# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6f85fe83-4a6a-50f3-bfea-3baf0775c64f
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-05-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 26.05.2015 C-6262/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-6262-2014_2015-05-26.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour III 

C-6262/2014 & C-6264/2014 & C-6267/2014 & 
C-6268/2014 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 6  m a i  2 0 1 5  

Composition 
 Jenny de Coulon Scuntaro (présidente du collège),  

Ruth Beutler, Marianne Teuscher, juges, 

Astrid Dapples, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations SEM,  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Refus d'autorisation d'entrée dans l'Espace Schengen con-

cernant B._______, C._______, D._______ et E._______. 

 

 

 

C-6262/2014 & C-6264/2014 & C-6267/2014 & C-6268/2014 

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Faits : 

A.  

Le 10 septembre 2014, les ressortissantes congolaises (de la République 

démocratique du Congo) B._______ (née […] 1993, nièce du recourant 

A._______), C._______ (née […] 1983, sœur du recourant), D._______ 

(née […] 1985, nièce du recourant) et E._______ (née […] 1982, nièce du 

recourant) ont déposé une demande de visa Schengen auprès de l'Ambas-

sade de Suisse à Kinshasa, dans le but de rendre visite au recourant, établi 

à Bâle avec sa famille, durant une période de 7 jours. En annexe à leurs 

requêtes, elles ont en particulier produit une lettre d'invitation du 5 sep-

tembre 2014, leur curriculum vitae, une attestation de célibat et une attes-

tation de couverture d'assurance. B._______ a en outre produit une copie 

d'une carte d'étudiante et E._______ une copie d'une fiche parcellaire 

d'une coopérative agricole sise en République démocratique du Congo. 

Selon la lettre d'invitation produite par les intéressées, deux autres per-

sonnes devaient également participer au voyage, soit F._______ et 

G._______. Tout comme les intéressées, leurs requêtes ont été rejetées, 

toutefois, par décision du 22 octobre 2014, l'Office fédéral des migrations 

(ci-après ODM; dès le 1er janvier 2015 : SEM) a admis l'opposition intro-

duite par le recourant en ce qu'elle concernait F._______ et G._______ et 

a invité l'Ambassade de Suisse à Kinshasa à leur délivrer un visa d'une 

durée de 7 jours. 

B.  

Le 19 septembre 2014, l'Ambassade de Suisse à Kinshasa a refusé la dé-

livrance de visas en faveur de B._______, C._______, D._______ et de 

E._______ au moyen du formulaire-type Schengen en indiquant que la vo-

lonté des intéressées de quitter le territoire des Etats membres avant l'ex-

piration des visas n'avait pas pu être établie. 

C.  

Par écrit du 22 septembre 2014 adressé à l'ODM, le recourant a fait oppo-

sition contre ces refus.  

D.  

Par décisions connexes du 24 octobre 2014, l'ODM a rejeté les oppositions 

précitées et confirmé les refus d'autorisation d'entrée dans l'Espace Schen-

gen prononcés par l'Ambassade de Suisse à Kinshasa à l'endroit de 

B._______, C._______, D._______ et de E._______. L'office fédéral a mo-

tivé sa décision par le fait que la sortie de l'Espace Schengen au terme du 

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séjour sollicité ne pouvait pas être considérée comme suffisamment garan-

tie, au vu de la situation socio-économique prévalant en République démo-

cratique du Congo et de la situation personnelle des intéressées (en parti-

culier le fait que toutes sont jeunes, célibataires, sans attaches profession-

nelles contraignantes, qu'elles n'ont jamais voyagé à l'étranger, ou du 

moins dans l'Espace Schengen, qu'elles n'ont pas fourni d'indications sur 

le but de leur séjour en Suisse et qu'elles n'ont pas pu établir avec certitude 

leur lien de parenté avec leur hôte en Suisse). 

E.  

Par mémoire daté du 27 octobre 2014, et complété par un écrit daté du 30 

octobre 2014, A._______ a recouru auprès du Tribunal administratif fédéral 

(ci-après: le Tribunal) contre les décisions précitées en concluant à leur 

annulation et à l'octroi des visas sollicités. Il a par ailleurs requis du Tribunal 

qu'il condamne l'ODM pour traitement discriminatoire à son encontre et il a 

sollicité l'octroi de mesures provisionnelles pour permettre à ses invitées 

d'assister au baptême de son fils, le 8 novembre 2014, ainsi qu'à la fête 

organisée pour la remise de son titre de docteur en droit. Il a également 

requis le bénéfice de l'assistance judiciaire partielle.  

A l'appui de son recours, il a invoqué le fait qu'il faisait l'objet d'un traitement 

discriminatoire de la part de l'ODM, ce dernier faisant preuve d'un parti pris 

à son égard. S'agissant plus particulièrement de ses invitées et des 

craintes invoquées par l'ODM quant à l'absence d'une garantie suffisante 

au dossier qu'elles quitteraient l'Espace Schengen à l'issue de leur séjour 

en Suisse, il a estimé que ces craintes étaient infondées. Enfin, de manière 

plus générale, il a considéré que l'ODM avait constaté les faits de manière 

incomplète et inexacte, en omettant en particulier de tenir compte dans ses 

décisions du 24 octobre 2014 de certains faits et moyens de preuve fournis 

par lui-même et ses invitées. 

En annexe à son mémoire de recours, il a produit divers documents desti-

nés à étayer ses déclarations. 

F.  

Par décision incidente du 5 novembre 2014, le Tribunal a prononcé la jonc-

tion des causes, a constaté que la demande tendant au prononcé de me-

sures provisionnelles était irrecevable et a rejeté la demande d'octroi de 

l'assistance judiciaire partielle, fixant au recourant un délai pour s'acquitter 

d'une avance de frais d'un montant de 900 francs. Il a par ailleurs informé 

le recourant qu'il ne serait pas en mesure de se prononcer avant le 8 no-

vembre 2014 et lui a laissé la faculté de retirer son recours. 

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G.  

Appelé à se prononcer sur le recours, le SEM en a proposé le rejet dans 

son préavis du 15 décembre 2014. 

Par courrier du 5 février 2015, complété par courriel du 11 février 2015, 

l'intéressé s'est déterminé sur les observations du SEM. En annexe à ses 

courriers, il a produit plusieurs documents à titre de moyens de preuve. 

Il a par ailleurs fait savoir au Tribunal que la venue en Suisse de ses invi-

tées serait pour lui l'occasion de fêter la remise de son titre de docteur en 

droit ainsi que l'inauguration de sa permanence juridique. 

H.  

Par duplique du 17 mars 2015, le SEM a considéré que le recourant n'avait 

invoqué aucun élément nouveau susceptible de modifier son appréciation. 

Cet avis a été porté à la connaissance du recourant pour information. 

I.  

Par courriel du 31 mars 2015, le recourant a fait valoir sa prétention à des 

dépens au motif qu'il avait eu des frais élevés, en particulier pour obtenir 

les documents produits à l'appui de la présente procédure et de l'ampleur 

du travail accompli. 

J.  

Les divers autres arguments invoqués de part et d'autre dans le cadre de 

la procédure de recours seront examinés, si nécessaire, dans les considé-

rants en droit ci-après. 

 

  

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Droit : 

1.  

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 LTAF, le TAF, en vertu 

de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de 

l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF. 

En particulier, les décisions en matière de refus d'autorisation d'entrée pro-

noncées par l'autorité intimée (cf. art. 33 let. d LTAF) sont susceptibles de 

recours au Tribunal, qui statue définitivement (cf. art. 1 al. 2 LTAF en rela-

tion avec l'art. 83 let. c ch. 1 LTF). 

1.2 A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 

Tribunal est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF). 

1.3 A._______, qui a pris part aux procédures devant l'autorité inférieure, 

a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans la forme et les délais 

prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. art. 50 et 52  PA). 

2.   

Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral, 

y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation, la constatation 

inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la 

décision entreprise, sauf lorsqu'une autorité cantonale a statué comme 

autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par 

les motifs invoqués par les parties (cf. art. 62 al. 4 PA), ni par les considé-

rants de la décision attaquée (cf. ANDRÉ MOSER ET AL., Prozessieren vor 

dem Bundesverwaltungsgericht, Handbücher für die Anwaltspraxis, tome 

X, 2ème éd. 2013, pp. 226-227, ad ch. 3.197; MOOR/POLTIER, Droit adminis-

tratif, vol. II, 2011, pp. 300-301 ch. 2.2.6.5). Aussi peut-elle admettre ou 

rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que ceux invoqués (cf. notamment 

ATAF 2007/41 consid. 2, et réf. citées). Dans son arrêt, elle prend en con-

sidération l'état de fait tel qu'il se présente au moment où elle statue (cf. 

ATAF 2014/1 consid. 2, et jurisprudence citée). 

3.  

La politique des autorités suisses en matière de visa joue un rôle très im-

portant dans la prévention de l'immigration clandestine (cf. à ce sujet le 

Message concernant la loi sur les étrangers du 8 mars 2002, FF 2002 

3493). Aussi, elles ne peuvent accueillir tous les étrangers qui désirent ve-

nir dans ce pays, que ce soit pour des séjours de courte ou de longue durée 

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et peuvent donc légitimement appliquer une politique restrictive d'admis-

sion (cf. notamment ATF 135 I 143 consid. 2.2 ; voir également arrêt du 

TAF C-1392/2012 du 16  avril 2014 consid. 4, et la jurisprudence citée).  

La législation suisse sur les étrangers ne garantit aucun droit ni quant à 

l'entrée en Suisse, ni quant à l'octroi d'un visa. Comme tous les autres 

Etats, la Suisse n'est en principe pas tenue d'autoriser l'entrée de ressor-

tissants étrangers sur son territoire. Sous réserve des obligations décou-

lant du droit international, il s'agit d'une décision autonome (cf. Message 

précité, p. 3531 , ch. 2.2; voir également: ATF 135 II 1 consid. 1.1; ATAF 

2009/27 consid. 3, ainsi que la jurisprudence citée). La réglementation 

Schengen reprise par la Suisse dans le cadre de la conclusion des accords 

d'association à Schengen limite toutefois les prérogatives des Etats 

membres parties à ces accords, dans le sens où cette réglementation, 

d'une part, prévoit des conditions uniformes pour l'entrée dans l'Espace 

Schengen et la délivrance des visas y relatifs, d'autre part, oblige les Etats 

membres à refuser l'entrée et l'octroi du visa requis si les conditions pres-

crites ne sont pas remplies. En outre, lorsque l'autorité compétente pour 

se prononcer sur la demande de visa parvient à la conclusion que toutes 

les conditions auxquelles est subordonnée l'obtention d'un visa d'entrée 

sont réunies et qu'il n'existe aucun motif de refus, le visa doit en principe 

être délivré au (à la) requérant(e). Il reste que, dans le cadre de cet exa-

men, dite autorité dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Ainsi que le 

TAF l'a souligné dans sa jurisprudence, la réglementation Schengen ne 

confère, pas plus que la législation suisse, de droit à l'entrée dans l'Espace 

Schengen, ni de droit à l'octroi d'un visa (cf. ATAF 2014/1 

consid. 4.1.1 et 4.1.5; 2011/48 consid. 4.1). 

4.   

4.1 Les dispositions sur la procédure en matière de visa ainsi que sur l'en-

trée en Suisse et la sortie de ce pays ne s'appliquent que dans la mesure 

où les accords d'association à Schengen, qui sont mentionnés à l'annexe 

1, ch. 1 de la LEtr (RS 142.20), ne contiennent pas de dispositions diver-

gentes (cf. art. 2 al. 4 et 5 LEtr). 

S'agissant des conditions d'entrée en Suisse pour un séjour n'excédant 

pas nonante jours, l'art. 2 al. 1 de l'ordonnance du 22 octobre 2008 sur 

l'entrée et l'octroi de visas (OEV, RS 142.204) renvoie au Règlement (CE) 

no 562/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 éta-

blissant un code communautaire relatif au franchissement des frontières 

par les personnes (code frontières Schengen [JO L 105 du 13 avril 2006 

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p.1-32]), dont l'art. 5 a été modifié par l'art. 1er du Règlement (UE) 

no 610/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 modi-

fiant le Règlement (CE) no 562/2006 du Parlement européen et du Conseil 

établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement 

des frontières par les personnes (code frontières Schengen), la convention 

d'application de l'accord de Schengen, les Règlements (CE) no 1683/95 et 

(CE) no 539/2001 du Conseil et les Règlements (CE) no 767/2008 et (CE) 

no 810/2009 du Parlement européen et du Conseil (JO L 182 du 29 juin 

2013). Les conditions d'entrée ainsi prévues correspondent, pour l'essen-

tiel, à celles posées par l'art. 5 LEtr (cf. notamment ATAF 2009/27 consid. 

5.1; arrêt du TAF C-1834/2013 du 6  mars 2014 consid. 4.2). 

Cela est d'ailleurs corroboré par le Règlement (CE) no 810/2009 du Parle-

ment européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code com-

munautaire des visas (code des visas [JO L 243 du 15 septembre 2009], 

modifié par l'art. 6 du Règlement (UE) no 610/2013 cité plus haut), aux 

termes duquel il appartient au demandeur de visa de fournir des informa-

tions permettant d'apprécier sa volonté de quitter le territoire des Etats 

membres avant l'expiration du visa demandé (cf. art. 14 par. 1 let. d du 

code des visas) et une attention particulière est accordée à la volonté du 

demandeur de visa de quitter le territoire des Etats membres avant la date 

d'expiration du visa demandé (cf. art. 21 par. 1 du code des visas). 

Aussi la pratique et la jurisprudence relatives à l'art. 5  LEtr, notamment 

celles concernant la garantie de sortie prévue par l'art. 5  al.  2 LEtr, peu-

vent-elles être reprises in casu (sur les détails de cette problématique, cf. 

ATAF 2009/27 consid. 5.2 et 5.3). 

4.2 Si les conditions pour l'octroi d'un visa uniforme pour l'Espace Schen-

gen ne sont pas remplies, un Etat membre peut, à titre exceptionnel, déli-

vrer un visa à validité territoriale limitée (ci-après: un visa VTL) notamment 

pour des motifs humanitaires ou d'intérêt national ou en raison d'obligations 

internationales (cf. art. 12  al.  1 en relation avec l'art. 2  al.  4 OEV, art. 

32  par.  1 en relation avec l'art. 25 par. 1 let. a et par.  2 du code des visas 

et art. 5 par. 4 let. c du code frontières Schengen). 

4.3 Le Règlement (CE) no 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 (JO L 81 

du 21 mars 2001, p.1-7) différencie, en son art. 1 par. 1 et 2, les ressortis-

sants des Etats tiers selon qu'ils sont soumis ou non à l'obligation du visa. 

En tant que ressortissantes congolaises, B._______, C._______, 

D._______ et E._______ sont soumises à l'obligation du visa. 

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5.  

5.1 Dans les décisions querellées, le SEM a refusé d'autoriser l'entrée des 

prénommées au motif que leur départ à l'échéance des visas sollicités 

n'apparaissait pas suffisamment assuré. 

5.2 C'est le lieu de rappeler que, selon la pratique constante des autorités, 

une autorisation d'entrée en Suisse ne peut être délivrée à des étrangers 

dont le retour dans leur pays n'est pas assuré, soit en raison de la situation 

politique ou économique prévalant dans celui-ci, soit en raison de la situa-

tion personnelle du requérant.  

Il suffit qu'il existe un haut degré de probabilité que l'étranger retourne dans 

son pays à l'échéance du visa convoité (arrêt du Tribunal administratif fé-

déral C-5114/2011 du 24 août 2012 consid. 6). 

Lorsque l'autorité examine si l'étranger présente les garanties nécessaires 

en vue d'une sortie de Suisse dans les délais impartis, elle ne peut le faire 

que sur la base d'indices fondés sur la situation personnelle, familiale ou 

professionnelle de l'étranger désirant se rendre en Suisse, d'une part, et 

d'une évaluation du comportement de l'étranger une fois arrivé en Suisse 

en fonction de ces prémisses, d'autre part. On ne saurait dès lors reprocher 

à l'autorité de prendre une décision contraire à la loi lorsqu'elle se fonde 

sur de tels indices et sur l'évaluation susmentionnée.  

Ces éléments d'appréciation doivent en outre être examinés dans le con-

texte de la situation générale prévalant dans le pays de provenance de 

l'intéressé, dans la mesure où il ne peut être exclu qu'une situation politi-

quement, socialement ou économiquement moins favorisée que celle que 

connaît la Suisse puisse influencer le comportement de la personne invi-

tée. 

5.3 In casu, le Tribunal ne saurait d'emblée écarter les craintes émises par 

l'autorité intimée, notamment au vu de la situation qui prévaut en Répu-

blique démocratique du Congo sur le plan social et économique.  

Avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 272 USD en 2012, cet 

Etat demeure très en dessous des standards européens. La République 

démocratique du Congo reste par ailleurs l'un des pays les plus pauvres 

de la planète. Pour l'année 2012, l'indice de développement humain (IDH), 

qui prend en compte la santé, l'éducation et le revenu des personnes, la 

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classe en avant-dernière position (source : le site internet du Ministère fran-

çais des affaires étrangères, à l'adresse http://www.diploma-

tie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/republique-démocratique-du-congo/presenta-

tion-de-la-republique-1274/, mis à jour le 10 décembre 2014, consulté en 

avril 2015). 

Ces conditions de vie moins favorables peuvent s'avérer décisives lors-

qu'une personne prend la décision de quitter sa patrie, en ce sens qu'elles 

ne sont pas sans exercer une pression migratoire importante sur la popu-

lation. Cette tendance migratoire est encore renforcée, ainsi que l'expé-

rience l'a démontré, lorsque la personne concernée peut s'appuyer à 

l'étranger sur un réseau social existant (parenté, amis). Tel est en particu-

lier le cas en l'espèce compte tenu des liens unissant les intéressées et le 

recourant résidant en Suisse. 

5.4 Cependant, l'autorité ne saurait se fonder sur la seule situation préva-

lant dans le pays de provenance de l'étranger pour conclure à l'absence 

de garantie quant à sa sortie ponctuelle de Suisse, mais doit également 

prendre en considération les particularités du cas d'espèce (cf. 

ATAF 2009/27 consid. 7 et 8). Lorsque la personne invitée assume d'im-

portantes responsabilités dans son pays d'origine, au plan professionnel, 

familial et/ou social, un pronostic favorable pourra, suivant les circons-

tances, être émis quant à son départ ponctuel de Suisse à l'issue de la 

validité de son visa. En revanche, le risque d'une éventuelle transgression 

future des prescriptions de police des étrangers pourra être jugé élevé lors-

que la personne concernée n'a pas d'attaches suffisantes ou d'obligations 

significatives dans son pays d'origine pour l'inciter à y retourner au terme 

de son séjour (cf. notamment arrêt du Tribunal administratif fédéral C-

2942/2013 du 17 février 2014 consid. 5.2 et réf. citée). 

5.5 Il convient dès lors d'examiner si, en l'état, la situation personnelle, fa-

miliale et patrimoniale de B._______, C._______, D._______ et de 

E._______ plaide en faveur de leur sortie ponctuelle de Suisse, respecti-

vement de l'Espace Schengen, à l'expiration de leur visa, compte tenu par 

ailleurs du but du séjour qu'elles envisagent d'effectuer en Suisse. 

