# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f52a0890-3387-59fa-8f25-a48ebe904d24
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-06-30
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 30.06.2014 A/1410/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1410-2014_2014-06-30.pdf

## Full Text

Siégeant : Sabina MASCOTTO, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 

TARRIT DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/1410/2014 ATAS/835/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 30 juin 2014 

2
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée aux AVANCHETS, comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître STOLLER 
FÜLLEMANN Monique 

 

 

recourante 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE 
GENEVE, sis rue des Gares 12, GENEVE 

intimé 

 

 
 
 

 

A/1410/2014 

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EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après l'assurée ou la recourante), née en 1952, mariée et 

mère de trois enfants, nés entre 1971 et 1976, travaillait en qualité d'employée de la 

B______ depuis 1986, à raison de vingt-quatre heures par semaine et en qualité de 

nettoyeuse chez des particuliers à raison de six heures par semaine. 

2. L'assurée est totalement incapable de travailler depuis le 18 octobre 2010. 

3. L'assurée a déposé une demande de prestations d'invalidité le 5 mai 2011. 

4. Après un essai infructueux d'une activité allégée entre juin et septembre 2011, 

l'assurée a été mise au bénéfice d'une retraite anticipée de la B______ dès le 

31 octobre 2012. 

5. Selon l'examen rhumatologique effectué par le SMR le 13 mars 2012, l'assurée 

souffrait de plusieurs troubles rhumatologiques ayant une répercussion durable sur 

sa capacité de travail. Dans l’activité habituelle d’employée au tri postal ou de 

femme de ménage, sa capacité de travail était nulle. Dans une activité adaptée aux 

diverses limitations fonctionnelles retenues, la capacité de travail était entière 

depuis le 6 juin 2011. 

6. Par projet du 16 juillet 2012, l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève 

(l'OAI) a refusé à l’assurée une rente d’invalidité et des mesures professionnelles. 

Le statut était mixte, à raison de 57% professionnel et 43% ménager. Dans la 

mesure où l’assurée pouvait travailler à temps complet dans toute activité adaptée, 

il n’était pas nécessaire de procéder à une enquête ménagère. 

7. L’assurée s’est opposée à ce projet le 12 septembre 2012. 

8. Le service de la réadaptation a établi, le 18 octobre 2013, que l’assurée pouvait 

travailler comme patrouilleuse scolaire, surveillante de cantine, contrôleuse dans 

l’industrie légère, huissier dans un musée et employée de centre d’appels. 

9. Après avoir tenu compte des heures de ménage effectuées en sus du travail à la 

B______, l’OAI a déterminé que le taux d’activité professionnelle était de 71%. 

10. Selon l’enquête ménagère du 13 février 2014, les empêchements, pondérés, après 

avoir tenu compte de l’exigibilité de la famille, étaient de 11%. 

11. Par décision du 3 avril 2014, l’OAI refusé une rente d’invalidité à l’assurée. Après 

comparaison des revenus, le degré d’invalidité professionnel était de 44%, soit de 

31% rapporté à une part d’activité de 71%. Les empêchements ménagers de 11%, 

rapportés à une part ménagère de 29%, impliquaient une invalidité de 3%. Le taux 

d’invalidité total était donc de 34%. 

12. Représentée par une avocate, l’assurée a formé recours le 19 mai 2014. Elle a 

conclu à l’octroi d’une rente entière d’invalidité. Lors de la décision, l’assurée était 

âgée de plus de 62 ans. Malgré ses tentatives, son employeur n’avait pas pu lui 

proposer de poste adapté, en raison de l’importance des limitations fonctionnelles. 

 
 
 

 

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L’assurée n’était plus en mesure d’exploiter économiquement sa capacité résiduelle 

de travail. 

13. Par pli du 17 juin 2014, l’OAI a conclu à l’admission du recours, précisant que le 

début du droit à la rente devait être fixé à l’échéance du délai de carence d’un an, 

soit dès le 18 octobre 2011. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 

contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI; RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. A teneur de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-

invalidité, à moins que la loi n'y déroge expressément. La LAI dans sa teneur en 

vigueur au 1er janvier 2012 est applicable. 

3. Le délai de recours est de 30 jours (art. 60 al. 1 LPGA). Interjeté dans la forme et le 

délai prévus par la loi, le recours est recevable, en vertu des art. 56ss LPGA. 

4. Le litige porte sur le droit de l'assurée à une rente d'invalidité. 

5. Est réputée invalidité, l'incapacité de gain totale ou partielle présumée permanente 

ou de longue durée, résultant d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un 

accident (art. 8 al. 1 LPGA et 4 al. 1 LAI). Selon l’art. 7 LPGA, est réputée 

incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 

gain de l'assuré sur le marché du travail équilibré qui entre en considération, si cette 

diminution résulte d'une atteinte à la santé physique ou mentale et qu'elle persiste 

après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles (al 1). Seules les 

conséquences de l’atteinte à la santé sont prises en compte pour juger de la présence 

d’une incapacité de gain. De plus, il n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est 

pas objectivement surmontable (al. 2 en vigueur dès le 1er janvier 2008). 

En vertu de l’art. 28 al. 2 LAI, l’assuré a droit à une rente entière s’il est invalide à 

70% au moins, à un trois-quarts de rente s'il est invalide à 60% au moins, à une 

demi-rente s’il est invalide à 50% au moins, ou à un quart de rente s’il est invalide à 

40% au moins. 

En vertu des art. 28 al. 1 et 29 al. 1 LAI (dans sa teneur en vigueur depuis le 1er 

janvier 2008), le droit à la rente prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle 

l’assuré a présenté une incapacité de travail (art. 6 LPGA) d’au moins 40% en 

moyenne pendant une année sans interruption notable et qu’au terme de cette 

année, il est invalide (art. 8 LPGA) à 40% au moins, mais au plus tôt à l’échéance 

d’une période de six mois à compter de la date à laquelle l’assuré a fait valoir son 

 
 
 

 

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droit aux prestations conformément à l’art. 29 al. 1 LPGA. La rente est versée dès 

le début du mois au cours duquel le droit prend naissance (art. 29 al. 3 LAI). 

Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était 

pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui 

peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 

réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28a al. 1 LAI). 

6. Pour pouvoir calculer le degré d’invalidité, l’administration (ou le juge, s’il y a eu 

un recours) a besoin de documents qu’un médecin, éventuellement d’autres 

spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement 

sur l’état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l’assuré 

est, à ce motif, incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent 

un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, 

exiger de l’assuré (ATF 125 V 256 consid. 4 et les références). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 

procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 

let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 

manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 

décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 

le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 

trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 

pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 

L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 

origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 

litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 

des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 

exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 

description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 

l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 351 consid. 3). 

7. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 

loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 

les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 

prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 

comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 

envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 

probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3; ATF 126 V 353 consid. 5b; ATF 125 

V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 

sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 

doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

8. La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi 

exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un 

avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode 

 
 
 

 

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générale de comparaison des revenus; ATF 128 V 29 consid. 1; ATF 104 V 135 

consid. 2a et 2b). Pour fixer le revenu sans invalidité, il faut établir ce que l'assuré 

aurait, au degré de la vraisemblance prépondérante, réellement pu obtenir au 

moment déterminant s'il n'était pas invalide (RAMA 2000 n°U 400 p. 381 consid. 

2a). Ce revenu doit être évalué de manière aussi concrète que possible si bien qu’il 

convient, en règle générale, de se référer au dernier salaire que l’assuré a obtenu 

avant l’atteinte à sa santé, en tenant compte de l’évolution des salaires (ATF 129 V 

222 consid. 4.3.1). Quant au revenu d'invalide, il doit être évalué avant tout en 

fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé. Lorsque l'assuré n'a 

pas repris d'activité, ou aucune activité adaptée lui permettant de mettre pleinement 

en valeur sa capacité de travail résiduelle, contrairement à ce qui serait 

raisonnablement exigible de sa part, le revenu d'invalide peut être évalué sur la base 

de données statistiques, telles qu'elles résultent de l’ESS (ATF 126 V 75 consid. 

3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se 

fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 321 consid. 3b/bb). 

9. a. Lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assuré peut encore exploiter 

économiquement sa capacité de gain résiduelle sur le marché du travail entrant en 

considération pour lui (art. 16 LPGA), on ne saurait subordonner la concrétisation 

des possibilités de travail et des perspectives de gain à des exigences excessives. Il 

s'ensuit que pour évaluer l'invalidité, il n'y a pas lieu d'examiner la question de 

savoir si un invalide peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du 

travail, mais uniquement de se demander s'il pourrait encore exploiter 

économiquement sa capacité résiduelle de travail lorsque les places de travail 

disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 293). On ne 

saurait toutefois se fonder sur des possibilités de travail irréalistes. Ainsi, on ne peut 

parler d'une activité exigible au sens de l'art. 16 LPGA, lorsqu'elle ne peut être 

exercée que sous une forme tellement restreinte qu'elle n'existe pratiquement pas 

sur le marché général du travail ou que son exercice suppose de la part de 

l'employeur des concessions irréalistes et que, de ce fait, il semble exclu de trouver 

un emploi correspondant (RCC 1991 p. 329; RCC 1989 p. 328). 

D'après ces critères, il y a lieu de déterminer dans chaque cas et de manière 

individuelle si l'assuré est encore en mesure d'exploiter une capacité de travail 

résiduelle sur le plan économique et de réaliser un salaire suffisant pour exclure une 

rente. Ni sous l'angle de l'obligation de diminuer le dommage, ni sous celui des 

possibilités qu'offre un marché du travail équilibré aux assurés pour mettre en 

valeur leur capacité de travail résiduelle, on ne saurait exiger d'eux qu'ils prennent 

des mesures incompatibles avec l'ensemble des circonstances objectives et 

subjectives (Arrêt du Tribunal fédéral 9C_1066/2009 du 22 septembre 2010 consid. 

4.1 et la référence). 

b. Lorsqu'il s'agit d'évaluer l'invalidité d'un assuré qui se trouve proche de l'âge 

donnant droit à la rente de vieillesse, il faut procéder à une analyse globale de la 

situation et se demander si, de manière réaliste, cet assuré est en mesure de 

 
 
 

 

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retrouver un emploi sur un marché équilibré du travail. Cela revient à déterminer, 

dans le cas concret qui est soumis à l'administration ou au juge, si un employeur 

potentiel consentirait objectivement à engager l'assuré, compte tenu notamment des 

activités qui restent exigibles de sa part en raison d'affections physiques ou 

psychiques, de l'adaptation éventuelle de son poste de travail à son handicap, de son 

expérience professionnelle et de sa situation sociale, de ses capacités d'adaptation à 

un nouvel emploi, du salaire et des contributions patronales à la prévoyance 

professionnelle obligatoire, ainsi que de la durée prévisible des rapports de travail 

(Arrêt du Tribunal fédéral 9C_1043/2008 du 2 juillet 2009 consid. 3.2). 

A titre d’exemples, le Tribunal fédéral a considéré qu’il était exigible d’un assuré 

de 60 ans ayant travaillé pour l’essentiel en tant qu’ouvrier dans l’industrie textile 

qu’il se réinsère sur le marché du travail malgré son âge et ses limitations 

fonctionnelles (travaux légers et moyens avec alternance des positions dans des 

locaux fermés; Arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 376/05 du 5 août 2005 

consid. 4.2), de même que pour un soudeur de 60 ans avec des limitations 

psychiques et physiques, notamment rhumatologiques et cardiaques, qui disposait 

d’une capacité de travail de 70 % (Arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 

304/06 du 22 janvier 2007 consid. 4.2). Notre Haute Cour a en revanche nié la 

possibilité de valoriser sa capacité de travail résiduelle d’un assuré de 61 ans, sans 

formation professionnelle, qui n’avait aucune expérience dans les activités fines 

médicalement adaptées et ne disposait que d’une capacité de travail à temps partiel, 

soumise à d’autres limitations fonctionnelles, et qui selon les spécialistes ne 

présentait pas la capacité d’adaptation nécessaire (Arrêt du Tribunal fédéral des 

assurances I 392/02 du 23 octobre 2003 consid. 3.3), ainsi que dans le cas d’un 

assuré de 64 ans capable de travailler à 50 % avec de nombreuses limitations 

fonctionnelles (Arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 401/01 du 4 avril 2002 

consid. 4c). Le Tribunal fédéral est parvenu au même constat dans le cas d’un 

agriculteur de 57 ans qui ne pourrait exercer d’activité adaptée sans reconversion 

professionnelle et qui ne disposait subjectivement pas des capacités d’adaptation 

nécessaires à cette fin (Arrêt du Tribunal fédéral 9C_578/2009 du 29 décembre 

2009 consid. 4.3.2). 

10. En l'espèce, c'est conformément à la jurisprudence que l'intimé a admis, dans sa 

réponse, que l'assurée avait droit à une rente entière d'invalidité dès le 18 octobre 

2011, soit à l'échéance du délai de carence d'un an dès le début de l'incapacité 

durable de travailler. Il est en effet établi qu'en raison de son âge lors de la décision 

(62 ans), de l'importance des limitations fonctionnelles, de sa mise à la retraite 

anticipée et de son absence d'expérience et de formation dans tout nouveau 

domaine d'activé, aucun employeur n'envisagerait d'engager l'assurée, qui ne peut 

donc plus concrètement exploiter son éventuelle capacité résiduelle de travail.  

En conséquence, l'assurée a droit à une rente entière d'invalidité. L'incapacité de 

travail a débuté le 18 octobre 2010 et le délai de carence a échu le 18 octobre 2011.  

La demande de prestations a été déposée le 5 mai 2011 et le délai de six mois a 

 
 
 

 

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échu le 5 novembre 2011. Ainsi, le droit à la rente prend naissance dès le 

1er novembre 2011, soit au début du mois au cours duquel le droit a pris naissance. 

11. Au vu de ce qui précède, le recours sera admis et la décision du 3 avril 2014 sera 

annulée. La recourante obtenant gain de cause, une indemnité de CHF 2'000.- lui 

sera accordée à titre de participation à ses frais et dépens, le recours déposé étant 

complet, motivé en fait et en droit (art. 61 let. g LPGA). Malgré le fait que, depuis 

le 1er juillet 2006, la procédure n'est plus gratuite (art. 69 al. 1bis LAI), la chambre 

de céans renoncera à la perception d'un émolument, compte tenu des conclusions 

d'admission du recours de l'intimé.  

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet, annule la décision du 3 avril 2014 et dit que la recourant a droit à une 

rente entière d’invalidité dès le 1er novembre 2011. 

3. Condamne l’intimé au paiement d’une indemnité de CHF 2'000.- en faveur de la 

recourante, à titre de dépens. 

4. Renonce à la perception d’un émolument.  

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Irène PONCET 

 La présidente 
 
 
 
 

Sabina MASCOTTO 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le