# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9af58409-3f68-5fa3-93d1-2432196b0b8b
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-03-30
**Language:** fr
**Title:** Bern Verwaltungsgericht 30.03.2025 200 2024 683
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_Verwaltungsgericht/BE_VG_001_200-2024-683_2025-03-30.pdf

## Full Text

200.2024.683.AI
N° AVS 
ANP/EGC

Tribunal administratif du canton de Berne
Cour des affaires de langue française

Jugement du 30 mars 2025

Droit des assurances sociales

G. Niederer, président
G. Zürcher et A.-F. Boillat, juges
P. Annen-Etique, greffière

A.________
représentée par Me B.________
recourante

contre

Office AI Berne
Scheibenstrasse 70, case postale, 3001 Berne
intimé

relatif à une décision de ce dernier du 6 septembre 2024

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 2

En fait:

A.

A.________, née en 1971, célibataire et maman de deux filles (nées en 
2005 et 2007), est au bénéfice d'un certificat fédéral de capacité (CFC) 
d'employée de commerce et d'une formation de professeur d'initiation 
musicale. Dès février 1992, l'assurée a assumé une charge 
d'enseignement dans ce domaine et celui de la rythmique, dispensant en 
outre des leçons de flûte à bec à partir de février 2015. Le 28 janvier 2022, 
elle s'est occasionnée une fracture au radius gauche à la suite d'une chute 
sur un sol gelé, ce qui a nécessité la pose d'une attelle plâtrée. L'assureur-
accidents de l'intéressée a pris en charge les suites initiales de cet accident 
ayant entraîné un arrêt de travail complet, avant de mettre un terme à ses 
prestations avec effet au 31 mars 2023. Cette décision de cessation des 
prestations s'appuyait sur une expertise orthopédique du 3 mars 2023 
ordonnée par le même assureur. 

B.

Dans l'intervalle, l'assurée s'est annoncée en juin/juillet 2022 à l'assurance-
invalidité (AI) en vue de mesures professionnelles et d'une rente. En 
possession du dossier de l'assureur-accidents (régulièrement actualisé), 
l'Office AI Berne lui a communiqué le 9 août 2022 que des mesures de 
réadaptation n'étaient pas envisageables. Eu égard aux exigibilités définies 
fin mai 2023 par le service médical régional des Offices AI Berne/Fribourg/
Soleure (SMR), cet office lui a en revanche octroyé des mesures de 
maintien au poste de travail du 24 août 2023 au 23 février 2024. Il a par la 
suite recueilli les appréciations d'une médecin en réadaptation et d'une 
psychologue traitantes, ainsi qu'obtenu copie d'une expertise orthopédique 
du 13 novembre 2023 déléguée par l'assureur-accidents.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 3

C.

Selon un préavis du 7 février 2024, l'Office AI a informé l'assurée qu'il 
envisageait de rejeter sa demande de mesures professionnelles. En cours 
de procédure d'observations contre ce préavis, initiée le 26 février 2024 par 
l'entremise d'un avocat, l'intéressée a produit divers rapports émanant de 
médecins traitants et d'une ergothérapeute. A fin mars 2024, elle a perdu 
son emploi de professeur d'initiation musicale et de rythmique. Dès le 
1er avril 2024, elle s'est inscrite à l'assurance-chômage. Sur les conseils du 
SMR, l'Office AI a ordonné une expertise orthopédique, rédigée le 4 juin 
2024. Un nouveau préavis du 19 juin 2024 niant tout droit à des prestations 
de l'AI a été contesté le 22 août 2024 par l'assurée, avec l'aide de son 
mandataire, moyennant la production ultérieure d'un rapport de sa 
psychologue. Par décision du 6 septembre 2024, l'Office AI a confirmé son 
préavis et a dès lors rejeté la demande de prestations d'invalidité.

D.

Par envoi du 8 octobre 2024, l'intéressée, toujours assistée de son avocat, 
porte le litige devant le Tribunal administratif du canton de Berne (TA) en 
concluant à l'annulation de la décision rendue le 6 septembre 2024 par 
l'Office AI et au renvoi de la cause à l'intimé afin que celui-ci procède à une 
expertise pluridisciplinaire. Elle forme en outre une demande d'assistance 
judiciaire comportant la désignation de son avocat comme mandataire 
d'office. Dans sa réponse du 18 novembre 2024, l'office précité conclut au 
rejet du recours. Le mandataire de l'assurée a produit le 21 novembre 2024 
sa note d'honoraires datée du même jour. Enfin, le 25 novembre 2024, il a 
encore versé au dossier un rapport de la psychiatre et psychothérapeute 
traitante.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 4

En droit:

1.

1.1 La décision du 6 septembre 2024 représente l’objet de la 
contestation. Elle ressortit au droit des assurances sociales et rejette la 
demande de prestations datée du 28 juin 2022. L’objet du litige porte, quant 
à lui, sur l’annulation de cette décision et sur le renvoi de l’affaire à l’intimé 
pour instruction complémentaire sous forme d'une expertise pluri-
disciplinaire (et pour nouvelle décision). 

1.2 Interjeté en temps utile et dans les formes prescrites, auprès de 
l'autorité de recours compétente, par une partie disposant de la qualité pour 
recourir et représentée par un mandataire dûment constitué, le recours est 
recevable (art. 56 ss de la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie 
générale du droit des assurances sociales [LPGA, RS 830.1], art. 69 al. 1 
let. a de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité [LAI, RS 
831.20], art. 15 et art. 74 ss de la loi cantonale du 23 mai 1989 sur la 
procédure et la juridiction administratives [LPJA, RSB 155.21]).

1.3 Le jugement de la cause incombe à la Cour des affaires de langue 
française du TA dans sa composition ordinaire de trois juges (art. 54 al. 1 
let. c et art. 56 al. 1 de la loi cantonale du 11 juin 2009 sur l'organisation 
des autorités judiciaires et du Ministère public [LOJM, RSB 161.1]).

1.4 Le TA examine librement la décision contestée et n'est pas lié par 
les conclusions des parties (art. 61 let. c et d LPGA; art. 80 let. c ch. 1 et 
art. 84 al. 3 LPJA).

2. 

2.1 La modification du 19 juin 2020 de la LAI (Développement continu 
de l'AI, RO 2021 705) est entrée en vigueur le 1er janvier 2022. Sur le plan 
temporel sont en principe applicables – sous réserve d'une règle contraire 
de droit transitoire – les dispositions en vigueur au moment où les faits 
juridiquement déterminants se sont produits ou à l'époque de l'état de fait 
ayant des conséquences juridiques (ATF 148 V 162 c. 3.2.1 et les 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 5

références). En l'occurrence, tant la décision entreprise que le droit 
potentiel à une rente d'invalidité sont postérieurs au 1er janvier 2022, la 
demande de prestations ayant été déposée fin juin/début juillet 2022 (sa 
date d'expédition n'étant pas lisible sur le sceau postal figurant sur 
l'enveloppe d'envoi; voir dossier intimé [dos. int.] 1/10). Ainsi, c’est le droit 
en vigueur depuis le 1er janvier 2022 qui s’applique. 

