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**Case Identifier:** 968616ef-3f8f-5aed-a06b-d81d08929538
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-09-22
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 22.09.2020 C/29466/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-29466-2019_2020-09-22.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 06.10.2020. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/29466/2019 ACJC/1338/2020 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 22 SEPTEMBRE 2020 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant contre un jugement rendu par la 
24ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 10 juin 2020, 

comparant par Me Sandrine Lubini, avocate, rue Ferdinand-Hodler 9, 1207 Genève, en 

l'étude de laquelle il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, comparant par Me Dalmat Pira, avocat, 
rue du Rhône 118, 1204 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/29466/2019 

EN FAIT 

A. Par jugement du 10 juin 2020, le Tribunal de première instance a prononcé la 
mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, 

poursuite n° 1______ pour le poste 2 uniquement (ch. 1 du dispositif), arrêté les 

frais judicaires à 250 fr., mis ceux-ci à la charge de A______ (ch. 3) et condamné 

ce dernier à verser à B______ 1'360 fr. TTC à titre de dépens (ch. 4). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 25 juin 2020, A______ a formé recours 
contre ce jugement. Il a conclu à son annulation et à la condamnation de B______ 

en tous les frais, subsidiairement, à ce qu'il soit constaté qu'il avait payé à tout le 

moins le montant de 461'700 fr. à titre de contribution à l'entretien de ses enfants 

du 1
er

 juillet 2013 au 27 juin 2019 et à ce qu'il soit dit qu'en conséquence, la 

créance des enfants mineurs, représentés par leur mère était éteinte. 

 b. B______ a conclu à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet et au 
déboutement de A______ de toutes ses conclusions, avec suite de frais.  

 c. A______ a répliqué, contestant l'irrecevabilité de son recours et persistant dans 
ses conclusions. 

 d. En l'absence de duplique, les parties ont été informées par avis de la Cour du 
21 août 2020 de ce que la cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent de la procédure. 

 a. Par jugement du 5 juin 2013, le Tribunal de première instance a prononcé le 
divorce des parties, maintenu l'autorité parentale conjointe de celles-ci sur les 

enfants C______, né le ______ 2005, et D______, née le ______ 2007, donné 

acte à A______ de son engagement à verser à B______, à titre de contribution à 

l'entretien de ses enfants C______ et D______, par mois, d'avance et par enfant, 

allocations familiales non comprises, 3'250 fr. jusqu'à l'âge de 10 ans, et 3'750 fr. 

jusqu'à la majorité, voire au-delà mais au maximum jusqu'à 25 ans, si l'enfant 

poursuit des études sérieuses et suivies et donné acte à A______ de son 

engagement à verser à B______, à titre de contribution à son entretien, par mois et 

d'avance, la somme de 2'000 fr. jusqu'au 30 juin 2018. 

B______ s'est remariée en ______ 2017 et s'appelle désormais B______. 

b. Par réquisition du 27 juin 2019, B______ a requis une poursuite à l'encontre de 
A______ à concurrence de 15'300 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1

er
 avril 2016 

pour les contributions dues à son entretien du 1
er

 juillet 2013 au 30 juin 2017 et de 

40'500 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1
er

 avril 2016 pour les contributions dues à 

l'entretien des enfants du 1
er

 juillet 2013 au 27 juin 2019. 

A______ y a formé opposition. 

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C/29466/2019 

c. Par requête déposée le 17 décembre 2019, B______ a sollicité la mainlevée 
définitive de l'opposition. 

Elle a produit avec sa requête le jugement de divorce du 5 juin 2013 ainsi qu'un 

récapitulatif établi par elle des montants versés par A______. 

d. Lors de l'audience devant le Tribunal du 20 mai 2020, A______ a invoqué la 
prescription des créances antérieures au 27 juin 2014 ainsi que la compensation 

des sommes réclamées avec celles qu'il estimait avoir versé en trop. Il a également 

contesté le caractère exécutoire du jugement de divorce. 

Il a produit un récapitulatif des montants qu'il avait versé à titre de contributions 

d'entretien ainsi qu'à divers autres titres (loyer, leasing, assurances-maladie), une 

convention entre lui et B______, non signée, réduisant le montant des 

contributions d'entretien pour les enfants à 2'500 fr. ainsi qu'un courriel de 

B______ se plaignant de ce que les arriérés de contributions d'entretien qu'il s'était 

engagé à régler selon ladite convention n'avaient pas été payés. 

 e. Dans son jugement du 10 juin 2020, le Tribunal a considéré que le jugement 
produit par B______ constituait un titre de mainlevée définitive au sens de 

l'art. 80 al. 1 LP. 

Concernant la prescription des montants dus avant le 27 juin 2014, la poursuite 

ayant été requise le 27 juin 2019, les contributions dues pour l'entretien de 

B______ étaient prescrites pour la période antérieure à cette date, par application 

de l'art. 128 ch. 2 CO. La mainlevée définitive ne pouvait donc être prononcée 

pour le poste 1 visant expressément les contributions dues à cette dernière. 

S'agissant en revanche des montants dus pour l'entretien des enfants, les créances 

de ces derniers n'étaient pas prescrites, les parents bénéficiant de l'autorité 

parentale conjointe sur ceux-ci. 

Pour l'année 2013, compte tenu des versements reconnus en 7'200 fr., A______ 

restait devoir un montant de 5'800 fr. pour cette période, en faveur des enfants. Le 

décompte produit par le précité ainsi que les extraits de comptes ne faisaient pas 

état d'autres versements à titre de contribution à l'entretien des enfants, mais 

uniquement de contributions à différents autres frais, tels que le loyer, le leasing 

ou les primes d'assurance-maladie, dont le Tribunal ne pouvait tenir compte. Pour 

les années 2015 et 2016, les pièces produites par A______ ne démontraient pas 

qu'il se serait acquitté du solde cumulé réclamé en 5'500 fr., lequel restait dû. Pour 

2017, A______ soutenait à juste titre avoir payé 1'500 fr. en trop, montant qui 

pouvait être invoqué en compensation. Enfin, la convention produite par A______ 

n'était pas signée et contestée par B______, de sorte qu'elle ne pouvait être prise 

en considération. Ainsi, pour 2018 et 2019, c'était un solde cumulé de 40'000 fr. 

qui restait dû en faveur des enfants. 

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EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

1.2 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit, en 
procédure sommaire, être introduit auprès de l'instance de recours dans les 

dix jours à compter de la notification de la décision motivée. 

Interjeté dans le délai prescrit et selon la forme requise, le recours est recevable. Il 

sera relevé à cet égard que le recourant ne prend certes pas formellement de 

conclusions tendant au rejet de la requête de mainlevée, comme le relève à juste 

titre l'intimée, mais uniquement en annulation du jugement attaqué. Point n'est 

toutefois besoin d'examiner si cette circonstance est suffisante pour déclarer le 

recours irrecevable, sans que cela soit constitutif de formalisme excessif (cf. ATF 

137 III 617, consid. 6.2 et 6.3), au vu des considérations qui suivent. 

1.3 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 

CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir 

limité à l'arbitraire en fait, n'examinant par ailleurs que les griefs formulés et 

motivés par la partie recourante (HOHL, Procédure civile, Tome II, 2ème éd., 

2010, n° 2307). 

2. Le recourant soutient qu'il s'est acquitté de ses obligations découlant du jugement 
de divorce et qu'une convention réduisant les contributions d'entretien pour 2018 a 

été conclue avec l'intimée. 

 2.1 
2.1.1 Le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire peut requérir du 
juge la mainlevée définitive de l'opposition (art. 80 al. 1 LP). Un jugement qui 

ordonne expressément le paiement de l'entretien au-delà de la majorité est un titre 

de mainlevée définitive s'il fixe les montants dus à titre de contribution d'entretien 

et détermine leur durée (ATF 144 III 193 consid. 2.2).  

2.1.2 A teneur de l'art. 81 al. 1 LP, lorsque la poursuite est fondée sur un jugement 
exécutoire rendu par un tribunal ou une autorité administrative suisse, le juge 

ordonne la mainlevée définitive, à moins que l'opposant ne prouve par titre que la 

dette a été éteinte.  

Par extinction de la dette, la loi ne vise pas seulement le paiement, mais aussi 

toute autre cause de droit civil, en particulier la compensation (ATF 124 III 501 

consid. 3b et les références). Dans la procédure de mainlevée définitive, les 

moyens de défense du débiteur sont fortement limités (art. 81 LP); un titre à la 

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mainlevée définitive ne peut être remis en cause qu'au moyen de pièces totalement 

univoques (ATF 140 III 372 consid. 3.1). 

 2.2 Le recourant soutient avoir versé un montant de 41'200 fr. "au minimum" en 
2013, soit un montant supérieur à celui de 39'000 fr. qu'il devait à l'entretien des 

enfants. Quand bien même le montant total des versements allégués serait établi, 

le Tribunal a retenu, à juste titre, qu'une partie des sommes versées ne l'avait pas 

été à titre de contributions d'entretien, mais à titre de paiement de divers frais, tels 

que le loyer ou les primes d'assurance-maladie, dont il ne pouvait être tenu 

compte. En l'absence de critique motivée du jugement à cet égard, il ne sera pas 

davantage entré en matière sur ce grief, étant relevé, à titre superfétatoire, que, 

selon le décompte produit par le recourant devant le Tribunal, ses versements 

autres que ceux destinés à payer divers frais de l'intimée ne couvrent pas 

l'intégralité des contributions dues pour l'entretien de ses enfants. 

 Le recourant soutient également avoir établi qu'il s'est acquitté de la somme de 
5'500 fr. à titre d'arriéré de contributions d'entretien pour les années 2015 et 2016 

par un versement du 8 novembre 2016. Il se fonde à cet égard sur la pièce 4 qu'il a 

produite devant le Tribunal. Celle-ci mentionne effectivement un versement 

effectué le 8 novembre 2016, dont le destinataire et le montant ne sont cependant 

pas indiqués sur la copie du justificatif produite, comme l'a relevé le Tribunal. Le 

courriel de l'intimée du lendemain, qui se limite à remercier le recourant pour un 

versement, sans en préciser non plus le montant, ne permet pas davantage de 

rendre vraisemblable le paiement de la somme litigieuse. Le grief n'est donc pas 

fondé. 

 Le recourant invoque enfin une convention qui aurait été conclue entre l'intimée et 
lui, réduisant le montant des contributions d'entretien en faveur des enfants. Ainsi 

que le Tribunal l'a indiqué, celle-ci n'est toutefois pas signée, de sorte qu'il ne peut 

être considéré de manière univoque qu'elle oblige les parties. En tout état de 

cause, si, comme le recourant le soulève, l'intimée s'y réfère dans un courriel du 

13 décembre 2018, elle relève cependant que le recourant ne s'y est pas conformé. 

Il n'est dès lors pas vraisemblable que ce dernier puisse se prévaloir d'une 

convention par laquelle il n'estime lui-même pas être lié puisqu'il n'en respecte pas 

les termes. Pour le surplus, il n'appartient pas au juge de la mainlevée de 

déterminer dans quelle mesure ledit courriel pourrait constituer une acceptation de 

la convention litigieuse. 

 Enfin, il n'appartient pas au juge de la mainlevée de "constater" le montant versé 

par le recourant à titre de contributions d'entretien, comme le réclame ce dernier à 

titre subsidiaire.  

 Au vu de ce qui précède, le recours n'est pas fondé, de sorte qu'il sera rejeté. 

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3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais judiciaires de la procédure 
de recours, arrêtés à 750 fr., compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à 

l'Etat de Genève.  

 Le recourant sera également condamné à verser des dépens à l'intimée, arrêtés à 

500 fr. pour la procédure de recours, débours et TVA compris (art. 85, 89 et 90 

RTFMC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 
La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/7125/2020 

rendu le 10 juin 2020 par le Tribunal de première instance dans la cause C/29466/2019-

24 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 750 fr., les met à la charge de A______ et dit 

qu'ils sont compensés avec l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ à verser la somme de 500 fr. à B______ à titre de dépens de 

recours. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ 

et Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.