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**Case Identifier:** 867cdccd-f4c0-56af-a8e8-2f06a91bd5ac
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-02-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 23.02.2016 C/26331/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-26331-2014_2016-02-23.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 25 février 2016. 

 
 

R ÉP U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/26331/2014-3 CAPH/38/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 23 FÉVRIER 2016 

 

Entre 

Monsieur A_____, domicilié _____, (VD), appelant d'un jugement rendu par le 
Tribunal des prud'hommes le 18 septembre 2015 (JTPH/395/2015), comparant par le 
Syndicat Unia, chemin du Surinam 5, case postale 288, 1211 Genève 13, en les bureaux 
duquel il fait élection de domicile, 

 d'une part, 

et 

B_____, sise c/o C_____, ______, (GE), intimée, comparant par Me Léo FARQUET, 
avocat, rue de la Poste 5, 1920 Martigny 1, en l'Étude duquel elle fait élection de 
domicile, 

 d'autre part. 

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EN FAIT 

A. a. Par jugement JTPH/395/2015 du 18 septembre 2015, notifié le 21 septembre 
2015 à A_____, le Tribunal des prud'hommes a, statuant par voie de procédure 
simplifiée, déclaré recevable la demande formée le 8 avril 2015 par A_____ 
contre B_____ (chiffre 1 du dispositif), condamné B_____ à payer à A_____ la 
somme nette de 364 fr. 10 (ch. 2), débouté les parties de toutes autres conclusions 
(ch. 3) et dit que la procédure était gratuite (ch. 4). 

b. Le Tribunal a retenu que B_____ avait résilié le contrat de travail qui la liait à 
A_____ par courrier recommandé du 27 mai 2014 pour le 31 juillet 2014. Pendant 
le délai de congé, A_____ n'était pas venu travailler à quatre reprises, soit les 9, 
23 et 28 juin, ainsi que 18 juillet 2014, faisant valoir qu'il était malade. Les 
maladies n'avaient jamais été graves au point qu'il soit empêché de travailler 
plusieurs jours de suite. De plus, il avait été libéré de son obligation de travailler 
dès le 18 juillet 2014, bénéficiant ainsi de 13 jours complets pour rechercher un 
nouvel emploi. Par conséquent, les jours d'absence de A_____ ne l'avaient pas 
empêché de rechercher un emploi et d'en trouver un nouveau en tant qu'intérim 
dès le mois d'août 2014. A_____, qui demandait que son délai de congé soit 
prolongé au 31 août 2014 en vertu de l'art. 336c al. 2 CO, commettait un abus de 
droit en tentant d'utiliser cette disposition de manière contraire à son but. 

Enfin, le Tribunal a retenu que B_____ avait admis devoir à son ancien employé 
la somme de 364 fr. 10 au titre de remboursement de retenues opérées sur le 
salaire de ce dernier. 

B. a. Par acte du 14 octobre 2015, A_____ a recouru contre ce jugement, concluant à 
son annulation, au paiement par B_____ de la somme brute de 3'182 fr. 55 au titre 
du salaire du mois d'août 2014, avec intérêt à 5% dès le 1er septembre 2014, ainsi 
qu'au paiement par B_____ de la somme nette de 364 fr. 10. 

En substance, il a reproché au Tribunal d'avoir constaté les faits de façon 
manifestement inexacte en retenant qu'il avait travaillé dès la fin de son délai de 
congé, alors que cela n'était corroboré par aucune preuve et qu'en réalité, le 
premier emploi intérimaire qu'il avait trouvé avait débuté le 18 novembre 2014. Il 
a également fait grief au Tribunal d'avoir violé le droit en retenant que les quatre 
jours d'absence survenus pendant le délai de congé ne l'avaient pas empêché de 
rechercher un emploi. D'une part, ces absences étaient dues à des maladies qui ne 
pouvaient pas être qualifiées d'insignifiantes, d'autre part, le fait qu'il ait été libéré 
de l'obligation de travailler pendant 13 jours complets n'empêchait pas le report du 
délai de congé. 

b. Par "détermination" du 19 novembre 2015, B_____ a conclu au rejet du 
recours, à ce qu'il lui soit donné acte de ce qu'elle avait payé la somme de 364 fr. 
10 à A_____ et à la confirmation du jugement, avec suite de frais et dépens. 

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A l'appui de son écriture, B_____ produit des pièces nouvelles.  

c. Par courrier du 21 décembre 2015, les parties ont été informées de ce que la 
cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier remis à la Cour : 

a. B_____ est une société à responsabilité limitée sise à _____ et dont le but est 
l'exploitation d'une station-service et cafétéria. 

b. Dès le 1er janvier 2013, A_____ a travaillé pour B_____ en qualité de vendeur 
dans une station-service D_____ à Genève pour un salaire horaire brut de  
21 fr. 10, vacances et jours fériés non compris. Aucun contrat écrit n'a été conclu 
entre les parties. 

c. Le 9 juin 2014, à 12h13, A_____ a informé son employeur par SMS qu'il ne 
viendrait pas travailler en indiquant : "[…] suis pas en forme pour venir on a fait 
un barbecue hier c est pas passer avec la chaleur j suis pas bien" (sic). 

d. Le 23 juin 2014, à 11h53, A_____ a informé son employeur par SMS qu'il ne 
viendrait pas travailler en indiquant : "[…] j'ai super mal au ventre je suis pas en 
forme pour venir dsl" (sic). 

e. Le 28 juin 2014, à 13h22, A_____ a informé son employeur par SMS qu'il ne 
viendrait pas travailler en indiquant : "[…] je suis dsl de t informer au dernier 
moment mais j ai mal à la tete j ai une grosse migraine je ne vais pas pouvoir 

tenir la journée. Encore une fos j suis vraiment désolé" (sic). 

f. Le 11 juillet 2014, A_____ s'est rendu à un entretien d'embauche sur son temps 
de travail avec l'accord de son employeur. 

g. Le 18 juillet 2014, à 11h53, A_____ a informé son employeur par SMS qu'il ne 
viendrait pas travailler en indiquant : "Bonjour je ne peux pas venir la aujourd hui 
je me suis réveiller avec une rage de dent j ai une dant de sagesse qui est en train 

de sortir j ai la machoire enflée. J arrive pas a ouvrire la bouche sans avoir male. 

Je vais à la pharmacie et si ca passe pas je vais devoir trouver un dantiste d 

urgeance" (sic). 

h. Le même jour, il a été libéré de son obligation de travailler. 

i. Par courriers des 22 août et 30 septembre 2014, A_____, par le biais du 
Syndicat UNIA, a réclamé à B_____ le paiement de son salaire pour le mois 
d'août 2014, dans la mesure où il s'était trouvé en incapacité de travail pour cause 
de maladie durant le délai de congé et que ledit délai devait ainsi être reporté au 
31 août 2014. 

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j. Par courrier du 13 novembre 2014, B_____ a contesté le report du délai de 
congé au motif que les maladies de A_____ avaient été de durée insignifiante et 
ne l'avaient pas empêché de chercher un nouvel emploi. 

k. Par requête déposée en vue de conciliation le 12 décembre 2014, déclarée non 
conciliée le 4 mars 2015 et introduite devant le Tribunal le 8 avril 2015, A_____ a 
conclu au paiement par B_____ d'une somme brute de 3'182 fr. 55 à titre de 
salaire du mois d'août 2014, d'une somme nette de 364 fr. 10 à titre de 
remboursement de retenues injustifiées sur le salaire et d'une somme nette de 100 
fr. à titre de délivrance d'un certificat de travail, d'un certificat de salaire, ainsi que 
de tous les décomptes de salaire. 

l. Par réponse du 18 mai 2015, B_____ a conclu au déboutement de A_____ en ce 
qui concerne le paiement du salaire d'août 2014, estimant que son ancien employé 
commettait un abus de droit en demandant la suspension du délai de congé à cause 
d'incapacités de travail, dont la réalité était contestée et non prouvée par certificat 
médical. 

En ce qui concerne le remboursement des retenues de salaire, elle a admis devoir 
la somme nette de 364 fr. 10 à A_____.  

Quant à la conclusion tendant à la remise d'un certificat de travail, ainsi que des 
décomptes de salaire, celle-ci était devenue sans objet, dès lors que B_____ avait 
remis le premier à son ancien employé par courrier du 28 avril 2015 et qu'elle 
avait produit les seconds en annexe de son mémoire de réponse. 

m. Lors de l'audience du 27 août 2015, le Tribunal a refusé la présence de 
B_____, non représentée valablement.  

A_____ a renoncé à sa conclusion tendant au versement de la somme nette de 
100 fr. pour la délivrance d'un certificat de travail, d'un certificat de salaire et des 
décomptes de salaire, mais a persisté dans ses autres conclusions. Depuis la fin de 
son délai de congé, il avait régulièrement travaillé comme intérim pour des 
mandats d'une à deux semaines et depuis juin 2015, il était intérim fixe chez 
E_____ en tant qu'agent de nettoyage. 

A l'issue de l'audience, le Tribunal a gardé la cause à juger. 

EN DROIT 

1. 1.1 Le recours est dirigé contre une décision finale de première instance rendue 
dans le cadre d'un litige portant sur une valeur inférieure à 10'000 fr. au dernier 
état des conclusions de première instance et ne pouvant dès lors faire l'objet d'un 
appel (art. 319 let. a cum art. 308 al. 2 CPC). 

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Formé dans le délai et selon la forme prescrits par la loi (art. 130, 131 et 
321 CPC), le recours est recevable. 

1.2 La cognition de la Cour est limitée à la violation du droit et à la constatation 
manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

Le litige – dont la valeur litigieuse est inférieure à 30'000 fr. – est soumis à la 
procédure simplifiée (art. 243 al. 1 CPC). 

Les maximes de disposition (art. 58 al. 1 CPC) et inquisitoire sociale (art. 247 al. 
2 let. b ch. 2 CPC) sont applicables au présent litige. L'application de cette 
dernière ne dispense pas pour autant les parties de collaborer activement à la 
procédure (art. 160 CPC). Elles doivent renseigner le tribunal sur les faits de la 
cause et lui indiquer les moyens de preuve disponibles; la maxime inquisitoire ne 
sert pas à suppléer aux carences d'une partie négligente ou qui renonce à 
s'exprimer (arrêt du Tribunal 4A_12/2010 du 25 février 2010 consid. 3.1). 

2. Les parties ne contestent, à juste titre, pas la compétence ratione loci des 
tribunaux genevois (art. 12 et 34 al. 1 CPC) ni celle ratione materiae de la Cour 
de céans sur recours d'un jugement du Tribunal des prud'hommes (art. 124 let. a 
LOJ et art. 1 al. 1 let. a LTPH). 

3. 3.1 En procédure de recours, les conclusions, les allégations de faits et les preuves 
nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC). L'exclusion des nova vaut aussi 
pour les procédures soumises à la maxime inquisitoire (ATF 137 III 470 consid. 
4.5.3). 

3.2 En l'espèce, le recourant fait valoir, pour la première fois au stade du recours, 
que le premier emploi intérimaire qu'il a trouvé après la fin du délai de congé a 
débuté le 18 novembre 2014. En tant qu'il s'agit d'une allégation de fait nouvelle, 
elle est irrecevable en procédure de recours. Il en va de même des pièces produites 
par l'intimée, ainsi que des allégations s'y rapportant. 

4. Le recourant reproche au Tribunal d'avoir constaté les faits de façon 
manifestement inexacte et d'avoir violé l'art. 336c CO en retenant qu'il n'avait pas 
été empêché de rechercher un emploi pendant le délai de congé. 

 4.1 Le contrat de travail peut être résilié pour la fin d'un mois moyennant un délai 
de congé de deux mois de la deuxième à la neuvième année de service (art. 335c 
al. 1 CO).  

Après le temps d'essai, l'employeur ne peut pas résilier le contrat de travail 
pendant une incapacité de travail totale ou partielle résultant d'une maladie ou d'un 
accident non imputables à la faute du travailleur (art. 336c al. 1 let. b CO). Si le 
congé a été donné avant une telle période et que le délai de congé n'a pas expiré, il 

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est suspendu et ne continue à courir qu'après la fin de la période (art. 336c al. 2 
CO). 

 Un jour de maladie peut suffire à justifier la suspension du délai de congé et donc 
le report de l'échéance du contrat (STREIFF/VON KAENEL/RUDOLPH, 
Arbeitsvertrag, Praxiskommentar zu Art. 319-362 OR, 7ème éd., 2012, n. 3 ad art. 
336c CO, p. 1073). 

Cependant, l'art. 336c al. 1 CO a été introduit non pas du fait que l'état du 
travailleur au moment de la réception de la résiliation l'empêcherait de chercher 
un autre emploi, mais parce qu'un engagement par un nouvel employeur à la fin 
du délai de congé ordinaire paraît hautement invraisemblable en raison de 
l'incertitude quant à la durée et au degré de l'incapacité de travail. L'art. 336c al. 1 
let. b CO est inapplicable en cas de maladie dans la seule hypothèse où l'atteinte à 
la santé s'avère tellement insignifiante qu'elle ne peut en rien empêcher d'occuper 
un nouveau poste de travail. Il en ira notamment ainsi en cas d'angine ou de mal 
de tête passager et non chronique (ATF 128 III 212 consid. 2c qui se fonde sur le 
Message du Conseil fédéral du 9 mai 1984, FF 1984 II 628 ch. 620.9; arrêt du 
Tribunal fédéral 4A_227/2009 du 28 juillet 2009 consid. 3.2; STREIFF/VON 
KAENEL/RUDOLPH, op. cit., n. 3 ad art. 336c CO, pp. 1073 ss; WYLER/HEINZER, 
Droit du travail, 3ème éd., 2014, p. 685; CARRUZZO, Le contrat individuel de 
travail, 2009, pp. 550 ss). 

Le fardeau de la preuve d'une incapacité de travail, qu'elle soit pour cause de 
maladie ou d'accident, incombe au travailleur (STREIFF/VON KAENEL/RUDOLPH, 
op. cit., n. 12 ad art. 324a CO, p. 419 et n. 8 ad art. 336c CO, p. 1086).  

L'utilisation d'une institution juridique contrairement à son but est constitutif d'un 
abus de droit (art. 2 al. 2 CC; ATF 135 III 162; 134 I 65; arrêt du Tribunal fédéral 
4C.344/2002 du 12 novembre 2003 consid. 5.1). 

4.2 En l'espèce, il est acquis que le contrat a été résilié le 27 mai 2014 pour le  
31 juillet 2014. Le recourant allègue avoir été empêché de travailler à quatre 
reprises pendant le délai de congé, soit les 9, 23 et 28 juin et 18 juillet 2014. 
L'intimée conteste la réalité de ces empêchements, ainsi que l'application de l'art. 
336c al. 2 CO, estimant que le recourant commet un abus de droit (art. 2 CC). 

Le Tribunal a considéré que, d'après les SMS envoyés par le recourant à l'intimée, 
ses maladies n'avaient jamais été graves au point qu'il ne pût venir travailler 
plusieurs jours de suite. Certes, un jour d'empêchement peut à lui seul suffire à 
justifier le report du délai de congé en application de l'art. 336c al. 2 CO. Encore 
faut-il que l'empêchement considéré ne puisse pas être qualifié d'insignifiant. Or, 
au vu du dossier, les empêchements allégués par le recourant entrent dans cette 
catégorie. 

