# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e38cc53c-3b3f-5d46-a3fc-9e998dbdb901
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-07-15
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 15.07.2021 C/16238/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-16238-2016_2021-07-15.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16 juillet 2021. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16238/2016 ACJC/934/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU JEUDI 15 JUILLET 2021 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, requérante suivant requête de mesures 
superprovisionnelles formée le 13 juillet 2021, comparant en personne, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, cité, représenté par Me Philippe KITSOS, rue 
Saint-Léger 8, 1205 Genève, 

 

Mineure C______, domiciliée c/o B______, ______, citée, représentée par Valérie 
LORENZI, boulevard Helvétique 4, 1205 Genève. 

 

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C/16238/2016 

Vu, EN FAIT, le jugement JTPI/5552/2021 du 29 avril 2021 par lequel le 
Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal), statuant au fond, a 

notamment ordonné le maintien de l'autorité parentale conjointe de A______ et de 

B______ sur l'enfant C______, née le ______ 2011 (chiffre 1 du dispositif), 

attribué la garde de la mineure à son père (ch. 2), réservé à la mère un droit de 

visite devant s'exercer, sauf avis contraire des curateurs, les mercredis de la sortie 

de l'école jusqu'à 20h00, retour au domicile du père, étant précisé que le droit de 

visite ne s'exercera pas, et ce  sans remplacement, durant les petites vacances 

scolaires en cas d'absence de l'enfant; durant les vacances scolaires d'été, le droit 

de visite s'exercera les mercredis de 10h00 à 20h00, retour au domicile du père, à 

l'exception des périodes d'absence de l'enfant, durant lesquelles il ne sera pas 

remplacé (ch. 3), ordonné le maintien de la curatelle d'organisation et de 

surveillance du droit de visite (ch. 4 et 5), levé l'interdiction faite à la mère de 

quitter le territoire suisse avec l'enfant (ch. 6 et 7), statué sur l'entretien de l'enfant 

(ch. 8, 9 et 10), ainsi que sur les frais et dépens (ch. 11 à 13); 

 Vu l'appel formé le 27 mai 2021 contre ce jugement par A______, représentée par 

son conseil, concluant, sur mesures provisionnelles et au fond, à l'instauration 

d'une garde alternée sur l'enfant C______ devant s'exercer à raison d'une semaine 

sur deux, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires chez chacun des 

parents et subsidiairement, en cas de refus de la garde alternée, à ce qu'il soit dit 

que le droit de visite de la mère devrait s'exercer du mercredi à la sortie de l'école 

au jeudi matin retour à l'école, ainsi qu'un week-end sur deux du vendredi soir 

après l'école au lundi matin retour à l'école, et durant la moitié des vacances 

scolaires;  

 Vu le document intitulé "appel", déposé le 28 mai 2021 par A______ en personne 

au greffe de la Cour de justice, dirigé contre le même jugement; 

 Vu les conclusions prises sur mesures provisionnelles par A______ dans son 

appel du 28 mai 2021, tendant notamment à ce que la garde exclusive de la 

mineure lui soit attribuée; 

 Vu la requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles formée par 

A______ le 21 juin 2021, laquelle a donné lieu à un arrêt ACJC/818/2021 du 

23 juin 2021 rejetant la requête de mesures superprovisionnelles vu l'absence 

d'urgence et de faits nouveaux et réservant la suite de la procédure sur mesures 

provisionnelles; 

 Vu la nouvelle requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles formée 

par A______ le 2 juillet 2021, laquelle a donné lieu à un arrêt ACJC/895/2021 du 

7 juillet 2021 rejetant la requête de mesures superprovisionnelles vu l'absence 

d'urgence et de faits nouveaux et réservant la suite de la procédure sur mesures 

provisionnelles; 

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C/16238/2016 

 Que dans ledit arrêt, l'attention de A______ a été attirée sur le contenu de 

l'art. 128 al. 3 CPC; 

 Que cet arrêt a été reçu par A______ le 12 juillet 2021; 

Vu la troisième requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles 

déposée le 13 juillet 2021 au guichet universel du Pouvoir judiciaire par A______, 

transmise le même jour au greffe de la Cour civile; 

Que A______ a conclu, sur mesures superprovisionnelles et provisionnelles, à 

l'attribution en sa faveur des vacances du 14 au 24 juillet et du 9 au 29 août, à 

l'attribution à elle-même de la garde de sa fille, afin de permettre "le respect des 

droits fondamentaux et constitutionnels de l'enfant" ou au prononcé d'une garde 

alternée et à ce qu'il soit fait interdiction à B______ de confier l'enfant pour la nuit 

à sa grand-mère paternelle "avant d'expliquer devant le Tribunal pourquoi il l'a 

accusé (sic) d'abus et maltraitance sur C______ avant la séparation et pourquoi 

il avait coupé les ponts. Egalement pourquoi il a violé l'ordonnance qui 

préconisait qu'il n'allait pas présenter C______ à ses parents et il l'a fait en début 

d'expertise le 22 avril 2018"; 

 Que A______ a également conclu à l'invalidation de "l'expertise psychiatrique 

sans psychiatre et co-signée par une Doctoresse qui ne s'est pas récusée malgré 

qu'était attaquée par le père avocat, devant le Grand Conseil, pendant 

l'expertise", ainsi qu'à l'invalidation de "l'évaluation de SEASP, vu la preuve écrite 

du mensonge de Mme D______"; 

 Qu'elle a en outre conclu à la levée du mandat des curateurs, "les parents on est 

capables de communiquer ensemble après 11 ans qu'on est restés ensemble"; 

 Que lesdites conclusions, exception faite de celles relatives à l'attribution de deux 

périodes des vacances d'été, sont identiques à celles prises par A______ dans ses 

précédentes requêtes; 

 Que la motivation de la requête, confuse et peu intelligible, porte notamment sur 

le fait que la nouvelle compagne de B______ allait "accoucher d'une minute à 

l'autre et le père non seulement travaille mais il n'a jamais réussi à s'occuper seul 

correctement de son enfant", argumentation similaire à celle développée dans les 

précédentes requêtes; 

 Que A______ a également soutenu, comme elle l'avait déjà fait antérieurement, 

que B______ ne respectait pas la Pâques grecque; 

 Qu'elle est également revenue sur des faits remontant à 2018; 

 Que pour le surplus, la requérante a repris des arguments dont elle s'est déjà 

plusieurs fois prévalue devant le Tribunal et la Cour; 

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C/16238/2016 

 Que pour le surplus, il sera relevé que A______ et B______, parents non mariés 

de l'enfant C______, née le ______ 2011, s'opposent dans le cadre de diverses 

procédures judiciaires initiées en 2016, portant notamment sur l'attribution de la 

garde de l'enfant et la contribution à son entretien; 

 Que par ordonnance du Tribunal du 12 décembre 2018, laquelle faisait suite aux 

conclusions d'une expertise familiale, la garde de l'enfant C______ a été attribuée 

au père; 

 Que depuis lors, la mineure vit auprès de lui; 

 Que l'attribution de la garde de l'enfant au père a été confirmée sur mesures 

provisionnelles, par ordonnance du 12 avril 2019 du Tribunal; 

 Que depuis lors, A______ a déposé devant le Tribunal de nombreuses requêtes de 

mesures superprovisionnelles et provisionnelles, tendant, notamment, à ce que la 

garde de sa fille lui soit restituée ou à ce qu'une garde alternée soit instaurée et à 

ce qu'il soit fait interdiction au père de confier l'enfant à ses grands-parents 

paternels (18 juin 2019, 26 août 2019, 6 janvier 2020, 9 janvier 2020, 14 avril 

2020, 2 juillet 2020, 21 août 2020); 

 Considérant, EN DROIT, qu'une partie peut, à certaines conditions, solliciter le 
prononcé de mesures provisionnelles (art. 261 al. 1 CPC); 

 Qu'en cas d'urgence particulière, le tribunal peut ordonner des mesures 

provisionnelles immédiatement, sans entendre la partie adverse (art. 265 al. 1 

CPC); 

 Qu'en l'état, le droit de visite de l'appelante a été fixé de manière restreinte par le 

Tribunal et ne comprend pas de périodes de vacances; 

 Que l'enjeu de la procédure d'appel, initiée par A______, porte sur l'attribution de 

la garde de l'enfant, ainsi que, le cas échéant, sur le droit de visite, ces questions 

devant faire l'objet d'un examen approfondi; 

 Qu'en l'état, aucune urgence ne commande le prononcé de mesures 

superprovisionnelles; 

Que l'enfant vit en effet avec son père depuis deux ans et demi; 

 Que bien que la requérante ait toujours soutenu que la mineure était en danger 

auprès de lui, aucun élément objectif n'est venu, jusqu'ici, corroborer ses dires; 

 Qu'il n'existe pas davantage d'urgence à modifier les modalités du droit de visite 

de l'appelante, telles que fixées par le Tribunal; 

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C/16238/2016 

 Que par conséquent, la requête de mesures superprovisionnelles déposée devant la 

Cour de justice le 13 juillet 2021 sera rejetée; 

 Que la Cour relève une nouvelle fois le fait que, requête après requête, A______ 

se contente de répéter les allégations déjà formulées devant le Tribunal et devant 

la Cour dans ses précédentes requêtes de mesures superprovisionnelles et de 

prendre des conclusions identiques à celles rejetées précédemment; 

 Que dans son arrêt du 7 juillet 2021, la Cour l'avait rendue attentive au contenu de 

l'art. 128 al. 3 CPC, selon lequel "la partie qui use de mauvaise foi ou de procédés 

téméraires est punie d'une amende disciplinaire de 2000 francs au plus; l'amende 

est de 5000 francs au plus en cas de récidive"; 

 Que ledit arrêt a été reçu par A______ le 12 juillet 2021; 

 Que le lendemain, elle a toutefois déposé une nouvelle requête de mesures 

superprovisionnelles, quasiment identique aux précédentes; 

 Qu'il se justifie par conséquent de faire application de l'art. 128 al. 3 CPC et 

d'infliger à A______ une amende disciplinaire de 200 fr.; 

 Que la requête de mesures provisionnelles formée le 13 juillet 2021 sera traitée en 

parallèle à celles formées les 27 et 28 mai, 21 juin et 2 juillet 2021, une fois les 

avances de frais sollicitées payées, ou l'extension de l'assistance judiciaire 

accordée. 

* * * * * 

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C/16238/2016 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de mesures superprovisionnelles : 

Rejette la requête de mesures superprovisionnelles formée le 13 juillet 2021 par 

A______. 

Inflige à A______ une amende disciplinaire de 200 fr. 

Réserve la suite de la procédure sur mesures provisionnelles. 

Siégeant : 

Madame Paola CAMPOMAGNANI, présidente; Madame Fabienne GEISINGER-

MARIETHOZ, Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, juges; Madame  

Camille LESTEVEN, greffière. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voies de recours: 

Il n'y a pas de recours contre les décisions sur mesures superprovisionnelles, ni au 

niveau cantonal, ni au niveau fédéral (ATF 139 III 86 consid. 1.1.1);  

Voies de recours contre le prononcé de l'amende: 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.