# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 97476c2a-03a3-5519-b77b-ed3c8f080dd8
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-04-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 29.04.2008 A/270/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-270-2008_2008-04-29.pdf

## Full Text

Siégeant : Isabelle DUBOIS, Présidente, Olivier LEVY et Eugen MAGYARI, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/270/2008 ATAS/501/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 2 

du 29 avril 2008 

 

En la cause 

Monsieur C___________, domicilié à VERSOIX 

Madame C___________, domiciliée à THONEX 

 

demandeurs 

contre 

FONDATION COLLECTIVE VITA DE LA ZURICH, sise route 

de Chavannes 35, LAUSANNE 

FONDATION PARITAIRE D'ASSURANCE-VIE DU 

PERSONNEL DE NAVILLE S.A., sise avenue Vibert 38, 

CAROUGE 

défenderesses 

 

 

   

 A/270/2008 

2/5 

EN FAIT 

1. Par jugement du 8 février 2007, la 16ème chambre du Tribunal de première 

instance a prononcé le divorce de Madame Eva C___________ née 

D___________, et Monsieur C___________, lesquels s'étaient mariés en date du 

27 juin 1997.  

2. Selon le chiffre 12 du jugement précité, le Tribunal de première instance a  ordonné 

le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 

des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est entré en force de chose jugée le 13 mars 2007 et a été 

transmis d'office au Tribunal de céans le 29 janvier 2008 pour exécution du partage. 

4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 

puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 27 juin 

1997 et le 13 mars 2007. 

5. S'agissant du demandeur, l'instruction a permis d'établir, notamment par la 

consultation du rassemblement de ses comptes individuels: 

- qu'au moment du mariage, il était au bénéfice d'une prestation de libre 

passage auprès de la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA 

BANQUE CANTONALE DE GENEVE (valeur au 15 mars 2001: 

1'551 fr. 25), transférée à la FONDATION COLLECTIVE VITA DE LA 

ZURICH; 

- qu'il était sans emploi depuis son mariage jusqu'en février 1998; 

- qu'entre février et décembre 1998, il a travaillé pour deux employeurs, ne 

réalisant pas un revenu suffisant pour cotiser au 2
ème

 pilier; 

- que, pour la période 1999 janvier 2001, il a accumulé une prestation de 

libre passage de 4'944 fr. 65 auprès du FONDS DE PREVOYANCE 

D'ADECCO, également transférée à la FONDATION COLLECTIVE VITA 

DE LA ZURICH; 

- qu'à partir du 1
er

 février 2001 jusqu'à la date d'entrée en force du jugement 

de divorce, il a été assuré auprès de la FONDATION COLLECTIVE VITA 

DE LA ZURICH, totalisation une prestation de sortie de 54'682 fr. 40 y 

compris le transfert des sommes mentionnées ci-dessus.  

6. Quant à la demanderesse, l'instruction a permis d'établir, notamment par la 

consultation du rassemblement de ses comptes individuels: 

 

 

   

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- qu'elle n'a pas travaillé depuis la date du mariage jusqu'en 2001; 

- qu'à partir du 1
er

 juillet 2001 jusqu'à la date d'entrée en force du jugement 

de divorce, elle a été assurée auprès de la FONDATION PARITAIRE 

D'ASSURANCE-VIE DU PERSONNEL DE NAVILLE S.A., totalisant une 

prestation de libre passage de 34'499 fr. 60.  

7. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 11 avril 2008. La juridiction 

leur a indiqué qu'à défaut d'observations de leur part d'ici au 23 avril 2008, un arrêt 

serait rendu sur cette base.  

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (ci-après: LFLP), entré en 

vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les 

conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 

du Code civil suisse du 10 décembre 1907 ci-après: CC), le juge du lieu du divorce 

compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance 

professionnelle du 25 juin 1982 (ci-après: LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal 

des assurances sociales depuis le 1
er

 août 2003, doit, après que l'affaire lui a été 

transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de 

répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; 

ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 

prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité (ci-après: OLP) et 12 

de l'ordonnance fédérale sur la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et 

invalidité du 18 avril 1984 sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants 

 

 

   

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et invalidité (ci-après: OPP 2), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 

acquise avant le mariage est de 4% jusqu' au 31 décembre 2002, 3,25% en 2003, 

2,25% en 2004,  2,5% dès le 1er janvier 2005, et 2,75% dès le 1er janvier 2008. Par 

conséquent les intérêts dus au demandeur sur la somme de 1'551 fr. 25 existant au 

15 mars 2001 se montent à 305 fr. 25. 

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 27 juin 1997, d’autre part le 

13 mars 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur est de 53'005 fr. 90 (54'682 fr. 40 - 1'551 fr. 25 augmentés des intérêts 

de 305 fr. 25 soit 1'856 fr. 50) tandis que celle acquise par la demanderesse est de 

34'499 fr. 60, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 

défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 26'502 fr. 95 

(53'005 fr. 90 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 17'249 fr. 80 

(34'499 fr. 60 : 2), de sorte que c’est  le demandeur qui doit à la demanderesse le 

montant de  9'253 fr. 15. 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 

consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 

1985). 

 

 

   

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5/5 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la  FONDATION COLLECTIVE VITA DE LA ZURICH à transférer, du 

compte de M. C___________, la somme de  9'253 fr. 15 à la  FONDATION 

PARITAIRE D'ASSURANCE-VIE DU PERSONNEL DE NAVILLE S.A. en 

faveur de Mme C___________, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 

considérants, dès le 13 mars 2007 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

 

La greffière 

 

 

 

 

Florence SCHMUTZ 

 La Présidente 

 

 

 

 

Isabelle DUBOIS  

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le