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**Case Identifier:** 82552bba-7204-57e6-bbcf-c57b60099970
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites 81
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_81-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC22.010573-220663

81 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
8 juillet 2022

_________________

Composition
:              M.             
Hack,
président

             
              Mme             
Rouleau et M. Maillard, juges

Greffier
              :             
M.              Elsig

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1, 326 al. 1 CPC

 

 

             
Vu le prononcé non motivé rendu le 10 mai 2022, à la suite de l’interpellation du
poursuivi, par la Juge de paix du district d’Aigle, notifié au poursuivi le 13 mai 2022, prononçant
à concurrence des montants en poursuite la mainlevée définitive de l’opposition
formée par  C.________,
à [...], au commandement de payer n° 10'196'573 de l’Office des poursuites du district
d’Aigle, notifié à la réquisition de l’Etat
de Vaud, représenté par l’Office
d’impôt des districts de la Riviera-Pays-d’Enhaut et Lavaux-Oron,
à Vevey, arrêtant les frais judiciaires à 120 fr., les mettant à la charge du poursuivi
et disant qu’en conséquence, celui-ci rembourserait au poursuivant son avance, par 120 fr.,
sans allocation de dépens pour le surplus,

 

             
vu la demande de motivation de ce prononcé envoyée par le poursuivi, datée du 14 mai 2022
et reçue par le greffe de la justice de paix le 18 mai 2022,

 

             
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 27 mai 2022 et notifiés au poursuivi
le 30 mai 2022,

 

             
vu l’écriture du poursuivi, datée du 31 mai 2022 et reçue par le greffe de la cour
de céans le 2 juin 2022, contestant notamment le prononcé susmentionné et requérant
qu’il soit ordonné la production de la totalité du dossier fiscal de l’intéressé
afin de lui fournir des preuves à l’appui de sa contestation,

 

             
vu les autres pièces du dossier ;

 

             
attendu que la demande de motivation et le recours ont été déposés dans les délais
de dix jours des art. 239 al. 2 et 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ;
RS 272) ;

 

             
attendu que le recourant requiert la production de la totalité de son dossier fiscal pour étayer
ses critiques,

 

             
que cette réquisition se heurte à l’interdiction prévue par l’art. 326 al.
1 CPC de produire des pièces nouvelles dans le cadre du recours des art. 319 ss CPC,

 

             
qu’elle est en conséquence irrecevable ;

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Commentaire romand, Code de procédure
civile, 2e éd., 2019, n. 1 ad art. 321 CPC),

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé,

 

             
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout
le moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (ATF 147 III 176 consid.
4.2.1 ; TF 5D_43/2019 du 24 mai 2019 consid. 3.2.2.1 ; TF 5A_387/2016 du 7 septembre 2016 consid. 3.1
; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts
cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisam-ment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ATF 147 III 176 précité),

 

             
que ni l’art. 132 al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (TF 5D_43/2019 précité ; TF 5A_387/2016 précité
; RSPC 6/2015 pp. 512 s. précité, et les arrêts cités),

 

             
qu’en l’espèce, le recourant déclare contester le prononcé du 10 mai 2022,
mais ne détaille pas les points de la motivation dudit prononcé qu’il considère
comme erronés,

 

             
qu’en outre, le dossier fiscal du recourant, dont celui-ci requiert en vain la production, ne saurait
entraîner la modification du prononcé attaqué, le juge de la mainlevée n’étant
pas habilité à revoir le bien-fondé de la décision au fond dont l’exécution
est demandée (ATF 143 III 564 consid. 4.3.1 ; ATF 142 III 78 consid. 3.1 ; ATF 140 III
180 consid. 5.2.1 ; ATF 124 III 501 consid. 3a),

 

             
que le recours ne satisfait ainsi pas aux exigences de motivation de l’art. 321 al. 1 CPC et de
la jurisprudence susmentionnée,

 

             
qu’il est en conséquence irrecevable ;

 

             
attendu que le présent arrêt est rendu sans frais.

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               Le greffier
:

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. C.________,

‑             
Office d’impôt des districts de la Riviera-Pays-d’Enhaut et Lavaux Oron (pour Etat de
Vaud).

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 753 fr. 75.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district d’Aigle.

 

             
Le greffier :