# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 878c41f7-3928-5cde-95f4-b3457f8122a8
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-11-05
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 05.11.2015 D-7023/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-7023-2015_2015-11-05.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-7023/2015 

 

  
 

 
 A r r ê t  d u  5  n o v e m b r e  2 0 1 5  

Composition 
 Gérard Scherrer, juge unique,  

avec l'approbation de Sylvie Cossy, juge ; 

Germana Barone Brogna, 

 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Erythrée,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 14 octobre 2015 / N (…). 

 

 

 

D-7023/2015 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par le recourant, en date du 28 juillet 

2015, 

le procès-verbal de son audition au Centre d'enregistrement et de 

procédure (CEP) de Kreuzlingen, du 31 juillet 2015, 

la décision du 14 octobre 2015 et postée le lendemain, par laquelle le SEM, 

se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en 

matière sur sa demande de l'intéressé, a prononcé son transfert vers l'Italie 

et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence d'effet 

suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 22 octobre 2015 (date du timbre postal), contre cette 

décision, auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal),  

les demandes de dispense d'avance de frais de procédure, d'assistance 

judiciaire partielle et de désignation d'un mandataire d'office, ainsi que 

d'octroi de l'effet suspensif assorties au recours, 

les autres pièces du dossier reçu du SEM, le 4 novembre 2015, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que le Tribunal est, par conséquent, compétent pour statuer sur le présent 

recours, 

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que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, selon l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, le SEM n'entre pas en matière sur une 

demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans un Etat tiers 

compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la procédure 

d'asile et de renvoi, 

que le SEM examine la compétence relative au traitement d'une demande 

d'asile selon les critères fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères 

et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

(refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III ; 

cf. également art. 29a al. 1 OA1 [RS 142.311]), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile (cf. art. 29a al. 2 OA1), 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée 

aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être 

appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des 

critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du 

règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; CHRISTIAN 

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FILZWIESER/ANDREA SPRUNG, Dublin III-Verordnung, Das Europäische 

Asylzuständigkeitssystem, Vienne 2014, pt 4 sur l'art. 7), 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III, lorsqu'il 

est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire 

qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge – dans 

les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a introduit 

une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a du 

règlement Dublin III),  

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement,  

qu'en l'occurrence, il ressort des déclarations de l'intéressé qu'avant de 

venir en Suisse, il a transité par l'Italie, où il dit avoir séjourné durant deux 

jours, 

qu'en date du 7 août 2015, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

italiennes compétentes, dans le délai fixé à l'art. 21 par. 1 du règlement 

Dublin III, une requête aux fins de prise en charge, fondée sur l'art. 13 

par. 1 du règlement Dublin III (franchissement irrégulier de la frontière d'un 

Etat membre moins de douze mois avant le dépôt de la demande de 

protection), 

que les autorités italiennes n'ont pas répondu à la requête de prise en 

charge dans le délai de deux mois prévu par l'art. 22 par. 1 du règlement 

Dublin III, 

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que l'Italie est dès lors réputée avoir accepté la demande et, partant, avoir 

reconnu sa responsabilité pour traiter la demande d'asile de l'intéressé 

(cf. art. 22 par. 7 du règlement Dublin III), 

que l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III n'est pas applicable en 

l'occurrence,  

qu'en effet, il n'y a pas lieu de retenir qu'il existe en Italie des défaillances 

systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des 

demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant 

au sens de l'art. 4 de la CharteUE,  

que ce pays est lié par cette Charte et est signataire de la CEDH, de la 

Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou 

traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de 

la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 

31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les 

dispositions, 

qu'il est, certes, notoire que les autorités italiennes connaissent, 

spécialement depuis 2011, de sérieux problèmes quant à leur capacité 

d'accueil des requérants d'asile, qui peuvent être confrontés à 

d'importantes difficultés sur le plan de l'hébergement, des conditions de 

vie, voire de l'accès aux soins médicaux suivant les circonstances 

(cf. notamment ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX RÉFUGIÉS [OSAR]: Italie, 

Conditions d’accueil ; Situation actuelle des requérant-e-s d’asile et des 

bénéficiaires d’une protection, en particulier celles et ceux de retour en 

Italie dans le cadre de Dublin, octobre 2013),  

que cependant, à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne 

saurait considérer que les conditions matérielles d'accueil des demandeurs 

d'asile en Italie sont caractérisées par des carences structurelles d'une 

ampleur telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et quelles que soient 

les circonstances du cas d'espèce, à l'existence de risques suffisamment 

réels et concrets, pour les requérants, d'être systématiquement exposés à 

une situation de précarité et de dénuement matériel et psychologique, au 

point que leur transfert dans ce pays constituerait, en règle générale, un 

traitement prohibé par l'art. 3 CEDH (cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. 

Suisse du 4 novembre 2014, requête n° 29217/12, § 114 et 115 ; cf. 

également arrêt de la CourEDH Mohammed Hussein c. Pays Bas et Italie 

du 2 avril 2013, requête n° 27725/10),  

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que, certes, l'arrêt de la CourEDH dans la cause Tarakhel c. Suisse a été 

rendu depuis bientôt une année et que, comme le soutient le recourant, un 

afflux considérable de migrants a, depuis lors, rendu la situation plus 

difficile au point que les pays européens ont décidé une relocalisation de 

contingents importants de migrants pour décharger, notamment, l'Italie, 

que, du point de vue du système d'accueil, il n'y a cependant pas lieu de 

retenir l'existence de carences telles qu'il y aurait lieu de renoncer, par 

principe, à un transfert dans ce pays, par application de l'art. 3 par. 2 2ème 

phrase précité, 

que la CourEDH s'est d'ailleurs encore récemment référée aux 

considérants de l'arrêt Tarakhel (cf. arrêt de la CourEDH A.M.E. c. Pays 

Bas du 13 juin 2015, requête n° 51428/10 et arrêt A. S. c. Suisse du 30 juin 

2015, requête n° 39350/13), 

que, toutefois, cela n'exclut pas que, dans un cas d'espèce, un transfert en 

Italie s'avère illicite en raison, par exemple, de la vulnérabilité particulière 

d'une personne,  

qu'en l'occurrence, il ne ressort pas du dossier qu'un transfert en Italie 

exposerait le recourant à un risque avéré de traitements prohibés, 

que celui-ci fait valoir dans son recours qu'il vient d'entamer un traitement 

en raison d'une tuberculose pour une durée de cinq ou six mois, qu'il suit 

également un traitement en raison de la présence de vers dans l'estomac, 

et que son état de santé se dégraderait très rapidement s'il devait se rendre 

en Italie, car il n'y bénéficierait pas d'une médication adéquate, au vu de la 

situation dans ce pays quant à l'accueil des requérants d'asile, 

qu'il a joint à son recours un rapport médical daté du 22 octobre 2015, selon 

lequel il souffre en particulier d'une tuberculose latente nécessitant à la fois 

un traitement antituberculeux en monothérapie (Rifampicine durant quatre 

mois), mis en place depuis le 12 octobre 2015, pour une durée 

indéterminée, ainsi que des tests hépatiques mensuels, 

que ledit document fait également état, chez l'intéressé, d'une 

schistosomiase en cours d'investigation et d'une orchi-épididymite en 

cours de bilan, nécessitant en particulier des examens cliniques, un suivi 

radiologique pulmonaire, ainsi qu'un traitement médicamenteux à partir de 

mi-mars 2016 (praziquantel), 

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que la jurisprudence ne reconnaît que dans des conditions extrêmes le 

caractère illicite d'un renvoi en raison de l'état de santé de la personne 

concernée (cf. notamment arrêt de la CourEDH précité A. S. c. Suisse du 

30 juin 2015, requête n° 39350/13 et jurisprudence citée), 

que ledit rapport médical n'établit cependant en aucune manière qu'il 

existerait un risque particulier pour la vie ou la santé du recourant, 

que celui-ci n'a ainsi pas démontré, dans le cadre de la présente 

procédure, qu'il ne serait pas en mesure de voyager ou que son transfert 

en Italie représenterait un danger concret pour sa santé, et serait illicite au 

sens de restrictif de la jurisprudence précitée, 

que, comme l'a relevé le SEM, l'Italie dispose d'une infrastructure médicale 

suffisante et est tenue, en application des directives européennes, de 

fournir les soins médicaux adéquats aux demandeurs de protection qui se 

trouvent sous sa responsabilité,  

que, certes, un accord a été signé en 2003 entre les directions de l'Office 

fédéral de la santé publique (OSP) et l'ODM, en vertu duquel le traitement 

contre la tuberculose doit être, dans la mesure du possible, mené à terme 

en Suisse (cf. OFSP, Information à l’attention des médecins traitant la 

tuberculose chez des personnes du domaine de l’asile, du 30 octobre 

2010),  

que le risque est essentiellement que la personne interrompe son 

traitement, surtout si elle rencontre quelque obstacle pour y accéder, 

qu'en règle générale, le suivi du traitement doit, pour cette raison, dans la 

mesure du possible, être garanti par un encadrement approprié et mené à 

terme en Suisse,  

que le principe du traitement mené jusqu'au bout en Suisse ne s'applique 

toutefois pas aux infections tuberculeuses latentes, comme c'est le cas 

pour le recourant, 

qu'ainsi, dans l'hypothèse où, exceptionnellement, il s'avèrerait nécessaire 

de transférer l'intéressé avant la fin de son traitement (celui-ci étant prévu, 

selon le thérapeute, pour une durée indéterminée, alors que le délai de 

transfert arrive à échéance le 8 avril 2016, selon la décision du SEM), il 

incombera à ce dernier d'organiser à temps le suivi par une personne 

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spécialisée dans le pays de destination et d'obtenir des assurances 

concrètes à cet égard, 

que le recourant fait encore valoir, de manière générale, les conditions de 

vie auxquelles il sera confronté en Italie, où il n'existe aucune prise en 

charge des requérants d'asile, les autorités elles-mêmes encourageant 

ceux-ci à quitter le pays, 

que, sans nier la situation difficile régnant en Italie s'agissant des capacités 

actuelles d'accueil (cf. ci-dessus), force est de constater que le recourant 

n'a pas démontré qu'il présenterait lui-même un état de vulnérabilité 

particulier au point que son transfert dans ce pays serait illicite en l'absence 

de garanties spéciales concernant sa prise en charge (cf. arrêt de la 

CourEDH Tarakhel précité), 

que si l'intéressé devait être contraint par les circonstances à mener en 

Italie une existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait 

estimer que l'Italie ne respecte pas les Directives européennes en matière 

d'asile, viole ses obligations d'assistance à son encontre ou de toute autre 

manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendra de 

faire valoir ses droits directement auprès des autorités de ce pays en usant 

des voies de droit adéquates,  

que, dans ces conditions, le transfert vers l'Italie du recourant n'apparaît pas 

contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions 

conventionnelles précitées,  

qu'interrogé expressément sur ce point, le recourant n'a pas évoqué, lors de 

son audition, d'autres obstacles personnels à un transfert en Italie, 

que la responsabilité d'un Etat pour l'examen d'une demande d'asile est 

toutefois définie selon les critères fixé dans le règlement Dublin III et que 

celui-ci ne confère pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat 

membre par lequel ils souhaitent que leur demande soit traitée ou offrant, 

à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable 

de l'examen de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3),   

qu'ainsi, en considérant qu'il n'avait pas fait valoir d'éléments susceptibles 

de constituer des "raisons humanitaires", le SEM n'a pas fait preuve 

d'arbitraire dans son appréciation ou violé le principe de l'égalité de 

traitement,  

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qu'il a établi de manière complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a 

commis ni excès ni abus de son pouvoir d'appréciation en refusant 

d'admettre l'existence de raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 

OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (cf. ATAF 

2015/9 consid. 8 p. 127 s.), 

qu'en définitive, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur 

la demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a al. 1 let. b 

LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l'Italie,  

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. arrêt du 

TAF  E-4620/2014 du 1er juillet 2015 consid. 5.2 [prévu à la publication] ; 

ATAF 2010/45 précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté,  

qu'il peut être renoncé à un échange d'écritures (cf. art. 111a al. 1 LAsi),  

qu'avec le présent prononcé la demande de renonciation à la perception 

de l'avance de frais devient sans objet, 

qu'il en est de même de la demande d'octroi d'effet suspensif, 

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, les 

demandes d'assistance judiciaire partielle et de nomination d'un 

mandataire d'office sont rejetées (cf. art. 65 al. 1 et 2 PA), 

que, vu l'issue de la cause, les frais sont être mis à la charge du recourant 

(cf. art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 

concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif 

fédéral (FITAF, RS 173.320.2),  

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce: 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les requêtes d'assistance judiciaire partielle et de nomination d'un 

mandataire d'office sont rejetées. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Gérard Scherrer Germana Barone Brogna 

 

 

Expédition :