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**Case Identifier:** 8d9c73a7-1d81-59fa-8efb-8a9612cb6148
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.01.2018 A/4055/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-4055-2017_2018-01-30.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/4055/2017-CS DCSO/61/18 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU MARDI 30 JANVIER 2018 

 

Plainte 17 LP (A/4055/2017-CS) formée en date du 4 octobre 2017 par A______. 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 
et par pli recommandé du greffier du 1er février 2018 
à : 

- A______ 
 

- Monsieur Philippe DUFEY, Préposé. 

- Office des poursuites. 

 

 

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A/4055/2017-CS 

EN FAIT 

A. a. Par réquisition de poursuite du 23 janvier 2017 reçue le lendemain par l'Office, 
A______ (ci-après également "le plaignant") a sollicité la notification d'un 
commandement de payer à B______ (ci-après également "le débiteur"), domicilié 
C______ à Genève, portant sur un montant de 500'000 fr. avec intérêts à 5% à 
compter du 1er janvier 2015. A teneur de la réquisition, ce montant était dû en 
vertu d'une note d'honoraires du 12 janvier 2015 relative à divers travaux exécutés 
pour le compte du débiteur. 

b. Le 6 avril 2017, l'Office des poursuites (ci-après l'Office) a établi sur la base de 
cette réquisition un commandement de payer, poursuite no 17 xxxx66 L. La date à 
laquelle cet acte a été remis à la Poste pour notification ne ressort pas du dossier. 

c. Il résulte de l'exemplaire du commandement de payer produit par l'Office que 
cet acte a fait l'objet de trois tentatives de distribution postale en date des 4, 5 et 
8 mai 2017, qui se sont révélées infructueuses et qu'une convocation a été déposée 
en date du 10 mai 2017, à la suite de quoi ledit commandement de payer a été 
retourné à l'Office. 

d. L'Office indique dans ses observations avoir transmis le dossier au service des 
notifications externes le 30 mai 2017 pour une demande de passage qui a eu lieu 
le 12 juin 2017. Le notificateur externe aurait constaté à cette occasion 
l'exactitude de l'adresse du débiteur et déposé un "avis bleu informant d'une 
éventuelle publication". 

e.  Par courrier du 9 août 2017 adressé à l'Office et faisant référence à 
"3 poursuites dont la 17 xxxx52 Z", A______ a indiqué que son conseil, Me 
D______ et lui-même, avaient adressé audit Office deux réquisitions de poursuite 
du 13 mars 2017 de 500'000 fr. à l'encontre de B______ et que celles-ci n'avaient 
toujours pas été notifiées au précité ce qui lui causait un préjudice grave. L'Office 
était dès lors prié d'agir sans délai. 

Etaient annexées à ce courrier deux réquisitions de poursuite identiques du  
13 mars 2017 dirigées contre B______ pour un montant de 500'000 fr., allégué 
être dû en vertu d'une note d'honoraires du 12 janvier 2015, et signées par Me 
D______.  

La troisième réquisition était dirigée contre "E______" pour un montant de 
2'000 fr. prétendument dû en vertu d'une note d'honoraires du 24 mars 2017. 

A______ a adressé une copie de ce courrier à la Chambre de surveillance qui l'a 
transmise à l'Office pour raison de compétence. 

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A/4055/2017-CS 

f. Par pli recommandé du 17 août 2017, reçu le 22 août 2017, l'Office a informé 
A______ que le commandement de payer, poursuite no 17 xxxx66 L, n'avait pu 
être notifié au débiteur selon les art. 64 et 65 LP, dans la mesure où celui-ci s'y 
soustrayait obstinément, et qu'il entendait dès lors lui notifier cet acte par voie de 
publication conformément à l'art. 66 al. 4 ch. 2 LP. Cette procédure engendrant 
des frais d'environ 95 fr, un délai de 10 jours était imparti à A______ pour signer 
et retourner à l'Office le courrier susmentionné afin de confirmer qu'il s'engageait 
à prendre en charge les frais de publication. L'Office précisait que sans nouvelles 
dans ce délai, il considérerait que A______ renonçait à cette démarche. La 
procédure prendrait alors fin. 

