# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 458ead26-2dd6-58af-a8af-a40b036bdc89
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2023-02-17
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 17.02.2023 101 2021 440
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2021-440_2023-02-17.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2021 440
101 2021 491

Arrêt du 17 février 2023

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juge : Laurent Schneuwly
Juge suppléant : François-Xavier Audergon
Greffière-rapporteure : Francine Pittet

Parties A.________, intimé et appelant, représenté par Me Jean-Jacques 
Collaud, avocat

contre

B.________, agissant par sa mère C.________, requérant et intimé, 
représenté par Me Elodie Fuentes, avocate

Objet Appel sur mesures provisionnelles (art. 308 al. 1 let. b CPC)

Appel du 25 octobre 2021 contre la décision du Président du Tribunal 
civil de l'arrondissement de la Broye du 12 octobre 2021

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considérant en fait

A. C.________, née en 1986, et A.________, né en 1983, sont les parents non-mariés de 
B.________, né en 2017. Les parents de l'enfant vivent de manière séparée depuis le 1er juin 2020.

B. Par mémoire du 27 avril 2021, B.________, agissant par sa mère, a déposé auprès du 
Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Broye (ci-après: le Président) une requête de 
conciliation, doublée d'une requête de mesures provisionnelles, dans le cadre d'une demande en 
aliments à l'encontre de A.________.

C. Par décision du 12 octobre 2021, le Président a prononcé les mesures provisionnelles 
requises par B.________. Il a homologué la convention partielle intervenue lors de l'audience du 
22  juin 2021 concernant la garde alternée de l'enfant, a décidé que le domicile de celui-ci était au 
domicile de sa mère et a astreint le père à contribuer à l'entretien de son fils par le versement d'une 
pension mensuelle de CHF 670.- du 1er juin 2020 au 30 septembre 2020, de CHF 480.- du 
1er octobre 2020 au 31 mars 2021 et de CHF 600.- dès le 1er avril 2021. Le Président a en outre 
astreint A.________ à verser une provisio ad litem d'un montant de CHF 3'000.- à son fils.

D. Par mémoire du 25 octobre 2021, A.________ a interjeté appel contre la décision précitée. Il 
a conclu à ce que son appel soit admis, que le dispositif de la décision du 12 octobre 2021 soit 
modifié en ce sens qu'il contribue à l'entretien de son fils par le versement, en mains de sa mère, 
d'une pension alimentaire mensuelle, allocations familiales et employeur en sus, de CHF 220.- du 
1er juin 2020 au 30 septembre 2021, de CHF 230.- du 1er octobre 2020 au 31 mars 2021, de 
CHF  220.- du 1er avril 2021 au 31 août 2022 et de CHF 155.- dès le 1er septembre 2022, ainsi qu'à 
l'annulation du point du dispositif concernant la provisio ad litem.

E. Dans sa réponse du 24 novembre 2021, rectifiée par courrier du 25 novembre 2021, 
B.________ a conclu au rejet des conclusions prises par A.________ et à ce que la décision 
attaquée soit modifiée en ce sens que A.________ contribue à l'entretien de son fils par le versement 
d'une pension alimentaire mensuelle, allocations familiales et/ou employeur en sus, de CHF 945.- 
du 1er juin au 30 septembre 2020, de CHF 825.- du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2020, de 
CHF  480.- du 1er janvier 2021 au 31 mars 2021 et de CHF 600.- dès le 1er avril 2021. Il a également 
conclu à ce que son entretien soit réparti comme suit entre ses parents: a) Chaque parent prend en 
charge les frais de nourriture, de logement, de garde et de première nécessité (tels que notamment 
les couches, les lingettes, etc.) lorsqu'il a la garde de l'enfant; b) C.________ prend en charge les 
primes d'assurance-maladie de l'enfant; elle conserve les allocations familiales et patronales; 
c) A.________ prend en charge les frais médicaux non couverts par une assurance de l'enfant; 
d) Les autres frais ordinaires de l'enfant sont partagés par moitié entre C.________ et A.________. 
Enfin, il a requis l'octroi d'une provisio ad litem complémentaire de Fr. 1'700.- pour la procédure 
d'appel.

F. Par écriture du 6 décembre 2021, A.________ a conclu, avec suite de frais, au rejet des 
conclusions de la réponse et de la requête de provisio ad litem, ainsi qu'aux conclusions rectifiées 
prises dans la correspondance du 25 novembre 2021.

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en droit

1.

1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions finales et les décisions incidentes de 
première instance ainsi que contre les décisions de première instance sur les mesures 
provisionnelles, pour autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC). Le délai d'appel 
en procédure sommaire – qui régit notamment les mesures provisionnelles dans une procédure en 
aliments (art. 303 et 248 let. d CPC) – est de 10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

En l'espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l'appelant le 15 octobre 2021. 
Déposé le 25 octobre 2021, l'appel a été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de plus, dûment 
motivé et doté de conclusions. En outre, vu le montant des contributions litigieuses en première 
instance et leur durée indéterminée (art. 92 al. 2 CPC), la valeur litigieuse est supérieure à 
CHF 10'000.-. Il s'ensuit la recevabilité de l'appel.

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures provisionnelles 
(art. 248 let. d CPC), le tribunal établissant toutefois les faits d'office (maxime inquisitoire, art. 296 
al. 1 CPC) et, s'agissant d'une question concernant un enfant mineur, n'étant pas lié par les 
conclusions des parties (maxime d'office, art. 296 al. 3 CPC). Par ailleurs, si la Cour applique le droit 
d'office (art. 57 CPC), elle doit en principe, hormis pour les cas de vices manifestes, se limiter à 
statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite de l'appel (ATF 142 III 413 consid. 2.2.4).

1.3. La cognition de la Cour d'appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC).

1.4. Selon la jurisprudence fédérale, lorsque la procédure est soumise à la maxime inquisitoire 
illimitée, les parties peuvent présenter des nova en appel même si les conditions de l'art. 317 al. 1 
CPC ne sont pas réunies (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1). Il en résulte que les nouveaux moyens de 
preuve produits par l'intimé sont recevables.

1.5. Des débats n'étant pas nécessaires, il sera statué sur pièces, conformément à la possibilité 
prévue par l'art. 316 al. 1 CPC. 

1.6. Vu les montants contestés en appel et la durée en l'état indéterminée des mesures 
prononcées, la valeur litigieuse pour un recours au Tribunal fédéral paraît supérieure à CHF 30'000.- 
(art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF).

2.

L'appelant conteste le montant des contributions d'entretien qu'il doit payer en mains de C.________ 
pour l'entretien de leur enfant. 

2.1 L'art. 285 al. 1 CC dispose que la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de 
l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources de ses père et mère. L'entretien convenable est ainsi 
une valeur dynamique qui dépend des moyens concrets des parents, dont l'enfant doit profiter.

L'entretien de l'enfant comprend d'abord ses coûts directs qui, en tout état de cause, doivent être 
couverts en premier. Les lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites 
selon l'art. 93 LP constituent le point de départ ; s'y ajoutent la part au loyer de l'enfant, l'assurance-
maladie obligatoire et les frais de garde. Un éventuel manco ne peut se rapporter qu'à ces valeurs 

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(art. 287a let. c CC et 301a let c. CPC). Si les moyens financiers le permettent, l'entretien convenable 
de l'enfant doit être étendu au minimum vital du droit de la famille. Sont alors prises en considération 
les primes d'assurance complémentaire et une part d'impôt. Le fait de multiplier le montant de base 
ou de prendre en compte des postes supplémentaires comme les voyages ou les loisirs n'est pas 
admissible. Ces besoins doivent être financés au moyen de la répartition de l'excédent, qui intervient 
ultérieurement, après que le minimum vital du droit de la famille de l'ensemble de ses membres, y 
compris les enfants majeurs, est couvert (ATF 147 III 265 consid. 5.5 et 7.2). 

Lorsqu'il détermine la situation financière des parents en vue de fixer les pensions pour les enfants, 
le juge doit donc procéder de la manière suivante. Il doit d'abord établir la situation financière 
effective des deux époux selon les normes du minimum vital LP. Si les moyens de la famille sont 
suffisants, à savoir si le minimum vital de ses membres est couvert, il sera alors établi selon le 
minimum vital du droit de la famille (ATF 147 III 265 consid. 6.3 ; 144 III 377 consid. 7). Pour les 
parents, entrent alors dans le minimum vital l'assurance-maladie complémentaire, les impôts, 
éventuellement les autres primes d'assurance, les frais de formation continue indispensables, les 
forfaits de communication, éventuellement un montant adapté pour l'amortissement des dettes.

Dans la mesure où le minimum vital du droit de la famille des parents et des enfants mineurs adapté 
aux circonstances est couvert, l’excédent qui en résulte est réparti entre les parents et les enfants 
mineurs ("grandes et petites têtes").

2.2 Le Président a retenu que l’appelant, qui est agriculteur indépendant, avait un revenu 
mensuel net de CHF 6'649.55 dès le 1er juin 2020. Il s'est fondé sur les comptabilités des exercices 
2017 à 2020, comprenant les activités accessoires relatives à l'exploitation d'un garage et aux 
interventions en tant que pompiers. Au bénéfice net de ces exercices, il a ajouté la moitié des 
amortissements. Le Président a pris en compte le revenu tiré du garage, malgré le fait que le 
défendeur avait cessé cette activité en 2019, selon ses dires, par manque de temps, en arguant qu'il 
était raisonnable de penser qu'il consacrait dorénavant plus de temps à son activité agricole afin de 
réaliser de plus hauts revenus dans cette activité.

2.2.1. L'appelant conteste ce revenu. Il reproche au Président de s'être basé sur les comptabilités 
de 2017 à 2019, qui comprennent toutes ses activités agricoles et accessoires, alors que la situation 
a sensiblement changé. Il a en effet repris en location le domaine agricole de ses parents du 
1er janvier 2019 au 31 décembre 2020. Il est ainsi d'avis que seule la comptabilité 2020 et les 
modifications pour l'année 2021 étaient pertinentes. S'agissant des amortissements, l'appelant a 
tout d'abord relevé que les amortissements pour l'année 2020 s'élevaient à CHF 38'394.- et non pas 
à CHF 37'264.- comme retenu dans la décision querellée. D'autre part, il estime que seul 
l'amortissement sur les bâtiments et installations fixes doit être pris en considération, qui ont une 
durée de vie plus longue que l'échéance des amortissements, mais pas celui des véhicules, des 
machines et du matériel, car pour ces éléments, l'amortissement correspond à la diminution de la 
valeur vénale de l'objet de sorte qu'à l'issue de l'amortissement, ces objets-là n'ont plus de valeur. 
Selon lui, seul l'amortissement de CHF 7'159.- pour les bâtiments et les installations fixes peut être 
retenu à hauteur de la moitié, soit CHF 3'597.50. L'appelant chiffre donc son revenu annuel 2020 à 
CHF 40'217.08, soit le revenu d'exploitation de CHF 29'827.03, additionné des autres revenus privés 
par CHF 6'810.55 et d'une demie des amortissements sur les bâtiments agricoles par CHF 3'579.50, 
ce qui représente CHF 3'351.40 par mois. L'appelant a ajouté qu'il avait déclaré qu'il espérait gagner 
un montant de CHF 4'000.- par mois, mais a précisé que c'était dans une situation idéale. Or, il a 
rappelé que ses cultures avaient été touchées par la grêle en 2021. Il estime donc que son revenu 
2021 sera identique à celui de 2020.

