# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 41fecadb-7c20-571d-94dd-63d7b8290b18
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-10-15
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Verwaltungsgerichtshöfe 15.10.2020 601 2020 158
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_007_601-2020-158_2020-10-15.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00
tribunalcantonal@fr.ch
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

601 2020 158
601 2020 159
601 2020 172

Arrêt du 15 octobre 2020

Ie Cour administrative

Composition Présidente : Marianne Jungo 
Juges : Anne-Sophie Peyraud

Christian Pfammatter
Greffière-stagiaire : Magalie Bapst

Parties A.________, recourant

contre

SERVICE DE LA POPULATION ET DES MIGRANTS, autorité 
intimée 

Objet Droit de cité, établissement, séjour - Autorisation de séjour pour 
études - Changement de voie de formation

Recours (601 2020 158) du 11 septembre 2020 contre la décision du 
27 août 2020, demande d'effet suspensif (601 2020 159) et 
demande d'assistance judiciaire partielle (601 2020 172) du même 
jour

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attendu

que, le 10 septembre 2016, A.________, ressortissant du Nigéria, né en 1988, est entré en Suisse 
muni d'un visa idoine et a obtenu une autorisation de séjour dans le canton du Valais, valable 
jusqu'au 8 septembre 2017 - puis prolongée jusqu'au 9 septembre 2018 - afin de suivre la 
formation d'études supérieures de Philosophie et Théologie au Séminaire International Saint-Pie X 
à Ecône-Riddes (ci-après: Séminaire Saint-Pie X), dans le but de devenir prêtre;

qu'après un stage d'apostolat d'un an au Gabon, l'intéressé est revenu en Suisse le 15 septembre 
2019 et a obtenu une autorisation de séjour pour poursuivre ses études au Séminaire Saint-Pie X, 
valable jusqu'au 14 septembre 2020;

que, le 27 juillet 2020, l'Institut Philanthropos, Institut Européen d'Etudes Anthropologiques (IEAA) 
(ci-après: l'Institut Philanthropos) a déposé en faveur de A.________ une demande d'autorisation 
de poursuivre sa formation de théologie, d'anthropologie et de philosophie au sein de cet institut, 
sis à Bourguillon, le précité ayant renoncé à sa vocation sacerdotale mais souhaitant valider ses 
connaissances en théologie par l'octroi d'un diplôme;

que, par courrier du 21 août 2020, le Service de la population et des migrants (ci-après: SPoMi) a 
informé le requérant du fait qu'il entendait rejeter sa demande et prononcer son renvoi, dans la 
mesure où le but de son séjour en Suisse devait être considéré comme atteint, dès lors qu'il avait 
renoncé à la prêtrise et mis fin à ses études auprès du Séminaire Saint-Pie X;

que, dans ses objections du 25 août 2020, l'intéressé a expliqué qu'il n'avait pas renoncé à sa 
formation, ni échoué dans ses études, mais qu'il était obligé de changer de lieu de formation dans 
la mesure où il avait renoncé à la vocation sacerdotale. Il souligne qu'il sera entièrement pris en 
charge par l'institut et qu'il quittera effectivement la Suisse à la fin juin 2021;

que, par décision du 27 août 2020, le SPoMi a refusé d'accorder à A.________ l'autorisation de 
séjour sollicitée et prononcé son renvoi de Suisse à l'échéance de l'autorisation de séjour délivrée 
par les autorités valaisannes, soit au 14 septembre 2020. Le SPoMi a retenu que le but du séjour 
devait être considéré comme atteint, dès lors que l'intéressé avait interrompu la formation suivie 
afin de devenir prêtre et renoncé à son projet. Par ailleurs, il ne peut pas être exclu que, par cette 
nouvelle demande, l'étudiant cherche en réalité à éluder les prescriptions générales sur 
l'admission et le séjour des étrangers;

qu'agissant le 11 septembre 2020, A.________ recourt auprès du Tribunal cantonal contre cette 
décision, en concluant, sous suite de frais et dépens, à l'octroi de l'autorisation sollicitée. A l'appui 
de ses conclusions, il fait valoir que le but de son séjour n'est pas atteint et qu'il ne désire pas 
entreprendre une nouvelle formation, mais bien terminer celle entreprise au Séminaire Saint-Pie X. 
Il souligne être devenu parfaitement bilingue, alors qu'il ne parlait pas le français à son arrivée et 
ajoute que toutes ses dépenses seront couvertes. En outre, il conteste prendre la place d'un autre 
étudiant à l'Université de Fribourg, étant uniquement formé par l'Institut Philanthropos. Finalement, 
il affirme que cette formation peut uniquement être effectuée dans cet institut;

qu'il requiert également l'octroi de l'effet suspensif à son recours (601 2020 159) et l'assistance 
judiciaire gratuite (601 2020 172);

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que, par courrier du 24 septembre 2020, le SPoMi indique ne pas avoir d’observations à formuler 
sur le recours et se référer aux motifs développés dans la décision attaquée;

considérant

qu'interjeté dans le délai et les formes prescrits, le recours est recevable en vertu des art. 7 de la 
loi cantonale du 13 novembre 2007 d'application de la loi fédérale sur les étrangers (LALEI; RSF 
114.22.1) et 79 ss du code cantonal du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative 
(CPJA; RSF 150.1);

que, selon l’art. 77 CPJA, le recours devant le Tribunal cantonal peut être formé pour violation du 
droit, y compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation (let. a) et pour constatation inexacte ou 
incomplète des faits pertinents (let. b). En revanche, à défaut d’habilitation légale expresse, le 
Tribunal cantonal ne peut pas examiner en l’espèce le grief d’inopportunité (art. 78 al. 2 CPJA);

qu'en application de l'art. 27 al. 1 de la loi du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration 
(LEI; RS 142.20), un étranger peut être admis en vue d'une formation ou d'une formation continue 
à condition que la direction de l'établissement confirme qu'il peut suivre la formation ou la 
formation continue envisagées (let. a), qu'il dispose d'un logement approprié (let. b) et des moyens 
financiers nécessaires (let. c) et enfin, qu'il ait le niveau de formation et les qualifications 
personnelles requis pour suivre la formation ou la formation continue prévues (let. d). L'al. 3 
précise que la poursuite du séjour en Suisse après l’achèvement ou l’interruption de la formation 
ou de la formation continue est régie par les conditions générales d’admission prévues par la 
présente loi;

qu'en vue de l'octroi d'une autorisation de séjour, l'étranger doit présenter un plan d’étude 
personnel et préciser le but recherché (diplôme, maturité, master, licence, doctorat, etc.). L'énoncé 
de ce but permet de déterminer clairement quand celui-ci est atteint et quand, par conséquent, 
l'étranger est tenu de quitter le pays à l'issue de ses études. Ainsi, il ne suffit pas simplement de 
déclarer vouloir venir faire des études dans une université suisse; il faut indiquer le cursus et le 
titre académique visé. L'autorisation de séjour est ensuite accordée en fonction de ce but précis. 
Sauf cas exceptionnel, il est exclu de renouveler une autorisation de séjour pour prolonger des 
études au-delà du but fixé lors de la venue de l'étudiant en Suisse (cf. Directives LEI du Secrétariat 
d'Etat aux migrations (SEM), n. 5.1.1 et 2; arrêts TC FR 601 2018 296 du 25 janvier 2019; 601 
2010 36 du 29 septembre 2010 consid. 3;

qu'ainsi, bien que l'art. 23 al. 3 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au 
séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201) laisse aux cantons la possibilité 
d'octroyer des autorisations pour des études d'une durée maximale de huit ans, il va de soi que la 
durée concrète de la présence en Suisse d'un étudiant étranger est conditionnée par le plan 
d'études présenté initialement;

que l’expérience démontre que les étudiants étrangers admis à séjourner sur sol helvétique ne 
saisissent pas toujours l’aspect temporaire de leur séjour en Suisse et cherchent, une fois le but de 
leur séjour atteint, à s’établir dans ce pays, n’hésitant pas à utiliser tous les moyens à leur 
disposition pour tenter de parvenir à leurs fins. Confrontées de façon récurrente à ce phénomène 

