# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6e17bda8-4d09-5662-be6b-d6d21ed2b19e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 05.11.2021 P/21947/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-21947-2019_2021-11-05.pdf

## Full Text

Siégeant : Monsieur Gregory ORCI, président ; Monsieur Pierre BUNGENER et 
Madame Gaëlle VAN HOVE, juges. 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/21947/2019 AARP/341/2021 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 5 novembre 2021 

 

Entre 

A______, domicilié ______ [GE], comparant par Me B______, avocat,  

appelant, 

 

contre le jugement JTDP/335/2021 rendu le 16 mars 2021 par le Tribunal de police, 

 

et 

 

C______, partie plaignante, comparant par Me D______, avocat,  

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimés.

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EN FAIT : 

A. a. En temps utile, A______ appelle du jugement du 16 mars 2021, par lequel le 
Tribunal de police (TP) l′a reconnu coupable de lésions corporelles simples (art. 123 
ch. 1 et 2 al. 1 et 4 du Code pénal [CP]) et l′a acquitté du chef de mauvais traitement 
infligé aux animaux (art. 26 al. 1 let. a de la loi sur la protection des animaux [LPA]), 
de voies de faits commises à réitérées reprises (art. 126 al. 1 et 2 let. a et b CP) et 
d′instigation à voies de fait (art. 25 cum art. 126 al. 1 CP). Il a été condamné à une 
peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 30.- l′unité avec sursis pendant trois ans 
ainsi qu′au tiers des frais de la procédure. 

A______ entreprend partiellement ce jugement et conclut à la requalification de 
l′infraction de lésions corporelles simples en voies de fait au sens de l′art. 126 al. CP, 
à sa condamnation à une amende ne dépassant pas CHF 200.- avec sursis pendant 
deux ans (sic), ainsi qu′à une indemnité au sens de l′art. 436 al. 2 CPP, frais de la 
procédure d′appel à la charge de l′Etat.  

 b. Selon l'ordonnance pénale du 20 avril 2020, il est encore reproché à A______ ce 
qui suit. 

 Le 29 septembre 2019, à Genève, alors qu'il s'était précédemment mis en colère, il a 
agrippé les bras de son épouse, C______, avec ses mains en serrant suffisamment 
fort pour lui causer des hématomes aux deux bras et l′a secouée à plusieurs reprises, 
persistant alors qu'elle lui indiquait avoir mal et lui demandait d'arrêter. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a. Le 15 octobre 2019, C______ s'est rendue au poste de police afin de déposer 
plainte à l'encontre de son époux, A______, notamment pour des faits de violence 
s′étant produits le 29 septembre 2019.  

 Elle a expliqué qu'à cette date, elle s′était rendue en ville avec son époux et leur fils. 
Alors qu′ils s'apprêtaient à monter en voiture, A______ s′était mis en colère à propos 
d′une histoire de déguisement de leur enfant. Il était devenu agressif, avait hurlé à 
son encontre et avait tapé sur les portes de la voiture. Elle avait décidé de partir à 
pied et s′était rendue chez sa tante. Peu de temps après, son époux l'avait rejointe et 
avait voulu discuter avec elle, alors qu′elle ne le souhaitait pas. Il lui avait alors 
agrippé les bras avec ses mains puis l′avait secouée. Il l′avait agrippée avec une telle 
force qu′elle avait eu des marques sur les bras. Elle lui avait dit qu′il lui faisait mal 
mais il avait continué à la secouer, en hurlant. Il l′avait finalement lâchée et elle 
s′était rendue dans une autre pièce.   

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Elle ne s′était pas rendue tout de suite auprès de la police car elle ne souhaitait pas en 
arriver là. Elle n′arrivait cependant plus à supporter la situation. Son époux était au 
fond une bonne personne mais il n′arrivait pas à contrôler ses colères. Elle a sollicité 
la mise en place d′une mesure d'éloignement.   

Devant le MP, elle a dans l′ensemble confirmé ses précédentes déclarations relatives 
au déroulement de l′altercation. Lorsque son mari l′avait lâchée après l′avoir secouée, 
elle était partie à la cuisine. Elle était retournée vers lui après avoir constaté qu′elle 
avait "les dix doigts marqués sur [s]on bras". Elle avait encore mal trois mois après 
les faits. Elle a ensuite précisé qu′elle avait eu mal pendant une semaine et des 
marques pendant trois mois. Elle avait effectivement des liens d′amitié avec son 
médecin-traitant, qui avait établi le certificat médical, son mari et elle étant les 
parrains de l′enfant dudit médecin. 

 b. A______ a confirmé avoir eu un désaccord avec son épouse le 29 septembre 2019, 
alors qu′ils se trouvaient dans les environs de la rue 1______ à Genève. Une dispute 
s′en était suivie et son épouse avait voulu partir à pied. C′est à ce moment qu′il lui 
avait saisi un bras – et non les deux – , dans le but de la retenir. Il l′avait ensuite 
rejointe chez sa tante. Quand elle l′avait vu, elle lui avait dit qu′il lui avait fait mal. Il 
s′était excusé et la journée s′était poursuivie. Les événements ne s′étaient pas 
produits chez la tante de son épouse, mais en ville. C______ souffrait de dyslexie et 
pouvait confondre les événements. Il avait quelques problèmes au travail et se sentait 
submergé. Il regrettait et aimait sa famille. Il comptait consulter un psychologue ou 
un ami auquel il pourrait se confier.  

Devant le MP, il a indiqué que l′altercation s′était déroulée dans la voiture. Son 
épouse avait voulu quitter le véhicule et il l′avait saisie fermement par le bras afin de 
l′en empêcher, car son fils se trouvait à l′intérieur. Devant le TP, il a précisé que les 
faits s′étaient déroulés alors que le véhicule était en mouvement. Il avait saisi son 
épouse par le bras, afin de la protéger. Il n′avait pas eu l′intention de lui faire mal.  

 c.a. Les éléments pertinents suivants ressortent des différents documents versés au 
dossier : 

 selon un constat médical établi par le Dr E______ le 30 septembre 2019, 
C______ présentait des hématomes de 3x2 cm, datant de 2 à 3 jours, au 
niveau des avant-bras gauche et droit, avec des rougeurs de 15 cm en région 
postérieure à ces hématomes ; 

 d′après un "résumé de prise en charge ambulatoire" du 19 novembre 2019 
émanant de l'Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la 
violence (UIMPV), C______, qui avait été reçue en consultation le 
30 septembre 2019, présentait des hématomes sur le membre supérieur 

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gauche et ressentait des douleurs au niveau du bras droit, qu′elle avait mis en 
lien avec des violences récentes de la part de son mari ; 

 d′après une seconde attestation de l′UIMPV datée du 9 mars 2020, C______ 
n′avait pas fait l′objet d′un examen médical lors de sa consultation du 
30 septembre 2019 mais avait montré aux médecins des hématomes sur le 
membre supérieur gauche et leur avait dit avoir des douleurs au bras droit, 
liés selon ses dires à un empoignement violent de la part de son mari. Par la 
suite, l′intéressée leur avait indiqué que l′examen clinique avec permis de 
constater l′existence d′hématomes à ses deux bras ; 

 selon une attestation de l′association F______ (F______) du 9 mars 2020, 
C______ avait été adressée à l'association par le G______ et l′UIMPV où une 
prise en charge thérapeutique avait été mise en place suite à des allégations de 
violence que son époux aurait commises le 28 septembre 2019, et qui avaient 
fait l′objet d′un constat médical, de mesures d′éloignement et de poursuites 
d′office ; 

 d′après une attestation du 2 mars 2021 de l′association H______, A______ 
bénéficiait d′un soutien psychologique et social depuis le 17 septembre 2020 
en raison de violences conjugales dont il avait expliqué être victime de la part 
de son épouse ; 

 selon un arrêt de la Cour de justice civile du 9 mars 2021, statuant sur les 
mesures protectrices de l′union conjugales prononcées par le Tribunal de 
première instance, les époux se sont séparés en octobre 2019, date à laquelle 
C______ a quitté le domicile conjugal. 

c.b. C______ a produit quatre photographies non datées de ses deux bras présentant 
des hématomes et des rougeurs ainsi qu′un témoignage écrit du 9 juin 2020 émanant 
d′une enseignante de la Haute école de I______ de Genève, qui atteste que la 
plaignante aurait eu des difficultés dans son cursus scolaire en raison de sa situation 
familiale, étant "battue physiquement et psychologiquement".  

A______ a produit plusieurs extraits du compte Facebook de son épouse, dont une 
publication datée du 12 août 2018 le présentant comme un bon père. Il a également 
déposé plusieurs témoignages écrits de différents proches, qui le décrivent en 
substance, comme un homme n′ayant jamais fait preuve de violence envers sa famille 
et une personne fatiguée par son travail et les responsabilités endossées, ce dont a 
également témoigné sa sœur, J______, devant le TP.  D′après le témoignage écrit du 
filleul du couple, daté du 27 février 2021, C______ avait à une reprise, alors qu′il 
était jeune, tenté de sortir d′un véhicule en marche suite à une dispute avec son mari 
et avait été retenue par celui-ci. 

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C. a. La juridiction d'appel a ordonné l'instruction de la cause par la voie écrite avec 
l'accord des parties. 

 b.a. Selon son mémoire d'appel, A______ persiste dans ses conclusions, excepté 
concernant l′octroi du sursis. 

 Il reconnaissait avoir fermement saisi son épouse au bras, alors que tous deux se 
trouvaient dans leur véhicule. Le TP avait d′ailleurs considéré à juste titre que 
C______ avait des marques sur un seul de ses bras. Ces marques étaient toutefois 
constitutives de l'infraction de voies de fait et non de lésions corporelles simples, 
compte tenu de la jurisprudence rendue en la matière.  

 Les médecins de l′UIMPV n′avaient pas procédé à un examen médical et n′avaient 
ainsi pas pu établir si la plaignante souffrait de douleurs. Elle n′avait pas non plus 
suivi de traitement médical après les faits. C______ avait par ailleurs changé à 
plusieurs reprises de version s′agissant de ces douleurs, ce qui impliquait que leur 
durée ne pouvait pas être évaluée. Au surplus, celle-ci souffrait de dyslexie, ce qui 
l′amenait fréquemment à confondre les événements, à déformer la réalité et à adopter 
des comportements irrationnels. L′analyse effectuée par le Dr. E______ était enfin 
biaisée, dès lors qu′il s′agissait d′une amie de son épouse. 

 La faute commise était légère. Il avait agi par réflexe, en prenant le bras de la 
plaignante afin de l′empêcher de sortir du véhicule en marche, souhaitant la protéger 
du danger. Il n′avait jamais voulu lui faire mal. À la période des faits, il s′était au 
surplus trouvé dans un état d′épuisement. Il avait toujours été un mari et un père 
dévoué et aimant, comme en attestait la publication Facebook de son épouse de 2018. 
Plusieurs témoins avaient en outre attesté du fait qu′il n′avait jamais été violent 
envers sa famille. Il était actuellement suivi par un psychologue et ne serait plus, à 
l′avenir, confronté à la justice. Enfin, la mention d′une peine pécuniaire dans son 
casier judiciaire risquerait de lui faire perdre son travail.  

Dans son mémoire de réplique, A______ répète pour l′essentiel les arguments déjà 
développés dans son mémoire d′appel motivé. L′attestation de l′UIMPV ne faisait 
pas office de constat médical. L′attestation de l′association F______ contenait 
plusieurs erreurs, notamment sur la date des faits et les prétendues mesures 
d′éloignement qui auraient été prononcées à son égard, ce qui signifiait que son 
épouse avait menti sur ces points. Celle-ci s′était par ailleurs excusée récemment 
auprès de lui pour la plainte déposée. 

b.b. A______ conclut au versement en sa faveur d′un montant de CHF 3'586.50 pour 
les dépenses occasionnées par la procédure d'appel.  

c.a. C______ conclut au rejet de l′appel, frais et dépens à la charge de l′appelant. 

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Elle avait toujours été constante dans ses explications au cours de la procédure. Elle 
avait en outre été prise en charge à de nombreuses reprises par l'UIMPV dans le 
cadre de violences conjugales. Lors de la séance du 30 septembre 2019, elle avait 
relaté à son psychologue les violences qu′elle avait subies la veille et lui avait montré 
à titre d′exemple l′hématome présent sur son bras gauche. Le psychologue lui avait 
alors conseillé de s′adresser à son médecin traitant pour établir un constat médical.  

A______ reconnaissait avoir commis une infraction mais minimisait les 
conséquences de celle-ci. Sa version des faits n′était pas crédible au vu de 
l′importance des hématomes causés, qui faisaient l′objet d′un constat médical. Elle 
avait en outre immédiatement dit à son mari qu′il lui faisait mal lorsqu′il l′avait 
attrapée par les bras et ses douleurs avaient persisté après les faits.  

c.b. Me D______, conseil juridique gratuit de C______, dépose un état de frais pour 
la procédure d'appel, facturant, sous des libellés divers, 13 heures et 35 minutes 
d′activité de collaborateur et une heure d′activité de chef d′étude, dont une heure pour 
l′analyse du dossier "p/r à l′appel joint", 20 minutes de prise de connaissance de la 
déclaration d′appel, 15 minutes pour des déterminations à la CPAR et 13 heures pour 
la rédaction d′un mémoire de réponse de huit pages (comprenant cinq pages de 
discussion juridique).  

d. Le MP conclut au rejet de l′appel. 

D. A______, ressortissant brésilien et italien, est né le ______ 1982 à L______, Brésil. 
Il est titulaire d'un permis d'établissement et est séparé de son épouse, C______, avec 
laquelle il a un enfant dont il a la garde partagée. Il travaille en tant que coursier et 
perçoit un revenu mensuel de CHF 5'000.-. Son loyer s'élève à CHF 1'985.- et son 
assurance maladie à CHF 337.- environ. Il ne verse pas de contribution d'entretien à 
son épouse. Il n'a ni dette ni fortune. 

Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, il n'a pas d'antécédent. 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]). 

 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 
al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1. L'art. 123 ch. 1 al. 1 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une 
personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Aux termes de l′art. 123 

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ch. 1 al. 2 CP, dans les cas de peu de gravité, le juge pourra atténuer la peine (art. 48a 
CP). 

 Selon l'art. 123 ch. 2 al. 1 et 4 CP, la poursuite a lieu d′office si l'auteur est le 
conjoint de la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans 
l'année qui a suivi le divorce. 

L′infraction de lésions corporelles implique une atteinte importante à l'intégrité 
corporelle, comme l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui 
provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, 
les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres 
conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être 
(ATF 134 IV 189 consid. 1.1). 

2.2. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes 
physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions 
corporelles, ni dommage à la santé. Ont notamment été qualifiés de voies de fait : 
une gifle, un coup de poing ou de pied, de fortes bourrades avec les mains ou les 
coudes (arrêts du Tribunal fédéral 6B_693/2017 du 24 août 2017 consid. 2.1 ; 
6B_1009/2014 du 2 avril 2015 consid. 4.2).  

2.3.1. La distinction entre lésions corporelles et voies de fait peut s'avérer délicate, 
notamment lorsque l'atteinte s'est limitée à des meurtrissures, des écorchures, des 
griffures ou des contusions. Ainsi, une éraflure au nez avec contusion a été 
considérée comme une voie de fait, de même qu′une meurtrissure au bras et une 
douleur à la mâchoire sans contusion. En revanche, un coup de poing au visage 
donné avec une violence brutale propre à provoquer d'importantes meurtrissures, 
voire une fracture de la mâchoire, des dents ou de l'os nasal, a été qualifié de lésion 
corporelle ; de même de nombreux coups de poing et de pied provoquant chez l'une 
des victimes des marques dans la région de l'œil et une meurtrissure de la lèvre 
inférieure et chez l'autre une meurtrissure de la mâchoire inférieure, une contusion 
des côtes, des écorchures de l'avant-bras et de la main (ATF 134 IV 189 consid. 1.3. ; 
119 IV 25 consid. 2a). 

