# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 9c13a223-d9ef-5fe9-b48c-aa40be581965
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2010-05-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 26.05.2010 BH.2010.9
**Docket/Reference:** BH.2010.9
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BH-2010-9_2010-05-26

## Full Text

Maintien de la détention (art. 47 al. 4 PPF en relation avec l'art. 44 PPF);;Maintien de la détention (art. 47 al. 4 PPF en relation avec l'art. 44 PPF);;Maintien de la détention (art. 47 al. 4 PPF en relation avec l'art. 44 PPF);;Maintien de la détention (art. 47 al. 4 PPF en relation avec l'art. 44 PPF)

Arrêt du 26 mai 2010 
Ire Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux Tito Ponti, président, 
Joséphine Contu et Patrick Robert-Nicoud,  
le greffier Aurélien Stettler  

   

Parties  A., représenté par Me Rafael Corte, avocat-stagiaire,  
plaignant 

 

 contre 
   
  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

partie adverse 
 
OFFICE DES JUGES D'INSTRUCTION FÉDÉRAUX,  

autorité qui a rendu la décision attaquée 
 

   

Objet  Maintien de la détention (art. 47 al. 4 PPF en relation 
avec l’art. 44 PPF) 

 
 

B u n d e s s t r a f g e r i c h t   

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

Numéro de dossier:  BH.2010.9 
 
 
 

 

 

- 2 - 

 

 

 
Faits: 
 

A. Le 7 avril 2009, le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) a 
ouvert une enquête de police judiciaire pour soupçon de participation à une 
organisation criminelle (art. 260ter CP) à l’encontre des dénommés B. et C. 
(dossier du Juge d’instruction fédéral [ci-après: JIF], rubrique 1). L’enquête 
a par la suite été étendue à plusieurs personnes suspectées d’entretenir 
des liens avec l’organisation en question, entre autres au plaignant (dossier 
JIF, rubrique 2). 
 
 

B. Selon les éléments recueillis au stade actuel de l’enquête, il apparaît 
qu’une organisation criminelle internationale, fortement hiérarchisée, diri-
gée depuis l’Espagne et active principalement dans le vol par effraction, le 
vol et le recel exerce son activité en Suisse. Une caisse commune dénom-
mée « Obschak » serait alimentée par les produits des méfaits commis par 
les membres de l’organisation (dossier JIF, rubrique 5). 
 
 

C. L’enquête helvétique a permis de déterminer que le responsable de la ré-
colte mensuelle destinée à alimenter l’« Obschak » est le dénommé D., le-
quel a été en contact régulier avec les dirigeants de l’organisation basés en 
Espagne, et ce jusqu’à son arrestation le 15 mars 2010 (dossier JIF, rubri-
que 5, p. 9 ss). 
 
 

D. Le 16 février 2010, A., alors suspecté de vol, a été arrêté à Lausanne par la 
police judiciaire lausannoise dans le cadre d’une enquête pour recel dirigée 
contre un bijoutier de la place. 

En date du 20 avril 2010, et au vu des divers éléments en sa possession, le 
MPC a étendu à A. l’enquête fédérale ouverte pour participation ou soutien 
à une organisation criminelle, requérant dans le même temps la confirma-
tion de l’arrestation de ce dernier auprès du JIF (dossier JIF, rubrique 0). 
Ledit magistrat a confirmé la détention pour risques de collusion et de fuite 
par ordonnance du 20 avril 2010 (act. 1.1). 

  
  
E. Par acte du 26 avril 2010, A. se plaint de cette décision et conclut à sa re-

mise en liberté immédiate (act. 1). 

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Il considère en substance que les conditions de son maintien en détention 
ne sont en l’espèce pas remplies, estimant notamment que la détention 
préventive subie à ce jour excède le maximum de la peine à laquelle il 
s’expose, et ne respecte ainsi pas le principe de la proportionnalité. 
 
 

F. Invités à répondre, tant le JIF que le MPC ont, par actes des 30 avril et 
3 mai 2010, conclu au rejet de la plainte de A., dans la mesure de sa rece-
vabilité (act. 3 et 4). 
 
 

G. Dans le délai de réplique, le plaignant a informé la Cour de céans qu’il re-
nonçait à déposer une écriture complémentaire (act. 5). 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 
si nécessaire, dans les considérants en droit. 
 
 
 
 
La Cour considère en droit: 
 

1.  
1.1 La Cour des plaintes examine d’office et en pleine cognition la recevabilité 

des plaintes qui lui sont adressées (ATF 122 IV 188 consid. 1 et arrêts ci-
tés). 

1.2 Selon l’art. 214 al. 1 PPF, les décisions et omissions du juge d’instruction 
peuvent faire l’objet d’une plainte à la Cour des plaintes du Tribunal pénal 
fédéral. L’ordonnance de confirmation de l’arrestation rendue par le JIF 
(art. 47 al. 2 et 4 PPF) constitue un acte susceptible d’être attaqué par la 
voie de la plainte (arrêt du Tribunal pénal fédéral BH.2005.28 du 14 octobre 
2005, consid. 1.2). Celle-ci doit être déposée dans un délai de 5 jours dès 
sa notification. En l’espèce, l’ordonnance querellée a été rendue le 20 avril 
2010 et expédiée au conseil du plaignant le lendemain. Déposée auprès 
d’un office postal suisse le 26 avril 2010, la plainte formée par A. l’a été en 
temps utile. Elle est donc recevable en la forme. 

1.3 La détention constitue une mesure de contrainte que la Ire Cour des plain-
tes examine avec un plein pouvoir de cognition en fait et en droit (arrêt du 
Tribunal pénal fédéral BB.2005.4 du 27 avril 2005, consid. 1.2). 
 

  

- 4 - 

 

 

2.  
2.1 Selon l’art. 44 PPF, la détention préventive présuppose l’existence de gra-

ves présomptions de culpabilité. Il faut en outre que soient donnés les ris-
ques de fuite et/ou de collusion, à savoir que la fuite de l’inculpé soit pré-
sumée imminente ou que des circonstances déterminées fassent présumer 
qu’il veut détruire les traces de l’infraction ou induire des personnes invi-
tées à déclarer à faire de fausses déclarations ou compromettre de quel-
que autre façon le résultat de l’instruction. La détention préventive doit ainsi 
répondre aux exigences de légalité, d’intérêt public et de proportionnalité 
qui découlent de la liberté personnelle (art. 10 al. 2, 31 al. 1 et 36 Cst.) et 
de l’art. 5 CEDH (arrêts du Tribunal fédéral 1S.3/2004 et 1S.4/2004 du 
13 août 2004, consid. 3.1). 

L’intensité des charges justifiant une détention n’est pas la même aux di-
vers stades de l’instruction pénale. Des soupçons encore peu précis peu-
vent être considérés comme suffisants dans les premiers temps de 
l’enquête, mais la perspective d’une condamnation doit paraître vraisem-
blable après l’accomplissement de tous les actes d’instruction envisagea-
bles (ATF 116 Ia 143 consid. 3c; arrêts du Tribunal fédéral 1S.3/2004 et 
1S.4/2004 du 13 août 2004 ibidem). 

En l’occurrence, l’enquête a été ouverte le 7 avril 2009, pour être étendue 
au plaignant au mois d’avril 2010 (dossier JIF, rubrique 2). C’est dire qu’à 
ce stade, l’on ne saurait exiger des preuves définitives de sa culpabilité. 

2.2 La décision entreprise retient qu’il existe au stade actuel de l’enquête diri-
gée notamment contre le plaignant de graves soupçons de culpabilité à son 
encontre, ce dernier ayant été interpellé le 16 février 2010 aux côtés du 
dénommé E., lequel portait sur lui des bijoux provenant d’un cambriolage 
perpétré les 13 et 14 février 2010 à Z. et était, semble-t-il, sur le point de 
les vendre à un bijoutier lausannois lui-même sous enquête pour recel 
(dossier JIF, rubrique 5, p. 26). Le JIF retient encore que, selon des 
conversations téléphoniques versées au dossier, le plaignant serait actif 
dans le recel de l’or, du matériel et des bijoux provenant des cambriolages 
perpétrés pour le compte de D. Par ailleurs, au vu du nombre de personnes 
visées par la procédure et des actes d’enquête devant encore être accom-
plis, le risque de collusion reposerait sur des indices suffisamment 
concrets. Quant au risque de fuite, il apparaîtrait vraisemblable au vu de la 
nationalité géorgienne du plaignant, de l’absence de lien entre ce dernier et 
la Suisse et des graves soupçons qui pèsent sur lui. 

Le plaignant, quant à lui, conteste l’existence des conditions permettant de 
justifier la prolongation de sa détention (act. 1). 

- 5 - 

 

 

2.3  
2.3.1 Il ressort du dossier de la cause que le plaignant est inculpé de participa-

tion ou soutien à une organisation criminelle (art. 260ter CP) dans le cadre 
d’une enquête aux ramifications internationales. Etendue à A. en avril 
2010, ladite enquête a été initialement ouverte le 7 avril 2009 contre B. et 
C., auxquels sont venus s’ajouter nombre de comparses au fil des mois 
(supra lit. A). 

Il apparaît que l’organisation sous enquête fédérale depuis le printemps 
2009 semble être fortement hiérarchisée et active dans plusieurs pays eu-
ropéens. Au niveau suisse, la direction des opérations semble avoir été as-
sumée, jusqu’aux arrestations du 15 mars 2010, par D., lequel avait pour 
mission de récolter, au travers de subordonnés régionaux, le butin destiné 
à subvenir aux besoins de l’organisation (dossier JIF, rubrique 5, p. 7 ss). Il 
ressort des investigations policières que plusieurs personnes gravitaient 
autour dudit D., parmi lesquelles E., personnage en compagnie duquel se 
trouvait le plaignant au moment de son arrestation, et qui est très fortement 
soupçonné d’appartenir à ce qu’il convient d’appeler la « garde rappro-
chée » de D. (dossier JIF, rubrique 5, p. 15 ss). 

Il ressort par ailleurs des surveillances téléphoniques mises en place par 
les enquêteurs de la Police judiciaire fédérale que non seulement D., chef 
présumé de l’organisation au niveau suisse, connaît le plaignant – sous ses 
pseudonymes de « F. » et/ou « G. » – (dossier JIF, rubrique 6, p. 2), mais 
encore que ce dernier s’est livré à des opérations de transport et de re-
vente d’or et de divers bijoux (dossier JIF, rubrique 6, p. 6 ss) provenant 
des cambriolages commis pour le compte de D. et son organisation (dos-
sier JIF, rubrique 6, p. 2). 

 
2.3.2 Au vu de ce qui précède, il apparaît que la condition des soupçons graves 

à l’encontre du plaignant est réalisée au stade actuel de l’enquête, laquelle 
– faut-il le rappeler – se situe dans une phase qu’il convient encore de qua-
lifier d’initiale (supra consid. 2.1). En effet, et comme évoqué plus haut, les 
investigations menées jusqu’ici – et en particulier l’analyse des écoutes té-
léphoniques dirigées contre plusieurs membres de l’organisation – ont per-
mis de lever le voile, à tout le moins en partie, sur le rôle joué par le plai-
gnant au sein de la structure mise en place par D. Il apparaît ainsi à ce 
stade que le prévenu n’aurait pas pris une part active aux cambriolages 
perpétrés par d’autres membres de l’organisation, mais aurait eu pour tâ-
che principale de revendre la marchandise dérobée, apportant de ce fait 
son soutien à l’organisation sous enquête fédérale. Le fait que le plaignant 
n’ait pas eu de bijoux sur lui au moment de son arrestation, mais que seul 
E. en ait été porteur, ne saurait en rien changer le constat qui précède. 

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3.  
3.1 Le maintien du prévenu en détention peut être justifié par l’intérêt public lié 

aux besoins de l’instruction en cours. Tel est le cas par exemple lorsqu’il 
est à craindre que l’intéressé ne mette sa liberté à profit pour faire disparaî-
tre ou altérer les preuves, ou pour prendre contact avec des témoins ou 
d’autres prévenus, afin de tenter d’influencer leurs déclarations (ATF 132 I 
21 consid. 3.2; 128 I 149 consid. 2.1 et les arrêts cités; arrêt du Tribunal fé-
déral 1B_40/2009 du 2 mars 2009 consid. 3.2). On ne saurait toutefois se 
contenter d’un risque de collusion abstrait, ce dernier étant inhérent à toute 
procédure pénale en cours. Le risque de collusion doit ainsi présenter une 
certaine vraisemblance, étant précisé qu’il est en règle générale plus im-
portant au début d’une procédure pénale (ATF 107 Ia 138 consid. 4g). 
L’autorité doit indiquer, au moins dans les grandes lignes et sous réserve 
des opérations à conserver secrètes, quels actes d’instruction elle doit en-
core effectuer et en quoi la libération du prévenu en compromettrait 
l’accomplissement (ATF 132 I 21 consid. 3.2; 128 I 149 consid. 2.1 et les 
arrêts cités). 

3.2 S’il y a lieu de relever que les éléments livrés par le JIF à l’appui de sa dé-
cision sont relativement succincts sur la question du risque de collusion, il 
n’en demeure pas moins qu’ils apparaissent – au stade actuel de 
l’instruction – suffisants à l’autorité de céans pour conclure à l’existence 
d’un risque de collusion concret dans le cas d’espèce. En effet, il sied 
d’insister à ce propos sur le fait que l’enquête menée par le MPC, de par 
son caractère international et le nombre de personnes visées, nécessite 
l’accomplissement d’un nombre conséquent d’actes d’instruction avant 
d’être en mesure de déterminer le rôle précis joué par les divers protago-
nistes. La décision attaquée mentionne à ce propos que l’autorité de pour-
suite doit vérifier la véracité des allégations non seulement du plaignant, 
mais de l’ensemble des personnes déjà arrêtées et détenues dans le cadre 
de la présente procédure, mesures qui prennent nécessairement un certain 
temps au vu du nombre de personnes en cause. Le JIF a par ailleurs préci-
sé à l’attention de l’autorité de poursuite, et à juste titre, que ces dernières 
devront être exécutées « dans les meilleurs délais » (act. 3, p. 2). Si les 
mesures en question ne pourront indéfiniment justifier un risque de collu-
sion concret, elles apparaissent, dans la phase initiale de l’enquête, comme 
propres à le fonder. Ledit risque de collusion est en l’espèce renforcé par le 
fait que, selon les pièces au dossier, le plaignant vient de se voir infliger 
une peine de 13 jours d’arrêts disciplinaires par la direction de 
l’établissement pénitentiaire dans lequel il est actuellement détenu, et ce 
notamment pour possession d’un téléphone portable dans sa cellule 
(act. 3.1 et 3.2). Pareil comportement peut laisser à penser que le prévenu 
voulait tenter de transmettre des informations vers l’extérieur de la prison et 

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qu’il n’hésiterait pas à prendre des mesures susceptibles d’altérer la vérité 
s’il était remis en liberté. En définitive, si le risque de collusion diminue en 
principe à mesure que l’enquête progresse, l’on ne saurait en aucun cas 
considérer que l’instruction est suffisamment avancée à son égard pour 
dénier l’existence dudit risque de collusion. 

 
 
4. Dans la mesure où le risque de collusion est établi, il justifie à lui seul la 

mesure de détention, et nul n’est en principe besoin de s’interroger en l’état 
sur le risque de fuite (cf. PIQUEREZ, Traité de procédure pénale suisse, 2ème 
éd., Genève/Zurich/Bâle 2006, nos 844 ss; cf. également arrêt du Tribunal 
fédéral 1S.51/2005 du 24 janvier 2006, consid. 4.2). 

Quoiqu’il en soit, la Cour relève que, en l’espèce, le risque de fuite est pa-
tent, étant rappelé que ledit risque existe si, compte tenu de la situation 
personnelle de l’intéressé et de l’ensemble des circonstances, il est vrai-
semblable que ce dernier se soustraira à la poursuite pénale ou à 
l’exécution de la peine s’il est libéré (arrêt du Tribunal fédéral 1P.430/2005 
du 29 juillet 2005 consid. 5.1 et arrêts cités, notamment ATF 117 Ia 69 
consid. 4a). En effet, le plaignant, de nationalité géorgienne, ne dispose 
d’aucune attache avec la Suisse. Si la suite de l’enquête confirme qu’il s’est 
rendu coupable des infractions qui lui sont reprochées, il y a fort à craindre 
qu’il ne quitte la Suisse pour échapper à la poursuite pénale. 

  
  
5. L’existence d’un risque de collusion ayant été établie, il appert que des me-

sures de substitution ne peuvent être envisagées, ces dernières n’entrant 
en ligne de compte que lorsque la détention est motivée uniquement par un 
risque de fuite (art. 53 PPF). 

  
  
6. L’enquête est menée sans désemparer, de nombreuses démarches devant 

être entreprises dans ce contexte. Parmi ces dernières figurent notamment 
plusieurs auditions et autres confrontations des divers protagonistes, ce qui 
– et cela a déjà été relevé précédemment – prendra nécessairement un 
certain temps dans une enquête aux ramifications internationales visant un 
nombre important de prévenus. Le principe de célérité est, partant, respec-
té. Il en va de même du principe de proportionnalité. A cet égard, on relève-
ra que les faits reprochés à l’organisation criminelle à laquelle le plaignant 
est suspecté d’avoir apporté son soutien sont non seulement nombreux, 
mais objectivement graves. Contrairement à ce qu’affirme le plaignant 
(act. 1, p. 5 s.), la durée de la détention subie à ce jour, soit un peu plus de 
trois mois, ne viole pas – à ce stade – le principe de la proportionnalité. Le 

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grief de la violation du principe de la proportionnalité soulevé par le plai-
gnant se révèle partant mal fondé. 

 
 
7. En résumé, la plainte est mal fondée et doit être rejetée. 
 
 
8. Selon l’art. 66 al. 1 LTF (applicable par renvoi de l’art. 245 al. 1 PPF), la 

partie qui succombe est tenue au paiement des frais. Ceux-ci se limitent en 
l’espèce à un émolument, qui, en application de l’art. 3 du Règlement du 
11 février 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pé-
nal fédéral (RS 173.711.32) sera fixé à Fr. 1'500.--, lesquels seront suppor-
tés par le plaignant, dans la mesure où la procédure devant l’autorité de 
céans est indépendante et qu’aucune demande d’assistance judiciaire pour 
indigence n’a été formulée dans la présente plainte. 

 
 
9. Un avocat d’office a été désigné à l’inculpé le 16 avril 2010 en la personne 

de Me Rafael Corte, avocat-stagiaire à Lausanne « en application de 
l’art. 35 et suivants [sic] PPF », au seul motif de la détention du prévenu. Il 
appartient au tribunal de fixer l’indemnité du défenseur désigné d’office 
(art. 38 al. 1 PPF). L’art. 3 du règlement du 11 février 2004 sur les dépens 
et indemnités alloués devant le Tribunal pénal fédéral (RS 173.711.31; ci-
après: le règlement) prévoit que les honoraires des avocats sont fixés en 
fonction du temps consacré à la cause et nécessaire à la défense de la 
partie représentée. Le tarif horaire, lequel s’applique également aux man-
dataires d’office, est de Fr. 200.-- au minimum et de Fr. 300.-- au maximum 
(art. 3 al. 1 du règlement), étant précisé que le tarif usuellement appliqué 
par la Cour de céans est de Fr. 220.-- par heure (arrêt du Tribunal pénal 
fédéral BB.2009.17 du 18 août 2009, consid. 6.2) et qu’il s’applique uni-
quement aux avocats brevetés. Le conseil d’office du plaignant est en 
l’occurrence un avocat-stagiaire, auquel le tarif horaire applicable est de 
Fr. 100.-- (cf. arrêt du Tribunal pénal fédéral SK.2008.18 du 8 juillet 2009, 
consid. 10.2 in fine). En l’absence d’un mémoire d’honoraires, l’autorité sai-
sie de la cause fixe l’indemnité selon sa propre appréciation (art. 3 al. 2 du 
règlement). Compte tenu de la nature de l’affaire et de l’activité déployée 
par le défenseur dans le cadre de la procédure inhérente à la plainte, une 
indemnité d’un montant de Fr. 600.--, TVA incluse, paraît justifiée. A teneur 
de l’art. 38 al. 2 PPF, la Caisse fédérale prend en charge l’indemnité du dé-
fenseur désigné d’office à l’inculpé uniquement lorsque ce dernier est indi-
gent. Néanmoins, selon sa pratique, la Cour de céans garantit en tous les 
cas l’indemnisation du défenseur d’office durant l’enquête de police judi-

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ciaire (arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2007.61 du 11 février 2008, p. 3). 
La Caisse du Tribunal pénal fédéral versera donc l’indemnité précitée à Me 
Rafael Corte, avocat-stagiaire, mais en demandera le remboursement au 
recourant. 

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Par ces motifs, la Ire Cour des plaintes prononce: 
 
1. La plainte est rejetée. 
 
2. Un émolument de Fr. 1'500.-- est mis à la charge du plaignant. 

 
3. L’indemnité de défenseur d’office de Me Rafael Corte, avocat-stagiaire, pour 

la présente procédure est fixée à Fr. 600.--, TVA incluse. Elle sera acquittée 
par la Caisse du Tribunal pénal fédéral, laquelle en demandera le rembour-
sement au recourant. 

 
 

Bellinzone, le 27 mai 2010 
 
Au nom de la Ire Cour des plaintes 
du Tribunal pénal fédéral 
 
Le président:     Le greffier:  
 
 
 
 
 
 
 

 
Distribution 
 
- Me Rafael Corte, avocat-stagiaire  
- Ministère public de la Confédération  
- Office des juges d'instruction fédéraux  
 
 

 
Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Ire Cour des plaintes relatifs aux 
mesures de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi 
fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss 
LTF. 

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).