécution forcée, les personnes autorisées, au sens de l’art. 27 al. 2 LP, à 

exercer la représentation professionnelle dans le canton de Vaud doivent être 

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également habilitées à le faire devant les tribunaux valaisans, dans les affaires du droit 

des poursuites soumises à la procédure sommaire en vertu de l’art. 251 CPC ;  

qu’aux termes de l’art. 27 al. 1 1
e
 phr. LP, les cantons peuvent réglementer la 

représentation professionnelle des intéressés à la procédure d'exécution forcée ; qu’ils 

peuvent notamment prescrire que les personnes qui entendent exercer cette activité 

fassent la preuve de leurs aptitudes professionnelles et de leur moralité (art. 27 al. 1 

ch. 1 LP) ;  

que quiconque a été autorisé dans un canton à exercer la représentation 

professionnelle peut demander l'autorisation d'exercer cette activité dans tout autre 

canton, pour autant que ses aptitudes professionnelles et sa moralité aient été vérifiées 

de manière appropriée (art. 27 al. 2 LP) ; 

que l’art. 27 al. 1 LP laisse les cantons libres d’édicter ou non des règles relatives à la 

représentation professionnelle des intéressés à la procédure d'exécution forcée ; qu’à 

défaut d’une réglementation cantonale, la représentation professionnelle est, sur le 

territoire du canton concerné, totalement libre et ouverte à toute personne disposant de 

l’exercice des droits civils (MUSTER, in : Hunkeler [édit.], Schuldbetreibungs- und 

Konkursgesetz, Kurzkommentar, 2
e
 éd., 2014, n. 7 ad art. 27 LP ; ROTH/WALTHER, 

Basler Kommentar, 2
e
 éd., 2010, n. 4 ad art. 27 LP ; LORANDI, Betreibungsrechtliche 

Beschwerde und Nichtigkeit, 2000, n. 1 ad art. 27 LP ; GILLIÉRON, Commentaire de la 

loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, 1999, n. 16 ad art. 27 LP) ;  

que l’art. 27 al. 2 LP - qui l’emporte sur la législation en matière de marché intérieur 

(ATF 135 I 106 consid. 2.5) - a pour but d'obliger les cantons à accorder le libre 

passage aux personnes qui ont été autorisées à exercer la représentation 

professionnelle en matière d'exécution forcée dans un autre canton, pour autant que 

leurs aptitudes professionnelles et personnelles y aient été vérifiées de manière 

adéquate ; que, dans les autres cas (à savoir lorsque l'art. 27 al. 2 LP ne s'applique 

pas, c'est-à-dire lorsque le requérant exerce dans un canton qui ne soumet pas cette 

activité à autorisation ou qui accorde cette autorisation sans examen suffisant des 

aptitudes des candidats), le canton sollicité pourra soumettre le candidat à un examen 

approprié (ATF 124 III 428 consid. 4a/aa) ; que, si l’intéressé ne peut justifier d’une 

telle autorisation dans son canton d’origine, la représentation professionnelle dans 

l’exécution forcée n’est possible que dans les cantons qui n’ont pas réglementé cette 

matière (ROTH/WALTHER, Basler Kommentar, op. cit., n. 13 ad art. 27 LP) ;  

- 6 - 

que la reconnaissance au sens de l’art. 27 al. 2 LP implique que le mandataire 

professionnel ait subi avec succès un examen attestant de ses connaissances tant 

pratiques que théoriques (MUSTER, op. cit., n. 16 ad art. 27 LP ; GILLIÉRON, op. cit., n. 

39 ad art. 27 LP) ; que la condition relative à la « moralité » est moins aisée à 

appréhender ; que l’absence de condamnations pénales ou la non-délivrance d’actes 

de défaut de biens peuvent constituer des critères appropriés à cet égard 

(ROTH/WALTHER, op. cit., n. 9 ad art. 27 LP) ; 

que le Tribunal fédéral a jugé que l’art. 27 LP s’appliquait exclusivement à la 

représentation professionnelle des parties à la procédure d’exécution forcée devant les 

autorités de poursuite (offices des poursuites et des faillites, autorités de surveillance, 

etc.), à l’exclusion des contestations judiciaires pouvant surgir à l'occasion d'une 

poursuite en cours et dont elles sont un incident, telles que, par exemple, la mainlevée 

de l’opposition ; qu’en effet, la procédure relative à ces contestations relevait, en vertu 

de l’ancien art. 25 LP, pour l’essentiel du droit cantonal, lequel régissait donc 

également les conditions relatives à la représentation des parties dans le procès ; que 

la modification de l’art. 27 LP, introduite par la novelle du 16 décembre 1994, entrée en 

vigueur le 1
er
 janvier 1997, n’avait rien changé à ces principes (ATF 138 III 396 consid. 

3.3) ;  

que, depuis l’entrée en vigueur du CPC, le 1
er

 janvier 2011 (RO  2010 p. 1835), la 

personne capable d’ester en justice peut (mais ne doit pas) se faire représenter au 

procès par une personne de son choix (art. 68 al. 1 CPC) ; qu’en principe 

toute  « personne de confiance » a vocation à la représenter (FF 2006 p. 6893) ; qu’en 

revanche, ne sont habilités à représenter les parties à titre professionnel, dans toutes 

les procédures, que les avocats autorisés à pratiquer la représentation en justice 

devant les tribunaux suisses en vertu de la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre 

circulation des avocats (art. 68 al. 2 let. a CPC) ;  

qu’en dérogation au monopole des avocats (cf., ég., art. 2 al. 1 LPAv), l’art. 68 al. 2 let. 

c CPC prévoit que les représentants professionnels au sens de l'art. 27 LP sont 

habilités à représenter les parties à titre professionnel dans les affaires soumises à la 

procédure sommaire en vertu de l'art. 251 CPC, soit, en particulier, dans les 

procédures de mainlevée d'opposition, de faillite, de séquestre et de concordat (art. 

251 let. a CPC) ; qu’il s’ensuit que l’art. 27 LP s’applique désormais également à la 

représentation professionnelle des plaideurs dans le cadre de ces procédures 

judiciaires, étant précisé que l’entrée en vigueur du CPC a, logiquement, entraîné 

l’abrogation de l’art. 25 LP (ATF 138 III 396 consid. 3.4) ; que l’art. 68 al. 2 let. c CPC 

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vise à assurer la libre circulation des mandataires professionnels concernés 

(STAEHELIN/SCHWEIZER, in : Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger, op. cit., n. 21 art. 

68 CPC) ; que, dès lors, les représentants professionnels au sens de l’art. 27 LP sont, 

de par le droit fédéral, autorisés à représenter, dans toute la Suisse, les parties aux 

procédures sommaires visées par l’art. 251 CPC (GASSER/RICKLI, Schweizerische 

Zivilprozessordnung, Kurzkommentar, 2
e
 éd., 2014, n. 8 ad art. 69 CPC) ; que c’est 

l’art. 27 al. 2 LP qui détermine à quelles conditions un canton doit reconnaître aux 

mandataires professionnels d’autres cantons la faculté d’exercer la représentation en 

justice sur son territoire (STERCHI, Berner Kommentar, 2012, n. 9 ad art. 68 CPC) ;  

que le législateur valaisan a renoncé (cf. la loi du 23 janvier 1987 abrogeant la loi du 

23 juin 1971 sur les agents intermédiaires ; RO/VS 1987 p. 1) à faire usage de la 

compétence que lui réserve l’art. 27 al. 1 LP ; que l’on peut dès lors s’interroger si, 

depuis le 1
er
 janvier 2011, toute forme de représentation, professionnelle ou non, est 

licite devant les tribunaux du canton du Valais dans le cadre des procédures 

sommaires du droit des poursuites au sens de l’art. 251 CPC, c’est-à-dire ouverte à 

n’importe quelle personne - physique ou morale - ayant l’exercice des droits civils (cf. 

l’arrêt de la cour suprême du canton de Berne du 16 mai 2011, reproduit in : RSPC 

4/2011 p. 284 ss ; DOMEJ, in : Oberhammer/Domej/Haas [édit.], Schweizerische 

Zivilprozessordnung, Kurzkommentar, 2
e
 éd., 2014, n. 9 ad art. 68 CPC ; cf., ég., 

Message du Conseil fédéral du 29 octobre 2014 concernant la modification de la loi 

fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite [représentation professionnelle dans 

une procédure d’exécution forcée], FF 2014 p. 8510) ; que, compte tenu des 

développements qui suivent, cette question souffre toutefois de demeurer indécise en 

l’espèce ;  

que, suivant l’art. 1
er
 de la loi vaudoise du 20 mai 1957 sur la profession d’agent 

d’affaires breveté (LPAg ; RS/VD 179.11), l'agent d'affaires breveté représente 

professionnellement les parties devant les autorités judiciaires et les autorités de 

poursuites et de faillites ; que l'agent d'affaires breveté ne peut exercer sa profession 

s'il n'a obtenu de la Chambre des agents d’affaires son inscription au tableau (art. 12 

LPAg) ; que, pour obtenir son inscription au tableau, il faut être porteur du brevet pour 

l'exercice de la profession d'agent d'affaires breveté, avoir l'exercice des droits civils, 

être assuré en responsabilité civile professionnelle conformément aux exigences de la 

loi, n'avoir, dans les cinq ans précédant la demande d'autorisation de pratiquer, pas fait 

l'objet d'une faillite ni été sous le coup d'aucun acte de défaut de biens, provisoire ou 

définitif, être Suisse ou ressortissant d'un pays membre de l'Union européenne et jouir 

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d'une bonne réputation (art. 22 al. 1 LPAg) ; que le brevet de capacité est délivré par le 

Tribunal cantonal à la suite d'examens auxquels procède une commission d'experts 

(art. 15 LPAg) ; que les examens ont lieu en deux séries, chaque série comportant un 

examen oral et un examen écrit (art. 17 al. 1 LPAg) ; que la première série comprend 

une composition écrite sur une question en rapport avec les connaissances que doit 

posséder un agent d'affaires breveté en matière de droit civil, de droit des obligations 

et de droit public fédéral et cantonal, une épreuve orale de droit civil et de droit des 

obligations, et une épreuve orale portant sur les éléments du droit public fédéral et 

cantonal (art. 17 al. 2 LPAg) ; que la deuxième série comprend la rédaction d'actes de 

procédure et de poursuite, une épreuve orale sur la procédure civile contentieuse et 

non contentieuse, et sur l'organisation judiciaire, une épreuve orale sur la législation 

sur la poursuite pour dettes et la faillite, une épreuve orale sur les éléments du droit et 

de la procédure pénale en matière de délits de poursuite, et une épreuve orale sur la 

législation sur la représentation des parties et sur la profession d'agent d'affaires 

breveté (art. 17 al. 3 LPAg) ; que, pour être admis aux examens de première série, il 

faut avoir accompli un stage agréé par la Chambre des agents d’affaires auprès d'un 

agent d'affaires breveté pratiquant dans le canton depuis cinq ans au moins, et 

produire un témoignage favorable de celui-ci (art. 19 al. 1 LPAg) ; que la durée de ce 

stage est de deux ans pour les titulaires d'un bachelor en droit d'une université suisse 

ou d'un titre jugé équivalent en vertu d'un traité international, et de trois ans pour les 

porteurs d'une maturité gymnasiale ou professionnelle ou d'un titre jugé équivalent, et 

pour les porteurs du brevet d'aptitudes aux fonctions de préposé aux poursuites et aux 

faillites (art. 19 al. 2 LPAg) ;  

qu’ainsi, en résumé, celui qui entend exercer la profession d’agent d’affaires dans le 

canton de Vaud, afin, notamment, de représenter professionnellement les parties aux 

procédures judiciaires en matière d’exécution forcée, doit obtenir une autorisation de 

l’autorité compétente ; que cette autorisation est octroyée au requérant qui est titulaire 

du brevet d’agent d’affaires et qui, notamment, dispose de l'exercice des droits civils, 

n'a pas fait l'objet d'une faillite, ni été sous le coup d’un acte de défaut de biens dans 

les cinq ans avant la demande et jouit d'une bonne réputation ; que ce brevet est 

délivré au candidat qui a accompli un stage pratique auprès d’un agent d’affaires 

breveté pratiquant dans le canton et passé avec succès les examens oraux et écrits 

portant sur ses connaissances juridiques en droit privé, en droit public et en droit des 

poursuites ; que c’est dire que, dans le canton de Vaud, cette autorisation est délivrée 

à l’agent d’affaires « après un examen suffisant de ses aptitudes » (ATF 135 I 106 

consid. 2.6) ; que, partant, s’agissant des agents d’affaires vaudois, les conditions 

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posées par l’art. 27 al. 2 LP à la libre circulation des mandataires professionnels 

apparaissent manifestement remplies ;  

qu’il est également établi, en l’espèce, que Y__________ est au bénéfice du brevet 

d’agent d’affaires, qui lui a été délivré le xxx 1998 par le Tribunal cantonal du canton de 

Vaud, et qu’il est inscrit au tableau des agents d’affaires de ce canton depuis le xxx 

1998 (http://www.vd.ch/themes/etat-droit-finances/justice/acteurs-de-justice/ auxiliaires-

de-justice/agents-daffaires/liste-des-aab/) ; que l’intéressé doit donc être autorisé à 

représenter, à titre professionnel, des parties aux procédures sommaires du droit des 

poursuites et de la faillite selon l’art. 251 CPC, en particulier à la procédure de 

mainlevée d’opposition (art. 251 let. a CPC), devant tous les tribunaux du canton du 

Valais ;  

qu’enfin, Y__________ a joint à la requête de mainlevée du 13 mai 2014 une 

procuration délivrée par son mandant le 27 juillet 2012 et l’autorisant à agir au nom et 

pour le compte de celui-ci à l’encontre de Z__________ (cf. art. 68 al. 3 CPC) ;  

qu’il suit de là que c’est à tort que la magistrate intimée a refusé d’entrer en matière sur 

cette requête au motif que seul un avocat était habilité à représenter le poursuivant à 

titre professionnel ;   

que le recours doit donc être admis et la décision attaquée annulée ; que la cause est 

renvoyée au juge de première instance pour qu’il soit suivi à la procédure de 

mainlevée (art. 327 al. 3 let. a CPC) ;  

que les frais judiciaires de la procédure de recours sont mis à la charge du 

fisc (art. 107 al. 2 CPC) ;  

que, compte tenu du montant en capital à concurrence duquel la mainlevée est 

requise, du degré usuel de difficulté de la cause et des principes de la couverture des 

frais et de l’équivalence des prestations (art. 13 LTar), l’émolument forfaitaire de 

décision (art. 95 al. 2 let. b CPC), est fixé à 450 fr. (art. 48 et 61 al. 1 OELP) ; 

qu’au vu de l’activité utilement exercée céans par le mandataire des recourants - qui 

n’est pas un avocat inscrit dans un registre cantonal (cf. STERCHI, op. cit., n. 10 ad art. 

68 CPC; ROTH/WALTHER, op. cit., n. 15 ad art. 27 LP) - et des critères précités, l’Etat 

du Valais (art. 107 al. 2 CPC par analogie ; cf. FF 2006 p. 6909) leur versera 450 fr., 

débours inclus, à titre de dépens (art. 95 al. 3 let. a-b CPC ; art. 27, 29 al. 2 et 35 al. 2 

- 10 - 

let. a LTar ; cf., ég., art. 13 du tarif des dépens en matière civile du canton de Vaud du 

23 novembre 2010 - TDC ; RS/VD 270.11.6) ;  

 

prononce 

 

1. Le recours est admis et la décision rendue le 27 mai 2014 par le juge suppléant du 

district de A_________ est annulée. 

2. La cause est renvoyée au juge suppléant du district de A_________ pour qu’il soit 

suivi à la procédure de mainlevée. 

3. Les frais judiciaires, par 450 fr., sont mis à la charge du fisc.  

4. L’Etat du Valais versera à X_________ et à Y_________ 450 fr. à titre de dépens. 

 

Sion, le 24 novembre 2014