# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aed74fba-91fc-5509-ab32-e92d50d1836d
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-31
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 31.10.2017 A/3694/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3694-2017_2017-10-31.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3694/2017-EXPLOI ATA/1452/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 31 octobre 2017 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

A______ SA 

contre 

 

SERVICE DE POLICE DU COMMERCE ET DE LUTTE CONTRE LE 

TRAVAIL AU NOIR 
 

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A/3694/2017 

EN FAIT 

1)  Par décision du 11 août 2017, communiquée par courrier A+, le service de 
police du commerce et de lutte contre le travail au noir (ci-après : PCTN) a 
ordonné la fermeture pour une durée de sept jours du commerce à l’enseigne 
« A______ SA » (ci-après : A______), soit pour elle Monsieur B______, sis rue 
C______ à Genève, pour avoir pratiqué la vente de boissons alcooliques en 
violation de diverses dispositions de la loi sur la vente à l'emporter des boissons 
alcooliques du 22 janvier 2004 (LVEBA - I 2 24). 

2)  Par courrier mis à la poste le 11 septembre 2017, A______ a recouru auprès 
de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre la décision susmentionnée, concluant en substance à son 
annulation, cas échéant à la diminution de la sanction.  

3)  Le courrier susmentionné n’étant pas signé, la chambre administrative a, par 
plis simple et recommandé du 12 septembre 2017, imparti à A______ un délai au 
19 septembre 2017 à 16h00 pour venir le signer, sous peine d’irrecevabilité.  

4)  Aucun représentant de A______ n’est passé signer le recours dans le délai 
imparti. Le pli recommandé est venu en retour à la chambre administrative le 
16 septembre 2017, non réclamé. 

5)  Le 29 septembre 2017, A______, soit pour elle M. B______, a écrit à la 
chambre administrative pour indiquer qu’il n’avait pris connaissance du courrier 
du 12 septembre 2017 que le 28 septembre 2017, étant à l’étranger chez des 
cousins jusqu’à cette date. Le même jour, il est passé signer le recours au greffe de 
la chambre administrative.  

6)  Le 4 octobre 2017, le courrier susmentionné a été communiqué au PCTN et 
les parties ont été informées que la cause était gardée à juger.  

7)  Selon le registre du commerce du canton de Genève, M. B______ est 
directeur de la société A______, avec signature individuelle.  

EN DROIT 

1)  Interjeté devant la juridiction compétente, le recours est, à cet égard, 
recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 -
LOJ - E 2 05). 

2)  Le délai de recours est de trente jours s'il s'agit d'une décision finale ou 
d'une décision en matière de compétence (art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la 

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procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10) et de dix jours s'il 
s'agit d'une autre décision (art. 62 al. 1 let. b LPA). Le délai court dès le 
lendemain de la notification de la décision (art. 62 al. 3 LPA). 

  Par ailleurs, les délais en jours et en mois fixés par la loi ou par l'autorité ne 
courent pas du 7ème jour avant Pâques au 7ème jour après Pâques inclusivement 
(art. 17A al. 1 let. a LPA), ainsi que du 15 juillet au 15 août inclusivement 
(art. 17A al. 1 let. b LPA). 

3)  Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions 
impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être 
prolongés (art. 16 al. 1 1ère phr. LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le 
législateur lui-même (ATA/480/2012 du 31 juillet 2012 consid. 4b ; 
ATA/400/2012 du 26 juin 2012 consid. 3a ; ATA/515/2009 du 13 octobre 2009 
consid. 4). Ainsi, celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la 
décision en cause acquiert force obligatoire (ATA/498/2009 du 6 octobre 2009 
consid. 2 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral a eu l'occasion de préciser que le 
strict respect des délais légaux se justifie pour des raisons d'égalité de traitement, 
et n'est pas constitutif de formalisme excessif (ATF 125 V 65 consid. 1 ; arrêts du 
Tribunal fédéral 6B_507/2011 du 7 février 2012 consid. 2.3 ; 2D_18/2009 du 
22 juin 2009 consid. 4.2). 

  Les cas de force majeure restent réservés (art. 16 al. 1 2ème phr. LPA). À cet 
égard, il y a lieu de préciser que tombent sous cette notion les événements 
extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité 
de l’intéressé et qui s’imposent à lui de l’extérieur de façon irrésistible 
(ATA/564/2012 du 21 août 2012 consid. 2 ; ATA/492/2012 du 31 juillet 2012 
consid. 2b ; ATA/400/2012 du 26 juin 2012 consid. 4). 

4)  En vertu de l’art. 64 al. 1 LPA, le recours est formé par écrit et adressé à la 
juridiction administrative appelée à en connaître.  

5) a. À teneur des art. 12 ss de la loi fédérale complétant le Code civil suisse du 
30 mars 1911 (Livre cinquième : Droit des obligations - CO - RS 220) et 
notamment de l'art. 14 al. 1 CO, la forme écrite implique que la signature doit être 
écrite à la main par celui qui s’oblige. 

  De jurisprudence constante, la signature olographe originale est une 
condition nécessaire que doit respecter tout acte pour être considéré comme un 
recours (ATA/201/2012 du 3 avril 2012 consid. 5a ; ATA/36/2011 du 25 janvier 
2011 ; ATA/277/2002 du 28 mai 2002 et références citées). 

 b. La prohibition du formalisme excessif, garantie procédurale découlant de 
l’art. 29 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 
(Cst. - RS 101) commande cependant à l’autorité de ne pas sanctionner par 

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l’irrecevabilité les vices de procédure aisément reconnaissables auxquels il 
pourrait être remédié à temps, car signalés utilement au plaideur (ATA/244/2010 
du 13 avril 2010 ; ATA/668/2009 du 15 décembre 2009 ; ATA/451/2007 du 
4 septembre 2007).  

  Le défaut de signature est un vice réparable, pour autant que la signature soit 
apposée pendant le délai de recours, cas échéant pendant le bref délai 
supplémentaire imparti par la juridiction administrative (art. 65 al. 3 LPA ; art. 52 
al. 2 de la loi fédérale sur la procédure administrative du 20 décembre 1968 - PA - 
RS 172.021 ; ATF 125 I 166 ; arrêt du Tribunal fédéral 2C_319/2011 du 
26 janvier 2012 consid. 6.1 ; ATA/201/2012 du 3 avril 2012 consid. 5b). Cette 
réglementation tend à éviter tout formalisme excessif en permettant à l’intéressé 
de réparer une omission. 

6)  En l’espèce, le recours, mis à la poste dans le délai de recours échéant le 
15 septembre 2017, n’était pas signé et la recourante a été invitée à régulariser 
cette informalité jusqu’au 19 septembre 2017, sous peine d’irrecevabilité. Elle ne 
l’a pas fait, son représentant autorisé expliquant avoir été absent de Genève 
jusqu’au 28 septembre 2017, date à laquelle il a pris connaissance du courrier 
précité. Il n’allègue aucun cas de force majeure justifiant cette absence, de sorte 
que le recours sera déclaré irrecevable, sans instruction, conformément à 
l’art. 72 LPA. 

7)  Un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de la recourante qui 
succombe (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée 
(art. 87 al. 2 LPA).  

 
* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

déclare irrecevable le recours interjeté le 11 septembre 2017 par A______ SA contre la 
décision du service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir  du 
11 août 2017 ; 

met à la charge de la recourante un émolument de CHF 500.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 

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de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à A______ SA, ainsi qu'au service de police du commerce 
et de lutte contre le travail au noir. 

Siégeant : Mme Junod, présidente, Mmes Krauskopf et Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

M. Mazza 
 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :