# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 52896b9f-396f-516a-b19c-9428cb78e78a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-08-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 13.08.2008 A/2738/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-2738-2008_2008-08-13.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/344/08 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU MERCREDI 13 AOÛT 2008 

Cause A/2738/2008, plainte 17 LP formée le 26 juillet 2008 par M. G______. 

 

Décision communiquée à : 

- M. G______ 

 

- A______ SA 

 

- Office des Poursuites 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Dans le cadre d'une poursuite n° 08 xxxx64 P dirigée par A______ SA contre M. 

G______, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a communiqué à ce dernier 

un avis de saisie pour le 1
er

 juillet 2008, à hauteur d'un montant de 627 fr. 50, 

intérêts au 1
er

 juillet et frais au 13 juin 2008 compris. 

 Le 1
er

 juillet 2008, l'Office a dressé le procès-verbal des opérations de la saisie 

que M. G______ a signé le même jour. Il ressort de cet acte que le prénommé est 

journaliste indépendant et qu'il a perçu pour l'année 2007 un revenu de    15'000 

fr. nets. 

 Le 16 juillet 2008, l'Office a communiqué à la Banque cantonale de Genève      

(ci-après : la BCGe) un avis concernant la saisie d'une créance à l'encontre de  M. 

G______ jusqu'à concurrence de 800 fr. ;  

 Par courrier du 24 juillet 2008, la BCGe a informé M. G______ qu'elle avait ordre 

de l'Office de lui verser 850 fr.  

B. Par acte posté le 26 juillet 2008, M. G______ a porté plainte auprès de la 

Commission de céans. Il conclut à ce que son compte auprès de la BCGe soit 

débloqué, que la décision de saisir la somme de 850 fr. soit suspendue et qu'il soit 

ordonné à l'Office de lui restituer cet argent. 

 Par ordonnance du 29 juillet 2008, la Commission de céans a rejeté la demande 

d'effet suspensif et invité l'Office, à titre de mesure provisionnelle, à surseoir à la 

répartition du montant saisi en mains d'A______ SA. Dans ses considérants, la 

Commission de céans notait qu'il appartenait à                   M. G______ de 

transmette sans délai à l'Office un relevé de son compte auprès de la BCGe depuis 

le 1
er 

janvier 2008 afin que celui-ci puisse examiner sa situation, le cas échéant, 

revoir sa décision.  

 Dans son rapport du 5 août 2008, l'Office expose que M. G______ lui a remis les 

pièces dont il est question ci-dessus et qu'après analyse de celles-ci, il a pris une 

nouvelle décision et déclaré le prénommé insaisissable. L'Office joint le courrier 

recommandé qu'il a communiqué à la BCGe le 5 août 2008 à teneur duquel la 

saisie du compte salaire de M. G______ est levée à dater de ce jour.  

 Interpellé par la Commission de céans, M. G______, a, par courrier du 8 août 

2008, confirmé avoir "récupéré son argent" et répondu qu'il maintenait sa plainte 

du 26 juillet 2008 "afin d'obtenir une réponse aux questions qui découlent de 

(l’)ordonnance du 29 juillet 2008, notamment concernant le minimum vital 

mensuel pour vivre et le montant insaisissable défini dans ce canton". Il ajoute 

qu'il ne connaît pas les raisons pour lesquels l'Office ne lui a rien demandé au 

sujet de sa situation en 2008, notamment sur ses disponibilités bancaires, et qu'il 

 

 - 3 - 

ignore comment le montant de 865 fr. a été calculé. Il conclut en relevant qu'il 

désire savoir à quoi s'en tenir avant une prochaine "attaque" possible de l'Office. 

 

E N   D R O I T  

1. La présente plainte a été déposée en temps utile et dans les formes prescrites 

auprès de l’autorité compétente contre une mesure sujette à plainte par une 

personne ayant qualité pour agir par cette voie (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et 13 

LaLP , art. 56R al. 3 LOJ). 

Elle est donc recevable. 

2. En cas de plainte, l’Office peut, jusqu’à l’envoi de sa réponse, procéder à un 

nouvel examen de la décision attaquée. S’il prend une nouvelle mesure, il la 

notifie sans délai aux parties et en donne connaissance à l’autorité de surveillance 

(art. 17 al. 4 LP). L’effet dévolutif d’une plainte ne se produit qu’à l’échéance du 

délai imparti à l’Office pour envoyer sa réponse. Si l’Office prend une nouvelle 

mesure, la Commission de céans continue à traiter la plainte dans la mesure où la 

nouvelle décision ne l’a pas rendue sans objet (art. 67 al. 3 LPA par renvoi de 

l’art. 13 al. 5 LaLP). 

2.b. En l'espèce, suite au dépôt de la plainte, l'Office a décidé de lever la saisie du 

compte du plaignant auprès de la BCGe qu'il avait ordonnée. 

 Force est donc de constater que cette décision a rendu sans objet la présente 

plainte, le plaignant concluant précisément à ce que son compte soit débloqué et 

que l'argent saisi lui soit restitué.  

3. La cause A/2738/2008 sera en conséquence rayée du rôle. 

4. Quant aux nouvelles conclusions prises par le plaignant postérieurement au dépôt 

de la plainte et visant à obtenir des renseignements relatifs au calcul du minimum 

vital et de la somme qui avait été provisoirement saisie, elles sont irrecevables.  

 De pratique constante, la plainte n'est, en effet, recevable que si elle permet 

d'atteindre un but concret sur le plan de l'exécution forcée. Elle doit tendre à la 

modification de la décision entreprise et non pas à l'obtention de renseignements 

(arrêt du Tribunal fédéral 7B.25/2004 du 19 avril 2004 ; arrêt du Tribunal fédéral 

7B.20/2005 du 14 septembre 2005 consid. 1.1 non publié in ATF 131 III 652, 

ATF 120 III 107 consid. 2 p. 108/109 ; 99 III 58 consid. 2 p. 60/61). Aussi, l'art. 

21 LP prévoit-il que, lorsque la plainte est reconnue fondée, l'autorité annule ou 

redresse l'acte qui en fait l'objet. 

 

 

 - 4 - 

 

 La Commission de céans rappellera cependant au plaignant que les Normes 

d'insaisissabilité pour le canton de Genève sont édictées chaque année par la 

Commission de céans et publiées dans le recueil systématique des lois genevoises 

(E 3 60.04). 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 5 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 26 juillet 2008 par M. G______ contre la saisie 

exécutée à son encontre dans le cadre de la poursuite n° 08 xxxx64 P. 

Déclare irrecevables les conclusions prises par M. G______ dans son écriture du 8 août 

2008.  

Au fond : 

1. Constate que la plainte du 26 juillet 2008 est devenue sans objet en cours de 

procédure. 

2. Raye la cause A /2738/2008 du rôle. 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Didier BROSSET et M. Philipp 
GANZONI, juges assesseurs 

 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

         Greffière :                        Présidente : 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le