2.2 Est réputée invalidité l’incapacité de gain totale ou partielle qui est 
présumée permanente ou de longue durée (art. 8 al. 1 LPGA). Est réputée 
incapacité de gain toute diminution de l’ensemble ou d’une partie des 
possibilités de gain de l’assuré sur le marché du travail équilibré qui entre 
en considération, si cette diminution résulte d’une atteinte à sa santé 
physique, mentale ou psychique et qu’elle persiste après les traitements et 
les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 al. 1 LPGA). Contrairement à 
l’incapacité de travail, est déterminante ici, non pas l’aptitude de la 
personne assurée à accomplir un travail dans son domaine professionnel, 
mais la capacité de gain qui, après l’application des mesures de traitement 
et de réadaptation, subsiste, pour elle, dans une profession quelconque 
entrant en ligne de compte sur un marché équilibré du travail. La perte ou 
la réduction de cette capacité est considérée comme une incapacité de 
gain (ATF 130 V 343 c. 3.2.1). Seules les conséquences de l’atteinte à la 
santé sont prises en compte pour juger de la présence d’une incapacité de 
gain. De plus, il n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est pas 
objectivement surmontable (art. 7 al. 2 LPGA).

2.3 Selon l'art. 28 al. 1 LAI, a droit à une rente l'assuré dont la capacité 
de gain ou la capacité d'accomplir ses travaux habituels ne peut pas être 
rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de réadaptation 
raisonnablement exigibles (let. a), qui a présenté une incapacité de travail 
(art. 6 LPGA) d'au moins 40% en moyenne durant une année sans 
interruption notable (let. b) et qui, au terme de cette année, est invalide 
(art. 8 LPGA) à 40% au moins (let. c). Une rente au sens de l'al. 1 n'est pas 
octroyée tant que toutes les possibilités de réadaptation au sens de l'art. 8 
al. 1bis et 1ter LAI n'ont pas été épuisées (art. 28 al. 1bis LAI). Aux termes de 
l'art. 28b LAI, la quotité de la rente est fixée en pourcentage d'une rente 
entière (al. 1). Pour un taux d'invalidité compris entre 50 et 69%, la quotité 

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de la rente correspond au taux d'invalidité (al. 2); pour un taux d'invalidité 
supérieur ou égal à 70%, l'assuré a droit à une rente entière (al. 3). Pour un 
taux d'invalidité entre 40 et 49%, la quotité de la rente est fixée au 
pourcentage découlant de l'art. 28b al. 4 LAI.

2.4 Pour pouvoir évaluer le degré d'invalidité, l'administration (ou le 
juge, en cas de recours) a besoin de documents que le médecin et 
éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du 
médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer 
dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de 
travailler. En outre, les données fournies par le médecin constituent un 
élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore exiger de 
l'assuré (ATF 140 V 193 c. 3.2, 132 V 93 c. 4; TF 9C_540/2020 du 
18 février 2021 c. 2.3, in SVR 2021 IV n° 54).

2.5 L'assureur examine les demandes, prend d'office les mesures 
d'instruction nécessaires et recueille les renseignements dont il a besoin 
(art. 43 al. 1 LPGA). Il détermine la nature et l’étendue de l’instruction 
nécessaire (art. 43 al. 1bis LPGA). Le principe de l'instruction d'office signifie 
que l'instance rendant une décision doit instruire et établir l'état de fait 
déterminant d'office, de sa propre initiative et sans être liée par les 
arguments et réquisitions de preuve des parties. Sont juridiquement 
déterminants tous les faits dont l'existence a une incidence sur les 
éléments litigieux. Dans ce contexte, les autorités administratives doivent 
toujours entreprendre des mesures supplémentaires lorsque les allégués 
des parties ou d'autres pièces du dossier ne constituent pas des éléments 
suffisants permettant de statuer (ATF 117 V 282 c. 4a). Le principe de 
l'instruction d'office ne s'applique néanmoins pas de manière illimitée, mais 
a pour corollaire le devoir de collaborer des parties (ATF 146 V 240 
c. 8.3.2, 125 V 193 c. 2, 122 V 157 c. 1a).

3.

3.1 Dans sa décision contestée et sa réponse au recours, l’intimé 
indique se rallier aux conclusions de l’expertise orthopédique du 4 juin 
2024 qu'il estime pleinement probante, dès lors que celle-ci traiterait avec 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 7

exhaustivité les questions relatives à l'établissement des diagnostics et à la 
capacité de travail, soumettrait les points litigieux à une étude 
circonstanciée, ainsi qu'aboutirait à un rapport établi en pleine 
connaissance de l'anamnèse et des plaintes invoquées. L'intimé ajoute que 
les trois experts mandatés sur le plan orthopédique seraient unanimes à 
constater que la recourante dispose d'une capacité de travail intacte sur le 
marché du travail. Sous l’angle psychique, il fait valoir que l'appréciation de 
la psychologue jointe aux observations n'émane pas d'une médecin 
spécialiste dont les qualifications permettraient, le cas échéant, de remettre 
en question les conclusions expertales. D'après lui, cette appréciation, à 
l'instar des autres éléments au dossier, ne recèle de plus aucun indice 
quant à l'existence d'une atteinte à la santé qui nécessiterait des 
investigations médicales complémentaires. En conclusion, l'intimé estime 
qu'une quatrième expertise s'avère superflue et confirme sa décision. 

3.2 Dans son recours, l’assurée conteste l'instruction médicale réalisée 
par l'intimé qui, sur la base de l'expertise mandatée par celui-ci, aboutit à 
nier l'existence d'une atteinte à la santé incompatible avec l'exercice 
d'activités telles que celles exercées en dernier lieu. Elle qualifie cette 
instruction de déficiente au motif d'abord que les évaluations orthopédiques 
antérieures auxquelles celle-ci, respectivement l'expertise du 4 juin 2024, 
renvoient seraient hautement contestables en raison des incohérences qui 
les émaillent. La recourante reproche ensuite à l'intimé d'avoir fait fi des 
nombreux documents médicaux au dossier qui accréditeraient non 
seulement ses fortes douleurs, mais également la réalisation des critères 
de Budapest propres à valider la présence d'une algoneurodystrophie. Elle 
reproche à l'expert d'avoir écarté ce diagnostic au seul motif qu'un substrat 
organique faisait défaut et d'avoir expliqué les plaintes par des facteurs non 
somatiques, étrangers à la spécialisation de ce médecin. A son sens, une 
évaluation pluridisciplinaire s'avère indispensable pour poser un diagnostic 
correct et ouvrir, le cas échéant, la voie à des mesures de réadaptation, 
jugées en tout état de cause possibles par le second expert orthopédique. 

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4.

4.1 Les éléments ci-après permettent de retracer le suivi médical et 
thérapeutique de l'assurée.

4.1.1 Sur la base de radiographies, un service d’urgences hospitalières a 
diagnostiqué le 28 janvier 2022 une fracture de la tête radiale non déplacée 
à gauche, consécutive à une chute sur un sol gelé avec réception au 
niveau de l'hémicorps gauche (dos. int. 12.2/7 ss; 12.2/12). En raison de sa 
trop grande mobilité, l'attelle plâtrée brachiale/antébrachiale posée le 
même jour pour une durée de trois semaines a été remplacée le 1er février 
2022 par un nouveau plâtre, circulaire, qui a été définitivement enlevé le 
7 février 2022 (dos. int. 21/5). De nouvelles radiographies ont montré la 
persistance d'un important épanchement, sans déplacement secondaire de 
la fracture ni modification péjorative de la minéralisation osseuse (dos. int. 
12.2/6). La recourante a débuté le 8 février 2022 des séances de 
physiothérapie (voir c. 4.1.4). 

4.1.2 Le 10 février 2022, en raison de douleurs persistantes, elle a 
consulté en urgence un médecin praticien au sein d'une permanence 
médico-chirurgicale (dos. int. 12.2/15 ss). Le diagnostic d'entorse au 
poignet gauche alors posé a été confirmé le 4 mars 2022 par une 
chirurgienne orthopédique auprès de cette permanence, qui a au surplus 
constaté une bonne mobilité du coude, du poignet et de la main gauches, 
excepté au niveau des doigts de cette main et sous réserve d'un léger 
aspect de Sudeck à celle-ci (dos. int. 12.2/3). Un médecin orthopédiste au 
sein de la même permanence a fait état le 10 mars 2022 d'une 
symptomatologie douloureuse non explicable au niveau des fléchisseurs 
gauches et a recommandé l'arrêt du tabac (dos. int. 12.2/2). Sa consœur 
ayant repris le suivi a rapporté une mobilité entière et presque complète au 
coude et au poignet gauches avec persistance de douleurs sous forme de 
serrage et de décharges électriques (mai 2022), une amélioration nette au 
niveau de la mobilité de la main gauche moyennant des douleurs 
spontanées et des hypoesthésies (septembre 2022), puis une mobilité 
toujours complète de la main gauche en présence de douleurs, de pertes 
de force et de paresthésies dans tout le membre supérieur gauche en lien 
avec un Sudeck (novembre 2022; dos. int. 12.2/1; 29.2/5; 29.2/11). Dans 

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l'intervalle, une scintigraphie osseuse a exclu début avril 2022 un syndrome 
neuro-algodystrophique du membre supérieur gauche, alors qu'un 
anesthésiologue au sein toujours de cette permanence médicale a évoqué 
le 11 juillet 2022 un possible syndrome douloureux régional complexe 
(SDRC) au décours (dos. int. 29.2/8 s.; 79.3/11 s.).

4.1.3 Une ergothérapeute a relaté, courant mai 2022, que les amplitudes 
du coude et du poignet étaient bonnes mais que certains symptômes 
étaient présents par intermittence (discoloration cutanée, froid douloureux, 
sensations d'engourdissement ou de déchirure à l'extension du poignet; 
dos. int. 79.3/5). Le 29 janvier 2023, elle a décrit une situation clinique 
améliorée, mais toujours invalidante au regard des critères de Budapest 
réunis pour admettre un SDRC. Elle a justifié ce diagnostic par la présence 
d'une douleur continue disproportionnée au membre supérieur gauche par 
rapport à l'événement initial (1er critère), d'un symptôme dans chacune des 
catégories somatosensorielle (sensibilité altérée au toucher, lancées/
décharges le long du bras, impression de déchirure et de brûlure dans la 
paume et la pulpe des doigts), vasomotrice (discoloration cutanée, 
inconfort à laisser pendre la main), sudomotrice/œdémateuse (sueur de la 
main) et motrice/trophique (raideur, peau plus fine, manque de force; 2ème 
critère), ainsi que d'un signe d'examen clinique dans deux de ces 
catégories (hyperalgésie, discoloration cutanée, limitations articulaires en 
extension; 3ème critère; dos. int. 29.2/1 et 79.3/6 ss). Le 24 février 2024, elle 
a complété son appréciation portant sur les critères de Budapest (catégorie 
vasomotrice: mention en sus d'un bras souvent froid; catégorie motrice/
trophique: retranchement de l'observation relative à la finesse de la peau) 
et a indiqué que sa patiente nécessitait l'aide d'autrui pour certaines tâches 
ménagères (dos. int. 91/6).

4.1.4 Une médecin en réadaptation a évoqué, début mai 2023, des 
douleurs disproportionnées au membre supérieur gauche distal et a précisé 
que celles-ci avaient été associées au fil des mois à des modifications 
sensorielles, vasomotrices et motrices. Elle a précisé que les symptômes 
avaient débuté le 8 février 2022 à la suite d'une physiothérapie intense et 
que son examen clinique rendait compte d'une discoloration cutanée au 
niveau cubital dorsal gauche, ainsi que d'une discrète diminution de la 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 10

mobilité du coude et du poignet – éléments qu'elle a estimés propres à 
établir un SDRC. Cette doctoresse a en outre notamment évoqué un status 
post-opération d'un œdème de Reinke (en 2013, selon un rapport de juillet 
2021 d'un oto-rhino-laryngologue évoquant en sus un tabagisme chronique; 
dos. int. 34/4). Elle a alors exclu toute reprise en l'état du travail, mais a 
postulé qu'une telle reprise serait possible à titre thérapeutique et de 
manière très progressive dès que les douleurs auraient diminué (dos. int. 
68/9 ss). Son pronostic a été qualifié le 29 septembre 2023 de défavorable 
(dos. int. 68/7 ch. 4.3). En date du 11 mars 2024, elle a nié toute aptitude 
dans l'activité d'enseignement de la musique requérant l'usage libre, précis, 
coordonné sur la durée et sans douleurs des deux membres supérieurs, 
ainsi que pour celle dans la rythmique impliquant des mouvements répétés 
des quatre extrémités. Cette médecin a insisté sur la nécessité d'une 
réinsertion professionnelle (dos. int. 101/2 s.).

4.1.5 La dernière généraliste traitante s'est également positionnée le 
21 avril 2023 en faveur d'un SDRC au vu des critères de Budapest détaillés 
dans son appréciation (douleur disproportionnée par rapport à l'événement 
initial [1er critère], persistance de dysesthésies, de sensations chaud/froid et 
d'un sentiment de faiblesse [2ème critère], hyperalgie au toucher et force de 
préhension diminuée à la main [3ème critère]). Elle s'est en outre prononcée 
sur l'expertise orthopédique établie en mars 2023 (voir c. 4.2.1; dos. int. 
37/1 ss). Le 27 septembre 2023, cette doctoresse a indiqué avoir constaté 
des mouvements douloureux au coude et au poignet gauches avec 
irradiation jusqu'à la nuque et l'épaule gauche, moyennant une incapacité 
de travail à 100% attestée du 1er février au 31 octobre 2023 (dos. int. 
79.3/15 ss). Elle s'est en outre exprimée le 30 janvier 2024 sur l'expertise 
orthopédique de novembre 2023 (voir c. 4.2.2), en soulevant des 
divergences entre le status ostéo-musculaire, la façon d'établir le diagnostic 
et l'appréciation du cas. Au surplus, elle a confirmé la présence d'un SDRC 
sur la base de critères cliniques, excluant ceux radiologiques (dos. int. 
91/10 ss). 

4.1.6 La psychothérapeute FSP suivant l'assurée depuis mars 2023 a 
diagnostiqué le 3 novembre 2023 un trouble de l'adaptation en lien avec 
une fracture du bras gauche en janvier 2022 et un syndrome de Sudeck 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 11

(ch. F43.2 de la Classification statistique internationale des maladies et des 
problèmes de santé connexes [CIM-10] de l'Organisation mondiale de la 
santé). Dans ce contexte, elle a précisé que l'absence d'amélioration des 
symptômes douloureux depuis 21 mois corrélée aux risques de séquelles à 
long terme avait un impact négatif sur l'humeur, ce qui pourrait rapidement 
évoluer vers un trouble dépressif. En l'état, cette psychologue a estimé que 
les limitations fonctionnelles étaient d'ordre uniquement physique et 
excluaient la poursuite de l'activité usuelle. D'après elle, une activité 
adaptée était en revanche possible quelques heures par jour (sous réserve 
d'une évaluation) et une reconversion offerte comme sonothérapeute (dos. 
int. 70/1 ss). Le 13 août 2024, la psychologue traitante a contesté les 
conclusions du 4 juin 2024 de l'expert attribuant à des facteurs non 
somatiques les douleurs présentes. Sans exclure de tels facteurs, elle a 
attesté de la crédibilité de ces douleurs et exclu tout trouble de la 
personnalité ainsi que toute structure psychique propices à un 
comportement manipulateur, histrionique ou abusif. A son sens, les 
facteurs psychosomatiques ne jouaient qu'un rôle mineur dans le 
processus de guérison (dos. int. 117/4 s.).

4.1.7 Le 9 janvier 2024, une médecin anesthésiste auprès d'un centre 
hospitalier de la douleur a rapporté une atrophie musculaire marquée à la 
main gauche, ainsi qu'à l'avant-bras et au bras gauches, sans discoloration 
de la peau. Elle a admis un SDRC consécutif à une fracture radiale en 
janvier 2022, ainsi qu'initié des séances d'autohypnose (dos. int. 91/7 ss).

4.2 Des expertises orthopédiques ont également été ordonnées, 
respectivement par l'assureur-accidents et par l'AI.

4.2.1 La première évaluation orthopédique du 3 mars 2023 a fait état d'un 
possible SDRC secondaire au membre supérieur gauche après une 
fracture non déplacée de la tête radiale gauche treize mois auparavant. A 
son examen clinique, l'expert a rapporté des douleurs disproportionnées, 
des dysesthésies persistantes à l'instar des sensations de chaud/froid, ainsi 
qu'un sentiment de faiblesse – éléments jugés constitutifs des 1er et 2ème 
critères de Budapest. Pour le surplus, il a observé une hyperalgie au 
toucher, mais a écarté tout trouble vasomoteur ou sudomoteur ainsi que 

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toute raideur articulaire, ce qui invalidait selon lui le 3ème critère de 
Budapest et la présence dès lors d'un SDRC (dos. int. 32.2/12 ss).

4.2.2 Le deuxième expert orthopédique a pour sa part diagnostiqué le 
13 novembre 2023 des douleurs persistantes au membre supérieur gauche 
après une possible entorse bénigne au poignet gauche en janvier 2022. Il a 
fait état d'un syndrome douloureux chronique et a expliqué l'intensité des 
douleurs par des facteurs non somatiques. Cet expert a conclu en 
reconnaissant l'assurée apte à des mesures de réinsertion 
professionnelles, ainsi qu'à exercer n'importe quel métier épargnant le 
membre supérieur gauche (dos. int. 79.2/5 ss). 

4.2.3 Dans son évaluation orthopédique du 4 juin 2024, l'expert mandaté 
a retenu des tiraillements douloureux à la paume de la main gauche sans 
substrat anatomique objectivable après une fracture in situ de la tête 
radiale gauche en janvier 2022, guérie et sans séquelles. Il a considéré 
qu'une pleine capacité de travail et de rendement était offerte, dès la date 
de son examen, dans l'activité de professeur de musique (piano, flûte, 
rythmique) et a renvoyé pour les exigibilités antérieures aux conclusions de 
2023 de ses confrères (c. 4.2.1 s.). D'après lui, les recommandations de 
l'ergothérapeute (port de pièces élastiques, d'une coudière, d'un manchon 
et d'un bracelet) ne faisaient qu'entretenir un sentiment subjectif de 
morbidité (dos. int. 110.1/10; 110.1/13 ss).

4.3 Le SMR s'est également prononcé sur le cas de l'assurée.

4.3.1 Dans un rapport du 25 mai 2023, un médecin du travail et 
généraliste a diagnostiqué une fracture non disloquée de la tête radiale 
gauche dont l'évolution était jugée conforme à l'état des connaissances 
médicales. Il a relevé des inconsistances entre les douleurs persistantes 
décrites par l'assurée et les observations cliniques recueillies. D'après lui, 
la recourante disposait d'une capacité de travail intacte dans son activité 
dans l'initiation musicale et un arrêt du tabac permettrait d'atteindre une 
meilleure qualité de chant. Se prononçant ensuite sur l'activité 
d'enseignante de flûte à bec, il a estimé que celle-ci était limitée à hauteur 
de 20% en raison des plaintes aux extrémités gauches limitant 
l'interprétation de morceaux de musique devant les élèves. L'expert a en 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 13

revanche conclu qu'une capacité de travail entière était offerte sans 
restriction dès janvier 2023 dans une activité adaptée (dos. int. 39/4 s.). 

4.3.2 Le même médecin du SMR a précisé le 1er février 2024 qu'il 
n'existait pas d'atteinte à la santé relevant de l'AI et que l'assurée souffrait 
de douleurs chroniques au membre supérieur gauche. Il a complété le profil 
d'exigibilité défini dans son précédent rapport en ce sens qu'en accord 
avec l'expertise orthopédique de novembre 2023, une activité adaptée aux 
restrictions physiques encourues devait éviter les travaux impliquant 
l'usage du membre supérieur gauche (dos. int. 89/3 s.).

4.3.3 En date du 11 mars 2024, le médecin précité a estimé que les 
nouveaux éléments produits par l'assurée laissaient suspecter un SDRC 
(voir les rapports des 9 et 30 janvier 2024 des anesthésiste et généraliste 
traitantes, ainsi que celui du 24 février 2024 de l'ergothérapeute; voir 
c. 4.1.3, c. 4.1.5 et c. 4.1.7). Sur ces bases, il a recommandé une expertise 
orthopédique dont la nécessité a été confirmée par un chirurgien 
orthopédique du SMR, lequel a estimé que les restrictions fonctionnelles ne 
pouvaient être suffisamment déterminées en présence d'une capacité de 
charge diminuée au bras gauche (dos. int. 95/2; 96/2 s.; 98/2; 99/2 s.). 

5.

Se pose la question de la valeur probante de l'expertise orthopédique du 
4 juin 2024, sur laquelle repose la décision attaquée.

5.1 La valeur probante d'un rapport médical dépend du fait que les 
points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le 
rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en 
considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine 
connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte 
médical soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien 
motivées. Ainsi, ni la provenance du moyen de preuve, ni l'appellation du 
mandat confié au médecin (rapport ou expertise) ne sont déterminantes 
pour la force probante d'un tel document (ATF 143 V 124 c. 2.2.2, 
134 V 231 c. 5.1, 125 V 351 c. 3a).

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 14

5.2 Le SDRC (ou complex regional pain syndrome [CRPS]), 
anciennement nommé algodystrophie ou maladie de Sudeck, a été retenu 
en 1994 par un groupe de travail de l'International Association for the Study 
of Pain (IASP). Il constitue une entité associant la douleur à un ensemble 
de symptômes et de signes non spécifiques qui, une fois assemblés, 
fondent un diagnostic précis (LUTHI et al., Syndrome douloureux régional 
complexe, in Revue médicale suisse 2019, p. 495). L'IASP a aussi réalisé 
un consensus diagnostique aussi complet que possible avec la validation, 
en 2010, des critères dits de Budapest, à savoir:

1) Douleur qui persiste et apparaît disproportionnée avec l'événement initial 
2) Au moins un symptôme dans trois (critères cliniques) ou quatre (critères 

recherche) des quatre catégories suivantes:
a) Sensoriel: le patient décrit une douleur qui évoque une hyperpathie 

et/ou une allodynie 
b) Vasomoteur: le patient décrit une asymétrie de température et/ou 

un changement de couleur et/ou une asymétrie de couleur 
c) Sudomoteur/œdème: le patient décrit un œdème et/ou une 

asymétrie de sudation 
d) Moteur/trophique: le patient décrit une raideur et/ou une 

dysfonction motrice (faiblesse, trémor, dystonie) et/ou un 
changement trophique (pilosité, ongles, peau) 

3) Au moins un signe dans deux des catégories suivantes (critères cliniques 
et recherche):
a) Sensoriel: confirmation d'une hyperpathie et/ou allodynie 
b) Vasomoteur: confirmation d'une asymétrie de température et/ou 

changement de couleur et/ou asymétrie de couleur 
c) Sudomoteur/œdème: confirmation d'un œdème et/ou asymétrie de 

sudation 
d) Moteur/trophique: confirmation d'une raideur et/ou dysfonction 

motrice (faiblesse, trémor, dystonie) et/ou changement trophique 
(pilosité, ongles, peau) 

4) Il n'existe pas d'autre diagnostic qui explique de manière plus convaincante 
les symptômes et les signes cliniques.

S'il est vrai que la doctrine médicale précise que les critères de Budapest 
sont exclusivement cliniques et ne laissent que peu de place aux examens 
radiologiques (radiographie, scintigraphie, IRM), elle indique également 
que sur le plan diagnostique, l'imagerie devrait être réservée aux formes 
douteuses (celles qui ne remplissent pas les critères de Budapest) et aux 
localisations pour lesquelles les signes cliniques sont souvent discrets et 
incomplets (par exemple, le genou) notamment. L'imagerie devrait de plus 
être réalisée précocement, moins de six mois après le début des 
symptômes (DISERENS et al., Syndrome douloureux régional complexe: rôle 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 15

du système nerveux central et implications pour la prise en charge, in 
Revue médicale suisse 2020, p. 886; LUTHI/KONZELMANN, Le syndrome 
douloureux régional complexe [algodystrophie] sous toutes ses formes, in 
Revue médicale suisse 2014, p. 271). En pratique, si les critères 1 à 3 sont 
remplis et que le critère 4 est respecté, on doit considérer que le patient 
souffre d'un SDRC; toutefois la valeur prédictive positive n'est que de 76%. 
Si les critères sont partiellement remplis, il faut poursuivre le diagnostic 
différentiel et réévaluer le patient. Si les critères ne sont pas remplis, le 
patient a une probabilité quasi nulle d'avoir un SDRC (LUTHI et al., op. cit., 
p. 498; voir sur l'ensemble: arrêt du Tribunal fédéral [TF] 8C_316/2023 du 
6 mars 2024 c. 4.1, 8C_416/2019 du 15 juillet 2020 c. 5.1). 

5.3 Quant à sa forme, il convient en premier lieu de relever que les 
qualifications de l’expert en orthopédie ne sauraient être mises en doute. 
Son évaluation spécialisée comporte une synthèse fouillée du dossier 
médicoassécurologique qui se révèle au travers de rappels anamnestiques 
détaillés sur les plans personnel, socio-professionnel et thérapeutique (dos. 
int. 110.1/1 ss). Un état minutieux des plaintes a ensuite été livré, articulé 
autour des douleurs actuelles et de leur intensité, de la diminution de la 
force du membre supérieur gauche et des limitations fonctionnelles 
retenues à ce même membre (dos. int. 110.1/9 s.). L'ensemble de ces 
éléments factuels contribuent à ancrer cette évaluation spécialisée dans un 
environnement de vie aussi concret que possible. En dernier lieu, l’expert a 
consigné rigoureusement les constatations faites lors de son examen 
(status clinique), en veillant également à interpréter dans ce contexte les 
données relatives aux investigations radiologiques effectuées entre janvier 
et avril 2022 (voir c. 4.1.1 s.; dos. int. 110.1/10 ss). Les résultats de ces 
observations qui sous-tendent l'évaluation diagnostique ont ainsi été 
arrêtés en pleine connaissance du dossier. Néanmoins, ainsi que cela sera 
exposé ci-après, force est de constater que les conclusions de l’expert 
s’avèrent en partie lacunaires et incohérentes. Sur le plan formel, 
l’expertise est ainsi d’emblée sujette à caution (dos. int. 110.1/13 ss).

5.4 Sous l'angle matériel, l'expertise orthopédique ne convainc en effet 
guère vu les approximations, voire incohérences, qui l'émaillent.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 16

5.4.1 Dès l'abord, on relèvera que le volet de l'expertise consacré à 
l'appréciation diagnostique du cas s'avère lacunaire. Certes, on comprend 
des conclusions de l'expert que l'absence d'une atteinte à la santé 
invalidante au sens de l'AI à laquelle aboutit cette appréciation s'explique 
par le fait qu'aucun substrat organique propre à expliquer les plaintes 
invoquées (tiraillements douloureux dans la paume de la main gauche) n'a 
pu être mis au jour à l'issue de son examen clinique. Etant donné la 
controverse liée à l'existence ou non d'un SDRC, tel que retenu par 
plusieurs médecins et thérapeutes suivant l'assurée ainsi qu'également 
évoqué dans l'anamnèse médicale (sous la rubrique "anamnèse actuelle") 
de l'expertise (voir dos. int. 110.1/3 ss), ce spécialiste ne pouvait cependant 
faire l'économie d'une discussion étroite des critères de Budapest définis 
pour ce diagnostic ainsi que des sources médicales au dossier se 
positionnant en sa faveur (voir c. 4.1.2 ss). C'est d'ailleurs le lieu de 
préciser que l'appréciation de l'ergothérapeute traitante ne pouvait être 
d'emblée écartée dans ce contexte au seul motif qu'elle n'émanait pas 
d'une médecin spécialiste (voir c. 3.1). Son avis constituait bien plutôt un 
moyen probatoire parmi d'autres qui émargeait à la libre appréciation des 
preuves par l'autorité intimée (ATF 143 V 124 c. 2.2.2). Or, doctrine 
médicale à l'appui, tant l'ergothérapeute que la médecin généraliste ont 
exposé dans le détail les critères de Budapest et se sont prononcées de 
manière circonstanciée sur leur réalisation chez l'assurée (excepté pour le 
4ème critère implicitement admis par ces thérapeutes; voir c. 4.1.3 et 
c. 4.1.5). Pour sa part, l'expert mandaté par l'intimé n'a énoncé aucun de 
ces critères, ni ne s'est prononcé sur les motifs qui l'amenaient à nier la 
présence d'un SDRC chez la recourante. Sa façon de procéder est d'autant 
plus critiquable que cette dernière lui avait pourtant rapporté en cours 
d'examen des douleurs permanentes et diffuses au bras gauche (depuis la 
mi-hauteur jusqu'aux extrémités de tous les doigts), exacerbées au 
moindre effort ou mouvement, notamment en position déclive de ce 
membre. Qui plus est, eu égard au descriptif des plaintes subjectives, 
l'expert s'était vu spécifier qu'hormis les tiraillements déjà évoqués, les 
douleurs présentes prenaient la forme de déchirures, de démangeaisons, 
de tuméfactions ainsi que de sensations de chaud/froid et qu'elles étaient 
associées à des épisodes de décoloration marbrée migrante de la peau. 
Une diminution de la force du membre supérieur gauche avait en outre été 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 17

rapportée à ce spécialiste, à mesure que l'assurée lui avait spécifié ne 
pouvoir utiliser sa main gauche que pour porter durant de courtes périodes 
des objets de moins de 1.5 kg, tels que des tasses de café, des 
fourchettes, des pinces à linge, son téléphone portable ou des légumes, 
entre autres (dos. int. 110.1/9). Or, l'expert ne s'est prononcé sur aucun de 
ces symptômes pourtant pertinents au regard des critères de Budapest et 
sous l'angle de l'évaluation diagnostique d'un possible SDRC. Il ne s'est 
pas davantage déterminé sur le fait que l'enlèvement prématuré de l'attelle 
plâtrée (après dix jours de pose, alors que celle-ci était prévue initialement 
pour trois semaines; voir c. 4.1.1) ainsi que les effets délétères de la 
physiothérapie entamée dès le lendemain de ce retrait de plâtre aient pu 
entraver l'évolution clinique, respectivement favoriser l'apparition d'un 
SDRC (ainsi qu'il en ressort des développements du 21 avril 2023 de la 
généraliste traitante; dos. int. 37/2).

5.4.2 En réalité, on constate que l'expert a fait fi de l'ensemble des 
restrictions circonstanciées rapportées par la recourante pour se contenter 
au final d'exclure chez celle-ci une quelconque "limitation fonctionnelle 
significative du membre supérieur gauche" (dos. int. 110/9). Son 
raisonnement, exempt de toute motivation, est encore plus sujet à caution 
qu'hormis les restrictions prédécrites possiblement déjà caractéristiques 
d'un SDRC (c. 5.4.1), l'assurée lui avait de surcroît rapporté qu'elle devait 
utiliser principalement son bras droit au vu des douleurs et des faiblesses 
ressenties à la main gauche, qu'elle ne parvenait à tenir sa flûte à bec que 
pendant quelques secondes avec l'aide de cette même main, qu'elle 
ressentait au bout de douze secondes un blocage au niveau de celle-ci 
lorsqu'elle jouait du piano et qu'elle ne supportait que des gestes isolés en 
rythmique (dos. int. 110/9 s.). Dans ce prolongement, l'expert ne précise 
pas non plus ce qu'il a voulu inférer du fait qu'il a pu observer que la 
recourante était en mesure d'enlever aisément les dispositifs de protection 
et de soutien placés à son bras gauche, de remonter les manches de ses 
habits jusqu'aux épaules, ainsi que de manipuler à deux mains son dossier 
médical et son téléphone portable sans gestes de protection du membre 
supérieur gauche (dos. int. 110.1/10). S'il souhaitait par ces constatations 
minimiser ou invalider les restrictions pondérales invoquées par l'assurée 
(port de charges de moins de 1.5 kg sur de courtes périodes; voir c. 5.4.1), 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 18

on relèvera que la gestuelle observée chez cette dernière ne contredisait 
en rien ces limitations. L'utilisation des deux mains demeurait en effet 
possible pendant de courts laps de temps pour chacune des actions 
prédécrites et rien dans les constatations de l'expert ne laisse au surplus 
entrevoir que les objets maniés en cours d'entretien dépassaient les limites 
de charge tolérées. En d'autres termes, on ne décèle pas d'incohérences 
entres les plaintes rapportées par l'assurée et les observations cliniques 
recueillies par l'expert. Qui plus est, on précisera que les facteurs non 
somatiques invoqués par ce spécialiste pour expliquer l'évolution du cas 
sortent de son domaine d'expertise, ainsi qu'il en convient du reste lui-
même (dos. int. 110.1/16). Il apparaît ensuite problématique que l'expert ne 
se soit pas prononcé sur le fait que le SMR, nonobstant la guérison 
reconnue (et incontestée) de la fracture au coude gauche, ait retenu que le 
bras gauche devait continuer d'être épargné et ait défini un profil 
d'exigibilité en accord avec cette restriction (voir c. 4.3.2). L'intimé avait 
pourtant veillé à faire traduire les rapports du SMR dans la langue 
maternelle (française) de l'expert, ce qui soulignait l'importance de cette 
source médicale (dos. int. 107/1 ss). De surcroît, le mandat d'expertise 
confié avait pour finalité d'éclaircir l'ampleur des restrictions fonctionnelles 
invoquées par l'assurée (dos. int. 96/1 et 99/2). Eu égard aux constatations 
ci-avant, l'expert ne s'est toutefois pas prononcé à suffisance de droit sur 
cet aspect.

5.4.3 L'appréciation discutée s'avère également critiquable en tant que 
l'expert limite la portée de ses conclusions à la période courant depuis son 
examen clinique et renvoie pour celle antérieure aux deux expertises 
orthopédiques établies en 2023. S'agissant de la première rédigée en mars 
2023, il apparaît qu'elle évoque dans son volet diagnostique un possible 
SDRC secondaire du membre supérieur gauche tout en écartant au final ce 
syndrome. Si cette conclusion semble étayée à la date de l'expertise par 
les observations cliniques de l'expert et l'absence de réalisation du 3ème 
critère de Budapest (voir c. 4.2.1), elle ne saurait en revanche valoir pour la 
période antérieure. Cet expert a en effet d'emblée admis qu'une 
symptomatologie douloureuse du membre supérieur gauche s'était 
développée après le traumatisme, dépassant très largement le site de la 
fracture et associant des phénomènes dysesthésiques, un sentiment de 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 19

chaud/froid, voire des épisodes d'œdème des doigts et une discoloration 
cutanée. S'il a admis une amélioration des plaintes durant l'été 2022 
(meilleure sensibilité et moins de troubles trophiques), il a rapporté une 
dégradation survenue en septembre 2022 sur le plan algique. L'expert 
concerné a de plus expliqué l'absence de stigmates radiologiques en 
faveur d'un SDRC par le fait que la scintigraphie avait été réalisée durant la 
phase inflammatoire de la maladie, à un stade paroxystique des plaintes. 
En tout état de cause, malgré l'absence d'une raideur articulaire et d'une 
amyotrophie, il a estimé que les symptômes initialement présents étaient 
susceptibles de rentrer dans le cadre d'un SDRC de type I, à savoir 
réactionnel à un traumatisme (dos. int. 32.2/13). Cela étant, la présence à 
tout le moins transitoire d'un SDRC ne pouvait être d'emblée exclue chez 
l'assurée. L'expert l'a du reste reconnu en indiquant que le tableau clinique 
avait pu être influencé par ce syndrome (dos. int. 32.2/14). Or, nonobstant 
cette affirmation, ni l'ampleur de cette atteinte ni sa durée n'ont été 
spécifiées dans son appréciation. En ce qui concerne l'expertise de 
novembre 2023, elle prête elle aussi le flanc à la critique par le fait que 
l'expert n'expose pas les motifs l'ayant amené à exclure un SDRC en dépit 
des symptômes caractéristiques de la maladie observés au status ostéo-
musculaire (douleurs disproportionnées lors des mouvements d'extension 
des doigts et à la palpation de l'épicondyle gauche; différences de 
coloration cutanée et de température au membre supérieur gauche 
apparaissant violacé à partir du mi-bras et nettement plus froid que celui de 
droite; dos. int. 79.2/4). La seule absence à son examen clinique d'une 
raideur articulaire ou d'une amyotrophie marquée ne suffisait en tout état 
de cause pas à exclure un tel syndrome, à l'instar du défaut de séquelles 
constaté lors de la scintigraphie d'avril 2022 (voir la doctrine médicale 
exposée au c. 5.2 quant à ces aspects). Enfin, à l'instar de ce qui vaut pour 
l'expertise du 4 juin 2024 (c. 5.4.2), on relèvera que l'explication par des 
facteurs non somatiques des douleurs alléguées par l'assurée sortait du 
domaine de spécialisation de l'expert. S'agissant de la deuxième expertise 
orthopédique, cette explication s'avère d'autant moins convaincante que le 
spécialiste concerné retient néanmoins au final des limitations 
fonctionnelles comparables à celles définies par le SMR (nécessité 
d'épargner le bras gauche; voir c. 4.3.2). Ce spécialiste évoquait qui plus 
est un pronostic défavorable (dos. int. 79.2/6 ch. 6). 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 20

5.4.4 Quant aux autres appréciations médicales au dossier, elles ne 
permettent pas au Tribunal de se forger une opinion suffisante relativement 
aux atteintes potentiellement invalidantes à la santé de l’assurée, ni en 
regard de la capacité de travail qui en découle dans une activité adaptée. 
La chirurgienne orthopédique consultée entre mars et novembre 2022 ne 
s'est pas prononcée sur les exigibilités professionnelles offertes nonobstant 
les améliorations constantes observées au cours de son suivi (voir 
c. 4.1.2). Sa consœur en médecine de réadaptation ne l'a quant à elle fait 
qu'en rapport avec les dernières activités musicales exercées et jugées 
impossibles en l'état (c. 4.1.4), alors que la généraliste traitante s'est 
contentée d'attester une incapacité de travail entière dans ces mêmes 
activités du 1er février au 31 octobre 2023 (c. 4.1.5). On observe ensuite 
que la situation rapportée par l'ergothérapeute, quoique décrite comme 
étant en constante amélioration clinique, a été indistinctement qualifiée 
d'invalidante au fil du suivi et n'a pas donné lieu à une estimation plus 
concrète et différenciée de la capacité de travail résiduelle (c. 4.1.3). En ce 
qui concerne les autres sources au dossier (émanant de la psychologue 
traitante et de la médecin anesthésiste enseignant l'autohypnose à la 
recourante; voir c. 4.1.6 s.), elles appréhendent uniquement les aspects 
émargeant à la spécialisation concernée et ne permettent ainsi pas une 
évaluation coordonnée de l’état de santé et de ses répercussions sur la 
capacité de travail (aucune limitation fonctionnelle n'étant de prime abord 
retenue à leur appui; voir toutefois c. 6 ci-après).

6.

Au vu de tout ce qui précède, il appert que l’état de fait médical a été 
insuffisamment éclairci sous l’angle orthopédique pour permettre à l’intimé 
de statuer de manière sûre sur les droits litigieux. En se prononçant en 
l’état du dossier, cette autorité a dès lors violé le devoir d’instruction qui lui 
incombait au sens de l’art. 43 al. 1 LPGA (voir c. 2.5). Etant donné les 
contradictions et imprécisions qui l’émaillent, l’expertise orthopédique du 
4 juin 2024 nécessite des éclaircissements ou explications supplémentaires 
de la part de l’expert. A cet effet, l’intimé fera compléter l’expertise en 
question en invitant l’expert à lever les incohérences détaillées aux c. 5.4.1 

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 21

à 5.4.3. En particulier, il invitera cet expert à se prononcer de manière 
circonstanciée sur les critères cliniques du SDRC possiblement réunis en 
l'espèce et sur les motifs qui l'amènent, si tel est toujours le cas, à exclure 
ce syndrome chez la recourante. Une fois ces clarifications effectuées sur 
le plan diagnostique, l’expert orthopédique déterminera s’il confirme sa 
précédente évaluation de la capacité résiduelle de travail et ses 
conclusions y relatives. Sur les plans psychique et psychiatrique, il ne 
saurait être fait grief à l'intimé de ne pas avoir mis en œuvre d'expertise 
dès lors que la psychologue traitante n'a pas rapporté de limitations 
fonctionnelles de cet ordre. A mesure toutefois que son rapport du 
3 novembre 2023 a fait état d'un trouble de l'adaptation sans qu'il n'en 
ressorte clairement si ce diagnostic influence ou non la capacité de travail 
(voir dos. int. 70/2 ch. 1.3 et 70/4 ch. 2.5 s.) et que des facteurs non 
somatiques ont été évoqués au dossier (c. 4.2.2 s.), il se justifie d'inviter 
l'intimé à compléter son instruction médicale par une expertise 
psychiatrique. Une fois l'ensemble de ces investigations médicales 
effectuées, les experts soumettront leurs conclusions respectives à une 
discussion consensuelle. De son côté, l'intimé évaluera l’éventuelle 
invalidité de la recourante en tenant compte de l’exigibilité professionnelle 
et rendra une nouvelle décision. Il se prononcera également sur la 
nécessité de mettre en œuvre des mesures d'ordre professionnel, jugées 
en tout état de cause possibles, voire nécessaires, par plusieurs des 
médecins consultés (c. 4.1.4, c. 4.1.6 et c. 4.2.2). On se trouve ici en 
présence d'une instruction lacunaire (expertise dont les résultats sont 
insuffisamment motivés ou contradictoires) qu'il convient de faire compléter 
par une prise de position tranchée sur des aspects déjà abordés par 
l’expert. Une expertise judiciaire ne se justifie ainsi pas et il convient bien 
plus, ainsi que requis dans les conclusions subsidiaires, de renvoyer la 
cause à l’intimé pour instruire les points litigieux qui touchent à des 
questions qui n’ont pas du tout été éclaircies par l’assureur social ou qui 
doivent être précisées ou complétées (ATF 139 V 99 c. 1.1). Au cas 
particulier, une instruction au niveau du TA violerait qui plus est le droit 
d’être entendue de l’intéressée et la priverait d’une instance de décision 
(ATF 137 V 210 c. 4.4.1.4). Elle aurait pour conséquence en outre de 
restreindre les investigations à mener à la date de la décision en cause.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 22

7.

7.1 Partant, le recours doit être admis et la décision du 6 septembre 
2024 annulée. La cause doit être renvoyée à l’intimé pour instruction 
complémentaire et nouvelle décision. 

7.2 Les frais de la procédure devant le TA, fixés forfaitairement à
Fr. 800.-, sont mis à la charge de l’intimé qui succombe (art. 69 al. 1bis LAI 
et art. 108 al. 1 LPJA; JAB 2009 p. 186 c. 4). 

7.3 Le renvoi de la cause à l’administration pour complément d’enquête 
et nouvelle décision, dans un litige concernant une rente AI, est considéré 
comme un gain de cause pouvant donner droit à l’octroi de dépens au sens 
de l’art. 61 let. g LPGA (ATF 137 V 57 c. 2.1, 132 V 215 c. 6.2). Assistée 
d’un mandataire agissant à titre professionnel, la recourante a ainsi droit au 
remboursement de ses dépens pour la procédure devant le TA (art. 61 let. 
g LPGA; art. 104 al. 1 LPJA). En l’espèce, l’avocat de l’intéressée a produit 
une note d’honoraires intégrant Fr. 70.- d’honoraires (15 minutes) facturés 
sous la rubrique "envoi du recours". Ce poste, qui constitue une activité 
typique du secrétariat, incluse dans les frais généraux de l’avocat, ne 
saurait être intégré aux dépens (JTA 2013/245 du 22 janvier 2014 c. 7.3). 
Au surplus, la note d’honoraires ne prête pas le flanc à la critique, compte 
tenu de l’importance et de la complexité de la procédure judiciaire, ainsi 
que de la pratique du TA dans des cas comparables. Les dépens sont dès 
lors fixés à Fr. 3'629.45 (honoraires: Fr. 3'150.-, débours: Fr. 207.50, TVA 
[8.1%]: Fr. 271.95) et mis à la charge de l’intimé (art. 108 al. 3 LPJA; art. 41 
de la loi cantonale du 28 mars 2006 sur les avocats et les avocates [LA, 
RSB 168.11] et art. 13 de l'ordonnance cantonale du 17 mai 2006 sur le 
tarif applicable au remboursement des dépens [ORD, RSB 168.811]).

7.4 Vu l'issue de la procédure, la requête d'assistance judiciaire est 
sans objet et doit être rayée du rôle du Tribunal.

Jugement du Tribunal administratif du canton de Berne du 30 mars 2025, 200.2024.683.AI, page 23

Par ces motifs:

1. Le recours est admis et la décision attaquée est annulée. La cause est 
renvoyée à l'intimé pour instruction complémentaire au sens des 
considérants et nouvelle décision.

2. Les frais de la présente procédure, fixés forfaitairement à Fr. 800.-, sont 
mis à la charge de l’intimé.

3. L'intimé versera à la recourante la somme de Fr. 3'629.45 (débours et 
TVA compris) à titre de dépens pour la procédure judiciaire.

4. La requête d'assistance judiciaire est sans objet et rayée du rôle du 
Tribunal administratif.

5. Le présent jugement est notifié (R):
- à la recourante, par son mandataire,
- à l’intimé,
- à l’Office fédéral des assurances sociales.

Le président: La greffière:

Voie de recours
Dans les 30 jours dès la notification de ses considérants, le présent jugement peut 
faire l'objet d'un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral, 
Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, au sens des art. 39 ss, 82 ss et 90 ss de la loi 
fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF, RS 173.110).