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**Case Identifier:** 6adc8cfa-9a08-5d16-9514-820502d67dd7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-12-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 07.12.2018 C/22901/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-22901-2016_2018-12-07.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 7 décembre 

2018. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22901/2016-4 CAPH/181/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 7 DECEMBRE 2018 

 

Entre 

A______ SA, sise ______ [GE], appelante d'un jugement rendu par le Tribunal 
des prud'hommes le 29  janvier  2018 (JTPH/22/2018), comparant en personne, 

  

et 

Monsieur B______, domicilié ______, Grande-Bretagne, intimé, comparant en 
personne. 

  

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C/22901/2016-4 

EN FAIT 

A. a. Par jugement JTPH/22/2018 du 29 janvier 2018, le Tribunal de 
prud'hommes a déclaré recevable la demande formée le 1er février 2017 par 

B______ contre A______ SA (ch. 1 du dispositif), condamné A______ SA 

à verser à B______ la somme de 25'694 fr. 43 (ch. 2), invité la partie qui en 

a la charge à opérer les déductions sociales et légales usuelles (ch. 3), 

débouté les parties de toute autre conclusion (ch. 4) et dit qu'il n'était pas 

perçu de frais, ni alloué de dépens (ch. 5). 

B. a. Par acte expédié au greffe de la Cour de justice le 2 mars 2018, A______ 
SA appelle de ce jugement, reçu le 31  janvier  2018, dont elle sollicite 

l'annulation. 

  Principalement, elle conclut à ce que le jugement attaqué soit "réformé dans 

le sens des considérants". Subsidiairement, elle conclut à ce que le jugement 

entrepris soit annulé et la cause renvoyée au Tribunal pour nouvelle décision 

"dans le sens et admettant les conclusions de la réponse du 24 avril 2017". 

b. Par réponse du 27 mars 2018, B______ a conclu à la confirmation du 
jugement JTPH/22/2018 du 29 janvier 2018. 

c. A______ SA et B______ ont respectivement répliqué et dupliqué, tout en 
persistant dans leurs conclusions. 

d. Par avis du greffe de la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice 
du 5 juin 2018, les parties ont été informées de ce que la cause était gardée à 

juger. 

C. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure soumise à la 
Chambre des prud'hommes. 

  a. A______ SA (ci-après: A______ SA ou la banque) est une société de 
droit suisse dont le but est l'exploitation d'une banque et l'exercice d'une 

activité de négociant en valeurs mobilières; son siège est à Genève. 

b. B______, né le ______ 1949, a été engagé par A______ SA en qualité de 
"Senior Relationship Manager, Private Banking" à partir du 21 mai 2015, 

par contrat de travail de durée indéterminée du 20 avril 2015, signé par 

l'employé le 21 avril 2015. Il était précisé dans le contrat que B______ 

porterait le titre de Directeur. 

  Le contrat prévoyait le versement d'un salaire annuel brut de 225'000 fr., 

payable en treize mensualités, auquel pourrait s'ajouter une rémunération 

variable, fondée sur des paramètres définis par le contrat, notamment 

l'acquisition de nouveaux avoirs sous gestion. 

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  Il était en outre stipulé que le salaire annuel serait augmenté à 240'000 fr. si 

l'employé atteignait une masse d'avoirs sous gestion d'au minimum 

25  millions de francs suisses.  

  B______ a exposé, dans le cadre de la procédure, que c’était C______, son 
supérieur hiérarchique au sein de A______ SA jusqu'au début de l'année 

2016, qui avait fixé ses objectifs généraux dans son contrat de travail, lesdits 

objectifs consistant, selon lui, à atteindre un montant de 25 millions de 

francs d’avoirs sous gestion après les trois mois d'essai; il avait toutefois 
expliqué à la direction de la banque qu'il lui serait difficile d'atteindre un tel 

objectif durant le temps d'essai.  

c. Il ressort par ailleurs du dossier que par courriel adressé le 1er avril 2015 à 
C______, soit peu avant d'être engagé par A______ SA, B______ lui avait 

communiqué un business plan, dans lequel il indiquait notamment envisager 

son rôle comme celui d'un chasseur ("hunter") et avoir l'intention de 

rechercher des clients au Royaume-Uni, dans les Emirats Arabes Unis, en 

Inde, à l'Ile Maurice, au Sri-Lanka, ainsi que dans des villes européennes et 

en Afrique du Sud, de même que dans d'autres pays du continent africain. 

B______ a en outre adressé à C______, sous forme d'un tableau Excel, les 

objectifs chiffrés qu'il espérait atteindre en 2015 et 2016 (pour 2015, 

l'addition des divers montants, exprimés en USD, atteint 68 millions;  

pour 2016, elle s'élève à 51 millions de USD et à 2 millions de GBP),  

ainsi qu'une liste des clients qu'il avait au sein de [la banque] D______  

et des "prospects" qu'il entendait démarcher rapidement. Des revenus 

supplémentaires allaient également être générés, selon lui, par le "cross 

selling of the Corporate and Advisory business/commoditiy Trade Services".  

