# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 86ec8484-0c1f-5680-9e8a-d28ead866687
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-04-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.04.2008 A/5300/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-5300-2007_2008-04-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Nicole BOURQUIN et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/5300/2007 ATAS/511/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 30 avril 2008 

 

En la cause 

Madame U__________, domiciliée à GENEVE 

 

recourante 

 

contre 

CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES POUR PERSONNES 

SANS ACTIVITE LUCRATIVE, sise route de Chêne 54, 

GENEVE 

 

 

intimée 

 

 

 

 

A/5300/2007 

- 2/5 - 

 

EN FAIT 

1. Madame U__________, mariée, est mère de deux enfants,  

2. Pour la période de mars 2004 à février 2006, la caisse GASTROSOCIAL a versé 

des allocations familiales au père des enfants, M. U__________. De mars 2005 à 

septembre 2006, l'intéressée a bénéficié des indemnités journalières de l'assurance-

chômage. Depuis le 1
er

 avril 2007, elle perçoit des allocations versées par la caisse 

des allocations familiales des administrations et institutions cantonales (CAFAC).  

3. Le 10 octobre 2006, l'intéressée a déposé une demande d'allocations auprès de la 

caisse d'allocations familiales pour les personnes sans activité lucrative (CAFNA) 

pour la période de mars 2006 à mars 2007, aucun des conjoints n'ayant perçu 

d'allocations durant cette période.  

4. Par décision du 21 août 2007, la CAFNA a octroyé à l'intéressée des allocations 

familiales à l'intéressée pour la période d'octobre 2006 à mars 2007. Elle a précisé 

que dans la mesure où son époux était sans activité salariée dès le mois de mars 

2006 et qu'elle percevait elle-même des indemnités de l'assurance-chômage 

jusqu'au mois de septembre 2006, il appartenait à la caisse de chômage UNIA de lui 

verser les allocations familiales.  

5. Par courrier du 12 septembre 2007, l'intéressée a demandé à la CAFNA de 

reconsidérer sa décision, au motif que la caisse UNIA avait refusé de lui verser les 

allocations familiales, en raison de la prescription.  

6. Par décision du 1
er

 novembre 2007, la CAFNA a rejeté l'opposition formée par 

l'intéressée, au motif qu'à compter du 1
er

 mars 2006, elle était assujettie à la LAF 

puisqu'inscrite au chômage et bénéficiant d'indemnités journalières servies par la 

caisse UNIA. Dans cette hypothèse, le demandeur d'emploi est assimilé à un salarié 

et non à une personne sans activité lucrative. Dès lors, l'intéressée était bénéficiaire 

prioritaire des allocations à compter de mars 2006 et le versement des allocations 

familiales pour la période mars à septembre 2006 est dû par la caisse de chômage 

UNIA. 

7. Le 20 novembre 2007, l'intéressée informe la caisse qu'une erreur s'est glissée dans 

son courrier et précise que son mari n'a pas cessé son activité lucrative le 1
er

 mars 

2006, mais le 31 juillet 2006. Elle a précisé qu'il était sous certificat médical depuis 

le 1
er

 mars 2006 et a remis en annexe copie d'une attestation de la caisse 

GASTROSOCIAL du 1
er

 mars 2007, aux termes de laquelle son mari était radié de 

ladite caisse à compter du 1
er

 mars 2006, ainsi qu'une copie de la lettre de 

licenciement de l'employeur de son époux annonçant rompre le contrat de travail 

 

 

 

 

A/5300/2007 

- 3/5 - 

pour le 31 juillet 2006, en raison de son inaptitude au travail. Elle demandait à la 

caisse de bien vouloir reconsidérer sa position. 

8. Le 23 janvier 2008, la CAFNA a communiqué ce courrier au Tribunal de céans 

comme objet de sa compétence. 

9. Dans sa réponse du 1
er

 février 2008, la CAFNA conclut au rejet du recours. Elle 

relève toutefois qu'aux termes de la loi sur les allocations familiales, la personne 

qui, en raison d'une maladie, a dû interrompre son activité lucrative est considérée 

comme active salariée ou indépendante encore pendant 720 jours au plus après 

l'interruption de son activité. En l'occurrence, dès lors que l'époux de la recourante 

a travaillé pour l'entreprise Elvetino de septembre 2003 à juillet 2006 et qu'il est 

sous certificat médical consécutif à une maladie depuis le 1
er

 mars 2006 comme on 

peut le déduire des écritures de la recourante, il conserve à l'égard de la loi le statut 

de salarié encore pendant 720 jours après l'interruption de son activité, soit jusqu'en 

mars 2008 au moins. Dès lors, est compétente pour servir les allocations familiales 

afférentes à la période litigieuse la caisse à laquelle était affiliée l'ancien employeur 

de M. U__________, en l'occurrence GASTROSOCIAL et non pas la CAFNA. Le 

fait que le contrat de travail de l'époux de la recourante ait pris fin le 31 juillet 2006 

n'est pas relevant dans la mesure où ce qui est déterminant, c'est la circonstance que 

le recourant était en arrêt maladie au moment de la rupture de son contrat de travail 

et non pas sans activité lucrative comme l'avait indiqué la recourante dans la 

procédure d'opposition.  

10. Cette écriture a été communiquée à la recourante en date du 5 février 2008. Sur 

quoi, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56 V al. 2 let. e LOJ, le Tribunal cantonal des assurances 

sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 38A de la loi 

cantonale sur les allocations familiales du 1
er

 mars 1996 (LAF).  

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le recours est recevable         

(art. 38A al. 1 LAF). 

3. Le litige porte sur le droit de la recourante à des allocations familiales pour ses 

deux enfants durant la période de mars à septembre 2006. 

4. La loi genevoise sur les allocations familiales régit l'octroi de prestations, sous 

forme d'allocations familiales, pour tout enfant à la charge d'une personne assujettie 

 

 

 

 

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à la loi (art.  1 LAF). L’allocation pour enfant est une prestation mensuelle accordée 

dès le mois qui suit celui de la naissance de l’enfant jusqu’à la fin de celui au cours 

duquel il atteint l’âge de 18 ans, s’il est domicilié en Suisse, ou de 15 ans s’il ne 

l’est pas (art. 7 al. 1 LAF). Elle s'élève à 200.- fr. par mois pour l’enfant jusqu’à 15 

ans et à 220.- fr. par mois pour l’enfant de plus de 15 ans (cf. art. 8 al. 2 LAF). 

L'art. 2 définit le cercle des personne assujetties. Sont notamment assujetties à la 

loi, les personnes sans activité lucrative, domiciliées dans le canton et assujetties à 

la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (cf. art. 

2 al. 1 let. c LAF). Conformément à l'art. 3 al. 1 LAF, la personne assujettie à la loi 

peut bénéficier des allocations familiales si elle a la garde d'un ou de plusieurs 

enfants, ou si elle exerce l'autorité parentale, ou encore si elle en assume l'entretien 

de manière prépondérante et durable. S’agissant des notions de garde et d’autorité 

parentale, il y a lieu de se référer à l’art. 19 al. 2 du règlement d’exécution de la loi 

sur les allocations familiales du 10 octobre 2001 (ci-après : RELAF). 

Selon l'art. 3 al. 3 LAF, lorsque l'enfant est sous la garde conjointe de ses parents et 

qu'ils sont tous deux assujettis à la loi, les prestations sont accordées, par ordre de 

priorité à celui des parents qui exerce une activité lucrative (let. a), à celui des deux 

parents qu'ils désignent conjointement, si tous deux exercent une activité lucrative 

(let. b). 

5. En l'espèce, il résulte du dossier que la recourante a perçu des indemnités de 

chômage de la caisse UNIA pour la période de mars 2005 à septembre 2006 et que 

son époux a perçu des allocations familiales de la caisse GASTROSOCIAL jusqu'à 

fin février 2006. Depuis le 1
er

 mars 2006, il était apparemment en arrêt maladie. 

Par conséquent, force est de constater que de mars 2006 à septembre 2006, la 

recourante n'était pas sans activité lucrative au sens de l'art. 2 al. 1 let. b) LAF, de 

sorte qu'elle ne saurait prétendre des allocations familiales à ce titre. Au vu de ce 

qui précède, c'est à bon droit que l'intimée lui a refusé l'octroi d'allocations 

familiales. 

Pour le surplus, il incombe à la recourante de se référer aux explications fournies 

par l'intimée dans le cadre de la présente procédure et de faire valoir ses droits ainsi 

que ceux de son époux auprès des caisses compétentes.   

6.  Mal fondé, le recours est rejeté. 

 

 

 

 

 

 

 

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- 5/5 - 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

   

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux par le greffe le