# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 788ec75f-1620-5d60-b811-9d403336031b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-12-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.12.2018 A/3584/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3584-2018_2018-12-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3584/2018 ATAS/1209/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 20 décembre 2018 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à BERNEX, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Antoine BOESCH  

 

recourante 

 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION, 
sise rue des Gares 12, GENÈVE 

 

intimée 

 

 
 
 

 

A/3584/2018 

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EN FAIT 

1. Madame A______, née le ______ 1945 et ressortissante du Portugal, est entrée en 
Suisse le 1er août 2008. Depuis cette date, elle a travaillé au service de Madame 
B______ à Genève.  

2. Le 17 mars 2009, elle a requis le versement d’une rente AVS.  

3. Par décision du 6 octobre 2009, la caisse cantonale genevoise de compensation (ci-
après : la caisse) a rejeté sa demande au motif qu’elle ne totalisait pas au moins une 
année entière de cotisations, de bonifications pour tâches éducatives ou pour tâches 
d’assistance à la date de l’âge donnant droit à une rente de vieillesse. 

4. Après le refus de la rente AVS, l'intéressée a continué à travailler. 

5. Le 4 janvier 2018, elle a formé une nouvelle demande de rente AVS.  

6. Par courrier du 11 janvier 2018, la caisse a informé l’assurée que sa décision du 
6 octobre 2009 était toujours valable et sa situation n'avait pas changé, dès lors 
qu’elle n’avait cotisé personnellement que pendant onze mois, soit du mois d’août 
2008 au mois de juin 2009, à la date où elle avait atteint l'âge légal de la retraite. La 
caisse l’a par ailleurs informé que les rentes extraordinaires n’existaient plus depuis 
le 1er janvier 1997 et qu'elles étaient remplacées désormais par des prestations 
complémentaires. 

7. Par décision du 19 février 2018, la caisse a confirmé son courrier précédent, tout en 
attirant l’attention de l’assurée sur l’existence du régime des prestations 
complémentaires. 

8. Par acte du 21 février 2019, l’assurée a formé opposition à cette décision, en 
concluant à son annulation et à l’octroi d’une rente ordinaire AVS. Elle a fait valoir 
avoir cotisé pendant plus d’une année, ayant continué à travailler après l’âge 
officiel de retraite, si bien qu’elle remplissait plus d’une année de cotisations. Cela 
étant, elle pouvait prétendre à une rente AVS, aux termes de la loi.  

9. Par décision du 11 septembre 2018, la caisse a rejeté l’opposition au motif que 
l’assurée devait avoir cotisé pendant une année à l’âge légal de la retraite, condition 
non réalisée en l’espèce, même si l’assurée avait cotisé après avoir atteint cet âge. 
La caisse a de nouveau attiré l’attention de l’assurée sur l’existence du régime des 
prestations complémentaires.  

10. Par acte du 12 octobre 2018, l’assurée a formé recours contre cette décision, en 
concluant à son annulation et à l’octroi d’une rente ordinaire AVS, sous suite de 
dépens. La loi partait du principe que, dans le cours originaire des choses, les 
assurés auraient cotisé avant l’âge de la retraite et que s’il s’avérait qu’à cet âge, ils 
n’avaient pas cotisé, il serait insolite et rare d’imaginer qu’ils réunissaient après 
leur retraite les conditions d’assurance et de cotisations. Certes, la loi précisait que 
le droit à la rente de vieillesse naissait, pour les femmes, à 64 ans révolus. 
Cependant, elle n'excluait pas que ce droit pouvait naître, dans certaines 

 
 
 

 

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circonstances, après l’âge de la retraite. La loi n’excluait pas non plus que l’année 
entière de cotisations ne pourrait pas être prise en compte après l’âge de la retraite. 
La recourante relevait à cet égard que l’assuré qui travaillait après l’âge de la 
retraite continuait à être soumis à l’obligation de cotiser et que la loi permettait 
précisément de tenir compte des cotisations postérieures à l’âge de la retraite pour 
fixer le montant de la rente de vieillesse. Il était en outre inconcevable qu’une 
personne cotise à l’AVS, en l’espèce depuis plus de dix ans, et qu’elle n’ait droit à 
aucune prestation en contrepartie de ses cotisations. Un tel résultat ne pouvait avoir 
été voulu par le législateur, serait choquant, relèverait de l’arbitraire pur et simple et 
violerait également le droit à l’égalité de traitement. 

11. Dans sa réponse du 12 novembre 2018, l’intimée a conclu au rejet du recours. Le 
calcul des cotisations prises en compte commençait le 1er janvier qui suivait la date 
à laquelle une personne avait eu vingt ans révolus et se terminait le 31 décembre 
qui précédait la survenance de l’âge de la retraite officielle. Il existait seulement 
trois possibilités de rattrapage, à savoir la prise en compte des périodes de 
cotisations accomplies avant le 1er janvier suivant le vingtième anniversaire de 
l’assuré, la prise en compte des périodes de cotisations accomplies entre le 
31 décembre précédent la réalisation de l’éventualité et le moment de la naissance 
du droit à la rente et la prise en compte d’années de cotisations manquantes avant le 
1er janvier 1979 aux conditions fixées par le règlement. La durée minimale de 
cotisations devait être accomplie lors de la réalisation du risque assuré. Les 
cotisations versées après l’âge légal de la retraite n’influençaient ni le droit à une 
rente de vieillesse ni le montant de cette rente. 

12. Lors de l’audience de comparution personnelle des parties du 29 novembre 2018, à 
la question de savoir pour quels motifs la recourante ne déposait pas une demande 
de prestations complémentaires, son conseil a répondu que le droit à une rente AVS 
était une question de principe, indépendante de celle de savoir si sa mandante, qui 
continuait à travailler à un taux d’activité réduit, pouvait prétendre à des prestations 
complémentaires.  

13. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, 
du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Le recours, interjeté dans la forme et le délai légaux prévus par les art. 56ss LPGA, 
est recevable. 

 
 
 

 

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3. Le litige porte sur le droit à une rente ordinaire de vieillesse et plus particulièrement 
sur la question de savoir si les cotisations versées après l’âge légal de la retraite 
doivent être prises en compte.   

4. a. Au sens de l’art. 1a al. 1 let. a et b LAVS, sont notamment assurées à l'AVS les 
personnes physiques domiciliées en Suisse ainsi que les personnes physiques qui 
exercent en Suisse une activité lucrative.  

b. Les assurés sont tenus de payer des cotisations tant qu'ils exercent une activité 
lucrative. Les personnes sans activité lucrative sont tenues de payer des cotisations 
à compter du 1er janvier de l'année qui suit la date à laquelle elles ont eu 20 ans; 
cette obligation cesse à la fin du mois où les femmes atteignent l'âge de 64 ans, les 
hommes l'âge de 65 ans (art. 3 al. 1 LAVS). S'agissant des personnes poursuivant 
leur activité professionnelle dépendante au-delà de l'âge de la retraite, elles doivent 
continuer de payer des cotisations AVS. Néanmoins, elle bénéficie d'une franchise 
de CHF 1'400.- par mois ou de CHF 16'800.- par an et ne doivent payer des 
cotisations que sur la partie du revenu qui est supérieur à celle-ci (cf. art. 6quater du 
règlement sur l'assurance-vieillesse et survivants du 31 octobre 1947 [RAVS  
RS 831.101]).  

c. Aux termes de l’art. 21 al. 1 LAVS, ont droit à une rente de vieillesse: les 
hommes qui ont atteint 65 ans révolus (let. a) ; les femmes qui ont atteint 64 ans 
révolus (let. b). Le droit à une rente de vieillesse prend naissance le premier jour du 
mois suivant celui où a été atteint l'âge prescrit à l'al. 1. Il s'éteint par le décès de 
l'ayant droit (art. 21 al. 2 LAVS).  

5. a. L’octroi d’une rente ordinaire de l’AVS entre en considération lorsque les 
conditions de l’art. 29 al. 1 LAVS sont réalisées (Michel VALTERIO, Droit de 
l'assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de l'assurance-invalidité [AI], 2011, 
n. 869). Selon cette disposition, peuvent prétendre à une rente ordinaire de 
vieillesse ou de survivants tous les ayants droit auxquels il est possible de porter en 
compte au moins une année entière de revenus, de bonifications pour tâches 
éducatives ou pour tâches d'assistance, ou leurs survivants. 

Conformément à l'art. 29bis al. 1 LAVS, le calcul de la rente [ordinaire de vieillesse] 
est déterminé par les années de cotisations, les revenus provenant d'une activité 
lucrative ainsi que les bonifications pour tâches éducatives ou pour tâches 
d'assistance, entre le 1er janvier qui suit la date où l'ayant droit a eu 20 ans révolus 
et le 31 décembre qui précède la réalisation du risque assuré (âge de la retraite ou 
décès). L’al. 2 dispose que le Conseil fédéral règle la prise en compte des mois de 
cotisations accomplis dans l'année de l'ouverture du droit à la rente, des périodes de 
cotisation précédant le 1er janvier qui suit la date des 20 ans révolus et des années 
complémentaires.  

Une année de cotisations est entière lorsqu'une personne a été assurée au sens des 
art. 1a ou 2 LAVS (adhésion à l’assurance facultative) pendant plus de onze mois 
au total et que, pendant ce temps-là, elle a versé la cotisation minimale ou qu'elle 

 
 
 

 

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présente des périodes de cotisations au sens de l'art. 29ter al. 2 let. b et c LAVS 
(art. 50 RAVS).  

En vertu de l’art. 29ter LAVS, sont considérées comme années de cotisations, les 
périodes pendant lesquelles une personne a payé des cotisations (let. a); les périodes 
pendant lesquelles son conjoint, au sens de l'art. 3 al. 3 a versé au moins le double 
de la cotisation minimale (let. b); les périodes pendant lesquelles des bonifications 
pour tâches éducatives ou pour tâches d'assistance peuvent être prises en compte 
(let. c).  

b. Si la durée de cotisation d’une personne présente des lacunes, il y a lieu de la 
compléter en tenant compte des années d’éducation (art. 29ter al. 2 LAVS), des 
cotisations accomplies durant les années de jeunesse (art. 52b RAVS) et des années 
d’appoint (art. 52d RAVS). S’il existe toujours des lacunes, il y a lieu de considérer 
les mois de cotisations provenant de l’année de la survenance du cas d’assurance 
(art. 52c RAVS). L'art. 52c, 1ère phrase, RAVS stipule que les périodes de 
cotisations entre le 31 décembre précédant la réalisation du cas d’assurance et la 
naissance du droit à la rente peuvent être prises en compte pour combler les lacunes 
de cotisations. Dans un tel cas, le comblement doit s’effectuer en remontant dans le 
temps à partir de l’année de la survenance du cas d’assurance. La prise en compte 
de ces périodes n’intervient toutefois que lorsque les lacunes de cotisations 
existantes ont été comblées par des années de jeunesse (périodes de cotisations 
accomplies dès le 1er janvier de l’année suivant l’accomplissement de la 
17ème année) ou des années d’appoint (en cas de lacunes de cotisations antérieures 
au 1er janvier 1979 (RCC 1985, p. 656 ; ch. 5021, 5034, 5047 des directives de 
l’office fédéral des assurances sociales concernant les rentes (DR) de l’assurance 
vieillesse, survivants et invalidité fédérale). 

c. La durée minimale de cotisations doit être accomplie lors de la réalisation du 
risque assuré (VALTERIO, op. cit., n. 870). Les périodes de cotisations accomplies 
postérieurement au droit à la rente de vieillesse ne sont pas prises en compte. Cela 
est également valable en cas d’anticipation de la rente de vieillesse (DR, ch. 5022). 
Les cotisations versées après l'âge légal de la retraite n'influencent ni le droit à une 
rente de vieillesse ni le montant de la rente de vieillesse (arrêts du Tribunal 
administratif fédéral C-4000/2017 du 21 mars 2018 consid. 6.5; C-4807/2015 du 
23 août 2017 consid. 4.2 et 4.3 ; C-5517/2015 du 1er septembre 2017 consid. 7.5). 
Malgré l'obligation de continuer à cotiser (art. 6quater RAVS), les revenus et les 
cotisations ne sont plus formateurs de rentes (arrêt du Tribunal administratif C-
4807/2015 du 23 août 2017 consid. 4.2 et 4.3).  

6. En l’espèce, l’intimée a refusé l’octroi d’une rente de vieillesse à la recourante, au 
motif qu’elle ne comptait pas une période de cotisations d’une année au moins à la 
date où elle avait atteint l’âge légal de la retraite, ce qui n'est pas contesté. En effet, 
la recourante, qui a acquis la qualité d’assurée à compter du 1er août 2008, date de 
la prise de domicile en Suisse et de l’exercice d’une activité lucrative, a 
personnellement cotisé d’août 2008 au 31 décembre 2008 (année précédant l'année 

 
 
 

 

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où elle a eu 64 ans le 26 juin 2009 [cf. art. 29bis al. 1 LAVS]). Les années de 
cotisations à prendre en compte totalisent donc 5 mois. Les cotisations des mois de 
janvier à juin 2009 (6 mois) ont permis de combler les lacunes de cotisations 
conformément à l’art. 52c RAVS. La recourante présente ainsi 11 mois de 
cotisations lors de la réalisation du risque assuré (âge de la retraite).   

7. La recourante fait valoir que la non prise en compte de la durée de cotisations après 
l’âge de la retraite ne pouvait avoir été voulu par le législateur, serait choquante, 
relèverait de l’arbitraire pur et simple et violerait également le droit à l’égalité de 
traitement. 

a. La loi s'interprète en premier lieu selon sa lettre. Selon la jurisprudence, il n'y a 
lieu de déroger au sens littéral d'un texte clair par voie d'interprétation que lorsque 
des raisons objectives permettent de penser que ce texte ne restitue pas le sens 
véritable de la disposition en cause. De tels motifs peuvent découler des travaux 
préparatoires, du but et du sens de la disposition, ainsi que de la systématique de la 
loi. Si le texte légal n'est pas absolument clair, si plusieurs interprétations de celui-
ci sont possibles, il convient de rechercher quelle est la véritable portée de la 
norme, en la dégageant de tous les éléments à considérer. Si la prise en compte 
d'éléments historiques n'est pas déterminante pour l'interprétation, cette dernière 
doit néanmoins s'appuyer en principe sur la volonté du législateur et sur les 
jugements de valeur qui la sous-tendent de manière reconnaissable, tant il est vrai 
que l'interprétation des normes légales selon leur finalité ne peut se justifier par 
elle-même, mais doit au contraire être déduite des intentions du législateur qu'il 
s'agit d'établir à l'aide des méthodes d'interprétation habituelles (ATF 132 V 159 
consid. 4.4.1 et les références). 

b. Selon la jurisprudence, l’obligation de payer des cotisations repose directement 
sur la loi ; elle prend naissance dès le moment où surviennent les faits qui la 
fondent en vertu de la loi, à savoir la qualité d’assuré et l’activité lucrative 
(ATF 115 V 161 consid. 4b ; RCC 1989 p. 522). Si l’obligation de cotiser prend fin 
au moment de l’âge d’ouverture du droit à la rente de vieillesse pour les personnes 
sans activité lucrative, il n’en va pas de même pour les assurés économiquement 
actifs ; l’obligation de cotiser, pour eux, continue aussi longtemps qu’ils exercent 
une activité lucrative (Pierre-Yves GREBER, Commentaire des articles 1 à 16 de la 
loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants [LAVS], 1997, n. 11 ad art. 3 
LAVS ; Message du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale relatif à un projet de loi 
sur l'assurance-vieillesse et survivants du 24 mai 1946, FF 1946 II 353 p. 510). 
L’obligation de cotiser après 64/65 ans en cas d’exercice d’une activité lucrative est 
conforme à la loi, indépendamment de tout droit à une rente (GREBER, op. cit., 
n. 12 ad art. 3 LAVS). Le Tribunal fédéral des assurances a jugé que cette 
« solution ressortant de la lettre de la loi a été voulue, en toute connaissance de 
cause, par le Parlement, devant lequel elle avait été fortement combattue, mais sans 
succès. On rappellera à cet égard que l'un des objectifs du législateur était alors de 
prendre des mesures d'assainissement de nature financière (Message du Conseil 

 
 
 

 

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fédéral concernant la 9ème révision de l'AVS du 7 juillet 1976, FF 1976 III 1 p. 24 ss 
ch. 431.1, p. 46 ss ch. 512). L'assuré au sens de l'art. 3 al. 1 LAVS est donc l'assuré 
suivant l'art. 1a al. 1 LAVS (anciennement : art. 1 LAVS), abstraction faite de tout 
droit potentiel à des prestations de l'assurance (ATF 107 V 195 consid. 2c). Ces 
cotisations ne peuvent pas - après coup - être prises en compte dans le calcul de la 
rente, parce qu'une solution de ce genre serait incompatible avec le système des 
rentes de l'assurance. La prise en compte ultérieure de ces cotisations doit d'ailleurs 
être essentiellement écartée en raison du fait que les recettes supplémentaires 
deviendraient pratiquement illusoires (FF 1976 III 1 p. 25). Les cotisations versées 
après l’âge de la retraite ne sont pas formatrices de rentes ; la règle repose 
directement sur la loi et doit être observée par le juge (RCC 1980 p. 465 consid. 2 ; 
RCC 1985 p. 542 consid. 3a).  

8. La recourante se réfère aux art. 21 et 29 LAVS pour soutenir que la première 
disposition n'exclut pas que le droit à la rente de vieillesse peut naître, dans 
certaines circonstances, après l’âge de la retraite, et que la seconde disposition 
n’exclut pas que l’année entière de cotisations ne peut pas être prise en compte 
après l’âge de la retraite.  

L’art. 21 al. 2 LAVS prévoit que le droit à une rente de vieillesse prend naissance le 
premier jour du mois suivant celui où a été atteint l'âge prescrit à l'al. 1, soit à 
64 ans pour le cas de retraite des femmes. S’agissant de la durée minimale de 
cotisations à prendre en considération, la réponse est fournie, non pas par l’art. 
29 LAVS, mais par l’art. 29bis al. 1 LAVS qui dispose que le calcul de la rente est 
déterminé par les années de cotisations entre le 1er janvier qui suit la date où l'ayant 
droit a eu 20 ans révolus et le 31 décembre qui précède la réalisation du risque 
assuré (âge de la retraite ou décès). Les périodes de cotisations entre le 
31 décembre précédant la réalisation du cas d’assurance et la naissance du droit à la 
rente peuvent être prises en compte pour combler les lacunes de cotisations 
(art. 52c, 1ère phrase, RAVS). Aucune disposition ne prévoit que les cotisations 
versées après l'âge légal de la retraite peuvent également servir à combler les 
lacunes de cotisations. 

Il résulte par ailleurs des travaux préparatoires que la volonté du législateur était 
précisément d'exclure les cotisations versées après 64/65 ans pour la détermination 
du droit à la rente et du montant de celle-ci. La raison en est que l'obligation de 
cotiser après l'âge légal de la retraite a été adoptée pour permettre l'assainissement 
financier du système de l'AVS. Or, ce but n'aurait pu être atteint si les cotisations 
versées après l'âge légal de la retraite pouvaient influencer le droit à la rente et le 
montant de celle-ci. 

9. En ce que la recourante soutient enfin que le régime légal de l'AVS consacre une 
inégalité de traitement, partant une violation de l'art. 8 Cst, il convient de lui 
rappeler que, selon l’art. 190 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse 
du 18 avril 1999 (Cst.  RS 101), le Tribunal fédéral et les autres autorités sont 
tenus d'appliquer les lois fédérales et le droit international. Cette disposition interdit 

 
 
 

 

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au juge d’examiner la constitutionnalité des lois fédérales (ATF 139 V 307 consid. 
6.3). Il peut tout au plus procéder à une interprétation conforme à la Constitution 
d'une loi fédérale, si les méthodes ordinaires d'interprétation laissent subsister un 
doute sur son sens (ATF 129 II 249 consid. 5.4 et les références). 

Le sens des dispositions légales applicables étant clair en l'occurrence, il n'y a pas 
de place pour le contrôle de leur constitutionnalité. 

10. Au vu de ce qui précède, le recours, mal fondé, sera rejeté. 

11. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

*** 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le