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**Case Identifier:** 62c0ad44-0d1e-5bc3-ac07-793b44ac6a17
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 18.10.2017 A/1729/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1729-2017_2017-10-18.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente; Rosa GAMBA et Larissa 
ROBINSON-MOSER, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1729/2017 ATAS/929/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 18 octobre 2017 

4ème Chambre 

 

En la cause 

HELVETIA FONDATION COLLECTIVE DE PRÉVOYANCE 
DU PERSONNEL, sise St. Alban-Anlage 26, BASEL 

 

 

demanderesse 

 

contre 

A______ SA, sise à GENÈVE 

 

 

défenderesse 

 

 
 
 

 

A/1729/2017 

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EN FAIT 

1. A______ SA (ci-après la société) est inscrite au registre du commerce depuis le 
18 décembre 2007 et est domiciliée à la rue B______ à Genève. 

2. Par contrat signé les 28 décembre 2007 et 16 janvier 2008, la société a été affiliée, à 
la Fondation Patria, pour le développement de l’assurance en faveur du personnel, 
Bâle.  

3. Le 10 avril 2015, Helvetia Fondation collective de prévoyance du personnel Bâle 
(ci-après Helvetia) a adressé une sommation à la société pour les cotisations dues 
au 10 avril 2015 à hauteur de CHF 7'343.60, plus une indemnité de CHF 300.- 
selon le règlement en matière de frais de gestion du 10 avril 2015. Le taux actuel 
des intérêts moratoires s'élevait à 5%. 

4. Le 29 avril 2016, Helvetia a adressé à la société une facture de contributions de la 
prévoyance professionnelle à hauteur de CHF 7'027.45, correspondant au total des 
contributions actuellement à sa charge.  

5. Une attestation collective établie par Helvetia le 29 avril 2016 indique les données 
personnelles, les prestations assurées, les frais annuels et les retenues mensuelles du 
seul salarié de la société, Monsieur C______. 

6. Le 30 novembre 2016, Helvetia a informé la société que, dans la mesure où sa 
créance était restée impayée à ce jour malgré sommation, elle avait entamé une 
procédure de poursuite et débité son compte d’encaissement des frais de gestion 
supplémentaires, selon la convention d’affiliation (règlement en matière de frais de 
gestion ch. 2.1). Les frais de gestion supplémentaires s’élevaient à CHF 500.- au 
29 novembre 2016. 

7. Le 27 mars 2017, Helvetia a résilié le contrat de prévoyance du personnel 
(poursuite n° _______) au motif que la collaboration entre ses services et la société 
était affectée depuis un certain temps par de considérables difficultés. Elle attirait 
l’attention de la société sur le fait qu’à partir de cette date, son personnel n’était 
plus assuré, conformément aux prescriptions de la loi fédérale sur la prévoyance 
professionnelle vieillesse survivant et invalidité (LPP).  

8. Un commandement de payer a été adressé le 9 mars 2017 à la société et son 
administrateur, M. C______, y a formé opposition le même jour. 

9. Selon un extrait de compte établi le 19 avril 2017, sur la période du 1er janvier 2008 
au 18 avril 2017, le solde au débit de la société s’élevait à CHF 7'253.50. 

10. Par demande adressée à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice le 
10 mai 2017, Helvetia a conclu à ce que la société défenderesse soit condamnée à 
lui payer une créance en capital de CHF 6'368.20, les intérêts du 1er janvier au 
29 novembre 2016 de CHF 282.45, plus les intérêts à 5% sur la créance en capital à 
partir du 30 novembre 2016 ainsi qu’une indemnité des procédés de CHF 500.-. 
Elle a également requis le prononcé de la mainlevée définitive dans la poursuite 

 
 
 

 

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n° _______ (office des poursuites de Genève) à concurrence de la créance précitée 
(hormis les frais du commandement de payer qui pouvaient être décomptés 
préalablement des paiements de la défenderesse selon l’art. 68 al. 2 LP). La 
demande se fondait sur l’art. 73 LPP. Le Tribunal des assurances du canton de 
Genève était donc compétent en ce qui concernait le lieu et la matière. Afin de 
réaliser la prévoyance professionnelle obligatoire, la défenderesse s’était affiliée au 
1er janvier 2008 à la demanderesse. L’œuvre de prévoyance établie à cet effet pour 
la défenderesse à l’intérieur de la fondation collective était administrée sous le 
numéro ______. La défenderesse avait signé le contrat d’affiliation correspondant 
le 28 novembre 2007. Après la résiliation de la demanderesse, le rapport 
d’affiliation avec la défenderesse avait pris fin le 30 avril 2017.  

Selon l’art. 66 al. 2 LPP, la défenderesse devait, en tant qu’en employeur, la totalité 
des cotisations de prévoyance à la demanderesse. En ce qui concernait le montant 
des intérêts dus, ces derniers étaient fondés sur un accord en ce sens mentionné 
sous chiffre 5.4 du contrat l’affiliation. Sur la base de ces dispositions, la 
demanderesse avait communiqué à la défenderesse les futurs taux d’intérêts. La 
communication avait été faite lors de chaque envoi d’un extrait de compte. 
Conformément au règlement sur les frais, qui formait partie intégrante du contrat 
d’affiliation, la demanderesse était en droit de facturer CHF 300.- pour une 
sommation par lettre signature en rapport avec le paiement des cotisations arriérées 
encore dues et CHF 500.- si elle se voyait obligée d’entamer une poursuite (chiffre 
2.1 du règlement pour frais de gestion du contrat d’affiliation). La demanderesse 
avait rempli entièrement ses obligations découlant du rapport d’affiliation. Elle 
avait également envoyé à la défenderesse les règlements sur la prévoyance 
professionnelle. La défenderesse n’avait contesté ni le rapport d’affiliation, ni les 
extraits de compte envoyés. La demanderesse avait rappelé plusieurs fois à la 
défenderesse son obligation de payer, l’avait sommée formellement et avait entamé 
une poursuite. La défenderesse avait fait opposition au commandement de payer qui 
lui avait été envoyé sans indication des motifs. La demanderesse se réservait le 
droit de prouver tous les faits allégués dans la présente demande. Les documents 
originaux étaient offerts pour l’édition à condition qu’ils soient disponibles.   

11. Un délai a été imparti au 7 juin 2017 à la société pour faire parvenir sa réponse à la 
chambre de céans. Le 12 juin 2017, un nouveau délai a été octroyé à la 
défenderesse au 22 juin 2017. Aucune réponse n’est parvenue à la chambre de 
céans dans les délais impartis.  

12. Sur ce, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales connaît en instance unique des contestations relatives à la 
prévoyance professionnelle opposant institutions de prévoyance, employeurs et 

 
 
 

 

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ayants droit, y compris en cas de divorce, ainsi qu’aux prétentions en responsabilité 
(art. 331 à 331e de la  loi fédérale du 30 mars 1911, complétant le Code civil suisse 
[CO, Code des obligations - RS 220]; art. 52, 56a, al. 1, art. 73 de la loi fédérale sur 
la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 25 juin 1982 
[LPP - RS 831.40] et art. 142 du Code civil suisse du 10 décembre 1907 [CC - 
RS 210]).  

En matière de prévoyance professionnelle, le for de l’action est au siège ou au 
domicile suisse du défendeur ou au lieu de l’exploitation dans laquelle l’assuré a été 
engagé (art. 73 al. 3 LPP), soit Genève en l’espèce. 

La compétence de la chambre de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. L'ouverture de l'action prévue à l'art. 73 al. 1 LPP n'est soumise, comme telle, à 
l'observation d'aucun délai (SPIRA, Le contentieux des assurances sociales 
fédérales et la procédure cantonale, recueil de jurisprudence neuchâteloise 1984, 
p. 19 ; SCHWARZENBACH-HANHART, Die Rechtspflege nach dem BVG, SZS 
1983, p. 182). C'est pourquoi, en matière de prévoyance professionnelle, le juge ne 
peut pas renvoyer l'affaire aux organes de l'assurance pour complément 
d'instruction et nouveau prononcé (ATF 117 V 237 consid. 2; 115 V 224 et 239; 
114 V 102 consid. 1b; 113 V 198 consid. 2; 112 Ia 180 consid. 2). 

3. En l'espèce, la demande respecte la forme prévue à l'art. 89B de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), de sorte qu’elle est 
recevable. 

4. Le litige porte sur la mainlevée de l’opposition faite au commandement de payer, 
poursuite _______ portant sur les cotisations échues (CHF 6'368.20 avec intérêts à 
5% dès le 30 novembre 2016), les intérêts du 1er janvier au 29 novembre 2016 
(CHF 282.45) et une indemnité de gestion (CHF 500.-). 

5. Il sied de rappeler que les décisions des autorités administratives fédérales portant 
condamnation à payer une somme d'argent sont exécutées par la voie de la 
poursuite pour dettes et sont, une fois passées en force, assimilées à des jugements 
exécutoires au sens de l'art. 80 al. 2 ch. 2 de la loi fédérale sur la poursuite pour 
dettes et la faillite du 11 avril 1889 (LP - RS 281.1); (GILLIERON, Commentaire 
de la LP, 1999, p. 1226, ch. 45). 

Il en est de même des décisions passées en force des autorités administratives 
cantonales de dernière instance qui statuent, dans l'accomplissement de tâches de 
droit public à elles confiées par la Confédération, en application du droit fédéral, 
mais qui ne statuent pas définitivement en vertu du droit fédéral – autrement dit, 
dont les décisions sont susceptibles d'un recours administratif auprès d'une autorité 
fédérale ou d'un recours de droit administratif (GILLIERON, op. cit., p. 1227; 
JEAGER, Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, 1999 p. 621). Par 
autorités administratives fédérales, et par extension autorités administratives 
cantonales de dernière instance, il faut entendre les tribunaux fédéraux et les autres 
autorités ou organisations indépendantes de l'administration fédérale en tant qu'elles 

 
 
 

 

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statuent dans l'accomplissement de tâches de droit public à elles confiées par la 
Confédération (art. 1 al. 2 Lit. b et e de la loi fédérale sur la procédure 
administrative du 20 décembre 1968; PA - RS 172.021). 

La chambre des assurances sociales statuant en dernière instance cantonale et dans 
l'accomplissement de tâches de droit public peut, selon ce qui précède, prononcer la 
mainlevée définitive d'une opposition à un commandement de payer puisque, 
statuant au fond, la condamnation au paiement est assimilée à un jugement 
exécutoire. Cette solution est d'ailleurs la conséquence du fait que, dans les 
matières qui sont de son ressort, le juge des assurances est effectivement le juge 
ordinaire selon l'art. 79 LP et qu'il a qualité pour lever une opposition à la poursuite 
en statuant sur le fond (ATF 109 V 51). 

6. La loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, 
du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40) institue un régime d'assurance obligatoire des 
salariés (art. 2 al. 1 LPP).  

Sont obligatoirement soumis à l'assurance les salariés auxquels un même 
employeur verse un salaire annuel supérieur à la limite légale pour les risques de 
décès et d’invalidité dès le 1er janvier qui suit la date à laquelle ils ont eu 17 ans et, 
pour la vieillesse, dès le 1er janvier qui suit la date à laquelle ils ont eu 24 ans  
(art. 7 LPP). L’assurance obligatoire commence en même temps que les rapports de 
travail et prend fin, notamment, en cas de dissolution des rapports de travail, le 
salarié restant assuré auprès de l'institution de prévoyance pour les risques de décès 
et d’invalidité, durant un mois après la fin des rapports avec l’institution de 
prévoyance (art. 10 LPP). 

7. Selon l'art. 11 al. 1 LPP, tout employeur occupant des salariés soumis à l'assurance 
obligatoire doit être affilié à une institution de prévoyance inscrite dans le registre 
de la prévoyance professionnelle. Si l'employeur ne se conforme pas à son 
obligation, l'autorité cantonale de surveillance le somme de s'affilier dans les six 
mois à une institution de prévoyance. À l'expiration de ce délai, l'employeur qui n'a 
pas obtempéré à cette injonction est annoncé à l'institution supplétive pour 
affiliation (art. 11 al. 5 LPP). L'affiliation a alors lieu avec effet rétroactif (art. 11 
al. 3 LPP).  

8. La convention dite d’affiliation (« Anschlussvertrag ») d’un employeur à une 
fondation collective ou à une fondation commune est un contrat sui generis fondé 
sur l’art. 11 LPP (ATF 120 V 299 consid. 4a et les références). L’employeur affilié 
à une institution de prévoyance par un tel contrat est tenu de verser à celle-ci les 
cotisations qu’elle fixe dans ses dispositions réglementaires (cf. art. 66 al. 1, 
1ère phrase LPP).  

Conformément à l'art. 66 al. 2 LPP, l'employeur est le débiteur de la totalité des 
cotisations envers l'institution de prévoyance. Celle-ci peut majorer d'un intérêt 
moratoire les cotisations payées tardivement. Le taux d'intérêt se détermine en 
premier lieu selon la convention conclue par les parties dans le contrat de 

 
 
 

 

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prévoyance et, à défaut, selon les dispositions légales sur les intérêts moratoires des 
art. 102 ss. CO (SVR 1994 BVG n° 2 p. 5 consid. 3b/aa; RSAS 1990 p. 161 
consid. 4b). 

Aux termes de l’art. 102 al. 1 CO, le débiteur d’une obligation exigible est mis en 
demeure par l’interpellation du créancier. Lorsque le jour de l’exécution a été 
déterminé d’un commun accord, ou fixé par l’une des parties en vertu d’un droit à 
elle réservé et au moyen d’un avertissement régulier, le débiteur est mis en demeure 
par la seule expiration de ce jour (art. 102 al. 2 CO). Le débiteur qui est en demeure 
pour le paiement d’une somme d’argent doit un intérêt moratoire à 5%, dans la 
mesure où un taux d’intérêt plus élevé n’a pas été convenu par contrat  
(art. 104 al. 1 et 2 CO; ATF 130 V 414 consid. 5; ATF 127 V 377 consid. 5e/bb et 
les références). Selon l’art. 105 al. 3 CO, des intérêts ne peuvent être portés en 
compte pour cause de retard dans les intérêts moratoires (RSAS 2003 p. 500 
consid. 6.1).  

9. Aux termes des ch. 5.1, 5.2 et 5.3 de la Convention d'affiliation liant les parties, les 
cotisations sont exigibles en début de chaque année d'assurance (1er janvier). Les 
adaptations du salaire, des prestations et des contributions sont effectuées en règle 
générale au jour d’effet. L'employeur s'engage à retenir les contributions 
réglementaires sur les salaires des employés et à les verser régulièrement (au moins 
chaque trimestre). Les bonifications de vieillesse ainsi que les contributions au 
Fonds de garantie viennent à échéance en fin d’année, et, en cas de sortie, à la date 
à laquelle la dissolution des rapports de travail devient effective.  

Des intérêts débiteurs sont facturés pour des paiements effectués avec retard, même 
sans procédure de recouvrement. La Fondation a le droit de fixer des taux d'intérêts 
conformes aux conditions du marché. Les taux d'intérêts peuvent être adaptés en 
tout temps aux nouvelles conditions (ch. 5.4 al. 1 de la convention d'affiliation). 

Pour la fin de l’année civile, la Fondation établit un relevé du compte 
"encaissement de primes". Le solde indiqué sur ce relevé sera considéré comme 
approuvé dans la mesure où l’entreprise affiliée ne le conteste pas par écrit dans un 
délai de 4 semaines après réception du relevé (ch. 5.4 al. 4 de la convention 
d’affiliation).  

Le règlement pour frais de gestion, faisant partie intégrante du contrat d’adhésion 
(chiffre 2.2 de la convention d’affiliation) prévoit expressément le montant des frais 
relatifs aux procédures de sommation, aux mesures d’encaissement ainsi qu’à la 
dissolution du contrat (CHF 500.- pour la réquisition de continuer la poursuite). 

10. Aux termes de l'art. 41 al. 2 LPP, les actions en recouvrement de créances se 
prescrivent par cinq ans quand elles portent sur des cotisations ou des prestations 
périodiques, par 10 ans dans les autres cas. Les articles 129 à 142 CO sont 
applicables.  

Le versement des cotisations à l’institution de prévoyance tombe sous le délai de 
prescription de cinq ans. Le délai de prescription commence à courir uniquement à 

 
 
 

 

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partir du moment où la prestation est exigible. En effet,  
l’art. 41 al. 2 LPP renvoie notamment à l’art. 130 al. 1 CO, qui associe le début du 
délai de prescription à l’exigibilité de la créance. Il faut, par exemple, partir de 
l’exigibilité des cotisations définie dans le règlement ou le contrat d’affiliation 
(PÉTREMAND in SCHNEIDER/GEISER/GÄCHTER [éd.], Commentaire LPP et 
LFLP, 2010, ad art. 41 LPP, p. 650 - 651 nos 12 et 15). 

En l’espèce, une partie de la créance de la demanderesse est née au plus tôt en 
septembre 2012, de sorte que la demande déposée le 10 mai 2017 l’a été dans le 
délai de prescription de cinq ans. 

11. En matière de prévoyance professionnelle, le juge saisi d’une action doit se 
prononcer sur l’existence ou l’étendue d’un droit ou d’une obligation dont une 
partie prétend être titulaire contre l’autre partie (arrêt du Tribunal fédéral des 
assurances B 91/05 du 17 janvier 2007 consid. 2.1).  

L’objet du litige devant la juridiction cantonale est déterminé par les conclusions de 
la demande introduite par l’assuré (arrêt du Tribunal fédéral des assurances B 72/04 
du 31 janvier 2006 consid. 1.1). C’est ainsi la partie qui déclenche l’ouverture de la 
procédure et détermine l’objet du litige (maxime de disposition). L’état de fait doit 
être établi d’office selon l’art. 73 al. 2 LPP seulement dans le cadre de l’objet du 
litige déterminé par la partie demanderesse. La maxime inquisitoire ne permet pas 
d’étendre l’objet du litige à des questions qui ne sont pas invoquées (ATF 129 V 
450 consid. 3.2).  

Le juge n’est toutefois pas lié par les conclusions des parties; il peut ainsi adjuger 
plus ou moins que demandé à condition de respecter leur droit d’être entendu (arrêt 
du Tribunal fédéral des assurances B 59/03 du 30 décembre 2003 consid. 4.1). 

La chambre des assurances sociales statuant en dernière instance cantonale et dans 
l'accomplissement de tâches de droit public peut, selon ce qui précède, prononcer la 
mainlevée définitive d'une opposition à un commandement de payer puisque, 
statuant au fond, la condamnation au paiement est assimilée à un jugement 
exécutoire. Cette solution est d'ailleurs la conséquence du fait que, dans les 
matières qui sont de son ressort, le juge des assurances est effectivement le juge 
ordinaire selon l'art. 79 LP et qu'il a qualité pour lever une opposition à la poursuite 
en statuant sur le fond (ATF 109 V 51). 

12. En l’espèce, en sa qualité d’employeur occupant des personnes salariées, la 
défenderesse était affiliée à une caisse de prévoyance professionnelle et devait par 
conséquence s’acquitter des primes convenues avec la demanderesse. 

Il apparaît, au vu de l'ensemble des pièces versées à la procédure à l'appui de la 
demande et de l'absence de contestation des décomptes par la défenderesse, que 
cette dernière est débitrice envers la demanderesse d’un montant de CHF 6'368.20 
correspondant aux cotisations de l'employé demeurées impayées au 30 novembre 
2016, plus intérêt à 5% dès le 30 novembre 2016, plus CHF 282.45 d'intérêts du 
1er janvier au 29 novembre 2016 et CHF 500.- de frais de gestion.  

 
 
 

 

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L’administrateur de la société n’a pas réagi aux sommations de la demanderesse, 
n’a pas motivé son opposition au commandement de payer et n'a pas répondu à la 
demande formée devant la chambre de céans malgré les deux délais impartis pour 
ce faire. 

En ce qui concerne les frais de poursuite, ils sont d’office supportés par le débiteur 
lorsque la poursuite aboutit (JdT 1974 III 32). Quant aux autres frais dus par la 
défenderesse (frais de sommation, de mise aux poursuites notamment), ils sont 
prévus au chiffre 2 du règlement pour frais de gestion annexé, dûment remis à la 
défenderesse lors de son affiliation. Les intérêts contractuels au 29 novembre 2016 
réclamés par la demanderesse et les intérêts de 5% sont également dus par la 
défenderesse (cf. not. art. 66 al. 2 LPP et 104 al. 1 CO et ch. 5.4 de la convention 
d'affiliation). 

Les frais de gestion requis à hauteur de CHF 500.- sont prévus au ch. 2.1 du 
règlement pour frais de gestion. 

La demande étant fondée, la défenderesse sera condamnée à payer les montants 
requis et la mainlevée définitive de l’opposition formée dans la poursuite 
n°_______ sera prononcée.  

13. Selon l'art. 89H al. 1 LPA, la procédure est gratuite, sous réserve de l'al. 4 (relatif à 
l'assurance-invalidité). Toutefois, les débours et un émolument peuvent être mis à 
charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne de légèreté. 

Les assureurs sociaux qui obtiennent gain de cause en procédure cantonale et sont 
représentés par un avocat ou, d'une autre manière, par une personne qualifiée, 
peuvent prétendre à des dépens lorsque l'adverse partie procède à la légère ou de 
manière téméraire. En l'absence d'une telle représentation, les autres conditions 
pour l'octroi de dépens à une partie non représentée doivent être données, en sus de 
celle liée à la témérité ou la légèreté (ATF 128 V 323). 

Dans le cadre de litiges portant sur des cotisations de la prévoyance professionnelle, 
le point de savoir si un procès est téméraire doit être tranché en examinant non 
seulement le comportement du débiteur des cotisations dans la procédure judiciaire, 
mais également son comportement avant le procès (ATF 124 V 285). 

Agit par témérité ou légèreté la partie qui sait ou qui devrait savoir en faisant 
preuve de l'attention normalement exigible que les faits invoqués à l'appui de ses 
conclusions ne sont pas conformes à la vérité. La témérité doit en outre être admise 
lorsqu'une partie soutient jusque devant l'autorité de recours un point de vue 
manifestement contraire à la loi. En revanche, une partie n'agit pas par témérité ou 
par légèreté lorsqu'elle requiert du juge qu'il se prononce sur un point de vue 
déterminé qui n'apparaît pas d'emblée insoutenable (ATF 124 V 287 consid. 3b; 
arrêts du Tribunal fédéral des assurances B 97/03 du 18 mars 2005 consid. 5 et B 
67/00 du 17 janvier 2001 consid. 2a et les références citées). 

 
 
 

 

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En l’espèce, la défenderesse n’a pas contesté le décompte des primes et n'a pas 
réagi à la sommation, contraignant ainsi la demanderesse à agir par voie de 
poursuite, puis par voie de justice, à la suite de son opposition. Dans le cadre de la 
présente procédure, elle ne s’est pas manifestée dans les deux délais impartis par la 
chambre de céans. Son attitude témoigne ainsi d'une légèreté, qui justifie de la 
condamner au paiement d’un émolument, fixé à CHF 200.-, et d'une indemnité de 
CHF 500.- à la demanderesse, à titre de participation à ses dépens.  

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare la demande recevable. 

Au fond : 

2. L’admet et condamne A______ SA à payer à Helvetia Fondation collective de 
prévoyance du personnel CHF 6'368.20 plus intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 
2016, CHF 282.45 d'intérêts du 1er janvier au 29 novembre 2016 et CHF 500.- de 
frais de gestion. 

3. Prononce la mainlevée définitive de l'opposition faite au commandement de payer 
poursuite n° ______ à due concurrence. 

4. Condamne la défenderesse au paiement d’un émolument de CHF 200.-. 

5. Condamne la défenderesse à payer à la demanderesse CHF 500.-, à titre de 
participation à ses frais et dépens.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le