# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0da9a184-a3b4-5988-a8d5-a4352b8e5250
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-01-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 16.01.2014 A/3197/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3197-2013_2014-01-16.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/3197/2013-CS                                                                                                                DCSO/10/14 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 16 JANVIER 2014 

Plainte 17 LP (A/3197/2013-CS) formée le 4 octobre 2013 par P______ LIMITED, 

élisant domicile en l'Etude de Me Rodolphe GAUTIER, avocat. 

* * * * * 

 

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 

et par plis recommandés du greffier du 17 janvier 2014                      

à : 

 

- P______ LIMITED 

 c/o Me Rodolphe GAUTIER, avocat 

 Rue Pedro-Meylan 5,  

  1208 Genève   

 

- Office des poursuites. 

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A/3197/2013-CS 

 

EN FAIT 

A. a) Par ordonnance du 26 septembre 2012, le Tribunal de première instance a 

déclaré exécutoire un jugement anglais prononcé le 24 juillet 2013 par le Tribunal 

commercial de la Haute Cour de justice, Queen's Bench Division, condamnant 

M. A______, débiteur, à payer à P______ LIMITED (ci-après: P______), 

créancière, la somme de 24'208'286 GBP. 

 b) Le Tribunal de première instance a également prononcé le même jour, trois 

ordonnances de séquestre dirigées contre M. A______, domicilié à L______ en 

Grande-Bretagne, sur la base des art. 271 al. 1 ch. 6 LP et 33, 38 et 47 Convention 

de Lugano II, et portant sur une créance de 36'727'800 fr., soit l'équivalent de 

24'208'286 GBP.  

 Ces ordonnances ont été adressées aux Offices des poursuites de Genève (GE), 

Zurich 1 (ZH) et Martigny (VS). 

 c) L'Office des poursuites de Genève (ci-après: l'Office genevois) a dressé le 

26 septembre 2012, un procès-verbal de séquestre no 12 xxxx05 U des avoirs du 

débiteur en mains de tiers, soit S______ SA à Genève. 

 L'Office des poursuites de Zurich 1 (ci-après: l'Office zurichois) a, de son côté, 

dressé le 1
er

 octobre 2012, un procès-verbal de séquestre no 25052 des avoirs du 

débiteur en mains de tiers, soit les banques X______ SA, Y______ SA, ainsi que 

L______ SA, reprise par Z______ SA, ayant toutes trois un établissement à 

Zürich. 

 d) P______ a alors adressé à l'Office genevois une réquisition de poursuite en 

validation de séquestre, conformément à l'art. 279 LP, datée du 3 octobre 2012 et 

reçue le 4 octobre 2012 par cet Office.   

 Par courrier du 2 novembre 2012, l'Office zurichois a confirmé à l'Office 

genevois, la validité, par le biais de cette poursuite genevoise, de la validation du 

séquestre le concernant. 

 e) L'Office genevois a fait notifier au débiteur par les autorités anglaises 

compétentes, un commandement de payer, poursuite no 12 xxxx69 R, ainsi que le 

procès-verbal de séquestre no 12 xxxx05 U, auxquels aucune opposition n'a été 

formée. 

 De son côté, le Tribunal de première instance a délivré, le 31 janvier 2013 à 

P______, un certificat de non-opposition du débiteur à son ordonnance de 

séquestre. 

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 f) Le 31 janvier 2013 également, P______ a requis de l'Office genevois la 

continuation de la poursuite précitée no 12 xxxx69 R.  

 g) L'Office genevois a donc dressé, le 21 février 2013, un procès-verbal de saisie 

no 12 xxxx69 R à l'encontre de M. A______, convertissant le séquestre no 

12 xxxx05 U en saisie définitive sur trois comptes bancaires du débiteur ouverts 

dans les livres de S______ SA, sur lesquels figuraient des soldes de, 

respectivement, -2'571.48 USD, -1'296.11 EU et 14'687'529.54 EU. 

 h) Le 9 juillet 2013, l'Office genevois a expédié à S______ SA un avis relatif à 

cette  saisie du 21 février 2013, portant sur la créance du débiteur envers cette 

banque à hauteur des 14'687'529.54 EU précités, plus intérêt et frais jusqu'à 

concurrence de 40'088'280 fr. 