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Le recourant, à qui le fardeau de la preuve incombait, ne produit aucune preuve 
concernant les maladies qu'il allègue et qu'il n'a d'ailleurs pas fait constater par 
certificat médical. Certes, il ressort des SMS qu'il a envoyés à l'intimée et que 
celle-ci a produits que le recourant aurait déclaré être indisposé pendant le délai de 
congé. Cependant, les causes de ces empêchements, qui n'ont jamais duré plus 
d'une journée, sont apparues opportunément un lundi ou un samedi à trois 
reprises. Ainsi, le recourant prétend avoir été indisposé le lundi 9 juin 2014, car le 
barbecue de la veille n'avait, selon ses dires, pas passé avec la chaleur. Le lundi  
23 juin 2014, il aurait eu mal au ventre et le samedi 28 juin 2014, il aurait eu une 
migraine. Quant à la rage de dent dont le recourant prétend avoir souffert le 
vendredi 18 juillet 2014, il ne produit aucune pièce justificative de la pharmacie 
ou du dentiste qu'il était supposé aller consulter en urgence ce jour-là, comme il 
l'avait pourtant annoncé à son employeur dans le SMS du même jour.  

Ces circonstances conduisent à retenir que les empêchements précités relevaient 
de la convenance personnelle plutôt que d'une maladie empêchant réellement le 
recourant de venir travailler. Par conséquent, les empêchements allégués par le 
recourant ne créaient aucune incertitude quant à la durée et au degré des 
incapacités de travail, pour autant qu'elles aient réellement existé, de sorte qu'un 
engagement par un nouvel employeur à la fin du délai de congé ordinaire ne 
paraissait pas hautement invraisemblable. 

Il faut en outre tenir compte du fait que le recourant a été libéré de son obligation 
de travailler dès le 18 juillet 2014 et qu'il a ainsi bénéficié de 13 jours complets 
pour rechercher un nouvel emploi à la fin du délai de congé. Cet élément n'exclut 
pas en soi l'application de l'art. 336c al. 2 CO, mais constitue un indice permettant 
d'apprécier si l'employé a effectivement pu rechercher un emploi, ce qu'il avait 
d'ailleurs déjà commencé à faire puisque son employeur l'avait autorisé à se 
rendre, sur son temps de travail, à un entretien d'embauche le 11 juillet 2014. 

Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, le premier juge n'a pas 
constaté les faits de façon inexacte, en retenant que le recourant avait retrouvé un 
emploi immédiatement après son délai de congé. En effet, le recourant a déclaré 
en audience du Tribunal qu'il avait régulièrement travaillé comme intérim pour 
des mandats d'une à deux semaines depuis la fin de son délai de congé. 
L'application de la maxime inquisitoire sociale ne dispensait pas le recourant, à 
qui incombait les fardeaux de la preuve et de l'allégation, de collaborer à 
l'établissement des faits et de donner spontanément des explications précises sur 
les mandats qu'il a assumés à partir d'août 2014.  

Compte tenu de ce qui précède, c'est à juste titre que le Tribunal a conclu que le 
recourant commettait un abus de droit en invoquant la protection de l'art. 336c 
al. 2 CO.   

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La fin du délai de congé n'avait donc pas à être reportée au 31 août 2014, de sorte 
que le recourant ne peut pas prétendre au versement d'un salaire pour le mois 
d'août 2014. 

Partant, le recours sera rejeté. 

5. Compte tenu de la valeur litigieuse inférieure à 50'000 fr., la procédure est gratuite 
(art. 114 let. c et 116 al. 1 CPC; art. 19 al. 3 let. c LaCC). 

Il n'est pas alloué de dépens (art. 22 al. 2 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes, groupe 3 : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 14 octobre 2015 par A_____ contre le jugement 
JTPH/395/2015 rendu le 18 septembre 2015 par le Tribunal des prud'hommes dans la 
cause C/26331/2014-3. 

Au fond : 

Le rejette.  

Déboute les parties de toutes leurs conclusions pour le surplus. 

Sur les frais : 

Dit que la présente procédure est gratuite et qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Monsieur Tito VILA, juge employeur, 
Monsieur Francis CROCCO, juge salarié; Madame Véronique BULUNDWE-LÉVY, 
greffière. 

 

Le président : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 La greffière : 

Véronique BULUNDWE-LÉVY 

 
 
 
 
 
Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière civile; la 

qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la 

loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours 

constitutionnels subsidiaires; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit 

que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux 

recours dans un seul mémoire. 
 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 15'000.- fr.