# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 604f486d-c0d1-5569-9192-8cb7421a45d6
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-12-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 19.12.2017 A/1941/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1941-2016_2017-12-19.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente, Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs. 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1941/2016 ATAS/1159/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 19 décembre 2017 

1
ère

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié au GRAND-SACONNEX 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE 

demandeurs 

 

contre 

CAISSE DE PRÉVOYANCE DE L’ÉTAT DE GENÈVE, sise 
boulevard de Saint-Georges 38, GENÈVE 

FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE 
CANTONALE DE GENÈVE, sise quai de l'Ile 17, GENÈVE 

 

défenderesses 

 

 

   
 A/1941/2016 

2/7 

EN FAIT 

1. Par jugement du 3 mai 2016, la 16ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame A______, née B______ le ______ 1967, et 
Monsieur A______, né le ______1961, mariés en date du 12 mai 1995.  

2. Selon le chiffre 11 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 20 mai 2016 et a été transmis d'office 
à la chambre de céans le 10 juin 2016 pour exécution du partage. 

4. La chambre de céans a sollicité des parties le nom de leurs institutions de 
prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui 
communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit 
entre le 12 mai 1995 et le 20 mai 2016. 

5. L'instruction menée par la chambre de céans a permis d'établir les faits pertinents 
suivants : 

S'agissant des avoirs LPP de la demanderesse : 

- Il résulte des comptes individuels de cotisations AVS/AI transmis par la caisse 
cantonale genevoise de compensation le 22 août 2016 que la demanderesse : 

 a été au bénéfice d’indemnités de chômage d’août 1995 à juin 1996 et de 
février 2002 à janvier 2004 ; 

 n’a pas exercé d’activité lucrative soumise à cotisations entre juin et août 
1995, et de février 2004 à septembre 2006. 

- Le 20 juillet 2016, SWISSLIFE, anciennement ASPIDA, a indiqué avoir affilié 
la demanderesse jusqu’au 31 mai 1995. Les avoirs LPP de celle-ci, au jour du 
mariage, s’élevaient à CHF 35.-, intérêts au jour du divorce non compris. La 
prestation de sortie de CHF 113.- a été transférée le 20 février 1997 auprès de la 
Caisse d’assurance du personnel de la Ville de Genève (CAP Prévoyance). 

- Par courrier du 5 août 2016, la CAP Prévoyance a déclaré avoir affilié la 
demanderesse du 1er septembre 1996 au 31 janvier 2002. La prestation de sortie, 
d’un montant de CHF 38'479.10, a été transférée à la Fondation institution 
supplétive LPP de Zurich le 25 février 2002. 

- La Fondation institution supplétive LPP de Zurich a informé la chambre de 
céans le 29 août 2016 avoir soldé le compte de libre passage le 23 octobre 2006 
et transféré les avoirs LPP de CHF 41'123.30 à la Caisse de prévoyance du 
personnel enseignant de l’instruction publique et des fonctionnaires de 
l’administration du Canton de Genève (CIA), devenue le 1er janvier 2014 la 
Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG). 

 

 

   
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3/7 

- Le 22 juillet 2016, la CPEG a confirmé qu’elle affiliait la demanderesse depuis 
le 1er septembre 2006, et précisé, le 5 janvier 2017, que la prestation de libre 
passage au jour du divorce s’élevait à CHF 139'876.90 au 31 mai 2016. 

S'agissant des avoirs LPP du demandeur : 

- Le demandeur a été affilié auprès de la Caisse de retraite du personnel de la 
Société Anonyme C______ avant le mariage et jusqu’en 1999. Cette caisse étant 
en procédure de liquidation, sa fiduciaire liquidatrice a, par courriers des 22 
février et 3 mars 2017, informé la chambre de céans qu’elle ne trouvait aucune 
information relative à la prestation du demandeur au jour du mariage. 

- Le 29 septembre 2016, la Fondation de prévoyance de l’Union Bancaire Privée, 
UBP SA a indiqué avoir affilié le demandeur du 1er novembre 1999 au 31 août 
2002, et précisé avoir reçu les avoirs LPP de la Caisse de retraite du personnel 
de la Société Anonyme C______. La prestation de sortie, s’élevant à 
CHF 111'664.45, a été transférée à la Caisse de pensions du personnel de HSBC 
le 22 octobre 2002. La Fondation de l’UBP SA a précisé n’avoir reçu aucune 
indication relative à l’avoir au jour du mariage. 

- Par courrier du 7 octobre 2016, Aon Suisse SA, pour la Fondation de prévoyance 
des entités suisses du Groupe HSBC, a déclaré avoir affilié le demandeur du 
1er septembre 2002 au 31 juillet 2005. Elle a transféré les avoirs LPP de 
CHF 161'804.20 à La Suisse Assurances Vie Collective le 11 octobre 2005. 

- SwissLife a informé la chambre de céans, le 8 février 2017, avoir affilié le 
demandeur du 1er août 2005 au 31 août 2007 et transféré le 4 octobre 2007 la 
prestation de sortie à la Fondation de prévoyance Edipresse, reprise par la 
Fondation de libre passage d’UBS SA. 

- Par courrier du 1er mars 2017, Actuaires & Associés, au nom de la Fondation de 
prévoyance du groupe Lombard Odier, a déclaré avoir reçu la prestation de la 
Fondation de libre passage d’UBS SA. Le demandeur a été affilié du 
1er décembre 2007 au 1er mars 2008, et sa prestation de sortie transférée à la 
Fondation de libre passage de la Banque cantonale de Genève. 

- Le 3 octobre 2016, le Fonds de pensions Thomson Reuters Switzerland a indiqué 
avoir affilié le demandeur du 1er décembre 2009 au 7 janvier 2013 et transféré la 
prestation de sortie le 14 janvier 2013 à la Fondation de libre passage der PFS à 
Bâle. 

- La Fondation de libre passage der PFS à Bâle a indiqué le 6 mars 2017 avoir 
transféré les avoirs LPP du demandeur le 11 mars 2013 à la caisse de pensions 
paritaire de Rolex SA et de sociétés affiliées. 

- Le 20 septembre 2016, la Caisse de pensions paritaire de Rolex SA et de sociétés 
affiliées a informé la chambre de céans qu’elle avait affilié le demandeur du 
1er mars 2013 au 31 mars 2014. Sa prestation de libre passage s’élevant à 

 

 

   
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CHF 301'672.- a été transférée le 8 mai 2014 à la Fondation de libre passage de 
la Banque Cantonale de Genève. 

- La Fondation de libre passage de la Banque Cantonale de Genève a précisé le 
4 octobre 2016 que les avoirs LPP au jour du divorce, intérêts compris, étaient 
de CHF 303'813.32. 

6. La chambre de céans a transmis ces documents aux parties en date du 10 juillet 
2017 et les a plus particulièrement interrogées sur le montant de la prestation 
acquise par le demandeur au jour du mariage. 

7. La demanderesse a indiqué, le 15 août 2017, qu’elle n’était pas en mesure de 
donner des renseignements sur ladite prestation. Le demandeur ne s’est quant à lui 
pas manifesté.  

8. Le 2 octobre 2017, la chambre de céans a communiqué aux parties les montants des 
prestations LPP à partager, en l’état du dossier, et leur a indiqué qu'à défaut 
d'observations d'ici au 16 octobre 2017, un arrêt serait rendu sur cette base. 

9. Le 16 octobre 2017, le demandeur a indiqué avoir « entrepris les démarches pour 
trouver le montant que j’avais au jour de notre mariage. (…) Dès que j’ai obtenu les 
montants respectifs, je vous les fais parvenir ». 

10. La chambre de céans a dès lors agendé le dossier au 20 novembre 2017. 

11. Par courrier du 22 novembre 2017, le demandeur a informé la chambre de céans 
que ses démarches n’avaient jusque-là pas abouti et en a conclu que « si d’ici lundi 
11 décembre 2017, vous n’avez pas reçu de nouvelles de ma part avec le montant 
de mon avoir de prévoyance lors de mon mariage en mai 1995, je vous prie de 
procéder au partage des prestations de sortie en fonction des informations à votre 
disposition ». 

12. Aussi, la cause a-t-elle été gardée à juger le 13 décembre 2017. 

EN DROIT 

1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP - RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40), soit à Genève la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 – CPC - RS 272), exécuter d'office le partage sur la 
base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

 

 

   
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2. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2011), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122 et 123 et des art. 280 et 281 CPC; les art. 3 à 5 LFLP 
s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 
prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 
sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 
divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 
calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 
(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

3. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP - RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 18 avril 
1984 (OPP 2 - RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de sortie 
acquise avant le mariage est de 4% jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25% en 2003, 
2.25% en 2004, 2.5% de 2005 à 2007, 2.75% en 2008, 2% de 2009 à 2011, 1.5% de 
2012 à 2013, 1.75% de 2014 à 2015, 1.25% en 2016 et 1% dès le 1er janvier 2017. 
Par conséquent, les intérêts dus à la demanderesse sur la somme de CHF 35.- 
existant au jour du mariage se montent à CHF 27.75. L’avoir au jour du mariage, 
intérêts au jour du divorce compris, s’élève donc à CHF 62.75. 

4. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 12 mai 1995, d’autre part, le 
20 mai 2016, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

5. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de CHF 303'813.32, étant rappelé que ni les institutions de 
prévoyance interrogées, ni les demandeurs, n’ont été en mesure de préciser le 
montant de la prestation acquise par le demandeur au jour du mariage. 

Celle acquise par la demanderesse est de CHF 139'814.15 (CHF 139'876.90 – 
CHF 62.75), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance 
défenderesses.  

Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de CHF 151'906.65 
(CHF 303'813.32 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de CHF 69'907.10 
(CHF 139'814.15 : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le 
montant de CHF 81'999.55 (CHF 151'906.65 – CHF 69'907.10). 

6. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 

 

 

   
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montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 
OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF 129 V 255 
consid. 3). 

7. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 

*** 

 

 

 

   
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7/7 

 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

1. Invite la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE 
DE GENÈVE à transférer, du compte de Monsieur A______, la somme de CHF 
81'999.55 à la CAISSE DE PRÉVOYANCE DE L’ÉTAT DE GENÈVE en faveur 
de Madame B______ A______, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 
considérants, dès le 20 mai 2016 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le