# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e993b79a-ef33-5988-86f8-ebf8418ef6f5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-02-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 19.02.2024 P/1951/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-1951-2024_2024-02-19.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/1951/2024 ACPR/127/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du lundi 19 février 2024 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de B______, représenté par Me C______, avocat,  

recourant, 

contre l'ordonnance de mise en détention provisoire rendue le 23 janvier 2024 par le 

Tribunal des mesures de contrainte, 

et 

LE TRIBUNAL DES MESURES DE CONTRAINTE, rue des Chaudronniers 9, 1204 

Genève, 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés. 

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EN FAIT : 

A. Par acte expédié le 2 février 2024, A______ recourt contre l'ordonnance du 
23 janvier 2024, notifiée le lendemain, par laquelle le Tribunal des mesures de 
contrainte (ci-après : TMC) a ordonné sa mise en détention provisoire jusqu'au 
21 mars 2024. 

 Le recourant conclut, sous suite de frais, à l'annulation de cette ordonnance, à sa mise 
en liberté immédiate, au constat de l'illégalité de sa détention et à l'octroi d'une 
indemnité de CHF 2'600.- en réparation de son tort moral, depuis le 2 février 2024 
[sous réserve d'amplification]. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a. Le 21 janvier 2024, la police a interpellé A______, de nationalité guinéenne, né le 
______ 1987, à l'occasion d'une surveillance visant à lutter contre le trafic de 
stupéfiants dans le quartier D______ [GE]. Il était porteur d'une carte d'identité 
italienne valable du 9 mars 2017 au 10 novembre 2027 et d'un permis de séjour de 
longue durée pour l'Union européenne avec date de validité illimitée [selon 
photographies annexées au rapport de police] ainsi que de 6.4 grammes brut de cocaïne, de 
CHF 266.10 et de deux [portables de la marque] E______.  

Selon le rapport d'arrestation du même jour, A______ "visiblement fortement 
alcoolisé (yeux rouges et forte odeur d'alcool)" a refusé de se soumettre au contrôle 
de police. L'usage de la force a été nécessaire pour le menotter, effectuer la fouille de 
sécurité et vérifier son identité dans la base de données AFIS (système automatique 
d'identification des empreintes digitales). Il a également refusé de se soumettre à un 
éthylotest. 

b. Le lendemain, A______ a été prévenu de rupture de ban (art. 291 CP), 
d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP) et de contravention à 
l'art. 19a LStup pour avoir, le jour de son interpellation, séjourné en Suisse alors qu'il 
faisait l’objet d'une expulsion judiciaire, s'être débattu pour empêcher les policiers de 
le contrôler et détenu des stupéfiants en vue de sa consommation. 

 c. A______ – qui avait refusé de répondre aux questions de la police – a déclaré au 
Procureur, habiter en Italie avec ses parents et y travailler dans l'import-export. Son 
épouse et deux de ses enfants se trouvaient en Côte d'Ivoire. Il était sorti de prison le 
21 mars 2023 et était revenu, pour la première fois, en Suisse deux jours auparavant 
afin de rendre visite "vite fait" à sa fille de 11 ans. Il sortait d'un magasin de tabac 
lorsque les policiers lui avaient pris les bras "par surprise". Même s'ils s'étaient 
identifiés, il leur avait "simplement dit [qu'il] ne savai[t] pas s'ils étaient vraiment 

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des policiers" et leur avait demandé "de faire doucement". Il avait un peu bu ce jour-
là et avait été surpris de l'intervention des policiers. Ils l'avaient fait tomber et il 
s'était blessé à la lèvre. Il n'avait pas refusé de souffler à l'éthylotest, n'y étant pas 
arrivé car il était choqué et essoufflé. 

d. Entendu au Ministère public le 2 février 2024, l'inspecteur F______ a expliqué 
qu'il connaissait le prévenu "comme un trafiquant de drogue" raison pour laquelle il 
avait décidé de le contrôler. A______ s'était opposé passivement au contrôle et 
refusait de se laisser menotter. Il avait contacté la Centrale Vidéo Protection (CVP) 
pour obtenir les images de l'interpellation, qu'il avait visionnées.  

e. Le même jour, le Ministère public a rendu un avis de prochaine clôture de 
l'instruction.  

 f. À teneur de l'extrait du casier judiciaire suisse [état au 22 janvier 2014], A______ est 
connu sous 11 alias. Il a été condamné à 8 reprises depuis le 18 septembre 2013, pour 
les dernières fois :  

- le 28 janvier 2020 par le Tribunal de police de Genève pour délits contre la loi sur 
les stupéfiants, contravention à l'art. 19a LStup et opposition aux actes de 
l’autorité, à une peine privative de liberté de 30 jours et à une peine pécuniaire de 
20 jours-amende, peines assorties du sursis durant trois ans, sous déduction d'un 
jour de détention avant jugement ainsi qu'à une amende de CHF 100.-;  

- le 6 septembre 2021 par le Tribunal de police de Genève pour délits contre la loi 
sur les stupéfiants, contravention à l'art. 19a LStup, entrée illégale, séjour illégal et 
infraction à l'art. 119 al. 1 LEI, à une peine privative de liberté de 12 mois, dont 
6 mois avec sursis durant 3 ans, sous déduction de 79 jours de détention avant 
jugement, et une amende de CHF 300.-. Son expulsion a été prononcée pour une 
durée de 3 ans (date de départ : 20.12.2021, raison du départ : exécution de 
l’expulsion); 

- le 16 novembre 2022 par le Tribunal de police de Genève, pour violence ou 
menace contre les autorités ou les fonctionnaires, lésions corporelles simples de 
peu de gravité, délit contre la loi sur les stupéfiants et rupture de ban [pour la période 
pénale du 13 au 23 août 2022], à une peine privative de liberté de 7 mois, sous 
déduction de 87 jours de détention avant jugement.  

C. Dans son ordonnance querellée, le TMC retient que les charges sont graves et 
suffisantes pour justifier la mise en détention provisoire de A______, eu égard aux 
constatations de la police et aux circonstances de l'interpellation. Il y avait un risque 
de fuite concret, y compris sous forme de disparition dans la clandestinité en Suisse, 
compte tenu de sa nationalité étrangère et de son absence de domicile fixe. Ce risque 

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était renforcé par la peine-menace et concrètement encourue. Le risque de réitération 
était tangible, considérant les antécédents du prévenu notamment pour des infractions 
spécifiques. Aucune mesure de substitution n'était susceptible d'atteindre les mêmes 
buts que la détention. Il s'exposait au prononcé d'une peine privative de liberté pour 
l'infraction de rupture de ban, dès lors qu'il avait quitté la Suisse depuis sa dernière 
sortie de prison et y était revenu malgré l'expulsion dont il faisait l’objet, étant 
précisé qu'un autre délit lui était reproché.  

Il a ordonné la détention provisoire de A______ pour une durée de deux mois, cette 
durée étant suffisante pour entendre les policiers et renvoyer le prévenu en jugement. 

D. a. Dans son recours, A______ considère que sa détention provisoire viole 
l'art. 221 CPP et la Directive européenne 2008/115/CE du 16 décembre 2008 sur le 
retour. Il n'avait pas commis de rupture de ban, faute de renvoi dans son pays 
d'origine [en Guinée]. Lors de sa dernière sortie de prison, il avait été transféré à 
G______ [TI] et relâché à la frontière. Il s'était rendu volontairement en Italie. 
Aucune peine privative de liberté ne pouvait ainsi être prononcée à son encontre. En 
outre, il n'avait eu aucune intention de s'opposer à son interpellation. En état 
d'ébriété, il avait été surpris et, par peur, il avait "simplement riposté à ce qu'il 
croyait être une attaque illégitime". Enfin, son interpellation n'était justifiée par 
aucun soupçon fondé et son comportement n'avait pas menacé l'ordre public. Il 
demande la réparation de son tort moral pour le dommage subi.  

 b. Le Ministre public propose de rejeter le recours.  

c. Le TMC maintient les termes de son ordonnance sans autres observations. 

 d. Le recourant réplique.  

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai 
prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours 
auprès de la Chambre de céans (art. 222 et 393 al. 1 let. c CPP) et émaner du prévenu 
qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un 
intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision 
querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

2. Le recourant conteste l'existence de charges suffisantes, en ce sens qu'il n'avait eu 
aucune intention de s'opposer à son interpellation et commis seulement une 
contravention en détenant des stupéfiants. Par ailleurs, comme rien n'avait été 
entrepris par les autorités helvétiques pour le renvoyer en Guinée, il ne pouvait non 

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plus être condamné à une peine privative de liberté pour séjour illégal ou rupture de 
ban. 

2.1. À teneur de l'art. 221 al. 1 CPP, la détention provisoire suppose que le prévenu 
est fortement soupçonné d'avoir commis un crime ou un délit. Selon la jurisprudence, 
il n'appartient pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des 
éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent 
en cause le prévenu. Il doit uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de 
culpabilité justifiant une telle mesure (ATF 143 IV 330 consid. 2.1 p. 333).  

2.2. La Directive 2008/115/CE – dite "Directive sur le retour" – pose le principe de 
la priorité des mesures de refoulement sur le prononcé d'une peine privative de 
liberté du ressortissant d'un pays tiers qui est en séjour illégal (ATF 147 IV 232 
consid. 1.2 ; 143 IV 249 consid. 1.5 et 1.9). Un tel genre de peine ne peut entrer en 
ligne de compte que lorsque toutes les mesures raisonnables pour l'exécution de la 
décision de retour ont été entreprises (ATF 147 IV 232 consid. 1.2). Les principes 
dégagés de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, examinés 
par le Tribunal fédéral sous l'angle du séjour illégal, doivent être transposés à la 
rupture de ban au sens de l'art. 291 CP (ATF 147 IV 232 consid. 1.6 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 6B_1092/2021 du 23 mai 2022 consid. 3.1 et la référence citée). 
Cette disposition punit d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une 
peine pécuniaire celui qui aura contrevenu à une décision d'expulsion du territoire de 
la Confédération ou d'un canton. La Directive sur le retour n’est pas applicable aux 
ressortissants des pays tiers qui ont commis, outre le séjour irrégulier, un ou plusieurs 
autres délits en dehors du droit pénal sur les étrangers (ATF 147 IV 232 consid. 1.1 ; 
arrêt du Tribunal fédéral 6B_275/2022 du 2 septembre 2022 consid. 1.1.2). Ces 
considérations sont applicables à la détention provisoire (ATF 143 IV 264 
consid. 2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1B_31/2022 du 11 février 2022 consid. 2.1).  

2.3. En l'occurrence, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il soutient que la Directive 
sur le retour lui serait applicable.  

Il a admis habiter et travailler en Italie – pays lui ayant délivré une carte d'identité et 
un titre de séjour –. À teneur de son casier judiciaire, son expulsion de Suisse a été 
exécutée le 20 décembre 2021 et il a déjà été condamné, le 16 novembre 2022, à une 
peine privative de liberté, notamment pour rupture de ban. Selon ses propres 
déclarations, lors de sa dernière sortie de prison [le 21 mars 2023], il a été conduit à la 
frontière italienne avant de quitter volontairement la Suisse pour y revenir à nouveau, 
le 19 janvier 2024, apparemment pour voir sa fille. Ces éléments suffisent à rendre 
vraisemblable une nouvelle condamnation à une peine privative de liberté pour 
rupture de ban.  

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Par conséquent, les charges retenues par le premier juge sont suffisantes pour 
autoriser le placement du recourant en détention provisoire. La prétendue innocence 
du recourant en lien avec l’infraction à l’art. 286 CP devra être plaidée devant le juge 
du fond.  

3. Le recourant ne consacre pas une ligne sur les risques de fuite et réitération. Il n'y a 
donc pas à s'y attarder, mais à renvoyer, en tant que de besoin, à la motivation 
adoptée par le premier juge (art. 82 al. 4 CPP; ACPR/747/2020 du 22 octobre 2020 
consid. 2 et les références). 

4. 4.1. Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient 
de mettre en œuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (règle de 
la nécessité). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le 
tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place 
de la détention si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. 

4.2. En l'espèce, on ne voit pas quelle mesure de substitution – le recourant n'en 
proposant au demeurant aucune – serait de nature à pallier les risques retenus, en 
particulier le risque de fuite concret qu'il présente.  

5. La durée de la détention provisoire, pour une durée de deux mois, est largement 
proportionnée à la peine concrètement encourue si le recourant devait être reconnu 
coupable des infractions dont il est soupçonné. 

6. Le recours s'avère ainsi infondé et doit être rejeté. 

7. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui comprendront un 
émolument de CHF 900.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif 
des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03). En effet, l'autorité de recours est 
tenue de dresser un état de frais pour la procédure de deuxième instance, sans égard à 
l'obtention de l'assistance judiciaire (arrêts du Tribunal fédéral 1B_372/2014 du 
8 avril 2015 consid. 4.6 et 1B_203/2011 du 18 mai 2011 consid. 4). 

8. Le recourant plaide au bénéfice d'une défense d'office. 

8.1. Selon la jurisprudence, le mandat de défense d'office conféré à l'avocat du 
prévenu pour la procédure principale ne s'étend pas aux procédures de recours contre 
les décisions prises par la direction de la procédure en matière de détention avant 
jugement, dans la mesure où l'exigence des chances de succès de telles démarches 
peut être opposée au détenu dans ce cadre, même si cette question ne peut être 
examinée qu'avec une certaine retenue. La désignation d'un conseil d'office pour la 
procédure pénale principale n'est pas un blanc-seing pour introduire des recours aux 

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frais de l'État, notamment contre des décisions de détention provisoire (arrêt du 
Tribunal fédéral 1B_516/2020 du 3 novembre 2020 consid. 5.1). 

8.2. En l'espèce, le recourant soulève dans son recours une contestation des charges 
qui repose, pour l'essentiel, sur une lecture erronée de la jurisprudence et des 
principes juridiques applicables à la théorie de l'infraction pénale et à la Directive sur 
le retour, aux éléments constitutifs de la rupture de ban ainsi qu'au pouvoir d'examen 
de l'autorité de recours en matière de détention avant jugement. Pareilles 
contestations doivent être considérées comme d'emblée vouées à l'échec en instance 
de recours au sens de l'art. 222 CPP. Dès lors, la prise en charge des honoraires de 
son défenseur d'office sera refusée.  

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

Rejette le recours. 

Refuse l'assistance judiciaire pour le recours. 

Met à la charge de A______ les frais de la procédure de recours, qui comprennent un 
émolument de CHF 900.-.  

Notifie le présent arrêt, en copie, à A______, soit pour lui son conseil, au Ministère public 
et au Tribunal des mesures de contrainte. 

Siégeant : 

Madame Daniela CHIABUDINI, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et Madame 
Françoise SAILLEN AGAD, juges; Madame Olivia SOBRINO, greffière. 

La greffière : 

Olivia SOBRINO  

 La présidente : 

Daniela CHIABUDINI  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent être remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). 

  

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P/1951/2024 ÉTAT DE FRAIS  

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF  900.00 

Total  CHF 985.00