# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** df874e2a-dac6-5596-b271-553c4677fb0c
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile HC / 2018 / 511
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_HC---2018---511_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JJ16.044194-180645

146 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE  

_________________________________________

Arrêt du
8 mai 2018

__________________

Composition
:               M.             
Sauterel,
président

             
              M.             
Winzap et Mme Merkli, juges

Greffière
:              Mme             
Bourckholzer

 

 

*****

 

 

Art.
241 al. 2, 109 al. 1 et 2 let. a et 106 al. 2 CPC

 

 

             
Statuant à huis clos sur le recours interjeté par A.H.________
et B.H.________,
à Bussigny, défendeurs, contre le prononcé rendu le 29 mars 2018 par la
Juge de paix du district de l’Ouest lausannois dans la cause divisant les recourants d’avec
L.________
SA, à Lausanne, demanderesse, la Chambre
des recours civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait :

 

 

A.             
Par prononcé du 29 mars 2018, la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois (ci-après :
la juge de paix) a annexé au procès-verbal, pour valoir jugement, une copie conforme de la
transaction déposée le 15 décembre 2017 par les parties, a dit que cette transaction avait
les effets d’une décision entrée en force (art. 241 al. 2 CPC [Code de procédure
civile du 19 décembre 2008 ; RS 272]), a arrêté les frais selon le décompte
suivant :

 

             
« fr.              210.—  
(art. 207 al. 1 et 2 CPC) 

             
   fr.              177.50  
(art. 23 et 27 al. 1 TFJC [tarif
des frais judiciaires 

                                                
 civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5])

             
   fr.      
1’587.60             
(art. 91 TFJC)

             
   fr.       1'975.10 »,

 

a
dit qu’ils étaient compensés avec les avances de frais de la demanderesse L.________
SA et les a mis à la charge de celle-ci, par 1'481 fr. 30, ainsi qu’à celle des défendeurs,
A.H.________ et B.H.________, par 493 fr. 80.

 

 

B.             
Par acte du 27 avril 2018, A.H.________ et B.H.________
ont formé recours contre ce prononcé, concluant à la réduction de la part des frais
mise à leur charge. 

 

 

C.             
La Chambre des recours civile fait sien dans son entier l'état de fait du jugement, complété
par les pièces du dossier, dont il ressort notamment ce qui suit :

 

             
Par demande du 7 octobre 2016, L.________ SA a ouvert action devant la Justice de paix du district de
l’Ouest lausannois et a conclu au paiement par les défendeurs A.H.________ et B.H.________
du montant de 2'563 fr., plus intérêts à 5 % l’an dès le 17 octobre 2015 (I),
ainsi qu’à la levée des oppositions formées par ceux-ci aux commandements de payer
n° [...] et n° [...] (II et III).  

 

             
Par réponse du 30 novembre 2016, les défendeurs ont déclaré notamment ce qui suit
: « compte tenu du non fondé de la procédure de L.________ SA, nous vous prions de
bien vouloir maintenir l’opposition formulée dans cette procédure ».

 

             
Par convention des 11 et 13 décembre 2017, les défendeurs se sont déclarés débiteurs
de la demanderesse du montant en capital de 650 fr. (I) et celle-ci  s’est engagée dans les
cinq jours suivant la réception du montant dû, à retirer les poursuites notifiées
aux deux débiteurs et portant respectivement les nos
[...] et [...] (III). En outre, moyennant bonne et fidèle exécution de ce qui précédait,
les parties se sont données quittance de solde de tout compte de leur prétention (IV), ont
gardé chacune leurs frais, ont renoncé à l’allocation de dépens (V) et ont
requis qu’il soit pris acte de leur convention pour valoir jugement (VI).    

 

 

             
En droit
:

 

 

1

1.1             
Selon l’art. 319 let. b ch. 1 CPC (Code
de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 ; RS 272), le recours est recevable
dans les cas prévus par la loi. A teneur de l’art. 110 CPC, la décision sur les frais
peut être attaquée séparément par un recours (Tappy, CPC commenté, Bâle
2011, n. 4 ad art. 110 CPC).

 

              
              Le recours doit être
déposé auprès de la Chambre des recours civile, dont Ia compétence découle de
I'art. 73 LOJV (Ioi vaudoise d'organisation judiciaire du 12 décembre 1979 ; RSV 173.01). S'agissant
du délai de recours, celui-ci est déterminé par la procédure applicable au litige
au fond, eu égard au caractère accessoire des frais (ATF 134 I 159 consid. 1.1). En l’espèce,
dès lors que le litige au fond n'est pas soumis à la procédure sommaire, le délai
de recours est de 30 jours (art. 321 al. 1 et al. 2 a
contrario CPC).

 

1.2             
              
En l'occurrence, le recours a été déposé en temps utile.

 

2.

2.1             
              Selon l'art. 321 al. 1
CPC, le recours doit être écrit et motivé. Les conclusions doivent être rédigées
d’une manière suffisamment précise pour pouvoir être reprises telles quelles dans
le dispositif de la décision à rendre. Ainsi, en matière pécuniaire, les conclusions
doivent être chiffrées (ATF 137 III 617 consid. 4.3 et 4.4 et les références citées,
SJ 2012 I 373 ; CREC 11 juillet 2014/238), l'exigence de conclusions chiffrées sous peine d'irrecevabilité
du recours contre un prononcé sur frais ne constituant pas un formalisme excessif (TF 4D_61/2011
du 26 octobre 2011 consid. 2, RSPC 2012 p. 92 ; cf. TF 4A_35/2015 du 12 juin 2015 consid. 3.2
et 3.3).

 

             
              Par ailleurs, si l’autorité
de deuxième instance peut impartir un délai au recourant pour rectifier des vices de forme,
à l’instar de l’absence de signature, il ne saurait être remédié à
des conclusions déficientes, de tels vices n’étant pas d’ordre formel et affectant
le recours de manière irréparable (cf. CREC 28 novembre 2014 / 422  en  matière  de dépens ;
 CREC  10  avril  2015 / 147 ;  CREC  30  mars 2015 /

137
; CREC 23 septembre 2014/338 ; CREC 22 août 2014/290).

  

2.2             
              Les
recourants n’ont pas pris de conclusions chiffrées s’agissant de la part des frais qui
a été mise à leur charge et dont ils réclament la réduction. 

 

             
              Faute de conclusions chiffrées,
le recours est dès lors irrecevable.

             
              

             
A titre superfétatoire, et à supposer même que les exigences en matière de formulation
des conclusions soient remplies, le recours devrait de toute manière être rejeté. En effet,
dans sa demande du 7 octobre 2016, l’intimée a conclu principalement au versement d’un
montant en capital de 2'563 francs. Les recourants ont conclu essentiellement au rejet de cette prétention.
Ensuite, les parties ont transigé, les recourants s’engageant solidairement à payer 650
fr. à l’intimée pour solde de tout compte. Ce montant représente le quart du montant
de la créance initialement réclamée par l’intimée. Conformément à
l’art. 109 al. 2 let. a CPC, qui renvoie en particulier, lorsque la transaction ne règle pas
la répartition des frais, à l’art. 106 al. 2 CPC, lequel prévoit que lorsqu’aucune
des parties n’obtient entièrement gain de cause, les frais doivent être répartis
selon le sort de la cause, il était justifié de mettre les trois quarts des frais à la
charge de l’intimée, le quart restant devant être supporté par les recourants solidairement
entre eux. 

 

             
Le premier juge ayant réparti les frais proportionnellement à la mesure où chacune des
parties a succombé (Tappy, CPC commenté, n. 33 ad art. 106 CPC, p. 416), la décision ne
prête donc pas le flanc à la critique. 

 

3.             
              En
définitive, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure de l’art.
322 al. 1 in fine
CPC et la décision confirmée.

 

             
                Le présent
arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art. 11 TFJC [tarif
des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]).

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

prononce
:

 

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

-             
A.H.________ et B.H.________,

‑             
Me Olivier Constantin (pour L.________ SA),

 

             
La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30’000 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de l’Ouest lausannois.

 

             
La greffière :