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**Case Identifier:** 38dc4db0-b2e7-5a2e-8755-0d2450ca9dc5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-03-08
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 08.03.2012 A/3238/2010
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3238-2010_2012-03-08.pdf

## Full Text

Siégeant : Karine STECK, Présidente; Violaine LANDRY-ORSAT et Christine 

LUZZATTO, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3238/2010 ATAS/253/2012 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 8 mars 2012 

3
ème

 Chambre 

 

En la cause 

SWICA ASSURANCE-MALADIE, sise Römerstrasse 38, 
8401 Winterthur 

demanderesse 

 

contre 

Madame T________, domiciliée à Chêne-Bourg défenderesse 

 
 
 

 

A/3238/2010 

- 2/14 - 

EN FAIT 

1. Madame T________ (ci-après: l'assurée), née en 1964, a conclu le 3 août 2005 avec 
SWICA ASSURANCE-MALADIE (ci-après: l'assurance) un contrat portant sur 
une assurance d'indemnités journalières, avec effet au 1er octobre 2005. Le contrat 
prévoyait en cas de maladie le versement d’une indemnité journalière de 100 % du 
salaire annuel fixe (70'000 fr.), une durée de prestations de 730 jours par cas et un 
délai d'attente de 14 jours civils. 

2. Le 14 juillet 2006, l'assurée a annoncé à son assurance qu’elle était en arrêt de 
travail complet depuis le 12 juin 2006. 

3. Après écoulement du délai d'attente, l'assurance lui a versé des indemnités 
journalières durant 730 jours, soit jusqu'au 11 juin 2008. 

4. Dans l’intervalle, l'assurée a déposé une demande de rente auprès de l'OFFICE 
CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITÉ (ci-après : OAI). 

5. Le 1er octobre 2008, la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE 
COMPENSATION (ci-après: la CCGC ou la caisse) a informé l'assurance que 
l'assurée était sur le point de se voir reconnaitre le droit aux prestations de 
l’assurance-invalidité avec effet rétroactif pour la période de juin 2007 à octobre 
2008 pour un montant de 17'969 fr. La caisse a invité l’assurance à faire valoir son 
droit éventuel à une compensation. 

6. Par pli du 16 octobre 2008, l'assurance a informé l'assurée qu'elle entendait requérir 
la compensation d'un montant de 13'036 fr. 30 au titre de surassurance. Son calcul 
était le suivant pour la période du 1er juin 2007 au 10 juin 2008 : 

salaire journalier moyen en 2007 : 191 fr. 78 (70'000 fr. / 365 jours) 

salaire journalier moyen en 2008 : 191 fr. 26 (70'000 fr. / 366 jours) 

• perte de gain effective 80 % (191.78 x 77 j. [1/6/07 - 16/8/07])  11'813 fr. 65 

• perte de gain effective 100 % (191.78 x 137 j. [17/8/07 - 31/12/07]) 26'273 fr. 85 

• perte de gain effective 100 % (191.26 x 162 j. [1/1/08 - 10/6/08]) 30'984 fr. 15 

                                                                                                     total 69'071 fr. 60 

 

• versements effectifs de SWICA selon décomptes   69'091 fr. 30 

• rente AI  (1'057.- x 12 mois et 10 j.)     13'036 fr. 30                   

                                                                                              total  82'127 fr. 60 

 prestations provisionnelles versées à titre d'avance         13'036 fr. 30 

L'assurance a invoqué ses conditions générales d'assurance (CGA) et le fait que ces 
dernières prévoient que lorsque le droit à une rente découlant d'une assurance 

 
 
 

 

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sociale ou d'entreprise n'est pas encore établi, l’assurance fait l'avance de 
l'indemnité journalière convenue et, dès l'établissement du droit, est autorisée à 
exiger de l'assuré l'excédent de prestations. 

7. Le 18 octobre 2008, l'assurée a signé le formulaire de compensation. 

8. Par décision formelle du 5 novembre 2008, l'OAI a octroyé à l'assurée une rente 
entière de 1'057 fr. par mois à compter du 1er juin 2007. Le montant du rétroactif dû 
pour la période du 1er juin 2007 au 31 octobre 2008 s'élevait à 17'969 fr., dont 
11'735 fr. ont été versés à la CCGC à titre de compensation avec les cotisations 
personnelles dues par l’assurée au 30 septembre 2008 et 6'234 fr. à l’assurance. 

9. Par pli du 24 février 2009, l'assurance a réclamé à l'assurée le solde des prestations 
versées à titre d'avance, soit 6'802 fr. 30 (13'036. 30 - 6'234.-). 

10. Par courrier du 21 mars 2009 l’assurée a répondu qu’elle avait été étonnée de la 
compensation opérée par l’OAI en faveur de la CCGC et qu’elle s’était rendue aux 
guichets de cette dernière pour manifester son désaccord, sans succès. L’assurée a 
expliqué qu’au vu de sa situation financière, elle n'était pas en mesure de 
rembourser les montants exigés. 

11. Par pli du 18 mai 2009, l'assurance a invité l'assurée à lui proposer un plan de 
remboursement. 

12. Le 22 mars 2010, l'assurance, se référant à divers rappels demeurés sans réponse, a 
fixé à l'assurée un délai au 21 avril 2010 pour s'acquitter de la somme de 
6'897 fr.  55 (comprenant des intérêts de retard), l’informant qu’à défaut, elle 
engagerait des poursuites. 

13. Le 18 juin 2010, un commandement de payer (10 160257 S) a été notifié à 
l'assurée, réclamant à cette dernière 6'802 fr. 30 avec intérêts à 5 % dès le 
11 janvier 2010, 30 fr. (frais de rappel) et 95 fr. (frais d'encaissement), créances 
fondées sur une facture du 2 novembre 2009. L’assurée s’y est opposée. 

14. Par courrier du 20 juillet 2010, l’assurance a octroyé à l'assurée un délai au 
30 juillet 2010 pour lui verser 7'104 fr. 35 (montant comprenant des intérêts de 
retard).  

15. Le 27 septembre 2010, l'assurance a saisi le Tribunal cantonal des assurances 
sociales - alors compétent - d'une demande en paiement, concluant, sous suite de 
frais et dépens, à la mainlevée définitive de l'opposition formée par l'assurée au 
commandement de payer et à ce que l'assurée soit condamnée à lui verser 
6'802 fr. 30 avec intérêts à 5 % l'an dès le 11 janvier 2010, 30 fr. et 95 fr. au titre de 
frais de rappel et d'encaissement. 

 
 
 

 

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La demanderesse explique que lorsque le droit à une rente découlant d'une 
assurance sociale ou d'entreprise n'est pas encore établi, elle peut avancer à bien 
plaire l'indemnité journalière assurée avec la condition expresse que ces montants 
lui soient remboursés au moment où le droit à une rente de l’assurance sociale ou 
d’une entreprise est établi, étant précisé que la demanderesse peut alors réclamer le 
montant dû à l'assuré lui-même ou à l'assureur débiteur des arriérés.  

En l'espèce, la demanderesse soutient que c’est un excédent de prestations de 
13'036 fr. 30 qui a été versé à l'assurée. Dans la mesure où seuls 6'234 fr. lui ont été 
remboursés par l'OAI, elle considère être en droit de réclamer le solde, soit 
6'802 fr. 30 (13'036 fr. 30 - 6'234 fr.), à l’assurée, ainsi que les frais de rappel et 
d'encaissement. A cet égard, la demanderesse invoque ses CGA. 

16. Invitée à se déterminer, la défenderesse a expliqué, par écriture du 25 octobre 2010, 
que si elle s’est opposée au commandement de payer qui lui a été notifié, c’est 
parce qu’elle considère que c’est à tort que l’OAI a fait droit à la demande de 
compensation de la CCGC.  

La défenderesse a ajouté être dans l’attente d'une décision concernant sa demande 
de réduction et de remise de cotisations AVS.  

Enfin, elle a indiqué être dans l’impossibilité financière de rembourser le montant 
réclamé par la demanderesse.  

17. Une audience de comparution personnelle des parties s'est tenue le 18 novembre 
2010 lors de laquelle l’assurée a expliqué qu’elle estimait que la somme réclamée 
par la demanderesse aurait dû être payée par l’OAI, grâce aux montants arriérés qui 
lui étaient dus par ce dernier. Elle a une fois encore reproché à l’OAI d’avoir fait 
droit à la demande de compensation de la CCGC, dont elle a fait remarquer qu’elle 
contestait la créance.  

18. Interrogé par le Tribunal, l’OAI a indiqué, par pli du 24 novembre 2010, que sa 
décision du 5 novembre 2008 avait été notifiée à l’assurée par courrier B et n’avait 
pas été contestée, ni auprès de lui-même ni auprès de la CCGC.  

19. Également interpellée par le Tribunal, la CCGC, par courrier du 25 novembre 2010, 
a quant à elle expliqué que l'assurée était titulaire de deux comptes, l'un en qualité 
de personne de condition indépendante de janvier 2002 à août 2007, l'autre en 
qualité de personne sans activité lucrative dès janvier 2007. Son service des rentes 
avait informé son service des cotisations du fait que l’assurée était sur le point de 
recevoir un arriéré de prestations de l’assurance-invalidité et il a été procédé à la 
compensation du montant de 11'735 fr. correspondant aux cotisations personnelles 
dues par l’assurée au 30 septembre 2008. La caisse a précisé qu'aucune opposition 
orale ou écrite n'avait été enregistrée à l'encontre de la décision de l'OAI du 

 
 
 

 

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5 novembre 2008. Son service des cotisations n'a en particulier retrouvé aucune 
trace d'un passage de l’assurée à ses guichets. 

20. Par écriture du 13 décembre 2010, l’assurée a conclu à ce que la CCGC restitue la 
somme prélevée sur ses arriérés de rente d’invalidité afin que la somme réclamée 
par la demanderesse puisse être versée à cette dernière. 

21. Le 4 août 2011, la Cour de céans a ouvert deux nouvelles procédures, l'une dans la 
cause opposant l'assurée à la CCGC (décision du 15 décembre 2008 - cause 
A/2317/2011), l'autre dans la cause opposant l’assurée à l'OAI (décision du 
5 novembre 2008 - cause A/2316/2011). 

22. Une nouvelle audience de comparution personnelle des parties s'est tenue le 
6 octobre 2011.  

L’assurée a indiqué une nouvelle fois que sa contestation portait bien plutôt sur la 
manière dont l'OAI avait admis une compensation en faveur de la CCGC.  

23. Le 21 octobre 2011, la demanderesse a produit un bordereau de pièces, dont en 
particulier un courrier adressé le 28 février 2007 à l'assurée pour l’inviter à 
s'annoncer à l'OAI et l'informant que les montants alloués à titre d'avance qui 
constitueraient une surassurance devraient lui être restitués. 

EN DROIT 

1. a) Conformément à l'art. 56 V al. 1 let. c de la loi sur l'organisation judiciaire du 
22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ ; RS E 2 05), le 
Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des 
contestations relatives aux assurances complémentaires à l’assurance-maladie 
sociale prévue par la LAMal relevant de la loi fédérale sur le contrat d'assurance du 
2 avril 1908 (LCA ; RS 221.229.1).  

Depuis le 1er janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances 
sociales de la Cour de justice, laquelle a repris la procédure pendante devant le 
Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 26 septembre 
2010). 

En l'espèce, le litige porte sur des montants réclamés en raison d’une surassurance, 
l’assurance conclue étant une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie 
soumise, selon l'art. 7 du contrat conclu entre les parties, à la LCA ainsi qu'aux 
CGA (édition 2005). La Cour de céans est donc compétente à raison de la matière 
pour juger du cas d'espèce. 

 
 
 

 

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2. S'agissant du for, la compétence se détermine, selon la jurisprudence, 
conformément au principe de la perpetuatio fori, en fonction de la date d’ouverture 
de la procédure (ATF 130 V 90, consid. 3.2; ATF 129 III 406, consid. 4.3.1).  

Les CGA de la demanderesse prévoient que le preneur d'assurance et l'assuré 
peuvent élire à leur choix le for ordinaire ou celui de leur domicile suisse (art. 90 
CGA). Elles ne prévoient en revanche pas de for en cas d'action de l'assurance 
contre le preneur d'assurance ou l'assuré. 

Selon l'art. 46a dernière phrase LCA, le for se définit selon la loi fédérale sur les 
fors en matière civile du 24 mars 2000 (aLFors ; RS 272). Le CPC, qui a abrogé au 
31 décembre 2010 la LFors, prévoit que la compétence à raison du lieu est régie par 
le nouveau droit. Toutefois, la compétence conférée en application de l’ancien droit 
est maintenue (art. 404 al. 2 CPC). Cela étant, l'application de la LFors ou du CPC 
au cas d'espèce ne change rien, les dispositions topiques ayant une teneur identique. 

À teneur de l'art. 3 al. 1 let. a aLFors (cf. art. 10 al. 1 let. a CPC), le for est, sauf 
disposition contraire de la loi, pour les actions dirigées contre une personne 
physique, celui de son domicile. Par ailleurs, à teneur de l'art. 22 al. 1 aLFors 
(cf. art. 32 CPC), en cas de litige concernant les contrats conclus avec des 
consommateurs, le for est celui du domicile ou du siège de l’une des parties lorsque 
l’action est intentée par le consommateur (let. a) ou celui du domicile du défendeur 
lorsque l’action est intentée par le fournisseur (let. b). Sont réputés contrats conclus 
avec des consommateurs les contrats portant sur une prestation de consommation 
courante destinée aux besoins personnels ou familiaux du consommateur et qui a 
été offerte par l’autre partie dans le cadre de son activité professionnelle ou 
commerciale (art. 22 al. 2 aLFors). Tel est le cas d'un contrat d'assurance 
(cf. Message du Conseil fédéral du 18 novembre 1998 in FF 1999 2591; 
DONZALLAZ, Commentaire de la loi fédérale sur les fors en matière civile, Berne, 
2001, p. 510 ; HOHL, Procédure civile, tome II, Berne, 2002, p. 59). 

Il découle de ce qui précède qu'il existe un for au domicile de la défenderesse, soit 
en l'espèce, à Genève, de sorte que la compétence de la Cour ratione loci est 
également donnée. 

3. a) La LCA a subi des modifications. La novelle du 17 décembre 2004 (FF 2003 
3353) est entrée en vigueur le 1er janvier 2006, respectivement le 1er janvier 2007.  

Du point de vue temporel, sont en principe applicables les règles de droit en 
vigueur au moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits. Dès 
lors, les dispositions de la LCA seront citées dans leur teneur en vigueur au moment 
des faits déterminants (ATF 130 V 446, consid. 1; ATF 129 V 4, consid. 1.2). 

b) Quant aux règles de procédure applicables, l'art. 1 let. a du Code de procédure 
civile du 19 décembre 2008 (CPC ; RS 272), entré en vigueur le 1er janvier 2011, 

 
 
 

 

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prévoit que le CPC règle la procédure applicable devant les juridictions cantonales 
aux affaires civiles contentieuses. Toutefois, l'art. 404 al. 1 CPC précise que les 
procédures en cours à l’entrée en vigueur de la loi sont régies par l’ancien droit de 
procédure jusqu’à la clôture de l’instance. A teneur de l'art. 89A de la loi sur la 
procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA ; E 5 10), les dispositions de 
la LPA demeurent applicables aux procédures pendantes devant la Chambre des 
assurances sociales de la Cour de justice en tant qu'il n'y est pas dérogé. 

En l'espèce, la procédure ayant été introduite avant le 1er janvier 2011, les 
dispositions de procédure de la LPA en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010 
demeurent applicables. 

c) À raison de la forme, la demande respecte les conditions posées par la LPA 
(cf. art. 89B LPA).  

Quant à la question de savoir si la demande a été formée en temps utile, il convient 
de relever que la loi fédérale sur la surveillance des entreprises d’assurance du 
17 décembre 2004 (LSA - RS 961.01) ne contient pas de règles spécifiques. 
S'agissant de prétentions fondées sur la LCA, l'action est soumise à un délai de 
prescription de deux ans à dater du fait d'où naît l'obligation (art. 46 LCA).  

En l’espèce, la défenderesse ne soulève pas l'exception tirée de la prescription et le 
juge ne peut y suppléer d'office (142 du Code des obligations [CO - RS 220]). 
S'agissant d'une règle de droit fédéral, le droit cantonal de procédure, notamment la 
maxime d'office (art. 19 LPA), ne saurait de surcroît y déroger. 

Partant, il y a lieu de considérer que la demande en paiement a été déposée dans les 
forme et délai légaux et qu’elle est donc recevable.  

4. Le litige porte sur la question de savoir si la mainlevée définitive de l’opposition 
formée par l’assurée au commandement de payer qui lui a été notifié peut être 
prononcée. Il conviendra donc d’examiner si la demanderesse a droit au 
remboursement de la somme de 6'802 fr. 30 avec intérêts à 5 % l'an dès le 
11 janvier 2010 à titre d'indemnités journalières versées en trop. 

5. La LCA ne contient pas de règles d'interprétation des contrats. Comme elle renvoie 
au code des obligations pour tout ce qu'elle ne règle pas elle-même (art. 100 al. 1 
LCA), la jurisprudence en matière de contrat est applicable. Il s'ensuit que, lorsqu'il 
s'agit de déterminer le contenu d'un contrat d'assurance et des conditions générales 
et/ou particulières qui en font partie intégrante, le juge doit, comme pour tout autre 
contrat, tout d'abord s'efforcer de déterminer la commune et réelle intention des 
parties, sans s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu 
se servir, soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention (art. 
18 al. 1 CO). Si cette volonté ne peut être établie en fait, le juge interprétera les 
déclarations et les comportements des parties selon le principe de la confiance, en 

 
 
 

 

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recherchant comment une déclaration ou une attitude pouvait être comprise de 
bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances; le principe de la confiance 
permet ainsi d'imputer à une partie le sens objectif de sa déclaration ou de son 
comportement, même s'il ne correspond pas à sa volonté intime. Lorsqu'un 
assureur, au moment de conclure, présente des conditions générales, il manifeste la 
volonté de s'engager selon les termes de ces conditions; lorsqu'une volonté réelle 
concordante n'a pas été constatée, il faut se demander comment le destinataire de 
cette manifestation de volonté pouvait la comprendre de bonne foi 
(ATF 135 III 410, consid. 3.2 ; ATF 133 III 675, consid. 3.3). A cet égard, les 
conditions générales, lorsqu'elles ont été incorporées au contrat, en font partie 
intégrante; elles doivent être interprétées selon les mêmes principes que les autres 
dispositions contractuelles (ATF 133 III 675, consid. 3.3 ; ATF 122 III 118, 
consid. 2a). 

6. a) Lorsque le contrat d'assurance prévoit le versement à l'assuré d'une indemnité 
journalière forfaitaire - constituant ce que l'on désigne en langue allemande par 
l'expression Taggeld - qui ne suppose pas que l'assuré subisse une perte effective 
sur le plan économique, mais qui est versée en fonction du seul degré de 
l'incapacité de travail de l'assuré, il s'agit d'une assurance de sommes 
(ATF 133 III 527, consid. 3.2.4 ; ATF non publié du 11 juin 1998, 4C.83/1998 
consid. 3d; BREHM, L'assurance privée contre les accidents, 2001, n. 14 p. 42, 
n. 221 p. 126 et n. 376 p. 191; BRULHART, L'assurance collective contre la perte 
de gain en cas de maladie, in Le droit social dans la pratique de l'entreprise - 
questions choisies, 2006, p. 110; WILLY KOENIG, Schweizerisches 
Privatversicherungsrecht, 3e éd. 1967, p. 467). 

Dans le cas d'une telle assurance de personnes conçue comme une assurance de 
sommes, l'assuré peut cumuler les prétentions en versement des indemnités 
journalières prévues par le contrat d'assurance avec d'autres prétentions en raison du 
même événement dommageable; la prestation de l'assureur de sommes est due 
indépendamment du point de savoir si l'ayant droit reçoit des prestations de la part 
d'autres assureurs ou d'un tiers responsable; la surindemnisation de l'ayant droit est 
possible et, conformément à l'art. 96 LCA, les droits que l'ayant droit aurait contre 
des tiers en raison du sinistre ne passent pas à l'assureur (GRABER, Bundesgesetz 
über den Versicherungsvertrag, Basler Kommentar, 2001, n. 1 ad art. 72 LCA et n. 
1 ad art. 96 LCA; MAURER, Schweizerisches Privatversicherungsrecht, 3e éd. 
1995, p. 410; BREHM, op. cit., n. 376 p. 191; BRULHART, op. cit., p. 109; DUC, 
Assurance sociale et assurance privée, p. 63). Les prestations versées par un 
assureur social ne peuvent pas être imputées sur les allocations journalières dues 
par l'assureur privé (BREHM, op. cit., n. 376 p. 191-192; cf. MAURER, op. cit., 
p. 410), à moins, évidemment, que les conditions générales d'assurance ne 
prévoient exceptionnellement une telle imputation (BRULHART, Droit des 
assurances privées, p. 371, n. 833 ; BREHM, op. cit., n. 376 p. 191-192). 

 
 
 

 

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b) Dans un arrêt du 18 avril 2006, opposant SWICA à un office AI au sujet d’une 
question de compensation, le Tribunal fédéral des assurances (TFA) a retenu que 
les conditions générales qui prévoient que lorsque le droit à une rente découlant 
d'une assurance sociale ou d'entreprise n'est pas encore établi, l’assurance 
complémentaire fait l'avance de l'indemnité journalière convenue mais est autorisée 
à exiger de l'assuré la restitution de l'excédent de prestations lorsque le droit est 
établi fondait le droit de l’assurance complémentaire à exiger la restitution de ses 
prestations.  

Tenant compte de la différence qu'il y a lieu de faire entre l'obligation de restituer 
des avances de prestations et l'accord pour le paiement en mains de tiers, le TFA a 
considéré que la demande de paiement de prestations rétroactives en mains de tiers 
au sens de l'art. 85bis du règlement sur l'assurance-invalidité (RAI - RS 831.201) 
allait plus loin qu'une simple demande de restitution à l'assuré de prestations 
indûment touchées ou résultant d'une surindemnisation. En effet, le paiement en 
mains de tiers ne suppose pas uniquement le bien-fondé matériel de la créance en 
restitution et la réalisation des conditions qui permettent de revenir sur la décision, 
il s'accompagne également d'un changement de la qualité de débiteur et de 
créancier, élément indispensable pour rendre possible la compensation, valable à 
l'égard de l'assuré lui-même mais pas du tiers qui a versé les prestations rétroactives 
(ATFA non publié du 18 avril 2006, I 428/05 consid. 4.4.2 ; ATFA non publié du 
26 septembre 2007, I 256/06 consid. 3.3). 

7. Il convient d’examiner si la demanderesse est fondée à réclamer à l’assurée le 
remboursement, à titre de surindemnisation, du montant non couvert par la 
compensation opérée par l’OAI avec les arriérés dus à l’assurée. 

a) Les CGA de la demanderesse prévoient que celle-ci verse l'indemnité journalière 
convenue dans le contrat en cas d'incapacité de travail complète médicalement 
attestée (art. 12 CGA). En cas d'incapacité de travail partielle d'au moins 25 %, 
l'indemnité journalière est versée proportionnellement au degré de cette incapacité 
de travail (art. 13 CGA).  

Par incapacité de travail, on entend l'inaptitude partielle ou totale de l'assuré à 
fournir le travail qu'on peut raisonnablement attendre de lui dans sa profession 
actuelle ou son domaine de tâches, cela en raison d'une atteinte à sa santé physique 
ou psychique (art. 16 CGA). Si l'assuré est atteint d'une incapacité de travail et que 
celle-ci a perduré tout au long du délai d'attente fixé, l'indemnité journalière 
convenue est versée à compter de l'échéance dudit délai d'attente (art. 18 CGA), 
lequel commence à courir dès le premier jour de l'incapacité de travail d'au moins 
25 % constatée médicalement, mais, au plus tôt, trois jours avant le premier 
traitement médical (art. 19 CGA). 

 
 
 

 

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b) Au vu des dispositions contractuelles précitées, il est manifeste que le droit à 
l'indemnité journalière, tel que consacré par l'art. 12 CGA, n'est nullement 
subordonné à ce que l'assuré subisse une perte effective sur le plan économique, dès 
l'instant où un montant journalier forfaitaire est prévu en fonction du seul degré 
d'incapacité de travail de l'assuré. On est donc en présence d'une assurance de 
sommes, dans le cadre de laquelle la prestation de l'assureur est due 
indépendamment du point de savoir si l'ayant droit reçoit des prestations de la part 
d'autres assureurs, sous réserve de dispositions particulières des conditions 
générales, point qu'il convient encore d'examiner (cf. ATF 133 III 527, 
consid. 3.3.1). 

A cet égard, l'art. 26 CGA prévoit que si l'assuré perçoit pour la maladie une 
prestation de la part d'assurances d'état ou d'entreprises ou encore de tiers 
responsables, SWICA complète ces prestations à la fin du délai d'attente jusqu'à 
concurrence de l'indemnité journalière assurée. Les jours pendant lesquels des 
prestations réduites sont versées en raison d'un droit à des prestations de tiers 
comptent comme jours entiers pour le calcul de la durée des prestations et du délai 
d'attente.  

Ainsi que cela a déjà été relevé, l'art. 28 CGA dispose que si le droit à une rente 
découlant d'une assurance d'état ou d'entreprise n'est pas encore établi, SWICA peut 
avancer à bien plaire l'indemnité journalière assurée. L'avance éventuelle est 
accordée sous la réserve expresse d'un remboursement à la date du versement des 
arriérés de rentes dus. SWICA est libre de réclamer le montant dû soit auprès de 
l'assuré soit auprès de l'assureur débiteur de la rente.  

Ces dispositions consacrent expressément l'interdiction d'une surindemnisation, 
dans l'hypothèse où des prestations d'assurance d'état, d'entreprise ou encore de tiers 
responsable sont perçues pour la même période que les indemnités journalières. En 
d'autres termes, elles prévoient la possibilité, pour l'assurance, de réduire ses 
prestations en cas de surassurance. 

c) Dans le cas d’espèce, l’art. 26 CGA est inapplicable, dès lors que le droit à la 
rente de l’assurance-invalidité a été constaté par décision du 5 novembre 2008, soit  
postérieurement à la fin du droit aux indemnités journalières (11 juin 2008). La 
demanderesse l'admet du reste implicitement, dès lors qu'elle fonde ses prétentions 
sur l'art. 28 CGA. 

Il ressort des pièces fournies par la demanderesse qu'elle a invité l’assurée, par 
courrier du 28 février 2007, à s'annoncer auprès de l'assurance-invalidité - laquelle 
doit de toute évidence être considérée comme une « assurance d'état » au sens des 
CGA - et qu’elle a alors attiré son attention sur le fait que les montants alloués à 
titre d'avance qui constitueraient une surassurance prohibée par le contrat devraient 
être restitués.  

 
 
 

 

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Dans la mesure où la demanderesse ne pouvait prévoir quelle serait la durée de 
l'incapacité de travail de l’assurée, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir attiré 
l’attention de l’intéressée sur ces dispositions plus tôt.  

Il y a donc lieu d'admettre que l'assurée a valablement été informée, au plus tard le 
28 février 2007, que les prestations qu'elle recevrait de la demanderesse le seraient 
à bien plaire et qu’elles seraient soumises à restitution en cas de surindemnisation. 

d) Eu égard aux considérations qui précèdent, la demanderesse était donc fondée à 
requérir la restitution du montant constituant une surindemnisation, montant qui 
n’est pas contesté en tant que tel, pas plus que le fait qu’il y ait eu surindemnisation. 

A ce stade, il y a donc lieu d'admettre la demande à hauteur de 6'802 fr. 30.  

Les griefs que l’assurée fait valoir à l’encontre de la décision de l’OAI du 
5 novembre 2008 de faire droit à la demande de compensation de la CCGC ne 
sauraient être opposés à la demanderesse et doivent être soulevés à l’encontre de la 
décision de l’OAI.   

8. S’agissant des montants que la demanderesse réclame à titre de frais de rappel et 
d'encaissement (30 fr. et 95 fr.), on relèvera que l'art. 74 CGA invoqué par la 
demanderesse à l’appui de ses prétentions n’est pas applicable en l’espèce dès lors 
que cet article vise l’hypothèse d’un retard dans le paiement des primes et 
qu’aucune autre disposition des CGA ne mentionne le droit de réclamer des frais de 
rappel et d'encaissement en cas de restitution d’avances. 

La demanderesse sera donc déboutée sur ce point.  

9. Enfin, la demanderesse conclut au versement d'intérêts à 5 % dès le 5 janvier 2010. 

La LCA, qui régit les relations entre les parties, prévoit que la créance résultant du 
contrat d'assurance est échue quatre semaines après le moment où l'assureur a reçu 
les renseignements de nature à lui permettre de se convaincre du bien-fondé de la 
prétention (art. 41 al. 1 LCA).  

La LCA ne contient toutefois pas de dispositions sur la demeure, laquelle est dès 
lors régie, en vertu de l'art. 100 al. 1 LCA, par les art. 102ss CO. Selon 
l’art. 102 CO, le débiteur d'une obligation est en demeure par l'interpellation du 
créancier (al. 1); lorsque le jour de l'exécution a été déterminé d'un commun accord, 
ou fixé par l'une des parties en vertu d'un droit à elle réservé et au moyen d'un 
avertissement régulier, le débiteur est mis en demeure par la seule expiration de ce 
jour (al. 2). L'intérêt moratoire de 5 % l'an (art. 104 al. 1 CO) est dû à partir du jour 
suivant celui où le débiteur a reçu l'interpellation (ATF 103 II 102, consid. 1a) ou, 
en cas d'ouverture d'une action en justice, dès le lendemain du jour où la demande 
en justice a été notifiée au débiteur (ATF 98 II 23, consid. 7 p. 33 ; THEVENOZ, in 

 
 
 

 

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Commentaire romand du Code des obligations I, n. 9 ad art. 104 CO). Une facture 
ne vaut interpellation que si elle indique au débiteur que le créancier attend le 
paiement immédiatement. L’indication d’un délai de paiement est une interpellation 
à terme (THEVENOZ, op. cit., n. 24 ad art. 102 CO). 

En l’espèce, le contrat d'assurance ne fixe pas un terme comminatoire pour 
l'exécution des obligations contractuelles (NEF, Commentaire bâlois, Bundesgesetz 
über den Versicherungsvertrag, 2001, n. 20-21 ad art. 41 LCA), ni ne réserve le 
droit de le fixer à l'une des parties (art. 102 al. 2 CO). Dès lors, l’assurée ne doit des 
intérêts moratoires à la demanderesse qu'à partir du moment où elle a été interpellée 
par celle-ci (art. 102 al. 1 CO). 

L'intérêt de 5 % l'an dès le 11 janvier 2010 réclamé par la demanderesse, qui 
ressortait déjà de sa réquisition de poursuite, semble être fondé sur une facture 
émise le 2 novembre 2009. Toutefois, la demanderesse n'a pas produit la facture en 
question, alors qu'elle en a eu l'occasion tant lors du dépôt de sa demande, que dans 
le cadre de l'instruction de la cause (cf. procès-verbal d'audience du 6 octobre 
2011). Dès pièces en possession de la Cour de céans, seul le courrier de la 
demanderesse du 22 mars 2010 doit être considéré comme une interpellation (mise 
en demeure de payer la somme de 6'897 fr. 55 [intérêts inclus] d'ici au 21 avril 
2010).  

Faute d'avoir démontré que la défenderesse avait été valablement interpellée avant 
cette date, la demanderesse ne se verra reconnaitre le droit à des intérêts moratoires 
qu’à compter du 22 avril 2010. 

10. Il convient enfin de se prononcer sur la demande de mainlevée définitive. 

En vertu de l’art. 80 de la loi sur la fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, 
du 11 avril 1889 (LP ; RS 281.1), le créancier au bénéfice d’un jugement exécutoire 
peut requérir du juge la mainlevée définitive de l’opposition (al. 1). Les transactions 
ou reconnaissances passées en justice sont assimilées à des jugements (al. 2 ch. 1). 
L’art. 81 al. 1 LP prévoit que lorsque la poursuite est fondée sur un jugement 
exécutoire rendu par un tribunal ou une autorité administrative suisse, le juge 
ordonne la mainlevée définitive de l’opposition, à moins que l’opposant ne prouve 
par titre que la dette a été éteinte ou qu’il a obtenu un sursis, postérieurement au 
jugement, ou qu’il ne se prévale de la prescription. La décision de mainlevée n’a 
d’effet que sur la poursuite en cours (SCHMIDT, Commentaire romand de la 
Poursuite et faillite, ad art. 80, no 17, p. 331). 

L’art. 88 LP prescrit que lorsque la poursuite n’est pas suspendue par l’opposition 
ou par un jugement, le créancier peut requérir la continuation de la poursuite à 
l’expiration d’un délai de 20 jours à compter de la notification du commandement 
de payer (al. 1). Ce droit se périme par un an à compter de la notification du 
commandement de payer. Si opposition a été formée, ce délai ne court pas entre 

 
 
 

 

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l’introduction de la procédure judiciaire ou administrative et le jugement définitif 
(al. 2). 

La Chambre des assurances sociales de la Cour de justice statuant en dernière 
instance cantonale et dans l'accomplissement de tâches de droit public peut, selon 
ce qui précède, prononcer la mainlevée définitive d'une opposition à un 
commandement de payer puisque, statuant au fond, la condamnation au paiement 
est assimilée à un jugement exécutoire (ATF 109 V 51). Quant aux frais de 
poursuite, ils sont d'office supportés par le débiteur lorsque la poursuite aboutit 
(ATAS/1177/2008). 

Partant, il y a lieu de prononcer la mainlevée définitive de l’opposition au 
commandement de payer n° 10 160257 S à due concurrence des montants dont il a 
été reconnu qu’ils étaient dus à la demanderesse (6'802 fr. 30 avec intérêts à 5 % 
dès le 22 avril 2010).  

11. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 89H al. 1 LPA), étant précisé qu'il n’y 
a pas lieu d’allouer des dépens à la demanderesse qui obtient partiellement gain de 
cause sur la base de l'art. 89H al. 3 LPA, dans la mesure où elle agit seule et où une 
institution d'assurance, même dans le cadre d'un contentieux relevant de la LCA, n'a 
pas droit à une indemnité de dépens devant le tribunal cantonal des assurances 
sociales (ATF non publié 4A_382/2008 du 12 novembre 2008, consid. 4.2.1). 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare la demande recevable. 

Au fond : 

2. Constate que Madame T________ doit à SWICA ASSURANCE-MALADIE la 
somme de 6'802 fr. 30 avec intérêts à 5 % dès le 22 avril 2010, plus les frais de 
poursuite. 

3. Prononce la mainlevée définitive de l’opposition au commandement de payer  à due 
concurrence. 

4. Rejette la demande de mainlevée définitive pour le surplus. 

5. Dit que la procédure est gratuite. 

6. Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le 
Tribunal fédéral par la voie du recours en matière civile (Tribunal fédéral suisse, 
avenue du Tribunal fédéral 29, 1000 Lausanne 14). Lorsque la valeur litigieuse 
minimale de 30'000 francs n'est pas atteinte, le recours n'est recevable que si la 
contestation soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF). Le 
mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 
LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoqués comme 
moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

La valeur litigieuse des conclusions pécuniaires est en l'espèce, au sens de la LTF, 
inférieure à 30'000 fr. 

 
La greffière 

 
 

Marie-Catherine SECHAUD 

  
La présidente 

 
 

Karine STECK 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l'Autorité 
fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) par le greffe le