# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 28247ee8-2086-50f0-b5e4-2c3f48bbd154
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 1999-10-14
**Language:** fr
**Title:** Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden 14.10.1999 JAAC 67.86
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_VB/CH_VB_999_JAAC-67-86--_1999-10-14.pdf

## Full Text

JAAC 67.86

Commentaire de la Division d’enquêtes fiscales
spéciales du Département fédéral des finances
concernant l’ATF du 14 octobre 1999 [8G.57/1999], cf.
JAAC 67.85

Enquêtes fiscales spéciales et secret bancaire (commentaire de la
Division d’enquêtes fiscales spéciales [DEF] concernant l’arrêt du
Tribunal fédéral JAAC 67.85).

Art. 127 al. 2 et art. 192 al. 3 LIFD. Art. 50 al. 2 DPA.

Le secret bancaire ne peut pas être opposé aux investigations de la
DEF dans le cadre d’enquêtes fiscales spéciales selon les art. 190 ss
LIFD. L’imprécision de loi provient de la volonté du législateur de
mettre à disposition de la DEF non seulement les moyens du droit pénal
administratif mais également ceux des procédures de taxation et de
soustraction.

Besondere Steueruntersuchungen und Bankgeheimnis (Kommentar
der Abteilung besondere Steueruntersuchungen [BSU] zum
Bundesgerichtsentscheid, VPB 67.85).

Art. 127 Abs. 2 und Art. 192 Abs. 3 DBG. Art. 50 Abs. 2 VStR.

Das Bankgeheimnis kann den Ermittlungen der BSU im Rahmen
von besonderen Steueruntersuchungen nach Art. 190 ff. DBG nicht
entgegengestellt werden. Die Unbestimmtheit des Gesetzes ist auf den
Willen des Gesetzgebers zurückzuführen, der BSU nicht nur die Mittel
des Verwaltungsstrafrechts, sondern auch diejenigen des Veranlagungs-
und des Steuerhinterziehungsverfahrens zur Verfügung zu stellen.

1

https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006140.pdf?ID=150006140
https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006140.pdf?ID=150006140

Inchieste fiscali speciali e segreto bancario (commento della Divisione
inchieste fiscali speciali [DIF] concernente la sentenza del Tribunale
federale GAAC 67.85).

Art. 127 cpv. 2 e art. 192 cpv. 3 LIFD. Art. 50 cpv. 2 DPA.

Il segreto bancario non può essere invocato contro accertamenti
della DIF effettuati nel quadro di inchieste fiscali speciali secondo gli
art. 190 segg. LIFD. L’imprecisione della legge deriva dalla volontà
del legislatore di mettere a disposizione della DIF anche i mezzi delle
procedure di tassazione e sottrazione, oltre a quelli del diritto penale
amministrativo.

La Division d’enquêtes fiscales spéciales (DEF) de l’Administration fédérale des
contributions (AFC) diligente des enquêtes au sens des art. 190 et suivants de la
loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l’impôt fédéral direct (LIFD, RS 642.11)
lorsqu’il existe un soupçon fondé de graves infractions fiscales, d’assistance
ou d’incitation à de tels actes. Ses enquêtes sont régies par les art. 19 à 50
de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif (DPA, RS
313.0), à l’exclusion de l’art. 19 al. 3 DPA. Ces dispositions sont applicables tant
pour les procédures contre les auteurs, complices et instigateurs (art. 191 al. 1
LIFD) que pour les mesures d’enquête contre des tiers non impliqués dans la
procédure (art. 192 al. 1 LIFD).

Dans ce contexte, les banques, soutenues en cela par certains auteurs, se
sont parfois opposées aux investigations de la DEF en invoquant l’art. 192
al. 2 LIFD. Celui-ci réserve en effet, en relation avec les mesures d’enquête
à l’encontre des tiers non impliqués dans la procédure, les dispositions des
art. 127 à 129 LIFD sur l’obligation faite au tiers de donner des attestations,
renseignements et informations. En particulier, l’art. 127 al. 2 LIFD garantit le
secret professionnel légalement protégé (pour le secret bancaire, art. 47 de la
loi fédérale du 8 novembre 1934 sur les banques et caisses d’épargne [LB], RS
952.0).

Cependant, l’art. 50 al. 2 DPA dispose que la perquisition de papiers doit
être opérée de manière à sauvegarder le secret de fonction ainsi que les
secrets confiés aux ecclésiastiques, avocats, notaires, médecins, pharmaciens,
sages-femmes et à leurs auxiliaires, en vertu de leur ministère ou de leur
profession. Le secret bancaire, expressément réservé par l’art. 127 al. 2 LIFD,
n’y est pas mentionné. Quid?

Le Tribunal fédéral s’est penché sur cette problématique sous l’empire de
l’arrêté du Conseil fédéral du 9 décembre 1940 sur la perception d’un impôt
fédéral direct (AIFD, RS 6 352). Dans un arrêt du 5 mars 1987 (Archiv für
Schweizerisches Abgaberecht [ASA] 56, 488), il a considéré la liste de l’art. 50
al. 2 DPA comme étant exhaustive. Il a en outre précisé que cette disposition,
en tant que lex specialis, déroge aux principes applicables lors des procédures
de taxation ou de soustraction. Le secret bancaire ne saurait dès lors être
opposé aux investigations de la DEF.

Cette conception est confirmée par l’arrêt reproduit dans JAAC 67.85, de même
que par l’art. 192 al. 3 LIFD. Celui-ci dispose que les personnes entendues
comme témoins peuvent être invitées à produire des documents et autres

2

https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006140.pdf?ID=150006140
https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006140.pdf?ID=150006140

objets en leur possession qui sont de nature à élucider les faits. En outre, il se
réfère notamment à l’art. 77 de la loi fédérale du 15 juin 1934 sur la procédure
pénale (PPF, RS 312.0) qui énumère les personnes qui ne sont pas tenues de
témoigner sur des secrets à eux confiés en raison de leur ministère ou de leur
profession. Or, les banquiers n’y sont pas mentionnés. Il en résulterait dès lors
une contradiction manifeste si l’on devait admettre l’interprétation soutenue
par les banques et certains mandataires.

L’imprécision évoquée ici provient sans aucun doute de la volonté du
législateur de mettre à disposition de la DEF non seulement les moyens du
droit pénal administratif mais également ceux des procédures de taxation
et de soustraction. Outre cette contradiction, il en est résulté un dualisme de
moyens parfois difficile à mettre en œuvre.

3

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

JAAC 67.86 - Commentaire de la Division d'enquêtes fiscales spéciales du Département

fédéral des finances concernant l'ATF du 14 octobre 1999 [8G.57/1999], cf. JAAC 67.85

In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden
Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération
In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione

Jahr 2003
Année

Anno

Band 67
Volume

Volume

Seite ---
Page

Pagina

Ref. No 150 006 143

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert.

Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.

Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.

	Commentaire de la Division d'enquêtes fiscales spéciales du Département fédéral des finances concernant l'ATF du 14 octobre 1999 [8G.57/1999], cf. JAAC 67.85