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**Case Identifier:** f59b8d52-c742-5fdd-bace-b43794b10b89
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-01-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 17.01.2014 A/3870/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3870-2013_2014-01-17.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/3870/2013-FPUBL  ATA/32/2014  

 

 COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative 

Décision du 17 janvier 2014 

sur effet suspensif 

 

dans la cause 

 

Monsieur Z______ 
représenté par Me Noémi Elster, avocate  

contre 

COMMUNE DE PLAN-LES-OUATES 
représentée par Me Eric Maugué, avocat 

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A/3870/2013 

Vu la décision du 31 octobre 2013 de la conseillère administrative de la commune 
de Plan-les-Ouates (ci-après : la commune) déléguée aux ressources humaines de mettre un 
terme à l'engagement de Monsieur Z______ avec effet au 31 janvier 2014, ladite décision 
étant en outre déclarée exécutoire nonobstant recours ; 

vu le recours formé le 2 décembre 2013 par M. Z______, concluant, préalablement, 
à la restitution de l'effet suspensif et à l'ouverture d'une instruction complète (avec 
notamment l'audition des parties et de vingt-quatre témoins), au fond, principalement, à 
l'annulation de cette décision et à la constatation qu'il était toujours employé communal, 
subsidiairement, à la constatation que ladite décision était contraire au droit et qu'il 
n'existait aucun motif important justifiant la résiliation ainsi qu'au versement d’une 
indemnité équivalant à une année de traitement ; 

vu les déterminations de la commune des 18 décembre 2013 et 8 janvier 2014, 
concluant au rejet de la requête de restitution de l'effet suspensif ; 

vu l’art. 7 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative de la Cour de 
justice (ci-après : la chambre administrative) du 21 décembre 2010, à teneur duquel les 
décisions sur effet suspensif sont prises par le président de ladite chambre, respectivement 
par le vice-président, ou en cas d’empêchement de ceux-ci, par un juge ; 

considérant qu’aux termes de l’art. 66 de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), sauf disposition légale contraire, le recours a effet 
suspensif à moins que l’autorité qui a pris la décision attaquée n’ait ordonné l’exécution 
nonobstant recours (al. 1) ; que toutefois, lorsqu’aucun intérêt public ou privé prépondérant 
ne s’y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts 
sont gravement menacés, retirer ou restituer l’effet suspensif (al. 2) ; 

que selon la jurisprudence constante, les mesures provisionnelles - au nombre 
desquelles compte la restitution de l’effet suspensif - ne sont légitimes que si elles 
s’avèrent indispensables au maintien d’un état de fait ou à la sauvegarde d’intérêts 
compromis, et ne sauraient, en principe tout au moins, anticiper le jugement définitif ni 
équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, pas plus qu’aboutir abusivement à 
rendre d’emblée illusoire la portée du procès au fond (ATF 119 V 503 consid. 3 ; 
ATA/248/2011 du 13 avril 2011 consid. 4 ; ATA/197/2011 du 28 mars 2011 ; 
ATA/248/2009 du 19 mai 2009 consid. 3 ; ATA/213/2009 du 29 avril 2009 consid. 2) ; 

qu’ainsi, dans la plupart des cas, les mesures provisionnelles consistent en un 
minus, soit une mesure moins importante ou incisive que celle demandée au fond, ou en un 
aliud, soit une mesure différente de celle demandée au fond (I. HAENER, Vorsorgliche 
Massnahmen in Verwaltungsverfahren und Verwaltungsprozess in RDS 1997 II 253-420, 
265) ; 

qu'à l'appui de sa demande de restitution de l'effet suspensif, le recourant invoque, 
outre la perte de son salaire dès le 1er février 2014 et les griefs au fond, de graves violations 

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de son droit d'être entendu avant le licenciement, entraînant la nullité de la décision 
entreprise ; 

que l'intimée conteste de telles violations ; 

que cela étant, à ce stade et sur la base d'un examen sommaire du cas, il ne paraît à 
tout le moins pas évident que la lettre de la commune du 17 octobre 2012 puisse constituer 
une décision de même qu'une violation du droit d'être entendu qui puisse encore être 
invoquée une année après, ni que l'éventuel vice de forme de la décision du 16 avril 2013 
prononçant un avertissement sans indication des voies et délais de recours (art. 46 al. 1 
1ère phr. LPA) ait empêché celle-ci de déployer ses effets (cf. ATA/3/2014 du 7 janvier 
2014) et conduise à la reconnaissance d'une violation de l'art. 69 du statut du personnel de 
l'administration municipale de la commune du 16 décembre 2003 (LC 33 151) (ci-après : 
le statut) en lien avec l'art. 73 dudit statut ; 

qu'il ne paraît pas non plus évident que la lettre de la commune du 27 septembre 
2013 constitue une décision de résiliation, vu le droit d'être entendu dans les dix jours qui y 
est prévu ; 

que ces questions ne peuvent pas être clarifiées à ce stade, une éventuelle nullité de 
la décision querellée ou un motif indiscutable d'annulation ne pouvant en tout état de cause 
pas être d'emblée constatés ; 

qu'au regard notamment des motifs qui ont conduit à la résiliation ainsi que des 
allégués formulés par le recourant et des offres de preuves de celui-ci, dont l'audition de 
vingt-quatre témoins, il n'est à tout le moins pas manifeste que le recours serait bien-fondé 
sur le fond ; 

que, comme le recourant l'admet, l'art. 74 du statut ne permet prima facie pas à la 
chambre administrative d'imposer la réintégration d’un employé communal en cas de 
résiliation des rapports de travail ; 

que la commune expose n'entendre en aucun cas poursuivre les relations de travail 
avec le recourant ; 

que dans ces circonstances, s’il était fait droit à la demande de restitution de l’effet 
suspensif présentée par le recourant, la chambre de céans rendrait une décision allant 
au-delà des compétences qui sont les siennes sur le fond, de sorte qu’il n’y a pas lieu de 
procéder en l’occurrence à une pesée des intérêts en présence (ATA/182/2012 du 3 avril 
2012 consid. 5 ; ATA/107/2012 du 22 février 2012 ; ATA/92/2012 du 17 février 2012 ; 
ATA/371/2011 du 7 juin 2011 ; ATA/343/2011 du 25 mai 2011 ; ATA/160/2011 du 
11 mars 2011 ; ATA/627/2010 du 8 septembre 2010 ; ATA/388/2009 du 11 août 2009 ; 
ATA/341/2009 du 21 juillet 2009 et les références citées) ; 

que par surabondance, l’intérêt public au bon fonctionnement du service comme 
celui à la préservation des finances de la collectivité publique intimée au vu de l’incertitude 

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de la capacité du recourant à rembourser les mois de traitement ou d’indemnités qui lui 
seraient versés en cas de confirmation de la décision querellée sont importants 
(ATA/206/2013 du 2 avril 2013 ; ATA/519/2012 du 10 août 2012) ; 

que ces intérêts priment les difficultés financières que le recourant pourrait 
rencontrer du fait de la cessation du versement de son traitement ; 

qu’au vu de ce qui précède, la demande de restitution de l’effet suspensif sera 
refusée, le sort des frais de la procédure étant réservé jusqu’à droit jugé au fond. 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

refuse de restituer l’effet suspensif au recours de Monsieur Z______ ; 

réserve le sort des frais de la procédure jusqu’à droit jugé au fond ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de 
droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de 
preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique la présente décision, en copie, à Me Noémi Elster, avocate du recourant, ainsi 
qu'à Me Eric Maugué, avocat de la commune de Plan-les-Ouates. 

 
 

 Le président : 
 
 
 

Ph. Thélin 

 

 

 

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 

 

 la greffière :