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**Case Identifier:** cb2bdb7d-43d9-5756-96ef-b1a62f58faf4
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-10-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 27.10.2015 A/1835/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1835-2015_2015-10-27.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1835/2015-PE ATA/1163/2015  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 27 octobre 2015 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Monsieur A______ 
  

contre 

 OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION ET DES MIGRATIONS 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

6 juillet 2015 (JTAPI/818/2015) 

- 2/6 - 

A/1835/2015 

EN FAIT 

1)  Le 23 avril 2015, l’office cantonal de la population et des migrations 
(ci-après : l’OCPM) a refusé de renouveler l’autorisation de séjour de Monsieur 
A______, né le ______ 1980, ressortissant du Cameroun. Il a également prononcé 
son renvoi de Suisse d’ici au 30 juillet 2015. La décision mentionnait que 
l’intéressé pouvait interjeter un recours contre cette décision dans un délai de 
trente jours auprès du Tribunal administratif de première instance.  

2)  Selon les renseignements donnés par le site de la poste (www.laposte.ch), 
cette décision a été notifiée à M. A______ par pli recommandé au domicile élu de 
son avocat qui l’a réceptionné le 28 avril 2015.  

3)  M. A______, dont l’avocat a entretemps cessé d’occuper, a interjeté un 
recours auprès du TAPI par pli posté le 29 mai 2015.  

4)  Par jugement du 6 juillet 2015, le TAPI a déclaré irrecevable le recours de 
M. A______. Celui-ci avait été interjeté tardivement, le délai de recours échéant le 
jeudi 28 mai 2015.  

5)  Par pli posté le 9 septembre 2015, M. A______ a interjeté un recours auprès 
de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre le jugement du TAPI précité, qu’il avait reçu le 
10 juillet 2015, concluant à son annulation. 

6)  Il faisait état de sa situation personnelle. Il avait reçu la décision de l’OCPM 
par le biais de son avocat qui lui avait mentionné la possibilité de recourir à trente 
jours à compter du 29 avril 2015. Il admettait avoir mal calculé le délai pour le 
recours en comptant trente jours depuis la date de la réception du courrier de son 
avocat. Il espérait une restitution de délai pour pouvoir faire valoir sa position 
devant la première instance.  

7)  Sur requête du juge délégué, le TAPI a transmis le 25 septembre 2015 son 
dossier, sans formuler d’observations. 

  Sur ce, la cause a été gardée à juger, le recours ayant été transmis à l’OCPM 
pour information. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile et devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du 

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A/1835/2015 

26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2) a. Aux termes de l’art. 62 LPA, le délai de recours devant le TAPI est de trente 
jours, s’il s’agit d’une décision finale ou d’une décision en matière de compétence 
(art. 62 al. 1 let. a LPA) ; le délai court dès le lendemain de la notification de la 
décision (art. 62 al. 3 LPA). 

 b. Lorsque le dernier jour du délai tombe un samedi, un dimanche ou sur un 
jour légalement férié, le délai expire le premier jour utile (art. 17 al. 3 LPA). En 
outre, les délais légaux fixés en jour par la loi ou l’autorité ne courent pas durant 
certaines périodes légales, notamment du 7ème jour avant Pâques au 7ème jour après 
Pâques inclusivement (art. 63 al. 1 let. a LPA) ou du 15 juillet au 15 août 
inclusivement (art. 63 al. 1 let. b LPA). 

 c. Les écrits doivent parvenir à l’autorité ou être remis à son adresse à un 
bureau de poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 
au plus tard le dernier jour du délai avant minuit (art. 17 al. 4 LPA). Les délais 
sont réputés observés lorsqu’une partie s’adresse par erreur en temps utile à une 
autorité incompétente (art. 17 al. 5 LPA). 

  Selon l’art. 63 al. 1 LPA, sauf certaines exceptions qui ne concernent pas le 
présent cas, les délais, en jours ou en mois, fixés par la loi ou par l’autorité ne 
courent pas pendant certaines périodes, parmi lesquelles celle allant du 15 juillet 
au 15 août. Si une décision est notifiée durant la période de suspension, le délai de 
recours ne commence à courir que le premier jour suivant la fin de celle-ci. Pour 
les décisions notifiées avant le début de la période de suspension, le délai est 
suspendu pendant celle-ci et recommence à courir à son issue.  

3)  Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions 
impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être 
prolongés (art. 16 al. 1 1ère phr. LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le 
législateur lui-même (ATA/212/2014 du 1er avril 2014 et la jurisprudence citée). 
Ainsi, celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause 
acquiert force obligatoire (ATA/677/2013 du 8 octobre 2013 consid. 3a ; 
ATA/712/2010 du 19 octobre 2010 et les références citées). 

  Les cas de force majeure sont réservés, conformément à 
l’art. 16 al. 1 2ème phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements 
extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité 
de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (ATA/212/2014 précité 
et les références citées). 

  Les conditions pour admettre un empêchement de procéder à temps sont très 
strictes. La restitution du délai suppose que l’intéressé n’a pas respecté le délai 

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légal en raison d’un empêchement imprévisible dont la survenance ne lui est pas 
imputable à faute (ATF 119 II 86 ; 112 V 255 ; ATA/251/2014 du 13 mai 2014 ; 
Thierry TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2011, p. 444 n. 1348). 
Celui-ci peut résulter d’une impossibilité objective ou subjective. L’empêchement 
doit être de nature telle que le respect des délais aurait impliqué la prise de 
dispositions que l’on ne peut raisonnablement attendre de la part d’un homme 
d’affaires avisé (ATA/397/2013 du 25 juin 2013 consid. 9 ; ATA/744/2012 du 
30 octobre 2012 ; ATA/38/2011 du 25 janvier 2011). 

4)  La notification d’un acte soumis à réception, comme un jugement, une 
décision ou une communication de procédure, est réputée faite au moment où 
l’envoi entre dans la sphère de pouvoir de son destinataire (Pierre MOOR/Étienne 
POLTIER, Droit administratif, vol. II, 3ème éd., 2011, n. 2.2.8.3 p. 353 s). Il suffit 
que celui-ci puisse en prendre connaissance (ATF 137 III 308 consid. 3.1.2 ; 118 
II 42 consid. 3b ; 115 Ia 12 consid. 3b ; arrêts du Tribunal fédéral 2P.259/2006 du 
18 avril 2007 consid. 3.1 ; 2A.54/2000 du 23 juin 2000 consid. 2a et les références 
citées). Le destinataire d’une décision administrative est censé avoir été atteint si 
la communication qui lui est faite lui est notifiée à l’adresse de son mandataire s’il 
y a fait élection de domicile (art. 46 al. 2 LPA).   

5.   En l’occurrence, la décision de l’OCPM du 23 avril 2015 est arrivée le 
28 avril 2015 en l’étude de l’avocat du recourant auprès duquel le recourant avait 
fait élection de domicile, selon courrier dudit mandataire du 18 juillet 2014. Cette 
élection de domicile n’ayant pas encore été révoquée au moment de la notification 
de la décision attaquée, dite décision est censée être arrivée à la connaissance du 
recourant le 28 avril 2015. En l’absence de toute suspension légale des délais, le 
délai de recours, qui avait commencé à courir le 29 avril 2015, est arrivé à 
échéance le jeudi  28 mai 2015. En postant son courrier le 29 mai 2015, le 
recourant a agi hors délai.  

  Devant la chambre administrative, le recourant admet le retard d’un jour 
dans le dépôt de son recours. Il n’expose cependant aucun motif relevant de la 
force majeure, qui justifierait ce retard et autoriserait une restitution du délai légal. 
Dans ces circonstances, la chambre administrative qui se doit, à l’instar du TAPI, 
au nom du respect du principe de la légalité et de l’égalité de traitement entre 
administrés, d’être stricte dans l’appréciation du respect des délais légaux 
accordés aux parties pour agir, ne peut entrer en matière sur une telle restitution. 

  Le recours sera rejeté et le jugement du TAPI sera confirmé. 

6.  Vu l’issue du recours, un émolument de CHF 250.- sera mis à la charge du 
recourant qui succombe (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne 
sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

* * * * * 

- 5/6 - 

A/1835/2015 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 9 septembre 2015 par Monsieur A______ contre 
le jugement du Tribunal administratif de première instance  du 6 juillet 2015 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 250.- à la charge de Monsieur A______ ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions de 
recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal fédéral 
du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le mémoire 
de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou 
par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi ; 

communique le présent arrêt à Monsieur A______, à l’office cantonal de la population 
et des migrations, au Tribunal administratif de première instance, ainsi qu'au secrétariat 
d'État aux migrations. 

Siégeants : Mme Junod, présidente, MM. Thélin et Dumartheray, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 la présidente siégeant : 
 
 

Ch. Junod 
 
 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le         la greffière :  

  

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A/1835/2015 

Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
___________________________________________ 

 

Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 

3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.