# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 75745a34-2b5a-50d2-8a32-b3fcd29fd3ae
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-02-16
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 16.02.2023 101 2022 297
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2022-297_2023-02-16.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2022 297

Arrêt du 16 février 2023

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Sandra Wohlhauser, Laurent Schneuwly
Greffier : Florian Mauron

Parties A.________, demandeur et recourant,

contre

B.________ SA, défenderesse et intimée, représentée par 
Me Thomas Collomb, avocat

Objet Action en libération de dette; contrat d'entreprise – irrecevabilité du 
recours pour défaut de motivation

Recours du 5 août 2022 contre la décision du Président du Tribunal 
civil de l'arrondissement de la Sarine du 30 novembre 2021

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 4

attendu

que le 28 mai 2020, l'Office des poursuites de la Sarine a fait notifier, à la requête de la société 
B.________ SA, le commandement de payer n° ccc à l'encontre de A.________, pour un montant 
de CHF 6'869.- plus intérêts à 5% l'an dès le 29 janvier 2018; que le même jour, le poursuivi a formé 
opposition totale;

que le 5 novembre 2020, la société B.________ SA a déposé une requête de mainlevée provisoire;

que par décision du 14 décembre 2020 (10 2020 2734), le Président du Tribunal civil de 
l'arrondissement de la Sarine (ci-après: le Président) a notamment prononcé la mainlevée provisoire 
de l'opposition formée par A.________ au commandement de payer n° ccc;

que par mémoire du 1er février 2021, A.________ a saisi le Président d'une demande en libération 
de dette, laquelle a été rejetée par décision du Président du 30 novembre 2021 (10 2021 211);

que par acte du 5 août 2022, A.________ a fait appel de la décision précitée;

que le 23 janvier 2023, la société B.________ SA a déposé sa réponse, concluant au rejet de l'appel, 
frais judiciaires et dépens à la charge de A.________;

que la décision attaquée est une décision finale de première instance au sens de l'art. 236 du Code 
de procédure civile du 19 décembre 2008 [CPC; RS 272]; qu'en tant cependant que la valeur 
litigieuse au dernier état des conclusions est inférieure à CHF 10'000.-, seul le recours est ouvert 
afin de contester celle-ci, à l'exclusion de l'appel (cf. art. 319 let. a CPC en lien avec art. 308 al. 2 
CPC); que le fait que A.________, agissant seul, ait emprunté la voie de l'appel ne saurait toutefois 
lui nuire, le Président ayant expressément indiqué dans la décision attaquée que celle-ci pouvait 
faire l'objet d'un appel; qu'il sied dès lors de convertir d'office le mémoire de A.________ et de le 
traiter comme un recours, afin de pouvoir examiner s'il respecte les conditions de recevabilité de 
cette dernière voie de droit (cf. ATF 134 III 379 consid. 1.2 par analogie; arrêt TF 2C_852/2011 du 
10 janvier 2012 consid. 1.2 par analogie);

qu'à teneur de l'art. 320 CPC, le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation 
manifestement inexacte – à savoir arbitraire (cf. PC CPC-BASTONS BULLETTI, 2021, art. 320 n. 3 et 
les références citées), étant relevé que l’arbitraire dans la constatation des faits présuppose notam-
ment une appréciation des preuves manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier 
ou contraire au sens de la justice et de l’équité (ATF 137 I 58 consd. 4.1.2) – des faits; qu'en 
application de l'art. 326 al. 1 CPC, les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles 
sont irrecevables;

que la valeur litigieuse par-devant la Cour de céans étant inférieure à CHF 30'000.-, seul un recours 
constitutionnel subsidiaire peut être introduit au Tribunal fédéral contre le présent arrêt (art. 51 al. 1 
let. a, 74 al. 1 let. b et 113 ss de la Loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 [LTF; RS 173.110]);

qu'en vertu de l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, ce qui suppose de démontrer le 
caractère erroné de la motivation attaquée, sous peine d'irrecevabilité; pour satisfaire à cette 
exigence, il ne suffit cependant pas de renvoyer aux moyens soulevés en première instance, ni de 
se livrer à des critiques toutes générales de la décision attaquée : il faut que la motivation soit 
suffisamment explicite pour que l'instance de recours puisse la comprendre aisément, ce qui 

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 4

suppose une désignation précise des passages de la décision que le recourant attaque et des pièces 
du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1; arrêt TF 5A_82/2013 du 
18 mars 2013 consid. 3.2); que s'il est vrai que – contrairement à l'appel – le recours extraordinaire 
de l'art. 319 CPC déploie avant tout un effet cassatoire, le recourant ne peut se limiter à conclure à 
l'annulation de la décision attaquée; il devra prendre des conclusions au fond sous peine 
d'irrecevabilité du recours, de façon à permettre à l'autorité supérieure de statuer à nouveau dans 
le cas où les conditions de l'art. 327 al. 3 let. b CPC sont réunies; que la rectification d'éventuels 
vices de forme demeure possible dans certaines limites, sans qu'il ne soit toutefois question d'user 
de l'art. 132 CPC pour compléter ou améliorer une motivation insuffisante en vue d'éviter une 
irrecevabilité inéluctable (CR CPC-JEANDIN, 2e éd. 2019, art. 321 n. 5 s. et les références citées; 
cf. ég. arrêt TC FR 101 2017 210 du 4 avril 2018 consid. 1.5.2, lequel a cependant été rendu dans 
le cadre d'un appel et non d'un recours);

qu'en l'espèce, le recourant ne formule aucune critique, ayant un minimum de consistance, à 
l'encontre des motifs pertinents du Président, lequel a considéré et retenu que l'intimée avait 
notamment prouvé l'existence d'un contrat d'entreprise portant sur la réparation du véhicule et 
l'étendue des réparations ressortant de la fiche de contrôle du 13 décembre 2017 signée par 
A.________ et que ce dernier avait quant à lui échoué à démontrer que la réparation avait été 
convenue pour un montant forfaitaire de CHF 1'000.- (décision attaquée consid. 4 s.); que le 
recourant se borne en effet, pour autant qu’on le comprenne, à émettre des considérations 
générales, arguant qu'il n'aurait jamais consenti à des réparations dont le coût dépasse de moitié la 
valeur résiduelle du véhicule ou qu'il est étonnant pour un garage de ne pas établir de devis; qu'en 
outre, il renvoie expressément à la réplique spontanée déposée en première instance, ce qui n’est 
pas admissible;

qu'au demeurant, l'acte de recours n'est pas doté de conclusions formelles, ni cassatoires ni 
réformatoires, le recourant se limitant à espérer que "[s]on appel à la décision du 30 novembre 2021 
soit retenu et que les fautes professionnelles soient punies"; que si un tel souhait devait cependant 
être considéré comme une conclusion, il est manifeste qu'elle serait irrecevable, la Cour de céans 
n'étant pas compétente pour traiter de cette question;

que, quand bien même il serait recevable, le recours devrait de toute façon être rejeté, la Cour de 
céans ne discernant pas en quoi le Président aurait violé le droit ou sombré dans l'arbitraire dans la 
constatation des faits;

que les frais sont mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC);

que les frais judiciaires de la procédure de recours sont fixés forfaitairement à CHF 400.-, débours 
compris; qu'ils seront prélevés sur l'avance prestée par A.________, qui aura droit au 
remboursement du solde de celle-ci;

qu'en tenant compte notamment de la nature, de la difficulté et de l'ampleur de la procédure, du 
travail nécessaire de l’avocat ainsi que de l'intérêt et de la situation économiques des parties, les 
honoraires de Me Collomb, dus à titre de dépens, sont fixés de manière globale à CHF 500.-, TVA 
(7.7%) par CHF 38.50 en sus (art. 63 al. 2 et 64 al. 1 let. f du Règlement sur la justice du 30 novembre 
2010 [RJ; RSF 130.11]);

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 4

la Cour arrête :

I. Le recours est irrecevable.

II. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de A.________.

a) Les frais judiciaires sont fixés à CHF 400.- et sont prélevés sur l'avance prestée par 
A.________, qui aura droit au remboursement du solde de celle-ci.

b) L'indemnité due par A.________ à la société B.________ SA à titre de dépens est 
fixée à CHF 500.-, TVA par CHF 38.50 en sus.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal fédéral dans les trente 
jours qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 16 février 2023/fma

Le Président : Le Greffier :