# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6ee09e47-23f1-5be7-bdea-29bbc8f0f0ea
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-17
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 17.11.2025 502 2024 179
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2024-179_2025-11-17.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2024 179

Arrêt du 17 novembre 2025

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Alessia Chocomeli
Greffière-rapporteure : Francine Pittet

Parties A.________, partie plaignante et demandeur, représenté par 
Me Jérôme Magnin, avocat

contre

MINISTERE PUBLIC DE L’ETAT DE FRIBOURG, intimé

et 

B.________, expert et intimé 

dans la cause instruite à l’encontre de 

C.________, prévenu, représenté par Me Maxime Morard, avocat

Objet Récusation de l’expert (art. 56 CPP) – mandat d’expertise

Demande tendant à la récusation de l’expert du 15 juillet 2024 

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considérant en fait

A. Depuis 2014, des travaux entrepris par A.________, architecte et propriétaire des lieux, sans 
autorisation de construire dans le bâtiment D.________, à E.________, édifié entre 1904 et 1906 
dans le style architectural « F.________ » et protégé à ce titre, ont fait l'objet de diverses procédures 
administratives l'opposant notamment à G.________ et à H.________. Ces procédures concernent 
en particulier l'escalier du bâtiment, orné de peintures murales exécutées en 1985 par deux artistes, 
œuvres dont les modalités de protection et de remise en état sont contestées par A.________. Une 
vision locale des peintures murales devait avoir lieu le 18 septembre 2017 dans le cadre de la 
procédure administrative afin de déterminer si celles-ci méritaient protection ou non. A cette fin, 
A.________ a été invité par l’autorité judiciaire à retirer les revêtements muraux à base de papier 
(ci-après : papiers peints) qu’il avait collés sur les peintures en décembre 2014. Il a alors mandaté 
l’entreprise I.________ Sàrl pour procéder à ces travaux de retrait, qui ont eu lieu le 6 septembre 
2017.

Le 7 septembre 2017, A.________ a déposé une plainte pénale contre C.________, employé de 
I.________ Sàrl, pour dommages à la propriété. Il lui reproche d’avoir sérieusement endommagé 
les peintures murales en retirant les papiers peints. Il expose que ces revêtements pouvaient être 
retirés sans trace ni dommage, la colle qu’il avait appliquée pouvant être dissoute à l’eau tiède. Il 
indique qu’il avait précisé à C.________ que des peintures se trouvaient sous les revêtements, qu’il 
fallait dès lors les enlever délicatement afin d’éviter d’endommager davantage les peintures et 
qu’une expertise de ces peintures devait avoir lieu.

Le 16 novembre 2017, le Ministère public a refusé d’entrer en matière sur la plainte. Le recours 
interjeté contre cette ordonnance a été admis par arrêt cantonal du 23 février 2018 (502 2017 302) 
et l’instruction a été reprise pour complément. Le Ministère public a décidé de mettre en œuvre une 
expertise et a mandaté, le 22 juin 2021, J.________ à cette fin.

B. Le 21 mars 2022, A.________ a demandé au Ministère public le retrait de certaines pièces du 
dossier, en particulier les pièces DO 134-135, 230-239, 313-314 et 446-501 (désormais DO 30032-
30087), ce que l’autorité de poursuite pénale a refusé par ordonnance du 13 juin 2022. Cette 
décision fait l’objet d’une procédure de recours terminée par arrêt du 20 septembre 2022 (502 2022 
151).

Le 20 mai 2022 A.________ (ci-après : le demandeur) a déposé auprès du Ministère public une 
demande tendant à la récusation de l’expert J.________. Il soutient que l’expert n’est plus impartial, 
puisqu’il a pris connaissance de pièces qui lui sont défavorables et que le Procureur a refusé de 
retirer du dossier. Bien que l’expert ait affirmé qu’il pouvait rendre son rapport d’expertise sans citer 
ces pièces, le demandeur estime qu’il existe toujours un risque majeur de prévention de l’expert, 
puisque celui-ci en a pris connaissance et qu’il « pourrait bien, inconsciemment ou non, fonder son 
avis sur celles-ci, même sans les citer expressément ».

