# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d5596ac3-51a0-54e6-8aed-05c434b9e8ec
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-11-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 23.11.2021 C/5025/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-5025-2021_2021-11-23.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 26 novembre 

2021. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5025/2021 ACJC/1554/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 23 NOVEMBRE 2021  

 

Entre 

CAISSE DE COMPENSATION A______, sise ______, recourante contre un 
jugement rendu par la 18ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 

26 août 2021, comparant en personne, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, intimé, comparant en personne. 

 

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C/5025/2021 

EN FAIT 

A. Par jugement du 26 août 2021, le Tribunal de première instance, statuant par voie 
de procédure sommaire, a rejeté la requête en mainlevée définitive de l'opposition 

formée au commandement de payer, poursuite n° 1______ (ch. 1 du dispositif) 

mis à la charge de la CAISSE DE COMPENSATION A______ les frais 

judicaires, arrêtés à 200 fr. (ch. 2) et dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 3). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 13 septembre 2021, A______ a formé 
recours contre ce jugement. Elle a conclu à son annulation et au prononcé de la 

mainlevée provisoire de l'opposition formée par B______ dans la poursuite n° 

1______ et à ce qu'un émolument à titre de frais et dépens lui soit alloué. 

 b. En l'absence de réponse, la Cour a informé les parties par avis du 18 octobre 
2021 de ce que la cause était gardée à juger. 

C.  Les faits suivants résultent du jugement attaqué. 

a. B______, titulaire de la raison sociale C______, B______, a, en date du 28 août 
2009, signé un bulletin d'adhésion aux caisses de compensation [du secteur] 

______, soit à la Caisse de Compensation D______, à la Caisse des allocations 

familiales E______ et à la Caisse de compensation A______, ainsi qu'à la 

Fondation de prévoyance F______ 

b. Le 8 décembre 2020, A______ a adressé à B______ un courrier intitulé 
"sommation" par lequel elle a déclaré agir pour son propre compte, pour celui de 

la caisse de compensation professionnelle de leur métier et des fondations 2ème 

pilier F______ et G______ ainsi que pour le compte de la E______ et a constaté 

le non-paiement, pour septembre 2020, des cotisations "AF" (148 fr. 95), 

"AVS/AC/ASS.MAT" (758 fr. 90) et "F______, G______, AM, CP" 

(1'157 fr. 65). 

A______ a également indiqué qu'en cas d'absence de paiement d'ici au 

31 décembre 2020, elle devrait facturer 20 fr. au titre de taxes de sommation et 

75 fr. au titre d'amende d'ordre "AF". Elle a encore précisé que dès réception du 

paiement les intérêts moratoires lui seraient imputés. 

c. Par décision du 11 janvier 2021, A______ a constaté l'absence de paiement et a 
invité B______ au paiement des factures, frais compris, dans un délai de 48h, d'un 

montant de 2'160 fr. 50, comprenant les frais, faute de quoi des poursuites seraient 

diligentées. Ladite décision mentionnait les voies de recours.  

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C/5025/2021 

d. Un commandement de payer, poursuite n° 1______, a été notifié à B______ le 
17 février 2021 pour les sommes de 148 fr. 95 plus intérêts à 5% dès le 1

er
 octobre 

2020 ("cotisations allocations familiales-septembre 2020"), 290 fr. 75 plus intérêts 

à 5% dès le 1er octobre 2020 ("cotisations APG à la contribution prévoyance 

professionnelle et frais contrôle CCT-septembre 2020"), 650 fr. 10 plus intérêts à 

5% dès le 1er octobre 2020 ("cotisations 2ème pilier-septembre 2020"), 200 fr. 90 

plus intérêts à 5% dès le 1er octobre 2020 ("cotisations retraite anticipée-

septembre 2020") et 75 fr. ("amende d'ordre"). 

Opposition totale a été formée audit commandement de payer le jour même de sa 

notification, 

e. Par requête reçue le 16 mars 2021 par le Tribunal, la mainlevée provisoire de 
l'opposition a été requise. 

A l'appui de la requête, ont été produits le commandement de payer, les demandes 

d'admission, la sommation du 8 décembre 2020, la décision du 11 janvier 2020, 

ainsi que le bordereau de prestations et cotisations sociales avec le détail des 

cotisations. 

f. Lors de l'audience devant le Tribunal du 5 juillet 2021, aucune des parties n'était 
présente ni représentée. 

g. Dans son jugement du 26 août 2021, le Tribunal a d'abord relevé que si elles 
portent condamnation à payer une somme d'argent, les décisions en matière 

d'assurances sociales sont assimilées aux jugements exécutoires au sens de 

l'article 80 LP et permettent de requérir la mainlevée définitive de l'opposition. La 

partie requérante avait produit une telle décision. Le caractère exécutoire de celle-

ci n'était toutefois pas établi, dite décision ne comportant aucune mention sur ce 

sujet. Dès lors que la partie requérante ne démontrait pas le caractère exécutoire 

de sa décision, la mainlevée définitive ne pouvait être prononcée. 

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

1.2 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée (art. 142 al. 1 et 3 CPC), pour les décisions 

prises en procédure sommaire. 

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C/5025/2021 

En l'espèce, le recours répond à ces exigences, de sorte qu'il est recevable.  

1.3 La recourante a produit des pièces 1 et 5, qui sont nouvelles et, partant, 
irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).  

1.4 Dans le cadre d'un recours, le pouvoir d'examen de la Cour est limité à la 
violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 

CPC). L'autorité de recours a un plein pouvoir d'examen en droit, mais un pouvoir 

limité à l'arbitraire en fait. 

En tant que les faits allégués par la recourante dans son recours divergent des faits 

retenus par le Tribunal, sans que la recourante exposent en quoi ces derniers 

l'auraient été arbitrairement, il n'en sera pas tenu compte.  

1.5 Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 lit. a 
a contrario et 58 al. 1 CPC). 

2. La recourante soutient que le Tribunal aurait dû prononcer la mainlevée provisoire 
de l'opposition dans la mesure où l'intimé est affilié depuis 2009, qu'il devait 

connaître le taux des cotisations salariales, que lesdits montants étaient déterminés 

ou déterminables et qu'il a toujours accepté par actes concluants tous les montants 

déduits. 

2.1 Le créancier dont la poursuite se fonde sur une reconnaissance de dette 
constatée par acte authentique ou sous seing privé peut requérir la mainlevée 

provisoire (art. 82 al. 1 LP).  

Par reconnaissance de dette au sens de l'article 82 al. 1 LP, il faut entendre 

notamment l'acte sous seing privé, signé par le poursuivi, d'où ressort sa volonté 

de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent 

déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 139 III 297 consid. 2.3.1; 

136 III 624 consid. 4.2.2; 136 III 627 consid. 2).  

Un contrat écrit justifie en principe la mainlevée provisoire de l'opposition pour la 

somme d'argent incombant au poursuivi si les conditions d'exigibilité de la dette 

sont établies (arrêt du Tribunal fédéral 5A_465/2014 du 20 août 2014 

consid. 7.2.1.2). Des factures ne valent pas reconnaissance de dette et ce, même si 

elles ne sont pas contestées (arrêt du Tribunal fédéral 5P_290/2006 du 12 octobre 

2006 consid. 3.2). 

Une reconnaissance de dette peut aussi résulter d'un ensemble de pièces dans la 

mesure où il en ressort les éléments nécessaires. Cela signifie que le document 

signé doit clairement et directement faire référence, respectivement renvoyer, aux 

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C/5025/2021 

documents qui mentionnent le montant de la dette ou permettent de le chiffrer 

(parmi plusieurs: ATF 136 III 627 consid. 2 et 3.3; ATF 132 III 480 consid. 4.1 et 

les références citées). Une référence ne peut cependant être concrète que si le 

contenu des documents auxquels il est renvoyé est connu du déclarant et visé par 

la manifestation de volonté signée (ATF 136 III 627 consid. 3.3; ATF 132 III 480 

consid. 4.3 p. 482). En d'autres termes, cela signifie que le montant de la dette doit 

être fixé ou aisément déterminable dans les pièces auxquelles renvoie le document 

signé, et ce au moment de la signature de ce dernier (ATF 139 III 297 

consid. 2.3.1). 

Le contentieux de la mainlevée de l'opposition est un "Urkundenprozess", dont le 

but n'est pas de constater la réalité d'une créance, mais l'existence d'un titre 

exécutoire; le juge de la mainlevée examine uniquement la force probante du titre 

produit par le créancier poursuivant, sa nature formelle, et non pas la validité de la 

prétention déduite en poursuite (ATF 132 III 140 consid. 4.1.1). Le prononcé de 

mainlevée ne sortit que des effets de droit des poursuites (ATF 100 III 48 

consid. 3) et ne fonde pas l'exception de chose jugée (res iudicata) quant à 

l'existence de la créance (ATF 136 III 583 consid. 2.3 p. 587). La décision du juge 

de la mainlevée ne prive donc pas les parties du droit de soumettre à nouveau la 

question litigieuse au juge ordinaire (art. 79 et 83 al. 2 LP; ATF 136 III 528 

consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_89/2019 du 1er mai 2019 consid. 5.1.2, 

publié in SJ 2019 I p. 400). 

2.2 En l'espèce, l'allégation de la recourante selon laquelle l'intimé connaît 
parfaitement le taux des cotisations salariales qu'il doit verser et qu'il les avait 

toujours acceptés par actes concluants est nouvelle et, partant, irrecevable; elle 

n'est en outre aucunement rendue vraisemblable. 

De plus, le Tribunal a relevé dans son jugement que les titres produits par la 

recourante, en particulier la décision déposée, pouvaient permettre, le cas échéant, 

la mainlevée définitive de l'opposition. La recourante persiste toutefois à réclamer, 

devant la Cour, la mainlevée provisoire de l'opposition en se fondant sur la 

demande d'adhésion de l'intimé. 

Or, ladite demande ne constitue pas un titre de mainlevée. En effet, les montants 

réclamés par voie de poursuite, à savoir diverses cotisations pour le mois de 

septembre 2020, ne sont pas déterminés dans les demandes d'admission ou 

d'affiliation signées par l'intimé, ni déterminables, même en mettant lesdites 

demandes en relation avec les autres titres produits. La simple affirmation de la 

recourante selon laquelle l'intimé pouvait aisément déduire des pièces produites le 

montant réclamé ne permet pas de considérer le contraire. 

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C/5025/2021 

La recourante réclamant expressément la mainlevée provisoire de l'opposition, 

malgré les indications du Tribunal à cet égard, il ne sera pas davantage examiné si 

les conditions pour le prononcé de la mainlevée définitive seraient remplies. Le 

recours ne contient, en tout état de cause, aucune critique du jugement attaqué à 

cet égard. 

Au vu de ce qui précède, la recourante ne disposant d'aucun titre de mainlevée 

provisoire, le recours n'est pas fondé. Il sera donc rejeté. 

3.  La recourante, qui succombe, sera condamnée aux frais judicaires de recours 
(art. 106 al. 1 CPC), arrêtés à 300 fr. (art. 48 et 61 OELP) et compensés avec 

l'avance fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC).  

Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimé, qui n'a pas répondu au recours. 

* * * * * 

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C/5025/2021 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 13 septembre 2021 par CAISSE DE 

COMPENSATION A______ contre le jugement JTPI/10844/2021 rendu le 26 août 

2021 par le Tribunal de première instance dans la cause C/5025/2021–18 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires de recours à 300 fr., les met à la charge de CAISSE DE 

COMPENSATION A______ et dit qu'ils sont compensés avec l'avance fournie, qui 

reste acquise à l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens de recours. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 
 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 
 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 
 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.