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**Case Identifier:** 8d89cf22-1081-534b-959c-798670e34f6e
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-08-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 30.08.2017 BVGE 2017 VII/7
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_BVGE-2017-VII-7_2017-08-30.pdf

## Full Text

2017 VII/7 Autorisation de séjour 

 

 

56 VII BVGE / ATAF / DTAF  

 

2017 VII/7 

Extrait de l'arrêt de la Cour VI 
dans la cause  

F‒1275/2014 du 30 août 2017 

Autorisation de séjour. Cas individuel d'extrême gravité et raisons 

personnelles majeures. Distinction entre nouvelle demande d'octroi 

d'une autorisation de séjour et demande de réexamen de la décision 

refusant la prolongation de l'autorisation de séjour. 

Art. 30 al. 1 let. b, art. 50 al. 1 let. b LEtr. 

1. Rappel de la jurisprudence développée, d'une part, en matière du 
cas individuel d'une extrême gravité et, d'autre part, des raisons 

personnelles majeures (consid. 4.2–5.2). 

2. Conséquences juridiques selon que l'art. 30 al. 1 let. b ou l'art. 50 
al. 1 let. b LEtr trouve application. Existence de raisons person-

nelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr. Nécessité d'un 

lien de causalité étroit entre la dissolution du mariage et la situa-

tion de détresse (consid. 5.3). 

3. Prise en compte des conditions d’application de l’art. 30 al. 1 let. b 
LEtr dans l'examen de l'existence de raisons personnelles ma-

jeures. Qualification en tant que demande de réexamen de la déci-

sion de refus de prolongation de l'autorisation de séjour requise en 

application de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, d'une demande posté-

rieure, tendant à la délivrance d'une autorisation de séjour basée 

sur l'art. 30 al. 1 let. b LEtr (consid. 5.4). 

4. Rupture de la connexion étroite entre la dissolution du mariage et 
la situation personnelle en raison de l'écoulement du temps. Possi-

bilité, dans ce cas, de requérir un nouvel examen de la situation 

personnelle en application de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr. Précision 

de la jurisprudence (consid. 5.5‒5.5.3). 

5. Nécessité d'un examen préalable par le SEM de la requête, qui lui 
est soumise par l'autorité cantonale, afin de déterminer s'il s'agit 

d'une demande de réexamen de la décision de non prolongation de 

l'autorisation de séjour requise en application de l'art. 50 al. 1 

let. b LEtr ou d'une nouvelle demande au sens de l'art. 30 al. 1 

let. b LEtr (consid. 5.6). 

Autorisation de séjour 2017 VII/7 

 

 

BVGE / ATAF / DTAF VII 57 

 

Aufenthaltsbewilligung. Schwerwiegender persönlicher Härtefall und 

wichtige persönliche Gründe. Unterscheidung zwischen neuem Auf-

enthaltsbewilligungsgesuch und Gesuch um Wiedererwägung des 

Entscheids, mit dem die Verlängerung der Aufenthaltsbewilligung ab-

gelehnt wurde. 

Art. 30 Abs. 1 Bst. b, Art. 50 Abs. 1 Bst. b AuG. 

1. Hinweis auf die Rechtsprechung zum schwerwiegenden persönli-
chen Härtefall und zu den wichtigen persönlichen Gründen 

(E. 4.2–5.2). 

2. Rechtliche Folgen, je nachdem ob Art. 30 Abs. 1 Bst. b oder 
Art. 50 Abs. 1 Bst. b AuG anzuwenden ist. Vorliegen wichtiger 

persönlicher Gründe im Sinne von Art. 50 Abs. 1 Bst. b AuG. Er-

fordernis eines engen Kausalzusammenhangs zwischen der Auflö-

sung der Ehe und der Notlage (E. 5.3). 

3. Bei der Prüfung des Vorliegens wichtiger persönlicher Gründe 
werden die Anwendungsvoraussetzungen von Art. 30 Abs. 1 Bst. b 

AuG mitberücksichtigt. Ein Bewilligungsgesuch im Sinne von 

Art. 30 Abs. 1 Bst. b AuG, das auf ein Verfahren nach Art. 50 

Abs. 1 Bst. b AuG folgt, wird deshalb als Gesuch um Wiedererwä-

gung der Ablehnung der Verlängerung im Sinne von Art. 50 

Abs. 1 Bst. b AuG betrachtet (E. 5.4). 

4. Unterbrechung des engen Zusammenhangs zwischen der Auflö-
sung der Ehe und der persönlichen Situation infolge Zeitablaufs. 

In einem solchen Fall kann eine erneute Prüfung der persönlichen 

Situation gemäss Art. 30 Abs. 1 Bst. b AuG verlangt werden. Prä-

zisierung der Rechtsprechung (E. 5.5‒5.5.3). 

5. Das SEM hat vorgängig zu prüfen, ob es sich beim von der kanto-
nalen Behörde übermittelten Gesuch um ein Gesuch um Wieder-

erwägung der Abweisung des auf Art. 50 Abs. 1 Bst. b AuG ge-

stützten Gesuchs um Verlängerung der Aufenthaltsbewilligung 

oder um ein neues Gesuch im Sinne von Art. 30 Abs. 1 Bst. b AuG 

handelt (E. 5.6). 

Permesso di dimora. Caso personale particolarmente grave e gravi 

motivi personali. Distinzione tra nuova domanda di rilascio di un per-

messo di dimora e domanda di riesame della decisione di rifiuto della 

proroga del permesso di dimora. 

2017 VII/7 Autorisation de séjour 

 

 

58 VII BVGE / ATAF / DTAF  

 

Art. 30 cpv. 1 lett. b e art. 50 cpv. 1 lett. b LStr. 

1. Richiamo della giurisprudenza sviluppata in materia del caso per-
sonale particolarmente grave e di gravi motivi personali 

(consid. 4.2–5.2). 

2. Conseguenze giuridiche a seconda che sia applicabile l'art. 30 
cpv. 1 lett. b oppure l'art. 50 cpv. 1 lett. b LStr. Esistenza di gravi 

motivi personali ai sensi dell'art. 50 cpv. 1 lett. b LStr. Necessità di 

uno stretto nesso causale tra lo scioglimento del matrimonio e la 

situazione di bisogno (consid. 5.3). 

3. Valutazione delle condizioni d'applicazione dell'art. 30 cpv. 1 
lett. b LStr nell'ambito dell'esame dell'esistenza di gravi motivi 

personali. Domanda successiva di rilascio di un permesso di di-

mora, fondata sull'art. 30 cpv. 1 lett. b LStr, qualificata come do-

manda di riesame della decisione di rifiuto della proroga del per-

messo richiesta in applicazione dell'art. 50 cpv. 1 lett. b LStr 

(consid. 5.4). 

4. Interruzione dello stretto nesso tra lo scioglimento del matrimonio 
e la situazione di bisogno a causa del trascorrere del tempo. Possi-

bilità, nella fattispecie, di richiedere un riesame della situazione 

personale in applicazione dell'art. 30 cpv. 1 lett. b LStr. Precisazio-

ne della giurisprudenza (consid. 5.5‒5.5.3). 

5. Necessità di un preesame da parte della SEM della richiesta sotto-
postale dall'autorità cantonale al fine di determinare se si tratta di 

una domanda di riesame del rifiuto della proroga del permesso di 

dimora fondata sull'art. 50 cpv. 1 lett. b LStr o di una nuova do-

manda ai sensi dell'art. 30 cpv. 1 lett. b LStr (consid. 5.6). 

 

Entré illégalement en Suisse en avril 1990, A., ressortissant algérien né en 

1962, s'est vu délivrer à trois reprises une autorisation de séjour, en raison 

de ses mariages successifs avec des ressortissantes suisses. En juin 2006, 

l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève 

(ci-après: l'OCPM) a fait savoir à l'intéressé qu'il était disposé, au vu de la 

durée de son séjour en Suisse, à lui octroyer une autorisation de séjour sous 

réserve de l'approbation de l'Office fédéral des migrations (ODM, aujour-

d'hui Secrétariat d'Etat aux migrations [SEM]). 

Par décision du 28 décembre 2006, l'ODM a refusé de donner son approba-

tion à la prolongation de l'autorisation de séjour de A. et a prononcé son 

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BVGE / ATAF / DTAF VII 59 

 

renvoi de Suisse. Le recours interjeté contre cette décision a été rejeté par 

arrêt du Tribunal administratif fédéral du 28 janvier 2010. Le recours en 

matière de droit public introduit devant le Tribunal fédéral a été rejeté par 

arrêt du 9 juin 2010. 

Par requêtes successives des 16 août 2010, 16 décembre 2011 et 5 avril 

2012, l'intéressé a requis de l'OCPM la délivrance d'une autorisation de 

séjour pour cas individuel d'une extrême gravité (ci-après aussi: « cas de 

rigueur ») au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr (RS 142.20). L'OCPM, sans 

entrer en matière sur les requêtes précitées, les a transmises à l'ODM pour 

raison de compétence. 

Le 28 janvier 2013, l'intéressé a introduit auprès de l'OCPM une requête 

tendant à un réexamen de sa situation. L'OCPM a transmis la demande à 

l'ODM. Ce dernier n'est pas entré en matière sur cette demande, qu'il a 

considérée comme une demande de réexamen de sa décision du 28 dé-

cembre 2006. Il a estimé, d'une part, que l'intéressé n'avait fait valoir aucun 

fait nouveau et, d'autre part, que les circonstances ne s'étaient pas modi-

fiées de manière notable depuis le prononcé précité. Le recours introduit 

contre cette décision le 7 novembre 2013 auprès du Tribunal administratif 

fédéral a été déclaré irrecevable pour défaut de paiement de l'avance de 

frais. 

Le 20 décembre 2013, A. a requis de l'OCPM la délivrance d'une autorisa-

tion de séjour pour cas individuel d'une extrême gravité, fondée sur 

l'art. 30 al. 1 let. b LEtr, respectivement sur l'art. 31 de l'ordonnance du 

24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une acti-

vité lucrative (OASA, RS 142.201), et motivée par la durée de son séjour 

en Suisse ainsi que par sa bonne intégration professionnelle et sociale. 

Par décision datée du 22 janvier 2014, l'OCPM n'est pas entré en matière 

sur la requête de l'intéressé et l'a transmise à l'ODM pour raison de compé-

tence. 

Par décision du 24 février 2014, l'ODM n'est pas entré en matière sur la 

requête de l'intéressé du 20 décembre 2013, qu'il a considérée comme étant 

une demande de reconsidération de sa décision de non-entrée en matière 

du 10 octobre 2013 (procédure de réexamen), au motif que l'intéressé 

n'avait fait valoir ni fait nouveau ni changement important des circons-

tances.  

Le Tribunal administratif fédéral admet le recours. 

2017 VII/7 Autorisation de séjour 

 

 

60 VII BVGE / ATAF / DTAF  

 

Extrait des considérants: 

4.  
4.1 (…) le SEM a traité la demande du recourant du 20 décembre 
2013, adressée aux autorités cantonales, en tant que demande de réexamen 

d'une décision de non-entrée en matière, relative à une demande, qualifiée 

par l'autorité fédérale, de reconsidération d'une décision de refus d'appro-

bation à la prolongation d'une autorisation de séjour suite à la dissolution 

du mariage datant du 28 décembre 2006, alors que l'intéressé avait solli-

cité, auprès des autorités cantonales, une autorisation de séjour pour cas 

individuel d'extrême gravité. 

4.2 Il convient de préciser que dans sa décision du 28 décembre 2006, 
prise en application des art. 4, 7 et 16 LSEE (RS 1 113), l'autorité intimée 

avait procédé à l'examen de la situation de l'intéressé sous l'angle du « cas 

de rigueur », en application de l'art. 13 let. f de l'ordonnance du 6 octobre 

1986 limitant le nombre des étrangers (OLE, RO 1986 1791). 

En effet, en cas de rupture de l'union conjugale sous l'empire de la LSEE, 

l'autorité examinait la question de la prolongation de l'autorisation de sé-

jour d'un étranger au regard de toutes les particularités de sa situation per-

sonnelle, respectivement de la situation de rigueur à laquelle il était sus-

ceptible d'être confronté s'il ne pouvait plus poursuivre son séjour en 

Suisse. L'ancien droit (soit la LSEE et l'OLE) ne contenait toutefois pas de 

disposition définissant les critères retenus pour l'appréciation des « cas de 

rigueur » (actuellement: cas individuels d'une extrême gravité). Ces cri-

tères découlaient alors de la jurisprudence du Tribunal fédéral, mais ont 

ensuite été codifiés, lors de l'entrée en vigueur de la LEtr et de l'OASA, à 

l'art. 31 al. 1 OASA, relatif à l'examen des cas individuels d'extrême gra-

vité au sens des art. 30 al. 1 let. b, art. 50 al. 1 let. b, art. 84 al. 5 LEtr et de 

l'art. 14 al. 2 LAsi (RS 142.31). 

5. La question se pose donc de savoir si c'est à juste titre que l'auto-
rité intimée a qualifié la demande de l'intéressé du 20 décembre 2013 en 

tant que demande de réexamen d'une décision de non-entrée en matière sur 

une requête considérée comme une demande de reconsidération de sa déci-

sion du 28 décembre 2006 (refus d'approbation à la prolongation d'une au-

torisation de séjour), alors que l'intéressé requérait expressément une auto-

risation de séjour pour cas individuel d'extrême gravité au sens de l'art. 30 

LEtr. 

Autorisation de séjour 2017 VII/7 

 

 

BVGE / ATAF / DTAF VII 61 

 

5.1 L'examen de la question de la prolongation de l'autorisation de 
séjour d'un étranger suite à la dissolution de son mariage au regard de la 

situation de rigueur dans laquelle il peut éventuellement se trouver, se fait 

toujours selon les mêmes critères définis à l'époque par le Tribunal fédéral, 

comme relevé ci-dessus, sous le consid. 4.2. C'est, en effet, dans le cadre 

de l'art. 50 LEtr, sous l'angle des « raisons personnelles majeures » de son 

al. 1 let. b, qu'il est dorénavant procédé à cet examen.  

5.2 Le Tribunal administratif fédéral s'est prononcé à plusieurs re-
prises sur l'application de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, à savoir sur la question 

des « raisons personnelles majeures », dans le cadre d'une procédure de 

refus de prolongation de l'autorisation de séjour suite à la dissolution du 

mariage et permettant à une partie, en dépit de sa séparation d'avec son 

conjoint, de rester en Suisse en raison de circonstances spéciales. 

L'art. 50 al. 1 let. b LEtr, à savoir les « raisons personnelles majeures » 

s'opposant au renvoi de l'étranger et lui conférant un droit à l'octroi d'une 

autorisation de séjour (cf. consid. 5.3), trouve uniquement application dans 

les situations où l'art. 50 al. 1 let. a LEtr n'est pas applicable, que ce soit 

en raison d'une durée du mariage inférieure à 3 ans, en raison d'une inté-

gration insuffisamment avancée, ou en raison de l'absence de réalisation 

de ces deux conditions.  

Selon l'art. 50 al. 2 LEtr, les raisons personnelles majeures visées à l'art. 50 

al. 1 let. b LEtr sont notamment données lorsque le conjoint est victime de 

violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre 

volonté d'un des époux, que la réintégration sociale dans le pays de prove-

nance semble fortement compromise ou, selon l'art. 31 OASA, si on se 

trouve en présence d'un cas personnel d'extrême gravité découlant directe-

ment de la dissolution de la communauté familiale.  

5.3 La différence majeure entre l'autorisation de séjour délivrée en 
reconnaissance d'un cas personnel d'extrême gravité selon les critères de 

l'art. 31 OASA découlant de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, par rapport à celle 

délivrée sur la base de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr, réside dans le fait qu'une 

reconnaissance de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 LEtr 

ouvre un droit à l'intéressé à la délivrance d'une autorisation de séjour, 

alors que la reconnaissance d'un cas individuel d'une extrême gravité au 

sens de l'art. 30 LEtr ne confère aucun droit à la partie, mais juste une 

possibilité d'octroi d'une autorisation de séjour, laissée au pouvoir d'appré-

ciation des autorités compétentes en la matière (cf. ATF 137 II 345 

consid. 3.2.1). 

2017 VII/7 Autorisation de séjour 

 

 

62 VII BVGE / ATAF / DTAF  

 

Cette différence trouve son explication dans le fait que le « nacheheliche 

Härtefall » (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.2.1) se raccroche au droit de sé-

jour de la personne étrangère selon l'art. 42 al. 1 LEtr, respectivement 

l'art. 43 al. 1 LEtr, en relation avec un regroupement familial, et que le 

législateur a estimé qu'en cas de dissolution du mariage, il importait d'évi-

ter que le retrait du droit au séjour ne crée un cas individuel d'une extrême 

gravité (cf. Message du 8 mars 2002 concernant la loi sur les étrangers, FF 

2002 3469, 3511 s., ch. 1.3.7.5 et 1.3.7.6). Le conjoint d'un ressortissant 

suisse était en effet susceptible de se retrouver d'un jour à l'autre dans une 

situation très difficile du fait de la dissolution de son mariage et méritait 

donc un examen et un règlement privilégié de sa situation personnelle. Une 

illustration typique de cette situation se retrouve dans les circonstances 

dans lesquelles serait placée la personne étrangère suite au décès de son 

conjoint et dont le renvoi dans son pays, du fait du non-renouvellement de 

son autorisation de séjour, la placerait dans une situation de dénuement 

complet. 

Les raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 LEtr découlent donc 

directement de la situation dans laquelle se retrouve la personne étrangère, 

suite à la dissolution de son union conjugale. Elles sont étroitement liées 

aux conséquences d'une séparation, voire d'un décès (cf. THOMAS HUGI 

YAR, Von Trennungen, Härtefällen und Delikten ‒ Ausländerrechtliches 

rund um die Ehe- und Familiengemeinschaft, in: Annuaire du droit de la 

migration 2012/2013, 2013, p. 81). Ainsi, ces raisons ne peuvent être que 

celles qui résultent de la situation de la personne, suite à la disparition de 

sa prétention à un droit de présence en raison de l'art. 42 al. 1 LEtr ou  

de l'art. 43 al. 1 LEtr (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.2.3; arrêts du TF 

2C_365/2010 du 22 juin 2011 consid. 3.5; 2C_590/2010 du 29 novembre 

2010 consid. 2.5.3). Il doit donc exister une certaine causalité entre la rup-

ture de la communauté familiale et « le cas de rigueur » dans lequel se 

trouve la personne concernée.  

5.4 Dans un arrêt C‒1876/2012 du 26 octobre 2012 (jugement rendu 
à 5 juges), le Tribunal administratif fédéral a retenu en son consid. 2 que 

le refus d'approuver l'octroi d'une autorisation de séjour suite à la dissolu-

tion de la famille selon l'art. 50 LEtr incluait de facto une réponse négative 

à l'octroi d'une autorisation de séjour pour « cas de rigueur » au sens de 

l'art. 30 al. 1 let. b LEtr.  

De ce fait, une requête subséquente des autorités cantonales tendant à l'oc-

troi d'un cas de rigueur selon l'art. 30 LEtr, après une procédure selon 

Autorisation de séjour 2017 VII/7 

 

 

BVGE / ATAF / DTAF VII 63 

 

l'art. 50 LEtr, devait être considérée comme une demande de réexamen de 

la décision de refus d'approbation à la prolongation de l'autorisation de 

séjour suite à la dissolution de l'union conjugale. 

Cet arrêt fixe une jurisprudence largement suivie par le Tribunal 

administratif fédéral (cf. arrêts du TAF C‒4996/2011 du 20 décembre  

2011 consid. 4 et réf. cit.; C‒6133/2008 du 15 juillet 2011 consid. 8.3;  

C‒6278/2012 du 11 juin 2014 consid. 9.7; C‒1447/2014 du 10 février 

2016 consid. 8 et réf. cit., parmi d'autres). 

5.5 Toutefois, comme développé ci-dessous, cette jurisprudence ne 
saurait être systématiquement appliquée à toutes les demandes d'autorisa-

tion de séjour pour « cas de rigueur », déposées après une décision prise 

selon l'art. 50 LEtr.  

En effet, les critères retenus pour l'octroi d'une autorisation de séjour au 

sens de l'art. 30 LEtr ne recouvrent pas forcément ceux, retenus pour l'exa-

men du cas de rigueur selon l'art. 50 LEtr. 

5.5.1 Il est certain qu'au moment de la prise de décision selon l'art. 50 
LEtr, le cas de rigueur selon l'art. 30 LEtr est englobé dans l'examen des 

raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 LEtr. En effet, suite à la 

dissolution de l'union conjugale, la personne concernée a un éventuel droit 

à la prolongation de son autorisation de séjour au vu d'éventuelles raisons 

personnelles majeures (cf. consid. 5–5.5) et aussi, sa situation est analysée 

notamment sous l'angle d'un « cas de rigueur » à savoir sous l'aspect de 

l'éventuelle détresse de sa situation.  

5.5.2 Par contre, plus on s'éloigne des circonstances ayant entouré la 
dissolution de l'union conjugale, plus le « erforderliche Bezug zur aufge-

lösten Ehe » (ATF 138 II 393 consid. 3.1; 137 II 345 consid. 3.2.3; arrêt 

du TF 2C_467/2012 du 25 janvier 2013 consid. 2.2) fera défaut, moins le 

cas de rigueur au sens de l'art. 30 LEtr, susceptible d'être invoqué par une 

personne au vu d'une situation personnelle difficile, sera compris dans les 

raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 LEtr, vu que le « cas de 

rigueur » de ce dernier article doit se trouver dans une connexité tempo-

relle et matérielle étroite avec la situation résultant directement d'une dis-

solution de l'union conjugale (cf. consid. 5.5.1). 

5.5.3 Aussi, le Tribunal administratif fédéral juge que sa jurisprudence 
relative à l'art. 50 LEtr doit être nuancée dans la mesure où une demande 

de « cas de rigueur » suite à une décision au sens de l'art. 50 LEtr devra 

2017 VII/7 Autorisation de séjour 

 

 

64 VII BVGE / ATAF / DTAF  

 

uniquement être considérée comme une demande de réexamen de la déci-

sion de non-approbation à la prolongation de l'autorisation de séjour selon 

l'art. 50 LEtr, si les motifs invoqués se trouvent dans un « Zusammen-

hang », soit dans une relation étroite (temporelle et matérielle) avec la si-

tuation résultant de la dissolution de l'union conjugale de la personne 

concernée. Tel pourrait, par exemple, être le cas lorsqu'un changement im-

portant interviendrait, pour une quelconque raison, dans la garde des en-

fants et que la personne concernée devrait se retrouver avec une responsa-

bilité accrue envers ceux-ci. 

5.5.4 (…) 

5.5.5 Si, au contraire, les motifs invoqués par l'intéressé pour justifier 
un cas individuel d'extrême gravité ne devaient avoir aucune connexité 

avec son union conjugale, respectivement avec la situation dans laquelle il 

s'était retrouvé suite à la dissolution de son union conjugale, on ne saurait 

considérer que sa demande d'autorisation de séjour fondée sur un « cas de 

rigueur » puisse être considérée comme une demande de réexamen d'une 

décision au sens de l'art. 50 LEtr, mais bien plutôt comme une demande au 

sens de l'art. 30 LEtr, et dont l'examen devra être laissé à la libre appré-

ciation des autorités compétentes. Cette situation pourrait être le cas, par 

exemple, si l'intéressé est subitement frappé d'une grave maladie. 

5.6 Aussi, dans le cas d'une demande d'autorisation de séjour pour 
cas individuel d'extrême gravité, déposée peu de temps après le refus d'une 

prolongation de l'autorisation de séjour suite à la dissolution du mariage 

selon l'art. 50 LEtr, le SEM, lorsqu'il est saisi par le canton, devra détermi-

ner si ce dernier a considéré à juste titre que les éléments invoqués à l'appui 

de la demande se trouvent dans un lien de causalité étroit avec la dissolu-

tion de l'union conjugale justifiant un examen sous l'angle du réexamen 

(ici, l'autorité sera amenée à examiner un droit de l'intéressé à une autorisa-

tion de séjour) ou alors si les motifs invoqués n'ont aucun lien de connexité 

avec la dissolution de l'union conjugale, sont donc autonomes et justifient 

un examen de la demande sous l'angle du cas individuel d'une extrême 

gravité selon l'art. 30 LEtr, c'est-à-dire s'il se trouve dans une procédure 

d'approbation (ici, l'autorité sera amenée à examiner la requête selon son 

libre pouvoir d'appréciation).