# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 555f1e75-f34b-53dd-8d2d-fa1a1ef30ea0
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-01-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 10.01.2014 E-7166/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-7166-2013_2014-01-10.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-7166/2013 

 

 

 
 A r r ê t  d u  1 0  j a n v i e r  2 0 1 4  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Yanick Felley, juge ; 

Camilla Mariéthoz Wyssen, greffière. 

 
  

Parties 
 A._______, né (…), 

Guinée,  

(…),   

recourant,  

 
 

 contre 

 
 Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi; 

décision de l'ODM du 11 décembre 2013 / N (…). 

 

 

E-7166/2013 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A._______ en date du 

4 janvier 2010, 

la décision du 20 janvier 2010, par laquelle l'ODM n'est pas entré en 

matière sur cette demande,  

la deuxième demande d’asile déposée en Suisse par le précité le 

13 mai 2012, 

la décision du 11 décembre 2013, notifiée le 13 décembre suivant, par 

laquelle l’ODM, en application de l’art. 32 al. 2 let. e de la loi du 

26 juin 1998 sur l’asile (LAsi, RS 142.31), n’est pas entré en matière sur 

cette seconde demande, a prononcé le renvoi de l'intéressé et ordonné 

l’exécution de cette mesure, 

le recours interjeté le 20 décembre 2013, dans lequel A._______ conclut 

à l'annulation de la décision précitée, faisant grief à l'ODM de ne pas lui 

avoir accordé suffisamment de temps pour faire établir un certificat 

médical attestant de son état de santé déficient, et requiert à être mis au 

bénéfice d'un délai "convenable" pour fournir un tel certificat, 

 

et considérant 

qu'en vertu de l’art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : le Tribunal) connaît des recours contre les décisions au sens 

de l’art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 

administrative (PA, RS 172.021), prises par les autorités mentionnées à 

l’art. 33 LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par l’ODM concernant l’asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l’art. 105 LAsi, devant le Tribunal, 

lequel statue définitivement, sauf l'exception visée à l'art. 83 let. d ch. 1 

de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110) et non 

réalisée en l'espèce,  

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que le Tribunal est par conséquent compétent pour statuer définitivement 

sur le recours, 

que le recourant a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, le recours est recevable, 

qu'en l'espèce, l'intéressé se limite dans son pourvoi à invoquer un grief 

d'ordre formel, touchant son droit d'être entendu, 

qu'il reproche à l'autorité de première instance de lui avoir octroyé un 

délai trop bref (10 jours) pour produire un certificat médical faisant état 

des problèmes médicaux allégués lors de son audition du 

19 novembre 2013, 

que la décision de non-entrée en matière du 11 décembre 2013 aurait 

été, selon lui, prise par l'ODM de manière "précipitée", ce qui justifierait 

son annulation, 

que ce reproche n'est, au vu de ce qui suit, pas fondé, 

qu'ainsi, dans le délai au 29 novembre 2013 qui lui avait été octroyé, le 

19 novembre précédent, par l'autorité de première instance pour produire 

un certificat médical, le recourant n'a ni répondu ni requis de prolongation 

de délai, démarche qui lui aurait pourtant été aisée d'entreprendre en cas 

de nécessité, 

qu'en sus, la décision querellée a été prise plus de dix jours après la fin 

du délai, laps de temps durant lequel l'intéressé aurait également pu 

réagir, alors qu'il est, au contraire, demeuré inactif, 

que les explications fournies dans le recours sur ce point ne sont pas 

déterminantes, 

qu'en effet, le recourant dit avoir changé de médecin, le nouveau n'étant 

pas en mesure de rédiger un rapport médical dans le court délai accordé, 

qu'il n'expose cependant pas pour quels motifs il aurait été empêché 

d'avertir l'ODM que son dossier médical devait être ou avait été transmis 

à un nouveau médecin et, partant, qu'il rencontrait des difficultés à obtenir 

le rapport requis, 

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que le changement de médecin a dû lui être communiqué au plus tard au 

moment où il a demandé ce rapport en s'adressant à son cabinet médical 

(donc entre le 19 et 29 novembre 2013), à admettre qu'il l'ait bien fait, 

puisque dit changement aurait eu lieu à la fin du mois d'octobre 2013 

déjà, selon les informations transmises au stade du recours, 

qu'il y a lieu de constater que le recourant n'a, à ce jour, toujours pas 

produit de certificat médical attestant de ses présumés troubles, alors 

qu'il lui aurait pourtant été loisible de le faire,  

que quoi qu'il en soit, nonobstant l'absence d'une telle pièce, le Tribunal 

estime qu'il n'y a en l'occurrence pas lieu de procéder à des mesures 

d'instruction complémentaires, la demande formulée par le recourant 

dans ce sens devant être rejetée, 

que le dossier ne laisse en effet apparaître aucun élément permettant de 

retenir que l'intégrité corporelle ou la vie du recourant pourraient être 

concrètement mises en danger en cas de retour vers la Guinée, 

qu'A._______ a certes allégué avoir une épaule "cassée" et qu'il ne 

pouvait pas s'asseoir pendant "plus de 30 minutes" (cf. audition 

du 19 novembre 2013, R86 à 88), ajoutant qu'il avait fait l'objet 

d'investigations et qu'il prenait des médicaments,  

qu'il n'a cependant à aucun moment dit en quoi ces affections étaient 

susceptibles de s'opposer à son retour dans son pays, ni affirmé qu'elles 

étaient graves et durables, ne revenant en particulier pas sur ses 

prétendus problèmes de santé alors qu'il a été expressément invité, en fin 

d'audition, à communiquer les obstacles à un tel retour, 

qu'au contraire, il s'est montré particulièrement évasif, ne fournissant 

d'indications ni quant à la nature de ses affections ni quant à l'utilité des 

médicaments prétendument prescrits (cf. audition du 19 novembre 2013, 

R88, "[…], je ne peux pas expliquer tout ça, mais si vous voulez, je peux 

le faire."; R90),   

que son pourvoi est lui aussi dépourvu d'explications à ce sujet, 

l'intéressé se limitant à demander à ce que lui soit fixé un délai 

supplémentaire pour déposer un certificat médical "reflétant le plus 

fidèlement possible" son état de santé, 

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qu'on aurait pourtant pu s'attendre à tout le moins à ce que le recourant, 

s'il s'estime gravement atteint dans sa santé, expose ses affections aux 

autorités de manière non équivoque, 

qu'en tout état de cause, comme exposé ci-dessus, le dossier ne fait 

apparaître aucun indice suggérant que l'état de santé de l'intéressé lui 

ferait prendre un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en cas 

de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants, au sens du droit international (cf. art. 3 de la Convention du 

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales [CEDH, RS 0.101] et art. 3 de la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitement cruels, 

inhumains ou dégradants [Conv. torture, RS 0.105]),  

que partant, l'ODM était habilité à statuer sur la demande d'asile du 

recourant comme il l'a fait,  

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que s’avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l’approbation d’un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt 

n’étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

 

 (dispositif page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce: 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d’un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l’ODM et à l’autorité 

cantonale compétente. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

William Waeber Camilla Mariéthoz Wyssen