# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b84dc1eb-e9cb-57ff-af6f-fc250343d038
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2002-05-28
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 28.05.2002 C/13843/2001
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-13843-2001_2002-05-28.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE  Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/13843/2001 - 3 
 

POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL* 
 

 

 

 

 
E____ SA 
____ 
12__ ____ 
 
Partie appelante 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
D’une part 
 

 
T____ 
____ 
12__ ____ 
 
Partie intimée 
 
 
CAISSE DE CHOMAGE ____ 
____ 
Case postale ____ 
12__ ____ 
 
Partie intervenante 
 
 
 
 
 
D’autre part 

 
 
 
 
 

 
 

ARRÊT 
 

du mardi 28 mai 2002 
 
 
M.  Werner GLOOR, président 
 
 
Mme Suzanne BORGSTEDT VOGT et M. Serge DESPLANDS, juges employeurs 
 
Mmes Andrée HOPPE et Patricia ADLER, juges salariées 
 
 
M. Thierry GAGLIARDI, greffier d’audience 
 
 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/13843/2001 - 3 

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 * COUR D’APPEL * 

 

 

 
Attendu en fait : 
 
 
1. Que par acte déposé au greffe de la Juridiction des prud’hommes en date du 

29 juin 2001 T____ a assigné E____ SA dont le siège social se trouve au 
____, case postale ___, 1201 Genève, en paiement de fr. 22'992.-, à divers 
titres, avec intérêts moratoires au taux de 5% l’an dès le 1er novembre 2000; 

 
2. Que par courrier du 4 septembre 2001, la Caisse de chômage ____ s’est 

subrogée dans les droits du demandeur pour un montant de fr. 8'303.75 net, 
avec intérêts à 5% l’an dès le 22 janvier 2001; 

 
3. Qu’à l’audience du Tribunal du 13 novembre 2001, E____ SA, représentée 

par A____, administratrice unique, ayant signature individuelle, non assistée 
d’un conseil, mais accompagnée de son époux B____, directeur, ayant 
signature individuelle, s’est opposée à la demande; 

 
4. Que les parties n’ont pas fait élection de domicile en l’Étude d’un avocat ou 

d’un autre mandataire professionnellement qualifié; 
 
5. Que par jugement du 13 novembre 2001, le Tribunal, faisant partiellement 

droit à la demande, a condamné E____ SA à payer à T____ la somme de fr. 
17'569.95 bruts, plus intérêts moratoires à 5% l’an dès le 1er novembre 
2000, « sous déduction de la somme nette de fr. 5'535.80 », et condamné la 
société défenderesse à payer à la Caisse de chômage ______ la somme nette 
de fr. 5'535.80, plus intérêts moratoires 5% dès le 22 janvier 2001; 

 
6. Que le greffe a expédié ce jugement aux parties à leurs domiciles respectifs 

par plis recommandés (lettre signature, LSI No. 339) en date du 21 
décembre 2001 (liasse 7); 

 
7. Que le jugement comportait, en annexe, des « Extraits de la loi sur la 

juridiction des prud’hommes » du 25 février 1999, dont notamment une 
reproduction du texte de l’art. 59 al. 1er LJP relative au délai d’appel : 
« L’appel doit être déposé dans les 30 jours qui suivent la notification de la 
décision du tribunal »; 

 
8. Qu’en date du 22 décembre 2001, l’Office postal des Pâquis a mis dans la 

case postale de E____ SA une « Invitation retirer un envoi (à retirer au 
guichet) », en précisant sous rubrique « objet » : LSI 339 Prud’hommes, et 
en fixant un délai au « 03.01.02 » pour retirer l’envoi (liasse V, recherche 
postale, Office postal, 1200 Genève 2 CC DEN, du 21. 5. 2002, avec en an-
nexe, photocopie de l’avis de retrait); 

 

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9. Qu’en date du 5 janvier 2002, A____, administratrice de E____ SA, s’est 
présentée au guichet de l’Office postal des Pâquis, a levé le courrier qui 
s’était accumulé, depuis le 21 décembre 2002, et, découvrant l’avis de 
retrait jaune, l’a aussitôt présenté au guichet dudit Office postal, et a retiré 
l’envoi recommandé en provenance de la juridiction des Prud’hommes, en 
apposant sa signature à titre d’accusé de réception en bas de l’avis de retrait 
(cf. liasse V); 

 
10. Que depuis mai 2001, E____ SA n’a plus de chauffeur, ni même de 

personnel administratif et, sans être en procédure de faillite ou en 
liquidation volontaire, fonctionne en mode « stand-by » (pour reprendre un 
terme de l’administratrice), et ce grâce à l’activité de A____, 
administratrice, et de son époux, directeur (PV 28. 5. 2002, p. 2); 

 
11. Qu’aucun cas de force majeure, maladie ou accident, affectant la possibilité 

subjective des deux organes de la société (p. ex. coma) d’agir ou de donner 
des instructions n’est survenu durant la période des fêtes de fin d’année 
2001 (cf. PV, 28. 5. 2002, p. 3); 

 
12. Que par pli recommandé du 4 février 2002, E____ SA a formé appel contre 

le jugement du Tribunal du 13 novembre 2001 (liasse I); 
 
13. Que bien qu’informé de l’appel et de ses droits, T____ s’est abstenu de 

produire un mémoire réponse à l’appel; 
 
14. Que par courrier du 14 mai 2002, la Caisse de chômage ______ à renouvelé 

sa déclaration de subrogation faite en première instance, en articulant à 
nouveau le montant de fr. 8'303,75 net, sans toutefois former appel; 

 
15. Que par télécopie et courrier du 17 mai 2002, la Cour, par les soins du 

Président, informant les parties que les débats de l’audience du 27 mai 2002 
se limiteront à l’examen de la question de la recevabilité de l’appel, a invité 
l’appelante à expliquer, par écrit, pour quels motifs, bien qu’avisée dès le 
22 décembre 2002, elle n’avait retiré le pli recommandé en provenance de la 
juridiction des Prud’hommes qu’en date du 5 janvier 2002 (liasse II); 

 
16. Que par courrier du 21 mai 2002, l’appelante, sous la plume de A____, a 

exposé ce qui suit (liasse III) : 
 

« Pour votre information, le courrier arrive dans une case postale et nous 
n’allons pas chaque jour retirer le courrier. Il ne nous a pas été possible de 
retirer l’envoi du 21 décembre 2001 avant le 5 janvier 2002 en raison des 
fêtes de fin d’année d’une part, et d’autre part, le 1

er
 avis a dû passer dans 

des publicités qui sont nombreuses à cette époque et nous a donc échappé. 

C’est seulement le 5 janvier 2002 que nous avons reçu le 2
ème

 avis et avons 

immédiatement retiré votre envoi »; 

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17. Que la Cour a de suite ordonné des recherches postales pour déterminer la 

date à laquelle l’avis de retrait jaune a été mis dans la case postale de 
l’appelante, le délai de retrait accordé, la date de retrait effectif, ainsi que, le 
cas échéant, l’existence d’un 2ème avis de retrait (liasse V); 

 
18. Que par courrier du 27 mai 2002, la Poste (Centre Courrier, Envois en 

nombre, 1200 Genève), a informé la Cour, photocopie à l’appui, de ce qu’un 
seul et unique avis de retrait, daté du 22 décembre 2001, avait été mis, ledit 
22 décembre 2001, dans la case postale de l’appelante, que l’invitation 
accordait un délai au 3 janvier 2002 pour le retrait du pli recommandé, et 
que la société destinataire avait retiré le pli en date du 5 janvier 2002 (liasse 
V);  

19. Qu’à l’audience de ce jour, l’appelante a comparu par A_____, 
administratrice unique, non accompagnée d’un conseil; 

 
20. Que confrontée aux résultats de la recherche postale, l’appelante a persisté 

dans ses explications écrites du 21 mai 2002; 
 
21. Que l’intimé, assisté de C_____, syndicaliste____ , a conclu à l’ir-

recevabilité de l’appel et, subsidiairement, à son rejet au fond, ajoutant que 
l’appelante, bien qu’elle n’ait retiré le jugement qu’en date du 5 janvier 
2002, aurait encore disposé de suffisamment de temps pour former appel 
dans le délai légal; 

 
22. Que l’appelante a déclaré s’être fiée de bonne foi à l’Extrait de la loi sur la 

juridiction des prud’hommes annexés au jugement du 13 novembre 2001, en 
particulier à la teneur de l’art. 59 al. 1er LJP qui indique un délai d’appel de 
30 jours « qui suivent la notification de la décision du tribunal » (PV, 28. 5. 
2002, p. 3). 

 
 
 
Considérant en droit : 
 
 
a) Principes 
 
1. Qu’à teneur de l’art. 59 de la loi sur la juridiction des prud’hommes (LJP), 

« l’appel doit être déposé dans les 30 jours qui suivent la notification de la 
décision du tribunal »; 

 
2. Que préalablement, il y a lieu de rappeler qu’en procédure prud’homale 

genevoise, il n’y a pas de suspension des délais d’appel durant les féries 
judiciaires, l’art. 30 al. 1er LPC étant inapplicable (ATF SJ 2002, p. 248); 

 

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3. Qu’ensuite, selon la jurisprudence fédérale, une lettre signature (LSI, i. e. pli 
recommandé) contenant une décision d’une autorité est réputée notifiée au 
moment où le destinataire la reçoit effectivement; 

 
4. Que lorsque ni le destinataire, ni une personne autorisée à recevoir le 

courrier pour le compte du destinataire ne sont présents au domicile de 
celui-ci lors de la tentative de notification, l’envoi est considéré comme 
notifié au moment où le destinataire le retire de l’office postal; 

 
5. Que, toujours selon la jurisprudence fédérale, si le retrait du pli recommandé 

à la poste n’intervient pas à l’intérieur du délai de garde de sept jours, 
l’envoi est considéré comme notifié le dernier jour de ce délai (ATF 123 I  
31 all. = SJ 2001, p. 192, cons. 2a; ATF 123 II 492 c. 1; ATF 119 V 89 c. 
4b; ATF 118 V 190; ATF 115 V Ia 12, cons.2b; ATF 100 III 3); 

 
6. Que la fiction de la notification intervenue à l’issue du délai de garde ne 

concerne pas seulement les détenteur de boîtes aux lettres, mais également 
les détenteurs de cases postales (cf. ATF 100 III 3); 

 
7. Que cette application de la règle susdite suppose néanmoins réunies trois 

conditions (cf. SJ 1999, p. 145), à savoir : a) le destinataire se savait partie à 
une procédure judiciaire en cours et devait, de bonne foi, s’attendre à 
recevoir une décision; b) il n’a pu établir l’inexactitude de l’attestation 
émanant de la poste (i. e. la date à laquelle l’avis de retrait a été glissé dans 
la boîte aux lettres ou dans la case postale); et c) il n’a pas démontré avoir 
été empêché, par une circonstance de force majeure ou un empêchement 
personnel le privant de sa capacité de disposer (p. ex. coma dû à un accident 
ou à une maladie); 

 
8. Que la fiction de la notification à l’issue du délai de garde s’applique 

indépendamment de la bonne foi ou de l’état des connaissances juridiques 
du destinataire de l’acte; 

 
9. Que la doctrine approuve la fiction de la notification à l’issue du délai de 

garde, car elle assure la sécurité juridique et ne fait pas dépendre le dies a 
quo du délai d’appel du bon vouloir du destinataire (cf. ATF 123 III 492; 
Schoell, Délai de recours en cas d’échec de notification d’actes d’autorités, 
in Der Treuhandexperte/L’expert fiduciaire 2002, No. 2, p. 77; Jeanprêtre, 
L’expédition et la réception des actes de procédure et des actes juridiques, in 
SJZ/RSJ 1973, p. 352-353; Guldener, Schweizerisches Zivilprozessrecht, 
Zurich, 1979, p. 253; Kellerhals/Sterchi, Die Zivilprozessordnung für den 
Kanton Bern, 2000, N.1 ad art. 98 CPC BE; Vogel/Spühler, Grundriss des 
Zivilprozessrechts, Bern, 2001, N. 15 ad chap. 9, p. 235); 

 

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10. Que le délai de garde de sept jours figurait auparavant à l’art. 169 al. 1er lit. 
d de l’Ordonnance 1 du 1er septembre 1967 relative à la loi sur le Service 
des postes (aOSP, aRS 783.01), abrogée le 1er janvier 1998; 

 
11. Qu’en vertu de l’art. 11 al. 1er de la nouvelle loi fédérale sur la poste du 

30 avril 1997 (LPO, RS 783.0), la Poste définit les Conditions générales 
d’utilisation de ses services; 

 
12. Que le délai de garde de sept jours a été repris tel quel dans les Conditions 

générales de la Poste et que, par conséquent, il est généralement connu 
(ATF 127 I 31 = SJ 2001 p. 193, cons. 2 a); 

 
13. Que s’il est exact qu’à teneur des Conditions générales, les clients de la 

Poste peuvent à présent convenir avec la poste d’un délai de garde plus 
long, ni la Poste, ni les clients ne sauraient, ce faisant, vouloir modifier le 
délai de garde jurisprudentiel de sept jours, partie intégrante du droit fédéral 
non écrit (art. 1er CC; Schoell, op. cit., p. 77). 

 
14. Que les tribunaux genevois s’en tiennent intégralement à la jurisprudence du 

Tribunal fédéral, la législation locale ne prévoyant pas, à la différence de 
celle du canton de Zurich, la répétition d’une tentative de notification 
infructueuse (SJ 2002, p. 22; SJ 1978, p. 237; SJ 1981, p. 500; CAPH du 
19 février 2001 Monticelli; Bertossa/Guyet/Gaillard/Schmidt, Commentaire 
de la loi sur la procédure civile genevoise, N. 4 ad art. 296 LPC). 

 
15. Que selon la jurisprudence fédérale, une autorité cantonale ne saurait 

vouloir appliquer la fiction de la notification intervenue à l’issue du délai de 
garde postal sans avoir accordé, au préalable, à la partie destinataire de 
l’acte, la possibilité de s’expliquer sur l’absence du retrait du pli, 
respectivement le retrait tardif du pli qui lui avait été adressé (SJ 1989, p. 
549; Bertossa/Guyet/Gaillard/Schmidt, op. cit., N. 3 ad art. 31 LPC); 

 
 
b) En l’espèce 
 
16. Qu’en l’espèce, l’attestation et la photocopie de l’avis du retrait fournies par 

la Poste établissent que l’avis de retrait du pli recommandé contenant le 
jugement du Tribunal du 13 novembre 2001 a été glissé dans la case postale 
de l’appelante en date du 22 décembre 2001; 

 
17. Que l’appelante, qui a pu s’exprimer au sujet de la recevabilité de son appel, 

n’a pas démontré que la Poste aurait commis une irrégularité; 
 
18. Que, par conséquent, le délai de garde de sept jours a commencé à courir le 

23 décembre 2001, pour échoir le 29 décembre 2001; 
 

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19. Qu’au vu de la fiction de la notification, le jugement du 13 novembre 2001 
est réputé avoir été notifié à l’issue du délai de garde, soit donc le 29 
décembre 2001; 

 
20. Que par conséquent, le délai d’appel de 30 jours selon l’art. 59 al. 1er LJP a 

commencé à courir dès le 30 décembre 2001 pour échoir le 28 janvier 2002, 
à 24h00; 

 
21. Qu’en retirant le pli en date du 5 janvier 2002, l’appelante aurait encore été 

à même de former son appel dans le délai légal; 
 
22. Que toutefois, en expédiant son acte d’appel par pli recommandé du 4 

février 2002, l’appel a été interjeté tardivement, le rendant du même coup 
irrecevable; 

 
23. Qu’à cette conclusion, l’appelante ne saurait objecter avoir été induite en 

erreur par le libellé de l’art. 59 al. 1er LJP figurant dans les « Extraits de la 
loi sur les juridiction des prud’hommes » annexés au jugement; 

 
24. Qu’en effet, dans ces Extraits, l’autorité (in casu le greffe) s’est bornée à ne 

reproduire que le texte légal, s’abstenant de donner un renseignement qui 
aurait pu se révéler inexact; 

 
25. Que l’appelante se savait partie à une procédure et que, par conséquent, elle 

devait s’attendre à recevoir sous peu un jugement du Tribunal; 
 
26. Qu’entreprise commerciale, elle ne pouvait, sérieusement, s’abstenir de 

relever régulièrement sa case postale, fût-ce entre Noël et Nouvel An, 
respectivement à s’informer si elle en éprouvait le besoin; 

 
27. Qu’enfin, toute personne morale doit se laisser imputer les errements de ses 

organes (art. 55 CC). 
 
 
 
 

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PAR CES MOTIFS, 
 
 
La Cour, statuant contradictoirement, 
 
 
A la forme 
 
- déclare tardif et partant, irrecevable, l’appel formé, en date du 4 février 2002, 

par E_____ SA contre le jugement du Tribunal des prud’hommes du 13 
novembre 2001 en la cause n° C/13843/2001-3); 

 
 
Au fond 
 
- dit que ledit jugement est entré en force en date du 29 janvier 2002; 
 
- dit qu’au vu de l’irrecevabilité de l’appel, la déclaration de subrogation de la 

Caisse de chômage ______, réitérée à toutes fins utiles en appel, n’a plus 
d’objet; 

 
- dit que la procédure est gratuite (art. 343 al. 3 CO). 
 
 
 
 
 
 
 
Le Greffier de juridiction                                                                       Le Président