# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** aee03cdc-4f79-5e11-9eda-8ee2cf3aa1ef
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-09-15
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 15.09.2015 D-5397/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5397-2015_2015-09-15.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-5397/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 5  s e p t e m b r e  2 0 1 5  

Composition 
 Claudia Cotting-Schalch, juge unique,  

avec l'approbation de Nina Spälti Giannakitsas, juge ; 

Chantal Jaquet Cinquegrana, greffière. 

   

Parties 
 A._______, 

Gambie,  

 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM; anciennement 

Office fédéral des migrations, ODM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 26 août 2015 / N (…). 

 

 

 

D-5397/2015 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 29 juillet 

2015, 

les investigations entreprises par le Secrétariat d'Etat aux migrations 

(SEM) sur la base d'une comparaison dactyloscopique avec l'unité centrale 

du système Eurodac, dont il ressort que le requérant a été enregistré à 

B._______ en Italie, le 25 mars 2014, et a déposé une demande d'asile à 

C._______, le 17 avril 2014,  

l'audition sur les données personnelles (audition sommaire) du 

4 août 2015, au cours de laquelle A._______ a admis avoir introduit, avant 

de venir en Suisse, une demande d'asile en Italie, laquelle était toujours en 

cours d'examen,  

la détermination orale du même jour de l'intéressé sur le prononcé éventuel 

d'une décision de non-entrée en matière à son encontre, ainsi que sur son 

éventuel transfert vers l'Italie, pays potentiellement responsable pour traiter 

sa demande d'asile, 

la requête aux fins de reprise en charge de l'intéressé introduite en 

application de l'art. 18 par. 1 let. b du règlement (UE) n° 604/2013 du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères 

et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

(refonte), JO L 180/31 du 29 juin 2013 (ci-après : règlement Dublin III), 

adressée par le SEM aux autorités italiennes compétentes, le 7 août 2015, 

l'absence de réponse des autorités compétentes italiennes, à l'expiration 

du délai de deux semaines prévu à l'art. 25 par. 1 du règlement Dublin III 

dans le cas d'une demande fondée sur des données obtenues par le 

système Eurodac, 

la décision du 26 août 2015 (notifiée le 31 août 2015), par laquelle le SEM 

n'est pas entré en matière sur la demande d'asile de A._______ en se 

fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), a prononcé son renvoi 

(recte : transfert) de Suisse vers l'Italie et ordonné l'exécution de cette 

mesure, constatant l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours,  

le recours interjeté, le 3 septembre 2015, contre cette décision, 

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les demandes d'assistance judiciaire partielle et totale dont il est assorti, 

l'ordonnance du 4 septembre 2015, par laquelle le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : Tribunal) a suspendu l'exécution du renvoi à titre de 

mesures provisionnelles (art. 56 PA),  

la réception du dossier de première instance par le Tribunal, le 

7 septembre 2015, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, conformément à l'art. 106 al. 1 LAsi, le recourant peut invoquer une 

violation du droit fédéral, notamment l'abus et l'excès dans l'exercice du 

pouvoir d'appréciation (let. a), et l'établissement inexact et incomplet de 

l'état de fait pertinent (let. b), 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 et jurisp. cit.), 

qu'il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'entre pas en 

matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans 

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un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la 

procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement Dublin III, 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III),  

que dans une procédure de reprise en charge (anglais : take back), comme 

c'est le cas en l'espèce, il n'y a en principe aucun nouvel examen de la 

compétence selon le chapitre III (ATAF 2012/4 consid. 3.2.1 et réf. citées), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible 

de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme 

responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans 

cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et 

les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de 

traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des droits 

fondamentaux de l'Union européenne (JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: 

CharteUE), l'Etat procédant à la détermination de l'Etat responsable poursuit 

l'examen des critères fixés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut 

être désigné comme responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu dudit règlement est tenu de reprendre en charge  

– dans les conditions prévues aux art. 23, 25 et 29 – le demandeur dont 

la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande 

auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la 

permission, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b 

du règlement Dublin III), 

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que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, A._______ a déposé une demande d'asile en Italie, le 

17 avril 2014, 

qu'en date du 7 août 2015, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

compétentes de ce pays, dans les délais fixés à l'art. 23 par. 2 du règlement 

Dublin III, une requête aux fins de reprise en charge de l'intéressé, fondée 

sur l'art. 18 par. 1 point b du règlement Dublin III, 

qu'à l'expiration du délai de deux semaines (cf. art. 25 par. 2 du règlement 

Dublin III), les autorités italiennes n'ont pas donné suite à la demande de 

reprise en charge, 

que l'absence de réponse desdites autorités, au terme de ce délai, équivaut 

à une acceptation, 

que ce point n'est pas contesté, 

qu'il n'y a pas de raison objective de retenir qu'il existe, en Italie, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 phr. 2 du 

règlement Dublin III), 

qu'en effet, l'Italie est liée à la CharteUE et partie à la CEDH, à la Convention 

du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements 

cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), à la Convention 

du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 

0.142.30) ainsi qu'au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 

0.142.301) et, à ce titre, est tenue d'en appliquer les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure 

juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme 

au droit international et au droit européen, en application de la directive 

Procédure (cf. directive no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil 

du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait 

de la protection internationale [refonte] [JO L 180/60 du 29.6.2013] ; cf. les 

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art. 51 ss pour sa transposition et les dispositions transitoires relatives à la 

directive précédente), comme de la directive Accueil (cf. directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale [refonte] [JO L 180/96 du 29.6.2013] ; cf. les art. 

31 s. pour sa transposition et l'abrogation de la directive précédente), 

qu'il est certes notoire que les autorités italiennes connaissent, depuis 2011 

notamment, de sérieux problèmes quant à leur capacité d'accueil des 

requérants d'asile, qui peuvent être confrontés à d'importantes difficultés 

sur le plan de l'hébergement, des conditions de vie voire de l'accès aux 

soins médicaux suivant les circonstances (cf. notamment OSAR : Italie, 

Conditions d’accueil ; Situation actuelle des requérant-e-s d’asile et des 

bénéficiaires d’une protection, en particulier celles et ceux de retour en 

Italie dans le cadre de Dublin, octobre 2013),  

que cependant, contrairement à la situation prévalant en Grèce, on ne 

saurait considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions 

répétées et concordantes du Haut-Commissariat des Nations Unies pour 

les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de 

l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non 

gouvernementales – que les conditions matérielles d'accueil des 

demandeurs d'asile en Italie sont caractérisées par des défaillances 

structurelles d'une ampleur telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et 

quelles que soient les circonstances du cas d'espèce, à l'existence de 

risques suffisamment réels et concrets, pour les requérants, d'être 

systématiquement exposés à une situation de précarité et de dénuement 

matériel et psychologique, au point que leur transfert dans ce pays 

constituerait en règle générale un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH 

(cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. Suisse du 4 novembre 2014, Grande 

Chambre requête n° 29217/12 par. 114 et 115 ; également arrêt de la 

CourEDH du 2 avril 2013 dans la requête n° 27725/10 Mohammed 

Hussein c. Pays Bas et Italie ; arrêt de la CourEDH A. S. c. Suisse du 

30 juin 2015, requête n° 39350/13), 

que dans ces conditions, l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne trouve 

pas application, 

que le SEM est dès lors arrivé à bon droit à la conclusion que l'Italie était 

l'Etat responsable pour la demande d'asile du recourant, selon les critères 

du règlement Dublin III, 

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que A._______ s'oppose toutefois à son transfert vers l'Italie en alléguant 

vouloir demeurer en Suisse, dans la mesure où il aurait passé beaucoup 

de temps en Italie sans que sa vie ne change et parce qu'il est à la 

recherche d'un pays où il pourrait apporter de l'aide à sa jeune sœur (cf. 

audition du 4 août 2015, ch. 8.01, p. 7), 

qu'à l'appui de son recours, il fait également valoir qu'il serait abandonné à 

son sort et sans ressources en Italie, pays où il n'y a aucun avenir, où il a 

été placé dans un centre d'accueil durant plus d'un an dans des conditions 

sanitaires déplorables et sans qu'il ne puisse suivre des activités ou des 

cours de langue, et où il n'a bénéficié d'aucun soin médical ni conseil, 

malgré ses douleurs au dos qui lui rendent la vie difficile, 

que, sur cette base, il a implicitement sollicité l'application d'une des 

clauses discrétionnaires prévues à l'art. 17 du règlement Dublin III, à savoir 

celle retenue par le par. 1 de cette disposition (clause de souveraineté), 

que cela étant, le recourant a quitté l'Italie en cours de procédure, sa 

demande d'asile n'y ayant pas été rejetée sur le fond ni retirée, suivant ses 

déclarations ; qu'en quittant l'Italie avant de connaître l'issue de sa 

demande, il ne lui a pas non plus donné l'occasion de pouvoir se prononcer 

sur ses motifs d'asile, 

que l'intéressé n'a pas non plus démontré l'existence d'un risque concret 

et avéré que les autorités italiennes refuseraient de le reprendre en charge 

et de mener à terme l'examen de sa demande de protection, en violation 

de la directive Procédure ; qu'en outre, il n'a fourni aucun élément concret 

susceptible de démontrer que l'Italie ne respecterait pas le principe du 

non-refoulement, et donc faillirait à ses obligations internationales en le 

renvoyant dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté 

seraient sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint 

à se rendre dans un tel pays, 

que A._______ n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et 

sérieux qu'il serait lui-même privé durablement de tout accès aux 

conditions matérielles minimales d'accueil prévues par la directive Accueil 

et qu'il ne pourrait pas bénéficier de l'aide dont il pourrait avoir besoin pour 

faire valoir ses droits, 

que l'intéressé a certes allégué souffrir de douleurs dorsales qui le 

rendraient vulnérable, 

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que toutefois, il n'a présenté aucun document médical à l'appui de cette 

affirmation, 

qu'en outre, il ne décrit pas en quoi consisteraient précisément ses 

problèmes de dos, 

que cela étant, il n'a pas invoqué qu'il ne serait pas en mesure de voyager 

en raison de son état de santé déficient ou que son transfert représenterait 

un danger concret pour sa vie, 

qu'il y a ici lieu de rappeler que l'Italie dispose de structures médicales 

similaires à celles existant en Suisse, 

que l'Italie est en outre liée par la directive Accueil (cf. supra) et doit faire 

en sorte que les demandeurs d'asile reçoivent les soins médicaux 

nécessaires qui comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement 

essentiel des maladies et des troubles mentaux graves, et fournir 

l'assistance médicale ou autre nécessaire aux demandeurs ayant des 

besoins particuliers en matière d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins 

de santé mentale appropriés (cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que si le recourant devait avoir besoin de soins particuliers, il lui 

appartiendrait d'en informer les autorités suisses chargées de l'exécution 

de son transfert, lesquelles devront, le cas échéant, transmettre sous une 

forme appropriée aux autorités italiennes les renseignements permettant 

une éventuelle prise en charge médicale spécifique, 

que, cela étant, la jurisprudence posée par la CourEDH dans son arrêt 

Tarakhel précité, relative à l'obtention de garanties individuelles pour la 

prise en charge des enfants et à la préservation de l'unité familiale en Italie 

(§ 121 et 122) n'est pas applicable au cas d'espèce, le recourant, une 

personne majeure, étant seul à être transféré en Italie et n'étant pas, au vu 

de ce qui précède, une personne particulièrement vulnérable,  

que si l'intéressé devait être contraint par les circonstances à mener en 

Italie une existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait 

estimer que l'Italie viole ses obligations d'assistance à son encontre ou de 

toute autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités de 

ce pays en usant des voies de droit adéquates (cf. art. 26 directive Accueil),  

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qu'au vu de ce qui précède, le transfert du recourant en Italie ne heurte 

aucune obligation de la Suisse fondée sur le droit international et s'avère 

licite,  

que, par ailleurs, l'intéressé n'a pas fait valoir d'autres éléments qui 

auraient nécessité du SEM un examen plus détaillé de sa demande sous 

l'angle des raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al 3 OA 1,  

que le SEM a exercé correctement son pouvoir d'appréciation, en relation 

avec la disposition précitée (celui-ci ne s'étant notamment pas rendu 

coupable d'arbitraire, et s'étant en outre conformé aux exigences résultant 

des droits fondamentaux), étant précisé que le Tribunal ne peut plus 

substituer son appréciation à celle de l'autorité inférieure, son contrôle 

étant limité à vérifier si cette dernière a exercé son pouvoir d'examen et si 

elle l'a fait conformément à la loi (cf. ATAF E-641/2014 du 13 mars 2015 

destiné à publication),  

que le SEM était donc fondé à ne pas faire application de la clause 

discrétionnaire prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

qu'il sied d'ajouter que le règlement Dublin III ne confère pas au 

demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les 

meilleurs conditions d'accueil, comme Etat responsable de l'examen de 

leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3, auquel il y a lieu de se 

référer par analogie), 

que l'Italie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la demande 

d'asile du recourant au sens du règlement Dublin III et est tenue – en vertu 

de l'art. 18 par 1 let. b dudit règlement – de le reprendre en charge, dans 

les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 de ce même règlement, 

que, dans ces conditions, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en 

matière sur sa demande d'asile, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi , 

que, cela étant, et contrairement à la motivation du SEM dans sa décision 

du 15 juin 2015, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

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que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),  

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, les 

demandes d'assistance judiciaire partielle (art. 65 al. 1 PA) et totale  

(art. 65 al. 2 PA) sont rejetées, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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Page 11 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les demandes d'assistance judiciaire partielle et totale sont rejetées. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Claudia Cotting-Schalch Chantal Jaquet Cinquegrana 

 

 

Expédition :