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**Case Identifier:** 16324f14-37fb-54cf-a07a-d550dcb7ff95
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2002-07-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 10.07.2002 C/14939/2001
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-14939-2001_2002-07-10.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE  Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° c/14939/2001 - 4 
 

POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL* 
 

 

 

 

 
 
 
E_____ SA 
dom. élu : Me Chantal MANFRINI 
24, rue de Candolle 
1205 Genève 
 
 
 
 
Partie appelante 
 
 
 
 
 
 
 
 
D’une part 

 
 
 
T_____ 
dom. élu : Me Joanna BÜRGISSER 
5, av. de Frontenex 
1207 Genève 
 
 
 
 
Partie intimée 
 
 
 
 
 
 
 
 
D’autre part 

 
 
 

 
 

ARRET 
 

du mercredi 10 juillet 2002 
 

 
  M. Pierre-Yves DEMEULE, président 
 
 
  Mme. Sandra DECAILLET et M. Alain SIRY, juges employeurs 
 
  M. Patrice MARRO et Mme. Paola ANDREETTA, juges salariés 
 
 
  M. Patrick BECKER, greffier d’audience 
 
 

 
 
 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/14939/2001 - 4 

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EN FAIT 

 
 
A. Par acte déposé au greffe de la Juridiction des prud’hommes le 12 mars 2002, 

E_____ SA appelle d’un jugement sur incident rendu le 19 décembre 2001 
par le Tribunal des prud’hommes et notifié aux parties le 4 mars 2002, 
jugement par lequel le Tribunal rejette l’incident soulevé par E____SA, 
ordonne l’ouverture d’enquêtes et invite les parties à déposer leurs listes de 
témoins dans les dix jours. 

 
L’appelante conclut à l’annulation de ce jugement et au déboutement de 
l’intimée des fins de sa demande, subsidiairement à l’audition de la juge 
conciliatrice A____ et de B_____. 

 
 

B. Pour sa part, T____ conclut à la confirmation du jugement entrepris et au 
renvoi de la cause pour instruction au Tribunal des prud’hommes.  

 
 
C. Les faits suivants résultent de la procédure : 

 
T_____ a été employée par E____SA depuis le mois d’avril 1999 en qualité 
de secrétaire-réceptionniste.  
 
 

D. Par requête déposée le 7 mars 2001, T_____ a conclu à ce que son ancien 
employeur soit condamné à lui payer le montant de fr. 14'100 à titre de 
harcèlement psychologique et racisme. 

 
 
E. Une première audience de conciliation eut lieu le 18 avril 2001 en présence 

des parties et d’une conciliatrice. Une seconde audience de conciliation eut 
lieu le 30 mai 2001 devant la même conciliatrice ; T_____ y était assistée 
d’une secrétaire syndicale du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et 
travailleurs (SIT).  

 
A l’issue de cette audience, une transaction judiciaire est intervenue, aux 
termes de laquelle E_____ SA acceptait de verser à T_____ la somme de fr. 
7'500 à titre d’indemnité et pour solde de tout compte. 

 
 

F. Le lendemain, soit le 31 mai 2001, T_____ déposait au Tribunal des 
prud’hommes un courrier par lequel elle sollicitait l’invalidation de la 
transaction judiciaire intervenue la veille.   

 

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Elle expliquait en substance avoir été profondément troublée et choquée par 
les propos tenus par son ancien employeur lors de l’audience et ne pas avoir 
eu la possibilité de s’exprimer ; elle avait en outre signé inconsciemment le 
procès-verbal de transaction. 

 
 

G. Par une nouvelle demande déposée le 13 juillet 2001, T_____a repris ses 
prétentions fondées sur le mobbing et le harcèlement psychologique. Elle a 
conclu à ce titre au paiement d’un montant de fr. 20'000 par son ancien 
employeur. 

 
 

H. La cause a été convoquée par la Juridiction des prud’hommes pour une 
nouvelle audience de conciliation fixée au 20 septembre 2001, puis devant le 
Tribunal pour une audience qui eut lieu le 19 décembre 2001. Lors de cette 
audience, E_____ SA contesta la saisine du Tribunal et sollicita que celui-ci 
rende un jugement sur la question de la validité de la transaction judiciaire. 

 
 

I. Le 19 décembre 2001, le Tribunal des prud’hommes a rendu la décision 
présentement querellée.  

 
A l’appui de son jugement, le Tribunal est arrivé à la conclusion, sur le vu 
d’un certificat médical du 25 avril 2001 déposé le 2 mai 2001 par T_____, 
que la transaction judiciaire intervenue entre les parties dans la précédente 
procédure le 30 mai 2001 était invalide en raison d’une erreur essentielle de 
T____. 

 
Il a en effet retenu que celle-ci était visiblement troublée lors de sa 
comparution devant le juge conciliateur, qu’elle était dès lors dans l’erreur au 
moment de conclure le procès-verbal de transaction et qu’elle a réagi très 
rapidement, soit le lendemain de l’audience, pour demander l’invalidation de 
la transaction judiciaire. 

 
 

J. A l’appui de l’appel formé contre cette décision, E____ SA fait valoir la 
violation de son droit d’être entendue dans la mesure où le Tribunal ne lui a 
pas donné l’occasion de se déterminer par écrit sur l’exception qu’elle 
soulevait contre l’instance ; la société reproche en outre au Tribunal d’avoir 
refusé d’instruire sur la question de la validité de la transaction judiciaire 
intervenue lors de l’audience de conciliation du 30 mai 2002, notamment  
d’entendre des témoins à ce sujet.  

 
Elle fait enfin valoir que ce jugement consacre d’une part une appréciation 
arbitraire des preuves, dans la mesure où le dossier ne contiendrait aucun 
indice permettant de retenir que T____ ait été dans l’erreur au moment de 

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signer ladite transaction judiciaire, d’autre part, une violation de la loi puisque 
les conditions d’application des dispositions sur l’erreur (art. 23 ss. CO) 
n’étaient pas réunies en l’espèce.  
 
 

K. Dans son mémoire réponse du 22 avril 2002, T____ persiste dans les termes 
de sa demande et conclut à la confirmation du jugement entrepris. Elle 
observe que E____ SA  a eu la possibilité de s’exprimer par écrit sur sa 
demande suite à l’audience de conciliation du 20 septembre 2001 et qu’elle 
l’a effectivement fait.  

 
T____allègue par ailleurs que la présence de la secrétaire syndicale lors de 
l’audience de conciliation du 30 mai 2001 ne lui a été d’aucun secours, 
puisque celle-ci ne l’a pas rassurée, pas plus qu’elle ne lui a expliqué les 
enjeux de la conciliation.  
 
Elle confirme en outre que dans le cadre de la précédente procédure, une 
rencontre informelle a eu lieu dans les locaux du syndicat SIT entre la 
première audience de conciliation du 18 avril 2001 et la seconde du 30 mai 
2001. 
 
L’intimée explique enfin que les premiers juges n’ont pas commis d’arbitraire 
en admettant son erreur puisqu’il ressortirait de divers courriers adressés à 
son ancien employeur et au Tribunal ainsi que des discussions échangées 
entre les parties avant l’audience que cette dernière ne voulait pas de la 
convention conclue 
 
L’intimée a demandé l’audition, en tant que témoins, de la secrétaire 
syndicale, C_____ et de la conciliatrice, A_____. 
 
 
 

EN DROIT 
 
 

1. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi (art. 59 LJP), l’appel de 
E____________ SA est recevable. 

 
 
2. Il en va de même du mémoire réponse de T________ (art. 61, al. 1 LJP). 

 
 

3. Comme le relève à juste titre l’appelante, le jugement entrepris du 
19 décembre 2001 tranche une question préalable à la demande principale ; 
en effet, si la validité de la transaction judiciaire litigieuse du 30 mai 2001 est 
confirmée, la demanderesse sera forclose quant à sa demande principale, qui 

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n’est pas nouvelle, en vertu du principe de l’autorité de la chose jugée (« ne 
bis in idem »). 
 
On rappellera qu’il y a chose jugée sur un même objet quand, dans l’un et 
l’autre procès, les parties, en la même qualité et dans la même procédure, ont 
soumis au juge la même prétention en se fondant sur les mêmes faits ; la 
question litigieuse dans la seconde action procède de la même cause que la 
précédente, tranchée par un jugement entré en force, sans que soient allégués 
des faits nouveaux pertinents (ATF 116 II 743). 
 
A cet égard, il sera également rappelé que les transactions conciliatoires 
opérées par les juges conciliateurs en procédure civile genevoise valent 
jugements entrés en force (art. 56, al. 2 LPC, par renvoi de l’art. 11 LJP ; 
Bernard BERTOSSA / Louis GAILLARD / Jaques GUYET, Commentaire de 
la Loi de procédure civile genevoise, N 2 ad art. 56), de telle sorte que 
lorsqu’une transaction judiciaire intervient, le procès prend fin ipso jure dès 
la signature par les parties du procès-verbal d’accord (Fabienne HOHL, op. 
cit., p. 254). 
 
