# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a1c0bd99-2dae-5f2f-8805-3bcb87f72d39
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-05-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 02.05.2025 P/14126/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-14126-2021_2025-05-02.pdf

## Full Text

Siégeant : Madame Gaëlle VAN HOVE, présidente ; Madame Rita SETHI-KARAM, 
juge et Monsieur Pierre BUNGENER, juge suppléant ; Madame  
Jennifer TRISCONE, greffière-juriste délibérante.  

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/14126/2021 AARP/159/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 2 mai 2025 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de Champ-Dollon, chemin de Champ-Dollon 22, 

1241 Puplinge, comparant par Me B______, avocat,  

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, case 

postale 3565, 1211 Genève 3, 

appelants et intimés, 

 

contre le jugement JTCO/64/2024 rendu le 27 juin 2024 par le Tribunal correctionnel, 

 

et 

C______, 

D______, 

E______, représenté par le Service de protection de l'adulte,  

F______ SA,  

G______ SARL,  

SOCIETE IMMOBILIERE H______ SA, parties plaignantes, 

intimées. 

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P/14126/2021 

EN FAIT : 

A. a. En temps utile, A______ et le Ministère public (MP) appellent du jugement 
JTCO/64/2024 du 27 juin 2024, par lequel le Tribunal correctionnel (TCO) a acquitté 
A______ des chefs de contrainte (art. 181 du Code pénal [CP]) pour les faits visés sous 
ch. 1.1.11.i et 1.1.11.vii de l'acte d'accusation (AA) et dommages à la propriété 
(art. 144 al. 1 CP) pour les faits visés sous ch. 1.1.5.i, 1.1.11.iii (pour la poignée 
intérieure de la porte) et 1.1.11.v AA et a classé la procédure des chefs de tentative 
d'instigation à incendie intentionnel pour les faits visés sous chiffre. 1.1.4 AA et 
dommages à la propriété pour les faits visés sous ch. 1.1.11.iv, mais l'a reconnu 
coupable de tentative d'incendie intentionnel (art. 22 al. 1 cum 221 al. 1 CP ; faits du 
19 novembre 2020), incendie intentionnel (art. 221 al. 1 CP ; faits du 16 février 2021), 
instigation à incendie intentionnel (art. 24 al. 1 cum 221 al. 1 CP; faits du 4 juillet 
2021), tentative d'instigation à incendie intentionnel (art. 24 al. 2 cum 221 al. 1 CP ; 
faits du 25 juin 2021), instigation à dommages à la propriété (art. 24 al. 1 cum 144 al. 1 
CP ; faits du 25 juin 2021), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), appropriation 
illégitime (art. 137 ch. 1 CP), tentative d'appropriation illégitime (art. 22 al. 1 cum 
137 ch. 1 CP), escroquerie (art. 146 al. 1 CP), obtention illicite de prestations de l'aide 
sociale (art. 148a al. 1 CP), lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 CP) et abus de 
confiance (art. 138 ch. 1 CP). Pour ces faits, le TCO a condamné A______ à une peine 
privative de liberté de cinq ans, sous déduction de la détention avant jugement, a 
renoncé à révoquer le sursis octroyé le 27 mai 2021 par le MP, a ordonné qu'il soit 
soumis à un traitement ambulatoire (art. 63 CP) et expulsé de Suisse pour une durée 
de huit ans.  

A______ a en outre été condamné à payer divers montants à titre de réparation du 
dommage matériel (art. 41 du Code des obligations [CO]), étant précisé qu'il a 
acquiescé aux conclusions civiles de F______ SA et de E______. Il a ainsi été 
condamné à payer CHF 36'708.13 à F______ SA, CHF 1'800.30 à D______, ce dernier 
étant renvoyé à agir par la voie civile s'agissant du coucou et débouté de ses autres 
conclusions civiles, CHF10'190.- à E______, avec intérêts à 5% dès le 23 octobre 
2023, CHF 6'770.-, ainsi que la somme de CHF 504.05 conjointement et solidairement 
avec I______, à la SOCIÉTÉ IMMOBILIERE H______ SA. A______ a encore été 
condamné à verser à cette dernière CHF 4'374.10 à titre de juste indemnité pour les 
dépenses obligatoires occasionnées par la procédure (art. 433 al. 1 du Code de 
procédure pénale [CPP]), ainsi qu'au paiement de 75% des frais de la procédure qui 
s'élèvent au total à CHF 44'865.95, ses conclusions en indemnisation étant rejetées. 

 Le MP entreprend partiellement ce jugement concluant à ce que A______ soit reconnu 
coupable de tentative d'incendie intentionnel aggravé (art. 22 al. 1 cum 221 al. 1 et 2 CP) 
pour les faits du 16 février 2021 et d'instigation à incendie intentionnel aggravé (art. 24 
al. 1 cum 221 al. 1 et 2 CP) pour les faits du 4 juillet 2021, à ce qu'il soit condamné à 
une peine privative de liberté de sept ans, sous déduction de la peine déjà subie, à ce 

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que le sursis octroyé le 27 mai 2021 par le MP soit révoqué, et le jugement entrepris 
confirmé pour le surplus.  

A______ entreprend partiellement ce jugement, concluant, sous suite de frais, à son 
acquittement complet, à l'exception des faits visés sous ch. 1.1.6 et 1.1.10 AA (son 
acquittement étant pour ce dernier chiffre sollicité uniquement pour les montants reçus 
les 26 et 30 octobre 2020 ainsi que le 23 mai 2022) pour lesquels il reconnaît sa 
culpabilité, au prononcé d'une peine permettant sa libération immédiate, 
subsidiairement à la réduction de sa peine, à ce qu'il soit renoncé à son expulsion, 
subsidiairement à ce que celle-ci n'excède pas cinq ans, au déboutement des 
conclusions civiles et en indemnisation de la SOCIETE IMMOBILIERE H______ SA 
et de D______, ainsi qu'à son indemnisation pour détention illicite pour le cas où la 
peine prononcée en appel serait inférieure à la détention déjà subie.  

 b. Selon l'acte d'accusation du 20 février 2024, il est encore reproché ce qui suit à 
A______, étant rappelé que les acquittements et classements dont il a fait l'objet en 
première instance ne sont pas remis en cause par le MP dans le cadre de son appel, de 
sorte qu'ils ne feront l'objet d'aucun développement : 

b.a. Il a, à Genève, dans le contexte d'une rupture sentimentale avec son ex-
compagnon, D______, domicilié à la route 1______ 14 :  

- le 19 novembre 2020, aux alentours de 03h00, causé un incendie dans les sous-sols de 
l'immeuble locatif du précité dans lequel habitaient environ 14 personnes, en boutant 
le feu à des gaines de câbles situées au niveau des caves, étant relevé qu'à leur arrivée 
sur les lieux, les intervenants du Service d'incendie et de secours (ci-après: SIS), soit 
cinq personnes et un véhicule d'intervention, ont constaté un voile de fumée, une odeur 
de brûlé et, au niveau des sous-sols, deux faisceaux de câbles carbonisés, le montant 
du préjudice s'élevant à CHF 25'777.85 (ch. 1.1.1.i AA) ;  

- le 16 février 2021, aux alentours de 23h30, causé un incendie dans les sous-sols de 
l'immeuble susvisé en boutant le feu à des gaines électriques situées au coin du 
plafond, dans le couloir menant aux caves, étant relevé qu'à leur arrivée sur les lieux, 
les intervenants du SIS (15 personnes, quatre véhicules d'intervention et une ambulance) 
ont constaté de la fumée dans l'allée et, au niveau des sous-sols, des flammes au 
plafond, le montant du préjudice s'élevant à CHF 27'330.65 (ch. 1.1.1.ii AA) ;  

- à une date indéterminée entre les 2 juin et 4 juillet 2021, alors qu'il se trouvait en 
détention provisoire à la prison de Champ-Dollon, avec l'aide d'un complice non 
identifié, convaincu I______ de bouter le feu au boitier électrique situé dans les sous-
sols de l'immeuble situé à la route 1______ 14, contre rémunération, dans le but de 
causer un incendie et de mettre en danger la vie ou l'intégrité corporelle des habitants,  

  

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dont son ex-compagnon D______, étant précisé que I______ est passé à l'acte le 
4 juillet 2021 et que ses agissements ont concrètement mis en danger la vie ou 
l'intégrité corporelle des occupants de l'immeuble et causé des dommages matériels au 
propriétaire de l'immeuble à hauteur de CHF 57'978.85 (ch. 1.1.2 AA) ;  

- à une date indéterminée entre les 2 et 25 juin 2021, alors qu'il se trouvait en détention 
provisoire à la prison de Champ-Dollon, recruté J______ pour bouter le feu au boitier 
électrique situé dans les sous-sols de l'immeuble locatif situé à la route 1______ 14, 
contre rémunération, dans le but de créer un incendie et de mettre en danger la vie ou 
l'intégrité corporelle des habitants, dont son ex-compagnon D______, étant précisé que 
J______ est passé à l'acte le 25 juin 2021 et que ses agissements ont eu pour seul effet 
de noircir le boitier électrique (ch. 1.1.3 AA). 

b.b. Dans le même contexte que celui décrit supra b.a, il est reproché à A______ 
d'avoir, à Genève, commis intentionnellement plusieurs dommages à la propriété dans 
l'immeuble situé à la route 1______ 14, soit notamment d'avoir:  

- le 2 décembre 2020, endommagé plusieurs câbles contenus dans un boitier technique, 
causant un préjudice de CHF 1'181.70 (ch. 1.1.5.ii AA) ;  

- dans la nuit du 4 janvier 2021, endommagé le contact de sécurité de la porte de 
l'ascenseur en l'arrachant, causant un préjudice de CHF 221.- (ch. 1.1.5.iii AA) ;  

- dans la nuit du 18 janvier 2021, endommagé les câbles de l'ascenseur en les arrachant, 
causant un préjudice de CHF 196.- (ch. 1.1.5.iv AA) ;  

- dans la nuit du 12 février 2021, endommagé l'interrupteur STOP de l'ascenseur, ainsi 
que le bouton 0 en l'arrachant, causant un préjudice de CHF 1'087.20 (ch. 1.1.5.v AA) ;  

- le 17 mars 2021, endommagé un bouton d'ascenseur en l'arrachant, causant un 
préjudice de CHF 648.85 (ch. 1.1.5.vi AA) ;  

- le 5 avril 2021, endommagé les câbles de l'ascenseur en les arrachant, causant un 
préjudice de CHF 756.05 (ch. 1.1.5.vii AA) ;  

- le 6 avril 2021, endommagé les câbles de l'ascenseur en les arrachant, causant un 
préjudice de CHF 310.20 (ch. 1.1.5.viii AA) ;  

- dans la nuit du 8 avril 2021, endommagé les câbles de l'ascenseur en les arrachant, 
causant un préjudice de CHF 155.10 (ch. 1.1.5.ix AA) ;  

- dans la nuit du 14 avril 2021, endommagé le bouton STOP de l'ascenseur en 
l'arrachant, causant un préjudice de CHF 648.85 (ch. 1.1.5.x AA) ;  

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- dans la nuit du 12 mai 2021, endommagé les câbles de l'ascenseur en les arrachant, 
causant un préjudice de CHF 324.- (ch. 1.1.5.xi AA) ;  

- dans la nuit du 17 mai 2021, endommagé les fusibles de l'immeuble en les arrachant, 
causant un préjudice de CHF 284.65 (ch. 1.1.5.xii AA) ;  

- dans la nuit du 19 mai 2021, endommagé les fusibles de l'immeuble en les arrachant, 
causant un préjudice de CHF 478.50 (ch. 1.1.5.xiii AA). 

b.c. Il est en outre reproché à A______ d'avoir, à Genève :  

 - dans le courant du mois de juin 2022, dans un dessein d'enrichissement illégitime, 
astucieusement induit en erreur C______ et déterminé celle-ci à des actes 
préjudiciables à ses intérêts pécuniaires en tirant profit du fait que la précitée – qui 
vivait à K______ [UAE] avec un enfant de cinq mois – avait urgemment besoin d'un 
appartement dans le but de l'amener à conclure un contrat portant sur la location de 
son logement, sis à la rue 2______ no. ______, pour la période allant du 5 juillet au 
1er septembre 2022, contre un loyer de CHF 6'000.-, ce alors qu'il n'avait ni l'intention 
ni la possibilité d'honorer cet accord, encaissant ainsi un acompte de CHF 3'000.- en 
dates des 10 et 13 juin 2022, étant précisé qu'à l'arrivée de C______ à Genève le 
6 juillet 2022, A______ a faussement prétexté des dégâts d'eau rendant la location 
impossible, et qu'il a en outre prétendu lui avoir remboursé l'acompte versé, ce qu'il 
savait faux (ch. 1.1.7 AA) ; 

