# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3e4e60ea-d25b-51f1-b753-e714d40cc0b0
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-01-20
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 20.01.2015 A-1323/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-1323-2014_2015-01-20.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour I 

A-1323/2014 

 

 

  A r r ê t  d u  2 0  j a n v i e r  2 0 1 5  

Composition 

 
Marie-Chantal May Canellas (présidente du collège),  

Jürg Steiger, André Moser, juges, 

Cécilia Siegrist, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
X._______,  

représenté par Maître Skander Agrebi, Etude Rumo & 

Agrebi,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral du sport OFSPO,  

2532 Magglingen/Macolin,    

autorité inférieure 

 

Objet 

 
retrait des reconnaissances J+S et l'interdiction de suivre 

des formations de cadre J+S. 

 

 

A-1323/2014 

Page 2 

Faits : 

A.  

X._______, né le (…), est moniteur et expert Jeunesse et Sport (J+S) au 

sein de la société A._______ pour diverses disciplines sportives liées à la 

gymnastique et plus particulièrement dans le domaine du sport des en-

fants. Cinq de ses reconnaissances J+S sont catégorisées, au sein de la 

banque de données nationale pour le sport, sous le statut "caduc depuis le 

1er janvier 2011 et depuis le 1er janvier 2012", X._______ n'ayant pas suivi, 

dans les deux ans dès la délivrance desdites reconnaissances, des cours 

de perfectionnement. 

B.  

Afin de recouvrer ses reconnaissances J+S gymnastique, gymnastique 

aux agrès, trampoline pour le groupe cible "sport des jeunes", X._______ 

s'est inscrit à un module de perfectionnement n° (…) "gymnastique aux 

agrès" organisé le 15 février 2014 par l'Office J+S du canton de (…). Suite 

à cette inscription, l'experte responsable dudit module aurait contacté l'of-

fice susmentionné, afin de lui faire part de son refus de dispenser le module 

en question en raison de la participation de X._______. Par courriel du 8 

décembre 2013 et après avoir été sollicitée par l'Office fédéral du sport (ci-

après: OFSPO), dite experte a mentionné les raisons pour lesquelles elle 

ne souhaitait pas que X._______ participe au module susmentionné. 

D'après elle, l'intéressé l'aurait, à l'occasion d'un module J+S en 2008, me-

nacée de lui "casser la gueule". Finalement, l'experte a indiqué que, depuis 

l'altercation ayant eu lieu entre X._______ et Y._______, responsable 

agrès individuel de l'association cantonale (…) de gymnastique (ci-après: 

[U._______]), l'intéressé la considérerait comme une "ennemie", celle-ci 

ne l'ayant pas défendu lors de la dispute susdite car elle avait estimé que 

son comportement était inadéquat. 

C.  

Suite à cette information, l'OFSPO a, par courrier du 18 décembre 2013, 

informé X._______ qu'il avait eu connaissance d'éventuels comportements 

agressifs et autres menaces de sa part à l'occasion de formations J+S dans 

le canton de (…). Afin d'obtenir la version des faits de l'intéressé, l'OFSPO 

lui a imparti un délai. 

Par écriture du 6 janvier 2014, X._______ a mentionné spontanément 

l'existence d'une discussion houleuse ayant eu lieu au terme d'une compé-

tition sportive entre Y._______ et lui. Selon l'intéressé, Y._____ se serait 

plaint de la dispute susmentionnée auprès de Z._______, présidente de 

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U._______ et, suite à cela, des rumeurs le concernant se seraient propa-

gées.  

Par courriel du 9 janvier 2014, l'OFSPO a précisé à X._______ que, dans 

son courrier du 18 décembre 2013, il n'était pas fait référence à l'altercation 

relatée par l'intéressé, mais à celle survenue lors d'un module J+S en mars 

2008. Ledit office a dès lors invité X._______ à apporter d'avantage de 

précisions quant à l'évènement susmentionné. 

X._______ a, par courriel du 9 janvier 2014, affirmé qu'après réflexion, il 

n'était toujours pas en mesure de se souvenir de l'altercation dont il s'agis-

sait et a sollicité une nouvelle fois des explications. Il a précisé – dans un 

second courriel daté du même jour – que, si ses souvenirs étaient bons, 

"c'était peut-être en soirée pendant que l'on mangeait vers 22h.00", mais 

en aucun cas pendant un cours J&S" et soutenu – dans un troisième cour-

riel – que, suite à leur conversation téléphonique, il ne se représentait tou-

jours pas de quoi il s'agissait, réitérant sa demande d'explications. 

D.  

Le 22 janvier 2014, l'U.______ a adressé à l'OFSPO un rapport concernant 

le prénommé dont il ressort en substance qu'il agissait désormais en de-

hors de tout milieu organisé et reconnu par la Fédération suisse de gym-

nastique (FSG), qu'il avait été mis à l'écart des activités gymniques de 

l'U._______ en raison d'une série de comportements (not. vols dans les 

vestiaires, une mauvaise gestion des finances d'inscription, des leçons non 

préparées à l'avance, des interdictions de l'U._______ de fréquenter des 

manifestations, des manquements aux devoirs administratifs ou encore 

des conflits avec des membres ou des parents de gymnastes) et que, 

même s'il devait "être reconnu dans sa formation", l'U._______ ne l'enga-

gerait pas comme dirigeant ou expert. Par courriel du 23 janvier 2014, 

l'OFSPO a indiqué à X._______ que d'autres informations lui étaient par-

venues concernant notamment des conflits entre l'intéressé et 

l'U._______, faisant état de quelques éléments tirés du rapport précité. 

L'OFSPO a dès lors imparti à X._______ un nouveau délai afin de prendre 

position sur ces éléments et l'a informé qu'à cette échéance, une décision 

serait établie. 

Suite au courriel susmentionné, X._______ a, par écriture du 1er février 

2014, contesté les reproches formulés à son encontre et requis l'organisa-

tion d'une entrevue réunissant toutes les personnes concernées. Par cour-

rier du 5 février 2014, le mandataire de X._______ a sollicité de l'OFSPO 

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Page 4 

la transmission du dossier complet de la cause ainsi que la possibilité de 

fournir une détermination circonstanciée. 

E.  

Par décision du 10 février 2014, l'OFSPO a retiré avec effet immédiat les 

reconnaissances de moniteur et expert J+S de X._______ pour une durée 

de quatre ans et lui a également interdit avec effet immédiat de suivre un 

module ou un cours J+S pendant toute la période de ce retrait. A l'appui de 

sa décision, l'OFSPO a estimé en substance que les faits relatés par 

l'U._______ ainsi que les conflits avec certains experts compromettaient la 

possibilité de collaborer avec l'intéressé et, partant, sa participation éven-

tuelle aux modules J+S. En outre, le casier judiciaire de l'intéressé serait 

entaché d'une inscription – une condamnation pour injure et délit manqué 

de contrainte – incompatible avec la fonction de cadre J+S. Dite autorité a 

finalement souligné que les faits susmentionnés justifiaient le retrait de l'en-

semble de ses reconnaissances J+S.  

F.  

Par courrier du 13 février 2014, le mandataire de X._______ a, une nou-

velle fois, sollicité de l'OFSPO la transmission du dossier complet de la 

cause. Ce dernier lui a été remis le jour suivant. 

G.  

Par mémoire du 13 mars 2014, X._______ (ci-après le recourant) a inter-

jeté recours à l'encontre de la décision du 10 février 2014 de l'OFSPO (ci-

après: l'autorité inférieure) auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-

après: le Tribunal). Il conclut à l'annulation de la décision du 10 février 

2014. Le recourant estime en substance que son droit d'être entendu a été 

violé, l'autorité inférieure ne lui ayant transmis que des informations géné-

rales au sujet de la présente cause, se dispensant de lui faire parvenir le 

dossier y relatif, malgré plusieurs requêtes de sa part. Pour le surplus, il 

s'interroge sur la légalité de l'art. 21 al. 1 lit. c de l'ordonnance du 23 mai 

2012 sur l'encouragement du sport et de l'activité physique (OESp, RS 

415.01) permettant de retirer une reconnaissance en raison de la dégrada-

tion des rapports de confiance entre le cadre J+S, d'une part, et le service 

cantonal J+S et/ou l'OFSPO, d'autre part. Même si la légalité de la dispo-

sition précitée devait être confirmée par le Tribunal de céans, il y aurait lieu 

de nier toute dégradation des rapports de confiance entre le service can-

tonal J+S ou l'OFSPO et lui-même, de sorte que la décision serait privée 

de fondement. 

 

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H.  

Par réponse du 12 juin 2014, l'autorité inférieure a conclu au rejet du re-

cours. A l'appui de son écriture, elle estime en substance que le droit d'être 

entendu du recourant a été respecté, celui-ci ayant eu l'occasion de pren-

dre position à plusieurs reprises. En outre, elle considère que le comporte-

ment du recourant – auquel il est reproché toute une série de faits incom-

patibles avec la fonction de moniteur J+S – contrevient au but même de la 

loi et n'est pas adéquat à celui exigé de tout cadre J+S. Elle retient finale-

ment qu'une condamnation pénale pour une infraction incompatible avec 

la fonction de moniteur – comme en l'espèce s'agissant d'injure et de délit 

manqué de contrainte – est suffisante pour retirer une reconnaissance. Fi-

nalement, l'autorité inférieure a précisé que la participation à une formation 

J+S n'était pas un droit et qu'il lui appartenait de décider de l'admission au 

cas par cas. D'après elle, le recourant ne ferait plus partie d'une organisa-

tion annonçant des cours ou des camps J+S. Partant, il ne serait pas né-

cessaire pour le recourant de renouveler ses reconnaissances J+S. 

I.  

Par réplique du 18 août 2014, le recourant a, en substance, confirmé ses 

précédentes écritures. Pour le surplus, il indique que l'autorité inférieure ne 

pouvait se fonder sur l'extrait de son casier judiciaire sans lui permettre de 

se prononcer préalablement à ce sujet. Finalement, plusieurs attestations 

fournies par le recourant établiraient, selon lui, qu'il est apprécié et soutenu 

dans le monde gymnique par diverses sociétés et moniteurs J+S. 

J.  

Par duplique datée du 25 septembre 2014, l'autorité inférieure a essentiel-

lement confirmé ses précédentes écritures. Elle a fourni plusieurs pièces 

qui, selon elle, permettraient de conclure à un comportement du recourant 

inadapté à la fonction de cadre J+S. Finalement, elle souligne qu'un cadre 

dont les reconnaissances ont été retirées ne peut être admis à la formation 

des cadres J+S. 

K.  

En date du 27 novembre 2014, le Ministère public du canton de (…) a, à la 

demande du Tribunal de céans, transmis le dossier officiel de la procédure 

pénale dirigée contre le recourant.  

 

Les autres faits et arguments pertinents des parties seront repris dans les 

considérants qui suivent. 

 

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Page 6 

Droit : 

1.  

1.1 La procédure de recours est régie par la loi fédérale du 20 décembre 

1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021), à moins que la loi 

du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) n'en 

dispose autrement (art. 37 LTAF). Le Tribunal examine d'office sa compé-

tence (art. 7 PA) et la recevabilité des recours qui lui sont soumis. 

1.2 Conformément à l'art. 31 LTAF, le Tribunal connaît, sous réserve des 

exceptions prévues à l'art. 32 LTAF, des recours contre des décisions au 

sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. En 

l'occurrence, la décision attaquée du 10 février 2014 satisfait aux condi-

tions qui prévalent à la reconnaissance d'une décision au sens de l'art. 5 

al. 1 PA et n'entre pas dans le champ d'exclusion de l'art. 32 LTAF. 

L'OFSPO est une autorité précédente au sens de l'art. 33 let. d LTAF. Le 

Tribunal de céans est dès lors compétent pour connaître du recours. 

1.3 Déposé en temps utile (art. 50 al. 1 PA) et en la forme requise (art. 52 

PA), par le destinataire de la décision litigieuse lequel a participé à la pro-

cédure devant l'autorité inférieure et possède un intérêt digne de protection 

à son annulation ou à sa modification (art. 48 al. 1 PA), le recours est donc 

recevable et il peut être entré en matière sur ses mérites. 

2.  

2.1 Le Tribunal administratif fédéral constate les faits et applique le droit 

d'office, sans être lié par les motifs invoqués (art. 62 al. 4 PA) ni par l'argu-

mentation juridique développée dans la décision entreprise (PIERRE 

MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit administratif, vol. II, Berne 2011, p. 300 s.). 

La maxime inquisitoire doit cependant être relativisée par son corollaire, 

soit le devoir des parties de collaborer à l'établissement des faits (art. 13 

PA), ainsi que par le droit des parties, compris dans le droit d'être entendu, 

de participer à la procédure et d'influencer la prise de décision (cf. ATF 128 

II 139 consid. 2b, 120 V 357 consid. 1a). Le recourant doit ainsi renseigner 

le juge sur les faits de la cause, indiquer les moyens de preuve disponibles 

et motiver sa requête (cf. art. 52 PA; ATF 122 V 157 consid. 1a et 122 V 11 

consid. 1b; arrêts du Tribunal administratif fédéral A-213/2013 du 29 avril 

2014 consid. 2, A-704/2012 du 27 novembre 2013 consid. 3.2; ALFRED 

KÖLZ/ISABELLE HÄNER/MARTIN BERTSCHI, Verwaltungsverfahren und Ver-

waltungsrechtspflege des Bundes, Zurich 2013, ch. 1135 s.). 

2.2 Le Tribunal administratif fédéral examine les décisions qui lui sont sou-

mises avec un plein pouvoir d’examen en fait et en droit. Le recourant peut 

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invoquer la violation du droit fédéral, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir 

d'appréciation (art. 49 let. a PA), la constatation inexacte ou incomplète des 

faits pertinents (art. 49 let. b PA) ou l'inopportunité (art. 49 let. c PA; cf. 

également ANDRÉ MOSER/MICHAEL BEUSCH/LORENZ KNEUBÜHLER, 

Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 2ème éd., Bâle 2013, n. 

marg. 2.149; ULRICH HÄFELIN/ GEORG MÜLLER/ FELIX UHLMANN, Allgemei-

nes Verwaltungsrecht, 6ème éd., Zurich/St. Gall 2010, n. 1758 ss). Le Tribu-

nal fait cependant preuve d'une certaine retenue lorsqu'il s'agit de juger de 

questions techniques ou liées à la sécurité, ou lorsque la décision de l'auto-

rité inférieure est conforme à la prise de position de l'instance spécialisée 

instituée par le législateur (ATF 131 II 683 consid. 2.3.2; ATAF 2012/18 

consid. 5.3, ATAF 2010/19 consid. 4.2, ATAF 2008/18 consid. 4). 

2.3 Il n'appartient en principe pas à l'autorité de recours d'établir les faits 

ab ovo. Dans le cadre de la présente procédure, il s'agit bien plus de vérifier 

les faits établis par l'autorité inférieure (cf. arrêts du Tribunal administratif 

fédéral A-704/2012 du 27 novembre 2013 consid. 3.3, A-5884/2012 du 27 

mai 2013 consid. 3.1, A-606/2012 du 24 janvier 2013 consid. 1.5.2; cf. éga-

lement MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. marg. 1.52; MOOR/POL-

TIER, op. cit., p. 820). S'il apparaît que celle-ci a procédé à une constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents, il convient en règle générale 

de lui renvoyer la cause (cf. art. 61 al. 1 PA). La constatation des faits est 

inexacte lorsque l’autorité inférieure a omis d'administrer la preuve d'un fait 

pertinent, a apprécié de manière erronée le résultat de l'administration d'un 

moyen de preuve, ou a fondé sa décision sur des faits erronés, en contra-

diction avec les pièces par exemple (arrêt du Tribunal administratif fédéral 

B-3662/2011 du 30 août 2012 consid. 3.1; B-532/2010 du 13 avril 2011 

consid. 5.1 ; A-4685/2007 du 24 juin 2009 consid. 4.2).  

2.4  

2.4.1 La procédure administrative est régie par le principe de la libre ap-

préciation des preuves (cf. art. 19 PA qui renvoie à l'art. 40 de la loi fédérale 

de procédure civile fédérale du 4 décembre 1947 [PCF, RS 273]). Ce prin-

cipe vaut également devant le Tribunal administratif fédéral (cf. art. 37 

LTAF). L'appréciation des preuves est libre en ce sens qu'elle n'obéit pas 

à des règles de preuve légales prescrivant à quelles conditions l'autorité 

devrait admettre que la preuve a abouti et quelle valeur probante elle de-

vrait reconnaître aux différents moyens de preuve les uns par rapport aux 

autres (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2C_1201/2012 et 2C_1202/2012 du 16 

mai 2013 consid. 4.5; arrêts du Tribunal administratif fédéral  

C-510/2013 du 3 septembre 2013 consid. 3.2 et C-6452/2011 du 4 janvier 

2013 consid. 4.2). Cette liberté d'appréciation, qui doit s'exercer dans le 

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cadre de la loi, n'est limitée que par l'interdiction de l'arbitraire (arrêts du 

Tribunal fédéral 2C_1201/2012 et 2C_1202/2012 précités consid. 4.5 et 

2C_47/2009 du 26 mai 2009 consid. 5.3). 

2.4.2 Il n'est en outre pas indispensable que la conviction de l'autorité con-

fine à une certitude absolue qui exclurait toute autre possibilité; il suffit 

qu'elle découle de l'expérience de la vie et du bon sens et qu'elle soit basée 

sur des motifs objectifs (cf. ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 128 III 271 consid. 

2b/aa; arrêt du Tribunal administratif fédéral A-629/2010 du 29 avril 2011 

consid. 3.2; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. marg 3.141).  

2.4.3 En revanche, si l'autorité de recours reste dans l'incertitude après 

avoir procédé aux investigations requises elle appliquera les règles sur la 

répartition du fardeau de la preuve. Dans ce cadre, et à défaut de disposi-

tions spéciales en la matière, le juge s'inspire de l'art. 8 du Code civil suisse 

du 10 décembre 1907 (CC, RS 210), en vertu duquel quiconque doit prou-

ver les faits qu'il allègue pour en déduire un droit (cf. arrêts du Tribunal 

administratif fédéral A-5884/2012 du 27 mai 2013 consid. 3.4.2, A-

606/2012 du 24 janvier 2013 consid. 1.5 et A-163/2011 du 1er mai 2012 

consid. 2.3; MOOR/POLTIER, op. cit. p. 299 s.; BENOIT BOVAY, Procédure 

administrative, Berne 2000, p. 182). De plus, la seule allégation ne suffit 

pas (cf. arrêts du Tribunal fédéral 2A.269/2005 du 21 mars 2006 consid.4 

et les références citées et 2A.109/2005 du 10 mars 2006 consid. 2.3 et 4.5; 

arrêt du Tribunal administratif fédéral A-163/2011 du 1er mai 2012 consid. 

2.3).  

3.  

La décision attaquée porte sur deux objets : d'une part, l'autorité inférieure 

a retiré avec effet immédiat les reconnaissances J+S du recourant, sur la 

base des art. 21 al. 1 lit. c OESp et 10 al. 3 de la Loi fédérale du 17 juin 

2011 sur l'encouragement du sport et de l'activité physique (LESp, RS 

415.0) pour une durée de quatre ans; d'autre part, elle lui a interdit, égale-

ment avec effet immédiat, de suivre un module J+S pendant toute la durée 

du retrait. Le litige comporte dès lors deux volets qui seront successive-

ment examinés ci-après (cf. consid. 5 et 6 pour le retrait des reconnais-

sances et 7 pour l’interdiction de suivre un module J+S). 

4.  

D'un point de vue formel, le recourant se plaint d’une violation de son droit 

d’être entendu. De nature formelle, le droit d'être entendu est une règle 

primordiale de procédure dont la violation entraîne en principe l'annulation 

de la décision attaquée sans égard aux chances de succès du recours sur 

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le fond (ANDREAS AUER/GIORGIO MALINVERNI/MICHEL HOTTELIER, Droit 

constitutionnel suisse, volume II, Les droits fondamentaux, 3ème éd., 

Berne 2013, n. 1358; cf. également ATF 137 I 195 consid. 2.1), si bien qu'il 

convient de l'examiner préliminairement. En effet, si l'autorité de recours 

constate la violation du droit d'être entendu, elle renvoie la cause à l'ins-

tance inférieure, qui devra entendre la personne concernée et adopter une 

nouvelle décision, quand bien même sur le fond celle-ci ne s'écartera pas 

de la solution qu'elle avait retenue lors de la décision annulée (cf. ATF 125 

I 113 consid. 3). 

4.1   

4.1.1 Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution 

fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst.; RS 101), sert 

non seulement à établir les faits, mais constitue également un droit indis-

sociable de la personnalité garantissant à un particulier de participer à la 

prise d'une décision qui touche sa position juridique. Il comprend, en parti-

culier, le droit pour la personne concernée de s'expliquer avant qu'une dé-

cision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux 

faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au 

dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre con-

naissance et de se déterminer à leur propos. En tant que droit de partici-

pation, le droit d'être entendu englobe donc tous les droits qui doivent être 

attribués à une partie pour qu'elle puisse faire valoir efficacement son point 

de vue dans une procédure (cf. ATF 132 II 485 consid. 3.2; ATF 129 II 497 

consid. 2.2 et les références citées). D'une manière générale, plus la déci-

sion est susceptible de porter gravement atteinte aux intérêts de la per-

sonne touchée, plus le droit d'être entendu doit lui être accordé et reconnu 

largement (cf. ATF 105 Ia 193 consid. 2b/cc; voir aussi l'arrêt du Tribunal 

fédéral 2P.46/2006 du 7 juin 2006 consid. 4.3 et les références citées).  

 

Le droit d'accès au dossier prévu aux art. 26 à 28 PA, découle du droit 

d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Selon la jurisprudence, en tant 

que garantie générale de procédure, le droit d'être entendu permet au jus-

ticiable de consulter le dossier avant le prononcé d'une décision. En effet, 

la possibilité de faire valoir ses arguments dans une procédure suppose la 

connaissance préalable des éléments dont l'autorité dispose (ATF 132 V 

387 consid. 3.1; ATF 126 I 7 consid. 2b). Le droit de consulter le dossier 

s'étend à toutes les pièces relatives à la procédure, sur lesquelles la déci-

sion est susceptible de se fonder (ATF 133 I 100 consid. 4.3; ATF 132 V 

387 consid. 3.2). 

 

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Page 10 

4.1.2 Selon la jurisprudence, la violation du droit d'être entendu, pour au-

tant qu'elle ne soit pas d'une gravité particulière, peut être considérée 

comme réparée lorsque la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant 

une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen (ATF 129 I 

129 et les références citées; HÄFELIN/MÜLLER/UHLMANN, op. cit., n. 1711; 

AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, op. cit., n. 1359 s.). Ce pouvoir d'examen, 

en fait et en droit, ne doit d'aucune façon être limité par rapport à celui de 

l'autorité de première instance et il ne doit en résulter aucun préjudice pour 

l'intéressé (ATF 137 I 195 consid. 2.3.2; ATF 133 I 201 consid. 2.2; ATF 

132 V 387 consid. 5.1; ATF 127 V 431 consid. 3d/aa; ATF 116 V 182 consid. 

3d; arrêts du Tribunal administratif fédéral A-4353/2010 du 28 septembre 

2010 consid. 3.1.2, A-102/2010 du 20 avril 2010 consid. 3.3 et A-7391/2008 

du 19 octobre 2009 consid. 4.1.3; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. 

marg. 3.112 s.). La réparation d'un vice éventuel doit cependant demeurer 

l'exception (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa; ATF 126 V 130 consid. 2b), en 

particulier lorsqu'il s'agit d'une violation grave, surtout parce que l'exercice 

différé du droit d'être entendu ne constitue le plus souvent qu'un succédané 

imparfait de l'audition préalable qui a été omise (ATF 135 I 279 consid. 2.6a 

et les arrêts cités). Néanmoins, même en cas de violation grave du droit 

d'être entendu, un renvoi de la cause pour des motifs d'ordre formel à l'ins-

tance précédente peut être exclu, par économie de procédure, lorsque cela 

retarderait inutilement un jugement définitif sur le litige (ATF 132 V 387 

consid. 5.1). Cela étant, une éventuelle guérison n'entre en considération 

que si la personne touchée ne subit aucun préjudice dans l'exercice différé 

du droit d'être entendu et dans la réparation du vice. Il ne serait en aucun 

cas admissible que l'autorité parvienne, par le biais d'une violation du droit 

d'être entendu, à un résultat qu'elle n'aurait jamais obtenu en procédant de 

manière correcte (ATF 135 I 279 consid. 2.6). 

4.2 En l'occurrence, le recourant prétend qu'en ne lui offrant pas la possi-

bilité de s'expliquer de manière complète sur le dossier avant de rendre sa 

décision du 10 février 2014, l'autorité inférieure aurait violé son droit d'être 

entendu. Seules des pièces isolées du dossier lui auraient été remises et 

il n'aurait pas eu accès en temps utile à l'intégralité de celui-ci. 

4.2.1 Certes, le Tribunal convient avec l'autorité inférieure que cette der-

nière a donné au recourant l'occasion de s'exprimer avant le prononcé que-

rellé. En effet, l'OFSPO lui a offert, le 18 décembre 2013, la possibilité de 

prendre position au sujet "d'éventuels comportements agressifs et autres 

menaces (de sa part) lors de formation J+S et activités gymniques dans le 

canton de (…)" (pièce n. 7 du dossier de l'autorité inférieure). Le recourant 

y a répondu le 6 janvier 2014 par courrier (pièce n. 8 du dossier de l'autorité 

A-1323/2014 

Page 11 

inférieure), puis encore le 9 janvier 2014 par courriels (cf. pièces n. 11 du 

dossier de l'autorité inférieure). Cela étant, le recourant s'est surtout ex-

primé pour dire qu'il ne voyait pas à quels faits l'OFSPO se référait et de-

mander des explications. Si en outre l'OFSPO a certes donné l'occasion 

au recourant de se déterminer sur de nouvelles informations – en fait celles 

transmises par le biais du rapport de l'U._______ du 22 janvier 2014 – en 

date du 23 janvier 2014, il ressort de la réponse du recourant du 1er février 

2014 que celui-ci se plaignait du manque de transparence et réclamait une 

entrevue afin de comprendre de quoi il s'agissait (cf. pièce n. 14 du dossier 

de l'autorité inférieure). Quant au courrier de son avocat du 5 février 2014, 

il ne contient pas de détermination sur les éléments relatés par l'OFSPO, 

mais bien une demande tendant à pouvoir consulter le dossier et déposer 

une détermination dans un délai à lui impartir. C'est sans lui transmettre 

ledit dossier et sans attendre sa détermination que l'OFSPO a statué, le 10 

février 2014. 

4.2.2 Il est marquant de constater que le recourant n'a pas eu connais-

sance de l'intégralité du dossier le concernant préalablement au prononcé 

entrepris. Avant qu'il soit représenté par un mandataire, il n'a certes pas 

formulé de demande expresse tendant à la consultation des pièces le com-

posant. Cela étant, ses demandes réitérées d'explications et de transpa-

rence du dossier sont suffisamment explicites et, par ailleurs, l'autorité in-

férieure n'avait pas mentionné dans ses courriers l'existence de documents 

écrits. Surtout, le courrier de son avocat du 5 février 2014 est parfaitement 

clair sur le fait qu'il requérait la consultation de l'intégralité du dossier pour 

pouvoir se déterminer utilement. Ledit dossier ne lui a toutefois pas été 

transmis avant le prononcé attaqué, mais après, plus précisément le 14 

février 2014. C'est donc sans permettre au recourant de prendre connais-

sance de tout le dossier et sans lui permettre de se prononcer sur tous les 

éléments le composant que l'autorité inférieure a statué. Dans ces condi-

tions, le droit d'être entendu du recourant a manifestement été violé.  

Peu importe d'ailleurs que l'autorité inférieure prétende qu' "une copie (du) 

rapport (de l'U._______) n'aurait rien apporté de plus au recourant, si ce 

n'est que la situation aurait été envenimée. Il est important d'ajouter que la 

présidente de l'U.______ a eu la même réaction que l'experte J+S, à savoir 

la crainte de revoir le recourant" (cf. réponse de l'autorité inférieure, p. 5). 

Si elle estimait devoir refuser sa consultation sur la base de l'art. 27 al. 1 

PA, pour préserver l'intérêt privé d’une personne, soit ici de la présidente 

de l'U._______ – auteur du rapport du 22 janvier 2014 – il appartenait à 

l'autorité inférieure de l'indiquer et de communiquer au recourant le con-

tenu essentiel de cette pièce, ce qu'elle ne saurait prétendre avoir fait par 

A-1323/2014 

Page 12 

le biais de son e-mail du 23 janvier 2014. En outre, si le rapport susdit ne 

devait en aucun cas parvenir à la connaissance de l'intéressé, l'autorité 

inférieure ne l'aurait certainement pas transmis au mandataire du recou-

rant, ce qu’elle a pourtant fait le 14 février 2014. Les motifs par lesquels 

elle légitime après coup le fait que le dossier n'ait pas été transmis au re-

courant avant le prononcé attaqué ne résistent dès lors pas à l’examen.  

Ainsi, en omettant de transmettre l'intégralité du dossier de la cause au 

recourant avant que la décision du 10 février 2014 ne soit rendue, l'autorité 

inférieure a violé son droit de consulter le dossier et partant, son droit d'être 

entendu. 

4.2.3 Reste à examiner si cette violation peut être réparée ou si elle doit 

nécessairement entraîner le renvoi de la cause à l’autorité inférieure. Ceci 

dépend – comme déjà indiqué – de savoir si le Tribunal dispose d’un pou-

voir de cognition identique à celui de l’autorité inférieure dans le cas d’es-

pèce et si le recourant a eu l’occasion d’exposer pleinement ses arguments 

devant la présente instance. 

 

Il s'agit d’examiner concrètement si le Tribunal voit son pouvoir de cognition 

restreint s’agissant des points spécifiques sur lesquels le droit d’être en-

tendu du recourant a été violé. Il sied de rappeler que la décision attaquée 

se fonde tant sur les faits évoqués par l’U._______ (cf. son rapport du 22 

janvier 2014), les conflits avec des experts J+S et l’extrait du casier judi-

ciaire du recourant. Il appartient ainsi au Tribunal d’apprécier si ces élé-

ments justifient le retrait pendant quatre ans des reconnaissances J+S du 

recourant, respectivement l’interdiction de suivre un module ou un cours 

J+S pendant cette période de retrait, au regard de la législation applicable 

en la matière. Or, pour ce faire, il n'y a pas lieu de faire appel à des con-

naissances techniques au sujet desquelles le Tribunal de céans devrait 

faire preuve de retenue (cf. consid. 2.2 ci-avant). Ainsi le pouvoir de cogni-

tion dont dispose le Tribunal à ce sujet est aussi large que celui de l'autorité 

inférieure. Il apparaît en outre que le recourant a pu pleinement exposer 

ses arguments devant la présente instance, après avoir reçu – de l’autorité 

inférieure – une copie du dossier, le 14 février 2014. Le recourant a en effet 

pu s'exprimer dans le recours, dans le cadre du mémoire de réplique du 18 

août 2014 et à l'occasion d'observations finales du 12 décembre 2014. 

Même si la violation du droit d’être entendu apparaît grave, il appert ainsi 

que le droit d’être entendu du recourant peut être considéré comme guéri. 

Cette conséquence est en effet conforme au principe de l'économie de pro-

cédure, qui s'opposerait dans le cas présent à un renvoi de la cause pour 

de purs motifs formels à l'autorité inférieure. Bien que le recours soit doté 

A-1323/2014 

Page 13 

de par la loi de l'effet suspensif, le recourant ne tirerait pas avantage d'un 

éventuel renvoi de la cause à l'autorité inférieure. Même s’il pourrait avoir 

intérêt à ce qu’un prononcé lui retirant ses reconnaissances J+S et lui in-

terdisant toute participation à un module ou à un cours J+S intervienne le 

plus tard possible, vu l’effet suspensif accordé de par la loi au recours, il 

apparaît que le recourant ne sollicite pas un renvoi pour motif formel à 

l’autorité inférieure. Il faut donc considérer qu’il a plutôt intérêt à ce que 

cette affaire soit tranchée rapidement, ce qui peut se concevoir vu sa na-

ture.  

 

5.    

5.1 Aux termes de l'art. 6 LESp, la Confédération dirige un programme 

"Jeunesse et Sport", destiné aux enfants et aux jeunes. Le programme J+S 

est ainsi géré par la Confédération et par les cantons en partenariat avec 

les fédérations sportives. Les cantons assument des tâches très variées 

dans la formation des cadres, administrent en partie la formation des 

jeunes et veillent au respect des règles de fonctionnement. Les fédéra-

tions, quant à elles, délèguent leurs spécialistes pour développer leurs dis-

ciplines et les modules de formation et de formation continue J+S. Les 

clubs, enfin, proposent des activités sportives durables et adaptées à l'âge 

des participants et font un usage ciblé des subventions J+S destinées au 

sport pour les jeunes. Le programme J+S a notamment pour but de con-

cevoir et d'encourager un sport adapté aux enfants et aux jeunes en tenant 

compte des principes de l'éthique et de la sécurité dans le sport (art. 2 al. 

1 lit. b OESp). Le programme susdit doit contribuer au développement et à 

l'épanouissement des jeunes d'un point de vue pédagogique et en termes 

d'intégration sociale et de santé (art. 2 al. 1 lit. c OESp) ainsi que préparer 

les moniteurs de sport à leurs tâches de cadres J+S en leur offrant une 

formation spécifique, une formation continue adaptée à leurs besoins et un 

suivi dans l'exercice de leur fonction (cf. art. 2 al. 1 lit. e OESp et Message 

concernant la loi sur l'encouragement du sport et la loi fédérale sur les sys-

tème d'information de la Confédération dans le domaine du sport du 11 

novembre 2009, in: FF 2009 7402, p. 7423). Afin de permettre la réalisation 

des buts susmentionnés, les cadres J+S doivent appliquer, dans le cadre 

de leur activité, les principes de l'éthique et de la sécurité dans le sport 

ainsi que la conception J+S (art. 15 OESp). 

 

L’art. 9 al. 3 LESp délègue au Conseil fédéral la compétence de définir les 

offres de formation et de fixer les conditions d'attribution, de suspension, 

de retrait et de caducité des certificats de cadres "Jeunesse et Sport". Le 

Conseil fédéral a fait usage de cette délégation. Ainsi, aux termes de l’art. 

13 al. 1 OEsp, font partie des cadres J+S toutes les personnes titulaires 

A-1323/2014 

Page 14 

d’une reconnaissance (let. a) de moniteur J+S, (let. b) de coach J+S, (let. 

c) d’entraîneur de la relève J+S et (let. d) d’expert J+S. Aux termes de l’ali-

néa 2, quiconque a suivi avec succès la formation ad hoc peut être reconnu 

cadre J+S. L’OFSPO décerne la reconnaissance de cadre sur la proportion 

de l’organisateur de la formation des cadres. Dans des cas justifiés, 

l’OFSPO peut s’écarter de cette proposition. Selon l’alinéa 3, la reconnais-

sance doit être renouvelée tous les deux ans. Pour ce faire, la personne 

concernée doit suivre un cours de formation continue. L’art. 20 al. 1 OEsp 

prévoit que la reconnaissance de cadre J+S est valable jusqu’à la fin de la 

deuxième année civile suivant son obtention ou suivant la dernière forma-

tion continue ; la reconnaissance est supprimée si l’obligation de formation 

continue n’est pas remplie.  

