# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 228222f1-235d-5ebc-8b7a-e24e656b070e
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-03-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.03.2021 D-1227/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-1227-2021_2021-03-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-1227/2021 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 2  m a r s  2 0 2 1  

Composition 
 Gérard Scherrer, juge unique,  

avec l’approbation de Fulvio Haefeli, juge ; 

Michel Jaccottet, greffier. 

   

Parties 
 A._______,  

né le (…), 

alias B._______, né le (…),  

alias C._______, né le (…), 

alias D._______, né le (…), 

Irak,    

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi; 

décision du SEM du 15 mars 2021 / N (…). 

 

 

 

D-1227/2021 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A._______, ressortissant 

irakien, en date du 7 novembre 2020,  

le résultat de la comparaison avec l’unité centrale du système européen 

« Eurodac » en date du 12 novembre 2020, dont il ressort que l’intéressé 

a déposé une demande d’asile en Allemagne, le 2 novembre 2019,   

le mandat de représentation signé par l’intéressé en faveur de Caritas 

Suisse, le 13 novembre 2020,  

l'audition sur ses données personnelles du 16 novembre 2020, 

l'entretien individuel selon l’art. 5 du Règlement (UE) n°604/2013 du 14 

décembre 2020, 

les documents médicaux des 14 et 16 décembre 2020, 8 et 10 mars 2021, 

la décision du 15 mars 2021, notifiée le même jour, par laquelle le SEM, 

faisant application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n’est pas entré 

en matière sur la demande d’asile de l’intéressé, a prononcé son transfert 

en Allemagne et ordonné l’exécution de cette mesure,  

la résiliation, par Caritas Suisse, de son mandat de représentation, le  

18 mars 2021, 

le recours du 18 mars 2021, par lequel l’intéressé, tout en sollicitant l’octroi 

de mesures superprovisionnelles, la restitution de l’effet suspensif, la 

dispense de l’avance de frais et l’assistance judiciaire totale, a conclu, 

principalement, à l’annulation de ladite décision et à l’entrée en matière sur 

sa demande d’asile, subsidiairement, au renvoi de la cause au SEM, 

la clé USB, produite à l’appui du recours, 

et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours contre les décisions au 

sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

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qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l’art. 105 LAsi et 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]), exception non 

réalisée en l’espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent recours, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai (cf. art. 108  

al. 3 LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable, 

qu'à l'encontre d'une décision de non-entrée en matière et de transfert 

fondée sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, le recourant peut invoquer, en vertu 

de l'art. 106 al. 1 LAsi, la violation du droit fédéral, notamment l'abus ou 

l'excès dans l'exercice du pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement 

inexact ou incomplet de l'état de fait pertinent (let. b), 

qu'il ne peut pas invoquer l'inopportunité de la décision attaquée (cf. ATAF 

2015/9 consid. 8.2.2), 

que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 ; 2009/54 consid. 1.3.3 ; 2007/8 

consid. 5), 

que, cela étant, il sied de déterminer si le SEM était fondé à faire application 

de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n’entre pas 

en matière sur une demande d’asile lorsque le requérant peut se rendre 

dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un accord international, pour 

mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu’avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d’une demande d’asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande 

de protection internationale introduite dans l’un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-

après : RD III), 

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que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 du RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant 

déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du RD III), 

que, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take back), 

comme en l'espèce, il n'y a en principe aucun nouvel examen de la 

compétence selon le chapitre III du RD III (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 

et 8.2.1 ; arrêt du TAF F-1499/2018 du 25 octobre 2019 consid. 3.3, non 

publié in ATAF 2019 VI/7), 

que l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge, dans 

les conditions prévues aux articles susmentionnés, le ressortissant de pays 

tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une 

demande auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de 

séjour, sur le territoire d'un autre Etat membre (cf. art. 18 par. 1 let. d  

RD III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, lorsqu'il est impossible de transférer 

un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme 

responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans 

cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et 

les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de 

traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des droits 

fondamentaux de l'Union européenne (JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-

après : Charte UE), l'Etat procédant à la détermination de l'Etat 

responsable poursuit l'examen des critères fixés au chapitre III afin d'établir 

si un autre Etat peut être désigné comme responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base des critères du chapitre III ou vers le premier Etat 

auprès duquel la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la 

détermination devient l'Etat responsable (art. 3 par. 2 al. 3 RD III), 

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que l’Etat responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 du règlement  

