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**Case Identifier:** 15242906-9f63-5ae5-87e3-8c227001174f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-09-12
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 12.09.2025 C/16073/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-16073-2024_2025-09-12.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16 octobre 2025. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16073/2024 ACJC/1271/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2025 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, recourante contre un jugement rendu par le 

Tribunal de première instance de ce canton le 18 juin 2025, représentée par  

Me Lassana DIOUM, avocat, PBM Avocats SA, boulevard Georges-Favon 26, case 

postale 48, 1211 Genève 8, 

et 

ETAT DE GENEVE, SOIT POUR LUI LA PERCEPTION DE L'AFC, sis  

Service du contentieux, rue du Stand 26, case postale 3937, 1211 Genève 3, intimé. 

 

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C/16073/2024 

 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7809/2025 du 18 juin 2025, expédié pour notification aux 
parties le 25 juin 2025, le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée 

définitive de l'opposition formée au commandement de payer, poursuite 

n° 1______ (ch. 1), a arrêté les frais judiciaires à 3400 fr., compensés avec 

l'avance opérée et mis à la charge de A______, condamnée à en rembourser 

l'ETAT DE GENEVE, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale (ch. 2 et 3), 

dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 4) et débouté les parties de toute autre 

conclusion (ch. 5). 

Il a en substance considéré que la décision de taxation d'office, contre laquelle il 

n'avait pas été formé de réclamation, représentait un titre de mainlevée définitive 

au sens de l'art. 80 LP, et que la demande de nullité qui avait été formée ne 

remettait pas en question le caractère exécutoire de la décision précitée. 

B. Par acte du 7 juillet 2025 à la Cour de justice, A______ a formé recours contre ce 
jugement. Elle a conclu à l'annulation de celui-ci, cela fait au rejet de la requête de 

mainlevée, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal pour nouvelle 

décision, sous suite de frais judiciaires et de dépens. 

La conclusion préalable en suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement 

entrepris, que comportait le recours, a été rejetée par arrêt de la Cour du 28 juillet 

2025. 

L'ETAT DE GENEVE, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale, a conclu 

au rejet du recours, sous suite de frais. 

Par avis du 19 août 2025, les parties ont été informées de ce que la cause était 

gardée à juger. 

C. Il résulte de la procédure les faits pertinents suivants: 

a. Le 1er décembre 2023, l'Administration fiscale cantonale a émis un bordereau 
de taxation d'office R2______ (notifié le 12 décembre 2023 avec délai de 

paiement au 12 janvier 2024) à l'endroit de A______, s'agissant des impôts 

cantonaux et communaux 2022. Celui-ci porte sur un montant total des impôts de 

38'672 fr. 15. 

b. Par courrier du 27 janvier 2024, l'Administration fiscale cantonale a rappelé à 
A______ que son compte présentait un solde débiteur, à la date précitée, de 

40'057 fr. 15. Le relevé de compte joint à ce courrier comprend, outre le montant 

du bordereau précité, divers frais, amende, intérêts moratoires et compensatoires. 

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c. Le 17 février 2024, l'Administration fiscale cantonale a fait parvenir à A______ 
une sommation de paiement pour un total de 40'161 fr. 60, soit 38'682 fr. 15 

("montant dû en capital et frais"), 40 fr. ("frais de sommation"), et 1'439 fr. 45 

(montant des intérêts au 17.02.2024"). 

d. Le 9 avril 2024, elle a fait notifier par l'Office cantonal des poursuites à 
A______ un commandement de payer, poursuite n° 1______, portant sur 

38'722 fr. 15 plus intérêts moratoires à 5% l'an dès le 21 mars 2024 (poste 1), et 

1'549 fr. 15 (poste 2). La rubrique "titre et date de la créance ou cause de 

l'obligation" était libellée ainsi: "R2______/IFD/2022/1, Bordereau 3______ exp. 

le 12.12.2023" pour le poste 1 et "intérêts moratoires au 21.03.2024". 

La poursuivie a formé opposition. 

e. Le 8 juillet 2024, l'Administration fiscale cantonale a saisi le Tribunal d'une 
requête en mainlevée définitive de l'opposition susmentionnée, sous suite de 

dépens, dirigée contre A______. 

