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**Case Identifier:** ebbb0fc5-a19d-58bc-8f34-6b18b882440c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-05-26
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 26.05.2017 A/4065/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-4065-2016_2017-05-26.pdf

## Full Text

Siégeant : Maya CRAMER, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et Monique 
STOLLER FÜLLEMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/4065/2016 ATAS/444/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 26 mai 2017 

5ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié c/o Mme B______, à VERSOIX, 
représenté par le Syndicat UNIA, Mme C______ 

 

recourant 

 

contre 

SUVA  CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE EN CAS 
D'ACCIDENTS, sise Fluhmattstrasse 1, LUCERNE  

 

intimée 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré), ressortissant kosovar né le ______ 1983, a 
suivi dans son pays d’origine une formation de mécanicien sur machines agricoles. 
Il s’est installé en Suisse en 2006, où il a d’abord travaillé comme carreleur puis, 
dès le 1er juin 2013, comme ferrailleur pour l’entreprise D______  Sàrl. 

2. Le 3 octobre 2013, alors qu’il travaillait sur un chantier à Rolle, trois carrelets de 
bois lui sont tombés sur la cheville droite depuis une grue. Il s’est rendu au Centre 
médical de la Servette puis aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), où lui a 
été diagnostiquée une fracture de la malléole médiale de la cheville droite. Le 
5 octobre 2013, il a subi aux HUG une intervention chirurgicale d’ostéosynthèse. 

3. Les suites de cet accident professionnel ont été prises en charge par la Caisse 
nationale suisse d’assurance en cas d’accident (Schweizerische 
Unfallversicherungsanstalt, ci-après : la SUVA). 

4. L’assuré a été examiné le 11 mars 2014 par le docteur E______, chirurgien 
orthopédiste et médecin d’arrondissement à la SUVA. Cinq mois après la fracture – 
relativement simple – de la malléole médiale de la cheville droite, l’évolution 
n’était pas optimale car l’assuré devait toujours marcher avec deux béquilles pour 
dérouler correctement le pas. En vue d’accélérer l’évolution du cas, il préconisait 
un séjour à la Clinique romande de réadaptation (CRR). 

5. L’assuré a séjourné à la CRR du 15 avril au 6 mai 2014. Dans leur rapport, les 
docteurs F______, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecine de 
réadaptation, ainsi que G______, médecin-assistant, ont retenu les diagnostics de 
status post-fracture de la malléole interne droite, traitée par ostéosynthèse, de 
douleurs persistantes et de raideur de la cheville droite. À l’examen, l’assuré 
marchait avec une décharge importante du côté droit, et évitait de poser le talon en 
phase d’appui. Le seuil diagnostique pour retenir une algodystrophie du pied droit 
(critères de Budapest) n’était pas atteint et il n’y avait pas non plus d’atteinte 
neurologique. À l’issue du séjour, la fracture de la malléole était consolidée et 
aucun élément objectif ne permettait d’expliquer l’étendue des plaintes de l’assuré. 
L’évolution de cette fracture, ralentie par des phénomènes inflammatoires et 
irritatifs prolongés, avait certes été plus difficile que la moyenne, mais il n’y avait 
pas d’argument en faveur d’une autre atteinte. Objectivement, on pouvait s’attendre 
« dès maintenant » à une reprise progressive de l’activité habituelle et à une 
stabilisation dans les deux-trois mois, soit jusqu’à l’ablation envisagée du matériel 
d’ostéosynthèse. Si le pronostic de réinsertion paraissait favorable au regard des 
éléments objectifs, des éléments personnels et « environnementaux » plaidaient en 
sa défaveur : l’assuré, focalisé sur sa douleur, était réfractaire aux consignes 
thérapeutiques, avait peur du mouvement, et son contexte socio-professionnel était 
précaire. En outre, sa participation aux thérapies était faible et aucun traitement 
n’atténuait ses plaintes. 

 
 
 

 

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6. Dans son rapport transmis à la SUVA le 30 mai 2014, le médecin-traitant de 
l’assuré, le docteur H______, a indiqué qu’après une période initiale compliquée 
par l’apparition d’un probable syndrome douloureux régional chronique, l’état de la 
cheville s’était progressivement amélioré, mais que des limitations fonctionnelles 
importantes persistaient. 

7. Le 31 octobre 2014, deux vis d’ostéosynthèse ont été retirées à l’assuré aux HUG. 

8. Le 3 décembre 2014, le Dr H______ a fait état d’un bon pronostic à long terme, 
malgré des troubles sensitifs persistants.  

9. L’assuré a été examiné une deuxième fois par le Dr E______ le 7 janvier 2015. 
Muni d’une béquille et d’une attelle de stabilisation « Aircast », l’assuré se 
plaignait de fortes douleurs persistantes et pulsatiles, avec des sensations 
occasionnelles de serrage. Il s’estimait incapable de marcher sur une distance d’un 
kilomètre, ce qui faisait enfler sa cheville. Sans béquille, il était capable de marcher 
à tous petits pas, en évitant de s’appuyer sur le talon droit. Par ailleurs, un cliché 
iconographique réalisé le 5 janvier 2015 confirmait que sa fracture de la malléole 
interne était consolidée, avec un discret remaniement sur la pointe. Comme les 
imageries n’expliquaient pas le tableau clinique actuel, l’assuré avait été adressé 
chez un médecin spécialisé dans la chirurgie du pied. 

10. Par courriers des 25 février et 7 avril 2015, le docteur I______, spécialiste FMH en 
chirurgie orthopédique, a informé la SUVA que l’assuré marchait toujours avec une 
boiterie antalgique sévère du côté droit et que la mobilité de sa cheville était 
légèrement restreinte. La scintigraphie osseuse ne permettait pas de comprendre 
l’origine des douleurs, qui contraignaient l’assuré à prendre des antalgiques chaque 
jour, à utiliser une canne et une attelle. 

11. Dans son rapport intermédiaire du 15 mai 2015, le Dr H______ a préconisé 
l’affectation de l'assuré à un nouveau poste de travail, précisant qu’il fallait 
s’attendre à ce que persistent des douleurs de la cheville.  

12. Par courrier du 4 juin 2015, le Dr I______ a indiqué à la SUVA qu’une infiltration 
n’avait pas permis de réduire les douleurs et qu’une nouvelle intervention 
chirurgicale ne permettrait pas d’amélioration. Il soutenait la demande de l’assuré 
d’être pris en charge par un centre de la douleur. 

13. Le 16 juin 2015, l’assuré a déposé une demande de prestations auprès de 
l’assurance-invalidité. 

14. En août 2015, l’assuré a consulté le Centre multidisciplinaire de traitement de la 
douleur des HUG. Dans leur rapport du 9 septembre 2015, les médecins de cet 
établissement, les docteurs J______, K______ et L______, ont indiqué que la 
douleur chronique de la cheville droite évoluait de manière légèrement favorable 
mais très lentement, et que l’évolution clinique locale et la scintigraphie osseuse 
parlaient contre un diagnostic de syndrome douloureux régional complexe. Ils 
proposaient une reprise de la physiothérapie visant à « ré-initialiser » la marche 

 
 
 

 

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ainsi qu’une orthèse fonctionnelle. Vu son jeune âge, ils avaient encouragé l’assuré 
à réfléchir sur sa situation professionnelle et à entreprendre des démarches pour se 
réinsérer. Un travail de force ne leur semblait actuellement pas possible. 

15. Le 14 décembre 2015, le Dr H______ a indiqué à la SUVA que l’orthèse prescrite 
par les HUG ne soulageait pas vraiment l’assuré, qu’elle avait induit des douleurs 
dorsales, que des fourmillements avaient remplacé les douleurs nocturnes et qu’une 
tentative de « physiothérapie miroir » avait échoué. L’assuré espérait trouver un 
emploi compatible avec son état de santé, par exemple dans le commerce, mais la 
perspective d’un reclassement professionnel semblait compliquée par son faible 
niveau de formation. 

16. Le Dr E______ a procédé à un examen final le 11 janvier 2016, à l’issue duquel il a 
retenu le diagnostic de fracture de la malléole médiale de la cheville droite, avec 
persistance de douleurs au niveau de l’articulation tibio-astragalienne, sans substrat 
anatomique. L’assuré – qui s’appuyait toujours sur une canne du côté gauche, 
portait une attelle et une chaussette thermique – s’estimait capable de marcher au 
maximum 300 mètres ; lorsqu’il se déplaçait trop, ses douleurs augmentaient. Il se 
plaignait de crampes de la jambe droite et d’une impression de piqûres sur la face 
extérieure de la cheville. Il se soignait avec des antalgiques, de la rééducation et de 
la bicyclette en piscine. À l’examen, il marchait à petits pas, avec une boîterie 
d’épargne du côté droit. Sur la pointe des pieds et les talons, il marchait 
difficilement. Depuis sa fracture de la malléole interne, il se plaignait de douleurs 
persistantes, mais un syndrome algodystrophique n’avait pas été confirmé. Par 
ailleurs, un bilan iconographique avait permis d’exclure une lésion traumatologique 
ou dégénérative et l’assuré présentait un probable état de stress sous-jacent qui ne 
facilitait pas sa guérison. L’état de santé pouvait être considéré comme stabilisé et, 
si l’intéressé ne pouvait plus pratiquer son ancienne activité de ferrailleur, il 
demeurait capable d’exercer, à plein temps et sans perte de rendement, une activité 
permettant d’alterner les positions et d’éviter, les montées d’échelles, d’escaliers, 
ainsi que le port répété de charges supérieures à 15 kg du côté droit, sauf pour de 
courts déplacements. Le Dr E______ préconisait la prise en charge de quatre 
consultations annuelles chez le médecin-traitant, du traitement antalgique et de 
bains hebdomadaires pendant six mois. Enfin, il proposait de fixer l’indemnité pour 
atteinte à l’intégrité à 5%. 

17. Le 22 juillet 2016, la SUVA a informé l’assuré qu’elle cesserait de prendre en 
charge ses traitements médicaux et de lui verser des indemnités journalières dès le 
1er septembre 2016. 

18. Par décision du 29 août 2016, la SUVA a accordé à l’assuré une indemnité pour 
atteinte à l’intégrité de 5%, mais lui a refusé l’octroi d’une rente d’invalidité. Selon 
les investigations médicales, l’assuré était capable d’exercer à plein temps une 
activité légère respectant les limitations prescrites par le Dr E______. La 
comparaison des gains conduisait à un degré d’invalidité de 8,13%, insuffisant pour 
ouvrir le droit à une rente de l’assurance-accidents.  

 
 
 

 

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19. L’assuré s’y est opposé le 20 septembre 2016, soutenant qu’il lui était impossible 
de porter des charges jusqu’à 15 kg et a fortiori de se mouvoir en portant des 
charges toute la journée, comme en témoignait l’ensemble des rapports médicaux. 
Par ailleurs, il ne pouvait marcher que sur 300 mètres, ce qui ne constituait pas un 
argument en faveur d’un refus de rente. Il en déduisait que ses « possibilités 
professionnelles » étaient maigres voire inexistantes, que sa perte de gain était 
nettement supérieure aux 8,13% retenus, et que la documentation au dossier ne 
pouvait conduire à lui refuser une rente. 

20. À la demande de la SUVA, le Dr E______, dans son rapport du 12 octobre 2016, a 
précisé que le port de charges de 15 kg évoqué dans son rapport final ne concernait 
que les déplacements sur terrain plat et que cela correspondait à un effort modéré au 
vu de la corpulence de l’assuré (71 kg pour 1m75). En outre, il était parfaitement 
envisageable que l’assuré se déplaçât ponctuellement sur quelques centaines de 
mètres à l’aide d’une béquille, s’il ne devait pas monter d’escaliers ou d’échelles. 

21. Par décision du 17 octobre 2016 – reçue par l’assuré le 27 octobre 2016 (récépissé 
postal) – la SUVA a rejeté l’opposition. Elle a maintenu que l’assuré était 
pleinement capable d’exercer une activité adaptée aux limitations énumérées par le 
Dr E______. Par ailleurs, elle devait faire abstraction des facteurs contextuels 
évoqués par la CRR, notamment la focalisation sur la douleur, la peur du 
mouvement, « l’imperméabilité » aux explications médicales et le contexte socio-
professionnel. Le salaire annuel que l’assuré aurait perçu sans accident (CHF 
65'186.-), comparé au revenu qu’il pouvait encore réaliser malgré son atteinte (CHF 
59'194.-) évalué selon la méthode des descriptions de postes de travail (DPT), 
conduisait à un degré d’invalidité de 9,19%, insuffisant pour l’octroi d’une rente. À 
l’appui de sa décision, la SUVA a joint les descriptions de cinq postes de travail 
sélectionnés dans une liste de 69 potentiellement exécutables par l’assuré. Il 
s’agissait de postes de collaborateurs de production, spécialisés dans l’un des cinq 
domaines suivants : bracelets ;  opérateur en reprise CN ; emboîtage ; régleur au 
prémontage ; montage et câblage. Les descriptions de postes renseignaient sur les 
employeurs potentiels, les exigences physiques des métiers sélectionnées et leurs 
conditions salariales. Le salaire moyen 2016 de ces cinq postes s’élevait à CHF 
59'194.-. 

22. Le 23 novembre 2016, l’assurance-invalidité a transmis à l’assuré un projet de 
décision de refus de prestations. 

23. Le 28 novembre 2011, l’assuré, représenté par le syndicat UNIA, a saisi la chambre 
de céans d’un recours contre la décision de la SUVA du 17 octobre 2016, concluant 
préalablement à l’ouverture d’enquêtes, principalement à son annulation et à ce 
qu’une rente d’invalidité correspondant à 80% de son gain assuré lui soit accordée. 
Il estimait que les postes de travail décrits par la SUVA n’étaient pas compatibles 
avec ses limitations fonctionnelles, qui le contraignaient à alterner les positions, à 
éviter les escaliers et à ne pas charger sa jambe droite de plus de 15 kg. Selon lui, 
l’offre de professions adaptées à ses limitations fonctionnelles était si restreinte 

 
 
 

 

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qu’elle rendait ses perspectives d’embauche irréalistes. Au vu du manque 
d’activités adaptées à son handicap, il estimait avoir droit à une rente d’invalidité. 

24. Invitée par la chambre de céans à se déterminer, l’intimée, dans sa réponse du 
22 décembre 2016, a conclu au rejet du recours, arguant que les limitations 
fonctionnelles constatées par le Dr E______ étaient compatibles avec un grand 
nombre d’activités simples et répétitives du secteur de l’industrie, de sorte que 
l’assuré était parfaitement en mesure de trouver une activité professionnelle adaptée 
à son handicap. En témoignait notamment la liste des 69 postes de travail qu’elle 
avait fournie, dont les cinq qu’elle avait sélectionnés. Enfin, elle faisait remarquer 
qu’une évaluation du revenu d’invalide effectuée non pas sur la base des DPT mais 
de l’Enquête sur la structure des salaires (ESS), compte tenu d’un abattement de 
10%, conduisait à un résultat moins favorable à l’assuré, de sorte que sa décision 
devait être confirmée. 

25. Le recourant a répliqué le 1er mars 2017, en soutenant que, si la chambre de céans 
devait par extraordinaire le considérer apte à exploiter sa capacité résiduelle de 
gain, il y aurait lieu de procéder à un abattement important sur son revenu 
statistique d’invalide, vu ses limitations fonctionnelles. Pour le surplus, il se référait 
à l’argumentation développée dans son mémoire de recours. 

26. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 
contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA - RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 60 
al. 1 LPGA ; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 
1985 – LPA ; RS/GE E 5 10). 

3. L’objet du litige dans la procédure administrative subséquente est le rapport 
juridique qui – dans le cadre de l’objet de la contestation déterminé par la décision 
– constitue, d’après les conclusions du recours, l’objet de la décision effectivement 
attaqué. D’après cette définition, l’objet de la contestation et l’objet du litige sont 
identiques lorsque la décision administrative est attaquée dans son ensemble. En 
revanche, lorsque le recours ne porte que sur une partie des rapports juridiques 
déterminés par la décision, les rapports juridiques non contestés sont certes compris 

 
 
 

 

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dans l’objet de la contestation, mais non pas dans l’objet du litige (ATF 125 V 414 
consid. 1b et 2 et les références citées). 

En l’espèce, la décision attaquée accorde à l’assuré une indemnité pour atteinte à 
l’intégrité de 5% et nie son droit à une rente d’invalidité. Le recourant, qui conclut 
au versement d’une rente d’invalidité « correspondant au 80% du gain assuré », ne 
conteste pas l’indemnité pour atteinte à l’intégrité qui lui a été accordée. Partant, le 
litige porte uniquement sur l’évaluation de son degré d’invalidité. 

4. a. Aux termes de l'art. 6 al. 1 LAA, l'assureur-accidents verse des prestations à 
l'assuré en cas d'accident professionnel ou non professionnel. Par accident, on 
entend toute atteinte dommageable, soudaine et involontaire, portée au corps 
humain par une cause extérieure extraordinaire qui compromet la santé physique, 
mentale ou psychique ou qui entraîne la mort (art. 4 LPGA). 

b. La responsabilité de l'assureur-accidents s'étend, en principe, à toutes les 
conséquences dommageables qui se trouvent dans un rapport de causalité naturelle 
avec l'événement assuré (ATF 119 V 335 consid. 1). Le droit à des prestations de 
l'assurance-accidents suppose en outre l'existence d'un lien de causalité adéquate 
entre l'accident et l'atteinte à la santé. Il faut que d'après le cours ordinaire des 
choses et l'expérience de la vie, l'accident soit propre à entraîner un effet du genre 
de celui qui s'est produit, la survenance de ce résultat paraissant de façon générale 
favorisée par une telle circonstance (ATF 129 V 177 consid. 3.2; arrêt du Tribunal 
fédéral 8C_628/2007 du 22 octobre 2008 consid. 5.1). 

5. Si l'assuré est invalide (art. 8 LPGA) à 10 % au moins par suite d'un accident, il a 
droit à une rente d'invalidité (art. 18 al. 1 LAA). L'art. 8 LPGA précise qu’est 
réputée invalidité l’incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée 
permanente ou de longue durée. Est réputée incapacité de gain toute diminution de 
l’ensemble ou d’une partie des possibilités de gain de l’assuré sur un marché du 
travail équilibré dans son domaine d’activité, si cette diminution résulte d’une 
atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qu’elle persiste après les 
traitements et les mesures de réadaptation exigibles (art. 7 LPGA). 

Le droit à la rente prend naissance dès qu’il n’y a plus lieu d’attendre de la 
continuation du traitement médical une sensible amélioration de l’état de l’assuré et 
que les éventuelles mesures de réadaptation de l’assurance-invalidité ont été 
menées à terme. Le droit au traitement médical et aux indemnités journalières cesse 
dès la naissance du droit à la rente (art. 19 al. 1 LAA). 

6. a. Pour évaluer le taux d’invalidité, le revenu que l’assuré aurait pu obtenir s’il 
n’était pas invalide est comparé avec celui qu’il pourrait obtenir en exerçant 
l’activité qui peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les 
mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA). 

b. Pour déterminer le revenu sans invalidité avant un accident, il faut rechercher 
quelles sont les possibilités de gain d'un assuré censé utiliser pleinement sa capacité 
de travail. Peu importe de savoir si l'assuré mettait à profit, entièrement ou 

 
 
 

 

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partiellement seulement, sa capacité de travail; ces éléments sont pris en compte au 
travers du montant du gain assuré (arrêt du Tribunal fédéral 8C_708/200 du 21 août 
2008 consid. 5.5). Lorsqu'on peut partir de l'idée que l'assuré aurait continué son 
activité professionnelle sans la survenance de l'atteinte à la santé, on prendra en 
compte le revenu qu'il obtenait dans le poste occupé jusqu'alors (RAMA 2006 n° U 
568 p. 66, consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 8C_708/2007 du 21 août 2008 
consid. 5.5). 

c. S'agissant de la fixation du revenu d'invalide, ce n'est pas le fait que l'assuré 
mette réellement à profit sa capacité résiduelle de travail qui est déterminant, mais 
bien plutôt le revenu qu'il pourrait en tirer dans une activité raisonnablement 
exigible. Le caractère raisonnablement exigible d'une activité doit être évalué de 
manière objective, c'est-à-dire qu'on ne peut simplement tenir compte de 
l'appréciation négative par l'assuré de l'activité en cause. En application de ce 
principe, la jurisprudence admet très largement le caractère exigible d'une activité 
(Ulrich MEYER, Rechtsprechung des Bundesgerichts zum IVG, 2ème éd. 2010, p. 
294ss). Le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la situation 
professionnelle concrète de l'intéressé.  

En l'absence d'un revenu effectivement réalisé, la jurisprudence considère que le 
revenu d'invalide peut être évalué sur la base de statistiques salariales (ATF 126 V 
75, consid. 3b), singulièrement à la lumière de celles figurant dans l'enquête suisse 
sur la structure des salaires, publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 124 
V 321, consid. 3b/aa), ou de données salariales résultant des DPT. La détermination 
du revenu d'invalide sur la base des DPT suppose, en sus de la production d'au 
moins cinq DPT, la communication du nombre total des postes de travail pouvant 
entrer en considération d'après le type de handicap, ainsi que du salaire le plus haut, 
du salaire le plus bas, et du salaire moyen du groupe auquel il est fait référence. Si 
l’assureur n’est pas en mesure de satisfaire à ces exigences de procédure, on ne peut 
pas se référer aux DPT (ATF 129 V 472 consid. 4.2). Les éventuelles objections de 
l'assuré sur le choix et sur la représentativité des DPT dans le cas concret doivent 
être soulevées, en principe, durant la procédure d'opposition. Lorsque le revenu 
d'invalide est déterminé sur la base des DPT, une réduction du salaire, eu égard au 
système même des DPT, n'est ni justifié ni admissible (ATF 129 V 472 consid. 4.3 ; 
arrêt du Tribunal fédéral des assurances I.471/04 du 16 juin 2005 consid. 3.3). En 
l’absence de descriptifs de postes de travail recueillis conformément aux exigences 
jurisprudentielles, il convient, pour déterminer le revenu d'invalide, de se fonder sur 
les salaires qui ressortent des enquêtes statistiques officielles (ESS ; ATF 126 V 76 
consid. 3b/aa et bb). Est alors déterminante la valeur centrale de la statistique des 
salaires bruts standardisés (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb ; VSI 1999 p. 182). 

d. La mesure dans laquelle les salaires ressortant des statistiques doivent être 
réduits, dépend de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du 
cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, 
nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) et résulte d'une 

 
 
 

 

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évaluation dans les limites du pouvoir d'appréciation. Une déduction globale 
maximum de 25% sur le salaire statistique permet de tenir compte des différents 
éléments qui peuvent influencer le revenu d'une activité lucrative (ATF 126 V 75 
consid. 5b/aa-cc). L'étendue de l'abattement justifié dans un cas concret relève du 
pouvoir d'appréciation (ATF 132 V 393 consid. 3.3). Cette évaluation ressortit en 
premier lieu à l'administration, qui dispose pour cela d'un large pouvoir 
d'appréciation. Le juge doit faire preuve de retenue lorsqu'il est amené à vérifier le 
bien-fondé d'une telle appréciation. L'examen porte alors sur le point de savoir si 
une autre solution que celle que l'autorité, dans le cas concret, a adoptée dans le 
cadre de son pouvoir d'appréciation et en respectant les principes généraux du droit, 
n'aurait pas été plus judicieuse quant à son résultat. Pour autant, le juge ne peut, 
sans motif pertinent, substituer son appréciation à celle de l'administration; il doit 
s'appuyer sur des circonstances de nature à faire apparaître sa propre appréciation 
comme la mieux appropriée (ATF 126 V 75 consid. 6; ATF 123 V 150 consid. 2 et 
les références; arrêt du Tribunal fédéral 8C_337/2009 du 18 février 2010 consid. 
7.5). 

7. La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, l'incapacité 
de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) supposent 
l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de l'assuré à 
des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le médecin 
doit lui fournir (ATF 122 V 157 consid. 1b). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 
description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; ATF 133 V 450 consid. 
11.1.3; ATF 125 V 351 consid. 3). 

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux (ATF 125 V 351 
consid. 3b). 

 
 
 

 

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Le juge peut accorder pleine valeur probante aux rapports et expertises établis par 
les médecins d'un assureur social aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des 
résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces 
avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de 
mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à 
l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité 
de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est 
qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité 
d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Etant 
donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances 
sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de 
l'expert (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee). 

8. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 
V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 
sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 
doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

9. En l’espèce, la décision attaquée, fondée sur le rapport final du Dr E______ du 11 
janvier 2016, retient que l’assuré ne peut plus travailler comme ferrailleur mais 
qu’il demeure pleinement capable d’exercer toute activité lui permettant d’alterner 
les positions et d’éviter les montées d’échelles, d’escaliers et le port répété de 
charges supérieures à 15 kg du côté droit, hormis sur de courtes distances. 

Pour sa part, le recourant – sans contester expressément la valeur probante du 
rapport du Dr E______ –  soutient que l’offre de métiers compatibles avec ses 
limitations fonctionnelles serait si pauvre qu’il ne disposerait d’aucune chance 
réaliste de retrouver un emploi. À titre subsidiaire, il fait valoir que les DPT 
produites par l’intimé ne correspondraient pas à ses limitations et demande donc 
que son revenu d’invalide soit évalué sur la base des statistiques salariales, en 
tenant compte d’un « abattement important » lié à ses limitations. 

10. La chambre de céans constate que le rapport final du Dr E______ a été établi en 
pleine connaissance du dossier, qu’il relate les plaintes de l’assuré et repose sur un 
examen clinique complet. Ses conclusions sont motivées et rejoignent celles des 
médecins-traitants, émanant notamment du Dr H______ et des praticiens du Centre 
multidisciplinaire de traitement de la douleur, qui ont enjoint le recourant à se 
reconvertir dans un poste sans travaux de force (cf. rapport du Dr H______ du 15 
mai 2015 ; rapport du Centre multidisciplinaire de traitement de la douleur du 15 
septembre 2015). Par ailleurs, les conclusions du Dr E______ paraissent plus 

 
 
 

 

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favorables au recourant que celles qu’avaient émises en mai 2014 les médecins de 
la CRR, lesquels ne lui avaient même pas reconnu d’incapacité de travail dans son 
activité habituelle de ferrailleur. Ainsi, force est de constater qu’aucun rapport au 
dossier ne permet de mettre en doute la pleine capacité de travail retenue par 
l’intimée dans une activité adaptée, qui n’est au demeurant pas formellement 
contestée par le recourant. 

11. S’agissant de l’argumentation du recourant relative à ses faibles chances de 
réinsertion professionnelle, la chambre de céans se prononce comme suit. 

Il est vrai que selon la jurisprudence, lors de l'examen de la mise en valeur de la 
capacité de travail résiduelle, on ne saurait se fonder sur des possibilités de travail 
irréalistes. Ainsi, on ne peut parler d'une activité exigible au sens de l'art. 16 LPGA 
(auquel renvoie l'art. 28 al. 2 LAI), lorsqu'elle ne peut être exercée que sous une 
forme tellement restreinte qu'elle n'existe pratiquement pas sur le marché général du 
travail ou que son exercice suppose de la part de l'employeur des concessions 
irréalistes et que, de ce fait, il semble exclu de trouver un emploi correspondant 
(arrêt du Tribunal fédéral 9C_1035/2009 du 22 juin 2010 consid. 4.2.4 et les 
références citées). 

Toutefois, dans le cas particulier, les limitations fonctionnelles ne sont précisément 
pas d’une ampleur telle qu’elles contraindraient le recourant à rechercher une 
activité n’existant pratiquement pas sur le marché du travail, respectivement ses 
employeurs potentiels à lui accorder des concessions irréalistes. Au contraire, il 
convient d’admettre qu’il existe sur le marché du travail un éventail suffisamment 
large d'activités simples et légères, ne nécessitant aucune formation particulière, 
dont un nombre significatif sont adaptées à son handicap de la cheville droite. Les 
diverses descriptions de postes de travail produites par l’intimée en témoignent (cf. 
infra consid. 12). De son côté, le recourant n'établit pas en quoi ses limitations 
l’empêcheraient d’exercer des activités essentiellement sédentaires sans port de 
charges lourdes, par exemple dans le domaine de l’industrie légère. Au demeurant, 
on rappellera qu'il n'y a pas lieu d'examiner dans quelle mesure la situation concrète 
du marché du travail permettrait au recourant de retrouver un emploi (ATF 134 V 
64 consid. 4.2.1 ; 110 V 273 consid. 4b ; arrêt du Tribunal fédéral 8C_926/2011 
consid. 2.3).  

Le recourant allègue encore que ses perspectives d’emploi sont compromises par 
son manque de formation. S'il est vrai que des facteurs tels que l'âge, le manque de 
formation ou les difficultés linguistiques jouent un rôle non négligeable pour 
déterminer dans un cas donné les activités que l'on peut encore raisonnablement 
exiger d'un assuré, ils ne constituent pas des circonstances supplémentaires qui, à 
part le caractère raisonnablement exigible d'une activité, sont susceptibles 
d'influencer l'étendue de l'invalidité, même s'ils rendent parfois difficile, voire 
impossible la recherche d'une place et, partant, l'utilisation de la capacité de travail 
résiduelle (arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 377/98 du 28 juillet 1999 
consid. 1 et les références).  

 
 
 

 

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Partant, le grief du recourant relatif à ses chances de réinsertion prétendument 
inexistantes sera écarté. 

12. Reste à calculer le degré d’invalidité dès le 1er septembre 2016, date à laquelle il est 
constant que l’état de la cheville droite de l’assuré était stabilisé.  

À titre liminaire, on précisera que le recourant ne conteste pas le revenu sans 
invalidité fixé dans la décision attaquée (CHF 65'186.20). Seul est litigieux le 
revenu d’invalide évalué à CHF 59'194.- sur la base des DPT. Il convient donc 
d’examiner si l’intimée a évalué le revenu d’invalide de manière conforme à la 
jurisprudence. 

En l’espèce, l’intimée a retenu les cinq postes suivants dans les cantons de Genève 
et Vaud : 

- n° 7560 (collaborateur de production - bracelets) ;  

- n° 655951 (collaborateur de production - opérateur en reprise CN) ; 

- n° 10374097 (collaborateur de production - emboîtage) ; 

- n° 10617238 (collaborateur de production - régleur au prémontage) ; 

- n° 2260 (collaborateur de production - montage, câblage). 

Ces DPT ont été établies en fonction des conditions salariales valables en 2016, 
année de l’ouverture du droit à une éventuelle rente. Quoi qu’en dise le recourant, 
les cinq activités retenues respectent les limitations fonctionnelles prescrites par le 
Dr E______, car elles permettent l’alternance des positions et n’exigent ni port de 
charges supérieures à 5 kg, ni montées d’escaliers ou d’échelles, étant précisé que 
les médecins-traitants n’ont pas mentionné d’autres limitations. Les activités 
sélectionnées ne nécessitent pas non plus de marches excédant 50 mètres, et quoi 
qu’il en soit, des marches occasionnelles de quelques centaines de mètres seraient 
encore admissibles, selon le Dr E______. Enfin, ces cinq activités ne requièrent 
qu'une éducation scolaire élémentaire, dont bénéficie le recourant, de sorte qu’elles 
paraissent parfaitement à sa portée. 

Par ailleurs, l’intimée a produit la liste des 69 postes pouvant entrer en 
considération au vu du handicap du recourant, en précisant le salaire minimal 
(CHF 44'395.-), maximal (CHF 74'200.-) et moyen (CHF 58'804.-) desdits postes. 
Le revenu annuel moyen des cinq DPT retenues, qui s’élève à CHF 59'194.-, est 
supérieur de 0,66% au salaire moyen des 69 postes précités, de sorte qu’il est 
suffisamment représentatif (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_72/2008 du 26 juin 
2008, dans lequel le salaire moyen des cinq DPT, supérieur de 4% à la moyenne 
des salaires moyens, a été considéré comme étant représentatif).  

Partant, force est d’admettre que l’intimée a évalué le revenu d’invalide de manière 
conforme à la jurisprudence, de sorte qu’il n’y a pas lieu de s’écarter du montant de 
CHF 59'194.- auquel elle est parvenue sur la base des DPT. 

 
 
 

 

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La comparaison des gains met en exergue un degré d’invalidité de 9,19% [(65’186 
– 59’194) / 65’186], inférieur à 10% et donc insuffisant pour ouvrir droit à une 
rente d’invalidité (art. 18 al. 1 LAA). 

13. Par souci d’exhaustivité, on relèvera encore que l’issue du litige ne serait pas plus 
favorable au recourant si l’on évaluait son revenu d’invalide sur la base des 
statistiques résultant de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), comme 
il le requiert. En effet, le salaire annuel de référence d’un homme effectuant des 
activités simples et répétitives dans le secteur privé selon l’ESS 2014 (tableau 
TA1_tirage_skill_level, ligne total, niveau 1), indexé selon l’indice suisse des 
salaires nominaux (+ 0.3% en 2015 et + 0.6% en 2016) et adapté à la durée normale 
du travail de 41.7 heures par semaine (Office fédéral de la statistique, statistique de 
la durée normale du travail dans les entreprises), s’élève à CHF 67'052.40. En 
retranchant de ce montant 10% afin de tenir équitablement compte des limitations 
fonctionnelles du recourant, qui est encore jeune, on obtient un revenu d’invalide 
2016 de CHF 60'347.-. On précisera que le Tribunal fédéral a confirmé des taux 
d’abattement identiques dans plusieurs causes impliquant des limitations 
fonctionnelles comparables (cf. notamment arrêts U 12/05 du 10 avril 2006 consid. 
5 et 8C_499/2014 du 12 août 2015 consid. 6.2). La comparaison avec le revenu 
sans invalidité de CHF 65'186.- met en évidence une perte de gain de 7,4% 
[(65’186 – 60’347) / 65’186], également insuffisante pour l’octroi d’une rente 
d’invalidité. 

14. Enfin, le recourant requiert l’ouverture d’enquêtes. 

Toutefois, la documentation versée au dossier permet déjà à la chambre de céans de 
statuer en connaissance de cause sur le degré d’invalidité et le droit à la rente, de 
sorte que la mesure d’instruction sollicitée sera rejetée, par appréciation anticipée 
des preuves. 

15. Au vu de ce qui précède, la décision attaquée doit être confirmée en tant qu’elle nie 
le droit du recourant à une rente. Mal fondé, le recours est rejeté. 

16. La procédure est gratuite (art. 89H al. 4 LPA). 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Diana ZIERI 

 La présidente 
 
 
 
 

Maya CRAMER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le