Entendu par le Tribunal des prud'hommes le 11 octobre 2017, B______ a 

confirmé que lorsqu'il avait commencé à travailler au sein de A______ SA, 

il lui avait été demandé de chercher des nouveaux clients.  

d. Par courrier du 25 janvier 2016, A______ SA a indiqué à B______ que 
ses objectifs pour l'année 2015 n'avaient pas été atteints. En conséquence, 

son salaire annuel serait réduit à 200'000 fr. avec effet au 1er mars 2016.  

B______ a contresigné cette lettre pour accord le 26 janvier 2016. Il a 

précisé devant le Tribunal des prud'hommes avoir mentionné le fait qu'il 

était freiné dans l'acquisition de nouveaux clients en raison de problèmes 

avec le département "compliance". 

Entendue par le Tribunal des prud'hommes le 15 novembre 2017, E______, 

responsable des ressources humaines au sein de A______ SA, a expliqué 

que la performance et les objectifs de B______ étaient suivis par son 

responsable, C______. B______ devait régulièrement produire des chiffres 

et constituer un portefeuille de clients. En septembre ou octobre 2015, elle 

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avait été convoquée par C______, lequel lui avait indiqué que dans la 

mesure où B______ n'avait pas développé de clientèle, son salaire serait 

réduit. Selon ce que C______ lui avait rapporté, B______ avait accepté la 

diminution de son salaire en signant immédiatement la lettre l'informant de 

cette réduction. Toujours selon E______, B______ devait, comme les autres 

gestionnaires, développer un portefeuille de clients et augmenter les avoirs 

sous gestion. A la fin de la première année, le gestionnaire devait couvrir au 

minimum son salaire et ses frais de voyage. Par la suite, une performance 

était attendue de lui.  

e. Le 20 avril 2016, F______, "Head of ______ and Business Development" 
au sein de A______ SA, a adressé un courriel à B______ afin, en substance, 

de le remercier de lui avoir adressé son budget 2016 pour l'Iran et de 

l'encourager ("let me wish you all the best"), B______ ayant manifesté 

l'intention de développer sa clientèle dans ce pays. 

Entendus par le Tribunal des prud'hommes le 15 novembre 2017, les 

représentants de A______ SA ont expliqué que les fonctions de F______ 

étaient totalement indépendantes du "private banking"; il travaillait dans un 

département distinct de celui de B______ et n'avait aucun lien hiérarchique 

avec lui. Pour F______, toute opportunité de développer les affaires était 

bonne à examiner, y compris s'agissant de l'Iran.   

f. B______ s'est trouvé en incapacité totale de travail en raison d'un accident 
du 21 avril au 10 mai 2016, puis à 50% du 11 mai au 6  juin 2016 et enfin à 

25% du 7 juin au 11 juillet 2016. A compter de cette date, sa capacité de 

travail était entière; il a toutefois pris des vacances du 11 au 29 juillet 2016. 

g. Le 13 juin 2016, A______ SA a informé par lettre circulaire l'ensemble 
de ses employés à Genève qu'elle envisageait un licenciement collectif à 

concurrence d'un maximum de 20 employés sur les ______ que comptait le 

site genevois. 

  Une proposition de plan social était annexée à ce courrier. Ledit plan 

prévoyait que seraient admissibles à en bénéficier tous les employés de 

l'établissement de Genève qui recevraient la notification de leur licencie-

ment en 2016, durant les semaines 26 à 30 (ce qui correspondait à la période 

du 27 juin au 31 juillet 2016). Les employés dont le licenciement serait 

notifié pour des motifs de performance ou de comportement insatisfaisants 

ne pourraient pas, en revanche, bénéficier du plan social. 

  S'agissant des prestations offertes, ledit plan prévoyait le versement d'un 

demi-mois de salaire brut pour chaque année de service, au pro rata du 

nombre d'années et des mois complets accomplis. Les employés âgés de 

60 ans et plus recevraient en outre un mois de salaire brut supplémentaire. 

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Les employés étaient invités à faire part de leurs observations ou 

propositions jusqu'au 27 juin 2016. 

  Seize employés licenciés ont bénéficié de ce plan social. 

G______, Secrétaire général, responsable commercial et membre de la 

direction générale de A______ SA dès mars 2016, depuis lors supérieur 

hiérarchique de B______, a précisé lors de son audition du 11 octobre 2017 

devant le Tribunal des prud'hommes que la suppression de postes au sein de 

la banque était liée à la réduction de l'activité "trade finance". Selon le 

témoin, B______, en sa qualité de banquier, n'était a priori pas concerné par 

cette restructuration, compte tenu de la nature de ses activités. Il avait 

toutefois été informé comme ses autres collègues de ladite restructuration et 

avait été inclus dans le processus de consultation.  

E______ a expliqué quant à elle que le plan social était la conséquence 

d'une décision de l'actionnaire de supprimer l'une des activités de la banque 

("trade finance et corporate advisory"). L'ensemble des collaborateurs avait 

été informé de ce plan social. 

h. Le 14 juin 2016, B______ a adressé un courriel à G______ dans lequel il 
se plaignait de ne pas bénéficier de suffisamment d'aide pour effectuer son 

travail, alors qu'il devait ouvrir un nombre important de nouveaux comptes, 

tous les documents ayant été signés par les potentiels clients et lesdites 

affaires étant essentielles pour la banque. 

i. Les 17 et 20 juin 2016, B______ et G______ ont échangé plusieurs 
courriels dans lesquels le premier se plaignait de ce que ses propositions 

d'ouverture de comptes pour de nouveaux clients n'aboutissaient pas. Quant 

au second, il indiquait, en substance, que lorsque B______ avait été engagé 

par A______ SA,  il n'était pas censé développer le marché iranien; par 

ailleurs et pour l'essentiel, les comptes dont il s'occupait lui avaient été 

transférés par H______, précédent gestionnaire ou par la direction de la 

banque; en dernier lieu, B______ avait proposé que la banque développe 

une activité au Royaume-Uni relative aux prêts hypothécaires. Or, une 

banque suisse de la taille de A______ SA ne pouvait pas être compétitive 

dans ce domaine sans prendre des risques excessifs. G______ a également 

reproché à B______ le caractère insatisfaisant de ses performances relatives 

au "private banking" et lui a expliqué que s'agissant du marché iranien, il 

demandait d'énormes efforts en termes de "compliance", de sorte que la 

banque n'avait pas l'intention, en l'état, de développer ce type de clientèle, 

qui ne devait pas représenter le principal, voire le seul "business" de 

B______. 

j. G______ a déclaré, lors de son audition par le Tribunal des prud'hommes, 
avoir rencontré individuellement les gestionnaires après la prise de ses 

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nouvelles fonctions en mars 2016, afin de leur fixer des objectifs réalistes. 

Lorsqu'il avait rencontré B______, celui-ci n'avait pas fait état d'objectifs 

qui lui auraient été fixés précédemment. L'employé avait environ une 

vingtaine de clients, dont un seul avait été introduit par ses soins, les autres 

lui ayant été attribués par la banque, soit pour elle C______ et H______. 

G______ avait demandé à B______ d'effectuer une revue de ses clients afin 

de mieux les connaître et de, potentiellement, développer certaines relations, 

puis de revenir le voir avec un rapport circonstancié, qui aurait été discuté 

lors d'une prochaine rencontre, celles-ci intervenant environ tous les quinze 

jours. Il avait en outre demandé à B______ de clôturer sept ou huit relations 

introduites par un précédent gestionnaire, car elles ne correspondaient pas à 

la stratégie de la banque. Il avait enfin exhorté B______ à développer la 

partie banque privée, qui faisait partie de ses objectifs primaires. En ce qui 

concernait le marché iranien, sur lequel A______ SA était active à l'époque, 

il avait encouragé B______ à revenir avec des propositions concrètes. 

G______ a encore expliqué que par la suite rien de concret et de crédible ne 

s'était mis en place s'agissant du "private banking". Quant aux relations avec 

la clientèle iranienne, seule une proposition concernant un client potentiel 

avait été faite par B______, dont le profil ne correspondait toutefois pas à la 

ligne de risques de la banque. Le témoin a indiqué avoir formalisé par des 

courriels adressés à B______, dont le nouveau directeur général et le 

Service des ressources humaines avaient reçu copie, le fait que les objectifs 

de la banque n'étaient pas atteints et que "rien ne bougeait", cette situation 

ayant perduré jusqu'au mois de juin 2016. G______ a également allégué 

avoir fixé des objectifs chiffrés modestes à B______. Il avait demandé qu'un 

fichier Excel annuel soit établi, qui devait comporter une analyse des 

besoins des gestionnaires, lequel avait ensuite été revu par la direction 

générale. Sur cette base, un tableau avait été établi pour chacun des 

gestionnaires, mentionnant soit le développement, soit la clôture des 

relations clientèle, ainsi qu'une liste de prospects. Ledit tableau avait transité 

par courriel entre les personnes concernées, avant d'être imprimé, signé et 

classé. Au moment du budget en mai, les objectifs avaient été revus dans 

des entretiens d'évaluation, qui faisaient référence au tableau susmentionné, 

ce qui permettait d'identifier les avoirs sous gestions, les revenus et la 

performance.  

Lors de l'audience du 15 novembre 2017 devant le Tribunal des 

prud'hommes, A______ SA a indiqué n'avoir pas retrouvé les tableaux 

Excel et la correspondance échangée entre G______ et B______ concernant 

les objectifs de ce dernier.  

k. I______, assistante de gestion auprès de A______ SA, entendue en 
qualité de témoin devant le Tribunal des prud'hommes le 11 octobre 2017, a 

indiqué ignorer si des objectifs avaient été fixés à B______. Elle s'était 

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occupée, pour lui, de l'ouverture de comptes conséquents, qui concernaient 

notamment des grosses structures. Toutefois, lesdits comptes n'avaient, au 

final, jamais été activés, "car il y avait toujours un rejet quelque part", 

provenant notamment du fichier central ou du "compliance service". Selon 

elle, cette situation était due au manque de compréhension par la banque des 

structures concernées, celle-ci étant habituée à des structures simples, des 

panaméennes ou des personnes physiques. La banque était par ailleurs petite 

et elle n'avait pas forcément les plateformes adaptées à ce type de clients. 

B______ travaillait beaucoup et ne comprenait pas pourquoi les comptes 

n'étaient pas activés.  

l. Par courrier du 2 août 2016, A______ SA a notifié son licenciement à 
B______ avec effet au 31 octobre 2016; il a été libéré de son obligation de 

travailler durant le délai de congé.  

  Par lettre du 9 septembre 2016, A______ SA a indiqué à B______ que son 

licenciement était motivé par ses performances insatisfaisantes en lien avec 

les objectifs qui lui avaient été fixés, ce qui lui avait déjà été communiqué 

par lettre du 25 janvier 2016 ainsi que par le Secrétaire général de la Banque 

le 21 mars 2016. 

  Durant la période allant du 1er janvier au 31 août 2016, B______ a été le 

seul employé à avoir été licencié en raison de performances insuffisantes. 

Lors de son audition devant le Tribunal des prud'hommes, G______ a 

précisé que trois directeurs généraux s'étaient succédé entre mars et  

juin 2016 au sein de la banque, ce qui expliquait que B______ n'ait  

pas été licencié plus tôt. G______ avait toutefois évoqué la question du 

licenciement de B______ avec les deux derniers directeurs. 

E______ a expliqué pour sa part qu'elle savait qu'au début de l'année 2016 

le comité de direction de la banque avait pris la décision de se séparer de 

B______; elle ne se souvenait plus qui du CEO, de C______ ou de 

G______ le lui avait indiqué. Après le départ de C______, elle s'était 

régulièrement entretenue avec G______, lequel lui avait confirmé que 

B______ n'avait toujours pas de portefeuille de clients et par conséquent pas 

de performances. La banque avait toutefois dû attendre le retour de 

B______ après son accident pour le licencier.  

m. En date du 5 octobre 2016, B______ a contesté les motifs invoqués par 
A______ SA dans son courrier du 9 septembre 2016 et a soutenu qu'il devait 

pouvoir bénéficier du plan social.  

n. Selon un document versé à la procédure par A______ SA, la masse des 
avoirs déposés sur les comptes attribués à B______ a évolué comme suit: 

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- avril 2015 : 1'875'570 fr. 

- mai 2015 : 4'608'208 fr. 

- juin 2015 : 20'591'436 fr. 

- juillet 2015 : 20'671'251 fr. 

- août 2015 : 25'027'216 fr. 

- septembre 2015: 23'956'531 fr. 

- octobre 2015 : 22'867'030 fr. 

- novembre 2015 : 22'301'790 fr. 

- décembre 2015 : 22'947'630 fr. 

- janvier 2016 : 22'530'982 fr. 

- février 2016 : 26'757'416 fr. 

- mars 2016 : 25'956'766 fr. 

- avril 2016 : 17'684'776 fr. 

- mai 2016 : 17'364'897 fr. 

- juin 2016 : 17'399'727 fr. 

- juillet 2016 : 18'108'557 fr. 

- août 2016 : 11'423'620 fr. 

- septembre 2016 : 11'560'904 fr. 

- octobre 2016 : 11'887'307 fr. 

  Toujours selon la banque, les comptes gérés par ce dernier avaient généré, 

pour la période allant de mai à décembre 2015, des revenus bruts de 

150'784  fr. et pour la période de janvier à octobre 2016, 80'952 fr. 46. La 

banque a par ailleurs indiqué avoir pris en charge, pour B______, des frais 

de représentation, voyage et téléphonie de 15'440 fr. au total pour 2015 et 

2016.  

D. a. Par demande simplifiée déposée au greffe du Tribunal des prud'hommes 
le 1er février 2017, après l'échec de la tentative de conciliation, B______ a 

assigné A______ SA en paiement de la somme totale brute de 29'167 fr. 

correspondant à 12'500 fr. à titre d'indemnité de départ selon le plan social 

et 16'667 fr. à titre d'indemnité liée à l'âge selon le même plan social de la 

Banque.  

  A l'appui de ses conclusions, B______ a allégué, en substance, avoir été 

injustement écarté du plan social mis en place par son ancien employeur.  

  b. Dans son mémoire réponse du 24 avril 2017, A______ SA a conclu au 
déboutement de B______ de ses conclusions. 

  Elle a allégué que celui-ci aurait dû être licencié durant le printemps 2016 

déjà, soit avant l'annonce du plan social, en raison de son manque de 

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performances. La résiliation de son contrat n'avait toutefois pu intervenir 

qu'à la fin de sa période d'incapacité de travail. B______ ne pouvait pas 

prétendre bénéficier du plan social, de sorte que ses conclusions en 

paiement étaient infondées. A______ SA a allégué avoir tenté d'éviter le 

licenciement en encourageant B______ à développer son réseau et à 

apporter de nouveaux clients. Vu l'absence totale de résultats, la banque 

l'avait averti une première fois et décidé d'adapter sa rémunération. 

L'employé n'avait toutefois pas ouvert de nouveaux comptes, de sorte que, 

sur la base d'une évaluation globale de la situation durant une période de 

plusieurs mois, la banque avait décidé de résilier son contrat de travail.  

  c. Le Tribunal a auditionné les parties ainsi que plusieurs témoins. Leurs 
déclarations ont été reprises ci-dessus en tant que de besoin. 

E. Dans le jugement entrepris, le Tribunal des prud'hommes a retenu, en 
substance, que la banque avait proposé de son propre chef un plan social, 

dans le but d'atténuer les effets des licenciements qu'elle envisageait de 

prononcer. Or, B______ avait été le seul employé à se voir notifier la 

résiliation de son contrat de travail en raison de performances insuffisantes 

durant la période allant du 1er janvier au 31 août 2016. Selon le principe de 

la confiance, B______ pouvait légitimement penser qu'il allait également 

être inclus dans le plan social, ce d'autant plus qu'il avait reçu son congé le 

premier jour utile après la fin du délai d'admissibilité à celui-ci. Son 

exclusion devait par conséquent être considérée comme contraire à la 

protection de sa personnalité et à la bonne foi. De surcroît, la banque n'avait 

pas prouvé que B______ n'était pas parvenu à atteindre ses objectifs. En 

effet, son contrat de travail se bornait à prévoir une augmentation de sa 

rémunération s'il parvenait à atteindre un montant d'avoirs sous gestion de 

25 millions; or, il avait dépassé cette somme durant le mois de février 2016. 

Le Tribunal des prud'hommes a par ailleurs considéré que le business plan 

et les autres documents que B______ avait adressés à la banque avant son 

engagement n'étaient pas pertinents, car ils relevaient de la négociation 

précontractuelle entre les parties. De surcroît, la banque avait régulièrement 

empêché l'ouverture des comptes des clients proposés par B______, sans 

fournir d'explications convaincantes sur la pertinence de ces refus. Pour 

toutes ces raisons, le motif de l'insuffisance des performances invoqué par la 

banque était abusif.   

EN DROIT 

1. 1.1 Interjeté contre une décision finale (art. 308 al. 1 let. a CPC) auprès de 
l'autorité compétente (art. 124 let. a LOJ) dans une affaire patrimoniale dont 

la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC), dans le 

délai utile de trente jours et selon la forme prescrite par la loi (art. 142 al. 1 

et 3, art. 311 CPC), l'appel est recevable. 

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1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). 
En particulier, elle contrôle librement l'appréciation des preuves effectuée 

par le juge de première instance (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1; arrêt du 

Tribunal fédéral 4A_153/2014 du 28 août 2014 consid. 2.2.3). 

2. En substance, l'appelante reproche au Tribunal des prud'hommes d'avoir 
retenu que l'intimé pouvait considérer de bonne foi qu'il allait être inclus 

dans le plan social, ses attentes ayant été déçues de manière déloyale. Or, 

ses supérieurs hiérarchiques s'étaient entretenus directement avec lui à 

plusieurs reprises afin de lui faire part du fait que ses performances étaient 

insatisfaisantes et son salaire avait subi préalablement une diminution pour 

les mêmes raisons; les règles de la bonne foi n'avaient par conséquent pas 

été violées, le licenciement n'était pas abusif et la banque n'avait pas porté 

atteinte à la personnalité de l'employé. Pour le surplus, l'appelante a 

expliqué que les 25 millions de francs mentionnés dans le contrat de travail 

de l'intimé se rapportaient à l'acquisition par celui-ci d'une nouvelle 

clientèle. L'intimé avait en effet été employé justement pour développer et 

concrétiser des opportunités ou faire venir ses relations, conformément à ce 

qu'il avait promis lors de son engagement; en attendant, la banque lui avait 

attribué certains clients. Compte tenu de l'absence totale de résultats, la 

décision avait été prise de licencier l'intimé, ce qui avait été fait après sa 

période d'incapacité de travail et ses vacances. L'appelante a enfin rappelé 

être soumise à des règles strictes dictées par la FINMA et à des dispositions 

légales visant notamment la lutte contre le blanchiment d'argent. Les 

nouveaux clients devaient par conséquent être en mesure de prouver ou à 

tout le moins de fournir des indices suffisants de respectabilité, conditions 

nécessaires à l'ouverture d'un compte au sein de la banque. Si les conditions 

étaient remplies, la banque n'avait bien évidemment aucun intérêt à refuser 

l'ouverture d'un nouveau compte. 

2.1.1 Aux termes de l'art. 335 al. 1 CO, le contrat de travail conclu pour une 
durée indéterminée peut être résilié par chacune des parties. En droit suisse 

du travail, la liberté de la résiliation prévaut, de sorte que, pour être valable, 

un congé n'a en principe pas besoin de reposer sur un motif particulier 

(ATF  136 III 513 consid. 2.3; 132 III 115 consid. 2.1; 131 III 535  

consid. 4.1). Le droit fondamental de chaque cocontractant de mettre 

unilatéralement fin au contrat est cependant limité par les dispositions sur le 

congé abusif (ATF 136 III 513 consid. 2.3; 131 III 535 consid. 4.1). Est 

abusif le congé donné pour un des motifs énumérés à l'art. 336 CO, qui 

concrétise avant tout l'interdiction générale de l'abus de droit et y assortit les 

conséquences juridiques adaptées au contrat de travail. L'énumération de 

l'art. 336 al. 1 CO n'est d'ailleurs pas exhaustive et un abus du droit de 

résiliation peut se révéler aussi dans d'autres situations qui apparaissent 

https://intrapj/perl/decis/138%20III%20374
https://intrapj/perl/decis/4A_153/2014

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comparables, par leur gravité, aux hypothèses expressément visées 

(ATF  136 III 513 consid. 2.3; 132 III 115 consid. 2; 131 III 535 consid. 4). 

Le motif de la résiliation relève du fait et il incombe en principe au 

travailleur d'apporter la preuve d'un congé abusif; le juge peut cependant 

présumer un abus lorsque le motif avancé par l'employeur semble 

mensonger et que celui-ci ne parvient pas à en apporter la confirmation 

(ATF 130 III 699 consid. 4.1; 123 III 246 consid. 4b). Dans ce domaine, la 

jurisprudence a tenu compte des difficultés qu'il pouvait y avoir à apporter 

la preuve d'un élément subjectif, à savoir le motif réel de celui qui a donné 

le congé. Selon le Tribunal fédéral, le juge peut présumer en fait l'existence 

d'un congé abusif lorsque l'employé parvient à présenter des indices 

suffisants pour faire apparaître comme non réel le motif avancé par 

l'employeur. Si elle facilite la preuve, cette présomption de fait n'a pas pour 

résultat d'en renverser le fardeau. Elle constitue, en définitive, une forme de 

"preuve par indices". De son côté, l'employeur ne peut rester inactif; il n'a 

pas d'autre issue que de fournir des preuves à l'appui de ses propres 

allégations quant au motif du congé (ATF 130 III 699 consid. 4.1 et les 

références citées). 

2.1.2 Un plan social a pour fin d'atténuer les effets pour les travailleurs 
concernés de licenciement pour motifs économiques. Au sens large, il fait 

partie des mesures destinées à protéger le travailleur en cas de licenciements 

collectifs (ATF 133 III 213 consid. 4.3 et les arrêts cités). 

Il est admis qu’en matière d’allocation de prestations convenues dans le plan 
social, l’employeur ne peut désavantager l’un de ses employés par rapport 
aux autres sans raison. En particulier, l’employeur ne peut pas différer 
volontairement le licenciement d’un employé afin qu’il ne remplisse plus les 
conditions formelles pour accéder au plan social préparé pour tous les 

collaborateurs licenciés (CAPH/GE du 14 mars 2007, in JAR 2008, p. 386). 

Jurisprudence et doctrine déduisent de l’obligation incombant à l’employeur 
de protéger la personnalité de l’employé (art. 328 CO) ainsi que des règles 
générales sur la protection de la personnalité (art. 28 ss CC), l’existence 
d’un principe général d’égalité de traitement (ATF 129 III 276 consid. 3.1, 
trad. in JdT 2003 I p. 346; WYLER, Droit du travail, 3ème éd., 2014, p. 369; 

REHBINDER, Berner Kommentar, n. 8 ad art. 328 CO; DUC/SUBILIA, 

Commentaire du contrat individuel de travail, 1998, n. 23 ad art. 322d CO ; 

BRUNNER/ BÜHLER/WAEBER/BRUCHEZ, Commentaire du contrat de travail, 

3e éd. 2004, n. 8 ad art. 328 CO). Le principe de l'égalité de traitement dans 

les rapports de travail a pour effet que l'employeur ne saurait placer 

arbitrairement ou sans motif justifié certains travailleurs dans une situation 

moins favorable que la majorité des travailleurs se trouvant dans une 

https://intrapj/perl/decis/129%20III%20276

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situation comparable (CAPH/46/2007 du 14 mars 2007 publié in JAR 2008 

p. 386 et les réf. citées). 

2.2 En l'espèce, le plan social proposé par la banque pour atténuer les effets 
du licenciement collectif d'une vingtaine d'employés prévoyait 

expressément qu'il ne s'appliquerait pas aux personnes licenciées en raison 

de leurs performances insatisfaisantes ou de leur mauvais comportement.  

L'intimé a été engagé par l'appelante en qualité de "Senior Relationship 

Manager, Private Banking", avec le titre de Directeur et un salaire mensuel 

brut minimum de 18'750 fr. Il ressort de la procédure que son engagement 

avait été précédé d'échanges avec l'appelante, soit pour elle C______, 

auquel l'intimé avait fait parvenir divers documents dont un business plan, 

des objectifs chiffrés, ainsi qu'une liste des clients dont il s'occupait au sein 

d'un autre établissement bancaire et de ses futurs "prospects". Dans le 

business plan, l'intimé mentionnait son futur rôle au sein de l'appelante 

comme celui d'un "chasseur" et fournissait une liste des pays dans lesquels il 

entendait rechercher ses futurs clients. Lors de son audition devant le 

Tribunal des prud'hommes, l'intimé a par ailleurs expliqué que lorsqu'il avait 

commencé à travailler au sein de l'appelante, il lui avait été demandé de 

chercher des nouveaux clients.  

Il est par conséquent établi que, conformément à ce qu'a soutenu l'appelante, 

il était attendu de l'intimé qu'il apporte de nouveaux clients, ce dont il était 

parfaitement conscient, comme le démontrent d'une part ses propres 

déclarations et d'autre part les documents qu'il a adressés à l'appelante peu 

avant son engagement, lesquels sont pertinents, contrairement à ce qu'a 

retenu à tort le Tribunal des prud'hommes. Sur cette base, l'appelante 

pouvait par conséquent s'attendre à ce que l'intimé, qui avait fait état de ses 

clients existants, de ses "prospects" et d'objectifs chiffrés élevés, parvienne, 

rapidement après son engagement, à lui apporter une nouvelle clientèle. Ce 

point est acquis, quand bien même il n'est pas établi que des objectifs 

chiffrés ont été formellement fixés à l'intimé. 

Il est également établi que pendant toute la durée de son activité au sein de 

l'appelante, l'intimé n'est pas parvenu, contrairement à ce qui était attendu de 

lui, à se constituer une clientèle personnelle, exception faite d'un seul client. 

L'intimé travaillait certes beaucoup selon les déclarations de I______, son 

assistante personnelle et il ressort de la procédure que l'appelante a refusé 

d'accepter les clients qu'il proposait, le refus provenant, toujours selon 

I______, du fichier central ou du "compliance service". Or, les dispositions 

légales sont strictes et les établissements bancaires doivent effectuer des 

vérifications sérieuses avant d'ouvrir un compte pour un nouveau client, la 

provenance de l'argent devant notamment être vérifiée. L'intimé ayant été 

engagé par l'appelante avec l'objectif d'apporter de nouveaux clients, il ne 

https://intrapj/perl/decis/CAPH/46/2007

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C/22901/2016-4 

fait aucun doute que si ces derniers avaient rempli toutes les conditions pour 

être acceptés, l'appelante ne les aurait pas refusés, un tel refus étant 

manifestement contraire à ses intérêts. Il appartenait en réalité à l'intimé 

d'apporter à son employeur des affaires et des clients compatibles avec sa 

stratégie et en mesure, pour ces derniers, de répondre positivement aux 

exigences du service de "compliance". Tel n'a pas été le cas et ce pendant 

toute la durée des relations de travail. Il est dès lors établi, sur la base de ce 

qui précède que, contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal des 

prud'hommes dans le jugement attaqué, les objectifs que l'intimé devait 

atteindre, à savoir trouver de nouveaux clients, n'ont jamais été  concrétisés, 

l'intimé ne s'étant occupé que de comptes hérités d'un précédent gestionnaire 

ou dont les clients avaient été trouvés par la banque, exception faite d'un 

seul. Contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal des prud'hommes, l'intimé 

ne saurait par conséquent se prévaloir du fait que les avoirs dont il s'occupait 

ont, à un certain moment, dépassé les 25 millions de francs, dans la mesure 

où il ne s'agissait pas, à tout le moins pour l'essentiel, d'avoirs qu'il avait 

personnellement amenés à la banque. 

L'intimé n'ignorait pas que son employeur était insatisfait de ses prestations. 

En effet, par courrier du 25 janvier 2016, la banque l'a informé de ce que 

son salaire annuel serait réduit à 200'000 fr. à compter du 1er mars 2016, 

cette modification étant due au fait que ses objectifs pour l'année 2015 

n'avaient pas été atteints. L'intimé a contresigné ce courrier pour accord, 

sans en contester la teneur. Il ressort par ailleurs des différents échanges 

intervenus durant le mois de juin 2016 avec G______, son supérieur 

hiérarchique, que la situation ne s'était pas améliorée: l'intimé n'avait 

proposé à la banque que des affaires non compatibles avec sa politique (par 

exemple: prêts hypothécaires au Royaume-Uni) ou que des clients qu'elle ne 

souhaitait pas accepter pour des raisons de "compliance" (tels que les clients 

iraniens). Sur ce point, l'intimé ne saurait se prévaloir des encouragements 

reçus de F______ auquel il avait transmis son budget 2016 pour l'Iran, étant 

relevé que ce dernier n'était pas son supérieur hiérarchique et qu'il n'a fait 

que lui adresser des encouragements d'ordre général, ce qui ne change rien 

au fait que l'intimé n'est pas parvenu, pendant toute la durée de son emploi 

au sein de l'appelante, à développer sa clientèle, contrairement à ce qu'il 

était censé faire; son salaire et ses frais n'étaient par conséquent même pas 

couverts par les revenus générés par les comptes dont il s'occupait. 

L'intimé a certes reçu la lettre circulaire du 13 juin 2016 l'informant que son 

employeur envisageait un licenciement collectif. Il ne pouvait toutefois, de 

ce seul fait, considérer qu'en cas de licenciement il serait automatiquement 

bénéficiaire du plan social, dans la mesure où, d'une part, tous les employés 

de l'appelante, même ceux ayant conservé leur poste, avaient été informés 

de ce licenciement collectif et invités à faire part de leurs observations ou 

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propositions et où, d'autre part, l'intimé savait que son employeur était 

insatisfait de ses prestations. Or, le courrier du 13 juin 2016 précisait 

expressément que le plan social ne s'appliquerait pas aux employés licenciés 

en raison de l'insuffisance de leurs performances notamment. Par ailleurs, 

des échanges entre l'intimé et G______, lors desquels celui-ci a réitéré 

l'insatisfaction de la banque, sont intervenus immédiatement après l'envoi du 

courrier du 13 juin 2016. 

Au vu de ce qui précède, il sera retenu que la banque a établi que l'intimé 

avait été engagé dans l'idée qu'il lui procurerait de nouveaux clients, cet 

objectif, dont l'intimé était conscient, n'ayant jamais été atteint. L'appelante 

a également démontré que l'intimé connaissait son insatisfaction à tout le 

moins depuis le mois de janvier 2016, la situation ne s'étant pas améliorée 

depuis lors. Dès lors, les motifs allégués par l'appelante pour justifier  

le licenciement de l'intimé, à savoir l'insuffisance de ses prestations  

et performances, apparaissent réels et non abusifs. Son exclusion du  

plan social n'est par conséquent pas constitutive d'une inégalité de 

traitement, l'intimé, dont le licenciement n'était pas motivé par une 

suppression de poste mais par l'insuffisance de ses prestations, ne pouvant 

prétendre en bénéficier. 

Le congé a certes été notifié à l'intimé tout de suite après la période de 

licenciement prévue par le plan social; ce seul point ne saurait toutefois 

suffire à considérer qu'il devait être inclus dans ledit plan. En effet, l'intimé 

avait été totalement ou partiellement incapable de travailler du 21 avril au 

11 juillet 2016, puis en vacances, ce qui permet d'expliquer qu'il n'ait pas été 

licencié plus tôt, son employeur ayant attendu qu'il recouvre sa pleine 

capacité de travail et qu'il revienne de congé pour le faire, ce qui ne saurait 

lui être reproché à faute. Au demeurant, quoiqu'il en soit et conformément à 

ce qui a été développé ci-dessus, l'intimé, licencié en raison de l'insuffisance 

de ses performances, ne pouvait exiger l'application en sa faveur du plan 

social.  

Au vu de ce qui précède, le jugement attaqué sera annulé et l'intimé débouté 

de ses prétentions. 

3. La procédure, tant en première qu'en seconde instance, est gratuite 
(art.  22  al. 2 LaCC; art. 71 RTFMC). 

* * * * * 

 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes, groupe 4 : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ SA contre le jugement 

JTPH/22/2018 rendu le 29 janvier 2018 par le Tribunal des prud'hommes  

dans la cause C/22901/2016-4. 

Au fond : 

Annule ledit jugement et statuant à nouveau: 

Déboute B______ de toutes ses prétentions. 

Dit que la procédure, de première instance et d'appel, est gratuite. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente; Madame Nadia FAVRE, juge 

employeur; Monsieur Thierry ZEHNDER, juge salarié; Madame 

Véronique  BULUNDWE-LEVY, greffière. 

 

 

 
 
 
 

 

 

Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 

suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou 

égale à 15'000 fr.