# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a72a15ab-5afe-5b10-904b-985e90b52f55
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2014 / 40
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2014---40_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC13.033282-132460

             
69 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
20 février 2014

__________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              Mme             
Rouleau et M. Maillard 

Greffier
              :             
Mme              van Ouwenaller

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 2 CPC

 

 

             
Vu la décision rendue le 11 octobre 2013, à la suite de l'audience du 4 octobre 2013,
par le Juge de paix du district de Nyon, prononçant, à concurrence de 725'874 fr. 85 avec intérêt
à 2,85 % l'an dès le 1er
avril 2013, sous déduction de 850 fr. valeur au 4 avril 2013, la mainlevée provisoire de l'opposition
formée par  L.________,
à Rolle, à la poursuite n° 6'691'178 de l'Office des poursuites du district de Nyon, intentée
à son encontre à l'instance de la
Q.________,
à Lausanne, constatant l'existence du droit de gage, arrêtant à 990 fr. les frais judiciaires
mis à la charge du poursuivi et disant qu'en conséquence celui-ci rembourserait à la poursuivante
son avance de frais à concurrence de 990 fr., sans allocation de dépens pour le surplus,

 

             
vu la demande de motivation déposée par le poursuivi le 17 octobre 2013,

 

             
vu les motifs de la décision adressés aux parties le 20 novembre 2013 et notifiés au poursuivi
le 25 novembre 2013,

 

             
vu le recours adressé par le poursuivi au premier juge le 9 décembre 2013,

 

             
vu l'avis du président de la cour de céans, du 16 décembre 2013, notifié au poursuivi
le 17 décembre 2013, constatant que le recours paraissait tardif et impartissant au recourant un
délai de dix jours pour fournir toutes explications utiles sur les raisons pour lesquelles il n'aurait
pas respecté le délai légal de recours de dix jours, arrivé à échéance
le 5 décembre 2013;

 

 

             
attendu que, selon l'art. 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008;
RS 272), le recours contre une décision rendue en procédure sommaire doit être introduit
dans le délai de dix jours à compter de la décision motivée,

 

             
que toutefois, le principe selon lequel est réputé observé un délai si le mémoire
a été adressé à l'autorité précédente, qui vaut pour les recours au
Tribunal fédéral (art. 48 al. 3 LTF [loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005;
RS 183.110]), doit être également appliqué dans la présente procédure (Tappy,
Les voies de droit du nouveau Code de procédure civile, in JT 2010 III 115, spéc. p. 113),

 

             
qu'en l'espèce, le délai de dix jours dont disposait L.________ pour recourir contre le prononcé
de mainlevée dont la motivation lui avait été notifiée le 25 novembre 2013 est
arrivé à échéance le jeudi 5 décembre 2013,

 

             
que le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable pour tardiveté;

 

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais ni dépens.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
20 février 2014

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. L.________,

‑             
La Q.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 725'024 fr. 85.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
M. le Juge de paix du district de Nyon.

 

             
La greffière :