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2.2.2. Pour l'intimé, les arguments de l'appelant ne sauraient être suivis et le raisonnement opéré 
par le Président doit être confirmé. Il est d'avis que l'appelant refuse de faire preuve de transparence 
quant à ses revenus, ce qui a contraint l'autorité de première instance à se fonder sur les pièces en 
sa possession, respectivement sur les revenus qu'il a retirés de ses diverses activités entre 2017 et 
2020. Il a relevé que dans un premier temps l'appelant n'avait pas mentionné qu'il exerçait une 
activité accessoire de pompier. Il a également relevé que l'appelant s'était contenté d'alléguer qu'il 
exploitait un domaine agricole en location et en sus, depuis le 1er janvier 2021, le domaine agricole 
que ses parents lui ont remis, sans toutefois produire la moindre pièce justificative relative aux 
revenus tirés de l'exploitation familiale. Il estime donc qu'en l'absence de titre indiquant le montant 
exact des revenus que l'appelant retire de ses activités, le Président n'avait d'autre alternative que 
de se fonder sur les documents en sa possession, soit notamment les pièces 103 à 106. Il trouve 
que la motivation de la décision entreprise, selon laquelle les revenus que l'appelant retirait de son 
activité de garagiste doivent être pris en considération dans la moyenne des revenus, ne prête pas 
le flanc à la critique. Pour l'intimé, il faut considérer qu'étant donné que l'appelant a abandonné cette 
activité accessoire pour pouvoir se consacrer davantage à son activité agricole et qu'il exploite 
désormais deux domaines, ses revenus sont au moins équivalents à ceux qu'il percevait 
précédemment, voire, selon toute vraisemblance, beaucoup plus élevés. Il s'oppose au 
raisonnement de l'appelant consistant à se fonder sur la comptabilité 2020, étant donné qu'il 
n'exploitait pas encore le domaine reçu de ses parents. Il a estimé que le revenu mensuel net retiré 
par l'appelant de son domaine de 38.8 hectares s'élevait à CHF 4'561.- et, qu'avec l'exploitation du 
domaine reçu de ses parents d'environ 30 hectares, soit d'une superficie plus ou moins identique, 
son revenu devrait doubler et ne pas être inférieur à CHF 9'122.-. L'intimé considère donc que c'est 
bien un revenu net d'au minimum de CHF 6'649.55 que perçoit l'appelant.

2.2.3. Le revenu d'un indépendant est constitué par son bénéfice net, à savoir la différence entre 
les produits et les charges. En cas de revenus fluctuants, pour obtenir un résultat fiable, il convient 
de tenir compte, en général, du bénéfice net moyen réalisé durant plusieurs années : plus les 
fluctuations de revenus sont importantes et les données fournies par l'intéressé sont incertaines, 
plus la période de comparaison doit être longue (arrêt TF 5A_396/2013 du 26 février 2014 
consid. 3.2.1). Lorsque les revenus diminuent ou augmentent de manière constante, le gain de 
l'année précédente est considéré comme le revenu décisif, qu'il convient de corriger en prenant en 
considération les amortissements extraordinaires, les réserves injustifiées et les achats privés. 
Selon la jurisprudence, dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale, il est admissible 
d'imputer des amortissements ordinaires aux revenus du débirentier, lorsque ceux-ci permettent de 
constituer une épargne ou de dissimuler des bénéfices. Le simple fait que des amortissements ont 
été acceptés par l'autorité fiscale ne constitue pas un critère décisif à cet égard (arrêt TF 
5A_127/2016 du 18 mai 2016 consid. 5.2).

S'il faut en principe, pour déterminer le revenu de l'un des époux, partir de ses gains effectifs, le juge 
peut également prendre en considération un revenu hypothétique, dans la mesure où ce conjoint 
pourrait gagner davantage qu'il ne gagne effectivement en faisant preuve de bonne volonté ou en 
fournissant l'effort qu'on peut raisonnablement exiger de lui ; il s'agit d'inciter la personne à réaliser 
le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et dont on peut raisonnablement exiger d'elle qu'elle 
l'obtienne afin de remplir ses obligations. S'il entend tenir compte d'un revenu hypothétique, le juge 
doit examiner deux conditions, à savoir si l'on peut raisonnablement exiger d'une personne qu'elle 
exerce une activité lucrative ou augmente celle-ci, et si la personne a la possibilité effective d'exercer 
l'activité ainsi déterminée et quel revenu elle peut en obtenir (ATF 143 III 233 consid. 3.2 et 137 III 
118 consid. 2.3). Si le juge entend exiger que l'un des époux reprenne une activité lucrative, il doit 
en principe lui accorder un délai d'adaptation approprié ; celui-ci doit être fixé en fonction des 

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circonstances concrètes du cas particulier (arrêt TF 5A_651/2014 du 27 janvier 2015 consid. 3.1). 
En revanche, lorsqu'un époux exerçait déjà une activité lucrative à plein temps et assumait son 
obligation d'entretien préexistante, rien ne justifie de lui laisser un temps d'adaptation. Dans cette 
hypothèse, il doit au contraire entreprendre tout ce qui est en son pouvoir et, en particulier, exploiter 
pleinement sa capacité de gain pour être à même de continuer d'assumer son obligation 
d'entretien. Lorsque, même dans le cas d'un changement involontaire d'emploi, il se satisfait en 
connaissance de cause d'une activité lucrative lui rapportant des revenus moindres, il doit se laisser 
imputer le gain qu'il réalisait précédemment s'il ne démontre pas avoir tout mis en œuvre pour 
percevoir une rémunération équivalente. Dans de telles circonstances, le juge n'a pas à examiner si 
l'on peut raisonnablement exiger de cette personne qu'elle exerce une activité lucrative, ni si elle a 
la possibilité effective d'exercer une activité lucrative déterminée et quel revenu elle peut en obtenir. 
L'examen des exigences à remplir pour qu'on puisse considérer que le débirentier a tout mis en 
œuvre pour continuer à assumer son obligation d'entretien et qu'il a donc démontré son incapacité 
à trouver un autre poste avec une rémunération similaire à celle qu'il percevait précédemment relève 
de l'appréciation du juge (arrêt TF 5A_253/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.1.2). 

