# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2bb73829-462b-5afa-80ea-ba5783ac4807
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-03-21
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 21.03.2013 A/114/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-114-2013_2013-03-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Claudiane CORTHAY et Violaine LANDRY 

ORSAT, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/114/2013 ATAS/299/2013 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 21 mars 2013 

3
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame H___________, domiciliée à MEYRIN recourante 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, sis rue des Gares 16, 
GENEVE intimé 

 

 
 
 

 

A/114/2013 

- 2/6 - 

EN FAIT 

1. Madame H___________ est au bénéfice d'un délai-cadre d'indemnisation de 
l'assurance chômage courant du 6 mars 2012 au 5 mars 2014. 

2. Le 23 mars 2012, l’assurée a signé un contrat d’objectifs de recherches d’emploi 
par lequel elle s’est engagée à effectuer huit recherches par mois au minimum - soit 
deux par semaine, en moyenne -, étant précisé que le non-respect de cette 
obligation entrainerait les sanctions prévues par la loi. 

3. Du formulaire de recherches personnelles rempli par l’assurée pour le mois de 
juillet 2012, il ressort qu’elle a effectué six démarches, dont trois par écrit du 18 au 
27 juillet 2012. 

4. Le 29 août 2012, l’OFFICE RÉGIONAL DE PLACEMENT (ci-après ORP) a 
prononcé la suspension du droit de l’assurée à l’indemnité pour une durée de trois 
jours, vu l'insuffisance des recherches effectuées en juillet 2012.  

5. Le 23 septembre 2012, l’assurée s’est opposée à cette décision en alléguant avoir 
été malade du 16 au 31 juillet et dans l’incapacité d’effectuer plus de recherches.  

A l’appui de ses dires, l’assurée a produit un certificat médical établi le 
19 septembre 2012 par le Dr L___________, attestant d’une totale incapacité de 
travail pour cause de maladie du 16 au 30 juillet inclus. 

Pour le reste, l'assurée a allégué que la réduction du nombre de recherches à six 
avait été convenue avec sa conseillère par téléphone. 

6. Le 7 janvier 2013, l'OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI (ci-après OCE) a 
confirmé la décision de suspension de l'ORP. L’OCE  a relevé que l’assurée avait 
effectué trois recherches durant la période pendant laquelle elle était en arrêt de 
travail, soit du 18 au 27 juillet 2012, ce dont il a tiré la conclusion que cela était 
donc exigible de sa part, malgré son état de santé.  

7. Par écriture du 16 janvier 2013, l’assurée a interjeté recours contre cette décision.  

La recourante allègue que sa conseillère, Madame I___________, lui a indiqué que, 
puisqu’elle avait été malade deux semaines au mois de juillet, quatre recherches 
d’emploi suffiraient.  

La recourante soutient s’être sentie très affaiblie durant sa maladie, au point 
qu’effectuer trois recherches lui a beaucoup coûté. 

8. Invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 5 février 2013, a conclu au rejet 
du recours.  

 
 
 

 

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- 3/6 - 

9. Une audience de comparution personnelle s'est tenue en date du 21 février 2013.  

L’assurée a expliqué que sa conseillère l’avait informée, lors des premiers 
entretiens, qu’elle devait faire deux recherches par semaine et qu’en cas de 
certificat médical, ces recherches étaient réduites. Dans le cas présent, son 
incapacité de travail était motivée par une angine traitée par antibiotiques. Elle se 
trouvait de surplus au début d’une grossesse difficile.  Elle n’avait pas jugé utile 
d’appeler sa conseillère puisqu’elle se souvenait très bien des explications données 
par cette dernière.  

L’assurée a expliqué avoir été une nouvelle fois en arrêt de travail par la suite,  dès 
le 6 décembre 2012. Sa conseillère a maintenu le nombre de recherches exigé à huit 
par mois, mais l'en a dispensée pour les deux mois précédant son accouchement, 
prévu le 27 avril 2013.  

L'intimée a expliqué que la réduction du nombre de recherche en cas d'arrêt de 
travail n’est pas automatique mais qu’elle dépend du motif de l'arrêt de travail ; 
c’est au conseiller de juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, 
des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi 
fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 
25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI; RS 837.0). 

La compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Déposé dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 60 
LPGA). 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la suspension de trois jours du droit à 
l'indemnité infligée à la recourante, pour recherches d'emploi insuffisantes au cours 
du mois de juillet 2012. 

4. En vertu de l'art. 17 al. 1 LACI, l'assuré qui fait valoir des prestations d'assurance 
doit entreprendre tout ce que l'on peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le 
chômage ou l'abréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du travail, au 
besoin en dehors de la profession qu'il exerçait précédemment, et il doit pouvoir 
apporter la preuve des efforts qu'il a fourni. 

 
 
 

 

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L’assuré doit cibler ses recherches d’emploi, en règle générale, selon les méthodes 
de postulation ordinaires et doit apporter à l’office compétent la preuve pour chaque 
période de contrôle  (art. 26 de l’ordonnance sur l’assurance chômage obligatoire et 
l’indemnité en cas d’insolvabilité du 31 août 1983 – OACI). 

S'il ne remplit pas cette exigence, le droit à l'indemnité de l'assuré est suspendu, en 
application de l'art. 30 al. 1 let. c LACI. La durée de la suspension est de 1 à 15 
jours en cas de faute légère, 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne, 31 à 
60 jours en cas de faute grave (cf. art. 45 de l'ordonnance sur l'assurance-chômage – 
OACI). 

S'agissant plus particulièrement de la sanction appliquée en cas de recherches 
insuffisantes durant la période de contrôle, le Secrétariat d'État à l'économie 
(SECO) préconise une durée de 3 à 4 jours pour un premier manquement (cf. 
circulaire relative à l'indemnité de chômage; ch. D72).  

L'autorité compétente dispose d'une certaine marge d'appréciation pour juger si les 
recherches d'emploi sont suffisantes quantitativement et qualitativement. Elle doit 
tenir compte de toutes les circonstances du cas particulier (cf. Circulaire relative à 
l'indemnité de chômage, état en janvier 2007, B 116). 

Pour trancher le point de savoir si l'assuré a fait des efforts suffisants pour trouver 
un travail convenable, il faut tenir compte aussi bien de la quantité que de la qualité 
des démarches entreprises (ATF 124 V 225 consid. 4a p. 231). Sur le plan 
quantitatif, la jurisprudence considère que dix à douze recherches d'emploi par mois 
sont en principe suffisantes (cf. ATF 124 V 225 consid. 6 p. 234; arrêt C 258/06 du 
6 février 2007 consid. 2.2). On ne peut cependant pas s'en tenir de manière 
schématique à une limite purement quantitative et il faut examiner la qualité des 
démarches de l'assuré au regard des circonstances concrètes, des recherches ciblées 
et bien présentées valant parfois mieux que des recherches nombreuses. Le nombre 
minimum de recherches a notamment été fixé à quatre par période de contrôle (arrêt 
C 176/05 du 28 août 2006 consid. 2.2; RUBIN, op. cit. p. 392). 

5. En l'espèce, il est établi que la recourante a remis ses recherches d'emploi du mois 
de juillet 2012 en temps utile et que leur qualité n'est pas remise en cause. En 
revanche, il est reproché à la recourante de n’avoir fait que six recherches au lieu 
des huit prévues par le contrat d'objectifs du 23 mars 2012.  

La recourante invoque son état de santé, plus particulièrement une angine et un 
début de grossesse difficile ayant entraîné un arrêt de travail du 16 au 30 juillet.  

En premier lieu, on rappellera qu’effectivement, tout arrêt de travail n’entraîne pas 
automatiquement une dispense de recherches. Celle-ci dépend plutôt du motif à 
l’origine de l’arrêt en question. On pouvait attendre de la recourante qu’elle 
contacte sa conseillère afin d’en référer à cette dernière, seule habilitée à réduire le 

 
 
 

 

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- 5/6 - 

nombre de recherches exigé. On peut douter que celle-ci eût accordé une réduction 
du nombre de recherches puisqu’elle ne l’a pas fait en décembre 2012, lorsque la 
recourante a été une nouvelle fois en arrêt dans une situation similaire.  

En second lieu, on relèvera, ainsi que l’a fait l’intimé, que l’état de santé de 
l’assurée ne l’a quoi qu’il en soit pas empêchée d’effectuer trois recherches durant 
la période même où elle était sous certificat médical. On peut en conclure qu’en 
effectuer deux de plus n’avait rien d’insurmontable.  

Dans ces circonstances, c’est à juste titre que l’intimé a conclu à un manquement, 
dont il convient de relever que c’est le premier reproché à la recourante et qu’il ne 
constitue qu’une faute légère. Dès lors, la durée de la suspension - trois jours - 
respecte le principe de proportionnalité puisqu’il s’agit de la sanction la plus légère 
prévue par le barème du SECO.   

Eu égard aux considérations qui précèdent, le recours est rejeté et les décisions des 
29 août et 23 septembre 2012 sont confirmées.  

 
 
 

 

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- 6/6 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.   

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La Présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'Etat à l'économie par le greffe le