# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 01510214-3e45-5463-8c31-cf1efb18bb28
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-07-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 12.07.2023 608 2023 77
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2023-77_2023-07-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2023 77

Arrêt du 12 juillet 2023

IIe Cour des assurances sociales

Composition Présidente : Daniela Kiener 
Greffière-rapporteure : Anne-Françoise Boillat 

Parties A.________, recourant,

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée 

Objet Assurance-invalidité; recours tardif

Recours du 13 juin 2023 contre la décision du 4 mai 2023

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 4

attendu

que, par décision du 4 mai 2023, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: 
OAI), a refusé d'octroyer à A.________, né en 2011, domicilié à B.________, des mesures 
médicales en vue d'un traitement dentaire;

que dite décision, munie des voies de droit, indiquait notamment que le délai légal de recours était 
de 30 jours;

que, contre cette décision, l'assuré, agissant par son père, C.________, interjette un recours de droit 
administratif auprès du Tribunal cantonal par acte daté du 12 juin 2023 et posté le 13 juin 2023;

qu'il conclut à l'annulation de la décision de l'OAI et requiert la prise en charge de traitements 
dentaires en lien avec des dents surnuméraires;

que C.________ a indiqué être conscient que "la date d'envoi du recours est dépassée de quelques 
jours", mais que cette situation est due au fait qu'il est agriculteur estivant son bétail à l'alpage, de 
sorte qu'il n'a pas eu un accès régulier à son courrier depuis le 1er mai 2023;

que le courrier du 22 juin 2023 du Tribunal cantonal demandant à C.________ de préciser à quelle 
date la décision de l'OAI lui a été notifiée et qu'à défaut de se déterminer dans le délai imparti il 
statuerait en l'état du dossier est resté sans réponse;

considérant

que, selon l'art. 60 de la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales 
(LPGA; RS 830.1), applicable par le renvoi de l'art. 1 al. 1 de la loi du 19 juin 1959 sur l’assurance-
invalidité (LAI; 831.20), le recours doit être déposé dans les trente jours suivant la notification de la 
décision sujette à recours (al. 1). Les art. 38 à 41 sont applicables par analogie (al. 2);

qu'à teneur de l'art. 38 al. 1 LPGA, si le délai, compté par jours ou par mois, doit être communiqué 
aux parties, il commence à courir le lendemain de la communication;

que l'on considère que la décision est notifiée, non pas au moment où le destinataire en prend 
connaissance, mais le jour où elle est dûment communiquée; s'agissant d'un acte soumis à 
réception, la notification est réputée parfaite au moment où la décision entre dans la sphère de 
puissance de son destinataire (ATF 113 Ib 296 consid. 2a et les références citées);

qu'en ce qui concerne plus particulièrement la notification d'une décision ou d'une communication 
de l'administration, elle doit au moins être établie au degré de la vraisemblance prépondérante requis 
en matière d'assurances sociales. S'il existe un doute quant à la date de la notification d'une 
décision, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi (cf. arrêt TC FR 608 
2016 186 du 4 janvier 2017);

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 4

que, d'après l'art. 39 al. 1 LPGA, les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à 
l'assureur ou, à son adresse, à la Poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire 
suisse;

qu'en vertu de l'art. 40 al. 1 LPGA, le délai légal ne peut pas être prolongé;

qu'aux termes de l'art. 41 LPGA, si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, 
d'agir dans le délai fixé, celui-ci est restitué pour autant que, dans les 30 jours à compter de celui où 
l'empêchement a cessé, le requérant ou son mandataire ait déposé une demande motivée de 
restitution et ait accompli l'acte omis;

qu'en l'espèce, il peut être retenu que la notification de la décision de l'OAI au recourant est 
intervenue dans le délai usuel, le recourant ne soutenant pas avoir reçu la décision attaquée 
tardivement ou ne pas l'avoir reçue (cf. arrêt TC 608 2016 66 du 5 avril 2016);

qu'il est admis que le recourant a posté son recours le 13 juin 2023;

qu'en l'occurrence, dans la mesure où la décision de l'OAI est datée du 4 mai 2023, le recours remis 
à la Poste (sceau postal) le 13 juin 2023 est clairement tardif, ce que le recourant admet par ailleurs; 

qu'en invoquant n'avoir pas eu accès à son courrier de manière régulière pour des raisons 
professionnelles, C.________ requiert implicitement une restitution de délai; 

que la restitution d'un délai suppose en premier lieu l'existence d'un empêchement d'agir dans le 
délai fixé, lequel doit être non fautif; il s'ensuit que la question de la restitution du délai ne se pose 
pas dans l'éventualité où la partie ou son mandataire n'ont pas été empêchés d'agir à temps; 

que la doctrine et la jurisprudence n’admettent que restrictivement l’absence de faute, dans des 
circonstances très particulières rendant impossible l’accomplissement de l’acte dans le délai imparti, 
comme un événement naturel imprévisible, un incendie, une hospitalisation urgente ensuite d’un 
accident ou d’une maladie grave ou du décès d’un proche (DUPONT in Commentaire romand, Loi sur 
la partie générale des assurances sociales, 2018, art. 41  n. 6 s et la jurisprudence citée);

qu'en revanche l’absence de faute a été niée en cas d’incapacité partielle de travail, pour des motifs 
liés à l’organisation ou à la gestion du travail, ou dans le cas d’un simple oubli;

qu'au vu de ce qui précède, l'application des règles relatives à la restitution de délai ne peuvent 
trouver application en l'espèce, C.________ ne disposant d'aucun motif d'empêchement non fautif, 
une absence d'accès à son courrier pour des raisons professionnelles n'étant pas un empêchement 
non fautif, un administré se devant de prendre les mesures nécessaires d'autant plus lorsqu'il est 
susceptible de recevoir une communication officielle dans une procédure qu'il sait pendante; 

que, partant, le recours daté du 12 juin 2023 et posté le 13 juin 2023 doit être déclaré irrecevable 
pour cause de tardiveté;

que, bien que la procédure soit en principe onéreuse (cf. art. 69 al. 1bis LAI), il sera toutefois renoncé 
à la perception de frais de justice (cf. art. 129 du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et 
de juridiction administrative [CPJA; RSF 150.1]);

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 4

la Cour arrête :

I. Le recours est irrecevable.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice.

III. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le présent 
jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. Le 
mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 
6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. Les 
motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens de 
preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une copie 
du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est en 
principe pas gratuite.

Fribourg, le 12 juillet 2023/afb

La Présidente La greffière-rapporteure