# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1a18f368-992a-534f-a815-69c08ebbc433
**Source:** Bundesgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2018-07-12
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 12.07.2018 BB.2018.10
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG/CH_BSTG_001_BB-2018-10_2018-07-12.pdf

## Full Text

Décision du 12 juillet 2018 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Giorgio Bomio-Giovanascini, président, 

Patrick Robert-Nicoud et Stephan Blättler,  

la greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   

Parties  1. A.,  

2. B. 

3. C. 

4. D. 

5. E. 

6. F. 

tous représentés par Me Alain Werner, avocat,  

recourants 

  

 contre 

   

  1. MINISTÈRE PUBLIC DE LA 

CONFÉDÉRATION,  

2. G., représenté par Me Dimitri Gianoli, avocat, 

parties adverses 

  

   

Objet  Consultation des dossiers (art. 101 s. en lien avec 

l'art. 107 al. 1 let. a CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéros de dossiers:  BB.2018.10 - 15 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Le 3 juillet 2014, A., B., C., D. et E., ressortissants libériens, ont déposé 

plainte pénale auprès du Ministère public de la Confédération (ci-après: 

MPC) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au sens des art. 264 

let. b ss CP en relation avec l’art. 3 des Conventions de Genève du 12 août 

1949 (RS 0.518; [ci-après: Convention de Genève]) et l’art. 4 du Protocole 

additionnel II du 8 juin 1977 aux Conventions de Genève du 12 août 1949 

relatif à la protection des victimes des conflits armés non internationaux  

(RS 0.518.522; [ci-après: Protocole additionnel]) contre G. Ils se référaient à 

des actes commis durant le premier conflit civil au Liberia entre 1989 et 1996. 

Le MPC a ouvert une instruction à ce propos le 28 août 2014 sous le numéro 

SV.14.0828. 

 

F. a pour sa part également déposé plainte pénale pour les mêmes chefs le 

24 juin 2016 (pièce MPC 05-01-0017). 

 

L’instruction menée par le MPC a porté notamment sur l’audition de neuf 

parties plaignantes ainsi que vingt-deux témoins. 

 

 

B. Par ordonnance du 19 juin 2017, le MPC a repris du canton de Vaud une 

procédure ouverte contre G. pour escroquerie (art. 146 al. 1 CP) et faux dans 

les titres (art. 251 ch. 1 CP) au préjudice des pouvoirs publics. Les pièces en 

question ont été versées dans la rubrique 18-10 du dossier SV.14.0828. 

 

Le dossier a été mis à disposition du représentant des plaignants précités, 

Me Werner (act. 1.1). Par courrier du 22 décembre 2017, ce dernier a 

demandé à pouvoir recevoir les pièces relatives aux procédures qui avaient 

été initialement ouvertes dans le canton de Vaud (act. 1.1 p. 3). 

 

Le 15 janvier 2018, le MPC a indiqué à Me Werner que c’était par erreur que 

la rubrique 18-10 lui avait été transmise, ses mandants ne disposant d’aucun 

intérêt à pouvoir consulter ces pièces relatives à un complexe de faits 

différent de celui qui les concerne. Il précisait dès lors que toute copie de ces 

pièces devait être immédiatement détruite (act. 1.2). 

 

Le 24 janvier 2018, Me Werner a fait savoir au MPC qu’il contestait cette 

façon de voir estimant qu’aucun intérêt public ou privé pouvait s’opposer à 

la consultation desdites pièces, cette dernière étant nécessaire à 

l’établissement de la culpabilité du prévenu pour les crimes dénoncés par 

ses clients (act. 1.3). 

 

- 3 - 

 

 

C. Dans une décision du 31 janvier 2018, le MPC a refusé l’accès aux rubriques 

05-05 et 18-10 de la procédure SV.14.0828 et a ordonné à Me Werner de 

détruire la clé USB qui lui avait été remise le 15 décembre 2017 (act. 1.4). 

 

 

D. Par acte commun du 12 février 2018, les parties plaignantes précitées 

défèrent ce prononcé devant la Cour de céans. Elles concluent à l’annulation 

de la décision, sous suite de frais et dépens. Elles font valoir que l’accès aux 

pièces qui leur restent scellées est utile à la défense de leurs droits. Elles 

considèrent en effet que ces documents sont de nature à influer sur la 

crédibilité générale du prévenu (act. 1). 

 

 

E. Dans sa réponse du 1er mars 2018, le MPC conclut au rejet du recours sous 

suite de frais et dépens (act. 7). 

 

G. conclut quant à lui, le 23 mars 2018, principalement à ce que le recours 

soit déclaré irrecevable et subsidiairement à ce qu’il soit rejeté, sous suite de 

frais et dépens sous réserve des dispositions en matière d’assistance 

judiciaire étant précisé qu’il est au bénéfice d’une défense d’office dans la 

procédure principale et qu’il convient au besoin de la lui accorder également 

dans la présente procédure de recours (act. 10). 

 

Dans leur réplique du 9 avril 2018, les recourants persistent intégralement 

dans leurs conclusions (act. 12). 

 

Le 13 juin 2018, le défenseur de G. a fait parvenir sa note d’honoraire pour 

un montant total de CHF 2'036.55 (act. 14 et 14.1). 

  

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 Les décisions du MPC peuvent faire l'objet d'un recours devant la Cour de 

céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur l'organisation 

des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]). Aux termes 

de l'art. 393 al. 2 CPP, le recours peut être formé pour violation du droit, y 

compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation, le déni de justice et le 

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retard injustifié (let. a), la constatation incomplète ou erronée des faits (let. b) 

ou l'inopportunité (let. c). 

1.2 Le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et 

adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours (art. 396 

al. 1 CPP). In casu, interjeté le 12 février 2018, contre une décision reçue au 

plus tôt le 2 février 2018, le recours l'a été en temps utile (art. 90 al. 2 CPP). 

1.3 G. estime que les recourants ne disposent pas de la qualité pour recourir 

dans la mesure où la décision entreprise n’aurait aucune influence directe 

sur le sort de leurs plaintes respectives en tant que les faits de ces deux 

aspects de la procédure, même s’ils sont traités dans le même dossier, n’ont 

strictement rien à voir l’un avec l’autre. 

1.3.1 Dispose de la qualité pour recourir toute partie qui a un intérêt juridiquement 

protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision (art. 382 al. 1 CPP). 

Au nombre des parties figurent notamment les parties plaignantes (art. 104 

al. 1 let. b CPP). Le recourant doit avoir subi une lésion, soit un préjudice 

causé par l'acte qu'il attaque et doit avoir un intérêt à l'élimination de ce 

préjudice. Cet intérêt doit être actuel et pratique (ATF 137 I 296 consid. 4.2 

p. 299; arrêt du Tribunal fédéral 1B_380/2016 du 6 décembre 2016 consid. 

2; décisions du Tribunal pénal fédéral BB.2013.188 du 12 août 2014 consid. 

1.4; BB.2013.89 du 24 octobre 2013 consid. 1.3; BB.2013.88 du 

13 septembre 2013 consid. 1.4 et références citées). De cette manière, les 

tribunaux sont assurés de trancher uniquement des questions concrètes et 

non de prendre des décisions à caractère théorique (ATF 140 IV 74 

consid. 1.3.1 p. 77; arrêt du Tribunal fédéral 6B_798/2015 du 22 juillet 2016 

consid. 4.3.2). Ainsi, l'existence d'un intérêt de pur fait ou la simple 

perspective d'un intérêt juridique futur ne suffit pas (arrêts du Tribunal fédéral 

1B_380/2016 du 6 décembre 2016 consid. 2; 1B_390/2015 du 16 décembre 

2015 consid. 2.1 et les arrêts cités). Une partie qui n'est pas concrètement 

lésée par la décision ne possède donc pas la qualité pour recourir et son 

recours est irrecevable (arrêts du Tribunal fédéral 1B_72/2014 du 15 avril 

2014 consid. 2.1; 1B_669/2012 du 12 mars 2013 consid. 2.3.1 et référence 

citée). 

1.3.2 En l'occurrence, les recourants, parties plaignantes, disposent d'un intérêt 

juridiquement protégé à contester la décision du MPC, dans la mesure où 

celle-ci restreint leur droit d'être entendus selon l'art. 107 al. 1 let a CPP. 

Contrairement à ce que soutient l’intimé, ils sont donc légitimés à recourir. 

 

2. Les recourants demandent à pouvoir avoir accès aux pièces relatives à la 

procédure ouverte contre G. initialement par le canton de Vaud pour 

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escroquerie et faux dans les titres au préjudice des pouvoirs publics et qui a 

été reprise par le MPC. Ils font valoir qu’ils s’emploient depuis le début de la 

procédure à démontrer que le prévenu ment systématiquement face à leurs 

accusations. Aussi, les déclarations de ce dernier dans le cadre de la 

procédure reprise par le MPC pourraient-elles s’avérer pertinentes afin 

d’établir la crédibilité du prévenu. Le MPC et le prévenu sont d’avis pour leur 

part que les recourants ne sauraient y avoir accès, les faits en question 

n’ayant strictement rien à voir avec les infractions qu’ils ont dénoncées. 

 

2.1 Selon l’art. 100 al. 1 CPP, un dossier est constitué pour chaque affaire 

pénale. Il contient les procès-verbaux de procédure et les procès-verbaux 

des auditions (let. a), les pièces réunies par l'autorité pénale (let. b) et les 

pièces versées par les parties (let. c). Au nombre des pièces réunies par 

l’autorité pénale au sens de l’art. 100 al. 1 let. b précité figurent notamment 

les dossiers d’autres procédures nécessaires pour établir les faits ou juger 

le prévenu (art. 194 al. 1 CPP). Les pièces relatives à la procédure initiée 

contre le prévenu dans le canton de Vaud constituent dès lors 

incontestablement des éléments du dossier SV.14.0828. Il y a donc lieu de 

déterminer si c’est à bon droit que le MPC en a restreint l’accès aux parties 

plaignantes. 

 

2.2 Le droit de consulter le dossier est une composante essentielle du droit d'être 

entendu garanti par les art. 6 de la Convention de sauvegarde des droits de 

l'homme et des libertés fondamentales en vigueur pour la Suisse depuis le 

28 novembre 1974 (CEDH; RS 0.101) et 29 al. 2 de la Constitution fédérale 

de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (RS 101). En procédure pénale, 

le droit d'être entendu comprend, entre autres, celui d'accéder au dossier 

(art. 107 al. 1 let. a CPP), c'est-à-dire, le droit de consulter les pièces qui le 

composent, de prendre des notes ou de faire des photocopies (LUDWICZAK, 

A la croisée des chemins du CPP et de l'EIMP - la problématique de l'accès 

au dossier, in: RPS 133/2015, p. 302). La possibilité pour les parties de faire 

valoir leurs arguments suppose donc la connaissance préalable des divers 

éléments à disposition des autorités (ATF 132 II 485 consid. 3.2; BENDANI, 

Commentaire romand, [ci-après: CR-CPP], 2011, n° 10 ad art. 107 CPP). 

L'art. 101 al. 1 CPP précise que les parties peuvent consulter le dossier d'une 

procédure pénale pendante, au plus tard, après la première audition du 

prévenu et l'administration des preuves principales par le ministère public. 

La formulation ouverte de cette disposition confère à la direction de la 

procédure un certain pouvoir d'appréciation qu'il convient de respecter (ATF 

137 IV 280 consid. 2.3; TPF 2016 124 consid. 2.1). L'accès au dossier est 

donc en principe total (MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit Commentaire 

Code de procédure pénale, 2e éd. 2016, n° 3 ad art. 101 CPP; BENDANI, op. 

cit., n° 11 ad art. 107 CPP), l'art. 108 CPP étant réservé. Les restrictions que 

http://links.weblaw.ch/ATF-132-II-485
http://links.weblaw.ch/TPF_2016_124

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le ministère public peut ordonner, d'office ou sur requête d'une des parties 

(art. 109 CPP), sont soumises à des conditions particulières et limitées dans 

le temps (art. 108 CPP; LIEBER, Donatsch/Hansjakob/Lieber [édit.], 

Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO; ci-après: 

Kommentar StPO], 2e éd. 2014, n° 12 ad art. 108 CPP), puisque toutes les 

parties doivent avoir, en principe, le droit de consulter le dossier au plus tard 

lors de la phase de clôture de l'instruction (art. 318 CPP; CORNU, CR-CPP, 

n°11 ad art. 318 CPP). Ledit accès peut ainsi être restreint, notamment, 

lorsque cela est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes ou pour 

protéger des intérêts publics ou privés au maintien du secret (art. 108 al. 1 

let. b CPP). Peuvent être considérés comme des intérêts privés les secrets 

bancaire, de fabrication, d'affaire, militaire (SCHMUTZ, in Basler Kommentar, 

Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd. 2014., n° 6 ad art. 108 CPP) ou 

encore la protection de la sphère privée ou intime, de la vie, de l'intégrité 

corporelle ou un autre inconvénient grave (BENDANI, op. cit., n° 4 ad art. 108 

CPP; JEANNERET/KUHN, Précis de procédure pénale, 2013, n° 5046). Toute 

restriction au droit d'être entendu doit être absolument nécessaire, appliquée 

avec retenue et respecter le principe de la proportionnalité. En tout état de 

cause, il s'impose de procéder à une pesée des intérêts entre l'accès au 

dossier et les intérêts publics ou privés en jeu (SCHMUTZ, op. cit., n° 19 ad 

art. 101 CPP). S’agissant en particulier du droit de la partie plaignante à la 

consultation du dossier, il se limite aux aspects qui sont en lien avec l'acte 

dommageable qui la concerne (SCHMUTZ, op. cit., n° 8 ad art. 101 CPP). Son 

droit à consulter les documents au sujet du prévenu n’est possible que pour 

ce qui est déterminant pour la fixation de la peine et ce, à condition que ses 

intérêts l’exigent expressément (SCHMID/JOSITSCH, Handbuch des 

schweizerischen Strafprozessrechts, 3e éd. 2017, no 622; SCHMUTZ, op. cit., 

no 8 ad art. 101 CPP).  

 

2.3 A titre préalable il convient de relever que le prévenu n’a pour sa part pas 

encore eu accès à cette partie du dossier qui pourtant le concerne 

directement. Par ailleurs, en l’espèce, les recourants ont déposé plainte 

pénale contre le prévenu pour crimes de guerre (cf supra let. A). Ils se sont 

constitués parties plaignantes dans la présente cause (pièce MPC 01-01-

0001). Ils revêtent donc la qualité de parties (art. 104 al. 1 let. b CPP). A ce 

titre, ils ont accès au dossier. Il est cependant patent que les infractions dont 

la poursuite a été reprise du canton de Vaud par le MPC n’ont strictement 

rien à voir avec les faits dénoncés puisqu’elles consistent en une ou des 

escroquerie(s) et faux dans les titres au préjudice des pouvoirs publics. Il en 

résulte que pour les parties plaignantes consulter les pièces de ces pans du 

dossier n’apparaît pas utile pour la mise en œuvre concrète de leurs droits 

de procédure. Certes, les recourants font valoir en avoir besoin afin de 

démontrer que le prévenu ment systématiquement face à leurs accusations 

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circonstanciées. Toutefois, ils exposent que différents documents au dossier 

permettent de démontrer cette propension qu’aurait le prévenu de nier les 

actes qu’il aurait pu commettre (act. 1 p. 6 et 7). Il s’avère donc que les 

recourants disposent d’autres moyens pour établir ce qu’ils affirment 

s’agissant de la version des faits soutenue par le recourant. On ne voit par 

conséquent pas en quoi le fait que les parties plaignantes puissent avoir 

accès à l’ancien dossier vaudois pourrait avoir une incidence sur la mise en 

œuvre de leurs droits de procédure dans celle ouverte pour crimes de guerre 

et crimes contre l’humanité.  

 

2.4 Compte tenu des éléments qui précèdent, le recours, mal fondé, est rejeté. 

 

3. En tant que parties qui succombent, les recourants se voient mettre 

solidairement les frais de la cause à leur charge (art. 428 al. 1 CPP). Ceux-

ci sont fixés à CHF 2'000.--, en application des art. 5 et 8 al. 1 du règlement 

du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens 

et indemnités de la procédure pénale fédérale (RS 173.713.162, ci-après: 

RFPPF). Ils sont intégralement couverts par l’avance de frais acquittée. 

 

4. Il a lieu d’admettre Me Gianoli comme défenseur d’office de l’intimé pour la 

présente procédure de recours (décision du Tribunal pénal fédéral 

BB.2015.2 du 8 avril 2015 consid. 4.2). La partie qui obtient gain de cause a 

droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice 

raisonnable de ses droits de procédure (art. 433 al. 1 let. a CPP, applicable 

par renvoi de l'art. 436 CPP; décision du Tribunal pénal fédéral BB.2014.63 

du 20 juin 2014). L'art. 12 al. 1 RFPPF prévoit que les honoraires des avocats 

sont fixés en fonction du temps effectivement consacré à la cause et 

nécessaire à la défense de la partie représentée. Le prévenu est au bénéfice 

d’une défense d’office et obligatoire. Son défenseur a fait parvenir sa note 

d’honoraires pour les frais et l’activité qu’il a déployés dans le cadre de la 

présente procédure de recours (act. 14 et 14.1). Il fait valoir un total de huit 

heures 15 minutes afférant à CHF 2'022.07 (TVA non comprise) dont six 

heures pour la rédaction de la réponse, recherches juridiques comprises. 

Compte tenu cependant de l’écriture reçue, il y a lieu de lui reconnaître 

quatre heures au total. Pour le reste, l’intégralité des frais et débours 

allégués sont admis. Le défenseur du prévenu se verra donc octroyer 

CHF 1'562.07 pour son activité dans la présente procédure de recours. 

L’indemnité est mise à la charge solidaire des parties plaignantes. 

- 8 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté. 

 

2. Un émolument de CHF 2’000.--, entièrement couvert par l’avance de frais 

acquittée, est mis à la charge solidaire des recourants. 

 

3. Me Dimitri Gianoli est admis comme défenseur d’office pour G. pour la 

présente procédure de recours. 

 

4. Me Gianoli se voit allouer une indemnité de CHF 1'562.07 pour son activité 

de défenseur d’office de G. dans le cadre de la présente procédure de 

recours. Dite indemnité est mise à la charge solidaire des recourants. 

 

 

Bellinzone, le 16 juillet 2018 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Alain Werner, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

- Me Dimitri Gianoli, avocat 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre la présente décision.