# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7a8afa57-7094-538e-b735-79d4662deccc
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2021-04-21
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 21.04.2021 D-1738/2021
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-1738-2021_2021-04-21.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-1738/2021 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 1  a v r i l  2 0 2 1  

Composition 
 Gérald Bovier, juge unique,  

avec l'approbation de Regula Schenker Senn, juge ; 

Alain Romy, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Tunisie,  

(…),   

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 12 avril 2021 / N (…). 

 

 

 

D-1738/2021 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par l’intéressé le 4 février 2021, 

l’audition sommaire du 17 février 2021 sur ses données personnelles, 

l’entretien « Dublin » du 19 février 2021, concernant la possible 

compétence de l’Autriche pour le traitement de sa demande d’asile, ainsi 

que l’établissement des faits médicaux, 

la décision du 12 avril 2021 (notifiée le même jour), par laquelle le SEM, se 

fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile (LAsi ; 

(RS 142.31), n’est pas entré en matière sur la demande d’asile de 

l’intéressé, a prononcé son transfert vers l’Autriche et a ordonné l’exécution 

de cette mesure, constatant l’absence d’effet suspensif à un éventuel 

recours, 

le recours interjeté le 16 avril 2021 contre cette décision, assorti de 

requêtes d’assistance judiciaire totale et d’exemption du versement d’une 

avance de frais, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile et le 

renvoi peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, 

applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi), lequel statue alors définitivement, 

sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (art. 83 let. d ch. 1 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

fédéral [LTF, RS 173.110]), exception non réalisée in casu, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que, présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (art. 52 al. 1 PA 

et art. 108 al. 3 LAsi), le recours est recevable, 

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que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 ; 2009/54 consid. 1.3.3 ; 2007/8 

consid. 5), 

que, dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un 

accord international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu’avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d’une demande d’asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande 

de protection internationale introduite dans l’un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-

après : règlement Dublin III), 

que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être 

appliqués successivement (principe de l’application hiérarchique des 

critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par 2 du 

règlement Dublin III), 

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qu’en revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take 

back), il n’y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le 

chapitre III (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1, et réf. cit.), 

qu’en vertu de l’art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu’il est impossible 

de transférer un demandeur vers l’Etat membre initialement désigné 

comme responsable parce qu’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il 

existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l’art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : CharteUE), l’Etat procédant à la 

détermination de l’Etat responsable poursuit l’examen des critères fixés au 

chapitre III afin d’établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu’il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l’Etat membre procédant à la détermination 

devient l’Etat responsable, 

que, sur la base de l’art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d’examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d’un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l’unité centrale du système européen «Eurodac», 

que l’intéressé, avant de venir en Suisse, a déposé une demande d’asile 

en Autriche le (…), 

que, le (…), cet office a dès lors soumis aux autorités autrichiennes 

compétentes, dans les délais fixés à l’art. 21 par. 1 du règlement Dublin III, 

une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l’art. 18 par. 1 let. b 

du règlement Dublin III, 

que, le (…), lesdites autorités ont expressément accepté de reprendre en 

charge le requérant, sur la base de l’art. 18 par. 1 let. d du règlement 

Dublin III, 

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que l’Autriche a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d’asile de l'intéressé, 

que le règlement Dublin III ne confère pas aux demandeurs d'asile le droit 

de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions 

d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur demande d'asile 

(cf., par analogie, arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne [CJUE] 

du 10 décembre 2013 C-394/12 Shamso Abdullahi contre Autriche, par. 59 

et 62 ; ATAF 2010/45 consid. 8.3) ; qu’ainsi, le simple souhait du recourant 

de voir sa demande d'asile traitée en Suisse ne remet nullement en cause 

la compétence de l’Autriche, 

que ce pays reste dès lors l'Etat responsable du traitement de sa demande 

d'asile, 

que le recourant s’est toutefois opposé à son transfert en Autriche, 

exposant ne pas vouloir y vivre et craindre d’être renvoyé en Tunisie, où il 

risquerait de devoir vivre dans un dénuement total, voire d’être emprisonné 

pour des raisons familiales ; que ses problèmes de santé psychiques ne 

pourraient par ailleurs être pris en charge que difficilement dans son pays 

d’origine, 

qu’il n’y a aucune raison sérieuse de croire qu’il existe, en Autriche, des 

défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les conditions 

d’accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l’art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 2ème phrase 

du règlement Dublin III), 

qu’en effet, ce pays est lié à cette Charte et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) 

ainsi qu’au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301), 

à la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme 

et des libertés fondamentales (CEDH, RS 0.101) et à la Convention du 

10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, 

inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105) et, à ce titre, en 

applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d’asile, en particulier leur droit à l’examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

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relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la 

protection internationale, ci-après : directive Procédure] ; directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n’est certes pas irréfragable, 

qu'en effet, les Etats demeurent néanmoins responsables, au regard de la 

CEDH, de tous les actes et omissions de leurs organes qui découlent du 

droit interne ou de la nécessité d'observer les obligations juridiques 

internationales (cf. arrêt de la Cour EDH M.S.S. c. Belgique et Grèce du 

21 janvier 2011, requête n° 30696/09, § 338), 

qu’en premier lieu, en l'absence d'une pratique avérée de violation 

systématique des normes communautaires minimales en la matière, le 

respect par l’Autriche de ses obligations concernant les droits des 

requérants d'asile sur leur territoire est présumé (cf. ATAF 2010/45 

consid. 7.4 et 7.5 ; voir aussi décision de la Cour EDH Samsam 

Mohammed Hussein et autres c. les Pays-Bas et l’Italie du 2 avril 2013, 

n° 27725/10, § 78), 

que le recourant n’a invoqué aucun élément à l’appui de son recours 

remettant en question cette présomption, 

que, dans ces conditions, l’application de l’art. 3 par. 2 du règlement 

Dublin III ne se justifie pas en l’espèce, 

qu'en second lieu, la présomption de sécurité peut être renversée en 

présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les autorités de cet 

Etat ne respecteraient pas le droit international (cf. ATAF 2010/45 

consid. 7.4 et 7.5), 

qu’en l’occurrence, le recourant n’a pas démontré que sa demande de 

protection déposée en Autriche n’aurait pas été traitée consciencieu-

sement et avec diligence par les autorités compétentes de cet Etat, 

conformément à la directive Procédure précitée,  

que son allégation selon laquelle les autorités autrichiennes ne l’auraient 

pas entendu avant de statuer sur sa demande d’asile ne constitue qu’une 

simple affirmation, qu’aucun élément concret ne vient étayer, 

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que dites autorités ont au demeurant accepté de procéder à l’examen de 

sa demande d’asile (cf. réponse du 2 mars 2021), 

que rien ne permet d'admettre que le traitement de sa demande d'asile en 

Autriche ait été entaché d’erreurs ou d’informalités et que la décision de 

renvoi ait été prononcée en violation du principe de non-refoulement, ancré 

à l'art. 33 Conv. réfugiés, à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture,  

qu’une décision définitive de refus d'asile et de renvoi vers le pays d'origine 

ne constitue pas, en soi, une violation de ce principe,  

que l'intéressé n'a ainsi fourni aucun indice concret que les autorités 

autrichiennes failliraient à leurs obligations internationales en le renvoyant 

dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient 

sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se 

rendre dans un tel pays,  

qu'il n'a pas démontré ni même allégué que ses conditions d'existence en 

Autriche revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles seraient 

constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à 

l'art. 3 Conv. torture, 

qu'il n'a pas avancé, ni dans son audition ni dans son recours, d'éléments 

concrets et individuels susceptibles de démontrer qu'en cas de transfert, il 

serait personnellement exposé au risque que ses besoins existentiels 

minimaux ne soient pas satisfaits, et ce de manière durable, sans 

perspective d'amélioration, au point qu'il faudrait renoncer à son transfert,  

que lors de son entretien « Dublin », respectivement dans son recours, 

l’intéressé n’a invoqué aucun motif concret pour s’opposer à son transfert 

en Autriche, se contentant d’alléguer qu’il n’allait pas bien psychiquement 

et qu’il ne voulait pas vivre dans ce pays, 

qu’il est par ailleurs rappelé au recourant que la directive Accueil ne trouve 

pas application lorsque, comme cela semble être le cas en l'espèce, le 

requérant d'asile est définitivement débouté et tenu de retourner dans son 

pays d’origine (art. 3 par. 1 de ladite directive),  

qu'aucun élément n’indique que le recourant a demandé de l’aide aux 

autorités autrichiennes pour rentrer en Tunisie et trouver un hébergement 

dans l'attente de la mise en œuvre de son renvoi, 

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qu'au demeurant, si – après son transfert en Autriche – le recourant devait 

estimer ses conditions d’existence assimilables à un traitement dégradant 

de la part des autorités de ce pays, prohibé par l’art. 3 CEDH, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

autrichiennes en usant des voies de droit adéquates, étant rappelé qu'il lui 

incombe également de respecter ses propres obligations, notamment 

celles de donner suite aux décisions définitives prises à son égard et de 

collaborer avec les autorités autrichiennes concernées, le cas échéant en 

vue de son rapatriement, 

que l'intéressé a fait valoir qu'il ne pouvait pas être transféré en Autriche, 

au vu des problèmes médicaux dont il souffre, 

que selon le rapport médical du 19 mars 2021 versé au dossier, il présente 

des épisodes dépressifs moyens, un état de stress post-traumatique, ainsi 

que des idées suicidaires passives, 

que, selon la jurisprudence de la CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. 

contre Royaume-Uni du 27 mai 2008, 26565/05), le retour forcé des 

personnes touchées dans leur santé n’est susceptible de constituer une 

violation de l’art. 3 CEDH que si l’intéressé se trouve à un stade de sa 

maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme une 

perspective proche (cf. aussi ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

qu’il s’agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l’hypothèse de son 

rapide décès après le retour confine à la certitude et qu’elle ne peut espérer 

un soutien d’ordre familial ou social, 

que cette jurisprudence a été récemment précisée, en ce sens qu’un tel 

cas exceptionnel peut aussi être reconnu lorsqu’il existe des motifs sérieux 

de croire qu’en l’absence d’un traitement ou d’accès à un traitement, se fait 

jour un risque réel que la personne renvoyée soit, dans l’état d’accueil, 

exposée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé, 

lequel entrainerait des souffrances intenses ou une réduction significative 

de l’espérance de vie (cf. arrêt de la CourEDH Paposhvili c. Belgique du 

13 décembre 2016, requête n° 41738/10, par. 183), 

qu’en l’espèce, les troubles invoqués par le recourant pourront être traités 

en Autriche, ce pays disposant de structures médicales similaires à celles 

existant en Suisse, 

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que sans minimiser la gravité de ses problèmes, rien n’indique que le 

recourant ne serait pas en mesure de voyager ou que son transfert en 

Autriche représenterait un danger concret pour sa santé,  

qu’en particulier, s’agissant de ses idées suicidaires, il appartiendra à ses 

thérapeutes de l’accompagner psychologiquement pour son transfert en 

Autriche,  

qu’en outre, ce pays, qui est lié par la directive Accueil, doit faire en sorte 

que les demandeurs d’asile reçoivent les soins médicaux nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l’assistance médicale 

ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en 

matière d’accueil, y compris, s’il y a lieu, des soins de santé mentale 

appropriés (art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

qu’il incombera aux autorités suisses chargées de l’exécution du transfert 

de transmettre aux autorités autrichiennes les renseignements permettant 

une telle prise en charge (art. 31 et 32 du règlement Dublin III) 

que la présomption de sécurité attachée au respect par l’Autriche de ses 

obligations tirées du droit international public et du droit européen n'est 

donc pas renversée, une vérification plus approfondie et individualisée des 

risques n'étant pas nécessaire (cf. MAIANI / HRUSCHKA, Le partage des 

responsabilités, entre confiance mutuelle et sécurité des demandeurs 

d'asile, in Asyl 2/11 p. 14), 

que, dans ces conditions, le transfert du recourant vers l’Autriche n'est pas 

contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions 

conventionnelles précitées, 

qu'il n'y a donc pas lieu de faire application de la clause discrétionnaire de 

l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III en combinaison avec l'art. 3 CEDH, 

ni avec l'art. 29a al. 3 de l’ordonnance 1 sur l’asile du 11 août 1999 [OA 1, 

RS 142.311]), 

qu'à propos de cette dernière disposition, il y a encore lieu de relever qu’au 

moment de statuer, le SEM a exercé correctement son pouvoir 

d'appréciation (en ayant notamment tenu compte de tous les éléments 

allégués par le requérant, lequel a été dûment entendu, en ayant motivé sa 

décision à cet égard, et en n'ayant pas fait preuve d'arbitraire dans son 

appréciation ni violé le principe de la proportionnalité ou de l'égalité de 

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Page 10 

traitement), étant précisé que le Tribunal ne peut plus en la matière 

substituer son appréciation à celle de l'autorité inférieure, son contrôle étant 

limité à vérifier si celle-ci a exercé son pouvoir et si elle l'a fait conformément 

à la loi (cf. ATAF 2015/9 consid. 8),  

qu’en conséquence, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière 

sur la demande d’asile de l’intéressé, en application de l'art. 31a 

al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l’Autriche, 

en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du 

renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le présent arrêt rend par ailleurs sans objet la requête d’exemption du 

versement d’une avance de frais,  

que, les conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, la 

demande d’assistance judiciaire totale doit être rejetée (art. 102m 

al. 1 LAsi, en lien avec l’art. 65 al. 1 PA), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

 

(dispositif page suivante)  

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Page 11 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’exemption du versement d’une avance de frais est sans 

objet. 

3.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée.  

4.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

5.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

Le juge unique : Le greffier : 

  

Gérald Bovier Alain Romy 

 

 

Expédition :