# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d3e92cce-8e36-59d0-b586-956298d08f51
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-11-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 19.11.2025 P/15246/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-15246-2025_2025-11-19.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/15246/2025 ACPR/955/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mercredi 19 novembre 2025 

 

Entre 

A______ SA et B______, représentés par Me Béatrice STAHEL, avocate, rue de Savièse 16, 

1950 Sion, 

recourants, 

 

contre l’ordonnance de non-entrée en matière rendue le 19 août 2025 par le Ministère public, 

et 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 

Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié le 1er septembre 2015, A______ SA et B______ recourent contre 
l'ordonnance du 19 août 2025, notifiée le 21 suivant, par laquelle le Ministère public a 
décidé de ne pas entrer en matière sur les faits visés par la procédure. 

Les recourants concluent, avec suite de frais et dépens, à l’annulation de cette 
ordonnance et, principalement, à la mise en accusation de C______ des chefs de 
diffamation (art. 173 CP) et de calomnie (art. 174 CP), subsidiairement au renvoi de 
la cause au Ministère public afin qu’il ouvre une instruction.  

b. Les recourants ont versé les sûretés en CHF 1'000.- qui leur étaient réclamées par 
la Direction de la procédure.  

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. Depuis plusieurs années, une procédure judiciaire oppose A______ SA, dont 
B______ est le président avec signature individuelle, à C______, concernant le 
recouvrement d’une créance.  

b.a. Le 3 juillet 2025, A______ SA, représentée par B______, ainsi que ce dernier, à 
titre personnel, ont déposé plainte pénale contre C______ des chefs de calomnie  
(art. 174 CP), subsidiairement de diffamation (art. 173 CP). 

Les plaignants reprochent à la précitée d'avoir indiqué dans un recours adressé au 
Tribunal fédéral le 26 février 2025, dont ils ont reçu copie le 3 avril 2025, et dans un 
mémoire de réponse adressé à la Chambre de surveillance de la Cour de justice de 
Genève le 10 juin 2025, reçu en copie le 23 suivant 2025, dans le cadre de la procédure 
judiciaire les opposant : 

- qu'elle subissait des "méthodes d'intimidation" et parlait d'"extorsion légalisée" 
exercée par A______ SA et B______; 

- qu'elle accusait B______ et la société A______ SA d'avoir recours à des procédures 
judiciaires "comme business model" pour encaisser des créances sur la base de 
"documents modifiés, disparates ou opportunément disparus"; 

- qu'elle dénonçait des pratiques "de brouillage des données", de "falsification de 
documents" et de "recours à des influences" pour obtenir gain de cause. 

Ces allégations, dénuées de tout fondement et proférées dans un dessein de nuire, 
auprès d’une autorité fédérale, de la Cour de Justice de Genève et de leurs avocats 
portaient atteinte à leur honneur et à leur réputation, et constituait une attaque publique 
grave. C______ connaissait pertinemment la fausseté de ses accusations, gravement 
infamantes. Cette dernière, qui n’avait eu de cesse de se soustraire à ses obligations 
financières vis-à-vis de A______ SA, tentait de renverser les rôles.  

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b.b. À l’appui de leur plainte, les précités ont notamment produit une copie des 
écritures incriminées. Celles-ci avancent, pêle-mêle, des griefs à l’encontre des 
recourants mais également de différentes autorités et avocats, ce de façon peu claire.  

C. Dans sa décision querellée, le Ministère public a constaté que les propos tenus par 
C______ s'inscrivaient dans un contexte litigieux opposant les parties, dans la mesure 
où il ressortait de la plainte pénale transmise que plusieurs procédures judiciaires 
opposaient ou avaient opposé la précitée à A______ SA. 

Par ailleurs, ces propos étaient contenus dans des écritures judiciaires destinées au 
Tribunal fédéral et à la Chambre de surveillance de la Cour de justice de Genève, soit 
des autorités judiciaires dont les membres étaient soumis au secret de fonction 
(art. 320 CP). Il s'agissait, au demeurant, d'un cercle particulièrement restreint, 
composé de professionnels parfaitement au fait du litige et capables de faire preuve de 
bon sens dans leur appréciation des allégations des parties. 

Dans ces circonstances, une atteinte à l'honneur, admise très restrictivement dans un 
tel cadre, était à exclure. 

D. a.a. Dans leur recours, A______ SA et B______ reprochent au Ministère public 
d’avoir violé les art. 173 et 174 CP, l’art. 310 al. 1 CPP, ainsi que l’adage in dubio pro 
duriore.  

