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**Case Identifier:** 733a03cd-d093-5797-bc02-2f2bdfa9737c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2022-01-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 19.01.2022 F-191/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-191-2022_2022-01-19.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 

 

 

  

 

 Cour VI 

F-191/2022 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 9  j a n v i e r  2 0 2 2  

Composition 
 Jenny de Coulon Scuntaro, juge unique,  

avec l’approbation de Simon Thurnheer, juge ; 

Beata Jastrzebska, greffière. 

   

Parties 

 
A.________, né le (…), 

Algérie,  

CFA Giffers, La Guglera 1,  

1735 Giffers,   

recourant,  

 

  
contre 

  
Secrétariat d’Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 10 janvier 2022 / N (…). 

 

 

 

F-191/2022 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A.________ en date du 1er 

octobre 2021, 

le résultat de consultation, le 4 octobre 2021, de l’unité centrale du système 

européen « Eurodac », dont il ressort que le recourant a déposé une 

demande d’asile au Pays-Bas, le 30 janvier 2019, et trois demandes d’asile 

en Pologne, les 21 mai 2018, 3 mars et 9 septembre 2020,  

la documentation médicale, fournie par le recourant, relative aux 

traitements médicaux procurés en Pologne, à savoir : 

- fiche d’information médicale de la clinique dentaire de Lesznowola 

(Pologne), émise le 4 mars 2020,  

- fiches d’information médicale de l’établissement des soins 

psychiatriques de Radom (Pologne), émises les 15 mars et 10 juillet 

2020 ; 

- résultat de tomographie par scanner, effectuée le 1er avril 2020 ; 

- fiche d’information médicale du centre médical de Grójec (Pologne) 

du 20 octobre 2020 et les résultats d’examens médicaux y 

effectués ; 

- rapports médicaux de plusieurs consultations psychiatriques 

menées en 2020 et en 2021 ; 

- attestation de radiographie effectuée, le 2 mars 2021, dans 

l’établissement de diagnostique médicale de Grójec (Pologne) ; 

- livret de santé recensant les examens médicaux effectués entre avril 

et octobre 2021 ; 

- décision du 8 mars 2021, par laquelle les autorités polonaises ont 

octroyé au recourant une allocation d’aide sociale pour une durée 

de six mois, englobant l’encadrement médical et psychologique ; 

le procès-verbal de l’enregistrement des données personnelles (EDP) du 

6 octobre 2021,  

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l’entretien individuel Dublin mené, le 8 octobre 2021, en application de l’art. 

5 du règlement Dublin III (référence complète : règlement [UE] no 604/2013 

du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les 

critères et mécanismes de détermination de l’Etat membre responsable de 

l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

apatride [refonte ; JO L 180 du 29 juin 2013 p. 31 ss]),  

les motifs médicaux signalés dans ce contexte, à savoir la fragilité 

psychologique de l’intéressé notamment suite à l’information, reçue en 

Pologne, concernant le décès de son père,  

la requête formulée par l’ancienne mandataire de l’intéressé (Caritas 

suisse) au cour de cet entretien, sollicitant l’instruction d’office de l’état de 

santé de son mandant,   

la demande de reprise en charge, adressée par le SEM, le 8 octobre  2021, 

aux autorités polonaises, sur la base de l’art. 18 par. 1 point d du règlement 

Dublin III,  

l’acceptation par la Pologne de la demande précitée, le 26 octobre 2021, 

sur la base de l’art. 18 par. 1 point c du règlement Dublin III,   

la « lettre d’introduction Medic-Help » du 30 novembre 2021, y compris le 

« rapport médical succinct » signé, le 10 décembre 2021,  

la décision du 10 janvier 2022, notifiée le lendemain, par laquelle le SEM, 

se fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n’est pas entré en 

matière sur la demande d’asile de l’intéressé et a prononcé le transfert vers 

la Pologne, 

le recours interjeté, le 15 janvier 2022, contre cette décision, 

les demandes d’assistance judiciaire totale et de l’effet suspensif dont il est 

assorti,  

la suspension provisoire de l’exécution du transfert ordonnée par le 

Tribunal, le 17 janvier 2022, à titre de mesures superprovisionnelles au 

sens de l’art. 56 PA, 

 

 

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et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l’art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l’art. 33 LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l’asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d’extradition déposée par l’Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l’art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 3 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un 

accord international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu’avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d’une demande d’asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande 

de protection internationale introduite dans l’un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III), 

que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

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qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de reprise en charge, comme c’est le cas en 

l’espèce, il n’y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon 

le chapitre III (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1, et réf. cit.), 

qu’en vertu de l’art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu’il est impossible 

de transférer un demandeur vers l’Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l’art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l’Etat procédant à la 

détermination de l’Etat responsable poursuit l’examen des critères fixés au 

chapitre III afin d’établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu’il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l’Etat membre procédant à la détermination 

devient l’Etat responsable, 

que l’Etat responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en 

charge - dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 - le 

ressortissant de pays tiers ou l’apatride qui a retiré sa demande en cours 

d’examen et qui a présenté une demande dans un autre Etat membre ou 

qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d’un autre Etat membre 

(art. 18 par. 1 point c du règlement Dublin III) ou le ressortissant de pays 

tiers ou apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une 

demande auprès d’un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de 

séjour, sur le territoire d’un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point d du 

règlement Dublin III),  

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que, sur la base de l’art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d’examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d’un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l’unité centrale du système européen «Eurodac», 

que le recourant a introduit plusieurs demandes d’asile en Pologne, dont 

la dernière en date du 9 septembre 2021, 

que le 8 octobre 2021, le SEM a dès lors soumis aux autorités polonaises, 

dans les délais fixés aux art. 23 par. 2 et art. 24 par. 2 du règlement Dublin 

III, une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l’art. 18 par. 1 

point d du règlement Dublin III, 

que, le 26 octobre 2021, lesdites autorités ont expressément accepté de 

reprendre le requérant en charge sur la base de l’art. 18 par. 1 point c du 

règlement Dublin III,  

que la Pologne a ainsi reconnu sa compétence pour mener la procédure 

d’asile de l'intéressé, 

que ce point n’est pas contesté, 

que le recourant s’oppose toutefois à son transfert en Pologne, pays dans 

lequel il aurait vécu « de très mauvais mois » et où « personne ne 

s’occupait de [lui] »,  

que la Pologne aurait rejeté sa demande d’asile ouvrant ainsi la voie de 

son renvoi en Algérie,  

qu’en substance, en cas de transfert en Pologne, le recourant risquerait 

d’être placé dans une situation d’insécurité, mettant en danger sa santé et 

sa vie,  

qu’en outre, l’intéressé souhaite rester en Suisse et « pouvoir être soigné 

avec un psychologue en raison de ce qu’[il] a vécu en Pologne »,  

que d’abord, contrairement à ce que le recourant déclare, il ressort du 

dossier qu’il a lui-même retiré sa demande d’asile, déposée en Pologne,  

que cet Etat n’a dès lors pas rejeté sa requête de protection,  

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que quoi qu’il en soit, il n’y a aucune raison de considérer qu’il existe, en 

Pologne, des défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les 

conditions d’accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de 

traitement inhumain ou dégradant au sens de l’art. 4 de la CharteUE (cf. 

art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III), 

qu’en effet, cet Etat est lié par la CharteUE et est partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) 

ainsi qu’au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301), 

à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et 

autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105) et, à ce titre, en applique les dispositions, 

que le recourant n’a pas démontré que les conditions d’existence en 

Pologne revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité qu’elles seraient 

constitutives d’un traitement contraire à l’art. 3 CEDH ou encore à l’art. 3 

Conv. torture,  

qu’en effet, ses allégations sur ce point, sommaires et peu circonstanciées, 

ne sont aucunement étayées,  

que l’intéressé se limite à déclarer avoir vécu en Pologne de très mauvais 

mois,  

qu’ainsi, le recourant n’a pas renversé la présomption selon laquelle la 

Pologne respecte la sécurité des demandeurs d’asile, en particulier leur 

droit à l’examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, 

et leur garantit une protection conforme au droit international et au droit 

européen (cf. directive no 2013/32/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi 

et le retrait de la protection internationale, ci-après: directive Procédure]; 

directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 

2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après: directive Accueil]), 

que dans ces conditions, l’application de l’art. 3 par. 2 du règlement Dublin 

III ne se justifie pas,  

qu’en outre, le recourant n’a fourni aucun élément concret, susceptible de 

démontrer que la Pologne ne respecterait pas le principe du 

non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en le 

renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté 

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seraient sérieusement menacées, ou encore d’où il risquerait d'être astreint 

à se rendre dans un tel pays, 

qu’il n'a pas non plus apporté d’indices objectifs, concrets et sérieux qu’il 

serait lui-même privé durablement de tout accès aux conditions matérielles 

minimales d’accueil prévues par la directive Accueil, 

qu’en revanche, il ressort des pièces fournies par le recourant lui-même 

qu’il a été correctement encadré au cours de sa procédure d’asile en 

Pologne,  

qu’en particulier, la documentation médicale, abondamment produite, 

témoigne qu’il a pu bénéficier d’un encadrement médical très large, tant 

sur le plan somatique que psychologique,  

que de nombreux examens médicaux ont été effectués, tant en milieu 

hospitalier que de manière ambulatoire,  

que lors de ses consultations psychologiques, l’intéressé a été 

accompagné par un traducteur,  

que, qui plus est, par décision du 8 mars 2021, le recourant s’est vu 

octroyer en Pologne une allocation d’aide sociale pour une durée de six 

mois,  

que, partant, contrairement à ce qu’il déclare, rien ne permet de retenir 

qu’en Pologne « personne ne s’occupait de [lui] », comme allégué au stade 

du recours,  

qu’au demeurant, si – après son retour en Pologne – le requérant devait 

être contraint par les circonstances à mener une existence non conforme 

à la dignité humaine, ou s'il devait estimer que ce pays viole ses obligations 

d’assistance à son encontre, ainsi que la directive précitée, ou de toute 

autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendra 

de faire valoir ses droits directement auprès des autorités polonaises, en 

usant des voies de droit adéquates (cf. art. 26 directive Accueil), 

que cela précisé, le recourant s’oppose à son transfert en Pologne en 

raison de ses problèmes de santé et déclare, de manière succincte, 

souhaiter être soigné en Suisse,  

que, pour rappel, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la 

CourEDH N. contre Royaume-Uni du 27 mai 2008, 26565/05), le retour 

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forcé des personnes touchées dans leur santé n’est susceptible de 

