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**Case Identifier:** 49125048-e16b-576c-8c78-35d318b8f8d5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-03-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 02.03.2016 C/9612/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-9612-2014_2016-03-02.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/9612/2014-CS DAS/57/2016

DÉCISION 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre de surveillance 

DU MERCREDI 2 MARS 2016 

 

Recours (C/9612/2014-CS) formé en date du 23 décembre 2015 par A______, 
domiciliée ______, Genève, comparant par Me Virginia LUCAS, avocate, en l'Etude de 
laquelle elle élit domicile. 

* * * * * 

Décision communiquée par plis recommandés du greffier 
du    3 mars 2016 à : 

- A______ 
c/o Me Virginia LUCAS, avocate 
Boulevard Saint-Georges 72, 1205 Genève.  

- B______ 
______, Genève. 

- D______ 
E______ 
SERVICE DE PROTECTION DES MINEURS 
Case postale 75, 1211 Genève 8. 

- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE 
ET DE L'ENFANT. 

 

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EN FAIT 

A. La mineure C______, née le ______ 2013, est issue de l'union entre A______ et 
B______. 

Par jugement du 14 mai 2014, le Tribunal de première instance, statuant sur 
mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment attribué la garde de la 
mineure à la mère, réservé un droit de visite au père devant s'exercer à raison de 
deux fois quatre heures par semaine, et instauré une curatelle d'organisation et de 
surveillance des relations personnelles. 

Le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de 
protection) en a pris acte le 28 mai 2014 et a désigné les curateurs en charge du 
mandat au sein du Service de protection des mineurs (ci-après : SPMi). 

B.  Dans un rapport du 5 mai 2015, le SPMi a préavisé l'instauration de curatelles 
pour faire valoir la créance alimentaire de la mineure - notamment encaisser la 
rente AI, les prestations complémentaires, les allocations familiales et toutes 
prestations à laquelle elle aurait droit -, financer le placement et gérer son 
assurance-maladie et toute question y relative. 

A l'appui de son préavis, le SPMi a exposé que la situation familiale, déjà sensible 
au début de son intervention en juin 2014 car la mère rencontrait des difficultés à 
s'occuper à plein temps de la mineure et sollicitait une prise en charge étendue par 
le père, s'était encore fortement péjorée à partir du mois de mars 2015. La mère 
n'était plus en mesure de s'occuper de la mineure et avait consenti à son placement 
en foyer, après deux hospitalisations « sociales » de l'enfant les semaines 
précédentes, le père n'étant pas non plus en mesure de la prendre en charge à 
temps plein.  

La mineure a été placée au Foyer l'Odyssée le 22 mai 2015. 

Par ordonnance du 13 juillet 2015, le Tribunal de protection a instauré les 
curatelles préavisées, après consultation des parties. 

C.  Par courrier du 30 octobre 2015 adressé au Tribunal de protection, B______ s'est 
inquiété du fait que son épouse voulait mettre fin au placement de C______ en 
foyer, alors qu'il constatait que celle-ci y évoluait favorablement. Il souhaitait que 
sa fille soit maintenue dans le foyer pour consolider les progrès constatés.  

Dans un rapport du même jour, le SPMi a préavisé le retrait de la garde à la mère 
et du droit de déterminer le lieu de vie de la mineure, le maintien du placement de 
cette dernière au Foyer de l'Odyssée, l'instauration d'une curatelle d'assistance 
éducative, ainsi que pour administrer ses biens et la fixation de ses relations 
personnelles avec A______ à raison de deux demi-journées de trois heures par 

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semaine et avec B______ à raison de deux demi-journées de quatre à cinq heures 
par semaine. 

A l'appui de son préavis, le SPMi a exposé que, depuis son placement, la mineure 
avait évolué favorablement, notamment sur le plan du langage et du déplacement 
dans l'espace, avait trouvé un rythme de vie et une stabilité, mangeait bien et avait 
cessé de se faire vomir, avait un sommeil plus paisible et ne s'auto-agressait plus. 
Cette bonne évolution et les dires de la mère selon lesquels elle se sentait mieux 
avaient amené à un élargissement des relations personnelles avec cette dernière à 
la journée deux fois par semaine. Depuis lors, l'équipe éducative avait néanmoins 
constaté une péjoration grandissante de la situation de la mineure, avec la 
réapparition de certains des symptômes qu'elle présentait à son arrivée en foyer, 
un sommeil très perturbé et une grande opposition. A______ ne reconnaissait 
absolument pas cette péjoration, souhaitant même reprendre l'enfant avec elle, 
voire la confier à sa propre mère, qui vivait en Bulgarie. A ce stade, selon le 
SPMi, un départ du foyer risquait de mettre à néant tous les progrès que C______ 
avait pu faire durant son placement. 

Le SPMi a également relevé que la pédiatre de l'enfant avait constaté à la 
mi-octobre 2015 que C______ allait mieux et était plus stable mais que sa mère 
n'était pas toujours adéquate avec elle. Pour sa part, l'assistante sociale de 
A______ relevait que cette dernière était très agitée, très centrée sur ses propres 
émotions, avec des moments calmes et des moments d'hystérie. Dans ces 
conditions, et au regard des difficultés administratives de la mère, l'assistante 
sociale s'inquiétait d'un éventuel retour de C______ à domicile. 

Par courrier du 4 novembre 2015, le SPMi a fait parvenir au Tribunal de 
protection un rapport du foyer qui illustrait les constats posés quant à l'évolution 
de la mineure. Il a par la suite adressé les constats de l'assistante sociale de la 
mère et ceux du Docteur ______. 

D.  Lors de l'audience du 12 novembre 2015 devant le Tribunal de protection, 
A______ – qui avait fait parvenir auparavant des courriers de ses proches 
soutenant un retour à la maison ou un accueil dans la famille élargie en Bulgarie – 
s'est opposée au retrait de la garde et du droit de déterminer le lieu de résidence de 
la mineure, tout en ne s'opposant pas, en l'état, à son maintien en foyer. Elle 
souhaitait qu'un retour à domicile soit néanmoins envisagé, puisqu'elle ne 
constatait aucune péjoration de la situation de sa fille, mais au contraire une 
amélioration lorsqu'elles étaient ensemble, elle-même ayant pris conscience de ce 
qu'elle devait se concentrer sur l'enfant. Pour qu'un tel retour soit possible, elle 
était d'accord avec l'intervention d'un éducateur de l'AEMO. Pour les mêmes 
motifs, elle s'opposait à toute réduction de ses relations personnelles avec 
C______ et considérait que la détérioration de l'état de santé de l'enfant relevait de 
la responsabilité du foyer, qui n'en prenait pas soin adéquatement. Elle était 
d'accord avec l'instauration des curatelles préavisées pour le cas où la mineure 

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resterait placée en foyer, relevant toutefois qu'elle n'avait plus confiance en 
l'intervenante du SPMi. Elle a précisé qu'elle était suivie par un psychiatre 
hebdomadairement et un médecin généraliste mensuellement. Elle prenait un 
stabilisateur d'humeur, des anxiolytiques et des antidépresseurs. 

B______ s'est déclaré favorable au maintien de sa fille au Foyer de l'Odyssée et 
d'accord avec le préavis du SPMi. Il posait les mêmes constats que l'équipe 
éducative quant à l'évolution de sa fille, y compris sa péjoration depuis 
l'élargissement des relations personnelles avec sa mère. Il s'inquiétait de la prise 
en charge médicale de cette dernière, sur le plan psychique, et constatait que son 
épouse peinait à se remettre en question et à faire face à son état de santé. Enfin, il 
a précisé qu'il était prêt à se mobiliser pour rester présent dans la vie de C______, 
voire même envisager de reprendre à terme sa garde. 

E______, représentant le SPMi, a confirmé son rapport et précisé que les constats 
posés par les professionnels qui entouraient la mineure ne remettaient pas en 
question l'amour de sa mère, mais tendaient à ce que C______ soit protégée. A 
son sens, un retour à la maison n'était pas envisageable à moyen terme, même 
avec l'intervention d'un éducateur de l'AEMO, mais une telle intervention durant 
les temps de visite permettait de travailler avec chacun des parents sur leurs 
interactions avec C______, stabiliser la situation et même l'améliorer. Même si les 
séparations étaient difficiles, elles n'étaient vraisemblablement pas la source de la 
péjoration de la situation de la mineure. Elle a relevé qu'il importait que les 
parents ne se rencontrent pas durant leur temps de visite respectif, aux fins de 
préserver leur fille de leurs difficultés relationnelles. 

Le Tribunal de protection a gardé la cause à juger à l'issue de l'audience.  

Par courrier du 19 novembre 2015, A______ a encore fait parvenir au Tribunal de 
protection un rapport médical de sa psychiatre, la Doctoresse ______, du 
10 novembre 2015, aux termes duquel son état psychologique était en 
amélioration et de plus en plus stabilisé, mais que l'éloignement de sa fille lui 
causait de grandes souffrances. La psychiatre soutenait pleinement sa patiente 
dans ses démarches pour se rapprocher et bien s'occuper de C______. 

E.  a) Par ordonnance DTAE/5003/2015 du 12 novembre 2015, communiquée pour 
notification le 8 décembre 2015, le Tribunal de protection a retiré la garde et le 
droit de déterminer le lieu de résidence de C______ à sa mère (ch. 1 du 
dispositif), placé la mineure auprès du Foyer l'Odyssée (ch. 2), réservé à A______ 
un droit de visite avec sa fille mineure à raison de deux demi-journées par 
semaine, durant trois heures (ch. 3), réservé à B______ un droit de visite sur sa 
fille à raison de deux journées par semaine, durant quatre à cinq heures (ch. 4), 
invité A______ à poursuivre son suivi psychothérapeutique (ch. 5), ordonné le 
maintien du suivi thérapeutique de la mineure à la Guidance infantile (ch. 6), 
ordonné à A______ et à B______ de poursuivre leur suivi de guidance parentale 

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(ch. 7), instauré une curatelle d'assistance éducative (ch. 8), maintenu la curatelle 
d'organisation et de surveillance des relations personnelles, l'étendant aux 
relations mère-fille (ch. 9), instauré une curatelle de gestion de biens (ch. 10), 
maintenu les curatelles existantes et étendu le mandat des curatrices en 
conséquence (ch. 11 et 12), invité la curatrice à faire parvenir à l'autorité de 
protection, aussitôt que les circonstances le permettront un rapport décrivant 
l'évolution de la situation et formulant des propositions en vue de la modification 
du lieu de placement de l'enfant, respectivement de l'adaptation des modalités des 
relations personnelles entre la mineure et ses père et mère (ch. 13) et débouté les 
parties de toutes autres conclusions (ch. 14).  

 En substance, le Tribunal de protection a considéré que le placement de l'enfant 
lui était profitable et devait, de l'avis du réseau qui l'entourait, se poursuivre pour 
ne pas mettre à néant les progrès que l'enfant avait pu faire au cours de ces 
derniers mois. Concernant le droit de visite, le Tribunal de protection a relevé que 
la situation de la mineure s'était péjorée du fait de l'élargissement des relations 
personnelles avec sa mère, de sorte qu'il convenait de fixer celles-ci selon les 
modalités proposées par le Service de protection des mineurs, lequel était chargé 
de préaviser un élargissement de celles-ci en temps opportun.  

 b) Par acte expédié le 23 décembre 2015, A______ a formé un recours auprès de 
la Chambre de surveillance de la Cour de justice contre cette ordonnance. Elle a 
conclu à l'annulation des chiffres 1, 2, 3 et 9 du dispositif de l'ordonnance 
querellée. Elle a demandé le maintien de la curatelle d'organisation et de 
surveillance des relations personnelles entre le père et l'enfant. Elle a souhaité que 
le SPMi mette en place dans les meilleurs délais une curatelle d'assistance 
éducative en milieu ouvert (AEMO). Pour le surplus elle a conclu à la 
confirmation de l'ordonnance entreprise, les frais devant être laissés à la charge de 
l'Etat.  

 En substance, elle a contesté souffrir de troubles psychologiques et n'être pas 
capable de reconnaître les besoins de sa fille. Elle a contesté que les difficultés 
dans la prise en charge de l'enfant puissent s'apparenter à des comportements de 
mise en danger "du niveau d'intensité que l'on observe souvent dans les cas de 
retrait de garde avéré". Elle a fait valoir que l'agitation de l'enfant pouvait aussi 
être liée aux difficultés pour celle-ci de se séparer de sa mère au moment du retour 
des visites. Les vomissements et perturbations de C______ pouvaient également 
être le signe d'un mal-être qu'elle ressentait à ce moment-là. En résumé, elle 
considérait que le retrait de garde était une mesure disproportionnée et 
inappropriée.  

 c) Par courrier du 5 janvier 2016, le Tribunal de protection a informé la Chambre 
de surveillance qu'il n'entendait pas faire usage des facultés prévues par l'art. 
450d CC, applicable par renvoi de l'art. 314 CC.  

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 d) Par courrier du 11 janvier 2016, le SPMi a confirmé son rapport du 
30 octobre 2015. Il a par ailleurs rappelé que l'Unité mobile d'urgences sociales 
(UMUS) était intervenue à six reprises au domicile de A______ entre le 7 mars et 
le 26 avril 2015. Le SPMi s'est également référé à son rapport du 5 mai 2015.  

 e) Par courrier du 10 février 2016, le Tribunal de protection a transmis à la 
Chambre de surveillance un nouveau rapport du SPMi, daté du 9 février 2016. 
Selon ce rapport, la sécurité de C______ n'était plus assurée lors de ses visites 
chez sa mère. En effet, lors d'une visite de la gendarmerie au domicile de 
A______, pour des motifs qui ne sont pas liés à la présente procédure, les 
gendarmes ont constaté une forte odeur de cigarette dans le logement, dans lequel 
du cannabis et une importante quantité de médicaments à portée de main ont été 
découverts. D'autre part, il a été constaté que l'appartement était très mal tenu et 
qu'il y avait encore des débris de vaisselle sur le sol. Le SPMi a demandé au 
Tribunal de protection, sur mesures urgentes, de suspendre les visites entre 
C______ et sa mère à son domicile. Le Tribunal de protection a fait suite à cette 
demande sur mesures superprovisionnelles le 9 février 2016.  

 f) B______ n'a pas déposé de réponse au recours. 

EN DROIT 

1. 1.1 Interjeté auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 
al. 1 LaCC), dans les délai et forme utiles (art. 450 al. 3, 450a et 450b al. 1 CC, 
applicables par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC; art. 53 al. 2 LaCC) par la mère de 
l'enfant, qui dispose de la qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC; art. 35 
let. b LaCC), à l'encontre d'une décision rendue par le Tribunal de protection en 
matière d'autorité parentale et de relations personnelles (art. 450 al. 1 CC), le 
recours est recevable. 

1.2 La Chambre de surveillance examine la cause librement, en fait, en droit et 
sous l'angle de l'opportunité (art. 450a CC). Elle établit les faits d'office et n'est 
pas liée par les conclusions des parties (art. 446 al. 1 et 3 CC). 