A l'audience du Tribunal du 10 février 2025, l'Administration fiscale cantonale 

n'était ni présente ni représentée. A teneur du procès-verbal d'audience, A______ 

a conclu au déboutement de la précitée des fins de sa requête, motif pris de ce que 

la taxation était "manifestement abusive", et a produit "des pièces concernant la 

réclamation faite".  

Le chargé de pièces déposé comporte, outre la décision de taxation d'office et le 

relevé de compte du 1er décembre 2023, un acte adressé le 6 février 2025 par 

A______ à l'Administration fiscale cantonale, intitulé "demande de nullité", 

assorti d'annexes. Il résulte de cet acte que A______ fait valoir un revenu et une 

fortune imposables moindres que ceux retenus par l'Administration fiscale 

cantonale. 

Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 309 let. b ch. 3 et 319 let. a CPC). 

La décision - rendue par voie de procédure sommaire (art. 251 let. a CPC) - doit 

être attaquée dans un délai de dix jours dès sa notification (art. 321 al. 2 CPC) par 

un recours écrit et motivé (art. 130 et 131 CPC), adressé à la Cour de justice. 

Interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, le recours est en l'espèce 

recevable. 

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2.  Dans le cadre d'un recours, l'autorité a un plein pouvoir d'examen en droit, mais 
un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant que les griefs formulés et 

motivés par le recourant (art. 320 CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 

2ème éd., 2010, n. 2307). 

3. A bien la comprendre, la recourante reproche au Tribunal d'avoir omis de prendre 
en considération que la décision de taxation faisait l'objet d'une demande en 

constatation de nullité, et d'avoir ignoré que ladite décision serait "manifestement 

abusive" car contraire aux art. 130 et 132 LIFD. 

3.1 Selon l'art. 80 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire 
peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition. Sont assimilés à des 

jugements les décisions des autorités administratives suisses (art. 80 al. 2 ch. 2 LP). 

 Lorsque la poursuite est fondée sur un jugement exécutoire rendu par un tribunal 

ou une autorité administrative suisse, le juge ordonne la mainlevée définitive de 

l'opposition, à moins que l'opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte 

ou qu'il a obtenu un sursis, postérieurement au jugement, ou qu'il ne se prévale de 

la prescription (art. 81 al. 1 LP). 

Le juge de la mainlevée définitive examine seulement la force probante du titre 

produit par le créancier, sa nature formelle, non la validité de la créance (arrêt du 

Tribunal fédéral 5A_427/2011 du 10 octobre 2011 consid. 2). Il ne statue que sur 

la base des pièces produites, en l'occurrence un jugement exécutoire ou un titre 

assimilé à un tel jugement; il n'a ni à revoir ni à interpréter le titre de mainlevée 

qui est produit (ATF 124 III 501 consid. 3a; 113 III 6 consid. 1b). 

Est exécutoire au sens de l'art. 80 al. 1 LP le prononcé qui a non seulement force 

exécutoire, mais également force de chose jugée – qui se détermine exclusivement 
au regard du droit fédéral –, c'est-à-dire qui est devenu définitif, parce qu'il ne 
peut plus être attaqué par une voie de recours ordinaire qui, de par la loi, a un effet 

suspensif (ATF 131 III 404 consid. 3; 131 III 87 consid. 3.2). 

Par "extinction de la dette", l'art. 81 al. 1 LP ne vise pas seulement le paiement, 

mais toute autre cause de droit civil, comme la remise de dette, la compensation 

ou l'accomplissement d'une condition résolutoire (ATF 124 III 501 consid. 3b). Le 

poursuivi ne peut se borner à rendre sa libération vraisemblable; il doit, au 

contraire, en apporter la preuve stricte (ATF 136 III 624 consid. 4.2.1 et les 

références citées). 

3.2 Une décision nulle ne sortit aucun effet juridique (ATF 129 I 361 consid. 2.3). 
Dès lors, pour s'opposer à la continuation de la poursuite, le poursuivi peut 

invoquer la nullité de la décision présentée comme titre de mainlevée définitive 

(arrêt du Tribunal fédéral 5P.178/2003 du 2 juin 2003 consid. 3.1). En effet, cette 

nullité doit être constatée d'office, en tout temps et par toutes les autorités 

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chargées d'appliquer le droit, y compris dans la procédure de mainlevée 

d'opposition. L'absence de l'usage d'une voie de droit ne fait pas obstacle à la 

recevabilité de ce moyen (ATF 133 II 366 consid. 3.1; 129 I 361 consid. 2 in 

initio; arrêt du Tribunal fédéral 5D_213/2017 du 30 avril 2018 consid. 2.2, publié 

in SJ 2019 I p. 85).   

  La nullité d'une décision ne peut être retenue qu'à titre exceptionnel, si le vice qui 

l'affecte est particulièrement grave, s'il est manifeste ou du moins facilement 

décelable et si, de surcroît, la sécurité du droit n'est pas sérieusement mise en 

danger par l'admission de la nullité. De pareils motifs résident dans 

l'incompétence qualifiée (fonctionnelle ou matérielle) de l'autorité ou la violation 

grossière de règles de procédure (ATF 138 II 501 consid. 3.1; 137 I 273 

consid. 3.1; 133 précité consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 5D_213/2017 précité 

consid. 2.2); en particulier, l'incompétence ne peut être invoquée si la décision 

émane d'une autorité qui a un pouvoir général de décision dans le domaine 

concerné (ATF 99 Ia 423 consid. 3). Des vices de fond ne conduisent 

qu'exceptionnellement à la nullité (ATF 129 I 361 consid. 2). La nullité ne peut 

pas être reliée à un critère formel mais ne peut être admise que lorsque le bien 

juridique touché présente une valeur particulièrement élevée (arrêts du Tribunal 

fédéral 5A_567/2019 du 23 janvier 2020 consid. 7.2; 5A_356/2009 du 4 août 

2009 consid. 4.2).   

3.3 En l'espèce, contrairement à ce que soutient la recourante, le Tribunal a 
dûment mentionné l'existence de la procédure en constatation de nullité, mais a 

retenu que cette circonstance était sans portée, s'agissant d'une voie de droit 

extraordinaire. 

 Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique, puisqu'il est conforme à la 

jurisprudence rappelée ci-dessus. Il est exclu que le juge de la mainlevée revoie ou 

interprète le titre produit, comme semble le souhaiter la recourante. 

 Celle-ci, à l'appui de ses arguments de nullité de la décision constitutive du titre 

de mainlevée, ne fait pas valoir d'absence de compétence fonctionnelle ou 

matérielle de l'intimé, ni de violations de vice de forme. Elle se plaint, en effet, en 

substance de la prise en compte par l'intimé de montants de revenus et de fortune 

supérieurs à la réalité. Pareils motifs, qui touchent à de supposés vices de fond, ne 

sauraient conduire à retenir une nullité de la décision de taxation, laquelle n'est 

admise qu'à titre exceptionnel. 

 L'intimé dispose ainsi d'un titre exécutoire au sens de l'art. 80 LP. Pour le surplus, 

la recourante ne soutient pas qu'elle aurait démontré l'existence de l'une ou l'autre 

des circonstances prévues par l'art. 81 LP. 

 Dès lors, le recours, infondé, sera rejeté. 

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4. La recourante, qui succombe, supportera les frais de son recours (art. 106 al. 1 
CPC), arrêtés à 800 fr. (art. 48, 61 OELP), comprenant l'émolument lié à la 

décision sur effet suspensif. Ces frais seront compensés avec l'avance opérée 

(art. 111 al. 1 CPC), acquise à l'Etat de Genève. 

 Il n'y a pas lieu à allocation de dépens, l'intimé n'étant pas représenté (art. 95 al. 3 

CPC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ contre le jugement JTPI/7809/2025 

rendu le 18 juin 2025 par le Tribunal de première instance dans la cause 

C/16073/2024–11 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toute autre conclusion. 

Sur les frais : 

Arrête les frais du recours à 800 fr., compensés avec l'avance opérée, acquise à l'Etat de 

Genève. 

Les met à la charge de A______. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Pauline ERARD, présidente; Madame Sylvie DROIN, Madame  

Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, 

greffière. 

La présidente : 

Pauline ERARD 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.