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**Case Identifier:** 263512fb-7b32-5fe0-8b95-3d72556bc692
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2011-08-22
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 22.08.2011 BV.2011.16
**Docket/Reference:** BV.2011.16
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BV-2011-16_2011-08-22

## Full Text

Séquestre (art. 46 DPA).;;Séquestre (art. 46 DPA).;;Séquestre (art. 46 DPA).;;Séquestre (art. 46 DPA).

Décision du 22 août 2011  
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Tito Ponti, président,  
Emanuel Hochstrasser et Giuseppe Muschietti,  
la greffière Elena Maffei  

   

Parties  A.,  
représenté par Me Aba Neemann,  

plaignant 
 

 contre 
   
  COMMISSION FÉDÉRALE DES MAISONS DE JEU,  

 
intimée 

 
   

Objet  Séquestre (art. 46 DPA) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BV.2011.16 
 
 
 

 

 

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Faits: 
 

A. Le 4 mai 2011, à 1:05 heure du matin, des agents de la police municipale 
de l'Entente des Polices du Chablais vaudois (EPOC) ont constaté que  
l'arrière-boutique de "l'épicerie-snack" B., à Z., dont A. est le gérant, était 
illuminée et que des personnes y jouaient aux cartes, selon toute vraisem-
blance au poker. Les agents précités ont fouillé les locaux du magasin 
d'alimentation et découvert dans une petite salle située dans l'arrière-
boutique et séparée de l'épicerie par une porte que A. s'était empressé de 
fermer au moment de l'annonce de la perquisition, trois ordinateurs dont les 
écrans tactiles affichaient une application de jeux de hasard connue de la 
Commission fédérale des maisons de jeu (ci-après: CFMJ) sous le nom de 
"Vegas Play". Dès lors, A., plaignant, a fait l'objet d'une fouille de sécurité 
qui a permis de découvrir diverses coupures, représentant une somme glo-
bale de CHF 17'410.--, réparties dans les différentes poches de son panta-
lon. Ledit montant a été saisi par les agents sur la personne du plaignant 
de même que 2 cartes Lebara mobile d'une valeur de CHF 10.-- chacune et 
un téléphone portable Nokia 3310 classic (IMEI 1; n° 2). Dans la caisse du 
magasin ont en outre été saisis CHF 931.80 et EUR 27.73, divers papiers 
comptables (crédits clients), plusieurs tickets de caisse et 1 carte Lebara 
recharge de CHF 30.--. Enfin, dans les locaux du l'épicerie B. ont été saisis 
1 PC Dell Inspiron One, avec clavier, souris et câbles, 1 PC (Asus) Eee 
avec clavier et câbles, 1 PC MSI avec câbles, 1 PC portable HP (Pavilion) 
ZE 4404 EA avec câbles, 1 modem Swisscom avec câbles, 1 lot de 142 
tickets codes-barres d'une valeur de CHF 20.-- à CHF 200.--/pièce, 1 boîte 
de jetons "Standard Poker Chips" et son contenu, 1 jeu de 32 cartes et 
3 tickets code-barre trouvés devant le PC MSI (act. 2, annexe 1). 

 
B. Les 2 cartes Lebara mobile de CHF 10.-- chacune, la carte Lebara re-

charge de CHF 30.--, le modem Swisscom, le contenu de la caisse du ma-
gasin (CHF 931.80 et EUR 27.73) ainsi que le téléphone portable Nokia 
3310 classic ont été restitués entre-temps à leur détenteur (act. 2 et 5). 

 
C. Par acte du 12 mai 2011 adressé au Directeur de la CFMJ (act. 1), A. se 

plaint des séquestres dont il est l'objet et demande la restitution complète 
des affaires séquestrées. En substance, il allègue que la somme de 
CHF 17'410.-- retrouvée sur lui était destinée à payer diverses charges 
(loyer de la maison, du commerce, électricité etc…) ainsi que les fournis-
seurs (act. 1) et qu'en raison des dettes qui n'ont pas pu être acquittées, à 
la suite des séquestres, il a été contraint de cesser temporairement son ac-
tivité.  

 

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D. Le 17 mai 2011, la CFMJ a fait parvenir la plainte ainsi que ses observa-
tions à l'autorité de céans. Elle conclut au rejet de la plainte sous suite de 
frais (act. 2). 

 
E. Dans sa réplique (act. 7), A. conteste que les personnes s'étant trouvées 

dans l'arrière-boutique de son magasin au moment de la perquisition 
s'adonnaient à des jeux clandestins. Il produit trois témoignages écrits à 
l'appui de ses dires (act. 7.3) et affirme en outre que la somme de 
CHF 17'410.-- retrouvée sur lui est certes importante mais qu'elle n'est pas 
totalement disproportionnée par rapport au chiffre d'affaires d'une "épicerie-
snack" telle que celle dont il est le gérant, les recettes du mois d'avril 2011 
s'étant élevées à Fr. 28'826.-- (v. act. 7.6: extrait du livre de caisse tenu par 
le plaignant).  

 
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris 
si nécessaire dans les considérants en droit. 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 La poursuite et le jugement des infractions à la loi fédérale du 18 décembre 

1998 sur les jeux de hasard et les maisons de jeux (LMJ; RS 935.52)  
s'effectuent en application des dispositions du DPA (art. 57 al. 1 LMJ). 

 
1.2 Les mesures de contrainte au sens des art. 45ss DPA et les actes et les 

omissions qui s'y rapportent peuvent faire l'objet d'une plainte devant la 
Cour de céans (art. 26 al. 1 DPA en lien avec l'art. 37 al. 2 let. b LOAP et 
l'art. 19 al. 1 du règlement sur l'organisation du Tribunal pénal fédéral 
[ROTPF; RS 173.713.161]). La plainte visant un acte d'enquête ou une dé-
cision rendue sur plainte doit être déposée par écrit auprès de l'autorité 
compétente, avec des conclusions et un bref exposé des motifs, dans les 
trois jours à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de l'acte 
d'enquête ou reçu notification de la décision (art. 28 al. 3 DPA). Si la plainte 
n'est pas dirigée contre le directeur ou le chef de l'administration, elle doit 
être déposée auprès de ce dernier (art. 26 al. 2 let. b DPA). S'il ne corrige 
pas l'acte officiel ou ne remédie pas à l'omission conformément aux 
conclusions du plaignant, le directeur ou le chef de l'administration est tenu 
de transmettre la plainte à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, 
au plus tard le troisième jour ouvrable suivant celui où elle a été déposée 
(art. 26 al. 3 DPA). A qualité pour déposer plainte quiconque est atteint par 
l'acte d'enquête qu'il attaque et a un intérêt digne de protection à son annu-

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lation (art. 28 al. 1 DPA). La plainte est recevable pour violation du droit fé-
déral, pour constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents ou pour 
inopportunité (art. 28 al. 2 DPA). 

 
1.3 La saisine de la Ire Cour des plaintes intervient dans le respect des modali-

tés et des délais prévus à l'art. 26 DPA. En sa qualité de possesseur des 
biens séquestrés sur lui ainsi que dans les locaux du commerce dont il est 
le gérant, A. a qualité pour se plaindre de cette mesure. Sa plainte est donc 
recevable.  

 
2. 
2.1 Les jeux de hasard sont des jeux qui offrent, moyennant une mise, la 

chance de réaliser un gain en argent ou d'obtenir un autre avantage maté-
riel, cette chance dépendant uniquement ou essentiellement du hasard 
(art.  3 al. 1 LMJ). Seules des maisons de jeux qui bénéficient d'une 
concession peuvent proposer des jeux de hasard (art. 4 al. 1 LMJ). L'ex-
ploitation de jeux de hasard sans être au bénéfice d'une concession est 
passible d'une peine d'emprisonnement et d'une amende (art. 55 al. 1 
let. a LMJ). La CFMJ est l'autorité compétente pour poursuivre les infrac-
tions à la loi (art. 48 LMJ). Le DPA est applicable (art. 57 LMJ). Selon la ju-
risprudence, celui qui participe à des jeux de hasard en dehors des mai-
sons de jeu titulaires d'une concession n'est pas punissable. Toutefois, il 
soutient par sa mise un comportement punissable et ses gains proviennent 
d'un tel comportement. Le cas échéant, les mises et les gains doivent être 
confisqués (arrêt du Tribunal fédéral 8G.16/2004 du 16 février 2004, 
consid. 2).  

 
2.2 Le fonctionnaire enquêteur met sous séquestre les objets pouvant servir de 

pièces à conviction (art. 46 al. 1 let. a DPA). Le séquestre constitue à cet 
égard une mesure procédurale provisoire (conservatoire) qui permet la 
mise en sûreté de moyens de preuves, respectivement d'objets ou de va-
leurs qui pourraient faire l'objet d'une confiscation (art. 46 al. 1 let. b DPA 
en lien avec l'art. 70 al. 1er CP par renvoi de l'art. 2 DPA; ATF 120 IV 365 
consid. 1c). Au stade de l'enquête préliminaire, il suffit qu'existent des indi-
ces suffisants de la commission d'une infraction et de sa relation avec les 
objets et valeurs séquestrés (ATF 124 IV 313 consid. 4; 120 IV 365 
consid. 1; arrêts du Tribunal pénal fédéral BV.2007.9 du 7 novembre 2007, 
consid 2; BV.2005.16 du 24 octobre 2005, consid 3; BV.2004.19 du 11 oc-
tobre 2004, consid. 2; HAUSER/SCHWERI/HARTMANN, Schweizerisches 
Strafprozessrecht, 6ème éd., Bâle 2002, p. 340 n.1). Selon la jurisprudence 
constante de la Ire Cour des plaintes, l'existence d'un soupçon "suffisant"  
- par opposition au "grave" soupçon - ne suppose pas que les preuves et 
indices en présence parlent en faveur d'une probabilité élevée ou impor-

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tante de condamnation. Le soupçon "suffisant" se distingue ainsi avant tout 
du soupçon "grave" quant à la force probante des éléments recueillis, et 
quant à l'exigence de concrétisation de l'état de fait (arrêt du Tribunal pénal 
fédéral BV.2009.16 du 14 juillet 2009, consid. 2.2). Pareille constatation ne 
change rien au fait qu'un tel soupçon doit se renforcer au cours de l'en-
quête. Au contraire du juge du fond, la Ire Cour des plaintes du Tribunal 
pénal fédéral n'a pas à examiner les questions de fait et de droit de ma-
nière définitive (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2005.11 du 14 juin 2005, 
consid. 2 et références citées; ATF 120 IV 365 consid. 1c; arrêt du Tribunal 
fédéral 8G.12/2003 du 22 avril 2003, consid. 5). Par ailleurs, et à l'instar de 
toute mesure de contrainte, le séquestre doit également être justifié par un 
intérêt public et respecter le principe de la proportionnalité (ATF 125 IV 122 
consid. 2 non publié; 124 IV 313 consid. 3b et 4; SJ 1994 p. 97; arrêts du 
Tribunal pénal fédéral BB.2005.13 du 28 juin 2005, consid. 2.1 et référen-
ces citées et BB.2005.30 du 9 décembre 2005, consid. 2.1). 

 
2.3 En l'espèce, il s'avère que l'épicerie-snack gérée par le plaignant ne béné-

ficiait d'aucune concession pour la pratique des jeux de hasard. Or les 
écrans tactiles des ordinateurs séquestrés affichaient une application  
offrant aux internautes la possibilité de jouer à des jeux de hasard similai-
res à des jeux de casino et connue de la CFMJ sous le nom de "Vegas 
Play" (v. act. 2, annexes 5 et 6, act. 2.5). Il s'agit d'un programme "client" 
qui se connecte à un "serveur" à l'étranger, lequel offre, moyennant des 
mises en argent, des jeux de hasard sur internet tels que les jeux de casino 
classique (roulette, black-jack, etc.), le poker ou encore les machines à 
sous virtuelles. Selon la CFMJ, le fonctionnement de cette offre de jeux de 
hasard est le suivant: le gérant d'un établissement accepte, moyennant 
partage des recettes, qu'une personne installe dans ses locaux des ordina-
teurs équipés de l'application "Vegas Play". Ledit tenancier reçoit des  
tickets munis de code-barres qu'il vend aux joueurs pour que ceux-ci  
puissent miser de l'argent via l'interface de l'application. Le code-barres des 
tickets peut être introduit soit manuellement, soit à l'aide d'un lecteur de 
code-barres. Après un certain temps, la personne qui a installé le ou les 
ordinateurs dans l'établissement en question vient chercher chez le gérant 
l'argent résultant de la différence entre les mises et les gains; les recettes 
sont partagées entre les deux individus. Selon la jurisprudence du Tribunal 
fédéral, l'exploitation de jeux de hasard sur internet est interdite en dehors 
des maisons de jeux bénéficiant d'une concession et tombe au surplus 
sous le coup de l'interdiction faite par l'art. 5 LMJ d'utiliser un réseau de 
communication électronique (arrêt du Tribunal fédéral 2C_312/2007 du 
13 novembre 2007, consid. 5.5). 

 

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2.4 La découverte par la police, à 01:00 heure du matin environ, dans une  
petite salle annexe située dans l'arrière-boutique et séparée du local de 
l'épicerie par une porte, de trois ordinateurs sur lesquels l'application  
"Vegas Play" était lancée et prête à être utilisée (act. 2, annexe 6), permet 
de penser que lesdits appareils ne servaient pas uniquement à permettre 
aux clients de prendre contact avec leur famille à l'étranger et surfer sur in-
ternet pendant qu'ils consommaient une boisson ou un sandwich ainsi que 
l'avait prétendu le plaignant. De la même façon, les tickets à code-barres et 
les CHF 17'410.--, retrouvés répartis dans les poches du pantalon de A., 
permettent d'inférer que des jeux de hasard avec mises et gains en argent 
ont vraisemblablement eu cours dans l'épicerie-snack B. A cet égard, il y a 
lieu de préciser que la provenance de la somme retrouvée sur le plaignant 
ne se justifie guère par ses explications. On voit mal en effet pourquoi il  
aurait détenu pareil montant en liquide au milieu de la nuit, quand il était 
hautement invraisemblable que se présentent des fournisseurs dans le ca-
dre de la gestion du magasin d'alimentation. 

 
Par ailleurs, les différents rapports de police versés au dossier mentionnent 
que les personnes présentes dans l'établissement lors de l'intervention 
jouaient au poker et que des jetons étaient présents sur la table de jeu. Le 
plaignant n'est dès lors pas crédible lorsqu'il affirme avoir simplement joué 
au piquet avec des amis, sans qu'aucune somme d'argent n'ait été mise en 
jeu (act. 2, annexes 5 et 6). A cet égard, il sied de préciser que l'absence 
d'argent liquide sur la table ne signifie pas qu'aucune mise n'avait lieu  
puisque les jetons sont aisément convertibles en argent. 
 

2.5 Les éléments qui précèdent sont de nature à faire naître un soupçon suffi-
sant d'infraction à l'art. 56 al. 1 let. 1 LMJ, soit d'organisation et/ou d'exploi-
tation par métier de jeux de hasard à l'extérieur d'une maison de jeu, étant 
précisé que le magasin d'alimentation dans lequel ont été saisis les objets 
et valeurs patrimoniales susmentionnés n'est pas au bénéfice d'une 
concession (art. 4 LMJ). Le soupçon existe ainsi que le plaignant organisait 
régulièrement des activités prohibées par la LMJ et qui avaient pour enjeu 
des sommes d'argent non négligeables. Dans ces conditions, il importe peu 
que les valeurs détenues cette nuit-là par le plaignant aient été ou non le 
produit direct des jeux auxquels les personnes présentes étaient en train 
de se livrer ou que cet argent ne lui appartenait pas. Si ce n'est au titre de 
produit des infractions commises ce soir-là, leur séquestre provisoire se 
justifie en effet en tant que garantie du paiement de la créance compensa-
trice que le plaignant pourrait être condamné à payer pour l'ensemble de 
son comportement illicite (arrêt du Tribunal pénal fédéral BV.2005.13 du 28 
juin 2005 consid. 2.3). 
 

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2.6 La condition de soupçon suffisant d'infraction étant réalisée, il convient  
encore d'examiner si les mesures de contrainte prononcées par la CFMJ 
respectent les principes d'intérêt public et de proportionnalité.  

 
Il a été rappelé plus haut que la législation relative aux jeux de hasard a 
pour but de protéger le public contre les dépenses déraisonnables et peu 
économiques faites en vue d'obtenir des avantages incertains dans un  
esprit de jeu (arrêt du Tribunal fédéral 2C_312/2007, consid. 3.1). L'intérêt 
public commande ainsi de soustraire au public l'objet d'une infraction po-
tentielle à ladite législation. Quant à la proportionnalité, force est de consta-
ter que, dans l'hypothèse d'une infraction à la LMJ, il n'existe pas de me-
sure moins incisive que le séquestre de tous les appareils concernés, me-
sure tendant à la conservation des moyens de preuve destinés à établir 
l'existence, respectivement l'inexistence de ladite infraction. Quant à  
l'argent saisi, il pourrait vraisemblablement faire l'objet d'une confiscation 
selon l'art. 70 al. 1 CP, indépendamment des conditions civiles de propriété 
des valeurs concernées (arrêt du Tribunal pénal fédéral BV.2005.13 du 28 
juin 2005 consid. 2.4). 
 

3. Au vu de ce qui précède, la plainte apparaît mal fondée et doit être rejetée.  
 
4. Sur la base de l'art. 73 LOAP, applicable par renvoi de l'art. 25 al. 4 DPA et 

de l'art. 8 al. 1 du règlement du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral sur 
les frais, émoluments, dépens et indemnités dans la procédure pénale fé-
dérale (ROTPF; RS 173.713.162), un émolument de Fr. 1'500.--, réputé 
couvert par l'avance de frais déjà versée, sera mis à la charge du plaignant. 

 
 
 
 

 

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Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. La plainte est rejetée. 
 
2. Un émolument de Fr. 1'500.--, réputé couvert par l'avance de frais versée, 

est mis à la charge du plaignant. 
 
 

Bellinzone, le 23 août 2011 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:     la greffière:  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Distribution 
 
- Me Aba Neemann 
- Commission fédérale des maisons de jeu  
 
 
 
 
Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Ire Cour des plaintes relatifs aux 
mesures de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi 
fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss 
LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).