2.2.4 Il est vrai que selon les pièces produites, les revenus de l'exploitant baissent au cours des 
années. Ainsi, selon ses dossiers fiscaux, son revenu s'élevait à CHF 78'134.16 en 2017 (pce 103), 
à CHF 69'453.93 en 2018 (pce 104), à CHF 53'191.49 en 2019 (pce 105) et à CHF 39'037.58 en 
2020 (pce 106). Cette baisse de revenus s'explique en grande partie par la diminution des autres 
revenus privés de l'appelant, à savoir ses activités accessoires qui sont l'exploitation d'un garage et 
les interventions en tant que pompier volontaire. L'appelant souhaite que son revenu soit fixé selon 
les chiffres de 2020, dans la mesure où sa situation a changé avec l'arrêt de l'exploitation du garage 
en 2019. Il a expliqué l'arrêt de cette activité accessoire par un manque de temps. Il n'explique 
toutefois pas pourquoi il parvenait de 2017 à 2019 à exploiter tant son domaine agricole que son 
activité accessoire, mais plus en 2020, alors qu'il n'exploitait pas encore le domaine de ses parents, 
puisque ces derniers lui versaient un fermage. De plus, il n’expose pas comment il pense compenser 
les gains perdus en arrêtant son activité accessoire du garage. L'appelant ne démontre donc pas 
son incapacité à trouver une autre activité avec une rémunération similaire à celle du garage ou à 
développer son domaine agricole afin d'obtenir un revenu similaire. Il peut dès lors être considéré 
que l'appelant a délibérément diminué son temps de travail, respectivement ses revenus. 

Dans la mesure où l'appelant n'a pas démontré avoir tout mis en œuvre pour conserver ses gains 
antérieurs, le juge n’a pas à examiner s'il peut être raisonnablement attendu de lui qu'il exerce une 
activité lucrative, ni s’il a la possibilité effective d’exercer une activité lucrative déterminée et quel 
revenu il peut en obtenir. L’appelant doit donc se laisser imputer le gain qu’il réalisait précédemment. 
Le raisonnement du premier juge pour fixer le revenu de l'appelant, en faisant une moyenne des 
revenus de l’appelant, y compris ceux d’avant 2019, ne prête donc pas le flanc à la critique. Il est 
par ailleurs douteux que le revenu allégué par l'appelant de CHF 3'351.40 par mois soit correct, 
celui-ci étant bien en-deça du salaire mensuel brut préconisé par l'Union suisse des paysans, l'Union 
suisse des paysannes et des femmes rurales et la Communauté de travail des Associations 
professionnelles d’employés agricoles pour un employé agricole avec un CFC et plus de 5 ans 
d'expérience, à savoir dans une fourchette de CHF 3'980.- à CHF 5'170.- (cf. Directive salariale pour 
le personnel extrafamilial travaillant dans l'agriculture suisse, y compris l'économie domestique, en 
2021, sur site internet agrimpuls.ch). Si son revenu est tel qu'il l'a allégué, l'appelant doit alors se 
poser la question de savoir si son domaine agricole est vraiment viable. Enfin, par rapport aux dégâts 
de grêle, il est relevé que l'appelant sera indemnisé par son assurance. Sur ce point, l'appelant 
n'apporte par ailleurs aucun nouvel élément dans son appel et ne critique pas la décision attaquée.

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S'agissant des amortissements, le premier juge les a retenus à hauteur de 50% en appliquant la 
jurisprudence cantonale (arrêt TC FR 101 2016 182 du 7 juillet 2017 consid. 2c), rendue dans une 
cause concernant un époux agriculteur. Les arguments de l'appelant ne font pas apparaître ce 
raisonnement comme erroné. La jurisprudence tant fédérale que cantonale ne fait pas de distinction 
selon les postes amortis. En effet, peu importe la durée de vie des biens à amortir, tout 
amortissement permettant de réduire abstraitement le revenu. Le Président a dès lors correctement 
appliqué la jurisprudence et il n'y a rien à redire sur sa manière de procéder. Par contre, comme l'a 
justement relevé l'appelant, il sied de constater que le Président a compté la part privée de 
l'amortissement du véhicule dans ses calculs. Cet élément, qui sort du bénéfice de l'entreprise 
individuelle, doit être retranché.

Ainsi, les revenus de l'appelant se sont élevés à:

- CHF 100'158.66 pour l'année 2017: CHF 37'587.56 (revenu d'exploitation) + CHF 40'546.60 
(autres revenus privés) + CHF 22'024.50 (moitié de l'amortissement, CHF 45'689.- - CHF 1'640.- 
(part privé amortissement véhicule) x 50%), soit CHF 8'346.55 par mois.

- CHF 88'312.83 pour l'année 2018: CHF 23'814.68 (revenu d'exploitation) + CHF 40'954.25 
(autres revenus privés) + CHF 23'543.90 (moitié de l'amortissement, CHF 47'853.80 - CHF 766.- 
(part privé amortissement véhicule) x 50%), soit CHF 7'359.40 par mois.

- CHF 73'363.44 pour l'année 2019: CHF 38'763.24 (revenu d'exploitation) + CHF 11'938.25 
(autres revenus privés) + CHF 22'661.95 (moitié de l'amortissement, CHF 45'935.90 - CHF 612.- 
(part privé amortissement véhicule) x 50%), soit CHF 6'113.60 par mois.

- à CHF 54'704.58 pour l'année 2020: CHF 29'827.03 (revenu d'exploitation) + CHF 6'810.55 
(autres revenus privés) + CHF 18'067.- (moitié de l'amortissement, CHF 37'264.- - CHF 1'130.- 
(part privé amortissement véhicule) x 50%), soit CHF 4'558.70 par mois.

L'appelant a donc pu compter sur un salaire mensuel net moyen de CHF 6'595.-, hors allocations 
familiales, entre 2017 et 2020. Au vu de ce qui précède, il est considéré que l'appelant était en 
mesure d'avoir un revenu de CHF 6'595.- dès la séparation. Le Président avait retenu un revenu de 
CHF 6'650.- (arrondi), soit CHF 55.- de plus que la Cour de céans. Compte tenu du large pouvoir 
d’appréciation du Président, le revenu retenu en première instance n’est en soi pas faux. La faible 
différence obtenue en appel ne justifie en tous cas pas à elle seule la modification des pensions 
fixées par le Président. Toutefois, vu les griefs sur les charges qui seront en partie admis ci-après, 
les situations financières des parents de l’enfant ainsi que le coût de celui-ci vont être revus. Etant 
donné la modicité des pensions alimentaires, il sied de prendre la situation de la famille dans sa 
globalité, une modification du revenu de l’appelant, même substantielle, pouvant avoir une incidence 
sur le montant des contributions d’entretien. Le revenu mensuel net de l’appelant est donc fixé à 
CHF 6'595.- dès la séparation.

2.3. Le Président a retenu la prime d’assurance 3e pilier A à raison de Fr. 150.- par mois dans les 
charges de la mère de l’enfant. 

L'appelant conteste la prise en compte de cette charge dans le minimum vital de la mère de l'enfant. 
Contrairement à lui qui est indépendant et pour qui cette charge entre dans son minimum vital, il 
estime que la déduction de cette charge chez son ex-compagne ne se justifie pas dès lors qu'elle 
bénéficie déjà d'un 2ème pilier et parce que cette épargne supplémentaire n'est pas nécessaire au vu 
de la situation relativement serrée des parents.

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L'intimé est d'avis que compte tenu de la situation financière de ses parents et par égalité de 
traitement entre eux, il se justifie de tenir compte du 3ème pilier dans les charges de sa mère, 
conformément à la jurisprudence fédérale (ATF 147 III 265).

S’agissant de l'assurance 3ème pilier, le Tribunal fédéral considère que les primes y afférentes ne 
peuvent être retenues dans les charges des époux que si l'assurance remplace en réalité les 
cotisations qui devraient être versées au 2ème pilier, ce qui est généralement le cas pour les 
travailleurs indépendants (arrêt TF 5A_226/2010 du 14 juillet 2010 consid. 8.4). Il a confirmé cette 
position dans sa nouvelle jurisprudence, indiquant que, dans des circonstances favorables, il est 
possible de prendre en compte, au stade du minimum vital du droit de la famille, les dépenses de 
prévoyance à des institutions privées de la part de personnes travaillant à titre indépendant (ATF 
147 III 265 consid. 7.2). En dehors de cette hypothèse, les cotisations à un 3ème pilier relèvent de 
l'épargne (arrêts TC FR 101 2022 300 du 6 décembre 2022, consid. 3.4.2).

En l'espèce, la mère de l'intimé étant salariée, il ne peut dès lors être tenu compte de ses versements 
au titre du 3ème pilier dans son minimum vital du droit de la famille. L'appel est dès lors bien fondé 
sur ce point.

2.4. L'appelant s'en prend également aux frais de garde de l'enfant que le Président a retenu à 
hauteur de CHF 133.35 correspondant aux frais de l'école maternelle. Il estime que ces frais n'ont 
plus lieu d'être à partir de la rentrée scolaire de l'enfant en août 2022. L'intimé conteste que les frais 
de garde n'existent plus. Sa mère travaillant à 80%, il soutient qu'elle continuera à assumer des frais 
de garde lorsqu'il commencera l'école enfantine à la fin du mois d'août 2022. Il estime que ces frais 
ne seront pas inférieurs au montant que sa mère preste actuellement. Il les chiffre à CHF 151.60 et 
non à CHF 133.35, en tenant compte d'une taxe d'inscription annuelle de CHF 220.-.

Selon la pièce produite (pce 21), il y a effectivement une taxe annuelle pour l'inscription à la 
maternelle qui n'a pas été prise en considération par le Président. Celle-ci s'élève toutefois à 
CHF 60.- par an et non pas à CHF 220.-. Il convient donc d'ajouter CHF 5.- par mois aux frais de 
garde. Les frais de garde sont donc de CHF 138.35 jusqu'en août 2022. 

Quant à la question de savoir s'il faut maintenir ces frais au-delà de la rentrée scolaire de l'intimé, 
qui a eu lieu fin août 2022, la Cour estime qu'il est vraisemblable qu’il y ait des frais de garde après 
la rentrée scolaire dans la mesure où sa mère travaille à 80%. Cela étant, la durée de placement, 
par exemple à l'accueil extra-scolaire, n'a pas été allégué et devra être précisée dans le cadre de 
l'action au fond pour l’avenir. Au stade des mesures provisionnelles, un montant fixé ex aequo et 
bono à CHF 100.- sera retenu dès le mois de septembre 2022, ce qui correspond grosso modo à 
un jour d'accueil extra-scolaire par semaine durant l'année scolaire.

2.5. Dans sa réponse, l'intimé a contesté que sa prime d'assurance maladie était subventionnée 
en 2020 et a produit sa police d'assurance pour 2020 (pce 101). L'appelant est resté muet sur cette 
critique dans son écriture du 6 décembre 2021.

La police d'assurance ne suffit pas à elle seule à établir que les primes sont subventionnées ou pas. 
En effet, les subventions n'y figurent en principe pas. Il aurait donc fallu produire la décision relative 
à la réduction des primes d'assurance-maladie pour l'année 2020 rendue par la Caisse de 
compensation. En l'absence d'une telle pièce, vu la situation plutôt serrée des parents de l'intimé et 
dans la mesure où les subventions ont été accordées en 2021 (pce 13), il est considéré que ses 
primes d'assurance maladie étaient bel et bien subventionnées en 2020. La critique de l'intimé est 
donc non fondée et la décision de première instance restera inchangée sur ce point.

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2.6. Compte tenu de ce qui précède, les situations financières des parents de l'intimé sont revues 
comme suit. 

La prime de l'assurance 3ème pilier A ne pouvant être retenue dans les charges de la mère de l'intimé, 
le solde disponible de cette dernière s'élève dès lors à CHF 41.25 (- CHF 108.75 + CHF 150.-) du 
1er juin 2020 au 30 septembre 2020, à CHF 483.40 (CHF 333.40 + CHF 150.-) du 1er octobre 2020 
au 31 mars 2021 et à CHF 116.35 (- CHF 33.65 + CHF 150.-) dès le 1er avril 2021.

Le revenu de l'appelant a été arrêté à CHF 6'595.-, soit CHF 55.- de moins que celui retenu en 
première instance. Au vu de cette faible différence, la charge fiscale de l'appelant estimée en 
première instance restera inchangée. Les charges retenues en première instance n’ayant pas été 
critiquées, elles seront reprises telles quelles. Le solde disponible de l'appelant s'élève donc à 
CHF 3'100.- (CHF 3'155.70 – CHF 55.-).

S'agissant des coûts de l'enfant, les postes qui doivent être corrigés par rapport à la décision de 
première instance sont les frais de garde comme vu ci-dessus et les frais de subsistance, qui 
tombent dès lors que la mère de l'enfant couvre son minimum vital du droit de la famille. Il n'y a pas 
lieu de modifier la part d'impôt retenue par le premier juge, puisque, conformément à la 
jurisprudence, l'estimation fiscale a été faite sans la contribution de prise en charge. 

Le coût de l'intimé selon le minimum vital du droit de la famille peut donc s'établir comme suit:

du 1er juin 2020 au 30 septembre 2020

Le coût direct de l'enfant s'élève à CHF 810.- (CHF 400.- pour le montant de base, CHF 310.- et 
CHF 116.65 pour les parts au loyer chez la mère et le père, CHF 0.- pour la prime d'assurance 
LAMal couverte par les subsides, CHF 138.35 et CHF 50.- pour les frais de garde, CHF 49.70 pour 
l'assurance LCA, CHF 45.- pour la part aux impôts, sous déductions des allocations familiales par 
CHF 200.- et des allocations patronales par CHF 100.-). Le père prend directement en charge un 
montant de CHF 367.- (CHF 200.- pour le minimum vital, CHF 116.65 pour la part aux frais de 
logement, CHF 50.- pour les frais de garde chez ses propres parents). Les frais générés auprès de 
la mère sont donc de CHF 443.- (CHF 810.- – CHF 367.-), étant précisé qu'elle reçoit les allocations 
familiales et patronales.

du 1er octobre 2020 au 31 mars 2021

Le coût direct de l'enfant s'élève à CHF 830.- (CHF 400.- pour le montant de base, CHF 310.- et 
CHF 116.65 pour les parts au loyer chez la mère et le père, CHF 0.- pour la prime d'assurance 
LAMal couverte par les subsides, CHF 138.35 et CHF 50.- pour les frais de garde, CHF 49.70 pour 
l'assurance LCA, CHF 65.- pour la part aux impôts, sous déductions des allocations familiales par 
CHF 200.- et des allocations patronales par CHF 100.-). Le père prend directement en charge un 
montant de CHF 367.- (CHF 200.- pour le minimum vital, CHF 116.65 pour la part aux frais de 
logement, CHF 50.- pour les frais de garde chez ses propres parents). Les frais générés auprès de 
la mère sont donc de CHF 463.- (CHF 830.- – CHF 367.-), étant précisé qu'elle reçoit les allocations 
familiales et patronales.

du 1er avril 2021 au 31 août 2022

Le coût direct de l'enfant s'élève à CHF 810.- (CHF 400.- pour le montant de base, CHF 310.- et 
CHF 116.65 pour les parts au loyer chez la mère et le père, CHF 0.- pour la prime d'assurance 
LAMal couverte par les subsides, CHF 138.35 et CHF 50.- pour les frais de garde, CHF 49.70 pour 
l'assurance LCA, CHF 45.- pour la part aux impôts, sous déductions des allocations familiales par 

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CHF 200.- et des allocations patronales par CHF 100.-). Le père prend directement en charge un 
montant de CHF 367.- (CHF 200.- pour le minimum vital, CHF 116.65 pour la part aux frais de 
logement, CHF 50.- pour les frais de garde chez ses propres parents). Les frais générés auprès de 
la mère sont donc de CHF 443.- (CHF 810.- – CHF 367.-), étant précisé qu'elle reçoit les allocations 
familiales et patronales.

dès le 1er septembre 2022

Le coût direct de l'enfant s'élève à CHF 771.- (CHF 400.- pour le montant de base, CHF 310.- et 
CHF 116.65 pour les parts au loyer chez la mère et le père, CHF 0.- pour la prime d'assurance 
LAMal couverte par les subsides, CHF 130.- et CHF 50.- pour les frais de garde, CHF 49.70 pour 
l'assurance LCA, CHF 45.- pour la part aux impôts, sous déductions des allocations familiales par 
CHF 200.- et des allocations patronales par CHF 100.-). Le père prend directement en charge un 
montant de CHF 367.- (CHF 200.- pour le minimum vital, CHF 116.65 pour la part aux frais de 
logement, CHF 50.- pour les frais de garde chez ses propres parents). Les frais générés auprès de 
la mère sont donc de CHF 404.- (CHF 771.- – CHF 367.-), étant précisé qu'elle reçoit les allocations 
familiales et patronales.

Par ailleurs, les parties n'ont pas remis en question la répartition de l'excédent opérée par le premier 
juge, qui, usant de son pouvoir d'appréciation, l'a fixé ex aequo et bono à CHF 250.-. Ce montant 
peut donc être conservé, les infimes modifications dans les soldes disponibles des parents de 
l'enfant n'étant pas susceptibles de l'impacter.

Au vu de la grande différence entre les soldes disponibles des parents de l'intimé, respectivement 
du très faible solde disponible de la mère pour la période du 1er juin 2020 au 30 septembre 2020 et 
celle à partir du 1er avril 2021, il sera renoncé de demander à la mère de l'intimé de participer à 
l'entretien de l'enfant. Les contributions d'entretien pour ces périodes peuvent donc être fixées 
comme suit:

- CHF 570.- (CHF 443.- + CHF 125.-, arrondis) pour les périodes du 1er juin 2020 au 
30 septembre 2020 et du 1er avril 2021 au 31 août 2022;

- CHF 530.- (CHF 404.- + CHF 125.-, arrondis) dès le 1er septembre 2022.

Il en va différemment pour la période du 1er octobre 2020 au 31 mars 2021. En effet, le solde 
disponible de la mère de l'intimé représente le 13.5% (CHF 483.- / (CHF 483.- + CHF 3'100.-) x 100) 
du solde disponible total des deux parents. Il lui appartient donc de participer aux coûts de l'enfant 
à raison de CHF 146.- ((CHF 830.- + 250.-) x 13.5%), la part du père étant de CHF 934.- (CHF 830.- 
+ CHF 250.- - CHF 146.-). Dans la mesure où le père prend déjà à sa charge directement un montant 
de CHF 492.- (CHF 367.- + CHF 125.-), la contribution d'entretien pour cette période sera fixée à 
CHF 445.- (CHF 934.- - CHF 492.-, arrondis). 

Il s'ensuit l'admission partielle de l'appel sur ce point, l'appelant obtenant une diminution des 
pensions alimentaires dues à l'intimé. En outre, il est constaté que les modalités de paiement de dite 
contribution d'entretien font défaut dans le dispositif de la décision de première instance. Le chiffre 
III. du dispositif sera donc complété en ce sens.

3.

Dans sa réponse du 24 novembre 2021, l'intimé a relevé une lacune dans la décision attaquée. En 
effet, il avait pris des conclusions en première instance sur la répartition de son entretien entre ses 
parents, lesquelles n'ont pas été tranchées par le premier juge.

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3.1. D’emblée, il sied de relever que l'appelant a admis le chef de conclusions 4.1 de l'intimé qui 
a la teneur suivante: « Chaque parent prend en charge les frais de nourriture, de logement, de garde 
et de première nécessité lorsqu'il a la garde de l'enfant B.________. ». Dans la mesure où les parties 
sont d'accord sur ce point, le dispositif du jugement de première instance sera complété en ce sens.

3.2. L'intimé a en outre requis que sa mère prenne en charge ses primes d'assurance-maladie, 
que son père prenne en charge ses frais médicaux non couverts par une assurance, ses autres frais 
ordinaires devant être partagés par moitié entre ses parents. En procédure d'appel, l'appelant a 
conclu au rejet de ces conclusions. En première instance, il avait toutefois conclu à ce que la mère 
de l'enfant prenne en charge les frais d'assurance-maladie et de santé de l'enfant, les autres frais 
de celui-ci étant partagés par moitié entre les parents. Les parties étaient donc d'accord en première 
instance pour que la mère prenne en charge les primes d'assurance maladie de l'enfant et que les 
autres frais de l'enfant, excepté ses frais de santé, soient partagés par moitié. En définitive, seule la 
question de savoir qui prend en charge les frais médicaux non remboursés par une assurance est 
litigieuse. 

3.3. Au stade du minimum vital LP, les frais de santé sont en principe compris dans le montant 
de base. Néanmoins, il convient de tenir compte de frais de santé particuliers (arrêt TC FR 101 2020 
162 du 11 mars 2021 consid. 8.8). De plus, si la situation financière des parties permet d'élargir le 
minimum vital du droit des poursuites à celui de la famille, il peut se justifier d'y ajouter 
les frais médicaux non couverts par l'assurance (arrêt TC FR 101 2020 431 du 21 juin 2021 consid. 
4.2.4).

3.4 En l’espèce, l’intimé n’a pas allégué souffrir de problèmes de santé particuliers et n’a pas 
chiffré ses frais médicaux non couverts par une assurance. Il faut donc partir du principe que ces 
frais sont couverts par le montant de base du minimum vital LP. Dans la mesure où ce montant a 
été réparti à parts égales entre les parents dans le calcul de l’entretien de l’enfant, les frais de santé 
de celui-ci qui ne sont pas couverts par une assurance doivent donc être pris en charge par eux à 
raison de la moitié chacun.

4. 

L'appelant conclut à l'annulation de la provisio ad litem de CHF 3'000.- à laquelle le Président l'a 
contraint.

4.1. La  provisio ad litem a pour but de permettre à chaque conjoint ou à l'enfant de défendre 
correctement ses propres intérêts dans une procédure judiciaire. Le juge ne peut imposer cette 
obligation que dans la mesure où son exécution n'entame pas le minimum nécessaire à l'entretien du 
débiteur et des siens. Les contributions d'entretien ont en principe pour but de couvrir les besoins 
courants des bénéficiaires, et non de servir, comme la  provisio ad litem, à assumer les frais du 
procès en divorce ou de l'action alimentaire. L'octroi d'une telle provision peut donc être justifié 
indépendamment du montant de la contribution d'entretien (cf. pour la  provisio ad litem en faveur 
d'un conjoint: arrêts TF 5A_808/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.1 et les références citées ; 
5A_85/2017 du 19 juin 2017 consid. 7.1.3.).

Le montant de la réserve de secours dépend des circonstances concrètes du cas et varie, pour une 
personne seule, de CHF 20'000.- à CHF 40'000.- (arrêt TF 4A_664/2015 du 19 mai 2016 consid. 
4.2.2).

4.2. La décision attaquée retient que l'appelant est en mesure de verser une provisio ad litem à 
l'intimé au vu de son solde disponible d’environ CHF 2'000.- par mois après déduction de l'entretien 
de l'enfant.

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4.3 L'appelant est d'avis qu'il n'a plus de disponible après paiement du coût de l'enfant. Il a ajouté 
qu'il ne fallait pas prendre en considération ses comptes privés (pce 113), qui s'élèvent au total à 
environ CHF 10'000.-, car il s'agit d'une réserve de secours, ainsi que ses comptes professionnels, 
sur lesquels arrivent les paiements directs qui lui sont nécessaires pour payer ses factures tout au 
long de l'année et qui ne constituent donc pas une fortune. 

L'intimé, au contraire, trouve que la situation confortable de l'appelant lui permet de verser une 
provisio ad litem en sa faveur. Il estime que le revenu de l'appelant est d'au moins de CHF 6'649.55 
et dispose qu'une importante fortune mobilière et immobilière. Il est d'avis qu'il importe peu que les 
comptes dont l'appelant est titulaire soient des comptes commerciaux ou privés puisqu'il travaille 
comme indépendant et qu'il est libre d'affecter sa fortune mobilière à sa guise.

4.4 En l’espèce, l’appelant a un solde disponible, au plus, d’environ CHF 1'740.- par mois après 
la prise en compte de l’entretien de l’enfant et une augmentation de 25% de son minimum vital LP 
(CHF 3'100.- - CHF 771.- - CHF 250.- - CHF 337.50). Il a en outre épargné un montant d’environ 
CHF 10'000.- sur ses comptes privés (pce 113) et dispose de comptes professionnels.

4.5 Contrairement à ce que pense l’intimé, l’appelant ne peut pas se servir comme bon lui semble 
dans les comptes de son entreprise agricole à des fins privées. En effet, les comptabilités agricoles 
répondent à des règles strictes et sont soumises à des contrôles. Ainsi, les comptes professionnels 
servent notamment à payer les factures de l’entreprise. L’appelant ne peut donc pas prélever un 
montant à des fins privées sur ces comptes sans risquer de mettre en péril son exploitation. Comme 
le soutient justement l’appelant, son épargne privée d’environ CHF 10'000.- peut être considérée 
comme une réserve de secours, de sorte qu’il n’y sera pas touché. Enfin, l’appelant a un solde 
disponible de CHF 1'740.- par mois. Cela étant, il doit honorer son propre mandataire et s’acquitter 
des frais judiciaires. Dans ces conditions, il n’y a pas de place pour le versement d’une provisio ad 
litem. Il s’ensuit l’admission de l’appel sur ce point. 

Après avoir alloué une provisio ad litem à l’intimé, le juge de première instance lui a retiré l’assistance 
judiciaire. Il est précisé que la contestation du retrait de l’assistance judiciaire prononcé dans la 
décision de mesures provisionnelles du 12 octobre 2021, qui fait l’objet d’un recours, est examinée 
par décision séparée (arrêt TC FR 101 2021 436 du 25 janvier 2023).

5.

Pour la procédure d'appel, l'intimé a requis l'octroi d'une provisio ad litem d'un montant de CHF 
1'700.-. L'appelant a conclu au rejet.

La situation financière de l’appelant n’étant pas différente de celle qu’il avait en première instance, 
la requête de provisio ad litem pour les frais engagés en deuxième instance sera rejetée pour les 
mêmes raisons.

6.

Aux termes de l'art. 106 al. 1 et 2 CPC, les frais sont en principe mis à la charge de la partie 
succombante ; lorsqu'aucune d'elles n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis selon 
le sort de la cause. Cette disposition est aussi applicable aux affaires de droit de la famille, quand 
bien même le tribunal a la faculté, en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, de s'écarter des règles 
générales et de répartir les frais selon sa libre appréciation (ATF 139 III 358 consid. 3).

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En l'espèce, vu le sort de l'appel, il se justifie que, sous réserve de l'assistance judiciaire octroyée à 
l’intimé, chaque partie supporte ses propres dépens d'appel et la moitié des frais judiciaires dus à 
l'Etat, fixés à CHF 1'200.-.

la Cour arrête :

I. L'appel est partiellement admis.

Partant, les chiffres III. et IV. du dispositif de la décision de mesures provisionnelles prononcée 
le 12 octobre 2021 par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye sont 
modifiés comme suit:

« III. a) Chaque parent prend en charge les frais de nourriture, de logement, de garde et 
de première nécessité lorsqu'il a la garde de l'enfant B.________.

b) C.________ prend en charge les primes d’assurance-maladie de l’enfant 
B.________. Les autres frais ordinaires de l’enfant sont partagés par moitié entre 
C.________ et A.________.

c) A.________ contribuera à l'entretien de son fils B.________ par le versement, 
en mains de C.________, des pensions alimentaires mensuelle suivantes, 
éventuelles allocations familiales et/ou employeur en sus:

- du 1er juin 2020 au 30 septembre 2020 : CHF 570.-;

- du 1er octobre 2020 au 31 mars 2021 : CHF 445.-;

- du 1er avril 2021 au 31 août 2022 : CHF 570.-;

- dès le 1er septembre 2022 : CHF 530.-.

d) La contribution d'entretien est payable d'avance, le premier de chaque mois, en 
mains de C.________, et portera intérêts à 5% l'an dès chaque échéance. Elle 
sera indexée le 1er janvier de chaque année sur la base de l'indice suisse des 
prix à la consommation du mois de novembre de l'année précédente, l'indice de 
base étant celui du mois de l'entrée en force du jugement.

IV. La requête de B.________ tendant au versement d’une provisio ad litem par 
A.________ est rejetée. ».

II. Sous réserve de l'assistance judiciaire octroyée à B.________, chaque partie supporte ses 
propres dépens d'appel et la moitié des frais judiciaires dus à l'Etat, fixés à CHF 1'200.-. La 
part de frais judiciaires due par A.________ sera acquittée sur l’avance qu’il a prestée, le solde 
de CHF 600.- lui étant restitué.

III. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 

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par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 17 février 2023/fpi

Le Président : La Greffière-rapporteure :