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**Case Identifier:** 7baef8f3-9ca9-5774-b2f5-4b967326783b
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-08-31
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 31.08.2023 BB.2023.135
**Docket/Reference:** BB.2023.135
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2023-135_2023-08-31

## Full Text

Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); mandat de comparution (art. 201 ss CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); mandat de comparution (art. 201 ss CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); mandat de comparution (art. 201 ss CPP); effet suspensif (art. 387 CPP);;Actes de procédure de la Cour des affaires pénales (art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b CPP); mandat de comparution (art. 201 ss CPP); effet suspensif (art. 387 CPP)

Décision du 31 août 2023 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Giorgio Bomio-Giovanascini et Nathalie Zufferey,  

la greffière Joëlle Fontana  

   

Parties  A., représenté par Mes Clara Poglia et Jean-Baptiste 

Maillart, avocats, 

recourant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,   

 

DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DES FINANCES,   

intimés 

 

COUR DES AFFAIRES PÉNALES, Tribunal pénal 

fédéral,  

autorité qui a rendu la décision attaquée 

 

B.,  

représenté par Mes Andrew Garbarski et Adam Zaki, 

avocats,   

tiers 

 

   

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2023.135 

Procédure secondaire: BP.2023.64  

 

 

 

- 2 - 

 

 

Objet  Actes de procédure de la Cour des affaires pénales 

(art. 20 al. 1 let. a en lien avec l'art. 393 al. 1 let. b 

CPP); mandat de comparution (art. 201 ss CPP); effet 

suspensif (art. 387 CPP) 

  

- 3 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- l’ordonnance d’ouverture d’une procédure de droit pénal administratif du 

Département fédéral des finances (ci-après: DFF) du 28 août 2020 – dans le 

cadre de l’affaire banque C. – contre inconnu pour soupçons de violation de 

l’obligation de communiquer (art. 37 de la loi fédérale concernant la lutte 

contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme du 10 octobre 

1997 [LBA; RS 955.0]; act. 1.3), 

 

- celles du 4 novembre 2020 d’extension de la procédure à l’encontre de A. et 

de B. (act. 1.4 et 1.5), 

 

- l’ordonnance de non-lieu du DFF du 9 février 2022 clôturant la procédure 

contre A. en raison de la prescription de l’action pénale (act. 1.6), 

 

- la poursuite de la procédure contre B., le prononcé pénal du DFF du 

20 septembre 2022, l’opposition du prénommé audit prononcé et sa requête 

d’être jugé par un tribunal (in act. 1.7, p. 2),  

 

- la transmission par le Ministère public de la Confédération, le 6 octobre 2022, 

de la demande de jugement à la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal 

fédéral (ci-après: CAP-TPF), laquelle a convoqué des débats les 19 et 

20 juin 2023 (in act. 1.7, p. 2), 

 

- le mandat décerné par la CAP-TPF le 19 avril 2023 citant A. à comparaître 

en qualité de témoin, le 19 juin 2023, aux débats de la procédure SK.2022.47 

diligentée contre B. (act. 1.8), 

 

- la requête de A. du 25 mai 2023 d’être entendu par la CAP-TPF en qualité 

de personne appelée à donner des renseignements (act. 1.9), 

 

- l’ordonnance de la CAP-TPF du 13 juin 2023 rejetant la requête (act. 1.7), 

 

- le report de l’audition de A. et des débats par la CAP-TPF (act. 1.1 et 3), 

 

- la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la 

Cour de céans) BB.2023.118 du 3 juillet 2023 déclarant irrecevable le 

recours interjeté par A. le 15 juin 2023 (act. 1.10 et 1.11), 

 

- le mandat décerné par la CAP-TPF le 2 août 2023 citant A. à comparaître en 

qualité de témoin, le 7 septembre 2023, aux débats de la procédure 

SK.2022.47 diligentée contre B. (act. 1.1), 

 

- 4 - 

 

 

- le recours interjeté le 9 août 2023 par A. (ci-après: le recourant) contre le 

mandat précité, concluant, préalablement, à l’octroi de l’effet suspensif, 

principalement, à l’annulation du mandat en tant qu’il prévoit son audition en 

qualité de témoin et à ce qu’il soit dit que le recourant sera entendu en qualité 

de personne entendue à titre de renseignements et, subsidiairement, à 

l’annulation du mandat du 2 août 2023 et au renvoi de la cause à la CAP-

TPF pour nouvelle décision au sens des considérants, le tout sous suite de 

frais et dépens (act. 1), 

 

- la réponse de la CAP-TPF du 16 août 2023 (act. 3), transmise, pour 

information, aux parties, le 17 août 2023 (act. 5) et les pièces qui y sont 

citées, le 22 août 2023 (act. 7),    

 

 

 

et considérant que: 

 

la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et avec pleine 

cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (v. notamment 

TPF 2021 97 consid. 1.1; MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire 

du Tribunal pénal fédéral en 2011, in Journal des Tribunaux 2012, p. 2 ss, 

p. 52 n. 199 et références citées); 

 

peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de céans (art. 393 al. 1 

let. b CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale sur l’organisation des autorités 

pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]) les ordonnances, les 

décisions et les actes de procédure de la CAP-TPF en tant que tribunal de 

première instance, sauf ceux de la direction de la procédure 

(« ausgenommen sind verfahrensleitende Entscheide », « sono eccettuate 

le decisioni ordinatorie »); 

 

l’art. 393 al. 1 let. b CPP doit être lu en corrélation avec l’art. 65 al. 1 CPP, 

aux termes duquel « les ordonnances rendues par les tribunaux » 

(« verfahrensleitende Anordnungen der Gerichte »; « le disposizioni 

ordinatorie del giudice ») ne peuvent être attaquées qu’avec la décision 

finale (ATF 143 IV 175 consid. 2.2; 140 IV 202 consid. 2.1; 138 IV 193 

consid. 4.3.1); 

 

les décisions contre lesquelles un recours immédiat est exclu selon les 

art. 65 al. 1 et 393 al. 1 let. b in fine CPP concernent, malgré la formulation 

trompeuse de la version française, non pas celles prises par la direction de 

la procédure, mais celles relatives à la marche de la procédure, soit, en 

particulier, celles qu’exigent l’avancement et le déroulement de la procédure 

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avant ou pendant les débats (ATF 140 IV 202 consid. 2.1 et référence citée); 

 

cela étant, s’agissant des décisions relatives à la conduite de la procédure 

prises avant l’ouverture des débats, la jurisprudence a précisé qu’il convenait 

de limiter l’exclusion du recours au sens du CPP (et de l’art. 93 al. 1 let. a de 

la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 [LTF; RS 173.110]) à celles qui 

n’étaient pas susceptibles de causer un préjudice irréparable (ATF 143 IV 

175 consid. 2.2; 140 IV 202 consid. 2.1); 

 

à l’inverse, si la décision peut causer un préjudice irréparable, elle est en 

principe attaquable par la voie du recours prévu par l’art. 393 CPP (puis du 

recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral [ATF 143 IV 175 

consid. 2.2; v. 140 IV 202 consid. 2.1 et références citées]); 

 

en matière pénale, le préjudice irréparable se rapporte à un dommage de 

nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement 

final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 143 IV 175 

consid. 2.2; 141 IV 284 consid. 2.2); 

 

le recours vise à ce que A. soit entendu aux débats en qualité de personne 

appelée à donner des renseignements et non de témoin, comme indiqué 

dans le mandat de comparution entrepris (act. 1),   

 

la décision quant au rôle de la personne à entendre est prise par celui qui 

mène l’audition, c’est-à-dire l’autorité pénale compétente, au regard de l’état 

de fait et de la situation juridique au moment de l’interrogatoire (ATF 144 IV 

97 consid. 2.1.3 et 3.4 in fine, JdT 2018 IV 263); 

 

ainsi, s’il apparaît, une fois le mandat décerné, « que la personne citée à 

comparaître doit prendre part à l’acte de procédure en une qualité autre que 

celle qui est indiquée dans le mandat, on ne décernera pas de nouveau 

mandat de comparution, car la qualité de la personne citée peut encore 

changer même une fois que l’acte de procédure est déjà en cours » (par 

exemple lorsqu’une personne citée comme témoin attire sur elle des 

soupçons si graves durant sa déposition qu’elle doit être entendue en qualité 

de personne appelée à donner des renseignements [Message relatif à 

l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 

1057, p. 1199; ci-après: Message CPP]); 

 

en l’espèce, la CAP-TPF ne s’est pas encore prononcée définitivement sur 

la qualité en laquelle elle entendra le recourant, de sorte que, pour ce motif 

déjà, la condition du préjudice irréparable n’est pas réalisée; 

 

- 6 - 

 

 

au surplus, un tel préjudice n’apparaît pas non plus pouvoir résulter du statut 

de témoin indiqué dans le mandat de comparution;  

 

la procédure pénale administrative menée contre le recourant, à raison du 

même complexe de faits que ceux à élucider dans la procédure judiciaire 

SK.2022.47 (act. 1, p. 10, et act. 3; v. également act. 1.2 à 1.5), a été clôturée 

par une ordonnance de non-lieu, du fait de la prescription de l’action pénale 

le concernant (act. 1.6), soit un empêchement définitif de procéder (qui n’est 

pas susceptible de faire l’objet d’une révision; v. art. 84 al. 3 de la loi fédérale 

sur le droit pénal administratif du 22 mars 1974 [DPA; RS.313.0]); 

 

dans ces conditions, il n’apparaît pas que le recourant puisse être exposé à 

un risque d’auto-incrimination à l’occasion de son audition en qualité de 

témoin dans la procédure SK.2022.47 contre B. (v. ATF 144 IV 97 consid. 2 

et 3, JdT 2018 IV 263; arrêt du Tribunal fédéral 1B_1028/2020 du 1er avril 

2021 consid. 1.2.3 et 1.3) et il ne fait valoir aucun argument concret à l’appui 

de cette thèse ou d’une autre; 

 

en outre, il convient de rappeler qu’en application de l’art. 169 al. 1 CPP une 

personne peut refuser de témoigner si ses déclarations sont susceptibles de 

la mettre en cause au point qu’elle pourrait être rendue pénalement 

responsable (let. a) ou civilement et que l’intérêt à assurer sa protection 

l’emporte sur l’intérêt de la procédure pénale (let. b); 

 

ainsi que cela ressort du Message CPP précité, si ce risque était 

reconnaissable par l’autorité qui procède à l’audition, la personne devra être 

entendue en qualité de personne appelée à donner des renseignements, 

conformément à l’art. 178 let. d CPP (v. ATF 144 IV 97 consid. 3.3 et 3.4, 

JdT 2018 IV 263);  

 

il s’ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable; 

 

partant, la requête d’effet suspensif est sans objet; 

 

conformément à l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont 

mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause 

ou succombé; la partie dont le recours est déclaré irrecevable est également 

considérée avoir succombé; 

 

en l’espèce les frais de la présente procédure sont fixés à CHF 1’000.-- et 

mis à la charge du recourant (art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal 

fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure 

pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]). 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. La demande d’effet suspensif est sans objet (BP.2023.64). 

 

3. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge du recourant. 

 

 

 

Bellinzone, le 31 août 2023 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution  

 

- Mes Clara Poglia et Jean-Baptiste Maillart, avocats  

- Tribunal pénal fédéral, Cour des affaires pénales 

- Ministère public de la Confédération 

- Département fédéral des finances 

- Mes Andrew Garbarski et Adam Zaki, avocats  

 

 

Indication des voies de recours 

Il n'existe aucune voie de recours ordinaire contre la présente décision.