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**Case Identifier:** 505b60a2-07db-5a71-965b-b268221ed79f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-03-03
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 03.03.2014 A/3359/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3359-2013_2014-03-03.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, Présidente; Christine TARRIT-DESHUSSES et Jean-

Pierre WAVRE, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3359/2013 ATAS/266/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 3 mars 2014 

6
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame S__________, domiciliée à CHÊNE-BOURG, comparant 
avec élection de domicile en l'étude de Maître GIARDINA Sara 

recourante 

contre 

 

MUTUEL ASSURANCE MALADIE SA, Service juridique, sise 
Rue des Cèdres 5, MARTIGNY 

 

et  

                                                                                                      
HELSANA ASSURANCES SA, Service juridique, LAUSANNE 

 

 

intimée 

 

 

 

appelée en 
cause 

 
 
 

 

A/3359/2013 

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EN FAIT 

1. Madame S__________ (ci-après l’assurée ou la recourante), née en 1973, est 
assurée pour l’assurance-maladie obligatoire des soins auprès de MUTUEL 
ASSURANCE MALADIE SA (ci-après l’assurance ou l’intimée). 

2. Dans ce cadre, l’assurée a adressé à son assurance deux factures de l’INSTITUT 
MEDICO-CHIRURGICAL de X__________ (ci-après l’institut) concernant le 
traitement du 28 août au 25 septembre 2012,  et celui du 27 septembre 2012, 
prodigués par le Dr T__________, spécialiste en gynécologie et obstétrique. Il 
ressort de ces factures que l’assurée a fait l’objet de deux inséminations intra-
utérines les 2 et 27 septembre 2012. 

3. Les 14 et 28 septembre 2013, le LABORATOIRE DE FECONDATION IN VITRO 
ET D’ANDROLOGIE (ci-après le laboratoire) a émis des factures au nom de 
Monsieur U__________ (ci-après le compagnon de l’assurée), pour les prestations 
suivantes, demandées par le Dr T__________ et effectuées les 2 et 27 septembre 
2012 : Percoll test (code 1762.00) et numération et différentiation de cellules 
(1766.00). 

4. Le compagnon de l’assurée a adressé ces factures pour remboursement à son 
assurance-maladie, HELSANA ASSURANCES SA (ci-après HELSANA), qui les 
lui a renvoyées le 2 novembre 2012, en précisant que les prestations facturées 
étaient à la charge de l’assurance de l’assurée. 

5. Le 10 décembre 2012, l’assurance de l’assurée a accusé réception de la facture de 
l’institut concernant le traitement du 28 août au 25 septembre 2012. Elle a attiré 
l’attention de l’assurée sur le fait que les médicaments liés à une stimulation 
hormonale étaient limités à une année de prise en charge et que seuls trois cycles de 
traitement par grossesse étaient remboursés dans le cadre des inséminations 
artificielles homologues. Les éventuels traitements ultérieurs tels que les analyses, 
ultrasons, médicaments, etc., liés à un cycle supplémentaire d’insémination ne 
seraient pas pris en charge. 

6. Le 21 janvier 2013, l’assurée a fait parvenir à son assurance, suite à une 
conversation téléphonique intervenue en décembre 2012 avec une collaboratrice de 
cette dernière, les factures du laboratoire des 14 et 28 septembre 2012, liés aux 
inséminations artificielles auxquelles elle-même et son compagnon avaient eu 
recours. L’assurance de son compagnon lui avait renvoyé les factures du 
laboratoire, lui faisant savoir que les coûts y relatifs devaient être pris en charge par 
son assurance. 

7. Le 11 février 2013, l’assurance a informé l’assurée qu’il lui était impossible 
d’enregistrer les factures du laboratoire des 14 et 28 septembre 2012, dans la 
mesure où elles avaient été établies au nom de son compagnon. Afin de pouvoir 
procéder au remboursement, elle la priait de bien vouloir informer le laboratoire de 
cette erreur de facturation, ces frais devant lui être directement facturés. 

 
 
 

 

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8. Le 27 février 2013, le laboratoire a renvoyé les factures litigieuses, libellées au nom 
de l’assurée et son compagnon, en indiquant qu’elles annulaient et remplaçaient 
celles libellées au seul nom de l’assurée. 

9. Le 18 avril 2013, l’assurance a écrit au compagnon de l’assurée pour l’informer que 
les informations qui figuraient sur les factures étaient insuffisantes et ne lui 
permettaient pas de l’identifier parmi ses assurés.  

10. Le 19 avril 2013, l’assurance a adressé un second courrier identique au compagnon 
de l’assurée. 

11. Le 6 mai 2013, l’assurée a souligné le fait que l’assurance, soit une de ses 
collaboratrices, Madame V__________, lui avait confirmé en décembre 2012 que 
les frais de préparation de sperme étaient bien à la charge de l’assurance de 
l’assurée et non de celle de son compagnon. Elle avait convenu avec elle qu’elle lui 
adresserait un courrier rappelant les faits, accompagné des factures de son 
compagnon pour remboursement. Or, lorsqu’elle avait procédé comme convenu, 
l’assurance lui avait demandé de contacter le laboratoire, pour qu’il modifie le 
libellé des factures, ce qu’elle avait fait. C’était la première fois que le laboratoire 
recevait une demande de ce genre. Malgré la modification effectuée, l’assurance 
persistait à refuser de rembourser les frais y afférents. L’assurée a donc mis en 
demeure son assurance d’effectuer le remboursement d’ici au 27 mai 2013, faute de 
quoi elle ferait parvenir un dossier complet à sa protection juridique. 

12. Le 29 mai 2013, l’assurance de l’assurée a informé celle-ci que les investigations 
effectuées sur son compagnon ne faisaient pas partie des prestations à sa charge. 
Par conséquent, il ne lui appartenait pas de couvrir ses frais de traitement. Seules 
les prestations dispensées à son attention entraient dans le cadre des traitements pris 
en charge par le biais de son assurance obligatoire des soins. Or, les analyses 
litigieuses avaient été effectuées par le compagnon de l’assurée sur demande du 
gynécologue de celle-ci. 

