# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8969cb32-af11-5c9d-b16c-61f7dace21f0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2011-09-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale de recours 01.09.2011 P/3785/2009
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-3785-2009_2011-09-01.pdf

## Full Text

Communiqué l’ordonnance aux parties en date du vendredi 2 septembre 2011 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/3785/2009 ACPR/230/2011

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale de recours 

Arrêt du jeudi 1er septembre 2011 

M______, via ______, Milano, comparant par Mes Enrico SCHERRER et Laurent 
STRAWSON, avocats, rue de Beaumont 3, 1206 Genève, en l’Étude desquels elle fait 
élection de domicile, 

recourante 

contre la décision du Ministère public rendue le 18 mai 2011 

 

G______, comparant par Me DAYER William, rue d'Italie 11, case postale 3170, 1211 
Genève 3, 

 

MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6b, 
1213 Petit-Lancy - case postale 3565 - 1211 Genève 3, 

intimés 

 

 

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P/3785/2011 

EN FAIT 

A. Par acte du 27 mai 2011, déposé le même jour au greffe de la Chambre de céans, 
M______ recourt contre la décision du 18 mai 2011, par laquelle le Ministère public a 
refusé de mettre en prévention G______ du chef de faux témoignage suite à ses 
dépositions dans la P/3785/2009. 

 Elle conclut à l’annulation de cette décision et à la mise en prévention de G______ du 
chef de faux témoignage. 

B. Cette décision intervient dans le contexte suivant : 

 a) Le 4 mars 2009, M______ a déposé une plainte pénale pour abus de confiance, 
gestion déloyale et faux dans les titres à l'encontre de X______ S.A., ainsi que contre 
toute autre personne qui serait impliquée dans la commission des actes qu’elle 
dénonçait. Elle exposait qu’au début 2007, V______, actionnaire unique, administrateur 
unique et unique employé de A______ LTD avait investi l'intégralité de ses avoirs chez 
X______ S.A. dans le fonds T______ PLC, lié à Bernard MADOFF. Alors que ces 
titres étaient estimés à EUR 5'617'639.39 au 1er décembre 2008, M______ avait appris 
le 28 janvier 2009 que sa fortune avait « disparu ». M______ a contesté avoir jamais 
conféré de mandat de gestion tant à la société A______ LTD, dont elle ignorait 
l’existence, qu'à V______ en qualité de gérant externe. 

 b) V______ a été inculpé de gestion déloyale aggravée, le 11 septembre 2009, de faux 
dans les titres, le 24 janvier 2011, et d’escroquerie et de faux dans les titres le 22 mars 
2011. Il conteste les faits. 

 c) La responsable des relations avec les gérants externes de X______ S.A., G______, a 
été entendue en qualité de témoin le 30 mars 2010. Elle a notamment expliqué les 
conditions dans lesquelles M______, qu’elle-même n’avait rencontrée pour la 1ère fois 
qu’en 2009, avait ouvert son compte auprès de X______ S.A., en 2001 ; elle a indiqué 
que le compte avait connu quelques sorties d’argent, suite à des instructions 
téléphoniques de V______, confirmées le cas échéant par des ordres écrits de la cliente. 
Le père de celle-ci lui avait parfois téléphoné pour lui demander l’envoi télécopié 
d’estimations de compte, ce qu’elle faisait immédiatement, sans mention de nom ni 
d’en-tête de la banque. 

 d) À l’issue d’une perquisition chez X______ S.A., en mai 2010, visant à identifier et 
saisir toutes les instructions écrites originales relatives aux mouvements intervenus sur 
le compte, l’instruction s’est focalisée sur un transfert de EUR 117'000.- , débités le 28 
février 2007 au profit d’une société C______ S.A., à Chiasso (TI), et dont l’ordre 
original n’a pas été retrouvé à ce jour. V______ a déclaré que l’écriture manuscrite sur 
cet ordre, du 26 février 2007 (cf. PP 20'514), n’était pas la sienne mais peut-être celle 
de la cliente ou de son père. Par ses avocats, M______ a contesté qu’elle ou son père 
l’eussent rédigé et a affirmé qu’il s’agissait d’un faux sur lequel toute lumière devait 
être faite. 

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 e) Réentendue en qualité de témoin le 24 janvier 2011, G______ a déclaré que les 
indications manuscrites sur l’ordre du 26 février 2007, à l’exception de la mention 
« transfert ? » et de la signature, étaient de sa main. Elle avait reçu « du client » un 
document comportant uniquement la signature originale de M______ et l’avait 
complété selon les indications téléphoniques du père de l’intéressée et de V______. 

 f) À la même audience, V______ a affirmé avoir remis les EUR 117'000.- au père de 
M______, à Milan, sans quittance. 

 g) Le 11 février 2011, M______ a demandé au Ministère public que G______ fût 
prévenue de complicité « d’infraction contre le patrimoine » et de faux dans les titres 
pour avoir participé au prélèvement indu de ces EUR 117'000.-, en 2007, et de faux 
témoignage pour avoir faussement déclaré, le 24 janvier 2011, qu’elle s’était entretenue 
de ce transfert avec le père de la cliente et qu’elle avait envoyé souvent par télécopie à 
celui-ci, à sa demande, des estimations de compte. 

 h) Le 22 mars 2011, le Ministère public a avisé G______ qu’elle était désormais 
prévenue d’escroquerie et de faux dans les titres pour avoir, de concert avec V______, 
organisé le prélèvement d’EUR 117'000.- au moyen d’une photocopie de la signature 
d’M______. 

 i) Le 10 mai 2011, le Ministère public a procédé à l’audition de M______ et de son 
père. Ces personnes ont contesté avoir jamais demandé, et encore moins perçu, le 
transfert d’EUR 117'000.-. V______ a produit à cette occasion un avis de crédit de ce 
montant sur un compte de C______ S.A., daté du 1er mars 2007 (PP 20’742), et une 
pièce de caisse comportant la mention « Reçu/Vergerio », daté du 27 février 2007 avec 
un « visa contrôle » illisible (PP 20'743). 

 j) Le 17 mai 2011, M______ a persisté dans sa demande de mise en prévention de 
G______ du chef de faux témoignage, ajoutant aux éléments qu’elle soulevait le 11 
février précédent la fausseté de la déposition de ce témoin lorsqu’elle avait déclaré 
avoir reçu un document en blanc, muni de la seule signature autographe de M______. 

 k) Le 18 mai 2011, le Ministère public a rendu la décision présentement querellée. La 
preuve d’envoi de télécopies ou d’entretiens téléphoniques était difficile à établir après 
des années. L’ordre de transfert retrouvé était, certes, une photocopie sur laquelle le 
timbre humide et son visa étaient, eux, des originaux, mais le niveau des soupçons 
restait « trop bas » pour qu’une prévention de faux témoignage pût être retenue. 

C. a) À l’appui de son recours, M______ reprend en substance les arguments présentés 
vainement au Ministère public. La décision de celui-ci reposait sur une constatation 
erronée des faits. X______ S.A. avait démenti l’envoi de télécopies, précisant que sa 
cliente avait demandé une correspondance « banque restante ». Le dossier était vide de 
notes d’entretiens téléphoniques, ce qui démontrait que ceux-ci n’avaient jamais eu 
lieu. G______ n’avait jamais eu en ses mains le feuillet muni de la seule signature 
autographe de la titulaire du compte ; comme elle était prévenue d’escroquerie et de 
faux dans les titres pour ce montage, il en résultait que ses dépositions sur ce point 
étaient forcément fausses. 

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 b) Le Ministère public, observant que M______ n’apportait pas d’élément nouveau, 
s’en tient à sa décision et propose le rejet du recours. 

 c) G______ conclut au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée. Elle 
persiste dans ses dépositions. De prochaines auditions de témoins devraient permettre 
d’éclaircir pourquoi X______ S.A. n’avait pas remis l’original de l’ordre de transfert 
litigieux au Ministère public, lequel avait au surplus ordonné une expertise de ce 
document pour en déterminer la confection et le rapprochement éventuel de sa 
signature avec d’autres en procédure. 

 d) V______ relève que les griefs de M______ à l’encontre de G______ interviennent 
tardivement, soit quelque dix mois après la première déposition de celle-ci devant le 
Ministère public, et que M______ elle-même avait indiqué en procédure avoir remis 
des blancs-seings à son père. Il conclut au déboutement de M______. 

EN DROIT 

1. Selon l’art. 393 al. 1 let. a CPP, les décisions et les actes de procédure du Ministère 
public sont sujets à recours. Est un prévenu toute personne « prévenue » d’une 
infraction à la suite d’une dénonciation, d’une plainte ou d’un acte de procédure 
accompli par une autorité pénale (art. 111 al. 1 CPP). Derrière cette tautologie, il s’agit 
en réalité de la personne contre laquelle le procès pénal est dirigé (Message relatif à 
l’unification du droit de la procédure pénale, FF 2006 1144). Ce statut est déterminé par 
la situation matérielle de la procédure, à savoir si la personne considérée apparaît 
comme objectivement soupçonnée d’avoir commis une infraction (M. NIGGLI / 
M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER, Schweizerische Strafprozessordnung / 
Schweizerische Jugendstrafprozessordnung, Basler Kommentar StPO/JStPO, Bâle 
2010, n. 3 ad art. 111 CPP). En l’espèce, dans la mesure où l’acte de procédure contesté 
du Ministère public vise précisément à dénier ce statut à G______, faute d’éléments 
suffisants à l’appui d’une infraction à l’art. 307 CP, le recours apparaît ouvert. 
Émanant, au surplus, d’une partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. b CPP) et déposé 
dans les forme (art. 385 al. 1 CPP) et délai légaux (art. 396 al. 1 CPP), le recours de 
M______ est par conséquent recevable. 

2. La recourante estime que la procédure a établi sans le moindre doute la fausseté des 
déclarations de G______. Il ne s’agissait plus de soupçons, mais de certitudes. Partant, 
une mise en prévention « au sens de l’art. 309 CPP »  aurait dû être prononcée par le 
Ministère public. 

2.1. Selon l’art. 309 al. 1 let. a CPP, le Ministère public ouvre une instruction 
lorsqu’il dispose de soupçons suffisants laissant présumer qu’une infraction a été 
commise. Par « soupçons suffisants », il faut entendre des éléments concrets et 
objectifs, mais qui peuvent être encore vagues, pourvu qu’ils soient crédibles, à 
l’encontre d’une personne déterminée (M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER, 
Schweizerische Strafprozessordnung / Schweizerische Jugendstrafprozessordnung, 
Basler Kommentar StPO/JStPO, Bâle 2010, n. 28 ss. ad art. 309 CPP). En l’occurrence, 

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il importe donc moins de savoir si la mise en prévention demandée par la recourante 
doit revêtir la forme d’une notification formelle de charges, à l’instar de l’inculpation 
dans l’ancienne procédure pénale genevoise, que de déterminer si le Ministère public 
eût dû ouvrir une instruction du chef de faux témoignage (art. 307 al. 1 CP), parce que 
la procédure en révélait des soupçons suffisants à l’encontre de G______. En effet, une 
telle ordonnance, au sens de l’art. 309 al. 1 CPP, signifierait, ipso facto, que ceux-ci 
sont réunis à l’encontre de la personne désignée (Message précité, FF 2006 1247). Peu 
importe que le Ministère public n’ait pas procédé ainsi s’agissant par ailleurs de la 
prévention de faux dans les titres et d’escroquerie imputée à G______. 

2.2. Selon l'art. 307 al. 1 CP, celui qui, étant témoin, aura fait une déposition fausse 
sur les faits de la cause sera puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou de 
l'emprisonnement. La peine sera l'emprisonnement pour six mois au plus si la fausse 
déclaration a trait à des faits qui ne peuvent exercer aucune influence sur la décision du 
juge (art. 307 al. 3 CP). L'information fausse doit porter sur un fait de la cause. 
L'expression ne vise pas seulement les faits extérieurement constatables, mais aussi 
ceux relevant du for intérieur, comme des sentiments, une volonté ou des intentions. 
Est en revanche exclue de cette définition une pure appréciation, une opinion 
personnelle, un jugement de valeur ou une supposition formulée par le témoin (ATF 93 
IV 58; St. TRECHSEL, Schw. Strafgesetzbuch, Kurzkommentar, 2e éd., n. 13 ad art. 
307 CP). Une information est fausse si elle ne correspond pas à la vérité objective 
(B. CORBOZ, Les infractions en droit suisse, volume II, 3e édition, 2010, n. 32 ad art. 
307 CP), si le témoin affirme un fait ou en nie l’existence d’une manière contraire à la 
vérité, en particulier lorsque les événements ne se sont pas déroulés de la façon 
décrite ; la fausseté peut résider dans une omission : le témoin ne révèle pas un fait ou 
n’en révèle qu’une partie, donnant une vision tronquée de la réalité. La déposition est 
fausse si le témoin affirme avoir constaté un fait ou nie l’avoir constaté alors que ne ce 
n’est pas vrai ; elle est également fausse s’il dit ne pas se souvenir ou se souvenir, 
contrairement à la vérité (CORBOZ, op. cit., n. 33 ad art. 307 CP). Il n'est pas 
nécessaire que l'information fausse soit juridiquement pertinente pour l'issue du litige. 
Si l'information porte sur un fait qui n'était pas de nature à influencer la décision, cela 
ne supprime pas l'infraction, mais entraîne l'application de l'art. 307 al. 3 CP 
(CORBOZ, op. cit., p. 565).Sur le plan subjectif, l'infraction de l'art. 307 CP doit être 
intentionnelle, mais le dol éventuel suffit (CORBOZ, op. cit., p. 334; TRECHSEL, op. 
cit., n. 15 ad art. 307 CP). 

2.3. En l’occurrence, les déclarations du témoin G______ ne sont pas infirmées par 
l’état actuel du dossier. 

2.3.1. Comme V______ le soulève avec pertinence, la recourante elle-même avait 
admis, à l’audience du 10 novembre 2009, avoir préparé des blancs-seings, et ce, dans 
les termes suivants : « j’ai également signé ou plusieurs feuilles vierges complètement 
blanches à la demande de mon père. (…) Pour être plus précise, j’ai signé 3 ou 4 
feuilles blanches de la sorte, à quelques reprises. Je les ai toujours remises à mon père. 

(…) Ces documents étaient destinés à me permettre de prélever si nécessaire de 

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l’argent » (PP 20’176). Ces propos ne disent pas autre chose que ce que décrira 
G______, lorsqu’elle déclarera avoir reçu, aux fins de préparer le transfert effectué le 
28 février 2007, un document en blanc, muni de la seule signature autographe de la 
recourante, qu’elle l’avait reçu « du client » par la poste, qu’elle l’avait complété de sa 
main et qu’elle n’avait en tout cas pas exécuté l’instruction verbale du père de la 
recourante sans la signature originale de la cliente. L’expert commis par le magistrat 
instructeur pour examiner l’authenticité du « bien-trouvé » du 4 mars 2008, qui avait eu 
pour pièces de comparaison trois ordres de transfert, dont celui présentement litigieux, 
a indiqué que l’hypothèse d’une signature en blanc était tout à fait plausible, voire 
vraisemblable, pour la totalité de ces documents (PP 20'607). Est distincte la question 
de savoir pourquoi l’original de l’ordre de transfert daté du 26 février 2007 n’a pas été 
retrouvé, tout comme celle de savoir pourquoi X______ S.A. pourrait avoir annoté, 
enregistré et exécuté une demande sur la base d’une copie de la signature de la cliente, 
ainsi que le Ministère public l’a retenu à propos du faux dans les titres et de 
l’escroquerie reprochés à G______ (PP 20'710). Cette dernière a demandé que 
l’instruction se poursuive sur ces points. On peut mettre en parallèle ses explications 
avec la constatation que V______ a pu verser au dossier les originaux de 13 ordres, 
exécutés, d’achat ou de vente de titres et ne sait pas pourquoi G______ en avait 
seulement prélevé des copies (cf. PP 20'172). 

2.3.2. Il en va de même s’agissant des entretiens téléphoniques de G______ avec le 
père de la recourante ou de l’envoi de relevés et estimations par télécopie. X______ 
S.A. a écrit au magistrat instructeur qu’elle ne conservait pas les enregistrements des 
conversations téléphoniques au-delà d’une durée de six mois (PP 20'375). V______ 
avait cependant indiqué que ses clients avaient en G______ un contact direct au sein de 
X______ S.A., à qui ils pouvaient, s’ils le souhaitaient, s’adresser pour obtenir des 
relevés de leurs comptes (PP 20'145) ; G______ l’a confirmé (PP 20'401). Il n’est pas 
déterminant que X______ S.A. ait signalé n’avoir jamais envoyé de fax à la recourante 
en raison d’une clause de banque restante (PP 20'672), dès lors que G______ a 
expliqué que ses envois par télécopies étaient dépourvus d’indication de banque et de 
titulaire ; dans la mesure où ils étaient expressément demandés par le client, on ne voit 
pas pourquoi ces envois auraient dû être refusés sous prétexte de « banque restante ». 
Dans ces circonstances, il ne suffit pas que le père de la recourante, qui paraît avoir eu 
accès à des procès-verbaux d’audience par sa fille (PP 20'260 in fine), nie de tels 
contacts ou de tels envois pour que les dépositions de G______ soient mensongères. 

3. Il résulte de ce qui précède que la procédure ne comporte pas de soupçons suffisants 
qu’une infraction de faux témoignage aurait été commise par G______. Le recours sera 
rejeté. La recourante, qui succombe au sens de l’art. 428 al. 1 CPP, supportera les frais 
de la procédure de recours. Bien qu’ils aient gain de cause, au sens de l’art. 428 al. 1 
CPP, G______ et V______ n’ont pas justifié de leurs prétentions en indemnité, au sens 
de l’art. 433 al. 2 CPP, applicable en instance de recours (art. 436 al. 1 CPP). Aussi la 
Chambre de céans ne peut-elle entrer en matière (cf. art. 433 al. 2, 2e phrase, CPP). 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

Reçoit le recours interjeté par M______ contre la décision rendue le 18 mai 2011 par le 
Ministère public. 

Le rejette. 

Met à la charge de M______ les frais de la procédure de recours, qui comprendront un 
émolument de CHF 2'500.00. 

 

Siégeant : 

Messieurs Christian COQUOZ, président; Louis PEILA et Christian MURBACH, juges; 
Jean-Marc ROULIER, greffier. 

 

Le Greffier: 

Jean-Marc ROULIER 

 Le Président : 

Christian COQUOZ 

 
Indication des voies de recours : 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en 

matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 

déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente 

jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. Le recours 

doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

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 ÉTAT DE FRAIS P/3785/2009

 

 
COUR DE JUSTICE 

 
Selon le règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière 
pénale (E.4.10.03). 
 

Débours (art. 2) 

- frais postaux CHF 10.00 

Émoluments (art. 4)  

- délivrance de copies (let. a) CHF      

- état de frais (let. h) CHF 50.00 

Émoluments de la Chambre pénale de recours  
(art. 13) 

 2'500.00 

- émolument CHF  

   

Total CHF 2'560.00