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**Case Identifier:** c05aafc0-6cc4-5093-b966-b2855aa65894
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2009-06-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 23.06.2009 A/187/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-187-2009_2009-06-23.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/187/2009-FPUBL ATA/306/2009  

ARRÊT 

DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

du 23 juin 2009 

 

dans la cause 

 

Monsieur X______ 
représenté par Me Robert Assaël, avocat  

contre 

COMMUNE DE VERNIER 
représentée par Me David Lachat, avocat 

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A/187/2009 

EN FAIT 

1.  Monsieur X______ est employé au sein du service de sécurité de la 
commune de Vernier (ci-après : la commune) depuis plus de quinze ans. Ce 
service comprend celui des agents de sécurité municipaux (ci-après : ASM). 

2.  Le 4 octobre 2004, Monsieur O______, employé de la commune, a informé 
Monsieur J______, secrétaire adjoint de la commune et responsable de 
l’informatique au sein de l’administration communale, d’une utilisation 
inopportune du matériel informatique par M. X______.  

  Par courrier électronique du même jour, M. J______ a rappelé à 
M. X______ qu’il lui était strictement interdit d’utiliser, dans l’exercice de ses 
fonctions, du matériel informatique autre que celui mis à disposition par la 
commune. Il était aussi, pour des raisons évidentes de sécurité, interdit de 
connecter des appareils extérieurs au réseau communal. M. J______ a été très 
surpris de constater que M. X______ ne s’était pas rendu compte des risques qu’il 
pouvait faire encourir au réseau informatique de la commune, les tâches des ASM 
ne consistant pas à installer des programmes sur des ordinateurs durant les heures 
de travail. Comme ce n’était pas la première fois que des problèmes liés à 
l’informatique survenaient à propos de M. X______, celui-ci a été mis en garde 
sur le fait qu’en cas de nouvelle inobservation du règlement informatique, des 
sanctions devraient être prises à son égard. 

3.  Le 7 octobre 2004, Monsieur P______, responsable du service de sécurité 
de la commune, a informé M. X______ qu’il ouvrait une enquête interne à son 
sujet. L’enquête a établi que M. X______ s’était octroyé le droit de déroger au 
règlement informatique de la commune, qu’il avait employé une partie de son 
temps de travail à son usage privé et qu’il avait contrevenu aux ordres et aux 
instructions de service qui lui avaient été communiqués.  

  A la suite de cette enquête, un blâme a été infligé à M. X______ le 
27 octobre 2004 par le maire de la commune (ci-après : le maire). Aucun recours 
n’a été exercé à l’encontre de cette sanction. 

4.  Au printemps 2006, la commune a procédé au remplacement du brigadier 
responsable de l’engagement des ASM. M. X______ et certains de ses collègues 
ont postulé, mais c’est finalement le dossier d’un tiers qui a été retenu par décision 
du 10 octobre 2006. 

   Un climat délétère s’est instauré au sein du service des ASM suite à cette 
nomination. Ce malaise a poussé le maréchal responsable du service à rédiger une 
note interne à l’attention du maire, dans laquelle il faisait état d’une fronde au sein 

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des ASM. Dans ce contexte, plusieurs notes ont été établies par des ASM accusant 
M. X______ de violations des devoirs de service. Le conseil administratif a 
décidé sur cette base que chaque ASM serait entendu par le secrétaire général de 
la commune, secondé par le responsable du service du personnel.  

5.  Le 15 avril 2008, le secrétaire général de la commune et le responsable du 
service du personnel ont remis un rapport au conseil administratif, après avoir 
procédé à l’audition des membres du service des ASM et tenu des procès-verbaux 
des déclarations confirmant le malaise existant. Le dossier mettait en évidence des 
comportements de M. X______ passibles de mesures disciplinaires.  

6.  Se fondant sur ces documents, la commune a ordonné, le 8 mai 2008, 
l’ouverture d’une enquête administrative à l’encontre de plusieurs employés du 
service des ASM, dont M. X______.  

7.  Par arrêts du 26 août 2008, le Tribunal administratif a constaté la nullité de 
la décision d’ouverture d’enquête concernant M. X______ (ATA/417/2008), de 
même que celle concernant deux autres ASM (ATA/415/2008 et ATA/416/2008).  

8.  Le 6 octobre 2008, le syndicat des services publics a demandé au maire 
l’ouverture d’une enquête administrative à l’encontre de M. X______. Le courrier 
faisait état d’une attitude de harcèlement psychologique de la part de M. X______ 
à l’égard de certaines de ses collègues. 

9.  Le 8 décembre 2008, le conseil administratif de la commune a informé 
M. X______ qu’il avait décidé d’ouvrir une enquête administrative à son 
encontre. Cette décision faisait suite à des interpellations émanant de plusieurs 
ASM ainsi que du syndicat des services publics.  

  L’enquête était confiée à M. J______. L’enquêteur serait assisté de 
Me C______, qui remplirait la fonction de greffière. La décision était déclarée 
exécutoire nonobstant recours. 

10.  M. J______ a informé M. X______ le 11 décembre 2008 des modalités 
entourant le déroulement de l’enquête. Plusieurs séances destinées à l’entendre 
ainsi qu’à l’audition de témoins étaient prévues entre le 14 et le 29 janvier 2009. 
Les éléments à investiguer lui étaient communiqués de manière à lui permettre 
d’exercer son droit d’être entendu. 

 11.  Le 19 décembre 2008, M. X______ a recouru auprès du Tribunal 
administratif contre la décision du 8 décembre 2008 et conclut à son annulation. 
Cette cause fait l’objet d’une procédure parallèle (A/4717/2008-CM). 

12.  La commune a convoqué M. X______ le 14 janvier 2009 à une audience 
d’enquêtes appointée le 22 janvier suivant. Au cours de cette enquête, quatre 

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membres de l’administration communale, déliés du secret de fonction, seraient 
entendus. 

13.  Le 14 janvier 2009, M. X______ a adressé un courrier à M. J______ par 
lequel il a exigé sa récusation. Les faits qui l’avaient opposé à M. J______ en 
2004 faisaient obstacle à la désignation de ce dernier comme enquêteur, les 
circonstances donnant l’apparence d’une prévention et faisant redouter un 
comportement partial de sa part dans le déroulement de l’enquête. 

14.  Le 15 janvier 2009, M. J______ a informé M. X______ qu’il transmettait la 
demande de récusation au conseil administratif de la commune pour raison de 
compétence. 

15.  Par décision du 20 janvier 2009, déclarée exécutoire nonobstant recours, la 
commune a rejeté la demande de récusation de M. J______. Présentant un 
caractère manifestement dilatoire, la récusation formulée par M. X______ 
s’inscrivait dans une série de démarches successives qui visaient à empêcher que 
ne débute l’enquête ordonnée à son encontre.  

  L’enquêteur désigné par la commune n’avait par le passé pris aucune 
sanction contre M. X______. Le blâme dont celui-ci avait fait l’objet en 2004 
avait été prononcé par le maire. M. J______ s’était limité à prendre connaissance 
des faits constatés par l’un de ses subordonnés. Assumant la responsabilité de 
l’informatique au sein de l’administration communale, il n’avait fait qu’agir dans 
le cadre de ses fonctions et dans le plein respect du règlement municipal sur 
l’utilisation des outils informatiques en attirant l’attention de M. X______ sur les 
risques engendrés par les initiatives intempestives auxquelles il s’était livré. 

  La décision rejetant la récusation, qualifiée d’incidente par le maire, ne 
paraissait à ce stade passible d’aucun recours, mais il était loisible à M. X______ 
de saisir le Tribunal administratif dans un délai de trente jours. 

16.  Le 21 janvier 2009, M. X______ a déposé devant le Tribunal administratif 
un recours contenant une demande de mesures provisionnelles urgentes contre la 
décision du 20 janvier 2009.  

  Il conclut à l’annulation de l’audience d’enquêtes prévue le 22 janvier 2009, 
à ce qu’aucun acte d’instruction ne puisse être exécuté jusqu’à droit jugé sur la 
demande de récusation de l’enquêteur ainsi qu’à la restitution de l’effet suspensif 
au recours. Sur le fond, il conclut à l’annulation de la décision du 20 janvier 2009 
et à la récusation de M. J______. La mission confiée à ce dernier consistait à 
conduire une enquête disciplinaire durant laquelle il devrait entendre des témoins, 
apprécier des preuves et rendre un rapport proposant éventuellement des 
sanctions. Le fait que l’enquêteur désigné soit directement intervenu, en octobre 

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2004, dans le cadre de la gestion disciplinaire le concernant était à l’évidence 
susceptible de remettre en cause, objectivement, son impartialité. 

17.  Par décision du 21 janvier 2009, la présidente du Tribunal administratif a 
admis la requête de mesures provisionnelles. Conformément à la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, la question de la récusation d’un enquêteur devait être jugée 
avant que tout acte de procédure ne soit exécuté. L’audience d’enquêtes  prévue le 
22 janvier 2009 a par conséquent été annulée. La décision a également fait 
interdiction à la commune de procéder, jusqu’à droit jugé, à tout acte d’instruction 
en relation avec l’enquête administrative ordonnée le 8 décembre 2008, l’intérêt 
privé du recourant au respect de ses droits l’emportant sur l’intérêt public de la 
commune au déroulement immédiat de l’enquête administrative (ATA/41/2009 du 
21 janvier 2009). 

18.  Prenant acte de la décision sur mesures provisionnelles du 21 janvier 2009, 
la commune a conclu le 29 janvier 2009 au rejet du recours. Le message que 
M. J______ avait adressé le 4 octobre 2004 à M. X______ s’était limité à attirer 
l’attention de ce dernier sur l’irrégularité que celui-ci avait commise et à le mettre 
en garde sur les exigences et les sanctions éventuelles posées par le règlement 
municipal. Portés à la connaissance du conseiller administratif, les faits en 
question avaient entraîné la notification d’un blâme que M. X______ n’avait pas 
contesté. Considérés d’un point de vue objectif ces faits, vieux de plus de quatre 
ans, étaient insuffisants à démontrer une quelconque prévention de la part de 
M. J______ à l’encontre de M. X______.  Il n’existait par ailleurs aucun rapport 
entre les faits reprochés à M. X______ en 2004 et ceux qui avaient conduit à 
l’ouverture d’une enquête administrative le 8 décembre 2008. 

  Constatant que le recourant ne reprochait pas une attitude de partialité 
subjective à M. J______, la commune a relevé l’absence de toute partialité de 
nature objective. La jurisprudence du Tribunal fédéral permettait à une autorité 
administrative de mener une enquête concernant un fonctionnaire même si, par le 
passé, l’enquêteur désigné avait déjà pu constater d’autres carences de la part de 
l’agent concerné et qu’il l’avait dénoncé. La mission et l’organisation de  
l’autorité administrative pouvaient de surcroît justifier que ses membres assument 
des fonctions multiples et qu’ils soient appelés à mener des enquêtes 
administratives. A cela s’ajoutait le fait qu’en l’occurrence, l’enquêteur désigné ne 
ferait qu’établir les faits à l’attention du conseil administratif, sans prendre lui-
même aucune espèce de sanction. 

19.  Le 5 février 2009, M. X______ a sollicité l’autorisation de répliquer. Par 
écriture du 16 mars 2009, il a persisté dans ses conclusions. Les garanties 
d’impartialité n’étaient respectées par l’enquêteur ni sur le plan objectif, ni sur le 
plan subjectif. La jurisprudence récente du Tribunal fédéral soumettait les 
membres d’autorités administratives à des exigences d’impartialité très strictes, 

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équivalentes aux critères applicables aux procédures judiciaires. Ces garanties 
n’étaient pas respectées en l’espèce.  

  Les menaces et les accusations proférées par M. J______ à l’encontre de 
M. X______ en 2004 l’avaient été plusieurs semaines avant que l’enquête soit 
close et la sanction disciplinaire prise. Le rôle de l’enquêteur ne devait par ailleurs 
nullement être minimisé, celui-ci devant non seulement établir les faits, mais aussi 
procéder à une appréciation des preuves et émettre une proposition à l’adresse du 
conseil administratif. Il était incroyable, sinon navrant, que l’autorité intimée, dix-
huitième ville de Suisse et très large employeur, n’ait pas été en mesure de 
nommer un enquêteur n’ayant jamais menacé le recourant de le sanctionner 
disciplinairement. 

20.  La commune a dupliqué le 30 mars 2009 et maintenu ses conclusions. 
L’application systématique à la personne chargée d’une enquête administrative 
des principes applicables à la récusation d’un juge que sollicitait le recourant 
n’était pas de nature à justifier une récusation en l’espèce. L’enquêteur désigné 
n’avait en effet aucun intérêt personnel dans l’affaire et n’avait pas assumé 
d’activité antérieure dans la même cause. Aucun motif de prévention tel que des 
déclarations sur la cause ou un comportement inapproprié ne pouvait lui être 
reproché. A teneur de la jurisprudence, le fait que le juge ait participé à une 
procédure antérieure ne constituait en rien un motif de récusation. La sanction 
prononcée en 2004 à l’encontre de M. X______ l’avait été par le conseil 
administratif, M. J______ s’étant contenté à l’époque d’attirer l’attention de 
l’intéressé sur les conséquences de son comportement et de porter les faits qui lui 
avaient été signalés à la connaissance de ses supérieurs. 

21.  Sur quoi, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger.
  

EN DROIT 

1.  Les décisions portant sur la compétence et la récusation qui sont notifiées 
séparément présentent un caractère préjudiciel et peuvent faire l’objet d’un 
recours nécessitant d’être tranché immédiatement, c’est-à-dire avant ou 
parallèlement au jugement portant sur le fond de l’affaire. Interjeté en temps utile, 
selon les formes prévues par la loi devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 
septembre 1985 - LPA - E 5 10).  

2.  a. Selon l’art. 15 al. 2 let. d LPA, les membres des autorités administratives 
appelés à rendre ou à préparer une décision doivent se récuser s’il existe des 
circonstances de nature à faire suspecter leur partialité. 

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  L’art. 29 al. 1 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101) 
dispose que toute personne a droit, dans une procédure judiciaire ou 
administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement. Selon la 
jurisprudence, ce droit permet notamment d’exiger la récusation des membres 
d’une autorité administrative dont la situation ou le comportement sont de nature à 
faire naître un doute sur leur indépendance ou leur impartialité ; il tend à éviter 
que des circonstances extérieures à l’affaire ne puissent influencer une décision en 
faveur ou au détriment de la personne concernée. La récusation peut s’imposer 
même si une prévention effective du membre de l’autorité visée n’est pas établie, 
car une disposition interne de sa part ne peut guère être prouvée. Il suffit que les 
circonstances révèlent l’apparence de la prévention et fassent redouter une activité 
partiale. Cependant, seules des circonstances constatées objectivement doivent 
être prises en considération. Les impressions purement individuelles d’une des 
personnes impliquées ne présentent pas un caractère décisif (Arrêt du Tribunal 
fédéral 2P.164/2006 du 8 janvier 2007, consid. 3.1).  

  Conformément à la jurisprudence, la garantie d’impartialité d’une autorité 
administrative ne se confond pas entièrement avec la garantie d’impartialité d’un 
tribunal qu’énonce l’art. 30 Cst. dans la mesure où la première n’impose pas 
l’indépendance et l’impartialité comme maxime d’organisation d’autorités 
gouvernementales, administratives ou de gestion. Celles-ci assument en effet des 
tâches impliquant le cumul de fonctions diverses, qui ne pourraient pas être 
séparées sans atteinte à l’efficacité de la gestion et à la légitimité démocratique et 
politique des décisions correspondantes (ATF 125 I 119 consid. 3c et d  p. 123 ; 
ATA/174/2009 du 7 avril 2009, consid. 8 ; ATA/421/2008 du 6 août 2008, consid. 
6 ; ATA/45/2007 du 6 février 2007, consid. 3 ; P. MOOR, Droit administratif, vol. 
II, Les actes administratifs et leur contrôle, 2ème éd., Berne 2002, p. 238s., 
ch. 2.2.5.2 et les autres références citées). 

 b. Les parties divergent sur la portée que revêt l’exigence d’impartialité dans le 
domaine administratif. Se référant à l’arrêt du Tribunal fédéral paru aux ATF 125 
I 209, la commune soutient que la récusation de membres des autorités 
supérieures du pouvoir exécutif doit être examinée en tenant compte de la mission 
et de l’organisation desdites autorités, la récusation d’un membre d’une autorité 
judiciaire se distinguant ainsi de celle d’une autorité administrative. Invoquant 
l’arrêt 2C_177/2007 rendu le 19 octobre 2007 par le Tribunal fédéral, le recourant 
affirme pour sa part que les standards qui gouvernent la récusation d’un membre 
d’une autorité administrative sont aussi stricts qu’en matière judiciaire.  

 c. L’arrêt qu’a rendu le Tribunal fédéral le 19 octobre 2007 ne marque 
nullement un renversement, ni même un tournant dans la pratique traditionnelle 
relative au mode de récusation des membres d’autorités administratives. Dans 
cette affaire, le Tribunal fédéral s’est en effet limité à indiquer de manière tout à 
fait générale, en se référant à sa jurisprudence antérieure, que les garanties 

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d’impartialité en matière administrative, respectivement judiciaire, sans se 
confondre, présentent une portée en principe équivalente. Ce faisant, le Tribunal 
fédéral n’a nullement remis en cause les principes exposés dans l’ATF 125 I 209. 
De plus, le cas jugé par le Tribunal fédéral, qui a confirmé en l’espèce le 
raisonnement tenu par le Tribunal administratif dans un arrêt rendu le 6 mars 2007 
(ATA/97/2007), ne portait pas sur la structure des autorités administratives, mais 
uniquement sur le mode d’exercice du droit de récusation tel qu’il se présente 
devant la commission genevoise du barreau. On ne saurait tirer de cet arrêt des 
considérations plus générales sur le mode d’organisation, respectivement de 
récusation, des membres d’autorités administratives et prétendre que ces 
exigences doivent désormais s’apprécier de manière plus sévère que ce que 
prescrivent les standards usuels développés par la jurisprudence.  

  C’est par conséquent à l’aune des principes traditionnels relatifs à l’absence 
de prévention des membres d’autorités administratives et judiciaires que le cas 
d’espèce doit être appréhendé. 

3. a. L’équivalence des motifs de récusation entre instances administratives et 
judiciaires se limite aux cas dans lesquels un motif de prévention, supposé ou 
avéré, commande d’écarter une personne déterminée de la procédure en raison de 
sa partialité (ATA/174/2009 du 7 avril 2009, consid. 8 ; ATA/421/2008 du 6 août 
2008, consid. 6).  

  Conformément à la jurisprudence, le fait qu’un juge ait déjà fonctionné dans 
une procédure antérieure mettant en cause les mêmes parties est insuffisant à 
constituer, à lui seul, un motif de récusation. L’impartialité d’un juge appelé à se 
prononcer dans un procès en révision n’est par exemple pas compromise du seul 
fait qu’il a pris part au jugement à réexaminer ou qu’il a déjà participé à une ou 
mêmes à plusieurs affaires concernant la personne qui demande la récusation 
(ATA/680/1996 du 19 novembre 1996 ; R. KIENER, Richterliche 
Unabhängigkeit. Verfassungsrechtliche Anforderungen an Richter und Gerichte, 
Berne 2001, p. 144 et les autres références citées). 

 b. En l’occurrence, le recourant fait reproche à l’enquêteur de lui avoir adressé, 
au mois d’octobre 2004, un courrier électronique en lien avec une utilisation 
inopportune du matériel informatique de la commune. Il aurait ainsi, à l’époque, 
émis des jugements de valeur alors même qu’aucune enquête n’avait encore été 
entamée.  

  Considérée sous l’angle de l’art. 15 al. 2 let. d LPA, la question consiste à 
déterminer si les faits qui se sont déroulés en 2004 sont de nature à faire suspecter 
M. J______ de partialité dans la fonction d’enquêteur qui lui a été confiée le 
8 décembre 2008. Il s’agit d’un élément objectif, qui s’inscrit dans un contexte 
clairement distinct des faits à l’origine de l’enquête administrative présentement 

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en cause. Contrairement à ce qu’affirme le recourant, le motif de récusation 
avancé ne relève aucunement d’un élément de nature subjective.  

 c. L’élément avancé par le recourant est insuffisant à démontrer une 
quelconque partialité, au regard des art. 29 al. 1 Cst. et 15 al. 2 let. d LPA, de la 
part de l’enquêteur.  

  D’une part, les faits rapportés par le recourant se sont déroulés plus de 
quatre ans avant la désignation de l’intéressé comme enquêteur dans le présent 
litige. Le recourant ne conteste, d’autre part, ni la pertinence de l’intervention de 
M. J______ en 2004 ni la véracité des faits qui lui ont été reprochés à l’époque, 
lesquels ont débouché sur l’ouverture d’une enquête administrative. Ce constat est 
corroboré par le fait que ladite enquête – à laquelle M. J______ n’a nullement 
participé – a entraîné la notification d’un blâme contre lequel M. X______ n’a pas 
formé recours.  

  Le recourant n’émet par ailleurs aucune critique démontrant une quelconque 
implication ou intervention de l’enquêteur dans les faits qui ont conduit à 
l’ouverture, le 8 décembre 2008, d’une nouvelle enquête administrative à son 
encontre, pas plus qu’il n’allègue le moindre élément tendant à remettre en cause 
l’impartialité de M. J______ sur le plan subjectif. 

 d. Le motif invoqué par le recourant n’étant pas de nature à démontrer une 
quelconque prévention de partialité au sens des art. 29 al. 1 Cst. et 15 al. 2 let. d 
LPA, la demande de récusation de M. J______ s’avère infondée. 

4.  Compte tenu de ce qui précède, le recours doit être rejeté.  

  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 1’000.- sera mis à la charge du 
recourant, qui succombe (art. 87 LPA). Aucune indemnité ne sera allouée. 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 21 janvier 2009 par Monsieur X______ contre 
la décision de la commune de Vernier du 20 janvier 2009 ; 

 

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au fond : 

le rejette ; 

met à la charge du recourant un émolument de CHF 1'000.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité ; 

dit que, conformément aux art. 82 et suivants LTF, le présent arrêt peut être porté dans 
les trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du 
recours en matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 
motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il 
doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Robert Assaël, avocat du recourant ainsi qu'à 
Me David Lachat, avocat de l'intimée. 

Siégeants : Mme Bovy, présidente, Mmes Hurni et Junod, M. Dumartheray, juges, 
M. Hottelier, juge suppléant. 

Au nom du Tribunal administratif : 

la greffière-juriste : 
 
 

C. Del Gaudio-Siegrist 

 la présidente : 
 
 

L. Bovy 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :