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**Case Identifier:** 4d7aa309-033c-5db2-83e7-d15117d12414
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-01-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.01.2014 A/2280/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2280-2013_2014-01-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente, Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges 

assesseurs. 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/2280/2013 ATAS/135/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 janvier 2014 

3ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur C__________, domicilié c/o C__________, à COLLEX 

Madame C__________, domiciliée à BERNEX demandeurs 

contre 

FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, administration 

des comptes de libre passage, sise  Weststrasse 50, ZURICH 

FONDATION COLLECTIVE DE PREVOYANCE (COPRE), sise 

passage St-Antoine 7, VEVEY défenderesses 

 

 

   

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EN FAIT 

1. Par jugement du 22 mai 2013, la 14ème chambre du Tribunal de première instance 

a prononcé le divorce de Madame C__________, née D__________ en 1971, et 

Monsieur C__________, né en 1970, lesquels s'étaient mariés en date du 18 

novembre 1998.  

2. Au chiffre 8 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a 

ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par 

chacun des époux durant le mariage. 

3. Ce jugement, devenu définitif le 3 juillet 2013, a été transmis d'office à la Cour de 

céans pour exécution du partage. 

4. La Cour de céans a demandé aux parties de lui indiquer le(s) nom(s) de leur(s) 

institution(s) de prévoyance, puis aux dites institutions de lui communiquer les 

montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le 

18 novembre 1998 et le 3 juillet 2013. 

5. S'agissant du demandeur, il est apparu, après consultation du rassemblement de ses 

comptes individuels :  

- qu'au moment du mariage et jusqu'au 21 juillet 2002, il a été affilié à la 

BALOISE-SAMMELSTIFTUNG FUR DIE OBLIGATORISCHE 

BERUFLICHE VORSORGE (ci-après : LA BALOISE; cf. leur courrier du 

6 septembre 2013); que son avoir s'élevait, au moment du mariage, à 

1'476 fr. 60, ce qui représentait, au moment du divorce, la somme de 

1'524 fr. 80, compte tenu des intérêts courus durant le mariage ;   

- que de 2003 à 2005, le demandeur a travaillé pour X__________ à GENEVE 

SA et a été affilié à Winterthur COLUMNA (cf. courrier d’AXA du 12 

décembre 2013);  

- que d’avril 2005 à décembre 2007, le demandeur a travaillé pour 

Y__________ et a été affilié à ALLIANZ SUISSE, SOCIETE 

D’ASSURANCE SUR LA VIE SA, qui a reçu deux prestations de libre 

passage en provenance de WINTERTHUR COLUMNA (cf. courrier d’Allianz 

du 12 décembre 2013); qu’ALLIANZ a transmis à son tour l’intégralité de 

l’avoir du demandeur à la CAISSE INTER-ENTREPRISES DE 

PREVOYANCE PROFESSIONNELLE (CIEPP), qui le lui a retransféré par la 

suite (cf. courrier d’Allianz du 12 décembre 2013);  

- que le demandeur a en effet une nouvelle fois été affilié à ALLIANZ durant 

son emploi pour Y__________, de septembre 2007 à juin 2009 (cf. courrier 

d’Allianz du 12 décembre 2013); que son avoir a finalement été versé sur une 

 

 

   

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police de libre passage (___________) ; qu’il s’élevait, au moment de l’entrée 

en force du divorce, à 44'625 fr. (cf. courrier d’Allianz du 12 décembre 2013) ;  

- que le demandeur a également travaillé en parallèle pour L’ASSOCIATION 

X__________  ; qu’il a alors été une nouvelle fois affilié à WINTERTHUR 

COLUMNA (cf. courrier d’AXA du 11 décembre 2013), qui a transféré son 

avoir à RENDITA ; que cet avoir s’élevait, au 3 juillet 2013, à 709 fr. 40 (706 

fr. 10 au 11 mars 2013 selon courrier de Rendita du 20 décembre 2013) ;  

- qu’à compter de mars 2012, l’assuré a été employé par Z__________ SA et 

affilié à SWISSLIFE, auprès de laquelle il a accumulé un avoir qui s’élevait, en 

date du 3 juillet 2013, à 979 fr. 85 (cf. courrier de SwissLife du 11 décembre 

2013) ;  

- que l'avoir du demandeur a ensuite été transmis à la FONDATION 

INSTITUTION SUPPLETIVE de Zurich ; que cet avoir s’élevait, au moment 

de l’entrée en force du divorce, à 21'500 fr. 15 (cf. courrier de la fondation du 

6 novembre 2013).  

6. Quant à la demanderesse, il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses 

comptes individuels :  

-  qu’au moment du mariage et jusqu’en février 2003, elle a travaillé pour 

XA__________ ;  

. que son avoir a été transféré à la FONDATION INSTITUTION 

SUPPLETIVE LPP, qui l’a transmis à son tour à la FONDATION 

COLLECTIVE VITA de ZURICH VIE, qui l’a transféré à la FONDATION 

DE PREVOYANCE D'HELVETIA PATRIA;   

- que la demanderesse a ensuite été employée par XB__________ SA et 

affiliée à la FONDATION COLLECTIVE DE PREVOYANCE (COPRE), qui 

a reçu en provenance de la FONDATION DE PREVOYANCE D’HELVETIA 

PATRIA un avoir de 10'398 fr. 80, étant précisé que le montant au moment du 

mariage était de 1'368 fr. 50, ce qui correspondait, au moment du divorce, à 

une somme de 2'024 fr. 25;  

- que l'avoir total de la demanderesse au moment du divorce s'élevait à 

31'288 fr. 80 (cf. courrier de COPRE du 28 août 2013).  

7. Les documents recueillis au cours de l’instruction ont été transmis aux parties, 

auxquelles il a été indiqué qu’à défaut d’observations de leur part dans le délai 

imparti, un arrêt serait rendu sur cette base. 

8. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

   

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EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 

1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont 

pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), 

le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la 

prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève la Chambre des 

assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1
er

 janvier 2011, doit, après que 

l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de 

la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas 

de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 

conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent 

par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de 

sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée 

des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la 

prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement 

au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute 

à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la 

conclusion du mariage les intérêts courus jusqu'au moment du divorce (ATF 128 V 

230; ATF 129 V 444). S'agissant de ces intérêts, il convient de se référer aux art. 8a 

de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, 

vieillesse, survivants et invalidité (OLP) et 12 de l'ordonnance fédérale sur la 

prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 

(OPP 2). Le taux d'intérêt applicable a été de 4% du 5 septembre 1998 au 31 

décembre 2002, de 3,25% du 1
er

 janvier au 31 décembre 2003, de 2,25% du 1
er

 

janvier au 31 décembre 2004, de 2,5% du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007, 

de 2,75% à compter du 1er janvier 2008 et de 1,5% dès le 1
er

 janvier 2012.  

3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 

prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 

pertinentes sont, d’une part, le 18 novembre 1998, date du mariage, d’autre part le 3 

juillet 2013, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

4. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 

demandeur s'élève à 66'289 fr. 60 (44'625 + 709.40 + 979.85 + 21'500.15 -  

1'524.80) tandis que celle acquise par la demanderesse atteint la somme de 29'264 

fr. 55 (31'288.80 - 2'024.25), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions 

de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant 

de 33'144 fr. 80 (66'289.60 : 2) alors qu'elle lui doit celui de 14'632 fr. 30 

 

 

   

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(29'264.55 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-

épouse le montant de 18'512 fr. 50 (33'144 fr. 80 - 14'632.30). 

5. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 

jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 

divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 

de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité 

du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 

(ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003). 

6. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et  

89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

 

 

   

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE à transférer, du compte de 

Monsieur C__________, la somme de 18'512 fr. 50 à la FONDATION 

COLLECTIVE DE PREVOYANCE (COPRE), en faveur de Madame 

C__________, née D__________ en 1971, ainsi que des intérêts compensatoires 

au sens des considérants, dès le 4 juillet 2013 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 

voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 

à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Marie-Catherine SECHAUD 

 La présidente 

 

 

 

 

Karine STECK 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le