# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e0867e63-ac19-5314-996e-cd9a485684af
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2022-11-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 24.11.2022 C/17240/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-17240-2022_2022-11-24.pdf

## Full Text

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/17240/2022-CS DAS/242/2022 

DECISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU JEUDI 24 NOVEMBRE 2022 

 

Recours (C/17240/2022-CS) formé en date du 11 novembre 2022 par Madame 

A______, domiciliée ______ (Genève), comparant par Me Julien BLANC, avocat, en 

l'Etude duquel elle élit domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 

du    24 novembre 2022 à : 

- Madame A______ 

c/o Me Julien BLANC, avocat. 

Rue des Alpes 15, CP 1592, 1211 Genève 1. 

- Madame B______ 

Monsieur C______ 

SERVICE DE PROTECTION DE L'ADULTE 

Case postale 5011, 1211 Genève 11. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 

ET DE L'ENFANT. 

 

- 2/4 - 

 

 

C/17240/2022-CS 

Attendu, EN FAIT, que, par ordonnance DTAE/7349/2022 rendue le 10 octobre 2022 

et transmises aux parties pour notification le 31 octobre 2022, le Tribunal de protection 

de l'adulte et de l'enfant (ci-après: le Tribunal de protection) a, sur mesures 

provisionnelles, institué une curatelle de représentation et de gestion en faveur de 

A______, née le ______ 1938 (ch. 1 du dispositif), désigné deux intervenants du 

Service de protection de l'adulte aux fonctions de curateurs et dit que ces derniers 

pouvaient se substituer l’un à l’autre dans l’exercice de leur mandat, chacun avec les 
pleins pouvoirs de représentation (ch. 2), confié aux curateurs les tâches suivantes - 

représenter la personne concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en 

matière d’affaires administratives et juridiques, gérer ses revenus et biens et administrer 
ses affaires courantes, veiller à son bien-être social et la représenter pour tous les actes 

nécessaires dans ce cadre, veiller à son état de santé, mettre en place tous les soins 

nécessaires et la représenter dans le domaine médical en cas d’incapacité de 
discernement (ch. 3), autorisé les curateurs à prendre connaissance de la correspondance 

de la personne concernée, dans les limites du mandat, et, si nécessaire, à pénétrer dans 

son logement (ch. 4), invité les curateurs à se déterminer sur l’adéquation desdites 
mesures d’ici le 13 décembre 2022 et réservé le sort des frais judiciaires à la décision au 
fond (ch. 5 et 6) ; 

Attendu que la décision mentionne, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours 

dans les dix jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant 

pas ; 

Que ladite décision a été communiquée à A______ pour notification le 1
er

 novembre 

2022 ; 

Que par acte du 11 novembre 2022, A______ a formé recours contre cette ordonnance 

concluant principalement à son annulation et sollicitant préalablement l’octroi de l'effet 
suspensif à son recours ;  

Qu'elle allègue qu’elle n’avait pas été entendue par le Tribunal de protection durant la 
procédure d’institution de la curatelle provisoire et que rien au dossier n’établissait le 
fait qu’elle pouvait faire l’objet d’un état de faiblesse. L’instauration de cette mesure lui 
serait préjudiciable notamment d’un point de vue psychologique, disposant de toutes ses 
facultés. Dans tous les cas, son fils, qui vivait avec elle, s’occupait déjà de lui fournir un 
soutien administratif au quotidien ; 

Que bien qu’invité par la Cour à se déterminer sur la requête d’octroi de l’effet 
suspensif au recours, le Service de protection de l’adulte n’a pas transmis de réponse à 
ce jour ; 

Considérant, EN DROIT, que les décisions du Tribunal de protection peuvent en 

principe faire l'objet d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice 

dans les trente jours dès la notification aux parties (art. 53 LaCC et 450b CC) ; 

- 3/4 - 

 

 

C/17240/2022-CS 

Que ce délai est de 10 jours s'agissant des mesures provisionnelles (art. 445 al. 3 CC) ; 

Que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection est 

suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide 

autrement ; 

Que de par leur nature, tel n'est pas le cas des recours contre des mesures 

provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), dans la mesure où celles-ci doivent pouvoir 

être exécutées immédiatement ; 

Que l'effet suspensif peut être octroyé au recours en cas de risque d'un dommage 

difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC) ; 

Qu'en l'espèce, si certes il ressort prima facie de la procédure, qu'aucun élément 

d'urgence à l'instauration immédiate de la mesure prononcée ne semble évident, les 

conditions exceptionnelles justifiant l’octroi de l'effet suspensif au recours ne sont pas 
réalisées ; 

Qu'en effet, l’on ne voit pas quel serait le dommage difficilement réparable que pourrait 
subir la recourante de la mise en œuvre de la décision provisionnelle attaquée ; 

Que la recourante ne le soutient par ailleurs pas de manière convaincante, se contentant 

de faire état d’un potentiel préjudice pour sa santé psychologique, ce qui s’avère sans 
substance ;  

Que la requête sera rejetée en conséquence ; 

Que le sort éventuel des frais sera renvoyé à la décision au fond. 

* * * * * 

- 4/4 - 

 

 

C/17240/2022-CS 

PAR CES MOTIFS, 

Le président de la Chambre de surveillance : 

 

Statuant sur effet suspensif :  

Rejette la demande d’octroi de l'effet suspensif au recours formé le 11 novembre 2022 
par A______ contre l’ordonnance DTAE/7349/2022 rendue par le Tribunal de protection 
de l’adulte et de l’enfant le 10 octobre 2022 dans la cause C/17240/2022. 

Réserve le sort des éventuels frais, qui sera tranché dans la décision sur le fond. 

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Madame Jessica QUINODOZ, greffière. 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (137 III 475 cons. 1) est 

susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant 

toutefois limités (art. 98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans 

les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.