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**Case Identifier:** e730f682-570e-5258-91e7-8331bcedb98f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-08-31
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 31.08.2018 C/19968/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-19968-2016_2018-08-31.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 25 septembre 

2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/19968/2016 ACJC/1180/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 31 AOÛT 2018 
 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ Genève, appelant et intimé d'un jugement rendu 
par la 18ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 20 février 2018, 

comparant par Me Diane Broto, avocate, rue du Rhône 100, 1204 Genève, en l'étude de 

laquelle il fait élection de domicile,  

et 

Madame B______, domiciliée ______ (GE), intimée et appelante, comparant par Me 
Marie Berger, avocate, boulevard des Philosophes 9, 1205 Genève, en l'étude de 

laquelle elle fait élection de domicile. 

 

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EN FAIT 

A. Statuant sur mesures provisionnelles dans une cause de divorce opposant 
A______ et B______ (ci-après : B______), par ordonnance OTPI/114/2018 

rendue le 20 février 2018, expédiée pour notification le lendemain et corrigée 

ultérieurement en raison d’une erreur matérielle, le Tribunal de première instance 
a, après avoir autorisé les époux à vivre séparés (chiffre 1 du dispositif) : 

- attribué à B______ la garde de C______, née le ______ 2011 (ch. 2),  

- réservé à A______ un droit de visite s’exerçant d'accord entre les parties mais 
au minimum un week-end sur deux du vendredi soir à la sortie de l'école au 

dimanche soir 19h00, un mercredi sur deux de 18h00 au jeudi matin retour à 

l'école et durant la moitié des vacances scolaires (ch. 3), étant précisé qu'en 

cas d'indisponibilité de A______ le vendredi soir à la sortie de l'école, 

B______ s'engageait à chercher C______ à l'école et A______ à venir la 

chercher au domicile de sa mère jusqu'à 18h00 (ch. 4)  

- ordonné une curatelle d'organisation et de surveillance des relations 

personnelles au sens de l'article 308 al. 2 CC (ch. 5), les frais éventuels de 

cette mesure devant être partagés par moitié entre les parties (ch. 6) et le 

dossier étant transmis au Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant pour 
la nomination du curateur (ch. 7). 

Sur le plan financier, le Tribunal a condamné A______ à verser en mains de 

B______, sous déduction des sommes versées en ses mains dès le 27 janvier 2016 

à ces titres: 

- une contribution mensuelle à l’entretien de l’enfant de 2'650 fr. du 27 janvier 
2016 au 31 décembre 2016, puis de 3'040 fr. dès le 1er janvier 2017, 

allocations familiales non comprises, (ch. 8), A______ devant prendre à sa 

charge, en sus, le coût de l’écolage privé de l’enfant à D______ (ch. 9) 
- une contribution mensuelle à l’entretien de B______ de 3'220 fr. du 27 janvier 

2016 au 31 décembre 2016, puis de 2'830 fr. dès le 1er janvier 2017 (ch. 10). 

La décision finale du Tribunal sur les frais judiciaires a été réservée (ch. 11), il n’a 
pas été alloué de dépens (ch. 12) et les parties ont été déboutées de toutes autres 

conclusions (ch. 13).  

B. Par actes séparés, déposés respectivement expédiés au greffe de la Cour de justice 
le 5 mars 2018, tant A______ que B______ appellent de cette ordonnance, 

contestant la quotité des contributions d’entretien fixées (ch. 8 et 10 du dispositif).  

A______ offre ainsi de verser, dès le 27 janvier 2016 et sous déduction de 

123'475 fr. déjà versés pour la période courant du 27 janvier 2016 au 5 avril 2018 

(respectivement 132'631 fr. au 19 avril 2017, date de sa dernière écriture), 1'600 

fr. mensuellement pour l’entretien de l’enfant, allocations familiales non 

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comprises et 1'000 fr. pour celui de B______. Il sollicite en outre que le chiffre 9 

du dispositif soit précisé en ce sens qu’il s’acquittera des frais de scolarité privée 
de l’enfant aussi longtemps que les époux s’accorderont sur le choix de l’école.  

Pour sa part, B______ réclame une contribution mensuelle à l’entretien de 
l’enfant, allocations familiales non comprises et frais de scolarité privée venant en 
sus, de 2'650 fr. pour la période du 27 janvier au 31 décembre 2016 et de  

4'690 fr. dès le 1
er

 janvier 2017, ainsi qu’une contribution mensuelle à son propre 
entretien de 3'200 fr. du 27 janvier au 31 décembre 2016, de 2'398 fr. du  

1
er

 janvier au 31 décembre 2017, de 2'898 fr. du 1
er

 janvier au 31 décembre 2018, 

enfin de 2'398 fr. dès le 1
er

 janvier 2019. Elle sollicite en outre une provisio ad 

litem de 4'000 fr. pour la procédure d’appel. 

Les parties ont déposé des réponses, répliques et dupliques, en dernier lieu le  

3 mai 2018, concluant au rejet des conclusions de leur partie adverse et persistant 

dans leurs conclusions initiales. Les causes ont ensuite été gardées à juger le  

25 mai 2018. 

Les deux parties produisent des pièces nouvelles devant la Cour. 

C. Les éléments suivants résultent de la procédure : 

a. A______, né le ______ 1982 à ______ (France), de nationalité française, et 
B______, née le ______ 1976 à ______ (Grand-Duché du Luxembourg), de 

nationalité luxembourgeoise, se sont mariés le ______ 2010 à ______ (France), 

après avoir conclu un contrat de mariage soumettant leur union au régime de la 

participation aux acquêts du droit français. 

Une enfant, C______, est née de cette union, le ______ 2011 à Luxembourg 

(Grand-Duché du Luxembourg). 

Les époux ont vécu d’abord au Luxembourg, puis à ______ [Grande-Bretagne]. 
En juin 2013, A______ s'est établi à Genève pour des raisons professionnelles. 

B______ et l’enfant l'y ont rejoint en octobre 2013.  

B______ rend vraisemblable ne pas avoir exercé d'activité lucrative depuis la 

naissance de l'enfant et son déménagement à ______ [Grande-Bretagne] et jusqu'à 

la séparation des époux.   

A______ a réalisé en 2013 un revenu mensuel net de 10'400 fr. environ, impôt à 

la source déduit, et de 13'140 fr. en 2014 et chiffre les dépenses familiales du 

temps de la vie commune à 9'665 fr. 60 hors impôts, soit : loyer (3'500 fr.); primes 

d’assurance LaMal et LCA (1'073 fr.); SIG (87 fr.); téléphone (91 fr.); crèche 
C______ (2'131 fr.); 3

ème
 pilier (561 fr. 60 ); dépenses diverses, dont la nature n' 

est pas spécifiée (1'622 fr.) ; vacances (800 fr.). B______ soutient qu’il y a lieu de 

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tenir compte, en sus, du montant de base OP augmenté de 20% pour toute la 

famille, du coût de Billag, des frais liés aux véhicules automobiles, des coûts 

médicaux non couverts et d'un budget pour les vacances « réaliste », sans toutefois 

chiffrer ces montants avec précision.   

b. Les époux se sont séparés le 1er septembre 2014, A______ quittant le domicile 
conjugal pour prendre à bail un appartement à Genève. Il a une compagne, avec 

laquelle il ne fait pas ménage commun et qui réside à ______ (France). B______ 

est alors demeurée au domicile conjugal avec l’enfant. A dater du 1er septembre 
2017, elle a pris à bail un appartement de 6 pièces, pour un loyer mensuel de 3'586 

fr. 50 charges comprises, équivalent à celui du logement familial. Dès le 1
er

 

septembre 2014, elle a repris une activité professionnelle de ______ à 60%, 

qu’elle exerce à son domicile en qualité d’indépendante. 

c. Jusqu’en septembre 2015, A______ s’est acquitté des charges familiales, au 
dire de B______ à hauteur de 9'000 fr. environ par mois. Il a ensuite réduit sa 

participation financière. Dans la présente procédure d’appel, il chiffre en dernier 
lieu à 132'631 fr. les montants versés à titre de contribution à l’entretien de la 
famille pour la période courant du 27 janvier 2016 au 19 avril 2018, montant que 

B______ conteste.  

 

d. Le 13 octobre 2016, A______ a saisi le Tribunal de première instance d’une 
demande unilatérale en divorce, assortie d’une requête de mesures 
provisionnelles. 

Sur mesures provisionnelles, en ce qui concerne l’enfant, il a conclu au maintien 
de l'autorité parentale conjointe, à l'attribution de la garde à B______, sous 

réserve d'un droit de visite s'exerçant sauf accord contraire des parties, 

alternativement une semaine sur deux du jeudi soir au lundi matin et du mercredi 

soir au jeudi matin ainsi que durant les vacances scolaires, enfin à l'instauration 

d'une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite pour une durée 

de 2 ans. Sur le plan financier, il a offert de verser mensuellement 1'600 fr. à titre 

de contribution à l’entretien de l’enfant, l’écolage privé venant en sus, et 1'000 fr. 
à titre de contribution à l’entretien de B______.  

Le 27 janvier 2017, B______ a requis que les mesures provisionnelles soient 

prononcées avec effet rétroactif au 13 octobre 2015, réclamant sur le plan 

financier en particulier une contribution mensuelle de 4'500 fr. à l’entretien de 
l’enfant et de 4'000 fr. à son propre entretien ainsi qu’une provisio ad litem.  

Sur mesures provisionnelles, les parties se sont accordées sur l'autorité parentale 

conjointe, la garde de l’enfant, l’étendue du droit de visite et l’instauration d’une 
curatelle d’organisation et de surveillance (art. 308 al. 2 CC). Elles sont en 

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revanche demeurées en désaccord en ce qui concerne les contributions d’entretien, 
leur dies a quo et la provisio ad litem.  

D.  Le Tribunal a établi comme suit la situation des parties et de l’enfant : 

a. A______, employé à plein temps de la banque E______ SA depuis juin 2013, 
réalisait un revenu mensuel brut de base, versé 13 fois l'an, de 13'077 fr., (salaire 

porté à 15'166 fr. 65 dès 2016), auquel s’ajoutait une rémunération variable, 
qualifiée de discrétionnaire. Son revenu mensuel net moyen avait représenté 

10'400 fr. environ en 2013 et 13'140 fr. en 2014 (impôts à la source déduits), puis, 

avant impôts, 17'590 fr. en 2015 et 17’281 fr. en 2016, ce dernier chiffre tenant 
compte d’un bonus de 69'900 fr. brut. La gratification pour 2016, versée en 2017, 
avait quant à elle représenté 67'886 fr. 65 brut. Les éléments qui précèdent 

rendaient "plus que vraisemblable" un salaire moyen mensuel net de 18'000 fr. en 

2017, ce qui conduisait à retenir comme déterminant (la procédure de divorce 

n’étant pas amenée à durer et une part importante de l'entretien concernant le 
passé) un salaire mensuel net moyen de 17'500 fr. bonus compris, sur la base des 

trois dernières années. C'est le lieu de préciser que le certificat de salaire 2017, 

produit devant la Cour, fait état d'un salaire annuel net, bonus de 52'720 fr. brut 

inclus et charges sociales déduites, de 199'077 fr. net, soit 16'589 fr. 75 net par 

mois. 

Ses charges mensuelles incompressibles représentaient 7'140 fr., soit : montant de 

base OP (1'200 fr. en lieu et place du montant allégué de 1'440 fr. pour la 

nourriture et le ménage); loyer (1'960 fr.); prime d'assurance LAMal (430 fr.25 et 

LCA (44 fr. 70); frais médicaux non remboursés (190 fr.); assurance ménage  

(32 fr. 45); Billag (37 fr. 60); frais de transports, soit abonnement annuel TPG  

(42 fr.); impôts, estimation tenant compte des contributions d’entretien fixées 
(3'200 fr. au lieu des 4'079 fr. allégués). Ont été écartés les postes suivants, 

allégués dans la demande du 13 octobre 2016 : eau/électricité (24 fr.); frais de 

véhicule, parking et essence (24 fr. 35+112 fr. 50+191 fr. 60 + 200 fr.); divers, 

tels habillement, coiffeur etc. (797 fr.); vacances (1'310 fr.); téléphone (74 fr.); 

3
ème

 pilier (564 fr.).  

