# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 15669088-320b-5c7c-8fff-68bf9be5bcaa
**Source:** Neuchâtel (NE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1996-12-23
**Language:** fr
**Title:** Neuchâtel Tribunal Cantonal Tribunal administratif 23.12.1996 TA.1996.296 (INT.1996.516)
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/NE_Omni/NE_TC_013_TA-1996-296_1996-12-23.html

## Full Text

Vu le dossier de l'action en paiement ouverte par la Caisse can-

tonale
neuchâteloise de compensation à l'encontre de 

P.F.,
D.F., Dominique REY-PROSERPI et O.R., ten-

dant à
la réparation du dommage subi par la caisse demanderesse, au sens

de
l'article 52 LAVS, par les organes de la société E. SA,

 

       
vu la requête de X., avocat à Neuchâtel, du 7 novem-

bre
1996, et les observations de la caisse de compensation du 13 décembre

1996,

 

                          C O N S I D E R A N
T

 

       
que, par mémoires de demande des 13 septembre et 16 octobre

1996,
la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation a conclu à la con-

damnation
de P.F., D.F., D.R.et O.R. à payer la somme de 49'234.75 francs, solidairement,
au titre de réparation du dommage causé à ladite caisse par l'employeur,
respectivement les organes de la société E. SA en faillite,

 

       
que par requête du 7 novembre 1996 adressée à la Cour de céans,

X.,
ancien administrateur de E. SA, sollicite la possibilité

de se
joindre "à l'action en réparation ouverte par la caisse de compensa-

tion,
ce en qualité de défendeur", invoquant le fait qu'il n'a pas fait

opposition
à la décision de réparation qui lui avait également été noti-

fiée le
22 juillet 1996 "pour des motifs d'erreur dans le calcul du délai"

(délai
de 30 jours; art.81 RAVS),

 

       
que la caisse demanderesse conclut au rejet de la requête, sa

décision
de réparation concernant X. étant entrée en force et

constituant
un jugement exécutoire au sens de l'article 80 LP,

 

       
que la procédure administrative cantonale ne connaît pas, en

principe,
l'intervention d'un tiers dans une procédure pendante,

 

       
qu'on pourrait en revanche se demander s'il y a lieu d'appliquer

par
analogie les dispositions du code de procédure civile dans le cas de

l'action
de droit administratif, en particulier l'article 31 CPC selon

lequel
le tiers dont le droit ou l'obligation dépend de l'issue d'un pro-

cès
peut y intervenir pour se joindre à l'une des parties,

 

       
que cette question peut toutefois rester indécise en l'occurren-

ce, dès
lors que la responsabilité du requérant a déjà fait l'objet d'une

décision
exécutoire, comme le relève la caisse demanderesse, de sorte que

l'intervention
de l'intéressé comme partie défenderesse dans la présente

procédure
reviendrait à remettre en cause cette décision, ce qui ne serait

pas
admissible quelles que soient les raisons pour lesquelles le requérant

n'a pas
fait opposition en temps voulu et que l'utilisation de l'interven-

tion
d'un tiers au sens de l'article 31 CPC serait ainsi abusive de droit,

 

       
qu'au demeurant, dans la procédure selon l'article 52 LAVS, des

prétentions
récursoires dans le cadre d'une dénonciation de litige ne sont

pas non
plus admissibles et relèvent du juge civil (ATF 112 V 261),

 

       
qu'il apparaît dès lors que l'intervention de X. com-

me
partie dans la procédure n'est pas compatible avec les règles de la

procédure
en réparation du dommage au sens de l'article 52 LAVS,

 

                             Par ces motifs,

                        LE TRIBUNAL
ADMINISTRATIF

 

1.
Rejette la requête.

 

2.
Statue sans frais.

 

Neuchâtel,
le 23 décembre 1996