Dans les cas limites, il faut tenir compte de l'importance de la douleur provoquée, 
afin de déterminer s'il s'agit de lésions corporelles simples ou de voies de fait. Les 
contusions, meurtrissures, écorchures ou griffures constituent des lésions corporelles 
simples si le trouble qu'elles apportent, même passager, équivaut à un état maladif, 
notamment si viennent s'ajouter au trouble du bien-être de la victime un choc 
nerveux, des douleurs importantes, des difficultés respiratoires ou une perte de 
connaissance. Par contre, si les contusions, meurtrissures, écorchures ou griffures en 
cause ne portent qu'une atteinte inoffensive et passagère au bien-être du lésé, les 
coups, pressions ou heurts dont elles résultent ne constituent que des voies de fait 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20IV%20189
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_693/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_1009/2014
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20IV%20189
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%2025

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(ATF 119 IV 25 consid. 2a; 107 IV 40 consid. 5c; arrêt du Tribunal fédéral 
6S_474/2005 du 27 février 2006 consid. 7.1.). La question peut parfois être résolue 
de manière satisfaisante par l'application de l'art. 123 ch. 1 al. 2 CP, qui permet une 
atténuation libre de la peine dans les cas de peu de gravité (cf. ATF 119 IV 25 
consid. 2a). 

Comme les notions de voies de fait et d'atteinte à l'intégrité corporelle, qui sont 
décisives pour l'application des art. 123 et 126 CP, sont des notions juridiques 
indéterminées, une certaine marge d'appréciation est reconnue au juge du fait car 
l'établissement des faits et l'interprétation de la notion juridique indéterminée sont 
étroitement liés (ATF 134 IV 189 consid. 1.3.; 119 IV 25 consid. 2a). 

2.3.2. Le Tribunal fédéral a considéré qu′un hématome visible pendant plusieurs 
jours, provoqué par un coup de poing dans la figure, était constitutif de l′infraction de 
lésions corporelles simples, dans la mesure où une telle marque est la conséquence 
de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, 
même si elle est superficielle et de peu d'importance. Il a par ailleurs jugé que la cour 
cantonale avait à juste titre fait application de l′art. 123 ch. 1 al. 2 dans ce cas, 
compte tenu du peu de gravité de la lésion (ATF 119 IV 25 consid. 2a). 

2.3.3. Selon la doctrine, la forme qualifiée des lésions corporelles simples au sens de 
l'art. 123 ch. 2 CP s′applique lorsque l'acte commis apparaît particulièrement 
dangereux ou répréhensible. L'acte est particulièrement dangereux si le moyen utilisé 
crée un risque élevé de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP. L′acte est 
considéré comme particulièrement répréhensible s′il est commis envers une personne 
sans défense ou ayant besoin de protection, ou que le recours à la violence a eu lieu 
dans le cadre de la sphère domestique (BSK StGB-ROTH/BERKEMEIER, 4ème éd., 
2019, N 11 ad art. 123).  

Dans le cadre de ces formes qualifiées de l′infraction, la peine-menace reste 
inchangée mais la poursuite a lieu d′office. En outre, une atténuation de la peine en 
application de l′art. 123 ch. 1 al. 2 CP n′est pas possible dans ce cas (BSK StGB-
ROTH/BERKEMEIER, 4ème éd., 2019, N 12 ad art. 123 ; STRATENWERTH/JENNY/ 
BOMMER, Schweizerisches Strafrecht, 7ème éd., 2010, N 32 ad chap. 3 ; A. 
DONATSCH, Strafrecht III - Delikte gegen den Einzelnen, 2018, p. 67 N 5.5). 

2.4. En l′espèce, le Tribunal de première instance a retenu, au bénéfice du doute, que 
l′appelant avait provoqué un hématome à tout le moins sur un des bras de l′intimée, 
ce que l′intéressé ne discute plus en appel, étant rappelé que seule la qualification 
juridique des faits est contestée.  

À cet égard, il n′est plus réellement pertinent, dans le cadre de l′examen de la 
culpabilité, de savoir si l′appelant a commis les faits en ville lors de la sortie du 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%2025
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20IV%2040
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6S.474/2005
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%2025
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/134%20IV%20189
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%2025
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/119%20IV%2025

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couple, dans la voiture ou au domicile de la tante de l′intimée. Dans la même mesure, 
il n′est pas déterminant de savoir si l′appelant, comme il l′allègue, était un bon père 
ou s′il avait déjà été, avant les faits, d′un naturel violent envers sa famille. 

L′appelant estime que l′hématome provoqué au bras de son épouse devrait être 
qualifié de voie de fait, et non de lésion corporelle simple.  

La CPAR ne partage cependant pas cet avis. 

Au regard de la jurisprudence du Tribunal fédéral citée supra (cf. notamment consid. 
2.3.2.), c'est en effet à juste titre que le premier juge a retenu la qualification de 
lésions corporelles simples, étant rappelé que l′intimée présentait des rougeurs de 
15 centimètres sur les bras en plus d′un hématome, selon le constat médical établi le 
jour après les faits.  

Quand bien même C______ est proche du médecin ayant rédigé le constat médical, il 
n′y a pas lieu de s′écarter des conclusions de celui-ci, lequel a été établi par un 
professionnel qualifié.  

Les marques relevées sur le bras de l′intimée ne sauraient par ailleurs être 
considérées comme une atteinte inoffensive et passagère à son bien-être. L′intéressée 
a déclaré que l'hématome était resté visible jusqu′à trois mois après les faits et qu′elle 
avait ressenti des douleurs pendant une semaine à trois mois. Quand bien même 
celle-ci s′est contredite au sujet de la durée des douleurs, la CPAR considère que les 
douleurs sont avérées, dans la mesure où l′intimée a toujours allégué en avoir ressenti 
sur plusieurs jours. Elle en a par ailleurs immédiatement fait part à son mari au 
moment des faits. Il ressort également des différentes attestations de l′UIMPV que 
C______ s′est plainte de douleurs le lendemain des faits, quand bien même celles-ci 
auraient concerné son bras droit. Il ne saurait enfin être déduit des erreurs – 
relativement peu importantes – contenues dans l′attestation de l′association F______ 
que l′intimée aurait menti sur l′ensemble de la procédure, et notamment sur les 
douleurs ressenties, lesdites erreurs n′ayant aucun lien avec cet élément.  

Les marques constatées, conjuguées aux douleurs ressenties dépassant le stade des 
voies de faits, l′appelant sera reconnu coupable de l′infraction de lésions corporelles 
simples, le jugement du TP étant confirmé sur ce point. 

Cela dit, si l′acte de violence commis par l′appelant ne saurait être qualifié de voies 
de fait au regard de ce qui précède, il y a néanmoins lieu de relever que les blessures 
observées se situent plutôt dans la limite inférieure des lésions réprimées par 
l′art. 123 CP. Il ne peut être fait application de l′art. 123 ch. 1 al. 2 dans le cas 
d′espèce, dans la mesure où les faits ont été commis durant le mariage des deux 

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intéressés, l′infraction étant de ce fait qualifiée (cf. consid. 2.3.2.). Cet élément sera 
toutefois pris en compte dans le cadre de la fixation de la peine. 

3. 3.1. Les lésions corporelles simples sont passibles d′une peine privative de liberté de 
trois ans ou d′une peine pécuniaire (art. 123 ch. 1 al. 1 CP).  

3.2. Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend 
en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que 
l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de 
la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère 
répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure 
dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de 
sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). 

La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs 
pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, 
le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (objektive 
Tatkomponente). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la 
volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (subjektive 
Tatkomponente). À ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés 
à l'auteur lui-même (Täterkomponente), à savoir les antécédents (judiciaires et non 
judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations 
familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la 
peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale 
(ATF 142 IV 137 consid. 9.1 p. 147 ; ATF 141 IV 61 consid. 6.1.1 p. 66 s.).  

3.3. En l′espèce, la faute commise par l′appelant n′est pas anodine. Il a saisi son 
épouse par le bras jusqu′à lui causer un hématome et des rougeurs, suite à une 
dispute basée sur un motif futile. La CPAR n′est par ailleurs pas convaincue par les 
explications de l′appelant – qui s′opposent à celles de son épouse – selon lesquelles il 
aurait agi de la sorte dans le but de la protéger, alors qu′elle souhaitait sortir d′un 
véhicule en marche. En effet, celui-ci n′a pas indiqué lors de sa première audition 
devant la police que les faits se seraient passé dans un véhicule, précisant même que 
son épouse avait voulu partir à pieds et qu′il l′avait ensuite rejointe chez sa tante. Ce 
n′est au surplus que devant le TP qu′il a expliqué que le véhicule était en mouvement 
et qu′il aurait souhaité agir dans un but de protection. 

À décharge et comme déjà relevé, il sera retenu que l′acte de violence commis par 
l′appelant, de même que les blessures observées se situent dans la limite inférieure 
des lésions réprimées par l′art. 123 CP. 

La situation personnelle de l′appelant n′excuse pas son comportement, quand bien 
même celui-ci aurait été stressé et épuisé durant la période des faits.  

- 11/15 - 

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Sa collaboration a été plutôt mauvaise. Il a passablement évolué dans ses déclarations 
au cours de la procédure et a toujours nié l′infraction de lésions corporelles 
reprochée. Sa prise de conscience est inexistante. S′il ne conteste plus, en appel, être 
l′auteur d′une infraction, il n′a eu de cesse de tenter de minimiser les faits. Il a 
persisté à déclarer avoir agi dans le but de protéger son épouse et est allé jusqu′à 
évoquer les problèmes de dyslexie de celle-ci – par ailleurs non établis – pour tenter 
de la décrédibiliser. Il a exprimé de timides regrets lors de son audition devant la 
police mais n′a jamais présenté d′excuses à l′intimée. 

Son absence d′antécédent a un effet neutre sur la peine. 

Au vu de l′ensemble des considérations qui précède, il se justifie de prononcer une 
peine pécuniaire de 30 jours-amende à l′encontre de l′appelant.  

Le montant du jour-amende sera arrêté à CHF 30.- l′unité, celui-ci étant adéquat au 
regard de sa situation financière et n′étant au demeurant pas en tant que tel contesté. 
Le principe du sursis lui est acquis (art. 391 al. 2 CPP).  

L′argumentation de l′appelant lié à l′inscription d′une peine pécuniaire dans son 
casier judiciaire, n′est quant à elle pas pertinente, dans la mesure où une telle 
inscription est inhérente à toute condamnation pour une infraction pénale.  

4. 4.1. L'appelant, qui succombe, supportera les frais de la procédure d′appel, 
comprenant un émolument de CHF 1'500.- (art. 428 CPP et art. 14 al. 1 let. e du 
règlement fixant le tarif des frais en matière pénale du 22 décembre 2010 [RTFMP]).  

 4.2. Pour les mêmes raisons, il ne lui sera pas alloué d′indemnité au sens des art. 436 
et 429 CPP. 

5. 5.1. Selon l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office ou le conseil juridique gratuit 
(cf. art. 138 al. 1 CPP) est indemnisé conformément au tarif des avocats de la 
Confédération ou du canton du for du procès. L'indemnité, en matière pénale, est 
calculée selon le tarif horaire suivant, débours de l'étude inclus : chef d'étude 
CHF 200.- (let. c), collaborateur CHF 150.- (let. b) (art. 16 du règlement sur 
l'assistance juridique [RAJ)]. 

 Conformément à l'art. 16 al. 2 RAJ, seules les heures nécessaires sont retenues. Elles 
sont appréciées en fonction notamment de la nature, de l'importance et des difficultés 
de la cause, de la valeur litigieuse, de la qualité du travail fourni et du résultat obtenu. 
On exige de l'avocat qu'il soit expéditif et efficace dans son travail et qu'il concentre 
son attention sur les points essentiels. Des démarches superflues ou excessives n'ont 
pas à être indemnisées (M. VALTICOS / C. REISER / B. CHAPPUIS (éds), 
Commentaire romand, Loi fédérale sur la libre circulation des avocats, Bâle 2010, 

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n. 257 ad art. 12). Dans le cadre des mandats d'office, l'Etat n'indemnise ainsi que les 
démarches nécessaires à la bonne conduite de la procédure pour la partie qui jouit 
d'une défense d'office ou de l'assistance judiciaire. Le mandataire d'office doit en 
effet gérer son mandat conformément au principe d'économie de procédure (décision 
de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2013.22 du 31 octobre 2013 
consid. 5.2.3).  

 L'activité consacrée aux conférences, audiences et autres actes de la procédure est 
majorée de 20% jusqu'à 30 heures de travail, décomptées depuis l'ouverture de la 
procédure, et de 10% lorsque l'état de frais porte sur plus de 30 heures, pour couvrir 
les démarches diverses, telles la rédaction de courriers ou notes, les entretiens 
téléphoniques et la lecture de communications, pièces et décisions (arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2). Des exceptions demeurent 
possibles, charge à l'avocat de justifier l'ampleur d'opérations dont la couverture ne 
serait pas assurée par le forfait. 

5.2. L′état de frais déposé par Me D______, conseil juridique gratuit de la plaignante, 
paraît excessif compte tenu de la position d′intimée de sa cliente dans le cadre de la 
procédure d′appel.  

La rédaction du mémoire de réponse sera indemnisée à hauteur de quatre heures 
d′activité (dont trois heures de travail de collaborateur), qui paraissent suffisantes 
pour la rédaction d′un acte comprenant seulement cinq pages de discussion juridique. 
Les 15 minutes relatives aux déterminations envoyées à la CPAR au sujet de l′appel 
joint ne seront pas indemnisées, celles-ci entrant dans le cadre du forfait pour les 
différents courriers. Le forfait de 20% pour les différents courriers sera ajouté. 

En conclusion, la rémunération de Me D______ sera arrêtée à CHF 1′098.55, 
correspondant à une heure d'activité au tarif de CHF 200.-/heure (CHF 200.-) et 
quatre heures et 20 minutes d′activité au tarif de CHF 150.-         (CHF 650.-), plus la 
majoration forfaitaire de 20% (CHF 170.-) et la TVA à 7.7 % (CHF 78.55). 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/335/2021 rendu le 16 mars 
2021 par le Tribunal de police dans la procédure P/21947/2019. 

Le rejette. 

Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 1'675.-, qui comprennent 
un émolument de CHF 1′500.-. 

Arrête à CHF 1′098.55, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me D______, 
conseil juridique gratuit de C______. 

Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : 

"Déclare A______ coupable de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 et 2 al. 1 et 4 

CP). 

Acquitte A______ du chef de mauvais traitement infligés aux animaux (art. 26 al. 1 let. a 

LPA), de voies de fait commises à réitérées reprises au préjudice de C______ et de 

K______ (art. 126 al. 1 et 2 let. a et b CP) et d'instigation à voies de fait (art. 25 CP cum 

art. 126 al. 1 CP). 

Condamne A______ à une peine pécuniaire de 30 jours-amende (art. 34 CP). 

Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. 

Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 

CP). 

Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai 

d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans 

préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). 

Condamne l'Etat de Genève à verser à A______ CHF 2'603.60, à titre d'indemnité pour les 

dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (art. 429 al. 1 

let. a CPP). 

Fixe à CHF 1'906.30 l'indemnité de procédure due à Me D______, conseil juridique 

gratuit de C______ (art. 135 CPP). 

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Condamne A______ à 1/3 des frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'084.-, y 

compris un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 426 al. 1 CPP).  

[…] 

Fixe l′émolument complémentaire de jugement à CHF 800.-. 

Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." 

 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police et à l'Office cantonal de la 
population et des migrations.  

 

La greffière : 

 Myriam Belkiria 

 Le président : 

Gregory ORCI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent 

arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition 

complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la 

voie du recours en matière pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil 

juridique gratuit pour la procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP 

et 37 al. 1 de la loi fédérale sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération 

(LOAP), le présent arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 39 al. 1 LOAP, art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des 

plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

  

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 ETAT DE FRAIS  

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Total des frais de procédure du Tribunal de police : CHF 1'884.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 100.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 00.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 1'500.00 

Total des frais de la procédure d'appel : CHF 1'675.00 

Total général (première instance + appel) : CHF 3'559.00