# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 215facef-048a-55c3-a941-f9c833bc2589
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2010-12-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 01.12.2010 A/3232/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3232-2010_2010-12-01.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LEVY, Juges 
assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3232/2010 ATAS/1256/2010 

ARRÊT 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 
ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 1er décembre 2010 

 

 

En la cause 

Monsieur B_________, domicilié à VERSOIX, comparant avec 

élection de domicile en l'étude de Maître Henri-Philippe SAMBUC  

 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES, sis route de 

Chêne 54, GENEVE  

 

 

intimé 

 

 

- 2/5- 

 

 

 

A/3232/2010 

Attendu en fait que par décision du 24 août 2010, le Service des prestations 
complémentaires (ci-après SPC) a rejeté l’opposition de Monsieur B_________ contre 

sa décision du 21 juillet 2010 ; 

Que la décision sur opposition a été notifiée le 24 août 2010 par pli recommandé et 

réceptionnée le 25 août 2010 par Me Henri-Philippe SAMBUC, avocat, mandataire de 

l’assuré ;   

Que par pli du 27 septembre 2010, reçu par le Tribunal de céans le 28 septembre 2010, 

l’assuré a interjeté recours, concluant à l’admission du recours et à l’annulation de la 

décision litigieuse ; 

Que par écriture du 25 octobre 2010, le SPC a conclu à ce que le recours soit déclaré 

irrecevable pour cause de tardiveté, le dernier jour du délai échéant le 24 septembre 

2010 ; 

Que par courrier du 27 octobre 2010, le Tribunal de céans a accordé au recourant un 

délai au 17 novembre 2010 pour faire valoir d’éventuels motifs de restitution du délai 

de recours ; 

Que le recourant n’a pas donné suite à ce courrier dans le délai imparti ; 

Considérant en droit que la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 
(LOJ ; RS E 2 05) a été modifiée et a institué, dès le 1er août 2003, un Tribunal cantonal 

des assurances sociales statuant conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 3 LOJ en 

instance unique, sur les contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie 

générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ; RS 830.1) qui 

sont relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-

vieillesse, survivants et invalidité, du 6 octobre 2006 (ci-après LPC ; RS 831.30), et 

connaît également, en vertu de l’art. 56V al. 2 let. a LOJ, des contestations prévues à 

l’art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à 

l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité, du 25 octobre 1968 

(LPCC ; RS J 7 15 ) ; 

Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ; 

Que la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 

2000 (ci-après : LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable en 

l’espèce ; 

Qu’il s'agit en l'occurrence d'examiner la recevabilité du recours ; 

Que l 'art. 61 LPGA prévoit que la procédure devant le Tribunal cantonal des assurances 

est réglée par le droit cantonal, sous réserve de ce que celui-ci respecte les exigences 

minimales requises par la LPGA ; 

- 3/5- 

 

 

 

A/3232/2010 

Que les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l’opposition n’est 

pas ouverte sont sujettes à recours dans les trente jours suivant la notification de le 

décision sujette à recours (art. 56 et 60 LPGA ; cf. également art. 63 al. 1 let. a de la loi 

sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA ; RS E 5 10) ; 

Que l’art. 17 LPA stipule que les délais commencent à courir le lendemain de leur 

communication ou de l'événement qui les déclenche. Le délai fixé par semaines, par 

mois ou par années expire le jour qui correspond par son nom ou son quantième à celui 

duquel il court; s'il n'y a pas de jour correspondant dans le dernier mois, le délai expire 

le dernier jour dudit mois. Lorsque le dernier jour du délai tombe un samedi, un 

dimanche ou sur un jour légalement férié, le délai expire le premier jour utile. Les écrits 

doivent parvenir à l'autorité ou être mis à son adresse à un bureau de poste suisse ou à 

une représentation diplomatique ou consulaire suisse au plus tard le dernier jour du délai 

avant minuit. Les délais sont réputés observés lorsqu'une partie s'adresse par erreur en 

temps utile à une autorité incompétente (cf. également art. 38 et 39 LPGA) ; 

Que selon l'art. 89C LPA, les délais en jours ou en mois fixés par la loi ou par l'autorité 

ne courent pas : a) du 7e jour avant Pâques au 7e jour après Pâques inclusivement; b) du 

15 juillet au 15 août inclusivement; c) du 18 décembre au 2 janvier inclusivement ; 

Que la suspension des délais selon la LPA vaut pour les délais comptés par jours ou par 

mois, mais non pour les délais fixés par date. L’événement qui fait courir le délai peut 

survenir pendant la durée de la suspension ; dans ce cas, le délai commence à courir le 

premier jour qui suit la fin de la suspension. Pour calculer l’échéance du délai, on 

détermine d’abord la fin du délai en partant du jour de la communication, puis on ajoute 

le nombre de jours de suspension écoulés (ATF 131 V 314 consid. 4.6) ; 

Qu’en vertu de l’art. 16 al. 1 LPA, le délai légal ne peut être prolongé (cf. également art. 

40 al. 1 LPGA). En effet, la sécurité du droit exige que certains actes ne puissent plus 

être accomplis passé un certain laps de temps : un terme est ainsi mis aux possibilités de 

contestation, de telle manière que les parties sachent avec certitude que l’acte qui est 

l’objet de la procédure est définitivement entré en force (Pierre MOOR, Droit 

administratif, vol. 2, Berne 1991, p. 181) ;  

Que selon la jurisprudence, une décision ou une communication de procédure est 

considérée comme étant notifiée, non pas au moment où le justiciable en prend 

connaissance, mais le jour où elle est dûment communiquée; s'agissant d'un acte soumis 

à réception, la notification est réputée parfaite au moment où l'envoi entre dans la sphère 

de puissance de son destinataire. Point n'est besoin que celui-ci ait eu effectivement en 

mains le pli qui contenait la décision. Il suffit ainsi que la communication soit entrée 

dans sa sphère de puissance de manière qu'il puisse en prendre connaissance (ATF 122 

III 319 consid. 4 et les références; GRISEL, Traité de droit administratif, p. 876 et la 

jurisprudence citée; KNAPP, Précis de droit administratif, 4ème éd., n° 704 p. 153; 

KÖLZ/HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2ème 

- 4/5- 

 

 

 

A/3232/2010 

éd., n°341 p. 123). Lorsque la notification intervient par pli recommandé, elle est 

réputée parfaite lorsque l'intéressé ou toute personne qui le représente ou dont on peut 

légitimement penser qu'elle le représente (cf. ATF 110 V 37 consid. 3) a reçu le pli ou 

l'a retiré au guichet postal en cas d'absence lors du passage du facteur (ATFA non publié 

du 11 avril 2005, C 24/05 consid. 4.1) ;  

Qu’en l'occurrence, il n'est pas contesté que le recours a été interjeté après le délai de 30 

jours dès sa réception ; 

Qu’une restitution de délai peut être accordée, de manière exceptionnelle, à condition 

que le requérant ait été empêché, sans sa faute, d’agir dans le délai fixé (art. 41 LPGA) 

et pour autant qu’une demande de restitution motivée, indiquant la nature de 

l’empêchement, soit présentée dans les 30 jours (10 jours selon l’art. 16 al. 3 LPA) à 

compter de celui où il a cessé. Il s’agit-là de dispositions impératives auxquelles il ne 

peut être dérogé (Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération 

[JAAC] 60/1996, consid. 5.4, p. 367 ; ATF 119 II 87 consid. 2a; ATF 112 V 256 

consid. 2a) ;  

Qu’en l’occurrence, le recourant n’a invoqué aucun motif justifiant, le cas échéant, une 

restitution du délai de recours dans le délai imparti par le Tribunal; 

Qu’en l'absence de tout motif de restitution de délai, le recours doit être déclaré 

irrecevable pour cause de tardiveté. 

 

- 5/5- 

 

 

 

A/3232/2010 

 

PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours irrecevable pour cause de tardiveté. 

2. Dit que la procédure est gratuite. 

3. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 

juin 2005 (LTF ; RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, 

motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son 

mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 
 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDE 
   

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à  l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le