# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0ca83404-6364-5bac-8890-e6c762e64f3d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 29.04.2025 P/18517/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-18517-2023_2025-04-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Madame Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE, présidente ; Madame 
Delphine GONSETH, juge et Monsieur Giuseppe DONATIELLO, juge-
suppléant ; Madame Sandra BACQUET-FERUGLIO, greffière-juriste 
délibérante. 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/18517/2023 AARP/191/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 29 avril 2025 

Entre 

A______, sans domicile connu, comparant par Me B______, avocat,  

appelant, 

C______, partie plaignante, comparant par Me D______, avocat,  

appelant-joint, 

 

contre le jugement JTDP/196/2024 rendu le 12 février 2024 par le Tribunal de police, 

et 

E______, partie plaignante, comparant en personne,  

F______, partie plaignante, comparant par Me G______, avocate,  

H______, partie plaignante, comparant en personne,  

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, case 

postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés.

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EN FAIT : 

A. a. En temps utile, A______ (A______) appelle du jugement du 12 février 2024, par 
lequel le Tribunal de police (TP) l'a acquitté des chefs de menaces (art. 180 al. 1 du 
Code pénal [CP]) et de vol (art. 139 ch. 1 CP) au préjudice de E______ (E______), de 
violation du domaine secret ou du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de 
vues (art. 179quater al. 1 CP), d'exercice d'une activité lucrative sans autorisation 
(art. 115 al. 1 let. c de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration [LEI]) ainsi que 
d'infraction à l'art. 19a ch. 1 de la loi fédérale sur le stupéfiants (LStup) s'agissant de 
faits du 11 juin 2022, ou encore a classé la procédure du chef de voies de fait (art. 126 
al. 1 CP) au préjudice de F______, mais l'a reconnu coupable de lésions corporelles 
simples (art. 123 ch. 1 aCP), de tentative de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 
cum 22 al. 1 aCP), d'appropriation illégitime (art. 137 ch. 1 et 2 CP), de vol (art. 139 
ch. 1 CP), de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), de menaces (art. 180 al. 1 et 
2 let. a CP), de contrainte (art. 181 CP), de violation de domicile (art. 186 CP), d'injure 
(art. 177 al. 1 CP), de voies de fait (art. 126 al. 1 CP), d'insoumission à une décision 
de l'autorité (art. 292 CP), de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et d'infraction à 
l'art. 19a ch. 1 LStup. 

La première juge a infligé au condamné une peine privative de liberté de 14 mois, sous 
déduction de la détention avant jugement ainsi qu'une peine pécuniaire de 20 jours-
amende (quotité : CHF 30.-/l'unité), avec sursis (durée du délai d'épreuve : trois ans), 
outre une amende de CHF 1'000.- (peine privative de liberté de substitution : 10 jours) 
et a prononcé son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans, mesure signalée 
dans le système d'information Schengen (SIS). 

Les parties plaignantes C______ (C______) et H______ (H______) ont été déboutées 
de leurs conclusions civiles [recte : le premier car la seconde n'en avait pas prises], 
tandis que E______ et I______ ont été renvoyés à agir par la voie civile. En revanche 
A______ a été condamné à payer à : 

- F______, CHF 138.70 (dommage matériel), CHF 4'000.-, avec intérêts à 5% dès 
le 15 mai 2021 (tort moral) et CHF 18'000.- (frais de défense) ; 

- C______, CHF 5'000.- (frais de défense). 

Les frais de la procédure préliminaire et de première instance ont été mis à la charge 
du prévenu à hauteur de 4/5èmes, le solde étant laissé à celle de l'État. 

  b.a. A______ entreprend partiellement ce jugement, concluant à son acquittement de 
toutes les infractions supposément commises au préjudice de C______, E______ et 
H______ ainsi que de F______ à l'exception, en ce qui la concerne, de celle 
d'insoumission à une décision de l'autorité, et au prononcé d'une peine pécuniaire de 

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90 jours-amende au plus ainsi qu'à la réduction de l'amende. Il s'oppose au prononcé 
de l'expulsion, et précise qu'il conteste la quotité de la peine et ladite mesure même 
dans l'hypothèse d'une confirmation du verdict de culpabilité. Il requiert le rejet des 
conclusions civiles des parties plaignantes et prend des conclusions en indemnisation. 

 À titre de réquisition de preuve, il demandait de pouvoir exercer son droit à la 
confrontation avec la partie plaignante H______. 

 b.b. Dans le délai légal, C______ forme appel-joint, renouvelant ses conclusions 
civiles et requérant la couverture de l'intégralité de ses frais de défense tels que chiffrés 
devant le TP. 

 c. Selon l'ordonnance pénale du 17 février 2023 ainsi que l'acte d'accusation du 
27 novembre suivant, il est ou était reproché à A______ les faits décrits ci-après, tous 
commis à Genève, étant précisé que les occurrences signalées par la mention * ont été 
retenues par la première juge et ne sont pas contestées en appel, alors que celles 
distinguées par *** ont été écartées, à la faveur d'un acquittement ou d'un classement. 

 c.a.a. Le 1er janvier 2021 vers 5h00, au domicile sis no. ______, rue 1______, qu'il 
occupait avec son épouse F______, il a : 

- empêché physiquement F______ de sortir de la salle de bain ;  

- giflé F______ dans la chambre à coucher*** ;  

- menacé F______ de la tuer ; 

- asséné plusieurs coups à I______, lui causant à tout le moins une marque au 
niveau du front à gauche*. 

c.a.b. Il a encore : 

-  le 1er janvier 2021 à 07h44, effrayé F______ par SMS en lui écrivant "qu'est-ce 
que tu veux de plus? Mourir oui ahah" ;  

- le 15 janvier 2021, dans le même logement, filmé F______ sans son accord, alors 
qu'elle se trouvait avec deux policiers dans l'appartement*** ;  

- à tout le moins entre le 5 mai 2021et le 5 juillet 2021 pris contact avec F______, 
violant ainsi l'interdiction de prendre contact par toutes voies de communication 
avec elle, qui lui avait été signifiée sous la menace des peines prévues par l'article 
292 CP par jugement du Tribunal de première instance du 6 avril 2021* ; 

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- violé ladite interdiction à encore trois reprises, soit : 

 le 14 juillet 2021, aux alentours de 16h00, devant le parking pour vélos du 
Ministère public, à l'issue d'une audience, en revenant après avoir quitté les 
lieux pour discuter avec F______ qui était accompagnée de Me J______, se 
tenant à 10 mètres d'elles* ; 

 le 28 juillet 2021, en contactant F______ via un "superlike" sur l'application 
Tinder* ; 

 le 17 septembre 2021, en lui adressant plusieurs messages WhatsApp* ; 

- entre le mois de janvier et le mois d'avril 2021, il s'est approprié sans droit des 
affaires de F______ et en a proposé une partie à la vente via deux comptes 
Facebook, l'un au nom de "K______" et l'autre au nom de L______, soit 
notamment un parfum [de marque] M______, un toasteur et une boîte à sushi. 

c.a.c. Le 26 septembre 2021, aux alentours de 22h30, à Babyplage, lors d'une soirée 
salsa, le prévenu a : 

- traité F______ notamment de "hija de puta" soit "fille de pute" en espagnol ;  

- lui a dit que si elle ne quittait pas les lieux, il s'en prendrait physiquement à elle, 
l'effrayant de la sorte, étant précisé que la partie plaignante a finalement 
obtempéré pour éviter que la situation ne dégénère ;  

- dans ces circonstances, il a notamment hurlé sur elle à deux centimètres de son 
visage, d'où une nouvelle violation de l'interdiction susmentionnée*. 

c.a.d. Le 11 juin 2022, A______ a détenu sur lui 1,1 gramme de résine de cannabis 
destiné à sa consommation personnelle***. 

c.b.a. À des dates indéterminées entre le mois d'avril et le mois de juin 2023, A______ 
a régulièrement menacé E______***.  

c.b.b. Le 14 juin 2023, entre 22h15 et 22h50, A______ a pénétré sans droit et contre 
la volonté de l'ayant-droit dans l'appartement de H______, sis rue 2______ no. ______, 
[code postal] N______ [GE], par effraction de la porte d'entrée, vraisemblablement 
par poussées ou pesées, endommageant ainsi la porte et la serrure, causant des 
dommages à la propriété d'une valeur indéterminée. 

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Une fois à l'intérieur de l'appartement, il a fouillé les lieux et a dérobé la somme de 
CHF 100.- en espèces, divers bijoux, montres, appareils électroniques et des lunettes 
de soleil, pour une valeur totale de CHF 33'700.-.  

c.b.c. Ce même 14 juin 2023, vers 23h00/23h30, sur la Plaine de Plainpalais, A______ a : 

- empoigné E______ par le col de son t-shirt avec sa main gauche et a levé le poing 
droit sur lui dans le but de le frapper. E______ a réussi à se dégager et a pu esquiver 
le coup ; 

- volontairement endommagé l'appareil à percussion O______ NATURAL WIRE 
CAJON 3______ [marque, modèle] appartenant à E______, en le jetant au sol et/ou 
en le cassant avec ses pieds, le brisant ainsi, d'où un préjudice d'un montant 
indéterminé ; 

- dérobé le sac à dos, avec son contenu, appartenant à E______, qui était posé au 
sol***.  

c.b.d. Le 30 avril 2023, vers 22h00, à la Plaine de Plainpalais, à la hauteur de la piste 
de pétanque, A______ a frappé sans raison apparente C______, en lui donnant des 
coups de poing et des coups de pied au visage, à la poitrine et aux jambes, lui causant 
des lésions corporelles attestées par des certificats médicaux, étant précisé que des 
contusions ont été objectivées par celui du 1er mai 2023.  

c.b.e. A______, ressortissant colombien, a séjourné sans droit sur le territoire suisse, 
plus précisément à Genève, à des dates indéterminées, mais à tout le moins entre le 
14 juin et le 24 août 2023, jour de son arrestation, en étant dépourvu des autorisations 
de séjour nécessaires et en ne disposant pas des moyens financiers suffisants 
permettant d'assurer dignement sa subsistance durant son séjour et ses frais de retour*. 

c.b.f. Depuis une date indéterminée vers le 3 ou 4 avril 2023 jusqu'au 5 mai 2023, il a 
exercé sans droit une activité lucrative dans un restaurant, en qualité de plongeur, alors 
qu'il était démuni des autorisations de travailler nécessaires***.  

c.b.g. À des dates indéterminées, à tout le moins entre le mois de janvier et le 24 août 
2023, jour de son arrestation, le prévenu a régulièrement acheté, détenu et consommé 
sans droit des produits stupéfiants, notamment du haschich, de la marijuana et de la 
cocaïne. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure, étant précisé qu'il est renvoyé 
au jugement de première instance pour ceux qui ne sont pas contestés en appel (art. 82 
al. 4 du Code de procédure pénale [CPP]) : 

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 Faits supposément commis au préjudice de F______ 

a.a. Selon le rapport d'arrestation du 2 janvier 2021, la police s'était rendue la veille, à 
06h15, au domicile des époux A______ et F______ et de leur colocataire, P______, 
en raison d'un conflit impliquant plusieurs protagonistes. F______ avait déclaré que 
son époux, qui était ivre, s'était battu avec un ami, lequel était parti puis revenu 
accompagné de plusieurs personnes, de sorte qu'une bagarre avait éclaté. Elle avait 
également reçu une gifle du prévenu mais ne souhaitait pas "lancer" de procédure car 
il venait de retrouver du travail. 

a.b. Le 1er janvier 2021, à 07h44, A______ a adressé le message suivant à F______ : 
"Que mas quieres ? / Morirte si jajaj / Borracha perra / Hahahaha", soit en français : 
"Que veux-tu de plus ? / Mourir oui haha / Chienne bourrée / Hahahaha". 

b.a. Plus tard dans la journée du 1er janvier 2021, F______ s'est présentée à la police 
pour déposer plainte à l'encontre de A______, qu'elle avait épousé en mars 2020 et qui 
vivait avec elle depuis le mois d'août suivant. Depuis lors, ils avaient eu plusieurs 
disputes. S'il n'y avait pas eu d'actes de violence, A______ l'avait souvent injuriée, 
lorsqu'il était ivre, étant précisé que sa consommation d'alcool était allée en 
augmentant. Au mois de décembre précédent, elle lui avait posé un ultimatum, disant 
que s'il ne changeait pas, elle le quitterait. Il y avait une amélioration immédiate, sous 
réserve d'un incident, la veille de Noël. Durant la nuit de la Saint-Sylvestre, A______ 
avait beaucoup bu. Aux environs de cinq heures du matin, il avait voulu la contraindre 
à aller se coucher, ce qu'elle avait refusé. Un ami, dont F______ voulait taire le nom, 
était intervenu. A______ et lui s'étaient battus et elle s'était réfugiée aux toilettes. Son 
époux l'y avait rejointe et l'avait violemment poussée dans la baignoire. Elle s'était 
relevée et avait tenté de sortir de la pièce par la fenêtre mais il l'en avait empêchée, en 
lui donnant des gifles. Des amis étaient intervenus, forçant la porte des toilettes, de 
sorte qu'elle était parvenue à s'enfuir, en direction de la chambre. Par la suite, après le 
départ des visiteurs, A______ l'avait poussée violemment. Il était très énervé et avait 
menacé à plusieurs reprises de la tuer. La police était ensuite arrivée. 

b.b.a. Le 16 février 2021, F______ s'est à nouveau rendue à la police, où elle a déposé 
plainte pénale contre A______ pour le vol de divers objets, dont le parfum M______ 
listé dans l'acte d'accusation, qu'il lui avait offert. Elle avait également découvert au 
début du mois que A______ avait mis en vente sur Facebook (profil "K______") 
certaines pièces lui appartenant, soit notamment le grille-pain et le kit pour sushis (cf. 
infra c.b).  

Par acte du 7 avril 2021 adressé au Ministère public (MP), elle a complété sa plainte, 
indiquant, pièces à l'appui, que le parfum M______ (notamment) était désormais en 
vente sur le profil de L______, au prix de CHF 85.-. 

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b.b.b. Le 30 juillet 2021, F______ a produit ses échanges du mois d'avril 2021 avec le 
compte de L______ dont il résulte qu'un certain "Q______" avait demandé à celle-ci 
de vendre des objets moyennant commission (pièce 9). Une partie de ces affaires avait 
déjà été vendue mais L______ acceptait de restituer les autres à F______ et proposait 
un rendez-vous quelques jours plus tard à cette fin. À compter de la veille du rendez-
vous, elle n'avait cependant plus répondu aux messages de F______. 

F______ a également produit les preuves de paiements opérés par elle, ou par une 
amie, d'un toaster pour la somme de CHF 14.80 (pièce 15 annexée au courrier de 
F______ du 30 juillet 2021) ainsi que de la boîte "kit-sushi" d'une valeur de CHF 38.90 
(pièce 17). 

b.b.c. Selon le rapport de renseignements du 25 juillet 2022, le compte Facebook de 
L______ a été supprimé et sa titulaire ne figure dans aucune base de données de la 
police. Elle n'a ainsi pas pu être identifiée. 

b.c.a. Le 30 septembre 2021, F______ a déposé une nouvelle plainte, relative à des 
occurrences d'insoumission à une décision de l'autorité (violation de l'interdiction de 
contact) et à l'incident du 26 septembre 2021, jour où elle s'était rendue à 
AK______[plage publique], pour une soirée salsa, qui avait bien commencé, étant 
précisé que A______ n'était pas présent. Aux environs de 22h15-22h45, alors qu'elle 
parlait avec R______ et l'un de ses amis, le prévenu avait surgi et s'était mis à hurler à 
2 cm de son visage, tout en levant le poing d'un air menaçant. Il l'avait notamment 
traitée de "perra" (chienne), "pendeja" (salope), "hija de puta" (fille de pute) et "puta" 
(pute), à de multiples reprises, l'air enragé. Cela lui semblait avoir duré cinq minutes. 
En définitive, il avait crié qu'elle devait quitter les lieux, qu'il fixait les règles et que 
c'était son pays, ajoutant mensongèrement qu'il était au bénéfice d'une mesure 
d'éloignement à son encontre. Il avait menacé d'"attenter à [son] intégrité physique" si 
elle ne partait pas. Elle avait été tétanisée, choquée et traumatisée par son agressivité 
et ses propos. R______ avait pris sa défense, en demandant au prévenu de se calmer. 
Celui-ci s'en était alors pris à lui, de la même manière. En définitive, R______ et elle 
avaient été contraints de s'en aller afin d'éviter que la situation ne dégénère. A______ 
les avait encore poursuivis, toujours en leur criant de "dégager" et de se "casser". Elle 
avait pu brièvement prendre des vidéos durant l'altercation, sur lesquelles les 
protagonistes n'étaient pas visibles mais leurs propos audibles. 

b.c.b. Ces enregistrements, d'environ cinq secondes pour le premier, 34 pour le second, 
permettent d'entendre les voix de plusieurs personnes s'exprimant en espagnol, dont 
un homme au ton agressif. Les termes "hija de puta" ne sont pas audibles mais bien, 
dans la bouche dudit protagoniste, l'expression "arranca", soit, en langage familier, 
"dégage", le sens littéral étant "démarre" à la connaissance de la Cour. 

b.d. Devant le MP, F______ a affirmé qu'elle était allée se coucher durant la soirée de 
Nouvel-An parce qu'elle était fatiguée. S'étant réveillée, elle avait voulu nettoyer un 

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peu mais le prévenu lui avait dit de retourner se coucher d'un air autoritaire. Elle avait 
refusé et tenté de l'éviter. I______ s'était alors interposé et A______ l'avait saisi et lui 
avait asséné des coups de poing. P______ était intervenu à son tour et les trois hommes 
étaient tombés. Une longue altercation avait suivi puis I______ s'était relevé et était 
parti. Elle avait alors estimé que les choses s'étaient calmées et s'était rendue dans la 
salle de bain pour se démaquiller, la mention au procès-verbal de son audition par la 
police selon laquelle elle s'y serait réfugiée étant le fruit d'un malentendu. Son époux 
l'y avait rejointe et avait fermé la porte à clef. Il l'insultait, mais elle était sereine, 
n'imaginant pas qu'il pût lever la main sur elle. Cependant, après deux secondes, il lui 
avait assené une première gifle. Elle était tombée et s'était roulée en boule, criant, 
tandis que P______ tambourinait sur la porte. Elle lui criait d'appeler la police, ce qui 
avait eu pour effet d'énerver davantage le prévenu. Elle avait tenté à plusieurs reprises 
de fuir par la fenêtre, qui donnait sur une terrasse, en attique. Il l'avait rattrapée et giflée 
à chaque tentative. Soudain, ils avaient ouï plus de bruit derrière la porte et A______ 
l'avait déverrouillée, ouverte et aussitôt à nouveau poussée, tentant de la maintenir de 
tout son corps. Comme elle avait essayé une nouvelle fois de parvenir à la fenêtre, il 
avait voulu l'atteindre, ce qui avait permis aux personnes qui se tenaient à l'extérieur 
d'entrer. Elle s'était mise à quatre pattes et avait pu quitter la pièce en rampant. Elle 
n'avait donc pas vu ce qui s'y était passé. Par la suite, après le départ des personnes qui 
étaient intervenues, et dont elle ignorait qui les avait appelées, son époux était entré 
dans la chambre où elle se tenait sur le lit, tentant d'appeler la police. En présence de 
leur colocataire, il lui avait dit en espagnol "c'est comme ça que tu veux mourir ? Tu 
veux vraiment que je te tue ce soir ?", l'avait giflée, insultée et poussée. P______ s'était 
mis à genoux et l'avait supplié d'arrêter. La police était arrivée. A______ qui était nu, 
ayant perdu la serviette qu'il portait autour de la taille, s'était rhabillé et avait ouvert la 
porte.  

Elle n'était plus ivre lors de l'épisode de la salle de bain car elle avait dormi. Il était en 
revanche exact qu'elle avait précédemment vomi, ayant trop bu. 

Elle avait parlé à L______, l'informant de ce que les objets qu'elle proposait à la vente 
lui appartenaient. Celle-ci lui avait indiqué que A______ les lui avait remis, lui 
promettant une commission. Elle lui avait dit qu'elle allait lui rendre ses affaires et 
elles étaient convenues d'un rendez-vous mais l'autre femme l'avait ensuite bloquée de 
ses contacts sur les réseaux sociaux et la rencontre n'avait pas eu lieu. 

Son époux l'avait également menacée de mort en lui envoyant le message du 1er janvier 
2021 à 07h44 cité dans l'acte d'accusation, puis oralement, par téléphone, le même 
jour. 

F______ a confirmé qu'il y avait eu des violences verbales, non physiques, au sein du 
couple, depuis le mois d'août 2020, lorsque le prévenu buvait trop. 

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b.e. Lors des débats de première instance, F______ a persisté dans ses déclarations, 
précisant que son époux s'était placé devant la porte verrouillée de la salle de bain. Elle 
lui avait demandé de la laisser sortir et c'était suite à cela qu'il l'avait poussée et giflée 
de sorte qu'elle était tombée puis il l'avait ramenée au centre de la pièce à chaque fois 
qu'elle avait tenté d'atteindre la fenêtre. Il n'y avait pas eu de discussion ; il s'était 
immédiatement mis à hurler qu'elle devait se comporter en femme soumise et que 
c'était lui qui commandait désormais, tout en la traitant de "merde". Elle ne s'expliquait 
toujours pas comment des tiers avaient surgi dans l'appartement. Elle avait été 
terrorisée par les menaces, le voyant comme surpuissant, d'une agressivité hors-
normes. Elle ne savait pas jusqu'où il pourrait aller. Elle était totalement choquée à 
l'arrivée de la police mais avait expliqué la situation. Il lui avait été conseillé d'aller 
passer la nuit ailleurs et indiqué qu'elle pourrait déposer plainte le lendemain. Elle avait 
également pris très au sérieux la menace de mort reçue par messagerie. Le parfum 
M______ lui avait été offert par P______. 

 c.a.a. Entendu une première fois par la police comme prévenu, A______ a déclaré 
qu'au cours de la nuit, son épouse s'était sentie mal, étant ivre, et avait vomi. Elle s'était 
allongée puis, entre 03h00 et 04h00 s'était levée et rendue dans la salle de bain. Il l'y 
avait suivie et l'avait "engueulée" en raison de l'état dans lequel elle s'était mise. 
Croyant que le couple se bagarrait – pourtant ils discutaient normalement ; en 
particulier, F______ ne hurlait pas –, P______ et ses amis, soit six personnes au total, 
avaient défoncé la porte de la salle de bain, qu'il avait verrouillée pour éviter des 
interruptions, et l'avaient frappé. Il était vrai qu'il avait insulté son épouse, c'était la 
première fois que cela arrivait et il ne se souvenait pas de ses propos exacts. Il ne l'avait 
jamais menacée. Il l'avait également tenue par le bras, pour l'accompagner se coucher, 
car elle ne parvenait plus très bien à marcher et vomissait partout. Elle criait sur lui et 
était incohérente. Il ne l'avait pas poussée, notamment pas dans la baignoire, alors 
qu'ils se trouvaient dans la salle de bain, ni ne l'avait empêchée de quitter la pièce ou 
giflée. Il n'avait pas proféré de menaces de mort. 

  c.a.b. Réentendu quelques jours plus tard en qualité de personne appelée à donner des 
renseignements, A______ a réitéré que son épouse avait, à un moment de la soirée, 
indiqué qu'elle se sentait mal. Elle était en effet très pâle. Il lui avait dit qu'il allait 
l'amener dans son lit et les amies de celle-ci les avait accompagnés. Alors qu'ils 
s'apprêtaient à quitter la pièce, F______ s'était mise à crier et à gesticuler. Il s'était 
approché et elle avait vomi. Comme elle pleurait, il lui avait dit que cela ne posait pas 
de problème et qu'il allait se changer. Leur colocataire et, sauf erreur, huit autres amis 
étaient arrivés et les festivités avaient continué. Alors qu'il ouvrait une bouteille de 
champagne, F______ était sortie de la chambre pour se joindre à eux. I______ s'était 
approché et avait posé une question en français à F______. A______, qui ne 
comprenait pas bien la langue, lui avait expliqué que tout allait bien mais que celle-ci 
avait trop bu et il avait essayé de la reconduire dans la chambre à coucher. Comme elle 
résistait, il avait essayé de la porter. I______ avait saisi son bras et il lui avait demandé 
de ne pas intervenir, F______ étant son épouse et ce qui se passait ne le regardant pas. 

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Après cet échange, il avait vu F______ entrer dans la salle de bain puis s'était à 
nouveau tourné vers I______ qui avait repris son bras. A______ avait senti que c'était 
dans une intention conflictuelle et pensé qu'il allait être frappé. Il avait donc voulu se 
défendre et avait donné un coup de poing à I______. Il avait ensuite rejoint F______ 
dans la salle de bain et fermé la porte à clé pour ne pas être dérangés. Son intention 
était de calmer sa femme, qui était hystérique, criant et gesticulant alors que derrière 
la porte, les invités essayaient de la défoncer. Après quelques coups, celle-ci s'était 
ouverte, le faisant tomber contre F______. Il ne se souvenait plus très bien des faits, si 
ce n'était qu'il essayait tant bien que mal de la calmer. Les personnes présentes dans 
l'appartement étaient entrées dans la salle de bains et l'avaient frappé, en dernier lieu 
sur la tête, ce qui l'avait "déstabilisé". Tout était devenu flou. Il tenait à préciser que 
F______ avait également pu recevoir des coups de ces individus et que précédemment, 
lorsqu'il avait tenté de la ramener dans la chambre, elle avait échangé des regards 
"bizarres" avec I______, ce qu'il n'avait pas compris mais l'avait énervé, car ils ne 
s'étaient rencontrés qu'à trois reprises. Lors des faits, il avait été blessé à la tête, au 
ventre et au dos. Le prévenu a remis à la police un certificat médical des Hôpitaux 
universitaires de Genève (HUG) prescrivant une incapacité de travail totale pour la 
période du 1er au 3 janvier 2021 et un constat médical attestant de la présence de 
blessures légères (contusion à l'arcade zygomatique, plaie superficielle de l'arrête 
nasale, contusion de la main droite, hématome de 6 cm et contusion costale, lésions 
superficielles abdominales à la fosse iliaque, hématome à la fesse et lésion 
superficielle, lésions superficielles millimétriques à la face antérieure de la cuisse 
gauche et du cône genou gauche). Le patient était choqué, triste de l'agression subie et 
de la situation conjugale. 

 Sur ce, A______ a souhaité déposer plainte pénale contre son épouse, affirmant qu'elle 
l'avait frappé avec un oreiller et griffé au visage lors d'une dispute, aux alentours du 
25 novembre 2020, ainsi que contre I______ et S______. 

 c.b. Le 27 janvier 2021, A______ s'est présenté à la police pour derechef déposer 
plainte pénale contre son épouse, l'accusant d'avoir vidé leur logement de ses meubles 
et emporté de l'argent. Il a dans ce contexte déclaré que tout ce qui s'y trouvait 
appartenait autant à lui qu'à elle. 

 c.c. Sous la plume de son conseil, A______ a, le 16 août 2021, déposé plainte pénale 
contre son épouse pour dénonciation calomnieuse, son récit des événements de la 
soirée de la Saint-Sylvestre étant inexact (ainsi que pour le vol de son vélo).   

 c.d. Au cours de l'instruction diligentée par le MP puis devant le TP, A______ a encore 
notamment exposé : 

  
  

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Au sujet des événements de la nuit de la Saint-Sylvestre 2020-2021 et du lendemain 

 - qu'après avoir frappé I______, il avait saisi et porté – non poussé – F______ dans la 
pièce d'eau, et avait fermé à clef (MP), à cause des personnes qui faisaient la fête dans 
l'appartement (TP). Il l'avait bien empêchée physiquement de sortir de la pièce, car elle 
était ivre (MP), ou plutôt, il avait voulu la protéger et prendre soin d'elle, ce qui ne 
pouvait être interprété comme un empêchement de sortir (TP). La partie plaignante 
n'avait pas tenté de s'enfuir et il ne lui avait donné aucun coup. Il estimait en revanche 
possible que l'une des personnes qui avaient ensuite fait irruption eût pu le faire, dans 
la confusion ; 

 - qu'alors qu'elle s'était rendue chez ses parents, suite à l'incident, il avait envoyé à la 
partie plaignante deux messages, voulant notamment lui demander "que veux-tu 
d'autre de moi ? que je meure ?" mais par erreur il avait écrit "que veux-tu d'autre de 
moi ? Mort ? Oui" (première version) ou qu'il avait écrit cela alors qu'il était alcoolisé 
et il ne fallait donc pas prendre ses termes littéralement (seconde version). Il a concédé 
que la destinataire de tels messages pouvait se sentir menacée (MP) mais ajouté devant 
le TP que si elle avait pu avoir peur sur le moment, son épouse le connaissait et savait 
qu'il ne l'avait jamais frappée ; il l'avait traitée de "borracha perra" (chienne bourrée) 
parce qu'elle avait vomi et que son comportement durant la soirée avait dérangé ; 

 - qu'il avait en effet également appelé son épouse au téléphone, mais ce sans la 
menacer ; 

 - qu'il était inexact qu'il avait frappé F______ dans la chambre, comme affirmé par 
P______ ; 

 Au sujet des objets mis en vente 

- que les objets litigieux lui appartenaient – il les avait achetés à Annemasse –, et qu'il 
ne connaissait pas L______. En fait, il avait offert le parfum M______ à son épouse 
(MP) ou plutôt l'avait acquis dans cette intention, qu'il n'avait pas concrétisée (TP), il 
ne se souvenait pas qui des époux avait acquis la boîte à sushis et il l'avait emportée 
dans la précipitation, lorsqu'on lui avait demandé de quitter le domicile conjugal, parce 
qu'elle se trouvait dans ses affaires (MP), ou il ne savait pas si elle était à la cave mais 
apparemment son épouse avait l'intention de la donner à un tiers (TP) ; enfin, il ne 
contestait pas que le grille-pain était celui de sa femme, qui l'avait acquis avant leur 
mariage, mais il avait supposé que tout ce qui se trouvait dans le logement était la 
propriété des deux époux en commun. Certes, il n'avait pas demandé à la partie 
plaignante si elle était d'accord qu'il le mît en vente. Devant le TP, il a ajouté qu'il 
savait qu'il était marié sous le régime de la séparation des biens (cf. aussi pièce 8 
produite par F______ le 30 juillet 2021, art. 3) et que de toute façon les choses 
matérielles n'avaient pas d'importance à ses yeux ; 

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Au sujet de l'altercation à AK______[plage publique] 

- que dès lors qu'il s'était trouvé sur les lieux avant F______, il lui avait demandé ce 
qu'elle faisait là. Deux hommes étaient intervenus et il leur avait dit de ne pas s'en 
mêler car la partie plaignante était en train de "foutre" sa vie en l'air, puis il avait 
marqué à celle-ci qu'il valait mieux qu'elle parte et que lui reste. En effet, dans son 
esprit, vu l'interdiction de contact, s'ils se trouvaient dans un même lieu, le dernier 
arrivé devait s'en aller. Elle s'était en effet éloignée, avec les deux hommes. Il contestait 
avoir hurlé, à 2 cm de son visage, l'avoir insultée ou menacée de la gifler. En revanche, 
il avait dit "ça" – référence aux termes "fille de pute" – à l'un des deux hommes, étant 
précisé qu'il s'agissait d'une expression signifiant qu'on se sentait dérangé, et qui n'était 
pas dirigée à l'endroit d'une personne en particulier (TP). 

 d.a. Entendu par la police, P______ a exposé qu'à son arrivé dans l'appartement, aux 
environs de 02h00, F______ était couchée sur le lit et visiblement "en crise". Elle 
tremblait et avait trop bu. Il avait signalé à A______ qu'il devait s'occuper d'elle et 
celui-ci lui avait apporté un verre d'eau puis était retourné aux festivités. Plus tard, les 
convives avaient dansé, y compris, un peu, F______. Vers 04h00 ou 05h00, alors que 
n'étaient plus présents que A______, la plaignante, I______ et lui, le premier s'était 
mis à hurler en espagnol à l'encontre de sa femme, qui était venue chercher du soutien 
auprès de P______. A______ avait jeté son alliance, et avait suivi F______ dans la 
cuisine, où il avait perdu la serviette qui entourait sa taille, se retrouvant nu. Il avait 
"enlacé" son épouse, mais pas de manière tendre. I______ était intervenu et A______ 
avait lâché F______ pour s'en prendre à lui. Après l'échauffourée entre les deux 
hommes et la fuite de I______, F______ avait voulu s'enfermer aux toilettes – le lieu 
d'aisance n'étant pas séparé de la salle de bain –, mais le prévenu l'y avait suivie et 
s'était enfermé avec elle. P______ avait frappé à la porte, que A______ avait 
entrouverte avant de la repousser à nouveau, et le colocataire était sorti du logement 
pour appeler les voisins au secours. Il était revenu, puis environ cinq personnes avaient 
surgi et cassé la porte que A______ tentait de retenir. Il avait reçu quelques coups, puis 
P______ avait crié afin que cela cessât. La situation s'était "quelque peu figée" et 
F______ avait demandé aux cinq personnes venues à son aide de quitter les lieux. Elle 
s'était rendue dans sa chambre, suivie de A______, derechef agressif. Celui-ci l'avait 
giflée à plusieurs reprises alors qu'elle était sur le lit. Encore une fois, P______ avait 
entrepris de le calmer et était parvenu à lui faire enfiler un caleçon. La police était 
ensuite arrivée. 

 Bien qu'il lui suggérait de dire la vérité, F______ n'avait pas donné d'informations sur 
le "problème conjugal". Ce n'était que plus tard dans la journée, après une conversation 
entre eux, qu'elle s'était résolue à se rendre à la police. 

P______ estimait être le seul à connaître la situation dans le couple et était heureux de 
ce que F______ se fut enfin exprimée. Il avait eu un très bon contact avec chacun des 
conjoints, fonctionnant comme médiateur entre eux. 

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 Il a déclaré renoncer à déposer plainte pénale contre A______, qui l'avait menacé après 
les événements susrelatés, puis s'est ravisé, quelques jours plus tard. 

 d.b. Entendu avec la double qualité de partie plaignante et de prévenu, P______ a 
réitéré le récit qui précède devant le MP. Il a confirmé que A______ avait assené des 
gifles à F______ dans la chambre et l'avait menacée. 

 e. Devant la police et le MP, I______ a relaté qu'après la fête du réveillon, il était resté 
seul au salon avec P______ lorsque F______ était sortie en panique de la chambre où 
elle se trouvait avec son époux, disant qu'elle ne voulait pas dormir avec lui, vu son 
état. A______ les avait rejoints et s'était mis à crier en espagnol, se montrant de plus 
en plus agressif. P______ et lui avaient tenté de le calmer, sans succès, puis le prévenu 
l'avait frappé à plusieurs reprises et il était parvenu à quitter les lieux. 

 f. Selon ses déclarations, livrées en présence de la défense, à la police, R______ 
dansait, à AK______[plage publique], le 26 septembre 2021, avec F______, lorsqu'un 
individu – A______ – l'avait attrapé par le dos, le traitant de "chauve, fils de pute" tout 
en le dégageant de la jeune femme. Cet homme s'était adressé à elle pour lui demander 
si son partenaire de danse était son nouveau mari. R______ avait interjeté qu'ils 
n'étaient que des amis et A______ avait dit qu'ils devaient partir aussitôt. Le premier 
avait demandé pourquoi et le second avait alors fortement saisi F______ par le bras, 
l'éloignant. Tout en la tenant, il l'avait secouée. Elle pleurait et tremblait. R______ lui 
avait demandé pourquoi elle n'appelait pas la police et elle avait répondu qu'une 
procédure était déjà en cours. Ils avaient ensuite composé le 117 puis étaient partis 
dans l'intention de se rendre à la police. Sur question, R______ a indiqué que A______ 
avait traité son épouse de "fille de pute" et lui avait dit "je vais te donner une claque". 
Il l'avait poussée à plusieurs reprises, saisie et bousculée, en l'agrippant par sa veste. Il 
était très menaçant dans sa posture, le visage collé à celui de la jeune femme tandis 
qu'il criait. Elle avait dit à R______ qu'il la frapperait si elle bougeait. Suite à ces faits, 
elle avait été très choquée et pleurait, à tel point qu'elle n'était pas en mesure de monter 
sur son vélo. Elle lui avait demandé de rester avec elle car elle avait peur. 

 g. Le TP a entendu T______, qui assurait le suivi psychothérapeutique de F______ 
auprès de l'Association AJ______. La patiente souffrait d'un état de stress post-
traumatique désormais stabilisé, ainsi que de craintes relatives à sa sécurité qui 
l'entravaient dans son fonctionnement quotidien. Elle ne se sentait pas en sécurité, 
rencontrait des difficultés liées à son état émotionnel, souffrait de troubles du sommeil 
et d'un état d'anxiété avéré. 

 h.a. Par ordonnance du 17 février 2023, le MP a classé certains des faits reprochés à 
A______ par F______, P______ et I______, notamment, s'agissant de la première, 
certains des actes qui seraient survenus la nuit de la Saint-Sylvestre (l'avoir poussée à 
plusieurs reprises en direction de la chambre à coucher, dans la baignoire de la salle 
de bain et sur son lit ; l'avoir giflée à deux reprises dans la salle de bain ; avoir brisé 

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l'écran de son téléphone portable en le jetant ; l'avoir le lendemain effrayée par 
téléphone en lui disant "est-ce que c'est comme ça que tu veux mourir, est-ce que tu 
veux que je te tue?"). Le MP a en effet considéré que vu les déclarations contradictoires 
des protagonistes, les liens d'amitié entre F______, P______ et I______, 
respectivement ceux d'inimitié entre eux et A______, outre l'absence d'éléments de 
preuve objectifs, il n'était guère possible de privilégier l'une ou l'autre des versions, ni 
d'établir le déroulement des faits avec certitude. 

 h.b. Également le 17 février 2023, le MP a prononcé une ordonnance de condamnation 
à l'encontre de I______, le reconnaissant coupable d'agression, pour avoir appartenu 
au groupe qui avait fait irruption dans la salle de bain et s'en était pris à A______. Dans 
les considérants de sa décision, la MP a notamment retenu que les déclarations à 
décharge de F______ et P______ selon lesquelles I______ ne faisait pas partie dudit 
groupe étaient peu crédibles et paraissaient dictées par l'intention de le soustraire à une 
condamnation.  

 Faits supposément commis au préjudice de C______ 

 i.a. Le 2 mai 2023, C______ s'est présenté à la police pour déposer plainte. Le 30 avril 
précédent, aux environs de 22 heures, il s'apprêtait à quitter la piste de pétanque de la 
plaine de Plainpalais lorsqu'il avait été approché par A______, excité, qui lui avait 
asséné plusieurs coups de poing et de pied au visage, à la poitrine et aux jambes. Il 
était tombé et l'autre homme avait continué de le rouer de coups.  

i.b. C______ a remis lors de cette audition un certificat médical du 1er mai 2023 
attestant de la présence d'un TC (traumatisme crânien) avec contusion de la face et 
d'une contusion hémithoracique. Le médecin avait prescrit une radiographie pour 
éliminer l'éventualité de fractures du nez ou des côtes ainsi qu'un arrêt de travail de 
sept jours. 

Il a ultérieurement produit un compte rendu après examen radiologique effectué le 
20 novembre 2023 constatant une fracture consolidée des 9ème et 10ème arcs costaux 
gauches et excluant une fracture de la voûte ou de la base crânienne. 

 i.c. Lors de la confrontation devant le MP, C______ s'est, à teneur des notes au procès-
verbal, montré énervé par les déclarations du prévenu, qu'il a, à plusieurs reprises, 
traité de menteur. Selon lui, U______ s'était fâché avec son ami V______. Le premier 
était parti et alors que lui-même se tenait tranquillement avec ses amis, dont V______, 
A______ était arrivé, seul, à vélo, se montrant d'emblée "hyper agressif". Il lui avait 
dit de se calmer et que personne ne voulait l'attaquer mais l'autre homme était 
déterminé à s'en prendre à V______. Celui-là était descendu de son vélo et s'était mis 
en position d'attaque. V______ s'était abrité derrière des pots de fleur et C______ 
s'était dirigé vers le prévenu, pour le calmer, qui s'en était dès lors pris à lui. V______ 
était intervenu tandis qu'il recevait des coups, jetant entre les deux hommes une barre 

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de fer pour les séparer (première audience) ou plutôt une barrière métallique (audience 
d'audition du témoin W______). A______ avait reculé et saisi son vélo pour le lancer 
sur V______ qui avait reculé, puis ils avaient pris la fuite, ainsi qu'un troisième de 
leurs amis, étant précisé que les autres l'avaient fait d'emblée et n'avaient donc pas 
assisté à la scène. C______ a cependant aussi affirmé qu'il ne souhaitait pas faire 
entendre de témoins pour ne pas les embarrasser.  

Suite à ces faits, il avait dû se nourrir avec une paille pendant cinq jours, mais il n'avait 
pas [ndr : encore] fait de radiographie, ni n'avait à nouveau consulté, en particulier pas 
au plan psychothérapeutique. 

i.d. Au cours des débats de première instance. C______ a admis qu'il avait bu le soir 
des faits mais contesté avoir été ivre au point d'être "inconscient". Il y avait eu une 
dispute entre U______ et "une autre personne", mais il n'était pas "à côté". A______ 
et U______ étaient venus ensemble et avaient pointé son groupe du doigt. A______ 
était arrivé les poings en avant, C______ s'était avancé, lui disant de se calmer, et avait 
reçu le premier coup qui l'avait fait chuter. Il avait en définitive dû faire des séances 
de physiothérapie pour une douleur au coude, consécutive à sa chute, et un examen 
radiologique avait mis en évidence des fractures aux côtes. 

j.a. Le MP a entendu en qualité de témoin un ami de C______, W______, qui a dit 
s'être trouvé par hasard sur place, à l'occasion de sa promenade vespérale, 
recommandée en raison de son état de santé. Il la faisait généralement aux environs de 
19h00 ou 20h00, soit après dîner. Il y avait d'abord eu une dispute entre U______ et la 
partie plaignante, qui était "bourrée". U______ était parti retrouver A______ qui était 
ensuite venu pour taper C______, voulant "défendre" U______. Il avait observé cela 
depuis l'arrêt du tram 15, rue Henri-Dunant, à la hauteur de la place de pétanque. 

Reprenant la chronologie, le témoin a exposé que U______ et A______ étaient arrivés 
une quinzaine de minutes après le départ du premier, étant précisé qu'il était resté si 
longtemps sur place parce qu'il discutait avec d'autres personnes, notamment 
X______. Il n'avait pas entendu ce que A______ et C______ s'étaient dit car il n'y 
avait pas prêté attention et était éloigné d'eux d'une dizaine de mètres. En fait, il n'avait 
pas vu les deux hommes arriver ou C______ tenter de négocier, car il était en train de 
discuter. Il avait en revanche vu A______ frapper C______ qui était vraiment bourré 
et ne parvenait donc pas à se défendre. Pour le même motif, la bagarre n'avait pas duré 
très longtemps. Il n'avait pas vu d'objet, notamment pas de barre de fer ou de barrière 
métallique.  

Après avoir indiqué qu'il n'avait pas de souvenir au sujet du cycle de A______ ce soir-
là, W______ a répondu par l'affirmative lorsqu'il lui a été demandé si le prévenu l'avait 
jeté. "Comme dans une réaction de rage et d'impuissance", il l'avait lancé sur 
C______. 

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Celui-ci lui avait demandé s'il pouvait témoigner et W______ avait répondu qu'il le 
ferait uniquement au sujet de ce qu'il avait vu ou fait. 

Après la bagarre, un autre homme, dont il ignorait le prénom, et lui avaient 
raccompagné C______. Requis de relater comment cela s'était déroulé, W______ a dit 
qu'en fait, la partie plaignante avait été ramenée par Raoul ; lui-même l'avait 
uniquement aidé à se relever puis s'était avancé avec eux jusqu'à la "partie arrière de 
la plaine de Plainpalais".  

Il s'estimait placé dans un conflit de loyauté car il avait une bonne relation avec 
A______, auquel il avait d'ailleurs demandé de se calmer, lors des faits. Il était en effet 
intervenu, mais pas en courant, car il ignorait encore que l'un des protagonistes était 
C______. Il avait donc mis environ une minute pour s'approcher. 

j.b. Le témoin a établi un croquis des lieux, dont il peut être déduit que l'arrêt de tram 
mentionné est l'arrêt "Plainpalais". Ainsi qu'il peut aisément être vérifié sur Google 
Maps, le boulodrome se trouve à plus de 200 mètres, à vol d'oiseau, dudit arrêt, de 
l'autre côté de l'esplanade éponyme. 

 k.a. En présence de son avocat d'alors, parfaitement hispanophone, A______ a déclaré 
à la police que C______, lequel mâchait des feuilles de coca et était ivre, était venu le 
frapper sans raison. Il était accompagné d'un ami qui lui avait aussi donné des coups. 
Il connaissait le plaignant depuis longtemps et s'était jusqu'à cet incident toujours bien 
entendu avec lui. Il l'avait certes aussi tapé, mais uniquement pour se défendre. En fait, 
C______ avait voulu s'en prendre à l'un de ses amis, U______, et il s'était interposé de 
sorte que la partie plaignante s'était retournée contre lui. 

 k.b. Devant le MP, il a concédé qu'il n'avait pas été blessé, ce qu'il expliquait par le 
fait qu'il avait "fait un pas en arrière" mais que toute l'attitude de C______ montrait 
qu'il voulait en découdre. Il en allait de même de son ami V______. Le problème avait 
commencé lorsque le prévenu s'était approché de C______. À deux, ils s'en étaient pris 
à lui, après qu'il eut tenté une "médiation" entre eux et U______. V______ l'avait 
approché de face, C______ par derrière. Il avait poussé la partie plaignante et V______ 
l'avait attaqué, lui donnant un coup de poing, sans l'atteindre car il avait fait son pas en 
arrière. V______ avait pris la fuite et C______ était également parti. En fait, il ne se 
souvenait pas de ce qu'il s'était passé. Tout était allé très vite et il avait eu une montée 
d'adrénaline. 

 Il n'y avait pas d'interprète lors de son audition par la police, ce qui pouvait expliquer 
que le procès-verbal mentionnait qu'il aurait reçu des coups. Il avait bien dit qu'il s'était 
défendu, mais avait voulu signifier qu'il était parvenu à esquiver, fort de sa pratique 
des arts martiaux. La police n'avait donc rien compris. 

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 Il n'avait aucun souvenir du jet de la barre de fer et n'avait pas vu W______ ce soir-là, 
ajoutant que son propos ne faisait pas de sens, dès lors que l'arrêt du tram évoqué se 
trouvait "diamétralement opposé" à la place de pétanque et que la plaine de Plainpalais 
était large de 400 ou 500 mètres. 

 k.c. Devant le TP, le prévenu a concédé avoir frappé C______ "avec la main", pour se 
défendre, mais que comme la partie plaignante se trouvait derrière lui, il ignorait quel 
avait exactement été son geste. Il ne comprenait pas comment celle-ci avait pu 
présenter "tout ça", c'est-à-dire les lésions constatées, simplement en tombant.  

Faits supposément commis au préjudice de H______ 

 l. Dans la nuit du 14 au 15 juin 2023, la patrouille de nuit de la police judiciaire s'est 
rendue au domicile de H______ afin d'effectuer un constat technique suite à un 
cambriolage. Il n'y a pas de rapport de cette intervention au dossier. 

 m.a. Le lendemain, la partie plaignante s'est présentée au poste de police pour y 
déposer plainte. Elle a déclaré être certaine que l'auteur était A______. Elle l'avait 
rencontré dans un bar au mois de mars précédent et ils s'étaient vus par la suite, certains 
weekends, ainsi qu'à quatre ou cinq occasions à son domicile. Au début du mois de 
mai, la situation de A______ s'était considérablement dégradée : il avait perdu son 
emploi et avait commencé à consommer beaucoup de cocaïne et d'alcool, puis il avait 
perdu son logement dans un centre d'hébergement d'urgence. "Complètement déréglé 
et déconnecté de la réalité", il venait sonner à sa porte très tardivement. 

 Le soir des faits, le prévenu, qui connaissait le code d'accès à son immeuble, en avait 
ouvert la porte à Y______, son voisin de palier, qui était accompagné d'un ami. Les 
deux hommes avaient pris l'ascenseur. Au moment d'entrer chez lui, Y______ avait vu 
A______ sortir à son tour de l'élévateur. Depuis son propre logement, il avait entendu 
le tintement de la sonnette de celui de H______ puis que l'on frappait fort à la porte, 
un gros "boum" et enfin le chien de la partie plaignante aboyer. À travers le judas, 
Y______ avait constaté que ladite porte était enfoncée. Il était alors sorti sur le palier 
et avait croisé A______ quittant l'appartement de H______ en essayant d'attraper 
l'animal. Il avait alors appelé la police, signalant un cambriolage. 

 À son arrivée, elle avait constaté que la porte était défoncée et appelé la CECAL. Il lui 
avait été indiqué qu'un signalement était déjà intervenu. 

 Comme A______ était la "seule personne instable" qu'elle connût et reçût chez elle, 
elle avait montré à Y______ des photos de lui. Ayant consulté son ami, le voisin avait 
confirmé par message (produit) qu'il s'agissait bien de l'individu qu'ils avaient observé. 

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 "À ce jour", elle avait été dépossédée d'une montre de marque Z______, d'une valeur 
de CHF 3'000.-, d'un second garde-temps de marque AA______ et d'une paire 
d'écouteurs sans fil, dont elle ignorait le fabricant. 

 m.b. Le 21 juin suivant, H______ a rempli la formule de plainte valant attestation pour 
l'assurance, indiquant que les dégâts à la porte étaient à la charge de son bailleur et 
dressant un inventaire de nombreux objets dérobés, ainsi que des liquidités par 
CHF 100.-, pour un montant total estimé à CHF 33'700.-, diverses pièces à l'appui, y 
compris le ticket d'achat d'une paire de baskets. 

 m.c. Une analyse du téléphone portable du prévenu a mis en évidence que H______ 
et A______ avaient, entre le 2 avril et le 24 août 2023, date à laquelle le contact avait 
été bloqué, échangé de nombreux messages dont la teneur établissait qu'ils avaient 
entretenu une relation amoureuse. L'historique des appels passés entre le 27 juillet et 
la date précitée en mentionnait 296 passés entre les deux raccordements. 

m.d.a. Selon une note de la greffière, cette partie plaignante avait indiqué par 
téléphone qu'elle refusait de se présenter devant le MP, disant avoir peur du prévenu, 
qu'elle tenait pour dangereux. Elle a été, à sa demande, dispensée de comparaître aux 
débats de première instance. En revanche, ses réitérées requêtes en ce sens à la 
juridiction d'appel ont été rejetées. 

 m.d.b. H______ a dès lors comparu et intégralement confirmé ses déclarations à la 
police. Elle avait été immédiatement conduite à porter ses soupçons sur le prévenu 
plutôt qu'un inconnu par le comportement instable de celui-ci et sa propre intuition.  

 Elle a spontanément ajouté qu'ils avaient envisagé ce soir-là de se voir, après un dîner 
auquel elle devait se rendre. Or, le téléphone de A______ était demeuré éteint toute la 
nuit et le lendemain, il l'avait contactée lui expliquant qu'en définitive il n'était pas 
sorti.  

 Il était correct qu'elle avait à deux ou trois reprises entretenu des rapports intimes avec 
lui, ce qu'elle avait dit à la police, n'y voyant pas de problème. Il ne s'agissait pas d'une 
relation soutenue, les choses étant claires entre eux. Ils n'avaient pas le projet de former 
un couple, lui venant d'avoir un bébé et elle de se séparer. Il ne se voyaient donc qu'en 
soirée, peut-être une fois par semaine et n'avaient même jamais dîné ensemble. 

 Sur question, elle a confirmé qu'après sa soirée, elle avait envoyé au prévenu un 
message disant qu'elle serait bientôt disponible, puis, n'ayant pas reçu de réponse alors 
qu'elle arrivait chez elle, un second texto disant qu'ils pourraient se voir le lendemain. 
Elle n'était pas fâchée à l'idée de ne pas le rencontrer le soir-même, au contraire vu la 
dégradation de son comportement. Néanmoins, elle se montrait soutenante.  

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 Les 296 appels relevés lors de l'analyse du téléphone du prévenu s'expliquaient par le 
fait qu'il la contactait sans cesse. Pour elle, il devait s'agir d'appels manqués, sous 
réserve d'un seul, sauf erreur. 

 L'inventaire des biens volés dressé ultérieurement divergeait grandement de celui fait 
lors de son audition parce que le soir des faits, son ex-compagnon, venu sur place à sa 
demande, et elle avaient uniquement constaté ce qui avait disparu de l'entrée de 
l'appartement. Elle n'avait fait le tour de ses affaires, lesquelles n'avaient pas été 
retournées, que dans un second temps. Elle n'avait pas encore été indemnisée par son 
assurance, celle-ci éprouvant des doutes sur la réalité du cambriolage.  

 n.a. Y______ a déclaré à la police puis au MP qu'il avait rencontré l'auteur du 
cambriolage en rentrant chez lui avec un ami [prénommé] AB______. L'homme était 
alors en train de quitter l'immeuble et leur avait tenu la porte. Il l'avait ensuite vu sonner 
et frapper à la porte de la voisine, au moment où son ami et lui-même se tenaient devant 
la porte de son logement, où ils avaient discuté. Trois ou quatre minutes plus tard, il 
avait entendu, depuis son hall d'entrée, un gros "boum". Il avait ouvert son huis (police) 
ou regardé à travers le judas (MP) et observé que la porte de la voisine était grande 
ouverte, étant précisé qu'il ne pouvait indiquer s'il y avait des dégâts. Il avait refermé 
sa porte puis l'avait ré-ouverte après cinq minutes. Le logement de H______ était 
toujours béant et l'individu croisé précédemment en sortait. Le témoin avait derechef 
clos sa porte et ce n'était que lorsqu'il avait entendu les aboiements du chien qu'il avait 
compris que "ce n'était pas normal" et avait appelé la police (déclarations à la police) 
ou il avait vu le chien sortir de l'appartement, puis l'homme, enfin entendu le chien non 
pas aboyer mais plutôt pleurer, comme si l'homme l'avait attrapé, lui faisant peur (MP). 

 Il a d'emblée exposé à la police qu'il ne pourrait pas reconnaître l'homme mais pensait 
que son ami y parviendrait. En effet, devant le MP il n'a pas pu identifier A______ 
comme étant le cambrioleur, ajoutant qu'il n'avait aperçu que très brièvement le visage 
de l'individu et qu'il lui semblait voir le prévenu pour la première fois. Il pouvait en 
revanche dire que l'homme qui avait ouvert la porte de l'immeuble était celui qu'il avait 
ensuite observé à l'étage parce qu'il portait les mêmes vêtements. À son souvenir, il 
avait le chef couvert d'une casquette, mesurait entre 1m70 et 1m80, et n'était ni gros, 
ni maigre, soit de corpulence "normale" à son sens. Lorsque la voisine, qu'il ne 
connaissait précédemment pas, ne l'ayant jamais croisée, lui avait montré les clichés 
de A______, il lui avait dit qu'il ne pouvait pas le reconnaître mais que son ami y 
parviendrait. 

 n.b. AB______ avait croisé l'auteur supposé du cambriolage à deux reprises, soit 
lorsque celui-ci avait ouvert la porte de l'immeuble puis sur le pallier, alors que lui-
même s'éloignait du logement de Y______, après l'avoir raccompagné. L'homme était 
sorti de l'ascenseur au moment où il le prenait. À son retour à son domicile, il avait 
reçu un appel de Y______ lui indiquant que l'individu qu'ils avaient croisé avait forcé 
la porte de l'appartement de la voisine et qu'il avait appelé la police. Il l'a identifié avec 

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certitude en la personne du prévenu sur une planche photo, précisant qu'il portait une 
casquette le soir des faits, ainsi que lors de la confrontation devant le MP.  

 o.a. Lors de son audition par la police, A______ a exposé qu'il avait eu une relation 
amoureuse avec H______ durant deux mois, entre mars et mai 2023. De ce fait, il avait 
parfois passé la nuit chez elle. Le cambriolage ne lui disait rien. Il avait passé la soirée 
à Plainpalais, buvant quelques verres et écoutant de la musique avec des amis. Il était 
resté jusqu'à tard, sans pouvoir donner d'heure précise. 

 o.b. Devant le MP puis le TP, il a contesté être allé dans l'immeuble de la partie 
plaignante ce soir-là. Il ignorait d'où H______ tenait qu'il consommait de la drogue car 
il ne l'avait jamais fait devant elle. Il ne s'était jamais rendu à son domicile sans y être 
invité. Il la soupçonnait d'avoir "gonflé" sa plainte eu égard aux variations sur l'ampleur 
du butin. Le voisin et son ami avaient été influencés par elle car elle leur avait transmis 
sa photographie. Après les faits, ils étaient restés en contact quelques jours. Elle lui 
reprochait le vol tout en disant qu'elle l'aimait. Elle l'avait aidé de sorte qu'il n'allait 
certainement pas la voler.  

 Faits supposément commis au préjudice de E______ 

 p.a. Le 15 juin 2023, E______ s'est présenté à la police pour y déposer plainte. La 
veille, aux alentours de 23h00, alors qu'il écoutait de la musique au skate park de la 
plaine de Plainpalais, un homme – A______ – avait abordé ses amis, quémandant une 
cigarette. Vu l'état d'excitation de l'individu, la partie plaignante avait suggéré à son 
groupe de partir. A______ avait entendu ses mots et l'avait agrippé par le col de son 
T-shirt de la main gauche, dans l'intention de lui asséner un coup de poing de l'autre. 
E______ était parvenu à se dégager, évitant le coup, et à s'éloigner. Le prévenu était 
devenu encore plus colérique et avait jeté l'appareil à percussion de E______, le 
brisant. Il s'était ensuite mis à le suivre sur l'esplanade, de sorte que la partie plaignante 
avait appelé la police. Lorsqu'il était retourné, accompagné des pandores, chercher ses 
affaires, l'un de ses amis lui avait dit que le prévenu avait emporté son sac d'escalade. 

 E______ connaissait le prévenu pour s'être interposé, avec des amis, au mois d'avril 
précédent, alors qu'il était en conflit avec une femme. Depuis lors, A______ le 
menaçait lorsqu'il le croisait. 

 Il a produit des photographies de l'appareil à percussion, en plusieurs morceaux et 
totalement détruit. 

p.b. En confrontation devant le MP, E______ a précisé qu'il connaissait, à peine, 
A______ depuis novembre 2022, celui-ci lui ayant été présenté par un ami. Ils s'étaient 
croisés quelques fois et uniquement salués, la partie plaignante ne faisant pas confiance 
à l'autre homme pour avoir entendu des propos évoquant son comportement violent et 

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ses problèmes d'alcool. Il y avait eu un premier incident au mois de mai 2023, lorsque 
le prévenu s'était montré menaçant physiquement et verbalement parce qu'il l'ignorait. 
Le soir des faits, A______ s'était approché d'eux peu avant minuit, sauf erreur. Il avait 
une posture très agressive, les épaules ouvertes, parlant fort et tenant les mains "comme 
s'il voulait [les] attaquer". E______ lui avait demandé de "les lâcher" et l'autre homme 
l'avait attrapé par le col. Plusieurs personnes étaient intervenues. Il avait alors brisé 
son instrument. 

 Il avait bien envoyé un message à A______ sur Facebook, mais le 15 juin 2023. Il s'est 
engagé à le produire mais ne l'a pas fait. 

 q.a. Entendu par la police, A______ a indiqué qu'il ne se souvenait pas d'un incident 
lors duquel il aurait saisi un homme par le col et tenté de le frapper, précisant qu'il était 
un ancien militaire et professeur de ______ [danse] de sorte que lorsqu'il voulait taper, 
il ne ratait pas. Il ne se souvenait pas non plus d'avoir jeté un appareil à percussion. Il 
ignorait si le E______ évoqué par la police était l'homme prénommé E______ qui lui 
avait envoyé un message via Facebook disant qu'il le ferait renvoyer dans son pays. Il 
ne l'avait jamais menacé. 

 q.b. Devant le MP, le prévenu se souvenait avoir approché le groupe pour demander 
une cigarette à AC______. E______ adoptait toujours à son égard une attitude 
arrogante de "Monsieur je sais tout". Le prévenu avait vu que le groupe d'amis était 
positionné en demi-cercle, diffusant de la musique, puis le plaignant était parti en 
courant. A______ avait alors préféré quitter les lieux. En fait, E______ s'était moqué 
de lui lorsqu'il avait demandé la cigarette à AC______ et il avait cassé l'instrument en 
marchant dessus "car il se trouvait sur [son] chemin". Certes, AC______ était éloigné 
de E______ mais comme celui-ci marmonnait, le provoquant, le prévenu s'était 
approché de lui, et il avait pris la fuite. Il avait marché sur l'instrument 
involontairement, ne l'ayant pas vu. 

 q.c. Devant le TP, A______ a produit deux messages de E______ avec leur traduction 
libre, soit "Maintenant j'ai ton facebook. Demain je dépose la demande et comme il y 
aura des histoires n'ose pas me toucher car contrairement à toi ici oui je travaille et 
je paie des impôts. Tu es un clochard sans travail" et "je vais te faire déporter". La 
capture d'écran n'indique pas la date de ces communications, mais qu'elles ont été 
envoyées à 23:37, un mercredi, puis à 00:11 [ndr : jour non précisé], étant relevé que 
les 14 et 15 juin 2023 tombaient un mercredi et un jeudi. 

 A______ réitérait avoir marché accidentellement sur l'instrument, soit une boîte 
d'environ 60 cm3. Requis d'expliquer comment il avait pu ne pas observer un objet d'un 
tel volume, il a affirmé avoir déjà expliqué qu'il l’avait écrasé en reculant, l'objet s'étant 
trouvé derrière lui. Il avait été dérangé mais non agressif à l'égard de la partie 
plaignante, laquelle l'avait menacé alors qu'il demandait une cigarette à un tiers, ainsi 
qu'elle l'avait précédemment déjà fait, en lui écrivant sur Facebook qu'elle allait le faire 

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déporter. Il s'était donc dirigé vers elle et elle était partie en courant. Il était exact que 
E______ avait peur de lui mais cela n'expliquait pas sa fuite. 

C. a. Lors des débats d'appel, A______ et C______ ont produit des nouvelles pièces soit 
: 

 - s'agissant du premier, le résultat de recherches via le moteur Google pour "cajon 
instrument", présentant des prix variant entre CHF 16.30 (sur [la plateforme internet] 
AD_____) et CHF 1'090.- pour un objet apparemment artisanal (AE______ Artisan 
Edition), la moyenne se situant, s.e, à CHF 166.10 ; pour sa part, la Cour a renseigné 
"O______ NATURAL WIRE CAJON 3______" et trouvé un prix de vente de l'ordre de 
EUR 150.- (notamment : O______/3______ Wire Cajon (Natural) | AF______ 
[plateforme internet]) ; 

 - une attestation manuscrite de la compagne de C______, indiquant, sans précision de 
date, que celui-ci était arrivé "agressé" à la maison, avait appelé un médecin et dû 
s'aliter durant 10 jours en raison de ses blessures (côtes fissurées, "le visage et autres") 
ce qui l'avait empêché de travailler. 

 b.a. En prévision des débats d'appel, A______ avait déposé des conclusions en 
indemnisation pour la détention de 175 jours subie avant jugement, par CHF 35'000.- 
plus intérêts, montant ramené à CHF 17'000.- à l'ouverture des débats, le premier 
chiffre articulé était dû à une erreur. 

 F______ avait requis la couverture de ses frais de défense pour la procédure d'appel 
(hors audience, laquelle a duré trois heures) en CHF 3'196.10, les tarifs pratiqués étant 
de CHF 350.- pour les collaboratrices (7 heures et 15 minutes) et CHF 450.- pour la 
cheffe d'étude (1 heure). 

C______ avait fait de même, facturant 6 heures et 15 minutes, dont 40 minutes de 
vacations (greffe universel et audience d'appel), au tarif de CHF 350.-/heure, soit 
CHF 2'187.50. 

 b.b. Les parties ont persisté dans leurs conclusions, H______, qui ne s'était pas 
déterminée préalablement, indiquant qu'elle concluait à la confirmation du jugement. 

 Les arguments plaidés seront discutés au fil des considérants qui suivent, dans la 
mesure de leur pertinence. 

D. a. Le TP a entendu deux témoins de moralité. 

 a.a. AG______, ancienne compagne du prévenu, a déclaré qu'il ne l'avait jamais 
touchée, ni ses enfants. Ils ne faisaient déjà plus ménage commun lorsque leur fils était 

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né mais il s'en était néanmoins occupé, en changeant ses couches et en lui donnant le 
bain. Il était "compliqué" pour elle de dire s'ils formaient encore un couple, mais elle 
allait le voir à la prison une fois par semaine avec le petit. Elle ne souhaitait pas que 
celui-ci fût privé de son père et avait besoin du prévenu, notamment pour qu'il le garde 
plutôt que de le confier à une nourrice. La témoin a décrit A______ comme quelqu'un 
de dynamique et de très aimable, nuançant fortement les déclarations qu'elle avait pu 
faire en cours de procédure au sujet de son comportement, lorsqu'il était venu frapper 
à sa porte fortement alcoolisé, le 22 juin 2023, ce qui l'avait conduite à faire appel à la 
police.  

 a.b. AH______, était un ami de A______ depuis deux ou trois ans. Il le voyait 
plusieurs fois par semaine, voire plus en été. Il le tenait pour gentil, prêt à aider les 
autres, posé, très sportif, calme, protecteur mais n'aimant pas les injustices. A______ 
supportait bien l'alcool, qui le rendait plutôt noble et gentil. 

b. Celui-ci est né le ______ 1988 en Colombie, pays dont il a la nationalité. Il est arrivé 
en Suisse en août 2020 suite à son mariage avec F______, et a été mis au bénéfice d'un 
permis B, lequel est cependant échu depuis août 2021. Le couple est séparé, une 
procédure de divorce ayant été initiée, dont on ignore si elle a abouti. Il a deux enfants. 
Le premier âgé d'une quinzaine d'années, vit en Colombie auprès de sa mère, le 
prévenu exposant lui envoyer CHF 200.-/mois pour subvenir à son entretien. Le 
second est né le ______ 2023 et vit en Suisse avec sa mère, AG______, qui a déclaré 
que les démarches en vue de la reconnaissance de l'enfant par le père étaient en cours. 
La mère du prévenu, ses trois sœurs et son frère vivent en Colombie. Il n'a plus de 
contact avec son père, lequel vivrait, selon les dernières informations à sa disposition, 
au Venezuela, ni avec ses frères et sœurs. Il a effectué sa scolarité en Colombie où il a 
également obtenu un baccalauréat de technicien en commerce. Il avait entamé des 
études de psychologie qu'il n'a pas achevées et effectué deux ans de service militaire 
dans son pays. Le prévenu se décrit comme professeur de ______ [danse], coach 
personnel et nutritionniste sportif. Avant son interpellation, il travaillait comme 
plongeur pour un salaire de CHF 4'200.- environ. Il a comme projet d'avenir de 
continuer avec son groupe de ______ [danse].  

 Selon les indications données par sa défense, à l'appui d'une demande de dispense 
d'avoir à comparaître aux débats d'appel, A______ était retourné vivre en Amérique 
latine, séjournant au Mexique. 

 c. Le prévenu n'a pas d'antécédents judiciaires connus. 

E. Le défenseur d'office du prévenu a déposé un état de frais facturant 9 heures et 
30 minutes hors débats d'appel, dont deux heures pour trois conférences avec le client 
(deux téléphoniques de 30 minutes chacune) et 90 minutes pour la rédaction de la 
déclaration d'appel. L'activité déployée précédemment a été taxée par plus de 
50 heures.  

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EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les délais 
prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]). 

 La Chambre n'examine que les points attaqués du jugement de première instance 
(art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 
CPP), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni par leurs conclusions, à 
moins qu'elle ne statue sur une action civile (art. 391 al. 1 CPP). 

 Appréciation des preuves et établissement des faits 

2. 2.1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, garantie 
par l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 
fondamentales (CEDH) et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de 
la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF 144 IV 345 consid. 
2.2.3.1 ; 127 I 28 consid. 2a). 

En tant que règle sur le fardeau de la preuve, la présomption d'innocence signifie, au 
stade du jugement, que ce fardeau incombe à l'accusation et que le doute doit profiter 
au prévenu. La présomption d'innocence est violée lorsque le juge rend un verdict de 
culpabilité au seul motif que le prévenu n'a pas prouvé son innocence (ATF 127 I 38 
consid. 2a) ou encore lorsque le juge condamne le prévenu au seul motif que sa 
culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. En revanche, l'absence de doute 
à l'issue de l'appréciation des preuves exclut la violation de la présomption d'innocence 
en tant que règle sur le fardeau de la preuve (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3). 

Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le 
juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, 
d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe 
peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours 
possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux 
et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la 
situation objective (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3). 

2.2. Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves 
(ATF 120 Ia 31 consid. 4b). Confronté à des versions contradictoires, il forge sa 
conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. Les preuves 
doivent être examinées dans leur ensemble et l'état de fait déduit du rapprochement de 
divers éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments corroboratifs peuvent demeurer 
fragiles si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs 
arguments de nature à emporter la conviction (ATF 129 I 8 consid. 2.1 ; arrêts du 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20IV%20345
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20I%2028
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/127%20I%2038
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20IV%20345
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20IV%20345
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/120%20Ia%2031
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/129%20I%208

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Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.1 ; 6B_1183/2016 du 24 août 
2017 consid. 1.1 ; 6B_445/2016 du 5 juillet 2017 consid. 5.1). 

L'appréciation des preuves implique donc une appréciation d'ensemble. Le juge doit 
forger sa conviction sur la base de tous les éléments et indices du dossier. Le fait que 
l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit insuffisant ne doit 
ainsi pas conduire systématiquement à un acquittement. La libre appréciation des 
preuves implique que l'état de fait retenu pour construire la solution doit être déduit 
des divers éléments et indices, qui doivent être examinés et évalués dans leur ensemble 
(arrêts du Tribunal fédéral 6B_1169/2017 du 15 juin 2018 consid. 1.1 ; 6B_608/2017 
du 12 avril 2018 consid. 3.1). 

2.3. Les déclarations de la victime constituent un élément de preuve. Le juge doit, dans 
l'évaluation globale de l'ensemble des éléments probatoires rassemblés au dossier, les 
apprécier librement (arrêts du Tribunal fédéral 6B_366/2021 du 26 janvier 2022 
consid. 2.1.2 ; 6B_579/2021 du 29 novembre 2021 consid. 1.1 ; 6B_332/2020 du 
9 juin 2020 consid. 3.2), sous réserve des cas particuliers où une expertise de la 
crédibilité des déclarations de la victime s'impose (cf. ATF 129 IV 179 consid. 2.4 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 6B_579/2021 du 29 novembre 2021 consid. 1.1). 

Les déclarations successives d'un même témoin ne doivent pas nécessairement être 
écartées du seul fait qu'elles sont contradictoires ; il appartient au juge de retenir, sans 
arbitraire, la version qui lui paraît la plus convaincante et de motiver les raisons de son 
choix (arrêts du Tribunal fédéral 6B_28/2013 du 13 juin 2013 consid. 1.2 ; 
6B_429/2008 du 7 novembre 2008 consid. 4.2.3). Dans le cadre du principe de libre 
appréciation des preuves, rien ne s'oppose non plus à ne retenir qu'une partie des 
déclarations d'un témoin globalement crédible (ATF 120 Ia 31 consid. 3 spéc. p. 39). 

Faits supposément commis au préjudice de l'intimée F______ 

Incident de la nuit de la Saint-Sylvestre 2020-2021 et menaces consécutives 

2.4.1. F______ a fait preuve de retenue lors de la venue de la police à son domicile, 
puis de son audition par celle-ci. Elle a initialement marqué qu'elle ne souhaitait pas 
déposer plainte, ainsi que cela résulte du rapport d'arrestation du 2 janvier 2021 comme 
du témoignage de P______, et ne s'y est résolue que sur l'incitation de ce dernier, sans 
préjudice de ce que le message de l'appelant de 7h44 a pu jouer un rôle. Lors de cette 
audition, elle a souligné qu'il s'agissait du premier épisode de violence physique et que 
les excès verbaux étaient limités aux moments où le prévenu était alcoolisé. Elle a 
également évoqué qu'il avait fait des efforts, suite à son ultimatum. Sa description des 
événements pertinents est constante, sous réserve de la contradiction au sujet du motif 
qui l'avait conduite à aller dans la salle de bain, soit s'y réfugier selon le procès-verbal 
d'audition à la police, ou se démaquiller tel qu'exposé devant le MP et le TP. Cette 
variation n'est pas significative : d'une part, elle peut être due à une interprétation de 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_324/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1183/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_445/2016
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1169/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_608/2017
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=show_document&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-IV-179%3Afr&number_of_ranks=0#page179

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la police et/ou un discours confus parce que marqué par l'émotion, l'épisode étant alors 
tout récent et ayant drastiquement scellé la séparation du couple ; d'autre part, elle est 
gage de sincérité, la partie plaignante ayant dans la seconde version dédramatisé, 
contrairement à une fausse victime qui en rajouterait, en décrivant qu'elle était 
simplement allée se démaquiller, pensant que la tension avait baissé suite au départ de 
I______. La partie plaignante a pour le surplus relaté avec précision que son époux 
l'avait rejointe dans la salle de bain, en avait verrouillé la porte, puis comment il l'avait 
rattrapée pour la ramener au centre de la salle d'eau à chaque fois qu'elle avait tenté de 
s'échapper par la fenêtre, ainsi que le fait que l'homme avait déverrouillé la porte de la 
salle de bain, l'avait entrouverte puis avait tenté de la fermer à nouveau, les personnes 
qui se trouvaient de l'autre côté essayant de pénétrer dans la pièce. Or, ce récit est 
confirmé par celui du témoin P______, notamment sur le détail de la porte fermée, 
puis poussée dans une tentative de la refermer, outre, au moins dans les grandes lignes, 
par celui du prévenu. Toujours au sujet des détails, on peut relever que la narration de 
la partie plaignante est enrichie d'éléments inusuels qui en renforcent la crédibilité : 
elle était sortie en rampant à quatre pattes de la pièce, profitant de l'échauffourée ; dans 
la chambre, le prévenu était nu, ayant perdu le linge qui lui enserrait la taille, fait 
également rapporté par P______. 

Le seul élément peu crédible tient au fait que l'intéressée conteste qu'elle était encore 
ivre du fait qu'elle avait dormi, alors qu'elle concède que sa consommation avait été 
telle qu'elle avait précédemment vomi et qu'il est constant qu'il ne suffit pas de dormir 
une heure ou deux pour faire fortement baisser le taux d'alcoolémie. Toutefois, cette 
minimisation de son état n'a pas d'influence sur la crédibilité de sa description des faits, 
dans la mesure où celle-ci est détaillée et cohérente. Par ailleurs, ce même degré de 
précision des souvenirs permet aussi d'exclure qu'elle était aussi ivre que ne le prétend 
le prévenu.  

En revanche, le fait que le MP et le TP n'ont pas suivi l'intimée F______ dans tous ses 
griefs à l'égard de l'appelant n'a pas de portée s'agissant du premier incident et des 
déclarations livrées par celle-là aussitôt après les faits, ou plus tard, mais conformes 
aux premières, étant relevé que les voies de fait (gifle) infligées dans la chambre à 
coucher ont été classées en raison de la prescription, non parce que le récit de la partie 
plaignante (et du témoin P______) n'aurait pas été jugé crédible par le TP. Ce n'est en 
effet que par la suite que le conflit entre le couple s'est exacerbé et que dans le contexte 
de reproches divers réciproques, l'épouse a pu exagérer voire affirmer des choses 
inexactes. En prolongement, si elle a pu, selon le MP, tenter de protéger I______ des 
fins de la poursuite le visant, cela est indifférent dans le contexte de son litige avec le 
prévenu, encore plus l'incident initial. 

Enfin, on ne voit pas quel intérêt la partie plaignante aurait eu à mentir, à tout le moins 
le 1er janvier 2021. Il s'agissait d'une jeune femme qui ne manquait pas de ressources 
internes et de soutien familial de sorte qu'elle n'avait pas besoin d'un tel expédient pour 
se séparer de son conjoint. L'appelant ne plaide d'ailleurs pas le contraire. 

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2.4.2. Pour sa part, le prévenu s'est contredit : à la police, il disait ne pas comprendre 
pourquoi leur colocataire et les personnes que celui-ci avait appelées à la rescousse 
avaient pensé que son épouse et lui se disputaient alors qu'ils discutaient normalement 
et que la partie plaignante ne hurlait pas, puis il a affirmé lors de l'instruction 
préliminaire qu'il avait rejoint l'intimée dans la salle de bain pour la calmer car elle 
était hystérique, criant et gesticulant. Devant le TP, il a affirmé qu'il l'avait saisie et 
portée dans la pièce, ce qui exclut qu'il l'y eût rejointe. Selon sa première déclaration, 
l'appelant n'avait pas empêché son épouse de sortir alors que par la suite, il a reconnu 
l'avoir fait, enfin il a nuancé, ajoutant que cela était pour la protéger. L'appelant a 
également varié sur ses messages du 1er janvier 2021 au petit matin, dont il ne pouvait 
contester la teneur, affirmant d'abord qu'elle était imputable à une erreur de saisie puis 
expliquant qu'il ne fallait pas les interpréter littéralement, tout en concédant qu'ils 
avaient pu effrayer son épouse sur le moment.  

Son discours est entaché d'incongruités ou d'exagérations manifestes : la partie 
plaignante avait vomi "partout", étant de surcroît relevé que, comme il vient d'être dit, 
s'il est exact que celle-ci avait abusé de l'alcool ce soir-là, au point de vomir, 
apparemment à une reprise, son degré d'ivresse ne devait pas être non plus aussi élevé 
que ne le soutient l'intéressé vu le souvenir précis qu'elle a conservé des événements ; 
il n'avait pas voulu empêcher son épouse de sortir mais la protéger, alors qu'on ne voit 
pas en quoi elle aurait eu besoin d'être protégée, quand bien même elle était ivre (ni de 
quel droit il lui eût imposé sa "protection") ; elle aurait pu recevoir des coups par erreur 
lorsque le témoin P______ et les autres protagonistes avaient fait irruption dans la 
pièce, ce qui paraît un argument de circonstance destiné à expliquer d'éventuelles 
lésions ou l'émotion de l'intimée. 

2.4.3. La bonne crédibilité de l'une et celle, mauvaise, de l'autre, se déduisent aussi de 
ce que l'appelant a en vain contesté certains faits reprochés par elle, ce jusqu'en 
première instance et, pour partie, en appel, alors qu'ils ont pour l'essentiel été retenus 
par le TP ou le seront par la Cour au terme du présent arrêt. Du reste, l'appelant a 
adopté cette même stratégie pour les autres infractions que celles dénoncées par son 
épouse, d'où une absence de fiabilité générale de son propos. 

2.4.4. La crédibilité des déclarations de la partie plaignante est confortée par d'autres 
éléments encore : 

- l'état d'excitation jalouse de l'appelant ce soir-là, étant rappelé qu'il a évoqué un 
échange de regards ambigus entre son épouse et I______ et son comportement à l'égard 
de ce dernier, comportement qu'il a admis, non sans soutenir par moments qu'il n'avait 
fait que se défendre, et pour lequel il a été reconnu coupable de tentative de lésions 
corporelles simples (la culpabilité de I______ pour les faits dans la salle de bain n'étant 
pas pertinente, puisque cette occurrence est intervenue après l'altercation entre les deux 
hommes, à l'origine de la condamnation de l'appelant) ;  

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- le témoignage du colocataire qui, outre les éléments déjà évoqués, a décrit l'appelant 
comme ayant été très en colère à l'égard de la partie plaignante, au point que celle-ci 
était venue à un moment chercher du soutien auprès de lui, et a éprouvé une telle 
inquiétude sachant les parties enfermées dans la salle de bain qu'il a donné l'alerte, 
enfin a confirmé avoir vu l'appelant gifler la partie plaignante dans la chambre à 
coucher – il est derechef rappelé que ces gestes ont été tenus pour prescrits, ce qui ne 
signifie pas encore qu'ils n'ont pas eu lieu – et l'avoir entendu proférer des menaces. 
Certes, le MP a retenu dans son ordonnance de condamnation de I______ que les 
propos à décharge de l'intimée et de P______ ne pouvaient être suivis vu les liens 
d'amitié de ces trois protagonistes et d'inimitié à l'égard de l'appelant. Toutefois, cette 
appréciation ne lie pas la Cour laquelle constate qu'à la date de sa déposition à la police, 
le témoin P______ a fait preuve de retenue, renonçant à déposer plainte pour des 
menaces qu'il a indiqué avoir lui-même essuyées de la part de l'appelant. Ce n'est 
qu'ensuite qu'un véritable contentieux est né entre l'appelant et lui, ce qui se déduit du 
fait qu'il est revenu sur cette disposition conciliante. À noter aussi que l'intéressé n'a 
pas minimisé l'état d'ivresse de la partie plaignante, ce qui montre qu'il a voulu être 
objectif, tout en étant sincère puisqu'il a déclaré sans ambages qu'il était soulagé de la 
décision de la jeune femme de déposer plainte pénale. Aussi, il n'y a pas lieu de ne pas 
retenir le témoignage ; 

- la réalité des menaces de mort par messagerie est démontrée ; 

- le témoignage de la thérapeute de l'intimée atteste des séquelles psychologiques 
subies par celle-ci, même s'il est difficile de faire la part entre ce qui est attribuable 
aux événements du 1er janvier 2021 et ce qui a été causé, ou amplifié, par les autres 
agissements du prévenu (violations réitérées de l'interdiction de contacts ; incident de 
AK______[plage publique] dont il sera retenu ci-après qu'il s'est déroulé comme décrit 
dans l'ordonnance pénale valant acte d'accusation). 

2.4.5. Il est ainsi établi que les faits décrits dans l'ordonnance pénale valant acte 
d'accusation et en partie retenus en première instance sont établis par la preuve 
matérielle que constitue le message de 7h44 et un faisceau d'indices très fort : l'appelant 
s'est enfermé dans la salle de bain où se trouvait son épouse et l'a empêchée de quitter 
cette pièce, en se plaçant entre elle et la porte verrouillée ainsi qu'en la retenant alors 
qu'elle tentait de sortir par la fenêtre. Comme des tiers essayaient d'intervenir, il a 
déverrouillé la porte mais a ensuite tenté de la maintenir fermée en la pressant de son 
corps. Après cet événement, il l'a menacée de mort dans leur chambre à coucher puis, 
alors qu'elle s'était rendue chez ses parents, il lui a adressé le message de 7h44, ce qui 
l'a effrayée. Sur ce dernier point, il n'y a pas davantage de raison de douter de la 
crédibilité de la partie plaignante que sur le reste de son récit : d'une part, l'appelant 
concède lui-même que son propos était de nature à effrayer, d'autre part, et 
contrairement à ce qu'il prétend, vu les événements qui l'avaient précédé, la jeune 
femme n'avait pas de raison de ne pas prendre au sérieux la menace, à tout le moins en 
ce qu'elle annonçait des représailles violentes. 

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Appropriation d'effets de l'intimée F______ 

2.5.1. L'appelant ne conteste en définitive pas avoir emporté du domicile conjugal les 
trois objets litigieux, ni les avoirs mis en vente ou fait mettre en vente sur Facebook. 
Après avoir prétendu que ces effets lui appartenaient, précisant les avoir acquis à 
Annemasse, il a tour à tour déclaré que c'était lui qui avait offert le parfum M______ 
à l'intimée puis qu'il l'avait acheté dans cette intention mais ne l'avait en définitive pas 
concrétisée – thèse apparemment abandonnée et qui ne convaincrait pas, dès lors que 
si elle était réalisée, la jeune femme aurait vraisemblablement ignoré l'existence du 
flacon –, qu'il avait emporté dans la précipitation ou par erreur la boîte à sushi et il a 
reconnu que le grille-pain appartenait à l'intimée déjà avant leur mariage.  

En appel, il plaide l'erreur de droit, au bénéfice de l'une de ses déclarations selon 
laquelle il avait supposé que les biens garnissant le domicile conjugal appartenaient au 
couple. Au plan des faits déjà, l'argument ne convainc pas, dès lors que le prévenu a 
admis avoir su que la partie plaignante et lui étaient mariés sous le régime de la 
séparation des biens. De toute façon, il a également concédé ne pas avoir demandé son 
accord à la soi-disant autre propriétaire en main commune.  

2.5.2. Au stade de l'établissement des faits, il est donc retenu que l'appelant a emporté 
du domicile conjugal trois objets appartenant à ou, à le suivre, aussi à, son épouse et a 
entrepris d'en disposer sans son accord, quand bien même il se savait marié sous le 
régime de la séparation des biens. Pour le surplus, le grief tiré de l'erreur de droit sera 
discuté au moment de déterminer si l'infraction reprochée est juridiquement réalisée. 

Incident de AK______[plage publique] 

2.6.1. Les déclarations de l'intimée selon lesquelles, s'apercevant de sa présence à 
AK______[plage publique], son époux l'avait interpellée en se tenant tout près d'elle, 
hurlé des insultes tout en levant le poing et enjointe de quitter les lieux sous la menace 
de s'en prendre physiquement à elle, en se référant à la mesure d'interdiction de contact, 
sont dignes de foi compte tenu des éléments suivants : 

- la colère du prévenu est établie par l'enregistrement produit ainsi que les déclarations 
du témoin R______ et n'est pas discutée par celui-là. Ce sentiment dans le contexte 
des rapports entre les deux protagonistes est du reste omniprésent dans le dossier ; 

- la cause établit également que l'appelant avait précédemment menacé son épouse et 
l'avait insultée, la traitant notamment de "perra" ; pour sa part, le témoin R______ a 
confirmé avoir entendu l'insulte "hija de puta" et le prévenu a concédé avoir eu ces 
mots, tout en prétendant qu'ils n'étaient pas dirigés contre une personne en particulier, 
ce qui est absurde ; certes, l'injure n'est pas audible sur les deux enregistrements mais 
ceux-ci n'ont couvert que 39 secondes de l'incident, non sa totalité ; 

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- l'évocation, a priori curieuse, selon laquelle l'appelant s'était prévalu de l'interdiction 
de contact qui le frappait prend tout son sens lorsque l'on sait qu'il en avait retenu que 
si les deux époux se trouvaient au même endroit, il incombait au second arrivé de partir 
(ce qui revient à dire qu'il a totalement occulté l'objectif de protection de l'intimée 
poursuivi par la mesure) ;  

- la menace de frapper l'intimée est également rapportée par le témoin R______ ; 

- d'une façon générale, le récit dudit témoin et celui de l'intimée se rejoignent, étant 
précisé que rien ne permet de douter de la véracité des dires du premier. L'appelant ne 
le soutient d'ailleurs pas. 

Il est donc retenu que les faits se sont déroulés comme décrits dans l'ordonnance pénale 
valant acte d'accusation. 

2.6.2. Il est aussi retenu que la menace de s'en prendre physiquement à l'intimée, si elle 
n'obtempérait pas, l'a bien effrayée. Un premier indice en ce sens est qu'elle a préféré 
obéir. Un second est que vu le contexte, notamment les événements de la nuit du 
31 décembre 2020 au 1er janvier 2021, et la personnalité du prévenu, la jeune femme 
avait de bonnes raisons de prendre la menace au sérieux. Surtout, son état de frayeur 
est établi par les déclarations du témoin R______ qui l'a décrite comme choquée et en 
pleurs, à tel point qu'elle n'était pas parvenue à monter sur son vélo et lui avait demandé 
de rester avec elle. 

Faits supposément commis au préjudice de l'intimé et appelant-joint C______ 

2.7.1. Les déclarations de l'intimé ne sont pas à toute épreuve. Son premier récit à la 
police est très succinct et n'évoque pas les protagonistes V______ et U______. À le 
suivre, l'appelant aurait soudainement surgi et s'en serait pris à lui sans raison. Lors de 
la confrontation, l'intéressé, par ailleurs très énervé, a relaté la première phase du 
différend, qui opposait apparemment ces deux individus, l'un étant son ami et l'autre 
celui de l'appelant, lequel n'était pas présent mais était venu dans un second temps s'en 
prendre à V______ après, imagine-t-on, un contact avec U______. En définitive, le 
prévenu s'en était pris à lui lorsqu'il s'était interposé. V______ avait dû les séparer en 
lançant une barre métallique ou une barrière et le prévenu avait rétorqué en jetant son 
propre vélo. Au-delà de l'évolution marquée du propos, on ne peut que regretter que 
l'intimé eut refusé de décliner l'identité des deux autres protagonistes. Il a certes fait 
entendre le témoin W______, mais la crédibilité de ce dernier est fortement sujette à 
caution dès lors que de son emplacement, il ne pouvait guère observer les faits, comme 
le souligne la défense. En outre, ce témoin a exposé que l'appelant était venu pour 
défendre U______. Ce faisant, il a rapporté ce que l'intimé lui avait dit, puisqu'il 
affirme ne pas avoir vu l'arrivée de l'appelant, ni même, en définitive, le début de 
l'altercation entre les parties, uniquement que le premier frappait l'intimé, qui était ivre. 
De même, il a commencé par dire n'avoir aucun souvenir du vélo de l'appelant puis 

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que celui-ci l'avait lancé sur l'intimé, ce qui est à la fois contradictoire et pas conforme 
aux déclarations de l'intimé lui-même selon lequel le vélo aurait été projeté sur 
V______. 

2.7.2. En définitive, la narration de la partie plaignante ne peut être suivie que dans la 
mesure où elle converge avec les dires du prévenu, qui a aussi évoqué les prénommés 
U______ et V______ et indique avoir été celui qui avait tenté d'apaiser un conflit et 
avait de ce fait été attaqué par l'intimé et V______. On peut donc retenir que l'une des 
deux parties a été agressée par l'autre alors qu'elle tentait de calmer les choses. 

2.7.3. Reste à déterminer laquelle.  

Or, force est de constater que seul l'intimé a présenté des lésions après les faits et que 
lui seul s'est rendu à la police pour déposer plainte pénale. Si besoin était, on pourrait 
encore relever que le prévenu a mensongèrement prétendu à la police qu'il avait été 
frappé, pour se rétracter par la suite, disant avoir pu esquiver. Il ne saurait être suivi 
lorsqu'il attribue cette variation à un malentendu lié à sa méconnaissance du français 
car il a déposé en présence de son avocat, parfaitement hispanophone, qui n'aurait pas 
manqué de relever une erreur. De même, on pourrait souligner que rien dans le dossier 
ne permet de retenir que l'appelant aurait la moindre disposition le portant à s'ériger en 
"médiateur". 

2.7.4. Il est partant retenu que l'appelant a bien, sans raison apparente, donné le 30 avril 
2023, des coups de poing et de pied à l'intimé C______. 

2.7.5. La défense a encore soutenu, à titre subsidiaire, qu'il y aurait des incohérences 
entre les lésions attestées par le certificat médical du 1er mai 2023 et la description des 
faits par l'intimé C______, voire que les blessures constatées par le médecin pourraient 
avoir une autre cause, car l'intimé était ivre et que "tout peut arriver" lorsqu'on est dans 
un tel état. 

Le second argument relève de la pure théorie et doit être écarté sans autre discussion.  

Cela étant, il est vrai que l'affirmation de l'intimé selon laquelle il aurait dû se nourrir 
à la paille durant cinq jours n'est pas soutenue par le certificat médical qui n'évoque 
pas de lésions à la mâchoire et prescrit une radiographie pour exclure une fracture du 
nez.  

En revanche, le rapport de l'examen radiologique du 20 novembre 2023 constate bien 
une fracture consolidée des 9ème et 10ème arcs costaux gauches. Certes, il ne se prononce 
pas sur son ancienneté, mais le précédent médecin avait déjà observé le 1er mai 2023 
une contusion hémithoracique et soupçonné une telle fracture, ce qui suffit, au-delà de 
tout doute raisonnable, pour retenir que la lésion est l'œuvre de l'appelant.   

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Il est ainsi retenu que celui-ci a causé à l'intimé C______ un traumatisme crânien, sous 
la forme d'une contusion à la face, et une fracture costale avec contusion 
hémithoracique, ces blessures ayant nécessité un arrêt de travail de sept jours. 

Faits supposément commis au préjudice de l'intimée H______ 

2.8.1. Il n'est nul besoin d'examiner la crédibilité de cette partie plaignante pour 
déterminer si l'appelant est l'individu qui s'est, par la force, introduit dans son domicile 
le 14 juin 2023.  

Cela est en effet établi non pas par l'"intuition" de l'intéressée mais par les témoignages 
de son voisin et de l'ami qui l'accompagnait ce soir-là. Ces dépositions sont 
particulièrement probantes, les deux hommes ne connaissant pas les protagonistes 
avant les faits et n'ayant donc aucun intérêt à accuser à tort le prévenu. On ne saurait 
suivre la défense qui a soutenu que le témoin qui a reconnu le prévenu aurait pu être 
influencé par la partie plaignante parce qu'elle lui avait montré des photographies de 
lui et lui avait parlé ou qu'il aurait pu confondre le prévenu avec l'ancien compagnon 
de celle-ci, qui était également sud-américain. En effet, cette intimée n'a eu des 
contacts directs qu'avec le témoin Y______ alors que celui qui a identifié le prévenu 
est son ami AB______, auquel le premier a transféré les clichés reçus. Or, ce témoin a 
été tout-à-fait catégorique en identifiant le prévenu sur ces images puis lors de 
l'instruction préliminaire et rien ne permet de mettre en doute son propos, d'autant que 
pour avoir croisé l'auteur devant l'immeuble puis lorsqu'il sortait de l'ascenseur, il a eu 
doublement l'occasion d'observer son visage, et que, n'habitant pas l'immeuble, il n'a 
pas pu le confondre avec un ancien habitant. 

2.8.2. En revanche, il faut concéder à la défense que les variations de la partie 
plaignante sur le butin sont très problématiques, conclusion partagée apparemment par 
son assurance-ménage également. Elles le sont d'autant plus que, toujours comme 
plaidé, l'incursion dans l'appartement a été brève, tel que relaté par le témoin Y______, 
ce qui ne laissait guère de temps pour fouiller les lieux, qui plus est sans rien retourner, 
et que ledit témoin n'a pas évoqué que l'appelant avait les mains pleines lorsqu'il l'a 
observé par le judas. Au contraire, il était occupé à rattraper le chien et ne devait donc 
pas être encombré par des objets, notamment une paire de baskets. Tout au plus a-t-il 
donc pu saisir des choses de faible volume et les glisser dans une poche. Cette 
conclusion est encore confortée du fait que les actes ici examinés seront aussitôt suivis 
par ceux dénoncés par la partie plaignante E______, contexte dans lequel il n'est pas 
non plus évoqué que le prévenu avait les mains chargées. 

2.8.3. Ni l'appelant, ni sa défense, qui n'aurait pas manqué, au moins à titre subsidiaire, 
de se détacher du narratif de son mandant si elle l'avait estimé soutenable, ne proposent 
une version alternative à celle de l'accusation, selon laquelle celui-là aurait quitté 
l'appartement de la partie plaignante sans rien emporter, par exemple parce qu'il 
n'aurait rien trouvé ou se serait ravisé. À raison car la thèse du vol est la plus plausible : 

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s'il est possible, au vu des déclarations de l'intimée H______ devant la juridiction 
d'appel, que l'appelant se soit initialement rendu chez elle pour la voir, il demeure que, 
constatant son absence, il a forcé sa porte. Par ailleurs, on sait qu'il se trouvait alors 
dans une situation difficile, n'ayant ni logement ni travail, tout comme on sait que l'idée 
de s'approprier des biens au dépens d'autrui, y compris des proches ou anciens proches, 
ne le rebute pas (cf. supra consid. 2.5.1 à 2.5.2) et qu'il était dans un état d'esprit 
impétueux ce soir-là (cf. infra consid. 2.9.1 à 2.9.3). Dans ces circonstances, il est 
hautement vraisemblable qu'il a forcé le huis du logement pour le cambrioler et s'est, 
à tout le moins, emparé des objets de valeur (deux montres), ou attrayants (écouteurs 
sans fil), aisément dissimulables dans une poche et immédiatement disponibles dans 
l'entrée. 

Certes, on ne peut exclure que la partie plaignante ait, dans un second temps, présenté 
une liste amplifiée de biens dérobés, dans l'idée de tromper son assurance. En 
revanche, il n'y a pas de raison de penser qu'elle a menti lors de sa déposition à la 
police. Celle-ci est en effet précise ainsi que mesurée, n'évoquant que trois pièces, et a 
été livrée peu de temps après les faits, ce qui est souvent gage de sincérité, ou absence 
de calcul, la déclarante n'ayant pas eu le temps de la réflexion. L'argument, pas 
expressément plaidé mais tout de même suggéré, de la dénonciation fausse motivée 
par la colère d'une amoureuse fâchée par le rendez-vous manqué se heurte au fait que 
la dénonciation était au moins partiellement correcte, puisqu'il vient d'être retenu que 
l'appelant est bien l'individu qui s'est introduit au domicile de la partie plaignante ce 
soir-là, qu'on décèle d'autant moins d'esprit de vengeance chez cette partie plaignante 
qu'elle s'est désintéressée de la procédure et n'a pas pris de conclusions civiles à 
l'encontre du prévenu, enfin, qu'il est peu crédible qu'un simple rendez-vous manqué 
soit susceptible de provoquer une telle mesure de rétorsion. 

2.8.4. Aussi est-il retenu que l'appelant est bien l'auteur du cambriolage visé par l'acte 
d'accusation du 27 novembre 2023 avec la réserve qu'il est uniquement établi qu'il a 
dérobé une montre de marque Z______, d'une valeur de CHF 3'000.-, une seconde, de 
marque AA______, et une paire d'écouteurs sans fil. 

Faits supposément commis au préjudice de l'intimé E______ 

2.9.1. Le récit de ce protagoniste est constant, tant s'agissant du déroulement des 
événements dénoncés que du fait qu'il connaissait le prévenu et avait une mauvaise 
opinion de lui. Ce dernier a du reste, passé ses premières déclarations, confirmé le 
contexte, soit que la partie plaignante ne l'appréciait pas, qu'elle se trouvait le soir des 
faits en compagnie d'amis, le groupe étant occupé à écouter de la musique, que lui-
même s'en était approché pour obtenir une cigarette et avait été indisposé par ce qu'il 
avait considéré une attitude arrogante. 

Au-delà de ces éléments de convergence, l'appelant a d'abord affirmé n'avoir aucun 
souvenir de l'incident, non sans se vanter de ce que s'il avait voulu frapper l'intimé, il 

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ne l'aurait pas manqué, pour ensuite déclarer qu'il s'était avancé dans sa direction parce 
qu'il s'était moqué de lui et avait par inadvertance marché sur l'instrument – ce qui 
accrédite que ses propres intentions n'étaient pas pacifiques, comme décrit par l'intimé 
E______, et signifie nécessairement que l'objet se trouvait devant lui, dans la direction 
qu'il avait prise – avant de soutenir l'avoir écrasé en reculant, ne l'ayant pas vu derrière 
lui. Ces variations et adaptations suffisent pour priver les explications du prévenu de 
toute crédibilité. 

S'y ajoute qu'il a soutenu que la partie plaignante l'avait menacé d'agir pour obtenir son 
expulsion avant l'incident alors qu'il peut être retenu qu