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**Case Identifier:** be5ec38d-f3ea-5f2a-940f-1bd15251d912
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-06-02
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 02.06.2020 C/5893/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-5893-2015_2020-06-02.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 18 juin 2020. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5893/2015 ACJC/775/2020  

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 2 JUIN 2020 

 

Entre 

Madame A______, domiciliée ______, Genève, appelante et intimée d'un jugement 
rendu par la 21ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 22 mai 

2018, comparant par Me Lorenzo Paruzzolo, avocat, route des Acacias 6, case postale 

588, 1211 Genève 4, en l'étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______, ______ (France), intimé et appelant, comparant 
par Me Cyrielle Friedrich, avocate, rue de la Fontaine 7, 1211 Genève 3, en l'étude de 

laquelle il fait élection de domicile. 

 

Cause renvoyée par arrêt du Tribunal fédéral du 29 janvier 2020 

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C/5893/2015 

EN FAIT 

A. a. A______, née le ______ 1974 à Genève, originaire de Genève, et B______, né 
le ______ 1979 à C______ (Portugal), de nationalité portugaise, se sont mariés le 

______ 2006 à Genève. 

b. La vie commune des époux A/B______ a pris fin en avril 2012. 

c. Le 20 mars 2015, A______ a saisi le Tribunal d'une requête unilatérale en 
divorce, avec demande de mesures provisionnelles. 

d. Par jugement JTPI/8066/2018 du 22 mai 2018, le Tribunal de première instance 
a notamment dissous par le divorce le mariage contracté le ______ 2006 à Genève 

par A______ et B______ (chiffre 1 du dispositif), maintenu l'autorité parentale 

conjointe de A______ et de B______ sur les enfants D______, née le ______2007 

à E______ (GE), et F______, née le ______ à E______ (GE) (ch. 2), attribué à 

A______ la garde des enfants D______ et F______ (ch. 3), réservé à B______ un 

droit aux relations personnelles sur les enfants D______ et F______, droit qui 

s'exercerait, sauf accord contraire des parties, une semaine sur deux, du vendredi à 

la sortie de l'école jusqu'au jeudi matin de la semaine suivante, retour à l'école, 

ainsi que durant la moitié des vacances scolaires (ch. 4), condamné B______ à 

payer à A______, par mois et d'avance, à titre de contribution à l'entretien de 

chacune des enfants D______ et F______, par enfant, le montant de 400 fr. 

jusqu'à l'âge de 10 ans, le montant de 450 fr. jusqu'à l'âge de 12 ans, le montant de 

500 fr. jusqu'à l'âge de 15 ans et le montant de 550 fr. de 15 ans jusqu'à la 

majorité, voire au-delà en cas d'études ou de formation professionnelle sérieuses 

et suivies, au maximum jusqu'à l'âge de 25 ans (ch. 8) et dit que les montants 

indiqués au chiffre 8 seraient indexés le 1
er

 janvier de chaque année, la première 

fois le 1
er

 janvier 2019, à l'indice genevois des prix de la consommation en cours 

du 30 novembre de l'année précédente, l'indice de référence étant celui du mois 

dudit jugement (ch. 10). 

Il a arrêté les frais judiciaires à 6'500 fr., les a compensés avec les avances 

effectuées, les a mis pour moitié à charge de chaque partie, condamné B______ à 

payer 125 fr. à A______, et ordonné la restitution à A______ du solde de ses 

avances (ch. 16), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 17) et débouté les 

parties de toutes autres conclusions (ch. 18). 

B. a. Par acte expédié le 29 juin 2018 au greffe de la Cour de justice, A______ a 
appelé de ce jugement, dont elle a sollicité l'annulation du chiffre 4 de son 

dispositif. 

 Principalement, elle a conclu à ce que la Cour réserve un droit de visite élargi sur 

les enfants en faveur de B______, une semaine sur deux, du vendredi après-midi 

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C/5893/2015 

après l'école au mardi soir à 19h30, ainsi que la moitié des vacances scolaires et 

des jours fériés en alternance chaque année. 

b. Par acte déposé au greffe de la Cour le 29 juin 2018, B______ a également 
appelé de ce jugement, dont il a sollicité l'annulation des chiffres 3, 4, 8 et 10 de 

son dispositif. 

 Principalement, il a conclu à ce que la Cour fixe le lieu de résidence des enfants 

D______ et F______, alternativement au domicile de B______ et au domicile de 

A______, à raison d'une semaine sur deux, chaque parent exerçant en 

conséquence la garde de fait lorsque les enfants résidaient à son domicile, dise que 

le transfert des enfants D______ et F______ aurait lieu les vendredis à la sortie de 

l'école en période scolaire et en période de vacances, la première fois dès le 

vendredi qui suivait l'entrée en force du jugement de divorce; fixe le domicile des 

enfants D______ et F______ à la rue 1______, Genève et dise qu'il n'était pas 

alloué de contribution d'entretien pour les enfants D______ et F______, chacun 

des parents prenant en charge les frais afférents à l'exercice de la garde de fait. 

 c. Par arrêt ACJC/53/2019 du 16 janvier 2019, la Cour a déclaré recevables lesdits 
appels et a confirmé le jugement entrepris. Les frais judiciaires des appels ont été 

arrêtés à 2'500 fr., mis à la charge des parties par moitié chacune et compensés à 

due concurrence avec les avance de frais fournies, qui demeuraient acquises à 

l'Etat de Genève. Aucun dépens n'a été alloué. 

 La Cour a en particulier retenu que les conflits marqués et persistants entre les 
parents portant sur des questions liées aux enfants et leurs difficultés importantes 

de collaboration ainsi que de communication était contraire aux intérêts des 

mineurs, de sorte que le Tribunal avait à bon droit refusé d'instaurer une garde 

alternée. 

C. a. Les parties ont toutes deux saisi le Tribunal fédéral d'un recours contre cet arrêt. 

b. Par arrêt 5A_200/2019, 5A_201/2019 du 29 janvier 2020, le Tribunal fédéral a 
rejeté le recours interjeté par A______. Le recours formé par B______ a été admis 

et l'arrêt de la Cour a été réformé en ce sens qu'une garde alternée était instaurée 

entre les parents, qui s'exercerait, sauf accord contraire des parties, 

alternativement par chaque parent du vendredi à la sortie de l'école jusqu'au 

vendredi matin de la semaine suivante, retour à l'école, ainsi que durant la moitié 

des vacances scolaires. La contribution mise à la charge de B______ pour 

l'entretien des enfants a été supprimée et l'arrêt de la Cour confirmé pour le 

surplus. 

Enfin, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à la Cour pour statuer sur les frais et 

dépens de la procédure cantonale.  

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C/5893/2015 

D.  a. La cause a été réinscrite au rôle de la Cour.  

b. Les parties ont été invitées à se déterminer à la suite de l'arrêt du Tribunal 
fédéral du 29 janvier 2020. 

c. Dans ses écritures du 19 mars 2020, B______ a conclu à ce que l'intégralité des 
frais judiciaires de seconde instance soit mise à la charge de A______, à ce qu'elle 

soit en conséquence condamnée à lui rembourser la somme de 1'250 fr. versée à 

titre d'avance de frais et à sa condamnation à lui verser la somme de 13'786 fr. 80 

à titre de dépens pour la procédure d'appel. Il a produit une "liste des opérations 

effectuées" par son conseil exclusivement en lien avec la procédure d'appel.  

d. Dans ses déterminations du 20 avril 2020, A______ a conclu au maintien de la 
répartition par moitié des frais judiciaires, tel que fixé dans l'arrêt de la Cour et à 

ce que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel. 

e. Par écritures du 14 mai 2020, A______ a conclu à ce qu'aucun dépens ne soit 
alloué à B______, "ce qui [était] la règle dans les lites en matière familiale en 

première et deuxième instance, peu importe le résultat de la cause (art. 107 al. 2 

let. c et f CPC)". Elle a pour le surplus contesté le temps consacré par le conseil de 

B______, celui-ci étant manifestement exagéré. 

f. B______ n'a pas pris position sur les déterminations du 20 avril 2020 de 
A______. 

g. Les parties ont été avisées par plis du greffe du 25 mai 2020 de ce que la cause 
était gardée à juger. 

EN DROIT 

1. En cas de renvoi de la cause par le Tribunal fédéral, conformément à l'art. 107 
al. 2 LTF, l'autorité précédente doit fonder sa nouvelle décision sur les 

considérants en droit de l'arrêt de renvoi. Le juge auquel la cause est renvoyée voit 

ainsi sa cognition limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens qu'il est lié 

par ce qui a été tranché définitivement par le Tribunal fédéral (ATF 133 III 201 

consid. 4.2 et 131 III 91 consid. 5.2). 

La Cour ne se trouve par conséquent pas saisie d'une nouvelle procédure, mais 

reprend la précédente, qui n'est pas close, faute de décision finale sur les frais et 

dépens des deux instances cantonales. 

En l'occurrence, le renvoi porte sur les frais judiciaires et dépens de la procédure 

cantonale. Il convient donc de statuer à nouveau sur ce point. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/133%20III%20201
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/131%20III%2091

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C/5893/2015 

2.  2.1 Les frais comprennent les frais judiciaires et les dépens, les cantons en fixant 
le tarif (art. 95 al. 1 et 96 CPC). Les frais sont mis à la charge de la partie 

succombante (art. 106 al. 1 CPC). 

Lorsqu'aucune des parties n'obtient gain de cause, les frais sont répartis selon le 

sort de la cause (art. 106 al. 2 CPC).  

Le Tribunal peut s'écarter des règles générales et répartir les frais selon sa libre 

disposition notamment lorsque le litige relève du droit de la famille (art. 107 al. 1 

let. c CPC). 

Très large, la règle de l'art. 107 al. 1 let. c CPC permet une répartition en équité 

même lorsque le procès reste fondé sur le modèle classique de parties opposées 

(TAPPY, Commentaire Romand, Code de procédure civile, 2
ème

 éd., n. 19 ad  

art. 107 CPC).  

Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, il n'est ainsi pas exclu, dans un litige 

relevant du droit de la famille, que la partie qui obtient gain de cause soit 

condamnée à supporter des frais (arrêts du Tribunal fédéral 5A_864/2018 du 23 

mai 2019 consid. 5.2; 5A_767/2016 du 30 janvier 2017 consid. 5.3; 5A_835/2015 

du 21 mars 2016 consid. 9.1 et les références; 5A_398/2015 du 24 novembre 2015 

consid. 5.1; 5D_76/2012 du 11 septembre 2012 consid. 4.4).  

Statuant dans ce cadre selon les règles du droit et de l'équité, l'autorité cantonale 

dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3; arrêts du 

Tribunal fédéral 5A_5/2019 du 4 juin 2019 consid. 3.3.1; 5A_866/2018 du 18 

mars 2019 consid. 4.1; 5A_864/2018 précité, ibidem; 5A_398/2015 précité, 

ibidem et la référence; 4A_345/2018 du 5 novembre 2018 consid. 3).  

2.2 Dans le cas d'espèce, il n'y a pas lieu de modifier la décision du Tribunal sur 
les frais (fixation et répartition), étant souligné que celle-ci n'est au demeurant pas 

contestée par les parties, lesquelles se sont exclusivement exprimées sur les frais 

judiciaires et dépens d'appel. L'exécution financière des frais judiciaires de 

première instance par les Services financiers du Pouvoir judiciaire ayant été 

opérée (restitution de 500 fr. à A______), il n'y a pas lieu d'y revenir. 

La quotité des frais judiciaires d'appel, de 2'500 fr., n'est également pas remise en 

cause, de sorte qu'elle sera confirmée. 

B______ a entièrement eu gain de cause devant le Tribunal fédéral (garde alternée 

et prise en charge par chacun des parents des frais afférents à l'exercice de la 

garde de fait des enfants). Cela étant, et dès lors qu'il s'agit manifestement d'un 

litige relevant du droit de la famille, et portant tout particulièrement sur 

l'attribution des droits parentaux, la Cour, faisant usage de son large pouvoir 

d'appréciation, répartira les frais judiciaires d'appel par moitié entre chacune des 

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parties, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC. Ils seront compensés avec les 

avances de 1'250 fr. fournies par chaque partie, lesquelles demeurent acquises à 

l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). 

Chaque partie supportera ses propres dépens d'appel, compte tenu de la nature 

familiale du litige (art. 95 al. 1 let. b et al. 3, 104 al. 1, 105 al. 2 et 107 al. 1  

let. c CPC). 

3. Il n'y a pas lieu à allocation de dépens pour la rédaction des déterminations sur 
renvoi du Tribunal fédéral. De même, n'est-il pas perçu d'émolument pour la 

procédure sur renvoi. 

4. En cas de recours dont l'objet porte exclusivement sur les frais et dépens, lorsque 
seuls ceux-ci étaient litigieux devant l'autorité cantonale à l'exclusion du fond de 

la cause, la valeur litigieuse devant le Tribunal fédéral se détermine selon les 

seules conclusions relatives à ces frais et dépens (arrêts du Tribunal fédéral 

5D_86/2012 du 14 septembre 2012 consid. 1 et 5A_396/2012 du 5 septembre 

2012 consid. 1.2), lesquelles s'élèvent en l'espèce à 16'286 fr. 80. 

* * * * * 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5D_86/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_396/2012

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur renvoi du Tribunal fédéral sur les frais des instances cantonales :  

Arrête les frais judiciaires des deux instances à 9'000 fr., entièrement compensés avec 

les avances fournies par les parties, acquises à l'Etat de Genève et les met à la charge de 

B______ et A______ pour moitié chacun. 

Dit que chaque partie supporte ses propres dépens de première instance et d'appel. 

Dit qu'il n'y a pas lieu à perception de frais judiciaires, ni à fixation de dépens pour la 

procédure postérieure à l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant :  

Madame Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE, présidente; Mesdames Verena 

PEDRAZZINI RIZZI et Nathalie LANDRY-BARTHE, juges; Madame Jessica 

ATHMOUNI, greffière. 

La présidente : 

Jocelyne DEVILLE-CHAVANNE 

 
La greffière : 

Jessica ATHMOUNI 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.