5.2 Deux dispositions permettent à l’OFSPO de retirer à un cadre J+S cette 

reconnaissance, dont l’une (l’art. 10 al. 3 LESp) trouve place dans la loi et 

l’autre (l’art. 21 al. 1 OESp), fondée sur la délégation de compétence de 

l’art. 9 al. 3 LESp, dans l’ordonnance.  

5.2.1 Aux termes de l'art. 10 al. 3 LESp, si la personne a été condamnée 

par un jugement entré en force pour une infraction incompatible avec la 

fonction de cadre "Jeunesse et sport", l'OFSPO refuse ou retire le certificat. 

Il découle de la disposition susmentionnée que la condamnation doit être 

incompatible avec la fonction de cadre J+S et qu’elle doit être définitive et 

exécutoire. Si cette dernière notion se laisse aisément appréhender, celle 

d'"incompatibilité avec la fonction de cadre J+S" l’est moins. Afin de déter-

miner quelle infraction peut être incompatible avec la fonction de cadre 

J+S, il est utile de prendre en compte la nature de l'infraction commise, les 

faits à la base de ladite infraction ainsi que l'ensemble des circonstances 

dans lesquelles elle s'est déroulée. Finalement, il est pertinent de comparer 

l'ensemble de ces éléments avec la nature de la fonction de cadre J+S 

ainsi que les obligations rattachées à ladite fonction. 

A noter encore qu'avant l'entrée en vigueur de la LESp et de son ordon-

nance, le 1er octobre 2012, la matière était régie par la loi fédérale du 17 

mars 1972 encourageant la gymnastique et les sports (RO 1972 909) et 

l'ordonnance concernant l'encouragement de la gymnastique et des sports 

du 21 octobre 1987 (ordonnance sur l'encouragement des sports), dont 

l'art. 21 al. 1 – dans sa teneur du 1er janvier 2008 au 1er octobre 2012 – 

était libellé comme suit : L'OFSPO peut suspendre la reconnaissance d'un 

moniteur, d'un coach, d'un formateur ou d'un expert J+S ou la lui retirer : 

(let. a) en cas d'infraction, commise intentionnellement ou par négligence 

A-1323/2014 

Page 15 

grave, aux obligations fixées dans la présente ordonnance ou dans l'ordon-

nance du département en découlant, ainsi qu'aux charges et conditions 

fixées au cas par cas par l'OFSPO; (let. b) en cas de procédure pénale 

contre un cadre. L'alinéa 2 spécifiait que, dans les cas moins graves, 

l'OFSPO peut émettre un avertissement. Sous l'empire de l'ordonnance de 

1987, une condamnation entrée en force n'était donc pas requise et 

l'ordonnance n'indiquait rien concernant la nature de l'infraction pénale po-

tentiellement en cause.  

5.2.2 Selon l'art. 21 al. 1 OESp, l'OFSPO peut suspendre ou retirer la re-

connaissance d'un cadre en cas de (let. a) non-respect des obligations ins-

crites dans la loi, dans la présente ordonnance ou dans les dispositions 

d’exécution qui en découlent ; (let. b) d’inaptitude de ce cadre à accomplir 

sa tâche, ou (let. c) de collaboration impossible entre ce cadre, d'une part, 

et l'OFSPO ou le service cantonal J+S, d'autre part, en raison de la dégra-

dation de leurs rapports de confiance. Finalement, l'art. 21 al. 2 et 3 OESp 

prévoit des mesures alternatives au retrait ou à la suspension des recon-

naissances, pour tenir compte du principe de la proportionnalité, telles que 

le fait de lier la poursuite de l'activité de cadre J+S à des charges ou, dans 

les cas moins graves, celui d'émettre un avertissement. Le retrait ainsi que 

la suspension des reconnaissances constituent ainsi l’ultima ratio 

L’art. 21 al. 1 let. c OESp prévoit que la collaboration doit être devenue 

"impossible". Elle présuppose donc une rupture totale de la possibilité de 

dialoguer et d'assurer le bon déroulement du programme J+S, et non de 

simples difficultés. La collaboration "impossible" est placée, à l’art. 21 al. 1 

let. c OESp, en corrélation directe avec la dégradation des rapports de 

confiance. Ainsi, une collaboration ne peut devenir "impossible" que par 

suite d’une dégradation des rapports de confiance : il existe un rapport de 

cause à effet entre ces deux notions. De surcroît, le rapport de confiance 

visé par l'art. 21 al. 3 let. c OESp n'attrait qu'à la relation existant entre le 

cadre J+S d'une part, et l'OFSPO ou le service cantonal J+S d'autre part. 

Ainsi d'autres personnes ou entités susceptibles d'intervenir dans le do-

maine J+S, tels que les fédérations, associations et sociétés de gymnas-

tique, ainsi que leurs employés et membres, ne sont pas visés. 

5.3 S’agissant de la légalité de cette disposition, laquelle est mise en cause 

par le recourant, il s’agit de considérer ce qui suit. 

 

5.3.1 Au niveau fédéral, la compétence d'édicter des règles de droit relève 

en principe de l'Assemblée fédérale, qui légifère alors sous la forme d'une 

loi fédérale ou d'une ordonnance (cf. art. 163 al. 1 Cst.). Dans la mesure 

A-1323/2014 

Page 16 

où la Constitution ou la loi l'y autorisent, le Conseil fédéral peut également 

édicter des règles de droit, sous la forme d'une ordonnance (art. 182 al. 1 

Cst.). Le Conseil fédéral veille par ailleurs à la mise en œuvre de la légi-

slation fédérale (cf. art. 182 al. 2 Cst.). Toutes les dispositions importantes 

qui fixent des règles de droit doivent être édictées sous la forme d'une loi 

fédérale (art. 164 al. 1 Cst.), à moins d'une délégation de compétence an-

crée dans la loi (cf. art. 164 al. 2 Cst.).  

5.3.2 L'art. 182 Cst. introduit la distinction entre ordonnances d'exécution 

(Vollzugsverordnungen) et ordonnances dites de substitution (Ge-

setzesvertretende Verordnungen). Les premières ne peuvent contenir que 

des règles qualifiées de secondaires, à savoir de simples règles d'exécu-

tion destinées à concrétiser la loi, à en préciser le sens, à en définir les 

termes ou à en combler les lacunes d'importance secondaire, dans la me-

sure où l'exécution de la loi l'exige (tel est le cas, par exemple, lorsque la 

loi emploie des termes vagues et imprécis ou soulève des questions d'or-

ganisation et de procédure); elles doivent s'en tenir au cadre légal et ne 

peuvent adopter des règles nouvelles limitant des droits ou imposant de 

nouveaux devoirs, même si ces règles sont compatibles avec le but de la 

loi. Les secondes, en revanche, ne se contentent pas d'exécuter la loi, mais 

la complètent et se substituent à elle en introduisant – avec l'accord du 

législateur, c'est-à-dire sur la base d'une délégation contenue dans une loi 

formelle – des règles primaires, autrement dit de nouvelles règles imposant 

de nouvelles obligations ou conférant de nouveaux droits qui devraient nor-

malement figurer dans la loi (cf. ATF 134 I 322 consid. 2.4, ATF 134 I 313 

consid. 5.3, ATF 133 II 331 consid. 7.2.2, et la jurisprudence citée; ATAF 

2011/60 consid. 4.3.2, ATAF 2009/6 consid. 5.1, et les références citées; 

THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, Zurich 2011, n. 323 s. 

p. 107 s; PASCAL MAHON, in: Aubert/Mahon, Petit commentaire de la Cons-

titution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999, Zu-

rich/Bâle/Genève 2003, ad art. 182 Cst., p. 1378ss, spéc. p. 1380s. n. 11). 

Ceci dit, les ordonnances de substitution présentent le plus souvent un 

contenu mixte, fait à la fois de simples règles d'exécution et de règles pri-

maires (cf. MAHON, op. cit., p. 1381 n. 11).  

5.3.3 Le Tribunal examine en principe librement la légalité et la constitu-

tionnalité des dispositions d'application prises par le Conseil fédéral. En 

présence d'une ordonnance reposant sur une délégation législative, il se 

borne toutefois à examiner si le Conseil fédéral est resté dans les limites 

des pouvoirs qui lui ont été conférés par la loi, mais ne peut pas contrôler 

si la délégation elle-même est admissible. Lorsque la norme de délégation 

accorde au Conseil fédéral un large pouvoir d'appréciation, le Tribunal est 

A-1323/2014 

Page 17 

lié par cette clause (conformément à l'art. 190 Cst.) et ne peut pas substi-

tuer sa propre appréciation à celle du Conseil fédéral; il doit alors se limiter 

à examiner si l'ordonnance, respectivement les dispositions incriminées de 

celle-ci, sortent manifestement du cadre de la délégation de compétence 

prévue par la loi ou si, pour d'autres motifs, elles sont contraires à la loi ou 

à la Constitution (cf. ATF 136 II 337 consid. 5.1, ATF 136 I 197 consid. 4.2, 

ATF 130 I 26 consid. 2.2.1, et la jurisprudence citée; ATAF 2011/60 précité 

consid. 4.3.3, ATAF 2009/6 précité consid. 5.1.2, et la jurisprudence citée; 

HÄFELIN/MÜLLER/UHLMANN, op. cit., n. 408a p. 93; MAHON, op. cit. n. 13 ad. 

art. 190 Cst.). Il doit ainsi se borner à vérifier si la disposition litigieuse est 

propre à réaliser objectivement le but visé par la loi sans se soucier, en 

particulier, de savoir si elle constitue le moyen le plus approprié pour at-

teindre ce but. Ce contrôle se confond pratiquement avec le contrôle de 

l'arbitraire de la réglementation ou de la disposition proposée (ATF 131 II 

562 consid. 3.2, ATF 129 II 160 consid. 2.3 et les références citées; ATAF 

2007/43 consid. 4.4.1 et les références citées; plus récents, arrêts du Tri-

bunal administratif fédéral A-4602/2012 du 22 août 2013 consid. 4.3.1; C-

1827/2012 du 1er octobre 2012 consid. 2.4 et les références citées; cf. éga-

lement HÄFELIN/MÜLLER/UHLMANN, op. cit. n. 408a p. 93). 

5.3.4 L'art. 9 al. 3 LESp délègue au Conseil fédéral la compétence de fixer 

notamment les conditions de suspension et de retrait des certificats de 

cadres "Jeunesse et Sport", compétence dont il a fait usage à l’art. 21 

OESp. Cette disposition ne traitant pas d’un autre objet, il n’est pas con-

testable qu’elle demeure dans les limites posées par la délégation législa-

tive. La formulation de l'art. 9 al. 3 LESp laisse au Conseil fédéral un large 

pouvoir d'appréciation dans la fixation des conditions d'attribution, de sus-

pension ou de retrait des reconnaissances J+S (Message concernant la loi 

sur l'encouragement du sport et la loi fédérale sur les système d'information 

de la Confédération dans le domaine du sport du 11 novembre 2009 in: FF 

2009 7402, p. 7478). Il s’agit ainsi d’examiner si elle est propre à réaliser 

objectivement le but visé par la loi, sans aller jusqu’à déterminer si elle 

constitue le moyen le plus approprié. 

A cet égard, la Cour de céans considère que le critère choisi pour retirer 

ou suspendre la reconnaissance à l’art. 21 al. 1 let. c OESp – c’est-à-dire 

le fait que la collaboration entre les acteurs concernés par la disposition 

soit devenue impossible en raison d'une dégradation des rapports de con-

fiance – constitue un motif sérieux et objectif, propre à réaliser le but pour-

suivi par la loi. En effet, le bon déroulement du programme J+S et la pour-

suite de ses buts ne peuvent plus être assurés dans ce cas de figure. Il 

A-1323/2014 

Page 18 

sied de souligner que les principaux protagonistes sont amenés à se cô-

toyer et à garder contact régulièrement tant pour permettre l'organisation 

de cours de formation continue que pour assurer le bon déroulement de 

divers camps. La collaboration entre le cadre et le service cantonal J+S, 

respectivement l’OFSP, est ainsi essentielle. L'ensemble du programme 

J+S est en outre principalement fondé sur un rapport de confiance réci-

proque entre les autorités compétentes et le cadre, étant précisé que celui-

ci agit la plupart du temps avec une large autonomie et dirige de manière 

indépendante le déroulement de ses cours, sans pour autant être soumis 

constamment à la surveillance du service cantonal, dont les contrôles sont 

périodiques (art. 30 al. 2 OESp) ou de l'OFSPO, lequel intervient sur rap-

port (art. 30 al. 3 OESp). Le lien de confiance entre le cadre et le service 

cantonal J+S et/ou l'OFSPO est d’autant plus primordial que le cadre est 

amené à travailler avec des enfants et des adolescents.  

 

Le Tribunal de céans retient également que l'art. 21 al. 1 lit. c OESp res-

pecte pleinement le principe de la proportionnalité et n'introduit pas de dis-

tinctions injustifiées. En effet, dite disposition ne permet pas de retirer une 

reconnaissance en présence de problèmes peu conséquents : elle prévoit 

que la collaboration doit être devenue impossible. Pour les problèmes de 

collaboration de moindre ampleur, les alinéas 2 et 3 de l’art. 21 OESp pré-

voient d'autres mesures susceptibles d'être prononcées.  

Au regard des développements qui précèdent, l'art. 21 al. 1 let. c OESp 

constitue une disposition propre à réaliser le but visé par la loi et n'est pas 

contraire à la loi ou à la Constitution.  

5.4 Le retrait d'une autorisation administrative doit respecter le principe de 

la proportionnalité, généralement applicable en droit public. Ce principe 

comporte traditionnellement trois aspects : d'abord le moyen choisi doit 

être propre à atteindre le but fixé (règle d'aptitude); deuxièmement, entre 

plusieurs moyens, il faut choisir celui qui porte l'atteinte la moins grave aux 

intérêts privés (règle de nécessité); enfin, il faut mettre en balance les effets 

de la mesure choisie sur la situation de l'administré avec le résultat es-

compté du point de vue de l'intérêt public (proportionnalité au sens étroit; 

ATF 125 I 474 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 2A.72/2005 du 6 mai 

2005 consid. 4.1). 

 

Le retrait d'une autorisation administrative portant sur l'exercice d'une acti-

vité déterminée n'obéit pas à la même logique selon qu'il est prononcé pour 

une durée déterminée ou indéterminée. Ainsi, l'autorité pourra sanctionner 

un manquement ponctuel par un retrait de durée déterminée qui a pour 

A-1323/2014 

Page 19 

finalité de dissuader l'intéressé de commettre à l'avenir de nouveaux man-

quements. Sa durée doit correspondre à ce qui est probablement néces-

saire pour que la sanction produise cet effet dissuasif. Dans cette perspec-

tive, il y a lieu de tenir compte de ce qu'une sanction est d'autant plus du-

rement ressentie qu'elle affecte plus gravement la personne concernée et 

que, partant, une durée d'autant plus courte suffira à produire l'effet es-

compté. C'est en revanche un retrait de durée indéterminée qui doit être 

prononcé lorsque les manquements dénotent chez l'intéressé une incapa-

cité à exécuter correctement l'activité faisant l'objet de l'autorisation en 

question. Divers éléments peuvent entrer en ligne de compte pour l'appré-

ciation du cas comme, par exemple, le manque de compétences, le défaut 

de certaines aptitudes, notamment l'absence de qualités morales ou ca-

ractérielles, ou encore des problèmes de santé physique ou psychique. Et 

les incidences de la mesure sur sa situation personnelle et économique ne 

sauraient avoir une importance décisive (arrêt du Tribunal fédéral 

2A.72/2005 du 6 mai 2005 consid. 4.1).  

 

6.  

En l'espèce, il conviendra d'examiner si le retrait des reconnaissances J+S 

du recourant est justifié au regard des dispositions invoquées par l’autorité 

inférieure. Au préalable, il sied de remarquer que – dans la décision atta-

quée – l’OFSPO se fonde sur l’art. 10 al. 3 LESp ainsi que sur l’art. 21 al. 

1 let. a à c OESp, sans plus de distinction quant à la lettre spécifique qui 

serait visée. Elle explique encore : « au vu de la situation conflictuelle avec 

l’U._______ et plus particulièrement avec un expert J+S, il est difficilement 

envisageable de songer à une collaboration et ainsi à la participation du 

(recourant) à un module J+S » (cf. décision attaquée p. 3 ch. 3). Il faut en 

déduire qu’elle fonde sa décision sur l’art. 21 al. 1 let. c OESp, ce qui est 

corroboré par sa réponse au recours, dans laquelle elle explique « dans le 

cas présent, l’OFSPO a retiré la reconnaissance du recourant, entre 

autres, pour des raisons de difficulté de collaboration. En effet, la volonté 

du recourant de renouveler sa reconnaissance J+S en 2014 a déclenché 

de vives réactions qui ont été difficilement gérables pour l’office J+S du 

canton de (…). Comme précité, si le recourant avait pris part au module, 

les expertes J+S n’auraient pas assuré la formation par crainte, même des 

années plus tard » (cf. réponse au recours, p. 7 ch. II). L’autorité inférieure 

ne prétend donc pas que le recourant aurait violé des obligations inscrites 

dans la loi, l’OESp ou les dispositions d’exécution qui en découlent ; elle 

ne fait pas non plus valoir que le recourant serait frappé d’inaptitude à ac-

complir sa tâche. C’est dès lors exclusivement à l’aune de l’art. 21 al. 1 let. 

c OESp que le Tribunal de céans examinera le bien-fondé du retrait des 

reconnaissances (consid. 6.1). Dans un second temps, il appartiendra au 

A-1323/2014 

Page 20 

Tribunal de céans de déterminer si ce retrait se concevrait au vu de la con-

damnation pénale du recourant, sur la base de l'art. 10 al. 3 LESp (consid. 

6.2). 

 

6.1 Le Tribunal de céans se doit d’examiner si la collaboration entre le re-

courant et l’OFSP ou le service cantonal J+S est devenue impossible, en 

raison d’une dégradation de leurs rapports de confiance, comme l’OFSPO 

le soutient, fondé sur l’art. 21 al. 1 let. c OESp. C'est ici le lieu de souligner 

que la question du droit dans le temps (application de l'ordonnance sur 

l'encouragement des sports au lieu de l'art. 21 al. 1 let. c OESp), évoquée 

par le recourant (cf. recours, p. 6) ne revêt qu'un intérêt théorique, vu les 

conclusions qui résultent du présent considérant (cf. infra consid. 6.1.4).  

6.1.1 Le Tribunal constate que l'OFSPO a été saisi de l'affaire à la fin de 

l'année 2013, à l'initiative du Service cantonal J+S qui a d'ailleurs été mis 

en copie (cf. courrier de l'OFSPO du 18 décembre 2013, sous pièce 7 du 

dossier de l'autorité inférieure). L'élément déclencheur a été le refus de 

l'experte J+S C._______ de diriger un module de perfectionnement J+S 

prévu le 15 février 2014, auquel le recourant s'était inscrit, refus motivé en 

référence à des faits survenus près de 6 ans plus tôt, en mars 2008. Dans 

son e-mail adressé à l'OFSPO, l'experte précitée a en effet relaté ce qui 

suit "Au début, j'avais un très bon contact avec X._______ car j'ai été sa 

gymnaste durant 2 ans et j'entraînais durant les camps de gym qu'il orga-

nisait. Les choses se sont dégradées suite à une bagarre qu'il y a eu entre 

lui et un autre moniteur. Je ne l'ai pas soutenu car je trouvais qu'il avait tort 

de réagir ainsi. Il m'a donc cataloguée dans la catégorie ennemie. Depuis 

ce jour, il m'a critiquée et a été insupportable avec moi. En parallèle, j'ai 

donné des cours pour J+S et l'U._______. Lors du cours J+S kids, il a at-

tendu, ainsi que son coéquipier de l'époque (…), que tous les participants 

partent de la salle pour venir vers moi m'agresser. X._______ m'a insultée, 

rabaissée et m'a menacée de me "casser la gueule" pour m'enlever ce petit 

sourire. J'ai bien cru qu'il en viendrait aux mains. J'ai alors dit que mon 

copain (mon mari actuel) qui est policier devait venir me chercher, ils sont 

alors partis. C'est pourquoi je ne désire plus donner de cours à X._______ 

d'autant plus qu'il se retrouve avec les nombreux moniteurs du canton qu'il 

s'est mis à dos" (cf. courriel de C._______ du 8 décembre 2013 à 

l'OFSPO). Dans son recours et ses écritures ultérieures, le recourant n'a 

pas présenté sa version des faits survenus en 2008, ce dont on ne saurait 

déduire qu'il reconnaît le récit qu'en a fait l'experte précitée (au contraire; 

voir son recours p. 7 : "en retenant pour véridiques les indications de Mme 

C._______, l'OFSPO a également procédé à une constatation inexacte 

des faits"). 

A-1323/2014 

Page 21 

Il n'apparaît toutefois pas nécessaire pour le Tribunal de céans d'établir si 

les faits remontant à 2008 relatés par cette experte se sont bien déroulés 

selon le récit qu'elle en a fait. En effet, celle-ci ne fait pas partie du service 

cantonal J+S ni d'ailleurs de l'OFSPO. Ses rapports avec le recourant ne 

sont donc pas ceux qui sont visés à l'art. 21 al. 1 let. c OESp. En outre, 

l'OFSPO ne saurait se fonder sur le seul refus de l'experte précitée pour 

prétendre que toute collaboration entre d'une part le Service cantonal J+S, 

l'OFSPO et d'autre part le recourant serait devenue impossible : les faits 

remontant à 2008 relatés par l'experte n'ont, si l'on en juge par le dossier 

produit par l'OFSPO, pas été rapportés à l'époque au service cantonal J+S 

ou à l'OFSPO. Force est d'admettre que si le recourant ne s'était pas inscrit 

au cours de perfectionnement donné par cette experte, ce récit ne serait 

pas parvenu à la connaissance de l'autorité inférieure ou du service canto-

nal J+S. Si le comportement du recourant était de nature à justifier à 

l'époque une intervention de l'autorité inférieure, il appartenait à l'experte 

en question – ou à la société de gym dont elle faisait partie, pour autant 

qu'elle en eût connaissance – d'en informer le service cantonal J+S, lequel 

aurait à son tour dénoncé le comportement du recourant à l'OFSPO. Rien 

de tel n'a toutefois été entrepris en 2008. 

Près de six ans après, il n'est plus possible auxdites autorités de se fonder 

sur ces éléments pour prétendre que le lien de confiance serait rompu et 

la collaboration devenue impossible, d'autant qu'aucune investigation n'a 

été menée par leurs soins (notamment en auditionnant le coéquipier dont 

parlait cette experte ainsi que le mari de celle-ci) alors même qu'il appar-

tient à l'autorité inférieure de démontrer les faits justifiant un retrait des re-

connaissances. Certes, ces éléments n'étaient apparemment pas connus 

du service cantonal ni de l'OFSPO avant fin 2013. Toutefois, précisément, 

il faut croire que leur importance n'a pas justifié, à l'époque, un rapport au 

service cantonal ou à l'OFSPO ou que – si rapport il y a eu – celui-ci est 

demeuré sans suites. Dans ces conditions, l'on voit mal comment – près 

de six ans plus tard – ces mêmes faits justifieraient un retrait des recon-

naissances J+S, fondé sur une collaboration impossible consécutive à une 

dégradation des rapports de confiance. Le Tribunal de céans n'entend pas 

procéder à l'audition des témoins requis par l'autorité inférieure (cf. ré-

ponse, p. 6 et duplique, p. 3 et 4). Il importe surtout que les faits n'aient pas 

été rapportés aux instances J+S à l'époque où ils se sont produits, de sorte 

que l'audition de ces témoins n'apporterait aucun élément déterminant et 

qu'il y est dès lors renoncé, par appréciation anticipée des preuves. 

Certes, l'OFSPO fait valoir que ce sont les craintes éprouvées par l'experte 

précitée qui affectent le rapport de confiance que cet office – ainsi que le 

A-1323/2014 

Page 22 

service cantonal – devraient pouvoir maintenir avec le recourant. Toutefois, 

ces craintes ne se laissent pas appréhender sans les faits qui les justifie-

raient.  

Ceci ne signifie pas que ces craintes soient inexistantes ou infondées. Le 

raisonnement est tout autre : le Tribunal de céans considère que – pour 

que l'OFSPO et le service cantonal J+S puissent prétendre que la collabo-

ration avec le recourant est devenue impossible – il n'est pas suffisant de 

se référer à des faits relatés par une personne, survenus six ans plus tôt 

et qui n'ont fait l'objet à l'époque d'aucune plainte pénale ou rapport à 

l'autorité J+S compétente. 

Ceci ne signifie pas non plus, loin s'en faut, que l'experte précitée était 

tenue de dispenser le module de perfectionnement en question auquel le 

recourant s'était inscrit, respectivement que le recourant pouvait participer 

à ce module. Il appartient, dans le présent contexte, au Tribunal de céans 

d'évaluer si la collaboration entre le recourant et l'OFSPO, respectivement 

le service cantonal J+S, est devenue impossible en raison d'une dégrada-

tion de leurs rapports de confiance, ce qui est différent.  

6.1.2 Il demeure à examiner si d'autres éléments justifient le prononcé de 

retrait.  

L'OFSPO indique qu'à la suite des réponses données par le recourant, 

contact a été pris avec l'U._______ dans le but d'obtenir des informations 

quant à leurs relations avec le recourant (cf. décision entreprise, p. 2 ch. 

5). Le document de l'U._______ du 22 janvier 2014 (pièce n° 12 du dossier 

de l'autorité inférieure) lui a alors été transmis, lequel fait état d'une mise à 

l'écart du recourant des activités gymniques de cette association, consé-

cutivement à plusieurs éléments décrits comme suit : "tout d'abord connu 

pour avoir été mis à la porte d'une belle poignée de sociétés de gym du 

canton pour vol dans les vestiaires; il a ensuite été mis à la porte de la FSG 

pour laquelle il n'administrait pas correctement les camps agrès pour la 

Suisse romande dont il était responsable. L'U._______ a cessé d'avoir re-

cours à son monitorat car il ne préparait pas ses leçons à l'avance et de ce 

fait dérogeait aux exigences de son cahier des charges. En tant que prési-

dent de sociétés, il a toujours été dans l'incapacité de payer les finances 

d'inscription de ces gymnastes dans les délais ce qui a entraîné des inter-

dictions de concourir selon les règlements en vigueur. Contrarié, il nous a 

demandé des dérogations. Devant toutes les particularités de fonctionne-

ment du (recourant), nous avons proposé une convention de fonctionne-

ment qu'il a refusée. En conséquence, l'U._______ a exigé de sa société 

A-1323/2014 

Page 23 

de le démettre de cette responsabilité pour les compétitions. Ses difficultés 

comportementales l'ont conduit à des conflits avec le responsable agrès 

individuel de l'U._______, ces événements ont eu lieu dans l'enceinte des 

concours de l'U._______; la mesure visant une exclusion de ce membre 

de la FSG a été évitée de justesse. Par contre, l'U._______ a interdit (le 

recourant) de fréquentation des manifestations de l'U._______ pendant un 

ou deux ans. L'U._______ a au début accepté de participer aux démêlés 

opposant (le recourant) et les parents de gymnastes en présence de sa 

société. Puis, les dérapages prenant des proportions ingérables pour les 

bénévoles de sa société, il y a eu une démission de tout le comité de sa 

société d'appartenance. On peut évaluer à deux personnes du comité can-

tonal pendant deux ans pour rétablir le calme dans le haut du canton suite 

aux divergences d'intérêt opposant (le recourant) aux autres sociétés de 

(…).". L'U._____ conclut en relevant que "même si (le recourant) devait 

être reconnu dans sa formation, l'U.______ ne l'engagerait pas comme di-

rigeant ou expert, en raison de tous les tracas énumérés ci-dessus, pour 

la non-conformité du personnage avec les règlements et l'incertitude de ne 

pouvoir garantir le bien être des gymnastes, des parents et de tout son 

entourage".  

Dans la décision entreprise, l'OFSPO a tiré argument de "la situation con-

flictuelle avec l'U.______" et des "faits évoqués" par celle-ci (voir décision 

attaquée, p. 3 ch. 3). Le recourant a indiqué qu'il avait bien eu un litige avec 

Y._______ (de l'U._______) et Mme Z.______ (Présidente de l'U.______), 

mais ne s'est pas expliqué plus avant à ce sujet (cf. réplique, p. 3). Dans 

sa lettre à l'OFSPO du 1er février 2014 (cf. pièce n° 14 du dossier de l'auto-

rité inférieure), sur la base des éléments qui lui avaient alors été commu-

niqués, il avait contesté les reproches qui lui étaient adressés.  

Cela étant, il faut relever – ici encore – que les relations de l'U.______ avec 

le recourant ne sont pas celles qui sont visées à l'art. 21 al. 1 let. c OESp. 

Le critère de retrait des reconnaissances J+S, tel qu'il ressort de cette dis-

position, est la collaboration impossible entre le recourant et l'OFSPO ou 

le service cantonal J+S ensuite d'une dégradation de leurs rapports de 

confiance. En d'autres termes, ce n'est pas parce que l'U._______ n'ac-

corde plus sa confiance au recourant que, d'office, le service cantonal J+S 

et l'OFSPO peuvent ou doivent en faire de même. Certes, des faits relatifs 

au recourant portés par l'U._______ à la connaissance de l'OFSPO ou du 

Service cantonal J+S peuvent atteindre ce lien de confiance. Toutefois, 

dans le cas présent, la plupart des éléments ressortant du document de 

l'U.______ du 22 janvier 2014 (vols dans les vestiaires, non administration 

A-1323/2014 

Page 24 

correcte des camps agrès dont il était responsable, incapacité systéma-

tique de payer les finances d'inscription de ses gymnastes, refus d'une 

convention de fonctionnement, démêlés avec les parents de gymnastes, 

démission de tout le comité de sa société d'appartenance, implication de 

deux personnes du comité de l'U._______ pour rétablir le calme, etc ) ne 

sont pas démontrés. Le dossier de l'U._______ – tel que produit par l'auto-

rité inférieure – n'apporte pas plus d'élément probant à cet égard. Or, il 

appartient à l'autorité inférieure, compte tenu des règles sur le fardeau de 

la preuve, d'établir les faits qu'elle allègue et sur lesquels elle se fonde pour 

retirer les reconnaissances du recourant. L'on ne saurait dès lors suivre 

son argumentation à ce sujet et retenir pour établis l'ensemble des élé-

ments évoqués ci-avant. C'est encore le lieu de souligner que le Tribunal 

de céans n'entend pas procéder, comme requis par l'autorité inférieure, à 

l'audition en qualité de témoin de la présidente de l'U:_______ (cf. réponse, 

p. 6 et 8). L'on ne voit guère ce que ce témoin dirait de plus que ce qui 

figure déjà dans le document rédigé par ses soins. L'autorité inférieure ne 

le précise pas non plus. 

Quant au conflit avec le responsable agrès individuel de l'U._______ – à 

l'époque Y._______ – dont fait également état le document de l'U._______, 

il remonte à 2007. Certes, différentes pièces du dossier de l'U._______ 

produit par l'autorité inférieure font état de ce conflit. Le recourant admet 

d'ailleurs son existence. Il n'en va pas de même des causes et du déroule-

ment de ce différend. Dans un document non daté et non signé figurant au 

dossier de l'U._______ – produit par l'autorité inférieure avec sa duplique 

(pièce 3b du dossier en question) – l'altercation en question est relatée 

comme suit: "samedi 12 mai, vers 22h.30, à la fin du Championnat canto-

nal, je sortais du bâtiment avec mon amie et trois gymnastes que l'on devait 

raccompagner chez elles. X._______ m'a interpellé en me disant "eh, 

Y._______ tu ne vas pas partir comme ça, il faut qu'on cause!". Je lui ai 

répondu que j'étais d'accord, bien que je pressentais que l'interaction allait 

être tendue. X._______ s'est éloigné en me demandant de le suivre, pour 

m'emmener à l'écart, bien que je lui disais que l'on pouvait très bien parler 

ici. Je l'ai néanmoins suivi jusqu'à passer un coin de mur et arriver dans 

une zone non éclairée, à l'écart du monde. Dès cet instant, X._______ a 

posé sa bière sur une poubelle, s'est retourné et a commencé à me pous-

ser à la poitrine et aux épaules en me disant de manière très agressive 

"c'est quoi que tu cherches ?", "tu veux foutre en bas A._______?". Là était 

son argumentation. Il a rapidement passé aux injures, tout en continuant 

de me pousser pour me provoquer. J'ai entendu entre autres : "jaloux, t'es 

rien, petit chef de merde, dictateur de merde, petit pédé, petit chauve, t'as 

pas de couilles, ainsi que pédophile". Chaque terme a été répété plusieurs 

A-1323/2014 

Page 25 

fois. Le terme de pédophile a choqué les gymnastes de B._______ pré-

sentes sur les lieux, qui sont arrivées chez elles en larmes et en ont parlé 

à leurs parents. J'ai eu à répondre à certains parents qui se demandaient 

pourquoi on traitait le moniteur de leur fille de pédophile. Une séance a été 

organisée par l'U._______ pour faire le point sur cette altercation, séance 

à laquelle ont été convoqués les gymnastes témoins de la scène ainsi que 

leurs parents.".  

Cela étant, cette version des faits n'est pas admise par le recourant. Par 

l'entremise de la société de gymnastique dont il faisait alors partie, celui-ci 

a fait savoir à l'U._______ – le 12 juin 2007 – qu'il s'agissait d'une "vive 

discussion (qui avait) eu lieu entre ces deux personnes en fin de soirée. 

Après discussion avec plusieurs personnes ayant participé à ce champion-

nat cantonal, la discussion animée entre ces deux personnes est due en 

grande partie au comportement inadapté de M. Y._______ durant toute 

cette journée. En effet, M. Y._______ s'est adressé de manière peu cor-

diale et quelque peu agressive à plusieurs de nos membres. (…) Par rap-

port à la discussion de fin de soirée entre X._______ et Y._______, nous 

tenons à préciser que notre membre a tenté de discuter avec M. 

Y._______. Malheureusement, ce dernier lui a dit sur un ton provocateur : 

"Tu vois, j'ai réussi à sauver le coup pour arranger la société A._______". 

Cette totale mauvaise foi de la part d'une personne qui n'a pas cessé de 

mettre de l'huile sur le feu durant toute la journée a eu pour effet de mettre 

X._______ sous tension. Il s'en est suivi une discussion assez bruyante 

entre X._______ et Y._______." (cf. courrier de A._______ à 

l'U._______du 12 juin 2007 sous pièce 3b du dossier annexe à la du-

plique). Un procès-verbal d'audition du recourant ou tout autre compte-

rendu de sa version des faits fait défaut au dossier de l'U._______ dont 

dispose le Tribunal de céans. Dans un courrier du 6 janvier 2014 adressé 

à l'OFSPO, le recourant fait référence à cette altercation comme à "une 

discussion houleuse d'ordre privé" qui "n'avait aucun lien avec la gymnas-

tique" (cf. également, son recours, p. 3).  

En tout état de cause, près de sept ans plus tard, l'OFSPO ne pouvait pren-

dre appui sur ce conflit, qui n'avait pas fait l'objet d'un rapport au service 

cantonal J+S ou à l'OFSPO auparavant, pour prétendre que la collabora-

tion avec le recourant était devenue impossible en raison d'une dégrada-

tion de leurs rapports de confiance. Si elles l'estiment nécessaire, il appar-

tient aux associations – respectivement aux personnes concernées – de 

dénoncer la situation aux autorités J+S compétentes pour prendre des 

sanctions. En l'occurrence, l'U._______ n'y a pas procédé à l'époque où 

ce conflit est survenu. Elle a elle-même pris des sanctions à l'égard du 

A-1323/2014 

Page 26 

recourant sous la forme notamment d'une exclusion durable de ses activi-

tés, d'un retrait durable du droit de représentation de sa société de gym-

nastique, de l'interdiction de fréquenter une manifestation de l'U._______, 

de l'I._______ et de la Fédération suisse de gymnastique (FSG) et de se 

présenter sur les emplacements dédiés à ces manifestations jusqu'au 31 

août 2008, précisant qu'en cas "d'abus constaté sur l'une des mesures 

édictées ci-dessus", l'U._______ se verrait dans l'obligation de faire suivre 

son dossier à la FSG avec pour conséquence sa possible éviction en tant 

que membre FSG. Il n'est clair de savoir si ces sanctions ont finalement 

été révisées, au profit d'une convention entre les parties concernées; si 

une semblable convention a bien été discutée, rien au dossier ne démontre 

qu'elle ait finalement été signée; en particulier, le courriel du Président de 

A._______ (…) du 5 octobre 2007 (cf. pièce produite en annexe au re-

cours) n'indique rien de tel. Cela étant, l'U._______ a choisi de gérer cette 

situation dans un cadre strictement interne (U._______ dont la société 

A._______ fait partie/FSG dont l'U._______ est membre). Ce conflit n'au-

rait ainsi pas été porté à la connaissance de l'OFSPO si ce dernier n'avait 

pas pris contact avec l'U._______. Dans ces conditions, le Tribunal de 

céans ne considère pas que ces éléments – contestés par le recourant et 

sanctionnés à l'époque dans un cadre purement associatif, sans aucun 

rapport aux instances cantonale et fédérale J+S – puissent rendre la colla-

boration entre le recourant et l'OFSPO ou le Service cantonal J+S impos-

sible près de sept ans plus tard. 

6.1.3 Finalement, l'OFSPO indique que l'extrait du casier judiciaire du re-

courant est manifestement contraire aux buts du programme J+S, dont la 

confiance et la collaboration entre les parties. Il apparaît effectivement que 

l'autorité inférieure a sollicité un extrait de casier judiciaire du recourant, 

suite aux récits de l'experte J+S C._______ et au document établi par 

l'U._______ et que cet extrait, daté 28 janvier 2014, mentionne une con-

damnation pour injure et délit manqué de contrainte, le 12 janvier 2010 (cf. 

pièce n° 15 du dossier de l'autorité inférieure). Cela étant, la question de 

l'incidence de la condamnation pénale inscrite au casier judiciaire du re-

courant doit être traitée sous l'angle de l'art. 21 al. 1 let. b de l'ordonnance 

sur l'encouragement des sports, respectivement de l'art. 10 al. 3 LESp (cf. 

ci-après consid. 6.2). En effet, si cette condamnation ne justifie pas un re-

trait des reconnaissances J+S sur la base de cette disposition, elle ne sau-

rait rendre impossible la collaboration entre d'une part le recourant et 

d'autre part le service cantonal J+S et l'OFSPO, en raison d'une dégrada-

tion de leurs rapports de confiance. A l'inverse, si cette condamnation jus-

tifie un retrait des reconnaissances J+S, tout autre ou plus ample examen 

à l'aune de l'art. 21 al. 1 let. c OESp s'avère superflu. 

A-1323/2014 

Page 27 

6.1.4 Sur le vu de ce qui précède, il y a lieu de considérer que l'autorité 

inférieure a estimé à tort que les rapports de confiance entre le recourant 

et le service cantonal J+S ou l'OFSPO s'étaient dégradés au point de 

rendre la collaboration entre ces parties impossible. Les griefs du recourant 

sont donc, sur ce point, bien fondés. 

6.2 L'autorité inférieure a également justifié le retrait des reconnaissances 

du recourant en se fondant sur l'art. 10 al. 3 LESp. Cela étant, l'infraction 

dont le recourant s'est rendu coupable a été commise en 2009 et la con-

damnation pénale prononcée à son encontre l'a été en 2010. A cette 

époque, le retrait et la perte de la reconnaissance était régi par l'art. 21 de 

l'ordonnance sur l'encouragement des sports, de sorte que c'est cette dis-

position qui devrait, en bonne logique, s'appliquer en l'occurrence. L'art. 10 

al. 3 LESp est plus restrictif que l'art. 21 al. 1 let. b de l'ordonnance précitée, 

de sorte que le recourant aurait plutôt intérêt à l'application du nouveau 

droit, même s'il soutient que c'est l'ancien droit qui serait pertinent (cf. re-

cours, p. 6). Cela étant, la question du droit dans le temps ne revêt qu'un 

intérêt théorique au regard des considérations suivantes. 

 

6.2.1 Il ressort du dossier que le recourant a eu une altercation avec un 

moniteur, à savoir N._______, le 5 décembre 2009, à la suite d'un concours 

de gymnastique; lors de celle-ci, le recourant a traité ce moniteur de "bâ-

tard" et a tenté de le contraindre de se rendre à (…) pour vider un camion 

en le menaçant de lui briser ses lunettes. Le recourant a fait l'objet d'une 

ordonnance pénale pour ces faits et a été condamné pour injure et délit 

manqué de contrainte à 10 jours-amende à Fr. 60.- le jour-amende, avec 

sursis pendant 2 ans. A ce sujet, le recourant a déclaré – dans ses obser-

vations du 12 décembre 2014 – qu'il avait été "particulièrement agacé par 

le fait que ce Monsieur laisse des gymnastes âgés entre 10 et 16 ans char-

ger du matériel lourd et encombrant pendant que lui-même restait tranquil-

lement assis dans son coin". Précédemment, dans sa réplique, il avait tou-

tefois prétendu que "les faits entre M. N._______ et M. X._______ se ba-

sent sur des comportements inadéquats que M. N._______ aurait eu avec 

des jeunes filles et c'est en raison de ce qui précède que M. X._______ 

aurait eu l'altercation avec cette personne. Ne voulant pas faire perdurer la 

situation au moment du prononcé de la sanction pénale, le recourant n'a 

pas jugé utile de porter l'affaire plus avant (…)“ (cf. réplique, p. 5). Le re-

courant et N._______ avaient déjà eu des différends précédemment et 

ceux-ci avaient été traités lors d'une séance du comité de la société de 

gymnastique à laquelle ils appartenaient tous deux (A._______) durant 

l'été 2009. Une convention avait alors été établie, dans laquelle ils s'étaient 

A-1323/2014 

Page 28 

engagés à se respecter mutuellement. A la suite de l'altercation de dé-

cembre 2009, N._______ a démissionné de ladite société de gymnastique, 

non sans expliquer avoir ressenti une menace physique contre sa per-

sonne et être dérangé par le fait que certains gymnastes aient été témoins 

de la scène (cf. sa lettre de démission du 6 décembre 2009, jointe au dos-

sier pénal). C'est le lieu de souligner que le Tribunal de céans a requis 

l'entier du dossier pénal du Ministère public de (…), que ce dernier a été 

produit et les parties invitées à s'exprimer à ce sujet. La requête d'adminis-

tration de preuves complémentaire du recourant, lequel n'a d'ailleurs pas 

spécifié de quelle autre preuve il pourrait s'agir (cf. réplique p. 7), a donc 

été ainsi satisfaite. Quant à l'assertion du recourant selon laquelle il se tient 

à la disposition du Tribunal pour expliquer de vive voix ou par écrit – si 

souhaité – "les histoires qu'il y a eu au sein de la gymnastique" (cf. obser-

vations du 12 décembre 2014, p. 2), le Tribunal relève que l'échange d'écri-

tures qu'il a ordonné (réponse, réplique, duplique, observations finales) n'a 

pas eu d'autre fin que de permettre au recourant de s'exprimer pleinement 

à ce sujet. 

6.2.2 Il appert ainsi que le recourant a fait l'objet d'une procédure pénale, 

laquelle a abouti à une condamnation définitive et exécutoire. Qu'il ait re-

noncé à faire appel de ce prononcé "préférant payer CHF 150.- pour avoir 

la paix" (cf. observations du 12 décembre 2014) – ce qui est étonnant, si 

l'on songe que cette condamnation portait sur 10 jours-amende à Fr. 60.- 

avec sursis durant deux ans et les frais de la cause par CHF 220.- - ne 

change rien à cela.  

6.2.3 Le recourant saurait difficilement prétendre que l'infraction à la base 

de cette condamnation est compatible avec la fonction de cadre J+S. Dans 

une semblable fonction, responsable de former les jeunes, il lui appartient 

en effet d'être un modèle de comportement pour les gymnastes (cf. arrêt 

du Tribunal fédéral 2A.72/2005 du 6 mai 2005 consid. 4.2). Or, les faits se 

sont produits à la suite d'une compétition sportive J+S et le recourant a 

insulté et tenté de contraindre un autre moniteur à sa volonté, sous la me-

nace de lui "briser ses lunettes". Il est tout à fait compréhensible que le 

moniteur en question ait ressenti une menace physique. Certes, le recou-

rant n'a pas mis ses menaces à exécution. Il faut dire que d'autres 

membres de la société sont intervenus et l'ont calmé (procès-verbal d'au-

dition de N._______ D2, figurant au dossier pénal). Par ailleurs, le recou-

rant s'est adressé au Président de la société de gymnastique qui lui a indi-

qué que N._______ monterait effectivement pour décharger le camion 

(procès-verbal d'audition du recourant, D 4, figurant au dossier pénal), ce 

qui a probablement apaisé la situation. En réalité, N._______ ne s'est pas 

A-1323/2014 

Page 29 

exécuté et lorsque le recourant s'en est rendu compte, au déchargement 

du camion à (…), il n'était plus en présence de la victime. Il n'en demeure 

pas moins que les faits ne sont pas dénués de gravité, même si la peine 

peut apparaître légère (10 jours-amende à Fr. 60.- avec sursis pendant 2 

ans). En outre, certains parmi les gymnastes ont été les spectateurs con-

traints de la scène, comme l'a expliqué N._______ dans sa lettre de dé-

mission de A._______. En présence d'un tel comportement d'un moniteur 

J+S à l'égard d'un autre, l'on ne peut qu'émettre des craintes sur la percep-

tion que les gymnastes peuvent développer de la normalité. C'est d'ailleurs 

un aspect qui a contribué à la décision de N._______ de démissionner de 

cette société de gymnastique. En effet, une réflexion que lui a faite l'un de 

ces gymnastes ("t'es pas tout blanc non plus") – telle que rapportée par 

N._______ dans sa lettre de démission précitée – laisse entrevoir que le 

comportement dont il a été victime a pu être perçu par certains gymnastes 

comme normal ou justifié, à tout le moins en partie, alors qu'il était con-

damnable et a d'ailleurs été condamné pénalement.  

6.2.4 Quant aux tentatives du recourant de justifier a posteriori son com-

portement vis-à-vis de N._______ dans le contexte de la présente procé-

dure, elles sont dénuées de toute crédibilité. D'une part, le recourant avait 

lui-même concédé qu'il s'en était pris au prénommé en raison du fait que 

ce dernier s'était abstenu de décharger un camion, préférant laisser les 

gymnastes s'en charger (cf. ses déclarations à la police […], selon le pro-

cès-verbal d'audition du 18 décembre 2009). Il n'a à aucun moment – lors 

de cette procédure pénale – prétendu que N._______ aurait eu un com-

portement déplacé à l'égard de jeunes filles. Ses allégations à ce sujet, 

formulées exclusivement dans la réplique adressée au Tribunal de céans 

et d'un caractère totalement gratuit, ne figurent plus dans ses observations 

finales, pourtant axées sur le dossier pénal produit et la condamnation pé-

nale dont il a fait l'objet, ce qui en dit long sur leur substance. Le fait de 

tenter a posteriori de se dédouaner d'un comportement pénalement répré-

hensible (insulte et délit manqué de contrainte) et pour lequel il a été con-

damné par de semblables allégations, susceptible de léser plus encore sa 

victime, permet d'ailleurs de douter que le recourant ait pris conscience de 

la gravité de son comportement. Manifestement, tel n'est pas le cas, 

puisque dans ses observations finales du 12 décembre 2014, le recourant 

plaide encore – sans plus d'élément probant – que "M. N._______ ne peut 

pas se prévaloir d'un passé libre de tout reproche, lui qui aurait d'ailleurs 

été interdit à se présenter à une compétition nationale de gymnastique à 

(…) en 2011 en tant que juge pour un comportement inapproprié de sa 

part.". Il faut encore souligner que le Tribunal n'entend pas souscrire à l'invi-

tation du recourant et "contacter Mme V._______ qui s'occupait à l'époque 

A-1323/2014 

Page 30 

d'organisation et qui pourra (…) donner des informations concernant 

N._______" (cf. observations finales du 12 décembre 2014), n'ayant nulle 

intention d'investiguer de la sorte le passé de ce moniteur pour donner un 

quelconque élément au recourant, destiné à lui servir de justificatif. Le pro-

noncé pénal du Ministère public du canton de (…) n'a d'ailleurs admis ni 

défense excusable ni état de nécessité. 

6.2.5 Certes, cette infraction – ainsi que la condamnation prononcée à l'en-

contre du recourant – remontent à près de quatre ans. Il faut cependant 

considérer que, contrairement aux réflexions résultant du consid. 6.2.1 ci-

avant, lesquelles impliquent de se demander si des faits reculés dans le 

temps portent ou non atteinte au lien de confiance déterminant, des consi-

dérations liées au temps écoulé depuis la condamnation pénale dont il 

s'agit n'entrent pas dans le cadre du présent raisonnement, à tout le moins 

s'il est fait application du nouveau droit (art. 10 al. 3 LESp; cf. consid. 5.2.1 

ci-dessus), lequel ne prévoit pas de sanction alternative au retrait du certi-

ficat J+S : une condamnation pénale entrée en force pour une infraction 

incompatible avec la fonction de cadre J+S entraîne, selon cette disposi-

tion, le retrait du certificat en question. L'aspect du temps écoulé peut en 

revanche entrer en ligne de compte dans le cadre de l'examen de la durée 

du retrait prononcé, c'est-à-dire de la quotité de la sanction (cf. ci-après 

consid. 6.2.7). S'il est fait application de l'art. 21 de l'ordonnance sur l'en-

couragement des sports, un avertissement peut être prononcé "dans les 

cas moins graves" (art. 21 al. 2 de l'ordonnance précitée). Comme l'art. 21 

al. 1 let. b de ladite ordonnance ne prévoit pas le critère de la négligence 

grave – au contraire de l'art. 21 al. 1 let. a – l'on peut s'interroger sur le fait 

que l'alinéa 2 ait vocation à s'appliquer dans le cas où le cadre fait l'objet 

d'une procédure pénale. Quoi qu'il en soit, le Tribunal de céans n'est pas 

de l'avis qu'il faille s'en tenir à un avertissement en l'occurrence. En effet, 

comme souligné ci-avant (consid. 6.2.3), le cas du recourant ne saurait être 

qualifié de peu de gravité. Une quelconque prise de conscience de la gra-

vité de son comportement ne transparaît d'ailleurs pas, à la lecture de ses 

écritures. Bien au contraire, il apparaît que le recourant tente de justifier 

son comportement en jetant le discrédit sur sa victime. 

 

6.2.6 Au vu des considérations qui précèdent, force est d'admettre que 

l'OFSPO était légitimée à retirer les reconnaissances de moniteur et expert 

J+S du recourant, que ce soit sur la base de l'art. 21 al. 1 let. b de l'ordon-

nance sur l'encouragement des sports ou sur la base de l'art. 10 al. 3 LESp. 

Les attestations de tiers déposées par le recourant à l'appui de sa réplique, 

lesquelles visent à démontrer qu'il est apprécié par les signataires de ces 

A-1323/2014 

Page 31 

documents, ne sont pas susceptibles de remettre en cause ce qui précède. 

Le recours s'avère dès lors mal fondé à cet égard.  

 

6.2.7 Il demeure à examiner la durée de ce retrait, à l'aune du principe de 

la proportionnalité. L'OFSPO a prononcé un retrait des reconnaissances 

de moniteur J+S et expert J+S du recourant pour une durée de quatre ans. 

La durée de ce retrait n'est pas motivée dans la décision attaquée. Cela 

étant, le recourant ne se plaint pas de ce défaut de motivation, son argu-

mentation portant exclusivement sur le principe du retrait. Le Tribunal de 

céans retient pour sa part ce qui suit. Seule une mesure de retrait apparaît 

nécessaire et adéquate (règle de l'aptitude) et le Tribunal ne considère pas 

qu'une mesure moins incisive aurait permis d'atteindre le but visé (règle de 

nécessité et de proportionnalité au sens étroit) : en effet, même si l'on re-

tient qu'un avertissement pourrait entrer en ligne de compte – ce qui n'est 

pas certain (voir le consid. 6.2.5 ci-avant) – une semblable mesure ne pa-

raît pas suffisante afin de dissuader le recourant de commettre à l'avenir 

de nouveaux manquements.  

 

Certes, un retrait n'est pas dénué d'incidences sur sa situation personnelle 

et financière. Toutefois, il faut également considérer que le recourant n'est 

pas dépendant des subsides J+S. Comme l'U._______ ne lui confie en 

pratique apparemment plus l'organisation de camps J+S depuis 2008, il a 

d'ailleurs développé une structure parallèle et organise des camps à titre 

privé, ce qui ne requiert aucune reconnaissance J+S (cf. recours p. 2 et 

réponse, art. 4 p. 4). Il apparaît en outre notamment que le V._______ a 

très régulièrement fait appel à lui comme remplaçant pour des cours d'édu-

cation physique et qu'il a été engagé comme moniteur au sein de la FSG 

du (…). Le recourant paraît d'ailleurs être apprécié dans le cadre de ces 

activités par différentes personnes, notamment des gymnastes, comme en 

témoignent les documents produits avec sa réplique. Le recourant y est 

notamment décrit comme un homme serviable, dévoué et très sympa-

thique (cf. attestations de D._______ et de T._______, figurant parmi les 

documents en question). La mesure de retrait ne le prive dès lors pas d'une 

source de revenu essentielle. Il faut d'ailleurs souligner que le recourant 

n'a, de par la loi, ni un droit personnel aux subsides et indemnités J+S, ni 

un droit à une formation professionnelle ou à une reconnaissance profes-

sionnelle dans le système J+S (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2A.72/2005 du 

6 mai 2005 consid. 4.2).  

 

S'y ajoute que la condamnation pénale dont il a fait l'objet remonte à plu-

sieurs années et que le recourant n'a apparemment plus occupé la justice 

A-1323/2014 

Page 32 

pénale depuis lors (cf. extrait du casier judiciaire du 28 janvier 2014, sous 

pièce 15 du dossier de l'autorité inférieure). 

 

En définitive, un retrait d'une durée d'une année devrait suffire à dissuader 

le recourant de commettre à l'avenir de nouveaux manquements. L'autorité 

inférieure n'explique d'ailleurs pas pour quel motif un retrait d'une durée de 

quatre ans serait nécessaire. Le recours est ainsi partiellement admis sur 

cet aspect et le ch. 1 du dispositif de la décision attaquée modifié en ce 

sens. 

 

7.    

7.1 Aux termes de l'art. 21 al. 5 de l'ordonnance du DDPS sur les pro-

grammes et les projets d'encouragement du sport (OPESp, RS 415.011), 

ne sont pas admises à la formation des cadres les personnes dont la re-

connaissance peut, pour des raisons fondées, être suspendue ou retirée, 

ou ayant à plusieurs reprises contrevenu aux prescriptions de J+S dans le 

cadre de leurs activités J+S. 

 

7.2 Sur le vu de ce qui précède, l'interdiction faite au recourant de suivre 

un module ou un cours J+S pendant la période du retrait apparaît bien 

fondée. En effet, le Tribunal de céans a considéré dans le présent arrêt que 

le retrait des reconnaissances J+S du recourant par l'autorité inférieure 

était justifié, seule la durée en étant excessive. Par conséquent, l'interdic-

tion de suivre un module ou un cours J+S pendant la durée de ce retrait, 

ramené à une année, procède d'une application correcte de l'art. 21 al. 5 

OPESp et doit être confirmé.  

 

8.  

Conformément aux considérants qui précèdent, le recours doit être partiel-

lement admis et la décision attaquée partiellement modifiée. Le retrait des 

reconnaissances de moniteur J+S et expert J+S du recourant est prononcé 

pour une durée d'une année, dès l'entrée en force du présent arrêt. 

9.  

9.1 Selon l'article 63 al. 1 PA, les frais de procédure, comprenant l'émolu-

ment d'arrêté, les émoluments de chancellerie et les débours, sont, en 

règle générale, mis à la charge de la partie qui succombe. En l'espèce, le 

recourant supportera dès lors une partie des frais de procédure, puisqu'il 

succombe partiellement. Toutefois, il sied de tenir compte de la violation de 

son droit d'être entendu par l'autorité inférieure, ayant certes pu être répa-

rée en procédure de recours, mais ayant toutefois contraint le recourant à 

recourir contre la décision de l'OFSPO afin d'obtenir l'accès à l'entier de 

A-1323/2014 

Page 33 

son dossier personnel. Les frais de procédure étant fixés à CHF 1'500.-, le 

recourant prendra donc à sa charge CHF 500.-, le différentiel par rapport 

au montant de l'avance à laquelle il a procédé (CHF 1'500.- ./. CHF 500.-), 

soit CHF 1'000.-, lui étant restitué dès que le présent arrêt sera définitif et 

exécutoire. En application de l'art. 63 al. 2 PA, les frais de procédure ne 

peuvent être mis à la charge des autorités inférieures déboutées, de sorte 

que l'OFSPO n'a pas de frais de procédure à payer. 

9.2 L'art. 64 al. 1 PA prévoit que l'autorité de recours peut allouer, d'office 

ou sur requête, à la partie ayant entièrement ou partiellement obtenu gain 

de cause, une indemnité pour les frais indispensables et relativement éle-

vés qui lui ont été occasionnés par le litige (cf. également art. 7 ss du rè-

glement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés 

par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). L'art. 14 al. 2 

FITAF indique que le Tribunal fixe les dépens sur la base de l'éventuel dé-

compte remis par la partie concernée. A défaut, il fixe l'indemnité sur la 

base du dossier. En l'occurrence, le recourant, qui obtient partiellement 

gain de cause et est représenté par un avocat, a droit à des dépens par-

tiels. Ceux-ci seront fixés – en l'absence de note d'honoraires – à 

CHF 1'500.—, TVA comprise, compte tenu de la violation par l'autorité in-

férieure du droit d'être entendu du recourant, de la nature de la cause et 

de son degré de complexité, et mis à la charge de l'autorité inférieure. 

(le dispositif se trouve à la page suivante) 

  

A-1323/2014 

Page 34 

 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours du 13 mars 2014 est partiellement admis et le ch. 1 du dispositif 

de la décision de l'Office fédéral du Sport du 10 février 2014 modifié dans 

le sens suivant. 

2.  

Le retrait des reconnaissances de moniteur J+S et expert J+S de 

X._______ est prononcé pour une durée d'une année dès l'entrée en force 

du présent arrêt. 

3.  

Les frais de procédure sont fixés à CHF 1'500.-, dont un montant de 

CHF 500.- est mis à la charge du recourant, le solde par rapport au mon-

tant de l'avance de frais versée (soit CHF 1'000.-) lui étant restitué une fois 

le présent arrêt définitif et exécutoire. Il n'est pas mis de frais de procédure 

à la charge de l'autorité inférieure. 

4.  

L'Office fédéral du Sport doit verser au recourant une indemnité de 

CHF 1'500.- à titre de dépens. 

5.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire)  

– à l'autorité inférieure (Recommandé avec avis de réception) 

– au Département fédéral de la défense, de la protection de la population 

et des sports DDPS (Acte judiciaire)  

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Marie-Chantal May Canellas Cécilia Siegrist 

 

A-1323/2014 

Page 35 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 1000 

Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans les 

trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 LTF). Le 

mémoire doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF). 

 

Expédition :