# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1ec27460-4f93-54f4-b889-f187d605e256
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-08-17
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 17.08.2015 C-2933/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-2933-2014_2015-08-17.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-2933/2014 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 7  a o û t  2 0 1 5  

Composition 
 Madeleine Hirsig-Vouilloz (présidente du collège),  

Franziska Schneider, Daniel Stufetti, juges, 

Isabelle Pittet, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger (OAIE),  

Avenue Edmond-Vaucher 18, Case postale 3100, 

1211 Genève 2,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité (décision du 9 mai 2014). 

 

 

 

C-2933/2014 

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Faits : 

A.  

A._______ est un ressortissant espagnol, né le […] 1956. Il a travaillé en 

Suisse, en tant que machiniste puis chauffeur, à tout le moins de mai 1981 

à 1993. De retour en Espagne, il a exercé la profession de chauffeur de 

taxi indépendant, à plein temps jusqu'au 26 août 2000, date à laquelle il a 

été victime d'un accident de la route, suivi d'une hospitalisation jusqu'au 

20 novembre 2000 et d'une période de réadaptation jusqu'au 26 mars 

2001, puis à temps partiel jusqu'en décembre 2004; il a alors cessé son 

activité. En juillet 2006, A._______ a été reconnu par la sécurité sociale 

espagnole comme étant en incapacité de travail permanente totale dans 

son activité habituelle et mis au bénéfice d'une rente (OAIE docs 2, 5, 11, 

12, 16 p. 1 à 8, 19, 20, 24). 

B.  

En août 2006, A._______ a déposé une demande de prestations de 

l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour les 

assurés résidant à l'étranger (OAIE doc 1). 

B.a Dans le cadre de cette demande, les documents suivants ont été 

versés au dossier : 

– les résultats du 21 septembre 2000 d'un examen IRM cervical effectué 

le 19 septembre 2000 à la Clinique B._______, à X., en Espagne, 

lesquels concluent à une ostéochondrite C5-C6 avec arthrose 

antérieure et lésion ostéophytique discale postérieure, provoquant un 

rétrécissement du canal rachidien, ainsi qu'à une hernie discale 

médiane C4-C5 et à une petite protrusion discale C6-C7 (OAIE doc 23 

p. 4),  

– deux documents des 18 octobre et 7 novembre 2000 du Dr C._______, 

neurochirurgien, le premier faisant état d'une cervico-brachialgie droite 

d'origine traumatique, conséquence d'un accident de la circulation le 

26 août 2000, pour laquelle une intervention chirurgicale est indiquée, 

le second notant une arthrose cervicale C4-C5 et C5-C6 (OAIE doc 23 

p. 2 et 3), 

– le procès-verbal du 27 mars 2001 de l'audition du Dr D._______ devant 

le juge d'instruction; le médecin rapporte en particulier que les 

diagnostics posés après l'accident de la circulation étaient ceux 

d'entorse cervicale et de hernie discale, traitées par médicaments et 

physiothérapie, puis par une intervention chirurgicale de la hernie 

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discale et à nouveau par physiothérapie, les séquelles du traitement 

étant une cicatrice dans le cou et une symptomatologie douloureuse 

lors de mouvements de rotation du cou (OAIE doc 23 p. 7), 

– un rapport du 17 avril 2001 de la Clinique B._______ au Tribunal de 

Police de X. qui contient pour l'essentiel les mêmes éléments que ceux 

mentionnés dans le procès-verbal du 27 mars 2001 précité (OAIE 

doc 23 p. 5), 

– un rapport manuscrit peu lisible de mai 2004, établi par le 

Dr E._______, lequel note que l'intéressé présente actuellement des 

cervicalgies et une rigidité cervicale avec difficultés fonctionnelles lors 

de rotations et de mouvements de flexion-extension (OAIE doc 23 

p. 8), 

– un document manuscrit peu lisible du 20 mai 2004 mentionnant pour 

l'essentiel des éléments d'ores et déjà connus et exposés dans les 

rapports précédents, en particulier celui du Dr E._______ de mai 2004 

(OAIE doc 23 p. 9), 

– un rapport médical du service de traumatologie de la Clinique 

B._______ du 2 décembre 2004, qui indique que l'intéressé présentait, 

suite à son accident de la route, une entorse cervicale et une entorse 

dorsale, lesquelles ont été traitées, en date du 13 novembre 2000, par 

une intervention chirurgicale consistant en une fusion vertébrale avec 

discectomie au niveau C4-C5 et C5-C6 et pose d'implants en titane, les 

suites de l'opération s'étant déroulées sans complications; l'intéressé a 

quitté l'hôpital le 20 novembre 2000 pour poursuivre le traitement sous 

forme ambulatoire (voir à cet égard document de la Clinique B._______ 

au Tribunal de Police, du 28 novembre 2000 [OAIE doc 23 p. 6]), 

jusqu'au 26 mars 2001, date de sa sortie définitive (OAIE doc 23 p. 1), 

– les résultats du 23 décembre 2004 d'un examen IRM de la colonne 

cervicale effectué le 4 décembre 2004 par le Dr F._______, lequel 

relève une inversion de la lordose et une altération post-chirurgicale au 

niveau du rachis cervical, altération qui montre un petit foyer hyper-

intense au niveau intervertébral C4-C5, accompagné d'une 

myélopathie par compression, ainsi qu'une hernie discale paracentrale 

foraminale gauche en C6-C7 (OAIE doc 21), 

– un rapport de l'Equipe d'évaluation de l'invalidité de l'Institut national de 

sécurité sociale espagnole (INSS) du 18 juillet 2006, qui indique une 

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hernie discale C4-C5 et une arthrose C5-C6, traitées en 2000 par 

discectomie au niveau C4-C5 et C5-C6 et par fusion vertébrale C5-C6 

avec pose d'implants, ainsi qu'une hernie discale paracentrale 

foraminale gauche en C6-C7; l'équipe d'évaluation de l'invalidité 

propose que l'intéressé soit reconnu en incapacité permanente totale 

(OAIE doc 22), 

– le rapport médical détaillé E 213, établi par la Dresse G._______ et 

daté du 13 septembre 2006, qui note les mêmes diagnostics que ceux 

retenus par l'Equipe d'évaluation de l'invalidité (OAIE doc 22); la 

Dresse G._______ relève une quasi-absence de mobilité cervicale à 

l'exploration et des vertiges déclenchés par des céphalées; elle indique 

qu'il convient de limiter les surcharges mécaniques intenses à 

modérées du rachis cervical et de la ceinture scapulaire, et estime que 

l'intéressé est toujours capable d'exercer une activité régulière 

moyenne, étant limité dans la réalisation de tâches exigeant de se 

pencher, de soulever ou de transporter des objets; elle conclut qu'il est 

incapable de travailler en tant que chauffeur de taxi, mais qu'il est par 

contre apte à travailler à plein temps dans une activité adaptée (OAIE 

doc 3), 

B.b Invité à se déterminer sur ces documents, le Dr H._______, du service 

médical de l'OAIE, a retenu, dans sa prise de position du 4 mai 2007 (OAIE 

doc 28), le diagnostic principal de status après traumatisme cervical en 

2000 et de status après discectomie cervicale. Se fondant sur le rapport 

E 213, il indique que le travail de chauffeur nécessite des mouvements de 

la tête très difficiles à effectuer considérant l'atteinte dont souffre 

l'intéressé; par contre, une activité où ces mouvements ne sont pas 

indispensables, comme surveillant de parking ou de musée, caissier, 

vendeur de billets, réceptionniste, standardiste ou téléphoniste, etc., serait 

exigible à 100%. Le Dr H._______ conclut à une incapacité de travail de 

20% dès le 26 août 2000, puis de 70% dès le 18 décembre 2004 dans 

l'activité habituelle, et à une pleine capacité dans une activité de 

substitution dès le 26 août 2000. Sur cette base, l'OAIE a effectué, le 

12 juin 2007, une comparaison des revenus mettant en évidence un taux 

d'invalidité de 20% dès le 26 août 2000 et de 27% dès le 18 décembre 

2004 (OAIE pce 30) et, par projet de décision du 14 juin 2007 (OAIE 

pce 31), a informé A._______ qu'il entendait refuser sa demande de 

prestations. 

B.c Par décision du 22 août 2007 (OAIE docs 32, 33), l'OAIE a confirmé 

son projet de décision du 14 juin 2007 (OAIE doc 31) et rejeté la demande 

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de prestations de l'assurance-invalidité déposée par A._______. Aucun 

recours n'a été déposé contre cette décision, qui est entrée en force. 

C.  

Le 4 novembre 2013, A._______ a déposé une nouvelle demande de 

prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'OAIE, qui l'a reçue le 

13 décembre 2013 (OAIE docs 35, 37).  

C.a L'intéressé a joint à sa nouvelle demande un rapport médical détaillé 

E 213, établi par la Dresse I._______ et daté du 3 décembre 2013 (OAIE 

doc 38). La Dresse I._______ y retient les diagnostics de hernie discale 

C4-C5 et d'arthrose C5-C6, traitées en 2000 (discectomie au niveau C4-

C5 et C5-C6 et fusion vertébrale C5-C6 avec pose d'implants), ainsi que 

de hernie discale paracentrale foraminale gauche en C5-C6, et note une 

intervention chirurgicale lombaire en 2002, mais qui n'est toutefois pas 

documentée. La Dresse I._______ indique qu'il convient de limiter la 

surcharge mécanique du rachis cervical et de la ceinture scapulaire et 

estime que l'intéressé est toujours capable d'exercer une activité régulière 

légère, étant toutefois limité dans la réalisation de tâches exigeant de se 

pencher, de soulever ou de transporter des objets, et d'user de rampes, 

d'escaliers ou d'échelles. Elle conclut qu'il est incapable de travailler en 

tant que chauffeur de taxi, mais qu'il est par contre apte à travailler dans 

une activité adaptée qui n'implique pas de surcharge du rachis cervical.  

Invitée à s'exprimer sur le rapport E 213 précité, la Dresse J._______, 

spécialiste en médecine interne et néphrologie, du service médical de 

l'OAIE, a déclaré, dans sa prise de position du 26 janvier 2014 (OAIE 

doc 42), que le status et les plaintes décrits dans le rapport étaient 

identiques à ce qui avait été rapporté précédemment et qu'il n'y avait aucun 

changement à signaler par rapport à la situation antérieure. 

Par projet de décision du 31 janvier 2014 (OAIE doc 43), l'administration a 

informé A._______ qu'elle n'était pas en mesure d'examiner sa nouvelle 

demande de prestations, l'intéressé n'ayant pas établi de manière plausible 

que son invalidité s'était modifiée de façon à influencer son droit aux 

prestations. 

C.b Dans le cadre de la procédure d'audition, l'intéressé, par courriers du 

10 février 2014, puis du 7 avril 2014 (OAIE docs 44, 47), a contesté le 

projet de décision et déposé au dossier un rapport médical du 

Dr K._______, médecin de famille, du 3 avril 2014 (OAIE doc 47 p. 1). 

Celui-ci déclare que A._______ a subi en décembre 2008, à la suite d'un 

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accident de la circulation, une intervention chirurgicale de la colonne 

lombaire, durant laquelle une plaque a été implantée afin de fixer 

l'hémicorps gauche au niveau des vertèbres lombaires 2 et 3. Son patient 

souffrirait de fréquentes douleurs lombaires irradiant dans les fesses et 

parfois jusqu'à l'arrière des cuisses. Les radiographies montreraient des 

signes de dégénérescences au niveau de l'articulation sacro-iliaque et de 

la colonne lombaire. 

A nouveau invitée à se prononcer, la Dresse J._______, dans sa prise de 

position du 4 mai 2014 (OAIE doc 49), a relevé que le rapport du 

Dr K._______ n'apporte pas d'éléments nouveaux puisque les douleurs et 

atteintes qu'il rapporte sont déjà mentionnées dans le rapport E 213 du 

3 décembre 2013. Or, le status clinique figurant dans ce dernier rapport 

serait pour l'essentiel identique à celui du rapport E 213 du 13 septembre 

2006. La Dresse J._______ estime dès lors que les documents produits 

par l'intéressé n'ont pas rendu plausible une modification de la situation 

susceptible d'influencer ses droits.  

Par décision du 9 mai 2014 (OAIE doc 50), l'OAIE a confirmé son projet de 

décision du 31 janvier 2014. 

D.  

Par acte du 26 mai 2014 (TAF pce 1), A._______ a formé recours contre 

la décision du 9 mai 2014. Il requiert en substance que soient réexaminées 

les deux demandes de prestations d'invalidité qu'il a déposées et que lui 

soit octroyée une rente d'invalidité. Il fait valoir à l'appui de son recours en 

particulier l'opération subie en 2008 et les difficultés qu'il rencontre depuis 

dans l'accomplissement des gestes de la vie quotidienne, en particulier 

monter et descendre des escaliers.  

Invitée à se prononcer sur le recours, l'autorité inférieure, dans sa réponse 

du 1er juillet 2014 (TAF pce 3), en a proposé le rejet, le recourant n'ayant 

pas rendu plausible que son invalidité s'est modifiée depuis le moment de 

la décision de rejet de prestations du 22 août 2007. 

Par décision incidente du 9 juillet 2014 (TAF pce 4), le Tribunal administratif 

fédéral a invité le recourant à répliquer et à verser un montant de Fr. 400.- 

à titre d'avance sur les frais de procédure présumés. Dans le délai imparti, 

le recourant a versé l'avance de frais requise sur le compte du Tribunal 

(TAF pce 5), mais n'a pas déposé de réplique. 

Droit : 

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1.  

1.1 Au vu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif 

fédéral (LTAF, RS 173.32), en relation avec l'art. 33 let. d LTAF et l'art. 69 

al. 1 let. b de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, 

RS 831.20), le Tribunal administratif fédéral connaît des recours interjetés 

par les personnes résidant à l'étranger contre les décisions prises par 

l'OAIE. Demeurent réservées les exceptions – non réalisées en l'espèce – 

prévues à l'art. 32 LTAF. 

1.2 Selon l'art. 37 LTAF, la procédure devant le Tribunal administratif 

fédéral est régie par la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure 

administrative (PA, RS 172.021), pour autant que la LTAF n'en dispose pas 

autrement. Or, en vertu de l'art. 3 let. dbis PA, la procédure en matière 

d'assurances sociales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi 

fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances 

sociales (LPGA, RS 830.1) est applicable. A cet égard, conformément à 

l'art. 2 LPGA en relation avec l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA 

s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et art. 28 à 70 LAI), à 

moins que la LAI ne déroge à la LPGA. 

1.3 Selon l'art. 59 LPGA, quiconque est touché par la décision ou la 

décision sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit 

annulée ou modifiée a qualité pour recourir. Ces conditions sont remplies 

en l'espèce. 

1.4 En outre, déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi 

(art. 60 LPGA et art. 52 PA), et l'avance sur les frais de procédure ayant 

été dûment acquittée, le recours est recevable. 

2.  

2.1 Le recourant est citoyen d'un Etat membre de la Communauté 

européenne. Par conséquent, est applicable en l'espèce l'accord entre la 

Suisse et la Communauté européenne et ses Etats membres sur la libre 

circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681), dont 

l'annexe II règle la coordination des systèmes de sécurité sociale, entré en 

vigueur le 1er juin 2002. Sont également applicables le règlement (CE) 

n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant 

sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (RS 0.831.109.268.1) 

ainsi que le règlement (CE) n° 987/2009 du Parlement européen et du 

Conseil du 16 septembre 2009 fixant les modalités d'application du 

http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html
http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html

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règlement (CE) n° 883/2004 (RS 0.831.109.268.11; art. 1 al. 1 de l'annexe 

II en relation avec la section A de l'annexe II), auxquels l'ALCP fait 

référence depuis le 1er avril 2012. Conformément à l'art. 4 du règlement 

(CE) n° 883/2004, à moins que le règlement n'en dispose autrement, les 

personnes auxquelles ce règlement s'applique bénéficient en principe des 

mêmes prestations et sont soumises aux mêmes obligations, en vertu de 

la législation de tout Etat membre, que les ressortissants de celui-ci. 

Comme avant l'entrée en vigueur de l'ALCP, le degré d'invalidité d'un 

assuré qui prétend une rente de l'assurance-invalidité suisse est déterminé 

exclusivement d'après le droit suisse (art. 46 al. 3 du règlement [CE] 

n° 883/2004, en relation avec l'annexe VII dudit règlement; ATF 130 V 253 

consid. 2.4; arrêt du Tribunal fédéral I 376/05 du 5 août 2005 consid. 3.1), 

étant précisé que la documentation médicale et administrative fournie par 

les institutions de sécurité sociale d'un autre Etat membre doit être prise 

en considération (art. 49 al. 2 du règlement [CE] n° 987/2009). 

2.2 Le droit matériel applicable est déterminé par les règles en vigueur au 

moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits 

(ATF 130 V 445 consid. 1.2, ATF 129 V 4 consid. 1.2). En l'espèce, dès 

lors que la nouvelle demande de prestations a été déposée le 4 novembre 

2013 et que la décision de non-entrée en matière a été rendue le 9 mai 

2014, la présente cause doit être examinée à l'aune des dispositions de la 

LAI et de son règlement d'exécution telles que modifiées par la 6e révision 

de l'assurance-invalidité (premier volet), entrée en vigueur le 1er janvier 

2012 (RO 2011 5659, FF 2010 1647). 

3.  

Dans son recours, A._______ sollicite le réexamen des deux demandes de 

prestations qu'il a déposées auprès de l'OAIE. Or, la première de ces 

demandes, déposée en août 2006, a été rejetée par décision de l'OAIE du 

22 août 2007, laquelle est entrée en force faute d'avoir été déférée au juge 

par la voie du recours. Toutefois, lorsqu'une décision est entrée en force, 

elle peut être réexaminée, par la voie de la révision procédurale ou par 

celle de la reconsidération (art. 53 LPGA). La démarche du recourant 

visant au réexamen de sa première demande de prestations doit dès lors 

être considérée soit comme une demande de révision procédurale au sens 

de l'art. 53 al. 1 LPGA, soit comme une demande de reconsidération de la 

décision du 22 août 2007 au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA.  

3.1 En application de l'art. 53 al. 1 LPGA, l'administration est tenue de 

procéder à la révision d'une décision entrée en force lorsque l'assuré ou 

l'assureur découvre subséquemment des faits nouveaux importants ou 

http://www.admin.ch/ch/f/rs/c0_831_109_268_11.html

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trouve de nouveaux moyens de preuve qui ne pouvaient pas être produits 

auparavant, susceptibles de conduire à une appréciation juridique 

différente. Ne peuvent dès lors justifier une révision que les faits qui se sont 

produits jusqu'au moment où, dans la procédure antérieure, des faits 

pouvaient encore être allégués, mais qui n'étaient pas connus du requérant 

malgré toute sa diligence; en outre, ces faits doivent être importants – 

pertinents –, c'est-à-dire de nature à modifier l'état de fait qui est à la base 

de la décision entreprise et à conduire à une solution différente en fonction 

d'une appréciation juridique correcte. Les preuves, quant à elles, doivent 

servir à établir soit les faits nouveaux importants qui motivent la révision, 

soit des faits qui étaient certes connus lors de la procédure précédente, 

mais qui n'avaient pas pu être prouvés, au détriment du requérant. Il n'y a 

pas motif à révision du seul fait que l'administration paraît avoir mal 

interprété des faits connus déjà lors de la procédure principale (arrêt du 

Tribunal fédéral 9C_226/2014 du 19 mai 2014 consid. 4 et les réf. citées; 

MICHEL VALTERIO, Droit de l'assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de 

l'assurance-invalidité [AI], Genève, Zurich, Bâle 2011, n. m. 3121 ss). 

