# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d5ccea1c-1864-5374-a34b-bc550e926bd3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-09-21
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 21.09.2023 P/15930/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-15930-2020_2023-09-21.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Dania MAGHZAOUI, Présidente, Mme Katerina FIGUREK 
ERNST et M. Endri GEGA, Juges, Mme Laetitia JAMET, Greffière-juriste 
délibérante, Mme Céline DELALOYE JAQUENOUD, Greffière  

P/15930/2020  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

 

Chambre 5 

 
21 septembre 2023 

 

MINISTÈRE PUBLIC  

M. W______, partie plaignante, assisté de Me Joanna BÜRGISSER 
 
M. X______, partie plaignante, assisté de Me Daniela LINHARES 
 
M. Y______, partie plaignante, assisté de Me Joëlle DE RHAM-RUDLOFF 
 
M. Z______, partie plaignante, assisté de Me Yama SANGIN 

contre  

 
M. X______, né le ______1975, prévenu, assisté de Me Daniela LINHARES 
 
M. Y______, né le ______1983, prévenu, assisté de Me Joëlle DE RHAM-RUDLOFF 
 
M. Z______, né le ______1997, prévenu, assisté de Me Yama SANGIN 

M. V______, né le ______1985, prévenu, assisté de Me Marco ROSSI 
 
 
 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut : 

- s'agissant de X______, au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de tentative de 
meurtre et de rixe, subsidiairement de lésions corporelles graves et de rixe. Il conclut au 
prononcé d'une peine privative de liberté de 6 ans, ainsi qu'au prononcé d'une expulsion 
pour une durée de 8 ans, avec inscription au SIS.  

- s'agissant de Y______, au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de  lésions 
corporelles graves et de rixe. Il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de 
5 ans, ainsi qu'au prononcé d'une expulsion pour une durée de 7 ans. Il conclut à ce qu'il 
soit renoncé à inscrire l'expulsion au SIS. 

- s'agissant d'Z______, au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de lésions 
corporelles simples et de rixe. Il conclut à ce que le prévenu soit exempté de toute peine, 
en application de l'art. 54 CP. 

- s'agissant de V______, au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de lésions 
corporelles simples dans leur forme aggravée et de rixe. Il conclut à ce qu'une peine 
pécuniaire ferme de 60 jours-amende à CHF 70.- soit prononcée, cette peine devant être 
complémentaire à celle du 5 août 2022.  

Il conclut à ce qu'il soit fait bon accueil aux conclusions civiles de W______ et Z______. 
En revanche, les conclusions civiles présentées par Y______ et X______ devront être 
rejetées. 

Me Joanna BÜRGISSER, conseil de W______, conclut au prononcé d'un verdict de 
culpabilité à l'égard des quatre prévenus. Pour le surplus, elle se réfère intégralement à 
ses conclusions civiles du 18 septembre 2023 qui comprennent également des conclusions 
en allocation ainsi qu'une demande de prononcé d'une interdiction géographique, sans 
compter une condamnation aux frais.  

Dans le cadre d'une réplique, Me BÜRGISSER modifie les conclusions prises 
précédemment, en ce sens que s'agissant de V______ et Z______, elle s'en rapporte à 
justice quant à un éventuel verdict de culpabilité. Elle retire ses conclusions civiles à 
l'égard de V______ et Z______. Pour le surplus, les conclusions civiles sont maintenues.  

Me Joëlle DE RHAM-RUDLOFF, conseil de Y______, conclut à l'acquittement de son 
client des chefs de rixe et de lésions corporelles graves. Elle conclut au rejet des 
conclusions civiles présentées par W______. Elle conclut à la libération de la caution de 
CHF 50'000.-, avec intérêts à 3 %, ainsi qu'à la levée de toutes les mesures de substitution 
et à la restitution des objets saisis. Son mandant conclut à l'octroi d'une indemnisation 
dans les termes figurant dans sa requête. 

En la qualité de partie plaignante de son client, Me Joëlle DE RHAM-RUDLOFF conclut 
au prononcé d'un verdict de culpabilité des chefs de rixe à l'encontre de V______ et 

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Z______, ainsi qu'à un verdict de culpabilité à l'encontre de V______ du chef de lésions 
corporelles simples aggravées. Son mandant ne formule pas de conclusions civiles.  

Subsidiairement, si un verdict de culpabilité devait être prononcé à l'encontre de 
Y______, elle conclut au prononcé d'une peine assortie d'un sursis complet, voire d'un 
sursis partiel. Dans cette dernière hypothèse, la partie ferme de la peine devrait être 
compatible avec certaines modalités d'exécution. Elle conclut à ce que la détention avant 
jugement ainsi que les mesures de substitution soient imputées sur la peine prononcée.  

Elle conclut à ce que W______ soit renvoyé à agir par la voie civile s'agissant de ses 
conclusions civiles, sur la base de l'art. 126 al. 2 let. b CPP. Subsidiairement, un renvoi 
devrait être prononcé sur la base de l'art. 126 al. 3 CPP. Elle conclut à une réduction des 
frais de la procédure s'agissant en particulier des frais de copie du dossier.  

Dans le cadre d'une réplique, Me DE RHAM-RUDLOFF fait valoir que les conclusions 
civiles d'Z______ ne sont pas recevables à l'égard de Y______, dans la mesure où l'art. 
123 CPP n'a pas été respecté. Z______ devra ainsi être renvoyé à agir par la voie civile.  

Me Daniela LINHARES, conseil de X______, conclut à l'acquittement de son client des 
chefs de tentative de meurtre et de rixe. En cas d'acquittement, il s'agira de faire droit à la 
requête en indemnisation déposée le 18 septembre 2023.  Subsidiairement, elle conclut à 
ce qu'il soit fait application de l'art. 54 CP. Plus subsidiairement encore, elle conclut au 
prononcé d'une peine compatible avec un sursis partiel, avec un délai d'épreuve de 5 ans. 
La détention provisoire et les mesures de substitution devront être imputées sur la peine. 
Elle conclut à la restitution de la caution et de tous les objets de son client.  

En la qualité de partie plaignante de son client, Me Daniela LINHARES conclut au 
prononcé d'un verdict de culpabilité du chef de rixe à l'encontre de V______ et Z______. 
Elle sollicite qu'il soit fait droit aux conclusions civiles déposées le 18 septembre 2023.  

En relation avec les conclusions civiles déposées par W______, Me Daniela LINHARES 
invite le Tribunal à le renvoyer au civil s'agissant de la réparation de son dommage et, 
s'agissant du tort moral, elle s'en rapporte à justice.  

Me Marco ROSSI, conseil de V______, conclut à l'acquittement de son client des chefs 
de lésions corporelles simples et de rixe. Subsidiairement, si un verdict de culpabilité 
devait être rendu, il conclut au prononcé d'une peine clémente. Il conclut au rejet des 
conclusions civiles de X______, ainsi qu'à celles de W______. Il renonce à solliciter une 
quelconque indemnisation en faveur de V______.  

Me Yama SANGIN et Me Edis AJRULLAHI, conseils d'Z______, concluent à 
l'acquittement de leur client des chefs de lésions corporelles simples et de rixe. Ils 
concluent à l'indemnisation de leur client à hauteur d'un montant total de CHF 47'950.-, 
correspondant à une indemnité de CHF 14'600.-, avec intérêts à 5 % dès le 1er septembre 
2020, en lien avec la détention injustifiée de leur mandant durant 73 jours, et 

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correspondant également à une indemnité de CHF 33'350.-, avec intérêts à 5 % dès le 10 
septembre 2022, en lien avec les 667 jours de mesures de substitution subies. Ils concluent 
au rejet de toutes les conclusions civiles formulées à l'égard d'Z______. 

En la qualité de partie plaignante de leur mandant, ils concluent à verdict de culpabilité 
des chefs de tentative de meurtre et de rixe s'agissant de X______ et, s'agissant de 
Y______, à un verdict de culpabilité des chefs de tentative de meurtre, subsidiairement 
de lésions corporelles graves, et de rixe. Ils concluent à ce que X______ et Y______ 
soient condamnés à verser à leur mandant un montant de CHF 10'000.-, avec intérêts à 5 
% dès le 31 août 2020, à titre de réparation du tort moral. Il s'agira également de prononcer 
une interdiction de contact, ainsi qu'une interdiction géographique à moins de 200 mètres 
pour une durée de 5 ans. Enfin, les frais de la procédure devront être mis à la charge de 
X______ et Y______.  

Dans le cadre d'une duplique, Me SANGIN fait valoir que les conclusions civiles de son 
mandant sont recevables, en faisant référence à l'art. 119 CPP et aux déclarations de son 
mandant lors des débats.  

EN FAIT 

A.a. Par acte d'accusation du 5 avril 2023, il est reproché à X______ d'avoir, le 31 août 
2020 aux alentours de 20h40, à Genève, à hauteur du n° 118-120 rue de Lyon, rencontré, 
en compagnie à tout le moins de Y______ et A______, un autre groupe composé à tout 
le moins d'Z______, W______ et V______, afin de régler, le cas échéant par la violence, 
le différend opposant B______ à Z______, et d'avoir activement et intentionnellement 
participé à la bagarre ayant rapidement éclaté entre les deux groupes, et au cours de 
laquelle les autres participants ont subi des lésions corporelles. 

Dans ce cadre, il lui est également reproché d'avoir tenté de tuer Z______ en lui assénant 
intentionnellement, à tout le moins, cinq coups de couteau dans le dos, lui infligeant les 
lésions traumatiques suivantes : cinq plaies à bords nets au niveau du dos et de l'épaule 
droite, dont l'une au moins a provoqué un hémo-pneumothorax et une autre une fracture 
de l'acromion, un emphysème des tissus mous en région latéro-cervicale droite, des 
dermabrasions au niveau du front ainsi que des quatre membres, tout en envisageant et 
acceptant de tuer Z______, lequel a survécu aux blessures infligées, subsidiairement, en 
agissant de la sorte, d'avoir intentionnellement blessé Z______ de façon à mettre sa vie 
en danger, mutilé un organe important de ce dernier en lui causant un hémo-
pneumothorax et d'avoir ainsi intentionnellement fait subir à Z______ une atteinte grave 
à son intégrité corporelle, 

faits qualifiés de rixe au sens de l'art. 133 al. 1 du Code pénal suisse (ci-après : CP) ainsi 
que de tentative de meurtre au sens des art. 22 cum 111 CP, subsidiairement de lésions 
corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 1, 2 et 3 CP. 

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b. Par le même acte d'accusation, il est reproché à Y______ d'avoir, le 31 août 2020 
aux alentours de 20h40, à Genève, à hauteur du n° 118-120 rue de Lyon, rencontré, en 
compagnie à tout le moins de X______ et A______, un autre groupe composé à tout le 
moins d'Z______, W______ et V______, afin de régler, le cas échéant par la violence, le 
différend opposant B______ à Z______, et d'avoir activement et intentionnellement 
participé à la bagarre ayant rapidement éclaté entre les deux groupes, et au cours de 
laquelle les autres participants ont subi des lésions corporelles. 

Dans ce cadre, il lui est également reproché d'avoir intentionnellement frappé W______, 
à quatre reprises au moins et avec une force certaine au moyen d'un objet contondant 
indéterminé, mutilant, à tout le moins, un organe important de W______, soit son œil 
gauche, 

faits qualifiés de rixe au sens de l'art. 133 al. 1 CP ainsi que de lésions corporelles graves 
au sens de l'art. 122 al. 2 CP. 

c. Par le même acte d'accusation, il est reproché à Z______ d'avoir, le 31 août 2020 
aux alentours de 20h40, à Genève, à la hauteur du n° 118-120 rue de Lyon, rencontré, en 
compagnie à tout le moins de V______ et W______, un autre groupe composé à tout le 
moins de Y______, X______ et A______, afin de régler, le cas échéant par la violence, 
le différend opposant B______ à lui-même, et d'avoir activement et intentionnellement 
participé à la bagarre ayant rapidement éclaté entre les deux groupes, et au cours de 
laquelle les autres participants ont subi des lésions corporelles. 

Dans ce cadre, il lui est également reproché d'avoir, tout au moins, donné un coup de 
poing au visage de Y______ après l'avoir empoigné et amené au sol pour le maîtriser, lui 
causant ainsi tout ou partie des lésions traumatiques suivantes : plusieurs petites 
dermabrasions, la plupart infracentimétriques, au niveau du cuir chevelu, de l'oreille 
gauche, du nez à gauche, des membres supérieur et inférieur gauches, de l'épaule et du 
membre supérieur droits, dont une dermabrasion filiforme sur un doigt, 

faits qualifiés de rixe au sens de l'art. 133 al. 1 CP ainsi que de lésions corporelles simples 
au sens de l'art. 123 ch. 1 CP. 

d. Par le même acte d'accusation, il est reproché à V______ d'avoir, le 31 août 2020 
aux alentours de 20h40, à Genève, à la hauteur du n° 118-120 rue de Lyon, rencontré, en 
compagnie à tout le moins d'Z______ et W______, un autre groupe composé à tout le 
moins de Y______, X______ et A______, afin de régler, le cas échéant par la violence, 
le différend opposant B______ à Z______, et d'avoir activement et intentionnellement 
participé à la bagarre ayant rapidement éclaté entre les deux groupes, et au cours de 
laquelle les autres participants ont subi des lésions corporelles. 

