# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7ddfb615-6071-58dc-9254-a44d79addabb
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2020-10-13
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 13.10.2020 A-4202/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-4202-2017_2020-10-13.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 

Décision annulée par le TF par arrêts 

du 05.11.2021 (2C_901/2020, 

2C_903/2020) 

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour I 

A-4202/2017 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 3  o c t o b r e  2 0 2 0  

Composition 
 Annie Rochat Pauchard (présidente du collège),  

Marianne Ryter, Keita Mutombo, juges, 

Maeva Martinez, greffière. 
 

 
 

Parties 
 1. A._______,  

2. B._______,  

3. C._______,  

tous représentés par 

Maître Guillaume Vodoz et Maître Elisa Bianchetti,  

RVMH avocats,  

recourants,   
 

 
contre 

 
 Administration fédérale des contributions AFC,  

Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI, 

autorité inférieure.   
 

 
 

Objet 
 Assistance administrative (CDI CH-IN). 

 

A-4202/2017 

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Faits : 

A.  

Le ***, le Ministère des Finances de la République de l’Inde (ci-après : le 

MFI ou l’autorité requérante) adressa une demande d’assistance 

administrative à l’Administration fédérale des contributions (ci-après : 

l’AFC ou l’autorité inférieure). Cette demande était fondée sur l’art. 26 de 

la Convention du 2 novembre 1994 entre la Confédération suisse et la 

République de l’Inde en vue d’éviter les doubles impositions en matière 

d’impôt sur le revenu (CDI CH-IN ; RS 0.672.942.31). Elle visait 

nommément A._______, en qualité d’héritier légal de Feu D._______ 

Permanent Account Number (ci-après : PAN) : *** (ci-après : le 

recourant 1) et se rapportait à la période du […] (ch. […] de la requête). 

B.  

Dans la requête, le MFI expliqua qu’en ***, il avait été procédé à une 

perquisition et à une saisie au sens de l’art. 132 (1) de la loi sur l’impôt sur 

le revenu de 1961 au sein de la société et des entités individuelles du 

E._______ et qu’au cours de la procédure d’investigation, des déclarations 

sous serment avaient été enregistrées de la part du recourant 1. Dans une 

première déclaration, celui-ci avait reconnu qu’un compte *** lui 

appartenait. Toutefois, en date du ***, il avait écrit une lettre de sa propre 

initiative dans laquelle il indiquait que le compte bancaire ***, dont le 

titulaire était F._______ avait en fait été ouvert par son père, Feu 

D._______. Le MFI ajouta que durant la procédure de contrôle du 

recourant 1, en qualité d’héritier légal de Feu D._______ ([…]) pour les 

années fiscales ***, les exécuteurs testamentaires de la succession avaient 

également confirmé sous serment, les *** et ***, que le compte bancaire 

concerné avait été ouvert par Feu D._______. 

C.  

Sur la base du contenu de la requête, le MFI souhaitait obtenir les 

informations suivantes (cf. ch. 13 et Annexure-1 de la requête) : 

a) Details of all bank account(s) held by A._______ (legal heir of Late 

D._______) in *** Bank, Switzerland, in any time in the past or present, 

whose Internal Identifier (Identifiants internes) are as under. 

  

A-4202/2017 

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S.No. Name BUP_SIFIC_PER_ID PERJD PER_NO. 

1 A._______ 

(legal heir of 

Late 

D._______) 

*** *** *** 

 

A._______ (legal heir of Late D._______), with the aforesaid identification details 

is linked with the following bank account : 

Nom du profil client Code profil client IBAN NO. 

F._______ *** *** 

G._______ *** *** 

 

Other related persons to the customers profile are as under : 

Nom du profil client BUP SIFIC PER ID 

*** *** 

*** *** 

A._______ *** 

B._______ *** 

*** *** 

F._______ *** 

K._______ *** 

H._______ *** 

I._______ *** 

*** *** 

*** *** 

*** *** 

*** *** 

*** *** 

*** *** 

*** *** 

G._______ *** 

 

b) Copies of the above mentioned account statements of the bank account(s) 

with complete narration, for the period from 1 April, 1995 or date of opening 

of account, whichever is later, to March 31, 2012. 

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c) Copies of the account opening forms including documents submitted as 

proof of identity by the individual. 

d) Name, address and bank account number of the introducer while opening 

the account. 

e) List of all beneficiaries of the accounts, whether in past or present. 

f) Names of beneficial owners and ultimate beneficial owners, whether in past, 

or in present & details of their transactions and accounts. 

g) Name and address of the power of attorney holders, authorized signatories, 

beneficiaries and other persons related to the account. 

h) If there is a portfolio associated with the account, the statement of the 

portfolio account from 1 April, 1995 or date of opening of account, whichever 

is later, to March 31, 2012. 

i) Transcript of all communications with the client or their representatives, if 

maintained by the bank, since opening of the account and till 31.03.2012. 

 

D.  

D.a Par ordonnance de production du 2 septembre 2016, l’AFC requit *** 

(ci-après : la banque) de fournir les documents et renseignements 

demandés pour la période du […] au […]. L’AFC pria également la banque 

d’informer les personnes concernées de l’ouverture de la procédure 

d’assistance administrative et de les inviter à désigner un représentant 

autorisé à recevoir des notifications en Suisse. 

D.b La banque transmit les informations demandées à l’AFC le 

12 septembre 2016. Elle indiqua avoir informé de l’ouverture de la 

procédure le recourant 1, ainsi que les société G._______ et F._______. 

E.  

Le 19 septembre 2016, Me Guillaume Vodoz annonça son mandat en 

faveur du recourant 1. A cette occasion, il requit l’accès à la demande 

d’assistance du ***, ainsi qu’à toute la documentation remise par la banque. 

F.  

Par courrier du 20 octobre 2016, l’AFC pria également la banque d’informer 

la société C._______ (ci-après : la recourante 3) de l’ouverture de la 

procédure, ainsi que H._______ et I._______. Le même jour, l’autorité 

inférieure communiqua en outre à Me Vodoz qu’elle entendait transmettre 

aux autorités compétentes indiennes des informations concernant ces 

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deux dernières personnes, ainsi que Mmes L._______ et B._______ 

(ci-après : la recourante 2), […]. L’autorité inférieure pria Me Vodoz de lui 

indiquer s’il avait été mandaté pour représenter toutes ces personnes. 

G.  

Le 24 octobre 2016, Me Vodoz se vit accorder l’accès aux pièces du 

dossier, à l’exception de la demande d’assistance administrative du *** et 

des échanges de correspondance avec les autorités indiennes. Il subsistait 

alors un doute – au vu de l’absence de réponse de l’autorité requérante à 

ce sujet – sur la question d’éventuels motifs de confidentialité et de 

restriction d’accès au dossier. 

H.  

H.a Me Vodoz annonça à l’AFC son mandat en faveur de la recourante 2 

le 26 octobre 2016. Me Jean-François Ducrest en fit de même pour 

I._______ et H._______ puis, le 7 novembre 2016, pour la société 

G._______. 

H.b En date du 11 novembre 2016, Me Vodoz précisa avoir été mandaté 

par la succession de Feu D._______, décédé le *** (dossier autorité 

inférieure, pce 1 p. 8), dans la mesure où elle serait touchée par une 

éventuelle transmission de la documentation bancaire de la société 

F._______. 

H.c Le 29 novembre 2016, Me Vodoz indiqua également représenter la 

recourante 3. 

H.d Me Vodoz et Me Jean-François Ducrest eurent accès au dossier le 

3 mars 2017, après que les autorités indiennes déclarèrent – près de six 

mois après la première prise de contact par l’AFC – n’avoir aucun motif de 

confidentialité à faire valoir. 

H.e Le 14 mars 2017, Mes Simone Nadelhofer et Ani Homberger 

indiquèrent, d’une part, avoir succédé à Me Jean-François Ducrest dans la 

défense des intérêts de I._______ et H._______ et, d’autre part, que la 

société G._______ avait été dissoute. 

I.  

I.a Par une première décision finale du 24 mai 2017, l’AFC octroya 

l’assistance administrative au MFI concernant le recourant 1. Elle autorisa 

la transmission d’informations relatives à la relation bancaire n° *** dont 

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G._______ était titulaire et I._______ et H._______ ayants droit 

économiques. 

I.b Par décision du 21 juin 2017, l’AFC révoqua sa décision finale du 

24 mai 2017. Elle estima que la transmission des informations bancaires 

allait au-delà des questions telles que formulées par l’autorité requérante, 

dès lors que le recourant 1 n’était ni titulaire, ni ayant droit économique, ni 

au bénéfice d’une procuration sur la relation bancaire n° ***. 

I.c Par une deuxième décision finale du 23 juin 2017, […]. 

J.  

J.a Par acte de recours du 26 juillet 2017, les recourants ont déféré la 

deuxième décision finale du 23 juin 2017 (I.c ci-avant) au Tribunal 

administratif fédéral. En substance, ils soutiennent que la demande porte 

sur des renseignements n’étant pas vraisemblablement pertinents et 

qu’elle tend à obtenir des documents non couverts par le champ 

d’application de la CDI CH-IN. En outre, ils arguent que l’autorité 

requérante est de mauvaise foi, que la demande se fonde exclusivement 

sur des données volées et qu’elle vise à contourner les règles de l’entraide 

en matière pénale et viole le principe de la spécialité. Sur cette base, ils 

concluent principalement à l’annulation de la décision finale de l’AFC. 

Subsidiairement, ils requièrent que la cause soit renvoyée à l’autorité 

inférieure avec instruction d’interpeller l’autorité requérante sur la 

provenance des pièces fondant sa demande d’assistance administrative. 

Plus subsidiairement encore, ils demandent que la transmission 

d’informations et de documents soit limitée à l’entité F._______. En tout 

état, ils souhaitent qu’aucune information ne soit communiquée aux 

autorités indiennes sur le fait que les recourants se sont opposés à l’octroi 

de l’assistance administrative et qu’un recours a été formé contre la 

décision finale de l’AFC. Par décision incidente du 28 juillet 2017, le 

Tribunal administratif a interdit à titre de mesure superprovisionnelle à 

l’AFC de transmettre des informations au sujet de la procédure aux 

autorités indiennes avant qu’il n’ait été statué sur la demande d’assistance 

par une décision entrée en force. 

J.b L’AFC a déposé sa réponse le 23 octobre 2017, rejetant les griefs des 

recourants. 

J.c Les recourants ont répliqué le 17 novembre 2017, en produisant une 

attestation établie par un cabinet d’experts comptables indiens. Il en 

ressort, en particulier, qu’aucune procédure fiscale ne serait pendante en 

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Inde contre les recourants 1 et 2. La seule procédure ouverte contre le 

recourant 1 serait ainsi une procédure pénale […]. 

J.d L’AFC a renoncé à dupliquer le 22 décembre 2017. 

J.e Dans un courrier du 8 janvier 2018, les recourants se sont prononcés 

sur cette absence de réaction de l’autorité inférieure. Ils estiment que son 

silence trahit le fait qu’elle ne conteste ni l’absence de procédure fiscale en 

Inde, ni l’existence d’une procédure pénale en Inde à l’encontre du 

recourant 1. 

J.f L’AFC a spontanément réagi le 18 janvier 2018. En substance, elle 

considère qu’au regard du principe de confiance qui gouverne les relations 

internationales, elle ne peut pas, sur la base d’un document remis par les 

conseillers indiens du recourant 1, remettre en cause les explications du 

MFI. 

J.g Par courrier du 30 janvier 2018, les recourants ont contesté ce point de 

vue et ont confirmé les conclusions de leur recours. 

J.h Par télécopie du 29 août 2018, les recourants ont communiqué […] de 

nouvelles informations décisives sur le sort de la procédure et prié le Tri-

bunal administratif fédéral de sursoir à statuer jusqu’à réception de ces 

éléments. Le lendemain, ils ont transmis une copie d’une décision (Order) 

du *** du *** Tribunal opposant l’hoirie de Feu D._______, partie appelante, 

à l’Administration fiscale indienne, partie intimée. Ce prononcé, qui serait 

définitif selon les recourants, confirmerait le fait que l’unique personne vi-

sée dans la procédure fiscale ouverte en Inde était bien l’hoirie de Feu 

D._______ et non pas le recourant 1, que ce soit en sa qualité personnelle 

ou même comme héritier de Feu D._______. Ils en concluent que les don-

nées dont la transmission a été décidée par l’AFC ne sont manifestement 

pas pertinentes au regard du champ d’application matériel de la CDI CH-

IN. Sur cette base, ils demandent la suspension de la procédure dans la 

mesure où ils entendent déposer en parallèle une demande de reconsidé-

ration auprès de l’AFC. Dans l’hypothèse où le Tribunal devrait refuser la 

suspension requise, les recourants confirment les conclusions prises à 

l’appui de leur recours. 

J.i Par ordonnance du 7 septembre 2018, le Tribunal a transmis les 

nouvelles écritures à l’AFC. Il a en outre indiqué que la demande de 

suspension s’avérait prématurée avant d’avoir entendu l’AFC au sujet des 

nouveaux développements et que dite autorité pourrait aussi, au vu de ces 

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mêmes éléments, étudier l’opportunité d’une interpellation des autorités 

indiennes, comme l’art. 6 al. 3 de la loi fédérale du 28 septembre 2012 sur 

l’assistance administrative internationale en matière fiscale [LAAF, 

RS 651.1] le lui permettait.  

J.j L’AFC a répondu en date du 26 septembre 2018 que compte tenu du 

libellé de la première question formulée par les autorités indiennes, il 

ressortait de la demande d’assistance administrative du *** que celle-ci 

concernait le recourant 1 (« Details of all banks account[s] held by 

A._______ […], in *** Bank, in any time in the past or present […] »). La 

décision rendue le *** par le tribunal *** n’excluait par ailleurs pas que la 

situation personnelle du recourant 1 ne fasse pas l’objet d’une procédure 

fiscale en Inde. En effet, ce jugement concernait Feu D._______ (estate of 

Late D._______). Sur le base de cette décision et au regard du principe de 

la bonne foi gouvernant la collaboration internationale en matière 

d’assistance administrative en matière fiscale, l’AFC ne saurait remettre en 

cause le bien-fondé de la demande d’assistance administrative et il n’y 

avait donc pas lieu de donner une suite favorable à la demande de 

reconsidération. 

J.k Les recourants se sont encore spontanément déterminés par écriture 

du 9 octobre 2018. Ils ont relevé que l’AFC s’appuyait sur le jugement du 

*** pour spéculer quant à l’existence d’une possible procédure fiscale en 

Inde à l’encontre du recourant 1, ce qui était formellement contesté. En 

outre, lorsque l’AFC entendait tirer du texte de la première question 

formulée par les autorités indiennes que la requête concernerait bien le 

recourant, celle-ci omettrait volontairement un passage, à savoir la 

désignation du recourant 1 en qualité de « legal heir of Late D._______ » 

(« Details of all banks account[s] held by A._______ (legal heir of Late 

D._______), in *** Bank, in any time in the past or present […] »). La 

demande d’assistance viserait donc bien l’hoirie de Feu D._______. 

Pour autant que de besoin, les autres faits et les arguments des parties 

seront repris dans les considérants en droit ci-après. 

Droit : 

1.  

1.1 Sauf exception (cf. art. 32 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le 

Tribunal administratif fédéral [LTAF, RS 173.32]), le Tribunal connaît, selon 

l’art. 31 LTAF, des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la loi 

fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, 

RS 172.021) prises par les autorités mentionnées à l’art. 33 LTAF, comme 

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l’AFC. Le Tribunal est compétent pour juger de la présente affaire 

(cf. art. 33 let. d LTAF en lien avec l’art. 19 al. 5 LAAF). Pour autant que ni 

la LTAF, ni la LAAF n’en disposent autrement, la procédure est régie par la 

PA (art. 37 LTAF ; art. 5 al. 1 LAAF ; art. 19 al. 5 LAAF). 

Pour ce qui concerne le droit interne, l’assistance administrative internatio-

nale en matière fiscale est actuellement régie par la LAAF, entrée en vi-

gueur le 1er février 2013 (RO 2013 231, 239). Les dispositions dérogatoires 

de la convention applicable dans les cas d’espèces sont réservées (art. 1 

al. 2 LAAF). Déposée le ***, la demande d’assistance litigieuse entre dans 

le champ d’application de cette loi (art. 24 LAAF a contrario). 

1.2 Le recours déposé répond aux exigences de forme et de fond de la 

procédure administrative (art. 50 al. 1 et 52 PA), les recourants disposant 

de la qualité pour recourir (art. 48 PA et art. 19 al. 2 LAAF). Il convient donc 

d’entrer en matière. 

1.3 Le recours a un effet suspensif ex lege (art. 19 al. 3 LAAF). L’éventuelle 

transmission de renseignements par l’AFC ne doit donc avoir lieu qu’une 

fois l’entrée en force de la décision de rejet du recours (cf. FF 2010 241, 

248 ; arrêts du TAF A-5066/2016 du 17 mai 2018 consid. 1.3, A-4819/2016 

du 4 avril 2018 consid. 1.3 et A-4669/2016 du 8 décembre 2017 

consid. 1.3). 

1.4 Sur la base du jugement rendu par le tribunal *** le ***, les recourants 

ont requis la suspension de la procédure, indiquant qu’ils entendaient 

déposer en parallèle une demande de reconsidération auprès de l’AFC. 

Interpellée à ce sujet, l’autorité inférieure a cependant répondu en 

substance dans son écriture du 26 septembre 2018 que ces nouveaux 

éléments n’étaient pas, selon elle, de nature à remettre en question le bien-

fondé de la requête des autorités indiennes et qu’il n’y avait donc pas 

matière à reconsidération. Dans ces conditions, il n’y a plus lieu de se 

prononcer sur la suspension de la présente procédure, laquelle est 

devenue sans objet, également d’ailleurs du fait du prononcé de la 

présente décision (cf. arrêts du TAF A-6604/2017 du 11 septembre 2018 

consid. 3.8, A-5597/2016 du 28 février 2018 consid. 5.7 et A-4157/2016 du 

15 mars 2017 consid. 4.7). 

1.5  

1.5.1 Les recourants peuvent invoquer la violation du droit fédéral, y 

compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, la constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents ou l’inopportunité, sauf si une 

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autorité cantonale a statué comme autorité de recours (art. 49 PA ; ANDRÉ 

MOSER/MICHAEL BEUSCH/LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem 

Bundesverwaltungsgericht, 2e éd., 2013, n° 2.149 ; ULRICH 

HÄFELIN/GEORG MÜLLER/FELIX UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 

7e éd., 2016, n° 1146 ss). 

1.5.2 Le Tribunal administratif fédéral dispose d’un plein pouvoir de 

cognition (art. 49 PA). Il constate les faits et applique le droit d’office (art. 62 

al. 4 PA). Néanmoins, il se limite en principe aux griefs invoqués et 

n'examine les autres points que dans la mesure où les arguments des 

parties ou le dossier l’y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a et ATF 121 V 

204 consid. 6c ; arrêt du TAF A-5066/2016 du 17 mai 2018 consid. 1.4.2). 

2.  

2.1  

2.1.1 L’assistance administrative avec l’Inde est actuellement régie par 

l’art. 26 CDI CH-IN et le ch. 10 ad art. 26 du Protocole additionnel joint à la 

convention (ce dernier est publié également au RS 0.672.942.31 ; 

ci-après : Protocole CDI CH-IN). L’art. 26 CDI CH-IN et le ch. 10 ad art. 26 

dans leur nouvelle teneur ont été introduits par le Protocole du 30 août 

2010 modifiant la CDI CH-IN (Protocole modifiant la Convention entre la 

Confédération suisse et la République de l’Inde en vue d’éviter les doubles 

impositions en matière d’impôts sur le revenu et son protocole signée le 

2 novembre 1994 et modifiée par le Protocole supplémentaire signé à New 

Delhi le 16 février 2000), le Protocole du 30 août 2010 étant lui-même entré 

en vigueur par échange de notes le 7 octobre 2011 (RO 2011 4617 ; 

FF 2010 8081 ; ci-après : Protocole du 30 août 2010). 

2.1.2 Ces modifications s’appliquent aux demandes d’assistance en lien 

avec les revenus réalisés, en Inde, au cours de l’année fiscale débutant le 

1er avril 2011 et les années suivantes (art. 14 par. 2 Protocole du 30 août 

2010 ; arrêts du TAF A-6080/2016 du 23 février 2018, A-2540/2017 du 

7 septembre 2017 consid. 2.1 [décision confirmée par arrêt du 

TF 2C_819/2017 du 2 août 2018], A-4025/2016 du 2 mai 2017 

consid. 3.1). L'art. 26 CDI CH-IN – dans sa nouvelle teneur – est ainsi 

applicable au plus tôt aux renseignements qui se rapportent à la « previous 

year » (cf. art. 3 par. 1 let. k CDI CH-IN) ayant débuté le 1er avril 2011, ce 

qui correspond à la « fiscal year » 2011/2012 (arrêt du TAF A-4232/2013 

du 17 décembre 2013 consid. 6.2.4.2). Dès lors, l’assistance 

administrative internationale fondée sur l'art. 26 CDI CH-IN peut tout au 

plus entrer en ligne de compte à partir de l'année fiscale (« fiscal year ») 

débutant le 1er avril 2011, soit 2011/2012 au plus tôt (arrêts du TAF A-

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6391/2016 du 17 janvier 2018 consid. 4.1.2 [décision confirmée par arrêt 

du TF 2C_88/2018 du 7 décembre 2018] et A-4232/2013 du 17 décembre 

2013 consid. 6.2.4.1 [qui précise que la procédure fiscale indienne 

correspond à un système de taxation annuelle postnumerando] et 6.2.5). 

2.1.3 Pour que l’art. 26 CDI CH-IN dans sa nouvelle teneur s’applique, il 

suffit que les informations obtenues hors de la période concernée par la 

demande d’assistance administrative reposent sur un complexe de faits 

continuant à produire des effets juridiques après le 1er avril 2011, par 

exemple un contrat de durée (cf. arrêts du TAF A-907/2017 du 

14 novembre 2017 consid. 2.1.2 [décision confirmée par le TF et en lien 

avec la CDI CH-GB, RS 0.672.936.712], A-778/2017 du 5 juillet 2017 

consid. 9.2 [décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 17 juillet 

2018] et A-3716/2015 du 16 février 2016 consid. 5.6). 

2.1.4 En outre, d’après la jurisprudence, l’état de fortune d’un compte au 

dernier jour d’une année fiscale doit être traité de la même manière que le 

premier jour de l’année fiscale qui suit directement (cf. arrêt du 

TF 2C_1087/2016 du 31 mars 2017 consid. 3.4). En lien avec la CDI CH-

FR (RS 0.672.934.91), le Tribunal de céans a par exemple jugé que l’état 

de fortune d’ouverture du 1er janvier 2013 correspondait à l’état de fortune 

de clôture du 31 décembre 2012 et, qu’en tant que telle, l’information 

concernée se rattachait donc aussi bien à l’année 2012 qu’à l’année 2013 

(arrêt du TAF A-6399/2014 du 4 janvier 2016 consid. 6). De même, la Cour 

a confirmé que les états financiers du 31 décembre d’une année peuvent 

être tenus pour équivalents aux états financiers du 1er janvier de l’année 

suivante, les écritures de clôture d’une année correspondant aux écritures 

d’ouverture de l'année suivante (arrêt du TAF A-3830/2015, A-3838/2015 

du 14 décembre 2016 consid. 2.2 [décision confirmée par le TF]). Ces 

considérations doivent être appliquées mutatis mutandis dans le contexte 

de la CDI CH-IN. Ainsi, les états financiers au 31 mars d’une année fiscale 

indienne doivent également être tenus pour équivalents aux états 

financiers du 1er avril de l'année fiscale qui suit directement. 

2.2 Sur le plan formel, le ch. 10 let. b du Protocole CDI CH-IN prévoit que 

la demande d'assistance doit indiquer (i) le nom de la ou des personnes 

visées par le contrôle ou l’enquête et, si disponibles, les autres éléments 

qui facilitent l'identification de cette ou de ces personnes tels que l'adresse, 

la date de naissance, l’état-civil ou le numéro d'identification fiscale ; (ii) la 

période visée ; (iii) une description des renseignements demandés ; (iv) 

l'objectif fiscal poursuivi ainsi que (v) le nom et, si elle est connue, l'adresse 

A-4202/2017 

Page 12 

de toute personne présumée être en possession des renseignements 

requis. 

En lien avec cette liste d'indications sur le contenu de la demande, à fournir 

par l'Etat requérant dans le contexte des CDI (comp. art. 6 al. 2 LAAF qui 

est d'application subsidiaire), le Tribunal fédéral retient qu'elle est conçue 

de telle manière que si l'Etat requérant s'y conforme scrupuleusement, il 

est en principe censé fournir des informations qui devraient suffire à 

démontrer la pertinence vraisemblable de sa demande (cf. ATF 142 II 161 

consid. 2.1.4, arrêt du TF 2C_241/2016 du 7 avril 2017 consid. 5.1 ; voir 

consid. 2.6.1 ci-après). 

2.3 La demande ne doit pas être uniquement déposée à des fins de 

recherche de preuves (interdiction de la pêche aux renseignements 

[« fishing expedition »] ; ch. 10 let. d du Protocole CDI CH-IN ; cf. ATF 143 

II 136 notamment consid. 6 ; arrêt du TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 

consid. 9.1 ; arrêts du TAF A-6508/2016 du 16 mai 2018 consid. 3.3, 

A-4819/2016 du 4 avril 2018 consid. 2.4.1 et A-6080/2016 du 23 février 

2018 consid. 5.3.2). Il n’est cela dit pas attendu de l’Etat requérant que 

chacune de ses questions conduise nécessairement à une recherche 

fructueuse correspondante (arrêts du TAF A-6266/2017 du 24 août 2018 

consid. 2.5, A-6508/2016 du 16 mai 2018 consid. 3.3 et A-2322/2017 du 

9 avril 2018 consid. 5.3.2). 

2.4  

2.4.1 Le principe de la bonne foi s’applique, en tant que principe 

d’interprétation et d’exécution des traités, dans le domaine de l’échange de 

renseignements des CDI (ATF 143 II 202 consid. 8.3 et ATF 142 II 161 

consid. 2.1.3 ; arrêt du TF 2C_904/2015 du 8 décembre 2016 consid. 6.3 ; 

arrêts du TAF A-5066/2016 du 17 mai 2018 consid. 2.4.1, A-6508/2016 du 

16 mai 2018 consid. 3.4.1 et A-4819/2016 du 4 avril 2018 consid. 2.5.1). 

2.4.2 La bonne foi d’un Etat est présumée dans les relations internationales 

(principe de la confiance), ce qui implique, dans le présent contexte, que 

l’Etat requis ne saurait en principe mettre en doute les allégations de l’Etat 

requérant (ATF 142 II 218 consid. 3.3,143 II 202 consid. 8.7.1 et 8.7.4 et 

142 II 161 consid. 2.1.3 ; arrêts du TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 

consid. 6.3 et 2C_904/2015 du 8 décembre 2016 consid. 6.3 et 7.2 ; arrêts 

du TAF A-6508/2016 du 16 mai 2018 consid. 3.4.2, A-2543/2017 du 3 mai 

2018 consid. 3.5 et A-4819/2016 du 4 avril 2018 consid. 2.5.2), sauf s’il 

existe un doute sérieux, cas dans lequel le principe de la confiance ne 

s'oppose alors pas à ce qu’un éclaircissement soit demandé à l'Etat 

A-4202/2017 

Page 13 

requérant ; le renversement de la présomption de bonne foi d’un Etat doit 

en tout cas reposer sur des éléments établis et concrets (ATF 143 II 202 

consid. 8.7.1 avec les réf. citées ; arrêts du TAF A-5066/2016 du 17 mai 

2018 consid. 2.4.2, A-4819/2016 du 4 avril 2018 consid. 2.5.2, 

A-4669/2016 du 8 décembre 2017 consid. 2.3 et A-2915/2016 du 4 avril 

2017 consid. 3.2.3). 

2.5  

2.5.1 L’Etat requérant doit en outre respecter le principe de subsidiarité. 

Ce dernier dicte que l’autorité requérante doit épuiser au préalable toutes 

les sources habituelles de renseignements prévues dans sa procédure 

fiscale interne (ch. 10 let. a Protocole CDI CH-IN), ce qui n’implique, cela 

dit, pas l’épuisement de l’intégralité des moyens envisageables (arrêt du 

TAF A-6080/2016 du 23 février 2018 consid. 5.3.3 avec les réf. citées). Le 

respect de ce principe doit généralement être retenu, sauf circonstances 

particulières (ATF 144 II 206 consid. 3.3 et arrêt du TF 2C_904/2015 du 

8 décembre 2016 consid. 7.2). 

