# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 063de268-ef75-5a4e-bc10-00df3f3d8112
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-10-11
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafappellationshof 11.10.2021 501 2021 1
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_006_501-2021-1_2021-10-11.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

501 2021 1

Arrêt du 11 octobre 2021

Cour d'appel pénal

Composition Président : Laurent Schneuwly
Juges : Jérôme Delabays, Sandra Wohlhauser
Greffière-rapporteure : Aleksandra Bjedov

Parties A.________, demandeur, représenté par Me Jérôme Magnin, 
avocat

contre

MINISTÈRE PUBLIC DE L’ETAT DE FRIBOURG, défendeur

dans la cause 

B.________, représenté par Me Violette Borgeaud, avocate

Objet Révision (art. 410 à 415 CPP)

Demande du 7 janvier 2021 tendant à la révision de l’arrêt du 
11 novembre 2016 de la Cour d’appel pénal du Tribunal cantonal 

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considérant en fait

A. Par jugement du 12 avril 2016, le Tribunal pénal économique (ci-après : le TPE) a reconnu 
B.________ coupable de plusieurs infractions. Il l’a en revanche acquitté d’autres chefs de 
prévention, notamment ceux d’abus de confiance et de gestion déloyale en lien avec des faits 
dénoncés par A.________. Le TPE a rejeté la demande de A.________ tendant à une indemnité 
pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure et ses conclusions civiles, 
formulées le 22 janvier 2016 pour ces dernières à hauteur de CHF 66'723.24, avec intérêts à 5% 
l’an, pour les frais de mandataire à raison de CHF 13'873.25 et pour les frais de comparution par 
CHF 2’000.-.

Respectivement les 9 mai et 11 mai 2016, le Ministère public et A.________ ont déposé une 
déclaration d’appel motivée auprès de la Cour d’appel pénal contre le jugement du 12 avril 2016. 
A.________ a conclu à ce que B.________ soit reconnu coupable d’abus de confiance commis à 
son préjudice, à ce qu’une peine complémentaire soit fixée et à ce que les conclusions civiles qu’il 
avait prises en première instance soient reconnues. 

Par arrêt du 11 novembre 2016, la Cour d’appel pénal a rejeté les appels du Ministère public et de 
A.________ et a ainsi entièrement confirmé le jugement rendu le 12 avril 2016 par le TPE.

Le 12 décembre 2016, le Ministère public a interjeté un recours en matière pénale au Tribunal 
fédéral contre l’arrêt du 11 novembre 2016 de la Cour d’appel pénal. A.________ ne s’est pas 
pourvu.

Par arrêt du 16 mai 2018, la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a admis le recours du 
Ministère public, annulé l’arrêt attaqué et renvoyé la cause à l’autorité cantonale pour nouvelle 
appréciation des preuves et, le cas échéant, l’administration de preuves complémentaires. Il a été 
retenu que la Cour cantonale devra, le cas échéant, se prononcer sur la question de savoir si les 
éléments constitutifs de l’infraction d’abus de confiance sont réalisés, en particulier de déterminer 
si les paiements effectués par A.________ à B.________ constituaient des valeurs patrimoniales 
confiées au sens de l’art. 138 CP.

Par arrêt du 22 janvier 2019, la Cour d’appel pénal a rejeté l’appel du Ministère public du 9 mai 
2016 et pris acte que le rejet de l’appel de A.________ est entré en force. Elle a notamment 
confirmé l’acquittement de B.________ du chef de prévention d’abus de confiance et le rejet des 
conclusions civiles formulées par A.________ ainsi que sa demande tendant à une juste indemnité 
pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure.

Le 12 février 2019, le Ministère public a interjeté un recours en matière pénale au Tribunal fédéral 
contre l’arrêt du 22 janvier 2019 de la Cour d’appel pénal. Il a conclu à ce que B.________ soit 
reconnu coupable d’abus de confiance commis au détriment de A.________ et condamné 
pénalement à ce titre. A.________ ne s’est à nouveau pas pourvu.

Par arrêt du 17 juillet 2019, la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a admis le recours du 
Ministère public, annulé l’arrêt attaqué et renvoyé la cause à l’autorité cantonale pour nouvelle 
appréciation des preuves, la Cour cantonale devant statuer à nouveau sur la réalisation des 
conditions de l’art. 138 CP, en particulier celle relative au dessein d’enrichissement illégitime.

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Par arrêt du 8 octobre 2020, la Cour d’appel pénal a partiellement admis l’appel du Ministère public 
du 9 mai 2016 et pris acte que le rejet de l’appel de A.________ est entré en force. Elle a 
notamment reconnu B.________ coupable d’abus de confiance, commis au préjudice de 
A.________, pour la somme de CHF 64'068.50, a confirmé le rejet des conclusions civiles 
formulées par A.________ ainsi que sa demande tendant à une juste indemnité pour les dépenses 
obligatoires occasionnées par la procédure et a mis à la charge de B.________, pour la troisième 
phase de la procédure d’appel, une indemnité au sens des art. 433 et 436 CPP de CHF 1'954.75 
octroyée à A.________.

Ce dernier arrêt n’a pas été contesté auprès du Tribunal fédéral.

B. Par mémoire de son conseil du 7 janvier 2021, A.________ a demandé la révision de l’arrêt 
du 11 novembre 2016 de la Cour d’appel pénal et pris les conclusions suivantes :

        Plaise à la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal, dire et prononcer, sous suite de frais :

1.    ll est entré en matière sur la demande de révision du 17 décembre 2020. [sic]

2.    La demande de révision 17 décembre 2020 [sic] tendant à la révision de l'arrêt du 11 novembre 
2016 de la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal du canton de Fribourg est admise.

3.    Partant, les ch. l/2.1 et 6 et ch. V du dispositif de I'arrêt du 11 novembre 2016 de la Cour d'appel 
pénal du Tribunal cantonal du canton de Fribourg sont annulés.

PRINCIPALEMENT

4.    B.________ est reconnu coupable d'abus de confiance.

5.    Un montant de CHF 64'068.50 avec intérêts à 5% l'an à compter du 14 août 2009 est alloué à 
A.________.

6.    Une indemnité au sens de I'art. 433 CPP de CHF 29'490.40 est octroyée à A.________ à charge de 
B.________ pour l'ensemble de la procédure.

SUBSIDIAIREMENT

La cause est renvoyée à la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal pour nouvelle décision dans le 
sens des considérants.

7.    Les frais de la procédure de révision sont mis à charge de l'Etat.

8.    Une indemnité de partie, chiffrée ultérieurement par le soussigné, est octroyée à A.________ pour 
la procédure de révision, à charge de l'Etat.

C. Par acte du 3 février 2021, le Ministère public a renoncé à se déterminer sur la demande de 
révision.

Par mémoire de son conseil du 12 avril 2021, B.________ a répondu à la demande de révision et 
a conclu à son rejet, dans la mesure de sa recevabilité.

Par courrier du 19 avril 2021, la Vice-Présidente de la Cour d’appel pénal a renoncé à déposer 
une détermination circonstanciée sur la demande de révision, s’en remettant à justice sur le sort à 
lui réserver.

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Le 22 avril 2021, A.________ a déposé une réplique spontanée, maintenant intégralement les 
conclusions telles que formulées dans sa demande de révision.

B.________ a déposé une duplique le 30 avril 2021. 

en droit

1.

1.1. En application de l’art. 21 al. 1 let. b du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 
(CPP; RS 312.0) en relation avec l’art. 85 al. 2 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 
130.1), la Cour d’appel pénal est compétente pour statuer sur les demandes de révision. Selon 
l’art. 21 al. 3 CPP, la Cour statue dans une composition différente de celle de l’arrêt qui a rejugé la 
cause et qui est en conséquence l’objet de la demande de révision.

1.2. La qualité de partie permettant de demander la révision n'est pas limitée au prévenu (PC 
CPP, 2e éd. 2016, art. 410 n. 12). A.________, en sa qualité de partie plaignante, est légitimé à 
demander la révision de l’arrêt de la Cour d’appel pénal du 11 novembre 2016 (art. 410 al. 1 et 
382 al. 1 CPP).

1.3. Les demandes de révision visées à l’art. 410 al. 1 let. b et al. 2 CPP doivent être déposées 
dans les 90 jours à compter de la date à laquelle la personne concernée a eu connaissance de la 
décision en cause. Dans les autres cas, la demande peut être déposée en tout temps (art. 411 
al. 2 CPP).

En l'occurrence, A.________ fonde sa demande de révision sur l’existence d’une décision 
postérieure contradictoire (art. 410 al. 1 let. b CPP) et le délai de 90 jours prévu à l’art. 411 al. 2 
CPP s’applique donc. Le jugement contradictoire sur lequel le demandeur s'appuie a été rendu le 
8 octobre 2020, mais a été notifié à son mandataire le 20 octobre 2020. La demande de révision 
déposée le 18 janvier 2021 l’a été en temps utile dès lors que c’est le moment où les considérants 
complets ont été portés à la connaissance du demandeur qui est déterminant (PC CPP, art. 412 
n. 8).

1.4. Conformément à l’art. 411 al. 1 CPP, la demande de révision doit contenir des conclusions, 
une motivation indiquant les causes de révision et tous les faits et moyens de preuve sur lesquels 
elle se fonde (BSK StPO-HEER, 2e éd. 2014, art. 411 n. 6 s.). Tel est le cas en l’espèce et il y a lieu 
d’entrer en matière sur la demande.

1.5. La Cour d’appel pénal peut rendre sa décision en procédure écrite (art. 390 al. 4 CPP).

2.

2.1. Aux termes de l’art. 410 al. 1 let. b CPP, toute personne lésée par un jugement entré en 
force, notamment, peut en demander la révision si la décision est en contradiction flagrante avec 
une décision pénale rendue postérieurement sur les mêmes fats.

Le motif de révision prévu par cette disposition nécessite une appréciation différente de mêmes 
faits dans deux jugements pénaux différents (arrêt TF 6B_503/2014 du 28 août 2014 consid. 1.4 et 
réf. citées). Les deux jugements doivent concerner le même complexe de faits (CR CPP-

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JACQUEMOUD-ROSSARI, 2e éd. 2019, art. 410 n. 31). C’est l’appréciation du même état de fait 
retenu à la base de chacun des jugements qui doit présenter une contradiction telle qu’elle les 
rend inconciliables au point qu’un des deux jugements apparaît nécessairement faux (CR CPP-
JACQUEMOUD-ROSSARI, art. 410 n. 31). Ainsi, cette voie de révision est ouverte, par exemple, 
lorsque deux ou plusieurs personnes ont été condamnées pour la même infraction par deux 
décisions pénales qui sont contradictoires de sorte que, selon les mêmes faits, l’un des 
condamnés ne peut qu’apparaître innocent au vu de la culpabilité de l’autre. Dans la mesure où la 
voie extraordinaire de la révision est destinée à corriger des erreurs de fait et non de droit, une 
contradiction sur le plan de l’application du droit ne suffit pas (arrêt TF 6B_503/2014 du 28 août 
2014 consi. 1.1 ; Message du 21 décembre 2005 relatif à l’unification de la procédure pénale, FF 
2006 1304). Le motif de révision est absolu ou objectif : il est en effet aisé de contrôler que la 
décision contestée est bien en contradiction flagrante avec une décision pénale rendue 
postérieurement sur les mêmes faits (PC CPP, art. 410 n. 26).

2.2. Le demandeur relève que les deux jugements en flagrante contradiction sont l’arrêt du 
11 novembre 2016 dont la révision est demandée et l’arrêt du 8 octobre 2020, tous deux 
prononcés par la même autorité. Il rapporte que rendus dans la même cause, sur la base de l’acte 
d’accusation du Ministère public du 22 janvier 2015 à l’encontre de B.________, ils concernent 
bien le même complexe de faits (recours, p. 9 ch. III. 2). Alors que l’arrêt du 11 novembre 2016 
confirme l’acquittement de B.________ du chef de prévention d’abus de confiance au préjudice de 
A.________, celui du 8 octobre 2020 le condamne pour ce même chef de prévention. La 
contradiction entre le premier jugement et le second, rendu postérieurement sur les mêmes faits, 
est flagrante au sens de l’art. 410 al. 1 let. b CPP. Il relève que, dans l’arrêt dont la révision est 
demandée, le rejet de sa demande tendant à une juste indemnité au sens de l’art. 433 CPP ainsi 
que de ses conclusions civiles déduites de l’infraction d’abus de confiance se fonde sur 
l’acquittement de B.________ de ce chef de prévention. Etant donné que depuis lors, B.________ 
a été condamné pour abus de confiance au préjudice de A.________, le rejet d’une indemnité 
équitable ainsi que de ses conclusions civiles est en flagrante contradiction avec l’arrêt du 
8 octobre 2020 au sens de l’art. 410 al. 1 let. b CPP (recours, p. 9 s. ch. III. 4). Le demandeur 
ajoute que, contrairement à l’avis de la Cour d’appel pénal dans le consid 1.1 de son arrêt du 
8 octobre 2020, la contradiction soulevée concerne bien des éléments de fait et non une question 
d’application du droit. La condamnation de B.________ pour abus de confiance repose sur une 
nouvelle appréciation des faits, la Cour d’appel pénal ayant jugé dans son arrêt du 8 octobre 2020 
que les fonds transférés par A.________ à B.________ ont été confiés dans un but déterminé au 
sens de l’art. 138 ch. 1 al. 2 CP (consid. 2.2) et que ce dernier s’est enrichi sans cause d’un 
montant de CHF 64’068.50 (consid. 2.3). La question de la juste indemnité et des conclusions 
civiles repose justement sur cette nouvelle appréciation des faits par la Cour d’appel pénal puisque 
c’est en raison de l’acquittement de B.________ du chef de prévention d’abus de confiance que 
l’indemnité et les prétentions civiles avaient été rejetées en 2016 (recours, p. 10 ch. III. 5). Le 
demandeur souligne encore que, dans son arrêt du 8 octobre 2020, la Cour d’appel pénal a 
rappelé que, dans son arrêt du 22 janvier 2019, elle avait jugé que le rejet des prétentions civiles 
était définitivement jugé (consid. 1.1). Or, dans le cadre de la présente demande de révision, cette 
question n’est pas pertinente dans la mesure où une demande de révision a justement pour objet 
un jugement entré en force au sens de l’art. 410 al. 1 CPP (recours, p. 10 ch. III. 6).

