# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e19bf394-55cc-56a8-a074-f0d105170ab0
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-10-08
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 08.10.2020 101 2020 157
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2020-157_2020-10-08.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2020 157

Arrêt du 8 octobre 2020

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Sandra Wohlhauser, Laurent Schneuwly
Greffière-rapporteure : Séverine Zehnder

Parties A.________, intimé et appelant, représenté par Me Nathalie 
Weber-Braune, avocate

contre

B.________, requérante et intimée, représentée par Me Danièle 
Mooser, avocate

Objet Mesures protectrices de l'union conjugale – pensions en faveur des 
enfants mineurs et de l'épouse

Appel du 16 avril 2020 contre la décision du Président du Tribunal 
civil de la Sarine du 21 janvier 2020

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considérant en fait

A. A.________, né en 1971, et B.________, née en 1976, se sont mariés en 2005. Trois 
enfants sont issus de leur union: C.________, né en 2006, D.________, née en 2009, et 
E.________, né en 2013. 

Le 15 octobre 2019, B.________ a introduit une procédure de mesures protectrices de l'union 
conjugale. Le Président du Tribunal civil de la Sarine, après avoir entendu les époux à l'audience 
du 18 novembre 2019, a statué par décision du 21 janvier 2020; il a notamment astreint l'époux à 
contribuer, à compter du 16 octobre 2019, à l'entretien de ses enfants par le versement, 
allocations familiale et employeur en sus, d'une pension mensuelle de CHF 600.- pour 
C.________, CHF 700.- pour D.________ et CHF 350.- pour E.________, et à l'entretien de son 
épouse par le versement d'une pension mensuelle de CHF 1'300.-. 

B. Par mémoire du 16 avril 2020, A.________ a interjeté appel contre cette décision. Il conclut, 
sous suite de frais, à une diminution des pensions dues en faveur de ses enfants, à savoir 
CHF 550.- pour C.________, CHF 620.- pour D.________ et CHF 330.- pour E.________ du 
16 octobre au 31 décembre 2019, puis CHF 580.- pour C.________, CHF 640.- pour D.________ 
et CHF 340.- pour E.________ dès le 1er janvier 2020. Quant à la pension due à l'épouse, il 
conclut à ce qu'elle soit réduite à CHF 550.- du 16 octobre au 31 décembre 2019, respectivement 
CHF 630.- dès le 1er janvier 2020. 

C. Dans sa réponse du 13 mai 2020, B.________ conclut au rejet de l'appel. 

en droit

1.

1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions finales de première instance, pour 
autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions soit 
supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). Le délai d'appel en procédure 
sommaire – qui régit notamment les mesures protectrices de l'union conjugale (art. 271 let. a CPC) 
– est de 10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

En l'espèce, la décision attaquée a été notifiée à la mandataire de l'appelant le 6 avril 2020. 
Déposé le 16 avril 2020, l'appel a dès lors été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de plus, 
dûment motivé et doté de conclusions. En outre, vu les contributions d'entretien réclamées en 
première instance par l'épouse tant pour les enfants que pour elle-même, en partie contestées par 
le mari, de même que la durée indéterminée des mesures prononcées, la valeur litigieuse en appel 
est clairement supérieure à CHF 10'000.-. Il s'ensuit la recevabilité de l'appel.

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures protectrices 
de l'union conjugale (art. 271 let. a CPC), le tribunal établissant toutefois les faits d'office (maxime 
inquisitoire, art. 272 et 296 al. 1 CPC) et, s'agissant d'une question relative à des enfants mineurs, 
n'étant pas lié par les conclusions des parties (maxime d'office, art. 296 al. 3 CPC). En revanche, 
la contribution d'entretien entre époux est régie par le principe de disposition (art. 58 CPC).

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1.3. La cognition de la Cour d'appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d'office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit 
en principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon la jurisprudence la plus récente (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1), lorsque, comme ici, 
le procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 CPC), l'application stricte de 
l'art. 317 al. 1 CPC n'est pas justifiée; dès lors, les parties peuvent présenter des nova en appel 
même si les conditions de l'art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies.

1.5. Selon l'art. 316 al. 1 CPC, la Cour d'appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l'espèce, vu l'objet de l'appel, l'audition des époux en première instance, comme le fait que 
toutes les pièces nécessaires à son traitement figurent au dossier, il n'est pas utile d'assigner les 
parties à une audience.

1.6. Vu les montants contestés en appel, comme la durée en l'état indéterminée des mesures 
prononcées, la valeur litigieuse pour un recours au Tribunal fédéral paraît supérieure à 
CHF 30'000.- (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF).

2.

L'appelant remet en cause les montants des contributions d'entretien dues aux enfants et à 
l'épouse.

2.1.

2.1.1. Aux termes de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge fixe notamment, à la requête de l'un des 
conjoints, la contribution pécuniaire à verser par l'une des parties à l'autre. A cet égard, tant que 
dure le mariage, l'obligation de soutien et le principe de solidarité découlant de l'art. 163 CC 
perdurent (ATF 137 III 385 consid. 3.1). La loi n'impose pas au juge de méthode de calcul 
particulière pour fixer la quotité de la contribution d'entretien en faveur du conjoint: la détermination 
de celle-ci relève du pouvoir d'appréciation du juge du fait, qui applique les règles du droit et de 
l'équité (arrêt TF 5A_817/2016 du 1er mai 2017 consid. 3.2.2). En mesures protectrices de l'union 
conjugale, le calcul de la contribution d'entretien entre époux se fait selon le standard de vie connu 
en dernier lieu du temps du ménage commun, standard au maintien duquel chaque partie a droit si 
les moyens de la famille sont suffisants pour couvrir les charges liées à l'existence de deux 
ménages. Il s'agit de la limite supérieure du droit à l'entretien (ATF 140 III 337 consid. 4.2.1). 
Lorsque la situation financière est favorable mais qu'il n'est pas établi que les époux auraient 
constitué des économies, la méthode de calcul en deux temps est adéquate; dans celle-ci, le juge 
compare d'abord les besoins concrets de toutes les personnes avec les revenus globaux, puis 
répartit dans un deuxième temps l'excédent, en principe par moitié, entre les époux, le minimum 
vital du débiteur devant être préservé dans tous les cas (ATF 140 III 337 consid. 4.2 et 4.3).

2.1.2. Quant à la contribution en faveur de l'enfant, l'art. 285 al. 1 CC prévoit, dans sa nouvelle 
teneur depuis le 1er janvier 2017, que celle-ci doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à 
la situation et aux ressources des père et mère; il est tenu compte de la fortune et des revenus de 
l'enfant. Ces différents critères étaient déjà prévus auparavant et les principes appliqués restent 
valables pour la mise en œuvre du nouveau droit. Ainsi, les critères mentionnés exercent une 
influence réciproque les uns sur les autres, sans méthode spécifique ni priorisation de l'un d'eux; 
par ailleurs, celui des parents dont la capacité financière est supérieure est tenu, suivant les 
circonstances, de subvenir à l'entier du besoin en argent si l'autre remplit son obligation à l'égard 
de l'enfant essentiellement en nature. La nouveauté essentielle de la révision est mentionnée à 

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l'art. 285 al. 2 CC, selon lequel la contribution d'entretien sert aussi à garantir la prise en charge de 
l'enfant par les parents et les tiers. Cela signifie qu'aux coûts directs générés par l'enfant – tels que 
logement, caisse-maladie, nourriture, loisirs… – viennent maintenant s'ajouter les coûts indirects 
de sa prise en charge, ce qui implique de garantir, économiquement parlant, que le parent qui 
assure la prise en charge puisse subvenir à ses propres besoins tout en s'occupant de l'enfant. 
Ainsi, la contribution de prise en charge doit inclure en principe les frais de subsistance dudit 
parent. En pratique, si le parent qui s'occupe essentiellement de l'enfant n'a pas de revenu, on 
calculera ses frais de subsistance sur la base de son minimum vital du droit des poursuites, lequel 
pourra, le cas échéant, être augmenté en fonction des circonstances du cas d'espèce; si les deux 
parents exercent une activité lucrative, le calcul de la contribution de prise en charge se fera sur la 
base du montant qui, selon les cas, manque à un parent pour couvrir ses propres frais de 
subsistance (arrêt TC FR 101 2016 317 du 27 mars 2017 consid. 3a in RFJ 2017 41).

2.2. En l'espèce, le premier juge a établi les revenus et charges des époux, fixé le coût 
d'entretien des enfants et, par voie de conséquence, les pensions dues par le père en fonction des 
disponibles respectifs des parents, puis appliqué la méthode du partage de l'excédent pour la 
contribution due à l'épouse. Ce procédé n'est pas contesté en appel. Pour fixer les pensions, le 
Président du Tribunal a ainsi retenu que le mari réalisait un salaire mensuel net total de 
CHF 8'965.45, comprenant son revenu en tant qu'enseignant par CHF 7'996.45 et celui dégagé 
par son activité accessoire par CHF 969.-. Après déduction de ses charges, il a compté avec un 
disponible de CHF 4'949.75 avant impôts. Quant à l'épouse, le Président du Tribunal a pris en 
compte un revenu mensuel net de CHF 4'027.45 et, après déduction de ses charges, un 
disponible avant impôts de CHF 1'020.85 (décision attaquée p. 9-13). L'appelant remet en cause 
cet état de fait uniquement sous l'angle de la charge fiscale et des cotisations AVS/CAF pour 
indépendants, charges non considérées par le premier juge.

2.3. Concernant la charge fiscale, il faut admettre avec l'appelant que selon la jurisprudence, 
lorsque la contribution est calculée conformément à la méthode du minimum vital avec répartition 
de l'excédent et que les conditions financières des parties sont favorables, ce qui est le cas en 
l'espèce, il faut tenir compte de leurs charges fiscales respectives (ATF 140 III 337 consid. 4.2.3 et 
4.4), à tout le moins approximativement. Or, le premier juge n'a pas retenu la charge fiscale du 
mari, étant cependant relevé qu'il ne l'a pas davantage retenue chez l'intimée. Cela étant, l'intimée 
ne saurait être suivie lorsqu'elle affirme (réponse p. 10) que les charges fiscales des deux époux 
vont s'équilibrer: même si le parent débirentier peut déduire fiscalement les contributions 
d'entretien, que le crédirentier doit déclarer, il est en effet notoire que le parent gardien bénéficie 
de déductions sociales pour les enfants à charge et, en outre, n'est taxé qu'à un taux 
correspondant à la moitié de celui auquel l'autre parent est imposé, de sorte qu'à revenus 
déterminants égaux, la cote d'impôts est sensiblement différente. Dans le cas particulier, les 
pièces au dossier ne permettent pas de déterminer aisément la charge fiscale respective des 
parties, qui dépend précisément, entre autres, des pensions à fixer. A cet égard, il est cependant 
relevé que si l'on tient compte des contributions d'entretien fixées par le premier juge (soit 
CHF 35'400.- par an, à déduire du revenu imposable du mari, respectivement à ajouter dans les 
revenus de l'épouse), sans toutefois prendre en considération les déductions fiscalement 
admissibles, la charge fiscale des deux parties s'établit à CHF 1'100.- pour le mari, contre 
CHF 970.- pour l'épouse (https://www.fr.ch/impots/personnes-physiques/calculer-ses-impots 
[consulté le 28 septembre 2020]). A l'inverse, sans tenir compte d'éventuelles contributions 
d'entretien, ni les déductions fiscalement admissibles, avec un revenu annuel de CHF 107'585.- 
(CHF 8'965.45 x 12), la charge fiscale mensuelle de l'époux s'établirait à quelque CHF 1'800.-, 
contre CHF 400.- pour l'épouse. C'est dire si la prise en compte des impôts risquerait de se révéler 

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trop aléatoire et de prétériter l'une ou l'autre des parties. Dans ces conditions, il semble adéquat, 
au stade des mesures protectrices de l'union conjugale, de renoncer à déterminer la charge fiscale 
respective des époux. Néanmoins, il sera tenu compte (infra consid. 2.7) de leur probable 
différence d'impôts au moment de partager les soldes disponibles entre eux, en s'écartant d'une 
répartition par la moitié, qui constitue la limite supérieure du droit à l'entretien (cf. ATF 140 cité 
supra consid. 2.1.1). 

2.4. Quant à la critique de l'appelant relative aux cotisations AVS/CAF pour indépendants non 
prises en compte dans la décision querellée, la différence en résultant dans ses charges, alléguée 
à hauteur d'un peu plus de CHF 50.- par mois (appel p. 6), est minime et ne justifie pas une 
admission de l'appel sur cette question, ce d'autant que des frais d'acquisition du matériel pour 
l'exercice de son activité indépendante ont été retenus à concurrence de CHF 1'052.35 par an, 
alors qu'il ne sont pas forcément amenés à se renouveler. 

2.5. Il résulte de ce qui précède que les soldes respectifs des parties avant impôts peuvent être 
confirmés. 

2.6. Enfin, s'agissant du coût d'entretien des enfants calculé par le premier juge selon la 
méthode du minimum vital élargi (montant de base, prime d'assurance-maladie, part au logement; 
cf. décision attaquée p. 11), il y a lieu de relever que le minimum vital du droit des poursuites n'a 
pas été majoré, alors que la Cour a déjà jugé à plusieurs reprises qu'il devait l'être à hauteur de 
20%, le minimum vital LP (CHF 400.- pour un enfant jusqu'à 10 ans, CHF 600.- par la suite) ne 
comprenant pas seulement les besoins strictement nécessaires comme l'alimentation, les 
vêtements, les soins corporels, etc., mais également un montant pour les frais culturels et les 
besoins immatériels (ainsi arrêts TC FR 101 2019 402 du 4 mars 2020 consid. 2.5; 101 2019 196 
du 5 mars 2020 consid. 3.6; 101 2019 389 du 23 septembre 2020 consid. 2.4.1). Cela étant, dans 
la mesure où, en l'espèce, une somme mensuelle de CHF 100.- a été retenue en sus pour les 
loisirs, le coût d'entretien tel que calculé peut être confirmé. Par conséquent, les pensions dues en 
faveur de C.________, D.________ et E.________ seront également confirmées. A toutes fins 
utiles, l'on précisera que l'entretien convenable de ces derniers (art. 301a let. c CPC) au sens du 
Code civil suisse est garanti. 

2.7. Reste à déterminer l'incidence de la charge fiscale sur la contribution due à l'épouse 
(cf. supra consid. 2.3). Afin de tenir compte précisément de la différence d'impôts des parties, il 
convient de répartir les soldes respectifs des époux à hauteur de 3/5 en faveur du mari et de 2/5 
pour l'épouse. Compte tenu du disponible cumulé des parents après prise en compte de l'entretien 
des enfants – soit CHF 4'949.75 - CHF 1'650.- (pensions) pour lui et CHF 1'020.85 - CHF 308.15 
(coût résiduel) pour elle (décision attaquée p. 12) –, qui s'élève à CHF 4'012.45 (CHF 3'299.75 + 
CHF 712.70), l'épouse ayant droit à 2/5 de ce disponible cumulé, soit CHF 1'605.-, et ayant elle-
même un solde de CHF 712.70, elle peut prétendre à une contribution d'entretien de CHF 892.30, 
arrondie à CHF 900.-, montant inférieur à celui précédemment fixé par le premier juge.

2.8. Il s'ensuit l'admission partielle de l'appel dans le sens évoqué.

3.

3.1. Aux termes de l'art. 106 al. 1 et 2 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie 
succombante; lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis 
selon le sort de la cause. Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, 
quand bien même le tribunal a la faculté, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, de s'écarter 
des règles générales et de répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

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3.2. En l'espèce, l'appelant a partiellement gain de cause, l'un de ses griefs étant admis en 
partie et la contribution d'entretien en faveur de son épouse étant recalculée. Dans ces conditions, 
il se justifie que chaque partie supporte ses propres dépens d'appel et assume la moitié des frais 
judiciaires dus à l'Etat, fixés à CHF 1'200.-. Indépendamment de cette attribution, les frais de 
justice seront toutefois acquittés par prélèvement sur l'avance versée par A.________, qui pourra 
obtenir le remboursement de la somme de CHF 600.- de la part de son épouse (art. 111 al. 1 et 2 
CPC).

3.3. Selon l'art. 318 al. 3 CPC, le juge d'appel qui statue à nouveau doit se prononcer sur les 
frais de la procédure de première instance. En l'espèce, les parties n'ont pas remis en cause la 
répartition décidée par le premier juge et le sort de l'appel ne conduit pas à une modification de 
cette répartition.

la Cour arrête :

I. L'appel est partiellement admis.

Partant, le chiffre 6 du dispositif de la décision prononcée le 21 janvier 2020 par le Président 
du Tribunal civil de la Sarine est modifié pour prendre la teneur suivante:

" 6. A.________ contribue à l'entretien de B.________ par le versement d'une pension 
mensuelle de CHF 900.- dès le 16 octobre 2019. "

Pour le surplus, le reste de ce dispositif est confirmé.

II. Chaque partie supporte ses propres dépens d'appel et assume la moitié des frais judiciaires 
dus à l'Etat, fixés à CHF 1'200.-. Indépendamment de cette répartition, les frais de justice 
seront prélevés sur l'avance versée par A.________, qui pourra obtenir le remboursement de 
la somme de CHF 600.- de la part de B.________. 

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 8 octobre 2020/sze

Le Président : La Greffière-rapporteure :