Il apparaît d'emblée, au vu de ce qui précède, qu'il n'y a en l'espèce aucun 

motif de procéder à une révision procédurale de la décision de l'OAIE du 

22 août 2007, en l'absence de tout fait ou moyen de preuve nouveaux au 

sens de l'art. 53 al. 1 LPGA. En effet, les faits allégués par le recourant à 

l'occasion de sa nouvelle demande de prestations et dans son recours du 

26 mai 2014 sont soit des faits qui étaient déjà connus lors de l'instruction 

de la première demande, tels que les atteintes des vertèbres cervicales 

ayant donné lieu à une intervention chirurgicale réalisée en novembre 

2000, consistant en la fusion de vertèbres et pose de plaques en titane, 

soit des faits qui se sont déroulés après le prononcé de la décision du 

22 août 2007, comme l'opération de la colonne lombaire effectuée en 2008. 

Quant aux nouveaux moyens de preuve versés au dossier, il s'agit d'un 

rapport E 213 du 3 décembre 2013 et du rapport du Dr K._______ du 

3 avril 2014, lesquels mentionnent d'une part des faits déjà invoqués au 

cours de la procédure concernant la première demande de prestations, et 

d'autre part des faits qui se sont produits après la décision du 22 août 2007. 

La demande de réexamen de la première demande de prestations 

déposée par l'intéressé, en tant qu'elle vise à obtenir la révision de la 

décision du 22 août 2007, doit par conséquent être rejetée. 

3.2 Conformément à l'art. 53 al. 2 LPGA, l'assureur peut également 

reconsidérer une décision formellement passée en force de chose décidée 

et sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au fond, 

à condition qu'elle soit sans nul doute erronée et que sa rectification revête 

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une importance notable (ATF 127 V 466 consid. 2c et les réf. citées; 

VALTERIO, op. cit., n. m.° 3125 ss). Au regard de la sécurité juridique, une 

décision administrative entrée en force ne peut ainsi être modifiée par le 

biais de la reconsidération que si elle se révèle manifestement erronée 

(arrêt du Tribunal fédéral I 545/02 du 17 août 2005 consid. 1.2). Si la 

décision initiale paraît admissible compte tenu de la situation antérieure de 

fait et de droit, il n'y a pas place pour une reconsidération; s'il subsiste des 

doutes raisonnables sur le caractère erroné de la décision initiale, les 

conditions de la reconsidération ne sont pas remplies non plus (arrêts du 

Tribunal fédéral 9C_71/2008 du 14 mars 2008 consid. 2, 9C_575/2007 du 

18 octobre 2007 consid. 2.2 et I 907/2006 du 7 mai 2007 consid. 3.2.1).  

Il faut souligner à cet égard que la faculté d'entreprendre une 

reconsidération relève du pouvoir d'appréciation de l'assureur. Ce dernier 

n'est pas tenu de reconsidérer les décisions, même si elles remplissent les 

conditions fixées; il en a simplement la faculté et ni l'assuré, ni le juge ne 

peuvent l'y contraindre. Dès lors, le Tribunal de céans ne saurait entrer en 

matière sur une demande visant à obtenir la reconsidération d'une décision 

de l'OAIE entrée en force, n'ayant pas la compétence pour le faire. La 

demande de réexamen de la première demande de prestations déposée 

par l'intéressé, exprimée dans le recours du 26 mai 2014, en tant qu'elle 

sollicite la reconsidération de la décision du 22 août 2007, est par 

conséquent irrecevable. 

4.  

Dans son recours, A._______ conteste par ailleurs la décision du 9 mai 

2014 relative à la seconde demande de prestations de l'assurance-

invalidité qu'il a déposée. Est litigieuse à cet égard la question de savoir si 

l'autorité inférieure était bien fondée à refuser d'entrer en matière sur la 

nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité déposée le 

4 novembre 2013 par le recourant. L'administration ayant prononcé une 

décision de non-entrée en matière, l'objet du litige porte donc uniquement 

sur le point de savoir si cette manière de procéder était conforme au droit. 

Si tel n'est pas le cas, le Tribunal administratif fédéral annulera l'acte 

entrepris et renverra la cause à l'autorité inférieure afin qu'elle procède au 

complément d'instruction qui s'impose et se prononce ensuite sur le fond 

au moyen d'une nouvelle décision sujette à recours. Il s'ensuit que, dans 

la mesure où le recourant fait valoir un droit à une rente d'invalidité, cette 

conclusion sort du cadre du litige et n'est donc pas recevable dans la 

présente procédure. 

C-2933/2014 

Page 11 

5.  

L'entrée en force de la décision antérieure fait obstacle à un nouvel examen 

du droit aux prestations aussi longtemps que l'état des faits jugé en son 

temps est resté pour l'essentiel le même. Lorsque la rente d'invalidité a été 

refusée, comme en l'espèce, parce que le degré d'invalidité était 

insuffisant, une nouvelle demande de prestations ne peut être examinée 

que si elle établit de façon plausible que l'invalidité s'est modifiée de 

manière à influencer les droits de l'assuré (art. 87 al. 3 du règlement du 

17 janvier 1961 sur l'assurance-invalidité [RAI, RS 831.201] en rapport 

avec l'art. 87 al. 2 RAI). Si l'assuré ne parvient pas à démontrer que ses 

allégations sont plausibles, l'affaire est liquidée d'entrée de cause et sans 

autres investigations par un refus d'entrée en matière. Il s'ensuit que le 

principe inquisitoire, selon lequel l'administration et le Tribunal veillent 

d'office à établir les faits déterminants, ne trouve pas application dans le 

cadre de l'art. 87 al. 2 et 3 RAI. Bien plutôt, l'assuré supporte le fardeau de 

la preuve quant à la condition d'entrée en matière (ATF 130 V 64 

consid. 5.2.5; arrêt du Tribunal fédéral 9C_895/2011 du 16 janvier 2012 

consid. 2). Toutefois, le degré de la preuve exigée par l'art. 87 al. 2 RAI 

n'est pas celui de la vraisemblance prépondérante généralement exigée 

en matière d'assurance sociale. Il suffit que des indices d'une certaine 

consistance (simple vraisemblance) militent en faveur d'une aggravation 

de l'état de santé, même si subsiste la possibilité que la modification 

invoquée soit démentie par un examen plus approfondi (arrêts du Tribunal 

fédéral 9C_881/2007 du 22 février 2008 consid. 2.2 et 9C_708/2007 du 

11 septembre 2008 consid. 2.2).  

Dans l'examen des allégations de la personne assurée quant à la 

péjoration de son état de santé, l'administration doit se montrer d'autant 

plus exigeante pour apprécier le caractère plausible des allégations de 

l'assuré que le laps de temps qui s'est écoulé depuis sa décision antérieure 

est bref. Inversement, si le laps de temps est relativement long, 

l'administration a un pouvoir d'examen plus large. Elle jouit sur ce point 

d'un certain pouvoir d'appréciation que le juge doit en principe respecter 

(arrêt du Tribunal fédéral 8C_947/2011 du 27 janvier 2012 consid. 3.2 et 

les réf. citées).  

Le juge ne doit examiner comment l'administration a tranché la question de 

l'entrée en matière que lorsque ce point est litigieux, c'est-à-dire 

uniquement quand l'administration a refusé d'entrer en matière en se 

fondant sur l'art. 87 al. 2 RAI et que l'assuré a interjeté recours pour ce 

motif (ATF 109 V 108 consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral I 597/05 du 

C-2933/2014 

Page 12 

8 janvier 2007; voir également ATF 130 V 71 consid. 3, ATF 109 V 262 

consid. 3). 

6.  

En l'espèce, la dernière décision entrée en force, examinant 

matériellement le droit à la rente, est celle du 22 août 2007 (OAIE doc 32), 

rendue au terme de l'examen de la première demande de prestations 

déposée par le recourant. C'est donc l'état de fait existant au moment du 

rejet de la première demande de prestations qui doit être comparé à celui 

existant au moment de la décision querellée du 9 mai 2014 (OAIE doc 50; 

arrêt du Tribunal fédéral I 187/05 du 11 mai 2006; voir également 

ATF 130 V 343 consid. 3.5). 

6.1 La décision du 22 août 2007 s'est principalement fondée sur le rapport 

E 213 du 13 septembre 2006, établi par la Dresse G._______ (OAIE 

doc 3). Il ressortait de ce rapport une hernie discale C4-C5 et une arthrose 

C5-C6, traitées en 2000 par discectomie au niveau C4-C5 et C5-C6 et par 

fusion vertébrale C5-C6 avec pose d'implants, ainsi qu'une hernie discale 

paracentrale foraminale gauche en C6-C7. Une symptomatologie 

douloureuse lors de mouvements de rotation du cou était également 

relevée (voir également procès-verbal du 27 mars 2001 de l'audition du 

Dr D._______ et rapport du 17 avril 2001 de la Clinique B._______ [OAIE 

doc 23 p. 5 et 7]). Le rapport E 213 faisait état à cet égard d'une quasi-

absence de mobilité cervicale à l'exploration et de vertiges déclenchés par 

des céphalées, et estimait qu'il convenait de limiter les surcharges 

mécaniques intenses à modérées du rachis cervical et de la ceinture 

scapulaire. La conclusion en était que l'intéressé était incapable de 

travailler en tant que chauffeur de taxi, mais qu'il était apte à exercer à plein 

temps une activité moyenne adaptée, n'exigeant pas de se pencher, ni de 

soulever ou de transporter des objets. Les diagnostics alors retenus par le 

service médical de l'OAIE avaient été ceux de status après traumatisme 

cervical en 2000 et de status après discectomie cervicale (OAIE doc 28). 

Le Dr H._______ avait notamment relevé dans ce cadre que l'activité de 

chauffeur nécessitait des mouvements de la tête très difficiles à effectuer 

considérant l'atteinte dont souffrait l'intéressé, mais qu'une activité 

adaptée, où ces mouvements ne sont pas indispensables, était exigible à 

100% dès le 26 août 2000, date à laquelle a eu lieu l'accident de la route 

ayant amené l'intéressé à réduire, puis à cesser son activité 

professionnelle, ceci correspondant à un taux d'invalidité de 27%, 

insuffisant pour ouvrir le droit à une rente de l'assurance-invalidité (OAIE 

doc 30). 

C-2933/2014 

Page 13 

6.2 Dans le cadre de sa nouvelle demande de prestations, du 4 novembre 

2013, A._______ a produit tout d'abord un nouveau rapport E 213, du 

3 décembre 2013 (OAIE doc 38), puis, en procédure d'audition, un rapport 

du 3 avril 2014 du Dr K._______, médecin de famille (OAIE doc 47). 

6.2.1 A la lecture de ce nouveau rapport E 213, il appert que si la 

Dresse I._______ fait des observations et pose des diagnostics presque 

identiques à celles et ceux de la Dresse G._______ dans le rapport E 213 

du 13 septembre 2006, elle fait par ailleurs également mention de troubles 

qui ne figuraient pas dans les documents médicaux produits dans le cadre 

de la première demande de prestations.  

Ainsi, ces deux médecins retiennent les diagnostics de hernie discale C4-

C5 et d'arthrose C5-C6, traitées en 2000 par discectomie au niveau C4-C5 

et C5-C6 et par fusion vertébrale C5-C6 avec pose d'implants. Mais si la 

Dresse G._______ note en outre une hernie discale paracentrale 

foraminale gauche en C6-C7, la Dresse I._______ signale cette hernie en 

C5-C6. Certes, cette divergence entre les deux diagnostics peut être due 

à une erreur de la part de la Dresse I._______, qui rapporte au demeurant, 

dans l'historique clinique (E 213 du 3 décembre 2013 ch. 3.1), une hernie 

discale paracentrale foraminale gauche en C6-C7, mais il n'en demeure 

pas moins qu'il s'agit là d'un élément qui n'apparaissait pas comme tel 

précédemment et qu'il convient de clarifier.  

De surcroît, il est fait mention, dans les diagnostics retenus par la 

Dresse I._______, d'une intervention chirurgicale lombaire qui aurait été 

effectuée, selon les dires du patient (voir l'historique clinique du E 213 du 

3 décembre 2013 ch. 3.1), après un second accident de la circulation. Or il 

s'agit là d'un nouvel élément, qui n'apparaissait pas dans les documents 

médicaux produits avec la première demande de prestations, et pour 

cause, puisque l'intervention lombaire a eu lieu en 2008, et non en 2002 

comme l'indique la Dresse I._______. En effet, rapportant les propos de 

l'intéressé, la Dresse I._______, qui précise ne disposer d'aucune 

documentation médicale à cet égard, note que l'intervention a été réalisée 

en 2002, soit avant la décision du 22 août 2007 rejetant la première 

demande de prestations déposée par le recourant. Mais il s'avère, à la 

lecture de l'acte de recours et, avant tout, du rapport du 3 avril 2014 du 

Dr K._______ (OAIE doc 47), également produit par le recourant à l'appui 

de sa nouvelle demande de prestations, que cette opération s'est en fait 

déroulée en décembre 2008. Dans son rapport, le Dr K._______ déclare 

que A._______ a alors subi une intervention chirurgicale de la colonne 

lombaire, durant laquelle une plaque a été posée afin de fixer l'hémicorps 

C-2933/2014 

Page 14 

gauche au niveau des vertèbres lombaires 2 et 3. La Dresse I._______ 

observe d'ailleurs une cicatrice au niveau lombaire, dans son rapport E 213 

(E 213 du 3 décembre 2013 ch. 4.8.1). Elle relève encore à cet égard un 

signe de Lasègue et une mobilité articulaire réduite, touchant la nuque et 

la zone lombaire, tandis que le Dr K._______ signale que son patient 

souffre de fréquentes douleurs lombaires irradiant dans les fesses, jusqu'à 

l'arrière des cuisses, et que les radiographies montrent des signes de 

dégénérescences au niveau de l'articulation sacro-iliaque et de la colonne 

lombaire. Il est vrai que le rapport E 213 du 3 décembre 2013 et celui du 

Dr K._______ contiennent quelques imprécisions et lacunes, mais il reste 

qu'ils signalent des atteintes au niveau lombaire, dont ne faisait état aucun 

des documents produits à l'époque du dépôt de la première demande de 

prestations.  

On peut encore relever à cet égard que la Dresse I._______ note dans son 

rapport que le recourant se plaint de paresthésies au niveau du membre 

supérieur gauche, alors que la Dresse G._______ indiquait que l'intéressé 

ne manifestait aucune perte de force dans les membres supérieurs (E 213 

du 13 septembre 2006 et du 3 décembre 2013 ch. 3.2).  

6.2.2 S'agissant des limitations fonctionnelles et de la capacité de travail, 

tant la Dresse G._______ que la Dresse I._______ estiment qu'il convient 

de limiter les surcharges du rachis cervical et de la ceinture scapulaire. 

Cependant, si la première précisait qu'il s'agissait de surcharges intenses 

à modérées (E 213 du 13 septembre 2006 ch. 8), il appert que pour la 

seconde, tout type de surcharge doit être évité (E 213 du 3 décembre 2013 

ch. 8), ce qu'elle rappelle encore au point 11.5 du rapport E 213 relatif à la 

capacité d'exercer une activité adaptée, notant que peut être exercée une 

activité adaptée qui n'implique pas de surcharge du rachis cervical.  

Cette gradation, dans le sens d'un déficit fonctionnel croissant, se 

manifeste également concernant la capacité de travail du recourant. En 

effet, si toutes deux affirment que ce dernier ne peut plus exercer son 

activité de chauffeur de taxi, la Dresse G._______ concluait que l'intéressé 

était toujours capable d'exercer, à plein temps, une activité adaptée 

moyenne, étant limité dans la réalisation de tâche exigeant de se pencher, 

de soulever ou de transporter des objets. Pour sa part, la 

Dresse I._______, bien qu'elle ne précise pas si l'activité adaptée peut 

s'exercer à temps complet ou à temps partiel, marque une évolution par 

rapport aux conclusions précédentes, en considérant que le recourant est 

toujours apte à travailler dans une activité adaptée légère, et non plus 

moyenne, qui non seulement n'exigerait pas de se pencher ou de porter 

C-2933/2014 

Page 15 

des objets, mais qui en outre ne nécessiterait pas d'user de rampes, 

d'escaliers ou d'échelles. 

7.  

Eu égard à ce qui précède, le Tribunal de céans constate, au contraire de 

l'autorité inférieure et de son service médical, que le rapport E 213 de la 

Dresse I._______, en lien avec celui du Dr K._______, apportés en cause 

par le recourant dans le cadre de sa nouvelle demande de prestations, 

mettent en lumière des éléments qui suffisent à rendre vraisemblable une 

modification de l'état de santé et de la capacité de travail de l'intéressé 

dans le sens d'une péjoration, propre à influer sur son droit à une rente 

d'invalidité, entre la décision du 22 août 2007 rejetant la première demande 

de prestations et celle de non-entrée en matière du 9 mai 2014. Au reste, 

les six ans qui se sont écoulés entre la décision du 22 août 2007 et le dépôt 

de la nouvelle demande de prestations en novembre 2013 représentent un 

temps relativement long, qui parle pour une possible modification de l'état 

de santé et permet d'être moins exigeant dans l'appréciation du caractère 

plausible des allégations du recourant. 

Partant, le recours, en tant qu'il est recevable, doit être admis et la décision 

du 9 mai 2014 annulée. La cause est renvoyée à l'autorité inférieure afin 

qu'elle entre en matière sur la nouvelle demande de prestations déposée 

le 4 novembre 2013 par le recourant et examine l'affaire au fond. 

8.  

Bien que la demande de réexamen de la première demande de prestations 

de l'assurance-invalidité déposée en août 2006 ait été rejetée, 

respectivement déclarée irrecevable, le Tribunal renonce, compte tenu de 

la particularité du cas, à percevoir des frais de procédure (art. 63 al. 1 et 

al. 2 PA; art. 6 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, 

RS 173.320.2]). Par conséquent, l'avance de frais de Fr. 400.- versée par 

le recourant lui sera remboursée sur le compte bancaire qu'il aura désigné 

au Tribunal administratif fédéral. 

Par ailleurs, conformément aux art. 64 al. 1 PA et 7 al. 1 FITAF, le Tribunal 

peut allouer à la partie ayant obtenu gain de cause une indemnité pour les 

frais indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés. En 

l'espèce toutefois, le recourant n'ayant pas été représenté par un avocat 

ou un mandataire professionnel, il n'est pas alloué de dépens (art. 8 

FITAF). 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

C-2933/2014 

Page 16 

1.  

Le recours est admis, en tant qu'il est recevable, et la décision du 9 mai 

2014 est annulée. 

2.  

Le dossier est renvoyé à l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger afin qu'il entre en matière sur la nouvelle demande de 

prestations déposée le 4 novembre 2013 par A._______. 

3.  

La demande de réexamen de la première demande de prestations de 

l'assurance-invalidité déposée en août 2006, en tant qu'elle vise à obtenir 

la révision de la décision du 22 août 2007, est rejetée. 

4.  

La demande de réexamen de la première demande de prestations de 

l'assurance-invalidité déposée en août 2006, en tant qu'elle sollicite la 

reconsidération de la décision du 22 août 2007, est irrecevable. 

5.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. L'avance de frais de Fr. 400.- 

versée par le recourant lui sera remboursée sur le compte bancaire qu'il 

aura désigné au Tribunal administratif fédéral.  

6.  

Il n'est pas alloué de dépens. 

 

7.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Recommandé avec avis de réception) 

– à l'autorité inférieure (Recommandé) 

– à l'Office fédéral des assurances sociales (Recommandé) 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

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Page 17 

Madeleine Hirsig-Vouilloz Isabelle Pittet  

 

 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

du recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition :