# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 30ea27cc-6682-552e-a996-fa2c0e1741a6
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2016-05-27
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 27.05.2016 C-447/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-447-2016_2016-05-27.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-447/2016 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 7  m a i  2 0 1 6   

Composition 
 Jenny de Coulon Scuntaro (présidente du collège),  

Martin Kayser, Yannick Antoniazza-Hafner, juges, 

Georges Fugner, greffier. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Bern,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Refus d'autorisation d'entrée dans l'Espace Schengen con-

cernant B._______. 

 

 

 

C-447/2016 

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Faits : 

A.  

B._______ (ci-après : B._______) a déposé le 17 novembre 2015, auprès 

de l’Ambassade de Suisse à Kinshasa, une demande de visa Schengen 

d’une durée de trois mois en vue d’une visite à A._______, une ressortis-

sante suisse domiciliée à C._______. 

Dans le cadre des informations qu'il a fournies dans le formulaire de de-

mande de visa qu’il a complété, B._______ a déclaré être célibataire, a 

indiqué comme profession «évangéliste » et a mentionné n’avoir jamais 

quitté son pays. 

B. 

Lors de son entrevue auprès de la représentation suisse à Kinshasa rela-

tive à sa demande de visa, B._______ a par contre déclaré qu’il était sans 

emploi, vivait de « petites affaires » et attendait de trouver du travail. Il a 

indiqué en outre qu’il avait fait la connaissance de A._______ lors d’un sé-

jour de la prénommée en République démocratique au Congo (ci-après : 

RDC). Selon le rapport de cette entrevue établi par la représentation suisse 

à Kinshasa,  le requérant s’était montré très peu sûr de lui, s’exprimait de 

manière peu compréhensible et avait de la peine à expliquer ses relations 

avec son hôte en Suisse.  

C. 

Dans les informations qu’elle a fournies par courriel adressé le 10 dé-

cembre 2015 à l’Ambassade de Suisse à Kinshasa, A._______ a indiqué 

qu’elle avait fait la connaissance de B._______ lors d’un voyage en RDC 

en février 2014 et qu’elle souhaitait l’inviter en Suisse pour les Fêtes de fin 

d’année. Elle s’est engagée à prendre en charge les frais liés au séjour en 

Suisse du prénommé et a affirmé qu’elle se chargerait d’assurer le départ 

de celui-ci à l'échéance du visa qui lui serait octroyé. 

D. 

Le 18 décembre 2015, la représentation suisse à Kinshasa a refusé la dé-

livrance du visa requis par B._______, au motif que sa volonté de quitter 

le territoire des Etats membres (de l'Espace Schengen) avant l’expiration 

du visa n'avait pas pu être établie. 

E. 

A._______ a fait opposition, le 23 décembre 2015, contre le refus de la 

représentation suisse à Kinshasa. Elle a rappelé qu’elle avait fait la con-

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naissance de son invité lors de vacances en RDC en février 2014 et a ex-

pliqué qu’elle souhaitait, en contrepartie, lui faire connaître la Suisse. Elle 

a souligné en outre que B._______ ne viendrait en Suisse que pour des 

vacances et retournerait ensuite dans son pays.  

F. 

Par décision du 14 janvier 2016, le SEM a rejeté l'opposition du 23 dé-

cembre 2015 et a confirmé le refus d'autorisation d'entrée dans l'Espace 

Schengen prononcé par la représentation suisse à Kinshasa à l'endroit de 

B._______. Dans sa décision, l'autorité intimée a relevé que la sortie du 

requérant de l'Espace Schengen au terme du séjour sollicité ne pouvait 

pas être considérée comme suffisamment garantie, au vu de sa situation 

personnelle (célibataire, sans lien de parenté avec son hôte en Suisse, 

sans emploi fixe et pouvant s’absenter sans problèmes de son pays pour 

une période de trois mois), ainsi que de la situation socio-économique qui 

prévalait en RDC. 

G. 

A._______ a recouru contre cette décision le 20 janvier 2016 après du Tri-

bunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal) en concluant à son annu-

lation et à l'octroi à B._______ d'un visa Schengen d’une durée de trois 

semaines. Elle a allégué en substance que la durée initiale (de trois mois) 

du visa sollicité constituait peut-être un obstacle à la venue en Suisse de 

son invité et que, si tel était le cas, l’octroi d’un visa d’une durée de trois 

semaines serait suffisant. Elle a réaffirmé enfin qu’elle prendrait en charge 

les frais de séjour en Suisse de son invité et que celui-ci quitterait ce pays 

à l’échéance de son visa.  