13. Par courrier du 3 juin 2013, l’assurée a souligné qu’elle n’avait nullement remis en 
question la restriction de la prise en charge des inséminations artificielles à trois 
cycles de traitement par grossesse. Toutefois, l’assurance semblait ne pas avoir vu 
les mots « préparation du sperme de mon compagnon » utilisés par l’assurée dans 
son courrier du 6 mai 2013.  

Le déroulement d’une insémination artificielle était le suivant. Après un suivi du 
cycle hormonal de la femme, juste après l’ovulation, rendez-vous était pris dans un 
laboratoire d’andrologie et de fécondation in vitro. L’homme y donnait son sperme 
qui devait être « préparé » en vue de l’insémination, ce qui signifiait que le médecin 
spécialiste sélectionnait les spermatozoïdes les plus aptes à féconder l’ovule (code 
OPAS 1762.00 des factures) et les dopait aux vitamines (code OPAS 1766.00 des 
factures). A l’issue de cette préparation qui durait une quarantaine de minutes, la 
femme devait se rendre chez le gynécologue dans les deux heures qui suivaient afin 

 
 
 

 

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que ce dernier introduise le sperme préparé dans son utérus, dans l’espoir que cette 
opération favorise l’avènement d’une grossesse.  

Ainsi, contrairement à ce qui était affirmé par l’assurance, il ne s’agissait ni 
d’investigations, ni d’analyses effectuées par son compagnon sur demande de son 
gynécologue, mais bel et bien de préparation de sperme indispensable à la 
réalisation d’une insémination artificielle. Les dates des inséminations 
correspondaient d’ailleurs aux dates de préparation de sperme. 

La LAMAL était claire, la prise en charge des inséminations artificielles était 
garantie dans sa totalité et était à la charge de l’assurance de la femme, vérification 
faite auprès de plusieurs gynécologues et d’autres assurances-maladie. Cela 
impliquait, pour l’assurance, l’obligation de prendre en charge les frais de 
préparation de sperme de son compagnon.  

Dans la mesure où le délai de trois semaines qu’elle avait accordé à l’assurance 
dans son courrier précédent était échu, elle avait transmis son dossier à sa 
protection juridique qui avait contacté l’assurance, soit une de ses collaboratrice, 
Madame A__________. Il avait été convenu avec cette dernière que l’assurée 
enverrait à nouveau les factures litigieuses pour remboursement avec son nom 
surligné et son numéro d’assurée, afin qu’elle puisse les transmettre au service 
compétent. 

14. Par décision du 17 juin 2013, l’assurance a refusé la prise en charge des factures 
litigieuses, au motif que la préparation du sperme du compagnon de l’assurée 
n’entrait pas dans le cadre des prestations prises en charge par l’assurance-maladie 
de la femme, selon la jurisprudence. Cette dernière invitait donc l’assurée à les 
adresser à l’assurance-maladie de son compagnon. 

15. Le 16 août 2013, l’assurée, sous la plume de son avocat, a fait opposition à cette 
décision. Elle a conclu à l’annulation de la décision litigieuse et au remboursement 
des frais liés à l’insémination artificielle, y compris les factures du laboratoire pour 
un montant de 342 fr. 

Elle a souligné que la préparation des spermatozoïdes était une condition sine qua 
non de l’insémination artificielle pour permettre son optimisation et répondre ainsi 
aux exigences d’efficacité du traitement. Elle faisait partie du complexe 
thérapeutique de l’insémination artificielle et c’était la prestation dans son ensemble 
qui devait être prise en charge. Le Percoll test (codes 1762.00 et 1766.00) 
permettait justement de préparer les spermatozoïdes par capacitation.  

L’insémination, y compris la capacitation des spermatozoïdes, était une prestation 
qui servait à traiter l’infertilité qui était une maladie. C’était l’assuré qui suivait le 
traitement qui devait être couverte pour les coûts y relatifs. Dans le cas particulier, 
c’était l’assurée qui était traitée contre l’infertilité par insémination artificielle. Le 
spermogramme de son compagnon n’ayant révélé aucune pathologie, la préparation 
du sperme demandée par le gynécologue de l’assurée était une prestation liée à 
l’insémination artificielle (complexe thérapeutique). Refuser de payer une partie de 

 
 
 

 

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ce traitement violait les obligations légales de couverture par l’assurance de base, et 
allait à l’encontre du principe-même d’efficacité et d’économicité de la mesure. 

16. Par décision du 16 septembre 2013, l’assurance a rejeté l’opposition de l’assurée et 
a confirmé la décision du 17 juin 2013. Elle a indiqué que selon la jurisprudence, 
les prestations prises en charge en relation avec une insémination artificielle étaient 
la thérapie hormonale, les contrôles et l’insémination artificielle. Ces frais étaient 
toutefois soumis aux participations légales (franchise et/ou  quote-part). Le test 
Percoll (soit le test de séparation des spermatozoïdes) était utilisé chez l’homme 
lors d’un bilan de stérilité ou avant toute technique d’assistance médicale à la 
procréation. La facture y relative était donc adressée à l’homme et devrait, pour ce 
motif déjà, être prise en charge par son assureur.  

De plus, et dans la mesure où aucun diagnostic ne figurait sur cette même facture, il 
était tout à fait justifié de l’adresser et la mettre à charge de l’assureur de l’homme. 
Au niveau de la praticabilité et de la protection des données, cette solution était 
nettement plus cohérente. En effet, si, comme le soutenait l’assurée, la facture 
devait être prise en charge par l’assurance de la femme, cette dernière devrait à 
chaque fois procéder à des investigations supplémentaires. 

En ce qui concernait l’argument du complexe thérapeutique, il était, dans ce cas, 
dénué de tout fondement, puisque ce n’était pas la question de la prise en charge par 
l’assurance de base qui était litigieuse, mais celle de savoir quel assureur devait 
prendre en charge la facture relative à l’analyse. 

17. L’assurée a formé recours contre cette décision le 18 octobre 2013, concluant à son 
annulation et à celle du 17 juin 2013, et à ce qu’il soit dit que l’assurance devait 
prendre en charge les frais liés aux factures du laboratoire des 14 et 28 septembre 
2012. 

Elle a rappelé les arguments déjà invoqués auprès de l’assurance et a ajouté que de 
l’avis de plusieurs organismes, la préparation du sperme pour l’insémination intra-
utérine devait être mise à la charge de l’assureur maladie de la femme. 

Elle a produit, dans ce cadre, un courrier de l’Ombudsman de l’assurance-maladie 
(ci-après l’Ombudsman) du 15 octobre 2013, ainsi qu’un courrier de l’Ordre des 
gynécologues et obstétriciens (ci-après l’Ordre) de Genève du 17 octobre 2013. 

L’Ombudsman avait ainsi indiqué : « Le tarif ambulatoire officiel (TARMED) 
verse les positions tarifaires que vous avez mentionnées (22.2520 et 22.2660) dans 
le chapitre de la gynécologie et obstétrique. Ce sont donc des positions facturées à 
l’assurance de la femme. Sinon elles auraient dû être comprises dans le chapitre 21 
« diagnostic et traitement des reins et des voies urinaires, ainsi que des organes 
génitaux masculins » pour pouvoir être prises en charge par l’assurance de 
l’homme. »  

Par ailleurs, les Drs B__________ et C__________, tous deux spécialistes FMH en 
gynécologie et obstétrique et membre, respectivement, président, du comité de 

 
 
 

 

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l’Ordre, ont souligné qu’à leur connaissance, c’était la première fois qu’une 
assurance refusait cette prise en charge dans un cas qui incombe à la LAMAL.  

Ils ont ajouté : « Explication : le couple présente une infertilité primaire, la patiente 
est âgée de moins de 40 ans et son conjoint a un spermogramme normal. Selon une 
prise de position de SantéSuisse du 28.6.2013, cette prestation est à la charge de 
l’assurance de la femme ». 

La recourante a également indiqué que selon l’approche de la jurisprudence et de 
SantéSuisse, l’assureur de la femme pouvait refuser de couvrir le traitement par 
insémination intra-utérine si la cause de l’infécondité relevait d’une pathologie 
masculine. Or, le spermogramme de son compagnon s’était révélé normal, ce que 
l’intimée savait - pour en avoir été avertie dans l’opposition formée par la 
recourante – et aurait pu savoir par le biais de son médecin-conseil. Ainsi, le 
Percoll-test et la centrifugation avaient simplement eu pour but d’augmenter 
l’efficacité du traitement par insémination intra-utérine et constituaient une 
condition sine qua non pour la pratique de l’insémination. 

18. L’intimée a répondu le 6 décembre 2013, concluant au rejet du recours. 

Elle a indiqué que la loi ne clarifiait pas la question de la prise en charge du Percoll 
test effectué sur l’homme dans le cadre d’une insémination artificielle.  

L’insémination consistait en l’introduction, à l’aide d’instruments, de 
spermatozoïdes dans les voies génitales de la femme. Selon le TARMED, cet acte 
comprenait uniquement « la voie d’abord, puis la pose d’un adaptateur du col ainsi 
que d’une cape cervicale ». Le TARMED ne précisait pas que cette position fût liée 
à d’autres actes. Ainsi, l’acte concret d’insémination était clair et n’incluait aucun 
diagnostic de stérilité ni tout autre acte pratiqué sur la femme (ou sur l’homme) 
avant l’insémination. Toute autre mesure, qu’elle soit ou non prérequise à une 
insémination, ne saurait être incluse dans la facturation globale de l’insémination 
artificielle, mais devait être facturée de manière séparée, selon une tarification 
propre à chaque acte, et tel était le cas du Percoll test. 

En conséquence, dans la mesure où chaque acte était lié à une tarification propre, 
où l’insémination en tant que telle ne regroupait pas un ensemble d’actes et où il 
n’existait pas de « forfait d’insémination », il n’était pas possible de facturer à 
charge de l’assureur-maladie de la femme des actes effectués sur un autre patient. 

L’intimée a également souligné que la volonté du législateur était clairement celle 
de limiter la prise en charge de coûts liés à la procréation médicalement assistée, et 
qu’il n’était donc pas envisageable de lier des prestations effectuées sur l’homme 
avec une insémination artificielle à charge de l’assureur-maladie de la femme. 

Par ailleurs, le test de séparation des spermatozoïdes (Percoll test) était la technique 
utilisée lors du bilan de stérilité chez l’homme. Il permettait d’évaluer les chances 
de grossesses spontanées ou de choisir la technique d’assistance médicale à 
proposer (insémination intra-utérine, fécondation in vitro). Le Percoll test n’était 

 
 
 

 

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donc pas un acte spécifique à l’insémination artificielle puisqu’il pouvait tout aussi 
bien être ordonné sans lien avec une insémination artificielle (détection d’une 
stérilité par ex.) ou en lien avec des prestations qui n’étaient pas à charge de la 
LAMal (fécondation in vitro et transfert FIVETE par exemple). 

Si le Percoll test devait être mis à charge de l’assurance-maladie de la femme 
lorsqu’il s’inscrivait dans le cadre d’une insémination artificielle, cela poserait de 
graves problèmes de protection des données,  la facture du Percoll test étant remise 
à l’homme sans qu’aucun diagnostic n’y figure. Il reviendrait alors à l’assureur-
maladie de la femme, par le biais de son médecin-conseil, de s’enquérir auprès du 
gynécologue de son assurée de la réalité d’une insémination artificielle et de 
demander, au laboratoire qui avait effectué le test, des informations s’agissant du 
résultat dudit test. Or, ni l’assureur, ni le médecin-conseil n’étaient autorisés à 
demander la transmission de données sensibles pour des tiers non assurés.  

Si, bien qu’illégale, une telle procédure devait être mise en place, cela requerrait de 
l’assureur des coûts supplémentaires et une perte de temps et d’efficacité 
considérable. En effet, avant de pouvoir prendre en charge le Percoll test, 
l’assureur-maladie de la femme devrait encore soumettre le dossier au médecin-
traitant de celle-ci afin de vérifier que ce test s’inscrive bien dans le cadre d’une 
insémination artificielle, et lui demander des rapports médicaux avant de pouvoir 
statuer sur une éventuelle prise en charge. En cas de détection de stérilité ou autres 
problèmes, des rapports devraient également être demandés au médecin traitant de 
l’homme. L’assureur devrait aussi attendre de recevoir la facture de l’insémination 
artificielle de la femme avant toute prise en charge du Percoll test, ce qui reporterait 
d’autant la prise en charge de ce dernier. 

19. Par ordonnance du 12 décembre 2013, la Cour de céans, jugeant que la situation 
juridique d’HELSANA ASSURANCES SA (ci-après l’appelée en cause), assureur-
maladie du compagnon de la recourante, pourrait être affectée par l’issue de la 
présente procédure, a appelé en cause cette dernière. 

20. L’appelée en cause s’est déterminée le 13 janvier 2014. Elle a conclu à l’admission 
du recours, respectivement, à ce que l’intimée soit condamnée à la prise en charge 
des deux Percoll-tests. 

Elle a indiqué qu’elle contestait formellement que sa situation juridique pût être 
affectée par l’issue de la procédure. En effet, si le recours devait être rejeté, cela ne 
signifierait pas pour autant que les deux Percoll-test dussent automatiquement être à 
sa charge, puisqu’afin de pouvoir bénéficier des prestations de l’assurance 
obligatoire des soins, l’assuré devait en principe être malade. La stérilité et les 
troubles de la fertilité constituaient certes une atteinte à la santé qui avait, en 
principe, la valeur d’une maladie. Toutefois, au vu du dossier, le spermogramme du 
compagnon de l’assuré était normal, aucune mesure à but diagnostic ne devait être 
prise, et la suite de la préparation du sperme en vue de l’insémination ne semblait 
pas pouvoir à première vue être qualifiée de phénomène pathologique. Ainsi, même 

 
 
 

 

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en cas de rejet du recours, les conditions de prise en charge devraient tout de même 
être vérifiées par ses soins. Par ailleurs, l’extension du litige à la condamnation de 
HELSANA n’était pas possible.  

S’agissant du fond du litige, elle ne pouvait que soutenir l’argumentation 
développée par la recourante. En effet, conformément à ce qui avait été indiqué par 
l’Ombudsman, les positions tarifaires TARMED 22.2520 et 22.2660 étaient à la 
charge de l’assureur de la femme et comprenaient l’insémination intra-utérine, dont 
le Percoll-test faisait partie. Le chapitre 22 portait sur le traitement des organes 
génitaux féminins. Si ce test devait être à charge de l’assureur de l’homme, il aurait 
fallu que ces tests se trouvassent dans le chapitre 21, traitement des organes 
génitaux masculins. En effet, si le sperme de l’homme se révélait être dans les 
normes, soit non-pathologique, alors il était évident que la suite de la procédure 
était à la charge de l’assureur de la femme. 

Deuxièmement, en accord avec les indications de SantéSuisse, citées par la 
recourante, en cas de spermogramme normal, la préparation ultérieure de 
l’insémination devait s’effectuer à charge de l’assureur de la femme. 

Troisièmement, s’agissant des arguments relatifs à la protection des données 
avancés par l’intimée, l’inverse serait également problématique puisque l’assureur 
de l’homme devrait aussi examiner si le problème de fécondité revenait à l’homme 
ou à la femme, puisqu’en cas de spermogramme non pathologique, il n’y aurait pas 
de notion de maladie pour le cas de l’homme. 

Enfin, par application analogique de la notion de « complexe thérapeutique », on 
parvenait à la conclusion que certains examens étaient si intimement liés à 
l’insémination ou au traitement de la stérilité de la femme, qu’il existait un rapport 
de connexité qualifiée, selon lequel l’insémination ne pouvait avoir lieu sans le 
Percoll-test, lequel était par conséquent à la charge de l’assureur de la femme. 

21. Le 16 janvier 2014, le laboratoire, sous la plume du Dr D__________, a indiqué 
que ce dernier avait effectué des préparations de sperme, pour le compagnon de la 
recourante, en vue des inséminations artificielles intervenues les 2 et 27 septembre 
2012, à la demande du Dr T__________. 

22. Par courrier du 21 janvier 2014, le Dr T__________ a mentionné qu’il suivait la 
recourante depuis 2004. Il l’avait vue en 2012, date à laquelle il avait été amené, 
dans le cadre d’un désir de grossesse, à effectuer un spermogramme. Bien que ce 
dernier montrât une très légère tératospermie (la norme étant un résultat supérieur à 
trois, alors que le résultat du spermogramme du compagnon de la recourante était 
de trois), il avait considéré que ce même résultat était à la limite inférieure de la 
norme. En effet, il y avait une très bonne mobilité des spermatozoïdes, et plus de 
3,7 millions de spermatozoïdes normaux. Les valeurs étaient ainsi de trois fois 
supérieures à la norme s’agissant du nombre de spermatozoïdes, de leur mobilité, ce 
qui compensait largement la faible tératospermie, et replaçait l’interprétation du 

 
 
 

 

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spermogramme dans la norme, et même au-delà, par rapport à ce qu’il voyait 
d’habitude dans ce contexte. 

Au vu de toute l’anamnèse du couple, il avait jugé que cette analyse était un 
facteur, dans la stérilité, moins important que l’âge de la recourante (trente-huit ans) 
et un début de polype intra-utérin (qui avait été opéré par la suite en 2013 parce 
qu’il avait grandi). Il n’avait pas insisté, ni refait de spermogramme, jugeant celui-
ci suffisant pour effectuer des tentatives d’insémination. D’ailleurs, les résultats pré 
et post préparation pour insémination étaient très bons, avec plus de quarante-huit 
millions de spermatozoïdes par millilitre, ayant une mobilité de plus de 70% et une 
progression de degré quatre (le maximum). 

Pour ces raisons, il considérait que le spermogramme était dans les normes 
acceptables, et que le sperme pouvait donner une grossesse sans assistance. 

Les valeurs retenues par le spermogramme étaient notamment les suivantes : 

Volume (ml) 3.2     (norme : >1.5) 

Concentration (mio/ml) 41    (norme : >15) 

Nombre total de spermatozoïdes (moi/éjaculat) 131 (norme : >39) 

Mobilité professive (%) 52    (norme : >32) 

Mobilité totale (%) 56    (norme : >40) 

23. Le 10 février 2014, l’intimée a relevé que le rapport du Dr T__________ avait été 
produit en cours de procédure, alors qu’un refus de prestations avait déjà été rendu 
par l’assureur et qu’il n’avait été établi que pour les besoins de la cause. Sa force 
probante avait été réduite d’autant.  

La transmission de ce rapport démontrait en outre clairement que des problèmes 
importants liés à la protection des données se posaient si l’assureur-maladie de la 
femme devait à l’avenir exiger des rapports médicaux pour une personne non 
assurée auprès de lui. Non seulement cet assureur n’était pas habilité à traiter des 
données médicales qui ne concernaient pas ses propres assurés, mais encore, ces 
rapports contenaient des données particulièrement sensibles. Cela était d’ailleurs 
confirmé par le courrier de l’appelée en cause. En effet, il n’était plus seulement 
question de se déterminer sur la prise en charge d’une facture, qui comportait le 
moins possible de données sensibles. Un rapport médical devait être établi par le 
laboratoire et le médecin pour chaque Percoll test, puisqu’il s’agissait de déterminer 
si les résultats du test démontraient une « anomalie » afin de voir quel assureur était 
compétent. Les assurés risquaient de devoir subir une suspension de prise en charge 
et de longues procédures lorsque les médecins-conseils des deux assureurs 
concernés n’aboutissaient pas aux mêmes interprétations et conclusions s’agissant 
de la notion de maladie par rapport au résultat du test, comme dans le cas d’espèce. 
Il y avait d’ailleurs fort à parier que le laboratoire refuserait de transmettre des 
informations à un assureur non concerné. L’intimée se demandait également 

 
 
 

 

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comment intégrer des factures au dossier de la recourante, voire les prendre en 
charge, alors qu’elles ne portaient pas son numéro d’assurée, ni même son nom. 

Par ailleurs, quand bien même elle serait compétente dans le cas d’espèce, d’après 
l’OMS, la qualité du sperme était jugée bonne lorsqu’un minimum de 4% de tous 
les spermatozoïdes était considéré comme normal sur le plan morphologique. Or, 
en l’espèce, selon le spermogramme du compagnon de la recourante, le résultat 
s’élevait à 3%. Le Dr T__________ parlait d’ailleurs lui-même d’ « anomalie », 
appelée tératospermie. 

Enfin, l’intimé a réitéré ses arguments s’agissant de l’argument du complexe 
thérapeutique. 

24. Le même jour, l’appelée en cause a indiqué que les deux avis médicaux 
confirmaient que le spermogramme de son assuré était normal, aucune mesure à but 
diagnostic n’ayant dû être prise. La suite de la préparation du sperme en vue de 
l’insémination ne pouvait pas être qualifiée de phénomène pathologique et être à la 
charge de l’assureur de l’homme. Elle priait donc la Cour d’admettre le recours, 
respectivement de condamner l’intimée à la prise en charge des deux Percoll-tests. 

25. Le 10 février 2014 également, la recourante a partiellement contesté la 
détermination de l’appelée en cause du 13 janvier 2014. Elle a indiqué que la 
stérilité et les troubles de la fertilité avaient valeur de maladie selon la 
jurisprudence constante. Il était incontestable qu’elle-même et son compagnon 
rencontraient des troubles de la fertilité, et que le Percoll-test était à la charge de 
l’assurance obligatoire des soins. Dans ces conditions, si une décision précisait que 
le Percoll-test n’était pas à la charge de son assurance, ce test devrait être mis à la 
charge de l’assurance de son compagnon. L’issue de la présente procédure ne 
saurait ainsi être ignorée par l’appelée en cause et la décision devait pouvoir lui être 
opposable. Pour le reste, la recourante abondait dans le sens de l’argumentation 
développée le 13 janvier 2014 par l’appelée en cause. S’agissant des lettres du Dr 
D__________ et ses annexes, elle relevait que celles-ci venaient confirmer les 
pièces déjà produites par la recourante, selon lesquelles les Percoll-tests avaient été 
effectués uniquement dans le cadre de l’insémination artificielle. 

26. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique 
des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi 
fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal; RS 832.10). 

2. Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

 
 
 

 

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3. La LPGA s'applique à l'assurance-maladie sauf dans les domaines mentionnés à 
l'art. 1 LAMal, dont notamment celui des tarifs, prix et budget global (art. 43 à 55 
LAMal). 

4. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 38 et 
56ss LPGA).  

5. Est litigieuse la question de savoir si l'intimée était fondé à refuser la prise en 
charge des factures du laboratoire des 14 et 28 septembre 2012.  

6. En vertu de l’art. 25 al. 1 LAMal, l’assurance obligatoire des soins prend en charge 
les coûts des prestations qui servent à diagnostiquer ou à traiter une maladie ou ses 
séquelles. 

7. Sous l’empire de la LAMA, notre Haute Cour avait jugé que l'insémination 
artificielle (homologue) constituait une mesure thérapeutique au sens de cette 
dernière.  

Elle avait ainsi notamment indiqué que le but de la mesure médicale, en cas de 
stérilité, n’était pas tant de remédier à la stérilité comme telle que de rendre 
possible une grossesse et donc de permettre à un couple d’avoir une progéniture. Le 
fait que le traitement avait pour but, non de combattre la stérilité, mais de satisfaire 
le désir d’enfant des parents ne suffisait pas, à lui seul, pour lui dénier le caractère 
de mesure thérapeutique.  

Du point de vue de son but, l’insémination artificielle ne se distinguait pas des 
autres méthodes destinées à remédier à la stérilité – en particulier le traitement 
opératoire ou médicamenteux – et qui étaient, quant à eux, obligatoirement à la 
charge des caisses-maladies. L’insémination artificielle visait, comme les autres 
méthodes citées, à provoquer dans le corps de la femme une fécondation naturelle 
qui n’avait pas pu avoir lieu, pour des raisons médicales, par la voie de la 
conception naturelle. Il n’y avait pas, dans ce cas, de fécondation artificielle ; la 
fécondation intervenait par voie naturelle, le seul procédé qui fût artificiel étant 
l’introduction du sperme dans l’appareil génital de la femme (ATF 121 V 302 
consid. 6).  

Dans un autre arrêt, elle a également précisé que l’assurance-maladie devait prendre 
en charge la totalité des frais en relation avec le traitement de la fertilité (traitement 
hormonal, examens de contrôle, et insémination artificielle), moins la franchise et la 
quote-part (ATF 121 V 289 consid. 8). 

8. Selon l’art. 33 let. a et c OAMAL, le département fédéral de l’intérieur (ci-après 
DFI) désigne les prestations fournies par les médecins ou les chiropraticiens dont 
les coûts ne sont pas pris en charge par l'assurance obligatoire des soins ou le sont à 
certaines conditions (let. a), et les prestations nouvelles ou controversées dont 
l'efficacité, l'adéquation ou le caractère économique sont en cours d'évaluation; il 
détermine les conditions et l'étendue de la prise en charge des coûts par l'assurance 
obligatoire des soins (let. c). 

 
 
 

 

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Selon l’art. 1 de l’ordonnance du DFI sur les prestations dans l’assurance 
obligatoire des soins en cas de maladie du 29 septembre 1995 (ordonnance sur les 
prestations de l’assurance des soins, OPAS ; RS 832.112.31), figurent à l’annexe 1 
les prestations visées par la disposition susmentionnées, qui ont été examinées par 
la Commission fédérale des prestations générales et des principes de l’assurance-
maladie et dont l’assurance-maladie obligatoire des soins prend en charge les coûts 
(let. a), prend en charge les coûts à certaines conditions (let. b), ou ne prend pas en 
charge les coûts (let. c). 

Conformément au chapitre 3 de l’annexe 1 de l’OPAS, l’insémination artificielle 
est prise en charge par l’assurance-maladie obligatoire (insémination intra-utérine ; 
au maximum trois cycles de traitement par grossesse). 

9. a) Le but de l’insémination intra-utérine est de déposer en phase péri-ovulatoire 
(ovulation déterminée par échographie ou dosages hormonaux dans les urines) des 
spermatozoïdes préparés à l’intérieur de l’utérus). De cette manière, le trajet 
effectué par les spermatozoïdes est plus court, les meilleurs spermatozoïdes ont été 
sélectionnés ([En ligne] disponible sur http://www.medixy.ch/prestations/presentati
on-infertilite#10.1 [consulté le 28 janvier 2014]). 

S’agissant de la capacitation in vitro (test « Percoll »), il faut relever ce qui suit. 
Pour acquérir définitivement la capacité à féconder, les spermatozoïdes doivent se 
séparer de la phase liquide du sperme appelé liquide séminal ([En ligne] ; 
disponible sur http://www.chuclermontferrand.fr/Internet/Sites/Reproduction/Exam
enSperme/Th%C3%A9orie/Test%20de%20s%C3%A9paration%20des%20spermat
ozo%C3%AFdes.aspx [consulté le 28 janvier 2014]): 

- lors d’un rapport sexuel en période ovulatoire, les spermatozoïdes les plus 
mobiles vont quitter le vagin pour migrer à travers la glaire cervicale vers 
l’utérus. Ils se séparent alors du liquide séminal qui reste dans le vagin, et 
acquièrent ainsi la capacité à être fécondants : ce phénomène s’appelle la 
« capacitation », il n’est possible qu’autour de l’ovulation ; 

- en assistance médicale à la procréation, le même phénomène est reproduit au 
laboratoire avec en plus le souhait de trier les spermatozoïdes les plus aptes à 
féconder : c’est la capacitation in vitro.  

b) L’insémination artificielle avec sperme du conjoint ou insémination artificielle 
homologue (IAH) est réservée aux couples souffrant soit d’une infertilité liée à une 
pathologie du col de l’utérus, à une pathologie masculine légère à moyenne, à une 
infection virale masculine transmissible sexuellement (HIV, hépatite B et C) ou à 
une infertilité sans cause apparente. Les spermatozoïdes du conjoint sont recueillis 
dans un récipient adéquat par masturbation (abstinence de 3 à 7 jours). Le sperme 
est alors traité au laboratoire. Il est lavé. Les spermatozoïdes les plus mobiles sont 
sélectionnés par différents procédés. But final de cette préparation: concentrer dans 
un petit volume le maximum de spermatozoïdes mobiles et laver la préparation de 
tous les éventuels germes pathogènes (bactéries, virus) pour les déposer 

http://www.medixy.ch/prestations/presentation-infertilite#10.1
http://www.medixy.ch/prestations/presentation-infertilite#10.1
http://www.chuclermontferrand.fr/Internet/Sites/Reproduction/ExamenSperme/Th%C3%A9orie/Test%20de%20s%C3%A9paration%20des%20spermatozo%C3%AFdes.aspx
http://www.chuclermontferrand.fr/Internet/Sites/Reproduction/ExamenSperme/Th%C3%A9orie/Test%20de%20s%C3%A9paration%20des%20spermatozo%C3%AFdes.aspx
http://www.chuclermontferrand.fr/Internet/Sites/Reproduction/ExamenSperme/Th%C3%A9orie/Test%20de%20s%C3%A9paration%20des%20spermatozo%C3%AFdes.aspx

 
 
 

 

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directement dans le fond utérin. C'est l’insémination proprement dite ([En 
ligne] http://www.genevefamille.ch/N6606/stimulation-ovarienne-insemination-
artificielle.html [consulté le 18 février 2014]. 

Le moment optimal pour l'insémination artificielle est déterminé par des analyses 
hormonales dans le sang, par une ou plusieurs échographies vaginales ou par des 
tests qualitatifs de la LH dans les urines du matin. Une fois le jour et l'heure de 
l'insémination fixés par le médecin responsable, le laboratoire fixe un rendez-vous 
au conjoint pour le prélèvement de sperme (par masturbation) une à deux heures 
avant l'insémination. Ce sperme doit être préparé au laboratoire pour en isoler les 
spermatozoïdes mobiles et éliminer le plasma séminal. L'insémination est réalisée 
au CPMA par le médecin responsable et consiste à introduire la suspension de 
spermatozoïdes dans l'utérus au moyen d'un cathéter souple, alors que la patiente 
est en position gynécologique [En ligne]: 
http://www.cpma.ch/fr/treatments/aih.html [consultés le 18 février 2014]). 

c) Le spermogramme standard implique la mesure du volume et du pH du sperme, 
la microscopie des différents éléments cellulaires, la concentration des 
spermatozoïdes, la mobilité et  la morphologie, la présence de leucocytes et la 
recherche de cellules immatures. L’OMS a défini en 2010 de nouvelles valeurs de 
références pour les résultats de spermogrammes dits « normaux ». S’agissant de la 
morphologie, la limite inférieure de référence (5ème percentile et intervalle de 
confiance à 95%) est de 4% (3-4) ([En ligne] Caduceus Express, Publication de 
l’Institut Central à l’intention du corps médical, janvier 2012, Vol. 14, n° 1 
[consulté le 18 janvier 2012). 

10. Selon une prise de position du 1er février 2005 de SantéSuisse,  si un 
spermogramme s’avère normal, c’est-à-dire qu’il n’y a rien de visible, la 
préparation ultérieure de l’insémination doit s’effectuer à la charge de l’assurance-
maladie de la femme. Si le spermogramme se révèle pathologique, les frais de 
préparation particulière (sélection des spermatozoïdes vigoureux, adjonction de 
substances actives, etc) sont à prendre en charge par l’assurance-maladie de 
l’homme. 

11. La jurisprudence admet l’application des principes liés à la notion de 
« complexe  thérapeutique » lorsqu’il existe un rapport de connexité qualifié, soit 
lorsque la mesure qui n’est pas prise en charge par l’assurance obligatoire des soins 
constitue une condition indispensable à l’exécution de prestations prises en charge 
par l’assurance obligatoire des soins (ATF non publié 9C_456/2013 du 15 
novembre 2013 consid. 5.2 et les références). 

12. Les assureurs qui pratiquent l’assurance obligatoire des soins et l’assurance 
d’indemnités journalières selon la LAMal et qui récoltent des données concernant 
les assurés et leur santé sont astreints à respecter les principes afférents au droit de 
la protection des données, soit notamment : légalité, bonne foi, transparence, 

http://www.genevefamille.ch/N6606/stimulation-ovarienne-insemination-artificielle.html
http://www.genevefamille.ch/N6606/stimulation-ovarienne-insemination-artificielle.html
http://www.cpma.ch/fr/treatments/aih.html

 
 
 

 

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affectation au but déterminé, exactitude et sécurité des données (art. 4ss de la loi 
fédérale sur la protection des données du 19 juin 1992 (LPD ; RS 235.1).  

Les assureurs LAMal assument une tâche publique de la Confédération et sont 
assimilés à ce titre aux organes fédéraux (art.2, al. 1 let b LPD). En tant que tels, ils 
sont soumis au principe de la légalité, qui prévoit ceci : lorsque des données 
personnelles sont traitées par des organes fédéraux, une base légale est nécessaire. 
Les données sensibles et les profils de personnalité au sens de l’art. 3 LPD ne 
peuvent être traités que si une loi formelle le prévoit expressément. A titre 
exceptionnel, de telles données peuvent également être traitées, par exemple, si la 
personne concernée y a consenti (art. 4 al. 1 et art. 17 LPD).  

Dans le cas de la LAMal, la base légale est formée en particulier par l’art. 84.  

Enfin, les assureurs-maladie ne peuvent utiliser les données personnelles qu’au fins 
spécifiées par la LAMal, notamment, pour établir le droit aux prestations, les 
calculer, les allouer et les coordonner avec celles d’autres assurances sociales 
(art. 84 let. d LAMal). 

13. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

14. a) En l’espèce, la Cour de céans relèvera liminairement que le laboratoire a 
confirmé que les factures litigieuses concernent deux préparations de sperme en vue 
de deux inséminations artificielles, ce qui n’a d’ailleurs pas été contesté par 
l’intimée, que l’intimée ne conteste pas que les préparations doivent être prises en 
charge par l’assurance obligatoire des soins et que la préparation du sperme du 
conjoint constitue une étape–clé d’une insémination artificielle. 

Cela étant précisé, la Cour relèvera tout d’abord qu’ainsi que le souligne l’intimé, 
l’OMS a défini, en 2010 de nouvelles valeurs de référence pour les résultats de 
spermogrammes dits « normaux » (WHO laboratory laboratory manual for the 
examination and processing of human semen. Fifth Edition, 2010).  

Certes, le Dr D__________ a cité, au bas de son rapport, un document similaire 
mais légèrement antérieur (WHO laboratory manual for the examination and 
processing of the human semen. Fifth Edition. Cooper TG et al. Human 
Reproduction Update 2009 :10 :231-45).  

 
 
 

 

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Il n’en demeure pas moins que les valeurs utilisées dans le rapport du Dr 
D__________ sont identiques à celles de l’OMS de 2010.  

S’agissant plus particulièrement des valeurs de référence s’agissant de la 
morphologie des spermatozoïdes, la valeurs OMS retiennent une limite inférieure 
de référence de 4%, mais également un « intervalle de confiance » se situant entre 3 
et 4%, ce qui correspond à ce qui a été retenu par le biologiste.  

Partant, le résultat du spermogramme du compagnon de la recourante de 3% de 
spermatozoïdes à morphologie normale entre, tout en étant à la limite inférieure, 
dans ledit intervalle de confiance.  

En tout état de cause, le Dr T__________ a dûment motivé, de manière 
convaincante, les raisons pour lesquelles la très légère tératospermie relevée par le 
laboratoire était largement compensée par le nombre des spermatozoïdes et leur 
mobilité. Il apparaît d’ailleurs clairement, au vu des résultats du rapport, que le 
spermogramme révèle : 

- un volume de deux fois supérieur à la norme ; 

- une concentration près de quatre fois supérieure à la norme ; 

- un nombre total plus de trois fois supérieur à la norme ; 

- une mobilité progressive supérieure de plus de 60% à la norme ; et  

- une mobilité totale supérieure de 40% à la norme, 

Le Dr T__________ a également souligné le fait que les résultats pré et post 
préparation pour insémination étaient très bons avec plus de 48 millions/ml de 
spermatozoïdes, ayant une mobilité de plus de 70% et une progression de degré 4 
(le maximum). 

En tout état de cause, comme indiqué plus haut, la morphologie des spermatozoïdes 
paraît être une donnée très subjective ainsi que le paramètre le moins apte à prédire 
l'aptitude fécondante d'un sperme.  

Enfin, il sera précisé ici, s’agissant de l’avis du Dr T__________ fourni à la 
demande de la Cour de céans, que la jurisprudence citée par l’intimée fait référence 
à une problématique étrangère à celle du cas d’espèce, à savoir celle des 
déclarations de la première heure (ATF 121 V 45). Or, rien ne permet de 
considérer, dans le cas d’espèce, que la recourante ou son médecin ont changé 
d’opinion en cours de procédure. Par ailleurs, s’il est vrai que le rapport a été rédigé 
postérieurement à l’introduction du recours et que le Dr T__________ est le 
médecin traitant de la recourante, ces éléments à eux seuls ne sont pas de nature à 
faire douter de l’impartialité du médecin ou à affaiblir la valeur probante de son 
rapport. 

Par conséquent, la Cour considèrera que le spermogramme du compagnon de la 
recourante n’est pas pathologique et que selon le chapitre 3 de l’annexe 1 OPAS et 

 
 
 

 

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la prise de position de SantéSuisse, c’est l’assurance de la recourante qui doit 
prendre en charge la préparation du sperme.  

b) La conclusion est la même sous l’angle de la notion de « complexe 
thérapeutique ». 

Certes, la présente problématique est différente des situations dans lesquelles notre 
Haute Cour a fait application de la notion de « complexe thérapeutique », dans la 
mesure où la question qui se pose ici n’est pas celle de savoir si les factures 
litigieuses doivent être prises en charge par l’assurance-maladie, mais celle de 
savoir quelle assurance, de celle de la recourante ou de son compagnon, doit le 
faire. Il est néanmoins possible de s’inspirer de cette notion par analogie pour 
trancher cette question.  

En effet, au vu des éléments cités plus haut, il faut admettre qu’il existe un rapport 
de connexité qualifié entre la préparation de sperme et l’insémination artificielle, et 
que de ce fait, c’est l’assurance qui assume les frais de l’insémination artificielle – 
in casu, l’intimé – qui doit également assumer les frais de la préparation litigieuse.  

En tout état de cause, dans la mesure où la préparation de sperme est un élément 
inhérent et nécessaire de la procédure d’insémination artificielle, la Cour de céans 
arrive à la même conclusion si elle se base uniquement sur la jurisprudence fédérale 
suscitée traitant de ce sujet, dans la mesure où cette préparation est englobée dans la 
mention générale des « frais en relation avec le traitement de la fertilité », ou encore 
est directement incluse dans l’insémination artificielle. 

Enfin, il sera rappelé que le président de l’ordre des gynécologues et obstétriciens 
de Genève a indiqué que dans le cas d’un spermogramme normal, c’était la 
première fois, à sa connaissance et celle d’un membre du comité, qu’une assurance 
refusait cette prise en charge dans un cas qui incombait à la LAMal. 

Au vu de ce qui précède, la Cour conclut que le remboursement des factures 
litigieuses doit être à la charge de l’intimée, hors franchise et quote-part.  

c) Enfin, il n’est nullement possible de suivre l’argument de l’intimée s’agissant de 
la « praticabilité et de la protection des données ».  

En effet, dans une situation similaire au cas d’espèce, il suffit que le compagnon de 
l’assurée fournisse volontairement les informations nécessaires au médecin-conseil 
de l’assurance de sa compagne ou autorise le laboratoire et les divers médecins 
impliqués professionnel à le faire. 

Par ailleurs, l’intimée a demandé à la recourante de faire corriger les factures 
litigieuses afin qu’elles soient établies aux deux noms de la recourante et de son 
compagnon, ce que cette dernière a fait. Il n’est dès lors pas possible de la suivre 
lorsqu’elle indique ne pas savoir comment intégrer ces factures au dossier de la 
recourante. 

 
 
 

 

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15. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis et la décision sur opposition du 
16 septembre 2013 sera annulée. 

La recourante, qui obtient gain de cause, aura droit à des dépens que la Cour de 
céans fixe à 2'500 fr. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. g LPG ; 
art. 89 H al. 3 loi de la sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - 
LPA; RS E 5 10; art. 6 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en 
procédure administrative du 30 juillet 1986; RS E 5 10.03).  

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision sur opposition du 16 septembre 2013. 

4. Dit que l’intimée doit prendre en charge les factures du Laboratoire de fécondation 
et d’andrologie des 14 et 28 septembre 2012, hors franchise et quote-part 
éventuelles. 

5. Condamne l’intimée à verser à la recourante une indemnité de 2'500 fr. à titre de   
participation à ses frais et dépens. 

6. Dit que la procédure est gratuite. 

7. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral, du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nancy BISIN 

 La présidente 
 
 
 
 

Valérie MONTANI 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le