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**Case Identifier:** 268c98ab-ac93-5d94-933d-5ce24441fafc
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-08-07
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 07.08.2018 AC/912/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-912-2018_2018-08-07.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli recommandé de la greffière du 12 septembre 2018. 

 

R É P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/912/2018 DAAJ/68/2018 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DÉCISION DU MARDI 7 AOÛT 2018 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Monsieur A______, actuellement détenu à [l'établissement pénitentiaire] B______,  

 

contre la décision du 5 avril 2018 du Vice-président du Tribunal civil. 

 

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AC/912/2018 

EN FAIT 

A. a. Par décision du 9 août 2017, le Service cantonal des véhicules (SCV) a ordonné le 
retrait du permis de conduire toutes catégories et sous-catégories de A______ (ci-après : 

le recourant) pour une durée de douze mois.  

b. Par acte du 14 septembre 2017, complété le 5 octobre 2017, le recourant a recouru 
contre cette décision auprès du Tribunal administratif de première instance (TAPI), 

concluant principalement à son annulation et subsidiairement à la réduction de la durée 

du retrait à trois mois, ou au minimum légal après la conduite d'un véhicule à moteur 

malgré une mesure de retrait de permis.  

c. Le SCV a conclu à la confirmation de la décision entreprise. Le recourant et le 
Service ont ensuite persisté chacun dans ses conclusions.  

d. Le 22 janvier 2018, le recourant a transmis son permis de conduire au SCV.  

e. Par jugement du 15 février 2018, le TAPI a déclaré sans objet le recours du recourant 
et rayé la cause du rôle, considérant que le recourant n'avait plus d'intérêt actuel au 

recours dès lors qu'il avait déposé son permis de conduire en vertu de la décision du 

SCV qu'il contestait initialement. 

B. a. Le 19 mars 2018, le recourant a sollicité l'assistance juridique pour recourir à 
l'encontre de ce jugement.  

b. Par acte du même jour, le recourant a saisi la Chambre administrative de la Cour de 
justice d'un recours dirigé contre le jugement du 15 février 2018.  

C. Par décision du 5 avril 2018, notifiée le 13 avril 2018, le Vice-président du Tribunal 
civil a rejeté la requête d'assistance juridique précitée, au motif que la cause du 

recourant était dénuée de chances de succès. 

D. a. Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 14 mai 2018 à la 
Présidence de la Cour de justice. Le recourant conclut à l'annulation de la décision 

entreprise et à l'octroi de l'assistance juridique pour la procédure de recours initiée.  

Il produit des pièces nouvelles.  

b. Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations.  

EN DROIT 

1. 1.1. En tant qu'elle refuse l'assistance juridique, la décision entreprise, rendue en 
procédure sommaire (art. 119 al. 3 CPC), est sujette à recours auprès de la présidente de 

la Cour de justice (art. 10 al. 3 LPA), compétence expressément déléguée au vice-

président soussigné sur la base des art. 29 al. 5 LOJ et 10 al. 1 du Règlement de la Cour 

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de justice (RSG E 2 05.47). Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance 

de recours dans un délai de trente jours (art. 10 al. 3 LPA; 130, 131 et 321 al. 1 CPC, 

applicables par revoi des art. 10 al. 4 LPA et 8 al. 3 RAJ; arrêts du Tribunal fédéral 

2D_73/2015 du 30 juin 2016 consid. 5.1; 1B_171/2011 du 15 juin 2011 consid. 2.2).  

1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. 

1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 10 al. 3 LPA), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 

(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ; arrêts du Tribunal fédéral 

2D_73/2015 précité consid. 5.2; 1B_171/2011 précité consid. 2). Il appartient en 

particulier au recourant de motiver en droit son recours et de démontrer l'arbitraire des 

faits retenus par l'instance inférieure (HOHL, Procédure civile, Tome II, 2e éd. 2010,  

n. 2513-2515).  

2. Aux termes de l'art. 326 al. 1 CPC, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont 
irrecevables dans le cadre d'un recours. 

Par conséquent, les allégués de faits dont le recourant n'a pas fait état en première 

instance ainsi que les pièces nouvelles ne seront pas pris en considération. 

3. 3.1. Reprenant l'art. 29 al. 3 Cst., l'art. 117 CPC prévoit que toute personne qui ne 
dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance judiciaire à moins que sa 

cause paraisse dépourvue de toute chance de succès. 

Un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont 

notablement plus faibles que les risques de le perdre, et qu'elles ne peuvent donc être 

considérées comme sérieuses, de sorte qu'une personne raisonnable et de condition aisée 

renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'elle s'exposerait à devoir supporter; en 

revanche, une demande ne doit pas être considérée comme dépourvue de toute chance 

de succès lorsque les perspectives de gain et les risques d'échec s'équilibrent à peu près 

ou lorsque les premières sont seulement un peu plus faibles que les seconds. Ce qui est 

déterminant est de savoir si une partie, qui disposerait des ressources financières 

nécessaires, se lancerait ou non dans le procès après une analyse raisonnable. Une partie 

ne doit pas pouvoir mener un procès qu'elle ne conduirait pas à ses frais, uniquement 

parce qu'il ne lui coûte rien (ATF 142 III 138 consid. 5.1 et les arrêts cités, in RDAF 

2017 I p. 336; 139 III 396 consid. 1.2 et les arrêts cités).  

Si l’assistance juridique est requise pour une procédure de recours, il est déterminant de 
savoir si le recours est suffisamment prometteur du point de vue d'une partie 

raisonnable. Le pronostic dépend du contenu de la décision attaquée, des points 

contestés, des griefs soulevés et de la recevabilité des conclusions. De la sorte, l’examen 
sommaire des chances de succès auquel le juge doit procéder est simplifié. Cet examen 

ne doit toutefois pas conduire à ce qu'une partie voit quasiment rendu impossible le 

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contrôle d'une décision qu'elle conteste. Ce n’est que lorsque le recourant n’oppose 
aucun argument substantiel contre la décision de première instance qu’il risque de voir 
son recours considéré comme étant dénué de chance de succès, en particulier si 

l’instance de recours n’a qu’une cognition limitée ou que le recourant doit motiver ses 
griefs en respectant le principe d’allégation. La perspective concrète du recourant 
d’obtenir entièrement gain de cause n’est pas déterminante; pour que la condition soit 
remplie, il suffit qu’il existe une chance d’admission même partielle des conclusions 
(arrêts du Tribunal fédéral 5A_623/2016 du 24 mai 2017 consid. 2.3 et les arrêts cités; 

5A_572/2015 du 8 octobre 2015 consid. 4.1 et les arrêts cités).  

La situation doit être appréciée à la date du dépôt de la requête et sur la base d'un 

examen sommaire (ATF 142 III 138 consid. 5.1 et les arrêts cités; 133 III 614 

consid. 5). 

3.2. Selon la jurisprudence, il se justifie en principe de désigner un avocat d'office à la 
personne indigente lorsque la situation juridique de celle-ci est susceptible d'être 

affectée de manière particulièrement grave. Lorsque, sans être d'une portée aussi 

capitale, la procédure en question met sérieusement en cause les intérêts de l'intéressé, il 

faut en sus que l'affaire présente des difficultés en fait et en droit que le requérant ou son 

représentant légal ne peuvent surmonter seuls (ATF 130 I 180 consid. 2.2 p. 182). Le 

point décisif est toujours de savoir si la désignation d'un avocat d'office est 

objectivement nécessaire dans le cas d'espèce. A cet égard, il faut tenir compte des 

circonstances concrètes de l'affaire, de la complexité des questions de fait et de droit, 

des particularités que présentent les règles de procédure applicables, des connaissances 

juridiques du requérant ou de son représentant, du fait que la partie adverse est assistée 

d'un avocat et de la portée qu'a pour le requérant la décision à prendre, avec une certaine 

réserve lorsque sont en cause principalement ses intérêts financiers (arrêts 1D_1/2013 

du 7 mai 2013 consid. 5.2 et 1D_6/2010 du 10 septembre 2010 consid. 3.1). 

3.3. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, un intérêt digne de protection suppose 
un intérêt actuel à obtenir l’annulation de la décision attaquée (ATF 138 II 42 consid. 1 ; 
137 I 23 consid 1.). 

3.4. En l'espèce, le recourant a requis le bénéfice de l'assistance juridique afin de 
recourir contre une décision du Tribunal administratif qui a déclaré sans objet son 

recours faute d'intérêt à obtenir l'annulation de la décision attaquée. 

Les chances de succès de la démarche du recourant apparaissent toutefois extrêmement 

faibles.  

En effet, l'essentiel de ses griefs sont dirigés contre la décision de retrait de permis du  

9 août 2017 et non contre le jugement du Tribunal administratif du 15 février 2018 qui 

raye la cause du rôle faute d'intérêt actuel. Or, c'est bien en vue de recourir à l'encontre 

de ce jugement que l'aide sociale a été demandée.  

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Le recourant aurait dû exposer de manière claire pour quelle(s) raison(s) le Tribunal a 

erré en considérant que la décision attaquée avait été exécutée et avait sorti tous ses 

effets, étant précisé que le simple dépôt d'un recours en grâce au Grand Conseil et 

l'espoir de bénéficier cet été d'une semi-liberté pour travailler ne sont à cet égard pas 

suffisants. 

Il paraît ainsi peu probable que la Chambre administrative de la Cour de justice annule 

le jugement querellé. 

Pour le surplus, la cause ne présente pas de difficultés particulières sur le plan tant 

factuel que juridique que le recourant, au bénéfice d'une formation de ______ et d'une 

longue pratique ______, ne serait pas apte à appréhender sans l'aide d'un mandataire 

professionnel. 

Partant, le recours, infondé, sera rejeté. 

4. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). 

     * * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

LE VICE-PRÉSIDENT DE LA COUR : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé le 14 mai 2018 par A______ contre la décision rendue le  

5 avril 2018 par le Vice-président du Tribunal civil dans la cause AC/912/2018. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires pour le recours. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ (art. 327 al. 5 CPC et 8 al. 3 RAJ). 

Siégeant : 

Monsieur Patrick CHENAUX, Vice-président; Madame Maïté VALENTE, greffière. 

Le Vice-président : 

Patrick CHENAUX 

 
La greffière : 

Maïté VALENTE 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par 

la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110