# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** af03fc58-142a-5371-a571-d0c070503d6d
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 12.10.2016 601 2016 82
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2016-82_2016-10-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
KantonsgerichtKG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
GerichtsbehördenGB

601 2016 82 
601 2016 113

Arrêt du 12 octobre 2016

Ie Cour administrative

Composition Président: Georges Chanez, suppl.
Juges-suppl. : Catherine Yesil-Huguenot, Yann Hofmann          
Greffière-stagiaire: Sophie Allred

Parties A.________, recourant 

contre

B.________ et C.________, autorité intimée 

Objet Agents des collectivités publiques – Action en exécution

 

Action des 30 mars 2016 et 17 mai 2016 

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 4

considérant en fait

A. A.________ a été engagé en 1984 par l’Etat de Fribourg en qualité de juriste auprès de 
D.________ et a travaillé depuis 1986 en qualité de conseiller juridique de C.________. Par 
convention du 27 novembre 2014, A.________ fut transféré auprès de E.________, dit transfert 
étant partiel, provisoire et volontaire et prenant effet au 1er décembre 2014 pour s’appliquer 
jusqu’au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur F.________ qui supprimera 
le recours à B.________ en matière de F.________ mais au plus tard jusqu’au 31 décembre 2016. 
Il était prévu que, à l’expiration de la convention, A.________ reprendrait toutes ses tâches en 
application de son cahier des charges du 29 août 1986.

A.________ a fait l’objet d’une qualification le 12 septembre 2014, qualification qui conclut qu’il 
répond aux minima des exigences de la fonction, ainsi que d’un avertissement au sens de l’art. 39 
LPers par lettre de G.________ du 17 octobre 2014. A.________ a recouru contre ces deux 
mesures prises à son encontre par mémoire du 17 novembre 2014, concluant principalement à 
leur nullité et, subsidiairement, à leur annulation. Par décision du 19 janvier 2016, B.________ a 
déclaré irrecevable le recours relatif à la qualification du 12 septembre 2014 et a rejeté celui relatif 
à l’avertissement du 17 octobre 2014. A.________ a recouru contre cette décision par mémoire du 
17 février 2016. Son recours a été rejeté par arrêt de la Cour de céans du 25 août 2016.

B. Dans une note du 1er mars 2016 à B.________, le Directeur de C.________ a proposé à ce 
dernier de prendre acte de sa note et d’avaliser la proposition de transfert de A.________ à 
H.________ (organisation interne à la Direction et procédure à suivre, notamment d’entendre 
A.________, de préparer la décision de suppression et de transfert de poste). Il y était relevé la 
demande de H.________ d’un poste supplémentaire en raison de sa compétence nouvelle en 
matière F.________, la grande expérience de A.________ dans le traitement des dossiers en lien 
avec le droit de F.________ et l’impossibilité de connaître en novembre 2014 les restrictions 
budgétaires empêchant la création de nouveaux postes de travail en 2017. Dans sa séance du 
7 mars 2016, B.________ a avalisé la proposition de la Direction, soit le transfert de A.________ à 
H.________, en demandant toutefois à cette Direction de suivre la procédure prévue à ce propos 
(suppression et ensuite transfert de poste à H.________). A.________ a recouru contre cette 
décision par mémoire du 30 mars 2016, en doublant son recours d’une action en exécution de la 
convention du 27 novembre 2014. Ce recours a été déclaré irrecevable par arrêt du 25 août 2016, 
la Cour précisant dans ses considérants que la jonction de causes requise pouvait être admise 
s’agissant de l’action en exécution.

C. Par décision du 2 mai 2016, C.________ a résilié les rapports de service de A.________ 
avec effet au 30 novembre 2016 et l’a transféré en qualité de I.________ à H.________ le 
1er décembre 2016, un nouveau contrat de travail sans période probatoire devant lui être soumis. 
A.________ a recouru contre cette décision par mémoire du 17 mai 2016, doublant son recours 
d’une action en exécution de la convention du 27 novembre 2014. Son recours a été rejeté par 
arrêt rendu ce jour par la Cour de céans.

D. A.________ a doublé ses recours des 30 mars et 17 mai 2016 d’une action en exécution de 
la convention du 27 novembre 2014. Il conclut à l’admission de son action en exécution et à ce 
que, partant, dite convention soit exécutée en son chiffre 3.1 et, partant, à ce qu’il rejoigne les 
rangs de C.________ dès le 1er décembre 2016, respectivement dès le 1er janvier 2017, et y 
reprenne toutes ses tâches de conseiller juridique, selon le cahier des charges établi le 29 août 

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 4

1986 (conclusion modifiée par lettre du 5 septembre 2016). Il conclut à ce que les frais soient mis 
à la charge de l’Etat et à l’octroi d’une équitable indemnité de partie. Il invoque la violation de la 
convention dont l’exécution est requise et la violation de ses droits acquis dans la procédure de 
suppression et de transfert de poste prise à son encontre. Il relève notamment que la convention 
lui permettait, s’il le voulait, de poursuivre sa tâche par convention auprès de E.________ au-delà 
du 31 décembre 2016. Il estime que la convention n’est pas respectée s’il est mis à la retraite 
anticipée au 1er décembre 2016, puisqu’il ne reprend alors pas ses tâches à C.________ au 
1er décembre 2016, respectivement au 1er janvier 2017. 

E. Dans leurs observations, les autorités intimées ont conclu à ce que l’action en exécution soit 
déclarée sans objet. Elles relèvent que le recourant a été formellement réintégré à C.________ au 
1er juillet 2016, la convention du 27 novembre 2014 étant ainsi respectée.

en droit

1. a) L’action en exécution de la convention du 27 novembre 2014 est bien une action de droit 
administratif au sens de l’art. 121 du code cantonal du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction 
administrative (CPJA; RSF 150.1) et Tribunal cantonal en connaît en instance unique 
conformément à l’art. 123 CPJA. L’action est en l’espèce recevable en la forme.

b) A.________ a doublé d’une action en exécution tant son recours du 30 mars 2016 que 
celui du 17 mai 2016. Ces actions étant identiques et se fondant sur le même état de fait et la 
même motivation, il se justifie d’en ordonner la jonction, comme la Cour l’a décidé dans son arrêt 
du 25 août 2016 statuant sur le recours du 30 mars 2016 (ch. 2 p. 5).

2. a) Par convention du 27 novembre 2014, A.________ fut transféré de C.________ auprès 
de E.________, dit transfert étant partiel, provisoire et volontaire et prenant effet au 1er décembre 
2014 pour s’appliquer jusqu’au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur 
F.________ qui supprimera le recours à B.________ en matière de F.________ mais au plus tard 
jusqu’au 31 décembre 2016, sauf prolongation entre les parties. Il était prévu que, à l’expiration de 
la convention, A.________ reprendrait toutes ses tâches auprès de C.________ en application de 
son cahier des charges du 29 août 1986. La nouvelle législation sur F.________ est entrée en 
vigueur le 1er juillet 2016, de sorte que la période d’application et de validité de la convention a 
également pris fin à cette date, comme cela avait été prévu. L’entrée en vigueur de la nouvelle 
législation était en effet le terme principal, les autres dates postérieures et possibilités de prolonger 
la durée de la convention par accord des parties n’étant que subsidiaires, pour le cas où l’entrée 
en vigueur de la nouvelle législation sur F.________ serait repoussée. La convention ne conférait 
donc aucun droit ni possibilité à A.________ de poursuivre son activité au-delà de cette entrée en 
vigueur. En l’espèce, A.________ a été réintégré dans le personnel de C.________ dès le 
1er juillet 2016. Cette réintégration est conforme à la convention et, ayant été effectuée, rend sans 
objet l’action en exécution traitée dans la présente procédure.

b) A.________ conclut à ce qu’il rejoigne les rangs de C.________ dès le 1er décembre 
2016, respectivement dès le 1er janvier 2017. Il semble par-là prétendre que la convention de 
novembre 2014 lui accordait le droit d’exercer ses anciennes fonctions de conseiller juridique 
auprès de C.________ pour une durée indéterminée. Tel n’est cependant pas le cas. La 

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 4

convention prévoyait sa réintégration dans les rangs de C.________, ce qui a été fait au 1er juillet 
2016, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation et date prévue dans la convention. Elle 
ne rendait pas impossible et ne disait rien au sujet du futur des relations de travail, soit d’une 
suppression de poste ou d’un transfert, voire d’une simple résiliation de ces rapports, et ne donnait 
aucune garantie à A.________ au-delà de sa réintégration.

c) Dans son arrêt rendu ce jour rejetant le recours du 17 mai 2016, la Cour de céans a 
admis que la suppression du poste du recourant auprès de C.________ était justifiée. Ce poste 
n’existe donc plus et il est donc impossible d’ordonner son retour à un poste de travail qui a été 
supprimé.

d) Au vu de ce qui précède, l’action en exécution introduite par mémoires des 30 mars et 
17 mai 2016 doit être rejetée dans la mesure où elle a encore un objet.

3. a) Vu le rejet de l’action, les frais de procédure doivent être mis à la charge du demandeur.

b) Le rejet de l’action entraîne celui de la conclusion tendant à l’octroi d’une indemnité de 
partie.

par ces motifs,

la Cour arrête:

I. L’action en exécution est rejetée dans la mesure où elle a encore un objet.

II. Les frais de procédure, par CHF 600.-, sont mis à la charge du demandeur. 

III. La requête d’indemnité est rejetée.

IV. Communication.

Cette décision peut faire l’objet d’un recours au Tribunal fédéral, à Lausanne, dans les 30 jours 
dès sa notification.

Fribourg, le 12 octobre 2016/gch

Président Greffière-stagiaire