# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8161615d-3194-5fcd-b67f-91a9d69a5fe7
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-08-13
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 13.08.2019 P/21243/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-21243-2017_2019-08-13.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENÈVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/21243/2017 ACPR/612/2019 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du mardi 13 août 2019 

 

Entre 

A______ SA, sise ______, comparant en personne, 

recourante, 

contre l'ordonnance de non entrée en matière rendue le 19 juin 2018 par le Ministère public, 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé. 

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EN FAIT : 

A. a. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 29 juin 2018, A______ SA 
recourt contre l'ordonnance du 19 juin 2018, notifiée par pli simple, par laquelle le 
Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte. 

La recourante conclut à l'annulation de la décision querellée. 

b. La recourante a versé les sûretés en CHF 800.- qui lui étaient réclamées par la 
Direction de la procédure. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : 

a. A______ SA, dont le but social est le commerce international de métaux 
précieux, est inscrite au Registre du commerce de Genève depuis le ______ 2017. 
Elle était précédemment inscrite au Registre du Commerce du Valais Central depuis 
le ______ 2010, son siège étant à Y______ [VS]. B______ en a été président-
administrateur avec signature individuelle jusqu'en décembre 2018. 

A______ INVESTMENT LTD, dont le but social est le commerce international de 
biens de toute nature et conseil aux entreprises pour dynamiser leurs ventes, est 
inscrite au Registre du Commerce du Bas-Valais depuis le ______ 2013 et a son 
siège à AC______ [VS]. B______ en est président-administrateur avec signature 
individuelle.  

b. Le 18 octobre 2017, A______ SA a porté plainte contre C______, D______, 
E______, F______ et G______ pour escroquerie en bande organisée, fabrication de 
faux titres et usages de faux et, s'agissant du dernier cité, également pour parjure.  

Début 2016, B______ avait convenu avec C______ et E______, qui lui avait 
présenté par le premier cité à AD______ [Belgique], que ces deux derniers 
exploreraient l'Afrique pour lui trouver des fournisseurs d'or brut. Ils seraient aidés 
par G______ et F______, membres de la famille, élargie de E______, avec lesquels 
il n'avait eu que des contacts téléphoniques. Ces quatre personnes ne lui avaient pas 
fourni d'or mais lui avaient soutiré près de CHF 400'000.- pour des avances de taxes 
africaines d'exportation ainsi que pour leurs frais de déplacement et de séjour. De 
nombreux documents fournis s'étaient révélés des faux.  

Les versements effectués par A______ SA et A______ INVESTMENT SA l'avaient 
été depuis leurs comptes ouverts auprès de [la banque] H______ [à] Y______ [VS]. 

La plainte fait état des cas suivants: 

i. – cas I______ LTD –.  

A______ INVESTMENT LTD avait prêté CHF 15'000.- à E______ et C______ 
pour l’achat de la société I______ LTD qui devait leur permettre d'encaisser les 

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commissions relatives aux transactions sur l’or. Ils n'avaient pas remboursé ce 
prêt conformément au contrat conclu avec A______ INVESTMENT LTD le  
7 mars 2017.  

ii. – cas Ouganda –.  

Sur demande de E______ qui avait dit qu'un général ougandais avait exigé le 
paiement d'avances pour une livraison d'or à AA______ [Emirats arabes unis], 
A______ SA avait, ainsi, versé environ USD 150'000.- en pure perte.  

A______ SA a joint la plainte du 7 septembre 2016 de B______ adressée à la 
police ougandaise, qui n'y avait pas donné suite, contre les dirigeants de  
J______ LTD et K______ LLC ainsi que L______ LTD. Le plaignant y 
soutenait que J______ LTD qui avait signé un contrat avec la société émirati, 
M______ LTD, appartenant à N______ et dont B______ était directeur, portant 
sur 100 kg d'or, n'avait jamais livré la marchandise, bien qu'ayant reçu le 
versement de la moitié des taxes, ayant corrompu le transporteur qui avait livré 
l'or à K______ LLC à AA______. Elle avait précédemment adressé la même 
plainte le 25 août 2016 à la police des EAU laquelle avait refusé de s'en occuper 
au motif qu'elle relevait du civil et non du pénal.  

Des documents produits, il apparaît que, pour les taxes, la transformation des pépites 
en lingots et l'expédition : 

1. A______ INVESTMENT LTD a transféré USD 28'000.-, le 12 avril 2016 à 
J______ LTD à AE______ [Ouganda] et  

2. A______ SA a transféré USD 92'525, en avril et mai 2016, à J______ LTD à 
AE______ et L______ LTD à AF______ [Ouganda] K______ LLC.  

iii. – cas Kenya –.  

E______ et C______ avaient assuré B______ qu'il pouvait faire confiance à "la 
famille", soit G______ et F______. Il s'était, ainsi, "fait avoir" en versant 
USD 120’000.- pour une taxe kenyane d’exportation concernant plusieurs 
centaines de kilos d’or brut.  

Il ressort des documents produits que B______ avait porté plainte, le 10 novembre 
2016, auprès de la police kenyane contre O______ Avocates et P______ LTD 
s'agissant de 30 kg d'or sans obtenir de réponse et que A______ SA avait transféré, 
en juin 2016, USD 106'300.- à O______ Avocates à AG______ [Kenya] pour payer 
la taxe kenyane d'exportation de l'or.  

G______ lui avait ensuite dit avoir fait transiter la marchandise du Kenya dans un 
autre État africain, et de là vers la Belgique. Il lui avait transmis une lettre de 
transport aérien (ci-après; LTA) du 17 mars 2017 de 130 kg d'or et la demande du 

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transporteur de payer USD 425'000.- de frais de transport à l'avance. Elle n'avait pas 
payé, le numéro de la LTA ne figurant pas dans le système de la douane belge; il 
s'agissait d'un faux document.  

iv – cas Mali –.  

C______ et E______ avaient entraîné A______ SA à payer EURO 2'000.- à 
D______, un prétendu fournisseur malien, agissant pour le compte d’une 
coopérative informelle de mineurs d’or d'un village malien. Elle avait ensuite 
versé EURO 3'500.- pour le douanier. Ensuite, la marchandise serait partie en 
contrebande à AA______ [Emirats arabes unis], où elle aurait été saisie par les 
douaniers émiratis. Elle avait débloqué la situation en virant sur le compte de 
C______, qui se trouvait à AA______, environ USD 50'000.- destinés à payer la 
taxe censée être reversée au pays exportateur, mais la marchandise n'avait pas 
été débloquée. C______ lui avait dit avoir versé l'argent au douanier émirati, 
mais sans reçu, ni numéro d’enregistrement. Après avoir pris contact avec le 
transporteur, il s'était rendu compte que la LTA Mali-EAU était un faux et que 
l’or n’existait probablement pas.  

A______ SA a produit la plainte du 23 novembre 2016 de M______ LTD déposée 
auprès du chef de la douane des EAU, et restée sans réponse selon elle, à teneur de 
laquelle la première citée avait conclu un contrat, le 8 juin 2016 à AH______ [Mali], 
avec une coopérative d'un village malien représentée par D______ portant sur l'achat 
de 48 kg d'or à importer à AA______. Son négociateur, C______, avait versé en cash 
à la douane [de] AA______ USD 43'000.- de taxes. La LTA qui lui avait été tranmise 
était un faux selon la société de transport. L'or avait été confisqué à AA______ parce 
que 2 kg d'or de contrebande avaient été substitués à l'or licite. Les voleurs avaient 
été arrêtés. 

A______ SA était aujourd'hui convaincu que C______ était complice des maliens et 
qu'il avait "mis dans sa poche" les CHF 35'000.-, virés le 4 août 2016, et 
CHF 11'000.-, le 15 suivant, sur son compte [à la banque] Q______. Elle avait 
également fait des versements à C______ et E______, pour financer leurs frais de 
voyage et de séjour 

Ainsi, il apparaît des documents versés, que: 

1. A______ SA, a transféré : 

 sur le compte de E______, auprès de [la banque] H______ [à] 
Z______ [GE], CHF 8'000.-, en juillet 2016, avec la mention "prêt 
prospection voyage et séjour";  

 sur le compte de C______, auprès de [la banque] Q______ [à] Zurich, 
CHF 69'850.-, entre août et novembre 2016, avec la mention "prêt 
prospection" ou "avance de trésorerie", et USD 2'637.- versé sur le 

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compte d'un hôtel à AA______ [Emirats arabes unis] pour des frais de 
séjour du précité; 

 sur le compte de R______, auprès de [la banque] H______ [à] 
AB______ [GE], CHF 19'500.-, en juin et juillet 2016, avec la 
mention "prêt prospection E______" et "prêt prospection C______"; 

2. A______ INVESTMENT LTD a transféré : 

 sur le compte de E______, auprès de [la banque] H______ [à] 
Z______ [GE], CHF 10'500.-, en mai et juin 2016 avec la mention 
"prêt prospection";  

 sur le compte de S______, auprès de [la banque] H______ [à] 
AB______ [GE], CHF 2'000.-, en juin 2016, avec la mention "prêt 
prospection C______ et E______"; 

3. N______, par le débit de son compte auprès de [la banque] H______ [de] 
Y______ [VS], a transféré: 

 sur le compte de E______, auprès de [la banque] H______ [à] 
Z______ [GE], CHF 1'000.- en juin 2016, avec la mention "prêt 
prospection";  

 sur le compte de C______, auprès de Q______ [à] Zurich, CHF 
2'500.-, en septembre et octobre 2016, avec la mention "prêt" ou " 
prêt avion + hôtel"; 

 sur le compte de S______, auprès de [la banque] H______ [à] 
AB______ [GE], CHF 2'000.-, en juin 2016; 

4. B______ a transféré, par T______ de AI______ [France], CHF 1'547.-, en 
octobre 2016, à E______, apparemment en Suisse. 

iv. – cas Rwanda 1 –.  

C______ avait annoncé une immense cargaison d’or amenée par G______. 
A______ SA avait versé USD 15'000.- environ pour préfinancer la fonte des 
pépites en lingots. Bien que la livraison aurait dû se faire aux EAU, l’or était allé 
à Oman; elle avait refusé de verser USD 24'000.- aux douaniers d’Oman, comme 
le lui avait dit C______. L’or aurait été vendu à AA______ à des Japonais. 
Rétrospectivement, elle pensait que l'or n'avait jamais existé. 

Aucune pièce n'a été produite. 

 

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v. – cas Rwanda 2 –.  

Par contrat du 19 décembre 2016, G______ s'était engagé, sous serment, à livrer 
10 kg d’or à A______ SA. Il lui avait demandé de payer les frais de douane, un 
certificat de la mission de l’ONU au Congo (Monusco) et la taxe d’exportation. 
Elle avait ensuite refusé de payer la "taxe locale du gouverneur". G______ ne lui 
avait rien remboursé et ne lui avait fourni aucun papier justificatif.  

À teneur des pièces versées, A______ SA avait transféré sur le compte de G______, 
domicilié AJ______ [RDC], auprès de la [banque kenyane] U______ à AG______ 
[Kenya], en décembre 2016, USD 21'000.-, avec la mention "avance de trésorerie 
achat or brut contrat du 9 déc. 2016 (sic)" et "avance de trésorerie certification or".  

vi. – cas Tanzanie –.  

En août 2017, G______ avait adressé à A______ SA, auprès de V______ à 
AA______ [Emirats arabes unis], une facture d'une fonderie tanzanienne pour la 
transformation de 5 kg de pépites d'or en lingots, et des certificats de la RDC 
confirmant l'exportation de l'or vers AA______, par la Tanzanie. G______ 
l'avait menée en bateau et avait quitté les EAU avec le colis (fictif) des 5 kg; il 
s'était ainsi démasqué comme imposteur. 

À teneur des pièces,  

1. des billets d’avion et des frais d'hôtel ont été payés, par internet, pour 
G______ afin qu'il se rende de RDC en Tanzanie et ensuite à AA______ 
(sans précision des comptes débités);  

2. A______ SA a transféré sur le compte de G______, à AG______ [Kenya], 
en août 2017, USD 1'100.-, avec la mention "frais de voyage Tanzanie-EAU 
apporteur d'affaires"; 

3. B______ a transféré à G______ par l'agence T______ de AI______ 
[France], EUR 2'000.- en août 2017, en Tanzanie et, en septembre 2017, 
EURO 2'500.- aux EAU.  

vii. – cas Tanzanie 2 –.  

En octobre 2017, G______ avait tenté d'arnaquer A______ SA en lui promettant 
105 kilos d'or congolais. Il avait envoyé à B______ par email une facture du  
11 octobre 2017 de USD 378’675.-, pour le dédouanement et le transport, émise 
le par une société tanzanienne, W______ LTD. L'adresse email de la société 
était "bidon". B______ avait fait semblant de jouer le jeu, pour maintenir le 
contact et aider la police à localiser les escrocs. 

 

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viii. – cas Côte d’Ivoire –.  

C______ avait fait miroiter à A______ SA une livraison, imminente, mais 
toujours reportée, en provenance de la Côte d’Ivoire. Il voulait juste gagner du 
temps et éviter le dépôt de plainte contre lui. 

ix. – cas Afrique du Sud –.  

Lors d'une conversation téléphonique du 12 mai 2017, F______ avait demandé, 
à B______, USD 13'000.-, pour faire transiter 20 kg d’or par la valise 
diplomatique de l’ambassadeur congolais vers l’Afrique du Sud, et de là vers la 
fonderie de son choix; elle lui avait avoué être au courant de tout ce qu’avaient 
fait "les enfants", soit E______, C______ et G______, et "avoir le contrôle sur 
tout"; elle avait promis de réparer leurs erreurs par une livraison de 20 kg. 

c. Par courrier du 23 octobre 2017, A______ SA a informé le Procureur que 
G______ avait été arrêté par la police de RDC et avait avoué avoir participé à 
plusieurs arnaques dont elle avait été victime. 

d. À teneur du rapport de renseignements du 16 janvier 2018, D______, F______ 
et G______ n'avaient aucune adresse officielle en Suisse, ni de titre de séjour. 
C______, titulaire d'un permis C, avait informé la police, qui voulait l'entendre, qu'il 
était à l'étranger et que s'il revenait, il prendrait contact; le numéro d'appel portait 
l'indicatif des EAU. 

e. Le 16 janvier 2018, E______, entendu en qualité de prévenu par la police, a 
contesté les faits reprochés. S'agissant de leur relations commerciales, il avait dit à 
B______, qui lui avait été présenté comme un grand acheteur représentant une 
importante société, qu'il connaissait des personnes qui avaient des matières premières 
en Afrique mais "que tout dépendrait des appareils financiers dont il disposait" et s'il 
était prêt à voyager avec lui. B______ avait perdu de l'argent pour avoir voulu faire 
les choses à sa manière.  

Il s'est expliqué comme suit sur les différents griefs:  

– cas I______ LTD – (cfr. supra B.b.i).  

C______ et lui-même étaient actionnaires de la société I______ LTD, à 
AA______ [Emirats arabes unis], active dans le domaine des matières premières, 
pour le rachat de laquelle B______ avait avancé CHF 15'000.-.  

Il devait à B______ CHF 17'500.-, soit CHF 7’500.- correspondant à la moitié du 
prix d'achat de la société et CHF 10'000.- environ, que ce dernier avait versé sur 
son compte, pour une affaire. Il n'y avait eu aucun enrichissement frauduleux de 
sa part. Il était disposé à les lui rembourser petit à petit. 

 

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– cas Ouganda – (cfr. supra B.b.ii). 

B______ lui avait dit travailler avec une raffinerie, X______, en Ouganda et 
qu'ils avaient juste à ramener l’or. La transaction portant sur 103 kg d’or ne s'était 
pas faite. Son travail était d’amener les vendeurs à la raffinerie. La marchandise 
devait être testée sur place et le paiement devait intervenir quelques jours après, 
mais B______ avait tout compliqué dès le départ; il voulait "des tas" de 
documents. La raffinerie n’était pas au courant de son arrivée avec le vendeur. Ce 
dernier s'était senti en insécurité et était reparti avec la marchandise renonçant à 
la transaction. B______, qui n'était pas sur place, n'avait pas investi d’argent, mis 
à part CHF 6'000.-, dans l'achat du billet d’avion, et CHF 3'000.- qu'il lui avait 
remis. 

À la suite à cette affaire, lors d'une réunion à AA______ [Emirats arabes unis] 
entre un général ougandais qui vendait de l'or, B______, C______ et lui-même 
intervenant comme intermédiaire, il avait été convenu que B______ et le général 
verseraient chacun la moitié des taxes, soit presque USD 150'000.- chacun, pour 
100 kg d’or. Sur place, en Ouganda, il avait vu l'or et l'avait scellé. Le jour où la 
marchandise devait voyager, le général avait demandé que B______ vienne sur 
place ou mette une garantie bancaire, ce dernier avait "pété un plomb" au 
téléphone et raccroché. C'était pour cela que l’or n’avait pas voyagé et que la 
transaction n’avait pas eu lieu. 

– cas Kenya – (cfr. supra B.b.iii).  

B______ avait versé de l’argent à la société logistique qui devait transporter 130 
kg d’or. Mais, à la dernière minute, B______ avait changé les noms des sociétés 
qui devaient recevoir la marchandise. Il avait mis le nom de sa société à 
AA______ à la place de A______ et l'adresse de livraison était encore une autre. 
Cela avait tout compliqué  et le gouvernement kenyan avait bloqué l’or pensant 
qu’il y avait une fraude. Il fallait verser une somme pour débloquer l’or, un genre 
d’amende par rapport au délai expiré et aux certificats. La transaction ne s'était 
pas faite.  

– cas Mali – (cfr. supra B.b.iv).  

C______ était en charge de l’affaire au Mali. D______ voulait passer par un 
transporteur via valise diplomatique mais, finalement, le transporteur était parti 
avec l’argent et la marchandise, soit 52 kg.   

Les virements faits sur son compte H______ avaient été principalement utilisés 
pour assurer des transports ou payer des taxes. 

– cas Afrique du Sud –(cfr. supra B.b.x).  

Il pensait que F______ tirait effectivement les ficelles de pas mal d’opérations. 

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Il ignorait les autres cas. 

C. Dans sa décision querellée, le Ministère public relève le caractère civil du conflit qui 
opposait la recourante à E______. Au vu des déclarations contradictoires et de 
l'absence d'élément objectif de preuve venant corroborer l'une ou l'autre version, il 
n'était pas en mesure de privilégier une thèse plutôt qu'une autre. S'agissant des 
autres prévenus, seuls l'envoi de commissions rogatoires internationales 
permettraient, peut-être, de faire avancer les investigations. Or, au vu des intérêts en 
jeu et de l'aspect fortement civil du litige, un tel acte serait disproportionné. 

D. a. À l'appui de son recours, la recourante reproche au Ministère public de retenir la 
version de E______. Elle réaffirme qu'on lui demandait le versement d'acompte alors 
que tous les documents étaient faux et qu'il n'y avait pas d'or. Les versements faits à 
E______ et C______ auraient été, dans une configuration normale, des prêts relevant 
du civil. Cependant toutes les affaires apportées étaient des escroqueries. Elle ne 
pourrait récupérer ce que E______ reconnaissait lui devoir sans l'intervention de la 
force publique. Il avait agi à la manière de E______ et avait fait confiance au général 
ougandais. Les titres faux relevaient du pénal et non du civil. Il réaffirmait que 
G______ était passé aux aveux, confirmant que les documents transmis étaient des 
faux. 

b. Le Ministère public relève que D______, F______ et G______, non domiciliés 
en Suisse, auraient des liens avec le Mali, la RDC et les EAU, Etats avec lesquels 
l'entraide judiciaire était médiocre. L'envoi de commissions rogatoires était dès lors 
disproportionné. Il en allait de même s'agissant de C______ qui se trouvait aux EAU. 

Il n'y avait, pour le surplus, pas de prévention pénale suffisante. Le conflit entre le 
recourant et E______ relevait principalement du civil, soit d'un contrat de prêt. Les 
déclarations des protagonistes étant contradictoires sans qu'aucun élément de preuve 
ne corrobore l'une ou l'autre. En outre, c'était A______ INVESTEMENT LTD qui 
avait conclu le prêt du 7 mars 2017 de CHF 15'000.-. La recourante avait versé à 
C______ et E______ de l'argent avec la mention prêt et prospection, et non 
commission. A______ SA souhaitait, en réalité, ramener le conflit sur le plan pénal, 
après l'échec des démarches pénales en Ouganda, aux EAU, au Kenya. 

Les montants prêtés à C______ et E______ ne devaient pas être confondus avec les 
nombreux versements à destination de pays d’Afrique effectués par la recourante en 
lien avec l’exécution des contrats successifs d’achat d’or qu'elle avait elle-même 
signés. Rien au dossier ne permettait de retenir que les mis en cause savaient ou 
auraient pu savoir que les affaires apportées à B______ ou ses sociétés - pour autant 
qu’elles l’aient effectivement été par eux, ce qui n'était pas non plus matériellement 
démontré - seraient des escroqueries.  

De plus, il ressortait des annexes à la plainte pénale de A______ SA que la plupart 
des échanges - si ce n'était tous - relatifs aux affaires et aux paiements litigieux de 

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taxes d’exportation notamment, se faisaient en direct entre B______ et les personnes 
avec lesquelles les multiples sociétés, dont B______ est administrateur, avaient 
conclu des contrats d’achats d’or. La preuve de l’intervention de E______ ou de 
C______ dans ledit processus n'était, là non plus, matériellement pas apportée par la 
plaignante. 

c. La recourante n'a pas répliqué. 

EN DROIT : 

1. Le recours a été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 
al. 1 CPP), concerne une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans 
(art. 393 al. 1 let. a CPP). 

2. Encore faut-il, pour que le recours soit recevable, que le recourant dispose de la 
qualité pour agir, c'est-à-dire qu'il ait un intérêt juridiquement protégé à la 
modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 

2.1. Seule une partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la 
modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 
CPP). Cette question doit être examinée d'office par l’autorité pénale. Toute partie 
recourante doit ainsi s'attendre à ce que son recours soit examiné sous cet angle, sans 
qu'il en résulte pour autant de violation de son droit d'être entendue (arrêt du Tribunal 
fédéral 6B_1207/2013 du 14 mai 2014 consid. 2.1). 

On entend par partie plaignante le lésé qui déclare expressément vouloir participer à 
la procédure pénale comme demandeur au pénal ou au civil (art. 118 al. 1 CPP). 
L'art. 115 al. 1 CPP définit le lésé comme étant toute personne dont les droits ont été 
touchés directement par une infraction. 

Pour être personnellement lésé au sens de l'art. 115 CPP, l'intéressé doit être titulaire 
du bien juridiquement protégé touché par l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 
1B_678/2011 du 30 janvier 2012, consid. 2.1). Il convient donc d'interpréter le texte 
de l'infraction pour en déterminer le titulaire et ainsi savoir qui a qualité de lésé 
(ATF 118 IV 209 consid. 2 p. 211). Pour être directement touché, le lésé doit, en 
outre, subir une atteinte en rapport de causalité directe avec l'infraction poursuivie, ce 
qui exclut les dommages par ricochet (arrêt du Tribunal fédéral 1B_294/2013 du  
24 septembre 2013 consid. 2.1). 

En règle générale, seul peut se prévaloir d'une atteinte directe le titulaire du bien 
juridique protégé par la disposition pénale qui a été enfreinte (ATF 143 IV 77 consid. 
2.2 p. 78; 141 IV 454 consid. 2.3.1 p. 457). Les droits touchés sont les biens 
juridiques individuels tels que la vie et l'intégrité corporelle, la propriété, l'honneur, 
etc. (ATF 141 IV 1 consid. 3.1 p. 5). Pour être directement touché, le lésé doit en 
outre subir une atteinte en rapport de causalité directe avec l'infraction poursuivie, ce 
qui exclut les dommages par ricochet (arrêt 6B_857/2017 du 3 avril 2018 consid. 2.1 

https://intrapj/perl/decis/6B_1207/2013
https://intrapj/perl/decis/1B_678/2011
https://intrapj/perl/decis/118%20IV%20209
https://intrapj/perl/decis/1B_294/2013
https://intrapj/perl/decis/143%20IV%2077
https://intrapj/perl/decis/141%20IV%20454
https://intrapj/perl/decis/141%20IV%201
https://intrapj/perl/decis/6B_857/2017

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et les arrêts cités). Les personnes subissant un préjudice indirect n'ont donc pas le 
statut de lésé et sont des tiers n'ayant pas accès au statut de partie à la procédure 
(arrêt 1B_191/2014 du 14 août 2014 consid. 3.1).  

S'agissant en particulier d'infractions contre le patrimoine, le propriétaire des valeurs 
patrimoniales est considéré comme la personne lésée (arrêts 1B_18/2018 du 19 avril 
2018 consid. 2.1; 1B_191/2014 du 14 août 2014 consid. 3.1; 1B_104/2013 du 13 mai 
2013 consid. 2.2). Il en résulte notamment que, lorsqu'une infraction est perpétrée au 
détriment du patrimoine d'une personne morale, seule celle-ci subit un dommage et 
peut donc prétendre à la qualité de lésé, à l'exclusion des actionnaires d'une société 
anonyme, des associés d'une société à responsabilité limitée, des ayants droit 
économiques et des créanciers desdites sociétés (ATF 141 IV 380 consid. 2.3.3  
p. 386; 140 IV 155 consid. 3.3.1 p. 158; arrêt du Tribunal fédéral 1B_62/2018 du  
21 juin 2018 consid. 2.1 et les arrêts cités).  

2.2. En l'espèce, il ressort des éléments au dossier, que la recourante n'est pas lésée 
par les versements effectués par A______ INVESTMENTS SA (cfr. supra: B.b.i, 
B.b.ii.1, B.b.iv.2) et N______ (cfr. supra: B.b.iv.3) et B______ (cfr. supra: B.b.iv.4, 
B.b.vii. 3), les lésés directs.  

Elle n'a dès lors pas la qualité de partie plaignante s'agissant des infractions en 
rapport avec ces versements.  

3. Il convient également d'examiner son intérêt propre à recourir à raison des autres 
faits.  

3.1. Le recourant, quel qu'il soit, doit être directement atteint dans ses droits et doit 
établir que la décision attaquée viole une règle de droit qui a pour but de protéger ses 
intérêts et qu'il peut, par conséquent, en déduire un droit subjectif, ce qui est le cas du 
recourant à qui la qualité de plaignante a été refusée par le Ministère public. La loi 
soumet toutefois la qualité pour recourir à l'existence d'un intérêt juridiquement 
protégé à l'annulation ou à la modification de la décision litigieuse (art. 382 al. 1 
CPP). Cet intérêt doit être actuel et pratique. De cette manière, les tribunaux sont 
assurés de trancher uniquement des questions concrètes et non de prendre des 
décisions à caractère théorique. Ainsi, une partie qui n'est pas concrètement lésée par 
la décision ne possède pas la qualité pour recourir et son recours est irrecevable (arrêt 
du Tribunal fédéral 1B_669/2012 du 12 mars 2013 consid.2.3.1). 

3.2. En l'occurrence, on ne discerne pas en quoi la décision querellée, en ce qu'elle 
refuse d'entrer en matière sur sa plainte contre G______, serait préjudiciable à la 
recourante.  

Cette dernière explique, elle-même, qu'à la suite de son dépôt de plainte, les autorités 
de RDC ont placé G______ en détention, dès avant le dépôt de la plainte à Genève, 
étant précisé que le recourant soutient que ce dernier aurait avoué. Sa participation 
aux arnaques.  

https://intrapj/perl/decis/1B_191/2014
https://intrapj/perl/decis/1B_18/2018
https://intrapj/perl/decis/1B_191/2014
https://intrapj/perl/decis/1B_104/2013
https://intrapj/perl/decis/141%20IV%20380
https://intrapj/perl/decis/140%20IV%20155
https://intrapj/perl/decis/1B_62/2018
https://intrapj/perl/decis/1B_669/2012

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Considérant que la recourante, particulièrement avare d'informations sur ce sujet, ne 
prétend pas que ladite procédure ne suivrait pas son cours, mais au contraire 
confirme cette saisine dans ses dernières écritures, l'on ne voit pas quel intérêt actuel 
existerait pour elle à ce que sa plainte contre le précité soit également instruite à 
Genève et, partant, à recourir contre la décision du procureur genevois, faute de 
préjudice subi.  

Le recours est dès lors irrecevable en ce qu'il concerne les faits reprochés à G______ 
(cfr. supra B.b.vi, vii). Etant précisé que les faits reprochés à ce mis en cause sous 
B.b. v, viii ne sont soit pas établis par pièce, soit en toute hypothèse non constitutif, 
la plaignante ayant refusé de verser les fonds. 

4. La recourante fait grief au Ministère public d'avoir rendu une ordonnance de non-
entrée en matière alors qu'elle allègue avoir été victime d'escroquerie et de faux dans 
les titres.  

4.1. Selon l'art. 310 CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance de 
non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les 
éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale 
ne sont manifestement pas réunis (let. a). 

Le principe "in dubio pro duriore" découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. 
et 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 19 al. 1 et 324 CPP ; ATF 138 IV 86 consid. 
4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_185/2016 du 30 novembre 2016 consid. 2.1.2). Il 
signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être 
prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne 
sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. 
Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain 
pouvoir d'appréciation. La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation 
apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités 
d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en 
présence d'infraction grave (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; ATF 138 IV 86  
consid. 4.1.2; ATF 137 IV 285 consid. 2.5; arrêts du Tribunal fédéral 6B_417/2017 
du 10 janvier 2018 consid. 2.1.2 ; 6B_185/2016 du 30 novembre 2016 consid. 2.1.2 
et les références). 

4.2. L'escroquerie suppose, sur le plan objectif, que l'auteur ait usé de tromperie, que 
celle-ci ait été astucieuse, que l'auteur ait ainsi induit la victime en erreur ou l'ait 
confortée dans une erreur préexistante, que cette erreur ait déterminé la personne 
trompée à des actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d'un tiers et 
que la victime ait subi un préjudice patrimonial (ATF 119 IV 210 consid. 3). 

4.3. Le versement effectué par A______ SA (cfr. supra B. b.ii.2), l'a été dans le cadre 
du contrat conclu, le 12 avril 2016, entre la société émirati, M______ LTD, et la 
société ougandaise J______ LTD. Aucune explication n'est donnée s'agissant de ce 

https://intrapj/perl/decis/138%20IV%2086
https://intrapj/perl/decis/6B_185/2016
https://intrapj/perl/decis/143%20IV%20241
https://intrapj/perl/decis/138%20IV%2086
https://intrapj/perl/decis/137%20IV%20285
https://intrapj/perl/decis/6B_417/2017
https://intrapj/perl/decis/6B_185/2016
https://intrapj/perl/decis/119%20IV%20210

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qui a conduit la recourante à procéder au versement litigieux, dans la mesure où elle 
n'était pas partie au contrat. Tout laisse penser qu'elle a agi à la demande de sa 
société sœur. Cela étant, force est de considérer qu'elle n'a pas été victime d'une 
escroquerie de la part de la société ougandaise. Qui plus est, on ne voit pas dans les 
explications données par la recourante, et dans la plainte déposée auprès des autorités 
ougandaise, qu'elle aurait été l'intervention des mis en cause.  

La recourante met en cause C______ et E______ dans l'escroquerie dont elle aurait 
été victime au Kenya (cfr supra, B.b.iii). Cependant, elle ne produit que la preuve des 
versements pour USD 106'300.- qu'elle a ordonnés en faveur d'avocats kenyans sans 
expliquer l'intervention des deux mis en cause. Elle n'a procédé à aucun versement à 
G______ ayant constaté le faux. 

Aucune pièce n'établi les faits s'agissant du cas B.b.v.  

L'affaire malienne (cfr. supra B.b.iv) a été conclue entre D______, pour le compte 
d'une coopérative villageoise malienne, et la société M______ LTD et non la 
recourante. Celle-ci ne prouve par pièces que les versements de CHF 44'000.- faits en 
faveur de C______ (cfr supra B.b. iv. 1) avec la mention "avance de trésorerie" mais 
sans expliquer, ici non plus, ce qui l'a conduite à y procéder, ni par quelle manœuvre, 
éventuellement astucieuse de ce dernier.  

Les autres versements faits par la recourante à ses négociateurs, E______ et C______ 
(cfr. B. b.iv.1), apparaissent, au regard des mentions des virements bancaires, en lien 
avec les prospections qu'ils devaient faire. Cette fois non plus, la recourante 
n'explique pas dans quelles circonstances "frauduleuses" elle aurait été amenée à 
verser ces montants ni s'ils n'ont pas été utilisés conformément aux accords passés, 
étant précisé qu'aucun écrit formalisant ces derniers n'apparaît au dossier. Cette 
même appréciation est à faire s'agissant du versement effectué à E______ (cfr supra, 
B.b. iv.4) par B______, à supposer qu'il faille comprendre de la plainte et du recours, 
que ce dernier aurait agi pour son propre compte également, ce qu'il ne prétend pas, 
et que le recours serait ainsi recevable (cfr. partie en droit 2.2). 

La conversation téléphonique entre B______ et F______ ne permet pas d'établir avec 
une vraisemblance suffisante le soupçon d'une infraction commise au préjudice de la 
recourante; en effet, être au courant de tout ce qu'auraient faits "les enfants" n'est pas 
un aveu d'infraction pas plus que d'avoir le "contrôle sur tout".  

4.4. Les infractions de faux dans les titres évoquées par la recourante sont soit en 
relation avec G______ (cfr. supra, B.b. vii), au sujet duquel le recours est irrecevable 
(cfr. supra 2.2.), soit, non établies par pièces (cfr. supra B.b. v). 

5. C'est ainsi à juste titre que le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur la 
plainte.  

Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 

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6. La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en 
totalité à CHF 800.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des 
frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03). 

* * * * * 

 

 

PAR CES MOTIFS, 
LA COUR : 

 
Rejette le recours dans la mesure de sa recevabilité.  

Condamne A______ SA aux frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 800.-. 

Dit que ce montant sera prélevé sur les sûretés versées. 

Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, au Ministère public et à la recourante.  

Siégeant : 

Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et 
Madame Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Madame Sandrine JOURNET, greffière. 

 

La greffière : 

Sandrine JOURNET  

 La présidente : 

Corinne CHAPPUIS BUGNON 

 

 

 

 

Voie de recours : 

 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. Les mémoires doivent 

être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention 

de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF).  

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P/21243/2017 ÉTAT DE FRAIS   

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 

 
 
 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale 
(E 4 10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 20.00 

Émoluments généraux (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF 0.00 

- délivrance de copies (let. b) CHF 0.00 

- état de frais (let. h) CHF 75.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours (art. 13)   

- décision sur recours (let. c) CHF 805.00 

-  CHF       

Total  CHF  900.00