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**Case Identifier:** e7e6467e-de75-5d43-bc30-d2ad0422df56
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-04-11
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile (Sommaires) 11.04.2014 C/16633/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_002_C-16633-2013_2014-04-11.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 15.04.2014. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/16633/2013 ACJC/455/2014 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU VENDREDI 11 AVRIL 2014 

 

Entre 

A______, domicilié ______ (VD), recourant contre un jugement rendu par la 20ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 21 novembre 2013, 
comparant par Me Jérôme Picot, avocat, route de Versoix 100, 1290 Versoix, en l'étude 
duquel il fait élection de domicile aux fins des présentes, 

et 

B______, sise ______ (GE), intimée, comparant par Me Filippo Ryter, avocat, rue du 
Port-Franc 2A, case postale 6685, 1002 Lausanne, en l'étude duquel elle fait élection de 
domicile. 

 

 

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C/16633/2013 

EN FAIT 

A. a. Par jugement JTPI/15744/2013 prononcé le 21 novembre 2013 et communiqué 
pour notification le 26 novembre 2013, le Tribunal de première instance a statué, 
par voie de procédure sommaire, sur la requête en mainlevée définitive de 
l'opposition formée au commandement de payer, poursuite n° 1______, déposée 
le 30 juillet 2013 par B______ à l'encontre de A______. 

 Aux termes de cette décision, il a : prononcé la mainlevée définitive de 
l'opposition formée au commandement de payer, poursuite n° 1______ (ch. 1 du 
dispositif), arrêté les frais judiciaires à 200 fr., qu'il a compensés avec l'avance 
effectuée par B______ (ch. 2), mis ces frais à la charge de A______ (ch. 3) et 
condamné ce dernier à verser à B______ 500 fr. TTC à titre de dépens (ch. 4). 

 b. En substance, le Tribunal a considéré qu'il était compétent à raison du lieu et 
que A______, lequel faisait valoir qu'il n'était pas domicilié à Genève, aurait dû 
agir par voie de plainte (art. 17 LP). Il a fait droit à la requête de B______, en tant 
que la pièce qu'elle avait produite était un titre de mainlevée définitive au sens de 
l'art. 80 LP. 

B. a. Par acte expédié le 9 décembre 2013 au greffe de la Cour de céans, A______ a 
recouru contre ce jugement et conclu, avec suite de frais et dépens, à son 
annulation et, cela fait, à ce que la requête de mainlevée définitive formée par 
B______ en date du 30 juillet 2013 soit déclarée irrecevable à raison du lieu. 

 b. Par arrêt ACJC/4/2014 du 6 janvier 2014, communiqué pour notification aux 
parties le 7 janvier 2014, la Cour de céans, statuant sur requête de suspension de 
l'effet exécutoire du jugement JTPI/15744/2013 du 21 novembre 2013, a admis la 
requête de A______ tendant à la suspension dudit effet exécutoire et réservé le 
sort des frais et dépens de l'incident avec la décision sur le fond. 

 c. Dans son mémoire de réponse du 20 janvier 2014, B______ a conclu, avec suite 
de dépens, à ce que le recours soit déclaré irrecevable et, subsidiairement, à ce 
qu'il soit rejeté. 

 d. Les parties n'ont pas fait usage de leur droit de réplique. Par pli du 13 février 
2014, les parties ont été informées de la mise en délibération de la cause. 

C. Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants : 

 a. Par jugement par défaut du 13 février 2013, le Tribunal d'arrondissement de 
l'Est Vaudois a condamné A______ à payer à B______ la somme de 3'150 fr., à 
titre de dépens. Ce jugement est devenu définitif et exécutoire depuis le 13 mars 
2013. 

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 b. B______ a requis, auprès de l'Office des poursuites du canton de Genève (ci-
après : l'Office), une poursuite à l'encontre de A______ en recouvrement de la 
somme de 3'150 fr. plus intérêts à 5% dès le 6 mai 2013, au titre de dépens selon 
le jugement du Tribunal d'arrondissement de l'Est Vaudois du 13 février 2013. 

 c. Le 27 juin 2013, l'Office a notifié un commandement de payer daté du 24 mai 
2013, poursuite n° 1______, à A______, à son adresse ______ (GE), lequel a fait 
opposition. 

 d. Par acte expédié le 30 juillet 2013 au greffe du Tribunal de première instance, 
B______ a requis le prononcé de la mainlevée définitive de l'opposition formée le 
27 juin 2013 par A______ au commandement de payer du 24 mai 2013, poursuite 
n° 1______, à concurrence de la somme de 3'150 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 
6 mai 2013. 

 e. Lors de l'audience du Tribunal du 15 novembre 2013, le conseil de A______ a 
indiqué que ce dernier n'était pas domicilié à l'adresse qui figurait dans la requête, 
mais à ______ dans le canton de Vaud, et conclu à l'irrecevabilité de la requête. 

 A l'appui de ses conclusions, il a produit une attestation de résidence datée du 
11 septembre 2013, dans laquelle l'Office de la population de ______ (VD) 
indiquait que A______ était domicilié ______ (VD). 

 B______ n'était ni présente ni représentée à cette audience. 

EN DROIT 

1. S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte 
(art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). Selon l'art. 251 let. a CPC, la procédure 
sommaire est applicable aux décisions rendues en matière de mainlevée 
d'opposition. 

 Aux termes de l'art. 321 al. 1 et 2 CPC, le recours, écrit et motivé, doit être 
introduit auprès de l'instance de recours dans les 10 jours à compter de la 
notification de la décision motivée, pour les décisions prises en procédure 
sommaire (art. 251 let. a CPC). 

 A Genève, la Chambre civile de la Cour de justice est l'instance compétente pour 
connaître d'un recours (art. 120 al. 1 let. a LOJ). 

 Le recours ayant été interjeté dans le délai et les formes prévus par la loi, il est par 
conséquent recevable. 

2. La Cour revoit la présente cause, soumise aux maximes des débats (art. 55 al. 1 et 
255 let. a a contrario CPC) et de disposition (art. 58 al. 1 CPC), avec un pouvoir 

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d'examen complet en droit et limité à l'arbitraire s'agissant des faits établis par le 
premier juge (art. 320 CPC). 

3. Le recourant ne conteste pas l'existence d'un titre de mainlevée définitive, mais 
fait grief au Tribunal d'avoir procédé à une mauvaise application des art. 46 al. 1 
et 48 LP en considérant qu'il était compétent ratione loci sur la base du seul 
commandement de payer, adressé par l'Office des poursuites du canton de 
Genève, nonobstant l'existence de son domicile légal dans la commune de 
______ (VD). Il lui reproche ce faisant d'avoir également erré dans la constatation 
des faits en sa possession. 

 Du point de vue du recourant, son omission d'agir par la voie de la plainte au sens 
de l'art. 17 LP ne permet pas, à elle seule, de considérer que la poursuite a été 
valablement engagée au for du débiteur. 

 3.1 Selon le système de la LP, l'énumération des tâches du juge est limitative : 
celui-ci ne peut intervenir dans la procédure de poursuite que dans les cas où la loi 
le prévoit expressément (art. 17 al. 1 et art. 23 LP); en dehors de ces cas-là, toute 
intervention du juge dans la procédure de poursuite est donc exclue (ATF 139 III 
444 consid. 4.1; 95 I 313 consid. 3). 

 La levée de l'opposition du débiteur au commandement de payer est de la 
compétence du juge (art. 80 ss LP). En vertu des art. 80 et 81 LP, le juge doit 
prononcer la mainlevée définitive de l'opposition lorsque le créancier produit un 
jugement exécutoire ou un titre y assimilé, à moins que le débiteur ne prouve par 
titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis postérieurement au 
jugement, ou qu'il ne se prévale de la prescription (ATF 139 III 444 consid. 4.1). 

 La procédure de mainlevée est une pure procédure d'exécution forcée (ATF 139 
III 444 consid. 4.1.1; 94 I 365 consid. 6), un incident de la poursuite : le juge n'est 
compétent que pour examiner le jugement exécutoire ou les titres y assimilés dans 
le cas d'une requête de mainlevée définitive, ainsi que, notamment, l'identité entre 
le poursuivant et le créancier, et enfin statuer sur le droit du créancier de 
poursuivre le débiteur, c'est-à-dire décider si l'opposition doit ou ne doit pas être 
maintenue. Il peut également examiner d'office si la poursuite est à l'évidence 
périmée ou nulle (ATF 139 III 444 consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 
5P.174/2005 du 7 octobre 2005 consid. 2.1; PANCHAUD/CAPREZ, Die 
Rechtsöffnung, La mainlevée d'opposition, 1980, § 43 n. 1-5 p. 96; GILLIÉRON, 
Commentaire de la LP, vol. I, 1999, n. 27 ad art. 80 LP). En revanche, il ne peut 
pas relever, ni retenir un vice de la procédure de poursuite dont l'intéressé doit se 
prévaloir par la voie de la plainte à l'autorité de surveillance (ATF 139 III 444 
consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 5P.174/2005 précité consid. 2.1; 
GILLIÉRON, op. cit., n. 76 ad art. 82 LP). 

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 3.2 Selon l'art. 84 LP, le juge du for de la poursuite statue sur les requêtes en 
mainlevée. Le for ordinaire de la poursuite est au domicile du débiteur (art. 46 
al. 1 LP). 

 Est compétent le juge de la mainlevée dans le ressort duquel se trouve le siège de 
l'Office des poursuites, qui diligente la poursuite, c'est-à-dire, en règle générale, 
celui qui a notamment rédigé et notifié le commandement de payer (GILLIÉRON, 
op. cit., n. 22 ad art. 84 LP). 

 Le moyen pris de ce que la poursuite a été introduite à un for irrégulier ressortit 
exclusivement à l'autorité de surveillance et, dès lors, ne peut être pris en 
considération par le juge de la mainlevée (ATF 120 III 7 consid. 3; arrêt du 
Tribunal fédéral 5A_414/2010 du 20 août 2010 consid. 2.2; GILLIÉRON, op. cit., 
n. 32 ad art. 46-55 LP; PANCHAUD/CAPREZ, op. cit., § 44 p. 102). Autrement dit, 
le poursuivi, qui n'a pas attaqué par la voie de la plainte dirigée contre la 
notification du commandement de payer la compétence ratione loci de l'office des 
poursuites qui a rédigé, notifié ou fait notifier le commandement de payer, n'est 
pas recevable à soulever ce moyen dans la procédure sommaire d'annulation de 
l'opposition par la mainlevée (ATF 76 I 45 consid. 3; GILLIÉRON, op. cit., n. 24 ad 
art. 84 LP). 

 3.3 En l'espèce, dans la mesure où l'intimée a engagé la poursuite à l'Office des 
poursuites de Genève et où le recourant ne peut pas contester, en procédure de 
mainlevée, le for judiciaire indirectement déterminé par le for de la poursuite, c'est 
à bon droit que le premier juge s'est déclaré compétent à raison du lieu et n'a pas 
pris en considération le moyen relatif à l'introduction de la poursuite à un for 
irrégulier. 

 Dès lors que l'intimée avait produit un titre exécutoire, ce qui n'est pas contesté, et 
que le recourant ne soutenait pas avoir payé sa dette (art. 81 al. 1 LP), la 
mainlevée définitive devait être prononcée. 

 Au vue de ce qui précède, le recours sera rejeté en tant qu'il est infondé. 

4. Le recourant, qui succombe, sera condamné aux frais (art. 106 al. 1 et 3 CPC). 

 En vertu de l'art. 61 al. 1 OELP, la juridiction supérieure à laquelle sont déférées 
les décisions rendues dans une procédure sommaire en matière de poursuite 
(art. 251 CPC) peut prélever un émolument n'excédant pas une fois et demie 
l'émolument que peut prélever l'autorité de première instance. 

 Le premier juge a fixé l'émolument de première instance - non contesté en tant 
que tel - à 200 fr. Partant, l'émolument de la présente décision sera fixé à 300 fr., 
montant qui prend en compte les frais de la décision du 6 janvier 2014. Il sera mis 

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à la charge du recourant et compensé partiellement avec l'avance de frais de 
200 fr. opérée par celui-ci qui reste acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC). 

 Le recourant sera condamné à verser à l'Etat, soit pour lui les Services financiers 
du Pouvoir judiciaire, le solde de 100 fr. (art. 111 al. 1 in fine CPC). 

 Le recourant sera en outre condamné à verser à l'intimée, assistée d'un conseil 
devant la Cour, des dépens arrêtés à 300 fr., débours et TVA compris (art. 96 et 
105 al. 2 CPC; art. 85 et 90 RTFMC; art. 25 et 26 LaCC). 

5. La valeur litigieuse, au sens de l'art. 51 LTF, est inférieure à 30'000 fr. 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre le jugement JTPI/15744/2013 
rendu le 21 novembre 2013 par le Tribunal de première instance dans la cause 
C/16633/2013-20 SML. 

Au fond : 

Rejette ce recours. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Arrête les frais judiciaires du recours à 300 fr. 

Les met à la charge de A______ et dit qu'ils sont compensés à due concurrence avec 
l'avance de frais de 200 fr. fournie par ce dernier, qui reste acquise à l'Etat. 

Condamne A______ à payer à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du 
Pouvoir judiciaire, la somme de 100 fr. à titre de solde de frais. 

Condamne A______ à payer à B____________ la somme de 300 fr. à titre de dépens de 
recours. 

Siégeant : 

Madame Daniela CHIABUDINI, présidente; Madame Sylvie DROIN et Madame Alix 
FRANCOTTE CONUS, juges; Madame Véronique BULUNDWE, greffière. 

 

La présidente : 

Daniela CHIABUDINI 

 La greffière : 

Véronique BULUNDWE 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF: RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 

Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF inférieure à 30'000 fr.