# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1e7b2484-d1d5-5355-a4ef-91c2128dd529
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-05-31
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 31.05.2019 605 2018 112
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2018-112_2019-05-31.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2018 112

Arrêt du 31 mai 2019

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président : Marc Boivin 
Juges : Dominique Gross, Marc Sugnaux
Greffier-rapporteur : Philippe Tena 

Parties A.________, recourante, représentée par Orion Protection juridique 
SA

contre

SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI, autorité intimée 

Objet Assurance-chômage; refus d'emploi

Recours du 20 avril 2018 contre la décision sur opposition du 6 mars 
2018

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. A.________, née en 1976, domiciliée à B.________, travaillait en tant que hygiéniste 
dentaire pour le compte d'un dentiste, lequel a résilié son contrat au 30 novembre 2016. Le 
3 octobre 2016, elle s'est inscrite en tant que demandeuse d'emploi à l'assurance-chômage.

Le 30 janvier 2017, l'Office régional de placement (ci-après: ORP) a enjoint à l'assurée de déposer 
son dossier de candidature complet auprès d'une clinique dentaire de C.________ au plus tard 
jusqu'au 6 février 2017. Cependant, par retour d'assignation du 13 février 2017, dite clinique a 
informé l'ORP que l'assurée s'était pas annoncée du tout auprès d'elle. 

Après avoir invité son assurée à se prononcer sur les motifs de cette absence de prise de contact, 
par décision du 9 juin 2017, confirmée sur opposition le 6 mars 2018, le Service public de l'emploi 
(ci-après: SPE) a suspendu l'assurée dans l'exercice de son droit aux indemnités de chômage 
pour une durée de 40 jours. Il a retenu que son assurée n'avait pas observé les instructions de 
l'ORP et refusé un emploi convenable.

B. Contre cette décision, l'assurée, représentée par Orion Protection juridique SA, interjette 
recours devant le Tribunal cantonal le 20 avril 2018 concluant, en substance, à l'annulation de la 
décision et à l'absence de toute mesure de suspension, subsidiairement à une seule suspension 
pour faute légère. 

A l'appui de son recours, elle indique n'avoir pas remarqué l'échéance du délai de postulation au 
6 février 2017. Elle précise avoir pris contact par téléphone avec la clinique les 13, 17, 20 et 
25 février 2017, ceci afin d'obtenir plus de précisions et un entretien. Elle affirme aussi avoir 
déposé son dossier le 20 février 2017. Or, malgré avoir démontré son intérêt pour le poste, elle 
regrette que la clinique n'ait jamais fait preuve d'intérêt en retour. Elle estime que l'échec de sa 
candidature ne lui est pas imputable, mais uniquement à la clinique manifestement réticente à 
engager une chômeuse habitant loin du lieu de travail. Elle conteste, en outre, les déclarations de 
la clinique et affirme que la distance de son lieu de travail n'est pas un problème, indiquant même 
avoir entretemps accepté un emploi à D.________.

Dans ses observations du 9 mai 2018, le SPE propose le rejet du recours, relevant que le simple 
fait qu'un assuré ne prenne pas contact avec un employeur dans le délai utile constitue déjà un 
refus d'emploi, refus que les déclarations de l'employeur ne viennent qu'étayer.

Il sera fait état des arguments développés par les parties à l'appui de leurs conclusions dans les 
considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

en droit

1.

Le recours est recevable. Il a été interjeté en temps utile – compte tenu des féries de Pâques – et 
dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente à raison du lieu ainsi que de la 
matière. La recourante, dûment représentée, est en outre directement atteinte par la décision 
querellée et a dès lors un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit, cas échéant, annulée ou 
modifiée.

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2.

2.1. Conformément à l'art. 8 al. 1 let. g de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage 
obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0), l'assuré a droit à l'indemnité de 
chômage s'il satisfait – entre autres conditions – aux exigences du contrôle fixées à l'art. 17 LACI. 
Selon l'al. 3 let. b de cette disposition, l'assuré est tenu d'accepter tout travail convenable qui lui 
est proposé. 

L'art. 30 al. 1 LACI prévoit que le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que 
celui-ci n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l'autorité 
compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une mesure de 
marché du travail ou l'interrompt sans motif valable, ou encore compromet ou empêche, par son 
comportement, le déroulement de la mesure ou la réalisation de son but (let. d).

Les éléments constitutifs du refus de travail au sens de l'art. 30 al. 1 let. d LACI sont réunis non 
seulement lorsque l'assuré refuse expressément d'accepter un emploi, mais aussi lorsqu'il ne se 
donne pas la peine d'entrer en pourparlers avec l'employeur ou alors ne déclare pas 
expressément, lors de l'entrevue avec le futur employeur, accepter l'emploi bien que, selon les 
circonstances, il eût pu faire cette déclaration (arrêt TF C 331/1997 du 14 juillet 1998; DTA 
32/1984 n.14 p. 167 et 30/1982 n.5 p. 41). Une attitude hésitante est en principe déjà fautive, si 
elle amène l'employeur à douter de la réelle motivation du chômeur de prendre l'emploi proposé 
(arrêt TF C 81/2002 du 24 mars 2003). Ainsi, lors de l'entretien avec le futur employeur, le 
chômeur doit manifester clairement sa volonté de conclure un contrat de travail, afin de mettre un 
terme au chômage (arrêt TF C 72/2002 du 3 septembre 2002). 

De manière générale, le comportement d'un demandeur d'emploi devrait correspondre aux 
attentes de son interlocuteur tout au long des différents stades des pourparlers précontractuels et 
contractuels. Le premier de ces stades va de la prise de contact avec l'employeur – cette dernière 
se concrétisant par l'envoi du dossier de postulation ou, lorsque l'emploi est assigné par le service 
public de l'emploi, par téléphone en vue de fixer un rendez-vous – à la présélection du candidat. 
Le second débute avec les pourparlers contractuels et se termine par l'entrée en service. Durant le 
premier stade, on peut en principe attendre du candidat qu'il donne l'impression d'être plus 
intéressé par la nature du poste qu'il brigue que par les avantages personnels qu'il pourrait en 
retirer (existence d'une cantine, paiement des frais, etc.; RUBIN, Assurance-chômage Droit fédéral 
Survol des mesures cantonales procédure, 2ème éd., 2006, p. 404). 

En définitive, le refus d'un emploi convenable comprend toutes les possibilités manquées de 
conclure un contrat en raison d'un comportement inadéquat de l'assuré (arrêt TF 293/2003 du 
5 novembre 2004 consid. 2.3). Tombe ainsi sous la notion de refus d'un emploi, non seulement le 
refus en tant que tel, mais tout comportement qui fait échouer l'engagement (SVR 8-9/2004 ALV 
n.11 consid. 1). 

2.2. La suspension du droit à l'indemnité n'a en principe pas le caractère d'une peine au sens du 
droit pénal, mais celui d'une mesure administrative ayant pour but de limiter le risque d'une mise à 
contribution abusive de l'assurance et devant respecter le principe de proportionnalité (cf. arrêt TF 
C 218/01 du 5 juin 2002). 

Jurisprudence et doctrine s'accordent à dire qu'une telle mesure constitue une manière appropriée 
et adéquate de faire participer l'assuré au dommage qu'il cause à l'assurance-chômage en raison 
d'une attitude contraire à ses obligations (cf. arrêt TF C 208/06 du 3 août 2007 consid. 3 avec 
référence à la doctrine). En particulier, dans l'hypothèse d'une sollicitation abusive des prestations 

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– catégorie dans laquelle on peut ranger notamment les cas de chômage fautif (art. 30 al. 1 let. a 
LACI), l'absence ou l'insuffisance des recherches d'emploi (art. 30 al. 1 let. c LACI), le non-respect 
des instructions de l'ORP et le refus d'emploi (art. 30 al. 1 let. d LACI) – la mesure poursuit un but 
compensatoire. Elle pose ainsi une limite à l'obligation de l'assurance-chômage d'allouer des 
prestations pour des dommages que l'assuré aurait pu éviter (RUBIN, Commentaire de la loi sur 
l’assurance-chômage, 2014, art. 30 n. 2 et les références citées).

Par contre, en cas d'omission de renseigner ou de renseignements erronés (art. 30 al. 1 let. e et f 
LACI), la mesure a plutôt la nature d'une peine au sens du droit pénal (cf. Conseil fédéral, 
Message du 2 juillet 1980 concernant une nouvelle loi sur l'assurance-chômage obligatoire et 
l'indemnité en cas d'insolvabilité in FF 1980 III 485 p. 592; cf. RUBIN, Commentaire de la loi sur 
l’assurance-chômage, 2014, art. 30 n. 2).

2.3. Dans le droit des assurances sociales, la règle du degré de vraisemblance prépondérante 
est généralement appliquée. Dans ce domaine, le juge fonde sa décision, sauf dispositions 
contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le 
juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 126 V 353 
consid. 5b; 125 V 193 consid. 2 et les références citées; arrêt TF 8C_704/2007 du 9 avril 2008 
consid. 2; ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en 
faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

Si, malgré les moyens mis en œuvre d'office par le juge pour établir la vérité du fait allégué par 
une partie, conformément au principe inquisitoire, ou par les parties selon le principe de leur 
obligation de collaborer, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une vraisemblance 
prépondérante pour emporter la conviction du tribunal, c'est à la partie qui entendait en déduire un 
droit d'en supporter les conséquences (DTA 1996-1997 n.17 consid. 2a; 1991 n.11 et 100 
consid. 1b; 1990 n.12 consid. 1b et les arrêts cités; ATF 115 V 113 consid. 3d/bb). Dans cette 
mesure, en droit des assurances sociales, le fardeau de la preuve n'est pas subjectif, mais objectif 
(RCC 1984 p. 128 consid. 1b).

3.

Est litigieuse la question de savoir si, comme le retient l'autorité intimée, le comportement de la 
recourante peut être assimilé à un refus d'emploi et, ainsi, justifier qu'elle soit suspendue dans son 
droit aux indemnités journalières pour faute grave. 

A ce stade, la Cour relève que la décision sur opposition du 6 mars 2018 comporte une coquille 
manifeste, qualifiant de "légère" la faute de la recourante, alors même que le dispositif confirme 
une suspension du droit à l'indemnité d'une durée de 40 jours, soit une durée de suspension 
applicable aux fautes graves. Cette erreur de plume ne saurait porter à conséquence, la 
recourante n'en ayant au demeurant pas fait état dans son recours. 

3.1. Cela étant, en l'occurrence, la recourante n'a pas pris contact avec l'employeur dans le délai 
imparti. L'assignation du 30 janvier 2017 lui enjoignait en effet d'envoyer par courrier ou par mail 
son dossier de candidature complet à l'entreprise au plus tard jusqu'au 6 février 2017. Ce n'est 
qu'ultérieurement qu'elle a contacté l'employeur soit, selon ses déclarations, d'abord par téléphone 
les 13, 17, 20 et 25 février 2017 puis par courrier le 20 février 2017. 

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De son propre aveu, cette absence de prise de contact dans les délais était uniquement liée à une 
inattention, "n'ayant pas pris garde au délai inscrit" sur l'assignation car "concentrée sur la 
préparation de [s]on dossier". 

Il n'est nullement allégué que cet emploi ne serait pas convenable, en particulier en lien avec la 
distance de son domicile. Cela ne semble par ailleurs pas être le cas.

3.2. Le Tribunal fédéral estime que le fait de réagir tardivement à l'injonction de l'ORP à prendre 
contact avec l'employeur potentiel est assimilable à un refus de travail convenable (arrêt TF 
8C_379/2009 du 13 octobre 2009). L'on ne saurait statuer autrement dans le cas d'espèce. 

Certes l'assurée a pris contact avec l'employeur potentiel, mais elle l'a fait très tardivement, au 
plus tôt une semaine après l'échéance du délai pour le faire. En ne prenant pas contact dans le 
délai prescrit, la recourante a sérieusement mis en cause sa candidature pour ce poste et s'est 
ainsi accommodée du probable échec de sa postulation. Il est en effet évident qu'une postulation 
tardive ne rend pas plausible la motivation réelle de la recourante pour ce poste. 

Cet effet négatif est, par ailleurs, confirmé par la lecture du courriel de l'employeur potentiel du 
6 juin 2017. Celui-ci y relève que la "candidature est arrivée certainement 'sous pression' de [la 
part de l'assurance chômage], ce qui n'est jamais positif pour une collaboration à long terme. La 
distance du domicile de [la recourante] explique à [s]on avis son manque d'enthousiasme pour ce 
poste à C.________". Alors même qu'aucun entretien n'a été effectué, l'employeur met donc en 
doute la motivation d'une personne dont la candidature est reçue tardivement, à un moment qui 
correspond à celui où l'assurance-chômage l'avait vraisemblablement rappelée à ses obligations 
de chômeuse. Un tel doute est raisonnable et ne saurait refléter une "réticen[ce] à engager une 
assurée présentée par le chômage et habitant loin du lieu de travail proposé".

3.3. Dans ces circonstances, c'est à juste titre que le SPE a retenu que la recourante a refusé un 
emploi réputé convenable sans motifs valable. Reste à examiner la gravité de la faute et la durée 
de la mesure de suspension.

4.

4.1. En vertu de l'art. 30 al. 3 et 3bis LACI, la suspension ne vaut que pour les jours pour lesquels 
le chômeur remplit les conditions dont dépend le droit à l’indemnité. Le nombre d’indemnités 
journalières frappées de la suspension est déduit du nombre maximum d’indemnités journalières 
au sens de l’art. 27 LACI. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute et 
ne peut excéder, par motif de suspension, 60 jours, et dans le cas de l’al. 1, let. g, 25 jours. 
L’exécution de la suspension est caduque six mois après le début du délai de suspension. Le 
conseil fédéral peut prescrire une durée minimale pour la suspension.

D'après l'art. 45 al. 2 de l'ordonnance du 31 août 1983 sur l’assurance-chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité (OACI; RS 837.02), la durée de la suspension dans l'exercice du 
droit à l'indemnité est de 1 à 15 jours en cas de faute légère (let. a), de 16 à 30 jours en cas de 
faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c). Dans ce 
domaine, le juge ne s'écarte de l'appréciation de l'administration que s'il existe de solides raisons 
de le faire (ATF 123 V 150 consid. 2; arrêt TF C 351/01 du 21 mai 2002 consid. 2b/aa).

On relèvera également ici que les difficultés financières que connaît un assuré ne sont pas à 
prendre en considération lors de la fixation de la durée de la suspension (arrêt TF C 128/04 du 
20 septembre 2005 consid. 2.3 et les références citées).

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4.2. Dans ses directives (cf. Bulletin LACI Indemnité de chômage [IC] Marché du travail / 
Assurance-chômage, D64, dans sa version en vigueur depuis janvier 2015), le SECO prescrit que 
la durée de la suspension est fixée en tenant compte de toutes les circonstances du cas 
particulier, telles que:

- le mobile; 

- les circonstances personnelles: l'âge, l'état civil, l'état de santé, une dépendance éventuelle, 
l'environnement social, le niveau de formation, les connaissances linguistiques, etc.; 

- les circonstances particulières: le comportement de l'employeur ou des collègues de travail, 
le climat de travail (par exemple des pressions subies au lieu de travail), etc.;

- de fausses hypothèses quant à l'état de fait, par exemple quant à la certitude d'obtenir un 
nouvel emploi.

Dans les directives susmentionnées, le SECO précise que, s'il y a motif de suspension au sens de 
l'art. 30 al. 1 LACI et que la faute est suffisamment établie, l'organe d'exécution prononce une 
suspension du droit à l'indemnité. Il ne lui est pas permis d'adresser d'abord un avertissement à 
l'assuré (D3). 

Le SECO prévoit en outre une échelle des durées des suspensions à l'intention de l'autorité 
cantonale et des ORP (D72). Une suspension de 31 à 45 jours timbrés est justifiée en cas de 
premier refus d’un emploi convenable ou d’un emploi en gain intermédiaire à durée indéterminée 
assigné à l’assuré ou qu’il a trouvé lui-même (2.B). 

5.

5.1. La recourante a refusé un emploi réputé convenable sans motifs valable ce qui, en 
application de l'art. 45 al. 4 let. b OACI, constitue d'emblée une faute grave.

Aucune circonstance particulière justifierait de s'écarter de cette présomption de faute grave. Au 
contraire, les prises de contact téléphonique avec l'employeur potentiel – nullement prouvées – 
s'inscrivent dans un contexte où l'assurée avait été découragée de déposer ses candidatures par 
téléphone lors d'un entretien du 30 janvier 2017. En persistant à prendre contact avec la clinique 
par ce moyen – prétendument pour s'informer – elle se comportait ainsi en total porte-à-faux avec 
les conseils de sa conseillère ORP. 

5.2. Dans un cas de faute grave, la durée de la suspension dans l'exercice du droit à l'indemnité 
est de 31 à 60 jours. En retenant une durée de suspension de 40 jours, l'autorité intimée est 
demeurée dans le barème prévu en cas de faute de gravité grave. Elle est également restée dans 
le barème établi par le SECO s'agissant du refus d'emploi convenable.

Au vu des circonstances du présent cas, l'autorité intimée n'a commis aucun excès ou abus de son 
pouvoir d'appréciation, ni n'a violé le principe de la proportionnalité. Sa décision est conforme au 
droit, à la jurisprudence et aux directives susmentionnées et s'explique par le reproche implicite 
formulé à la recourante de n'avoir pas complètement assimilé le fait qu'elle avait des obligations 
vis-à-vis de l'assurance-chômage qu'elle sollicite pourtant pour la deuxième fois.

On doit par ailleurs comprendre la durée de suspension comme la prolongation supposée de son 
chômage que son comportement était de nature à engendrer et qu'elle se doit d'assumer 
(cf. consid. 2.2 ci-avant).

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6.

Le recours du 20 avril 2018, mal fondé, doit être rejeté et la décision sur opposition du 
6 mars 2018 confirmée.

Il n'est pas perçu de frais de procédure, en application du principe de la gratuité valant en la 
matière.

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté.

Partant, la suspension de 40 jours dans l'exercice du droit aux indemnités de chômage, ceci 
dès le 7 février 2017, est confirmée.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice.

III. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 31 mai 2019/pte

Le Président : Le Greffier-rapporteur :