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**Case Identifier:** d1042301-3265-51f3-97c6-3ca7ba5ff533
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-01-24
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 24.01.2014 C/18241/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-18241-2011_2014-01-24.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 27.01.2014. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18241/2011 ACJC/80/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 24 JANVIER 2014 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (GE), appelant d'un jugement rendu par la 6ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 3 octobre 2013, comparant 

par Me Ninon Pulver, avocate, route de Florissant 64, 1206 Genève, en l'étude de 

laquelle il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______ Genève, intimée, comparant par Me Pascal 
Junod, avocat, rue de la Rôtisserie 6, case postale 3763, 1211 Genève 3, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/18241/2011 

EN FAIT 

A. Par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 21 octobre 2013, A______ 
appelle d'un jugement rendu par le Tribunal de première instance le 3 octobre 

2013 (JTPI/13205/2013), qui statue notamment sur mesures provisionnelles par 

voie de procédure sommaire et le déboute de toutes ses conclusions en 

modification de mesures provisionnelles antérieures formées dans le cadre d'une 

demande de modification d'un jugement de divorce.  

Il conclut à l'annulation du jugement querellé en tant qu'il statue sur mesures 

provisionnelles et, statuant à nouveau sur ce point, à ce qu'il lui soit donné acte de 

son engagement de verser à titre de contribution pour son fils un montant de 

100 fr. dès le 1er avril 2013 et de 300 fr. dès l'entrée en force du jugement sur 

mesures provisionnelles, sous suite de frais et dépens à charge de l'intimée.  

Par mémoire-réponse reçu par le greffe de la Cour le 5 novembre 2013, B______, 

intimée, conclut à la confirmation du jugement attaqué en tant qu'il statue sur 

mesures provisionnelles et à ce que A______ soit débouté de toutes ses 

conclusions sous suite de frais et dépens à sa charge. 

Les parties ont été informées par courrier du 5 novembre 2013 de la Cour de 

céans que la cause était mise en délibération à cette date.  

B. Il ressort du dossier les faits pertinents sur mesures provisionnelles suivants :  

a. Par jugement n° JTPI/4436/2007 du 29 mars 2007, le Tribunal de première 
instance a prononcé le divorce des époux A______ et B______, attribué les droits 

parentaux sur l'enfant commun à la mère et réservé en faveur du père un droit de 

visite d'un week-end sur deux du samedi après-midi au dimanche soir et de la 

moitié des vacances scolaires, celui-ci étant condamné à verser en mains de 

B______ une contribution à l'entretien de l'enfant d'un montant de 950 fr. jusqu'à 

l'âge de 13 ans révolus et 1'150 fr. de l'âge de 13 ans à la majorité, voire au-delà, 

l'enfant étant né le 20 janvier 1997.  

A l'époque du jugement, A______, titulaire d'un CFC d'employé de commerce et 

de vente, alternant depuis 2004 des périodes de chômage et d'emploi, percevait un 

revenu de l'ordre de 5'230 fr. net par mois pour un travail à plein temps, alors que 

ses charges mensuelles incompressibles, hors minimum vital, ont été retenues à 

hauteur de 2'420 fr. par mois.  

A la même époque, B______ réalisait, en tant que fonctionnaire teneuse de 

comptes à plein temps, un revenu de l'ordre de 4'560 fr. net par mois, allocations 

familiales de 200 fr. non comprises, pour des charges pour elle-même et l'enfant 

de 2'785 fr. par mois.  

b. En date du 1er septembre 2011, A______ a déposé une demande de 
modification du jugement de divorce du 29 mars 2007 concluant à la suppression 

de la contribution d'entretien à l'égard de son fils dès le 1er novembre 2011, 

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C/18241/2011 

exposant que sa situation financière s'était dégradée, ayant perdu son emploi et 

n'étant plus bénéficiaire de prestations de chômage depuis le 31 octobre 2011.  

Par écriture du 23 avril 2012, A______ a requis des mesures provisionnelles 

concluant à la suppression de la contribution d'entretien en faveur de son fils, avec 

effet rétroactif au 1er novembre 2011.  

Le 25 mai 2012, B______ a conclu au rejet de la demande de mesures 

provisionnelles ainsi que de la demande de modification du jugement de divorce.  

c. En date du 28 septembre 2012, le Tribunal de première instance, statuant sur 
mesures provisionnelles et d'accord entre les parties, a donné acte à A______ de 

son engagement de payer à B______, par mois et d'avance, allocations familiales 

non comprises, la somme de 700 fr. au titre de contribution à l'entretien de l'enfant 

C______ dès la fin septembre 2012, l'y condamnant en tant que de besoin.  

d. Par acte du 8 avril 2013, A______ a formé une nouvelle requête de mesures 
provisionnelles en modification des mesures provisionnelles prononcées d'entente 

entre les parties le 28 septembre 2012 par le Tribunal, et déposé de nouvelles 

pièces. Il a conclu à ce que le Tribunal lui donne acte de son engagement de payer 

par mois, au titre de contribution à l'entretien de l'enfant, la somme de 100 fr., 

dans la mesure où il était à nouveau sans emploi et qu'il n'avait plus la capacité de 

verser ce à quoi il s'était engagé six mois auparavant. B______ s'est opposée à 

cette nouvelle requête. La procédure a abouti au jugement attaqué. 

e. A______ vit dans une maison qui lui appartient, dont il loue deux chambres lui 
procurant des revenus et dans laquelle est domiciliée également sa mère. Il n'avait, 

au jour du prononcé du jugement, pas d'autre revenu que la somme de 1'100 fr. 

provenant de la location de deux chambres de la maison dont il est propriétaire. Il 

a effectué sans succès de nombreuses recherches d'emploi dans des domaines 

divers. Le Tribunal a retenu des charges de l'appelant à hauteur de 1'963 fr. 20 par 

mois, que ce dernier ne conteste pas. Il conteste en revanche l'exclusion des postes 

transports publics (70 fr.), impôts fédéraux (56 fr. 65), impôts cantonaux (249 fr. 

15) et amortissement de la maison (556 fr. 85 par mois) de ses charges, qui se 

montent selon lui à un total de 2'895 fr. 85. Le premier juge a arrêté les frais 

mensuels de l'enfant à 933 fr. 70 par mois, non contestés par l'appelant.  

EN DROIT 

1. Selon l'art. 308 al .1 let. b CPC, les décisions de première instance sur les mesures 
provisionnelles peuvent faire l'objet d'un appel.  

Selon l'al. 2 de cette disposition, dans les affaires patrimoniales, l'appel est 

recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au 

moins.  

1.1 Un litige matrimonial où seuls les effets patrimoniaux, y compris une 
contribution d'entretien, qu'elle concerne un conjoint ou un enfant mineur, sont ou 

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restent litigieux, est un litige patrimonial (TAPPY, Code de procédure civile 

commenté, 2011, n° 72 ad art. 91 CPC), ce qui est le cas en l'espèce, seule la 

contribution d'entretien due à l'enfant faisant l'objet des mesures provisionnelles 

rejetées par le jugement dont est appel.  

S'agissant de la détermination de la valeur litigieuse, la règle de l'art. 92 al. 2 CPC 

s'applique. Dans la mesure où la somme litigieuse devant le premier juge était la 

différence entre le montant de contribution fixé par le jugement précédent de 

700 fr. par mois, et le montant proposé de 100 fr. par mois, soit 600 fr., cette 

somme annualisée multipliée par vingt est supérieure au montant de 10'000 fr. 

prévu pour que l'appel soit recevable (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC), de sorte 

que cette condition est réalisée.  

1.2 Les mesures provisionnelles prises dans le cadre d'une action en divorce sont 
soumises à la procédure sommaire au sens propre (art. 248 let. d, 271 let. a et 276 

al. 1 CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 2
ème 

édition, 2010, n° 1'957, p. 359). 

Le délai d'appel est dès lors de dix jours (art. 314 al. 1 CPC).  

Dans le cas d'espèce, le jugement a été reçu par l'appelant le 10 octobre 2013, de 

sorte que le délai d'appel arrivait à échéance le 20 octobre 2013. Le 20 octobre 

2013 étant un dimanche, ce délai a été reporté conformément à l'art. 142 al. 3 CPC 

au lundi 21 octobre 2013, date du dépôt de l'acte d'appel au greffe de la Cour de 

céans, de sorte qu'il est recevable.  

1.3 Dans le cadre des mesures provisionnelles, la cognition du juge est limitée à la 
simple vraisemblance des faits et à un examen sommaire du droit, l'exigence de 

célérité étant privilégiée par rapport à celle de sécurité (ATF 127 III 474  

consid. 2b = JT 2002 I 352; arrêt du Tribunal fédéral 5A_12/2013 du 8 mars 2013 

consid. 2.2; HOHL, op. cit., n° 1901, p. 349). Dans le cadre des questions relatives 

aux enfants, la Cour applique les maximes inquisitoire illimitée et d'office (art. 

296 al. 1 et 3 CPC). 

Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et moyens de preuves nouveaux ne sont pris en 

considération en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et 

s'ils ne pouvaient pas être invoqués ou produits devant la première instance bien 

que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de diligence (let. b). S'agissant des 

pièces nouvelles, lorsque les maximes d'office et inquisitoire illimitées 

s'appliquent, la Cour admet tous les nova (TAPPY, Les voies de recours du 

nouveau Code de procédure civile, in JT 2010 III p. 115 et ss, 139, 

ACJC/1366/2013 du 22 novembre 2013), de sorte que les pièces déposées avec le 

mémoire d'appel, pour partie postérieures au jugement, pour partie antérieures à 

celui-ci mais pertinentes, sont recevables.  

2. Sur nouvelles mesures provisionnelles en modification des mesures 
provisionnelles prononcées à sa demande le 28 septembre 2012, l'appelant fait 

grief au premier juge, d'une part de ne pas avoir retenu que sa situation financière 

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s'était péjorée par rapport à la période où avait été rendu le jugement d'entente 

entre les parties, fixant la contribution d'entretien de l'enfant à 700 fr. par mois, et 

d'autre part, de lui avoir imputé un revenu hypothétique de 3'500 fr.  

 2.1 Il s'agit tout d'abord de rappeler, ce que le premier juge a déjà fait (jugement 
querellé, p. 10), que ni l'action en modification du jugement fixant une 

contribution d'entretien, ni a fortiori les mesures provisionnelles qu'elle peut 

contenir, n'ont pour but de corriger le premier jugement prononcé, mais 

uniquement pour but de l'adapter aux circonstances nouvelles survenant chez l'un 

des parents ou l'enfant. Ainsi, seuls entrent en ligne de compte les faits qui sont 

nouveaux par rapport à la situation existant au moment du divorce et qui sont 

déterminants pour fixer les droits et devoirs des parents, selon les art. 133, 285 et 

286 CC (ATF 120 II 177 consid. 3a). Ainsi, comme l'a rappelé également le 

premier juge (jugement attaqué, p. 10), pour qu'une modification de la 

contribution d'entretien puisse intervenir, il faut en particulier que la situation du 

débiteur ait changé de manière notable et durable au point que la solution 

primitivement adoptée apparaisse déraisonnable (ATF 120 II 177 consid. 3). En 

outre, il faut que les circonstances nouvelles invoquées aient été imprévisibles 

dans leur principe et/ou dans leur ampleur. Même sur mesures provisionnelles, le 

juge peut imputer un revenu hypothétique au débirentier. En droit de la famille, 

lorsque l'entretien d'un enfant mineur est en jeu et que l'on est en présence de 

situation financière modeste, le débirentier peut notamment se voir imputer un 

revenu basé sur une profession qu'il n'aurait pas eu à accepter selon les règles 

prévalant en matière d'assurances sociales (ATF 137 III 118 consid. 3.1).  

2.2 Dans le cas d'espèce, le premier juge a retenu, sur la base d'un revenu mensuel 
hypothétique de 3'500 fr., que la situation de l'appelant ne s'était pas modifiée de 

manière notable et durable, de façon à ce que sur mesures provisionnelles la 

réglementation issue du jugement rendu d'accord entre les parties en septembre 

2012 doive être modifiée. L'appelant, qui le conteste, doit rendre vraisemblable 

qu'il n'est plus en mesure de contribuer à l'entretien de sa famille et que cette 

situation est durable. Dans le cas présent, à l'appui de ses affirmations en ce sens, 

l'appelant produit de nombreuses recherches d'emploi effectuées par lui ayant 

abouti à des réponses négatives d'éventuels employeurs. Il ressort de ces 

nombreuses recherches, vaines, que les difficultés à retrouver un emploi de 

l'appelant présentent un certain caractère durable. Cela étant, il s'agit de relever 

que d'une part, l'appelant âgé de 46 ans et en bonne santé, dispose de diverses 

expériences professionnelles et d'une formation attestée par certificat, ce qui 

devrait lui permettre de trouver, ne serait-ce que des emplois ponctuels et, par 

hypothèse, dans des positions inférieures à celles pour lesquelles il a postulé. 

D'autre part, le fait que l'appelant ait alterné les périodes d'emploi et de chômage 

n'est pas nouveau puisque cet élément avait déjà été pris en compte lors de la 

procédure de divorce. De plus, il s'agit de relever également que, quand bien 

même il plaide au bénéfice de l'assistance judiciaire, l'appelant est propriétaire 

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d'une maison qui certes, lui sert de logement, ainsi qu'à sa mère, et de source de 

revenus par la location de chambres dans le bâtiment en question, mais dont la 

charge hypothécaire est inférieure à 45 % de la valeur du bien selon son propre 

calcul, de sorte qu'il devrait pouvoir envisager soit l'augmentation de la charge 

hypothécaire, soit la réalisation du bien, de manière à couvrir ses besoins 

personnels et subvenir à la contribution d'entretien de son fils. 

Par conséquent, l'appelant n'a pas rendu vraisemblable, sur mesures 

provisionnelles, qu'il est dans l'impossibilité d'assumer la contribution fixée 

précédemment par le Tribunal d'entente entre les parties du fait d'un changement 

notable et durable de situation, de sorte que celle-ci devrait être sur mesures 

provisionnelles modifiée. Cela ne préjuge toutefois en rien de la décision à 

intervenir sur le fond à ce propos, puisque l'appelant a déclaré avoir déposé un 

appel sur le fond du jugement dont seul le rejet des mesures provisionnelles était 

présentement querellé.  

L'appel sera dès lors rejeté.  

3. Les frais d'appel sont arrêtés à 1'000 fr. et mis à la charge de l'appelant, qui 
succombe (art. 106 al. 1 CPC) et provisoirement laissés à la charge de l'Etat vu 

l'octroi de l'assistance judiciaire (art. 118 al. 1 CPC). Chaque partie conservera ses 

dépens (art. 107 al. 1 let. c CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par A______ contre le jugement JTPI/13025/2013 

rendu le 3 octobre 2013 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/18241/2011-6, en tant qu'il statue sur mesures provisionnelles. 

Au fond : 

Confirme le jugement entrepris dans cette mesure. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaire de l'appel à 1'000 fr., les met à la charge de l'appelant mais les 

laisse provisoirement à la charge de l'Etat, vu l'octroi de l'assistance judiciaire. 

Dit que chaque partie conservera ses dépens. 

Siégeant : 

Monsieur Jean-Marc STRUBIN, président; Madame Daniela CHIABUDINI et 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, juges; Madame Barbara SPECKER, greffière. 

Le président : 

Jean-Marc STRUBIN 

 

La greffière :  

Barbara SPECKER 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 

173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la voie du recours 

en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.