# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 66d33aff-c2a3-5307-9e3a-58639fcf6c71
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-10-20
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 20.10.2022 102 2022 151
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2022-151_2022-10-20.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2022 151

Arrêt du 20 octobre 2022

IIe Cour d’appel civil

Composition Présidente : Dina Beti
Juges : Catherine Overney, Michel Favre
Greffière-rapporteure : Sandra Ayan-Mantelli

Parties A.________, requérant et recourant, représenté par Me Philippe 
Baudraz, avocat

contre

B.________, opposant et intimé, représenté par Me Jonathan Rey, 
avocat 

Objet Mainlevée

Recours du 18 août 2022 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye du 5 août 2022

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considérant en fait

A. En date du 17 septembre 2020, A.________ a fait notifier à B.________ le commandement 
de payer no ccc de l’Office des poursuites de la Broye, lui réclamant le paiement de CHF 5'368.85, 
plus intérêts à 5% l’an dès le 8 janvier 2020, au titre de « Décision du 4 décembre 2019 du Tribunal 
des Prud’hommes de l’arrondissement de la Gruyère – allocations de dépens ». A cette même date, 
il lui a également fait notifier le commandement de payer no ddd de l’Office des poursuites de la 
Broye, lui réclamant le paiement de CHF 21'704.95 au titre d’ « Acte de défaut de bien après faillite 
– Faillite nº eee » ainsi que le commandement de payer nº fff de l’Office des poursuites de la Broye, 
lui réclamant le paiement de CHF 7'418.40 au titre d’ « Acte de défaut de bien après faillite – Faillite 
nº eee ». Le débiteur y a fait opposition totale le même jour. 

En date du 23 novembre 2021, le créancier poursuivant a requis la mainlevée définitive de 
l'opposition dans le cadre des trois poursuites. Le 27 juin 2022, le débiteur s’est déterminé sur la 
requête, concluant à son rejet dans la mesure de sa recevabilité. 

B. Par décision du 5 août 2022, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de la Broye 
(ci-après : la Présidente) a prononcé la mainlevée définitive de l’opposition formée par B.________ 
au commandement de payer nº ccc de l’office des poursuites de la Broye à concurrence de 
CHF  5'368.85, plus intérêts à 5% l’an dès le 17 septembre 2020, ainsi que des frais de poursuite. 
Elle a en revanche rejeté la requête de mainlevée suite aux oppositions formées par l’opposant aux 
commandements de payer nº ddd et nº fff de l’Office des poursuites de la Broye. Les frais de la 
procédure, fixés à CHF 400.-, ont été mis à la charge du requérant à concurrence de CHF 336.-, le 
solde ayant été mis à la charge de l’opposant. Les dépens de chaque partie ont été fixés globalement 
et répartis dans la même proportion. 

C. Par acte du 18 août 2022, A.________ a interjeté un recours contre cette décision, concluant, 
sous suite de frais, principalement, à sa réformation en ce sens que sa requête de mainlevée 
définitive soit admise et que la mainlevée définitive de l’opposition formée par B.________ aux 
commandements de payer nº ddd et fff soit ordonnée pour les montants de CHF 21'704.95 et 
CHF  7'418.40, frais judiciaires à la charge de l’opposant. Subsidiairement, il a conclu à l’annulation 
de la décision attaquée et au renvoi de la cause à la Présidente pour nouvelle décision prononçant 
la mainlevée de l’opposition aux commandements de payer précités, frais à la charge de l’opposant. 

D. Par mémoire du 26 septembre 2022, B.________ a conclu, sous suite de frais, au rejet du 
recours dans la mesure de sa recevabilité.

E. En date du 12 octobre 2022, A.________ a déposé une détermination spontanée.

en droit

1.

1.1. Seule la voie du recours (art. 319 ss du Code de procédure civile du 19 décembre 2008 
[CPC]) au Tribunal cantonal est ouverte (art. 319 lit. a CPC), l'appel n'étant pas recevable contre 
une décision de mainlevée (art. 309 lit. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire étant applicable (art. 
251 let. a CPC), le recours doit être déposé dans les dix jours à compter de la notification (art. 321 

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al. 2 CPC), délai que le recourant a respecté. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière 
en droit; s’agissant des faits, elle est limitée à leur constatation manifestement inexacte (art. 320 
CPC). En application de l'art. 326 al.1 CPC, les conclusions, allégations de faits et preuves nouvelles 
sont irrecevables.

1.2. La valeur litigieuse est inférieure à CHF 30'000.- (cf. art. 51 al. 1 let. a art. 74 al. 1 let. b LTF).

1.3. La Cour statue sur pièces, conformément à l'art. 327 al. 2 CPC.

2.

2.1. Aux termes des art. 80 et 81 LP, le juge doit prononcer la mainlevée définitive de l'opposition 
lorsque le créancier produit un jugement exécutoire ou un titre y assimilé, à moins que le débiteur 
ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis postérieurement au jugement, 
ou qu'il ne se prévale de la prescription.

La procédure de mainlevée provisoire, ou définitive, est une procédure sur pièces 
(Urkundenprozess), dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en poursuite, mais 
l'existence d'un titre exécutoire. Le juge de la mainlevée examine uniquement la force probante du 
titre produit par le poursuivant, sa nature formelle, et lui attribue force exécutoire si le poursuivi ne 
rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires (ATF 142 III 720 consid. 4.1 ; ATF 
132 III 140 consid. 4.1.1 et les arrêts cités). Il doit notamment vérifier d'office l'existence d'une 
reconnaissance de dette, l'identité entre le poursuivant et le créancier désigné dans ce titre, l'identité 
entre le poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite en poursuite et la 
dette reconnue (ATF 142 III 720, consid. 4.1 ; ATF 139 III 444 consid. 4.1.1 et les références ; 
ABBET/VEUILLET, La mainlevée de l’opposition, 2017, art. 82 LP n. 32 et 92).

Dans la procédure de mainlevée définitive, le juge n'a ni à revoir, ni à interpréter le titre de mainlevée 
qui est produit (ATF 124 III 501 consid. 3a; ATF 113 III 6 consid. 1b). L'art. 81 LP exige, pour 
maintenir l'opposition formée par la partie poursuivie, la preuve par titre de l'extinction – totale ou 
partielle – de la dette; il appartient au poursuivi d'établir non seulement par titre la cause de 
l'extinction, mais aussi le montant exact à concurrence duquel la dette est éteinte (ATF 124 III 501 
consid. 3b). En d’autres termes, cela signifie que, lorsque le créancier est au bénéfice d'un jugement 
exécutoire, le juge prononce la mainlevée définitive de l'opposition (art. 80 al. 1 LP), sauf si 
l'opposant peut se prévaloir d'un des moyens prévus par l'art. 81 LP. L'opposant peut ainsi prouver 
par titre que la dette a été éteinte; la preuve de l'extinction par compensation (cf. art. 120 ss CO) ne 
peut être apportée que par la production de titres qui justifieraient eux-mêmes la mainlevée définitive 
ou à tout le moins la mainlevée provisoire (ATF 115 III 97 consid. 4; arrêt TF 5P.459/2002 du 
29  janvier 2003, consid. 2.2 et réf. citées).

Aux termes de l'art. 82 LP, le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée provisoire (al. 1). Le 
juge la prononce si le débiteur ne rend pas immédiatement vraisemblable sa libération (al. 2). 
Constitue une reconnaissance de dette l'acte sous seing privé signé par le poursuivi, d'où ressort sa 
volonté de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent déterminée, ou 
aisément déterminable, et exigible (ATF 145 III 20 consid. 4.1.1; ATF 139 III 297 consid. 2.3.1 ; ATF 
136 III 627 consid. 2 et les références, 624 consid. 4.2.2 ; arrêt TF 5A 435/2015 du 13 octobre 2015 
consid. 3.2.1.1).

2.2. Le recourant conteste le refus de prononcer la mainlevée dans les poursuites nº fff et ddd 
portant sur les montants de CHF 21'704.95 et de CHF 7'418.40. Il soutient que la décision de la 
Présidente du Tribunal des prud’hommes de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Présidente 

https://www.swisslex.ch/LawDetail.mvc/Show?normalizedReferences=CH%2F281.1%2F81&source=docLink&SP=16|p52lde
https://www.swisslex.ch/AssetDetail.mvc/Show?assetGuid=3084bbd0-44fa-453a-8831-d5d8d66f1630&source=docLink&SP=16|p52lde#cons_3b
https://www.swisslex.ch/AssetDetail.mvc/Show?assetGuid=3084bbd0-44fa-453a-8831-d5d8d66f1630&source=docLink&SP=16|p52lde#cons_3b

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du Tribunal des prud’hommes) du 4 décembre 2019, produite en première instance, attestant de 
l’acquiescement du poursuivi de ses créances pour un montant de CHF 30'000.-, et qui doit être 
mise en relation avec les avis spéciaux aux créanciers produits, vaut titre de mainlevée définitive 
pour ces deux créances.

De son côté, l’intimé conteste l’existence d’un titre de mainlevée définitive ou provisoire. 

2.3. Le libellé des deux commandements de payer relatifs aux poursuites en cause indique 
comme « titre de la créance ou cause de l’obligation » : « Acte de défaut de biens après faillite – 
Faillite nº eee ». La décision de la Présidente du Tribunal des prud’hommes du 4 décembre 2019 
n’est donc pas mentionnée comme titre des créances ou cause de l’obligation. C’est donc à juste 
titre que la Présidente n’a pas tenu compte de cette décision comme titre de mainlevée et il n’y a là 
aucun formalisme excessif, contrairement à ce que soutient le recourant à qui il appartient d’intituler 
correctement la cause de ses obligations, d’autant qu’il est représenté par un avocat. 

En outre, même si l’on devait tenir compte de cette décision et examiner si elle vaut titre de 
mainlevée, il conviendrait de constater que son dispositif se borne à condamner l’intimé à payer les 
dépens du recourant, ce qui vaut titre de mainlevée définitive pour cette prétention, comme l’a retenu 
la Présidente, et qui n’est plus contesté en procédure de recours. Pour le surplus, il s’agit d’une 
décision prenant acte que l’action en paiement déposée par A.________ à l’encontre de l’intimé est 
devenue sans objet et rayant ainsi la cause du rôle. Elle ne condamne pas le débiteur à payer une 
autre somme d’argent que les dépens. En outre, le fait qu’il soit mentionné dans les motifs de la 
décision de la Présidente du Tribunal des prud’hommes, que la reconnaissance par la masse en 
faillite de la créance de A.________ à l’encontre de B.________ doit être assimilée à un 
acquiescement au sens de l’art. 241 CPC de la part du failli, n’a d’effet que dans le cadre de la faillite 
en ce sens que la créance ne peut plus être contestée par les autres créanciers puisque la masse 
en faillite l’a admise, ainsi que dans la procédure prud’hommale en question, pour répartir les frais 
de la procédure. Le failli n’a quant à lui pas reconnu les créances, tel que cela ressort des deux avis 
spéciaux aux créanciers concernant le dépôt du tableau de distribution dans le cadre de la faillite de 
B.________ prononcée le 11 janvier 2017 (cf. pièces 4 et 5 du bordereau du requérant). Partant, 
cette décision ne vaut aucunement titre de mainlevée définitive pour les créances litigieuses. Il 
n’appartient du reste pas au juge de la mainlevée d’interpréter le titre produit, comme le suggère le 
recourant. 

Pour le surplus, les deux avis spéciaux aux créanciers concernant le dépôt du tableau de distribution 
dans le cadre de la faillite de B.________, qui font état de créances admises à l’état de collocation 
en faveur du recourant pour les sommes de CHF 21'704.95 et de CHF 7'418.40 (cf. pièces 4 et 5 du 
bordereau du requérant), ne constituent pas des actes de défaut de biens après faillite au sens de 
l’art. 265 al. 1 LP. Quoi qu’il en soit, il est mentionné dans ces documents que le failli n’a pas reconnu 
les deux créances de sorte que le recourant ne dispose pas d’un titre de mainlevée provisoire pour 
ces montants (art. 265 al. 1 LP).

En l’absence de titre de mainlevée définitive ou provisoire, c’est à juste titre que la Présidente a 
rejeté les requêtes de mainlevée du recourant concernant les deux créances litigieuses. 

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3.

Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 
CPC).

3.1. Les frais judiciaires, fixés forfaitairement à CHF 500.- (art. 48 et 61 al. 1 OELP), seront 
prélevés sur l’avance de frais du même montant effectuée le 12 septembre 2022.

3.2. Selon l'art. 105 al. 2 CPC, le tribunal fixe les dépens selon le tarif, soit le règlement 
fribourgeois du 30 novembre 2010 sur la justice (RJ; RSF 130.11). En cas de fixation globale, comme 
en l'espèce, l’autorité tient compte notamment de la nature, de la difficulté et de l’ampleur de la 
procédure et du travail nécessaire de l’avocat, ainsi que de l’intérêt et de la situation économiques 
des parties (art. 63 al. 2 RJ). L'indemnité maximale en cas de recours contre une décision du juge 
unique est de CHF 3'000.-, montant pouvant être doublé si des circonstances particulières le 
justifient (art. 64 al. 1 let. e et al. 2 RJ).

En l'espèce, compte tenu de ces critères, les dépens de B.________ pour la procédure de recours 
sont arrêtés globalement à la somme de CHF 861.60, TVA par CHF 61.60 comprise. 

la Cour arrête :

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision de la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de la Broye du 5  août 
2022 est confirmée.

II. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de A.________.

Les frais judiciaires sont fixés à CHF 500.-. Ils seront prélevés sur l’avance de frais du même 
montant.

Les dépens de B.________ sont fixés globalement à la somme de CHF 861.60, TVA par 
CHF 61.60 comprise. 

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 20 octobre 2022/say

EXPED-SIGN-01 EXPED-SIGN-02
La Présidente : La Greffière-rapporteure :