# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aa0d92ee-974a-574c-9e3d-817d01f73b84
**Source:** Jura (JU)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-02
**Language:** fr
**Title:** Jura Tribunal Cantonal Cour administrative 02.10.2025 ADM 2025 164
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/JU_Gerichte/JU_TC_005_ADM-2025-164_2025-10-02.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA

TRIBUNAL CANTONAL

COUR ADMINISTRATIVE

ADM 164 / 2025

Présidente :  Sylviane Liniger Odiet
Juges :  Carine Guenat et Jean Crevoisier
Greffière :  Lisiane Poupon

ARRET DU 2 OCTOBRE 2025

en la cause liée entre

A.________,
- agissant par son curateur B.________,

recourante,

et

le Service de la population, rue du 24-Septembre 1, 2800 Delémont,

intimé,

relative à la décision sur opposition du 8 juillet 2025 (refus de la prolongation de son 
autorisation de séjour- permis B).

______

CONSIDÉRANT

En fait :

A. A.________ (ci-après : la recourante), née le .________ 1975 et de nationalité 
C.________, est arrivée en Suisse à U1.________ le 1er mai 2019. Elle séjournait 
déjà à cette adresse comme secondaire à partir du 1er octobre 2015 (PJ 1 et 22 ; les 
mentions des pages ci-dessous sans autre indication renvoient au dossier de 
l’intimé). Elle a reçu une autorisation de séjour sans activité lucrative (permis B 
UE/AELE) en date du 1er mai 2019 valable jusqu’au 1er mai 2024 (PJ 19, PJ 46). 

2

Elle bénéficie depuis le mois d’octobre 2023 des prestations de l’aide sociale (PJ 20, 
PJ 32). 

En date du 26 février 2024, l’intimé a informé la recourante que dans la mesure où 
les prestations de l’aide sociale lui étaient versées et qu’elle ne s’était pas présentée 
aux rendez-vous, il envisageait de rendre une décision de révocation de son 
autorisation de séjour et de renvoi (PJ 32). 

Une curatelle de représentation et de gestion du patrimoine a été instituée par 
l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) le 7 avril 2025 en faveur de 
la recourante, en vue notamment de représenter la recourante dans le cadre du 
règlement de ses affaires administratives. B.________ lui a été désigné curateur (PJ 
52). 

B. Par décision du 1er avril 2025, confirmée sur opposition du 8 juillet 2025 (PJ 56), 
l’intimé a refusé le renouvellement de l’autorisation de séjour UE/AELE de la 
recourante et lui a imparti un délai de 8 semaines pour quitter la Suisse (PJ 47). 
L’intimé retient que la recourante ne collabore pas à la procédure et qu’elle ne dispose 
pas des moyens suffisants lui permettant de bénéficier d’une autorisation de séjour 
pour personne n’exerçant pas d’activité économique (art. 24 Annexe I ALCP). La 
recourante ne fait pas valoir que sa situation serait consécutive à un cas d’extrême 
gravité au sens de l’art. 20 OLCP. Bien qu’elle relève qu’elle est très malade, elle ne 
démontre pas qu’elle se trouve dans une situation de détresse personnelle 
constitutive d’un cas de rigueur. Elle reconnaît qu’elle ne comprend pas bien le 
français. L’intimé considère qu’elle n’a pas démontré avoir tissé en Suisse des liens 
sociaux particuliers, ce qui ne lui permet pas de se prévaloir d’une intégration sociale 
poussée qui s’opposerait à sa réintégration dans son pays d’origine. Elle ne démontre 
pas non plus que ses problèmes de santé ne pourraient pas être traités en 
W1.________. Elle doit ainsi réintégrer son pays qu’elle a quitté il y a six ans, dont 
elle parle la langue et dont elle connaît les us et coutumes. 

C. Recourant contre cette décision le 7 août 2025, la recourante relève que sa santé 
mentale est fragile depuis son divorce en 2009 et a été aggravée par un accident de 
la route en 2022 ainsi que la perte de son emploi en 2023. Elle est motivée à s’intégrer 
en Suisse et apprendre le français, mais elle ne peut se concentrer plus d’une heure 
en raison de son état de santé fragile. La sortir de son contexte actuel serait néfaste 
pour sa santé physique et psychique. Une seconde chance doit lui être octroyée pour 
retrouver une bonne santé, apprendre le français, trouver un emploi et une situation 
financière stable.

Conjointement à son recours, la recourante dépose plusieurs pièces, notamment un 
rapport médical du Dr D.________, médecin chef du service de neurologie de 
E.________ (établissement hospitalier) du 8 mai 2024. 

D. Dans sa prise de position du 22 août 2025, l’intimé conclut au rejet du recours, à la 
confirmation de la décision querellée, sous suite des frais et dépens. L’intimé relève 

3

que la recourante ne fait valoir aucun élément probant susceptible de modifier sa 
décision sur opposition-

E. Il sera revenu ci-après sur les autres éléments du dossier en tant que besoin.

En droit :

1. La Cour administrative est compétente en vertu de l'art. 160 let. b Cpa.

Pour le surplus, le recours a été déposé dans les formes et délai légaux (art. 121 et 
127 Cpa) et la recourante, en tant que destinataire de la décision attaquée, a 
manifestement qualité pour recourir (art. 120 Cpa).

Il convient ainsi d’entrer en matière sur le recours.

2. Sont litigieuses en l’espèce les questions de savoir si, d’une part, la recourante peut 
se prévaloir d’un droit de demeurer en Suisse, et si, d’autre part, elle se trouve dans 
une situation de détresse personnelle.

2.1 La loi fédérale sur les étrangers (LEI) s’applique aux étrangers dans la mesure où 
leur statut juridique n’est pas réglé par d’autres dispositions du droit fédéral ou par 
des traités internationaux conclus par la Suisse (al. 1). Elle n’est applicable aux 
ressortissants des États membres de la Communauté européenne (CE), aux 
membres de leur famille et aux travailleurs détachés par un employeur ayant son 
siège ou son domicile dans un de ces États que dans la mesure où l’accord du 
21 juin 1999 entre, d’une part, la Confédération suisse, et, d’autre part, la 
Communauté européenne et ses États membres sur la libre circulation des personnes 
n’en dispose pas autrement ou lorsque la LEI prévoit des dispositions plus favorables. 

En l’espèce, la recourante est une ressortissante C.________. Elle peut, de ce fait, 
se prévaloir de l’Accord entre la Confédération suisse, d’une part, et la Communauté 
européenne et ses États membres, d’autre part, sur la libre circulation des personnes 
(ci-après : ALCP ; RS 0.142.112.681). 

2.2 Le droit de séjour sur le territoire d’une partie contractante est garanti aux personnes 
n’exerçant pas d’activité économique selon les dispositions de l’annexe I relatives aux 
non actifs (art. 6 ALCP). En vertu de l’art. 24 par. 1 de l’Annexe I ALCP, une personne 
ressortissante d’une partie contractante n’exerçant pas d’activité économique dans 
l’État de résidence et qui ne bénéficie pas d’un droit de séjour en vertu d’autres 
dispositions du présent accord reçoit un titre de séjour d’une durée de cinq ans au 
moins, à condition qu’elle prouve aux autorités nationales compétentes qu’elle 
dispose pour elle-même et les membres de sa famille: a) de moyens financiers 
suffisants pour ne devoir faire appel à l’aide sociale pendant leur séjour; b) d’une 
assurance-maladie couvrant l’ensemble des risques. La libre circulation des 
personnes non actives ne confère à ces bénéficiaires qu’un éventail limité de droits 

4

et donc un statut plus précaire (AMARELLE/NGUYEN, Code annoté de droit des 
migrations, vol. III : Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), 2014, ad 
art. 6 ALCP, N 3 et réf.). 

L'art. 24 par. 2 annexe I ALCP précise que les moyens financiers nécessaires sont 
réputés suffisants s'ils dépassent le montant en-dessous duquel les nationaux, eu 
égard à leur situation personnelle, peuvent prétendre à des prestations d'assistance. 
Selon l'art. 16 al. 1 de l'ordonnance du 22 mai 2002 sur la libre circulation des 
personnes entre la Suisse et l'Union européenne et ses Etats membres, entre la 
Suisse et le Royaume-Uni, ainsi qu'entre les Etats membres de l'Association 
européenne de libre-échange (OLCP; RS 142.203; nouveau titre depuis le 1er janvier 
2020, RO 2020 5853), tel est le cas si ces moyens dépassent les prestations 
d'assistance qui seraient allouées en vertu des directives "Aide sociale: concepts et 
normes de calcul" de la Conférence suisse des institutions d'action sociale, à un 
ressortissant suisse, éventuellement aux membres de sa famille, sur demande de 
l'intéressé et compte tenu de sa situation personnelle. En d'autres termes, on 
considère que la condition de l'art. 16 al. 1 OLCP est remplie si les moyens financiers 
d'un citoyen suisse, dans la même situation, lui fermeraient l'accès à l'aide (ATF 144 
II 113 consid. 4.1; 142 II 35 consid. 5.1; TF 2C_580/2021 du 4 octobre 2021 consid. 
3.2 ; 2C_987/2019 du 8 juillet 2020 consid. 5.1). 
 

2.3 En l’espèce, la recourante est bénéficiaire des prestations de l’aide sociale depuis le 
mois d’octobre 2023 (PJ 20, PJ 32), de sorte qu’il doit être constaté qu’elle ne dispose 
pas des moyens financiers nécessaires pour subvenir à ses besoins. Elle ne dispose 
pas non plus d’aide de la part de tiers ou de membres de sa famille. Les conditions 
de l’art. 24 par. 1 de l’Annexe I ALCP n’étant pas réalisées, la recourante ne peut 
prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour, de sorte qu’il convient 
d’examiner si la recourante peut prétendre à une autorisation de séjour au sens de 
l’art. 20 OLCP.

3.
3.1 Selon l’art. 20 OCLP, si les conditions d’admission sans activité lucrative ne sont pas 

remplies au sens de l’accord sur la libre circulation des personnes ou au sens de la 
Convention instituant l’AELE, une autorisation de séjour UE/AELE peut être délivrée 
lorsque des motifs importants l’exigent. 

L'art. 20 OLCP doit être appliqué en relation avec l'art. 31 de l'ordonnance fédérale 
du 24 octobre 2007 relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité 
lucrative (OASA ; RS 142.201), régissant les cas individuels d'une extrême gravité ; 
elle énumère de manière non exhaustive les critères que les autorités doivent prendre 
en considération pour octroyer une autorisation de séjour dans les cas de rigueur.

Les éléments évoqués à l’art. 31 al. 1 OASA peuvent jouer un rôle important dans 
l'appréciation faite, même si, pris individuellement, ils ne suffisent en principe pas à 
fonder un cas individuel d’une extrême gravité (ATF 137 II 345 consid. 3.2.3). Ils se 
rapportent notamment à l'intégration du requérant sur la base des critères définis à 

5

l'art. 58a al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l’intégration 
(LEI ; RS 142.20) – soit le respect de la sécurité et de l'ordre publics, le respect des 
valeurs de la Constitution, les compétences linguistiques et la participation à la vie 
économique ou l'acquisition d'une formation – (let. a), à la situation familiale, 
particulièrement à la période de scolarisation et de la durée de la scolarité des enfants 
(let. c), à la situation financière (let. d), à la durée de la présence en Suisse (let. e), à 
l'état de santé (let. f) et aux possibilités de réintégration dans l'Etat de provenance 
(let. g). 

3.2 La jurisprudence n'admet que restrictivement l'existence d'un cas personnel 
d'extrême gravité. L'étranger doit se trouver dans un cas de détresse personnelle. Il 
ne suffit pas que, comme d'autres compatriotes appelés à rentrer dans le pays 
d'origine, cet étranger se voie alors confronté à une mauvaise situation économique 
et sociale. Il faut que ses conditions de vie, comparées à celles applicables à la 
moyenne des étrangers, soient mises en cause de manière accrue et comportent 
pour lui des conséquences particulièrement graves. Pour porter une appréciation, il y 
a lieu de tenir compte de l'ensemble des circonstances. La reconnaissance d'un cas 
personnel d'extrême gravité n'implique pas forcément que la présence de l'étranger 
en Suisse constitue l'unique moyen pour échapper à une situation de détresse. Par 
ailleurs, le fait que l'étranger ait séjourné en Suisse pendant une assez longue 
période, qu'il y soit bien intégré, socialement et professionnellement, et que son 
comportement n'ait pas fait l'objet de plaintes ne suffit pas, à lui seul, à constituer un 
cas personnel d'extrême gravité ; il faut encore que la relation du requérant avec la 
Suisse soit si étroite qu'on ne puisse pas exiger qu'il aille vivre dans un autre pays, 
notamment dans son pays d'origine. Parmi les éléments déterminants pour la 
reconnaissance d'un cas de rigueur, il convient de citer, en particulier, la très longue 
durée du séjour en Suisse, une intégration sociale particulièrement poussée, une 
réussite professionnelle remarquable, une maladie grave ne pouvant être soignée 
qu'en Suisse, la situation des enfants, notamment une bonne intégration scolaire 
aboutissant après plusieurs années à une fin d'études couronnée de succès ; 
constituent en revanche des facteurs allant dans un sens opposé le fait que la 
personne concernée n'arrive pas à subsister de manière indépendante et doive 
recourir à l'aide sociale, ou des liens conservés avec le pays d'origine (par exemple 
sur le plan familial) susceptibles de faciliter sa réintégration (cf. ADM 2024 1 du 9 avril 
2024 consultable sur https://jurisprudence.jura.ch ; ATF 130 II 39 consid. 3 ; TAF F-
4332/2018 du 20 août 2019 consid. 6 ; F-6510/2017 du 6 juin 2019 consid. 5 ; 
CDAP PE.2018.0139 du 9 septembre 2019 consid. 4a et les références citées).

3.3 Des motifs médicaux peuvent, suivant les circonstances, conduire à la 
reconnaissance d'un tel cas, lorsque l'intéressé démontre souffrir d'une sérieuse 
atteinte à la santé qui nécessite, pendant une longue période, des soins permanents 
ou des mesures médicales ponctuelles d'urgence, indisponibles dans le pays 
d'origine, de sorte qu'un départ de Suisse serait susceptible d'entraîner de graves 
conséquences pour sa santé. En revanche, le seul fait d'obtenir en Suisse des 
prestations médicales supérieures à celles offertes dans le pays d'origine ne suffit 
pas (cf. TAF F-2594/2019 du 12 février 2021 consid. 9.9.2; F-1569/2017 du 30 juillet 

6

2019 consid. 13.6.2; arrêt vaudois CDAP PE.2018.0139 du 9 septembre 2019 consid. 
4a et les références citées).

3.4 En l’espèce, la recourante, aujourd’hui âgée de 50 ans, est entrée en Suisse le 1er 
mai 2019. Elle a reçu une autorisation de séjour sans activité lucrative (permis B 
UE/AELE) en date du 1er mai 2019 (PJ 19, PJ 46). Elle a ainsi vécu légalement en 
Suisse durant 6 ans, ce qui ne constitue pas un long séjour en Suisse, dans le sens 
de ce qui précède. Elle a un manque de compréhension du français et n’est pas en 
mesure de gérer ses affaires administratives puisqu’une curatelle de représentation 
et de gestion du patrimoine a été prononcée en sa faveur depuis le 7 avril 2025 (PJ 
52). Elle n’a pas de famille. Elle n’a par conséquent pas tissé de liens sociaux 
particuliers et ne saurait se prévaloir d’une intégration sociale poussée au sens de ce 
qui précède qui pourrait empêcher la réintégration dans son pays d’origine. 

S’agissant de sa situation économique, la recourante ne parvient pas à subvenir à 
ses besoins car elle bénéficie depuis le mois d’octobre 2023 des prestations de l’aide 
sociale (PJ 20, PJ 32). La personne de son entourage qui avait signé la déclaration 
de prise en charge (PJ 14) a précisé, dans un écrit du 25 juin 2024 ne pas comprendre 
pourquoi la recourante ne travaillait pas et ne plus souhaiter l’aider financièrement 
car il lui aurait servi de « caution » jusqu’à hauteur de CHF 160'000.- (PJ 39).

S’agissant de ses problèmes de santé, le Dr D.________ fait mention dans son 
rapport du 8 mai 2024 d’un syndrome douloureux chronique suite à un accident de la 
circulation survenu en septembre 2022 (PJ de la recourante). Le médecin relève 
également un « trouble de l’adaptation, un trouble dépressif et anxieux mixte de 
nature réactionnelle, sans aucune altération neurologique à retenir à ce jour ». Selon 
lui, il n’y a « pas d’examen complémentaire à proposer » ni de « recommandation 
thérapeutique spécifique en dehors de considérer un modulateur de la douleur de 
type Prégabaline ou Duloxétine ». La recourante n’a en outre pas démontré qu’elle 
nécessitait des soins permanents ou des mesures médicales ponctuelles d’urgence 
qui seraient indisponibles dans son pays d’origine. A l’exception de la production du 
rapport médical précité, la recourante n’a pas collaboré afin d’apporter une vision plus 
précise des activités de la vie quotidienne qui seraient susceptibles de la rendre 
dépendante. Dans ces conditions, force est dès lors de constater qu'un départ de 
Suisse ne serait pas susceptible d'entraîner de graves conséquences pour sa santé, 
d’autant plus qu’elle n’est en Suisse que depuis 6 ans, ce qui ne constitue pas une 
partie importante de sa vie et qui ne l’empêcherait pas de s’intégrer à nouveau dans 
son pays d’origine dont elle parle la langue.

3.5 Par conséquent, les conditions requises pour la délivrance de l’autorisation de séjour 
n’étant plus remplies, le refus du renouvellement de celle-ci doit être confirmé et un 
nouveau délai doit être imparti à la recourante pour quitter la Suisse. 

4. Les frais de la procédure sont mis à la charge de la recourante qui succombe art. 219 
al. 1 Cpa). Il n’est pas alloué de dépens, ni à la recourante qui succombe (art. 227 al. 
1 Cpa), ni à l’intimé (art. 230 al. 1 Cpa).

7

PAR CES MOTIFS 

LA COUR ADMINISTRATIVE

rejette 

le recours ;

impartit

à la recourante un délai de 8 semaines dès l’entrée en force du présente jugement pour quitter 
le territoire suisse ;

met

les frais de la procédure par CHF 1’000.- à la charge de la recourante ; 

dit

qu’il n’est pas alloué de dépens ;

ordonne

la notification du présent arrêt :
 à la recourante, agissant par son curateur B.________ ;
 à l’intimé, le Service de la population, rue du 24-Septembre 1, 2800 Delémont ;
 au Secrétariat d’Etat aux migrations, 3003 Berne.

Porrentruy, le 2 octobre 2025 

AU NOM DE LA COUR ADMINISTRATIVE
La présidente : La greffière :

Sylviane Liniger Odiet Lisiane Poupon

8

Communication concernant les moyens de recours :

Le présent arrêt peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le 
recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 
fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire aux conditions des articles 113 ss LTF. Le 
mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14; il doit être rédigé dans une langue 
officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer 
succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Si le recours n'est recevable que s'il soulève une question 
juridique de principe, il faut exposer en quoi l'affaire remplit cette condition. Les pièces invoquées comme moyens 
de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de 
la décision attaquée.

Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral, soit, à l’attention de 
ce dernier, à la Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).