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**Case Identifier:** 4c8e1b4c-321e-507d-a58a-6bbd7a613a52
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-09-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 12.09.2014 C/18662/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-18662-2012_2014-09-12.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 15.09.2014. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18662/2012 ACJC/1065/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2014 

 

Entre 

Monsieur A______, p.a. B______, ______ recourant contre un jugement rendu par la 
18ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 11 décembre 2012, 

comparant en personne, 

et 

1) Madame C______, née ______, domiciliée ______ (VD), 

2) Madame D______, née ______, domiciliée ______ (VD), 

3) Madame E______, née ______, domiciliée ______ (VD), 

4) Madame F______, née ______, domiciliée ______ (VD), 

5) Monsieur G______, domicilié ______ (VD), 

intimés, comparant en personne. 

 

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C/18662/2012 

EN FAIT 

A. Par jugement du 11 décembre 2012, expédié pour notification aux parties le 
13 décembre 2012, le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal) a 

débouté A______ de ses conclusions en mainlevée provisoire, arrêté les frais 

judiciaires à 150 fr., compensés avec l'avance déjà effectuée et laissés à la charge 

du précité, condamné à verser en outre 49 fr. à titre de dépens à H______. 

En substance, le Tribunal a retenu que le contrat de vente produit, dont l'acheteur 

avait indiqué se départir avant livraison, et qui ne comportait pas de clause de 

dédite, ne représentait pas une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 LP, de 

sorte que A______ devait être débouté des fins de sa requête de mainlevée. 

B. Par acte du 20 décembre 2012, A______ a formé recours contre la décision 
précitée, se plaignant d'avoir été débouté "scandaleusement". Il a conclu à une 

"juste dédite d'annulation", avec suite de frais, précisant qu'il avait "fait appel à la 

justice pour déterminer le montant de la dédite d'annulation, étant donné qu['il] 

proposait[t] Fr. 500-- . et que le client seulement Fr. 250--". 

Par courrier du 11 janvier 2013, le conseil de H______ a informé la Cour du décès 

de son client en date du 28 décembre 2012. 

Par arrêt du 17 janvier 2013, la Cour a, vu l'art. 126 al. 1 CPC, suspendu la cause. 

Selon certificat d'héritiers notarié du 21 mars 2013, feu H______, né le ______ 

1923, a laissé pour héritiers ses cinq enfants, soit C______, D______, E______; 

F______ et G______, lesquels ont tous accepté la succession. 

Par arrêt du 23 mai 2014, la Cour a constaté la reprise de la cause. 

Par mémoire-réponse du 5 juin 2014, les hoirs de H______ ont observé que selon 

eux, "ce litige n'aurait jamais dû avoir lieu au vu de l'état de [leur] père", et ont 

indiqué faire confiance "en la justice pour l'arbitrage de ce litige". 

Le 2 juillet 2014, A______ a répliqué, sans prendre de conclusions. 

Par avis du 25 juillet 2014, les parties ont été avisées de ce que la cause était 

gardée à juger. 

C. Il résulte de la procédure de première instance les faits pertinents suivants : 

a. Le 13 mars 2012, H______, alors pensionnaire de l'EMS I______, a signé un 
contrat de vente établi par A______, lequel exploite une entreprise individuelle de 

vente de meubles, à ______, à l'enseigne B______. 

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C/18662/2012 

Ce contrat portait sur un fauteuil électrique, pour un prix "net, livré" de 1'390 fr. Il 

contenait une rubrique "conditions de paiement" ainsi libellée : " Acompte fr. 390 

(trois cent nonante) par poste d'ici le 15.3.2012. Solde Fr. 1'000 (mille) d'ici à la 

livraison par poste ou en espèces", la livraison étant promise "au plus vite d'ici 1-2 

semaines". 

b. Par lettre du 11 avril 2012, A______ a écrit à H______ qu'il avait reçu un appel 
téléphonique d'un collaborateur de la I______ pour l'informer de l'annulation de la 

commande, que cette annulation n'était contractuellement pas prévue, que la 

livraison n'avait pas encore pu être effectuée en raison d'une rupture de stock 

indépendante de sa volonté, qu'il constatait que l'acompte n'avait toujours pas été 

versé, et qu'à titre exceptionnel il était disposé à accepter l'annulation de la 

commande moyennant dédite de 500 fr. Il réclamait dès lors sous cinq jours le 

versement en sa faveur soit de cette dédite de 500 fr., soit de l'acompte de 390 fr., 

le fauteuil étant alors livrable en une semaine. 

Les 19 et 29 avril 2012, il a fait parvenir des rappels à H______. 

Par courrier du 30 avril 2012, une des filles de H______ a confirmé que son père 

renonçait à la commande, dans la mesure où il n'était plus en état d'utiliser le 

fauteuil, a offert de verser 250 fr. pour solde de tout compte et a déclaré attendre 

la réponse de A______ pour lui verser ledit montant. 

Par lettre du 3 mai 2012, A______ a refusé l'offre qui lui était faite, et a persisté à 

requérir le paiement d'une dédite de 500 fr. en plus de l'acompte de 390 fr.  

Par courrier du 5 mai 2012, la fille de H______ a réitéré son offre de versement 

de 250 fr. et a prié A______ de ne plus importuner son père, dont l'état de santé ne 

lui permettait plus de régler ses affaires seul. Elle a joint un certificat médical dont 

il résulte que, de l'avis du médecin, et a posteriori, H______ n'était pas 

"suffisamment capable de discernement" à la signature du contrat. 

Le 9 mai 2012, A______ a derechef fait parvenir un dernier rappel de paiement à 

H______. 

c. Le 3 juillet 2012, A______ a fait notifier à H______ deux commandements de 
payer, poursuite n° 1______ et poursuite n° 2______, portant respectivement sur 

les montants de 500 fr. avec intérêts à 6% l'an dès le 1
er

 juin 2012 (poste 1) et 20 

fr. (poste 2), ainsi que de 390 fr. avec intérêts à 6% dès le 16 mars 2012 (poste 1) 

et 20 fr. (poste 2). La cause de l'obligation était, dans le premier cas: "1. Dédite 

d'annulation du contrat de vente du 13.03.2012 selon lettre du 11.04.2012. 2. Frais 

de rappel et correspondance", et, dans le second cas: "Acompte du 13.03.2012 

selon conditions de paiement du contrat de vente du 13.03.2012. 2. Frais de 

rappels et correspondance". 

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C/18662/2012 

Il a été formé opposition aux deux commandements de payer précités. 

d. Le 5 septembre 2012, A______ a saisi le Tribunal d'une requête de mainlevée 
provisoire des oppositions formées à ces commandements de payer, avec suite de 

frais. 

Lors de l'audience du Tribunal du 26 novembre 2012, A______ a persisté dans ses 

conclusions. H______ a conclu au déboutement du précité, observant qu'aucun 

titre de mainlevée n'avait été produit. 

Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 309 lit. b ch. 3 et 319 lit. a CPC).  

En l'espèce, le recours, écrit et motivé (art. 130, 131, 321 al. 1 CPC), a été adressé 

à la Cour de justice dans un délai de dix jours dès la notification de la décision 

entreprise (art. 142 al. 1 et 3, 251 let. a, 321 al. 2 CPC). 

Le recourant, qui plaide en personne, se plaint d'avoir été débouté des fins de sa 

requête. La Cour comprend dès lors qu'il entend obtenir l'annulation de la décision 

attaquée, cela fait l'accueil de ses conclusions en mainlevée provisoire, bien qu'il 

paraisse conclure, selon ses termes, au paiement d'une "juste dédite d'annulation", 

conclusion qui ne trouve pas sa place dans la présente procédure. 

Ainsi compris, le recours est recevable. 

2. Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la violation 
du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir limité 

à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs formulés et motivés par 

le recourant (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., n° 2307). 

Le recours est instruit en procédure sommaire (art. 251 let. a CPC), la preuve des 

faits allégués devant être apportée par titres (art. 254 CPC). Les maximes des 

débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 let. a a contrario et art. 58 

al. 1 CPC). 

3. Le recourant se plaint de ce que le premier juge n'a pas donné droit à sa requête. 

3.1 Constitue une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP l'acte sous 
seing privé, signé par le poursuivi - ou son représentant -, d'où ressort sa volonté 

de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent 

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C/18662/2012 

déterminée, ou aisément déterminable, et échue (ATF 136 III 624 consid. 4.2.2 

p. 626, 627 consid. 2 p. 629 et la jurisprudence citée). 

Une reconnaissance de dette peut aussi résulter d'un ensemble de pièces dans la 

mesure où il en ressort les éléments nécessaires. Cela signifie que le document 

signé doit clairement et directement faire référence, respectivement renvoyer, aux 

documents qui mentionnent le montant de la dette ou permettent de le chiffrer 

(parmi plusieurs: ATF 136 III 627 consid. 2 et 3.3 p. 629; 132 III 480 consid. 4.1 

p. 480/481 et les références citées). Une référence ne peut cependant être concrète 

que si le contenu des documents auxquels il est renvoyé est connu du déclarant et 

visé par la manifestation de volonté signée (ATF 139 III 297 consid. 2.3.1; ATF 

136 III 627 consid. 3.3 p. 632; 132 III 480 consid. 4.3 p. 482; cf. aussi: ATF 106 

III 97 consid. 4 p. 99/100; ATF). 

Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette constatée 

par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée provisoire 

(art. 82 al. 1 LP). Le juge prononce la mainlevée si le débiteur ne rend pas 

immédiatement vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP). Il doit vérifier 

d'office notamment l'existence matérielle d'une reconnaissance de dette, l'identité 

entre le poursuivant et le créancier désigné dans ce titre, l'identité entre le 

poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite en 

poursuite et la dette reconnue (GILLIERON, Commentaire de la loi fédérale sur la 

poursuite pour dettes et la faillite, 1999, n° 73ss ad art. 82 LP). 

La procédure de mainlevée provisoire est une procédure sur pièces 

(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 

poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire : le créancier ne peut motiver sa 

requête qu'en produisant le titre et la production de cette pièce, considérée en 

vertu de son contenu, de son origine et des caractéristiques extérieures comme un 

tel titre, suffit pour que la mainlevée soit prononcée si le débiteur n'oppose pas et 

ne rend pas immédiatement vraisemblables des exceptions. Le juge de la 

mainlevée provisoire examine donc seulement la force probante du titre produit 

par le créancier, sa nature formelle - et non la validité de la créance - et lui attribue 

force exécutoire (ATF 132 III 140 consid. 4.1). 

Le contrat de vente ordinaire constitue une reconnaissance de dette pour le prix de 

vente échu pour autant que le vendeur ait livré la chose vendue (arrêts du Tribunal 

fédéral 5P_155/2002 du 23 mai 2002, consid. 2b; 5A_367/2007 du 15 octobre 

2007 consid. 3.1.). 

3.2 En l'espèce, il est constant que la livraison du fauteuil commandé n'a pas eu 
lieu. Il est également établi que le contrat de vente ne comportait pas de clause de 

dédite. 

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C/18662/2012 

 Dans ces conditions, le recourant ne dispose d'une reconnaissance de dette ni pour 

l'acompte de 390 fr., qui avait certes été fixé dans le contrat signé le 13 mars 2012 

mais dont la contre-prestation (soit la livraison de l'objet) n'a pas été exécutée, ni 

pour le paiement d'une dédite, qui n'a pas été contractuellement stipulée. 

 C'est donc à raison que le premier juge a débouté le recourant des fins de sa 

requête de mainlevée provisoire des oppositions faites aux commandements de 

payer poursuite n° 1______ et n° 2______. 

 Le recours, infondé, sera dès lors rejeté. 

4. Le recourant, qui succombe, supportera les frais de son recours (art. 106  
al. 1 CPC), qui seront arrêtés à 225 fr. (art. 48, 61 OELP), couverts par l'avance de 

frais du même montant fournie par le recourant, acquise à l'Etat (art. 111  

al. 1 CPC). 

 Les intimés n'étant pas représentés par avocat, il ne sera pas alloué de dépens 

(art. 95 CPC). 

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C/18662/2012 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 20 décembre 2012 par A______ contre le 

jugement JTPI/18227/2012 rendu le 11 décembre 2012 par le Tribunal de première 

instance dans la cause C/18662/2012-18 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais du recours à 225 fr., couverts par l'avance de frais déjà opérée, acquise à 

l'Etat de Genève. 

Les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Sylvie DROIN, présidente; Madame Nathalie LANDRY-BARTHE et 

Monsieur Ivo BUETTI juges; Madame Céline FERREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Sylvie DROIN 

 La greffière : 

Céline FERREIRA 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF : RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.