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**Case Identifier:** f0a9a70f-ed0a-5203-9add-fb87dda5d550
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2005-06-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 02.06.2005 C/24557/2003
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-24557-2003_2005-06-02.pdf

## Full Text

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE  Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/24557/2003 - 3 

 
POUVOIR  JUDICIAIRE * COUR D’APPEL * 
 
 (CAPH/126/2005) 
 

 

Madame T_______ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partie appelante et intimée sur appel in-
cident 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
D’une part 
 

Monsieur E_______ 

Dom. élu : Me Anne SONNEX KYD 
Avenue Krieg 44 

Case postale 45 

1211 Genève 11 

 

 

 

 

 

 

Partie intimée et appelante incidente 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 
D’autre part 

 

 

 

 

ARRÊT PRESIDENTIEL 
 

du 2 juin 2005 

 

 

  M.  Christian MURBACH, président de la Cour d’appel des prud’hommes 
 

 

  Mme  Isabel RODRIGUEZ, greffière  

 

 

 

 

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/24557/2003 - 3 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

Attendu EN FAIT que par demande déposée le 12 novembre 2003 au greffe de la 

Juridiction des prud'hommes contre E_______, T_______ a réclamé le paiement de la 

somme de fr. 4'220.67, plus intérêts moratoires à 5 % l'an dès le 1
er

 octobre 2003, et la 

délivrance d’une lettre de licenciement.  
 

Que la somme précitée se décompose comme suit : 

 

 fr.   373.10 à titre de différence de salaires des mois de mai, juin et juillet 2003 ; 
 fr.   156.20 à titre de « rappel de salaire » pour le mois d’août 2003 ; 
 fr.   162.22 à titre de rémunération pour 6 heures supplémentaires ; 
 fr.   168.50 à titre d’indemnités pour dix déplacement et prime de panier ; 
 fr. 3'280.65 à titre de salaire du mois de septembre 2003 ; 
 fr.     80.-- à titre de « ristourne maladie ». 

 

Que par courrier déposé au greffe le 19 décembre 2003, T_______ a calculé à nouveau 

les quatre premiers postes de sa demande et corrigé comme suit les deuxième, troisième 

et quatrième postes :  

 

 fr.   156.25 à titre de différence de salaire dès le quatrième mois de travail ; 
 fr.   162.25 à titre de rémunération pour six heures supplémentaires ; 
 fr.   111.--  à titre d’indemnité pour dix déplacements et prime de panier. 

 

Que dans le même courrier, T_______ a amplifié sa demande d’une indemnité pour 
licenciement immédiat injustifié ou abusif à hauteur de fr. 3'280.65. 

 

Qu’à l’audience du 9 mars 2004, T_______ a confirmé sa demande en paiement 
exposée dans le courrier précité, omettant toutefois soixante-cinq centimes, et a, en 

outre, réclamé la délivrance d’un certificat de travail. 
 

Que lors de cette audience, T_______ n’a pas réitéré sa prétention en remboursement de 
fr 80.- à titre de « ristourne maladie ». 

 

Que son adverse partie lui a remis en audience un certificat de travail qu’elle a accepté. 
 

Que par jugement du 9 mars 2004 notifié par pli LSI aux parties le 24 novembre 2004, 

le Tribunal des prud’hommes a condamné E_______ à payer à T_______ les sommes 
de fr. 3'975.25.- brut et de fr. 3'471.65 net, plus intérêts moratoires à 5 % l’an dès le 
12 novembre 2003. 

 

Que les premiers juges ont ainsi fait droit à toutes les prétentions de T_______, à 

l’exception de sa prétention en « ristourne maladie » et de ses conclusions concernant la 
remise d’une lettre de licenciement, sur laquelle le Tribunal n’a pas statué. 
 

Que par acte déposé au greffe le 21 décembre 2004, T_______ a formé appel du précité 

jugement et a conclu en tête de son mémoire à ce qu’il plaise à la Cour d’appel (appel, 
p. 2) :  

 Juridiction des prud’hommes 
 Cause n° C/24557/2003 - 3 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

 

« - De confirmer le jugement du tribunal des Prud’hommes que les justes motifs de la 
  rupture du contrat de travail ne soit pas établis ; 

 

  - De condamner à payer fr. 7'363.90 avec intérêt moratoire à 5% l’an dès le  
     12 novembre 2003 pour rupture abusive du contrat à durée déterminée ». 

 

Qu’en fin du même mémoire, l’appelante a pris les conclusions suivantes (appel, p. 5) :  
 

« - De confirmer le jugement du Tribunal des Prud’hommes qui a considéré que les 
  justes motifs de la rupture du contrat de travail n’étaient pas établis ; 
 

  - De condamner l’entreprise E______ à payer la somme brute de  
    fr. 7'363.90 à titre d’indemnités de salaire du contrat à durée déterminée selon la 
     demande du 11 décembre 2003 plus intérêts moratoires à 5% l’an dès le  
     12 novembre 2003. 

 

 - De le débouter de ses conclusions. ». 

 

Que dans son mémoire de réponse et d’appel incident adressé au greffe de la Juridiction 
des Prud’hommes par pli LSI du 3 février 2005, E_______ a conclu, préalablement, à 
l’irrecevabilité de l’appel interjeté par T_______, principalement, au rejet de l’appel 
principal et, sur appel incident, à l’annulation du jugement entrepris, ainsi qu’au 
déboutement de T_______ de toutes ses conclusions. 

 

Considérant en DROIT qu’à teneur de l’article 59 al. 2 LJP, l’appel est formé par une 
écriture motivée déposée au greffe, ou adressée à celui-ci par lettre recommandée, 

indiquant notamment les points de fait et de droit contestés du jugement et les 

conclusions en appel. 
 

Qu’une partie ne peut faire appel d’une décision que si elle a un intérêt juridique. Que 
l’existence de l’intérêt juridique s’apprécie en matière de recours non plus comme 
devant le premier juge à l’aune des conclusions prises par le demandeur mais à celle de 
la modification souhaitée de la décision entreprise. Que l’exigence de l’intérêt juridique 
implique que la décision sollicitée de l’autorité supérieure soit de nature à procurer au 
recourant l’avantage de droit matériel qu’il recherche (Bertossa/Gaillard/Guyet/ 
Schmidt, Commentaire de la loi de procédure civile genevoise, no 13 ad. art. 291 et 

jurisprudence citée).  

 

Que selon l’art. 62 al. 4 LJP, l’appel incident devient caduc si l’appel principal est 
déclaré irrecevable. 

 

Qu’en l’espèce l’appelante ne procède à aucune critique des faits retenus par les 
premiers juges mais se contente d’exposer à nouveau sa version des évènements. 
 

Que son mémoire d’appel ne contient pas non plus de contestation de la motivation 

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 * COUR D’APPEL * 
 

 

 

juridique retenue par le Tribunal. 

 

Qu’en outre les conclusions prises par T_______ sont non seulement incompréhensibles 
mais contradictoires dès lors qu’en tête de son mémoire d’appel, elle réclame une 
somme à titre de licenciement abusif et qu’en fin dudit mémoire, la même somme est 
exigée à titre de salaire. 

 

Qu’au vu de ce qui précède, les écritures d’appel ne satisfont manifestement pas aux 
exigences légales de forme, de sorte qu’elles devront être déclarées irrecevables. 
 

Qu’à titre superfétatoire, il y a lieu de souligner que T_______ n’avait un intérêt 
juridique à former appel que si elle le faisait porter sur ses prétentions initiales en 

« ristourne maladie » et en délivrance d’une lettre de licenciement, dans la mesure où 
seuls ces deux postes ne lui avaient pas été accordés. 

 

Qu’en l’espèce son appel ne fait pas mention de ces prétentions. 
 

Qu’au vu de l’ensemble des éléments exposés, l’appel interjeté par T_______ devra être 
déclaré irrecevable. 

 

Que, partant, l’appel incident devra également être déclaré irrecevable. 
 

Attendu enfin que selon l’article 57 al. 1 LJP, le président de la Cour d’appel des 
prud’hommes statue seul et sans audience sur les appels portant, comme en l’espèce, sur 
une question de  nature procédurale. 

 

 

 

PAR CES MOTIFS 
 

Le Président de la Cour d’appel des prud’hommes,  
 

Statuant d’office, seul et sans audience : 
 

- Déclare irrecevable l’appel interjeté par T_______ contre le jugement rendu par le 
Tribunal des prud’hommes le 9 mars 2004, dans la cause n°C/24557/2003 - 3 
l’opposant à E_______. 

 

- Déclare irrecevable l’appel incident formé par E_______ contre ledit  
  jugement. 

 

 

 

 

La greffière de juridiction Le président