# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5b6f3f8f-cf3d-53ac-847d-9b8e0f7d4031
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-04-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 22.04.2015 E-2385/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-2385-2015_2015-04-22.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-2385/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 2  a v r i l  2 0 1 5  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Gérard Scherrer, juge ; 

Isabelle Fournier, greffière. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Ukraine, 

représentée par (…), 

Service d'Aide Juridique aux Exilé-e-s (SAJE), 

(…), 

recourante,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 31 mars 2015 / N (…). 

 

 

 

E-2385/2015 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______  

(ci-après : la recourante) en date du 3 février 2015, 

le procès-verbal de son audition au centre d'enregistrement et de 

procédure (CEP) de Vallorbe, du 6 février 2015, 

la réponse, datée du 18 mars 2015, par laquelle les autorités lituaniennes 

compétentes ont accepté la demande de prise en charge de l'intéressée 

que leur avait adressée le SEM, 

la décision du 31 mars 2015, notifiée le 9 avril suivant à l'intéressée, par 

laquelle le SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est 

pas entré en matière sur sa demande d'asile, a prononcé son transfert vers 

la Lituanie et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence 

d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté le 16 avril 2015 contre cette décision, 

les demandes d'assistance judiciaire partielle et d'octroi de l'effet suspensif 

dont il est assorti,  

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que, partant, le Tribunal est compétent pour statuer sur le présent recours, 

que l'intéressée a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

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que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable,  

qu'il y a lieu, en l'occurrence, de déterminer si le SEM était fondé à faire 

application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il 

n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut 

se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, 

pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

que le SEM examine la compétence relative au traitement d'une demande 

d'asile selon les critères fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères 

et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

(refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note 

de réponse du Conseil fédéral du 14 août 2013, informant l'Union 

européenne de la reprise du règlement Dublin III par décision du même 

jour, sous réserve de l'accomplissement des exigences constitutionnelles 

suisses d'ici au 3 juillet 2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en Suisse 

dès le 1er janvier 2014 (cf.  décision du Conseil fédéral du 18 décembre 

2013 ; RO 2013 5505; RS 0.142.392.680.01 ; art. 29a al. 1 de 

l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la procédure [OA 1, 

RS 142.311] et art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le précède 

dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce (principe de 

l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 par. 1 du 

règlement Dublin III),  

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qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge – dans 

les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a introduit 

une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a du 

règlement Dublin III),   

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement,   

qu'en l'occurrence, il ressort tant des déclarations de l'intéressée que des 

indications figurant sur son passeport qu'elle est au bénéfice d'un visa 

Schengen délivré le (…) 2014 par les autorités lituaniennes et valable du 

(…) 2014 au (…) 2015,  

qu'en date du 10 février 2015, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

lituaniennes compétentes, dans le délai fixé à l'art. 21 par. 1 du règlement 

Dublin III, une requête aux fins de prise en charge, fondée sur l'art. 12 par. 

2 du règlement Dublin III, aux termes duquel, si le demandeur est titulaire 

d'un visa en cours de validité, l'Etat membre qui l'a délivré est responsable 

de l'examen de la demande de protection internationale,  

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que, le 18 mars 2015, les autorités lituaniennes ont expressément accepté 

de prendre en charge la recourante, sur la base de l'art. 12 par. 2 du 

règlement Dublin III, 

que la Lituanie a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d'asile de l'intéressée, 

que ce point n'est pas contesté, 

qu'il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, en Lituanie, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 2ème phrase 

du règlement Dublin III), 

que ce pays est lié par cette Charte et signataire de la Convention du 

4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés 

fondamentales (CEDH, RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 

relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du 

Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, 

en applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après: 

directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des 

personnes demandant la protection internationale [refonte] [JO L 180/96 

du 29.6.2013, ci-après: directive Accueil]),  

que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin 

III ne se justifie pas en l'espèce, 

que, lors de son audition au CEP, la recourante a déclaré s'opposer à son 

transfert en Lituanie au motif qu'elle n'était jamais allée dans ce pays, dans 

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lequel elle n'avait aucune attache et qu'elle souhaitait demeurer en Suisse, 

où elle avait des amis prêts à lui apporter leur soutien, 

que, comme l'a relevé le SEM dans sa décision, le règlement Dublin III ne 

confère toutefois pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat 

membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat 

responsable de l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 

consid. 8.3, auquel il y a lieu de se référer par analogie), 

que, dans son recours, la recourante fait valoir, pour la première fois, sa 

crainte de ne pas voir sa demande d'asile examinée de manière impartiale 

en Lituanie, vu l'hostilité régnant dans ce pays à l'égard des russophones 

et vu les alliances politiques entre la Lituanie et l'Ukraine, 

qu'elle rappelle avoir déclaré, lors de son audition au CEP, qu'elle avait fui 

l'Ukraine après avoir été agressée et battue par des miliciens en raison du 

fait qu'elle ne parlait que le russe et souligne que les Lituaniens sont 

majoritairement et notoirement hostiles à la minorité russophone, 

que, comme relevé plus haut, la Lituanie, membre du Conseil de l'Europe 

et de l'Union européenne, est toutefois présumée respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen 

conformément à la directive Procédure,  

qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait 

considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées 

et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés 

(HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, 

ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas 

appliquée en Lituanie, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par 

des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs 

d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée 

par les autorités lituaniennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours 

effectif, ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers 

leur pays d'origine (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et 

Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09), 

que cette présomption peut, certes, être renversée, 

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que la recourante n'a toutefois fourni aucun élément concret susceptible 

de démontrer que la Lituanie ne respecterait pas, à son égard, le principe 

du non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en la 

renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté 

seraient sérieusement menacées, ou encore d'où elle risquerait d'être 

astreinte à se rendre dans un tel pays,  

que certes l'attitude des autorités lituaniennes est teintée de méfiance 

envers la Russie dans le contexte notamment de la crise ukrainienne et 

que les événements récents ont renforcé les sentiments de peur dans la 

population, 

que les sources sur lesquelles la recourante s'appuie ne font que confirmer 

la crainte générale de voire la Russie déstabiliser les Etats baltes, 

que l'on ne saurait cependant en déduire, comme le fait la recourante, que 

les autorités lituaniennes n'examineront pas correctement une demande 

de protection d'une Ukrainienne, sous prétexte qu'elle est russophone,  

que, dans ces circonstances, le transfert de l'intéressée en Lituanie ne 

l'expose à l'évidence pas à un refoulement en cascade qui serait contraire 

au principe du non-refoulement, ancré à l'art. 33 Conv. réfugiés ou 

découlant de l'art. 4 de la CharteUE, de l'art. 3 CEDH ou encore de l'art. 3 

Conv. torture,  

que la recourante fait encore valoir sa crainte pour sa sécurité en cas de 

transfert en Lituanie, vu sa situation de femme seule, appartenant à la 

minorité russophone mal perçue de la population comme des autorités, 

ainsi que le risque de se trouver confrontée à l'hostilité de réfugiés 

ukrainiens dans ce pays,  

que cette crainte subjective n'est toutefois pas objectivement fondée sur 

des indices concrets et convergents dont il y aurait lieu d'inférer un risque 

de traitements prohibés pour la recourante en cas de transfert dans ce 

pays, 

que l'éventualité d'une aggravation de la situation des minorités 

russophones en cas d'extension du conflit ukrainien, invoquée dans le 

recours, ne saurait être assimilée à un tel risque sérieux et avéré, 

qu'il appartiendra, le cas échéant, à la recourante de s'adresser aux 

responsables des centres d'accueil ou à la police locale si elle devait être 

confrontée, après son transfert en Lituanie, à des comportements hostiles, 

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qu'en regard de son parcours (formation, voyages), il ne peut être retenu 

qu'elle est un personne particulièrement vulnérable et qu'elle sera dans 

l'impossibilité de faire valoir ses droits,  

qu'au vu de ce qui précède le transfert de la recourante en Lituanie ne 

heurte aucune obligation de la Suisse fondée sur le droit international et 

s'avère licite, 

que la recourante n'a au surplus pas fait valoir d'autres éléments 

susceptibles de contraindre le SEM à un examen plus avant de sa 

demande pour des raisons humanitaires, au sens de l'art. 29a al. 3 OA1, 

qu'au vu de ce qui précède, le SEM était fondé à ne pas faire application 

de la clause discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement 

Dublin III,   

que la Lituanie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile de la recourante au sens du règlement Dublin III, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers la Lituanie, en application 

de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant 

réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la 

procédure [OA 1, RS 142.311]), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la 

demande formulée dans le recours tendant à l'octroi de l'effet suspensif est 

sans objet,  

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que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée (cf. art. 65 al. 1 PA),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 

let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d'octroi de l'effet suspensif est sans objet. 

3.  

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée.  

4.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité 

cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

William Waeber Isabelle Fournier