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**Case Identifier:** cb961209-8b33-5d63-8dde-2db96152871b
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2018-11-20
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 20.11.2018 C/26087/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-26087-2017_2018-11-20.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 23.11.2018. 

 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/26087/2017 ACJC/1613/2018 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU MARDI 20 NOVEMBRE 2018 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______, appelant d'un jugement rendu par la 1ère 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 27 septembre 2018, 

comparant par Me Stéphane Rey, avocat, rue Michel Chauvet 3, 1208 Genève, en 

l'étude duquel il fait élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______, intimée, comparant par Me Mélanie Mathys 
Donzé, avocate, boulevard Saint-Georges 72, 1205 Genève, en l'étude de laquelle elle 

fait élection de domicile. 

 

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C/26087/2017 

Attendu, EN FAIT, que par jugement du 27  septembre 2018, le Tribunal de première 
instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment condamné 

A______ à verser en mains de B______, par mois et d’avance, allocations familiales 
éventuelles non comprises, une somme de 350 fr. au titre de contribution à l’entretien de 
chacun de ses enfants, rétroactivement dès le 10 novembre 2017 (ch. 4 du dispositif) et 

débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 11); 

Que le Tribunal a considéré que sur la base des revenus respectifs des parents (4'160 fr. 

nets pour B______ et 3'500 fr. pour A______ – qui a reçu en 2017 des indemnités 
journalières de l'AI de 4'860 fr. par mois, était au bénéfice de mesures de réadaptation 

professionnelles, en principe jusqu'au 8 septembre 2018 et a estimé son futur salaire 

dans le domaine de l'horlogerie à environ 3'500 fr. nets –), de leurs charges, soit  
3'291 fr. pour A______, 3'187 fr. pour B______ et des besoins des enfants, soit 1'032 fr. 

avant déduction des allocations familiales, A______ devait être condamné à verser  

300 fr. par enfant, en mains de la mère, pour leur entretien; que le dispositif du 

jugement fixe toutefois le montant des contributions d'entretien à 350 fr. par enfant; 

Que par acte expédié au greffe de la Cour le 11 octobre 2018, A______ a formé appel 

contre ce jugement; qu'il a conclu, en substance, à l'annulation des chiffres précités de 

son dispositif et, cela fait, à ce qu'il soit dit et constaté que l'entretien convenable des 

enfants C______ et D______ s'élève à 632 fr., respectivement, 732 fr., allocations 

familiales déduites et à ce qu'il soit dispensé en l'état de toute contribution à l'entretien 

des enfants, subsidiairement à ce qu'il soit condamné à verser une contribution de  

100 fr. à l'entretien de chacun des enfants dès le 1
er

 septembre 2018; 

Qu'il a conclu également à la suspension du caractère exécutoire du ch. 4 du dispositif 

du jugement attaqué; qu'il a invoqué que le Tribunal avait retenu que ses revenus 

s'élevaient à 3'500 fr. par mois et ses charges à 3'291 fr., ce qui lui laissait un disponible 

de 209 fr., de sorte que le montant qu'il avait été condamné à payer entamait son 

minimum vital; que le Tribunal avait fixé le dies a quo à la date du dépôt de la demande, 

soit dix mois avant qu'il ne quitte le domicile conjugal; 

Qu'invitée à se déterminer, B______ a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif; 

qu'il était à même de percevoir des revenus de 4'860 fr. et que, compte tenu de ses 

charges de 3'300 fr., il disposait d'un solde de 1'560 fr. par mois; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que le jugement querellé portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas d'effet 

suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 

exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 

difficilement réparable, notion permettant de tenir compte également d'un préjudice de 

fait et s'examinant à l'aune de l'efficacité du jugement à rendre à l'issue de la procédure 

- 3/4 - 

 

C/26087/2017 

ordinaire, qui en serait compromise (ATF 138 III 378 consid. 6.3; arrêt du Tribunal 

fédéral 4P.5/2002 du 8 avril 2002 consid. 3a); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 

Tribunal fédéral, il appartient en particulier à la partie recourante de démontrer qu'à 

défaut d'effet suspensif, elle est exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle 

ne pourra pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 

de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que le juge prendra également en considération les chances de succès du recours 

(ATF 115 Ib 157 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 4D_30/2010 du 25 mars 2010 

consid. 2.3); 

Que l'autorité cantonale doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 

première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 

pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 

d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_403/2015 du 

28 août 2015 consid. 5); 

Qu'en l'espèce, le revenu exact actuel de l'appelant n'est pas connu puisqu'il allègue qu'il 

est désormais inscrit au chômage mais qu'il ignore le montant des indemnités qu'il va 

percevoir; 

Que le montant des charges prises en compte par le Tribunal est de 3'269 fr., et non 

3'291 fr. comme indiqué; qu'au vu du montant de 3'500 fr. pris en compte à titre de 

revenus par le Tribunal, l'appelant disposerait d'un solde de 231 fr. ne lui permettant pas 

de s'acquitter des contributions d'entretien fixées par le Tribunal de 300 fr. (selon les 

considérants), voire 350 fr. (selon le dispositif) par enfant sans entamer son minimum 

vital; que l'appel ne paraît dès lors pas, sur la base de ces chiffres, prima facie, dénué de 

chance de succès; 

Qu'en outre, il doit être considéré à ce stade, que chacun des parents a participé de 

manière équivalente à l'entretien des enfants jusqu'au 3 septembre 2018, lorsque 

l'appelant vivait encore au domicile conjugal; que l'appel n'apparaît ainsi pas d'emblée 

infondé en tant qu'il critique le jugement attaqué quant à la date depuis laquelle il doit 

s'acquitter des contributions d'entretien, fixée au 10 novembre 2017; 

Qu'au vu de l'ensemble des circonstances, la requête tendant à suspendre le caractère 

exécutoire du ch. 4 du dispositif du jugement entrepris sera admise; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec la décision au 

fond (art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * * 

https://intrapj/perl/decis/115%20Ib%20157

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C/26087/2017 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement 
entrepris : 

Admet la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire du 

ch. 4 du dispositif du jugement JTPI/14750/2018 rendu le 27 septembre 2018 par le 

Tribunal de première instance dans la cause C/26087/2017-1. 

La rejette pour le surplus. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond. 

Siégeant : 

Monsieur Laurent RIEBEN, président; Madame Sandra MILLET, greffière. 

 

Le président : 

Laurent RIEBEN 

 La greffière : 

Sandra MILLET 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indications des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475 consid. 1 

et 2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF – RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués 
étant toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel 

subsidiaire (art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision 

attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.