# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e3127f18-05b8-5502-8261-ed1ed8bae92c
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-08-25
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 25.08.2017 605 2016 57
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2016-57_2017-08-25.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

605 2016 57

Arrêt du 25 août 2017

Ie Cour des assurances sociales

Composition Président: Marc Boivin 
Juges: Marianne Jungo, Marc Sugnaux 
Greffier: Philippe Tena 

Parties A.________, recourante,  

contre

SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI, autorité intimée 

Objet Assurance-chômage; suspension du droit aux indemnités pour 
recherches d’emploi insuffisantes avant le début du chômage

Recours du 6 mars 2016 contre la décision sur opposition du
15 février 2016

Tribunal cantonal TC
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considérant en fait

A. A.________, née en 1988, domiciliée à B.________, travaillait en tant que consultante en 
ressources humaines auprès de C.________ SA. Par courrier du 11 décembre 2014, elle s'est vu 
signifier son licenciement ordinaire au 28 février 2015.

Depuis le 1er mars 2015, elle prétend à des indemnités de chômage (premier délai-cadre 
d'indemnisation). 

Par décision du 1er juillet 2015, le Service public de l'emploi (ci-après: SPE) l'a suspendue dans 
l'exercice de son droit aux indemnités pour une durée de trois jours, dès le 1er mars 2015. Il a 
considéré qu'elle avait présenté des recherches d'emploi insuffisantes du point de vue quantitatif 
durant la période précédant son inscription à l'assurance-chômage.

Statuant sur opposition le 15 février 2016, le SPE a confirmé sa décision.

B. Contre cette décision, l'assurée interjette recours devant le Tribunal cantonal le 6 mars 2016 
concluant à ce que sa suspension soit fixée à la durée d'un jour.

Admettant ne pas avoir justifié de suffisamment de recherches durant la période précédant son 
entrée au chômage, elle souligne avoir commencé à postuler dès connaissance de son 
licenciement. Elle précise s'être concentrée sur la qualité de ses candidatures ainsi que leur 
adéquation avec son profil professionnel plutôt que leur quantité. 

Le 5 avril 2016, l'autorité intimée renonce à déposer des observations et propose le rejet du 
recours, ce dont a été informé la recourante. 

Il n'a pas été procédé à un second échange d'écritures entre les parties. Il sera fait état des 
arguments qu'elles développent à l'appui de leurs conclusions respectives dans les considérants 
en droit de cet arrêt.

en droit

1. Le recours est recevable. Il a été interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès 
de l'autorité judiciaire compétente à raison du lieu ainsi que de la matière. La recourante est en 
outre directement atteinte par la décision querellée et a dès lors un intérêt digne de protection à ce 
qu'elle soit, cas échéant, annulée ou modifiée.

2. a) Conformément à l'art. 8 al. 1 let. g de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-
chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0), l'assuré a droit à 
l'indemnité de chômage s'il satisfait – entre autres conditions – aux exigences du contrôle fixées à 
l'art. 17 LACI.

Selon l'al. 1 de cette dernière disposition, l'assuré qui fait valoir des prestations d'assurance doit, 
avec l'assistance de l'office du travail compétent, entreprendre tout ce qu'on peut raisonnablement 
exiger de lui pour éviter le chômage ou l'abréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du 

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travail, au besoin en dehors de la profession qu'il exerçait précédemment. Il doit pouvoir apporter 
la preuve des efforts qu'il a fournis. Ce devoir relève de l'obligation générale à laquelle est tenu 
chaque assuré d'atténuer le dommage causé à l'assurance-chômage, principe ancré dans le droit 
des assurances sociales et en particulier en assurance-chômage (arrêt TC FR 605 2011 300 du 
29 novembre 2012 consid. 2a et la référence citée).

b) Aux termes de l'art. 30 al. 1 let. c LACI, le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu 
lorsqu'il est établi que celui-ci ne fait pas tout ce qu'on pourrait exiger de lui pour trouver un travail 
convenable. Pour trancher le point de savoir si l'assuré a fait des efforts suffisants pour trouver un 
travail convenable, il faut tenir compte aussi bien de la quantité que de la qualité des démarches 
entreprises (ATF 124 V 231 consid. 4). 

Sur le plan quantitatif, la pratique administrative exige dix à douze offres d'emploi par mois en 
moyenne. On ne peut cependant pas s'en tenir à une limite purement quantitative et il faut bien 
plutôt examiner, au regard des circonstances concrètes, la qualité des démarches (NUSSBAUMER, 
Arbeitslosenversicherung, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale 
Sicherheit, 2ème éd., note de bas de page 1330). Sur le plan qualitatif, on peut attendre d'un assuré 
qu'il ne se contente pas de démarches par téléphone, mais qu'il réponde également à des offres 
d'emploi par écrit (CHOPARD, Die Einstellung in der Anspruchsberechtigung, 1998, p. 139 ss). Les 
efforts des recherches entrepris sont à prouver par écrit. Ainsi, l'administration est en mesure 
d'examiner à fond la qualité et la quantité des recherches d'emploi effectuées en vue d'éviter le 
chômage ou l'abréger (ATF 120 V 77, NUSSBAUMER, note 837).

Sont notamment à prendre en compte les circonstances personnelles et les possibilités de l'assuré 
vu son âge, sa formation et les usages du marché du travail qui entrent en ligne de compte (ATF 
120 V 74 consid. 4a; GERHARDS, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz [AVIG], Vol. I, 
1988, note 15 ad art. 17; NUSSBAUMER, note 839). De plus, l'on tient compte également de la 
durée du chômage et des chances de l'assuré sur le marché du travail. S'agissant de l'évaluation 
de la faute de l'assuré, son comportement est analysé compte tenu de toutes les circonstances du 
cas particulier (arrêt TF 8C_583/2009 du 22 décembre 2009 consid. 5.1). Les efforts personnels 
engagés à trouver un travail convenable, lesquels représentent le noyau de l'obligation de 
diminuer le dommage, sont à examiner, en règle générale, avec rigueur (arrêt TF 8C_21/2008 du 
3 juin 2008 consid. 3.2).

c) L'obligation de rechercher un emploi prend naissance déjà avant le début du chômage. Il 
incombe, en particulier, à ce dernier de s'efforcer déjà pendant le délai de congé de trouver un 
nouvel emploi. Il s'agit là d'une règle élémentaire de comportement de sorte qu'un assuré doit être 
sanctionné même s'il n'a pas été renseigné précisément sur les conséquences de son inaction 
(arrêts TF 8C_800/2008 du 8 avril 2009 consid. 2.1, 8C_271/2008 du 25 septembre 2008 
consid. 2.1 et les références citées; DTA 1982 p. 37 no 4). Cette obligation découle directement de 
l'obligation générale de diminuer le dommage ancré à l'art. 17 al. 1 LACI, et non pas de l'art. 26 de 
l'ordonnance du 31 août 1983 sur l'assurance-chômage et l'indemnité en cas d'insolvabilité (OACI; 
RS 837.02) (ATF 139 V 524 consid. 4.2; arrêt TF 8C_768/2014 du 23 février 2015 consid. 2.2.3).

Il est admis que les recherches d'emploi portent, dans un premier temps, sur les activités de 
prédilection. Toutefois, elles doivent également rapidement porter sur d'autres activités que celles 
exercées précédemment, y compris pour des personnes actives dans des domaines où le marché 

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du travail est étroit (RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 2014, no 27 
ad art. 17).

La violation de ce devoir de chercher du travail peut entraîner une sanction fondée sur l'art. 30 
al. 1 let. c LACI, selon lequel le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que 
celui-ci ne fait pas tout ce qu'on peut raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail 
convenable. Dans la pratique, une seule sanction est prononcée en cas d'insuffisance ou 
d'absence de recherches d'emploi avant l'inscription au chômage, même si la période concernée 
s'étend sur plusieurs mois (RUBIN, op. cit., no 12 ad art. 17 et les références jurisprudentielles 
citées).

3. a) D'après l'art. 45 al. 3 OACI, la suspension dure de 1 à 15 jours en cas de faute légère 
(let. a), de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de 
faute grave (let. c).

Dans ce domaine, le juge ne s'écarte de l'appréciation de l'administration que s'il existe de solides 
raisons de le faire (ATF 123 V 150 consid. 2; arrêt TF C 351/01 du 21 mai 2002 consid. 2b/aa).

b) Dans ses directives (cf. Bulletin LACI Indemnité de chômage [IC] Marché du 
travail/Assurance-chômage), le Secrétariat d'Etat à l'économie (ci-après: SECO) a édicté une 
échelle des suspensions à l'intention des autorités cantonales. 

S'agissant du motif de suspension relatif à des recherches insuffisantes pendant un délai de 
congé, la faute est qualifiée de légère. Elle donne lieu à une suspension du droit aux indemnités 
de trois à quatre jours timbrés lorsque le délai de congé est d'un mois, de six à huit jours timbrés 
lorsque le délai de congé est de deux mois et de neuf à douze jours timbrés lorsque le délai de 
congé est de trois mois (D72, ch. 1.A). 

4. Est litigieuse, en l'espèce, la question de savoir si c'est à juste titre que la recourante a été 
suspendue par le SPE durant trois jours timbrés dans l'exercice de son droit à l'indemnité pour 
recherches d'emploi en quantité insuffisante durant la période précédant le chômage.

a) Il n'est pas contesté que, le 11 décembre 2014, le recourante s'est vu remettre une lettre 
de congé de son ancien employeur, indiquant que son contrat de travail était résilié de façon 
ordinaire au 28 février 2015. 

Elle savait dès lors depuis le 11 décembre 2014 au plus tard qu'elle se retrouverait sans emploi à 
partir du 28 février 2015. Il lui incombait de rechercher activement un emploi.

Durant cette période, la recourante a produit dix postulations adressées à divers employeurs. Elle 
n'a dès lors valablement fourni que dix preuves de recherches d'emploi sur une durée de plus de 
deux mois précédant son entrée au chômage.

Il convient d'emblée de rappeler qu'il est sans pertinence que la recourante ne se soit pas vu fixer 
un nombre minimum de postulations lors de son inscription au chômage, ni qu'elle ait ignoré 
l'existence d'un tel minima. En effet, on peut s'attendre à ce qu'un assuré fasse ce qui est 
nécessaire pour réduire ou éviter une dépendance à l'assurance-chômage. 

La recourante soutient avoir débuté ses recherches le soir même de l'annonce par oral de son 
licenciement, le 8 décembre 2014, et s'être concentrée sur des offres correspondant à son profil, 
lesquelles sont peu nombreuses à cette période de l'année. 

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Certes, de jurisprudence constante, il convient, dans ce domaine, d'éviter tout schématisme et de 
renoncer à fixer un nombre déterminé de recherches d'emploi auquel serait attribuée une valeur 
absolue. En l'occurrence, il faut tenir compte du fait que la recourante, active dans les ressources 
humaines, dispose de compétences particulières ce qui l'autorise à concentrer, dans un premier 
temps, ses recherches dans son domaine de prédilection. Sur ce plan, il appert qu'elle a centré 
ses recherches dans le domaine des ressources humaines (gestionnaire, assistante ou 
consultante RH, consultante en assessment ou "administration coordinator"), de la formation 
(spécialiste formation) et des agences d'emploi (intérimaire). 

Toutefois, sur le plan quantitatif, un total de dix postulations sur une durée de plus de deux mois 
est une quantité bien inférieure à la moyenne des dix à douze offres mensuelles à laquelle se 
réfère généralement la pratique administrative. En outre, il convient de relever que la recourante a 
relâché ses efforts à mesure que son chômage devenait imminent, en procédant à six postulations 
en 2015 et seulement quatre durant les mois de janvier et de février 2016. 

Quand bien même la recourante a un profil relativement spécialisé, il apparaît peu vraisemblable 
que le marché de l'emploi n'ait eu que quatre offre correspondant à celui-ci. Au demeurant, s'il est 
admis que les demandeurs d'emploi concentrent initialement leurs candidatures, le champ de 
recherches doit rapidement s'élargir (cf. consid. 3c ci-avant), qui plus est lorsque, comme en 
l'espèce, la recourante s'était, alors, déjà vu opposer des réponses négatives à ses postulations 
(dossier SPE, pièces 5 et 6).

Ainsi, en estimant que son assurée n'avait pas effectué suffisamment de recherches d'emploi 
durant sa période avant chômage, le SPE a strictement appliqué le droit mais n'est pas tombé 
dans l'insoutenable. Compte tenu de l'ensemble de ce qui précède, la recourante n'a, en effet, pas 
totalement accompli son obligation de diminuer le dommage. 

Elle en supporte la responsabilité.

b) Reste à examiner la gravité de la faute commise et la durée de la mesure qui la touche.

En l'espèce, c'est à juste titre que l'autorité intimée a considéré que l'assurée avait commis une 
faute légère au sens de l'art. 45 al. 2 let. a OACI.

L'autorité intimée demeure dans le barème en cas de faute légère de 1 à 15 jours. La suspension 
prononcée est même inférieure au minimum prévu par le SECO dans sa directive, soit un barème 
de 6 à 12 jours timbrés (délai de congé entre deux et trois mois). L'autorité intimée a ainsi tenu 
compte des circonstances particulières de ce cas – soit que les recherches d'emploi durant cette 
période, bien que de quantité insuffisante, ont été fructueuses et ont permis à la recourante de 
sortir rapidement du chômage – pour s'écarter du barème des suspensions prévues et prononcer 
une suspension plus légère.

L’on doit en l’espèce cautionner cette pragmatique manière de faire qui adoucit quelque peu la 
mesure, mais la recourante ne peut encore se voir entièrement libérée.

Sa décision est ainsi conforme au droit, à la jurisprudence et aux directives susmentionnées et 
s'explique par le reproche implicite formulé à la recourante de n'avoir pas complètement assimilé 
le fait qu'elle avait des obligations vis-à-vis de l'assurance-chômage.

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5. Au vu de l'ensemble qui précède, mal fondé, le recours doit être rejeté et la décision 
attaquée confirmée. Partant, la suspension de trois jours dans l'exercice du droit aux indemnités 
de chômage, dès le 1er mars 2015, est confirmée.

En application du principe de la gratuité de la procédure valant en la matière, il n'est pas perçu de 
frais de justice. 

la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la suspension de trois jours dans l'exercice du droit aux indemnités de chômage, 
dès le 1er mars 2015, est confirmée.

II. Il n'est pas perçu de frais de justice.

III. Communication.

Un recours en matière de droit public peut être déposé auprès du Tribunal fédéral contre le 
présent jugement dans un délai de 30 jours dès sa notification. Ce délai ne peut pas être prolongé. 
Le mémoire de recours sera adressé, en trois exemplaires, au Tribunal fédéral, Schweizerhofquai 
6, 6004 Lucerne. Il doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve et être signé. 
Les motifs doivent exposer succinctement en quoi le jugement attaqué viole le droit. Les moyens 
de preuve en possession du (de la) recourant(e) doivent être joints au mémoire de même qu’une 
copie du jugement, avec l’enveloppe qui le contenait. La procédure devant le Tribunal fédéral n’est 
en principe pas gratuite.

Fribourg, le 25 août 2017/pte

Président Greffier