# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0f27a00e-7dc3-5337-92ae-a1c4b927bf62
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-09-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.09.2025 D-13/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-13-2025_2025-09-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-13/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 2  s e p t e m b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Grégory Sauder, juge ; 

Loucy Weil, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Burundi,  

(…),   

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi ;  

décision du SEM du 29 novembre 2024 / N (…). 

 

 

 

D-13/2025 

Page 2 

Faits : 

A.  

Le 1er mars 2023, A._______ (ci-après également : l’intéressé ou le 

recourant) a déposé une demande d’asile en Suisse.   

B.  

Auditionné les 25 avril 2023 et 28 mars 2024, le prénommé a déclaré être 

d’ethnie tutsie et provenir de B._______, dans la commune de C._______. 

Il aurait déménagé en (…) à D._______ pour y étudier l’informatique de 

maintenance durant trois ans. Il aurait ensuite travaillé dans la vente, 

comme chauffeur et enfin comme transporteur international entre 

D._______ et E._______. A._______ se serait marié en (…) à une 

compatriote tutsie, employée par l’Etat burundais (…). Le couple aurait eu 

trois enfants, demeurés au Burundi avec leur mère après le départ de 

l’intéressé, le (…) 2023.       

Ses études terminées, A._______ aurait rejoint le parti politique MSD, dont 

il serait devenu un membre influent dans sa commune d’origine. En 2015, 

il aurait soutenu le mouvement d’opposition au troisième mandat brigué 

par le président en prenant des photos et des vidéos des manifestations. Il 

aurait été arrêté dans ce contexte et mis en détention. Quelques temps 

après sa sortie, il serait retourné vivre auprès de son épouse, laquelle 

aurait adhéré au parti au pouvoir pour le protéger. Il aurait néanmoins dû 

vivre caché, car il lui aurait été interdit de se montrer publiquement. En 

2018 ou 2019, sa sœur aurait rencontré des problèmes et le mari de cette 

dernière, employé d’une ONG internationale, aurait fui le pays. L’intéressé 

aurait aidé sa sœur à s’occuper de ses enfants, lesquels auraient échappé 

de peu à une tentative d’enlèvement. Par ailleurs, A._______ aurait été 

agressé en 2019 par des jeunes Imbonerakure en raison de son 

appartenance ethnique. Il aurait alors obtenu un emploi de transporteur 

international, ce qui lui aurait permis d’être très souvent absent du pays.   

Le (…) 2022, alors qu’il se trouvait au marché avec des amis, A._______ 

aurait été violemment interpellé par des militaires. Il aurait été maltraité et 

détenu dans des conditions innommables jusqu’à son interrogatoire, le 

(…). On lui aurait alors communiqué les raisons de son arrestation, à savoir 

qu’il aurait envoyé des images à des ennemis du pouvoir en 2015 et qu’il 

aurait aidé le mari de sa sœur à s’enfuir. Il aurait été dénoncé par un certain 

F._______, lequel lui en aurait voulu parce qu’il serait apparu sur des 

images prises par l’intéressé lors des manifestations de 2015, accessibles 

sur Internet. A._______ se serait cru condamné, d’autant qu’il aurait 

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assisté à des scènes d’horreur lorsqu’il avait été reconduit à son cachot. Il 

aurait néanmoins été sorti de prison le lendemain par un militaire qu’il aurait 

connu du voisinage, lequel aurait été prévenu de son arrestation par son 

épouse. Ce militaire l’aurait enjoint de tout faire pour ne plus être arrêté, 

avant de le déposer chez son cousin. L’intéressé y serait demeuré plus 

d’un mois, pendant que le cousin précité aurait organisé son départ. Le (…) 

2023, il aurait quitté le pays légalement par voie terrestre pour se rendre 

au Rwanda, d’où il aurait pris un vol pour l’Europe. Depuis son départ, des 

personnes se seraient parfois rendues chez lui pour demander où il se 

trouvait et l’intéressé serait accusé par des membres du parti au pouvoir 

d’être un ennemi du pays. Sa famille ne pourrait dès lors plus passer la nuit 

à domicile, A._______ ne pouvant pour sa part plus retourner au Burundi, 

où il serait tué.  

A l’appui de ses déclarations, l’intéressé a produit des documents d’état 

civil, une attestation de l’organisation (…) confirmant son engagement 

dans les manifestations de 2015, ainsi qu’un lien Internet pour un article 

sur la situation au Burundi.   

C.  

Par décision du 29 novembre 2024, notifiée le 3 décembre suivant, le SEM 

a refusé de reconnaître la qualité de réfugié à A._______, rejeté sa 

demande d’asile, prononcé son renvoi de Suisse et ordonné l’exécution de 

cette mesure.  

D.  

Le 31 décembre 2024 (date du timbre postal), A._______ a interjeté 

recours contre la décision précitée auprès du Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : le Tribunal). Il a conclu à son annulation, à la reconnaissance de 

la qualité de réfugié ainsi qu’à l’octroi de l’asile. Il a en outre requis du 

Tribunal qu’il soit, en tous les cas, renoncé à son renvoi.  

E.  

Les autres faits et arguments de la cause seront examinés, pour autant 

que nécessaire, dans les considérants en droit.       

 

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Page 4 

Droit : 

1.  

Les décisions en matière d’asile rendues par le SEM sont susceptibles de 

recours au TAF (art. 31 LTAF [RS 173.32] en lien avec les art. 5 PA 

[RS 172.021] et 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l’art. 105 LAsi 

[RS 142.31]), lequel statue définitivement, sauf exception non réalisée en 

l’espèce (art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]). Le présent recours est en 

outre recevable (art. 48 al. 1 et 52 al. 1 PA, ainsi que l’art. 108 al. 2 LAsi).       

2.  

2.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d’origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l’être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques. Sont notamment considérées comme de sérieux 

préjudices la mise en danger de la vie, de l’intégrité corporelle ou de la 

liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression psychique 

insupportable (art. 3 al. 1 et 2 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2-5.6).   

2.2 Quiconque demande l’asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu’il est un réfugié. La qualité de réfugié est vraisemblable 

lorsque l’autorité estime que celle-ci est hautement probable. Ne sont pas 

vraisemblables notamment les allégations qui, sur des points essentiels, 

ne sont pas suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne 

correspondent pas aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur 

des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 LAsi).  

2.3 La crainte face à de sérieux préjudices à venir, telle que comprise à 

l’art. 3 LAsi, contient un élément objectif, au regard d’une situation ancrée 

dans les faits, et intègre également dans sa définition un élément subjectif. 

Sera reconnu comme réfugié celui qui a de bonnes raisons, c’est-à-dire 

des raisons objectivement reconnaissables pour un tiers (élément objectif), 

de craindre (élément subjectif) d’avoir à subir selon toute vraisemblance et 

dans un avenir prochain une persécution.    

3.  

3.1 En l’espèce, le SEM a relevé que le recourant n’avait plus été actif 

politiquement depuis 2015 et qu’il paraissait improbable que son épouse 

ait été contrainte d’adhérer au parti au pouvoir. Quoi qu’il en soit, il semblait 

illogique qu’il ait pu être dénoncé pour ses activités politiques de 2015 

après tant d’années, par un homme avec lequel il n’avait aucune relation. 

En outre, tout du récit de sa détention portait à croire qu’il s’agissait d’une 

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invention. Ses déclarations ne comportaient en effet aucun détail significatif 

révélateur d’évènements vécus et sa description des scènes « horribles » 

vues en prison présentait un caractère cinématographique. Les 

circonstances de son évasion semblaient tout aussi improbables, 

notamment en ce qui concerne les raisons pour lesquelles son voisin 

militaire l’aurait sauvé. Le motif même des persécutions invoquées 

s’avérait également sans fondement, rien dans le profil du recourant ne 

permettant de retenir des raisons politiques. Son épouse était du reste 

employée par l’Etat, une situation qui n’aurait certainement pas perduré s’il 

avait véritablement été la cible de persécutions de la part des autorités 

burundaises. Le SEM a dès lors estimé que les déclarations de l’intéressé 

n’étaient pas vraisemblables. Il a également retenu qu’il n’existait aucun 

obstacle à l’exécution de son renvoi, le précité étant jeune, sans problème 

de santé grave, au bénéfice d’expérience professionnelle et d’un cercle 

familial soutenant.                  

3.2 Dans son mémoire de recours, A._______ a apporté différentes 

précisions à son récit, en écho aux critiques du SEM. Ainsi, quand bien 

même le parti MSD avait été rayé de la liste des partis politiques au 

Burundi, le régime continuerait néanmoins d’en pourchasser les membres. 

Quant à l’adhésion de son épouse au parti au pouvoir, elle se serait 

imposée comme une stratégie de survie et serait tout à fait probable. 

S’agissant de l’implication du dénommé F._______ et de son persécuteur 

militaire dans ses problèmes, il a notamment souligné que sa présence et 

celle dudit militaire auraient constitué pour F._______ l’occasion de lui faire 

payer ses actes de 2015. Quant à son évasion, elle pouvait certes paraître 

contre-intuitive, mais ne serait pas improbable. A._______ a souligné que 

son épouse était actuellement en danger, car elle se trouverait dans le 

viseur du parti au pouvoir, accusée d’être une espionne des Tutsis. Par 

ailleurs, le recourant a critiqué l’appréciation faite par le SEM du caractère 

vague de ses déclarations, qui seraient pourtant conformes à la réalité du 

Burundi. Il a également argué ne pas s’être trouvé dans une bonne posture 

pour raconter son passé traumatique au SEM, dès lors qu’il n’aurait pas pu 

bénéficier d’une prise en charge psychologique. Le recourant s’est 

finalement prévalu du fait que plusieurs de ses proches – sa sœur et son 

beau-frère, ainsi que son père – avaient obtenu l’asile en Suisse.               

L’intéressé a produit le titre d’une vidéo, disponible sur YouTube, des 

manifestations de 2015 réalisée par ses soins, des liens pour des articles 

ou documents sur la situation au Burundi, une autorisation d’entrée en 

Suisse délivrée à sa sœur en (…) ainsi qu’une attestation de (…) délivrée 

à son beau-frère.  

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Page 6 

4.  

4.1 A l’instar du SEM, le Tribunal estime que les motifs d’asile du recourant 

sont invraisemblables.  

Premièrement, la cause des préjudices invoqués apparaît difficilement 

compréhensible. A._______ a expliqué avoir été arrêté en décembre 2022 

pour avoir documenté des manifestations en 2015. Or, un tel laps de temps 

entre les faits reprochés et son arrestation semble peu plausible, d’autant 

qu’il n’a exercé aucune activité politique et ne semble pas avoir été 

recherché par les autorités durant ces sept années. Les explications 

fournies par l’intéressé à cet égard ne sont pas convaincantes. En 

particulier, le fait qu’il se serait enquis de la tardiveté de son arrestation 

auprès de son geôlier, lequel lui aurait répondu qu’il avait aidé son 

beau-frère à fuir en sus d’avoir transmis des images (pce SEM 14 Q83 

p. 11), ne fait pas de sens. La fuite dudit beau-frère remonterait en outre à 

plusieurs années, le recourant n’ayant d’ailleurs fourni aucun détail sur son 

implication dans ce départ. Ses explications sur la dénonciation par le 

dénommé F._______, qu’il n’aurait pas revu depuis l’année 2015 (pce SEM 

26 Q50-51), ne sont pas davantage crédibles. Aussi, les raisons des 

persécutions alléguées sont inexplicables.     

Ensuite, les circonstances dans lesquelles le recourant aurait été libéré de 

détention, échappant ainsi in extremis à une mort épouvantable, sont 

incohérentes. Il a expliqué que son épouse, avertie de son interpellation 

par des témoins, aurait sollicité l’aide de leur voisin, militaire de profession. 

Celui-ci se serait présenté à la prison le (…), accompagné de soldats 

subalternes, et aurait libéré l’intéressé en plein jour, sans rencontrer de 

résistance, avant de le déposer en voiture chez son cousin, soit à l’endroit 

choisi par lui (pce SEM 26 Q69-73). Mis en perspective avec les menaces 

de mort que l’intéressé aurait reçues la veille, un tel scénario semble 

inconcevable. La manière dont cette évasion aurait pu se réaliser demeure 

par ailleurs obscure, l’intéressé s’étant montré évasif sur la façon dont son 

sauveur aurait eu connaissance de son lieu de détention. L’implication de 

ce militaire est en outre peu plausible, A._______ n’ayant fait état d’aucune 

relation personnelle particulière avec lui, hormis des relations de voisinage. 

Il apparaît finalement illogique que ce militaire, disposant d’une autorité 

suffisante pour faire libérer un détenu au vu et au su de tous, s’avère 

incapable de le protéger d’une nouvelle arrestation et lui ait recommandé 

de fuir (pce SEM 26 Q41).   

Enfin, l’allégation selon laquelle le recourant serait recherché par les 

autorités burundaises et risquerait d’être tué par elles est contredite par la 

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facilité avec laquelle il aurait quitté le pays. Le Tribunal observe en effet 

que l’intéressé, après sa sortie de prison, aurait séjourné près de deux 

mois chez son cousin sans être inquiété (pce SEM 26 Q79-84). Il aurait 

ensuite quitté légalement le pays le (…) 2023, par voie terrestre, sans 

rencontrer de difficulté au passage de la frontière (pce SEM 26 Q102-103) 

– étant précisé qu’il s’était vu délivrer un passeport le (…) 2022 

(pce SEM 7). Dans ces conditions, il ne saurait être admis qu’il était en 

danger lorsqu’il a quitté le Burundi. Il en va de même de l’affirmation selon 

laquelle il aurait été recherché postérieurement à son départ du pays. 

Aucune démarche n’ayant été entreprise à son encontre durant près de 

deux mois à sa sortie de détention, il n’y a pas lieu d’admettre, au stade de 

la vraisemblance, qu’il ait pu être activement recherché des mois plus tard 

– le recourant n’étayant d’ailleurs pas ses propos à ce sujet (pce SEM 14 

Q39-40).   

4.2 Les moyens de preuve produits par le recourant ne lui sont d’aucun 

secours. En particulier, l’attestation de l’organisation (…) (moyen de preuve 

n° 7) ne dispose que d’une faible valeur probante, dès lors qu’elle aurait 

aisément pu être contrefaite. Quoi qu’il en soit, elle ne saurait suffire à 

pallier les incohérences relevées plus haut. Quant à la vidéo disponible sur 

YouTube intitulée (…) (disponible au lien suivant : […] [consulté le 9 

septembre 2025]), rien n’indique qu’elle ait bien été réalisée par le 

recourant, comme il le soutient. Les autres preuves versées en cause ne 

sont finalement pas déterminantes du point de vue de ses motifs d’asile.       

4.3 Enfin, A._______ ne peut rien tirer du fait que des membres de sa 

famille – en l’occurrence son père (N […]) ainsi que son beau-frère et sa 

sœur (N […]) – ont obtenu l’asile en Suisse. Les précités ont en effet 

demandé l’asile sur la base de motifs propres, qui ne se recoupent pas 

avec ceux de l’intéressé.      

4.4 Il s’ensuit que celui-ci ne remplit pas les conditions pour se voir 

reconnaître la qualité de réfugié et octroyer l’asile, de sorte que le recours 

est rejeté et la décision du SEM confirmée sur ce point.   

5.  

Lorsqu’il rejette la demande d’asile, le SEM prononce, en règle générale, 

le renvoi de Suisse et en ordonne l’exécution (art. 44 LAsi).  

Aucune exception à la règle du renvoi, énoncée à l’art. 32 al. 1 OA 1 

(RS 142.311), n’est en l’occurrence réalisée, en sorte que le Tribunal est 

tenu, de par la loi, de confirmer cette mesure.  

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Page 8 

6.  

6.1 L’exécution du renvoi est ordonnée si elle est licite, raisonnablement 

exigible et possible. Si ces conditions ne sont pas réunies, l’admission 

provisoire, réglée à l’art. 83 LEI (RS 142.20), doit être prononcée.  

6.2 L’exécution du renvoi est illicite lorsque le renvoi de l’étranger dans son 

Etat d’origine ou de provenance ou dans un Etat tiers est contraire aux 

engagements de la Suisse relevant du droit international public 

(art. 83 al. 3 LEI). Aucune personne ne peut être contrainte, de quelque 

manière que ce soit, à se rendre dans un pays où sa vie, son intégrité 

corporelle ou sa liberté serait menacée pour l’un des motifs mentionnés à 

l’art. 3 al. 1 LAsi, ou encore d’où elle risquerait d’être astreinte à se rendre 

dans un tel pays (art. 5 al. 1 LAsi). Nul ne peut être soumis à la torture, ni 

à des peines ou traitements inhumains ou dégradants (art. 3 CEDH).  