C. Le 26 juillet 2022, le Ministère public a informé l’autorité de céans que A.________ avait 
demandé le 20 mai 2022 la récusation de l’expert et a transmis les déterminations de ce dernier du 
31 mai 2022, précisant qu’il appartenait à l’autorité de recours de trancher cette question. Par arrêt 
du 20 septembre 2022, la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après : la Chambre) a déclaré 
irrecevable car tardive dite demande (502 2022 178).

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D. Le 6 août 2024, le Ministère public a informé la Chambre que, par courrier du 15 juillet 2024, 
A.________ avait requis une nouvelle fois la récusation de l’expert et a transmis les déterminations 
de ce dernier du 5 août 2024, précisant qu’il appartenait à la Chambre de trancher cette question. 

E. Invité à se déterminer sur la prise de position de l’expert, A.________ l’a fait par courrier du 
22 octobre 2024 confirmant sa demande de récusation. Le demandeur sollicite que la Chambre ou 
le Ministère public entende l’expert, le chef de service du service des biens culturels (SBC) et 
K.________, experte privée mandatée par lui-même en 2016, sur les circonstances qui ont amené 
le SBC à être curieusement en possession d’un rapport d’expertise privé au moment où l’expert 
évoquait – selon le demandeur de manière non crédible – l’avoir fortuitement découvert sur Internet 
et qu’il en sollicitait la production auprès du Ministère public.

F. Appelé à se catégoriser tant sur la demande de récusation de l’expert du 15 juillet 2024 que 
sur la détermination dudit expert du 5 août 2024, C.________ l’a fait le 22 octobre 2024. Après avoir 
relevé que, selon lui, le demandeur ne demande pas la récusation de l’expert, mais sollicite la mise 
en œuvre d’une contre-expertise, subsidiairement d’un complément d’expertise, ce dernier fait 
siennes les conclusions prises par l’expert dans sa détermination du 5 août 2024.

G. Par courrier du 29 octobre 2024, J.________ a déposé une détermination spontanée suite aux 
observations de A.________ et de C.________.  

en droit

1.

1.1. Selon une jurisprudence constante, l'autorité de recours au sens de l'art. 20 CPP est l'autorité 
compétente pour statuer sur une demande de récusation visant un expert (art. 59 al. 1 let. b CPP 
applicable par analogie ; not. arrêt TF 1B_148/2017 du 6 juillet 2017 consid. 2.1 et les références 
citées; arrêts TC FR 502 2020 106 du 14 septembre 2020 consid. 1. et 502 2022 178 du 
20  septembre 2022 consid. 1.1). La Chambre est ainsi compétente pour trancher cette demande, 
transmise à juste titre par le Ministère public.

1.2.

1.2.1. Les motifs de récusation énoncés à l’art. 56 CPP sont applicables aux experts (art. 183 al. 3 
CPP). En matière de récusation, l’art. 183 CPP renvoie uniquement à l’art. 56 CPP, et non aux 
articles suivants régissant la procédure de récusation. On pourrait dès lors se demander si les art. 
57 à 60 CPP sont applicables à la récusation des experts ou non. Le Tribunal fédéral semble 
admettre qu’il s’agit d’une omission de la part du législateur et que ces articles (ou une partie d’entre 
eux à tout le moins) s’appliquent aussi à la récusation des experts (CR CPP-VUILLE, 2e éd. 2019, 
n. 27 art. 183 et les références citées). En tout cas, il applique l’art. 58 al. 1 CPP à la procédure de 
récusation d’un expert (cf. not. arrêt TF 1B_630/2020 du 23 mars 2021 consid. 2.2 et les références 
citées).

Conformément à l'art. 58 al. 1 CPP - qui certes ne prévoit aucun délai particulier - la récusation doit 
être demandée sans délai dès que la partie a connaissance du motif de récusation, c'est-à-dire dans 
les jours qui suivent la connaissance de la cause de récusation (arrêt TF 1B_630/2020 du 23 mars 

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2021 consid. 2.2 et l'arrêt cité), sous peine de déchéance (ATF 140 I 271 consid. 8.4.3 et les arrêts 
cités). Il est en effet contraire aux règles de la bonne foi de garder ce moyen en réserve pour ne 
l'invoquer qu'en cas d'issue défavorable ou lorsque l'intéressé se serait rendu compte que 
l'instruction ne suivait pas le cours désiré (ATF 143 V 66 consid. 4.3 ; 139 III 120 consid. 3.2.1 ; arrêt 
TF 1B_266/2020 du 22 décembre 2020 consid. 4.2).  

La jurisprudence considère que les réquisits temporels de l'art. 58 al. 1 CPP sont en principe 
satisfaits lorsque la demande de récusation est déposée dans les six et sept jours qui suivent la 
connaissance de la cause de récusation, mais qu'en revanche, ils ne le sont pas lorsqu'elle est 
formée trois mois, deux mois ou même vingt jours après que son auteur a pris connaissance du 
motif de récusation (arrêts TF 7B_1171/2024 du 3 avril 2025 consid. 2.2 ; 7B_143/2024 du 3 juin 
2024 consid. 4.1.1 ; 7B_266/2023 du 6 décembre 2023 consid. 3.2. ; 1B_163/2022 du 27 février 
2023 consid. 3.1 ; 1B_117/2022 du 18 mai 2022 consid. 3.1 ; 1B_149/2021 du 21 avril 2021 consid. 
3 ; 1B_630/2020 du 23 mars 2021 consid. 2.2 ; 1B_622/2020 du 10 mars 2021 consid. 3.1 ; 
1B_335/2019 du 16 janvier 2020 consid. 3.1.2). Pour procéder à cette appréciation, il convient 
notamment de prendre en compte les circonstances d'espèce, ainsi que le stade de la procédure 
(arrêts TF 1B_227/2013 du 15 octobre 2013 consid. 2.1; 1B_209/2013 du 15 août 2013 consid. 3.1). 
Selon la jurisprudence, considérer que le droit de demander la récusation est perdu doit être 
apprécié avec retenue (arrêts TF 7B_ 1171/2024 du 3 avril 2025 consid. 2.2 ; 1B_497/2022 du 
13  décembre 2022  consid. 3.1 ; 1B_283/2022 du 29 novembre 2022 consid. 4.1 ; 1B_499/2022 du 
29 septembre 2022 consid. 2 ; 1B_622/2020 du 10 mars 2021 consid. 3.1). Il incombe à la partie qui 
se prévaut d’un motif de récusation de rendre vraisemblable qu’elle a agi en temps utile, en 
particulier eu égard au moment de la découverte de ce motif (arrêts TF 7B_1171/2024 du 3 avril 
2025 consid. 2.2 ; 7B_260/2023 du 20 janvier 2025 consid. 6.2.1 ; 7B_143/2024 du 3 juin 2024 
consid. 4.1.1 ; 7B_266/2023 du 6 décembre 2023 consid. 3.2). 

1.2.2. En l’espèce, le demandeur motive sa demande de récusation par le fait que l’expert a allégué 
avoir découvert fortuitement l’existence du rapport K.________ en surfant sur internet, ce qui est 
selon lui manifestement erroné. Il fait alors référence à une correspondance de son mandataire au 
Ministère public du 22 mars 2024. Dans sa détermination du 22 octobre 2024, le demandeur fait état 
d’une correspondance du Ministère public du 13 décembre 2023 (DO/12238) aux termes de laquelle 
ce dernier lui transmettait une note téléphonique du 6 novembre 2023 entre l’expert et sa greffière 
dont le contenu était le suivant (DO/12218) : « Il m’indique également qu’en consultant un site 
internet de restauration d’art (https://L.________), il a constaté qu’une image référait à des 
« sondages de couches picturales et expertise » pratiqués le 11 avril 2016 à l’adresse de l’Immeuble 
de D.________ à E.________ par la conservatrice K.________. La page internet et l’image en 
question sont annexées à la présente note. Après discussion avec le Procureur, il est décidé 
d’adresser une demande de production de dossier au service des biens culturels afin d’obtenir le 
rapport établi par K.________ à l’époque, si ce service en dispose d’un exemplaire. ». Le demandeur 
poursuit en soulignant que, par correspondance du 22 mars 2024 (DO/12252 ss), il s’est opposé à 
la transmission à l’expert du rapport K.________, en rappellant qu’il s’agissait d’un rapport privé 
confidentiel. Il y relevait alors que, dans tous les cas, les explications avancées par l’expert et qui 
figurent dans la note au dossier du 7 novembre 2023 n’apparaissent pas crédibles. Eu égard à la 
chronologie rappellée ci-avant, force est de constater que le demandeur était en mesure de requérir 
la récusation de l’expert dès la réception de la correspondance du Ministère public du 13 décembre 
2023. Par ailleurs, son courrier du 22 mars 2024 ne saurait lui être d’aucun secours dès lors que la 
demande de récusation n’a bien été formulée que le 15 juillet 2024. Il s’ensuit que la demande de 

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récusation est tardive et partant irrecevable. Il en serait de même si on devait retenir que la demande 
de récusation aurait été formulée le 22 mars 2024.

1.3. Même recevable, la demande de récusation devrait être rejetée.

1.3.1. Selon l’art. 56 al. 1 let. f CPP, toute personne exerçant une fonction au sein de l’autorité 
pénale est tenue de se récuser lorsque d’autres motifs, notamment un rapport d’amitié étroit ou 
d’inimitié avec une partie ou un conseil juridique sont de nature à la rendre suspecte de prévention. 
La disposition définit une clause générale qui vise toutes les situations non énumérées aux lettres a 
à e de l’art. 56 al. 1 CPP. Elle correspond à la garantie d’un tribunal indépendant et impartial 
consacrée aux art. 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH qui permet d’exiger la récusation d’un magistrat 
dont la situation ou le comportement est de nature à faire naître un doute sur son impartialité (PC 
CPP, 3e éd. 2025, art. 56 n. 23 et 24 et les références citées; ATF 138 IV 142 ; 126 I 68 consid. 3a). 
L’appréciation doit être établie de manière objective. Ainsi, une apparence ne saurait être admise 
sur la base des seules appréciations subjectives de l’une ou l’autre des parties à la procédure. 
Concrètement, cette apparence n’impose pas la récusation seulement lorsqu’une prévention 
effective du juge est établie, car une disposition interne de sa part ne peut guère être prouvée; il 
suffit que les circonstances donnent l’apparence de la prévention et fassent redouter une activité 
partiale du magistrat (PC CPP, art. 56 n. 25 et la jurisprudence citée). Il est nécessaire en outre que 
le risque de prévention apparaisse comme sérieux. Pratiquement, l’impartialité de la personne 
concernée est présumée établie, sous réserve de preuves rapportées par l’une ou l’autre des parties 
(PC CPP, art. 56 n. 27). La partialité peut se manifester par des déclarations de la personne 
concernée, que celles-ci soient émises durant la procédure ou auparavant. Il peut s’agir de 
déclarations plus ou moins directes sur la culpabilité du prévenu, de déclarations racistes ou toute 
autre prise de position manifestant un « préjugement » ou un préjugé à l’encontre de l’une des 
parties. Les membres des autorités pénales doivent aussi s’abstenir de prendre position 
prématurément sur certaines questions juridiques, pour autant du moins que celle-ci, 
cumulativement, soient cruciales pour l’issue de la cause et fassent débat entre les parties (CR CPP-
VERNIORY, art. 56 n. 34). Le comportement du membre de l’autorité dans la procédure vis-à-vis de 
telle ou telle partie peut aussi constituer une cause de récusation. N’emporte pas prévention une 
décision défavorable à une partie, ni en principe des décisions successives concernant la même 
personne, ou un refus d’administrer une preuve. En revanche, des actes de procédure menés en 
violation des droits d’une partie peuvent manifester un préjugé à l’encontre de cette partie. Selon la 
jurisprudence fédérale toutefois, seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées du juge, 
constituant des violations graves de ses droits, peuvent justifier le soupçon de parti pris (CR CPP-
VERNIORY, art. 56 n. 35 et la jurisprudence citée; arrêt TF 1B_426/2018 du 20 novembre 2018 
consid. 2.2.). La procédure de récusation n’a pas pour objet de permettre aux parties de contester 
la manière dont est menée l’instruction et de remettre en cause les différentes décisions prises par 
la direction de la procédure (PC CPP, art. 56 n. 30; arrêts TF 1B_148/2015 du 24 juillet 2015 consid. 
3.01; 1B_205/2013 du 9 août 2013 consid. 3.1). 

