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**Case Identifier:** f3703f3c-f202-57a1-ae6b-f4fc5aa9895e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-11-10
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance en matière de poursuite et faillites 10.11.2022 A/3100/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_007_A-3100-2022_2022-11-10.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3100/2022-CS DCSO/447/22 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 
des Offices des poursuites et faillites 

DU JEUDI 10 NOVEMBRE 2022 

 

Plainte 17 LP (A/3100/2022-CS) formée en date du 22 septembre 2022 par A______, 

comparant en personne. 

 

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Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné 

et par plis recommandés du greffier du                            

à : 

- A______ 
______ 

______. 

- Office cantonal des poursuites. 

 

 

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A/3100/2022-CS 

Attendu, EN FAIT, que A______ fait l'objet d'une poursuite n° 1______. 

Qu'il a expédié le 22 septembre 2022 à la Chambre de surveillance des Offices des 

poursuites et faillites (ci-après la Chambre de surveillance) un courrier dans lequel il 

exposait que sa compagne avait reçu un commandement de payer le 4 mai 2022 dans le 

cadre de cette poursuite et qu'il avait omis de faire opposition, alors que la poursuite 

était injustifiée. 

Qu'ayant été convoqué le 22 août 2022 par l'Office cantonal des poursuites (ci-après 

l'Office), vraisemblablement dans l'optique de procéder à une saisie, il lui avait été 

recommandé de remplir et signer le formulaire d'opposition tardive, ce qu'il avait fait le 

jour même, et d'écrire à la Chambre de surveillance. 

Qu'il exposait par conséquent à la Chambre de surveillance en quoi la poursuite  

n° 1______ était injustifiée, notamment le montant de la créance invoquée. 

Considérant, EN DROIT, qu'une plainte, manifestement mal fondée ou irrecevable peut 

être écartée sans instruction préalable par une décision sommairement motivée (art. 72 

LPA, applicable par renvoi de l'article 9 al. 4 LaLP). 

Que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en 

application de l'article 17 LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 

et 7 al. 1 LaLP) contre les mesures de l'Office ne pouvant être contestées par la voie 

judiciaire (al. 1), ainsi qu'en cas de déni de justice ou de retard à statuer (al. 3). Que 

l'autorité de surveillance doit par ailleurs constater, indépendamment de toute plainte et 

en tout temps (ATF 136 III 572 consid. 4), la nullité des mesures de l'Office contraires à 

des dispositions édictées dans l'intérêt public ou dans l'intérêt de personnes qui ne sont 

pas parties à la procédure (art. 22 al. 1 LP). 

Que l'autorité de surveillance n'est en revanche pas compétente pour statuer sur le 

bienfondé matériel des prétentions du créancier déduites en poursuite qui relèvent de la 

compétence du juge ordinaire; elle n'est notamment pas compétente pour déterminer si 

le poursuivi est bien le débiteur du montant qui lui est réclamé; ce dernier doit faire 

valoir les moyens que lui offre la procédure de poursuite, soit notamment l'opposition 

au commandement de payer, l'action en libération de dette, l'annulation de la poursuite 

ou l'action en constatation de l'inexistence de la dette (parmi d'autres ATF 136 III 365 

consid. 2.1, avec la jurisprudence citée; 115 III 18 consid. 3b; 113 III 2 consid. 2b; 

arrêts du Tribunal fédéral 5A_250-252/2015 du 10 septembre 2015 consid. 4.1; 

5A_76/2013 du 15 mars 2013 consid. 3.1; 5A_890/2012 du 5 mars 2013 consid. 5.3). 

Que le délai pour former opposition au commandement de payer, auprès de l'Office, est 

de dix jours dès sa notification (art. 74 al. 1 LP). Que le délai d'opposition prévu par 

l'art. 74 al. 1 LP peut être restitué aux conditions de l'art. 33 al. 4 LP, soit lorsque le 

débiteur a été empêché sans sa faute d'agir en temps utile et que l'acte omis est accompli 

dans un délai égal au délai échu, courant à compter de la disparition de l'empêchement. 

Que pour qu'un empêchement non fautif puisse être retenu, il faut que la partie n'ayant 

pas respecté le délai se soit trouvée, de manière imprévue et sans aucune faute de sa 

part, dans l'impossibilité non seulement d'accomplir elle-même l'acte omis mais 

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A/3100/2022-CS 

également de mandater une tierce personne à cette fin (ATF 112 V 255 consid. 2a; ATF 

119 II 86 consid. 2a; RUSSENBERGER, MINET, KuKo SchKG, 2ème édition, 2014, n° 22 

ad art. 33 LP; NORDMANN, Berner Kommentar, SchKG I, n° 11 ad art. 33 LP). Que tel 

sera le cas, par exemple, en cas d'accident, de maladie grave et soudaine, de service 

militaire, de faux renseignement donné par l'autorité ou encore d'erreur de transmission 

(NORDMANN, op. cit., n° 11 ad art. 33 LP et références citées; ERARD, Commentaire 

Romand, Poursuites et faillites, 2005, n° 22 ad art. 33 LP; arrêt du Tribunal fédéral 

5A_231/2012 du 21 mai 2012 consid. 2). Qu'une maladie de courte durée, une absence 

ou une surcharge de travail ne sont en revanche pas constitutives d'un empêchement non 

fautif (arrêts du Tribunal fédéral 7B_190/2002 du 17 décembre 2002; 7B_108/2004 du 

24 juin 2004 consid. 2.2.1; 7B_64/2006 du 9 mai 2006 consid. 3). Qu'il faut entendre 

par empêchement non fautif, non seulement l'impossibilité objective d'agir dans le délai 

ou de se faire représenter à cette fin, mais aussi l'impossibilité subjective due à des 

circonstances personnelles ou à une erreur excusable. Qu'un empêchement non fautif a 

notamment été admis en cas de soudaine incapacité de discernement, de maladie grave 

et subite, d'accident ou de perte d'un proche. Que l'empêchement perdure aussi 

longtemps que l'intéressé n'est pas en mesure - compte tenu de son état physique ou 

mental - d'agir en personne ou d'en charger un tiers (ATF 119 II 86 consid. 2a; arrêts du 

Tribunal fédéral 5A_896/2012 du 10 janvier 2013 consid. 3.2, 5A_383/2012 du  

23 mai 2012 consid. 2.2, 5A_30/2010 du 23 mars 2012 consid. 4.1, 5A_566/2007 du  

26 novembre 2007 consid. 3). 

Qu'en l'espèce, le plaignant ne vise pas une mesure particulière de l'Office si ce n'est 

qu'il mentionne avoir fait l'objet de la notification d'un commandement de payer en  

mai 2022 et de ne pas avoir fait opposition par omission. Que l'Office n'a notamment 

pas statué sur la recevabilité tardive à teneur du dossier fourni par le plaignant. 

Que la plainte est par conséquent a priori sans objet au vu de sa teneur et des pièces 

produites faute d'attaquer une mesure spécifique de l'Office. 

Que le plaignant explique essentiellement que la créance en poursuite ne serait pas 

justifiée. 

Qu'un tel grief n'est pas du ressort de la Chambre de surveillance selon les principes 

rappelés ci-dessus et la plainte est par conséquent irrecevable en tant qu'elle porte sur 

cet objet. 

Que le courrier du 22 septembre 2022 du plaignant pourrait être interprété comme une 

demande de restitution du délai pour faire opposition. 

Que le plaignant n'expose toutefois aucune circonstance qui autoriserait une telle 

restitution, les conditions exposées plus haut étant particulièrement sévères. Qu'il 

invoque une simple omission liée au fait que son attention n'aurait pas été suffisamment 

attirée par la notification du commandement de payer qui ne lui avait pas été remis en 

mains propres, ce qui est insuffisant au regard de l'art. 33 al. 4 LP. 

Qu'enfin, aucune circonstance exposée par le plaignant ne permet d'envisager la nullité 

de la poursuite ou d'un acte de poursuite. 

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A/3100/2022-CS 

Que la plainte sera par conséquent rejetée dans la mesure de sa recevabilité. 

Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP; art. 61 al. 2 let. a OELP) 

et ne donne pas lieu à l'allocation de dépens (art. 62 al. 2 OELP). 

 

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A/3100/2022-CS 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

Rejette, dans la mesure de sa recevabilité, la plainte formée le 22 septembre 2022 par 

A______ dans le cadre de la poursuite n° 1______. 

Siégeant : 

Monsieur Jean REYMOND, président; Madame Natalie OPPATJA et  

Monsieur Anthony HUGUENIN, juges assesseurs; Madame Véronique AMAUDRY-

PISCETTA, greffière. 

 

Le président : 

 

Jean REYMOND 

 La greffière : 

 

Véronique AMAUDRY-

PISCETTA 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voie de recours : 

Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices 

des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour 

dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les 

dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2  

let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF). 

L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, 
elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire. Le recours doit être rédigé dans une langue 

officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être 

signé (art. 42 LTF).  

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.