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**Case Identifier:** 107d5d6c-5f28-53e0-b4d4-8114c8d4abb2
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-05-05
**Language:** fr
**Title:** Genf Tribunal administratif de première instance en matière fiscale 05.05.2010 A/4933/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_TAPI_001_A-4933-2008_2010-05-05.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/4933/2008 ICC IFD DCCR/640/2010 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION CANTONALE DE RECOURS 

EN MATIÈRE ADMINISTRATIVE 

du 5 mai 2010 

 

dans la cause 

 

Monsieur B_____ 

contre 

 

ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE 

ADMINISTRATION FEDERALE DES CONTRIBUTIONS 

(Impôt fédéral direct, cantonal et communal 2007) 

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A/4933/2008 

EN FAIT 

1. Le présent recours porte sur l'impôt fédéral direct (IFD), cantonal et communal 
(ICC) pour l'année 2007. 

2. Pour la période 2007, Dominique B_____ (ci-après le contribuable ou le 
recourant) était domicilié à C____ en France. Dans sa déclaration fiscale 2007, il a 
mentionné qu'il exerçait une activité lucrative indépendante à Genève, par 
l'intermédiaire de la société en nom collectif T____ B_____. Se fondant sur les 
états financiers au 31 décembre 2007 de son entreprise, il a déclaré un revenu à 
hauteur de 27'359 fr. et une fortune imposable nulle.  

3. Par courrier du 15 juillet 2008, l'Administration fiscale cantonale (ci-après 
l'administration) a adressé une demande de renseignement au contribuable, lui 
priant d'indiquer notamment la date du début de son activité auprès de son 
entreprise ainsi que les dates de début et de fin des états financiers.  

4. Par courrier du 12 août 2008, le mandataire du contribuable a répondu que ce 
dernier avait débuté son activité le 1er août 2007 auprès de sa société et que les 
dates déterminantes des états financiers étaient le 1er août 2007 (début) et le 31 
décembre 2007 (fin). 

5. Le 27 août 2008, l'administration a émis un bordereau de taxation ICC 2007, 
retenant une fortune imposable de 18'289 fr. et un revenu imposable de 27'359 fr. 
au taux de 65'662 fr. (en réalité, elle a utilisé le taux maximum sans le 
mentionner) selon le barème d'imposition A de l'article 11 LIPP - V. L'impôt 
s'élevait à 9'190 fr. 35 (dont 5'198 fr. 20 pour l'impôt de base sur le revenu), aucun 
rabais d'impôt n'ayant été accordé. 

6. Le même jour, l'administration a émis un bordereau de taxation IFD 2007, faisant 
état d'un revenu de 27'300 fr. imposable au taux de 65'600 fr., selon le barème 
d'imposition de l'article 214 alinéa 1 LIFD. Le montant de l'impôt s'élevait à 
3'139 fr. 50. 

7. Par courrier du 26 septembre 2008, le contribuable a élevé réclamation à 
l'encontre desdits bordereaux. Il sollicitait l'application du barème "marié" pour 
son imposition car il avait un enfant à sa charge. 

8. Par décisions du 20 novembre 2008, l'administration a rejeté les réclamations. Le 
contribuable était domicilié en dehors du canton et exerçait une activité 
indépendante à Genève, raison pour laquelle il avait été assujetti de manière 
limitée. Il n'a toutefois déclaré que ses revenus de source genevoise. En l'absence 
de l'ensemble des revenus, c'est le taux maximum du barème "célibataire" qui a 
été appliqué, sans qu'il soit tenu compte d'une charge de famille. 

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A/4933/2008 

9. Par acte du 16 décembre 2008, le contribuable a recouru contre ces décisions 
auprès des Commission cantonale de recours en matière d'impôts (CCRI) et 
Commission cantonale de recours de l'impôt fédéral direct (CCRIFD) concluant à 
leur annulation.  
 
Les dispositions appliquées par l'administration sont celles relatives aux personnes 
ne déclarant pas l'ensemble de leur revenu tels que des fonctionnaires 
internationaux ayant des carnets d'épargne ou des étrangers ayant un revenu en 
Suisse et à l'étranger. Ces dispositions ne s'appliquent pas en l'espèce puisqu'il 
s'agit d'un cas "classique", où l'on applique "le taux de l'annualisation du salaire au 
revenu déclaré" conformément à l'article 2 LIPP-II. 

10. Dans sa réponse du 3 juillet 2009, l'administration conclut au rejet partiel du 
recours. Elle constate que le recourant s'est abstenu de déclarer l'intégralité de ses 
revenus et de sa fortune qui ne sont pas liés à l'activité lucrative qu'il exerce à 
Genève, alors que seuls ces éléments permettent la détermination du taux. 
L'administration estime que le recourant possède d'autre éléments de fortune ou de 
revenu qu'il aurait pu réaliser en France au cours des 7 mois ayant précédés son 
activité indépendante à Genève. Le recourant aurait du produire une déclaration 
fiscale française ou, à tout le moins, une attestation des autorités fiscales de son 
lieu de résidence.   
 
Elle admet en revanche que l'application du taux maximum en cas 
d'assujettissement limité à Genève ne vise que la détermination d'un taux 
d'imposition adéquat à défaut d'indications du contribuable sur ses autres revenus. 
La charge fiscale à laquelle elle conduit ne devrait donc pas dépasser celle d'un 
contribuable qui, dans une situation identique, aurait néanmoins déclaré des 
revenus et une fortune étrangers assez élevés pour justifier l'application du taux 
maximum. En conséquence, elle entend appliquer le barème "marié" et prendre en 
compte une charge de famille. 

11. Le contribuable a répliqué par une lettre du 20 juillet 2009. Il maintient que son 
revenu doit être annualisé et que le taux du revenu annuel doit être appliqué au 
revenu réalisé. 

12. Dans sa duplique du 23 juillet 2009, l'administration a persisté dans ses 
conclusions. 

EN DROIT 

1. La Commission cantonale de recours en matière administrative, qui a repris 
depuis le 1er janvier 2009 les compétences des Commission cantonale de recours 
en matière d'impôts et Commission cantonale de recours de l'impôt fédéral direct 
(art. 162 al. 4 de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 – LOJ – 

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E 2 05), connaît des recours dirigés, comme en l’espèce, contre des décisions de 
l'Administration fiscale cantonale (art. 56X al. 2 et 56Y LOJ ; art. 140 de la loi 
fédérale sur l'impôt fédéral direct du 14 décembre 1990 – LIFD – RS 642.11 et 
art. 5 du règlement d'application de diverses dispositions fiscales fédérales du 
30 décembre 1958 – RDDFF – D 3 80.04 ; art. 49 de la loi de procédure fiscale du 
4 octobre 2001 – LPFisc – D 3 17). 

2. Interjetés en temps utile et dans les formes prescrites devant la juridiction 
compétente, le recours est recevable au sens des articles 140 LIFD et 49 LPFisc. 

I.  Impôt fédéral direct 

3. Aux termes de l'article 4 alinéa 1 lettres a et b LIFD, les personnes physiques qui, 
au regard du droit fiscal, ne sont ni domiciliées ni en séjour en Suisse sont 
assujetties à l'impôt à raison du rattachement économique lorsqu'elles sont 
propriétaires ou usufruitières d'une entreprise en Suisse ou y sont intéressées 
comme associées ou lorsqu'elles exploitent un établissement stable en Suisse. 
  
Les personnes physiques qui ne sont que partiellement assujetties à l’impôt sur le 
revenu en Suisse se voient appliquer le taux auquel leur revenu serait imposé si 
tous les éléments étaient imposables en Suisse (art. 7 al. 1 LIFD). Toutefois, les 
contribuables domiciliés à l’étranger qui sont imposables en raison d’une 
entreprise, d’un établissement stable ou d’un immeuble sis en Suisse, ne sont 
imposables qu’à un taux correspondant au moins au revenu acquis en Suisse (art. 
7 al. 2 LIFD).  
 
Selon le principe énoncé au 1er alinéa de l'article 7 LIFD, en cas d'assujettissement 
partiel en Suisse - domicile ou séjours en Suisse et les éléments de fortune 
imposable à l'étranger, ou domicile à l'étranger et les éléments de fortune 
imposable en Suisse - l'imposition s'effectue au taux applicable au revenu global 
(P. Agner, B. Jung, G. Steinmann, Commentaire de la loi sur l'impôt fédéral 
direct, 2001, p. 27).  
 
Afin de ne pas défavoriser les contribuables étrangers qui se plient à l'obligation 
de déclarer l'ensemble de leurs revenus et de leur fortune, l'administration, il y a 
de nombreuses années, a adopté une pratique visant à appliquer le taux maximum 
du barème aux contribuables imposables dans le canton sur une partie de leur 
revenu s'ils ne déclarent pas la totalité de leur revenu et de leur fortune 
(Information de l'administration fiscale cantonale N° 9/2003 du 11 novembre 
2003, valable pour les années fiscale 2003 à 2007).  
 
Ainsi, d'après la jurisprudence constante (en dernier lieu : DCRI/226/2008 et 
références), soit le contribuable domicilié à l'étranger déclare l'ensemble de ses 
revenus et de sa fortune et le taux de l'impôt sur le revenu et la fortune est alors 

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déterminé en fonction de ces éléments respectifs, soit il refuse de déclarer 
l'ensemble de ces éléments auquel cas l'administration a recours au taux maximum 
prévu par la loi. Le taux maximum du barème est appliqué à celui qui refuse de 
communiquer les éléments de ses revenus et de sa fortune (ATA/787/1997 du 18 
novembre 1997 dans la cause H.).  
 
Par ailleurs, l'administration supporte le fardeau de la preuve de démontrer 
l'existence d'éléments imposables, tandis qu'il incombe au contribuable de justifier 
les faits qui réduisent ou éteignent son obligation fiscale (X. Oberson, Droit fiscal 
suisse, 2007, n° 9 p. 442 et jurisprudence citée, RDAF 1995 p. 58, consid. 3 p. 59) 

4. Selon la jurisprudence (Arrêt du Tribunal fédéral 2A.374/2006 du 30 octobre 
2006, consid. 4.3), en matière fiscale, les règles sur le fardeau de la preuve veulent 
que l'autorité fiscale établisse les faits qui justifient l'assujettissement et qui 
augmente la taxation, tandis que le contribuable doit prouver les faits qui 
diminuent la dette ou la suppriment (Ernst BLUMENSTEIN / Peter LOCHER, 
System des schweizerischen Steuerrechts, 6ème édition, Zurich 2002, p. 416 et les 
nombreuses références). Par ailleurs, le contribuable doit prouver l'exactitude de 
sa déclaration d'impôt et de ses explications ultérieures ; on ne peut pas demander 
au contribuable de prouver un fait négatif, c'est-à-dire qu'il n'a pas d'autres 
revenus que ceux annoncés (Jean-Marc RIVIER, Droit fiscal suisse, L'imposition 
du revenu et de la fortune, 2ème édition, Lausanne 1998, p. 138). Il incombe en 
effet à l'autorité fiscale d'apporter la preuve de l'existence d'éléments imposables 
qui n'ont pas été annoncés. Si les preuves recueillies par l'autorité fiscale apportent 
suffisamment d'informations révélant l'existence d'éléments imposables non 
déclarés, il appartient à nouveau au contribuable d'établir l'exactitude de ses 
allégations ; il doit justifier l'origine des montants non déclarés et il peut même 
être obligé de fournir des renseignements supplémentaires sur les rapports 
contractuels mis à jour par l'autorité fiscale et sur les prestations qui en découlent 
(ATF 121 II 257 consid. 4c/aa p. 266 et les références). Ainsi, lorsque le 
contribuable ne remplit pas son obligation de renseigner l'administration, il 
supporte le fardeau de la preuve du fait qui justifie son assujettissement (Daniel 
SCHÄR, Normentheorie und mitwirkungsorientierte Beweislastverteilung in 
gemischten Steuerverfahren, Archives 67 p. 433 ss, p. 448). 

5. En l’espèce, il n'est pas contesté que le recourant, domicilié en France, est 
assujetti à Genève de manière limitée en raison de l'exercice d'une activité 
indépendante depuis le 1er août 2007. Dès lors, pour le calcul du taux, il convient 
de déterminer le revenu global du recourant y compris les éléments étrangers pour 
la période du 1er août au 31 décembre 2007.   
 
Le contribuable n’a pas déclaré d’autres revenus que ceux réalisés dans le cadre 
de son activité indépendante à Genève. Or, à moins que le fisc ne disposât 
d’éléments concrets – ce qu’il n’a en l’espèce ni allégué et encore moins démontré 

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– il n’était pas fondé à présumer que le recourant avait réalisé d’autres revenus en 
France ou qu’il y disposait d’une fortune, du 1er août au 31 décembre 2007. De 
surcroît, la commission rappelle que les revenu et fortune obtenus à l’étranger par 
le contribuable, du 1er janvier au 30 juillet 2007 ne sont pas pertinents pour la 
détermination du taux d’impôt, l'assujettissement, même limité, du contribuable, 
n'ayant débuté que le 1er août 2007 (art. 8 LIFD).  
 
Si, néanmoins, l’administration avait éprouvé un doute au sujet d’éventuels autres 
revenu et fortune du recourant en Suisse ou à l’étranger durant la seconde partie 
de l’année 2007, elle aurait dû, conformément au principe de la maxime d’office, 
interpeller le contribuable à ce sujet. En cas de silence du contribuable ou de refus 
sans motif de répondre, le fisc aurait été autorisé à appliquer le taux maximum.  
 

6. Le recours devra dès lors être admis sur ce point et la cause renvoyée à 
l’administration pour qu’elle interpelle le contribuable, conformément à ce qui a 
été exposé ci-dessus.   
 

7. Par ailleurs, comme l'a relevé à juste titre l'administration dans sa réponse du 3 
juillet 2009, la charge fiscale à laquelle conduit l'application du taux maximum ne 
devrait pas dépasser celle d'un contribuable dans la même situation qui aurait 
déclaré des revenus et une fortune étrangers assez élevés pour justifier 
l'application dudit taux. Ainsi, la commission prend acte de ce que l'autorité 
intimée s'engage à appliquer le barème "marié" de l'article 214 alinéa 2 LIFD et à 
prendre en compte l'existence d'une charge de famille conformément à l'article 
213 lettre a LIFD.   
 
Le recours sera par conséquent admis sur ce point.  

II. Impôt cantonal et communal  

8. Le 1er janvier 2010 est entrée en vigueur la loi sur l’imposition des personnes 
physiques du 27 septembre 2009 (LIPP – D 3 08), dont l'article 69 abroge les cinq 
anciennes lois sur l’imposition des personnes physiques (LIPP- I à V).  

L’article 72 alinéa 1 LIPP prévoit que cette loi s’applique pour la première fois pour 
les impôts de la période fiscale 2010, et que les impôts relatifs aux périodes fiscales 
antérieures demeurent régis par les dispositions de l’ancien droit, même après 
l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. 

9. L'article 6 alinéas 1 et 2 de la loi sur l'imposition des personnes physiques dans sa 
teneur du 13.11.2007 (aLIPP-I) reprend de manière identique le contenu de 
l'article 7 alinéa 1 et 2 LIFD. En outre, les principes jurisprudentiels applicables 
en l'espèce sont les mêmes pour l'impôt fédéral direct et l'impôt cantonal et 

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communal. Il s'ensuit que les considérations développées ci-dessus s'appliquent 
également pour l'impôt cantonal et communal.   
 
Le dossier sera renvoyé à l’administration pour qu’elle interpelle le contribuable, 
conformément à ce qui a été exposé au considérant 5 supra. 

10. La commission prend acte de ce que l'administration s'engage à appliquer le 
barème "marié" de l'article 12 alinéa 3 aLIPP-V et à prendre en compte l'existence 
d'une charge de famille conformément à l'article 14 aLIPP-V.   
 
Le recours sera par conséquent admis sur ce point et le dossier sera retourné à 
l'administration nouvelle taxation.  

11. En application des articles 144 alinéa 1 LIFD, 52 alinéa 1 LPFisc et 87 alinéa 1 
LPA, le contribuable, qui obtient gain de cause, est dispensé du paiement d’un 
émolument. 

 

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PAR CES MOTIFS 

LA COMMISSION CANTONALE DE RECOURS 

EN MATIERE ADMINISTRATIVE 

1. déclare le recours recevable ; 

2. l'admet ; 

3. renvoie le dossier à l’administration pour nouvelles taxations dans le sens des 
considérants ;  

4. dit qu’il n’est pas perçu d’émolument ; 

5. dit que, conformément aux articles 56A LOJ, 63 let. a et 65 LPA, la présente 
décision est susceptible de faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal 
administratif (18 rue du Mont-Blanc, case postale 1956, 1211 Genève 1) dans les 
30 jours à compter de sa notification. L'acte de recours doit être dûment motivé et 
contenir, sous peine d'irrecevabilité, la désignation de la décision attaquée et les 
conclusions du recourant. Il doit être accompagné de la décision attaquée et des 
autres pièces dont dispose le recourant ; 

6. communique la présente décision à :  

a. Dominique B_____ ; 

b. l'Administration fiscale cantonale ; 

c. l'Administration fédérale des contributions.  

 

Siégeant :  Quynh STEINER SCHMID, présidente, Damien BONVALLAT et Yves 
DUPONT, juges assesseurs. 

Au nom de la Commission : 

La présidente  

Quynh STEINER SCHMID 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

Genève,  
 

 Le greffier