# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3990881b-8d06-55ed-a55c-714044c0eb7f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 16.04.2024 A/3387/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3387-2022_2024-04-16.pdf

## Full Text

Siégeant : Marine WYSSENBACH, Présidente ; Andres PEREZ et Christine TARRIT-
DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3387/2022 ATAS/261/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 16 avril 2024 

Chambre 15 

 

En la cause 

A______ 
représentée par Me Claude ABERLE, avocat 

recourante 

contre  

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

A. Madame A______ (ci-après : la bénéficiaire ou la recourante), née le ______ 
1945, et Monsieur B______ (ci-après : le requérant ou le bénéficiaire), né le 
______ 1942, sont mariés depuis le 20 avril 1968. 

 Le 15 juin 2011, le requérant a saisi le service des prestations complémentaires 
(ci-après : le SPC ou l’intimé) d’une demande de prestations complémentaires à la 
rente de vieillesse qu’il percevait depuis le 1er janvier 2010. À teneur de la 
demande précitée et de son courrier d’accompagnement, le requérant habitait 
alors à C______ (France). 

b. Compte tenu du domicile à l’étranger du requérant, le SPC a refusé la demande 
de prestations du 15 juin 2011, par décision du 16 juin 2011, confirmée sur 
opposition le 25 juillet 2011, le requérant étant invité à déposer une nouvelle 
demande de prestations après un éventuel déménagement à Genève. 

c. Le 10 août 2011, le requérant a déposé une nouvelle demande de prestations, 
complémentaires à la rente de vieillesse qu’il percevait, demande dont il ressort 
qu’il était désormais domicilié à D______, canton de Genève.  

d. Par courrier du 2 septembre 2011, et par rappels des 3 octobre et 2 novembre 
2011, le SPC a sollicité la production de plusieurs pièces et notamment une copie 
du contrat de sous-location et un justificatif mentionnant la date effective de la fin 
de la location à C______. 

e. Les pièces demandées n’ayant pas été produites dans les délais impartis, le SPC 
a refusé d’entrer en matière sur la nouvelle demande de prestations par décision 
du 1er décembre 2011. 

 Le 6 janvier 2014, les époux ont annoncé à l’office cantonal de la population et 
des migrations (OCPM) du canton de Genève leur départ pour E______(canton 
de Vaud).  

b. À une date inconnue, le requérant et son épouse ont été mis au bénéfice de 
prestations complémentaires dans le canton de Vaud. 

c. Le 27 novembre 2019, les époux ont annoncé leur retour à Genève. 

d. Par décision du 1er janvier 2020, la Caisse cantonale vaudoise de compensation 
AVS a supprimé, avec effet au 1er février 2020, les prestations complémentaires et 
le remboursement des frais de maladie compte tenu du transfert du domicile du 
couple dans le canton de Genève. 

 Le 18 février 2020, le requérant a déposé une nouvelle demande de prestations 
auprès du SPC, à Genève. 

b. Par décision du SPC du 29 juin 2020, le requérant a été mis au bénéfice de 
prestations complémentaires fédérales et cantonales, à compter du 1er février 
2020. 

 
 
 

 

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c. Ces prestations ont été mises à jour pour 2021 et 2022. 

d. Le 28 avril 2022, le requérant est décédé à Genève. 

e. Le 10 mai 2022, ayant appris le décès du requérant, le SPC a : 

- informé l’épouse du défunt de la fin du droit aux prestations avec effet au 
30 avril 2022 ; les prestations pour le mois de mai ayant déjà été versées, leur 
restitution était requise, pour un montant total de CHF 1'192.- ; 

- mis l’épouse du défunt au bénéfice de prestations complémentaires d’un 
montant de CHF 1'110.-, venant toutefois en remboursement d’une dette 
existante ; dès le 1er juin 2022, l’épouse du défunt avait droit à des prestations 
complémentaires pour un montant total de CHF 1'709.- ; 

- adressé à l’épouse du défunt un formulaire demande, en lui demandant de bien 
vouloir transmettre une copie de la décision de rente AVS prenant effet au 
1er mai 2022 suite au décès de son conjoint. 

f. Le 8 juin 2022, la requérante a transmis au SPC une demande de prestations à 
son seul nom, dont il ressort notamment qu’elle percevait une rente LPP depuis le 
1er novembre 2009. 

g. Ladite rente LPP n’ayant jamais été portée à la connaissance du SPC, ce dernier 
a repris le calcul des prestations complémentaires avec effet au 1er février 2020, 
soit dès le début du droit aux prestations complémentaires à Genève. À la suite du 
nouveau calcul, il apparaissait que la requérante et feu son époux avaient perçu, à 
tort, CHF 28'049.- pour la période du 1er février 2020 au 31 juillet 2022, montant 
dont la restitution était demandée par courrier du 26 juillet 2022, auquel étaient 
annexés les nouveaux plans de calcul. Dès le 1er mai 2022, la bénéficiaire n’avait 
plus droit à des prestations complémentaires. 

h. Par courrier du 29 juillet 2022, la bénéficiaire a estimé ne pas être concernée 
par la décision précitée, étant donné que feu son époux s’était toujours occupé 
seul du côté administratif du ménage et qu’elle avait notamment répudié sa 
succession, son courrier devant toutefois, au besoin, être considéré comme une 
opposition. 

i. Le 13 septembre 2022, le SPC a rejeté l’opposition précitée et confirmé la 
décision de restitution du 18 juillet 2022, considérant que la bénéficiaire avait 
perçu une rente AVS pendant toute la période litigieuse et qu’elle avait ainsi 
revêtu la qualité de bénéficiaire directe des prestations complémentaires, aux côtés 
de feu son époux. Enfin, elle avait contresigné la demande de prestations 
complémentaires datées du 18 février 2020, dans laquelle il n’y avait aucune 
mention d’une rente LPP. 

 Par écriture du 13 octobre 2022, complétée le 7 décembre 2022, la bénéficiaire, 
sous la plume de son conseil, a interjeté recours à la chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre de céans) contre la décision 

 
 
 

 

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sur opposition précitée, concluant sous suite de frais et dépens, principalement à 
son annulation et, subsidiairement au renvoi de la cause au SPC pour nouvelle 
décision. À l’appui de sa position, la recourante a notamment contesté le calcul 
relatif aux dépenses du couple pour la période du 1er février au 31 décembre 2020, 
considérant que les frais relatifs à l’assurance obligatoire des soins, de 
CHF 7'224.- par adulte pour l’année 2020, auraient dû être pris en considération 
dans le calcul. 

b. Les 11 novembre 2022 et 10 janvier 2023, le SPC a persisté dans les termes de 
la décision sur opposition. Il relevait que sa pratique consistant à ne pas intégrer 
les primes moyennes d’assurance-maladie dans les dépenses, mais à octroyer des 
subsides lorsque l’excédent de revenu déterminant ne permettait pas de couvrir 
lesdites primes, était conforme au droit. Par ailleurs, en application de cette 
pratique, la recourante et son défunt époux avaient conservé le droit aux subsides, 
lesquels n’avaient pas été demandés en remboursement. 

c. Par courrier du 2 février 2023, la recourante a encore constaté que l’intimé 
n’avait produit aucun document attestant de la prise en charge intégrale de la 
prime moyenne d’assurance-maladie et a persisté à contester la méthode de 
calcul. 

d. Le 16 février 2023, l’intimé a transmis à la chambre de céans un courriel du 
service de l’assurance-maladie du canton de Genève (ci-après : le SAM) du 
9 février 2023, dont il ressort qu’un subside avait été versé pour l’année 2020, par 
l’office vaudois de l’assurance-maladie (ci-après : l’OVAM).  

e. Par courrier du 13 mars 2023, la recourante a persisté dans ses conclusions, 
considérant que le SPC n’avait pas motivé à satisfaction de droit sa pratique, 
consistant à ne pas prendre en considération la prime moyenne d’assurance-
maladie dans les dépenses.  

f. Le 11 avril 2023, l’intimé a suggéré à la chambre de céans de s’adresser au 
SAM et/ou à l’OVAM pour avoir confirmation de la prise en charge de la prime. 
Par ailleurs, si, pour la période du 1er février au 31 décembre 2020, les primes 
d’assurance-maladie obligatoire devaient être prises en compte à titre de dépenses 
reconnues, un montant équivalent, correspondant aux subsides accordés par 
l’OVAM, devrait être retenu dans le revenu déterminant afin d’éviter la double 
prise en considération desdites primes. 

g. Par courrier du 11 octobre 2023, la recourante a confirmé que l’OVAM avait 
bien pris en charge les primes d’assurance-maladie de feu son époux.  

h. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

 

 

 

 
 
 

 

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EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires 
à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2.  

2.1 Les dispositions de la LPGA s’appliquent aux prestations complémentaires 
fédérales à moins que la LPC n’y déroge expressément (art. 1 al. 1 LPC). 

En matière de prestations complémentaires cantonales, la LPC et ses dispositions 
d’exécution fédérales et cantonales, ainsi que la LPGA et ses dispositions 
d’exécution, sont applicables par analogie en cas de silence de la législation 
cantonale (art. 1A LPCC). 

2.2 Le 1er janvier 2021 est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la 
LPGA. Dans la mesure où le recours a été interjeté postérieurement au 1er janvier 
2021, il est soumis au nouveau droit (cf. art. 82a LPGA). 

3. Des modifications législatives et réglementaires sont entrées en vigueur au 
1er janvier 2021 dans le cadre de la Réforme des prestations complémentaires 
(LPC, modification du 22 mars 2019, RO 2020 585, FF 2016 7249 ; ordonnance 
sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et 
invalidité du 15 janvier 1971 [OPC-AVS/AI - RS 831.301], modification 
du 29 janvier 2020, RO 2020 599). 

Toutefois, dans la mesure où la recourante conteste uniquement le montant des 
prestations complémentaires demandées en restitution pour la période du 
1er février au 31 décembre 2020, soit pendant une période antérieure à l’entrée en 
vigueur des modifications législatives, le nouveau droit n’est pas applicable. 

4. Le litige porte uniquement sur le montant demandé en restitution pour la période 
du 1er février au 31 décembre 2020, singulièrement sur la prise en considération, 
dans le calcul, de la prime moyenne pour l’assurance-maladie obligatoire au 
chapitre des dépenses. Les montants demandés en restitution pour la période du 
1er janvier 2021 au 30 avril 2022 ne sont pas contestés. 

 

 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%207%2015
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20831.301

 
 
 

 

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5.  

5.1 Au niveau fédéral, l’art. 2 al. 1 LPC dispose que la Confédération et les 
cantons accordent aux personnes qui remplissent les conditions fixées aux art. 4 à 
6 des prestations complémentaires destinées à la couverture des besoins vitaux. Le 
montant de la prestation complémentaire annuelle correspond à la part des 
dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC). 

Selon l’art. 11 LPC, les ressources comprennent notamment le produit de la 
fortune mobilière (let. b), un dixième de la fortune nette, dans la mesure où elle 
dépasse CHF 60'000.- pour les couples (let. c), les rentes, pensions et autres 
prestations périodiques y compris les rentes de l’AVS et de l’AI) (let. d). 

Quant aux dépenses, elles comprennent notamment, selon l’art. 10 al. 1 LPC, les 
montants destinés à la couverture des besoins vitaux d’un montant de 
CHF 29'175.- en 2020 pour les couples (let. a), le loyer d’un appartement et les 
frais accessoires y relatifs pour un montant maximal de CHF 15'000.- pour les 
couples (let. b) ainsi que le montant forfaitaire pour l’assurance obligatoire des 
soins, correspondant au montant de la prime moyenne cantonale ou régionale pour 
l’assurance obligatoire des soins (couverture accidents comprise) (art. 10 al. 3 let. 
d LPC).  

