# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 689d0854-198e-5ac4-95d4-4b41dd383d42
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-12-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 01.12.2017 C/15757/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-15757-2016_2017-12-01.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 5 décembre 2017. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/15757/2016-1 CAPH/193/2017 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 1ER DECEMBRE 2017 

 

Entre 

A______SA, sise ______ (GE), recourante contre la décision d'instruction rendue par le 
Tribunal des prud'hommes le 19 juin 2017, comparant par Me Olivier Wehrli, avocat, 
rue de Hesse 8-10, case postale 5715, 1211 Genève 11, en l'Étude duquel elle fait 
élection de domicile, 

 d'une part, 

et 

Monsieur B______, domicilié ______ Genève, intimé, comparant par le Syndicat SIT, 
rue des Chaudronniers 16, case postale 3287, 1211 Genève 3, auprès duquel il fait 
élection de domicile, 

 d'autre part. 

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C/15757/2016-1 

EN FAIT 

A. a. Après avoir déposé une requête de conciliation le 10 août 2016 et obtenu une 
autorisation de procéder le 15 septembre 2016, B______ a, par demande déposée 
le 15 décembre 2016 au greffe du Tribunal des prud’hommes, assigné 
A______SA en paiement de 117'105 fr. 65 et en délivrance de fiches de salaire. 

 b. Par ordonnance rendue le 7 février 2017, le Tribunal a imparti un délai de  
30 jours à A______SA pour répondre à cette demande et faire valoir ses moyens 
de preuve. 

 c. Par ordonnance rendue le 16 mars 2017, les premiers juges ont octroyé un délai 
supplémentaire de dix jours à A______SA pour déposer sa réponse et ses moyens 
de preuve, à défaut de quoi, le Tribunal rendrait une décision finale si la cause 
était en état d'être jugée ou, à défaut citerait la cause aux débats principaux  
(art. 223 al. 2 CPC). 

 d. Par acte expédié le même jour, A______SA, comparant en personne, a répondu 
à la demande.  

 e. Par ordonnance rendue le 21 mars 2017, le Tribunal a avisé A______SA que sa 
réponse ne respectait pas les exigences de forme des art. 221 et 222 CPC et lui a 
imparti un délai de 15 jours dès réception de l'ordonnance pour déposer une 
réponse conforme à ces dispositions, en indiquant qu'à défaut, il serait fait 
application de l'art. 132 CPC et que, pour les procédures ordinaires, il était 
conseillé aux justiciables inexpérimentés de s'adjoindre l'assistance d'un avocat ou 
celle d'un mandataire professionnellement qualifié. 

 Il a précisé, dans ses considérants, que la réponse devait mentionner pour chaque 
allégué s'il était reconnu ou contesté et que les faits allégués par elle devaient être 
assortis d'une offre de preuve. 

 Cette ordonnance était accompagnée d'une liste d'organismes dispensant des 
conseils juridiques. 

 f. Par acte expédié le 12 avril 2017, A______SA a déposé de nouvelles écritures 
de réponse. Elles ne comportent pas de partie en fait; une partie en droit 
comprenant six paragraphes, ainsi que des conclusions y figurent. 

 g. Par courrier du 26 mai 2017, B______ a sollicité l'audition d'un témoin. 

h. Le 2 juin 2017, les parties ont été citées en vue de comparaître à l'audience de 
débats principaux fixée le 19 juin 2017. La citation précisait qu'à défaut de 
décision contraire du Tribunal des prud'hommes, des plaidoiries finales auraient 
lieu immédiatement après l'administration des preuves et comportait la remarque 

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suivante : "MODIFICATION ! Cette audience ne sera pas prévue pour des débats 
d'instruction, mais des débats principaux". 

 i. Lors de cette audience, le Tribunal a inscrit au procès-verbal, sous un premier 
intitulé "Note du Tribunal", le texte suivant : "Le Tribunal estime que les réponses 
déposées à l'office postal le 16 mars et le 13 avril 2017 par A______SA ne sont 

pas conformes aux exigences de forme de l'article 222 CPC. Ces écritures ne 

comportent que quelques allégués de fait, lesquels ne sont pas assortis de moyens 

de preuve et ne comportent pas de détermination sur chacun des allégués de la 

demande, ne fut-ce que par "contesté" ou "admis". Le Tribunal souligne avoir 

respecté son devoir d'interpellation au sens de l'article 56 CPC dans la mesure où 

par ordonnance du 21 mars 2017, il a octroyé à la défenderesse un délai de 

quinze jours pour compléter sa première écriture du 16 mars 2017, en lui 

conseillant de s'adjoindre l'assistance d'un avocat ou d'un mandataire 

professionnellement qualifié et en annexant à cette fin la liste des organismes 

dispensant des conseils juridiques. Par conséquent, les réponses du 16 mars et du 

13 avril 2017 seront déclarées irrecevables. Au surplus, la motivation suivra au 

fond". 

B______ a persisté dans ses conclusions. 

A______SA a, quant à elle, contesté l'entier des prétentions réclamées et indiqué 
être venue seule, son avocat ayant dû s'absenter. 

Le Tribunal des prud'hommes a, enfin, indiqué, sous un second intitulé "Note du 
Tribunal", qu'une audience était fixée d'entente entre les parties au 14 septembre 
2017 et a remis une copie de celui-ci aux parties à l'issue de l'audience. 

B. a. Par acte déposé le 29 juin 2017 à la Cour de justice, A______SA recourt contre 
la décision du Tribunal des prud'hommes figurant sous la mention initiale "Note 
du Tribunal" au procès-verbal d'audience du 19 juin 2017, dont elle requiert 
l'annulation. 

 Cela fait, elle sollicite que ses écritures des 16 mars 2017 et 12 avril 2017 soient 
déclarées recevables, qu'un délai de 15 jours lui soit accordé pour compléter ses 
écritures au fond et que soit ordonnée l'audition de deux témoins. 

 Elle a, préalablement, requis la suspension de l'effet exécutoire attachée à la 
décision du 19 juin 2017, laquelle a été admise par arrêt CAPH/103/2017 rendu le 
21 juillet 2017. 

 b. B______ a conclu à l'irrecevabilité du recours et, sur le fond, au rejet du 
recours et à la confirmation de l'irrecevabilité des écritures des 16 mars et 12 avril 
2017. 

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 c. Par réplique du 28 août et duplique du 8 septembre 2017, les parties ont persisté 
dans leurs explications et conclusions respectives. 

 d. Les parties ont été informées par la Cour de ce que la cause était gardée à juger 
par avis du 11 septembre 2017. 

EN DROIT 

1. 1.1. Selon l'art. 319 CPC, le recours est recevable notamment contre les décisions 
finales, incidentes et provisionnelles de première instance qui ne peuvent faire 
l'objet d'un appel (let. a), ainsi que contre les autres décisions et ordonnances 
d'instruction de première instance dans les cas prévus par la loi (let. b ch.1) ou 
lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable (ch. 2).  

Le délai de recours est de dix jours, à moins que la loi n'en dispose autrement 
(art. 321 al. 2 CPC). 

1.1.1. Les décisions visées à l'art. 319 let. b CPC sont des décisions d'ordre 
procédural par lesquelles le tribunal détermine le déroulement formel et 
l'organisation matérielle de l'instance. Les ordonnances d'instruction se rapportent 
à la préparation et à la conduite des débats (JEANDIN, Code de procédure  
civile commenté, 2011, n. 11 et 14 ad art. 319 CPC; FREIBURGHAUS 
/AFHELDT, Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2013, n. 11 ad 
art. 319 CPC; cf. aussi Message du Conseil fédéral du 28 juin 2006 relatif au code 
de procédure civile suisse, FF 2006 6841, p. 6984). Les ordonnances relevant de 
la conduite du procès ne se rapportent pas à l’objet du litige en tant que tel et ne se 
prononcent pas sur le bien-fondé de la demande (arrêt du Tribunal fédéral 
5D/2014 du 21 janvier 2015 consid. 2.3). 

1.1.2. La demande doit notamment contenir les allégations de fait et l'indication, 
pour chaque allégation, des moyens de preuves proposés (art. 221 al. 1 let. e  
et e CPC). L'art. 221 CPC s'applique par analogie à la réponse; le défendeur y 
expose quels faits allégués dans la demande sont reconnus ou contestés (art. 222 
al. 2 CPC). 

Le Tribunal fixe un délai pour la rectification des vices de forme, à défaut de quoi 
l'acte n'est pas pris en considération (art. 132 al. 1 CPC). 

L'art. 223 al. 2 CPC prévoit que lorsque la réponse n'est pas déposée à l'échéance 
du délai, le tribunal rend la décision finale si la cause est en état d'être jugée; 
sinon, la cause est citée aux débats principaux. 

Il n’y a pas lieu de traiter différemment le défaut de réponse et le dépôt d’un 
mémoire de réponse vicié et non rectifié. Il résulte de l’art. 132 al. 1 CPC que 
l'acte non rectifié doit être assimilé à un acte inexistant, qui n’a notamment aucun 

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effet, le cas échéant, sur l'application de l'art. 223 al. 2 CPC. A défaut, le 
défendeur pourrait à son gré, en déposant délibérément un mémoire de réponse 
vicié puis en s'abstenant de le rectifier, éluder la procédure écrite prévue par les 
art. 222 à 225 CPC, caractéristique de la procédure civile ordinaire, et, en obtenant 
d'emblée les débats principaux, transformer cette procédure ordinaire en une 
procédure simplifiée qui, en règle générale, s'accomplit oralement selon l'art. 246 
al. 1 CPC. Autrement dit, il pourrait à son gré priver la partie demanderesse de la 
discussion contradictoire méthodique, exhaustive et durablement conservée que 
permet la procédure écrite. Cela ne saurait correspondre au sens ni au but de  
l'art. 223 al. 2 CPC. Le défendeur n'est donc pas fondé à revendiquer des débats 
parce qu'il a itérativement déposé des mémoires de réponse viciés (arrêt du 
Tribunal fédéral 4A_28/2017 du 28 juin 2017 consid. 2). 

 1.1.3. En l'espèce, la recourante a déposé ses écritures de réponse le 16 mars 2017. 
Le Tribunal a imparti un délai supplémentaire à la recourante pour déposer une 
réponse conforme aux art. 221 et 222 CPC, en indiquant qu'à défaut, il serait fait 
application de l'art. 132 CPC. Dans le délai imparti, la recourante a déposé de 
nouvelles écritures de réponse.  

Il incombait ainsi au Tribunal de se déterminer formellement sur la recevabilité 
des écritures de la recourante. Or, les premiers juges ne se sont pas prononcés sur 
cette question dans une ordonnance, mais durant l'audience tenue le 19 juin 2017, 
lors de laquelle ils ont fait inscrire à son procès-verbal qu'ils considéraient que les 
deux écritures de réponse de la recourante n'étaient pas conformes à l'art. 222 CPC 
et qu'elles étaient irrecevables.  

 Il convient, dès lors, de retenir que la décision d'irrecevabilité des écritures prise 
par le Tribunal lors de cette audience est une décision d'instruction susceptible 
d'un recours immédiat. Les hypothèses visées à l'art. 319 let. b ch. 1 CPC n'étant 
pas réalisées, le recours est soumis aux conditions restrictives de l'art. 319 let. b 
ch. 2 CPC, soit lorsque la décision est de nature à causer un préjudice 
difficilement réparable (ACJC/71/2017 du 20 janvier 2017 consid. 3.2; 
ACJC/241/2015 consid. 1.1; ACJC/1234/2014 du 10 octobre 2014 consid. 1.1). 

Le recours a été interjeté dans le délai de dix jours et suivant la forme prévus par 
la loi (art. 130, 131 et 321 al. 2 CPC).  

Reste, par conséquent, à examiner si la décision querellée peut causer au recourant 
un préjudice difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 2 CPC). 

 1.2. La recourante soutient subir un préjudice difficilement réparable, du fait que 
la décision litigieuse du Tribunal a eu pour conséquence qu'elle n'a pu formuler 
ses offres de preuve au début de l'audience du 19 juin 2017, que ladite décision 
risquerait de "paralyser l'action au fond si celle-ci est susceptible d'être prescrite 
ou périmée" et que, dans la mesure où il n'est pas alloué de dépens dans les causes 

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soumises à la juridiction des prud’hommes, les frais de la procédure de première 
instance et d'appel ne lui seront pas remboursés. 

1.2.1. La notion de préjudice difficilement réparable est plus large que celle de 
préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF relatif aux recours dirigés 
contre des décisions préjudicielles ou incidentes, dès lors qu'elle ne vise pas 
seulement un inconvénient de nature juridique, mais toute incidence 
dommageable (y compris financière ou temporelle), pourvu qu'elle soit 
difficilement réparable. L'instance supérieure doit se montrer exigeante, voire 
restrictive, avant d'admettre l'accomplissement de cette dernière condition, sous 
peine d'ouvrir le recours à toute décision ou ordonnance d'instruction, ce que le 
législateur a clairement exclu (ATF 138 III 378 consid. 6.3; 137 III 380 consid. 2, 
in SJ 2012 I 73; ACJC/327/2012 du 9 mars 2012 consid. 2.4; JEANDIN, op. cit.,  
n. 22 ad art. 319 CPC; HOHL, Procédure civile, Tome II, 2010, n° 2485). 

Ainsi, l'admissibilité d'un recours contre une ordonnance d'instruction doit 
demeurer exceptionnelle et le seul fait que le recourant ne puisse se plaindre d'une 
violation des dispositions en matière de preuve qu'à l'occasion d'un appel sur le 
fond ne constitue pas en soi un préjudice difficilement réparable. Autrement dit, 
une simple prolongation de la procédure ou un accroissement des frais ne 
constitue pas un préjudice difficilement réparable (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1 
p. 382; 134 III 188 consid. 2.2 p. 191; 133 III 629 consid. 2.3.1 p. 632; SPÜHLER, 
Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2013, n. 7 ad  
art. 319 CPC; HOFFMANN-NOWOTNY, ZPO-Rechtsmittel, Berufung und 
Beschwerde, 2013, n. 25 ad art. 319 CPC). 

Si la condition du préjudice difficilement réparable n'est pas remplie, la partie doit 
attaquer l'ordonnance avec la décision finale sur le fond (Message du Conseil 
fédéral relatif au CPC, in FF 2006 6841, p. 6984; BRUNNER, Kurzkommentar, 
Schweizerische Zivilprozessordnung ZPO, 2014, n. 13 ad art. 319 CPC; 
DONZALLAZ, La notion de préjudice difficilement réparable dans le Code de 
procédure civile suisse, in Il Codice di diritto processuale civile svizzero, 2011,  
p. 183 et jurisprudence citée). 

Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision 
incidente lui cause un préjudice difficilement réparable, à moins que cela ne fasse 
d'emblée aucun doute (par analogie ATF 134 III 426 consid. 1.2 et 133 III 629 
consid. 2.3.1). 

 1.2.2. In casu, contrairement à ce que soutient la recourante, on ne saurait retenir 
qu'elle subit un préjudice difficilement réparable du fait qu'elle n'a pu formuler ses 
offres de preuve devant les premiers juges, puisqu'elle pourra contester la décision 
litigieuse avec la décision finale sur le fond et, en cas de gain de cause sur ce 
point, reformuler ses offres de preuve. De même, elle pourra alors exciper d'une 

https://intrapj/perl/decis/138%20III%20378
https://intrapj/perl/decis/137%20III%20380
https://intrapj/perl/decis/2012%20I%2073
https://intrapj/perl/decis/ACJC/327/2012
https://intrapj/perl/decis/134%20III%20426
https://intrapj/perl/decis/133%20III%20629

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éventuelle prescription, le juge ne pouvant suppléer d'office le moyen résultant de 
la prescription (art. 142 CO), ce qui n'est pas le cas de l'objection de péremption, 
qui est examinée d'office par le juge (ATF 94 II 37 consid. 6a). Par ailleurs, il ne 
ressort pas du procès-verbal que la recourante ait sollicité l'audition de témoins, ni 
que leur audition ait été refusée par les premiers juges. 

 Enfin, conformément à la jurisprudence précitée, le seul fait que la prolongation 
de la procédure engendrera une augmentation de ses dépens qu'elle devra assumer 
en raison de la nature de la procédure ne constitue pas un dommage difficilement 
réparable. 

Il convient, dès lors, de considérer que la condition du préjudice difficilement 
réparable prévue à l'art. 319 let. b ch. 2 CPC n'est pas réalisée, de sorte que le 
recours est irrecevable. 

2. La recourante, dont le recours est déclaré irrecevable, sera condamnée aux frais du 
présent recours, fixés à 500 fr. (art. 95 et 106 al. 1 CPC; art. 19 al. 3 let. c LaCC; 
art. 71 RTFMC), entièrement couverts par l'avance de frais qu'elle a versée, 
laquelle demeure acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

Il n'est pas alloué de dépens dans les causes soumises à la juridiction des 
prud’hommes (art. 22 al. 2 LaCC). 

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PAR CES MOTIFS, 
La Chambre des prud'hommes, groupe 1 : 

A la forme : 

Déclare irrecevable le recours interjeté le 29 juin 2017 par A______SA contre la 
décision d'instruction rendue par le Tribunal des prud'hommes le 19 juin 2017 dans la 
cause C/15757/2016-1. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 500 fr., les met à la charge A______SA et les 
compense avec son avance de frais, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève. 

Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Nathalie LANDRY-BARTHE, présidente; Monsieur Pierre-Alain L'HÔTE, 
juge employeur; Monsieur Yves DUPRÉ, juge salarié; Madame Véronique 
BULUNDWE-LEVY, greffière. 

 

   

 

 

 

Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal 

fédéral par la voie du recours en matière civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 

15'000 fr.