6.3 L’exécution du renvoi ne peut pas être raisonnablement exigée si le 

renvoi ou l’expulsion de l’étranger dans son pays d’origine ou de 

provenance le met concrètement en danger, par exemple en cas de 

guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité médicale 

(art. 83 al. 4 LEI ; cf. ATAF 2014/26 consid. 7.3 à 7.10).  

6.4 L’exécution du renvoi n’est pas possible lorsque l’étranger ne peut pas 

quitter la Suisse pour son Etat d’origine, son Etat de provenance ou un Etat 

tiers, ni être renvoyé dans un de ces Etats (art. 83 al. 2 LEI).  

7.  

7.1 En l’occurrence, l’exécution du renvoi ne contrevient pas au 

principe de non-refoulement de l’art. 5 LAsi, le recourant n’ayant pas rendu 

vraisemblable qu’il serait exposé, en cas de retour au Burundi, à de sérieux 

préjudices au sens de l’art. 3 LAsi (consid. 4 supra).   

7.2 Le dossier ne comporte pas non plus d’indice sérieux et convainquant 

rendant à tout le moins vraisemblable un risque avéré, concret et imminent 

de traitement contraire à l’art. 3 CEDH, à l’art. 3 Conv. torture (RS 0.105) 

ou à d’autres dispositions contraignantes du droit international public. 

L’exécution du renvoi est donc licite (art. 83 al. 3 LEI).   

7.3 Sous l’angle de l’exigibilité du renvoi, le Burundi ne connaît pas sur 

l’ensemble de son territoire une situation de guerre, de guerre civile ou de 

violence généralisée qui permettrait d’emblée et en soi, à propos de tous 

les ressortissants du pays, de présumer l’existence d’une mise en danger 

concrète au sens de l’art. 83 al. 4 LEI (cf. notamment l’arrêt E-1804/2025 

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du 6 août 2025 et réf. cit.). Dans le cas particulier, A._______ s’est plaint 

de troubles du sommeil et de problèmes thoraciques liés à un tabagisme 

actif. Il a déclaré se porter bien physiquement, mais souffrir sur le plan 

psychologique (pce SEM 14 Q4-10, pce SEM 26 Q4-9). Au 1er mai 2024, il 

était suivi pour un syndrome de stress post-traumatique et recevait un 

traitement médicamenteux (pce SEM 28). Ainsi, il n’apparaît pas que son 

état de santé soit constitutif d’un obstacle à l’exécution du renvoi, au sens 

de la jurisprudence restrictive en la matière (cf. ATAF 2014/26 consid. 7.3 

à 7.10). Le recourant est jeune. Il bénéficie en outre de bonnes 

qualifications, ayant achevé une formation, et d’expériences 

professionnelles variées. Plus encore, il a longuement vécu au Burundi, où 

il dispose de ses proches et d’un réseau social étendu. Rien ne porte ainsi 

à croire qu’il ne serait pas en mesure de se réinstaller dans son pays 

d’origine.    

L’exécution du renvoi est partant raisonnablement exigible. 

7.4 L’exécution du renvoi est également possible (art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et réf. cit.), le recourant – qui dispose d’un 

passeport en cours de validité (pce SEM 7) – étant tenu de collaborer à 

l’obtention de tout document nécessaire pour retourner dans son pays 

d’origine.  

7.5 La décision du SEM doit donc également être confirmée en ce qu'elle 

ordonne l'exécution du renvoi et le recours rejeté sur ce point. 

8.  

8.1 S’avérant manifestement infondé, le recours est rejeté en procédure à 

juge unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), sans 

échange d’écritures (art. 111a al. 1 LAsi).  

8.2 Compte tenu de l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de 

procédure à la charge du recourant conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux 

art. 1 à 3 FITAF (RS 173.320.2). 

  

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Page 10 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté.  

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yanick Felley Loucy Weil 

 

 

Expédition :