C'est le lieu de préciser que A______ disposait d'avoirs mobiliers d'une valeur de 

70'000 euros environ au moment du mariage et justifie par la production de 

relevés bancaires établis au 31 décembre 2015 la possession d'avoirs bancaires 

totalisant 350'000 fr. environ.  

b. B______ avait réalisé un bénéfice net de 20'947 fr. pour quatre mois d’activité 
en 2014, de 79'072 fr. en 2015 et de 79'054 fr. en 2016. Son  revenu mensuel 

moyen représentait ainsi environ 6'300 fr. après déduction des cotisations AVS et 

réintégration au bénéfice de 8'400 fr. comptabilisés à titre de loyer, étant précisé 

que le Tribunal n'a pas réintégré au bénéfice un amortissement comptable de 5'808 

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fr. A ce revenu professionnel s’ajoutaient des loyers en relation avec deux 
immeubles dont elle est propriétaire en France (1'388 euros 11 et 110 euros 41), 

lesquels étaient toutefois entièrement absorbés par les charges liées auxdits biens, 

soit : frais de gérance (122 euros 80), intérêts et amortissements hypothécaires, en 

moyenne (656 euros + 545 euros); prime d'assurance (10 euros); taxe foncière (64 

euros 75); impôt (300 euros).  

Ses charges mensuelles totalisaient 6'690 fr., soit : montant de base OP (1'350 fr. 

en lieu et place des 1'650 fr. allégués); loyer (80% de 3'586 fr. 50 ou 2'870 fr., le 

solde de 716 fr. 50 entrant dans les charges de l'enfant); prime d'assurance LAMal 

(591 fr. 35) et LCA (64 fr. 10); moyenne des frais médicaux non remboursés 

encourus entre 2014 et 2017 (60 fr.); prime d'assurance ménage (33 fr.); Billag 

(34 fr. 45), garantie de loyer SwissCaution (43 fr.), frais de transport (42 fr. pour 

un abonnement annuel TPG); impôts, estimation (1'600 fr. en tenant compte de la 

perception des contributions d'entretien). Ont été écartés les postes suivants, 

allégués dans l’écriture du 27 janvier 2017 : SIG (68 fr.); cotisation volontaire 
LPP (500 fr.); frais de véhicule, parking et essence (46 fr.+17 fr. +116 fr.+ 

200 fr.+35 fr.); assurance perte de gain (215 fr. 50); téléphone (125 fr,); coiffeur 

(35 fr. 05); vacances, par identité avec le mari (1'310 fr.); charge fiscale estimée 

(2'500 fr.), déficit lié au bien immobilier français (200 fr.); baby-sitter, estimation 

(200 fr.). 

c. Les charges liées à l'entretien de C______ représentaient 1'550 fr., soit 1'250 fr. 
après déduction de l’allocation familiale de 300 fr., laquelle avait été versée à 
A______ jusqu’à fin septembre 2016 et à B______ depuis le 1er octobre 2016, 
soit : montant de base OP (400 fr. en lieu et place des 750 fr. allégués), part au 

loyer maternel (716 fr. 50), prime LAMal (143 fr. 55) et LCA (43 fr. 90); frais 

médicaux non remboursés (12 fr., en lieu et place des 25 fr. allégués); frais de 

transport (34 fr., abonnement annuel TPG); activités parascolaires (forfait : 200 

fr., en lieu et place des 400 fr. allégués). A cela s’ajoutait le coût de l’écolage 
privé à D______, directement assumé par A______ (1'660 fr. à teneur du site 

internet de l'école, restaurant scolaire et matériel compris, au lieu des montants de 

1'705 fr. en 2014/2015, 1'628 fr. en 2015/2016, 1'605 fr. en 2016/2017 et 1'960 fr. 

pour 2017/2018 allégués). Ont en outre été écartés 400 fr. pour les vacances et 

2'000 fr. à titre de contribution de prise en charge.   

E. Retenant qu’aucun revenu hypothétique supérieur à celui qu’elle réalisait ne 
devait être imputé à B______, et se référant à la méthode dite "du minimum vital 

avec répartition de l’excédent", le Tribunal a retenu que le solde disponible du 
couple après déduction des minima vitaux de chacun des époux et des besoins de 

C______ représentait le montant arrondi de 7'060 fr. qu’il y avait lieu de répartir à 
raison de 1'400 fr. pour l’enfant et de 2'830 fr. pour chacun des époux.  

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A dater du 1
er

 janvier 2017, l'entretien convenable de C______ se composait des 

frais liés à ses besoins effectifs (1'250 fr.), d’une contribution de prise en charge 
correspondant au déficit de B______ (390 fr.), du coût de son écolage privé (1'660 

fr.) et de sa part du solde disponible (1'400 fr.), soit 4'700 fr. par mois. A______ 

s’acquittant directement de l’écolage privé de l’enfant, sa contribution à 
l’entretien de celle-ci serait fixée à 3'040 fr. La contribution à l’entretien de 
l’épouse correspondait à sa part du disponible du couple, soit  
2'830 fr. Pour la période du 27 janvier 2016 au 31 décembre 2016, les 

contributions d'entretien seraient « ventilées » comme suit : 2'650 fr. en faveur de 

l’enfant (soit 3'040 fr. dont à déduire 390 fr. de contribution de prise en charge) en 
faveur de C______ et 3'220 fr. en faveur de l’épouse (soit 2'830 fr. + 390 fr. 
correspondant à son déficit).  

Le solde disponible de A______ (10'360 fr.) lui permettait d'assumer les 

contributions ci-dessus et l’écolage privé de l’enfant, tout en conservant un 
disponible d’environ 2'830 fr. 

Le dies a quo des contributions d’entretien pouvait être fixé avec effet rétroactif 
au 27 janvier 2016, conformément aux conclusions de l’épouse et celles-ci étaient 
dues sous déduction des montants d'ores et déjà versés à ce titre par A______ en 

mains de B______, hors écolage versé directement à D______.  

Enfin, la contribution d'entretien dont bénéficiait B______ lui permettait de 

dégager un solde disponible équivalent à celui de son époux ;  cet équilibre lui 

permettait d’assumer ses propres frais de défense, à l’instar de son mari, ce qui 
conduisait au rejet de la demande de provisio ad litem. 

F.  Les arguments des parties devant la Cour seront repris ci-après dans la mesure 
utile.  

  

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EN DROIT 

1.  1.1 Les décisions sur mesures provisionnelles sont susceptibles d'appel, lorsque 
l'affaire est de nature pécuniaire, si la valeur litigieuse au dernier état des 

conclusions devant le Tribunal atteint 10'000 fr. (art. 308 CPC). 

Le litige portant sur des contributions d’entretien dont la valeur litigieuse 
capitalisée est supérieure à 10'000 fr., la voie de l'appel est ouverte. 

1.2 Interjetés dans le délai utile de dix jours (art. 271 lit. a et 314 al. 1 CPC), 
suivant la forme prescrite par la loi (art. 130, 131, 311 al. 1 CPC), les deux appels 

sont recevables. 

Compte tenu de leur connexité, ils seront traités dans un même arrêt  

(art. 125 CPC). 

Par mesure de simplification, A______ sera ci-après dénommé "l'appelant" et 

B______ "l'intimée" 

1.3 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen en fait et en droit  
(art. 310 CPC). Les mesures provisionnelles prises dans le cadre d'une action en 

divorce étant soumises à la procédure sommaire au sens propre (art. 248 let. d, 

271 let. a et 276 al. 1 CPC) , la cognition est toutefois limitée à la simple 

vraisemblance des faits et à un examen sommaire du droit, l'exigence de célérité 

étant privilégiée par rapport à celle de sécurité (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb = 

JdT 2002 I 352; arrêt du Tribunal fédéral 5A_12/2013 du 8 mars 2013  

consid. 2.2).  

1.4 Les maximes d'office et inquisitoire illimitée sont applicables aux questions 
concernant l’enfant mineure (art. 296 CPC). En revanche, la fixation de la 
contribution d'entretien en faveur du conjoint et la question de la provisio ad litem 

sont soumises à la maxime de disposition (art. 58 CPC; ATF 129 III 417  

consid. 2.1.2). 

2. A juste titre, les parties ne contestent pas la compétence ratione loci des tribunaux 
genevois pour prononcer les mesures litigieuses, vu le domicile des parties et la 

résidence habituelle de l’enfant à Genève (articles 59 let. a et 62 LDIP).  

Le droit suisse est applicable, compte tenu du domicile genevois des parties (art. 4 

de la Convention de La Haye du 2 octobre 1973 sur la loi applicable aux 

obligations alimentaires [RS 0.211.213.01]); 49, 62 al. 2 et 3, 82 al. 1, 83 al. 1 et 

85 al. 1 LDIP). 

3.  Les deux parties produisent des pièces nouvelles devant la Cour.  

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20474
https://intrapj/perl/decis/2002%20I%20352
https://intrapj/perl/decis/5A_12/2013
https://intrapj/perl/decis/129%20III%20417
https://intrapj/perl/JmpLex/RS%200.211.213.01

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3.1 Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en considération au stade de l'appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard 

(let. a) et s'ils ne pouvaient l'être devant la première instance bien que la partie qui 

s'en prévaut ait fait preuve de diligence (let. b). 

Dans les causes de droit matrimonial concernant les enfants mineurs, soumises à 

la maxime inquisitoire illimitée, les pièces nouvelles sont recevables, même si les 

conditions de l'art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies (arrêt du Tribunal fédéral 

5A_788/2017 du 2 juillet 2018, destiné à la publication, consid.4.2.1).  

Les pièces nouvelles produites devant la Cour sont dès lors recevables, dans la 

mesure où elles sont susceptibles d'influencer la contribution d'entretien due à 

l'enfant mineure.  

4.  Le litige porte sur la quotité des contributions fixées par le Tribunal en faveur de 
l'enfant et de l'épouse.  

 Les principes suivants doivent, partant, être rappelés : 

 4.1 Selon l'art. 276 CC, auquel renvoie l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, l'entretien de 
l’enfant mineur est assuré par les soins, l'éducation et des prestations pécuniaires 
(al. 1). Les père et mère contribuent ensemble, chacun selon ses facultés, à 

l'entretien convenable de l'enfant et assument en particulier les frais de sa prise en 

charge, de son éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger 

(al. 2). A teneur de la novelle entrée en vigueur le 1
er

 janvier 2017, la contribution 

d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant, à la situation et aux 

ressources de ses père et mère et tenir compte de la fortune et des revenus de 

l'enfant (art. 285 al. 1 CC). Elle doit également garantir la prise en charge de 

l'enfant par les parents et les tiers (art. 285 al. 2 CC).  

La loi ne prévoit aucune méthode spécifique pour le calcul, ni ne fixe de priorité 

pour l'un ou l'autre des critères à prendre en compte. Les principes appliqués 

précédemment (ATF 140 III 337 consid. 4.3; 137 III 59 consid. 4.2.1 et 4.2.2) 

demeurent ainsi valables et le juge continue à jouir en la matière d'un large 

pouvoir d'appréciation (art. 4 CC ATF 134 III 577, JdT 2009 I 272; ATF 135  

III 59, JdT 2009 I 627, 633). Comme sous l'ancien droit, la répartition de 

l'entretien de l'enfant doit être effectuée non seulement en fonction des ressources 

de chacun des parents, mais également de leur contribution aux soins et à 

l'éducation (art. 286 al. 2 CC) Ainsi, lorsqu'un des parents est contraint de réduire 

son activité professionnelle pour assurer la prise en charge de l'enfant, la 

contribution doit permettre de garantir sa présence auprès de celui-ci.  

La prise en charge de l'enfant ne donne droit à une contribution que si elle a lieu 

"à un moment où le parent pourrait sinon exercer une activité rémunérée": la prise 

en charge pendant le week-end ou le temps libre ne donne ainsi en principe pas 

https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/137%20III%2059
https://intrapj/perl/decis/134%20III%20577
https://intrapj/perl/decis/2009%20I%20272
https://intrapj/perl/decis/135%20III%2059
https://intrapj/perl/decis/135%20III%2059
https://intrapj/perl/decis/2009%20I%20627

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C/19968/2016 

lieu à une contribution. Il faut en outre tenir compte de l’investissement de l'autre 
parent qui irait au-delà de l'exercice du simple droit de visite, l’exercice d’un droit 
de visite élargi (incluant par exemple deux soirs et deux nuits par semaine et la 

moitié des vacances scolaires) étant répercuté non pas sur la contribution de prise 

en charge, mais sur le calcul de la contribution d'entretien, au niveau des coûts 

directs variables (frais d'alimentation, dépenses de loisirs, etc.) et rien ne 

changeant en ce qui concerne les frais directs fixes, tels le loyer.   