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et afin de prévenir les abus, compte tenu également de l’encombrement des établissements 
(écoles, universités, etc.) et de la nécessité de sauvegarder la possibilité d’accueillir aussi 
largement que possible de nouveaux étudiants sur le territoire de la Confédération, les autorités 
sont tenues de faire preuve de rigueur dans ce domaine. Aussi, selon la pratique constante, la 
priorité sera donnée aux jeunes étudiants désireux d’acquérir une première formation en Suisse 
(arrêts TAF C-4292/2014 du 16 juillet 2015 consid. 7.2.2; C-513/2006 du 19 juin 2008 consid. 5.1 
et les références citées; arrêt TC FR 601 2017 38 du 6 décembre 2018; 601 2012 44 du 23 août 
2012); 

qu'en application de ces principes, l’autorité cantonale refuse l'autorisation lorsque l'étudiant 
étranger entend commencer une deuxième formation ou lorsque celui-ci est âgé de plus de 30 ans 
et veut commencer une nouvelle formation (PFAMMATTER, Les autorisations de séjours tranchées 
définitivement par le canton, in RFJ 1999 p. 295). Des exceptions à cette pratique doivent être 
dûment motivées (cf. décision du TAF C-482/2006 du 27 février 2008; arrêts TC FR 601 2019 157 
du 5 décembre 2019; 601 2015 157 du 24 août 2016 consid. 2c; 601 2014 151 du 27 mars 2015 
consid. 2b);

qu'enfin, il faut rappeler que l'octroi initial d'une autorisation de séjour pour études ne garantit pas 
à l'étudiant étranger qu'il ne rentrera pas chez lui "les mains vides" après plusieurs années 
d'études (PFAMMATTER, p. 297);

qu'en tout état de cause, même lorsque toutes les conditions prévues à l’art. 27 LEI (disposition 
rédigée en la forme potestative ou Kann-Vorschrift) sont réunies, l’étranger n’a pas un droit à la 
délivrance d’une autorisation de séjour, à moins qu’il ne puisse se prévaloir d’une disposition 
particulière du droit fédéral ou d’un traité lui conférant un tel droit. Lorsque tel n’est pas le cas, 
l’autorité de police des étrangers dispose d’un large pouvoir d’appréciation. En d’autres termes, les 
conditions énoncées à l’art. 27 LEI ont pour seul effet d’exclure tout séjour d’études à celui qui n’y 
satisfait pas; une réalisation de ces conditions laisse en revanche au canton la faculté d’accorder 
ou de refuser l’autorisation de séjour demandée en application de l’art. 96 LEI, disposition qui 
prévoit à son al. 1 que les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir 
d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son 
degré d'intégration (arrêts TAF F-4926/2018 du 31 juillet 2019 consid. 8.1; F-5981/2017 du 6 juin 
2019 consid. 8.1);

qu'en l'espèce, le recourant a sollicité et obtenu, en 2016, une autorisation de séjour dans le 
canton du Valais, dans le but de poursuivre au Séminaire Saint-Pie X le cursus commencé en 
2015 au Séminaire Saint Curé d'Ars, en France, en vue de devenir prêtre; 

qu'en juillet 2020, il a déclaré renoncer à la prêtrise et a abandonné ses études de séminariste;

que, dans ces conditions, l'autorité intimée était parfaitement légitimée à considérer que le but du 
séjour du recourant dans le pays devait être considéré comme atteint; 

que, quoi qu'en pense ce dernier, la formation dispensée sur un an par l'Institut Philanthropos, à 
Bourguillon, - qui porte sur la théologie, l'anthropologie et la philosophie - représente un réel 
changement d'orientation par rapport au projet de formation pour lequel le recourant avait été 
autorisé à séjourner dans le canton du Valais, et, en outre, elle ne constitue qu'une étape dans le 
cursus universitaire, étant reconnue comme une première année de Bachelor à 60 crédits ECTS;

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qu'autrement dit, l'objet de la présente procédure consiste bel et bien en une nouvelle demande 
d'autorisation de séjour pour études (cf. arrêt TC FR 601 2017 265 du 25 janvier 2019);

qu'or, c'est manifestement à juste titre que le SPoMi a considéré qu'en l'espèce l'octroi d'une 
nouvelle autorisation de séjour pour études après l'abandon des études dans la voie entreprise ne 
se justifiait pas;

qu'en effet, il convient de rappeler qu'en principe une autorisation de séjour pour études ne peut 
être accordée que pour un seul cursus d'études, les autorités compétentes devant assurément 
conserver la faculté de se prononcer, en cas d'échec - ou d'abandon - d'une première formation, 
sur l'opportunité pour la personne concernée d'entamer une nouvelle formation en Suisse, 
notamment en fonction de la durée totale du séjour en Suisse envisagé et des motifs ayant conduit 
à cet échec, ou à la renonciation à la formation entreprise (cf. arrêt TAF F-5565/2016 du 27 avril 
2018 consid. 8.2 et les références citées);

qu'en particulier, selon la jurisprudence cantonale, il n'est pas déraisonnable pour les autorités de 
police de étrangers de refuser de favoriser un étudiant étranger qui, par son échec définitif - ou par 
l'abandon de la voie de formation pour laquelle il avait été autorisé dans le pays - a atteint le but de 
sa venue dans le pays, et de réserver les autorisations de séjour pour études à ceux qui 
commencent véritablement leurs études en Suisse (cf. not. arrêt TC FR 601 2008 75 du 30 juillet 
2008 et la jurisprudence citée);

qu'en l'espèce, le recourant souhaite suivre la formation dispensée sur un an par l'Institut 
Philanthropos, afin "de faire valider ses connaissances en théologie et recevoir un diplôme". Cela 
étant, il ressort des pièces produites par le recourant que cette formation ne représente, dans le 
cursus des études universitaires reconnues, qu'une voie d'accès à la Faculté de théologie; elle est 
valorisée en crédits ECTS et permet à l'étudiant d'être admis, à son échéance et à des conditions 
déterminées, en seconde année de Bachelor en théologie, comme branche unique;

qu'autrement dit, elle équivaut à une première année de Bachelor en théologie, exclusivement, et 
ne constitue pas, en soi, une formation certifiante ouvrant l'accès au marché du travail;

qu'or, au vu de la jurisprudence rappelée ci-dessus, l'autorité intimée était parfaitement légitimée à 
refuser d'octroyer au recourant, âgé déjà de 32 ans, une autorisation de séjour pour suivre une 
formation correspondant à la première année d'un cursus universitaire;

qu'en tout état de cause, le libre choix du recourant d'abandonner le séminaire après quatre ans 
d'études ne lui donne aucune prérogative à l'obtention d'une nouvelle autorisation de séjour afin 
d'obtenir un diplôme. Il convient de rappeler à ce stade que l'octroi initial d'une autorisation de 
séjour pour études ne garantit pas à l'étudiant étranger qu'il ne rentrera pas chez lui "les mains 
vides" après plusieurs années d'études (cf. PFAMMATTER, p. 297);

qu'il n'est pas déterminant non plus que le diplôme délivré par l'Institut Philanthropos pourrait 
faciliter l'intégration professionnelle du recourant ou sa reconversion. L’autorisation de venir 
étudier en Suisse est accordée en fonction d’une formation déterminée à l'avance, non en fonction 
d’un éventuel poste que pourrait occuper l’étranger après son retour dans son pays (arrêts TC FR 
601 2014 151 du 27 mars 2015 consid. 3; 601 2010 149 du 17 mars 2011 consid. 2c; 
PFAMMATTER, p. 297);

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qu'au surplus, l'intéressé ne prétend pas qu'il lui serait impossible d'effectuer dans son pays 
d'origine ou ailleurs à l'étranger une formation correspondant à ses nouvelles aspirations, de sorte 
qu'il ne peut pas justifier sous cet angle la nécessité objective d'obtenir une nouvelle autorisation 
initiale pour études dans le canton, en dépit de la pratique indiquée précédemment;

qu'il est vrai qu'en cas d'admission à l'Institut Philanthropos, celui-ci assumerait l'intégralité de la 
charge financière liée à la formation du recourant. Cette circonstance n'est toutefois pas 
déterminante sous l'angle de la police des étrangers. En effet, si l'autorité cantonale doit s'assurer 
que l'étudiant étranger dispose des moyens financiers nécessaires à sa formation en Suisse (art. 
27 let. c LEtr), elle ne saurait privilégier les boursiers au détriment des étudiants qui devront 
assumer seuls les frais de leur formation;

que, pour l'ensemble des motifs qui précèdent, force est de retenir que l'intérêt public à une 
politique migratoire restrictive l'emporte dans le cas d'espèce sur l'intérêt privé du recourant à 
obtenir un diplôme en études anthropologiques dans un institut suisse;

qu'aussi, l'autorité intimée n'a pas violé les limites de son pouvoir d'appréciation en estimant que le 
but du séjour du recourant en Suisse devait être considéré comme atteint dès lors qu'il avait 
renoncé à la formation pour laquelle il avait été autorisé à séjourner dans le canton du Valais et en 
refusant de lui accorder une nouvelle autorisation pour étudier dans le canton;

que, partant, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée;

que, dès lors que le but du séjour pour études dans le pays doit être considéré comme atteint, 
c'est également à juste titre que l’autorité intimée a prononcé le renvoi de Suisse du recourant, en 
application de l'art. 64 al. 1 let. c LEI. Rien n'indique que l’exécution de ce renvoi serait impossible, 
illicite ou inexigible. Le recourant n’a du reste pas invoqué l’existence d’empêchements à un retour 
dans son pays d'origine, qu'il se déclarait prêt à regagner à l'issue de sa formation;

que, dans ces conditions, peu importe que son départ implique l'interruption d'une formation qu'il a 
initiée sans disposer de l'autorisation de séjour idoine;

que le recourant a en outre demandé le bénéfice de l'assistance judiciaire partielle (601 2020 172); 

que, selon l'art. 142 CPJA, a droit à l'assistance judiciaire celui qui ne possède pas les ressources 
suffisantes pour couvrir les frais d'une procédure sans s'exposer à la privation des choses 
nécessaires à son existence et à celle de sa famille (al. 1); l'assistance n'est pas accordée lorsque 
la procédure paraît d'emblée vouée à l'échec pour un plaideur raisonnable (al. 2);

que l'art. 143 CPJA précise que l'assistance judiciaire comprend, pour le bénéficiaire, la dispense 
totale ou partielle des frais de procédure ou de l'obligation de fournir une avance de frais ou des 
sûretés (al. 1); elle comprend également, si la difficulté de l'affaire le rend nécessaire, la 
désignation d'un défenseur choisi parmi les personnes habilitées à représenter les parties (al. 2);

qu'en l'espèce toutefois, et pour les motifs développés ci-dessus, force est de constater que la 
décision contestée - refusant l'octroi d'une nouvelle autorisation de séjour pour études dans un 
autre canton après l'abandon de la voie de formation pour laquelle l'étranger, désormais âgé de 
32 ans, était venu en Suisse - était manifestement bien fondée et le recours dénué de chances de 
succès, ce qui exclut l'octroi de l'assistance judiciaire;

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qu'il convient de rappeler, au surplus, que l'étranger qui effectue des études en Suisse doit 
apporter la preuve qu'il dispose des moyens financiers nécessaires à son séjour (art. 27 al. 1 let. c 
LEI);

que les moyens financiers dont doit disposer un étudiant ne comprennent pas uniquement les frais 
d'entretien et d'écolage, mais également tous les frais inhérents à son séjour en Suisse, y compris 
ceux découlant de la procédure d'autorisation de séjour pour études (arrêt TC FR 601 2018 132 du 
9 mai 2018);

qu'au vu des principes qui précèdent, l'indigence du recourant ne peut pas être considérée comme 
établie;

que, partant, l'assistance judiciaire partielle doit être refusée;

que, vu l'issue du recours, les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant qui 
succombe (art. 131 CPJA);

que, dès lors qu'il est statué sur le fond du litige, la requête de mesures provisionnelles (601 2020 
159) devient sans objet;

la Cour arrête :

I. Le recours (601 2020 158) est rejeté.

II. La requête de mesures provisionnelles (601 2020 159), devenue sans objet, est rayée du 
rôle.

III. La demande d'assistance judiciaire partielle (601 2020 172) est rejetée.

IV. Les frais de procédure, par CHF 800.-, sont mis à la charge du recourant.

V. Notification.

Cette décision peut faire l'objet d'un recours constitutionnel subsidiaire auprès du Tribunal fédéral, 
à Lausanne, dans les 30 jours dès sa notification.

La fixation du montant des frais de procédure peut, dans un délai de 30 jours, faire l'objet d'une 
réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée 
(art. 148 CPJA).

Fribourg, le 15 octobre 2020/mju/mab

La Présidente : La Greffière-stagiaire :