# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 97cb64b8-b9c6-5d1b-ae40-3050c4c4210b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-08-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 12.08.2014 A/730/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-730-2012_2014-08-12.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/730/2012-PE ATA/619/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 12 août 2014 

en section 

   dans la cause 

 

Madame A______ 
représentée par Me Guillermo Orestes Sirena, avocat  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

22 février 2013 (JTAPI/224/2013) 

- 2/10 - 

A/730/2012 

EN FAIT 

1)  Madame A______, née le ______ 1975, est ressortissante de Colombie. Elle 
est mère de deux enfants demeurant en Colombie : B______, née le ______1993 
et C______, né le ______1995. 

  Elle séjourne à Genève depuis mai 2004 sans être au bénéfice d’une 
autorisation de séjour. Entre mai 2004 et fin 2013, elle a travaillé en Suisse 
comme femme de ménage pour assurer son entretien et celui de sa famille sans 
jamais solliciter d'aide de l’Hospice général. 

2)  Le 4 janvier 2008, elle a épousé à Genève Monsieur D______, ressortissant 
portugais né le _____1962, titulaire d’une autorisation de séjour.  

  Elle a été consécutivement mise au bénéfice d’un permis L puis d’un permis 
B dont l’échéance était fixée au 4 mai 2012. 

3)  Le 28 mai 2008, Mme A______ a déposé une demande d’autorisation de 
séjour en faveur de ses deux enfants. 

4)  Le 20 novembre 2008, M. D______ a informé l’office cantonal de la 
population et des migrations (ci-après : OCPM) que son épouse n’habitait plus 
avec lui, ce que celle-ci a confirmé le 5 avril 2009. 

5)  Le 23 avril 2009, M. D______ a déclaré à l’OCPM qu’il était sans nouvelles 
de son épouse. 

6)  Le 9 juillet 2009, l’OCPM a informé Mme A______ de son intention de 
révoquer son autorisation de séjour. 

7)  Le 17 septembre 2009, l’intéressée a indiqué à l’OCPM que son époux ne 
lui avait plus donné signe de vie depuis la fin du mois d’avril 2009, mais qu'elle 
n'entendait pas se séparer de lui. 

8)  Entendu le 23 février 2010 par l’OCPM, M. D______ a confirmé une 
nouvelle fois être séparé de son épouse et précisé qu’il s’agissait d’une séparation 
définitive. 

9)  Le 16 novembre 2011, il a indiqué ne pas avoir repris la vie commune avec 
son épouse. 

10)  Par décision du 31 janvier 2012, l’OCPM a révoqué l’autorisation de séjour 
de Mme A______ en lui impartissant un délai au 30 avril 2012 pour quitter la 
Suisse. 

- 3/10 - 

A/730/2012 

  L’union conjugale était définitivement rompue. Elle n’avait été que de brève 
durée. Les conditions ayant justifié l’octroi de l’autorisation n’existaient plus. 
Enfin, aucun autre motif (raisons personnelles majeures, intégration ou attaches 
étroites avec la Suisse) ne justifiaient la poursuite de son séjour en Suisse. 

11)  Par acte du 6 mars 2012, Mme A______ a recouru contre cette décision 
auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) en 
concluant à son annulation, à l’octroi d’une autorisation d’établissement, ainsi 
qu’à un visa d’entrée pour ses deux enfants. 

  Son mariage avait duré plus de quatre ans et son intégration en Suisse était 
réussie comme pouvaient en témoigner plusieurs de ses employeurs. 

  Elle avait été victime d’usure et d’exploitation de la part de son époux qui 
lui avait extorqué de l’argent. Ces mauvais traitements tombaient sous le coup des 
raisons personnelles majeures visées par l’art. 50 al. 2 de la loi fédérale sur les 
étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 142.20). Par ailleurs, l’OCPM ne 
s’était jamais prononcé sur sa demande d’octroi d’un visa d’entrée pour ses deux 
enfants. En ne statuant pas, cette autorité avait commis un déni de justice. 

12)  Le 22 février 2013, le TAPI a entendu les parties en audience de 
comparution personnelle. 

  M. D______ a déclaré être séparé de son épouse depuis septembre 2008. 
Celle-ci avait déposé une requête de mesures protectrices de l’union conjugale 
auprès du Tribunal de première instance (ci-après : TPI). Il avait pour sa part 
l’intention de déposer prochainement une demande unilatérale en divorce. Il 
n’entendait pas reprendre la vie commune. 

  Mme A______ a indiqué que son époux avait quitté le domicile conjugal en 
septembre 2008 mais qu’il y était toutefois revenu ensuite à plusieurs reprises 
pour y demeurer quelques jours. Depuis fin 2010, début 2011, elle n’avait plus eu 
aucune nouvelle de lui. Ce dernier lui avait demandé régulièrement de payer des 
factures ou de lui prêter des petites sommes d’argent alors que son salaire était 
plus élevé que le sien. Il l’avait menacée de ne pas faire venir ses enfants si elle ne 
lui donnait pas d’argent et avait mis, à son nom, une poursuite qui lui était 
destinée. Elle était néanmoins opposée à la séparation. Elle travaillait à Genève 
comme femme de ménage à raison de 50 à 60 heures par mois. Son salaire lui 
permettait de subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants. Elle était par ailleurs 
aidée par sa sœur et son frère qui vivaient respectivement à Genève et en Espagne. 
Elle avait en Colombie ses parents, deux frères et une sœur, ainsi que ses deux 
enfants, âgés de 19 et 17 ans, dont le père avait disparu et ne versait aucune 
pension pour ces derniers. 

- 4/10 - 

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13)  Par jugement du 22 février 2013, le TAPI a rejeté le recours pour les mêmes 
motifs que ceux figurant dans la décision entreprise. 

  L’OCPM n’avait pas commis de déni de justice à l’égard de l’intéressée 
s’agissant de sa demande de regroupement familial en faveur de ses deux enfants. 
En effet, c’était à bon droit que cette autorité avait suspendu cette procédure 
jusqu’à droit jugé sur le statut en Suisse de la recourante, qui déterminait l’issue 
de la procédure. 

14)  Par acte du 26 mars 2013, Mme A______ a recouru contre ce jugement 
auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative), en concluant à son annulation, à l’octroi d’une autorisation 
d’établissement et à l’octroi d’une autorisation de séjour pour ses deux enfants. 

  Elle persistait dans les arguments soulevés devant le TAPI.  

15)  Le 4 avril 2013, ce dernier a déposé son dossier. 

16)  Le 30 avril 2013, l’OCPM a déposé ses observations en concluant au rejet 
du recours et en persistant dans son argumentation. 

17)  Lors de l’instruction de la cause, il est apparu les éléments suivants : 

  Mme A______ a donné naissance, le ______ 2013, à un enfant prénommé 
E______. Cet enfant ayant pour père présumé M. D______, ce dernier a intenté 
une action en désaveu de paternité qui a été admise par le TPI par jugement du 14 
avril 2014. Aux dires de Mme A______, le père de l’enfant s’appellerait Monsieur 
F______, né le ______1973. De nationalité espagnole, ce dernier aurait pour 
intention de reconnaître l’enfant devant les autorités suisses et espagnoles. Il n'est 
pas déclaré comme travailleur ou résidant en Suisse. 

18)  Priée de se déterminer sur les conséquences de ces faits nouveaux sur la 
procédure, Mme A______, représentée par un conseil, s’est bornée à énoncer les 
faits sans prendre de conclusions à leurs égards ni développer d’arguments 
complémentaires à son recours. 

19)  Le 3 juillet 2014, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

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2)  Le litige porte sur la conformité à la loi de la décision de l’OCPM refusant 
le renouvellement de l'autorisation de séjour de la recourante et fixant à celle-ci un 
délai au 30 avril 2012 pour quitter la Suisse. 

3)  La LEtr et ses ordonnances d'exécution, en particulier l’ordonnance relative 
à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 
(OASA - RS 142.201) règlent l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le 
statut juridique n’est pas réglé par d’autres dispositions du droit fédéral ou par des 
traités internationaux conclus par la Suisse (art. 1 et 2 LEtr). La LEtr n'est ainsi 
applicable aux membres de la famille des ressortissants des États membres de la 
Communauté européenne que dans la mesure où l'accord du 21 juin 1999 entre la 
Confédération suisse d'une part, et la Communauté européenne et ses États 
membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP - 
RS 0.142.112.681) n'en dispose pas autrement ou lorsque la loi fédérale prévoit 
des dispositions plus favorables (art. 2 al. 2 LEtr). 

4)  La chambre de céans ne peut pas revoir l’opportunité de la décision 
attaquée. En revanche, le recours peut être formé pour violation du droit, y 
compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, ou pour constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 et 2 LPA). 

5)  Aux termes de l’art. 3 al. 1 de l'annexe 1 ALCP, les membres de la famille 
d'une personne ressortissant d'une partie contractante ayant un droit de séjour ont 
le droit de s'installer avec elle. 

  Selon la jurisprudence, cette règle vaut, sous réserve de l’abus de droit qui 
est réalisé, lorsque le lien conjugal est vidé de toute substance et que la demande 
de regroupement familial vise seulement à obtenir une autorisation de séjour pour 
l’époux du travailleur communautaire. Est en particulier considérée comme 
abusive, l’invocation d’un mariage qui n’a plus de substance et n’existe plus que 
formellement parce que l’union conjugale paraît définitivement rompue, faute de 
chances de réconciliation entre les époux (ATF 139 II 393 consid. 2.1 p. 395 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 2C_979/2013 du 25 février 2014 ; cf. aussi les points 
9.6.1 et 9.6.2 des directives concernant l’introduction progressive de la libre 
circulation des personnes ; ci-après : directives OLCP). 

  Par ailleurs, en vertu de l'art. 23 al. 1 de l'ordonnance fédérale sur 
l'introduction progressive de la libre circulation des personnes entre, d'une part, la 
Confédération suisse et, d'autre part, l'Union européenne et ses États membres, 
ainsi qu'entre les États membres de l'Association européenne de libre-échange 
(OLCP - RS 142.203), les autorisations de séjour de séjour UE/AELE peuvent 
être révoquées ou ne pas être prolongées, si les conditions requises pour leur 
délivrance ne sont plus remplies (ATF 139 II 393 consid. 2.1 p. 395). 

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6)  En l'espèce, l'époux de la recourante, de nationalité portugaise, est titulaire 
d'une autorisation d'établissement (autorisation de séjour UE/AELE). Cependant, 
les époux ne font plus ménage commun depuis plusieurs années, ainsi que l'admet 
la recourante, qui a refait sa vie ailleurs et a même eu un enfant d'un nouveau 
compagnon. Une procédure de divorce est en cours, à laquelle la recourante n'a 
pas manifesté l'intention de s'opposer. La relation est ainsi définitivement rompue 
et la demande de renouvellement de permis de séjour ne peut pas se fonder, sauf à 
constituer un abus de droit, sur le mariage. 

  La décision est ainsi conforme à l'art. 3 al. 1 annexe 1 ALCP. 

  7)  Selon le point 9.6.2 des directives OLCP, après dissolution du mariage 
(décès ou divorce), la poursuite du séjour des membres de la famille ressortissants 
d'Etats non-membres de l’UE ou de l'AELE (ressortissants d'États tiers) est régie 
par les dispositions de la LEtr et ses ordonnances d'exécution.  

8)  Selon l'art. 50 al. 1er let. a LEtr, après dissolution de la famille, le droit du 
conjoint et des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation 
de sa durée de validité en vertu de l'art. 43 LEtr (droit au renouvellement du 
permis de séjour d'un conjoint étranger du titulaire d'une autorisation 
d'établissement) subsiste notamment si l'union conjugale a duré au moins trois ans 
et que l'intégration est réussie. 

  En l'espèce, les époux se sont mariés le 4 janvier 2008. La rupture de l'union 
conjugale est intervenue quelques mois plus tard (septembre 2008) si l'on prend la 
version de l'époux et début 2011 si l'on prend celle de la recourante. 

  En tout état, l'union conjugale a duré moins de trois ans. 

9)  Il convient encore d'examiner si la poursuite du séjour en Suisse s'impose 
pour des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1er let. b LEtr. 

  Selon la jurisprudence, de telles raisons sont notamment données lorsque le 
conjoint est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en 
violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le 
pays de provenance semble fortement compromise (ATF 137 II 345 consid. 3 
p. 346 ss). L'énumération de ces cas n'est pas exhaustive et laisse aux autorités une 
certaine liberté d'appréciation fondée sur des motifs humanitaires (ATF 136 II 1 
consid. 5.3 p. 4). Un cas de rigueur survenant après la rupture de la communauté 
conjugale doit toutefois s'apprécier au vu de l'ensemble des circonstances 
particulières et présenter une intensité significative dans les conséquences qu'un 
renvoi pourrait engendrer sur la vie privée et familiale de l'étranger (arrêts du 
Tribunal fédéral 2C_275/2013 du 1er août 2013 consid 3.1 et 2C_781/2010 du 
16 février 2011 consid. 2.2).  

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10)  Des motifs médicaux peuvent en particulier, selon les circonstances, 
conduire à la reconnaissance d’un cas de rigueur lorsque l’intéressé démontre 
souffrir d’une sérieuse atteinte à la santé qui nécessite, pendant une longue 
période, des soins permanents ou des mesures médicales ponctuelles d’urgence, 
indisponibles dans le pays d’origine, de sorte qu’un départ de Suisse serait 
susceptible d’entraîner de graves conséquences pour sa santé. En revanche, le seul 
fait d’obtenir en Suisse des prestations médicales supérieures à celles offertes dans 
le pays d’origine ne suffit pas à justifier une exception aux mesures de limitation. 
De même, l’étranger qui entre pour la première fois en Suisse en souffrant déjà 
d’une sérieuse atteinte à la santé ne saurait se fonder uniquement sur ce motif 
médical pour réclamer une telle exemption (ATF 128 II 200 consid. 5.3 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 2A.429/1998 du 5 mars 1999 et 2A.78/1998 du 25 août 1998 ; 
ATA/115/2011 du 8 mars 2011).  