Dans ce cadre, il lui est reproché d'avoir, tout au moins, donné un coup de trottinette à 
Y______ lui causant tout ou partie des lésions traumatiques suivantes : plusieurs petites 
dermabrasions, la plupart infracentimétriques, au niveau du cuir chevelu, de l'oreille 

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gauche, du nez à gauche, des membres supérieur et inférieur gauches, de l'épaule et du 
membre supérieur droits, dont une dermabrasion filiforme sur un doigt, 

faits qualifiés de rixe au sens de l'art. 133 al. 1 CP ainsi que de lésions corporelles simples 
au sens de l'art. 123 ch. 1 CP. 

B. Les faits pertinents suivant ressortent de la procédure : 

Plaintes pénales 

Plainte pénale de B______  

a.a. Le 17 août 2020, B______, née le ______ 2000, accompagnée de sa mère, C______, 
s'est présentée au poste de police des Pâquis afin de déposer plainte pénale à l'encontre 
de son ex-compagnon, Z______, né le ______ 1997, du chef de viol, contrainte et 
menaces. A l'appui de sa plainte, B______ a déclaré avoir été en couple avec Z______ 
depuis plus de trois ans et qu'ils étaient fiancés depuis 2018 environ, sans vivre ensemble. 
Elle avait mis fin à leur relation en juin 2020, car elle avait appris qu'il lui avait été 
infidèle. Fin juillet 2020, ayant appris qu'elle était enceinte de lui, elle l'en avait informé 
par message, en lui expliquant qu'elle allait avorter. Z______ lui avait dit qu'elle ne 
pouvait pas agir ainsi, car cet enfant était aussi le sien. Elle était certaine que cette 
grossesse était due à des rapports sexuels non consentis qu'Z______ lui avait imposés en 
juillet 2020 dans un hôtel de Genève, où il l'avait invitée à le retrouver, pour discuter et 
la convaincre de se remettre en couple avec lui, perspective qu'elle ne souhaitait pas. Le 
10 août 2020, alors qu'elle se trouvait au bord du lac, à Genève, avec sa tante et sa famille, 
elle avait été suivie par Z______, lequel lui avait ensuite envoyé des messages, l'avait 
appelée à plusieurs reprises et avait réussi à s'entretenir brièvement avec elle, pour lui dire 
qu'il n'acceptait pas la séparation. Alors qu'elle avait cherché à partir, il avait tenu des 
propos menaçants ("Ne fait même pas un pas, car je vais te jeter par le pont, avec le 
couteau, je vais te faire une salade"), l'avait tenue au niveau du bras droit, en serrant fort, 
puis s'était mis à crier, disant notamment "B______ va rester ici avec moi ce soir". Il avait 
suivi B______ et sa famille jusqu'à la gare. Recevant encore des messages de sa part une 
heure après cet épisode, elle l'avait bloqué et n'avait plus eu de nouvelles directes de sa 
part depuis lors. Il appelait régulièrement la mère de B______ afin de la mêler à leurs 
histoires et cela était arrivé le 15 août 2020. B______ avait pris le téléphone et l'avait 
averti de son intention de déposer plainte contre lui. Il avait alors évoqué la diffusion de 
photos, qu'elle pensait être des photos d'elle-même étant nue. Désormais, elle avait peur 
de sortir de chez elle et avait l'impression d'être suivie en permanence.  

Plainte pénale de C______ 

a.b. A l'issue de son audition à la police du 14 septembre 2020, C______ a déposé 
plainte pénale à l'encontre d'Z______ en lien avec des menaces de mort ayant visé ses 
enfants et elle-même. 

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Plainte pénale d'W______ 

a.c. Le 16 septembre 2020, W______ a déposé plainte pour les faits dont il a été 
victime dans la nuit du 31 août 2020 au 1er septembre 2020 - sa plainte étant dirigée contre 
"toute personne ayant participé à l'agression" - ainsi qu'en rapport avec les éventuels faits 
commis postérieurement, étant précisé qu'il a évoqué les lésions subies ainsi que le vol 
de diverses affaires. 

Plainte pénale de X______ 

a.d. Le 29 octobre 2020, X______ a fait savoir qu'il y avait lieu de considérer son 
procès-verbal d'audition à la police du 1er septembre 2020 en tant que personne appelée à 
donner des renseignements comme une plainte pénale à l'encontre d'Z______ et "contre 
tout intervenant dans cette rixe". Lors de l'audience du 1er juillet 2022 par-devant le 
Ministère public, il a confirmé qu'il se constituait partie plaignante comme demandeur au 
civil et au pénal. 

Plainte pénale de Y______ 

a.e. Le 18 novembre 2020, Y______ a déposé plainte à l'encontre d'Z______, 
W______, V______, D______, E_____ et toute autre personne participant à l'agression 
du 31 août 2020, du chef d'agression, subsidiairement rixe, et de lésions corporelles 
simples ainsi qu'en lien avec des menaces avant et après les faits du 31 août 2020. 
Y______ a également déposé plainte à l'encontre de F______ s'agissant de menaces de 
mort. Il s'est constitué partie plaignante au pénal et au civil. 

Plainte pénale d'Z______ 

a.f. Le 17 février 2022, Z______ s'est constitué partie plaignante, en étant demandeur 
au civil et au pénal, en lien avec les actes de X______, de Y______ et "toute autre 
personne ayant participé à l'agression" dont il avait été victime le 31 août 2020. 

Intervention policière suite aux faits du 31 août 2020 

b. D'après le rapport d'arrestation du 2 septembre 2020, le 31 août 2020, vers 20h44, 
un chauffeur des Transports publics genevois (ci-après : TPG) avait contacté la Centrale 
d'engagement, de coordination et d'alarme (ci-après : CECAL) pour annoncer qu'un 
groupe de plusieurs personnes se battait à la hauteur des n° 118-120 de la rue de Lyon, à 
Genève. Une patrouille avait été envoyée sur place, mais n'avait rien constaté de 
particulier.  

Le 1er septembre 2020, à 02h40, un commissaire de police avait ordonné que des policiers 
se rendent au service des urgences des Hôpitaux universitaire genevois (ci-après : HUG), 
où ils avaient été mis en présence d'W______ et d'Z______, lesquels présentaient des 
blessures causées par arme blanche, respectivement au visage en ce qui concerne 

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W______ et dans le dos s'agissant d'Z______. Les intéressés n'avaient pas pu être 
auditionnés, puisqu'ils se trouvaient au bloc opératoire. 

Ayant été déterminé qu'une histoire sentimentale était à l'origine d'un conflit survenu sur 
la voie publique, à la hauteur des n° 118-120 de la rue de Lyon, une nouvelle patrouille 
s'était rendue sur place. De nombreuses traces de sang avaient été mises en évidence et la 
scène avait été figée. La Brigade de police technique et scientifique (ci-après : BPTS) 
était intervenue, tout comme la Brigade des chiens, pour une quête d'objets. Un chien 
avait marqué une lame d'Opinel, laquelle avait été saisie par la BPTS. Une dent avait 
également été saisie. 

Un médecin-légiste s'était rendu aux HUG afin d'établir un constat de lésions 
traumatiques sur W______ et Z______, étant précisé que les vêtements portés par ces 
derniers avaient été saisis. Toujours aux HUG, les policiers s'étaient entretenus avec 
G______, ami et collègue de travail d'W______, qui avait entre autres expliqué qu'il avait 
conduit celui-ci aux HUG, à sa demande, quelques heures auparavant. 

Dans la matinée du 1er septembre 2020, la police avait appris qu'Z______ présentait un 
pneumothorax, vraisemblablement causé par plusieurs blessures compatibles avec des 
coups portés par une arme blanche. L'état d'Z______ rendait possible son audition. En 
revanche, ce n'était pas le cas d'W______, qui se trouvait au bloc opératoire. En effet, un 
de ses yeux était sorti de son orbite, suite à des coups reçus au visage. 

Plus tard dans la matinée, des policiers du poste de Chêne avaient informé les policiers 
chargés de l'enquête que trois individus d'origine kosovare s'étaient présentés dans ledit 
poste afin de déposer des plaintes pénales pour agression, contre un prénommé Z______. 
Un rapprochement ayant été fait avec Z______, les trois intéressés avaient été priés de se 
rendre au Vieil Hôtel de Police. Deux d'entre eux s'y étaient effectivement présentés, à 
savoir X______ et Y______. Ils avaient expliqué que le troisième individu, soit A______, 
leur neveu (alors mineur, puisque né le ______ 2002) s'était finalement rendu à une 
consultation médicale en France et qu'il se présenterait ultérieurement au Vieil Hôtel de 
Police pour y faire une déposition. 

c. A teneur de la demande de retrait et de lecture de la vidéosurveillance transmise 
le 1er septembre 2020 aux TPG, le 31 août 2020 à 20h44, H______, chauffeur, alors au 
volant du bus 1______ arrêté au feu rouge de la rue de Lyon faisant l'angle avec la rue 
des Franchises (direction Vernier), avait appelé la centrale police en lien avec un groupe 
d'environ dix individus qui se battaient et qui se trouvaient sur le trottoir de droite par 
rapport au sens de marche. Il s'agissait de plusieurs hommes, originaires du Kosovo, âgés 
entre vingt et cinquante ans, possiblement munis d'objets (bâton, barre de fer, etc.).   

Premières déclarations recueillies par la police 

G______ 

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d.a. Entendu le 1er septembre 2020 à 04h36 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, G______ a expliqué qu'il connaissait W______, surnommé 
"WA_____", depuis six ans et que ce dernier était son collègue de travail au sein de la 
société I______ SA. Le 31 août 2020, vers 20h50, il avait reçu un appel sur Viber 
d'W______ qui lui avait dit avoir besoin d'aide suite à un accident. Il avait perçu de la 
fatigue dans la voix d'W______, ce qui était très bizarre et inhabituel. La conversation 
avait été coupée avant qu'il puisse savoir où l'intéressé se trouvait. Lors d'une 
conversation ultérieure, W______ lui avait dit de venir en direction des Charmilles et qu'il 
se trouvait là. Parvenu à l'angle entre l'avenue de Soret et le chemin de Bois-Gentil, 
G______ avait vu un homme qui titubait et portait un t-shirt sur la tête. Alors qu'il s'était 
approché, il avait reconnu W______. Il avait pris celui-ci par le bras, mais à ce moment-
là, il s'était effondré. Après avoir ôté le t-shirt, G______ avait constaté qu'il était 
gravement blessé, avec du sang qui coulait des yeux, des oreilles et du nez ainsi que son 
œil gauche qui pendait. Questionné sur ce qu'il s'était passé, W______ avait répondu qu'il 
était une victime. 

Après le refus d'W______ de faire appel à la police et à une ambulance, G______ avait 
décidé de l'amener en voiture aux urgences des HUG. Lors du trajet, répondant à ses 
interrogations, W______ lui avait expliqué que son cousin était en pleine séparation avec 
sa femme et que la famille de cette dernière lui avait proposé de se rencontrer à Genève 
pour discuter de la situation. Ce cousin avait téléphoné à W______ pour qu'il 
l'accompagne à cette discussion, considérant que comme W______ était plus âgé, il 
pourrait l'aider. 

A leur arrivée, W______ s'était approché d'un homme de la famille pour lui serrer la main, 
mais W______ avait reçu un coup de barre de fer dans la tête et il avait chuté au sol. A 
terre, il lui avait semblé voir cinq ou dix agresseurs. W______ avait reçu un second coup 
au niveau de la bouche, alors qu'il était toujours au sol, et son portemonnaie avait été volé. 
Les hommes impliqués étaient partis. W______ n'avait pas revu son cousin depuis et 
ignorait ce qui lui était arrivé, sachant toutefois qu'il avait été blessé par un couteau. Pour 
sa part, W______ avait perdu connaissance et, à son réveil, il s'était mis son t-shirt sur la 
tête et avait commencé à marcher. G______ a précisé qu'à sa connaissance, W______ 
n'avait jamais eu de problème auparavant et que c'était un bon travailleur. 

Y______ 

d.b. Entendu le 1er septembre 2020 à 14h07 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, Y______ a déclaré que sa nièce, B______, avait un copain qui se 
faisait appeler Z______ (soit Z______) et qui lui causait des ennuis, étant précisé qu'elle 
voulait le quitter en raison de son infidélité. Y______ avait récemment appris qu'il arrivait 
à Z______ de frapper B______ et qu'il disait à celle-ci que si elle ne revenait pas, il allait 
tuer toute sa famille, ce que sa nièce ne leur avait pas dit de peur qu'ils ne s'en mêlent.  

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Le 31 août 2020, Z______ avait appelé le frère de Y______, soit X______, pour le 
rencontrer, étant précisé que ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait une telle 
proposition. X______ avait alors demandé à Y______ de l'accompagner. Il ignorait 
comment A______, leur neveu, s'était trouvé sur place, estimant toutefois qu'il était 
normal que celui-ci participe à ce rendez-vous. X______ avait fixé le rendez-vous avec 
Z______ à l'arrêt de bus Planète Charmilles, vers 20h45. Initialement, avec son frère 
X______, ils voulaient arranger les choses, soit parler à Z______ afin qu'il cesse ses 
menaces et laisse leur nièce tranquille. Sur place, Z______ était accompagné de six ou 
sept personnes, étant précisé qu'il n'avait pas dit qu'il viendrait avec d'autres gens. En les 
voyant, Y______ avait compris qu'Z______ n'était pas là pour discuter, mais pour les 
impressionner. A ce moment-là, il n'avait pas vu d'arme ou d'objet dangereux dans les 
mains de ces personnes.  

Alors qu'ils se rapprochaient du groupe d'Z______, un premier individu s'était rapidement 
avancé vers son frère, selon son impression en faisant mine de sortir un objet de sa poche. 
X______ avait immédiatement réagi en le repoussant d'une main. Un autre individu s'était 
alors rapproché et avait asséné à X______ un coup de barre de fer sur la tête, ce qui l'avait 
fait tomber au sol. Ce même individu avait réarmé son coup et avait tenté de lui porter [à 
lui, Y______] un coup à la tête, qu'il avait réussi à esquiver, étant précisé que le coup 
avait "continué sa course" pour atteindre le front ou l'œil d'un "de ses collègues", lequel 
avait crié en tombant au sol.  

Après cela, une personne lui avait mis [à lui, Y______] un coup de trottinette électrique 
sur son côté droit, au niveau du bras, ce qui l'avait sonné et déséquilibré. Ensuite, Z______ 
l'avait projeté au sol en opérant un plaquage à l'aide de son épaule. Z______ se trouvait 
au-dessus de lui et le rouait de coups de poing et de pied avec l'aide de deux comparses. 
Y______ avait essayé de se protéger et de se lever. Une fois debout, il avait échangé des 
coups avec Z______, puis ce dernier avait pris la fuite, en courant très bien et sans que 
Y______ ne puisse le rattraper. Y______ avait encore échangé des coups avec une autre 
personne, qui avait également fini par prendre la fuite.  

A la police qui lui demandait si Z______ avait été blessé durant l'altercation, Y______ a 
répondu ainsi: "franchement, je ne sais pas". Il savait qu'il l'avait lui-même touché avec 
ses coups de poing, mais autrement, il ne savait pas. Informé du fait qu'Z______ avait été 
victime de plusieurs coups de couteau, il a indiqué qu'ils s'étaient "bien battus", mais qu'il 
n'avait pas porté de coups de couteau ni à Z______, ni à une autre personne. Une personne 
de la bande d'Z______ portait un couteau à la main ou quelque chose qui y ressemblait, 
mais il ne pouvait pas dire s'il s'en était servi. A sa connaissance, ni son frère, ni son neveu 
n'étaient porteurs d'un couteau. Y______ a envisagé l'implication de son neveu A______ 
dans les termes suivants: "Il est possible que ce soit mon neveu qui ait essayé de me 
protéger. Sur question, je vous réponds qu'il est possible que mon neveu puisse mettre 
des coups de couteau".  

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Après la bagarre, la personne qui avait reçu le coup de barre de fer au visage saignait du 
front et il y avait du sang partout. Y______ lui avait demandé ce qu'il faisait encore ici et 
l'individu lui avait répondu qu'il n'avait rien fait. X______ boitait et se plaignait de 
douleurs tant à la tête qu'aux jambes. Son neveu avait disparu. Y______ et X______ 
s'étaient ensuite rendus au poste de police des Pâquis pour déposer plainte, mais vu l'état 
physique de ce dernier, les policiers leur avaient conseillé de se rendre à l'hôpital, ce qu'ils 
avaient fait.  

X______ 

d.c. Entendu par la police le 1er septembre 2020 à 14h45 en qualité de personne appelée 
à donner des renseignements, X______ a indiqué qu'il venait "spontanément" dans les 
locaux de la police pour rapporter des faits relatifs à l'agression survenue le 31 août 2020 
à la rue de Lyon. Il a expliqué que, depuis quelques semaines, Z______, le fiancé de sa 
nièce, l'appelait pour lui faire part de la trahison de celle-ci, étant précisé qu'Z______ 
l'aurait vue avec un autre homme. Z______ lui avait envoyé [à lui, X______] des images 
par téléphone, pour le convaincre de la tromperie de sa nièce. X______ lui avait dit qu'il 
n'était au courant de rien et qu'il avait ses propres problèmes. Z______ lui avait encore 
envoyé des messages, lui disant notamment "comment tu n'as pas honte que ta nièce fasse 
ça", ce à quoi X______ avait réagi en lui disant de ne pas devenir agressif et que sa nièce 
faisait ce qu'elle voulait.  

Le samedi 29 août 2020, Z______ l'avait appelé pour lui dire que sa nièce était une pute 
et qu'il voulait lui casser le visage, ce à quoi il lui avait répondu de se calmer et que lui-
même n'avait rien à voir avec cette histoire. Z______ lui avait encore dit qu'il voulait le 
voir en personne samedi dans l'après-midi. X______ avait décliné, puisqu'il était occupé 
à faire des travaux dans son appartement, mais il lui avait dit qu'il le rappellerait pour le 
voir un des prochains jours.  

Le lundi 31 août 2020 vers 18h00, X______ avait rappelé Z______ pour lui donner 
rendez-vous en France, mais ce dernier avait préféré une rencontre à Genève, ayant des 
craintes en lien avec son statut administratif. Z______ avait dit à X______ de venir aux 
Charmilles vers 21h00. Ne connaissant pas bien Genève, X______ avait demandé à son 
frère, Y______, de l'accompagner.  

Alors qu'ils s'étaient parqués à proximité du centre commercial des Charmilles et qu'ils 
remontaient à pied la rue de Lyon en direction de l'avenue de Châtelaine, ils avaient 
remarqué, un peu avant le carrefour entre ces deux artères, un groupe composé de six à 
huit personnes qui marchait devant eux. Z______ l'avait appelé pour savoir où il était et 
X______ lui avait dit qu'il était derrière lui, car il l'avait reconnu de dos. A ce moment-
là, son neveu, A______, était arrivé.  

Venu à la hauteur de X______, Z______ avait mis la main dans une poche et en avait 
ressorti un "objet brillant", sans que X______ ne puisse préciser ce qu'il tenait. Quelques 

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secondes plus tard, X______ avait reçu un gros coup sur la tête venant de derrière, ce qui 
l'avait fait chuter et sentir comme s'il ne savait plus où il était. Alors qu'il se relevait, il 
avait reçu plusieurs coups partout sur le corps et sur la tête, étant précisé que lorsqu'il était 
accroupi, il avait vu une des personnes, debout face à lui, le frapper avec une trottinette 
électrique, par le haut, en direction de sa tête. Une fois debout, il avait encore été frappé 
à plusieurs reprises par une autre personne, au moyen d'une barre de fer, les coups étant 
portés par le haut, en direction de sa tête. Il s'était protégé avec les mains, puis s'était vu 
lancer dessus ladite barre. Il croyait bien qu'en voulant le frapper, son opposant avait 
frappé un de ses camarades qui le frappait lui aussi. 

Couvert de sang sur le visage et ses vêtements, il avait été amené par son frère à la voiture. 
Ils s'étaient rendus au poste de police des Pâquis afin de déposer plainte, mais il leur avait 
été conseillé d'aller directement à l'hôpital, vu les douleurs qu'il ressentait. Il s'était ainsi 
rendu à l'hôpital à Annemasse, où il était resté jusqu'au matin même.  

Questionné sur le point de savoir s'il avait lui-même asséné des coups, X______ a 
expliqué s'être défendu comme il le pouvait, car "les autres" continuaient à le frapper, 
alors qu'il s'était relevé après avoir reçu un coup à la tête depuis derrière. Il avait utilisé 
ses mains pour se défendre, essayant de pousser ses assaillants. Il avait peut-être mis des 
coups avec ses mains, mais uniquement pour les repousser. Une fois que les coups avaient 
cessé, il avait aperçu une personne se tenant la tête, mais ce n'était ni son frère ni son 
neveu. 

Z______ 

d.d. Parallèlement à ces auditions, des policiers se sont rendus aux HUG pour procéder 
à l'audition d'Z______, le 1er septembre 2020, à 13h15. Entendu en qualité de prévenu, 
l'intéressé a relaté qu'il était fiancé depuis cinq ans et demi avec B______. Environ un 
mois auparavant, il avait appris qu'elle l'avait trompé suite à la découverte de messages et 
à un avertissement de cette infidélité par un dénommé "J_____" via Facebook. En date 
du 24 ou 25 juillet 2020, Z______ avait donné rendez-vous à sa fiancée dans un hôtel à 
Genève pour lui dire qu'il la quittait vu ses découvertes, étant précisé qu'elle avait menacé 
de se suicider en cas de rupture et qu'ils avaient passé la nuit ensemble. Par la suite, il 
avait annoncé à sa propre famille ainsi qu'à la mère et l'oncle de B______, X______, la 
rupture de leurs fiançailles. Ce dernier lui avait dit qu'ils devaient se voir afin de parler 
de cette situation. 

Le 31 août 2020 vers 17h00, X______ l'avait recontacté afin de discuter de cette rupture 
et lui avait donné rendez-vous à 22h00 à l'arrêt "Guye", sis à la rue de Lyon. X______ lui 
avait signifié qu'il racontait des bêtises sur B______ et qu'il allait lui expliquer, "à sa 
façon", étant précisé qu'il avait pris ces propos comme une menace. X______ avait par la 
suite avancé l'heure du rendez-vous. Vers 20h00, Z______ s'était rendu au lieu de rendez-
vous accompagné de "WA______" ______, qu'il avait appelé afin d'avoir un témoin de 
la discussion.  

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Alors qu'ils approchaient du lieu de rendez-vous au niveau de la station COOP, ils 
s'étaient fait héler par un groupe de sept ou huit personnes qui se trouvait sur le même 
trottoir, étant précisé que ces individus portaient tous des masques chirurgicaux et étaient 
armés de bouts de bois, d'un niveau de bricolage, d'une taloche de maçon et d'un couteau. 
Alors que "WA______" avait voulu serrer la main de X______, Y______ avait frappé 
"WA______" dans les dents et dans l'œil, au moyen d'un niveau de bricolage. En voyant 
cela, Z______ avait empoigné Y______ afin de le mettre à terre, entraînant leur chute. 
Alors qu'il essayait de maîtriser Y______, Z______ avait reçu cinq coups de couteau dans 
le dos, qu'il pensait avoir été assénés par X______ ou A______. Il ne connaissait pas les 
autres personnes qui accompagnaient les frères X____ et Y______ ainsi que le frère de 
B______. 

Ni Z______ ni "WA______" n'avaient eu le temps de frapper qui que ce soit. Alors que 
la police l'interrogeait encore à ce sujet, Z______ a admis avoir donné un coup de poing 
au visage de Y______ dans le but de mettre "WA______" en sécurité, mais il ne savait 
toutefois pas précisément où il l'avait tapé, au visage, puisque cela s'était passé très vite. 
Confronté à une photographie de la tête de X______, il a fait valoir qu'il ne savait pas 
comment celui-ci s'était blessé, car il n'avait pas tout vu. Il était possible que "WA______" 
ait réussi à saisir un objet et à le frapper à la tête, mais il n'avait rien vu. Alors qu'il était 
à terre avec "WA______", le groupe était parti. Suite à l'intervention de tierces personnes, 
qu'il ne connaissait pas, la bagarre avait pris fin. Il s'était levé et avait marché, étant précisé 
qu'il ne savait pas où était "WA______". Il avait rencontré une connaissance qui l'avait 
conduit à l'hôpital. Il avait subi une opération et avait appris que ses poumons avaient été 
touchés. A l'hôpital, il avait remis son téléphone portable à son oncle, F______, pour le 
recharger. Il s'était débarrassé du pull qu'il portait lors de l'altercation, dans une poubelle 
dans la rue, vu qu'il était tâché de sang. Il avait très peur de sa belle-famille pour la suite. 
Il la pensait capable de venir à l'hôpital. Il aimerait que cela s'arrête, étant fils unique et 
ne souhaitant pas que son père se retrouve sans fils.  

W______ 

d.e. Autorisée par les médecins, la police a procédé, aux HUG, à une audition orale 
d'W______ qui a en substance expliqué qu'il avait reçu, le 31 août 2020, un appel de son 
"cousin", Z______, qui lui avait demandé de le rejoindre dans un café, puis de 
l'accompagner à un rendez-vous prévu avec l'oncle de son ex-fiancée. Lorsqu'ils étaient 
arrivés au rendez-vous, lui-même ne connaissait personne. Le groupe en face était 
composé de cinq, six ou sept personnes, positionnées en demi-cercle et armées d'objets. 
En lieu et place de se faire serrer la main, W______ s'était fait frapper au niveau du visage 
au moyen d'un objet métallique, soit un niveau à bulle. De son côté, il n'avait frappé 
personne. Il était tombé au sol et si, en raison de son état, il n'avait pas été en mesure de 
voir grand-chose, il avait néanmoins pu voir que des personnes avaient couru derrière son 
cousin qui fuyait. Ces mêmes personnes étaient revenues vers lui, alors qu'il était toujours 
au sol, et lui avaient asséné des coups. Il s'était fait voler son porte-monnaie, lequel 

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contenait ses papiers ainsi que ses cartes bancaires. Pour obtenir de l'aide, il avait fait 
appel à son premier contact contenu dans son téléphone portable. 

Déclarations complémentaires des protagonistes recueillies par la police 

e.a. Considérant la teneur des déclarations d'Z______ et d'W______ mettant en cause 
Y______, X______ et A______ pour être les auteurs de l'agression, il avait été décidé 
d'auditionner ceux-ci en qualité de prévenus. 

Y______ 

e.b. Une nouvelle fois entendu le 1er septembre 2020 à 21h11, Y______ a déclaré 
maintenir ses précédentes déclarations et ne rien avoir à ajouter.  

Avant l'épisode du 31 août 2020, il n'avait pas eu de problème avec Z______ et n'avait 
jamais reçu de menaces de sa part. Cela étant, l'intéressé avait déjà menacé sa sœur, 
C_______, ainsi que son autre nièce, K______. De plus, au mois d'août 2020, Z______ 
avait tenté d'enlever sa fiancée B______. Le but du rendez-vous du 31 août 2020 était 
d'arranger les choses, mais il pensait bien "qu'il y avait un risque que ça dégénère". Il 
s'était rendu avec sa voiture au lieu de la rencontre, avec son frère X______. Ils s'étaient 
garés sur un petit chemin vers l'école de l'Europe et avaient marché une à deux minutes 
pour aller au lieu du rendez-vous.  

Confronté aux dires d'Z______, selon lesquels il aurait donné un coup sur le visage 
d'W______ au moyen d'un niveau de bricolage, il a rejeté cette accusation, affirmant 
n'avoir "pas donné de coup à qui que ce soit avec quelque objet que ce soit lors de la rixe" 
dont il était question. En relation avec les cinq coups de couteau dans le dos qu'Z______ 
disait avoir reçus alors qu'il tentait de maîtriser Y______, ce dernier a fait valoir qu'il 
n'avait jamais donné de coups de couteau à qui que ce soit et qu'il n'avait jamais eu de 
couteau sur lui. Il ignorait comment Z______ avait pu recevoir cinq coups de couteau au 
moment précis, étant observé que lui-même était "en dessous" et qu'il n'avait ainsi rien 
vu, sans compter qu'il venait de se voir asséner un coup de trottinette électrique et qu'il se 
défendait contre Z______ ainsi que deux autres personnes, alors qu'il était au sol et se 
voyait roué de coups. A la police qui lui rappelait que dans le cadre de sa première 
audition il avait envisagé la possibilité qu'A______ soit l'auteur des coups de couteau, il 
a maintenu que tout était possible, tout en rappelant qu'il n'avait vu personne mettre des 
coups de couteau et qu'il ne voulait pas porter d'accusations. En lien avec les divers objets 
amenés sur les lieux, il a maintenu n'avoir pas eu de couteau, mais a reconnu qu'il tenait 
une taloche et une balayette, outils qu'il avait sortis de sa voiture sans même savoir 
pourquoi. En fait, il avait vu sept ou huit personnes - qu'il ne connaissait pas, à l'exception 
d'Z______ - devant lui, de sorte qu'il avait pris ces objets dans le but de se défendre. Les 
déclarations d'Z______ selon lesquelles il se serait présenté au rendez-vous à six ou sept 
personnes étaient fausses, dans la mesure où ils n'étaient que trois. Il n'avait pas vu de 
couteau dans les mains de ses deux acolytes et ne savait pas s'ils étaient porteur d'un tel 

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objet. Les sept ou huit individus, en revanche, avaient des objets ressemblant à deux 
bâtons, un couteau et une trottinette électrique. Encore questionné à ce sujet, Y______ a 
répété ne pas être l'auteur du coup porté au visage d'W______ au moyen d'un niveau. A 
la question de savoir comment il s'y était pris pour se munir d'outils à la vue des individus 
alors que sa voiture se trouvait à une ou deux minutes de marche, Y______ est revenu sur 
sa déclaration et a admis qu'il avait en réalité pris les objets dans son véhicule, en avance, 
ayant eu le sentiment que "ça allait mal tourner". Il ne savait toutefois plus ce qu'il s'était 
passé avec ces objets. Il était inquiet quant aux éventuelles représailles à l'encontre de son 
épouse et de ses enfants, dès lors qu'Z______ savait où il habitait.  

X______ 

e.c. Une nouvelle fois entendu le 1er septembre 2020 à 20h22, X______, désormais 
prévenu, a déclaré avoir reçu, le 29 août 2020, un appel d'Z______, qui souhaitait le 
rencontrer afin de lui montrer des vidéos des caméras de surveillance d'un hôtel où l'on 
voyait, selon Z______, sa nièce, B______, avec un autre homme. Avant cet appel, 
l'intéressé lui avait envoyé plusieurs messages injurieux à l'endroit de sa nièce.  

Le 31 août 2020, X______ avait rappelé Z______, lequel lui avait donné rendez-vous aux 
Charmilles pour discuter. Il lui avait répondu qu'il serait accompagné de son frère, 
Y______, car contrairement à ce dernier, il ne connaissait pas Genève. Vers 20h00-
21h00, ils étaient arrivés aux Charmilles. Alors qu'ils remontaient la rue de Lyon en 
direction de la rue de Châtelaine, il avait aperçu un groupe composé de six à huit jeunes 
et avait reconnu Z______ parmi eux. Le groupe était venu à sa rencontre. Au même 
moment, il avait également vu son neveu, A______, arriver derrière lui et Y______.  

Une fois Z______ parvenu à sa hauteur, il avait constaté que deux des amis de ce dernier 
tenaient des barres de fer dans les mains et qu'un autre avait une trottinette électrique. 
Z______ avait mis sa main droite dans sa poche arrière et avait sorti un "objet brillant", 
objet dont X______ ne pouvait pas dire s'il s'agissait d'un couteau ou d'autre chose. Dans 
le même intervalle, une des personnes avec une barre de fer avait tenté d'asséner à 
X______ un coup à la tête. Il s'était baissé et quand il s'était relevé, il avait vu une autre 
personne, qu'il ne connaissait pas, se tenir le visage.  

Par la suite, il avait reçu un coup sur le côté de gauche de son crâne, ce qui l'avait fait 
tomber à genou. Alors qu'il était pris de vertiges et peinait à se relever, il avait encore 
reçu des "frappes multiples". Ensuite, il s'était relevé et avait vu un homme avec une 
trottinette électrique pliée dans les mains, lequel avait essayé de le frapper à plusieurs 
reprises avec l'objet, étant précisé qu'il n'avait reçu qu'un coup au niveau du haut du front. 
Il avait ensuite reçu un second coup de barre de fer derrière l'oreille droite et était tombé 
à genoux. En essayant de se défendre, après s'être remis debout, il avait poussé avec ses 
mains et ses pieds, ignorant s'il avait touché quelqu'un. Pour sa part, il avait subi plusieurs 
blessures sur son flanc droit au niveau de l'épaule et de la hanche ainsi que sur la hanche 
côté gauche. En raison du sang qui s'écoulait de sa plaie sur son crâne, il ne voyait plus 

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rien. Il ignorait quand et comment l'altercation s'était terminée. S'agissant de son frère et 
de son neveu, il n'avait pas été en mesure de voir s'ils avaient porté des coups ou s'ils en 
avaient reçus. 

Sa relation avec Z______ avait toujours été cordiale et leurs échanges sympathiques, 
raison pour laquelle il ne comprenait pas les raisons de l'altercation. Il pensait qu'ils 
allaient discuter de la situation et n'avait pas imaginé qu'Z______ puisse venir 
accompagné de plusieurs inconnus d'origine slave, étant précisé qu'il n'était pas capable 
de décrire ceux-ci. 

A______ 

e.d. A______ s'est présenté à la police de sa propre initiative et a été entendu le 1er 
septembre 2020 à 21h43, en qualité de prévenu mineur. Il a raconté qu'Z______ avait 
commencé à menacer sa sœur, B______, environ un mois ou un mois et demi auparavant. 
Sa sœur lui avait confié qu'Z______ l'avait trompée.  

A l'occasion d'une sortie à Genève, Z______ avait menacé de mort B______ et leur 
famille, indiquant qu'il allait mettre le feu chez eux et tous les tuer. Les menaces de mort 
à l'égard de B______ s'étaient poursuivies par téléphone et celle-ci avait fini par déposer 
plainte en France, avant d'être redirigée à Genève, lieu de résidence d'Z______. Depuis 
ces menaces, sa famille n'osait plus sortir de la maison et sa mère craignait même 
qu'A______ se rende à l'école. Avec ses oncles, ils avaient voulu s'entretenir avec 
Z______ afin de lui dire de cesser. 

Le 31 août 2020, vers 18h00, son oncle X______ avait appelé Z______ afin de lui 
demander d'arrêter de menacer B______ et, en réponse, Z______ l'avait insulté, puis lui 
avait demandé de le rejoindre au Burger King des Charmilles. X______ avait dit à 
A______ d'attendre à son domicile et était parti en compagnie de Y______. De son côté, 
souhaitant également s'entretenir avec Z______, A______ avait pris la décision de 
rejoindre ses oncles aux Charmilles. Une fois sur place, il avait rejoint ses oncles qui se 
trouvaient vers le Burger King. Ils n'étaient que les trois. Ils avaient attendu avant de 
tomber nez-à-nez avec Z______ et ses amis, qui formaient un groupe de sept ou huit 
personnes. Trois ou quatre amis d'Z______ étaient placés en tête du groupe et tenaient 
des "choses" dans leurs mains, notamment un niveau, pensait-il. Il n'avait pas bien vu ce 
que ces gens tenaient, car il se trouvait derrière ses oncles, lesquels avaient "de suite 
compris" et leur avaient demandé de se calmer.  

Tout à coup, l'un des amis d'Z______ s'était mis à frapper X______ avec un objet, au 
niveau de la tête. Par la suite, un autre individu avait asséné des coups à Y______ avec 
un objet assez long, au niveau des côtes. Alors que Y______ s'était baissé, l'individu 
continuait à donner des coups de manière violente, sans même regarder ce qu'il faisait. 
C'était à ce moment qu'A______ avait remarqué que cet individu tapait en fait l'un de ses 
amis, sans s'en rendre compte. Ensuite, un autre homme s'était approché de Y______ avec 

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une trottinette qu'il avait lancée en direction de son oncle, comme pour le taper avec, ce 
qui avait eu pour conséquence de le faire tomber. Pendant ce temps, X______ se faisait 
également taper et se défendait en assénant des coups, étant précisé qu'il était debout et la 
tête pleine de sang. Alors que Y______ était au sol, plusieurs personnes le frappaient au 
niveau de la tête et du dos, aussi bien avec leurs poings que leurs pieds. Alors qu'A______ 
avait décidé d'aller aider son oncle, un homme - qui pouvait être Z______ - coiffé d'une 
casquette noire et tenant un couteau d'une vingtaine de centimètres s'était approché de lui. 
Par peur et pour se défendre, A______ lui avait asséné un coup de pied au niveau du 
ventre, ce qui avait eu pour résultat de lui faire lâcher le couteau. A______ avait alors 
ramassé le couteau et s'était accroupi. Comme il se faisait frapper par des gens, il avait 
mis son bras gauche devant son visage dans le but de se protéger, sans voir ce qu'il faisait, 
et, de l'autre main, il tenait le couteau devant lui, fortement, avec le bras tendu. Il avait 
agité la main dans tous les sens avec le couteau, pour repousser les gens qui le frappaient. 

En agissant de la sorte, il avait pu blesser Z______, car tout à la fin, A______ avait 
constaté du sang sur sa propre main. Il aurait très bien pu blesser un de ses oncles. Il s'était 
ensuite levé et s'était mis à courir, poursuivi par l'homme à la casquette noire, qui était 
fort probablement Z______, mais il était parvenu à le semer. Pendant sa course, A______ 
avait jeté le couteau, sans se souvenir de l'endroit exact, mais il se rappelait qu'il y avait 
des buissons. Il avait laissé ses oncles sur place et avait regagné son domicile, étant 
précisé qu'il avait eu peur pour sa sœur. Il était resté enfermé chez lui jusqu'à ce jour. Ses 
oncles étaient venus le chercher à 11h00, à leur sortie de l'hôpital, et ils s'étaient rendus 
dans un poste de gendarmerie à Genève afin de déposer plainte, avant d'être redirigés vers 
la police judiciaire. Un policier lui avait conseiller d'aller d'abord consulter un médecin, 
ce qu'il avait fait. 

