# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** a84b7ce8-2d07-533d-b919-305e07668d89
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-09-22
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 22.09.2025 502 2025 316
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2025-316_2025-09-22.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2025 316 
502 2025 317 

Arrêt du 22 septembre 2025

Chambre pénale

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Alessia Chocomeli
Greffière : Elena Turrini

Parties A.________, prévenu et recourant, représenté par Me Louise 
Philippossian, avocate

contre

MINISTÈRE PUBLIC, intimé

Objet Risques de récidive et de passage à l’acte ; mesures de substitution 
(art. 221 al. 1bis et 2 CPP ; art. 237 CPP)

Recours du 4 septembre 2025 contre l'ordonnance du Tribunal des 
mesures de contrainte du 22 août 2025

Requête d’assistance judiciaire

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considérant en fait

A. A.________ est un ressortissant du Kosovo né en 1977. Il ne figure pas au casier judiciaire. Il 
est marié à B.________ et le couple a deux enfants, soit C.________ née en 2006 et D.________ 
né en 2009. Les époux sont séparés depuis le mois d’octobre 2024, C.________ vivant avec son 
père et D.________ avec sa mère.

Le 27 juillet 2025, B.________ a déposé plainte pénale contre son mari pour menace, exposant que 
sa décision de se séparer lui a valu de nombreuses pressions psychologiques, injures et menaces. 
Ce 27 juillet 2025, son mari lui a dit que si elle ne lui versait pas une somme de CHF 200'000.- en 
cas de divorce, il allait faire couler du sang dans sa famille. Il a également téléphoné à son fils pour 
lui indiquer qu’il se suiciderait après avoir tué sa femme.

Interrogé le même jour, A.________ a reconnu avoir injurié son épouse sous le coup de l’émotion 
face à son refus de reprendre la vie commune ; il a également indiqué qu’il lui réclamait 
CHF 200'000.- en cas de divorce mais, en revanche, il a contesté l’avoir menacée de mort et toute 
velléité de s’en prendre à elle, l’expression qu’il a utilisée, soit « une dette de sang », n’ayant pas 
une telle signification.

Le 28 juillet 2025, le Ministère public a ouvert une instruction pour menaces. Il a sollicité une 
évaluation préliminaire des risques que E.________ Sàrl, par F.________, Dre en criminologie, et 
G.________, Dr en science forensique, a déposée le 30 juillet 2025. Les experts ont conclu à un 
risque de récidive de violence conjugale de 34 % dans les cinq années, dont il n’est en revanche 
pas possible de présumer la nature ou la gravité. Ils ont proposé une interdiction de tout contact 
entre les époux, afin qu’aucun canal ne devienne le vecteur de l’escalade émotionnelle ; ils ont 
également suggéré le recours à des tiers neutres tels avocat, médiateur ou une autorité de 
conciliation pour régler les aspects de la séparation, le remboursement de CHF 200'000.- ayant peu 
de chance d’être ordonné et le mari risquant d’en ressentir de la frustration ; enfin, un 
accompagnement psychologique devrait être mis en place pour A.________ afin d’anticiper une 
éventuelle montée des tensions.

Le Ministère public a également sollicité de l’Unité de Gestion des Menaces (UGM) un rapport qui a 
été fourni par courriel du 31 juillet 2025 du policier H.________ ; celui-ci, après s’être entretenu le 
même jour avec A.________, a relevé que le précité était attaché à ses enfants, qu’il bénéficiait d’un 
emploi stable et était apprécié de son employeur et de ses collègues, qu’il semblait avoir un bon 
contact avec sa famille, et que même si plusieurs aspects pouvaient paraître préoccupants, il 
semblait relativement stable et sensibilisé à tout ce qu’il avait à perdre.

Le 7 août 2025, le Ministère public a sollicité du Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) le 
prononcé de mesures de substitution à la détention provisoire, en particulier des interdictions de 
contacts, auxquelles A.________ s’est formellement opposé le 14 août 2025. Il a relevé que, le 
5 août 2025, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère avait prononcé une 
telle interdiction par mesures provisionnelles urgentes.

Le 20 août 2025, B.________ s’est présentée au poste de police afin d’y signaler une nouvelle 
menace de mort de la part de son mari proférée en la seule présence de leur fille le 12 août 2025 
lorsqu’il a eu connaissance de la décision du 5 août 2025 ; B.________ n’a alors pas déposé plainte 
pénale, voulant s’accorder un temps de réflexion ; entendu le même jour, A.________ a contesté 
cette menace et, plus généralement, toute intention de s’en prendre physiquement à son épouse.

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B. Le Tmc a tenu une audience le 21 août 2025.

Par décision du 25 août 2025, le Tmc a, jusqu’au 22 novembre 2025, interdit à A.________ de 
prendre contact avec son épouse de quelque façon que ce soit et de s’approcher à moins de 
500 mètres de son domicile. Obligation lui a été faite de se soumettre à une assistance de probation 
et à suivre le programme de prévention de la violence (25 séances) auprès de l’association Ex-
pression, à ses frais, le tout sous les peines de droit de l’art. 292 CP, toute entorse devant être 
immédiatement communiquée au Ministère public. Le Tmc a considéré que A.________ est 
fortement soupçonné d’avoir menacé son épouse, retenant un risque de récidive qualifié au sens de 
l’art. 221 al. 1bis CPP, et un risque de passage à l’acte au sens de l’art. 221 al. 2 CPP. Le Tmc a 
estimé que les conditions de la détention provisoire étaient clairement données, mais qu’au vu du 
rapport de E.________ Sàrl, des mesures de substitution permettant d’anticiper une éventuelle 
péjoration liée à une évolution défavorable de la dynamique post-conjugale et de favoriser un suivi 
positif, s’imposaient.

Le 2 septembre 2025, le Ministère public a nié à A.________ le droit à une défense nécessaire.

C. Le 4 septembre 2025, A.________ a déposé un recours contre la décision du 25 août 2025, 
concluant à sa réforme dans le sens d’un rejet de la requête du Ministère public du 7 août 2025, 
frais à la charge de l’Etat. Il a sollicité l’assistance judiciaire pour la procédure de recours.

Le Tmc a conclu au rejet du recours le 9 septembre 2025. Le Ministère public en a fait de même le 
10 septembre 2025, se référant en particulier au nouveau rapport de dénonciation consécutif à la 
dénonciation du 20 août 2025. A.________ a répliqué le 12 septembre 2025.

en droit

1.1. Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. c CPP, le recours est recevable contre les décisions du Tmc 
dans les cas prévus par le code. L’art. 222 CPP prévoit que le détenu peut attaquer devant l’autorité 
de recours les décisions ordonnant une mise en détention provisoire ou une mise en détention pour 
des motifs de sûreté, ou encore la prolongation ou le terme de cette détention. Le recours doit être 
adressé par écrit, dans un délai de dix jours dès la notification de la décision attaquée (art. 384 let. 
b CPP), à l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP) qui, dans le canton de Fribourg, est la Chambre 
pénale du Tribunal cantonal (ci-après : la Chambre ; art. 85 al. 2 LJ [loi du 31 mai 2010 sur la justice ; 
RSF 130.1]).

En l’espèce, le recours, doté de conclusions et d’une motivation, a été interjeté en temps utile devant 
l’autorité compétente. Il est par conséquent recevable.

1.2. La Chambre jouit d'une pleine cognition, en fait, en droit et en opportunité (art. 393 al. 2 
CPP). Elle statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).

2.

2.1. Le Tmc a retenu l’existence d’un risque de récidive qualifié (art. 221 al. 1bis CPP). Il a relevé 
que A.________ est fortement soupçonné de menaces, qu’il a tenu des propos contradictoires lors 
de ses auditions, et que si, selon le rapport de E.________ Sàrl, les informations disponibles « ne 
permettent pas d’objectiver une intention violente, la configuration globale suggère la possibilité 

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d’une escalade progressive, notamment en cas de rejet des exigences du prévenu ou de perte de 
contrôle sur la situation. Or, ce type de configuration, fréquent dans les séparations non digérées, 
expose à des comportements de surveillance, de chantage émotionnel ou de pression indirecte, 
dont la gravité pourrait s’accentuer sous l’effet de frustrations cumulés. ». 

2.2. Nul ne prétend que le risque de récidive au sens de l’art. 221 al. 1 let. c CPP peut être retenu, 
car il consiste dans le fait qu’une personne est fortement soupçonnée d’avoir commis un crime ou 
un délit, qu’elle a déjà été condamnée pour deux ou plusieurs infractions analogues (arrêt TF 
7B_136/2025 du 4 mars 2025 consid. 2.3.6, destiné à publication), et qu’il y a lieu de craindre qu’elle 
compromette sérieusement et de manière imminente la sécurité d’autrui en commettant des 
infractions du même genre. Or, en l’espèce, A.________ n’a jamais été condamné. La plainte pénale 
de son épouse du 1er mai 2019, dans laquelle B.________ prétendait avoir été victime de coups de 
son mari à deux reprises, a été classée le 10 juin 2020 (F 19 5616).

2.3. Quant au risque de récidive qualifié (art. 221 al. 1bis CPP), motif légal exceptionnel de mise 
en détention provisoire (ATF 150 IV 360), A.________ critique à raison son application.

La détention ne peut être ordonnée sur la base de cette disposition que lorsque la personne est 
fortement soupçonnée d'avoir porté gravement atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle 
d'autrui en commettant un crime ou un délit grave ; en outre, il doit y avoir un danger sérieux et 
imminent qu'elle commette un crime grave du même genre ; le risque qualifié de récidive n'entre en 
ligne de compte que si le risque de nouveaux crimes graves apparaît comme inacceptablement 
élevé ; toutefois, lorsque la gravité des faits et leurs incidences sur la sécurité sont particulièrement 
élevées, on peut admettre un risque de réitération à un niveau inférieur. Il demeure qu'en principe, 
le risque de récidive ne doit être admis qu'avec retenue comme motif de détention. Dès lors, un 
pronostic défavorable est nécessaire (et en principe également suffisant) pour admettre l'existence 
d'un tel risque (arrêts TF 7B_830/2024 du 4 septembre 2024 consid. 2.2.2 ; 7B_810/2024 du 23 août 
2024 consid. 3.2.2 et 3.2.3).

En l’occurrence, la décision querellée ne retient pas que A.________ s’en est pris gravement à 
l’intégrité physique ou sexuelle de B.________. Il l’aurait certes menacée, mais il est douteux qu’une 
détention provisoire puisse être ordonnée sur la base de l’art. 221 al. 1bis CPP pour empêcher la 
récidive des seules menaces. C’est bien la crainte que A.________ mette ses menaces à exécution 
qui constitue le motif ayant abouti aux mesures de contrainte. La légalité de celles-ci doit ainsi être 
examinée au regard des conditions de l’art. 221 al. 2 CPP. Ce ne sont pas les actes pour lesquels 
le recourant est prévenu qu’il convient de prendre en compte, mais ceux qu’il aurait menacé de 
commettre.

2.4. L'art. 221 al. 2 CPP a été modifié avec effet au 1er janvier 2024 (RO 2023 468). Il prévoit 
désormais que la détention peut être ordonnée s'il y a un danger sérieux et imminent qu'une 
personne passe à l'acte après avoir menacé de commettre un crime grave. La détention pour risque 
de passage à l'acte est possible indépendamment de toute commission d'une infraction. C'est la 
raison pour laquelle on parle à son propos de motif de détention autonome. Ce type de détention 
est conforme à l'art. 5 par. 1 let. c CEDH. Selon l'art. 221 al. 2 CPP, la menace doit porter sur un 
crime grave, à l'instar de l'art. 221 al. 1 bis let. b CPP. Il convient de faire preuve de retenue dans 
l'admission de ce risque et ne l'admettre que lorsque le pronostic est très défavorable. Il n'est 
toutefois pas nécessaire que la personne soupçonnée ait déjà pris des dispositions concrètes pour 
passer à l'exécution des faits redoutés. L'ajout du terme « imminent » par rapport au libellé de 
l'ancien art. 221 al. 2 CPP précise que la personne soupçonnée doit représenter une lourde menace, 

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que des infractions et délits graves risquent de se produire dans un avenir proche et que, de ce fait, 
la détention doit être ordonnée de toute urgence ; la détention préventive apparaît en effet justifiée 
seulement si ces conditions sont réunies. En particulier, en cas de menace d'infractions violentes, 
on doit prendre en considération l'état psychique de la personne soupçonnée, son imprévisibilité ou 
son agressivité. Plus l'infraction redoutée est grave, plus la mise en détention se justifie lorsque les 
éléments disponibles ne permettent pas une évaluation précise de ce risque. La production d'une 
expertise psychiatrique est de nature à contribuer à apprécier le pronostic de passage à l'acte (arrêt 
TF 7B_230/2025 du 11 avril 2025 consid. 2.2 et les références citées).

2.5. Le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de 
la détention provisoire ou de la détention pour des motifs de sûreté si ces mesures permettent 
d’atteindre le même but que la détention (art. 237 al. 1 CPP). Parmi ces mesures figurent notamment 
l’interdiction de se rendre dans un certain lieu ou un certain immeuble, l’obligation de se présenter 
régulièrement à un service administratif, l’obligation de se soumettre à un traitement médical ou à 
des contrôles, ou encore l’interdiction d’entretenir des relations avec certaines personnes (art. 237 
al. 2 let. c, d, f et g CPP).

Les mesures de substitution sont ordonnées aux mêmes conditions que la détention provisoire 
(PC CPP, 3e éd. 2025, art. 237 n. 4). Il faut donc, pour ordonner des mesures de substitution dans 
le cadre d’un risque de passage à l’acte que, d’une part, il existe un pronostic très défavorable que 
le prévenu commette un crime grave, in casu qu’il s’en prenne à la vie de son épouse, de sorte que 
sa détention doit être ordonnée de toute urgence. D’autre part, il faut que la mesure de substitution 
soit propre à atteindre le même but de protection, à savoir empêcher l’intéressé de passer à l’acte. 
Or, il est manifeste qu’une interdiction de contact ou de périmètre prononcée sous les peines de 
droit n’empêche pas une personne déterminée de réaliser son funeste projet. En d’autres termes et 
a priori, soit les conditions strictes d’un risque de passage à l’acte sont remplies et une privation de 
liberté s’impose, soit elles ne le sont pas, et dans ce cas des mesures de substitution ne peuvent 
être ordonnées, car elles sont subordonnées aux mêmes conditions que la détention provisoire.

2.6. Quoi qu’il en soit, en l’espèce, les conditions strictes de l’art. 221 al. 2 CPP ne sont pas 
remplies. Même à retenir qu’une menace de mort a bien été proférée, ce que le recourant conteste, 
elle l’a été lors d’une discussion émotionnelle et n’a pas été accompagnée d’actes concrets de 
passage à l’acte. En outre, E.________ Sàrl mentionne un risque de récidive de violence conjugale 
de 34 % dans les cinq années, mais précise qu’il n’est pas possible de présumer de leur nature ou 
de leur gravité. Une intention violente du recourant ne peut pas être objectivée. Certes, une escalade 
progressive est possible mais il doit être tenu compte de l’absence d’antécédent judiciaire de 
A.________, de son ancrage professionnel stable, et du fait qu’il a déjà eu recours spontanément à 
une aide psychologique dans une période de mal-être. Et le rapport de conclure que si ces facteurs 
sont correctement soutenus, ils pourraient limiter le risque de désinhibition ou d’effondrement. Ont 
été proposées diverses mesures, soit une absence de contact, l’intervention d’un tiers tel un avocat 
pour fournir au recourant des explications, et un accompagnement psychologique. Or, B.________ 
a déjà bénéficié d’une interdiction de contact et d’approche de la part du juge civil et on ne perçoit 
pas la nécessité d’une protection similaire de la part du juge pénal. Le recourant est assisté d’une 
avocate qui indique lui avoir expliqué les tenants et aboutissants des différentes procédures.

Il ne peut dès lors être retenu un pronostic très défavorable de passage à l’acte qui justifierait une 
mesure de contrainte préventive envers le recourant.

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2.7. Faute de pouvoir prononcer une privation de liberté pour risque de passage à l’acte, des 
mesures de substitution, qui supposent que les conditions de l’art. 221 al. 2 CPP soient remplies, 
ne pouvaient pas non plus être ordonnées. Il s’ensuit l’admission du recours et l’annulation de la 
décision du 22 août 2025.

3.

3.1. Le recourant, qui gagne CHF 5'840.- bruts, peut être considéré comme indigent, ayant 
notamment en charge sa fille majeure, son recours n’étant pas dépourvu de chance de succès, et 
la nécessité d’un défenseur pour la procédure de recours devant être reconnue, Me Louise 
Philippossian lui sera désignée comme avocate d’office pour la procédure de recours.

Cela ne préjuge pas de la nécessité d’une avocate d’office pour la procédure devant le Ministère 
public, contestée jusqu’alors par ce dernier.

3.2. Ayant sollicité et obtenu la désignation d’une avocate d’office, A.________ n’a pas droit à 
une indemnité de partie pour ses frais de défense au sens de l’art. 429 al. 1 let. a CPP (ATF 
139 IV 241 consid. 1).

3.3. L’indemnité d’avocate d’office de Me Louise Philippossian doit être fixée par la Chambre pour 
la procédure de recours selon l’art. 57 al. 1 et 2 du règlement sur la justice (RJ ; RSF 130.11 ; arrêt 
TC FR 502 2014 237 du 13 janvier 2015 in RFJ 2015 73). Dans son recours, Me Louise Philippossian 
ne chiffre pas l’indemnité, qui sera fixée à CHF 1'200.-, plus débours (CHF 60.-) et TVA 
(CHF 102.05). L’indemnité sera dès lors fixée à CHF 1’362.05.

3.4. Cette indemnité entre dans les frais de procédure (art. 422 al. 1 let. a CPP), qui comprend 
aussi un émolument et des débours fixés in casu à CHF 600.- (émolument : CHF 500.- ; débours : 
CHF 100.-). Le total des frais est dès lors de CHF 1’962.05. Ils sont laissés à la charge de l’Etat 
(art. 428 al. 4 CPP).

(dispositif en page suivante)

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la Chambre arrête :

I. Le recours est admis.

Partant, la décision du Tribunal des mesures de contrainte du 22 août 2025 est annulée.

II. Me Louise Philippossian est désignée avocate d’office de A.________ pour la procédure de 
recours.

L'indemnité due pour la procédure de recours à Me Louise Philippossian en sa qualité 
d’avocate d’office est fixée à CHF 1’362.05, TVA par CHF 102.05 incluse.

III. Les frais de la procédure de recours, fixés à CHF 1’962.05 (émolument : CHF 500.- ; débours : 
CHF 100.- ; frais de défense d’office : CHF 1’362.05) sont mis à la charge de l’Etat.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours 
sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 22 septembre 2025/jde

Le Président La Greffière