# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 72dd1f65-4bd4-500a-8137-8a5d8dbaa35a
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-10-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 30.10.2008 A/3649/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3649-2008_2008-10-30.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET 

 

CANTON DE GENEVE 

 

POUVOIR JUDICIAIRE 
 

 

DCSO/462/08 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 

17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Commission de 

surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance 

en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 56R al. 3 LOJ). Il doit être déposé devant le 

Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition 

complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière 

de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). Le recours doit être rédigé dans 

une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens 

de preuve, et être signé (art. 42 LTF). 

 

DÉCISION 

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE 
DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES 

SIÉGEANT EN SECTION 

DU JEUDI 30 OCTOBRE 2008 

Cause A/3649/2008, plainte 17 LP formée le 10 octobre 2008 par M. C______. 

 

Décision communiquée à : 

- M. C______ 

 
 

- Etat de Genève, service cantonal d’avance et de recouvrement des pensions 
alimentaires (SCARPA) 

Rue Ardutius-de-Faucigny 2 
1204 Genève  
 
 

 
- Office des poursuites 

 

 - 2 - 

 

E N   F A I T  

A. Le 25 juillet 2008, l'Etat de Genève, service cantonal d'avance et de recouvrement 

des pensions alimentaires (ci-après : le SCARPA) a requis la continuation des 

poursuites dirigées contre M. C______, fondées sur les actes de défauts de biens 

qui lui avaient été délivrés le 3 mars 2008. 

 Ces réquisitions ont été enregistrées sous n
os

 08 xxxx44 C et 08 xxxx45 B. 

 Par avis datés du 16 septembre 2008, l'Office des poursuites a informé M. 

C______ qu'il procéderait à l'exécution des saisies le 27 octobre 2008. 

B. Par acte déposé auprès du greffe de la Commission de surveillance le 10 octobre 

2008, M. C______ a porté plainte, assortie d'une demande d'effet suspensif, contre 

ces mesures. Il expose en substance que le SCARPA réclame des sommes qui ne 

sont pas dues, les mandats qui lui avaient été confiés par son ex-épouse et sa fille 

ayant été révoqués au 1
er

 juillet 2007. 

 Par ordonnance du 17 octobre 2008, la Commission de céans a rejeté la demande 

d'effet suspensif. 

 

E N   D R O I T  

1.a. La Commission de céans est compétente, en tant qu’autorité cantonale de 

surveillance (art. 13 LP ; art. 10 al. 1 et 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ), pour 

connaître des plaintes dirigées contre des mesures des organes de l’exécution 

forcée ne pouvant être contestées par la voie judiciaire ou formées pour déni de 

justice ou retard injustifié (art. 17 al. 1 et 3 LP). 

 Un avis de saisie est une mesure sujette à plainte (André E. Lebrecht, in SchKG 

II, ad art. 90 n° 9 ; BlSchK 2005, n° 37 p. 229 consid. 1 ; DCSO/401/2007  

consid. 1.a. du 13 septembre 2007 ; DCSO/456/03 consid. 5.b du 20 octobre 

2003) et le poursuivi a qualité pour agir par cette voie (56R al. 3 LOJ ; art. 17 LP ; 

art. 10 al. 1 LP). 

1.b. La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu 

connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). 

 En l'espèce, la plainte, formée le 10 octobre 2008 contre deux avis de saisie pour 

le 27, datés du 16 septembre 2008, paraît tardive. 

 

 - 3 - 

 La question du dies a quo peut toutefois rester ouverte, la plainte devant, en tout 

état, être déclarée irrecevable, le plaignant contestant devoir les sommes qui lui 

sont réclamées par le poursuivant. 

2. Sous réserve d’un abus de droit manifeste, il n’appartient, en effet, ni aux offices 

des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est 

exigée à bon droit ou non (ATF 115 III 18 consid. 3b ; ATF non publié 

7B.219/2006 et 7B.220/2006 du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut 

donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de 

l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement de la juridiction civile 

ou administrative (Pierre-Robert Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et 

concordat, 4
ème

 éd., p. 43). 

 La Commission de céans ne saurait donc revoir la justification des créances à 

l'origine des procédures de réalisation forcée. 

 Il sied, par ailleurs, de relever que le poursuivant a requis la continuation des 

poursuites dans le délai de forclusion prescrit, soit dans les six mois à compter de 

la réception des actes de défaut de biens (art. 149 al. 3 LP ; Pierre-Robert 

Gilliéron, Commentaire, ad art. 149 n° 48). 

3. Enfin, la Commission de céans rappellera que si la dispense temporaire d'un 

nouveau commandement de payer prive le poursuivi du droit de former 

opposition, elle ne le prive pas du droit d'ouvrir action en annulation ou en 

suspension de la poursuite (art. 85 et 85a LP), voire action en répétition de l'indu 

(art. 86 LP). 

4. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP, 

soit sans instruction préalable, c’est-à-dire sans que l’Office et le poursuivant 

n’aient été invités à se déterminer sur la plainte, compte tenu de l’issue manifeste 

qu’il faut donner à cette dernière.  

 Elle leur sera toutefois communiquée. 

 

 

 

*  *  *  *  *  

 

 - 4 - 

 

P A R   C E S   M O T I F S ,  

L A   C O M M I S S I O N   D E   S U R V E I L L A N C E    

S I É G E A N T   E N   S E C T I O N   :  

 

Déclare irrecevable la plainte formée le 10 octobre 2008 par M. C______ contre les avis 

de saisie, poursuites n
os

 08 xxxx44 C et 08 xxxx45 B. 

 

 

 

 

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; M. Didier BROSSET et Mme 
Valérie CARERA, juges assesseur(e)s.  

 

Au nom de la Commission de surveillance : 

 

Véronique PISCETTA             Ariane WEYENETH  

         Greffière :                     Présidente : 

 

 

 

 

 

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier 

recommandé aux autres parties par la greffière le