- entre les mois de juillet et novembre 2022, dans un dessein d'enrichissement illégitime, 
astucieusement induit en erreur E______ et déterminé celui-ci à des actes 
préjudiciables à ses intérêts pécuniaires en discutant longuement avec lui aux fins de 
le mettre en confiance et en profitant de sa naïveté, de son immaturité et de sa faiblesse 
d'esprit, immédiatement décelables en raison de ses troubles psychiques, lui faisant 
faussement croire qu'il mettrait son logement à sa disposition, ce alors qu'il n'avait ni 
l'intention ni la possibilité de sous-louer celui-ci, l'amenant ainsi à lui verser une 
somme totale de CHF 10'190.- (ch. 1.1.9 AA). 

b.d. Il est encore reproché à A______ d'avoir, à Genève, entre le mois de novembre 
2020 et le 1er mars 2023, dans un dessein d'enrichissement illégitime, malgré le fait 
d'avoir signé, les 17 novembre 2020 et 21 mars 2022, un formulaire par lequel il s'est 
engagé à donner immédiatement et spontanément à l'Hospice général tout 
renseignement et toute pièce nécessaire à l'établissement de sa situation personnelle et 
financière et à l'informer immédiatement et spontanément de tout fait nouveau 
susceptible de modifier son droit aux prestations et notamment de tout revenu, 
astucieusement induit en erreur cette institution en cachant des informations sur sa  
 
 

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situation financière dans le but de toucher des prestations auxquelles il n'avait pas droit, 
étant relevé qu'il a notamment omis de déclarer les montants suivants :  

- CHF 2'472.- reçus le 14 juin 2022 de C______ à la suite de la location de son 
appartement ; 

- CHF 2'500.- reçus le 30 octobre 2020 de L______ à la suite de la location de son 
appartement ; 

- CHF 6'800.15, CHF 2'099.35, CHF 189.80, CHF 455.40, CHF 325.30 et 
CHF 3'000.75 reçus les 7 juin 2022, 28 septembre 2021, 15 septembre 2021 et 
2 septembre 2021 de M______ [plateforme de location] à la suite de la location de son 
appartement ;  

- deux sommes de CHF 1'000.- reçues les 4 décembre 2020 et 26 octobre 2020 de 
N______ à titre d'aide financière COVID ;  

- CHF 1'000.-, CHF 300.- et CHF 365.- reçus les 23 mai 2022, 2 mars 2022 et 
14 décembre 2021 de O______, laquelle était alors domiciliée à son adresse, 

se procurant de la sorte un enrichissement à hauteur à tout le moins de CHF 12'314.10 
lui permettant d'assurer sa subsistance et un train de vie luxueux (ch. 1.1.10. AA), étant 
précisé que seule sa culpabilité pour les montants reçus les 26 et 30 octobre 2020, ainsi 
que le 23 mai 2022, est contestée par l'appelant.  

b.e. Il est également reproché à A______ d'avoir commis plusieurs faits au préjudice 
de D______, soit en particulier d'avoir, à Genève :   

- le 13 mars 2021, au domicile de D______, intentionnellement mordu l'avant-bras 
gauche de ce dernier lors d'une dispute, lui causant un hématome (ch. 1.1.11. ii AA) ; 

- le 13 mars 2021, au domicile de D______, endommagé des objets de décoration 
appartenant à ce dernier, tels que des nains et un coucou, d'un montant supérieur à 
CHF 300.- (ch. 1.1.11. iii AA) ;  

- le 19 janvier 2021, utilisé sans droit la carte bancaire de D______ – laquelle lui avait 
été confiée dans le but d'acheter un paquet de cigarettes – pour régler la somme de 
CHF 100.30 à l'épicerie AL______, ainsi que pour retirer un montant de CHF 1'000.- 
au bancomat du P______ de Q______ (ch. 1.1.11. vi AA). 

b.f.a. Il était encore reproché à A______ ce qui suit, étant précisé que le verdict de 
culpabilité d'appropriation illégitime et de tentative de cette infraction pour ces faits 

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n'est plus contesté en appel, de sorte qu'il sera renvoyé au jugement de première 
instance concernant leur développement (art. 82 al. 4 CPP) : 

b.f.b. À Genève, entre fin août et fin septembre 2020, dans un dessein d'enrichissement 
illégitime, il a induit en erreur la société F______ SA et déterminé celle-ci à des actes 
préjudiciables à ses intérêts pécuniaires en agissant notamment de la manière suivante:   

- après avoir, le 26 août 2020, commandé six lingots d'or d'une valeur totale de 
CHF 34'408.92, ce alors qu'il n'avait ni l'intention ni les moyens de s'en acquitter, 
A______ a, le 1er septembre 2020, contacté à plusieurs reprises le représentant de 
F______ SA, R______, pour l'informer que le paiement avait été effectué, déclarant 
faussement qu'il travaillait dans une banque et qu'il venait de vendre une maison, de 
façon à gagner sa confiance, insistant en outre pour être livré dans les plus brefs délais 
au motif qu'il partait en vacances, comportement qui a eu pour effet d'amener R______ 
a générer l'envoi d'une confirmation de commande et à permettre à A______ de se 
faire livrer l'intégralité de la marchandise le 3 septembre 2020, étant en outre relevé 
que, le 14 septembre 2020, l'intéressé a encore faussement prétendu n'avoir reçu que 
trois lingots d'or sur les six commandés et a demandé à F______ SA de remplir le 
formulaire d'indemnisation de La Poste (ch. 1.1.6.i AA),   

- le 2 septembre 2020, A______ a effectué une nouvelle commande d'or pour un total 
de CHF 49'958.59, gagnant à nouveau la confiance de F______ SA par l'envoi, 
notamment, d'une attestation établie par un notaire relative à la vente d'un immeuble 
situé en France, puis, le 23 septembre 2020, l'intéressé a encore faussement affirmé 
que le paiement pour cette nouvelle commande avait été effectué, ce dont ladite société 
s'est aperçue à temps, subissant néanmoins une perte de marché de CHF 2'249.21 
(ch. 1.1.6.ii AA). 

b.f.c. À Genève, le 3 février 2022, dans un dessein d'enrichissement illégitime, il a 
induit en erreur S______, représentant de G______ SARL, et déterminé celui-ci à des 
actes préjudiciables aux intérêts pécuniaires de la société en se rendant dans ledit 
commerce, situé à la rue 3______ no. ______, peu avant la fermeture du magasin, afin 
d'y acheter un téléviseur de marque T______, d'une valeur de CHF 1'098.-, ce alors 
qu'il n'avait ni l'intention ni les moyens de s'en acquitter, étant précisé qu'il était bien 
vêtu, qu'il s'est faussement présenté comme étant le directeur d'une société inexistante, 
afin de mettre S______ en confiance, qu'il a rassuré ce dernier en lui disant que le 
paiement se ferait "comme d'habitude" sur facture – se faisant ainsi passer pour un 
client régulier –, et qu'il a en outre expliqué qu'il était pressé et qu'il devait recevoir le 
téléviseur dans les plus brefs délais, ce qui lui a permis de recevoir l'appareil le jour 
même sans s'acquitter de la facture y relative (ch. 1.1.8. AA). 

  

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B. Les faits encore pertinents au stade de l'appel sont les suivants, étant pour le surplus 
renvoyé au jugement de première instance (art. 82 al. 4 CPP) : 

 Des faits commis au préjudice de la SOCIETE IMMOBILIERE H______ SA 

 a. Entre janvier et juillet 2021, la SOCIETE IMMOBILIERE H______ SA (ci-après: 
H______ SA) a déposé 16 plaintes contre inconnu en raison d'incendies volontaires, 
de dommages à la propriété et de vols commis depuis novembre 2020 au sein de 
l'immeuble locatif sis route 1______ 14 dont elle est propriétaire. Elle a en particulier 
rapporté les actes malveillants suivants: 

 - dans la nuit du 18 au 19 novembre 2020 et du 16 au 17 février 2021, deux incendies 
avaient eu lieu lors desquels des câbles électriques avaient brûlé ;  

- dans la nuit du 2 au 3 décembre 2020, les câbles d'arrivée de la fibre optique dans 
l'immeuble avaient été sectionnés ;  

- dans la nuit du 3 au 4 janvier 2021, le contact de sécurité de la porte d'ascenseur avait 
été arraché et volé ;  

- dans les nuits des 17 au 18 janvier, 4 au 5, 5 au 6 et 7 au 8 avril, ainsi que dans celle 
du 11 au 12 mai 2021, des câbles de l'ascenseur avaient été endommagés et/ou 
arrachés ; un prélèvement a été effectué par la police le 12 mai 2021 sur ces câbles ; 

- dans les nuits des 11 au 12 février, 16 au 17 mars et 13 au 14 avril 2021, l'interrupteur 
STOP et des boutons de l'ascenseur (notamment le bouton 0) avaient été arrachés ;  

- dans les nuits des 16 au 17 et 18 au 19 mai 2021, des fusibles d'alimentation des 
communs, ainsi que de l'ascenseur et leurs supports avaient été volés ; 

- dans la nuit du 25 au 26 juin 2021, un ou plusieurs individus avaient mis le feu au 
coin de la boîte de la fibre optique, laquelle était en plastique, les flammes s'étant 
toutefois éteintes immédiatement sans que l'incendie ne prenne plus d'ampleur ; 

- dans la nuit du 3 au 4 juillet 2021, aux alentours de 2h00 du matin, un ou des individus 
s'en étaient à nouveau pris au boîtier précité au sous-sol de l'immeuble et avaient bouté 
le feu aux câbles électriques, dont ceux de la fibre optique, l'alimentation de l'ascenseur 
et l'électricité des communs ; le feu s'étant ainsi répandu dans le sous-sol de l'immeuble 
et la fumée ayant envahi les communs, ainsi que certains appartements causant la 
panique chez les occupants. 

H______ SA avait ainsi subi un dommage – étayé par factures – supérieur à 
CHF 100'000.-. 

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b. D'après le rapport de renseignements de la police du 18 février 2021 et les 
documents transmis par le SIS, cinq intervenants avaient été requis ensuite du 
signalement d'un début d'incendie le 19 novembre 2020 à 4h16 à la route 1______ 14. 
Le 1er appel au service d'intervention avait été effectué par un locataire du 4ème étage 
qui avait été réveillé par une odeur de fumée et avait constaté que celle-ci avait envahi 
la cage d'escalier. À l'arrivée sur place des pompiers, ces derniers avaient pu constater 
un voile de fumée, accompagné d'une odeur de brûlé. Aux sous-sols, deux faisceaux 
de câbles (l'un alimentant la machinerie d'ascenseur et l'autre concernant la distribution 
de fibre optique) étaient carbonisés dans un coin du plafond du couloir et la peinture y 
était noircie sur quelques dizaines de centimètres. Un contrôle au moyen d'une caméra 
thermique avait permis d'exclure un risque lié au feu de même qu'une éventuelle 
propagation. Les restes de fumée avaient été évacués naturellement. Aucun constat 
technique n'avait été effectué par la Brigade de police technique et scientifique (ci-
après: BPTS) dans la mesure où la police n'était pas intervenue. 

Le 17 février 2021 à 00h03, l'intervention du SIS avait une nouvelle fois été requise à 
la route 1______ 14 par un locataire du 6ème étage qui avait senti une odeur de brûlé 
dans son allée et vu de la fumée en provenance des caves. En descendant aux sous-
sols, il avait vu des flammes sur des câbles électriques. À leur arrivée sur place, les 
intervenants – au nombre de 15 personnes, cinq véhicules dont une ambulance et un 
fourgon de premiers secours – avaient pu constater la présence de fumée dans l'allée, 
ainsi que des flammes au plafond du sous-sol du bâtiment. Deux personnes avaient dû 
être évacuées du dernier étage à l'aide d'une échelle et prises en charge au nid de 
blessés. Un câble électrique, qui avait brûlé sur 60cm de long, avait provoqué le départ 
du feu qui avait pu être éteint grâce à l'utilisation d'un extincteur, tandis que le voile 
de fumée dans l'allée avait dû être ventilé. Le feu avait été bouté aux mêmes gaines de 
câbles que lors de l'incident du 19 novembre 2020.  

Des premières constatations de la BPTS, l'origine du sinistre survenu la nuit du 16 au 
17 février 2021 se situait au niveau de gaines électriques situées au coin du plafond 
dans le couloir menant aux caves de l'immeuble. La cause retenue était une 
intervention humaine directe. Aux termes de ce rapport, il était précisé que ces 
conclusions se fondaient sur des examens préliminaires, la BPTS pouvant établir, si 
nécessaire, un rapport technique sur la base d'un mandat d'actes d'enquête.  

c.a. Il est ressorti des premières investigations menées par la police que des disputes 
étaient régulièrement signalées chez un locataire du 5ème étage de l'immeuble, à savoir 
D______, lequel fréquentait intimement A______, et que les forces de l'ordre avaient 
déjà dû intervenir à plusieurs reprises pour des faits les concernant.  

c.b. Les renseignements de police ont en outre permis de relever que, le 28 décembre 
2020 à 23h26, un locataire de l'allée avait signalé une présence suspecte dans les 
escaliers. Une patrouille avait alors été mise en présence de A______, lequel était assis 
dans la cage d'escalier, prétextant attendre son ami car il n'avait pas les clés de son 

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logement. En outre, le 16 février 2021, à 00h25, à la suite du signalement d'un mineur 
le trouvant suspect, A______ avait été contrôlé à la route 1______ 6 alors qu'il faisait 
les cent pas. Le précité avait alors expliqué attendre un ami qui devait le rejoindre en 
bas de l'immeuble sis route 1______ 14.  

c.c. A______ était défavorablement connu des services de police pour des faits de 
violence conjugale. En 2019, plusieurs réquisitions avaient été traitées car le précité 
harcelait son ami intime de l'époque rôdant notamment autour de son domicile. Une 
précédente réquisition pour violence conjugale avait également été relevée en mai 
2017 avec l'ancien concubin du précité.  

d.a. Au vu de ces premiers éléments, une mesure de surveillance rétroactive a été 
ordonnée sur le téléphone de A______ pour la période du 24 août 2020 au 22 février 
2021. 

d.b. L'analyse des données rétroactives contenues dans le téléphone de A______ a 
notamment permis de relever la chronologie suivante en lien avec les incendies 
susmentionnés, étant relevé que les antennes les plus fréquemment activées sont celles 
autour de son domicile situé rue 2______, soit la borne rue 4______ no. ______, et du 
domicile de D______, soit la borne route 1______ 13 :  

Nuit du 18 au 19 novembre 2020 :  

- le 18 novembre 2020 dès 21h43 au 19 novembre 2020 à 00h57, puis à nouveau de 
1h04 à 01h25, le téléphone de A______ active l'antenne de la route 1______ 13 ;  

- dès 01h28, A______ active notamment les antennes de la rue 4______ no. ______ 
et de la rue 5______ no. ______ ;  

- à 03h28, A______ active successivement l'antenne de la rue 4______ no. ______, de 
la rue 6______ no. ______ et de la route 1______ 13 où il reste jusqu'à 3h43, avant 
d'activer l'antenne de la rue 4______ no. ______ dès 3h49 et pour le reste de la nuit. 

Nuit du 16 au 17 février 2021 : 

- entre 20h24 et 21h09, A______ active à plusieurs reprises l'antenne de la route 
1______ 13 ;  

- à 21h09, A______ active notamment l'antenne de la rue 6______ no. ______, puis, 
à 21h19, celle de la rue 4______ no. ______ ;  

- à 22h22, A______ active l'antenne de la rue 6______ no. ______, puis, de 22h26 à 
22h40, celle de la route 1______ 13 ;  

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- entre 22h41 et 23h07, A______ active plusieurs antennes dans le secteur de 
Plainpalais ;  

- entre 23h23 et 23h30, puis entre 23h42 à 00h01, A______ est localisé à la route 
1______ 13 ;  

- à 00h05, A______ active l'antenne de la rue 6______ no. ______, puis celle de la rue 
4______ no. ______ où il semble passer le reste de la nuit.  

En rapport avec les différents dommages à la propriété décrits supra B.a., les données 
rétroactives tirées du téléphone de A______ ont permis de confirmer sa présence à la 
route de Florissant notamment :   

- à divers moments de la journée du 2 décembre 2020 (dès 06h52) ;  

- la nuit du 4 janvier 2021 (notamment entre 22h29 et 01h17) ;  

- la nuit du 17 au 18 janvier 2021 (nuit entière) ;  

- le 11 février 2021 (notamment entre 22h22 et 23h06).  

e. D______ a contacté la Centrale d'engagement de coordination et d'alarme le 5 avril 
2021 à 23h25 parce qu'il se faisait suivre par son ex petit-ami, A______, de sorte que 
ce dernier se trouvait bien à proximité de son immeuble. Il a quitté les lieux après que 
D______ l'avait éconduit, sans qu'une intervention de la police n'eût été nécessaire. 

f. L'analyse de divers prélèvements effectués le 12 mai 2021 par la BPTS sur les câbles 
arrachés dans l'ascenseur a permis de mettre en évidence le profil ADN de A______. 

g.a. Interpellé le 2 juin 2021 et entendu par la police, puis par le MP, A______ a 
contesté son implication dans les différents événements survenus à la route 1______ 
14. Il avait emménagé chez D______ peu après leur rencontre, en juin 2020, et avait 
entretenu une relation stable avec celui-ci jusqu'en octobre 2020, date de leur première 
séparation. À la fin novembre 2020, il avait quitté l'appartement de D______, mais 
avait néanmoins continué à le fréquenter jusqu'en mai 2021, leur relation ayant connu, 
dans cet intervalle, des hauts et des bas, ainsi que plusieurs ruptures. Il ne logeait plus 
chez son ami depuis novembre 2020, mais avait continué à s'y rendre régulièrement. 
Même s'il n'avait plus les clés du logement – qu'il avait restituées à D______ après 
leur seconde rupture en février ou mars 2021 – il connaissait le code d'entrée de 
l'immeuble. 

Il avait connaissance des problèmes survenus dans l'immeuble depuis quelques mois, 
mais y était étranger. La nuit du 18 au 19 novembre 2020, il avait dormi chez D______ 

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dans la mesure où il habitait encore avec lui à cette période. Il était retourné vivre dans 
son propre appartement en janvier 2021, étant précisé qu'entre fin novembre 2020 et 
janvier 2021, il avait logé alternativement chez des amis, chez D______, ou à l'hôtel. 
Il avait appris après coup qu'un incendie avait eu lieu au cours de la nuit du 18 au 
19 novembre 2020 dans la cave de l'immeuble [du quartier de] U______. Confronté 
aux données rétroactives de son téléphone, A______ est revenu sur ses déclarations 
précédents, expliquant ne plus se souvenir si D______ ou lui-même avaient pu quitter 
l'appartement cette nuit-là, avant de dire qu'il était possible qu'ils se soient disputés et 
que D______ soit parti en direction de son domicile à lui, sis rue 2______ no. ______, 
en emportant son téléphone, avant de revenir chez lui.  

Concernant le déroulement de la nuit du 16 au 17 février 2021, il se souvenait avoir 
passé la soirée chez D______, puis être rentré chez lui entre 23h30 et minuit. Il avait 
été informé de l'incendie le lendemain par son ami, lequel lui avait montré des vidéos 
de l'intervention des pompiers. La présence de son ADN sur les câbles de l'ascenseur 
pouvait s'expliquer par le fait que celui-ci tombait régulièrement en panne et que 
D______ lui avait montré une technique pour le débloquer, laquelle consistait à tirer 
un câble situé devant la porte. Il n'avait toutefois jamais arraché de câbles lors de cette 
manipulation. 

À nouveau confronté aux données rétroactives de son téléphone, A______ a modifié 
ses déclarations, indiquant cette fois-ci, s'agissant de la nuit du 18 au 19 novembre 
2020, être certainement resté chez D______ jusqu'à minuit ou 01h00, puis avoir peut-
être effectué un aller-retour à son domicile, afin de chercher quelque chose. Il ne se 
souvenait pas de ce qu'il s'était passé ce soir-là, à l'exception du fait qu'il n'avait pas 
dormi chez D______. Il s'était sans doute trouvé chez D______ au cours de la soirée 
du 16 février 2021, mais n'était pas resté dormir.  

Quant à l'ascenseur, il avait dû le débloquer à cinq ou six reprises, la manipulation 
consistant à glisser la main entre la porte en bois et la cage en fer au niveau du bouton, 
puis à tirer sur un câble noir relié aux patins situés au-dessus de l'ascenseur. Une autre 
possibilité consistait à pousser directement les patins situés en haut à gauche de 
l'ascenseur.  

g.b. Entendu par la police et le MP en lien avec les différentes déprédations et 
incendies survenus dans son immeuble, D______ a déclaré que A______ n'avait pas 
dormi chez lui les nuits du 18 au 19 novembre 2020 et du 16 au 17 février 2021, 
précisant toutefois qu'il ne se souvenait pas s'ils avaient pu passer la soirée ensemble. 
A______ n'avait jamais été avec lui lorsqu'il y avait eu un incendie. Il se rappelait s'être 
endormi seul le 19 novembre 2020 et avoir été réveillé par une odeur de fumée et des 
bruits des camions de pompiers. À cette période, les choses n'allaient plus avec 
A______ et les disputes étaient plus fréquentes : "c'était à cette période que c'était le 
plus intense".  

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D'une manière générale, leur relation était devenue toxique à compter de septembre 
2020. Ils ne se supportaient pas plus de quatre jours d'affilée et se séparaient et se 
réconciliaient sans cesse, de sorte qu'il était difficile d'identifier des moments où ils 
étaient en bons termes. Il ne s'était jamais rendu seul chez A______, pas plus qu'il ne 
lui était arrivé d'emporter son téléphone. Selon lui, A______ avait décidé de faire tout 
ce qu'il pouvait pour lui "pourrir" la vie, de sorte qu'il n'était pas surpris par la 
survenance de dommages au sein de son immeuble à compter du 19 novembre 2020, 
ce d'autant plus que la situation était devenue très conflictuelle entre eux à partir de 
cette période-là. Lors de la plupart de ces événements, sa relation avec A______ n'était 
pas bonne. Il lui était effectivement déjà arrivé de manipuler l'ascenseur pour le 
débloquer. Sa technique consistait à passer le doigt à travers la grille pour pousser le 
patin situé au-dessus du plafond de l'ascenseur, ce qui libérait la porte métallique. Elle 
n'impliquait pas de manipuler les câbles électriques. L'ascenseur tombait en panne 
presque à chaque fois qu'il devait s'occuper de son chien de 34 kg.  

g.c. Entendu le 22 juillet 2021 par le MP, V______, concierge de l'immeuble sis route 
1______ 14, a déclaré que les différents incendies et dommages avaient débuté peu 
après son arrivée dans l'immeuble en mai 2020. L'ascenseur était vieux et souvent 
bloqué. Pour le faire fonctionner à nouveau, il faisait appel à un réparateur ; il n'était 
pas au courant d'une manipulation permettant de le débloquer. Cela faisait toutefois un 
moment que celui-ci n'était plus tombé en panne. Il se souvenait que A______ entrait 
et sortait tous les jours de l'immeuble comme les autres locataires. C'était un immeuble 
très calme où vivaient beaucoup de personnes âgées, ce qui rendait ces événements 
très étranges.  

Des événements de juin et juillet 2021 

h. Le 28 juin 2021, la régie de l'immeuble sis route 1______ 14 a avisé la police que 
des traces d'incendie avaient été constatées dans la cave de l'immeuble par le concierge. 
La BPTS avait ensuite constaté qu'un boîtier électrique situé aux sous-sols de 
l'immeuble avait brûlé à deux endroits, cet incident n'ayant toutefois pas altéré son 
fonctionnement ni nécessité l'intervention des pompiers. Elle avait en outre constaté 
de petites coupures sur un fil électrique derrière le panneau de boutons de l'ascenseur 
au rez-de-chaussée, soit au même endroit que lors des déprédations commises en avril 
et en mai 2021. Selon le concierge, les déprédations avaient probablement eu lieu entre 
le 25 juin au soir et le matin du 28 juin 2021.  

i.a. Au vu de ces nouveaux événements, la police s'est intéressée aux codétenus de 
A______ et a identifié J______, qui avait partagé sa cellule avec A______ entre le 4 
et le 25 juin 2021 et avait été libéré de prison le 25 juin 2021 à 20h03, comme un 
possible suspect.   

i.b.a. Entendu sur commission rogatoire par la police française, J______ a déclaré que 
deux jours avant sa sortie de prison, A______, lui avait demandé de se rendre à son 

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"bureau", situé à la route 1______, et de "cramer" un boitier blanc dans les sous-sols 
de l'immeuble. Son objectif était de faire "dysfonctionner un ordinateur", A______ lui 
ayant dit avoir déjà agi de la sorte par le passé pour effacer des données. À sa sortie de 
prison, le 25 juin 2021, il s'était rendu à l'adresse fournie par A______ où, d'après ses 
souvenirs, un habitant lui avait ouvert la porte. Une fois parvenu à l'emplacement 
désigné par A______, il avait allumé son briquet afin de s'éclairer et avait approché la 
flamme du boitier, ce qui avait noirci le plastique extérieur de celui-ci. Il s'était par la 
suite ravisé et avait quitté les lieux. En échange de ses services, A______ lui avait dit 
que son avocat, Me W______, lui donnerait deux [téléphones portables de marque] 
X______, ainsi que de l'argent.  

i.b.b. J______ a, en substance, confirmé ses précédentes déclarations en confrontation 
avec A______. Lorsqu'il partageait sa cellule, ce dernier lui avait demandé de se rendre 
à la route 1______ 14 à sa sortie afin d'y brûler un boitier électrique. Celui-ci lui avait 
dit avoir déjà brûlé quelque chose dans les sous-sols de l'immeuble en question. Outre 
le fait de brûler ledit boitier, il lui avait aussi, lui semblait-il, demandé de couper les 
fils de l'ascenseur, ce qu'il n'avait toutefois pas fait. A______ lui avait dit comment se 
rendre à la route 1______ 14, expliqué où se trouvaient les sous-sols, conseillé d'agir 
le soir et demandé de s'assurer que le feu prenait bien avant de quitter les lieux. 
A______ lui avait parlé à plusieurs reprises de cette histoire et lui demandait souvent 
s'il allait vraiment le faire, se montrant insistant à ce sujet: "Pour lui, ce n'était pas une 
blague".  

j. Le 4 juillet 2021, à 01h56, l'intervention du SIS a été sollicitée à la suite de divers 
appels mentionnant de la fumée au 7ème étage et dans les sous-sols de l'immeuble sis 
route 1______ 14. L'intervention a mobilisé dix-huit intervenants et sept véhicules 
dont une ambulance et un fourgon de premiers secours, un nid de blessés ayant par 
ailleurs été nécessaire. Sur place, les pompiers ont constaté de la fumée totalement 
opaque dès l'entrée de l'allée, puis, une fois aux sous-sols, ont repéré le foyer situé en 
bas de l'escalier aux abords des tableaux électriques. L'utilisation de l'extincteur s'est 
avérée nécessaire, ainsi qu'une ventilation des lieux. Le sinistre avait l'air suspect. 
L'ampleur du feu était conséquente et avait provoqué la panique parmi les habitants de 
l'immeuble, en majeure partie endormis.  

