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**Case Identifier:** 0b4d4a6b-6b64-5c7e-8769-98fd41267d3a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-04-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Assistance Juridique 10.04.2014 AC/513/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_005_AC-513-2014_2014-04-10.pdf

## Full Text

Notification conforme, par pli(s) recommandé(s) du greffier le 10 avril 2014 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

AC/513/2014 DAAJ/24/2014 

COUR DE JUSTICE 

Assistance judiciaire 

DECISION DU JEUDI 10 AVRIL 2014 

 

 

Statuant sur le recours déposé par : 

 

Monsieur A______, domicilié ______, Genève, 

représenté par Me Guillaume FAUCONNET, avocat, quai Gustave-Ador 38, case 
postale 6293, 1211 Genève 6, 

 

contre la décision du 24 février 2014 du Vice-président du Tribunal civil. 

 

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AC/513/2014 

EN FAIT 

A. Le 21 février 2014, A______ (ci-après : le recourant) a sollicité l'assistance juridique 
pour sa défense à une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. 

À l'appui de sa requête, il a notamment produit les factures relatives à ses primes 
d'assurance-maladie et celles de ses enfants pour l'année 2014 auprès d'Assura (soit 
199 fr. 45 pour lui-même, 229 fr. 75, et deux fois 56.45 pour les trois enfants [avec le 
système "PharMed" et une franchise de zéro franc pour les deux derniers]) et a allégué 
que celle de son épouse s'élevait à 290 fr. Il ressort par ailleurs du dossier que chaque 
membre de la famille a bénéficié de subsides d'assurance-maladie pour l'année 2013 et 
que l'épouse a perçu un salaire mensuel net de 2'724 fr. 70, 2'425 fr. 05 et 2'676 fr. entre 
les mois d'août et octobre 2013. 

B. Par décision du 24 février 2014, notifiée le 3 mars 2014, le Vice-président du Tribunal 
civil a rejeté la requête précitée. En substance, il a été retenu que le recourant ne 
remplissait pas la condition d'indigence, les revenus de son ménage dépassant de 847 fr. 
le minimum vital élargi et de 1'507 fr. le minimum vital strict en vigueur à Genève. Le 
ménage du recourant, composé de lui-même, de son épouse et de leurs trois enfants, 
âgés de 18, 15 et 8 ans, disposait en effet de ressources mensuelles totales de 7'222 fr., 
comprenant 3'297 fr. de salaire du recourant, 2'825 fr. de salaire de son épouse, 13ème 
salaire inclus, ainsi que 1'100 fr. d'allocations familiales et de formation professionnelle. 
Les charges mensuelles admissibles du ménage s'élevaient à 6'375 fr., comprenant 
1'350 fr. de loyer, 516 fr. de primes d'assurance-maladie pour la famille, subsides 
déduits, 159 fr. d'impôts du couple répartis sur une année, 190 fr. d'abonnements de bus 
pour l'épouse du recourant et les enfants, 200 fr. de frais de véhicule du recourant, 
3'300 fr. d'entretien de base OP, ainsi qu'une majoration de 20% de ce montant. Pour le 
surplus, il ressortait des informations fournies, mais non étayées par le recourant, que 
celui-ci et son épouse étaient propriétaires d'un appartement en Espagne, financé en 
totalité par un emprunt hypothécaire, mais qui était sur le point d'être saisi et réalisé au 
seul profit de la banque. 

C. a. Recours est formé contre cette décision, par acte déposé le 10 mars 2014 au greffe de 
la Cour de justice. Le recourant conclut à être dispensé de toute avance de frais, à 
l'annulation de la décision entreprise, à l'octroi de l'assistance juridique avec effet au 
21 février 2014, à ce qu'il soit dit que son recours est couvert par ledit octroi, et à ce que 
les frais soient laissés à la charge de l'État de Genève. Le recourant se plaint d'une 
constatation erronée des faits. Selon lui, le salaire de son épouse s'élève à 2'425 fr., 
versé 13 fois l'an. Par ailleurs, il explique que le montant total des primes 
d'assurance-maladie de la famille s'élève à 832 fr., précisant que lui-même et son fils 
aîné ne touchent pas de subsides et que les primes des deux autres enfants s'élèvent à  
56 fr. environ pour chacun, subsides déduits. Il conteste en outre la non prise en charge 
des frais d'électricité allégués. Pour le surplus, il invoque la violation du principe de 

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l'égalité de traitement, dans la mesure où son épouse a été mise au bénéfice de 
l'assistance juridique, par décision du 17 décembre 2013, pour la procédure de mesures 
protectrices de l'union conjugale. 

Le recourant produit des pièces nouvelles. 

b. Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations. 

EN DROIT 

1. 1.1. La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice 
en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 121 CPC et art. 21 al. 3 LaCC), 
compétence déléguée à la vice-présidente soussignée (art. 29 al. 5 LOJ ; arrêt du 
Tribunal fédéral 2D_6/2012 du 31 juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est 
introduit auprès de l'instance de recours (art. 321 al. 1 CPC) dans un délai de dix jours 
(art. 321 al. 2 CPC et 11 RAJ). 

1.2. En l'espèce, le recours est recevable pour avoir été interjeté dans le délai utile et en 
la forme écrite prescrite par la loi. 

1.3. Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 121 CPC), son pouvoir d'examen est 
limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits 
(art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ). Il appartient en particulier au 
recourant de motiver en droit son recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus 
par l'instance inférieure (HOHL, Procédure civile, tome II, 2ème éd., n. 2513-2515). 

2. Les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables dans le cadre d'un 
recours (art. 326 al. 1 CPC), ce qui ne cause aucun préjudice au recourant puisque 
celui-ci est en droit de déposer une nouvelle requête d'assistance juridique (arrêt du 
Tribunal fédéral 5A_336/2007 du 5 octobre 2007 consid. 2.2) en y exposant les faits 
nouveaux. 

Par conséquent, les pièces nouvelles ne seront pas prises en considération. 

3. 3.1. L'octroi de l'assistance juridique est notamment subordonné à la condition que le 
requérant soit dans l'indigence (art. 29 al. 3 Cst. et 117 let. a CPC). 

Une personne est indigente lorsqu'elle ne peut assurer les frais liés à la défense de ses 
intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa 
famille (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 128 I 225 consid. 2.5.1). 

L'indigence s'apprécie en fonction de l'ensemble des ressources du recourant, dont ses 
revenus, sa fortune et ses charges, tous les éléments pertinents étant pris en 
considération (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 124 I 1 consid. 2a ; 120 Ia 179 consid. 3a). 
La situation économique existant au moment du dépôt de la requête est déterminante 

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(ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; ATF 120 Ia 179 consid. 3a). Seules les charges réellement 
acquittées sont susceptibles d'entrer dans le calcul du minimum vital (ATF 135 I 221 
consid. 5.1). 

Il incombe au requérant d'indiquer de manière complète et d'établir autant que faire se 
peut ses revenus, sa situation de fortune et ses charges (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; 
art. 119 al. 2 CPC et 7 al. 2 RAJ). 

Il appartient au justiciable sollicitant l'aide de l'État d'adapter son train de vie aux 
moyens financiers dont il dispose en donnant priorité aux dépenses relevant du strict 
minimum vital (Arrêts du Tribunal fédéral 5D_101/2007 du 7 janvier 2008 consid. 3.3 ; 
5P.295/2006 du 24 octobre 2006 consid. 3.4). 

Les ressources effectives des personnes qui ont à l'égard du requérant une obligation 
d'entretien, soit notamment le conjoint, doivent être prises en compte, le devoir de l'État 
d'accorder l'assistance juridique étant subsidiaire à l'obligation d'assistance et d'entretien 
prévue par le droit de la famille (ATF 138 III 672 consid. 4.2.1 ; 119 Ia 11 consid. 3a). 

La fortune d'un requérant est prise en compte dans la mesure où l'on peut exiger qu'il 
entame, aliène ou gage ses biens, mobiliers ou immobiliers, pour financer la défense 
juridique de ses intérêts (ATF 124 I 1 consid. 2d ; 120 Ia 179 consid. 3a ; arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_147/2011 du 20 juin 2011). 

La part des ressources excédant ce qui est nécessaire à la satisfaction des besoins 
personnels doit être comparée aux frais prévisibles de la procédure pour laquelle 
l'assistance judiciaire est requise. Celle-ci n'est pas accordée lorsque le solde disponible 
permet d'amortir les frais judiciaires et d'avocat en une année au plus, pour les procès 
relativement simples, et en deux ans pour les autres (ATF 135 I 221 consid. 5.1 ; arrêts 
du Tribunal fédéral 5A_810/2011 du 7 février 2012 consid. 2.3). 

3.2. En l'espèce, en ce qui concerne l'épouse du recourant, il résulte du dossier que son 
salaire mensuel net moyen s'élève à 2'608 fr. ([2'724 fr. 70 + 2'425 fr. 05 + 2'676]/3), 
versé 13 fois l'an, à savoir qu'elle réalise un revenu mensuel net de 2'825 fr. environ, 
comme l'a retenu, à juste titre, le premier juge. 

Par ailleurs, les frais d'électricité allégués ont été exclus à bon droit, dès lors que lesdits 
frais sont déjà pris en compte dans le montant de base OP. 

Le recourant a uniquement produit les factures relatives aux primes 
d'assurance-maladie, mais n'a apporté aucune preuve de leur paiement, ce qui aurait déjà 
pu conduire le premier juge à ne pas prendre ces frais en considération. En tout état, 
compte tenu des revenus du recourant et de son épouse, il paraît très douteux que 
lui-même et leur fils aîné ne touchent plus de subsides d'assurance-maladie. En outre, 
d'après les informations résultant du site Internet comparis.ch, la prime mensuelle 

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d'assurance-maladie d'un enfant de 8 ou 15 ans assuré auprès d'Assura, selon le modèle 
"Pharmed" et une franchise de zéro franc, se monte à 58 fr. environ, ce qui correspond 
pratiquement au montant figurant sur les factures produites par le recourant concernant 
ses filles. Il s'ensuit que les primes d'assurance-maladie d'à tout le moins deux enfants 
du couple sont entièrement couvertes par les subsides (ceux-ci s'élevant 
vraisemblablement à 100 fr. par enfant au vu des revenus du couple). Ainsi, 
contrairement aux dires du recourant, le montant total de primes d'assurance-maladie à 
charge de la famille ne s'élève pas à 832 fr., mais au maximum à 720 fr. 

En prenant en compte cette somme de 720 fr. – qui paraît surévaluée au regard de ce qui 
précède – dans les charges de la famille, le disponible mensuel s'élèverait encore à 
643 fr. (7'222 fr. de revenus - 6'579 fr., comprenant 1'350 fr. de loyer, 720 fr. de primes 
d'assurance-maladie pour la famille, 159 fr. d'impôts du couple, 190 fr. d'abonnements 
de bus pour l'épouse du recourant et les enfants, 200 fr. de frais de véhicule du 
recourant, 3'300 fr. d'entretien de base OP, ainsi qu'une majoration de 20% de ce 
montant). 

Ce montant est suffisant pour prendre en charge, au besoin par mensualités, les 
honoraires d'avocat du recourant pour sa défense dans la procédure de mesures 
protectrice de l'union conjugale initiée par son épouse. Au demeurant, pour le cas où il 
devait s'avérer que, contrairement aux allégations du recourant, le bien immobilier dont 
il est copropriétaire avec son épouse ne fera pas l'objet d'une réalisation forcée, il peut 
également être exigé de lui qu'il mette ce bien à contribution pour assumer ses 
honoraires d'avocat. 

Pour le surplus, dès lors qu'il n'existe pas un droit à l'égalité dans l'illégalité, le fait que 
le bénéfice de l'assistance juridique ait été octroyé à l'épouse du recourant, possiblement 
sur la base d'indications non conformes à la réalité, ne confère aucun droit au recourant 
à obtenir une décision favorable de l'Assistance juridique. 

Compte tenu de ce qui précède, le premier juge a, à bon droit, refusé d'octroyer 
l'assistance juridique au recourant au motif que la condition de l'indigence n'était pas 
remplie. 

Partant, le recours, infondé, est rejeté. 

4. Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la 
procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA VICE-PRÉSIDENTE DE LA COUR : 

À la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre la décision rendue le 24 février 2014 
par le Vice-président du Tribunal civil dans la cause AC/513/2014. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute A______ de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il n'est pas perçu de frais judiciaires. 

Notifie une copie de la présente décision à A______ en l'Étude de  
Me Guillaume FAUCONNET (art. 137 CPC). 

Siégeant : 

Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, vice-présidente ; Monsieur Jacques GUERTLER, 
greffier. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Indication des voies de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière 

civile ; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les 

art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110). Il 

connaît également des recours constitutionnels subsidiaires ; la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Dans 

les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification 

de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie 

forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours 

dans un seul mémoire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.