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**Case Identifier:** ca252bb9-4034-53ff-8863-26a82e3b3f94
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-03-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 26.03.2021 C/24603/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-24603-2020_2021-03-26.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties, ainsi qu'à l'Office des faillites, à l'Office 

des poursuites, au Registre du commerce et au Registre foncier, par plis recommandés 

du 31.03.2021. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/24603/2020 ACJC/399/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 26 MARS 2021 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ [GE], recourant contre un jugement rendu par la 
1ère Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 21 janvier 2021, 

comparant en personne, 

et 

B______, [assurance-maladie] sise ______ [VD], intimée, comparant en personne. 

 

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C/24603/2020 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/808/2021 du 21 janvier 2021, reçu par A______ le 3 février 
2021, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure sommaire, 

a déclaré le précité en état de faillite dès le même jour à 14:15 heures (ch. 1 du 

dispositif), arrêté les frais judiciaires à 150 fr., compensés avec l'avance de frais 

fournie (ch. 2), mis à la charge du prénommé, condamné à les verser à B______ 

(ch. 3). 

B. a. Par acte déposé le 4 février 2021 au greffe de la Cour de justice, A______ a 
formé recours contre ce jugement, sollicitant son annulation. Il a conclu, cela fait, 

à ce que la Cour rejette la requête de faillite. Il a exposé être solvable et avoir 

soldé la poursuite, en capital, frais et intérêts. Il a produit une confirmation de 

paiement de la poursuite à l'Office des poursuites et une quittance délivrée par 

l'Office des poursuites attestant du règlement des frais dudit Office.  

b. Par décision du 10 février 2021, la Cour a fait droit à la conclusion préalable de 
A______ en suspension du caractère exécutoire du jugement attaqué et en 

suspension des effets juridiques de l'ouverture de la faillite. 

c. Le même jour, la Cour a imparti à A______ un délai pour déposer les pièces 
justifiant de sa solvabilité (comptes de l'année courante et des deux derniers 

exercices précédents, contrats en cours, etc.) et pour se prononcer sur la liste des 

poursuites en cours et actes de défaut de biens qui lui était remise. 

Celle-ci révèle l'existence de 24 poursuites inscrites depuis 2017, dont 20 sont en 

cours, pour un montant total de 19'222 fr. 20. Neuf d'entre elles sont au stade de la 

saisie. Quatre poursuites ont été réglées à l'Office et une payée au créancier.  

A______ ne fait l'objet d'aucun acte de défaut de bien.  

Aucune faillite n'a été enregistrée au cours des cinq dernières années. 

d. A______ a déposé copie de ses comptes de pertes et profits pour les années 
2019 et 2020, faisant état d'un bénéfice de respectivement 1'714 fr. 06 et 

40'728 fr. 05. Il a exposé que l'ensemble des poursuites en cours étaient en voie de 

règlement. Il était primordial pour lui et sa famille qu'il continue à exercer son 

activité constituant leur seule source de revenus. Il ne pouvait pas interrompre ses 

activités, les clients étant nombreux. 

e. Dans sa réponse du 4 mars 2021, B______ a pris "note" du paiement de la 
poursuite en cause. Elle a précisé que les arriérés de prime de A______ s'élevaient 

à 9'296 fr. 95. 

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C/24603/2020 

f. Les parties ont été avisées par plis du greffe du 23 mars 2021 de ce que la cause 
était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure : 

 a. A______ exploite, en raison individuelle une entreprise à l'enseigne C______, 
A______, inscrite au Registre du commerce de Genève le ______ 2018. Elle a 

pour but les ______, la création de sites internet, ______, ainsi que ______.  

 b. A______ est assuré auprès de B______ pour l'assurance de base. 

 c. A la requête de B______, l'Office cantonal des poursuites a notifié à A______ 
le 30 avril 2020 un commandement de payer, poursuite n° 1______. 

 Une commination de faillite a été notifiée le 8 septembre 2020 à A______. 

 d. Par requête reçue par le Tribunal le 2 décembre 2020, B______ a requis la 
faillite de A______, en application de l'art. 166 LP. 

 e. A l'audience de Tribunal du 21 janvier 2021, aucune des parties n'était présente 
ni représentée. 

EN DROIT 

1. 1.1 L'appel étant irrecevable dans les affaires relevant de la compétence du 
tribunal de la faillite selon la LP (art. 309 let. b ch. 7 CPC), seule la voie du 

recours est ouverte (art. 319 let. a CPC; art. 174 LP). 

Les décisions rendues en matière de faillite sont soumises à la procédure 

sommaire (art. 251 let. a CPC). 

1.2 Formé selon la forme et dans le délai prévus par la loi (art. 321 al. 1 et 2 
CPC), le recours est recevable. 

1.3 D'après l'art. 174 al. 1, 2ème phrase LP, les parties peuvent faire valoir devant 
l'instance de recours des faits nouveaux qui se sont produits avant le jugement de 

première instance ("pseudo nova"; COMETTA, in Commentaire romand LP, 2005, 

n. 5 ad art. 174 LP). Le débiteur peut également présenter des faits et moyens de 

preuve postérieurs au jugement de faillite ("vrais nova"), pour autant qu'ils servent 

à établir que les conditions de l'art. 174 al. 2 LP sont remplies (COMETTA, op. cit., 

n. 6 ad art. 174 LP).  

En l'espèce, les pièces nouvelles déposées par le recourant sont recevables dans la 

mesure où elles ont été produites dans le délai de recours ou dans le délai qui lui 

avait été imparti par la Cour et servent à établir que la dette a été payée ainsi que 

sa solvabilité.  

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C/24603/2020 

2. Le recourant sollicite l'annulation du jugement prononçant sa faillite. Il fait valoir 
être solvable.  

2.1 En vertu de l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de 
faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu'il établit par titre 

que l'une des conditions suivantes a été remplie, à savoir que la dette, intérêts et 

frais compris, a été payée (ch. 1), que la totalité du montant à rembourser a été 

déposée auprès de l'autorité de recours à l'intention du créancier (ch. 2) ou que le 

créancier a retiré sa réquisition de faillite (ch. 3). Ainsi, le débiteur ne doit pas 

seulement prouver le paiement de la dette à l'origine de la faillite, mais également 

rendre vraisemblable sa solvabilité. Ces deux conditions sont cumulatives (arrêts 

du Tribunal fédéral 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 2 in fine; 

5A_126/2010 du 10 juin 2010 consid. 6.2). 

Le poursuivi doit rendre vraisemblable sa solvabilité, en produisant des titres 

immédiatement disponibles.  

En principe, s'avère insolvable le débiteur qui, par exemple, laisse des 

comminations de faillite s'accumuler, fait systématiquement opposition et ne paie 

pas même des montants peu élevés. De simples difficultés passagères de 

paiements ne font en revanche pas apparaître insolvable le débiteur, à moins qu'il 

n'y ait aucun indice important permettant d'admettre une amélioration de sa 

situation financière et qu'il semble manquer de liquidités pour une période 

indéterminée. L'appréciation de la solvabilité repose sur une impression générale 

fondée sur les habitudes de paiement du failli (arrêts du Tribunal fédéral 

5A_153/2017 du 21 mars 2017 consid. 3.1, 5A_118/2012 du 20 avril 2012 

consid. 3.1, 5A_328/2011 du 11 août 2011 consid. 2, publié in SJ 2012 I p. 25). 

Pour rendre vraisemblable qu'il est solvable, le débiteur doit notamment établir 

qu'aucune requête de faillite dans une poursuite ordinaire ou dans une poursuite 

pour effets de change n'est pendante contre lui et qu'aucune poursuite exécutoire 

n'est en cours (arrêts du Tribunal fédéral 5A_118/2012 du 20 avril 2012 

consid. 3.1 et 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 3.1). 

Un fait est rendu vraisemblable si le juge, en se basant sur des éléments objectifs, 

a l'impression que le fait invoqué s'est produit, sans pour autant devoir exclure la 

possibilité qu'il ait pu se dérouler autrement (ATF 132 III 715 consid. 3.1). Pour 

l'annulation du prononcé de faillite, cela signifie que la solvabilité du débiteur doit 

être plus probable que son insolvabilité. Dans ce domaine, il ne faut pas poser 

d'exigences trop sévères, en particulier lorsque la viabilité de l'entreprise endettée 

ne saurait être déniée d'emblée (arrêt du Tribunal fédéral 5A_328/2011 du 11 août 

2011 consid. 2, traduit et publié in SJ 2012 I 25; Message du Conseil fédéral du 

8 mai 1991 concernant la révision de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et 

la faillite, FF 1991 III p. 130 s.).  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_126/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_153/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_118/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_328/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_118/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_640/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20715
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_328/2011
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2012%20I%2025

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C/24603/2020 

 2.2 En l'espèce, il est établi que la dette faisant l'objet de la poursuite intentée par 
l'intimée a été acquittée, en capital, intérêts et frais. Les frais judiciaires de 

première et de seconde instances ont été réglés. La première condition posée par 

l'art. 174 LP est ainsi réalisée. 

Il résulte des pièces soumises au recourant qu'il a réglé quelques poursuites 

inscrites dans les livres de l'Office. De plus, aucune faillite n'a été prononcée à 

l'encontre du recourant durant les cinq dernières années et aucune requête de 

faillite dans une poursuite ordinaire ou dans une poursuite pour effets de change 

n'est pendante. Par ailleurs, il ne fait l'objet d'aucun acte de défaut de bien. De 

plus, les deux derniers exercices se sont soldés par des bénéfices. Il sera enfin 

relevé que malgré la pandémie et les mesures sanitaires et les restrictions qui en 

découlent, le recourant a pu dégager un bénéfice de plus de 40'000 fr. en 2020.  

En définitive, le recourant a rendu vraisemblable qu'il est solvable. 

2.3 Le recours se révèle dès lors fondé, de sorte que le chiffre 1 du dispositif du 
jugement sera ainsi annulé et la faillite rétractée (art. 327 al. 3 let. c CPC).  

3. 3.1 Compte tenu des circonstances particulières de la présente cause, en particulier 
du fait que le jugement de faillite était fondé au moment où il a été prononcé, dès 

lors que la créance de l'intimée n'avait pas été réglée, il convient, en application - 

à tout le moins par analogie - des art. 107 al. 1 let. b et/ou f, voire de l'art. 108 

CPC, de s'écarter du principe selon lequel les frais sont mis à la charge de la partie 

succombante (art. 106 al. 1, 1ère phrase, CPC) et de laisser les frais judiciaires à 

la charge du recourant. Ceux-ci seront arrêtés à 220 fr. et compensés avec l'avance 

versée par lui, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

3.2 Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée, les démarches effectuées ne le 
justifiant pas (art. 95 al. 3 let. c CPC). 

3.3 Pour le surplus, dès lors que le jugement entrepris était fondé au moment où il 
a été prononcé, il n'y a pas lieu de modifier la répartition des frais de première 

instance opérée par le Tribunal (cf. art. 318 al. 3 CPC). Les chiffres 2 et 3 du 

dispositif du jugement seront par conséquent confirmés. 

* * * * * 

  

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C/24603/2020 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 4 février 2021 par A______ contre le jugement 

JTPI/808/2021 rendu le 21 janvier 2021 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/24603/2020-1 SFC. 

Au fond : 

Annule le chiffre 1 du dispositif de ce jugement. 

Rejette le recours pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 220 fr., compensés avec l'avance de frais 

fournie, acquise à l'Etat de Genève, et les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN et Madame  

Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, 

greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 
Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF indifférente (art. 74 al. 2 let. d 

LTF).