# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e76710cd-edf0-505e-a9d4-f1b8aba187f6
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile Pron / 2013 / 203
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_Pron---2013---203_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

XZ13.017042-131555

252 

 

 

JUGE
DELEGUE

DE
LA CHAMBRE DES RECOURS CIVILE

__________________________________________________

Arrêt du
12 août 2013

__________________

Présidence
de               M.             
Pellet,
juge délégué

Greffière             
:              Mme             
Bertholet

 

 

*****

 

 

Art.
242 CPC

 

 

             
Vu le jugement rendu le 6 juin 2013 par la Présidente du Tribunal des baux dans la cause divisant
Q.________,
à Epalinges, locataire, d’avec D.________
société coopérative, à Lausanne,
bailleresse, constatant que les baux liant les parties relatifs aux locaux occupés par le locataire
dans l'immeuble sis à [...], à Epalinges, avaient pris fin le 14 décembre 2012 (I), ordonnant
au locataire de quitter et rendre libres ces locaux pour le 28 juin 2013 à midi (II), disant qu'à
défaut pour le locataire de les quitter volontairement, l'huissier du Tribunal des baux était
chargé sous la responsabilité de la présidente du Tribunal des baux de procéder à
l'exécution forcée du jugement sur requête de la bailleresse, avec au besoin l'ouverture
forcée des locaux (III) et ordonnant aux agents de la force publique de concourir à l'exécution
forcée du jugement, s'ils en étaient requis par l'huissier du Tribunal des baux,

 

             
vu la décision rendue le 15 juillet 2013, distribuée au locataire le lendemain, par la Présidente
du Tribunal des baux informant les parties qu'il serait procédé le 22 juillet 2013, à
10h00, à l'évacuation des locaux précités,

 

             
vu le recours interjeté le 20 juillet 2013 par Q.________ contre la décision susmentionnée,

 

             
vu la pièce produite par le recourant à l'appui de son écriture,

 

             
vu le procès-verbal d'exécution forcée dressé par l'huissier judiciaire le 22 juillet
2013,

 

             
vu l'écriture déposée par le recourant le 22 juillet 2013 se plaignant des circonstances
dans lesquelles son expulsion avait eu lieu,

 

             
vu les autres pièces du dossier;

 

             
attendu que, selon l'art. 319 al. 1 let. a CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008,
RS 272), le recours est recevable contre les décisions finales de première instance qui ne
peuvent faire l'objet d'un appel,

 

             
qu'aux termes de l'art. 309 let. a CPC, l'appel n'est pas recevable contre les décisions du tribunal
de l'exécution,

 

             
que la décision querellée a été rendue par le tribunal de l'exécution,

 

             
qu'en conséquence, seule la voie du recours est ouverte;

 

             
attendu que la décision querellée a été rendue en procédure sommaire (art. 339
al. 2 CPC),

 

             
qu'ainsi, le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours,
soit, en l'occurrence, la Chambre des recours civile (art. 73 al. 1 LOJV [loi vaudoise d'organisation
judiciaire du 12 décembre 1979, RSV 173.01]), dans les dix jours à compter de la notification
de la décision motivée (art. 321 al. 1 et 2 CPC),

 

             
qu'en l'espèce, le recours, formé en temps utile, est recevable à la forme;

 

             
attendu qu'aux termes de l'art. 241 CPC, toute transaction, tout acquiescement et tout désistement
d’action consignés au procès-verbal par le tribunal doivent être signés par
les parties et ont les effets d'une décision entrée en force, le tribunal rayant l'affaire
du rôle,

 

             
que, selon l'art. 242 CPC, si la procédure prend fin pour d’autres raisons sans avoir fait
l’objet d’une décision, elle est rayée du rôle,

 

             
que tel est le cas lorsque le procès devient sans objet pour une autre raison qu'une transaction,
un acquiescement ou un désistement (Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 3 ad art. 242 CPC),

 

             
qu'en l'espèce, la procédure d'exécution forcée ayant eu lieu le 22 juillet 2013,
la procédure est devenue sans objet,

 

             
qu'il convient en conséquence de rayer la cause du rôle;

 

             
attendu que la compétence pour statuer sur les causes manifestement sans objet appartient au Juge
délégué (art. 43 al. 1 let. d CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois du 12
janvier 2010, RSV 211.02]);

 

             
attendu que l'arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art.
77 al. 1 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]) et sans dépens
de deuxième instance, l'intimée n'ayant pas été invitée à se déterminer.

 

 

 

Par
ces motifs,

le
juge délégué de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est sans objet.

 

             
II.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
III.             
L'arrêt, rendu sans frais de deuxième instance, est exécutoire.

 

 

Le
juge délégué :              
La greffière :

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
M. Q.________,

‑             
D.________ société coopérative.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal des baux.

 

             
La greffière :