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**Case Identifier:** 168ac92c-6964-581e-8ac6-d106cd5478c1
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-02-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 10.02.2021 F-459/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-459-2021_2021-02-10.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 

 

 

  

 

 Cour VI 

F-459/2021 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 0  f é v r i e r  2 0 2 1  

Composition 
 Jenny de Coulon Scuntaro, juge unique,  

avec l'approbation de Daniele Cattaneo, juge ; 

Georges Fugner, greffier. 

   

Parties 

 
A._______, né le …, 

alias A._______, né le … 

Maroc,  

CFA Giffers, La Guglera 1, 1735 Giffers,   

recourant,  

 

  
contre 

  
Secrétariat d’Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi; 

décision du SEM du 28 janvier 2021 / N … … 

 

 

 

F-459/2021 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A._______ en date du 18 dé-

cembre 2020, 

le résultat de la comparaison avec l'unité centrale du système européen 

« Eurodac », dont il ressort que l’intéressé avait déposé une demande 

d’asile en Allemagne le 31 mars 2020, 

l’audition sommaire sur les données personnelles du 24 décembre 2020, 

au cours de laquelle l’intéressé a indiqué avoir quitté son pays en 2014 et 

avoir ensuite transité par l’Espagne, la France, la Belgique et l’Allemagne 

avant d’arriver en Suisse, 

les pièces médicales versées au dossier, soit : 

- un rapport établi le 21 décembre 2020 par le Département des ur-

gences du Réseau hospitalier neuchâtelois, avec pour diagnostic un 

traumatisme au pied gauche, impliquant un traitement conservateur par 

attelle et antalgiques, 

- un rapport médical établi le 23 décembre 2020 par le Département des 

urgences du Réseau hospitalier neuchâtelois, avec pour diagnostic un 

trauma crânien (qui serait issu d’une altercation avec le service Secu-

ritas à la suite de l’arrivée tardive de l’intéressé au centre de requé-

rants), impliquant un traitement par analgésiques, 

- un rapport médical établi le 24 décembre 2020 par le Département des 

urgences du Réseau hospitalier neuchâtelois, à la suite de la demande 

du requérant de se faire prescrire un médicament (Prégabaline), 

- un rapport médical établi le 28 décembre 2020 par le Département des 

urgences du Réseau hospitalier neuchâtelois, avec pour diagnostic une 

infection Covid, 

- un « document remis à des fins de clarifications médicales (F2) établi 

le 21 janvier 2021 au Centre de requérants de Giffers, avec pour dia-

gnostic une « suspicion de lésion du Lisfranc » et un traitement par at-

telle et béquilles, 

l’interpellation de A._______, à la suite du vol à l’étalage d’un parfum d’une 

valeur de 107.90 frs commis le 8 janvier 2021 dans un commerce de Neu-

châtel, 

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l’entretien individuel Dublin du 12 janvier 2021, au cours duquel le requé-

rant, assisté de son représentant juridique, a exercé son droit d’être en-

tendu quant à la compétence présumée de l’Allemagne pour l’examen de 

sa demande d’asile, 

les déterminations de A._______, lequel a notamment déclaré : 

- qu’il avait été agressé en Allemagne par des ressortissants turcs qui 

l’avaient poussé du troisième étage et avait dû subir trois opérations, 

qu’il s’était senti discriminé par les autorités allemandes, qu’il avait fait 

une tentative de suicide et était venu en Suisse pour y trouver la paix 

et la sécurité, 

- qu’il se sentait au bord du gouffre, était fatigué, avait mal aux pieds et 

ressentait de l’angoisse à la suite de l’agression subie en Allemagne, 

la demande du représentant juridique du requérant, lors de l’entretien indi-

viduel Dublin, tendant à l’instruction d’office de l’état de santé de l’inté-

ressé, 

la demande de reprise en charge introduite par le Secrétariat d’Etat aux 

migrations (ci-après : SEM) auprès des autorités allemandes, le 12 janvier 

2021, sur la base de l'art. 18 par. 1 let. b du règlement (UE) n° 604/2013 

du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les cri-

tères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride (re-

fonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après : règlement Dublin III), auprès 

de l'Unité Dublin allemande, 

la réponse du 15 janvier 2021, par laquelle les autorités allemandes ont 

expressément accepté le transfert Dublin d’, en application de l’art. 18 par. 

1 let. c du règlement Dublin III, 

la décision du 28 janvier 2021 (notifiée le même jour), par laquelle le SEM, 

se fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n’est pas entré en 

matière sur la demande d’asile d’ d’ a prononcé son transfert vers l’Alle-

magne et a ordonné l’exécution de cette mesure, constatant l’absence d’ef-

fet suspensif à un éventuel recours, 

le recours du 2 février 2021, par lequel A._______ a contesté cette décision 

auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou le TAF), 

en alléguant qu’il ne voulait pas être transféré en Allemagne, car il ne se 

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sentait pas en sécurité dans ce pays et qu’il souhaitait bénéficier d’un suivi 

médical en Suisse, même si celui-ci était « inefficace et interrompu par des 

actions administratives », 

les pièces jointes au recours, soit notamment le courrier que son représen-

tant juridique avait adressé le 27 janvier 2021 au SEM au sujet de sa situa-

tion médicale et des soins qu’il avait reçus en Suisse, pour lesquels des 

rapports médicaux avaient été établis les 21, 23 et 24 décembre 2020, 

l’ordonnance du 3 février 2021, par laquelle la juge instructrice a suspendu 

à titre de mesures super provisionnelles l’exécution du transfert, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal, le 3 février 

2021, 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l’art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l’art. 33 LTAF, 

qu’en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l’asile peu-

vent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors définitivement, 

sauf demande d’extradition déposée par l’Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l’art. 105 LAsi, et 

art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de la-

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quelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requé-

rant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord in-

ternational, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le Règlement Dublin III, 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du traite-

ment de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée en 

matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée aus-

sitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans un 

Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être ap-

pliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des critères 

de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du 

règlement Dublin III), 

qu'en revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take 

back), il n'y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le 

chapitre III (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1, et références citées), 

qu’en vertu de l’art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu’il est impossible 

de transférer un demandeur vers l’Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procé-

dure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs, qui entraînent un 

risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l’art. 4 de la Charte 

des droits fondamentaux de l’Union européenne (JO C 364/1 du 

18.12.2000, ci-après : Charte UE), l’Etat procédant à la détermination de 

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l’Etat responsable poursuit l’examen des critères fixés au chapitre III afin 

d’établir si un autre Etat peut être désigné comme responsable, 

que lorsqu'il est impossible au sens précité de transférer le demandeur vers 

un Etat désigné sur la base des critères du chapitre III ou vers le premier 

Etat auprès duquel la demande a été introduite, l'Etat membre procédant 

à la détermination devient l'Etat responsable (art. 3 par. 2 al. 3 du règlement 

Dublin III), 

que l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge - 

dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29 - le ressortissant 

de pays tiers ou l’apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté 

une demande auprès d’un autre État membre ou qui se trouve, sans titre 

de séjour, sur le territoire d’un autre État membre (cf. art. 18 par. 1 let. d du 

règlement Dublin III), 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de sou-

veraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de 

protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un pays 

tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des 

critères fixés dans le règlement,  

que, comme l’a retenu la jurisprudence (cf. ATAF 2015/9 consid. 8.2.1, 

2012/4 consid. 2.4 et 2011/9 consid. 4.1 et les références citées), le SEM 

doit admettre la responsabilité de la Suisse pour examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement Dublin III, 

lorsque le transfert envisagé vers l'Etat membre désigné responsable par 

lesdits critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit interna-

tional public,  

qu'il peut également admettre cette responsabilité pour des raisons huma-

nitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 ; cf. à ce sujet ATAF 2015/9 consid. 

8.2.2 et 2012/4 consid. 2.4 in fine et les références citées), 

que dans le cas particulier, le Tribunal constate que les investigations en-

treprises par le SEM ont révélé, après consultation de l’unité centrale du 

système européen « Eurodac », que le recourant avait déposé une de-

mande d’asile en Allemagne le 31 mars 2020, 

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qu’en date du 12 janvier 2021, le SEM a soumis aux autorités allemandes 

compétentes, dans le délai fixé à l’art. 23 par. 2 du règlement Dublin III, 

une requête aux fins de reprise en charge, 

que les autorités allemandes ont expressément accepté, le 15 janvier 

2021, de reprendre en charge le recourant, sur la base de l’art. 18 par. 1 

let. d du règlement Dublin III,  

que l’Allemagne a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d’asile de l’intéressé, 

que le fait que la base réglementaire indiquée sur la demande de reprise 

en charge soumise par le SEM (art. 18 par. 1 let. b du règlement Dublin III) 

diffère de celle mentionnée par les autorités allemandes dans leur réponse 

(art. 18 par. 1 let. c du règlement Dublin III) ne saurait remettre en cause la 

compétence de l’Allemagne pour examiner la demande de protection inter-

nationale introduite par l’intéressé, 

qu'en effet, dans ces deux hypothèses, les procédures applicables - et en 

particulier les délais auxquels elles sont soumises - sont identiques (cf. 

art. 23 ss. du règlement Dublin III ; arrêts du TAF E-5186/2018 du 21 sep-

tembre 2018 et F-4003/2018 du 19 juillet 2018),  

que le recourant s’oppose à son transfert en Allemagne au motif qu’il ne 

s’y sentait en sécurité et n’y avait pas reçu les soins médicaux efficaces 

qu’il attendait, 

qu’à cet égard, le Tribunal constate qu’il n'y a aucune sérieuse raison de 

croire qu'il existe, en Allemagne, des défaillances systémiques dans la pro-

cédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent 

un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la 

CharteUE,  

qu’en effet, ce pays est lié à cette Charte et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) 

ainsi qu’au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301), 

à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et 

autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. tor-

ture, RS 0.105) et, à ce titre, en applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d’asile, en particulier leur droit à l’examen, selon une procé-

dure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection 

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conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 rela-

tive à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection 

internationale, ci-après: directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes 

pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale, ci-

après: directive Accueil]), 

que le recourant n’a fourni aucun élément susceptible de renverser cette 

présomption de sécurité (à ce sujet, cf. notamment ATAF 2010/45 consid. 

7.4 et 7.5),  

que, dans ces conditions, l’application de l’art. 3 par. 2 du règlement Dublin 

III ne se justifie pas en l’espèce, 

que, selon la jurisprudence de la Cour EDH (cf. arrêt Paposhvili c. Belgique 

du 13 décembre 2016, requête n°41738/10 ; cf. également arrêt de la Cour 

de Justice de l'Union européenne du 16 février 2017 en l'affaire C-578/16), 

le retour forcé d’une personne touchée dans sa santé n'est susceptible de 

constituer une violation de l'art. 3 CEDH que lorsqu'il y a des motifs sérieux 

de croire que cette personne, bien que ne courant pas de risque imminent 

de mourir, ferait face, en raison de l'absence de traitements adéquats dans 

le pays de destination ou du défaut d'accès à ceux-ci, à un risque réel d'être 

exposée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé en-

traînant des souffrances intenses ou à une réduction significative de son 

espérance de vie,  

que, comme l’a précisé la Cour EDH, il ne s’agit dès lors pas de déterminer 

si l’étranger bénéficiera, dans le pays de renvoi, de soins équivalents à 

ceux dispensés dans le pays d’accueil, mais d’examiner si le degré de gra-

vité qu’implique le renvoi atteint le seuil consacré à l’art. 3 CEDH, soit un 

engagement du pronostic vital ou un déclin grave, rapide et irréversible de 

la santé tant psychique que physique (cf. notamment ATAF 2017 VI/7 con-

sid. 6.2 et la jurisprudence citée), 

qu’en l’espèce, sans minimiser les affections à la santé alléguées par le 

recourant et établies par les pièces médicales versées au dossier (soit des 

problèmes orthopédiques aux pieds et des angoisses liées à l’agression 

dont il aurait été victime en Allemagne), le Tribunal estime que ces pro-

blèmes physiques et psychiques n’atteignent pas le niveau de gravité re-

quis par l’art. 3 CEDH et la jurisprudence restrictive applicable en la ma-

tière, 

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qu’en effet, aucun élément au dossier ne permet d’inférer qu’en cas de 

transfert vers l’Allemagne le recourant risque d'y être exposé à un déclin 

grave, rapide et irréversible de son état de santé, 

que, dans ces conditions, les problèmes médicaux invoqués par l’intéressé 

ne sauraient faire obstacle à l’exécution de son transfert vers l’Allemagne, 

dès lors que ce pays dispose de structures médicales similaires à celles 

existant en Suisse,  

que le recourant n’a par ailleurs pas établi qu’il ne serait pas en mesure de 

voyager ou que son transfert en Allemagne représenterait un danger con-

cret pour sa santé et serait ainsi illicite au sens de l’art. 3 CEDH ou encore 

des art. 3, 14 et 16 Conv. torture, 

qu’en tout état de cause, l’Allemagne est liée par la directive Accueil, et doit 

ainsi faire en sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médi-

caux nécessaires qui comportent, au minimum, les soins urgents et le trai-

tement essentiel des maladies, et fournir l'assistance médicale ou autre 

nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en matière 

d'accueil (art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive),  

qu'au demeurant, si - après son transfert en Allemagne - le recourant devait 

être contraint par les circonstances à mener une existence non conforme 

à la dignité humaine ou s’il devait estimer que ce pays viole ses obligations 

d'assistance à son encontre, notamment en ce qui concerne l’octroi d’un 

encadrement médical adéquat, il lui appartiendrait de faire valoir ses droits 

directement auprès des autorités allemandes en usant des voies de droit 

adéquates (cf. art. 26 de la directive Accueil),  

que rien ne permet d'admettre que l’Allemagne refuserait ou renoncerait à 

une prise en charge médicale adéquate de l’intéressé, 

qu’il incombera toutefois aux autorités suisses chargées de l’exécution du 

transfert de transmettre aux autorités allemandes les renseignements né-

cessaires permettant une prise en charge adaptée du recourant (cf. art. 31 

et 32 du règlement Dublin III),  

qu'au regard de l’ensemble des éléments qui précèdent, il n'y a donc pas 

lieu de faire application de la clause discrétionnaire de l'art. 17 par. 1 du 

règlement Dublin III en relation avec l'art. 3 CEDH, voire avec les art. 3, 14 

et 16 de la Conv. torture, 

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que, enfin, le Tribunal constate que le SEM a établi de manière complète 

et exacte l'état de fait pertinent et n'a commis ni excès ni abus de son large 

pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons huma-

nitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 

1 du règlement Dublin III (cf. ATAF 2015/9 consid. 8),  

qu'à cet égard, il est rappelé que le règlement Dublin III ne lui confère pas 

le droit de choisir l'Etat membre offrant, à son avis, les meilleures condi-

tions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de sa demande 

d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'au contraire, en retenant le principe de l'examen de la demande d'asile 

par un seul et même Etat membre ("one chance only"), le règlement Dublin 

III vise à lutter contre les demandes d'asile multiples ("asylum shopping"),  

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en 

matière sur la demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a  

al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert vers l’Allemagne, en ap-

plication de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi 

n'étant réalisée (art. 32 OA 1),  

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté,  

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi),  

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 (dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les autorités chargées de l’exécution du transfert sont invitées à informer 

à l’avance, de manière appropriée, les autorités allemandes sur les spéci-

ficités médicales du cas d’espèce. 

3.  

La requête d’assistance judiciaire partielle est rejetée.  

4.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Georges Fugner 

 

 

Expédition : 

  

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Destinataires : 

– recourant (recommandé; annexe : un bulletin de versement ) 

– SEM, Division Dublin, ad dossier N … … 

– Service de la population et des migrants, Fribourg, en copie pour infor-

mation