# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c7938722-1994-5832-9f5f-4e91dabaf68b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-05-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 26.05.2015 A/1563/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1563-2015_2015-05-26.pdf

## Full Text

Siégeant : Mario-Dominique TORELLO, Président 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1563/2015 ATAS/378/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt incident du 26 mai 2015 

10
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENEVE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître RUTTIMANN Pierre 

 

 

recourante 

 

contre 

GENERALI ASSURANCES GENERALES SA, Service 
juridique/Prestations, suse avenue Perdtemps 23, NYON 

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1563/2015 

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EN FAIT 

1. Madame A______, anciennement B______ (ci-après : l'assurée ou la recourante), 
née en 1963 et domiciliée à Genève, travaillait, au moment des faits, à 80 % en 
qualité de « senior accountant » pour le compte de la société C______ SA et était 
assurée à ce titre auprès de Generali assurances générales SA (ci-après : l'assureur-
accident ou l'intimé), contre les accidents professionnels et non professionnels, 
ainsi que contre les maladies professionnelles au sens de la loi fédérale sur 
l'assurance accidents. 

2. Le 21 janvier 2014, alors qu'elle marchait sur le trottoir, l'assurée a été percutée par 
un piéton qui courait. Elle a chuté en arrière et a tapé le dos et la tête contre le sol. 

3. Rentrée à son domicile, l'assurée  a fait appel à « SOS Médecins ». Le docteur 
D______ a posé le diagnostic de traumatisme crânien sans perte de connaissance 
avec vertiges. Dans l'anamnèse il signale des antécédents de traumatisme crânien et 
une épilepsie non traitée. 

4. Lors de sa consultation du 28 janvier 2014, le docteur E______, spécialiste FMH en 
médecine interne et rhumatologie, a noté que l'assurée se plaignait de cervico-
céphalées aiguës, de photophobie, de vertiges, de nausées et d'une diminution de 
l'audition à droite. Il préconise du repos et la prise d'antalgiques. 

5. L'assureur-accident a pris en charge le cas et versé les prestations légales 
d'assurance. 

6. Suite à l'accident, l'assurée a présenté les incapacités de travail suivantes : 100 % du 
22 janvier au 16 février 2014 ; 75 % du 17 février au 16 mars 2014 ; 60 % du 17 au 
23 mars 2014 ; 50 % du 24 mars au 6 avril 2014 ; 40 % du 7 avril au 31 mai 2014 ; 
30 % du 1er juin au 20 juillet 2014. Dès le 21 juillet 2014 elle a repris son activité à 
100 %. 

7. Le 15 août 2014, l'assurée s'est rendue à la consultation d'otologie du docteur 
F______, PD médecin adjoint agrégé et responsable de l'unité d'otologie, service 
ORL et CCF des HUG. Ce dernier a fait procéder à un bilan complet des fonctions 
neuropsychologiques, de l'audition, du système vestibulaire et de la vision. 

Une IRM cérébrale a été effectuée le 29 août 2014; elle n'a pas révélé de lésion 
post-traumatique. Un rapport fait état d'un précédent examen en date du 10 février 
2006.  

Dans un rapport du 2 octobre 2014, le docteur H______, ophtalmologue, indique 
que le status quo oculaire est bon. 

Dans un rapport du 18 novembre 2014, le docteur G______,  spécialiste FMH en 
neurologie et électroencéphalographie, note que l'assurée se plaint d'une grande 
fatigue et de la difficulté à effectuer plusieurs tâches en même temps. Il pose le 
diagnostic de syndrome post-traumatique dont les symptômes sont amplifiés ou mis 

 
 
 

 

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en lumière par une activité professionnelle trop intense à laquelle l'assurée ne 
réussit pas à s'adapter. 

Dans son rapport du 1er décembre 2014, le Dr F______ indique que les examens 
complémentaires pratiqués n'ont pas mis en évidence d'atteinte du système 
vestibulaire du cerveau. Lors de l'examen neuropsychologique de l'assurée, cette 
dernière a eu de légères difficultés en double tâche. En définitive ce médecin n'a 
pas de thérapie à proposer, si ce n'est un repos prolongé. 

8. L'assurée a présenté une nouvelle incapacité de travail de 100 % dès le 
15 décembre 2014. 

9. Par décision du 30 janvier 2015, l'assureur-accident a mis fin aux prestations 
d'assurance LAA à compter du 1er février 2015 au motif qu'il n'existait plus de lien 
de causalité naturelle et adéquate entre les troubles persistants et l'accident du 
21 janvier 2014. L'effet suspensif à une éventuelle opposition a été retiré. 

10. A partir du 1er février 2015, l'incapacité de travail de l'assurée a été prise en charge 
dans le cadre de l'assurance perte de gain maladie collective conclue par 
l'employeur en faveur de ses employés. 

11. Une copie de la décision a été communiquée à Assura (ci-après : l'assureur-
maladie), en sa qualité d'assureur-maladie selon la LAMal. Après s'être, dans un 
premier temps, opposé à la décision, l'assureur-maladie a retiré son opposition et 
admis son obligation de prester dès le 1er février 2015. 

12. Représentée par un avocat, l'assurée a formé opposition en temps utile à la décision 
du 30 janvier 2014. Elle sollicitait préalablement la restitution de l'effet suspensif et 
concluait principalement à l'annulation de la décision attaquée. 

13. Sur demande de l'assureur-accident, le service de radiologie des HUG lui a transmis 
copie de la précédente IRM cérébrale effectuée le 10 février 2006. Il ressort du 
rapport établi le 14 février 2006 qu'un tel examen avait été demandé en raison de 
l'apparition d'un nystagmus gauche lors du regard latéral droit avec dissymétrie 
gauche. Il mentionne également que la patiente présente des antécédents incertains 
de maladie auto-immune ainsi que d'une maladie de Raynaud. 

14. L'assureur-accident a rejeté l'opposition, par décision sur opposition du 8 avril 
2015. Il a retiré tout effet suspensif à un éventuel recours. En substance, et en 
résumé, on se trouve en présence de symptômes cliniques sans substrat organique 
pour lesquels il n'y a plus de traitement médical au sens de l'art. 10 LAA 
susceptible d'améliorer la capacité de travail de l'assurée. Il a laissé la question du 
lien de causalité naturelle ouverte, le lien de causalité adéquate devant de toute 
manière être nié ; l'absence de substrat organique permettait au demeurant de 
considérer comme superflue la mise en œuvre d'une expertise médicale, telle que 
sollicitée par l'assurée. 

15. Par pli recommandé du 12 mai 2015, l'assurée a interjeté recours contre la décision 
susmentionnée, auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice. 

 
 
 

 

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Elle conclut préalablement à la restitution de l'effet suspensif, et au fond à 
l'annulation de la décision entreprise ainsi qu'au renvoi de la cause à l'intimé pour 
expertise et poursuite de l'instruction, ou à titre subsidiaire à ce qu'une expertise 
pluridisciplinaire soit ordonnée pour statuer sur la question du lien de causalité 
naturelle et adéquate entre l'accident du 21 janvier 2014 et les troubles actuels 
persistants. 

Sur le fond, pour l'essentiel, la recourante reproche à l'intimé une violation du droit 
d'être entendu, en ce qu'il n'aurait pas pris position par rapport à la demande 
d'expertise, objet principal de l'opposition.  

Sur demande de restitution de l'effet suspensif, la recourante allègue qu'en raison du 
retrait de l'effet suspensif au recours et à la décision mettant fin à la prise en charge 
médicale de ses troubles, dès le 1er février 2015, elle devrait d'une part supporter le 
coût de son traitement en application de la LAMal et d'autre part subir le fait que sa 
couverture d'assurance perte de gain auprès d'Assura n'est pas équivalente à celle 
fournie par l'intimé dans le cadre de la LAA. 

16. Par courrier du 13 mai 2015, la chambre de céans a invité l'intimé à se prononcer 
d'ici au 27 mai 2015 sur la demande de restitution de l'effet suspensif, ainsi qu'à 
communiquer sa réponse sur le fond du recours au 10 juin 2015.  

17. Par courrier recommandé du 21 mai 2015, l'intimé s'est opposé à la restitution de 
l'effet suspensif : la reprise du versement des prestations d'assurance LAA pendant 
la durée de la procédure de recours suppose que la recourante rende vraisemblable 
que ses chances de succès sur le fond sont d'emblée évidentes. Tel n'est pas le cas 
compte tenu de la nature purement formaliste de l'argumentation développée à 
l'appui de ses conclusions. L'intimé conteste par ailleurs – pièces à l'appui - que la 
suspension des prestations d'assurance LAA occasionne des frais « difficilement 
supportables » pour la recourante. En effet, depuis le 1er février 2015, l'intimé, qui 
est également l'assureur perte de gain maladie collective de l'employeur de la 
recourante, verse une indemnité journalière correspondant aux 90 % du salaire 
assuré, soit une indemnité journalière de CHF 281.65. C'était déjà le cas dans le 
cadre de la couverture accident, dans la mesure où l'assurance complémentaire à la 
LAA conclue par l'employeur prévoit une indemnité journalière de 10 % dès le 
troisième jour. Quant aux frais médicaux, avancés par l'assureur-maladie, il 
n'apparaît pas que la recourante doive se soumettre à un traitement lourd et coûteux 
puisque seul du repos est préconisé dans son cas. On ne voit dès lors pas non plus 
de péjoration difficilement supportable de sa situation économique sur ce point. 
Enfin, l'intérêt de l'assureur à éviter une procédure de restitution dont l'issue est 
compromise l'emporterait sur l'intérêt de la recourante à ne pas devoir faire appel, 
cas échéant, à un organisme d'assistance pendant la durée de la procédure. 

18. La cause a ainsi été gardée à juger sur la question de l'effet suspensif. 

 

 

 
 
 

 

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EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA - RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Déposé dans les forme et délai prévus par la loi, le présent recours est recevable 
(art. 60 LPGA). 

3. Le fond du litige porte sur la question de savoir si les troubles actuels persistants 
entrent dans un lien de causalité naturelle et adéquate avec l'accident du 21 janvier 
2014 et en conséquence de savoir si l'intimé est tenu de verser des prestations 
relevant de la LAA au-delà du 31 janvier 2015, respectivement si, dans l'état actuel 
du dossier, la mise en œuvre d'une expertise médicale est nécessaire. 

4. La recourante sollicite préalablement la restitution de l'effet suspensif ; la cause 
n'étant pas en état d'être jugée, l'intimé ne s'étant pas encore prononcé sur le fond du 
litige, il y a donc lieu de statuer dans un premier temps sur incident sur cette 
question préalable. 

5. La LPGA ne contient pas de dispositions propres sur l'effet suspensif ; selon 
l'art. 55 al. 1 LPGA, les points de procédure qui ne sont pas réglés de manière 
exhaustive aux art. 27 à 54 LPGA ou par les dispositions des lois spéciales sont 
régis par la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA). 
L'art. 61 LPGA pose des exigences auxquelles doit satisfaire la procédure devant le 
tribunal cantonal des assurances, laquelle est réglée par le droit cantonal, sous 
réserve de l'art. 1 al. 3 PA. L'art. 56 LPGA, qui concerne le droit de recours, ne 
règle pas l'effet suspensif éventuel du recours (Ueli KIESER, ATSG-Kommentar, 
p. 562 ch. m. 16 ad art. 56 et la référence; ATF 129 V 376 consid. 4.3 in fine) ; par 
renvoi de l'art. 1 al. 3 PA, l'art. 55 al. 2 et 4 PA, concernant le retrait de l'effet 
suspensif, s'applique à la procédure devant les autorités cantonales de dernière 
instance qui ne statuent pas définitivement en vertu du droit public fédéral ; 

6. S'agissant du retrait par l'administration de l'effet suspensif à une opposition ou à un 
recours ou de la restitution de l'effet suspensif, l'entrée en vigueur de la LPGA et de 
l'OPGA n'a rien changé à la jurisprudence en la matière (arrêt précité P.-S. du 
24 février 2004). D'après la jurisprudence, la possibilité de retirer l'effet suspensif 
au recours n'est pas subordonnée à la condition qu'il existe, dans le cas particulier, 
des circonstances tout à fait exceptionnelles qui justifient cette mesure. Il incombe 
bien plutôt à l'autorité appelée à statuer, en application de l'art. 55 PA, d'examiner si 
les motifs qui parlent en faveur de l'exécution immédiate de la décision l'emportent 
sur ceux qui peuvent être invoqués à l'appui de la solution contraire. L'autorité 
dispose sur ce point d'une certaine liberté d'appréciation; en général, elle se fondera 

 
 
 

 

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sur l'état de fait tel qu'il résulte du dossier, sans effectuer de longues investigations 
supplémentaires. En procédant à la pesée des intérêts en présence, les prévisions sur 
l'issue du litige au fond peuvent également être prises en considération ; il faut 
cependant qu'elles ne fassent aucun doute. Par ailleurs, l'autorité ne saurait retirer 
l'effet suspensif au recours lorsqu'elle n'a pas de raisons convaincantes pour le faire 
(ATF 124 V 88 s. consid. 6a, 117 V 191 consid. 2b et les références) . Ces principes 
s'appliquaient également dans le cadre de l'art. 97 al. 2 LAVS (teneur en vigueur 
jusqu'au 31 décembre 2002 ; ATF 110 V 46), applicable par analogie à l'assurance-
invalidité en vertu de l'art. 81 LAI (abrogé par la LPGA). 

7. En l'espèce, la recourante se borne à alléguer, à l'appui de sa demande de restitution 
de l'effet suspensif que la décision de l'intimé de mettre fin à la prise en charge 
médicale des troubles dont elle souffre implique pour elle d'une part de supporter le 
coût de son traitement en application de la loi fédérale sur l'assurance-maladie du 
18 mars 1994 (LAMal - RS 832.10), et subir d'autre part le fait que sa couverture 
d'assurance perte de gain auprès d'Assura n'est pas équivalente à celle fournie par 
l'intimé dans le cadre de la LAA. Elle en conclut que les frais liés à cette situation 
sont difficilement supportables pour elle. 

L'intimé dans sa prise de position conteste l'argumentation de la recourante, en 
exposant d'une part, preuves à l'appui, qu'en ce qui concerne sa situation financière, 
l'assurée ne subit aucune conséquence économique de la décision entreprise, du 
point de vue de la perte de gain, dès lors qu'à dater du 1er février 2015 l'intimé, qui 
intervient également comme assureur perte de gain collective maladie de 
l'employeur de la recourante, verse une indemnité journalière correspondant aux 
90 % du salaire assuré, soit CHF 281.65 par jour, ce qui est attesté par le décompte 
d'indemnités journalières le plus récent, datant du 19 mai 2015. Par comparaison, 
l'intimé montre également que jusqu'au 31 janvier 2015, la situation de la 
recourante était parfaitement identique, car elle recevait jusqu'alors non seulement 
l'indemnité journalière de 80 % de son salaire, découlant de la LAA, mais d'un 
complément de 10 %, dans le cadre d'une assurance complémentaire à la LAA. 
Dans ces conditions, il apparaît que la recourante ne subit aucune perte financière 
découlant de la décision entreprise. Quant aux frais médicaux des traitements dont 
elle bénéficie, mais relevant de la maladie, l'intimé observe qu'il n'apparaît pas que 
la recourante doive se soumettre à un traitement lourd et coûteux, dès lors que, dans 
son cas seul est prescrit un repos prolongé. En effet, le Dr F______ n'a pas de 
thérapie à proposer, si ce n'est un repos prolongé, ce qui ressort du rapport de ce 
médecin du 1er décembre 2014.  

Dans ces conditions, la chambre de céans ne peut que s'étonner du singulier 
contraste existant entre les explications de l'intimé pour s'opposer à la restitution de 
l'effet suspensif, d'une part, et les allégations unilatérales de la recourante, au 
demeurant justifiées par aucune pièce, au sujet d'une part de sa situation financière 
actuelle, et d'autre part du coût du traitement qu'elle devrait prétendument assumer 
personnellement. Elle fait en effet référence à une assurance indemnités 

 
 
 

 

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journalières auprès d’Assura, sans même articuler le montant de l'indemnité 
journalière qui lui est servie par cette assurance, mais elle passe surtout sous silence 
le fait qu'elle touche de la part de l'intimé, et au titre de perte de gain maladie, des 
indemnités journalières couvrant le 90 % du salaire assuré, ce qui est pour le moins 
surprenant… Quant aux frais médicaux dont elle devrait assumer la charge, elle 
n'indique pas non plus en quoi ils consistent, et ne présente pas non plus le moindre 
des justificatifs à ce sujet. 

Dans ces circonstances, force est de constater que contrairement à ses allégations, la 
recourante ne rend à tout le moins pas vraisemblable une péjoration de sa situation 
économique qui justifierait que les prestations de l'assureur LAA se poursuivent 
provisoirement pendant la durée de la procédure de recours. 

On ne peut pas non plus retenir que les chances de succès du recours, sur le fond, 
seraient d'emblée si évidentes que la reprise du versement des prestations LAA 
pendant la procédure de recours ce justifierait ainsi. 

8. Au vu de ce qui précède, la demande de restitution de l'effet suspensif ne peut 
qu'être rejetée. 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant sur incident 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Sur effet suspensif : 

2. Rejette la requête en rétablissement de l’effet suspensif. 

3. Réserve la suite de la procédure. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans 
un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Florence SCHMUTZ 

 Le président 
 
 
 
 

Mario-Dominique TORELLO 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le