# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 398877d3-2b7d-5843-a836-86f4837b2751
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 11.02.2022 A/3736/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3736-2020_2022-02-11.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3736/2020 ATAS/98/2022 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Ordonnance d'expertise 11 février 2022 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à ONEX, comparant avec élection 
de domicile en l'étude de Maître Karin BAERTSCHI  

 

 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 2/24 - 

EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré), né en 1965, a obtenu un certificat fédéral de 
capacité de serrurier en 1985. Il a essentiellement accompli des missions 
intérimaires, ce jusqu’en 2002, date à partir de laquelle il a cessé toute activité.  

2. En juin 2007, l’assuré a déposé une demande de prestations auprès de l’office 
cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après l’OAI), invoquant une atteinte à la main 
droite et à la colonne vertébrale depuis 2003. 

3. Le 13 février 2008, les docteurs B______ et C______, spécialistes FMH en 
rhumatologie et psychiatrie et médecins auprès du service médical régional de 
l’assurance-invalidité (SMR), ont examiné l’assuré. Ils ont posé les diagnostics, 
avec répercussions sur la capacité de travail, d’importantes séquelles fonctionnelles 
du membre supérieur droit, status après paralysie médio-cubitale haute droite avec 
griffe cubitale D2, D3, D4, D5 avec lésions nerveuses à la suite d’injections 
d’héroïne dans le canal huméral, traitées chirurgicalement en 2004 (T 92.4), de 
lombalgies chroniques, status après spondylodiscite L4-L5 en 2003 (M 51.8), de 
trouble dépressif récurrent, actuellement en rémission (F 33.4), et les diagnostics, 
sans répercussion sur la capacité de travail, d’hépatite C chronique, de personnalité 
émotionnellement labile de type borderline (F 60.31) et de dépendance aux opiacés 
(suit actuellement un régime de substitution sous surveillance médicale). 

Les médecins ont relevé les limitations fonctionnelles suivantes : pas de travail 
impliquant la dextérité de la main droite (même la manipulation d’une souris 
d’ordinateur ou sur un clavier posait problème), pas de travail imposant le 
soulèvement ou le port de charges de plus de quelques kilos et nécessité d’alterner 
régulièrement les positions assise et debout. Ces limitations devaient être 
réévaluées sur le plan neuropsychologique. L’incapacité de travail remontait à 
2002, selon les indications de la doctoresse D______, spécialiste FMH en médecine 
interne et médecin traitant.  

Les médecins ont constaté que l’activité de serrurier n’était plus possible. Au plan 
purement somatique, ils ont admis qu’une activité professionnelle respectueuse des 
nombreuses limitations fonctionnelles aurait pu être possible dès l’été 2005 
environ, soit neuf mois après l’intervention chirurgicale. Sur le plan psychiatrique, 
une amélioration était constatée fin 2007. Toutefois, dans l’attente des résultats de 
l’examen neuropsychologique, une amélioration globale ne pouvait pas encore être 
confirmée. 

4. La Professeure E______, spécialiste FMH en neurologie, et Madame F______, 
psychologue au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), ont procédé à 
l’examen neuropsychologique de l’assuré. 

Elles ont conclu à l’absence de troubles cognitifs significatifs susceptibles d’avoir 
des répercussions sur le taux d’activité, mais à un ralentissement et à un défaut 
d’attention pouvant infléchir le rendement. Du point de vue neuropsychologique, la 
capacité de travail exigible était d’environ 80% en raison de la diminution de 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 3/24 - 

rendement, mais une réorientation professionnelle (apprentissage de nouvelles 
données simples) était possible, même si des difficultés motivationnelles en 
limiteraient les chances de succès. Les orientations évoquées étaient celles de 
concierge ou magasinier. Il faudrait s’assurer d’un bon encadrement. 

5. Après plusieurs tentatives de convocation s’étant soldées par une sommation à 
l’assuré, l’OAI a pris en charge un stage d’observation auprès de PRO Entreprise 
sociale privée du 23 février au 24 mai 2009. 

Dans leur rapport du 16 juin 2009, les maîtres de stage ont indiqué que le 
rendement était situé entre 60% et 70% dans les activités fines, et de l’ordre de 
80%, lorsque celles-ci l’étaient moins. Le rendement en qualité était toujours de 
100%.  

6. Le 22 mars 2011, l’OAI a transmis à l’assuré un projet d’acceptation de rente 
entière du 1er juin 2006 au 31 mars 2008. Dès janvier 2008, l’état de l’assuré s’était 
amélioré, et il disposait d’une capacité de travail de 80% dans une activité adaptée, 
de sorte que le degré d’invalidité de 21.5% dès cette date n’ouvrait plus le droit à 
une rente.  

7. L’OAI a confié une expertise au docteur G______, spécialiste FMH en médecine 
interne. Ce dernier a établi son rapport le 5 décembre 2011.  

À la suite des courriers de la Dresse D______ des 3 mai et 1er juillet 2011, selon 
lesquels une capacité de travail de 80% dans une activité adaptée était surestimée, 
l’expert a retenu les diagnostics, avec répercussions sur la capacité de travail, de 
parésie sur lésion bi-tronculaire des nerfs médian et cubital droits (aiguille 
d’injection en place dans le canal huméral), de lombalgies résiduelles après 
spondylodiscite L4-L5, et d’insuffisance veineuse du membre inférieur gauche avec 
status variqueux et incontinence de la veine saphène interne tronculaire et 
syndrome post-thrombotique sur fibrose de la veine fémorale superficielle. Les 
diagnostics, sans incidence sur la capacité de travail, étaient une polytoxicomanie 
(héroïne) en cure de substitution, une consommation d’alcool susceptible de nuire à 
la santé, et une hépatite C non traitée. 

Dans son appréciation, le Dr G______ a relevé que sur le plan des atteintes 
physiques, l’évaluation de l’examen bi-disciplinaire du SMR gardait toute sa 
valeur. L’atteinte du membre supérieur droit ne s’était pas aggravée. Il était même 
permis de penser à une légère amélioration, la main ne présentant plus une allure en 
griffe et une minime extension active étant possible. L’aggravation de l’état de 
santé mentionnée par le médecin traitant dans un rapport de juillet 2011 n’était pas 
argumentée. Les limitations fonctionnelles induites par le syndrome post-
thrombotique du membre inférieur gauche étaient pratiquement les mêmes que 
celles de l’appareil locomoteur : il convenait d’éviter la station debout ou assise 
prolongée. Sur le plan psychologique, l’assuré paraissait stable. Une réadaptation 
était certainement envisageable. L’assuré était apte à travailler à un établi 
(réparation, entretien de matériel), mais aussi à la distribution de courrier, la marche 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 4/24 - 

n’étant de loin pas exclue. La profession de serrurier était définitivement proscrite. 
Une activité adaptée devait éviter les mouvements fins et répétitifs de la main 
droite, les stations debout et assise prolongées, la sollicitation du tronc de manière 
répétitive (flexion/extension) et le port répété de charges de plus de 10 kg. Des 
activités exigeant responsabilité et anticipation n’étaient pas compatibles avec la 
consommation d’alcool. Il était raisonnable de ne pas faire travailler l’assuré dans 
un environnement où de l’alcool était consommé. Une activité adaptée pouvait être 
exercée à 80%, sans diminution de rendement dans les meilleures conditions.  

8. Par décision du 7 février 2013, l’OAI a confirmé les termes de son projet du 
22 mars 2011.  

9. En décembre 2014, l’assuré a déposé une nouvelle demande de prestations auprès 
de l’OAI. Il a joint un certificat du 1er décembre 2014 du docteur H______, 
spécialiste FMH en psychiatrie, attestant d’une incapacité de travail totale depuis le 
1er juin 2007. 

10. Le 21 juillet 2015, l’OAI a adressé à l’assuré un projet de décision refusant d’entrer 
en matière sur sa nouvelle demande. 

11. Par courrier du 8 septembre 2015 au SMR, le Dr H______ a déclaré soutenir la 
demande de révision de l’assuré. Sa dépendance à l’alcool et aux opiacés était 
connue depuis le début de l’âge adulte. Ses troubles de la personnalité, de type 
borderline et dyssocial, étaient apparus à la même époque. Ils avaient leur origine 
dans l’adolescence de l’assuré, après plusieurs séparations traumatiques qui 
l’avaient conduit à développer une personnalité dépressive avec la consommation 
de toxiques dans un but d’automédication. L’expertise de 2008 avait mis en 
évidence une problématique psychiatrique qui ne l’empêchait pas de travailler et de 
bénéficier de mesures de réadaptation professionnelle. Partant, son état s’était 
aggravé depuis, puisque plusieurs tentatives de réinsertion occupationnelle s’étaient 
soldées par des échecs. 

12. Le professeur I______, spécialiste FMH en psychiatrie, et Madame J______, 
psychologue, ont été mandatés par l’OAI. 

Dans leur rapport du 15 août 2016, ils ont retenu des troubles mentaux et troubles 
du comportement liés à l’utilisation des opiacés, syndrome de dépendance, 
utilisation continue (F 11.25) dès 1986 ; des troubles mentaux et troubles du 
comportement liés à l’utilisation d’alcool, utilisation nocive pour la santé (F 10.1) 
dès 1995, et un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome 
somatique (F 32.11) dès septembre 2015. Les diagnostics primaires étaient sans 
aucun doute ceux du champ addictologique. Le trouble dépressif actuel de sévérité 
moyenne devait être compris comme une réaction à la prise de conscience au seuil 
des 50 ans de la faillite du projet d’une vie dominée par l’addiction. La thérapie 
addictologique avait été suivie selon les règles de l’art. L’assuré avait bien 
collaboré aux thérapies dès 2005. L’introduction d’un traitement antidépresseur 
était nécessaire. Les efforts de réadaptation avaient échoué compte tenu de la 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 5/24 - 

mauvaise coopération de l’assuré, pris dans la spirale de ses consommations 
compulsives. Les problèmes rencontrés lors de la réadaptation dépendaient 
entièrement de la toxicodépendance et du trouble dépressif récurrent. Avant 
l’amendement des symptômes dépressifs, aucune mesure de réadaptation n’était 
envisageable. Par la suite, une réadaptation à un taux maximum de 80% était 
atteignable par paliers. 

La capacité de travail dans l’activité exercée était nulle, et serait de 80% après 
amendement de la symptomatologie dépressive. 

13. Dans un avis du 6 décembre 2016, le médecin du SMR a retenu un trouble dépressif 
récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique (F 32.1) dès septembre 
2015, et des séquelles fonctionnelles du membre supérieur droit avec lésions 
nerveuses médio-cubitales. L’aggravation psychiatrique remontait à 2015. La 
capacité de travail était nulle dans toute activité. Un suivi psychiatrique était 
exigible, avec introduction d’un traitement antidépresseur et un suivi 
addictologique. 

L’assuré a alors été mis au bénéfice d’un suivi psychothérapeutique et 
pharmacothérapeutique stable. 

Le 7 février 2018, le médecin du SMR a considéré qu’il n’y avait pas d’aggravation 
de l’état de santé, dès lors que l’assuré présentait déjà des polytoxicomanies 
d’origine primaire lors de sa demande en 2007. Le diagnostic de trouble récurrent, 
épisode actuel moyen retenu par l’expert, ne semblait finalement pas avoir eu de 
retentissement majeur sur l’activité quotidienne de l’assuré « qui jouait au squash et 
aux échecs chaque semaine ». De plus, l’expert avait admis que les diagnostics 
primaires relevaient de l’addiction. L’évolution satisfaisante sous sevrage 
corroborait cette hypothèse. Par conséquent, les conclusions du SMR du 30 juillet 
2008 restaient valables. 

Le 7 mai 2018, le médecin du SMR a retenu que le trouble dépressif était une 
réaction à la dépendance à l’alcool, et en a conclu qu'après une prise en charge 
adéquate, la dépendance à l’alcool était seule responsable des incapacités de travail, 
lesquelles ne pouvaient être prises en compte par l’OAI. 

14. Par décision du 21 août 2018, l'OAI a rejeté la demande, se fondant sur l'avis du 
SMR selon lequel il n’existait aucune atteinte reconnue entraînant une incapacité de 
gain propre à ouvrir le droit à une rente. Des mesures professionnelles n’étaient pas 
indiquées, car elles ne seraient pas de nature à améliorer la capacité de gain. 

15. Le 14 novembre 2018, le Dr H______ a déclaré soutenir le recours interjeté par 
l'assuré contre ladite décision. Il a réaffirmé que la capacité de travail restait nulle. 
Il a en outre indiqué qu'il avait pu mettre en évidence un syndrome de déficit de 
l’attention avec hyperactivité (TDAH), contrairement à l’expertise. La 
consommation de toxiques avait débuté dans ce contexte, notamment pour pallier 
l'état anxieux, et le manque de motivation était secondaire. Un syndrome 
oppositionnel s’y était ajouté. Les symptômes du TDAH s’étaient produits tout au 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 6/24 - 

long de la vie de l’assuré, avec une grande difficulté à investir une activité 
professionnelle.  

16. Par arrêt du 21 mai 2019 (ATAS/455/2019), la chambre de céans a admis 
partiellement le recours, annulé la décision du 21 août 2018 et renvoyé la cause à 
l’OAI pour instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des 
considérants. 

Elle a en effet considéré qu’elle ne disposait pas des éléments nécessaires pour 
statuer sur le droit aux prestations de l’assuré, au motif que l’expertise du  
Pr I______ et de Mme J______ ne se prononçait pas sur les indicateurs 
nouvellement applicables selon la jurisprudence pour déterminer le caractère 
invalidant d’une pathologie psychiatrique. Aussi le contenu de cette expertise ne 
suffisait-il pas pour trancher la question de la capacité de travail et de gain de 
l’assuré.  

Constatant que les autres rapports médicaux, notamment ceux établis par le 
Dr H______, ne lui permettaient pas non plus de déterminer l’incapacité de gain de 
manière conforme aux nouvelles exigences jurisprudentielles, elle a renvoyé la 
cause à l’OAI, à charge pour lui de compléter l’instruction, étant précisé que dès 
lors que le Pr I______ et Mme J______ avaient déjà pris connaissance de 
l’anamnèse et du dossier de l’assuré, un complément d’expertise analysant la 
capacité de gain de l’assuré à l’aune des nouveaux indicateurs, et motivant 
l’exclusion ou l’admission d’un éventuel trouble de la personnalité, pourrait 
s’avérer suffisant.  

17. Se fondant sur l'arrêt de la chambre de céans du 21 mai 2019, l’OAI a confié au 
docteur K______, spécialiste FMH en psychiatrie, le soin d’expertiser l’assuré sur 
la base de l'avis du SMR du 16 juillet 2019. 

Dans son rapport d'expertise du 28 mai 2020, le Dr K______ a retenu une 
personnalité à traits état limite plutôt du registre impulsif et abandonnique, 
actuellement non décompensé, à l’utilisation d’alcool (consommation continue), à 
l’utilisation d’opiacés (sans dépendance actuellement, en partie abstinent) sous 
traitement de substitution, à l’utilisation de dérivés du cannabis (actuellement 
abstinent), à l'utilisation épisodique de drogue, un trouble de l’adaptation ou un 
trouble dépressif récurrent en rémission ou subclinique et une dysthymie. Le 
trouble de la personnalité n’était pas assimilable à une atteinte à la santé mentale et 
ne justifiait pas une incapacité de travail. Selon le Dr K______, l’assuré présente 
une capacité de travail de 100% dans une activité adaptée (limitation moyenne sur 
le plan de la flexibilité et capacité d’adaptation des contacts avec les tiers, de 
l’évolution dans un groupe, dans les relations familiales et intimes) depuis au moins 
le 1er mars 2017, date du rapport du Dr H______. Le Dr K______ a considéré que 
la toxicomanie était primaire, même si elle n'avait pas empêché l'assuré de travailler 
et la dépendance à l’alcool en partie secondaire. L’expert a relevé une aggravation 
possible transitoire en 2018, mais sans répercussion durable. 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 7/24 - 

18. Le SMR, dans un avis du 10 août 2020, a fait siennes les conclusions de l’expert et 
a conclu, du point de vue psychiatrique, à une capacité de travail entière, et du point 
de vue somatique, à une capacité de travail entière également, mais avec une baisse 
de rendement de 20%, dans une activité adaptée, dès 2008.  

19. L’OAI a transmis à l’assuré un projet de décision le 11 août 2020, aux termes 
duquel sa demande était rejetée. Il reconnait que la capacité de travail est nulle dans 
l’activité habituelle, mais souligne qu’elle est entière dans une activité adaptée à 
son atteinte à la santé avec une baisse de rendement de 20%, étant précisé que cette 
exigibilité de travail est inchangée depuis 2008. Aussi le degré d’invalidité est-il le 
même que celui mentionné dans la décision du 7 février 2013, à savoir 22%. Par 
ailleurs, des mesures professionnelles ne s’avèrent ni adéquates, ni nécessaires, car 
elles ne seraient pas de nature à diminuer le dommage économique. 

Par décision du 19 octobre 2020, l’OAI a confirmé son refus de prestations. 

20. L’assuré, représenté par Maître Karine BAERTSCHI, a interjeté recours le 
17 novembre 2020 contre ladite décision. Il conclut à l’octroi d’une rente entière 
d’invalidité dès le 16 décembre 2013, soit une année avant le dépôt de sa deuxième 
demande de prestations AI du 16 décembre 2014.  

Il s'étonne de ce que l’expert K______ considère qu’il ne présente aucune 
incapacité de travail, alors qu'il retient des troubles mentaux et troubles du 
comportement liés à l’utilisation d’opiacés et à la consommation d’alcool et un 
trouble dépressif. Il produit à cet égard un certificat du Dr H______ daté du 
16 octobre 2020, selon lequel son incapacité de travail est entière, même s’il peut 
maintenir ses actifs face à sa qualité de vie. Le médecin traitant juge notamment 
que l’expert fait erreur s'agissant de la conduite auto-dommageable de l’assuré, dès 
lors que celui-ci a régulièrement recours à des scarifications. Il relève également 
que le traitement préconisé par l’expert pour réduire la consommation d’alcool est 
inadapté pour l’assuré, qui bénéficie d’un autre traitement qu’il lui prescrit et qui 
contribue à une diminution significative. 

21. Invité à se déterminer sur le certificat du Dr H______, le médecin du SMR a, dans 
un avis du 30 novembre 2020, considéré qu'il n'amenait pas de nouveau diagnostic 
ou de description clinique permettant de remettre en question les conclusions du  
Dr K______, aux motifs que :  

- s'agissant des comportements auto-dommageables de l'assuré dont l'expert 
n'aurait pas tenu compte, d'anciennes cicatrices ont été décrites lors de 
l’expertise du 5 décembre 2011 du Dr G______. Les circonstances exactes de 
ces cicatrices ne sont toutefois pas connues, de sorte que ces constatations ne 
modifient pas l’appréciation de l’expert « de traits de personnalité qui est 
actuellement stabilisée » ; 

- les idées suicidaires qui, selon le Dr H______, se sont améliorées sous 
antidépresseurs, sont à mettre sur le compte du trouble dépressif que l’assuré 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 8/24 - 

présentait notamment en 2018. L'expert a quant à lui évalué le trouble dépressif 
comme étant en rémission ; 

- le Dr H______ indique que l’assuré ne consomme plus de cannabis. Or, l'expert 
a retenu une utilisation épisodique de cannabis dans l’anamnèse ; aussi le terme 
syndrome de dépendance est-il toujours mentionné ; 

- il est vrai que le Dr H______ explique pourquoi il s’éloigne de la proposition de 
modification de traitement proposée par l'expert, notamment en raison 
d’incompatibilité pharmacologique. Il s'agit-là toutefois d'appréciations 
divergentes d’experts et ne concerne en aucun cas l’évaluation de la capacité de 
travail résiduelle ; 

- Il n'est pas contesté que le Dr H______ connait bien son patient qu’il suit 
depuis douze ans. Les experts doivent toutefois apprécier la capacité de travail 
selon les indicateurs standards de la jurisprudence, ce à quoi le Dr K______ 
s'est conformé ; 

22. Dans sa réponse du 7 décembre 2020, l’OAI s'est fondé sur l'avis du SMR du 
30 novembre 2020 et a conclu au rejet du recours. 

23. Le 13 janvier 2021, l’assuré a indiqué que l’avis du Dr H______ ne saurait être 
purement et simplement écarté et qu’il lui paraissait opportun, dans ces conditions, 
d’ordonner une expertise judiciaire, ce à quoi l’OAI s’est opposé le 2 février 2021, 
considérant qu’une nouvelle expertise ne se justifiait pas. 

24. La chambre de céans a ordonné la comparution personnelle des parties et l'audition 
du Dr H______ le 29 juin 2021. Par courrier du 6 juin 2021, le médecin a informé 
la chambre de céans qu’il ne pourrait assister à l’audience et s’en est excusé. 

Entendu le 29 juin 2021, l’assuré a déclaré que 

« J'essaie de régler mes problèmes de dépendances. Je souffre toujours de 
dépression. J'en souffre depuis toujours. Je me souviens d'un enseignant à l'école 
secondaire qui m'avait dit que je donnais l'impression d'avoir à porter tout le poids 
du monde. Malgré les médicaments que me prescrit le Dr H______, j'ai des hauts et 
des bas. Je suis parfois incapable de faire quoi que ce soit pendant 4-5 jours 
d'affilée, je suis complètement vidé, ensuite, je commence plein de choses que je ne 
finis pas. J'ai un problème de concentration. Pour mes différentes addictions, je 
prends des médicaments : le Campral pour l'alcool, le Subutex pour les opiacées, un 
antidépresseur pour le trouble dépressif (Trittico), du Tranxilium pour mes crises 
d'angoisse et le Subutex pour l'Héroïne. Pour l'alcool, j'ai encore un peu de peine. 
Pour le reste, on peut dire que je suis sevré, je dirais depuis environ une année. Je 
précise que je prends toujours les médicaments. Je vois le Dr H______ une fois par 
mois depuis environ deux ans. Avant, c'était une fois par semaine.  
J'ai eu un entretien avec le Dr K______. Je relève que je n'avais que peu de temps 
pour répondre à ses questions. Il enchaînait très rapidement les questions l'une après 
l'autre, comme s'il voulait arriver à un résultat défini au préalable. S'agissant de la 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 9/24 - 

sculpture par exemple, j'ai en réalité expliqué que j'avais essayé d'en faire, sans 
plus.  
Le Dr K______ m'a posé la question des scarifications. Je lui ai répondu que j'en 
avais sur le torse. Il ne m'a pas posé d'autres questions à ce sujet.  
Je ne peux m'imaginer travailler, même dans une activité adaptée à mes limitations 
fonctionnelles. Je répète que je suis parfois durant plusieurs jours totalement 
incapable de faire quoi que ce soit. Je ne suis même pas capable d'appeler quelqu'un 
ou même de répondre au téléphone.  
Lorsque je travaillais, je prenais plutôt des missions temporaires, alors qu'à 
l'époque, je n'avais pas ces périodes durant lesquelles je me sens comme écrasé ». 

25. Le 15 décembre 2021, la chambre de céans a informé les parties de sa décision de 
confier une mission d’expertise au docteur L______, ainsi que les questions qu'elle 
avait l'intention de lui poser. Elle a imparti aux parties un délai pour qu’elles se 
prononcent sur une éventuelle récusation de l’expert et sur les questions libellées 
dans la mission d’expertise. 

26. Respectivement les 5 et 6 janvier 2022, l’assuré et l’OAI ont indiqué ne pas avoir 
de motif de récusation à l’encontre du Dr L______. L’OAI a en revanche sollicité 
que des questions supplémentaires soient intégrées dans la mission d’expertise. 
Celle-ci a dès lors été complétée en ce sens. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 
1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. À teneur de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-
invalidité, à moins que la loi n'y déroge expressément. 

3. Le 1er janvier 2021 est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la 
LPGA. Toutefois, dans la mesure où le recours était, au 1er janvier 2021, pendant 
devant la chambre de céans, il reste soumis à l'ancien droit (cf. art. 83 LPGA). 

4. Le délai de recours est de trente jours (art. 56 LPGA; art. 62 al. 1 de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA - E 5 10]).  

Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable. 

5. Le litige porte sur le droit de l'assuré à des prestations AI. 

Il s’agit de comparer les faits prévalant au moment de la décision du 7 février 2013 
avec ceux existants lors de la décision litigieuse du 19 octobre 2020. Il y a à cet 
égard lieu de rappeler que dans la première décision, l’OAI avait reconnu le droit 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 10/24 - 

de l’assuré à une rente entière du 1er juin 2006 au 31 mars 2008, considérant que 
dès janvier 2008, l’assuré avait une capacité de travail de 80% dans une activité 
adaptée, et un degré d’invalidité de 21.5%. Dans la seconde, il a retenu le même 
degré d’invalidité. 

6. Aux termes de l’art. 8 al. 1er LPGA, est réputée invalidité l’incapacité de gain totale 
ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. Selon l'art. 6 LPGA, 
est réputée incapacité de travail toute perte, totale ou partielle, de l'aptitude de 
l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité le travail qui peut 
raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d'une atteinte à sa santé 
physique, mentale ou psychique. En cas d'incapacité de travail de longue durée, 
l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un 
autre domaine d'activité. En vertu de l'art. 7 LPGA, est réputée incapacité de gain 
toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré 
sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'activité, si cette diminution 
résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu'elle persiste 
après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles. Pour évaluer le taux 
d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est 
comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut 
raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 
réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28 al. 2 LAI). 

En vertu de l’art. 28 al. 1er LAI, l’assuré a droit à une rente d’invalidité aux 
conditions suivantes : sa capacité de gain ou sa capacité d’accomplir ses travaux 
habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de 
réadaptation raisonnablement exigibles (let. a); il a présenté une incapacité de 
travail (art. 6 LPGA) d’au moins 40% en moyenne durant une année sans 
interruption notable (let. b); au terme de cette année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 
40% au moins (let. c). L’art. 28 al. 2 LAI dispose que l’assuré a droit à une rente 
entière s’il est invalide à 70% au moins, à trois quarts de rente s’il est invalide à 
60% au moins, à une demi-rente s’il est invalide à 50% au moins ou à un quart de 
rente s’il est invalide à 40% au moins. 

7. Selon la jurisprudence applicable jusqu’ici, un syndrome de dépendance primaire à 
des substances psychotropes (dont l’alcool) ne pouvait conduire à une invalidité au 
sens de la loi que s’il engendrait une maladie ou occasionnait un accident ou s’il 
résultait lui-même d’une atteinte à la santé physique ou psychique ayant valeur de 
maladie. Cette jurisprudence reposait sur la prémisse que la personne souffrant de 
dépendance avait provoqué elle-même fautivement cet état et qu'elle aurait pu, en 
faisant preuve de diligence, se rendre compte suffisamment tôt des conséquences 
néfastes de son addiction et effectuer un sevrage ou à tout le moins entreprendre 
une thérapie par (cf. notamment ATF 124 V 265 consid. 3c).  

Dans un arrêt du 11 juillet 2019 (ATF 145 V 215), le Tribunal fédéral est parvenu à 
la conclusion que sa pratique en matière de syndrome de dépendance ne peut plus 
être maintenue. D’un point de vue médical, les syndromes de dépendance et les 

https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_724%2F2018+&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-V-265%3Afr&number_of_ranks=0#page265

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 11/24 - 

troubles liés à la consommation de substances diagnostiqués lege artis par un 
spécialiste doivent également être considérés comme des atteintes (psychiques) à la 
santé significatives au sens du droit de l’assurance invalidité (consid. 5.3.3 et 6). 

Le caractère primaire ou secondaire d’un trouble de la dépendance n’est plus décisif 
pour en nier d’emblée toute pertinence sous l’angle du droit de l’assurance-
invalidité (arrêt du Tribunal fédéral 9C_618/2019 du 16 mars 2020 consid. 8.1.1). 
Par conséquent, il s’agit, comme pour toutes les autres troubles psychiques, de 
déterminer selon une grille d’évaluation normative et structurée (à cet égard, 
ATF 141 V 281) si, et le cas échéant, dans quelle mesure un syndrome de 
dépendance diagnostiqué par un spécialiste influence dans le cas concret la capacité 
de travail de l’assuré. La gravité de la dépendance dans un cas particulier peut et 
doit être prise en compte dans la procédure de preuve structurée (ATF 145 V 215 
consid. 6.3). Ceci est d'autant plus important que dans le cas des troubles de la 
dépendance – comme dans celui d'autres troubles psychiques – il y a souvent un 
mélange de troubles ayant valeur de maladie ainsi que de facteurs psychosociaux et 
socio-culturels. L’obligation de diminuer le dommage (art. 7 LAI) s'applique 
également en cas de syndrome de dépendance, de sorte que l’assuré peut être tenu 
de participer activement à un traitement médical raisonnablement exigible (art. 7 al. 
2 let. d LAI). S’il ne respecte pas son obligation de diminuer le dommage, mais 
qu’il maintient délibérément son état pathologique, l’art. 7b al. 1 LAI en liaison 
avec l'art. 21 al. 4 LPGA permet le refus ou la réduction des prestations (consid 
5.3.1). 

 Selon une jurisprudence constante, la dépendance - qu’elle prenne la forme de 
l'alcoolisme, de la pharmacodépendance ou de la toxicomanie - ne constitue pas en 
soi une invalidité au sens de la loi. Elle joue en revanche un rôle dans l'assurance-
invalidité lorsqu'elle a provoqué une maladie ou un accident qui entraîne une 
atteinte à la santé physique, mentale ou psychique nuisant à la capacité de gain, ou 
si elle résulte elle-même d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique 
qui a valeur de maladie (ATF 124 V 265 consid. 3c ; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_395/2007 du 15 avril 2008 consid. 2.2). La situation de fait doit faire l'objet 
d'une appréciation globale incluant aussi bien les causes que les conséquences de la 
dépendance, ce qui implique de tenir compte d'une éventuelle interaction entre 
dépendance et comorbidité psychiatrique. Pour que soit admise une invalidité du 
chef d'un comportement addictif, il est nécessaire que la comorbidité psychiatrique 
à l'origine de cette dépendance présente un degré de gravité et d'acuité suffisant 
pour justifier, en soi, une diminution de la capacité de travail et de gain, qu'elle soit 
de nature à entraîner l'émergence d'une telle dépendance et qu'elle contribue pour le 
moins dans des proportions considérables à cette dépendance. Si la comorbidité ne 
constitue qu'une cause secondaire à la dépendance, celle-ci ne saurait être admise 
comme étant la conséquence d'une atteinte à la santé psychique. S'il existe au 
contraire un lien de causalité entre l'atteinte maladive à la santé psychique et la 
dépendance, la mesure de ce qui est exigible doit alors être déterminé en tenant 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 12/24 - 

compte de l'ensemble des limitations liées à la maladie psychique et à la 
dépendance (arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 169/06 du 8 août 2006 
consid. 2.2 et les références). 

L'existence d'une comorbidité psychiatrique - dont le diagnostic a été posé  lege 
artis - ne constitue pas encore un fondement suffisant pour conclure sur le plan 
juridique à une invalidité du chef d'une dépendance. Il est nécessaire que l'affection 
psychique mise en évidence contribue pour le moins dans des proportions 
considérables à l'incapacité de gain présentée par la personne assurée. Une simple 
anomalie de caractère ne saurait à cet égard suffire. En présence d'une pluralité 
d'atteintes à la santé, l'appréciation médicale doit décrire le rôle joué par chacune 
des atteintes à la santé sur la capacité de travail et définir à quel taux celle-ci 
pourrait être évaluée, abstraction faite des effets de la dépendance. Si l'examen 
médical conduit à la conclusion que la dépendance est seule déterminante du point 
de vue de l'assurance-invalidité, il n'y a pas lieu d'opérer une distinction entre les 
différentes atteintes à la santé (arrêt du Tribunal fédéral 9C_618/2014 du 9 janvier 
2015 consid. 5.4).   

 Dans un arrêt récent concernant les troubles somatoformes douloureux (ATF 141 V 
281), le Tribunal fédéral a retenu que la capacité de travail réellement exigible doit 
être évaluée dans le cadre d'une procédure d'établissement des faits structurée et 
sans résultat prédéfini, permettant de mettre en regard les facteurs extérieurs 
incapacitants d’une part et les ressources de compensation de la personne d’autre 
part. Il y a désormais lieu de se fonder sur une grille d’analyse comportant divers 
indicateurs qui rassemblent les éléments essentiels propres aux troubles de nature 
psychosomatique (consid. 3.6). Ces indicateurs concernent deux catégories, à savoir 
celle du degré de gravité fonctionnelle et celle de la cohérence. 

I. Catégorie « degré de gravité fonctionnelle » 

Les indicateurs relevant de cette catégorie représentent l’instrument de base de 
l’analyse. Les déductions qui en sont tirées devront, dans un second temps, résister 
à un examen de la cohérence (ATF 141 V 281 consid. 4.3). 

A. Axe « atteinte à la santé » 

1. Expression des éléments pertinents pour le diagnostic et des symptômes 

Les constatations relatives aux manifestations concrètes de l’atteinte à la santé 
diagnostiquée permettent de distinguer les limitations fonctionnelles causées par 
cette atteinte de celles dues à des facteurs non assurés. Le point de départ est le 
degré de gravité minimal inhérent au diagnostic. Il doit être rendu vraisemblable 
compte tenu de l’étiologie et de la pathogenèse de la pathologie déterminante pour 
le diagnostic. Par exemple, sur le plan étiologique, la caractéristique du syndrome 
somatoforme douloureux persistant est, selon la CIM-10 (F 45.5), qu’il survient 
dans un contexte de conflits émotionnels ou de problèmes psycho-sociaux. En 
revanche, la notion de bénéfice primaire de la maladie ne doit plus être utilisée 
(consid.  4.3.1.1). 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 13/24 - 

2. Succès du traitement et de la réadaptation ou résistance à ces derniers 

Ce critère est un indicateur important pour apprécier le degré de gravité. L’échec 
définitif d’un traitement indiqué, réalisé lege artis sur un assuré qui coopère de 
manière optimale, permet de conclure à un pronostic négatif. Si le traitement ne 
correspond pas ou plus aux connaissances médicales actuelles ou paraît inapproprié 
dans le cas d’espèce, on ne peut rien en déduire s’agissant du degré de gravité de la 
pathologie. Les troubles psychiques sont invalidants lorsqu'ils sont graves et ne 
peuvent pas ou plus être traités médicalement. Des déductions sur le degré de 
gravité d’une atteinte à la santé peuvent être tirées non seulement du traitement 
médical mais aussi de la réadaptation. Si des mesures de réadaptation entrent en 
considération après une évaluation médicale, l’attitude de l’assuré est déterminante 
pour juger du caractère invalidant ou non de l’atteinte à la santé. Le refus de 
l'assuré d'y participer est un indice sérieux d'une atteinte non invalidante. À 
l’inverse, une réadaptation qui se conclut par un échec en dépit d’une coopération 
optimale de la personne assurée peut être significative dans le cadre d’un examen 
global tenant compte des circonstances du cas particulier (consid. 4.3.1.2). 

3. Comorbidités 

La comorbidité psychique ne joue plus un rôle prépondérant de manière générale, 
mais ne doit être prise en considération qu’en fonction de son importance concrète 
dans le cas d’espèce, par exemple pour juger si elle prive l’assuré de ressources. Il 
est nécessaire de procéder à une approche globale de l’influence du trouble 
somatoforme douloureux avec l’ensemble des pathologies concomitantes 
(consid. 4.3.1.3). Un trouble qui, selon la jurisprudence, ne peut pas être invalidant 
en tant que tel (arrêt du Tribunal fédéral 9C_98/2010 du 28 avril 2010 
consid. 2.2.2) n’est pas une comorbidité (arrêt du Tribunal fédéral 9C_1040/2010 
du 6 juin 2011 consid. 3.4.2.1), mais doit à la rigueur être pris en considération dans 
le cadre du diagnostic de la personnalité Ainsi, un trouble dépressif réactionnel au 
trouble somatoforme ne perd pas toute signification en tant que facteur 
d’affaiblissement potentiel des ressources, mais doit être pris en considération dans 
l’approche globale (ATF 141 V 281 consid. 4.3.1.3). 

B. Axe « personnalité » (diagnostic de la personnalité, ressources personnelles) 

Il s’agit d’accorder une importance accrue au complexe de personnalité de l’assuré 
(développement et structure de la personnalité, fonctions psychiques 
fondamentales). Le concept de ce qu’on appelle les « fonctions complexes du Moi » 
(conscience de soi et de l’autre, appréhension de la réalité et formation du 
jugement, contrôle des affects et des impulsions, intentionnalité et motivation) entre 
aussi en considération. Comme les diagnostics relevant des troubles de la 
personnalité sont, plus que d’autres indicateurs, dépendants du médecin 
examinateur, les exigences de motivation sont particulièrement élevées 
(consid. 4.3.2). 

C. Axe « contexte social » 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 14/24 - 

Si des difficultés sociales ont directement des conséquences fonctionnelles 
négatives, elles continuent à ne pas être prises en considération. En revanche, le 
contexte de vie de l’assuré peut lui procurer des ressources mobilisables, par 
exemple par le biais de son réseau social. Il faut toujours s’assurer qu’une 
incapacité de travail pour des raisons de santé ne se confond pas avec le chômage 
non assuré ou avec d’autres difficultés de vie (consid. 4.3.3). 

II. Catégorie « cohérence » 

Cette seconde catégorie comprend les indicateurs liés au comportement de l’assuré 
(consid. 4.4). 

A. Limitation uniforme du niveau des activités dans tous les domaines comparables 
de la vie 

Il s’agit ici de se demander si l’atteinte à la santé limite l’assuré de manière 
semblable dans son activité professionnelle ou dans l’exécution de ses travaux 
habituels et dans les autres activités (par exemple ses loisirs). Le critère du retrait 
social utilisé jusqu’ici doit désormais être interprété de telle sorte qu’il se réfère non 
seulement aux limitations mais également aux ressources de l’assuré et à sa 
capacité à les mobiliser. Dans la mesure du possible, il convient de comparer le 
niveau d’activité sociale de l’assuré avant et après la survenance de l’atteinte à la 
santé (consid. 4.4.1). 

B. Poids de la souffrance révélé par l’anamnèse établie en vue du traitement et de la 
réadaptation 

La prise en compte d’options thérapeutiques, autrement dit la mesure dans laquelle 
les traitements sont mis à profit ou alors négligés, permet d’évaluer le poids effectif 
des souffrances. Tel n’est toutefois pas le cas lorsque le comportement est influencé 
par la procédure assécurologique en cours. Il ne faut pas conclure à l’absence de 
lourdes souffrances lorsque le refus ou la mauvaise acceptation du traitement 
recommandé est la conséquence d’une incapacité (inévitable) de l’assuré à 
reconnaître sa maladie (anosognosie). Les mêmes principes s’appliquent pour les 
mesures de réadaptation. Un comportement incohérent de l'assuré est là aussi un 
indice que la limitation fonctionnelle est due à d’autres raisons que l'atteinte à la 
santé assurée (consid. 4.4.2). 

Le juge vérifie librement si l’expert médical a exclusivement tenu compte des 
déficits fonctionnels résultant de l’atteinte à la santé et si son évaluation de 
l’exigibilité repose sur une base objective (ATF 137 V 64 consid. 1.2 in fine).  

 Dans un arrêt de 2017, le Tribunal fédéral a étendu la jurisprudence précitée à 
toutes les maladies psychiques (ATF 143 V 409 consid. 4.5).  

Il convient encore de préciser que même si un trouble psychique, pris séparément, 
n'est pas invalidant en application de la nouvelle jurisprudence, il doit être pris en 
considération dans l'appréciation globale de la capacité de travail, qui tient compte 
des effets réciproques des différentes atteintes. Ainsi, une dysthymie, prise 

https://intrapj/perl/decis/143%20V%20409

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 15/24 - 

séparément, n'est pas invalidante, mais elle peut l'être lorsqu'elle est accompagnée 
d’un trouble de la personnalité notable. Par conséquent, indépendamment de leurs 
diagnostics, les troubles psychiques entrent déjà en considération en tant que 
comorbidité importante du point de vue juridique si, dans le cas concret, on doit 
leur attribuer un effet limitatif sur les ressources (ATF 143 V 418 consid. 8.1). 

 Une nouvelle jurisprudence ou un changement de celle-ci s'applique 
immédiatement et vaut pour les cas futurs, ainsi que pour les affaires pendantes 
devant un tribunal au moment de l'adoption de la nouveauté ou du changement 
(ATF 140 V 154 consid. 6.3.2). Toutefois, le changement de jurisprudence précité 
ne justifie pas en soi de retirer toute valeur probante aux expertises psychiatriques 
rendues à l'aune de l'ancienne jurisprudence. Ainsi que le Tribunal fédéral l'a 
précisé, il convient bien plutôt de se demander si, dans le cadre d'un examen global, 
et en tenant compte des spécificités du cas d'espèce et des griefs soulevés, le fait de 
se fonder définitivement sur les éléments de preuve existants est conforme au droit 
fédéral. Il y a ainsi lieu d'examiner dans chaque cas si les expertises administratives 
ou judiciaires - le cas échéant en les mettant en relation avec d'autres rapports 
médicaux - permettent ou non une appréciation concluante du cas à l'aune des 
indicateurs déterminants. En fonction du degré de clarification, un complément 
ponctuel peut suffire (ATF 141 V 281 consid. 8).   

8. a. Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu 
un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres 
spécialistes, doivent lui fournir (ATF 122 V 157 consid. 1b). Pour apprécier le droit 
aux prestations d’assurances sociales, il y a lieu de se baser sur des éléments 
médicaux fiables (ATF 134 V 231 consid 5.1). La tâche du médecin consiste à 
porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour 
quelles activités l'assuré est incapable de travailler. Dans le cas des maladies 
psychiques, les indicateurs sont importants pour évaluer la capacité de travail, qui - 
en tenant compte des facteurs incapacitants externes d’une part et du potentiel de 
compensation (ressources) d’autre part -, permettent d’estimer la capacité de travail 
réellement réalisable (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_286/2020 du 6 août 2020 
consid. 4 et la référence). 

b. Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. À cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 

https://intrapj/perl/decis/143%20V%20418
http://ge.ch/justice/donnees/perl/decis/140%20V%20154
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-V-281%3Ade&number_of_ranks=0#page281

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 16/24 - 

des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; ATF 133 V 450 
consid. 11.1.3; ATF 125 V 351 consid. 3). Il faut en outre que le médecin dispose 
de la formation spécialisée nécessaire et de compétences professionnelles dans le 
domaine d’investigation (arrêt du Tribunal fédéral 9C_555/2017 du 22 novembre 
2017 consid. 3.1 et les références).   

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. 

c. Ainsi, en principe, lorsqu’au stade de la procédure administrative, une expertise 
confiée à un médecin indépendant est établie par un spécialiste reconnu, sur la base 
d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine 
connaissance du dossier, et que l'expert aboutit à des résultats convaincants, le juge 
ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter 
de leur bien-fondé (ATF 125 V 351 consid. 3b/bb). 

Le fait qu'une expertise psychiatrique n'a pas été établie selon les nouveaux 
standards - ou n'en suit pas exactement la structure - ne suffit cependant pas pour 
lui dénier d'emblée toute valeur probante. En pareille hypothèse, il convient bien 
plutôt de se demander si, dans le cadre d'un examen global, et en tenant compte des 
spécificités du cas d'espèce et des griefs soulevés, le fait de se fonder 
définitivement sur les éléments de preuve existants est conforme au droit fédéral. Il 
y a lieu d'examiner dans chaque cas si les expertises administratives et/ou les 
expertises judiciaires recueillies - le cas échéant en les mettant en relation avec 
d'autres rapports médicaux - permettent ou non une appréciation concluante du cas 
à l'aune des indicateurs déterminants. Selon l'étendue de l'instruction déjà mise en 
oeuvre, il peut s'avérer suffisant de requérir un complément d'instruction sur 
certains points précis (ATF 141 V 281 consid. 8; ATF 137 V 210 consid. 6 ; arrêts 
du Tribunal fédéral 9C_808/2019 du 18 août 2020 consid. 5.2. et 9C_109/2018 du 
15 juin 2018 consid. 5.1). 

d. Le juge ne s'écarte pas sans motifs impératifs des conclusions d'une expertise 
médicale judiciaire, la tâche de l'expert étant précisément de mettre ses 
connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer sur les aspects 
médicaux d'un état de fait donné. Selon la jurisprudence, peut constituer une raison 
de s'écarter d'une expertise judiciaire le fait que celle-ci contient des contradictions, 
ou qu'une surexpertise ordonnée par le tribunal en infirme les conclusions de 
manière convaincante. En outre, lorsque d'autres spécialistes émettent des opinions 
contraires aptes à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions de 
l'expert, on ne peut exclure, selon les cas, une interprétation divergente des 
conclusions de ce dernier par le juge ou, au besoin, une instruction complémentaire 

https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=2&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=%22141+V+281%22+indicateurs&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-V-281%3Afr&number_of_ranks=0#page281
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=2&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=%22141+V+281%22+indicateurs&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-V-210%3Afr&number_of_ranks=0#page210

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 17/24 - 

sous la forme d'une nouvelle expertise médicale (ATF 125 V 351 consid. 3b/aa et 
les références). 

e. Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis par 
les médecins d'un assureur social aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des 
résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces 
avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de 
mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à 
l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité 
de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est 
qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité 
d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Étant 
donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances 
sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de 
l'expert (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee). 

Dans une procédure portant sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurances 
sociales, lorsqu'une décision administrative s'appuie exclusivement sur 
l'appréciation d'un médecin interne à l'assureur social et que l'avis d'un médecin 
traitant ou d'un expert privé auquel on peut également attribuer un caractère probant 
laisse subsister des doutes même faibles quant à la fiabilité et la pertinence de cette 
appréciation, la cause ne saurait être tranchée en se fondant sur l'un ou sur l'autre de 
ces avis et il y a lieu de mettre en œuvre une expertise par un médecin indépendant 
selon la procédure de l'art. 44 LPGA ou une expertise judiciaire (ATF 135 V 465 
consid. 4.6; arrêt du Tribunal fédéral 9C_301/2013 du 4 septembre 2013 consid. 3). 

f. Un rapport du SMR a pour fonction d'opérer la synthèse des renseignements 
médicaux versés au dossier, de prendre position à leur sujet et de prodiguer des 
recommandations quant à la suite à donner au dossier sur le plan médical. En tant 
qu'il ne contient aucune observation clinique, il se distingue d'une expertise 
médicale (art. 44 LPGA) ou d'un examen médical auquel il arrive au SMR de 
procéder (art. 49 al. 2 RAI; ATF 142 V 58 consid. 5.1; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_542/2011 du 26 janvier 2012 consid. 4.1). De tels rapports ne sont cependant 
pas dénués de toute valeur probante, et il est admissible que l'office intimé, ou la 
juridiction cantonale, se fonde de manière déterminante sur leur contenu. Il 
convient toutefois de poser des exigences strictes en matière de preuve; une 
expertise devra être ordonnée si des doutes, même faibles, subsistent quant à la 
fiabilité ou à la pertinence des constatations effectuées par le SMR (ATF 142 V 58 
consid. 5; ATF 135 V 465 consid. 4.4 et 4.6; arrêt du Tribunal fédéral 9C_371/2018 
du 16 août 2018 consid. 4.3.1).  

g. En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 
doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). S'il 
est vrai que la relation particulière de confiance unissant un patient et son médecin 

http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI31=on&insertion_date=&query_words=%22toxicomanie%22+%2B%22trouble+anxieux%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Afr&number_of_ranks=0#page352
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI35=on&insertion_date=&query_words=%22s%E9quelles+tardives%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Afr&number_of_ranks=0#page353
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&subcollection_mI31=on&insertion_date=&top_subcollection_aza=any&query_words=%22lorsqu%27une+d%E9cision+administrative+s%27appuie+exclusivement+sur+l%27appr%E9ciation+d%27un+m%E9decin+interne+%E0+l%27assureur+social+et+que+l%27avis+d%27un+m%E9decin+traitant+ou+d%27un+expert+priv%E9%22&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-V-465%3Afr&number_of_ranks=0#page465
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_371%2F2018&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-58%3Afr&number_of_ranks=0#page58
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_371%2F2018&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-58%3Afr&number_of_ranks=0#page58
https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_371%2F2018&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-V-465%3Afr&number_of_ranks=0#page465

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 18/24 - 

traitant peut influencer l'objectivité ou l'impartialité de celui-ci (cf. ATF 125 V 351 
consid. 3a 52; ATF 122 V 157 consid. 1c et les références), ces relations ne 
justifient cependant pas en elles-mêmes l'éviction de tous les avis émanant des 
médecins traitants. Encore faut-il démontrer l'existence d'éléments pouvant jeter un 
doute sur la valeur probante du rapport du médecin concerné et, par conséquent, la 
violation du principe mentionné (arrêt du Tribunal fédéral 9C_973/2011 du 4 mai 
2012 consid. 3.2.1). 

h. On ajoutera qu'en cas de divergence d’opinion entre experts et médecins 
traitants, il n'est pas, de manière générale, nécessaire de mettre en œuvre une 
nouvelle expertise. La valeur probante des rapports médicaux des uns et des autres 
doit bien plutôt s'apprécier au regard des critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 
consid. 3a) qui permettent de leur reconnaître pleine valeur probante. A cet égard, il 
convient de rappeler qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre 
un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4; arrêt 
du Tribunal fédéral I 514/06 du 25 mai 2007 consid. 2.2.1, in SVR 2008 IV Nr. 15 
p. 43), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration 
ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs 
médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va différemment que si ces 
médecins traitants font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés 
dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en 
cause les conclusions de l'expert (arrêt du Tribunal fédéral 9C_369/2008 du 5 mars 
2009 consid. 2.2).  

9. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

10. Conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des 
assurances sociales, le juge des assurances sociales doit procéder à des 
investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons 
pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du 
dossier. Il ne peut ignorer des griefs pertinents invoqués par les parties pour la 
simple raison qu'ils n'auraient pas été prouvés (VSI 5/1994 220 consid. 4a). En 
particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de 
clarifier les aspects médicaux du cas (ATF 117 V 282 consid. 4a; RAMA 1985 
p. 240 consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 751/03 du 19 mars 2004 
consid. 3.3). Lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est 

http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_973%2F2011&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&number_of_ranks=0#page351
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=9C_973%2F2011&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-V-157%3Ade&number_of_ranks=0#page157
http://intrapj/perl/decis/125%20V%20351
http://intrapj/perl/decis/9C_369/2008

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 19/24 - 

nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise lorsqu'il 
considère que l'état de fait médical doit être élucidé par une expertise ou que 
l'expertise administrative n'a pas de valeur probante (ATF 137 V 210 consid. 
4.4.1.3 et 4.4.1.4). Un renvoi à l’administration reste possible, notamment quand il 
est fondé uniquement sur une question restée complètement non instruite jusqu'ici, 
lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de 
demander un complément à l'expert (ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4; 
SVR 2010 IV n. 49 p. 151, consid. 3.5; arrêt du Tribunal fédéral 8C_760/2011 du 
26 janvier 2012 consid. 3). 

11. Les frais qui découlent de la mise en œuvre d'une expertise judiciaire 
pluridisciplinaire confiée à un Centre d'observation médicale de l'assurance-
invalidité (COMAI) peuvent le cas échéant être mis à la charge de l'assurance-
invalidité (cf. ATF 139 V 496 consid. 4.3). En effet, lorsque l'autorité judiciaire de 
première instance décide de confier la réalisation d'une expertise judiciaire 
pluridisciplinaire à un COMAI parce qu'elle estime que l'instruction menée par 
l'autorité administrative est insuffisante (au sens du consid. 4.4.1.4 de l'ATF 137 V 
210), elle intervient dans les faits en lieu et place de l'autorité administrative qui 
aurait dû, en principe, mettre en œuvre cette mesure d'instruction dans le cadre de la 
procédure administrative. Dans ces conditions, les frais de l'expertise ne constituent 
pas des frais de justice au sens de l'art. 69 al. 1 bis LAI, mais des frais relatifs à la 
procédure administrative au sens de l'art. 45 LPGA qui doivent être pris en charge 
par l'assurance-invalidité (arrêt du Tribunal fédéral 8C_312/2016 du 13 mars 2017 
consid. 6.2). 

Cette règle, qu'il convient également d'appliquer dans son principe aux expertises 
judiciaires mono et bidisciplinaires (cf. ATF 139 V 349 consid. 5.4), ne saurait 
entraîner la mise systématique des frais d'une expertise judiciaire à la charge de 
l'autorité administrative. Encore faut-il que l'autorité administrative ait procédé à 
une instruction présentant des lacunes ou des insuffisances caractérisées et que 
l'expertise judiciaire serve à pallier les manquements commis dans la phase 
d'instruction administrative. En d'autres mots, il doit exister un lien entre les défauts 
de l'instruction administrative et la nécessité de mettre en œuvre une expertise 
judiciaire (ATF 137 V 210 consid. 4.4.2). Tel est notamment le cas lorsque 
l'autorité administrative a laissé subsister, sans la lever par des explications 
objectivement fondées, une contradiction manifeste entre les différents points de 
vue médicaux rapportés au dossier, lorsqu'elle a laissé ouverte une ou plusieurs 
questions nécessaires à l'appréciation de la situation médicale ou lorsqu'elle a pris 
en considération une expertise qui ne remplissait manifestement pas les exigences 
jurisprudentielles relatives à la valeur probante de ce genre de documents (voir par 
exemple arrêt du Tribunal fédéral 8C_71/2013 du 27 juin 2013 consid. 2). En 
revanche, lorsque l'autorité administrative a respecté le principe inquisitoire et 
fondé son opinion sur des éléments objectifs convergents ou sur les conclusions 
d'une expertise qui répondait aux réquisits jurisprudentiels, la mise à sa charge des 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 20/24 - 

frais d'une expertise judiciaire ordonnée par l'autorité judiciaire de première 
instance, pour quelque motif que ce soit (à la suite par exemple de la production de 
nouveaux rapports médicaux ou d'une expertise privée), ne saurait se justifier (ATF 
139 V 496 précité consid. 4.4; arrêt du Tribunal fédéral 8C_312/2016 du 13 mars 
2017 consid. 6.3). 

12. En l’espèce, l’OAI, se fondant sur l’expertise du Dr K______, a retenu que depuis 
2008 la capacité de travail de l’assuré était entière dans une activité adaptée à ses 
atteintes somatiques avec une baisse de rendement de 20%. 

13. Il s’agit ainsi de déterminer si cette expertise a ou non valeur probante. 

a. Le rapport d'expertise du Dr K______, daté du 28 mai 2020, remplit sur le plan 
formel la plupart des exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur 
probante d'un tel document. Il contient un résumé du dossier, une anamnèse 
détaillée, les indications subjectives de l’assuré, des observations cliniques, ainsi 
qu’une discussion générale du cas, et des conclusions.  

b. La chambre de céans y relève toutefois, à l’instar du Dr H______, des erreurs 
importantes, s’agissant de l’environnement familial et psychosocial de l’assuré, 
ainsi que de nombreuses contradictions et incohérences. 

c. La chambre de céans s’étonne ainsi que l’expert, après avoir indiqué que l’assuré 
avait vécu chez ses grands-parents maternels en Espagne, et rejoint ses parents à 
Genève à l’âge de 7 ans, avec ce souvenir précis : « je vivais à la campagne, c'était 
un véritable choc, j'étais tranquille et là je me suis retrouvé dans un appartement, la 
première chose que mon père a fait c'est me donner une baffe, après j'ai toujours eu 
peur de lui, cela a cassé quelque chose », puisse sans autre qualifier l'enfance de 
celui-ci « plutôt heureuse » et conclure que « rien ne laisse supposer que l'assuré ait 
été victime d'autre forme de grave maltraitance ou de carence affective majeure, ni 
qu'il ait souffert de troubles psychologiques de la petite enfance, de l'enfance ou de 
l'adolescence », ce tout en relevant que « le questionnaire des attitudes parentales 
de YOUNG suggère un vécu de carence affective tant dans la valence paternelle 
que maternelle ». 

Le Dr K______ fait état en page 28 de son rapport d'expertise d'une personnalité du 
registre état limite abandonné et d'un vécu de carence affective, ce qui ne l'empêche 
pas de conclure en page 38 à une enfance « plutôt heureuse ». 

Le Dr K______ considère que la toxicomanie est primaire pour l'essentiel et qu’elle 
seule n'est pas susceptible de diminuer la capacité de travail de l’assuré, sans 
motiver particulièrement ce point de vue, alors que le Dr H______ insiste sur le fait 
que la toxicomanie n'est pas primaire, mais secondaire à un malaise intérieur très 
profond. 

Il est intéressant de relever à cet égard que selon l'expertise du 15 août 2016 du 
Pr I______, « en somme, le parcours de vie de l’assuré avait été conditionné par 
une toxicodépendance lourde, installée dès son jeune âge dans un contexte de 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 21/24 - 

privation affective et de violences. Dans un premier temps, il avait su compenser 
l’addiction, qui était allée en s’aggravant jusqu’en 2001, date de la perte de son 
emploi. Par la suite, on assistait à la cascade classique de désinsertion psycho-
sociale qui le conduirait à l’assistance publique et à un isolement croissant. Sa 
réaction à cette détérioration de sa qualité de vie était celle d’un trouble dépressif 
récurrent, dont l’apparition était difficile à dater avec précision ». 

d. L'expert note à plusieurs reprises que l’assuré ne se souvient pas de faits en 
particulier, ne se rappelle pas quand il a rencontré tel ou tel psychologue, ou quand 
il a effectué des tentatives de sevrage à Belle-Idée, par exemple. Il en conclut 
toutefois que l’assuré peut reconstituer son historique personnel sans aucune 
difficulté et qu’il ne présente partant aucun trouble patent de la concentration, de la 
mémoire d’évocation ou de la fixation.  

e. L'expert n’exclut pas que l’assuré puisse dramatiser s’agissant de sa 
symptomatologie dépressive, ce qui expliquerait, selon lui, « la discordance 
potentielle d’appréciation entre l’expert et le médecin traitant, le second faisant le 
plus souvent le postulat de sincérité de son patient » (exp. p. 27). Il ajoute toutefois, 
quelques pages du rapport plus loin, que « les symptômes sont cohérents et 
plausibles. L'assuré n'est pas dramatique et n'amplifie pas ses problèmes à l'examen 
clinique ». 

f. S'agissant des idées suicidaires, le Dr K______ n'en fait pas mention, alors que 
selon le Dr H______, l'assuré en a souffert, mais a vu son état s’améliorer grâce aux 
antidépresseurs. Le médecin du SMR, dans son avis du 30 novembre 2020, a 
indiqué qu'elles étaient à mettre sur le compte du trouble dépressif présenté par 
l'assuré, notamment en 2018.  

g. Le Dr K______ souligne à maintes reprises que sa consommation addictive n’a 
pas empêché l’assuré d’exercer une activité lucrative jusqu’en 2002. Celui-ci a 
toutefois précisé, ce dont le Dr K______ avait pourtant pris note, qu’il ne travaillait 
que dans le cadre de missions temporaires (cf. PV CP du 29 juin 2021). Le Dr 
K______ se contente à cet égard de relever que selon l’assuré, « c’était la mode », 
sans investiguer davantage. 

h. Il relève que l’assuré n’a aucun antécédent de conduite auto-dommageable, ce 
que conteste le Dr H______, dans la mesure où l’assuré s’est précisément infligé 
des scarifications, surtout sur le torse et la partie supérieure des bras. Celui-ci l’a 
confirmé lors de son audition devant la chambre de céans. À cet égard, le médecin 
du SMR a indiqué que d’anciennes cicatrices avaient été décrites lors de l’expertise 
du 5 décembre 2011 par le Dr G______. Il constate toutefois que les circonstances 
exactes de ces cicatrices ne sont pas connues et en déduit curieusement que ces 
constatations ne modifient en rien l’appréciation du Dr K______ de traits de 
personnalité actuellement stabilisés ! 

Le Dr K______ retient que le trouble de la personnalité, soit une personnalité avec 
des traits état limite plutôt du registre impulsif et abandonnique actuellement non 

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 22/24 - 

décompensée, n’est pas assimilable à une atteinte à la santé mentale, puisque 
l’assuré n’a aucun antécédent de conduite auto-dommageable, ce qui démontre, 
selon lui, que le trouble de la personnalité ne saurait justifier ni la 
toxicodépendance, ni l’incapacité de travail.  

i. Il a ainsi considéré que six mois après l'expertise du Pr I______, l'évolution avait 
été favorable après le début de la prise de l'antidépresseur, en tous les cas dès le 
1er mars 2017, date du rapport du Dr H______ signalant une évolution favorable. 
Or, ce médecin a affirmé le 14 novembre 2018 que la capacité de travail restait 
nulle et indiqué que l’assuré souffrait d’un TDAH, ce dont l’expert ne parle pas. 

j. Ces éléments suffisent à susciter des doutes sur les conclusions de l’expertise du 
Dr K______ qui n’apparaissent pas convaincantes. Son rapport ne peut dès lors se 
voir reconnaître valeur probante. 

Force est de constater que le dossier ne permet pas dans ces conditions à la chambre 
de céans de trancher le droit de l’assuré aux prestations AI.  

Lorsque le juge des assurances sociales constate qu’une nouvelle instruction est 
nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise (ATF 137 V 
210). Il se justifie en l’occurrence d’ordonner une expertise psychiatrique.  

Elle sera confiée au docteur L______, à l’encontre duquel les parties n’ont fait 
valoir aucun motif de récusation. 

 

  

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 23/24 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant préparatoirement 

1. Ordonne une expertise psychiatrique de Monsieur A______.  

2. Commet à ces fins le Docteur L______, spécialiste FMH en psychiatrie et 
psychothérapie, du CAPPI à Genève. 

3. Dit que la mission d’expertise sera la suivante : 

a) prendre connaissance du dossier de la cause ;  
b) si nécessaire, prendre tous renseignements auprès des médecins ayant 

traité l’assuré ;  
c) examiner et entendre l’assuré, après s’être entouré de tous les éléments 

utiles, au besoin d’avis d’autres spécialistes ; 
d) si nécessaire, ordonner d’autres examens. 

4. Charge l’expert d’établir un rapport détaillé et de répondre aux questions 
suivantes : 

1. Anamnèse détaillée. 

2. Plaintes et données subjectives de la personne. 

3. Status clinique et constatations objectives. 

4. Diagnostics selon la classification internationale. 

Précisez quels critères de classification sont remplis et de quelle manière 
(notamment l’étiologie et la pathogénèse).  

5. Depuis quand les différentes atteintes sont-elles présentes ?  

6. Les plaintes sont-elles objectivées ?  

7. Y a-t-il exagération des symptômes ou constellation semblable 
(discordance substantielle entre les douleurs décrites et le comportement 
observé ou l’anamnèse, allégation d'intenses douleurs dont les 
caractéristiques demeurent vagues, absence de demande de soins 
médicaux, plaintes très démonstratives laissant insensible l'expert, 
allégation de lourds handicaps malgré un environnement psychosocial 
intact) ? 

8. Dans l’affirmative, considérez-vous que cela suffise à exclure une atteinte 
à la santé significative ? 

9. Quels ont été les traitements entrepris et avec quel succès (évolution et 
résultats des thérapies) ?  

 
 
 

 

A/3736/2020 

- 24/24 - 

10. L’assuré a-t-il fait preuve de résistance à l’égard des traitements 
proposés ? La compliance est-elle bonne ? Quel est le dosage plasmatique 
des médicaments psychotropes en cours de traitement ?  

11. Dans quelle mesure les traitements ont-ils été mis à profit ou négligés ? 

12. En cas de dépendances à des substances psychoactives, une abstinence est-
elle exigible ? Si oui, prière de préciser, notamment en ce qui concerne 
l'effet de l'exigibilité sur la capacité de travail. 

13. Décrire les activités quotidiennes de l'assuré, notamment une journée-type. 

14. Analyser les critères jurisprudentiels de gravité. 

15. Quelle est la capacité de travail de l’assuré : 

a) dans l’activité habituelle  

b) dans une activité adaptée. 

16. Dater la survenance de l’incapacité de travail durable, le cas échéant, 
indiquer l'évolution de son taux et décrire son évolution. 

17. Dire s'il y a une diminution de rendement et la chiffrer. 

18. De quelles ressources mobilisables l’assuré dispose-t-il ?  

19. Quel est le contexte social ? L’intéressé peut-il compter sur le soutien de 
ses proches ?  

20. Pour le cas où il y aurait refus ou mauvaise acceptation d’une thérapie 
recommandée et accessible : cette attitude doit-elle être attribuée à une 
incapacité de l’assuré à reconnaître sa maladie ?  

21. Quelle est l’influence des facteurs psychosociaux ? 

22. Formuler un pronostic global.  

23. Commenter et discuter les avis médicaux du SMR, des experts s’étant déjà 
prononcés et des médecins traitants et indiquer - cas échéant - pour quelles 
raisons ces avis sont confirmés ou écartés. 

24. Toute remarque utile et proposition de l’expert. 

5. Invite l’expert à déposer à sa meilleure convenance un rapport en trois 
exemplaires à la chambre de céans. 

6. Réserve le fond. 

 
La greffière 

 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le