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**Case Identifier:** 5c0e6648-8b27-5b0e-86e9-8d3c58999a20
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2019-06-05
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 05.06.2019 C/23006/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-23006-2018_2019-06-05.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 13 juin 2019. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/23006/2018 ACJC/842/2019 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MERCREDI 5 JUIN 2019 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, recourant contre un jugement rendu par la 
18ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 28 février 2019, 

comparant par Me F______, avocat, ______, en l'étude duquel il fait élection de 

domicile,  

et 

ETAT DE GENEVE, SOIT POUR LUI L'ADMINISTRATION FISCALE 
CANTONALE, représenté par sa direction des affaires juridiques, rue du Stand 26, 
1204 Genève, intimé, comparant en personne. 

 

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C/23006/2018 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/2993/2019 du 28 février 2019, reçu le 4 mars 2019 par 
A______, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure 

sommaire, a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée par ce 

dernier au commandement payer, poursuite n° 1______ (chiffre 1 du dispositif), 

arrêté les frais judiciaires à 500 fr., compensés par l'avance de frais fournie (ch. 2) 

et mis à charge de A______ (ch. 3), condamné ce dernier à rembourser à l'ETAT 

DE GENEVE, soit pour lui l'ADMINISTRATION FISCALE CANTONALE (ci-

après : AFC), la somme de 500 fr. (ch. 4), dit qu'il n'était pas alloué de dépens 

(ch. 5) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 6). 

 En substance, le Tribunal a retenu que la créance de l'AFC à l'encontre de 

A______, constatée par un acte de défaut de biens, n'était pas prescrite. L'AFC 

avait valablement interrompu le délai de prescription d'un an, prévu à l'art. 149a 

LP, en requérant la poursuite de A______, héritier de feu B______, en date du  

19 décembre 2017. Le poursuivi n'avait pas déclaré accepter la succession de ce 

dernier avant la fin du délai de répudiation.  

B. a. Par acte expédié le 14 mars 2018 au greffe de la Cour de justice, A______ a 
formé recours contre ce jugement, sollicitant son annulation. Cela fait, il a conclu 

à ce que la Cour rejette la requête de mainlevée définitive de l'opposition et 

déboute l'AFC de toutes ses conclusions. 

 Il a produit des pièces nouvelles, soit deux avis de saisie des 11 et 12 mars 2019 

notifiés dans le cadre de la poursuite n° 1______.  

 Préalablement, il a requis la suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement, 

qui lui a été refusée par arrêt ACJC/558/2019 du 12 avril 2019, dont le sort des 

frais a été réservé avec la décision au fond. 

 b. Dans sa réponse, l'AFC a conclu au rejet du recours, sous suite de frais et 
dépens. 

 c. Dans leurs réplique et duplique, les parties ont persisté dans leurs conclusions.  

 d. Par avis du greffe du 7 mai 2019, les parties ont été informées de ce que la 
cause était gardée à juger. 

C. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :  

 a. B______ était inscrit au Registre du commerce en tant que titulaire de 
l'entreprise individuelle C______. 

 b. Entre 1996 et 2007, l'AFC a communiqué à B______ plusieurs bordereaux de 
taxation pour une somme totale de 83'903 fr. 70. Ceux-ci sont entrés en force.  

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 c. B______ n'a pas payé les montants dus, de sorte que l'AFC a requis plusieurs 
poursuites à son encontre, qui ont abouti à la délivrance d'actes de défaut de biens. 

 d. Par jugement du 26 août 2010, le Tribunal a prononcé la faillite de B______.  

 Dans le cadre de celle-ci, l'AFC a produit les actes de défaut de biens précités, 

ainsi qu'une créance supplémentaire. Le 14 juillet 2011, elle s'est vue délivrer un 

acte de défaut de biens n° 2______ pour la somme de 84'499 fr., dont il ressort 

que le failli a reconnu sa créance.  

 e. Le ______ 2016, B______ est décédé à Genève. 

 f. Les fils du défunt, A______ et D______, ont mandaté Me E______, notaire, 
aux fins de procéder au règlement de la succession de leur père.  

 g. Par courriel du 1er décembre 2016, D______ a indiqué au stagiaire de l'Etude 
du notaire précité que "[Nous] avons pris connaissance de l'acte des poursuites. 

Nous comprenons la situation mais nous ne répudieront en aucun cas la 

succession et ce pour sauvegarder notre patrimoine immobilier".  

 Les noms de D______ et A______ sont indiqués à la fin de ce courriel.  

 Par courriel du 2 décembre 2016, l'Etude du notaire a répondu à D______ en ces 

termes : « Cher Monsieur, Je prends note de votre décision d'accepter la 

succession de votre père. Je me permets de préciser que la vente d'un/de plusieurs 

bien(s) immobilier(s) ne sera peut-être pas un choix, mais une obligation vu la 

situation financière du défunt. Nous en saurons plus quand l'Office nous aura 

indiqué quelles poursuites sont encore ouvertes ».  

 h. Le 14 décembre 2016, Me E______ a établi un certificat d'héritier, attestant que 
D______ et A______ étaient les seuls héritiers réservataires de feu B______. Ce 

certificat a été homologué le 4 janvier 2017.  

 i. Par courrier du 17 janvier 2017, le notaire a demandé à l'AFC un délai au 
30 avril 2017 pour établir la déclaration fiscale 2016 du défunt.  

 j. Le 26 janvier 2017, le Service des estimations immobilières et des  
inventaires successoraux a établi le procès-verbal d'inventaire de la succession de 

feu B______, dont il ressort que les biens de ce dernier ont été arrêtés à  

10'655'105 fr. 09. 

 k. Par courrier du 23 février 2017, l'AFC a indiqué au notaire qu'elle détenait à 
l'encontre de feu B______ neuf actes de défaut de biens, dont celui portant le  

n° 2______, pour un total de 127'404 fr. 85 et a sollicité la mise en place d'un plan 

de paiement. 

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 Par courrier du 1
er

 mars 2017, Me E______ a confirmé à l'AFC qu'il était en 

charge du règlement de la succession de feu B______, mais que s'agissant du 

traitement des dettes, Me F______, avocat, était mandaté par les héritiers. 

 l. Par courrier du 6 mars 2017, l'AFC a requis de Me F______ une détermination 
quant à la mise en place d'un plan de paiement d'ici au 7 avril 2017. 

 Par courrier du 3 avril 2017, l'avocat précité a sollicité de l'AFC une prolongation 

dudit délai. 

 m. Par courriel du 20 avril 2017, l'AFC a envoyé à Me F______ une copie des 
actes de défaut de biens détenus à l'encontre de feu B______, avec la précision 

que la somme due s'élevait désormais à 125'278 fr. 40. 

 n. Par courriers des 22 mai et 6 juillet 2017, le notaire a requis de l'AFC un délai 
au 30 juillet 2017, respectivement au 31 octobre 2017, pour compléter la 

déclaration de succession, au motif que la situation patrimoniale du défunt était 

complexe. 

 o. Par courrier du 31 juillet 2017, l'AFC a octroyé à Me F______ un délai au 
1

er 
septembre 2017 pour la mise en place d'un plan de paiement, précisant être en 

possession d'un nouvel acte de défaut de biens à hauteur de 2'592 fr. 70. 

 Le 20 octobre 2017, sans réponse de l'avocat, l'AFC a imparti un délai au 

20 novembre 2017 aux héritiers pour s'acquitter du montant de 127'871 fr. 10, 

précisant qu'à défaut elle procéderait par la voie de l'exécution forcée. 

 p. Par courriers des 10 novembre 2017, 12 janvier et 13 février 2018, 
Me E______ a encore sollicité de l'AFC des délais, respectivement au 

22 décembre 2017, 15 février 2018 et 15 avril 2018 pour compléter la déclaration 

de succession. 

 q. Le 19 décembre 2017, l'AFC a requis auprès de l'Office des poursuites la 
poursuite de A______, pris personnellement et en sa qualité d'héritier de feu 

B______, à hauteur de 84'499 fr. 

 L'acte de défaut de biens n° 2______ est mentionné comme titre de la créance.  

 r. Le 11 janvier 2018, l'Office des poursuites a notifié à A______ un 
commandement de payer, poursuite n° 1______, pour la somme de 84'499 fr.  

 Le poursuivi y a formé opposition.  

 s. Par courrier du 5 mars 2018 adressé à l'AFC, Me F______ a opposé la 
prescription de la créance pour justifier l'opposition précitée. Il a indiqué que 

A______ avait immédiatement accepté la succession de son père, de sorte que le 

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délai d'un an, prévu à l'art. 149a LP, avait commencé à courir le 31 octobre 2016, 

soit après une suspension de deux semaines après le décès.  

 t. Par courrier du 3 juillet 2018, l'AFC a demandé à Me E______ à quelle date la 
succession avait été acceptée par A______ et si cela avait été fait par actes 

concluants ou par déclaration expresse, auquel cas cette déclaration devait être 

produite d'ici au 10 juillet 2018.  

 Le notaire a répondu ne pas avoir connaissance de ce que A______ et D______ 

avaient répudié la succession de leur père.  

 u. Par courrier du 16 juillet 2018, l'AFC a requis de Me E______ les courriers par 
lesquels A______ et D______ avaient accepté la succession. 

 Par courrier du 23 juillet 2018, le notaire a répondu n'avoir « pas connaissance de 

courrier concernant l'acceptation de la succession par les héritiers Messieurs 

D______ et A______. ». 

 v. Par acte déposé au greffe du Tribunal le 9 octobre 2018, l'AFC a requis la 
mainlevée définitive de l'opposition formée par A______ au commandement de 

payer, poursuite n° 1______.   

 w. Lors de l'audience du 17 décembre 2018, A______ s'est prévalu de la 
prescription de la créance de l'AFC, au motif que le délai d'un an de l'art. 149a LP 

avait commencé à courir dès le lendemain de son acceptation de la succession de 

son père, qui avait eu lieu par courriel du 1
er

 décembre 2016. 

 L'AFC a déclaré que ledit délai de prescription avait commencé à courir à 
l'échéance du délai de répudiation, soit le 17 janvier 2017.  

 Le Tribunal a gardé la cause à juger à l'issue de l'audience.  

EN DROIT 

1. 1.1 S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. b et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique 

(art. 251 let. a CPC). 

 Déposé selon la forme et dans le délai prescrit (art. 130, 321 CPC), le recours est 

recevable. 

 1.2 Dans le cadre d'un recours, l'autorité a un plein pouvoir d'examen en droit, 
mais un pouvoir limité à l'arbitraire en fait, n'examinant que les griefs formulés et 

motivés par le recourant (art. 320 CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 2010, 

n° 2307). 

 Les maximes des débats et de disposition s'appliquent (art. 55 al. 1, 255 lit. a  

a contrario et 58 al. 1 CPC). 

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 1.3 Les conclusions, allégations de faits et preuves nouvelles sont irrecevables 
(art. 326 al. 1 CPC). La Cour doit ainsi se placer dans la situation où se trouvait le 

premier juge lorsqu'il a rendu la décision attaquée, pour examiner si la loi a été 

violée. 

 Il s'ensuit que les pièces nouvelles produites par le recourant, ainsi que les faits s'y 

rapportant, sont irrecevables. 

2. Le recourant reproche au premier juge de ne pas avoir considéré le courriel du 
1

er
 décembre 2016 comme étant une déclaration d'acceptation de la succession de 

son père. Selon lui, la prescription d'une année, prévue à l'art. 149a LP, était 

acquise lorsque l'intimé a requis la poursuite n° 1______ en date du 19 décembre 

2017.  

 2.1.1 Aux termes de l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un 
jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition. 

Sont assimilées à des jugements, les décisions des autorités administratives 

suisses, notamment celles fiscales (art. 80 al. 2 ch. 2 LP; art. 36 al. 4 LPGIP). 

 Dans ce cas, le juge prononce la mainlevée définitive de l'opposition, à moins que 

l'opposant ne se prévale notamment de la prescription (art. 81 al. 1 LP). Il 

incombe à ce dernier d'établir que la dette est éteinte (art. 8 CC; ATF 124 III 501 

consid. 3b). 

 La créance constatée par un acte de défaut de biens se prescrit, à l'égard des 

héritiers du débiteur, au plus tard par un an à compter de l'ouverture de la 

succession (art. 149a al. 1 LP). Ce délai est toutefois suspendu pendant 

l'inventaire (art. 586 al. 2 CC) ou pendant le délai de répudiation (art. 567 al. 1 

CC) (REY-MERMET, Commentaire romand, LP, 2005, n° 4 ad. art. 149a LP).   

 La prescription commence à courir, ou reprend son cours, dès l'expiration du jour 

où cessent les causes qui la suspendent (art. 134 al. 2 CO).  

 2.1.2 Selon l'art. 537 al. 1 CC, la succession s'ouvre par la mort.  

 Les héritiers acquièrent de plein droit l'universalité de la succession et sont donc 
tenus personnellement de ses dettes (art. 560 CC). 

 Aux termes des art. 566 al. 1 et 567 al. 1 CC, les héritiers légaux ou institués ont 
toutefois la faculté de répudier la succession, dans un délai de trois mois. Celui-ci 

court, pour les héritiers légaux, dès le jour où ils ont connaissance du décès, à 

moins qu'ils ne prouvent n'avoir connu que plus tard leur qualité d'héritiers 

(art. 567 al. 2 CC). 

 Les héritiers qui ne répudient pas dans le délai fixé acquièrent la succession 

purement et simplement (art. 571 al. 1 CC). Cela étant, une acceptation peut être 

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déclarée, avant l'expiration du délai de répudiation, par l'héritier qui souhaite 

mettre fin à la période d'incertitude coïncidant avec ledit délai. Le législateur n'a 

toutefois pas fixé les conditions de cette acceptation (SANDOZ, Commentaire 

romand, CC II, 2016, n° 32 ad. art. 570 CC). 

 La doctrine actuelle considère que cette déclaration est soumise en grande partie 

aux mêmes exigences de forme que la répudiation. Les deux sortes de déclaration 

sont au demeurant de même nature : il s'agit de l'exercice d'un droit formateur. 

Certains auteurs semblent admettre la possibilité d'une acceptation tacite ou par 

acte concluant (SANDOZ, op. cit., n° 8 et 9 ad. art. 571 CC). 

 D'autres auteurs considèrent que l'acceptation doit être adressée à l'autorité 

compétente afin de garantir la sécurité du droit, et aussi en raison de ce que celle-

ci doit être mise au courant de l'acceptation, faute de quoi elle doit ordonner la 

liquidation officielle de la succession par l'office des faillites (ROUILLER/GYGAX, 

Commentaire du droit des successions, 2012, n° 6 ad art. 570 CC et les références 

citées). Enfin, des auteurs estiment que l'acceptation peut s'exprimer par une 

déclaration correspondante de l'héritier à un créancier ou même à un cohéritier 

(STEINAUER, Le droit des successions, 2015, n° 977, p. 515, et les références 

citées). 

 En tous les cas, le fait de demander la délivrance d'un certificat d'héritier n'est pas 

un acte d'immixtion entraînant la déchéance du droit de répudier (ATF 133 II 1 

consid. 3.1.1, in SJ 2007 I 182). En effet, un tel certificat ne constitue qu'une pièce 

de légitimation provisoire pour disposer des biens composant la succession; il n'a 

pas pour effet de statuer matériellement et définitivement sur la qualité d'héritier 

(ATF 128 III 318 consid. 2.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 5A_88/2011 du 

23 septembre 2011 consid. 7.2). 

 2.2 En l'espèce, il n'est pas contesté que le recourant a eu connaissance de sa 
qualité d'héritier au jour du décès de son père. Le délai de répudiation a ainsi 

commencé à courir le ______ 2016, suspendant de ce fait la prescription d'une 

année de l'art. 149a LP.  

 Le recourant soutient que ce délai de prescription a commencé à courir le 

2 décembre 2016, lorsqu'il avait accepté la succession de son père par courriel du 

1
er

 décembre 2016 adressé au stagiaire-notaire de l'Etude de Me E______. 

 Or, ce courriel a été rédigé et envoyé par le frère du recourant. Bien que ce dernier 

soit cohéritier dans la succession de feu B______, il ne pouvait pas accepter celle-

ci au nom et pour le compte du recourant. La simple mention du nom de ce 

dernier à la fin du courriel, sans aucune signature électronique, ne suffit pas à 

admettre qu'il a accepté la succession ou encore déclaré accepter celle-ci à son 

frère. En effet, l'acceptation d'une succession étant un droit formateur, 

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inconditionnel et irrévocable, le recourant aurait dû manifester son intention de 

manière claire et individuelle.  

 En outre, par courrier du 5 mars 2018, le conseil du recourant a indiqué à l'intimé 

que ce dernier avait immédiatement accepté la succession de son père, sans autre 

explication et sans référence au courriel du 1
er

 décembre 2016, précisant que le 

délai de l'art. 149a LP aurait commencé à courir le 31 octobre 2016.  

 Par ailleurs, le notaire en charge de la succession a lui-même indiqué à l'intimé, le 

23 juillet 2018, ne pas avoir connaissance d'une déclaration expresse d'acceptation 

de la succession du de cujus de la part du recourant. Contrairement à ce que 

soutient ce dernier, les questions formulées par l'intimé dans ses courriers des 3 et 

16 juillet 2018 étaient sans équivoque et portaient sur l'existence et la forme, cas 

échéant, d'une déclaration d'acceptation.  

 Dans ces circonstances, le courriel du 1
er

 décembre 2016 ne représente pas une 

déclaration d'acceptation de succession. D'autant plus que le recourant aurait 

encore pu requérir la liquidation officielle de la succession (art. 593 CC) au vu des 

nombreuses dettes du de cujus.  

 Il sied également de relever que le recourant n'allègue pas avoir accepté la 

succession de son père par actes concluants, notamment par une immixtion dans 

les affaires de celle-ci. A cet égard, contrairement à ce que soutient le recourant, 

l'établissement du certificat d'héritier n'a pas entraîné la déchéance du droit de 

répudier.  

 Le premier juge a donc, à bon droit, retenu que le délai de prescription d'un an de 

l'art. 149a LP avait commencé à courir à la fin du délai de répudiation de trois 

mois, soit le 17 janvier 2017. L'intimé ayant requis la poursuite du recourant le 

19 décembre 2017, la créance fondée sur l'acte de défaut de biens n° 2______ 

n'est pas prescrite.  

 Par conséquent, le recours est infondé de sorte qu'il sera rejeté. 

3. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais du recours (art. 106 al. 1 
CPC), fixés, pour la présente décision et celle rendue le 12 avril 2019 sur effet 

suspensif, à 750 fr. (art. 48 et 61 OELP). Ils seront compensés avec l'avance de 

même montant fournie par le recourant, qui reste acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 

CPC). 

 Il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée qui comparaît en personne et ne justifie 

d'aucune démarche particulière (art. 95 al. 3 let. c CPC). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté le 14 mars 2019 par A______ contre le jugement 

JTPI/2993/2019 rendu le 28 février 2019 par le Tribunal de première instance dans la 

cause C/23006/2018-18 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 750 fr., les met à charge de A______ et les 

compense entièrement avec l'avance de frais effectuée par ce dernier, qui reste acquise à 

l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente; Madame Sylvie DROIN et 

Monsieur Ivo BUETTI, juges; Madame Mélanie DE RESENDE PEREIRA, greffière. 

 

La présidente : 

Nathalie LANDRY-BARTHE 

 La greffière : 

Mélanie DE RESENDE PEREIRA 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

30'000 fr.