# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3176be02-3fdf-5a48-b729-be56f0bc8809
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-11-04
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal pénal 04.11.2022 P/11895/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TP_001_P-11895-2020_2022-11-04.pdf

## Full Text

Siégeant : Mme Alexandra BANNA, présidente, M. Patrick MONNEY et Mme Sabina 
MASCOTTO, juges, Mme Soraya COLONNA, greffière-délibérante 

P/11895/2020  

RÉPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E   
 

JUGEMENT  

DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL  

Chambre 7 

 
4 novembre 2022  

 

MINISTÈRE PUBLIC  

Madame A______ , partie plaignante, assistée de Me D ______  
 
Monsieur B______ , partie plaignante, représenté par son curateur Me E______  
 
Madame C______ , partie plaignante, représentée par sa curatrice Me F______  

contre  

Monsieur X______ , né le _____1985, actuellement détenu à la Prison de Champ-
Dollon, prévenu, assisté de Me G____ 

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CONCLUSIONS FINALES DES PARTIES : 

Le Ministère public conclut à un verdict de culpabilité de X______  de tentative de 
meurtre, de lésions corporelles simples, de menaces, de voies de fait, de violation du 
devoir d'assistance et d'éducation, de séjour illégal et d'activité lucrative sans autorisation. 
Il requiert le prononcé d'une peine privative de liberté de 6 ans et demi, sous déduction 
de la détention subie avant jugement, d'une amende de CHF 3'000.- et d'une mesure 
d'expulsion du territoire suisse de l'intéressé pour une durée de 10 ans, avec inscription 
de l'expulsion au SIS. X______  doit être condamné aux frais de la procédure et maintenu 
en détention pour des motifs de sûretés. Enfin, le Ministère public se réfère à l'acte 
d'accusation s'agissant des objets saisis.  

A______ , par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité de X______  de 
lésions corporelles simples, de menaces et de voies de fait et à la condamnation du précité 
à lui payer la somme de CHF 5'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 2018, à titre 
d'indemnité pour tort moral.  

B______ , par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité de X______  de 
tentative de meurtre, de lésions corporelles simples, de menaces, de voies de fait, de 
violation du devoir d'assistance et d'éducation. X______  doit être condamné à lui payer 
la somme de CHF 35'000.-, avec intérêts à 5% dès le 6 juillet 2020, à titre d'indemnité 
pour tort moral et condamné aux frais de la procédure. 

C______ , par la voix de son conseil, conclut à un verdict de culpabilité de X______  de 
lésions corporelles simples qualifiées et à la condamnation du précité à lui payer la somme 
de CHF 10'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er avril 2017, à titre d'indemnité pour tort 
moral.  

X______ , par la voix de son conseil, conclut à son acquittement s'agissant des faits 
mentionnés sous chiffres 1.1.1, 1.1.2, 1.1.8, 1.2.1, 1.2.2 et 1.2.3, 1.3.1, 1.5. Il reconnaît 
sa culpabilité de voies de fait s'agissant des faits mentionnés sous chiffres 1.1.3 à 1.1.5 et 
1.3.2, de lésions corporelles simples s'agissant des faits mentionnés sous chiffres 1.1.6 et 
1.1.7, de lésions corporelles simples commises en état d'excès de légitime défense 
s'agissant des faits mentionnés sous chiffre 1.4, de séjour illégal et d'exercice d'une 
activité lucrative sans autorisation. Il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté 
de 6 mois, sous déduction de la détention avant jugement, au rejet des conclusions civiles, 
subsidiairement, à ce que les parties plaignantes soient renvoyées à agir par la voie civile, 
et s'oppose en tout état à l'expulsion requise. 

 

  

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EN FAIT 

A. a) Par acte d'accusation du 1er juillet 2022 (ci-après: AA), il est reproché à X______  
d'avoir, à Genève :  

- à des dates indéterminées, entre 2015 et le 5 juillet 2020, asséné à deux reprises, lors 
de deux épisodes distincts, des coups de poing à son épouse, A______ , au niveau du 
visage, lui occasionnant de la sorte des hématomes (ch. 1.1.1. de l'AA); 

- à une date indéterminée, entre 2015 et le 5 juillet 2020, asséné un coup de pied à son 
épouse, A______ , à la jambe, lui occasionnant de la sorte un hématome (ch. 1.1.2. 
de l'AA); 

- à des dates indéterminées, entre mai 2016 et le 5 juillet 2020, au domicile familial, 
frappé, à tout le moins à deux reprises, le fils de son épouse, B______ , né le _____ 
2006, au visage, lui occasionnant de la sorte des saignements au niveau de la bouche 
(ch. 1.1.3. de l'AA); 

- à tout le moins entre 2015 et le 5 juillet 2020, au domicile familial, frappé, à tout le 
moins à trois reprises, sa fille, C______, née le _____ 2010, avec une ceinture, lui 
occasionnant de la sorte des hématomes, étant précisé que probablement le 8 octobre 
2019, X______  a saisi C______  par le poignet pour l'empêcher de fuir puis l'a 
frappée avec la partie métallique de sa ceinture à l'arrière de la cuisse, sous la fesse, 
lui occasionnant de la sorte un hématome (ch. 1.1.4. de l'AA); 

- à tout le moins entre 2015 et le 5 juillet 2020, au domicile familial, asséné à plusieurs 
reprises des claques au niveau de la bouche de sa fille, C______ , lui occasionnant 
de la sorte des saignements, étant précisé qu'à une reprise, dans la cuisine de 
l'appartement familial, un midi, alors que C______  était rentrée de l'école, X______  
a asséné une claque à C______  sur la bouche, lui occasionnant un saignement à 
cause des bagues qu'il portait à la main, au motif qu'C______  n'avait pas nettoyé la 
table après le petit-déjeuner (ch. 1.1.5. de l'AA); 

- le 6 juillet 2020, aux alentours de 00h00, dans l'appartement familial, alors que sa 
femme lui a indiqué avoir contacté un organisme d'aide aux victimes de violences 
conjugales, tiré A______  pour la faire entrer dans l'appartement, poussé A______  
au niveau de la poitrine qui ne voulait pas entrer dans l'appartement, fermé 
violemment la porte d'entrée, atteignant A______ , qui se trouvait dans 
l'entrebâillement, au niveau de l'épaule droite, lui causant de la sorte une ecchymose 
au niveau de l'omoplate droite de 10.1 cm par 4.2 cm (ch. 1.1.6. de l'AA) puis; 

- alors que A______  a indiqué à son mari qu'elle allait appeler la police, tenté de lui 
prendre son téléphone portable, l'avoir poursuivie dans les escaliers de l'immeuble, 
lui avoir arraché son téléphone des mains et l'avoir saisie par les cheveux avant de la 
tirer de force par les cheveux jusqu'à l'étage de l'appartement familial, lui causant de 
la sorte: des ecchymoses au niveau du cou de 0.6 cm par 0.2 cm et de la cuisse gauche 
de 1 cm par 0.8 cm, ainsi que deux dermabrasions linéaires et grossièrement 
parallèles entre elle au niveau de la jambe droite (ch. 1.1.7. de l'AA) et ensuite; 

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- saisi le poignet de B______  pour lui prendre un couteau des mains, couteau dont 
B______  s'était muni pour défendre sa mère des violences de X______ , lui causant 
de la sorte une ecchymose au niveau du poignet droit de 6 cm par 4 cm (ch. 1.1.8. de 
l'AA), 

faits qualifiés de lésions corporelles simples à réitérées reprises (art. 123 ch. 1 et 2 al. 2 
et 3 CP); 

- à tout le moins entre 2015 et le 5 juillet 2020, menacé à réitérées reprises son épouse, 
A______ , d'enlever leur fille, C______ , effrayant de la sorte A______  (ch. 1.2.1. 
de l'AA); 

- à tout le moins entre 2015 et le 5 juillet 2020, menacé à réitérées reprises son épouse, 
A______ , en lui disant que si elle appelait la police, il ne resterait pas longtemps loin 
d'elle et de B______  et qu'il se vengerait, l'effrayant de la sorte (ch. 1.2.2. de l'AA); 

- à tout le moins entre 2015 et le 5 juillet 2020, menacé à réitérées reprises son beau-
fils, B______  de le frapper plus fort ou de le tuer s'il parlait à la police, l'effrayant 
de la sorte (ch. 1.2.3. de l'AA),  

faits qualifiés de menaces à réitérées reprises (art. 180 al. 1 et 2 let. a CP); 

- à tout le moins entre le 1er juillet 2019 et le 5 juillet 2020, asséné à réitérées reprises 
des coups de poing dans le ventre de son épouse et au niveau du visage de cette 
dernière et lui avoir également tiré les cheveux (ch. 1.3.1. de l'AA); 

- à tout le moins entre le 1er juillet 2019 et le 5 juillet 2020, à réitérées reprises, soit 
plusieurs fois par mois : a) asséné des coups sur le crâne de B______ , poing fermé, 
ainsi qu'au niveau du ventre et du sternum, b) frappé B______ , notamment avec une 
ceinture ou le manche en fer de la serpillière, sur le dos ou les fesses, c) asséné des 
coups de spatule en bois sur la paume des mains de B______  (ch. 1.3.2. de l'AA); 

faits qualifiés de voies de fait à réitérées reprises (art. 126 al. 1 et 2 let. a et b CP); 

- le 6 juillet 2020, aux alentours de 00h00, dans le prolongement des faits mentionnés 
sous ch. 1.1.6., 1.1.7. et 1.1.8. de l'AA, tenté d'asséner plusieurs coups de couteau à 
B______ , en faisant des mouvements de haut vers le bas, de gauche vers la droite 
ou inversement, alors que le mineur a réussi à esquiver certains coups, notamment en 
reculant, en tournant dans la pièce et en plaçant des meubles, en particulier la table à 
manger et le canapé, entre lui et X______ , d'avoir donné un coup de couteau en 
direction de l'abdomen de B______ , l'atteignant à l'annulaire gauche, lui 
occasionnant de la sorte une plaie à bords nets, en forme de "U", mesurant 1 cm par 
0.6 cm, tangentielle, avec un lambeau cutané distal recouvrant la plaie, le précité 
ayant placé ses mains devant lui afin de se protéger puis, alors que, sous l'effet de la 
douleur, B______ avait ramené son bras gauche contre sa poitrine et avait collé sa 
main gauche blessée avec sa main droite contre sa poitrine, d'avoir donné un autre 
coup de couteau en direction de la poitrine de B______ , en faisant un mouvement 
du haut vers le bas, atteignant B______ au niveau de la face postérieure du tiers 
moyen de l'avant-bras gauche, lui occasionnant de la sorte une plaie à bords nets, 
oblongue, en forme de goutte, mesurant 0.7 cm par 0.3 cm, prolongée du côté médial 

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par une dermabrasion rougeâtre, fine, assimilable à une estafilade, oblique vers le bas 
et la droite du corps, mesurant 4.5 cm par 0.1 cm, puis alors que, paniqué, B______  
s'était dirigé en courant en direction du balcon pour tenter d'échapper à X______ , de 
l'avoir suivi et, avant que B______  ne réussisse à sortir sur le balcon, de lui avoir 
assené un autre coup de couteau au niveau du cuir chevelu en région occipitale 
gauche, lui occasionnant de la sorte une plaie à bords nets de 3 cm de long pour une 
béance maximale de 1 cm et une profondeur d'environ 0.5 cm, se prolongeant en 
estafilade sur environ 0.5 cm, B______  s'étant ensuite laissé glisser le long de la 
paroi extérieure de l'immeuble, depuis le balcon de l'appartement familial pour 
échapper à son agresseur,  

occasionnant de la sorte à B______  les lésions décrites dans le constat de lésions 
traumatiques du 24 août 2020, 

en agissant de la sorte, soit en se munissant d'un couteau pour asséner plusieurs coups en 
visant l'abdomen, la poitrine ainsi que le crâne de B______ , X______  d'avoir 
intentionnellement tenté de tuer B______  ou, à tout le moins, d'avoir eu conscience qu'il 
pourrait le tuer et d'avoir accepté que ce dernier puisse mourir à la suite des coups qu'il 
lui a portés, respectivement qu'il a tenté de lui porter, sans toutefois obtenir le résultat 
escompté dès lors que les blessures causées n'ont pas entraîné la mort de B______  qui a 
néanmoins été blessé; 

faits qualifiés de tentative de meurtre (ch. 1.4. de l'AA; art. art. 111 cum 22 al. 1 CP); 

- entre mai 2016 et le 6 juillet 2020, d'avoir : 

- frappé à réitérées reprises son beau-fils, B______ , comme décrit sous ch. 1.1.3., 
1.1.8. et 1.3.2.; 

- menacé à réitérées reprises son beau-fils, B______ , né le ______ 2006, comme décrit 
sous point 1.2.3.; 

- dénigré à de très nombreuses reprises B______ , lui disant qu'il n'était rien, qu'il ne 
savait rien faire et en le critiquant continuellement;  

- asséné ou tenté d'asséner plusieurs coups de couteau à son beau-fils, B______ , 
tentant ainsi intentionnellement de tuer ce dernier, comme décrit sous point 1.4., 

B______  ayant présenté, à la suite de ces agissements un fort absentéisme scolaire depuis 
septembre 2020, lequel s'est aggravé durant la période de Pâques 2021, et ayant 
également souffert: 

- de dépression ayant nécessité un suivi psychothérapeutique, toujours en cours au 14 
février 2022; 

- d'un syndrome de stress post-traumatique avec notamment anxiété, hyper vigilance, 
flash-backs, cauchemars; 

- d'un retrait social important, d'une grande insécurité, d'une méfiance vis-à-vis des 
autres; 

- de symptômes psychotiques de persécution, d'une très forte anxiété et une peur de 
sortir et croiser du monde, 

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ainsi que des idées suicidaires, des symptômes psychotiques très florides, avec des délires 
de persécution, et dû être hospitalisé aux HUG, en psychiatrie, à l'Hôpital des enfants du 
______ mai 2021 à mi-août 2021, avant d'être, à nouveau, hospitalisé le ______ août 
2021, suite à des comportements hétéroagressifs, 

en raison des traumatismes subis en lien avec les maltraitances et agissements de 
X______  de 2016 à 2020, B______  a présenté des risques de rester dans un état 
d'hypervigilance chronique, de rencontrer des difficultés à se lier avec les autres, de 
souffrir de dépression, de troubles du sommeil chroniques et de développer d'autres 
troubles psychiatriques, par exemple un trouble anxieux, des épisodes dépressifs, des 
troubles de la personnalité, 

en agissant de la sorte, en sa qualité de beau-père de B______ , d'avoir intentionnellement 
violé son devoir d'éducation et d'assistance en mettant concrètement en danger le 
développement psychique et physique de B______ , à tout le moins, d'avoir eu conscience 
qu'il pourrait mettre en danger le développement psychique et physique de B______  par 
ses agissements et d'avoir accepté que cela se produise, 

faits qualifiés de violation du devoir d'assistance et d'éducation (art. 219 al. 1 CP); 

- entre une date indéterminée en 2014 jusqu'au 6 juillet 2020, séjourné sur le territoire 
suisse sans être au bénéfice des autorisations nécessaires, 

faits qualifiés de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI); 

- entre une date indéterminée en 2014 jusqu'au 6 juillet 2020, travaillé sur le territoire 
suisse sans être au bénéfice des autorisations nécessaires, 

faits qualifiés d'activité lucrative sans autorisation (art. 115 al. 1 let. c LEI). 

B.  Il ressort de la procédure les faits pertinents suivants: 

a) X______  a rencontré A______  au Salvador, pays dont ils ont tous deux la nationalité. 
Une enfant, C______ , est née le ______ 2010, au Salvador. Ils se sont mariés au Salvador 
en 2014.  

A______ , née le ______ 1991, était mère d'un enfant, B______ , né le ______ 2006, au 
Salvador, d'une précédente union. Le père de B______  est décédé en 2019. 

X______  est venu en Suisse en 2014 pour y trouver du travail, sa mère s'y trouvant déjà. 
A______  a rejoint son mari, avec ses deux enfants, en 2015. Jusqu'à ce moment, B______  
habitait au Salvador avec son père ou ses grands-parents paternels.  

A son arrivée, la famille a vécu dans un studio aux ______ avant de déménager dans le 
quartier ______. Début 2019, la famille a emménagé dans un appartement en sous-
location situé rue _____, à ______. 

Depuis 2016, A______  travaille à plein temps pour une famille établie à Genève. Quant 
à X______ , il a effectué divers emplois comme nettoyeur ou barman. Depuis septembre 
2019, il travaillait pour la famille, employeur de son épouse, à raison de deux heures par 
jour, payé CHF 1'000.- par mois. 

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X______  n'a pas d'autorisation de séjour en Suisse. Il en était de même de A______  et 
de ses deux enfants, B______  et C______ , qui bénéficient désormais, depuis juillet 2021, 
d'un permis B. 

b) B______  a fréquenté diverses écoles au gré des déménagements de la famille. Il est 
allé à l'école ______ puis ______ et au Cycle d'orientation (CO) ______ avant d'intégrer 
le CO ______, à ______.  

Depuis son arrivée en Suisse, en 2015, B______  présente des problèmes de 
comportement (cf. rapport d'évaluation médico-psychologique, C-117). Il a été suivi par 
l'Office médico-pédagogique (OMP) dès septembre 2017 jusqu'en octobre 2019 (C-123 
et ss, C-153 et C-148 et ss).  

En 2019, juste après l'arrêt du suivi par l'OMP, le père de B______  est décédé au 
Salvador. 

En décembre 2019, X______  s'est rendu en Espagne jusqu'au 30 décembre 2019 pour y 
suivre un cours de barman. Durant son absence, B______  s'est confié à la Maison de 
Quartier sur la violence physique subie à domicile par son beau-père (C-82 et C-84). Les 
faits ont été rapportés à la conseillère sociale du CO du mineur puis au Service de 
protection des mineurs (SPMi).  

Le 19 décembre 2019, une réunion a eu lieu au SPMi en présence de la mère et de l'enfant. 
La mère a reconnu avoir également recours à la violence physique sur son fils et a indiqué 
être dépassée par la situation. B______  a indiqué être tapé par sa mère lorsqu'elle est 
désespérée par son attitude. Il a indiqué que sa relation avec son beau-père était 
catastrophique et être le seul à être frappé, ce qu'il trouvait injuste. La mère a indiqué 
comprendre qu'en Suisse, la violence physique n'est pas tolérée, tout en précisant que dans 
son pays, tout le monde vit avec la violence. Elle était demandeuse d'une aide éducative.  

Une assistance de crise (AEMO) d'urgence a été mise en place avant d'être levée quelques 
semaines après (cf. rapport d'intervention AEMO de crise, C-542; PV I______ , 08.09.21, 
C-535) pour laisser place à une AEMO normale.  

En janvier 2020, le suivi a repris auprès de l'OMP (C-144). En mars 2020, alors qu'une 
réunion était prévue à l'OMP en présence de B______  et de sa mère, celle-ci a été annulée 
et la mère n'a pas sollicité de téléconsultation durant le confinement lié à la pandémie. 

Bien que dénoncée par B______ , la question de la violence du beau-père n'a pas été 
abordée et le beau-père n'a jamais été entendu par le SPMi. 

c.a) Dimanche 5 juillet 2020, X______  est allé faire un barbecue avec sa femme, sa fille 
C______  et des amis. Il a bu des bières. Aux alentours de 22h00, tous se sont rendus à 
l'appartement de ______, y compris les amis, qui sont rapidement repartis. X______  a 
bu deux cocktails avec sa femme, après les avoir confectionnés.  

Une fois les invités partis, X______  a reproché à son épouse son oisiveté durant la 
journée. Un conflit a éclaté entre les époux. A______  a quitté le domicile le temps que 
son mari se calme. Elle s'est rendue, pieds nus et en robe de nuit, au premier étage de 
l'immeuble. Pendant ce temps, X______  a exigé de B______  que celui-ci appelle sa 
mère puis il s'est rendu dans les escaliers où une altercation a eu lieu avec A______ .  

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Une fois A______  retournée dans l'appartement, B______  a pris la défense de sa mère 
et une violente altercation s'en est suivie entre X______  et B______ .  

A 00h42, A______  a appelé la centrale de la police durant plus de 8 minutes. Elle a mis 
plus de 40 secondes pour répondre à la police, alors que des bruits d'altercation étaient 
audibles en bruit de fond. Elle a sollicité, en état de panique et en pleurs, l'intervention 
urgente de la police en disant "c'est mon mari qui …. qui me va taper", alors qu'un conflit 
est en cours puis en hurlant et en pleurant "non, il a un couteau… s'il te plaît" puis en 
crise à plusieurs reprises elle a répété "non", alors qu'une voix tierce dit "il m'a coupé la 
tête" (2mn33sec) puis A______  a crié "la police s'il te plait". Par la suite, en pleurs, elle 
a demandé l'intervention de la police, mais n'a pas été en mesure de répéter son nom et 
son adresse, alors que la police ne la comprenait pas. Elle a pu expliquer à la fin, toujours 
en pleurs, que l'agresseur était son mari et qu'il avait quitté l'appartement. Il avait attaqué 
son fils avec un couteau (6mn51sec).  

Par ailleurs, la centrale de la police a été appelée par plusieurs voisins en raison des cris 
générés par le conflit et la fuite du mineur par le balcon.  

En effet, pour fuir son beau-père, qui tenait un couteau de cuisine dans sa main, dont la 
lame mesurait plus de 20 cm (cf. C-23), B______ , 14 ans, est sorti sur le balcon de 
l'appartement situé au deuxième étage, l'a enjambé et est parvenu à descendre sur le 
balcon du premier étage, en laissant des traces de sang sur son passage, puis à sauter à 
terre, aidé par des voisins venus l'aider. Il a été accueilli au domicile de ceux-ci avant 
d'être pris en charge par une ambulance et hospitalisé. Il est sorti d'hôpital le lundi après-
midi.  

Entendu dans le cadre de la présente procédure, le voisin J______  ayant réceptionné 
B______  a déclaré que celui-ci était paniqué et voulait sauter en bas du balcon. D'autres 
voisins avaient crié "il faut l'aider" ou encore "aidez-le son père veut le tuer". Lui-même 
avait calmé B______  et lui avait dit de descendre tranquillement. Il lui avait demandé la 
raison de son état de panique et B______ avait répondu "mon beau-père veut me tuer". 
B______  était en panique et il tremblait. Il saignait de la tête, du doigt et du bras. Il a 
indiqué que sa mère était également en danger et que sa sœur dormait; il craignait que son 
beau-père s'en prenne à d'autres membres de sa famille et demandait de l'aide (PV police 
J______ , C-184).  

Le voisin K______ a indiqué avoir, tout d'abord, cru que B______  voulait se suicider en 
sautant par le balcon puis il avait compris que celui-ci voulait fuir. Des gens criaient 
"aidez-le, il veut le tuer". B______  avait indiqué, à son voisin J______  et à lui-même, 
que son beau-père avait voulu le poignarder et qu'il avait placé ses mains pour se protéger 
de son beau-père qui tenait un couteau. Il avait ajouté que son beau-père le battait souvent, 
lui et sa mère. La marque sur son biceps avait été causée, par le passé, par son beau-père 
avec une clé de voiture (cf. lésion mise en évidence dans le constat de lésions 
traumatiques, C-160 et C-165). B______  était en état de choc, il tremblait, mais ne 
pleurait pas (PV police K______ , C-193).  

c.b) Quant à X______ , il a quitté l'appartement sans avoir été blessé. Il a été interpellé 
par la police à 400 mètres de l'appartement. Son T-shirt était tâché du sang de B______ , 

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à tout le moins au-dessus de l'aisselle droite de son débardeur (C-61 et C-286). Il 
présentait une alcoolémie, à l'éthylotest, de 0.8 mg/l, à 2h11. 

c.c) Selon le constat de lésions traumatiques (C-157), B______  souffrait des lésions 
suivantes, dont trois plaies ouvertes au niveau de l'arrière du crâne (plaie cutanée n° 1; 
photographies en C-336 et ss), sur l'avant-bras (plaie cutanée n° 2; photographie en C-
338) et sur le doigt (plaie cutanée n° 3; photographie en C-339), lesquelles étaient 
compatibles avec des coups de couteau:  

- une plaie à bords nets au niveau du cuir chevelu en région occipitale gauche de 3 cm 
de long pour une béance maximale de 1 cm et une profondeur d'environ 0.5 cm, se 
prolongeant en estafilade sur environ 0.5 cm (plaie cutanée n° 1; photographies en 
C-336 et ss), 

- une plaie à bords nets au niveau de la face postérieure du tiers moyen de l'avant-bras 
gauche, oblongue, en forme de goutte, mesurant 0.7 x 0.3 cm, prolongée du côté 
médial par une dermabrasion rougeâtre, fine, assimilable à une estafilade, oblique 
vers le bas et la droite du corps, mesurant 4.5 x 0.1 cm (plaie cutanée n°2; 
photographie en C-338), 

- au niveau de la face postéro-médiale du 4e doigt de la main gauche, en regard de 
l'articulation inter-phalangienne distale, une plaie à bords nets, en forme de "U", 
mesurant 1 x 0.6 cm, tangentielle, avec un lambeau cutané distal recouvrant la plaie 
(plaie cutanée n° 3; photographie en C-339). 

- au niveau de la région auriculaire gauche et de la face postérieure de l'oreille gauche, 
dans le prolongement de la plaie n°1, une fine dermabrasion linéaire quasi 
horizontale, mesurant environ 4 x 0.1 cm, débutant au niveau de l'implantation des 
cheveux (photographie en C-341); 

- des dermabrasions fines et linéaires, assimilables à des estafilades, au niveau de la 
nuque à droite (3.3 x 0.1 cm) et de l'épaule droite (7 x 0.1 cm) (photographie en C-
340); 

- des dermabrasions au niveau du nez (photographie en C-342), de la région infra-
orbitaire gauche (photographie en C-342), du bras droit, du coude droit, de l'avant-
bras droit (7 x 0.1 cm), de l'avant-bras gauche (3.5 x 3 cm), de la face dorsale de la 
main gauche, de la cuisse droite et de la jambe droite (photographies en C-343 et ss); 

- des ecchymoses au niveau de la joue gauche (4.8 x 0.2 cm) et du poignet droit (6 x 4 
cm) (photographies en C-342 et C-344); 

- des érythèmes au niveau du nez et du poignet gauche (photographies en C-342 et C-
344). 

Selon les médecins, la plaie cutanée n° 3, soit au doigt, est compatible avec des lésions 
défensives.  

c.d) Le couteau utilisé pour blesser B______  a été retrouvé, le 8 juillet 2020, par 
A______  dans un placard de la cuisine, au milieu d'ustensiles de cuisine, et non à sa place 

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de rangement habituel (cf. C-21). Conformément aux instructions de la police, elle n'y a 
pas touché pour préserver les empreintes et a appelé la police.  

Le profil ADN de B______  a été mis en évidence sur le manche du couteau et sur le sang 
retrouvé sur celui-ci (C-60). L'empreinte de l'annulaire gauche de X______  a été mise en 
évidence sur la lame du couteau, au milieu de celui-ci (C-286). Par ailleurs, l'empreinte 
du pouce droit de X______  a été mise en évidence entre le manche et la lame du couteau; 
selon les médecins, la position et l'orientation de cette empreinte laisse supposer que 
celui-ci tenait le couteau par le manche (C-286).  

c.e) Selon le constat de lésions traumatiques (C-175), A______  présentait les lésions 
suivantes qui pouvaient entrer chronologiquement en lien avec les évènements:  

- des ecchymoses au niveau du cou, de l'omoplate et de la cuisse gauche; 

- deux dermabrasions linéaires et grossièrement parallèles entre elles au niveau de la 
jambe droite.  

d) Le 6 juillet 2020, la police a procédé à l'audition de X______ , de A______  et des 
enfants B______  et C______ .  

d.a) X______  a indiqué que "le jeune homme", soit B______ , était intervenu, alors qu'il 
se disputait avec la mère de l'enfant. Lui-même avait suivi son épouse, qui était sortie de 
l'appartement car elle menaçait d'appeler la police, pour lui arracher le téléphone.  

B______  était arrivé derrière lui, dans les escaliers, avec un couteau dans la main, il avait 
tenté de lui porter un coup de couteau, mais il l'avait repoussé avec les deux mains sur le 
haut de son corps. B______  était remonté dans l'appartement avec le couteau.  

Dans le salon, B______  l'avait encore menacé avec le couteau, en lui disant qu'il allait le 
tuer et en tentant une seconde fois de lui porter un coup de couteau au niveau du ventre 
ou du thorax. Lui-même avait réussi à retenir le coup, en lui saisissant l'avant-bras avec 
ses mains et en essayant de lui enlever le couteau. B______  avait tenté de lui porter des 
coups de poing avec la main gauche. X______  l'avait poussé contre un mur et lui avait 
lâché le bras. B______  était allé sur le balcon, avec le couteau, se réfugier derrière sa 
mère.  

Il n'avait à aucun moment saisi le couteau pour menacer ou blesser B______ . S'il avait 
voulu le faire, B______  serait probablement mort. Il ne l'avait pas blessé. Il ignorait que 
B______  avait sauté du balcon, mais il précisait que ce n'était pas la première fois que 
B______  parlait de se jeter du balcon quand sa mère le reprenait. Ce n'était pas la 
première fois que B______  était menaçant et violent, il l'avait notamment été avec sa 
sœur C______ . Lui-même n'avait pas eu d'échanges physiques avec sa femme durant les 
faits.  

X______  a reconnu avoir tapé B______  en début d'année avec une ceinture, en lui 
donnant deux coups, car B______  avait insulté et tapé sa sœur. Sa femme faisait la même 
chose. C'était une pratique courante dans son pays.  

d.b) A______  a déclaré que, quand elle était retournée dans l'appartement, elle avait 
indiqué faussement à son mari avoir pris contact avec un organisme d'aide dans le cadre 

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de violences conjugales, ce qui avait fait "péter les plombs" à celui-ci. X______  avait 
tiré son épouse par le bras pour la faire rentrer dans l'appartement, ce qu'elle avait refusé 
de faire en indiquant qu'elle ne voulait pas rentrer tant qu'il était furieux. Il l'avait alors 
repoussée par la poitrine et avait fermé la porte sur elle, plus précisément sur son épaule.  

Alors qu'elle avait indiqué à son époux qu'elle appelait la police, celui-ci avait tenté de 
lui saisir le téléphone. Elle avait descendu les escaliers en courant. Arrivée au premier 
étage, son mari l'avait saisie par les cheveux et l'avait tirée ainsi jusqu'au deuxième étage, 
en passant le pas de la porte en arrière. B______  avait poussé son beau-père pour qu'il 
lâche sa mère, ce qui avait amplifié la colère de celui-ci.  

Arrivé dans l'appartement, X______  avait jeté le téléphone de sa femme au sol. En le 
reprenant, elle avait constaté que la police avait répondu et avait eu de la difficulté à 
donner son adresse compte tenu de la situation. X______  se tenait à côté de la table, un 
couteau dans la main droite et B______  se trouvait de l'autre côté de la table. Son mari 
avait fait un geste avec le couteau, mais elle n'avait pas vu s'il avait touché son fils. 
B______  avait constaté saigner de la tête. Elle avait vu du sang couler dans le cou de son 
fils et elle avait hurlé pour alerter les voisins. X______  était allé fermer la porte de 
l'appartement restée ouverte, sans la verrouiller. Elle avait pris B______  dans ses bras. Il 
s'en était libéré et s'était rendu sur le balcon pour fuir son beau-père. X______  avait suivi 
B______ , qui tentait à tout prix de fuir le précité. Son mari était allé mettre un short et 
avait quitté l'appartement. B______  avait réussi à descendre de l'immeuble par le balcon.  

X______  avait déjà puni B______  en le frappant avec une ceinture. Cela était arrivé 
plusieurs fois, mais cela datait de plusieurs années. Récemment, B______  lui avait dit 
que son beau-père le tapait sur la tête avec le poing fermé et le bout des phalanges.  

Depuis qu'elle était arrivée en Suisse, son mari l'avait frappée régulièrement au visage. 
Depuis deux ans, il la frappait moins régulièrement et se contentait de la frapper au niveau 
des jambes, ce qui se voyait moins.   

d.c) B______  a été entendu par la police. Son audition a été filmée et conduite par un 
inspecteur spécialisé, accompagné d'un psychologue, en application du guide du National 
Institute of Child Health and Human Development (NICHD) (cf. art. 154 al. 4 let. d CPP; 
C-242 et C-276). Il a expliqué ce qui suit. 

Sa mère était sortie, alors qu'elle était en train de se disputer avec son beau-père, qui était 
ivre. Son beau-père lui avait ordonné d'appeler sa mère, en insultant celle-ci, ce qu'il avait 
fait car il avait peur de son beau-père, mais sa mère avait refusé les appels. Sa mère était 
revenue et avait sonné à la porte. A peine entrée, son beau-père avait traité sa mère de 
"sale connasse" puis il avait pris la porte et l'avait claquée, celle-ci frappant sa mère au 
niveau de l'épaule, ce qui avait choqué B______  (p. 3 et p. 15, C-244 et C-256).  

Sa mère criait dans le couloir pour pouvoir entrer et son beau-père criait également. 
B______  s'était préparé pour aller au lit. Finalement, son beau-père avait ouvert la porte 
et sa mère l'avait informé avoir appelé la police, ce qui avait "mis le feu" à son beau-père, 
celui-ci avait "pris la rage". Comprenant qu'elle allait être frappée, sa mère était partie 
dans les escaliers, suivie de son beau-père, qui l'avait saisie par les cheveux. B______  
avait entendu les claques et les frappes. Il avait compris que son beau-père avait pris les 

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cheveux de sa mère et la jetait contre le mur (p. 3 et p. 23, C-244 et C-264). B______  
s'était dit qu'il devait aller défendre sa mère.  

Au moment où il était sorti de l'appartement, son beau-père et sa mère étaient en train de 
remonter tranquillement, son beau-père tenant le téléphone de sa mère dans la main. Une 
fois à l'intérieur, son beau-père avait fermé la porte palière à clé. B______  s'était retrouvé 
entre sa mère et son beau-père, qui s'était approché de lui. B______  avait repoussé son 
beau-père avec les mains à plusieurs reprises. Pendant ce temps, sa mère téléphonait avec 
la police. X______  était allé chercher un couteau à la cuisine et s'était approché de lui en 
lui disant qu'il ne devait pas se mêler de ses affaires.  

Avec le couteau, son beau-père avait essayé de le trancher, mais il avait raté. B______  
était allé derrière la table, alors que son beau-père se trouvait de l'autre côté de celle-ci. 
Son beau-père avait essayé de le piquer, de lui planter le couteau dans l'estomac, mais 
l'avait atteint au niveau du doigt car B______  avait placé ses mains devant son ventre. 
Le doigt saignait beaucoup, cela lui avait fait trop mal et il était à moitié coupé. B______  
avait tenu sa main et son beau-père lui avait porté un coup qui lui avait coupé le bras. Il 
ne voyait pas d'issue, pas de porte par laquelle sortir et avait vu sa mère sur le balcon en 
train de parler au téléphone avec la police. Alors qu'il s'était retourné pour regarder dans 
quelle direction il pouvait aller, son beau-père lui avait donné un coup de couteau derrière 
la tête, qui lui avait coupé l'arrière du crâne. Cela lui avait fait tellement mal et il avait eu 
tellement peur. La blessure avait nécessité quatre points de suture. Il avait saigné partout 
et avait dit "il m'a coupé le crâne".  

B______  était sorti sur le balcon, il avait évalué la hauteur à 3.5 à 4 mètres et avait 
considéré qu'il pouvait descendre par ce biais. Il avait indiqué à sa mère que s'il se cassait 
les jambes, ce n'était pas grave car au moins il aurait pris la fuite. Il lui avait ajouté avoir 
essayé de la protéger, mais son beau-père lui avait tranché la tête et il ne pouvait plus rien 
faire que de prendre la fuite. A des voisins qui l'avaient accueilli, il leur avait demandé de 
l'aide car sa mère était en danger. Il tremblait et pleurait, il était tellement mal, il avait 
tellement peur qu'il avait dû boire du coca car il "buggait". Il se sentait tellement triste 
car il n'avait rien à voir dans le problème. Il avait du sang partout. Il voulait juste s'enfuir, 
se sauver. Son beau-père lui avait donné trois coups de couteau et il voulait encore 
continuer. Heureusement, il avait réussi à s'échapper.  

Il avait juste voulu défendre sa mère. Il était intervenu pour que son beau-père s'en prenne 
à lui et non à elle. Il s'était sacrifié pour sa mère et il avait été une distraction pour son 
beau-père. Il a ajouté "tout ça pour un problème de grillades". 

B______  a ajouté que le point faible de son beau-père était la contrariété. Si on le 
contrariait, il se sentait faible et il réglait ce problème par la colère.  

B______  avait expliqué aux gendarmes avoir frôlé la mort "un peu" car son beau-père 
avait essayé de lui trancher le ventre, les bras. Il avait esquivé quatre coups qui auraient 
mené directement à la mort. S'il avait fait un mauvais pas, il aurait été "cuit". Il s'était dit 
qu'il devait tout faire pour éviter ça. 

Ce n'était pas la première fois que son beau-père le frappait, mais c'était la première fois 
qu'il l'attaquait avec une arme. Lorsqu'il faisait des erreurs d'adolescent, par exemple 

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arriver en retard à la maison, dépenser CHF 20.- au lieu de CH 10.-, son beau-père le 
frappait à coups de pieds et de poings ("y sont tellement fort quoi", "y me défonce 
tellement"). Parfois, les coups étaient portés sur la bouche, ce qui le faisait saigner de la 
bouche, ou sur le haut du crâne, ce qui lui donnait mal à la tête ("ça fait pas du bien au 
cerveau j'pense de frapper tout le temps comme ça"). L'avant-veille, soit le 4 juillet 2020, 
son beau-père lui avait donné un coup de poing dans le ventre car il devait ranger la 
vaisselle et ne l'avait pas fait. B______  lui avait pourtant dit qu'il s'apprêtait à le faire et 
son beau-père lui avait répondu "ferme ta gueule".  

Son beau-père l'avait déjà frappé avec un bâton en aluminium, outil utilisé par les peintres 
et qui se dévissait, qu'il a qualifié de "tellement dur". Son beau-père lui disait que pour 
une erreur, c'était un coup de bâton, pour une autre erreur, trois coups de bâton, pour une 
quatrième erreur, ça faisait six coups de bâtons. Il le tapait sur les fesses ou sur le dos et 
il avait "trop mal" ensuite lorsqu'il marchait. La dernière fois que son beau-père l'avait 
frappé était le samedi de la semaine précédente.  

Son beau-père l'avait toujours frappé. La violence était quasi quotidienne. Les jours où il 
ne le frappait pas était des jours de "miracles". Il estimait être victime de violence de son 
beau-père à raison de vingt fois par mois. Chaque erreur commise était punie par de la 
violence. 

Il ne pouvait pas réagir à la violence de son beau-père compte tenu de leur différence 
d'âge et de force. Par ailleurs, son beau-père était très dangereux car, en prison au 
Salvador pour le vol d'un téléphone, il avait côtoyé des gangs qui lui avaient appris à se 
battre.  

Il avait été soulagé d'apprendre que son beau-père était en prison. Il savait que celui-ci 
s'en moquait d'être en prison, c'était un grand fou, un terroriste, il n'avait pas la tête très 
en place. Son beau-père avait eu une enfance malheureuse, étant frappé par son propre 
père, ce qui ne signifiait pas que son beau-père devait être violent avec lui, alors que 
B______  essayait de faire les choses correctement, même s'il reconnaissait ne pas être 
parfait, ce qui était impossible selon lui.  

Sa mère était aussi victime de la violence de son mari. Chaque dispute se terminait par de 
la violence. B______  se souvenait qu'à une reprise, son beau-père avait frappé sa mère à 
coups de pieds, qui était à terre. Il avait pris sa défense et avait donné un gros coup de 
poing au visage de son beau-père, ce qui l'avait fait saigner au niveau des lèvres. X______  
était arrivé "comme un gros taureau" et avait lancé B______  avec ses bras.  

Mis à part sa mère et lui, il ne voyait pas d'autre victime de la violence de son beau-père.  

B______  souhaitait se faire aider, raison pour laquelle il avait tout raconté. 

d.d) C______ , 9 ans, a été entendue par la police. Son audition a été filmée et conduite 
par une inspectrice spécialisée, accompagnée d'un psychologue, en application du guide 
NICHD (C-211). Elle a expliqué ce qui suit. 

Son père avait commencé à insulter sa mère, en lui disant "grosse conne", "fils de pute", 
celle-ci avait riposté avec des insultes. Sa mère était partie dans les escaliers. A partir de 

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ce moment, C______  était allée se coucher dans sa chambre. Elle avait entendu pleins de 
cris, elle avait eu peur et s'était mise à pleurer. 

Etant dans sa chambre, sa mère et son frère lui avaient raconté ce qu'il s'était passé par la 
suite. Sa mère était revenue dans l'appartement avant d'en repartir en appelant la police, 
son père l'avait suivie puis l'avait poussée et lui avait tiré les cheveux, selon ce que sa 
mère lui avait dit. Elle était remontée et son père avait pris un grand couteau de cuisine. 
Son père avait passé le couteau vers l'arrière de la tête de son frère, qui pris de peur, était 
parti par le balcon. C______  avait cru que son frère était mort.  

Son père n'aimait pas B______ , il le détestait. Son frère faisait des erreurs, comme tout 
le monde, et son père lui criait dessus, parfois, il le tapait. C______  aussi, lorsqu'elle 
faisait des erreurs se faisait taper par son père. A deux ou trois reprises, elle s'était fait 
taper. Une fois, cela lui avait laissé un bleu ("un peu bleu, violet") sur la fesse, comme 
une petite boule en bas des fesses, qui lui faisait très mal lorsqu'elle s'asseyait. Lorsqu'elle 
se faisait taper, elle était très fâchée et son père faisait comme si rien ne s'était passé, lui 
proposant de lui mettre de la crème. Elle n'avait pas pu aller à l'école car cela se voyait et 
elle avait la gym. Sa mère lui avait dit de ne pas aller à l'école car elle avait peur dès lors 
que la procédure de régularisation de leur situation administrative était en cours. Son père 
l'avait frappée plusieurs fois avec une ceinture. Elle pleurait mais n'en parlait pas. Elle 
souhaitait être grande pour que son père ne la tape plus.  

Son frère se faisait taper avec le manche en métal d'un truc pour nettoyer le sol, ce qui lui 
laissait des marques, même sur le mollet. Son père assenait également des coups de poing 
au ventre et au thorax de son frère. A une reprise, alors qu'elle regardait, son père avait 
demandé à C______  d'aller aux toilettes. En ressortant, elle avait vu son frère pleurer et 
il lui avait dit avoir été frappé. Elle était mal pour son frère. Son frère se faisait frapper 
pour des miettes non nettoyées, alors que celui-ci était déjà en retard pour aller à l'école.  

e) Entendu par le Ministère public le lendemain 7 juillet 2020, X______  a contesté avoir 
menacé sa femme ou son beau-fils ou encore avoir frappé son épouse. Il a reconnu avoir 
frappé, en février ou en mars 2020, B______  avec une ceinture, à deux reprises lors du 
même épisode, en précisant que sa femme le faisait aussi, mais non avec les poings. Il a 
contesté avoir frappé C______  avec la ceinture. Il n'avait pas voulu faire de mal à sa 
famille.  

f) Devant le Ministère public le 13 août 2020, A______  a expliqué les difficultés 
rencontrées dans le cadre de l'éducation de B______ . Son mari punissait B______ , tout 
d'abord en le laissant assis, puis il avait utilisé la ceinture pour taper B______  sur les 
fesses. Elle a reconnu avoir elle-même utilisé, à deux reprises, la ceinture pour punir 
B______ . Depuis le confinement, elle avait remarqué des changements, des griffures ou 
des expressions sur le visage de son fils, alors qu'elle-même travaillait. Sa fille lui 
racontait ce qu'il s'était passé et pourquoi son père avait puni B______ . A deux reprises, 
elle avait constaté des lésions à la bouche de B______ . Son fils lui avait expliqué s'être 
fait mal à l'école et, la seconde fois, s'être mordu la langue. Après l'arrestation de X______ 
, B______  lui avait raconté que les punitions infligées par son beau-père étaient 
quotidiennes. Il était puni car il se disputait avec sa sœur ou ne faisait pas le ménage. Il 
lui avait expliqué que son beau-père lui donnait des coups, la plupart du temps, sur la tête, 

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avec le poing fermé. Il avait reçu une fois un coup avec le manche du balai ou recevait 
des coups de pieds. Elle-même avait assisté à une scène lors de laquelle son mari avait 
donné un coup de poing dans l'estomac de son fils car B______  avait traité sa sœur 
d'ordure. X______  soutenait à son épouse qu'il se chargeait de l'éducation de B______ .  

S'agissant des faits du 6 juillet 2020, elle a répété que, lorsque son mari avait commencé 
à l'insulter, elle avait pris ses clés et son téléphone puis avait rejoint le premier étage par 
les escaliers en attendant que son mari se calme. Elle avait entendu son mari demander à 
son fils de l'appeler, mais elle n'avait pas répondu. Elle avait entendu B______  dire à son 
beau-père qu'il allait se coucher vu que sa mère ne répondait pas au téléphone. En 
constatant que son mari ne se calmait pas, elle était remontée dans l'appartement. Alors 
qu'elle se trouvait dans l'encadrement de la porte, son mari lui avait dit de partir et fermé 
la porte dessus, en la touchant à l'épaule droite. En constatant qu'elle avait appelé la police, 
X______  lui avait alors pris l'avant-bras pour la faire entrer dans l'appartement. Elle ne 
s'était pas laissée faire et était partie dans les escaliers. Il l'avait rejointe au premier étage, 
lui avait saisi les cheveux, arraché le téléphone et l'avait fait remonter dans l'appartement 
en la tirant par les cheveux. A l'intérieur de l'appartement, il avait lancé le téléphone. 
Voyant que son beau-père tenait sa mère par les cheveux, B______  avait tapé son beau-
père au niveau du dos pour qu'il la lâche. Son mari et son fils s'étaient bagarrés pendant 
qu'elle cherchait son téléphone car l'appel avec la police était en cours. Elle était ensuite 
sortie sur le palier avec le téléphone pour demander de l'aide au voisin. Elle avait vu son 
mari frapper son fils avec les poings puis elle avait vu un couteau de cuisine sur la table 
de la salle à manger. Le moment d'après, X______  tenait le couteau dans sa main, alors 
que B______  et lui se trouvaient chacun d'un côté de la table, B______  se trouvant côté 
mur. Elle avait crié à son mari d'arrêter. Son mari avait donné un coup de couteau en 
direction de B______  et celui-ci, qui s'était reculé contre le mur, avait été blessé au niveau 
de l'arrière de l'oreille. B______  s'était dirigée vers la terrasse. Il y avait beaucoup de 
sang. Son mari avait rejoint B______  et elle-même sur la terrasse, le couteau toujours 
dans la main. Pendant qu'elle parlait à son mari, son fils avait réussi à sauter du balcon. 
Son mari était rentré dans l'appartement et, peu après, l'avait quitté. Elle était allée 
contrôler que son mari n'ait pas pris sa fille avec lui. Après les faits, son fils lui avait 
raconté avoir pris le couteau à la cuisine, mais elle-même n'avait pas vu son fils un couteau 
à la main.  

Depuis son arrivée en Suisse, elle était victime de violences conjugales, tant physiques 
que verbales. Au début, les violences se produisaient une à deux fois par mois et, depuis 
une année, elles étaient devenues plus fréquentes. Son mari lui lançait régulièrement des 
objets au visage. Il lui avait cassé deux téléphones. A deux reprises, elle avait eu des 
marques sur le visage causées par les coups de poing de son mari. Il lui avait également 
donné un coup de pied, qui lui avait occasionné un important bleu sur la jambe. Elle lui 
avait dit que si cela laissait des marques, elle aurait des preuves et se rendrait à la police. 
Ensuite, il lui donnait des coups de poing au ventre ou lui tirait les cheveux, ce qui ne 
laissait pas de marques. Elle n'avait pas fait de constat médical et personne n'avait assisté 
à cette violence.  

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S'agissant des menaces, son mari lui disait qu'il ne resterait pas longtemps loin de sa 
famille et qu'il se vengerait. Elle avait peur.  

L'objet des disputes était la jalousie ou en lien avec B______ . Un jour, son fils lui avait 
demandé de ne pas exiger de X______  qu'il reste en dehors de son éducation car, une 
fois que sa mère se trouvait au travail, son beau-père se vengeait sur lui. Son mari lui 
reprochait de ne pas être assez sévère avec B______  et de ne pas s'investir dans son 
éducation.   

Les violences sur B______  avaient commencé trois ans auparavant. Avant le 
confinement, X______  frappait B______  sur les mains avec une spatule en bois, il le 
frappait avec une ceinture et lui donnait des coups de poings à la tête. Lors du 
confinement, il le frappait à coups de pieds et de poing au ventre. B______  avait répondu 
à son beau-père qu'il pouvait se défendre. Son beau-père lui avait répondu qu'il le 
frapperait alors comme un adulte et non comme un enfant.  

Depuis l'incarcération de son beau-père, B______  craignait la sortie de prison du précité.  

g) X______  a été entendu par le Ministère public le 18 août 2020.  

X______  a soutenu que sa femme avait commencé à crier et avait descendu les escaliers 
de l'immeuble. Il avait dit à B______  de laisser tomber et que sa mère allait revenir. Trois 
minutes plus tard, celle-ci était revenue et avait sonné à la porte. Il lui avait ouvert et 
demandé si elle entendait rentrer ou continuer à crier. Il avait refermé la porte puis l'avait 
rouverte car sa femme avait sonné. Son épouse l'avait informé vouloir appeler la police. 
Il avait alors voulu lui prendre le téléphone des mains car, dans la mesure où l'appartement 
était sous-loué, il avait peur qu'on leur demande de partir. Il n'avait pas réussi à se saisir 
du téléphone et son épouse était repartie dans les escaliers. Il l'avait suivie et elle s'était 
mise à hurler. Il n'avait pas réussi à saisir le téléphone de son épouse et était remonté dans 
l'appartement. A aucun moment, il n'avait saisi son épouse par les cheveux. B______  se 
trouvait sur le palier, un pied sur une marche et l'autre sur une autre marche, un couteau 
à la main. Il avait fait un mouvement en sa direction "en U" avec le couteau. X______  
avait mis ses mains en avant et avait bloqué la main de B______  qui tenait le couteau. 
B______  était retourné au salon. Au salon, il avait essayé, une seconde fois, de l'attaquer, 
au niveau du thorax, avec le couteau en lui disant "c'est aujourd'hui que je vais te tuer". 
X______  avait attrapé le poignet de B______ , qui avait essayé de le frapper avec son 
autre main, mais il avait réussi à saisir cette deuxième main également. Pour la première 
fois, X______  a soutenu que B______  avait réussi à lui donner deux coups de genou à 
l'estomac. Il avait réussi à le faire sortir sur le balcon et il avait quitté l'appartement.  

Interrogé sur l'origine des blessures de B______ , X______  a soutenu que son beau-fils 
n'arrêtait pas de gesticuler lorsqu'il lui tenait les bras. Alors qu'ils se tenaient l'un l'autre, 
B______  avait dû se blesser. Il avait aussi pu se blesser lorsqu'il l'avait repoussé sur la 
terrasse avant de quitter l'appartement.  

Il n'avait jamais frappé ni menacé son épouse, mais il reconnaissait des insultes mutuelles.  

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Il lui était arrivé de corriger B______ , à 2, 3 ou 4 reprises, avec une ceinture, comme le 
faisait la mère de celui-ci. Lorsque B______  pinçait ou tapait sa sœur, il lui rendait la 
pareille. Lorsque B______  désobéissait, il le punissait en lui ôtant son téléphone.  

h) Le 11 décembre 2020, une nouvelle audition filmée de B______  a eu lieu, selon le 
protocole NICHD (C-273, C-276 et C-305). Il a expliqué ce qui suit. 

Depuis qu'il était arrivé en Suisse, son beau-père le frappait. Il avait commencé à le faire 
avec une ceinture puis également avec un bâton en fer – un bâton de balai en métal -  ou 
avec les poings, sur tout le corps, mis à part les yeux et la bouche. Il lui lançait également 
le téléphone fixe dessus. Il le punissait pour ses erreurs, même si celles-ci étaient petites, 
par exemple s'il n'avait pas nettoyé une tache sur la table, n'avait pas rangé sa chambre ou 
avait oublié ses clés. Sa sœur était témoin de ces faits.  

Depuis son arrivée en Suisse, son beau-père ne voulait pas avoir de problèmes avec la 
police et le menaçait en lui disant que s'il appelait la police ou avertissait des tiers, il le 
frapperait très fort ou le tuerait. B______  avait eu peur, mais il en avait eu marre d'être 
frappé à 14 ans. Il avait dénoncé son beau-père au SPMi avec l'aide de la conseillère 
sociale, lorsque X______  se trouvait à l'étranger à un cours de barman, mais il n'avait 
pas été cru et sa demande n'avait pas été considérée dès lors que le précité ne se trouvait 
pas en Suisse.   

S'agissant des faits du 6 juillet 2020, son beau-père lui avait demandé d'appeler sa mère, 
sachant que celle-ci ne répondrait pas si lui-même l'appelait. B______  s'était exécuté de 
peur d'être frappé. Lorsque sa mère était revenue, son beau-père lui avait claqué la porte 
dessus, ce qui avait causé à l'intéressée un bleu en haut du bras. Sa mère était repartie en 
appelant la police, suivie de son beau-père qui l'exhortait de ne pas le faire. B______  a 
nouvellement et spontanément précisé qu'à ce moment, il était tellement énervé que son 
beau-père frappe sa mère qu'il s'était rendu à la cuisine et avait pris un couteau. Il était 
allé derrière son beau-père en lui disant qu'il aurait affaire à lui s'il frappait sa mère. Il 
tenait le couteau dans la main droite, pointe vers le bas (37'37''). X______  était rentré 
dans l'appartement avec sa mère et lui avait demandé de lui donner le couteau, ce que 
B______  avait refusé de faire sachant que son beau-père l'agresserait avec. Voyant que 
sa mère appelait la police, B______  tentait de gagner du temps pour que la police ait le 
temps d'arriver. Son beau-père avait réussi à saisir le couteau, "il avait la folie" et l'avait 
attaqué avec. B______  avait tenté d'esquiver les coups, en s'éloignant de son beau-père, 
se plaçant derrière le canapé ou derrière la table, mais trois d'entre eux l'avaient atteint. 
Son beau-père faisait des gestes en diagonale et en direction de son ventre (36'30''). Il 
voulait lui planter le couteau dans le ventre et B______  avait été coupé au bras en se 
protégeant le ventre. X______  l'attaquait comme s'il voulait le tuer. B______  avait voulu 
s'échapper, mais la porte d'entrée était fermée à clé et la seule solution était le balcon. 
Alors qu'il était parti en courant vers le balcon, son beau-père lui avait coupé l'arrière du 
crâne. 

Son beau-père le frappait lui, mais aussi sa mère et sa sœur. Il frappait C______  avec une 
ceinture lorsqu'elle faisait des bêtises. Lors des disputes entre époux, X______  lançait 
tout, la tablette ou le téléphone de son épouse. Il frappait également celle-ci.  

- 18 -  

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Depuis toujours, X______  traitait B______  de "connard", de "con", de "fils de pute" 
pour l'humilier, pour le déprimer. Sa mère se faisait insulter avec des mots tels que "sale 
pute", "sale chienne", "sale connasse". Sa sœur avait droit à des "stupide" quand elle 
faisait de mauvaises notes à l'école.  

Tous les jours, B______  se faisait insulter ou frapper par son beau-père, "avec lui, c'était 
l'enfer". Son beau-père préférait C______  à lui. Dès que son beau-père commençait à le 
frapper, B______  ressentait de la haine à son égard. Il le haïssait et avait soif de 
vengeance aussi car son beau-père avait profité d'un jeune qui ne savait pas se battre. Cela 
ne se faisait pas ce qu'il avait fait: il l'avait frappé, l'avait coupé avec un couteau, alors 
qu'il n'avait rien fait. Il ressentait de la colère à l'intérieur. Il se sentait vraiment mal.  

B______  a demandé au policier qui l'auditionnait s'il y avait besoin de dire qu'il avait 
pris le couteau, craignant que s'il avait pris un couteau, on penserait que c'était lui 
l'agresseur (C-331).  

i) Devant le Ministère public le 12 février 2021, X______  a persisté en ce qu'il n'avait 
pas rangé le couteau à la cuisine avant de quitter l'appartement et qu'il n'avait pas vu 
B______  saigner. Il reconnaissait avoir fermé fortement la porte, mais n'avait pas vu que 
son épouse n'était pas totalement sortie. Il lui avait pris le poignet car celle-ci ne voulait 
pas lâcher son téléphone. Etant ivre, il ne s'était pas rendu compte de la force employée. 
Il pensait que B______  avait tenu le couteau avec la main gauche. Il ignorait comment 
B______  s'était blessé à l'arrière de la tête. Il estimait que son épouse aurait dû intervenir 
lorsque B______  tenait le couteau.  

j) Une reconstitution des faits a été faite le 19 avril 2021 (cf. photographies, C-360, et 
film clé USB, C-382), en présence des médecins légistes.  

Selon X______ , B______  s'était retrouvé face à lui avec le couteau dans la main droite. 
B______  avait fait un geste dans sa direction de bas en haut. X______  avait saisi le 
poignet droit de son beau-fils avec sa main gauche. La main de B______ , qui tenait le 
couteau était passé derrière la tête du précité et lui avait touché le crâne à l'arrière. Il 
pensait que c'était à ce moment que B______  s'était blessé.  

Selon les médecins légistes, ce scénario n'expliquait pas la lésion au doigt et à l'avant-
bras de B______ . Les lésions sur le crâne (cuir chevelu) et l'estafilade à l'arrière de 
l'oreille gauche semblaient également compliquées à expliquer ainsi, ce d'autant plus que 
la lésion sur le crâne était horizontale. Les lésions étaient difficilement compatibles avec 
l'hypothèse avancée par le prévenu.  

X______  a alors soutenu que la lame du couteau était dirigée vers le bas et a refait la 
scène.  

Les médecins légistes ont relevé que, dans cette hypothèse, la lame du couteau avait 
touché l'oreille droite du plastron, alors qu'aucune lésion n'avait été constatée à ce niveau 
chez B______ . On ne comprenait alors pas comment la plaie au niveau du cuir chevelu 
avait été causée. X______  tenait l'avant-bras gauche de B______  sur la zone où B______  
avait été blessé et la plaie au doigt ne pouvait pas avoir été causée de la sorte. Enfin, il 
était rappelé que X______  n'avait pas été blessé. 

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S'agissant du scénario mis en avant par la victime, la plaie à l'avant-bras devait avoir été 
causée par un mouvement vers l'avant, du haut vers le bas. Les estafilades au niveau du 
cou se trouvaient dans le prolongement de la plaie sur le cuir chevelu. Ces lésions 
pouvaient avoir été effectuées alors que B______  tournait le dos à X______ .  

Les plaies étaient superficielles et peu profondes. Des lésions de défense pouvaient varier 
en fonction de l'intensité de l'attaque, mais également selon l'attitude de la victime et la 
manière dont elle se défendait. Les médecins ne pouvaient expliquer les estafilades et la 
blessure à l'épaule droite, sous réserve de mouvements anarchiques et répétés de X______ 
.  

k) Le 19 octobre 2021, une nouvelle audition filmée de C______  a eu lieu, selon le 
protocole NICHD (C-552, C-554 et C-564 et 567; DVD, classeur TCO). Elle a expliqué 
ce qui suit. 

Elle a précisé que c'était son père, et non sa mère, qui ne voulait pas qu'elle aille à l'école 
avec un bleu.  

Lorsqu'elle faisait des bêtises ou lui répondait, il arrivait à son père de la taper sur la 
bouche. A une reprise, son père l'avait tapée sur la bouche, alors qu'il portait des bagues 
en or, ce qui lui avait ouvert la lèvre, car elle était partie à l'école pour ne pas être en retard 
et avait oublié de nettoyer sa place du petit déjeuner. A son retour, alors qu'elle lui avait 
répondu avoir oublié de nettoyer sa place, il l'avait frappée en lui disant "ne me réponds 
pas". Elle avait eu très mal et avait pleuré. Elle avait eu le sentiment qu'il l'avait tapée 
juste pour le plaisir. Sa mère n'était pas présente lorsque son père la tapait, car elle 
travaillait. Lorsque son père levait la main, "c'était sûr" qu'il allait la taper.  

Son père l'avait également frappée à plusieurs reprises avec une ceinture, avec la boucle 
en "cuivre". Il la tenait par la main pour qu'elle ne bouge pas et la frappait en dessous des 
fesses. A une reprise, elle avait eu un hématome derrière la cuisse, qui lui avait fait très 
mal lorsqu'elle s'asseyait. Son père était venu lui mettre de la pommade par la suite et il 
lui avait dit "ça va". Sa copine Sarah avait remarqué son bleu lors d'une récréation. 
C______  avait dès lors raconté à sa copine ce qu'il s'était passé et celle-ci lui avait 
répondu que ce n'était pas normal.  

Pour la moindre chose, son père la tapait ou tapait son frère. Son frère, c'était pire, il se 
faisait taper avec un bâton en métal sur le dos ou sur les cuisses.  

Ses parents se disputaient souvent, mais son père ne tapait pas souvent sa mère. Il lui 
donnait des claques et des coups de poing. Ses parents se disputaient notamment au sujet 
de B______  car son père ne voulait pas s'occuper de lui car il n'était "rien" pour lui. Son 
père n'aimait pas B______ . B______  se faisait frapper avec la ceinture ou avec le bâton 
en métal de la serpillère sur le dos ou les cuisses pour des trucs pas logiques, comme avoir 
laissé des miettes sur la table, ne pas avoir rangé correctement son sac, avoir oublié ses 
clés, alors qu'en réalité B______  se comportait très bien de peur de se faire taper. Son 
frère pleurait lorsqu'il se faisait frapper. 

Le jour du "problème", son père avait insisté pour que B______  boive de l'alcool, afin 
qu'il devienne un homme. Sa mère s'y était opposée. Une bagarre avait éclaté et C______  

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était allée dans sa chambre. Elle avait alors entendu pleins de cris et n'était pas sortie de 
sa chambre de peur que son père la tape aussi. Elle avait entendu que son père était en 
train de taper sa mère dans les escaliers, que son père avait pris un couteau avec lequel il 
avait agressé son frère, qui était descendu par le balcon.   

Depuis que son père était incarcéré, elle se sentait beaucoup mieux car si cela avait 
continué, elle serait peut-être devenue comme son frère, qui souffrait de problèmes 
psychologiques.  

l) Le 15 décembre 2021, X______  et A______  ont été entendus par le Ministère public 
sur les faits de maltraitance rapportés par C______ .  

l.a) X______  a contesté avoir frappé sa fille. C______  avait dû être influencée par sa 
mère pour rapporter de tels propos. Sa fille n'avait jamais manqué l'école et il ne portait 
pas des bagues en or, mais en argent, qu'il enlevait pour faire la vaisselle. De plus, 
C______  était très serviable, elle débarrassait la table et elle offrait son aide sans avoir à 
lui demander de le faire.  

l.b) A______  a confirmé que son mari pouvait se montrer violent avec C______ , surtout 
lorsque celle-ci répondait mal à son père. Elle avait constaté deux ou trois fois que sa fille 
était blessée à la lèvre et elle avait demandé à son mari d'arrêter de frapper leur fille. Elle 
n'avait pas parlé plus tôt de ces violences car elle avait été centrée sur les violences 
intenses commises sur B______  et elle n'avait pas de preuve de la violence subie par 
C______ . Un soir C______  lui avait rapporté avoir un bleu sur les fesses, raison pour 
laquelle elle n'irait pas à l'école le lendemain. C______  lui avait dit s'être mal comportée 
et son père l'avait frappée avec une ceinture. A______  s'était disputée avec son mari à 
cet égard en lui disant que l'école s'en rendrait compte et son mari lui répondait qu'il fallait 
taire les violences dès lors que la famille se trouvait en situation illégale. Son mari lui 
avait demandé d'informer l'école qu'C______  n'irait pas en cours le lendemain. Il portait 
toujours des bagues sur les mains et C______  avait été blessée à la lèvre avec. A______  
a ajouté qu'elle-même se faisait frapper par son mari, qui lui imposait le silence en lui 
rappelant leur statut administratif illégal. Elle se disputait avec son mari, tous deux 
s'insultaient, elle essayait de se défendre, mais cela était impossible. X______  lui donnait 
des coups de poing, elle tombait à terre et ensuite elle recevait des coups de pied.  

m.a) Le suivi auprès de l'OMP a continué. Le 31 août 2020, lors d'une réunion de réseau 
avec le SPMi et la conseillère sociale du CO ______ (Cf. C-80), B______  a indiqué avoir 
encore mal à la cicatrice sur son crâne. Il éprouvait des craintes importantes quant à un 
risque de récidive de son beau-père qui pourrait se venger de lui et de sa mère. Il a fait 
état de violence régulière de la part de son beau-père, lequel frappait tant sa mère que lui-
même. Son beau-père conseillait par ailleurs à B______  de taper ses camarades de classe 
en cas de différends. Son beau-père cassait beaucoup de matériel à la maison suivant son 
état d'humeur et se comportait comme un tyran. Son beau-père réglait ses problèmes par 
la violence.  

Entendue par le Ministère public, la conseillère sociale du CO _______ n'avait pas 
connaissance de comportements violents ou agressifs de B______  à l'encontre d'adultes 
ou de camarades de classe. Le 19 décembre 2019, B______  avait indiqué que, dès son 

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arrivée en Suisse, il se faisait quotidiennement frapper par son beau-père, à coups de 
poings et d'objets, ainsi qu'insulter, alors que sa mère ne se trouvait pas au domicile. En 
faisant ses révélations, B______  était apeuré et inquiet que la famille qui vivait dans la 
clandestinité puisse rencontrer des problèmes. Par ailleurs, son beau-père avait menacé 
B______  d'être plus violent si B______  parlait des violences subies. Entre décembre 
2019 et février 2020, B______  n'avait plus parlé de maltraitance. Depuis septembre 2020, 
le comportement de B______  s'était dégradé. Il avait commencé à manquer l'école et 
désormais ne s'y rendait que s'il était accompagné par un assistant éducatif (PV L______ 
, 27.05.21, C-349).  

Quant à l'intervenant en protection de l'enfant, M______ , il a déclaré que, depuis juillet 
2020, B______  n'allait pas bien. Il n'allait presque plus à l'école, était en pleine dépression 
et en repli social. En mai 2021, il ne sortait plus de son lit. Il présentait des symptômes 
de stress-post traumatique. Une psychothérapie et une assistance éducative en milieu 
ouvert avaient été mises en place. B______  parlait des maltraitances subies. Celles-ci 
étaient assez récurrentes et consistait en des gifles, des coups, du dénigrement. Son beau-
père jetait des choses par terre et s'énervait rapidement. La mère et la petite sœur avaient 
également été frappées. B______  et sa mère s'étaient montrés inquiets d'une sortie de 
prison de X______  (PV M______ , 27.05.21, C-354).  

A______  a expliqué que, depuis les faits de juillet 2020, B______  ne se sentait plus en 
sécurité et avait perdu l'envie de sortir de sa chambre, même pour prendre le repas en 
famille. Il était tombé en dépression. Il était suivi par un psychiatre, un psychologue et 
une intervenante en protection de l'enfant. Depuis le 26 mai 2021, il était hospitalisé car 
il présentait des idées suicidaires (PV A______ , 27.05.21, C-358).  

m.b) Depuis le 26 novembre 2020, une assistance éducative en milieu ouvert a été mise 
en place au sein de la famille.  

Selon l'éducatrice en charge du suivi, N______ , B______  lui avait confié les violences 
verbales et physiques de la part de son beau-père depuis son arrivée en Suisse. Il y avait 
aussi des moqueries et des menaces. B______  en avait parlé à sa maîtresse d'école, qui 
avait contacté le beau-père, ce qui avait rendu la situation plus difficile pour B______ , 
qui avait renoncé à parler des violences subies de peur que son beau-père devienne plus 
violent. B______  se faisait frapper avec une ceinture par son beau-père qui le frappait 
aussi avec les poings et les pieds. Il se faisait insulter. Son beau-père le dénigrait en lui 
disant qu'il était bête, qu'il n'était rien du tout. Il avait peur que son beau-père sorte de 
prison et se venge. C______  se rappelait très bien de la violence de son père à l'égard de 
son frère. Elle avait précisé que son père n'était pas aussi violent avec elle, même s'il était 
arrivé que son père la frappe. A______  avait évoqué subir de la violence verbale et 
physique de la part de son mari, mais qu'elle ne pouvait rien dire de peur d'être renvoyée 
au Salvador. Depuis août 2020, la situation de B______  s'était dégradée. Il avait 
commencé à manquer l'école avant de décrocher. Il s'était renfermé sur lui-même, avait 
perdu ses amis, il s'était enfermé à la maison. Son malaise allait crescendo. Il disait avoir 
perdu confiance en lui, alors qu'auparavant, il était un enfant joyeux. La situation se 
dégradait de jour en jour.  

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m.c) La situation de B______  se péjorant, son suivi auprès de l'OMP a repris le 28 janvier 
2021.  

Selon l'attestation de suivi du 14 février 2022 de l'OMP (C-602bis), B______  présentait 
alors des symptômes significatifs de stress post-traumatique (hypervigilance, 
reviviscences du trauma, cauchemars, évitements de certaines situations) liés aux faits du 
6 juillet 2020. Les symptômes s'étaient intensifiés dégradant son état mental. B______  
avait dû être hospitalisé dans le cadre d'un placement à des fins d'assistance le 26 mai 
2021 durant trois mois. Il présentait alors des symptômes dépressifs et psychotiques 
significatifs en plus du syndrome post-traumatique. Une deuxième hospitalisation avait 
été nécessaire le 25 août 2021 suite à des passages à l'acte (trouble du comportement 
hétéro agressif). A sa sortie, les suivis psychothérapeutiques et médicamenteux avaient 
repris auprès de l'OPM. Fin septembre 2021, il avait intégré le Centre ________ de 
l'OMP. Au 14 février 2022, l'état psychique et mental de B______  s'était stabilisé, même 
si les symptômes anxieux-dépressifs persistaient, alors que les symptômes psychotiques 
avaient diminué significativement. La psychothérapie et la médication étaient encore 
nécessaires.  

Entendue par le Ministère public, la Dresse O______ , pédopsychiatre, a décrit les 
symptômes de B______  et confirmé que l'événement traumatique ayant induit l'état de 
stress post-traumatique était bien l'agression du beau-père de juillet 2020. B______  
exprimait de la peur, de la colère, de l'angoisse et de la rumination en lien avec celle-ci et 
se demandait comment il aurait pu l'éviter, mieux défendre sa mère ou mieux se défendre 
lui-même. B______  avait très peur que son beau-père puisse lui refaire du mal. Il n'avait 
pas évoqué spécifiquement d'autres épisodes de violence. Lors de la première 
hospitalisation, il présentait des idées suicidaires. Lors de la seconde, il se disait persécuté 
avec une surinterprétation de la réalité. Il avait agressé sa petite sœur et un camarade de 
l'hôpital de jour. L'état actuel de B______  était également en lien avec d'autres 
problématiques que l'agression elle-même. Sa relation avec son beau-père avait pu 
influencer certaines problématiques, mais pas toutes.  

n) Quant à C______ , en septembre 2020, elle s'est retrouvée dans des histoires 
conflictuelles avec ses pairs. Elle se contient difficilement et fait preuve 
d'hypersensibilité. Elle est dans la moyenne, même si elle est lente dans les acquisitions 
scolaires (C-399). 

o.a) Le 12 août 2021, le SPMi a dénoncé des faits de maltraitance de X______  envers sa 
fille C______  (C-522). Il a expliqué que, dans le cadre d'une évaluation de la mineure, 
celle-ci avait indiqué que son père la tapait aussi, comme il le faisait avec B______ . A 
une reprise, son père lui avait fait un gros hématome violet derrière la cuisse gauche 
qu'elle avait gardé trois jours. Son père lui avait alors interdit d'aller à la gym pour ne pas 
que les enseignants le remarquent.  

o.b) Le 24 septembre 2021, le SPMi a dénoncé des faits de violence de B______  envers 
sa sœur C______  commis le 24 août 2021 (C-670bis, C-681; P/11862/2021). Il aurait 
agressé sa sœur, en lui mettant des coups et l'aurait étranglée (cf. certificat médical, C-
690). Il lui aurait dit qu'elle allait payer pour ce que son père lui avait fait.  

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p) Par courrier du 29 janvier 2021, X______  a sollicité du TPAE de pouvoir voir sa fille 
C______  en prison. En l'état, sa requête n'a pas été suivie d'effet.  

Le 23 août 2021, A______  a déposé une demande en divorce unilatérale par-devant le 
Tribunal civil (cause C/______). 

Un rapport d'évaluation social, demandé par le Tribunal civil, a été établi le 29 mars 2022 
(C-670). Dans ce cadre, C______  a été entendue le 23 février 2022 (C-676) et a indiqué 
que son père ne la frappait presque jamais, contrairement à B______  (C-677). 

q) Depuis le 5 janvier 2022, C______  a un suivi psychothérapeutique à un rythme 
hebdomadaire. Selon l'attestation émise par sa psychologue, C______  a mis en place des 
mécanismes de défense massifs pour s'éviter de ressentir de la douleur liée aux souvenirs 
et aux émotions. Les violences familiales vécues ont eu un impact destructeur sur les 
identifications parentales possibles.  

C.  Lors de l'audience de jugement, le Tribunal a procédé à l'audition du prévenu, de A______  
et de trois témoins.  

a.a) X______  a reconnu que, le 6 juillet 2016, une dispute était survenue entre sa femme 
et lui. Il avait fermé la porte sur son épouse, sans l'intention de lui faire mal. Dans les 
escaliers, il avait saisi sa femme par la main pour lui prendre le téléphone car celle-ci 
menaçait d'appeler la police. Il n'a pas été en mesure d'expliquer la raison pour laquelle 
son épouse voulait appeler la police. En remontant les escaliers, B______ , qu'il appelle 
"l'enfant", avait essayé, une première fois, de l'attaquer avec un couteau. Il avait repoussé 
B______  a l'intérieur de l'appartement et lui avait saisi le poignet qui tenait le couteau. 
X______  a persisté soutenir ne jamais s'être saisi du couteau, mais avoir été attaqué par 
B______  et s'être défendu. Il ignorait comment B______  s'était blessé et ce qu'il était 
advenu du couteau. Il n'avait pas vu B______  fuir par le balcon, ne l'ayant appris que par 
le biais de la police.  

Il a reconnu avoir frappé B______  à trois reprises avec une ceinture, lors de trois épisodes 
distincts, en tenant la boucle de la ceinture dans la main. Il a contesté avoir frappé d'une 
autre manière le mineur ou l'avoir dénigré.  

Il a contesté toute violence commise sur son épouse ou sa fille C______ .  

a.b) A______  a expliqué ne pas avoir vu son fils avec le couteau dans la main ni son 
mari s'en saisir. Lorsqu'elle avait indiqué "il a un couteau", elle parlait de son mari qui 
tentait alors de donner des coups de couteau à B______  qui se trouvait de l'autre côté de 
la table. B______  avait tenté de fuir par le balcon. Elle s'était interposée entre B______  
et X______ , qui tenait le couteau. Ils étaient acculés, sans porte de sortie, et elle avait 
pensé que X______  allait les tuer. Elle avait essayé de retenir son fils qui voulait se jeter 
du balcon, mais n'avait pas réussi. X______  était retourné dans l'appartement. Il avait 
caché le couteau.  

Son mari avait également frappé C______  avec une ceinture, causant à une reprise un 
bleu sur la cuisse de la fillette, et en lui donnant une claque sur la bouche. Elle-même 
avait constaté le bleu, respectivement la lèvre supérieure enflée.   

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A______  a confirmé avoir été frappée par son mari, qui lui donnait des coups de poings 
dans l'estomac, au dos ou lui tirait les cheveux. Son mari lui avait donné, à une reprise, 
un coup de pied dans la jambe, qui lui avait causé un hématome. Son mari la menaçait 
régulièrement de faire un scandale à son travail de sorte qu'elle perde son emploi, 
d'empirer les choses si elle se plaignait auprès de la police ou de partir avec C______ . La 
fréquence des violences s'était accentuée au fil des années, mais avait toujours lieu à huis-
clos, soit au sein de la famille. Elle n'en avait parlé qu'à la mère et à la sœur de son mari, 
mais à personne d'autre, car elle avait honte de cette violence. Par ailleurs, elle ne voulait 
pas que cela impacte la procédure de régularisation de leur situation administrative.  

A______  a déclaré que son fils B______  allait très mal. Depuis le mois de mai 2022, il 
vivait dans un foyer durant la semaine et revenait à la maison les weekends. Il avait un 
suivi psychiatrique, psychologique et médicamenteux. Après les faits du 6 juillet 2020, il 
avait arrêté d'aller à l'école et s'y rendait désormais, depuis cette année 2022, à raison de 
deux matinées par semaine.  

Quant à C______ , elle avait été suivie par le SPMi puis un suivi psychothérapeutique 
avait été mis en place sur recommandation du SPMi.   

a.c) Les témoins entendus ont déclaré n'avoir jamais constaté des gestes de violence de la 
part de X______ .  

b) Les parties ont plaidé et pris les conclusions figurant en tête du présent jugement.  

D.  S'agissant de sa situation personnelle, X______  est né le _____ 1985 au Salvador, pays 
dont il a la nationalité. Il a effectué des études supérieures dans son pays natal et y a 
travaillé jusqu'à son incarcération en 2010.  

Il est père d'une fille mineure, Q______ , âgée de 17 ans, née d'une précédente union et 
qui vit au Salvador auprès de sa mère (Y-1'503-4 et audience de jugement, p. 3 et 4). 
X______  participe financièrement aux études de sa fille Q______ et à ses frais médicaux. 

En 2014, X______  a épousé A______  au Salvador. C______  est issue de cette union, 
née le ______ 2010, au Salvador. 

Il est arrivé en Suisse en 2014. Il a vécu de petits travaux au noir comme nettoyeur et 
comme barman. Depuis septembre 2019, il travaillait dans la famille qui emploie son 
épouse, en qualité d'aide de maison, à raison de deux heures par jour, payé CHF 1'000.- 
par mois.  

En juillet 2015, A______  et ses deux enfants ont rejoint X______  en Suisse. Depuis 
2019, la famille sous-louait un appartement à ______ pour CHF 1'800.- par mois.  

La sœur de X______ , R______ , son beau-frère et leurs deux enfants habitent à Genève 
depuis 2015 et sont au bénéfice d'un permis B. La mère du précité, un de ses frères et une 
de ses sœurs habitent également à Genève, sans autorisation de séjour.  

Depuis son incarcération le 6 juillet 2020, dans le cadre de la présente procédure, 
X______  n'a pas revu sa femme, B______  ou sa fille C______ . 

X______  n'a pas d'antécédents judiciaires en Suisse. Il a été condamné au Salvador à 4 
ans de prison et a été incarcéré dans ce cadre de 2010 à 2014.  

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EN DROIT 

1.  Il est reproché au prévenu des actes de violence commis entre 2015 et le 6 juillet 2020 à 
l'égard de son beau-fils, de sa femme et de sa fille.  

1.1.1. Aux termes de l'art. 123 ch. 1 al. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir 
à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, 
puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Pour 
justifier la qualification de lésions corporelles, l'atteinte doit revêtir une certaine 
importance. Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du 
genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la 
victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble 
passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte 
objectivement propre à générer une souffrance psychique et dont les effets sont d'une 
certaine durée et d'une certaine importance peut être constitutive de lésions corporelles. 
S'agissant en particulier des effets de l'atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement 
en fonction de la sensibilité personnelle de la victime. Il faut bien plutôt se fonder sur les 
effets que l'atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la 
même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prises en 
considération. L'impact de l'atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l'âge de 
la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc. (ATF 134 
IV 189 consid. 1.4 et les références citées; arrêt 6B_1064/2019 du 16 janvier 2020 consid. 
2.2).   

Même sans laisser de traces sur le corps, des violences perpétrées par une personne avec 
laquelle la victime a des contacts étroits, dans un climat de tension, sont objectivement 
propres à générer un sentiment d'insécurité et de peur impliquant une souffrance 
psychique suffisamment importante pour diminuer le sentiment de bien-être de la victime 
considérablement et durablement, particulièrement lorsque la victime est amenée à 
côtoyer régulièrement son agresseur dans des circonstances propices à la répétition d'actes 
du même genre (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1445/2020 du 28 juillet 2021). 

1.1.2. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes 
physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions 
corporelles, ni dommage à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé 
aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2 p. 191). 

La distinction entre lésions corporelles et voies de fait peut s'avérer délicate, notamment 
lorsque l'atteinte s'est limitée à des meurtrissures, des écorchures, des griffures ou des 
contusions. Dans les cas limites, il faut tenir compte de l'importance de la douleur 
provoquée. Les contusions, meurtrissures, écorchures ou griffures constituent des lésions 
corporelles simples si le trouble qu'elles apportent, même passager, équivaut à un état 
maladif (sur cette distinction, cf. ATF 119 IV 25 consid 2a p. 26 s.). 

1.1.3. L'art. 180 al. 1 CP réprime le comportement de celui qui, par une menace grave, 
aura alarmé ou effrayé une personne. Sur le plan objectif, cette infraction suppose la 
réalisation de deux conditions. Premièrement, il faut que l'auteur ait émis une menace 
grave, soit une menace objectivement de nature à alarmer ou à effrayer la victime. On 

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tient compte de la réaction qu'aurait une personne raisonnable, dotée d'une résistance 
psychologique plus ou moins normale, face à une situation identique (ATF 122 IV 97 
consid. 2b p. 100 ; ATF 99 IV 212 consid. 1a p. 215 ss ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_578/2016 du 19 août 2016 consid. 2.1). L'exigence d'une menace grave doit conduire 
à exclure la punissabilité lorsque le préjudice évoqué apparaît objectivement d'une 
importance trop limitée pour justifier la répression pénale. En second lieu, il faut que la 
victime ait été effectivement alarmée ou effrayée, peu importe que les menaces lui aient 
été rapportées de manière indirecte par un tiers. Elle doit craindre que le préjudice 
annoncé se réalise. L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (arrêts 
du Tribunal fédéral 6B_578/2016 du 19 août 2016 consid. 2.1 ; 6B_871/2014 du 24 août 
2015 consid. 2.2.2 ; 6B_820/2011 du 5 mars 2012 consid. 3). 

1.1.4. A teneur de l'art. 123 al. 2 ch. 6 CP et de l'art. 126 al. 2 let. a et b CP, les lésions 
corporelles simples et les voies de faits se poursuivent d'office si l'auteur est s'en est pris 
à une personne hors d'état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont 
il avait la garde ou sur laquelle il avait le devoir de veiller et si l'auteur est le conjoint de 
la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans l’année qui a suivi le 
divorce. 

S'agissant des menaces, la poursuite a également lieu d'office si l'auteur est le conjoint de 
la victime et que la menace a été commise durant le mariage ou dans l’année qui a suivi 
le divorce (art. 180 al. 2 let. a CP). La poursuite d'office, contrairement à ce que prévoit 
les articles 123 al. 2 et 126 al. 2 CP, ne s'étend curieusement pas aux cas dans lesquels la 
victime est une personne, notamment un enfant, dont l'auteur avait la garde ou sur laquelle 
il avait le devoir de veiller (Petit commentaire du CP, no 23 ad art. 180 CP et réf. cit.).  

1.2. Usage de la violence  

Avant d'examiner les divers complexes de fait reprochés au prévenu, il convient d'aborder 
d'un point de vue global la question de la crédibilité des déclarations des parties, la thèse 
de la défense reposant, en substance, sur la théorie du complot. 

Force est de constater que les déclarations de l'épouse et des enfants sont cohérentes, 
concordantes et constantes. Par ailleurs, ces trois personnes n'ont jamais essayé d'aggraver 
la situation ou d'en rajouter. Au contraire, B______  a rectifié de lui-même ses premières 
déclarations, auprès de sa mère avant le 13 août 2020 déjà, en admettant qu'il s'était saisi 
en premier du couteau, lorsque sa mère a trouvé ledit couteau et a contacté la police. Il a 
ensuite spontanément rectifié ce pont important lors de sa seconde audition par la police.  

Par ailleurs, les faits du 6 juillet 2020 seront également être examinés à l'aune des autres 
éléments figurant à la procédure, soit en particulier l'appel à la police  

S'agissant des témoignages entendus lors de l'audience de jugement, selon lesquels le 
prévenu est une personne calme, responsable et qui n'a jamais usé de violence, ils ne sont 
pas incompatibles avec les faits reprochés au prévenu. En effet, il ressort de la procédure 
que l'image donnée par le prévenu à l'extérieur de sa famille était radicalement différente 
du comportement qu'il adoptait au sein de celle-ci, en huis-clos. Preuve en est l'attitude 
adoptée par le prévenu en présence de ses amis lors du barbecue du 6 juillet 2020 et lors 
de la dégustation des cocktails qui s'en est suivie à domicile. Une fois les convives partis, 

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le prévenu a radicalement changé d'attitude et un conflit a rapidement éclaté entre son 
épouse et lui-même, A______  décidant alors de quitter le domicile familial le temps que 
le prévenu se calme. Le prévenu ne conteste pas qu'une violente dispute a éclaté entre les 
époux et que son épouse a quitté l'appartement, mentionnant que celle-ci voulait appeler 
la police.  

1.3. Violences commises sur B______  

1.3.1. Le mineur B______  a déclaré subir, depuis son arrivée en Suisse, la violence 
physique et psychique de son beau-père.  

Le prévenu, s'il conteste les faits qui lui sont reprochés, reconnaît néanmoins l'usage de 
la violence comme moyen d'éducation.  

Il convient dès lors d'examiner la crédibilité des déclarations de B______  et du prévenu.  

B______  s'est confié pour la première fois, en décembre 2019, sur la violence subie par 
son beau-père, alors que celui-ci se trouvait à l'étranger. Il a pu préciser, par la suite, que 
la relation avec son beau-père était catastrophique et se faire frapper régulièrement.  

Sa sœur, témoin de la violence perpétrée sur son frère, a confirmé que B______  se faisait 
frapper par son père.  

Cette violence a atteint son apogée la nuit du 5 au 6 juillet 2020, le mineur, âgé de 14 ans 
et blessé, ayant dû fuir par le balcon pour se soustraire à la violence de son beau-père.  

1.3.2. Plus précisément, B______  a déclaré se faire frapper sur la bouche et avoir saigné. 
Il l'a mentionné de manière détaillée lors de sa première audition par la police, ce qu'a pu 
confirmer sa mère.  

Si C______  a pu confirmer que son frère se faisait régulièrement frapper par le prévenu, 
elle a également mentionné que son père avait frappé son frère sur la bouche et avoir été 
elle-même frappée sur la bouche par son père. 

Quant au prévenu, il reconnaît l'éducation par la violence et ne conteste pas formellement 
cette violence, mais les conséquences de celle-ci sur B______ .  

Par conséquent, ces coups sur la bouche, ayant occasionnés des saignements, sont établis. 
Ils sont constitutifs de lésions corporelles simples.  

1.3.3. B______  a également déclaré se faire frapper sur le crâne, dans le ventre, avec une 
ceinture, un manche en fer ou avec une spatule en bois.  

Ses déclarations concernant les coups reçus sont particulièrement sincère lorsqu'il 
mentionne plusieurs fois que les coups reçus sont "tellement forts" ou encore que son 
beau-père "y me défonce tellement". Il a pu s'interroger sur les conséquences des coups 
reçus sur la tête en ces termes: "ça fait pas du bien au cerveau j'pense de frapper tout le 
temps comme ça". Enfin, l'épisode du bâton en fer "tellement dur" et qui faisait "trop mal" 
a été décrit par B______  de façon également crédible.  

Quant à C______ , elle a pu indiquer que son père n'aimait pas B______  et qu'il le 
considérait comme "rien du tout". Elle a relaté un épisode où son père lui avait demandé 

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de s'enfermer dans les toilettes pendant qu'il s'en prenait à B______  et elle a détaillé le 
manche en métal, qui laissait des traces sur B______ .   

Le prévenu, s'il conteste les faits, reconnaît, par le biais de son avocat, sa culpabilité et 
l'usage de la violence comme moyen d'éducation.  

Ainsi, les faits reprochés au prévenu seront retenus comme établis et seront qualifiés de 
voies de faits comme retenu dans l'acte d'accusation (ch. 1.3.2. de l'acte d'accusation).  

1.3.4. S'agissant des menaces, B______  a déclaré, lors de sa deuxième déposition, que le 
prévenu menaçait de le frapper plus fort ou de le tuer s'il parlait à la police. Il l'a également 
indiqué à l'éducatrice chargée du suivi éducatif et à la conseillère sociale du Cycle 
d'orientation.  

Par ailleurs, A______  a confirmé que son fils lui avait demandé de ne plus intervenir car 
sinon son beau-père se vengerait sur lui et a constaté que son fils était plus silencieux 
depuis qu'il avait révélé les faits à sa maison de quartier et qu'aucune mesure n'avait été 
prise.  

Par ailleurs, ces propos s'insèrent dans la logique du prévenu qui ne voulait pas poser de 
problèmes compte tenu du statut administratif de la famille.  

Par conséquent, il n'y a pas lieu de douter de la réalité des propos menaçants tenus par le 
prévenu à l'égard de son beau-fils. 

Toutefois, l'infraction de menace n'est poursuivie que sur plainte.  

Or, en l'occurrence si le curateur de l'enfant s'est constitué partie plaignante le 14 juillet 
2020, il n'a pas déposé plainte pour menaces. En tout état, la plainte doit être déposée 
dans un délai de trois mois après les faits constitutifs de l'infraction, ce qui n'a pas été le 
cas, B______  ayant parlé de ces menaces lors de sa seconde déposition à la police.  

Par conséquent, l'infraction de menaces commise à l'encontre de B______  reprochée au 
prévenu sera classée en raison d'un empêchement de procéder (ch. 1.2.3. de l'acte 
d'accusation).  

1.4. Violences commises sur A______  

1.4.1. S'agissant de la violence exercée à l'encontre de son épouse, il reproché au prévenu 
d'avoir asséné, à deux reprises, durant la vie conjugale en Suisse, des coups de poings au 
niveau du visage et un coup de pied à la jambe et, à réitérés reprises, des coups de poing 
dans le ventre, au niveau du visage et de lui avoir tiré les cheveux.  

Lors de sa première audition à la police, la plaignante A______  a confirmé être victime 
de violences conjugales. Elle a déclaré qu'elle se faisait régulièrement frapper au visage, 
mais moins depuis deux ans, le prévenu la frappant désormais au niveau des jambes pour 
cacher les conséquences des coups. Devant le Ministère public, elle a précisé avoir eu des 
marques au visage lorsque le prévenu l'avait frappée avec ses poings et avoir eu également 
un bleu à la jambe lorsqu'il l'avait frappée en lui donnant un coup de pied. Pour éviter de 
se faire dénoncer à la police, il lui donnait désormais des coups de poing dans le ventre et 
il lui tirait les cheveux.  

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Il sera relevé que les marques objectivées sur A______  par les médecins légistes lors les 
faits du 6 juillet 2020 démontrent que le prévenu peut user d'une violence propre à causer 
des hématomes.  

B______  a confirmé que sa mère se faisait frapper par le prévenu et cette violence est 
confirmée par la réaction de B______  la nuit du 5 au 6 juillet 2020, lequel a voulu 
défendre sa mère, qui se faisait violenter par son mari. La réaction de B______  auprès 
des voisins assoie également la réalité de la violence conjugale. En effet, B______  a 
immédiatement indiqué au voisin qui l'a accueilli le 6 juillet 2020 que sa mère était en 
danger et mentionné au deuxième voisin se faire battre tout comme sa mère.  

A______  a également parlé de la violence qu'elle subissait à la maison à l'éducatrice en 
charge du suivi de l'assistance éducative en milieu ouvert.  

Ainsi, il n'y a pas lieu de douter des accusations de violence conjugale de A______ , 
malgré les dénégations du prévenu.  

Il sera retenu que le prévenu a asséné, à deux reprises, durant la vie conjugale en Suisse, 
des coups de poings au niveau du visage et un coup de pied à la jambe de la partie 
plaignante qui a causé des hématomes. Compte tenu des hématomes causés et de l'impact 
évident qu'a dû causer ces atteintes sur la santé psychique de la plaignante, ces faits seront 
qualifiés de lésions corporelles simples (ch. 1.1.1. et 1.1.2. de l'acte d'accusation). 

Il sera également retenu que le prévenu s'est rendu coupable d'avoir asséné des coups de 
poing dans le ventre et au niveau du visage ainsi que d'avoir tiré les cheveux de son 
épouse. Ces faits, de moindre intensité selon la plaignante, seront qualifiés de voies de 
fait (ch. 1.3.1. de l'acte d'accusation).  

L'infraction de voie de fait se prescrivant par trois ans, les violences perpétrées avant le 4 
novembre 2019 et qualifiées de voies de fait seront classées.  

1.4.2. S'agissant des menaces proférées à l'encontre de son épouse, elles sont établies par 
les déclarations de A______ . Par ailleurs, elles sont confirmées par l'attitude de la 
précitée après que son fils, blessé, s'est enfui par le balcon. En effet, la précitée est 
immédiatement allée contrôler qu'en quittant la maison, le prévenu n'avait pas pris 
C______  avec lui. Par ailleurs, il ne fait pas de doute que le prévenu est attaché 
sentimentalement à sa fille.  

Quant aux menaces de vengeance du prévenu si A______  appelait la police, elles sont 
également établies par les déclarations de la précitée au Ministère public et lors de 
l'audience de jugement. Ces déclarations sont corroborées par l'attitude du prévenu la nuit 
du 6 juillet 2020. En effet, en constatant que son épouse appelait la police, il a tenté 
d'arracher le téléphone des mains de celle-ci et a "pété les plombs", selon les termes de la 
plaignante et de son fils. Par ailleurs, B______  a fait état de mêmes propos tenus à son 
encontre, raison pour laquelle il n'osait plus parler de la violence subie ni à sa mère ni à 
l'extérieur du cercle familial. Enfin, le prévenu reconnait qu'il ne voulait pas poser de 
problèmes, quels qu'ils soient, compte tenu du statut administratif de la famille.  

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Par conséquent, les propos tenus sont établis et la plaignante a été effrayée par ceux-ci. 
Ils sont constitutifs de menaces, au sens de l'art. 180 al. 1 et 2 let. a CP, et le prévenu sera 
reconnu coupable de ce chef d'infraction.  

1.5. Violences commises sur C______  

1.5.1. S'agissant de la violence exercée à l'encontre de sa fille, il est reproché au prévenu 
d'avoir frappé C______  avec une ceinture, dont une fois en la frappant avec la boucle de 
la ceinture lui occasionnant de la sorte un hématome sous la fesse.  

Dès sa première audition par la police, C______  a déclaré s'être fait taper par son père à 
deux ou trois reprises, se rappelant précisément d'un épisode où la boucle de la ceinture 
lui avait laissé une marque sous la fesse qui lui avait fait mal et où son père lui avait 
appliqué de la pommade. Elle a pu préciser lors de sa seconde audition par la police que 
son père, et non sa mère, ne voulait pas qu'elle aille à l'école de crainte que la blessure ne 
soit constatée. Elle a encore relaté cet épisode durant l'évaluation faite par le SPMi.  

La violence subie est également assise par les propos tenus par C______  lors son audition 
à la police. Outre la précision des détails fournis, laquelle assoie la crédibilité de son récit, 
C______  a mentionné qu'elle souhaitait être grande pour ne plus que son père ne la tape. 
Elle a également mentionné vouloir être placée en foyer pour ne plus avoir à subir la 
violence de son père.  

A______  a confirmé la réalité de ces faits, tout comme B______  lors de sa deuxième 
déposition.  

Quant au prévenu, s'il nie avoir frappé sa fille, il reconnaît que l'usage de la ceinture pour 
corriger les enfants est courant dans sa culture.  

Ainsi, il sera retenu comme établi que le prévenu a corrigé sa fille avec une ceinture, dont 
à une reprise avec la boucle de la ceinture, ce qui a laissé une marque douloureuse au 
niveau de la fesse de la fillette.  

Ces faits sont constitutifs de lésions corporelles simples et le prévenu sera reconnu 
coupable de ce chef d'infraction.  

1.5.2. Il est reproché au prévenu d'avoir asséné des claques au niveau de la bouche de sa 
fille, dont une fois en la faisant saigner en raison des bagues qu'il portait.  

C______  n'a certes pas parlé de cet épisode lors de sa première audition, mais elle a pu 
le détailler lors de sa seconde audition. Par ailleurs, son silence initial à cet égard 
s'explique aisément par le fait que, comme l'ont dit les trois membres de la famille, la 
violence que le prévenu exerçait sur sa fille était sans comparaison avec celle déployée 
sur la mère et le fils.  

La mère de l'enfant a pu confirmer cet épisode devant le Ministère public et lors de 
l'audience de jugement. Elle a expliqué la raison pour laquelle elle n'en avait pas parlé 
plus tôt dans la procédure, soit que les interrogatoires étaient centrés avant tout sur les 
faits du 6 juillet 2020, impliquant mère et fils. 

Il est établi que le prévenu recourait régulièrement à la violence à l'encontre des membres 
de sa famille, les frappant notamment au visage.  

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Par ailleurs, si le prévenu nie avoir usé de violence à l'encontre de sa fille, il reconnaît 
qu'il portait des bagues, même si celles-ci n'étaient pas en or, comme décrites par l'enfant. 
Toutefois, le prévenu a également nié tout fait de violence commis à l'encontre des 
membres de sa famille et en particulier à l'encontre de sa fille.  

Par conséquent, il sera retenu comme établi que le prévenu a corrigé sa fille en la frappant 
avec sa main au niveau du visage, lui occasionnant à une reprise des saignements au 
niveau de la bouche en raison du fait qu'il portait des bagues sur la main.  

Ces faits sont constitutifs de lésions corporelles simples et le prévenu sera reconnu 
coupable de ce chef d'infraction. 

2.  Faits du 6 juillet 2020 

2.1.1. L'art. 111 CP punit d'une peine privative de liberté de cinq ans au moins celui qui 
aura intentionnellement tué une personne. Selon l'art. 12 al. 2 CP, agit intentionnellement 
quiconque commet un crime ou un délit avec conscience et volonté. L'auteur agit déjà 
intentionnellement lorsqu'il tient pour possible la réalisation de l'infraction et l'accepte au 
cas où celle-ci se produirait. 

Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et 
manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en 
partie, défaut (ATF 140 IV 150 consid. 3.4). La tentative de meurtre est donc retenue, 
lorsque l'auteur, agissant intentionnellement, commence l'exécution de cette infraction, 
manifestant ainsi sa décision de la commettre, sans que le résultat ne se produise. 
L'équivalence des deux formes de dol – direct et éventuel – s'applique à la tentative de 
meurtre (ATF 122 IV 246 consid. 3a ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1177/2018 du 9 
janvier 2019 consid. 1.1.3). 

La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est 
sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 
137 IV 113 consid. 1.4.2 p. 115 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 
2018 consid. 1.4.5). Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé 
la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 
consid. 2.1 et les références citées). 

2.1.2. Selon l'art. 123 ch. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une 
personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une 
peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. 

2.1.3. Selon l'art. 15 CP, quiconque, de manière contraire au droit, e