# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f1af5b57-811d-537d-82fa-e23aaa91c06a
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 12.01.2018 101 2017 353
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2017-353_2018-01-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2017 353  

Arrêt du 12 janvier 2018

Ie Cour d’appel civil

Composition Président: Jérôme Delabays
Juges: Hubert Bugnon, Sandra Wohlhauser
Greffière: Déborah Keller 

Parties A.________, demandeur et recourant     

contre

B.________, défenderesse et intimée, représentée par 
Me Emmanuel Kilchenmann, avocat

Objet Avance complémentaire de frais judiciaires (art.  95 al. 2, 98 et 103 
CPC)

Recours du 2 novembre 2017 contre l'ordonnance du Président du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine du 16 octobre 2017

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considérant en fait

A. A.________ et B.________ se sont mariés en 2002 et deux enfants sont issus de leur union: 
C.________, né en 2002, et D.________, née en 2004. Leur divorce a été prononcé par décision 
du 21 janvier 2013 avec homologation d'une convention complète sur les effets accessoires. Elle 
prévoit notamment que l'autorité parentale sur les enfants demeure conjointe et que leur garde est 
confiée à la mère, un large droit de visite étant reconnu au père.

B. Le 7 juin 2016, ce dernier a saisi le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la 
Sarine (ci-après: le Président) d'une action en modification du jugement de divorce, concluant en 
substance à ce que la garde des deux enfants lui soit transférée, aussi bien au fond qu'au titre des 
mesures provisionnelles. 

La question des mesures provisionnelles a été tranchée sur appel par arrêt de la Cour de céans du 
25 septembre 2017 (cause 101 2017 212) prononçant notamment que pour la durée de la 
procédure de modification de jugement de divorce, celui-ci est provisoirement modifié en ce sens 
que la garde des enfants C.________ et D.________ est confiée à leur père. 

Dans le cadre de cette procédure, le Président a rendu le 8 juillet 2016 une ordonnance 
prescrivant à charge du demandeur une avance de frais de CHF 1'500.- (DO 38) puis le 26 août 
2016 une ordonnance prescrivant une avance complémentaire de CHF 1'000.- (DO 78). Le 1er mai 
2017, il a rendu une ordonnance prescrivant à charge de la défenderesse et requérante à des 
mesures provisionnelles une avance de frais de CHF 800.- (DO 448) Par ordonnance du 
16 octobre 2017, il a rendu une nouvelle ordonnance prescrivant à charge du demandeur une 
avance de frais de CHF 9'000.- à verser dans un délai expirant le 15 novembre 2017 (DO 538). 

C. Par acte du 2 novembre 2017, le demandeur a recouru contre cette ordonnance, concluant à 
sa modification, principalement en ce sens que l’avance de frais et le délai seront fixés à dire de 
justice, subsidiairement en ce sens que l'avance soit fixée à CHF 1'500.- et qu'elle soit payable 
dans un délai de 20 jours, frais à la charge de l’Etat. 

Le premier juge a transmis ses dossiers et sa détermination par courrier du 13 novembre 2017. 

Le recourant a par ailleurs requis un effet suspensif à son recours, lequel a été ordonné par arrêt 
du 13 novembre 2017. 

Par mémoire de réponse de son conseil du 11 décembre 2017, l'intimée a conclu au rejet du 
recours, frais et dépens à la charge du recourant. 

Par courrier du 13 décembre 2017, le recourant a communiqué divers éléments nouveaux puis 
d'autres encore par courrier du lendemain.

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en droit

1.

1.1 Les décisions relatives aux avances de frais peuvent faire l’objet d’un recours (art. 103 CPC) 
auprès de la Cour compétente pour statuer sur le litige au fond (art. 20a al. 1 du Règlement du 
Tribunal cantonal précisant son organisation et son fonctionnement [RTC; RSF 131.11]), soit la 
Ie Cour d’appel civil dans le cas d’espèce, dès lors que la cause au fond relève du droit de la 
famille (cf. art. 16 ss RTC).

1.2 La décision attaquée ayant été notifiée le 23 octobre 2017, le recours remis à la poste le 
2 novembre 2017 a été interjeté dans le délai légal de dix jours (art. 321 al. 2 CPC), les décisions 
en matière d’avance de frais étant des décisions d’instruction (cf. BOHNET, CPC annoté, 2016, art. 
98 n. 2).

1.3 La cognition de la Cour est pleine et entière en droit; s’agissant des faits, elle est en 
revanche limitée à leur constatation manifestement inexacte (art. 320 CPC). Les faits et moyens 
de preuve nouveaux sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC); il n'y a dès lors pas à tenir compte des 
courriers du recourant des 13 et 14 décembre 2017, dans lesquels il ne s’en prend au demeurant 
pas à la motivation du Président du 13 novembre 2017. 

1.4 En application de l’art. 327 al. 2 CPC, la Cour statue sur pièces.

2.

2.1 Le Tribunal peut exiger du demandeur une avance à concurrence de la totalité des frais 
judiciaires présumés (art. 98 CPC). Ceux-ci comprennent l'émolument forfaitaire de conciliation, 
l'émolument forfaitaire de décision, les frais d'administration des preuves, les frais de traduction et 
les frais de représentation de l'enfant (art. 95 al. 2 CPC). 

Une telle avance est demandée d'entrée de cause; une demande complémentaire ultérieure est 
cependant possible notamment lorsque que l'activité du tribunal est importante (arrêt 
TF 4A_226/2014 du 6 août 2014 consid. 2.1). 

2.2 Contrairement à la première ordonnance d'avance complémentaire (DO 78), celle dont est 
recours (DO 538) n'indique pas ce qui la motive. Pour un deuxième complément, une motivation 
serait sans doute nécessaire au regard des exigences du droit d'être entendu. 

En l'espèce, le premier juge a toutefois précisé dans sa détermination du 13 novembre 2017 – 
communiquée en copie aux parties par envoi du même jour – que le complément d'avance de frais 
a été ordonné en couverture des frais présumés de la curatrice de représentation des enfants. Vu 
la nature de la cause, la guérison devant la Cour d’appel de l'absence de motivation est ainsi 
admissible. 

2.3 Les frais de la curatrice de représentation des enfants constituent manifestement les frais de 
représentation de l'enfant au sens de l'art. 95 al. 2 let. e CPC. La liste de frais adressée au premier 
juge le 12 octobre 2017 par la curatrice s'élève à légèrement plus de CHF 8'700.-, TVA comprise. 
Elle recense des opérations effectuées durant plus de 40 heures de fin août 2016 jusqu'à la date 
de la liste. Il n'appartient pas à la Cour de céans de déterminer ici si chacune de ces opérations et 
le temps indiqué pour elles étaient justifiés ou non. Il suffit de constater qu'au vu de l'évolution de 

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la procédure et des rapports entre les personnes concernées, telle qu'elle ressort du dossier de la 
cause, on peut considérer que la couverture des frais de représentation des enfants doit en 
l'espèce porter sur une activité d'une telle ampleur. La liste est par ailleurs établie à un tarif horaire 
de CHF 180.-, ce qui est conforme à la pratique (cf. arrêt 101 2017 259 du 14 novembre 2017 
consid. 4.2 et les réf.).  

Il en découle qu'actuellement les frais judiciaires présumés dépassent largement les avances de 
frais qui ont été versées. La nécessité d'un complément d'avances est ainsi avérée.  

2.4 S'agissant de son montant, il y a lieu de rappeler que selon la jurisprudence le juge statuant 
sur l’avance de frais dispose d’un large pouvoir d’appréciation. Le prélèvement de l’avance de frais 
ne doit cependant pas avoir pour conséquence que l’accès à la justice soit empêché, de sorte que 
sont interdites les avances de frais prohibitives, manifestement infondées ou arbitraires (ATF 
139 III 334 consid. 3.2.4).

En l'occurrence, le supplément nécessaire ne concerne pas les émoluments, pour lesquels il y a 
lieu de prendre en considération les principes usuels de couverture des frais et de l'équivalence, 
mais celui de la couverture d'un poste de frais déterminé, pris comme tel dans les frais judiciaires. 
En revanche, dans le cadre du pouvoir d'appréciation du juge, qui doit l'exercer en fonction de 
l'ensemble de circonstances de l'espèce, il paraît juste de prendre en considération, s'agissant 
d'une avance complémentaire, ce que le débiteur de l'avance serait susceptible de devoir 
supporter au vu des développements de la procédure menée jusque là. In casu, vu le sort donné 
aux mesures provisionnelles, pour lesquelles une part de l'activité de la curatrice de représentation 
a été consacrée, il paraît peu probable que le demandeur soit amené à supporter la totalité des 
frais et, au vu de la motivation de ce sort, il paraît peu probable aussi qu'aucune part ne soit 
finalement mise à sa charge.  

Sans préjudice aucun sur la décision finale quant aux frais et à leur éventuelle répartition, il paraît 
équitable, au vu des circonstances précitées, d'astreindre le demandeur à compléter en l'état les 
avances de frais à concurrence de la moitié des frais de représentation présumés, soit de 
CHF 4'400.-. Ce montant pourra au besoin être presté par des acomptes mensuels consécutifs de 
CHF 1'100.-.  

Le recours sera dès lors partiellement admis et l'ordonnance attaquée modifiée en conséquence. 

3.

3.1 Vu le sort du recours, les frais de la procédure seront mis pour moitié à la charge du 
recourant et pour moitié à la charge de l'Etat, le fait que l'ordonnance attaquée a été prise d'office 
et non sur requête de la défenderesse et intimée ne justifiant pas de mettre l'autre partie à la 
charge de celle-ci.  

3.2 Pour le surplus, il ne sera pas alloué de dépens, le recourant n'en ayant pas requis et 
l'intimée n'étant pas directement concernée par le recours et s'étant opposée à celui-ci, qui est 
admis sur le principe.

(dispositif en page suivante)

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 la Cour arrête:

I. Le recours est partiellement admis. 

Partant, l'ordonnance d'avance de frais du 16 octobre 2017 est réformée, en ce sens que 
l'avance de frais complémentaire due par A.________ est fixée à CHF 4'400.- et est payable 
au Greffe du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine, au besoin en quatre acomptes 
mensuels consécutifs de CHF 1'100.-, pour le tout ou pour le premier acompte dans un délai 
de 30 jours dès réception de la présente. 

II. 1. Pour la procédure de recours, les frais judiciaires dus à l'Etat sont fixés à CHF 500.- et 
mis à la charge de A.________ à raison de CHF 250.- et à la charge de l'Etat à raison 
de CHF 250.-. 

2. Il n'est pas alloué de dépens.  

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 12 janvier 2018/dke 

Le Président La Greffière