2.5.2 La jurisprudence a relevé que la question du respect du principe de 

la subsidiarité était étroitement liée au principe de la confiance, lui-même 

associé au principe de la bonne foi (consid. 2.4 ci-avant). Ainsi, à défaut 

d'élément concret, il n’y a pas de raison de remettre en cause la réalisation 

du principe de la subsidiarité lorsqu’un Etat forme une demande 

d'assistance administrative, en tous les cas lorsqu'il déclare expressément 

avoir épuisé les sources habituelles de renseignements ou procédé de 

manière conforme à la convention. Cela étant, si la Suisse a des doutes 

sérieux quant au respect du principe de la subsidiarité, le principe de la 

confiance ne fait pas obstacle à la possibilité de demander un 

éclaircissement à l’Etat requérant (ATF 144 II 206 consid. 3.3.2). 

2.6  

2.6.1 Aux termes de l'art. 26 par. 1 CDI CH-IN, l'assistance doit être 

accordée à condition qu'elle porte sur des renseignements 

vraisemblablement pertinents pour l'application de la CDI ou de la 

législation fiscale interne des Etats contractants (voir notamment ATF 142 

II 161 consid. 2.1.1, 2.1.4 et 2.4, 141 II 436 consid. 4.4 ; arrêts du 

TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 consid. 6.3 et 2C_893/2015 du 

16 février 2017 consid. 12.3 non publié aux ATF 143 II 202). Les 

renseignements qui ne sont pas vraisemblablement pertinents ne sont pas 

transmis par l'AFC (art. 17 al. 2 LAAF). La notion de pertinence 

vraisemblable – la clé de voûte de l'échange de renseignements (cf. arrêts 

du TF 2C_695/2017 du 29 octobre 2018 consid. 2.6 et 2C_1162/2016 du 

A-4202/2017 

Page 14 

4 octobre 2017 consid. 6.3) – a pour but d'assurer un échange de 

renseignements le plus large possible, mais ne doit pas permettre aux 

Etats d'aller à la pêche aux renseignements ou de demander des 

renseignements dont il est peu probable qu'ils soient pertinents pour 

élucider les affaires d'un contribuable déterminé (cf. ATF 144 II 206 

consid. 4.2, arrêt du TF 2C_387/2016 du 5 mars 2018 consid. 5.1). En 

conséquence, la condition de la pertinence vraisemblable est réputée 

réalisée si, au moment où la demande est formulée, il existe une possibilité 

raisonnable que les renseignements requis se révéleront pertinents ; peu 

importe qu'une fois fournis, il s'avère par la suite que l'information 

demandée ne soit finalement pas pertinente. 

2.6.2 Il n'incombe pas à l'Etat requis de refuser une demande ou la 

transmission d’informations parce que cet Etat serait d'avis qu'elles 

manqueraient de pertinence pour l'enquête ou le contrôle en cause. Ainsi, 

l'appréciation de la pertinence vraisemblable des informations demandées 

est en premier lieu du ressort de l'Etat requérant, le rôle de l'Etat requis se 

bornant à un contrôle de plausibilité. Il ne doit pas déterminer si l'état de 

fait décrit dans la requête correspond absolument à la réalité, mais doit 

examiner si les documents demandés se rapportent bien aux faits qui 

figurent dans la requête. Il ne peut refuser de transmettre que les 

renseignements dont il est peu probable qu'ils soient en lien avec l'enquête 

menée par l'Etat requérant, étant entendu que celui-ci est présumé être de 

bonne foi (cf. ATF 143 II 185 consid. 3.3.2, 141 II 436 consid. 4.4.3 ; arrêts 

du TAF A-2830/2018 du 17 septembre 2018 consid. 2.1.2, A-4218/2017 du 

28 mai 2018 consid. 2.3.1 ; voir aussi quelques rares arrêts du TF en 

langue française qui exigent qu'apparaisse avec certitude que les 

documents ne sont pas déterminants pour l'enquête : ATF 144 II 161 

consid. 2.1.1, 142 II 161 consid. 2.1.1 ; cf. à ce sujet arrêt du TAF A-

6666/2014 du 19 avril 2016 consid. 2.3 in fine). 

2.6.3 La demande d’assistance vise normalement à obtenir des 

informations sur la personne identifiée comme contribuable par l’Etat 

requérant. Toutefois, dans certaines constellations spécifiques, des 

informations peuvent également être transmises au sujet de personnes 

dont l’assujettissement n’est pas invoqué par l’Etat requérant (arrêts du 

TAF A-4025/2016 du 2 mai 2017 consid. 3.4, A-2838/2016 du 8 mars 2017 

consid. 3.6.2.3 et A-2468/2016 du 19 octobre 2016 consid. 3.2.1). La 

transmission d’informations vraisemblablement pertinentes concernant 

des tiers est ainsi en principe également possible (cf. art. 4 al. 3 LAAF ; cf. 

ATF 142 II 161 consid. 4.6.1 ; arrêts du TAF A- 4025/2016 du 2 mai 2017 

consid. 3.4, A-4353/2016 du 27 février 2017 consid. 5.1). En particulier, les 

A-4202/2017 

Page 15 

informations relatives à des comptes dont les contribuables visés par la 

demande – qualifiés de résidents fiscaux par l'Etat requérant – sont les 

ayants droit économiques ou pour lesquels ils sont titulaires d'une 

procuration, remplissent en principe la condition de la pertinence 

vraisemblable au sens de l'art. 26 par. 1 CDI-IN (cf. ATF 141 II 436 

consid. 4.6). 

2.6.4 En règle générale, il n’appartient pas au Tribunal de céans de vérifier 

en détail quelles informations sont, ou non, à caviarder. Cette tâche revient 

à l’AFC en tant qu’autorité exécutant l’assistance administrative (art. 2 

LAAF). En d’autres termes, le Tribunal, saisi d’un recours contre une 

décision finale de l’AFC, se limite à vérifier le respect des conditions de 

l’assistance administrative, sans devoir en principe analyser d’office 

l’ensemble des pièces du dossier, en particulier l’intégralité des documents, 

informations et renseignements litigieux visés par une éventuelle 

transmission à l’autorité requérante (arrêts du TAF A-2523/2015 du 9 avril 

2018 consid. 4.6.4, 4.6.7 et A-907/2017 du 14 novembre 2017 consid. 4.2). 

2.6.5 Sous l'angle de la pertinence vraisemblable, s'examine également le 

grief de l'échange spontané de renseignements. 

2.6.5.1 L'échange spontané de renseignements consiste à transmettre à 

un Etat des informations vraisemblablement pertinentes, mais qui n'ont pas 

été demandées (cf. parmi d'autres arrêts du TAF A-7022/2017 du 30 juillet 

2019 consid. 3.6.4.1 ; cf. ég. art. 3 let. d LAAF). Le par. 10 let. e du 

Protocole CDI CH-IN souligne qu'aucune obligation n'incombe à l'un des 

Etats contractants, sur la base de l'art. 26 de la Convention, de procéder à 

un échange de renseignements spontané ou automatique. Il n'est donc pas 

exclu qu'un Etat contractant procède à un tel échange de renseignements, 

moyennant l'existence d'une base légale en droit interne (cf. arrêts du 

TF 2C_1087/2016 du 31 mars 2017 consid. 3.3 et 2C_954/2015 du 

13 février 2017 consid. 6.3.1). L'art. 4 al. 1 LAAF y faisait obstacle jusqu'à 

son abrogation au 1er janvier 2017 (cf. RO 2013 231 ; pour un exemple 

ATF 141 II 436 consid. 3.2). Cette suppression est liée à l'entrée en vigueur 

à la même date pour la Suisse de la Convention du Conseil de l'Europe et 

de l'OCDE du 25 janvier 1988 concernant l'assistance administrative 

mutuelle en matière fiscale, telle qu'amendée par le Protocole du 27 mai 

2010 (RS 0.652.1, en vigueur pour la Suisse depuis le 1er janvier 2017 et 

pour l’Inde depuis le 1er juin 2012, abrégée MAC [Convention on Mutual 

Administrative Assistance in Tax Matters]), ainsi que des art. 22a ss LAAF 

(RO 2016 5059). L'art. 7 MAC règle l'échange spontané de 

renseignements entre les Parties, lequel a lieu en particulier lorsqu’ « à la 

A-4202/2017 

Page 16 

suite d'informations communiquées à une Partie par une autre Partie, la 

première Partie a pu recueillir des informations qui peuvent être utiles à 

l'établissement de l'impôt dans l'autre Partie » (let. e). Quant aux 

art. 22a ss LAAF, ils constituent la base légale en droit interne pour 

l'échange spontané. Toutefois, il convient de souligner qu'une demande 

d'assistance doit préciser la convention sur laquelle elle se fonde (dans le 

cas d’espèce : la CDI) et ne peut se prévaloir de plusieurs conventions en 

même temps (cf. arrêt du TAF A-4725/2018 du 10 août 2020 consid. 3.1.1). 

2.6.5.2 La question de l'applicabilité des art. 22a ss LAAF, notamment ra-

tione temporis, à une demande d'assistance déposée au titre d'une CDI et 

non au titre de la MAC, a déjà été tranchée par la Cour de céans dans des 

arrêts antérieurs (cf. arrêts du TAF A-4588/2018 du 22 juillet 2019 con-

sid. 3.7.3 et A-7022/2017 du 30 juillet 2019 consid. 3.6.4). Elle a ainsi jugé 

– tout en laissant ouverte la question pour les périodes d'imposition ulté-

rieures à 2018 – que le chapitre 3 de la LAAF, qui traite de l'échange spon-

tané de renseignements ne peut être considéré comme la base légale en 

droit interne qui faisait défaut selon la jurisprudence précitée du TF pour 

admette un échange spontané fondé sur une CDI. 

Il faut ainsi retenir que dans le cadre de la présente demande d'assistance, 

fondée sur la CDI CH-IN, l'échange spontané de renseignements n'est pas 

autorisé. 

2.7 Doivent être respectées les règles de procédure applicables dans l’Etat 

requérant et dans l’Etat requis, l’AFC disposant toutefois des pouvoirs de 

procédure nécessaires pour exiger des banques la transmission de 

l’ensemble des documents requis qui remplissent la condition de la 

pertinence vraisemblable (cf. art. 26 par. 3 et 5 CDI CH-IN ; ATF 142 II 161 

consid. 4.5.2 ; arrêts du TAF A-6508/2016 du 16 mai 2018 consid. 3.7 et 

A-6080/2016 du 23 février 2018 consid. 5.3.6.1). 

2.8  

2.8.1 Le principe de spécialité veut que l’Etat requérant n'utilise les 

informations reçues de l’Etat requis qu'à l'égard des personnes et des 

agissements pour lesquels il les a demandées et pour lesquels elles lui ont 

été transmises (cf. art. 26 par. 2 CDI CH-IN ; arrêt du TAF A-5046/2018 du 

22 mai 2019 consid. 4 et 5 ; ANDREA OPEL, Trau, schau, wem – Zum 

Grundsatz von Treu und Glauben im internationalen 

Steueramtshilfeverkehr. Veranschaulicht anhand der 

Vertraulichkeitspflichten des Ersucherstaates, Archives 86 [2017/2018] 

p. 277 ss ; dans le contexte de l’entraide internationale en matière pénale 

A-4202/2017 

Page 17 

[Rechtshilfe], cf. art. 67 al. 1 de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur 

l’entraide internationale en matière pénale [loi sur l’entraide pénale 

internationale, EIMP, RS 351.1] et arrêts du TAF A-778/2017 du 5 juillet 

2017 consid. 4.3.2 [décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 

17 juillet 2018] ; A-8275/2015 du 29 août 2016 consid. 6.1.1 et 6.1.4 ; 

DANIEL HOLENSTEIN, in : Zweifel/Beusch/Matteotti [éd.], Kommentar zum 

Internationalen Steuerrecht, 2015, n° 258, 262 et 266 ad art. 26 du Modèle 

de Convention OCDE [ci-après : MC OCDE]) ; ROBERT ZIMMERMANN, La 

coopération judiciaire internationale en matière pénale, 4e éd., 2014, 

n° 761 p. 732). A noter que la dimension personnelle du principe de 

spécialité, à savoir que les informations ne doivent être utilisée que contre 

les personnes visées par la requête, a été récemment confirmée par le 

Tribunal fédéral (cf. arrêts du TF 2C_537/2019 du 13 juillet 2020 

consid. 3.4.3 et 3.5 et 2C_376/2019 du 13 juillet 2020 consid. 7.1.3 [tous 

deux destinés à la publication]). La Suisse peut à cet égard considérer que 

l’Etat requérant, avec lequel elle est liée par un accord d’assistance 

administrative, respectera le principe de spécialité (cf. parmi d'autres : arrêt 

du TAF A-3785/2018 du 25 mai 2020 consid. 4.7). 

2.8.2 La violation prétendue du principe de spécialité par l’Etat requérant, 

soulevée en tant que grief d'ordre général, peut être invoquée, 

conformément en particulier à l’art. 71 PA, auprès du Département fédéral 

suisse compétent, qui demandera des explications à l'Etat concerné 

(ATF 121 II 248 consid. 1c ; décision du Département fédéral de justice et 

police du 21 juillet 1997, JAAC 62.24 consid. 3.2 et 4 ; ZIMMERMANN, 

op. cit., n° 728 p. 756 ; ALEXANDER M. GLUTZ VON BLOTZHEIM, Die 

spontane Übermittlung – Die unaufgeforderte Übermittlung von 

Beweismitteln und Informationen ins Ausland gemäss Art. 67a IRSG, 

2010, p. 214) ou devant les autorités de l’Etat requérant (ZIMMERMANN, 

op. cit., n° 732 p. 763 ; arrêts du TAF A-7496/2016 du 27 avril 2018 

consid. 4.8.2 et A-8271/2015 du 29 août 2016 consid. 6.2). 

3.  

En l’espèce, le Tribunal examinera tout d’abord si les conditions de forme 

de la demande ont été respectées (consid. 3.1). Il analysera ensuite les 

différentes conditions matérielles de l’assistance administrative 

internationale en matière fiscale (consid. 3.2 ss). 

3.1 Sur le plan formel, le Tribunal constate que la demande d’assistance 

contient la liste des informations nécessaires à sa recevabilité. Elle 

mentionne l’identité de la personne concernée par la requête, à savoir le 

nom du recourant 1 identifié en tant qu’héritier légal de Feu D._______, 

A-4202/2017 

Page 18 

PAN *** (ch. 7) ; la période visée par la demande (ch. 9), soit du […] au 

[…] ; la description des renseignements demandés (ch. 13) ; l’objectif fiscal 

fondant la demande (ch. 10), soit l’ « Individual Income », ainsi que le nom 

et l’adresse de la banque présumée détentrice des documents demandés 

(ch. 12). 

S’agissant de la période visée par la demande litigieuse, l’autorité 

inférieure a – à juste titre (cf. consid. 2.1.2 et 2.1.4 ci-avant) – exclu 

l’échange d’informations antérieures au 1er avril 2011, respectivement au 

31 mars 2011. Les renseignements que l’AFC entend transmettre aux 

autorités indiennes portent uniquement sur une période qui entre dans le 

champ d’application temporel de l’art. 26 CDI CH-IN et du ch. 10 du 

Protocole additionnel CDI CH-IN, à savoir du […] au […]. Seule reste dès 

lors litigieuse la transmission d’informations pour cette période. Pour ce 

motif, l’argument des recourants selon lequel l’hoirie de Feu D._______ 

serait exclusivement sous enquête fiscale en Inde « en lien avec les seuls 

exercices *** et *** » – ce qui justifierait de refuser l’assistance – ne peut 

en tant que tel être suivi (recours, p. 6). Ce qui reste déterminant ici est le 

fait que les informations à transmettre in concreto ne peuvent être 

antérieures au champ d’application temporel de l’art. 26 CDI CH-IN et du 

ch. 10 du Protocole additionnel CDI CH-IN (cf. consid. 2.1.3 s. ci-avant ; cf. 

arrêt du TF 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 consid. 6.4 et 6.5). 

3.2  

3.2.1 Pour ce qui est des conditions de fond, il convient d’examiner en 

premier lieu le grief des recourants qui reprochent à l’autorité inférieure 

d’accéder à une demande d’assistance basée exclusivement sur des 

données volées (cf. arrêts du TF 2C_819/2017 du 2 août 2018 consid. 2 ss 

et 2C_648/2017 du 17 juillet 2018 consid. 2 et 3). L’approche développée 

par les recourants consiste à démontrer qu’ils auraient été identifiés par 

l’autorité fiscale indienne grâce à des données volées […] de la banque 

***. Ils estiment dès lors que la décision entreprise viole l’art. 7 let. c LAAF. 

3.2.2  

3.2.2.1 Conformément à l’ar. 7 let. c LAAF, il n’est pas entré en matière 

lorsque la demande viole le principe de la bonne foi, « notamment 

lorsqu’elle se fonde sur des renseignements obtenus par des actes 

punissables au regard du droit suisse ». 

3.2.2.2 Cela étant, la LAAF n’est qu’une loi d’exécution des conventions 

concernées. A ce titre, elle ne contient pas de définitions matérielles 

propres, mais vise à concrétiser les dispositions conventionnelles 

A-4202/2017 

Page 19 

applicables (cf. arrêt du TAF A-6080/2016 du 23 février 2018 

consid. 5.3.4.2 et 6.2.1.1.2). Il s’ensuit que l’art. 7 let. c LAAF n’a pas de 

portée distincte autre que d’obliger la Suisse, en qualité d’Etat requérant, 

à refuser d’entrer en matière lorsqu’une demande d’assistance est formée 

de manière contraire à la bonne foi (cf. ATF 143 II 224 consid. 6.2). Cette 

interprétation unilatérale du principe de la bonne foi ne peut être opposée 

à l’Etat requérant que si a) une telle indication a été reprise dans la 

convention de double imposition (ou dans le protocole additionnel), c’est-

à-dire que l’Etat requérant a accepté cette réserve ou b) s’il ressort d’une 

autre manière que l’Etat requérant a violé le principe de la bonne foi. 

L’existence d’une telle violation doit s’examiner à l’aune de la Convention 

de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des traités (RS 0.111 ; arrêt du TF 

2C_648/2017 du 17 juillet 2018 consid. 3.3 ; voir. ATF 143 II 224 

consid. 6.2 ; sur la question d’ensemble : arrêt du TF 2C_619/2018 du 

21 décembre 2018 consid. 2.3.2). 

3.2.2.3 La simple utilisation par l’Etat requérant de données acquises 

illégalement après que celui-ci les a obtenues d’un autre Etat sur la base 

d’une assistance administrative (spontanée) ne constitue pas encore un 

comportement contraire à la bonne foi de l’avis de plusieurs auteurs de 

doctrine (arrêts du TF 2C_619/2018 du 21 décembre 2018 consid. 2.3.5, 

2C_819/2017 du 2 août 2018 consid .2.2.3 et 2C_648/2017 du 17 juillet 

2018 consid. 2.3.4 s., chaque fois avec les renvois). 

3.2.2.4 La CDI-IN, respectivement le ch. 10 let. b du Protocole CDI CH-IN 

n’exigent de la part de l’Etat requérant aucune indication quant à l’origine 

des informations qui fondent sa requête d’assistance. Certes, depuis le 

printemps 2010, dans le cadre des négociations de conventions de double 

imposition, la Suisse fait référence au fait qu’elle n’accorde aucun échange 

d’informations lorsque les requêtes reposent sur des données acquises 

illégalement (cf. Avis du Conseil fédéral à l’interpellation du 16 mars 2012 : 

Utilisation de données bancaires volées dans les procédures fiscales, 

réponse à la question 3 [base de données curia vista, 12.3302] ; ANDREA 

OPEL, Wider die Amtshilfe bei Datenklau : Gestohlene Daten sind 

gestohlene Daten, in : Jusletter du 23 novembre 2015, ch. marg. 4 nbp. 13 

ainsi que ch. marg. 23 nbp. 64). Toutefois, on ne trouve trace de cette 

réserve dans le Protocole CDI-IN de 2010. De même, il ne résulte de la 

CDI-IN aucune obligation de la part des autorités indiennes de donner la 

garantie que leur requête ne repose pas sur des informations qui ont été 

obtenues grâce à des actes punissables commis en Suisse (arrêts du 

TF 2C_619/2018 du 21 décembre 2018 consid. 2.3.5 et 2C_648/2017 du 

17 juillet 2018 consid. 3.4.1 s.). 

A-4202/2017 

Page 20 

3.2.3  

3.2.3.1 En conséquence, les arguments des recourants qui visent à 

démontrer que la demande se fonde exclusivement sur des données 

volées (recours, p. 37 ss ; cf. ég. recours, p. 19, 22 ss et 38 ss, ainsi que 

l’annexe 19 selon laquelle le gouvernement indien aurait reçu des 

« informations » de la part du gouvernement français sur des comptes 

détenus auprès de ***) ne leur sont d’aucun secours ici. Le fait, pour 

l’autorité requérante, d’exploiter des renseignements issus de telles 

données n’est pas per se contraire au principe de la bonne foi 

(consid. 3.2.2.3 ci-avant). L’art. 26 par. 3 let. b CDI CH-IN ne permet 

d’ailleurs pas de refuser d’entrer en matière sur une demande d’assistance 

administrative en raison de la manière dont l’Etat requérant s’est procuré 

les données qui ont abouti à la formulation de la demande (cf. ATF 143 II 

202 consid. 6.3.6 ; arrêt du TAF A-6080/2016 du 23 février 2018 

consid. 6.2.1.1.2). En l’absence d’engagement de la part de l’Inde 

(cf. consid. 3.2.2.4 ci-avant), la Cour ne peut, en l’état, par ailleurs suivre 

les développements des recourants relatifs à l’arrêt du TAF A-778/2018 du 

5 juillet 2017 (décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 17 juillet 

2018 ; recours, p. 20 ss et 39 s.). 

3.2.3.2 Pour le surplus, le Tribunal ne voit pas d’autres motifs – et les 

recourants n’en soulèvent aucun qui soit pertinent – qui donneraient à 

penser que la demande d’assistance repose sur un comportement 

contraire à la bonne foi. S’agissant de la problématique du sujet fiscal 

réellement visé par la requête (l’hoirie de Feu D._______ ou le recourant 1 

lui-même), cette question sera examinée ci-après sous l’angle de la 

vraisemblable pertinence. 

3.3 Les recourants soutiennent également l’absence de pertinence 

vraisemblable des renseignements requis par le MFI. A titre personnel, les 

recourants 1 et 2 ne feraient l’objet d’aucune procédure fiscale en Inde, ce 

qui exclurait toute forme d’entraide (recte : d’assistance) en matière 

administrative les concernant, sauf à donner suite à une pêche aux 

renseignements prohibée (cf. consid. 2.3 ci-avant). Leur position serait 

confirmée par le jugement du *** rendu par le tribunal *** que le recourants 

ont fait parvenir à la Cour de céans par courrier du 30 août 2018. Cette 

décision confirmerait que l’unique personne visée par la procédure en Inde 

serait l’hoirie de Feu D._______ et non pas le recourant 1. Ce dernier ne 

serait donc pas visé par la requête d’assistance administrative du ***. 

Interpellée par la Cour de céans sur la suite à donner à ce nouvel élément 

intervenu dans la procédure et notamment sur l’opportunité de solliciter des 

A-4202/2017 

Page 21 

éclaircissements à ce sujet de la part des autorités indiennes au sens de 

l’art. 6 al. 3 LAAF (ordonnance du 7 septembre 2018, cf. consid. J.i supra), 

l’autorité inférieure a considéré dans ses observations du 26 septembre 

2018 qu’à son sens, la demande d’assistance administrative du *** 

concerne effectivement le recourant 1 et que la décision rendue par [un 

tribunal indien] n’exclut par ailleurs pas que la situation fiscale personnelle 

du recourant 1 ne fasse pas l’objet d’une procédure fiscale en Inde. Sur la 

base de cette décision, qui concerne une autre personne que le 

recourant 1 et au regard du principe de la bonne foi qui gouverne la 

collaboration internationale en matière d’assistance administrative en 

matière fiscale, elle ne saurait remettre en cause le bien-fondé de la 

demande d’assistance administrative du *** des autorités compétentes 

indiennes. 

3.3.1 La lecture du jugement du *** du tribunal *** remis par les recourants 

permet de se rendre compte que celui-ci a été rendu dans le cadre d’une 

procédure opposant le fisc indien à l’hoirie de Feu D._______, 

respectivement au recourant 1, et qu’il concerne le même complexe de 

faits qui est à la base de la requête d’assistance déposée par les autorités 

indiennes. On y retrouve en effet les mêmes années de taxation, les 

mêmes intervenants et la mention des comptes *** découverts (voir 

notamment les considérants […] du jugement). Il apparaît que le principal 

objet du litige portait sur l’identité du contribuable visé par la procédure 

fiscale conduite par les autorités indiennes de taxation. Le recourant 1 avait 

ainsi fait opposition au fait qu’il avait été taxé en tant que « […] in his 

capacity as Legal heir of late D._______ », alors que seule l’hoirie aurait 

dû faire l’objet de la procédure fiscale par rapport aux comptes *** 

découverts par le fisc. 

Or, le jugement finit par donner tort aux autorités fiscales indiennes en 

indiquant au ch. […] (p. […] du jugement) ce qui suit : 

In view of the foregoing discussions, we find merit in the contentions of the 

assessee [soit le recourant 1]. Accordingly we hold that the assessment 

framed on the Legal heir, i. e., on […] as legal heir of late D._______ in 

respect of income arising after the date of death is not in accordance with 

the provisions of sec. 159 r.w.s. 168 of the Income tax Act, 1961. Accord-

ingly, […] cannot be asked to pay tax as legal representative of late 

D._______ u/s 159 of the Act. We also hold that it is the “Estate of late 

D._______”, which is liable to pay tax in terms of sec. 168 of the Act in 

respect of impugned income. Since the assessing officer has assessed 

wrong person for the above said income and since the *** has also con-

firmed the same, in our view, orders passed by them are not sustainable 

A-4202/2017 

Page 22 

in law for the reasons discussed above. Accordingly we quash the orders 

passed by the tax authorities. 

[Le tribunal indien] retient ainsi que c’est uniquement l’hoirie qui est 

responsable du paiement du revenu contesté et, par conséquent, que tous 

les avis de taxation passés au nom du recourant 1 (même désigné en tant 

qu’héritier légal de l’hoirie) ont été adressés à la mauvaise personne et 

doivent être annulés. 

3.3.2 Si l’on examine maintenant la requête des autorités indiennes à la 

lumière des informations qui précèdent, il en ressort que le recourant 1 est 

systématiquement identifié en tant qu’héritier légal de Feu D._______, que 

ce soit dans la case de l’identification de la personne concernée (ch. 7) ou 

dans la description des faits déterminants à la base de la demande 

(ch. 12). En outre, il apparaît que le numéro fiscal d’identification évoqué 

sous le ch. 7 précité de la requête est le numéro PAN ***, soit le numéro 

de taxation de l’hoirie de Feu D._______. Au contraire, le numéro 

personnel de taxation du recourant 1 est le PAN *** (recours, p. 13). On 

peut également observer que les détails d’identification concernant le 

compte *** demandé par les autorités indiennes donnent comme numéro 

d’identification *** le numéro *** (qui doit manifestement correspondre à 

l’identité de Feu D._______), alors que le numéro *** du recourant 1 lui-

même est le ***, comme cela ressort de la liste des « Other related 

persons » indiquées dans la liste reproduite sous le ch. 1 de l’Annexure-1 

de la requête (voir let. C des faits ci-dessus). 

3.3.3 Le libellé de la requête confirme donc l’existence de deux entités 

fiscales différentes, à savoir d’une part l’hoirie et d’autre part le recourant 1. 

Or, compte tenu des éléments ressortant du jugement précité du *** (voir 

ch. 3.3.1 ci-avant), il résulte que les autorités indiennes cherchent à 

éclaircir la situation fiscale de l’hoirie de Feu D._______, dont le patrimoine 

ou les revenus ne doivent être confondus avec ceux du recourant 1, 

personne indépendante. 

Quand l’autorité inférieure soutient dans ses dernières observations du 

26 septembre 2018 que le jugement en question n’exclut pas que la 

situation fiscale personnelle du recourant 1 ne fasse l’objet d’une 

procédure fiscale en Inde, il convient de répondre qu’une telle possibilité 

ne peut effectivement pas être exclue dans l’absolu, mais qu’en l’espèce, 

la requête n’en vise pas moins spécifiquement l’hoirie et que si les autorités 

indiennes entendent obtenir des informations visant la taxation du 

recourant 1, celles-ci devraient dès lors déposer une nouvelle requête 

l’identifiant clairement en tant que personne concernée. 

A-4202/2017 

Page 23 

Il convient par conséquent de considérer, comme le soutiennent les 

recourants, que la requête des autorités indiennes vise effectivement 

l’hoirie et seulement la taxation de celle-ci. Par conséquent, remplissent le 

critère de la pertinence vraisemblable uniquement les informations qui 

permettront aux autorités fiscales indiennes de vérifier la taxation de 

l’hoirie, et non pas celles qui serviraient à taxer le recourant 1 pour lui-

même, sous peine de tomber dans l’entraide spontanée qui, comme il a 

été vu ci-avant (cf. consid. 2.6.5 ci-avant) est prohibée dans le cas 

d’espèce. De même que l’autorité inférieure a déjà révoqué sa toute 

première décision finale du 24 mai 2017 pour retirer les informations 

bancaires relatives à la société G._______, pourtant spécifiquement 

évoquée dans la requête, en considérant que les ayants droit économiques 

de celle-ci […] n’étaient pas visés par la requête (voir let. KK des faits de 

la décision finale attaquée), il convient désormais de ne pas transmettre 

les informations qui viseraient exclusivement les revenus et le patrimoine 

du recourant 1, dont il faut reconnaître qu’il n’est pas la personne 

formellement concernée par la requête des autorités indiennes. 

[…] 

Le recours doit par conséquent être partiellement admis sur ce point dans 

le sens que la décision de l’autorité inférieure doit être modifiée […]. 

3.4 Les recourants soutiennent par ailleurs que la recourante 2 ne serait 

pas mentionnée dans la demande d’assistance litigieuse, alors même que 

l’autorité inférieure entendrait transmettre des informations la concernant 

(recours, p. 12). Le Tribunal constate, nonobstant le fait que cette personne 

ait recouru contre la décision attaquée, qu’elle n’est pas expressément 

mentionnée dans le dispositif de la décision attaquée (comp. I.c ci-avant). 

Son nom ressort toutefois d’informations à transmettre. Dans la mesure où 

ces informations sont en lien avec la taxation de l’hoirie, celles-ci doivent 

être transmises puisqu’elles peuvent, le cas échéant, contribuer à élucider 

la situation fiscale de celle-ci. Il convient ici de rappeler que les tiers dont 

le nom est transmis dans le cadre d’une demande d’assistance 

internationale en matière fiscale sont protégés par la dimension 

personnelle du principe de spécialité, à savoir le fait que les informations 

ne doivent être utilisées que contre les personnes visées par la requête 

(cf. arrêts du TF 2C_537/2019 du 13 juillet 2020 consid. 3.4.3 et 3.5, 

2C_376/2019 du 13 juillet 2020 consid. 7.1.3 [tous deux destinés à la 

publication] ; cf. consid. 3.7.4). 

A-4202/2017 

Page 24 

3.5 Toujours de l’avis des recourants, on peinerait en outre à voir comment 

des informations postérieures au 1er avril 2011 s’avéreraient pertinentes 

pour des années fiscales passées, à savoir ici les années fiscales *** et *** 

(cf. dossier autorité inférieure, annexe 1 ch. 14). Ce faisant, les recourants 

semblent toutefois perdre de vue que des informations postérieures à une 

année fiscale déterminée peuvent tout à fait rester pertinentes pour l’Etat 

requérant, notamment du point de vue la réouverture ou de la révision de 

la taxation pour cette année fiscale (cf. arrêt du TAF A-3716/2016 du 

16 février 2016 consid. 5.6). 

Cela étant, la Cour pourrait éventuellement déduire des développements 

des recourants une conclusion tendant à un caviardage complémentaire 

de données à transmettre éventuellement antérieures au champ 

d’application de la disposition (cf. recours, p. 34 et 36 ; consid. 2.1 

ci-avant). En l’occurrence, les recourants n’indiquent cependant pas 

quelles informations doivent être caviardées in concreto. Or, le Tribunal de 

céans ne procède en principe pas à un examen d’office de l’intégralité des 

documents, informations et renseignements litigieux et visés par une 

éventuelle transmission à l’autorité requérante (consid. 2.6.4 ci-avant ; 

pour un cas de conclusions suffisamment détaillées s’agissant du 

caviardage, arrêt du TAF A-4819/2016 du 4 avril 2018 consid. 5 ; cf. ég. 

arrêt du TAF A-907/2017 du 14 novembre 2017 consid. 4.1). Sur ce point, 

les conclusions des recourants – pour autant qu’existantes – ne s’avèrent 

pas suffisamment circonstanciées, de sorte que la Cour n’approfondira pas 

cet élément plus avant. 

3.6 La Cour relève que l’autorité requérante confirme expressément le 

respect du principe de subsidiarité (consid. 2.5 ci-avant). Or, dans le 

contexte de l’assistance administrative internationale, pareille déclaration 

suffit, en règle générale, à retenir que le principe de subsidiarité est 

respecté, ce qui est le cas ici (consid. 2.5.2 ci-avant). Au demeurant, en 

tant qu’Etat requis, la Suisse n’a en principe pas non plus à vérifier l’état 

d’avancement des procédures dans l’Etat requérant (recours, p. 16 ss) et 

peut se fier aux indications de l’autorité requérante (arrêt du TAF 

A-2454/2017 du 7 juin 2018 consid. 2.1.1.1 et 3.2.1 [décision attaquée 

devant le TF]). 

3.7 Les recourants reprochent encore à l’Etat requérant de tenter de 

contourner les règles de l’entraide en matière pénale, en violation du 

principe de spécialité (consid. 2.8.1 ci-avant). Selon eux, les autorités 

indiennes ont-elles-mêmes expressément indiqué mener une procédure 

A-4202/2017 

Page 25 

pénale à l’encontre du recourant 1 […] du chef, notamment, d’évasion 

fiscale. 

3.7.1 Il est vrai que l’entraide judiciaire – de lege lata et sous réserve 

d’exceptions non pertinentes en l’espèce – n’est pas accordée pour la 

poursuite des actes qualifiés en droit suisse de « soustraction fiscale », 

c’est-à-dire des actes tendant à diminuer les recettes fiscales (cf. art. 3 

al. 3 EIMP). La règle de la spécialité en matière d’entraide judiciaire exclut 

en principe l’utilisation des informations obtenues par cette voie pour la 

poursuite de telles infractions fiscales (cf. art. 67 EIMP). Cela étant, l’Etat 

requérant reste en principe libre d’opter pour la voie de l’assistance 

administrative ou celle de l’entraide judiciaire (cf. ATF 139 II 404 

consid. 2.2 et ATF 137 II 128 consid. 2.3). 

Ne constitue ainsi pas un détournement inadmissible de l'entraide 

judiciaire, le choix per se d'un Etat contractant de faire examiner sa 

demande par les autorités compétentes en matière d'assistance 

administrative de l'Etat requis, même si elle concerne des actes non 

couverts par l'entraide judiciaire. Les griefs de la personne concernée, 

selon lesquels la demande d'assistance administrative constituerait un 

abus de droit ou servirait uniquement à contourner les dispositions de 

l'entraide judicaire, devront être jugés par les autorités compétentes pour 

la procédure d'assistance administrative dans l'Etat requis (cf. ATF 137 II 

128 consid. 2.2.2 et 2.3 ; arrêts du TAF A-6391/2016 du 17 janvier 2018 

consid. 5.2.3.1 [décision confirmée par arrêt du TF 2C_88/2018 

du 7 décembre 2018] et A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 4.3.3 

[décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]), soit 

l'AFC et, sur recours, le Tribunal administratif fédéral. 

3.7.2 Dans des cas similaires à celui de l’espèce, la Cour de céans a déjà 

examiné cette question et est arrivée à la conclusion que la CDI CH-IN ne 

fait pas obstacle à ce que l’autorité fiscale indienne utilise les données 

obtenues par le biais de l'assistance administrative non seulement pour 

l'imposition de la personne concernée mais également dans le cadre de 

procédures pénales fiscales, voire même qu'elle les transmette à d'autres 

autorités dans le but de sanctionner des infractions fiscales commises par 

la personne concernée (cf. arrêts du TAF A-2454/2017 du 7 juin 2018 

consid. 2.1.4.4 [décision attaquée devant le TF] et A-778/2017 du 5 juillet 

2017 consid. 4.3.3 [décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 

17 juillet 2018] ; ROBERT WEYENETH, Der nationale und internationale ordre 

public im Rahmen der grenzüberschreitenden Amtshilfe in Steuersachen, 

Bâle, 2017, p. 220).  

A-4202/2017 

Page 26 

3.7.3 En effet, il ressort de la teneur de l'art. 26 par. 2 CDI CH-IN que les 

renseignements reçus dans le cadre de l’assistance administrative peuvent 

être entre autres utilisés, sans le consentement de l'autorité compétente 

de l'Etat requis, pour l'établissement et le recouvrement des impôts 

mentionnés au par. 1 et aussi pour les procédures et poursuites concernant 

ces impôts. La seule condition est donc que les infractions concernées par 

ces renseignements soient relatives aux impôts prévus par la convention. 

En conséquence, l’assistance administrative en matière fiscale est aussi 

prévue pour la clarification des infractions fiscales pour lesquelles l'entraide 

judiciaire est exclue. Il sied ainsi de considérer que la demande de l'autorité 

fiscale indienne ne constitue pas une tentative de contourner les garanties 

de la procédure d'entraide judiciaire (cf. ég. HOLENSTEIN, op. cit., n° 266 ad 

art. 26 MC OCDE ; pour ces développements, arrêts du TAF A-2454/2017 

du 7 juin 2018 consid. 2.1.3 et 2.1.4.2, A-6391/2016 du 17 janvier 2018 

consid. 5.2.3.2 [décision confirmée par arrêt du TF 2C_88/2018 

du 7 décembre 2018] et A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 4.3.3 

[décision confirmée par arrêt du TF 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]).  

En revanche, en vertu de l’art. 26 par. 2 seconde phrase CDI CH-IN, 

l’utilisation des informations reçues par l’Etat requérant à d’autres fins que 

celles mentionnées à l’art. 26 par. 2 première phrase CDI CH-IN – en 

particulier la lutte contre le blanchiment d’argent, la corruption et le 

financement du terrorisme – suppose que cette possibilité résulte des lois 

suisses et indiennes et, cumulativement, l’accord de l’autorité compétente 

de l’Etat requis. En Suisse, l’AFC est à ce titre compétente, en accord avec 

l’Office fédéral de la justice (art. 20 al. 3 LAAF ; HOLENSTEIN, op. cit., 

n° 268 ad art. 26 MC OCDE ; cf. arrêt du TAF A-2454/2017 du 7 juin 2018 

consid. 2.1.3, 3.1 et 3.8.1 [décision attaquée devant le TF]).  

En l’occurrence, la problématique d’un accord de l’autorité compétente 

suisse ne se pose pas, puisque la demande du MFI vise des informations 

relatives à l’application de la législation interne indienne relative aux impôts 

visés par la CDI CH-IN, étant précisé que les pénalisations et les intérêts 

sont expressément exclus du champ d’application de cette Convention 

(art. 2 al. 3 CDI CH-IN ; cf. arrêt du TAF A-2454/2017 du 7 juin 2018 

consid. 2.1.4.1 et 2.1.4.4 [décision attaquée devant le TF]) qui rappelle 

qu’une telle approche se retrouve également encore dans la CDI conclue 

entre la Suisse et la Nouvelle-Zélande [RS 0.672.961.41]). Cette 

particularité de la CDI CH-IN a certes pour conséquence que l’octroi de 

l’assistance administrative pour l’exécution exclusive d’une procédure 

pénale fiscale (Steuerstrafverfahren) est exclu (arrêt du TAF A-2454/2017 

du 7 juin 2018 consid. 2.1.2, 2.1.4.4, 2.1.4.7, 3.7, 3.8.1 et 3.8.3 s. [décision 

A-4202/2017 

Page 27 

attaquée devant le TF]). Ces considérations ne s’appliquent toutefois pas 

ici. Le but fiscal poursuivi par les autorités indiennes n’est, en l’occurrence, 

pas exclusivement la poursuite d’infractions pénales fiscales, la demande 

mentionnant à ce titre la « recovery and enforcement of tax claims » et 

l’« investigation or prosecution of tax matters » (cf. arrêt du TAF 

A-778/2017 du 5 juillet 2017 consid. 8.2.2 [décision confirmée par arrêt du 

TF 2C_648/2017 du 17 juillet 2018]). 

3.7.4 Pour le surplus, il faut remarquer que le MFI a expressément 

confirmé le respect du principe de spécialité dans sa demande (ch. 18 ; 

consid. 2.8 ci-avant). Par ailleurs, au ch. 4 du dispositif de la décision 

litigieuse, l’autorité inférieure appelle spécifiquement l’autorité fiscale 

indienne au respect dudit principe. En vertu du principe de la confiance qui 

gouverne les relations internationales, il n’y a aucune raison de discuter 

l’engagement de l’Etat requérant à cet égard. Le fait, comme l’affirment les 

recourants, qu’« il transpire de la demande d’entraide l’intention évidente 

des autorités indiennes de violer le principe de spécialité » (recours, p. 7) 

ne repose sur aucun élément justifiant, en l’occurrence, de remettre en 

doute la présomption de bonne foi dont doit bénéficier l’Inde. Aussi, la Cour 

n’identifie pas en quoi il serait « notoire » que les autorités indiennes ne 

respectent pas le principe de spécialité (recours, p. 8). Les deux articles de 

presse produits, qui tendent à démontrer que les autorités indiennes se 

seraient déjà distinguées par l’utilisation de données obtenues par la voie 

de l’assistance administrative en matière fiscale dans d’autres contextes 

(recours, annexes 33 et 34), ne suffisent pas à consacrer le caractère 

notoire d’une prétendue violation du principe de spécialité. Il en va de 

même de la décision du Verwaltungsgerichtshof de la Principauté de 

Liechtenstein du 28 avril 2017, également produite (recours, annexe 35), 

qui ne lie de toute manière pas les autorités suisses. Le seul fait que le 

recourant 1 ferait l’objet d’une procédure pénale en Inde ne suffit du reste 

pas à considérer que ce pays ne respectera pas le principe de spécialité 

dans le cas concret. Quoi qu’en pensent les recourants, une violation du 

principe de spécialité (recours, p. 29) ne demeure qu’au stade d’une 

conjecture générale ici (cf. arrêts du TAF A-7496/2016 du 27 avril 2018 

consid. 5.4.2, A-2322/2017 du 9 avril 2018 consid. 9.5.1, A-4819/2016 du 

4 avril 2018 consid. 4.4.2 et A-5597/2016 du 28 février 2018 consid. 5.9.2). 

3.8 Vu les considérants qui précèdent, le recours est partiellement admis 

au sens du considérant 3.3.4 et rejeté pour le surplus. 

A-4202/2017 

Page 28 

4.  

4.1 Les frais de procédure (cf. art. 63 al. 1 PA et art. 2 al. 1 du Règlement 

du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 

Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]) sont arrêtés à 

Fr. 7'500.-. Vu l’admission partielle du recours, dans le sens que sur les 

trois relations bancaires identifiées l’une d’entre elles ne doit pas être 

transmise, ceux-ci sont réduits à raison d’un tiers en faveur des recourants. 

Ces derniers supportent donc, solidairement et à parts égales, des frais de 

procédure pour un montant de Fr. 5'000.- et cette somme est imputée sur 

le même montant versé à titre d’avance de frais. Le solde de Fr. 2'500.- 

leur sera restitué une fois le présent arrêt définitif et exécutoire, à charge 

pour eux de communiquer un numéro de compte postal ou bancaire. Aucun 

frais n’est mis à la charge de l’autorité inférieure (art. 63 al. 2 PA). 

4.2 La partie qui obtient entièrement ou partiellement gain de cause se voit 

allouer des dépens pour les frais nécessaires causés par le litige (art. 64 

al. 1 PA et art. 7 ss FITAF). Comme les recourants – représentés par un 

avocat – ont obtenu partiellement raison, il se justifie de leur allouer une 

indemnité de dépens réduite, à la charge de l’autorité inférieure. En 

l’absence de note d’honoraires, celle-ci est fixée ex aequo et bono, sur la 

base du dossier et selon la pratique du Tribunal, à Fr. 3'750.–. L’autorité 

inférieure n’a pas droit aux dépens (art. 7 al. 3 FITAF). 

5.  

La présente décision rendue dans le domaine de l’assistance 

administrative internationale en matière fiscale peut faire l’objet d’un 

recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral (art. 83 let. h 

de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). 

Le délai de recours est de dix jours (art. 100 al. 2 let. b LTF). Le recours 

n’est recevable que lorsqu’une question juridique de principe se pose ou 

qu’il s’agit pour d’autres motifs d’un cas particulièrement important au sens 

de l’art. 84 al. 2 LTF (art. 84a LTF). Le Tribunal fédéral est seul habilité à 

décider du respect de ces conditions.  

(Le dispositif de l’arrêt se trouve à la page suivante.) 

  

A-4202/2017 

Page 29 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

La demande de suspension de la procédure est sans objet. 

2.  

Le recours est partiellement admis au sens du considérant 3.3.4 et rejeté 

pour le surplus. 

3.  

Les frais de procédure sont fixés à Fr. 7’500.- (sept mille cinq cents francs). 

Ils sont mis à la charge des recourants à hauteur de Fr. 5'000.-, qui les 

supportent à parts égales et solidairement, et compensés par l’avance de 

frais du même montant déjà versée. Le solde de Fr. 2'500.- leur sera resti-

tué une fois le présent arrêt définitif et exécutoire, à charge pour eux de 

communiquer un numéro de compte postal ou bancaire. 

4.  

L’autorité inférieure doit verser Fr. 3'750.- aux recourants à titre de dépens.  

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– aux recourants (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. *** ; Acte judiciaire) 

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Annie Rochat Pauchard Maeva Martinez 

 

  

A-4202/2017 

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Indication des voies de droit : 

La présente décision, qui concerne un cas d'assistance administrative 

internationale en matière fiscale, peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit 

public, dans les dix jours qui suivent la notification. Le recours n'est 

recevable que lorsqu'une question juridique de principe se pose ou qu'il 

s'agit pour d'autres motifs d'un cas particulièrement important au sens de 

l'art. 84 al. 2 LTF (art. 82, art. 83 let. h, art. 84a, art. 90 ss et art. 100 al. 2 

let. b LTF). Ce délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus 

tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce 

dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou 

consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire de recours doit exposer 

en quoi l'affaire remplit la condition exigée. En outre, le mémoire doit être 

rédigé dans une langue officielle et doit indiquer les conclusions, les motifs 

et les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens 

de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient entre 

les mains de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :