# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c2c12aa1-76e1-52cb-91d7-7c7e5f945931
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-12-15
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 15.12.2025 BG.2025.68
**Docket/Reference:** BG.2025.68
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BG-2025-68_2025-12-15

## Full Text

Contestation du for (art. 41 al. 2 CPP);;Contestation du for (art. 41 al. 2 CPP);;Contestation du for (art. 41 al. 2 CPP);;Contestation du for (art. 41 al. 2 CPP)

Décision du 15 décembre 2025  
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Patrick Robert-Nicoud et Nathalie Zufferey, 

la greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni  

   
Parties   

A., représenté par Me Stéphane Grodecki, avocat,  

recourant 

 contre 

   

1. CANTON DE FRIBOURG, MINISTÈRE PU-

BLIC,  

 

2. CANTON DE BERNE, PARQUET GÉNÉRAL,  

parties adverses 

  

Objet  Contestation du for (art. 41 al. 2 CPP) 

 
  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: BG.2025.68 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Le 2 décembre 2024, une plainte pénale a été déposée dans le canton de 

Fribourg contre A. (ci-après: l'intéressé, le prévenu ou le recourant) par B. 

pour contrainte sexuelle (art. 189 du Code pénal suisse du 21 décembre 

1937 [CP; RS 311.0]; dossier MP-FR act. 2000 ss).  

 

Par acte du 16 décembre 2025, le Ministère public fribourgeois (ci-après: 

MP-FR) a chargé la police cantonale de compléments d'enquête suite à dite 

plainte pénale (dossier MP-FR act. 2003). 

 

Par citation à comparaître du 1er juillet 2025, une audition de confrontation 

entre B. et A. a été fixée au 29 août 2025 après qu'une première audience a 

été annulée (act. 1.1). 

 

La Police cantonale fribourgeoise a déposé quatre rapports d'enquête contre 

A. entre les 28 juillet et 21 août 2025 pour les infractions d'abus de détresse 

et de désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel 

commis au détriment de quatre autres victimes (act. 1.1; dossier  

MP-FR act. 2000 ss; 2023 ss; 2029 ss; 2039 ss). 

 

L'audition de confrontation entre B. et A. a eu lieu le 29 août 2025 en pré-

sence de leurs mandataires respectifs (act. 3000 ss). Ensuite, hors la pré-

sence de B., le prévenu a été informé qu'une procédure préliminaire était 

ouverte contre lui pour abus de la détresse et désagrément causé par la 

confrontation à un acte d'ordre sexuel (dossier MP-FR act. 3017). Il a dès 

lors été entendu ce même jour sur les faits lui étant reprochés par les quatre 

autres victimes précitées. Au terme de l'audition, il a pu consulter le dossier 

(dossier MP-FR act 3017 ss; act. 1.1). 

 

 

B. Une plainte pénale a été déposée par C. contre A. auprès de la police ber-

noise le 14 juillet 2025 pour des faits de contrainte sexuelle (art. 189 CP) 

survenus entre le 1er mai 2018 et le 30 septembre 2019 à Z./BE (act. 1.1; 

dossier MP-FR act. 2079).  

 

 

C. Par pli du 10 septembre 2025, le Ministère public bernois (ci-après: MP-BE) 

a adressé au MP-FR une demande de reprise de for pour les faits susmen-

tionnés qui auraient été commis au détriment de C. (dossier MP-FR  

act. 2076). 

- 3 - 

 

 

Le 22 septembre 2025, le MP-FR a informé le MP-BE qu'il acceptait la re-

prise de sa procédure ouverte contre l'intéressé sous réserve de la décou-

verte de nouveaux éléments (dossier MP-FR act. 2076). Le même jour, il a 

rendu une décision d'extension de la procédure en lien avec les faits exposés 

par C. (dossier MP-FR act. 5021). 

 

 

D. Par missive du 24 septembre 2025, le conseil de A. a requis du MP-FR de 

lui transmettre une copie complète du dossier afin qu'il puisse se déterminer 

sur le for concernant l’affaire C. (dossier MP-FR act. 2078). 

