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**Case Identifier:** d8e1b1b7-ffc4-59ce-abfb-637980decaea
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-07-22
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 22.07.2021 C/11301/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-11301-2018_2021-07-22.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 23 juillet 2021.  

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/11301/2018 ACJC/962/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 22 JUILLET 2021 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______ [GE], appelante d'un jugement rendu par la 
17ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 28 juin 2021, 
comparant par Me Samir DJAZIRI, avocat, Djaziri & Nuzzo, rue Leschot 2, 1205 
Genève, en l'Étude duquel elle fait élection de domicile,  

et 

Monsieur B______, domicilié ______ [GE], intimé, comparant par Me Sandrine 
LUBINI, avocate, Green Lubini Avocats Sàrl, rue Ferdinand-Hodler 9, 1207 Genève, en 
l'Étude de laquelle il fait élection de domicile. 

 

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C/11301/2018 

Attendu, EN FAIT, que par jugement JTPI/8630/2021 du 28 juin 2021, le Tribunal de 
première instance, statuant sur mesures provisionnelles et par voie de procédure 
sommaire, a annulé les chiffres 3, 4 et 5 du dispositif de l'ordonnance du Tribunal de 
première instance du 10 décembre 2018 n° OTPI/744/2018 avec effet au 31 mars 2021 
(ch. 1 du dispositif), cela fait et statuant à nouveau, a condamné B______ à verser à 
A______, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, à titre 
de contribution à l'entretien de C______, la somme de 1'250 fr. dès le 1er avril 2021 
jusqu'au prononcé du jugement (ch. 2), a condamné B______ à verser à A______, par 
mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, à titre de 
contribution à l'entretien de D______, la somme de 1'250 fr. dès le 1er avril 2021 
jusqu'au prononcé du jugement (ch. 3), a condamné B______ à verser à A______, par 
mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, à titre de 
contribution à l'entretien de E______, la somme de 950 fr. dès le 1er avril 2021 jusqu'au 
prononcé du jugement (ch. 4), a condamné B______ à verser à A______, par mois et 
d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, à titre de contribution à 
l'entretien de F______, la somme de 940 fr. dès le 1er avril 2021 jusqu'au prononcé du 
jugement (ch. 5), a dit que les allocations familiales revenaient à A______ et a 
condamné en tant que de besoin B______ à les lui reverser dès le 1er avril 2021 (ch. 6); 
que la décision sur les frais des mesures provisionnelles a été renvoyée à la décision 
finale (ch. 7), les parties ayant été déboutées de toutes autres conclusions (ch. 8); 

Que s'agissant des contributions d'entretien, le Tribunal a retenu, en appliquant la 
nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral (5A_311/2019 du 11 novembre 2020), pour 
la période du 1er avril 2021 au 28 juin 2021, qu'au vu des différences importantes des 
contributions d'entretien dues selon les calculs opérés ci-après par rapport à celles 
octroyées dans le cadre des mesures provisionnelles le 10 décembre 2018, il y avait lieu 
de modifier ces dernières; 

Que le Tribunal a considéré que A______ percevait des revenus locatifs de 
l'appartement dont elle est propriétaire en Israël de ILS 7'000 par mois, dont il convenait 
de déduire les frais y relatifs prouvés, (soit les frais d'assurance de ILS 838 par an, ce 
qui correspond à ILS 69.85 par mois. Concernant les travaux, seuls des travaux pour 
ILS 14'853, ILS 6'500 et ILS 13'500 ont été prouvés); que le revenu locatif net dégagé 
s'élevait ainsi à ILS 5'962 par mois, ce qui correspondait au montant arrondi à 1'690 fr. 
par mois; 

Qu'au vu des revenus actuels des parties et avant l'imputation des revenus hypothétiques 
(soit avant le 1er janvier 2022), il sera ainsi tenu compte, dans leurs budgets, des frais 
faisant partie du minimum vital du droit des poursuites ainsi que de quelques postes 
supplémentaires entrant dans le budget actuel de la famille, alors que les autres frais 
allégués ne peuvent pas être retenus à défaut notamment de capacité financière 
suffisante à l'heure actuelle. De plus, s'agissant des frais actuels d'écolage privé des 
enfants, les montants y relatifs ne peuvent pas être établis avec précision à défaut 
d'explications et de pièces complètes fournies, étant relevé que sur la base des pièces 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/OTPI/744/2018
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_311/2019

