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**Case Identifier:** fd04fbff-c3bf-5dfe-b00f-17f92a2e9d81
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-07-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 26.07.2019 C/11823/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-11823-2019_2019-07-26.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/11823/2019-CS DAS/151/2019 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU VENDREDI 26 JUILLET 2019 

 

Recours (C/11823/2019-CS) formé en date du 18 juillet 2019 par Madame A______ et 

Monsieur B______, domiciliés ______, comparant tous deux par Me Florian BAIER, 

avocat, en l'Etude duquel ils élisent domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    26 juillet 2019 à : 

- Madame A______ 

Monsieur B______, 

c/o Me Florian BAIER, avocat 

Rue Pierre-Fatio 12, case postale 3055, 1211 Genève 3. 

- Madame C______ 

Monsieur D______ 

SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
Case postale 75, 1211 Genève 8. 

-  TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

- 2/5 - 

 

 

C/11823/2019-CS 

Vu la procédure C/11823/2019;  

Attendu, EN FAIT, que par ordonnance DTAE/4260/2019 du 25 juin 2019, 

communiquée aux parties le 9 juillet 2019, le Tribunal de protection de l'adulte et de 

l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a, préalablement, ratifié les décisions de 

clause péril prononcées en date des 25 et 26 mai 2019 par le Directeur du Service de 

protection des mineurs en faveur de la mineure E______, née le ______ 2017 (ch. 1 du 

dispositif), puis sur mesures provisionnelles : retiré la garde et le droit de déterminer le 

lieu de résidence de la mineure à ses parents, A______ et B______ (ch. 2), pris acte de 

l'accord de A______ et B______ au placement de la mineure au sein [de l'hôpital] 

F______, tant que son état de santé l'impose et l'a ordonné en tant que de besoin (ch. 3), 

ordonné le placement de la mineure au sein d'une famille d'accueil dès sa sortie [de] 

F______ et dit que dans l'intervalle, la mineure resterait placée à l'hôpital (ch. 4), 

réservé aux parents un droit aux relations personnelles, qui s'exercera au sein de 

l'hôpital, de manière quotidienne, 4 heures par jour, charge aux parents de respecter les 

temps de soins, de repas et les moments de repos et de ne pas être intrusifs lors des soins 

et dit que les relations personnelles entre la mineure et ses parents seraient réadaptées à 

sa sortie d'hospitalisation, après son placement au sein de sa famille d'accueil, de 

manière à permettre à l'enfant de se poser dans son nouveau lieu de vie, mais également 

à favoriser des liens de qualité avec ses parents (ch. 5 et 6), ordonné la mise en œuvre 
d'une guidance parentale (ch. 7), instauré une curatelle d'organisation et de surveillance 

des relations personnelles entre la mineure et ses parents et dit qu'en fonction de 

l'évolution de la situation, le curateur serait invité à proposer des mesures 

d'élargissement du droit de visite (ch. 8), instauré une curatelle d'assistance éducative en 

faveur de la mineure ainsi qu'une curatelle aux fins d'organiser, de surveiller et de 

financer le placement de la mineure ainsi que pour faire valoir sa créance alimentaire 

(ch. 9 et 10), donné instruction à A______ et à B______ de collaborer activement et 

sereinement avec le Service de protection des mineurs dans le cadre des curatelles 

instaurées en faveur de la mineure (ch. 11), désigné C______, intervenante en 

protection de l'enfant, et, à titre de suppléant, D______, en sa qualité de chef de groupe, 

aux fonctions de curateurs de la mineure (ch. 12), rappelé que l'ordonnance était 

exécutoire nonobstant recours (ch. 13) et débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 14). Au fond, le Tribunal de protection a invité les curateurs à adresser 

au Tribunal de protection un rapport de situation au 15 septembre 2019 (ch. 15). 

Vu le recours formé le 18 juillet 2018 par A______ et B______, sollicitant l'annulation 

de l'ordonnance précitée, ainsi que les clauses péril du Service de protection des 

mineurs des 25 et 26 mai 2019, sous suite de frais et dépens; 

Que sur le fond, et préalablement, les recourants demandent à être autorisés à prendre 

leur fille E______ pour des visites hors du périmètre de l'hôpital F______ à raison de 

cinq demi-journées par semaine et de bénéficier d'un droit aux relations personnelles 

conforme à la Charte européenne de l'enfant hospitalisé; 

- 3/5 - 

 

 

C/11823/2019-CS 

Que préalablement, les recourants ont sollicité la restitution de l'effet suspensif, 

alléguant que le Tribunal de protection a rendu son ordonnance exécutoire nonobstant 

recours sans motiver ni en expliquer les raisons; que par ailleurs, plus la séparation entre 

les parents et l'enfant perdure, plus le lien entre eux allait se rompre et le trouble de 

l'attachement s'accentuer; 

Que par courrier du 24 juillet 2019, le Service de protection des mineurs s'est opposé à 

la restitution de l'effet suspensif; 

Que selon ledit Service, ils avaient débuté les recherches pour le placement de la 

mineure en famille d'accueil, conformément à son intérêt, et que celles-ci ne pouvaient 

être stoppées compte tenu des délais d'attente du Service d'autorisation et de 

surveillance des lieux de placement (SASLP); 

Que par ailleurs, l'octroi de l'effet suspensif risquerait de priver E______ de ses 

relations avec ses parents;  

Considérant, EN DROIT, que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du 

Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de 

protection ou l'instance de recours n'en décide autrement; 

Que de par leur nature tel n'est pas le cas des recours contre des mesures provisionnelles 

(art. 315 al. 4 let. b CPC), dans la mesure où celles-ci doivent pouvoir être exécutées 

immédiatement; 

Que quoi qu'il en soit, le Tribunal de protection a rappelé que son ordonnance était 

exécutoire nonobstant recours; 

Que la levée de l'effet suspensif prévu par la loi doit être appréciée de cas en cas et ne 

doit pas être prononcée de manière trop large ("nur ausnahmsweise und im Einzelfall") 

(GEISER, Basler Kommentar, Erwachsenenschutz, 2012, ad art. 450c, no 7 p. 655);  

Que la nécessité de la mise en œuvre immédiate de la décision doit correspondre à 
l'intérêt du mineur (cf. notamment DAS/172/2017); 

Que l'effet suspensif peut être restitué au recours en cas de risque d'un dommage 

difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC); 

Que si, de manière générale en matière de garde, la situation prévalant au moment de la 

décision querellée doit être maintenue, en matière de mesures de protection, la règle de 

base est celle de l'intérêt de l'enfant (ATF 138 III 565; DAS/172/2017); 

Qu'en l'espèce, la mineure est actuellement placée, et ce depuis le 10 avril 2019, à 

l'hôpital; qu'un droit de visite est accordé aux parents à raison de 4 heures par jour au 

sein de l'hôpital, selon la décision querellée; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/DAS/172/2017

- 4/5 - 

 

 

C/11823/2019-CS 

Qu'en l'état, il se justifie de maintenir cet état de fait, compte tenu des soins, des heures 

de repas et des repos nécessaires au bon rétablissement de la mineure; que celle-ci 

souffre en effet d'un retard staturo-pondérale grave, de troubles alimentaires, d'un retard 

sévère dans son développement langagier et moteur notamment; 

Que sa prise en charge quotidienne nécessite des soins spécifiques; 

Qu'elle bénéficie en effet d'un suivi soutenu, tant par un physiothérapeute, un 

ergothérapeute, un logopédiste et un pédopsychiatre, notamment; 

Qu'ainsi, les besoins de l'enfant, complexes, nécessitent une importante prise en charge 

que les recourants ne semblent, en l'état, pas être en mesure d'assurer; 

Que par conséquent, la mise en œuvre immédiate de la décision attaquée correspond à 
l'intérêt de l'enfant; 

Qu'au vu de ce qui précède, la requête de restitution de l'effet suspensif sera rejetée; 

* * * * * 

- 5/5 - 

 

 

C/11823/2019-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La présidente ad interim de la Chambre de surveillance : 

Statuant sur effet suspensif :  

Rejette la requête de restitution de l'effet suspensif au recours formé le 18 juillet 2019 par 

A______ et B______ contre l’ordonnance DTAE/4260/2019 rendue par le Tribunal de 
protection de l’adulte et de l’enfant le 25 juin 2019 dans la cause C/11823/2019-6. 

Réserve le sort des éventuels frais, qui sera tranché dans la décision sur le fond. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente ad interim; Madame 

Jessica QUINODOZ, greffière. 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1), 

est susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant 

toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être 

formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt 

attaqué. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.