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**Case Identifier:** ea6dbcfd-cd20-5920-ab9c-5b7a983ccd51
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-08-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.08.2014 A/849/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-849-2014_2014-08-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDÉ, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LÉVY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/849/2014 ATAS/921/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 20 août 2014 

4ème Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à GENÈVE 

 

 

recourante 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES, sis route 
de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/849/2014 

- 2/5 -

EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après l’intéressée ou la recourante), séparée, mère de deux 
enfants, B______, née le ______ 1989, et C______, né le ______ 1992, est au 
bénéfice de prestations complémentaires familiales versées par le Service des 
prestations complémentaires (ci-après le SPC ou l’intimé), depuis le 1er décembre 
2012.  

2. Par décision du 16 septembre 2013, le SPC a recalculé le droit aux prestations 
complémentaires familiales (PCfam) et de subsides d’assurance-maladie de 
l’intéressée. A compter du 1er août 2013, elle avait droit à des prestations à hauteur 
de CHF 1'370.- par mois, dont un subside d’assurance-maladie de CHF 308.-. 

3. Par courrier du 16 septembre 2013, l’intéressée a communiqué au SPC le décompte 
de ses prestations de chômage d’août 2013 ainsi que l’attestation d’études de sa 
fille B______.  

4. Le 16 septembre 2013, le SPC a demandé à l’intéressée de lui transmettre la copie 
du justificatif du montant de la bourse d’étude 2013/2014 de sa fille B______.  

5. Par courrier du 14 novembre 2013, l’intéressée a informé le SPC qu’elle était dans 
l’impossibilité de fournir le document requis. Elle a produit copie de l’accusé de 
réception du Service des bourses et prêts d’études du 30 octobre 2013, aux termes 
duquel un courrier devrait parvenir à sa fille dans un délai de cinq semaines.  

6. Par décision du 9 décembre 2013, le SPC a recalculé le droit aux PCfam de 
l’intéressée, soit CHF 1'395.- dès le 1er janvier 2014, dont CHF 314.- de subside 
d’assurance-maladie.   

7. L’intéressée a communiqué au SPC en date du 18 décembre 2013, copie de la 
décision du Service des bourses et prêts d’études, datée du 12 décembre 2013, 
octroyant à B______ une bourse d’un montant de CHF 13'466.-. La première 
tranche de CHF 6'733.- sera versée à la fin du mois de décembre 2013 et la seconde 
de CHF 6'733.- sera versée à la fin du mois de mai 2014. L’intéressée a joint copies 
des décomptes de chômage des mois de novembre et décembre 2013.  

8. Par décision du 6 janvier 2014, le SPC a procédé à un nouveau calcul des 
prestations complémentaires familiales avec effet rétroactif au 1er septembre 2013. 
Il en résultait un trop versé de CHF 5'329.- pour la période du 1er septembre 2013 
au 31 janvier 2014, que l’intéressée était invitée à restituer. Par décision datée du 
même jour, le SPC a informé l’intéressée qu’elle n’avait pas droit aux prestations 
d’aide sociale et de subside d’assurance-maladie pour la même période. 

9. Par courrier du 28 janvier 2014, l’intéressée a formé opposition, ne comprenant pas 
la demande de remboursement. Elle a joint copie d’un document récapitulant ses 
ressources 2013 – 2014. 

 
 
 

 

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- 3/5 -

10. Par décision du 20 février 2014, le SPC a rejeté l’opposition de la recourante, motif 
pris que c’est la prise en compte rétroactive de la bourse d’études de sa fille qui a 
généré la demande de restitution.   

11. L’intéressée interjette recours en date du 18 mars 2014, concluant à l’annulation du 
remboursement. Elle fait valoir que sa situation financière est toujours difficile et 
qu’elle n’a pas d’économie pour rembourser cette dette. La recourante relève 
qu’elle a deux enfants à charge et que son revenu fait d’elle et de ses enfants une 
famille de bas standing.  

12. Par courrier du 21 mars 2014, la recourante informe la chambre de céans que selon 
l’intimé, elle devait envoyer son courrier au DEAS-SPC, de sorte qu’elle prie la 
chambre de céans de ne pas tenir compte de son envoi.  

13. Dans sa réponse du 22 avril 2014, l’intimé relève que la recourante demande 
expressément la remise de l’obligation de rembourser le montant réclamé, demande 
qui ne sera toutefois traitée que lorsque le fond du litige sera entré en force. 
L’intimé conclut au retrait du recours afin que la demande de remise puisse être 
traitée sans délai.  

14. Invitée à se déterminer, la recourante n’a pas déposé d’observations dans le délai 
imparti. 

15. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.  

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales 
complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS J 4 25) concernant les prestations 
complémentaires familiales au sens de l’art. 36A LPCC en vigueur dès le 
1er novembre 2012. 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans le délai et la forme prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 43 
LPCC ; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 – 
LPA ; RS E 5 10).  

3. Dans la procédure juridictionnelle administrative, ne peuvent être examinés et 
jugés, en principe, que les rapports juridiques à propos desquels l’autorité 
administrative compétente s’est prononcée préalablement d’une manière qui la lie, 
sous la forme d’une décision. Dans cette mesure, la décision détermine l’objet de la 
contestation qui peut être déféré en justice par voie de recours. En revanche, dans la 
mesure où aucune décision n’a été rendue, la contestation n’a pas d’objet, et un 

 
 
 

 

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jugement sur le fond ne peut pas être prononcé (ATF 131 V 164 consid. 2.1, 125 V 
414 consid. 1a, 119 Ib 36 consid. 1b et les références citées). 

L’objet du litige dans la procédure administrative subséquente est le rapport 
juridique qui – dans le cadre de l’objet de la contestation déterminé par la décision 
– constitue, d’après les conclusions du recours, l’objet de la décision effectivement 
attaqué. D’après cette définition, l’objet de la contestation et l’objet du litige sont 
identiques lorsque la décision administrative est attaquée dans son ensemble. En 
revanche, lorsque le recours ne porte que sur une partie des rapports juridiques 
déterminés par la décision, les rapports juridiques non contestés sont certes compris 
dans l’objet de la contestation, mais non pas dans l’objet du litige (ATF 125 V 414 
consid. 1b et 2 et les références citées).  

4. En l’espèce, l'objet du litige - tel qu'il a été défini par la décision litigieuse - porte 
sur le remboursement des prestations complémentaires familiales versées par 
l'intimé à la recourante, singulièrement sur le montant du remboursement. 

Cela étant, au vu des conclusions de la recourante, il convient de constater que le 
calcul des prestations et le principe du remboursement - bien qu'ils soient visés par 
la décision administrative et fassent ainsi partie de l'objet de la contestation et du 
litige dans la procédure de recours subséquente - ne sont pas discutés, de sorte qu'ils 
n'ont pas à être examinés plus avant ici (cf. ATF 125 V 413; cf. également 
ULRICH MEYER/ISABEL VON ZWEHL, L'objet du litige en procédure de droit 
administratif fédéral, in Mélanges Pierre Moor, 2005, p. 441 s). 

La recourante invoque en effet une situation financière difficile qui ne lui permet 
pas de rembourser le montant réclamé. Selon l’art. 24 al. 1 2ème phrase LPCC, la 
restitution ne peut être exigée lorsque l’intéressé était de bonne foi et qu’elle le 
mettrait dans une situation difficile. Il s’agit d’une procédure distincte, qui doit faire 
l’objet d’une décision séparée.  

Dès lors que l’intimé ne s’est pas prononcé sur la demande de remise, il convient de 
lui transmettre le présent recours, comme objet de sa compétence. 

 

 

 

 
 
 

 

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- 5/5 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Déclare le recours sans objet.  

3. Le transmet à l’intimé, comme objet de sa compétence. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours constitutionnel 
subsidiaire (articles 113 ss LTF) aux conditions de l’art. 116 LTF. Le mémoire de 
recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la 
signature du recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral 
par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent 
arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, 
doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDÉ 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le