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**Case Identifier:** 8584e68c-c442-561c-90f3-7bb21928bf7f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-04-25
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 25.04.2017 A/3957/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3957-2016_2017-04-25.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3957/2016-FORMA ATA/461/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 25 avril 2017 

1ère section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______, agissant par son père, Monsieur B______ 
  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA CULTURE ET DU 
SPORT 
 

 

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A/3957/2016 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______ (ci-après : le recourant), né le ______2002, est élève au 

cycle d’orientation, au collège de C______, en 11ème année, en section littéraire-
scientifique, profil sciences. 

2)  Le 11 octobre 2016, il a présenté une demande de congé à la doyenne des 

11
èmes

 du collège de C______ (ci-après : la doyenne), par l’intermédiaire de son 
père, Monsieur B______, pour les 20 et 21 octobre 2016. Ce dernier désirait 

participer avec lui à une rencontre à but culturel et social organisé par une 

fondation en Autriche. 

3)  Le 11 octobre 2016, la doyenne a refusé cette demande de congé. La 

décision était exécutoire nonobstant recours. 

  Toute demande de congé devait être adressée quinze jours à l’avance. En 
principe, les élèves n’étaient autorisés à s’absenter que dans les cas de maladie, 
d’accident, de deuil ou de force majeure dûment motivés, ce qui n’était pas le cas 
en l’espèce. 

   Le programme en 11
ème

 année était exigeant et les quatorze heures de cours 

dispensés durant ces deux jours représentaient un grand travail à rattraper. 

4)  Le 17 octobre 2016, M. A______, par l’intermédiaire de son père, a interjeté 
un recours auprès de la direction générale de l’enseignement obligatoire du 
département de l’instruction publique, de la culture et du sport (ci-après : le 
département) concluant à la restitution de l’effet suspensif, à l’annulation de la 
décision et à l’octroi des congés demandés.  

  Il était bon élève et apte à rattraper sans difficulté les cours manqués. Par le 

passé, le doyen, respectivement la doyenne du collège de D______, avaient 

accepté les demandes de congé des 3 au 5 décembre 2014 et 25 au 29 novembre 

2015, pour les mêmes rencontres à l’étranger, si bien que la doyenne devait 
également accepter la demande de congé. 

  Sa liberté personnelle et la protection de ses droits de la personnalité 

devaient prévaloir sur l’intérêt du système éducatif à une éducation coordonnée à 
l’ensemble des élèves du cycle d’orientation. 

5)  Le 20 octobre 2016, le département a rejeté le recours et confirmé la 

décision de la doyenne. 

  Durant l’année scolaire, la priorité devait être donnée à l’enseignement et au 
suivi du programme scolaire. La participation aux cours était obligatoire. Les 

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circonstances permettant exceptionnellement l’obtention d’un congé n’étaient pas 
réalisées en l’espèce. Les élèves devaient organiser leurs déplacements durant 
leurs vacances et congés officiels. 

6)  M. A______ s’est présenté aux cours les 20 et 21 octobre 2016. 

7)  Le 18 novembre 2016, M. A______ représenté par son père, a interjeté un 

recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la 

chambre administrative) contre la décision du département, concluant à son 

annulation et au versement d’une indemnité de procédure. 

  Le recourant se référait à son écriture du 17 octobre 2016. Il était bon élève 

et s’était organisé pour rattraper sans difficulté les cours des 20 et 21 octobre 
2016, notamment avec l’aide  de son répétiteur personnel et des notes de ses 
camarades. 

  Deux billets d’avion pour l’Autriche avaient été réservés et payés par le père 
du recourant. 

8)  Le 5 décembre 2016, le département a répondu au recours, concluant à son 

rejet et reprenant les arguments développés dans sa décision. 

  Le recourant avait eu de bons résultats en 9
ème

 et 10
ème

 mais ceux-ci étaient 

insuffisants à la fin du premier trimestre de sa 11
ème

 année, en particulier ses notes 

dans les branches scientifiques (mathématiques, physique, biologie). Or, sept 

heures de cours étaient enseignées dans ces matières les 20 et 21 octobre 2016. 

  Il accumulait des absences non excusées dans les branches où il rencontrait 

des difficultés. 

9)  Le 9 janvier 2017, le recourant a répliqué, reprenant et détaillant ses 

arguments développés dans ses précédentes écritures. Ses résultats durant le 

deuxième semestre avaient été bons. Son maître de classe devait être entendu.   

10) Le 30 janvier 2017 a eu lieu une audience de comparution personnelle. 

  Les parties ont persisté dans leurs conclusions. 

  La représentante du département a confirmé que les parents du recourant 

avaient excusé ses absences et a versé à la procédure une directive interne intitulée 

« congés spéciaux des élèves ». La cause pouvait être gardée à juger. 

  Le recourant a persisté à demander l’audition de M. E______, son maître de 
classe, la cause pouvant au surplus être gardée à juger. 

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EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010  

- LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du  

12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  Le congé sollicité pour les 20 et 21 octobre 2016 étant antérieur au recours, 

il convient préalablement d’examiner si M. RUFF a qualité pour recourir. 

 a. Aux termes de l’art. 60 al. 1 LPA, ont qualité pour recourir les parties à la 
procédure ayant abouti à la décision attaquée (let. a), ainsi que toute personne qui 

est touchée directement par une décision et a un intérêt personnel digne de 

protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée (let. b). Les let. a et b de cette 
disposition doivent se lire en parallèle. Ainsi, le particulier qui ne peut faire valoir 

un intérêt digne de protection ne saurait être admis comme partie recourante 

même s’il était partie à la procédure de première instance (ATA/736/2016  
du 30 août 2016 ; ATA/623/2016 du 19 juillet 2016). 

 b. Selon la jurisprudence, le recourant doit avoir un intérêt pratique à 

l’admission du recours, soit que cette admission soit propre à lui procurer un 
avantage, de nature économique, matérielle ou idéale (ATF 138 II 162  

consid. 2.1.2 ; arrêt du Tribunal fédérale 1C_152/2012 du 21 mai 2012  

consid. 2.1 ; ATA/684/2016 du 16 août 2016). 

 c. Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir 

l’annulation de la décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 137 I 23  
consid. 1.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_495/2014 du 23 février 2015  

consid. 1.2). L’existence d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement au moment 
du dépôt du recours, mais aussi lors du prononcé de la décision sur recours  

(ATF 137 I 296 consid. 4.2 ; 136 II 101 consid. 1.1).  

  La condition de l’intérêt actuel fait défaut en particulier lorsque, la décision 
attaquée a été exécutée et a sorti tous ses effets (ATF 125 I 394 et  consid. 4 ;  

120 Ia 165 consid. 1a et les références citées).  

 d. Il est toutefois renoncé à l’exigence d’un intérêt actuel lorsque cette 
condition de recours fait obstacle au contrôle de la légalité d’un acte qui pourrait 
se reproduire en tout temps, dans des circonstances semblables et qui, en raison de 

sa brève durée ou de ses effets limités dans le temps, échapperait ainsi toujours à 

la censure de l’autorité de recours (ATF 139 I 206 consid. 1.1 ; 136 II 101  
consid. 1.1 ; 135 I 79 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_477/2012 du  

27 mars 2013 consid. 2.3) ou lorsqu’une décision n’est pas susceptible de se 
renouveler mais que les intérêts des recourants sont particulièrement touchés avec 

des effets qui vont perdurer (ATF 136 II 101 consid. 1.1 ; 135 I 79 consid. 1.1). 

- 5/6 - 

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 e. En l’espèce, le recourant conclut dans son recours devant la chambre 
administrative uniquement à ce que la décision entreprise soit annulée. 

  Cette dernière a été exécutée et a sorti tous ses effets. Le recourant n’a donc 
plus d’intérêt actuel à recourir, les dates du congé sollicité étant passées. 

  Aucune circonstance ne conduit au surplus à renoncer à l’exigence d’intérêt 
actuel dans le cas d’espèce.  

  En effet, chaque nouvelle décision à rendre en matière de congé appelle une 

analyse des circonstances concrètes par la direction des établissements scolaires 

qui doit faire appel au large pouvoir d’appréciation que lui confère  
l’art. 66 du règlement du cycle d’orientation du 9 juin 2010 (RCO – C 1 10.26) en 
matière de congé. Tant le contenu et les horaires des cours dispensés ainsi que les 

résultats des élèves évoluent au cours de l’année scolaire, les circonstances seront 
nécessairement différentes pour chaque demande de congé. Il ne s’agit donc pas 
en l’occurrence d’une question de principe qui pourrait être tranchée par la 
chambre administrative.  

  Le recourant aura tout loisir de prendre part à des événements de la vie 

sociale avec son père durant les vacances scolaires notamment et, cas échéant, de 

présenter de nouvelles demandes de congé, conformément aux dispositions 

applicables, en particulier à la loi sur l’instruction publique du 6 novembre 1940  
(LIP - C 1 10) et au RCO. 

  Le recourant, en l’absence d’un intérêt actuel, n’a ainsi pas qualité pour 
recourir et son recours sera déclaré irrecevable. 

3)  Vu l’issue du recours, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du 
recourant (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée 

(art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 18 novembre 2016 par Monsieur A______, 

agissant par son père, Monsieur B______ contre la décision du département de 

l’instruction publique, de la culture et du sport du 20 octobre 2016 ; 

met à la charge de Monsieur A______ un émolument de CHF 400.- ; 

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dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF – RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 

de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 

de preuve et porter la signature du recouant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l’art. 42 LTF. Le présente arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur A______, agissant par son père, Monsieur 

B______, ainsi qu'au département de l'instruction publique, de la culture et du sport. 

Siégeants : M. Verniory, président, MM. Thélin et Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 

 

 

S. Hüsler Enz 

 

 le président siégeant : 

 

 

J.-M. Verniory 

 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le  

 

 

 

 

 

 la greffière :