# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d40b4315-32e2-58ae-8f3d-06b68c6158ad
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-04-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 02.04.2015 E-5152/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5152-2014_2015-04-02.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-5152/2014 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2  a v r i l  2 0 1 5  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Muriel Beck Kadima, juge ; 

Isabelle Fournier, greffière. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

pour elle-même et son enfant 

B._______, née le (…), 

Nigéria,   

représentées par (…), 

Centre Suisses-Immigrés (C.S.I.),  

(…),  

recourantes,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations 

(SEM; anciennement Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin) ; 

décision de l'ODM du 15 août 2014 / N (…). 

 

 

 

E-5152/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse, le 6 juillet 2014, par A._______ (ci-

après : la recourante), selon ses déclarations ressortissante du Nigeria, 

d'ethnie aoutchi, divorcée, pour elle-même et son enfant mineur, 

le résultat de la consultation de la banque de données "Eurodac", dont il 

ressort que l'intéressée a été enregistrée le 11 août 2011 en Italie comme 

requérante d'asile,  

l'audition du 25 juillet 2014, au Centre d'enregistrement et de procédure de 

Vallorbe, lors de laquelle la recourante a, en particulier, déclaré s'être 

séparée en octobre 2012, en Italie, de son conjoint et père de son enfant, 

et s'opposer à un transfert dans ce pays, par crainte que son enfant lui soit 

enlevé, ce qui serait arrivé à l'une de ses proches amies, sous prétexte 

que, sans travail, elle ne pouvait s'occuper de son bébé,   

la demande de reprise en charge adressées par l'ODM (actuellement et ci-

après: le SEM) aux autorités italiennes, le 31 juillet 2014, 

la décision du 15 août 2014, notifiée le 5 septembre suivant à l'intéressée, 

par laquelle, le SEM se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b de la loi sur l'asile 

(LAsi, RS 142.31), n'est pas entré en matière sur sa demande d'asile et a 

prononcé son transfert vers l'Italie, constatant l'absence d'effet suspensif à 

un éventuel recours, 

le courriel adressé par le SEM, le 21 août 2014, aux autorités italiennes, 

les informant que, faute de réponse de leur part dans le délai échu au 

15 août 2014, elles étaient considérées comme ayant implicitement 

accepté leur responsabilité pour traiter la demande de protection de 

l'intéressée, 

le recours interjeté, le 11 septembre 2014, contre la décision du SEM, 

du 15 août 2014, 

le rapport médical, daté du 9 septembre 2014, produit à l'appui du recours, 

faisant état d'une décompensation psychique importante de l'intéressée,   

les demandes de restitution [recte: octroi] de l'effet suspensif et de 

dispense du paiement d'avance de frais dont il est assorti,  

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la décision incidente du 16 septembre 2014, par laquelle le Tribunal 

administratif fédéral (ci-après: le Tribunal) a admis la demande d'effet 

suspensif au recours et a renoncé à percevoir une avance de frais, 

le courrier de la recourante, du 16 septembre 2014 et le certificat succinct 

produit concernant son enfant, 

la réponse du SEM au recours, du 2 octobre 2014, transmise à la 

recourante le 9 octobre suivant, dans laquelle le SEM a proposé le rejet du 

recours,  

la réplique de la recourante, du 23 octobre 2014,  

l'ordonnance du 19 novembre 2014 invitant le SEM à une nouvelle 

détermination, 

la détermination du SEM, du 27 novembre 2014, transmise à la recourante 

le 11 décembre suivant, 

le courrier de la recourante, du 18 décembre 2014, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (cf. art. 33 let. d LTAF, applicable par 

renvoi de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée 

en l'espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour statuer dans la présente cause, 

que l'intéressée a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

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qu'il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'entre pas en 

matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans 

un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la 

procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 3 juillet 

2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en Suisse 

dès le 1er janvier 2014 (cf. décision du Conseil fédéral du 18 décembre 

2013; RO 2013 5505; RS 0.142.392.680.01; art. 29a al. 1 de 

l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure [OA 1, 

RS 142.311] et art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 7 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le précède 

dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce (principe de 

l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 par. 1 du 

règlement Dublin III), 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – 

dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont 

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la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès 

d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, 

sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b du règlement 

Dublin III), ou le ressortissant de pays tiers ou l'apatride qui a retiré sa 

demande en cours d'examen et qui a présenté une demande dans un autre 

Etat membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un 

autre Etat membre (art. 18 par. 1 point c du règlement Dublin III), ou le 

ressortissant de pays tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et 

qui a présenté une demande auprès d'un autre Etat membre ou qui se 

trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 

par. 1 point d du règlement Dublin III)  

que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la 

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(cf. art. 3 par. 2, 1er alinéa, du règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2, 2ème alinéa, du règlement Dublin III, lorsqu'il 

est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire 

qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'espèce, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, après 

consultation de l'unité centrale du système européen "Eurodac", que la 

recourante a été enregistrée comme requérante d'asile en Italie, le 11 août 

2011,  

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qu'en date du 31 juillet 2014, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

italiennes compétentes une requête aux fins de reprise en charge, fondée 

sur l'art. 18 par. 1 point d du règlement Dublin III, 

que, n'ayant pas répondu à la demande de reprise en charge dans le délai 

prévu par l'art. 25 par. 1 du règlement Dublin III, l'Italie est réputée l'avoir 

acceptée (cf. art. 25 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, partant, l'Italie est l'Etat responsable du traitement de la demande 

d'asile de la recourante, 

que celle-ci ne conteste d'ailleurs pas la responsabilité de l'Italie, en 

application des critères du règlement Dublin III, 

que, à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées 

et concordantes du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les 

réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de 

l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas 

appliquée en Italie, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des 

défaillances systémiques d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile 

n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée par les 

autorités italiennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, ni qu'ils 

ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur pays 

d'origine (cf. arrêts de la CourEDH T. contre Suisse du 4 novembre 2014, 

requête n° 29217/12, par. 106-115 ; M.S.S. contre Belgique et Grèce du 

21 janvier 2011, requête n° 30696/09), ni que les manques affectant les 

conditions d'accueil des demandeurs entraînent un risque de traitement 

inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte UE (cf. art. 3 par. 2 

2ème phrase du règlement Dublin III), 

que ce pays est lié à cette charte, et partie à la Convention du 4 novembre 

1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 

(CEDH, RS 0.101), à la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture 

et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105), à la Convention du 28 juillet 1951 relative au 

statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi qu'au Protocole 

additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en 

applique les dispositions, 

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que, ainsi, cet Etat est présumé respecter la sécurité des demandeurs 

d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et 

équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au 

droit international et au droit européen (directive no 2013/32/UE du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des 

procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection 

internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive 

Procédure] ; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil 

du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes 

demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 du 

29.6.2013, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption peut être renversée en présence de défaillances 

systémiques (cf. arrêt T. contre Suisse précité, par. 103), 

que s'agissant de l'Italie, ces conditions ne sont pas réalisées (cf. arrêt 

T. contre Suisse précité, par. 114-115), si bien que l'application de 

l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne se justifie pas, 

que la présomption, selon laquelle l'Etat en cause respecte l'art. 3 CEDH 

peut aussi être valablement réfutée en présence de motifs sérieux et 

avérés de croire que la personne, objet de la mesure de renvoi, courra un 

risque réel de subir des traitements contraires à cette disposition, 

que l'Etat requérant doit, dans cette hypothèse, examiner de manière 

approfondie et individualisée la situation de la personne intéressée, et 

renoncer au transfert si le risque est avéré en application de l'art. 17 par. 1 

du règlement Dublin III (ancien art. 3 par. 2 du règlement Dublin II [arrêt T. 

contre Suisse précité, par. 104]), 

que, dans l'arrêt T. contre Suisse précité, la CourEDH a conclu que les 

autorités suisses violeraient l'art. 3 CEDH si elles renvoyaient une famille 

en Italie sans avoir préalablement obtenu de la part des autorités italiennes 

une garantie individuelle concernant, d'une part, une prise en charge 

adaptée à l'âge des enfants et, d'autre part, la préservation de l'unité 

familiale (par. 122), 

qu'en l'occurrence, dans sa décision du 15 août 2014, le SEM a, en 

particulier, considéré que l'Italie respectait – s'agissant de la privation du 

droit de garde d'un enfant – le droit international supérieur, qu'il s'agissait 

d'un Etat de droit et que, le cas échéant, l'intéressée pouvait recourir 

auprès des autorités compétentes, 

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que, dans sa détermination du 27 novembre 2014, le SEM, prié de prendre 

position en particulier en rapport avec l'arrêt de la CourEDH T. contre 

Suisse précité, a précisé que, s'appuyant sur dit arrêt, il n'entreprenait pas 

de transferts vers l'Italie de parents accompagnés d'enfants sans avoir reçu 

au préalable les garanties explicites et nécessaires, ajoutant qu'il s'agissait 

là de modalités de transfert et non pas d'une condition pour le prononcé 

d'une décision de renvoi,  

que, contrairement à la position soutenue par le SEM, le Tribunal a indiqué, 

dans un arrêt de principe du 12 mars 2015 rendu en la cause  

E-6629/2014, que l'existence de garanties de la part de l'Italie d'un 

hébergement conforme aux besoins particuliers des enfants et au respect 

de l'unité familiale n'était pas une simple modalité de mise en œuvre du 

transfert, mais une condition matérielle de la conformité du transfert aux 

engagements de la Suisse relevant du droit international, 

qu'elle est donc soumise à un contrôle juridictionnel, 

que ce contrôle ne saurait être considéré comme valablement exercé s'il 

doit se limiter à reconnaître de manière toute générale la licéité d'un futur 

transfert sous réserve du respect des conditions qu'il doit remplir pour être 

conforme au droit international,  

que des déclarations générales d'intention de la part des autorités 

italiennes ou du SEM ne suffisent pas, 

que, bien plus, le SEM doit disposer, au moment du prononcé de sa 

décision, d'une garantie concrète et individuelle de possibilité 

d'hébergement dans une structure adéquate dès l'arrivée en Italie des 

personnes concernées et de respect de l'unité familiale, 

que, toujours selon cet arrêt, cette garantie doit comprendre en particulier 

les données des personnes concernées permettant de les identifier, y 

compris l'âge des enfants concernés,  

qu'en l'espèce, le SEM n'a reçu aucune garantie des autorités italiennes 

satisfaisant à ces exigences jurisprudentielles, 

que, par conséquent, le Tribunal ne saurait actuellement confirmer la licéité 

du transfert de la recourante en Italie au regard de l'art. 3 CEDH (cf. ATAF 

2010/45 consid. 7.2), 

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que si le SEM entend rendre à l'encontre de la recourante une nouvelle 

décision de refus d'entrer en matière et de transfert en Italie, il lui 

appartiendra, au préalable, d'obtenir des autorités italiennes une garantie 

individuelle, concrète et suffisante, qu'à leur arrivée en Italie, l'intéressée 

et son enfant seront accueillis dans des structures et des conditions 

adaptées et assurant la préservation de l'unité familiale, conformément à 

l'arrêt du Tribunal E-6629/2014 du 12 mars 2015 (consid. 4.3 et 

jurisprudence citée), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être admis, en raison de 

l'établissement incomplet des faits pertinents (cf. art. 106 al. 1 let. b LAsi), 

que la décision du 15 août 2014 est donc annulée et la cause renvoyée à 

l'autorité intimée pour instruction complémentaire et nouvelle décision, au 

sens des considérants, 

que, s'avérant manifestement fondé, le recours est admis dans une 

procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge 

(cf. art. 111 let. e LAsi), 

que le présent arrêt n'est motivé que sommairement 

(cf. art. 111a al. 2 LAsi), 

que vu l'issue de la cause, il n'est pas perçu de frais de procédure 

(cf. art. 63 al. 1 et 2 PA), 

que conformément à l'art. 7 al. 1 et 2 du règlement du 21 février 2008 

concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif 

fédéral (FITAF, RS 173.320.2), la recourante, qui a eu gain de cause et qui 

est représentée par un mandataire, a droit à des dépens,  

qu'à défaut de décompte de prestations de la mandataire de la recourante, 

les dépens sont fixés sur la base du dossier (cf. art. 14 al. 2 du règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]),  

qu'ils sont en l'occurrence arrêtés à 500 francs,   

 

(dispositif page suivante)   

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis. 

2.  

La décision du 15 août 2014 est annulée et la cause renvoyée au SEM 

pour instruction complémentaire et nouvelle décision, au sens des 

considérants. 

3.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. 

4.  

Le SEM versera à la recourante le montant de 500 francs à titre de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité 

cantonale compétente. 

 

 

Le juge unique  : La greffière : 

  

William Waeber Isabelle Fournier