11)  S'agissant de la réintégration dans le pays d'origine, l'art. 50 al. 2 LEtr exige 
qu'elle semble fortement compromise. La question n'est donc pas de savoir s'il est 
plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement 
d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de sa 
réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, professionnelle et 
familiale, seraient gravement compromises (arrêts du Tribunal fédéral 
2C_369/2010 du 4 novembre 2010 consid. 4.1 ; 2C_376/2010 du 18 août 2010 
consid. 6.3.1 ; 2C_663/2009 du 23 février 2010 consid. 3 in fine).  

  En l'espèce, la recourante n'a pas démontré avoir été victime de violences 
conjugales assimilables à des raisons personnelles majeures justifiant la poursuite 
de son séjour en Suisse. Le TAPI n’a ainsi pas violé la loi en considérant que le 
degré d'intensité exigé par l'art. 50 al. 1 let. b LEtr n’était pas atteint (cf. ATF 137 
II 345 consid. 3 p. 346 ss).  

  Par ailleurs, la recourante a deux enfants en Colombie, ainsi que ses parents, 
deux frères et une sœur. Sa réintégration ne paraît ainsi pas compromise, au sens 
de l'art. 50 al. 1er let. b LEtr. 

  Le non renouvellement du permis de séjour est en conséquence fondé et le 
recours sera rejeté sur ce point. 

12)  Concernant les deux enfants aînés de Mme A______, une autorisation 
fondée sur le droit au regroupement familial dépend de la reconnaissance 
préalable d'un droit de séjour pour elle-même.  

  Ce droit n'existant pas, le recours sera également rejeté sur ce point. 

13)  Enfin, l'éventuel droit de l'enfant Emmanuel de rester en Suisse fondé sur le 
droit communautaire en raison du lien de filiation qui le lierait avec un 
ressortissant d'un état membre de l'UE, et celui de sa mère de demeurer auprès de 

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son enfant en vertu des règles sur le regroupement familial, ne peuvent être 
examinés dans le cadre de cette procédure, dès lors qu'aucune demande n'a été 
déposée par les intéressés auprès de l'OCPM et que le père présumé n'a pas 
manifesté son intention de demeurer et de travailler en Suisse. 

  Cette voie demeure néanmoins ouverte, cas échéant. 

14)  Reste à examiner la légalité du renvoi. 

  Tout étranger dont l’autorisation est refusée est renvoyé de Suisse (art. 64  
al. 1 let. c LEtr). La décision de renvoi est assortie d’un délai de départ 
raisonnable (art. 64d al. 1 LEtr). 

  Les autorités cantonales peuvent toutefois proposer à l’office des migrations 
d’admettre provisoirement un étranger si l’exécution du renvoi ou de l’expulsion 
n’est pas possible, n’est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée au sens 
de l'art. 83 al. 1 et 6 LEtr. 

  Selon cette disposition, l'exécution n'est pas possible lorsque l'étranger ne 
peut pas quitter la Suisse pour son État d'origine, son État de provenance ou un 
État tiers, ni être renvoyé dans un de ces États. L'exécution n'est pas licite lorsque 
le renvoi de l'étranger dans son État d'origine, dans son État de provenance ou 
dans un État tiers est contraire aux engagements de la Suisse relevant du droit 
international. Enfin, l'exécution de la décision peut ne pas être raisonnablement 
exigée si le renvoi ou l'expulsion de l'étranger dans son pays d'origine ou de 
provenance le met concrètement en danger, par exemple en cas de guerre, de 
guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité médicale. 

  En l'espèce, l'enfant E______ est âgé de plus de neuf mois. Il est à même de 
voyager avec sa mère jusque dans le pays d'origine de celle-ci. Aucun motif 
d'opposition au renvoi n'est d'ailleurs soulevé. 

  Le recours sera dès lors rejeté. 

15)  La recourante plaidant au bénéfice de l’assistance juridique, aucun 
émolument ne sera mis à sa charge malgré l’issue du litige (art. 13 al. 1 du 
règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 
30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03). Vu l’issue de celui-ci, il ne lui sera pas alloué 
d’indemnité de procédure (art. 87 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

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à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 26 mars 2013 par Madame A______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 22 février 2013 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Me Guillermo Orestes Sirena, avocat de la recourante, à 
l'office cantonal de la population et des migrations, au Tribunal administratif de 
première instance, ainsi qu'à l'office fédéral des migrations. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mmes Junod et Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

C. Sudre 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 

 la greffière : 
 
 

 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.