# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 09ad5916-3f7a-5330-8dc9-2b07dc082135
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-10-25
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 25.10.2016 102 2016 214
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2016-214_2016-10-25.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2016 214 & 215

Arrêt du 25 octobre 2016

IIe Cour d’appel civil

Composition Président: Adrian Urwyler
Juges: Catherine Overney, Michel Favre
Greffière: Sandra Ayan-Mantelli

Parties A.________ SÀRL EN LIQUIDATION, défenderesse et recourante     

contre

B.________, demanderesse et intimée     

Objet Faillite (art. 174 LP)

Recours du 9 octobre 2016 contre la décision du Président du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye du 4 octobre 2016

Tribunal cantonal TC
Page 2 de 4

considérant en fait

A. Le 2 septembre 2016, B.________ a requis la faillite de la société A.________ Sàrl (cf. 
poursuite nº ccc OP Broye). Par jugement du 4 octobre 2016, le Président du Tribunal civil de 
l’arrondissement de la Broye (ci-après : le Président) a prononcé la faillite de la défenderesse, 
celle-ci ne s’étant pas acquittée dans le délai imparti de la somme de CHF 3'372.90 couvrant la 
dette, les intérêts et les frais.

B. Par courrier du 9 octobre 2016, A.________ Sàrl a interjeté recours contre ce jugement 
concluant implicitement à son annulation. En outre, elle a requis l’octroi de l’effet suspensif.

C. En date du 10 octobre 2016, le Président de la Cour a rendu attentif la recourante aux 
conditions d’annulation de la faillite de l’art. 174 LP et lui a indiqué qu’elle pouvait compléter son 
recours en ce sens dans le délai de 10 jours à compter de la notification du jugement de faillite.

D. B.________ n’a pas été invitée à se déterminer sur le recours.

en droit

1. a) Conformément à l'art. 174 al. 1 LP, la décision du juge de la faillite peut, dans les dix 
jours, faire l'objet d'un recours au sens du Code de procédure civile. La décision attaquée a été 
notifiée au recourant le 5 octobre 2016 ; déposé le 9 octobre 2016, le recours a été interjeté en 
temps utile.

b) Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation manifestement 
inexacte des faits (art. 320 CPC), les parties pouvant toutefois faire valoir, selon l'art. 174 LP, des 
pseudo-nova (al. 1) ainsi que, à certaines conditions, de vrais nova (al. 2).

c) En application de l'art. 327 al. 2 CPC, la Cour statue sur pièces.

2. a) Selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque 
le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu’il établit par titre que la dette, intérêts et frais 
compris, a été payée (ch. 1), la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de 
l’autorité de recours à l’intention du créancier (ch. 2) ou que le créancier a retiré sa réquisition de 
faillite (ch. 3). Les motifs empêchant la faillite doivent être apparus et soulevés dans le délai de 
recours (ATF 139 III 491 consid. 4 ; ATF 136 III 294 consid. 3.1). La solvabilité, au sens de 
l'art. 174 al. 2 LP, se définit par opposition à l'insolvabilité au sens de l'art. 191 LP. Celle-ci, qui 
n'équivaut pas au surendettement, est l'incapacité du débiteur, en raison d'un manque de liquidités 
qui n'apparaît pas seulement temporaire, de payer ses dettes échues. Selon l'art. 174 al. 2 LP, le 
débiteur doit seulement rendre vraisemblable - et non prouver - sa solvabilité; il ne peut toutefois 
se contenter de simples allégations, mais doit fournir des indices concrets tels que récépissés de 
paiement, justificatifs des moyens financiers (avoirs en banque, crédit bancaire) à sa disposition, 
liste des débiteurs, extrait du registre des poursuites, comptes annuels récents, bilan intermédiaire, 
etc. (arrêt TF 5P.399/1999 du 14 janvier 2000 consid. 2b et les références; cf. aussi Tribunal 
cantonal in RFJ 2001 p. 69).

Tribunal cantonal TC
Page 3 de 4

Le débiteur doit établir qu'il n'est pas insolvable, c'est-à-dire qu'il n'existe plus contre lui d'actes de 
défaut de biens définitifs après saisie et/ou d'actes de défaut de biens après faillite mentionnant 
qu'il a reconnu sa dette: pour ce faire, il doit produire une attestation de l'office des poursuites de 
son domicile. Pour rendre vraisemblable sa solvabilité, c'est-à-dire l'état dans lequel le débiteur 
dispose de moyens liquides suffisants pour acquitter ses dettes exigibles, le poursuivi doit établir 
qu'aucune requête de faillite dans une poursuite ordinaire ou dans une poursuite pour effets de 
change n'est pendante contre lui et qu'aucune poursuite exécutoire n'est en cours contre lui 
(GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Vol. 3 Art. 159-
270, 2e éd. 2001, art. 174 n. 43 s.). Lorsque des poursuites ont atteint le stade de la commination 
de faillite, le débiteur doit en principe prouver par titre qu'une des hypothèses de l'art. 174 al. 2 ch. 
1 à 3 LP est réalisée à leur égard, à moins que ne résulte du dossier la vraisemblance qualifiée de 
l'existence de disponibilités en liquidités objectivement suffisantes non seulement pour payer ces 
créances, mais aussi pour faire face aux autres prétentions créancières déjà exigibles (CR LP-
COMETTA, 2005, art. 174 n. 13). S'agissant de sa solvabilité, le débiteur doit rendre vraisemblable 
qu'il est en mesure de régler ses créances à leur échéance ou du moins sur une durée 
déterminable. Etre insolvable ne signifie pas avoir provisoirement des difficultés de paiement, mais 
bien plus se trouver dans une telle situation pour une période indéterminable (AMONN/WALTHER, 
Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrecht, 9e éd. 2013, § 38 n. 14).

b) Avant l’issu du délai de recours, la recourante a payé à l’Office des poursuites de la 
Broye la somme de CHF 3'306.90. Cette somme n’est toutefois pas suffisante pour couvrir la dette 
en poursuite, les intérêts et les frais. Comme la recourante en a été informée par le Président le 5 
septembre 2016, c’est un montant de CHF 3'372.90 qui aurait dû être versé (DO 7, 8). Par 
conséquent, le recours doit être rejeté pour ce seul motif, la première condition cumulative exigée 
par l'art. 174 al. 2 LP n’étant déjà pas remplie.

c) Au demeurant, la recourante n’a pas produit de documents de nature à rendre 
vraisemblable sa solvabilité malgré le courrier du Président de la Cour la rendant attentive aux 
exigences de l’art. 174 al. 2 LP. Selon le procès-verbal d’interrogatoire du 6 octobre 2016, elle a 
déclaré avoir des dettes à l’Office de poursuites de la Broye pour un montant de CHF 7'000.- dont 
une partie aurait été réglée. Elle n'a toutefois pas produit un extrait du registre des poursuites. 
S’agissant de ses liquidités, elle n’a démontré disposer que d’un montant de CHF 4'006.- sur son 
compte bancaire ; rien n’indique que ce montant soit objectivement suffisant pour payer ses dettes 
et faire face aux autres prétentions exigibles. La recourante n’a en outre produit ni factures échues 
adressées à des clients, comptes annuels récents ou bilan intermédiaire permettant de faire état 
de sa situation financière et rendre vraisemblable sa solvabilité. Ainsi, la deuxième condition de 
l’art. 174 al. 2 LP n’est pas non plus réalisée.

3. Vu le sort du recours, la requête d’effet suspensif devient sans objet.

4. a) Les frais de la procédure sont mis à la charge de la recourante, qui succombe (art. 106 
al. 1 CPC). Ils comprennent les frais judiciaires, fixés forfaitairement à CHF 500.- (art. 52 et 61 al. 
1 de l’ordonnance du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi 
fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite [OELP; RS 281.35]). Ils seront prélevés sur 
l’avance effectuée.

b) Il n’est pas alloué de dépens, l’intimée n’ayant pas été invitée à se déterminer sur le 
recours.

Tribunal cantonal TC
Page 4 de 4

la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision de faillite du 4 octobre 2016 (cause n° ddd) rendue par le Président du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye est intégralement confirmée.

II. La requête d’effet suspensif est sans objet.

III. Les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de A.________ Sàrl.

Les frais judiciaires dus à l’Etat sont fixés à CHF 500.- (émolument forfaitaire). Ils seront 
prélevés sur l’avance de frais effectuée.

Il n’est pas alloué de dépens.

IV. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; RS 
173.110). L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 25 octobre 2016/say

Président Greffière