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**Case Identifier:** 624a6507-f501-5de3-b1f7-cc1292834fe2
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-27
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 27.10.2021 A1 21 101
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-21-101_2021-10-27.pdf

## Full Text

A1 21 101 

 

 

ARRÊT DU 27 OCTOBRE 2021 

 

Tribunal cantonal du Valais 

Cour de droit public 

 

Composition : Christophe Joris, président ; Jean-Bernard Fournier et Thomas Brunner, 

juges ; Patrizia Pochon, greffière, 

 

en la cause 

 

X _________ SA, de siège social à Roche VD, recourante, représentée par Maître 

Thierry Amy, avocat à Lausanne 

 

contre 

 

Y _________, à Uvrier, entité attaquée, représentée par Maître Grégoire Dayer, avocat 

à Sion et Z _________ SA, de siège social à Sion, tiers concerné. 

 

(Adjudication & reg. profession) 

recours de droit administratif contre la décision du 19 avril 2021 

  

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Faits 

 

A.  Par avis inséré le XXX 2021 au Bulletin officiel (B.O.) n° XXX du canton du Valais 

(p. XXX), Y _________ a lancé un appel d’offres, en procédure ouverte, pour la 

construction d’une passerelle métallique pour son bâtiment énergétique. L’appel d’offres 

prévoyait deux critères d’adjudication, à savoir le prix de l’offre (60 %) et les qualifications 

du soumissionnaire par rapport au marché (40 %). Quant aux critères d’aptitude, les 

soumissionnaires étaient renvoyés au document du dossier d’appel d’offres. Le délai de 

clôture pour le dépôt des offres a été fixé au lundi 22 mars 2021, la date du sceau postal 

faisant foi et l’ouverture des offres a été arrêtée au 25 mars 2021, à 14h00. 

Enfin, l’appel d’offres comprenait une série de prix relative aux systèmes de revêtement 

envisagés pour la passerelle, soit une finition zinguée (position 620) et une finition à la 

peinture (position 640), étant précisé que la version zingage à chaud devait être 

privilégiée. 

B.  Le 2 mars 2021, la direction des travaux a adressé le courriel suivant aux 

soumissionnaires : 

« […] 

Une modification a été apportée à l’appel d’offres de la passerelle. Pour des raisons de faisabilité, le zingage 
a été abandonné et remplacé par un revêtement de type C3. La pièce 2 – Conditions générales et 
particulières, 3.3 Série de prix et les fichiers crb. et .sia451 ont été remplacés sur le cloud. 

La position pour le revêtement type C3 existait déjà dans la soumission, en option. De ce fait, le délai de 
dépose de l’appel d’offres n’est pas modifié. 

Merci d’en prendre note et de remplacer ces documents pour le dépôt de l’offre. 

[…] ». 

Ces changements impliquaient l’abandon du poste 621 « Zingage à chaud » et la revue, 

à la hausse (de 950 m2 contre 850 m2) des positions 643.211 et 671.101, déjà existantes, 

en option, dans le document « Série de prix » (état au 24 février 2021). La position 

671.201, initialement en option, est restée à une unité. 

La position 643.211 avait trait aux spécifications du système de revêtement pour la 

catégorie de corrosivité « C3 moyenne, extérieure » dont une teinte de finition catégorie I ; 

le poste 671.101 requérait l’indication de la plus-value de la position 640 pour une teinte 

de finition de catégorie II et la position 671.201 se rapportait au contrôle du traitement 

anticorrosion. 

C.  Le 25 mars 2021, le pouvoir adjudicateur a procédé à l’ouverture de six offres. Celle 

de « X _________ SA » (recte X _________ SA ; ci-après : X _________ SA) s’est 

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élevée à 292 915 francs. La moins-disante a été celle de « Z _________ SA » (recte 

Z _________ SA ; ci-après Z _________ SA) à 239 763 fr. 55. 

D.  Le 29 mars 2021, la direction des travaux a notifié un courrier à Z _________ SA, 

dont la teneur est la suivante : 

« […] 

Dans le cadre du contrôle des soumissions, nous avons constaté que vous avez rempli le bordereau de prix 
original transmis le 24 février 2021. Une nouvelle version du bordereau de prix a été transmise le 3 mars 2021 
suite à l'abandon du traitement par zingage de la structure métallique. 

Vous avez toutefois rempli les positions 643.211, 671.101 et 671.201 concernant les prix liés au traitement des 
surfaces avec une peinture. 

Votre soumission sera donc corrigée dans ce sens en retirant les prestations de zingage et en ajoutant les prix 
des positions susmentionnées. 

Pour la bonne forme nous vous prions de confirmer les prix déposés pour ces positions d'ici le 5 avril prochain. 

[…] ». 

Le 2 avril 2021, Z _________ SA a indiqué ne pas avoir reçu la deuxième version de la 

soumission mentionnant que le traitement par zingage de la structure métallique avait été 

abandonné. Cela étant, elle a confirmé « les prix déposés pour les positions 643.211, 

671.101 et 671.201 ». 

Le 6 avril 2021, la direction des travaux, sur la base de la grille multicritères, a adressé au 

maître d’ouvrage une proposition d’adjudication des travaux à Z _________ SA pour un 

montant, après contrôle, s’élevant à 248 407 fr. 80. 

E.  Le 19 avril 2021, le pouvoir adjudicateur a adjugé les travaux à Z _________ SA pour 

un montant après contrôle de 248 407 fr. 79. 

Par décision du même jour, expédiée le 27 avril 2021, par courrier A, X _________ SA a 

été informée que le marché avait été adjugé à une autre entreprise. 

F.  Pour le critère prix (60 %), X _________ SA a obtenu une note de 3.66 pour son 

montant, après contrôle, de 292 914 fr. 43, alors que Z _________ SA a reçu la note 

maximale de 6.00 pour la somme, après contrôle, de 248 407 fr. 79. En ce qui concerne 

le critère qualification (40 %), tant X _________ SA que Z _________ SA ont obtenu la 

note maximale de 4.00. Z _________ SA est ainsi arrivée en première position avec une 

note de 10, suivie par X _________ SA (7.66). 

G.  Le 7 mai 2021, X _________ SA a recouru céans en prenant les conclusions 

suivantes : 

« [...] plaise à la Cour de droit public du Tribunal cantonal : 

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 A titre superprovisionnel 

1. Interdire à l’Autorité intimée de poursuivre la procédure et de signer tout contrat avec Z _________ SA 
ainsi qu’avec toute entreprise en relation avec les travaux de construction d’une passerelle métallique, 
jusqu’à droit connu sur la requête d’effet suspensif ; 

A titre provisionnel 

2. Accorder l’effet suspensif au présent recours ; 

3. Interdire à l’Autorité intimée de poursuivre la procédure et de signer tout contrat avec Z _________ SA 

ainsi qu’avec toute entreprise en relation avec les travaux de construction d’une passerelle métallique, 
jusqu’à droit connu sur le présent recours ; 

A la forme 

4. Déclarer le présent recours recevable ; 

5. Ordonner à l’Autorité intimée de produire l’ensemble de son dossier ; 

6. Autoriser la Recourante à consulter le dossier de l’Autorité intimée ; 

Au fond 

Principalement 

7. Admettre le présent recours ; 

8. Annuler la décision prise par Y _________ le 19 avril 2021 ; 

9. Attribuer à X _________ SA le marché public portant sur la construction d’une passerelle métallique ; 

Subsidiairement 

10. Annuler la décision prise par Y _________ le 19 avril 2021 ; 

11. Constater la violation des droits de X _________ SA ; 

12. Renvoyer la cause à Y _________ pour nouvelle décision ; 

En tout état 

13. Condamner l’Etat du Valais en tous les frais judiciaires et les dépens ; 

14. Attribuer à X _________ SA une indemnité équitable pour la défense de ses droits ». 

Le 18 mai 2021, Y _________ a été invitée à se déterminer sur la seule requête de 

restitution d’effet suspensif contenue dans le recours de droit administratif. 

Le 28 mai 2021, Y _________ a conclu au rejet de l’effet suspensif. 

Le 10 juin 2021, la Cour de céans a octroyé l’effet suspensif. 

Le 30 juin 2021, Y _________ a conclu au rejet du recours tout en joignant son dossier, 

lequel contenait notamment le contrat d’entreprise SIA qu’elle avait conclu le 3 mai 2021 

avec Z _________ SA, ratifié par cette dernière le 10 mai suivant. En outre, le pouvoir 

adjudicateur a indiqué que la passerelle, objet de ce contrat, avait été livrée sur le 

chantier le 29 juin 2021. 

Le 15 juillet 2021, Z _________ SA a présenté ses observations. 

Le 2 septembre 2021, X _________ SA a répliqué. A cette occasion, elle a fait valoir que 

les frais engagés en lien avec la procédure d’adjudication se sont montés à 9 303 fr. 40, 

que ceux ont lien avec la procédure de recours se sont élevés à 8 720 fr. 25 et que son 

gain manqué se chiffrait à 35 356 fr. 49. Pour le surplus, elle a maintenu ses conclusions. 

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Le 9 septembre 2021, X _________ SA a précisé que ses conclusions devaient se lire 

comme suit : 

« A la forme 

1. Déclarer la présente écriture recevable ; 

2. Ordonner à l’Autorité intimée de produire l’ensemble de son dossier ; 

3. Autoriser la Recourante à consulter le dossier de l’Autorité intimée ; 

Au fond 

Principalement 

4. Admettre le recours ; 

5. Annuler la décision prise par Y _________ le 19 avril 2021 ; 

6. Attribuer à X _________ SA le marché public faisant l’objet de la décision prise par Y _________ le 
19 avril 2021 ; 

7. Ordonner à Y _________ de conclure un contrat d’entreprise avec X _________ SA portant sur la 
construction d’une passerelle métallique et faisant l’objet de la décision prise par Y _________ le 
19 avril 2021 ; 

Subsidiairement 

8. Admettre le recours ; 

9. Annuler la décision prise par Y _________ le 19 avril 2021 ; 

10. Renvoyer la cause à Y _________ pour nouvelle décision ; 

Plus subsidiairement 

11. Admettre le recours ; 

12. Annuler la décision prise par Y _________ le 19 avril 2021 ; 

13. Constater la violation de la procédure d’adjudication du marché public ayant donné lieu à la décision prise 
par Y _________ du 19 avril 2021 ; 

En tout état 

14. Condamner l’Etat du Valais en tous les frais judiciaires et les dépens ; 

15. Attribuer à X _________ SA une indemnité équitable pour la défense de ses droits ». 

Le 28 septembre 2021, Y _________ a maintenu ses conclusions. 

 

Considérant en droit 

 

1.1  L’adjudication est une décision au sens de l’article 5 de la loi du 6 octobre 1976 sur la 

procédure et la juridiction administratives (LPJA ; RS/VS 172.6). Elle peut être contestée 

céans dans un délai de dix jours dès sa notification (art. 15 et 16 de la loi du 8 mai 2003 

concernant l’adhésion du canton du Valais à l’accord intercantonal sur les marchés publics 

- LcAIMP ; RS/VS 726.1 ; art. 15 al. 1bis let. e de l’accord intercantonal du 25 novembre 

1994/15 mars 2001 sur les marchés publics - AIMP). Déposé le 7 mai 2021 contre la 

décision d’adjudication du 19 avril 2021, notifiée le 26 avril suivant, par courrier A, et reçue 

au plus tôt le lendemain, le recours intervient dans le délai légal (art. 16 al. 2 LcAIMP ; 

art. 15 al. 4, 80 let. b et 46 LPJA). 

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1.2.1  Le contrat ayant été conclu avec l’adjudicataire et la prestation exécutée, nonobstant 

la décision de la Cour de céans du 10 juin 2021, se pose la question de l'intérêt de la 

recourante au maintien du recours. 

La qualité pour recourir appartient à toute personne touchée directement par une décision 

et ayant un intérêt personnel digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée (art. 

44 al. 1 let. a LPJA, applicable par renvoi de l’article 80 al. 1 let. a LPJA). Dans les affaires 

de marchés publics, l’intérêt digne de protection du recourant dépend en principe de ses 

chances d’obtenir l’adjudication, en cas d’admission des griefs qu’il formule. Un 

soumissionnaire dispose d’un tel intérêt en particulier s’il est en bonne place au 

classement des offres selon la grille d’évaluation (ATF 141 II 14 consid. 4.1 ; RVJ 2015 p. 

72). En outre, l'intérêt actuel du soumissionnaire évincé est évident tant que le contrat n'a 

pas encore été conclu entre le pouvoir adjudicateur et l'adjudicataire, car le recours lui 

permet d'obtenir la correction de la violation commise et la reprise du processus de 

passation. Mais il y a lieu d'admettre qu'un soumissionnaire évincé a aussi un intérêt actuel 

au recours lorsque le contrat est déjà conclu avec l'adjudicataire, voire exécuté, car il doit 

pouvoir obtenir une constatation d'illicéité de la décision pour pouvoir agir en dommages-

intérêts (art. 18 al. 2 AIMP ; art. 17 al. 1 LcAIMP ; ATF 137 II 313 consid. 1.2.2 ; arrêt du 

Tribunal fédéral 2D_6/2020 du 20 novembre 2020 consid. 1.2 ; ACDP A1 20 131 du 

1er mars 2021 consid. 1). 

1.2.2  En l’espèce, quand bien même le contrat litigieux a, d’une part, été conclu le 3 mai 

2021 par le pouvoir adjudicataire et contresigné le 10 mai suivant par l’adjudicataire et, 

d’autre part, été exécuté le 29 juin 2021, la recourante, arrivée au deuxième rang, 

conserve un intérêt digne de protection à obtenir un arrêt qui constaterait le caractère illicite 

de la décision d’adjudication et qui lui faciliterait ses démarches en vue d’obtenir la 

réparation d’un préjudice qu’elle imputerait à la décision critiquée si bien que la qualité 

pour recourir doit lui être reconnue (art. 80 al. 1 let. a et 44 al. 1 LPJA ; art. 15 et 16 

LcAIMP). 

1.2.3  S’agissant des conclusions prises par la recourante, il sied de relever que celle 

tendant à l’octroi du marché est irrecevable vu que seul le caractère illicite de l'arrêt 

entrepris peut encore être constaté par la Cour de céans, conclusion prise à titre 

subsidiaire par la recourante. Il en va de même lorsque l’intéressée requiert que le Tribunal 

cantonal contraigne le pouvoir adjudicateur à conclure un marché avec elle. Ce faisant, 

elle méconnaît que la conclusion du contrat ne peut être obtenue par la voie de l’exécution 

forcée (ATF 134 II 297 consid. 4.1 ; 129 I 410 consid. 3.4). En outre, la recourante vise à 

obtenir la réparation de son dommage qu’elle chiffre à 53 380 fr. 14 (9 303 fr. 40 [frais 

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engagés en lien avec la procédure d’adjudication] + 8 720 fr. 25 [dépens engagés en lien 

avec la procédure de recours] + 35 356 fr. 49 [gain manqué]). Elle ne formule toutefois 

aucune conclusion à cet égard ; cela à juste titre vu que c’est seulement dans un second 

temps, dans l’hypothèse où elle disposerait d’un jugement en constatation du caractère 

illicite de l’adjudication, qu’elle pourra, le cas échéant, réclamer des dommages-intérêts. 

1.3  La recourante se plaint d’une violation de l’article 37 de l’ordonnance du 11 juin 2003 

sur les marchés publics (Omp ; RS/VS 726.100), lequel prévoit, tout comme l’article 

14 AIMP, que le contrat ne peut être conclu avec l’adjudicataire qu’après l’écoulement du 

délai de recours et, en cas de recours, que si l’autorité de recours n’a pas accordé l’effet 

suspensif. 

Dans le cas d’espèce, la décision d’adjudication a été notifiée aux soumissionnaires, par 

courrier A, le 27 avril 2021. Partant, le délai de recours de 10 jours n’est arrivé à échéance 

que le 10 mai 2021, au plus tôt. Or, le contrat a été signé prématurément par le pouvoir 

adjudicateur le 3 mai 2021, soit avant l’écoulement du délai de recours, et contresigné par 

l’adjudicataire le 10 mai 2021, alors qu’un recours avec demande d’effet suspensif était 

pendant auprès de la Cour de céans.  

Le sort d’un tel contrat dans la procédure de marchés publics est, certes, une question 

controversée en doctrine (Peter Galli et al., Praxis des öffentlichen Beschaffungsrechts, 

3e éd. 2013, 1326 ss, p. 664 ss ; Martin Beyeler, Welches Schicksal dem 

vergaberechtswidrigen Vertrag? Ein Vorschlag, der die Mitte sucht, in : PJA 2009 

p.  1141 ss ; Vincent Carron / Jacques Fournier, La protection juridique dans la passation 

des marchés publics, Contributions de l’Institut pour le droit suisse et international de la 

construction, Vol. 13, Fribourg 2002, p. 87 s. ; Peter Gauch, Zur Nichtigkeit eines verfrüht 

abgeschlossenen Beschaffungsvertrages, in : DC 1/1998, p. 119 ss ; Evelyne Clerc, 

L'ouverture des marchés publics : Effectivité et protection juridique, thèse, Fribourg 1997, 

p. 574 ss ; Evelyne Clerc, Le sort du contrat conclu en violation des règles sur les marchés 

publics, in : PJA 1997 p. 804 ss). Il n’en demeure pas moins qu’il ne saurait être 

automatiquement frappé de nullité (art. 20 CO) lorsque que ni le contrat ni la loi – comme 

c’est le cas ici – ne prévoit une sanction aussi lourde. Le vice matériel réside non pas dans 

la conclusion prématurée du contrat, mais, le cas échéant, dans l’infraction aux règles et 

principes du droit des marchés publics, dont la réalisation a été établie dans le cadre d’une 

procédure de recours ce qu’il convient d’examiner ci-après (Message concernant la 

révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics du 15 février 2017, FF 2017 

p. 1803).  

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1.4  Dans ce contentieux, le Tribunal s'en tient aux griefs que la recourante a motivés 

dans les formes prescrites par la loi (art. 80 al. 1 let. c et 48 al. 1 LPJA) et ne statue que 

sur la légalité de la décision attaquée, non sur son opportunité (art. 16 AIMP et 

16 LcAIMP ; RVJ 2017 p. 30 consid. 4). 

1.5  La recourante a sollicité l’administration de plusieurs moyens de preuve. Le pouvoir 

adjudicateur a déposé son dossier si bien que la demande de la recourante en ce sens 

est satisfaite (art. 80 al. 1 let. d, 56 al. 1 et 17 al. 2 LPJA). Celle-ci requiert également 

l’audition de A _________, B _________ et de C _________. Ces offres de preuve seront 

rejetées par appréciation anticipée de leur utilité (art. 80 al. 1 let. d, 56 al. 1 et 17 al. 2 

LPJA ; ATF 145 I 167 consid. 4.1). En effet, la Cour estime que les pièces au dossier 

permettent de trancher le litige à la lumière des faits pertinents, si bien qu’il n’y a pas lieu 

d’administrer les moyens de preuve proposés dont on ne perçoit au demeurant pas, au vu 

des allégués (53, 54 et 59) et des différentes écritures déposées en cause, quelles 

circonstances particulières et importantes pour l’issue du litige ils permettraient d’établir. Il 

n’y a dès lors pas lieu d’y donner suite. 

2.  Dans un premier grief, la recourante se plaint d’une violation de son droit d’être entendu 

sous l'angle de son droit à obtenir une décision motivée. 

2.1  La jurisprudence a déduit de l'article 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la 

Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101), qui garantit le droit d'être entendu, 

le devoir pour l'autorité de motiver sa décision afin que le destinataire puisse la 

comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer 

son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge ou l’autorité mentionne, 

au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de 

manière que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en 

connaissance de cause. Il n'est en revanche pas nécessaire que l'autorité se prononce 

expressément sur tous les points soulevés par les parties et réfute individuellement chacun 

de leurs arguments (art. 29 al. 3 LPJA ; ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 et 139 IV 179 consid. 

2.2 ; Thierry Tanquerel, Manuel de droit administratif, 2e éd. 2018, n. 1572 ss, p. 530 s.). 

En droit des marchés publics, l’article 13 let. h AIMP demande que les dispositions 

d’exécution cantonales garantissent, en particulier, la motivation sommaire des décisions 

d’adjudication. L’article 34 al. 2 Omp répond à cette exigence en prescrivant que, sur 

demande, l’adjudicateur doit faire connaître dans les cinq jours au soumissionnaire les 

motifs principaux de sa non-prise en considération. Plus généralement, le principe de la 

transparence des procédures de passation des marchés (art. 1 al. 3 let. c AIMP) exige 

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notamment que le pouvoir adjudicateur décrive précisément ce qu'il attend des 

soumissionnaires, qu’il leur communique l'ordre et la pondération des critères avant le 

dépôt des offres, qu’il se conforme aux conditions préalablement annoncées et qu’il ne 

s’écarte pas des règles qu'il a lui-même fixées. En matière de motivation de la décision 

d’adjudication, ce principe ne prévoit rien de plus que les exigences topiques mentionnées 

par les dispositions précitées, en ce sens qu'il implique que ladite décision aboutisse à un 

résultat que les soumissionnaires puissent comprendre (ACDP A1 17 148 du 1er décembre 

2017 consid. 2.1 et A1 16 253 du 8 août 2017 consid. 4.2.1). 

2.2  En l’occurrence, la recourante estime que l’absence totale d’explications de la part de 

l’adjudicateur quant à la différence de prix entre le montant offert (239 763 fr. 55) par 

l’adjudicataire et le montant corrigé (248 407 fr. 79) ne lui permettait pas de se déterminer 

sur le respect de la procédure d’adjudication. En outre, cette opacité pourrait laisser à 

penser à l’existence de rondes de négociation sur les prix et les prestations, prohibées par 

le droit des marchés publics, ou encore, à une modification du prix des prestations, par 

l’adjudicataire, après le dépôt de son offre. Enfin, d’après la recourante, la différence de 

prix pourrait aussi être liée au fait que l’adjudicataire ait potentiellement fourni de faux 

renseignements au moment du dépôt de son offre (art. 23 al. 1 let. b Omp) ou ait déposé 

une offre ne couvrant pas le prix de revient (art. 23 al. 1 let. g Omp), ce qui aurait dû mener 

à son exclusion. 

Certes, les motifs qui ont permis au pouvoir adjudicateur de retenir un montant corrigé de 

l’offre de Z _________ SA de 248 407 fr. 79 (en lieu et place de 239 763 fr. 55) ne 

ressortent pas de la décision d’adjudication, ni du « tableau d’évaluation », non daté. Il 

n’en demeure pas moins qu’au cours de la procédure de recours, le pouvoir adjudicateur 

a dûment expliqué les raisons de cette différence de prix opérée au détriment de 

l’adjudicataire (cf. détermination du 30 juin 2021). En outre, il a répondu de manière 

circonstanciée aux griefs formulés par la recourante, laquelle a par la suite répliqué. Dès 

lors, même s’il faut considérer la motivation initiale comme insuffisante, la procédure de 

recours céans a guéri ce vice formel, qui n’aurait pas pu être qualifié de particulièrement 

grave (sur la question de la réparation du droit d’être entendu, cf. p. ex. ATF 137 I 195 

consid. 2.3 et les réf. cit.). Il s’ensuit qu’en tout état de cause, ce grief n’est pas de nature 

à conduire à l’annulation de la décision attaquée et doit être rejeté.  

2.3  La recourante soutient l’existence de rondes de négociation (art. 21 al. 1 Omp) dès 

lors que la direction des travaux a requis de l’adjudicataire une confirmation de ses prix. 

Elle y voit également une violation de son droit d’être entendue, faute d’avoir été 

informée de l’existence d’un tel échange de courriers. 

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2.3.1  En matière de marché public prévaut notamment le principe de l'intangibilité des 

offres (Peter Galli et al., op. cit., n. 710, p. 312 s.), que l’article 14 al. 1 Omp rappelle 

lorsqu’il prévoit que l’offre doit être écrite et complète et qu’elle ne peut plus être modifiée 

à l'échéance du délai. Cela signifie qu'une offre ne doit, en principe, s'apprécier que sur 

la seule base du dossier remis (ATF 141 II 353 consid. 8.2.2 ; Jean-Michel Brahier, Offre 

et contrat : vérification, épuration, rectification et négociation, in : Marchés Publics 2018, 

Jean-Baptiste Zufferey/Martin Beyeler/Stefan Scherler [édit.], p. 279). Néanmoins, la loi 

permet la correction ultérieure d’erreurs évidentes de calcul et d'écritures (art. 14 al. 1 et 

19 al. 2 Omp). L'article 20 Omp autorise aussi l'adjudicateur à réclamer aux 

soumissionnaires des explications écrites relatives à leur offre. Cette faculté doit 

cependant s'exercer dans les limites découlant de l'interdiction des rondes de 

négociations visée par l'article 11 let. c AIMP et rappelée à l'article 21 Omp (cf. p. ex. 

arrêt du Tribunal fédéral 2D_33/2019 du 25 mars 2020 consid. 2.1 et les citations). Il 

ressort de ces diverses règles qu'une fois les délais de dépôt passés, le pouvoir 

adjudicateur ne peut accepter que certaines explications très limitées, destinées à 

préciser certains points de l'offre, mais non pas à la modifier, sous peine de porter 

atteinte à l'égalité de traitement entre concurrents (RVJ 2017 p. 25 consid. 2.3.3 et les 

références citées, notamment Galli et. al., op. cit., n. 713 ss, p. 313 ss). 

2.3.2  En l’occurrence, le pouvoir adjudicateur a soutenu avoir constaté, après la 

publication de l’appel d’offres au B.O., que « les bacs de traitement ne pouvaient recevoir 

les segments de la passerelle soudés selon la variante zingage ». Il a dès lors arrêté le 

choix du revêtement anticorrosion à un traitement de surface à la peinture plutôt qu’au 

zingage à chaud jusqu’alors privilégié. Le document de soumission intitulé « Série de 

prix » a ensuite été adapté en conséquence, ce qui a impliqué l’abandon du poste 621 

« Zingage à chaud » et la revue, à la hausse (de 950 m2 contre 850 m2), des positions 

643.211 et 671.101, déjà existantes, en option, dans le document « Série de prix » (état 

au 24 février 2021). La position 671.201, initialement en option, est restée à une unité. Ces 

modifications ont été transmises aux soumissionnaires par courriel du 2 mars 2021, soit 

avant le délai de remise des offres arrêté au 22 mars 2021 et n’ont suscité le dépôt d’aucun 

recours. Lors de l’analyse des offres, le pouvoir adjudicateur a constaté que Z _________ 

SA avait rempli le bordereau de prix original comprenant les deux systèmes de revêtement 

envisagés pour la passerelle (zingage et peinture). Il a ainsi requis de cette société 

qu’elle confirme ses prix unitaires relatives à un traitement par peinture, ce à quoi 

l’intéressée a donné suite le 2 avril 2021 en précisant ne pas avoir reçu la deuxième 

version de la soumission mentionnant que le traitement par zingage de la structure 

métallique avait été abandonné. Cela étant, elle a confirmé « les prix déposés pour les 

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positions 643.211, 671.101 et 671.201 » si bien que l’adjudicateur a corrigé la soumission 

de Z _________ SA en retirant la prestation de zingage (26 560 fr.) et en ajoutant les 

positions 643.211 (28 500 fr.), 671.101 (4 750 fr.) et 671.201 (1 500), mentionnées pour 

mémoire dans le montant offert, ce qui amenait à une différence – en défaveur de 

l’adjudicataire – de 8 644 fr. 25 (TVA et rabais de 2 % compris). 

Il s’ensuit que l’adjudicataire n’a pas modifié le prix de ses prestations après le dépôt de 

son offre, ni fourni de faux renseignements. En outre, la différence de 8 644 fr. 25, laquelle 

peut être qualifiée de minime vu qu’elle ne représente qu’une variation de 3.6 % du 

montant offert ([8 644 fr. 25 x 100] / 239 763 fr. 55), n’est pas destinée à permettre à 

l’adjudicataire de couvrir son prix de revient, mais uniquement fondée sur une erreur de 

calcul. L'opération de clarification menée par l’adjudicateur le 29 mars 2021 n’a pas 

entraîné de modifications matérielles des offres, à l'instar d'un changement des prix 

unitaires, si bien que le principe de l’intangibilité des offres n’a pas été violé. L’on cherche 

également en vain l’existence d’une violation du droit d’être entendu de la recourante à 

cet égard étant donné que la demande de confirmation de prix n’a pas eu pour 

conséquence de modifier le classement des soumissionnaires et ne révélait pas la 

moindre volonté de l'autorité adjudicatrice de favoriser Z _________ SA, dont le montant 

corrigé a été revu à la hausse. Enfin, la recourante ne soutient pas que l’adaptation 

opérée le 2 mars 2021 constituerait une modification importante du projet qui aurait 

nécessité la répétition ou le renouvellement de la procédure d’adjudication au sens de 

l’article 35 al. 2 let. c Omp. L’adjudicateur était dès lors libre de procéder à la rectification 

de l’offre de Z _________ SA sans violer l’article 21 Omp. Partant, les griefs sont rejetés. 

3.1  En définitive, le recours est rejeté (art. 80 al. 1 let. e et 60 al. 1 LPJA), ce qui scelle 

également le sort du contrat conclu prématurément (Vincent Carron / Jacques Fournier, 

loc. cit.), même si l’on ne peut que fortement déplorer l’attitude du pouvoir adjudicateur qui 

a adopté une politique du fait accompli en signant le contrat avant l’expiration du délai de 

recours et en faisant exécuter les travaux alors même que l’effet suspensif avait été 

octroyé au recours. 

3.2  Vu l'issue du litige, les frais de la cause sont mis à la charge de X _________ SA 

(art. 89 al. 1 LPJA), à qui les dépens sont refusés (art. 91 al. 1 LPJA a contrario). 

3.3  Sur le vu des principes de la couverture des frais et de l’équivalence des prestations 

et compte tenu des critères d'appréciation et des limites des articles 13 alinéa 1 et 25 de 

la loi du 11 février 2009 fixant le tarif des frais et dépens devant les autorités judiciaires 

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ou administratives (LTar ; RS/VS 173.8), l'émolument de justice est fixé à 3 000 fr., 

débours compris (art. 11 LTar). 

3.4  Il n’est pas alloué de dépens à Y _________, qui n'a pas invoqué et encore moins 

motivé l’existence de circonstances particulières justifiant de déroger à la règle refusant 

les dépens aux autorités et organismes chargés de tâches de droit public qui obtiennent 

gain de cause (art. 91 al. 3 LPJA ; RVJ 1992 p. 75 ; ACDP A1 20 96 du 9 février 2021 

consid. 5.2). 

 

Par ces motifs, le Tribunal cantonal prononce 

 

1. Le recours est rejeté. 

2. Les frais, par 3 000 fr., sont mis à la charge de X _________ SA. 

3. Il n’est pas alloué de dépens. 

4. Le présent arrêt est communiqué à Maître Thierry Amy, avocat à Lausanne, pour 

X _________ SA, à Maître Grégoire Dayer, avocat à Sion, pour Y _________ et à 

Z _________ SA, à Sion. 

Sion, le 27 octobre 2021