# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 51f27c98-0ef0-515c-b1de-7f2b2e9ce4d3
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2019-06-04
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 04.06.2019 C-1857/2018
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-1857-2018_2019-06-04.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-1857/2018 

 

 
 

  A r r ê t  d u  4  j u i n  2 0 1 9  

Composition 
 Caroline Bissegger, juge unique, 

Daphné Roulin, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (France) 

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Caisse suisse de compensation CSC, 

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Assurance-vieillesse et survivants, montant de la rente (déci-

sion sur opposition du 28 février 2018). 

 

 

 

C-1857/2018 

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Faits : 

A.  

A._______ (ci-après : l’intéressé), né le (…) 1952, est un ressortissant fran-

çais, domicilié en France, marié et père de quatre enfants nés en (…), (…) 

et (…) (CSC pces 1, 8 et 10).  

B.  

B.a Le 1er juin 2017, la Caisse suisse de compensation (ci-après : CSC ou 

autorité inférieure) a reçu une demande de rente de vieillesse en faveur 

d’A._______ (CSC pce 1).  

B.b Par décision du 21 août 2017 (CSC pce 17), la CSC a alloué à 

A._______ une rente ordinaire de vieillesse dès le 1er septembre 2017 à 

hauteur de 1'602 francs. Cette décision se fonde sur une période totale de 

cotisations de 30 années et 2 mois (AI pce 17 p.3). L’autorité a notamment 

retenu dans le cadre du relevé des périodes d’assurance que l’assuré 

n’avait pas cotisé de 1974 à 1985 et que la période de cotisations se ter-

minait le 31 décembre 2015 (CSC pce 17 p.5-6). 

B.c Le 7 septembre 2017, A._______ a fait opposition à la décision préci-

tée en raison de lacunes dans le relevé des périodes d’assurance (CSC 

pce 18). Il explique avoir travaillé de juillet à août 1974 auprès de 

B._______, du 29 mars au 28 mai 1976 auprès de C._______ et du 1er jan-

vier 2016 jusqu’au 31 août 2017 à nouveau auprès de C._______. En an-

nexe, il a joint ses fiches de salaire des années 2016 et 2017. 

B.d La CSC a entrepris des recherches portant sur les périodes de cotisa-

tions en 1974 et 1976 auprès des caisses de compensation auxquels 

étaient affiliés les employeurs nommés par l’intéressé (CSC pces 16 et 19-

34 ; cf. infra consid. 8.1).  

B.e Par décision sur opposition du 28 février 2018 (CSC pce 39), la CSC 

a alloué à A._______ une rente ordinaire de vieillesse dès le 1er septembre 

2017 à hauteur de 1'656 francs. La CSC explique avoir opéré un nouveau 

calcul de la prestation en raison des cotisations versées en 2016 et 2017 

(période totale de cotisations : 31 années et 2 mois [CSC pce 39 p.3]) et 

que toutes les recherches menées afin de retrouver d’éventuelles cotisa-

tions versées en 1974 et 1976 sont restées vaines (CSC pce 40). 

 

C-1857/2018 

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C.  

C.a Le 17 mars 2018 (cf. suivi des envois [TAF pce 3]), A._______ (ci-

après : le recourant) a contesté la décision sur opposition susmentionnée 

auprès de la CSC (CSC pce 44 ; TAF pce 1). Il requiert que les mois de 

cotisations durant l’année de l’ouverture du droit à sa rente de vieillesse 

(8 mois en 2017) soient ajoutés à sa carrière d’assurance (31 années et 

2 mois) ainsi que les mois de juillet et août 1974 auprès de B._______ et 

du 29 mars au 28 mai 1976 auprès de C._______. L’intéressé a joint à son 

recours un courrier du 8 janvier 1976 de la société « C._______ » à (…) 

confirmant son engagement en tant que stagiaire du 1er avril au 31 mai 

1976 pour une rémunération de 250 francs par semaine et une autorisation 

de travail du 29 mars au 28 mai 1976 du canton D._______. Il indique avoir 

en sa possession un rapport de stage pour la période du 29 mars au 28 mai 

1976. 

Le 26 mars 2018, la CSC a transmis le recours de l’intéressé au Tribunal 

administratif fédéral (ci-après : le Tribunal) pour compétence (TAF pce 2).  

C.b Invitée par le Tribunal à se déterminer (TAF pce 4), la CSC a conclu 

au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée (réponse 

du 4 mai 2018 [TAF pce 5]). Elle s’est référée en substance à son argu-

mentation développée dans la décision attaquée. 

C.c Par ordonnance du 14 mai 2018 (TAF pce 6), le Tribunal a transmis au 

recourant une copie des pièces au dossier de la CSC (en particulier les 

recherches de la CSC portant sur les périodes de cotisations en 1974 et 

1976) et l’a invité à déposer une réplique. En l’absence de réaction du re-

courant, le Tribunal a clos l’échange d’écritures, sous réserve d’autre me-

sures d’instruction (TAF pce 8). 

C.d Par courriers du 7 mai 2019 (TAF pces 9-10), le Tribunal a invité les 

entreprises B._______ et C._______ à indiquer, avec moyens de preuve à 

l’appui, si A._______ a été employé durant les années 1974, respective-

ment 1976. B._______ a indiqué au Tribunal ne plus disposer d’informa-

tions à ce propos (TAF pce 11). C._______ a confirmé que l’intéressé a 

travaillé en son sein du 29 mars au 28 mai 1976 et que durant cette période 

les cotisations AVS n’avaient pas été déduites de son salaire total de 

2'700 francs (TAF pce 12). Par ordonnance du 22 mai 2019, le Tribunal a 

clos l’échange d’écritures, sous réserve d’autres mesures d’instruction 

(TAF pce 13). 

  

C-1857/2018 

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Droit : 

1.  

1.1 Le Tribunal administratif fédéral examine d’office et avec une pleine 

cognition sa compétence et les conditions de recevabilité des recours qui 

lui sont soumis (art. 7 PA ; ATAF 2016/15 consid. 1, 2014/4 consid. 1.2). 

1.2 En vertu de l'art. 31 LTAF en relation avec l'art. 33 let. d LTAF et 

l'art. 85bis al. 1 de la loi fédérale du 20 décembre 1946 sur l'assurance-vieil-

lesse et survivants (LAVS, RS 831.10), le Tribunal administratif fédéral est 

compétent pour connaître du présent recours.  

1.3 Selon l'art. 37 LTAF, la procédure devant le Tribunal administratif fédé-

ral est régie par la PA, pour autant que la LTAF n'en dispose pas autrement. 

En vertu de l'art. 3 let. dbis PA, la procédure en matière d'assurances so-

ciales n'est pas régie par la PA dans la mesure où la loi fédérale du 6 oc-

tobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA, 

RS 830.1) est applicable. À cet égard, l'art. 1 al. 1 LAVS dispose que les 

dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-vieillesse et survivants, 

à moins que la LAVS ne déroge expressément à la LPGA. 

1.4 Déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi (art. 60 

LPGA et 50 al. 1 PA ; art. 52 al. 1 PA), le recours est recevable. 

2.  

L'examen du droit à des prestations selon la LAVS est régi par la teneur de 

la LAVS au moment de la décision entreprise, respectivement à l'ouverture 

du droit aux prestations, eu égard au principe selon lequel la législation 

applicable est en principe celle qui était en vigueur lors de la réalisation de 

l'état de fait qui doit être apprécié juridiquement ou qui a des conséquences 

juridiques, sous réserve de dispositions particulières de droit transitoire (cf. 

ATF 136 V 24 consid. 4.3 et les réf. cit. ; voir ég. ATF 139 V 297 consid. 2.1, 

130 V 445 consid. 1.2.1). S'agissant du droit interne, la LAVS et le règle-

ment du 31 octobre 1947 sur l'assurance-vieillesse et survivants (RAVS, 

RS 831.101) dans leur teneur en vigueur au 1er septembre 2017 conformé-

ment à l'art. 21 al. 1 LAVS, ouverture du droit à la rente de l'assuré, sont 

applicables.  

3.  

3.1 L'accord entre la Suisse et la Communauté européenne et ses Etats 

membres sur la libre circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALCP, RS 

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0.142.112.681), dont son annexe II qui règle la coordination des systèmes 

de sécurité sociale, est entré en vigueur le 1er juin 2002. Dans le cadre de 

l'ALCP la Suisse est aussi un « Etat membre » au sens des règlements de 

coordination (cf. l'art. 1er al. 2 de l'annexe II de l'ALCP).  

3.2 Selon l'art. 1er al. 1 en relation avec la section A de l'annexe II et selon 

l'art. 153a LAVS les parties contractantes appliquent entre elles le règle-

ment (CE) du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 

n° 883/2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale 

(RS 0.831.109.268.1) et le règlement (CE) du Parlement européen et du 

Conseil du 16 septembre 2009 no 987/2009 fixant les modalités d'applica-

tion du règlement (CE) n° 883/2004 (avec annexes) (RS 0.831.109. 

268.11).  

3.3 Selon l'art. 4 du règlement (CE) n° 883/2004, à moins que le règlement 

n'en dispose autrement, les personnes auxquelles ce règlement s'applique 

– tels les ressortissants d'un Etat membre, les apatrides et les réfugiés 

ayant leur domicile dans un Etat membre auxquels les dispositions d'un ou 

de plusieurs Etats membres sont ou étaient applicables et leurs survivants 

(cf. l'art. 2 du règlement) – bénéficient des mêmes prestations et sont sou-

mises aux mêmes obligations, en vertu de la législation de tout Etat 

membre, que les ressortissants de celui-ci.  

4.  

Le litige porte en l'espèce sur le montant de la rente de vieillesse du recou-

rant, en particulier sur la prise en considération dans le calcul de la rente 

de cotisations supplémentaires durant les années 1974 (juillet à août), 

1976 (du 29 mars au 28 mai) et 2017 (janvier à août). 

5.  

5.1 Pour chaque assuré tenu de payer des cotisations sont établis des 

comptes individuels où sont portées les indications nécessaires au calcul 

des rentes ordinaires (art. 30ter al. 1 LAVS et art. 133 ss RAVS). Conformé-

ment à l'art. 140 al. 1 RAVS, les comptes individuels doivent indiquer en 

particulier l'année de cotisations et la durée de cotisations indiquées en 

mois, ainsi que le revenu annuel en francs. Lors de la fixation des rentes, 

les caisses de compensation doivent se fonder sur les indications conte-

nues dans les comptes individuels (cf. art. 68 al. 2 RAVS).  

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5.2 Tout assuré a le droit d'exiger de chaque caisse de compensation qui 

tient pour lui un compte individuel un extrait des inscriptions faites, portant 

des indications relatives aux employeurs (art. 141 al. 1 RAVS).  

Lorsqu'il n'est pas demandé d'extrait de compte individuel, que l'exactitude 

d'un extrait de compte individuel n'est pas contestée ou qu'une réclamation 

a été écartée, la rectification des inscriptions ne peut être exigée, lors de 

la réalisation du risque assuré, que si l'inexactitude des inscriptions est 

manifeste ou si elle a été pleinement prouvée (art. 141 al. 3 RAVS). Selon 

la jurisprudence, des motifs de sécurité juridique exigent de se montrer 

strict en matière d'appréciation des preuves et d'appliquer la règle de l'art. 

141 al. 3 RAVS lorsqu'un assuré affirme avoir exercé une activité lucrative 

soumise à cotisations paritaires durant une période non prise en compte 

dans le calcul de la rente (ATF 107 V 7 consid. 2a). Ainsi, il n'y a matière à 

rectification que si la preuve stricte (ATF 130 V 335 consid. 4.1, 117 V 261 

consid. 3d) est rapportée qu'un employeur a effectivement retenu des co-

tisations AVS sur les revenus versés ou qu'une convention de salaire net a 

été fixée entre cet employeur et le salarié (voir aussi art. 30ter LAVS) ; éta-

blir l'exercice d'une activité lucrative salariée n'y suffit pas (arrêt du Tribunal 

fédéral I 401/05 du 17 juillet 2006 consid. 3 ; ATF 130 V 335 consid. 4.1 et 

les réf. cit.).  

6.  

6.1 La procédure en matière d'établissement des faits marie deux principes 

opposés. Selon la maxime des débats, les parties apportent faits et 

preuves. Selon la maxime inquisitoriale, l'autorité dirige la procédure, défi-

nit les faits pertinents et les preuves nécessaires, qu'elle ordonne et appré-

cie d'office (art. 12 PA ; ATF 110 V 199 consid. 2b, 105 Ib 114 ; PIERRE 

MOOR, Droit administratif, vol. II, 3e éd., 2011, ch. 2.2.6.3). Elle ne tient pour 

existants que les faits qui sont dûment prouvés et applique le droit d'office.  

6.2 La procédure administrative fait prévaloir la procédure inquisitoriale, 

mais les parties, particulièrement dans le domaine des assurances so-

ciales, ont le devoir de collaborer à l'instruction de l'affaire, ce qui les oblige 

à apporter, dans la mesure où cela peut raisonnablement être exigé d'elles, 

les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute 

de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence 

de preuve. Dès lors, s'il appartient à l'autorité d'établir elle-même les faits 

pertinents dans la mesure où l'exige la correcte application de la loi, c'est 

avec le concours des parties intéressées qu'elle s'y emploie, celles-ci ayant 

l'obligation d'apporter toute preuve propre à fonder ses allégations (ATF 

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117 V 261, 116 V 23, 115 V 133 consid. 8a et les réf. cit.). Ainsi en va-t-il 

de la règle en matière de preuve posée à l'art. 141 al. 3 RAVS, qui n'exclut 

pas l'application du principe inquisitoire ; la preuve absolue doit être fournie 

selon les règles usuelles sur l'administration des preuves et le fardeau de 

la preuve qui prévalent dans l'assurance sociale, l'obligation de collaborer 

de la partie intéressée étant toutefois plus étendue dans ce cas (ATF 117 

V 261). Il n'existe par ailleurs pas, en droit des assurances sociales, un 

principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le 

doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a ; arrêt du Tribunal 

fédéral H 139/06 du 5 octobre 2006 consid. 2.2).  

7.  

Le recourant soutient avoir exercé une activité lucrative en Suisse de juillet 

à août 1974 auprès de B._______ et du 29 mars au 28 mai 1976 auprès 

de C._______ en tant que stagiaire. Ces activités et leurs revenus ne sont 

pas inscrits sur le CI de l'intéressé (cf. art. 68 al. 2 RAVS). Il sied d’examiner 

s’il a été prouvé que des cotisations AVS ont été retenues sur les revenus 

de l’intéressé perçus durant les périodes en question.  

7.1 Sur la base des informations fournies par l’assuré, la CSC a entrepris 

des démarches afin de vérifier si des cotisations AVS avaient bien été re-

tenues sur des revenus réalisés en juillet et août 1974 ainsi que du 29 mars 

au 28 mai 1976.  

La caisse de compensation D._______ a indiqué que l’entreprise 

C._______ était affiliée en 1976 à la caisse no … (CSC pce 26). La caisse 

de compensation E._______ (no …) a rapporté ne pas avoir de salaire sou-

mis à l’AVS concernant l’intéressé en 1976 (CSC pce 29). Au surplus, cette 

caisse a informé l’autorité inférieure n’avoir en 1974 concernant l’intéressé 

ni certificat de salaire ni inscription au compte individuel (CSC pce 24).  

La caisse de compensation D._______ a fait savoir que l’entreprise 

B._______ était affiliée en 1974 à la caisse no …, soit SVA F._______ 

Ausgleichskasse (CSC pce 26). Celle-ci a renvoyé à la caisse de compen-

sation G._______ (CSC 31), qui a informé la CSC ne pas avoir de revenu 

déclaré pour l’année 1974 concernant l’intéressé (CSC pces 33 et 43). 

7.2 Au surplus, le Tribunal constate que les documents joints au recours 

(cf. let. C.a) attestent certes de l’exercice d’une activité salariée entre le 

29 mars jusqu’au 28 mai 1976 auprès de C._______ à (…). Néanmoins, 

ces pièces ne font pas état que cet employeur a retenu des cotisations AVS 

sur la rémunération de 250 francs par semaine de l’assuré.  

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7.3 Enfin les employeurs nommés par le recourant n'ont pas indiqué avoir 

retenu des cotisations sociales ni versé de cotisations sociales à l'AVS du-

rant les années en question concernant l'intéressé (cf. let. C.d). 

7.4 Au vu de ce qui précède et à défaut de toute preuve patente démon-

trant que des cotisations AVS/AI ont été prélevées sur d’autres revenus 

que ceux figurant dans le compte individuel, il s'avère qu'il n'y a pas lieu de 

rectifier le compte individuel du recourant s'agissant notamment de la du-

rée de cotisations.  

8.  

8.1 Selon l'art. 21 LAVS, ont droit à une rente de vieillesse les hommes qui 

ont atteint 65 ans révolus et les femmes qui ont atteint 64 ans révolus. Le 

droit prend naissance le premier jour du mois suivant celui où a été atteint 

l'âge prescrit. Le droit à la rente de l'intéressé s'est ouvert au 1er septembre 

2017.  

8.2 Selon l'art. 29bis al. 1 LAVS, le calcul de la rente est déterminé par les 

années de cotisations, les revenus provenant d'une activité lucrative, ainsi 

que, le cas échéant, par les bonifications pour tâches éducatives ou pour 

tâches d'assistance, entre le 1er janvier qui suit la date où l'ayant droit a eu 

20 ans révolus et le 31 décembre qui précède la réalisation du risque as-

suré, à savoir, dans le cas présent, l'âge de la retraite. 

8.3 Les rentes ordinaires sont servies sous forme de rentes complètes aux 

assurés qui comptent une durée complète de cotisations et sous forme de 

rentes partielles pour ceux qui n'ont qu'une durée incomplète de cotisations 

(art. 29 al. 2 LAVS). La durée de cotisations est réputée complète lorsque 

l'assuré présente le même nombre d'années de cotisations que les assurés 

de sa classe d'âge (art. 29ter al. 1 LAVS).  

8.4 Si la durée de cotisations est incomplète, les périodes de cotisations 

accomplies avant le 1er janvier suivant l'accomplissement des 20 ans révo-

lus seront prises en compte à titre subsidiaire aux fins de combler les la-

cunes de cotisations apparues depuis cette date (art. 52b RAVS ; années 

de jeunesse). Peuvent également être prises en compte pour combler les 

lacunes de cotisations les périodes de cotisations entre le 31 décembre 

précédant la réalisation du cas d'assurance et la naissance du droit à la 

rente (art. 52c 1ère phrase RAVS). Cette durée de cotisations n'influe pas 

sur l'issue de la cause puisque l'échelle de rente demeure identique.  

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8.5 En l’espèce, selon les Tables des rentes 2015 (p.8), pour un assuré de 

la classe d'âge de 1952, la durée possible de cotisations est de 44 ans au 

plus, lors de la survenance du cas d'assurance (retraite) en 2017. Il ressort 

du compte individuel de l’intéressé une durée de cotisations de seulement 

30 années et 7 mois entre le 1er janvier 1973 et le 31 décembre 2016 (cf. 

consid. 9.2). La durée de cotisations étant incomplète (cf. consid. 9.4), il 

s’agit de tenir compte des périodes de cotisations accomplies avant le 

1er janvier 1973, à savoir 7 mois, et de celles après le 31 décembre 2016, 

soit 8 mois. Ainsi la période de cotisations totale du recourant est de 31 an-

nées et 10 mois. Force est de constater que l’autorité inférieure a retenu à 

raison une durée de cotisations de 31 années entières. 

Pour le surplus, le Tribunal de céans constate que la CSC a correctement 

fixé le montant de la rente du recourant à 1'656 francs par mois dès le 

1er septembre 2017 sur le base d’un revenu annuel moyen déterminant de 

190'350 francs et d’une échelle de rente 31 pour une durée de cotisations 

de 31 années entières (cf. Table des rentes 2015, p.44).  

9.  

Au vu des considérants qui précèdent, force est au Tribunal de confirmer 

la décision entreprise. Partant, le recours manifestement infondé interjeté 

le 17 mars 2018 est rejeté dans une procédure à juge unique selon l’art. 

85bis al. 3 LAVS et la décision sur opposition du 28 février 2018 maintenue 

dans son intégralité.   

10.  

La procédure est gratuite pour les parties (art. 85bis al. 2 LAVS), de sorte 

qu’il n’est pas perçu de frais de procédure. Vu l'issue de la procédure, il 

n'est pas alloué de dépens (art. 64 al. 1 PA et art. 7 du règlement du 21 fé-

vrier 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal 

administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]).  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n’est pas perçu de frais judiciaire ni alloué de dépens. 

3.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (recommandé avec avis de réception) ; 

– à l'autorité inférieure (n° de réf. […] ; recommandé) ; 

– à l’Office fédéral des assurances sociales (recommandé). 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Caroline Bissegger Daphné Roulin 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en matière de 

droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss 

et 100 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et les 

moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens de 

preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

Expédition :