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**Case Identifier:** 486e1211-5dcd-5b9a-a4d2-8f6b7fcac553
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-05-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 27.05.2024 C/17037/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-17037-2023_2024-05-27.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17037/2023-CS DAS/123/2024 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU LUNDI 27 MAI 2024 

 

Recours (C/17037/2023-CS) formé en date du 22 mars 2024 par Monsieur A______, 
domicilié ______, France. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 
du    29 mai 2024 à : 

- Monsieur A______ 

______, ______ [France]. 

- Madame B______  

c/o Me Laura SANTONINO, avocate. 

Rue du Conseil-Général 4, CP 412, 1211 Genève 4. 

- Madame C______ 

Monsieur D______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 

Route des Jeunes 1E, case postale 75,1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

- 2/4 - 

 

 

C/17037/2023-CS 

Vu la procédure et les pièces; 

Attendu, EN FAIT, que par ordonnance DTAE/1567/2024 du 14 février 2024, le 
Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a 
maintenu l'autorité parentale exclusive de B______ sur le mineur E______, né le 
______ 2023 (ch. 1 du dispositif), réservé à A______ un droit aux relations personnelles 
avec le mineur devant s'exercer au sein de l'Espace F______ de la Fondation G______ 

(ch. 2), maintenu la curatelle d'assistance éducative ainsi que la curatelle d'organisation 
et de surveillance des relations personnelles (ch. 3 et 4), exhorté A______ à 
entreprendre un suivi thérapeutique individuel (ch. 5) exhorté B______ à poursuivre son 
suivi thérapeutique individuel et son suivi auprès de l'Association H______ (ch. 6), 
confirmé C______, intervenante en protection de l'enfant, et D______, ______ 
[fonction] au sein du Service de protection des mineurs, dans leurs fonctions de 

curatrice et de curateur suppléant (ch. 7) et invité le Service de protection des mineurs à 
lui faire parvenir un préavis sur l'extension du droit aux relations personnelles de 
A______ dans un délai échéant le 8 avril 2024 (ch. 8) ; 

Que cette ordonnance a été adressée pour notification le 13 mars 2024 et reçue le 
30 mars 2024 par A______, domicilié en France ; 

Que par courrier adressé par voie électronique le 22 mars 2024 au Tribunal de 
protection, lequel l’a transmis à la Chambre de surveillance de la Cour de justice le 
8 avril 2024 « pour cause de compétence », A______ a indiqué « réitéré ma demande 
d’autorité parental de mon fils ainsi que la garde » et requis une « analyse de 
psychiatrie » de la mère de son fils ; 

Que par courrier du 10 avril 2024, la Chambre de surveillance a imparti un délai échéant 
à la fin du délai de recours à A______ pour rectifier son acte, soit apposer sa signature 
originale sur celui-ci, en lui rappelant la teneur des art. 130 ss CPC ; 

Qu’il lui a été indiqué qu’à défaut, son courriel du 22 mars 2024 ne serait pas pris en 
considération ; 

Que A______ n’a pas rectifié son acte à l’échéance du délai de recours ; 

Considérant, EN DROIT, que les décisions du Tribunal de protection peuvent faire 
l'objet d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice dans les trente 
jours dès la notification aux parties (art. 53 LaCC et 450b CC) ; 

Que selon l'art. 130 CPC, les actes sont adressés au tribunal sous forme de documents 
papier ou électroniques; ils doivent être signés (al. 1); que lorsqu’ils sont transmis par 
voie électronique, les actes doivent être munis de la signature électronique qualifiée de 
l’expéditeur au sens de la loi du 18 mars 2016 sur la signature électronique (al. 2); 

- 3/4 - 

 

 

C/17037/2023-CS 

Que la signature est par ailleurs une condition sine qua non de la validité des actes de 
procédure; qu'elle est manuelle lorsque l’acte est transmis sur support papier et doit 
figurer en original, l’acte sur lequel la signature figure en photocopie n’étant pas 
valable; que lorsque l’acte est transmis par voie électronique, le risque de tromperie est 
le même que pour les envois par télécopie: il ne comprend au mieux qu’une signature 
reproduite en copie, et sa fiabilité reste donc douteuse; qu'afin de s’assurer de l’identité 
de l’auteur de l’acte et de l’intégrité de celui-ci, l’art. 130 al. 2 CPC prévoit que les actes 
doivent être munis de la signature électronique qualifiée de l’expéditeur au sens de la 
Loi fédérale du 18 mars 2016 sur les services de certification dans le domaine de la 
signature électronique et des autres applications des certificats numériques (Loi sur la 
signature électronique, SCSE; RS 943.03) (BOHNET, op. cit., n. 3 ad art. 130 CPC);  

Qu'IncaMail est le service de chiffrement d’e-mails de la Poste pour l’envoi de 
messages et de documents par e-mail; qu'il s'agit d'une plateforme de messagerie 

sécurisée reconnue par le Département fédéral de justice et police; 

Que dans le cas d'espèce, le recours transmis par voie électronique le 22 mars 2024 ne 
respecte pas les exigences prévues par la Loi sur la signature électronique, et n’a pas été 
rectifié avant l’échéance du délai de recours de sorte qu'il est irrecevable, ce que la Cour 
peut constater d'entrée de cause et sans débats, en application de l'art. 322 
al. 1 in fine CPC; 

Qu'aucun acte de procédure n'ayant été effectué, il sera renoncé à la perception de frais 
judiciaires. 

* * * * * 

- 4/4 - 

 

 

C/17037/2023-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

Déclare irrecevable le recours formé le 22 mars 2024 par A______ contre l'ordonnance 
DTAE/1567/2024 rendue le 14 février 2024 par le Tribunal de protection de l'adulte et 
de l'enfant dans la cause C/17037/2023. 

Renonce à percevoir un émolument.  

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente ad interim; Mesdames 
Paola CAMPOMAGNANI et Stéphanie MUSY, juges; Madame Jessica QUINODOZ, 
greffière. 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 
(LTF; RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 
suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le 
Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14.