# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** ebf44dec-e666-56dc-8165-29ab964be4be
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des curatelles Arrêt / 2017 / 666
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_008_Arr-t---2017---666_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

OC17.010964-171392

157 

 

 

CHAMBRE
DES CURATELLES

___________________________________

Arrêt
du 14 août 2017 

__________________

Composition
:               Mme             
Kühnlein,
présidente

             
              Mmes             
Merkli et Bendani, juges

Greffier
              :             
Mme              Nantermod Bernard

 

 

*****

 

 

Art.
445 al. 2 CC

 

 

             
La Chambre des curatelles du Tribunal cantonal prend séance pour statuer sur le recours interjeté
par A.J.________,
à Lausanne, contre la décision  rendue le 6 juillet 2017 par la Juge de paix du district
de Lausanne dans la cause en curatelle de représentation et de gestion concernant B.J.________.

 

 

             
Délibérant à huis clos, la Chambre voit :

En
fait:

 

 

A.             
Par décision du 6 juillet 2017, la Juge de
paix du district de Lausanne (ci-après : la juge de paix) a rejeté la requête de
mesures superprovisionnelles déposée le 3 juillet 2017 par A.J.________, informant le prénommé
que sa requête serait également traitée à l’audience du 1er
septembre 2017, laquelle était avancée au 18 août 2017.

 

 

B.             
Par lettre du 31 juillet 2017, adressé à
la fois à la justice de paix et à la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal, A.J.________
a recouru contre cette ordonnance en contestant sa pertinence.

 

 

C.             
La Chambre retient les faits pertinents suivants :

 

1.             
Le 22 décembre 2016, le Dr [...] a signalé
à l’autorité de protection la situation de B.J.________, née le [...] 1925, laquelle
présentait un syndrome démentiel d’origine mixte.

 

2.             
Lors de son audition du 6 janvier 2017, B.J.________ a adhéré à l’institution d’une
mesure et a sollicité la nomination de sa fille [...], en qualité de curatrice.

 

             
Par décision du 20 janvier 2017, envoyée pour notification aux parties le 15 mars 2017, la
justice de paix du district de Lausanne, retenant en substance que [...] avait les compétences requises
par l’art. 400 CC et répondait au souhait émis par l’intéressée, a mis
fin à l’enquête en institution d’une curatelle ouverte en faveur de B.J.________
(I) ; a institué une curatelle de représentation et de gestion au sens des art. 394 al.
1 et 395 al. 1 CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907 ; RS 210) en faveur de B.J.________
(II) ; a nommé en qualité de curatrice [...] (III), en précisant ses tâches
(IV) et en l’invitant à lui remettre tous les deux ans un rapport sur son activité et
sur l’évolution de la situation de la personne concernée (V) ; a dispensé la
curatrice de l’obligation de remettre un inventaire et des comptes périodiques (art. 420 CC :
curatelle confiée à des proches) (VI) et a mis les frais, par 300 fr. à la charge de 
B.J.________ (VII).

             

3.             
Par lettre à l’autorité de protection du 30 mai 2017, A.J.________, indiquant qu’il
venait d’apprendre que sa mère était sous curatelle sous l’égide de sa sœur
[...], s’est opposé à cette nomination et a demandé de l’annuler et de désigner
un curateur de l’Office des curatelles et tutelles professionnelles     

(ci-après : OCTP). Il a également déclaré qu’il s’opposait à
toute décision que sa sœur aurait pu prendre à son insu.

 

             
Le 14 juin 2017, la Présidente de la Chambre des curatelles, a retourné le dossier de la cause
à l’autorité de protection afin d’examiner la requête précitée de
A.J.________ sous l’angle de l’art. 401 al. 2 CC, le délai de recours étant manifestement
échu et l’intéressé n’indiquant au demeurant pas qu’il recourait contre
la décision entreprise.

 

4.             
Par avis du 20 juin 2017, la juge de paix a cité A.J.________, ainsi que [...], à comparaître
à son audience du 1er
septembre 2017 pour examiner la nécessité de changer de curateur. 

 

             
Par lettre du 3 juillet 2017, A.J.________, se référant à la citation à comparaître
du 20 juin 2017, a requis des mesures provisionnelles urgentes et immédiates, afin que sa sœur
soit destituée de sa fonction de curatrice.

 

             
Par lettre du 4 août 2017, la juge de paix, accusant réception du courrier de A.J.________
du 31 juillet 2017, a informé le prénommé qu’il n’existait pas de voie de
recours contre la décision de mesures superprovisionnelles, mais uniquement contre la décision
qui serait rendue à l’issue de l’audience du 18 août 2017.

 

 

             
En droit :

 

 

1.             
En vertu de l’art. 445 al. 2 1ère
phrase CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907 ; RS 210), en cas d’urgence particulière,
l’autorité peut prendre des mesures provisionnelles sans entendre les personnes parties à
la procédure. 

 

 

2.

2.1             
Selon la jurisprudence, il ne se justifie pas d’ouvrir la voie du recours contre une ordonnance
de mesures superprovisionnelles du droit de la protection de l’adulte, l’ouverture d’un
tel recours risquant d’aboutir au résultat que, dans le cadre de son examen, l’autorité
de recours ne préjuge des conditions des mesures provisionnelles (ATF 140 III 289).

 

2.2             
En l’espèce, dirigé contre une décision de mesures d’extrême urgence,
le présent recours est irrecevable. Ceci correspond d’ailleurs à la teneur de l’art.
22 al. 1 LVPAE (loi d’application du droit fédéral de la protection de l’adulte
et de l’enfant du 29 mai 2012 ; RSV 211.25), qui ne se révèle pas contraire au droit
fédéral. Le recourant pourra du reste faire valoir ses moyens à l’audience de mesures
provisionnelles du 18 août 2017. 

 

3.             
Le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 74a al. 4 TFJC [tarif du
28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RS 270.11.5]).

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des curatelles du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais judiciaires, est exécutoire.

 

La
présidente :              Le greffier
:

 

 

 

 

Du

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
A.J.________,

 

et
communiqué à :

 

-    
Mme [...],

‑             
Mme la Juge de paix du district de Lausanne,

 

par
l'envoi de photocopies.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente
jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Le greffier :