Dublin III – le demandeur dont la demande d’asile est en cours d’examen 

et qui a présenté une demande auprès d’un autre Etat membre ou qui se 

trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d’un autre Etat (art. 18 par. 1 

pt. b du RD III), 

qu'en l'occurrence, le SEM a soumis aux autorités allemandes, le 16 

décembre 2020, soit dans les délais fixés à l'art. 23 par. 2 RD III, une 

requête aux fins de reprise en charge de l'intéressé, fondée sur l'art. 18  

par. 1 let. d RD III, 

que dites autorités ont expressément accepté de reprendre en charge le 

recourant sur la base de la disposition précitée, le 21 décembre 2021, soit 

dans le délai de l’art. 25 par. 1 RD III, 

que l’Allemagne a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de l'intéressé, 

que celui-ci s’oppose à son transfert dans ce pays, aux motifs qu’il y avait 

reçu une réponse négative sur sa demande d’asile et que son recours 

contre cette décision n’avait pas encore connu d’issue, que ses conditions 

de vie étaient difficiles dans le centre d’accueil, se trouvant dans une région 

montagneuse, où il y avait de mauvaises personnes et qu’il n’avait ni la 

possibilité d’apprendre la langue, ni celle de travailler, 

qu’au stade du recours, l’intéressé a précisé qu’il n’avait ni chauffage, ni 

eau chaude dans son centre d’accueil, que son compagnon de chambre 

se droguait et invitait des prostituées, qu’il n’avait pas eu accès à un conseil 

juridique, ni à une assistance sociale, se trouvant dans une région très 

éloignée ; qu’il n’avait pas non plus eu les soins que son état de santé 

nécessitait et qu’enfin il serait renvoyé en Irak, 

que, ce faisant, l’intéressé ne conteste pas la responsabilité de l’Allemagne 

d'examiner sa demande de protection internationale, mais sollicite 

l’application en sa faveur de l’art. 3 CEDH (RS 0.101), respectivement de 

la clause de souveraineté du RD III, 

qu’au vu de l’art. 3 par. 2 al. 2 RD III, il convient d’examiner s’il y a de 

sérieuses raisons de croire qu'il existe, en Allemagne, des défaillances 

systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des 

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demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant 

au sens de l'art. 4 de la Charte UE, 

qu’à cet égard, il convient de rappeler que ce pays est lié à cette Charte et 

partie à la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(CR, RS 0.142.30) ainsi qu’au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 

(PA/CR, RS 0.142.301), à la CEDH et à la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (CCT, RS 0.105) et, à ce titre, en applique les 

dispositions (arrêt du TAF F-3704/2020 du 27 juillet 2020), 

que l’Allemagne est ainsi présumée respecter la sécurité des demandeurs 

d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et 

équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au 

droit international et au droit européen (directive n° 2013/32/UE du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des 

procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection 

internationale [ci-après: directive Procédure] ; directive n° 2013/33/UE du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes 

pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale [ci-

après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n’est cependant pas irréfragable et doit 

être écartée d’office en présence, dans l’Etat de destination du transfert, 

d’une pratique avérée de violations systématiques des normes minimales 

de l’Union européenne, ou en présence d’indices sérieux que, dans le cas 

concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit international 

(ATAF 2011/9 consid. 6 et 2010/45 consid. 7.4 et 7.5), 

qu’en l'absence d'une pratique actuelle avérée de violation systématique 

des normes communautaires minimales en la matière, le respect par 

l’Allemagne de ses obligations concernant les droits des requérants d'asile 

sur son territoire est présumé, 

qu’il n’y a donc pas lieu d’admettre que cet Etat connaît des défaillances 

systémiques au sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, si bien que l'application 

de cette disposition ne se justifie pas en l'espèce, 

que les vidéos figurant sur la clé USB produite sans autre explication et 

uniquement au stade du recours ne sont pas de nature de remettre en 

cause cette appréciation,  

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qu'il est possible que les autorités allemandes compétentes n’aient pas 

encore statué sur le recours contre le rejet de la demande d’asile de 

l’intéressé, élément qui n'est pas décisif pour l'issue de la présente cause, 

qu’ainsi, le recourant n’a fourni aucun élément concret susceptible d’établir 

que les autorités allemandes refuseraient de le prendre en charge et, cas 

échéant, qu’elles ne respecteraient pas le principe de non-refoulement, et 

donc failliraient à leurs obligations internationales en le renvoyant dans un 

pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays,  

que le recourant n’a pas non plus démontré ni même rendu vraisemblable 

que ses conditions d'existence en Allemagne revêtiraient un tel degré de 

pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement 

contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 CCT,  

qu'il n’a pas apporté d’indices objectifs, concrets et personnels révélant 

que son transfert dans ce pays lui ferait effectivement courir le risque que 

ses besoins existentiels minimaux ne soient pas satisfaits, et ce de manière 

durable, sans perspective d'amélioration, au point qu'il faudrait renoncer à 

un tel transfert, 

qu’en vertu des art. 17 par. 1 RD III (clause de souveraineté) et 

29a al. 3 OA 1, la Suisse peut en outre, pour d'autres motifs liés à la 

situation personnelle des intéressés et/ou aux conditions régnant dans 

l’Etat de destination (« raisons humanitaires »), décider d'examiner une 

demande de protection internationale même si cet examen ne lui incombe 

pas en vertu des critères fixés dans le règlement,  

que le SEM dispose à cet égard d'un pouvoir d'appréciation qu'il est tenu 

d'exercer conformément à la loi (cf. arrêt du TAF F-7130/2017 du 

28 mai 2018 consid. 2.5), 

que, cela dit, le SEM doit admettre la responsabilité de la Suisse pour 

examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée, 

même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le 

RD III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre désigné 

responsable par lesdits critères viole des obligations de la Suisse relevant 

du droit international public (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2.1 et 2012/4 consid. 

2.4), 

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que le recourant s’oppose à son transfert en Allemagne pour des raisons 

d’ordre médical, 

qu’il ressort des documents médicaux des 14, 16 décembre 2020, 8 et 10 

mars 2021 que l’intéressé présente un trouble anxio-dépressif et doit avoir 

recours à des médicaments, 

qu’il sied de rappeler à ce sujet que la CourEDH a longtemps considéré 

dans sa jurisprudence que l'art. 3 CEDH ne pouvait faire obstacle au 

refoulement, s'agissant d'une personne touchée dans sa santé, que si 

celle-ci se trouvait à un stade de sa maladie avancé et terminal, sans 

possibilité de soins et de soutien en cas de retour dans son pays, au point 

que sa mort apparaissait comme une perspective proche, 

que dans son arrêt du 13 décembre 2016, en la cause Paposhvili c. 

Belgique (n° 41738/10), la Grande Chambre de la CourEDH, clarifiant sa 

jurisprudence, a précisé qu’à côté des situations de décès imminent, il 

fallait entendre par « autres cas très exceptionnels » pouvant soulever un 

problème au regard de l’art. 3 CEDH, les cas d’éloignement d’une 

personne gravement malade dans lesquels il y a des motifs sérieux de 

croire que cette personne, bien que ne courant pas de risque imminent de 

mourir, ferait face, en raison de l’absence de traitements adéquats dans le 

pays de destination ou faute d’accès à ceux-ci, à un risque réel d’être 

exposé à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé 

entraînant des souffrances intenses ou à une réduction significative de son 

espérance de vie, 

que, sans nier les atteintes à l’état de santé de l’intéressé, celles-ci ne sont 

pas suffisantes pour aboutir à la conclusion de l'illicéité de l'exécution du 

transfert, les conditions strictes de la jurisprudence précitée n’étant pas 

réalisées, 

qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l’intéressé ne serait pas apte 

à voyager,  

que l’Allemagne dispose de structures médicales tout à fait similaires à 

celles existant en Suisse,  

qu’il n’y a pas lieu de considérer que les autorités allemandes lui 

refuseraient l’accès aux soins en cas d’urgence ou de problèmes graves, 

les soins médicaux essentiels étant garantis dans ce pays, même pour les 

personnes en situation irrégulière, 

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que rien ne permet croire que la procédure de recours engagée par 

l'intéressé en Allemagne serait close,  

que cet Etat est donc lié par la directive Accueil et doit ainsi faire en sorte 

que le demandeur d'asile reçoive les soins médicaux nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies, et lui fournir l'assistance médicale ou autre nécessaire (art. 19 

par. 1 et 2 de ladite directive),  

qu’en tout état de cause, comme indiqué par le SEM dans la décision 

attaquée, il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du 

transfert de transmettre à leurs homologues allemands, en temps utile, les 

renseignements permettant une prise en charge médicale adéquate du 

recourant (art. 31 et 32 RD III),  

que, dans ces conditions, le transfert du recourant vers cet Etat est 

conforme aux engagements internationaux de la Suisse, 

qu’enfin, le SEM a bien pris en compte les faits allégués par le recourant, 

susceptibles de constituer des raisons humanitaires au sens de 

l’art. 29a al. 3 OA 1, en lien avec l’art. 17 par. 1 RD III, 

que l’autorité inférieure a exercé correctement son pouvoir d’appréciation 

en examinant notamment s’il y avait lieu d’entrer en matière sur la 

demande pour des raisons humanitaires et n’a pas fait preuve d’arbitraire 

dans son appréciation ni violé le principe de la proportionnalité ou de 

l’égalité de traitement,  

qu’en conclusion, c'est à bon droit que le SEM a considéré qu'il n'y avait 

pas lieu de faire application de la clause de souveraineté ancrée à 

l'art. 17 par. 1 RD III, 

que la crise sanitaire liée à la Covid-19 n’est pas de nature à remettre en 

cause la possibilité de transférer le recourant vers l’Allemagne, dès lors qu'il 

s'agit d'une situation temporaire et que, si elle devait retarder 

momentanément l’exécution du transfert, celle-ci devra avoir lieu 

ultérieurement, en temps approprié (cf. arrêt du TAF F-1854/2020 du 

15 avril 2020 consid. 7), 

que par ailleurs, une suspension temporaire de l’exécution d’un transfert en 

application du règlement Dublin III et pour des motifs extrinsèques à la 

procédure n’est pas, en elle-même, de nature à remettre en cause les 

décisions rendues en application des critères de détermination de l’Etat 

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membre responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale au sens du règlement Dublin III (cf. arrêt du TAF 

F-2052/2020 du 5 mai 2020 pp 5 s.), 

qu’au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que le SEM n'est pas entré 

en matière sur la demande d'asile de l’intéressé, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers 

l’Allemagne conformément à l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle 

générale du renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1),  

que partant, le recours doit être rejeté,  

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi),  

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire totale est rejetée, 

qu'avec le présent arrêt, les demandes de dispense d’avance de frais, 

d’octroi de mesures superprovisionnelles et de restitution de l’effet 

suspensif sont sans objet, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant (cf. art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b du règlement du 

21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]), 

 

(dispositif à la page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gérard Scherrer Michel Jaccottet 

 

 

Expédition :