2. La recourante conteste le retrait de la garde et du droit de déterminer le lieu de 
résidence de sa fille. 

 2.1 Lorsqu'elle ne peut éviter autrement que le développement d'un mineur ne soit 
compromis, l'autorité de protection de l'enfant retire ce dernier aux père et mère et 
le place de façon appropriée (art. 310 al. 1 CC). Le droit de garde passe ainsi au 
Tribunal de protection, qui détermine alors le lieu de résidence du mineur et 
choisit son encadrement.  

 La cause du retrait réside dans le fait que le développement corporel, intellectuel 
ou moral de l'enfant n'est pas assez protégé ou encouragé dans le milieu dans 

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lequel il vit. Les raisons de cette mise en danger du développement importent 
peu : elles peuvent être liées au milieu dans lequel évolue le mineur ou résider 
dans le comportement inadéquat de celui-ci, des parents ou d'autres personnes de 
l'entourage (arrêt du Tribunal fédéral 5A_335/2012 du 21 juin 2012 consid. 3.1). 
A l'instar de toute mesure de protection de l'enfant, le retrait du droit de garde - 
composante de l'autorité parentale (ATF 128 III 9 consid. 4a et les références 
citées) - est régi par les principes de subsidiarité, de complémentarité et de 
proportionnalité (arrêt du Tribunal fédéral 5A_858/2008 du 15 avril 2009 
consid. 4.2). 

 2.2 En l'espèce, la mineure C______ a été placée au Foyer l'Odyssée d'entente 
avec ses parents le 22 mai 2016. Avant ce placement, l'Unité mobile d'urgences 
sociales était intervenue à six reprises entre le 7 mars et le 26 avril 2015 au 
domicile de la famille. Selon le SPMi, les difficultés relationnelles entre les 
parents ne garantissaient plus une stabilité au quotidien à la mineure. 

 Dans son rapport du 30 octobre 2015, le SPMi a relevé que depuis son placement, 
C______ avait évolué favorablement, notamment sur le plan du langage et du 
déplacement dans l'espace. Elle avait trouvé un rythme de vie et une stabilité, 
mangeait bien et avait cessé de se faire vomir. Son sommeil était plus paisible et 
elle ne s'auto-agressait plus. 

 A la suite de cette évolution, un élargissement des relations personnelles avec la 
mère avait été instauré. Cependant, depuis lors, l'équipe éducative avait constaté 
une péjoration grandissante de la situation de la mineure, avec une réapparition 
des symptômes qu'elle présentait à son arrivée en foyer, soit un sommeil très 
perturbé et une grande opposition. Le SPMi a indiqué qu'un départ du foyer 
risquait de mettre à néant tous les progrès que C______ avait pu faire durant son 
placement. Ces constations ne sont pas contredites par d'autres éléments du 
dossier. La Cour retient ainsi que le placement de la mineure en foyer a été dans 
l'intérêt de celle-ci. Ce placement était justifié dans la mesure où le 
développement corporel et intellectuel de l'enfant n'était pas assez protégé ou 
encouragé dans le milieu dans lequel elle vivait.  

 La recourante, qui avait accepté le placement, conteste le maintien de celui-ci. 
Elle estime que sa situation s'est stabilisée et que ses difficultés ne l'empêchent 
plus de se centrer sur les besoins de l'enfant. Il ressort toutefois de la procédure 
que le placement est encore nécessaire pour protéger l'enfant. L'intimée a 
d'ailleurs accepté lors de son audition par le Tribunal de protection les 
recommandations du SPMi à cet égard.  

 En définitive, la décision querellée, qui retire la garde et le droit de déterminer le 
lieu de résidence de la mineure à la recourante, n'est pas disproportionnée. Le 
placement de la mineure au Foyer l'Odyssée est par ailleurs adéquat.  

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 Les chiffres 1 et 2 du dispositif de l'ordonnance querellée seront donc confirmés. 

3. La recourante a également contesté le chiffre 3 du dispositif de l'ordonnance 
relatif au droit de visite. 

 3.1 En vertu de l'art. 273 al. 1 CC, le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité 
parentale ou la garde ainsi que l'enfant mineur ont réciproquement le droit 
d'entretenir des relations personnelles indiquées par les circonstances. Le rapport 
de l'enfant avec ses deux parents est essentiel et peut jouer un rôle décisif dans le 
processus de sa recherche d'identité (ATF 130 III 585 consid. 2.2.2). Le droit aux 
relations personnelles est conçu à la fois comme un droit et un devoir des parents, 
mais aussi comme un droit de la personnalité de l'enfant. Le droit de visite doit 
servir en premier lieu l'intérêt de l'enfant (ATF 127 III 295 consid. 4a). Lorsqu'on 
fixe l'étendue d'un droit de visite, il convient d'avoir à l'esprit le but auquel tend la 
relation personnelle entre le parent titulaire du droit de visite et l'enfant et de voir 
ce que l'enfant est en mesure de supporter (ATF 120 II 229, JdT 1996 I 331 
consid. 4a). Si de telles relations compromettent le développement du mineur, si 
les père et mère qui les entretiennent violent leurs obligations, s'ils ne se sont pas 
souciés sérieusement de l'enfant ou s'il existe d'autres justes motifs, le droit 
d'entretenir ces relations peut leur être refusé ou retiré, ainsi que le prévoit 
l'art. 274 al. 2 CC. 

 3.2 En l'espèce, la recourante n'a pas véritablement contesté les modalités du droit 
de visite. Elle n'a notamment pas pris de conclusions subsidiaires à ce sujet, dans 
l'hypothèse où le retrait de garde et le placement de l'enfant au Foyer l'Odyssée 
étaient confirmés.  

 Le Tribunal de protection a réservé à la recourante un droit de visite à raison de 
deux demi-journées par semaine, durant trois heures.  

 Compte tenu des derniers développements, la question se pose de savoir si ce droit 
de visite est toujours approprié. En effet, selon le rapport du SPMi du 
9 février 2016, il semblerait que la sécurité de C______ ne soit plus assurée lors 
de ses visites auprès de sa mère. Le SPMi a ainsi préconisé la suspension des 
visites entre C______ et sa mère à son domicile. Le Tribunal de protection a fait 
suite à cette demande de suspension sur mesures superprovisionnelles le 9 février 
2016. Il lui appartiendra de déterminer si cette restriction doit être maintenue ou 
non.  

 En l'état, s'agissant des modalités du droit de visite prévues dans l'ordonnance 
querellée, la Chambre de surveillance n'a pas de raison de les modifier compte 
tenu de ce qui précède.  

 Le chiffre 3 de l'ordonnance querellée sera donc également confirmé.  

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 3.3 Pour les motifs qui résultent de la présente décision, la Chambre de 
surveillance confirmera également le curatelle d'organisation et de surveillance 
des relations personnelles étendue aux relations mère-fille (ch. 9 de l'ordonnance 
querellée).  

4. Le recours est donc infondé. Il sera rejeté et l'ordonnance querellée sera 
confirmée.  

5.  La procédure est gratuite (art. 81 LaCC).  

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre de surveillance : 

A la forme : 

Déclare recevable le recours formé par A______ le 23 décembre 2015 contre 
l'ordonnance DTAE/5003/2015 rendue par le Tribunal de protection de l'adulte et de 
l'enfant le 12 novembre 2015 dans la cause C/9612/2014-7. 

Au fond : 

Rejette le recours et confirme l'ordonnance querellée. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions.  

Sur le frais :  

Dit que la procédure est gratuite.  

Dit qu'il n'y a pas lieu à allocation de dépens.  

Siégeant : 

Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président; Monsieur Jean-Marc STRUBIN et 
Madame Paola CAMPOMAGNANI, juges; Madame Carmen FRAGA, greffière. 

 

Le président : 

Cédric-Laurent MICHEL 

 La greffière : 

Carmen FRAGA 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.