# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5dfa4750-5d65-5453-91ae-8417667f4531
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 15.04.2024 C/18817/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-18817-2022_2024-04-15.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 16 avril 2024. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/18817/2022 CAPH/37/2024 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU LUNDI 15 AVRIL 2024 

Entre 

Madame A______, épouse [de] G ______, domiciliée ______ [VS] et  

Madame B______, domiciliée ______ [GE],  

toutes deux appelantes d'un jugement rendu par le Tribunal des prud'hommes le 28 août 
2023, représentées par Me Vincent SOLARI, avocat, Poncet Turrettini, rue de Hesse 8, 
case postale, 1211 Genève 4,  

et 

Madame C______, domiciliée c/o D______, ______ [GE], intimée, représentée par 
Me E______, avocate,  

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C/18817/2022 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPH/278/2023 du 28 août 2023, reçu par les parties le  
29 août 2023, le Tribunal des prud'hommes, statuant sur incident, a rejeté 
l'incident d'incompétence ratione loci soulevé par A______ et B______ (ch. 1 du 
dispositif), refusé de limiter la procédure à la question de la légitimation passive 
(ch. 2), renvoyé à la décision finale le sort des frais (ch. 3) et réservé la suite de la 
procédure (ch. 4). 

B. a. Le 28 septembre 2023, A______ et B______ ont formé appel de ce jugement, 
concluant à ce que la Cour de justice l'annule et déclare irrecevable la demande 
déposée par C______ le 31 mars 2023. 

b. C______ a conclu le 20 novembre 2023 à la confirmation du jugement 
querellé. 

c. Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions. 

d. Elles ont été informées le 7 mars 2024 de ce que la cause était gardée à juger 
par la Cour. 

C. Les fait pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. Le 9 septembre 2023, C______ a déposé en conciliation à l'encontre de 
B______ et de A______ une demande tendant au paiement de 178'126 fr. 51, 
intérêts en sus. Elle a allégué avoir commencé à travailler comme employée de 
maison pour A______ le 21 janvier 2020. Celle-ci l'avait "déclarée" "à Genève 
auprès de Chèque service par l'intermédiaire de sa belle-fille, Mme B______". 
Elle avait été licenciée avec effet immédiat au motif que A______ avait besoin 
d'une employée avec le permis de conduire. 

 b. Par lettre du 24 octobre 2022 adressée à l'Autorité de conciliation, B______ a 
contesté sa qualité d'employeuse de C______. Elle n'était intervenue que pour 
assister administrativement A______, sa belle-mère domiciliée à F______ en 
Valais, auprès de Chèque service afin de régler les charges sociales. Les tribunaux 
genevois n'étaient dès lors pas compétents pour connaître du litige. 

 c. Suite à l'échec de la tentative de conciliation, C______ a déposé en temps utile 
une demande en paiement portant sur un montant total de 121'418 fr. 07, intérêts 
en sus, dirigée contre A______ et B______. 

 Elle a notamment allégué qu'elle avait été engagée le 21 janvier 2020 par 
B______ et son époux G______ en tant qu'employée de maison. Les époux 
B______/G______ l'avaient ensuite conduite chez la mère de ce dernier, 
A______, domiciliée à F______, chez laquelle se trouvait son lieu de travail. Elle 

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C/18817/2022 

fournissait ses prestations pour les personnes présentes dans la maison, soit 
principalement A______, mais également les époux B______/G______ lorsqu'ils 
rendaient visite à cette dernière. Son salaire lui était versé par A______. B______ 
lui donnait régulièrement des instructions sur la manière d'effectuer son travail. 
Elle avait été licenciée avec effet immédiat de manière injustifiée le 22 janvier 
2022 par G______. 

 Elle a expliqué dans la partie en droit de son acte que G______, B______ et 
A______ formaient une société simple et étaient conjointement ses employeurs. 
Les époux B______/G______ l'avaient employée pour fournir sa prestation de 
travail en faveur de A______. Le fait que celle-ci avait payé la majorité des 
salaires "éten[dait] à sa personne la légitimation passive dans la présente affaire, 
mais ne la lui attribuait pas exclusivement". 

