# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 292bd245-7bc8-5318-bd3f-cf91081f5d1c
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2013 / 202
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2013---202_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC12.042587-130704

 

 306

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
31 juillet 2013

__________________

Présidence
de               M.             
Sauterel,
président

Juges             
:              M.             
Hack et Mme Byrde 

Greffier
              :             
Mme              Nüssli

 

 

*****

 

 

Art.
82 LP ; 404 CO

 

 

             
La Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité
d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, s'occupe du recours exercé par
Z.________
SA, à Lausanne, contre le prononcé rendu
le 20 février 2013, à la suite de l’audience du 25 janvier 2013, par le Juge de paix
du district de Lausanne, dans la cause opposant la recourante à 
V.________SA,
à Denges.  

 

             
Vu les pièces au dossier, la cour considère :

 

 

 

             
En fait :

 

 

1.             
Le 12 octobre 2012, à la requête de V.________SA, l’Office des poursuites du district
de Lausanne a notifié à Z.________ SA, dans la poursuite n° 6'386'609, un commandement
de payer indiquant les montants et titres de créance suivants :

 

-
Fr. 11'880.00, plus intérêt à 5 % l’an dès le 30 août 2012

ABO-46980
du 31.07.2012 échue le 30.08.2012.

-
Fr. 11'880.00, plus intérêt à 5 % l’an dès le 30 septembre 2012

ABO-47255
du 31.08.2012 échue le 30.09.2012

-
Fr. 1'500.00, sans intérêt

Frais
de dossier.

 

             
La poursuivie a formé opposition totale.

 

             
Par acte du 19 octobre 2012, la poursuivante a requis la mainlevée de l’opposition. A l’appui
de sa requête, elle a produit la copie d’un « Contrat de Prestations CONTACT CENTER »,
établi sur une formule préimprimée de la poursuivante, portant une date peu lisible (vraisemblablement
le 21 août 2008) précédée de la signature des parties, prenant effet au 1er
novembre 2008 pour une durée de douze mois et prévoyant le paiement d’un montant mensuel
de 11'000 francs, hors TVA. Parmi les prestations proposées sur le formulaire, les services suivants
ont été cochés :

 

- sous la rubrique
« prestations de base » : 

Ligne(s) :
Urgence

Hosting et
Maintenance : Maintenance du script

Surveillance
des Lignes/Gestion des Appels : 24/24 h, 365 j. (Prestation Call Handing Time : 800 minutes/mois)

Gestion des
Appels en : français ;

 

- sous la rubrique
« prestations complémentaires » :

Service de
Piquet : oui

Service de
Quittance : oui

Récapitulation
des Messages : Via e-mail Mens. ;

 

- sous la rubrique
« transmission des messages » : 

Récepteur :
32

SMS :
oui ;

 

- sous la rubrique
« prestations diverses » :

Secrétariat
inclus

Concessions
…. (illisible) inclus (320).

 

             
Les conditions générales figurant au verso et censées faire partie intégrante du
contrat prévoyaient en particulier ce qui suit :

 

« Art.
1 PRESTATIONS

V.________SA
met à disposition du contractant un ou plusieurs numéro(s) téléphonique(s) de son
Contact Center (Centre d’appels) pour son usage exclusif. Elle organise pour le compte du contractant
une ou plusieurs prestation(s) choisie(s) par le contractant et indiquée(s) au verso.

 

Art. 2 DUREE
ET RESILIATION

La durée
minimum du contrat à compter de la date du début du contrat est indiquée au verso.

Sauf avis de
résiliation donné par l’une ou l’autre des parties par lettre recommandée
et adressée au minimum trois mois avant l’échéance, le contrat se renouvelle tacitement
pour une nouvelle période de douze mois et ainsi de suite d’année en année.

 

(…)

 

Art. 4 CONDITIONS
DE PAIEMENT

(…)

Les mensualités
sont payables mensuellement, trimestriellement ou annuellement d’avance au plus tard 30 jours après
la date de la facture.

En cas de retard
dans le paiement, V.________SA se réserve le droit de suspendre le(s) service(s).

Nonobstant
la suspension des prestations, le solde de la dette courante jusqu’à l’échéance
contractuelle prévue devient alors immédiatement exigible.

(…)

Tous les prix
mentionnés au verso sont des prix nets, hors TVA.

 

(…)

 

Art. 9 RESPONSABILITE

V.________SA
s’engage à fournir ses prestations avec soin conformément aux termes du contrat.

V.________SA,
ses employés, collaborateurs ou sous-traitants, sont libérés de toute responsabilité
en cas de panne technique ou interruption passagère des services et en cas d’imprécision(s),
ou d’erreur(s) dans l’exécution des prestations ».

 

             
La poursuivante a encore produit deux factures se référant au contrat du 01.11.2008, d’un
montant de 11'880 fr. chacune, dont 880 fr. de TVA (8 %). La première, portant le numéro ABO-46980/002285
et datée du 31 juillet 2012, 
concerne
les prestations du mois de septembre 2012 ; la seconde, portant le numéro ABO-47255/002285
et datée du 31 août 2012, concerne les prestations du mois d’octobre 2012.

 

             
Par écriture du 24 janvier 2013, la poursuivie a conclu, avec suite de frais et dépens, au
rejet de la requête de mainlevée. Elle a produit notamment les pièces suivantes :

 

-
une lettre du 30 juillet 2012 par laquelle elle résiliait le contrat pour le 31 octobre 2012 ;

 

-
un courrier du 7 août 2012 de la poursuivante confirmant la résiliation du contrat pour le
31 octobre 2012 ;

 

-
une lettre du 16 août 2012 dans laquelle la poursuivie déclare résilier le contrat avec
effet immédiat en raison de dysfonctionnements dans le cadre des prestations fournies par la poursuivante,
notamment le service de piquet durant la nuit ; 

 

-
un courriel du 3 décembre 2012 émanant du service administratif de Z.________ Genève SA
et ses annexes, soit divers courriels et courriers évoquant des dysfonctionnements dans les prestations
de la poursuivante en particulier en 2011 et 2012 ;

 

-
d’autres courriels et lettres émanant de diverses personnes, employées de la poursuivie
ou de la poursuivante, décrivant des dysfonctionnements dans la déviation sur V.________SA
des appels pour la poursuivie, ses succursales et d’autres entreprises, en particulier au mois
d’août 2012, et faisant état d’appels non traités, ou traités avec retard
ou encore de réponses inadéquates aux clients de la poursuivie.

 

 

2.             
Par prononcé du 20 février 2013, le
Juge de paix du district de Lausanne a provisoirement levé l’opposition à concurrence
de 11'880 fr., plus intérêt au taux de 5 % l’an dès le 1er
septembre 2012 et de 11'880 fr., plus intérêt au taux de 5 % l’an dès le 1er
octobre 2012 ; il a arrêté à 360 fr. les frais judiciaires compensés avec l’avance
de frais de la poursuivante, mis ces frais à la charge de la poursuivie
et
dit que cette dernière devait rembourser ce montant à la poursuivante, sans allocation de dépens
pour le surplus.

 

             
Le prononcé motivé a  été adressé aux parties pour notification le 27 mars
2013.

 

             
Le premier juge a retenu en substance que le titre invoqué, soit le contrat passé en 2008,
signé par la poursuivie et indiquant précisément les montants dus mensuellement, constituait
un titre de mainlevée et qu’il résultait des pièces que la poursuivante avait fourni
ses prestations. Il a considéré que la poursuivie, qui contestait la qualité des prestations
fournies, ne justifiait pas sa libération au stade de la mainlevée, l’art. 9 des conditions
générales libérant la poursuivante de toute responsabilité en cas de panne technique,
d’interruption passagère des services ou d’imprécision ou d’erreur dans l’exécution
des prestations.

 

             
La poursuivie a recouru par acte du 8 avril 2013, contre le prononcé dont les motifs lui avaient
été notifiés le 28 mars 2013, concluant, avec suite de frais et dépens, à l’annulation
du prononcé, la requête de mainlevée étant rejetée.

 

             
Par décision du 11 avril 2013, le Président de la cour de céans a admis la requête
d’effet suspensif contenue dans le recours.

 

             
Dans sa réponse déposée le 17 mai 2013 et accompagnée d’une pièce, l’intimée
V.________SA a conclu au rejet du recours, le prononcé étant maintenu.             

 

 

 

             
En droit
:

 

 

I.             
Le recours a été formé en temps
utile, dans le délai de dix jours de l'art. 321 al. 2 CPC (Code de procédure civile du
19 décembre 2008; RS 272), reporté au premier jour utile, soit le lundi 8 avril 2013. Ecrit
et motivé, il est recevable à la forme (art. 321 al. 1 CPC).

 

             
En revanche, la pièce produite par l’intimée à l'appui de son écriture, qui
ne figure pas au dossier de première instance, est irrecevable, l'art. 326 CPC prohibant la
production de pièces nouvelles.

 

 

II.             
a) Le poursuivant dont la poursuite est frappée
d’opposition peut, s’il se trouve au bénéfice d’une reconnaissance de dette,
requérir la mainlevée provisoire de l’opposition, que le juge prononce si le débiteur
ne rend pas immédiatement vraisemblable sa libération (art. 82 LP, loi fédérale sur
la poursuite pour dettes et la faillite du 11 avril 1889, RS 281.1). Constitue une reconnaissance de
dette l’acte authentique ou sous seing privé d’où résulte la volonté
du poursuivi de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme déterminée,
ou aisément déterminable, et échue (Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition, §
1; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite,
n. 29 ad art. 82 LP; ATF 130 III 87 c. 3.1, JT 2004 II 118; ATF 122 III 125 c. 2, JT 1998 II 82).

 

             
La procédure de mainlevée n'a pas pour but de constater la réalité de la créance
en poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire (ATF 132 III 140 c. 4.1.1; rés. in JT
2006 II 187). Dans cette procédure, le juge ne se prononce pas sur l'existence de la créance,
mais seulement sur l'apparence du droit tel qu'il ressort du titre produit (Muster, La reconnaissance
de dette abstraite, art. 17 CO et 82 ss LP, Étude historique et de droit actuel, thèse Lausanne
2004, p. 170). Il importe en revanche que le titre apporte la preuve complète et liquide de la créance
déduite en poursuite, c'est-à-dire qu'il énonce tant le nom du débiteur que celui
du créancier, le montant de la prétention et son échéance, et qu'il en résulte
la volonté claire du débiteur de payer ce montant (ibid., p. 171).

 

             
Un contrat écrit ne peut cependant valoir titre de mainlevée pour le prix convenu, que lorsqu'en
particulier, s'agissant d'un contrat bilatéral, le créancier poursuivant a rempli sa part des
obligations contractuelles avant le paiement requis (Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition,
§§ 69 et 70, et les références citées). Ce principe prévaut dans tous les
types de contrats bilatéraux, tels que par exemple les contrats d'entreprise ou de mandat ainsi
que le confirme la jurisprudence de la cour de céans (CPF, 25 avril 2005/162, s'agissant d'un contrat
d'entreprise; CPF, 24 octobre 2001/533, dans le cas d'un mandat).

 

             
b) En
l’espèce, le contrat signé par les parties en 2008 constitue une reconnaissance de dette.
Il indique clairement le montant mensuel que la recourante s’est engagée à payer et porte
la signature de cette dernière. Par ailleurs, il ressort du dossier que l’intimée a fourni
ses prestations en tout cas jusqu’au mois d’août 2012, quand bien même celles-ci
auraient été défectueuses. Faute de paiement de l’abonnement mensuel, elle était
par ailleurs autorisée à suspendre ses prestations dès le 1er
septembre 2012 (art. 4 des conditions générales). Le contrat de 2008 vaut donc en principe
titre à la mainlevée provisoire.

 

 

III.             
La recourante soutient que les parties auraient
été liées par un contrat de mandat, lequel a été résilié avec effet
immédiat par lettre du 16 août 2012.

 

             
Il ressort du contrat de 2008 ainsi que des pièces du dossier que les prestations de l’intimée
étaient de différentes natures : elle devait, d’une part, mettre à la disposition
de la recourante du matériel et une infrastructure informatique et téléphonique et, d’autre
part, répondre au téléphone pour le compte et au nom de cette dernière (service de
piquet) et d’une manière générale gérer les appels destinés à la
recourante. L’intimée admet d’ailleurs dans ses déterminations qu’une partie
de son personnel a été spécifiquement formée pour les besoins de la recourante et
par les soins de cette dernière.

 

             
a) Lorsque,
comme en l’espèce, les divers rapports qui lient les parties ne constituent pas des contrat
indépendants, mais représentent des éléments de leur convention liés entre eux
et dépendant l’un de l’autre, on est en présence d’un contrat mixte ou composé
qui doit être appréhendé comme un seul et unique accord. Il se justifie dès lors
de soumettre les éléments du contrat à des règles de divers contrat nommés (par
exemple contrat de travail, contrat de société, contrat de livraison, contrat de mandat, contrat
de bail). Cela signifie que les différentes questions à résoudre – par exemple la
résiliation du contrat – doivent être régies par les normes légales ou les
principes juridiques qui sont adaptés à chacune d’elles ; chaque question doit être
toutefois soumise aux dispositions légales d’un seul et même contrat. En effet, vu la
dépendance réciproque des différents éléments du contrat mixte ou composé,
il n’est pas possible que la même question soit réglée de
manière
différente pour chacun d’eux. Pour déterminer quelles règles légales sont applicables
à la question litigieuse, il convient de recherche le « centre de gravité des relations
contractuelles », appréhendées comme un accord global unique. Il faut dès lors
examiner quelle est la portée de chacun des éléments du contrat mixte ou composé
eu égard à la situation juridique globale. L’intérêt des parties, tel qu’il
se déduit de la réglementation contractuelle qu’elles ont choisie, est déterminant
pour décider de l’importance de tel ou tel élément par rapport à l’ensemble
de l’accord (ATF 131 III 528 et les références citées).

 

             
La Chambre des recours du Tribunal cantonal a ainsi jugé que le contrat d’affiliation à
un fitness club doit être généralement qualifié de contrat de bail, la pres­tation
promise par l'exploitant de la salle consistant principale­ment dans la cession de l'usage des installations
et des locaux, individuellement ou en groupe et la présence d'un moniteur, surveillant et conseillant
les utilisa­teurs, n'étant qu'une presta­tion ac­cessoire. Elle a considéré
en revanche que, si l'usage
des installations était cédé dans le cadre d'un contrat par lequel le "membre du
club" s'inscrit à un ou plusieurs cours dispensés dans la salle, et que la cession se
faisait ainsi dans le but principal de permettre au "membre" de suivre ces cours, le contrat
ne constituait plus alors un bail à loyer, mais un mandat (Ch. rec., 26 avril 2000/163 et les références
citées).

 

             
b) En
l’occurrence, la mise à la disposition de la recourante de matériel et d’une infrastructure
- prestation qui relèverait du contrat de bail - était une prestation accessoire, manifestement
destinée à assurer le service principal, soit recevoir les appels et en transmettre le contenu
à la recourante. Cette dernière prestation est essentielle pour une entreprise du type de celle
de la recourante qui doit pouvoir être contactée en tout temps. Du côté de l’intimée,
il s’agissait aussi d’un élément prépondérant du contrat puisqu’une
partie de son personnel a dû être spécialement formée pour répondre, au nom
de la recourante, aux appels et assurer la transmission des messages reçus. Or ces services ressortissent
clairement du contrat de mandat.

 

             
c)
En vertu de l'article 404 al. 1 CO (Code des obligations, loi fédérale du 30 mars 1911 complétant
le code civil suisse; RS 220), le contrat de mandat peut être résilié en tout temps. Il
s’agit d’une disposition impérative. La mainlevée ne peut être accordée
pour le prix de prestations exécutées par un mandataire postérieurement à la résiliation
du mandat, la règle s’appliquant, comme on l’a vu, aux contrats mixtes où les éléments
relevant du mandat sont prépondérants (Panchaud/Caprez, La mainlevée d’opposition
§ 88/1). 

 

             
En l’espèce, le contrat ayant été valablement résilié en août 2012,
il ne peut valoir titre à la mainlevée pour les montants relatifs aux mois de septembre et
octobre 2012.

 

             
Il s’ensuit que l’opposition au commandement de payer ne pouvait être levée.

 

 

IV.
              En
définitive, le recours doit être admis et le prononcé réformé, en ce sens que
l’opposition au commandement de payer est maintenue. 

 

             
Les frais judiciaires de première instance, arrêtés à 360 fr., doivent être
mis à la charge de la poursuivante, qui devra en outre verser à la poursuivie la somme de 1'200
fr., à titre de dépens de première instance.

 

             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 570 fr., sont mis à la
charge de l’intimée, qui versera à la recourante la somme de 1'370 fr., à titre
de remboursement d’avance de frais et de dépens de deuxième instance.

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est admis.

 

             
II.             
Le prononcé est réformé en ce sens que l’opposition formée par Z.________ SA
au commandement de payer n° 6'386'609 de l’Office des poursuites du district de Lausanne,
notifié à la réquisition de V.________SA, est maintenue. 

             
              

             
              Les frais judiciaires
de première instance, arrêtés à 360 fr. (trois cent soixante francs) sont mis à
la charge de la poursuivante.

             
              

             
              La poursuivante V.________SA
versera à la poursuivie Z.________ SA la somme de 1'200 fr. (mille deux cents francs) à titre
de dépens de première instance. 

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 570 fr. (cinq cent septante
francs), sont mis à la charge de l’intimée.

 

             
IV.             
L’intimée V.________SA doit verser à la recourante Z.________ SA la somme de 1'370 fr.
(mille trois cent septante francs) à titre de remboursement d’avance de frais et de dépens
de deuxième instance.

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

Du
31 juillet 2013

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, prend date de ce jour.

 

             
Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Me Jean-Emmanuel Rossel, avocat (pour Z.________ SA),

‑             
V.________SA.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 23’760 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés
devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification
(art. 100  al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme le Juge de paix du district de Lausanne.

 

             
La greffière :