g. A______ n'a pas procédé à l'avance de frais requise dans le délai imparti par 
l'Office. 

h. Par pli recommandé du 26 septembre 2017, reçu le 4 octobre 2017, l'Office a 
notifié à A______ une décision de non-lieu de notification, aux termes de laquelle 
il constatait que B______ se soustrayait obstinément à la notification du 
commandement de payer, poursuite no 17 xxxx66 L. Cet acte de poursuite n'avait 
toutefois pas été notifié par voie édictale dans la mesure où A______ n'avait pas 
donné positivement suite à la demande de porte-fort de l'Office. 

B.  a. Par pli recommandé du 4 octobre 2017, concernant le "courrier de l'office des 
poursuites réceptionné le 4 octobre 2017 relatif à une décision de non-lieu de 

notification, (pièce 1), mon courrier à votre instance le 8 août 2017 resté sans 

réponse", A______ a saisi la Chambre de surveillance d'une plainte à l'encontre de 
la décision de non-lieu de notification susmentionnée. 

 Alléguant que B______ vivait à Genève "quasiment toute l'année" et administrait 
plusieurs sociétés sises dans le canton, A______ indiquait ne pas comprendre que 
"les huissiers ne puissent mettre la main sur cet individu" qui pouvait être 
"aisément trouvé". Il s'agissait là d'un "laxisme et d'une apathie coupable" qui lui 
causaient préjudice, étant notamment relevé que la réquisition avait été déposée au 
mois de février 2017. Il priait dès lors la Chambre de surveillance d'intervenir 
avec effet immédiat auprès de l'Office afin que ce dernier "fasse son travail de 
manière efficace". 

 Cette plainte a été enregistrée sous le numéro de procédure A/4055/2017. 

b. Aux termes de son rapport du 24 octobre 2017 dont le contenu a été repris ci-
dessus en tant que de besoin, l'Office s'en est rapporté à la justice s'agissant du 
bien-fondé de la plainte. 

c. La Chambre a informé les parties par courrier du 27 novembre 2017 que 
l'instruction de la cause était close. 

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EN DROIT 

1. La plainte est recevable pour avoir été déposée auprès de l'autorité compétente 
(art. 17 al. 1 LP et 6 al. 1 et 3 LaLP), par une partie lésée dans ses intérêts  
(ATF 138 III 219 consid. 2.3; 129 III 595 consid. 3; 120 III 42 consid. 3), dans le 
délai utile de dix jours (art. 17 al. 2 LP) et selon la forme prescrite par la loi (art. 9 
al. 1 et 2 LaLP et art. 65 al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 
LaLP), à l'encontre d'un acte de l'Office ne pouvant être attaqué par la voie 
judiciaire (art. 17 al. 1 LP), à savoir une décision de non-lieu de notification. 

2. Le plaignant reproche en premier lieu à l'Office d'avoir tardé à traiter sa 
réquisition de poursuite. 

2.1 Si la réquisition de poursuite répond aux exigences de l'art. 67 al. 1 et 2 LP et 
n'est pas nulle pour un autre motif, l'Office rédige (art. 69 al. 1 LP) et notifie (art. 
71 al. 1 LP) sans attendre le commandement de payer. Ces dispositions 
constituent des prescriptions d'ordre imposant à l'Office d'agir sans délai, "aussi 
vite que possible" (RUEDIN, in CR LP, 2005, DALLÈVES/FOËX/JEANDIN [éd.], n° 2 
ad art. 71 LP). 

2.2 En l'espèce, alors qu'elle lui est parvenue le 24 janvier 2017, l'Office n'a traité 
la réquisition de poursuite litigieuse qu'en date du 6 avril 2017 et n'a procédé à la 
première tentative de notification que le 4 mai suivant. En outre, alors que le 
notificateur externe s'est rendu au domicile du débiteur en date du 12 juin 2017 
pour déposer un avis annonçant une éventuelle notification du commandement de 
payer par voie édictale, l'Office n'a adressé la demande de porte-fort y relative au 
plaignant qu'en date du 17 août 2017. 

De tels délais ne sont pas compatibles avec l'obligation de l'Office de faire 
diligence dans le traitement des actes de poursuite qui lui parviennent, ce qu'il 
convient de constater. 

La présente décision sera dès lors transmise au Préposé de l'Office afin qu'il 
prenne les mesures permettant d'éviter que les circonstances du cas d'espèce ne se 
reproduisent. 

3. Le plaignant reproche également à l'Office de ne pas être parvenu à notifier le 
commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx66 L , au débiteur. 

3.1 Un commandement de payer est un acte de poursuite qui doit faire l'objet 
d'une communication revêtant la forme qualifiée de la notification (art. 72 LP).  

Cette notification consiste en la remise de l'acte en mains du poursuivi ou, en 
l'absence de ce dernier, en mains d'une des personnes de remplacement désignées 
par la loi et aux lieux prévus par celle-ci, au besoin au terme d'une recherche 

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sérieuse du poursuivi ou, à défaut, d'une personne de remplacement (ATF 117 III 
7, consid. 3b; KREN-KOSTKIEWICZ, Zustellung von Betreibungsurkunden, in 
BlSchK 1996, p. 201 ss, 204; DONZALLAZ, La notification en droit interne suisse, 
Berne 2002, p. 212 s. n. 378 ss). 

Pour les personnes physiques dont le domicile – connu – se trouve au for suisse de 
la poursuite, les divers modes de notification et l'ordre dans lequel l'Office doit y 
avoir recours sont régis par les art. 64 et 66 al. 4 LP. Il résulte en particulier de 
l'art. 64 al. 1 LP que l'Office doit dans un premier temps tenter de notifier lui-
même – directement ou par l'intermédiaire d'un auxiliaire, tel la Poste ou 
POSTLOGISTICS – l'acte en mains du poursuivi ou d'une personne habilitée à le 
recevoir pour lui, et ce en sa demeure ou à l'endroit où il exerce habituellement sa 
profession. Lorsque la notification par la voie postale a échoué, il est fréquent en 
pratique que l'Office, afin de procéder à cette remise en mains propres du 
commandement de payer, convoque le débiteur en ses locaux ou le somme de s'y 
présenter. Sous l'angle du droit de l'exécution forcée, il ne s'agit toutefois là que 
d'une simple information au débiteur selon laquelle cet acte est à sa disposition 
dans les locaux de l'Office, sans que sa situation ne s'en trouve modifiée (ATF 138 
III 25 consid. 2.1). En particulier, il n'a aucune obligation de venir retirer cet acte 
(ATF 136 III 155 consid. 3.1). 

Lorsque ni le débiteur ni l'une des personnes de remplacement prévues par 
l'art. 64 al. 1 LP ne peut être atteinte, l'acte de poursuite doit être remis à un 
fonctionnaire communal ou à un agent de la police, à charge de le notifier au 
débiteur (art. 64 al. 2 LP). 

Ce n'est que si le débiteur se soustrait obstinément à la notification, ce qui suppose 
un comportement intentionnel de sa part (GEHRI in KUKO SchKG, 2ème éd. 2014, 
n° 14 ad art. 66 LP), que l'acte de poursuite pourra lui être notifié par voie de 
publication (art. 66 al. 4 ch. 2 LP). En raison du risque élevé que le débiteur ne 
prenne pas effectivement connaissance de la publication, qui est par ailleurs 
susceptible de porter atteinte à sa bonne réputation, il n'est en effet possible de 
recourir à la notification par voie édictale qu'en ultima ratio, lorsqu'en dépit des 
recherches et des efforts raisonnablement exigibles de la part du créancier et de 
l'Office, une notification effective au débiteur par l'une des autres voies prévues 
par la loi s'avère impossible (JEANNERET/LEMBO, in Commentaire romand LP, 
2005, DALLÈVES/FOËX/JEANDIN [éd.], n° 19 ad art. 66 et les réf. citées). La 
notification par voie édictale pour cause de soustraction à la notification (art. 66 
al. 4 ch. 2 LP) présuppose donc que les modes de notification principal et 
subsidiaire prévus par l'art. 64 al. 1 et 2 aient été tentés vainement (GEHRI, op. cit., 
n° 14 ad art. 66 LP; JAQUES, De la notification des actes de poursuites, BlSchK 
2011 p. 177 ss, 186; ANGST, in Basler Kommentar, SchKG I, 2ème éd. 2010, n° 22 
ad art. 66 LP; GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour 
dettes et la faillite, Articles 1-88, 1999, n° 66 ad art. 66 LP). 

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3.2 En l'espèce, il ressort du dossier que la Poste a procédé à trois tentatives de 
distribution du commandement de payer litigieux entre le 4 et le 8 mai 2017, qui 
se sont révélées infructueuses. Une convocation, dont aucun exemplaire n'a été 
versé à la procédure, aurait également été remise au débiteur le 10 mai 2017. Le 
12 juin 2017, un agent notificateur de l'Office s'est par ailleurs rendu au domicile 
du débiteur, y laissant un avis informant ce dernier d'une éventuelle publication. 
Ni le rapport de cet agent ni l'avis en question n'ont toutefois été produits par 
l'Office. 

La question de savoir s'il est possible, en l'absence de plus amples précisions, 
d'inférer de ces échecs que le débiteur se serait soustrait intentionnellement à la 
notification de l'acte de poursuite litigieux peut toutefois rester indécise. 

En effet, il ne ressort pas du dossier que l'Office aurait recouru au mode 
subsidiaire de notification prévu par l'art. 64 al. 2 LP en chargeant un agent de 
police ou un fonctionnaire communal de remettre l'acte au poursuivi. Or, il 
s'agissait là d'un préalable indispensable à une notification du commandement de 
payer par voie édictale en application de l'art. 66 al. 4 ch. 2 LP. 

Une notification du commandement de payer par voie de publication n'entrant 
ainsi pas en considération à ce stade de la procédure, l'Office ne pouvait réclamer 
au plaignant une avance de frais pour y procéder ni, par voie de conséquence, 
déduire du défaut de paiement de cette avance une impossibilité de procéder à la 
notification.  

La décision contestée doit dès lors être annulée et le dossier retourné à l'Office 
afin qu'il poursuive la procédure de notification du commandement de payer 
litigieux dans le sens des considérants susmentionnés. 

3.  La procédure est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et il 
ne peut être alloué de dépens (art. 62 al. 2 OELP). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 4 octobre 2017 par A______ contre la décision de 
non-lieu de notification rendue le 26 septembre 2017 dans le cadre de la procédure de 
poursuite n° 17 xxxx66 L. 

Au fond : 

L'admet. 

Constate que l’Office des poursuites a fait preuve d’un retard injustifié dans 
l’établissement et dans les tentatives de notification à B______ du commandement de 
payer correspondant à la réquisition de poursuite n° 17 xxxx66 L, reçue le 24 janvier 
2017. 

Transmet la présente décision en copie pour information au Préposé de l`Office des 
poursuites. 

Annule la décision attaquée et invite l'Office des poursuites à poursuivre la procédure de 
notification du commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx66 L, dans le sens des 
considérants. 

Siégeant : 

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Monsieur Michel BERTSCHY 
et Monsieur Claude MARCET, juges assesseurs; Madame Véronique PISCETTA; 
greffière. 

 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Véronique PISCETTA 

 

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Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.