 S______ SA a également été informée qu'elle ne pourrait désormais plus 

s'acquitter qu'en mains de l'Office genevois et a été invitée à y  procéder 

immédiatement. 

 i) Par courriers de réponse reçus par l'Office genevois les 18 juillet et 2 août 2013, 

S______ SA l'a informé que les comptes de M. A______ faisaient l'objet d'une 

mesure d'entraide judiciaire internationale en matière pénale, qui était antérieure 

au séquestre civil en question, et que ces comptes avaient été bloqués jusqu'à 

nouvel ordre et dans leur totalité, par ordonnance du Ministère public de Zurich I 

du 22 décembre 2011.  

 j) Par courriel du 13 septembre 2013, P______ a requis de l'Office genevois qu'il 

invite l'Office zurichois à convertir en saisie le séquestre exécuté dans son 

arrondissement de poursuites, ledit Office zurichois considérant l'Office genevois 

comme l'Office "leader" dans le cadre global des séquestres ordonnés à l'encontre 

de M. A______.  

 k) Par télécopie du 24 septembre 2013, l'Office genevois a refusé de donner suite 

à cette requête au motif qu'il n'estimait pas applicable la procédure d'entraide entre 

offices prévue à l'art. 4 LP, de sorte qu'il ne pouvait pas intervenir comme Office 

"leader" dans l'exécution du séquestre zurichois par l'Office de ce canton.  

B. a) Par acte déposé le 4 octobre 2013 au greffe de la Chambre de surveillance des 

Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), 

P______ a formé une plainte contre cette décision de refus, dont il a conclu à 

l'annulation et, cela fait, à ce que l'Office genevois invite l'Office zurichois à 

convertir le séquestre exécuté dans son canton en saisie définitive. 

 En substance, P______ a fait valoir que l'art. 4 LP instituait un devoir d'entraide 

entre les autorités de poursuites, le séquestre étant assimilé à la saisie comprise 

dans les exceptions de l'art. 4 al. 2 in fine LP. 

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 Dès lors, un office des poursuites (l'office "leader") ne pouvait pas procéder lui-

même à un acte de saisie en dehors de son arrondissement mais devait requérir 

l'entraide de son homologue compétent racione loci.  

 Ainsi, concrètement, l'Office genevois était-il tenu, en application de l'art. 89 LP, 

d'inviter son homologue zurichois à convertir en saisie le séquestre exécuté dans 

son arrondissement de poursuites ainsi qu'à exécuter ladite saisie, ce séquestre 

ayant été valablement validé à Genève, ce que l'Office zurichois avait 

expressément admis. 

 P______ a produit à l'appui de sa plainte diverses pièces dont le procès-verbal de 

séquestre zurichois et la confirmation par l'Office zurichois de la validation de ce 

séquestre par le biais de la poursuite notifiée par l'Office genevois. 

 b) Dans ses observations du 1
er

 novembre 2013, l'Office genevois a conclu au rejet 

de la plainte au motif que l'entraide prévue à l'art. 4 LP n'était pas applicable à 

l'exécution du séquestre, l'empêchant ainsi d'agir en tant qu'Office "leader" et 

d'inviter l'Office zurichois à convertir le séquestre le concernant en saisie 

définitive.    

 c) Dans sa réplique du 31 octobre 2013, P______ a considéré que les observations 

de l'Office genevois ne traitaient pas de l'unique question à trancher, soit celle de 

l'entraide dans le cadre de l'exécution d'une saisie en application de l'art. 89 LP.  

 Pour le surplus, elle a persisté dans les conclusions de sa plainte. 

       EN DROIT 

1.  1.1 La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes 

formées en application de la LP (art. 13 LP ; art. 125 et 126 LOJ ; art. 6 al. 1 et 3 

et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être 

attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP). 

 Le refus de l'Office genevois d'inviter, en tant qu'Office "leader", l'Office 

zurichois à convertir son séquestre en saisie définitive constitue une telle mesure 

sujette à plainte, que la plaignante, créancière, a qualité pour contester par cette 

voie. 

 1.2 La plainte contre une mesure de l'Office doit être déposée dans les dix jours 

suivant celui où le plaignant a eu connaissance de la décision attaquée (art. 17 al. 2 

LP). 

 En l'espèce, formée le 4 octobre 2013 contre une décision télécopiée à la 

plaignante le 24 septembre 2013, la plainte a été interjetée en temps utile.  

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 Respectant pour le surplus les exigences de forme prescrites par la loi (art. 9 al. 1 

LaLP et art. 65 al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), elle est 

recevable. 

2. 2.1.1 Le séquestre est régi par les articles 271 à 278 LP.  

 Il doit être autorisé par le juge (art. 272 al. 1 LP) au moyen d'une ordonnance de 

séquestre (art. 274 al. 1 LP) au pied de laquelle est dressé un procès-verbal de 

séquestre transmis immédiatement à l'office des poursuites (art. 276 al. 1 LP). 

Celui dont les droits sont touchés par le séquestre peut former opposition contre 

cette ordonnance (art. 278 al. 1 LP). Si le créancier n'a pas requis de poursuite 

préalable au séquestre, il doit valider ce dernier en requérant une poursuite à 

l'encontre du débiteur séquestré ou en intentant une action dans les dix jours à 

compter de la réception du procès-verbal de séquestre que lui a notifié l'office des 

poursuites (art. 279 al. 1 et 276 al. 2 LP). Si le débiteur n'a pas formé opposition à 

l'ordonnance de séquestre, le créancier doit requérir la continuation de la poursuite 

dans les vingt jours à compter de la notification de l'exemplaire créancier du 

commandement de payer qui lui est réservé. La poursuite est ensuite continuée par 

voie de saisie ou de faillite, suivant la qualité du débiteur (art. 279 al. 3 LP). 

 2.1.2 Lorsque des biens ont été séquestrés dans plusieurs arrondissements de 

poursuite, la validation du séquestre au sens de l'art. 279 al. 1 LP, peut se faire par 

une seule poursuite, requise par le créancier au for de son choix, pour autant que 

ce for soit du ressort du tribunal qui a ordonné le séquestre (BOVEY, La révision de 

la Convention de Lugano et le séquestre in JdT 2012 II 80, p.99). 

 2.1.3 L'art. 4 LP institue un devoir d'entraide entre les autorités de poursuite 

suisses; ainsi, les offices des poursuites procèdent-ils aux actes de leur compétence 

à la requête notamment des offices d'un autre arrondissement (al. 1); ils peuvent 

aussi procéder à un acte de leur compétence en dehors de leur arrondissement si 

l'office compétent en raison du lieu y consent (al. 2); toutefois, cet office est seul 

compétent pour la notification des actes de poursuite autrement que par la poste, 

pour la saisie (art. 89 et ss LP), la vente aux enchères et la réquisition de la force 

publique (al. 2 seconde phrase).  

 L'art. 89 LP prévoit par ailleurs que lorsque le débiteur est sujet à la poursuite par 

voie de saisie, l'office, après réception de la réquisition de continuer la poursuite, 

procède sans retard à la saisie ou y fait procéder par l'office du lieu où se trouvent 

les biens à saisir.  

 De manière générale, l'office des poursuites compétent pour exécuter ou faire 

exécuter la saisie est celui qui est compétent pour diligenter la poursuite. Lorsque 

le droit patrimonial à mettre sous mains de justice est localisé dans un autre 

arrondissement de poursuite que celui de l'office qui diligente la poursuite, ce 

dernier est tenu de requérir de l'office des poursuites de cet autre arrondissement 

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qu'il exécute la saisie sur ce droit patrimonial (GILLIERON, Commentaire de la loi 

fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, 2000, ad art. 89 n. 21). 

 2.2 En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la procédure proprement dite 

de séquestre est terminée, tant à Genève qu'à Zürich. 

 Les Offices genevois et zurichois ont en effet chacun fait procéder aux séquestres 

de divers comptes bancaires du débiteur en mains de tiers, soit les banques 

S______ SA à Genève, et X______ SA et Y______ SA à Zurich, conformément à 

l'ordonnance de séquestre rendue par le Tribunal de première instance de Genève, 

le 26 septembre 2012.   

 L'Office zurichois a ainsi établi un procès-verbal de séquestre, le 1
er

 octobre 2012, 

précédé par l'Office genevois, le 26 septembre 2012.  

 Le 3 octobre 2012, soit dans les dix jours suivant la réception du procès-verbal de 

séquestre genevois, la plaignante a déposé une réquisition de poursuite auprès de  

l'Office genevois, qui l'a reçue le lendemain, cette poursuite étant destinée à 

valider les séquestres opérés tant à Genève qu'à Zurich.  

 En effet, comme rappelé ci-dessus sous ch. 2.1.2, la seule poursuite en validation 

du séquestre, requise au for de Genève par la plaignante, suffisait à valider tous les 

séquestres des comptes du débiteur auprès des banques genevoise et zürichoise, de 

sorte que c'est à juste titre que la plaignante n'a pas requis de poursuite parallèle en 

validation du séquestre exécuté à Zürich.  

 De même, en l'absence d'une opposition du débiteur à l'ordonnance de séquestre 

prononcée par le Tribunal de première instance, la plaignante a pu requérir la 

continuation par la voie de la saisie de la poursuite susmentionnée, en agissant 

valablement auprès de l'Office genevois, de sorte que dès le dépôt de cette 

réquisition de poursuite, les seules dispositions légales sur la saisie sont devenues 

applicables pour la suite du traitement des séquestres concernés. 

 Ainsi, conformément à l'art. 89 LP, l'Office genevois a-t-il tenté, à juste titre, de 

procéder à la saisie définitive des comptes bancaires séquestrés en mains de HSBC 

Genève, cela sans succès en raison d'un séquestre pénal ordonné dans le cadre 

d'une entraide judiciaire internationale avant le prononcé du séquestre civil.  

 Cependant, c'est à tort que le même Office genevois s'est opposé, à ce stade de la 

saisie ultérieure à la procédure de séquestre proprement dite, à jouer son rôle 

d'Office "leader" en refusant d'inviter son homologue zurichois à procéder à la 

saisie des comptes bancaires du débiteur en mains de X______ SA et Y______ 

SA à Zurich, soit hors de l'arrondissement de poursuites genevois. 

- 7/8 - 

 

 

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 En effet, cet Office genevois avait été valablement choisi précisément comme un 

tel Office "leader" par la plaignante créancière, pour diligenter la poursuite en 

validation des séquestres ordonnés par le tribunal genevois et pour enregistrer la 

réquisition de continuer cette poursuite déposée par la plaignante le 31 janvier 

2013, date à partir de laquelle les dispositions légales sur la saisie sont devenues 

exclusivement applicables pour la suite du traitement des séquestres concernés. 

 Dans ce cadre et conformément à l'art. 89 in fine LP, l'Office genevois était donc 

tenu de faire procéder par l'office zurichois, territorialement compétent, à la saisie 

des biens séquestrés à Zürich, soit hors de son propre arrondissement genevois de 

poursuites. 

 Vu l'ensemble de ce qui précède, la plainte est admise et la décision querellée 

annulée. 

 La cause est en outre renvoyée à l'Office genevois pour qu'il invite son homologue 

zurichois à procéder à la saisie des biens séquestrés dans son propre 

arrondissement de poursuite. 

3. Il n'est pas perçu de dépens (art. 62 al. 2 OELP).  

 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable la plainte formée le 4 octobre 2013 par P______ LIMITED contre la 

décision de refus de l'Office des poursuites du 24 septembre 2013. 

Au fond : 

Admet cette plainte.  

Annule la décision querellée. 

Cela fait : 

Renvoie la cause à l'Office des poursuites pour une nouvelle décision au sens des 

considérants.  

Déboute la plaignante de toutes autres conclusions. 

Siégeant :   

Madame Valérie LAEMMEL-JUILLARD, présidente; Monsieur Philipp GANZONI et 

Monsieur Denis KELLER, juges assesseurs; Madame Paulette DORMAN, greffière. 

La présidente : 

Valérie LAEMMEL-JUILLARD 

 La greffière : 

Paulette DORMAN 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF ; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par l'Autorité de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. 

a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 

elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.