1.3.2. En l’espèce, il ressort du courrier du 15 juillet 2024 que celui-ci est bien plus une requête de 
contre-expertise, voire d’un complément d’expertise qu’une demande de récusation. A cet égard, il 
suffit de se référer aux conclusions de dite demande dont la teneur est la suivante : « En conclusion, 
mon client s’étonne que l’expert ait eu besoin de trois ans pour rédiger dans la précipitation un 
rapport famélique auquel il est reproché d’être : - incomplet : il ne répond pas à toutes les questions 
posées, les conclusions ne sont pas suffisamment étayées et certains faits qu’il retient ne sont pas 
ceux établis au dossier ; - peu clair : les manquements dans la présentation de la méthode, des 
étapes, des pièces à dispositions, des sources sont tels que l’expertise apparaît comme purement 

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subjective ; - inexact : nonobstant les contradictions relevées, l’expert s’est risqué à dire le droit de 
manière péremptoire, démontrant qu’il n’a pas compris ce qui était attendu de lui. La valeur probante 
de l’expertise est si gravement entachée que le plaignant ne voit pas d’autre alternative sérieuse 
que de requérir la mise en œuvre d’une contre-expertise. Si le Ministère public penchait plutôt pour 
un complément d’expertise, il est requis qu’il invite les parties à se déterminer et qu’il leur soumette 
les questions qui permettraient selon lui de remédier aux manquements constatés ». Dans sa 
détermination du 17 juillet 2024, l’expert a contesté toute accusation de prévention portée à son 
encontre. Il relève notamment que, comme il l’avait indiqué à la greffière du Ministère public le 
6  novembre 2023, c’est bien lors d’un survol sur le site internet d’une consœur qu’il a été interpelé 
par une photographie montrant un détail d’une paroi, avec la légende « Sondage de couches 
picturales et expertise, E.________ ». C’est alors pour la bonne marche du dossier qu’il avait 
communiqué à dite greffière l’adresse du site en question. Il précise encore que cet épisode n’a 
entraîné aucune prévention dès lors qu’il ignore tout des tenants et des aboutissants de cette 
information : il a simplement transmis, en toute transparence et au regard de son mandat, une 
information, sans a priori ni parti pris pour l’une ou l’autre des parties. Il ajoute encore que la prise 
de vue photographique d’un détail d’une paroi, assortie de sa légende, n’a aucunement influencé la 
rédaction de son rapport. Dans un courrier du 29 octobre 2024, l’expert précise également qu’il n’a 
jamais reçu le « rapport K.________ » dont il ignore totalement le contenu.

Force est ainsi de constater que le demandeur n’établit pas son appréciation de prévention de 
manière objective. Il ne fait valoir qu’une appréciation subjective. De même, le risque de prévention 
n’apparaît pas comme sérieux dans la mesure où l’expert affirme qu’il n’a jamais eu accès au 
« rapport K.________ », ce que son rapport semble démontrer dès lors qu’il n’en est fait aucune 
mention. Le seul fait que ce dernier ait avisé le Ministère public de l’existence d’un tel document ne 
saurait aucunement influer sur la partialité de l’expert qui n’a agi que dans l’intérêt de l’enquête sans 
que son rapport n’en soit affecté. Cela étant, le reproche formulé à l’encontre de l’expert n’est pas 
un motif de récusation, ce d’autant plus que le demandeur conclut à ce qu’un complément 
d’expertise puisse être envisagé par le Ministère public, reconnaissant ainsi que l’expert puisse 
continuer à œuvrer.   

1.3.3. Partant, sur le vu de la doctrine et de la jurisprudence sus-indiquées (supra consid. 1.3.1), la 
demande de récusation, si tant est qu’elle soit recevable, n’était pas fondée et devait être rejetée. 

2.

2.1. Vu l’issue de la demande de récusation, les frais de la procédure, fixés à CHF 500.- 
(émolument : CHF 400.- ; débours : CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________ (art. 59 al. 4 
CPP).

2.2. Aucune indemnité n’est allouée au demandeur qui succombe.

2.3. C.________, comme prévenu intimé à la présente procédure, aurait droit à une juste 
indemnité à la charge du demandeur dès lors qu’il a été suivi dans ses conclusions. Toutefois, dans 
la mesure où il n’en a pas requis, il ne lui en sera pas allouée.

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la Chambre arrête :

I. La demande de récusation du 15 juillet 2024 concernant l’expert J.________ est irrecevable.

II. Les frais de la procédure, fixés à CHF 500.- (émolument : CHF 400.- ; débours : CHF 100.-), 
sont mis à la charge de A.________.

III. Aucune indemnité n’est allouée.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte 
de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 17 novembre 2025/lsc

Le Président La Greffière-rapporteure