 

Le 28 septembre 2025, le MP-FR a refusé d'autoriser la consultation du dos-

sier s'agissant de la plainte de C., l'intéressé n'ayant pas encore été entendu 

sur ces faits. Afin que le prévenu puisse se déterminer sur la reprise de for, 

il lui a cependant précisé que la plainte pénale évoquée supra (let. B) a été 

déposée contre lui par C. à Berne en juillet 2025; il a également précisé le 

type d'infractions (contrainte sexuelle), le lieu où elles auraient été commises 

et quand. Il lui a encore spécifié que les faits fribourgeois et bernois étant de 

même gravité et que les premiers actes d'enquête ayant été effectués dans 

le canton de Fribourg, conformément aux dispositions légales topiques, c'est 

lui qui a repris la procédure ouverte par le MP-BE (dossier MP-FR act. 2079). 

 

Par lettre du 6 octobre 2025, A. a indiqué au MP-FR prendre acte du refus 

lui étant fait d'avoir accès au dossier. Il a affirmé ne pas être, de ce fait, en 

mesure de se déterminer sur la reprise de for et a demandé la notification 

d'une décision écrite, motivée et sujette à recours. Il a à nouveau requis l'ac-

cès complet au dossier (dossier MP-FR act. 2081). 

 

 

E. Le 8 octobre 2025, le MP-FR a adressé à A. une ordonnance aux termes de 

laquelle il a indiqué reprendre la procédure initiée par le MP-BE (act. 1.1). Il 

lui a par ailleurs réitéré que la consultation du dossier relative à la plainte de 

C. n'était pas autorisée. Il lui a en particulier précisé que compte tenu de la 

décision d'extension de la procédure aux faits dénoncés par C., il convenait 

de considérer qu'une nouvelle procédure était engagée contre lui et que, par 

conséquent, les restrictions légales à la consultation du dossier s'appli-

quaient pour ce dossier (dossier MP-FR act. 2082). 

 

 

F. Le 20 octobre 2025, A. défère cette ordonnance devant la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral. Il conclut à l'annulation de cet acte, subsidiaire-

ment, à ce qu'un accès complet à la procédure pénale fribourgeoise (F 24 

- 4 - 

 

 

14440) lui soit accordé, et qu'il soit ordonné au canton de Fribourg de rendre 

une nouvelle ordonnance après lui avoir fixé un délai raisonnable pour qu'il 

puisse se déterminer dès l'accès au dossier. Il requiert en tout état de laisser 

les frais à la charge de l'Etat et de lui accorder une indemnité correspondant 

à quatre heures de travail d'un avocat stagiaire et à une heure de travail d'un 

associé, plus la TVA (act. 1). 

 

 

G. Invité à répondre, le 30 octobre 2025, le MP-BE renonce à se déterminer  

(act. 4). 

 

Le MP-FR conclut pour sa part le 3 novembre 2025 au rejet du recours  

(act. 5). Il annexe à son envoi le dossier de la cause. 

 

 

H. Après avoir reçu pour information les réponses précitées, le recourant re-

quiert, le 6 novembre 2025, l'accès au dossier complet remis à la Cour de 

céans afin de pouvoir répliquer en toute connaissance de cause et demande 

la fixation d'un délai pour pouvoir se déterminer (act. 7). 

 

 

I. Le 11 novembre 2025, conformément à sa pratique constante, la Cour des 

plaintes renvoie au MP-FR, sans en avoir pris connaissance, la partie du 

dossier que ce dernier lui a transmise et qui n'est pas accessible au recou-

rant. Elle précise également que si le MP-FR entend se fonder sur lesdites 

pièces, il doit lui en faire parvenir un exemplaire caviardé ou un résumé ac-

cessible au recourant (act. 8). 

 

Le même jour, elle adresse au recourant le dossier remis par le MP-FR, ex-

purgé de la partie relative à C., et lui fixe un délai au 24 novembre 2025 pour 

répliquer (act. 9). 

 

 

J. Le 12 novembre 2025, le MP-FR indique à cette Cour ne pas avoir l’intention 

de se baser sur les pièces relatives à C. pour fonder son opinion (act. 11). 

 

 

K. Dans le délai prolongé qui lui a été accordé pour ce faire, le 4 décembre 

2025, le recourant persiste dans ses conclusions (act. 15). 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

- 5 - 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et avec 

pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (v. notam-

ment TPF 2021 97 consid. 1.1 et référence citée). 

 

1.2  

1.2.1 Lorsque plusieurs autorités paraissent compétentes à raison du lieu, les mi-

nistères publics concernés se communiquent sans délai les éléments essen-

tiels de l'affaire et s'entendent aussi vite que possible sur le for (art. 39 al. 2 

CPP).  

1.2.2 A teneur de l’art. 41 al. 1 du Code de procédure pénale suisse (CPP; RS 

312.0), lorsqu’une partie entend contester la compétence de l’autorité en 

charge de la procédure pénale, elle doit immédiatement demander à cette 

dernière de transmettre l’affaire à l’autorité compétente. L'autorité en charge 

doit alors mettre en œuvre un échange de vues avec le canton concerné, ou 

rendre directement une décision confirmant sa propre compétence. En 

d’autres termes, la partie qui entend contester la compétence de l’autorité en 

charge de la procédure pénale doit s’en prévaloir en premier lieu auprès de 

cette autorité, afin de faire valoir son droit d’être entendue et obtenir une 

décision susceptible de recours. En présence d’une décision formelle, la par-

tie peut attaquer la décision de cette autorité confirmant le for initial dans les 

dix jours devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 41 al. 2 

CPP en lien avec les art. 40 al. 2 CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur l’orga-

nisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]; TPF 

2013 179 consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_188/2013 du 4 juillet 2013 

consid. 3.1; arrêt du Tribunal pénal fédéral BG.2019.43-44 du 17 septembre 

2019 consid. 1.1; JOSITSCH/SCHMID, Praxiskommentar, 4e éd. 2023, no 3 ad 

art. 41 CPP). 

1.2.3 L’art. 41 al. 2 CPP aménage ainsi une voie de recours permettant aux parties 

de soumettre à l’autorité compétente l’attribution du for décidée par les mi-

nistères publics. Cette règle découle de l’art. 30 al. 1 de la Constitution fédé-

rale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst.; RS 101) qui garantit 

le droit d’être jugé par un tribunal compétent. L’exercice de ce droit suppose 

en effet que les parties disposent, à une reprise au moins, de la faculté de 

soumettre à une autorité de recours toute décision d’un ministère public en 

matière de compétence ou de for (BOUVERAT, Commentaire romand, 2e éd. 

2019, no 4 ad art. 41 CPP; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit commentaire, 

3e éd. 2025, no 7 ad art. 41 CPP). 

- 6 - 

 

 

1.3 En l’occurrence, le recourant s'en prend à une décision rendue par le  

MP-FR dans laquelle ce dernier admet sa compétence suite à un échange 

de vues avec les autorités de poursuite pénale bernoises (act. 1.1). On peut 

dès lors admettre que le recours respecte la procédure de l’art. 41 al. 1 et 2, 

1re phrase CPP. En outre, interjeté le 20 octobre 2025, contre une décision 

notifiée le 10 octobre 2025, il l’a été en temps utile, par une partie à la pro-

cédure pénale.  

1.4 A titre liminaire, il convient de relever que le recourant se plaint de ne pas 

avoir pu avoir accès au volet bernois du dossier de la procédure pour pouvoir 

se déterminer préalablement à la décision de reprise du for rendue par le 

canton de Fribourg. Il ne peut être suivi. Toutes les questions qui touchent 

aux restrictions d'accès au dossier cantonal, soit y compris à la partie relative 

à la plainte de C., relèvent de la gestion de la procédure pénale au fond par 

le MP-FR; ils ne sont donc pas de la compétence de la Cour de céans. Le 

cas échéant, le recourant doit s'adresser pour cela à l'autorité de recours 

cantonale compétente en la matière. Les conclusions y relatives sont partant 

irrecevables. 

1.5 Il y a donc lieu d’entrer en matière sur le recours dans la mesure de sa rece-

vabilité. 

 

 

2.  

2.1 Ainsi que précisé ci-dessus, le recourant est en droit de contester une déci-

sion de reprise de for avec laquelle il n'est pas d'accord (supra consid. 1.2). 

En l'espèce, on peine toutefois à trouver dans le recours des éléments rela-

tifs au bien-fondé ou non du fait que le MP-FR a admis sa compétence pour 

reprendre le dossier C. ouvert initialement par les autorités bernoises. En 

effet, le recourant ne fait que répéter à l'envi, et sans autre argument, ne pas 

avoir eu accès aux divers aspects du dossier lui étant nécessaires pour pou-

voir se déterminer à ce propos. 

2.2 Cependant, dès lors que le recourant se plaint d'une violation de son droit 

d'être entendu, il convient en tout état de cause d'examiner ce grief. 

2.2.1 Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par les art. 29 al. 2 Cst. et 107 

CPP, comprend le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments per-

tinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, le 

droit de produire des preuves pertinentes, de prendre connaissance du dos-

sier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de 

participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de 

s'exprimer sur leur résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision 

rendue (ATF 132 II 485 consid. 3.2; 127 III 576 consid. 2c). Le droit d'être 

entendu porte avant tout sur les questions de fait. La jurisprudence a 

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toutefois estimé que les parties devaient éventuellement être aussi enten-

dues sur les questions de droit lorsque l'autorité concernée entendait se fon-

der sur des normes légales dont la prise en compte ne pouvait être raison-

nablement prévue par les parties (ATF 129 II 497 consid. 2.2 et arrêts cités, 

également 130 III 35 consid. 5).  

2.2.2 Une violation du droit d'être entendu peut être réparée dans le cadre de la 

procédure de recours lorsque l'irrégularité n'est pas particulièrement grave 

et pour autant que la partie concernée ait la possibilité de s'exprimer et de 

recevoir une décision motivée de la part de l'autorité de recours disposant 

d'un pouvoir d'examen complet en fait et en droit. Une réparation du vice 

procédural est également possible lorsque le renvoi à l'autorité inférieure 

constitue une vaine formalité provoquant un allongement inutile de la procé-

dure, incompatible avec l'intérêt de la partie concernée à ce que sa cause 

soit tranchée dans un délai raisonnable (ATF 137 I 195 consid. 2.3.2;  

133 I 201 consid. 2.2; décision du Tribunal pénal fédéral BB.2016.14 du 

28 juillet 2016 consid. 6.1 et les références citées). 

2.2.3 En l'espèce, dans sa lettre du 26 septembre 2025, le MP-FR a certes refusé 

au recourant l’accès à la partie du dossier C. En revanche, il lui a spécifié 

«  Afin de pouvoir vous déterminer sur la reprise de for, je peux toutefois 

vous faire part des indications suivantes: une plainte pénale a été déposée 

contre A., auprès de la police bernoise, en date du 14 juillet 2025, pour des 

faits de contrainte sexuelle (art. 189 CP) survenus entre le 1er mai 2018 et le 

30 septembre 2019. Les faits fribourgeois et bernois étant de même gravité 

(contrainte sexuelle), la procédure a été reprise par le Ministère public fri-

bourgeois, dès lors que les premiers actes d'enquête ont été effectués en 

premier dans le canton de Fribourg (plainte pénale de B. du 1er décembre 

2024), en application de l'art. 34 al. 1 2ème phrase CPP ».  

2.2.4 N’en déplaise au recourant, ces éléments suffisent amplement pour lui per-

mettre de se déterminer sur ce qui a amené le MP-FR à admettre sa com-

pétence pour poursuivre dans l’affaire C. Il est en effet en possession de la 

qualification juridique des faits prétendument commis, de la période à la-

quelle ils se seraient produits, du lieu supposé de commission, ainsi que de 

la date à laquelle la plainte pénale y relative a été déposée et par qui. Cela 

lui permet largement de comparer ces éléments (en particulier leur gravité et 

les dates à laquelle les diverses plaintes ont été déposées) à ceux pour les-

quels le canton de Fribourg est déjà chargé des poursuites ouvertes contre 

lui. En outre, le MP-FR lui a précisé, en se référant aux dispositions légales 

applicables en matière de for, pour quelle raison il a repris la procédure ber-

noise. De ce fait, contrairement à ce que soutient le recourant, le MP-FR lui 

a livré toutes les informations qui lui étaient nécessaires pour qu’il puisse se 

- 8 - 

 

 

déterminer sur le bien-fondé de la reprise du for par ce dernier canton. Par-

tant, il n’était pas nécessaire que le recourant ait accès à l’intégralité du dos-

sier bernois pour se prononcer sur la compétence fribourgeoise. Il n’y a donc 

pas ici de violation de son droit d’être entendu. Ce grief est écarté. 

2.2.5 Il est vrai que le MP-FR a statué sur sa compétence sans avoir interpellé 

préalablement le recourant. Toutefois, la procédure de fixation de for entre 

les cantons ne prévoit pas une telle étape. En effet, à teneur de l’art. 39 CPP, 

les autorités pénales vérifient d’office si elles sont compétentes et, le cas 

échéant, transmettent l’affaire à l’autorité compétente (al. 1). Lorsque plu-

sieurs autorités paraissent compétentes à raison du lieu, les ministères pu-

blics concernés se communiquent sans délai les éléments essentiels de l’af-

faire et s’entendent aussi vite que possible sur le for (al. 2). Il découle de ce 

qui précède que les cantons discutent d’abord entre eux pour déterminer la 

question du for sans impliquer les parties (SCHLEGEL, Zürcher Kommentar, 

3e éd. 2020, no 8 ad art. 39 CPP; plus nuancés JOSITSCH/SCHMID, op. cit., 

no 3 ad art. 38 CPP). Dans ce cas de figure, celles-ci ont le droit d’intervenir 

et d’exposer leur point de vue, mais une fois seulement que les cantons ont 

tranché (cf. art. 41 al. 2 CPP). C’est alors que les parties peuvent faire valoir 

leur droit à être entendues, et ce par le biais de l’art. 41 CPP. Considérer les 

choses différemment aurait pour conséquence illogique et non voulue par le 

législateur que le canton interpellé pour reprendre une procédure devrait 

consulter les parties avant même d’être effectivement compétent pour agir 

dans cette dernière. Cela rend le grief inopérant. 

2.2.6 Enfin, le recourant se plaint de ce que l’autorité de céans aurait eu accès à 

des pièces qui lui sont scellées. Il erre. En effet, selon sa pratique constante, 

afin d’assurer l’égalité des armes, la Cour a retourné au MP-FR – sans en 

prendre connaissance – les pièces qu’elle avait reçues mais qui n’étaient 

pas accessibles au recourant (supra let. I). Ce dernier en a d’ailleurs été 

dûment informé (act. 8). Cet argument tombe donc à faux et est partant re-

jeté. 

2.3 Compte tenu de ce qui précède, tout grief relatif à une violation du droit d’être 

entendu est écarté. 

 

 

3. Le recours, mal fondé, est rejeté dans la mesure de sa recevabilité. 

 

 

4.  

4.1 A teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis 

à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou 

- 9 - 

 

 

succombé. Le montant de l’émolument est calculé en fonction de l’ampleur 

et de la difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur 

situation financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP). 

4.2 En tant que partie qui succombe, le recourant supporte les frais de la 

présente procédure de recours. Ceux-ci prendront en l’espèce la forme d’un 

émolument fixé, en vertu des art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal 

fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de 

la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), à CHF 1’500.--. 

 

 

5. Compte tenu de l‘issue du recours, il n’y a pas lieu de verser de dépens. 

- 10 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est rejeté dans la mesure de sa recevabilité. 

 

2. Un émolument de CHF 1'500.-- est mis à la charge du recourant qui suc-

combe. 

 

3. Il n’est pas alloué de dépens. 

 

 

Bellinzone, le 15 décembre 2025 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Stéphane Grodecki, avocat  

- Canton de Fribourg, Ministère public 

- Canton de Berne, Parquet général 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre cet arrêt.