# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 72505e5d-4aa8-582d-8fc8-a3e50c4f7cc1
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-11-16
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 16.11.2017 E-6199/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-6199-2017_2017-11-16.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-6199/2017 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 6  n o v e m b r e  2 0 1 7  

Composition 
 Jean-Pierre Monnet, juge unique,  

avec l’approbation de Sylvie Cossy, juge ;  

Jean-Marie Staubli, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Irak,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 30 octobre 2017 / N (…). 

 

 

 

E-6199/2017 

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Vu 

la demande d'asile déposée, le 19 septembre 2017, en Suisse par 

l’intéressé,  

la décision du 30 octobre 2017, notifiée 2 novembre 2017, par laquelle le 

SEM n'est pas entré en matière sur cette demande d'asile, a prononcé le 

renvoi (transfert) du recourant de Suisse vers l’Allemagne, l’Etat Dublin 

responsable, et a ordonné l'exécution de cette mesure,  

le recours, interjeté le 2 novembre 2017, contre cette décision devant le 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : Tribunal), concluant à l’annulation 

de celle-ci et à l’entrée en matière sur la demande d’asile,  

la demande d'assistance judiciaire dont il est assorti,  

 

et considérant 

qu’en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif 

fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative (PA, RS 172.021),  

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d’asile et de 

renvoi peuvent être contestées devant le Tribunal conformément à 

l'art. 33 let. d LTAF (loi à laquelle renvoie l'art. 105 de la loi du 26 juin 1998 

sur l’asile [LAsi, RS 142.31]),  

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige,  

qu’il statue de manière définitive (cf. art. 83 let. d ch. 1 de la loi du 

17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]),  

que le recourant a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA),  

qu’interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable,  

que, dans un recours contre une décision de non-entrée en matière fondée 

sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, un requérant peut invoquer, en vertu de 

l'art. 106 al. 1 LAsi, la violation du droit fédéral, notamment l'abus ou l'excès 

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dans l'exercice du pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement inexact 

ou incomplet de l'état de fait pertinent (let. b),  

qu’en revanche, il ne peut pas invoquer l'inopportunité de la décision 

attaquée (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2.2),  

qu’en vertu de l'Accord du 26 octobre 2004 entre la Confédération suisse 

et la Communauté européenne relatif aux critères et aux mécanismes 

permettant de déterminer l'Etat responsable de l'examen d'une demande 

d'asile introduite dans un Etat membre ou en Suisse (AAD, 

RS 0.142.392.68), le SEM examine la compétence relative au traitement 

d'une demande d'asile selon les critères fixés dans le règlement (UE) 

no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre 

responsable de l'examen d'une demande de protection internationale 

introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers 

ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013 ; ci-après : RD III ; 

cf. arrêté fédéral du 26 septembre 2014 portant approbation et mise en 

œuvre de l'échange de notes entre la Suisse et l'UE concernant la reprise 

du règlement Dublin III [Développement de l'acquis de Dublin/Eurodac, 

RO 2015 1841]),  

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'autorité inférieure rend une décision de 

non-entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la 

reprise en charge du requérant d'asile,  

que, conformément à l'art. 18 par. 1 point b RD III, l'Etat responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale en vertu du 

règlement est tenu de reprendre en charge – dans les conditions prévues 

aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont la demande est en cours 

d’examen et qui a présenté une demande auprès d'un autre Etat membre 

ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre Etat 

membre,  

que, toutefois, en vertu de l'art. 17 par. 1 RD III (clause de souveraineté), 

chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de protection 

internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un pays tiers ou 

un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le règlement,  

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que, comme la jurisprudence l'a retenu (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2 [et 

consid. 9.1 non publié], 2012/4 consid. 2.4, 2011/9 consid. 4.1, 2010/45 

consid. 5, 7.2, 8.2, 10.2), le SEM doit admettre la responsabilité de la 

Suisse pour examiner une demande de protection internationale qui lui est 

présentée, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le RD III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre 

désigné responsable par lesdits critères viole des obligations de la Suisse 

relevant du droit international public,  

qu'il peut également admettre cette responsabilité pour des raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 de l'ordonnance 1 sur l'asile du 

11 août 1999 (OA 1, RS 142.311),  

qu’en l’occurrence, le recourant a déclaré, lors de son audition du 

5 octobre 2017, qu’il était originaire de la province de Dohuk (Irak) et qu’il 

avait fréquenté une jeune femme qui avait subitement fugué pour intégrer 

le PKK, parce que sa famille avait l’intention de la marier à un autre, 

qu’il se serait attiré les foudres de la famille de celle-ci, qui lui aurait 

reproché une part de responsabilité dans cette fugue, 

que, sur conseil de son père, il aurait quitté le Kurdistan irakien en avion le 

(...) 2016 avec son passeport, qu’il aurait ensuite laissé entre les mains 

d’un passeur en Turquie, 

qu’il ressort des résultats du 20 septembre 2017 de la comparaison de ses 

données dactyloscopiques avec celles enregistrées dans la base de 

données Eurodac que le recourant a déposé des demandes d’asile dans 

deux Etats de l’espace Dublin avant de venir en Suisse (en Roumanie 

le 21 décembre 2016 et en Allemagne le 29 janvier 2017),  

qu’en date du 13 octobre 2017, le SEM a soumis aux autorités allemandes 

une demande aux fins de reprise en charge du recourant, sur la base de 

l’art. 18 par. 1 point b RD III,  

que, le 19 octobre 2017, dites autorités ont expressément reconnu leur 

responsabilité pour reprendre en charge l’intéressé, sur la base cette 

disposition réglementaire,  

que ce point n'est pas contesté ni ne saurait l’être,  

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que, dans son recours, l’intéressé s’oppose toutefois à son transfert en 

Allemagne,  

qu’il invoque une crainte d’être exposé à un refoulement vers la Roumanie, 

en violation du principe de non-refoulement,  

qu’il précise avoir échappé, alors qu’il se trouvait en Allemagne, à une 

descente policière, visant à l’appréhender et le transférer vers ce pays, 

qu’il relève n’avoir pas pu prendre connaissance de la décision de transfert 

des autorités allemandes et n’avoir, en conséquence, pas pu déposer 

recours contre celle-ci, 

qu’il soutient qu’un refoulement en Roumanie, par les autorités 

allemandes, le mettrait concrètement en danger, en violation de l’art. 3 de 

la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l’homme 

et des libertés fondamentales (CEDH, RS 0.101), dès lors qu’il risquerait 

d’y être placé arbitrairement en détention et d’y subir des mauvais 

traitements, 

que l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III n'est pas applicable, dès lors qu'il n'y a aucune 

raison de croire qu'il existe en Allemagne des défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : Charte UE),  

que l’Allemagne est liée à la Charte UE, et est partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, 

RS 0.142.30), à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 contre 

la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105),  

que cet Etat est également lié par la directive no 2013/32/UE du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures 

communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale [refonte] 

(JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive Procédure) et par la 

directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 

26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes 

demandant la protection internationale [refonte] (JO L 180/96 du 

29.6.2013, ci-après : directive Accueil),  

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qu'en l'absence d'une pratique actuelle avérée en Allemagne de violation 

systématique de ces normes minimales de l'Union européenne, cet Etat 

est présumé respecter ses obligations tirées du droit international public, 

en particulier le principe de non-refoulement énoncé expressément à 

l'art. 33 Conv. réfugiés, ainsi que l'interdiction des mauvais traitements 

ancrée à l'art. 3 CEDH et à l'art. 3 Conv. torture (cf. arrêt de la Cour 

européenne des droits de l'homme [CourEDH] du 21 janvier 2011 en 

l’affaire M.S.S. c. Belgique et Grèce, no 30696/09, par. 352 s.),  

que cette présomption peut être renversée par des indices sérieux que, 

dans le cas concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit 

international (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5),  

que, dans l’hypothèse où les autorités allemandes auraient effectivement 

rendu une décision de transfert vers la Roumanie à l’encontre du recourant, 

rien n’indique que celui-ci n’aurait pas eu les moyens de faire valoir ses 

griefs devant une autorité judiciaire allemande, en particulier celui de 

l’absence en Roumanie d’un droit à l'examen, selon une procédure juste et 

équitable, de sa demande de protection internationale, 

que ses déclarations, selon lesquelles il n’aurait pas pu prendre 

connaissance de la décision en question, ni d’ailleurs recourir contre celle-

ci, ne consistent qu’en de simples affirmations ne reposant sur aucun 

élément de preuve concret, 

qu’en tout état de cause, elles ne sont pas décisives, dès lors qu’il lui 

appartient de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

allemandes, si nécessaire avec l’aide de son avocat qu’il a concédé avoir 

sur place, 

qu’il n'a fourni aucun élément de fait susceptible de démontrer que 

l’Allemagne ne respecterait pas le principe du non-refoulement à son 

endroit et, partant, faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant 

dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient 

sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se 

rendre dans un tel pays, 

que, dans ces conditions, le grief de violation du principe de non-

refoulement est manifestement mal fondé, 

que le recourant n'a pas démontré l’existence d’indices sérieux que, dans 

son cas concret, ses conditions d’existence en Allemagne revêtiraient un 

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tel degré de pénibilité et de gravité telles qu'elles seraient constitutives d'un 

traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture,  

qu’interrogé sur sa santé, lors de son audition, le recourant a déclaré qu’il 

souffrait de problèmes respiratoires (asthme) depuis l’âge de quinze ans,  

qu’il se serait rendu à trois reprises en Turquie pour y obtenir des soins, 

sans résultat sur son état de santé (compte tenu de la grande quantité de 

particules poussiéreuses dégagées dans l’air, en raison de la guerre en 

Irak), 

qu’au vu de son dossier, il ressort qu’il s’est vu prescrire en Suisse du spray 

Ventolin, associé avec du Symbicort, 

qu'en tout état de cause, il y a lieu de rappeler ici que, selon la 

jurisprudence de la CourEDH, le transfert d'une personne touchée dans sa 

santé est susceptible de constituer une violation de l'art. 3 CEDH dans une 

situation de décès imminent analogue à celle de l’arrêt du 2 mai 1997 en 

l'affaire D. contre Royaume-Uni (requête no 30240/96, par. 39 ss), ainsi que 

dans d’autres cas très exceptionnels dans lesquels entrent en jeu des 

considérations humanitaires tout aussi impérieuses (cf. arrêt du 

27 mai 2008 en l’affaire N. c. Royaume-Uni, requête no 26565/05, par. 43 ; 

voir aussi arrêt du 13 décembre 2016 en l’affaire Paposhvili c. Belgique, 

requête no 41738/10, par. 178 [ci-après : arrêt Paposhvili],  

que ces autres cas très exceptionnels sont ceux dans lesquels il y a des 

motifs sérieux de croire que la personne gravement malade, bien que ne 

courant pas de risque imminent de mourir, ferait face, en raison de 

l’absence de traitements adéquats dans le pays de destination ou du défaut 

d’accès à ceux-ci, à un risque réel d’être exposée à un déclin grave, rapide 

et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou 

à une réduction significative de son espérance de vie,  

que ces cas correspondent à un seuil élevé pour l’application de 

l’art. 3 CEDH dans les affaires relatives à l’éloignement des étrangers 

gravement malades (arrêt Paposhvili, par. 183),  

qu’en l’occurrence, rien n'indique que l'intéressé ne serait pas en mesure 

de voyager ni que ses troubles seraient d'une gravité telle qu'ils 

nécessiteraient impérativement un traitement en Suisse, au point que son 

transfert en deviendrait illicite,  

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qu'en effet, la nécessité de soins, dans un cas particulier, ne constitue pas 

en soi un motif suffisant pour renoncer au transfert et devoir faire usage de 

la clause de souveraineté de l'art. 17 par. 1 RD III,  

qu'en outre, l’Allemagne dispose de structures de santé similaires à celles 

existant en Suisse,  

que rien ne permet d'admettre que les autorités allemandes refuseraient 

ou renonceraient à une prise en charge médicale adéquate du recourant, 

conformément aux exigences de la directive Accueil,  

que si le recourant devait être contraint par les circonstances à mener dans 

ce pays une existence non conforme à la dignité humaine ou s'il devait 

estimer que cet Etat viole ses obligations d'assistance à son encontre ou 

de toute autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendra de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

allemandes en usant des voies de droit adéquates,  

qu'il convient encore de rappeler que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, 

les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen 

de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3),  

que la présence en Suisse du frère du recourant ne saurait constituer un 

obstacle au transfert en Allemagne,   

que d'ailleurs le recourant n’a jamais allégué qu'il existerait, entre lui et son 

frère, des liens de dépendance bénéficiant de la protection de l'art. 8 CEDH 

permettant d’actionner le critère de l'art. 16 RD III, 

que dans son recours il n'y revient pas,  

qu’au vu de ce qui précède, le SEM a établi de manière complète et exacte 

l'état de fait pertinent,  

qu'il n'a commis ni excès ni abus de son large pouvoir d'appréciation en 

refusant d'admettre l'existence de raisons humanitaires au sens de 

l'art. 29a al. 3 OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 1 RD III 

(cf. ATAF 2015/9 consid. 8),  

qu'en conclusion, c'est à bon droit que le SEM a considéré que l'Allemagne 

était l'Etat membre responsable de l'examen de la demande de protection 

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internationale introduite par le recourant en Suisse, tenu de le reprendre 

en charge, qu'il n'y avait pas lieu de faire application de la clause de 

souveraineté ancrée à l'art. 17 par. 1 RD III pour des raisons humanitaires, 

et que le renvoi (transfert) vers ce pays était conforme aux obligations 

internationales de la Suisse,  

que, partant, c'est à juste titre que le SEM n'est pas entré en matière sur la 

demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son renvoi (transfert) conformément à 

l'art. 44 1ère phr. LAsi, étant précisé qu'aucune exception à la règle 

générale du renvoi n'est réalisée (cf. art. 32 OA 1),  

qu'ainsi, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée,  

que, s'avérant manifestement infondé, il doit être rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec l'approbation d'une seconde juge 

(cf. art. 111 let. e LAsi),  

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2),  

 

(dispositif : page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt.  

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale 

compétente. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Jean-Pierre Monnet Jean-Marie Staubli 

 

 

 

Expédition :