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**Case Identifier:** 47dda91d-fcb4-5d62-bffb-f86a0b8f3656
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-02-01
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 01.02.2022 C/6769/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-6769-2019_2022-02-01.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 3 février 2022. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 
 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/6769/2019 ACJC/153/2022 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 1ER FEVRIER 2022 

 

 

Entre 

1) Madame A______, domiciliée ______,  

2) Madame B______, domiciliée ______ Genève,  

appelantes d'un jugement rendu par la 15ème Chambre du Tribunal de première instance 

de ce canton le 4 août 2021, comparant par Me Guillaume Francioli, avocat, rue du 

Rhône 100, 1204 Genève, en l'étude duquel elles font élection de domicile. 

et 

Monsieur C______, domicilié ______ (GE), comparant par Me Agrippino Renda, avocat, 
route des Acacias 6, case postale 588, 1211 Genève 4, en l'étude duquel il fait élection de 

domicile, 

 

 

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C/6769/2019 

EN FAIT 

A. Par jugement JTPI/9982/2021 rendu le 4 août 2021, le Tribunal de première 
instance a constaté que C______ ne devait pas la somme de 50'000 fr. à A______ 

et B______ (chiffre premier du dispositif), dit que la poursuite no 1______ n'irait 

pas sa voie (ch. 2), condamné A______ et B______ conjointement et 

solidairement à payer 1'400 fr. à C______ (ch. 3), arrêté les frais judiciaires à 

3'600 fr., qu'il a compensés avec l’avance de frais fournie par C______ et mis à la 
charge de A______ et B______, condamné ces dernières conjointement et 

solidairement à payer à C______ le montant de 3'600 fr. (ch. 4) ainsi que 8'000 fr. 

à titre de dépens (ch. 5) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 6).  

B. a. Par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 14 septembre 2021, A______ 
et B______ appellent de ce jugement, qu'elles ont reçu le 9 août 2021. Elles 

concluent à son annulation et, cela fait, à ce que la Cour rejette les conclusions 

prises par C______, confirme la créance contre ce dernier de 50'000 fr., condamne 

C______ au paiement de cette somme avec intérêts moratoires à 5% l'an dès le 1er 

décembre 2017, prononce la mainlevée définitive de l'opposition formée au 

commandement de payer, poursuite no 1______, dise que la poursuite ira sa voie 

et déboute C______ de toutes ses conclusions, sous suite de frais et dépens. A titre 

subsidiaire, elles concluent à l'annulation du jugement attaqué et au renvoi de la 

cause au premier juge pour nouvelle décision, sous suite de frais et dépens. 

b. C______ conclut au rejet de l'appel et à la confirmation du jugement querellé, 
sous suite de frais et dépens. A titre subsidiaire, il demande à la Cour d'admettre 

ses offres de preuves formulées dans ses écritures du 25 mars 2019 et lors de 

l'audience du 5 novembre 2019, au déboutement des appelantes et à la 

confirmation du jugement entrepris, sous suite de frais et dépens. 

c. Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions 
respectives. 

d. Par avis du 17 janvier 2021, la Cour a informé les parties que la cause était 
gardée à juger. 

C. a. A l'époque des faits litigieux, feu D______ était propriétaire d'une parcelle de 
542m

2
 (no 2______) située dans la commune de E______. 

Sur celle-ci étaient dressés un restaurant, exploité jusqu'en 2000 par feu D______, 

ainsi qu'un bâtiment composé d'un atelier et d'un appartement.  

Le frère du précité, C______, occupe cet appartement avec sa famille depuis 

1998. 

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C/6769/2019 

b. C______ a contracté différents prêts hypothécaires auprès de F______ SA (ci-
après : la banque) sous la référence 3______, pour lesquels l'immeuble 

appartenant à son frère a été remis en gage.  

c. Le 15 juillet 2013, C______ et feu D______ ont conclu une convention sous 
seing privé (ci-après : la convention). 

A teneur du préambule, "C______ est seul débiteur du prêt hypothécaire suivant 

envers F______ SA : Hypothèque fixe F______ N° 5______, prêt d'un montant en 

capital au 2 mars 2013 de cent soixante-quatre mille huit cents francs (Frs 

164'800.--)".  

Selon l'article premier, "Monsieur C______ se reconnaît seul débiteur du prêt 

hypothécaire ci-dessus et prend à ce titre les engagements suivants :  

A concurrence de cent quatorze mille francs (Fr. 114'000.--).  

Ce montant a été investi pour des travaux de rénovation dudit immeuble.  

Il s'oblige, pour lui ou ses éventuels héritiers, à s'acquitter de la totalité des 

intérêts et des amortissements dus à F______ SA. Il renonce à demander un 

quelconque remboursement de ce chef, étant entendu que ces paiements sont 

consentis à titre d'indemnité pour l'occupation dudit immeuble sis 4______ par 

lui-même, son épouse et ses enfants. Lors de la cessation de cette occupation le 

solde dû en capital et intérêts sera repris par Monsieur D______ ou ses ayants 

droit.  

A concurrence de cinquante mille francs (Fr. 50'000.--). Monsieur C______ 

reconnaît que ce montant a été affecté à l'acquisition à son nom d'un bien 

immobilier en Colombie de sorte qu'il restera dû par lui dans tous les cas".  

d. Tous les trois mois, F______ SA a prélevé sur le compte de C______ les 
sommes dues par ce dernier selon le prêt hypothécaire.  

e. D______ est décédé le ______ 2013. 

Ses héritiers légaux étaient son épouse A______, ainsi que ses enfants B______ et 

G______. 

f. Entre le 15 juillet 2013 et le 30 juin 2017, C______ s'est acquitté de 63'000 fr. 
en mains de F______ SA en rapport avec le prêt hypothécaire accordé.  

g. Le 4 juillet 2017, les héritiers de feu D______ ont vendu le bien immobilier 
précité. Ils ont soldé la dette hypothécaire de C______, garantie par ce bien 

immobilier et dont le solde s'élevait alors à 101'800 fr. 

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h. Par lettre du 20 octobre 2017, l'exécuteur testamentaire de feu D______ a 
imparti un délai à C______ pour s'acquitter de la somme de 50'000 fr. due selon la 

convention.  

Ce dernier a répondu "en accord avec mon frère, malheureusement décédé, nous 

avions convenu que la somme de 50'000 fr. était incluse dans le cadre du prêt 

hypothécaire, souscrit pour la rénovation de la villa que j'occupe. Pour ce prêt 

hypothécaire souscrit en 2009, j'ai déjà remboursé en capital un montant 

supérieur à 100'000 fr.; j'ai supporté chaque année les intérêts hypothécaires et 

en plus j'ai fait des travaux très importants dans la maison et autour, vous 

trouverez en annexe tous les détails".  

Les parties ont continué d'échanger sans se mettre d'accord. C______ a réclamé 

que les montants qu’il avait payés pour des travaux de rénovation du bien 
immobilier soient pris en compte, estimant que la convention ne traitait pas des 

travaux qu'il avait payés. 

i. A______, B______ et G______ ont fait notifier un commandement de payer, 
poursuite n° 1______ à C______ pour le montant de 50'000 fr. avec intérêts à 5% 

l'an dès le 1
er

 décembre 2017, lequel a été frappé d'opposition.  

j. Par jugement du 15 février 2019, le Tribunal a prononcé la mainlevée provisoire 
de l'opposition au commandement de payer.  

D. a. Par acte reçu le 27 mars 2019 au greffe du Tribunal de première instance, 
C______ a agi en libération de dette à l'encontre de A______, B______ et 

G______. Il a conclu à ce qu'il soit dit qu'il ne devait pas les sommes de 50'000 fr. 

plus intérêts moratoires et de 1'400 fr. qu'il avait été condamné à payer au titre de 

frais et dépens dans la procédure de mainlevée et à l'annulation du 

commandement de payer, poursuite n° 1______, sous suite de frais. 

Il a allégué avoir déjà remboursé à la banque la somme de 50'000 fr. en lien avec 

l'acquisition de son bien-fonds en Colombie, ainsi que la somme de 13'000 fr. liée 

au reste de la dette.   

b. A______, B______ et G______ ont conclu au rejet de la demande, à la 
condamnation de C______ au versement de la somme de 50'000 fr. avec intérêts à 

5% l'an dès le 1
er

 décembre 2017 et au prononcé de la mainlevée définitive de 

l'opposition formée au commandement de payer notifié à C______ dans la 

poursuite n° 1______, sous suite de frais. 

Ils ont exposé qu'en vertu de la convention, C______ s'était engagé à assumer le 

montant de 50'000 fr. en tous les cas. 

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c. G______ est décédé le ______ 2020, laissant pour seule héritière sa mère 
A______, déjà partie à la présente procédure.  

d. C______ a notamment sollicité l'audition des témoins H______, I______ et 
J______ à l'appui des allégués de sa demande. 

Le Tribunal n'a pas donné suite à ces réquisitions de preuve. 

e. Le Tribunal a procédé à l'audition des parties.  

C______ a déclaré avoir cessé de s'acquitter personnellement des amortissements 

auprès de F______ SA après avoir été informé de la vente de l'immeuble. Une fois 

l'immeuble vendu, il avait payé un loyer.  

Interrogé sur la convention, il a exposé ce qui suit : "La dynamique qui m'a amené 

à faire cette convention avec mon frère est la suivante. Sachant que la fin était 

prochaine pour lui et que le tout allait être vendu, le but de la convention était de 

séparer les deux choses, à savoir les 50'000 fr. pour la Colombie et 

l'amortissement de la dette. Sur les 164'800 fr. de la dette initiale, il était 

important pour mon frère que je rembourse les 50'000 fr. pour le bien en 

Colombie, ce que j'ai fait". Entre le 2 mars 2013 et le 28 juin 2017, il avait payé 

63'000 fr. en mains de F______ SA.  Il remboursait la banque parce que c'était la 

banque qui lui avait prêté cet argent, ce n'était pas son frère. 

A______ a déclaré qu'il était important pour son mari de signer la convention 

avec son frère avant que la maladie ne l'emporte. Si elle n'avait pas discuté avec 

son mari de la convention en l'ayant sous les yeux, il la lui avait donnée après 

l'avoir signée en lui disant que c'était un document important qui précisait que 

50'000 fr. concernaient l'achat d'un bien en Colombie qui n'avait rien à voir avec 

l'amortissement de la dette. 

f. Dans le cadre des plaidoiries finales tenues le 18 mai 2021, les parties ont 
persisté dans leurs conclusions respectives. 

  A l'issue de cette audience, le Tribunal a gardé la cause à juger. 

E. Dans le jugement entrepris, le Tribunal a retenu que selon le texte clair de la 
convention, C______ avait contracté un prêt hypothécaire auprès de la banque 

dont le capital résiduel, au jour de la signature de la convention, était de 164'800 

fr. Indépendamment des engagements pris entre les deux frères C/D______, le 

prêt avait été accordé par F______ SA et c'était à elle qu'il convenait de le 

rembourser. La convention ne prévoyait pas que C______ devait 50'000 fr. à son 

frère. Il n'y avait pas d'autre interprétation possible au vu du texte clair de la 

convention.   

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C/6769/2019 

EN DROIT 

1.  1.1 Interjeté dans le délai utile et suivant la forme prescrite par la loi (art. 130, 
131, 142, 143 et 311 al. 1 CPC) à l’encontre d’une décision finale de première 
instance, rendue dans un litige dont la valeur litigieuse au dernier état des 

conclusions est supérieure à 10’000 fr. (art. 91 ss et 308 al. 2 CPC), l’appel est 
recevable. 

1.2 La Cour revoit la cause avec un plein pouvoir d’examen (art. 310 CPC). Elle 
applique la maxime des débats et le principe de disposition (art. 55 al. 1 et 58  

al. 1 CPC) 

2. 2.1.1 L'action en libération de dette est une action négatoire de droit matériel, qui 
tend à la constatation de l'inexistence ou de l'inexigibilité de la créance invoquée 

par le poursuivant (ATF 131 III 268, consid. 3.1). Le débiteur peut, de manière 

générale, se prévaloir de toutes les objections et exceptions (exécution, remise de 

dette, exception de l'inexécution, prescription, etc.) qui sont dirigées contre la 

dette reconnue (ATF 131 III 268, consid. 3.2). 

Il incombe au défendeur (i.e. le poursuivant) d'alléguer et de prouver les faits dont 

il déduit l'existence et l'exigibilité de sa créance. Quant au demandeur (i.e. le 

poursuivi), il tentera de démontrer qu'il ne doit pas la somme qu'on lui réclame, 

constatée par le titre de mainlevée provisoire (ATF 131 III 268, consid. 3.1; 130 

III 286, consid. 5.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 4A_460/2010 du 2 novembre 2010 

consid. 3.1). 

2.1.2 Le propriétaire qui n'est pas personnellement tenu de la dette hypothécaire 
peut dégrever son immeuble aux mêmes conditions que celles faites au débiteur 

pour éteindre la créance; il est subrogé aux droits du créancier qu'il désintéresse 

(art. 827 al. 1 et 2 CC).  

La subrogation intervient dès l'instant où le propriétaire désintéresse le créancier 

(EIGENMANN, in Commentaire romand, Code civil II, 2016, no. 26 ad 827). 

Les créances qui résultent de la relation interne entre le propriétaire gagiste et le 

débiteur et les créances que le propriétaire gagiste a obtenu par subrogation du 

créancier sont en relation de concurrence spéciale. Cette relation n'est pas 

simplement caractérisée par le fait que le propriétaire ne peut pas cumuler les 

deux différentes créances mais aussi par le fait que, sur la base de la créance 

garantie par le gage, il ne peut pas revendiquer plus que ce que la relation 

juridique existant entre lui et le débiteur ne le permet (EIGENMANN, op. cit., ZOGG, 

in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch II, 2019, n. 22 ad 827). 

2.1.3 Pour apprécier la forme et les clauses d'un contrat, il y a lieu de rechercher la 
réelle et commune intention des parties, sans s'arrêter aux expressions ou 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20III%20268
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20III%20268
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20III%20268
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20286
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/130%20III%20286
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/4A_460/2010

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dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour 

déguiser la véritable nature de la convention (art. 18 al. 1 CO). Pour déterminer le 

contenu d'une clause contractuelle, le juge doit donc rechercher, dans un premier 

temps, la réelle et commune intention des parties (interprétation subjective), le cas 

échéant empiriquement, sur la base d'indices (ATF 144 III 93, consid. 5.2 ;  

ATF 132 III 268, consid. 2.3.2 ; ATF 131 III 606, consid. 4.1).  

 2.2.1 En l'espèce, il est vrai que la convention litigieuse ne contient aucun 
engagement de l'intimé de verser la somme de 50'000 fr. à son frère feu D______ 

ou à ses ayants droit. Il ressort toutefois des faits allégués et établis par les parties 

que les héritiers de D______ ont procédé au remboursement du solde de la dette 

contractée par l'intimé lorsqu'ils ont vendu l'immeuble hypothéqué le 4 juillet 

2017. Les appelantes sont ainsi subrogées aux droits de la banque en application 

des articles 827 CC et disposent, partant, d'une créance en remboursement de la 

dette à l'égard de l'intimé.  

 Reste ainsi à en déterminer la quotité, au regard des rapports internes liant 

l'intimé, débiteur de la dette, à feu D______ ou ses ayants droit, en leur qualité de 

propriétaires du bien hypothéqué.  

En concluant la convention du 15 juillet 2013, les frères C/D______ ont réglé 

leurs rapports internes en lien avec la dette contractée par le seul intimé auprès de 

la banque. Dans ce cadre, ils ont distingué deux montants, l'un de 114'000 fr. 

destiné à financer des travaux de réfection de l'immeuble appartenant à feu 

D______, l'autre de 50'000 fr. destiné à l'acquisition par le seul intimé d'un bien 

immobilier en Colombie. S'agissant du montant de 114'000 fr. destiné aux travaux 

de réfection, les frères C/D_______ ont précisé que l'intimé s'acquitterait de la 

totalité des intérêts et des amortissements dus à la banque et qu'il renonçait à 

demander un quelconque remboursement de ce chef, ces paiements étant consentis 

à titre d'indemnité pour l'occupation de l'immeuble. Le solde dû en capital et 

intérêts serait repris par D______ ou ses ayants droit lors de la cessation de 

l'occupation. En ce qui concerne la seconde part de 50'000 fr., C______ a reconnu 

que ce montant avait été affecté à l'acquisition à son nom d'un bien immobilier en 

Colombie et qu'il resterait ainsi dû par lui dans tous les cas. 

  L'intimé se prévaut de la convention pour s'opposer au versement de la somme de 

50'000 fr. qui lui est réclamée, arguant de ce qu'il s'en en déjà acquitté puisqu'il a 

versé un montant de 63'000 fr. à la banque. Les appelantes, quant à elles, 

soutiennent que l'intimé reste leur devoir la somme de 50'000 fr. utilisée pour 

l'acquisition du bien en Colombie indépendamment de ce qu'il a versé à la banque. 

 Il s'agit ainsi de déterminer comment les versements effectués par l'intimé auprès 

de la banque de juillet 2013 à juillet 2017 doivent être imputés dans le cadre des 

rapports internes réglés par la convention. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/144%20III%2093
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/132%20III%20268
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20III%20606

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 2.2.2 Il ressort de cette convention que la dette hypothécaire reprise par l'intimé 
s'élevait à 164'800 fr. en capital au 2 mars 2013; il n'est pas contesté qu'elle était 

de 101'800 fr. lorsque les héritiers de D______ l'ont remboursée à la banque lors 

de la vente de l'immeuble en juillet 2017. L'intimé a ainsi amorti la dette globale 

contractée auprès de la banque à raison de la différence entre ces montants, soit 

63'000 fr. au total. 

Depuis la signature de la convention le 15 juillet 2013 jusqu'à la vente de 

l'immeuble grevé le 4 juillet 2017, l'intimé s'est acquitté des intérêts et 

amortissements portant sur l'intégralité de la dette à l'égard de l'établissement 

bancaire. L'amortissement effectué par l'intimé auprès de la banque se rapporte 
ainsi à l'entier de la dette contractée, comprenant les deux parts de la dette que les 

frères C/D______ ont distinguées dans leur convention. L'amortissement opéré 

sur l'intégralité de la dette contractée est en conséquence à imputer sur les deux 

parts de la dette, proportionnellement aux montants qu'elles représentent au regard 

de l'intégralité de la dette. Lors de la conclusion de la convention, la part destinée 

au financement des travaux sur l'immeuble grevé était de 114'000 fr. et celle 

relative à l'acquisition d'un bien immobilier en Colombie de 50'000 fr. sur un 

montant total de la dette contractée de 164'800 fr. La part destinée au financement 

des travaux sur l'immeuble grevé représentait ainsi 69.17% de la dette, celle visant 

l'achat du bien immobilier en Colombie 30.33%. 

L'amortissement de 63'000 fr. effectué par l'intimé à la banque entre juillet 2013 et 

juillet 2017 sera en conséquence réparti selon cette même proportion, de sorte 

qu'il y a lieu d'imputer un montant de 43'577 fr. (63'000 fr. x 69.17%) sur la part 

utilisée pour financer les travaux sur l'immeuble hypothéqué, et une somme de 

19'108 fr. (63'000 fr. x 30.33%) sur la part de 50'000 fr. utilisée pour l'acquisition 

d'un bien immobilier en Colombie.  

Conformément à la convention réglant les rapports internes, D______ et ses 

ayants droit assument le solde de la dette dès la vente de l'immeuble, de sorte que 

la somme de 70'423 fr. est à leur charge (114'000 fr. correspondant à la valeur de 

la part lors de la signature de la convention, sous déduction de 43'577 fr. 

correspondant à l'amortissement effectué par l'intimé en lien avec cette part). 

De son côté, l'intimé, qui s'est engagé, selon la convention, à assumer dans tous 

les cas le montant de 50'000 fr. affecté à l'acquisition à son nom d'un bien 

immobilier en Colombie, en assume le solde après imputation de l'amortissement 

affecté à cette part (50'000 fr. – 19'108 fr.). 

En définitive, les appelantes sont subrogées dans les droits de la banque en 

remboursement du solde de la dette contractée par l'intimé, de 101'800 fr. en 

juillet 2017. En vertu des rapports internes réglés par la convention, la somme de 

de 70'423 fr. correspondant au solde de la part de la dette affectée aux travaux de 

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l'immeuble grevé lors de la vente de celui-ci reste à leur charge, de sorte que leur 

créance à l'égard de l'intimé s'élève à 31'377 fr. (101'800 fr. – 70'423 fr.).  

Le jugement entrepris sera en conséquence annulé. Il sera fait droit aux 

conclusions en paiement dirigées par les appelantes contre l'intimé à concurrence 

de 31'377 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 1
er

 décembre 2017 et la mainlevée 

définitive de l'opposition formée au commandement de payer notifié à C______ 

dans la poursuite n° 1______ sera prononcée à concurrence de cette somme. Les 

parties seront déboutées de leurs conclusions respectives en libération de dette et 

en paiement pour le surplus. 

3. Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de donner suite aux offres de 
preuve requises par l'intimé à titre subsidiaire, qui demeurent sans incidence sur 

l'issue du litige.  

4. Les frais judiciaires d'appel seront arrêtés à 3'300 fr. et compensés avec l'avance 
fournie par les appelantes, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 95, 104 et 111 

al. 1 CPC; art. 17 et 35 RTFMC).  

Les frais judiciaires de première instance ont été arrêtés par le premier juge à 

3'600 fr. et leur quotité n'a pas été remise en cause en appel; ils seront compensés 

avec l'avance fournie par l'intimé, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 95, 104 

et 111 al. 1 et 318 al. 3 CPC; art. 17 RTFMC). 

L'intimé succombant pour l'essentiel, il se justifie de mettre les frais judiciaires 

des deux instances, de 6'900 fr. au total, à raison des trois quarts à sa charge, le 

solde étant à la charge des appelantes, solidairement entre elles (art. 106  

al. 2 CPC; art. 318 al. 3 CPC). L'intimé sera en conséquence condamné à verser 

1'575 fr. aux appelantes, créancières solidaires, à titre de frais judiciaires. 

Il sera également condamné au versement de dépens réduits à 3'000 fr. (art. 106 

al. 2 CPC). 

*  *  *  *  * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé le 14 septembre 2021 par A______ et B______ contre 

le jugement JTPI/9982/2021 rendu le 4 août 2021 par le Tribunal de première instance 

dans la cause C/6769/2019-15. 

Au fond : 

Annule ce jugement et, cela fait, statuant à nouveau :  

Condamne C______ à verser à A______ et B______, créancières solidaires, la somme 

de 31'377 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 1
er

 décembre 2017. 

Prononce la mainlevée définitive de l'opposition formée par C______ au 

commandement de payer qui lui a été notifié le 4 juillet dans la poursuite  

n° 1______ à concurrence de 31'377 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 1
er

 décembre 

2017. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires d'appel à 3'300 fr. et les compense avec l'avance de frais, qui 

reste acquise à l'Etat de Genève. 

Arrête les frais judiciaires de première instance à 3'600 fr. et les compense avec l'avance 

de frais, qui reste acquise à l'Etat de Genève. 

Met les frais judiciaires de première instance et d'appel à raison des trois quarts à la 

charge de C______ et le solde à la charge de A______ et B______, solidairement entre 

elles. 

Condamne C______ à verser 1'575 fr. à A______ et B______, créancières solidaires, à 

titre de frais judiciaires. 

Condamne C______ à verser 3'000 fr. à A______ et B______, créancières solidaires, à 

titre de dépens. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente; Madame Sylvie DROIN et 

Monsieur Jean REYMOND, juges; Madame Jessica ATHMOUNI, greffière. 

 

 

 

 

 

- 11/11 - 

 

C/6769/2019 

Indication des voies de recours : 

  

La présente décision, qui ne constitue pas une décision finale, peut être portée, dans les trente 

jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), devant le 

Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile (art. 72 LTF), aux conditions de  

l'art. 93 LTF. 

  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

  

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 30'000 fr.