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**Case Identifier:** 8649e16d-d6e8-5f22-a2e9-41a2b9170680
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 30.05.2017 A/2479/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-2479-2016_2017-05-30.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/2479/2016-LOGMT ATA/611/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 30 mai 2017 

3ème section 

   dans la cause 

 

Madame A______ 
 

contre 

OFFICE CANTONAL DU LOGEMENT ET DE LA PLANIFICATION 
FONCIÈRE 
 

_________ 

- 2/11 - 

A/2479/2016 

EN FAIT 

1.  Depuis le 16 décembre 2000, Madame A______ et Monsieur B______ sont 
locataires d'un appartement de cinq pièces sis rue C______ ______, 1203 Genève.  

  L'appartement est soumis au régime HBM au sens de la loi générale sur le 
logement et la protection des locataires du 4 décembre 1977 (LGL - I 4 05). 

  Le loyer annuel initial de l'appartement s'élevait à CHF 8'124.-, sans les 
charges qui s'élevaient à CHF 1'740.-. Le loyer s'élève désormais à CHF 11'208.- 
sans les charges. 

2.  Selon le registre cantonal de la population tenu par l'office cantonal de la 
population (« Calvin »), l'appartement était occupé par Mme A______, 
M. B______ et leurs deux enfants, D______, né le ______ 1997 et E______, née 
le ______ 2000. 

3.  Le 1er février 2009, suite à la séparation du couple, M. B______ a quitté 
l'appartement sis rue C______ ______, 1203 Genève. 

  Le couple a divorcé le 1er juin 2011. 

4.  À compter du 1er février 2010, Mme A______ a bénéficié d'une allocation 
de logement s'élevant à CHF 362.40 par mois. Elle a été régulièrement 
renouvelée, la dernière fois en date du 17 mars 2015 pour la période allant du 
1er avril 2015 au 31 mars 2016 pour un montant de CHF 414.80. 

  Le nombre de personnes du groupe familial occupant le logement était de 
trois, soit Mme A______ et les deux enfants.  

5.  Le 10 février 2016, Mme A______ a sollicité de l'office cantonal du 
logement et de la planification foncière (ci-après : OCLPF) le renouvellement de 
l’allocation de logement dès le 1er avril 2016. 

  Dans le formulaire de demande, l'intéressée a coché la case « Oui » à la 
question de savoir si l'une des personnes occupant le logement bénéficiait de 
prestations complémentaires à l'AVS/AI accordées par le service des prestations 
complémentaires (ci-après : SPC).  

  Elle a joint à sa demande de renouvellement deux décisions du SPC du 
14 août 2015 adressées à M. B______ concernant les enfants. Selon la première 
décision relative à D______ (dossier n° 1______), celui-ci avait droit à des 
prestations complémentaires fédérales (ci-après : PCF) à hauteur de CHF 41.- par 
mois et à prestations complémentaires cantonales (ci-après : PCC) à hauteur de 

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CHF 230.- par mois, dès le 1er septembre 2015 ; il bénéficiait en outre d'un 
subside d'assurance-maladie de CHF 464.-. Selon la seconde décision relative à 
E______ (dossier n° 2______), celle-ci avait droit à des PCF à hauteur de 
CHF 141.- par mois et à des PCC à hauteur de CHF 230.- par mois, dès le 
1er septembre 2015 ; elle bénéficiait en outre d'un subside d'assurance-maladie de 
CHF 111.-.  

  Dans ces deux décisions, le loyer était pris en compte dans le calcul à 
concurrence de CHF 6'600.- par an. 

  Ces décisions ont été envoyées également à Mme A______ en copie. 

6.  Le 6 mars 2016, Mme A______ a transmis à l'OCLPF deux décisions du 
SPC du 11 décembre 2015 adressées à M. B______.  

  Selon ces décisions, le SPC avait recalculé le montant de ses prestations dès 
le 1er janvier 2016. Selon la première décision relative à D______ (dossier 
n° 1______), celui-ci avait droit à des PCF à hauteur de CHF 41.- par mois et à 
des PCC à hauteur de CHF 230.- par mois ; il bénéficiait en outre d'un subside 
d'assurance-maladie de CHF 485.-. Selon la seconde décision relative à E______ 
(dossier n° 2______), celle-ci avait droit à des PCF à hauteur de CHF 141.- et à 
des PCC à hauteur de CHF 230.- ; D______ (recte : E______) bénéficiait en outre 
d'un subside d'assurance-maladie de CHF 485.-. 

  Dans ces deux décisions, le loyer était pris en compte dans le calcul à 
concurrence de CHF 6'600.- par an. 

  Ces décisions ont été envoyées également à Mme A______ en copie. 

7.  Par décision du 14 avril 2016, l'OCLPF a supprimé l'allocation de logement 
de Mme A______ dès le 1er mars 2016, au motif que le dossier faisait état d'une 
décision rendue par le SPC, par laquelle l'un des membres du groupe de personnes 
occupant le logement avait été mis au bénéfice de PCF et PCC à l'AVS/AI. 

  Non contestée, cette décision est devenue définitive et exécutoire. 

8.  Par décision du 27 avril 2016, l'OCLPF a demandé à Mme A______ la 
restitution d'un montant de CHF 2'488.80 correspondant à l'allocation de logement 
perçue indûment relative à la période du 1er septembre 2015 au 29 février 2016 
(6 x CHF 414.80).  

9.  Le 24 mai 2016, Mme A______ a élevé réclamation auprès de l'OCLPF 
contre la décision du 27 avril 2016. 

  C'était M. B______ qui percevait les PCF et PCC. Dans la mesure où ils 
avaient la garde alternée, c'était également lui qui touchait « l'aide des enfants ». 

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Pour ces motifs, elle contestait le fait de devoir rembourser le montant de CHF 
2'488.80. 

10.  Par décision sur réclamation du 23 juin 2016, l'OCLPF a confirmé sa 
décision.  

  Le dossier faisait état d'une décision rendue le 14 août 2015 par le SPC, par 
laquelle D______ avait été mis au bénéfice de prestations dès le 1er septembre 
2015. Or et selon le registre de l'OCPM, celui-ci était domicilié à l'adresse de 
Mme A______, si bien que celle-ci ne pouvait se prévaloir d'un droit à l'allocation 
de logement, dès lors que son fils était bénéficiaire des prestations 
complémentaires.  

11.  Par acte du 21 juillet 2016, Mme A______ a interjeté recours auprès de la 
chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre la décision précitée. 

  C'était M. B______ qui percevait l'aide du SPC. 

12.  Le 26 septembre 2016, l'OCLPF a conclu au rejet du recours. 

  Mme A______ ne remettait pas en cause le principe de l'interdiction du 
cumul des prestations complémentaires à l'AVS/AI avec l'allocation de logement, 
de sorte que le litige portait exclusivement sur la détermination des bénéficiaires 
des prestations complémentaires à l'AVS/AI par le SPC dans le cadre des dossiers 
n° 1______ (concernant D______) et n° 2______ (concernant E______).  

  Selon le dossier, les enfants de Mme A______, D______ et E______, 
s'étaient vu accorder des prestations complémentaires à l'AVS/AI conformément 
aux décisions du SPC des 14 août et 11 décembre 2015. À leur lecture, il 
apparaissait que les prestations accordées tenaient compte des dépenses et revenus 
propres à chaque enfant, en particulier d'une partie du montant afférent au loyer de 
leur mère, eu égard à leur domiciliation à l'adresse de cette dernière. Dès lors que 
le loyer du logement de Mme A______ était pris en considération dans le calcul 
du droit aux prestations complémentaires à l'AVS/AI respectif des enfants, le 
régime intégral de ces dernières se suffisait à lui-même et n'avait pas besoin de 
l'apport d'autres prestations catégorielles au sens de la de la loi sur le revenu 
déterminant unifié du 19 mai 2005 (LRDU - J 4 06), dont notamment l'allocation 
de logement, pour assurer la couverture des besoins vitaux.  

  Par ailleurs et contrairement à son devoir d'information, Mme A______ 
n'avait pas avisé l'OCLPF en temps opportun de l'octroi de ces prestations, alors 
qu'elle avait reçu la copie des décisions rendues les 14 août et 11 décembre 2015 
par le SPC.  

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13.  Le 7 novembre 2016, le juge délégué a tenu une audience de comparution 
personnelle. 

 a. Mme A______ a confirmé que toutes les prestations versées par le SPC 
étaient perçues par son ex-époux, qui était à l'assurance-invalidité. Ils avaient la 
garde partagée et les enfants étaient une semaine sur deux chez lui et l'autre 
semaine chez elle.  

  Son ex-époux ne lui versait rien. Il prenait en charge les frais des enfants 
pendant la semaine où ils étaient chez lui. À sa connaissance, si son fils aîné 
recevait de l'argent directement du SPC, il le restituait à son père.  

  Elle a remis une attestation signée par M. B______ du 4 novembre 2016 
dans laquelle il reconnaissait que c'était lui qui avait fait les démarches auprès du 
SPC et que c'était également lui qui percevait « cette subvention ». Son ex-femme 
ne touchait rien de la part du SPC. 

 b. L'OCLPF a persisté dans les termes de ses écritures.  

14.  Le 8 novembre 2016, le juge délégué a demandé au SPC de lui préciser dans 
quelle mesure le loyer de Mme A______ était pris en compte dans les dépenses 
reconnues retenues par le SPC dans ses décisions. Par ailleurs, il souhaitait savoir 
si les prestations complémentaires étaient versées à M. B______, respectivement à 
l'un ou à l'autre de ses enfants, ou à Mme A______. 

15.  Le 21 novembre 2016, le SPC a répondu que, dans la mesure où 
M. B______ et Mme A______ avaient la garde partagée de leurs enfants, le SPC 
tenait compte du loyer de chacun des parents, à hauteur d'un tiers, dans les 
dossiers des deux enfants mais, conformément aux directives régissant les 
prestations complémentaires (ci-après : DPC), d'un montant des loyers cumulés 
correspondant au maximum à CHF 13'200.- par an. 

  En application des DPC le calcul du loyer s'effectuait de la manière 
suivante : 

     Loyer  Charges Total  Loyer pro 1/3 

           part par enfant 

 Mme A______ CHF 8'124.- CHF1'740.- CHF 9'864.- CHF 3'288.- 

 M. B______ CHF 15'084.- CHF 1'860.- CHF 16'944.- CHF 5'648.- 

 Montant total loyer pro       CHF 8'936.- 

 Montant maximum       CHF 6'600.- 

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  Le SPC calculait des prestations pour les enfants en tenant compte d'une 
part de loyer pour les parents, représentant dans le cas présent CHF 550.- par mois 
et par enfant (CHF 6'600.- : 12). Toutefois, en ce qui concernait la répartition 
(CHF 550.- par enfants : 36,80 % devrait être attribué au loyer de Mme A______ 
et 63,20 % à celui de M. B______), il appartenait aux parents de l'effectuer. 

  Les prestations complémentaires étaient versées pour E______ sur le 
compte bancaire de M. B______ depuis le 1er septembre 2016 et pour D______ 
sur son propre compte bancaire.  

  Le SPC a joint à son courrier les nouveaux plans de calculs datés du 
23 août 2016, avec effet au 1er janvier 2016, concernant chacun des enfants. Selon 
le premier tableau relatif à D______ (dossier n° 1______), celui-ci avait droit à 
des PCF à hauteur de CHF 555.- par mois et à des PCC à hauteur de CHF 230.- 
par mois. Selon le second tableau relatif à E______ (dossier n° 2______), celle-ci 
avait droit à des PCF à hauteur de CHF 655.- par mois et à des PCC à hauteur de 
CHF 230.- par mois. Dans ces deux tableaux, le loyer était pris en compte dans le 
calcul à concurrence de CHF 6'600.- par an. 

16.  Le 29 novembre 2016, l'OCLPF a relevé que les informations fournies par 
le SPC confirmaient sa position.  

  La demande de restitution de l'allocation de logement pour la période du 
1er septembre 2015 au 29 février 2016 était fondée, dès lors que les décisions 
rendues les 14 août et 11 décembre 2015 par le SPC tenaient compte d'une partie 
du loyer de Mme A______ dans la détermination des PCF et PCC à l'AVS/AI à 
l'endroit de ses enfants. 

  C'était d'autant plus justifié que les ayants-droit des PCF et PCC à l'AVS/AI 
occupaient bel et bien l'appartement de Mme A______ depuis sa prise à bail.  

  Enfin, les montants des PCF et PCC à l'AVS/AI avaient été versés durant la 
période litigieuse sur le compte d'D______, tandis que Mme A______ avait perçu 
très vraisemblablement ceux destinés à sa fille, E______, M. B______ n'en ayant 
pas bénéficié avant le 1er septembre 2016. 

17.  Le 2 décembre 2016, le juge délégué a transmis à Mme A______ les 
observations de l'OCLPF lui fixant un délai au 3 janvier 2017 pour formuler toute 
requête complémentaire et/ou exercer son droit à la réplique, ensuite de quoi la 
cause serait gardée à juger. 

18.  Mme A______ n'a produit aucune écriture dans le délai imparti. 

EN DROIT 

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1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable de ces points de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 
26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a et 63 al. 1 let. b de la loi sur 
la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2.  Selon l’art. 65 LPA, l’acte de recours contient, sous peine d’irrecevabilité, la 
désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant (al. 1). Il 
contient également l’exposé des motifs ainsi que l’indication des moyens de 
preuve (al. 2). 

  Compte tenu du caractère peu formaliste de cette disposition, la 
jurisprudence fait preuve d’une certaine souplesse s’agissant de la manière par 
laquelle sont formulées les conclusions du recourant. Le fait qu’elles ne ressortent 
pas expressément de l’acte de recours n’est, en soi, pas un motif d’irrecevabilité, 
pour autant que l’autorité judiciaire et la partie adverse puissent comprendre avec 
certitude les fins du recourant (ATA/518/2017 du 9 mai 2017 consid. 2a et les 
arrêts cités). Ainsi, une requête en annulation d’une décision doit être déclarée 
recevable dans la mesure où le recourant a, de manière suffisante, manifesté son 
désaccord avec la décision ainsi que sa volonté qu’elle ne déploie pas d’effets 
juridiques (ATA/518/2017 précité consid. 2a). 

  En l'espèce, la recourante n’a pas pris de conclusions formelles en 
annulation de la décision sur réclamation de l’intimé du 23 juin 2016. L’on 
comprend toutefois de ses écritures qu'elle conteste la suppression de l'allocation 
de logement. Il s’ensuit que le recours est également recevable de ce point de vue. 

  Le recours est donc pleinement recevable.  

3.  L'objet du litige consiste à déterminer si c'est conformément au droit que 
l'intimé demande la restitution d'un montant de CHF 2'488.80 perçu indûment, 
après avoir supprimé l’allocation de logement. 

4. a. Selon l'art. 39A LGL, si le loyer d’un immeuble admis au bénéfice de ladite 
loi constitue pour le locataire une charge manifestement trop lourde, eu égard à 
son revenu et à sa fortune, et si un échange avec un logement moins onéreux ne 
peut se réaliser sans inconvénients majeurs, ce locataire peut être mis au bénéfice 
d’une allocation de logement (al. 1). Le cumul entre l'allocation de logement et les 
PCF et PCC à l'AVS/AI est exclu (al. 4). 

 b. Tant la jurisprudence de la chambre administrative (ATA/158/2016 du 
23 février 2016 consid. 3 ; ATA/805/2013, ATA/803/2013 et ATA/802/2013 du 
10 décembre 2013) que celle du Tribunal fédéral (arrêt du Tribunal fédéral 
8D_1/2014 du 4 février 2015 consid. 5.2.2) ont admis la comptabilité de l'art. 39A 
al. 4 LGL avec différentes normes de rang constitutionnel. En effet, la pluralité 
des prestations et des lois applicables aux bénéficiaires de prestations 

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complémentaires (prestations en argent annuelles, remboursement de divers 
traitements, subside d’assurance-maladie, etc.) démontrent que la couverture des 
besoins vitaux de ces personnes est considérée de manière globale et consolidée. Il 
s'agit d'un régime « intégral » dans lequel l'ensemble des besoins des ménages est 
appréhendé. Le choix opéré par les législateurs fédéral et cantonal de fixer un 
forfait pour les dépenses du loyer, avec le risque que celui-ci soit inférieur aux 
dépenses effectives, ne rend pas inconstitutionnelle l'interdiction du cumul, 
laquelle provient du fait que le régime légal des prestations complémentaires se 
suffit à lui-même et n'a pas besoin de l'apport d'autres prestations catégorielles, 
parmi lesquelles l’allocation de logement, pour assurer la couverture des besoins 
vitaux des personnes concernées. La situation des bénéficiaires de prestations 
complémentaires ne peut dès lors être comparée à celle des bénéficiaires 
potentiels d'une allocation de logement, notamment les salariés, qui ne bénéficient 
pas des mêmes prestations sociales et sont traités de manière totalement différente 
par la loi, de sorte que l’interdiction du cumul ne viole pas le principe d’égalité de 
traitement (ATA/158/2016 précité consid. 3 ; ATA/701/2015 du 30 juin 2015 
consid. 4d et les jurisprudences citées). 

  Par ailleurs, l'art. 39A al. 4 LGL ne heurte pas le principe de la 
proportionnalité, l’exclusion du cumul constituant le corollaire de l’appréhension 
globale de la situation et des besoins des ménages, y inclus en relation avec leur 
logement, par le système des prestations complémentaires et étant par conséquent 
adéquat et nécessaire pour assurer la cohérence dudit système (ATA/158/2016 
précité consid. 3 ; ATA/701/2015 précité consid. 5d et les jurisprudences citées). 

  De plus et s'agissant de la dignité humaine, les prestations complémentaires 
accordant davantage que les moyens indispensables pour mener une existence 
conforme à la dignité humaine au sens visé par l'art. 12 de la Constitution fédérale 
de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101), cette disposition n'est 
pas non plus violée (ATA/805/2013 précité consid. 19 confirmé par l'arrêt du 
Tribunal fédéral 8D_1/2014 précité). En outre et compte tenu du texte clair de 
l'art. 39A al. 4 LGL, on ne voit pas qu'il y ait place pour une interprétation 
conforme au droit fédéral (ATA/158/2016 précité consid. 3 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 8D_1/2014 précité consid. 5.6). 

  Enfin et pour des motifs ressortant des jurisprudences précitées, la décision 
litigieuse respecte également le but social énoncé à l'art. 41 al. 1 let. e Cst. et le 
droit au logement garanti par l’art. 38 la Constitution de la République et canton 
de Genève du 14 octobre 2012 (Cst-GE - A 2 00) (ATA/158/2016 précité 
consid. 3 ; ATA/1371/2015 du 21 décembre 2015 consid. 3). 

 c. Selon l'art. 91 al. 2 du règlement d'exécution de la loi générale sur le 
logement et la protection des locataires du 24 août 1992 (RGL - I 4 05.01), le 
cumul entre l'allocation de logement et les PCF et PCC à l'AVS/AI est, sur 
demande, possible jusqu'au 31 mars 2016 pour les locataires ayant pris à bail un 

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appartement proposé par l'office du logement entre le 19 mai 2005 et le 
1er avril 2013, et étant au bénéfice de PCF et PCC à l'AVS/AI ne couvrant pas 
l'intégralité de leur loyer lors de la conclusion du bail. 

 d. Les prestations complémentaires à l'AVS/AI sont régies notamment par la 
loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse et 
survivants et à l'assurance-invalidité du 6 octobre 2006 (LPC - RS 831.30), dont 
l'art. 2 précise qu'elles ont pour but la couverture des besoins vitaux. Cette loi est 
complétée et mise en œuvre par la loi cantonale sur les prestations fédérales 
complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité 
du 14 octobre 1965 (LPFC - J 4 20). 

  Le cercle des bénéficiaires des PCF est fixé à l'art. 4 LPC. Y ont droit 
notamment les personnes majeures qui perçoivent une rente AVS ou AI si elles 
ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse (art. 4 al. 1 LPC). 

  Le droit aux PCC est plus restreint. Ainsi, le bénéficiaire suisse d'une rente 
AVS ou AI ne peut y prétendre que s'il a été domicilié sur le territoire suisse ou 
dans un État membre de l'Association européenne de libre-échange ou de l'Union 
européenne au moins cinq ans durant les sept dernières années précédant la 
demande (art. 2 al. 2 de la loi sur les prestations cantonales complémentaires à 
l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité du 25 octobre 1968 - 
LPCC - J 4 25). Les prestations accordées en vertu de la LPCC sont supérieures à 
celles octroyées par la LPC (art. 2 al. 2 LPC et art. 1 ss LPCC). 

 e. Dans une cause qui présente certaines similitudes, la chambre de céans a 
confirmé la décision de l'OCLPF refusant d'octroyer une allocation de logement à 
une recourante, au motif que ses deux enfants percevaient des prestations 
complémentaires à l'AVS/AI (ATA/927/2014 du 25 novembre 2014 consid. 10).  

 f. En l'occurrence, la recourante ne conteste pas que ses enfants, qui occupent 
le même logement qu'elle, perçoivent des prestations complémentaires à l'AVS/AI 
depuis le 1er septembre 2015, ni que le cumul de celles-ci avec une allocation au 
logement soit prohibé par la LGL. Elle soutient toutefois que c'est son ex-mari qui 
perçoit les prestations complémentaires à l'AVS/AI pour ses enfants.  

  Indépendamment de la question de savoir à qui sont versées les prestations 
complémentaires, force est de constater qu'une part du loyer de la recourante est 
prise en considération dans le cadre du calcul délimitant les droits aux prestations 
complémentaires à l'AVS/AI des enfants. En effet, il ressort du courrier du SPC 
du 21 novembre 2016 que c'est un montant CHF 6'600.- par an qui a été pris en 
compte à titre de loyer pour chaque enfant. Ce montant correspond au maximum 
admis, dans la mesure où leur part du loyer annuelle est supérieure à ce montant 
(CHF 8'936.-, soit le total de leur part par rapport au loyer de leur mère 
[CHF 3'288.-] et de leur père [CHF 5'648.-]).  

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  Par ailleurs, il ressort de ce même courrier que ce n'est que depuis le 
1er septembre 2016 que M. B______ perçoit les prestations complémentaires pour 
E______ et qu'D______, lui, les perçoit directement sur son compte bancaire. 
Même si D______ restitue l'argent qu'il reçoit du SPC à son père, cela ne modifie 
pas le fait qu'il est au bénéfice de prestations complémentaires et que le régime 
légal de celles-ci se suffit à lui-même et n'a pas besoin de l'apport d'autres 
prestations catégorielles, parmi lesquelles l’allocation de logement, pour assurer la 
couverture des besoins vitaux des personnes concernées. 

  Dans la mesure où les deux enfants de la recourante vivent dans le même 
logement qu'elle et qu'ils sont au bénéfice de PCF et PCC à l'AVS/AI, l'intimé 
était donc en droit de supprimer l'allocation de logement de la recourante et de lui 
demander la restitution de la somme de CHF 2'488.80 correspondant à la période 
du 1er septembre 2015 au 29 février 2016 perçue indûment (6 x CHF 414.80). 

  Enfin, la recourante ne peut pas bénéficier de l'art. l'art. 91 al. 2 RGL, 
puisque elle a pris à bail son appartement le 16 décembre 2000, soit avant la 
période prévue par cet article (entre le 19 mai 2005 et 1er avril 2013). 

5.  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

6.  En raison des circonstances de la cause et de la proximité de celle-ci avec le 
domaine des PC, il ne sera pas perçu d'émolument (art. 87 al. 1 LPA et 11 du 
règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 
30 juillet 1986 - RFPA - E 5 10.03 ; ATA/158/2016 précité consid. 7). Vu l'issue 
du litige, il ne sera pas alloué d'indemnité de procédure (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 21 juillet 2016 par Madame A______ contre la 
décision sur réclamation de l'office cantonal du logement et de la planification foncière 
du 23 juin 2016 ; 

 

au fond : 

le rejette ; 

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dit qu'il n'est pas perçu d'émolument, ni alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame A______, ainsi qu'à l'office cantonal du 
logement et de la planification foncière. 

Siégeants : M. Thélin, président, Mme Payot Zen-Ruffinen et M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

M. Mazza 
 

 le président siégeant : 
 
 

Ph. Thélin 
 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :