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**Case Identifier:** 2169c08a-d194-56a1-a7bb-1e5a910fb546
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-10-24
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 24.10.2014 D-5880/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5880-2014_2014-10-24.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-5880/2014 

 

 

 

 A r r ê t  d u  2 4  o c t o b r e  2 0 1 4  

Composition 

 
Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Jean-Pierre Monnet, juge ; 

Anne Mirjam Schneuwly, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, née le (…), 

Erythrée,   

représentée par B._______,  

Service d'Aide Juridique aux Exilé-e-s (SAJE),  

rue Enning 4, case postale 7359, 1002 Lausanne, 

recourante,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision de l'ODM du 26 septembre 2014 / N (…). 

 

 

D-5880/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______, le 2 juillet 2014, 

la décision du 26 septembre 2014, notifiée le 6 octobre suivant, par 

laquelle l'ODM, faisant application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi  

(RS 142.31), n'est pas entré en matière sur dite demande, a prononcé le 

transfert de la prénommée vers l'Italie et ordonné l'exécution de cette 

mesure, constatant l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours du 13 octobre 2014 au Tribunal administratif fédéral (ci-après: 

le Tribunal), 

les demandes d'assistance judiciaire partielle et d'octroi de l'effet 

suspensif dont il est assorti, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal,  

le 15 octobre 2014, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

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telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les 

critères fixés dans le règlement (UE) n
o
 604/2013 du Parlement européen 

et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses jusqu'au 

3 juillet 2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en 

Suisse depuis le 1
er
 janvier 2014 (art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'ODM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en 

charge du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le 

précède dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce 

(principe de l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 

par. 1 du règlement Dublin III), 

que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la 

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

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de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(art. 3 par. 2 1
ère

 phrase du règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, quand il est 

impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de 

croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés 

au chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge  

– dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a 

introduit une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a 

du règlement Dublin III), 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une 

demande de protection internationale qui lui est présentée par le 

ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui 

incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, la recourante a déclaré avoir, au bénéfice d'un 

laissez-passer, quitté l'Erythrée en (…) 2011 pour faire soigner un cancer 

de l'utérus au Soudan  ; qu'opérée le (…) 2014 à (…), mais non satisfaite 

des soins reçus, elle serait partie pour la Libye, où elle aurait pris un 

bateau en direction de l'Italie ; qu'enregistrée et photographiée par les 

autorités italiennes, elle aurait refusé de donner ses empreintes digitales ; 

que, transférée à Rome, puis dans un centre de réfugiés à (…), elle serait 

retournée après cinq jour dans la capitale, où elle serait restée pendant 

trois semaines, logée par des compatriotes ; qu'elle aurait enfin rejoint la 

Suisse le (…) 2014 pour y déposer une demande d'asile, 

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que le 24 juillet 2014, l'ODM a, sur la base des déclarations de la 

recourante, dès lors soumis aux autorités italiennes compétentes, dans 

les délais fixés à l'art. 21 par. 1 du règlement Dublin III, une requête aux 

fins de prise en charge, fondée sur l'art. 13 par. 1 du règlement Dublin III, 

que, n'ayant pas répondu à la demande de prise en charge du  

24 juillet 2014 dans les délais prévus par l'art. 22 par. 1 et 6 du 

règlement Dublin III, l'Italie est réputée l'avoir acceptée et, partant, avoir 

reconnu sa compétence pour traiter la demande d'asile de l'intéressée 

(art. 22 par. 7 du règlement Dublin III), 

que ce point n'est pas contesté, 

qu'en revanche, la recourante s'est opposée à son transfert en Italie, se 

référant, entre autres, à la jurisprudence de la CJUE Bundesrepublik 

Deutschland contre Kaveh Puid du 14 novembre 2013, C-4/11, ainsi que 

Federaal arentschap voor de opvang van asielzoekers contre Selver 

Saciri et autres du 27 février 2014, C-79/13, à l'arrêt de la CourEDH 

M.S.S. contre Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09, et à l'arrêt 

du Tribunal administratif de Francfort du 9 juillet 2013, 7 K 560/11.F.A, 

qu'ainsi, elle a sollicité implicitement l'application de la clause de 

souveraineté, prévue à l'art. 17 par. 1 règlement Dublin III,  

que l'Italie est liée à la Charte des droits fondamentaux de l'Union 

européenne (ci-après CharteUE), et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (RS 0.142.30, ci-après : 

Conv. réfugiés), à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants (RS 0.105 , ci-après : Conv. torture), 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (directive 

n° 2005/85/CE du Conseil du 1er décembre 2005 relative à des normes 

minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de 

réfugié dans les Etats membres [JO L 326/13 du 13.12.2005, ci-après : 

directive Procédure] et directive n° 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 

2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs 

d'asile dans les Etats membres [JO L 31/18 du 6.02.2003 ; ci-après : 

directive Accueil]), 

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que cette présomption de sécurité n'est pas irréfragable, les Etats 

demeurant néanmoins responsables au regard de la CEDH de tous les 

actes et omissions de leurs organes qui découlent du droit interne ou de 

la nécessité d'observer les obligations juridiques internationales (Cour 

EDH, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. c. Belgique et Grèce, requête no 

30696/09, § 338), 

qu'elle doit être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du 

transfert, d'une défaillance systémique ("systemic failure") comme dans 

l'affaire M.S.S. c. Belgique et Grèce de nature à engendrer, de manière 

prévisible, l'existence d'un risque réel de mauvais traitement de la 

personne concernée par le transfert (cf. Cour EDH, décision du 4 juin 

2013, K. Daytbegova and M. Magomedova against Austria, requête no 

6198/12, § 61 et § 66, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. précité §§ 338 ss, 

et arrêt du 7 juin 2011 R.U. c. Grèce, requête no 2237/08, §§ 74 ss), ce 

qui est le cas en présence d'une pratique avérée de violation des normes 

minimales de l'Union européenne (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.5), 

qu'il est notoire que les autorités italiennes ont de sérieux problèmes 

relatifs à leur capacité d'accueil de nouveaux requérants d'asile, 

que toutefois, de jurisprudence constante, le Tribunal ne peut en déduire 

qu'il existerait manifestement en Italie des carences structurelles 

essentielles en matière d'accueil, analogues à celles que la Cour 

européenne des droits de l'homme a constatées pour la Grèce 

(cf. Cour EDH, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. précité; voir notamment 

arrêt E-3418/2013 du 13 septembre 2013),  

qu'on ne saurait en effet considérer qu'il appert d'un ensemble de 

positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations 

Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du 

Conseil de l'Europe, ainsi que d'organisations internationales non 

gouvernementales, que les conditions matérielles d'accueil des 

demandeurs d'asile dans ce pays sont caractérisées par des carences 

structurelles d'une ampleur telle qu'il faille conclure d'emblée à l'existence 

de risques suffisamment réels et concrets, pour les requérants, d'être 

exposés, en Italie, à une situation de précarité et de dénuement matériel 

et psychologique de sorte que leur transfert dans ce pays constituerait en 

règle générale un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH, 

que la présomption de sécurité susmentionnée peut également être 

renversée en présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les 

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autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit international  

(cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5), 

qu'en particulier A._______ a elle-même déclaré être partie d'un camp de 

réfugiés et donc s'être soustraite à toute possibilité d'hébergement par les 

autorités italiennes ou les œuvres caritatives supplétives, sans même 

avoir déposé de demande d'asile dans ce pays, 

qu'ainsi, la prénommée n'a pas démontré que ses conditions 

d'existence en Italie revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité 

qu'elles seraient constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH 

ou encore à l'art. 3 Conv. torture, 

qu'elle n'a pas non plus fourni d'indice concret ni même allégué que 

l'Italie faillirait à ses obligations internationales en la renvoyant dans un 

pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient 

sérieusement menacées, ou encore d'où elle risquerait d'être astreinte à 

se rendre dans un tel pays, 

que la présomption de sécurité attachée au respect par l'Italie de ses 

obligations tirées du droit international public et du droit européen n'est 

donc pas renversée, une vérification plus approfondie et individualisée 

des risques – que la recourante ne prétend d'ailleurs pas encourir - 

n'étant pas nécessaire (cf. FRANCESCO MAIANI / CONSTANTIN HRUSCHKA, 

Le partage des responsabilités, entre confiance mutuelle et sécurité des 

demandeurs d'asile, in Asyl 2/11 p. 14), 

que son transfert vers ce pays n'est donc pas contraire aux obligations de 

la Suisse découlant des dispositions conventionnelles précitées, 

que, cela étant, il appartiendra à la recourante, à son retour en Italie, de 

se conformer aux instructions des autorités italiennes et de s'annoncer 

auprès des autorités compétentes immédiatement à son arrivée à 

l'aéroport de destination pour y faire enregistrer sa demande d'asile, si 

elle entend la maintenir, 

qu'au demeurant, si elle devait être contrainte par les circonstances à 

mener une existence non conforme à la dignité humaine, ou si elle devait 

estimer que l'Italie violait ses obligations d'assistance à son encontre ou 

de toute autre manière portait atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

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de ce pays en usant des voies de droit adéquates (cf. art. 21 de la 

directive Accueil), 

que la recourante allègue encore ne pas pouvoir être transférée en Italie, 

du fait de problèmes de santé ; que son état nécessiterait une série de 

contrôles médicaux afin de déterminer si le cancer dont elle souffre peut 

encore mettre sa vie en danger ; que se référant à l'arrêt du Tribunal du 

15 juin 2012 E-2934/2012, elle invoque une instruction insuffisante,  

qu'elle a produit, en procédure de recours, un rapport médical du  

Dr. B._______, médecin généraliste, posant le diagnostic d'un carcinome 

utérin opéré au Soudan le (…) éventuellement suivi d'une chimiothérapie 

et/ou radiothérapie, un état dépressif modéré, une lombosciatalgie non 

déficitaire et une rectorragie probablement sur hémorroïdes ; que selon 

ce rapport, elle suit actuellement un traitement par Tilur retard 90 mg, 

Pantozol 40 mg, Co-Dafalgan 500 mg et Lyrica 75 mg,  

que, ce faisant, la recourante s'est implicitement prévalue de l'existence 

de "raisons humanitaires" au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, 

que cette notion de "raisons humanitaires", qui ne recouvre pas celle de 

mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr, s'interprète 

restrictivement (cf. ATAF 2012/4 consid. 4.7, ATAF 2011/9 consid. 8.1 et 

8.2, ATAF 2010/45 consid. 8.2.2), en particulier pour des raisons 

d'efficacité du système Dublin, 

qu'il y a lieu de procéder à une appréciation globale de tous les éléments 

entrant en considération dans le cas particulier et faisant apparaître le 

transfert comme problématique d'un point de vue humanitaire 

(cf. ATAF 2011/9 consid. 8.2), 

qu'en l'espèce, la recourante n'a pas établi, dans le cadre de la présente 

procédure, qu'elle ne sera pas en mesure de voyager ou que son 

transfert représenterait un danger concret et imminent pour sa santé, 

qu'en effet, les problèmes de santé allégués n'apparaissent en tout état 

de cause pas d'une gravité telle que le transfert en Italie ne pourrait être 

exigé au sens restrictif de la jurisprudence précitée ; qu'il sied de relever 

que la rectoscopie chez un gastro-entérologue n'est prévue que mi-

novembre et le prochain contrôle chez son médecin plus tard encore, fin 

décembre 2014. 

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que lesdits problèmes pourront être également traités en Italie, ce pays 

disposant de structures médicales similaires à celles existant en Suisse, 

qu'en outre, liée par la directive Accueil, l'Italie doit faire en sorte que les 

demandeurs d'asile reçoivent les prestations médicales nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance 

nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en matière 

d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé mentale appropriés 

(cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que rien ne permet d'admettre in abstracto que l'Italie refuserait ou 

renoncerait à une prise en charge médicale adéquate de la recourante, 

en particulier après que celle-ci y aura introduit valablement une 

demande d'asile, ce qui nécessite sa collaboration pour son 

enregistrement, prise des empreintes digitales incluse, 

qu'ayant déclaré n'avoir ni fait enregistrer une demande d'asile en Italie ni 

essayé de se faire soigner dans ce pays (cf. procès-verbal de l'audition 

du 14 juillet 2014, p. 10), la recourante ne saurait non plus se prévaloir 

d'un risque personnel et concret de non-accès aux prestations médicales 

nécessaires telles que définies ci-dessus, 

que, quand bien même la recourante a fait valoir qu'elle préférait voir sa 

demande de protection examinée par la Suisse, il y a lieu de lui rappeler 

que le règlement Dublin III vise à instaurer une méthode claire et 

opérationnelle permettant de déterminer rapidement l'Etat membre 

compétent pour connaître d'une demande d'asile, 

qu'il ne confère notamment pas aux demandeurs le droit de choisir l'Etat 

membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil (en 

particulier dans le domaine des soins médicaux) comme Etat responsable 

de l'examen de sa demande (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'il n'existe donc aucune raison humanitaire au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 

opposable au transfert de la recourante vers l'Italie, 

que, partant, il n'y a pas lieu non plus d'appliquer la clause discrétionnaire 

prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que l'Italie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile de la recourante au sens du règlement Dublin III et est 

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tenue – en vertu de l'art. 18 par. 1 dudit règlement – de la prendre en 

charge, dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29, 

qu'il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du transfert 

de transmettre aux autorités italiennes les renseignements permettant 

une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du règlement Dublin III), 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b 

LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l'Italie, en 

application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du 

renvoi n'étant réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur 

l'asile relative à la procédure [OA 1, RS 142.311]), 

que, cela étant, les questions concernant l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 

2010/45 précité consid. 10), 

qu'au vu de tout ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt 

n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la 

demande formulée dans le recours tendant à l'octroi de l'effet suspensif 

est sans objet,  

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à 

la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA et      

art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

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1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, à hauteur de 600 francs, sont mis à la charge de 

la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au mandataire de la recourante, à l'ODM et 

à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yanick Felley Anne Mirjam Schneuwly 

 

 

Expédition :