# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5b315a1e-45fd-5690-8c5f-12e025f8832d
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-02-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.02.2025 E-56/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-56-2025_2025-02-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 

 

  

 

 Cour V 

E-56/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 4  f é v r i e r  2 0 2 5   

Composition 
 Camilla Mariéthoz Wyssen, juge unique,  

avec l’approbation de Chrystel Tornare Villanueva, juge ; 

Jean-Marie Staubli, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Sri Lanka,   

représenté par Mathias Deshusses,  

Entraide Protestante Suisse EPER/SAJE,  

(…),  

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure.  
   

Objet 
 Asile et renvoi ;  

décision du SEM du 2 décembre 2024. 

 

 

 

E-56/2025 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse, le 12 septembre 2024, par 

A._______, 

le journal de soins du 16 septembre 2024, dont il ressort que le recourant 

a consulté l’infirmerie du Centre fédéral pour requérants d’asile (CFA) de 

Boudry pour cause d’anxiété et de difficulté d’endormissement depuis 

six mois, 

le procès-verbal de l’audition sur ses motifs d’asile du 15 octobre 2024, 

les photographies remises à cette occasion, 

les décisions du SEM d’attribution de l’intéressé au canton de B._______ 

et de passage en procédure étendue des 24, respectivement 25 octobre 

2024, 

la décision du 2 décembre 2024, notifiée quatre jours plus tard, par laquelle 

le SEM a dénié la qualité de réfugié au recourant, rejeté sa demande 

d’asile, prononcé son renvoi de Suisse et ordonné l’exécution de cette 

mesure, 

le recours formé, le 3 janvier 2025 (date du sceau postal), contre cette 

décision, par lequel l’intéressé a conclu, principalement, à son annulation, 

à la reconnaissance de la qualité de réfugié et à l'octroi de l'asile, 

subsidiairement, au prononcé d’une admission provisoire, 

les demandes de dispense du paiement de l'avance et des frais de 

procédure ainsi que de désignation d'un mandataire d'office qu’il comporte, 

la décision incidente du 15 janvier 2025, par laquelle la juge chargée de 

l’instruction, estimant que les conclusions du recours paraissaient à 

première vue vouées à l’échec, a rejeté ces demandes incidentes et invité 

l’intéressé à verser, dans un délai échéant le 30 janvier 2025, une avance 

de frais de 750 francs, sous peine d’irrecevabilité, 

le versement de l’avance requise dans le délai imparti, 

le courrier du 7 février 2025 et les moyens de preuve y annexés, 

  

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et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours contre les décisions au 

sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110], 

exception non réalisée en l’espèce, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable 

(art. 3 al. 2 LAsi), 

que, conformément à la jurisprudence, la crainte face à de sérieux 

préjudices à venir, telle que comprise à l'art. 3 LAsi, contient un élément 

objectif, au regard d'une situation ancrée dans les faits, et intègre 

également dans sa définition un élément subjectif, 

qu’ainsi, sera reconnu comme réfugié, celui qui a de bonnes raisons, c'est-

à-dire des raisons objectivement reconnaissables pour un tiers (élément 

objectif), de craindre (élément subjectif) d'avoir à subir selon toute 

vraisemblance et dans un avenir prochain une persécution 

(cf. ATAF 2010/57 consid. 2.5 ; 2010/44 consid. 3.3), 

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qu’en application de la jurisprudence du Tribunal, une poursuite pénale ou 

une condamnation pour une infraction de droit commun constitue une 

mesure légitime de la part des autorités étatiques, 

qu’il en est autrement seulement si la poursuite pénale ou la condamnation, 

apparemment motivée par un délit de droit commun, tend en réalité à 

poursuivre ou à punir une personne en raison de sa race, de sa religion, 

de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de 

ses opinions politiques selon l'art. 3 LAsi, ou lorsque la situation de la 

personne poursuivie risque d'être aggravée pour l'une de ces raisons 

(cf. ATAF 2014/21 consid. 5.3), 

qu’une éventuelle sanction pour une infraction de droit commun n’est donc 

pertinente en matière d’asile que si l’Etat ne cherche pas prioritairement à 

sauvegarder l'ordre et la sécurité publics, mais s’efforce d’atteindre la 

personne concernée pour l'un des motifs énoncés à l'art. 3 LAsi, soit en la 

soumettant à un procès inéquitable, soit en lui imputant à tort un délit ou 

en la punissant d'une manière démesurément sévère ou plus sévèrement 

qu'une autre dans la même situation ("malus politique"), soit encore en 

l'exposant – en sus de mesures de contrainte en soi légitimes – à de graves 

préjudices telle la torture (cf. ATAF 2014/21 consid. 5.3 ; 2013/25 

consid. 5.1 ; 2011/10 consid. 4.3), 

qu’en l’espèce, A._______, ressortissant sri-lankais d’ethnie tamoule, a 

déclaré être originaire de la localité de C._______, dans le district de Jaffna 

(province de Nord), et avoir suivi une scolarité complète jusqu’au  

A-Level, 

que, de 2017 à 2018, il aurait exercé en tant que peintre, avant de travailler, 

de 2019 à 2022, dans un magasin de téléphonie appartenant à l’un de ses 

frères, 

qu’en juillet 2022, dans le contexte des manifestations de grande ampleur 

contre la crise économique frappant le pays, il se serait introduit avec des 

amis dans le palais présidentiel, à l’instar de nombreux autres individus, 

qu’à cette occasion, ils auraient pris plusieurs photographies des lieux, 

notamment de la piscine et de la salle de réunion, ainsi qu’un cliché le 

montrant assis sur la chaise du président, images qu’il aurait ensuite 

partagées sur les réseaux sociaux, 

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que, deux mois plus tard, il aurait appris, par la presse et les réseaux 

sociaux, que la police recherchait les personnes impliquées dans cette 

intrusion, en particulier celles ayant pris place sur la chaise du président, 

que dans ce contexte, plusieurs arrestations auraient eu lieu dans la 

capitale, 

qu’en réaction, le recourant aurait supprimé les photographies publiées en 

ligne, à l’instar de ses amis, 

qu’en janvier 2023, alors qu’il se trouvait au travail, trois policiers se 

seraient rendus à son domicile familial pour s’enquérir de sa localisation 

auprès de sa mère, 

que deux mois plus tard, deux de ses compagnons auraient été arrêtés en 

raison des photographies prises au palais présidentiel, 

que le jour même, une nouvelle visite de policiers aurait eu lieu à son 

adresse en son absence, 

que redoutant une arrestation imminente il aurait, sur les conseils de ses 

proches, renoncé à regagner le domicile familial et aurait pris un bus depuis 

son lieu de travail pour rejoindre un ami à D._______, chef-lieu du district 

du même nom (province du Nord), 

qu’il aurait vécu chez cet ami durant un an et demi, évitant toute sortie par 

crainte d’être repéré et dénoncé, se contentant d’apporter 

occasionnellement une aide aux proches de celui-ci sur leurs terrains 

agricoles, 

que durant cette période, un de ses frères, établi en Suisse, lui aurait 

conseillé de quitter le pays et aurait entrepris des démarches avec un 

passeur à cette fin, 

qu’en avril 2024, sa mère lui aurait annoncé avoir reçu une convocation le 

concernant pour un interrogatoire à Colombo, 

que confronté à cette nouvelle, il aurait sollicité l’avis d’une connaissance 

au sein des forces de l’ordre, laquelle l’aurait dissuadé de s’y rendre, au 

motif qu’il risquait une arrestation, 

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qu’il aurait alors contacté son frère afin que celui-ci accélère les préparatifs 

de son départ, 

que le (…) septembre 2024, il aurait gagné l’aéroport international de 

Colombo, embarqué sur un vol pour l’Italie avec un faux passeport, puis 

rejoint la Suisse le lendemain, 

qu’il n’aurait aucune nouvelle de ses amis arrêtés et craindrait, en cas de 

retour, d’être appréhendé par les autorités sri-lankaises, 

que cette situation pèserait sur son état psychologique, entraînant des 

troubles du sommeil, 

qu’il a produit plusieurs clichés des photographies prétendument à l’origine 

de ses ennuis, 

que dans sa décision du 2 décembre 2024, se dispensant d’examiner la 

vraisemblance des déclarations du recourant, le SEM a refusé de lui 

reconnaître la qualité de réfugié et rejeté sa demande d’asile, pour défaut 

de pertinence de ses motifs, 

qu’il a retenu, en substance, que les recherches policières alléguées 

répondaient à un objectif légitime de préservation de l’ordre et de la 

sécurité publics et ne révélaient aucun élément de discrimination, 

que rien au dossier ne permettait d’établir que ces recherches visaient en 

réalité à poursuivre ou punir le recourant pour l’un des motifs définis à 

l’art. 3 LAsi, 

que le lien de causalité temporelle entre les événements allégués et son 

départ du pays semblait rompu, l’intéressé étant demeuré encore un an et 

demi au Sri Lanka après les descentes de police de 2022, 

qu’en outre, ses déclarations quant à la prétendue convocation reçue par 

sa mère étaient insuffisantes pour fonder une crainte objectivement fondée 

de persécution, 

que, dans son recours, l’intéressé réfute cette appréciation et soutient 

qu’un retour au Sri Lanka l’exposerait à un risque de sérieux préjudices, 

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que, selon lui, le lien temporel n’était en aucun cas rompu, dès lors qu’il 

avait quitté son pays quelques mois seulement après la notification de la 

convocation de police à sa mère, 

que son appartenance à la minorité tamoule, conjuguée à ses activités 

militantes en faveur des droits de ce groupe et son affiliation à la Tamil 

National Alliance (ci-après : TNA), pouvait constituer un motif de 

persécution, au regard de l’intensité de la répression exercée par les 

autorités sous couvert de la loi sur la prévention du terrorisme, 

que, par courrier du 7 février 2025, le recourant a soumis, sous forme de 

copies, deux documents intitulés "message form", datés respectivement 

des (…) avril et (…) octobre 2024, 

que selon la traduction produite du plus récent d’entre eux, l’intéressé est 

tenu de se présenter aux quartiers généraux de la division d’enquête 

antiterroriste à E._______, pour des investigations complémentaires en 

lien avec des activités supposées contre l'Etat, 

qu’en l’occurrence, le Tribunal considère que c’est à bon droit que le SEM 

a refusé de reconnaître à A._______ la qualité de réfugié et de lui octroyer 

l’asile, 

qu’à les supposer vraisemblables, les recherches policières initiées en 

janvier et mars 2023 à son encontre s’inscrivent dans le cadre de mesures 

légitimes visant à préserver l’ordre et la sécurité publics, et non dans une 

volonté de l’atteindre pour l'un des motifs énoncés à l'art. 3 LAsi, 

que le comportement reproché – à savoir son intrusion dans le palais 

présidentiel lors des manifestations de juillet 2022, son installation sur la 

chaise du président et la publication des photographies correspondantes 

sur les réseaux sociaux – relève en effet d’une infraction de droit commun, 

comme le recourant le reconnaît d’ailleurs en admettant le caractère 

formellement interdit de sa conduite (cf. procès-verbal d’audition du 

15 octobre 2024, R69 et 81), 

qu’aucun élément au dossier ne permet d’inférer qu’il risquerait, dans le 

cadre d’une éventuelle procédure pénale en lien avec ces faits, de subir un 

procès inéquitable ou de se voir infliger une sanction démesurément 

sévère ou plus sévère qu'une autre personne placée dans une situation 

comparable (cf. ATAF 2014/21 consid. 5.3 ; 2013/25 consid. 5.1 ; 2011/10 

consid. 4.3), 

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que ses allégations relatives à la prétendue convocation adressée à sa 

mère en avril 2024, de même que la production de deux "message form", 

ne suffisent pas à établir l’existence de poursuites motivées par des 

considérations d’ordre politique ou ethnique, 

que les motifs avancés pour justifier son départ du Sri Lanka sont dès lors 

dénués de pertinence sous l’angle de l’asile, 

qu’il ne saurait s’en prévaloir pour en déduire une crainte objectivement 

fondée de persécution, en cas de retour dans son pays d’origine, 

que le fait que le recourant ait pu vivre chez un ami pendant plus d’un an 

et demi sans être localisé ni appréhendé (à compter de mars 2023) et qu’il 

ait pu quitter, en septembre 2024, le Sri Lanka depuis l’aéroport 

international de Colombo sans entrave, apparemment avec un faux 

passeport qu’il n’aurait jamais vu, démontre du reste l’absence de 

recherches actives à son encontre et, plus largement, l’inexistence d’une 

volonté réelle des autorités de son pays de s’en prendre à lui, 

que s’agissant plus précisément des deux documents transmis sous forme 

de copies par courrier du 7 février 2025, leur valeur probante est très faible, 

déjà en raison de leur caractère aisément falsifiable, 

que plusieurs éléments renforcent cette réserve, notamment la présence 

de sceaux dont la lisibilité est curieusement altérée et leur production 

tardive dans la procédure, 

qu’un examen attentif révèle, par ailleurs, une incohérence manifeste dans 

leur structure, ces documents étant formellement adressés par une autorité 

à une autre, ce qui suggère une vocation interne, tout en adoptant 

paradoxalement la forme d’une convocation individuelle destinée au 

recourant (cf. traduction du "message form" du […] octobre 2024 : "You, 

A._______ […] are required to appear at the Counter-Terrorism 

Investigation Division Headquarters, […], on […].10.2024, for further 

inquiries into alleged activites against the State, […]"), 

qu’à supposer qu’il s’agisse de documents purement internes, il est pour le 

moins insolite que le recourant soit parvenu à se les procurer, même sous 

forme de copies, 

qu’à admettre, à l’inverse, qu’il s’agisse de véritables convocations, il est 

tout aussi étonnant que ces pièces mentionnent explicitement l’objet des 

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investigations ainsi que le fait que celles-ci seraient menées par la division 

d’enquête antiterroriste, de telles précisions étant susceptibles d’inciter la 

personne convoquée à prendre la fuite, 

que dans tous les cas, quelle que soit l’interprétation retenue, l’incohérence 

structurelle de ces documents demeure entière et ne trouve aucune 

explication convaincante, 

que dans ces circonstances, l’authenticité de ces documents est fortement 

sujette à caution, de sorte que, par appréciation anticipée, il ne se justifie 

pas d’exiger ou d’attendre des explications sur les circonstances de leur 

obtention, tel que sollicité par le recourant dans son courrier du  

7 février 2025 (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1 ; 140 I 285 consid. 6.3.1), 

que les déclarations de l’intéressé ne révèlent au demeurant aucun facteur 

particulier à risque au sens de l’arrêt de référence du Tribunal E-1866/2015 

du 15 juillet 2016 (cf. consid. 8.4 et 8.5), 

qu’en effet, il n'a jamais allégué avoir fait l’objet de mesures étatiques en 

raison de liens, avérés ou supposés, avec les Tigres de libération de 

l'Eelam tamoul (LTTE), ou pour d'autres motifs jusqu'à son départ du 

Sri Lanka, 

qu’il n’a pas non plus déclaré avoir rencontré de sérieux problèmes avec 

les autorités de son pays par le passé ni avoir œuvré d’une quelconque 

manière en faveur du séparatisme tamoul, 

que ses propos, avancés dans le cadre de son recours, selon lesquels il 

aurait milité en faveur des droits de la minorité tamoule et été affilié à la 

TNA, ne sont étayés par aucun commencement de preuve, 

que tout porte à croire qu’il s’agit là d’ajouts opportunistes destinés à 

renforcer artificiellement sa cause, 

que partant, il n’y a pas de facteurs le faisant apparaître, aux yeux des 

autorités sri-lankaises, comme étant susceptible de menacer l’unité ou la 

sécurité de leur Etat (cf. arrêt de référence précité, consid. 8.5.1, 8.5.3 et 

8.5.4), 

que son appartenance à l'ethnie tamoule et sa provenance de la province 

du Nord représentent des facteurs de risque trop faibles pour qu'ils soient 

suffisants en eux-mêmes à fonder une crainte objective de sérieux 

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préjudices au sens de l'art. 3 LAsi (cf. arrêt de référence précité, 

consid. 8.5.5), 

qu’il s’ensuit que le recours doit être rejeté, en tant qu’il conteste le refus 

de la reconnaissance de la qualité de réfugié à l’intéressé et le rejet de sa 

demande d’asile, et la décision attaquée confirmée sur ces points, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi (art. 44 LAsi), 

qu'aux termes de l'art. 83 al. 1 de la loi fédérale sur les étrangers et 

l’intégration (LEI, RS 142.20), auquel renvoie l'art. 44 2ème phr. LAsi, le 

SEM doit admettre provisoirement l'étranger si l'exécution du renvoi n'est 

pas possible, n'est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée, 

qu'a contrario, l'exécution du renvoi est ordonnée lorsqu'elle est licite, 

raisonnablement exigible et possible, 

qu’en l’espèce, l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de 

non-refoulement de l'art. 5 LAsi, le recourant n'ayant, au vu de ce qui 

précède, pas établi qu'il serait, en cas de retour dans son pays, exposé à 

de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi, 

que, pour les mêmes raisons, le recourant n'a pas non plus établi qu’il 

existerait pour lui un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en 

cas de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants (art. 3 de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde 

des droits de l'homme et des libertés fondamentales [CEDH, RS 0.101] et 

art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres 

peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. torture, 

RS 0.105]), 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEI), cette mesure 

n’étant en l’occurrence contraire à aucun engagement de la Suisse 

relevant du droit international, 

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI), 

que depuis mai 2009, le Sri Lanka ne connaît plus une situation de guerre, 

de guerre civile ou de violence généralisée qui permettrait d'emblée – et 

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indépendamment des circonstances du cas d'espèce – de présumer, à 

propos de tous les ressortissants du pays, l'existence d'une mise en danger 

concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEI (cf. arrêt de référence précité 

consid. 13), 

que la crise économique et financière à laquelle est actuellement confronté 

le pays n’est pas non plus susceptible de modifier cette appréciation, 

qu'il ne ressort pas non plus du dossier que le recourant pourrait être mis 

en danger pour des motifs qui lui seraient propres, 

que des critères individuels favorables à sa réinsertion dans le district de 

Jaffna, d’où il provient, sont présents (cf. arrêt de référence précité, 

consid. 13.3.3), 

qu’en effet, il est jeune, sans charge familial et apte à travailler pour 

subvenir à ses besoins, 

qu’il dispose en outre d’un solide réseau familial et social (ses parents, 

deux frères et une sœur aînés), en mesure de le soutenir dans sa 

réinstallation, 

qu’il pourra également compter sur l’aide, principalement financière, de son 

frère résidant en Suisse, 

que les problèmes de santé allégués, notamment des troubles du sommeil, 

ne constituent au surplus pas des atteintes graves susceptibles de faire 

obstacle à l’exécution de son renvoi au sens de la jurisprudence 

(cf. ATAF 2014/26 consid. 7.3 à 7.10 ; 2011/50 consid. 8.1 à 8.3 et 

jurisp. cit.), 

que l’exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), le recourant étant tenu de 

collaborer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d'origine (art. 8 al. 4 LAsi), 

qu’il s’ensuit que le recours doit être également rejeté, en tant qu’il conteste 

la décision de renvoi et l’exécution de cette mesure, 

que s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

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qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l'art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

que ce montant est entièrement couvert par l'avance de frais versée le 

29 janvier 2025, 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant est couvert par l'avance de frais du même 

montant versée le 29 janvier 2025. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire du recourant, au SEM et à 

l'autorité cantonale compétente. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Camilla Mariéthoz Wyssen Jean-Marie Staubli 

 

 

Expédition :