# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c2c533ff-f01b-5d39-87f3-59fedea35083
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2013 / 240
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2013---240_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC12.027979-130632

             
342 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
30 août 2013

__________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              Mmes             
Carlsson et Rouleau 

Greffier
              :             
Mme              van Ouwenaller

 

 

*****

 

 

Art.
80 LP; 241 CPC

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s'occupe du recours exercé par
S.________,
à Vallorbe, contre le prononcé rendu le 31 octobre 2012, à la suite de l’interpellation
du poursuivi, par le Juge de paix du district du Jura – Nord vaudois, dans la cause qui l'oppose
à C.________,
à Sainte-Croix.

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

 

 

             
En fait :

 

 

1.             
Le 17 avril 2012, à la réquisition de S.________, l'Office des poursuites du district du Jura
– Nord vaudois a notifié à C.________, dans la poursuite n° 6'182'641, un commandement
de payer le montant de 1'000 fr. avec intérêt à 5 % l'an dès le 16 février 2012
mentionnant comme titre de la créance ou cause de l'obligation "Selon transaction du 16 février
2012 passée devant le Ministère public de l'arrondissement du Nord Vaudois". Le poursuivi
a formé opposition totale.

 

             
Le 10 mai 2012, le poursuivant a requis avec suite de frais et dépens la mainlevée définitive
de l’opposition faite au commandement de payer qui précède. Il a produit, outre le commandement
de payer :

 

-
une copie du procès-verbal de l’audience de conciliation du 16 janvier 2012 devant la Greffière
du Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois, dont la teneur est la suivante :

 

"[...]

Les parties
sont entendues dans leurs explications. La conciliation est tentée. Elle aboutit comme il suit :

 

S.________:
Je confirme entièrement la teneur de ma plainte du 18 août 2011 et tiens à souligner
que j’ai été très atteint
par les propos mentionnés dans le courrier de C.________ du 11 août 2011. Cela étant,
je suis malgré tout disposé à retirer ma plainte par gain de paix, et ceci à condition
que C.________ s’excuse des propos tenus et rembourse à concurrence de CHF 1'000.- les honoraires
de mes conseils.

 

C.________:
Je tiens à m’excuser des termes que j’ai utilisés dans le courrier du 11 août
2011. J’admets que ces termes sont inappropriés et qu’ils peuvent heurter la sensibilité
d’une personne. Je m’engage par ailleurs à verser CH 1'000.- pour couvrir une partie
des honoraires des avocats de S.________, dans un délai de 30 jours. Je prends note que Me Alexandre
Lehmann et/ou Me Jean-Michel Duc me feront parvenir une note d’honoraires.

 

S.________:
Dans ces conditions ma plainte peut être considérée comme retirée. 

Les parties
n’ont rien d’autre à ajouter.

 

Fin de l’audition :
10h30

 

(signé)
S.________                          
(signé) C.________

 

La greffière :                                                    
La greffière ad hoc :                

(signé)Claudia
Correia                                
   (signé) Catherine Jeanmonod";

 

-
une copie de l’ordonnance de classement du 19 janvier 2012 du Procureur de l’arrondissement
du Nord vaudois, constatant dans les motifs de sa décision que le retrait de plainte met fin à
l’action pénale, ordonnant le classement de la procédure dirigée contre C.________
et laissant les frais à la charge de l’Etat ; l’ordonnance indique qu’elle
peut faire l’objet d’un recours dans un délai de dix jours ;

 

-
une copie de la lettre de l’avocat du poursuivant au poursuivi du 19 janvier 2012, lui réclamant
le versement du montant de 1'000 francs ;

 

-
une copie du courrier adressé le 29 février 2012 par l’avocat du poursuivant à [...],
fixant un dernier délai au 8 mars 2012 pour verser le montant de 1'000 francs.

 

 

2.             
Par décision du 31 octobre 2012, notifiée au poursuivant le 1er novembre
2012, le Juge de paix du district du Jura – Nord vaudois a prononcé la mainlevée provisoire
de l’opposition à concurrence de 1'000 fr. avec intérêt à 5 % l'an dès
le 16 février 2012, arrêté à 120 fr. les frais judiciaires mis à la charge du
poursuivi et dit que ce dernier devait verser au poursuivant 120 fr. en remboursement de son avance de
frais et 270 fr. à titre de débours nécessaires et de défraiement de son représentant
professionnel.

 

             
Le 6 novembre 2012, le poursuivant a requis la motivation du prononcé. Les motifs lui ont été
notifiés le 19 mars 2013.

 

             
En bref, le premier juge a retenu que le titre produit, qui ne mentionne pas que le juge a pris acte
de l’accord pour valoir jugement et qui n’est pas attesté définitif et exécutoire,
ne constituait pas un titre à la mainlevée définitive. En revanche, il a admis qu’il
valait reconnaissance de dette pour le montant reconnu, exigible à l’échéance du
délai de trente jours convenu.

 

 

3.             
Le poursuivant a recouru par acte motivé du 28 mars 2013, concluant avec suite de frais et dépens
à la mainlevée définitive de l’opposition et au versement d’un montant de
450 fr. à titre de dépens de première instance.

 

             
Dans son mémoire de recours, S.________ a requis d'être mis au bénéfice de l'assistance
judiciaire.

 

             
Par décision du 10 avril 2013, le président de la cour de céans a accordé à
S.________ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 28 mars 2013 pour l'exonération
d'avance et de frais judiciaires et l'assistance d'office d'un avocat en la personne de Me Jean-Michel
Duc, l'intéressé étant astreint au paiement d'une franchise mensuelle de 50 fr. dès
et y compris le 1er
mai 2013.

 

             
Le poursuivi n’a pas répondu dans le délai légal.

 

 

 

             
En droit
:

 

 

I.             
Le recours a été déposé dans
le délai de dix jours qui a suivi la notification de la décision motivée, conformément
à l'art. 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272). Il est
motivé et contient des conclusions (art. 321 al. 1 CPC). Il est dès lors recevable.

 

 

II.             
a) Le recourant soutient que le procès-verbal
de l’audience de conciliation du 16 janvier 2012, qui porte la signature des parties et des greffières,
constitue un jugement, qui n’est pas susceptible de recours, mais uniquement le cas échéant
de révision (art. 328 al. 1 let. c CPC), de sorte qu’il est de droit définitif et exécutoire
et constitue un titre à la mainlevée définitive.

 

             
b)
Selon l'art. 80 al. 1 LP (loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite du 11 avril
1889, RS 281.1), le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire peut requérir
du juge la mainlevée définitive de l'opposition. Conformément à l'art. 81 al. 1 LP,
le juge ordonne la mainlevée définitive de l'opposition lorsque la poursuite est fondée
sur un jugement exécutoire rendu par un tribunal ou une autorité administrative suisse, à
moins que l'opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu
un sursis, postérieurement au jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription. Les transactions
ou reconnaissances passées en justice sont notamment assimilées à un jugement (art. 80
al. 2 ch. 1 LP). Constitue notamment un titre exécutoire le jugement pénal passé en force
rendu en Suisse en ce qui concerne les amendes, les frais, les confiscations, les dévolutions à
l’Etat et les dommages-intérêts. Sont assimilées aux jugement les décisions
rendues en matière pénale par l’autorité de police ou par toute autre autorité
compétente, ainsi que les ordonnances des autorités de mise en accusation (Panchaud/Caprez,
La mainlevée d’opposition, § 101).

 

             
En présence d’un jugement, le juge de la mainlevée doit vérifier que les conditions
de l’art. 80 al. 1 LP sont réalisées, en particulier que le jugement est exécutoire.
Est exécutoire au sens de l’art. 80 LP le prononcé qui a non seulement force exécutoire,
mais également force de chose jugée, c’est-à-dire qui est devenu définitif,
parce qu’il ne peut plus être attaqué par une voie de recours ordinaire qui, par la loi,
a un effet suspensif (ATF 131 III 87).

 

             
c)
Il convient de déterminer si le titre invoqué constitue ou non une transaction judiciaire,
seule cette dernière – au contraire de la transaction extrajudiciaire – constituant
un titre à la mainlevée définitive.

 

             
              La transaction, judiciaire
ou non, est un contrat par lequel les parties mettent fin, par des concessions réciproques, à
un litige ou à l’incertitude dans laquelle elles se trouvent au sujet d’un rapport de
droit. Pour qu’il y ait transaction judiciaire, il faut qu’il y ait un procès pendant
devant un juge opposant les parties qui la concluent, que l’incompétence du juge ne soit pas
absolue, que les formes aient été respectées et que la transaction mette fin au litige
(TF 5A_190/2009 du 27 mai 2009; TF 5P.405/2002 du 11 février 2003; JT 1991 III 85 et la jurisprudence
citée; Gilliard, La transaction judiciaire en procédure civile, thèse Lausanne 2001, p.26).
La transaction judiciaire, qui est seule visée par l’art. 241 CPC, a à la fois le caractère
d’un acte de procédure qui entraîne la fin du procès et jouit de la force de chose
jugée (art. 241 al. 2 CPC) et d’un acte contractuel, qui peut  notamment être remis
en cause pour vice de la volonté, dans le cadre d’une procédure de révision selon
l’art. 328 al. 1 let. c CPC (Tappy, Code de procédure civile Commenté, nn. 14-18,
28-33 et 37 ad art. 241 CPC; Message relatif au CPC, pp. 6841 ss, sp. p. 6987). Selon l’art.
241 al. 1 CPC, la transaction doit être signée par les parties et être consignée
au procès-verbal par le tribunal. Si, sous l'ancien droit, une transaction passée en justice
devait être entérinée par une décision du juge qui, une fois définitive et exécutoire,
valait titre à la mainlevée définitive, le droit actuel admet que l'on se passe d'une
décision du juge, l'art. 241 al. 1 CPC exigeant seulement que la transaction soit consignée
dans le procès-verbal. Pour Tappy, il n’est probablement pas nécessaire que la transaction
ni sa signature n’intervienne en audience ou soit confirmée devant le juge, lequel peut aussi
verser au dossier un acte signé hors de sa présence et qui lui a été transmis. Pour
cet auteur (op. cit., nn. 26-27 ad art. 241 CPC), il suffit donc que la transaction fasse partie intégrante
du procès-verbal et qu’elle soit signée par les parties pour remplir les conditions de
l’art. 241 al. 1 CPC. 

 

             
La transaction a les effets d’une décision entrée en force. Elle ne peut être attaquée
ni par un appel ni par un recours limité au droit mais uniquement, le cas échéant, dans
le cadre d’une procédure de révision de l’art. 328 al. 1 let. c CPC, même
si la décision finale du juge rayant du rôle est elle-même susceptible d’appel ou
de recours (Tappy, op. cit., nn. 37-38 ad art. 241 CPC ; Message relatif au CPC, pp. 6841 ss, sp.
p. 6987). 

 

             
L’exécution forcée éventuelle de la transaction s’effectuera comme un jugement,
que ce soit dans le cadre de la LP ou selon les art. 335 ss CPC (Tappy, op. cit., n. 28 ad art. 241 CPC).

 

             
En procédure pénale, l’art. 316 al. 1 CPP (Code de procédure pénale du 5 octobre
2007; RS 312.0) dispose que lorsque la procédure préliminaire porte exclusivement sur des infractions
poursuivies sur plainte, le ministère public peut citer le plaignant et le prévenu à une
audience dans le but d’aboutir à un arrangement à l’amiable. Si la conciliation
aboutit, mention doit en être faite au procès-verbal signé des participants. Le ministère
public classe alors la procédure (art. 316 al. 3 CPP). Il rend pour cela une ordonnance de classement
(art. 319 ss CPCC). Les conclusions civiles ne sont pas traitées dans l’ordonnance de classement
(art. 320 al. 3 CPP).  Cette dernière est susceptible de recours (art. 322 al. 2 CPP). Le recours
n’a pas d’effet suspensif (art. 387 CPP). Les commentateurs estiment que seul l'aboutissement
de la conciliation et non le contenu de celle-ci doit être mentionné au procès-verbal
(Moreillon/Parein-Reymond, Petit commentaire du CPP, n. 12 ad art. 320 CPP). Le fait qu'une telle conciliation,
parce qu'elle concerne une infraction poursuivie sur plainte, a pour conséquence le classement de
la procédure pénale, ne lui enlève pas son caractère de transaction passée en
justice.

 

                      
d)
En l'espèce, la transaction produite a été signée par les parties lors de l'audience
de conciliation du 16 janvier 2012 devant le greffier et figure in
extenso dans le procès-verbal de cette audience.
Elle comporte notamment un retrait de la plainte. Elle a été suivie, le 19 janvier 2012, d’une
ordonnance de classement rendue par le procureur, qui n’a pas formellement pris acte de la transaction
ni fait une référence expresse à celle-ci, mais a indiqué dans les motifs de sa décision
que la plainte a été retirée. L’ordonnance indique les voie et délai de recours.

 

             
Dans la mesure où il est établi par pièces que la transaction passée devant la greffière,
signée par les parties, figurant au procès-verbal du dossier pénal, a été remise
au juge qui, même s’il ne la mentionne pas expressément dans son ordonnance de classement,
en a manifestement tenu compte pour classer la procédure pénale, il convient de retenir que
la convention constitue une transaction judiciaire. 

