# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 92d7ce12-8289-548a-9348-9b1fce8a1845
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 11.10.2017 A/4225/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4225-2016_2017-10-11.pdf

## Full Text

Siégeant : Catherine TAPPONNIER, Présidente, Dana DORDEA et Christine 

LUZZATTO, Juges assesseurs. 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4225/2016 ATAS/889/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 11 octobre 2017 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GLAND 

Madame A______, domiciliée à BERNEX 

 

 

demandeurs 

 

contre 

CAISSE DE PREVOYANCE DE L’ÉTAT DE GENÈVE (CPEG), 
sise boulevard de Saint-Georges 38, GENEVE 

CAISSE DE PENSIONS DE L’ÉTAT DE VAUD (CPEV), sise 
Caroline 9, LAUSANNE 

défenderesses 

 

 

   
 A/4225/2016 

2/6 

EN FAIT 

1. Par jugement du 21 mars 2016, la 9ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame A______, née B______ le ______ 1974, et 
Monsieur A______, né le ______ 1976, mariés en date du 13 janvier 2006.  

2. Selon le chiffre 11 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 4 mai 2016 et a été transmis d'office 
à la chambre de céans le 9 décembre 2016  pour exécution du partage. 

4. La chambre de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, 
puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 
13 janvier 2006 et le 4 mai 2016. 

5. S’agissant de la demanderesse : 

 Selon le courrier de la Fondation de libre-passage de la Banque cantonale de 
Genève du 23 janvier 2017, elle a été affiliée du 26 octobre 2007 au 
29 septembre 2009, date du transfert de la prestation accumulée en 
CHF 9'395.95 auprès de la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève 
(CPEG). L’avoir au moment du mariage s’élèvait à CHF 6'072.85, 
information qui leur avait été fournie par la CEH (devenue CPEG). 

 Selon le courrier de la Fondation de 2ème pilier Swissstaffing du 23 janvier 
2017, elle a été affiliée à celle-ci du 1er mars au 31 mai 2009. La prestation 
accumulée s’élevait à CHF 172.10 et cette somme avait été transférée, en 
date du 23 septembre 2009 à la CEH (CPEG). L’avoir au moment du 
mariage s’élevait à CHF 0.-. 

 Selon le courrier de la CPEG du 23 décembre 2016, elle est affiliée auprès 
de cette institution depuis le 1er juin 2009. Sa prestation de sortie calculée au 
31 mai 2016 s’élevait à CHF 59'151.55. Ce montant comportait un 
versement en CHF 172.90 en date du 23 septembre 2009 provenant de la 
Fondation de 2ème pilier Swissstaffing, ainsi qu’un autre versement en CHF 
9'395.95 en date du 29 septembre 2009 provenant de la Fondation de libre-
passage de la Banque cantonale de Genève. L’avoir au moment du mariage, 
majoré des intérêts dus au moment du divorce s’élevait à CHF 7'436.70. 

La demanderesse lui avait confirmé par courrier du 6 février 2014 avoir fait 
transférer la totalité de ses avoirs de prévoyance auprès d’elle. 

 Selon le courrier de la Fondation institution supplétive LPP (FIS LPP)  du 
6 janvier 2017, aucune concordance n’avait été trouvée avec les comptes 
qu’elle gère. 

 

 

   
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3/6 

6. S’agissant du demandeur :  

 Selon le courrier de Swissstaffing des 16 mars 2017, il n’était plus affilié 
auprès de leur fondation depuis le 4 juillet 2011. Il avait été affilié une 
première fois du 21 août 2006 au 1er septembre 2007 et la prestation 
accumulée en CHF 744.70 avait été transférée auprès de la CEH (devenue 
CPEG) en date du 23 janvier 2008. Il avait été affilié une deuxième fois du 
1er juin 2011 au 4 juillet 2011 et sa prestation en CHF 346.20 a été 
transférée auprès de la Stiftung Auffangeinrichtung BVG (FIS LPP) le 28 
août 2012. L’avoir au moment du mariage était inconnu. 

 Selon le courrier de Fondation de libre-passage de la Banque cantonale de 
Genève des 23 janvier 2017, il avait été affilié du 24 septembre 2009 au 
18 octobre 2011, date à laquelle sa prestation accumulée en CHF 4'470.05 a 
été transférée auprès de la CPEG. 

 Selon le courrier de la CPEG du 11 janvier 2017, il avait été affilié auprès 
de cette caisse du 1er juillet 2011 au 31 août 2015. En date du 
18 octobre 2011, la somme de CHF 4'470.05 lui avait été versée par la 
Fondation de libre passage de la Banque Cantonale de Genève. En date du 
20 décembre 2013, la somme de CHF 94.65 lui avait été versée par la 
Fondation institution supplétive LPP. La prestation acquise pendant le 
mariage est de CHF 30’215.30 et celle-ci avait été transférée auprès de la 
Caisse de pension de l’État de Vaud. L’avoir au moment du mariage était 
inconnu. 

 Selon le courrier de la FIS LPP  du 9 février 2017, il possède un compte 
depuis le 17 octobre 2012. Un versement est intervenu le 28 août 2012 en 
CHF 346.20 de VPDS et cette somme n’a pas été transférée. L’avoir au 
moment du mariage est inconnu. 

 Selon le courrier de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, la prestation 
accumulée pendant le mariage est de CHF 38'075.-. Cet avoir comporte un 
transfert de la CPEG en CHF 30'215.30 en septembre 2015. L’avoir au 
moment du mariage n’avait pas pu être déterminé, l’assuré n’étant pas 
affilié auprès de cette caisse au moment du mariage. 

Ces documents ont été transmis aux parties en date des 22 décembre 2016, 
19 janvier 2017, 23 février 2017, 10 mai 2017 et 6 septembre 2017. La juridiction 
leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 21 septembre 2017, un arrêt serait 
rendu sur cette base. 

7. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

 

 

EN DROIT 

 

 

   
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4/6 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP - RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40), soit à Genève la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 – CPC - RS 272), exécuter d'office le partage sur la 
base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

2. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2011), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122 et 123 CC et aux art. 280 et 281 CPC; les art. 3 à 
5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 
prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 
sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 
divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 
calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 
(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP - RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 
1984 (OPP 2 - RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 
acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% en 2003, 
2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 2011, 1.5% de 
2012 à 2013, 1.75% de 2014 à 2015 et 1.25% dès le 1er janvier 2016.  

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 13 janvier 2006, d’autre part le 
4 mai 2016, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de CHF 38’421.20 (CHF 38’075.- + CHF 346.20) tandis que celle 
acquise par la demanderesse est de CHF 51’714.85 (CHF 59’151.55 – 
CHF 7’436.70), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de 
prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 
CHF 19’210.60 (CHF 38’421.20 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 

 

 

   
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CHF 25’857.43 (CHF 51’714.85 : 2), de sorte que c’est la demanderesse qui doit à 
son ex-époux le montant de CHF 6’646.80. 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   
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6/6 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la Caisse de pension de l’État de Genève (CPEG) à transférer, du compte de 
Madame A______, née B______, la somme de CHF 6'646.80 à la Caisse de 
pensions de l’État de Vaud  en faveur de Monsieur A______, dossier de 
prévoyance professionnelle n° 1______, ainsi que des intérêts compensatoires au 
sens des considérants, dès le 4 mai 2016 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Catherine TAPPONNIER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le