# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 49957800-a584-5945-8a0d-615e8f466e08
**Source:** Neuchâtel (NE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 1996-05-07
**Language:** fr
**Title:** Neuchâtel Tribunal Cantonal Chambre d'accusation 07.05.1996 CHAC.1996.3247 (INT.1996.273)
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/NE_Omni/NE_TC_010_CHAC-1996-3247_1996-05-07.html

## Full Text

que par ordonnance pénale du 5 mars 1996, notifiée le 27 mars

1996,
T.  a été condamnée à 50 francs d'amende
pour infraction aux

articles
27/1 et 90/1 LCR,

 

       
que, par ordonnance pénale du 5 mars 1996, notifiée le 27 mars

1996,
T.  a été condamnée à 20 francs d'amende
pour infraction aux

articles
90/1 LCR et 41/1/b OCR,

 

       
qu'elle a fait opposition auxdites ordonnances pénales par

lettre
datée du 19 avril 1996, déposée à une date indéterminée dans la b-

oîte
aux lettres du Tribunal du district de Neuchâtel, découverte par le

greffe
dudit tribunal le 23 avril 1996 et transmise le même jour au

ministère
public, et que le substitut du procureur général, par la

décision
attaquée, a déclaré l'opposition irrecevable parce que tardive,

       
que T.  recourt contre cette
décision,

 

       
que le délai de recours à la Chambre d'accusation est de trois

jours
(art.236 CPP),

 

       
que, dès lors, le délai de recours arrivait à échéance le 29

avril
1996, la notification de la décision étant intervenue le 26 avril

précédent,

 

       
que, daté du 29 avril 1996 mais déposé le 2 mai 1996 au ministè-

re
public, le recours a été interjeté tardivement et est irrecevable,

 

       
qu'au surplus, un mémoire de recours à la Chambre d'accusation

doit
être motivé, à peine d'irrecevabilité (RJN 6 II 74 et les arrêts ci-

tés),
c'est-à-dire qu'il doit préciser, même sommairement, en quoi la dé-

cision
attaquée est entachée d'erreur de droit, de déni de justice ou

d'excès
de pouvoir, conformément à l'article 235 CPP, ou quelle erreur

d'appréciation
aurait commise le ministère public,

 

       
que la recourante ne dit rien de tel, de sorte que le recours

est
irrecevable aussi faute de motivation,

 

       
qu'enfin, à supposer qu'il soit recevable, le recours aurait dû

être
déclaré mal fondé, la décision attaquée ne prêtant pas le flanc à la

critique,

 

                             Par ces motifs,

                         LA CHAMBRE
D'ACCUSATION

 

       
Déclare le recours irrecevable, au surplus mal fondé.

 

 

Neuchâtel,
le 7 mai 1996

 

 

                                AU NOM DE LA
CHAMBRE D'ACCUSATION

                    Le greffier                  La présidente