Il revient au juge de déterminer la forme et l’ampleur de la contribution de prise 
en charge, conforme au bien de l'enfant, dans chaque cas particulier. Si les parents 

(comme en l’espèce) exercent tous deux une activité lucrative sans se partager la 
prise en charge de l'enfant, la contribution de prise en charge se fera sur la base du 

montant qui, selon les cas, manque à un parent pour couvrir ses propres frais de 

subsistance. En revanche, lorsqu'un parent s'occupe proportionnellement 

davantage de l'enfant tout en disposant de ressources suffisantes, aucune 

contribution de prise en charge n'est due, la prise en charge de l'enfant étant 

garantie (arrêt du Tribunal fédéral 5A_454/2017 du 17 mai 2018, destiné à la 

publication, consid. 7.1.3). Les frais de subsistance ne vont pas au-delà de ce qui 

est nécessaire pour permettre financièrement au parent qui s'occupe de l'enfant de 

le faire : la contribution de prise en charge ne se détermine pas selon des critères 

liés à une part du revenu du débiteur, mais à l'aune des besoins du parent gardien. 

Il convient dès lors de se fonder, en principe, sur le minimum vital du droit de la 

famille, qui excède le minimum vital du droit des poursuites (même arrêt,  

consid. 7.1.4).  

4.2 Même lorsqu'on ne peut plus sérieusement compter sur la reprise de la vie 
commune, l'art. 163 CC demeure la cause de l'obligation d'entretien réciproque 

des époux au stade des mesures protectrices de l'union conjugale (ATF 140 III 

337 consid. 4.2.1 p. 338; arrêt du Tribunal fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 

2017 consid. 4.2.1). Pour fixer la contribution d'entretien selon l'art. 176 al. 1  

ch. 1 CC, le juge doit partir de la convention, expresse ou tacite, que les époux ont 

conclue au sujet de la répartition des tâches et des ressources entre eux (art. 163 

al. 1 CC). La loi n'impose pas au juge de méthode de calcul particulière pour fixer 

la quotité de la contribution (ATF 140 III 337 consid. 4.2.2; arrêt du Tribunal 

fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 2017 consid. 4.2.1). La détermination de celle-

ci relève du pouvoir d'appréciation du juge du fait, qui applique les règles du droit 

et de l'équité (art. 4 CC). L'une des méthodes admissibles au regard du droit 

fédéral est celle dite "du minimum vital avec répartition de l'excédent" (ATF 140 

III 337 consid. 4.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 2017 

consid. 4.2.1). Selon cette méthode, lorsque le revenu total des conjoints dépasse 

leur minimum vital de base du droit des poursuites (art. 93 LP), auquel sont 

ajoutées, si la situation le permet, les dépenses non strictement nécessaires, 

l'excédent est en règle générale réparti par moitié entre eux (ATF 121 I 97  

https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
https://intrapj/perl/decis/140%20III%20337
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C/19968/2016 

consid. 3b; arrêt du Tribunal fédéral 5A_787/2016 du 12 janvier 2017  

consid. 4.2.1).  

En cas de situation économique favorable, dans laquelle les frais supplémentaires 
liés à l'existence de deux ménages séparés peuvent être couverts, l'époux créancier 

peut prétendre à ce que la pension soit fixée de façon telle que son train de vie 

antérieur, qui constitue la limite supérieure du droit à l'entretien, soit maintenu 

(ATF 137 III 385 consid. 3.1; 121 I 97 consid. 3b.; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_828/2014 du 25 mars 2015 consid. 3). La comparaison des revenus et des 

minima vitaux est alors inopportune; il faut se fonder sur les dépenses nécessaires 

au maintien de ce train de vie, méthode qui implique un calcul concret (ATF 115 

II 424 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_828/2014 précité consid. 3). Quand 

il n'est cependant pas possible de conserver le train de vie antérieur, les époux ont 

droit à un train de vie semblable (ATF 119 II 314 consid. 4b/aa; 5A_710/2009 du 

22 février 2010 consid. 4.1 non publié aux ATF 136 III 257). Dans cette 

hypothèse, il appartient au créancier de préciser les dépenses nécessaires à son 

train de vie et de rendre celles-ci vraisemblables (ATF 115 II 424 consid. 2; arrêt 

du Tribunal fédéral 5A_828/2014 précité consid. 3). La méthode dite "du 

minimum vital" demeure toutefois conforme au droit fédéral, même en cas de 

situation financière aisée, lorsque les époux consacraient l'entier de leurs revenus 

à leurs dépenses ou encore qu'en raison des frais supplémentaires liés à l'existence 

de deux ménages séparés, la quote-part d'épargne existant jusqu'alors est 

entièrement absorbée par l'entretien courant. Dans ce cas, cette méthode permet en 

effet de tenir compte adéquatement du niveau de vie avant la cessation de la vie 

commune - lequel constitue la limite supérieure du droit à l'entretien - et des 

restrictions à celui-ci qui peuvent être imposées à chacun des époux (ATF 140 III 

485 consid. 3.3; 137 III 102 consid. 4.2.1.1; 134 III 577 consid. 3; plus 

récemment: arrêts du Tribunal fédéral 5A_970/2017 du 7 juin 2018 consid, 4.2, 

5A_583/2016 du 4 avril 2017 consid. 5.3 et les références). 

4.3 En tous les cas, l'obligation d'entretien trouve sa limite dans la capacité 
contributive du débirentier, en ce sens que le minimum vital de celui-ci doit être 

préservé (ATF 135 III 66 consid. 1; 123 III 1 consid. 3b/bb et consid. 5 in fine). 

5.  En l'espèce, depuis la naissance de l'enfant, les parties ont dans l'ensemble adopté 
une répartition traditionnelle des tâches, l'intimée s'occupant du ménage et de 

l'enfant et l'appelant pourvoyant aux charges familiales. Compte tenu des revenus 

réalisés par l'appelant en 2013 et 2014, d'une part, et par les époux depuis la 

séparation du couple, la situation doit être qualifiée d'aisée. Toutefois, le train de 

vie du couple du temps de la vie commune n'est pas établi, les allégués divergents 

des parties sur le sujet n'étant pas étayés de pièces propres à les rendre 

vraisemblables. Au demeurant, le revenu mensuel net, impôts à la source déduits, 

de l'ordre de 10'400 fr. réalisé en 2013 par l'appelant, ne permet pas la constitution 

d'économies après couverture des dépenses du couple, qu'il chiffre lui-même à 

https://intrapj/perl/decis/5A_787/2016
https://intrapj/perl/decis/137%20III%20385
https://intrapj/perl/decis/121%20I%2097
https://intrapj/perl/decis/5A_828/2014
https://intrapj/perl/decis/115%20II%20424
https://intrapj/perl/decis/115%20II%20424
https://intrapj/perl/decis/5A_828/2014
https://intrapj/perl/decis/119%20II%20314
https://intrapj/perl/decis/5A_710/2009
https://intrapj/perl/decis/136%20III%20257
https://intrapj/perl/decis/115%20II%20424
https://intrapj/perl/decis/5A_828/2014
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https://intrapj/perl/decis/135%20III%2066
https://intrapj/perl/decis/123%20III%201

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C/19968/2016 

9'665 fr. après prise en compte de l'allocation familiale. Pour le surplus, même si 

A______ a pu constituer des économies non négligeables depuis le mariage, les 

pièces produites ne permettent pas de retenir, avec une vraisemblance suffisante, 

que celles-ci seraient le fruit d'une épargne effectuée sur son revenu professionnel. 

Il peut dès lors être tenu pour vraisemblable que, durant les dernières années de 

vie commune et depuis que l'appelante a cessé son activité professionnelle après la 

naissance de l'enfant, le revenu du couple a été de manière prépondérante affecté 

aux besoins de la famille.  

 Partant, il y a lieu d'établir le minimum vital de chaque époux, élargi au sens du 
droit de la famille et de fixer l'entretien convenable de l'enfant en fonction des 

revenus cumulés du couple, la situation des parents ne justifiant pas qu'elle soit 

réduite à son strict minimum vital. 

5.1 Compte tenu des revenus mensuels nets réalisés en 2015 (17'590 fr.), 2016 
(17'281 fr.) et 2017 (16'589 fr. 75) et du caractère variable du bonus qui en 

constitue une partie, le revenu déterminant de l'appelant sera arrêté à la  moyenne 

de ces trois années, soit à 17'200 fr. en chiffres ronds. 

Son minimum vital élargi au sens du droit de la famille comprend le montant de 

base au sens des normes d'insaisissabilité (1'200 fr. pour la nourriture, le ménage, 

les frais de SIG et de téléphonie, l'habillement, le coiffeur, les loisirs et les 

vacances), ainsi que les postes retenus par le premier juge sur la base des pièces 

produites et qui ne font pas l'objet de contestations, soit le loyer (1'960 fr.); les 

primes d'assurances LAMal (430 fr.25 et LCA (44 fr. 70); les cotisations au  

3
ème

 pilier (564 fr.); les frais médicaux non remboursés (190 fr.); l'assurance 

ménage (32 fr. 45) et Billag (37 fr. 60). A cela s'ajoutent les frais de véhicule, 

parking et essence (528 fr. 45 en totalité). Sont en revanche écartés l'abonnement 

TPG (non justifié par pièces et faisant double emploi avec les frais liés au 

véhicule automobile), les frais allégués d'habillement, de coiffeur etc. en 797 fr., 

le budget-vacances en 1'310 fr. et les frais de téléphone en 74 fr. (dépenses non 

établies par pièces et/ou comprises dans l'entretien de base).  

Vient en sus la charge fiscale. Sur le sujet, l'appelant justifie devoir s'acquitter en 

2018 d'un acompte pour l'ICC représentant 3'847 fr. par mois, calculé sur la base 

de la taxation intervenue en 2017. A cela s'ajoute l'impôt fédéral direct, lequel a, 

en 2015, représenté 12'469 fr. Ces montants ne prennent toutefois pas en compte 

la déduction des contributions d'entretien et des frais de scolarité à laquelle 

l'appelant peut procéder. Compte tenu de ces éléments, l'estimation du premier 

juge de la charge fiscale de l'appelant  (3'200 fr.), peut être confirmée, au stade de 

la vraisemblance.  

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C/19968/2016 

Il en résulte des charges totalisant 8'187 fr. Après déduction des frais de scolarité 

privée de l'enfant, pris en charge par l'appelant en sus de la contribution 

d'entretien (1'660 fr. en moyenne), son disponible représente 7'373 fr.     

5.3 L'intimée a repris une activité lucrative à 60% dès la séparation du couple, 
activité qu'elle exerce à domicile, et admet réaliser un revenu mensuel net de 

6'300 fr., moyennant réintégration dans son bénéfice de 8'400 fr. porté aux 

comptes de son entreprise individuelle à titre de loyer, puisqu'elle ne dispose pas 

de locaux professionnels et que le loyer de son logement est intégré à ses charges 

et à celles de l'enfant. Ainsi que l'appelant fait à juste titre valoir, l'amortissement 

comptable de 5'803 fr. (qui ne correspond pas à une charge effective) doit 

également être réintégré au bénéfice, ce que l'intimée a elle-même admis en 

première instance (chiffre 35, écriture du 27 janvier 2017). Le montant des 

cotisations AVS assumé par l'intimée (contesté par l'appelant) est enfin 

vraisemblable au vu des factures produites (pièce 13 intimée). Le revenu 

professionnel de l'intimée peut dès lors, avec une vraisemblance suffisante, être 

estimé à 7'000 fr. net mensuellement en chiffres ronds.  

Il n'y a pas lieu de tenir compte en sus d'un revenu locatif. Les pièces 15 à 20 

produites par l'intimée rendent en effet vraisemblable que les loyers perçus en 

relation avec deux biens immobiliers dont elle est propriétaire en France sont 

absorbés par les charges et les impôts français relatifs auxdits biens, étant précisé 

qu'il y a lieu de tenir compte non seulement des intérêts hypothécaires, mais 

également de l'amortissement : celui-ci est imposé à la débitrice et la situation 

financière du couple le permet (ATF 127 III 289 consid. 2a/bb; arrêts du Tribunal 

fédéral 5A_687/2011 du 17 avril 2012 consid. 6.2; 5A_87/2007 du 2 août 2007 

consid. 3.2.2).  

Enfin et ainsi que l'a retenu le Tribunal, il n'y a pas lieu au stade des présentes 

mesures provisionnelles d'imputer à l'intimée un revenu hypothétique 

supplémentaire. Celle-ci, en reprenant dès la séparation une activité lucrative à 

60%, a fait l'effort qui pouvait en l'état être exigé d'elle, compte tenu de l'âge 

actuel de l'enfant mineure, dont elle assume la garde prépondérante, l'appelant ne 

s'occupant pour sa part de l'enfant qu'un week-end sur deux, un soir par semaine et 

la moitié des vacances scolaires. 

Le minimum vital élargi au sens du droit de la famille de l'appelante comprend 

l'entretien de base au sens des normes d'insaisissabilité (comprenant les frais de 

SIG, l'habillement, la téléphonie, le coiffeur, les loisirs et les vacances), soit  

1'350 fr., ainsi que les postes suivants, retenus par le premier juge sur la base des 

pièces produites et qui ne font pas l'objet de contestations : loyer (80% de  

3'586 fr. 50 ou 2'870 fr., le solde entrant dans les charges de l'enfant); prime 

d'assurance LAMal (591 fr. 35) et LCA (64 fr. 10); moyenne des frais médicaux 

non remboursés encourus entre 2014 et 2017 (60 fr.); prime d'assurance ménage 

https://intrapj/perl/decis/127%20III%20289
https://intrapj/perl/decis/5A_687/2011
https://intrapj/perl/decis/5A_87/2007

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C/19968/2016 

(33 fr.); Billag (34 fr. 45), garantie de loyer SwissCaution (43 fr.). A cela 

s'ajoutent la charge fiscale de 2'950 fr. (vraisemblable à teneur de l'estimation 

fiscale produite sous pièce 97 intimée) et l'assurance perte de gain pour 

indépendant (215 fr. 50, pce 30 int.). Sont en revanche écartées la cotisation 

volontaire à la LPP (500 fr.), l'affiliation effective à une caisse de pension n'étant 

pas justifiée par pièces, et les frais de véhicule automobile, déjà comptabilisés 

dans le compte de pertes et profits. Il en résulte un total de 8'211 fr., arrondis à 

8'200 fr., d'où un déficit de 1'210 fr.  

5.4 L'appelant admet que l'entretien convenable de l'enfant, après prise en compte 
de l'allocation familiale, représente 1'666 fr. 05 non compris les frais de scolarité 

privée. Ce montant, arrondi à 1'660 fr., supérieur aux dépenses effectives dont il 
est justifié par pièces, doit être tenu pour adéquat compte tenu de la situation 

financière des deux parents. A cela s'ajoute le coût de l'école privée fréquentée par 

l'enfant, que l'appelant  s'est engagé à prendre en charge en sus de la contribution 

d'entretien, soit 1'660 fr. mensuellement en moyenne à teneur des pièces produites 

et du site internet de l'école.   

A dater du 1
er

 janvier 2017, il y a enfin lieu de tenir compte d'une contribution de 

prise en charge, correspondant au déficit de l'épouse (1'480 fr.) conformément à la 

jurisprudence.     

5.5 Le disponible de l'appelant après paiement des frais de scolarité (7'373 fr.) lui 
permet ainsi de prendre à sa charge l'entretien convenable de l'enfant en 1'660 fr. 

et le déficit de l'épouse, respectivement, dès le 1
er

 janvier 2017, la contribution de 

prise en charge y correspondant, en 1'210 fr. L'excédent demeurant, soit 4'503 fr. 

revient à chaque époux par moitié (soit 2'250 fr. en chiffres ronds), ce qui leur 

permettra de disposer d'un train de vie similaire.  

Les contributions litigieuses seront, partant, fixées comme suit, le dies a quo 

arrêté au 27 janvier 2016 ne faisant pas l'objet de contestations: 

Pour l'enfant : 1'660 fr. du 27 janvier 2016 au 31 décembre 2017, puis, dès le  

1
er

 janvier 2018, 2'870 fr. (soit 1'660 fr. + 1'210 fr. de contribution de prise en 

charges), allocations familiales non comprises et les frais de scolarité privée étant 

assumés en sus par l'appelant.  

Sur le sujet, l'appelant sollicite qu'il soit précisé qu'il prend à sa charge l'écolage 

privé de l'enfant "aussi longtemps que les parents s'accordent sur le choix de 

l'école". Dans une telle hypothèse et ainsi que le relève l'intimée, il suffirait que 

l'appelant revienne sur l'accord donné en relation avec D______ pour se délier de 

son engagement. Pour garantir le choix commun de l'établissement scolaire, 

découlant de l'exercice commun de l'autorité parentale (art. 301 CC) et qui se 

porte à ce jour sur D______, il sera précisé que l'engagement de l'appelant porte 

- 15/18 - 

 

C/19968/2016 

sur les frais de scolarité de D______ ou de tout autre établissement résultant d'un 

accord des parties.   

La contribution d'entretien en faveur de l'intimée sera quant à elle fixée à 3'460 fr. 

(soit 1'210 fr. correspondant à son déficit + 2'250 fr. correspondant à la moitié de 

l'excédent) du 27 janvier 2016 au 31 décembre 2017 et à 2'250 fr. dès le 1
er

 janvier 

2018, le déficit de l'épouse constituant depuis lors la contribution de prise en 

charge, intégrée à la contribution en faveur de l'enfant.  

6.  Ces montants sont dus sous déduction des sommes d'ores et déjà versées.  

Le dies a quo fixé par le premier juge au jour du dépôt de la demande, soit au  

27 janvier 2016, n'est pas contesté. 

Il n'y a, ainsi, pas lieu de prendre en considération les montants dont l'appelant 

allègue s'être acquitté avant cette date.  

Pour la période courant du 27 janvier 2016 au 31 mars 2018, l'appelant allègue en 

dernier lieu avoir versé en totalité 132'631 fr. ce montant comprenant les montants 

mensuels de 1'600 fr. pour l'entretien de l'enfant et de 1'000 fr. pour l'entretien de 

l'intimée, dont il s'est acquitté en mains de cette dernière, les frais de scolarité 

exposés pour l'enfant, les primes d'assurances maladie (LaMal et LCA) payées 

pour l'enfant, la part d'impôt de l'épouse payée par ses soins en relation avec 

l'exercice fiscal 2015, la facture BILLAG 2016, les frais de ______ [téléphone] et 

la moitié de la prime d'assurance ______ 2016.  

L'intimée admet, pour l'enfant, l'imputation de 41'600 fr. représentant la 

contribution mensuelle de 1'600 fr. versée en ses mains pour la période concernée 

ou 26 mois, ainsi que de 1'782 fr. versés pour l'assurance-maladie 2016 de 

l'enfant, soit une imputation totale de 43'382 fr. Il n'y a pour le surplus pas lieu de 

tenir compte des frais de scolarité exposés, l'appelant s'étant engagé à les prendre 

en charge en sus de la contribution d'entretien fixée pour l'enfant.  

Pour elle-même, l'intimée admet l'imputation de 26'000 fr. représentant la 

contribution mensuelle versée en ses mains pour la période concernée ou 26 mois, 

de 7'149 fr. pour sa propre assurance maladie 2016, de 846 fr. pour ses factures 

_______ [Téléphone] de février à octobre 2016 inclus, enfin 310 fr. de sa part 

annuelle de la facture BILLAG pour la période de février à septembre 2016 

inclus, soit une imputation totale de 34'305 fr. Seules les montants reconnus seront 

pris en compte, la répartition des impôts de la période fiscale 2015, antérieure au 

dies a quo, devant être réglée dans le cadre de la liquidation des rapports 

patrimoniaux entre époux.  

7. L'intimée sollicite enfin une provisio ad litem de 4'000 fr. pour la présente 
procédure d'appel. 

- 16/18 - 

 

C/19968/2016 

7.1 L'obligation d'une partie de faire à l'autre l'avance des frais du procès pour lui 
permettre de sauvegarder ses intérêts, découle du devoir général d'entretien et 

d'assistance des conjoints (art. 163 CC; ATF 117 II 127 consid. 6). 

La fixation d'une provisio ad litem par le juge présuppose d'une part l'incapacité 

du conjoint demandeur de faire face par ses propres moyens aux frais du procès et 

d'autre part l'existence de facultés financières suffisantes du défendeur, qui ne doit 

pas être lui-même placé dans une situation difficile par l'exécution de cette 

prestation (ATF 103 Ia 99 consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral 5A_778/2012 du 

24 janvier 2013 consid. 6.1; arrêt de la Cour de justice du 30 mai 1980 publié in 

SJ 1981 p. 126). 

Lorsque la procédure est arrivée à son terme, il ne se justifie toutefois plus de 

statuer sur l'octroi d'une telle avance mais uniquement, dans l'hypothèse où une 

provisio ad litem aurait été octroyée au cours de la procédure, de trancher la 

question de son éventuelle restitution dans le cadre de la répartition des frais 

judiciaires et des dépens (ATF 66 II 70 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_7.277/2014 du 4 mars 2015 consid. 6.2 et les réf.). 

7.2 En l'espèce, le présent arrêt met un terme à la procédure cantonale. Il n'y a dès 
lors plus lieu de statuer sur l'octroi d'une provisio ad litem, la question des frais et 

dépens étant réglée aux termes du dispositif du présent arrêt.  

Au demeurant, au vu de son revenu professionnel et de la contribution d'entretien 

fixée, l'intimée dispose de moyens suffisants pour couvrir le coût de la présente 

procédure d'appel.  

8. La répartition des frais de première instance, conforme à l'art 104 al. 1 et  
3 CPC, peut être confirmée.  

Les frais judiciaires de la procédure d'appel, arrêtés à 4'200 fr. en totalité, sont mis 

à la charge de A______ à hauteur de 2'000 fr. et à la charge de B______ à hauteur 

de 2'200 fr. Le montant mis à la charge de A______ est compensé avec l'avance 

de frais effectuée par ce dernier. Vu l'issue du litige (art. 106 al. 1 CPC) et la 

nature familiale (art. 107 al. 1 let d CPC) de la cause, chaque partie supportera ses 

propres frais judiciaires, à savoir 2'000 fr. pour A______ et 2'200 fr. pour 

B______, ainsi que ses propres dépens.   

* * * * * 

  

https://intrapj/perl/decis/117%20II%20127
https://intrapj/perl/decis/103%20Ia%2099
https://intrapj/perl/decis/5A_778/2012
https://intrapj/perl/decis/66%20II%2070

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C/19968/2016 

 

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable les appels interjetés le 5 mars 2018 par A______ et par B______ 

contre l'ordonnance OTPI/114/2018 rendue le 20 février 2018 par le Tribunal de 

première instance dans la cause C/19968/2016-18. 

Au fond : 

Annule les chiffres 8 et 10 du dispositif de ladite ordonnance et, statuant à nouveau :  

Condamne A______ à verser en mains de B______, à titre de contribution à l'entretien 

de C______, née le ______ 2011, par mois et d'avance, allocations familiales non 

comprises, 1'660 fr. du 27 janvier 2016 au 31 décembre 2017, puis 2'870 fr. dès le 1
er

 

janvier 2018, sous imputation de 43'382 fr. versés au 31 mars 2018. 

Condamne A______ à verser à B______, à titre de contribution à son propre entretien, 

par mois et d'avance, 3'640 fr. du 27 janvier 2016 au 31 décembre 2017 et 2'250 fr. dès 

le 1
er

 janvier 2018, sous imputation de 34'305 fr versés au 31 mars 2018. 

Précise le chiffre 9 de ladite ordonnance en ce sens que A______ est condamné à 

prendre à sa charge, en sus de la contribution d'entretien en faveur de l'enfant, les frais 

de scolarité de celle-ci à D______ ou dans toute autre école privée que A______ et 

B______ choisiraient en commun.  

Déboute les parties de toutes autres conclusions.  

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires des appels à 4'200 fr. en totalité, les met à concurrence de 

2'000 fr. à la charge de A______ et de 2'200 fr. à la charge de B______. 

Dit que le montant mis à la charge de A______ est compensé avec l'avance versée, 

laquelle est acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne B______ à verser 2'200 fr. à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services 

financiers du Pouvoir judiciaire.  

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel.  

 

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C/19968/2016 

Siégeant : 

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Madame Nathalie LANDRY-

BARTHE, juge; Madame Marguerite JACOT-DES-COMBES, juge suppléante; 

Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 
La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure à 30'000 fr. 

 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110