C______ a notamment produit à l'appui de sa requête des messages échangés avec 
G______ concernant son licenciement; dans ce cadre ce dernier proposait 
notamment de fournir ses coordonnées comme référence à ses futurs employeurs. 
C______ a également fourni des messages échangés avec B______ par lesquels 
celle-ci lui donnait des instructions concernant l'exécution de son travail, une 
copie du formulaire pour Chèque service, signé par B______, par lequel celle-ci 
indiquait être son employeuse, des certificats de salaires pour 2020 et 2021 
indiquant que B______ et G______ étaient ses employeurs et un relevé bancaire 
attestant du paiement de son salaire par A______. 

 d. Invitées par le Tribunal à répondre par écrit à la demande, A______ et 
B______ ont conclu à ce que celui-ci limite la procédure à la question de sa 
compétence à raison du lieu et déclare la demande irrecevable. 

 C______ avait exclusivement travaillé pour A______, domiciliée en Valais, qui 
était sa seule employeuse. B______ n'était pas employeuse de la précitée mais 
s'était limitée à fournir une assistance administrative à sa belle-mère pour 
certaines démarches. Le Tribunal n'était dès lors pas compétent à raison du lieu 
pour connaître de la demande. 

 e. C______ s'est opposée à la limitation de la procédure et a fait valoir que le 
Tribunal était compétent pour connaître de sa demande. La qualité d'employeuse 
de B______ était un fait de double pertinence sur lequel l'autorité devait se 
déterminer prima facie, d'après les arguments contenus dans la demande. Elle 
avait été engagée par B______ et G______ et licenciée par ce dernier. 

 

 

EN DROIT 

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C/18817/2022 

1. L'appel, formé selon les forme et délai légaux, contre une décision incidente dans 
une cause pécuniaire portant sur une valeur litigieuse supérieure à 10'000 fr., est 
recevable (art. 308 et 311 CPC). 

2. Les appelantes ont formulé un certain nombre de griefs contre l'état de fait retenu 
par le Tribunal. Celui-ci a été modifié pour y intégrer tous les faits pertinents pour 
l'issue du litige. 

3. Le Tribunal a retenu que la qualité d'employeuse de B______ était un fait 
doublement pertinent déterminant pour la compétence ratione loci et pour le bien-
fondé de l'action. Sur la base des allégués de l'intimée, notamment le formulaire 
d'adhésion à Chèque service signé par B______, le Tribunal devait admettre sa 
compétence à raison du lieu. Il n'y avait pas lieu de limiter la procédure à la 
question de la légitimation passive de cette dernière. 

Les appelantes admettent que l'intimée a conclu un contrat de travail avec 
A______ mais contestent la conclusion d'un tel contrat avec B______. L'absence 
d'une relation de travail avec cette dernière était attestée par le fait que l'intimée 
n'avait pas assigné G______ en paiement, qu'il n'était pas allégué que B______ lui 
avait versé un salaire et qu'il n'était pas rendu vraisemblable qu'elle lui avait donné 
des instructions. Le formulaire de Chèque service n'avait aucune force probante. 
L'intimée avait d'ailleurs elle-même indiqué dans sa requête de conciliation qu'elle 
avait été déclarée par A______, "par l'intermédiaire de sa belle-fille". A______ 
était ainsi la seule employeuse de l'intimée de sorte que le Tribunal n'était pas 
compétent à raison du lieu pour connaître de la demande. 

3.1.1 En vertu de l'art. 60 CPC, le tribunal examine d'office si les conditions de 
recevabilité d'une demande sont remplies, notamment s'il est compétent à raison 
de la matière et du lieu (art. 59 al. 2 let. b CPC). 

Lorsqu'il statue d'entrée de cause sur sa compétence, le juge doit tout d'abord 
déterminer si le ou les faits pertinents de la disposition légale applicable sont des 
faits simples ou des faits doublement pertinents; les exigences de preuve, à ce 
stade de la procédure (décision d'entrée en matière), sont en effet différentes pour 
les uns et les autres (ATF 141 III 294 consid. 5.1). Les faits sont simples lorsqu'ils 
ne sont déterminants que pour la compétence. Ils doivent être prouvés d'entrée de 
cause, lorsque la partie défenderesse soulève l'exception de déclinatoire en 
contestant les allégués du demandeur (ATF 141 III 294, précité, consid. 5.1). Sont 
des faits simples les éléments de localisation, à savoir le domicile, le siège du 
défendeur et le lieu de l'activité professionnelle habituelle (ATF 137 III 32 
consid. 2.3 in fine). Les faits sont doublement pertinents ou de double pertinence 
lorsqu'ils sont déterminants tant pour la compétence du tribunal que pour le bien-
fondé de l'action. A titre d'exemples, on peut citer la commission d'un acte illicite 
ou l'existence d'un contrat de travail (ATF 141 III 294, précité, consid. 5.2;  
137 III 32 consid. 2.3 in fine).   

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C/18817/2022 

Au stade de l'examen et de la décision sur la compétence, qui ont lieu d'entrée de 
cause, les faits doublement pertinents n'ont pas à être prouvés; le juge examine sa 
compétence sur la base des allégués, moyens et conclusions du demandeur, sans 
tenir compte des objections de la partie défenderesse. L'administration des 
preuves sur les faits doublement pertinents est renvoyée à la phase du procès au 
cours de laquelle est examiné le bien-fondé de la prétention au fond. Si, à ce stade 
ultérieur, le tribunal se rend compte que sa compétence n'est en réalité pas donnée, 
il ne peut rendre un nouveau jugement sur sa compétence, mais doit alors rejeter 
la demande par un jugement au fond, revêtu de l'autorité de chose jugée  
(ATF 141 III 294, précité, consid. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral 4A_75/2018 du 
15 novembre 2018 consid. 3.2.1.1). Cette théorie de la double pertinence ne 
dispense pas le tribunal d'examiner d'entrée de cause si les faits doublement 
pertinents allégués par le demandeur - censés établis - sont concluants et 
permettent juridiquement de fonder sa compétence (ATF 141 III 294, précité, 
consid. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral 4A_573/2015 du 3 mai 2016 consid. 5.2.2). 
S'il se pose une question délicate de délimitation (par exemple s'il est possible, sur 
la base des éléments allégués, de désigner aussi bien un contrat de travail qu'un 
autre contrat), elle devra être tranchée lors de l'examen du bien-fondé de la 
prétention au fond, en même temps que celle de savoir si un contrat a réellement 
été passé (ATF 137 III 32, précité consid. 2.4.2; arrêts du Tribunal fédéral 
4A_510/2019, précité, consid. 2; 4A_573/2015, précité, consid. 5.2.2; 
4A_73/2015 du 26 juin 2015 consid. 4.2). 

Il est fait exception à l'application de la théorie de la double pertinence en cas 
d'abus de droit de la part du demandeur, par exemple lorsque la demande est 
présentée sous une forme destinée à en déguiser la nature véritable ou lorsque les 
allégués sont manifestement faux. (ATF 141 III 294, précité, consid. 5.3;  
ATF 136 III 486 consid. 4). 

3.1.2 Les parties à un rapport de droit qui n’est susceptible que d’une décision 
unique doivent agir ou être actionnées conjointement (art. 70 al. 1 CPC). 

La requête de conciliation, respectivement la demande en justice, doivent être 
déposées par tous les associés simples, qui doivent être nommément désignés 
(ATF 142 III 782 consid. 3.1.3). 

Si, en cas de consorité nécessaire, l'action n'est pas dirigée contre toutes les 
personnes obligées, la légitimation passive fait défaut et la demande doit être 
rejetée, car infondée.  Une demande qui n’est pas dirigée contre tous les consorts 
nécessaires, doit être rejetée et non déclarée irrecevable. Il s’agit d’un cas où la 
légitimation au fond fait défaut (ATF 121 III 118 consid. 3, JdT 1995 I 274). Le 
jugement de rejet prononcé pour ce motif n’a pas autorité de chose jugée  dans la 
nouvelle action dirigée contre les bons défendeurs, car il n’y a pas identité de 
parties (ATF 138 III 737 consid. 2, JdT 2013 II 379; BK ZPO-ZINGG art. 59 

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C/18817/2022 

N 179; ZPO Komm-ZÜRCHER, art. 59 N 74; ZPO Komm-
STAEHELIN/WEIZER, art. 70 N 56 ; BSK ZPO-RUGGLE, art. 70 N 1). 

La légitimation active ou passive, qui appartient aux conditions matérielles de la 
prétention litigieuse, lesquelles relèvent du droit de fond, est examinée d'office; si 
elle fait défaut, la demande doit être rejetée (ATF 138 III 537 consid. 2.2.1). 

3.1.3 A teneur de l'art. 34 al. 1 CPC, les actions relevant du droit du travail 
peuvent être portées devant le tribunal du domicile ou du siège du défendeur, ou 
devant le tribunal du lieu où le travailleur exerce habituellement son activité 
professionnelle.  

Lorsque l’action est intentée contre plusieurs consorts, le tribunal compétent à 
l’égard d’un défendeur l’est à l’égard de tous les autres, à moins que sa 
compétence ne repose que sur une élection de for (art. 15 al. 1 CPC). 

3.2 En l'espèce, l'intimée a allégué dans sa demande que G______, B______ et 
A______ étaient conjointement ses employeurs et formaient une société simple. 

A ce stade, ces allégations sont rendues vraisemblables par les pièces produites. 
B______ a reconnu, en signant le formulaire de Chèque service le  
10 juillet 2020 qu'elle était l'employeuse de l'intimée. Les certificats de salaire 
pour 2020 et 2021 indiquent que les époux B______/G______ étaient tous deux 
employeurs de l'intimée. Les messages produits attestent du fait que B______ a 
donné à l'intimée des instructions sur la manière d'effectuer son travail et que les 
conditions de son licenciement ont été négociées avec G______, qui a proposé 
que les futurs employeurs de l'intimée le contactent pour des références. Il n'est 
pas contesté que le salaire a essentiellement été versé par A______, ce qui est 
corroboré par l'extrait bancaire produit. 

En application de la théorie des faits de double pertinence, il convient donc de 
considérer comme "établi" (selon l'expression du Tribunal fédéral) à ce stade que 
G______, B______ et A______ étaient conjointement employeurs de l'intimée et 
consorts nécessaires au sens de l'art. 70 al. 1 CPC. 

Or celle-ci n'a assigné que B______ et A______ et non G______. 

L'action n'étant pas dirigée contre tous les consorts nécessaires, l'intimée doit dès 
lors être déboutée des fins de sa demande, conformément aux principes juridique 
précités, étant précisé qu'elle a la possibilité, si elle s'y estime fondée, de déposer 
une nouvelle demande à l'égard de tous les consorts nécessaires. 

Le jugement querellé sera par conséquent annulé et il sera statué dans le sens qui 
précède. 

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C/18817/2022 

4. Les frais judiciaires de première instance seront arrêtés à 1000 fr., à l'instar des 
frais judiciaires de seconde instance (art. 69 et 71 RTFMC). 

 Dans la mesure où l'intimée plaide au bénéfice de l'assistance juridique, ces frais 
seront provisoirement supportés par l'Etat de Genève, qui pourra en réclamer le 
remboursement ultérieurement. 

 L'avance de frais de 1'500 fr. effectuée par les appelantes leur sera restituée. 

 Il ne sera pas alloué de dépens (art. 22 al. 2 LaCC). 

 

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C/18817/2022 

 

PAR CES MOTIFS, 
La Chambre des prud'hommes : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé par A______ et B______ contre le jugement 
JTPH/278/2023 rend par le Tribunal des prud'hommes le 28 août 2023. 

Au fond : 

Annule ce jugement et, statuant à nouveau : 

Déboute C______ de toutes ses conclusions prise à l'encontre de A______ et B______. 

Invite l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire, à 
restituer à A______ et B______ l'avance de 1'500 fr. qu'elles ont versée. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête à 2'000 fr. les frais judiciaires de première et seconde instance et les met à la 
charge de C______. 

Dit que ces frais sont provisoirement supportés par l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIÉTHOZ, présidente; Madame Monique 
FLÜCKIGER, Monsieur Michael RUDERMANN, juges assesseurs; Madame Fabia 
CURTI, greffière. 

 

 

 

 

 

 

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Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

15'000  fr.