# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 77e77fa7-69fd-55b7-a808-daa0f868813b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1998-09-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 01.09.1998 A/1169/1996
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1169-1996_1998-09-01.html

## Full Text

A/1169/1996

  

  
    
        
            ATA/550/1998

                  
      
      du 01.09.1998
       (  CE
)
      ,   REJETE

    

    
    
      
  
    
      Descripteurs :
      PROCEDURE ADMINISTRATIVE; INTERET ACTUEL; SUSPENSION DANS LA PROFESSION; MEDECIN; AGISSEMENT PROFESSIONNEL INCORRECT; MEDICAMENT; TOXICOMANIE; CE
    

      
  
    
      Normes :
      LPS.126
    

      
  
    
      Parties :
      PETITPIERRE Nicolas / CONSEIL D'ETAT DE LA REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
    

      
  

      
  
    
      Résumé :
      Le médecin qui a fait l'objet d'une suspension pour 6 mois possède encore un intérêt à recourir contre celle-ci bien qu'elle soit venue à échéance en cours de procédure; cette sanction constitue en effet un antécédent pouvant peser sur l'avenir professionnel de l'intéressé.
La suspension de 6 mois est justifiée, compte tenu des graves manquements du recourant (délivrance en nombre d'ordonnances postdatées de stupéfiants à des toxicomanes) qui avait déjà fait l'objet d'un avertissement pour les mêmes faits.
Suspension de l'autorisation de pratiquer la médecine durant 6 mois.
Malgré l'exécution de cette mesure, le recourant possède un intérêt actuel au recours, car cette mesure constitue un antécédent qui pourrait peser
sur son avenir professionnel. La mesure est justifiée au vu du caractère
répétitif des manquements du recourant, qui n'a pas suivi les directives du
médecin-conseil - notamment celles concernant la distribution de méthadone -, et
qui a prescrit des stupéfiants en quantités très élevées à des toxicomanes, sans
véritables indications thérapeutiques et avec le risque tant de créer une
pharmacodépendance chez ces patients que d'entretenir un marché noir.
L'intéressé avait fait l'objet d'un avertissement pour les mêmes faits un peu
plus de deux ans auparavant.
    

      
  

  
      
    

    
      
      

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