# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0dcbac6d-15cc-58a0-b887-786e4183cc69
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-03-14
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 14.03.2024 BB.2023.141
**Docket/Reference:** BB.2023.141
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BB-2023-141_2024-03-14

## Full Text

Refus de reprise de l'instruction (art. 315 CPP); séquestre (art. 263 ss CPP);;Refus de reprise de l'instruction (art. 315 CPP); séquestre (art. 263 ss CPP);;Refus de reprise de l'instruction (art. 315 CPP); séquestre (art. 263 ss CPP);;Refus de reprise de l'instruction (art. 315 CPP); séquestre (art. 263 ss CPP)

Décision du 14 mars 2024 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Patrick Robert-Nicoud et Nathalie Zufferey, 

la greffière Claude-Fabienne Husson Albertoni 

   

Parties  1. A. LTD 

2. B. LTD 

3. C. LTD 

4. D. LTD 

5. E. LTD 

6. F. 

tous représentés par Me Guerric Canonica, avocat,  

 

recourants 

 

 contre 

   

  MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION,  

 

intimé  

   

Objet  Refus de reprise de l'instruction (art. 315 CPP); 

séquestre (art. 263 ss CPP) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BB.2023.141-146 

 

 

 

- 2 - 

 

 

Faits: 

 

A. Suite à une demande d’entraide norvégienne, le Ministère public de la 

Confédération (ci-après: MPC) a ouvert une instruction (SV.12.0427) à 

l’encontre de G. pour blanchiment d’argent (art. 305bis CP) le 30 mars 2012. 

 

Les autorités ont en effet identifié des versements provenant de la société 

néerlandaise H. BV de plusieurs dizaines de millions de dollars en faveur 

d’un compte au nom de la société I. Ltd en Suisse dont G. est l’ayant droit 

économique. 

 

Ce premier volet, en relation avec « H. BV », est lié à une procédure pénale 

menée par les autorités néerlandaises. Dans ce cadre, G. est soupçonné 

d’avoir créé, avec J. (son beau-frère et un des administrateurs de H. BV), 

une structure de sociétés (dont I. Ltd) utilisée comme paravent pour 

encaisser et blanchir les commissions reçues de H. BV et qui résultaient 

d’actes de gestion déloyale commis à l’encontre des actionnaires de  

celle-ci. Les autorités néerlandaises soupçonnaient que les fonds reçus de 

H. BV devaient, du compte de passage de I. Ltd, être redistribués sur 

d’autres comptes bancaires détenus par différents sociétés (infra let. B). 

 

 

B. Les 30 mars 2012 et 26 juin 2013, le MPC a ainsi prononcé dans la 

procédure suisse le séquestre des avoirs aux noms notamment des sociétés 

A. Ltd, B. Ltd, C. Ltd, D. Ltd et E. Ltd détenus auprès de la banque K. Le 

signataire autorisé pour ces sociétés est J. L’ayant droit économique de 

toutes ces différentes sociétés domiciliées aux Iles Vierges britanniques est 

F. 

 

 

C. Le 12 novembre 2013, les autorités néerlandaises ont demandé et obtenu le 

séquestre des comptes précités par voie d’entraide. 

 

 

D. En 2018, le MPC a rendu une décision de suspension de sa procédure. Il a 

en effet retenu que l’issue de celle-ci dépendait de celle menée au Pays-Bas 

qui visait notamment à déterminer le crime préalable des infractions retenues 

en Suisse contre G. Les séquestres prononcés dans ce contexte ont été 

maintenus jusqu’à droit connu dans la procédure pénale menée aux Pays-

Bas à l’encontre de J. et portant sur le même complexe de faits. 

 

 

E. Selon un courriel du 3 janvier 2023, le Ministère public néerlandais a 

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confirmé que les charges originales contre la société H. BV et contre J. 

concernant la violation « de la législation sur les sanctions, le détournement 

de fonds […], l’escroquerie […], le blanchiment d’argent […] et la falsification 

en relation avec les contrats de gestion et les contrats de consultance […] 

ne sont plus poursuivis » (act. 1.9). Il précisait que l’affaire pénale se limitait 

désormais à la production délibérée de fausses déclarations fiscales, à la 

désinformation délibérée des autorités fiscales et à la falsification en ce qui 

concerne un certain nombre de documents écrits inclus dans le dossier pénal 

(act. 1.9). 

 

Le 31 janvier 2023, les représentants des parties aux Pays-Bas ont été 

informés que les séquestres des comptes des sociétés précitées auprès de 

la banque K. seraient levés et que les autorités helvétiques en seraient 

informées et priées d’y donner suite (act. 1.8).   

 

Dans un courrier du même jour, le Ministère public néerlandais a informé le 

MPC avoir décidé de lever tous les séquestres en Suisse (« to lift all the 

attachments in Switzerland ») et que cette décision lui serait transmise par 

voie de l’entraide. Il spécifiait en outre que les investigations étaient toujours 

en cours mais qu’il n’y avait plus de raison dans leur enquête pénale pour 

une confiscation des avoirs bloqués en Suisse (« there are no longer 

grounds in our criminal case for confiscation of the mentioned frozen assets 

in Switzerland »). Il précisait que cela concernait en particulier les comptes 

auprès de la banque K. de B. Ltd, E. Ltd, D. Ltd, C. Ltd et A. Ltd. Certaines 

mesures devaient encore être prises à la requête de la défense, telle 

l’audition de G., mais il espérait qu’ensuite le cas pourrait finalement être 

jugé (act. 8.8). 

 

Par demande d’entraide complémentaire du 24 mars 2023, les autorités 

néerlandaises ont requis de la Suisse la levée des séquestres visant les 

sociétés susmentionnées (supra let. B; act. 1.13 ss). 

 

 

F. Le 11 avril 2023, le représentant desdites sociétés en Suisse a informé le 

MPC que la procédure instruite aux Pays-Bas contre J. pour les infractions 

susmentionnées avait été classée par décision du 3 janvier 2023 (act. 1.10). 

 

 

G. Le 21 avril 2023, le MPC a répondu au mandataire des sociétés précitées en 

indiquant avoir été effectivement informé par les autorités néerlandaises que 

les séquestres frappant les avoirs déposés sur les relations des 

susnommées pouvaient être levés, mais qu’aucune décision de classement 

n’avait été rendue contre J. Partant, le MPC indiquait qu’il entendait 

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interpeller les autorités étrangères (act. 1.11). 

 

 

H. Les autorités néerlandaises, après avoir été interpellées à ce sujet par le 

MPC, lui ont fait savoir le 23 mai 2023 que diverses infractions n’étaient plus 

retenues contre J. mais que demeuraient à sa charge des infractions fiscales 

ainsi que des faux en écriture concernant des documents faisant partie du 

dossier pénal. Elles spécifiaient en outre qu’il n’y avait pas eu de décision 

spécifique en lien avec les chefs d’inculpation ayant été abandonnés 

(act. 8.9). 

 

 

I. Le 11 juillet 2023, le mandataire des sociétés évoquées plus haut a demandé 

au MPC la reprise de la procédure et la levée des séquestres concernés 

(act. 1.17). 

 

 

J. En réponse, le MPC a indiqué le 4 août 2023 que la procédure pénale était 

encore pendante aux Pays-Bas de sorte que les motifs ayant conduit à la 

suspension de la procédure en 2018 étaient toujours d’actualité. Par 

conséquent, il a rejeté la reprise de la procédure et la levée des séquestres 

(act. 1.1). 

 

 

K. Par acte commun du 17 août 2023, A. Ltd, B. Ltd, C. Ltd, D. Ltd, E. Ltd ainsi 

que F. recourent contre dite décision devant la Cour des plaintes du Tribunal 

pénal fédéral (act. 1). Ils concluent principalement à l’annulation de la 

décision du 4 août 2023, à ce que la reprise de la procédure SV.12.0427 soit 

ordonnée et à ce que les séquestres sur leurs comptes soient levés; 

subsidiairement, ils demandent l’annulation de la décision entreprise, à ce 

que la reprise de la procédure précitée soit ordonnée et à ce qu’il soit 

ordonné au MPC de prononcer la levée des séquestres querellés, le tout 

sous suite de frais et dépens (act. 1). 

 

 

L. Dans sa réponse du 18 septembre 2023, le MPC conclut principalement à 

l’irrecevabilité du recours et, subsidiairement, au rejet de ce dernier dans la 

mesure de sa recevabilité, sous suite de frais (act. 8). 

 

 

M. Par acte du 6 octobre 2023, les recourantes persistent intégralement dans 

leurs conclusions (act. 11). 

 

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N. Dans sa duplique du 20 octobre 2023, le MPC en fait de même (act. 13). 

 

 

Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, 

si nécessaire, dans les considérants en droit. 

 

 

 

La Cour considère en droit: 

 

1.  

1.1 En tant qu'autorité de recours, la Cour de céans examine avec plein pouvoir 

de cognition en fait et en droit les recours qui lui sont soumis (v. notamment 

TPF 2021 97 consid. 1.1 et référence citée). 

1.2 Les décisions et actes de procédure du MPC peuvent faire l'objet d'un 

recours devant la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a du Code de procédure 

pénale du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0] et 37 al. 1 de la loi fédérale du 

19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération 

[LOAP; 173.71]). 

1.3 Déposé le 17 août 2023, contre une décision notifiée le 7 août 2023, le 

recours l’a été en temps utile (art. 396 al. 1 CPP).  

2.  

2.1 Le recours est recevable à la condition que le recourant dispose d'un intérêt 

juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification de la décision 

entreprise (art. 382 al. 1 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_458/2013 du 

6 mars 2014 consid. 2.1). Le recourant doit avoir subi une lésion, soit un 

préjudice causé par l'acte qu'il attaque et doit avoir un intérêt à l'élimination 

de ce préjudice. Cet intérêt doit être actuel (décisions du Tribunal pénal 

fédéral BB.2013.188 du 12 août 2014 consid. 1.4; BB.2013.89 du 24 octobre 

2013 consid. 1.3; BB.2013.88 du 13 septembre 2013 consid. 1.4 et 

références citées). Un intérêt juridiquement protégé doit être reconnu à celui 

qui jouit sur les valeurs confisquées d'un droit de propriété ou d'un droit réel 

limité (notamment un droit de gage; arrêt du Tribunal fédéral 1B.94/2012 du 

2 avril 2012 consid. 2.1). Tel n'est en revanche pas le cas du tiers ne 

bénéficiant sur l'objet confisqué que de droits personnels (bail, prêt, mandat, 

créance, etc.; arrêt du Tribunal fédéral 6S.667/2000 du 19 février 2001 

consid. 2c, rendu en relation avec l'art. 270 let. h de l'ancienne loi fédérale 

sur la procédure pénale mais dont les principes restent applicables, v. arrêt 

1B.94/2012 susmentionné consid. 2.1; décision du Tribunal pénal fédéral 

BB.2012.75 du 19 décembre 2012 consid. 1.3.1). La qualité pour recourir 

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doit donc être déniée au détenteur économique (actionnaire d'une société 

ou fiduciant) d'un compte, dans la mesure où il n'est qu'indirectement touché, 

la qualité d'ayant droit économique ne fondant pas un intérêt juridiquement 

protégé (arrêt du Tribunal fédéral 1B_390/2015 du 16 décembre 2015 

consid. 2.1 et les références citées). S'agissant par contre de l'ayant droit 

d'une personne morale dissoute, la jurisprudence admet exceptionnellement 

sa qualité pour recourir s'il démontre, à l'appui de documents officiels, que la 

société a été liquidée (ATF 123 II 13 consid. 2c et 2d; arrêts du Tribunal 

fédéral 1B 466/2017 du 27 mars 2018 consid. 3.1; 1A.10/2000 du 18 mai 

2000 consid. 1e; 1A.131/1999 du 26 août 1999 consid. 3 et 1A.236/1998 du 

25 janvier 1999 consid. 1b/bb, jurisprudence citée dans l'arrêt du Tribunal 

fédéral 1A.212/2001 du 21 mars 2002 consid. 1.3.2; TPF 2007 158; arrêts 

du Tribunal pénal fédéral RR.2017.292-293 du 27 avril 2018 consid. 2.1.2 et 

les références citées; RR.2015.14 du 11 février 2015 et les références citées 

RR.2009.151-154 du 11 septembre 2009 consid. 1.3.2; GUIDON, Die 

Beschwerde gemäss Schweizerischer Strafprozessordnung, 2011, p. 126), 

sous réserve de l'abus de droit (ATF 137 IV 134 consid. 5.2.1; 123 II 153 

consid. 2c et dd p. 157/158). Il faut en outre que l'acte de dissolution indique 

clairement l'ayant droit comme son bénéficiaire (arrêt du Tribunal fédéral 

1A.84/1999 du 31 mai 1999 consid. 2c, jurisprudence également citée dans 

l'arrêt du Tribunal fédéral 1A.212/2001 du 21 mars 2002 consid. 1.3.2; 

TPF 2009 183; arrêts du Tribunal pénal fédéral RR.2007.182 du 17 juillet 

2008 consid. 2; RR.2007.52 du 13 juin 2007 consid. 3). En particulier, la 

production du formulaire A signé par l’ayant droit économique du compte 

détenu par une société dissoute ne suffit pas pour attester de sa qualité de 

bénéficiaire de la dissolution de cette société (TPF 2009 183). 

2.1.1 Il ressort des éléments au dossier qu’au 2 novembre 2022, les recourantes 

B. Ltd, D. Ltd, C. Ltd et A. Ltd étaient « radiées et dissoutes » en raison du 

non-paiement de leurs frais d’enregistrement pendant 7 ans. E. Ltd quant à 

elle apparaît comme étant seulement « radiée » pour les mêmes raisons au 

1er mai 2018. Les extraits fournis datent du 29 juin 2023 (act. 1.2). 

2.1.2 Dans une situation comme celle-ci, la jurisprudence a déjà eu l’occasion de 

préciser que l’examen de la capacité d’ester en justice d’une société 

constituée selon le droit étranger doit s’opérer en fonction de la loi du 

18 décembre 1987 sur le droit international privé (LDIP; RS 291; v. arrêt du 

Tribunal pénal fédéral RR.2016.232-235 du 3 mars 2017 consid. 2.3.2 b) et 

références citées). La LDIP dispose que les sociétés sont régies par le droit 

de l’Etat en vertu duquel elles sont organisées si elles répondent aux 

conditions de publicité ou d’enregistrement prescrites par ce droit ou, dans 

le cas où ces prescriptions n’existent pas, si elles se sont organisées selon 

le droit de cet Etat (art. 154 al. 1 LDIP). En l’occurrence, il s’agit du droit des 

Iles Vierges britanniques. Or, selon la réglementation applicable jusqu’au 

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31 décembre 2022, le Business Companies Act [ci-après: BCA], Revised 

Edition 2020 (act. 13.1) prévoit en son art. 213 al. 1 let. c qu’une société peut 

être radiée notamment lorsqu’elle ne paye pas sa cotisation annuelle ou 

toute pénalité de retard à la date prévue. En application de l’art. 216 BCA, 

lorsqu’une société a été radiée du registre en vertu de l’art. 213 BCA, et reste 

radiée sans interruption pendant une période de 7 ans, elle est dissoute avec 

effet au dernier jour de cette période. Il sied de relever que la date de 

dissolution est importante car à partir de là, la société n’existe plus et ne peut 

plus ester en justice et ce même si elle n’a pas été liquidée (LUDWICZAK 

GLASSEY/ BONZANIGO, Qualité pour recourir de certaines entités particulières 

en entraide pénale internationale: hoirie, société dissoute et liquidée et trust, 

PJA 2022, p. 148). Le document produit par les recourantes n’en dispose 

pas autrement puisqu’il précise que dès la radiation, la société ne peut agir 

en justice (act. 11.1 p. 5). Sur cette base, force est de constater que les 

recourantes B. Ltd, D. Ltd, C. Ltd et A. Ltd n’ont pas qualité pour agir en 

justice. 

2.1.3 Tel apparaît également être le cas pour E. Ltd. Selon l’extrait du registre la 

concernant, il est indiqué qu’elle est radiée pour non-paiement, mais pas 

encore dissoute. Cependant, ainsi que le relève le MPC, la révision du BCA 

entrée en vigueur le 1er janvier 2023, a abrogé à l’art. 216 le délai de 7 ans 

entre la radiation et la dissolution (act. 13.2). Par ailleurs, une société radiée 

mais non dissoute au 1er janvier 2023 a un délai de 6 mois pour demander à 

être rétablie dans le registre. Si cette requête n’a pas été faite dans ledit 

délai, la société sera dissoute le jour suivant (pt 60D en lien avec le pt 60B 

2 BCA). En l’espèce, E. Ltd était radiée au 1er janvier 2023. L’extrait de 

registre produit date du 29 juin 2023 sans qu’il n’existe d’indication quant à 

une réintégration dans le registre. Par ailleurs, la recourante n’a fourni aucun 

élément postérieur au 30 juin 2023 qui permettrait de conclure qu’elle aurait 

été réinscrite au registre. Partant, il faut en conclure qu’elle aussi a été 

dissoute de sorte qu’elle non plus ne saurait ester en justice. 

2.1.4 S’agissant enfin de la qualité pour recourir de F., ni lui ni les recourantes 

n’ont produit de document qui permettent d’établir qu’il serait le bénéficiaire 

unique de la liquidation desdites sociétés, étant rappelé qu’il ne suffit pas de 

faire la démonstration d’en être l’ayant droit économique. 

2.2 Au vu des éléments qui précèdent, le recours doit être déclaré irrecevable. 

 

 

3. L'art. 428 al. 1 CPP prévoit que les frais de la procédure de recours sont mis 

à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou 

succombé; la partie dont le recours est irrecevable est également considérée 

avoir succombé. Compte tenu du sort de la cause, il incombe aux recourants 

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de supporter solidairement les frais de la présente procédure, sous forme 

d'un émolument fixé à CHF 2'000.-- (v. art. 73 al. 2 et 3 LOAP; art. 5 et 8 al. 1 

du règlement du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral sur les frais, 

émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; 

RS 173.713.162]). 

 

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Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. Le recours est irrecevable. 

 

2. Un émolument de CHF 2'000.-- est mis à la charge solidaire des recourants. 

 

 

Bellinzone, le 14 mars 2024 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: La greffière: 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Guerric Canonica, avocat  

- Ministère public de la Confédération  

 

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier 
jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une 
représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission 
électronique, le moment déterminant pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de 
réception qui confirme que la partie a accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission (art. 
48 al. 2 LTF). 

La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF.  

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).