# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8b57f802-9571-51e1-8cc1-f39956988a86
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2012-07-31
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 31.07.2012 BP.2012.42
**Docket/Reference:** BP.2012.42
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BP-2012-42_2012-07-31

## Full Text

Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Effet suspensif (art. 387 CPP).;;Effet suspensif (art. 387 CPP).

Ordonnance du 31 juillet 2012 
Président de la Cour des plaintes 

Composition  Le juge pénal fédéral Stephan Blättler, président,  

le greffier Aurélien Stettler  

   

Parties  A., représenté par Me Pierre Schifferli, avocat,  

requérant 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

intimé 

 

   

Objet  Effet suspensif (art. 387 CPP) 

 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

 

Numéro de dossier: BP.2012.42 

(Procédure principale: BB.2012.106)  

 

 

- 2 - 

 

 

 

Le Président, vu: 

 

la procédure pénale SV.11.0159 ouverte par le Ministère public de la Confédéra-

tion (ci-après: MPC) à l'encontre des dénommés A. et B., sous le chef de blanchi-

ment d’argent au sens de l'art. 305
bis

 CP, 

 

l'ordonnance du MPC du 3 juillet 2012 par laquelle cette autorité, d'une part, re-

connaît à la Banque C. la qualité de partie plaignante au pénal et au civil dans la 

procédure pénale, et, d'autre part, l'autorise à accéder au dossier de ladite procé-

dure, 

 

le recours déposé le 16 juillet 2012 par A. auprès de la Cour des plaintes du Tri-

bunal pénal fédéral à l'encontre de ladite décision, concluant en substance à l'an-

nulation de celle-ci et, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif, 

 

l'effet suspensif superprovisoire octroyé par le Président de la Cour de céans le 

17 juillet 2012, 

 

les déterminations du MPC du 18 juillet 2012 au sujet de la requête d'effet suspen-

sif, par lesquelles il indique accepter l'octroi de l'effet suspensif, 

 

les déterminations de la Banque C. du 26 juillet 2012, par lesquelles cette dernière 

s'en rapporte à justice quant à la demande d'effet suspensif, 

 

 

 

 

considérant: 

 

que, selon l’art. 387 CPP, les voies de recours n’ont pas d’effet suspensif sauf si la 

direction de la procédure de l’autorité de recours en décide autrement (arrêt du 

Tribunal fédéral 1B_258/2011 du 24 mai 2011, consid. 2.3); 

 

que l'octroi de l'effet suspensif dépend, en règle générale, des particularités du cas 

d'espèce et de la pesée des intérêts en présence (ATF 107 Ia 269 consid. 1); 

 

que le but d'une telle mesure est le maintien de l'état de faits garantissant l'efficaci-

té de la décision ultérieure, quel que soit son contenu; 

 

que, selon la jurisprudence et la doctrine, il appartient au requérant de démontrer 

qu’il est sur le point de subir un préjudice important et – sinon irréparable – à tout 

le moins difficilement réparable (v. notamment les ordonnances présidentielles du 

- 3 - 

 

 

Tribunal pénal fédéral BP.2011.69 du 21 novembre 2011, ainsi que BP.2010.6 et 

BP.2010.18-23 des 10 février et 11 juin 2010; JdT 2008 IV 66, n
o
 312 p. 161; KOL-

LY, Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral: un 

aperçu de la pratique, Berne 2004, p. 58 s. n
o 
5.3.6; CORBOZ, Commentaire de la 

LTF, Berne 2009, n
os

 26 et 28 ad art. 103; DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral – 

Commentaire, Berne 2008, n
o
 4166); 

 

que la décision entreprise porte tant sur la reconnaissance de la qualité de partie 

plaignante de la Banque C. que sur l'octroi à cette dernière de l’accès au dossier 

de la procédure SV.11.0159; 

 

qu'en l'espèce, refuser l'effet suspensif au recours reviendrait non seulement à 

admettre la qualité de partie de la Banque C. jusqu'à droit jugé sur le fond, mais 

encore à l'autoriser à consulter le dossier de la procédure SV.11.0159; 

 

que pareille solution aurait pour conséquence de vider le recours de sa substance; 

 

qu'en effet, d'une part, admettre la qualité de partie de la Banque C. jusqu'à droit 

jugé sur le fond conférerait à cette dernière, en application de l'art. 107 CPP et 

conformément à la pratique de la Cour de céans, un plein accès aux actes de pro-

cédure du présent recours, notamment aux documents produits conjointement à 

celui-ci, le cas échéant à ceux que le MPC sera amené à produire à l'appui de ses 

futures déterminations sur le fond; 

 

que, d'autre part, autoriser la consultation du dossier de la procédure SV.11.0159 

avant que la question ne soit tranchée au fond, reviendrait à donner accès à la 

Banque C. à des informations – sur le requérant – alors même qu'elle pourrait en 

être en fin de compte privée si le recours devait se révéler fondé sur ce point; 

 

qu'une telle situation serait susceptible de causer au requérant un préjudice – si-

non irréparable – à tout le moins difficilement réparable; 

 

que pareil constat a au demeurant amené la Cour de céans à ne transmettre à la 

Banque C., au stade de l'échange d'écritures sur l'effet suspensif, ni le mémoire de 

recours, ni les pièces produites à son appui par le requérant; 

 

que le requérant invoque en outre l'existence d'une éventuelle procédure d'entrai-

de parallèle à la procédure nationale diligentée par le MPC, ce qui soulève des 

questions – qui devront être éclaircies dans le cadre de l'instruction au fond – sur 

le possible accès de la Banque C. à des renseignements relevant de ladite procé-

dure d'entraide; 

 

- 4 - 

 

 

que dans ces conditions, il y a lieu d’octroyer l’effet suspensif au recours; 

 

que le sort des frais suivra celui de la décision au fond. 

- 5 - 

 

 

Ordonne: 

 

1. L'effet suspensif est accordé au recours. 

 

2. Le sort des frais suivra celui de la cause au fond. 

 

 

Bellinzone, le 2 août 2012 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président:       Le greffier:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Pierre Schifferli, avocat 

- Ministère public de la Confédération 

- Me Christian Jaccard, avocat 

 

 

 

 

Indication des voies de recours 

Il n’existe pas de voie de recours ordinaire contre la présente ordonnance.