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**Case Identifier:** 7657be0b-2f56-556c-95ba-c4b3a41b6ad3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-09
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 09.05.2017 A/2778/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2778-2016_2017-05-09.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2778/2016-LOGMT ATA/516/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 9 mai 2017 

1ère section 

   dans la cause 

 

Madame A______ et Monsieur B______ 
  

contre 

OFFICE CANTONAL DU LOGEMENT ET DE LA PLANIFICATION 

FONCIÈRE 
 

- 2/9 - 

A/2778/2016 

EN FAIT 

1)  Selon un contrat de bail du 23 février 2004, Madame A______ et son époux 
Monsieur B______ (ci-après : les locataires) sont locataires depuis le  
1er mars 2004 d'un appartement non subventionné de trois pièces sis rue de 
C______ à D______.  

  Le loyer annuel initial de l'appartement s'élevait à CHF 10'680.-, sans les 
charges, augmenté le 10 janvier 2011 à CHF 11'436.- par an, sans les charges.  

2)  Le 30 décembre 2012, les locataires ont déposé une demande d'allocation de 
logement en lien avec le logement susmentionné auprès de l’office du logement, 
devenu depuis lors l’office cantonal du logement et de la planification foncière 
(ci-après : OCLPF). 

  Ils confirmaient par leur signature, notamment, n’être titulaires d’aucun bail 
pour un logement situé dans le canton autre que celui faisant l’objet de la requête. 

3)  Par décision du 22 avril 2013, l’OCLPF a mis les locataires au bénéfice 
d’une allocation de logement mensuelle de CHF 250.- dès le 1er avril 2013. 

4)  Le 4 janvier 2014, les locataires ont sollicité le renouvellement de 
l’allocation de logement dès le 1er avril 2014, ce qui leur a été octroyé par décision 
du 18 mars 2014. 

  Le même processus s’est renouvelé suite à leur demande du 12 février 2015, 
l’allocation étant accordée à compter du 1er avril 2015 par décision du 
17 mars 2015. 

  Était jointe à chacune des décisions un courrier d'accompagnement 
rappelant notamment aux locataires leur devoir d'information et les conséquences 
de son inobservation. 

5)  Le 29 février 2016, les locataires ont sollicité à nouveau le renouvellement 
de l'allocation de logement, indiquant toutefois avoir procédé à un « changement 
de logement », lequel était maintenant situé route de E______ à Genève. Le loyer 
annuel s'élevait à CHF 26'760.- depuis le mois de septembre 2015.  

6)  En date du 6 mai 2016, l'OCLPF a reçu copie du bail à loyer conclu par 
Mme A______ et M. B______ relatif à la location d'un appartement non 
subventionné de quatre pièces et demi sis route de E______ à Genève à compter 
du 16 septembre 2012 pour un loyer annuel de CHF 24'300.- par an, sans les 
charges, ainsi qu'un avis de fixation du loyer daté du 4 septembre 2012.  

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7)  À teneur des registres de l'OCPM, il apparait que Mme A______ et  
M. B______ ont été domiciliés rue de C______ du 5 septembre 2008 au  
16 septembre 2015 et qu'ils résident désormais route de E______ depuis le  
16 septembre 2015. 

8)  Par décision du 10 juin 2016, l’OCLPF a sollicité le remboursement de la 
somme de CHF 9'000.- concernant la période allant du 1er  septembre 2012 au  
31 mars 2016. Il avait constaté que Mme A______ et M. B______ étaient 
locataires, en sus de l'appartement de trois pièces situé à D______, d'un 
appartement de quatre pièces et demi sis route de E______ à Genève, et ce depuis 
le 16 septembre 2012. 

9)  Le 2 juillet 2016, Mme A______ et M. B______ ont formé une réclamation 
contre la décision précitée.  

  Ils avaient résidé dans le logement sis route de C______ de mars 2004 à 
septembre 2015, puis depuis septembre 2015, dans celui sis route de E______. 
Ayant une connaissance dans une régie, ils avaient eu l'opportunité de signer un 
contrat de bail relatif à ce dernier appartement en 2012. Toutefois, dès le début du 
contrat de bail, l'appartement avait été occupé par le frère de Mme A______, 
Monsieur F______, et ce jusqu'à leur emménagement en septembre 2015.  

  Ils avaient ainsi reçu à bon droit une allocation de logement puisqu'ils 
avaient effectivement résidé dans l'appartement sis rue de C______ de mars 2004 
à septembre 2015. S'ils avaient habité avant cette date dans l'appartement de la 
route de Meyrin, ils n'auraient eu aucune raison de la cacher, ce d'autant moins 
qu'ils auraient alors pu percevoir une plus grande allocation de logement.  

10)  Par décision sur réclamation du 26 juillet 2016, l'OCLPF a confirmé sa 
décision du 10 juin 2016 et rejeté la réclamation. 

  La législation sur le logement et la protection des locataires énonçait que le 
locataire ne devait être titulaire d'aucun bail pour un logement situé dans le canton 
autre que celui du domicile principal. Or, il ressortait du dossier qu'ils étaient 
titulaires de deux baux, ce qu'ils ne contestaient d'ailleurs pas. Les motifs les ayant 
conduits à signer ces différents baux ainsi que les modalités d'occupation de  
ceux-ci étaient sans importance. Dans leur demande d'allocation de logement du  
30 décembre 2012, ils avaient d'ailleurs certifié qu'ils n'étaient titulaires d'aucun 
bail pour un logement situé dans le canton autre que celui faisant l'objet de la 
requête. 

11)  Par acte daté du 4 août 2016, Mme A______ et M. B______ ont interjeté un 
recours auprès de l'OCLPF, transmis pour raison de compétence à la chambre 
administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) le  

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23 août 2016, contre la décision sur réclamation précitée, reprenant en substance 
l'argumentation déjà développée dans leur réclamation. 

12)  Par acte daté du 22 septembre 2016, Mme A______ et M. B______ ont 
complété leur recours auprès de la chambre administrative.  

  En toute bonne foi, ils n'avaient pas connaissance du fait qu'il leur était 
interdit d'avoir un second bail à leur nom. Il était possible que ce soit  
Mme A______ qui ait rempli le formulaire concernant leur demande d'allocation 
de logement du 30 décembre 2012 et celle-ci avait des lacunes en français. Ils 
n'avaient ainsi pas réellement connaissance de cette information et n'avaient, dans 
tous les cas, jamais eu l'intention d'introduire des informations incomplètes, non 
conformes et non sincères auprès de l'OCLPF. Leur bonne foi était d'ailleurs 
prouvée par le fait qu'ils avaient transmis à l'OCLPF une copie du bail à loyer 
relatif à l'appartement sis route de E______, ce qu'ils n'auraient jamais fait s'ils 
avaient voulu cacher des informations.  

13)  Dans ses observations du 22 septembre 2016, l'OCLPF a conclu au rejet du 
recours.  

  Les locataires n'avaient pas avisé l'OCLPF de la conclusion, en septembre 
2012, d'un contrat de bail portant sur un second logement. Ils avaient au contraire 
attesté, dans leur demande d'allocation de logement du 30 décembre 2012, n'avoir 
pas d'autre bail que celui portant sur leur appartement sis rue de C______. 
L'OCLPF n'avait eu connaissance de ce fait que lors de la réception du formulaire 
de renouvellement de l'allocation de logement du 29 février 2016. Les locataires 
ne pouvaient ainsi soutenir s'être strictement conformés à la procédure applicable 
pour l'octroi de l'allocation. Il avait ainsi astreint à bon droit les locataires à la 
restitution de l'allocation de logement perçue à tort pour la période du 
1er avril 2013, début du droit à l’allocation, au 31 mars 2016. 

14)  Mme A______ et M. B______ n’ont pas répliqué dans le délai qui leur a été 
accordé. 

15)  Le 10 novembre 2016, les parties ont été informées que la cause était gardée 
à juger.  

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du  
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 34 du règlement d’exécution de la loi 
générale sur le logement et la protection des locataires du 24 août 1992 - RGL -  
I 4 05.01). 

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2) a. Selon l’art. 65 LPA, l’acte de recours contient, sous peine d’irrecevabilité, la 
désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant (al. 1). Il 
contient également l’exposé des motifs ainsi que l’indication des moyens de 
preuve (al. 2). 

  Compte tenu du caractère peu formaliste de cette disposition, la 
jurisprudence fait preuve d’une certaine souplesse s’agissant de la manière par 
laquelle sont formulées les conclusions du recourant. Le fait qu’elles ne ressortent 
pas expressément de l’acte de recours n’est, en soi, pas un motif d’irrecevabilité, 
pour autant que l’autorité judiciaire et la partie adverse puissent comprendre avec 
certitude les fins du recourant (ATA/74/2016 du 26 janvier 2016 ; ATA/571/2015 
du 2 juin 2015 ; ATA/138/2015 du 3 février 2015). Ainsi, une requête en 
annulation d’une décision doit être déclarée recevable dans la mesure où le 
recourant a, de manière suffisante, manifesté son désaccord avec la décision ainsi 
que sa volonté qu’elle ne déploie pas d’effets juridiques (ATA/571/2015 précité ; 
ATA/138/2015 précité). 

 b. En l’espèce, les recourants n’ont pas pris de conclusions formelles en 
annulation de la décision sur réclamation de l'OCLPF du 26 juillet 2016. L’on 
comprend toutefois de leurs écritures qu'ils contestent le remboursement de la 
l'allocation logement réclamé par l'intimé. Il s’ensuit que le recours est également 
recevable de ce point de vue. 

3)  L'objet du litige consiste ainsi à déterminer si c'est à juste titre que l'OCLPF 
réclame le remboursement d'un montant de CHF 9'000.-, au motif que les 
recourants auraient perçu à tort une allocation de logement du 1er septembre 2012 
au 31 mars 2016. 

4) a. Un locataire peut être mis au bénéfice d'une allocation de logement si son 
loyer constitue une charge manifestement trop lourde, eu égard à son revenu et à 
sa fortune, et si un échange avec un logement moins onéreux ne peut se réaliser 
sans inconvénients majeurs (art. 39A al. 1 de la loi générale sur le logement et la 
protection des locataires du 4 décembre 1977 - LGL - I 4 05). 

  L’art. 39A al. 2 LGL précise que le locataire d'un immeuble non soumis à la 
LGL peut être mis au bénéfice d'une telle allocation dans les mêmes conditions, 
pour autant que le logement qu'il occupe réponde aux normes fixées par  
l'art. 39B LGL, c'est-à-dire que son logement soit agréé par l'État. 

  Le loyer et les caractéristiques du logement doivent correspondre aux 
normes admises dans les immeubles soumis à la loi, compte tenu de l’année de 
construction de l’immeuble (art. 39B al. 3 LGL).  

 b. Selon l'art. 39A al. 3 LGL, le Conseil d'État détermine les conditions 
auxquelles le locataire a droit à une allocation, ainsi que le calcul de celle-ci. 

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  Aux termes de l’art. 22 al. 1 let. b RGL, l’allocation de logement ne peut pas 
être accordée, entre autres, aux locataires qui ne respectent pas les conditions 
d’occupation du logement telles que fixées à l’art. 31B LGL, notamment ne 
respectent pas le taux d’occupation de leur logement fixé à l’art. 7 al. 2 RGL 
(sous-occupation) ou qui sous-louent tout ou partie de leur logement 
(conformément à l’art. 5 al. 3 RGL). 

  L’art. 7 RGL définit l’occupation des logements. L’art. 7 al. 6 RGL prévoit 
notamment que le locataire et toute autre personne occupant le logement ne 
doivent être titulaires d’aucun bail pour un logement situé dans le canton autre que 
celui de leur domicile principal.  

  L’art. 22 RGL fait expressément mention du respect des conditions 
d’occupation du logement. Il renvoie en conséquence à l’art. 7 RGL. Ainsi, la 
mention de l’al. 2 de l’art. 7 RGL est exemplative et n’exclut pas l’application de 
l’al. 6 (ATA/355/2017 du 28 mars 2017 consid. 3). 

 c. Le Tribunal administratif, devenu depuis lors la chambre administrative, a 
déjà jugé de longue date qu'il n'était pas admissible qu'une personne bénéficie 
d'une allocation de logement alors qu'elle disposait d'un deuxième appartement 
pour des motifs de pure convenance personnelle (ATA/786/2001 du  
27 novembre 2001 consid. 3 ; ATA M. du 1er décembre 1998). Il a toutefois admis 
l'occupation d'un deuxième appartement lorsqu'il constituait une extension du 
domicile principal, le premier logement étant manifestement trop petit compte 
tenu du nombre de personnes qui l'occupaient (ATA/9/2001 du 9 janvier 2001) ou 
lorsque le locataire se trouvait très provisoirement titulaire de deux baux dans le 
but de procéder à un échange pour se rendre dans un logement moins onéreux 
(ATA V. du 8 juin 1999 ; ATA S. du 19 février 1997). 

  Depuis lors, la chambre administrative a récemment encore confirmé une 
décision de l'OCLPF condamnant une locataire au remboursement de l'allocation 
de logement perçue, au motif que cette dernière était titulaire d’un deuxième bail à 
loyer. Le fait que le second appartement n'ait pas été occupé par ses soins, mais 
laissé à disposition d'un ami pour lui rendre service était sans incidence 
(ATA/355/2017 précité). 

5)  Le bénéficiaire de l’allocation doit informer, sans délai, le service compétent 
de toute modification significative de sa situation ou de celle de l’un des membres 
du groupe de personnes occupant le logement, propre à changer le montant de 
l’allocation ou à la supprimer, notamment en cas de début ou cessation d’activité 
ou de changement dans la composition du groupe de personnes occupant le 
logement (art. 29 al. 1 RGL). Le service compétent examine les justificatifs 
concernant la nouvelle situation du bénéficiaire dans un délai de trente jours au 
maximum et fixe le nouveau montant de l’allocation ou la supprime (art. 29 al. 2 
RGL). La décision du service compétent prend effet au plus tôt le premier jour du 

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mois suivant la date de modification de la situation du locataire (art. 29 
al. 3 RGL). 

6)  Selon l'art. 32 RGL, le locataire ayant reçu indûment une allocation doit la 
restituer dans les trente jours dès la notification de la décision du service 
compétent. 

  Le service compétent peut requérir du locataire la restitution de surtaxes 
impayées ou de prestations indûment touchées dans un délai de cinq ans  
(art. 34C RGL). 

7)  En l’espèce, les recourants ont perçu des allocations de logement, pour la 
période allant du 1er avril 2013 au 31 mars 2016, en lien avec l'appartement de 
trois pièces sis rue de C______ à D______. Il ressort du dossier qu'ils ont conclu, 
en septembre 2012, un second contrat de bail portant sur la location, à compter du 
16 septembre 2012, d'un appartement sis route de E______ à Genève. Ainsi, les 
recourants ont perçu des allocations de logement entre avril 2013 et septembre 
2015 alors qu'ils étaient titulaires de deux baux à loyer. Le fait qu'ils aient 
effectivement résidé, à tout le moins jusqu'au 16 septembre 2015, dans 
l'appartement pour lequel les allocations de logement ont été versées est sans 
incidence. Le fait d'être titulaire d'un second contrat de bail pour des raisons de 
convenance personnelle prohibe, en dehors des exceptions très particulières citées 
par la jurisprudence, le versement d'une allocation logement.  

  À compter du 16 septembre 2015, les recourants ont effectivement 
déménagé dans l'appartement sis route de E______. À teneur du dossier, il n'est 
toutefois pas possible de déterminer s'ils ont conservé le bail relatif à 
l'appartement sis rue de C______. Ainsi, s'agissant de la période allant d'octobre 
2015 à mars 2016, il n'est pas possible d'affirmer que les recourants disposaient 
réellement de deux appartements. En revanche, ils n'ont pas immédiatement 
informé l'autorité de leur changement de domicile, violant alors leur devoir légal 
d'informations lequel leur a pourtant été rappelé dans chacune des lettres 
accompagnant les décisions d'octroi d'une allocation de logement, et ils ont 
continué à toucher des allocations de logement pour un appartement qu'ils 
n'occupaient plus.  

  Les recourants ne sauraient par ailleurs être suivis lorsque, invoquant leur 
bonne foi, ils allèguent n'avoir pas réellement eu connaissance du fait qu'ils ne 
pouvaient pas avoir un second bail à loyer, notamment en raisons des lacunes de 
français de Mme A______, et n'avoir en tous les cas jamais voulu cacher cette 
information. Ils ont effectivement attesté par leur signature ne pas être titulaires 
d’un autre bail à loyer dans le canton lorsqu'ils ont formé leur demande 
d'allocation de logement le 30 décembre 2012. Il leur appartenait ainsi de prendre 
pleinement connaissance des éléments qu'ils attestaient de par leur signature, en 

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sollicitant notamment au besoin l'assistance d'un tiers pour la traduction du 
formulaire relatif à leur demande.  

  Partant, la décision de l'intimé d'exiger de Mme A______ et M. B______ le 
remboursement des allocations logement perçues, soit un montant de CHF 9'000.-, 
s'avère conforme au droit, étant précisé que lesdites allocations ont été versées 
pour la période du 1er avril 2013 au 30 mars 2016 et non du 1er  septembre 2012 
au 31 mars 2016 comme le retient la décision de l'OCLPF du 10 juin 2016, 
confirmée par la décision sur réclamation du 26 juillet 2016. 

8)  Au vu de ce qui précède, le recours est rejeté. 

9)  Vu l'issu du litige, un émolument de CHF 300.- sera mis à la charge des 
recourants qui succombent, conjointement et solidairement entre eux (art. 87 
al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 4 août 2016 par Madame A______ et Monsieur 
B______ contre la décision sur réclamation de l'office cantonal du logement et de la 
planification foncière du 26 juillet 2016 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Madame A______ et Monsieur B______, conjointement et 
solidairement entre eux, un émolument de CHF 300.- ; 

dit qu’il n’est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF – RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 

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électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
des recourants, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame A______ et Monsieur B______ ainsi qu'à 
l'office cantonal du logement et de la planification foncière. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Payot Zen-Ruffinen, M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

K. De Lucia 
 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :