# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2aab093b-fa73-530b-bdf0-178aaabc8145
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-09-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.09.2025 D-1983/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-1983-2025_2025-09-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-1983/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 2  s e p t e m b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Vincent Rittener, juge unique,  

avec l'approbation de Grégory Sauder, juge ; 

Chantal Jaquet Cinquegrana, greffière. 

   

Parties 
 A._______,  

Angola,   

représentée par B._______, 

Caritas Genève - Service Juridique, 

 

recourante,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi ; 

décision du SEM du 20 février 2025. 

 

 

 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 26 

novembre 2022, 

le procès-verbal d’enregistrement des données personnelles du 

2 décembre 2022,  

la décision du Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-après : SEM) du 

5 décembre 2022 attribuant de manière anticipée la prénommée au canton 

de C._______, 

le procès-verbal de l’audition sur les motifs d’asile du 29 septembre 2023 

(ci-après : audition sur les motifs), 

les moyens de preuve produits sous forme de copies, à savoir un extrait 

d’un passeport angolais, divers documents d’études supérieures 

(ci-après : pièces 1), deux documents médicaux établis en Angola 

(ci-après : pièces 2) et deux photographies censées représenter le père de 

l’intéressée sur un lit d’hôpital ainsi qu’un neveu de celle-ci 

(ci-après : pièces 3), 

la décision incidente du SEM du 10 octobre 2023 soumettant le traitement 

de la demande à la procédure étendue, 

les courriers du SEM des 8 et 30 novembre 2023, 19 mars, 10 avril, 8 mai, 

22 juillet et 23 août 2024, invitant la requérante à fournir des certificats 

médicaux détaillés, actualisés et complets sur son état de santé psychique 

et physique, 

les rapports médicaux des 3 janvier, 29 avril, 28 août et 28 octobre 2024, 

la décision du 20 février 2025, notifiée le lendemain, par laquelle le SEM a 

dénié la qualité de réfugié à A._______, a rejeté sa demande d'asile, a 

prononcé son renvoi de Suisse et a ordonné l'exécution de cette mesure, 

le recours interjeté, le 24 mars 2025, auprès du Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : Tribunal), contre cette décision, par lequel la prénommée 

a conclu à son annulation et, à titre principal, à la reconnaissance de la 

qualité de réfugié ainsi qu’à l’octroi de l'asile, subsidiairement au prononcé 

d'une admission provisoire et, plus subsidiairement encore, au renvoi de la 

cause au SEM, 

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les demandes d’assistance judiciaire partielle et totale ainsi que 

d’exemption du versement d’une avance de frais dont il est assorti, 

l’accusé de réception du recours du 25 mars 2025, 

la décision incidente du 8 juillet 2025, par laquelle le Tribunal a rejeté les 

demandes précitées, considérant les conclusions du recours d’emblée 

vouées à l’échec, et a en conséquence imparti à la recourante un délai au 

23 juillet 2025 pour verser le montant de 750 francs en garantie des frais 

de procédure présumés, 

le versement de la somme due dans le délai imparti, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile et le 

renvoi peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, 

applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non 

réalisée en l’espèce, 

que la recourante a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable, 

qu’en l’espèce, l’intéressée ayant reproché au SEM d’avoir procédé à un 

établissement incomplet des faits, il convient d’examiner prioritairement ce 

grief d’ordre formel (cf. ATF 144 I 11 consid. 5.3 et jurisp. cit. ; 142 II 218 

consid. 2.8.1 et réf. cit. ; ATAF 2019 VII/6 consid. 4.1), 

que l’établissement des faits est incomplet, lorsque toutes les 

circonstances de fait et les moyens de preuve déterminants pour la 

décision n’ont pas été pris en compte par l’autorité inférieure, et inexact, 

lorsque cette dernière a omis d’administrer la preuve d’un fait pertinent, a 

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apprécié de manière erronée le résultat de l’administration d’un moyen de 

preuve, ou a fondé sa décision sur des faits erronés, en contradiction avec 

les pièces (cf. ATAF 2014/2 consid. 5.1 ; 2007/37 consid. 2.3 et réf. cit.),  

que, le cas échéant, une constatation inexacte ou incomplète de l’état de 

fait pertinent – notamment en violation de la maxime inquisitoire – peut 

emporter simultanément violation du droit d’être entendu (cf. par ex. arrêt 

du Tribunal D-979/2022 du 11 avril 2022 consid. 4.2 et réf. cit.), 

que le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comprend pour le 

justiciable le droit d'être informé et de s'exprimer sur les éléments 

pertinents, avant qu'une décision ne soit prise touchant à sa situation 

juridique, le droit de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer 

sur le sort de la décision, celui de participer à l'administration des preuves, 

d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos 

(cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1 ; ATAF 2013/23 consid. 6.1.1 ; 2010/53 

consid. 13.1), 

que la jurisprudence a également déduit de l’art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour 

l'autorité de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la 

comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de 

recours à bon escient ; que pour répondre à ces exigences, l'autorité doit 

mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels 

elle a fondé sa décision, de manière à ce que le requérant puisse se rendre 

compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause 

(cf. ATAF 2013/34 consid. 4.1 ; 2012/23 consid. 6.1.2 et jurisp. cit. ; 2010/3 

consid. 5 et jurisp. cit.) ; qu’elle n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et 

de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les 

parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions 

décisives pour l'issue du litige (cf. ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 ; 141 V 557 

consid. 3.2.1 ; ATAF 2011/22 consid. 3.3), 

qu’en l’occurrence, A._______ soutient que le SEM aurait omis d’analyser 

ses allégations « en lien avec les persécutions liées au genre » et ne se 

serait pas « concentré sur les points essentiels de son récit, soit sur la 

nature des préjudices subis » (cf. mémoire de recours, p. 8 et 12),  

que le Tribunal observe d’abord que l’autorité intimée a tenu compte de 

tous les éléments déterminants ressortant du dossier et a abordé toutes 

les questions décisives dans le cadre de la décision querellée, de sorte que 

le grief d’établissement incomplet des faits pertinents est mal fondé, 

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qu’il y a lieu de préciser que la question de savoir si les propos de la 

requérante s’inscrivent dans le cadre de persécutions liées au genre relève 

non pas de la forme, mais du fond, 

qu’en outre, déterminer si l’autorité a, dans un cas particulier, respecté son 

obligation d’examen et suffisamment pris en considération les allégués des 

parties et les preuves produites par celles-ci est un sujet qui relève de la 

motivation de la décision, 

qu’en l’espèce, dans la décision attaquée, le Secrétariat d’Etat a indiqué 

clairement les raisons pour lesquelles les motifs d’asile allégués par 

l’intéressée ne satisfaisaient pas aux exigences de vraisemblance 

énoncées à l’art. 7 LAsi, 

qu’en particulier, il a relevé les motifs pour lesquels il estimait que les 

déclarations de A._______ – portant sur son parcours professionnel, les 

membres de sa famille, son concubin, son départ pour le D._______ 

décidé par celui-ci, ou encore sur les circonstances de sa fuite de ce pays 

– n’étaient pas vraisemblables, et que les moyens de preuve produits 

(pièces 2 et 3) n’étaient pas en mesure de corroborer ses allégations (cf. 

consid. II p. 4 s. de la décision attaquée), 

qu’à cet égard, l’autorité intimée a tenu compte de tous les éléments 

essentiels ressortant des déclarations de la prénommée, en particulier de 

l’audition sur les motifs, 

que, de même, la requérante a pu saisir, pour l'essentiel, les raisons ayant 

conduit le Secrétariat d'Etat à sa décision et l'attaquer utilement, comme 

en atteste du reste l’argumentation développée dans son recours, 

que, partant, l’autorité intimée a instruit la cause de manière complète et 

exacte, et a motivé sa décision du 20 février 2025 à satisfaction de droit, 

que les griefs procéduraux mis en avant par la recourante s’avérant mal 

fondés, ils doivent donc être rejetés, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 

consid. 5.2-5.6), 

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que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 

LAsi), 

qu'il y a lieu de tenir compte des motifs de fuite spécifiques aux femmes, 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 

al. 3 LAsi), 

que, sur le fond, A._______ a déclaré être d’ethnie (…), être née à 

E._______ (province F._______) et être partie vivre chez une tante à 

G._______, alors qu’elle était encore une enfant, 

qu’elle aurait étudié dans une université privée de G._______ durant 5 ans 

et obtenu une licence en droit en 2019, 

qu’elle aurait également été professeure dans une école privée jusqu’en 

2016, avant de « faire du commerce », tout en poursuivant ses études, 

qu’elle aurait vécu durant sept ans avec un (…), lequel l’aurait rendue 

malheureuse, exigeant en particulier d’elle qu’elle avorte à chaque fois 

qu’elle serait tombée enceinte, soit (…) fois au total, 

que cet homme l’aurait de surcroît menacée de mort lorsqu’elle lui aurait 

fait part de son désir de le quitter, 

que l’intéressée n’aurait eu connaissance de son statut d’homme marié et 

père de famille qu’au moment de sa troisième grossesse, 

qu’elle aurait également été harcelée par téléphone par l’épouse de ce (…), 

après que celle-ci eut découvert la double vie menée par son mari, 

qu’afin de l’éloigner de son épouse et lui faire oublier « toutes ces 

interruptions de grossesse », le compagnon de A._______ aurait décidé 

de l’envoyer étudier au D._______, 

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que la prénommée – munie de son passeport angolais en cours de 

validité – aurait quitté en sa compagnie l’Angola, par avion, le (…) 2022, 

pour rejoindre le D._______, où elle ne serait restée qu’une semaine, 

qu’en effet, au lendemain de son arrivée déjà, elle aurait profité de 

l’absence momentanée de son compagnon pour implorer l’aide de l’ami de 

celui-ci qui les hébergeait, 

que cet ami lui aurait alors présenté un couple – en vacances au 

D._______ et domicilié en Suisse – qui aurait facilité sa venue dans ce 

dernier pays, 

que A._______ a précisé que, pour tenter d’obtenir une protection à 

G._______ contre les agissements de son conjoint, elle se serait rendue 

en 2019 au poste de police de la municipalité de H._______, où elle se 

serait adressée à l’« Organisation de la Femme Angolaise » 

(ci-après : OMA) travaillant avec la police, 

qu’elle n’aurait toutefois pas trouvé l’aide recherchée, dans la mesure où, 

suite à la visite du (…), l’organisation précitée lui aurait répondu qu’il 

s’agissait d’« affaires de couple »,  

que la requérante a encore ajouté que son neveu aurait été poignardé une 

semaine après que le (…) eut menacé un cousin de faire du mal à « la 

famille » s’il ne lui disait pas où elle se trouvait, 

que dans sa décision du 20 février 2025, le SEM a considéré que les motifs 

invoqués par l’intéressée ne satisfaisaient pas aux exigences de 

vraisemblance énoncées à l’art. 7 LAsi, 

qu’il s’est en premier lieu penché sur la situation personnelle de A._______, 

relevant en substance que ses allégations portant sur son parcours 

professionnel ne correspondaient pas à la profession indiquée sur son 

passeport, que ses explications quant à son ignorance de l’identité de ses 

huit frères et sœurs n’était pas convaincante et que ses connaissances au 

sujet de l’homme avec qui elle aurait vécu durant sept ans étaient vagues 

et imprécises, 

qu’en outre, retenant que A._______ avait certes déclaré avoir, en 2019, 

demandé en vain protection auprès d’une association de femmes 

travaillant avec la police, le Secrétariat d’Etat a noté qu’elle n’avait 

étonnamment plus recherché, durant les trois années ayant précédé son 

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départ, aide et protection auprès des autorités angolaises, alors même 

que, d’une part, un tribunal spécial contre les violences domestiques ainsi 

qu’une ligne téléphonique gérée par le ministère lui-même en vue 

d’apporter des solutions à cette problématique existaient depuis 2013 déjà, 

et que, d’autre part, elle disposait d’une formation universitaire en droit et 

maîtrisait l’usage des réseaux sociaux, 

qu’il a également mis en exergue l’attitude incohérente du compagnon de 

la prénommée à son égard, un homme qui l’aurait régulièrement menacée 

de mort pendant des années si elle venait à le quitter, tout en décidant de 

l’emmener au D._______ afin qu’elle y vive et étudie sans lui,  

qu’ensuite, constatant que A._______ était en possession d’un passeport 

depuis (…) 2021 déjà, avait un bon niveau de vie et était indépendante 

financièrement, le SEM a estimé que, si celle-ci s’était réellement sentie en 

danger du fait de son compagnon, elle aurait été mesure de quitter l’Angola 

plus tôt et de sa propre initiative pour se protéger, de même qu’elle aurait 

pu requérir de l’aide auprès de sa famille, via les réseaux sociaux, lesquels 

n’étaient, selon ses propres dires, pas utilisés par son compagnon,  

que le SEM s’est de surcroît montré dubitatif quant aux circonstances ayant 

entouré la fuite de la prénommée, 

qu’il a finalement considéré que les pièces 2 et 3 produites n’étaient pas 

susceptibles d’apporter plus de crédibilité à son récit, notamment en raison 

de leur manque de lisibilité, les pièces 3 ne contenant par ailleurs aucune 

information sur l’identité des personnes figurant sur les photographies, 

que dans son recours du 24 mars 2025, l’intéressée a pour l’essentiel 

reproché au SEM de n’avoir pas correctement apprécié ses motifs d’asile, 

insistant tout particulièrement sur son statut de femme victime de l’emprise 

d’un homme qui aurait dirigé sa vie, 

qu’en l’occurrence, il s’agit d’emblée de relever que, si la recourante avait 

effectivement fui son pays pour les motifs invoqués, on pouvait s’attendre 

à ce qu’elle demande protection auprès des autorités de son premier pays 

d’accueil, à savoir le D._______, ce d’autant plus que, selon ses dires, 

plusieurs personnes, à savoir son hôte qu’elle ne connaissait pas ainsi 

qu’un couple d’amis de celui-ci, auraient accepté, apparemment sans 

difficulté, de l’aider, 

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que cela étant, c’est à première vue à juste titre que le SEM a considéré 

que les allégations de A._______ étaient, sur de nombreux points 

essentiels, divergentes, inconsistantes, lacunaires, illogiques, 

incohérentes et peu crédibles, s’agissant notamment de son parcours 

professionnel, son ignorance de l’identité de ses frères et sœurs, de sa 

connaissance limitée de l’homme qui aurait partagé sa vie durant sept ans, 

du comportement contraire au bon sens de celui-ci, ou encore de l’aide 

providentielle dont l’intéressée aurait bénéficié au D._______ (cf. consid. II 

p. 4 s. de la décision attaquée), 

que les nombreux indices d’invraisemblance constatés par le SEM ne 

peuvent qu’être confirmés, le recours ne contenant aucun argument 

déterminant, ni moyen de preuve, susceptibles de remettre valablement en 

cause cette appréciation, 

qu’à cet égard, il sied de retenir que la prénommée s’est révélée 

incohérente s’agissant de ses intentions une fois parvenue au D._______, 

déclarant tantôt avoir voulu y entreprendre des études supérieures (« faire 

un Master ») et n’avoir jamais eu l’objectif de se rendre en Suisse 

(cf.  audition sur les motifs, question 71), tantôt avoir « demandé à 

voyager », afin de fuir son concubin qui l’aurait menacée de mort si elle le 

quittait, avoir requis de l’aide un jour seulement après son arrivée au 

D._______ et n’y être restée qu’une semaine (cf. audition sur les motifs, 

questions 20, 31, 32 et 72),  

qu’en outre, elle s’est montrée particulièrement vague et laconique lorsqu’il 

s’est agi pour elle de s’exprimer sur son compagnon, alors même qu’elle a 

affirmé avoir partagé la vie de cet homme durant sept ans (cf. audition sur 

les motifs, questions 85 et 93 à 98),  

qu’il ne saurait pas non plus être admis que celui-ci ait choisi de l’emmener 

étudier au D._______, où il aurait prévu de la laisser vivre seule, alors 

même qu’il l’aurait régulièrement menacée de mort tout au long de leur 

relation, à chaque fois qu’elle aurait émis le souhait de se séparer de lui, 

qu’il n’est de surcroît pas crédible que l’OMA ait refusé de lui apporter un 

quelconque soutien, sous prétexte que ses ennuis relevaient d’« histoires 

de couple » (cf. audition sur les motifs, question 87), 

qu’en effet, il est de notoriété publique que l’OMA – une organisation, créée 

en 1962, correspondant à l’aile féminine du « Mouvement populaire pour 

la Libération de l’Angola » (MPLA) – a mené une grande action en Angola 

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dans la résolution de conflits ayant pour toile de fond la violence de genre ; 

que cette organisation possède également un « Cabinet juridique du 

Centre d’Accompagnement » (GJSA), un organisme expert dans les 

médiations de conflits domestiques, parmi lesquels se détachent 

particulièrement les cas de violence à l’égard des femmes 

(cf. < https://uclg-cisdp.org/sites/default/files/observatory/files/2021-

06/Luanda_FR.pdf > consulté le 22.05.2025), 

qu’une telle organisation – spécialisée dans la protection des femmes 

victimes de violences domestiques et la résolution de conflits – ne saurait, 

dans ces conditions, avoir agi de la manière décrite par la recourante, 

même en admettant que la stature de son compagnon ait pu inspirer une 

quelconque « peur » aux personnes appelées à la protéger (cf. audition sur 

les motifs, question 91), 

qu’enfin, l’explication avancée dans son recours par A._______ selon 

laquelle son statut de victime sous emprise l’aurait empêchée de quitter 

plus rapidement l’Angola ne saurait convaincre, bien au contraire, 

qu’en effet, elle a prétendu n’avoir jamais eu accès à son passeport et avoir 

été complètement isolée par son compagnon, lequel l’aurait forcée à 

cesser de travailler, ce qui aurait eu pour conséquence qu’elle aurait été 

privée de toute entrée d’argent et de quasi tout contact avec l’extérieur 

(cf. mémoire de recours, p. 11 1er §), alors qu’elle a affirmé, en procédure 

de première instance, avoir été en mesure de faire des copies de son 

passeport qu’elle aurait ensuite transmises à une collègue via 

« Facebook », avoir étudié dans une université privée durant 5 ans et 

exercé plusieurs activités professionnelles, d’abord comme enseignante 

puis comme commerçante, et avoir bénéficié d’une bonne situation 

financière, à la fois grâce à son compagnon qui « lui donnait tout » et ses 

« propres affaires » (cf. audition sur les motifs, questions 17, 38 à 46 et 

47), 

que par conséquent, le processus de mainmise décrit dans son recours et 

qui l’aurait amenée à un état de soumission totale ne correspond pas au 

vécu allégué en procédure de première instance, 

qu’il convient pour le surplus de renvoyer aux considérants de la décision 

attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et motivés 

(art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA),  

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que les arguments avancés dans le recours se limitant à de simples 

affirmations nullement étayées, ils ne permettent pas de parvenir à une 

conclusion différente, 

qu’au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, en tant qu'il porte 

sur la reconnaissance de la qualité de réfugié et l’octroi de l’asile, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit de la recourante à une autorisation de 

séjour ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi 

(art. 44 LAsi), 

que l’exécution de cette mesure est ordonnée si elle est licite, 

raisonnablement exigible et possible (art. 83 al. 1 à 4 LEI [RS 142.20]), 

que l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de 

non-refoulement de l'art. 5 LAsi, la recourante n'ayant pas rendu 

vraisemblable, pour les motifs retenus ci-avant, qu'elle serait, en cas de 

retour dans son pays, exposée à de sérieux préjudices au sens de 

l'art. 3 LAsi, 

que, pour les mêmes raisons, il n'y a pas lieu d'admettre qu'il existerait pour 

elle un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en cas de retour 

dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou dégradants 

(art. 3 CEDH et art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la 

torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

[Conv. torture, RS 0.105]), 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEI ; 

cf. ATAF 2014/28 consid. 11), 

que, selon l’art. 83 al. 4 LEI, l’exécution du renvoi ne peut pas être 

raisonnablement exigée si celle-ci ou l’expulsion de l’étranger dans son 

pays d’origine ou de provenance le met concrètement en danger, par 

exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de 

nécessité médicale, 

que l’Angola, à l’exception de la situation particulière prévalant dans la 

province de Cabinda, ne se trouve pas en situation de guerre, de guerre 

civile ou de violence généralisée qui permettrait d'emblée – et 

indépendamment des circonstances du cas d'espèce – de présumer, à 

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propos de tous les ressortissants du pays, l'existence d'une mise en danger 

concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEI (cf. ATAF 2014/26 consid. 9.14 ; 

arrêts du Tribunal E-3077/2025 du 4 août 2025 ; E-2431/2024 du 

17 juin 2024 consid. 8.2 ; D-5357/2021 du 3 avril 2024 consid. 7.3), 

qu’il reste à examiner si la recourante est fondée à se prévaloir d’un 

obstacle d’ordre personnel de nature à s’opposer à l’exigibilité de 

l’exécution de son renvoi, 

qu’en l’occurrence, A._______, une femme dans la pleine force de l’âge et 

sans charge de famille, a, à l’exception de sa petite enfance, toujours vécu 

à G._______ (cf. audition sur les motifs, questions 24 et 25), 

qu’elle bénéficie également d’une niveau de formation élevé ainsi que de 

plusieurs expériences professionnelles,  

qu’à cet égard, elle a admis avoir travaillé en tant que professeure dans 

une école privée durant 5 ans, puis en tant que commerçante, tout en 

précisant avoir – en parallèle à cette dernière activité – étudié le droit dans 

une université privée de G._______ et y avoir obtenu une licence en droit 

(cf. audition sur les motifs, questions 38 à 45), 

qu’elle a également reconnu que ses activités professionnelles (« j’avais 

aussi mes propres affaires », cf. audition sur les motifs, question 47 p. 6) 

lui avaient permis d’avoir un bon niveau de vie, 

que par ailleurs, compte tenu des invraisemblances constatées au sujet 

des motifs d’asile allégués, il y a lieu de retenir que la recourante dispose 

d’un réseau familial – en particulier sa mère et de nombreux frères et sœurs 

– et social en Angola, susceptible de l’aider, à tout le moins dans un premier 

temps, à se réinstaller , 

qu’à cela s’ajoute encore que la prénommée pourra requérir du SEM une 

aide financière individuelle au retour (art. 93 al. 1 let. d LAsi), laquelle 

pourra être accompagnée par une aide complémentaire matérielle au sens 

de l’art. 74 al. 3 et 4 de l’ordonnance 2 du 11 août 1999 sur l'asile relative 

au financement [RS 142.312 ; OA 2]) pour aider à sa réintégration dans 

son pays d’origine dans les domaines du travail, de la formation et du 

logement, 

que tous ces éléments sont de nature à favoriser son retour dans son pays 

d’origine, en particulier à G._______ où elle a passé l’essentiel de sa vie, 

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sans rencontrer de difficultés particulières, étant rappelé au demeurant que 

les difficultés socio-économiques pouvant être éventuellement rencontrées 

dans ce contexte n’y font pas obstacle, 

qu’enfin, le dossier de la cause ne rend pas compte de problèmes de santé 

chez A._______ qui seraient susceptibles de constituer un obstacle à 

l’exécution du renvoi, 

que la prénommée a certes réitéré, dans son recours, souffrir de plusieurs 

affections pour lesquelles elle a été prise en charge dès son arrivée en 

Suisse, à savoir de l’hypertension artérielle et deux (…), d’une part, un état 

de stress post-traumatique nécessitant un suivi régulier ainsi qu’une prise 

médicamenteuse à base de (…) et de (…), d’autre part, 

qu’il sied de rappeler que l’exécution du renvoi n’est pas exigible au sens 

de l’art. 83 al. 4 LEI si, en raison de l’absence de possibilités de traitement 

adéquat, l’état de santé du requérant se dégraderait très rapidement au 

point de conduire d’une manière certaine à la mise en danger concrète de 

sa vie ou à une atteinte sérieuse, durable et notablement plus grave de son 

intégrité physique (cf. ATAF 2014/26 consid. 7.3 à 7.10 ; 2011/50 

consid. 8.3 ; 2009/2 consid. 9.3.2), 

qu’en l’occurrence, les troubles physiques et psychiques, tels qu’ils 

ressortent des certificats médicaux des 3 janvier, 29 avril, 28 août et 

28 octobre 2024 et dûment répertoriés dans la décision attaquée 

(cf. décision attaquée, consid. III ch. 2 p. 6 in fine et p. 7 dernier §), ne 

revêtent ni la gravité ni l’intensité requises pour s’avérer déterminants au 

regard des critères stricts retenus par la jurisprudence susmentionnée, 

qu’en outre, ces affections – dont l’une, d’ordre (…), a du reste déjà été 

diagnostiquée dans le pays d’origine de la recourante – peuvent faire l’objet 

d’une prise en charge effective et adéquate en Angola (pour les détails, cf. 

décision attaquée, consid. III ch. 2 p. 6 à 8), 

que, dans le cadre du recours, A._______ s’est limitée à citer ses différents 

problèmes médicaux, sans toutefois remettre concrètement en cause 

l’appréciation de l’autorité intimée sur les soins disponibles en Angola, 

laquelle s’avère particulièrement circonstanciée et documentée (cf. 

décision querellée, consid. III ch. 2 p. 6 ss), 

qu’au demeurant, elle pourra, en cas de besoin, solliciter du SEM une aide 

au retour pour motifs médicaux (art. 93 al. 1 let. d LAsi et art. 75 OA 2), 

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Page 14 

laquelle pourra prendre la forme d’une réserve de médicaments ou d’un 

forfait consacré aux prestations médicales, ce qui lui permettra de 

surmonter la période délicate postérieure à son arrivée au pays, 

qu’ainsi, au vu de l’ensemble des circonstances du cas d’espèce, 

l’exécution du renvoi de la prénommée doit être considérée comme 

raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI), 

que l'exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), la recourante étant tenue de 

collaborer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d'origine (art. 8 al. 4 LAsi), 

qu’en définitive, le recours doit également être rejeté, en tant qu’il porte sur 

le renvoi et l’exécution de cette mesure, 

que s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA ainsi que 2 et 

3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif : page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant est compensé avec l'avance de frais de 

750 francs, versée le 23 juillet 2025. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la mandataire de la recourante, au SEM et 

à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

Vincent Rittener Chantal Jaquet Cinquegrana 

 

 

Expédition :