# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** fd3284c0-81ba-51d6-b6d8-d63cf2832a45
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-27
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 27.11.2025 608 2025 18
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_608-2025-18_2025-11-27.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

608 2025 18

Arrêt du 27 novembre 2025

IIe Cour des assurances sociales

Composition Présidente : Daniela Kiener 
Juges : Johannes Frölicher, Anne-Sophie Peyraud 
Greffier-rapporteur : Michel Bays 

Parties A.________, recourante, 

contre

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
FRIBOURG, autorité intimée 

Objet Assurance-invalidité – Refus de rente

Recours du 31 janvier 2025 contre la décision du 3 janvier 2025

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considérant en fait

A. A.________, née en 1974, mariée et mère de deux enfants nés en 2005, domiciliée à 
B.________, travaillait de longue date auprès du même employeur en tant que laborantine à 40%. 
Elle a déposé une demande de prestations AI pour adultes en février 2022, en invoquant avoir été 
atteinte de la maladie de Lyme depuis octobre 2018, induisant une incapacité totale de travail depuis 
le mois de septembre 2021. 

Le cas a également été pris en charge par l'assurance perte de gain maladie de l'employeur, laquelle 
a demandé à l'assurée de se soumettre à une expertise de médecine interne auprès du 
Dr C.________, puis à une expertise psychiatrique auprès du Dr D.________. Le premier n'a pas 
retenu d'atteinte somatique et a en particulier mentionné ses doutes quant au diagnostic de maladie 
de Lyme; selon lui, la problématique relevait plutôt de la sphère psychiatrique et nécessitait une 
prise en charge spécialisée. Le second a toutefois conclu à l'absence de diagnostic invalidant et 
confirmé une pleine capacité de travail depuis le jour de l'expertise.

C'est dans ce contexte que l'avis du Dr E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie 
œuvrant au sein du Service médical régional Berne/Fribourg/Soleure (ci-après: SMR) a été requis 
par l'OAI. Celui-ci a, d'une part, constaté l'absence de pathologie somatique pouvant expliquer les 
plaintes de l'assurée et a d'autre part confirmé la valeur probante de l'expertise du Dr D.________. 

L'OAI a dès lors annoncé son intention de rejeter la demande de prestations de l'assurée, par projet 
de décision du 2 décembre 2022. Celle-ci a formulé des objections à cet égard, en contestant en 
substance le contenu de l'expertise psychiatrique précitée et invoquant que ses difficultés sont plus 
physiques que mentales.

Il s'avère qu'entre-temps, deux autres expertises avaient été mandatées par l'assurance perte de 
gain maladie: l'une, rhumatologique, confiée au Dr F.________, et l'autre, psychiatrique, confiée au 
Dr G.________. Dans son rapport d'août 2022, le premier conclut à la présence d'un syndrome 
douloureux permettant l'exercice de l'activité antérieure à 60% dès le 1er septembre 2022, à 
augmenter de 20% par mois, soit une pleine capacité de travail depuis le 1er novembre 2022; dans 
une activité adaptée, la capacité de travail était complète dès le 1er septembre 2022. Quant au 
second expert, il a retenu, dans son rapport d'octobre 2022, l'absence de diagnostic invalidant et 
donc une pleine capacité de travail sur le plan psychiatrique. 

La production de nouveaux rapports de médecins traitants a conduit l'OAI à solliciter à nouveau 
l'avis du SMR, plus précisément de la Dre H.________, spécialiste en médecine interne et 
rhumatologie. Celle-ci a préconisé la mise sur pied d'une expertise rhumatologique, laquelle a été 
confiée à la Dre I.________, spécialiste en la matière. Dans son rapport du 15 octobre 2024, celle-
ci a retenu, comme unique diagnostic avec incidence sur la capacité de travail, celui de fibromyalgie 
et a abouti à une évaluation de la capacité de travail semblable à celle du Dr F.________.

Après correction de quelques erreurs de dates, cette expertise a reçu l'aval de la rhumatologue SMR 
et c'est sur cette base que l'OAI a rendu, en date du 3 janvier 2025, une décision rejetant la demande 
de prestations AI de l'assurée. Il a considéré en substance que celle-ci disposait, depuis septembre 
2022, d'une capacité de travail (60%) supérieure au taux d'activité précédemment exercé (40%) et 
qu'elle n'avait dès lors pas subi une incapacité de travail supérieure à une année.

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B. Contre cette décision, A.________ interjette recours le 31 janvier 2025 auprès du Tribunal 
cantonal, en concluant implicitement à l’octroi d’une rente. A l'appui de ses conclusions, elle invoque 
être atteinte du syndrome d'Ehlers-Danlos, se référant en cela à un certificat médical joint à son 
recours et établi par le Dr J.________, médecin adjoint au sein du Service d'immunologie et 
d'allergie de K.________, mettant selon elle en lumière les limitations physiques rencontrées au 
quotidien et l'importance d'un environnement professionnel adapté. Elle annonce également qu'elle 
va se soumettre à une évaluation complémentaire visant à déterminer sa capacité de travail effective 
et termine en relevant l'importance de son activité indépendante (éducatrice canine), à la suite d'une 
formation débutée dans le courant de l'année 2022.

Le 11 février 2025, elle produit un rapport médical établi par le Dr L.________, spécialiste en 
chirurgie orthopédique et réadaptation physique, en vue de compléter son recours. 

Le 12 mars 2025, elle s'est acquittée d'une avance de frais de CHF 800.-.

Par observations du 18 mars 2025, l'autorité intimée renvoie au contenu de sa décision et conclut 
au rejet du recours.

Par courrier du 6 mai 2025, la Fondation collective LPP Swiss Life a été appelée en cause en sa 
qualité d'institution de prévoyance intéressée. Elle ne s'est pas déterminée dans le délai imparti.

Aucun autre échange d'écritures n'a été ordonné entre les parties.

Il sera fait état des arguments, développés par elles à l'appui de leurs conclusions, dans les 
considérants en droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

en droit

1.

Interjeté en temps utile auprès de l'autorité judiciaire compétente et dans les formes légales par une 
assurée directement touchée par la décision, le recours est recevable. L’avance de frais ayant été 
versé dans le délai imparti, la Cour peut entrer en matière sur les mérites du recours.

2.

L'invalidité alléguée étant intervenue avant l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2022, des modifications 
de la loi du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI; RS 831.20), du règlement du 17 janvier 1961 
sur l’assurance-invalidité (RAI; RS 831.201) et de la loi du 6 octobre 2000 sur la partie générale du 
droit des assurances sociales (LPGA; RS 830.1), applicable par renvoi de l'art. 1 al. 1 LAI, dans le 
cadre du développement continu de l'AI (modification du 19 juin 2020; RO 2021 705; FF 2017 2363), 
l’ancien droit demeure applicable.

La modification du 18 octobre 2023 du RAI (RO 2023 635), entrée en vigueur le 1er janvier 2024, est 
en revanche susceptible d'être applicable.

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3.

3.1. A teneur de l’art. 8 al. 1 LPGA est réputée invalidité l'incapacité de gain totale ou partielle qui 
est présumée permanente ou de longue durée. 

Selon l’art. 7 LPGA, est réputée incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie 
des possibilités de gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine d'activité, 
si cette diminution résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu'elle 
persiste après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles (al. 1). Seules les 
conséquences de l'atteinte à la santé sont prises en compte pour juger de la présence d'une 
incapacité de gain. De plus, il n'y a incapacité de gain que si celle-ci n'est pas objectivement 
surmontable (al. 2).

Selon l'art. 4 al. 1 LAI, dite invalidité peut résulter d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un 
accident.

D'après une jurisprudence constante, ce n'est pas l'atteinte à la santé en soi qui est assurée, ce sont 
plutôt les conséquences économiques de celle-ci, c'est-à-dire une incapacité de gain qui sera 
probablement permanente ou du moins de longue durée (ATF 127 V 294). 

Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente si sa capacité de gain ou sa capacité à accomplir 
ses travaux habituels ne peut pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de 
réadaptation raisonnablement exigibles, s'il a présenté une incapacité de travail (art. 6 LPGA) d'au 
moins 40% en moyenne durant une année sans interruption notable et si au terme de cette année, 
il est invalide (art. 8 LPGA) à 40% au moins. 

3.2. Dans le domaine des assurances sociales, le juge fonde sa décision, sauf dispositions 
contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c'est à-dire qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne 
suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi 
tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 
paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b; 125 V 195 consid. 2 et les références; 
130 III 324 consid. 3.2 et 3.3).

Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge en cas de recours) a besoin 
d'informations que seul le médecin est à même de lui fournir. La tâche de ce dernier consiste à 
porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités 
l'assuré est capable ou incapable de travailler (ATF 125 V 256 consid. 4; 115 V 133 consid. 2; 114 V 
310 consid. 3c).

En présence d'avis médicaux contradictoires, le juge doit apprécier l'ensemble des preuves à 
disposition et indiquer les motifs pour lesquels il se fonde sur une appréciation plutôt que sur une 
autre. A cet égard, l'élément décisif pour apprécier la valeur probante d'une pièce médicale n'est en 
principe ni son origine, ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et 
bien son contenu. Il importe, pour conférer pleine valeur probante à un rapport médical, que les 
points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la 
personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du 
contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions 

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de l'expert soient dûment motivées (ATF 125 V 351 consid. 3a; 122 V 157; RAMA 1996 n° U 256 
p. 217 et les références).

3.3. Lorsque des expertises confiées à des médecins indépendants sont établies par des 
spécialistes reconnus, sur la base d’observations approfondies et d’investigations complètes, ainsi 
qu’en pleine connaissance du dossier et que les experts aboutissent à des résultats convaincants, 
le juge ne saurait les écarter aussi longtemps qu’aucun indice concret ne permet de douter de leur 
bien-fondé (ATF 122 V 157 consid. 1c et les références citées). En outre, l'on ne saurait remettre en 
cause une expertise ordonnée par l'administration ou un juge et procéder à de nouvelles 
investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire (arrêt 
TF 9C_201/2007 du 29 janvier 2008).

Le caractère ponctuel d'une expertise ne saurait lui ôter toute valeur dans la mesure où le rôle d'un 
expert consiste justement à apporter un regard neutre et autorisé sur un cas particulier. Au 
demeurant, l'appréciation de l'expert ne repose pas uniquement sur les observations qu'il a 
directement effectuées mais tient compte de l'intégralité du dossier médical mis à sa disposition, ce 
qui permet au praticien d'avoir une représentation complète de l'évolution de la situation médicale 
(arrêt TF 9C_844/2009 du 29 mars 2010 consid. 4.3).

Il y a lieu d’attacher plus de poids à l’opinion motivée d’un expert qu’à l’appréciation de l’incapacité 
de travail par le médecin traitant dès lors que celui-ci, vu la relation de confiance qui l’unit à son 
patient, est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour lui (ATF 125 V 351 consid. 
3b/cc et les références citées). 

4.

Est en l'espèce litigieuse l'évaluation de la capacité de travail de la recourante, ce qui nécessite de 
se référer au dossier médical.

4.1. Dans un rapport du 22 mai 2020 (dossier AI p. 89), la Dre M.________, spécialiste en 
rhumatologie, note à l'anamnèse que "la patiente était traitée pour une maladie de Lyme en 2018 
[…] et de nouveau en nov. 2019 […], les douleurs sont parties mais sont revenues en avril 2020 aux 
genoux, chevilles et poignet. Une nouvelle antibiothérapie est sans succès. […] Elle n'a pas de 
douleurs au[x] mains, pieds, épaules, coudes. Elle est mariée et travaille comme laborantine à 40%. 
Au travail elle est surtout perturbée avec son poignet droit". A l'analyse, le médecin fait état de ses 
doutes: "Je me demande, si c'est un post Lyme syndrome ?". Elle constate que "les douleurs sont 
liées surtout autour des articulations (genoux, chevilles, mais aussi mollet, nuque et bras droite)" 
mais elle n'est pas en mesure de poser le diagnostic de fibromyalgie à ce stade. Pour les plaintes 
au genou droit et au niveau cervical, elle recommande de la physiothérapie. 

Dans un rapport du 2 juillet 2021 (dossier AI p. 92), le Dr N.________, spécialiste ORL et chirurgie 
cervico-faciale, retient le diagnostic de déficit labyrinthique gauche dans un contexte de maladie de 
Lyme, probablement en évolution tertiaire. A l'anamnèse, la patiente se plaint d'une intensification 
des vertiges. Un bref arrêt de travail a été prescrit et le spécialiste estime que la patiente devrait 
pouvoir reprendre son travail grâce au nouveau traitement mis en place.

Dans un rapport du 19 janvier 2022 (dossier AI p. 122), le Dr O.________, médecin adjoint auprès 
de la Clinique d'ORL et de chirurgie cervico-maxillo-faciale de P.________indique ce qui suit : "On 
a donc une suspicion d'hydrops pour lequel nous allons réaliser un bilan otoneurologique complet. 
Après discussion avec l'équipe d'infectiologie de P.________, il semble très peu probable qu'il 

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s'agisse d'une atteinte neurologique du Lyme. Le contexte de burn-out et de fatigue est certainement 
le terreau de développement de cet hydrops, sachant qu'elle avait déjà présenté un épisode similaire 
au cours d'une période de stress il y a quelques années". Il recommande à l'assurée de rompre avec 
son addiction au sucre, pour améliorer sa condition physique; de la physiothérapie est également 
prescrite.

Dans un document daté du 1er février 2022, adressé à l'assurance perte de gain maladie (dossier AI 
p. 124), la Dre Q.________, généraliste traitante, relève ceci: "Je suis le médecin traitant depuis 
septembre 2021. Mon avis est que ma patiente présente un burnout professionnel et familial et son 
état physique est lié à celui-ci. Elle présente une fragilité psychologique en ce moment, la reprise du 
travail n'est pas possible pour le moment".

4.2. C'est dans ce contexte que les deux premières expertises ont été mandatées par l'assurance 
perte de gain maladie. 

Le Dr C.________, spécialiste en médecine interne, remet son rapport d'expertise le 6 mai 2022 
(dossier AI p. 109). Après avoir établi l'anamnèse et recueilli les plaintes de l'assurée, il a procédé à 
un examen clinique et paraclinique. En définitive, cet expert retient tout d'abord que "les plaintes 
évoquées par l'assurée depuis 2018, sans changement en dépit des traitements appliqués sont des 
plaintes non spécifiques pour la maladie de Lyme". Il relève au passage que ces doutes ont 
également été soulevés par le Dr O.________. En revanche, il relève que "tous les médecins 
consultés sont unanimes à décrire [l'assurée] comme psychologiquement fragile avec des crises 
d'angoisse et un fond dépressif présents depuis 2018", raison pour laquelle il pose des diagnostics 
psychiatriques (burnout professionnel et familial, état dépressif anxieux, trouble somatoforme 
douloureux), induisant selon lui une incapacité totale de travail. Il précise néanmoins que la situation 
devrait s'améliorer progressivement grâce à la prise en charge psychiatrique entamée auprès de la 
Dre R.________.

Pour sa part, le Dr D.________, spécialiste en psychiatrie et psychotherapie, a remis son rapport 
d'expertise le 24 juin 2022 (dossier AI p. 229). Après avoir rappelé le contexte de l'expertise, et 
notamment les constatations du Dr C.________, cet expert établit l'anamnèse, relevant en particulier 
que "jusqu'aux faits qui nous occupent, rien ne laisse supposer dans les documents en notre 
possession ou au vu des éléments anamnestiques que [l'assurée] ait souffert de troubles 
psychiques". Il mentionne les plaintes de l'assurée, soit essentiellement des douleurs somatiques 
(poignets et chevilles), parfois une fatigue importante, occasionnellement des problèmes de 
vertiges, certains jours de l'irritabilité et de l'émotivité. Il procède ensuite à l'examen clinique, 
comprenant la passation de divers tests. Au terme de son examen, il retient le diagnostic de trouble 
anxieux et dépressif mixte versus trouble de l'adaptation en rémission partielle et considère que, 
"d'un point de vue strictement psychiatrique, la symptomatologie anxiodépressive est légère et sans 
incidence sur la capacité de travail". Selon lui, la psychothérapie débutée en octobre 2021 a permis 
une évolution largement favorable, avec des symptômes dépressifs peu présents. Il en déduit une 
capacité de travail entière à partir du 1er juillet 2022, "dans le cadre du chômage ou dans une activité 
adaptée qui réponde à ses besoins et ses limitations somatiques objectives ainsi que sa motivation. 
Sa capacité de travail médico-théorique est entière et sans baisse de rendement au plus tard dès le 
jour de l'expertise". Plus loin: "[L'assurée] reste très centrée sur ses problèmes somatiques. Les 
tests psychométriques suggèrent une certaine tendance à la dramatisation et à l'amplification des 
plaintes. Cela pourrait expliquer en partie la discordance potentielle d'appréciation entre le médecin 
expert et le médecin traitant, le second faisant le plus souvent le postulat de sincérité de son patient".

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Dans un rapport sur formule officielle daté du 12 juillet 2022 (dossier AI p. 222), la Dre R.________, 
psychiatre traitante depuis le mois de décembre 2021, retient pour sa part les diagnostics d'anxiété 
généralisée (F41.1) et d'épisode dépressif léger (F32.0). Au niveau des limitations fonctionnelles, 
elle relate une hypersensibilité au stress, des plaintes douloureuses pouvant être source de 
découragement, voire de tristesse de l'humeur avec asthénie, ainsi qu'un trouble de la concentration 
et de la mémoire. L'incapacité de travail est totale dans l'ancienne activité mais, "probablement dans 
un premier temps", possible à raison de 2-3 heures par jour dans une activité adaptée, non spécifiée.

C'est dans ce contexte que l'assurance perte de gain maladie a annoncé son intention de mettre fin 
au versement de ses indemnités journalières (dossier AI p. 255).

4.3. Compte tenu des critiques émises par la recourante à l'encontre de l'expertise du 
Dr D.________ et du dépôt de nouveaux rapports de la généraliste traitante et de la psychiatre 
traitante, deux nouvelles expertises ont été mises sur pied par l'assurance perte de gain.

Dans son rapport d'expertise du 31 août 2022 (dossier AI p. 296), le Dr F.________, spécialiste en 
rhumatologie, présente tout d'abord l'anamnèse et les plaintes de l'assurée (polyarthralgies, 
cervicobrachialgies, lombopygalgies, omalgies gauches, douleurs de la cheville et du pied droits, 
gonalgies droites, douleurs aux deux poignets). Il procède ensuite à l'examen clinique, comprenant 
également l'examen de clichés radiologiques réalisés le jour-même. Au terme de son examen, il 
estime que "le socle somatique ne permet pas d'expliquer l'ampleur de la symptomatologie 
douloureuse", en se référant en particulier au constat, rassurant, ressortant des examens 
radiologiques. Il pose le diagnostic de syndrome cervico-dorso-lombaire récurrent sans signe 
radiculaire irritatif ou déficitaire. Dans l'activité habituelle, "du point de vue rhumatologique, les 
différents diagnostics ayant des incidences sur la capacité fonctionnelle impliquent que son 
exigibilité, du point de vue purement rhumatologique concernant son activité antérieure est estimée 
à 60% dès le 01.09.2022, à augmenter de 20% par mois". Dans une activité adaptée, "les différents 
diagnostics ayant des incidences sur la capacité fonctionnelle impliquent que son exigibilité, du point 
de vue purement rhumatologique dans une activité respectant les limitations fonctionnelles décrites 
ci-dessous [ndlr. absence de ports de charge répétitifs en porte-à-faux avec long bras de levier de 
plus de 5-10kg] est estimée à 100% dès ce jour". L'expert conclut en ces termes: "Cette appréciation 
s'apparente à celle du Dr M.________ en ce qui concerne les diagnostics, dans son rapport de mai 
2020 où son diagnostic différentiel se posait avec une fibromyalgie débutante. Actuellement le 
substrat organique ne permet pas d'expliquer l'ampleur de la symptomatologie douloureuse. Celle-
ci est probablement en lien avec le vécu douloureux devenu chronique et qui s'est étendu en taches 
d'huile. Il est difficile à l'heure actuelle au vu de l'état des études d'infectiologie, d'expliquer la 
situation par une inflammation par Borrelia. Actuellement il n'y a pas de signe infectieux à mettre en 
évidence. L'ensemble de la symptomatologie s'inscrit plus dans un syndrome poly-insertionnel 
douloureux récurrent".

Pour sa part, le Dr G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a remis son rapport 
d'expertise le 19 octobre 2022 (dossier AI p. 308). Après avoir rappelé de manière détaillée le 
contexte médical, il établit l'anamnèse et présente les plaintes de l'assurée, se recoupant en grande 
partie avec celles évoquées auprès du Dr F.________. Sur la base de son examen clinique, l'expert 
psychiatre ne retient aucun diagnostic pouvant influencer la capacité de travail. A la discussion, il 
explique "qu'elle ne présente pas les symptômes d'une dépression majeure", ni d'anxiété, dès lors 
que les symptômes n'ont pas été constatés lors de l'entretien. Pour les mêmes motifs, il écarte les 
diagnostics de trouble anxieux et dépressif mixte (F41.2) et d'anxiété généralisée (F41.1). 

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Concernant un trouble somatoforme douloureux, il note que ce diagnostic ne peut être retenu dès 
lors que celui de fibromyalgie l'a été précédemment. Il fait de même s'agissant de la disparition et 
décès d'un membre de la famille (Z63.4), dès lors qu'il ne rentre pas dans la liste des diagnostics 
psychiatriques. Finalement, il revient sur le diagnostic de trouble de l'adaptation retenu par son 
confère le Dr D.________, dont il partage l'avis, tout en relevant que la recommandation de ce 
dernier quant à une augmentation du dosage médicamenteux n'avait pas été suivie par l'assurée, 
respectivement la psychiatre traitante. Au final, il considère que l'assurée dispose d'une pleine 
capacité de travail au jour de l'expertise, que ce soit dans son ancienne activité ou dans une activité 
adaptée.

Cela conduira l'assurance perte de gain maladie à interrompre le versement des indemnités 
journalières avec effet au 30 septembre 2022 (dossier AI p. 294).

4.4. D'autres documents médicaux ont encore été fournis par la suite.

Un rapport daté du 5 juin 2023 (dossier AI p. 444) rendu par le Dr S.________, spécialiste en 
rhumatologie auprès de P.________. Après rappel de l'anamnèse et des plaintes de l'assurée, il 
procède à l'examen clinique, au terme duquel il confirme le diagnostic de trouble douloureux 
chronique diffus de type fibromyalgie, "chez une patiente qui présente, dans un contexte psycho-
social délicat que vous évoquez dans votre courrier, des douleurs musculosquelettiques chroniques 
diffuses associées à de multiples autres symptômes évocateurs d’un tel diagnostic, que la patiente 
évoque d’ailleurs à l’interrogatoire". Compte tenu néanmoins du caractère inflammatoire des 
douleurs rapportées par l'assurée, il demande que d'autres examens soient réalisés, "afin d’exclure 
avec plus de confiance et grâce aux mesures suivantes la possibilité d’une spondylarthropathie, qui 
reste cliniquement et d’après moi cependant moins probable". Il relève encore, s'agissant de la 
maladie de Lyme, qu'elle n’est pas confirmée et qu'elle n’explique pas le tableau selon lui.

Un rapport du même jour sur formule officielle (dossier AI p. 358), sous la plume du même 
Dr S.________, note que sa patiente est en cours de reconversion professionnelle en tant 
qu'éducatrice canine. Il mentionne les limitations fonctionnelles suivantes: travail physique/de force, 
mouvements répétitifs avec les membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'avec le rachis, port de 
charges lourdes, positions statiques prolongées. Il juge difficile d'estimer le potentiel de réadaptation 
sur la base d'une unique consultation, mais l'évalue à 80% dans une activité adaptée à ses 
limitations.

Dans un document daté du 25 mars 2024 (dossier AI p. 393), le Dr J.________ indique que l'assurée 
"a participé à l'atelier thérapeutique sur le syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile/classique (SEDh) 
qui s'est déroulé le 01.03.2024 à K.________" en présence de plusieurs participants. Au terme d'une 
discussion, mêlant considérations médicales générales relatives au syndrome précité et quelques 
éléments personnels relatifs à l'assurée, ce médecin retient que celle-ci "présente tous les critères 
internationaux de diagnostic du SEDh". Il émet ensuite des recommandations sur la prise en charge 
à prévoir (physiothérapie complexe, lâcher-prise, prise de Carnitine) et termine en indiquant 
déléguer la prise en charge à long terme au médecin traitant. 

On trouve encore au dossier un protocole opératoire relatif à une arthroscopie du genou gauche, 
réalisée le 5 juin 2024 (dossier AI p. 420). 

4.5. Ces nouveaux rapports ont incité l'OAI, respectivement le SMR, à diligenter une nouvelle 
expertise rhumatologique, laquelle a été confiée à la Dre I.________. Dans son rapport du 

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15 octobre 2024 (dossier AI p. 448), cette dernière rappelle tout d'abord le contexte entourant 
l'expertise, résume ensuite le dossier médical et effectue une synthèse du dossier. Elle présente 
ensuite le contenu de son entretien avec l'assurée ainsi que ses constatations lors de l'examen 
clinique. Au terme de son évaluation médicale, elle examine les différents diagnostics envisageables 
et écarte notamment ceux de maladie de Lyme et de syndrome d'Ehlers-Danlos. Elle confirme en 
revanche celui de fibromyalgie "par exclusion d'une autre cause aux douleurs persistantes de 
l'assurée", en relevant qu'il avait été évoqué par différents intervenants. Elle évoque une évolution 
favorable, avec une diminution du niveau d'intensité des douleurs ainsi qu'une intervention au genou 
"qui a permis une résolution du problème fonctionnel de cette articulation, sans problème". Elle 
relève également la reprise du travail par l'assurée "qui s'est formée de sa propre initiative comme 
éducatrice canine", ainsi qu'une procédure de séparation d'avec son mari "après de nombreuses 
années de conflits conjugaux". D'un point de vue professionnel, l'experte retient, à l'instar du 
Dr F.________, une reprise à 60% dès le 1er septembre 2022 avec augmentation de 20% par palier 
mensuel, et donc une pleine capacité de travail à partir du 1er novembre 2022, que ce soit dans 
l'ancienne activité ou dans une activité adaptée.

4.6. A noter que deux rapports ont encore été produits postérieurement à la décision litigieuse: 

A l'appui de son recours, la recourante a remis un certificat médical établi le 6 janvier 2025 par le 
Dr J.________. Ce dernier y réitère son diagnostic de syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile, 
résume les plaintes de l'assurée, précise que la capacité de travail n'a pas été évaluée et considère 
qu'une activité peu soutenue sur le plan physique et de l'attention pourrait être appropriée.

Postérieurement au dépôt du recours, l'assurée a déposé un rapport du 11 février 2025 du 
Dr L.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et réadaptation physique. Après un rappel de 
l'anamnèse et des plaintes, ainsi qu'un résumé détaillé de l'examen clinique détaillé, celui-ci retient 
les diagnostics suivants: syndrome douloureux chronique, état anxio-dépressif, trouble du spectre 
de l'hypermobilité et une obésité au titre de comorbidité. Il indique que l'assurée "présente depuis 
plusieurs années des douleurs polyarticulaires dans le cadre d'une sensibilisation centrale 
secondaire à son parcours de vie et familial associées à un déconditionnement musculaire focal et 
global". Il écarte expressément une hypermobilité articulaire ou un syndrome d'Ehlers-Danlos 
hypermobile et privilégie une fibromyalgie, nécessitant une prise en charge médicamenteuse et une 
rééducation physique, évoquant une période de 9 à 12 mois pour acquérir un résultat durable. 

5.

5.1. Amenée à statuer, la Cour de céans relève d'emblée que l'état de santé de la recourante a 
fait l'objet d'un examen particulièrement approfondi. Ce ne sont en effet pas moins de cinq expertises 
qui ont été réalisées en l'espace d'environ deux ans (une de médecine interne, deux 
rhumatologiques et deux autres psychiatriques), en plus des nombreuses consultations de l'assurée 
auprès de différents spécialistes.

Ces nombreuses démarches tiennent en grande partie à la difficulté qu'ont eue les différents 
médecins traitants à éclaircir l'origine des plaintes. Cela ressort notamment du rapport de la 
Dre I.________: "Souffrant de douleurs depuis de nombreuses années, l’assurée cherche sans 
relâche une solution à ses problèmes de santé, se rendant régulièrement en consultation auprès de 
son médecin traitant, avec divers avis spécialisés ces dernières années".

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Alors que, dans un premier temps, les soupçons se dirigeaient vers la maladie de Lyme, une 
première série d'expertises, réalisées par le Dr C.________ et par le Dr D.________, a conduit à 
écarter cette voie et à privilégier une composante psychologique aux douleurs (cf. supra consid. 
4.2). Il convient de relever que les spécialistes consultés par la recourante avaient eux-mêmes émis 
des doutes quant à l'existence d'une telle maladie (cf. supra consid. 4.1). A la suite d'une deuxième 
série d'expertises réalisées par le Dr F.________ et par le Dr G.________, qui partageaient en 
substance l'avis des précédents experts, de nouveaux rapports ont suggéré l'existence d'un 
syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile. Une nouvelle expertise a alors été confiée à la 
Dre I.________, laquelle n'a toutefois pas retenu ce diagnostic, pas plus que la maladie de Lyme, 
et a privilégié la piste d'une fibromyalgie. Elle rejoignait en cela l'avis du Dr F.________, mais 
également celui du Dr S.________ et de la Dre M.________, rhumatologues consultés par la 
recourante.

5.2. A l'aune de ce qui précède, il convient de constater que le dossier médical à disposition 
dépeint un tableau particulièrement homogène, indépendamment des diagnostics posés, en ce sens 
que, sous réserve des quelques légères divergences, tous les experts consultés vont dans le sens 
de la persistance d'une capacité de travail, si ce n'est totale, du moins significative. 

5.2.1. Du point de vue psychiatrique tout d'abord, tant le Dr D.________ que le Dr G.________ 
retiennent que l'assurée ne présente pas d'atteinte invalidante, respectivement une atteinte 
n'entraînant qu'une incapacité partielle et passagère.

Le rapport établi par la psychiatre traitante à la suite de l'expertise du Dr D.________ n'est pas de 
nature à contredire les conclusions des experts précités. En juillet 2022, celle-ci retenait les 
diagnostics d'anxiété généralisée et épisode dépressif léger. Ce faisant, elle opposait sa propre 
appréciation à celle du Dr D.________ qui, environ un mois plus tôt, retenait un trouble anxieux et 
dépressif mixte versus un trouble de l'adaptation en rémission partielle. Au-delà de cette (légère) 
différence de diagnostic, il importe de relever que l'évaluation du Dr D.________ se fonde sur un 
examen approfondi de la situation globale de l'assurée. En outre, les limitations fonctionnelles 
retenues par la psychiatre traitante étaient relativement communes (hypersensibilité au stress, 
plaintes douloureuses pouvant être source de découragement, voire de tristesse de l'humeur avec 
asthénie, trouble de la concentration et de la mémoire) et ne pouvaient expliquer l'incapacité de 
travail (partielle) attestée. Dans ce contexte, le fait qu'un second expert psychiatre soit venu, 
seulement quelques mois plus tard, confirmer l'évaluation du Dr D.________, notamment s'agissant 
de la capacité de travail, incite la Cour de céans à en avaliser les conclusions. Ce d'autant que la 
psychiatre traitante ne s'est plus prononcée depuis. On rappelle ici la prudence qu'il sied de tenir 
quant aux rapports des médecins traitants, compte tenu du lien de confiance les unissant à leurs 
patients (cf. supra consid. 3.3 in fine). 

5.2.2. Sous l'angle somatique ensuite, le Dr C.________, le Dr F.________ et la Dre I.________ 
confirment, de concert, l'absence de pathologie physique susceptible d'expliquer les douleurs dont 
se plaint l'assurée ou, en d'autres termes, une discordance entre ces plaintes et le constat clinique. 
L'avis du Dr C.________, qui s'orientait vers une origine psychiatrique, doit être relativisé compte 
tenu des examens ultérieurs sur ce plan (cf. ci-dessus consid. 5.2.1). Quant aux deux autres experts 
en rhumatologie, ils concluent, sans remettre en question la sincérité de l'assurée, à l'existence pour 
l'un, d'un syndrome cervico-dorso-lombaire récurrent sans signe radiculaire irritatif ou déficitaire ou, 
pour l'autre, d'une fibromyalgie, faute de pouvoir expliquer autrement la situation. Indépendamment 
du diagnostic retenu, ils se rejoignent sur le fait que la recourante présente, en dépit de ses 

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problèmes de santé, une capacité de travail entière, que ce soit dans son activité habituelle ou dans 
une activité adaptée, dès novembre 2022.

Là encore, les rapports des médecins consultés par la recourante ne sont pas aptes à renverser les 
conclusions des experts précités.

Le Dr S.________ formule en effet un constat similaire (trouble douloureux chronique diffus de type 
fibromyalgie) et retient tout de même une capacité de travail significative (80% dans une activité 
adaptée), tout en invoquant un "contexte psycho-social délicat", laissant augurer l'influence de 
facteurs extra-médicaux. Quant à la réserve émise sur l'éventualité d'une spondylarthrite à caractère 
inflammatoire, déjà jugée peu plausible par ce médecin, elle a été dûment écartée dans le cadre de 
l'expertise de la Dre I.________. 

Quant au Dr J.________, il met en avant un diagnostic de syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile 
pour expliquer les douleurs de l'assurée. Or, la présence d'une telle pathologie a été dûment écartée 
par l'experte I.________. Dans un rapport remis à l'appui du recours, le Dr J.________ se contente 
de réitérer sa position, sans se prononcer à l'égard de l'expertise précitée, et ne se détermine en 
outre pas sur la capacité de travail. Ce constat est également valable pour le rapport établi après le 
dépôt du recours par le Dr L.________, lequel n'évalue pas clairement la capacité de travail de 
l'assurée. Au demeurant, il rejoint la Dre I.________ s'agissant du diagnostic de fibromyalgie.

5.3. En résumé, il sied de retenir que l'avis concordant des experts n'est pas valablement 
contredit par les différents rapports des médecins traitants. La lecture des rapports précédant la 
tenue des expertises va au contraire dans le sens de ces dernières, à savoir, en résumé, 
l'impossibilité de démontrer l'existence d'un socle somatique pouvant expliquer les douleurs de 
l'assurée et l'absence d'une atteinte psychiatrique pouvant justifier une incapacité de travail.

Il convient encore de signaler la présence de nombreux facteurs extra-médicaux: problèmes 
conjugaux, deuil (décès du père de la recourante) et difficultés au travail. Ces facteurs, relevés tant 
par les experts que par les médecins traitants, influencent visiblement le tableau clinique, mais ne 
doivent pas être pris en compte lors de l'évaluation de la capacité de travail. On note dans ce 
contexte le constat rassurant posé par l'experte I.________, qui constate une évolution favorable 
sur divers plans (réorientation professionnelle, divorce) permettant une stabilisation de la situation 
personnelle avec une influence bénéfique sur l'état de santé en général.

Tout bien considéré, la Cour estime que l'autorité intimée pouvait légitimement se baser sur les 
différentes expertises présentes au dossier pour conclure que l'incapacité de travail avait duré moins 
d'une année. Il ressort en effet desdites expertises que, dès septembre 2022 et donc au terme du 
délai d'attente d'une année, l'assurée avait retrouvé une capacité de travail de 60%. Travaillant en 
dernier lieu dans une activité adapté à un taux de 40%, le degré d'invalidité était de 24% (60% de 
40%), insuffisant à créer un droit à une rente.

C'est donc à bon droit qu'elle a refusé l'octroi d'une rente.

6.

Au vu de ce qui précède, le recours est rejeté et la décision attaquée confirmée.

La procédure n'étant pas gratuite, les frais de justice sont fixés à CHF 800.- et sont mis à la charge 
de la recourante qui succombe; ils sont compensés par l'avance de frais versée le 12 mars 2025.

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La Cour arrête :

I. Le recours est rejeté.

II. Les frais de procédure, par CHF 800.-, sont mis à la charge de la recourante. Ils sont 
compensés par l'avance de frais versée.

III. Notification.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le présent 
jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. Le 
mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 6, 
6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. Les 
motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens de 
preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une copie 
du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est en 
principe pas gratuite.

Fribourg, le 27 novembre 2025/mba

La Présidente Le Greffier-rapporteur