 Contrairement à ce que le Ministère public avait retenu, tant la jurisprudence que la 
doctrine considéraient comme un tiers, au sens des dispositions du code pénal 
précitées, toute personne autre que l’auteur et la personne visée par les propos 
incriminés, y compris un avocat, un magistrat ou un fonctionnaire dans l’exercice de 
son activité. Le Tribunal fédéral avait souligné que le fait que l’auteur de propos 
potentiellement diffamatoires se soit exclusivement adressé à des autorités n’excluait 
pas la réalisation de l’infraction. 

 En l’occurrence, la prévenue ne s’était pas contentée de diffuser ses propos éhontément 
attentatoires à l’honneur au Tribunal fédéral et à la Chambre de surveillance de la Cour 
de justice, mais à une ribambelle d’autorités dont toutes n’étaient pas judiciaires, à 
savoir également au Ministère public de la Confédération, à la Bâtonnière de l’Ordre 
des avocats de Genève, au Président du Conseil supérieur de la magistrature du canton 
de Genève, à la Cour de Justice et à leurs avocats. Elle l’avait fait dans le but manifeste 
et ciblé de nuire gratuitement à leur réputation professionnelle, en violation de la 
présomption d’innocence et en-dehors de tout cadre judiciaire.  

 Les chances de condamnation apparaissaient, à tout le moins, équivalentes – si ce 
n’était supérieures – aux chances d’acquittement. Il existait en tout cas un soupçon 
suffisant justifiant la poursuite de la procédure pénale.  

 a.b. À l’appui de leur recours, les précités ont encore produit divers autres écrits 
adressés par C______ à la Chambre de surveillance de la Cour de Justice, au Conseil 

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supérieur de la Magistrature, à la Commission du barreau, à l’Office cantonal des 
poursuites, au Ministère public, au Tribunal fédéral, au Tribunal de police, à la 
Commandante de la police genevoise, à l’administration fédérale, au Ministère public 
de la Confédération, ceci entre les 4 avril 2023 et le 3 juin 2025, dont on comprend 
qu’ils concernent essentiellement le litige les opposant.  

b. À réception des sûretés, la cause a été gardée à juger sans échange d'écritures, ni 
débats. 

EN DROIT : 

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits 
(art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de 
la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner des plaignants qui, parties à 
la procédure (art. 104 al. 1 let. b CPP), ont qualité pour agir, ayant un intérêt 
juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée 
(art. 382 al. 1 CPP). 

2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures 
ni débats les recours manifestement mal fondés (art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP). 
Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent. 

3. Les recourants font grief au Ministère public de ne pas être entré en matière sur les 
faits visés dans leur plainte.  

3.1. Conformément à l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le Ministère public rend immédiatement 
une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport 
de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de 
l'action pénale ne sont manifestement pas réunis.  

Conformément à cette disposition, la non-entrée en matière est justifiée lorsque la 
situation est claire sur le plan factuel et juridique. Tel est le cas lorsque les faits visés 
ne sont manifestement pas punissables, faute, de manière certaine, de réaliser les 
éléments constitutifs d'une infraction, ou encore lorsque les conditions à l'ouverture de 
l'action pénale font clairement défaut. Au stade de la non-entrée en matière, on ne peut 
admettre que les éléments constitutifs d'une infraction ne sont manifestement pas 
réalisés que lorsqu'il n'existe pas de soupçon suffisant conduisant à considérer un 
comportement punissable ou lorsqu'un éventuel soupçon initial s'est entièrement 
dissipé. En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres 
constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, 
il incombe alors à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Les 
indices relatifs à la commission d'une infraction impliquant l'ouverture d'une 
instruction doivent toutefois être importants et de nature concrète. De simples rumeurs 
ou de simples suppositions ne suffisent pas. Le soupçon initial doit au contraire reposer 
sur une base factuelle plausible, laissant apparaître la possibilité concrète qu'une 
infraction ait été commise (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1; arrêts du Tribunal fédéral 

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6B_212/2020 du 21 avril 2021 consid. 2.2; 6B_196/2020 du 14 octobre 
2020 consid. 3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière 
ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte 
(ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; 138 IV 86 consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral 
6B_488/2021, 6B_496/2021 du 22 décembre 2021 consid. 5.3). 

3.2.1. L'art. 173 ch. 1 CP réprime, sur plainte, le comportement de quiconque, en 
s'adressant à un tiers, accuse une personne ou jette sur elle le soupçon de tenir une 
conduite contraire à l'honneur, ou de tout autre fait propre à porter atteinte à sa 
considération, ou propage une telle accusation ou un tel soupçon. 

Le prévenu n'encourra aucune peine s'il prouve que les allégations qu'il a articulées ou 
propagées sont conformes à la vérité ou qu'il avait des raisons sérieuses de les tenir de 
bonne foi pour vraies (art. 173 ch. 2 CP); il ne sera cependant pas admis à faire ces 
preuves s’il s’est exprimé sans égard à l’intérêt public ou sans motif suffisant et a agi 
principalement pour dire du mal d’autrui (art. 173 ch. 3 CP). 

La calomnie, au sens de l’art. 174 CP, également réprimée sur plainte, est une forme 
qualifiée de diffamation, dont elle se distingue par le fait que les allégations 
attentatoires à l'honneur sont fausses, que l'auteur a connaissance de la fausseté de ses 
allégations et qu'il n'y a, dès lors, pas de place pour les preuves libératoires prévues 
par l'art. 173 CP (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1215/2020 du 22 avril 
2021 consid. 3.1). 

L'honneur que protègent les art. 173 ss CP est le sentiment d'être une personne honnête 
et respectable, la réputation d'être une personne honorable, c'est-à-dire de se comporter 
comme un individu digne a coutume de le faire selon les conceptions généralement 
reçues et, par conséquent, le droit de ne pas être méprisé en tant qu'être humain ou 
entité juridique (ATF 132 IV 112 consid. 2.1; ATF 128 IV 53 consid. 1a). Il faut donc 
que l'atteinte fasse apparaître la personne visée comme méprisable, qu'il s'agisse d'un 
être humain ou d'une entité juridique (ATF 114 IV 14 consid. 2a). 

Les délits contre l'honneur sont des délits de mise en danger abstrait. Ils sont 
consommés dès qu'un tiers prend connaissance de la déclaration portant atteinte à 
l'honneur (ATF 103 IV 22 consid. 7; arrêts du Tribunal fédéral 6B_491/2013 du 
4 février 2014 consid. 5.2.1 et 6B_106/2012 du 26 septembre 2012 consid. 4). Est en 
principe un tiers au sens des art. 173 et 174 CP toute personne autre que l'auteur et 
l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur, par exemple l'avocat de l'auteur, les 
magistrats (ATF 145 IV 462 consid. 4.3.3; ATF 86 IV 209; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_491/2013 du 4 février 2014 consid. 5.2.1).   

3.2.2. Pour apprécier si une déclaration est attentatoire à l'honneur, il faut se fonder 
non pas sur le sens que lui donne la personne visée, mais sur une interprétation 
objective selon le sens qu'un destinataire non prévenu doit, dans les circonstances 
d'espèce, lui attribuer. S'agissant d'un texte, il doit être analysé non seulement en 

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fonction des expressions utilisées, prises séparément, mais aussi selon le sens général 
qui se dégage du texte dans son ensemble (ATF 137 IV 313 consid. 2.1.3; 
ATF 128 IV 53 consid. 1a). Aussi, il est constant qu'en matière d'infractions contre 
l'honneur, les mêmes termes n'ont pas nécessairement la même portée suivant le 
contexte dans lequel ils sont employés (ATF 148 IV 409 consid. 2.3.2; 145 IV 462 
consid. 4.2.3; 118 IV 248 consid. 2b).  

3.2.3. Des déclarations objectivement attentatoires à l'honneur peuvent toutefois être 
justifiées par le devoir d'alléguer des faits dans le cadre d'une procédure  
(ATF 135 IV 177 consid. 4). L'art. 14 CP dispose en effet que celui qui agit comme la 
loi l'ordonne ou l'autorise se comporte de manière licite, même si l'acte est punissable 
en vertu du code pénal ou d'une autre loi. La licéité de l'acte est, en tous les cas, 
subordonnée à la condition qu'il soit proportionné à son but (ATF 107 IV 84 consid. 4; 
arrêts du Tribunal fédéral 6B_960/2017 du 2 mai 2018 consid. 3.2; 6B_507/2017 du 
8 septembre 2017 consid. 3.4). Ainsi, tant la partie que son avocat peuvent se prévaloir 
de l'art. 14 CP à condition de s'être exprimés de bonne foi, de s'être limités à ce qui est 
nécessaire et pertinent et d'avoir présenté comme telles de simples suppositions 
(ATF 131 IV 154 consid. 1.3.1; 123 IV 97 consid. 2c/aa; 118 IV 248 consid. 2c et d; 
116 IV 211 consid. 4a). 

3.2.4. Dans le cadre d'un procès, une atteinte à l'honneur ne doit être admise que 
restrictivement, surtout si les propos litigieux ne s'adressent qu'aux membres d'une 
autorité judiciaire, qui sont à même de faire la part des choses (ACPR/342/2025 du 
7 mai 2025 consid. 3.2.2; B. CORBOZ, La diffamation in SJ 1992 p. 646; LU : II. K. 
22.02.2005; LGVE 2005 I no 55). 

3.3. En l’espèce, les recourants reprochent au Ministère public de ne pas avoir 
poursuivi la mise en cause en raison des propos attentatoires à leur honneur que cette 
dernière avait énoncés dans ses écritures au Tribunal fédéral et à la Chambre de 
surveillance de la Cour de justice, respectivement des 26 février et 10 juin 2025.  

La question de savoir si ces propos [supra, let. B.b.a] sont de nature à jeter sur eux le 
soupçon d'une conduite contraire à l'honneur peut rester ouverte.  

En effet, tel que l’a considéré le Ministère public, ceux-ci s’inscrivent dans le litige 
opposant les parties et ont été formulés dans des écritures destinées à un cercle restreint 
de magistrats, soumis au secret de fonction (art. 320 CP). 

À cet égard, contrairement à ce que les recourants avancent, il n’apparaît pas que le 
Ministère public a dénié, en soi, la qualité de tiers à ces magistrats. Il a, dans les 
circonstances visées, à savoir le contexte litigieux dans lesquels ces propos ont été 
articulés et le cercle restreint de professionnels qualifiés qui en a été le récepteur, 
considéré qu’une atteinte à l’honneur devait être exclue.  

Ces considérations doivent être suivies, étant relevé qu’une atteinte à l’honneur dans 
un tel contexte doit être admise avec retenue. Au demeurant, au vu de la nature confuse 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/135%20IV%20177
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/107%20IV%2084
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_960/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/6B_507/2017
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20IV%20154
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/123%20IV%2097
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/118%20IV%20248
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/116%20IV%20211
https://decis.justice.ge.ch/pcpr/show/3404847

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des écrits dans lesquels les propos litigieux ont été disséminés ‒ des griefs y étant 
avancés pêle-mêle à l’encontre des recourants mais également de différentes autorités 
et avocats ‒ il apparaît douteux que ceux-ci soient propres à ternir la réputation des 
recourants au point de les exposer au mépris, a fortiori auprès de magistrats, à même 
de faire la part des choses dans ce type de litige. Il en irait de même en tant que les 
écrits auraient été portés à la connaissance des avocats des recourants.  

Partant, c’est à bon droit que le Ministère public a considéré qu’il n’existait pas de 
prévention pénale suffisante pour ces faits.  

Dans leur recours, les plaignants allèguent, pour la première fois, que la mise en cause 
aurait également porté atteinte à leur honneur dans des écrits adressés à d’autres tiers. 
Cela étant, le Ministère public ne s’étant pas prononcé sur ces éléments, ils ne sauraient 
faire l’objet de la présente décision. En tout état de cause, les exigences liées au respect 
du délai de plainte empêcheraient a priori de les examiner.  

4. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 

5. Les recourants, qui succombent, supporteront les frais envers l'État, arrêtés à 
CHF 1’000.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en 
matière pénale, RTFMP; E 4 10.03).  

6. Corrélativement, aucuns dépens ne leur seront octroyés. 

* * * * * 

  

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PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Rejette le recours. 

Condamne A______ SA et B______, conjointement et solidairement, aux frais de la 
procédure de recours, fixés en totalité à CHF 1'000.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Notifie le présent arrêt, en copie, aux recourants et au Ministère public.  

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Madame Françoise SAILLEN 
AGAD, juge et Monsieur Raphaël MARTIN, juge suppléant; Monsieur Julien CASEYS, 
greffier. 

 

Le greffier : 

Julien CASEYS 

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens 

de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres 

conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé 

dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent être remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).  

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P/15246/2025 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- délivrance de copies (let. b) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)  

- décision sur recours (let. c) CHF 915.00 

Total  CHF 1'000.00