# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c027455b-af54-55dd-a45f-d015778f9a40
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-10-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 16.10.2008 A/3512/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3512-2008_2008-10-16.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/450/08 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 16 OCTOBRE 2008 

Cause A/3512/2008, plainte 17 LP formée le 30 septembre 2008 par M. C______. 

 

Décision communiquée à : 

- M. C______ 

 
 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Requis par les Hôpitaux Universitaires HUG de continuer les poursuites             

n
os 

08 xxxx25 F et 08 xxxx26 E dirigées contre M. C______, l'Office des 

poursuites a notifié au précité, en date du 9 septembre 2008, deux comminations 

de faillite.  

B. Par acte déposé auprès de la Commission de céans le 30 septembre 2008, M. 

C______ a porté plainte contre ces actes. Il déclare que les montant réclamés par 

le poursuivant concernent des frais médicaux consécutifs à l'hospitalisation de ses 

enfants, lesquels incombent à son épouse. Il produit un jugement rendu par le 

Tribunal de première instance le 8 décembre 1999, prononçant la séparation de 

corps pour une durée indéterminée des époux, attribuant l'autorité parentale et la 

garde des enfants à Mme C______ et fixant les contributions d'entretien dues par 

M. C______. Le précité affirme également qu'il estime ne pas être sujet à la 

poursuite par voie de faillite. 

C. Selon les données du Registre du commerce, M. C______ est inscrit, depuis le 7 

juillet 2006, en qualité de titulaire d'une entreprise individuelle 

 

E N   D R O I T  

1.a. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes en matière 

d’exécution forcée contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou 

pour déni de justice ou retard injustifié (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 

LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ).  

1.b. Sous réserve d’un abus de droit manifeste, il n’appartient ni aux offices des 

poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à 

bon droit ou non (ATF 115 III 18 consid. 3b ; ATF non publié 7B.219/2006 et 

7B.220/2006 du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir 

à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel 

jugement relève exclusivement de la juridiction civile ou administrative (Pierre-

Robert Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 4
ème

 éd., p. 43). 

Le plaignant qui entend contester la créance en poursuite doit agir par le biais de 

l’action en annulation ou en suspension de la poursuite (art. 85 et 85a LP ; art. 20 

al. 1 let. c et 19 let. e LaLP), voire, en dernier ressort, par celui de l’action en 

répétition de l’indu (art. 86 LP). Ces actions relèvent toutes de la compétence 

exclusive du juge ordinaire, devant lequel le plaignant sera renvoyé à agir, s’il 

l’estime opportun. 

 

 - 3 - 

3. En l'espèce, la Commission de céans retient, à teneur de la plainte, que le 

plaignant conteste l'existence même de la créance qu'il conteste devoir, affirmant 

que son paiement incombe à son épouse. 

 Or, comme rappelé ci-dessus, il n'appartient pas à la Commission de céans de 

revoir la justification des créances à l'origine de la procédure de réalisation forcée. 

 Sur ce point, la plainte doit en conséquence être déclarée irrecevable. 

4.a. Le plaignant fait également valoir qu'il n'est pas sujet à la poursuite par voie de 

faillite. 

 Sa plainte formée le 30 septembre 2008 et dirigée contre les comminations de 

faillite qui lui ont été notifiées le 9 septembre 2008 est manifestement tardive  

(art. 17 al. 2 LP).  

 Toutefois, le mode de continuer la poursuite, que le plaignant conteste, est prescrit 

dans l’intérêt public et dans l’intérêt des personnes non parties à une procédure 

d’exécution forcée pendante, si bien que la violation des dispositions impératives 

qui le régissent, en particulier de l’art. 39 LP, constitue un motif de nullité, à 

constater en tout temps (art. 22 LP ; Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad 

art. 39 n° 18 ; Domenico Acocella, in SchKG I, ad art. 39 n° 5 ; Dominique Rigot, 

in CR-LP, ad art. 39 n° 8 ; Amonn / Fridolin Walther, Grundriss, 7
ème

 éd. 2003, 

§ 9 n° 16 s. ; ATF 115 III 90, JdT 1992 II 16 ; BlSchK 2007 145).  

 En application de l'art. 22 al. 1 LP, la Commission de céans doit donc entrer en 

matière sur ce point, étant précisé que, le cas échéant, seule la commination de 

faillite sera nulle, les actes antérieurs de poursuite restant valables (Walter A. 

Stoffel, Voies d'exécution, § 9 n° 27 ; Pauline Erard, CR-LP, ad art. 22 n° 15 ; 

Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 22 n° 12 ss et les références citées). 

4.b. La poursuite se continue par voie de faillite lorsque le débiteur est inscrit au 

registre du commerce en l’une ou l’autre des qualités énumérées exhaustivement à 

l’art. 39 LP, en particulier en qualité de chef d'une raison individuelle (art. 39 al. 1 

ch. 1 LP). 

 Les personnes physiques assujetties à la poursuite par voie de faillite en raison de 

leur inscription audit registre y sont soumises pour l’ensemble de leurs dettes, tant 

privées que commerciales ; elles répondent de ces dettes sur l’entier de leur 

patrimoine (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 39 n° 25 et les arrêts 

cités ; RTiD 2007 I 835). 

 L’inscription prend date, pour le mode de poursuite, du lendemain de la 

publication dans la FOSC (art. 39 al. 3 LP). L’art. 43 LP prévoit des exceptions à 

l’assujettissement à la poursuite par voie de faillite, en considération de la nature 

de certaines prétentions à recouvrer, comme les impôts, amendes, contributions 

 

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périodiques d’entretien et d'aliments découlant du droit de la famille ou de la loi 

du 18 juin 2004 sur la partenariat. 

4.c. Dans le cas particulier, il est constant que le plaignant, inscrit au Registre du 

commerce en qualité de titulaire d'une entreprise individuelle, est sujet à la 

poursuivie par voie de faillite, aucune des exceptions prévues à l'art. 43 LP n'étant 

au demeurant réalisée. 

 Il s'ensuit que c'est à bon droit que l'Office des poursuites lui a notifié des 

comminations de faillite. 

5. La plainte sera en conséquence rejetée dans la mesure de sa recevabilité. 

6. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP, 

soit sans instruction préalable, c’est-à-dire sans que l’Office des poursuites et la 

poursuivante n'aient été invités à se déterminer sur la plainte, compte tenu de 

l’issue manifeste qu’il faut donner à cette dernière.  

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 5 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

Rejette, dans la mesure de sa recevabilité, la plainte formée le 30 septembre 2008 par 

M. C______ contre les comminations de faillite, poursuites n
os

 08 xxxx25 F et             

08 xxxx26 E. 

 

 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; MM. Didier BROSSET et Denis 
MATHEY, juges assesseurs.  

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

         Greffière :                        Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le