constituer une violation de l’art. 3 CEDH que si l’intéressé se trouve à un 

stade de sa maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît 

comme une perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1).,  

qu’il s’agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l’hypothèse de son 

rapide décès après le retour confine à la certitude et qu’elle ne peut espérer 

un soutien d’ordre familial ou social,  

que cette jurisprudence a été précisée, en ce sens qu’un tel cas 

exceptionnel peut aussi être reconnu lorsqu’il existe des motifs sérieux de 

croire qu’en l’absence d’un traitement ou d’accès à un traitement, se fait 

jour un risque réel que la personne renvoyée soit, dans l’état d’accueil, 

exposée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé, 

lequel entrainerait des souffrances intenses ou une réduction significative 

de l’espérance de vie (cf. arrêt de la CourEDH Paposhvili c. Belgique du 

13 décembre 2016, requête n° 41738/10, par. 183),  

qu’en l’espèce, il ressort du dossier qu’interrogé, dans le cadre de 

la procédure menée par Medic-Help, le 30 novembre 2021, le recourant a 

uniquement indiqué se sentir stressé,   

que lors de son entretien Dublin, il a également signalé avoir été 

psychologiquement perturbé en raison de la mort de son père,  

que toutefois, convoqué à un examen médical en date du 10 décembre 

2021, l’intéressé s’est présenté à l’avance et n’a pas attendu son tour pour 

consulter un médecin (cf. Medic-Help, rapport médical succinct du 10 

décembre 2021),  

que dans ces conditions, rien n’indique que l’état de santé de l’intéressé 

soit grave,  

qu’en effet, si tel était le cas, il aurait attendu l’heure de son rendez-vous 

pour bénéficier d’un examen médical complet et recevoir de l’aide,  

que partant, rien ne permet de retenir que l’intéressé soit malade au point 

de ne pas pouvoir voyager ou qu’après son retour en Pologne, son état 

puisse connaître un déclin grave et irréversible au sens ci-dessus précité,  

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qu’en tout état de cause, en cas de nécessité, le recourant pourra, comme 

par le passé, bénéficier en Pologne d’un encadrement médical adéquat, 

comme en témoignent les documents médicaux fournis,  

que cela dit, sur la base de l’art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause 

de souveraineté), chaque Etat membre peut décider d’examiner une 

demande de protection internationale qui lui est présentée par le 

ressortissant d’un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui 

incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, 

que ce point, qui ressortit à l’opportunité, ne peut cependant plus être 

examiné au fond par le Tribunal, depuis l’abrogation de l’art. 106 al. 1 let. c 

LAsi, entrée en vigueur le 1er février 2014, 

qu’en présence d’éléments de nature à permettre l’application des clauses 

discrétionnaires, le Tribunal se limite à contrôler si le SEM a fait usage de 

son pouvoir d’appréciation, et s’il l’a fait selon des critères objectifs et 

transparents, dans le respect des principes constitutionnels que sont le 

droit d’être entendu, l’égalité de traitement et la proportionnalité (cf. ATAF 

2015/9 consid. 7 s.), 

qu’enfin, en l’occurrence, le SEM a pris en compte les faits allégués par 

l’intéressé, susceptibles de constituer des raisons humanitaires au sens de 

l’art. 29a al. 3 OA 1, en lien avec l’art. 17 par. 1 du règlement Dublin III,  

qu’il a exercé correctement son pouvoir d’appréciation, en examinant 

notamment s’il y avait lieu d’entrer en matière sur la demande pour des 

raisons humanitaires, et n’a pas fait preuve d’arbitraire dans son 

appréciation ni violé le principe de la proportionnalité ou de l’égalité de 

traitement, 

que dès lors, la décision attaquée n’est frappée d’aucune irrégularité sur 

ce point,  

que, dans ces conditions, c’est à bon droit que le SEM n’est pas entré en 

matière sur la demande d’asile de l’intéressé, en application de l’art. 31a 

al. 1 let. b LAsi, et qu’il a prononcé son transfert de Suisse vers la Pologne, 

que, cela étant, les questions relatives à l’existence d’un empêchement à 

l’exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l’art. 83 al. 2 

à 4 LEI (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu’elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2015/18 

consid. 5.2 et réf. citées), 

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qu’au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s’avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),    

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la 

requête formulée dans le recours tendant à l’octroi de l’effet suspensif est 

sans objet,  

que les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la requête 

d’assistance judiciaire totale est rejetée,  

que, vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

(dispositif page suivante) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté.  

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Beata Jastrzebska 

 

 

Expédition : 

  

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Page 13 

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (par lettre recommandée ; annexe : un bulletin de 

versement) 

– au SEM (en copie) 

– Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (en 

copie)