# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 324a4d13-4728-5c39-a359-8c2351de9a5c
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-01-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 14.01.2015 D-137/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-137-2015_2015-01-14.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
 
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-137/2015 

 

  
 

 
 A r r ê t  d u  1 4  j a n v i e r  2 0 1 5  

Composition 
 Gérard Scherrer, juge unique,  

avec l'approbation de Sylvie Cossy, juge ; 

Germana Barone Brogna, greffière. 

 
  

Parties 
 A._______, né le (…), 

Burkina Faso,  

 

recourant,  

 
 

 contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM; anciennement 

Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin) ;  

décision de l'ODM du 30 décembre 2014 / N (…). 

 

 

 

D-137/2015 

Page 2 

 

Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 7 août 

2014, 

la décision du 30 décembre 2014, notifiée le 7 janvier 2015, par laquelle le 

SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré 

en matière sur cette demande, a prononcé le transfert de l'intéressé vers 

l'Espagne et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence 

d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté le 8 janvier 2015 contre cette décision, 

les demandes de dispense de l'avance des frais de procédure et d'octroi 

de l'effet suspensif dont il est assorti, 

les autres pièces du dossier reçu de l'ODM le 12 janvier 2015, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (cf. art. 33 let. d LTAF, applicable par 

renvoi de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée 

en l'espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour statuer dans la présente cause, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

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que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

qu'il convient de déterminer si l'ODM était fondé à faire application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'est pas entré 

en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre 

dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour 

mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses d'ici au 3 juillet 

2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en Suisse 

dès le 1er janvier 2014 (cf. art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, ou s'est abstenu de répondre dans un certain délai 

(art. 29a al. 2 de l’ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l’asile relative à la 

procédure (OA 1, RS 142.311), 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 7 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le précède 

dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce (principe de 

l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 par. 1 du 

règlement Dublin III), 

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que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la 

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(cf. art. 3 par. 2, 1er alinéa, du règlement Dublin III), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient responsable, 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, la consultation du système central européen 

d'information sur les visas "CS-VIS", opérée le 8 août 2014, a révélé 

qu'avant d'arriver en Suisse, l'intéressé s'est vu délivrer, le 20 mai 2014, 

par les autorités françaises, un visa Schengen de type C, valable du 29 

mai au 15 juin 2014, 

qu'en vertu de l'art. 12 par. 4 du règlement Dublin III, si le demandeur est 

titulaire d'un visa périmé depuis moins de six mois lui ayant effectivement 

permis d'entrer sur le territoire d'un Etat membre, l'Etat membre qui l'a délivré 

est en principe responsable de l'examen de la demande de protection 

internationale aussi longtemps que le demandeur n'a pas quitté le territoire 

des Etats membres, 

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que le 21 août 2014, l'autorité inférieure a dès lors soumis aux autorités 

françaises compétentes une requête aux fins de prise en charge fondée 

sur la disposition précitée,  

que, par réponse du 25 septembre 2014, celles-ci ont informé l'ODM que 

le visa en question avait été délivré par la France en représentation de 

l'Espagne, de sorte que la demande d'asile ne relevait pas de la 

compétence de la France, 

qu'en effet, dans les cas où le visa a été délivré au nom d'un autre Etat 

membre, c'est l'Etat membre représenté qui est responsable de l'examen 

de la demande de protection internationale (cf. art. 12 par. 2 du règlement 

Dublin III), 

qu'en date des 26 septembre 2014, 18 et 28 novembre 2014, l'ODM a dès 

lors soumis aux autorités espagnoles compétentes, des requêtes aux fins 

de prise en charge de l'intéressé, 

que, par réponse du 10 décembre 2014, ces autorités ont finalement 

accepté expressément de prendre en charge l'intéressé, conformément à 

l'art. 12 par. 4 du règlement Dublin III, 

que l'Espagne a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande d'asile 

de l'intéressé, 

que ce point n'est pas contesté dans le recours, 

qu'invité à indiquer d'éventuels motifs qui s'opposeraient à son transfert en 

Espagne, l'intéressé a fait valoir qu'il était atteint dans sa santé (souffrant 

d'une hernie discale et de troubles psychiques), que les perspectives 

d'intégration dans ce pays étaient inexistantes (dès lors qu'il ne parlait pas 

l'espagnol et qu'il lui était de ce fait impossible de trouver un emploi), et 

que les conditions d'accueil y étaient catastrophiques et contraires aux 

droits humains, 

que le recourant a donc sollicité l'application de la clause de souveraineté, 

prévue à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que l'Espagne est signataire de la Convention du 4 novembre 1959 de 

sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH, 

RS 0.101), de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et 

autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

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(Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 relative au 

statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole 

additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en 

applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (directive 

n° 2005/85/CE du Conseil du 1er décembre 2005 relative à des normes 

minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de réfugié 

dans les Etats membres [JO L 326/13 du 13.12.2005, ci-après : directive 

Procédure] et directive n° 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003 relative 

à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les 

Etats membres [JO L 31/18 du 6.02.2003 ; ci-après: directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est pas irréfragable,  

qu'en effet, les Etats demeurent néanmoins responsables au regard de la 

CEDH de tous les actes et omissions de leurs organes qui découlent du 

droit interne ou de la nécessité d'observer les obligations juridiques 

internationales (cf. arrêt de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et Grèce 

du 21 janvier 2011, requête n°30696/09, § 338), 

qu'en premier lieu, cette présomption doit être écartée d'office en présence, 

dans l'Etat de destination du transfert, d'une défaillance systémique 

("systemic failure") comme dans l'affaire M.S.S. c. Belgique et Grèce de 

nature à engendrer, de manière prévisible, l'existence d'un risque réel de 

mauvais traitement de la personne concernée par le transfert (cf. 

CourEDH, décision du 4 juin 2013, K. Daytbegova and M. Magomedova 

against Austria, requête no 6198/12, § 61 et § 66, arrêt du 21 janvier 2011 

M.S.S. précité §§ 338 ss, et arrêt du 7 juin 2011 R.U. c. Grèce, requête no 

2237/08, §§ 74 ss), ce qui est le cas en présence d'une pratique avérée de 

violation des normes minimales de l'Union européenne (cf. ATAF 2010/45 

consid. 7.5), 

que, s'agissant de l'Espagne, il n'y a pas de raison sérieuse de croire qu'il 

existe, dans cet Etat, des défaillances systémiques dans la procédure 

d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque 

de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. 

art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III), 

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qu'ainsi, en l'absence d'une pratique avérée de violation systématique des 

normes communautaires minimales en la matière, le respect par l'Espagne 

de ses obligations concernant les droits des requérants d'asile sur son 

territoire est présumé (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 - 7.5 ; voir aussi 

CourEDH, décision du 2 avril 2013 Samsam Mohammed Hussein et autres 

contre les Pays-Bas et l’Italie, no 27725/10, § 78), 

que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin 

III ne se justifie pas en l'espèce, 

qu'en second lieu, la présomption de sécurité peut également être 

renversée en présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les 

autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit international 

(cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5), 

que, dans le cas particulier, le recourant n'a pas démontré l'existence d'un 

risque concret que les autorités espagnoles le renverraient dans son pays, 

en violation du principe de non-refoulement, et donc que l'Espagne faillirait 

à ses obligations internationales en le contraignant à retourner dans un 

pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays, 

qu'il n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux qu'il 

serait lui-même privé durablement de tout accès aux conditions minimales 

d'accueil prévues par la directive Accueil, 

qu'au vu de ce qui précède, il n'a pas démontré que ses conditions 

d'existence en Espagne revêtiraient, en cas de transfert dans ce pays, un 

tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un 

traitement contraire à l'art. 4 de la CharteUE, à l'art. 3 CEDH ou encore à 

l'art. 3 Conv. torture, 

que son transfert vers ce pays n'est donc pas contraire aux obligations de 

la Suisse découlant des dispositions conventionnelles précitées, 

qu'à l'appui de son recours, l'intéressé a fait valoir qu'il ne pouvait pas être 

transféré en Espagne, sans mettre sa vie en danger, en raison de son état 

de santé, déclarant souffrir d'une hernie discale et de problèmes 

psychologiques importants nécessitant la consultation prochaine d'un 

psychiatre, 

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que même si son état nécessite un suivi médical, on ne voit pas en quoi 

les affections alléguées l'empêcheraient de voyager ou représenteraient 

un danger concret pour sa santé en cas de transfert vers l'Espagne, 

qu'il n'a en effet fourni aucune indication précise et concrète à cet égard, 

qu'en outre, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt N. contre 

Royaume-Uni du 27 mai 2008, requête n° 26565/05), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n'est susceptible de constituer une 

violation de l'art. 3 CEDH que si celles-ci se trouvent à un stade de leur 

maladie avancé et terminal, au point que leur mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1 p. 117 s.), ce qui 

n'est de toute évidence pas le cas du recourant, 

que, par ailleurs, les affections dont il affirme être atteint pourront à n'en 

pas douter être traitées en Espagne, ce pays disposant de structures 

médicales similaires à celles existant en Suisse, 

qu'en outre, l'Espagne, qui est liée par la directive Accueil, doit faire en 

sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux nécessaires 

qui comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel 

des maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance 

médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des besoins 

particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé 

mentale appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

qu'ainsi, au vu des pièces figurant au dossier, rien ne permet d'admettre 

que l'Espagne refuserait ou renoncerait, en cas de demande de l'intéressé, 

à une prise en charge médicale adéquate de celui-ci,  

qu'il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du transfert 

de transmettre aux autorités espagnoles les renseignements permettant 

une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du règlement Dublin III), 

que, dans ces conditions, il n'y pas lieu d'accorder un délai pour produire 

les documents médicaux annoncés dans le recours, l'état de fait étant, au vu 

du dossier, établi avec suffisamment de précision pour que le Tribunal puisse 

statuer en l'état sur le sort du présent recours, 

qu'il y a encore lieu d'ajouter que le règlement Dublin III ne confère pas aux 

demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les 

meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de 

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leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il y a lieu de se 

référer par analogie), 

qu'au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que l'ODM a violé le droit 

fédéral en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire prévue par l'art. 17 

par. 1 du règlement Dublin III et d'admettre des raisons humanitaires au 

sens de l'art. 29a al. 3 OA 1,  

que l'Espagne est dès lors l'Etat responsable de l'examen de la demande 

d'asile du recourant au sens du règlement Dublin III et est tenue de le 

prendre en charge, dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29,  

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en 

matière sur la demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé le transfert de Suisse de l'intéressé vers l'Espagne, en 

application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi 

n'étant réalisée (cf. art. 32 OA 1), 

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 de la loi sur les étrangers LEtr (RS 142.20) ne se posent plus 

séparément, dès lors qu'elles sont indissociables du prononcé de la non-

entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il est statué immédiatement sur le fond, les 

demandes de dispense de l'avance des frais de procédure et d'octroi de 

l'effet suspensif sont sans objet, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre ces frais à la charge du 

recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a du 

règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

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(dispositif page suivante), 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce: 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Gérard Scherrer Germana Barone Brogna 

 

 

Expédition :