# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 38f462ac-7e07-58b7-88f4-b7517e8679e1
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-09-04
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 04.09.2008 A/1674/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-1674-2008_2008-09-04.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/367/08 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 4 SEPTEMBRE 2008 

Cause A/1674/2008, plainte 17 LP formée le 9 mai 2008 par la Banque Z______. 

 

Décision communiquée à : 

- Banque Z______ 

 
 

- M. F______ 

domicile élu : Etude de Me Gérard BRUTSCH, avocat 
Rue Prévost-Martin 5 

 Case postale 60 
 1211 Genève 4 
 

 

- Office des Poursuites 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Le 11 mai 2007 (DCSO/239/2007 ; cause A/4003/2006), la Commission de céans, 

statuant sur la plainte formée par la Banque Z______ contre l'acte de défaut de 

biens délivré à l'encontre de M. F______ dans le cadre de la poursuite n° 05 

xxxx61 H, a fixé la saisie de salaire à l'encontre du prénommé à 2'730 fr. par mois 

pour une période de six mois à compter de la notification de sa décision et 

ordonné à l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) de procéder, à l'échéance de 

ce délai, à une nouvelle saisie dans le sens du considérant 6.3. (recte : 6.b.). A 

teneur de ce considérant, il est précisé que seul un montant de 4'057 fr. par mois 

devra être retenu au titre de loyer dans le calcul des charges du poursuivi en lieu et 

place de 4'770 fr. Pour fixer la quotité saisissable, la Commission de céans a 

retenu que le revenu de M. F______ était de 5'756 fr. 20 (salaire : 4'883 fr. 20 + 

rente LPP : 873 fr. ; rente AVS de 2'150 fr. insaisissable), le revenu de son épouse 

de 2'199 fr. 40 et que les charges du couple représentaient 7'147 fr. 90, 

respectivement 6'434 fr. 90, à l'échéance du délai susmentionné. Aucune charge 

n'a été retenue au titre de l'entretien du fils du poursuivi (Anthony, né en 1984) et 

des trois enfants de son épouse (Arnaud, né en 1987, et Bryan et Abigael, nés en 

1990), issus de mariages précédents, celui-ci étant couvert par des contributions, 

respectivement un salaire ou une rente AVS complémentaire. 

B. Dans le cadre de la poursuite n° 08 128210 N requise par la BCGe, l'Office a 

dressé, en date du 9 avril 2008, un acte de défaut de biens à l'encontre de M. 

F______, qu'il a communiqué aux parties le 28 avril 2008.  

 Il ressort de cet acte que le poursuivi est employé auprès de B______ SA et qu'il 

réalise un salaire de 1'800 fr. pour une activité à 40 %, pension alimentaire en 

faveur de son ex-épouse de 1'500 fr. déduite ; son épouse est sans emploi et ne 

perçoit aucun revenu ; les charges du couple - auprès duquel vivent les trois 

enfants de  l'épouse - représentent 4'318 fr. 20 (loyer : 2'500 fr. ; prime d'assurance 

maladie du poursuivi : 414 fr. 50 ; primes d'assurance maladie pour enfants : 318 

fr. 70 ; frais de repas pour Arnaud : 220 fr. ; frais de transport pour la famille : 300 

fr. ; frais d'entretien d'Anthony : 465 fr.). 

C. Par acte posté le 9 mai 2008, la Banque Z______ a formé plainte contre cet acte 

de défaut de biens qu'elle a reçu le 30 avril 2008. Elle conclut à ce qu'il soit 

ordonné à l'Office de procéder à toutes les investigations et vérifications qui 

s'imposent, ayant trait aux relations et obligations liant le débiteur à la société 

B______ SA, à la nature et à la détention des actions de cette société, à la prise en 

charge des frais effectifs d'assurance maladie et de transport des enfants Bryan et 

Abigael F______ et d'établir un procès-verbal de saisie dûment modifié. La 

Banque Z______ reproche à l'Office de ne pas avoir vérifié les allégations de M. 

F______, en particulier son temps de travail qui paraît extrêmement faible pour un 

directeur, et de ne pas avoir cherché à déterminer si l'actionnariat de Balt SA, 

 

 - 3 - 

« qui constitue une couverture juridique, destinée à tenter de soustraire le 

débiteur des effets de la saisie », est détenu à titre fiduciaire par des tiers agissant 

pour le compte du précité, lequel est l'animateur unique de cette société. La 

plaignante fait également grief à l'Office de s'être contenté des affirmations du 

poursuivi, s'agissant des primes d'assurance maladie et frais de transport des 

enfants Bryan et Abigael, alors que ceux-ci sont majeurs, et sans examiner le 

bien-fondé et la réalité de ces paiements. 

 Dans son rapport du 4 juin 2008, l'Office expose que, suite à la plainte, il a 

auditionné M. F______ qui lui a confirmé qu'il n'était pas actionnaire de B______ 

SA et qu'aucun tiers ne détenait des actions de cette société, pour son compte à 

titre fiduciaire. Le prénommé lui a, par ailleurs, remis ses fiches salaire dont il 

ressort qu'il perçoit un salaire net de 1'703 fr., déduction faite de la pension 

alimentaire de 1'500 fr., ainsi que les justificatifs du paiement des primes 

d'assurance maladie de son fils (Anthony) et des enfants de son épouse. L'Office 

produit le courrier qui lui a été adressé par le conseil de M. F______ le 14 mars 

2008, à teneur duquel ce dernier a été contraint de réduire son activité depuis le 1
er

 

mars 2008, en raison de son âge et de son état de santé précaire, et indique 

qu'après investigations, il a constaté que l'épouse du poursuivi touchait des 

indemnités de chômage à hauteur de 2'199 fr. par mois. L'Office, après avoir 

procédé à un nouveau calcul du minimum vital constate que le revenu de M. 

F______ reste insaisissable. Il produit un procès-verbal de saisie valant acte de 

défaut de biens, lequel annule et remplace celui du 9 avril 2008. A teneur de cet 

acte, le poursuivi perçoit un salaire net de 1'703 fr. 65 (déduction faite de 1'500 

fr.), une rente AVS de 2'150 fr. ainsi qu'une rente complémentaire AVS de 860 fr. 

qu'il reverse à son fils, qui poursuit des études aux Etats-Unis. Son épouse est au 

bénéfice d'indemnités de chômage à hauteur de 2'199 fr. 40. Les charges du 

couple - auprès duquel vivent les trois enfants de l'épouse - sont les suivantes :  le 

loyer de 4'057 fr., les primes d'assurance maladie pour le couple (827 fr. 90), la 

prime d'assurance maladie pour Anthony (368 fr. 80) et les frais de transport pour 

la famille (275 fr.). 

 Par courrier du 6 juin 2008, la Commission de céans a transmis le rapport de 

l'Office à la Banque Z______, lui rappelant que les pièces produites étaient à sa 

disposition pour consultation auprès de son greffe, et lui a imparti un délai au 23 

juin 2008 pour lui faire savoir si elle entendait retirer ou maintenir sa plainte, le 

cas échéant, lui faire part de ses observations, l'Office ayant établi un nouveau 

procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens annulant celui qui lui avait 

été communiqué le 28 avril 2008. 

 Le 23 juin 2008, la Banque Z______a répondu qu'elle maintenait sa plainte, les 

assertions de M. F______ quant à la titularité économique du capital social de 

B______ SA étant pour le moins contestables.  

 

 - 4 - 

 Invité à se déterminer, M. F______ a conclu a rejet de la plainte, relevant en 

particulier qu'en raison de son âge (70 ans) et de son état de santé, il ne pouvait 

plus assumer un poste à plein temps ou ne serait-ce qu'à 75 % et a confirmé qu'il 

n'était ni l'actionnaire ni le propriétaire économique de B______ SA. Il relève qu'à 

l'exception d'un seul et unique élément de fait nouveau - la réduction de son temps 

de travail et, partant, de son salaire - la situation qui a présidé à la décision du 11 

mai 2007 (DCSO/239/2007) est absolument inchangée. Dans une écriture 

complémentaire faisant suite à la réponse de la Banque Z______ du 23 juin 2008, 

M. F______ s'est dit étonné de « l'acharnement » dont fait preuve la poursuivante 

à son égard et affirme que la décision sus-rappelée étant définitive et exécutoire, 

la plaignante ne saurait aujourd'hui la remettre en cause. 

 Par courrier du 24 juin 2008, la Commission de céans s'est adressée à Me 

R______, administrateur de B______ SA et d'A______ SA- qui, à teneur des 

pièces produites par M. F______ dans le cadre de la cause A/4003/2006 

(DCSO/239/2007), détient l'intégralité du capital actions de B______ SA - et l'a 

invité à lui faire savoir si le prénommé était actionnaire de l'une et/ou l'autre de 

ces sociétés, s'il percevait de celles-ci des revenus, à quelque titre que ce soit, en 

sus de son salaire, et si ces sociétés détenaient des biens, de quelque nature que ce 

soit , lui appartenant. 

 Dans le délai qui lui avait été imparti, Me R______ a répondu qu'aucun dividende 

n'avait été versé par B______ SA et A______ SA en 2006 et 2007 et que M. 

F______ n'était pas actionnaire de ces sociétés. Pour le surplus, il confirmait les 

déclarations faites par ce dernier le 22 décembre 2006, dans le cadre de la 

procédure A/4003/2006. Dans ce courrier, M. F______, en réponse à la plainte de 

la Banque Z______, affirmait qu'il ne détenait  aucune participation au sein de 

B______ SA, dont il n'était que l'employé. Il produisait également la déclaration 

fiscale d'A______ SA pour l'année 2003, ainsi que l'annexe qui était jointe au 

bilan et au compte de profits et pertes et dont il ressort que cette société détient la 

totalité du capital actions de B______ SA. 

 La réponse de Me R______ a été transmise à la Banque Z______. 

  

E N   D R O I T  

1.a. La présente plainte a été déposée en temps utile et dans les formes prescrites 

auprès de l’autorité compétente contre un procès-verbal de saisie valant acte de 

défaut de biens, lequel constitue mesure sujette à plainte. En tant que 

poursuivante, la plaignante a qualité pour agir par cette voie (art. 17 LP ; art. 10 

al. 1 et 13 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ). 

Elle est donc recevable. 

 

 - 5 - 

1.b. Il sied ici de rappeler que l'autorité de la chose jugée ou la force de chose jugée au 

sens matériel est un principe général permettant de s'opposer à ce qu'un jugement 

soit remis en discussion par les mêmes parties sur le même objet (cf. Fabienne 

Hohl, Procédure civile, tome I, n° 1289 ss). En droit de la poursuite et des faillites, 

l'autorité de la chose jugée a toutefois une portée limitée : elle ne vaut que pour la 

procédure d'exécution en cause et pour autant que l'état de fait reste la même 

(ATF 133 III 580 consid. 2.1, et les références citées, SJ 2007 I 574). 

 L'argument du poursuivi, selon lequel la décision rendue par la Commission de 

céans dans le cadre d'une autre procédure d'exécution a l'autorité de la chose jugée 

et ne peut plus être remise en cause, tombe par conséquent à faux. 

2. Selon l’art. 17 al. 4 LP, l’Office peut, jusqu’à l’envoi de sa réponse à une plainte, 

procéder à un nouvel examen de la décision attaquée, à charge pour lui, s’il prend 

une nouvelle décision, de la notifier sans délai aux parties et d’en donner 

connaissance à l’autorité de surveillance. Cette dérogation à l’effet dévolutif de la 

plainte vaut jusqu’au dépôt d’une duplique qui serait ordonnée par la Commission 

de céans (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 17 n° 259), et donc a 

fortiori aussi lorsque l’Office n’a présenté que des rapports intermédiaires et se 

voit impartir un délai pour présenter son rapport définitif sur une plainte et 

actualiser sa position ou ne s’est pas encore déterminé sur la plainte. Même l’effet 

suspensif attribué, le cas échéant, à une plainte ne prive pas l’Office du pouvoir de 

reconsidérer la mesure attaquée (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 17 

n° 262). Si l'Office a reconsidéré sa décision, l'autorité de surveillance doit 

examiner celle-ci, pour autant toutefois que la décision de reconsidération n'ait pas 

rendu la plainte sans objet. 

En l'espèce, l'Office a fait usage de cette faculté. Postérieurement au dépôt de la 

plainte et dans le délai qui lui avait été imparti pour présenter son rapport, il a 

procédé à des investigations, auditionné le poursuivi et requis la production de 

pièces. Considérant que les faits retenus dans le procès-verbal de saisie valant acte 

de défaut de biens attaqué n'étaient pas conformes à la réalité, il a établi un nouvel 

acte sur lequel figurent les éléments (revenus du poursuivi et de son épouse ainsi 

que leurs charges) qu'il a pris en considération et sur la base desquels il a retenu 

que le plaignant n'avait ni bien ni revenu saisissable.  

2.b. Lorsque le nouvel acte de poursuite repose sur un état de fait notablement modifié 

ou crée une situation juridique sensiblement différente, l’autorité de surveillance  

ordonnera un second échange d’écritures et liquidera la contestation dans le cadre 

de l’instance engagée, selon le principe de l’économie de procédure (Pierre-

Robert Gilliéron, ad art. 17 n° 263). 

 En l'occurrence, la Commission de céans a transmis à la plaignante le rapport de 

l'Office faisant état de sa nouvelle décision et l'a informée que, conformément à 

l'art. 44 LPA, applicable par renvoi de l'art. 13 al. 5 LaLP, les pièces produites      

 

 - 6 - 

- dont en particulier le nouveau procès-verbal de saisie valant acte de défaut de 

biens figurant sous pièce n° 9 (chargé de l’Office) - étaient à sa disposition pour 

consultation auprès de son greffe. Un délai lui était imparti pour faire part de ses 

observations. 

 Dans sa réponse, la plaignante s'est limitée à alléguer que l'Office s'était contenté 

des affirmations du poursuivi, en particulier au sujet de la titularité du capital 

social de B______ SA et que celles-ci paraissaient peu convaincantes et pour le 

moins contestables. Elle n'a émis aucun grief relatif aux charges telles que 

retenues par l'Office dans le procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens 

nouvellement établi.  

 La Commission de céans retiendra en conséquence que la plainte a conservé un 

objet en tant qu'elle porte sur les revenus du poursuivi, respectivement sur les 

avoirs dont il serait titulaire. Sur plainte d'un créancier, le contrôle de l'autorité de 

surveillance se limite en effet aux éléments de calcul retenus par l'office pour 

déterminer le minimum vital et fixer, le cas échéant, la quotité saisissable, qui ont 

été critiqués par celui-ci (SJ 2000 II 211). 

3.a. L’Office, qui est en charge de l’exécution de la saisie (art. 89 LP), doit déterminer 

d’office les faits pertinents pour son exécution (cf. not. ATF 108 III 10, JdT 1984 

II 18 et les réf. citées). Quand bien même le poursuivi est tenu par l’art. 91 al. 1 

LP d’indiquer « tous les biens qui lui appartiennent, même ceux qui ne sont pas en 

sa possession », l’Office doit adopter un comportement actif et une position 

critique dans l’exécution de la saisie, de sorte qu’il ne peut s’en remettre, sans les 

vérifier, aux seules déclarations du débiteur quant à ses biens et revenus (SJ 2000 

II 212). 

Afin de pourvoir au meilleur désintéressement possible des créanciers, l’Office 

doit procéder avec diligence, autorité et souci de découvrir les droits patrimoniaux 

du poursuivi. Il est doté à cette fin de pouvoirs d’investigation et de coercition 

étendus, « à l’instar d’un juge chargé d’instruire une enquête pénale ou d’un 

officier de police judiciaire » (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 

n° 12). 

 L’Office ne saurait se contenter de vagues indications données par le poursuivi, ni 

se borner à enregistrer ses déclarations. Il doit les vérifier, en exigeant la 

production de toutes pièces utiles et au besoin en se rendant sur place. Il lui faut 

prêter attention aux indications que le poursuivant lui donnerait sur l’existence de 

droits patrimoniaux du poursuivi (BlSchK 1991 p. 218 ss ; Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 19 in fine). Il doit s’intéresser non 

seulement aux droits patrimoniaux dont le poursuivi est propriétaire ou aux 

créances dont il est titulaire, mais aussi à la réalité économique de la composition 

de son patrimoine, autrement dit aussi aux droits patrimoniaux dont il est l’ayant 

droit économique (Pierre-Robert Gilliéron, Commentaire, ad art. 91 n° 19). 

 

 - 7 - 

 Les tiers, qui détiennent des biens du débiteur ou contre qui le débiteur a des 

créances, ont la même obligation de renseigner que le débiteur (art. 91 al. 4). 

3.b. En l'espèce, suite à la plainte, l'Office a requis et obtenu du poursuivi ses fiches 

salaire pour les mois de mars à mai 2008 dont il ressort que son salaire est de 

3'300 fr. brut, respectivement 3'203  fr. 65 net, et que la pension alimentaire en 

faveur de son ex-épouse est directement déduite de cette somme. Par courrier du 

14 mars 2008, le conseil du poursuivi, respectivement l'administrateur unique de 

B______ SA, avait informé l'Office du fait que, depuis le 1
er

 mars 2008, le salaire 

du poursuivi avait été réduit à 3'300 fr. pour une activité à 40 % et que cette 

diminution était due à son âge et à son état de santé. 

 Lors de l'instruction de la cause A/4003/2006 (DCSO/239/2007), le poursuivi 

avait expliqué dans une lettre datée du 22 décembre 2006 qu'il n'était qu'un 

employé de B______ SA et ne détenait aucune participation au sein de cette 

société dont le capital social était intégralement détenu par A______ SA. 

 Interpellé par la Commission de céans, l'administrateur unique de B______SA, 

qui est également administrateur unique d'A______ SA, a confirmé la teneur de 

ces déclarations et a affirmé que le poursuivi n'était actionnaire d'aucune de ces 

deux sociétés, lesquelles n'avaient, au demeurant, pas versé de dividende en 2006 

et 2007. 

 La Commission de céans ne peut dès lors que confirmer la décision de l'Office, à 

savoir que les revenus du poursuivi sont insaisissables, l'instruction de la cause ne 

permettant pas de retenir que le poursuivi - qui est âgé de 70 ans et a réduit son 

activité professionnelle - disposerait d'autres revenus ou biens que ceux qu'il a 

déclarés à l'Office. Il sera par ailleurs rappelé que seul peut être saisi un revenu 

réel et non pas un revenu hypothétique (ATF 115 III 103; JdT 1991 II 108   

consid. 1.c ; BlSchk 2007 249). 

 Les autres éléments de calcul, en particulier les charges, retenus par l'Office pour 

déterminer le minimum vital n'ayant pas été critiqués par la plaignante, il 

n'appartient pas à la Commission de céans de les contrôler.  

4. Infondée, la plainte sera rejetée. 

 

  

*  *  *  *  *  

 

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P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 9 mai 2008 par la Banque Z______contre le 

procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens, poursuite n° 08 xxxx10 N.  

Au fond : 

1. La rejette dans la mesure de son objet.  

2. Déboute les partie de toutes autres conclusions.  

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Didier BROSSET et M. Denis 
MATHEY, juges assesseurs 

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA      Ariane WEYENETH 

         Greffière :                        Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le