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**Case Identifier:** 02551069-6f30-5514-bbc6-343bd9779ca7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-03-27
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 27.03.2015 C/21019/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-21019-2012_2015-03-27.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 30.03.2015. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/21019/2012 ACJC/341/2015 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 27 MARS 2015 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______ (Grande-Bretagne), appelant et intimé sur appel 
joint d'un jugement rendu par la 6ème Chambre du Tribunal de première instance de ce 
canton le 10 juin 2014, comparant par Me Frédéric G. Olofsson, avocat, rue de 
Cornavin 11, 1201 Genève, en l'étude duquel il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______ (VD), intimée et appelante sur appel joint, 
comparant par Me Jaroslaw Grabowski, avocat, rue Pierre-Fatio 8, 1204 Genève, en 
l'étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/21019/2012 

EN FAIT 

A. Par jugement du 10 juin 2014, reçu par les parties le 13 juin 2014, le Tribunal de 
première instance (ci-après : le Tribunal), statuant sur le fond, a notamment pro-
noncé le divorce des époux A______ et B______ (ch. 7 du dispositif), attribué à 
cette dernière la jouissance du domicile conjugal (ch. 8), ainsi que l'autorité 
parentale et la garde sur leur enfant mineur, C______ (ch. 9), réservé à A______ 
un droit de visite sur ce dernier devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, 
un week-end par mois et la moitié des vacances scolaires, les frais de voyage étant 
à sa charge (ch. 10), condamné A______ à verser à titre de contribution à 
l'entretien de C______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 
1'700 fr. jusqu'à l’âge de 11 ans révolus, 1'900 fr. jusqu'à l’âge de 15 ans révolus 
et 2'100 fr. jusqu'à sa majorité et même au-delà en cas d'études sérieuses et 
régulières, mais au maximum jusqu'à ses 25 ans (ch. 11), condamné B______ à 
payer à A______ 24'649 fr. 30 à titre de liquidation du régime matrimonial (ch. 
12), ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle 
accumulés par A______ durant le mariage (ch. 14), condamné ce dernier à verser 
à son ex-épouse, par mois et d'avance, la somme de 2'800 fr. à titre de 
contribution post-divorce à son entretien jusqu'au 30 juin 2024 (ch. 15), arrêté les 
frais judiciaires à 5'920 fr., lesquels étaient compensés avec l'avance fournie et 
répartis à raison de la moitié à charge de A______ et l'autre moitié à charge de 
l'Etat de Genève, condamné en conséquence A______ à verser à l'Etat de Genève 
une somme de 1'360 fr. (ch. 16) et dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 17). 

B. a. Par acte expédié le 14 juillet 2014 au greffe de la Cour de justice (ci-après : la 
Cour), A______ appelle de ce jugement. Il sollicite l'annulation des chiffres 11 et 
15 du dispositif de cette décision et offre de verser, dès le 1er février 2014 à titre 
de contribution à l'entretien de C______, par mois et d'avance, allocations 
familiales non comprises, la somme de 850 fr. jusqu'à l’âge de 11 ans révolus, 
1'000 fr. de 12 à 15 ans révolus et de 1'200 fr. jusqu'à sa majorité, voire au-delà en 
cas d'études sérieuses et suivies. 

A l'appui de son appel, il produit les fiches de salaire de son emploi à Londres 
pour les mois d'avril, mai et juin 2014, ainsi que des billets d'avion aller-retour 
entre Londres et Genève durant le mois de juillet 2014 pour l'exercice de son droit 
de visite. 

b. Dans sa réponse du 18 septembre 2014, B______ conclut au rejet de l'appel, 
avec suite de frais et de dépens. 

Elle forme également un appel joint, concluant à l'annulation du chiffre 11 du dis-
positif du jugement querellé et au versement, en ses mains, à titre de contribution 
à l'entretien de C______, par mois et d'avance, allocations familiales non com-
prises, dès l'entrée en force du présent arrêt, de la somme de 2'568 fr. jusqu'à l'âge 

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de 11 ans révolus, 2'768 fr. jusqu'à l’âge de 15 ans révolus et 2'968 fr. jusqu'à l'âge 
de 25 ans en cas d'études sérieuses et régulières de la part de C______. Elle 
conclut, pour la première fois en appel, au versement, en ses mains, de la somme 
de 500 fr. pour chaque semaine de vacances scolaires de C______ durant 
lesquelles A______ ne prendrait pas en charge ce dernier et la somme de 150 fr. 
pour les week-ends, en raison du même motif. Elle sollicite la condamnation de 
A______ en tous les frais et dépens. 

Elle produit plusieurs pièces concernant sa situation financière, ainsi que les frais 
de garde parascolaire et de loisirs de C______.  

c. Dans sa réponse à l'appel joint du 31 octobre 2014, A______ conclut au 
déboutement de son ex-épouse de toutes ses conclusions, avec suite de frais et 
dépens. Sur appel, il persiste dans l'entier de ses conclusions.  

Il produit ses fiches de salaires des mois de juillet, août et septembre 2014. 

d. Dans sa réplique à l’appel joint du 20 novembre 2014, B______ persiste dans 
les conclusions de son appel joint et produit un extrait de son compte postal et un 
avenant au contrat de placement parascolaire de C______. 

C. Les éléments pertinents suivants résultent de la procédure : 

a. A______, né ______, de nationalité ______, et B______, née ______ le 
______, de nationalité ______, ont contracté mariage le ______ en Suède.   

Ils n'ont pas conclu de contrat de mariage. 

Un enfant est issu de cette union, C______, né ______ au Canada. 

Les époux se sont séparés au mois de juillet 2010, date à laquelle A______ a 
quitté le domicile conjugal. 

b. Par jugement JTPI/9496/2011 du 6 juin 2011, le Tribunal, statuant sur mesures 
protectrices de l'union conjugale, a notamment autorisé A______ et B______ à 
vivre séparés, attribué à B______ la jouissance exclusive du domicile conjugal et 
la garde de C______, en réservant à A______ un droit de visite usuel, condamné 
ce dernier à payer, en main de B______, par mois et d'avance, allocations 
familiales non comprises, une somme de 7'000 fr. jusqu'au 30 juin 2011 à titre de 
contribution à l'entretien de sa famille et une somme de 5'900 fr. à compter du 1er 
juillet 2011. 

Le Tribunal a retenu que A______ percevait un revenu mensuel net de 10'665 fr., 
impôts à la source déduits, et des charges s’élevant à 3'469 fr. 50. Le Tribunal a 
imputé un revenu hypothétique de 2'000 fr. à B______ et retenu des charges de 
6'638 fr. 63. 

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c. Par acte déposé au greffe du Tribunal le 10 octobre 2012, A______ a formé une 
requête unilatérale en divorce, assortie d'une requête en mesures provisionnelles 
sollicitant la réduction à 4'000 fr. par mois de la contribution à l'entretien de sa 
famille. 

Au fond, il a proposé de verser, par mois et d'avance, allocations familiales non 
comprises, à titre de contribution à l'entretien de C______, la somme de 1'400 fr. 
jusqu'à 11 ans, 1'600 fr. de 12 à 15 ans, 1'800 fr. de 15 ans jusqu'à sa majorité et 
1'900 fr. jusqu'à ses 25 ans en cas d'études sérieuses et régulières. S'agissant de la 
contribution d'entretien de B______, il a conclu au versement, par mois et 
d'avance, allocations familiales non comprises, de la somme de 2'000 fr. jusqu'au 
30 juin 2013, puis de 1'000 fr. jusqu'au 30 juin 2014. 

d. A la suite d'un accord entre les parties, le Tribunal a, par ordonnance sur me-
sures provisionnelles du 30 janvier 2013 OTPI/142/2013, modifié le jugement 
JTPI/9496/2011 en donnant acte à A______ de son engagement à verser à 
B______, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 
4'500 fr. à titre de contribution à l'entretien de sa famille, dès le 1er janvier 2013 et 
en l'y condamnant en tant que besoin. 

e. Par réponse du 12 avril 2013, B______ a notamment conclu à la dissolution du 
mariage, à la condamnation de A______ à verser, par mois et d'avance, 
allocations familiales non comprises, à titre de contribution à l'entretien de 
C______, la somme de 2'000 fr. jusqu'à ses 18 ans révolus, puis 2'500 fr. jusqu'à 
ses 25 ans en cas de suivi d'études sérieuses et à lui verser à titre de contribution 
d'entretien post-divorce le montant de 4'000 fr. jusqu'au 31 juillet 2019 et 2'000 fr. 
du 1er août 2019 au 31 juillet 2023. 

f. Dans leurs plaidoiries finales écrites du 28 février 2014, les parties ont notam-
ment modifié les montants de leurs prétentions. B______ a requis une 
contribution d'entretien pour C______ de 2'500 fr. jusqu'à ses 18 ans révolus, puis 
de 3'000 fr. jusqu'à 25 ans en cas d'études sérieuses. Elle a sollicité une contri-
bution d'entretien post-divorce en sa faveur de 5'000 fr. jusqu'au 31 juillet 2019 et 
de 2'000 fr. du 1er août 2019 au 31 juillet 2023. A______ a offert de verser une 
contribution d'entretien pour C______ de 850 fr. jusqu'à l’âge de 11 ans révolus, 
puis 1'000 fr. de 12 à 15 ans et de 1'200 fr. de 16 à 18 ans, voire 25 ans en cas 
d'études. Il a requis du Tribunal le déboutement de B______ de toute demande de 
pension pour elle-même.   

g. Dans la décision querellée, le Tribunal a considéré que A______ avait 
délibérément quitté la Suisse et son emploi, pour un travail moins bien rémunéré à 
Londres, de sorte qu'un revenu mensuel hypothétique net de 10'625 fr. lui a été 
imputé, correspondant à son dernier revenu net à Genève. Avant son départ pour 
Londres, A______, qui vivait en ménage commun avec une nouvelle compagne et 

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leur fils, D______, s'acquittait de charges mensuelles de 3'013 fr. 10, comprenant 
la moitié de son loyer (955 fr.), sa prime d'assurance-maladie (264 fr. 65), celle de 
D______ (41 fr. 45), la prime d'assurance-ménage (6 fr.), des frais de garde (600 
fr.), la moitié de son entretien de base selon les normes OP (850 fr.), celui de 
D______ (200 fr.) et des frais de déplacement (96 fr.).  

B______, capable de travailler à mi-temps, était en mesure de réaliser un revenu 
mensuel net de 2'000 fr., auquel s'ajoutait la somme de 700 fr. perçue à titre de 
revenu locatif. Elle assumait des charges mensuelles de 5'421 fr. 75, comprenant 
80% de son loyer (2'720 fr. charges comprises), sa prime d'assurance-maladie 
(339 fr. 25), l'assurance ménage et incendie (52 fr. 80), les frais de transport (423 
fr.), les impôts fédéraux et cantonaux (536 fr. 60) et son entretien de base (1'350 
fr.). 

Les charges mensuelles de C______ s'élevaient à 1'068 fr. 90, composées de 20% 
du loyer (540 fr.), sa prime d'assurance-maladie (81 fr. 35), ses frais de garde 
parascolaire (47 fr. 55) et de son entretien de base (400 fr.). 

Vu le déficit subi par B______, le Tribunal a entièrement mis les coûts d'entretien 
de C______ à la charge de A______. En outre, il a considéré que le mariage avait 
influencé de manière concrète la situation financière de B______, cette dernière 
ayant notamment suivi son ex-époux dans ses déplacements professionnels et 
n'ayant exercé que quelques activités après la naissance de C______, de sorte 
qu'une contribution d'entretien post-divorce lui était due de la part de A______. 

D. La situation personnelle et financière des parties est la suivante : 

a. En décembre 2008, A______ a été engagé pour une durée illimitée auprès du 
E______ (ci-après : E______), où il percevait un salaire mensuel net de 10'625 fr., 
impôts à la source déduits. Par courrier du 25 septembre 2013, il a démissionné de 
son poste avec effet au 28 février 2014, précisant qu'il sollicitait d'être libéré de 
son obligation de travailler s'il trouvait un autre emploi. 

Il vit avec sa nouvelle compagne, F______, née le ______, et leur enfant 
commun, D______, né le ______ à Genève. 

Dès le 17 février 2014, il a été engagé en qualité de directeur technique par la 
société G______ à Londres, où il a emménagé le 10 février 2014. Selon son 
contrat de travail, il perçoit un salaire mensuel net de 5'022 GPB 82, soit  
7'320 fr. 55 (au taux de 1.46), auquel s'ajoute un bonus discrétionnaire de 25%.  

Il allègue devoir assumer des charges mensuelles de 9'505 fr., comprenant son 
loyer (2'058 GBP), son minimum vital (1'360 fr.), celui de D______ (320 fr.), ses 
frais de déplacements (670 fr., correspondant à 215 fr. + 455 fr. de billets d'avion 
aller-retour pour l'exercice de son droit de visite), son assurance-ménage (14 fr.), 

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son assurance-maladie (422 GBP), ses impôts (2'188 GBP) et une taxe 
d'habitation (191 fr.).  

A la fin de l'été 2014, A______ a été muté en Inde, où il vit actuellement avec sa 
compagne et leur fils. Il a allégué qu'il s'agissait d'une situation temporaire, qu'il 
avait été obligé d'accepter cette mutation pour sauvegarder son emploi, et il a 
précisé que sa compagne ne travaillait pas afin de s'occuper de leur enfant. Il n'a 
produit aucune pièce relative à ses nouvelles charges. 

Avant de suivre A______ à Londres, puis en Inde, F______ a suivi des cours 
universitaires en sciences économiques et sociales à Genève et Neuchâtel, puis 
elle a travaillé à mi-temps au sein du E______ en qualité d'assistante d'avril 2013 
à février 2014. 

b. B______ a une formation universitaire en arts, complétée par un master en 
science de la gestion du développement. Avant son mariage, elle a effectué 
plusieurs missions de quelques mois, notamment auprès de l'Organisation pour la 
sécurité et la coopération en Europe au Kosovo. Après son mariage, elle a 
continué ces missions de quelques mois chacune, en parallèle de ses études. A la 
suite de la naissance de C______, B______ a participé, à temps partiel, à trois 
autres missions de quelques mois également. En 2011, elle s'est reconvertie dans 
une activité indépendante d'accompagnatrice de femmes enceintes. 

Depuis le 1er octobre 2014, elle travaille à temps plein en qualité d'assistante per-
sonnelle au sein de la société H______, pour un salaire mensuel net de 5'370 fr. 

Elle allègue ne plus percevoir la somme de 700 fr., provenant de la sous-location 
d’une chambre de la villa.  

Les montants de ses charges établies par le premier juge ne sont pas remis en 
cause en appel. 

c. C______ perçoit la somme mensuelle de 300 fr. à titre d'allocations familiales. 

Les montants des charges de C______ retenus par le premier juge ne sont pas 
remis en cause en appel, à l'exception de ses frais de garde parascolaire. A cet 
égard, B______ a établi que son fils fréquentait depuis le 1er octobre 2014 une 
structure d'accueil les mercredis midi et les après-midis du lundi au vendredi pour 
un coût mensuel de 760 fr., dont 415 fr. sont subventionnés par la commune de 
Nyon.  

Depuis le départ de son ex-époux en Angleterre, B______ a allégué que C______ 
n'avait vu celui-ci que lors des vacances de Pâques et durant trois semaines en 
juillet. 

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Elle a également allégué que depuis que ce dernier ne payait plus l'entier des con-
tributions d'entretien dues, C______ avait cessé ses activités sportives. Il est établi 
qu'en juin et juillet 2013, ce dernier avait pris des cours de natation et qu'au prin-
temps et en hiver 2014, il avait suivi des cours de football dans des camps spé-
ciaux. 

EN DROIT 

1. Le jugement attaqué constitue une décision finale et la valeur litigieuse, au vu des 
contributions d'entretien querellées, est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 1 let. a 
et al. 2 CPC, art. 92 al. 2 CPC). La voie de l'appel est dès lors ouverte. 

Déposé dans le délai utile et selon la forme prescrite par la loi (art. 130 al. 1, 131 
et 311 al. 1 CPC), l'appel principal est recevable. 

L'appel joint est également recevable pour avoir été interjeté dans le délai de 
trente jours suivant la notification de l'appel principal (art. 312 al. 2, 313 al. 1 et 
142 al. 1 CPC), selon la forme prescrite par la loi. 

Par souci de simplification, A______ sera désigné ci-après comme l'appelant et 
B______ comme l'intimée. 

2. La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d'examen (art. 310 CPC). 

Lorsqu'il s'agit du sort d'enfants mineurs et de la contribution d'entretien due à 
ceux-ci, les maximes inquisitoire illimitée et d'office régissent la procédure  
(art. 296, 55 al. 2 et 58 al. 2 CPC). La Cour n'est ainsi pas liée par les conclusions 
des parties (art. 296 al. 3 CPC). 

Toutefois, la maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer active-
ment à la procédure et d'étayer leurs thèses (ATF 131 III 91 consid. 5.2.1; arrêt du 
Tribunal fédéral 5A_69/2011 du 27 février 2012 consid. 2.3). 

3. Les parties ont allégués des faits nouveaux et ont produit de nouvelles pièces à 
l'appui de leurs écritures d'appel. 

Selon l'art. 317 al. 1 CPC, les faits et les moyens de preuve nouveaux ne sont pris 
en considération en appel que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et 
s'ils ne pouvaient pas être invoqués ou produits devant la première instance bien 
que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de diligence (let. b). 

Selon la jurisprudence de la Cour, dans les causes de droit matrimonial concernant 
les enfants mineurs, tous les nova sont admis en appel (ACJC/1533/2014; 
ACJC/1498/2014; dans le même sens : TREZZINI, in Commentario al Codice di 
diritto processuale civile svizzero (CPC), 2011, p. 1394; TAPPY, Les voies de droit 
du nouveau Code de procédure civile, in JdT 2010 III p. 115 ss et p. 139). 

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En l'espèce, l'ensemble des pièces nouvelles produites par les parties sont rece-
vables, car en relation avec leur situation financière, laquelle est susceptible d'in-
fluencer la contribution d'entretien due à l'enfant. 

4. Dans son appel joint, l'intimée a pris des conclusions nouvelles. 

A teneur de l'art. 317 al. 2 CPC, la demande ne peut être modifiée que si les con-
ditions fixées à l'art. 227 al. 1 CPC sont remplies (let. a) et si la modification re-
pose sur des faits ou des moyens de preuve nouveaux (let. b). 

Lorsque la cause est soumise à la maxime d'office, le dépôt de conclusions nou-
velles en appel est admissible jusqu'aux délibérations, les restrictions posées par 
l'art. 317 al. 2 CPC n'entrant pas en considération dans ce cadre (JEANDIN, in CPC, 
Code de procédure civile commenté, BOHNET/HALDY/JEANDIN/SCHWEIZER/ 
TAPPY [éd.], 2011, n. 18 ad art. 296 CPC). 

En l'occurrence, les conclusions prises pour la première fois en appel par l'intimée 
au sujet de la contribution d'entretien de son fils et de ses charges supplé-
mentaires, seront prises en considération, dès lors qu'elles concernent des aspects 
qui sont soumis à la maxime d'office, et qu'elles ont été formulées dans le mé-
moire d'appel joint, soit antérieurement à la mise en délibération de la cause. 

5. L'appelant et l'intimée contestent le montant de la contribution à l'entretien de 
C______ fixé par le premier juge. Ils remettent en cause les revenus et les charges 
arrêtées par le Tribunal pour chacune des parties. 

5.1 Selon l'art. 285 al. 1 CC, auquel renvoie l'art. 133 al. 1 CC, la contribution 
d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux 
ressources des père et mère; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'en-
fant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'en-
fant à la prise en charge de ce dernier. Ces différents critères doivent être pris en 
considération; ils exercent une influence réciproque les uns sur les autres. La loi 
ne prescrit toutefois pas de méthode de calcul particulière pour arrêter la contri-
bution d'entretien. Sa fixation relève de l'appréciation du juge, qui jouit d'un large 
pouvoir d'appréciation et applique les règles du droit et de l'équité (art. 4 CC). Il 
n'y a violation du droit fédéral que si le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation 
en se référant à des critères dénués de pertinence, ou en ne tenant pas compte 
d'éléments essentiels, ou encore si, d'après l'expérience de la vie, le montant fixé 
apparaît manifestement inéquitable (arrêt du Tribunal fédéral 5A_892/2013 du 
19 juillet 2014 consid. 4.4.3 et les références citées). 

S'agissant de l'obligation d'entretien d'un enfant mineur, les exigences à l'égard 
des père et mère sont plus élevées, en sorte que ceux-ci doivent réellement épuiser 
leur capacité maximale de travail et ne peuvent pas librement choisir de modifier 
leurs conditions de vie si cela a une influence sur leur capacité à subvenir aux be-

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soins de l'enfant mineur (arrêt du Tribunal fédéral 5A_513/2012 du 17 octobre 
2012 consid. 4). Il s'ensuit que lorsqu'il ressort des faits que l'un des parents, ou 
les deux, ne fournissent pas tous les efforts que l'on peut attendre d'eux pour assu-
mer leur obligation d'entretien, le juge peut s'écarter du revenu effectif des parties 
pour fixer la contribution d'entretien, et imputer un revenu hypothétique supérieur, 
tant au débiteur de l'entretien qu'au parent gardien. Il s'agit ainsi d'inciter la per-
sonne à réaliser le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et dont on peut rai-
sonnablement exiger d'elle qu'elle l'obtienne afin de remplir ses obligations à 
l'égard du mineur (ATF 137 III 118 consid. 3.1; 128 III 4 consid. 4a; arrêts du 
Tribunal fédéral 5A_120/2014 du 2 septembre 2014 consid. 6.1.1 et 5A_587/2013 
du 26 novembre 2013 consid. 6.1.1). 

Le débirentier est en principe libre de transférer son domicile à l'étranger. La perte 
de revenu qui en résulte ne peut cependant être invoquée au détriment du créan-
cier d'entretien lorsque le débiteur peut continuer de réaliser en Suisse le revenu 
dont il bénéficiait jusqu'ici et qu'il est possible de l'exiger de lui (arrêts du 
Tribunal fédéral 5A_98/2007 du 8 juin 2007 consid. 3.3 et 5C.154/1996 du 
2 septembre 1997 consid. 3b). 

Le revenu déterminant d'un parent ne comprend pas le revenu d'un tiers, tel un 
concubin, car ce dernier n'a pas d'obligation d'entretien envers l'autre époux ou 
enfant. En revanche on tient compte de sa participation aux charges du ménage, 
comme le loyer (arrêt du Tribunal fédéral 5A_464/2012 du 30 novembre 2012 
consid. 4.4.2 et les références citées; BASTONS BULLETTI, L'entretien après di-
vorce : Méthodes de calcul, montant, durée et limites, in SJ 2007 II 77, p. 81 et 
88). 

Les allocations familiales, qui ne sont pas prises en compte dans le revenu du pa-
rent qui les perçoit, doivent être soustraites du coût d'entretien de l'enfant (arrêt du 
Tribunal fédéral 5A_386/2012 du 23 juillet 2012 consid. 4.3.1). 

Comme indiqué ci-dessus, la loi n'impose pas de méthode de calcul de la contri-
bution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2). Le montant de celle-ci ne doit 
toutefois pas être calculé de façon linéaire en fonction de la capacité contributive 
des parents, sans tenir compte de la situation concrète de l'enfant (ATF 120 II 285 
consid. 3b/bb; arrêt du Tribunal fédéral 5A_96/2012 du 21 juin 2012 consid. 3.1). 
Une des méthodes de calcul possibles est celle dite du "minimum vital" : les be-
soins de l'enfant mineur et la capacité contributive du débirentier sont déterminés 
en ajoutant à leurs montants de base admis par le droit des poursuites leurs char-
ges incompressibles respectives (loyer, assurance maladie et si les moyens des pa-
rents le permettent et les besoins de l'enfant le justifient, les dépenses supplé-
mentaires, par exemple, pour des formations accessoires, des sports ou des loisirs) 
(art. 93 LP; arrêt du Tribunal fédéral 5C.142/2006 du 2 février 2007 consid. 4.3; 
PERRIN, Commentaire romand, Code civil I, 2010, n. 23 ss ad art. 285 CC; 

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BASTONS BULLETTI, op. cit., p. 84 ss et 101 ss). Si la capacité contributive de l'un 
des parents est sensiblement plus importante que celle de l'autre, il n'est pas criti-
quable de laisser à celui qui est économiquement mieux placé la charge d'entre-
tenir les enfants (arrêts du Tribunal fédéral 5A_49/2008 du 19 août 2008 
consid. 4.5 et 5C.125/1994 du 12 septembre 1994 consid. 5c). En tous les cas, le 
minimum vital strict du débirentier doit être préservé (ATF 137 III 59 
consid. 4.2.1). 

Les besoins d'entretien statistiques moyens retenus dans les "Recommandations 
pour la fixation des contributions d'entretien des enfants" éditées par l'Office de la 
jeunesse du canton de Zurich (ci-après : tabelles zurichoises), peuvent servir de 
point de départ pour la détermination des besoins d'un enfant dans un cas concret. 
Il y a toutefois lieu de les affiner en tenant compte des besoins concrets particu-
liers de l'enfant, ainsi que du niveau de vie et de la capacité contributive des pa-
rents (arrêts du Tribunal fédéral 5A_259/2012 du 14 novembre 2012 consid. 5.1 et 
5A_186/2012 du 28 juin 2012 consid. 6.2.1.). Ces normes se fondent sur un 
revenu moyen de 7'000 fr. à 7'500 fr. (arrêt du Tribunal fédéral 5C.49/2006 du 
24 août 2006 consid. 2.2). Selon ces tabelles zurichoises, les besoins d'un enfant 
de l'âge de C______, soit entre 7 et 12 ans, s'élèvent à 1'935 fr., puis entre 13 et 
18 ans à 2'100 fr. 

Est notamment prise en compte dans les charges de l'enfant une participation aux 
frais du logement du parent gardien (arrêt du Tribunal fédéral 5A_533/2010 du 
24 novembre 2010 consid. 2.1). 

Il convient de traiter sur un pied d'égalité tous les enfants crédirentiers d'un père 
ou d'une mère, y compris ceux issus de différentes unions, tant sur le plan de leurs 
besoins objectifs que sur le plan financier. Ainsi, des contributions d'entretien iné-
gales ne sont pas exclues d'emblée, mais nécessitent une justification particulière. 
L'étendue de la contribution d'entretien dépend de la capacité contributive du pa-
rent débirentier et du parent gardien (ATF 137 III 59 consid. 4.2.1, SJ 2011 I 221). 

5.2 

5.2.1 L'appelant a été engagé au E______ par un contrat de durée indéterminée et 
même si les statuts de cet employeur délimitent ses contrats de travail à 10 ans, 
celui de l'appelant devait normalement prendre fin en 2018. L'appelant ne démon-
tre pas que son contrat aurait pu être résilié avant cette date butoir. Il a donc quitté 
son emploi près de 5 ans avant son terme alors même qu'il n'avait pas retrouvé un 
autre poste et qu'il savait devoir assumer une obligation d'entretien envers 
C______ et l'intimée d'un montant mensuel de 4'500 fr., conformément à 
l'ordonnance OTPI/142/2013 du 30 janvier 2013. Par ailleurs, l'appelant n'allègue 
pas avoir entrepris des démarches afin de trouver un travail aussi bien rémunéré, 

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alors qu'il disposait de nombreux mois pour cela, mais il argue que son poste à 
Londres était une opportunité.  

L'appelant n'a donc pas concrètement entrepris tout ce qui pouvait raisonna-
blement être attendu de lui pour retrouver une activité professionnelle à revenu 
égal, choisissant volontairement de péjorer sa situation financière. C'est donc à 
juste titre que le Tribunal lui a imputé un revenu mensuel hypothétique net de 
10'625 fr., correspondant à son dernier salaire obtenu auprès de E______. 

La mutation, temporaire ou non, en Inde de l'appelant ne change rien à l'imputa-
tion du revenu hypothétique précité, celle-ci étant subséquente à l'abandon de son 
emploi genevois. En outre, une diminution de sa capacité financière du fait de 
cette mutation n'est étayée par aucune pièce.  

5.2.2 Dès lors qu'il a imputé à l'appelant un revenu hypothétique correspondant à 
un emploi à Genève, c'est à raison que le Tribunal a retenu les charges dont il 
s'acquittait également à Genève et non celles afférentes à Londres. Il sera toutefois 
tenu compte des frais de voyage pour l'exercice de son droit de visite sur 
C______, afin de ne pas entraver ce droit, essentiel à l'intérêt et au développement 
de l'enfant.  

Il est établi que l'appelant vit en ménage commun avec sa nouvelle compagne et 
leur fils, âgé de 2 ans. Cette dernière a cessé de travailler au sein du E______ afin 
de suivre l'appelant en Angleterre, puis en Inde et vu l'âge de l'enfant, l'on ne 
saurait exiger d'elle qu'elle reprenne, en l'état, une activité lucrative. Dès lors, con-
trairement à ce qu'a retenu le premier juge, il y a lieu de tenir compte de l'en-
semble des charges de la famille. 

Les charges de l'appelant s'élèvent ainsi à 4'931 fr. 65 et comprennent son loyer 
(1'910 fr.), sa prime d'assurance-maladie (264 fr. 65), celle de sa nouvelle com-
pagne (estimée à 500 fr.), son assurance ménage (6 fr.), ses frais de déplacement 
(96 fr.), ses frais de voyage pour l'exercice de son droit de visite (455 fr.) et l'en-
tretien de base du couple selon les normes OP (1'700 fr.). 

Il dispose donc d'un solde mensuel de 5'693 fr. 35.  

5.3 L'intimée perçoit un salaire mensuel net de 5'370 fr.  

Elle allègue ne plus percevoir la somme mensuelle de 700 fr. pour la location 
d'une chambre de la villa. Cependant, au regard du loyer de cette villa, soit 
3'400 fr. par mois, charges comprises, alors qu'elle vit seule avec un enfant et ne 
perçoit qu'un salaire de 5'370 fr., il est raisonnable d'exiger d'elle qu'elle continue 
à louer une chambre afin de percevoir ce revenu locatif. Ses ressources s'élèvent 
donc à 6'070 fr. par mois. 

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Ses charges mensuelles incompressibles, arrêtées par le premier juge et non con-
testées en appel par les parties, se montent à 5'421 fr. 75.  

Dès lors, son solde disponible mensuel est de 648 fr. 25. 

5.4 Le Tribunal a retenu que les besoins de C______ se montaient à 1'068 fr. 90 
par mois, comprenant la somme de 47 fr. 55 pour les frais de garde parascolaire. 
Or, depuis le mois d’octobre 2014, l'intimée ayant débuté une activité lucrative à 
plein temps, C______ a intégré tous les jours une structure d'accueil. Ces frais 
s'élèvent à 760 fr. par mois, dont 415 fr. sont subventionnés par la commune de 
Nyon, 345 fr. restent donc à la charge de l'intimée.  

S'agissant des activités sportives de C______, bien que l'intimée ne démontre pas 
que son fils pratique de telles activités de manière régulière tout au long de 
l'année, au regard de la situation financière du débirentier, il se justifie de compta-
biliser des frais de loisirs/sports dans les charges de C______. Un montant 
mensuel estimé à 80 fr. sera retenu à ce titre. 

Les parties ne contestent pas le montant des autres charges fixées par le Tribunal, 
celles-ci sont donc reprises par la Cour et comprennent son loyer (540 fr. soit une 
participation de 20%), sa prime d’assurance-maladie (81 fr. 35) et son montant de 
base (400 fr.). 

Les besoins de C______ se montent donc à 1'446 fr. 35, auxquels il faut déduire le 
montant de 300 fr. d'allocations familiales, soit 1'146 fr. 35. 

5.5 Compte tenu de la capacité financière supérieure de l'appelant (5'693 fr. 35) en 
comparaison avec celle de l'intimée (648 fr. 25) et le fait que cette dernière pour-
voit essentiellement en nature à ses obligations d'entretien envers son fils, il in-
combe à l'appelant d'assurer l'entretien de C______ sous la forme de prestations 
pécuniaires. 

Les charges admissibles de l'enfant s'élèvent à 1'146 fr. 35 et les tabelles 
zurichoises indiquent un montant de 1'935 fr., correspondant aux besoins d'un en-
fant de l'âge de C______, soit 1'635 fr. après déduction des allocations familiales, 
étant relevé que le niveau de vie des parties est supérieur à celui retenu par ces 
statistiques. 

Au regard de ce qui précède, le montant fixé par le Tribunal à titre de contribution 
à l'entretien de C______, soit une somme de 1'700 fr. jusqu'à l’âge de 11 ans révo-
lus, 1'900 fr. jusqu'à l'âge de 15 ans révolus et 2'100 fr. jusqu'à sa majorité, ou ses 
25 ans en cas d'études sérieuses et régulières, est approprié à la situation des par-
ties et aux besoins de C______. 

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D'autant plus qu'avec un solde disponible de 5'693 fr. 35, l'appelant est en mesure 
d'assumer l'entretien de C______ et également celui de son deuxième enfant, de 
sorte que le principe d'égalité de traitement entre enfant est respecté. En effet, 
après déduction de la contribution d'entretien précitée, l'appelant bénéficie encore 
d'un solde mensuel de 3'993 fr. 35. 

Par conséquent, la Cour confirmera le chiffre 11 du dispositif du jugement atta-
qué.  

5.6 Il n'est pas contesté par l'appelant qu'il n'exerce pas son droit de visite de ma-
nière régulière, ce qui engendre des frais supplémentaires relatifs à la prise en 
charge de C______, l'intimée devant alors trouver des solutions de garde pour les 
vacances scolaires lorsqu'elle travaille. Le coût de prise en charge par les struc-
tures d'accueil, telle que le centre aéré de Nyon, pour un enfant entre 6 et 12 ans 
se monte à 150 fr. par semaine. Il se justifie dès lors, en équité, de mettre à la 
charge de l'appelant une somme de 150 fr. par semaine de vacances où il n'exer-
cerait pas son droit de visite sur C______, sous présentation des justificatifs des 
frais de garde afférents par l'intimée. Cette solution s'impose d'autant plus dans le 
cas particulier, puisque la Cour a tenu compte dans les charges mensuelles de l'ap-
pelant des frais de voyage pour l'exercice de son droit de visite. En revanche, l'in-
timée ne travaillant pas les week-ends, elle peut prendre en charge son fils sans 
frais de garde supplémentaires. 

La décision sera complétée en ce sens. 

6. L'appelant conteste encore le principe même d'une contribution d'entretien post-
divorce à l'égard de l'intimée. 

6.1 Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un 
époux qu'il pourvoie lui-même à son entretien convenable, y compris à la consti-
tution d'une prévoyance vieillesse appropriée, son conjoint lui doit une contri-
bution équitable. 

Cette disposition concrétise deux principes : d'une part, celui de l'indépendance 
économique des époux après le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du 
possible, chaque conjoint doit désormais subvenir à ses propres besoins; d'autre 
part, celui de la solidarité, qui implique que les époux doivent supporter en com-
mun non seulement les conséquences de la répartition des tâches convenue durant 
le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais également les désavantages qui ont été oc-
casionnés à l'un d'eux par l'union et qui l'empêchent de pourvoir à son entretien. 
Dans son principe, comme dans son montant et sa durée, l'obligation d'entretien 
doit être fixée en tenant compte des éléments énumérés de façon non exhaustive à 
l'art. 125 al. 2 CC (ATF 137 III 102 consid. 4.1.1; ATF 132 III 598 consid. 9.1). 

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Une contribution est due si le mariage a concrètement influencé la situation finan-
cière de l'époux crédirentier ("lebensprägend"). Si le mariage a duré au moins 
dix ans - période à calculer jusqu'à la date de la séparation des parties (ATF 132 
III 598 consid. 9.2) - il a eu, en règle générale, une influence concrète. La juris-
prudence retient également que, indépendamment de sa durée, un mariage in-
fluence concrètement la situation des conjoints lorsque ceux-ci ont des enfants 
communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1). Un tel mariage ne donne toutefois pas 
automatiquement droit à une contribution d'entretien : selon la jurisprudence, le 
principe de l'autonomie prime le droit à l'entretien, ce qui se déduit directement de 
l'art. 125 CC; un époux ne peut prétendre à une pension que s'il n'est pas en 
mesure de pourvoir lui-même à son entretien convenable et si son conjoint dispose 
d'une capacité contributive (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2; ATF 134 III 145 
consid. 4). 

6.2 En l'espèce, le mariage des parties a duré huit ans jusqu'à leur séparation et ils 
ont eu un enfant en commun. Sur le principe, ce mariage a eu une influence sur la 
situation financière de l'intimée. 

Toutefois, au regard de son parcours professionnel, avant et après le mariage des 
parties, l'intimée a effectué de nombreuses missions de plusieurs mois chacune, 
mais n'a jamais occupé un poste de façon régulière et sur le long terme. Cette 
situation a perduré après la naissance de C______, les missions de l'intimée ayant 
toutefois été réduites à 50% ou 60%. Dès lors, la question d'une influence 
concrète se pose, bien que cette problématique ne soit pas déterminante au regard 
de la nouvelle situation financière de l'intimée. 

En effet, elle exerce actuellement une activité lucrative régulière, à plein temps, 
qui lui rapporte un revenu suffisant pour subvenir à ses propres besoins et lui 
permet de dégager un solde disponible, bien qu'il soit modeste. Elle disposera en 
outre d'une prévoyance appropriée, compte tenu du montant que lui versera l'ap-
pelant à titre du partage de ses avoirs de prévoyance et des avoirs de prévoyance 
actuellement accumulés. L'intimée a donc acquis une autonomie financière devant 
primer le droit à une contribution d'entretien post-divorce. 

En conséquence, la Cour annule le chiffre 15 du dispositif du jugement entrepris. 

7. Les frais sont mis à la charge de la partie succombante (art. 95 et 106 CPC). 
Lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont ré-
partis selon le sort de la cause (art. 106 al. 2 CPC). Le Tribunal peut s'écarter des 
règles générales et répartir les frais selon sa libre appréciation, notamment lorsque 
le litige relève du droit de la famille (art. 107 al. 1 ch. c CPC). 

7.1 Les frais et dépens de première instance ne sont pas contestés par les parties, 
de sorte qu'ils seront confirmés. 

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7.2 Les frais judiciaires d'appel et d'appel joint sont fixés à 2'500 fr. (art. 104 al. 1, 
105 et 106 al. 1 CPC; art. 28 et 35 du Règlement fixant le tarif des greffes en ma-
tière civile, RS/GE RTFMC - E 1 05.10). Ceux-ci seront répartis à part égale entre 
les parties, qui succombent toutes deux. L'intimée étant au bénéfice de l'assistance 
juridique ses frais judiciaires de 1'250 fr. seront provisoirement mis à la charge de 
l'Etat (art. 122 al. 1 let. b, 123 CPC et 19 RAJ) et l'avance de frais de 1'250 fr. 
fournie par l'appelant reste acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC).  

Pour le surplus, les parties gardent à leur charge leurs propres dépens. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté le 14 juillet 2014 par A______ contre les chiffres 11 
et 15 du dispositif du jugement JTPI/7316/2014 rendu le 10 juin 2014 par le Tribunal de 
première instance dans la cause C/21019/2012 et l'appel joint interjeté le 18 septembre 
2014 par B______ contre le chiffre 11 du dispositif de ce même jugement. 

Au fond : 

Confirme le chiffre 11 du dispositif querellé. 

Condamne A______ à verser, en main de B______, la somme de 150 fr., pour chaque 
semaine de vacances scolaires où il n'exercera pas son droit de visite sur C______, 
B______ devant présenter les justificatifs afférents aux frais de garde correspondants. 

Annule le chiffre 15 du dispositif entrepris et statuant à nouveau sur ce point :  

Dit qu'aucune contribution post-divorce n'est due à B______.  

Confirme le jugement querellé pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel et d'appel joint à 2'500 fr., les met à la charge des par-
ties par moitié chacune. 

Dit que les frais de 1'250 fr. à charge de B______ sont provisoirement supportés par 
l'Etat de Genève. 

Dit que l'avance de frais de 1'250 fr. versée par A______ est acquise à l'Etat de Genève. 

Dit que chacune des parties supporte ses propres dépens d'appel.  

Siégeant : 

Monsieur Jean-Marc STRUBIN, président; Monsieur Laurent RIEBEN et Madame 
Fabienne GEISINGER-MARIÉTHOZ, juges; Madame Anne-Lise JAQUIER, greffière. 

 

Le président : 

Jean-Marc STRUBIN 

 La greffière : 

Anne-Lise JAQUIER 

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Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.