# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bb0e6895-2ce8-5ae9-a7c0-a46af5e851f2
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-07-12
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 12.07.2018 P3 17 208
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_P3-17-208_2018-07-12.pdf

## Full Text

P3 17 208 

 

 

ORDONNANCE DU 12 JUILLET 2018 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Chambre pénale 

 

Jacques Berthouzoz, juge ; Jean-Paul Margelisch, greffier ad hoc 

 

en la cause entre 

 

X __________, recourant, représenté par Maître M __________, avocat,  

 

et 

 

Y __________, intimé 

 

et 

 

L’OFFICE RÉGIONAL DU MINISTÈRE PUBLIC DU VALAIS CENTRAL, autorité 

attaquée 

 

 

(Non-entrée en matière ; art. 310 al. 1 let. a CPP) 

recours contre l'ordonnance de l’Office régional du ministère public du Valais central du 

16 août 2017 

  

- 2 - 

Vu 

 

la plainte pénale, avec constitution de partie plaignante au pénal et au civil, déposée 

par X __________ contre Y __________, le 11 juillet 2017, pour « calomnie (art. 174 

CP), subsidiairement, diffamation (art. 173 CP) et injures (art. 177 CP), ainsi que toutes 

autres infractions que l’enquête pourrait révéler », motifs pris que dans un 

documentaire réalisé et diffusé sur le site internet xxx ainsi que sur le réseau social xxx 

par Y __________, celui-ci aurait accusé ouvertement X __________ de présenter de 

manière prétendument objective une fausse réalité dans un documentaire réalisé par A 

__________ et diffusé sur la chaîne de télévision xxx en 2014 ; 

l’ordonnance de l’office régional du ministère public du Valais central du 16 août 2017 

refusant d’entrer en matière sur cette plainte, faute de compétence ratione loci des 

juridictions helvétiques, et mettant les frais de procédure à la charge de l’Etat ; 

le recours devant la Chambre pénale formé par X __________ contre cette 

ordonnance, le 28 août 2017, tendant notamment à ce que le ministère public du 

canton du Valais soit déclaré compétent pour connaître de cette plainte ; 

le courrier de Me B __________ informant la Chambre pénale, le 11 septembre 2017, 

que X __________ a « mis un terme au mandat qu’il [lui] avait confié » ; 

la renonciation à se déterminer du procureur du lendemain, accompagnée de son 

dossier ; 

le courrier de Me M __________ indiquant à la Chambre pénale, le 15 septembre 

2017, la reprise du mandat initialement confié à Me B __________ ; 

la détermination de Y __________ du 28 (recte : 29) septembre 2017 concluant au 

rejet du recours et à la confirmation de l’ordonnance attaquée ; 

le courriel du 13 octobre 2017 de Y __________ auquel la Chambre pénale a répondu 

le 16 octobre 2017 ; 

la « réplique spontanée » de X __________ du 16 octobre 2017 et ses annexes ; 

la seconde détermination de Y __________ du 5 (recte : 8) janvier 2018 et ses 

annexes, dont la décision du 14 septembre 2017 du juge de district de D _________ 

- 3 - 

rejetant la requête de mesures provisionnelles déposée par X __________ à l’encontre 

de Y __________ ; 

les dernières observations de X __________ du 9 février 2018 ; 

 

Considérant 

 

qu’un recours peut être formé devant un juge unique de la Chambre pénale contre 

l’ordonnance de non-entrée en matière du procureur (art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 

al. 1 let. a CPP, 20 al. 3 LOJ et 13 al. 1 LACPP) ; que sont notamment susceptibles 

d’être invoquées la violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir 

d’appréciation (art. 393 al. 2 let. a CPP), ainsi que la constatation incomplète ou 

erronée des faits (let. b) ; que l’autorité de recours n’a en principe à connaître que de 

ce qui lui est soumis (arrêt 6B_865/2015 du 10 octobre 2016 consid. 3.2 et les 

références citées), de sorte qu’elle n’examine que les griefs soulevés, dès lors que le 

recours doit être motivé (RVJ 2014 p. 200 consid. 1 et la référence citée) ; 

qu’en l’espèce, le recourant a qualité pour recourir, dès lors qu’il est partie plaignante 

(art. 104 al. 1 let. b, 115 al. 1, 118 al. 1 et 2, 310 al. 2 et 322 al. 2 CPP) et qu’il a un 

intérêt juridiquement protégé à l’annulation de l’ordonnance de non-entrée en matière 

(art. 382 al. 1 CPP) ; que son recours, qui a été adressé dans le délai de dix jours dès 

la notification écrite de l’ordonnance litigieuse (art. 90 al. 1, 91 al. 1 et 2, 384 let. b et 

396 al. 1 CPP) et qui respecte par ailleurs les conditions de motivation et de forme 

(art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), est donc recevable ; 

qu’aux termes de l’art. 310 al. 1 let. a in fine CPP, le ministère public rend 

immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s’il ressort de la 

dénonciation ou du rapport de police que les conditions à l’ouverture de l’action pénale 

ne sont manifestement pas réunies ; 

qu’il y a lieu, dans un premier temps, de déterminer s’il existe une compétence suisse 

puis, le cas échéant, d’établir quelles autorités pénales suisses sont compétentes ; 

que la compétence pénale du juge suisse est déterminée par les art. 3 à 8 du Code 

pénal (ci-après : CP) ; qu’elle repose notamment sur le principe de la territorialité 

contenu à l'art. 3 CP ; que l'art. 8 al. 1 CP complète ce dernier et précise qu'une 

infraction est réputée commise tant au lieu où l'acte a été perpétré, qu'au lieu où le 

- 4 - 

résultat est survenu (principe de l'ubiquité) ; que la notion de résultat au sens de cette 

disposition ne correspond pas à son homonyme au sens technique utilisé en droit 

suisse dans la distinction entre les délits matériels et formels (ATF 133 IV 171 consid. 

6.3 ; 128 IV 145 consid. 2e) ; que le Tribunal fédéral a en effet considéré que, pour 

certains délits formels commis à distance tels la diffamation (art. 173 CP) et l'abus de 

confiance (art. 138 CP), un résultat au sens de l'art. 8 al. 1 CP pouvait se produire en 

Suisse (ATF 125 IV 177 consid. 3 pour la diffamation ; ATF 128 IV 145 consid. 2e et 

124 IV 241 consid. 4d pour l'abus de confiance) ; que l'approche retenue actuellement 

se focalise sur la question de savoir si le résultat pris en considération se trouve dans 

un rapport de connexité immédiate avec le comportement typique (ATF 128 IV 145 

consid. 2e) ; 

que la détermination du lieu de commission de l’infraction suscite d’épineuses 

questions dans le contexte des délits commis par le biais d’internet ; que la question 

revêt une acuité particulière dans le cas des infractions dites d’expression de la 

pensée, telles que les atteintes à l’honneur (art. 173 s. CP ; Dupuis et al., Petit 

commentaire du Code pénal, 2017, n. 16 ad art. 8 CP) ; 

que, s’agissant du lieu de l’acte, la doctrine et la jurisprudence s’accordent à le 

localiser au lieu où se trouve l’auteur au moment d’effectuer les manipulations 

nécessaires à la diffusion ou au stockage des contenus illicites, mais non au lieu de 

situation du serveur sur lequel ces derniers seraient téléchargés, qui n’entre, en 

principe, pas en ligne de compte (Dupuis et al., op. cit., n. 17 ad art. 8 CP) ; 

que la question du lieu de survenance du résultat des délits commis par internet 

demeure hautement controversée en doctrine, avec en toile de fond le vif débat qui 

entoure l’interprétation de la notion de résultat ; que la jurisprudence la plus récente et 

la conception défendue par la doctrine minoritaire permettent d’appréhender la prise de 

connaissance des contenus illicites, voire la simple possibilité conférée à des tiers 

indéterminés de prendre connaissance desdits contenus, comme un résultat au sens 

de l’art. 8 CP (Dupuis et al., op. cit., n. 18 ad art. 8 CP) ; 

que, si la possibilité d’envisager un rattachement fondé sur le résultat doit donc être 

admise dans son principe, il ne faut cependant pas minimiser le problème que pose, 

dans le contexte d’internet, comme des mass medias en général (presse écrite, radio, 

télévision par satellite), le « for ambulant » ou « universel » que crée potentiellement 

cette approche (arrêt de la Cour de cassation pénale GE du 26 novembre 2004 

consid. 3.7 in SJ 2005 I 461) ; que, tant que le contenu est diffusé de façon ciblée et 

- 5 - 

individuelle, par exemple par l’entremise d’un courriel adressé à une ou plusieurs 

personnes déterminées, la reconnaissance d’un rattachement territorial fondé sur le 

lieu de survenance du résultat ne suscite guère d’objection ; qu’en revanche, un 

contenu illicite diffusé sur un site internet (ou par le biais d’autres médias 

transnationaux) devient accessible à une très large échelle, voire dans le monde 

entier ; que la simple faculté d’y accéder depuis la Suisse rend théoriquement 

concevable un rattachement fondé sur le lieu de survenance du résultat ; qu’une telle 

solution serait cependant insatisfaisante, compte tenu du caractère extrêmement ténu 

et hasardeux du lien avec la Suisse, ainsi que du risque d’instaurer une forme de 

compétence universelle déguisée ; que, pour éviter d’étendre à l’excès la compétence 

territoriale helvétique dans ce domaine, il convient, dès lors, de ne pas se satisfaire de 

la simple accessibilité des contenus illicites depuis le territoire helvétique, mais de 

n’admettre un rattachement territorial que si l’auteur savait et voulait que lesdits 

contenus soient portés à la connaissance de tiers en Suisse (arrêt de la Cour de 

cassation pénale GE précité consid. 3.8 in SJ 2005 I 461 ; Dupuis et al., op. cit., n. 19 

ad art. 8 CP) ; 

qu’au stade de la détermination de la compétence des autorités suisses, tout comme 

pour la désignation des autorités suisses compétentes, il y a lieu de se baser 

uniquement sur les soupçons tels qu'ils ressortent du dossier, sans prendre en compte 

les charges qui pourront, à l'avenir, être retenues contre le prévenu 

(Moser/Schlapbach, Commentaire bâlois, Schweizerische Strafprozessordnung, art. 1-

195 StPO, 2014, n. 11 ad art. 38 CPP) ; 

qu’en l’espèce, le magistrat intimé a considéré que Y __________ étant domicilié en 

France, où il exerce ses activités, il était vraisemblable qu’il ait diffusé les propos 

litigieux depuis son domicile ; que la poursuite des infractions présumées revenait dès 

lors en premier lieu aux autorités pénales françaises en vertu de l’art. 31 al. 1 du Code 

de procédure pénale (ci-après : CPP) ; que, de plus, il ne pouvait être retenu de 

compétence des autorités pénales fondée sur le lieu de résultat de l’infraction 

présumée (art. 8 CP) - qui correspondrait vraisemblablement au domicile de X 

__________ à E _________, depuis lequel il aurait pris connaissance des propos 

diffusés par Y __________ sur internet (xxx, xxx) - puisqu’il n’était pas établi que Y 

__________ ait voulu que les propos incriminés soient en particulier portés à la 

connaissance de tiers en Suisse ; qu’en effet, le documentaire diffusé sur xxx et sur 

xxx par Y __________ pouvait être visionné par quiconque disposait d’un accès 

Internet et ne visait d’ailleurs pas de destinataire précis en Suisse ; que son but avoué 

- 6 - 

était notamment d’infirmer les propos tenus par X __________ dans un documentaire, 

et ce à l’intention de toutes les personnes qui l’avaient visionné, ; que ce documentaire 

ayant été diffusé sur la chaîne de télévision xxx « xxx », le cercle des personnes qui y 

avaient eu accès et auquel il était destiné ne se limitait pas à des acteurs suisses ; 

que, par conséquent, le documentaire réalisé par Y __________ et qui tendait à 

discréditer les propos de X __________ ne visait pas plus particulièrement un public 

suisse qu’un public français ou même européen, d’autant que X __________ exerçait 

ses activités professionnelles sur l’ensemble de la scène européenne ; que, dès lors, le 

fait que le plaignant ait pris connaissance en Suisse des propos diffusés par Y 

__________, qu’il soit domicilié en Suisse et qu’il y exerce certaines de ses activités ne 

suffisait pas à justifier l’admission d’une compétence des autorités pénales suisses 

(ordonnance querellée consid. 3.1) ; 

que les faits qui découlent de la plainte déposée par X __________ et des documents 

présents au dossier sont susceptibles d’être constitutifs d’atteinte à l’honneur (art. 173 

ss CP), approche qu’il n’y a pas lieu d’affiner dans le cadre d’un examen limité à la 

question de la compétence ratione loci ; 

qu’avec le magistrat intimé, il convient d’admettre que Y __________ a diffusé les 

propos litigieux depuis son domicile en France (détermination du 29 septembre 2017 

ch. 4), de sorte que la compétence des autorités pénales françaises pour poursuivre, 

en premier lieu, les infractions dénoncées par X __________ est donnée, 

conformément au principe de la territorialité, à raison du lieu de commission de 

l’infraction en France ; 

que le représentant du ministère public a également considéré, à bon droit, que la 

simple faculté d’accéder au documentaire de Y __________ sur internet depuis la 

Suisse, pays dans lequel X __________ est domicilié, ne suffisait pas à fonder la 

compétence subsidiaire des autorités pénales suisses pour poursuivre les infractions 

mentionnées sur la base d’un rattachement à raison du lieu de survenance du résultat ; 

qu’en revanche, l’autorité de céans ne partage pas l’appréciation du procureur selon 

laquelle il n’est pas établi que Y __________ ait voulu que les propos incriminés soient 

en particulier portés à la connaissance de tiers en Suisse ; 

qu’en effet, le procureur n’a pas tenu compte du commentaire posté par l’intimé, le xxx 

2017 à xxx, sur la page xxx du site internet de la chaîne de télévision régionale xxx 

concernant une interview de X __________ réalisée par l’un de ses journalistes, dont 

le contenu est le suivant : 

- 7 - 

« Y __________ : X _________ à fait un film documentaire sur xxx. J’ai malheureusement découvert 

que le reportage nous a menti. Pour tout comprendre, regarder ce que dit X __________ et ce que j’ai 

« enquêté » ; 

que, partant, Y __________ a mis en ligne un lien vers son film sur la page xxx d’une 

chaîne de télévision régionale valaisanne régulièrement suivie par les habitants de ce 

canton ; que, dans ces conditions, il ne pouvait ignorer que le contenu litigieux serait 

porté à la connaissance de tiers en Suisse, plus particulièrement en Valais, canton 

dans lequel X __________ est domicilié ; qu’en réalité, il a précisément voulu informer 

les internautes ayant accédé à l’interview de X __________ du prétendu caractère 

mensonger du documentaire afin de contrecarrer les procédés de ce dernier ; 

que, dans cette mesure, il existe ainsi une compétence des autorités pénales suisses 

fondée sur le principe de la territorialité, à raison de la survenance d’un résultat au 

sens de l’art. 8 al. 1 CP en Suisse, plus particulièrement dans le canton du Valais ; 

que les explications de l’intimé, qu’il s’agisse de celles du 29 septembre 2017 ou du 16 

octobre 2017, ne permettent pas d’ébranler la conviction de l’autorité de céans à ce 

sujet ; 

que, d’une part, l’intimé reconnaît avoir publié ce commentaire sur la page xxx de xxx 

« en réponse à une publication » ; que, d’autre part, au vu des infractions envisagées, 

peu importe le nombre de tiers ayant effectivement pris connaissance du contenu 

litigieux auprès de ce média régional dont la page xxx attire un nombre non 

négligeable d’amateurs, car un seul tiers suffit pour que l’élément constitutif objectif 

« d’une allégation adressée à un tiers » soit rempli, s’agissant notamment de la 

diffamation ; que, par tiers, on entend une autre personne que l’auteur ou la victime de 

la diffamation (Dupuis et al., op. cit., n. 18 ad art. 173 CP) ; qu’en tout état de cause, de 

par sa démarche, Y __________ avait nécessairement la volonté de porter le contenu 

de son commentaire à la connaissance de tiers en Suisse, ce qui suffit à fonder la 

compétence des autorités pénales suisses conformément à la jurisprudence en la 

matière ; 

qu’il y a lieu ensuite de déterminer quelles autorités pénales suisses sont compétentes 

pour poursuivre et juger les faits décrits dans la plainte du recourant ; que, d’après 

l’art. 22 CPP, les autorités cantonales sont compétentes pour autant qu’une 

compétence fédérale ne soit donnée sur la base des art. 23 s. CPP ; 

qu’en l’espèce, les infractions envisagées ne tombent pas sous le coup des art. 23 et 

24 al. 1 CPP listant les dispositions du code pénal sujettes à la compétence de la 

- 8 - 

Confédération ; qu’en l’absence d’une compétence fédérale, le for intercantonal doit 

être déterminé d’après les règles posées par l’art. 31 CPP, l’infraction étant commise 

en Suisse ; que, selon cette disposition, si le lieu où le résultat s’est produit est seul 

situé en Suisse, l’autorité compétente est celle de ce lieu (art. 31 al. 1 2
ème

 phr. CPP) ; 

que, comme déterminé ci-dessus, le résultat est intervenu dans le canton du Valais ; 

que, partant, les autorités pénales de ce canton sont seules compétentes pour 

poursuivre et juger les infractions dénoncées par X __________ ; 

que, comme le recourant obtient gain de cause, les frais de la procédure de recours 

sont mis à la charge de Y __________, dans la mesure où ce dernier succombe 

entièrement dans ses conclusions (art. 416, 421 al. 2 let. c et 428 al. 1 CPP ; 

arrêt 6B_438/2013 du 18 juillet 2013 consid. 2.4 et la référence citée) ; que 

l’émolument, qui doit respecter les principes de la couverture des frais et de 

l’équivalence des prestations, est fixé en fonction notamment de l’ampleur et de la 

difficulté de la cause (art. 424 al. 1 CPP et 1 al. 1, 13 al. 1 et 2 LTar) ; qu’il oscille entre 

90 et 2400 fr. (art. 22 let. g LTar) ; qu’en l’espèce, eu égard à la complexité de l’affaire 

quelque peu inférieure à la moyenne, il est arrêté forfaitairement à 800 fr. 

(art. 424 al. 2 CPP et 11 LTar) ; 

qu’étant donné l’admission du recours, Y __________, qui a formellement conclu à son 

rejet, doit au recourant une juste indemnité pour ses dépenses occasionnées par la 

procédure de recours (art. 433 al. 1 let. a et 436 al. 1 CPP) ; que les honoraires, variant 

entre 300 et 2200 fr., sont fixés notamment d’après la nature et l’importance de la 

cause, ses difficultés, l’ampleur du travail et le temps utilement consacré par le conseil 

juridique (art. 27 al. 1 et 3 et 36 LTar ; arrêt 6B_767/2010 du 24 février 2011 consid. 

3.3 et 3.4) ; qu’en l’occurrence, compte tenu de la complexité de l’affaire quelque peu 

inférieure à la moyenne et des prestations utiles de M
e
 B __________, auteur d’un 

recours motivé et d’un courrier, ainsi que de M
e
 M __________, auteur d’un courrier, 

d’une réplique spontanée et d’une détermination motivées, ils sont arrêtés à 1200 

francs ; 

 

 

 

 

- 9 - 

 

Prononce 

 

1. Le recours est admis, l’ordonnance de non-entrée en matière est annulée et la 

cause renvoyée au Ministère public du Valais central afin qu’il se saisisse de la 

plainte pénale de X __________ du 11 juillet 2017. 

2. Les frais de la procédure de recours, par 800 francs, sont mis à la charge de Y 

__________. 

3. Y __________ versera à X _________ une indemnité de1200 francs pour ses 

dépenses occasionnées par la procédure de recours. 

4. La présente ordonnance est communiquée aux parties. 

 

Sion, le 12 juillet 2018