# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** b17439b3-14fd-56a0-901a-a02fb81bec20
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour des poursuites et faillites ML / 2021 / 16
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_009_ML---2021---16_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

KC20.033029-201684

353 

 

 

Cour
des poursuites et faillites

________________________________________________

Arrêt du
30 décembre 2020

__________________

Composition
:              M.             
Maillard,
président

             
              Mmes             
Rouleau et Cherpillod, juges

Greffier
              :             
Mme              Joye

 

 

*****

 

 

Art.
321 al. 1 CPC

 

 

 

 

             
Vu le prononcé rendu sous forme de dispositif le 1er
octobre 2020, à la suite de l’interpellation du poursuivi, par lequel la Juge de paix du district
de Morges a rejeté la requête de mainlevée de l'opposition déposée par
C.________, à Ecublens, dans la poursuite
n° 9'623’403 de l’Office des poursuites du même district, exercée à
son instance contre M.________,
à Morges, arrêtant les frais judiciaires à 150 fr. compensés avec l’avance
de frais de la poursuivante, les mettant à la charge de cette dernière et n’allouant
pas de dépens,

 

              
vu les motifs du prononcé adressés aux parties le 19 novembre 2020,

 

             
              vu le recours déposé
le 23 novembre 2020 par la poursuivante contre cette décision ;

   

 

             
attendu que le recours au sens des art. 319 ss CPC (Code de procédure civile ; RS 272) doit
être introduit auprès de l'instance de recours par acte écrit et motivé (art. 321
al. 1 CPC), dans les dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art.
321 al. 2 CPC),

 

             
qu’en l’espèce, le recours a été déposé en temps utile ; 

 

 

             
attendu que la partie qui entend user d'une voie de droit a la charge de se conformer à certaines
règles de forme, à défaut de quoi sa démarche sera frappée d'irrecevabilité
(Jeandin, in Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy (éd.), Commentaire romand, Code de procédure
civile, 2e
éd., 2019, n. 1 ad
art. 321 CPC), 

 

             
qu'en particulier, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours doit être motivé, 

 

             
que, si la motivation du recours fait défaut, l’instance de recours n’entre pas en matière,

 

             
que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la motivation du recours doit à tout
le moins satisfaire aux exigences qui sont posées pour un acte d’appel (TF 5D_43/2019 du 24
mai 2019 consid. 3.2.2.1 ; TF 5A_387/2016 du 7 septembre 2016 consid. 3.1 ; TF 5A_488/2015
du 21 août 2015 consid. 3.2.1, publié in
RSPC 6/2015 pp. 512 s., et les arrêts cités),

 

             
que cela signifie que le recourant doit démontrer le caractère erroné de la motivation
de la décision attaquée et que son argumentation doit être suffisamment explicite pour
que l’instance de recours puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise
des passages de la décision qu’il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles il
fonde sa critique (ibid.),

 

              
que ni l’art. 132 al. 1 et 2 ni l’art. 56 CPC ne sont applicables en cas d’absence
de motivation d’un acte de recours (ibid.),

 

             
qu’en l’espèce, dans son écriture du 20 novembre 2020, la recourante ne remet nullement
en cause la motivation du prononcé, selon laquelle les factures (liées à l’enlèvement
du véhicule du poursuivi) dont elle se prévaut, qui ne comportent aucune signature, ne constituent
pas des reconnaissances de dette et, partant, des titres de mainlevée au sens de l’art. 82
LP (loi fédérale du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et la faillite, RS 281.1), 

 

             
que l’acte de recours ne remplit donc pas les exigences de motivation de l’art. 321 al. 1
CPC et de la jurisprudence susmentionnée,

 

             
              que le recours est en
conséquence irrecevable ; 

 

             
              

             
              attendu que même
si le recours était recevable, il devrait être rejeté,

 

             
              qu’en effet, la
procédure de mainlevée provisoire n’a pas pour objet de constater la réalité
d’une créance, mais l’existence d’un titre exécutoire, soit une reconnaissance
de dette au sens de l’art. 82 LP, c’est-à-dire un acte portant la signature du débiteur
ou de son représentant, d’où ressort sa volonté de payer au créancier une somme
d’argent déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 142 III 720
consid. 4.1 ; ATF 139 III 297 consid. 2.3.1 ; ATF 132 III 140 consid. 4.1.1, rés. in JdT
2008 II 187),

 

             
              que le dossier ne comprend,
en l’espèce, aucune reconnaissance de dette signée par le poursuivi portant sur le montant
réclamé,

 

             
que dans ces conditions, le premier juge ne pouvait que rejeter la requête de mainlevée ;

 

 

              
                 attendu
que le présent arrêt peut être rendu sans frais.

 

Par
ces motifs,

la
Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos en sa qualité d'autorité

de
recours en matière sommaire de poursuites,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

 

 

 

 

 

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
C.________,

‑             
M. M.________.

 

             
La Cour des poursuites et faillites considère
que la valeur litigieuse est de 1'285 francs.

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral –
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation
ne soulève une question juridique de principe 
(art.
74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Morges.

 

             
La greffière :