# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5d71a527-8138-556e-82d6-5ee86fb4eec3
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-01
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 01.09.2017 502 2017 211
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2017-211_2017-09-01.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2017 211

Arrêt du 1er septembre 2017

Chambre pénale

Composition Président: Hubert Bugnon
Juges: Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffière: Jessica Koller

Parties A.________, plaignant et recourant 

contre

MINISTERE PUBLIC, autorité intimée

Objet Non-entrée en matière

Recours du 14 juillet 2017 contre l'ordonnance du Ministère public du 
12 juillet 2017

Tribunal cantonal TC 
Page 2 de 5

considérant en fait

A. Par courrier daté du 4 mai 2017 mais envoyé le 5 mai 2017 au Ministère public, A.________ 
a déposé une plainte pénale contre le personnel de l’agence de B.________ de la banque 
C.________ ainsi que contre la direction générale de cette banque. 

En substance, il a exposé détenir un safe auprès de la succursale de B.________, lequel contenait 
un certain nombre de vrenelis d’or de CHF 20.- (un rouleau d’environ 15 à 18 centimètres) pour 
une valeur totale actuelle qu’il estimait à CHF 30'000.-. Lors de sa dernière visite au safe en 
question, le 17 mars 2017, le rouleau de vrenelis d’or avait disparu. Suite à une rencontre avec 
des membres de la direction, respectivement de la succursale le 3 mai 2017, il n’a pas été 
convaincu par les explications données concernant la sécurité des safes et de la procédure 
d’ouverture. A cette occasion, une nouvelle ouverture du safe a été proposée à A.________, en 
présence des représentants de la banque, qui a permis de découvrir que le rouleau emballant les 
vrenelis d’or était bien présent dans le safe, dissimulé derrière des boîtes de montres, mais qu’il ne 
contenait plus qu’un seul vreneli. A.________ a ajouté que lors de son avant-dernière visite du 
safe, vers la fin 2014, les vrenelis d’or étaient bien présents et se sont même renversés sur le sol, 
l’enveloppe les contenant alors s’étant ouverte. Enfin, il a indiqué ne pas s’être fait dérobé de 
document d’identité ou toute autre pièce de légitimation, de sorte que seul un employé de la 
banque était capable du forfait, cette dernière portant quant à elle une lourde responsabilité dans 
l’installation de ces safes qui n’en sont pas. 

B. Suite aux auditions par la police de A.________ le 15 mai 2017 et de D.________, directeur 
régional de la banque C.________ en charge de la succursale de B.________, le 24 mai 2017, 
ainsi qu’à la visite de la salle des safes de la succursale par la police, visite documentée 
photographiquement, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière le 
12 juillet 2017, estimant que des soupçons suffisants faisaient défaut, ce qui ne permettait 
manifestement pas l’ouverture d’une action pénale.

C. Par pli du 14 juillet 2017, A.________ a interjeté recours contre l’ordonnance de non-entrée 
en matière du 12 juillet 2017. 

Invité à se déterminer sur le recours, le Ministère public a déposé ses observations le 3 août 2017, 
concluant au rejet du recours, avec suite de frais. Au surplus, il a indiqué se référer intégralement 
à la teneur de son ordonnance ainsi qu’aux éléments du dossier et a renoncé à déposer de plus 
amples observations.

en droit

1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure 
pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi du 
31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte 
contre une ordonnance de non-entrée en matière.

Tribunal cantonal TC 
Page 3 de 5

b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai 
de dix jours, à l’autorité de recours. L’ordonnance querellée a pu être notifiée au recourant au plus 
tôt le 13 juillet 2017, si bien que le mémoire de recours, posté le 14 juillet 2017, a été adressé à 
l’autorité en temps utile.

c) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la 
plainte pénale. Le recourant est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir 
(art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).

d) Le recours doit être motivé (art. 396 al. 1 CPP) et indiquer précisément les motifs qui 
commandent une autre décision (art. 385 al. 1 let. b CPP). L’exigence de motivation englobe aussi 
celle de prendre des conclusions. En l'occurrence, le recours a été établi non pas dans la structure 
d'un mémoire en justice et il ne contient pas de conclusions formelles. Pour autant, on peut y lire la 
modification que le recourant veut faire apporter à l’ordonnance attaquée, à savoir que sa plainte 
soit traitée sur le fond, et l'indication des raisons qui la justifieraient, soit qu’il estime que le 
personnel de la banque C.________ a pu avoir accès à son safe et ainsi subtiliser ses vrenelis. Le 
recourant n’étant de plus pas représenté par un avocat, l’exigence de motivation est appréciée, 
selon une pratique constante en de tels cas, avec moins de rigueur et elle doit être considérée en 
l'espèce comme respectée.

e) Le recours peut être formé pour violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir 
d’appréciation, le déni de justice et le retard injustifié, constatation incomplète ou erronée des faits 
et inopportunité (art. 393 al. 2 CPP).

f) La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).

2. a) Selon l’art. 310 al. 1 let. a CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance 
de non-entrée en matière s’il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les éléments 
constitutifs de l’infraction ne sont manifestement pas réunis. Une ordonnance de non-entrée en 
matière doit être prononcée pour des motifs de fait ou de droit manifestes, c’est-à-dire lorsqu’il 
apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables. En cas de doute, il convient d’ouvrir une 
instruction (ATF 137 IV 285 consid. 2.3 et références citées). Une ordonnance de non-entrée en 
matière peut également être rendue en cas d’absence de soupçon suffisant. L’on peut admettre 
que les éléments constitutifs de l’infraction ne sont manifestement pas réunis lorsque rien n’aurait 
jamais permis d’éveiller un soupçon ou bien lorsque le soupçon existant au début de la poursuite 
pénale a été complètement écarté. Ceci est par exemple le cas d’une dénonciation peu crédible 
lorsqu’aucun indice ne laisse présumer l’existence d’un délit ou lorsque la victime est revenue de 
manière crédible sur ses déclarations à charge au cours de la procédure d’investigation. Le 
ministère public ouvre en revanche une instruction lorsqu’il ressort du rapport de police, des 
dénonciations ou de ses propres constatations des soupçons suffisants laissant présumer qu’une 
infraction a été commise (art. 309 al. 1 let. a CPP). Les indices factuels de la commission d’une 
infraction nécessaires à l’ouverture d’une enquête pénale doivent être sérieux et de nature 
concrète. De simples rumeurs ou présomptions ne sont pas suffisantes. Une enquête ne doit pas 
être davantage engagée pour pouvoir acquérir un soupçon (arrêt TF 6B_830/2013 du 
10 décembre 2013 consid. 1.4; arrêt 502 2014 217 du 12 décembre 2014 de la Chambre pénale 
consid. 2a).

Le principe "in dubio pro duriore" découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 2 al. 2 CPP 
en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 CPP; ATF 138 IV 86 consid. 4.2). Il signifie qu'en principe, 
un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public 

Tribunal cantonal TC 
Page 4 de 5

que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions de la 
poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans 
ce cadre, d'un pouvoir d'appréciation que le Tribunal fédéral revoit avec retenue. La procédure doit 
se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque 
les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en 
présence d'une infraction grave (ATF 138 IV 86 consid. 4.1.2; 137 IV 285 consid. 2.5, voir aussi 
arrêt TF 6B_701/2014 du 14 novembre 2014 consid. 2.1).

b) Dans le cadre de son pourvoi, le recourant s’étonne d’apprendre que la direction de 
l’agence de B.________ ne possède pas de passe pour ouvrir les safes de ses clients. Il souligne 
que l’ancien directeur de l’agence lui avait en effet expliqué, il y a plusieurs années, qu’il serait en 
mesure d’ouvrir ledit safe pour le cas où le recourant perdrait ses clés. Il ajoute que lors de la 
réunion du 14 mai 2017, Monsieur D.________ avait bien précisé qu’il faisait très attention avant 
de prêter la clé de ce passe. Ce dernier lui a d’ailleurs remis une carte qui lui a permis de faire 
monter par l’ascenseur son coffret.

Pour sa part, D.________, directeur régional actuel de la succursale de B.________, en fonction 
depuis 2004 mais travaillant au sein de la banque C.________ depuis 1999, a indiqué que les 
safes de la succursale sont disposés dans une zone accessible en permanence au moyen d’une 
carte bancaire maestro simple ou d’une carte spécifique aux safes. Une fois dans la zone des 
safes, chaque détenteur doit entrer un code qui lui est spécifique afin de faire venir, au moyen d’un 
passe-plat, une boîte métallique (safe) contenant une caisse en plastique. Le safe doit être ouvert 
grâce à une clé, dont les deux exemplaires existants sont remis au détenteur du safe. Aucun 
employé n’est présent lorsqu’un client se trouve dans la zone des safes. En cas de perte de la clé 
par le client, la procédure est de faire venir un serrurier et de percer le cylindre. Lorsqu’un client ne 
se souvient pas du code, ce qui arrive fréquemment, la banque peut réencoder une ancienne carte 
ou procurer une nouvelle carte. Par contre, la banque ne possède aucune clé permettant l’accès 
aux safes loués (DO 18 ss). 

Au vu de la procédure décrite ci-avant et constatée sur place par la police, rien ne permet de 
retenir que la banque C.________ et son personnel seraient en possession d’une copie des clés 
et/ou d’un passe-partout qui permettraient d’ouvrir les safes. Si le personnel de la banque 
C.________ est en mesure de redonner à chaque client un code numérique permettant de faire 
venir le safe au moyen du passe-plat, cela ne signifie en effet pas encore que la banque dispose 
d’un double des clés ou d’un passe-partout. 

En alléguant que le vol de ses vrenelis a dû être commis par un employé de la banque 
C.________, le recourant n’explique pas en quoi les faits pris en considération par le Ministère 
public auraient dû conduire l’autorité à retenir qu’il existait des soupçons suffisants laissant 
présumer la commission d’une infraction. En effet, comme indiqué ci-avant, les indices factuels de 
la commission d’une infraction nécessaires à l’ouverture d’une enquête pénale doivent être sérieux 
et de nature concrète, ce qui n’est pas le cas en l’espèce. De plus, le recourant a admis avoir été 
en possession de ses deux clés jusqu’à récemment, si bien que l’intervention d’un tiers peut 
également être écartée d’emblée. Le recours, mal fondé, doit ainsi être rejeté.

3. a) Vu l’issue du recours, les frais de la présente procédure, arrêtés à CHF 600.- 
(émolument: CHF 500.-; débours: CHF 100.-) seront mis à la charge de A.________ (art. 428 al. 1 
CPP).

b) Aucune indemnité de partie n’est allouée au recourant qui succombe.

Tribunal cantonal TC 
Page 5 de 5

la Chambre arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, l’ordonnance de non-entrée en matière rendue le 12 juillet 2017 par le Ministère 
public est confirmée.

II. Les frais de la procédure sont arrêtés à CHF 600.- (émolument: CHF 500.-; débours: 
CHF 100.-). Ils sont mis à la charge de A.________ et prélevés sur le dépôt effectué.

III. Aucune indemnité de partie n’est allouée.

IV. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 1er septembre 2017/lsu/swo

Le Président La Greffière