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C/11301/2018 

produites pour un trimestre, il peut être estimé qu'ils s'élèvent à 7'500 fr. environ par 
mois pour les 4 enfants ([8'595 fr. 15 + 9'205 fr. 30 + 6'762 fr. 10] x 3 trimestres 
+ 14'330 fr. / 12 mois). Or, ces frais, élevés, qui ont, sur les dernières années, été la 
plupart du temps et en majeure partie pris en charge par les précédents employeurs du 
défendeur, ne peuvent plus être intégrés dans les budgets des enfants à défaut de 
moyens suffisants, étant également souligné que le défendeur s'est opposé, auprès des 
établissements concernés, à la réinscription des enfants en école privée au vu de sa 
situation financière. En outre, les frais de véhicule des parents n'entrent pas dans leur 
budget, de sorte qu'il sera uniquement tenu compte du coût d'un abonnement aux 
transports publics genevois pour tous les membres de la famille. 

Que les charges mensuelles admissibles de la précitée ont été arrêtés à 3'259 fr. 25, 
comprenant le montant de base OP de 1'350 fr., les frais de logement de 836 fr. 75, 
l'assurance-maladie LAMal et LCA de 892 fr. 50, les frais de transport de 70 fr., les 
impôts de 50 fr. et l'assurance ménage de 60 fr.;  

Que le déficit de l'intéressée s'élevait ainsi à 1'569 fr. 25 (3'259 fr.25 - 1'690 fr.) par 
mois; 

Que le père percevait des indemnités de chômage de 9'449 fr. 70 par mois; 

Que ses charges mensuelles ont été arrêtées à 4'052 fr. 70, comprenant le montant de 
base op pour une personne vivant en ménage commun, de 850 fr., le loyer de 10'800 fr., 
l'assurance-maladie LAMal et LCA de 724 fr. 20, les frais médicaux non remboursés de 
55 fr. 95, l'assurance-ménage de 52 fr. 55, les SIG de 100 fr., les frais de transport de 
70 fr. et les impôts de 400 fr.;  

Que les charges non couvertes de C______, bientôt âgé de 14 ans, étaient de 849 fr. 75, 
soit le montant de base OP de 600 fr., la part aux frais de logement de 139 fr. 45, 
l'assurance-maladie LAMal et LCA de 245 fr.30, les frais de transport de 45 fr. et les 
frais de repas de midi de 120 fr., allocations familiales de 300 fr. déduites;  

Que les besoins mensuels non couverts de D______, âgé de 11 ans, s'élevaient à 848 fr. 
75 par mois, soit le montant de base OP de 600 fr., la part aux frais de logement de 139 
fr. 45, l'assurance-maladie LAMal et LCA de 214 fr. 30, les frais de transport de 45 fr., 
les frais de cuisines scolaires et parascolaire de 150 fr., allocations familiales de 300 fr. 
déduites;  

Que les charges mensuelles non couvertes étaient, s'agissant des jumelles E______ et 
F______, bientôt âgées de 9 ans, de respectivement 557 fr. et 547 fr. 85, soit pour 
chacune 400 fr. de montant de base OP, 139 fr. 45 à titre de part aux frais de logement, 
193 fr. 40 d'assurance-maladie LAMal et LCA, 150 fr. de frais de cuisines scolaires et 
parascolaire, 45 fr. de frais de transport, et, pour E______, 29 fr. 15 de frais médicaux 
non remboursés et, pour F______, 20 fr. à ce titre, allocations de 400 fr. par enfant 
déduites; 

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Qu'il n'avait pas lieu d'inclure de poste d'impôt dans le budget des enfants, les 
contributions fixées n'augmentant pas la charge fiscale de leur mère; 

Qu'il y avait en revanche lieu de tenir compte d'une contribution de prise en charge, 
correspondant au déficit de la mère des enfants, soit 392 fr. 30 pour chacun d'eux;  

Par conséquent, l'entretien convenable de C______ s'élevait au total à 1'242 fr. 05 
(849 fr.75 + 392 fr. 30), celui de D______ à 1'241 fr. 05 (848 fr. 75 + 392 fr. 30), celui 
de E______ à 949 fr. 30 (557 fr. + 392 fr. 30) et celui de F______ à 940 fr. 15 (547 fr. 
85 + 392 fr. 30). 

Qu'il convenait également de tenir compte séparément des charges de G______, afin de 
ne pas porter atteinte au principe d'égalité de traitement entre les enfants; 

Que le solde disponible du père s'élevait ainsi à 5'397 fr. par mois; 

Que les charges non couvertes de G______ pouvaient être arrêtées à 1'993 fr. 70 en 
tenant compte du montant de base OP de 400 fr., de sa part au loyer de 900 fr., de son 
assurance-maladie LAMal et LCA de 193 fr.70, des frais de crèche équitablement 
estimés à 800 fr. et sous déduction des allocations familiales de 300 fr.; que la moitié 
desdites charges devaient être assumées par le père, soit 996 fr. 85 par mois; 

Que les contributions ont ainsi été fixées à 1'250 fr. pour l'entretien de C______ et de 
D______, à 950 fr. pour l'entretien de E______ et à 940 fr. pour l'entretien de F______, 
et mises à la charge du père, montants lui permettant également d'assumer sa part des 
charges de G______ de 996 fr. 85;  

Qu'il n'y avait pas lieu de tenir compte, dans les budgets des parents et des enfants, des 
frais allégués qui concernent les vacances, les loisirs et l'augmentation forfaitaire du 
montant de base OP, ces postes devant, le cas échéant, être financés par l'excédent à 
répartir;  

Que les contributions d'entretien suivantes ont été mises à la charge du père, la mère 
assumant déjà les soins et l'éducation des enfants en nature, soit jusqu'au 1er janvier 
2022, 1'250 fr. pour l'entretien de C______, 1'250 fr. pour l'entretien de D______, 950 
fr. pour l'entretien de E______ et de 940 fr. pour l'entretien de F______; 

Que dans la même décision, le Tribunal a statué sur le fond de la demande en divorce; 

Que par acte expédié le 12 juillet 2021 au greffe de la Cour de justice, A______ a formé 
appel contre le prononcé des mesures provisionnelles, concluant à l'annulation des 
chiffres 1 à 8 du dispositif de la décision entreprise;  

Qu'elle a préalablement conclu à la suspension du caractère exécutoire des chiffres 
suscités; qu'elle a fait valoir que les contributions nouvellement fixées ne couvraient que 
partiellement les frais effectifs des enfants; qu'alors ne disposait d'aucun revenu, aucune 

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contribution à son propre entretien ne lui avait été allouée; qu'elle a ainsi allégué que 
son minimum vital, de même que ceux des enfants, n'étaient pas couverts, de sorte 
qu'elle subissait un préjudice difficilement réparable; 

Qu'invité à se déterminer, B______ a conclu, par écritures du 22 juillet 2021, au rejet de 
la requête d'effet suspensif; qu'il a notamment fait valoir que l'octroi de l'effet suspensif 
le contraindrait à verser une contribution pour son épouse et ses quatre enfants de 
15'059 fr. par mois, alors que ses revenus, pour la période considéré (avril à juin 2021), 
étaient de 9'449 fr., de sorte que son minimum vital serait entamé; 

Que les parties ont été avisées par plis du greffe de 22 juillet 2021 de ce que la cause 
était gardée à juger sur effet suspensif; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que l'ordonnance querellée portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas 
d'effet suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 
exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 
difficilement réparable; 

Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à 
une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF  
138 III 378 consid. 6.3 et les références citées; 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal 
fédéral 5A_514/2012 du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet 
suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne 
pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 
de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 
première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 
pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 
d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_941/2018 du 
23 janvier 2019 consid. 5.3.2); 

Qu'en l'espèce, il appert que l'intimé, qui percevait précédemment des revenus 
importants (de l'ordre de 21'500 fr.), est inscrit au chômage depuis le 1er février 2021 et 
perçoit à titre des indemnités de 9'767 fr. 65 comprenant 317 fr. 95 d'allocations pour 
enfant; que ces ressources ne lui permettent, prima facie, pas de s'acquitter des 
contributions d'entretien fixées par ordonnance du 10 décembre 2018, de 13'359 fr. au 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20378
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_514/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_708/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_941/2018

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total (sans compter les frais d'écolage privés), sauf à porter atteinte à son minimum 
vital;   

Que le Tribunal a arrêté les charges admissibles de l'appelante et des quatre enfants de 
manière élargie, comprenant les frais usuels; que le déficit de l'appelante a été intégré 
dans les contributions d'entretien fixées, à titre de contribution de prise en charge;  

Qu'ainsi, les besoins courants de l'appelante et des enfants sont couverts; 

Que la situation financière de l'appelante n'est par conséquent pas mise en péril par le 
versement des contributions d'entretien des enfants fixées par le Tribunal; 

Que sa requête de restitution de l'effet suspensif sera par conséquent rejetée; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond 
(art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement entrepris: 

Rejette la requête d'effet suspensif formée le 12 juillet 2021 par A______ contre les 
chiffres 1 à 8 du dispositif du jugement JTPI/8630/2021 rendu le 28 juin 2021 par le 
Tribunal de première instance dans la cause C/11301/2018-17. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente ad interim;   
Madame Sophie MARTINEZ, greffière. 

 

   

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 et 

2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF - RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 

étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.   

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110