 

4. Une telle transaction peut toutefois être attaquée par le biais de l’action en 
invalidation, sur la base des dispositions de droit fédéral relatives à 
l’invalidation des contrats (art. 21 ss. CO), également applicables aux 
transactions passées devant le juge conciliateur (ATF 110 II 44, trad. in JdT 
1985 I p. 156 ; voir ég. : Fabienne HOHL, op. cit., p. 256). 

 
 
5. En l’espèce, l’intimée, qui est demanderesse, conclut principalement au 

paiement par l’appelante d’un montant de fr. 20'000.- à titre de réparation 
pour mobbing, harcèlement psychologique et racisme. Cette demande n’est 
cependant pas nouvelle puisqu’elle procède du même complexe de faits, est 
dirigée contre la même défenderesse, à savoir E____ SA, et porte sur le même 
objet (paiement d’une somme d’argent) que celle de la précédente procédure 
qui a abouti le 30 mai 2001 à une transaction judiciaire. 
 
 

6. Reste à examiner si la transaction judiciaire doit ou non être invalidée pour 
les motifs soulevés par l’intimée, que le Tribunal des prud’hommes a fait 
siens. 

 
Dans la mesure où cette question préalable relève du droit de fond, l’appel est 
immédiatement recevable contre le jugement querellé (art. 56, al.2 LJP). 

 
 

7. La cause a été gardée à juger, sans audition de témoins, dans la mesure où 
tant la secrétaire syndicale que la conciliatrice ont invoqué le secret 

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professionnel et de fonction pour refuser de témoigner. Quant au vice-
président du groupe compétent qui a signé le procès-verbal de transaction 
(Monsieur B____), on ne discerne pas l’utilité de son témoignage. 

 
 
8. Chaque partie doit, à défaut de prescriptions contraires, prouver les faits 

qu'elle allègue pour en déduire son droit (art. 8 CCS, 186 LPC).  
 

Cette répartition du fardeau de la preuve ne réglemente toutefois pas 
l'appréciation des preuves, qui relève de l'intime conviction du juge, auquel 
l'article 8 CC n'interdit pas, lorsque les moyens de preuve ordinaires font 
défaut, de procéder par indices ou de se fonder sur une très grande 
vraisemblance (Bertossa/Gaillard/Guyet/Schmidt, Commentaire de la loi de 
procédure civile genevoise, n. 1 ad art. 186 LPC et les références; Kummer, 
Grundriss des Zivilprozessrechts, 1978, p. 123 no 3), ou encore sur 
l'expérience générale de la vie et du cours ordinaire des choses, sorte de 
présomption naturelle facilitant l'apport de la preuve (ATF 117 II 256 consid. 
2b et les références, not. Poudret/Sandoz-Monod, COJ, n. 4.3.3 ad art. 43 
LOJ; Kummer, Commentaire bernois, n. 362 ss; Deschenaux, Le Titre 
préliminaire du Code Civil, p. 223 ch. 2 lit. b). 

 
L'art. 8 CC interdit en revanche au juge de tenir pour exactes les allégations 
non prouvées d'une partie, contestées par la partie adverse (ATF 114 II 289 
consid. 2a). 
 
 

9. En l’espèce, le Tribunal des prud’hommes a considéré que l’intimée se 
trouvait dans l’erreur au moment de signer la transaction judiciaire intervenue 
à la suite de l’audience de conciliation du 30 mai 2001. 

 
Il ressort du jugement querellé que le Tribunal s’est fondé en définitive sur le 
seul certificat médical du Dr. D____ du 26 avril 2001, selon lequel l’intimée 
était dans un état anxio-dépressif depuis 1999 au moins. 

 
 

10. A cet égard, la Cour de céans relèvera que le fait de se trouver dans un état 
dépressif n’exclut nullement qu’une personne soit consciente de ses actes.  

 
En d’autres termes, il n’existe aucune présomption naturelle permettant de 
déduire d’un état anxio-dépressif général - même marqué - l’incapacité de se 
faire une juste idée de sa situation dans un cas particulier et d’adopter un 
comportement adéquat.  
 
Le Tribunal des prud’hommes ne pouvait donc retenir l’erreur de l’intimée 
sur la seule base du certificat médical produit par cette dernière. 
 

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11. La Cour remarquera en outre que plus d’un mois s’est écoulé entre la 

première audience de conciliation du 18 avril 2001 et la seconde du 30 mai 
2001, et que les négociations semblent avoir été intenses puisque les parties 
se sont fixées une rencontre supplémentaire dans les locaux du syndicat SIT 
entre ces deux audiences. 

 
L’accord conclu suite à l’audience du 30 mai n’est donc pas intervenu sur un 
coup de tête : l’intimée a au contraire largement eu le temps de réfléchir sur 
sa position et de se fixer des objectifs, ce qu’elle a d’ailleurs elle-même 
confirmé dans ses écritures.  
 
Dans ces conditions, on comprend mal comment elle aurait pu être prise de 
court par les évènements, au point de se trouver dans l’erreur essentielle au 
moment de signer la transaction judiciaire. Il convient de surcroît de rappeler 
qu’elle était à cette occasion accompagnée d’une secrétaire syndicale. 
L’intimée allègue certes avoir été insuffisamment soutenue par cette dernière 
lors de l’audience du 30 mai 2001. Toutefois, cette carence, fût-elle prouvée, 
ne conduirait encore de loin pas à admettre l’erreur essentielle au moment de 
signer la transaction.  
 
Au contraire, l’attitude particulièrement active de l’intimée malgré son état 
anxio-dépressif, non seulement avant l’audience du 30 mai 2001 mais plus 
encore après, ne permet pas de déduire que cet état la conduit en général à 
perdre ses moyens. Aucun élément de la procédure ne vient appuyer 
l’hypothèse selon laquelle elle aurait été passagèrement perturbée au point de 
perdre tous ses moyens lors de l’audience susmentionnée. 
 
 

12. L’intimée fait également valoir dans le cadre du présent appel, qu’il s’agirait 
d’un cas de lésion au sens de l’art. 21 CO 

 
Cette argumentation doit elle aussi être rejetée, puisque les conditions n’en 
sont manifestement pas non plus remplies : comme cela a été relevé ci-dessus, 
l’intimée n’est nullement parvenue à rendre vraisemblable qu’elle se trouvait 
dans un état de faiblesse particulier au moment de signer la transaction 
judiciaire. Aucun élément du dossier ne permet a fortiori de retenir que 
l’appelante ait exploité la faiblesse alléguée pour arriver à ses fins. Cela étant, 
il est douteux que la transaction intervenue le 30 mai 2001 consacre une 
disproportion entre les prestations échangées. L’intimée, qui avait conclu 
dans son écriture initiale du 7 mars 2001 au paiement d’un montant de fr. 
14'100.-, a obtenu fr. 7'500.-par le biais de la transaction, soit légèrement plus 
de la moitié de ce qu’elle réclamait, étant précisé qu’à ce stade de la 
procédure, rien ne permettait d’affirmer que les prétentions de T____ étaient 
justifiées (cf. ATF 114 Ib p. 74ss., notamment p. 78). 
 

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13. Enfin, les conditions de la crainte fondée (art. 29 et 30 CO) ne sont pas non 

plus réalisées, compte tenu du fait que des concessions, qui peuvent parfois 
paraître excessives, sont inhérentes à la nature de la transaction (ATF 111 II 
p. 349 ss., notamment p. 352). 

 
 
14. Au vu de ce qui précède, force est de constater qu’aucun élément du dossier 

ne permet de retenir que l’intimée ait signé la transaction judiciaire litigieuse 
sous l’empire d’une erreur essentielle ou, plus généralement, d’un quelconque 
vice du consentement. Le fait qu’elle n’ait finalement pas été satisfaite du 
résultat est en soi sans pertinence. La Cour admettra dès lors que la 
transaction judiciaire du 30 mai 2001 a été valablement conclue et qu’il 
n’existe pas de motif d’invalidation. 

 
 
15. La demande de l’intimée ayant ainsi fait l’objet d’une transaction judiciaire 

valant jugement exécutoire, le Tribunal ne pouvait y revenir sans violer le 
principe de l’autorité de la chose jugée. C’est par conséquent à tort qu’il a 
ordonné l’ouverture de l’instruction et l’intimée sera déboutée de ses 
conclusions au fond. 

 
 
 

PAR CES MOTIFS 
 
 

La Cour d’appel des prud’hommes, groupe 4 
 
 
A la forme : 
 

- Déclare recevable l’appel interjeté par E____________ SA contre le 
jugement du Tribunal des prud’hommes du 19 décembre 2001 rendu en la 
cause C/14939/2001 – 4 ; 

 
 
Au fond : 
 

- Annule ledit jugement ; 
 
 
Et statuant à nouveau : 
 

 
- Déboute T________ de toutes ses conclusions. 

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Le greffier de juridiction      Le président