5.2 Comme indiqué précédemment, à teneur de l’art. 10 al. 3 let. d LPC la prime 
annuelle moyenne d’assurance-maladie pour le canton en question doit être prise 
en considération à titre de dépense. La part des prestations complémentaires qui 
couvre cette dépense ne peut être qualifiée de prestation complémentaire 
ordinaire, dès lors qu’elle correspond, en réalité, à une réduction de primes 
individuelle. Cette qualité ressort également de l’art. 26 OPC-AVS/AI qui précise 
que les bénéficiaires de prestations complémentaires annuelles ont droit à un 
versement global (prestation complémentaire et montant de la différence avec la 
réduction de prime) d’un montant au moins égal à celui de la réduction de prime à 
laquelle ils ont droit, ainsi que de l’art. 54a al. 1 OPC-AVS/AI (CARIGIET / 
KOCH, Ergäzungsleistungen zur AHV/IV, 2009, p. 88 ; JÖHL, Die 
Ergänzungsleistung und ihre Berechnung, in: Schweizerisches 
Bundesverwaltungsrecht [SBVR], 2ème éd., 2007, n° 152 et ss, p. 1737 ss). 

Dans un tel cas, la coordination voudrait que le SPC ne verse pas de prestation 
complémentaire mais uniquement une réduction de prime ou en d’autres termes 
un subside. Cette manière de procéder a été confirmée par le Tribunal fédéral des 
assurances dans un arrêt non publié du 29 octobre 2001, dans lequel il a jugé que 
dans la mesure où le recourant ne devait pas s’acquitter personnellement de ses 
cotisations à l’assurance-maladie, dès lors qu’il bénéficiait de subsides mensuels 
versés directement à son assureur pour être intégralement déduit de ses primes, il 
ne saurait revendiquer le paiement, en sa faveur, d’une somme équivalent à ses 
cotisations, par le biais des prestations complémentaires (arrêt du Tribunal fédéral 
des assurances P 22/01 du 29 octobre 2001, consid. 2). 

 
 
 

 

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5.3 Jusqu’au 31 décembre 2020, l’art. 21a LPC prévoyait qu’en dérogation à 
l’art. 20 LPGA, le montant forfaitaire annuel pour l’assurance obligatoire des 
soins visé à l’art. 10 al. 3 let. d était versé directement à l’assureur-maladie. 

L’art. 21a LPC a été complété et, depuis le 1er janvier 2021, il comporte deux 
alinéa supplémentaires selon lesquels si la prestation complémentaire annuelle est 
inférieure au montant pour l’assurance obligatoire des soins, le montant de la 
prestation complémentaire annuelle est versé à l’assureur-maladie (al. 2). Le 
montant de la prestation complémentaire annuelle pour le séjour dans un home ou 
un hôpital au sens de l’art. 10, al. 2, let. a, peut, en dérogation à l’art. 20 LPGA, 
être cédé et versé directement au fournisseur de prestations (al. 3). 

À noter que le nouvel alinéa 2 n’a pas entraîné des conséquences matérielles, étant 
donné qu’il correspondait à la pratique courante (FF 2016 7249 7323). 

6.  

6.1 Les personnes domiciliées à Genève et au bénéfice d’une rente de vieillesse, 
dont le revenu annuel déterminant n'atteignait pas le revenu minimum cantonal 
d'aide sociale applicable, ont droit aux prestations complémentaires cantonales 
(art. 2 et 4 LPCC). Le montant de la prestation complémentaire correspond à la 
différence entre les dépenses reconnues et le revenu déterminant du requérant 
(art. 15 al. 1 LPCC). 

L’art. 5 LPCC prévoit que le revenu déterminant est calculé conformément aux 
règles fixées dans la loi fédérale et ses dispositions d'exécution, moyennant 
certaines adaptations. Ainsi, les prestations complémentaires fédérales doivent 
être ajoutées au revenu déterminant (let. a). Par ailleurs, en dérogation à l'art. 11, 
al. 1, let. c, de la loi fédérale, la part de la fortune nette prise en compte dans le 
calcul du revenu déterminant est d’un cinquième pour les bénéficiaires de rentes 
de vieillesse, et ce après déduction, notamment, des franchises prévues par cette 
disposition (let. c n° 1). 

Selon l’art. 6 LPCC, les dépenses déductibles sont celles énumérées par la loi 
fédérale et ses dispositions d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la 
couverture des besoins vitaux, remplacé par le montant destiné à garantir le 
revenu minimum cantonal d'aide sociale défini à l'art. 3. 

6.2  À Genève, la dépense relative aux primes d’assurance-maladie est prise en 
charge par le SAM, sous la forme d’un subside pour le paiement des primes de 
l’assurance obligatoire des soins. Ce système reste conforme à l’art. 10 al. 3 let. d 
LPC (voir JÖHL, op.cit., n° 152 p. 1737 ss).  

Jusqu'au 30 juin 2015, l'art. 22 al. 6 LaLAMal prévoyait ainsi que les bénéficiaires 
de prestations complémentaires à l'AVS/AI avaient droit à un subside égal au 
montant de leur prime d'assurance obligatoire des soins, mais au maximum au 
montant correspondant à la prime moyenne cantonale fixée par le département 
fédéral de l'intérieur.  

 
 
 

 

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Depuis le 1er juillet 2015, cette même disposition prévoit que les bénéficiaires 
d'une prestation annuelle, fédérale et/ou cantonale, complémentaire à l'AVS/AI 
versée par le service ont droit à un subside égal au montant de leur prime 
d'assurance obligatoire des soins, mais au maximum au montant correspondant à 
la prime moyenne cantonale fixée par le Département fédéral de l'intérieur. Les 
personnes qui ont un excédent de ressources inférieur à la prime moyenne 
cantonale ont droit à un subside équivalent à la différence entre la prime moyenne 
cantonale et l'excédent de ressources. 

Malgré la modification de l’art. 22 al. 6 LaLaMal entrée en vigueur le 1er juillet 
2015, le SPC procédait, jusqu’au 31 décembre 2020, au calcul des dépenses du 
bénéficiaire sans prendre en considération les primes d’assurance-maladie, puis il 
admettait le droit au subside en fonction du montant de l’excédent de ressources, 
afin que le SAM dispose de la possibilité de payer directement la somme due à 
l’assurance (ATAS/1251/2012 du 16 octobre 2012 consid. 9a). Selon cette 
pratique, les assurés avaient droit à la couverture de leur prime d’assurance-
maladie, à concurrence du maximum de la prime moyenne si, malgré l’absence du 
droit aux prestations complémentaires elles-mêmes, les excédents de revenus 
étaient inférieurs au montant de la prime annuelle moyenne d’assurance-maladie, 
dès lors que cette prime n’était pas prise en compte au titre de dépenses par 
l'intimé (ATAS/262/2011 du 17 mars 2011 consid. 5f). Ils avaient également droit 
au remboursement des frais de maladie. 

Comme l’a déjà relevé la chambre de céans (ATAS/1251/2012 du 16 octobre 
2012 consid. 9a), cette manière de procéder était contestable, dans la mesure où 
les dispositions légales applicables prévoyaient expressément la prise en 
considération, à titre de dépenses, de la prime d’assurance-maladie moyenne 
payée dans le canton en question.  

Dans la mesure où le bénéficiaire de prestations complémentaires pouvait 
également prétendre à la prise en charge des frais de maladie et d’invalidité, la 
chambre de céans a relevé, toujours dans l’arrêt précité, que la décision du SPC 
aurait dû expressément reconnaître le droit aux prestations du requérant mais 
indiquer que celles-ci allaient lui être versées, à tout le moins partiellement, sous 
forme d’un subside total directement payé à l’assureur-maladie. 

Depuis le 1er janvier 2021, les décisions du SPC incluent les primes d’assurance-
maladie. 

7. À teneur de l’art. 54a al. 4 OPC-AVS/AI, en cas de changement de domicile du 
bénéficiaire de prestations complémentaires, le canton compétent pour verser la 
prestation complémentaire – montant forfaitaire pour l’assurance obligatoire des 
soins compris – est :  

a. l’ancien canton de domicile, jusqu’à l’extinction du droit à la prestation 
complémentaire mensuelle ;  

 
 
 

 

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b. le nouveau canton de domicile, à compter du début du droit à la prestation 
complémentaire mensuelle.  

8. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de 
la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ; 
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

9.  

9.1 En l’espèce, dans sa décision de restitution du 18 juillet 2022, l’intimé a 
recalculé le droit aux prestations complémentaires du couple, selon deux 
méthodes différentes : 

- pour la période du 1er février 2020 au 31 décembre 2020, le service intimé a 
appliqué sa pratique alors en vigueur et n’a pas pris en considération les 
primes d’assurance-maladie au chapitre des dépenses ; 

- pour la période du 1er janvier 2021 au 30 avril 2022, le service intimé a pris en 
considération les primes d’assurance-maladie à titre de dépenses. 

Le montant réclamé en restitution s’élève à CHF 25'418.-, soit : 

- CHF 10'230.- pour la période du 1er février au 31 décembre 2020, ce qui 
correspond à l’intégralité des prestations complémentaires stricto sensu 
versées ; 

- CHF 11'388.- pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2021 ; 

- CHF 3'800.- pour la période du 1er janvier au 30 avril 2022. 

La recourante conteste la pratique appliquée par le SPC pour le calcul des 
prestations complémentaires dues pour l’année 2020 et conclut à la prise en 
considération de la prime moyenne de l’assurance-maladie obligatoire des soins 
au chapitre des dépenses. 

De son côté, l’intimé estime que sa pratique de l’époque était conforme au droit et 
que, dans l’hypothèse où la prime moyenne devait tout de même être intégrée 
dans le calcul, il conviendrait alors de prendre en considération, à titre de revenus, 
le subside versé par l’OVAM. 

9.2 La pratique du SPC en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020 a été qualifiée de 
contestable par la chambre de céans (voir ci-dessus consid. 6.2). Le système selon 
lequel la dépense relative aux primes d’assurance-maladie est prise en charge par 
le SAM sous la forme d’un subside pour le paiement des primes de l’assurance 

 
 
 

 

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obligatoire des soins a été considéré, par la chambre de céans, comme étant 
conforme à l’art. 10 al. 3 let. d LPC (ATAS/752/212 du 31 juillet 2013 consid. 7, 
1er paragraphe). 

10. Dans le cas d’espèce, comme cela ressort du dossier, la recourante et feu son 
époux ont bénéficié d’une réduction de primes à 100%, versée par l’OVAM pour 
l’année 2020 (cf. courriel du SAM du 9 février 2023 annexé au courrier du SPC 
du 16 février 2023 et courrier de la recourante du 11 octobre 2023, à tout le moins 
en ce qui concerne les primes de feu son époux).  

Certes, la recourante et feu son mari n’ont pas perçu personnellement les subsides 
versés par l’OVAM. Ils en ont cependant tiré avantage, dès lors qu’à défaut de 
subsides, ils auraient dû s’acquitter des primes d’assurance-maladie.  

Cet avantage doit, par conséquent, être intégré, d’une manière ou d’une autre, 
dans le calcul des prestations complémentaires. 

Il faut constater que la réduction de prime concernant la recourante et feu son 
époux a été versée à leur assureur-maladie par l’OVAM pour toute l’année 2020. 
Dans la mesure où les subsides n’ont pas été payés par le SAM, qui est 
l’organisme compétent selon la pratique dans le canton de Genève, leurs 
versements doivent être pris en considération dans les plans de calcul comme des 
« autres prestations périodiques ». Le Tribunal fédéral a déjà statué, en ce sens 
qu’il a qualifié la gratuité du logement d'« autres prestations périodiques » au sens 
de l'art. 11 al. 1 let. d LPC (consid. 3.3.3) ou encore dans son arrêt 9C_511/2013 
du 8 mai 2013, dans lequel il a considéré que dans la mesure où la bénéficiaire de 
prestations complémentaires n'avait pas de frais de logement, il n'y avait aucune 
raison de prendre en considération un loyer à titre de dépense reconnue. À défaut, 
il faudrait tenir compte simultanément, au titre d'une autre prestation périodique, 
de l'entretien gratuit dont elle bénéficie (consid. 3.3).  

Ce raisonnement doit s’appliquer mutatis mutandis aux primes d’assurance-
maladie.  

Ainsi, soit on procède exceptionnellement comme l’a fait le SPC, en n’intégrant 
pas les primes d’assurance-maladie dans les dépenses.  

Soit, on intègre les primes d’assurance-maladie dans les dépenses et l’on tient 
compte, simultanément, des réductions de primes versées par l’OVAM au titre 
d’autres prestations périodiques, Dans cette hypothèse, pour la période du 
1er février au 31 décembre 2020, la situation est la suivante :  

  PCF PCC 
Dépenses reconnues    
Besoins/forfait  29'175.00 38'811.00 
Loyer net  15'000.00 15'000.00 
Primes d’assurance-maladie  14'448.00 14'448.00 
Total dépenses reconnues 58'623.00 68'259.00 
    

 
 
 

 

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- 11/13 - 

Revenu déterminant    
Prestations de l’AVS 42'660.00 42'660.00 
Fortune (186.00)  0.00 0.00 
Rente LPP  11'386.80 11'386.80 
Autres prestations périodiques 14'448.00 14'448.00 
Total revenu déterminant 68'494.80 68'494.80 
    
Dépenses reconnues - revenu 
déterminant - 9'871.80 - 235.80 

Les ressources sont suffisantes pour couvrir les dépenses reconnues, y compris les 
primes d’assurance-maladie. Aucune prestation complémentaire stricto sensu 
n’est donc due. 

Le résultat serait similaire si l’on devait procéder en prenant en considération le 
changement de compétence pour le versement des prestations conformément à 
l’art. 54a al. 4 OPC-AVS/AI et considérer que le SAM aurait dû rembourser à 
l’OVAM les subsides que celui-ci a versés. 

Ainsi, le calcul serait le suivant : 

 

  PCF PCC 
Dépenses reconnues    
Besoins/forfait  29'175.00 38'811.00 
Loyer net  15'000.00 15'000.00 
Primes d’assurance-maladie  14'448.00 14'448.00 
Total dépenses reconnues 58'623.00 68'259.00 
    
Revenu déterminant    
PCF   4'576,20 
Prestations de l’AVS 42'660.00 42'660.00 
Fortune (186.00)  0.00 0.00 
Rente LPP . 11'386.80 11'386.80 
Total revenu déterminant 54'046.80 58'623.00 
    
Dépenses reconnues - revenu 
déterminant 4'576.20 9'636.00 

 

Dans cette hypothèse, la recourante et feu son époux auraient certes eu droit à des 
prestations complémentaires tant fédérales que cantonales, pour un montant total 
de CHF 14'212,20, comme la recourante le réclame dans son écriture du 
7 décembre 2022. Cependant, dans la mesure où la prime moyenne s’élève à 
CHF 14'448.-, le montant de CHF 14'212,20 aurait dû être versé directement à 
l’assureur-maladie des époux, conformément à l'art. 21a LPC. Or, comme lesdites 
primes ont été acquittées par le bais d’un subside versé par l’OVAM, c’est à cet 

 
 
 

 

A/3387/2022 

- 12/13 - 

office que le SAM aurait dû verser les prestations complémentaires en 
remboursement des avances. 

Ainsi, dans ce cas également, la recourante et son époux n’auraient pas pu 
prétendre à des prestations complémentaires stricto sensu, sauf à voir leurs primes 
d’assurance-maladie couvertes par deux fois. 

Il ressort donc de ce qui précède que même en intégrant les primes d’assurance-
maladie dans les dépenses, la recourante et son époux ne pouvaient pas prétendre 
à des prestations complémentaires stricto sensu pour la période du 1er février au 
31 décembre 2020. Dans cette mesure, les prestations complémentaires versées 
pendant cette période l’ont été à tort et la recourante, en tant que bénéficiaire 
directe desdites prestations, est tenue de les restituer. 

La décision sur opposition querellée doit donc être confirmée, étant encore précisé 
que la recourante ne formule aucune autre critique. 

11. Au vu de ce qui précède, le recours est rejeté.  

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. fbis LPGA a contrario et 89H 
al. 1 LPA).  

 
 
 

 

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- 13/13 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie KOMAISKI 

 La présidente 
 
 
 
 

Marine WYSSENBACH 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le