# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f70be3e9-81d5-56de-85cb-7010ca87401e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 11.10.2021 C/20386/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-20386-2020_2021-10-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 19.10.2021. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/20386/2020 ACJC/1311/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 11 OCTOBRE 2021 

 

Entre 

A______ SA, sise ______ [GE], recourante contre un jugement rendu par la 
14ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 12 avril 2021, 

comparant par Me Hrant HOVAGEMYAN, avocat, Demole Hovagemyan,  

boulevard du Théâtre 3bis, case postale 5740, 1211 Genève 11, en l'Etude duquel elle 

fait élection de domicile, 

et 

B______ SPA, sise ______ (Italie), intimée, comparant par Me Elisa BIANCHETTI, 
avocate, RVMH Avocats, rue Gourgas 5, case postale 31, 1211 Genève 8, en l'Etude de 

laquelle elle fait élection de domicile. 

 

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C/20386/2020 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/4466/2021 du 12 avril 2021, le Tribunal de première instance, 
statuant par voie de procédure sommaire, a prononcé la mainlevée définitive de 

l'opposition formée par A______ SA au commandement de payer, poursuite 

n° 1______, pour les postes 3 et 4 de celui-ci (chiffre 1 du dispositif), arrêté les 

frais judiciaires à 400 fr., les a répartis, après compensation avec l'avance versée, 

à raison de 80% à la charge de A______ SA et de 20% à la charge de 

B______ SPA, en sa qualité de poursuivante (ch. 2) et condamné A______ SA à 

verser à sa partie adverse 320 fr. à titre de frais (ch. 3), ainsi que 500 fr. à titre de 

dépens (ch. 4).  

B. a. Par acte expédié le 26 avril 2021 au greffe de la Cour de justice, A______ SA 
recourt contre ce jugement, dont elle sollicite l'annulation sous suite de frais. 

 Préalablement, elle conclut à ce que la Cour ordonne à sa partie adverse d'indiquer 

quelle société est visée dans la procuration déposée en première instance, qui en 

est le signataire et quels sont ses pouvoirs. Au fond, elle conclut au rejet de la 

requête en mainlevée dirigée à son encontre et à ce qu'il soit dit que la poursuite 

n° 1______ n'ira pas sa voie. Elle produit une pièce nouvelle à l'appui de son 

recours.  

 b. Par ordonnance du 12 mai 2021, la Cour de céans a imparti un délai de 
dix jours à B______ SPA pour déposer sa réponse et se déterminer sur les 

conclusions préalables contenues dans le recours.  

 c. Dans sa réponse du 25 mai 2021, B______ SPA s'est notamment déterminé sur 
les conclusions préalables de sa partie adverse, indiquant que la procuration avait 

été signée par C______, administrateur délégué de la société B______ SPA et a 

conclu au rejet du recours, avec suite de frais. Elle a également produit une pièce 

nouvelle.  

 d. Par réplique, A______ SA a persisté dans ses conclusions.  

 e. A défaut de duplique, les parties ont été informées de ce que la cause était 
gardée à juger, par avis du greffe de la Cour du 24 juin 2021. 

 f. A la demande de A______ SA, la Cour de céans a octroyé l'effet suspensif à son 
recours en réservant les frais y relatifs à la décision au fond, par arrêt du 11 mai 

2021. 

 

 

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C/20386/2020 

C.  Les faits pertinents suivants résultent de la procédure. 

 a. Par requête du 13 octobre 2020, B______ SPA, société de droit italien, a saisi 
le Tribunal d'une requête en mainlevée définitive formée à l'encontre de 

A______ SA. 

 En substance, elle a allégué que les deux sociétés s'étaient opposées dans le cadre 

de plusieurs litiges ayant donné lieu à une procédure de séquestre, au terme de 

laquelle A______ SA avait été condamnée à lui payer les montants de 4'700 fr., 

4'500 fr. et 3'500 fr. à titre de dépens et 1'051 fr. 90 à titre de restitution des frais 

avancés. A défaut de paiement, elle lui avait notifié un commandement de payer, 

poursuite n° 1______, le 18 août 2020, pour les montants précités de 4'700 fr. 

