# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a7ae64ac-3772-5143-a577-881b9baf2d8e
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-06-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 30.06.2023 C-1517/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-1517-2023_2023-06-30.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-1517/2023 

 

 
 

  A r r ê t  d u  3 0  j u i n  2 0 2 3  

Composition 
 Caroline Bissegger, juge unique,  

Mattia Bernardoni, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (Espagne) 

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Caisse suisse de compensation CSC,  

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Assurance-vieillesse et survivants, droit à une rente (déci-

sion sur opposition du 8 février 2023). 

 

 

 

C-1517/2023 

Page 2 

Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : le recourant ou l’intéressé), ressortissant espagnol, 

né le (…) 1957 (CSC pces 1 et 4), a travaillé comme marin à bord d’un 

navire pour l’entreprise B._______ SA (ci-après : la société B._______), 

dont le siège était en Suisse, entre décembre 1977 et décembre 1988 

(CSC pce 2 p. 1 ss et pce 4 p. 11 ss).  

B.  

B.a L’intéressé a déposé, par l’intermédiaire de la sécurité sociale espa-

gnole, une demande de rente de l’assurance-vieillesse suisse le 3 no-

vembre 2022 auprès de la Caisse suisse de compensation (ci-après : la 

Caisse, la CSC, l’autorité précédente ou l’autorité inférieure), qui l'a reçue 

le 24 novembre 2022 (CSC pce 4). Il ressort du formulaire de demande de 

rente E 202 ES que le recourant s’est marié en date du 14 août 1983 et 

qu’il n’a pas d’enfant (CSC pce 4 p. 1 ss). Par ailleurs, il ressort du ques-

tionnaire complémentaire rempli par l’intéressé que ni ce dernier ni son 

épouse n’ont jamais résidé en Suisse (CSC pce 4 p. 16). 

B.b Par décision du 8 décembre 2022 (CSC pce 6), la CSC a rejeté la 

demande de rente de vieillesse, la condition de durée minimale d’assu-

rance d’une année n’étant pas réalisée. Dans sa décision, la CSC indique 

qu’il ressort des recherches effectuées qu’aucun revenu et aucune bonifi-

cation pour tâches éducatives ou d’assistance ne peuvent être portés en 

compte. Du surcroît, l’autorité précédente indique que les fiches de salaire 

transmises par l’intéressé (CSC pce 2 p. 12 ss) – relatives à son emploi 

auprès de la société B._______ – ne font pas état de cotisations aux assu-

rances sociales suisses.  

B.c Par courrier du 9 janvier 2023 (CSC pce 10), l’intéressé a formé oppo-

sition contre cette décision, en expliquant avoir travaillé pour une compa-

gnie maritime ayant son siège en Suisse pendant environ 10 ans et qu’il 

ignorait que cette société n’était pas obligée à prélever des cotisations.  

B.d Par décision sur opposition du 8 février 2023 (TAF pce 2), la CSC a 

rejeté l’opposition de l’intéressé et confirmé sa décision du 8 décembre 

2022. En substance, la Caisse a retenu que le recourant, lors de sa période 

d’activité auprès de la société B._______ jusqu’en octobre 1983, n’était 

pas domicilié en Suisse et n’exerçait pas d’activité lucrative en Suisse. 

Pour ce qui est de la période postérieure au 1er novembre 1983, la CSC 

indique que les salariés espagnols occupés en haute mer sur un navire 

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battant pavillon suisse ont été assurés auprès de l’assurance-vieillesse et 

survivants suisse (AVS). Cependant, les attestations de salaire produites 

ne démontrent pas de déduction en faveur de l’AVS dès novembre 1983.  

C.  

C.a Par acte du 15 mars 2023 (timbre postal), l’intéressé interjette recours 

contre la décision sur opposition susmentionnée par devant le Tribunal ad-

ministratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou le Tribunal de céans ; TAF pce 

1), faisant notamment valoir une période de travail de plus de 10 ans au-

près de la société B._______ et concluant, implicitement, à l’octroi d’une 

rente de vieillesse suisse.  

C.b Dans sa réponse du 26 avril 2023 (TAF pce 4), l’autorité précédente 

conclut au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée. En 

particulier, la Caisse souligne que le seul numéro d’assuré du recourant 

auprès de l’assurance-vieillesse et survivants n’a été créé que lors de la 

demande de rente, en novembre 2022. 

C.c Par courrier du 16 mai 2023, la CSC transmet au Tribunal copie du 

courriel du recourant du 11 mai 2023 (TAF pce 6), dans lequel ce dernier 

indique notamment avoir pris connaissance du fait que la société 

B._______ n’a pas retenu de cotisations AVS – ce qui implique le rejet de 

sa requête de rente de vieillesse suisse – et demande à l’autorité précé-

dente s’il peut tout de même bénéficier d’autres prestations pour les an-

nées travaillées auprès de l’entreprise précitée.  

C.d Invité par le Tribunal à répliquer (TAF pce 5), le recourant n’a pas fait 

usage de ce droit, de sorte que par ordonnance du 22 juin 2023 le Tribunal 

a clos l’échange d’écritures, d’autres mesures d’instruction demeurant tou-

tefois réservées (TAF pce 8).  

D.  

Les autres faits et arguments pertinents de la cause seront repris, en tant 

que de besoin, dans les considérants qui suivent. 

Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l’espèce – prévues à 

l'art. 32 LTAF, le Tribunal de céans connaît, selon l'art. 31 LTAF, des recours 

contre les décisions – au sens de l'art. 5 PA – prises par les autorités citées 

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à l'art. 33 LTAF. En particulier, les décisions rendues par la CSC à l’atten-

tion de personnes résidant à l’étranger peuvent être contestées devant le 

Tribunal administratif fédéral conformément à l'art. 85bis al. 1 de la loi fédé-

rale du 20 décembre 1946 sur l’assurance-vieillesse et survivants (LAVS, 

RS 831.10 ; cf. art. 33 let. d LTAF).  

1.2 Le Tribunal administratif fédéral examine d’office et avec une pleine 

cognition sa compétence et les conditions de recevabilité des recours qui 

lui sont soumis (art. 7 PA ; ATAF 2016/15 consid. 1 ; 2014/4 consid. 1.2). 

La procédure devant le Tribunal administratif fédéral est en principe régie 

par la PA (art. 37 LTAF), sous réserve des dispositions particulières de la 

loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assu-

rances-sociales (LPGA, RS 830.1 ; art. 3 let. dbis PA). A cet égard, confor-

mément à l'art. 2 LPGA, en relation avec l'art. 1 al. 1 LAVS, les dispositions 

de la LPGA s'appliquent à l'assurance-vieillesse et survivants réglée dans 

la première partie de la loi, à moins que la LAVS déroge expressément à 

la LPGA. Selon les principes généraux du droit intertemporel, les règles de 

procédure précitées s’appliquent dans leur version en vigueur ce jour 

(ATF 130 V 1 consid. 3.2). 

1.3 Dans la mesure où le recourant est directement touché par la décision 

attaquée et a un intérêt digne d’être protégé à ce qu’elle soit annulée ou 

modifiée, il a qualité pour recourir (art. 59 LPGA). Déposé en temps utile 

et dans les formes requises par la loi (art. 60 al. 1 LPGA et 52 al. 1 PA), le 

recours est recevable. 

2.  

Le présent litige porte sur le bien-fondé de la décision sur opposition de la 

CSC du 8 février 2023, rejetant la demande de rente de vieillesse suisse 

de l’intéressé, au motif que la condition de durée minimale de cotisations 

n’était pas réalisée. En ce qui concerne la requête du recourant du 11 mai 

2023 (cf. ci-dessus, let. C.c) – à savoir s’il peut bénéficier d’autres presta-

tions de la part de l’autorité précédente qu’une rente de vieillesse – cette 

demande dépasse l’objet du litige. Ainsi, le courriel du 11 mai 2023 (TAF 

pce 6) est transmis à la CSC pour suite utile.  

3.  

Le Tribunal administratif fédéral établit les faits et apprécie les preuves d’of-

fice et librement (cf. art. 12 PA). En outre, il applique le droit d’office, sans 

être lié par les motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA ; 

ATAF 2013/46 consid. 3.2), ni par l'argumentation juridique développée 

dans la décision entreprise (PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit 

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administratif, vol. II, 3e éd. 2011, ch. 2.2.6.5 ; BENOÎT BOVAY, Procédure ad-

ministrative, 2e éd. 2015, p. 243). L’autorité saisie se limite en principe aux 

griefs soulevés et n'examine les questions de droit non invoquées que dans 

la mesure où les arguments des parties ou le dossier l'y incitent 

(ATF 122 V 157 consid. 1a ; 121 V 204 consid. 6c ; ANDRÉ MOSER/MI-

CHAEL BEUSCH/LORENZ KNEUBÜHLER/MARTIN KAYSER, Prozessieren vor 

dem Bundesverwaltungsgericht, 2022, 3e éd., p. 29 no 1.55). 

4.  

4.1 Selon les principes généraux du droit intertemporel, le droit matériel 

applicable est en principe celui en vigueur lors de la réalisation de l'état de 

fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences juri-

diques, sous réserve de dispositions particulières du droit transitoire 

(ATF 146 V 364 consid. 7.1 ; 144 V 210 consid. 4.3.1 ; 143 V 446 con-

sid. 3.3 ; 136 V 24 consid. 4.3 ; 132 V 215 consid. 3.1.1). Dès lors, la pré-

sente cause doit être examinée à l’aune des dispositions en vigueur dans 

leur teneur jusqu’au 8 février 2023, date de la décision litigieuse, qui 

marque la limite dans le temps du pouvoir d’examen de l’autorité de re-

cours.  

4.2  

4.2.1 Dans la mesure où le recourant est un ressortissant espagnol, 

domicilié en Espagne et demande une rente de vieillesse en Suisse, l’af-

faire présente un aspect transnational (ATF 145 V 231 consid. 7.1 ; 

143 V 354 consid. 4 ; 143 V 81 en particulier consid. 8.1). Est applicable à 

la présente cause l'Accord du 21 juin 1999 sur la libre circulation des per-

sonnes (ALCP, RS 0.142.112.681), conclu entre la Suisse et la Commu-

nauté européenne et ses Etats membres, dont l'annexe II règle la coordi-

nation des systèmes de sécurité sociale (art. 8 ALCP). Dans ce contexte, 

l'ALCP fait référence depuis le 1er avril 2012 au règlement (CE) 

no 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant 

sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (ci-après : règlement 

no 883/2004, RS 0.831.109.268.1), ainsi qu'au règlement (CE) no 987/2009 

du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 fixant les mo-

dalités d'application du règlement no 883/2004 (ci-après : règlement 

no 987/2009, RS 0.831.109.268.11 ; art. 1 al. 1 de l'annexe II en relation 

avec la section A de l'annexe II). A compter du 1er janvier 2015, sont éga-

lement applicables dans les relations entre la Suisse et les Etats membres 

de l’Union européenne (UE) les modifications apportées notamment au rè-

glement no 883/2004 par les règlements (UE) no 1244/2010 (RO 2015 

http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html

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343), no 465/2012 (RO 2015 345) et no 1224/2012 (RO 2015 353). Ces rè-

glements sont applicables à la présente affaire. Conformément à l'art. 4 du 

règlement n° 883/2004, à moins que le règlement n'en dispose autrement, 

les personnes auxquelles ce règlement s'applique bénéficient en principe 

des mêmes prestations et sont soumises aux mêmes obligations, en vertu 

de la législation de tout Etat membre, que les ressortissants de celui-ci. 

4.2.2 Selon l'art. 11 §1 du règlement no 883/2004, les personnes aux-

quelles le règlement est applicable ne sont soumises qu'à la législation d'un 

seul Etat membre. Par ailleurs, selon le §4 une activité salariée ou non 

salariée exercée normalement à bord d'un navire en mer battant pavillon 

d'un Etat membre est considérée comme une activité exercée dans cet 

Etat membre. 

4.2.3 Selon l'art. 20 ALCP, sauf disposition contraire découlant de l'annexe 

II, les accords de sécurité sociale bilatéraux entre la Suisse et les Etats 

membres de la Communauté européenne sont suspendus dès l'entrée en 

vigueur du présent accord, dans la mesure où la même matière est régie 

par le présent accord. Etant donné que l'accord, en particulier son annexe 

II qui régit la coordination des systèmes d'assurances sociales (art. 8 

ALCP) ne prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procé-

dure de même que l'examen des conditions à l'octroi d'une rente de vieil-

lesse suisse ressortissent au droit interne suisse (cf. ATF 130 V 253 consid. 

2.4). 

4.3 En l'espèce, la Convention de sécurité sociale conclue le 13 octobre 

1969 entre la Confédération suisse et l'Espagne (ci-après : la Convention ; 

RS 0.831.109.332.2), entrée en vigueur dès le 1er septembre 1970 et ap-

plicable durant la période déterminante (en l'espèce entre 1977 et 1988) 

prévoit à son article 3 que les ressortissants de l'une des Parties contrac-

tantes qui exercent une activité professionnelle sont soumis aux législa-

tions de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils exercent leur 

activité (al. 1). 

L'art. 4a de la Convention (introduit par l'avenant du 11 juin 1982 entré en 

vigueur le 1er novembre 1983 [RO 1983 1369]) précise également que les 

ressortissants de l'un des Etats contractants engagés comme membres de 

l'équipage d'un navire battant pavillon de l'autre Etat contractant sont as-

surés selon les dispositions légales de ce dernier Etat. En outre, il ressort 

du point 19.1 des instructions administratives de l'OFAS pour la Convention 

que "les ressortissants espagnols occupés sur un navire de haute mer 

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Page 7 

battant pavillon suisse sont assurés et tenus de payer des cotisations à 

l'AVS/AI obligatoire." 

5.  

5.1 Le droit interne suisse prévoit notamment que les personnes physiques 

qui exercent en Suisse une activité lucrative sont obligatoirement assurées 

(art. 1a al. 1 let. b LAVS). Par conséquent, au vu de l'art. 4a de la Conven-

tion précité (cf. ci-dessus, consid. 4.3), l'assuré aurait dû être considéré 

comme occupé sur le territoire suisse et ainsi être assujetti à l'AVS dans le 

cas où le navire sur lequel il était engagé battait pavillon suisse. 

5.2 Selon le droit suisse, ont droit à une rente ordinaire de vieillesse les 

hommes qui ont atteint 65 ans et auxquels il est possible de porter en 

compte au moins une année entière de revenus, de bonifications pour 

tâches éducatives ou pour tâches d'assistance (art. 21 al. 1 et 29 al. 1 

LAVS). La période de cotisations est déterminante dans le calcul du droit à 

la rente (art. 29bis al. 1 LAVS). Sont considérées comme années de cotisa-

tions les périodes durant lesquelles une personne a effectivement payé des 

cotisations sur des revenus provenant d'une activité lucrative exercée en 

Suisse (cf. en particulier l'art. 29quinquies al. 1 LAVS). 

6.  

6.1 Pour chaque assuré tenu de payer des cotisations sont établis des 

comptes individuels (CI) où sont portées les indications nécessaires au cal-

cul des rentes ordinaires (art. 30ter LAVS). Lors de la fixation des rentes, 

les caisses de compensation doivent se fonder sur les indications conte-

nues dans les comptes individuels (cf. art. 68 al. 2 du règlement du 31 

octobre 1947 sur l’assurance-vieillesse et survivants [RAVS, RS 831.101], 

MICHEL VALTERIO, Droit de l’assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de 

l’assurance-invalidité [AI], 2011, no 920). 

6.2 Lorsqu'il n'est pas demandé d'extrait de compte, que l'exactitude d'un 

extrait de compte n'est pas contestée ou qu'une réclamation a été écartée, 

la rectification des inscriptions ne peut être exigée, lors de la réalisation du 

risque assuré, que si l'inexactitude des inscriptions est manifeste ou si elle 

a été pleinement prouvée (art. 141 al. 3 RAVS ; ATF 130 V 335 consid. 

4.1). Selon la jurisprudence, la rectification du compte individuel englobe 

toute la durée de cotisations de l'assuré, aussi les années de cotisations 

pour lesquelles le paiement des cotisations est périmé au sens de l'art. 16 

al. 1 LAVS (RCC 1984 p. 184 et 459).  

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6.3 Par ailleurs, la règle de preuve posée à l'art. 141 al. 3 RAVS n'exclut 

pas l'application du principe inquisitoire (cf. art. 43.al. 1 LPGA). La preuve 

absolue doit être fournie selon les règles usuelles sur l'administration des 

preuves et le fardeau de la preuve qui prévalent dans l'assurance sociale, 

l'obligation de collaborer de la partie intéressée étant toutefois plus éten-

due dans ce cas (ATF 117 V 261 consid. 3d ; arrêt du Tribunal fédéral des 

assurances H 193/04 du 11 janvier 2006 consid. 2). Il n'existe par ailleurs 

pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'adminis-

tration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 

126 V 319 consid. 5a ; arrêt du Tribunal fédéral des assurances H 139/06 

du 25 octobre 2006 consid. 2.2 ; arrêt du TAF C-5517/2015 du 1er sep-

tembre 2017 consid. 6.3). 

7.  

7.1 Dans le cas particulier est contestée la durée de la période de cotisa-

tions aux assurances sociales suisses à la base de la décision de rejet de 

demande de prestations de vieillesse. En l'occurrence, la CSC ne nie pas 

que le recourant ait travaillé comme marin sur un navire pour la société 

B._______, mais retient que le recourant n'a jamais cotisé à l’AVS, en se 

basant sur les fiches de salaire du recourant et sur les recherches effec-

tuées, mettant notamment en exergue le fait qu’aucun numéro d’assuré du 

recourant n’a été créé auprès de l’assurance-vieillesse et survivants avant 

novembre 2022 (cf. ci-dessus, let. C.b). 

7.2 Au vu des pièces au dossier et notamment des fiches de salaire ver-

sées en cause, le Tribunal constate que si le recourant a apporté la preuve 

qu'il a bien travaillé entre 1977 et 1988 en tant que marin pour la société 

B._______, il n'a pas apporté d'éléments permettant de retenir que son 

employeur l'ait bien affilié aux assurances sociales suisses depuis l'entrée 

en vigueur de l'avenant du 11 juin 1982 à la Convention de sécurité sociale 

entre la Confédération suisse et l'Espagne le 1er novembre 1983 (cf. ci-

dessus, consid. 4.3). En effet, il ressort des fiches de salaire produites par 

le recourant, qu’aucune cotisation à l’AVS n’a été retenue sur son salaire 

lorsqu’il travaillait auprès de la société précitée entre 1977 et 1988. L’ab-

sence de cotisations AVS est par ailleurs corroborée par le fait qu’aucun 

numéro AVS n’avait été créé pour le recourant avant le dépôt de sa de-

mande de rente de vieillesse suisse en novembre 2022, un numéro AVS 

étant notamment attribué à toute personne résidant à l’étranger et s’acquit-

tant de cotisations (cf. art. 50c al. 1 let. b LAVS et ancien art. 133 LAVS 

[RO 63 843]). 

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Page 9 

7.3 De surcroît, il n'est pas établi que le navire sur lequel a travaillé l'inté-

ressé entre 1977 et 1988 battait pavillon suisse. Toutefois, il importe peu 

en l'espèce de savoir si le navire en question battait à l'époque pavillon 

suisse et si l’employeur du recourant aurait dû affilier ce dernier au système 

de sécurité sociale suisse, considérant que des cotisations qui n'ont à tort 

pas été versées par un employeur ne peuvent être réclamées par une 

caisse de compensation que si leur montant est fixé par voie de décision 

dans un délai de cinq ans à compter de la fin de l'année civile pour laquelle 

elles sont dues (art. 16 al. 1 LAVS et art. 39 al. 1 RAVS). Le fait que l'em-

ployeur ait omis de prélever les cotisations sociales pour quelque raison 

ne peut être corrigé si la péremption est acquise. Les cotisations ne peu-

vent être virtuellement prises en compte à moins d'avoir été effectivement 

déduites des salaires alloués bien que non versées à la caisse de compen-

sation compétente (cf. art. 30ter al. 2 LAVS et ancien art. 138 al. 1 LAVS [RO 

63 843]). 

7.4 Dès lors que les informations obtenues n'ont pas permis de faire état 

de cotisations en Suisse pour le recourant, son employeur – dont la raison 

sociale a été radiée en 2006 – ne l'ayant pas affilié durant les années 1983 

à 1988, on ne saurait attendre de l'autorité inférieure qu'elle entreprenne 

d'autres recherches car ne disposant pas d'informations permettant de 

penser que l'assuré ait cotisé en Suisse durant d'autres périodes ou auprès 

d'autres employeurs. En effet, si l'administration est tenue de prendre 

toutes les mesures propres à établir les faits, l'assuré a de son côté 

l'obligation d'apporter toute preuve utile ou du moins tout élément de 

preuve propre à fonder ses allégations. Il ressort par ailleurs du courriel de 

l’intéressé du 11 mai 2023 (cf. ci-dessus, let. C.c) que celui-ci a pris acte 

qu’aucune cotisation aux assurances sociales suisses n’a jamais été 

versée, sans que le recourant apporte le moindre élément probant de 

nature à contredire ce qui précède.  

8.  

Sur le vu de ce qui précède, le Tribunal de céans retient que le recourant 

n’a jamais cotisé à l’AVS et que, par conséquent, la CSC a justement rejeté 

sa demande de rente de vieillesse.  

Partant, le recours, manifestement infondé, doit être rejeté dans une pro-

cédure à juge unique en application de l'art. 85bis al. 3 LAVS en relation 

avec l'art. 23 al. 2 LTAF.  

 

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Page 10 

9.  

La procédure est gratuite pour les parties (art. 85bis al. 2 LAVS), de sorte 

qu’il n’est pas perçu de frais de procédure. Il n'est alloué de dépens ni au 

recourant, vu l'issue de la procédure, ni à l’autorité inférieure (art. 64 al. 1 

PA et art. 7 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 

173.320.2]). 

  

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Page 11 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté.  

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure ni alloué de dépens.  

3.  

Copie du courriel du recourant du 11 mai 2023 est transmis à l’autorité 

inférieure pour suite utile (cf. ci-dessus, consid. 2). 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'autorité inférieure et à l’Office 

fédéral des assurances sociales. 

 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Caroline Bissegger Mattia Bernardoni 

 

  

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Page 12 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Ce délai est réputé observé si les mémoires sont remis au 

plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient en mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :