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**Case Identifier:** fb5fa13a-4b7e-5019-9d95-f303e70be42e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-02-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 04.02.2014 A/563/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-563-2012_2014-02-04.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/563/2012-ICCIFD ATA/57/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 4 février 2014 

 

   dans la cause 

 

Madame et Monsieur X______ 
représentés par Monsieur Pierre Richa, mandataire  

contre 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

et 

ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 

et 
 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

 
 
 

 A/563/2012   

- 2 / 20 -

contre 

Madame et Monsieur X______ 
représentés par Monsieur Pierre Richa, mandataire  

et 

ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
8 avril 2013 (JTAPI/416/2013) 

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A/563/2012 

EN FAIT 

1)  Le présent litige concerne la taxation 2001-B de Monsieur X______, né en 
1933, et de Madame X______ (ci-après : les contribuables). 

2)  En 1994, Y______ S.A. (ci-après : la banque) a octroyé à M. X______ et à 
six autres personnes – formant entre elles une société simple en vue de réaliser 
une promotion immobilière (Z______) (ci-après : la promotion immobilière 
Z______) – un prêt et une avance, garantis par la remise d’une cédule 
hypothécaire grevant collectivement en 1er rang les parcelles nos A______ et 
B______ de la commune de C______ à Genève, sises D______ et E______, route 
F__________. Le prêt et l’avance, ainsi que la cédule hypothécaire, ont été 
dénoncés au remboursement par la banque le 24 décembre 1996. 

3)  Le 15 février 2001, la banque et M. X______ ont conclu une convention 
(ci-après : la convention), qui faisait suite à une poursuite en réalisation de gage 
immobilier qu’elle avait diligentée à l’encontre du précité. Cette procédure avait 
abouti à la délivrance en faveur de la banque d’un certificat d’insuffisance de gage 
pour un montant de CHF 1'327'329,45.  

  Aux termes de ladite convention, la banque acceptait d’abandonner à l’égard 
de M. X______, débiteur solidaire, la différence entre CHF 1'327'329,45 et 
CHF 75'000.-, moyennant le paiement par ce dernier de CHF 10'000.- à la 
signature de l’accord. Le solde, soit CHF 65'000.-, était payable au plus tard un an 
à compter de la signature de la convention.   

4)  En 2001, le précité a notamment exercé une activité indépendante dans une 
fiduciaire. 

5)  Dans leur déclaration fiscale 2001-B, déposée le 19 novembre 2002, les 
époux X______ ont indiqué, sous la rubrique « autres déductions 
professionnelles », un montant de CHF 10'000.-, représentant une « perte sur 
Z______ – acompte versé à Y______ S.A. Genève ». Il est relevé que dans la 
déclaration des contribuables pour l'année fiscale 1997 figuraient une dette et des 
intérêts à hauteur de CHF 1'381.-, respectivement CHF 72.-, sous « Z______ – 
participation promotion en cours dette Y______ ».  

6)  Par bordereaux datés du 2 juin 2003, l’administration fiscale cantonale 
(ci-après : AFC-GE) a taxé les contribuables pour l’année 2001-B. L’impôt 
cantonal et communal (ci-après : ICC) s’élevait à CHF 28'217,50, calculé sur la 
base d’un revenu et d’une fortune imposables de CHF 140'024.-, respectivement 
CHF 200'055.-. L’impôt fédéral direct (ci-après : IFD) ascendait à CHF 7’375.-, 
fondé sur un revenu imposable de CHF 147'700.-.  

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7)  Le 3 juin 2003, les époux X______ ont formé réclamation contre les 
bordereaux du 2 juin 2003.  

8)  En annexe à leur déclaration fiscale 2003, les contribuables ont produit une 
lettre de la banque du 21 septembre 2004 indiquant sous concerne « convention du 
15 février 2001 », selon laquelle M. X______ se reconnaissait débiteur de 
CHF 75'000.-, et invitant celui-ci à s’acquitter de CHF 65'000.- d’ici au 4 octobre 
suivant.  

9)  Dans une lettre du 11 octobre 2004, adressée à l’AFC-GE, également 
produite, les contribuables ont exposé que la promotion s’était mal terminée et que 
la banque réclamait le versement de CHF 65'000.- : une copie de la convention 
était jointe et les époux X______ se demandaient quelle année devait supporter la 
déduction de CHF 65'000.-. Ils indiquaient qu’ils verseraient prochainement 
CHF 10'000.-.  

10)  Il ressort du dossier que, le 29 avril 2005, l'AFC-GE leur a demandé copie 
de la convention.  

11)  Pour l’année 2003 (bordereau du 4 avril 2006), l’AFC-GE a admis en 
déduction de la fortune des contribuables une dette de CHF 75'000.-.  

  Dans ses décisions sur réclamation du 18 avril 2006 portant sur l’ICC 
2001-B et l’IFD 2001-B, l'AFC-GE a refusé de déduire la perte de CHF 10'000.- 
sur la promotion immobilière Z______ au motif que cette participation n'avait 
jamais été portée aux bilans - commerciaux - des années précédentes et qu'elle ne 
pouvait donc pas être déduite du revenu indépendant 2001.  

12)  Dans la rubrique « observations » de leur déclaration fiscale 2004, les époux 
X______ ont notamment indiqué que « la somme de CHF 65'000.- voir DF 2003 a 
été versée à l’Y______ en 2004 ». Ils ont par ailleurs produit un avis de débit d’un 
montant de CHF 65'000.- en faveur de la banque.  

13)  Par lettre du 11 avril 2008, l’AFC-GE a ouvert à l’encontre des 
contribuables une procédure en rappel et en soustraction d’impôt pour la période 
2004, en invoquant que, conformément à la convention, ils avaient bénéficié d’un 
abandon de créance en 2004 sur la cédule hypothécaire, lequel constituait un 
revenu. Sauf avis contraire de leur part, leurs impôts seraient modifiés, étant 
précisé que les reprises seraient majorées d’intérêts de retard et d’une amende.  

14)  Par pli du 30 avril 2008, les contribuables ont exposé que les faits étaient 
connus depuis longtemps et que l’abandon de créance avait permis de résorber la 
perte dans l’affaire. Ils ont produit copie de la lettre du 11 octobre 2004.   

15)  Par lettre recommandée du 16 mai 2008, l’AFC-GE a informé les 
contribuables de la clôture de la procédure en rappel et en soustraction d’impôt 

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pour la période 2004. Le montant de l’insuffisance de gage s’élevait à 
CHF 1'327'329,45. La banque avait exigé CHF 75'000.- de chacun des sept 
associés, soit CHF 525'000.- au total. Le solde, constituant un abandon de 
créance, se montait à CHF 802'329.-, soit à CHF 114'618.- par codébiteur. Un 
abandon de créance constituait un revenu. L’AFC-GE a notifié aux contribuables 
deux bordereaux de rappel d’impôt, ainsi que deux bordereaux d’amende pour 
soustraction commise par négligence, dont la quotité avait été fixée à une demi-
fois les droits soustraits, pour le motif que les intéressés n’avaient pas mentionné 
leur part d’abandon de créance dans la déclaration 2004.  

16)  Par acte daté du 22 juin 2008, les contribuables ont élevé réclamation à 
l’encontre des bordereaux du 16 mai 2008. Ils avaient indiqué dans leur 
déclaration fiscale 2001-B l’acompte de CHF 10'000.- versé à la banque, lequel 
n’avait pas été admis en déduction par le fisc, selon décision du 18 avril 2006. En 
2003, le contribuable avait réglé le solde de CHF 65'000.-. Cette perte n’avait pas 
non plus été admise en déduction.  

  Depuis 2001, les contribuables avaient toujours porté à la connaissance de 
l’AFC-GE les éléments concernant la promotion immobilière. Par lettre du 
11 octobre 2004, ils lui avaient transmis copie de la convention. Il n’y avait dès 
lors pas lieu d’ouvrir à leur encontre une procédure de rappel d’impôt.  

  Le contribuable avait été contraint d’hypothéquer ses biens personnels afin 
de faire face aux exigences de la banque. L’AFC-GE n’avait jamais accepté les 
déductions des pertes. Son patrimoine n’avait dès lors jamais crû.  

17)  Par décisions du 9 juillet 2009, l’AFC-GE a rejeté la réclamation en faisant 
valoir que les contribuables ne lui avaient pas remis copie de la convention, en 
annexe avec la lettre du 11 octobre 2004. Le contribuable l’avait transmise à 
l’AFC-GE en sa qualité de mandataire de son frère, autre sociétaire. La 
déclaration fiscale 2004, qui ne faisait pas mention de l’abandon de créance, avait 
été déposée le 17 octobre 2005, soit bien après la lettre du 11 octobre 2004.  

18)  Par acte du 5 août 2009, les contribuables ont interjeté recours à l'encontre 
de la décision précitée devant la commission cantonale de recours en matière 
administrative, remplacée depuis le 1er janvier 2011 par le Tribunal administratif 
de première instance (ci-après : TAPI), en reprenant et en développant les 
arguments de leur réclamation.  

  L’AFC-GE ne leur avait pas indiqué que l’annexe à la lettre du 11 octobre 
2004 manquait. L’acompte de CHF 10'000.-, ainsi que le versement de 
CHF 65'000.-, devaient être mentionnés dans la déclaration fiscale des 
contribuables comme une perte.  

19)  Dans sa réponse du 26 février 2010, l’AFC-GE a conclu au rejet du recours.  

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20)  Dans son jugement du 12 octobre 2011 (JTAPI/1109/2011), le TAPI a 
admis le recours. Dès lors qu’elle avait été conclue en 2001, la convention ne 
saurait emporter accroissement du revenu 2004 des recourants. Leur imputer un 
revenu additionnel afférent à l’année 2004 constituait une violation du principe de 
l’étanchéité des exercices fiscaux. La lettre de la banque du 21 septembre 2004 ne 
représentait aucunement l’octroi d’un abandon de créance par la banque, mais ne 
faisait que rappeler que le contribuable, en vertu de la convention du 15 février 
2001, restait débiteur de la somme de CHF 75'000.-.  

21)  Ce jugement n’ayant fait l'objet d'aucun recours est devenu définitif.  

22)  Par lettre recommandée du 8 novembre 2011, l’AFC-GE a informé les 
contribuables de l’ouverture à leur encontre d’une procédure en rappel et en 
soustraction d’impôt pour la période fiscale 2001-B. Dans le cadre de la 
promotion immobilière, M. X______ et ses associés avaient conclu une 
convention avec la banque, le 15 février 2001, stipulant que celle-ci abandonnait 
sa créance de CHF 1'327'329.- en contrepartie d’un versement de CHF 525'000.- 
supporté à parts égales par chacun des précités. Or, les contribuables n’avaient pas 
mentionné dans leur déclaration fiscale 2001-B cet abandon de créance de 
CHF 114'618.-, qui constituait pour eux un revenu. L’AFC-GE leur a imparti un 
délai pour faire valoir leur droit d’être entendu, en précisant que les reprises 
seraient majorées d’intérêts de retard et d’une amende.  

23)  Par pli daté du 14 novembre 2011, les contribuables ont contesté les reprises 
envisagées par l’AFC-GE et nié s’être rendus coupables d’une soustraction 
d’impôt. L’AFC-GE avait connaissance des éléments mentionnés dans sa lettre du 
8 novembre 2011. Il y avait lieu de se référer au jugement du TAPI du 12 octobre 
2011, qui avait définitivement statué sur ce litige.  

24)  Par lettre recommandée du 25 novembre 2011, l’AFC-GE a avisé les 
contribuables de la clôture de la procédure de rappel et de soustraction d’impôt 
pour la période fiscale 2001-B. L’abandon de créance n’avait pas été indiqué dans 
la déclaration fiscale 2001-B, contrairement à ce que soutenaient les 
contribuables. Le TAPI, dans son jugement du 12 octobre 2011, avait statué sur le 
bien-fondé de la reprise de l’abandon de créance sur l’année 2004. Il ne se 
prononçait pas quant à l’opportunité de l’ouverture d’une procédure de rappel 
d’impôt et d’une procédure en soustraction d’impôt sur l’année fiscale 2001-B.  

25)  Le même jour, l’AFC-GE a notifié aux contribuables deux bordereaux de 
rappel d’impôt, ainsi que deux bordereaux d’amende : ces derniers indiquaient 
que les contribuables n’avaient pas déclaré l’abandon de créance et n’avaient ainsi 
pas permis à l’AFC-GE de déterminer avec exactitude leur assiette fiscale. La 
soustraction avait été commise par négligence et l’AFC-GE fixait la quotité de 
l’amende à 0,75 fois les droits éludés.  

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  Il découlait de ces bordereaux et de cette lettre les montants suivants : 

 Revenu imp. Fort. imp. Suppl. d'imp. Amende Int. de ret. 

ICC 248'876 200'055 34'300.20 25'725 9'056.70 

IFD 255'500 14'911.00 11'183 5'315.55 

Total 49'211.20 36'908 14'372.25 

26)  Par acte daté du 21 décembre 2011, les contribuables ont élevé réclamation 
à l’encontre des bordereaux du 25 novembre 2011. Ils avaient toujours porté à la 
connaissance de l’AFC-GE les éléments concernant la promotion immobilière. Ils 
avaient transmis le 11 octobre 2004 copie de la convention. Ni l’acompte de 
CHF 10'000.- versé à la banque, mentionné dans leur déclaration fiscale 2001-B, 
ni la perte de CHF 65'000.-, déclarée en 2003, n’avaient été admis en déduction. 
Dans le cadre de cette opération, M. X______ avait été contraint d’hypothéquer 
ses biens personnels pour faire face aux exigences de la banque. Son patrimoine 
n’avait jamais crû. Le rappel d’impôt devait être annulé.  

27)  Par décisions du 9 janvier 2012, l’AFC-GE a rejeté la réclamation. La 
participation dans la promotion immobilière Z______ n'ayant jamais figuré dans 
les déclarations antérieures, M. X______ ne pouvait faire valoir une perte sur 
cette opération. L’abandon de créance aurait dû figurer intégralement dans la 
déclaration 2001-B des contribuables, même si M. X______ n’avait, dans un 
premier temps, versé qu’un acompte de CHF 10'000.- à la banque. Le solde de 
CHF 65'000.- devait être considéré comme une dette envers cet établissement et 
non comme une perte. Dans son jugement du 12 octobre 2011, le TAPI n’avait 
nullement remis en question la possibilité de l’ouverture d’une procédure en 
rappel et en soustraction d’impôt, ni l’opportunité d’une reprise de l’abandon de 
créance en 2001.  

28)  Par acte du 9 février 2012, les contribuables ont interjeté recours devant le 
TAPI en concluant à l’annulation des décisions du 9 janvier 2012, ainsi que des 
bordereaux de rappel d’impôt et d’amende du 25 novembre 2011, en reprenant les 
arguments développés dans leur réclamation du 21 décembre 2011. 

  Contrairement à ce que soutenait l’AFC-GE, ils avaient mentionné leur 
participation dans la promotion immobilière. Ils avaient indiqué dans leur 
déclaration fiscale 1997, sous la rubrique intérêts et dettes chirographaires : 
« L’Y______ – Participation Promotion en cours dette Y______ ».  

  Comme ils l’avaient exposé précédemment, l’abandon de créance de 
CHF 114'618.- ne constituait pas un accroissement de leur patrimoine. Dès lors 
qu’ils avaient toujours déclaré à l’AFC-GE leurs éléments imposables, le rappel 
d’impôt se révélait injustifié et l’amende devait être annulée.  

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29)  Dans sa réponse du 24 mai 2012, l’AFC-GE a conclu au rejet du recours. 
Les contribuables n’avaient pas fait mention de l’abandon de créance dans leur 
déclaration fiscale 2001-B, ni dans leurs déclarations fiscales ultérieures. 
L'AFC-GE n’avait eu connaissance de la convention qu’à l’occasion du traitement 
de la taxation du frère du recourant. Les conditions de la procédure de rappel 
d’impôt étaient justifiées.  

  La soustraction d’impôt était clairement établie, dès lors que la taxation 
s’était révélée insuffisante et que l’AFC-GE avait dû procéder à un redressement 
fiscal, à la suite d’une information ressortant du dossier du frère du contribuable. 
La soustraction avait été commise à tout le moins par négligence. La quotité fixée 
était inférieure au montant ordinaire de l’amende et se révélait proportionnée à la 
faute et appropriée au cas d’espèce, notamment au regard de la profession du 
contribuable, actif dans le domaine de la fiscalité au moment où la soustraction 
avait été commise. En l’absence d’une bonne collaboration du contribuable, il ne 
se justifiait par ailleurs pas de réduire la quotité de l’amende.  

30)  Le 8 avril 2013, le TAPI a admis partiellement le recours dans le sens des 
considérants.  

  Les contribuables n'avaient pas mentionné le revenu de l'abandon de créance 
dans leur déclaration fiscale 2001-B. Ils n’avaient transmis la convention à 
l’AFC-GE qu’ultérieurement, dans le cadre de leur taxation 2003. Rien, à la 
lecture de la déclaration fiscale 2001-B, ne démontrait que celle-ci contenait des 
inexactitudes flagrantes et qu’elle aurait permis à l’autorité intimée de savoir que 
les contribuables avaient obtenu l’abandon de créance litigieux. L’AFC-GE 
pouvait dès lors de bonne foi se fier à la déclaration déposée par les époux 
X______. Aucune négligence ne devait ainsi lui être imputée. L’ouverture de la 
procédure de rappel d’impôt était justifiée. Les reprises étaient justifiées et les 
bordereaux de rappel d’impôt du 25 novembre 2011 devaient être confirmés.  

  Toutefois, l’AFC-GE ne motivait pas de manière suffisante sa décision du 
25 novembre 2011, pour que l’on puisse comprendre comment elle y avait fixé la 
quotité de l’amende. En revanche, dans sa réponse du 24 mai 2012, l’AFC-GE 
expliquait que la quotité était inférieure au montant ordinaire de l’amende. Ce 
faisant, elle semblait être partie du principe qu’en cas de négligence, la quotité de 
l’amende équivalait dans la règle à une fois les droits soustraits. Or, un tel 
raisonnement se révélait incorrect. En effet, l’AFC-GE, dès lors qu’elle avait 
considéré que la soustraction avait été commise par négligence, aurait dû retenir, 
comme sanction de base, une amende équivalant à un tiers des droits soustraits, 
qu’elle aurait pu atténuer ou aggraver suivant les circonstances du cas d’espèce. 
Toutefois, les connaissances professionnelles du contribuable, patron d’une 
fiduciaire, ainsi que les montants soustraits, constituaient des circonstances 
aggravantes. La quotité de l'amende IFD 2001-B devait être portée à 0,6 fois 
l'impôt éludé, au lieu de 0,75 fois.  

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  Concernant l'amende ICC, l’AFC-GE n’avait ouvert la procédure en 
soustraction d’impôt pour la période 2001-B que le 8 novembre 2011, soit au-delà 
du délai de prescription relatif de cinq ans de l'art. 341A de la loi générale sur les 
contributions publiques du 9 novembre l887 (aLCP - D 3 05), applicable en 
l'espèce car étant plus favorable que le nouveau droit, à savoir la loi fédérale sur 
l’harmonisation des impôts directs des cantons et des communes du 14 décembre 
1990 (LHID - RS 642.14) et la loi de procédure fiscale du 4 octobre 2001 
(LPFisc - D 3 17). Il en découlait que l’autorité intimée n’était pas fondée à 
infliger l'amende ICC 2001-B aux contribuables, l’action pénale ayant été 
prescrite. Ladite amende devait donc être annulée.  

31)  Le 16 mai 2013, Mme et M. X______ ont recouru contre le jugement du 
TAPI auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la 
chambre administrative), concluant principalement à l'annulation des bordereaux 
d'impôt du 25 novembre 2011 ainsi que des bordereaux d'amende, subsidiairement 
au renvoi du dossier à l'AFC-GE pour constater le bien-fondé de la perte et 
l'absence d'enrichissement et qu'en l'absence de soustraction, il n'y avait pas lieu 
d'ouvrir une procédure en rappel d'impôt.   

  M. X______ devait être considéré comme un professionnel de l'immobilier 
et l'immeuble acquis devait être attribué à sa fortune commerciale, permettant la 
déductibilité des pertes du revenu.  

  L'AFC-GE ne pouvait invoquer l'ouverture d'une procédure à l'occasion du 
traitement du dossier du frère du contribuable, alors que les éléments concernant 
la promotion avaient été préalablement portés à la connaissance de l'AFC-GE par 
le contribuable.  

  D'autre part, l'AFC-GE ne pouvait en aucun cas établir qu'il y avait 
soustraction d'impôt, dès lors qu'il était prouvé que le résultat de la promotion 
s'était soldé par une perte.  

  M. X______ avait effectivement travaillé dans le domaine fiduciaire, 
mais jamais en tant que fiscaliste. Cet élément ne pouvait être retenu comme 
circonstance aggravante. A l'appui de cette allégation, le recourant a produit son 
curriculum vitae – non daté –, qui ne mentionne, en tant qu'expérience en matière 
fiscale, que des rapports, dans le cadre d'un service du personnel, notamment avec 
les contributions publiques.  

32)  Le 17 mai 2013, l'AFC-GE a également recouru contre ce jugement, en tant 
qu'il disposait que l'amende ICC était prescrite, concluant à son annulation sur ce 
point.  

  La LHID était entrée en vigueur le 1er janvier 1993. Elle était directement 
applicable pour les cantons dès le 1er janvier 2001 si leur législation fiscale ne lui 

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était pas conforme (art. 72 al. 1 et 2 LHID). Au moment des faits, le délai de 
prescription des art. 340 et 341 aLCP était de cinq ans, non compris l'année 
courante (art. 341A aLCP). Comme l'avait mentionné le TAPI, l'aLCP ne 
prévoyait pas de prescription absolue alors que la LHID instaurait des délais, 
respectivement de dix ans pour la prescription relative et quinze ans pour 
l'absolue. La prescription de l'action pénale étant réglée exhaustivement par la 
LHID, les cantons ne disposaient d'aucune marge dans la concrétisation de ces 
principes de droit fédéral. La LHID était directement applicable pour l'ICC 2001 
selon son art. 72. Ces délais étaient d'ailleurs repris par la LPFisc dès 2002 et 
étaient ceux de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct du 14 décembre 1990 
(LIFD - RS 642.11). Si une comparaison en vue de l'application de la lex mitior 
devait être faite, il convenait de comparer la LHID et la LPFisc, en vigueur au 
moment où l'amende avait été infligée. Le principe de l'harmonisation verticale 
s'opposait à ce que dans le cadre de l'application de la lex mitior, le TAPI fasse 
application d'une loi qui n'était harmonisée ni verticalement, ni horizontalement. 
Si l'aLCP avait été compatible avec la LHID, il aurait pu être fait application de 
celle-là. Le délai de prescription relative étant de dix ans, il avait été valablement 
interrompu avant son échéance. La prescription absolue de quinze ans n'étant pas 
atteinte, l'amende ICC 2001 n'était pas prescrite.  

33)  Dans sa réponse du 28 juin 2013, l'AFC-GE a conclu au rejet du recours de 
Mme et M. X______.  

  M. X______ ne pouvait prétendre à la déduction d'une perte qu'il avait 
déclarée, mais qui avait été refusée en taxation. Il lui aurait appartenu de se 
prévaloir de ce grief dans le cadre des voies de droit à l'encontre de sa taxation 
ordinaire de 2001. Les bordereaux rectificatifs faisant l'objet de la présente 
procédure ne couvraient pas ce point et il n'était pas possible d'étendre le litige à 
l'intégralité de la taxation.  

  Le rappel d'impôt découlait de la convention du 15 février 2001 passée entre 
M. X______ et la banque. Or, cette convention n'avait pas été portée à la 
connaissance de l'AFC-GE avec la déclaration fiscale 2001. Il ne saurait être 
reproché à l'AFC-GE de ne pas s'être livrée à des investigations complémentaires 
au moment de procéder à la taxation 2001 du contribuable, dès lors que ce devoir 
ne lui incombait que si la déclaration fiscale contenait indiscutablement des 
inexactitudes flagrantes. Le rappel d'impôt était donc justifié, dès lors qu'au 
moment de la taxation 2001, l'AFC-GE ne disposait d'aucun élément lui 
permettant de se rendre compte qu'un abandon de créance avait été consenti en 
faveur du contribuable.  

  Il apparaissait que M. X______ se présentait comme actif dans le domaine 
de la fiscalité. Le papier à en-tête de son propre bureau fiduciaire mentionnait 
« X______ -, membre de l'union suisse des fiduciaires ». De plus, une part du 
chiffre d'affaires dudit bureau fiduciaire était composée d'honoraires « fiscalité ». 

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Enfin, la promotion immobilière à laquelle il s'était associé, avec des 
professionnels, amenait à considérer qu'il était versé dans le monde des affaires.  

34)  Dans leur réponse du 23 juillet 2013, Mme et M. X______ ont répété qu'ils 
avaient agi de bonne foi sans aucune volonté de dissimulation ou de soustraction.  

35)  Le 30 juillet 2013, le juge délégué a informé les parties que la cause était 
gardée à juger.  

EN DROIT 

1)  Interjetés en temps utile devant la juridiction compétente, les recours sont 
recevables (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 
2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 49 al. 1 LPFisc ; art. 140 LIFD par renvoi 
de l'art. 145 LIFD).  

2)  Les époux X______ estiment que l'AFC-GE aurait dû déduire la perte sur 
promotion indiquée par M. X______ dans sa déclaration fiscale 2001-B.  

3)  Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le rappel d'impôt n'équivaut pas 
à un nouvel examen complet de la taxation, mais ne porte que sur les points pour 
lesquels l'autorité fiscale dispose de nouveaux éléments. L'existence d'un rappel 
d'impôt ne saurait ainsi autoriser le contribuable à revenir librement sur l'ensemble 
de sa taxation. Sous réserve d'une erreur manifeste, celui-ci peut uniquement 
demander que la taxation soit reprise en sa faveur sur les points qui, précisément, 
font l'objet du rappel d'impôt (ATF 98 Ia 22 consid. 2, p. 25 ; Arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_277/2008 du 26 septembre 2008). 

  En l'espèce, les époux X______ ne se sont pas prévalus de ce grief par les 
voies de recours ouvertes à l'encontre de leur taxation de 2001. La procédure de 
rappel d'impôt ne concerne que la convention d'abandon de créance. Ils ne 
peuvent donc pas revenir sur cet élément en étendant le litige à l'intégralité de la 
taxation. Ce grief doit être rejeté.  

4)  Mme et M. X______ font ensuite valoir que le rappel d'impôt n'est pas 
justifié, au motif que l'AFC-GE aurait pu se rendre compte que la convention ne 
figurait pas, à tort, dans la déclaration fiscale du contribuable. 

  Cet argument ne saurait être suivi. L'autorité fiscale ne doit se livrer à des 
investigations complémentaires au moment de procéder à la taxation que si la 
déclaration contient indiscutablement des inexactitudes flagrantes (Arrêt du 
Tribunal fédéral 2C_1225/2012 du 7 juin 2013 consid. 3.1).  

- 12/19 - 

A/563/2012 

  Au moment de la taxation 2001, aucun élément ne permettait à l'AFC-GE de 
se rendre compte qu'un abandon de créance avait été consenti en faveur du 
contribuable. La déduction demandée par les époux X______ n'était en tant que 
telle pas de nature à conduire l'AFC-GE à envisager sérieusement un abandon de 
créance pour un montant élevé. L'AFC-GE était donc fondée à ouvrir une 
procédure de rappel d'impôt ultérieurement.  

5)  Les recourants contestent le principe du rappel d'impôt.  

6)  Il est incontesté que la dette hypothécaire due à Y______ S.A. était 
commerciale.  

  La remise d'une dette commerciale n'est pas imposable en vertu de la clause 
générale de l'art. 16 al. 1 LIFD, mais doit être traitée comme un revenu provenant 
d'une activité lucrative indépendante. Il s'agit plus particulièrement d'un bénéfice 
en capital provenant de la réalisation d'un élément de la fortune commerciale du 
contribuable au sens de l'art. 18 al. 2 LIFD, sous la forme d'une diminution de 
passif (Arrêt du Tribunal fédéral 2C_276/2010 du 19 octobre 2010 consid. 4.2 ; 
Y. NOËL, Commentaire LIFD, Bâle 2008, n. 56 ad art. 18 LIFD). Le bénéfice 
correspond alors à la différence entre l'ancienne et la nouvelle valeur comptable 
(Arrêt du Tribunal fédéral 2C_276/2010 précité consid. 4.2 ; Y. NOËL, op. cit., 
n. 62 ad art. 18 LIFD). Il ne saurait y avoir de prise en compte de la valeur 
effective de la dette lors de son abandon. Seule sa valeur comptable est décisive 
pour déterminer le bénéfice commercial d'un indépendant. Or cette valeur ne peut, 
s'agissant comme en l'espèce d'un compte de passif, être inférieure au montant dû 
(Arrêt du Tribunal fédéral 2C_276/2010 précité consid. 4.2 ; Y. NOËL, op. cit., 
n. 55 ad art. 18 LIFD). 

  Cela est confirmé par le fait que le contribuable indépendant est imposé 
uniquement sur son bénéfice commercial. A ce titre, il a droit aux déductions 
prévues pour les indépendants aux art. 27 à 31 LIFD et peut en particulier faire 
valoir ses pertes (Arrêt du Tribunal fédéral 2C_276/2010 précité consid. 4.2 ; 
Y. NOËL, op. cit., n. 12 ad art. 18 LIFD). 

  Ainsi, dans ce cas, le contribuable peut faire valoir ses pertes, notamment 
celles de l'art. 27 al. 2 let. b LIFD (Arrêt du Tribunal fédéral 2C_276/2010 précité 
consid. 4.2). L'AFC-GE l'a du reste admis (décision du 9 janvier 2012), mais a 
refusé cette déduction au motif qu'elle n'avait jamais figuré dans les déclarations 
antérieures. 

7)  Au regard de ces principes, ainsi que du principe d'étanchéité ou périodicité 
des exercices fiscaux, le rappel d'impôt est justifié dans son principe et sa quotité 
n'est pas contestée. Les intérêts de retard ne sont en tant que tels pas non plus 
contestés.  

- 13/19 - 

A/563/2012 

  Le jugement querellé sera confirmé concernant ces points. 

8)  Le dernier point litigieux porte sur la question de l'amende. L'AFC-GE 
conteste la prescription de la poursuite pénale de l'amende relative à l'ICC 2001-B 
alors que les époux X______ s'opposent au principe de cette dernière en 
invoquant l'absence de faute de leur part.  

9)  Conformément à la jurisprudence, les autorités de recours examinent la 
question de la prescription d'office lorsqu'un particulier est débiteur de l'Etat 
(ATF 106 Ib 364 ; ATA/363/2013 du 11 juin 2013 et la jurisprudence citée). 

10)  Le titre sixième de la LHID, entrée en vigueur le 1er janvier 1993, (art. 55 à 
61), traite des dispositions pénales. La teneur actuelle de l'art. 58 LHID est 
identique à celle applicable en 2001. La poursuite pénale de la soustraction 
d’impôt consommée se prescrit par dix ans à compter de la fin de la période 
fiscale pour laquelle le contribuable n’a pas été taxé ou l'a été de façon incomplète 
(al. 2). La prescription est interrompue par tout acte de procédure tendant à la 
poursuite de l’infraction introduit à l’encontre du contribuable. Un nouveau délai 
commence à courir à chaque interruption. La prescription ne peut toutefois être 
prolongée de plus de la moitié de sa durée initiale (al. 3). 

11)  Sur le plan cantonal et jusqu'en 2000, l'ICC a été réglé par l’aLCP. En effet, 
les dispositions fiscales entrées en vigueur le 1er janvier 2001 ont abrogé la plupart 
des dispositions de la LCP.  

  Les dispositions consacrées aux rappels d'impôt et pénalités n'ont été 
abrogées que le 1er janvier 2002 par l'entrée en vigueur de la LPFisc. 

  Selon l'art. 341 aLCP, tout contribuable qui, dans l'intention de frauder le 
fisc, le trompe ou cherche à le tromper relativement à ses éléments d'imposition, 
soit en faisant des déclarations volontairement inexactes, soit en produisant des 
pièces non conformes à la réalité, soit en dissimulant des pièces qui déterminent 
pour lui l'obligation de payer l'impôt, est frappé d'une amende fiscale pouvant 
s'élever jusqu'à 10 fois le montant de l'impôt éludé. 

  L'art. 341A aLCP précisait que la prescription des infractions visées aux 
art. 340 et 341 aLCP était de cinq ans, non compris l'année courante. 

  Par ailleurs, l'aLCP ne comportait pas de délai de prescription absolu. 
Toutefois, en raison de son caractère pénal, l'amende pour soustraction d'impôt 
était soumise à un délai de prescription absolu de dix ans, conformément à la 
jurisprudence et au droit pénal spécifique applicable à ce type de sanction à 
l'époque (ATA/18/2013 du 8 janvier 2013 ; ATA/445/2010 du 29 juin 2010 ; 
ATA/346/2006 du 20 juin 2006 et les références citées).  

- 14/19 - 

A/563/2012 

  S’agissant de l’ICC 2001, il était aussi régi par l'ancienne loi genevoise sur 
l'imposition des personnes physiques du 22 septembre 2000 (aLIPP), divisée en 
quatre parties (LIPP-I, LIPP-II, LIPP-III et LIPP-IV), entrée en vigueur le 
1er janvier 2001 en application de la LHID. L'aLIPP ne contenait aucune 
disposition sur la prescription de l'action pénale. 

12)  Les règles de procédure sont soumises à la LPFisc qui s'applique depuis le 
1er janvier 2002, y compris aux causes qui étaient encore pendantes 
(art. 86 LPFisc).  

  En application du principe de la lex mitior, la LPFisc prévoit la rétroactivité 
en matière de sanctions pénales. Elle dispose à son art. 84 que les sanctions 
pénales, afférentes à des infractions réalisées avant son entrée en vigueur, sont 
prononcées conformément à l'ancien droit, dans la mesure où le nouveau droit 
n'est pas plus favorable. La LPA est au surplus applicable dans la mesure où la 
LPFisc n'y déroge pas (art. 2 al. 2 LPFisc). 

  Selon l'art. 77 al. 1 let. b LPFisc, la poursuite pénale se prescrit, en cas de 
soustraction d’impôt consommée, par dix ans à compter de la fin de la période 
fiscale pour laquelle la taxation n'a pas été effectuée ou l’a été de façon 
incomplète. L'al. 2 précise que la prescription est interrompue par tout acte de 
procédure tendant à la poursuite du contribuable. Un nouveau délai commence à 
courir à chaque interruption. La prescription ne peut toutefois être prolongée de 
plus de la moitié de sa durée initiale (art. 77). Le délai de prescription absolue est 
donc de quinze ans (ATA/359/2011 du 7 juin 2011 consid. 16 ; ATA/445/2010 du 
29 juin 2010 consid. 6b ; ATA/265/2007 du 22 mai 2007 consid. 3 ; 
ATA/440/2005 du 21 juin 2005 consid. 3 ; ATA/547/2001 du 28 août 2001 
consid. 8 et les références citées). 

13)  Le message du Conseil Fédéral concernant les lois fédérales sur 
l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes ainsi que l'impôt 
fédéral (Message sur l'harmonisation fiscale - FF 1983 III 5) du 25 mai 1983 
mentionne qu'en « exécution de l'article 42quinquies de la Constitution fédérale de 
la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), les projets de lois 
présentés dans le message visent à harmoniser la législation des cantons et ont 
pour but d'élaborer des principes régissant l'assujettissement à l'impôt, l'objet et le 
calcul des impôts dans le temps ainsi que la procédure et le droit pénal en matière 
fiscale. C'est l'objet du projet de loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs 
des cantons et des communes (LHID) ».  

14)  Sur le plan cantonal, lors des travaux préparatoires de la LPFisc, la 
non-conformité de certaines dispositions cantonales à la LHID a été expressément 
relevée : « Le délai de 8 ans a expiré le 1er janvier 2001. Or, la troisième partie de 
la loi générale sur les contributions publiques, du 9 novembre 1887, contient de 

- 15/19 - 

A/563/2012 

nombreuses dispositions qui ne sont pas compatibles avec la LHID ». Les 
art. 340 à 341A aLCP étaient donnés en exemple (MGC 2001 28/VI 5110). 

  L'exposé des motifs relevait que les délais de prescription (relatif et absolu) 
proposés dans le projet de la LPFisc (art. 79 du projet, et 77 de la loi actuelle) 
étaient identiques au texte de l'art. 58 LHID (MGC 2001 28/VI 5214). 

15)  Entrée en vigueur le 1er janvier 2002, la LPFisc a adopté un délai de 
prescription de l'action pénale relatif de dix ans et absolu de quinze ans, à l'instar 
de la LHID.  

16)  L'AFC-GE conteste l'application de la lex mitior faite par le TAPI qui a 
comparé l'aLCP avec la LPFisc et la LHID. 

  Le TAPI ne pose pas la question de l'application de la LHID à la 
prescription de l'action pénale de l'amende ICC 2001, en qualifiant la LHID de 
« nouveau droit », à l'instar de la LPFisc. Or, la LHID était directement 
applicable, si les dispositions du droit fiscal cantonal s’en écartaient, dès le 
1er janvier 2001 et non dès le 1er janvier 2002.  

17)  La jurisprudence de la chambre de céans a longtemps appliqué à la 
prescription de l'action pénale relative aux amendes ICC l'aLCP jusqu'à la fin de 
l'année 2001 (art. 341 et 341A aLCP) et la LPFisc à compter du 1er janvier 2002 
(ATA/18/2013 du 8 janvier 2013 ; ATA/359/2011 du 7 juin 2011 ; ATA/445/2010 
du 29 juin 2010 consid. 6c). 

  Toutefois, la chambre administrative est récemment revenue sur cette 
jurisprudence (ATA/444/2013 du 30 juillet 2013). 

18)  Il ressort de la lettre de l'art. 58 LHID que les délais de 
prescription - a contrario, la marge de liberté restant aux cantons en cette 
matière - y sont réglés exhaustivement. 

  Le message précité du Conseil Fédéral de 1983 confirme que 
l'harmonisation voulue concernait prioritairement notamment le droit pénal en 
matière fiscale.  

  Le Mémorial du Grand Conseil genevois relatif à l'adoption de la LPFisc 
relevait en 2001 l'incompatibilité de l'art. 341A aLCP avec la LHID. Le projet de 
loi avait précisément pour but d'harmoniser le droit cantonal par rapport au droit 
fédéral dès le 1er janvier 2002. 

  Le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de juger que certaines dispositions 
cantonales genevoises n'étaient pas conformes à la LHID et de rappeler que 
celle-ci était directement applicable depuis le 1er janvier 2001 (ATF 128 II 66 ; 
128 II 56). 

- 16/19 - 

A/563/2012 

  Force est dès lors de constater qu'en 2001, en application de l'art. 72 LHID, 
la prescription de l'action pénale en matière d'amende ICC était régie directement 
par l'art. 58 LHID et non par l'art. 341A aLCP (ATA/444/2013 précité consid. 14). 

19)  L'application de la lex mitior pour l'ICC 2001-B doit, par voie de 
conséquence, se faire entre la LHID, directement applicable en 2001, et la LPFisc 
(ATA/444/2013 précité consid. 15).     

  En l'occurrence, les deux systèmes sont similaires, à savoir un délai de 
prescription relatif de dix ans et absolu de quinze ans.  

20)  La poursuite de la soustraction d’impôt consommée se prescrit par dix ans à 
compter de la fin de la période fiscale pour laquelle le contribuable n’a pas été 
taxé ou l’a été de manière incomplète (art. 61 al. 1 LPFisc). La prescription est 
interrompue par tout acte de procédure tendant à la poursuite de l’infraction 
introduit à l’encontre du contribuable. Un nouveau délai commence à courir à 
chaque interruption ; la prescription ne peut toutefois être prolongée de plus de la 
moitié de sa durée initiale (art. 61 al. 3 LPFisc).  

21)  La notion d’acte interruptif de la prescription fiscale s’interprète largement. 
Conformément à la jurisprudence, tous les actes de l’autorité qui sont portés à la 
connaissance du contribuable dans le processus tendant à déterminer la créance 
ont pour effet d’interrompre la prescription même s’ils ne continuent pas 
concrètement la procédure de taxation. Il en va ainsi non seulement des actes de 
perception de l’impôt proprement dit mais aussi de l’ensemble des autres actes 
officiels, à l’image de simples lettres ou d’injonctions s’inscrivant dans le suivi de 
la taxation (ATA/444/2013 précité ; ATA/632/2012 du 18 septembre 2012 ; 
ATA/469/2012 du 31 juillet 2012). 

22)  Les contribuables ayant déposé leur déclaration le 19 novembre 2002 et 
l'AFC-GE ayant ouvert la procédure en soustraction d'impôt le 8 novembre 2011, 
le délai de prescription relatif de dix ans a été valablement interrompu. Le délai 
absolu de quinze ans n'étant pas écoulé, l'amende relative à l'ICC 2001 n'est pas 
prescrite. 

23)  Les époux X______ contestent le principe de leurs amendes. 

24)  Selon l’art. 175 al. 1 et 2 LIFD en matière d’IFD et les art. 56 al. 1 LHID et 
69 al. 1 et 2 LPFisc en matière d’ICC, le contribuable qui, intentionnellement ou 
par négligence, aura fait en sorte qu’une taxation entrée en force soit incomplète, 
sera puni d’une amende proportionnée à sa faute, allant du tiers au triple de 
l’impôt soustrait ; en règle générale, l’amende sera égale au montant simple de 
l’impôt soustrait.   

  Il y a négligence lorsque, par une imprévoyance coupable, un contribuable 
ne se rend pas compte ou ne tient pas compte des conséquences de son acte. Tel 

- 17/19 - 

A/563/2012 

est le cas lorsque le contribuable n'a pas usé des précautions commandées par les 
circonstances et par sa situation personnelle (art. 12 al. 3 du Code pénal suisse du 
21 décembre 1937 - CP - RS 311.0 ; RDAF 2003 II 622, 631 ; X. OBERSON, 
Droit fiscal suisse, 2012, § 26 p. 587 n. 18).  

  Il y a comportement intentionnel dès lors qu’il est établi avec une sécurité 
suffisante que le contribuable était conscient que les informations données étaient 
incomplètes ou incorrectes ; si cette conscience est établie, on peut alors présumer 
l’intention ou du moins le dol éventuel (X. OBERSON, op. cit., § 26 p. 587 n. 17). 
Une telle présomption est difficile à renverser à teneur de la jurisprudence 
constante (ATF 114 Ib 27 consid. 3a p. 29 ; Arrêt du Tribunal fédéral 
2C_480/2009 du 16 mars 2010 consid. 5.5 ; RDAF 2003 II 632 ss, notamment 
637, et la jurisprudence citée). 

25)  En l'espèce, les époux X______ ont considéré que l'abandon de créance de 
la part de la banque ne devait pas être considéré comme un revenu et donc ne 
devait pas être déclaré. L'AFC-GE et le TAPI ont considéré qu'il y avait eu 
négligence de leur part. La chambre administrative n'est pas de cet avis.  

  Les époux X______ avaient l'intention de porter la convention à la 
connaissance de l'AFC-GE en annexe de la lettre du 11 octobre 2004, mais ladite 
annexe n'est pas parvenue à l'AFC-GE. Le document est par la suite arrivé en 
mains de cette dernière lorsque le contribuable a transmis la déclaration de son 
frère, ce qui démontre que le contribuable n'avait aucune intention de cacher la 
convention.  

  Certes, M. X______ exploite une fiduciaire. Le papier à en-tête de cette 
dernière fait mention des compétences « comptabilité-fiscalité » et précise qu'il est 
membre de l'union suisse des fiduciaires. Toutefois, au vu du parcours de ce 
dernier, il paraît peu probable qu'il dispose de connaissances pointues dans le 
domaine de la fiscalité. De plus, comme l'a reconnu l'AFC-GE dans sa lettre du 
18 avril 2006, les contribuables n'avaient jamais déduit les pertes subies dans la 
participation Z______.  

  Ainsi, vu l'absence de pertes déclarées et le fait qu'il était en tout état de 
cause perdant financièrement, il est compréhensible que le recourant n'ait pas 
pensé qu'il devait déclarer l'abandon de créance objet du litige. Contrairement à un 
autre cas tranché par la Haute Cour (ATA/175/2010 du 16 mars 2010 suivi de 
l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_326/2010 du 7 octobre 2010, puis ATA/544/2012 
du 21 août 2012, suivi de l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_1007/2012 du 15 mars 
2013), il n'a, dans le cadre de sa déclaration 2001-B, fourni à l'AFC-GE aucun 
document relatif à l'opération Z______. Il est donc compréhensible qu'il ait voulu 
déduire sa seule perte effective, c'est-à-dire celle déjà payée cette année 2001, soit 
CHF 10'000.-. L’indication dans sa déclaration fiscale 1997 d’une dette et 
d’intérêts, minimes par rapport à la dette totale, n’y change rien. 

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  Dans ces circonstances, une mauvaise appréciation de la nature fiscale de 
l'abandon de créance ainsi qu'un simple oubli de joindre une annexe ne peuvent 
être constitutifs d'une faute, même par négligence. Il apparaît donc que les époux 
X______ n'ont commis aucune faute dans leur déclaration fiscale et les amendes 
IFD et ICC 2001 ne sont pas fondées.  

26)  Au vu de ce qui précède, le recours de l'AFC-GE, qui conclut au maintien 
de l'amende ICC 2001, sera rejeté et celui des époux X______ sera admis en tant 
qu'il porte sur l'amende IFD 2001-B. Le jugement du TAPI sera confirmé pour le 
surplus.  

27)  Vu l'issue du litige, et le fait que les époux X______ succombent sur la 
majeure partie du litige, un émolument de CHF 1’000.- sera mis à leur charge 
(art. 87 al. 1 LPA). Une indemnité de procédure de CHF 500.- sera allouée aux 
époux X______, à la charge de l'Etat de Genève (art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevables les recours interjetés le 16 mai 2013 par Madame et 
Monsieur X______ et le 17 mai 2013 par l’administration fiscale cantonale contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 8 avril 2013 ; 

au fond : 

rejette le recours de l’administration fiscale cantonale du 17 mai 2013 ; 

admet partiellement le recours de Madame et Monsieur X______ du 16 mai 2013 ; 

annule le jugement du Tribunal administratif de première instance du 8 avril 2013 en ce 
qu'il admet le principe de l'amende IFD 2001-B; 

annule le bordereau d'amende IFD 2001-B du 25 novembre 2011 ;  

confirme le jugement querellé pour le surplus ;  

met un émolument de CHF 1’000.- à la charge de Madame et Monsieur X______, pris 
conjointement et solidairement ;  

alloue une indemnité de procédure de CHF 500.- à Madame et Monsieur X______, à la 
charge de l'Etat de Genève ; 

- 19/19 - 

A/563/2012 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur Pierre Richa, mandataire de Madame et 
Monsieur X______, à l'administration fiscale cantonale, à l’administration fédérale des 
contributions, ainsi qu'au Tribunal administratif de première instance. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Junod, MM. Dumartheray, Verniory et Pagan, 
juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

S. Hüsler Enz 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :