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**Case Identifier:** cc30c748-5940-5cf8-92c1-e705e285b37f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 23.01.2018 A/3119/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3119-2017_2018-01-23.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3119/2017-FORMA ATA/65/2018  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 23 janvier 2018 

1ère section 

   dans la cause 

 

Madame et Monsieur A______ 
  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, DE LA CULTURE ET DU 
SPORT 
 

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A/3119/2017 

EN FAIT 

1)  B______, né le ______ 2009, est le fils de Madame et de Monsieur 
A______. 

2)  Durant l’année scolaire 2014-2015, B______ a suivi l’enseignement scolaire 
public ordinaire à l’école C______, avant de fréquenter, l’année suivante, une 
école en France voisine. 

3)  Dès le 29 août 2016, il a été scolarisé dans un établissement privé, 
D______. 

4)  À une date située entre janvier et février 2017, B______ a été déscolarisé de 
cet établissement. Le directeur avait rencontré des difficultés de gestion à son 
sujet et échoué à engager un professionnel spécialisé pour assurer son 
encadrement.  

  Parallèlement, le centre de consultation spécialisé en autisme de l’office  
médico-pédagogique (ci-après : OMP) du département de l'instruction publique, 
de la culture et du sport (ci-après : DIP) a signalé la situation de B______ à 
l’OMP. 

5)  Le 9 mars 2017, suite au refus de ses parents d’une prise en charge mixte en 
enseignement spécialisé au centre médico-pédagogique (ci-après : CMP) de 
E______, B______ a intégré une classe de l’établissement public F______, au 
sein duquel il bénéficiait de la présence d’un remplaçant à plein temps, et, cas 
échéant, de l’aide d’un enseignant chargé de soutien pédagogique et de 
l’éducatrice de la région. 

6)  Par courrier du 26 avril 2017, la directrice de l’établissement F______ a 
signalé la situation de B______ à l’OMP, en se fondant sur l’art. 19 al. 5 du 
règlement sur l'intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs 
particuliers ou handicapés du 21 septembre 2011 (RIJBEP - C 1 12.01). 

  B______ progressait peu dans ses différents apprentissages et n’avait pas 
d’autonomie. Malgré de bonnes compétences intellectuelles, il refusait de 
travailler en classe, individuellement et en groupe, et refusait l’aide d’un adulte. 
Son comportement en classe était très difficile à gérer, tout comme lors des 
moments de récréation, durant lesquels B______ se mettait parfois en danger et où 
l’un de ses camarades avait été blessé par des violences incontrôlées. Son cas 
devait donc être signalé pour que l’OMP puisse entamer une procédure de 
demande de mesures renforcées sans accord des parents. 

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7)  Par courriel du 20 juin 2017, le directeur de l’école G______, un 
établissement d’enseignement spécialisé privé et subventionné où B______ venait 
de passer deux jours, a informé l’OMP que son établissement ne pouvait pas offrir 
à B______ le cadre nécessaire, tous les moments collectifs s’étant soldés par des 
agressions ou des transgressions. 

8)  Par décision du 13 juillet 2017, après deux nouveaux entretiens avec les 
parents de B______ et afin que ce dernier soit scolarisé dès le premier jour de la 
rentrée, l’OMP a prononcé l’intégration de B______ au CMP H______ à titre de 
« mesures de scolarisation transitoires » sur la base de l’art. 19 al. 5 RIJBEP, et a 
informé M. et Mme A______ que la situation de leur fils serait signalée au 
secrétariat à la pédagogie spécialisée. 

  Suite au signalement de la directrice de l’école F______ et au vu des 
difficultés rencontrées par B______, il n’était pas envisageable de prolonger sa 
scolarité dans les conditions actuelles. Lors de leur dernier entretien du 10 juillet 
2017, l’OMP avait indiqué à M. et Mme A______ qu’un CMP était le dispositif 
qui répondrait le mieux aux besoins actuels de B______. Une visite du CMP 
H______ était prévue durant la semaine qui précédait la rentrée scolaire. 

9)  Par pli posté le 22 juillet 2017 ne portant pas leur signature,  
M. et Mme A______, agissant en personne, ont interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre la décision précitée. 

  B______ avait besoin d’aide pour évoluer sur le plan social et 
comportemental, mais il avait de bonnes capacités cognitives. Ils s’opposaient 
donc à sa scolarisation dans un CMP, a fortiori sans l’avoir visité ni avoir 
rencontré les intervenants et les enfants accueillis. Vu qu’ils avaient peu de choix 
dans le secteur public, ils allaient opter pour la scolarité en école privée et 
accompagneraient B______ pour des séances thérapeutiques afin de l’aider à 
surmonter ses difficultés. 

10)  Le 11 août 2017, M. et Mme A______ ont adressé à la chambre 
administrative un nouvel exemplaire de leur recours dûment signé, faisant suite à 
un courrier de celle-ci dans ce sens. 

11)  Le 15 août 2017, le DIP a répondu au recours, concluant à son rejet. 

  Reprenant les arguments de la décision attaquée en les complétant, le DIP a 
fait valoir que la scolarité de B______ s’était caractérisée par une instabilité 
dommageable. Il ressortait de manière convergente tant de ses antécédents à la 
Salésienne que des informations de l’école F______, de l’école G______ et des 
divers intervenants, qu’il était important qu’il puisse développer ses compétences 
sociales et ses aptitudes relationnelles. Il était dans son propre intérêt de ne pas 

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porter atteinte à l’intégrité physique de ses camarades, le DIP devant quant à lui 
veiller à assurer la protection de l’intégrité de tous les élèves qui lui étaient 
confiés. Il était dans l’intérêt de B______ de pouvoir bénéficier d’un entourage 
scolaire répondant à ses besoins et formé pour ce faire, à l’instar de l’équipe du 
CMP H______. 

  Les parents de B______ seraient reçus dans la semaine du 21 août 2017 
pour visiter le CMP H______, soit dès la reprise des activités.   

12)  Par correspondance du 25 août 2017, M. et Mme A______ ont répondu au 
courrier de la chambre administrative leur demandant s’ils entendaient accepter la 
décision de l’OMP ou s’ils persistaient à vouloir scolariser leur fils dans une école 
privée. 

  Ils s’opposaient toujours à la décision et avaient choisi de scolariser 
B______ dans une école privée. Une scolarité dans un CMP n’était pas une 
solution adéquate et constituait une solution de facilité pour toutes les parties sauf 
pour B______, qui pourrait poursuivre sa scolarité dans une école ordinaire s’il 
avait une aide professionnelle en classe. Ils refusaient d’associer B______ à des 
actes de violence, c’étaient ses camarades qui abusaient de la situation pour le 
mettre en difficulté ou se moquer de lui. Ils accepteraient cependant une école 
inclusive à petit effectif, mais la proposition n’avait pu voir le jour faute de 
moyens financiers. Une visite du CMP H______ serait de toute façon organisée 
ces prochaines semaines. 

13)  Par correspondance du 6 septembre 2017, le DIP a transmis à la chambre 
administrative un courrier qu’il avait envoyé aux parents de B______ en date du 
31 août 2017. 

  À teneur de ce document, lors d’un entretien téléphonique du 21 août 2017, 
M. et Mme A______ avaient informé le DIP qu’ils avaient inscrit leur fils dans 
une école privée française, à laquelle ils avaient communiqué les spécificités de 
B______. Le DIP leur avait proposé à titre exceptionnel de maintenir pour lui une 
place au CMP H_____ jusqu’au 30 septembre 2017, ce qu’ils avaient accepté. La 
visite du CMP avait été reportée au mois de septembre 2017.  

14)  Par courrier du 11 septembre 2017 répondant à la chambre administrative 
qui leur avait demandé s’ils souhaitaient maintenir leur recours vu leur choix de 
scolarisation de B______ en école privée, M. et Mme A______ ont répondu par 
l’affirmative. 

  Ils avaient visité le CMP H______ et étaient désormais convaincus que les 
CMP n’étaient pas adaptés à leur fils. 

15)  Le 13 septembre 2017, la juge déléguée a informé les parties de ce que la 
cause était gardée à juger. 

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EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable de ces points de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 35 de la loi sur 
l’instruction publique du 17 septembre 2015 - LIP - C 1 10 ; art. 41 RIJBEP). 

2)  La décision attaquée concerne l’intégration du fils des recourants dans un 
CMP dès la rentrée scolaire 2017-2018 à titre de mesures de scolarisation 
transitoires. Les recourants ayant, dans l’intervalle, inscrit leur fils dans une école 
privée en France, se pose la question de leur qualité pour recourir. 

 a. Aux termes de l'art. 60 al. 1 LPA, ont qualité pour recourir les parties à la 
procédure ayant abouti à la décision attaquée (let. a), ainsi que toute personne qui 
est touchée directement par une décision et a un intérêt personnel digne de 
protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée (let. b). Les let. a et b de cette 
disposition doivent se lire en parallèle. Ainsi, le particulier qui ne peut faire valoir 
un intérêt digne de protection ne saurait être admis comme partie recourante, 
même s’il était partie à la procédure de première instance (ATA/425/2017 du 
11 avril 2017 consid. 4a ; ATA/901/2016 du 25 octobre 2016 consid. 2). 

 b.  Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir 
l’annulation de la décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 137 I 23 
consid 1.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_495/2014 du 23 février 2015 
consid. 1.2). L’existence d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement au moment 
du dépôt du recours, mais aussi lors du prononcé de la décision sur recours 
(ATF 137 I 296 consid. 4.2 ; 136 II 101 consid. 1.1). S’il s’éteint pendant la 
procédure, le recours, devenu sans objet, doit être simplement radié du rôle 
(ATF 125 V 373 consid. 1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_76/2009 du 30 avril 
2009 consid. 2 ; ATA/230/2016 du 15 mars 2016) ou déclaré irrecevable  
(ATF 123 II 285 consid. 4 ; ATA/1085/2016 du 20 décembre 2016). 

 c. Il est toutefois renoncé à l’exigence d’un intérêt actuel lorsque cette 
condition de recours fait obstacle au contrôle de la légalité d’un acte qui pourrait 
se reproduire en tout temps, dans des circonstances semblables et qui, en raison de 
sa brève durée ou de ses effets limités dans le temps, échapperait ainsi toujours à 
la censure de l’autorité de recours (ATF 139 I 206 consid. 1.1 ; 136 II 101  
consid. 1.1 ; 135 I 79 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1C_477/2012 du  
27 mars 2013 consid. 2.3) ou lorsqu’une décision n’est pas susceptible de se 
renouveler mais que les intérêts des recourants sont particulièrement touchés avec 
des effets qui vont perdurer (ATF 136 II 101 consid. 1.1 ; 135 I 79 consid. 1.1). 

https://intrapj/perl/decis/ATA/425/2017
https://intrapj/perl/decis/ATA/901/2016
https://intrapj/perl/decis/138%20II%2042
https://intrapj/perl/decis/137%20I%2023
https://intrapj/perl/decis/1C_495/2014
https://intrapj/perl/decis/137%20I%20296
https://intrapj/perl/decis/136%20II%20101
https://intrapj/perl/decis/125%20V%20373
https://intrapj/perl/decis/1C_76/2009
https://intrapj/perl/decis/ATA/230/2016
https://intrapj/perl/decis/123%20II%20285
https://intrapj/perl/decis/ATA/1085/2016
https://intrapj/perl/decis/139%20I%20206
https://intrapj/perl/decis/136%20II%20101
https://intrapj/perl/decis/135%20I%2079
https://intrapj/perl/decis/1C_477/2012
https://intrapj/perl/decis/136%20II%20101
https://intrapj/perl/decis/135%20I%2079

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 d. Afin de garantir les meilleures chances d’autonomie à la majorité et en 
l’absence de signalement précoce, il incombe aux autorités scolaires d’informer 
l’autorité compétente et de décider des mesures transitoires (art. 34 let. c LIP). 

  À défaut de dépôt de demande relative à une mesure d'enseignement 
spécialisé par les représentants légaux, la direction de l'établissement scolaire 
signale la situation à l’OMP et en informe par écrit les représentants légaux. Sur la 
base de l'évaluation scolaire de l'élève et si nécessaire, l'OMP signale la situation 
au secrétariat à la pédagogie spécialisée et décide des mesures de scolarisation 
transitoires nécessaires (art. 19 al. 5 RIJBEP). 

 e. Sous leur responsabilité, les représentants légaux de l'élève peuvent inscrire 
ce dernier en école privée non subventionnée ou lui assurer un enseignement à 
domicile. Les dispositions du règlement relatif à l'enseignement privé, du 27 août 
2008, s'appliquent (art. 23 al. 6 RIJBEP). 

3)  En l’espèce, les recourants ont scolarisé leur fils dans une école privée en 
France dès la rentrée scolaire 2017-2018, de sorte que les dispositions fondant la 
décision attaquée ne sont plus applicables à leur situation. Malgré leur choix de 
maintenir leur recours, ils n’ont donc plus d’intérêt à l’annulation de la décision 
attaquée. 

  Aucune circonstance ne conduit au surplus à renoncer à l’exigence d’intérêt 
actuel dans le cas d’espèce.     

  Les recourants, en l’absence d’un intérêt actuel, n’ont ainsi pas qualité pour 
recourir. 

4)  Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable.  

  Au regard des circonstances particulières, aucun émolument ne sera perçu 
(art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87  
al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 22 juillet 2017 par Madame et Monsieur 
A______ contre la décision du département de l'instruction publique, de la culture et du 
sport du 13 juillet 2017 ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure ; 

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dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame et Monsieur A______ ainsi qu'au département 
de l'instruction publique, de la culture et du sport. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, MM. Thélin et Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

A. Piguet Maystre 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

 

https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110