# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3865e09a-2bc8-5365-9c77-b0b81eab81c2
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2022 / 25
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2022---25_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC21.018967-211854

305 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
31 décembre 2021

__________________

Composition
:              M.             
H A C K , président

             
              Mme             
Byrde et M. Maillard, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye             

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

 

             
              Vu la décision rendue
sous forme de dispositif le 9 juillet 2021 par laquelle la Juge de paix du district de Lausanne a prononcé,
à concurrence de 17'488 francs 75 sans intérêt, la mainlevée définitive de l’opposition
formée par B.________,
à Cheseaux-sur-Lausanne, la poursuite n° 9'898'682 de l’Office des poursuites du même
district, introduite par la N.________,
à Tolochenaz,

 

             
              vu la motivation du
prononcé adressée aux parties le 25 novembre 2021 et notifiée au poursuivi le 27 novembre
2021, 

             

             
              vu le courrier du 2 décembre
2021 par lequel d’B.________ déclare recourir contre ce prononcé et demande à pouvoir
payer le montant réclamé en poursuite par des versements échelonnés ;

 

 

            
              attendu que le recours
au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) doit être introduit auprès
de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321 al. 1 CPC), dans les dix jours
à compter de la notification de la décision motivée (art. 321 al. 2 CPC),

 

             
que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines règles
de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité (Jeandin,
in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Commen-taire romand, Code de procédure civile,
2e éd.,
2019, n. 1 ad art.
321 CPC),

             

             
              qu'en particulier, selon
l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé,

 

              
              que, si la motivation du
recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

              
              que, selon la jurisprudence
du Tribunal fédéral, le motivation du recours doit à tout le moins satisfaire
aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (ATF 147 III 176 consid. 4.2.1 et
les références citées ; TF 5D_43/2019 du 24 mai 2019 consid. 3.2.2.1 ; TF 5A_387/2016
du 7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015 du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in RSPC
6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
              que cela signifie que
le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation de la décision
attaquée et que son argumentation doit être suffisam-ment explicite pour que l’instance
de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise des passages de la
décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il fonde sa critique (ATF
141 III 569 consid. 2.3.3 et les références citées ; TF 5A_488/2015 précité
consid. 3.2.1),

 

             
              que ni l’art. 132
al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence de motivation d’un
acte de recours (TF 5A_488/2015 précité consid. 3.2.2),

 

             
              qu’en outre, l'appel
doit contenir des conclusions chiffrées, s'agissant de conclusions pécuniaires,
sous peine d'irrecevabilité et il ne saurait être remédié à ce vice par la fixation
d'un délai de l'art. 132 CPC (ATF 137 III 617 consid. 4 et 5, JdT 2014 II 187) ou de l'art. 56 CPC
(TF 5A_855/2012 du 13 février 2013 consid. 5, RSPC 2013 p. 257 ; TF 5A_3/2019 du 18 février
2019 consid. 4.2, RSPC 2019 p. 310),

 

             
              qu’il s’ensuit
qu’en matière pécuniaire, les conclusions du recours doivent également
être chiffrées (CPF 22 février 2021/17 ; CREC 2 juin 2014/190 ; CREC 11 juillet 2014/238) ;

 

 

              
              attendu qu’en l’espèce, le
recours du 2 décembre 2021 a été déposé en temps utile, dans le délai de
dix jours de l'art. 321 al. 2 CPC,

 

             
              que dans cet acte, le
recourant se limite toutefois à solliciter la possibilité de payer par mensualités le
montant qui lui est réclamé, 

 

             
que ce faisant, il ne formule aucun moyen dirigé contre la décision attaquée, selon laquelle
la poursuivante est au bénéfice d’un titre de mainlevée définitive, ni aucune
conclusion,

 

              
              que, dans ces circonstances,
le recours doit être déclaré irrecevable,

 

             
qu’il est loisible au recourant de demander à N.________ s’il
pourrait bénéficier d’un plan de paiement pour s’acquitter de sa dette, cette question
ne relevant pas de la compétence du juge ;

 

 

             
attendu que le présent arrêt est rendu sans frais (art. 11 TFJC [tarif des frais
judiciaires civils ; BLV 270.11.5]).

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
M. B.________,

‑             
N.________.

 

             
Vu l’absence de conclusions chiffrées, la Cour des poursuites et faillites considère
que la valeur litigieuse est indéterminée.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district
de Lausanne.

 

             
La greffière :