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**Case Identifier:** b3d11583-b833-5245-9db2-b19fa5e8da54
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-10-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 16.10.2025 C/25852/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-25852-2021_2025-10-16.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30 octobre 2025. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/25852/2021 ACJC/1522/2025 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU JEUDI 16 OCTOBRE 2025 

 

Entre 

A______ SA, sise ______ [GE], appelante d'un jugement rendu par le Tribunal des 

prud'hommes le 18 décembre 2023 (JTPH/434/2023), représentée par  

Me Guillaume FATIO, avocat, BMG Avocats, avenue de Champel 8C, case  

postale 385, 1211 Genève 12,  

et 

Monsieur B______, domicilié ______ (France), intimé, représenté par  

Me Patrick SPINEDI, avocat, Aubert, Spinedi, Street & Associés, rue Saint-Léger 2, 

case postale 107, 1211 Genève 4. 

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C/25852/2021  

EN FAIT 

A. Par jugement JTPH/434/2023 du 18 décembre 2023, reçu le 7 mars 2024 par les 
parties, le Tribunal des prud'hommes (ci-après: le Tribunal), statuant par voie de 
procédure ordinaire, a, à la forme, déclaré recevable la demande formée le 
16 décembre 2021 par A______ SA contre B______ (chiffre 1 du dispositif), au 
fond, débouté A______ SA de ses conclusions (ch. 2), débouté les parties de toute 
autre conclusion (ch. 3) et, statuant sur les frais, arrêté les frais de la procédure à 
1'040 fr. (ch. 4), les a mis à la charge de A______ SA qui a succombé (ch. 5), les 
a intégralement compensés avec l'avance de frais de 1'040 fr. effectuée par elle, 
acquise à l'Etat de Genève (ch. 6), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 7) et 
débouté les parties de toute autre conclusion (ch. 8). 

B. a. Par acte expédié le 22 avril 2024 au greffe de la Cour de justice, A______ SA 
appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation. 

Elle conclut à ce que la Cour condamne B______ à lui payer 103'966 fr. 70 avec 
5% d'intérêts dès le 31 décembre 2020, avec suite de frais. 

b. Dans sa réponse du 31 mai 2024, B______ conclut au rejet de l'appel et à la 
confirmation du jugement entrepris, avec suite de frais et dépens de l'instance. 

c. Les parties ont répliqué le 9 septembre 2024 et dupliqué le 19 novembre 2024, 
persistant dans leurs conclusions respectives. 

d. Le 29 novembre 2024, A______ SA s'est encore déterminée spontanément sur 
la duplique, reçue le 22 novembre 2024. 

e. Par avis du 8 janvier 2025, les parties ont été informées de ce que la cause était 
gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure: 

a. A______ SA est une société de droit suisse dont le but est notamment 
l'exploitation d'un cabinet médical destiné à dispenser des soins ambulatoires à 
Genève.  

Le Dr C______ en est administrateur, avec signature collective à deux. 

b. Par contrat de travail "pour médecin salarié", B______ a été engagé à temps 
partiel par A______ SA, en qualité de médecin de garde, à partir du 3 décembre 
2018. 

Libellé "obligations du médecin", l'article 2 du contrat prévoyait, sous son 
chiffre 2.1 relatif à la rémunération, qu'"en contrepartie de l'ensemble des 

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prestations que A______ SA fournira[it] au médecin aux termes du présent 

contrat, A______ SA versera[it] mensuellement au médecin un montant en espèce 

correspondant au travail réalisé et effectivement facturé au patient selon les 

modalités prévues à l'Annexe 4. […] Il [était] rappelé que seules ser[aie]nt 
rémunérées au médecin les heures facturables aux patients, à un coût unitaire 

fixe". 

L'Annexe 4, intitulée "Modalités de calcul de la rémunération due à A______ SA 
par le Médecin conformément à l'Article 2.1 du Contrat", stipulait que le salaire 
brut était de 150 fr. par heure de "travail effectif". 

L'article 7.1 du contrat avait par ailleurs la teneur suivante: "les parties déclarent 
que parmi l'ensemble des obligations contractées par elles en vertu du présent 

contrat, l'élément prépondérant, le centre de gravité du contrat, est le droit 

d'usage conféré au médecin, contre rémunération, d'un local au sein de 

l'établissement". 

c. B______ travaillait exclusivement aux urgences, un voire deux week-ends par 
mois, du vendredi matin au dimanche soir. Il n'effectuait pas de consultations sur 
rendez-vous. 

d. Les heures de garde faisaient l'objet d'un planning élaboré par le Dr D______ 
en accord avec les différents médecins du centre.  

E______ – responsable administrative puis directrice opérationnelle de 
A______ SA –, se fondait sur ce planning pour relever les temps de présence. Les 
médecins l'informaient en cas de changement à cet égard ainsi que des horaires 
consacrés aux patients ayant rendez-vous. Elle transmettait ensuite le relevé des 
heures de garde et de consultations sur rendez-vous à la comptable, F______, pour 
le paiement des salaires (témoin E______).  

F______ validait les salaires avec C______ (témoins F______ et E______). Selon 
sa compréhension, le nombre d'heures reporté par E______ sur les timesheets 
servant au calcul des salaires correspondait aux heures facturées aux patients, 
alors qu'il s'agissait d'heures de présence (témoin F______). 

e. Jusqu'en octobre 2020, B______ a perçu sa rémunération sur la base de ses 
heures de présence.  

Durant la relation contractuelle, il a ainsi perçu au total 167'850 fr. bruts à titre de 
salaire, pour un taux d'activité oscillant entre 25 heures et 80 heures par mois. En 
2020, il a en particulier perçu les montants bruts suivants: 

- 7'350 fr. pour 49 heures en janvier 2020; 

- 5'550 fr. pour 37 heures en février 2020; 

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- 10'800 fr. pour 72 heures en mars 2020; 

- 6'150 fr. pour 41 heures en avril 2020; 

- 6'750 fr. pour 45 heures en mai 2020; 

- 4'800 fr. pour 32 heures en juin 2020; 

- 6'600 fr. pour 44 heures en juillet 2020; 

- 7'800 fr. pour 52 heures en août 2020; 

- 3'750 fr. pour 25 heures en septembre 2020; 

- 10'500 fr. pour 70 heures en octobre 2020. 

f. Durant la pandémie de COVID-19, le service des urgences de A______ SA a 
subi une baisse importante de son activité.  

Selon ses déclarations, cette activité, qui présentait jusqu'alors une courbe de 
croissance constante, avait été divisée par 7 ou 8 en raison des restrictions liées au 
COVID. En été 2020, elle s'était donc rendue compte qu'il y avait un problème de 
trésorerie et avait cherché à comprendre son origine. Fin novembre 2020, elle 
avait décelé la source du problème, à savoir que quatre médecins – dont B______ 
– avaient été rémunérés sur la base des heures de présence au lieu des heures 
facturables aux patients. 

g. Par courriel du 2 décembre 2020, E______, signant en qualité de "COO" (chief 
operating officer) de A______ SA, a informé B______ qu'après vérification des 
décomptes d'heures, certaines incohérences qui remontaient à plusieurs mois 
étaient apparues "par rapport aux heures de travail effectif comme stipulées dans 
[les] contrats". Il était possible que le paiement du salaire du mois de novembre 
2020 intervienne avec un peu de retard, dès lors que des décomptes précis 
devaient être établis afin de corriger les éventuelles erreurs. Un entretien avec 
C______, F______ et elle-même serait organisé afin d'en discuter. 

h. Le 17 décembre 2020 s'est donc tenue une réunion, au cours de laquelle 
C______ a informé B______ de ce que A______ SA entendait lui réclamer, pour 
l'année 2020, un montant de 28'000 fr. correspondant à un prétendu trop-perçu de 
salaire découlant d'une erreur de comptabilité. 

A teneur du procès-verbal de réunion dressé par l'employeuse, B______ s'est 
montré très surpris car le paiement de son salaire en fonction des heures facturées 
au patient ne correspondait pas à ce qui lui avait été expliqué lors de son premier 
entretien; aucune nuance n'avait alors été apportée par rapport au "temps payé par 
patient", vu qu'il devait être présent pour les gardes et selon le nombre d'heures 

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indiqué dans les timesheets établis par E______ et envoyés à F______. Si cela 
avait été expliqué, il n'aurait pas accepté le poste car il se déplaçait depuis 
G______ [France] – ce qui représentait 2h de trajet – pour trois ou quatre 
urgences par garde. Il ne comprenait pas comment personne ne lui avait rien dit 
durant deux ans. Il souhaitait obtenir un avis juridique au sujet de la notion de 
"travail effectif". Il estimait que ses salaires de novembre et décembre 2020 lui 
étaient dus conformément aux modalités de paiement préexistantes. En tout état, 
si le contrat devait être modifié en ce sens que seules les heures facturées aux 
patients se verraient rétribuées, il démissionnerait car il n'y avait pas assez de 
fréquentation des urgences. Une proposition serait présentée au médecin par 
A______ SA la semaine suivante. 

Le procès-verbal de réunion n'a pas été contresigné par B______. 

i. Par courriel du 22 décembre 2020, C______ a informé B______ que, par gain 
de paix et pour permettre une continuation de la collaboration, A______ SA était 
prête à renoncer, sans aucune reconnaissance de responsabilité, à 50% de sa 
créance, l'autre 50% devant être remboursé par le travailleur, soit en espèces, soit 
par des heures de travail non rétribuées ou rémunérées à un tarif réduit. Cette 
proposition serait caduque au 31 décembre 2020, si elle n'était pas expressément 
acceptée dans l'intervalle.   

j. Par courriel du 23 décembre 2020 à A______ SA, B______ a relevé qu'il avait 
assuré une présence médicale d'environ 455 heures de janvier à octobre 2020 pour 
un montant rémunéré d'environ 41'164 fr. nets. En retranchant le prétendu trop-
perçu de 28'000 fr. que A______ SA lui réclamait, il ne restait que 13'164 fr., soit 
un salaire net horaire de 28 fr. 90.  

k. Par courrier du 30 décembre 2020 à A______ SA, B______ et H______ – autre 
médecin concerné par la problématique du prétendu trop-perçu de salaire – ont 
relevé que, depuis leur engagement, A______ SA n'avait pas remis en cause les 
décomptes de salaire mensuels sur lesquels figuraient leurs heures effectives de 
présence au cabinet. L'employeuse avait par ailleurs appliqué les charges sociales 
et prélevé l'impôt anticipé en fonction des décomptes contenant leurs heures 
effectives de présence. Si l'employeuse avait entendu ne les rémunérer qu'à raison 
des heures facturées aux patients, elle aurait dû le faire savoir immédiatement, ne 
pas imputer les cotisations et ne pas prélever l'impôt à la source. En conséquence, 
A______ SA n'était pas légitimée à leur réclamer un quelconque remboursement 
rétroactif, à modifier le contrat de travail de manière unilatérale et elle devait leur 
payer la totalité des heures effectuées tant que perduraient les contrats de travail. 

l. Par courriel du 5 janvier 2021 à B______, E______, "pour A______ SA" a 
réitéré la proposition du 22 décembre 2020 avec un délai au 8 janvier 2021 pour 
l'accepter. 

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m. Sans réponse de B______ dans l'intervalle, E______, COO, lui a adressé un 
nouveau courriel le 11 janvier 2021 pour s'assurer de sa présence aux gardes 
planifiées, précisant qu'il serait rémunéré conformément à l'article 2.1 de son 
contrat. 

n. Par courrier du 11 janvier 2021, B______ a mis A______ SA en demeure de lui 
verser ses salaires des mois de novembre et décembre 2020 dans un délai de cinq 
jours. Il a par ailleurs annoncé la suspension de l'exercice de son activité 
professionnelle pour défaut de paiement des salaires à l'échéance du délai précité. 

o. Par courrier du 1er février 2021, A______ SA a intégralement contesté les 
prétentions émises par B______ dans ses courriers des 30 décembre 2020 et 
11 janvier 2021. Les services administratifs de A______ SA avaient commis une 
erreur sérieuse en lui versant des salaires erronés, faute d'avoir correctement 
appliqué les principes contractuels, et avaient proposé des solutions amiables que 
le travailleur avait refusées. Dans ces conditions, A______ SA compensait toute 
somme qui serait due avec les montants que B______ avait perçus en trop.  

p. Par courrier du 10 février 2021, B______ a notamment informé A______ SA 
qu'il mettait un terme à son contrat de travail avec effet immédiat.  

D. a. Par demande du 16 décembre 2021, A______ SA a assigné B______ en 
paiement de 103'966 fr. 70 avec 5% d'intérêts dès le 31 décembre 2020 à titre de 
remboursement de sommes indûment perçues. 

En substance, elle a fait valoir qu'à l'embauche, elle proposait généralement deux 
types de contrats à choix pour les médecins salariés, l'un avec un salaire fixe 
(60 fr. par heure) et l'autre avec un salaire payé à la consultation (150 fr. par 
heure). La différence entre ces deux types de rémunération s'expliquait par le fait 
que le salarié fixe était payé également pour ses heures de garde, alors que le 
salarié payé à la consultation ne voyait pas ses heures de garde rémunérées, 
lesquelles étaient compensées par le paiement plus important versé à la 
consultation. Au final, les deux types de salariés devaient percevoir plus ou moins 
le même montant.  

Le contrat litigieux prévoyait clairement que le salaire était payé sur la base des 
"heures effectivement facturées aux patients". En raison de l'erreur d'une 
employée en charge des salaires qui n'avait pas compris que seules les heures de 
consultation étaient payées au médecin et non pas les heures de présence, elle 
avait versé mensuellement à son employé un montant qui ne correspondait pas à 
ce qui avait été initialement convenu. B______ faisait preuve de mauvaise foi 
lorsqu'il soutenait que toutes ses heures devaient être rémunérées au tarif de 
150 fr. par heure de présence; une telle interprétation donnait lieu à un salaire 
annuel de 327'348 fr. pour une activité à 100%, alors que le salaire d'un chef de 
clinique aux HUG variait entre 131'423 fr. et 170'815 fr. De plus, un salarié fixe 

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de l'entreprise payé au mois percevait, à 100%, une rémunération annuelle 
comprise entre 144'000 fr. et 148'000 fr. Alors même qu'il ne pouvait ignorer 
percevoir une rémunération excessive par rapport à la branche, B______ n'avait 
jamais informé son employeuse de son erreur, de sorte que 105'193 fr. lui avaient 
été versés indûment. Dès lors que l'employé avait refusé toute proposition de 
remboursement amiable, elle avait compensé une partie de ce montant avec les 
salaires de novembre et décembre 2020, B______ restant lui devoir 103'966 fr. 70.  

A______ SA a notamment produit les pièces suivantes à l'appui de ses écritures: 

- un courriel du 26 novembre 2020 de I______, directeur J______ des HUG, à 
C______, dont la teneur est la suivante:  

"Hello, 

A condition que tu ne m'en débauche pas trop… Amitiés,  

I______ [prénom] 

Le salaire d'un chef de clinique va de CHF 131'423 et 170'815.-, celui d'un 

médecin adjoint de CHF 137'962.- et 212'873.-." 

Le dernier paragraphe relatif au salaire était rédigé dans une police différente 
de celle utilisée pour le reste du message; 

- une étude de la FMH parue dans le Bulletin des médecins suisses en 2019, 
selon laquelle le revenu brut médian des médecins était de 163'000 fr. et 
qu'avec un salaire horaire médian de 75 fr., les médecins indépendants 
gagnaient 19% de plus que les médecins salariés (63 fr. de l'heure); 

- un courriel du 9 mars 2023 de K______ à C______ au sujet de la 
rémunération des médecins de L______ [consultations médicales à domicile 
24 heures sur 24], selon lequel "le revenu est médical est [sic] lié à un 
pourcentage des factures encaissées". 

- un échange de courriels entre B______ et E______ des 15 et 19 novembre 
2018, dans lequel B______ a indiqué que ses certificats de salaires annuels 
auprès de L______ pendant quatre ans révélaient un taux horaire brut de 
153 fr. 84 en moyenne (sans différencier les horaires de week-end, du soir, 
ou des jours ouvrables), à la suite de quoi E______ lui a proposé un salaire 
horaire brut de 150 fr., après discussions avec C______; 

- le courriel de candidature de B______ envoyé le 28 octobre 2018 à A______ 
SA, dans lequel il expose notamment être sans emploi depuis un mois. 

  

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b. B______ a conclu au déboutement de A______ SA. 

En substance, il a fait valoir que le contrat de travail comportait plusieurs clauses 
confuses et contradictoires. On devinait malgré tout qu'il prévoyait la 
rémunération des heures de travail, au tarif horaire de 150 fr. En l'occurrence, les 
heures de présence devaient être considérées comme des heures de travail, 
puisqu'elles étaient obligatoires, les heures de garde exigeant par définition la 
présence du médecin. De plus, A______ SA lui avait versé son salaire, ainsi qu'à 
trois autres médecins, en fonction de ses heures de présence pendant deux ans en 
ce qui le concernait, si bien que l'erreur invoquée était invraisemblable. E______ 
avait par ailleurs confirmé par écrit que les heures de présence étaient obligatoires 
pour les gardes et que celles-ci étaient en conséquence rémunérées. Il était donc 
indéniable que les parties avaient convenu que les heures de présence lors des 
gardes seraient rémunérées. Par conséquent, l'argent reçu à titre de rémunération 
était fondé sur une cause, si bien qu'il n'était pas question d'une quelconque forme 
d'enrichissement illégitime. 

Il a notamment produit un courriel du 28 février 2019 adressé à M______, une des 
quatre médecins concernés par la problématique des salaires prétendument versés 
en trop, dans lequel E______ a notamment écrit: "En regardant les autres 
contrats des médecins à l'heure (qui est exactement le même que le tien) qui 

travaillent chez nous, ils sont payés effectivement à l'heure selon leur temps de 

présence dans les gardes, ce qui veut dire: que si tu fais une garde de 8h-12h, tu 

seras payée pour ces 4h même si le premier patient arrive à 9h ou que tu n'as que 

4 patients durant ces 4h. Car étant donné que vous êtes de garde, il est obligé que 

le médecin soit présent dans les locaux". 

c. En parallèle, B______ a également intenté une action à l'encontre de A______ 
SA, instruite selon la procédure simplifiée et tendant notamment au paiement de 
ses salaires des mois de novembre et décembre 2020 ainsi que du salaire afférent 
aux vacances (C/1______/2021).  

Deux procédures ont également été initiées réciproquement par A______ SA 
(C/2______/2021 instruite selon la procédure ordinaire) et N______ 
(C/3______/2021 instruite selon la procédure simplifiée), autre médecin touché 
par la problématique des salaires prétendument trop perçus. 

d. Par ordonnance du 20 octobre 2022, le Tribunal a notamment ordonné la 
jonction de l'instruction de la présente cause et de la cause C/2______/2021 
opposant A______ SA à N______, dont le complexe de faits est similaire et dans 
le cadre de laquelle les mêmes témoins ont été cités, et proposé aux parties 
d'apporter les procès-verbaux établis dans les procédures ordinaires aux 
procédures simplifiées, ou inversement, et de les compléter si nécessaire. 

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e. Lors de l'audience de débats d'instruction du 26 juin 2023, A______ SA a 
sollicité la production, par B______, de son contrat de travail ainsi que de ses six 
dernières fiches de salaire auprès de L______.  

Elle a par ailleurs allégué qu'il était inexact de considérer que le domaine médical 
était concurrentiel, vu que le TARMED fixait la valeur des soins apportés. Dès 
lors, les rémunérations offertes dans les différents centres médicaux étaient 
sensiblement les mêmes partout. 

Le Tribunal a constaté qu'il s'agissait d'un nouvel allégué, irrecevable à ce stade 
de la procédure. 

f. Par ordonnance d'instruction et de preuve du 30 juin 2023, le Tribunal a 
notamment renoncé à ordonner à B______ de produire ses fiches de salaires des 
six derniers mois auprès de L______, compte tenu du principe de liberté 
contractuelle. 

g. Le Tribunal a entendu les parties et plusieurs témoins, dont les déclarations ont 
été reprises ci-avant dans la mesure utile. Pour le surplus, les faits pertinents 
suivants ressortent de celles-ci: 

g.a. C______, représentant A______ SA, a notamment déclaré que les tarifs 
offerts aux médecins travaillant pour A______ SA étaient basés sur les chiffres 
pratiqués aux HUG et recommandés par la FMH et l'OFSP. Si elle avait offert un 
salaire de 120 fr. plus les frais à N______, c'était pour être plus généreux que 
certains concurrents. S'agissant du salaire de 150 fr. par heure de consultation 
offert à B______, il tenait compte du fait que ce dernier ne travaillait que les 
week-ends. À la question de savoir si C______ trouvait normal qu'un médecin 
puisse passer une demi-journée complète sans voir un patient et ne pas recevoir de 
rémunération pour la mise à disposition de son temps, ce dernier a répondu que 
c'était justement la raison pour laquelle il offrait le choix aux médecins entre deux 
types de contrats, dont l'un rémunérait toutes les heures de présence à un tarif 
nettement inférieur (entre 60 fr. et 65 fr. de l'heure). Il n'y avait toutefois jamais de 
demi-journée sans patient. Au demeurant, aucun médecin ne gagnait 240'000 fr. 
par an et en aucun cas des médecins praticiens, comme B______, qui étaient 
facturés 7% de moins que les médecins FMH.  

Les médecins saisissaient les données utiles relatives aux facturations et A______ 
SA établissait les factures. Il était exact que cette dernière pouvait facilement 
avoir connaissance du nombre de consultations facturées par chacun des 
médecins. L'erreur de rémunération provenait du fait que E______ s'était 
injustement basée sur les plannings des heures de présence, au lieu de se baser sur 
les timesheets. A______ SA ne s'était pas rendue compte plus rapidement de 
l'erreur de rémunération car la comptabilité était effectuée par F______, qui 
s'occupait de la comptabilité des trois centres A______ SA. 

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Ce n'était que dans le cadre du différend, voire de la présente procédure, que 
C______ avait pris connaissance du courriel du 28 février 2019 de E______ à 
M______. 

Une urgence dans le cadre d'un centre médical occupait un médecin 15 voire 30 
minutes, alors que chez L______ c'était beaucoup plus long car il fallait d'abord se 
rendre au domicile du patient. 

g.b. B______ a notamment déclaré que lorsqu'il travaillait pour L______, il était 
payé au pourcentage des consultations effectuées, sans prise en considération du 
temps travaillé. Il s'agissait d'un contrat de franchise. Pour obtenir le salaire 
horaire chez L______ qu'il avait mentionné dans le courriel produit sous pièce 7 
déf. – à savoir 153 fr. 84 en moyenne –, il avait divisé le total de sa rémunération 
par le nombre d'heures travaillées, étant précisé que les consultations n'étaient pas 
forcément facturées au même tarif. Cela dépendait du jour de la semaine, de la 
nuit ou des traitements effectuées. S'il n'y avait pas de consultations, il n'était pas 
payé, étant toutefois précisé que chez L______, il y avait des consultations tout le 
temps. Chez A______ SA, il travaillait uniquement du vendredi matin au 
dimanche soir et il n'y avait pas beaucoup de consultations. 

Lorsqu'il avait été engagé, il avait discuté avec C______ de l'aspect médecine et 
avec E______ des différents points administratifs. Il n'avait jamais eu le choix 
entre deux contrats et avait toujours parlé des aspects financiers de son 
engagement avec E______; c'était avec elle qu'il avait signé son contrat. Il avait 
discuté de sa rémunération avec ses collègues; certains touchaient des 
remboursements de frais ou des primes journalières que lui-même ne percevait 
pas car il avait négocié un tarif horaire plus élevé. Il ignorait quel salaire 
percevaient les médecins salariés fixes qui travaillaient pour A______ SA. Il 
n'avait eu connaissance du courriel reçu par M______ que lorsque la situation 
avait commencé à dégénérer. Pour lui, tous les médecins étaient payés à l'heure de 
présence, sauf le Dr D______ qui travaillait comme indépendant.  

Il n'avait jamais été étonné de la rémunération qu'il percevait, car elle était 
conforme à ce qu'il avait négocié. Il se souvenait de dimanches où il y avait très 
peu de patients, alors qu'il passait dix heures sur place. Il vivait par ailleurs à 2h 
de route de Genève et n'allait pas sacrifier sa vie de famille pour ne pas gagner sa 
vie.  

g.c. N______, médecin chez A______ SA au moment des faits et également en 
litige avec cette dernière, a notamment déclaré qu'il avait de tout temps constaté 
que la fréquentation des consultations d'urgence n'était pas optimale. Il avait vécu 
la même chose auprès de son précédent employeur à O______ [GE] – où il faisait 
des gardes et des rendez-vous consécutifs aux gardes – avec des gardes le 
dimanche sans un seul patient, raison pour laquelle il avait insisté pour avoir un 

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salaire à l'heure de présence. A______ SA lui avait alors garanti un salaire 
indépendant de la fréquentation du centre médical. E______ était présente à son 
entretien. Durant le COVID, ladite fréquentation s'était effondrée et à partir de ce 
moment-là, il s'était demandé si sa rémunération pouvait continuer à être dans une 
telle inadéquation. Il s'attendait à ce que son contrat soit renégocié. Comme il ne 
vivait pas très loin du centre médical, A______ SA lui avait proposé de rentrer 
chez lui et de l'appeler "s'il y avait quelque chose". Il n'osait pas imaginer ce qu'il 
se serait passé s'il avait donné suite à cette proposition et qu'un patient victime 
d'un infarctus s'était présenté, vu qu'il vivait quand même à vingt minutes à pieds 
du centre médical. Les médecins de garde se devaient d'être présents. Avant la 
procédure, il n'avait pas eu connaissance du courriel du 28 février 2019 de 
E______ à M______. 

Actuellement, il travaillait au centre médical de P______ [GE] en qualité de 
médecin indépendant et réalisait un revenu supérieur à celui perçu chez 
A______ SA pour un taux d'activité équivalent. Son contrat actuel prévoyait qu'il 
gardait 52% des montants qu'il facturait et le centre gardait les 48% restants. Il 
avait déjà eu un contrat de ce type à O______ avec des pourcentages similaires.  

g.d. M______, médecin, entendue en qualité de témoin, a déclaré avoir travaillé 
pour A______ SA du 6 avril 2020 au 31 mai 2021. Elle avait également 
ponctuellement travaillé quelques heures chez la précitée début 2019, rémunérées 
au temps de présence. Elle avait été engagée par C______ et E______, 
responsable administrative à qui elle s'adressait lorsqu'elle avait des questions car 
c'était son rôle et elle était plus disponible que C______. Elle avait discuté avec 
les deux précités de sa rémunération. Lors de l'entretien d'embauche, seul un 
contrat lui avait été proposé, soit un contrat à durée indéterminée qui prévoyait 
une rémunération horaire de 120 fr., à laquelle s'ajoutaient 30 fr. ou 50 fr. par jour 
de travail pour les frais de déplacement et de repas. La rémunération de 120 fr. de 
l'heure s'entendait à l'heure de présence, ce qui lui avait été confirmé par un 
courriel de E______, qu'elle avait transmis à ses collègues. Elle avait accordé plus 
de crédit à ce courriel limpide qu'au long contrat peu clair qui lui avait été remis. 
Elle n'avait pas demandé de précisions quant au contrat car, jusque-là, elle avait 
toujours été rémunérée aux heures de présence, notamment lorsqu'elle faisait des 
gardes dans les hôpitaux genevois.  

Son travail consistait à assurer des gardes puisque le cabinet était ouvert de 8h à 
20h et qu'il fallait un médecin en permanence, mais également à développer sa 
patientèle. Un planning était établi par le Dr D______ puis validé par C______ et 
E______, laquelle gérait le personnel, recueillait les heures effectuées et 
s'occupait des problèmes de fonctionnement du cabinet.  

En novembre 2020, elle avait été informée d'une prétendue erreur quant aux 
salaires qui lui avaient été versés. Elle avait été sidérée. Pour elle, il n'y avait pas 

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de raison qu'elle ne soit pas payée, dès lors qu'elle devait être sur place pour 
s'occuper d'urgences potentielles, ce d'autant plus qu'elle n'était pas responsable 
du manque de consultations d'urgence. À aucun moment elle n'avait eu 
l'impression de toucher une rémunération qui ne correspondait pas à ce qui avait 
été convenu et à ce qui lui avait été expliqué. Elle avait été très affectée par la 
situation et avait eu du mal à s'en remettre; elle s'était sentie dévalorisée, mal 
considérée, coincée. Ses collègues avaient alors quitté la société mais elle était 
restée le temps de trouver autre chose. Elle avait d'ailleurs rapidement retrouvé un 
emploi comme indépendante dans lequel elle gagnait beaucoup mieux sa vie que 
lorsqu'elle était sous le contrat renégocié avec A______ SA – dont le salaire 
mensuel fixe était alors de 6'500 fr. pour un taux de travail de 74% comprenant au 
moins un week-end par mois –, peut-être même mieux que sous le contrat initial. 
Finalement, elle n'avait rien remboursé mais n'avait perçu aucun salaire pour les 
mois de novembre et décembre 2020, alors qu'elle avait notamment travaillé 
181 heures en novembre. Elle avait trois enfants, dont l'un âgé de quatre mois au 
moment de son engagement, si bien qu'il était évident qu'elle n'aurait pas travaillé 
pour A______ SA si elle n'avait pas été rémunérée pour les heures passées au 
travail.  

g.e. E______, entendue en qualité de témoin, a déclaré avoir travaillé pour 
A______ SA de septembre 2018 à novembre 2021, d'abord en qualité de 
responsable administrative, puis de directrice opérationnelle dès 2019 ou 2020. 
Lorsqu'un nouveau médecin était engagé, elle participait au premier entretien avec 
C______, faisait visiter les lieux puis assurait le lien entre le médecin et le précité. 
Elle n'avait pas de rôle décisionnel en lien avec les salaires.  

Elle avait assisté au premier entretien d'engagement de B______. Les trois 
contrats en vigueur chez A______ SA lui avaient alors été expliqués: celui 
d'indépendant, celui avec un salaire à l'heure et enfin celui au salaire mensuel. 
B______ avait choisi d'être rémunéré à l'heure effective de travail. Sa 
compréhension initiale de ces termes était erronée car elle avait compris qu'il 
s'agissait des heures de présence au travail. Elle n'avait pas pensé à demander des 
explications à C______, son supérieur hiérarchique, à ce sujet. Ce dernier et 
F______ s'étaient rendus compte de cette erreur pendant le COVID, car il y avait 
beaucoup plus de salaires à payer que d'entrées d'argent liées aux consultations. 
Elle avait beaucoup culpabilisé car le problème provenait de son incompréhension.  

Elle n'avait pas la compétence de négocier les salaires avec les médecins mais il 
n'était pas exclu qu'elle eût parlé avec B______ du tarif horaire dans le cadre de la 
relecture du contrat. 

Elle avait participé à l'entretien au cours duquel l'erreur de salaires avait été 
abordée avec B______. Ce dernier était fâché et mécontent, il ne comprenait pas. 
Elle avait dressé le procès-verbal de cette rencontre mais ne se souvenait pas s'il 

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avait été soumis à l'employé pour relecture et signature. Elle pouvait comprendre 
son mécontentement, mais si des montants avaient été trop payés, ils devaient être 
remboursés.  

g.f. F______, responsable des ressources humaines et de la comptabilité de 
A______ SA depuis 2010, entendue en qualité de témoin, a déclaré que lorsqu'un 
nouveau médecin était engagé, deux types de contrats lui étaient expliqués: le 
premier avec un salaire horaire par heure de présence et le second avec un salaire 
horaire par heure facturée au patient. Il y avait également un contrat pour les 
médecins indépendants. Selon les informations qu'elle avait reçues pour le calcul 
des salaires, B______ avait choisi une rémunération par heure facturée au patient.  

À l'époque des faits litigieux, elle travaillait sur le site de Q______ [GE] et elle ne 
s'était pas rendue compte que les heures figurant sur les timesheets transmis par 
E______ ne correspondaient pas aux heures facturées aux patients. Ce n'était que 
durant le COVID qu'ils s'étaient aperçus qu'il y avait beaucoup plus de sorties que 
d'entrées d'argent. Il n'était pas choquant qu'un médecin gagne 12'000 fr. en un 
mois. Certains gagnaient plus, cela dépendait de leur taux d'activité.  

Lors des discussions de décembre 2020, auxquelles elle avait assisté, B______ 
n'était pas content. 

g.g. H______, médecin, entendu en qualité de témoin, a notamment déclaré qu'il 
avait travaillé un an et demi ou deux ans pour A______ SA jusqu'à fin 2020. 
Lorsqu'il avait été engagé, il avait été reçu par C______ et E______, qui était 
selon lui assistante ou responsable administrative. Il avait été convenu qu'il 
percevrait une rémunération de 150 fr. par heure de travail sur place, étant précisé 
qu'il travaillait environ un week-end par mois.  

En novembre 2020, son salaire ne correspondait pas aux gardes qu'il avait assumées. 
Il avait alors rapidement cessé son activité pour A______ SA. On lui avait indiqué 
que les conditions avaient ou allaient changer et il avait reçu un courrier lui 
demandant de rembourser des salaires prétendument trop perçus. Aucune suite 
n'avait été donnée aux réclamations respectives de chaque partie. 

g.h. D______, médecin indépendant, entendu en qualité de témoin, a notamment 
déclaré qu'il travaillait dans les locaux de A______ SA depuis mai 2013. Il avait 
connu une autre structure dans laquelle il y avait tant des médecins indépendants 
que des médecins salariés; les premiers y percevaient un pourcentage fixe en 
fonction des honoraires facturés et les seconds avaient soit un salaire fixe 
mensuel, soit une rémunération au temps de présence effectif. En 2019, il 
travaillait à 100% au sein de A______ SA et réalisait un revenu annuel de 
150'000 fr. ou 170'000 fr. En 2020, avec le COVID, son revenu avait baissé 
d'environ 15'000 fr. S'il avait une question en lien avec son revenu, il s'adressait à 
E______, qui était en charge des relations, soit à F______, qui s'occupait de la 

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comptabilité, soit à C______, qui était le responsable. Il s'adressait à E______ en 
premier pour savoir ce qu'elle pensait, avant de s'adresser à ceux qui prenaient les 
décisions. 

E. Dans le jugement querellé, le Tribunal a notamment retenu que B______ avait été 
payé au tarif de 150 fr. de l'heure durant deux ans, ce qui l'avait indéniablement 
conforté dans l'idée que sa compréhension des termes contractuels était bonne. La 
lettre du contrat était quant à elle confuse, dès lors qu'elle mentionnait un salaire 
horaire pour le "travail effectif". B______, de même que trois autres collègues, 
avait compris cette formulation comme une rémunération à l'heure de présence, 
laquelle était effectivement indispensable à l'accomplissement de la tâche 
(urgences médicales). E______, alors responsable administrative de A______ SA, 
avait eu la même compréhension qu'eux. Le courriel de E______ à M______ avait 
également conforté les collaborateurs dans leur compréhension de ce que chaque 
heure passée sur place se verrait rétribuée.  

Certes, E______ n'avait aucun pouvoir décisionnel au sein de l'entreprise. 
A______ SA avait néanmoins donné l'apparence aux collaborateurs que la 
précitée endossait un rôle de direction dans l'entreprise, en participant notamment 
aux entretiens d'embauche et en étant leur interlocutrice principale durant la 
relation contractuelle. Cette apparence avait d'ailleurs été renforcée et consolidée 
lorsque cette dernière avait signé les courriels des 2 décembre 2020 et 11 janvier 
2021 par "E______, COO de A______ SA". Les collaborateurs s'étaient donc fiés 
de bonne foi aux précisions qu'elle leur avait données par écrit quant à leur 
rétribution. Le moment auquel B______ avait pris connaissance de cet échange 
était sans incidence, dans la mesure où sa compréhension était identique à celle de 
ses collègues instruits à ce sujet et ne s'en serait trouvée que confortée à sa lecture. 
Il ne pouvait d'ailleurs être exigé du travailleur qu'il investigue sur les conditions 
de sa rémunération, alors même que sa compréhension concordait avec les salaires 
perçus. B______ – ou ses collègues – n'avaient ainsi pas usé d'une quelconque 
mauvaise foi quant au salaire convenu et payable à l'heure de présence, ce d'autant 
plus que A______ SA elle-même avait déclaré que les différents médecins 
renseignés au sujet de l'erreur de calcul salarial s'étaient montrés surpris, 
mécontents et dévalorisés, ce qui constituait un indice de leur bonne foi et de la 
compréhension commune du contrat, de même que leur rupture contractuelle 
rapide postérieure à cette annonce, le lien de confiance ayant été rompu.  

S'agissant de la rétribution moyenne d'un médecin dans la région, A______ SA 
n'était pas parvenue à démontrer que le salaire de 150 fr. par heure de présence 
était excessif. Le Tribunal ne pouvait retenir que le courriel du 26 novembre 2020 
était entièrement attribuable au directeur J______ de HUG, dans la mesure où la 
phrase relative aux salaires n'était ni signée ni datée et comportait une police 
différente de la précédente. De plus, les témoins N______ et M______ avaient 
déclaré qu'ils gagnaient davantage dans leurs emplois actuels qu'auprès de 

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A______ SA. Enfin, quel qu'eût été ou serait la rétribution de B______ avant ou 
après la relation contractuelle litigieuse, chacune procédait du principe de liberté 
contractuelle et était par conséquent sans incidence sur la volonté des parties au 
présent contrat. Par surabondance d'arguments, l'employeuse supportait le risque 
de l'entreprise, lequel comprenait la haute direction et le contrôle du travail fourni 
par ses subordonnés, de même que la formulation alambiquée du contrat soumis à 
ses collaborateurs. Il devait ainsi être retenu que les parties s'étaient bien 
accordées sur un salaire à l'heure de présence de 150 fr., si bien que A______ SA 
était déboutée des fins de sa demande. 

EN DROIT 

1. Le jugement entrepris ayant été communiqué aux parties avant le 1er janvier 2025, 
la présente procédure d'appel demeure régie par l'ancien droit de procédure 
(art. 404 al. 1 et 405 al. 1 CPC), sous réserve des dispositions d'application 
immédiate énumérées à l'art. 407f CPC. 

2. 2.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et incidentes de première 
instance lorsque, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). 

En l'espèce, la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr., de sorte que la voie de 
l'appel est ouverte. 

2.2 Déposé dans le délai utile de trente jours, compte tenu des féries pascales, et 
selon la forme prescrite par la loi (art. 130 al. 1, 131, 142 al. 1 et 3, 143 al. 1, 
145 al. 1 let. a et 311 al. 1 CPC), l'appel est recevable. Il en va de même de la 
réponse de l'intimé et des écritures subséquentes des parties, déposées dans les 
délais impartis à cet effet (art. 312 al. 2 et 316 al. 2 CPC), ainsi que de la 
détermination spontanée de l'appelante du 29 novembre 2024, celle-ci ayant 
dûment fait usage de son droit inconditionnel de répliquer dans les dix jours 
suivant la notification de la duplique de l'intimée (ATF 146 III 97 consid. 3.4.1; 
142 III 48 consid. 4.1.1; arrêts du Tribunal fédéral 5A_120/2019 du 21 août 2019 
consid. 2.2; 5A_174/2016 du 25 mai 2016 consid. 3.2). 

2.3 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen en fait et en droit 
(art. 310 CPC), mais uniquement dans la limite des griefs motivés qui sont 
formulés (ATF 142 III 413 consid. 2.2.4; arrêts du Tribunal fédéral 4A_290/2014 
du 1er septembre 2014 consid. 5; cf. infra consid. 5.1.6). 

La Cour disposant d'un pouvoir de cognition complet, l'état de fait a été complété 
en tenant compte des griefs de l'appelante, dans la mesure utile à la résolution du 
litige. 

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2.4 Dans la mesure où la valeur litigieuse est supérieure à 30'000 fr., les maximes 
des débats (art. 55 al. 1 et 247 al. 2 let. b ch. 2 a contrario CPC) et de disposition 
(art. 58 al. 1 CPC) sont applicables. La présente cause est en outre régie par la 
procédure ordinaire (art. 243 al. 1 et 2 a contrario CPC). 

3. Le litige revêt un caractère international en raison du domicile en France de 
l'intimé.  

A juste titre, les parties ne remettent pas en cause l'acceptation tacite de la 
compétence ratione loci des tribunaux genevois (art. 21 ch. 1 et 24 de la 
Convention de Lugano du 30 octobre 2007 concernant la compétence judiciaire, la 
reconnaissance et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale; 
GUILLAUME, in Commentaire romand, Loi sur le droit international privé (LDIP) 
– Convention de Lugano (CL), 2025, n. 7, 8, 13 ad art. 21 CL; BUCHER, in 
Commentaire romand, Loi sur le droit international privé (LDIP) – Convention de 
Lugano (CL), 2025, n. 4 ad art. 24 CL), ni l'application du droit suisse (art. 121 
al. 1 LDIP). 

4. Il ne sera pas donné suite à la requête de l’appelante tendant à la production par 
l’intimé de son contrat de travail et de ses fiches de salaire auprès de L______, 
dans la mesure où ces pièces n’ont pas d’incidence sur l’issue du litige (cf. infra 
consid. 5.2.3).  

5. L'appelante reproche au Tribunal d'avoir erré dans son interprétation subjective du 
contrat et d'avoir retenu que les parties avaient convenu d'un salaire horaire 
payable selon les heures de présence au lieu des heures facturables au patient. 

5.1 Aux termes de l'art. 18 al. 1 CO, pour apprécier la forme et les clauses d'un 
contrat, il y a lieu de rechercher la réelle et commune intention des parties, sans 
s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, 
soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention. 

Le juge doit donc rechercher, dans un premier temps, la réelle et commune 
intention des parties (interprétation subjective), le cas échéant empiriquement, sur 
la base d'indices. Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des 
déclarations de volonté – écrites ou orales –, mais encore le contexte général, soit 
toutes les circonstances permettant de découvrir la volonté des parties, qu'il 
s'agisse de déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits 
postérieurs à celle-ci, en particulier le comportement ultérieur des parties 
établissant quelles étaient à l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes 
(ATF 144 III 93 consid. 5.2.2; arrêts du Tribunal fédéral 4A_334/2023 du 13 mars 
2024 consid. 3.3; 4A_125/2023 du 21 décembre 2023 consid. 3.1). On peut aussi 
se fonder sur le but du contrat et les intérêts des parties ou encore les usages et les 
pratiques commerciales (TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des obligations, 6ème éd., 
2019, n. 1020). 

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Si les deux parties veulent la même chose, il y a accord dans les faits, puisqu'il 
repose sur la concordance effective des volontés (ATF 134 III 625 consid. 3.4). 
Peu importe le contenu des manifestations de volonté (la volonté "déclarée"); le 
consentement correspond à ce qu'elles ont effectivement voulu (la volonté 
"interne"). C'est ce qu'exprime l'art. 18 al. 1 CO, qui prescrit de se fonder sur la 
"réelle et commune intention" des parties (TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des 
obligations, 6ème éd., 2019, p. 150 n. 623). 

La "lettre" doit notamment céder le pas lorsqu'il faut conclure par l'analyse de 
moyens complémentaires qu'elle constitue en fait une "dénomination inexacte" au 
sens de l'art. 18 al. 1 CO, même si la dénomination paraissait tout à fait claire 
(TERCIER/PICHONNAZ, op. cit., n. 1021) 

Si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties – 
parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes – ou s'il constate 
qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la 
conclusion du contrat – ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme 
en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves –, il doit recourir à 
l'interprétation normative (ou objective), à savoir rechercher leur volonté 
objective, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune 
d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de 
l'autre. Il s'agit d'une interprétation selon le principe de la confiance (ATF  
144 III 93 consid. 5.2.3 et les références citées). 

Subsidiairement, si l'interprétation selon le principe de la confiance ne permet pas 
de dégager le sens de clauses ambiguës, celles-ci sont à interpréter en défaveur de 
celui qui les a rédigées, en vertu de la règle "in dubio contra stipulatorem" (ATF 
133 III 61 consid. 2.2.2.3; 122 III 118 consid. 2a). 

5.2.1 En l'espèce, l'appelante reproche tout d'abord au Tribunal d'avoir retenu que 
la lettre du contrat était confuse et de s'être uniquement concentré sur l'annexe 4 
en omettant d'analyser la clause 2.1. Elle soutient que l'annexe 4 ne pouvait se lire 
qu'en lien avec la clause précitée à laquelle elle renvoyait et qui prévoyait 
clairement une rémunération basée sur les heures de travail réalisées et facturées 
aux patients. 

Il est vrai que la clause 2.1 du contrat prévoit une rémunération des heures 
facturables au patient. L'annexe 4 évoque en revanche une rémunération par heure 
de "travail effectif", notion peu précise qui peut aisément être comprise comme le 
temps durant lequel l'employé est à la disposition de son employeur, sans pouvoir 
vaquer librement à ses occupations personnelles – ce qui correspond aux heures 
de présence – ou comme le temps durant lequel il traite effectivement des patients 
– soit les heures de consultations.  

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Si la lecture conjointe de l'annexe 4 avec l'art. 2.1, auquel elle renvoie, tend à 
retenir une rémunération à l'heure de consultation, cela ne suffit pas à retenir que 
la lettre de l'art. 2.1 refléterait, en l'espèce, la réelle et commune intention des 
parties, étant rappelé que le texte ne restitue pas toujours le sens de l'accord 
conclu.  

Les parties semblent en effet ne pas avoir prêté une attention particulière au 
contenu du contrat, en particulier à son art. 2.1, puisque cette clause n'est pas 
adaptée au médecin salarié. Elle figure sous le titre "obligations du médecin", 
alors que le paiement du salaire est une obligation de l'employeur, et précise que 
la rémunération intervient "en contrepartie de l'ensemble des prestations que 
[l'appelante] fournira au médecin", éléments qui ne sont pertinents que pour un 
médecin indépendant, qui utilise l'infrastructure de l'appelante en échange d'une 
partie de ses gains. D'autres clauses, à l'instar de l'art. 7.1 qui stipule que le centre 
de gravité du contrat est le droit d'usage conféré au médecin, contre rémunération, 
d'un local au sein de l'établissement, démontrent que le contrat n'est pas adapté à 
un médecin salarié mais au médecin indépendant. La lettre du contrat, en 
particulier de l'art. 2.1, doit ainsi être appréciée avec réserve dans l'interprétation 
de la volonté des parties. Dans ces conditions, il ne peut être reproché au Tribunal 
de s'être davantage fondé sur l'annexe 4, laquelle est spécifique à la situation de 
l'intimé, par opposition au reste du contrat rédigé de manière générique et dont le 
contenu n'est pas adapté au médecin salarié.  

Le comportement de l'appelante postérieurement à la conclusion du contrat ne 
laisse par ailleurs que peu de place au doute quant à la réelle et commune 
intention des parties, puisqu’elle a versé à son employé un salaire horaire de 
150 fr. sur la base de ses heures de présence pendant près de deux ans. 

5.2.2 L'appelante soutient à cet égard avoir été dans l’erreur, qui résultait de la 
transmission par E______ des heures de présence à la comptabilité, et qui n'avait 
pas été détectée par F______ du fait que le salaire versé pouvait être légitime si le 
taux d'activité de l'intimé avait été plus important.  

Contrairement à ce qu'elle soutient, les premiers juges ont pris en compte ce qui 
précède et retenu que l'employeuse supportait le risque de l'entreprise, lequel 
comprenait la haute direction et le contrôle du travail fourni par ses subordonnés. 
L'appelante ne formulant aucune critique sur ce point, son grief se révèle infondé.  

Une telle "erreur" apparaît en tout état peu crédible au vu de la durée de la 
rémunération des heures de présence, laquelle excède une année fiscale complète. 
Il apparaît surprenant qu'elle n'ait pas été décelée à tout le moins lors de 
l'établissement des comptes annuels, ce d'autant plus si une telle rémunération – 
laquelle concernait également trois autres médecins – n'était pas rentable pour 
l'entreprise comme le prétend l'appelante.  

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Il semble également improbable que E______ ait pu mal comprendre les 
conditions de rémunération des médecins de garde, alors qu'elle participait aux 
entretiens d'embauche, lors desquels l'appelante allègue avoir expliqué les 
différents contrats possibles aux médecins.  

De plus, une des médecins, M______, avait spécifiquement questionné E______ à 
ce sujet. Il apparaît donc surprenant qu'elle ait pu lui affirmer, par courriel du 
28 février 2019, qu'après avoir regardé les autres contrats des médecins rémunérés 
à l'heure – qui étaient exactement les mêmes que le sien, étaient confus et 
mentionnaient notamment à l'art. 2.1 la rémunération des heures facturables aux 
patients –, ils étaient payés à l'heure selon leur temps de présence, si tel n'était pas 
effectivement le cas. Contrairement à ce que soutient l'appelante, le fait que 
E______ n'ait eu aucun pouvoir décisionnel sur les salaires n'est pas déterminant, 
puisque cela ne l'empêchait pas d'avoir pleinement connaissance des conditions 
salariales appliquées et de pouvoir communiquer sur ce point, ce d'autant plus que 
selon les témoignages recueillis, elle était la personne de contact des employés 
pour ce genre de question.  

Il n'est pas non plus déterminant que l'intimé n'ait eu connaissance de ce courriel 
que lorsque la situation a commencé à dégénérer. En effet, si ce document ne 
pouvait le conforter dans sa compréhension de sa rémunération, contrairement à 
ce qu'a retenu le Tribunal, le paiement de son salaire sur la base des heures de 
présence pendant vingt-trois mois suffisait à cet égard. Ce courriel témoigne en 
revanche de la réelle volonté de l'appelante.  

F______ a par ailleurs déclaré que C______ validait les paiements. Or, tant la 
première – responsable des ressources humaines – que le second – qui a engagé 
l'intimé – ne pouvaient ignorer son taux d'activité, lequel n'excédait pas un voire 
deux week-ends par mois. Dans ces conditions, il est pour le moins curieux qu'ils 
aient procédé pendant près de deux ans au paiement du salaire sur la base des 
heures de présence à un faible taux d'activité, si les montants versés 
correspondaient selon eux à un taux d'activité plus élevé, se rapprochant parfois 
d'un temps plein.  

L'appelante échoue ainsi à démontrer qu'elle était victime d'une erreur. 

5.2.3 L'appelante fait ensuite grief au Tribunal de ne pas avoir pris en compte 
l'ensemble des éléments du dossier faisant ressortir que le salaire de l'intimé était 
disproportionné par rapport à la pratique commerciale des centres médicaux. Elle 
fait valoir que l'employé ne pouvait pas prétendre de bonne foi à un salaire aussi 
élevé et qu'elle-même n'avait aucun intérêt à offrir un salaire trois fois plus 
important que la moyenne.  

Son grief est infondé. L'appelante persiste en effet à annualiser, à temps plein, le 
salaire horaire de l'intimé pour soutenir qu'il serait en disproportion avec le salaire 

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moyen des médecins en Suisse, alors qu'elle a elle-même admis que le salaire de 
150 fr. visait à compenser le fait que l'intimé ne travaillait que les week-ends. Une 
conversion de ce tarif horaire en un salaire fixe à temps plein afin de le comparer 
aux salaires de la branche est donc inadéquate. L'intimé travaillait à un taux réduit 
et variable pouvant osciller entre 25 et 80 heures par mois, sans que l'appelante 
n'établisse – ni même n'allègue – que les salaires moyens dont elle se prévaut 
seraient versés à des médecins exerçant dans des conditions comparables à celles 
de l'intimé. L'on ne saurait toutefois comparer le salaire de médecins dont les 
conditions de travail ne sont pas équivalentes. L'étude de la FMH sur les salaires 
moyens des médecins en Suisse, le salaire appliqué par les HUG et celui du 
Dr D______ – qui exerce en tant qu'indépendant – sont ainsi sans pertinence. 

Il en va de même de l'allégué de l'appelante selon lequel les trois contrats qu'elle 
proposait à l'embauche étaient économiquement équivalents – ce qu'elle n'établit 
pas du reste, la rémunération du médecin salarié au mois n'ayant pas été prouvée –
, puisqu'elle compare à nouveau des situations qui ne sont pas comparables, à 
savoir une activité fixe à temps plein avec celle de l'intimée, engagé à temps 
partiel, avec un taux d'activité fluctuant exercé exclusivement le week-end. 
L'explication de l'appelante selon laquelle le salaire horaire plus élevé de 150 fr. 
visait à compenser les "heures creuses", sans consultations, ne trouve quant à elle 
aucune assise dans le dossier, au vu des différents éléments examinés ci-dessus. 

Le salaire de l'intimé auprès de son précédent employeur n'est pas non plus 
déterminant, l'appelante n'alléguant pas que l'activité de l'employé exercée auprès 
de L______ et en son sein serait comparable. Il ressort au contraire des 
déclarations de l'intimé et du courriel du 9 mars 2023 de K______ à C______ que 
la rémunération appliquée par L______ correspondait à un pourcentage des 
factures encaissées. L'intimé a par ailleurs précisé qu'il bénéficiait d'un contrat de 
franchise, que le montant facturé dépendait du moment de la consultation et qu'il y 
avait des consultations tout le temps. L'appelante a en outre elle-même déclaré 
que l'activité chez L______ n'était pas la même qu'auprès d'elle, puisque le 
médecin travaillant pour L______ devait se déplacer chez le patient. Au vu de ce 
qui précède, les conditions de travail de l'intimé auprès de son précédent 
employeur ne sont pas comparables à celles qu'il a eues auprès de l'appelante, si 
bien qu'elles ne sont pas propres à établir que l'intimé percevait un salaire excessif 
si l'appelante devait le rémunérer aux heures de présence. C’est dès lors à raison 
que le Tribunal a renoncé à ordonner la production du contrat et des fiches de 
salaire de l’intimé auprès de son précédent employeur. 

Pour le surplus et contrairement à ce que soutient l'appelante, l'intimé n'a pas 
reconnu qu'il gagnait un salaire de 153 fr. "par heure de consultation" auprès de 
L______, celui-ci ayant indiqué à l'appelante, dans leur échange de novembre 
2018, qu'il s'agissait d'une moyenne calculée sur la base de ses quatre derniers 
certificats de salaire puis précisé en audience qu'il était parvenu à ce montant en 

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divisant le total de sa rémunération par le nombre d'heures travaillées pour obtenir 
un salaire horaire moyen. L'intimé n'a à aucun moment reconnu qu'il était 
rémunéré 153 fr. par heure de consultation et cela ne peut être déduit de sa 
déclaration selon laquelle il était payé au pourcentage des consultations effectuées 
sans prise en considération du temps travaillé, au vu de ce qui précède. Le fait que 
ce salaire ait servi de base pour les négociations salariales entre les parties ne 
permet donc pas de retenir que le salaire de 150 fr. visait à rémunérer les heures 
de consultation, étant en tout état relevé que dans la mesure où l'intimé a déclaré 
qu'il y avait tout le temps des consultations chez L______ – sans qu'aucun 
élément de la procédure ne permette d'en douter –, le nombre d'heures de 
consultation y équivalait à celui des heures de présence, l'appelante n'ayant pas 
allégué que les déplacements chez les patients n'étaient pas comptabilisés dans les 
consultations. 

Le fait que l'intimé se soit trouvé sans emploi depuis un mois avant d'être engagé 
par l'appelante n'est quant à lui pas de nature à démontrer que le salaire négocié 
visait à rémunérer uniquement les heures de consultation. 

L'appelante soutient à tort qu'elle n'avait aucun intérêt à offrir un salaire aussi 
élevé par rapport à ceux proposés par ses concurrents. Outre les éléments qui 
précèdent, elle a admis en audience qu'elle avait offert le salaire de 120 fr. à 
certains médecins pour être plus généreuse que certains de ses concurrents et 
précisé que le salaire de 150 fr. visait à compenser le fait que l'intimé ne travaillait 
que les week-ends. L'appelante bénéficiait de la flexibilité de son employé, dont le 
taux d'activité pouvait varier énormément en fonction des besoins de l'appelante, 
ainsi que de sa disponibilité les week-ends. Elle avait donc bien un intérêt à 
proposer un salaire horaire plus élevé, contrairement à ce qu'elle soutient.  

Par ailleurs et indépendamment de la recevabilité de son allégué complémentaire 
formulé lors de l'audience du 26 juin 2023 en lien avec le TARMED, elle n'établit 
pas que le salaire de 150 fr. par heure de présence compromettait sa rentabilité au 
regard des tarifs TARMED applicables, se contentant d'alléguer que le règlement 
TARMED imposait des tarifs entre 180 fr. à 400 fr. de l'heure, sans préciser le 
tarif applicable à l'activité de l'intimé, étant rappelé qu'il travaillait exclusivement 
le week-end. La rémunération de l'intimé lui a du reste été versée pendant vingt-
trois mois et ce n'est que lorsque le nombre de consultations a chuté en raison de 
la pandémie de COVID-19 que le problème de trésorerie a surgi. En dehors de 
cette circonstance particulière, le salaire de l'intimé lui permettait manifestement 
d'être rentable, faute de quoi l'appelante aurait réagi plus tôt, étant rappelé qu'un 
exercice comptable entier s'était écoulé dans l'intervalle.  

Au vu de la relativité des contrats, les questionnements de N______ quant à 
l'inadéquation de sa propre rémunération par rapport à son activité ne sont pas 
pertinents pour déterminer la volonté des parties au contrat. En tout état de cause, 

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dits questionnements ne sont apparus qu'à partir de la pandémie de COVID-19, 
lorsque le nombre de consultations avait chuté. Ils sont donc sans incidence sur le 
caractère adéquat ou excessif du salaire en temps normal, étant rappelé que le 
contrat litigieux a été conclu en 2018, soit plus d'un an avant le début de la 
pandémie. La question de savoir si N______ a interpelé E______ au sujet de ce 
qui précède au moment du COVID est quant à elle sans incidence sur la volonté 
des parties à la signature du contrat. 

L’appelante ne saurait ainsi être suivie lorsqu’elle soutient que la disproportion du 
salaire horaire à l’heure de présence au regard de la pratique commerciale ne 
permettait pas à l’intimé de prétendre de bonne foi à une telle rémunération.  

5.2.4 L'appelante soutient que l'employé inscrivait par ailleurs ses heures de 
consultation dans l'agenda, si bien qu'il ne pouvait ignorer qu'il était rémunéré à 
l'heure de consultation. 

Son grief est infondé. En effet, le fait que l'employé inscrivait ses heures de 
consultation dans l'agenda de l'appelante ne saurait signifier que seules celles-ci 
étaient rémunérées, puisque ces données étaient nécessaires pour la facturation 
aux patients.  

L'intimé n'avait en particulier pas à partir du principe que le temps qu'il mettait à 
disposition de son employeur, dans l'attente de consultations, n'était pas rémunéré, 
une telle hypothèse faisant indûment supporter le risque de l'entreprise à 
l'employé. A cet égard, l'appelante n'a apporté aucun élément permettant de retenir 
que la rémunération des seules heures effectivement facturées aux patients 
constituait une pratique répandue dans le milieu des médecins de garde. Au 
contraire, le Dr D______ a déclaré que dans le cadre d'une autre structure dans 
laquelle il avait travaillé, les médecins salariés percevaient soit un salaire mensuel 
fixe, soit une rémunération au temps de présence effectif. Il ne ressort par ailleurs 
pas des déclarations de N______ qu'il aurait été payé à l'heure de consultation par 
son précédent employeur, contrairement à ce que soutient l'appelante, mais qu'il y 
travaillait comme "médecin indépendant".  

5.2.5 L'appelante fait enfin grief au Tribunal d'avoir omis de prendre en 
considération que N______ avait la possibilité de rentrer chez lui, ce qui n'était 
pas envisageable pour un médecin salarié payé à l'heure de présence et tendait à 
démontrer que l'intimé, qui avait le même contrat que le précité, n'était pas 
rémunéré de cette manière. 

Son grief est infondé. En effet, le fait que l'appelante ait proposé à N______, à une 
date et dans des circonstances indéterminées, de rentrer chez lui et de l'appeler s'il 
y avait quelque chose, ne suffit pas à retenir que sa présence n'était pas 
obligatoire. Cette proposition est contredite par le courriel de E______, qui a 
confirmé à M______ que pour le type d'activité exercé par l'intimé, la présence du 

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médecin dans les locaux était obligatoire. Par ailleurs, la nature même de son 
activité de médecin urgentiste impliquait d'être présent dans les locaux, même en 
l'absence de consultations, afin d'être prêt à intervenir en cas d'urgence, ce qu'a 
également confirmé M______.  

5.2.6 En définitive, l’ensemble des éléments au dossier conduit la Chambre 
d’appel à retenir, à l’instar du Tribunal, que les parties avaient la réelle et 
commune intention de fixer le salaire horaire de l’intimé à 150 fr. par heure de 
présence lorsqu’elles ont conclu le contrat de travail, puisqu’elles ont exécuté leur 
accord de la sorte pendant près de deux ans et que l’appelante n’a pas démontré 
avoir été dans l’erreur en s’acquittant de ce salaire, ni que l’intimé ne pouvait pas 
partir de l’idée qu’il s’agissait du salaire horaire correspondant à l’heure de 
présence.  

L'appelante ne dispose ainsi d'aucune prétention envers l'intimé en restitution de 
salaires trop perçus. Le jugement entrepris sera par conséquent confirmé en tant 
qu'il la déboute de toutes ses conclusions. 

6. Les frais judiciaires d'appel, arrêtés à 1'500 fr. (art. 19 al. 3 let. c LaCC; art. 5 et 71 
RTFMC), seront mis à la charge de l'appelante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), 
et compensés avec l'avance de même montant fournie par elle, laquelle reste 
acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 aCPC).  

Il n'est pas alloué de dépens dans les causes soumises à la juridiction des 
prud'hommes (art. 22 al. 2 LaCC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes : 

 
A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 22 avril 2024 par A______ SA contre le jugement 
JTPH/434/2023 rendu le 18 décembre 2023 par le Tribunal des prud'hommes dans la 
cause C/25852/2021. 

Au fond : 

Confirme ce jugement. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 1'500 fr., les met à la charge de A______ SA et les 
compense avec l'avance de frais de même montant fournie par elle, laquelle reste 
acquise à l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens d'appel. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Madame Monique FORNI, 
Monsieur Aurélien WITZIG, juges assesseurs; Madame Fabia CURTI, greffière. 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF;  

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 15'000 fr.