(poste 1), 4'500 fr. (poste 2), 3'500 fr. (poste 3) et 1'051 fr. 90 (poste 4). Elle a 

encore expliqué qu'elle avait récemment changé de raison sociale (anciennement 

D______ SPA), se nommant désormais B______ SPA, ce qui expliquait qu'elle 

avait initié la poursuite en ce nom. 

 A l'appui de ses allégations, elle a notamment produit des extraits du registre du 

commerce italien, le procès-verbal de l'assemblée extraordinaire du 11 mars 2020 

concernant le changement de nom, les décisions judiciaires à la base des créances 

alléguées et le commandement de payer, poursuite n° 1______.  

 b. A______ SA s'est opposée à cette requête, invoquant l'absence d'identité entre 
la société créancière et la poursuivante.  

Elle a contesté que B______ SPA soit la nouvelle raison sociale de D______ SPA 

Selon elle, B______ SPA serait une nouvelle société, issue d'une fusion entre 

D______ SPA et une société tierce, à savoir B______ SRL. Or, il n'était pas 

démontré, selon elle, que la poursuivante serait la même société que celle 

anciennement dénommée D______ SPA et/ou qu'elle aurait repris les actifs et 

passifs de cette dernière.  

c. B______ SPA a déposé des déterminations spontanées le 16 février 2021. Elle a 
indiqué qu'un projet de fusion avait certes été envisagé, mais n'avait jamais abouti, 

ce que la poursuivie savait pertinemment. Elle a produit encore deux pièces 

complémentaires en réponse aux arguments soulevés par sa partie adverse.  

d. A______ SA s'est opposée à la recevabilité des pièces nouvelles déposées par 
sa partie adverse et a persisté dans ses conclusions.  

e. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a considéré que la société poursuivante 
était bien la créancière des montants déduits en poursuite. L'identité des deux 

sociétés ressortait des pièces 2 et 3 p. 37 produites par la poursuivante, ainsi que 

de la pièce produite à l'appui de sa réplique du 16 février 2021. Les pièces 

invoquées par la poursuivie ne démontraient en rien que D______ SPA n'était pas 

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devenue B______ SPA Le fait que cette dernière ait résulté d'une fusion 

demeurait sans incidence sur l'issue du litige ou sur l'identité de la poursuivante. 

Pour le surplus, la poursuivie ne faisait valoir aucun moyen libératoire.  

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC).  

Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée, compte tenu de l'application de la procédure 

sommaire (art. 251 let. a CPC). 

Interjeté en temps utile et selon les formes prescrites, le recours est recevable. 

1.2 En matière de recours, les conclusions, les allégations de fait et les preuves 
nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC). Par conséquent, les pièces 

nouvelles déposées par les parties devant la Cour sont irrecevables. 

1.3 Le recours étant instruit en procédure sommaire, la preuve des faits allégués 
doit être apportée par titres (art. 254 CPC). Les maximes des débats et de 

disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 a contrario et art. 58 al. 1 CPC). 

1.4 Le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la violation du droit et à la 
constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). 

2. La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, considérant 
que le jugement entrepris ne comporte pas une motivation suffisante sur ses 

arguments. 

 2.1 La jurisprudence a déduit de l'art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de 
motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester 

utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour 

répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les 

motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que 

l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en 

connaissance de cause. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, 

moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se 

limiter à ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 141 IV 249 

consid. 1.3.1; 141 V 557 consid. 3.2.1). Dès lors que l'on peut discerner les motifs 

qui ont guidé la décision de l'autorité, le droit à une décision motivée est respecté 

même si la motivation présentée est erronée. La motivation peut d'ailleurs être 

implicite et résulter des différents considérants de la décision. En revanche, une 

autorité se rend coupable d'un déni de justice formel si elle omet de se prononcer 

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sur des griefs qui présentent une certaine pertinence ou de prendre en 

considération des allégués et arguments importants pour la décision à rendre 

(ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; 139 IV 179 consid. 2.2; 134 I 83 consid. 4.1; arrêt 

du Tribunal fédéral 5D_178/2020 du 26 janvier 2021 consid. 3.1).   

 2.2 En l'espèce, la lecture de la décision permet de comprendre les motifs qui ont 
guidé le premier juge et sur lesquels il a fondé sa décision. Contrairement à l'avis 

de la recourante, il en ressort que le Tribunal a répondu à ses arguments en 

procédant à une appréciation des preuves par laquelle il a considéré que les pièces 

figurant au dossier permettaient de retenir l'identité entre la créancière et la 

poursuivante. Il s'est également prononcé sur son grief présenté en lien avec une 

éventuelle fusion, considérant que ce point n'était pas propre à influer l'issue du 

litige. Il ne saurait, par conséquent, être question d'un défaut de motivation. 

 L'obligation de motiver impose uniquement au juge de mentionner les motifs qui 

l'ont guidé, mais non de les expliquer dans le moindre détail. Le premier juge a 

ainsi suffisamment motivé son jugement, permettant à la recourante de 

comprendre la décision et de critiquer l'argumentation du premier juge, ce qu'elle 

a d'ailleurs fait.  

Infondé, ce grief doit être rejeté. 

3. La recourante reproche au Tribunal d'avoir admis l'identité entre la créancière et la 
poursuivante et, partant, d'avoir prononcée la mainlevée à son encontre, sur la 

base de pièces en partie irrecevables.  

 3.1 
3.1.1 Selon l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement 
exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition. Le juge 

ordonne la mainlevée définitive de l'opposition, à moins que l'opposant ne prouve 

par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis, postérieurement au 

jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription (art. 81 al. 1 LP). 

La procédure de mainlevée, provisoire ou définitive, est une procédure sur pièces 

(Urkundenprozess) dont le but n'est pas de constater la réalité de la créance en 

poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire (ATF 145 III 160 consid. 5.1; 142 

III 720 consid. 4.1). Le juge de la mainlevée examine uniquement la force 

probante du titre produit par le poursuivant, sa nature formelle, et lui attribue 

force exécutoire si le poursuivi ne rend pas immédiatement vraisemblable ses 

moyens libératoires (ATF 145 III 160 consid. 5.1; 142 III 720 consid. 4.1).  

Pour que la mainlevée soit prononcée, il doit notamment y avoir identité entre le 

poursuivant et le créancier désigné dans le titre. Cette question est examinée 

d'office par le juge de la mainlevée (ATF 142 III 720 consid. 4.1; 139 III 444 

consid. 4.1.1 et les références citées). 

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Nonobstant l'application de la procédure sommaire, la partie poursuivante doit 

prouver, et non pas simplement rendre vraisemblable, l'identité entre le poursuivi 

et le débiteur désigné par le titre (ATF 144 III 552 consid. 4.1.3 et 4.1.4 et les 

références citées; arrêt du Tribunal fédéral 5D_121/2019 du 18 juillet 2019 

consid. 5.2).  

 3.1.2 En cas de procédure écrite, ordonnée en application de l'art. 253 CPC, il n'y 
a en principe qu'un seul échange d'écritures. Cela n'exclut toutefois pas qu'un 

deuxième échange d'écritures puisse être ordonné avec la retenue nécessaire si les 

circonstances l'exigent. A défaut, seule demeure la possibilité de répliquer, soit 

pour le requérant sur le contenu de la réponse (ATF 146 III 237 consid. 3.1;  

144 III 117 consid. 2.1-2.3). Il revient aux tribunaux d'indiquer de manière 

explicite s'ils ordonnent formellement un second échange d'écritures ou s'ils se 

contentent de réserver le droit à la réplique (ATF 146 III 237 consid. 3.2). 

Les novas sont admis de manière illimitée lorsqu'un second échange d'écritures est 

ordonné. Au terme de la phase d'allégation qui intervient après le premier ou cas 

échéant le second échange d'écritures, les novas ne sont ensuite recevables qu'aux 

conditions de l'art. 229 al. 1 CPC (ATF 146 III 237 consid. 3.1).  

3.2 En l'espèce, la recourante reproche, en premier lieu, au Tribunal d'avoir fondé 
sa décision sur des pièces irrecevables, car produites tardivement par l'intimée à 

l'appui de la réplique du 16 février 2021.  

 Le Tribunal n'a certes pas ordonné un second échange d'écritures permettant aux 

parties de produire des novas de manière illimitée. L'intimée soutient qu'elle 

pouvait néanmoins produire des moyens de preuve complémentaires en réponse 

aux arguments soulevés, de manière imprévisible selon elle, par sa partie adverse. 

Cette question, ainsi que la recevabilité des pièces litigieuses qui en découle, peut 

en l'état demeurer indécise au vu des considérants qui suivent. 

 Contrairement à l'avis de la recourante, les pièces produites par l'intimée à l'appui 

de sa réplique du 16 février 2021 ne sont pas décisives pour l'issue du litige. En 

effet, le Tribunal s'est avant tout basé sur le procès-verbal de l'assemblée 

extraordinaire de l'intimée du 11 mars 2020, ainsi que sur l'extrait du registre du 

commerce italien, soit les pièces 2 et 3 produites à l'appui de la requête de 

mainlevée.  

Au fond, il ressort de ces pièces que l'ordre du jour de l'assemblée du 11 mars 

2020 de l'intimée portait précisément sur la seule proposition de changement de 

nom de l'ancienne raison sociale de la société, soit D______ SPA, en 

B______ SPA avec les conséquences y relatives (Ordine del Giorno: 1. Proposta 

di cambi di denominazione sociale da quello attuale a "B______ SPA" 

2. Delibere inerenti e consequenziale) et que cette proposition a été acceptée à 

l'unanimité. Selon les motifs exposés lors de l'assemblée, ce changement de nom 

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s'inscrivait dans le cadre de nouvelles opérations stratégiques sociales et 

commerciales de la société, sans aucune référence à une quelconque fusion.  

Les indications résultant du registre du commerce italien confirment que les 

modifications récemment apportées à la société intimée, aux mois de mars et mai 

2020, ne concernaient qu'un changement de nom de la société, passant de 

D______ SPA pour aboutir en dernier lieu à B______ SPA ("variazione della 

denominazione. Denominazione precedente: D______ SPA"). Le but social, le 

représentant de la société, le code d'identifiant de la société (LEI Code), le code 

fiscal ou de TVA sont quant à eux demeurés identiques, ce qui tend à démontrer 

qu'il s'agit bien de la même entité, sous une nouvelle appellation.  

Quant à la fusion invoquée par la recourante, il ressort de la section 8 de l'extrait 

du registre du commerce italien qu'un projet de fusion a été inscrit le 10 février 

2020 ("progetto di fusione"), mais sans toutefois se concrétiser par la suite 

contrairement aux deux précédents projets inscrits les 15 mai 2014 et 

24 septembre 2018, dont la fusion s'était confirmée respectivement les 6 juin 2014 

et 18 octobre 2018 par une inscription complémentaire ("Fusione mediante 

incorporazione"). Dans le cas présent, aucune confirmation ne ressort du registre. 

En revanche, il a, par la suite, été procédé au changement de nom comme indiqué 

ci-dessus.   

Partant, force est de constater au vu des indications du registre du commerce 

italien que la fusion alléguée concernant la société intimée n'a pas été finalisée, 

celle-ci ayant en définitive changé de raison sociale.  

Ainsi, les pièces précitées produites à l'appui de la requête de mainlevée suffisent 

à établir l'identité entre l'intimée poursuivante et la créancière désignée dans le 

titre. C'est donc à bon droit que le Tribunal a prononcé la mainlevée définitive de 

l'opposition formée par la recourante, en l'absence de tout moyen libératoire 

invoqué par cette dernière.  

Le recours s'avère, par conséquent, infondé et sera rejeté.  

4. Les frais du recours, arrêtés à 600 fr. (art. 48 et 61 OELP), seront mis à la charge 
de la recourante qui succombe (art. 106 CPC), et compensés avec l'avance du 

même montant fournie par cette dernière, laquelle demeure acquise à l'Etat 

(art. 111 al. 1 CPC). 

 Vu l'issue du litige, la recourante sera condamnée aux dépens de sa partie adverse, 

arrêtés à 800 fr. (art. 84, 85, 89 et 90 RTFMC), TVA non comprise compte tenu 

du domicile à l'étranger de l'intimée (arrêt du Tribunal fédéral 4A_623/2015 du 

3 mars 2016). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 26 avril 2021 par A______ SA contre le 

jugement JTPI/4466/2021 rendu le 12 avril 2021 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/20386/2020-14 SML. 

Au fond : 

Le rejette. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 600 fr., les met à la charge de A______ SA et dit 

qu'ils sont compensés avec l'avance fournie, acquise à l'Etat de Genève. 

Condamne A______ SA à verser à B______ SPA 800 fr. à titre de dépens de recours.  

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, juges; Madame Mélanie DE 

RESENDE PEREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.