H. 

Appelé à se prononcer sur le recours, le SEM en a proposé le rejet. Dans 

sa réponse du 1er avril 2016, l’autorité inférieure a relevé que la réduction 

de la durée du visa sollicité ne suffisait pas à garantir la sortie de Suisse 

du requérant au terme du séjour prévu. 

I. 

Invitée par le Tribunal à se déterminer sur la réponse du SEM, A._______ 

n’a pas fait usage de son droit de réplique.  

Par courrier adressé le 26 avril 2016 au SEM (transmis en copie au Tribu-

nal), la recourante a réaffirmé son désir d’accueillir en Suisse B._______ 

pour une durée de trois semaines.  

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Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi du 17 juin 2005 

sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal, en vertu 

de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l'art. 

5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative 

(PA, RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF.  

En particulier, les décisions en matière de refus d'autorisation d'entrée 

dans l'Espace Schengen prononcées par l'ODM - lequel constitue une 

unité de l'administration fédérale telle que définie à l'art. 33 let. d LTAF - 

sont susceptibles de recours au Tribunal, qui statue définitivement (cf. art. 

1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 1 de la loi du 17 juin 2005 

sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). 

1.2 A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF). 

1.3 A._______, laquelle a pris part à la procédure devant l'autorité infé-

rieure, a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA; cf. également à cet égard 

ATAF 2014/1 consid. 1.3.2). 

Présenté dans la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est re-

cevable (cf. art. 50 et 52 PA). 

2.  

Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 

y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 

décision entreprise, sauf lorsqu'une autorité cantonale a statué comme 

autorité de recours (cf. art. 49 PA). Dans le cadre de la procédure de re-

cours, le Tribunal applique d'office le droit fédéral. Conformément à 

l'art. 62 al. 4 PA, l'autorité de recours n'est pas liée par les motifs invoqués 

à l'appui du recours, ni par les considérants de la décision attaquée (cf. 

ANDRÉ MOSER ET AL., Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 

Handbücher für die Anwaltspraxis, Tome X, 2ème éd., Bâle 2013, pp. 

226/227, ad ch. 3.197; MOOR / POLTIER, Droit administratif, Berne 2011, vol. 

II, pp. 300 et 301, ch. 2.2.6.5; BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 

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Berne 2000, pp. 192 et 193, par. 6, ainsi que la jurisprudence citée). Aussi 

peut-elle admettre ou rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que ceux invo-

qués. Dans son arrêt, elle prend en considération l'état de fait régnant au 

moment où elle statue (cf. ATAF 2014/1 consid. 2). 

3.  

La politique des autorités suisses en matière de visa joue un rôle très im-

portant dans la prévention de l'immigration clandestine (cf. à ce sujet le 

Message du Conseil fédéral concernant la loi sur les étrangers du 8 mars 

2002, FF 2002, p. 3493). Aussi, elles ne peuvent accueillir tous les étran-

gers qui désirent venir dans ce pays, que ce soit pour des séjours de courte 

ou de longue durée et peuvent donc légitimement appliquer une politique 

restrictive d'admission (cf. notamment ATF 135 I 143 consid. 2.2; voir éga-

lement l'arrêt du Tribunal administratif fédéral C-2942/2013 du 17 février 

2014 consid. 3 et la jurisprudence). 

La législation suisse sur les étrangers ne garantit aucun droit ni quant à 

l'entrée en Suisse, ni quant à l'octroi d'un visa. Comme tous les autres 

Etats, la Suisse n'est en principe pas tenue d'autoriser l'entrée de ressor-

tissants étrangers sur son territoire. Sous réserve des obligations décou-

lant du droit international, il s'agit d'une décision autonome (cf. Message 

du Conseil fédéral précité, FF 2002, p. 3531; voir également l'ATF 135 II 1 

consid. 1.1 et les ATAF 2011/48 consid. 4.1 et 2009/27 consid. 3, ainsi que 

la jurisprudence citée). 

La réglementation Schengen reprise par la Suisse dans le cadre de la con-

clusion des accords d'association à Schengen limite toutefois les préroga-

tives des Etats membres parties à ces accords, dans le sens où cette ré-

glementation, d'une part, prévoit des conditions uniformes pour l'entrée 

dans l'Espace Schengen et la délivrance des visas y relatifs, d'autre part, 

oblige les Etats membres à refuser l'entrée et l'octroi du visa requis si les 

conditions prescrites ne sont pas remplies. En outre, lorsque l'autorité com-

pétente pour se prononcer sur la demande de visa parvient à la conclusion 

que toutes les conditions auxquelles est subordonnée l'obtention d'un visa 

d'entrée sont réunies et qu'il n'existe aucun motif de refus, le visa doit en 

principe être délivré au (à la) requérant(e). Il reste que, dans le cadre de 

cet examen, dite autorité dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Ainsi 

que le Tribunal l'a souligné dans sa jurisprudence, la réglementation 

Schengen ne confère, pas plus que la législation suisse, de droit à l'entrée 

dans l'Espace Schengen, ni de droit à l'octroi d'un visa (cf. ATAF 2014/1 

consid. 4.1.1 et 4.1.5; 2011/48 consid. 4.1). 

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Page 6 

4. 

4.1 Les dispositions sur la procédure en matière de visa ainsi que sur l'en-

trée en Suisse et la sortie de ce pays ne s'appliquent que dans la mesure 

où les accords d'association à Schengen, qui sont mentionnés à l'annexe 

1, ch. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr, 

RS 142.20), ne contiennent pas de dispositions divergentes (cf. art. 2 al. 4 

et 5 LEtr). 

4.2 S'agissant des conditions d'entrée en Suisse pour un séjour n'excédant 

pas 90 jours, l'art. 2 al. 1 de l'ordonnance du 22 octobre 2008 sur l'entrée 

et l'octroi de visas (OEV, RS 142.204), dans sa teneur du 4 mai 2016, en-

trée en vigueur le 16 mai 2016, renvoie à l’art. 6 du Règlement (UE) 

2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 établissant 

un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières 

par les personnes (code frontières Schengen, version codifiée [JO L 77 du 

23 mars 2016 p. 1]). Les conditions d'entrée ainsi prévues correspondent, 

pour l'essentiel, à celles posées par l'art. 5 LEtr. 

4.3 Cela est d'ailleurs corroboré par le Règlement (CE) no 810/2009 du 

Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code 

communautaire des visas (code des visas [JO L 243 du 15 septembre 

2009], aux termes duquel il appartient au demandeur de visa de fournir des 

informations permettant d'apprécier sa volonté de quitter le territoire des 

Etats membres avant l'expiration du visa demandé (cf. art. 14 par. 1 let. d 

du code des visas) et une attention particulière est accordée à la volonté 

du demandeur de visa de quitter le territoire des Etats membres avant la 

date d'expiration du visa demandé (cf. art. 21 par. 1 du code des visas). 

Aussi la pratique et la jurisprudence relatives à l'art. 5 LEtr, notamment 

celles concernant la garantie de sortie prévue par l'art. 5 al. 2 LEtr, peuvent-

elles être reprises in casu (sur les détails de cette problématique, cf. ATAF 

2009/27 précité consid. 5.2 et 5.3). 

4.4 Si les conditions pour l'octroi d'un visa uniforme pour l'Espace Schen-

gen ne sont pas remplies, un Etat membre peut, à titre exceptionnel, déli-

vrer un visa à validité territoriale limitée notamment pour des motifs huma-

nitaires ou d'intérêt national ou en raison d'obligations internationales (cf. 

art. 25 par. 1 let. a du code des visas et art. 6 par. 5 let. c du code frontières 

Schengen). 

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4.5 Le Règlement (CE) no 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 (JO L 81 

du 21 mars 2001, p. 1-7) différencie, en son art. 1 par. 1 et 2, les ressortis-

sants des Etats tiers selon qu'ils sont soumis ou non à l'obligation du visa. 

En tant que ressortissant de RDC, B._______ est soumis à l'obligation du 

visa. 

5. 

Dans la décision querellée, le SEM a refusé d'autoriser l'entrée en Suisse 

du prénommé au motif notamment que son départ à l'échéance du visa 

sollicité n'apparaissait pas suffisamment assuré. 

5.1 C'est le lieu de rappeler que, selon la pratique constante des autorités, 

une autorisation d'entrée en Suisse ne peut être délivrée à des étrangers 

dont le retour dans leur pays n'est pas assuré, soit en raison de la situation 

politique ou économique prévalant dans celui-ci, soit en raison de la situa-

tion personnelle du requérant. 

Lorsque l'autorité examine si l'étranger présente les garanties nécessaires 

en vue d'une sortie de Suisse dans les délais impartis (au sens de l'art. 5 

al. 2 LEtr), elle ne peut le faire que sur la base d'indices fondés sur la si-

tuation personnelle, familiale ou professionnelle de l'étranger désirant se 

rendre en Suisse, d'une part, et d'une évaluation du comportement de 

l'étranger une fois arrivé en Suisse en fonction de ces prémisses, d'autre 

part. On ne saurait dès lors reprocher à l'autorité de prendre une décision 

contraire à la loi lorsque dite autorité se fonde sur de tels indices et sur 

l'évaluation susmentionnée pour appliquer la disposition précitée. 

Ces éléments d'appréciation doivent en outre être examinés dans le con-

texte de la situation générale prévalant dans le pays de provenance de 

l'intéressé, dans la mesure où il ne peut être exclu qu'une situation politi-

quement, socialement ou économiquement moins favorisée que celle que 

connaît la Suisse puisse influencer le comportement de la personne invi-

tée. 

5.2 Au regard de la situation socio-économique prévalant en RDC, on ne 

saurait de prime abord écarter les craintes de l'autorité intimée de voir 

l'intéressée prolonger son séjour en Suisse ou dans l'Espace Schengen 

au-delà de la date d'échéance du visa sollicité. 

A ce propos, il faut prendre en considération la qualité de vie et les condi-

tions économiques particulières que connaît l'ensemble de la population 

de la RDC. Avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 650 USD en 

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2014, cet Etat demeure très en dessous des standards européens. La RDC 

reste par ailleurs l'un des pays les plus pauvres de la planète. Pour l'année 

2014, l'indice de développement humain (IDH), qui prend en compte la 

santé, l'éducation et le revenu des personnes, la classe en 176e position 

sur 187 Etats (source: le site internet du Ministère français des affaires 

étrangères, à l'adresse http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/re-

publique-démocratique-du-congo/presentation-de-la-republique-1274/, 

mis à jour le 4 mars 2016, consulté en mai 2016). 

Dès lors, les conditions socio-économiques difficiles et l'instabilité préva-

lant en RDC ne sont pas sans exercer une pression migratoire importante. 

Cette tendance migratoire est encore renforcée, comme l'expérience l'a 

démontré, lorsque la personne concernée peut s'appuyer à l'étranger sur 

un réseau social (parents, amis) préexistant, comme cela est le cas en 

l'espèce (cf. notamment les arrêts du Tribunal administratif fédéral C-

3919/2012 du 16 janvier 2013 consid. 7 et C-3821/2011 du  

28 février 2012 consid. 7.1). 

Cela étant, l'autorité ne saurait se fonder sur la seule situation prévalant 

dans le pays de provenance de l'étranger pour conclure à l'absence de 

garantie quant à sa sortie ponctuelle de Suisse, mais doit également pren-

dre en considération les particularités du cas d'espèce (cf. ATAF 2009/27 

précité, consid. 7 et 8 p. 345). 

6. 

Il convient dès lors d'examiner si la situation personnelle, familiale et pro-

fessionnelle de B._______ plaide en faveur de sa sortie ponctuelle de 

Suisse, respectivement de l'Espace Schengen, au terme du séjour envi-

sagé. 

A cet égard, sans minimiser les motifs d’ordre amical sur lesquels le pré-

nommé a fondé sa demande de visa Schengen, le Tribunal ne saurait ad-

mettre, au vu de l'ensemble des éléments du dossier, que sa sortie du ter-

ritoire helvétique au terme du séjour envisagé soit suffisamment garantie.  

Le Tribunal constate d’abord que les informations que le requérant a four-

nies lors de son entrevue à la représentation suisse à Kinshasa, durant 

laquelle il a reconnu être dépourvu d’emploi stable et sans ressources fi-

nancières régulières en RDC ne plaident guère en faveur d’un retour as-

suré dans son pays à l’issue de son séjour en Suisse, ce d’autant moins 

qu’il avait initialement indiqué, à la rubrique « profession » du formulaire de 

sa demande de visa, une prétendue activité d’ « évangéliste », avant de 

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reconnaître qu’il était en réalité à la recherche d’un emploi et se trouvait 

dépourvu de tout revenu régulier. 

Il s’impose de relever ensuite que, selon le rapport de cette entrevue établi 

par la représentation suisse à Kinshasa, le requérant s’était montré très 

peu sûr de lui, s’exprimait de manière peu compréhensible et avait de la 

peine à expliquer ses relations avec son hôte en Suisse.  

Le Tribunal constate enfin que le requérant a initialement sollicité un visa 

Schengen pour la durée maximale de trois mois, attitude qui tend à confir-

mer que celui-ci n’a guère d’attaches personnelles, familiales et profes-

sionnelles susceptibles de le pousser à regagner impérativement son pays 

et que cette situation laisse planer de sérieux doutes sur sa réelle motiva-

tion à y retourner à l’issue du séjour envisagé en Suisse. 

Dans ce contexte, le fait que la recourante a limité ses conclusions à l’octroi 

d’un visa Schengen d’une durée de trois semaines en faveur de son invité 

n’est pas de nature à modifier l’appréciation de la situation de l’intéressé 

dans son pays. 

Ainsi, eu égard aux circonstances socio-économiques évoquées plus haut 

et de la situation personnelle peu favorable que connaît le requérant en 

RDC, il ne peut guère être exclu que celui-ci ne s'efforce, une fois entré en 

Suisse et malgré les assurances contraires données par la recourante, de 

prolonger son séjour dans ce pays ou dans un autre pays de l’Espace 

Schengen, afin d'y trouver de meilleures conditions d'existence que celles 

qui sont les siennes en RDC.  

7. 

Le Tribunal relève par ailleurs que le désir de l’intéressé de rendre visite à 

A._______ ne constitue pas en lui-même un motif justifiant l'octroi d'un visa 

en sa faveur, à propos duquel il ne saurait au demeurant se prévaloir d'au-

cun droit (cf. consid. 3). Il convient de rappeler au demeurant qu’au vu du 

nombre important de demandes de visa qui leur sont adressées, les auto-

rités helvétiques ont été amenées à adopter une politique d'admission très 

restrictive en la matière. 

Par surabondance, il convient encore de remarquer qu'un refus d'autorisa-

tion d'entrée dans l'Espace Schengen prononcé par les autorités helvé-

tiques n'a pas en l'occurrence pour conséquence d'empêcher les intéres-

sés de se voir, dès lors qu'ils peuvent tout aussi bien se rencontrer hors de 

Suisse. 

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Page 10 

Il sied de relever enfin que le refus d'une autorisation d'entrée ne remet 

nullement en cause la bonne foi ou l'honnêteté des personnes qui, résidant 

régulièrement en Suisse, ont invité un tiers domicilié à l'étranger pour un 

séjour de visite et se sont engagées à garantir les frais y relatifs et le départ 

de leur invité. Les assurances données en la matière, comme celles for-

mulées notamment sur le plan financier, sont effectivement prises en 

compte pour se prononcer sur la question de savoir si un visa peut être 

accordé au ressortissant étranger qui le sollicite.  

Cependant, elles ne peuvent être tenues pour décisives, dans la mesure 

où elles n'engagent pas le requérant lui-même – celui-ci conservant seul la 

maîtrise de son comportement – et ne permettent nullement d'exclure 

l'éventualité que l’intéressé, une fois en Suisse, tente d'y poursuivre, même 

temporairement, son existence. De même, l'intention que peut manifester 

une personne de retourner dans son pays à l'issue de son séjour, voire son 

engagement formel à le faire, n'ont aucune force juridique (ATAF 2009/27 

consid. 9) et ne suffisent pas non plus à garantir que son départ intervien-

dra dans les délais prévus. 

8. 

Le Tribunal constate, sur un autre plan, que la recourante n'a pas invoqué 

de raisons susceptibles de justifier la délivrance, à son invité, d'un visa à 

validité territoriale limitée (cf. consid. 4.4 ci-avant). 

9. 

En conséquence, les conditions d'entrée prévues par le code frontières 

Schengen quant à la garantie que B._______ quittera la Suisse à 

l’échéance de son visa n'étant pas remplies in casu, le Tribunal est amené 

à conclure que c’est à bon droit que l'autorité inférieure avait refusé la dé-

livrance d’un visa Schengen en faveur du prénommé. 

10. 

Il s'ensuit que, par sa décision du 14 janvier 2016, le SEM n'a ni violé le 

droit fédéral, ni constaté des faits pertinents de manière inexacte ou incom-

plète ; en outre, cette décision n'est pas inopportune (cf. art. 49 PA). 

En conséquence, le recours est rejeté. 

Vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge 

de la recourante, conformément à l'art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 

1 à 3 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et in-

demnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF ; RS 173.320.2). 

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, de 700 francs, sont mis à la charge de la recou-

rante. Ils sont prélevés sur l'avance du même montant versée le 9 février 

2016. 

3.  

Le présent arrêt est adressé : 

– à la recourante (recommandé) 

– à l'autorité inférieure, dossier Symic 19466080.7 en retour 

 

 

La présidente du collège : Le greffier : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Georges Fugner 

 

 

Expédition :