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**Case Identifier:** 25f1a02f-5a14-5239-b4ba-fbd93cbae72b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-11-29
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 29.11.2011 A/3539/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3539-2010_2011-11-29.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3539/2010-LCI ATA/730/2011  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 29 novembre 2011 

2ème section 

dans la cause 

Monsieur Philippe SCHNEIDER 
Madame Mireille DUCREST 
Madame Catherine GAUTIER LE BERRE 
Madame Simona et Monsieur Patrick GENOUD 
Madame Claire PERRET 
Madame Monique QUELOZ 
Monsieur Philippe REY 
Madame Ruth RUMO 
Monsieur Joseph RUMO 

contre 

DÉPARTEMENT DES CONSTRUCTIONS ET TECHNOLOGIES DE 
L’INFORMATION 
et 

Madame Anne FAVRELLE 
et 

Monsieur Eric REFOUVELET 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
25 mars 2011 (JTAPI/200/2011) 

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A/3539/2010 

EN FAIT 

1)  Monsieur Eric Refouvelet et Madame Anne Favrelle sont copropriétaires de 

39/1000ème de la propriété par étage, sise sur la parcelle n° 5294, feuille 10, 

clos des Ecornaches 16 de la commune de Thônex, correspondant à un 

appartement de quatre pièces. 

2)  Le 30 avril 2009, ils ont déposé une demande d’autorisation de construire en 
procédure accélérée (APA/31’326-2) portant sur la construction d’un sas d’entrée 
impliquant la fermeture d’un balcon. 

3)  Les différents services concernés ainsi que la commune de Thônex ont émis 

des préavis favorables, à l’exception de la commission d’architecture. Par préavis 
du 9 juin 2009, complété le 18 août 2009, cette dernière s’est déclarée défavorable 
à une intervention ponctuelle qui ne s’intégrait pas à l’expression et à la typologie 
de l’environnement bâti dans lequel elle s’insérait et péjorait ainsi la qualité 
architecturale du clos des Ecornaches. 

4)  Le 16 octobre 2009, le département des constructions et des technologies de 

l’information (ci-après : DCTI) a refusé l’autorisation de construire en faisant 
sienne la motivation de la commission d’architecture. 

5)  Le 2 novembre 2009, M. Refouvelet et Mme Favrelle ont recouru auprès de 

la commission cantonale de recours en matière administrative (ci-après : la 

commission), devenue depuis le 1er janvier 2011 le Tribunal administratif de 

première instance (ci-après : TAPI) contre le refus d’autorisation de construire 
précité. 

6)  Le 16 novembre 2009, la commission a publié le dépôt du recours précité 

dans la Feuille d’Avis Officielle de la République et canton de Genève (ci-après : 
FAO). Selon l’art. 147 de la loi sur les constructions et installations diverses du 
14 avril 1988 (LCI - L 5 05), les tiers disposaient d’un délai de trente jours pour 
intervenir dans la procédure. S’ils s’abstenaient de cette démarche, ils n’auraient 
plus la possibilité de recourir contre la décision de ladite commission, ni de 

participer aux procédures ultérieures. 

7)  Par décision du 16 avril 2010 (DCCR/549/2010), la commission a admis le 

recours. Elle a annulé la décision du DCTI et renvoyé le dossier au DCTI pour 

qu’il délivre l’autorisation refusée. 

  Du fait que l’esthétique du lieu avait déjà été atteint par l’octroi d’une 
première autorisation de construire un sas d’entrée, le refus querellé fondé sur le 
seul motif esthétique, suivant le préavis défavorable de la commission 

d’architecture, était infondé, ce d’autant que toutes les autres instances consultées 

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avaient émis des préavis favorables. Par ailleurs, la commission était sensible aux 

soucis d’isolation et d’économie d’énergie ainsi qu’aux aspects d’isolation 
phonique liés à l’installation projetée. 

  Cette décision n’a pas fait l’objet d’un recours. 

8)  Le 14 septembre 2010, le DCTI a délivré aux intéressés l’autorisation de 
construire un sas d’entrée par fermeture d’un balcon (APA/31’326-2).  

9)  Cette décision est parue dans la liste des autorisations de construire 

délivrées, publiée dans la FAO du 17 septembre 2010, au bas de laquelle figurait 

la mention que toutes ces autorisations de construire pouvaient faire l’objet d’un 
recours à la commission. 

10)  Le 15 octobre 2010, Monsieur Philippe Schneider domicilié 12, clos des 

Ecornaches, a recouru contre l’autorisation de construire précitée auprès de la 
commission, en concluant à son annulation. 

  Si le préavis défavorable de la commission d’architecture n’était pas 
contraignant pour le DCTI, il devait toutefois être pris en compte au sens de l’art. 
15 al. 2 LCI. La véranda autorisée par le DCTI était inesthétique et la situation de 

celle déjà existante n’était pas comparable. Elle entravait le transport d’objets 
encombrants pour le voisin de palier et les propriétaires des appartements du 

premier étage. L’argument relatif aux économies d’énergie tombait à faux puisque 
M. Refouvelet et Mme Favrelle n’avaient, semble-t-il, pas obtenu de subventions 
pour une telle construction. Cette dernière portait atteinte à la valeur de son 

appartement et risquait de lui causer un préjudice en cas de revente. 

11)  Le 16 octobre 2010, plusieurs autres voisins, soit Mesdames Mireille 

Ducrest, Catherine Gautier Le Berre, Simona Genoud, Claire Perret, 

Monique Queloz ainsi que Messieurs Patrick Genoud et Philippe Rey ont 

également recouru auprès de la commission contre ladite autorisation, en 

concluant à l’annulation de la décision du DCTI. 

  Mme Gautier Le Berre était la voisine de palier de Mme Favrelle et de 

M. Refouvelet. L’appartement de ces derniers était un quatre pièces et l’immeuble 
comportait quatre logements. La forme et l’aspect extérieur du bâtiment seraient 
fortement modifiés et enlaidis par la construction autorisée : c’était ce que 
décrivait la commission d’architecture dans son préavis défavorable. Dans la 
copropriété les Moulins F, la seule véranda existante se trouvait sous les toits d’un 
autre immeuble du même type et n’était pas visible depuis la route de Thônex, 
contrairement à la véranda projetée. Il n’y avait donc aucun précédent. 

  La construction envisagée lui causerait des inconvénients graves pour entrer 

ou sortir des objets encombrants de son logement. Elle allait par ailleurs à 

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l’encontre de l’art. 72 LCI relatif aux vues droites, car la cuisine de Mme Favrelle 
et de M. Refouvelet n’aurait plus d’accès sur l’extérieur.  

  De plus, le dossier ne contenait pas de dessin portant sur l’intégration 
précise de la véranda aux façades, ni d’indication relative à la conformité aux 
dispositions sur la protection contre le bruit et la loi sur l’énergie - le projet ne 
précisant pas si les normes sur le double vitrage étaient respectées. Celui-ci ne 

serait en tout état pas écologique. 

12)  Le 21 octobre 2010, Mme Favrelle et M. Refouvelet ont écrit à la 

commission. 

  Ils avaient inclus dans leur projet la pose d’un cylindre SI sur la porte, ce 
qui satisfaisait aux exigences de libre accès mentionnées au paragraphe 13 du 

procès-verbal de l’assemblée générale de la copropriété.  

13)  Le 14 janvier 2011, le DCTI a écrit au TAPI.  

  Une partie des voisins, à savoir M. Schneider, ainsi que 

Mmes Ducrest, Queloz et Perret, avait été informée que le DCTI n’avait pas eu 
d’autre choix que de déférer à la décision de la commission du 21 avril 2010, qui 
était entrée en force. Mme Gautier Le Berre avait par ailleurs été informée de la 

raison pour laquelle il n’avait pas recouru contre la décision précitée. Les recours 
devaient donc être considérés comme téméraires. 

14)  Le 25 mars 2011, le TAPI a joint puis rejeté tous les recours. 

  L’aspect esthétique du sas d’entrée projeté ayant déjà été tranché par la 
commission dans sa décision du 16 avril 2010, il n’y revenait pas. 

  Le fait que le sas d’entrée déjà autorisé ne se situait pas dans la même PPE 
n’avait aucune incidence, le bâtiment concerné étant identique à celui dans lequel 
les intéressés possédaient leur appartement et se situant dans le même complexe 

d’immeubles. 

  La question de savoir si l’autorisation respectait les décisions prises par 
l’assemblée générale des copropriétaires relevait du droit privé. Il n’appartenait 
donc pas au DCTI de s’immiscer dans les conflits de droit privé, la législation 
genevoise en matière de police des constructions n’ayant pas pour objet de veiller 
au respect des droits réels ou de ceux des tiers. 

  Le DCTI n’avait pas retenu que le sas d’entrée causerait un inconvénient 
grave aux voisins de Mme Favrelle et M. Refouvelet. Aucun élément ne 

permettait de retenir qu’il avait abusé ou excédé de son pouvoir d’appréciation sur 
cette question, le fait d’avoir moins d’espace pour déplacer des objets 
encombrants ne pouvant être considéré comme un inconvénient grave.  

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  De même, l’argument selon lequel le sas entraverait l’accès à des prises 
téléphoniques tombait à faux, Mme Favrelle et M. Refouvelet étant disposés à 

faire poser un cylindre SI sur la porte du sas, permettant le libre accès par les 

employés des compagnies concernées. 

  Il n’avait pas à remettre en cause le choix du DCTI de renoncer à demander 
un préavis au service de l’énergie vu la qualité de la construction. 

  Enfin, les voisins n’avaient pas d’intérêt personnel à faire valoir concernant 
la question de la luminosité des pièces de l’appartement litigieux. 

15)  Par acte posté le 10 mai 2011, Mmes Ducrest, Gautier Le Berre, Genoud, 

Perret, Queloz, et MM. Schneider, Genoud et Rey ont recouru auprès de la 

chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 

administrative) contre le jugement du TAPI. Ils concluent, sur le fond, à son 

annulation, à celle de la décision de la commission du 17 septembre 2010 et de 

l’autorisation de construire APA/31’326-2, à la restitution des émoluments de 
CHF 500.- et CHF 1’000.- déjà versés ainsi qu’à l’octroi d’une indemnité de 
procédure. 

  L’acte de recours a été également signé par deux autres voisins, 
Madame Ruth et Monsieur Joseph Rumo, domiciliés 14, clos des Ecornaches. 

  Les arguments déjà développés devant la commission étaient repris. 

16)  Le 13 mai 2011, le TAPI a persisté dans son jugement du 25 mars 2011 et 

produit son dossier. 

17)  Le 27 juillet 2011, le DCTI a conclu au rejet du recours.  

18)  Le 24 août 2011, les parties ont été informées que la cause était gardée à 

juger. 

EN DROIT 

1)  A teneur de l’art. 60 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 (LPA - E 5 10), ont qualité pour recourir, les parties à la 

procédure qui a abouti à la décision attaquée (let. a) ainsi que toute personne qui 

est touchée directement par une décision et a un intérêt personnel digne de 

protection à ce qu’elle soit annulée ou modifiée (let. b). 

  Mme et M. Rumo n’étaient pas parties à la procédure de recours devant le 
TAPI. Dès lors, ils ne sont pas touchés directement par le jugement qu’ils 
attaquent et n’ont pas qualité pour recourir à teneur de l’art. 60 al. 1 let. b LPA. 
Leur recours sera déclaré irrecevable. 

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2)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours des 

autres voisins précités est recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire 
- LOJ - E 2 05 ; art. 60 al. 1 let. a et 62 al. 1 let. a LPA). 

3)  Aux termes de l’art. 147 LCI, la commission, puis le TAPI, publient dans la 
FAO tous les recours dont ils sont saisis contre les octrois ou refus d’autorisation 
de construire. L’avis doit mentionner que les tiers disposent d’un délai de trente 
jours pour intervenir dans la procédure et que, s’ils s’abstiennent de cette 
démarche, ils n’auront plus la possibilité de recourir contre la décision de la 
commission ou du TAPI, ni de participer aux procédures ultérieures. 

  Selon les travaux préparatoires, cette disposition devait avoir pour but de 

prévenir deux recours successifs, notamment lorsque le premier était consécutif à 

un refus du département (Mémorial des séances du Grand Conseil de la 

République et du canton de Genève, séance n° 12 du 24 mars 1995, PL 6956-A ; 

ATA/424/2008 du 26 août 2008). 

4)  L’autorisation de construire délivrée par le DCTI sur injonction de la 
commission ou du TAPI ne constitue pas une décision d’exécution mais une 
décision au sens de l’art. 4 al. 1 let. a LPA puisqu’elle déploie des effets 
formateurs. Comme toute autorisation de construire, elle doit être publiée 

conformément à l’art. 3 al. 1 LCI. En vertu de l’art. 147 al. 2 LCI, elle appartient 
toutefois à la catégorie des décisions non sujettes à recours au sens de l’art. 59 
let. d LPA.  

5)  En l’espèce, la parution faite dans la FAO le 16 novembre 2009 rappelait 
l’obligation pour les tiers d’intervenir à ce stade dans le délai de trente jours posée 
par l’art. 147 al. 2 LCI, sous peine d’être privé de la possibilité de recourir contre 
la décision de la commission ou du TAPI, ou de participer aux procédures 

ultérieures. Les recourants n’étant pas intervenus dans le délai imparti, ils ont 
donc perdu tout droit de recourir contre la délivrance de l’autorisation suite à 
l’admission du recours le 16 avril 2010. Le 25 mars 2011, le TAPI aurait donc dû 
déclarer irrecevables leurs recours des 15 et 16 octobre 2010. 

6)  Reste à examiner si la mention de la possibilité de recourir indiquée par 

erreur pour cette autorisation-ci dans la FAO du 17 septembre 2010 a restitué aux 

recourants le droit de recourir. 

7)  Selon le principe de la bonne foi, énoncé de manière générale par l’art. 5 
al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - 

RS 101) et consacré sous la forme d’un droit individuel par l’art. 9 Cst., l’autorité 
qui fournit des renseignements inexacts est, à certaines conditions, liée par ces 

renseignements, en dépit d’un texte légal contraire. Le justiciable est ainsi protégé 
dans la confiance légitime qu’il place dans les assurances reçues des autorités, 
lorsqu’il a réglé sa conduite en fonction des décisions, des déclarations ou encore 

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d’un comportement déterminé de l’administration (C. ROUILLER, Protection 
contre l’arbitraire et protection de la bonne foi, in : D. THÜRER / 
J.-F. AUBERT / J.-P. MÜLLER (éd.), Droit constitutionnel suisse, 2001, p. 687 ; 

P. MOOR, Droit administratif, vol. I, 1994, n° 5.3.2.2, p. 432). 

8)  La protection tirée du principe de la confiance inclus dans celui de la bonne 

foi n’est cependant pas sans limite.  

  Il faut ainsi que l’administré ait eu de sérieuses raisons de croire à la validité 
des assurances et du comportement dont il se prévaut et qu’il ait pris sur cette base 
des dispositions qu’il ne peut modifier sans subir un préjudice En revanche, la 
protection de la bonne foi est exclue si l’erreur est clairement reconnaissable, en 
raison d’éléments objectifs (nature de l’indication fournie et le rôle apparent de 
celui dont elle émane) et subjectif (la position ou la qualité de l’administré ou du 
justiciable concerné) (ATF 117 Ia 297 consid. 2). De même, la sécurité du droit et 

le respect de l’égalité de traitement entre administrés garantis par l’art. 8 al. 2 Cst. 
excluent le recours aux principes précités dès lors que l’erreur commise par 
l’administration amène à placer l’administré concerné dans une situation juridique 
plus favorable que les autres ou porte atteinte à des droits de tiers (B. BOVAY, 

Procédure administrative, Berne 2000, p. 272 ; P. MOOR, op. cit., n° 5.3.1, 

p. 430) 

  En matière d’indication des voies et des procédures de recours, l’administré 
est susceptible d’être protégé par le principe précité s’il s’est fié à des indications 
inexactes, peu claires ou équivoques de l’administration relatives à l’autorité 
compétente ou aux délais de recours (ATF 117 Ia précité ; ATF 114 Ib 46). Plus 

précisément, il sera protégé s’il plaide sans l’aide d’un mandataire 
professionnellement qualifié et sans connaissance juridique particulière (ATF 117 

Ia précité ; ATF 112 Ia 310 ; ATF 106 Ia 16) mais non pas s’il est assisté d’un 
avocat qui aurait pu détecter l’erreur à la simple lecture du texte légal (ATF 117 Ia 
précité). La bonne foi de l’administré sera protégée s’il subit un dommage. En 
revanche, la prise en compte du renseignement erroné dans le cadre de la 

protection conférée par cette garantie ne peut conduire à créer un recours qui 

n’existe pas (ATF 117 Ia précité ; ATF 111 Ib 153 ; ATF 108 III 26 ; 
ATA/546/2007 du 30 octobre 2007). 

9)  En l’espèce, l’annonce publiée dans la FAO du 17 septembre 2010 
mentionnait, sans distinction fondée sur leur historique, la possibilité de recourir 

contre les autorisations de construire délivrées énoncées dans la liste imprimée, 

parmi lesquelles se trouvait l’APA/31’326-2. Le fait que cette dernière ait figuré 
par erreur dans cette liste ne peut avoir pour conséquence l’admission de la qualité 
pour agir des recourants. La fausse information qui leur a été donnée le 

17 septembre 2010 ne leur a fait subir aucun préjudice par rapport aux autres 

administrés. Admettre que les recourants avaient le droit de recourir dans ces 

circonstances conduirait à leur restituer une voie de droit que le législateur a voulu 

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supprimer, avec la conséquence qu’ils seraient placés dans une situation plus 
favorable que les autres administrés. Cela contreviendrait à l’égalité de traitement 
garantie par l’art. 8 Cst. En outre, déclarer leur recours recevable reviendrait à 
porter atteinte aux droits des bénéficiaires de l’autorisation de construire litigieuse 
qui n’avaient plus, à teneur de la loi, à craindre un nouveau contentieux, et 
contreviendrait à la sécurité du droit. Dans ces circonstances, la protection tirée 

des art. 5 al. 3 et 9 Cst. ne trouve pas application.  

10)  Le recours de Mmes Ducrest, Gautier Le Berre, Genoud, Perret, Queloz et 

MM. Schneider, Genoud et Rey sera partiellement admis, celui des époux Rumo 

étant irrecevable. Le jugement du TAPI, sera annulé dès lors que ce dernier aurait 

dû constater l’irrecevabilité des recours des 15 et 16 octobre 2010. 
L’APA/31’326-2 sera ainsi confirmée. 

11)  Vu l’issue du litige, aucun émolument ne sera mis à la charge des 
recourants, dès lors qu’ils ont recouru auprès de la chambre de céans contre le 
jugement du 25 mars 2011 du TAPI alors que celui-ci n’aurait pas dû entrer en 
matière sur le fond du litige. De même, aucune indemnité de procédure ne leur 

sera allouée, puisqu’ils agissent en personne et n’ont pas exposé avoir encouru de 
frais particuliers pour leur défense (art. 87 LPA). 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare irrecevable le recours interjeté le 10 mai 2011 par Madame Ruth et Monsieur 

Joseph Rumo contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

25 mars 2011 ; 

déclare recevable le recours interjeté le 10 mai 2011 par Mesdames Mireille Ducrest, 

Catherine Gautier Le Berre, Simona Genoud, Claire Perret, Monique Queloz et Messieurs 

Philipe Schneider, Patrick Genoud et Philippe Rey contre le jugement du 

Tribunal administratif de première instance du 25 mars 2011 ; 

au fond : 

l’admet partiellement ; 

annule le jugement du Tribunal administratif de première instance du 25 mars 2011 ; 

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dit que les recours interjetés les 15 octobre et 16 octobre 2010 auprès du Tribunal 

administratif de première instance par Mesdames Mireille Ducrest, Catherine Gautier 

Le Berre, Simona Genoud, Claire Perret, Monique Queloz et Messieurs Philippe 

Schneider, Patrick Genoud et Philippe Rey sont irrecevables ;  

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument  ni alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent 

sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de droit 

public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 

porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 

l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme 
moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Mesdames Mireille Ducrest, Catherine Gautier Le Berre, 

Simona Genoud, Claire Perret, Monique Queloz, Messieurs Philippe Schneider, Philippe 

Rey, Patrick Genoud, et Madame Ruth et Monsieur Joseph Rumo, au département des 

constructions et technologies de l’information, à Madame Anne Favrelle, à Monsieur Eric 
Refouvelet, ainsi qu’au Tribunal administratif de première instance . 

Siégeants : Mme Hurni, présidente, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière de juridiction : 
 
 

M. Tonossi 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. Hurni 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le   
 
 

 

la greffière : 
 

 

 

http://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110