# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0c0f04b4-f613-5ee1-af6f-bb7212feb7be
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-09-28
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 28.09.2015 501 2014 25
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2014-25_2015-09-28.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2014 25

Arrêt du 28 septembre 2015

Cour d'appel pénal

Composition Vice-Présidente: Catherine Overney
Juges suppléants: Catherine Yesil, Christophe Maillard
Greffier: Luis da Silva

Parties A.________, prévenu et appelant, représenté par 
Me Alain Ribordy, avocat, défenseur d’office

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé,

B.________, partie plaignante au pénal,

les hoirs de feu C.________, parties plaignantes au pénal, 
représentés par Me Denis Schroeter, avocat,

D.________, partie plaignante au pénal, représenté par Me Jean-
Jacques Collaud, avocat,

E.________, partie plaignante au pénal, représenté par Me Jean-
Jacques Collaud, avocat,

F.________, partie plaignante au pénal

Objet Contrainte, dénonciation calomnieuse, délit contre la LCD

Appel du 10 mai 2014 contre le jugement du Tribunal pénal de 
l'arrondissement de la Broye du 6 mai 2013

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considérant en fait

A. A.________ se plaint depuis plusieurs années de dysfonctionnements judiciaires commis 
dans le cadre de sa procédure de divorce entamée en 1994 et soutient avoir été victime d’un 
complot ourdi par la justice pour le dépouiller d’une partie de ses biens. Il a mis en cause des 
juges, des avocats et un Conseiller d’Etat, Directeur de la Justice, qui de près ou de loin ont eu 
affaire à son divorce, pour obtenir réparation de son préjudice, voire leur démission. Ses activités 
ont notamment consisté en une distribution massive de tracts, en des prises à partie régulières et 
durant des années au domicile privé des personnes visées et de leurs familles, dont certaines ont 
été gravement atteintes dans leur santé, en la participation à des manifestations publiques 
bruyantes, de même qu’en une large diffusion de ses accusations sur internet. Il a en partie agi de 
concert avec l’association Appel au peuple, respectivement avec son fondateur et leader 
G.________. 

B. Par ordonnance de renvoi du 29 décembre 2006 et ordonnance complémentaire du 31 juillet 
2007, le juge d’instruction spécial H.________ a déféré A.________, notamment, devant le juge 
de répression pour diffamations, calomnies, injures, menaces, contraintes, délits manqués de 
contrainte, faux dans les titres, violences ou menaces contre les autorités et les fonctionnaires, 
délit manqué d’extorsion et chantage, dénonciation calomnieuse, violations de domicile, infraction 
à la LACP et infractions au règlement général de police de la Ville de Fribourg. Ces infractions 
concernaient des faits qui se sont déroulés entre novembre 2001 et décembre 2006. Le 6 mars 
2008, le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine a condamné A.________ à une peine 
privative de liberté de quarante-deux mois et à une amende de 500 francs pour tentative 
d'extorsion et de chantage, pour diffamation, calomnie qualifiée, injures, menaces, tentative et délit 
manqué de contrainte, contrainte, violation de domicile, faux dans les titres et contravention à la loi 
d'application du code pénal (DO SR 35 III-II/ 5543 ss). En bref, le tribunal a constaté que, se 
prétendant victime d'un complot ourdi par la justice fribourgeoise afin de le dépouiller d'une partie 
de ses biens, A.________ s'en était pris à un conseiller d'Etat ainsi qu'aux juges et avocats qui 
avaient coopéré à la procédure de divorce l'ayant opposé dès 1994 à I.________. De 2001 à 
2006, il s'était ainsi régulièrement livré, avec le soutien de l'association "Appel au peuple", à la 
distribution massive de tracts attentatoires à l'honneur de ces derniers, à des confrontations, 
attroupements et appels téléphoniques à leur domicile privé, ainsi qu'à une large diffusion 
d'accusations à leur encontre sur la voie publique -notamment par mégaphone- et via internet, 
portant, de surcroît, gravement atteinte à la santé de certains membres de leurs familles. Ce 
jugement a été confirmé par arrêt du 13 mai 2009 de la Cour d’appel pénal du Tribunal cantonal 
(501 2008-47 ; DO SR 35 III-II/ 5803 ss) ;  par arrêt rendu le 27 avril 2010 (6B_545/2009), la Cour 
de droit pénal du Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ contre 
cet arrêt (DO SR 35 III-II/ 5837 ss) 

C. De nouvelles plaintes ont été déposées dont l’instruction n’a pas pu être close avant 
l’ordonnance de renvoi complémentaire du 31 juillet 2007, ce qui a nécessité l’ouverture d’un 
deuxième volet de la procédure en cours à l’encontre de A.________. Il s’agit des plaintes 
suivantes :

 Du 6 mars 2007 déposée par B.________ (DO SR 35 III, volet D1/ 2013 ss)

 Du 13 mars 2007 déposée par E.________ (DO SR 35 III, volet A1/ 2001 ss)

 Du 29 mars 2007 déposée par C.________ (DO SR 35 III, volet B1/ 2002 ss)

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 Du 4 mai 2007 déposée par D.________ (DO SR 35 III, volet E1/2000 ss)

 Du 24 mai 2007 déposée par F.________ (DO SR 35 III, volet C1/ 2001 ss)

 Du 6 juillet 2007 déposée par C.________ (DO SR 35 III/ 2017-2046 et 5219-5234)

 Du 21 août 2007 déposée par F.________ (DO SR 35 III, volet C1/ 2009 ss)

 Du 20 mai 2009 déposée par F.________ (DO SR 35 III, volet C1/ 2037 ss)

 Du 20 janvier 2010 déposées par F.________ (DO SR 35 III, volet C1/ 2086 ss).

Par ordonnance du 28 décembre 2010, le Juge d’instruction spécial H.________ a clos la 
procédure ouverte contre A.________ pour dénonciation calomnieuse, contrainte, diffamation, 
calomnie, injure, infraction à la LACP, opposition aux actes de l’autorité et infractions aux art. 3 let. 
a, 9 et 23 LCD et a renvoyé le prénommé devant le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Broye 
(ci-après : le Tribunal pénal).

D. Depuis 2005 jusqu’à ce jour, A.________ a été pourvu successivement de plusieurs  avocats 
commis d’office. 

a) Me J.________ a été désigné le 10 mai 2007 et a assumé sa défense devant le Tribunal 
pénal de l’arrondissement de la Sarine ; par arrêt complémentaire du 24 août 2010 (502 2010-
273), le Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal a étendu son mandat à la défense 
de A.________ pour les faits qui font l’objet de la nouvelle procédure SR 35 III (DO SR 35 III-II/ 
5842 s.). Le 4 novembre 2010, la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a déclaré irrecevable 
le recours interjeté contre cet arrêt par A.________ (1B_310/2010) qui demandait la nomination de 
Me K.________ en qualité de défenseur d’office et qui reprochait à Me J.________ de l’avoir trahi 
lors du premier procès en n’exigeant pas la production immédiate des procès-verbaux d’audiences 
et en refusant de demander une révision (consid. 1.4 de l’arrêt du TF), d’avoir souscrit au complot 
ourdi contre lui et de n’être qu’un bon larbin docile face aux autorités. (DO Tribunal pénal 65 11 3 
[ci-après : DO TP] /1 in fine). Préalablement, le 9 juin 2009, A.________ avait demandé la 
récusation de son défenseur d’office, requête qui avait été déclarée sans objet par arrêt du 
Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal le 22 juin 2009 (503 2009-180). Le 15 mars 
2011, Me J.________ a demandé au Président du Tribunal pénal de le relever de son mandat de 
défenseur d’office, invoquant la rupture du lien de confiance. En effet, le 14 février 2011, 
A.________ lui a fait savoir qu’il maintenait intégralement sa demande de récusation ; il lui a 
adressé une copie de son courrier qu’il avait adressé à la Conseillère fédérale Sommaruga, 
courrier dont il avait transmis une copie à la presse, au Conseil d’Etat et autres destinataires. Dans 
sa détermination du 9 mai 2011 adressée au Tribunal pénal mais également en copie à la 
Conseillère fédérale Sommaruga, au Comité contre la torture de l’ONU, au Conseil d’Etat et à la 
presse, entre autres, A.________ a confirmé que le rapport de confiance était rompu ; il précise 
qu’il a « l’intention d’exiger du nouvel avocat qui sera nommé, le dépôt de plaintes pénales à 
l’encontre de tous les protagonistes qui ont organisé le crime judiciaire dont [il est] Victime. ». Il 
poursuit : « En fonction de la complexité des procédures passées et des pressions de l’Etat et du 
Pouvoir judicaire sur les avocats qui me sont commis d’office, un seul avocat ne peut être chargé 
d’un tel mandat. En conséquence, je vous demande de nommer d’office ceux-là même qui ont 
objectivement reconnu les dysfonctionnements du Pouvoir judiciaire et qui m’ont ainsi démontré un 
minimum d’éthique, de déontologie et de morale dans leur activité. Je demande donc la 
nomination des trois avocats suivants : Me L.________, Me M.________, Me N.________. J’exige 
d’autre part la confirmation écrite que ces trois avocats ne subiront aucune pression et qu’ils 
auront l’assurance de pouvoir exercer leur mandat en toute indépendance, même à l’encontre de 

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Magistrats du Canton. » (DO TP/ 5). Contactés par le Président du Tribunal pénal, ces trois 
avocats ont répondu en substance qu’ils n’étaient pas en mesure d’assumer la défense de 
A.________. 

b) Par ordonnance du 21 août 2011, le Président du Tribunal pénal a déchargé Me 
J.________ de son mandat de défenseur d’office et a désigné à A.________ un nouveau 
défenseur d’office en la personne de Me O.________(DO TP/ 52 ss). 

Le 20 juillet 2012, Me O.________ a demandé d’être relevé de son mandat de défenseur d’office, 
expliquant qu’il avait constaté que les écrits qu’il adressait aux autorités avec copie à A.________ 
étaient publiés in extenso sur le site internet de ce dernier et que l’ensemble des courriers que 
A.________ lui adresse sont distribués notamment à quelques Conseillers d’Etat fribourgeois, à un 
député ainsi qu’à la presse et que cette manière de faire l’empêche d’exécuter son mandat (DO 
TP/ 89). Par ailleurs, il ressort d’un courrier de Me O.________ du 5 juillet 2012 adressé à 
A.________ que ce dernier l’a traité de « menteur, d’incapable, de responsable d’une erreur civile, 
respectivement d’accords avec le pouvoir » (DO TP/ 88). 

Me P.________ qui avait accepté le mandat de défenseur d’office le 13 août 2012 (DO TP/ 111), 
l’a refusé le 27 août 2012 (DO TP/ 112).

c) Par ordonnance présidentielle du 16 janvier 2013, Me Q.________ a été désigné en 
qualité de défenseur d’office à la place de Me O.________ qui a été déchargé de son mandat (DO 
TP/ 180 ss) : A.________ a recouru le 25 janvier 2013 contre la désignation de Me Q.________ 
(DO TP/ 193 s.) qui a demandé le relief de sa nomination d’office le 4 février 2013, estimant qu’il 
lui est impossible d’assumer cette charge en raison du refus de A.________ d’être défendu par lui 
(DO TP/ 198). Par arrêt rendu le 21 février 2013 (502 2013 15, DO TP/ 200 ss), la Chambre 
pénale a déclaré irrecevable pour défaut de motivation le recours interjeté par A.________. Elle a 
relevé que A.________ n’avait fait état d’aucun reproche objectif relatif à la personne de Me 
Q.________, se contentant d’émettre des doutes quant à l’objectivité de tout avocat fribourgeois 
pour défendre ses intérêts (consid. 2c). 

Par décision du 20 mars 2013 (DO TP/ 260 ss), le Président du Tribunal pénal a déchargé Me 
Q.________ de son mandat de défenseur d’office, accédant à sa demande du 4 février 2013 (DO 
TP/ 198), complétée le 22 février 2013 (DO TP/ 205) par l’envoi d’une lettre que lui a adressée 
A.________ qui a accepté de le délier de son secret professionnel (DO TP 206 ss). Il a également 
renoncé à la désignation d’un nouveau défenseur d’office à A.________ constatant le 
comportement contradictoire de ce dernier constitutif d’un abus dans l’exercice du droit à un 
défenseur nécessaire : lorsqu’un avocat d’office lui a été désigné : A.________ a en effet d’emblée 
contesté cette désignation, refusé de collaborer avec ce mandataire et exercé des pressions 
objectives sur lui en le menaçant d’une dénonciation pour tout manquement déontologique, 
comme il l’a fait pour Me O.________ sur son site internet (cf. décision du 20 mars 2013, ch. 27, 
DO TP/ 265 ; lettre du 21.02.2013, DO TP/ 206 s). La Chambre pénale du Tribunal cantonal a 
rejeté le recours interjeté par A.________ contre cette décision par arrêt du 22 avril 2013 (502 
2013 82 et 83, DO TP/ 332 ss) et la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral l’a déclaré 
irrecevable le 11 juin 2013 (1B_164/2013).

Par télécopie du 30 avril 2013, Me R.________ a demandé le renvoi des débats fixés aux 2, 6 et 
16 mai 2013 pour pouvoir prendre connaissance du dossier et prendre attache avec un avocat 
postulant car elle avait été récemment contactée par A.________ aux fins de l’assister (DO TP/ 
342. Le Président du Tribunal pénal n’a pas accédé à sa requête (DO TP/ 343). 

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E. Le Tribunal pénal a tenu séance le 2 mai 2013. Il a rejeté la demande de A.________ 
tendant au report des débats pour que son avocate, Me R.________, puisse prendre 
connaissance du dossier. Après le traitement des questions préjudicielles, A.________ a quitté la 
salle et les débats se sont poursuivis en son absence. Le même jour, le Tribunal pénal a rendu le 
jugement suivant : 

« 1. Il est constaté la prescription de l'action pénale relative aux chefs de prévention de 
calomnie, subsidiairement diffamation, et injure, pour les infractions commises avant le 6 
mai 2009, ainsi que pour les infractions à la loi d'application du 6 octobre 2006 du code 
pénal et à la loi cantonale sur les réclames commises avant le 6 mai 2010. Partant, la 
procédure pénale est classée sur ces points (art. 329 al. 4 et 5 CPP). 

2. A.________ est acquitté des chefs de prévention de calomnie, subsidiairement 
diffamation, et de contrainte, en lien avec la plainte et dénonciation pénale déposée le 20 
janvier 2010 par F.________, ainsi que d'opposition aux actes de l'autorité, en lien avec 
les rapports de dénonciation de la Gendarmerie des 16 juin et 16 juillet 2007.

3. A.________ est reconnu coupable de contrainte, de dénonciation calomnieuse et de délit 
contre la loi fédérale sur la concurrence déloyale. 

4. En application des art. 181, 303 ch. 1 et 308 al. 1 CP, 23 al. 1 en relation avec 3 al. 1 let. a 
et 9 LCD, 19 al. 2, 40, 47, 48a, 49 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné à une peine 
privative de liberté de 8 mois. Cette peine est partiellement complémentaire à celle 
prononcée le 6 mars 2008 par le Tribunal pénal de la Sarine et confirmée par la Cour 
d'appel pénal du Tribunal cantonal le 13 mai 2009.

5. Une juste indemnité de Fr. 4'345.60 (honoraires: Fr. 3'680.--; débours: Fr. 343.70, TVA à 8%: 
Fr. 321.90) est allouée à D.________ pour ses dépenses obligatoires occasionnées par la 
procédure. 

6. Une juste indemnité de Fr. 4'452.95 (honoraires: Fr. 3'680.--; débours: Fr. 443.10; TVA à 8%: 
Fr. 329.85) est allouée à E.________ pour ses dépenses obligatoires occasionnées par la 
procédure. 

7. Une juste indemnité de Fr. 10'598.80 (honoraires: Fr. 9'200.--; débours: Fr. 613.70; TVA à 
8%: Fr. 785.10) est allouée à C.________ pour ses dépenses obligatoires occasionnées par 
la procédure. 

8. Une juste indemnité de Fr. 6'474.-- (honoraires, frais de vacation et débours: Fr. 6'000.--; 
TVA à 7.6% sur Fr. 1'500.--; TVA à 8% sur Fr. 4'500.--) est allouée à F.________ pour ses 
dépenses obligatoires occasionnées par la procédure.

9. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure (émoluments: Fr. 6'000.--; 
débours à déterminer) sont mis à la charge de A.________, à raison de deux tiers, et à la 
charge de l'Etat, à raison d'un tiers. »

F. Le jugement entièrement rédigé a été notifié à A.________ le 28 janvier 2014. Le 14 février 
2014, ce dernier a déposé un appel motivé contre le jugement du Tribunal pénal du 6 mai 2013. Il 
conclut à la nullité du jugement attaqué. Subsidiairement, il demande que la Cour d’appel pénal 

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prononce : « Les autorités politiques et judiciaires doivent sanctionner les membres du Tribunal 
S.________ qui sont intervenus dans cette présente cause, pour toutes les violation 
fondamentales du Droit fédéral qui ont permis la tenue de ce procès illégal dans un esprit arbitraire 
en faveur de membres de leur corporation ». Rappelant à nouveau qu’il est victime du crime 
politico-judiciaire depuis plus de dix-huit ans, crime qui a conduit tous les défenseurs auxquels il 
s’est adressé à décliner le mandat qu’il voulait leur confier ou alors à finalement trahir leur devoir 
de fonction pour nuire à ses intérêts ou encore à se départir après quelques temps du mandat 
accepté sans qu’aucune raison valable ne puisse être fournie, il estime que la tenue du procès 
était illégale car il n’était assisté d’aucun défenseur à l’ouverture des débats. Il estime qu’on ne 
saurait le rendre responsable des difficultés rencontrées pour trouver un défenseur car tous les 
avocats se sont départis de leur mandat de leur propre initiative. 

A.________ estime que la plainte pénale déposée le 20 janvier 2010 par F.________, traitée en p. 
32 du jugement attaqué, était abusive car il savait que la notification d’un commandement de payer 
d’un montant de CHF 500'000.- relevait de la contrainte, de sorte que sa propre plainte dirigée 
contre F.________ était manifestement injustifiée. 

Il estime en outre que les infractions découlant des plaintes de B.________ et C.________, 
D.________ et E.________ étaient prescrites au moment des débats et que leur instruction n’avait 
donc pas lieu d’être ; pour le surplus, il relève que les faits avaient déjà été traités lors du procès 
de 2008 qui l’avait condamné. 

Enfin, il reproche aux premiers juges d’être « totalement incapables de faire une auto-analyse de 
leur comportement. En voulant tenir ce procès à l’encontre de l’art. 130 CPP et en violant ainsi 
effrontément une Loi fédérale, le Président S.________ est incapable de constater que ce n’est 
pas mon comportement qui doit être mis en cause, mais qu’il est lui-même en train de récidiver 
dans les abus de pouvoir qu’il commet après avoir rendu une décision incidente et illégale en 
relation avec la poursuite du procès ». Il critique également l’expert psychiatre dont « la 
complaisance … dans les multi-expertises rendues à mon encontre sans jamais m’avoir rencontré 
en disent long sur l’abus de la psychiatrie en faveur de l’appareil judiciaire ».

Par lettre du 29 janvier 2015, son défenseur a précisé que A.________ conteste l’ensemble du 
jugement du 6 mai 2013, qu’il demande l’annulation des chiffres 3 à 9 du dispositif, son 
acquittement de tous les chefs de prévention, le refus de toute indemnité de partie aux plaignants 
et la mise à la charge de l’Etat de tous les frais de procédure (dossier de la Cour d’appel pénal 501 
2014 25  (ci-après : DO CAP) /199). 

G. La Vice-Présidente de la Cour d’appel a invité A.________, par lettre du 20 mars 2014, à lui 
communiquer le nom d’un défenseur établi en Suisse qui accepte de le représenter pour la 
procédure d’appel, sans quoi elle se chargerait de lui nommer un défenseur d’office pour lui. Dans 
sa réponse du 29 mars 2014, A.________ informe le Tribunal cantonal qu’il ne lui donne aucun 
droit d’intervenir dans le cadre de cette procédure d’appel. 

Par ordonnance du 10 avril 2014 (DO CAP/ 124 ss), la Vice-Présidente a désigné Me T.________ 
en qualité de défenseur d’office de A.________ pour la procédure d’appel, s’agissant d’une 
défense obligatoire au sens de l’art. 130 CPP. La Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral, par 
arrêt du 1er mai 2014 (1B_156/2014, DO CAP/ 137 ss), a déclaré irrecevable le recours interjeté 
par A.________ contre cette ordonnance. Le 25 juillet 2014 déjà, Me T.________ a indiqué à la 
Cour qu’il n’est pas en mesure d’exercer son mandat, se référant aux dernières correspondances 
adressées à la Cour par A.________ selon lesquelles son défenseur d’office n’offre aucune 
garantie de fiabilité, notamment en raison de son appartenance à différents clubs services, ce qui, 
pour lui, ôte toute garantie d’indépendance à l’égard de la justice. Me T.________ estime qu’il ne 

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manquera pas de lui reprocher d’obéir à des pressions externes alors qu’il s’est évertué à lui 
expliquer qu’il n’en subissait pas. Dans son ordonnance du 4 septembre 2014 (DO CAP 154), la 
Vice-Présidente a rejeté la requête de changement de défenseur d’office et a maintenu Me 
T.________ dans son mandat de défenseur d’office du prévenu A.________. Ce dernier a adressé 
une détermination à la Présidente du Tribunal cantonal suite à l’ordonnance du 4 septembre 
2014 ; il y tient des propos outranciers et mensongers tant à l’encontre de la Vice-Présidente que 
de Me T.________ qui n’a pas manqué de les relever dans sa lettre du 12 septembre 2014 
demandant la reconsidération de l’ordonnance du 4 septembre 2014. Par ordonnance du 6 
octobre 2014, la Vice-Présidente n’a pu qu’abonder dans le sens de Me T.________, relevant que 
les propos contenus dans la lettre du 12 septembre 2014 de A.________ sont de nature à détruire 
irrémédiablement la relation de confiance minimale qui doit exister entre un avocat et son client 
dans la mesure où ils outrepassent clairement ce qu’un mandataire peut raisonnablement 
supporter pour assurer une défense efficace du prévenu ; elle a donc déchargé Me T.________ de 
son mandat de défenseur d’office de A.________ et a désigné à ce dernier un nouveau défenseur 
d’office en la personne de Me Alain Ribordy.

H. Par courrier du 13 octobre 2014, le Ministère public a fait savoir qu’il ne présentait ni 
demande de non entrée en matière ni appel joint. Me Jean-Jacques Collaud, agissant au nom de 
D.________ et E.________ en a fait de même le 27 octobre 2014. Les autres parties ne se sont 
pas manifestées. 

I. La Cour a siégé le 28 septembre 2015. Ont comparu, au nom de A.________, son défenseur 
d’office, Me Alain Ribordy, ainsi que le Procureur général Fabien Gasser au nom du Ministère 
public. Ont comparu également, F.________, B.________ en son propre nom et au nom des hoirs 
de feu C.________ qu’il représentait en sa qualité d’avocat, et Me Jean-Jacques Collaud au nom 
de D.________ et de E.________. A titre préjudiciel, Me Alain Ribordy a sollicité la suspension des 
débats et la mise en œuvre d’une nouvelle expertise psychiatrique du prévenu. Le Ministère public, 
F.________ et Me B.________, au nom de ses mandants et en son propre nom, ont conclu au 
rejet de la requête. Au nom de E.________ et de D.________, Me Jean-Jacques Collaud s’en est 
remis à justice. Après délibérations, la Cour a rejeté la requête de Me Alain Ribordy La procédure 
probatoire a été close. Me Alain Ribordy, le Procureur général Fabien Gasser, Me Jean-Jacques 
Collaud, Me B.________ et F.________ ont plaidé. Me Ribordy a répliqué.

en droit

1. A teneur de l'art. 407 al. 1 let. a CPP, l'appel ou l'appel joint est réputé retiré si la partie qui 
l'a déclaré fait défaut aux débats d'appel sans excuse valable et ne se fait pas représenter. L'art. 
407 al. 1 CPP repose sur la considération que celui qui ne se présente pas aux débats d'appel, 
sans excuse valable, renonce à son droit d'être présent à ces débats, droit dont la privation doit 
alors être compensée par la possibilité de se faire représenter (ATF 127 I 213 consid. 4). En 
l'espèce, A.________ n'a pas comparu lors de la séance de ce jour. En revanche, Me Alain 
Ribordy, défenseur d'office de l'appelant, était présent, si bien que l'on doit considérer que 
A.________ était dûment représenté. L'art. 407 CPP précité ne s'applique donc pas et les débats 
peuvent être tenus (arrêt TF 6B_894/2014 du 25 mars 2015, consid. 1.5). 

 

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2. Par courriers des 9 mai et 31 août 2015, l’appelant a demandé la récusation en bloc « des 
membres de l’Institution judiciaire fribourgeoise » en raison de leurs liens « avec la secte Franc-
Maçonne ou un quelconque Club de services ». En séance de ce jour, Me Ribordy a indiqué que 
A.________ ne confirmait pas cette requête (cf. PV p. 3).

Quoi qu’il en soit, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, 
l'appartenance à la franc-maçonnerie ne constitue pas en soi une cause d'incompatibilité avec 
l'exercice de la charge de magistrat (arrêt de la CourEDH du 1 er juin 1999 dans la cause Kiiskinen 
c. Finlande, Recueil CourEDH 1999-V p. 469). La demande de récusation des juges cantonaux 
fondée sur l'appartenance alléguée et non établie à la franc-maçonnerie ou à un club service est 
manifestement mal fondée, ce que la Cour de céans peut constater elle-même selon une 
jurisprudence bien établie (ATF 129 III 445 consid. 4.2.2 p. 464 ; TF arrêt 1B_120/2015 du 22 avril 
2015, consid. 2). 

3. a) L’appel, déposé en temps utile contre un jugement final rendu par un tribunal de 
première instance (art. 398 al. 1, 399 al. 1 et 3 CPP), est recevable. Le prévenu condamné a 
qualité pour interjeter appel (art. 104 al. 1 let. a, 382 al. 1 et 399 al. 1 et 3 CPP).

b) Saisie d'un appel contre un jugement ne portant pas que sur des contraventions, la Cour 
d'appel jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 
CPP) : elle revoit la cause librement en fait, en droit et en opportunité (art. 398 al. 3 CPP ; TF, arrêt 
6B_43/2012 du 27 août 2012 consid. 1.1), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni 
par leurs conclusions, sauf lorsqu'elle statue sur l'action civile (art. 391 al. 1 CPP). Elle n'examine 
toutefois que les points attaqués du jugement de première instance, sauf s'il s'agit de prévenir – en 
faveur du prévenu – des décisions illégales ou inéquitables (art. 404 CPP).

A.________ conclut à ce que le jugement du Tribunal pénal de la Broye du 6 mai 2013 soit déclaré 
nul. Il invoque l’illégalité du procès qui s’est tenu sans qu’il soit assisté d’un avocat. Il estime 
également qu’un jugement par défaut aurait dû être rendu. Il invoque la prescription des faits pour 
lesquels il a été condamné et s’en prend aux indemnités allouées aux plaignants, parties pénales, 
en raison de la prescription des faits objets des diverses plaintes. Son défenseur d’office a précisé 
ces conclusions par lettre du 29 janvier 2015 (DO CAP/ 198 s), conclusions qu’il a confirmées en 
séance de ce jour (cf. PV p. 3) : il conclut à l’annulation des chiffres 3 à 9 du dispositif, à son 
acquittement de tous les chefs de prévention, au refus de toute indemnité de partie aux plaignants 
et à la mise à la charge de l’Etat de tous les frais de procédure. Ce faisant, il remet en cause 
l’intégralité du jugement attaqué.

Il est d’emblée précisé que la conclusion subsidiaire prise par A.________ dans son mémoire du 
14 février 2014 est irrecevable, la Cour d’appel pénal n’étant pas une autorité de surveillance. 

c) La procédure est orale (art. 405 CPP). La Cour se fonde en principe sur les preuves 
administrées pendant la procédure préliminaire et la procédure de première instance (art. 389 al. 1 
CPP). Elle peut toutefois répéter l'administration des preuves déjà examinées en première 
instance si les dispositions en matière de preuves ont été enfreintes, si l'administration des 
preuves était incomplète ou si les pièces relatives à l'administration des preuves ne semblent pas 
fiables (art. 389 al. 2 CPP) : à l'instar du tribunal de première instance, elle conserve en ces cas la 
possibilité de faire administrer une nouvelle fois toutes les preuves qui lui sont essentielles pour 
juger de la culpabilité et de la peine ou qui sont importantes pour forger la conviction intime des 
membres du tribunal (CR CPP–Calame, art. 390 N 5). La Cour d'appel peut également 
administrer, d'office ou sur requête, les preuves complémentaires nécessaires au traitement du 
recours (art. 389 al. 3 CPP).

Tribunal cantonal TC 
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En séance de ce jour, Me Alain Ribordy a sollicité la suspension des débats et la mise en œuvre 
d’une nouvelle expertise psychiatrique du prévenu. Il fait remarquer que le complément d’expertise 
du 11 février 2008, sur lequel s’est basé le Tribunal pénal pour conclure à une responsabilité 
pénale quasi complète de 5/6, constitue un revirement étonnant par rapport à la première expertise 
du 31 décembre 2007 qui conclut à une irresponsabilité du prévenu à 80 %. Il estime que le 
Tribunal pénal ne pouvait pas reprendre les conclusions d’un rapport du 11 février 2008 dans un 
jugement rendu 5 ans plus tard, d’autant plus que le complément d’expertise ne pouvait pas être 
réalisé sur la seule base des pièces du dossier. Il relève que le prévenu n’a pas refusé de se 
soumettre à une nouvelle expertise avant d’être jugé par le Tribunal pénal et qu’il fallait élucider sa 
responsabilité sur des bases solides et récentes (cf. notes de plaidoirie « nouvelle expertise 
psychiatrique »). 

En l’espèce, le Tribunal pénal s’est basé sur le jugement du 6 mars 2008 du Tribunal pénal de la 
Sarine, confirmé sur ce point par l’arrêt de la Cour d’appel pénal du 13 mai 2009, pour tenir 
compte d’une responsabilité pénale réduite de 1/6, à décharge du prévenu, lors de la fixation de la 
peine. Les premiers juges ont considéré qu’il n’existait aucun motif de s’écarter des conclusions du 
complément d’expertise psychiatrique rendu le 11 février 2008 par le Dr U.________ (cf. jugement 
attaqué p. 48). Dans son arrêt du 13 mai 2009, la Cour d’appel pénal a expliqué pourquoi elle ne 
pouvait pas retenir une diminution de la responsabilité du prévenu de 80 % et pourquoi c’est le 
complément d’expertise du 11 février 2008 qui est déterminant (cf. arrêt p. 39 s, DO SR 35 III-II/ 
5822 s) : « Or, selon la jurisprudence relative à l’art. 13 aCP (art. 19 CP), soit à l’irresponsabilité et 
à la responsabilité pénale restreinte, on ne doit pas admettre une capacité délictuelle diminuée en 
présence de toute insuffisance du développement mental, mais seulement lorsque l’accusé se 
situe nettement en dehors des normes et que sa constitution mentale se distingue de façon 
essentielle, non seulement de celle des personnes normales, mais aussi de celle des délinquants 
comparables (ATF n.p. du 30 mars 2004, 6S.73/2004, consid. 2.1 ; ATF 116 IV 273, consid. 4b). 
En l’espèce, quand bien même l’expertise retenue par les premiers juges fait état d’un trouble 
paranoïaque entraînant une réduction de la responsabilité pénale de A.________ à hauteur de 
1/6, il est manifeste que le prévenu ne remplit pas les conditions strictes posées par la 
jurisprudence pour être considéré comme irresponsable pénalement, étant relevé qu’il a au 
contraire une responsabilité pénale de 5/6 ou environ 83 %. Il ne saurait dès lors invoquer le fait 
qu’il n’était pas conscient de la fausseté des accusations proférées à l’encontre de ses diverses 
victimes en raison de son état psychique : la Cour se réfère à cet égard, avec les premiers juges, 
au complément d’expertise du 11 février 2008, d’où il ressort que les traits de personnalité 
dyssociale sont prépondérants par rapport au trouble paranoïaque ; par conséquent, il faut 
considérer que A.________ est apte à comprendre la fausseté de ses allégations et, dans cette 
mesure, la Cour estime qu’il ne veut pas comprendre qu’il fait fausse route, contrairement à ce qui 
devrait être retenu si le trouble paranoïaque – qui aurait pour conséquence que le recourant ne 
pourrait pas comprendre – avait été prépondérant. ». Quant à l’expert, le Dr U.________, il 
explique, dans un complément circonstancié et convaincant de 33 pages, pourquoi il a maintenu 
les appréciations exposées dans ses précédents rapports des 31 décembre 2007 et 23 janvier 
2008 et pourquoi il a ajouté le diagnostic de traits de la personnalité dyssociale avec une 
modification du taux de responsabilité établi à 5/6 (cf. rapport du 11 février 2008, DO SR 35 III-V/ 
10289 ss).

Le juge doit ordonner une expertise non seulement lorsqu'il éprouve effectivement des doutes 
quant à la responsabilité de l'inculpé, mais aussi lorsque, d'après les circonstances du cas 
particulier, il aurait dû en éprouver, c'est-à-dire lorsqu'il se trouve en présence d'indices sérieux 
propres à faire douter de la responsabilité pleine et entière de l'inculpé (ATF 119 IV 120 consid. 
2a; 118 IV 6 consid. 2). Entre autres exemples de tels indices, la jurisprudence et la doctrine citent 

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une contradiction manifeste entre l'acte et la personnalité de l'auteur, un comportement aberrant, 
un séjour antérieur dans un hôpital psychiatrique, une dépendance aux stupéfiants, la possibilité 
que la culpabilité ait été influencée par un état affectif particulier, ou encore l'existence de signes 
d'une faiblesse d'esprit ou d'un retard mental (cf. ATF 116 IV 273 consid. 4a et les références 
citées; 102 IV 74 consid 1b ; arrêt TF 6B_341/2010 du 20 juillet 2010 consid. 3.3.1). 

En l’espèce, A.________ n’a pas modifié son comportement entre la procédure qui comporte 
l’expertise psychiatrique du 11 février 2008 et la présente procédure. Le type de personnalité 
dyssociale relevé par l’expert, le Dr U.________, et illustré par de nombreux exemples dans son 
rapport (notamment ch. 3.4.2 ss p. 33 ss) perdure encore aujourd’hui. Ainsi, A.________ n’a pas 
cessé d’user de techniques pour arriver à ses fins, soit pourrir la vie des avocats et des magistrats, 
avec le souhait de tout maîtriser, y compris ses défenseurs, tentant de manipuler le système 
judiciaire pour en tirer des avantages : la Cour n’a aucun doute à ce sujet. Il ne faut pas oublier 
que l’expert avait estimé la responsabilité de A.________ pleine et entière si d’autres actes illicites 
étaient retenus contre l’expertisé (rapport ch. 4.6.1 p. 25, DO SR35 III-V/ 10313) ; or, tel est le cas 
en l’espèce et ce n’est qu’en raison de l’interdiction de la reformatio in pejus que la Cour retiendra, 
lors de la fixation de la peine, une diminution de la responsabilité d’1/6 en faveur de A.________, 
étant précisé que l’anosognosie totale d’un asocial n’a aucune incidence sur le degré de 
responsabilité pénale (cf. rapport ch. 4.6.1 p. 25). Par conséquent, la requête tendant à la mise en 
œuvre d’une nouvelle expertise psychiatrique du prévenu doit être rejetée.

Quant aux vices de procédure relevés par Me Ribordy parce que l’expertise a eu lieu in abstentia, 
il y a lieu de rappeler qu’au cours de l’instruction, plusieurs expertises et compléments d’expertises 
ont été établis (cf. DO SR 35 III-II/ 5697 s.) sur la base des pièces du dossier uniquement, soit 
notamment des procès-verbaux d’audition de l’accusé par le juge d’instruction et des séances du 
Tribunal pénal, car A.________ a refusé de se rendre chez l’expert psychiatre mandaté par les 
magistrats chargés de la procédure pénale. Ce mode de procéder – qui est conforme à la 
possibilité exceptionnelle prévue par la jurisprudence (ATF 127 IV 54 / JdT 2004 IV 96, consid. 2f) 
– a été décidé par le juge d’instruction le 21 avril 2005 et un recours interjeté par le prévenu à 
l’encontre de cette décision a été rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, par arrêt de la 
Chambre pénale du Tribunal cantonal de l’Etat de Fribourg du 8 septembre 2005, arrêt qui n’a pas 
été attaqué auprès du Tribunal fédéral (cf. CAP, arrêt du 13 mai 2009, p. 39, DO SR 35 III-II/ 
3822). L’appelant ne saurait donc s’en plaindre.

4. Procès équitable en l’absence du prévenu et d’un défenseur 

a) L’appelant estime que le jugement attaqué est nul car il a été privé de l’assistance d’un 
défenseur d’office en violation de l’art. 130 let. d CPP et de ses droits qui lui sont garantis par l’art. 
6 ch. 3 let. c CEDH et par les art. 29 al. 2 et 32 al. 2 Cst. Dans sa plaidoirie, son défenseur a 
précisé que la séance du 2 mai 2013 s’est tenue de manière irrégulière, en l’absence du prévenu 
et d’un défenseur, alors qu’il s’agit d’un cas de défense obligatoire. Il estime que le prévenu n’est 
pas responsable de cette situation qui découle du fait que les autorités ont accordé trop facilement 
des décharges aux défenseurs d’office. Il soutient que ces vices de procédure portent sur des 
points fondamentaux et que le jugement du 6 mai 2013 doit dès lors être entièrement annulé (cf. 
notes de plaidoirie « procès équitable »). 

Le Tribunal pénal a rejeté la requête d’ajournement des débats présentée par le prévenu qui a 
allégué avoir consulté Me R.________, laquelle avait accepté de le défendre et avait besoin de 
plusieurs mois pour prendre connaissance du dossier. Il a considéré qu’en présentant cette 

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requête, le prévenu abusait de son droit à un défenseur d’office compte tenu de son attitude au 
cours de la procédure. 

b) La défense nécessaire ou obligatoire implique que l'intéressé, eu égard aux difficultés 
que la cause présente en fait et en droit ou à l'importance de la peine à laquelle il est exposé, soit, 
même s'il ne le demande pas, pourvu d'un défenseur (ATF 131 I 350 consid. 2.1). Elle résulte du 
droit à un procès équitable, garanti par les art. 6 ch. 1 CEDH et 29 al. 1 Cst., et peut aussi être 
déduite des droits de la défense, découlant de la même garantie, consacrés par l'art. 32 al. 2 Cst. 
(ATF 131 I 350 consid. 4.1 et 4.2). Elle n'oblige en revanche pas l'autorité qui a dûment avisé 
l'accusé de la nécessité pour lui d'être pourvu d'un défenseur de lui en imposer un contre sa 
volonté (ATF 131 I 350 consid. 4.3, notamment consid. 4.3.4 et consid. 4.4). Plus généralement, le 
droit de l'accusé à être pourvu d'un défenseur vaut, même en cas de défense obligatoire, sous 
réserve de l'abus de droit qui s'applique à l'ensemble de l'ordre juridique et, en particulier, sans 
restriction, à tous les droits procéduraux des parties, y compris ceux découlant de l'art. 6 CEDH 
(ATF 131 I 185 consid. 3.2.4).

Il y a notamment abus de droit lorsqu'une institution juridique est utilisée à des fins étrangères au 
but qu'elle est destinée à protéger. Ainsi, commet un abus de droit l'accusé, qui, en cas de défense 
nécessaire, adopte un comportement contradictoire, en renonçant dans un bref délai à la présence 
de son avocat à l'audience, tout en exigeant que ce dernier soit maintenu comme défenseur, en 
vue d'obtenir un renvoi de l'audience. Le cas échéant, le tribunal peut procéder aux débats en 
l'absence de l'avocat et sans désigner un défenseur d'office. En effet, l'institution de la défense 
nécessaire a pour but d'assurer à l'accusé un procès équitable, et non de lui ouvrir la possibilité de 
manoeuvres dilatoires (ATF 131 I 185 consid. 3.2.4 ; TF, arrêt 6B_666/2010 du 2 décembre 2010 
consid. 3.1).

c) En l'espèce, le Tribunal pénal a admis, à juste titre, l'existence d'un cas de défense 
obligatoire compte tenu de l’intervention du Ministère public aux débats (art. 130 let. d CPP). La 
seule question litigieuse est donc de savoir si c'est à tort qu'il lui a opposé l'exception d'abus de 
droit.

Le Tribunal pénal a rappelé que depuis l’ordonnance de renvoi du 28 décembre 2010, le prévenu 
a bénéficié de l’assistance de trois avocats d’office, Me J.________, Me O.________ et Me 
Q.________. Dans les trois cas il a demandé la résiliation du mandat d’office. Tout au long de la 
procédure, il a disposé de délais suffisamment longs, prolongés en cas de besoin, pour indiquer 
quel avocat il désirait qu’on lui nomme d’office. Il a néanmoins attendu l’avant-veille du procès pour 
demander, par télécopie de Me R.________, le report des débats afin que celle-ci puisse prendre 
connaissance du dossier et prendre attache avec un avocat postulant (DO TP 342), requête qu’il a 
renouvelée au début de la séance. 

C’est avec raison que le Tribunal pénal a considéré que cette démarche était abusive. En effet, 
A.________ a tout fait pour se débarrasser des trois avocats qui lui ont été commis d’office. 
Invoquant des motifs fallacieux (Me J.________ n’aurait pas exigé la production immédiate des 
procès-verbaux d’audiences au Tribunal pénal de la Sarine et aurait refusé de demander une 
révision : cf. consid. D a) ci-dessus), les accablant d’accusations infondées (à Me J.________, il 
reproche d’avoir souscrit au complot ourdi contre lui et de n’être qu’un bon larbin docile face aux 
autorités : cf. consid. D a) ci-dessus ; il a traité Me O.________ de menteur, d’incapable, lui a 
reproché d’être responsable d’une erreur civile et d’avoir conclu des accords avec le pouvoir : cf. 
consid. D b ci-dessus), publiant la correspondance échangée entre eux sur son site internet et la 
communiquant aux autorités politiques et à la presse, sans égards pour les personnes concernées 
et sans leur autorisation (cf. consid. D b) ci-dessus), exerçant des pressions objectives (sur Me 

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Q.________: cf. consid. D c) ci-dessus). Quant à Me R.________, elle n’a produit aucune 
procuration attestant de ses pouvoirs de représenter A.________ et elle ne pouvait agir que de 
concert avec un avocat inscrit à un registre cantonal des avocats (art. 23 de la loi sur les avocats 
(LLCA), RS 935.61) ; elle ne s’est du reste pas manifestée lorsque la Vice-Présidente a demandé 
à l’appelant de lui communiquer le nom d’un défenseur d’office. 

L’appelant est mal venu de prétendre que les autorités ont accepté beaucoup trop facilement les 
refus ou les décharges de la défense d’office quand ces requêtes émanaient des avocats. En effet, 
il a utilisé tous les moyens pour les entraver dans leur travail et rendre leur mandat impossible 
alors qu’ils s’efforçaient de lui assurer une défense efficace malgré tout et que tout a été mis en 
œuvre pour qu’il soit pourvu d’un défenseur d’office. Il a même recouru jusqu’au Tribunal fédéral 
pour empêcher la désignation d’un défenseur d’office, en l’occurrence Me J.________ (cf. consid. 
D a) ci-dessus) et Me T.________ (cf. consid. G al. 2 ci-dessus). Il a écrit aux autorités et ameuté 
la presse pour leur faire savoir que le lien de confiance avec Me J.________ était rompu alors qu’il 
lui suffisait d’en informer le Tribunal pénal. On peut aisément comprendre le refus des avocats 
d’assumer la défense d’office du prévenu qui leur demande d’entrée de cause de déposer des 
plaintes pénales tous azimuts, la confirmation écrite qu’ils ne subiront aucune pression et qu’ils 
exerceront leur mandat en toute indépendance et qui ne manquera pas de publier toute leur 
correspondance sur son site internet ou d’en adresser copie à toutes les autorités cantonales et 
fédérales (cf. consid. D a) ci-dessus). A.________ a démontré toute l’étendue de sa capacité de 
nuire aux défenseurs d’office qui se sont succédé dans une mesure que ces derniers ne pouvaient 
raisonnablement tolérer. 

Un tel comportement vis-à-vis des défenseurs d’office qui ont été désignés successivement – 
comportement qui s’est perpétué en procédure d’appel - n'est pas l'expression d'une volonté réelle 
de bénéficier d'une défense efficace, en vue d'un procès équitable, tenu dans un délai raisonnable, 
conformément au principe de la célérité. Il dénote au contraire une volonté de se servir de 
l'institution de la défense nécessaire aux fins de retarder le procès et surtout d’imposer ses 
propres règles du jeu. Il s’agit dès lors clairement d’un comportement abusif qui ne peut être toléré. 
Le grief doit dès lors être rejeté.

Il y a lieu de relever que la Vice-Présidente s’est efforcée à grand peine de désigner un défenseur 
d’office à l’appelant dont l’attitude récalcitrante ne peut être cautionnée. Le premier, Me 
T.________, a dû essuyer les propos outranciers et mensongers proférés par A.________ à son 
endroit, ainsi que les accusations à peine déguisées de complicité de blanchiment d’argent 
portées contre son associé (DO CAP 158 ss et 165 al. 2), le second, Me Alain Ribordy a 
également été confronté à la désobligeance de l’appelant (cf. lettre de l’appelant du 7 novembre 
2014 produite en séance de ce jour). 

5. Procédure par défaut – violation des art.  336 al. 1 et 340 al. 1 let. c CPP

L’appelant prétend que c’est à tort que les débats ont été poursuivis après qu’il ait quitté la salle du 
Tribunal. Selon lui, c’est la procédure par défaut qui aurait dû être engagée car il estime qu’il n’a 
pas eu suffisamment l’occasion de s’exprimer auparavant sur les faits qui lui sont reprochés (cf. 
appel du 14.02.2014 p. 6 ch. 28 ss). Dans sa plaidoirie, Me Ribordy a soutenu que le Président du 
Tribunal pénal pouvait et devait rappeler au prévenu que sa présence était obligatoire, cas 
échéant l’obliger à rester dans la salle avec l’aide de la police ; il prétend que l’obligation de 
comparution personnelle et le droit d’être entendu n’ont pas été respectés, entraînant l’annulation 
du jugement attaqué (cf. notes de plaidoirie « Procès équitable ».

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L’art. 340 al. 1 let. c CPP prévoit que lorsque les questions préjudicielles ont été traitées, les 
parties dont la présence est obligatoire ne peuvent quitter le lieu des débats sans l’autorisation du 
tribunal ; le départ d’une partie n’interrompt pas les débats. 

En l’espèce, il ressort du procès-verbal de la séance du 2 mai 2013 – qui a débuté à 9.04 heures 
(DO TP/ 356), que le prévenu a quitté la salle à 10.05 heures (DO TP/ 360), de son propre chef, 
après avoir été averti par le Président que les débats seraient poursuivis indépendamment du fait 
qu’il quitte la salle ou non (DO TP/ 358), que les gendarmes présents ne s’opposeraient pas à ce 
qu’il quitte la salle et après que les questions préjudicielles aient été traitées (requête de renvoi 
des débats par A.________). 

C’est à juste titre que le Tribunal pénal a considéré que le départ du prévenu après le traitement 
des questions préjudicielles n’a aucune incidence sur la poursuite de la procédure (cf. jugement 
attaqué p. 10 ch. 2, DO TP/ 420 ss). En effet, les parties ont indiqué n’avoir pas d’autres questions 
préjudicielles (DO TP/ 358) et ce n’est qu’après la communication par le Tribunal pénal de la 
décision sur les questions préjudicielles que le prévenu a quitté la salle, le Tribunal pénal ne s’y 
étant pas opposé. Conformément à l’art. 340 al. 1 let. c CPP, le départ d’une partie n’interrompt 
pas les débats. Lorsque les débats dont été ouverts en présence du prévenu, une procédure par 
défaut ne peut ensuite être engagée ou les débats ajournés en cas d’absence ultérieure de celui-ci 
(PC CPP 2013 art. 340 n. 10 et jurisprudence citée). Par conséquent, il n’y a pas eu violation du 
droit d’être entendu. Prétendre le contraire relève de la mauvaise foi dans la mesure où l’appelant 
a décidé de son propre chef de quitter les débats en toute connaissance de cause. Il y a lieu de 
relever que l’appelant a eu l’occasion de s’expliquer en long et en large sur les faits qui lui étaient 
reprochés dans la procédure d’instruction et qu’il a indiqué, en séance du 2 mai 2013, qu’il ne 
pourra répondre à aucune question qui lui sera posée (cf. PV p. 4, DO TP/ 358 in fine), ce qui est 
son droit le plus strict (art. 158 al. 1 let. b). Ainsi, l’appelant n’avait pas l’intention de faire usage de 
son droit d’être entendu en séance du Tribunal pénal. 

Son grief doit dès lors être rejeté.

6. Prescription

L’appelant reproche au Tribunal pénal de l’avoir arbitrairement condamné sur la base de plaintes 
prescrites et dont les faits sont survenus avant le jugement rendu le 6 mars 2008 par le Tribunal 
pénal de l’arrondissement de la Sarine (cf. appel p. 7 ch. 32 et 33, DO CAP/ 33).

Comme l’ont clairement expliqué les premiers juges dans les considérants en fait du jugement 
attaqué (DO TP/ 420 p. 2), la procédure d’instruction liée aux plaintes qui ont été examinées dans 
le jugement attaqué n’a pas pu être close avant le renvoi du 31 juillet 2007. C’est pourquoi les 
plaintes énumérées sous let. C ci-dessus ont fait l’objet d’une nouvelle ordonnance de renvoi du 
28 décembre 2010 par le Juge d’instruction spécial. Contrairement aux affirmations de l’appelant, 
toutes les infractions qui lui sont reprochées dans ces plaintes ne sont pas prescrites ; le Tribunal 
pénal a dûment constaté la prescription de l’action pénale pour certaines infractions énumérées au 
ch. 1 du dispositif du jugement attaqué. En outre, c’est parce que le prévenu a commis certaines 
infractions avant le jugement rendu le 6 mars 2008 par le Tribunal pénal de la Sarine (cf. jugement 
attaqué p. 17 ch. III al. 1, DO TP/ 420) qu’une peine partiellement complémentaire a été prononcée 
par le Tribunal pénal de la Broye, de sorte que l'auteur ne soit pas puni plus sévèrement que si les 
diverses infractions avaient fait l'objet d'un seul jugement (art. 49 al. 2 CP). 

Son grief tombe ainsi à faux. 

Tribunal cantonal TC 
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7. F.________ 

7.1 Plainte et dénonciation pénale du 20 janvier 2010 (DO SR 35 III, volet C1 P. 2089 ss)

7.1.1 Le Tribunal pénal a reconnu A.________ coupable de dénonciation calomnieuse 
pour avoir dénoncé F.________ au Juge d’instruction spécial, comme auteur d’une tentative 
d’extorsion alors qu’il le savait innocent, en vue de faire ouvrir contre lui une poursuite pénale. Il a 
estimé que le comportement reproché à F.________ consistant en l’envoi d’un commandement de 
payer – pratique courante lorsque l’on désire interrompre la prescription de prétentions civiles (art. 
135 ch. 2 CO) – était licite et ne portait en aucun cas sur la commission d’une infraction réprimée 
par la loi (cf. jugement attaqué p. 32 ch. 3.4.2, DO TP/ 420 ss). 

L’appelant prétend que la plainte pénale déposée par Me F.________ le 20 janvier 2010 contre lui 
et qui faisait suite à sa propre plainte déposée contre ce dernier le 25 novembre 2009 pour lui 
avoir adressé un commandement de payer injustifié de CHF 500'000.- était manifestement abusive 
vu sa tentative d’extorsion ; c’est donc sa propre plainte qui était justifiée puisque F.________ 
n’avait aucune base légale pour agir. L’appelant estime qu’ « en argumentant qu’il a voulu 
interrompre le droit de prescription des prétentions civiles, le Président S.________ a bafoué les 
principes de moralité et de probité de sa profession » (cf. recours p. 7 s ch. 34, DO CAP/ 33 s). 
Dans sa plaidoirie, Me Ribordy a relevé que la notification, en 2009, d’un commandement de payer 
pour le montant considérable de CHF 500'000.- avait d’autres motifs que celui d’interrompre la 
prescription puisqu’elle avait déjà été interrompue le 22 janvier 2008 par la constitution de partie 
civile dans laquelle le plaignant avait chiffré ses prétentions à CHF 550'000.-, dont CHF 50'000.- à 
titre de réparation du tort moral. Or, F.________ n’a jamais prouvé ou simplement rendu 
vraisemblable qu’il avait subi un quelconque dommage, de sorte que ses prétentions civiles n’ont 
aucun fondement. C’est pourquoi le Tribunal pénal de la Sarine a admis l’action civile dans son 
principe mais a renvoyé F.________ devant le juge civil pour le reste. Ultérieurement, F.________ 
n’a jamais saisi le juge civil ni fait valoir de nouvelles prétentions dans la présente procédure (cf. 
notes de plaidoirie « Infractions », dénonciation calomnieuse, p. 1-4). 

a) L’art. 303 CP prévoit que celui qui aura dénoncé à l’autorité, comme auteur d’un crime ou 
d’un délit, une personne qu’il savait innocente, en vue de faire ouvrir contre elle une poursuite 
pénale sera puni d’une peine privative de liberté dont la fourchette si situe entre 6 mois et 20 ans 
(art. 40 CP). 

Se rend coupable de contrainte au sens de l’art. 181 CP celui qui, en usant de violence envers une 
personne ou en la menaçant d’un dommage sérieux ou en l’entravant de quelque autre manière 
dans sa liberté d’action, l’aura obligée à faire, à ne pas faire ou à laisser faire un acte. La menace 
est un moyen de pression psychologique consistant à annoncer un dommage futur dont la 
réalisation est présentée comme dépendante de la volonté de l’auteur, sans toutefois qu’il soit 
nécessaire que cette dépendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid. 2b ; 106 IV 125 consid. 
2a) ni que l’auteur ait réellement la volonté de réaliser sa menace (ATF 105 IV 120 consid. 2c). Il 
peut également y avoir contrainte lorsque l’auteur entrave sa victime « de quelque autre manière » 
dans sa liberté d’action ; cette formule générale doit être interprétée de manière restrictive ; 
n’importe quelle pression de peu d’importance ne suffit pas ; il faut que le moyen de contrainte 
utilisé soit, comme pour la violence ou la menace d’un dommage sérieux, propre à impressionner 
une personne de sensibilité moyenne et à l’entraver d’une manière substantielle dans sa liberté de 
décision ou d’action ; il s’agit donc de moyens de contrainte qui, par leur intensité et leur effet, sont 
analogues à ceux qui sont cités expressément par la loi (ATF 137 IV 326 consid. 3.3.1 ; 134 IV 216 
consid. 4.2 ; 119 IV consid. 2a).

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Selon la jurisprudence, la contrainte n’est contraire au droit que si elle est illicite (ATF 120 IV 17 
consid. 2a). Tel est notamment le cas lorsqu’un moyen conforme au droit utilisé pour atteindre un 
but légitime constitue, au vu des circonstances, un moyen de pression abusif ou contraire aux 
mœurs (ATF 120 IV 17 consid. 2a/bb ; 119 IV 301 consid. 2b).

Lorsqu’un commandement de payer est notifié à une personne, il faut examiner si la poursuite en 
cause peut l’entraver « de quelque autre manière » dans sa liberté d’action. Pour une personne de 
sensibilité moyenne, faire l’objet d’un commandement de payer d’une importante somme d’argent 
est, à l’instar d’une plainte pénale, une source de tourments et de poids psychologique, en raison 
des inconvénients découlant de la procédure de poursuite elle-même et de la perspective de 
devoir peut-être payer le montant en question. Un tel commandement de payer est ainsi propre à 
inciter une personne de sensibilité moyenne à céder à la pression subie, cas échéant, donc à 
l’entraver d’une manière substantielle dans sa liberté de décision ou d’action. Cependant, faire 
notifier un commandement de payer lorsqu’on est fondé à réclamer une telle somme est licite, sauf 
lorsqu’un tel procédé est utilisé comme moyen de pression pour dissuader la personne visée d’agir 
correctement, ce qui est clairement abusif (cf. TF, arrêt 6S.853/2000 du 9 mai 2001, consid. 4c).

b) En l’espèce, en 2009, F.________ a fait notifier à A.________ un commandement de 
payer de plus de CHF 500'000.-. Le Tribunal pénal de la Sarine, dans son jugement du 6 mars 
2008, avait admis, dans leur principe, les prétentions civiles de CHF 500'000.- que F.________ 
avait fait valoir à l’encontre de A.________ par constitution de partie civile du 22 janvier 2008, et 
les avait renvoyées au juge civil en ce qui concerne le montant (cf. jugement p. 165 ch. VIII, 242 
ch. VI. c) et 248, DO SR 35 III-II/ 5706, 5783 et 5789). Un montant de CHF 15'000.- avec intérêts à 
5 % avait été alloué à F.________ à titre de réparation du tort moral. Ce jugement avait été 
confirmé par arrêt de la Cour d’appel pénal du 13 mai 2009. Par conséquent, F.________ savait 
qu’il devait ouvrir action contre A.________ pour justifier ses prétentions civiles de CHF 500'000.- 
alléguées dans la procédure pénale et bénéficier d’un titre de mainlevée. Quant à la prescription 
qui justifierait la notification d’un tel commandement de payer, il y a lieu de relever qu’elle avait été 
dûment interrompue par la constitution de partie civile du 22 janvier 2008 dans laquelle 
F.________ avait chiffré ses prétentions et cet effet interruptif n’a pas disparu avec le renvoi au 
juge civil (ATF 111 II 59 / JdT 1985 I 568). L’interruption de la prescription a fait partir un nouveau 
délai d’une durée égale à la durée initiale plus longue puisque la créance dérive d’un acte 
punissable pour lequel l’art. 97 CP prévoit un délai de prescription plus long (ATF 127 III 538 / JdT 
2002 I 187). Par conséquent, F.________, en sa qualité d’avocat, savait que la prescription était 
en tout cas interrompue jusqu’au 22 janvier 2012 au plus tôt (art. 178 al. 1 CP). Par conséquent, la 
notification d’un commandement de payer pour ses prétentions civiles ne se justifiait en aucun cas 
par la nécessité d’interrompre la prescription. Au demeurant, si tel avait été le cas, il aurait pu en 
avertir A.________ avant. En outre, F.________ n’était, en l’état, pas en droit de réclamer un tel 
montant dans la mesure où il devait encore justifier ses prétentions civiles devant un juge civil.

c) Un commandement de payer de plus de CHF 500'000.- était bien de nature à faire 
craindre à son destinataire un dommage sérieux, d’autant plus qu’il a été notifié sans 
avertissement préalable. D’ailleurs, dans sa plainte pénale du 25 novembre 2009, A.________ a 
indiqué qu’une telle poursuite mettait en danger la propriété familiale. Il est notoire qu’un 
commandement de payer d’un tel montant représente un gros handicap pour un particulier dans 
ses relations avec autrui. Ainsi, A.________ pouvait légitimement craindre que le montant de la 
poursuite introduite par F.________ était de nature à le mettre en graves difficultés et donc à 
entraver sa liberté d’action. 

d) Compte tenu de tout ce qui précède, A.________ doit être acquitté du chef de 
prévention de dénonciation calomnieuse dès lors qu’il était légitimé à penser que la notification 

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d’un commandement de payer de CHF 500'000.- était de nature à réaliser une infraction (in casu 
la contrainte sous la forme de délit manqué) et qu’il pouvait déposer une plainte en raison de ce 
fait. A cet égard, la qualification juridique qu’il en a donnée (tentative d’extorsion d’argent) est sans 
conséquence, seuls les faits dénoncés étant déterminants. 

7.1.2 Le Tribunal pénal a reconnu A.________ coupable de délit contre la loi fédérale sur 
la concurrence déloyale au sens de l’art. 23 en relation avec les art. 3 let. a et 9 LCD en lien avec 
les faits dénoncés par F.________ dans sa plainte du 20 janvier 2010. A.________ a adressé des 
copies de sa plainte contre F.________ au Grand Conseil, au Conseil d’Etat et au Conseil de la 
magistrature. Les premiers juges ont retenu que l’envoi de ces copies était manifestement de 
nature à nuire à la réputation professionnelle de l’avocat F.________ aux yeux de nombreux 
notables et députés et, partant, à lui porter préjudice sous l’angle de la concurrence en le 
prétéritant dans ses relations économiques pour ses affaires actuelles ou futures (cf. jugement p. 
33 let. d). 

a) Dans sa plaidoirie, Me Ribordy a soutenu que la plainte doit être considérée comme 
tardive car bien qu’invoquant l’art. 23 LCD dans sa plainte du 20 janvier 2010, ce n’est que le 18 
novembre 2010 qu’il a formellement requis l’extension de la prévention aux infractions de la LCD ; 
or, le délai de plainte a commencé à courir lorsque F.________ a reçu la lettre du prévenu du 25 
novembre 2009, vraisemblablement transmise par le Juge d’instruction le 1er décembre 2009.

Dans la mesure où, dans sa plainte du 20 janvier 2010, F.________ évoque précisément le fait 
que la plainte pénale a été transmise à plusieurs autorités du canton de Fribourg et qu’il est ainsi 
atteint dans sa qualité d’avocat, invoquant la violation de l’art. 23 LCD (p. 4, DO SR 35 III Volet C/ 
2092), on ne saurait considérer cette plainte comme tardive.

b) Me Ribordy a également tenté de faire croire que les autorités auxquelles la plainte 
pénale a été adressée en copie ne font pas partie d’une clientèle d’avocat et que, à cette époque, 
la condamnation de A.________ par le Tribunal pénal de la Sarine était connue d’un large public, 
de sorte que ni les autorités ni les clients ou éventuels clients de l’avocat ne prenaient au sérieux 
les accusations de A.________. Il estime qu’on ne peut pas retenir, pour fonder une condamnation 
pénale, que les accusations dirigées contre Me F.________ ont porté préjudice à sa réputation 
professionnelle. 

Aux termes de l’art. 3 let. a LCD, « agit de façon déloyale celui qui, notamment, dénigre autrui, ses 
marchandises, ses œuvres, ses prestations, ses prix ou ses affaires par des allégations inexactes, 
fallacieuses ou inutilement blessantes. ». La jurisprudence relative à cette disposition a retenu que 
des allégations dénigrantes parues dans un article de presse qui peuvent être comprises comme 
se rapportant également à l’activité d’avocat de l’intéressé peuvent influencer sur les rapports 
entre avocats ou entre ceux-ci et leurs clients et donc tomber sous le coup de cette disposition 
(ATF 120 IV 32). Par ailleurs, l’application de cette norme ne présuppose pas l’existence d’un 
rapport de concurrence entre l’auteur et le lésé (arrêt TF 6S.858/1999 du 16 août 2001, consid. 7 
b) aa)). Ce même arrêt, à son considérant 7 b) dd), relève également que l’acte constitutif de 
l’infraction de l’art. 3 let. a LCD en relation avec l’art. 23 LCD ne présuppose pas que les propos 
incriminés aient effectivement mis en péril le lésé sur l’angle de la concurrence et qu’il ait 
effectivement subi un dommage : il suffit que les propos incriminés soient de nature, sur le plan de 
la concurrence, à porter préjudice à la personne visée. Quant à l’art. 9 al. 1 LCD, il reconnaît la 
qualité pour agir sur le plan civil à celui qui, par un acte de concurrence déloyale, subit une atteinte 
dans sa clientèle, son crédit ou sa réputation professionnelle, ses affaires ou ses intérêts 
économiques en générale ou à celui qui en est menacé. Face à une telle atteinte, le lésé peut 
demander au juge civil : a. de l’interdire, si elle est imminente; b. de la faire cesser, si elle dure 

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encore; c. d’en constater le caractère illicite, si le trouble qu’elle a créé subsiste. Le lésé peut aussi 
demander qu’une rectification ou que le jugement soit communiqué à des tiers ou publié (art. 9 al. 
2 LCD). Le lésé peut enfin, conformément au code des obligations, intenter des actions en 
dommages-intérêts et en réparation du tort moral, ainsi qu’exiger la remise du gain selon les 
dispositions sur la gestion d’affaires (art. 9 al. 3 LCD).

En ce qui concerne l’aspect pénal, l’art. 23 al. 1 LCD prévoit que celui qui, intentionnellement, se 
sera rendu coupable au sens des art. 3, 4, 4a, 5 ou 6, sera, sur plainte, puni d’une peine privative 
de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 23 al. 2 LCD énonce pour sa part 
que peut porter plainte celui qui a qualité pour intenter une action civile selon les art. 9 et 10 LCD.

En l’espèce, A.________ a enfreint l’art. 23 LCD en relation avec les art. 3 let. a et 9 LCD pour 
avoir transmis à des autorités qui n’en étaient pas les destinataires légitimes une plainte pénale 
dirigée contre F.________, dans le but de nuire à la réputation professionnelle de cet avocat et de 
lui porter préjudicie sous l’angle de la concurrence en le prétéritant dans ses relations 
économiques pour ses affaires actuelles ou futures. C’est à dessein que A.________ a choisi de 
transmettre cette plainte aux députés, aux Conseillers d’Etat et aux membres du Conseil de la 
magistrature qui disposent d’un réseau important dans lequel se trouvent d’éventuels clients et 
sont notamment actifs au sein de la justice, milieu où évolue F.________. Il s’agit là d’un acte ciblé 
parfaitement inutile, ces destinataires n’ayant aucune compétence en la matière, et inutilement 
blessant.

Le grief de A.________ doit être rejeté et le jugement du Tribunal pénal confirmé sur ce point.

7.2  Plainte pénale du 24 mai 2007 (DO SR 35 III, volet C1 P.2001 ss)

a) L’appelant reproche aux premiers juges de l’avoir reconnu coupable de contrainte et de délit 
contre la loi fédérale sur la concurrence déloyale au sens de l’art. 23 al. 1 en relation avec les art. 
3 let. a et 9 LCD) pour avoir distribué des tracts intitulés « Criminalité judiciaire » en date du 17 mai 
2007 et affiché un tract format A3 sur la porte des locaux professionnels de Me F.________ (cf. 
jugement attaqué p. 31 ss ch. 3.4.1) Il allègue qu’il n’a jamais été l’auteur de ces tracts et qu’il ne 
les a pas distribués car il n’était pas concerné par tout ce qui touchait F.________ (cf. appel p. 4 
ch. 16). Ce faisant, il reproche au Tribunal pénal une constatation erronée des faits violant ainsi le 
principe « in dubio pro reo ». 

Dans ce tract, A.________ soutient être victime d’un complot ourdi par la justice pour le dépouiller 
de ses biens et il accuse trois juges de « crime judiciaire ». Contrairement aux affirmations de 
l’appelant, les premiers juges ont relevé que les preuves administrées n’ont pas permis d’établir 
qu’il a personnellement distribué les tracts (cf. jugement p. 19 ch. 1.4 al. 2, DO TP/ 420) ; 
néanmoins, les tracts en question portent la signature dactylographiée de A.________ suivie de 
son numéro de portable (DO SR 35 III, volet C1, P. 2005, 2006 et 2007) et l’appelant connaissait le 
contenu de ces tracts et savait qu’ils allaient être distribués. En effet, entendu par le Juge 
d’instruction spécial, A.________ a notamment déclaré  que le tract en cause « était destiné à 
l’ensemble de la population … Je pense que des milliers d’affiches A3 ont été distribuées. Il y a 
aussi eu des milliers d’affiches A4. Je ne peux pas vous dire si c’est moi qui ai placardé cette 
affiche devant la porte d’entrée de l’étude de F.________. » (DO SR 35 III-I/ 3012 ss). En 
acceptant que ces tracts portant sa signature et son numéro de téléphone soient distribués et 
affichés notamment sur la porte d’entrée de l’étude de F.________, A.________ a agi comme 
coauteur, de sorte que la création et la distribution de ces tracts doivent lui être imputées. 

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S’agissant de la notion de coauteur, la Cour renvoie à l’exposé exhaustif des premiers juges (cf. 
jugement attaqué p. 31 ch. 3.4.1 avec renvoi à la p. 10 ch. 1.4, DO TP/ 420)

La pose de ce tract – même s’il ne mentionne pas expressément le nom de F.________ - était de 
nature à importuner l’avocat F.________ et à l’entraver dans sa liberté d’action, étant précisé que 
les agissements de A.________ du 17 mai 2007 ne sont pas un acte isolé mais participent à la 
compagne de harcèlement menée contre F.________ qui a dû se résoudre à déposer de 
nombreuses plaintes pénales (cf. jugement du 6 mars 2008 du Tribunal pénal de la Sarine p. 220, 
DO SR 35 III-II/ 5761). De plus, en affichant ces tracts dont un précisément sur la porte de l’étude 
de F.________, le rapprochement voulu par A.________ entre de prétendus scandales judiciaires 
et cet avocat était de nature à lui porter préjudice sous l’angle de la concurrence et, en 
conséquence, à le prétériter dans ses relations économiques. Cette atteinte au crédit et à la 
réputation professionnelle de l’avocat F.________ était d’autant plus importante que les tracts en 
question ont été distribués en plusieurs milliers d’exemplaires, selon les propres affirmations de 
l’appelant. 

C’est dès lors à juste titre que les premiers juges l’ont reconnu coupable de contrainte au sens de 
l’art. 181 CP et de délit contre la loi fédérale sur la concurrence déloyale au sens de l’art. 23 al. 1 
en relation avec les art. 3 let. a et 9 LCD. Les conditions d’application de ces dispositions sont et 
correctement exposées en p. 14 ss du jugement attaqué et ont été partiellement reprises ci-dessus 
au consid. 7.1.2 b, de sorte qu’elles ne seront pas reproduites ici, la Cour y renvoyant 
expressément. 

Son grief est rejeté

8. A.________ a conclu à son acquittement de tous les chefs de prévention. Dans la mesure où 
la Cour n’est pas liée par l’absence de motivation de l’appelant (art. 391 al. 1 CPP), elle examinera 
les points du jugement qui n’ont pas fait l’objet d’une motivation écrite ou orale de la part de 
l’appelant. 

8.1 E.________

A.________ a été reconnu coupable de contrainte, au sens de l’art. 181 CP, pour avoir, dans la 
soirée du 8 mars 2007, distribué et posé en plusieurs exemplaires deux types de tracts portant sa 
signature (DO SR 35 III, volet A1 P. 2004 et 2005), notamment dans le quartier où habite 
E.________, qui a porté plainte le 13 mars 2007 (DO SR 35 III, volet A1 P. 2001 ss), et en 
particulier sur la porte d’entrée du bâtiment où se trouve le logement du plaignant. 

E.________ est le juge de la détention qui a maintenu A.________ en détention le 14 septembre 
2005 jusqu’à l’arrêt de la Chambre pénale qui, statuant sur recours, a prononcé la mise en liberté 
immédiate de A.________. Ce dernier reproche à E.________ d’être le complice de hauts et 
puissants criminels car il l’a mis en prison en truquant son protocole d’audition (cf. jugement 
attaqué p. 17 ch. 1.1).

Le tract intitulé « L’opposant A.________ sera-t-il à nouveau arrêté ? » a la teneur suivante : 
« Notre Justice est en plein délire, sans surveillance et les rouages démocratiques de notre canton 
sont grippés. Cette Justice aux mœurs de république bananière va-t-elle faire arrêter son farouche 
opposant ?

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A.________ est convoqué le 9 mars 2007 par le Juge H.________, qui l’a déjà fait incarcérer pour 
un total de 133 jours en violation des droits de l’homme et qui est complice de hautes 
personnalités corrompues. Ce bourreau va-t-il renouveler sa violence ?

L’opposant ne se présentera pas devant ce juge, protecteur de la corruption judiciaire de notre 
canton et il l’a fait savoir à l’organe de surveillance des pouvoirs de notre canton : le Conseil 
d’Etat » (DO SR 35 III, volet A1, P. 2004). 

Ce document est signé en la forme dactylographiée par A.________ et porte la mention : « Ce 
tract a été envoyé au Conseil d’Etat et ne doit pas être enlevé des piliers publics ou autres endroits 
où il a été affiché. ».

S’agissant du second tract intitulé « FRIBOURG Avis à la population », ce document contient 
notamment les passages suivants : « De hautes personnalités corrompues ont spolié la famille 
A.________ et I.________. […] Tout simplement parce que nous vivons dans un canton où 
certains de nos pouvoirs, placés entre les mains de personnalités corrompues, sont pourris et 
bénéficient de la protection de nos autorités politiques.[…] Elle [la famille A.________ et 
I.________] dénoncera les malversations de la Justice fribourgeoise jusqu’à ce que Justice (la 
vraie) lui soit rendue » (DO SR 35/III, volet A1, P. 2005). Ce tract est signé en la forme 
dactylographiée par A.________, en qualité de « victime et au nom des victimes » Suit encore le 
numéro de portable de ce dernier.

Lors de son audition du 28 août 2007 par le Juge d’instruction spécial (DO SR 35 III-I/ 3005 ss), 
A.________ a notamment expliqué que les tracts litigieux ne citaient pas le nom de E.________, 
mais qu’ils visaient un système. Il a par ailleurs reconnu que ces tracts avaient été écrits sur la 
base des indications du mouvement « Appel au peuple » (DO SR 35 III-I/ 3006). 

A la question de son défenseur de savoir s’il était le rédacteur des tracts en cause, A.________ a 
répondu que « Non, ce n’est pas moi qui ai tapé le texte. Je ne tape aucun tract sur ordinateur. J’ai 
donné les indications à G.________. Je ne sais pas qui a tapé le tract. Une fois le tract fait, on a 
fait des tirages. La quantité dépend du temps que les personnes ont pour distribuer. Il y en a eu 
des centaines de milliers de tracts imprimés en tout je crois. Monsieur G.________ décide des 
endroits où on va. » (DO SR 35 III-I/ 3008).

Lors des débats du 2 mai 2013 devant le Tribunal pénal, E.________ a confirmé les propos tenus 
devant le Tribunal pénal de la Sarine en lien avec l’influence des actes reprochés à A.________ 
sur sa vie privée et familiale. Il a ajouté « qu’il était particulièrement difficile d'être confronté à des 
tracts qui étaient déposés dans l'ensemble de la ville. La réaction d'une passante qui a souhaité 
lire le tract que j'étais en train d'arracher, en précisant qu'il n'y avait jamais de fumée sans feu, m'a 
notamment affecté. S'agissant des conséquences sur ma vie privée et familiale, je fais encore 
aujourd'hui attention à tout. J'ai notamment supprimé mon nom du bottin de téléphone et du 
registre des numéros de plaques. Dans mes contacts avec des personnes, notamment dans le 
cadre de mon activité de président du club de football, je donne toujours le numéro à l'étude et 
jamais mon numéro à la maison ou mon numéro de portable. Je vais également au moins chaque 
mois sur un moteur de recherches internet pour voir s'il y a des propos ou des documents qui me 
concernent. ». Il a encore dit que « Au moment des faits, nous nous posions la question chaque 
week-end s'il valait mieux partir pour éviter les agissements de A.________ ou rester pour pouvoir 
plus rapidement ôter d'éventuels tracts. Encore aujourd'hui, j'ai peur qu'il me retrouve. » (PV du 2 
mai 2013, p. 10 s., DO TP/ 364 s.).

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La notion de contrainte, plus précisément de « stalking » est exposée correctement dans le 
jugement attaqué (p. 14 s.) et la Cour s’y réfère expressément, de même qu’à celle de coauteur 
(jugement attaqué p. 19 s. ch. 1.4 let. a). 

Comme l’ont relevé les premiers juges, la distribution des tracts dans la soirée du 8 mars 2007 
n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans un climat de contrainte généralisé qui a débuté en janvier 
2006 déjà. Suite à cette campagne de harcèlement dont il a été victime, E.________ a modifié 
certaines de ses habitudes de vie pour échapper au « stalking » de A.________, prenant 
beaucoup de précautions pour éviter la diffusion de données personnelles le concernant (par ex. 
plaques d’immatriculation, numéros de téléphone, contrôle des données personnelles sur internet). 
La diffusion de ces tracts - même s’ils ne mentionnent pas expressément le nom de E.________ - 
était de nature à le persécuter et à l’entraver dans sa liberté d’action. A.________ lui-même a 
déclaré qu’il avait donné les indications à G.________ pour la rédaction de ce tract. En outre, ils 
ont été distribués dans la ville où est domicilié le plaignant et un tract a été placardé précisément 
sur la porte d’entrée du bâtiment où se trouve le logement du plaignant. Il ne s’agit dès lors pas 
d’une coïncidence, comme voudrait le faire croire l’appelant, mais il a bel et bien choisi le plaignant 
comme cible en sa qualité de juge de la détention.

Partant, par son comportement, A.________ s’est rendu coupable de contrainte, au sens de l’art. 
V.________

8.2. C.________

A.________ a été reconnu coupable de contrainte à l’égard de C.________ qui a déposé plainte 
pénale les 29 mars et 6 juillet 2007 en raison des faits suivants :

a) Le 21 janvier 2007, A.________ a déposé des tracts jaunes, datés du 19 janvier 2007, 
dans les boîtes aux lettres de l’immeuble où habitait C.________. Ces tracts, dont les termes 
étaient les suivants : « A.________ calomnié en étant traité de faussaire » et signé par 
G.________ (DO SR 35 III, volet B1, P. 2009) ont été retrouvés dans les boîtes aux lettres de 
l’immeuble où habite C.________. Ce tract était adressé à C.________ et a également été diffusé 
sur internet. On peut  y lire les passages suivants : « C.________, à vous ! […] H.________ s’est 
servi d’une source d’information particulière pour pouvoir inculper sa victime de faux dans les 
titres : En 2001, A.________ avait déposé une plainte pénale contre divers suspects, trempés 
dans son divorce, entre autre son 1e juge de divorce, C.________. Pour parer à cette plainte, vous 
avez adressé un courrier en date du 07.01.2002 (html-3) au juge d’instruction W.________. Vous 
référant au dossier de divorce des époux A.________ et I.________, et violant sans gêne votre 
devoir de fonction (!), vous avez jeté le soupçon sur A.________, d’être coupable d’un faux dans 
les titres (indiquant une dette fictive). Hélas, H.________ apporte lui-même la preuve dans son 
ordonnance du 29.12.2006 (html-4) que la personne, qui avait consenti ce prêt, avait effectivement 
signé cet accord le 22.09.1995 (de toute façon déjà prescrit). En conséquence, H.________ 
atteste qu’il n’y a pas l’ombre d’un faux dans les titres ! […] ».

Sur internet, le lien html-3 susmentionné renvoie à la lettre adressée pour observations par 
C.________ le 7 janvier 2002 au Juge d’instruction W.________ ensuite de la plainte pénale 
déposée à son encontre en 2001 par A.________ (DO SR 35 III, volet B1, P. 2020 ss).

Le tract du 19 janvier 2007 était accompagné de deux enveloppes. Sur la première (DO SR 35 III, 
volet B1, P. 2010) est collée une étiquette où figure le message suivant : « Concerne tout le 
peuple fribourgeois En lisant ce courrier, vous comprendrez combien il est dangereux de vivre 

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dans une démocratie dont le système judiciaire est entre les mains de véritables criminels 
protégés par des politiciens qui mentent au peuple et induisent la Presse en erreur. Le peuple 
fribourgeois doit savoir que plusieurs citoyens et citoyennes en sont les victimes aujourd’hui et que 
s’ils demeurent les bras croisés, d’autres le seront demain. Ce courrier est adressé à tous les 
députés du canton ainsi qu’aux proches et voisins des Juges avocats dénoncés. Au nom des 
victimes : A.________ Les victimes d’aujourd’hui protègent les lendemains des autres… ». A 
l’intérieur de cette enveloppe étaient insérés deux articles de journaux des 21 et 22 avril 2006 ainsi 
qu’une lettre de mai 2006 de A.________ adressée à MM. X.________, Y.________, Z.________, 
aux 168 communes du canton de Fribourg et aux 130 députés du Grand Conseil fribourgeois. La 
seconde enveloppe (DO SR 35 III, volet B1, P. 2011) porte la mention manuscrite de A.________ 
« Merci de votre don » et contient un appel de fonds de sa part ainsi qu’un bulletin de versement 
postal sur son compte AA.________.

Lors de son audition relative aux événements du dimanche 21 janvier 2007 par le Juge 
d’instruction spécial (DO SR 35 III-I/ 3019 ss), A.________ a confirmé qu’il s’agissait bien de son 
écriture pour la mention « Merci de votre don » sur la pièce 2011 du dossier SR 35 III, volet B1, ne 
se rappelant toutefois pas si c’était lui qui avait déposé cette enveloppe (DO SR 35 III-I, P. 3020). 
A.________ a soutenu qu’il ne se rappelait pas non plus qui avait fait le tract du 19 janvier 2007 et 
les enveloppes annexées, et qu’il ne se souvenait pas non plus d’avoir collé l’étiquette sur la 
première enveloppe (DO SR 35 III-I/ 3021). A.________ a encore expliqué que ledit tract ne le 
concernait pas et qu’il se distançait des accusations de violation du secret de fonction proférées à 
l’encontre de C.________ (DO SR 35 III-I/ 3026).

b) Le dimanche 4 février 2007, A.________ a distribué de manière massive ce même tract 
jaune du 19 janvier 2007 (DO SR 35 III, volet B1, P. 2009) dans le village où habitent plusieurs 
membres de la famille de C.________, notamment son fils B.________ et sa famille. 

Lors de son audition relative aux événements du dimanche 4 février 2007 par le Juge d’instruction 
spécial (DO SR 35 III-I/ 3019ss), à la question de savoir s’il avait distribué ce tract, A.________ a 
répondu : « Je pense que non. » (DO SR 35 III-I/ 3026). 

c) Le dimanche 4 mars 2007, C.________ a retrouvé dans sa boîte aux lettres une 
enveloppe sur laquelle figuraient une mention imprimée « Courrier important » et une mention 
manuscrite « 2000 lettres dans le canton » (DO SR 35 III, volet B1, P. 2013). Cette enveloppe 
contenait cinq documents, soit un tract intitulé « Corruption judiciaire À quel moment les Autorités 
politiques vont-elles assumer leurs responsabilités ? » (DO SR 35/III, volet B1, P. 2014), une 
citation à comparaître adressée à A.________ (DO SR 35 III, volet B1, P. 2015), une lettre de Me 
AB.________ adressée le 14 février 2007 à A.________ (DO SR 35 III, volet B1, P. 2016), une 
lettre de A.________ adressée le 27 février 2007 à Me AB.________ (DO SR 35 III, volet B1, P. 
2017) et une missive du 23 février 2007 adressée par A.________ au Conseil d’Etat ainsi qu’en 
copie à Me AB.________ et à M. AC.________, député (DO SR 35 III, volet B1, P. 2018). Cette 
dernière lettre contient le passage suivant : « […] Je ne reviens pas sur les preuves que j’ai déjà 
apportées et qui prouvent qu’un crime judiciaire a été commis à mon encontre et envers ma 
famille. Je vous laisse imaginer les conséquences que cela implique et impliquera, tant au niveau 
moral que financier.

Etre victime d’un tel crime me donne des droits et des devoirs. Mon devoir, c’est de dénoncer 
toutes les personnes qui, par leur corruption, m’ont causé du tort ainsi qu’à ma famille. Parmi ces 
personnes se trouvent MM. B.________ et C.________ qui ont eu l’audace de porter plainte 
contre moi alors qu’ils sont directement impliqués dans les actions malfaisantes perpétrées contre 

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ma famille et contre moi-même. Le juge C.________ en est même à l’origine […] » (DO SR 35 III, 
volet B1, P. 2018).

Egalement le dimanche 4 mars 2007, un autre tract intitulé « L’opposant A.________ sera-t-il à 
nouveau arrêté ? » et signé par A.________ en la forme dactylographiée (DO SR 35 III, volet B1, 
P. 2019) a été placardé sur l’immeuble sur un panneau d’affichage et à l’intérieur de 
AD.________.

Lors de son audition relative aux événements du dimanche 4 mars 2007 par le Juge d’instruction 
spécial (DO SR 35 III-I/ 3019 ss), A.________, en rapport avec sa lettre du 23 février 2007 
adressée au Conseil d’Etat ainsi qu’en copie à Me AB.________ et à M. AC.________ (DO SR 35 
III, volet B1, pièce 2018) et le passage topique susmentionné, a précisé que : « L’original a été 
signé de ma main, mais il est vrai que je ne signe pas toutes les copies. Ces lettres signées de ma 
main, c’est moi qui donne les instructions à l’écrivain public, et j’en confirme le contenu en les 
signant. Ce n’est pas toujours AE.________ qui m’aide à rédiger ces lettres. Je confirme avoir 
envoyé cette lettre à son destinataire ainsi qu’aux personnes indiquées pour recevoir des copies. » 
(DO SR 35 III-I/ 3028).

d) Le jeudi 26 avril 2007, vers 20h00, C.________ a retrouvé dans sa boîte aux lettres un 
tract blanc libellé « Criminalité judiciaire » et signé en la forme dactylographiée par A.________, 
signature suivie de son numéro de portable (DO SR 35 III, volet B1, P. 2034). Selon C.________, 
ce tract a été distribué dans les 68 boîtes aux lettres de son domicile, et il a été placardé dans la 
rue à six endroits au moins. Il a également été massivement répandu et placardé durant la soirée 
du vendredi 27 avril 2007, notamment sur les pare-brise de voitures parquées pour le concert de la 
fanfare, et à nouveau le dimanche matin 29 avril 2007 à la place des manchettes des distributeurs 
de journaux (DO SR 35 III, volet B1, P. 2035, dont le texte est identique à celui de la pièce 2034 
mais dont le format est agrandi à des fins d’affichage). Des exemplaires de ce même tract blanc 
ont également été retrouvés dans le village de AI.________ durant la matinée du samedi 28 avril 
2007.

Le tract blanc précité contient entre autres les passages suivants : «  Douze ans déjà que la famille 
A.________ et I.________ est victime d’un odieux crime judiciaire commis par un trio de 
personnalités sans moralité. Aujourd’hui, des juges complices s’acharnent avec une violence 
inouïe sur cette famille en bénéficiant de l’appui inconditionnel de leurs supérieurs hiérarchiques. 
[…] Ce fut un échec total, au mépris des victimes, ceci par la faute d’un juge sans scrupule. Grâce 
à lui, de hautes personnalités corrompues ont ainsi profité de l’argent du contribuable pour se 
mettre à l’abri, avec la bénédiction du Conseil d’Etat, pourtant mis au courant de cette supercherie 
et responsable de la bonne marche de l’ensemble de nos institutions. Le juge C.________, et feu 
l’avocat AF.________, auquel était associé le fils du juge, B.________ ont été les principaux 
organisateurs de ce crime judiciaire. […] La famille A.________ et I.________ a également été 
victime d’une tentative d’incendie de sa maison (Fr. 12'000.- de dégâts), de l’incendie d’une voiture 
et de menaces de mort. Cette corruption, cette criminalité et cette violence ne sont que le résultat 
de l’usurpation de ses pouvoirs de la part de la Justice fribourgeoise, laissée sans surveillance en 
raison de la passivité du Conseil d’Etat dont les membres n’hésitent pas à mentir au bon peuple 
fribourgeois pour être élus. » (DO SR 35 III, volet B1, P. 2034 et 2035). En bas de page de ce tract 
figure : « Ce tract a été envoyé au Conseil d’Etat et de ce fait ne doit pas être enlevé des piliers 
publics ou autres endroits » (DO SR 35 III, volet B1, P. 2034 et 2035).

Lors de son audition relative aux événements du 26 au 29 avril 2007 par le Juge d’instruction 
spécial (DO SR 35 III-I/ 3019 ss), A.________ a notamment expliqué qu’il dénonçait la criminalité 
judiciaire, que le contenu du tract blanc susmentionné reprenait les affiches du mouvement 

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« Appel au peuple », qu’il ne contestait pas le contenu de ce tract, qu’il ne l’avait pas rédigé et qu’il 
ne se rappelait pas l’avoir distribué (DO SR 35 III-I/ 3028). A.________ a toutefois reconnu qu’il 
avait envoyé de tels tracts au Conseil d’Etat, sans toutefois pouvoir affirmer avec certitude s’il avait 
envoyé le tract en cause au Conseil d’Etat (DO SR 35 III-I/ 3029).

e) Le vendredi 15 juin 2007, un tract jaune du mouvement « Appel au peuple » du 7 juin 
2007 (DO SR 35 III, volet B1, P. 2036) a été distribué dans les boîtes aux lettres de l’immeuble, au 
domicile de C.________. Ce tract, intitulé « Le droit à la liberté d’expression Le droit de critiquer 
les dérapages judiciaires – et l’obligation des magistrats visés d’assumer les protestations des 
victimes de leurs abus », signé en la forme dactylographiée par G.________, a, selon la liste des 
destinataires, été envoyé en copie aux Tribunaux cantonaux de l’Etat de Fribourg et de l’Etat de 
Vaud ainsi qu’à M. AG.________, Conseiller d’Etat. Il a également été publié sur internet. Ce tract 
contient notamment les passages suivants : « […] Nous dénonçons publiquement les exactions 
précises de l’appareil judiciaire, et identifions les auteurs des abus, en exerçant une pression 
morale. Les malfaiteurs sont ainsi responsabilisés. En fait, c’est la procédure de divorce tronquée 
des époux A.________ et I.________, qui a déclenché nos actions sur Fribourg, dès l’automne 
2001. Il est établi que le fils du juge de divorce, C.________, a été à l’époque l’associé de l’étude 
d’avocat qui a piégé Madame avec la fausse promesse de lui faire revenir la moitié d’un compte en 
banque, prétendument caché par son mari, à hauteur de >1/2 mio. En réalité, il n’y avait pas de tel 
compte caché, et ce n’était qu’un prétexte pour C.________ père et « Juge » pour annuler la 
convention de divorce, qui a été pourtant une base honnête. En l’espèce, il n’y avait eu nul besoin 
d’un service d’avocat. D’ailleurs, la misère de l’épouse piégée était le cadet des soucis de ces 
hommes de loi : l’avocat de Madame, ancien Président PDC du Conseil des Etats, qui avait si bien 
profité des liens de parenté tissés comme une toile d’araignée, a détourné par la suite pendant 5 
ans ses pensions, retenues sur le salaire de son mari. Nous constatons qu’il s’agit d’un trafic 
d’influence abject, qui est à assimiler à une pratique de corruption judiciaire typiquement 
helvétique. […] » (DO SR 35 III, volet B1, P. 2036).

Lors de son audition relative aux événements du vendredi 15 juin 2007 par le Juge d’instruction 
spécial (DO SR 35 III-I/ 3019 ss), A.________ a notamment déclaré qu’il ne savait pas s’il avait 
distribué le tract du 7 juin 2007 (DO SR 35 III-I/ 3031 et 3033). 

Lors des débats du 2 mai 2013, B.________, entendu en qualité de témoin en relation avec les 
faits concernant son père, a expliqué que les faits reprochés à A.________ avaient eu une 
influence sur la vie privée de ses parents : « Mes parents ont été extrêmement affectés. Cela fait 
18 ans que l’affaire civile a débuté et je pense que cela fait 17 ans qu’ils doivent subir ces 
agissements. Cela fait 15 ans que mon père est à la retraite et sa retraite a été gâchée par cette 
affaire. Mon père est quelqu’un d’une grande rigueur morale et intellectuelle, et il s’est trouvé 
totalement désemparé et submergé par les actions de A.________. D’un point de vue plus 
pratique, mes parents se sont organisés pour tenter d’échapper à ses actions. Mes parents ont 
quitté AH.________. Ils n’ont jamais admis ou voulu s’avouer que c’était en raison des 
agissements de A.________. Lors de leur déménagement, il a fallu organiser des ruses pour 
veiller que le convoi ne soit pas suivi. Mes parents se sont fait radier du bottin de téléphone. Ils ont 
obtenu des contrôles des habitants que leur changement de domicile soit confidentiel. Ils ont 
également obtenu la non-publication dans la Feuille officielle en lien avec l’acquisition de leur 
appartement. Malgré cela, deux semaines plus tard, A.________ était devant leur nouveau 
domicile. Je pense qu’il les a suivis après un enterrement. Ils ont subi un nombre incalculable 
d’agressions de la part de A.________. Au moment de l’apogée des actes de A.________, leur vie 
était entravée par ses actions. L’état de santé de mon père s’est très fortement péjoré. » (PV du 2 
mai 2013, p. 7, DO TR/ 361).

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S'agissant de la lettre que C.________ a retrouvée dans sa boîte aux lettres le 4 mars 2007, 
B.________ a apporté les précisions suivantes: « Sur l'enveloppe de cette lettre, A.________ avait 
écrit de façon manuscrite qu'il avait envoyé 2000 lettres, notamment aux 168 communes du 
canton et aux 130 députés. Je doute qu'il ait effectivement envoyé tant de lettres, mais cela montre 
le fonctionnement de A.________, qui consiste à mettre sous pression les gens qu'il vise. » (PV du 
2 mai 2013, p. 9, DO TR/ 363). 

La distribution de tracts en dates des 21 janvier 2007, 4 février 2007, 4 mars 2007, 26, 27, 28 et 29 
avril 2007, ainsi que 15 juin 2007 s’inscrit dans un climat de contrainte généralisé qui a débuté en 
juillet 2004 déjà et s’est manifesté dès cette date à plusieurs reprises, sous formes diverses 
(manifestations devant le domicile, envoi de courriers, diffusion de tracts), pendant plusieurs 
années et a causé de la peur à C.________ (jugement du Tribunal pénal de la Sarine du 6 mars 
2008, p. 207). Comme l’a relevé le Tribunal pénal (jugement attaqué p. 28), A.________ a, à tout 
le moins, agi en qualité de coauteur, les considérations exposées par les premiers juges entraînant 
l’adhésion de la Cour qui les reprend à son compte sans autre renfort de motifs. Les tracts sont 
signés soit par A.________ lui-même soit par G.________ pour Appel au peuple et font clairement 
référence aux prétendus torts commis par C.________ dans la conduite du procès en divorce 
impliquant A.________, jetant sur lui le soupçon d’être impliqué dans des affaires 
compromettantes. 

Suite à cette campagne de harcèlement dont il a été victime, C.________ a modifié certaines de 
ses habitudes de vie et celles de ses proches pour échapper au « stalking » de A.________. Pour 
se protéger et échapper à A.________, il a dû adopter des comportements qu’il n’aurait jamais eus 
sans ce harcèlement incessant qui l’a dès lors atteint dans sa liberté d’action. 

La Cour se rallie à la motivation exposée par les premiers juges à laquelle elle renvoie 
expressément et qu’elle fait sienne (art. 82 al. 4 CPP ; cf. jugement attaqué p. 28). Par son 
comportement, A.________ s’est rendu coupable de contrainte, au sens de l’art. 181 CP. 

8.3. B.________

Le Tribunal pénal a reconnu A.________ coupable de contrainte au sens de l’art. 181 CP. Il a 
reproché à A.________ d’avoir, le 4 mars 2007, mis dans la boîte aux lettres des parents de 
B.________, une enveloppe qui contenait notamment un tract intitulé « Corruption judiciaire. A 
quel moment les Autorités politiques vont-elles assumer leurs responsabilités ? » (DO SR 35 III, 
volet D1, P. 2017), et une lettre du 23 février 2007 adressée par A.________ au Conseil d’Etat 
ainsi qu’en copie à Me AB.________ et à M. AC.________, député (DO SR 35 III, volet D1, P. 
2021). Y figure le passage suivant : « […] Je ne reviens pas sur les preuves que j’ai déjà 
apportées et qui prouvent qu’un crime judiciaire a été commis à mon encontre et envers ma 
famille. Je vous laisse imaginer les conséquences que cela implique et impliquera, tant au niveau 
moral que financier. Etre victime d’un tel crime me donne des droits et des devoirs. Mon devoir, 
c’est de dénoncer toutes les personnes qui, par leur corruption, m’ont causé du tort ainsi qu’à ma 
famille. Parmi ces personnes se trouvent MM. B.________ et C.________ qui ont eu l’audace de 
porter plainte contre moi alors qu’ils sont directement impliqués dans les actions malfaisantes 
perpétrées contre ma famille et contre moi-même. Le juge C.________ en est même à l’origine 
[…] » (DO SR 35 III, volet D1, P. 2021).

Entendu sur ses agissement par le Juge d’instruction spécial (DO SR 35 III-I/ 3019 ss), 
A.________ a précisé que « L’original a été signé de ma main, mais il est vrai que je ne signe pas 
toutes les copies. Ces lettres signées de ma main, c’est moi qui donne les instructions à l’écrivain 

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public, et j’en confirme le contenu en les signant. Ce n’est pas toujours AE.________ qui m’aide à 
rédiger ces lettres. Je confirme avoir envoyé cette lettre à son destinataire ainsi qu’aux personnes 
indiquées pour recevoir des copies. » (DO SR 35 III-I/ 3028). Par conséquent, selon ses propres 
aveux, la création et la distribution de ces documents sont à mettre à son actif.

Entendu à la séance du 2 mai 2013 (DO TR/ 360 ss), B.________ a déclaré ceci : « Il y a deux 
types de contraintes exercées par A.________. Il y a tout d'abord la contrainte immédiate, 
matérielle, qui consiste à devoir être attentif, à se renseigner sur d'éventuelles distributions de 
tracts ou autres, à être prêt à intervenir, par exemple pour arracher des tracts, en résumé à être 
sur le qui-vive. S'y ajoute le fait qu'on ne sait pas quand va avoir lieu la prochaine intervention de 
A.________, tout en sachant que ses interventions sont assez rapprochées dans le temps. Le 
deuxième type de contrainte est une influence sur le psychisme. A.________ est obsédé par 
l'argent, ce que confirment les déclarations de son épouse et le jugement du Tribunal pénal de la 
Sarine en page 37, et il agit pour pousser à bout ses victimes et son action a pour but avoué ou 
non de contraindre ses victimes à le rembourser soit directement, soit par l'intermédiaire de l'Etat. 
Au début, il a agi par le biais de menaces de mort, ce qui ressort en particulier du jugement du 
Tribunal pénal de la Sarine et il a ensuite indiqué qu'une seule chose pourrait apaiser sa haine, 
c'est le remboursement de l'argent dont il estime avoir été dépouillé (jugement du Tribunal pénal 
de la Sarine, p. 33). ». B.________ a précisé que « Ces conséquences se sont estompées à partir 
du moment où A.________ a été incarcéré, ou même un peu avant. Elles existaient en tout cas de 
façon forte en juin et juillet 2007. » 

Dans ses déclarations à la séance du 23 janvier 2008 du Tribunal pénal de la Sarine (DO SR 35 
III-IV/ 9893 s.), confirmées à la séance du 2 mai 2013 (DO TR/ 360), B.________ a expliqué qu’il 
avait dû prendre des mesures pour protéger sa famille pendant les périodes où A.________ était 
actif ; durant ces périodes, il ne laissait pas sortir sa fille, née en 1997, et il avait toujours la crainte 
qu’il vienne à son domicile, se disant plus ou moins affecté selon les périodes. Il a précisé qu’il 
avait peur de l’arrivée de A.________ à son domicile, sans aucun doute. 

A.________ n’avait aucun droit de faire admettre par B.________ de prétendus détournements de 
pensions alimentaires à son profit, de le faire s'excuser ou de le faire rembourser de l’argent indu 
en le mettant sous pression en le discréditant dans des tracts ou des courriers adressés aux 
autorités. Il en ressort d’ailleurs un esprit de vengeance envers B.________ et le désir de lui nuire. 
La distribution des tracts en date du 4 mars 2007 s’inscrit dans un climat de contrainte généralisé 
qui a débuté en été 2005 déjà et s’est manifesté dès cette date à plusieurs reprises, sous formes 
diverses (manifestations devant le domicile, appels téléphoniques, envoi de courriers, menaces, 
diffusion de tracts), pendant plus d’un an, poussant à bout B.________ qui a été contraint de 
déposer plainte pénale. Même si le comportement de A.________ n’a pas fait céder B.________, 
celui-ci a néanmoins été effrayé et a dû modifier certaines de ses habitudes de vie, et celles de 
ses proches, pour échapper au « stalking » de A.________. En bref, B.________ a dû adopter, 
pour se protéger et échapper à A.________, des comportements qu’il n’aurait jamais eus sans les 
manifestations devant son domicile, les menaces et le harcèlement de A.________. L’accusé ne 
pouvait pas ignorer qu’en agissant ainsi envers B.________, celui-ci modifierait son mode de vie, 
ne serait-ce que pour échapper à l'acharnement de l'accusé ou s'en protéger, lui et sa famille. 
Partant, tout comme les premiers juges, la Cour constate que par son comportement, A.________ 
s’est rendu coupable de contrainte, sous la forme de « stalking », au sens de l’art. 181 LP. 

8.4. D.________

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Les premiers juges ont reconnu A.________ coupable de contrainte à l’encontre de D.________ 
pour avoir distribué dans le village où est domicilié ce dernier des tracts signés par lui le 19 avril 
2007 et le 28 avril 2007 dont le contenu est le suivant :

« Criminalité judiciaire Rectification Certains journalistes induisent le peuple fribourgeois en erreur 
en affirmant que nous sommes des déçus de la Justice. La réalité, c’est que nous sommes de 
véritables victimes de la criminalité judiciaire exercée par de hautes personnalités corrompues qui 
en recueillent les bénéfices. […] Les victimes ont le devoir de dénoncer cette criminalité et cette 
violence judiciaire. […] » (DO SR 35 III, volet E1, P. 2005).

 « Criminalité judiciaire Douze ans déjà que la famille A.________ et I.________ est victime d’un 
odieux crime judiciaire commis par un trio de personnalités sans moralité. Aujourd’hui, des juges 
complices s’acharnent avec une violence inouïe sur cette famille en bénéficiant de l’appui 
inconditionnel de leurs supérieurs hiérarchiques. Mis au courant de ce crime, le Conseil d’Etat 
avait mis sur pied - avec l’argent du peuple - une médiation qui devait servir à faire la lumière sur 
cette affaire. Ce fut un échec total, au mépris des victimes, ceci par la faute d’un juge sans 
scrupule. Grâce à lui, de hautes personnalités corrompues ont ainsi profité de l’argent du 
contribuable pour se mettre à l’abri, avec la bénédiction du Conseil d’Etat, pourtant mis au courant 
de cette supercherie et responsable de la bonne marche de l’ensemble de nos institutions. […] Le 
juge D.________ a été l’organisateur de la médiation truquée. […] La famille A.________ et 
I.________ a également été victime d’une tentative d’incendie de sa maison (Fr. 12'000.-- de 
dégâts), de l’incendie d’une voiture et de menaces de mort. Cette corruption, cette criminalité et 
cette violence ne sont que le résultat de l’usurpation de ses pouvoirs de la part de la Justice 
fribourgeoise, laissée sans surveillance en raison de la passivité du Conseil d’Etat dont les 
membres n’hésitent pas à mentir au bon peuple fribourgeois pour être élus. » (