# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5b3216be-556a-5c9a-86fb-0a0f760e35e0
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-01-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 30.01.2023 F-133/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-133-2022_2023-01-30.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour VI 

F-133/2022 

 

 
 

  A r r ê t  d u  3 0  j a n v i e r  2 0 2 3  

Composition 
 Yannick Antoniazza-Hafner (président du collège),  

Gregor Chatton, Regula Schenker Senn, juges, 

Anna-Barbara Adank, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

représentée par Maître Fateh Boudiaf,   

(…),  

recourante,   
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.   
 

 
 

Objet 
 Refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour 

pour formation. 

 

 

 

F-133/2022 

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Faits : 

A.  

En juin 2021, A._______, ressortissante marocaine née en (…), a sollicité 

l’octroi d’une autorisation de séjour pour formation auprès de l’Ecole Hôte-

lière de Genève (ci-après : EHG). 

B.  

Par décision du 12 novembre 2021, le Secrétariat d’Etat aux migrations (ci-

après : SEM), après réception du préavis favorable des autorités canto-

nales genevoises, a rejeté la demande de la prénommée. Il a retenu que 

la formation envisagée pouvait être suivie au Maroc – la prétendue insuffi-

sance de qualité n’ayant pas été démontrée – et que le choix de poursuivre 

des études en Suisse, où elle disposait d’un réseau familial, relevait da-

vantage du souhait et de la convenance personnelle que d’une réelle né-

cessité.  

C.  

Par acte du 12 janvier 2022, l’intéressée, par l’entremise de son manda-

taire, a conclu devant le Tribunal administratif fédéral (ci-après : TAF ou 

Tribunal) à l’annulation de la décision du SEM et à l’approbation d’une auto-

risation de séjour. Elle a argué en substance que la formation au Maroc 

était lacunaire et que seules les études en Suisse lui ouvriraient les portes 

d’une carrière internationale. En outre, le fait qu’elle n’avait que peu rendu 

visite à sa tante en Suisse dans le passé démontrait l’absence de volonté 

de sa part de s’y établir durablement.  

D.  

Le SEM a versé en cause son préavis par pli du 22 mars 2022 et la recou-

rante a répliqué par envoi du 14 avril 2022.  

E.  

Par lettre du 20 juin 2022, la recourante a informé le Tribunal qu’elle était 

inscrite à l’EHG pour le semestre d’automne 2022. 

Par e-mail du 6 janvier 2023, la recourante s’est enquise de l’état de la 

procédure. 

 

 

 

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Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve d’exceptions non réalisées en l’espèce, le Tribunal, en 

vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions du SEM 

en matière de refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour 

pour formation en application de l'art. 27 LEI (RS 142.20). Il statue définiti-

vement (art. 1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 2 LTF). 

1.2  A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (art. 37 LTAF). 

1.3  La recourante a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans 

la forme et le délai prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 50 

al. 1 et 52 al. 1 PA). 

2.  

La partie recourante peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit 

fédéral, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constata-

tion inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de 

la décision entreprise, sauf lorsqu'une autorité cantonale a statué comme 

autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par 

les motifs invoqués par les parties (cf. art. 62 al. 4 PA), ni par les considé-

rants de la décision attaquée. Aussi peut-elle admettre ou rejeter le pourvoi 

pour d'autres motifs que ceux invoqués. Dans son arrêt, elle prend en con-

sidération l'état de fait existant au moment où elle statue 

(cf. ATAF 2014/1 consid. 2). 

3.  

Les autorités chargées de l'exécution de la LEI s'assistent mutuellement 

dans l'accomplissement de leurs tâches (art. 97 al. 1 LEI). Selon l'art. 99 

LEI en relation avec l'art. 40 al. 1 LEI, le Conseil fédéral détermine les cas 

dans lesquels les autorisations de courte durée, de séjour ou d'établisse-

ment, ainsi que les décisions préalables des autorités cantonales du mar-

ché du travail sont soumises à l'approbation du SEM. Celui-ci peut refuser 

son approbation ou limiter la portée de la décision cantonale. En l'occur-

rence, le SPOP a soumis le dossier à l'approbation du SEM en conformité 

avec la législation (cf. art. 2 let. a de l'ordonnance du Département fédéral 

de la justice et police du 13 août 2015 relative aux autorisations et aux 

décisions préalables dans le domaine du droit des étrangers soumises à la 

procédure d'approbation). Il s'ensuit que ni le SEM ni, a fortiori, le Tribunal 

http://links.weblaw.ch/BVGE-2014/1

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ne sont liés par la proposition des autorités cantonales et peuvent s'écarter 

de l'appréciation faite par cette autorité. 

4.  

4.1 De manière générale, tout étranger peut séjourner en Suisse sans 

exercer d'activité lucrative pendant trois mois sans autorisation, sauf si la 

durée fixée dans le visa est plus courte. L'étranger qui prévoit un séjour 

plus long sans activité lucrative doit être titulaire d'une autorisation (art. 10 

al. 1 et 2, 1ère phrase LEI). Si l'étranger prévoit un séjour temporaire, il doit 

apporter la garantie qu'il quittera la Suisse (art. 5 al. 2 LEI). Les autorités 

compétentes tiennent notamment compte, en exerçant leur pouvoir d'ap-

préciation, des intérêts publics et de la situation personnelle de l'étranger 

(art. 96 al. 1 LEI). 

4.2 Les art. 27 à 29a LEI régissent les conditions de séjour en Suisse des 

étrangers sans activité lucrative. Ainsi, en application de l'art. 27 al. 1 LEI, 

un étranger peut être admis en vue d'une formation ou d'une forma-

tion continue, à condition que la direction de l'établissement confirme qu'il 

peut suivre la formation ou la formation continue envisagées (let. a), qu'il 

dispose d'un logement approprié (let. b) et des moyens financiers néces-

saires (let. c) et, enfin, qu'il ait le niveau de formation et les qualifications 

personnelles requis pour suivre la formation ou la formation continue pré-

vues (let. d). En parallèle, l'art. 27 LEI est précisé aux art. 23 et 24 de 

l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à 

l'exercice d'une activité lucrative (OASA, RS 142.201). 

4.3 Dans le cas d'espèce, concernant les conditions posées par l’art. 27 

LEI, le Tribunal constate que la recourante a été acceptée dans la filière 

de formation sollicitée, de sorte que l'établissement a reconnu son aptitude 

à effectuer le programme d'études prévu. Par ailleurs, il est incontesté que 

l'intéressée dispose d'un logement et d’un financement approprié. S'agis-

sant du niveau de formation et des qualifications personnelles requis, l'exa-

men du dossier conduit le Tribunal à constater qu'aucun élément ne permet 

de douter que l'intention première de la recourante quant à son séjour en 

Suisse soit la poursuite de sa formation et que ce but, légitime en soi, ne 

saurait viser à éluder les prescriptions générales sur l'admission et le sé-

jour des étrangers. Il ne saurait en conséquence être question d'invoquer 

un comportement abusif de la part de l’intéressée.  

  

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5.  

5.1 Si, comme on l’a vu, la recourante remplit tous les critères de l’art. 27 

LEI, il convient de rappeler que cette disposition est rédigée en la forme 

potestative (ou « Kann-Vorschrift »). Partant, l'intéressée ne dispose d'au-

cun droit à la délivrance d'une autorisation de séjour en sa faveur, à moins 

qu'elle ne puisse se prévaloir d'une disposition particulière de droit fédéral 

ou d'un traité lui conférant un tel droit, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. 

La jurisprudence du TAF reconnaît pour cette raison un large pouvoir d'ap-

préciation au SEM en lien avec les autorisations de séjour pour formation 

et celui-ci n’est par conséquent pas limité au cadre légal défini par l'art. 27 

LEI. Il est toutefois tenu de procéder, dans chaque cas concret, à une pe-

sée des intérêts globale et minutieuse en tenant compte, dans l'exercice 

de son pouvoir d'appréciation, des intérêts publics, de la situation person-

nelle de l'étranger, ainsi que de son degré d'intégration conformément aux 

réquisits de l’art. 96 LEI. De plus, l'intérêt à une politique de migration res-

trictive doit être pris en considération. En effet, selon l'art. 3 al. 3 LEI, il 

appartient aux autorités helvétiques de tenir compte des questions liées à 

l'évolution sociodémographique de la Suisse, tout en ne perdant pas de 

vue que l'admission d'un étranger est une décision autonome appartenant 

à tout Etat souverain, sous réserve des obligations découlant du droit in-

ternational public (cf., notamment, arrêt du TAF F-541/2021 du 4 août 2021 

consid. 7). 

5.2  

5.2.1 Pour l’essentiel, le SEM a fait valoir qu’en raison de l’encombrement 

des établissements et du nombre élevé d’étrangers demandant à être ad-

mis en Suisse aux fins de formation, les autorités devaient privilégier les 

demandes de personnes démontrant la nécessité de devoir absolument 

suivre des études en ce pays ; or, en l’occurrence, la recourante n’avait 

pas démontré que la formation envisagée n’était pas disponible dans une 

qualité suffisante au Maroc ; au contraire, l’intéressée souhaitait étudier en 

Suisse en raison de la qualité supérieure de l’enseignement et de son ré-

seau familial. Le SEM a également relevé qu’il avait des doutes quant au 

but réel du séjour de l’intéressée en Suisse et à sa sortie de ce pays, dès 

lors que sa tante avait déposé des demandes de regroupement familial. 

Enfin, il a indiqué que les études envisagées ne constituaient pas une suite 

logique du baccalauréat effectué en sciences expérimentales.  

5.2.2 Pour sa part, la recourante a argué qu’une spécialisation au niveau 

de la maturité ne permettait pas de déterminer un parcours estudiantin ou 

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professionnel. Selon elle, l’enseignement hôtelier au Maroc était mauvais ; 

étant donné qu’elle envisageait une carrière internationale, son choix 

s’était porté sur la Suisse, pays renommé dans ce domaine ; ainsi, l’EHG 

présentait quatre avantages principaux : une formation pratique, une ma-

tière « gestion de l’évènementiel » suscitant particulièrement son intérêt, 

un réseau professionnel international et un diplôme donnant accès à un 

poste de direction. Concernant les démarches entreprises par sa tante 

pour la faire venir en Suisse, cette dernière avait procédé à un recueil légal 

d’enfant, soit une kafala au sens du droit marocain, procédé permettant à 

l’enfant de rejoindre le parent adoptif à l’étranger ; cette forme d’adoption 

ne correspondait toutefois pas à l’adoption plénière du droit suisse, de 

sorte qu’elle ne pouvait pas être reconnue en ce pays ; aussi, les deux 

demandes de regroupement familial, déposées sur instruction de 

X._______ [employeur de sa tante], avaient été rejetées ; cela étant, sa 

tante ne s’était pas opposée au rejet, étant précisé que la demande dépo-

sée en 2021 avait uniquement été faite afin de lui assurer des études en 

Suisse, sa tante pensant que (…) X._______ lui faciliterait l’accès à ce 

pays. Au demeurant, « si la kafala ne pou[vait] pas être reconnue par le 

droit suisse comme adoption en tant que question principale, rien n’em-

pêch[ait] qu’elle soit reconnue en tant que telle comme question secon-

daire » pour résoudre la question de son entrée et de son séjour en Suisse 

afin qu’elle puisse réaliser son rêve de poursuivre une formation dans ce 

pays, financée par X._______ (pce TAF 1 p. 9). L’intéressé a encore souli-

gné que sa tante était disposée à la loger gratuitement et que son appar-

tement se trouvait à proximité de l’EHG, ce qui parlait également en faveur 

de sa requête. 

5.3 Le Tribunal considère ce qui suit. 

5.3.1 Tout d’abord, à l’instar de la recourante, il y a lieu de retenir que le 

choix d’une option opéré durant les études pré-universitaires ne saurait dé-

terminer le parcours estudiantin ou professionnel subséquent. Non seule-

ment celui-ci est en principe effectué à un jeune âge, mais il permet juste-

ment de tester ses affinités ou de s’intéresser précisément à d’autres ma-

tières. Ainsi, si l’option choisie au gymnase peut être appréciée en faveur 

du futur étudiant en ce sens qu’elle reflète son intérêt certain pour une ma-

tière, elle ne saurait forcément être retenue à son désavantage, tel que l’a 

fait le SEM de manière excessive en l’espèce. 

5.3.2 Ensuite, l'autorité inférieure fait valoir que compte tenu de l'encom-

brement des établissements (écoles, universités, etc.), il importe de faire 

preuve de rigueur. Cet argument ne saurait toutefois être pertinent in casu. 

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En effet, l’établissement dans lequel la recourante est inscrite présente cer-

taines particularités, dès lors que celui-ci choisit librement les candidats 

qu'il entend accueillir en son sein ; de plus, les étudiants supportent les 

frais d’écolage. En l'occurrence, il n’y a donc pas d’encombrement qui jus-

tifierait de se montrer restrictif (cf. pour comparaison arrêts du TAF 

C-4664/2015 du 30 novembre 2015 consid. 5.2.2 et F-1294/2016 du 17 

mai 2017 consid. 6.4.3). 

5.3.3 Le SEM se prévaut également de l’absence de nécessité de suivre 

la formation envisagée en Suisse. Ce critère est à prendre en considération 

dans le cadre du large pouvoir d’appréciation dont dispose l’autorité infé-

rieure en la matière (cf. arrêt du TAF F-3533/2020 du 16 août 2022 con-

sid. 7.2.1). Dans la présente affaire, le Tribunal reconnaît que la recourante 

a un intérêt certain à étudier à l’EHG, classée dans le top 10 des écoles 

hôtelières en Europe. Cela étant, cette circonstance ne suffit pas à établir 

que l’intéressée ne pourrait pas suivre un cursus similaire et d’une qualité 

suffisante au Maroc ou dans un autre pays européen. En outre, son souhait 

de poursuivre une carrière internationale n’est étayée par aucun projet 

autre que celui, à long terme, de convertir une maison familiale en bord de 

mer en hôtel de charme (pce SEM 11 p. 105). Or, l’intéressée n’explique 

pas en quoi ce projet, sur lequel elle est restée très vague, nécessiterait 

des études accomplies en Suisse ou une carrière internationale. C’est éga-

lement en vain que l’intéressée se prévaut du soutien financier conséquent 

qu’apporterait X.______, à savoir l’employeur de sa tante (Fr. 73'500.- [pce 

TAF 1 p. 6]), si elle débutait la formation envisagée en Suisse. En effet, 

d’une part, la recourante n’a pas prétendu qu’un soutien de X.______ hors 

de Suisse n’entrerait pas en ligne de compte. D’autre part, même si tel 

devait être le cas, cette circonstance ne saurait de toute manière être dé-

cisive dans la présente cause, en particulier au vu de ce qui suit. 

5.3.4 Ainsi, le Tribunal ne saurait reprocher au SEM d’avoir mis en doute 

la réelle intention de la recourante et sa volonté de quitter la Suisse à l’is-

sue des études envisagées. En effet, deux demandes de regroupement 

familial avec sa tante domiciliée en Suisse ont été déposées en 2015 et 

2021, soit encore récemment. Cela étant, la recourante reconnaît dans la 

présente procédure que ces requêtes étaient impossibles à obtenir, dès 

lors que la kafala n’était pas reconnue en tant qu’adoption en droit suisse 

(pce TAF 1 p. 8). Dans ce contexte, on relèvera que le fait qu’elle n’ait, par 

le passé, rendu visite à sa tante que par deux reprises et ait respecté la 

durée de ses visas ne change rien à la volonté démontrée de vouloir se 

réunir durablement avec sa tante sur territoire suisse. Que sa deuxième 

demande de regroupement en 2021 ait uniquement été déposée dans le 

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but de faire des études en Suisse paraît improbable et n’emporte pas la 

conviction du Tribunal. De surcroît, la recourante n’a pas fait part d’un pro-

jet concret sur le court ou moyen terme dans son pays d’origine permettant 

de contrebalancer les doutes quant à sa sortie de Suisse (voir à ce sujet 

consid. 5.3.3 supra). Le simple fait qu’elle ait de la famille au Maroc, avec 

laquelle elle n’a, semble-t-il, pas de solides attaches au vu de la kafala et 

des demandes de regroupement familial déposées, ne saurait suffire (cf. 

pour comparaison arrêt du TAF C-4664/2015 du 30 novembre 2015 con-

sid. 5.2.2).  

5.3.5 Finalement, c’est en vain que la recourante se prévaut du Pacte 

ONU I (référence complète : Pacte international du 16 décembre 1966 re-

latif aux droits économiques sociaux et culturels [RS 0.103.1] ; cf. pce TAF 

1 p. 6). En effet, ce traité et les droits à l’éducation et à la formation qu’il 

contient ne confèrent pas de droit à entrer sur le territoire d’un autre Etat 

pour y mener à bien des études et le Tribunal ne décèle aucune raison de 

faire une exception en l’espèce.  

6.  

Sur le vu de tout ce qui précède, il y a lieu de reconnaître à la recourante 

un certain intérêt à accomplir la formation projetée en Suisse, vu que l’EHG 

a une très bonne renommée, que sa tante – qui habite à proximité de cette 

école – est disposée à la loger gratuitement et que l’employeur de cette 

dernière serait prêt à prendre à sa charge les frais de formation. A cela 

s’ajoute que la motivation de la décision entreprise n’est pas convaincante 

en tant que le SEM se prévaut de l’option choisie par la recourante au gym-

nase et de l’encombrement des établissements de formation pour fonder 

son refus (cf. consid. 5.3.1 s. supra). Cela nonobstant, l'autorité inférieure 

peut fonder son rejet sur des éléments objectifs suffisamment pertinents, 

tels la nécessité non démontrée d’entreprendre la formation envisagée en 

Suisse et les doutes en lien avec le retour dans le pays d'origine à la fin 

des études. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher au SEM 

d'avoir fait un usage incorrect de son large pouvoir d'appréciation.  

7.  

Par conséquent, en rendant la décision attaquée, l'autorité inférieure n'a ni 

violé le droit fédéral, ni constaté des faits pertinents de manière inexacte 

ou incomplète ; en outre, cette décision n'est pas inopportune (art. 49 PA). 

Le recours est par conséquent rejeté. 

8.  

Vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge 

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de la recourante (cf. art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3 du règle-

ment du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés 

par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]) et de ne pas 

allouer de dépens (cf. art. 64 al. 1 PA). 

(dispositif page suivante) 

 

 

  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure de 1’000 francs sont mis à la charge de la 

recourante. Ce montant est prélevé sur l’avance de frais versée le 28 jan-

vier 2022. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante et à l'autorité inférieure. 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Yannick Antoniazza-Hafner Anna-Barbara Adank 

 

 

Expédition : 

  

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Page 11 

Le présent arrêt est adressé : 

– à la recourante (recommandé) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […])