# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e310c71d-a437-554f-bfc4-2d59db6a9be9
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2016-11-24
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 24.11.2016 E-7143/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-7143-2016_2016-11-24.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-7143/2016 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 4  n o v e m b r e  2 0 1 6  

Composition 
 Emilia Antonioni Luftensteiner, juge unique,  

avec l'approbation de Yanick Felley, juge ; 

Thierry Leibzig, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Nigéria,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 11 novembre 2016 / N (…). 

 

 

 

E-7143/2016 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ (ci-après : le 

recourant), le 10 octobre 2016, 

le procès-verbal de son audition sur ses données personnelles (audition 

sommaire), du 17 octobre 2016,  

la décision du 11 novembre 2016 (expédiée le 15 novembre 2016 et 

notifiée le lendemain), par laquelle le SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 

let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en matière sur la demande d'asile 

du recourant, a prononcé son renvoi (transfert) de Suisse en Italie et a 

ordonné l'exécution de cette mesure, précisant qu'un éventuel recours ne 

déployait pas d'effet suspensif, 

le recours interjeté, le 18 novembre 2016, contre cette décision, 

la demande d'assistance judiciaire partielle dont il est assorti, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : le Tribunal), le 22 novembre 2016, 

 

et considérant 

qu'en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), le Tribunal connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, conformément à l'art. 33 

let. d LTAF (loi à laquelle renvoie l'art. 105 LAsi), 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige, 

qu'il statue de manière définitive (cf. art. 83 let. d ch. 1 LTF), 

que la procédure devant le Tribunal est régie par la PA, pour autant que ni 

la LTAF ni la LAsi n'en disposent autrement (cf. art. 37 LTAF et art. 6 LAsi), 

que l’intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

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que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2), 

qu'en l'espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire 

application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il 

n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se 

rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour 

mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après : règlement Dublin III), 

que, s’il ressort de l’examen du SEM qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, ladite autorité rend une décision de non-

entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise 

en charge du requérant d'asile (cf. art. 29a al. 2 de l’ordonnance 1 du 11 

août 1999 sur l’asile relative à la procédure [OA 1 ; RS 142.311]) ou s’est 

abstenu de répondre dans un certain délai (cf. art. 22 par. 7 et 25 par. 2 du 

règlement Dublin III), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé à l’aide de critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (cf. art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de prise en charge (en anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement doivent être appliqués 

successivement (principe de l'application hiérarchique des critères de 

compétence, cf. art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

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que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (cf. art. 7 par. 2 

du règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER / SPRUNG, 

Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, ch. 4 ad art. 7), 

qu’en revanche, dans une procédure de reprise en charge (en anglais : 

take back), comme c’est le cas en l’espèce, il n’y a en principe aucun 

nouvel examen de la compétence selon le chapitre III (cf. ATAF 2012/4 

consid. 3.2.1 et les références citées), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et dans les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 

4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (JO C 364/1 

du 18.12.2000, ci-après : Charte UE), l'Etat procédant à la détermination 

de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au chapitre III 

afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que, conformément à l'art. 18 par. 1 point d du règlement Dublin III, l'Etat 

responsable de l'examen d'une demande de protection internationale en 

vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – dans les conditions 

prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le ressortissant de pays tiers ou 

l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande 

auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur 

le territoire d'un autre Etat membre, 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

que, comme la jurisprudence l'a retenu (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2 [voir 

aussi consid. 9.1 non publié] ; ATAF 2012/4 consid. 2.4 ; ATAF 2011/9 

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consid. 4.1 ; ATAF 2010/45 consid. 5, 7.2, 8.2, 10.2), le SEM doit admettre 

la responsabilité de la Suisse pour examiner une demande de protection 

internationale qui lui est présentée, même si cet examen ne lui incombe 

pas en vertu des critères fixés dans le règlement Dublin III, lorsque le 

transfert envisagé vers l'Etat membre désigné responsable par lesdits 

critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit international 

public, 

qu’il peut également admettre cette responsabilité pour des raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, 

qu'en l'occurrence, les investigations menées par le SEM ont révélé que 

l'intéressé avait déposé une demande d'asile en Italie, le (…) 2015,  

que, lors de son audition, le recourant a notamment allégué que sa 

demande d'asile avait fait l'objet d'une décision négative en 2016, qu'un 

recours avait été déposé par son avocat et que cette procédure était 

encore pendante lorsqu’il a quitté l’Italie pour rejoindre la Suisse 

(cf. procès-verbal de l’audition du 17 octobre 2016, let. g et point 2.06), 

que, sur la base de ces informations, le SEM a, en date du 

21 octobre 2016, soumis une demande aux autorités italiennes aux fins de 

reprise en charge du recourant, sur la base de l'art. 18 par. 1 point d 

du règlement Dublin III, 

que, n'ayant pas répondu à la demande de reprise en charge des autorités 

suisses dans le délai prévu par l'art. 25 par. 1 règlement Dublin III, l'Italie 

est réputée l'avoir acceptée et, partant, avoir reconnu sa responsabilité 

pour traiter la demande d'asile de l'intéressé (cf. art. 25 par. 2 du règlement 

Dublin III),  

que le recourant ne conteste pas la responsabilité de l'Italie en application 

des dispositions réglementaires, 

que, dans son mémoire de recours, il s’oppose toutefois à son transfert en 

Italie, arguant qu’il risquerait d’être renvoyé dans son pays d’origine suite 

à la décision négative des autorités italiennes sur sa demande d’asile, 

qu'il soutient en outre que l'Italie ne serait plus en mesure de faire face à 

ses obligations et qu'il existerait dans ce pays des défaillances 

systémiques, aussi bien dans les procédures d'asile que dans les 

conditions d'accueil des demandeurs d'asile,  

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qu’il affirme qu’un transfert vers l’Italie l’exposerait dès lors au risque d’être 

privé de ressources et d’hébergement, et de connaître des conditions de 

vie indignes, ce qui constituerait une violation de l’art. 3 CEDH, 

que, toutefois, contrairement à ce que soutient l’intéressé dans son 

recours, il n’y a pas de raisons de croire qu’il existe en Italie des 

défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les conditions 

d’accueil des demandeurs, qui entraînent un risque traitement inhumain ou 

dégradant au sens de l’art. 4 CharteUE (cf. l'art. 3 par. 2 2ème partie du 

règlement Dublin III),  

qu’en effet, l'Italie est liée à la CharteUE et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (RS 0.142.30, ci-après : Conv. 

réfugiés), ainsi qu’au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., 

RS 0.142.301), à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 contre 

la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(RS 0.105, ci-après : Conv. torture), 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (directive  

n° 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale [ci-après : directive Procédure] et directive  

n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale [ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est certes pas irréfragable, 

qu'en effet, les Etats demeurent responsables au regard de la CEDH de 

tous les actes et omissions de leurs organes qui découlent du droit interne 

ou de la nécessité d'observer les obligations juridiques internationales 

(cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. c. Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 

n° 30696/09, par. 338), 

qu'en premier lieu, la présomption susmentionnée doit être écartée d'office 

en présence, dans l'Etat de destination du transfert, d'une défaillance 

systémique (« systemic failure »), comme dans l'affaire M.S.S. c. Belgique 

et Grèce, de nature à engendrer, de manière prévisible, l'existence d'un 

risque réel de mauvais traitement de la personne concernée par le transfert 

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(cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. Suisse du 4 novembre 2014, 

no 29217/12, par. 103 ; arrêt K. Daytbegova et M. Magomedova c. Autriche 

du 4 juin 2013, n° 6198/12, par. 61 et 66 ; arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. 

c. Belgique et Grèce précité, par. 338 ss ; arrêt R.U. c. Grèce du 

7 juin 2011, n° 2237/08, par. 74 ss), ce qui est le cas en présence d'une 

pratique avérée de violation des normes minimales de l'Union européenne 

(cf. ATAF 2010/45 consid. 7.5), 

que certes, ainsi que l’a relevé l’intéressé dans son recours, il est notoire 

que les autorités italiennes connaissent, spécialement depuis 2011, de 

sérieux problèmes quant à leur capacité d'accueil des requérants d'asile, 

qui peuvent être confrontés à d'importantes difficultés sur le plan de 

l'hébergement, des conditions de vie, voire de l'accès aux soins médicaux 

suivant les circonstances (cf. notamment ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX 

RÉFUGIÉS [OSAR] : Italie, Conditions d’accueil ; Situation actuelle des 

requérant-e-s d’asile et des bénéficiaires d’une protection, en particulier 

celles et ceux de retour en Italie dans le cadre de Dublin, août 2016),  

que, cependant, même si le dispositif d'accueil et d'assistance sociale 

souffre de carences, on ne saurait en tirer la conclusion qu'il existerait 

manifestement en Italie des carences structurelles essentielles en matière 

d'accueil, analogues à celles que la CourEDH a constatées pour la Grèce 

(cf. CourEDH, arrêt en l'affaire Tarakhel c. Suisse précité, par. 114), 

que, dans son arrêt en l'affaire A. S. c. Suisse du 30 juin 2015, 

(no 39350/13, par. 36) et sa décision en l'affaire A.M.E. c. Pays-Bas du 

13 janvier 2015 (no 51428/10), la CourEDH a rappelé que, comme elle en 

avait jugé le 4 novembre 2014 dans l'affaire Tarakhel c. Suisse précité 

(par. 115), la structure et la situation générale quant aux dispositions prises 

pour l’accueil des demandeurs d’asile en Italie ne peuvent en soi passer 

pour des obstacles empêchant le renvoi de tout demandeur d’asile vers ce 

pays,  

qu'en l'absence d'une pratique actuelle avérée en Italie de violation 

systématique des normes minimales de l'Union européenne concernant la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile, cet 

Etat est présumé respecter ses obligations tirées du droit international 

public, en particulier le principe de non-refoulement énoncé expressément 

à l'art. 33 Conv. réfugiés, ainsi que l'interdiction des mauvais traitements 

ancrée à l'art. 3 CEDH et à l'art. 3 Conv. torture (CourEDH, 

arrêt M.S.S. c. Belgique et Grèce précité, par. 352 ss), 

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que dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 2ème partie du 

règlement Dublin III ne se justifie pas, 

qu'en second lieu, la présomption de sécurité peut être renversée en 

présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les autorités de cet 

Etat ne respecteraient pas le droit international (cf. ATAF 2010/45 

consid. 7.4 et 7.5), 

qu'en l'occurrence, le Tribunal constate tout d'abord qu'aucun indice 

sérieux n'indique que les autorités italiennes auraient violé le droit de 

l'intéressé à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de sa 

demande de protection ou refusé de lui garantir une protection conforme 

au droit international et au droit européen, 

que le recourant a, selon ses dires, pu valablement déposer un appel à 

l’encontre de la décision négative rendue par les autorités italiennes 

(cf. procès-verbal de l’audition du 17 octobre 2016, point 2.06), 

que, même si une décision définitive de refus d'asile et de renvoi vers le 

pays d'origine a été prise dans l’intervalle, cela ne constituerait pas une 

violation du principe de non-refoulement, 

qu'au contraire, en retenant le principe de l'examen de la demande d'asile 

par un seul et même Etat membre (« one chance only »), le règlement 

Dublin III vise à lutter contre les demandes d'asile multiples, 

que, dès lors, le transfert de l’intéressé en Italie ne l'expose pas à un 

refoulement en cascade qui serait contraire au principe du 

non-refoulement, ancré à l'art. 33 Conv. réfugiés ou découlant de 

l'art. 3 CEDH ou encore de l'art. 3 Conv. torture, 

qu'ensuite, le recourant n'a pas démontré que ses conditions d'existence 

en Italie revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles seraient 

constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à 

l'art. 3 Conv. torture, dans le laps de temps dont il aurait besoin pour 

organiser son départ de l'espace Dublin, au cas où son ultime recours 

aurait été ou serait rejeté, 

qu'il n'a pas non plus avancé, ni lors de son audition, ni dans son recours, 

d'éléments suffisamment concrets et individuels pour démontrer qu'en cas 

de transfert, il serait personnellement exposé au risque que ses besoins 

existentiels minimaux ne soient pas satisfaits, et ce de manière durable, 

sans perspective d'amélioration, au point qu'il faudrait renoncer à son 

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transfert, au cas où un ultime recours aurait abouti ou aboutirait à 

l'annulation de son renvoi d'Italie et consécutivement de l'espace Dublin, 

qu’en outre, l’intéressé, qui a déjà vécu près d’une année en Italie, n’a pas 

indiqué avoir concrètement mené, durant cette période, une existence non 

conforme à la dignité humaine,  

qu’au contraire, lors de son audition sommaire, il a précisé avoir été 

hébergé à B._______, dans un appartement mis à disposition par l’Etat 

italien (cf. procès-verbal de l’audition du 17 octobre 2016, point 2.06),  

que, toujours ses propres dires, il aurait volontairement quitté cet 

hébergement pour se rendre en Suisse, sans attendre la réponse des 

autorités juridictionnelles italiennes sur son recours en matière d’asile, 

que, dans ces conditions, il ne peut reprocher aux autorités italiennes de 

ne pas l'avoir pris en charge,   

qu'en outre, à supposer qu'elle soit vraisemblable, l'allégation selon 

laquelle il aurait été victime de comportements racistes en Italie, ne 

constituerait pas pour autant la preuve d'un mauvais traitement interdit par 

l'art. 3 CEDH, 

que si le recourant devait être, après son retour en Italie, confronté à de 

tels comportements de la part de la population, il lui appartiendrait de 

déposer une plainte auprès des autorités judiciaires, par l’intermédiaire de 

son avocat, 

que, pour le surplus, le recourant s’est borné, dans son recours, à des 

déclarations stéréotypées, essentiellement reprises du dernier rapport de 

l’OSAR précité,  

qu’enfin, l’intéressé, un homme sans charge familiale et sans problème de 

santé particulier (sur ce dernier point, cf. procès-verbal de l’audition du 

17 octobre 2016, point 8.02), n’appartient pas à une catégorie de 

population, définie par la CourEDH dans son arrêt Tarakhel c. Suisse 

précité (par. 118 à 122), pour laquelle l’Etat requérant doit, avant de 

prononcer un transfert vers l’Italie, obtenir des autorités italiennes des 

garanties individuelles d’une prise en charge conforme aux exigences de 

l’art. 3 CEDH (cf. ATAF 2015/4), 

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que, par conséquent, il ne peut pas être reproché au SEM de n'avoir pas 

obtenu des garanties individuelles d'une prise en charge adaptée au 

recourant, 

qu'il convient encore de rappeler que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, 

les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen 

de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'au demeurant, s'il devait être contraint par les circonstances, à son 

retour en Italie, à mener une existence non conforme à la dignité humaine, 

ou s'il devait estimer que l'Italie violait ses obligations d'assistance à son 

encontre ou de toute autre manière portait atteinte à ses droits 

fondamentaux, il lui appartiendrait de faire valoir ses droits directement 

auprès des autorités de ce pays, en usant des voies de droit adéquates 

(cf. art. 21 de la directive Accueil), 

que, dans ces conditions, le transfert du recourant en l'Italie, pays dans 

lequel il a séjourné pendant près d’une année, n'apparaît pas contraire aux 

obligations de la Suisse découlant des dispositions conventionnelles 

précitées,  

que le SEM a correctement examiné s’il y avait lieu d’appliquer la clause 

de souveraineté prévue à l’art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, en lien 

avec l’art. 29a al. 3 OA 1, 

que cette autorité a établi de manière suffisamment complète l’état de fait 

pertinent et n’a commis ici ni excès ni abus de son pouvoir d’appréciation 

lors de cet examen (cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

que, dès lors, la décision attaquée n’est frappée d’aucune irrégularité sur 

ce point, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l’Italie, en application de 

l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant 

réalisée (cf. art. 32 OA 1), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision 

attaquée confirmée, 

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que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la 

demande d’assistance judiciaire partielle doit être rejetée, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF ; RS 173.320.2), 

 

(dispositif : page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale 

compétente. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Emilia Antonioni Luftensteiner Thierry Leibzig