# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 562b2070-e648-5d22-a95d-237dbc3c3e45
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-09-09
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 09.09.2025 101 2024 458
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2024-458_2025-09-09.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2024 458

Arrêt du 9 septembre 2025

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Dina Beti, Laurent Schneuwly
Greffière-stagiaire : Ophélie Niklaus

Parties A.________, requérante et appelante, représentée par Me Alain 
Ribordy, avocat

contre

B.________, intimé, représenté par Me Marjorie Raboud, avocate  

Objet Appel sur mesures provisionnelles (art. 308 al. 1 let. b et 319 let. a 
CPC) – contribution d’entretien en faveur de l’épouse

Appel du 19 décembre 2024 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 10 décembre 2024

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considérant en fait

A. A.________, née en 1964, et B.________, né en 1963, se sont mariés en 1990. Deux enfants 
sont issus de cette union, soit C.________, née en 1992, et D.________, atteint de trisomie, né en 
1996. 

B. Les époux vivent séparés depuis le 1er mars 2009. Par convention privée du 6 avril 2009, il a 
été convenu que B.________ verserait à son épouse une pension mensuelle de CHF 3'000.-.

Par pli du 12 juin 2023, les parties ont déposé une requête commune de divorce avec accord 
complet, qui prévoyait notamment le versement d’une pension mensuelle de B.________ à 
A.________ de CHF 2'000.- jusqu’au 31 mars 2028 et de CHF 1'500.- du 1er avril 2028 au décès 
d’une des parties. Le 11 décembre 2023, B.________ a révoqué son accord sur l’ensemble de la 
convention de divorce signée par les parties. Il a sollicité qu’un délai leur soit imparti pour introduire 
une action en divorce. Ils ont tous deux confirmé leur volonté de divorcer. Par acte du 11 juillet 2024, 
B.________ a déposé une demande de divorce motivée.

C. Le 19 février 2024, A.________ a déposé une requête de mesures provisionnelles, concluant 
notamment au versement de la somme de CHF 44'400.- de la part de son mari au titre d’arriérés de 
contribution d’entretien du 1er mars 2023 au 29 février 2024 et d’une contribution mensuelle 
d’entretien de CHF 5'700.- depuis le 1er mars 2023. En réponse à la requête de mesures 
provisionnelles, B.________ a conclu à ce que A.________ lui restitue les contributions d’entretien 
de CHF 2'000.- par mois versées pour la période du 1er mars 2023 jusqu’au prononcé de la décision 
sur mesures provisionnelles. 

La Présidente du Tribunal de l’arrondissement de la Sarine a entendu les parties lors de l’audience 
du 16 juillet 2024 et a rendu sa décision le 10 décembre 2024. Elle a admis partiellement la requête, 
astreignant B.________ à contribuer à l’entretien de A.________ par le versement d’une contribution 
d’entretien mensuelle de CHF 3'000.- du 1er mars 2024 au 31 mai 2025 puis de CHF 700.- dès le 
1er juin 2025.

D. Par mémoire du 19 décembre 2024, A.________ a fait appel de la décision du 10 décembre 
2024. Sous suite de frais judiciaires et dépens, elle conclut principalement au versement d’une 
contribution d’entretien mensuelle de CHF 5'200.- de la part de son mari et ce depuis le 1er mars 
2023.

L’intimé a déposé sa détermination le 27 janvier 2025. Il conclut, sous suite de frais et dépens, au 
rejet de l’appel et à la confirmation de la décision attaquée.

En date des 11 février 2025, 31 mars 2025, 24 juin 2025 et 1er septembre 2025, l'appelante a produit 
des certificats médicaux relatifs à son incapacité de travail.

en droit

1.

Conformément à l'art. 407f CPC, les modifications du CPC du 17 mars 2023 (RO 2023 491) touchant 
aux moyens de preuve admis et leur administration (art. 170a, 176 al. 3, 176a, 177 et 187 CPC), à 

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l'effet suspensif de l'appel (art. 315 al. 2 à 5 CPC), à l'admission des faits et moyens de preuve 
nouveaux en procédure d'appel (art. 317 al. 1bis CPC) et à la motivation de l'arrêt (art. 318 al. 2 CPC), 
s'appliquent immédiatement aux procédures en cours au 1er janvier 2025. Au surplus, les 
dispositions du CPC dans leur teneur jusqu’au 31 décembre 2024 s'appliquent.

2.

2.1. L'appel est recevable contre les décisions de première instance sur les mesures 
provisionnelles, pour autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. b et al. 2 CPC). Jusqu'au 
31 décembre 2024, le délai d'appel en procédure sommaire – qui régit notamment les mesures 
protectrices de l'union conjugale (art. 271 CPC) – était de 10 jours (art. 314 al. 1 aCPC).

En l’espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l'appelante le 11 décembre 2024. 
Déposé le 19 décembre 2024, l'appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de 
plus, dûment motivé et doté de conclusions. En outre, vu les conclusions des parties en première 
instance et la durée en l'état indéterminée pendant laquelle les contributions d'entretien seront dues, 
la valeur litigieuse est supérieure à CHF 10'000.-. Il s'ensuit la recevabilité de l'appel.

2.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures provisionnelles 
(art. 271 CPC par renvoi de l'art. 276 al. 1 CPC), le tribunal établissant toutefois les faits d'office 
(maxime inquisitoire, art. 272 CPC). Par ailleurs, si la Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC), 
elle doit en principe, hormis pour les cas de vices manifestes, se limiter à statuer sur les critiques 
formulées dans la motivation écrite de l'appel (ATF 142 III 413 consid. 2.2.4).

2.3. La cognition de la Cour d'appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC).

2.4. En vertu de l'art. 317 al. 1bis CPC entré en vigueur le 1er janvier 2025 et directement applicable 
aux procédures en cours (art. 407f CPC), lorsque l'instance d'appel doit examiner les faits d'office, 
elle admet les faits et moyens de preuve nouveaux jusqu'aux délibérations.

Il en résulte que les faits et moyens de preuve nouveaux invoqués par les parties en appel sont 
recevables.

2.5. Selon l'art. 316 al. 1 CPC, la Cour d'appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l'espèce, vu le fait que toutes les pièces utiles au traitement de l'appel figurent au dossier, il n'est 
pas nécessaire d'assigner les parties à une audience.

2.6. Vu le montant contesté en appel, soit de CHF 5’200.- par mois depuis mars 2023, comme le 
fait que les mesures en cause continueront à s'appliquer pendant la procédure au fond, la valeur 
litigieuse pour un recours au Tribunal fédéral paraît supérieure à CHF 30'000.- (art. 51 al. 1 let. a et 
al. 4 et 74 al. 1 let. b LTF).

3.

L’appelante requiert une contribution d’entretien de la part de son époux et motive sa demande à 
plusieurs titres.

3.1. Aux termes de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, applicable aux mesures provisionnelles en procédure 
de divorce par le renvoi de l'art. 276 al. 1 2e phrase CPC, le juge fixe, à la requête de l'un des 
conjoints, la contribution pécuniaire à verser par l'une des parties à l'autre. À cet égard, même 
lorsque l'on ne peut plus sérieusement compter sur une reprise de la vie commune, l'obligation de 
soutien et le principe de solidarité découlant de l'art. 163 CC perdurent (ATF 137 III 385 consid. 3.1). 

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Aux termes de cette disposition, mari et femme contribuent, chacun selon ses facultés, à l'entretien 
convenable de la famille (al. 1); ils conviennent de la façon dont chacun apporte sa contribution 
(al. 2); ce faisant, ils tiennent compte des besoins de l'union conjugale et de leur situation 
personnelle (al. 3).

Pour fixer la contribution d'entretien, le juge doit partir de la convention, expresse ou tacite, que les 
époux ont conclue au sujet de la répartition des tâches et des ressources entre eux (ATF 137 III 385 
consid. 3.1). La contribution dépend ainsi des choix faits par les conjoints quant à leur niveau de vie 
et à la répartition de la prise en charge de l'entretien de la famille durant la vie commune. La 
protection de la confiance mise par chacun des conjoints dans l'organisation et la répartition choisie 
justifient, dans la mesure du possible, le maintien du niveau de vie existant pendant la vie commune, 
qui constitue la limite supérieure du droit à l'entretien (ATF 140 III 337 consid. 4.2.1). Ce que l’on 
appelle l’entretien convenable représente le point de départ de tout calcul de l’entretien et il s’évalue, 
pour l’entretien matrimonial comme pour l’entretien après le divorce, à partir du dernier train de vie 
commun des époux (ATF 148 III 358 consid. 5). 

Le juge doit prendre en considération qu'en cas de suspension de la vie commune, le but de 
l'art. 163 CC impose à chacun des époux le devoir de participer, selon ses facultés, aux frais 
supplémentaires qu'engendre la vie séparée. Il se peut donc que, à la suite de cet examen, le juge 
doive modifier la convention conclue pour la vie commune pour l'adapter aux nouvelles 
circonstances de vie, la reprise de la vie commune, et donc le maintien de la répartition antérieure 
des tâches, n'étant ni recherchés, ni vraisemblables. C'est dans ce sens qu'il y a lieu de comprendre 
la jurisprudence consacrée dans l'ATF 128 III 65, qui admet que le juge doit tenir compte, dans le 
cadre de l'art. 163 CC, des critères applicables à l'entretien après le divorce pour statuer sur la 
contribution d'entretien et, en particulier, sur la question de la reprise ou de l'augmentation de 
l'activité lucrative d'un époux (arrêt TF 5A_534/2019 du 31 janvier 2020 consid. 4.1).

Le juge des mesures provisionnelles, à l'instar du juge des mesures protectrices, ne doit pas trancher 
les questions de fond, objet du procès en divorce, en particulier celle de savoir si le mariage a 
influencé concrètement la situation financière du conjoint. Le principe de solidarité demeure 
applicable durant la procédure de mesures protectrices. Selon ce principe, les conjoints sont 
responsables l'un envers l'autre des effets que le partage des tâches adopté durant le mariage a pu 
avoir sur la capacité de gain de l'un des époux (ATF 147 III 293 consid. 4).

3.2. Depuis l'abandon du pluralisme des méthodes, les prestations d'entretien se calculent en 
principe selon la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent. Il n'est toutefois pas exclu 
de s'écarter de cette méthode, en se basant en particulier sur le train de vie (méthode concrète à un 
niveau), dans des situations exceptionnelles où son application n'aurait tout simplement pas de 
sens, par exemple lorsque la situation financière est exceptionnellement favorable. La prise en 
considération d'une autre méthode que celle du minimum vital avec répartition de l'excédent doit 
toujours être motivée (arrêt TF 5A_864/2024 du 7 avril 2025 consid. 3.1 et les références citées).

La méthode en deux étapes avec répartition de l'excédent consiste d'abord à établir les ressources 
financières à disposition, puis à déterminer les besoins de la personne dont l'entretien est concerné 
(entretien dit convenable). En fonction des ressources disponibles, l'entretien convenable se 
compose du minimum vital selon le droit de la poursuite ou, si les ressources sont suffisantes, selon 
le droit de la famille, auquel s'ajoute une part de l'excédent. Dans la mesure où les ressources des 
parties sont suffisantes, en l’absence de pension pour un enfant, l’époux débirentier a droit à une 
contribution d’entretien couvrant son minimum vital du droit de la famille – y compris la charge fiscale 
(ATF 147 III 265 consid. 7.2) – et incluant la moitié de l’excédent, éventuellement après la déduction 

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d’une part d’épargne prouvée, pour autant que cette contribution d’entretien ne lui procure pas un 
niveau vie supérieur à celui qui était le sien en dernier lieu lors de la vie commune (ATF 
147 III 301 consid. 4.3).

3.3. Le principe de l'égalité de traitement des époux en cas de vie séparée ne doit pas conduire 
à ce que, par le biais d'un partage par moitié du revenu global, se produise un déplacement de 
patrimoine qui anticiperait sur la liquidation du régime matrimonial. Pour que le juge puisse s'écarter 
d'une répartition de l'excédent d'un montant équivalent entre les époux, il faut donc qu'il soit établi 
que ceux-ci n'ont pas consacré, durant la vie commune, la totalité du revenu à l'entretien de la famille 
et que la quote-part d'épargne existant jusqu'alors n'est pas entièrement absorbée par des frais 
supplémentaires liés à l'existence de deux ménages séparés, frais qui ne peuvent être couverts par 
une extension raisonnable de la capacité financière des intéressés. Aussi, pour déterminer si une 
contribution d'entretien confère à l'époux crédirentier un niveau de vie supérieur au dernier niveau 
de vie que les époux ont mené jusqu'à la cessation de la vie commune, il doit notamment être tenu 
compte des dépenses supplémentaires qu'entraîne l'existence de deux ménages séparés (arrêt 
TF 5A_476/2023 consid. 3.2.2 et les références citées).

Selon la jurisprudence constante de la Cour, la fixation des revenus et des charges des époux 
comporte toujours une certaine approximation, les périodes déterminantes et les montants dus 
pouvant être arrondis et simplifiés, l'important étant que, sur l'ensemble de la période pendant 
laquelle une contribution d'entretien entre époux est due, l'époux crédirentier soit mis au bénéfice 
de l'entretien qui lui est nécessaire et que l'époux débirentier soit en mesure de lui apporter (arrêt 
TC FR 101 2023 343 du 7 mars 2024 consid. 5.1 et les références citées).

4.

L’appelante requiert que le dies a quo de la contribution d’entretien soit fixé au 1er mars 2023. 

4.1. La Présidente du tribunal a considéré qu’il ne se justifiait pas de prévoir une pension avec 
un effet rétroactif dans la mesure où le défendeur versait régulièrement une contribution d’entretien 
à l’appelante depuis leur séparation, dont le montant était fixé d’entente entre les parties, d’autant 
plus que l’appelante s’est accommodée de cette situation depuis près de 15 ans. Ainsi, la Présidente 
du tribunal a fixé la contribution d’entretien au premier terme suivant l’introduction de la requête de 
mesures provisionnelles, soit le 1er mars 2024.

4.2. L’appelante estime être toujours restée économiquement dépendante de son mari, 
notamment parce qu’elle s’occupait de leur enfant handicapé, que les parties négociaient une 
convention de divorce depuis 2010, qu’elle voulait préserver leur enfant d’un conflit parental, que sa 
prévoyance vieillesse présente d’importantes lacunes contrairement à celle de l’intimé, que les 
parties sont séparées de biens et n’ont pas de 2ème pilier et que la convention de divorce conclue en 
2023 permettait de combler partiellement les lacunes de prévoyance de l’appelante mais cette 
convention est caduque car l’intimé a révoqué son accord.

4.3. Selon l’art. 173 al. 3 CC, applicable à l'organisation de la vie séparée en vertu du renvoi de 
l'art. 276 CPC, les contributions pécuniaires fixées par le juge peuvent être réclamées pour l'avenir 
et pour l'année qui précède l'introduction de la requête. L'effet rétroactif vise à ne pas forcer l'ayant 
droit à se précipiter chez le juge, mais à lui laisser un certain temps pour convenir d'un accord à 
l'amiable. Il ne se justifie cependant que si l'entretien dû n'a pas été assumé en nature ou en 
espèces, ou dès qu'il a cessé de l'être (arrêt TF 5A_994/2022 du 1er décembre 2023 consid. 6.3 et 
les références citées).

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4.4. En l’espèce, l’appelante s’est satisfaite, durant de nombreuses années, de l’accord trouvé 
entre les parties et a renoncé, durant les 15 ans de séparation, à requérir des contributions 
d’entretien complémentaires. En l’occurrence, le temps que la jurisprudence entend laisser aux 
requérants afin de parvenir à un accord à l’amiable est manifestement dépassé, compte tenu de la 
longue durée de la séparation, de sorte qu'il ne se justifie pas de prévoir un effet rétroactif aux 
contributions d'entretien qui sont allouées.

Le grief de l’appelante est rejeté.

5.

L’appelante reproche à la Présidente du tribunal d’avoir violé le principe du maintien du niveau de 
vie antérieur et le principe d’égalité de traitement entre les conjoints.

5.1. La décision attaquée évoque notamment la jurisprudence en matière de contribution 
d’entretien après divorce, qui prévoit une exception au principe du maintien du train de vie jusqu’à 
la cessation de la vie commune. La Présidente du tribunal a retenu que, compte tenu de la durée de 
la vie séparée, soit 15 ans, et du fait que les parties se sont accommodées de leur arrangement 
s’agissant de l’entretien de l’appelante durant cette longue période, sans solliciter le prononcé de 
mesures protectrices de l’union conjugale, c’est le standard de vie de cette dernière durant la 
séparation, et non à la fin de la vie commune, qui doit être retenu en tant que limite pour fixer le 
montant de la contribution d’entretien, en appliquant par analogie la jurisprudence valable en matière 
de divorce.

La Présidente du tribunal a notamment constaté que le versement d’une contribution d’entretien 
mensuelle de CHF 2'000.- n’offrait aucun excédent à l’appelante. Partant, elle a retenu que la 
contribution d’entretien due par l’intimé se limitera à la couverture du minimum vital élargi du droit 
de la famille de l’appelante, sans participation à l’excédent.

5.2. L’appelante, dans son mémoire, fait valoir que l’autorité aurait dû s’en tenir à un partage par 
moitié du disponible actuel du couple, dans la mesure où les enfants sont financièrement 
indépendants. En effet, elle considère que l’analogie avec la jurisprudence valable en matière de 
divorce n’est pas appropriée. L’appelante soutient que la Présidente du tribunal a arbitrairement 
omis de tenir compte du fait qu’elle n’a jamais pu retrouver son indépendance économique 
puisqu’elle devait s’occuper de l’enfant handicapé des parties. La longue durée de séparation ne 
serait donc pas une raison pertinente pour s’écarter du principe du partage par moitié du disponible 
actuel du couple. De plus, l’appelante nie s’être accommodée de l’arrangement concernant son 
entretien durant la séparation. Elle rappelle que les parties ont longuement mais vainement cherché 
à conclure une convention réglant tous les effets accessoires d’un divorce depuis 2010. Elle explique 
avoir toléré cette situation pendant des années dans l’espoir de conclure une convention lui 
permettant de garantir son entretien à long terme et ne pas avoir requis de mesures protectrices de 
l’union conjugale afin de préserver son fils, que son handicap rend extrêmement sensible et 
vulnérable, d’un conflit parental.

L’appelante fait également valoir qu’il est injuste qu’elle ne puisse pas participer à l’excédent du 
couple, la Présidente du tribunal ayant retenue une cotisation de CHF 20'000.- au 3ème pilier dans 
les charges de l’intimé et rien d'équivalent pour elle-même. Elle soutient que, selon le principe 
d’égalité de traitement entre les conjoints, la Présidente du tribunal aurait dû laisser les parties 
assumer leurs cotisations de prévoyance, ou du moins, limiter le montant pris en compte dans le 
minimum vital au montant annuel de CHF 4'900.- versé par l’appelante. En effet, elle considère qu’il 

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n’existe aucune raison valable de permettre à l’intimé d’épargner quatre fois plus qu’elle pour sa 
prévoyance vieillesse. 

Enfin, dans l’hypothèse où la Cour de céans devrait appliquer par analogie la jurisprudence réglant 
l’entretien après divorce, l’appelante soutient que les revenus de son fils devraient être ajoutés au 
sien pour le temps où il vivait encore chez elle. Elle explique que les revenus de D.________ 
s’élevaient à CHF 3'300.-, soit CHF 2'100.- de rente d’invalidité et CHF 1'200.- d’allocation pour 
impotent. Considérant que les besoins de son fils étaient notablement inférieurs à CHF 3'300.- par 
mois, elle bénéficiait en plus de ses revenus propres, de revenus mensuels supplémentaires de 
CHF 1'300.- qu'il conviendrait de prendre en considération au moment d'établir son standard de vie.

L’intimé s’en remet à la décision de première instance.

5.3.

5.3.1. En l’espèce, les parties sont séparées depuis 2009, et ont réglé à l’amiable les effets de leur 
séparation par convention du 6 avril 2009, qui prévoyait que l’intimé verserait à l’appelante une 
pension mensuelle de CHF 3'000.- pour elle-même et ses deux enfants alors encore mineurs, sans 
solliciter de décision judiciaire homologuant leur accord. Néanmoins, il ressort du dossier que le 
montant de cette contribution a évolué au fil du temps, d’accord entre les parties. L’appelante a en 
réalité perçu ces dernières années une pension mensuelle de CHF 2'000.-.

L’appelante fait valoir que l’allocation pour impotent perçue par son fils doit être ajoutée à son propre 
revenu. Cependant, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l’allocation pour impotent est versée 
pour compenser financièrement les frais de prise en charge de l’enfant liés à son handicap. Il en 
ressort en substance qu’une telle allocation représente une indemnisation forfaitaire des dépenses 
liées au handicap et qu’elle ne constitue ainsi pas un revenu relevant du droit de la famille mais la 
contrepartie des frais, qui ne doit pas être pris en compte dans le calcul des contributions d’entretien 
(arrêt TF 5A_77/2022 du 15 mars 2023 consid. 3.3.5). En d’autres termes, l’allocation pour impotent 
ne doit pas être déduite ni des coûts directs de l’enfant, ni des frais de subsistance du parent gardien 
(ATF 147 III 265 consid. 7.1; arrêt TF 5A_77/2022 du 15 mars 2023 consid. 3.3.5 destiné à la 
publication). 

Le montant de l’allocation pour impotent ne sera dès lors pas pris en compte dans le revenu de 
l’appelante. 

5.3.2. L’appelante s’est certes contentée durant une quinzaine d’années d’une pension de 
CHF 2'000.- par mois versée par l’intimé. Toutefois, cette apparente stabilité financière ne doit pas 
dissimuler les sacrifices personnels et professionnels auxquels elle a consenti au fil des années. En 
effet, elle s’est entièrement consacrée à l’éducation et à l’accompagnement de leurs enfants, et 
particulièrement de leur fils D.________ atteint de trisomie. La prise en charge d’un enfant en 
situation de handicap exige une disponibilité et un engagement constants. Cette lourde 
responsabilité a nécessairement limité les possibilités de progression de l’appelante dans le monde 
du travail. En effet, en raison de l’attention constante requise par la prise en charge de son fils, elle 
n’a jamais été en mesure d’augmenter son taux d’activité professionnelle au-delà de 50%.

Cette situation, marquée par une séparation ayant duré plus de quinze ans, revêt un caractère tout 
à fait exceptionnel et soulève des interrogations quant à la méthode de calcul des contributions 
d’entretien applicable. Dans ce contexte, il convient, de manière exceptionnelle, dans le cadre de la 
présente procédure de mesures provisionnelles, de ne pas tenir compte de la longue durée de 
séparation ayant précédé la demande de l’appelante. En effet, appliquer le niveau de vie de 
l’appelante durant la séparation des parties reviendrait à approuver un déséquilibre manifestement 

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inéquitable au détriment de l’appelante, compte tenu des circonstances très particulières du cas 
d’espèce. Dans ce contexte, il convient dès lors de retenir la règle ordinaire du partage par moitié, 
laquelle assure une répartition plus juste et conforme à l’équité provisoire requise par la nature 
même de la procédure. Il appartiendra toutefois au juge du fond de réexaminer la question.

Par conséquent, il n’y a pas lieu de s’écarter de la méthode du minimum vital avec répartition de 
l’excédent pour fixer le montant de la contribution d’entretien.

5.3.3. S’agissant d'assurances-vie ou 3èmes piliers en général, le Tribunal fédéral considère que les 
primes y afférentes ne peuvent être retenues dans les charges des époux que si l'assurance 
remplace en réalité les cotisations qui devraient être versées au 2ème pilier, ce qui est généralement 
le cas pour les travailleurs indépendants (arrêt TF 5A_226/2010 du 14 juillet 2010 consid. 8.4 et les 
références citées). Notre Haute Cour a confirmé cette position dans sa jurisprudence récente, 
indiquant que, dans des circonstances favorables, il est possible de prendre en compte, au stade 
du minimum vital du droit de la famille, les dépenses de prévoyance à des institutions privées de la 
part de personnes travaillant à titre indépendant (ATF 147 III 265 consid. 7.2). En dehors de cette 
hypothèse, les cotisations à un 3ème pilier relèvent de l'épargne (arrêt TC FR 101 2022 346 du 
13 mars 2023 consid. 4.3.3 et les références citées).

L’art. 7 al. 1 de l’Ordonnance sur les déductions admises fiscalement pour les cotisations versées à 
des formes reconnues de prévoyance (OPP 3; RS 831.461.3), prévoit que les indépendants peuvent 
verser des cotisations à des formes reconnues de prévoyance et les déduire de leur revenu, en 
matière d’impôts directs de la Confédération, des cantons et des communes. S’ils ne sont pas affiliés 
à une institution de prévoyance au sens de l’art. 80 LPP, ils peuvent verser par année, jusqu’à 20% 
du revenu provenant d’une activité lucrative, mais au maximum jusqu’à 40% du montant-limite 
supérieur fixé à l’art. 8 al. 1 LPP (art. 7 al. 1 let. b OPP 3). L’art. 8 al. 1 LPP prévoit que la partie du 
salaire annuel comprise entre 26'460 et 90'720 francs doit être assuré. Le montant maximal des 
cotisations au 3ème pilier pour l’année 2025 est de CHF 36'288.- (40% x 90'720). En 2024, le montant 
maximal était de CHF 35'280.- (40% x 88'200 [art. 8 al. 1 aLPP]).

En l’espèce, il ressort du dossier que l’intimé a versé au 3ème pilier CHF 20'000.- en 2020, 
CHF 22'000.- en 2021 et 20'000.- en 2022. L’appelante de son côté a versé, dans son 3ème pilier, 
CHF 4'900.- en 2020, CHF 4'776.- en 2021, CHF 4'900.- en 2022 et CHF 4'900.- en 2023.

Partant, les parties étant indépendantes et ne cotisant pas au 2ème pilier, il se justifie de retenir dans 
leurs charges les cotisations alléguées au 3ème pilier. Les versements effectués par les parties au 
3ème pilier paraissent raisonnables, étant relevé qu’ils ne dépassent pas le plafond fixé par la loi pour 
les indépendants; ils étaient dès lors en droit de cotiser de tels montants dans leur 3ème pilier 
respectif. Partant, conformément à ce que retient la décision attaquée, il est justifié d’ajouter aux 
charges de l’intimé un montant de CHF 20'000.- correspondant à ses cotisations au 3ème pilier, ainsi 
qu'un montant de CHF 4'900.- aux charges de l’appelante. 

Le grief est rejeté.

6.

L’appelante remet en cause le revenu hypothétique qui lui a été imputé par la Présidente du tribunal.

6.1. La décision attaquée considère que compte tenu de son bon état de santé, de son expérience 
professionnelle, de son insertion dans le marché du travail ainsi que du temps consacré à son enfant, 
atteint de trisomie, pris en charge par une institution quatre jours par semaine, l’appelante peut être 
tenue de travailler à un taux de 80%, que ce soit en tant qu’indépendante ou salariée. La Présidente 

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du tribunal précise qu’à ce taux, il lui resterait une journée complète par semaine à consacrer à la 
gestion administrative des affaires de son fils et pour assurer sa prise en charge. Ensuite, elle a 
calculé, en se référant au calculateur statistique de salaires Salarium, le revenu médian pour une 
femme suisse, âgée de 60 ans, au bénéfice d’un apprentissage complet, travaillant à temps plein 
dans le canton de Fribourg, dans la branche des activités pour la santé humaine, en tant que 
podologue, sans fonction de cadre. Ce revenu s’élèverait à CHF 6'117.- brut. À un taux de 80%, 
cela correspondrait à un salaire mensuel net de CHF 4'405.- (6'117 x 80% - 489), après déduction 
des charges sociales estimées à 10% (4’894 x 10%). 

Ce revenu hypothétique a été imputé à l'appelante dès le 1er juin 2025. À ce revenu ont été ajouté 
les montants de CHF 345.- d’indemnité de proche aidante et de CHF 160.- d’indemnité pour sa 
fonction de curatrice.

6.2. L’appelante fait valoir qu’une augmentation de son taux d’activité d’indépendante n’est pas 
compatible avec la nécessité d’être disponible deux jours ouvrables par semaine pour son fils. Elle 
explique également ne pas pouvoir programmer des rendez-vous avec des clients l’un des deux 
jours en question, pour ensuite être contrainte de les annuler, au risque de perde sa clientèle. Elle 
expose aussi que l’intimé, possédant une entreprise agricole, est en mesure de poursuivre son 
activité professionnelle pendant que leur fils est chez lui. Il n’en va pas de même pour l’appelante, 
laquelle doit cesser toute activité professionnelle pour organiser des activités avec et pour son fils. 
En outre, elle précise que son fils ne se rend pas chez son père du vendredi au samedi, mais que 
c’est elle qui s’occupe de lui la moitié des vendredis de l’année pour les rendez-vous médicaux. 
L’appelante ajoute que E.________ ainsi que F.________ sont fermés pendant les vacances 
scolaires, soit 76 jours par année. Elle assume donc la garde son fils 38 jours supplémentaires par 
année, ce qui l’oblige à prendre des congés. L’appelante invoque également une mauvaise 
application de la jurisprudence exposée par la Présidente du tribunal. Elle considère que l’autonomie 
de son fils, atteint de trisomie, est comparable à celle d’un enfant en âge de scolarité obligatoire, ce 
qui correspond à un taux de travail à 50%. Elle rappelle avoir indiqué en première instance qu’au 
cours d’une semaine ordinaire, elle consacre 18 heures et 30 minutes à s’occuper de son fils, ce qui 
confirme qu’elle ne peut travailler qu’à mi-temps. 

En dernier lieu, l'appelante allègue qu'elle est en incapacité totale de travailler depuis le 28 octobre 
2024 en raison d'un traumatisme de l'épaule à la suite d'un accident et produit les certificats 
médicaux relatifs à cette incapacité de travail du 28 octobre 2024 jusqu'au 31 août 2025.

6.3. L’intimé rejoint entièrement la décision de la Présidente du tribunal. Il ajoute que le suivi de 
son fils ne nécessite en aucun cas deux jours ouvrables complets par semaine et qu’une 
organisation de son travail d’indépendante permettrait à son épouse de planifier les rendez-vous de 
ses clients en fonction des besoins de son fils. L’intimé relève également que l’appelante n’a pas 
prouvé l’affirmation selon laquelle F.________ serait fermé durant les vacances et que de surcroît, 
elle aurait dans tous les cas le droit à des jours de repos. Elle n’aurait pas non plus prouvé, alors 
qu’elle en avait les moyens, les 18 heures et 30 minutes de travail par semaine invoquées 
consacrées à son fils. Enfin, l’intimé soutient que si l’appelante n’est plus en mesure de travailler, il 
ne lui incombe pas de compenser sa perte de gain, le débirentier ne devant pas assumer le déficit 
résultant d’une cause étrangère à la prise en charge de l’enfant.

6.4. Pour fixer la contribution d'entretien, le juge doit en principe tenir compte du revenu effectif 
des parties, tant le débiteur d'entretien que le créancier pouvant néanmoins se voir imputer un 
revenu hypothétique supérieur. Il s'agit ainsi d'inciter la personne à réaliser le revenu qu'elle est en 

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mesure de se procurer et qu'on peut raisonnablement exiger d'elle afin de remplir ses obligations 
(arrêt TF 5A_864/2022 du 25 octobre 2023 consid. 3.2).

Le juge doit prendre en considération qu'en cas de suspension de la vie commune (art. 175 s. CC), 
le but de l'art. 163 CC, soit l'entretien convenable de la famille, impose à chacun des époux le devoir 
de participer, selon ses facultés, notamment par la reprise ou l'augmentation de son activité lucrative, 
aux frais supplémentaires qu'engendre la vie séparée (art. 163 al. 2 CC). Ainsi, lorsque l'on ne peut 
plus sérieusement compter sur une reprise de la vie commune, chacun des époux doit s'efforcer 
d'assurer l'entretien convenable par la prise ou la reprise d'une activité rémunérée, pour autant qu'il 
en ait la possibilité effective (arrêt TF 5A_338/2023 du 29 février 2024 consid. 3.3.1 et les références 
citées).  

Lorsqu'il entend tenir compte d'un revenu hypothétique, le juge doit examiner deux conditions 
cumulatives. Il doit déterminer d'une part si l'on peut raisonnablement exiger d'une personne qu'elle 
exerce une activité lucrative ou augmente celle-ci, eu égard, notamment, à sa formation, à son âge 
et à son état de santé. Le juge doit d'autre part établir si la personne a la possibilité effective d'exercer 
l'activité ainsi déterminée et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances 
subjectives susmentionnées, ainsi que du marché du travail (ATF 143 III 233 consid. 3.2). Les 
circonstances concrètes de chaque cas sont déterminantes. Les critères dont il faut tenir compte 
sont notamment l'âge, l'état de santé, les connaissances linguistiques, la formation passée et 
continue, l'expérience professionnelle, la flexibilité sur les plans personnel et géographique, la 
situation sur le marché du travail, etc. (ATF 147 III 308 consid. 5.6).

Si le juge entend exiger d'une partie la prise ou la reprise d'une activité lucrative, ou encore 
l'extension de celle-ci, il doit généralement lui accorder un délai approprié pour s'adapter à sa 
nouvelle situation; ce délai doit être fixé en fonction des circonstances du cas particulier (ATF 
129 III 417 consid. 2.2; arrêt TF 5A_600/2019 du 9 décembre 2020 consid. 5.1.3).

En matière de droit de la famille, une incapacité de travail durable, telle qu'attestée par des certificats 
médicaux, peut, selon les circonstances, suffire à admettre que l'intéressé ne peut effectivement 
trouver un emploi. Le dépôt de n'importe quel certificat médical ne suffit toutefois pas à rendre 
vraisemblable l'incapacité de travail alléguée. L'élément déterminant pour la valeur probante d'un 
rapport médical n'est ni son origine ni sa désignation, mais son contenu. Il importe notamment que 
la description des interférences médicales soit claire et que les conclusions du médecin soient bien 
motivées. Une attestation médicale qui relève l'existence d'une incapacité de travail sans autres 
explications n'a ainsi pas une grande force probante. En ce qui concerne les rapports établis par un 
médecin traitant, le juge doit en outre prendre en considération le fait que ce médecin peut être 
enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance nouée 
(arrêt TF 5A_88/2023 du 19 septembre 2023 consid. 3.3.3 et les références citées).

6.5.

6.5.1. L’appelante est âgée de 61 ans et exerce en tant que podologue indépendante à son domicile 
à un taux de 50%. Son fils, D.________, atteint de trisomie, séjourne dans un foyer du dimanche 
soir au mercredi soir. L’appelante fait valoir qu'elle gère tous ses déplacements du mercredi soir au 
dimanche soir et s’occupe de son suivi médical régulier. L’intimé rappelle cependant qu’il est toujours 
à disposition pour ramener son fils en cas de besoin; toutefois, il affirme que depuis qu’il a 
reconsidéré sa position sur la convention de divorce, l’appelante le sollicite de moins en moins. Il 
ajoute qu’il s’est à de nombreuses reprises rendu à des rendez-vous médicaux avec son fils. 
L’appelante affirme que D.________ se trouve la moitié des vendredis de l’année avec sa mère en 
cas d’événements particuliers tels que les rendez-vous médicaux ou des changements d’horaires, 

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alors qu’il devrait être, comme prévu initialement par les parties, occupé à travailler à la ferme de 
son père. L’intimé estime que cet argument doit être rejeté, puisqu’il est en réalité toujours disponible 
pour amener son fils à des rendez-vous médicaux; c’est uniquement l’appelante qui le sollicite peu.  

Or, et comme relevé par l'intimé, l'appelante peut aisément aménager son emploi du temps afin qu’il 
concorde avec l’agenda de son fils compte tenu de sa profession d’indépendante. Il est certes vrai 
qu'elle assume encore une part de suivi de son fils. Toutefois, en l’absence de preuves suffisantes, 
il convient de constater que cette prise en charge n’exige pas deux jours ouvrables par semaine, un 
seul jour étant amplement suffisant. L’appelante pourrait libérer un jour par semaine pour son fils et 
solliciter l’aide de l’intimé pour la soulager. Partant, il est raisonnable d'exiger que l’appelante 
augmente son taux de travail. Compte tenu des circonstances, il peut être attendu qu’elle exerce 
son activité de podologue indépendante à un taux de 80%. 

Toutefois, le calcul du revenu réalisé par la Présidente du tribunal est irréaliste. En effet, celle-ci 
s’est fondée sur une estimation à partir du calculateur de salaire de la Confédération 
(www.salarium.bfs.admin.ch), basée sur un taux d’activité de 80% en tant que salariée, alors que 
l’appelante exerce une activité d’indépendante. De plus, compte tenu de son âge, il est illusoire de 
penser que l’appelante pourrait reprendre une activité salariée. Ainsi, il convient d’estimer son 
revenu en tant que podologue indépendante à 80%, en prenant pour base son salaire perçu à 50%, 
et additionner ensuite les indemnités de proche aidante et de curatrice qu’elle perçoit. Elle peut donc 
réaliser un revenu mensuel de CHF 2’366.- ([1'255 / 0.5 x 0.8] + 345 + 160 - 147), après déduction 
des charges sociales estimées à 5.864% (5.864% x 2'513). En effet, il convient de préciser que 
selon l’Office fédéral des assurances sociales, les cotisations aux assurances sociales pour les 
indépendants se montent à 10% du revenu; pour les revenus inférieurs à CHF 60'500.- le taux de 
cotisations baisse en fonction du barème dégressif. En l’occurrence, le taux de cotisation auquel elle 
est soumise se monte à 5.864% du revenu, pour les revenus annuels provenant d’une activité 
lucrative d’au moins CHF 28’000.- mais inférieur à CHF 30’500.-, selon le barème dégressif des 
cotisations pour indépendants (voir le mémento 2.02 – Cotisations des indépendants à l'AVS, à l'AI 
et aux APG, consulté sous www.ahv-iv.ch, rubrique Mémentos > Cotisations AVS/AI/APG/AC).

De plus, la Présidente du tribunal a déduit, dès le 1er juin 2025, du loyer de l’appelante, un montant 
annuel de CHF 4'200.-, soit CHF 350.- par mois, correspondant aux charges locatives du salon, 
utilisé pour l’activité indépendante de l’appelante, selon la comptabilité fournie. Cependant, un 
revenu hypothétique de podologue indépendante à un taux de 80% étant retenu, il n’est pas justifié 
d’inclure le loyer en plein dans les charges, puisqu’une partie de l’habitation sera utilisée pour 
l’activité professionnelle. Il en va de même pour les frais de déplacement professionnels et les frais 
de repas qui ne seront pas pris en compte dans les charges de l’appelante, celle-ci étant 
indépendante à son domicile. Les frais de télécommunications ne seront pas augmentés.

6.5.2. L’appelante fait valoir une incapacité de travail totale jusqu’au 31 octobre 2025. Outre les 
certificats médicaux produits, elle a également fourni un rapport du centre d’imagerie de Fribourg, 
lequel décrit les lésions consécutives à un accident du 28 octobre 2024. Ce dernier a entraîné un 
traumatisme de l’épaule gauche, accompagné de fortes douleurs et d’un hématome au niveau de 
l’épaule antérieure. Selon les conclusions du rapport, l’appelante présente d’importantes 
microfractures du tubercule majeur, un épanchement synovial gléno-huméral minime, une bursite 
sous-acromiale minime ainsi qu’une tendinopathie modérée du sus-épineux et du sous-épineux près 
de leur insertion. 

Au vu de ces éléments, le rapport médical a une valeur probante suffisante pour être pris en compte. 
Compte tenu de l’importance des lésions subies, l’appelante ne pouvait raisonnablement continuer 

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à travailler dans son activité de podologue. Cela étant, alors que les premiers certificats médicaux 
indiquaient une incapacité de deux à trois mois, les derniers ont été établis de mois en mois. Il est 
dès lors raisonnablement acceptable de conclure que l’appelante sera en mesure de reprendre 
prochainement son activité professionnelle et de l’augmenter à 80% dès janvier 2026. Pour le 
surplus, l’appelante ne prétend pas ne pas être assurée en perte de gain, de sorte que son revenu 
à 50% peut être pris en compte pour la période d’incapacité.  

Le grief est partiellement admis.

6.5.3. Du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025, la situation financière de l’appelante se présente 
par conséquent comme suit, hors charge fiscale (voir consid. 7 ci-après) :

Revenus CHF 1'760.-

Minimum vital du droit des poursuites

Montant de base CHF 1'200.-
Loyer CHF 1'535.-
Place de parc CHF 130.-
Prime LAMal CHF 560.-
Prime RC/ménage CHF 50.-

Sous-total CHF 3'475.-
Déficit CHF - 1'715.-

Minimum vital du droit de la famille

Prime LCA CHF 177.-
Forfait télécommunications CHF 80.-
et autres assurances 
Cotisations 3ème pilier CHF 408.-

Total CHF 4'140.-
Déficit CHF - 2'380.-

Dès le 1er janvier 2026, la situation financière de l'appelante se présente par conséquent comme 
suit, hors charge fiscale (voir consid. 7 ci-après) :

Dès le 1er janvier 2026 : 

Revenus CHF 2'366.-

Minimum vital du droit des poursuites

Montant de base CHF 1'200.-
Loyer CHF 1'535.-
Place de parc CHF 130.-
Prime LAMal CHF 560.-
Prime RC/ménage CHF 50.-

Sous-total CHF 3'475.-
Déficit CHF - 1'109.-

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Minimum vital du droit de la famille

Prime LCA CHF177.-
Forfait télécommunications CHF 80.-
et autres assurances 
Cotisations 3ème pilier CHF 408.-

Total CHF 4'140.-
Déficit CHF - 1'774.-

6.6. En ce qui concerne la situation financière de l’intimé, qui n’est pas contestée par l’appelante 
à l’exception des cotisations au 3ème pilier prises en compte dans les charges respectives des parties 
(voir consid. 5.3 ci-avant), il sied de retenir les montants fixés par la Présidente du tribunal, soit un 
revenu mensuel net de CHF 11'250.- 

Dès le 1er mars 2024 la situation financière de l’intimé se présente par conséquent comme suit, hors 
charge fiscale (voir consid. 7 ci-après) :

Revenus CHF 11'250.-

Minimum vital du droit des poursuites

Montant de base CHF 1'200.-
Prime LAMal CHF 431.-
Prime RC/ménage CHF 30.-

Sous-total CHF 1'661.-
Solde CHF 8'663.-

Minimum vital du droit de la famille

Prime LCA CHF 496.-
Frais médicaux non couverts CHF 288.-
Forfait télécommunications CHF 80.-
et autres assurances 
Cotisations 3ème pilier CHF 1'665.-

Total CHF 4'190.-
Disponible CHF 7’060.-

7.

L’appelante conteste également les charges fiscales retenues par la Présidente du tribunal, tant 
dans ses propres charges que dans celles de l’intimé.

7.1. La décision attaquée retient que la charge fiscale mensuelle de l’appelante s’élève à un 
montant de CHF 650.- du 1er mars 2024 au 31 mai 2025 et de CHF 800.- dès le 1er juin 2025.

En outre, elle retient une charge de CHF 1'700.- du 1er mars 2024 au 31 mai 2025 et de CHF 2'500.- 
dès le 1er juin 2025 pour l’intimé.

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7.2. L’appelante allègue que sa charge fiscale doit être augmentée respectivement de CHF 657.- 
et de CHF 507.-. Elle se fonde toutefois sur un revenu imposable de CHF 83'520.-, soit la somme 
de CHF 1'760.- de revenus propres et CHF 5'200.- de pension, multiplié par douze, ce qui 
correspond à une charge fiscale de CHF 15'688.-.

L'appelante allègue également que la charge fiscale de l'intimé pour l'année 2024 devrait être réduite 
respectivement de CHF 512.- et de CHF 1'312.-. Là encore, elle prend en compte un revenu 
imposable de CHF 72'600.-, soit CHF 11'250.- de revenu moins CHF 5'200.- de pension, multiplié 
par douze, ce qui correspond à une charge fiscale de CHF 14'256.-. De plus, elle considère que le 
montant de CHF 20'000.- de cotisations au 3ème pilier doit être déduit du revenu de l’intimé.

L’intimé s’en remet à la décision de première instance.

7.3. Le calcul judiciaire de la charge fiscale ne permet pas d'obtenir le montant exact de la charge 
fiscale des conjoints dès lors qu'il est effectué au moyen du simulateur fiscal mis à disposition par 
l'Administration fédérale des contributions et en tenant uniquement compte des déductions 
automatiques (arrêt TC FR 101 2024 297 du 27 février 2025 consid. 5.3.3). Seules des variations 
importantes peuvent dès lors donner lieu à une correction des contributions d'entretien en appel.

7.4. Au stade du minimum vital du droit de la famille, charge fiscale non comprise, l’appelante 
présente un déficit de CHF 2’380.- du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025 et de CHF 1’774.- dès le 
1er janvier 2026 (voir consid. 6.5.3 ci-avant). La charge fiscale de l’appelante sera estimée à l’aide 
du simulateur fiscal de l’Administration fédérale des contributions (voir le calculateur sous : 
swisstaxcalculator.estv.admin.ch) en prenant en considération une contribution d'entretien estimée 
à CHF 4’000.-, ainsi que les cotisations de l’appelante au 3ème pilier.

Du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025 : Compte tenu d'un revenu annuel net de CHF 64’224.- 
([revenu CHF 1’760.- + pension estimée à CHF 4’000.- - CHF 408.- de cotisation au 3ème pilier] x 
12), sa charge fiscale annuelle peut être évaluée à CHF 9’131.-, soit CHF 760.- par mois.

Dès le 1er janvier 2026 : Compte tenu du revenu annuel net de CHF 71’496.- ([revenu CHF 2’366.- 
+ pension estimée à CHF 4’000.- - CHF 408.- de cotisation au 3ème pilier] x 12), sa charge fiscale 
annuelle peut être évaluée à CHF 10’896.-, soit CHF 908.- par mois.

7.5. Au stade du minimum vital du droit de la famille, charge fiscale non comprise, l’intimé 
présente un disponible de CHF 7’060.- dès le 1er mars 2024 (voir consid. 6.6 ci-avant). La charge 
fiscale de l’intimé sera estimée à l’aide du simulateur fiscal de l’Administration fédérale des 
contributions (voir le calculateur sous : swisstaxcalculator.estv.admin.ch) en prenant en 
considération une contribution d'entretien estimée à CHF 4’000.-, ainsi que les cotisations de l’intimé 
au 3ème pilier.

Compte tenu du revenu annuel net de CHF 67’020.- ([revenu CHF 11'250.- - pension estimée à 
CHF 4’000.- - CHF 1’665.- de cotisation au 3ème pilier] x 12), sa charge fiscale annuelle peut être 
évaluée à CHF 10’931.-, soit CHF 910.- par mois.

8.

Au vu des considérants précédents, en intégrant la charge fiscale de l’appelante dans ses charges, 
on obtient un déficit de CHF 3’140.- pour la période allant du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025 
(2'380 + 760) et de CHF 2’682.- (1’774 + 908) pour la période dès le 1er janvier 2026. Quant à l’intimé, 
en intégrant la charge fiscale obtenue dans ses charges, on obtient un disponible de CHF 6’150.- 
(7’060 - 910) dès le 1er mars 2024.

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Partant, afin de maintenir le niveau de vie de l’appelante durant sa vie commune avec l’intimé, il 
convient de partager l’excédent de l’intimé par moitié (voir consid. 5.3.1 ci-avant). Compte tenu du 
déficit de l’appelante de CHF 3’140.- du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025 et de CHF 2'682.- dès 
le 1er janvier 2026, le disponible de l’intimé, après couverture du déficit de l’appelante, se monte à 
respectivement CHF 3’010.- (6'150 - 3’140) et CHF 3’468.- (6'150 - 2’682). L’appelante a le droit à 
la moitié de cet excédent, ce qui correspond à un montant de CHF 1’505.- (3'010 / 2) du 1er mars 
2024 au 31 décembre 2025 et de CHF 1’734.- (3'468 / 2) dès le 1er janvier 2026. Les contributions 
d’entretien seront dès lors fixées de la manière suivante :

- du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025, l’intimé versera, en mains de l’appelante, une 
contribution d’entretien d’un montant de CHF 4’645.- (3'140 + 1’505), arrondie à 
CHF 4'600.- ;

- dès le 1er janvier 2026, l’intimé versera, en mains de l’appelante, une contribution d’entretien 
d’un montant de CHF 4’416.- (2'682 + 1’734), arrondie à CHF 4'400.-.

L'appel est par conséquent partiellement admis.

9.

9.1. Aux termes de l'art. 106 al. 1 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie succombante. 
Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, quand bien même le tribunal 
a la faculté, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, de s'écarter des règles générales et de 
répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

En l'espèce, l'appel est partiellement admis, l'appelante obtenant une augmentation de sa 
contribution d'entretien, mais dans une mesure légèrement moindre que sollicité. Dès lors, compte 
tenu encore de la volonté du législateur consistant à laisser au juge une certaine souplesse dans 
l'attribution des frais et dépens lorsque le litige relève du droit de la famille, il se justifie de répartir 
les frais d’appel à raison de 3/4 à la charge de l’intimé et de 1/4 à la charge de l’appelante.

9.2. Les frais judiciaires pour la procédure d'appel sont arrêtés à CHF 1'000.- (art. 19 al. 1 du 
règlement du 30 novembre 2010 sur la justice, RJ; RSF 130.11). Ils sont mis à la charge de l’intimé 
à hauteur de CHF 750.- et à la charge de l’appelante à hauteur de CHF 250.-. Ils sont prélevés sur 
l’avance de frais versée par A.________ qui a droit au remboursement de la somme de CHF 750.- 
par B.________ (art. 111 al. 2 CPC).

9.3. Selon l'art. 105 al. 2 CPC, le tribunal fixe les dépens selon le tarif, soit le Règlement 
fribourgeois du 30 novembre 2010 sur la justice (RF; RSF 130.11). En cas de fixation globale, 
comme en l'espèce, l’autorité tient compte notamment de la nature, de la difficulté et de l’ampleur 
de la procédure et du travail nécessaire de l’avocat, ainsi que de l’intérêt et de la situation 
économiques des parties (art. 63 al. 2 RJ). L'indemnité maximale en cas de recours contre une 
décision du juge unique est de CHF 3'000.-, montant pouvant être doublé si des circonstances 
particulières le justifient (art. 64 al. 1 let. e et al. 2 RJ).

En l'espèce, compte tenu des critères, il se justifie d'arrêter l'indemnité de dépens des parties pour 
la procédure d'appel à CHF 1'600.- pour chacune d'elles, TVA à 8.1 % en sus. Ainsi, B.________ 
est astreint à verser les 3/4 de ce montant, soit CHF 1'200.-, à A.________, qui est quant à elle 
astreinte à lui verser le quart de CHF 1'600.-, soit un montant de CHF 400.-. Partant, après 
compensation, B.________ est reconnu devoir à A.________ un montant de CHF 800.- à titre de 
dépens pour la procédure d'appel, TVA par CHF 65.- en sus.

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la Cour arrête :

I. L’appel est partiellement admis.

Partant, le chiffre II du dispositif de la décision du 10 décembre 2024 de la Présidente du 
tribunal civil de la Sarine est réformé et prend désormais la teneur suivante :

II. B.________ est astreint à contribuer à l’entretien de A.________ par le versement d’une 
contribution d’entretien mensuelle de :

- CHF 4’600.- du 1er mars 2024 au 31 décembre 2025;

- CHF 4’400.- dès le 1er janvier 2026.

La pension précitée est payable d’avance, le 1er de chaque mois.

II. Les frais judiciaires d’appel, arrêtés à CHF 1'000.-, sont mis à la charge de l’intimé à raison de 
3/4 et à la charge de l’appelante pour le 1/4 restant. 

Ils sont prélevés sur l’avance de frais versée par A.________ qui a droit au remboursement 
de la somme de CHF 750.- par B.________.

III. Les dépens des parties sont fixés à CHF 1’600.- pour chacune d’elles. Après compensation, 
B.________ est reconnu devoir à A.________ un montant de CHF 800.- à titre de dépens pour 
la procédure d'appel, TVA par CHF 65.- en sus.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 9 septembre 2025/oni

Le Président La Greffière-stagiaire