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**Case Identifier:** 81b5ca33-f97e-57fe-a242-81e62487cdbd
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile 189
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_189-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

CT24.040342-250147

189 

 

 

cour
d’appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
30 avril 2025

__________________

Composition
:               Mme Rouleau,
juge unique

Greffière             
:              Mme Rosset

 

 

*****

 

 

Art.
336c al. 1 let. b CO ; art. 62 LPers-VD

 

 

             
Statuant sur l'appel interjeté par N.________,
à [...], contre l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 20 janvier 2025 par la Présidente
du Tribunal de prud'hommes de l'Administration cantonale dans la cause la divisant d’avec O.________,
Direction du Service pénitentiaire, à [...], la Juge unique de la Cour d’appel civile
du Tribunal cantonal considère :

             
En fait :

 

 

A.             
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 20 janvier 2025, la Présidente du Tribunal de prud'hommes
de l'Administration cantonale (ci-après : le TRIPAC ou le premier juge) a déclaré
irrecevables les conclusions provisionnelles prises le 6 septembre 2024 par N.________ contre l'O.________,
représenté par le Service pénitentiaire (I), mis les frais judiciaires - arrêtés
à 500 fr. - à la charge de N.________ (II), et dit que l'ordonnance précitée
était rendue sans dépens (III). 

 

             
Le premier juge a considéré que les conclusions de N.________ étaient irrecevables, faute
de décision susceptible de contestation, « sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres
conditions applicables aux mesures provisionnelles », qu'il n'était dès lors pas
nécessaire de fixer un délai d'action au fond à N.________, et que la décision pouvait
être rendue sans dépens, l'O.________ ayant agi sans mandataire professionnel.

 

 

B.             
a) Par acte du 31 janvier 2025, N.________ (ci-après :
l'appelante) a formé appel contre cette décision, concluant à sa réforme en ce sens
que ses conclusions provisionnelles soient déclarées recevables, que la cause soit renvoyée
au premier juge pour instruction et décision sur mesures provisionnelles et que l'O.________, représenté
par le Service pénitentiaire (ci-après : l'intimé), soit condamné aux frais
judiciaires et dépens.

 

             
b)
L'intimé n'a pas été invité à se déterminer sur l'appel. 

 

 

C.             
La juge unique retient les faits pertinents suivants, sur la base de l'ordonnance, complétée
par les pièces du dossier, dont il ressort notamment ce qui suit : 

 

a)
L'appelante est employée par l'intimé
en contrat à durée indéterminée depuis le 11 juin 2018.

 

b)
Depuis le 1er décembre
2022, elle travaille en tant que maîtresse d'enseignement spécialisé à l'établissement
pénitentiaire [...] à un taux d'activité de 80 %.

 

             
c)
Le 30 mai 2024, l'appelante a eu un accident de travail et a été en incapacité totale
de travail à tout le moins jusqu'au 12 septembre 2024.

 

             
d) Par courrier du 5 juillet 2024, le Chef du
Service pénitentiaire a informé l'appelante de l'ouverture d'une procédure de suppression
de poste au sens de l'art. 62 LPers-VD (Loi sur le personnel de l'Etat de Vaud du 12 novembre 2001
; BLV 173.31 ; ci-après : le courrier du 5 juillet 2024). 

 

             
En substance, il a tout d'abord rappelé les circonstances du transfert de l'appelante du précédent
établissement étatique dans lequel elle travaillait à l'établissement pénitentiaire
[...]. Il a ensuite relevé que le taux de fréquentation des cours dispensés par l'appelante
dans ce dernier établissement était trop bas, et ce de manière constante : le poste
de l'appelante présentait un certain caractère de redondance avec l'enseignement dispensé
par l'organisme Fep (Formation dans l'exécution des peines) et le concept à l'origine de son
placement provisoire au sein de l'établissement pénitentiaire [...], avec un renforcement de
ce volet de formation, n'avait pas apporté les résultats escomptés. 

 

             
Au vu de ce constat, le Chef de service n'était pas en mesure de justifier la pérennisation
du poste d'enseignante occupé par l'appelante au sein de [...] et devait le supprimer au 15 avril
2025 au sens de l'art. 62 LPers-VD. Dans un premier temps, un appui serait fourni à l'appelante
par le Responsable des Ressources humaines du Département de la jeunesse, de l'environnement et
de la sécurité, pour la recherche active d'un poste correspondant à son profil. Un retour
dans l'établissement dans lequel l'appelante exerçait précédemment n'était pas
envisageable, même s'il s'agissait du seul établissement à disposer de postes internes
d'enseignants. Toutefois, l'appui susmentionné permettrait d'étendre les recherches d'emploi
à d'autres institutions étatiques. En cas d'engagement de l'appelante à un poste convenable
dans le délai utile, elle pourrait alors bénéficier d'un transfert interne formalisé
par une convention. L'appelante n'était toutefois pas dispensée d'effectuer elle-même
des recherches d'emploi. Les mesures nécessaires seraient prises au niveau du service pour qu'elle
bénéficie du temps nécessaire pour procéder aux différentes démarches de
recherches d'emploi. Si aucun transfert conventionnel n'aboutissait d'ici au 15 octobre 2024, les rapports
de travail seraient résiliés à cette date, moyennant un préavis de six mois, soit
au 15 avril 2025. 

 

             
e)
Par une écriture intitulée « requête de conciliation (avec mesures superprovisionnelles
et provisionnelles) (Annulation d'une décision de suppression de poste (art. 62 LPers-VD)) »
du 6 septembre 2024, l'appelante a conclu, au fond, à l'annulation de la décision d'ouverture
d'une procédure de suppression de poste, notamment à ce qu'il soit dit qu'elle conserve son
poste de maîtresse d'enseignement spécialisé à la prison de [...] et qu'il soit ordonné
à la direction de cet établissement de mettre en place les conditions nécessaires pour
qu'elle dispense ses cours. A titre de mesures superprovisionnelles, elle a demandé que soit accordé
l'effet suspensif à la décision d'ouverture d'une procédure de suppression de poste et
qu'il soit dit que, dans l'intervalle, elle conservait son poste. A titre de mesures provisionnelles,
l'appelante a demandé que l'effet suspensif soit confirmé jusqu'à droit connu sur «
l'annulation de la décision » et qu'il soit dit que, dans l'intervalle, elle conservait son
poste.

 

             
f)
Par décision du 10 septembre 2024, le TRIPAC a rejeté la requête de mesures superprovisionnelles
de l'appelante. 

 

             
g)
Le premier juge a tenu audience le 6 novembre 2024. L'intimé a conclu à l'irrecevabilité
de la requête de mesures provisionnelles. Un délai a été imparti à l'appelante,
au 2 décembre 2024, pour se déterminer sur cette question. Il était prévu que
le premier juge rende ensuite une décision limitée à la question de la recevabilité.

 

             
h)
Dans le délai prolongé au 11 décembre 2024, l'appelante s'est déterminée, concluant
à la recevabilité de son écriture.

 

             
i)
Parallèlement, le 19 novembre 2024, a eu lieu l'audience de conciliation, devant un autre Vice-Président.
La conciliation n'ayant pas abouti, une autorisation de procéder a été délivrée.

 

 

 

             
En droit
:

 

 

1.

1.1             
L'art. 308 al. 1 let. b CPC, applicable à
titre de droit supplétif en vertu des renvois des art. 16 al. 1 LPers-VD et 103 ss CDPJ (Code de
droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 ; BLV 211.02), ouvre la voie de l'appel contre
les décisions de première instance sur les mesures provisionnelles, dans les causes non patrimoniales
ou dont la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308
al. 2 CPC). Les ordonnances de mesures provisionnelles étant régies par la procédure sommaire,
selon l'art. 248 let. d CPC, le délai pour l'introduction de l'appel est de dix jours (art. 314
al. 1 CPC). L'appel est de la compétence d'un membre de la Cour d'appel civile statuant en qualité
de juge unique à teneur de l'art. 84 al. 2 LOJV (Loi d'organisation judiciaire vaudoise du 12 décembre
1979 ; BLV 173.01).

 

             
Dans un arrêt CACI du 5 février 2019/51, le juge délégué de la Cour d'appel
civile du Tribunal cantonal a estimé qu'une contestation dirigée contre une décision de
transfert qui n'avait pas d'incidence directe sur la rémunération de l'appelant était
une cause de nature non patrimoniale. 

 

1.2             
En l'espèce, l'appel a été formé en temps utile par une partie qui a un intérêt
digne de protection (art. 59 al. 2 let. a CPC). Il est dirigé contre une ordonnance de mesures provisionnelles
de première instance, dans une cause visant à obtenir la suspension d'une décision d'ouverture
d'une procédure de suppression de poste. La cause peut être considérée comme de nature
non patrimoniale. Partant, l'appel est recevable.

 

 

2.             
                           
L’appel peut être formé pour violation
du droit ainsi que pour constatation inexacte des faits (art. 310 CPC). L’autorité d’appel
peut revoir l’ensemble du droit applicable, y compris les questions d’opportunité ou
d’appréciation laissées par la loi à la décision du juge, et doit, le cas échéant,
appliquer le droit d’office conformément au principe général de l’art. 57
CPC. Elle peut revoir librement l’appréciation des faits sur la base des preuves administrées
en première instance (ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 ; TF 5A_340/2021 du 16 novembre 2021 consid.
5.3.1 ; TF 4A_215/2017 du 15 janvier 2019 consid. 3.4).

 

 

3.

3.1             
L'appelante reproche tout d'abord au premier juge
une « appréciation incorrecte des faits » en ce sens que son argumentation aurait
été mal comprise. Le premier juge aurait affirmé qu'elle soutenait que le courrier du
5 juillet 2019 contenait une voie de droit. 

 

             
Ce n'est pas un « fait » à proprement parler. Et c'est surtout sans aucune incidence sur
la décision litigieuse. La requête n'a pas été rejetée pour le motif que ledit
courrier contiendrait une voie de droit. L'état de fait de la première décision n'a dès
lors pas à être corrigé sur ce point. 

 

3.2

3.2.1             
              L'appelante
se plaint ensuite de ce que son droit d'être entendue aurait été violé, le premier
juge n'ayant répondu à « aucun de ses arguments ».

 

3.2.2             
              Le droit d'être entendu,
garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., implique pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision,
afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et afin que l'autorité
de recours puisse exercer son contrôle. Le juge doit ainsi mentionner, au moins brièvement,
les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision (ATF 146 II 335 consid.
5.1 ; 143 III 65 consid. 5.2 ; 139 IV 179 consid. 2.2), de manière à ce que
l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance
de cause (ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3 ; 141 IV 249 consid. 1.3.1 ; 139 IV 179 consid. 2.2).
Il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs
invoqués par les parties, mais peut se limiter à l'examen des questions décisives pour
l'issue du litige (ATF 147 IV 249 consid. 2.4 ; 142 II 154 consid. 4.2 ; 139 IV 179 consid.
2.2). La motivation peut d'ailleurs être implicite et résulter des différents considérants
de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 ; TF 7B_937/2023 du 27 décembre 2023
consid. 2.2.2).

 

3.2.3             
En l'occurrence, le premier juge n'a pas été convaincu par l'argumentation de l'appelante,
selon laquelle la suppression de poste elle-même serait une décision sujette à recours.
L'appelante l'a compris et a pu reprendre ses arguments en appel, de sorte que son droit d'être
entendue n'a pas été violé. 

 

3.2.4             
             
L'appelante conteste une phrase de l'ordonnance querellée, qu'elle comprend en ce sens que le premier
juge aurait admis que la « procédure de suppression » de poste pouvait être contestée,
mais pas la suppression elle-même. Elle estime impossible de contester la procédure de suppression
de poste sans contester la suppression elle-même. 

 

             
              C'est mal comprendre la
décision. Ce qui est contestable, ce sont les décisions qui suivent la suppression de poste,
à savoir ses conséquences (transfert ou résiliation). Le grief est rejeté. 

 

3.3

3.3.1             
              L'appelante, qui reprend
son argumentation de première instance, considère qu'il y existerait bien une décision
administrative. Il serait « dans l'intérêt public » que la présente
cause fasse l'objet d'un contrôle judiciaire, car elle avait ceci de spécial que la suppression
de poste avait été décidée pendant une incapacité de travail de l'employée,
violant ainsi l'art. 336c al. 1 let. b CO.

 

3.3.2             
              La LPers-VD s’applique
à toute personne qui exerce une activité régulière, dans une fonction non éligible,
pour laquelle elle perçoit de l’Etat un salaire, sous réserve des dispositions particulières
des lois spéciales ainsi que des conventions collectives (art. 2 al. 1 et 3 LPers-VD). 

 

             
              L'art. 62 al. 1 LPers-VD
prévoit que lorsqu'un poste est supprimé ou qu'une modification structurelle est intervenue
au point que le collaborateur ne peut plus remplir son cahier des charges, il est transféré
dans la mesure des places disponibles dans une fonction correspondant à sa formation et à ses
capacités. Si nécessaire, une formation est organisée aux frais de l'Etat (al. 1). Selon
l'alinéa 2 de cette disposition, si les mesures prévues à l'alinéa premier ne sont
pas réalisables, le chef de département résilie le contrat moyennant un préavis de
six mois. L'art. 60 al. 2 LPers-VD - qui prévoit une indemnité calculée
selon le nombre d'années de service - est applicable dans le cas d'une telle résiliation, à
moins que le collaborateur ait refusé le transfert à un poste convenable selon la définition
de la loi sur le chômage. 

 

             
              Conçu pour protéger
le collaborateur afin de lui permettre de ne pas se retrouver sans aucune sécurité de l’emploi
à bref délai, l'art. 62 LPers-VD ne confère pas un droit à un emploi de remplacement
dans l'administration cantonale en cas de suppression de poste (TF 8C_176/2009 du 14 septembre 2009
consid. 7.2 ; Novier/Carreira/Camarada, Panorama de la jurisprudence récente du Tribunal de
prud’hommes de l’Administration cantonale [TRIPAC] in JdT 2015 III 3, 39 s.). 

 

3.3.3             
              En droit privé, l'art.
336c al. 1 let. b CO dispose qu'après le temps d'essai, l'employeur ne peut pas résilier le
contrat de travail pendant une incapacité de travail totale ou partielle résultant d’une
maladie ou d’un accident non imputables à la faute du travailleur, et cela, durant 30 jours
au cours de la première année de service, durant 90 jours de la deuxième à la cinquième
année de service et durant 180 jours à partir de la sixième année de service. Le
congé donné pendant cette période est nul (art. 336c al. 2 phr. 1 CO). 

 

             
              L'art. 336c CO s'applique
à titre de droit cantonal supplétif aux rapports de travail soumis à la LPers-VD (art.
60 al. 5 LPers-VD). 

 

3.3.5             
              En l'espèce, l'argumentation
de l'appelante ne peut pas être suivie. D'une manière générale, un employé ne
peut pas contraindre un employeur à faire exister le poste qu'il souhaite occuper. Tout au plus
peut-il se plaindre des conséquences de la suppression de son poste et demander, par exemple, un
dédommagement. La LPers-VD a été lue et appliquée correctement par le premier juge.
Le fait que la situation de l'appelante soit spéciale n'y change rien. Elle n'a pas fait, à
ce stade, l'objet d'un licenciement. 

 

             
              Partant, le grief n'est
pas fondé.

 

 

4.

4.1             
              En conclusion, l'appel
doit être rejeté, selon le mode procédural de l'art. 312 al. 1 in
fine CPC et l'ordonnance de mesures provisionnelles
confirmée. 

 

4.2             
              Les frais judiciaires
d'appel - arrêtés à 800 fr. (art. 64 al. 1 TFJC [tarif des frais judiciaires civils
du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]) - sont mis à la charge de l'appelante, qui succombe (art.
106 al. 1 CPC) et qui en a déjà fait l'avance. 

 

4.3             
L'intimé n'ayant pas été invité à se déterminer, il n'y a pas matière
à l'allocation de dépens pour celui-ci.

 

 

Par
ces motifs,

la
juge unique 

de
la Cour d’appel civile 

prononce
:

 

             
I.             
L’appel est rejeté.

 

             
II.             
L'ordonnance est confirmée. 

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 800 fr. (huit cents francs),
sont mis à la charge de l'appelante N.________.

 

             
IV.             
L'arrêt est exécutoire. 

 

La
juge unique :               La greffière
:

 

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

‑             
Me Stéphane CECCONI, avocat (pour N.________),

‑             
Service pénitentiaire (pour O.________).

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal de prud'hommes de l'Administration cantonale.

 

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss
LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la
valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et
de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100 al. 1 LTF).

 

 

 

 

             
La greffière :