# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e01c0861-8775-5fda-8140-6db586ccaf39
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-01-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.01.2018 A/2974/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2974-2016_2018-01-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Mario-Dominique TORELLO, Président; Willy KNÖPFEL et Jean-Pierre 
WAVRE, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2974/2016 ATAS/2/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 8 janvier 2018 

10ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENÈVE comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Me Andrea VON FLÜE 

Madame B______, domiciliée à GENÈVE 

demandeur 

 

demanderesse 

contre 

GASTROSOCIAL, caisse de pension, sise Buchserstrasse 1, 
AARAU 

FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP, comptes de 
libre passage, sise ZÜRICH 

CAISSE DE PRÉVOYANCE DE L'ÉTAT DE GENÈVE, sise 
boulevard de Saint-Georges 38, GENÈVE 

défenderesses 

 

 
 
 

 

A/2974/2016 

- 2/6 - 

EN FAIT 

1. Par jugement du 1er juillet 2016, la 9ème chambre du Tribunal de première instance a 
prononcé le divorce de Madame B______, née B______ le ______1959, et 
Monsieur A______, né le ______1976, mariés en date du 28 octobre 2006.  

2. Selon le chiffre 5 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné 
le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun 
des époux durant le mariage. 

3. Le jugement de divorce est devenu définitif le 18 août 2016 et a été transmis 
d'office à la chambre de céans le 9 septembre 2016 pour exécution du partage. 

4. La chambre de céans a sollicité des demandeurs le nom de leur institution de 
prévoyance ou à défaut de leurs employeurs. N’ayant pas obtenu tous les 
renseignements nécessaires, elle a demandé un extrait de leurs comptes individuels 
à la caisse cantonale genevoise de compensation. Elle a ensuite sollicité des 
employeurs et ex-employeurs des demandeurs le nom de leur institution de 
prévoyance, puis a interpellé ces dernières en les priant de lui communiquer les 
montants des avoirs LPP des ex-époux acquis durant le mariage, soit entre le 
28 octobre 2006 et le 18 août 2016. 

5. La demanderesse a déposé, le 27 octobre 2016, un extrait de son compte au 
28 février 2015 auprès de la CPEG. 

6. Le 30 mai 2017, Me Andrea VON FLÜE a indiqué que son mandant, le demandeur, 
qui avait été refoulé de Suisse, était actuellement occupé à des démarches visant à 
récupérer ses avoirs de prévoyance professionnelle. 

7. L’instruction menée par la chambre de céans a permis d’établir les faits suivants : 

a. S’agissant de la demanderesse : 

Par courrier du 14 juin 2017, la caisse de prévoyance de l'État de 
Genève - CPEG - a indiqué que la demanderesse était affiliée auprès d’elle 
depuis le 1er juin 1991. La prestation de sortie à la date du mariage, intérêts 
compris, se montait à CHF 53'796.50. Cette prestation se montait à 
CHF 150'402.95 à la date où le jugement de divorce est devenu définitif et 
exécutoire (NB : dans sa réponse à la chambre de céans, la caisse de prévoyance 
a utilisé la nomenclature du formulaire tenant compte du nouveau droit 
(montant de la prestation de sortie à la date d'introduction de la procédure de 
divorce), mais la date prise en compte pour le calcul est bien celle de l'entrée en 
force du jugement de divorce. 

b. S’agissant du demandeur : 

Par courrier du 21 juin 2017, Hôtela a indiqué que le demandeur avait été affilié 
auprès d’elle du 1er janvier 2008 au 30 avril 2008. Sa prestation de sortie de 
CHF 577.40 avait été transférée à la Fondation Usse (auprès de l'association 
Hewitt Swissstafing). 

 
 
 

 

A/2974/2016 

- 3/6 - 

La caisse de pension Pro a indiqué, par courrier du 21 juin 2017, que l'intéressé 
avait été affilié du 20 octobre 2015 au 29 février 2016, et que sa prestation de 
libre passage (CHF 459.05 à la date de sortie) avait été versée à la Fondation 
institution supplétive LPP en date du 23 juin 2017. 

Creajob a indiqué par courrier du 10 août 2017 que l'intéressé était affilié à 
Hewitt Swissstafing pendant la période où il a travaillé pour son compte. 

E______ en liquidation SA (Restaurant F______) a indiqué que l'intéressé était 
affilié à la caisse de prévoyance de GastroSocial. 

Hewitt Swissstafing a indiqué par courrier du 7 août 2017 que l'intéressé n'était 
plus affilié auprès de cette Fondation 2ème pilier depuis le 31 juillet 2009. Elle a 
indiqué avoir transféré le montant de l'avoir de sortie, de CHF 3'330.55, le 
16 août 2010 à la Fondation institution supplétive LPP. 

La Fondation institution supplétive LPP a indiqué par courrier du 2 août 2017 
qu'au 18 août 2016 (entrée en force du jugement de divorce), la prestation de 
sortie de l'intéressé était de CHF 4'009.83. 

GastroSocial a pour sa part indiqué par courrier du 28 novembre 2017 que le 
montant de la prestation de sortie au 18 août 2016 était de CHF 6'241.65. 

Il ressort donc de ce qui précède que le montant total des prestations de sortie 
de l'intéressé à la date d'entrée en force du divorce était de CHF 10'251.48. 

8. Ces documents ont été transmis aux parties en date du 23 novembre 2017 et du 
3 janvier 2018. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 
8 janvier 2018, un arrêt serait rendu sur cette base. En l'absence d'objections dans le 
délai fixé, la cause a été gardée à juger. 

9. Par courrier parvenu à la chambre de céans après la délibération, Mme  B______ a 
fait observer à la chambre de céans que, selon elle, il manquait en ce qui concerne 
son ex-mari les cotisations de fin 2006, époque où ce dernier avait travaillé à l'Hôtel 
C______, de 2007 à 2008 à l'Hôtel D______, les cotisations afférentes à la période 
de chômage 2009 et 2010, et aucune information concernant les années de début 
2011 à fin 2012. Comme on le verra ci-après, ces remarques ne sont pas pertinentes 
et n'ont, en tout état, aucune incidence sur le résultat du partage. 

10. Au vu de ce qui précède, le présent arrêt complété a été redélibéré, avant 
notification, mais conservera la date de la délibération initiale. 

EN DROIT 

1. Au 1er janvier 2017 est entrée en vigueur la modification des art. 122 ss du Code 
civil suisse du 10 décembre 1907 (CC - RS 210) concernant le partage des 
prestations de sortie des ex-époux, ainsi que des art. 280 ss du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 (CPC - RS 272) et 22 ss. de la loi fédérale sur le libre 
passage dans la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 
17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, LFLP - RS 831.42). 

 
 
 

 

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- 4/6 - 

Le jugement de divorce ayant été rendu avant l'entrée en vigueur, le 
1er janvier 2017, des nouvelles dispositions relatives au partage de la prévoyance 
professionnelle en cas de divorce, la chambre de céans applique les dispositions 
légales dans leur ancienne teneur (art. 7d Tit. fin. CC). 

2. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle 
vieillesse, survivants et invalidité, du 17 décembre 1993 (loi sur le libre passage, 
LFLP - RS 831.42), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas 
de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à 
partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au 
sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, 
survivants et invalidité, du 25 juin 1982 (LPP - RS 831.40), soit à Genève la 
chambre des assurances sociales de la Cour de justice depuis le 1er janvier 2011, 
doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 281 al. 3 du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 – CPC - RS 272), exécuter d'office le partage sur la 
base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce. 

3. Selon l'art. 22 al. 1 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2011), en 
cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées 
conformément aux art. 122 et 123 et des art. 280 et 281 CPC ; les art. 3 à 5 LFLP 
s'appliquent par analogie au montant à transférer. Pour chaque conjoint, la 
prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de 
sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du 
divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant 
éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce 
calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au 
moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce 
(ATF 128 V 230; ATF 129 V 444). 

4. Par ailleurs, selon les art. 8a de l'ordonnance fédérale sur le libre passage dans la 
prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 3 octobre 1994 
(ordonnance sur le libre passage, OLP - RS 831.425) et 12 de l'ordonnance fédérale 
sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, du 
18 avril 1984 (OPP 2 - RS 831.441.1), le taux d'intérêt applicable à la prestation de 
sortie acquise avant le mariage est de 4 % jusqu'au 31 décembre 2002, 3.25 % en 
2003, 2.25 % en 2004, 2.5 % de 2005 à 2007, 2.75 % en 2008, 2 % de 2009 à 2011, 
1.5 % de 2012 à 2013, 1.75 % de 2014 à 2015 et 1.25 % dès le 1er janvier 2016. En 
l'espèce, les intérêts dus à la demanderesse sur l'avoir existant au moment du 
mariage ont déjà été calculés de sorte qu'ils sont déjà inclus dans les calculs qui 
vont suivre. 

5. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des 
prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates 
pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 28 octobre 2006, d’autre part le 
18 août 2016, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire. 

 
 
 

 

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- 5/6 - 

6. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le 
demandeur est de CHF 10'251.48, tandis que celle acquise par la demanderesse est 
de CHF 96'606.45 (CHF 150'402.95 - CHF 53'796.50 prestation de sortie acquise 
avant le mariage), les intérêts ayant déjà été calculés par l'institution de prévoyance 
défenderesse. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de CHF 5'125.30 
(CHF 10'251.48 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de CHF 48'303.20 
(CHF 96'606.45 : 2), de sorte que c’est Madame qui doit à Monsieur le montant de 
CHF 43'177.90. 

7. En ce qui concerne les objections de l'ex-épouse, par rapport aux chiffres et aux 
justificatifs finaux qui lui ont été soumis, on observera d'une part que, s'agissant de 
la période, à fin 2006, où l'intéressé aurait travaillé à C______, l'extrait de compte 
individuel de l'intéressé ne contient aucune donnée pour l'année 2006 ; mais il 
convient d'observer, au degré de la vraisemblance prépondérante, que le salaire qu'il 
a pu obtenir pendant la période où il a travaillé en 2006 dans l'établissement 
susmentionné n'a guère pu porter que sur une période maximale de deux mois, au 
vu de la date du mariage au 28 octobre 2006, de sorte qu'en tout état le montant du 
salaire a nécessairement été inférieur au salaire minimum déterminant prévu à l'art. 
7 LPP. S'agissant de l'emploi de l'intéressé à l'Hôtel D______, les cotisations LPP 
afférentes à cette période sont déjà prises en compte dans les documents réunis dans 
le cadre de l'instruction. S'agissant des périodes de chômage, selon l'art. 22a al. 3 
LACI, les cotisations de prévoyance professionnelle sont déduites du montant de 
l'indemnité de chômage et sont destinées à garantir la couverture d'assurance en cas 
d'invalidité ou de décès, mais pas l'épargne vieillesse. (art. 1 de l'ordonnance sur la 
prévoyance professionnelle obligatoire des chômeurs du 3 mars 1997 RS 837.174) ; 
en ce qui concerne l'année 2011, le revenu total réalisé est inférieur au revenu 
déterminant minimal de l'art.7 LPP ; enfin, en ce qui concerne l'année 2012, les 
montants de cotisations y relatifs ont bien été pris en compte dans les données 
fournies par Gastrosocial, de sorte qu'ils sont inclus dans le montant du calcul 
mentionné ci-dessus (consid. 6).  

8. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage 
jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint 
divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le 
montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon 
l'art. 12 OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur 
(ATF 129 V 255 consid. 3). 

9. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 
89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985). 

 
 
 

 

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- 6/6 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

1. Invite la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève – CPEG  à transférer, du 
compte de Madame B______, la somme de CHF 43'177.90 à la Fondation 
institution supplétive LPP en faveur du compte de libre passage N° ______ de 
Monsieur A______, ainsi que des intérêts compensatoires au sens des 
considérants, dès le 18 août 2016 jusqu'au moment du transfert. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par 
voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints 
à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Florence SCHMUTZ 

 Le président 
 
 
 
 

Mario-Dominique TORELLO 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le