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**Case Identifier:** c6b15396-374d-5177-93bc-bd988001a602
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-23
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 23.11.2021 C1 19 147
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C1-19-147_2021-11-23.pdf

## Full Text

C1 19 147 

 

 

JUGEMENT DU 23 NOVEMBRE 2021 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Autorité de recours en matière de protection de l'enfant et de l'adulte 

 

Camille Rey-Mermet, présidente; Emilie Praz, greffière; 

 

en la cause 

 

X _________, recourante, représentée par Me Délia Charrière-Gonzalez, 

contre 

 

Y _________, intimé au recours, représenté par Me Sébastien Fanti. 

 

  

(suspension des relations personnelles) 

recours contre la décision du 11 juin 2019 de l’Autorité intercommunale de protection 

de l’enfant et de l’adulte de D _________ 

  

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Faits et procédure 

A.  X _________ et  Y _________ sont les parents de A _________, né en 2010.  

Par jugement du 26 novembre 2013, le juge du divorce a ratifié la convention par laquelle 

les parties prévoyaient que la garde de A _________ était confiée à sa mère et que son 

père bénéficierait d'un droit de visite libre à exercer d'entente entre les parents. 

En raison des problèmes de santé psychiques de X _________ qui a fait plusieurs 

tentatives de suicide, A _________ a vécu chez son père dès le mois d'avril 2014. Le 

juge de paix du Jura-Nord vaudois a ratifié le 14 août 2015 une nouvelle convention qui 

prévoyait le transfert de la garde de A _________ à son père et un droit de visite en 

faveur de sa mère toutes les deux semaines durant son hospitalisation et, dès que celle-

ci prendrait fin, un week-end sur deux.  

B. Par décision du 16 août 2016, l’Autorité intercommunale de protection de l’enfant et 

de l’adulte de D _________ (ci-après : AIPEA) a suspendu les relations personnelles 

entre 

X _________ et son fils pour une durée indéterminée.  

Le 5 mars 2019, l’AIPEA a rétabli les relations personnelles entre A _________ et sa 

mère à raison d’une visite par mois durant 30 minutes, supervisée par un accompagnant. 

Elle a également confié à l’Office de la protection de l’enfant (ci-après : OPE) une 

curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC c. 

A _________ a rencontré sa mère le 11 mai 2019 en présence d’une accompagnante 

de l’association "Trait d’union". Cette entrevue a été extrêmement difficile pour l’enfant 

qui, en pleurs, a dans un premier temps refusé de se rendre dans la salle où se trouvait 

sa mère. Il a finalement accepté de la voir. Pendant la visite, qui n’a duré qu’environ cinq 

minutes, A _________ ne l’a pas regardée, n’a pas répondu à ses questions et a répété 

qu’il voulait s’en aller. Au terme de l’entrevue, il a déclaré qu’il ne voulait plus la revoir. 

C.  Le 31 mai 2019, répondant par écrit aux questions de l’APEA, la pédopsychiatre 

B _________ a précisé qu’elle voyait l’enfant une fois par mois depuis le 29 janvier 2019 

et qu’elle l’avait préparé à la rencontre avec sa mère. Elle a rappelé que A _________ 

ne souhaitait pas revoir celle-ci, qu’il avait été blessé dans son enfance par un sentiment 

de rejet et d’abandon qu’il avait cicatrisé en construisant une nouvelle vie et de nouveaux 

repères. Elle a estimé que, compte tenu du déroulement de la visite, la reprise des 

relations était prématurée, même avec un suivi thérapeutique plus accru, car l'enfant s’y 

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opposait fermement et présentait trop d'anxiété à cette idée. Ses notes avaient chuté 

massivement depuis la rencontre du 11 mai 2019 qui l’avait affecté psychologiquement. 

Elle préconisait l’échange de courriers et de photos avec la mère pour que l’enfant puisse 

se rassurer et qu’il ressente un intérêt à revoir sa mère. 

Par décision du 11 juin 2019, l'AIPEA a suspendu les relations personnelles, ordonné le 

maintien du suivi pédopsychiatrique de l’enfant et levé la curatelle de surveillance des 

relations personnelles. 

D.   La mère a formé recours contre cette décision le 15 juillet 2019 et a conclu au 

maintien des relations personnelles, dans un premier temps par un échange de lettres 

et de photographies en présence d’un pédopsychiatre et ensuite par téléphone, avant la 

reprise des rencontres. Elle a également requis le bénéfice de l’assistance judiciaire. 

Dans leurs déterminations respectives du 8 et 9 août 2019, le père et l’AIPEA ont conclu 

au rejet du recours.  

C. Le 16 mars 2021, la Dre B _________ a répondu aux questions posées par la 

présidente de l’autorité de recours en matière de protection de l’enfant et de l’adulte.  

Elle a indiqué qu’elle avait interrompu le suivi de A _________ après l’échec de la visite 

médiatisée du 11 mai 2019. 

Par courrier du 27 avril 2021, le père a requis l’administration de moyens de preuves et 

conclu une nouvelle fois au rejet du recours. 

A la demande de l’Autorité de recours, l’OPE a entendu l’enfant, Y _________ et la 

curatrice de X _________, alors placée à des fins d’assistance dans un hôpital 

psychiatrique. Au terme de son rapport du 24 août 2021, l’OPE préconise la suspension 

des relations personnelles. 

Les parties ont renoncé à se déterminer. 

 

Considérant en droit 

1. 

1.1 Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours devant un 

juge unique du Tribunal cantonal (art. 450 al. 1 CC applicable par renvoi de l'art. 314 al. 

1 CC; art. 114 al. 1 ch. 4 et al. 3 LACC; art. 114 al. 2 LACC). 

1.2  La décision litigieuse, expédiée le 11 juin 2019, a été notifiée à la recourante le 13 

juin suivant. En interjetant recours le 15 juillet 2019, elle a agi dans le délai légal de 30 

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jours (art. 450b al. 1 CC), soit en temps utile (compte tenu de la règle de l'art. 142 al. 3 

CPC). 

1.3 En tant que partie à la procédure devant l'autorité précédente, la recourante a 

manifestement la qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC).  

1.4 L’autorité de recours doit procéder à un examen complet de la décision attaquée, 

en fait, en droit et en opportunité (art. 450a CC), conformément à la maxime d'office et 

à la maxime inquisitoire, puisque ces principes de la procédure de première instance 

s'appliquent aussi devant l'instance judiciaire de recours (Droit de la protection de 

l’enfant, Guide pratique COPMA, 2017, n. 5.77). Elle peut confirmer ou modifier la 

décision attaquée devant elle. Dans certaines circonstances, elle peut aussi l'annuler et 

renvoyer l'affaire à l'autorité de protection, par exemple pour compléter l'état de fait sur 

des points essentiels (art. 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC, applicable par renvoi de l’art. 450f 

CC). 

1.5 En matière de protection de l’adulte et de l’enfant, le procès est soumis à la maxime 

inquisitoire illimitée (cf. art. 446 al. 1 et 2 CC, applicable également en instance de 

recours, cf. ATF 142 III 732, consid. 3.4.1), de sorte que les parties peuvent présenter 

des nova dans le cadre de la procédure de recours même si les conditions de l’art. 317 

al. 1 CPC ne sont pas réunies (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1; Droese/Steck, 

Commentaire bâlois, 2018, n. 7 ad art. 450a CC).  

Par conséquent, tant les nouvelles allégations de fait formulées par les parties que les 

nouvelles pièces produites devant le Tribunal cantonal sont recevables. 

1.6 La maxime d’office et la maxime inquisitoire qui régissent la procédure de recours 

imposent d’administrer les preuves nécessaires (art. 446 CC). L’instance de recours peut 

toutefois refuser une mesure probatoire en procédant à une appréciation anticipée des 

preuves, lorsqu'elle estime que le moyen de preuve requis ne pourrait pas fournir la 

preuve attendue ou ne pourrait en aucun cas prévaloir sur les autres moyens de preuve 

déjà administrés, à savoir lorsqu'il ne serait pas de nature à modifier le résultat des 

preuves qu'elle tient pour acquis. Le principe du refus d'une mesure probatoire par 

appréciation anticipée des preuves vaut également lorsque la procédure, telle la 

procédure de protection de l’enfant, est soumise à la maxime inquisitoire (ATF 138 III 

374 consid. 4.3.2).  

L’intimé a requis l’audition de la recourante, de son médecin et de sa curatrice, l’édition 

de son dossier médical et notamment de l’expertise psychiatrique établie pendant son 

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placement à des fins d’assistance, ainsi que l’édition par les polices cantonales et 

municipales des documents d’intervention à son domicile. En l’occurrence, le Tribunal 

cantonal a ordonné l’édition du dossier de l’autorité de protection, interpellé la 

pédopsychiatre de l’enfant et l’OPE afin de pouvoir dresser le bilan de la situation 

actuelle. Les preuves ainsi administrées par le Tribunal cantonal lui permettent de forger 

sa conviction et il n’y a pas lieu de les compléter. Les réquisitions de preuves de l’intimé 

sont par conséquent rejetées. 

2. La recourante requiert le maintien des relations personnelles avec son fils, dans un 

premier temps, sous la forme de contacts épistolaires, en présence de la 

Dre B _________. 

2.1 En vertu de l’art. 273 al. 1 CC, le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité 

parentale ou la garde ainsi que l'enfant mineur ont réciproquement le droit d'entretenir 

les relations personnelles indiquées par les circonstances. Autrefois considéré comme 

un droit naturel des parents, le droit aux relations personnelles est désormais conçu à la 

fois comme un droit et un devoir de ceux-ci, mais aussi comme un droit de la personnalité 

de l'enfant (ATF 131 III 209 consid. 5; 130 III 585 consid. 2.1). Pour fixer le droit aux 

relations personnelles et ses modalités d’exercice, le juge jouit d’un large pouvoir 

d’appréciation (cf. art. 4 CC), le critère déterminant restant le bien de l'enfant. Dans 

chaque cas, la décision devra donc être prise de manière à répondre le mieux possible 

à ses besoins (arrêt 5A_173/2014 du 6 juin 2014 consid. 3.3. et la référence). L’intérêt 

de l’enfant variera selon son âge, sa santé physique et psychique et la relation qu’il 

entretient avec l’ayant droit. La personnalité, la disponibilité, le lieu d’habitation et le 

cadre de vie du titulaire du droit devront également être pris en considération (Meier, 

Droit de la filiation, 2019, n. 984 s. et les références jurisprudentielles citées). 

Cependant, si les relations personnelles compromettent le développement de l'enfant, si 

les père et mère qui les entretiennent violent leurs obligations, s'ils ne se sont pas 

souciés sérieusement de l'enfant ou s'il existe d'autres justes motifs, le droit d'entretenir 

ces relations peut leur être retiré ou refusé (art. 274 al. 2 CC). Ce refus ou ce retrait ne 

peut être demandé que si le bien de l'enfant l'exige impérieusement et s'il est impossible 

de trouver une réglementation du droit de visite qui sauvegarde ses intérêts : la 

disposition a pour objet de protéger l'enfant, et non de punir les parents. Ainsi, la violation 

par ceux-ci de leurs obligations et le fait de ne pas se soucier sérieusement de l'enfant 

ne sont pas en soi des comportements qui justifient le refus ou le retrait des relations 

personnelles; ils ne le sont que lorsqu'ils ont pour conséquence que ces relations portent 

atteinte au bien de l'enfant (ATF 118 II 21 consid. 3c; 100 II 76 consid. 4b et les réf.; arrêt 

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5A_448/2008 du 2 octobre 2008 consid. 4.1, in FamPra 2009, p. 246). D'après la 

jurisprudence, il existe un danger pour le bien de l'enfant si son développement 

physique, moral ou psychique, est menacé par la présence, même limitée, du parent qui 

n'a pas l'autorité parentale. Conformément au principe de la proportionnalité, il importe 

en outre que ce danger ne puisse être écarté par d'autres mesures appropriées. Le 

retrait de tout droit à des relations personnelles constitue l'ultima ratio et ne peut être 

ordonné dans l'intérêt de l'enfant que si les effets négatifs des relations personnelles ne 

peuvent être maintenus dans des limites supportables pour l'enfant (ATF 122 III 404 

consid. 3b; 120 II 229 consid. 3b/aa et les réf.).  

2.2 En l’état, il ne s'agit pas de savoir si la suspension des relations personnelles était 

justifiée lors du dépôt du recours, mais de déterminer, au vu de la situation actuelle, si 

ce droit peut être repris et, le cas échéant, à quelles conditions.  

Les relations personnelles entre la recourante et son fils ont été suspendues il y a plus 

de cinq ans en raison de l’état de santé de la mère et de ses nombreuses tentatives de 

suicides. L’AIPEA a essayé de rétablir des contacts entre l’enfant et sa mère en 2019 à 

raison d’une visite par mois durant 30 minutes, supervisée par une accompagnante de 

l’association "Trait d’Union". Cette tentative a toutefois échoué en raison de l’anxiété et 

des peurs exprimées par l’enfant à l’idée de revoir sa mère. A _________ a finalement 

accepté de voir sa mère, mais n’a pas du tout interagi avec elle pendant la rencontre qui 

n’a duré que quelques minutes. A la suite de cette visite, la pédopsychiatre B _________ 

a relevé que, selon elle, le maintien des visites n’était pas réalisable, même avec un suivi 

thérapeutique plus accru car l'enfant était très déstabilisé et anxieux à l’idée de revoir sa 

mère en raison de son vécu traumatique lié à la maladie de celle-ci. L’AIPEA a ainsi mis 

un terme à l’exercice des relations personnelles. 

L’état de santé de la recourante s’est à nouveau fortement dégradé dans le courant de 

l’année 2020. Elle traverse une période de crise prolongée, n’a pas de lieu de vie fixe et 

a dû être hospitalisée à plusieurs reprises. Actuellement, elle est placée à des fins 

d’assistance en hôpital psychiatrique. L’intervenante de l’OPE n’a pas pu entrer en 

contact direct avec elle. L’état de santé préoccupant dans lequel elle se trouve ne permet 

manifestement pas le rétablissement des relations personnelles avec son fils, même 

sous la forme d’un échange de courriers ou de contacts téléphoniques, sous peine de 

raviver les souvenirs traumatisants vécus par l’enfant dans le passé. 

L’attitude de l’enfant par rapport à sa mère n’a de plus pas évolué depuis leur dernière 

rencontre. A _________, âgé aujourd’hui de onze ans, refuse toujours de voir sa mère 

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et la seule évocation d’un contact avec elle fait ressortir chez lui des sentiments 

puissants d’insécurité, de tristesse et de peur. Au cours de son audition du 23 août 2021, 

l’intervenante de l’OPE a évoqué avec l’enfant ses activités et sa situation familiale 

actuelle dans laquelle il se dit heureux. Alors qu’il s’est montré souriant, détendu et 

volubile dans la première partie de l’entretien, son attitude a changé toutefois 

radicalement lorsque le sujet de sa mère a été abordé, il s’est replié totalement sur lui-

même en évitant le contact visuel avec son interlocutrice. Invité à décrire sa relation avec 

sa mère, il a répondu : « Je n’ai pas envie de la voir. Ça me fait bizarre de penser à elle. 

En général, j’essaie de ne pas penser à elle. Une fois quand j’étais petit, je suis allé la 

voir à l’hôpital et elle me repoussait. J’ai cette image dans la tête qui revient des fois. » 

Quand son interlocutrice lui a demandé d’expliquer son ressenti au moyen d’un 

bonhomme allumette, A _________ a montré la tête en déclarant que des pensées 

tristes l’envahissaient. À ce moment, il a commencé à pleurer et a désigné la gorge en 

disant qu’il avait une boule à ce niveau et qu’il lui était pénible de parler, ajoutant que 

ses mains tremblaient tout en les tortillant et en les grattant. Au vu de ces éléments, le 

tribunal se rallie à l’appréciation de l’intervenante de l’OPE qui, compte tenu de l’état de 

santé actuel de la recourante et des souvenirs anxiogènes de A _________ liés à sa 

mère, estime que, la reprise des relations personnelles mettrait l’enfant en danger 

psychiquement et moralement. En l’état, la reprise des relations personnelles n’est pas 

envisageable et celles-ci doivent être suspendues pour une durée indéterminée.  

3. Les relations personnelles étant suspendues, la curatelle prononcée sur la base de 

l’art. 308 al. 2 CC n’a plus de raison d’être et doit ainsi être levée. 

4. Dans la décision entreprise, l’AIPEA a maintenu le suivi pédopsychiatrique de 

l’enfant auprès de la Dre B _________ (conformément à l’art. 307 al. 3 CC), dont l’objectif 

consistait à travailler sur une reprise des liens entre A _________ et sa mère. Celle-ci 

rapporte toutefois qu’elle n’a plus revu l’enfant et qu’il ne lui a pas été possible de 

travailler avec lui sa relation avec sa mère, en raison, d’une part, de la forte opposition 

de l’enfant qui se manifestait par des pleurs et des angoisses profondes à l’idée de parler 

de sa mère et, d’autre part, de la collaboration difficile avec les parents. Au vu de la 

suspension des relations personnelles pour une durée indéterminée, l’obligation de 

poursuivre un tel travail thérapeutique axé sur la reprise des contacts, qui n’est à l’heure 

actuelle pas possible, apparaît dénué de sens. Par conséquent, le prononcé de ce suivi 

pédopsychiatrique est également levé. 

5. Lorsque l’instance de recours statue à nouveau, elle doit se prononcer sur les frais 

de la première instance (art. 450f CC qui renvoie à l’art. 318 al. 3 CPC). En effet, dans 

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la mesure où le litige est tranché de façon différente que ne l’avait fait le premier juge, la 

répartition des frais à laquelle il s’était livré doit être revue (JEANDIN, Commentaire 

romand, 2019, n. 7 ad art. 318 CPC). 

En vertu de l'art. 34 al. 1 OPEA, le Code de procédure civile définit les notions de frais 

et dépens et arrête leur répartition et règlement. Conformément à l'art. 106 al. 1 CPC, 

les frais sont en principe mis à la charge de la partie succombante. Lorsqu'aucune des 

parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis selon le sort de la 

cause (art. 106 al. 2 CPC). 

En l’espèce, l’AIPEA a fixé les frais de la procédure conduite devant elle à 219 fr., 

montant - non contesté - qui correspond à l’émolument de décision, qu’elle a réparti à 

raison de moitié à la charge de chaque partie. Dans la mesure où le recours est 

entièrement rejeté, il n’y pas lieu de modifier la répartition par moitié fixée par l’autorité 

précédente. 

6. La recourante a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire. 

6.1 Aux termes de l'art. 117 al. 1 CPC, une personne a droit à l'assistance judiciaire si 

elle ne dispose pas de ressources suffisantes (let. a) et si sa cause ne paraît pas 

dépourvue de toute chance de succès (let. b).  

6.2 Compte tenu de la situation financière exposée dans sa requête d’assistance 

judiciaire 15 juillet 2019, de la dégradation de son état de santé et de sa situation 

personnelle, l’indigence de la recourante, au bénéfice d’une rente d’invalidité, peut être 

constatée. En outre, selon l’appréciation des circonstances au moment du dépôt de sa 

requête, sa cause ne paraissait pas d’emblée dénuée de toute chance de succès (cf. 

arrêt du 10 septembre 2021, 5A_131/2021 consid. 5.3). Par conséquent, l'assistance 

judiciaire lui est octroyée avec effet au 15 juillet 2019, date du dépôt de la requête. 

7.   

7.1 Il n’est exceptionnellement pas perçu d’émolument pour la présente procédure (art. 

14 al. 2 LTar). Les frais judiciaires qui se limitent aux frais du rapport d’enquête sociale 

du 24 août 2021 (art. 3 al. 1 et 2 LTar) et s’élèvent à 480 fr., doivent être mis à la charge 

de la recourante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC). Comme elle est au bénéfice de 

l’assistance judiciaire, ils sont provisoirement mis à la charge du canton du Valais (art. 

122 al. 1 let. b CPC). La recourante sera tenue de rembourser ce montant dès qu’elle 

sera en mesure de le faire (art. 123 al. 1 CPC).  

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7.2 L’activité du mandataire de la recourante a, pour l'essentiel, consisté à déposer une 

écriture de recours et à rédiger une détermination le 30 juin 2021. En conséquence, la 

rémunération équitable du conseil d’office est arrêtée à 1200 fr. (art. 122 al. 1 let. a CPC). 

Elle est mise à la charge de l’Etat du Valais, la recourante étant tenue de la rembourser, 

dès qu’elle sera en mesure de le faire (art. 123 al. 1 CPC). 

S’agissant des dépens, l’activité du mandataire de l’intimé a consisté à partir du 25 mars 

2021 à prendre connaissance du dossier et à se déterminer les 27 avril et 10 août 2021 

sur les nouveaux éléments lui ayant été transmis. Ainsi, les dépens de l’intimé sont 

arrêtés à 900 fr., débours et TVA inclus et sont mis à la charge de la recourante (art. 122 

al. 1 let. d CPC). 

 

Prononce 

1. Le recours est rejeté. 

La décision du 11 juin 2019 de C _________ est modifiée comme suit : 

A. Les relations personnelles entre A _________ et sa mère X _________ sont 

suspendues pour une durée indéterminée. 

B. La curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l’art. 308 al. 

2 CC est levée. Par conséquent, l’Office pour la protection de l’enfant est relevé 

de son mandat. 

C. L’obligation faite à A _________ d’effectuer un suivi pédopsychiatre auprès de 

B _________ est levée. 

2. X _________ est mise au bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 15 juillet 

2019. Me Délia Charrière-Gonzalez lui est désignée en qualité de conseil commis 

d'office. 

3. Les frais judiciaires de première instance, par 219 fr., sont mis à la charge de 

X _________ et Y _________ pour moitié chacun. 

4. Les frais judiciaires de la procédure de recours, par 480 fr., sont mis à la charge de 

X _________ mais provisoirement assumés par le canton du Valais au titre de 

l’assistance judiciaire. 

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5. L’Etat du Valais versera à Me Délia Charrière-Gonzalez un montant de 1200 fr. à 

titre de dépens pour la procédure de recours, à charge pour X _________ de 

rembourser ce montant aux conditions prévues par l’art. 123 CPC. 

6. X _________ versera à Y _________ le montant de 900 fr. à titre de dépens pour 

la procédure de recours. 

Sion, le 23 novembre 2021