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**Case Identifier:** d9ce2255-d0a6-50ab-975b-f7b9282dc5b0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-27
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 27.09.2017 C/7200/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-7200-2017_2017-09-27.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 05.10.2017. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/7200/2017 ACJC/1224/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2017 

 

Entre 

A______, sise ______, recourante contre un jugement rendu par la 9ème Chambre du 
Tribunal de première instance de ce canton le 15 juin 2017, comparant par Me Romain 

Jordan, avocat, rue Général Dufour 15, case postale 5556, 1211 Genève 11, en l'étude 

duquel elle fait élection de domicile, 

et 

B______, sise ______, intimée, comparant par Me Christian van Gessel, avocat, rue du 
Mont-de-Sion 8, 1206 Genève, en l'étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/7200/2017 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/7740/2017 du 15 juin 2017, reçu par les parties le 16 juin 
2017, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure sommaire, 

a rejeté la requête en faillite formée le 30 mars 2017 par A______ dans la 

poursuite n° 1______ (ch. 1 du dispositif), mis les frais à charge de A______  

(ch. 2), arrêté les frais judiciaires à 150 fr. et les a compensés avec l'avance 

fournie (ch. 3), arrêté les dépens à 450 fr. (ch. 4), condamné A______ à payer  

450 fr. de dépens à B______ (ch. 5) et débouté les parties de toutes autres 

conclusions (ch. 6). 

B. a. Par acte expédié à la Cour de justice le 26 juin 2017, A______ a formé recours 
contre les chiffres 2, 3 et 5 du dispositif de ce jugement, concluant à ce que la 

Cour mette les frais judiciaires de première instance à charge de B______ et la 

condamne à lui verser un montant équitable à titre de dépens, avec suite de frais et 

dépens. 

 b. Le 17 juin 2017 B______ a conclu au rejet du recours, avec suite de frais et 
dépens. 

 c. A______ a répliqué le 4 août 2017, persistant dans ses conclusions et 
produisant une pièce nouvelle. 

 d. B______ a dupliqué le 9 août, persistant dans ses conclusions. 

 e. Les parties ont été informées le 10 août 2017 de ce que la cause était gardée à 
juger. 

C. Les faits pertinents suivants résultent du dossier. 

 a. Le 21 février 2017, A______ a fait notifier à B______ une commination de 
faillite poursuite n° 1______ pour une créance de 6'458 fr. 40 avec intérêts à 15% 

dès le 14 août 2015. 

 b. Le 17 mars 2017, B______ a soldé la poursuite auprès de l'Office des 
poursuites et en a informé A______ le jour même. 

 c. Le 31 mars 2017, A______ a requis du Tribunal le prononcé de la faillite de 
B______, se prévalant de la commination de faillite précitée. 

 d. Lors de l'audience du 18 mai 2017, B______ a conclu au rejet de la requête, 
avec suite de frais et dépens, relevant que A______ avait été informée avant le 

dépôt de la requête du fait que la dette était payée. 

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C/7200/2017 

 A______ a persisté dans sa requête. Elle a admis avoir été informée par écrit du 
paiement de la dette le 17 mars 2017 mais a relevé que le justificatif du paiement 

ne lui avait été transmis que le 26 avril 2017. Elle n'avait pas interpellé l'Office 

des poursuites pour vérifier si la dette avait effectivement été réglée le 17 mars 

2017. 

 La cause a été gardée à juger par le Tribunal à l'issue de l'audience. 

D. Les arguments des parties devant la Cour seront traités ci-après en tant que de 
besoin. 

EN DROIT 

1. 1.1 La décision sur les frais judiciaires et les dépens ne peut être attaquée 
séparément que par un recours (art. 110 et 95 CPC). 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 

introduit auprès de l'instance de recours dans les dix jours à compter de la 

notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 

sommaire. 

 En l'espèce, le recours répond à ces exigences, de sorte qu'il est recevable. 

 1.2 Les conclusions, allégations de faits et preuves nouvelles sont irrecevables 
dans le cadre d'un recours (art. 326 al. 1 CPC). 

 La pièce nouvelle déposée par la recourante est par conséquent irrecevable, de 

même que les allégations qui s'y rapportent. 

2. Le Tribunal a condamné la recourante aux frais et dépens de la procédure de 
faillite, retenant qu'elle avait succombé. Elle n'avait par ailleurs pas intenté le 

procès de bonne foi, dans la mesure où elle avait été informée avant le dépôt de la 

requête de faillite que la dette avait été payée. Si elle avait un doute sur ce point, il 

lui incombait de vérifier la réalité du paiement auprès de l'Office des poursuites. 

 La recourante fait valoir que la requête de faillite a été rédigée dès l'expiration du 
délai de 20 jours suivant la notification de la commination de faillite, de sorte 

qu'elle était déjà prête le 17 mars 2017, lorsque l'intimée l'a informée du paiement 

de la dette. Il incombait à cette dernière de lui fournir le justificatif du paiement de 
la dette ce qu'elle n'a pas fait. 

2.1.1 Selon l'art. 106 al. 1 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie 
succombante. 

L'art. 107 al. 1 CPC prévoit que le tribunal peut s’écarter des règles générales et 

répartir les frais selon sa libre appréciation notamment lorsqu'une partie a intenté 

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C/7200/2017 

le procès de bonne foi (let. b.) ou que des circonstances particulières rendent la 

répartition en fonction du sort de la cause inéquitable (let. f). 

Il s'agit là d'une disposition potestative, de sorte que le tribunal dispose d'un large 

pouvoir d'appréciation non seulement quant à la manière dont les frais seront 

répartis, mais aussi et en particulier quant au fait même de déroger aux principes 

généraux de répartition résultant de l'art. 106 CPC (ATF 139 III 358 consid. 3; 

arrêt du Tribunal fédéral 5D_199/2015 du 5 avril 2016 consid. 4.3.1). 

2.1.2 Selon l'art. 166 al. 1 LP, à l'expiration du délai de vingt jours de la 
notification de la commination, le créancier peut requérir du juge la déclaration de 

faillite. 

L'Office des poursuites est tenu d'accepter les paiements faits pour le compte du 

créancier poursuivant (art. 12 al. 1 LP). Le débiteur est libéré par ces paiements 

(art. 12 al. 2 LP). 

2.2 En l'espèce, dans la mesure où la requête de faillite de la recourante a été 
rejetée, celle-ci a succombé. 

Le Tribunal a par conséquent respecté la loi en mettant à sa charge les frais et 

dépens de la procédure. 

En effet, aucune circonstance particulière ne commandait de s'écarter de la 

répartition prévue par l'art. 106 al. 1 CPC.  

La recourante n'a notamment pas intenté le procès de bonne foi au sens de 

l'art. 107 al. 1 let. b CPC puisqu'au moment du dépôt de la requête de faillite, le 

30 mars 2017, elle avait été informée du paiement de la dette. L'intimée n'avait à 

cet égard pas de justificatif particulier à lui fournir, puisque la libération par 

paiement à l'Office intervient indépendamment du fait de savoir si un justificatif a 

ou non été présenté par le débiteur au créancier. 

Il incombait ainsi à la recourante, dûment avertie du paiement par l'intimée, 

d'interpeller l'Office, si elle le souhaitait, pour vérifier la réalité du paiement avant 

de déposer sa requête de faillite. 

L'intimée n'a pas ailleurs pas à subir de préjudice en raison du fait que la 

recourante avait déjà rédigé la requête de faillite au moment où le paiement est 

intervenu; en effet, le délai de vingt jours prévu par l'art. 166 LP est un délai 

minimum et rien ne l'obligeait à procéder de la sorte. 

Le recours sera par conséquent rejeté. 

3. La recourante, qui succombe, sera condamné au frais du recours (art. 106  
al. 1 CPC). 

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C/7200/2017 

 Les frais judiciaires seront fixés à 220 fr. (art. 52 et 61 OELP) et compensés avec 
l'avance fournie par la recourante, acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

 En ce qui concerne les dépens, la valeur litigieuse peut être fixée à 600 fr., soit le 

montant des frais et dépens fixés par le Tribunal. Les dépens alloués à l'intimée 

seront fixés à 400 fr., montant supérieur à celui prévu par le taux applicable fixé 

par les articles 85, 89 et 90 RTFMC, dans la mesure où il y a une disproportion 

manifeste entre ce taux et le travail effectif de l'avocat de l'intimée devant la Cour 

(art. 23 LaCC). 

* * * * * 

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C/7200/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/7740/2017 

rendu le 15 juin 2017 par le Tribunal de première instance dans la cause  

C/7200/2017-9 SFC. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête à 220 fr. les frais judiciaires de recours, les compense avec l'avance versée qui 

reste acquise à l'Etat de Genève et les met à charge de A______. 

Condamne A______ à verser à B______ 400 fr. à titre de dépens de recours. 

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, présidente; Monsieur Laurent RIEBEN 

et Monsieur Ivo BUETTI, juges; Monsieur David VAZQUEZ, commis-greffier. 

 

La présidente : 

Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ 

 Le commis-greffier : 

David VAZQUEZ 

 

 
Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification 

avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du 

recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.