# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 82d2fc0c-4e5a-52a8-8bbb-307a45aa570b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-05-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 20.05.2010 A/3923/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3923-2009_2010-05-20.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT-ORSAT et Christine 

LUZZATO, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3923/2009 ATAS/547/2010 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 3 

du 20 mai 2010 

 

En la cause 

Monsieur H__________, domicilié à GENÈVE recourant 

contre 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE CHOMAGE, rue de 
Montbrillant 40, case postale 2293, 1211 GENÈVE 2 

intimée 

 

 
 
 

 

A/3923/2009 

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EN FAIT 

1. Le 30 juillet 2007, Monsieur H__________ a déposé une première demande 
d'indemnités de chômage auprès de la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE 
CHÔMAGE (ci-après : la caisse). Un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert en sa 
faveur jusqu'au 29 juillet 2009.  

2. L’assuré n’a cependant été indemnisé que jusqu'au 8 janvier 2008. En effet, le 
9 janvier 2008, il a retrouvé une activité qu'il a ensuite exercée jusqu’au 
31 décembre 2008. 

3. Le 15 juin 2009, l'assuré s'est annoncé à nouveau à l'assurance chômage et a été 
indemnisé jusqu'au 29 juillet 2009 date de la fin du délai-cadre d'indemnisation 
précédemment ouvert en sa faveur. 

4. Le 30 juillet 2009, la caisse a examiné la possibilité de lui ouvrir un nouveau délai-
cadre d'indemnisation sur la base d'un délai-cadre de cotisation s'étendant du 
30 juillet 2007 au 29 juillet 2009. Constatant que durant cette période, l’assuré 
n’avait cotisé que onze mois et 23,8 jours et qu'aucun motif de libération de 
l'obligation de cotiser ne pouvait être appliqué, la caisse, par décision du 
15 septembre 2009, a nié à l’assuré le droit à une nouvelle indemnisation. 

5. Le 15 octobre 2009, l'assuré a formé opposition à cette décision en faisant 
remarquer que lui refuser l'indemnité pour quelques jours était sévère. 

6. Le 26 octobre 2009, l'Office cantonal de l'emploi (ci-après : OCE) a confirmé la 
décision de la caisse en expliquant qu’il ne pouvait être dérogé aux dispositions 
légales.  

7. Par écriture du 30 octobre 2009, l'assuré a interjeté recours auprès du Tribunal de 
céans.  

8. Il fait état de son incompréhension face à la décision de lui refuser l’indemnité pour 
quelques jours de cotisation manquants alors même qu’il a cotisé depuis 1977. 

9. Invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 16 novembre 2009, a conclu au 
rejet du recours en soulignant que tant l'attestation de l'employeur que le contrat de 
travail confirment que l'assuré n'a travaillé que du 9 janvier au 31 décembre 2008. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
22 novembre 1941 (LOJ ; E 2 05), le Tribunal cantonal des assurances sociales 
connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur 
la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 

 
 
 

 

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(LPGA ; RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et 
l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, 
LACI ; RS 837.0). 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, de même que les modifications de 
la LACI du 22 mars 2002 (3ème révision) et de l'OACI du 28 mai 2003, entrées en 
vigueur le 1er juillet 2003, sont applicables en l'espèce dès lors que les faits litigieux 
sont postérieurs au 1er janvier 2003, respectivement au 1er juillet 2003 (cf. ATF 130 
V 446 consid. 1, 129 V 4 consid. 1.2). 

3. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable. 

4. Le litige porte exclusivement sur le droit du recourant à l'indemnité à compter du 
30 juillet 2009, en particulier sur la question de savoir si la condition relative à la 
durée de cotisation est remplie.  

5. a) En vertu de l’art 8 al. 1 let. e LACI, l'assuré a droit à l'indemnité de chômage 
pour autant, notamment, qu’il remplisse les conditions relatives à la période de 
cotisation ou qu’il en soit libéré (art. 13 et 14).  

Selon l'art. 13 al. 1 LACI, celui qui, dans les limites du délai-cadre (art. 9 al. 3) a 
exercé durant douze mois au moins une activité soumise à cotisations, remplit les 
conditions relatives à la période de cotisation.  

Le délai-cadre est de deux ans pour la période de cotisation; il commence à courir 
deux ans avant le premier jour où toutes les conditions dont dépend le droit à 
l'indemnité sont réunies (art. 9 al. 1 à 3 LACI).  

Compte comme mois de cotisation, chaque mois civil, entier, durant lequel l’assuré 
est tenu de cotiser (art. 11 al. 1 de l’ordonnance du 31 août 1983 sur l’assurance-
chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité ; OACI). Les périodes de 
cotisation qui n’atteignent pas un mois civil entier sont additionnées. Trente jours 
sont réputés constituer un mois de cotisation (art. 11 al. 2 OACI). 

b) Aux termes de l'art. 14 al. 1 LACI, sont libérées des conditions relatives à la 
période de cotisation les personnes qui, dans les limites du délai-cadre (art. 9 al. 3 
LACI) et pendant plus de douze mois au total, n'étaient pas parties à un rapport de 
travail et, partant, n'ont pu remplir les conditions relatives à la période de cotisation, 
notamment en raison de maladie (art. 3 LPGA), accident (art. 4 LPGA) ou 
maternité (art. 5 LPGA), à condition qu'elles aient été domiciliées en Suisse 
pendant la période correspondante (let. b). 

Le motif empêchant l'assuré de remplir les conditions relatives à la période de 
cotisation au sens de l'art. 14 al. 1 LACI doit avoir duré plus de 12 mois («12 mois 
au total»); à défaut, si la durée de l'empêchement est inférieure à 12 mois, l'assuré 

 
 
 

 

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dispose d'assez de temps pendant le délai-cadre de cotisation pour exercer une 
activité suffisante soumise à cotisation (ATF 121 V 342 consid. 5b). Il en découle 
que la libération des conditions relatives à la période de cotisation de l'art. 14 LACI 
est subsidiaire à la période de cotisation de l'art. 13 LACI (voir aussi SVR 1999 
ALV n° 7 p. 19), la première de ces dispositions ne s'appliquant que lorsque les 
conditions de la seconde ne sont pas réunies (DTA 1995 p. 167 consid. 3b/aa et 170 
consid. 4c).  

c) Par activité soumise à cotisation, il faut entendre toute activité de l'assuré 
destinée à l'obtention d'un revenu soumis à cotisations pendant la durée d'un rapport 
de travail (GERHARDS, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz 
[AVIG], tome I, note 8 ad art. 13 LACI, p.170). Du point de vue de la justification 
d'une période de cotisation, seul l'exercice d'une activité soumise à cotisation 
pendant la durée minimale requise de douze mois est une condition du droit à 
l'indemnité de chômage.  

6. En l’espèce, le délai-cadre de cotisation correspondant à une indemnisation au-delà 
du 29 juillet 2009 s’étend du 30 juillet 2007 au 29 juillet 2009 en application de 
l’art. 9 al. 3 LACI.  

Durant ce délai, le recourant a travaillé du 9 janvier au 31 décembre 2008, ce qui 
n’est pas contesté. Cela constitue un total de 11 mois et 23,8 jours (février à 
décembre 2008 + jours ouvrables en janvier 2008 convertis en jours civils en les 
multipliant par 1,4, pour tenir compte des fins de semaine, cf. notamment ATFA C 
131/02 du 23 octobre 2002 consid. 1 ; ATF 122 V p. 259 consid. 2a ; DTA 1999 
n°1 p. 70 § 3 et réf. citées). En procédant de la sorte, force est de constater que 
l’autorité intimée s’est conformée aux dispositions légales.  

Or, le Tribunal fédéral a jugé que la somme des jours civils pris en compte pour le 
calcul de la période de cotisations ne peut pas être arrondie à la durée minimale 
légale exigée de cotisations même lorsqu’il ne manque qu’une fraction de jours 
pour que celle-ci soit atteinte et que cela implique la conséquence d’une négation 
totale du droit auquel il est prétendu, soit un résultat extrêmement pénible pour 
l’assuré (ATF 122 V p. 256ss ;  ATF C 131/02 du 23 octobre 2002 consid. 3).  

A la lumière de ce qui précède, le Tribunal de céans ne peut que rejeter le recours, 
étant précisé que l’assuré pourra redéposer une demande d’indemnité s’il trouve 
moyen de combler les quelques jours manquant pour obtenir la durée de cotisation 
minimale.  

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. Le rejette.  

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 
juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 
motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 
mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Yaël BENZ 

 La présidente 
 
 
 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'Etat à l'économie par le greffe le