# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 688a1443-7095-5305-a28b-054af0321325
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-04-03
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 03.04.2025 E-1002/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-1002-2025_2025-04-03.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-1002/2025 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  3  a v r i l  2 0 2 5  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Yanick Felley, juge ; 

Marc Toriel, greffier. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Ukraine,  

(…),   

recourante,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Refus de la protection provisoire ;  

décision du SEM du 20 janvier 2025 / N (…). 

 

 

 

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Vu 

la demande de protection provisoire qu’A._______ a déposée en Suisse le 

7 mars 2024,  

les pièces produites à l’appui de sa demande, à savoir sa carte d’identité 

ukrainienne et son passeport international ukrainien, 

le courrier du 7 mars 2024, par lequel le SEM a accordé à la requérante le 

droit d’être entendu concernant l’exécution de son renvoi vers le Canada, 

constatant l’existence d’un visa de travail pour ce pays, valable jusqu’au 

(…) septembre 2025,  

la prise de position de l’intéressée du 20 mars 2024 à ce sujet, s’opposant 

à une telle mesure, 

la requête aux fins de réadmission de l’intéressée, présentée, 26 août 

2024, par le SEM aux autorités polonaises et fondée sur l’Accord du 

19 septembre 2005 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de 

la République de Pologne relatif au transfert et à la réadmission de 

personnes en situation irrégulière (RS 0.142.116.499), 

la réponse du 2 septembre 2024, par laquelle ces autorités ont 

expressément accepté le retour de l’intéressée sur leur territoire, 

le courrier du 6 septembre 2024, par lequel le SEM a accordé à la 

requérante le droit d'être entendu concernant cette acceptation et les 

éventuels obstacles à l’exécution du renvoi, 

les prises de position de l’intéressée des 23 et 25 septembre 2024 

s’opposant à un retour en Pologne, 

la décision du 20 janvier 2025, notifiée le même jour, par laquelle le SEM 

a rejeté la demande de protection provisoire de l'intéressée, a prononcé 

son renvoi de Suisse et a ordonné l’exécution de cette mesure, 

le recours interjeté le 14 janvier 2025 devant le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : le Tribunal) contre cette décision,  

les pièces jointes à celui-ci, relatives notamment à ses formations passées 

ou en cours, à son intégration en Suisse, aux démarches entreprises au-

près d’autorités polonaises et à sa situation médicale,  

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et considérant 

qu’en vertu de l’art. 31 LTAF, le Tribunal connaît des recours contre les dé-

cisions au sens de l’art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 

LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière de protection 

provisoire et de renvoi peuvent être contestées par-devant le Tribunal 

(art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l’art. 105 LAsi [RS 142.31]), 

lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l’Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF), 

exception non réalisée en l’espèce,  

que le Tribunal est par conséquent compétent pour connaître du recours, 

que l’intéressée a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA 

et 108 al. 6 LAsi [cf. ATAF 2023 VI/1 consid. 3.8 s.]), le recours est 

recevable,  

que le 11 mars 2022, le Conseil fédéral, faisant application de l’art. 66 al. 1 

LAsi, a arrêté une décision de portée générale concernant l’octroi de la 

protection provisoire en lien avec la situation en Ukraine (cf. FF 2022 586), 

qu’à teneur de cette décision, le statut de protection S s’applique aux 

catégories de personnes suivantes :  

a. les citoyens ukrainiens en quête de protection et les membres de leur 

famille (partenaires, enfants mineurs et autres parents proches qu’ils 

soutenaient entièrement ou partiellement au moment de la fuite) qui 

résidaient en Ukraine avant le 24 février 2022 ; 

b. les personnes d’autres nationalités et les apatrides en quête de protec-

tion ainsi que les membres de leur famille au sens de la let. a qui bé-

néficiaient, avant le 24 février 2022, d’un statut national ou international 

de protection en Ukraine ; 

c. les personnes d’autres nationalités et les apatrides en quête de protec-

tion ainsi que les membres de leur famille au sens de la let. a qui peu-

vent prouver au moyen d’une autorisation de séjour ou de séjour de 

courte durée valable qu’ils disposent d’un droit de séjour valable en 

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Ukraine et ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine en toute 

sécurité et de manière durable, 

que selon la pratique en vigueur, la protection provisoire peut néanmoins 

être refusée à toute personne appartenant à l'une ou l'autre des trois caté-

gories précitées, lorsque celle-ci dispose déjà d'une alternative de protec-

tion efficace dans un pays tiers, ou peut l'obtenir dans un autre Etat dont 

elle possède aussi la nationalité, en application du principe de subsidiarité 

(cf. ATAF 2022 VI/1 consid. 6.2 s.), 

qu’en l’occurrence, l’intéressée, ressortissante ukrainienne, a indiqué avoir 

bénéficié de visas polonais pour étudiant valables du (…) octobre 2020 au 

(…) juillet 2021 et du (…) septembre 2021 au (…) septembre 2022, 

qu’elle a exposé résider dans la région de B._______ au moment de l’écla-

tement du conflit armé russo-ukrainien,  

qu’en raison de ce dernier, elle aurait quitté son pays le 2 mars 2022, afin 

de se rendre en Pologne, 

qu’elle aurait séjourné de manière continue dans cet Etat jusqu’à la fin de 

ses études en informatique technique et télécommunications, soit le 

(…) février 2024, sans solliciter la protection provisoire dans le délai légal 

de 30 jours imparti pour ce faire, 

que le 4 mars 2024, elle aurait quitté la Pologne pour rejoindre la Suisse, 

où elle serait arrivée le lendemain, 

que, dans sa décision, le SEM a rejeté la demande de protection provisoire 

de la requérante au motif que celle-ci n’avait pas démontré avec certitude 

que son centre de vie se trouvait en Ukraine le 24 février 2022, 

que plusieurs éléments au dossier, notamment les tampons de son passe-

port et les visas polonais obtenus, tendaient à indiquer le contraire,  

qu’elle disposait par ailleurs d’une alternative de protection en Pologne, 

que bien que l’intéressée ait quitté ce pays volontairement le 4 mars 2024, 

les autorités polonaises confirmaient être prêtes à la réadmettre, 

qu’il a donc considéré que celle-ci n’avait pas besoin de l’octroi supplémen-

taire d’une protection en Suisse, 

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qu'il a tenu son renvoi pour licite, raisonnablement exigible et possible, 

que, dans son recours, la requérante conteste la décision du SEM en réaf-

firmant sa résidence en Ukraine le 24 février 2022, 

que, s'opposant à son transfert en Pologne, elle souligne n’y avoir jamais 

obtenu de protection temporaire, comme confirmé par le service des fron-

tières polonais, et que son ancien visa d’étudiante D expiré ne lui permet 

pas d’y séjourner légalement, 

qu’elle invoque l’impossibilité d’y reconstruire une existence stable en rai-

son de l'absence de liens familiaux ou sociaux, d’un accès restreint au lo-

gement, à l’emploi et à l’aide sociale, ainsi que de la barrière linguistique, 

qu’elle craint, en cas de transfert en Pologne, un retour forcé en Ukraine, 

où sa région d'origine est actuellement le théâtre d’opérations militaires ac-

tives, mettant sa sécurité en péril, 

qu’elle fait valoir que son état de santé nécessite un suivi médical en 

Suisse pour une pathologie sérieuse (adiposité), soutenant qu’un accès 

aux soins appropriés ne lui serait pas garanti en Pologne, ce qui pourrait 

entraîner une aggravation de sa pathologie, 

qu’elle met en avant son intégration avancée en Suisse, attestée par son 

apprentissage de l’allemand (certificat A1 et inscription en A2), sa forma-

tion en travail social, ainsi que par les témoignages de son réseau de sou-

tien, soulignant enfin qu’elle dépend de l’aide sociale suisse et ne dispose 

d’aucune ressource alternative, 

qu’en l’espèce, le Tribunal se rallie entièrement aux considérants de la dé-

cision attaquée, 

qu'il ressort des déclarations de la recourante et des pièces au dossier 

qu'elle a bénéficié de visas d’étude polonais couvrant les périodes du 

(…) octobre 2020 au (…) juillet 2021 et du (…) septembre 2021 au 

(…) septembre 2022, attestant ainsi d’un statut légal en Pologne sur une 

durée continue de près de deux ans, 

que l’examen des tampons figurant sur son passeport confirme une pré-

sence prolongée et régulière en Pologne durant cette période, avec plu-

sieurs séjours significatifs couvrant notamment les périodes du (…) oc-

tobre 2020 au (…) février 2021, du (…) mars 2021 au (…) juin 2021, du 

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(…) septembre 2021 au (…) février 2022 et, enfin, du (…) mars 2022 au 

(…) février 2024, 

qu’elle n’a pas été en mesure de démontrer que son centre de vie et son 

lieu de domicile se trouvait en Ukraine au 24 février 2022, son dernier sé-

jour attesté dans ce pays s’étant limité à une période de deux semaines, 

entre le (…) février et le (…) mars 2022, immédiatement suivie d’un retour 

en Pologne où elle avait longuement résidé auparavant et apparaît ensuite 

avoir résidé de manière continue jusqu'à la fin de sa formation, soit le 

(…) février 2024, 

que lorsque le texte légal est clair, l'autorité qui applique le droit ne peut 

s'en écarter que s'il existe des motifs sérieux de penser que le texte ne 

correspond pas en tous points au sens véritable de la disposition visée et 

conduit à des résultats que le législateur ne peut pas avoir voulus et qui 

heurtent le sentiment de justice ou le principe de l'égalité de traitement (cf., 

à ce propos, ATAF 2013/22 consid. 4.1 ; 2020 VI/9 consid. 9.1), 

qu'il n’est ainsi pas démontré que les conditions cumulatives visées à la 

lettre a de la décision de portée générale précitée ne sont pas toutes sa-

tisfaites dans le cas d'espèce, 

que, même à admettre que l’intéressée résidait en Ukraine au moment du 

le déclenchement de la guerre, force est de constater qu’elle disposait, 

avant et après celui-ci, d’une alternative de protection efficace en Pologne, 

pays qu’elle a volontairement quitté peu après l’obtention de son diplôme,  

que cet Etat ayant expressément donné son accord à sa réadmission, 

accord toujours valable, sans autres conditions, c’est à bon droit que le 

SEM a rejeté sa demande de protection provisoire, 

qu’il appartient ainsi à l’intéressée de solliciter le renouvellement de son 

titre de séjour en Pologne ou d’y déposer une demande de protection 

temporaire, les ressortissants ukrainiens bénéficiant toujours d’un droit à 

la solliciter dans les pays de l’Union européenne, cette mesure ayant été 

prorogée par le Conseil européen jusqu’au 4 mars 2026, 

que compte tenu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, en tant qu’il 

porte sur le refus du SEM d’octroyer la protection provisoire, 

qu’à défaut d’une demande d’asile déposée en Suisse, le rejet de la de-

mande de protection provisoire a en principe pour conséquence le pro-

noncé du renvoi (art. 69 al. 4 in fine LAsi),  

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que c’est dès lors à bon droit que le SEM a prononcé cette mesure, la 

recourante ne pouvant se prévaloir ni d’une autorisation de séjour ni d’un 

droit subjectif à la délivrance d’une telle autorisation en Suisse 

(cf. ATAF 2013/37 consid. 4.4 ; 2009/50 consid. 9 et réf. cit),  

que l’exécution du renvoi est ordonnée si elle est licite, raisonnablement 

exigible et possible (art. 83 al. 1 LEI [RS 142.20] en lien avec l’art. 69 al. 4 

in fine LAsi), 

qu’elle est illicite lorsque la Suisse, pour des raisons de droit international 

public, ne peut contraindre un étranger à se rendre dans un pays donné, 

qu’en l’occurrence, l’intéressée n’a pas déposé de demande d’asile dans 

ce pays et aucun élément du dossier ne permet de conclure à une violation 

de l'interdiction de refoulement prévue par le droit des réfugiés (art. 5 LAsi), 

que le dossier ne comporte pas non plus d'indices sérieux et convaincants 

rendant à tout le moins vraisemblable, en cas de retour en Pologne, un 

risque avéré, concret et sérieux de traitements contraires à l'art. 3 CEDH 

(RS 0.101), à l'art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la tor-

ture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(RS 0.105) ou à d'autres dispositions contraignantes du droit international 

public, 

que dans sa jurisprudence, la Cour européenne des droits de l'homme 

(CourEDH) a précisé que le retour forcé des personnes touchées dans leur 

santé n'était susceptible de constituer une violation de l'art. 3 CEDH que 

dans des situations très exceptionnelles (cf. arrêts de la CourEDH Paposh-

vili c. Belgique [GC] du 13 décembre 2016, requête n° 41738/10, § 183 ; 

Savran c. Danemark [GC] du 7 décembre 2021, requête n° 57467/15, 

§ 133), 

qu'aucun élément au dossier ne tend à indiquer l'existence d'une telle si-

tuation en l'espèce, 

que l’exécution du renvoi est dès lors licite (art. 83 al. 3 LEI ; cf. également 

ATAF 2009/50 consid. 8.3 à 8.4 et 2009/2 consid. 9.1.2 à 9.1.6), 

qu'en outre, conformément à l'art. 83 al. 5 2ème phrase LEI, si l'étranger 

renvoyé vient d'un Etat membre de l'Union européenne (ou des Etats de 

l'Association européenne de libre-échange), l'exécution du renvoi est en 

principe exigible, 

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que cette présomption peut être renversée par l'étranger concerné s'il rend 

vraisemblable que, pour des raisons personnelles, son renvoi ne saurait 

être raisonnablement exigé (cf. Message concernant la modification de la 

loi sur l'asile du 26 mai 2010, in : FF 2010 4035, spéc. 4093), 

qu’en l’occurrence, l’intéressée, jeune et sans charge familiale, n’a fait va-

loir aucun élément de fait et de droit de nature à renverser cette présomp-

tion, 

qu’en effet, les inconvénients allégués consistant à être confronté à l’ab-

sence de réseau social ou familial, à la barrière linguistique et aux difficul-

tés d’accès à l’emploi et au logement, ne sauraient à eux seuls justifier une 

impossibilité de réinstallation en Pologne, 

qu’il lui sera en particulier loisible de prendre contact avec les autorités 

polonaises compétentes pour obtenir des conseils et des aides à son arri-

vée, étant au demeurant admis qu’elle a déjà vécu dans ce pays pendant 

une période significative, 

qu’aussi, sa formation en informatique et télécommunications ne pourra 

que faciliter son accès au marché du travail en Pologne et lui permettre 

ainsi de subvenir à ses besoins de manière autonome, 

que, s’agissant des personnes en traitement médical en Suisse, l’exécution 

du renvoi ne devient inexigible que dans la mesure où elles pourraient ne 

plus recevoir les soins essentiels garantissant des conditions minimales 

d’existence ; que, par soins essentiels, il faut entendre les soins de méde-

cine générale et d’urgence absolument nécessaires à la garantie de la di-

gnité humaine (cf. ATAF 2011/50 consid. 8.3 et réf. cit), 

qu’ainsi, il ne suffit pas en soi de constater, pour admettre l’inexigibilité de 

l’exécution du renvoi, qu’un traitement prescrit sur la base de normes 

suisses ne pourrait être poursuivi dans l’Etat de destination, 

que l’exécution du renvoi ne sera cependant plus exigible au sens de  

l’art. 83 al. 4 LEI si, en raison de l’absence de possibilités de traitement 

adéquat, l’état de santé de l’intéressé se dégraderait très rapidement au 

point de conduire d’une manière certaine à la mise en danger concrète de 

sa vie ou à une atteinte sérieuse, durable et notablement plus grave de son 

intégrité physique (cf. ATAF 2011/50 consid. 8.3 ; 2009/2 consid. 9.3.2), 

qu’en l’occurrence, l’affection que présente la recourante, qui ne nécessite 

en l’état ni soins urgents ni intervention chirurgicale dans l’immédiat, ne 

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constitue pas un tel cas, d’autant que, contrairement à ce qu’elle soutient, 

la Pologne dispose de l’infrastructure médicale appropriée,  

qu’un retour en Pologne s’avère dès lors raisonnablement exigible,  

que l'exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI), les autorités 

polonaises ayant expressément donné leur accord à la réadmission des 

intéressés, fait qui n’est pas expressément contesté, 

que la recourante possède en outre un passeport en cours de validité, 

que pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants de la décision 

attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et motivés, et 

que l’acte de recours ne contient pas d’arguments nouveaux et décisifs, 

aptes à en remettre en cause le bien-fondé (art. 109 al. 3 LTF ; par renvoi 

de l’art. 4 PA), 

que partant, le recours doit également être rejeté, en tant qu’il porte sur le 

renvoi et son exécution, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge de la recourante, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 

3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante, au SEM et à l'autorité canto-

nale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

William Waeber Marc Toriel 

 

 

Expédition :