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**Case Identifier:** fc982a66-06c8-5036-8cc3-41963f63e168
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-08-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.08.2018 A/850/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-850-2018_2018-08-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/850/2018 ATAS/759/2018 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 août 2018 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENEVE, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Michael RUDERMANN  

 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______, né le ______ 1971 et originaire du Portugal, est sans formation 
professionnelle.  

2. En juillet 2014, l’intéressé a formé une troisième demande de prestations de 
l'assurance-invalidité.  

3. Le 30 juillet 2014, le docteur B______ a attesté que l’état de santé de l’assuré 
s’était aggravé depuis début 2013, les problèmes de sommeil allant en aggravant 
avec des terreurs nocturnes, des cauchemars et une perturbation du rythme 
nycthéméral avec impossibilité totale d’une activité régulière. Les tendances 
paranoïdes s’accentuaient et il était totalement désocialisé.  

4. Le 18 août 2014, le docteur C______, psychiatre-psychothérapeute FMH à 
l’Hospice général, a constaté les difficultés relationnelles de l’assuré, avec repli sur 
soi et méfiance. Il se plaignait également de pulsions suicidaires et de désespoir, 
ainsi que de l’inversion du rythme nycthéméral. Dans son rapport reçu le 3 juin 
2013 à l’OAI, ce psychiatre a attesté une incapacité de travail totale. L'assuré était 
isolé, renfermé et méfiant et décrivait des problèmes relationnels avec ses différents 
employeurs. Il paraissait très rigide psychiquement et plutôt désespéré. Il souffrait 
d’une maladie psychiatrique difficile à traiter et son refus de tout médicament était 
à mettre sur le compte du trouble mental.  

5. Dans son rapport du 3 décembre 2014, le Dr B______ a émis les diagnostics de 
trouble dépressif, de personnalité paranoïaque et de probable trouble panique. 
L’assuré vivait très retiré, n’ayant aucun ami. Il se sentait persécuté et était très 
irritable, s’énervant quand il ne se sentait pas compris. Les terreurs nocturnes et les 
cauchemars perturbaient notablement son sommeil. Il évoquait également des 
pensées suicidaires occasionnelles. Il n’avait plus aucun rapport avec sa famille. Il 
était pessimiste sur son avenir et n’avait plus confiance en lui. Par ailleurs, il avait 
l’impression n’avoir plus jamais été le même depuis qu’il avait pris des 
médicaments antidépresseurs prescrits en 2004 par le psychiatre des HUG et qui 
l’avaient amené à des pulsions suicidaires. Sur le plan somatique, il se plaignait de 
crises plusieurs fois par jour, alors qu’elles avaient été peu fréquentes il y a quatre 
ans. Ces crises étaient soudaines et se caractérisaient par une perte de force totale.  

6. Le 10 juin 2015, le docteur  D______, spécialiste en maladie et chirurgie des yeux, 
a informé le Dr E______ avoir examiné l’assuré le 2 juin écoulé dans le cadre 
d’investigations pour des céphalées. L’examen neuro-ophtalmologique s’était avéré 
normal, si ce n’est qu’une presbytie, pour laquelle il a proposé d’utiliser des 
lunettes de correction. 

7. Le 11 juin 2015, une IRM cervicale a été réalisée, en raison d’une cervicalgie 
gauche C5-C6. L’examen était limité en nombre de séquences à cause de 
l’inconfort du patient, de sorte qu’il a été arrêté à sa demande. Il a montré une 
cervicarthrose avec pincement discal, dessiccations discales C4-C5 et C5-C6, 
fissure de l’anneau discal fibreux étagée de C4-C5 à C6-C7, une protrusion discale 

 
 
 

 

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foraminale droite C4-C5 venant au contact de la racine C5 droite et débord discal 
circonférentiel C5-C6 avec rétrécissement foraminal bilatéral prédominant du côté 
gauche sur discuncarthrose. Le radiologue restait à disposition pour réaliser un bloc 
de la douleur avec infiltration du segment C5- C6 gauche.  

8. Dans son rapport du 13 octobre 2015, le docteur E______ du centre médical 
Helvetic Care a attesté une scapulalgie depuis un accident en 2001. L’incapacité de 
travail était totale en raison de douleurs incapacitantes, de l’insomnie, des céphalées 
et d'une asthénie.  

9. Sur la base de deux entretiens avec l’assuré en mars et octobre 2016 d’une durée de 
cent minutes au total, d’un entretien téléphonique avec la compagne de l’assuré et 
avec le Dr B______, le Professeur F______, psychiatre-psychothérapeute FMH, et 
Madame G______, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP, ont rendu le 7 
octobre 2016 un rapport d’expertise concernant l’assuré. Les experts ont émis le 
diagnostic de trouble de la personnalité paranoïaque depuis le début de l’âge adulte. 
Le diagnostic de dysthymie n’avait pas de répercussion sur la capacité de travail, 
mais avait, dans le passé, franchi le seuil du trouble dépressif récurrent. Néanmoins, 
il s’agissait d’un diagnostic subordonné à la pathologie du caractère et était un 
produit de l’impossibilité d’adaptation de l’assuré. La capacité de travail dans 
l’activité exercée jusqu’ici était nulle, mais pourrait être de 50 % avec suivi 
psychiatrique régulier (et dans l’idéal une prescription pharmacologique) dans une 
activité adaptée. Le 23 novembre 2016, le Prof. F______ a complété le rapport 
d’expertise, en précisant que le traitement pharmacologique proposé était exigible, 
dès lors qu’il pourrait contribuer à un amendement notable de la méfiance ressentie 
et de se fait à une amélioration du potentiel d’intégration au travail. L’incapacité de 
travail dans l’activité exercée jusqu’ici devait être considérée effective dès 2005. 
Aucune évolution notable n’avait eu lieu. Quant à la capacité de travail de 50 %, 
elle était présente immédiatement, nonobstant l’introduction d’un traitement 
neuroleptique. Sur ce plan, les conclusions de l’expertise effectuée en 2006 
devaient être retenues dans le sens que l’adaptation du milieu pourrait permettre à 
l’expertisé une adaptation professionnelle à minima. Un traitement 
pharmacologique tel que proposé pourrait permettre d’augmenter les chances de 
réussite d’une réadaptation professionnelle et, dans l’idéal, arriver à une capacité de 
travail de 100 % en milieu adapté. 

10. Le 5 décembre 2016, le Dr B______ a fait part au docteur H______ du service 
médical régional pour la Suisse romande de l’assurance-invalidité (SMR) que son 
patient estimait que la raison principale de son incapacité de travail était d’ordre 
physique et non pas psychiatrique. Il se plaignait en effet de douleurs dorso-
lombaires importantes. Dans le contexte d’anosognosie du trouble psychiatrique, il 
lui était très difficile d’envisager de prendre un traitement psychotrope, d’autant 
plus qu’il avait ressenti des pulsions suicidaires la seule fois qu’il avait pris un 
antidépresseur, ce qui l’avait beaucoup effrayé, ayant pensé que les médecins 
voulaient le pousser au suicide. 

 
 
 

 

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11. Dans son avis médical du 9 février 2017, le Dr H______ du SMR a considéré que 
l’état de santé de l’assuré était resté inchangé par rapport à celui qu'il avait présenté 
lors de ses précédentes demandes qui avaient été rejetées.  

12. Le 28 février 2017, l’Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève (OAI) a 
informé l’assuré qu’il avait l’intention de lui refuser le droit aux prestations.  

13. Par courrier du 8 mars 2017, l’assuré s’est opposé à ce projet de décision, 
contestant présenter une capacité de travail complète, sur la base de l’expertise du 
Prof. F______. Il s’est prévalu aussi de l’IRM de juin 2015, attestant de problèmes 
cervicaux, et s’est demandé pourquoi l’OAI n’avait pas fait appel à son médecin-
conseil pour une expertise.  

14. Dans son avis médical du 5 février 2018, le docteur I______ du SMR a constaté 
que le rapport du Dr E______ était très concis et ne répondait pas aux questions 
posées. Il contenait aussi des incohérences. Cela étant, il y avait lieu de s’en tenir 
aux conclusions du SMR précédentes. 

15. Par décision du 9 février 2018, l’OAI a rejeté la demande de prestations de l’assuré.  

16. Par acte du 12 mars 2018, l’assuré a formé recours contre cette décision, par 
l’intermédiaire de son conseil, en concluant à son annulation, à la constatation de 
son invalidité dès le mois de juillet 2014 et au renvoi de la cause à l’intimé pour 
instruction complémentaire, détermination du taux d’invalidité, calcul de la rente et, 
cas échéant, examen de l’exigibilité d’une réadaptation professionnelle, sous suite 
de dépens. La comparaison des expertises psychiatriques de 2006 et de 2016 
montrait une aggravation significative de l’état de santé psychique. La capacité de 
travail était nulle dans l’activité habituelle depuis 2005, selon les experts de 2016, 
ce qui contredisait ainsi les conclusions de l’expertise de 2006. Dans une activité 
adaptée, la capacité de travail n’était que de 50 %, moyennant une réadaptation 
professionnelle que les experts avaient jugée difficile à mettre en place compte tenu 
de la psychopathologie présentée par le recourant. Le recourant a reproché aussi à 
l’intimé de ne pas avoir instruit ses atteintes somatiques. Le Dr E______ n’avait 
jamais pu répondre à la demande de renseignements complémentaires de l’intimé, 
faute de l’avoir reçue, ce dont l’intimé avait été informé. En tout état de cause, 
l’intimé avait le devoir d’instruire la cause d’office. A défaut de réponse du Dr 
E______, l'intimé aurait dû adresser le recourant à ses médecins-conseils pour un 
examen ou mettre en œuvre une expertise. 

17. Le 9 avril 2018, l'intimé a adressé à la chambre de céans le rapport du 13 mars 2018 
du Dr E______, ainsi que la 1ère page du rapport relatif à l'IRM du 12 mars 2018. Il 
résulte du rapport du Dr E______ notamment que l'assuré souffrait d'une 
discopathie cervicale C2-C6, ainsi que d'un état anxio-dépressif et de troubles du 
sommeil. Sa capacité de travail était de 50%, mais le potentiel de réadaptation 
difficile, en raison de crises douloureuses avec aphasie et difficultés d'expression. 
Du 21 mai au 9 juillet 2015, il avait été en incapacité totale de travailler. 

 
 
 

 

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18. Dans sa réponse du 26 avril 2018, l’intimé a conclu au rejet du recours, au motif 
que le Prof. F______ avait indiqué que le status de l’expertise d’octobre 2016 était 
pratiquement comparable à celui de l’expertise de 2006, hormis un contenu de la 
pensée altéré sans véritable construction délirante et une thymie triste qui n’avait 
pas de répercussion sur le diagnostic. L’état de santé du recourant était ainsi resté 
inchangé. Au demeurant, l’intimé a relevé que le diagnostic de dysthymie ne 
présentait pas un caractère invalidant durable en vertu de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral. S’agissant des atteintes somatiques, aucun élément médical 
objectif ne faisait état de l’existence d’une atteinte somatique dont la gravité 
justifierait une incapacité de travail durable au sens de la loi. Le Dr E______ ne 
faisait pas état d’une aggravation notable et durable, dans son rapport du 13 mars 
2018, ne retenant une incapacité de travail de 100 % que du 21 mai au 9 juillet 2015 
sans aucune explication médicale à l’appui. Ce rapport n’avait aucune valeur 
probante en l’absence d’un status détaillé et de conclusions motivées. 

19. Le 13 juin 2018, le Dr E______ a informé la chambre de céans qu'il suivait le 
recourant depuis le 12 mai 2015. Celui se plaignait d’une douleur en éclair au 
niveau cervical gauche, irradiant l’épaule, le coude et la main gauche après le port 
de charges, et provoquant des insomnies et une incapacité de maintenir une activité 
professionnelle. En juin 2015, il s'était plaint de douleurs sous-scapulaires et 
cervicales depuis un traumatisme il y a quinze ans. Il souffrait aussi d’une 
épicondylalgie et de migraines constantes sans augmentation à la mobilisation des 
cervicales et incapacitantes. Suite à l’IRM cervicale, une proposition d’infiltration 
du segment C5-C6 gauche a été faite, mais refusée par le recourant. Par la suite, 
celui-ci n’avait plus consulté le Dr E______ jusqu’au 12 mars 2018. L’IRM 
cérébrale et l’angio-IRM cérébrale n’avaient pas décelé d’anomalie notable. Une 
IRM cervicale a démontré un canal cervical étroit, une protrusion et une hernie 
discales. L’IRM discale nécessitait un avis spécialisé neurochirurgical, ce que le 
recourant avait toujours refusé. Dans les constatations objectives, ce médecin a 
constaté une douleur à la pression des cervicales C4 à C6 sans déficit moteur, et des 
névralgies étagées C4 à C6. Le recourant se plaignait aussi de douleurs et de 
paresthésies de la main gauche au bord cubital, sans déficit de préhension. Par 
ailleurs, il y avait un canal cervical étroit et une discopathie étagée avec 
rétrécissement foraminal gauche. Les limitations fonctionnelles étaient une 
réduction de la force 3/5 au niveau de la main en flexion, du coude et de la main en 
élévation, du coude et l’épaule en flexion et de l’épaule en élévation. A cela 
s’ajoutaient des céphalées au moment des douleurs cervicales. L’ensemble de ces 
symptômes ne permettait pas une activité prolongée. Le traitement consistait en 
antalgiques, décontracturants et physiothérapie. La capacité de travail était 
diminuée de 80 %, tant qu’une approche neuro-spécialisée sera refusée. Quant à 
l’évolution de l’état de santé, le Dr E______ a relevé que l’accident avait eu lieu en 
2001 et qu’il n’avait vu le recourant qu’en 2015 pendant six mois, puis en 2018. 
Les doléances étaient identiques, mais plus fréquentes. Il s’agissait d’une évolution 
d’un processus évolutif de canal cervical étroit et de discopathies. Quant aux 

 
 
 

 

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céphalées, elles étaient de nature mixte, mécanique et neurogène, majorées par un 
tableau anxiogène. Traiter la cause mécanique permettrait de faire la part des 
doléances. Une expertise permettrait d’évaluer la capacité fonctionnelle. Il serait 
surtout nécessaire d’obtenir un avis neurochirurgical pour trouver une solution 
thérapeutique. 

20. Le Dr E______ a notamment annexé à son courrier copie du rapport relatif à l’IRM 
cervicale du 12 mars 2018 qui a conclu à des données IRM cervicales en faveur 
d’un canal cervical étroit étagé constitutionnel et d’une importante discarthrose 
protrusive C5-C6, d’une hernie discale C4-C5 de situation postérolatérale droite et 
intraforaminale droite et d’une protrusion discale modérée C3-C4 et C6-C7. Il n’y 
avait pas de tassement vertébral. 

21. Par écriture du 22 juin 2018, le recourant a persisté dans ses conclusions. Il a 
souligné que son état physique s’était nettement aggravé par rapport à l’état de fait 
qui avait conduit à la décision du 27 novembre 2006. Le Dr E______ attestait par 
ailleurs d’un processus évolutif. Sa capacité de travail était réduite de 80%, selon ce 
médecin. Ainsi, il s’avérait que l’instruction de l’intimé sur le plan physique était 
lacunaire, voire inexistante, si bien que le recours devait être admis et la cause 
renvoyée à l’intimé pour instruction complémentaire. 

22. Dans son avis médical du 6 juillet 2018, le docteur J______ du SMR a jugé 
indispensable de compléter l’instruction médicale par rapport aux atteintes 
physiques, éventuellement par une expertise neurochirurgicale. 

23. Par écriture du 12 juillet 2018, l’intimé a conclu au renvoi du dossier à ses services 
pour instruction complémentaire. Il a par ailleurs constaté que les éléments 
médicaux rendant nécessaire une instruction complémentaire n’avaient été produits 
que dans le cadre du présent recours, si bien que l’intimé avait rendu de manière 
légitime une décision de refus de prestations. Partant, les frais de la procédure et les 
dépens devaient être fixés de manière proportionnée, voire mis intégralement à la 
charge du recourant. 

24. Par écriture du 20 juillet 2018, le recourant a allégué que les éléments médicaux 
figurant dans le dossier auraient permis d’apprécier correctement le dossier, avant 
que l’intimé ne rende sa décision querellée. En s’adressant au Dr E______, la 
chambre de céans n’avait finalement fait que palier partiellement à l’instruction 
lacunaire de l’intimé. Cette démarche avait montré la nécessité de compléter 
l’instruction. En outre, il a reproché à l’intimé d’avoir écarté à tort l’existence d’une 
aggravation de son état de santé psychique. Ainsi, les frais de la procédure et les 
dépens devaient être intégralement mis à la charge de l’intimé. 

25. Sur ce, la cause été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 

 
 
 

 

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des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. a. Interjeté dans les délai et forme prescrits par la loi, le recours est en principe 
recevable (art. 56 ss LPGA). 

b. Selon la jurisprudence, l'action en constatation de droit est recevable si le 
demandeur a un intérêt digne de protection à la constatation immédiate du droit 
litigieux. Il doit s'agir d'un intérêt majeur, de fait ou de droit. En règle générale, cet 
intérêt fait défaut lorsque le demandeur peut immédiatement exiger une prestation 
exécutoire en sus de la simple constatation (arrêt du Tribunal fédéral 5C.246/2002 
du 26 février 2003 consid. 3.1 et les références citées). 

Cela étant, la conclusion du recourant tendant à la constatation de son invalidité dès 
le mois de juillet 2014 est irrecevable, dès lors qu'il peut conclure à l'octroi des 
prestations en découlant. Toutefois, dans la mesure où il y conclut de façon 
implicite, respectivement à une instruction complémentaire, la recevabilité du 
recours doit être admise. 

3. Est litigieuse en l’occurrence la question de savoir si l’état de santé du recourant 
s’est aggravé depuis la dernière décision déterminante et si son degré d'invalidité 
ouvre le droit à une rente. 

4. En l’occurrence, l’intimé s’est finalement rallié à la conclusion du recourant tendant 
au renvoi de la cause à l’intimé pour instruction complémentaire. Il convient dès 
lors d’en prendre acte. 

5. Quant aux frais et dépens, il sied de constater que le recourant obtient le plein de 
ses conclusions. Or, selon l’art. 89H al. 3 de la loi sur la procédure administrative 
du 12 septembre 1985 (LPA-GE - E 5 10), une indemnité est allouée au recourant 
qui obtient gain de cause. 

L’alinéa 1 de cette disposition précise que les débours et un émolument peuvent 
être mis à la charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne de 
légèreté. Cela doit également être valable pour la fixation des dépens, auxquels il 
doit, cas échéant, être renoncés. 

En l’occurrence, il ne saurait être considéré que le recourant a agi de manière 
téméraire ou témoigné de légèreté, dès lors qu’il obtient entièrement gain de cause. 

En tout état de cause, aucune faute ne saurait être reprochée au recourant, 
contrairement à ce qu’allègue l’intimé, dès lors que la procédure est régie par la 
maxime d’office. En effet, selon l’art. 43 al. 1 LPGA, l’assureur doit prendre 
d’office les mesures d’instruction nécessaires et recueillir les renseignements dont il 
a besoin. Or, en l’occurrence, le Dr E______ atteste précisément, dans son rapport 

 
 
 

 

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du 13 octobre 2015, que la capacité de travail du recourant est nulle en raison de 
douleurs incapacitantes, de l’insomnie, des céphalées et d’une asthénie. Par ailleurs, 
dans son opposition au projet de décision du 28 février 2017, le recourant se 
prévaut déjà de l’IRM de juin 2015 et en annexe une copie à ses écritures. Or, cet 
examen conclut à une cervicarthrose avec pincement discal, à des dessiccations 
discales C4-C5 et C5-C6, à une fissure de l’anneau discal fibreux étagée de C4-C5 
à C6-C7, à une protrusion discale foraminale droite C4-C5 venant au contact de la 
racine C5 droite et débord discal circonférentiel C5-C6 avec rétrécissement 
foraminal bilatéral prédominant du côté gauche sur discuncarthrose. À noter 
également que le Dr B______ indique, dans son rapport du 5 décembre 2016 au Dr 
H______ du SMR, que son patient estime que la raison principale de son incapacité 
de travail est d’ordre physique et non pas psychiatrique, dès lors qu’il souffre de 
douleurs dorso-lombaires importantes. 

Dans ces conditions, l’intimé aurait dû procéder à une instruction complémentaire 
portant sur les atteintes du recourant sur le plan physique. 

Aussi, il y a lieu de le condamner au paiement d’une indemnité de CHF 2'500.- à 
titre de dépens. 

6. L’émolument de justice, fixé à CHF 200.-, sera également mis à la charge de 
l'intimé. 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant d’accord entre les parties 

1. Prend acte de l’engagement de l’intimé d’annuler la décision du 9 février 2018. 

2. L’y condamne en tant que de besoin. 

3. Lui renvoie la cause pour instruction complémentaire et, ceci fait, nouvelle 
décision. 

Statuant contradictoirement 

4. Condamne l’intimé à verser au recourant une indemnité de CHF 2'500.- à titre de 
dépens. 

5. Met à la charge de l’intimé un émolument de justice de CHF 200.-. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le