Confronté aux déclarations d'Z______ faisant état du fait que Y______ avait frappé 
W______ au visage avec un niveau de bricolage, A______ a affirmé que cela n'était pas 
vrai. Ses oncles et lui n'avaient rien sur eux, tandis que dans le clan opposé, deux individus 
avaient des objets allongés, un avait un couteau et un autre une trottinette. C'étaient 
d'ailleurs eux qui les avaient frappés en premier. En relation avec le fait qu'Z______ disait 
avoir reçu cinq coups de couteau dans le dos pendant qu'il maîtrisait Y______, il a indiqué 
que cela n'était pas possible. Il était sûr que lorsque lui-même se défendait, étant accroupi 
en tenant le couteau, c'était lui [Z______] qui était venu vers lui. Cela s'était passé très 
vite, la bagarre n'avait même pas duré cinq minutes et A______ était parti en laissant ses 
oncles. Alors que la police lui faisait remarquer que la manière dont il avait agité le 
couteau pour se protéger aurait plutôt causé des estafilades et non un coup en profondeur, 
il a maintenu qu'il avait agité son bras devant lui "dans tous les sens imaginables" et qu'il 
n'avait pas fait attention à ce qu'il faisait. Après avoir demandé si Z______ était hors de 
danger et appris que tel était le cas, il avait précisé que son but n'était vraiment pas de tuer 
quelqu'un, ni de faire du mal à qui que ce soit. A la police qui lui demandait s'il était 
certain d'être celui qui avait blessé Z______, il avait répondu en ces termes: "Ben c'est 
moi qui ai ramassé le couteau, donc je pense que oui". Il ne se souvenait cependant pas 
d'avoir donné plusieurs coups de couteau dans le dos d'Z_______. 

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A la présentation par la police de la photographie d'un couteau, il a indiqué que c'était 
peut-être celui qu'il avait ramassé au cours de l'altercation, car il y avait une ressemblance, 
mais sans en être certain.  

Premières déclarations des protagonistes devant les autorités judiciaires  

Y______ 

f.a.a. Devant le Ministère public le 2 septembre 2020, Y______ a affirmé avoir tout de 
suite appelé la police avec son frère et s'être rendus ensemble, le soir-même, au poste de 
police des Pâquis, où il leur avait été dit d'aller aux urgences, vu le grave état de son frère. 
Le lendemain, une fois son frère sorti de l'hôpital, ils étaient allés chercher leur neveu et 
s'étaient rendus au poste de la douane de Thônex. Ils avaient essayé de déposer plainte, 
mais en vain. Ils étaient finalement venus au Vieil Hôtel de Police, comme cela leur avait 
été indiqué. Pour sa part, il aurait souhaité que cette affaire soit réglée par la police, car 
cela faisait trop longtemps que sa sœur et sa nièce avaient déposé plainte en France et en 
Suisse. Les choses avaient pris trop d'ampleur et les menaces étaient trop importantes, 
sans compter la tentative d'enlèvement de B______ par Z______ cet été au bord du lac. 

f.a.b. Entendu par le Tribunal des mesures de contrainte le 4 septembre 2020, Y______ 
a déclaré, à l'évocation de la victime qui avait perdu un œil et des dires d'un protagoniste 
le désignant comme en étant le responsable, que ce n'était pas avec une taloche ou un 
niveau à bulles qu'il avait pu causer ces lésions. L'intéressé avait essayé de le taper et lui, 
il avait esquivé. 

X______ 

f.b. Devant le Ministère public le 2 septembre 2020, X______ a confirmé ses 
déclarations à la police de la veille et a rappelé qu'ils s'étaient rendus à la police d'eux-
mêmes, à Moillesulaz. Sur place, les policiers avaient téléphoné au Vieil Hôtel de Police. 
Ils y étaient allés, puis avaient été entendus. Il a aussi précisé que c'était Z______ qui lui 
avait dit de venir aux Charmilles. Avant cela, lorsqu'ils s'étaient parlés au téléphone, 
Z______ lui avait dit qu'il voulait le voir pour parler des problèmes et les arranger. Pour 
sa part, il n'avait pas pu parler avant de recevoir le premier coup. 

Z______ 

f.c.a. Devant le Ministère public le 2 septembre 2020, alors qu'il était informé de la 
demande de mise en détention provisoire le visant, Z______ a fait valoir le caractère 
injuste de cette situation, en rappelant qu'il avait subi cinq coups de couteau dans le dos. 
Revenant sur le déroulement des faits, il a indiqué qu'il y avait six ou sept personnes qui 
l'avaient agressé. Parmi elles, trois étaient kosovares et deux étaient noires. Il ne savait 
pas comment décrire la dernière. W______ avait juste tendu la main pour saluer et il avait 
reçu un coup au visage avec une barre en fer. Lorsqu'Z______ avait vu qu'une personne 
avait frappé W______, il avait eu peur pour sa propre vie et avait également frappé, mais 

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pas de manière forte, pour éloigner l'agresseur de son ami. Ils s'étaient retrouvés par terre 
et c'était lorsqu'il était au sol qu'il avait reçu les coups de couteau.    

f.c.b. Entendu par le Tribunal des mesures de contrainte le 4 septembre 2020, Z______ 
a expliqué qu'il avait accepté la rupture avec B______, même s'il ne l'avait jamais 
souhaitée. En revanche, il ne pouvait pas accepter sa trahison, soit son infidélité. S'il 
voulait rencontrer les membres de sa famille, c'était parce que selon la tradition albanaise, 
en cas de fiançailles suivies de séparation, la famille était impliquée. Il voulait leur 
expliquer les raisons de la séparation, afin que chacun poursuive sa route de son côté. 
S'agissant des faits, lorsque W______ avait tendu la main, Y______ l'avait 
immédiatement frappé avec un niveau en métal. Pour sa part, il voulait juste les séparer. 
S'il avait asséné un coup de poing, c'était parce qu'il voulait protéger W______ au niveau 
de l'œil et aussi se protéger lui-même. Il ne portait aucune arme sur lui. Si cela avait été 
le cas, "les autres" auraient eu les mêmes lésions qu'eux. Il était tombé par terre avec 
Y______ et il avait reçu les coups de couteau par derrière. Il n'arrivait plus à respirer et 
avait pensé qu'il allait mourir. Il n'avait pas voulu faire de mal à qui que ce soit et ne 
comprenait pas ce qu'il faisait en prison. 

W______ 

f.d. Devant le Ministère public le 2 septembre 2020, W______ a confirmé ses 
déclarations faites la veille auprès de la police. Il a précisé que s'il n'avait pas vu grand-
chose, c'était parce qu'il était couvert par son sang. Il s'était fait frapper ainsi que tenu par 
les poignets et par les pieds par plusieurs personnes. Il ne les avait jamais vues auparavant. 
On lui avait aussi volé les objets qu'il avait dans ses poches. S'il s'était rendu aux 
Charmilles avec Z______, c'était pour prendre un café et éclaircir le problème que celui-
ci avait "avec sa femme" dont il était séparé, étant précisé qu'il ignorait la nature de ce 
problème et qu'il avait appris leur séparation le jour-même. En relation avec son état de 
santé, il a indiqué que les médecins lui avaient dit qu'il avait perdu son œil gauche. Il avait 
aussi perdu beaucoup de dents, avait le nez, la mâchoire et le front cassés ainsi qu'une 
lésion à la lèvre. Il avait subi une commotion cérébrale et avait des douleurs au coude 
ainsi qu'à la jambe. Une opération était prévue le vendredi à venir.  

A______ 

f.e. Le 2 septembre 2020, A______ a comparu devant le Tribunal des mineurs. Il a 
confirmé ses déclarations faites à la police et a reconnu partiellement les faits reprochés. 
Il a maintenu que depuis un mois et demi ou deux mois, Z______ menaçait sa sœur aînée. 
L'avant-veille, son oncle X______ lui avait dit qu'Z______ voulait qu'il se rende à Genève 
pour parler dans un café. X______ était ensuite parti avec Y______. En ce qui le 
concerne, il avait attendu un peu, puis avait appelé X______ pour savoir où il se trouvait. 
S'il avait souhaité accompagner son oncle, c'était parce qu'il se sentait concerné vu que sa 
sœur était menacée et qu'il pensait pouvoir discuter calmement et dire à Z______ que cela 
suffisait. Ils n'avaient pas l'intention de lui faire peur, de le menacer et de le frapper. Lors 

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de l'appel avec son oncle, A______ avait exprimé son souhait de venir parler à Z______ 
et son oncle lui avait dit de venir. Une fois arrivé sur place, il avait vu ses deux oncles qui 
étaient seuls et les mains vides. Il n'avait pas vu la balayette et la taloche de Y______, 
supposant qu'il les avait peut-être cachées. Pour sa part, il n'avait pas pensé que la 
conversation pouvait mal tourner.  

D'un coup, ils avaient vu arriver Z______ dans un groupe de sept ou huit individus, étant 
précisé que lui-même ne connaissait personne à part Z______. Les deux-trois individus 
qui étaient à l'avant du groupe avaient commencé à s'énerver, ouvrant les bras et les levant 
un peu avec les poings fermés. Deux personnes avaient dans les mains des objets en fer, 
d'une grandeur d'environ 70 cm. Une personne tenait une trottinette ouverte devant elle. 
Tout à coup, X______ avait été frappé à la tête avec l'un de ces objets métalliques. 
L'auteur de cet acte n'était pas Z______, mais un ami de celui-ci. Deux ou trois autres 
individus s'étaient jetés sur X______ et d'autres sur Y______, lequel était tombé, ayant 
été fauché par une trottinette. Y______ s'était retrouvé avec quelqu'un sur lui qui le 
frappait, tandis qu'un autre individu lui assénait des coups de pied sur la tête et sur le dos. 
Désireux de l'aider, A______ s'était dirigé vers l'agresseur qui donnait des coups de pied. 
Un individu porteur d'une casquette noire était venu vers A______, avec un couteau à la 
main, étant précisé que ce dernier n'était pas capable de dire s'il s'agissait ou non 
d'Z______. Par peur, A______ l'avait frappé d'un coup de pied dans le ventre, de sorte 
que son opposant avait jeté son couteau par terre. A______ avait ramassé ce couteau, puis 
avait reçu des coups dans le visage et dans le dos de la part des personnes munies, 
respectivement, de la trottinette et de la casquette noire. Il avait alors essayé de les 
éloigner et avait fait des gestes avec le couteau, avant de se rendre compte qu'il avait une 
main ensanglantée. Il avait alors fui en laissant ses oncles sur place et avait jeté le couteau 
dans sa fuite. Il voulait s'assurer que sa famille allait bien, pensant qu'Z______ allait tuer 
sa sœur.  

A la Juge qui évoquait la disproportion entre les blessures subies par le groupe adverse et 
celles subies par ses oncles et lui, alors qu'eux-mêmes étaient prétendument non armés et 
en nombre inférieur, A______ a expliqué qu'avant de tomber au sol, Y______ avait reçu 
des coups de deux ou trois personnes et s'était baissé. A ce moment-là, un des agresseurs, 
qui avait l'objet métallique à la main, avait frappé un de ses propres amis. Il avait 
probablement voulu frapper Y______, mais son coup avait atterri sur l'un de ses amis qui 
était debout. Pour sa part, A______ n'avait fait qu'agiter son couteau devant lui et il n'avait 
pas planté le couteau. Il était arrivé à la maison vers minuit, minuit et demi. Il avait peu 
dormi. Le lendemain matin, ses deux oncles étaient venus chez lui et ils n'avaient pas 
parlé de ce qu'il s'était passé après son départ. Il n'avait pas posé de questions. Lors des 
faits, ils n'étaient que trois et lui-même n'avait pas vu un objet dans les mains de l'un de 
ses oncles. 

Après la suspension de l'audience sollicitée par son avocate, A______ a déclaré qu'il 
souhaitait revenir sur certaines de ses déclarations. Il avait appris de X______ 
qu'Z______ avait proposé à celui-ci de se battre, avait insulté sa sœur et avait menacé de 

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mort X______ et son enfant. Comme X______ savait comment les choses allaient se 
passer, il n'était pas venu chercher A______, mais celui-ci avait rejoint ses oncles sur 
place. Y______ tenait des outils de menuiserie dans sa main, mais X______ n'avait rien.  

Les membres de l'autre groupe les avait frappés en premier, étant précisé qu'il n'avait pas 
vu de coups assénés avec les barres de fer et la trottinette. Y______ avait reçu les premiers 
coups, étant précisé qu'il en avait aussi donnés, mais A______ ignorait s'il avait utilisé 
ses outils. Lui-même avait reçu des coups lorsqu'il avait voulu aider Y______. Lorsque 
celui qui portait un couteau était venu à sa rencontre et l'avait menacé, A______ s'était 
enfui. Il n'avait pas fait tomber le couteau et ne l'avait jamais utilisé.  

Il avait dit "cela" en pensant à ses oncles qui venaient d'avoir des enfants. En revanche, 
avec ses oncles, ils ne s'étaient pas mis d'accord avant de se rendre à la police. Il avait 
simplement demandé à X______ comment il s'était blessé à la tête, n'étant pas là quand 
cela s'était passé, contrairement à ce qu'il avait précédemment affirmé. Son oncle lui avait 
répondu qu'Z______ et son cousin avaient été grièvement blessés et que lui-même avait 
reçu un coup sur la tête.  

Le lendemain, X______ avait dit qu'il avait du sang sur ses habits et qu'il avait pris ainsi 
que donné des coups. X______ et Y______ n'avaient pas parlé de couteau. Jusqu'à la 
veille de cette audience, A______ ignorait qu'Z______ avait été blessé par des coups de 
couteau, ajoutant ce qui suit: "Je vous jure que je ne sais pas qui a blessé Z______ au 
couteau". Il maintenait que lui-même et X______ n'avaient pas d'arme. A la Juge qui lui 
demandait encore s'il n'avait pas convenu avec ses oncles d'assumer le coup de couteau 
pour les protéger, il a répondu par la négative, répétant n'avoir appris que la veille que le 
couteau avait été utilisé.  

Après les faits, une personne avait envoyé à sa sœur une photographie de leur maison en 
disant qu'il savait où ils habitaient. Il pensait que le message émanait de l'oncle d'Z______ 
habitant à ______.  

Autres déclarations recueillies par la police 

B______ 

g.a. Entendue par la police en qualité de témoin le 14 septembre 2020, B______ a 
indiqué avoir été en couple avec Z______ de fin 2017 à juin ou juillet 2020. Elle avait 
décidé de rompre suite à une infidélité de son fiancé, mais celui-ci avait refusé d'accepter 
cette rupture. Le 10 août 2020, alors qu'elle était avec sa famille, au quai du Mont-Blanc 
pour la fête foraine, Z______ était "sorti de nulle part et voulait [lui] parler". Au lieu 
d'une discussion, il l'avait insultée, menacée de la découper avec un couteau et avait tenté 
de l'emmener avec lui. Sa famille étant intervenue et il était parti. Un soir de juillet 2020, 
il l'avait violée dans une chambre d'hôtel à Genève et l'avait empêchée de sortir jusqu'au 
lendemain matin. Elle avait déposé plainte pénale en raison de ces faits courant août 2020, 
sans en parler à sa famille, mais sa mère était présente le jour du dépôt de plainte. Elle ne 
savait pas si ses oncles avaient été mis au courant de cette plainte, mais sa mère avait 

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sûrement dû leur dire. Pendant cette période, Z______ lui envoyait ainsi qu'à sa famille 
(sa mère, sa sœur, sa tante, le mari de sa tante) des messages de menaces de mort, il la 
suivait et il avait même tenté de contacter sa famille restée au Kosovo. X______ 
s'entendait bien avec Z______, raison pour laquelle elle ne pensait pas qu'il avait voulu 
lui demander des comptes. Lorsque X______ et elle avaient discuté de sa séparation avec 
Z______, son oncle avait pris la défense de ce dernier, étant toutefois précisé qu'il ignorait 
toute l'histoire et les menaces proférées. En définitive, elle ne pensait pas que X______ 
était au courant pour le viol. 

Le 31 août 2020, elle ignorait que son frère et ses oncles avaient rendez-vous avec 
Z______. Dès 22h30, elle avait reçu des messages de menaces d'une personne inconnue, 
étant précisé qu'elle avait déposé une main-courante à Annemasse le 3 septembre 2020 
en lien avec ces menaces qui avaient cessé le 2 septembre 2020. En rentrant vers minuit, 
son frère, qui avait alors le visage tuméfié et qui tremblait, l'avait informée qu'Z______ 
avait contacté X______ pour lui donner un rendez-vous "pour soi-disant discuter de la 
situation". Son frère et ses oncles s'y étaient rendus les trois. Ils étaient tombés sur 
Z______ et six ou sept autres personnes. Demandant à son frère s'il s'était battu, celui-ci 
avait répondu que ce qu'il s'était passé était grave, qu'ils s'étaient fait surprendre et qu'ils 
étaient aculés. Quand sa mère avait questionné son frère, il s'était contenté de répondre 
qu'il ne savait rien. Ils avaient essayé d'appeler ses oncles, en vain. A sa connaissance, ni 
son frère ni ses oncles ne s'étaient munis d'objets ou d'armes pour se rendre au rendez-
vous. Le jour en question, son frère n'avait pas de couteau. C'était un "garçon sans 
histoire". Elle ne pensait pas que ses oncles aient pu demander à son frère d'assumer les 
coups de couteau assénés. Pour sa part, elle ignorait qu'Z______ avait reçu cinq coups de 
couteau dans le dos et elle espérait qu'il allait bien. 

C______ 

g.b. Entendue par la police le 14 septembre 2020, en qualité de témoin, C______ a 
déclaré que sa fille, B______, et Z______ étaient restés ensemble durant trois ans et qu'ils 
s'étaient fiancés. Dans le courant de l'année 2020, sa fille avait découvert que son fiancé 
la trompait, mais n’avait pas pris de décision pour autant. C______ ignorait comment le 
couple avait mis un terme à leur relation. Environ cinq semaines avant les évènements du 
31 août 2020, les premières menaces d’Z______ visant sa fille ainsi que leur famille 
avaient débuté et il avait déclaré qu'il allait tous les "exterminer". Elle estimait avoir reçu 
des milliers d'appels de menaces de mort, et avait peur de décrocher. Le 29 août 2020, 
Z______ avait appelé sa fille pour lui intimer de venir à un rendez-vous fixé devant un 
restaurant d'Annemasse, en lui disant que si elle ne venait pas immédiatement, il allait 
venir avec toute sa bande pour leur faire du mal. C______ et ses enfants avaient eu très 
peur, avaient fermé les fenêtres et portes de leur appartement et étaient restés enfermés, 
étant précisé que B______ ne s’était pas rendue au rendez-vous. Hormis C______ et ses 
enfants, personne n’était au courant de ce climat de menace. Elle n’avait pas osé mettre 
au courant ses frères soit X_____ et Y______, de peur de créer davantage d’hostilités, 
mais il était toutefois possible que ses enfants aient mis leurs oncles au courant de cette 

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 P/15930/2020   

situation. Par la suite, elle avait appris qu’ils en avaient connaissance, sans qu’elle sache 
qui les avait informés. 

S'agissant des faits du 31 août 2020, elle ignorait de quelle manière le rendez-vous avait 
été fixé. Le soir, elle avait remarqué qu’un œil de son fils était complètement enflé, à tel 
point que son visage était déformé. Son fils lui avait relaté qu’Z______ l'avait appelé ainsi 
que X_____ et Y______ afin de discuter et de tenter de convaincre B______ de retourner 
avec lui. Son fils lui avait expliqué qu'il s'agissait en réalité d'un "guet-apens" organisé 
par Z______, car une fois arrivés sur place, ils avaient été confrontés à sept ou huit 
individus encagoulés et armés de divers objets, dont des barres en métal, des bâtons en 
bois, des trottinettes et des couteaux. Son fils ne lui avait pas dit qu'il était sur place avec 
Y_____ et X______ et elle l’avait su lorsqu’elle était venue contresigner sa déclaration à 
la police, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2020. Le jour des faits, son fils n'avait pas de 
couteau sur lui et elle n'avait d'ailleurs jamais vu de couteau sur lui auparavant ou dans sa 
chambre. De plus, il ne lui avait jamais dit qu’il avait utilisé un couteau le soir de 
l’agression. Quant à ses frères, elle était certaine qu'ils n'étaient porteurs d’aucune arme. 
Selon elle, son fils s’était rendu seul et de sa propre initiative à la police, sans que ses 
oncles n’interviennent auprès de lui. A la police qui lui demandait si ses frères soit 
X______ et Y______ avaient suggéré à son fils, au vu de son jeune âge, d’assumer les 
coups de couteau assénés à son antagoniste, elle a déclaré « non, jamais ».  

Les messages de menaces n'avaient jamais cessé et quelques jours après le 31 août 2020, 
sa fille avait reçu un message contenant une photographie de leur domicile indiquant 
qu'ils savaient où ils habitaient et qu'ils seraient trente à venir les tuer. Suite à ce message, 
le 3 septembre 2020, sa fille avait déposé une main-courante. Depuis lors, sa fille avait 
reçu d'autres messages de menaces. Aujourd'hui encore, elle avait peur.   

F______ 

g.c. Entendu par la police le 13 octobre 2020 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, F______a déclaré être le détenteur du numéro de téléphone +41 
2______ et être l'oncle d’Z______. Il savait que son neveu et B______ étaient fiancés 
depuis cinq ans. Au mois d'août 2020, son neveu l'avait informé qu'il avait la preuve de 
la tromperie de sa fiancée et qu'il souhaitait mettre un terme à cette relation. F______lui 
avait conseillé d'en discuter avec le père et/ou l'oncle de B______. Le 31 août 2020, son 
neveu lui avait fait part qu'une discussion allait avoir lieu avec B______, la mère de celle-
ci et un de ses oncles afin de trouver un arrangement pour mettre un terme à leur histoire. 
Peu avant 21h00, le même jour, il avait reçu un appel téléphonique d’Z______ qui lui 
indiquait être tombé dans un piège tendu par sa belle-famille et avoir été confronté 
physiquement à une dizaine de personnes, dont X______, Y______ et A______ ainsi que 
des personnes de couleur noire et d'origine arabe qu’il n’avait jamais vues. Z______ lui 
avait dit avoir reçu des coups de couteau dans le dos, de sorte que F______lui avait 
conseillé d’appeler les secours, le temps qu’il arrive vers lui. A son arrivée, son neveu 
avait déjà été pris en charge par des médecins des HUG. 

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De plus, le frère de F______, qui est le père d’Z______ et qui se trouvait au Kosovo, 
l’avait contacté pour lui dire qu'il avait été menacé par le père et le grand-père de 
B______, lesquels l'avait averti que si Z______ retournait au Kosovo, il était un homme 
mort.  

F______n'avait pas participé à la rixe. En revanche, il avait envoyé des messages à 
X______ les 31 août et 1er septembre 2020, étant très en colère contre cette famille et plus 
précisément contre les deux oncles qu’il savait coupables d'avoir piégé son neveu, sans 
hésiter à lui asséner des coups de couteau. Il n'avait jamais mis ses menaces à exécution 
et ne le ferait jamais. Il ignorait si D______ avait ou non participé à cette rixe, mais à sa 
connaissance, celui-ci n’était pas du genre à se mêler de ce genre de problèmes. 

V______ 

g.d. Entendu par la police le 21 octobre 2020 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, V______ a déclaré être le détenteur du numéro de téléphone +41 
3______. Z______ venait du même village que lui au Kosovo, mais il n’appartenait pas 
à sa famille. Confronté au fait que le 31 août 2020 entre 18h09 et 20h22, soit peu avant 
les événements, Z______ lui avait adressé cinq messages, il a admis les avoir reçus, mais 
n’était pas sûr d’y avoir répondu. Ce jour-là, il avait rendez-vous chez le médecin et s'y 
rendait en trottinette, suite à un petit accident survenu quelques jours auparavant – soit 
une piqure d'insecte qui s'était infectée – qui avait blessé sa main gauche. Le médecin lui 
avait fait un bandage en attachant deux de ses doigts de la main gauche ensemble. A la 
sortie de son rendez-vous, vers 20h00, il avait appelé Z______ qui lui avait dit que la 
famille de sa fiancée allait venir pour discuter et arranger la situation ce soir-là. Peu de 
temps avant le jour en question, Z______ lui avait demandé de l’accompagner pour avoir 
cette discussion, mais V______ ne savait pas exactement quel jour cela aurait lieu. Le 
soir des faits, Z______ lui avait demandé de venir à la rue de Lyon pour aller boire un 
café dans un restaurant. Peu après la station-service COOP, il avait vu Z______ qui était 
accompagné d’W______ et ensemble, ils avaient commencé à marcher en direction de 
l’aéroport, en évoquant la manière d’aborder les problèmes d’Z______ et de sa fiancée. 
V______ avait dit que lui-même pouvait rentrer, considérant qu’W______ pouvait aider 
Z______ à s’exprimer. Au croisement avec la route des Franchises, Z______ avait reçu 
un appel d’un interlocuteur qu’il n’avait pas identifié.  A un moment donné, Z______ et 
W______ étaient revenus en arrière, en direction de la ville et, près d’une sortie de 
chantier, des gens étaient apparus. Pour sa part, il était sur sa trottinette et circulait en 
direction de son domicile. Alors qu'il se trouvait à environ cinq mètres, il avait vu 
W______ saluer et vouloir serrer la main d'un individu, puis une bagarre avait débuté. 
Face à Z______ et W______, il y avait plus de huit personnes, qu’il ne connaissait pas, 
parmi lesquelles au moins deux ne venaient pas du Kosovo. Il y avait une personne de 
type africain et une personne d'origine arabe ou turque. Toutes ces personnes avaient 
« l’air préparées » et avaient toutes quelque chose dans leurs mains, sans qu’il puisse 
voir exactement ce dont il s’agissait.  

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Une fois la bagarre commencée, une personne à côté d'une barrière, vêtue d'une veste en 
cuir, lui avait asséné un coup, avec un bout de bois, dans le dos, au niveau de son épaule 
gauche. Comme il avait sa trottinette, il était directement reparti en arrière, en direction 
de l'aéroport, et était allé de l’autre côté du trottoir. Il ne s’était pas bagarré et n’avait pas 
vu ce qu’il s’était passé pendant la bagarre, étant précisé qu’étant de l'autre côté de la 
route et vu la présence d’un bus, il ne pouvait pas voir ce qu’il se passait. Par la suite, 
Z______ l'avait rejoint et ils étaient partis en direction de son domicile [à lui V______]. 
Alors qu'il n'avait pas remarqué qu’Z______ était blessé, celui-ci avait fini par lui dire 
qu'il avait reçu des coups de couteau dans le dos, qu'il n'arrivait pas à courir et qu’il avait 
froid. Après avoir conseillé à Z______ de se rendre à l'hôpital, leurs chemins s'étaient 
séparés et V______ était rentré chez lui. Peu après, il avait cherché à appeler Z______, 
mais celui-ci ne lui avait pas répondu. 

Il ignorait la raison de la bagarre et avait pensé qu’ils allaient juste boire un café « pour 
qu’ils s’arrangent entre fiancés ». Il n'avait jamais entendu dire qu’Z______ ou W______ 
avaient participé à des bagarres. Pour sa part, il lui était arrivé de se retrouver au milieu 
d’une bagarre, mais il n’en n’avait jamais provoquée. En tant qu'agent de sécurité, il lui 
était arrivé de séparer des personnes qui se bagarraient. 

A la suite de l'audience, le conseil de V______ a remis à la police un certificat médical 
du Dr L______ du 31 août 2020 - duquel il ressort que l'intéressé était en incapacité de 
travail dès le 17 août 2020 jusqu'au 13 septembre 2020 - ainsi qu'une ordonnance du 
même médecin du 31 août 2020. Une photographie montrant une main bandée a 
également été fournie. 

g.e.a. Dans le prolongement des éléments mis en évidence par l'examen de la téléphonie 
(cf. infra h.a ss), la police a procédé à l’audition de plusieurs personnes susceptibles d’être 
liées aux événements du 31 août 2020. 

M______ 

g.e.b. Entendue par la police le 24 mars 2021 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, M______ a expliqué ne pas être l'utilisatrice du raccordement 
téléphonique +41 4______. C'était, en réalité, son mari, N______, qui l'utilisait au 
quotidien. Selon ce qu'elle savait, Y______ était un ancien collègue de travail de son mari 
qui était impliqué dans une agression survenue l'été précédent. Les cinq contacts du 31 
août 2020 entre le raccordement téléphonique précité et celui de Y______ présentaient, à 
son avis, un caractère professionnel et n'étaient pas en lien avec l'agression. Ni elle, ni 
son mari n'étaient impliqués dans celle-ci. 

O______ 

g.e.c. Entendu par la police le 24 mars 2021 en qualité de personne appelée à donner des 
renseignements, O______ a déclaré utiliser le numéro +41 5______. Il n'avait rien à voir 
avec les faits du 31 août 2020. Le 1er ou 2 septembre 2020, entre 19h00 et 21h00, il avait 

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 P/15930/2020   

été contacté par "YA______", à savoir Y______, qui lui avait demandé de se rendre à 
l'hôtel de police sis boulevard Carl-Vogt, où il se trouvait, pour prendre les clés de sa 
voiture, laquelle était mal garée. Y______ lui avait expliqué qu'il s'était bagarré avec le 
copain de sa nièce et qu'il avait été obligé de se défendre, car c'était la partie adverse qui 
avait commencé en premier à se battre. Le lendemain, O______ avait récupéré les clés de 
voiture et ramené le véhicule chez lui avant de le déposer au domicile privé de Y______, 
en France. Depuis cette date, il avait revu Y______ à deux ou trois reprises dans le cadre 
familial. Après sa sortie de prison, Y______ lui avait dit que, lors de la rixe, ils étaient 
trois, dont X______, contre au moins huit individus en face d'eux. A aucun moment, 
Y______ ne lui avait parlé d'éventuelles armes ou ne lui avait cité des noms d'individus. 

P______ 

g.e.d. Entendue par la police le 25 mars 2021 en qualité de personne appelée à donner 
des renseignements, P______ a expliqué utiliser le numéro de téléphone +41 6_____ qui 
était au nom de son mari, Q______. Celui-ci utilisait, avant janvier 2021, le numéro +41 
7______ enregistré à son nom à elle. Le jour de l'agression ou peut-être le lendemain, 
Y______, un cousin de Q______, avait téléphoné à ce dernier, sur le numéro +41 
7______, pour l'informer qu'il se trouvait à la police suite à une bagarre et qu'il avait 
besoin qu'une personne vienne récupérer les clés de sa voiture qui était mal garée. Par la 
suite, après un appel avec la mère de son mari, elle avait appris que la famille proche des 
frères X______ et Y______ craignait d'éventuelles représailles. S'agissant des six 
contacts, le 31 août 2020, entre Y______ et le numéro +41 7______, elle n'était pas en 
mesure de fournir des explications. Le soir où Y______ avait contacté Q______, elle-
même était chez sa mère, avec sa fillette. A son retour à la maison, son mari n'était pas 
blessé. Selon ses souvenirs, son mari, qui ne possédait pas le permis de conduire, avait dû 
appeler O______ pour se rendre à la police afin de récupérer le véhicule de Y______. A 
la question de savoir si Q______ avait assisté ou participé à la rixe en question, elle a 
répondu par la négative.  

Q______ 

g.e.e. Entendu par la police le 27 avril 2021 en qualité de personne appelée à donner des 
renseignements, Q______ a déclaré utiliser le numéro +41 8______ depuis quatre ou cinq 
mois. Il était le détenteur du numéro +41 7______et l'utilisait encore, même s'il avait 
résilié l'abonnement. Le 31 août 2020, vers 19h30-20h00, X______ l'avait appelé afin de 
l'informer qu'il venait à Genève pour discuter avec le mari de sa nièce, en compagnie de 
Y______, étant précisé qu'il n'avait pas fait allusion à d'autres personnes. X______ 
souhaitait venir prendre le café chez Q______ après la rencontre. Finalement, X______ 
n'était jamais venu. Celui-ci, qui était une personne calme, lui avait simplement dit qu'il 
venait à Genève pour discuter et n'avait rien dit au sujet d'armes. Confronté aux six 
contacts, le 31 août 2020, entre 20h57 et 22h09, entre Y______ et le raccordement +41 
7______, Q______ a indiqué ne pas penser avoir communiqué à six reprises pendans ce 
laps de temps. En revanche, à une reprise, Y______ l'avait appelé pour l'informer que 

- 27 -  

 P/15930/2020   

X______ était blessé à la tête et allait mal suite à une bagarre. Le 1er septembre 2020, 
Y______ l'avait appelé afin de lui demander de venir récupérer son véhicule qui était garé 
à proximité du poste de police, ce à quoi il avait répondu par la négative. O______ avait 
été contacté par les frères X_____ et Y_____ en lien avec la voiture. Depuis la sortie de 
prison de ses cousins, il n'avait pas cherché à les rencontrer, car il ne voulait pas être mêlé 
à leurs problèmes. 

Eléments issus de la téléphonie  

En ce qui concerne X______ 

h.a.a. A teneur du rapport de renseignements du 6 octobre 2020, il ressort de l'extraction 
des données du téléphone portable de X______ les échanges suivants : 

Conversation Viber entre Y______ et X______ des 31 août 2020 et 1er septembre 2020: 

16h29 : A quelle heure tu dois aller là-bas ? Il t'attend à Genève ? (Y______) 

17h34 :  Non. L'hôtel se trouve à Annemasse (X______) 

09h53 :  Tu veux venir ? (Y______) 

Messages Whatsapp envoyés par F______à X______ les 31 août 2020 et 1er septembre 
2020: 

21h40: Tu vas bien ? 

22h03: Bonsoir X______, je suis l'oncle d'Z______. Ecoute-moi bien. Ton frère doit se taire 

sur ce qu'il a fait ce soir. Je vais venir en France et brûler vos enfants. Je sais où vous 

habitez. Je viendrai vous baiser un à un. 

22h10: Réponds !  

22h10: Je vais vous baiser.  

22h10: Demain, je serai là-bas avec 20 personnes.  

00h35: Tu as des enfants ? Je viendrai les baiser. 

 

h.a.b. Le raccordement téléphonique n°+33 9______ dont X______ est titulaire a fait 
l'objet d'une surveillance rétroactive pour la période du 28 août 2020 au 3 septembre 2020. 
Il ressort notamment du rapport de renseignements du 27 septembre 2021 que: 

- le 31 août 2020, X______ a été appelé par le titulaire du raccordement n°+41 
10______ identifié comme étant Z______, à 20h38, 20h39 et deux fois à 20h42; 

- le 31 août 2020, X______ a eu de nombreux échanges avec le numéro + 33 11______, 
dont le titulaire est demeuré inconnu, notamment à 20h14, 20h16, 20h33, 20h34 et 
20h59, soit avant et après les événements de la rue de Lyon, dont l'heure est estimée 
par la police à 20h44; 

- le 31 août 2020, entre 20h14 et 20h59, X______ a actionné l'antenne téléphonique 
située rue de Lyon 114/rue de Bourgogne 23; 

- 28 -  

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- le 1er septembre 2020, X______ a été en contact avec Y______, P______ ainsi qu'avec 
d'autres raccordements téléphoniques dont les détenteurs n'ont pas été identifiés. 

En ce qui concerne Y______ 

h.b.a. A teneur du rapport de renseignements du 16 décembre 2020, il ressort de 
l'extraction des données du téléphone portable de Y______ les échanges suivants: 

Messages Whatsapp envoyés par B______ le 31 août 2020: 

19h54: Oncle YA______.  

 Fais attention, car il est "Presnjak", il pourrait mettre quelqu'un.  

 [selon la note de la traductrice, "Presnjak" peut parfois désigner un Croate] 

 A enregistrer.  

 Et l'envoyer à la police pour dire "Voilà, ce sont eux qui m'ont frappé en premier" 

(B______). 

 

Conversation Viber entre Y______ et B______ des 31 août 2020 et 1er septembre 2020: 

20h30:  Vérifie, écoute, s'il y a quelqu'un qui arrive (Y______) 

 Ok. (B______) 

 N'ouvrez à personne sans savoir de qui il s'agit. (Y______)  

 Pour l'instant, il n'y a personne. Je suis en train de regarder. Oncle. Regarde. Ce 

qu'K______ t'a envoyé. (B______) 

 Ne m'envoie plus rien. (Y______) 

 Ok. (B______) 

 Au téléphone. Nous parlerons lorsque je rentrerai. (Y______) 

 Mais, ils sont en train de menacer. (B______) 

 Alors, vas-y ! Pousse-le à parler le plus possible. Dis à K______ de le pousser à parler 

le plus possible. (Y______) 

00h21:  Dis à A______ qu'il n'y a rien à dire. Il me cherche au téléphone. Il me cherche. Il me 

cherche. (Y______) 

 Ok. Il est allé se coucher. Il n'est avec personne. A______ dit "voici mon numéro car je 

l'ai changé". (B______) 

 Depuis quand tu t'es brouillée avec lui ? Comme quoi, il t'a menti mais tu n'as pas osé 

dire pour ne pas inquiéter ta famille. (Y______) 

 Oui. C'est ce que je lui ai dit. Et qu'il m'a menacée avec un couteau à Genève. Moi. 

(B______) 

 Depuis quand tu t'es brouillée avec cette merde ? (Y______) 

 Depuis le mois de juillet. Celui-ci est son jeune oncle. Est-ce que l'oncle X______ va 

bien? Oncle appelle-moi ! Car je veux te demander quelque chose. (B______) 

 

Le 1er septembre 2020, Y______ a écrit au détenteur du raccordement kosovar 
+3812______ : "Ne va nulle part aujourd'hui et demain, car nous nous sommes battus 

- 29 -  

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avec quelqu'un", "Prends un objet et pose-le à la porte" et "Si jamais (mot manquant) te 
demande si tu t'appelles "______", dis non". 

L'examen du journal des appels de Y______ permet notamment de constater que: 

- le 31 août 2020, à 18h48 et 18h57, il a été en contact avec X______;  
- le 31 août 2020, à 18h50, 22h33, 23h05 et 23h06, puis le 1er septembre 2020 de 00h50 

à 01h18, il a été en contact avec B______; 
- le 31 août 2020, à 18h51, 19h00, 21h20, 22h00, 22h50, 22h52 et 22h54, il a eu des 

contacts avec un dénommé "______"; 
- le 31 août 2020, à 20h57, 21h02, 21h09, 21h10, 22h08 et 22h09, il a été en contact 

avec le raccordement +41 7______, dont la détentrice a été identifiée comme étant 
P______; 

- le 31 août 2020, à 21h23, il a contacté le raccordement français +33 13______, dont 
le titulaire a ultérieurement été identifié comme étant R______ (cf. D-347, rapport de 
renseignements du 27 septembre 2021); 

- le 1er septembre 2020, de 00h50 à 01h18, il a continué à être en contact avec B______, 
A______ et X______; 

- par la suite, toujours le 1er septembre 2020, il a notamment été en contact avec 
B______, X______, C______ et O______. 

h.b.b. Le raccordement téléphonique n°+ 33 14______ dont Y______ est titulaire a fait 
l'objet d'une surveillance rétroactive pour la période du 28 août 2020 au 3 septembre 2020. 
Il ressort notamment du rapport de renseignements du 27 septembre 2021 que: 

- le 31 août 2020, à 21h09, il a reçu le premier appel immédiatement après les faits de 
la part du raccordement n°+41 7______détenu par P______ et utilisé par Q______; 

- le 1er septembre 2020, il a continué à être en contact avec les différents membres de sa 
famille, soit X______, A______, B______ et C______. 

Les données de l'opérateur SWISSCOM font apparaître que le 31 août 2020 dès 19h53 et 
jusqu'à 21h20, le téléphone portable de Y______ a actionné diverses antennes 
téléphoniques dans le secteur où s'est déroulée la bagarre. Dès 21h20 et jusqu'à 21h53, 
Y______ a actionné des relais téléphoniques au centre-ville, puis à Villereuse, à 
Malagnou, à Sous-Moulin et enfin à Chêne-Bourg, laissant penser qu'il a rejoint son 
domicile français.  

En ce qui concerne A______ 

h.c. Aux termes du rapport de renseignements du 13 janvier 2021, l'analyse rétroactive 
des données téléphoniques du raccordement téléphonique n°+ 33 15______ utilisé par 
A______ a fait apparaître que dans la soirée du 1er septembre 2020, entre 19h10 et 19h20, 
il avait été contacté à plusieurs reprises par Y______. Il avait aussi été contacté à deux 
reprises, soit à 20h20 et 22h28, par le raccordement +33 13______, dont le titulaire a 

- 30 -  

 P/15930/2020   

ultérieurement été identifié comme étant R______(cf. D-347, rapport de renseignements 
du 27 septembre 2021). 

Il ressort de l'analyse des données rétroactives de l'opérateur SWISSCOM que, le 31 août 
2020, à 19h40, A______ a activé une première antenne située au 3, quai de Cologny, à 
Cologny, puis qu'à intervalles très réguliers, il a activé différents autres relais jusqu'à 
20h11. A cette heure-là, il a activé la borne située 14A – 16 – 16A, rue Ernest-Pictet, à 
1203 Genève, soit à proximité du lieu des faits. Ensuite et durant cinquante minutes, soit 
de 20h11 à 21h02, il n'a plus activé aucune borne. Cette période d'inactivité semblait 
montrer, selon la police, qu'il était resté dans le secteur, en attente de rencontrer les 
protagonistes de cette affaire. Enfin, de 21h02 à 21h36, il a activé de manière très 
régulière différentes antennes, le trajet semblant indiquer qu'A______ est retourné à son 
domicile en France. 

En ce qui concerne Z______ 

h.d.a. A teneur du rapport de renseignements du 6 octobre 2020, il ressort de l'extraction 
des données du téléphone portable d'Z______ les échanges suivants : 

Conversation Whatsapp entre Z______ et W______ du 31 août 2020 : 

18h57 :  Oncle, tu es où ?  

 Tu es où ? J'ai besoin de toi.  

 Toutefois santé oncle (Z______) 

18h58 :  Oui mais moi oncle (Z______) 

18h59 :  Je me suis séparé de ma femme. Et ses oncles vont venir ce soir.  

 Mon oncle, je suis seul. Je ne sais pas si tu peux venir pour au cas où ?  

Oui oncle. Je me suis séparé de ma femme et ses oncles vont venir ce soir. (Z______) 

19h00 :  Mon oncle, moi, je suis seul et j'aimerais savoir si tu peux venir au cas où ?  

 Ils vont venir ce soir à 22. Tu peux venir ou pas ? (Z______) 

19h00 :  A quelle heure ? Heure (W______) 

19h00 :  Ils m'ont dit à 22 (Z______) 

19h00 :  10. Où ? (W______) 

19h00 :  Aux Charmilles. Ici (Z______) 

19h00 :  Ok (W______) 

19h00 :  Mon oncle, ce n'est pas de ma faute.  

 C'est sa faute, je l'ai chopée (Z______) 

19h00 :  Pas de souci (W______) 

19h00 :  En train de commettre l'erreur (Z______) 

19h01 :  Tu as décidé de te séparer d'elle ? (W______) 

19h01 :  Oui, oui. Oncle (Z______) 

19h01 :  Ok (W______) 

19h01 :  Oui (Z______) 

19h02 :  D'ici une heure. Je vais terminer ici (W______) 

- 31 -  

 P/15930/2020   

19h02 :  Ok (Z______) 

19h02: Et je viendrai te rencontrer (W______) 

19h02 :  Ok oncle (Z______) 

 

Messages Whatsapp envoyés par Z______ à "VA______", identifié comme étant 
V______ (+41 3______) le 31 août 2020 :  

18h09 :  Oncle, je vais peut-être avoir besoin de toi 

 Vers 22 

 Car ils m'ont dit qu'ils vont arriver 

20h32 :  Viens oncle 

 Plus vite 

 

Conversation Whatsapp entre Z______ et "EA______", identifié comme étant le soit-
disant E______(+41 16______) du 1er septembre 2020 (conversation retrouvée dans le 
répertoire "corbeille") :  

22h31 :  Ceux qui se trouvent en France (E______) 

22h32 :  Ok. Dis à ______ que je pars directement pour Genève. Je serai à Genève demain à 

midi et on en parlera. C'est bon (Z______) 

22h33 : D'accord ______ (E______) 

22h33 :  Où se trouve ______ ? À quel hôpital ?  

 Les autres gars vont bien ?  

 Pourquoi, ils ne sont pas à l'appartement ? (Z______) 

22h33 :  D______ aussi a été poignardé (E______) 

22h34 :  La police ira peut-être à l'appartement (E______) 

22h34 :  Tu dis quoi là ? Envoie-moi son numéro (Z______) 

22h34 : Le numéro de D_____ ? (E______) 

22h34 :  Oui (Z______) 

22h35 :  +41 17______ 

 Le voici (E______) 

Selon les informations de la police, le titulaire du raccordement +41 17______ a 
vraisemblablement été identifié comme étant D______, ressortissant du Kosovo né le 
______1993. Dans son rapport de renseignements du 16 novembre 2020, la police a 
notamment précisé que l'intéressé était connu de leurs services pour infraction à la loi 
fédérale sur les étrangers et l'intégration. Il faisait également l'objet d'une interdiction 
d'entrée sur le territoire suisse prononcée le ______ 2018 et valable jusqu'au ______ 2021. 
Enfin, D______ était sans domicile connu. 

h.d.b. Le raccordement téléphonique n°+41 10______ dont Z______ est titulaire a fait 
l'objet d'une surveillance rétroactive pour la période du 28 août 2020 au 3 septembre 2020. 
Il ressort notamment du rapport de renseignements du 27 septembre 2021 que: 

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- le 31 août 2020, à 20h38, 20h39 et 20h42, Z______ a contacté X______ et c'est alors 
l'antenne située Cité Vieussieux 10, qui est activée; 

- le 31 août 2020, à 21h10, 21h11 21h20, 21h23, 21h29, 21h37 et 23h27, des échanges 
téléphoniques ont eu lieu entre Z______ et W______, étant précisé que les antennes 
activées par Z______ ont été celles située à l'avenue Wendt (à 21h10 et 21h11), à Cité 
Vieussieux 10 (à 21h20, 21h23 et 21h29), à l'avenue Wendt 18 et à la route de Meyrin 
12d (à 21h37) et à la rue de Carouge 35 (à 23h27). 

La police a ainsi constaté qu'Z______ était exclusivement en contact avec X______ et 
W______ durant les minutes ayant précédé et suivi les faits. 

h.d.c. A teneur du rapport de renseignements du 16 novembre 2020, les recherches 
complémentaires effectuées dans le téléphone d'Z______ avaient permis de mettre en 
évidence qu'une cinquantaine d'appels avaient été reçus et émis par le téléphone de 
l'intéressé aux membres de la famille de B______.  

En ce qui concerne W______ 

h.e. Le raccordement téléphonique n°+41 76 18______ dont W______ est titulaire a 
fait l'objet d'une surveillance rétroactive pour la période du 28 août 2020 au 3 septembre 
2020. Il ressort du rapport de renseignements du 27 septembre 2021 que le 31 août 2020, 
soit immédiatement après les faits, à 21h10, 21h11 et 21h37, W______ a contacté 
Z______. Le même jour, à 21h20, 21h23, 21h29 et 23h27, Z______ a contacté W______.  

La présence d'W______ sur les lieux des faits est appuyée par les éléments issus de la 
téléphonie, puisque dès 19h51 et jusqu'à 20h58, son téléphone a actionné les antennes de 
la rue Ernest-Pictet 14A – 16 – 16A, de la rue du Contrat-Social 1 et du chemin William-
Lascaze 1 à Genève.    

En ce qui concerne d'autres personnes   

h.f. Selon le rapport de renseignements du 27 septembre 2021, l'analyse rétroactive 
des données téléphoniques du numéro +41 16______, dont le détenteur est E______, a 
révélé que le 31 août 2020, à 21h35 et 21h38, l'antenne située rue de Lyon 65, à Genève, 
a été activée.  

h.g. Selon le rapport de renseignements du 27 septembre 2021, l'analyse rétroactive 
des données téléphoniques du numéro +41 7______, utilisé par Q______, a permis de 
mettre en évidence que le 31 août 2020 à 18h08, l'utilisateur a pris contact avec X______. 
A 20h03, C_____ a appelé Q______ et à 21h09, Q______ a appelé Y______. Le 1er 
septembre 2020, à 09h03, Q______ a pris contact avec X______.  

Le 31 août 2020, dès 19h38, l'utilisateur du numéro +41 7______a activé, 
successivement, les antennes téléphoniques situées avenue du Pailly 11, à Châtelaine, 
chemin des Papillons 20, à Cointrin, puis de 19h43 à 19h59, celle située rue Ernest-Pictet 

- 33 -  

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14a, 16, 16a à Genève. De 19h59 à 20h45, il a activé, en alternance, deux antennes 
téléphoniques situées chemin William-Lescaze 1 et rue Ernest-Pictet 14a, 16, 16a, à 
Genève. A partir de 20h45, l'utilisateur du raccordement a quitté le quartier de la Servette 
et a activé successivement plusieurs antennes jusqu'à Meyrin.  

Sur la base de ces éléments, la police a considéré que Q______ n'était pas resté à son 
domicile durant la soirée en question, comme il l'avait prétendu lors de son audition, mais 
qu'il était bel et bien présent dans le secteur incriminé au moment supposé de l'agression, 
soit le 31 août 2020 vers 20h44. Il était également relevé que Q______ était en contact 
étroit avec ses cousins X______, peu de temps avant l'agression, et avec Y______, peu 
après l'agression. 

h.h. Selon le rapport de renseignements du 27 septembre 2021, l'analyse rétroactive 
des données téléphoniques du numéro +33 13______, appartenant à R______, né le 
______1986 et domicilé à ______ (Haute-Savoie), a révélé que, le 31 août 2020, dès 
20h14, divers échanges téléphoniques étaient intervenus avec le raccordement 
téléphonique + 33 9______de X______, notamment à 20h14, 20h16, 20h33, 20h34 et 
20h59, soit immédiatement avant et après l'agression. A 21h23, Y______ contactait ce 
numéro +33 13______. A 21h35, le dernier appel de la journée est passé avec B______ 
et C______.  

Entre 20h45 et 21h34, des échanges téléphoniques ont lieu entre le numéro +33 13______ 
et le titulaire du raccordement +33 6 19______, numéro ne ressortant pas des bases de 
données policières, mais ultérieurement identifié comme appartenant à S______, né le 
______1987 et domicilié à ______ (Haute-Savoie). 

L'antenne activée par le raccordement +33 13______, le 31 août 2020 à 20h14 et 20h16 
est celle de la rue de Lyon 114 / rue de Bourgogne 23. L'appel de 20h34 active l'antenne 
située rue du Contrat-Social 14 et l'appel de 20h59 active celle de la rue Camille-Martin 
14. 

Selon les constatations de la police, il ne faisait aucun doute que le numéro +33 13______ 
avait été en contact avec les frères X______ et  Y______ avant et après l'agression. Il 
apparaissait par ailleurs évident que l'utilisateur du numéro +33 19______ se trouvait 
dans le secteur de l'agression au moment même des faits, vu les antennes activées entre 
20h45 et 20h52, soit à la rue de Lyon 114 / rue de Bourgogne 23 ainsi qu'à la rue du 
Contrat-Social 14.   

h.i. Selon le rapport de renseignements du 27 septembre 2021, l'analyse rétroactive 
des données téléphoniques du numéro +41 20______, dont le détenteur est T______ SA, 
société ayant pour unique administrateur U______, a révélé que le 31 août 2020, à 20h21, 
il a activé l'antenne téléphonique située rue Ernest-Pictet 14a-16-16a. De 20h21 à 20h24, 
il a, à plusieurs reprises, activé l'antenne située rue Ernest-Pictet 14a-16-16a, ainsi que 
celles à proximité, soit celles rue de Lyon 55, rue de la Prairie 4 et chemin William-

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Lescaze. A partir de 20h25, il a activé plusieurs antennes. Dès 20h33 et pour le reste de 
la journée, il active l'antenne située au carrefour du Pont-Butin.  

La police a ainsi constaté que l'utilisateur de ce numéro avait activé des relais 
téléphoniques situés non loin du lieu de l'agression, quelques minutes seulement avant 
son heure supposée, mais qu'il n'y avait cependant aucun échange téléphonique direct 
avec l'un ou l'autre des protagonistes. 

h.j. Par mandat d'actes d'enquête du 8 août 2023, la police a été mise en œuvre par le 
Tribunal afin de déterminer si les données rétroactives (communications et 
géolocalisation) de l'opérateur SUNRISE liées au raccordement n°+33 9______de 
X______ étaient disponibles pour la période du 31 août 2020 à 20h59 au 31 août à 23h59 
et, dans l'affirmative, afin de les analyser, s'agissant notamment de déterminer si la police 
avait été contactée téléphoniquement au moyen dudit raccordement.  

Selon le rapport de renseignements du 28 août 2023, le fichier correspondant aux données