 

             
Si l’ordonnance de classement elle-même est susceptible de recours, tel n’est pas le
cas de la convention du 16 janvier 2012, qui ne peut être attaquée que dans le cadre d’une
procédure de révision. Dès lors, le fait que la transaction judiciaire ne soit pas attestée
définitive et exécutoire par le juge est sans incidence sur le caractère exécutoire
de la transaction. La solution serait différente si la transaction était antérieure au
1er
janvier 2011, car sous l'empire du droit vaudois de procédure, les transactions judiciaires devaient
être entérinées par une décision du juge, décision susceptible de recours (CPF
du 17 mai 2013 /203).

 

             
En définitive, le recours doit être admis et la mainlevée définitive prononcée
à concurrence de 1'000 fr. avec intérêt à 5% dès le 16 février 2012.

 

 

III.             
Le recourant se plaint ensuite de ce que les dépens qui lui ont été alloués en première
instance sont insuffisants. Il reproche au premier juge de n’avoir pas tenu compte du courrier
de son conseil  du 10 mai 2012, indiquant avoir passé 2 heures et 45 minutes sur le dossier.

 

             
La question est régie par le Tarif des dépens en matière civile du 23 novembre 2010
(TDC ; RSV 270.11.6) dont l’art. 3 rappelle les principes généraux. En vertu de
l’art. 6 TDC, pour une valeur litigieuse de 1'000 fr., le défraiement de l’avocat est
compris en première instance entre 100 fr. et 600 francs. L’avocat du recourant a dû
prendre connaissance du dossier, recevoir son client, rédiger une requête de mainlevée
et réunir les pièces nécessaires. Il a déposé une requête de trois pages
plus la page de garde, accompagnée de sept pièces. Le montant de 450 fr. qu’il réclame,
qui correspond en chiffres ronds à une heure et demie au tarif horaire de 350 fr. réduit de
15 % (art. 3 al. 2 in fine TDC) est justifié et peut être alloué au recourant.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 180 fr., sont mis à la
charge de l'intimé qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

 

             
Concernant son indemnité, le conseil d'office du recourant a produit une liste des opérations
faisant état de 4 heures 50 de travail et de frais, pour 13 francs. L'objet du présent recours
étant limité à la question de la nature – définitive ou provisoire –
de la mainlevée, le représentant du poursuivant, qui connaissait le dossier, ne peut prétendre
avoir consacré davantage de temps à la procédure de recours qu'à l'élaboration
du dossier initial. Ainsi, il convient de retenir que le conseil du recourant a consacré 1 heure
20 à la représentation de son client en procédure de recours, ce qui correspond, au tarif
horaire moyen, à environ 401 francs. Ses frais, par 13 fr., et la TVA, par 36 fr., s'ajoutent à
ce montant, son indemnité d'office pouvant dès lors être fixée à 450 francs.

 

             
Le recourant, bénéficiaire de l'assistance judiciaire, est, dans la mesure de l'art. 123
CPC, tenu de rembourser l'indemnité du conseil d'office mise à la charge de l'Etat.

 

             
L'intimé doit verser au recourant la somme de 450 fr. à titre de dépens de deuxième
instance (art. 8 TDC).

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est admis.

 

             
II.             
Le prononcé est réformé en ce sens que l'opposition formée par C.________ au commandement
de payer n° 6'182'641 de l'Office des poursuites du district du Jura – Nord vaudois, notifié
à la réquisition de S.________, est définitivement levée à concurrence de 1'000
fr. (mille francs) avec intérêt à 5 % l'an dès le 16 février 2012.

 

             
              Les frais judiciaires
de première instance, arrêtés à 120 fr. (cent vingt francs), sont mis à la charge
du poursuivi.

 

             
              Le poursuivi C.________
versera au poursuivant S.________ le montant de 570 fr. (cinq cent septante francs) à titre de restitution
d'avance de frais et de dépens de première instance.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 180 fr. (cent huitante francs),
sont mis à la charge de l'intimé.

 

             
IV.             
L'indemnité d'office de Me Jean-Michel Duc, conseil du recourant, est arrêtée à 450
fr. (quatre cent cinquante francs).

 

             
V.             
Le recourant S.________ est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenu au remboursement de l'indemnité
du conseil d'office mise à la charge de l'Etat.

 

             
VI.             
L'intimé C.________ versera au recourant S.________ le montant de 450 fr. (quatre cent cinquante
francs) de dépens de deuxième instance. 

 

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
30 août 2013

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Jean-Michel Duc, avocat (pour S.________),

‑             
M. C.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 1'180 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100  al. 1 LTF).

 

 

 

 

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district du Jura – Nord vaudois.

 

             
La greffière :