H______ SA a déposé plainte pénale contre inconnu pour ces faits, se prévalant d'un 
préjudice de CHF 57'978.85. 

k. Le 19 juillet 2021, la gérance de l'immeuble a reçu une lettre anonyme datée du 
13 juillet 2021, rédigée notamment en ces termes :  

"Je suis locataire dans l'immeuble à la Rte 1______ 14, [code postal] Genève et me 
permet de vous écrire suite à l'incendie de début juillet. En effet, ce soir-là quand je 

suis rentrée, je suis tombée nez à nez avec M. D______ qui tenait une bouteille dans 

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la main et sentait fort l'essence. Dès qu'il m'a vu il a été surpris et il a quitté l'immeuble 

en se précipitant.". 

l. La BPTS a constaté que le feu du 4 juillet 2021 avait été bouté au niveau des câbles 
électriques et d'un boitier situé à l'entrée du sous-sol. Elle a procédé à divers 
prélèvements sur place, notamment sur une bouteille en PET de 1.5 litre contenant un 
liquide, dont les analyses ont permis de déterminer qu'il s'agissait d'un produit 
inflammable de type "essence automobile". L'analyse du prélèvement effectué a en 
outre permis de relever une correspondance avec le profil ADN de I______. 

m. La surveillance rétroactive ordonnée subséquemment sur le raccordement utilisé 
par I______ a permis de mettre en évidence plusieurs activations de bornes 
téléphoniques à Genève la nuit des faits, dont deux activations de l'antenne située sur 
le quai Gustave-Ador le 4 juillet 2021, à 01h48. 

n.a.a. Entendu par la police, I______ a reconnu son implication dans les faits du 4 
juillet 2021. En juin 2021, il avait publié une annonce indiquant qu'il cherchait du 
travail et avait été contacté via SIGNAL par un individu qui lui avait dit se trouver en 
prison. Cette personne lui avait indiqué vouloir faire un "coup d'assurance", ou, en 
d'autres termes, une arnaque à l'assurance et proposait de le rémunérer CHF 5'000.- 
pour cette mission. Afin de lui démontrer le sérieux de sa proposition, l'individu lui 
avait proposé de rencontrer un intermédiaire. Deux jours plus tard, il s'était rendu sur 
les quais où il avait rencontré un homme qui s'était présenté à bord d'une voiture de 
luxe et arborait des signes de richesse. Le lendemain, l'individu en prison l'avait 
recontacté, lui expliquant ce qu'il attendait de lui, à savoir qu'il brûle un boitier 
électrique situé dans un immeuble sis route 1______ 14. À cette fin, il lui avait 
communiqué le code d'entrée de l'immeuble et lui avait expliqué comment accéder 
audit boitier. Son interlocuteur avait insisté pour que le boitier prenne feu précisant 
"quelqu'un a essayé avant toi et il n'a pas réussi à y mettre le feu", "j'ai déjà envoyé 
quelqu'un mais c'est tous des rigolos", lui recommandant en outre de passer 
rapidement à l'acte s'il voulait être payé car "il en avait parlé à d'autres personnes" et 
que "le premier qui le ferait recevrait l'argent".  

Le 4 juillet 2021 aux alentours de minuit, il s'était rendu à l'adresse indiquée avec une 
bouteille remplie d'essence. Il était entré dans l'immeuble au moyen du code pour se 
rendre directement aux sous-sols. Une fois devant le boitier – qui présentait déjà des 
traces de brûlures –, il avait vidé la moitié de la bouteille dans celui-ci, puis avait mis 
le feu à un mouchoir qu'il avait ensuite jeté sur le boitier: "ça s'est embrasé d'un coup 
et une grosse flamme est partie ". Il était resté environ 30 secondes pour s'assurer que 
le feu ne se propage pas, puis il avait quitté les lieux. Trois jours plus tard, il avait tenté 
de contacter l'individu, en vain. Il n'était pas responsable des autres incendies perpétrés 
dans le même immeuble. À la question de savoir quels étaient ses liens avec A______ 
dont la photographie lui était présentée, il a répondu n'avoir jamais entendu ce nom ni 
jamais vu cet individu. 

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n.a.b. Entendu à plusieurs reprises par le MP, I______ a confirmé ses déclarations à 
la police, soit notamment que le commanditaire de l'incendie lui avait donné le code 
d'entrée de l'immeuble. Ce dernier connaissait les lieux et lui avait tout décrit (l'endroit 
où se trouvait le boîtier, comment accéder aux sous-sols), lui conseillant de s'y rendre 
durant la nuit pour ne croiser personne. Leur premier contact devait remonter à environ 
deux semaines avant les faits. L'individu en prison lui avait dit qu'il saurait, par le biais 
de son avocat, si le feu avait bien pris et, qu'une fois cela fait, il le rappellerait pour 
fixer un rendez-vous en vue de la remise de l'argent. À son arrivée à Champ-Dollon, 
en juillet 2022, il avait expliqué à ses codétenus les motifs de son incarcération et trois 
d'entre eux – dont un dénommé Y______ – lui avaient alors parlé de A______ en lui 
expliquant que ce dernier avait déjà approché plusieurs détenus afin de leur demander 
de mettre le feu aux sous-sols d'un immeuble à Genève. D'après ce qui lui avait été 
rapporté, le but invoqué par A______ consistait tantôt à détruire des documents 
compromettants, tantôt à se venger d'une ex-femme ou d'un ex-compagnon.  

n.b. Y______ était incarcéré depuis le 3 juillet 2020 et avait rencontré I______ en août 
2022. Ce dernier lui avait expliqué avoir été arrêté pour avoir "mis le feu pour le compte 
de quelqu'un d'autre en prison". Il avait alors immédiatement pensé à A______ et avait 
demandé à l'intéressé si c'était "A______" qui lui avait demandé de faire cela, ce à quoi 
il lui avait été répondu par l'affirmative.  

Lorsqu'il avait rencontré A______, ce dernier lui avait demandé s'il connaissait des 
gens à l'extérieur prêts à mettre le feu dans un appartement à Genève avec de l'essence 
et lui avait proposé de le rémunérer entre CHF 5'000.- et 10'000.- pour ce travail. Le 
précité était déterminé et ne prenait pas cela "à la légère". Il lui avait même dit que "sa 
femme" avait déjà essayé, sans rentrer dans les détails. Après qu'il avait décliné son 
offre, A______ s'était mis à aborder d'autres détenus, leur faisant miroiter qu'il avait 
beaucoup d'argent ; "il les manipulait" dans le but de trouver quelqu'un qui agirait pour 
lui et ciblait de petits délinquants, soit des personnes qui auraient été prêtes à 
commettre un incendie et qui ne se posaient pas trop de questions. Il avait décidé de 
témoigner dans la présente procédure car il avait compris que A______ était un 
manipulateur et que c'était lui "le cerveau" qui avait imaginé "ce plan machiavélique". 
Il se souvenait que A______ lui avait dit vouloir se procurer un téléphone dans le but 
de trouver quelqu'un à l'extérieur qui puisse mettre le feu à un appartement à Genève.  

Des faits commis au détriment de C______ 

 o.a. Le 20 juillet 2022, C______ a déposé plainte pour escroquerie. Dans le cadre de 
ses recherches de logement à Genève pour la période du 5 juillet au 1er septembre 2022, 
elle avait trouvé une annonce qui proposait la sous-location d'un appartement sis rue 
2______ no. ______. Après avoir pris contact avec son auteur, soit A______, il avait 
été convenu qu'elle lui verserait un premier acompte de CHF 3'000.- pour réserver le 
logement, puis un second (du même montant) à réception des clés. Elle avait ainsi 
procédé à deux versements distincts: le premier de EUR 500.- le 10 juin 2022, et le 

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second de CHF 2'472.- le 13 juin 2022. À son arrivée à Genève, le 6 juillet 2022, 
A______ l'avait toutefois informée qu'il ne pouvait plus la loger en raison d'un dégât 
d'eau. Il lui avait toutefois assuré qu'il trouverait une solution et la rembourserait, ce 
qu'il n'avait jamais fait.   

 À l'appui de sa plainte, elle a versé diverses pièces, dont un contrat de sous-location 
ayant pour objet un appartement sis rue 2______ no. ______ (dont l'adresse lui avait 
été fournie par A______), ainsi qu'une copie de leurs échanges. Aux termes de ces 
messages, A______ se montrait très insistant pour qu'elle procède au versement de 
l'acompte, sous prétexte qu'il souhaitait éviter de "passer à côté de réservations". Il a 
relancé C______ à de nombreuses reprises dans la même journée, allant même jusqu'à 
lui envoyer plusieurs liens de paiement dans ce but. Dans l'un de ses message, C______ 
faisait part à A______ du fait qu'elle voyageait depuis les Émirats Arabes Unis avec 
un bébé et qu'elle avait vraiment besoin de cet appartement, ce à quoi le précité avait 
répondu qu'elle pouvait lui faire confiance. La veille de sa venue à Genève, A______ 
ne lui avait rien dit d'un éventuel problème de logement.  

 o.b. Entendu par la police, A______ a déclaré sous-louer son appartement depuis 2015 
via M______. Il a confirmé les faits décrits par la plaignante. La veille de sa venue, il 
avait découvert un dégât des eaux dans l'appartement et en avait averti C______. Il 
avait essayé de lui trouver un logement de remplacement, mais tout était "hors de prix". 
Il lui avait dit qu'il la rembourserait, mais le virement n'avait pas abouti, faute de fonds 
suffisants. Il n'avait pas eu l'intention de l'escroquer. Il attendait d'avoir l'argent 
nécessaire pour la rembourser, ce qu'il avait fini par faire. À l'appui de ses déclarations, 
A______ a produit une copie de l'ordre de paiement effectué le 11 août 2022 en faveur 
de C______.  

Devant le MP, il est toutefois revenu sur ses déclarations, reconnaissant être toujours 
débiteur de la somme de CHF 3'000.- en faveur de la précitée. Au sujet du dégât d'eau 
survenu à son logement, il affirmait en avoir informé sa régie et avoir envoyé des 
photographies des dégâts à C______.  

o.c. La régie en charge de l'appartement de A______ a indiqué qu'aucune demande de 
sous-location ne lui avait été adressée par le précité, ni aucune annonce d'un dégât 
d'eau. 

Des faits commis au préjudice de E______ 

p.a. L'extraction du téléphone de A______ a mis en évidence divers échanges avec 
E______, dont il ressort, en substance, la chronologie suivante :  

- le 19 juillet 2022, E______ prend contact avec A______ pour sous-louer son 
logement et ce dernier lui demande de procéder à un premier virement de EUR 5'000.- ;  

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- les jours suivants, A______ relance E______ à de nombreuses reprises pour qu'il 
procède audit versement, tout en l'informant de l'existence d'une pénalité de CHF 500.- 
pour annulation, proposant de prendre en charge cette pénalité à parts égales ;  

- le 4 août 2022, A______ confirme avoir reçu EUR 5'000.- ; E______ indique lui 
avoir également transféré EUR 250.- correspondant à la moitié de la pénalité réclamée 
par A______, ainsi qu'un autre montant de EUR 50.- correspondant à la moitié des 
frais supplémentaires nouvellement invoqués par son co-contractant ;  

- le 7 août 2022, A______ annule la réservation au motif qu'il se trouve à l'étranger en 
raison d'un décès dans sa famille et s'engage à le rembourser intégralement ; 

- le 11 août 2022, E______ indique à A______ qu'il n'a toujours reçu aucun 
remboursement ;  

- le 15 août 2022, E______ propose une nouvelle sous-location du 16 août au 
24 septembre 2022 contre paiement d'une somme de CHF 5'530.-, ce que A______ 
accepte ;  

- malgré ce nouvel engagement, A______ annule une nouvelle fois la location au motif 
qu'il a finalement sous-loué son appartement à quelqu'un d'autre pour deux jours ; il 
demande ses coordonnées bancaires à E______ pour le rembourser ; ce dernier se dit 
toutefois prêt à prendre possession du logement après le départ du locataire, ce que 
A______ accepte ;  

- les 17 et 18 août 2022, E______ tente de joindre A______, sans succès ;  

- le 19 août 2022, A______ demande à E______ de lui communiquer ses coordonnées 
bancaires, précisant être encore en deuil, ce à quoi l'intéressé répond qu'il souhaite être 
dédommagé ;   

- le même jour, E______ indique à A______ avoir reçu des messages de dépenses en 
Suisse lorsqu'il était à l'étranger, alors qu'il n'avait communiqué ses codes d'accès qu'à 
ce dernier ;  

- le 31 août 2022, E______ écrit à A______ pour lui demander le remboursement de 
la somme de CHF 10'190.- ;  

- le 6 septembre 2022, A______ prétend lui avoir remboursé CHF 10'690.-, ordre de 
paiement à l'appui, et lui demande de lui reverser la différence ; 

- le 21 septembre 2022, A______ reprend contact avec E______ et tous deux 
conviennent d'une nouvelle sous-location du 23 septembre au 13 octobre 2022 pour un 

- 19/59 - 

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loyer total de EUR 7'900.- ; le même jour, E______ confirme avoir versé un acompte 
de EUR 2'000.- ;  

- le 23 septembre 2022, A______ dit demeurer en attente du solde du paiement, ce à 
quoi E______ répond lui avoir transféré EUR 3'600.- ; par la suite, E______ tente de 
joindre A______ à de nombreuses reprises, en vain ;  

- le 24 septembre 2022, A______ envoie à E______ un fichier contenant un ordre de 
paiement en sa faveur de CHF 5’600.-, tout en lui indiquant : "je le sent pas désoler 
voici l'argent rembourser" ;  

- le 14 octobre 2022, A______ reprend contact avec E______ prétextant que "[s]a 
comptabilité" lui a versé EUR 6'600 au lieu de CHF 5'600.- ;  

- le 4 novembre 2022, A______ informe E______ qu'il va lui adresser une demande 
de paiement à hauteur de CHF 750.- et qu'il lui laisse le reste à titre de dédommagement ;  

- le 18 novembre 2020, A______ dit lui avoir envoyé une demande de paiement via 
REVOLUT et lui demande de l'excuser.  

p.b. Selon la documentation bancaire, A______ a reçu, le 26 juillet 2022, un montant 
de EUR 5'000.- de la part de E______. Il ressort en outre de la capture d'écran envoyée 
par E______ à A______ qu'il s'est encore acquitté, au travers de la plateforme de 
location, de la somme de CHF 5'614.40. Bien que A______ ait envoyé une copie d'un 
ordre de paiement visé au 12 septembre 2022 en faveur de E______, aucun débit 
correspondant n'apparait sur son compte bancaire. Il en va de même pour la transaction 
de CHF 5'600.- dont la date d'exécution était prévue au 26 septembre 2022. Lesdits 
versements n'ont ainsi jamais eu lieu, étant de surcroît relevé que sur la période 
concernée, le compte du précité était en négatif. Aucune autre transaction n'a pu être 
mise en évidence entre les intéressés à partir des relevés bancaires figurant à la 
procédure. 

q. Le 13 juin 2023, après avoir tenté en vain de contacter E______, la police s'est 
entretenue avec le père de ce dernier, AA______, qui a expliqué que son fils, qui était 
atteint de troubles psychologiques, avait été victime d'une escroquerie. 

r. Si A______ a d'abord nié devoir de l'argent à E______, il a finalement reconnu être 
débiteur de la somme de CHF 10'190.- en sa faveur. Ce dernier l'avait sollicité à deux 
reprises pour louer son appartement et lui avait versé de l'argent à cette fin. Il n'avait 
pas pu honorer leur accord faute d'avoir pu trouver un autre logement où dormir. Il 
reconnaissait avoir encaissé de l'argent sans mettre son appartement à disposition et le 
regrettait. Cela étant, il n'était pas au courant de la situation de faiblesse psychologique 
dont souffrait E______, qu'il n'avait au demeurant jamais eu au téléphone ni rencontré.  

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Des faits commis au préjudice de l'Hospice général 

s.a. L'Hospice général a octroyé des prestations financières à A______ à partir de 
novembre 2020 jusqu'au 1er mars 2023. Aucun revenu provenant d'une location n'a été 
porté à la connaissance de ladite institution durant cette période. 

s.b. Selon la documentation bancaire produite par [la banque] AM______, A______ a 
reçu notamment les montants suivants sur ses comptes bancaires personnel et 
d'épargne :  

- CHF 1'000.- de N______ [association caritative] le 26 octobre 2020 (motif du 
paiement : "aide financière") ; 

- CHF 2'500.- de L______ le 30 octobre 2020 (motif du paiement : "december 2020 
rent - paid earlier on your request") ; 

- CHF 1'000.- de O______ le 23 mai 2022, étant relevé que cette même somme a été 
recréditée en faveur de celle-ci le 7 juin 2022. 

s.c. L'aide de N______ a été accordée à deux reprises à A______, après que ce dernier 
avait déposé une demande de soutien financier. Aux termes du formulaire signé le 
21 octobre 2020, il avait expliqué avoir du retard dans le paiement de son loyer depuis 
août 2020 et demandé une "aide exceptionnelle de CHF 1'000.-". 

s.d. L______ et A______ ont échangé divers messages au sujet de la sous-location du 
logement du second, dès octobre 2020 et pour une période variable. À teneur de leurs 
échanges, ils avaient convenu d'un loyer mensuel de CHF 2'000.- pour les mois 
d'octobre et novembre 2020 et de CHF 2'500.- dès le mois de décembre 2020.   

t.a. Par-devant le MP, A______ a dit ne plus se souvenir de la période durant laquelle 
il avait sous-loué son appartement à L______, ni du montant qu'il avait perçu à ce titre. 
L'HOSPICE GENERAL avait toutefois été tenu informé de cette sous-location. Il 
reconnaissait avoir perçu des revenus qu'il n'avait pas déclarés à ladite institution, mais 
la majorité d'entre eux étaient antérieurs à l'aide sociale.  

t.b. Entendu à son tour par le MP, L______ a déclaré avoir signé un contrat de sous-
location avec A______ pour une durée d'une année. Il avait vécu dans cet appartement 
du mois d'octobre au 10 décembre 2020. Le bail avait toutefois été rompu 
prématurément par A______ vers la fin du mois de novembre ou décembre 2020.  

Des faits commis au préjudice de D______ 

u.a.a. Les 1er et 3 juin 2021, D______ a déposé plainte contre A______ notamment 
pour vols, violences physiques, dommages à la propriété, et harcèlement.  

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En substance, l'intéressé a déclaré avoir rencontré A______ le 20 juin 2020 par le biais 
d'une application de rencontre. Dès le début de leur relation, ce dernier s'était mis à le 
couvrir de cadeaux et à l'inviter en vacances dans des hôtels prestigieux. A______ lui 
avait expliqué être responsable du service compliance de la banque AB______ et 
percevoir un revenu mensuel de CHF 23'000.-. Bien qu'il avait suspecté un problème 
de mythomanie chez son compagnon, il avait choisi de passer outre celui-ci. Leur 
relation s'était toutefois dégradée à compter d'un incident survenu le 15 août 2020, lors 
duquel A______ l'avait accusé de le tromper et l'avait frappé, de sorte qu'il avait fini 
par appeler la police sans toutefois déposer plainte. Par la suite, la situation avait 
continué à se péjorer, A______ proférant des accusations infondées à son égard et 
l'insultant constamment, de manière parfois violente.  

Le 19 janvier 2021, il avait confié sa carte bancaire à A______ pour que ce dernier 
achète des cigarettes, mais il s'en était servi pour s'acquitter d'une dette de CHF 100.30 
auprès de l'épicier, ainsi que pour effectuer un retrait de CHF 1'000.- sans son 
autorisation. 

Le 13 mars 2021, alors qu'ils avaient tous les deux bu, ils s'étaient une nouvelle fois 
disputés. A______ avait cassé divers objets, dont un coucou et des nains qu'il 
affectionnait particulièrement. Lorsque son ami s'était rendu sur le balcon, il l'avait 
suivi, hors de lui, pour le maîtriser et lui avait saisi les bras. A______ s'était débattu et 
ils étaient tombés à terre – lui-même se trouvant sur le dessus. A______ lui avait alors 
mordu l'avant-bras gauche (photographie d'une morsure datée du 15 mars 2021, 
montrant un hématome ainsi que des marques de dents à l'appui). À la suite de cela, ils 
s'étaient calmés et A______ était parti. Ce dernier avait habité chez lui entre juillet et 
novembre 2020. Après que celui-ci avait quitté son appartement, leur relation avait 
connu des hauts et des bas. A______ avait continué à venir régulièrement dans 
l'immeuble bien que n'y habitant plus. Il n'avait plus de clé, mais disposait toujours du 
code pour y entrer.  

u.a.b. Devant le MP, D______ a confirmé ses précédentes déclarations. A______ 
mentait en permanence et manipulait tout le monde. C'était également quelqu'un de 
dangereux. Lorsque leur relation s'était dégradée à compter d'août 2020, il avait eu 
peur de lui et ne se sentait plus en sécurité. Le précisé l'oppressait et le harcelait. À 
partir de novembre 2020, le harcèlement était devenu continu (appels incessants, 
emails, menaces, surveillance, etc.). A______ attendait très souvent en bas de son 
immeuble et le suivait parfois dans la rue. Il l'avait aperçu pour la dernière fois à la fin 
mai 2021, aux alentours de 04h00, en train de fixer ses fenêtres depuis le trottoir 
d'en face. 

u.b. Entendu par la police, puis par le MP, A______ a nié toute responsabilité dans les 
faits dénoncés par D______. Il s'était bien acquitté d'une dette commune auprès de 
l'épicier avec la carte de D______, mais il contestait avoir retiré de l'argent à son insu. 

- 22/59 - 

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Lors de leur dispute du 13 mars 2021, D______ avait mis un coup dans la table après 
qu'il avait lui-même refusé de lui donner son téléphone, puis, le précité était sorti de 
l'appartement en l'enfermant à l'intérieur. Il contestait avoir mordu D______ lors de 
cet événement. Ce dernier s'était infligé cette blessure tout seul à l'aide d'un ciseau. Il 
n'avait pas non plus cassé le coucou et les figurines, ces objets ayant dû tomber au 
cours de la dispute. Les accusations de harcèlement proférées à son égard étaient 
surprenantes, bien qu'il avait été insistant tant par messages que par téléphone. Il lui 
était par ailleurs arrivé de se trouver en bas de l'immeuble de D______, notamment de 
nuit lorsqu'ils devaient se voir, mais il ne l'avait ni menacé ni surveillé.  

De l'expertise psychiatrique réalisée sur A______ 

v.a. Selon le rapport d'expertise psychiatrique, A______ présente un trouble léger de 
la personnalité. Au moment des faits, l'expertisé possédait toutefois la faculté de 
percevoir le caractère illicite de ses actes, sa responsabilité pénale étant pleine et 
entière. Une tendance à mentir de manière répétée a également été mise en exergue par 
les expertes ; les contradictions dans son discours permettant de relever des 
incohérences entre son récité et la réalité. En outre, d'après l'échelle de psychopathie 
de HARE révisée (PCL-R), l'expertisé présente des traits psychopathiques permettant 
de confirmer la présence de caractéristiques de dyssocialité au sein de sa personnalité.  

Selon les expertes, A______ présente un risque extrêmement élevé de commettre de 
nouveaux faits de violences conjugales, un risque élevé de commettre de nouvelles 
escroqueries et un risque moyen de commettre des infractions contre les biens. Un 
traitement psychothérapeutique (mesure ambulatoire compatible avec l'exécution 
d'une peine privative de liberté) d'une durée minimale de deux ans était préconisé et 
permettrait de diminuer le risque de récidive, A______ étant disposé à s'y soumettre. 

v.b. Entendues par le MP, les expertes ont pour l'essentiel confirmé les termes de leur 
rapport. A______ avait une tendance à complexifier son discours et à mentir sans but 
ou dans celui d'obtenir un profit. Il avait également une tendance à la manipulation et 
à la victimisation. Il minimisait les faits et était incapable d'assumer la responsabilité 
de ses faits et gestes. Le risque de récidive s'agissant spécifiquement des incendies était 
difficile à évaluer, mais pouvait être qualifié de moyen à faible. Il était possible, vu les 
incendies qui avaient déjà eu lieu, que dans le cadre d'une autre rupture sentimentale 
A______ commette à nouveau des faits d'une telle gravité.  

De l'audience de première instance 

w. Par courrier du 15 avril 2024, H______ SA a fait valoir ses conclusions civiles. Aux 
termes de ses écritures, elle a expliqué avoir subi un préjudice total de 
CHF 109'104.45. Dans la mesure où l'assurance-bâtiment avait pris en charge la 
majeure partie des coûts, elle sollicitait son indemnisation à hauteur des frais non pris 

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en charge, à savoir CHF 6'770.- liés aux dommages à la propriété et CHF 504.05 liés 
aux dommages consécutifs à l'incendie du 4 juillet 2021. 

x.a. Par-devant les juges de première instance, A______ a nié toute implication dans 
les faits des 19 novembre 2020 et 16 février 2021, arguant ne pas avoir été sur les 
lieux. Les données rétroactives de son téléphone étaient possiblement incorrectes ou 
alors il se trouvait chez D______. Il avait été inquiet pour ce dernier lors du second 
incendie, mais il ne pensait toutefois pas que le feu se serait propagé. Il ne connaissait 
pas I______ et ne l'avait jamais instigué à commettre un incendie. En revanche, il avait 
parlé à plusieurs reprises de l'affaire à J______, lequel avait partagé sa cellule. Il lui 
avait demandé de détériorer le boîtier, "lui ou quelqu'un d'autre" et "de n'importe 
quelle façon". À la question de savoir s'il ne lui avait pas demandé de bruler le boîtier, 
il avait répondu qu'ils avaient peut-être eu cette conversation. Il ne pensait toutefois 
pas l'avoir convaincu et ne lui avait pas proposé d'argent en échange. Il lui avait 
demandé de brûler ledit boîtier car cela aurait augmenté ses chances de sortir de prison. 
Il avait posé la question à Y______ de savoir s'il connaissait quelqu'un pour "cramer 
le boîtier" et en avait probablement parlé à d'autres au sein de la cellule. Il n'avait 
jamais été question de brûler un appartement. Le fait de bouter le feu au sous-sol d'un 
immeuble résidentiel de sept étages en pleine nuit était "relativement dangereux, très 
dangereux même", les risques étant notamment que l'incendie se propage. Si la 
personne se contentait de brûler le boîtier, il ne pensait toutefois pas que cela pouvait 
être risqué. Il n'avait pas mesuré les conséquences.  

Au sujet des dommages à la propriété qui lui étaient reprochés, il reconnaissait avoir 
manipulé l'ascenseur lorsqu'il était en panne, ce qui pouvait expliquer la présence de 
son ADN. Il n'avait pas d'explication pour les autres dommages. 

Il reconnaissait devoir CHF 3'000.- à C______ et CHF 10'190.- à E______. Il avait 
bien eu l'intention de sous-louer son appartement, comme il le faisait occasionnellement, 
mais n'avait pas trouvé d'endroit où loger le temps de ces locations, de sorte qu'il avait 
inventé l'excuse du dégât d'eau. Il avait agi de la même manière à deux reprises à 
l'égard de E______. 

Il reconnaissait ne pas avoir déclaré les montants listés dans l'acte d'accusation à 
l'Hospice général, car il pensait les rembourser. Il ne se souvenait plus du motif des 
versements de O______ et ne pensait pas devoir déclarer les montants reçus de 
N______. Il n'avait pas fait attention en signant le formulaire "Mon engagement".  

Il contestait avoir mordu D______ et ne s'expliquait pas la photographie produite à la 
procédure. Pour les objets endommagés, ils avaient sûrement "volé" dans le cadre de 
la dispute, mais il n'en avait pas le souvenir et ignorait qui les avait cassés.  

Il était suivi par un psychologue de la prison depuis le 23 janvier 2022 et poursuivait 
ce traitement à raison d'une fois par semaine. Ce suivi lui faisait du bien et il souhaitait 

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le poursuivre à sa sortie. Il était conscient d'avoir un problème avec les mensonges et 
avait abordé cette problématique en thérapie : "Le trait narcissique est alimenté par le 
mensonge, comme le fait de se jouer du système". Il avait eu une prise de conscience 
sur son mode de fonctionnement passé qui était "complètement toxique et malsain".  

x.b. Par-devant les premiers juges, I______ a confirmé avoir agi à la demande de 
A______. Ce dernier lui avait dit d'user de tous les moyens à sa disposition pour que 
le boîtier prenne feu. La personne qu'il avait eue au téléphone lui avait expressément 
dit de prendre de l'essence. Elle lui avait en outre précisé qu'il faudrait agir dès 00h30 
pour éviter de croiser du monde, lui avait décrit l'endroit pour accéder au boîtier et 
communiqué le code de l'immeuble pour y accéder. Lorsqu'il avait quitté les lieux, le 
boîtier brûlait et il y avait des flammes. Ces dernières s'étaient toutefois progressivement 
réduites pour ne se concentrer plus que sur le boîtier. Son interlocuteur lui avait dit 
"qu'ils avaient déjà essayé et que les pompiers intervenaient rapidement, soit dans les 
2 à 3 minutes".  

x.c. Entendu en première instance, J______ a expliqué s'être rendu sur place par 
curiosité, sans avoir l'intention de brûler le boitier dont il était question. Il confirmait 
avoir agi à la demande de A______ qui lui avait demandé de brûler le boitier blanc qui 
se trouvait au sous-sol de l'immeuble sis route 1______. Ce dernier lui avait dit de 
prendre un briquet et de se "débrouiller pour que ça brûle". A______ avait abordé le 
sujet avec lui à de nombreuses reprises. Cela devenait presque une obsession : il lui 
disait qu'il devait brûler le boitier et s'assurer qu'il prenne bien feu. A______ lui avait 
également demandé de ramener une pince pour couper les fils de l'ascenseur afin de 
s'assurer que personne ne descende le temps qu'il fasse brûler le boitier.  

C. a.a. Aux débats d'appel, A______ a expliqué avoir demandé à des codétenus de bruler 
le boitier situé au sous-sol de l'immeuble de D______, car il avait voulu trouver un 
alibi pour sortir de prison. Il ne leur avait pas dit la vérité sur ses motivations, soit que 
son compagnon se trouvait dans cet immeuble et qu'il avait été mis en accusation en 
raison du fait que ce boitier avait brûlé. Il ignorait qui avait contacté I______ dans ce 
but, tout comme il ignorait ce qui lui avait été promis en contrepartie. Il persistait à 
nier son implication dans les faits du 4 juillet 2021, tout en reconnaissant que le précité 
avait dû agir sur la base de ses explications. Il admettait en effet avoir demandé à une 
personne précise en prison si elle connaissait quelqu'un qui serait prêt à faire ce qu'il 
demandait et c'était certainement cette même personne qui avait appelé I______. Il 
avait d'ailleurs communiqué à cette personne les indications que I______ disait avoir 
reçues de son commanditaire (localisation et accès à l'immeuble). Il n'avait pas 
d'explication quant au fait que son téléphone avait borné à la route 1______ 13 juste 
avant que les feux des 19 novembre 2020 et 16 février 2021 ne soient signalés au SIS. 
Il contestait par ailleurs avoir demandé à J______ de se munir d'une pince pour couper 
les fils de l'ascenseur, mais lui avait parlé des déprédations qui avaient eu lieu dans 
l'immeuble, maintenant pour le surplus être étranger aux divers dégâts causés à 
l'ascenseur et contestant les conclusions civiles de H______ SA.  

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Il reconnaissait les faits qui lui étaient reprochés en lien avec C______ et E______, 
mais contestait leur qualification juridique. Il avait envoyé des documents à C______ 
et E______ pour attester de paiements qui n'avaient pas eu lieu pour gagner du temps, 
afin de trouver une solution pour les rembourser. Son intention n'avait pas été de les 
"escroquer". Au sujet des sous-locations, il était prévu qu'il loge chez une amie ou son 
compagnon, mais cela n'avait finalement pas été possible.  

A______ a produit de nouvelles pièces dont une promesse d'embauche auprès de la 
société Z______, sise en France, portant sur un contrat à durée indéterminée (fonction 
de conseiller client pour une rémunération de CHF 5'000.- à temps plein, depuis son 
domicile suisse). Ladite société avait été créée le 11 juillet 2024 et ne comptait pas 
d'employé.  

Il vivait un peu mieux sa détention depuis qu'il ne se trouvait plus à l'isolement, mais 
celle-ci avait été très difficile. Le suivi thérapeutique mis en œuvre lui faisait du bien 
et lui permettait de travailler sur ses émotions, sur les comportements inadéquats et 
excessifs qu'il avait pu avoir par le passé et qu'il regrettait, ainsi que sur sa relation au 
mensonge. Il avait le projet de se reconstruire et de créer de nouveaux liens avec son 
entourage. 

 a.b. Par la voix de son conseil, A______ persiste dans ses conclusions, précisant retirer 
son appel en ce qu'il porte sur le chiffre 1.1.8. de l'acte d'accusation et renoncer à son 
acquittement pour le chiffre 1.1.4. Il a pour le surplus indiqué renoncer à toute 
conclusion en indemnisation fondée sur l'art. 429 CPP. 

 b. Le MP persiste dans les conclusions de son appel.  

 c. H______ SA conclut, en substance, à la confirmation du jugement de première 
instance s'agissant de ses conclusions civiles, ainsi qu'à la condamnation solidaire de 
A______, I______ et J______ au paiement de la somme de CHF 950.90 pour ses frais 
de défense complémentaire. 

 d. Les arguments plaidés seront discutés, dans la mesure de leur pertinence, au fil des 
considérants qui suivent. 

D. a. A______ est né le ______ 1982 à AC______, en France, pays dont il a la nationalité. 
Il est célibataire et sans enfant. Arrivé en Suisse en 2006, il est au bénéfice d'un permis 
C. Ses parents et son frère vivent en France. Il a une sœur en Suisse, mais avec laquelle 
il n'entretient plus de contacts depuis son incarcération. A______ allègue avoir suivi 
un parcours scolaire ordinaire en France et, après l'obtention de son baccalauréat, avoir 
entrepris des études de droit à l'Université de AD______ [États-Unis], laquelle lui 
aurait décerné une licence en 2004. Il a obtenu la nationalité américaine à la suite de 
ses études aux États-Unis. Entre 2007 et 2016, il aurait travaillé dans des banques 

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(AE______ et AF______), avant d'être affecté à diverses missions temporaires entre 
2016 et 2018. Sans emploi depuis 2018, il a bénéficié de prestations financières de 
l'Hospice général s'élevant à CHF 2'958.- par mois entre novembre 2020 et mars 2023. 
Selon ses dires, ses dettes s'élèveraient à environ CHF 30'000.- et il serait sans fortune.  

b. Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, A______ a été condamné :  

- le 21 décembre 2016, par le Ministère public de Genève, à une peine pécuniaire de 
180 jours-amende à CHF 190.- l'unité, avec sursis et délai d'épreuve de trois ans, 
ainsi qu'à une amende de CHF 6'840.-, pour escroquerie (commission répétée : le 
24 juin 2013, puis sur la période d'août 2014 à février 2015),  

- le 27 mai 2021, par le Ministère public de Genève, à une peine pécuniaire de 
50 jours-amende à CHF 80.- l'unité, avec sursis et délai d'épreuve de cinq ans, ainsi 
qu'à une amende de CHF 800.- pour vol et utilisation frauduleuse d'un ordinateur.  

Il résulte en outre de son casier judiciaire français (au 8 juin 2021) que A______ a été 
condamné :  

- le 14 septembre 2001, par le Tribunal correctionnel de AG______ [France], à 
140 heures de travail d'intérêt général pour vol et escroquerie, 

- le 7 novembre 2002, par le Tribunal correctionnel de AG______, à un mois 
d'emprisonnement pour inexécution d'un travail d'intérêt général,  

- le 13 février 2008, par la Cour d'appel de AH______[France], à une amende de 
EUR 2'000.- pour appels téléphoniques malveillants réitérés et violation de 
domicile à l'aide de manœuvres, menace, voies de fait ou contrainte,  

- le 24 mai 2018, par la Cour d'appel de AH______, à 6 mois d'emprisonnement avec 
sursis, à une amende de EUR 3'000.- et à une interdiction de port d'armes pendant 
deux ans pour violence avec usage ou menace d'une arme. 

E. Me AI______, défenseur d'office de A______ jusqu'au 27 décembre 2024 – 
Me B______ lui ayant succédé dès cette date comme avocat de choix –, dépose un état 
de frais pour la procédure d'appel facturant, sous des libellés divers, 11 heures et 
55 minutes d'activité de chef d'étude (9h45) et de collaborateur (2h10). 

Me AI______ a été indemnisé à hauteur de 181h15 d'activité pour la procédure 
préliminaire et de première instance.  

  

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EN DROIT : 

1. Les appels sont recevables pour avoir été interjetés et motivés selon la forme et dans 
les délais prescrits (art. 398 et 399 CPP). 

 La Chambre n'examine que les points attaqués du jugement de première instance 
(art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 
CPP), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni par leurs conclusions, à 
moins qu'elle ne statue sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP). 

2. 2.1.1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, garantie 
par l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 
fondamentales (CEDH) et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de 
la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.1 
; 127 I 28 consid. 2a). 

Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le 
juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, 
d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe 
peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours 
possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux 
et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la 
situation objective (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3). 

2.1.2. Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves (ATF 
120 Ia 31 consid. 4b). Confronté à des versions contradictoires, il forge sa conviction 
sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. Les preuves doivent 
être examinées dans leur ensemble et l'état de fait déduit du rapprochement de divers 
éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments corroboratifs peuvent demeurer 
fragiles si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs 
arguments de nature à emporter la conviction (ATF 129 I 8 consid. 2.1 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.1 ; 6B_1183/2016 du 24 août 
2017 consid. 1.1 ; 6B_445/2016 du 5 juillet 2017 consid. 5.1). 

L'appréciation des preuves implique donc une appréciation d'ensemble. Le juge doit 
forger sa conviction sur la base de tous les éléments et indices du dossier. Le fait que 
l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit insuffisant ne doit 
ainsi pas conduire systématiquement à un acquittement. La libre appréciation des 
preuves implique que l'état de fait retenu pour construire la solution doit être déduit 
des divers éléments et indices, qui doivent être examinés et évalués dans leur ensemble 
(arrêts du Tribunal fédéral 6B_1169/2017 du 15 juin 2018 consid. 1.1 ; 6B_608/2017 
du 12 avril 2018 consid. 3.1 et les références citées). 

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2.2.1. L'art. 221 al. 1 CP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, 
cause un incendie et porte ainsi préjudice à autrui ou fait naître un danger collectif.  

2.2.2. Pour que l'existence d'un incendie au sens de l'art. 221 CP puisse être retenue, 
un sinistre de peu d'importance et pouvant être maîtrisé sans danger ne suffit pas (ATF 
105 IV 127 consid. 1a). La notion d'incendie, contenue dans la disposition précitée, 
vise un feu d'une telle ampleur qu'il ne puisse plus être éteint par celui qui l'a allumé. 
L'auteur doit ainsi être incapable d'éteindre le feu ou au moins d'éviter que sa 
propagation porte préjudice à autrui ou fasse naître un danger collectif. Ce critère 
montre qu'est visé par l'art. 221 CP l'incendie d'une certaine importance. Il n'est pas 
décisif que la flamme atteigne une grande ampleur ; une combustion ou une 
incandescence peut également suffire si elle ne peut plus être maîtrisée par son auteur 
et qu'elle a pris une ampleur considérable. Constitue un incendie au sens de la loi le 
feu qui dégage une épaisse fumée et sur lequel l'auteur a perdu tout contrôle (ATF 
117 IV 285 consid. 2a ; 105 IV 127 consid. 1 et 1a ; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_945/2018 du 16 mars 2020 consid. 5.2 ; 6B_1035/2019 du 22 octobre 2019 
consid. 1.3.4).  

2.2.3.1. Pour que l'infraction prévue par l'art. 221 al. 1 CP soit réalisée, il ne suffit pas 
que l'auteur ait intentionnellement causé un incendie. Cette disposition prévoit en effet 
un élément supplémentaire sous une forme alternative : soit l'auteur a causé ainsi un 
préjudice à autrui, soit il a fait naître un danger collectif (ATF 129 IV 276 consid. 2.2 ; 
117 IV 285 consid. 2a).  

2.2.3.2. Le préjudice doit résulter directement de l'incendie ou du moins de ce qui en 
découle ; un lien de causalité naturelle et adéquate est donc exigé entre l'incendie et le 
préjudice causé (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. 
MAZOU / V. RODIGARI [éds], Code pénal - Petit commentaire, 2e éd., Bâle 2017, 
n. 11 ad art. 221). 

Lorsque l'incendie cause un préjudice de CHF 10'000.-, il faut considérer qu'il ne s'agit 
pas d'un dommage de peu d'importance, au sens de l'art. 221 al. 3 CP (arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_1208/2014 du 2 avril 2015 consid. 2.3.2 ; 6S.271/2005 du 
28 juillet 2006 consid. 2). Constitue notamment un incendie au sens de la loi le feu qui 
dégage une épaisse fumée, qui cause un dommage de CHF 8'000.- et sur lequel l'auteur 
a perdu tout contrôle (ATF 105 IV 127 consid. 1). 

2.2.3.3. La notion de danger collectif vise de manière générale une mise en péril, même 
relativement indéterminée au moment de l'acte, de n'importe quel bien juridiquement 
protégé, et non pas spécifiquement de la personne humaine (ATF 117 IV 285 
consid. 2a). Il y a danger collectif lorsqu'il existe un risque que le feu se propage (arrêt 
6B_1280/2018 du 20 mars 2019 consid. 3.1). Si l'auteur a voulu – au moins sous la 
forme du dol éventuel – causer un incendie au sens de l'art. 221 CP, mais que le feu 
n'a pas pris une ampleur suffisante, cela ne signifie pas que l'acte n'est pas punissable, 

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mais seulement que l'infraction n'est pas consommée ; le cas doit alors être analysé à 
la lumière de l'art. 22 CP (ATF 117 IV 285 consid. 2a).  

2.2.4. L'infraction requiert l'intention de causer un incendie, ainsi qu'un préjudice pour 
autrui ou de créer un danger collectif, le dol éventuel étant suffisant (cf. ATF 107 IV 182 
consid. 2c ; 105 IV 39 consid. 2c ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1280/2018 du 20 mars 
2019 consid. 3.1 ; 6B_145/2016 du 23 novembre 2016 consid. 2.1).  

2.2.5.1. La loi prévoit une circonstance aggravante pour le cas où l'auteur aurait 
sciemment mis en danger la vie ou l'intégrité corporelle des personnes (art. 221 al. 2 
CP). La circonstance aggravante est réalisée si deux conditions cumulatives sont 
remplies: d'un point de vue objectif, l'incendie doit mettre en danger la vie et l'intégrité 
corporelle des personnes, et, d'un point de vue subjectif, l'auteur doit avoir agi 
sciemment (A. MACALUSO / L. MOREILLON / N. QUELOZ [éds.], Commentaire 
romand, Code pénal II, Bâle 2017, n. 24 ad art. 221). 

2.2.5.2. Tant la jurisprudence que la doctrine ont adopté une approche restrictive en ce 
sens que la vie ou l'intégrité corporelle des personnes doit avoir effectivement été 
concrètement mise en danger, de sorte qu'un simple danger abstrait ne suffit pas. Dans 
cette mesure, une forte probabilité d'atteinte à la vie ou à l'intégrité corporelle et donc 
un danger imminent sont nécessaires. Il ne suffit pas que des personnes aient été mises 
en danger si le feu avait été découvert ou éteint plus tard qu'il ne l'a été. Ce qui est 
déterminant, ce n'est pas ce qui aurait pu se produire, mais uniquement ce qui s'est 
effectivement passé. Par exemple, si personne n'a été concrètement mis en danger 
grâce à une intervention rapide, il peut, sous réserve que les éléments subjectifs soient 
remplis, être envisagé une condamnation pour tentative d'incendie criminel qualifié. 
Le danger concret doit en outre être la conséquence directe de l'incendie (ATF 123 IV 128 
consid. 2a ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_154/2012 du 25 septembre 2012, consid. 4 ss ; 
M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 137-392 
StGB, Jugendstrafgesetz, 4e éd., Bâle 2019, n. 18 ad. 221). 

2.2.5.3. Du point de vue subjectif, la loi exige que l'auteur ait non seulement 
conscience du danger, mais encore qu'il entende le créer, la forme du dol éventuel étant 
exclue ; l'intention doit porter sur la création d'un danger pour la vie ou l'intégrité 
corporelle et non pas sur la réalisation du risque (A. MACALUSO / L. MOREILLON 
/ N. QUELOZ [éds.], op. cit., n. 27 ad art. 221). 

2.3. À teneur de l'art. 144 al. 1 CP, se rend coupable de dommages à la propriété 
quiconque, sans droit, endommage, détruit ou met hors d’usage une chose appartenant 
à autrui ou frappée d’un droit d’usage ou d’usufruit au bénéfice d’autrui. 

2.4. L'incendie intentionnel est une manière de causer des dommages à la propriété, de 
sorte que l'art. 221 CP absorbe l'infraction à l'art. 144 CP et exclut son application. Un 
concours idéal est donc exclu. En revanche, si l'auteur ne veut pas un incendie au sens 

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de l'art. 221 al. 1 CP, mais seulement brûler un objet déterminé appartenant à autrui, 
l'art. 144 CP est applicable – l'intention est déterminante (A. MACALUSO / 
L. MOREILLON / N. QUELOZ [éds.], op. cit., n. 40 ad art. 221). 

2.5.1. L'art. 22 CP prévoit la punissabilité de la tentative. Une infraction est tentée 
lorsque l'auteur réalise tous les éléments constitutifs subjectifs de celle-ci et que les 
éléments constitutifs objectifs font défaut en tout ou en partie, mais qu'il existe 
néanmoins une concrétisation objective suffisante de la volonté criminelle de l'auteur 
dans la réalité ("commencement d'exécution") (ATF 140 IV 150 consid. 3.4 ;  
137 IV 113 consid. 1.4.2 ; 128 IV 18 consid. 3b ; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_1037/2023 du 5 juin 2024 consid. 4.2.1 publié aux ATF 150 IV 384 ; 7B_13/2021 
du 5 février 2024 consid. 2.3.2 ; 7B_225/2022 du 6 novembre 2023 consid. 3.2). Selon 
l'art. 24 al. 2 CP, quiconque a tenté de décider autrui à commettre un crime encourt la 
peine prévue pour la tentative de cette infraction. 

2.5.2.1. Selon l'art. 24 al. 1 CP, quiconque a intentionnellement décidé autrui à 
commettre un crime ou un délit est punissable d'instigation à cette infraction si elle a 
été commise. L'incitation est constituée par un acte qui influence la volonté d'autrui de 
commettre ou de tenter de réaliser une infraction (ATF 144 IV 265 consid. 2.3.2 ; 
127 IV 122 consid. 2b/aa ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_452/2023 du 20 octobre 2023 
consid. 3.3.1). L'instigateur doit vouloir que l'auteur principal réalise l'infraction en 
cause (ATF 127 IV 122 consid. 4a ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_452/2023 du 
20 octobre 2023 consid. 3.3.3 ; 6B_1134/2021 du 2 juin 2022 consid. 3.2.2).  

2.5.2.2. Selon l'art. 24 al. 2 CP, quiconque a tenté de décider autrui à commettre un 
crime encourt la peine prévue pour la tentative de cette infraction. Les règles 
développées dans le contexte de l'activité médiate s'appliquent mutatis mutandis 
notamment au déficit quantitatif de l'auteur direct. Dans une telle situation, l'auteur 
répondra d'une tentative de l'infraction qu'il entendait faire commettre (L. MOREILLON 
/ A. MACALUSO / N. QUELOZ / N. DONGOIS (éds), Commentaire romand, Code 
pénal I, art. 1-110 CP, 2ème éd., Bâle 2021, n. 39 ad art. 24 et n. 72 ad intro aux  
art. 24-27 CP). 

2.6.1. Selon l'art. 146 al. 1 CP, se rend coupable d'escroquerie quiconque, dans le 
dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, induit 
astucieusement en erreur une personne par des affirmations fallacieuses ou par la 
dissimulation de faits vrais ou la conforte astucieusement dans son erreur et détermine 
de la sorte la victime à des actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d'un 
tiers. 

2.6.2. L'escroquerie consiste à tromper la dupe. Pour qu'il y ait escroquerie, une simple 
tromperie ne suffit cependant pas ; il faut qu'elle soit astucieuse. Il y a tromperie 
astucieuse, au sens de l'art. 146 CP, lorsque l'auteur recourt à un édifice de mensonges, 
à des manœuvres frauduleuses ou à une mise en scène, mais aussi lorsqu'il donne 

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simplement de fausses informations, si leur vérification n'est pas possible, ne l'est que 
difficilement ou ne peut raisonnablement être exigée, de même que si l'auteur dissuade 
la dupe de vérifier ou prévoit, en fonction des circonstances, qu'elle renoncera à le faire 
en raison d'un rapport de confiance particulier (ATF 143 IV 302 consid. 1.3 ;  
142 IV 153 consid. 2.2.2 ; 135 IV 76 consid. 5.2). 

2.6.3. Pour que le crime d'escroquerie soit consommé, l'erreur dans laquelle la 
tromperie astucieuse a mis ou conforté la dupe doit avoir déterminé celle-ci à 
accomplir un acte préjudiciable à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d'un tiers. 

Celui qui promet une prestation sans avoir l'intention de l'exécuter agit astucieusement 
parce qu'en promettant, il donne le change sur ses véritables intentions, ce que sa 
victime est dans l'impossibilité de vérifier (ATF 118 IV 359 consid. 2 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_1141/2017 du 7 juin 2018 consid. 1.2.1). Une tromperie sur la 
volonté affichée n'est cependant pas astucieuse dans tous les cas, mais seulement 
lorsque l'examen de la solvabilité n'est pas exigible ou est impossible et qu'il ne peut 
par conséquent être tiré aucune conclusion quant à la volonté de l'auteur de s'exécuter 
(ATF 125 IV 124 consid. 3a).  

2.6.4. L'escroquerie n'est en outre consommée que s'il y a un dommage (arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_130/2016 du 21 novembre 2016 consid. 2.1 et 6B_552/2013 du 
9 janvier 2014 consid. 2.3.2 ; B. CORBOZ, Les infractions en droit suisse, n. 32 ad 
art. 146 CP). 

2.6.5. Sur le plan subjectif, l'escroquerie est une infraction intentionnelle, l'intention 
devant porter sur tous les éléments constitutifs de l'infraction, le dol éventuel étant 
suffisant. L'auteur doit en outre agir dans le dessein de se procurer ou de procurer à un 
tiers un enrichissement illégitime (ATF 134 IV 210 consid. 5.3). 

2.7.1. Aux termes de l'art. 148a al. 1 CP, est punissable quiconque, par des déclarations 
fausses ou incomplètes, en passant des faits sous silence ou de toute autre façon, induit 
une personne en erreur ou la conforte dans son erreur, et obtient de la sorte pour lui-
même ou pour un tiers des prestations indues d’une assurance sociale ou de l’aide 
sociale; le cas de peu de gravité étant prévu par l'al. 2.  

L'art. 148a CP constitue une clause générale par rapport à l'escroquerie au sens de 
l'art. 146 CP, qui est aussi susceptible de punir l'obtention illicite de prestations 
sociales. Il trouve application lorsque l'élément d'astuce, typique de l'escroquerie, n'est 
pas réalisé. L'infraction englobe toute tromperie (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_797/2021 du 20 juillet 2022 consid. 2.1.1). 

2.7.2. Sont ainsi réprimées toutes les formes de tromperie, soit en principe lorsque 
l'auteur fournit des informations fausses ou incomplètes, dissimule sa situation 

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financière ou personnelle réelle, ou passe certains faits sous silence (cf. Message du 
Conseil fédéral concernant une modification du code pénal et du code pénal militaire 
[Mise en œuvre de l'art. 121 al. 3 à 6 Cst. relatif au renvoi des étrangers criminels] du 
26 juin 2013, FF 2013 5432 ss. [Message du Conseil fédéral du 26 juin 2013]). Les 
termes « en passant sous silence » dans l'art. 148a CP signifient bien que le 
comportement visé est aussi la simple omission, même en l'absence de demande 
d'information de l'aide sociale (arrêt du Tribunal fédéral 6B_688/2021 du 18 août 2022 
consid. 2.4.1). 

2.7.3. L'infraction est achevée lorsque l'auteur obtient des prestations sociales 
auxquelles il n'a pas le droit (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / 
S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI [éds], op. cit., n. 6 ad art. 148a). Il peut 
s'agir aussi bien de prestations en espèces que celles fournies en nature 
(A. MACALUSO / L. MOREILLON/ N. QUELOZ [éds], op. cit., n. 22 ad art. 148a). 

2.7.4. Sur le plan subjectif, l'infraction est intentionnelle. Il faut, d'une part, que l'auteur 
sache, au moment des faits, qu'il induit l'aide sociale en erreur ou la conforte dans son 
erreur et, d'autre part, qu'il ait l'intention d'obtenir une prestation sociale à laquelle il 
n'a pas droit (Message du Conseil fédéral du 26 juin 2013, p. 5433). 

2.7.5. L'art. 148a al. 2 CP prévoit une peine différenciée dans les cas de peu de gravité, 
à savoir l'amende. 

La loi ne définit pas le cas de peu de gravité au sens de l'art. 148a al. 2 CP. Lorsque le 
montant du délit est inférieur à CHF 3'000.-, il y a toujours lieu de retenir un cas de 
peu de gravité. À l'inverse, lorsque ce montant est supérieur à CHF 36'000.-, le cas de 
peu de gravité est en général exclu (ATF 149 IV 273 consid. 1.5.9). Pour les montants 
intermédiaires, soit entre CHF 3'000.- et CHF 36'000.-, un examen approfondi des 
circonstances particulières du cas concret s'impose et les autres éléments retenus par 
la jurisprudence doivent être pris en compte. En particulier, la culpabilité peut sembler 
moindre lorsque l'obtention illicite de la prestation a été de courte durée, que le 
comportement de l'auteur ne traduit pas une intention marquée d'enfreindre la loi ou 
qu'on peut comprendre ses motivations ou ses buts (ATF 149 IV 273 consid. 1.5.7 ; 
arrêts du Tribunal fédéral 6B_104/2022 du 8 février 2023 consid. 2.1.4 ; 
6B_1400/2021 du 20 décembre 2022 consid. 4.2 ; 6B_797/2021 du 20 juillet 2022 
consid. 2.2). 

Le Tribunal fédéral a par exemple écarté le cas de peu de gravité pour un dommage de 
CHF 14'200.-, le comportement illicite s'étant prolongé durant plus de deux ans, le 
prévenu étant le seul bénéficiaire du produit de l'infraction et n'ayant pas d'enfant à 
charge (arrêt du Tribunal fédéral 6B_797/2021 du 20 juillet 2022 consid. 2.3). 

2.8. L'art. 123 ch. 1 CP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, 
fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé.  

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2.9. Quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque 
imminente, a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux 
circonstances (art. 15 CP). 

La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter 
atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que 
l'atteinte se réalise. Il doit s'agir d'une attaque actuelle ou à tout le moins imminente, 
ce qui implique que l'atteinte soit effective ou qu'elle menace de se produire 
incessamment (ATF 106 IV 12 consid. 2a ; 104 IV 232 consid. c). Celui qui est visé 
par une attaque imminente à son intégrité n'a pas à attendre jusqu'à ce qu'il soit trop 
tard pour se défendre ; il faut toutefois que des signes concrets annonçant un danger 
incitent à la défense. La seule perspective qu'une querelle pourrait aboutir à des voies 
de fait ne suffit pas. Par ailleurs, l'acte de celui qui est attaqué ou menacé de l'être doit 
tendre à la défense. Un comportement visant à se venger ou à punir ne relève pas de la 
légitime défense. Il en va de même du comportement qui tend à prévenir une attaque 
certes possible mais encore incertaine, c'est-à-dire à neutraliser l'adversaire selon le 
principe que la meilleure défense est l'attaque (ATF 93 IV 81 ; arrêts du Tribunal 
fédéral 6B_130/2017 du 27 février 2018 consid. 3.1 = SJ 2018 I 385 ; 6B_346/2016 
du 31 janvier 2017 consid. 2.1.2). 

2.10. L'art. 138 ch. 1 CP réprime le comportement de quiconque, sans droit, emploie 
à son profit ou au profit d'un tiers des valeurs patrimoniales qui lui ont été confiées. 

2.11. Si l’acte ne vise qu’un élément patrimonial de faible valeur ou un dommage de 
moindre importance, l’auteur est, sur plainte, puni d’une amende (art. 172ter al. 1 CP).  

Si les objets ont une valeur marchande ou objectivement déterminable, celle-ci est 
seule pertinente pour déterminer si l'acte ne visait qu'un élément patrimonial de faible 
valeur au sens de l'art. 172ter al. 1 CP (ATF 123 IV 113 consid. 3d p. 119 ; 121 IV 261 
consid. 2c). La limite jusqu'à laquelle cette disposition est applicable a été fixée à 
CHF 300.- (ATF 142 IV 129 consid. 3.1 ; 123 IV 113 consid. 3d). 

2.12. Le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où 
l’ayant droit a connu l’auteur de l’infraction (art. 31 CP). 

2.13.1. Les faits s'inscrivent dans un contexte singulier, à savoir la relation instable et 
conflictuelle qu'ont entretenu le plaignant D______ et l'appelant entre juin 2020 et mai 
2021. Tous deux s'accordent à cet égard pour dire que leur relation s'était rapidement 
dégradée après leur rencontre. Ils avaient connu des hauts et des bas, donnant lieu à de 
nombreuses disputes et avaient rompu à plusieurs reprises. Ce contexte sentimental 
dysfonctionnel et empreint de jalousie est crucial dans l'appréciation des faits de la 
cause.  

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Au cours de la période durant laquelle ils se sont fréquentés, une série d'incidents a eu 
lieu dans l'immeuble habité par D______. Les déprédations récurrentes, tout comme 
les départs de feux, qui ont été commis entre novembre 2020 et mai 2021 procèdent 
non seulement du même modus operandi, mais ils sont également de même nature et 
visent, à chaque fois, les mêmes types de biens, soit les câbles et boutons de 
l'ascenseur, les fusibles, ainsi que le boitier et les câbles situés au sous-sol de 
l'immeuble. De telles déprédations n'ont par ailleurs pas été constatées avant l'automne 
2020, ni après l'été 2021. 

2.13.2. L'examen de la crédibilité des déclarations de l'appelant au cours de la 
procédure doit être fait à la lumière des conclusions des expertes, soit notamment de 
sa tendance au mensonge, à la victimisation et à la manipulation.  

Des faits d'incendie intentionnel reprochés à A______ (ch. 1.1.1 à 1.1.4. AA)  

- Des faits du 19 novembre 2020 (ch. 1.1.1.i AA) 

2.14.1. L'appelant s'est contredit, tout au long de la procédure, sur des éléments 
pourtant essentiels à l'appréciation de la cause, à savoir notamment quant à sa présence 
sur les lieux et ses déplacements la nuit des faits, adaptant son discours aux éléments 
auxquels il était confronté lors de ses auditions. C'est ainsi qu'il a d'abord affirmé avoir 
dormi chez l'intimé D______ la nuit des faits, précisant ne plus se souvenir si l'un d'eux 
avait quitté l'appartement ; avant d'admettre qu'il était possible qu'ils se soient disputés 
et que l'intimé soit parti en direction de son domicile à lui avec son téléphone portable 
à lui avant de revenir ; puis de dire qu'il avait peut-être lui-même effectué un aller-
retour à son domicile pour y récupérer quelque chose ; avant de prétendre ne plus se 
souvenir de ce qu'il s'était passé, si ce n'était qu'il n'avait pas dormi avec le plaignant 
cette nuit-là. Au vu de ses déclarations confuses et contradictoires, lesquelles font écho 
aux constations des expertes sur sa tendance au mensonge, l'appelant ne saurait être 
suivi dans ses dénégations. Cela est d'autant plus vrai que ses déclarations sont 
contredites par le plaignant D______ qui a expliqué que l'appelant n'avait pas dormi 
avec lui la nuit des faits, précisant également qu'à cette période les disputes étaient plus 
fréquentes entre eux : "c'était à cette période que c'était le plus intense" et le 
harcèlement qu'il subissait de la part de son compagnon, continu. Or, les déclarations 
de l'intimé sont non seulement crédibles à teneur du dossier, mais elles vont également 
dans le sens d'une séparation que chacun des protagonistes situe alternativement en 
octobre, respectivement novembre 2020. Des éléments objectifs viennent encore 
renforcer les déclarations de l'intimé D______ et confirmer que l'appelant ne se 
trouvait pas avec lui la nuit des faits.  

Le bornage du téléphone de l'appelant a permis de confirmer sa présence sur les lieux 
peu de temps avant que le premier appel ne soit passé au SIS pour signaler de la fumée 
dans l'immeuble. Selon les données rétroactives de son téléphone, il était resté à tout 
le moins une quinzaine de minutes sur place (entre 03h28 et 3h43) avant de repartir, 

- 35/59 - 

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pour ne revenir que le lendemain. On ne voit alors pas pour quelles raisons le précité 
serait revenu sur place – le bornage de son téléphone ayant permis d'établir qu'il se 
trouvait également sur place la veille au soir –, au milieu de la nuit et ce durant une 
quinzaine de minutes seulement, qui plus est au cours d'une période où sa relation avec 
le précité ne se passait pas bien – ils avaient rompu – et qu'ils n'habitaient manifestement 
plus ensemble, si ce n'est pour bouter le feu au sous-sol de l'immeuble habité par son 
ami de l'époque, par vengeance et pour nuire à celui-ci. À cet égard, aucun élément 
objectif ne permet de remettre en doute l'exactitude des données rétroactives du 
téléphone de l'appelant, étant au demeurant rappelé qu'il a lui-même admis avoir pu se 
trouver sur place au moment des faits. De surcroît, il a indiqué que malgré leur rupture, 
il continuait à se rendre très régulièrement au domicile du plaignant, de sorte qu'il n'y 
a pas lieu de s'écarter des résultats techniques qui figurent au dossier.  

L'argument de la défense selon lequel la présence de l'appelant durant quatre heures la 
veille au soir exclurait tout mobile n'emporte pas conviction. En effet, tant l'appelant 
que l'intimé ont expliqué que leur relation avait été marquée par de nombreuses 
disputes et qu'ils ne se supportaient pas plus de quatre jours d'affilée, de sorte qu'ils 
avaient très bien pu passer la soirée ensemble le 18 novembre 2020, avant de se 
disputer une nouvelle fois, hypothèse émise d'ailleurs par A______ lui-même. Quoi 
qu'il en soit, au vu du contexte général rappelé supra et de la nature de leur relation 
(tumultueuse et empreinte de disputes), cet argument doit être écarté. Ce contexte 
permet au contraire de retenir que l'appelant a pu chercher à nuire à son ex-ami. 

S'il est vrai que la mise en œuvre d'une expertise ou l'audition d'un intervenant du SIS 
aurait pu être indiquée ensuite de l'incendie du 19 novembre 2020, son absence ne 
suffit pas à écarter la responsabilité de l'appelant dans la commission de ces faits. En 
effet, il apparait parfaitement cohérent, au vu de la localisation du feu (dans les sous-
sols de l'immeuble), de sa faible ampleur et du fait que celui-ci s'est é