Dans sa réplique, le demandeur a réaffirmé que le jugement du 11 novembre 2016 et l’arrêt du 
Tribunal cantonal du 8 octobre 2020 concernent bien le même complexe de faits et par voie de 
conséquence le même objet, soit l’éventuelle condamnation de B.________ du chef de prévention 

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d’abus de confiance au préjudice de A.________. La question des conclusions civiles et 
indemnités en découle par conséquent (réplique, p. 5 s. ad III ad ch. 3).

2.3. Dans sa réponse, B.________ relève que le jugement de première instance du 12 avril 
2016 sur les conclusions civiles a été confirmé par l’arrêt du Tribunal cantonal du 11 novembre 
2016, lequel est devenu définitif et exécutoire sur ce point à l’expiration du délai de recours que le 
demandeur n’a pas utilisé. Il rapporte que le Ministère public a fait appel de cet acquittement au 
Tribunal cantonal, puis a recouru deux fois en matière pénale au Tribunal fédéral et, par arrêt du 
8 octobre 2020, a finalement obtenu sa condamnation pour abus de confiance. Il arrête que le 
demandeur se méprend en prétendant obtenir la révision du jugement du 11 novembre 2016 sur 
les conclusions civiles au motif que l’arrêt du 8 octobre 2020 de condamnation serait un fait 
nouveau ouvrant la voie de la révision. Ce nouvel arrêt n’est pas le fait générateur de droit qui 
donne lieu à la réparation de son préjudice. Il n’est que la constatation judiciaire définitive d’un fait 
antérieur au jugement sur les conclusions civiles, qui lui, est définitif et exécutoire. Le fait 
générateur de droit qui conditionne la réparation du dommage est la faute, soit la commission de 
l’infraction, et non pas sa constatation judiciaire (réponse, p. 5 s. ch. 2.2 à 2.5). B.________ note 
encore que le demandeur n’a pas contesté l’arrêt du 11 novembre 2016 du Tribunal cantonal qui a 
confirmé son acquittement du chef de prévention d’abus de confiance et le rejet des conclusions 
civiles, laissant le Ministère public à la manœuvre. Il ne peut pas maintenant se prévaloir d’un 
jugement différent de celui qu’il n’a pas contesté comme s’il s’agissait d’un fait nouveau ouvrant la 
voie de la révision au sens de l’art. 410 CPP. Le fait générateur du droit à la réparation que le 
demandeur invoque est la commission de l’infraction d’abus de droit [sic abus de confiance], donc 
le fait lui-même, et non pas sa constatation judiciaire. Les faits constitutifs d’un abus de droit [sic 
abus de confiance] étaient connus du demandeur depuis la procédure de première instance, 
puisqu’il les avait déjà allégués et plaidés à ce moment-là. Disposant de la qualité pour attaquer le 
jugement du 11 novembre 2016, le demandeur a choisi d’y renoncer, de sorte que le jugement sur 
les conclusions civiles est entré en force, sans qu’il puisse utiliser la révision. B.________ souligne 
que, contrairement à ce que prétend le demandeur, le jugement du 11 novembre 2016 sur les 
conclusions civiles, définitif et exécutoire depuis le 13 décembre 2016, et l’arrêt condamnatoire du 
Tribunal cantonal du 8 octobre 2020 ne sont pas contradictoires, puisqu’ils n’ont pas le même 
objet ; le premier a pour objet les conclusions civiles, l’objet du second étant la condamnation 
pénale. Il a également fait siens les motifs de rejet des conclusions civiles tels que rapportés dans 
l’arrêt de la Cour d’appel pénal du 8 octobre 2020 (réponse, p. 7 ss ch. 3.4 et 3.5).

Dans sa duplique, B.________ relève encore une fois que les conclusions civiles ayant été 
rejetées par un jugement entré en force en décembre 2016, il n’existe plus de prétentions civiles 
qui pourraient encore dépendre du sort de la cause pénale qui a été portée ultérieurement devant 
le Tribunal fédéral par le seul Ministère public (duplique, p. 2 ad. 8.3). Il rappelle également que, 
dans son arrêt du 22 janvier 2019, la Cour d’appel pénal a pris acte de ce que le rejet de l’appel du 
demandeur était entré en force et confirmé le rejet de ses conclusions civiles dès lors que leur sort 
n’a pas été contesté par-devant le Tribunal fédéral de sorte que l’autorité de renvoi l’empêchait de 
les examiner à nouveau (duplique, p. 3 ad. 9.5). Il souligne qu’il appartenait au demandeur de 
recourir contre le jugement d’acquittement qui a rejeté ses conclusions civiles. Ne l’ayant pas fait, il 
doit être considéré comme ayant renoncé à ses prétentions civiles, comme la Cour d’appel pénal 
l’a jugé dans son arrêt du 8 octobre 2020 (duplique, p. 4 ad. 15.1 et 15.2).

2.4. En l’espèce, la Cour de céans se doit de constater, comme retenu dans l’arrêt du 8 octobre 
2020 (501 2019 122), que la contradiction concerne la condamnation de B.________ pour abus de 
confiance au préjudice de A.________, d’une part, et le rejet des prétentions civiles en lien avec 

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cette condamnation, d’autre part. Or, il s’avère que cette contradiction ne porte pas sur les faits en 
tant que tels, mais sur les conséquences civiles liées à l’appréciation des faits. Il s’agit donc bien 
d’une question de droit. Par ailleurs, et comme évoqué dans l’arrêt du 8 octobre sus-indiqué, 
l’admission ou le rejet de conclusions civiles n’est pas la conséquence automatique du verdict 
quant à la culpabilité. De telles prétentions peuvent être rejetées même en cas de condamnation, 
par exemple lorsque le plaignant n’a pas suffisamment établi son dommage ou qu’il est démontré 
qu’une faute concomitante – que le droit pénal ne connaît pas, au contraire du droit civil – a 
contribué à sa survenance de manière prépondérante. De même, un acquittement au plan pénal 
n’entraîne pas forcément le rejet des prétentions civiles, puisqu’une culpabilité pénale nécessite 
généralement une faute intentionnelle, tandis qu’une négligence peut suffire sur le plan civil. En 
outre, le juge pénal peut aussi renvoyer à la connaissance du juge civil les prétentions dont l’état 
de fait n’est pas suffisamment établi, alors même que le prévenu est condamné (art. 126 al. 2 let. d 
CPP). 

S’il est vrai, comme le souligne le demandeur, que le fait que le rejet des prétentions civiles était 
définitivement jugé n’est pas pertinent en l’occurrence dans la mesure où une demande de 
révision a pour objet un jugement entré en force au sens de l’art. 410 al. 1 CPP (recours, p. 10 ch. 
III. 6), il n’en demeure pas moins que, comme relevé ci-dessus, il ne saurait y avoir d’automatisme 
entre une condamnation ou un acquittement sur le plan pénal et une condamnation ou une 
libération des conclusions civiles bien que provenant d’un même complexe de faits. Aussi, si le 
demandeur voulait s’assurer que ses conclusions civiles puissent être éventuellement admises, il 
aurait dû attaquer l’arrêt du Tribunal cantonal du 11 novembre 2016, ce qu’il n’a pas fait, laissant 
au Ministère public la charge de saisir le Tribunal fédéral. Il en va de même tant de l’arrêt de la 
Cour d’appel pénal du 22 janvier 2019 que surtout de l’arrêt de la Cour d’appel pénal du 8 octobre 
2020. En effet, A.________ aurait dû interjeter recours auprès du Tribunal fédéral contre lesdits 
arrêts et particulièrement contre le dernier cité rejetant sa demande tendant à une juste indemnité 
pour les dépenses occasionnées par la procédure et à ses conclusions civiles, ce qu’il n’a 
également pas fait. Le demandeur ne saurait dès lors aujourd’hui user de la voie de la révision 
pour pallier ses omissions précédentes.

2.5. Sur le vu de ce qui précède, la demande de révision n’est pas fondée et doit être rejetée.

3.

3.1. Vu l’issue de la cause, les frais de procédure, arrêtés à CHF 600.- (émolument: CHF 500.- ; 
débours: CHF 100.-), sont mis à la charge du demandeur qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).

3.2.

3.2.1. B.________ conclut à ce qu’une indemnité de partie pour la procédure de révision lui soit 
octroyée et mise à la charge du demandeur. 

3.2.2. Selon sa dernière jurisprudence, le Tribunal fédéral a arrêté que, en cas d’infraction 
poursuivie d’office, si seule la partie plaignante forme appel contre le jugement et qu’elle 
succombe, elle supportera non seulement les frais d’appel (art. 428 CPP), mais également les 
indemnités qui seront versées au prévenu pour ses frais. Cela ne s’applique cependant pas en cas 
de recours de la partie plaignante (ATF 147 IV 47 consid. 4.2, notamment 4.2.6; 141 IV 476 
consid.1; 139 IV 45 consid. 1). Notre Haute Cour a alors estimé qu’il convenait de faire application 
de l’art. 436 al. 1 CPP en relation avec l’art. 432 al. 2 CPP.

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En l’espèce, la Cour de céans est d’avis qu’il convient d’appliquer par analogie la jurisprudence 
relative à l’appel dans la mesure où une demande de révision s’en approche plus que le recours 
puisque, en cas d’admission, elle peut notamment rendre une nouvelle décision si l’état du dossier 
le permet (art. 413 al. 2 let. b CPP). En l’occurrence, le demandeur a d’ailleurs conclu 
principalement à ce que la Cour statue directement et seulement subsidiairement à ce que la 
cause soit renvoyée pour nouvelle décision. 

3.2.3. Le CPP ne donne aucune indication sur le montant horaire qui doit être retenu à titre 
d’indemnité. Toutefois, la législation fribourgeoise prévoit depuis le 1er juillet 2015 que cette 
indemnité est calculée sur un tarif horaire de CHF 250.- qui peut cependant être augmenté dans 
certains cas (art. 75a al. 2 du règlement du 30 novembre 2010 sur la justice [RJ ; RSF 130.11]), 
non concernés en l'espèce. En tenant notamment compte du temps consacré par Me Violette 
Borgeaud à l’examen de la demande de révision, à un entretien avec son client, à la rédaction de 
diverses écritures, dont notamment la réponse du 12 avril 2021, à la prise de connaissance du 
présent arrêt ainsi qu’à sa communication/explication à son client, son temps de travail peut être 
évalué à environ 5h. Ainsi, la juste indemnité due à l’intimé pour la présente procédure est fixée à 
CHF 1'250.-, auxquels s’ajoutent les débours par CHF 62.50 (5%) et la TVA par CHF 101.05 
(7.7%), ce qui porte le total à un montant de CHF 1'413.55. Elle sera mise à la charge du 
demandeur, à qui aucune indemnité de partie n’est allouée dès lors qu’il succombe.

la Cour arrête :

I. La demande du 7 janvier 2021 de A.________ tendant à la révision de l’arrêt de la Cour 
d’appel pénal du 11 novembre 2016 est rejetée.

II. Les frais de procédure, arrêtés à CHF 600.- (émolument: CHF 500.- ; débours: CHF 100.-), 
sont mis à la charge de A.________.

III. Une indemnité de partie fixée à CHF 1'413.55, débours et TVA par CHF 101.05 compris, est 
allouée à B.________. Elle est mise à la charge de A.________.

IV. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
dès la notification de l’arrêt rédigé. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 11 octobre 2021/lsc

Le Président : La Greffière-rapporteure :