5.5.1 En l'occurrence, le Tribunal doit tout d'abord relever que les intéres-

sées ont requis un visa pour une durée relativement courte, à savoir 7 

jours, soit une durée en adéquation avec les buts poursuivis (participation 

des intéressées à la cérémonie mise sur pied par l'université de Berne pour 

la remise du titre de docteur en droit au recourant et baptême de son fils). 

Il observe ensuite que les motifs alors invoqués à l'appui de ces demandes 

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ne sont plus actuels. Toutefois, le recourant a justifié le maintien de ces 

requêtes par la volonté de fêter en présence de sa famille l'obtention de 

son titre de docteur en droit ainsi que l'ouverture de sa permanence juri-

dique.  

Cela étant, le Tribunal doit convenir avec le SEM que les intéressées, dans 

leur demande, n'ont pas fait état du baptême du fils du recourant, alors que 

cet événement avait fait l'objet d'une annonce en bonne et due forme, an-

nexée à la lettre d'invitation du 5 septembre 2014 et que C._______ aurait 

dû assumer la fonction de marraine (cf. certificat de baptême du 8 no-

vembre 2014, sur lequel le nom de C._______ a été tracé et remplacé par 

celui d'une autre personne). Elles n'ont pas davantage mentionné cet élé-

ment lorsqu'elles ont été entendues par le représentant de l'Ambassade de 

Suisse à Kinshasa, de sorte que le SEM pouvait légitimement se poser des 

questions sur les motifs sous-tendant leur requête.  

5.5.2 Dans les considérants de ses décisions, le SEM a également mis en 

doute le lien de parenté entre le recourant et ses invitées, en l'absence 

d'éléments de preuve produits à cet effet. Ainsi que l'a relevé le Tribunal 

dans sa décision incidente du 5 novembre 2014, l'existence d'un lien de 

parenté entre l'hôte et l'invité n'est pas déterminant mais l'absence de fia-

bilité des déclarations effectuées par le demandeur peut également con-

duire au refus de l'octroi du visa demandé. Or, s'agissant de C._______, il 

ressort de ses déclarations par devant la Représentation suisse qu'elle a 

d'abord présenté le recourant comme son oncle avant de se rétracter et de 

le présenter comme son frère. Quant à E._______, elle a présenté le re-

courant comme son frère dans sa requête aux points 19, 20 et 21 du for-

mulaire puis comme son oncle au point 35 avant de le présenter comme 

son oncle par devant la Représentation suisse. Enfin, D._______ l'a pré-

senté comme son oncle au point 35 de sa requête mais n'a pu donner au-

cune information à son sujet lorsqu'elle a été entendue par la Représenta-

tion suisse. Dans le cadre de la procédure de recours, A._______ a produit 

de nombreux documents afin d'attester des liens de famille l'unissant à ses 

invitées et a également fourni la copie d'une audition tenue le 16 avril 2007 

par devant les services de la population et de la migration du canton de 

Bâle-Ville, de laquelle il ressort que son père a eu 21 enfants de 4 épouses 

différentes. Dans ce contexte, il avait alors déclaré que sa mère avait 

donné naissance à six autres enfants et qu'il considérait les 14 enfants, 

nés des 3 autres femmes de son père, également comme ses frères et 

sœurs. Enfin, en annexe à son courrier du 11 février 2015, il a produit divers 

documents, desquels il ressort que C._______ est sa sœur et que 

B._______, D._______ et E._______ sont ses nièces. Le Tribunal retient 

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ainsi que les liens de parenté avancés entre le recourant et ses invitées 

ont été établis de sorte que les déclarations y relatives doivent être tenues 

pour fiables au vu des circonstances particulières présentées par la famille 

du recourant. 

5.5.3 Dans les décisions rendues, le SEM a aussi douté de l'existence d'at-

taches suffisantes avec leur pays d'origine de la part des intéressées, qui 

permettraient de considérer comme acquis leur retour à l'échéance des 

visas accordés. Il a ainsi relevé que si B._______ avait été admise à l'uni-

versité, elle n'avait toutefois pas produit d'attestation de cette institution. 

Quant à C._______ et E._______, qui géreraient les biens du recourant, 

elles n'auraient fourni aucun moyen de preuve attestant de leurs déclara-

tions et, enfin, D._______ n'aurait fourni aucun certificat de travail relatif à 

son activité de couturière. Dans le cadre de la présente procédure, il con-

vient de relever que le recourant a pallié à ces manques en produisant 

plusieurs éléments destinés à étayer les déclarations des intéressées. Il a 

ainsi produit de nombreuses photographies les montrant, son épouse, ses 

filles et lui-même aux côtés de membres de sa famille, dont les intéressées, 

en République démocratique du Congo, respectivement sur les terres qu'il 

possède et dont il a confié la gestion à sa sœur et à sa nièce. Il a également 

fourni, en annexe à son courriel du 11 février 2015, diverses copies de 

documents attestant de l'engagement de sa sœur et de sa nièce pour s'oc-

cuper de ses parcelles en République démocratique du Congo, de l'enga-

gement de D._______ comme couturière ainsi que de la carte d'étudiante 

de sa nièce B._______. S'agissant de cette dernière, il a précisé que le 

financement de ses études était assuré par lui-même et son épouse et qu'il 

s'agissait de la première femme de sa famille à aller à l'université.  

5.5.4 Cela étant, le Tribunal doit observer que les compléments apportés 

par le recourant au présent stade de la procédure ne sauraient constituer 

des garanties suffisantes au départ des intéressées à l'échéance des visas 

requis. Ainsi, il constate que si C._______, E._______ et D._______ ont 

des enfants à charge, il n'a cependant été donné aucune précision sur leur 

âge et sur la nécessité de la présence des intéressées à leurs côtés. Il 

apparaît au contraire qu'en raison de la constellation familiale particulière 

de la famille du recourant, celle-ci serait à même de prendre en charge les 

enfants des intéressées, si ces dernières devaient vouloir poursuivre leur 

séjour en Suisse. Cette analyse vaut également pour les fonctions de ges-

tionnaires de ses parentes, à savoir que le reste de la famille en Répu-

blique démocratique du Congo peut très bien s'occuper des terres du re-

courant. De même, force est de constater que l'activité exercée par 

D._______ en qualité de couturière ne saurait pas davantage constituer 

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Page 12 

une contrainte suffisante pour retourner dans son pays, à l'échéance du 

visa requis. A ce sujet, le Tribunal doit constater que le document produit 

ne fait pas mention du salaire réalisé par l'intéressée et, de manière plus 

générale, le Tribunal se doit de relever que les dossiers des intéressées ne 

contiennent aucune précision quant à leurs charges financières et à leurs 

revenus, soit justement des éléments importants dans l'examen de l'octroi 

ou non d'un visa, en particulier lorsqu'il émane d'une personne ressortis-

sante d'un Etat au PIB faible en comparaison avec celui de la Suisse. Enfin, 

il convient encore de relever que le statut d'étudiante d'B._______ ne serait 

également pas un frein suffisant pour empêcher cette dernière de rester en 

Suisse à l'échéance du visa requis et ce, d'autant moins que ses études 

sont déjà, à l'heure actuelle, financées par le recourant. 

5.6 Aussi, rien ne permet de conclure, au vu des informations contenues 

dans les pièces des dossiers, que la situation matérielle des intéressées 

se trouverait péjorée si celles-ci prenaient la décision de demeurer sur ter-

ritoire helvétique à l'expiration de leur visa. En effet, la situation écono-

mique des intéressées apparaît fragile au vu des indications qui ont été 

transmises aux autorités suisses au cours de la procédure puisqu'ainsi que 

le révèlent les renseignements fournis en ce qui concerne la prise en 

charge des frais liés à leur séjour en Suisse, ces derniers seraient suppor-

tés en leur totalité par le recourant (cf. lettre d'invitation du 5 septembre 

2014 jointe aux requêtes; attestation de prise en charge du 15 octobre 

2014 signée par le recourant et point 33 du formulaire de demande de 

visa).  

5.7 Il sied à ce sujet de relever que le refus d'une autorisation d'entrée ne 

remet nullement en cause la bonne foi ou l'honnêteté des personnes qui, 

résidant régulièrement en Suisse, ont invité un tiers domicilié à l'étranger 

pour un séjour touristique et se sont engagées à garantir les frais y relatifs 

et le départ de leur invité. Toutefois, les assurances données en la matière, 

comme celles formulées notamment sur le plan financier, ne sont qu'un des 

éléments pris en compte pour se prononcer sur la question de savoir si un 

visa peut être accordé au ressortissant étranger qui le sollicite; elles ne 

peuvent être tenues pour décisives, dans la mesure où elles n'engagent 

pas le requérant lui-même - celui-ci conservant seul la maîtrise de son 

comportement - et ne permettent nullement d'exclure l'éventualité que 

l'intéressé, une fois en Suisse, ne tente d'y poursuivre durablement son 

existence. De même, l'intention que peut manifester une personne de re-

tourner dans son pays à l'issue de son séjour, voire son engagement formel 

à le faire, n'ont aucune force juridique (cf. ATAF 2009/27 consid. 9) et ne 

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Page 13 

suffisent pas non plus à garantir que son départ interviendra dans les délais 

prévus. 

5.8 Certes, il peut, du moins à première vue, sembler sévère de refuser à 

une personne l'autorisation d'entrer dans un pays où réside un membre de 

sa famille. Il convient toutefois de souligner que cette situation ne diffère 

pas de celle de nombreux étrangers dont la parenté demeure également 

en Suisse. 

Il convient également de remarquer qu'un refus d'autorisation d'entrée 

dans l'Espace Schengen prononcé par les autorités helvétiques n'a pas en 

l'occurrence pour conséquence d'empêcher les intéressées et leur hôte de 

se rencontrer hors de Suisse, notamment en République démocratique du 

Congo. Certes, le recourant a fait valoir dans son mémoire de recours qu'à 

cause de ses liens avec le général Benoît Faustin Munene il ne lui serait 

plus possible d'y retourner et ce, depuis 2010, et que pour cette raison, son 

fils n'avait jamais eu l'opportunité de se rendre dans ce pays, contrairement 

à ses deux sœurs plus âgées. Cela étant, le Tribunal doit observer que si 

le général Benoît Faustin Munene a certes été condamné en 2011 pour 

appartenance à un mouvement insurrectionnel, il a cependant trouvé re-

fuge au Congo Brazzaville. Par ailleurs, suite à l'adoption, le 11 février 

2014, de la loi sur l'amnistie pour les faits insurrectionnels, faits de guerre 

et infractions politiques commis sur le territoire national pendant la période 

du 18 février 2006 au 20 décembre 2013, plusieurs combattants de l'Armée 

de Résistance Populaire, fondée par le général Benoît Faustin Munene, 

ont bénéficié de cette grâce. Aussi, en l'état, le Tribunal doit relever que les 

craintes formulées par le recourant ne sont pas étayées et, de ce fait, in-

suffisantes à justifier la délivrance des visas requis. Enfin, en tant que 

C._______ et E._______ auraient également dû rendre compte au recou-

rant de leur gestion de ses terres, force est de constater que celle-ci de-

meure possible par d'autres moyens, tels que par des communications té-

léphoniques, électroniques ou épistolaires régulières. De même, dès lors 

que cette visite aurait également eu pour but de permettre au fils du recou-

rant de faire connaissance d'une partie de sa famille, ces mêmes moyens 

de communication sont de nature à suppléer, du moins partiellement, l'ab-

sence de contacts personnels (cf. notamment arrêts du TAF C-2230/2014 

du 7 août 2014 consid. 9; C-6471/2012 du 24 janvier 2014 consid. 10).  

6.  

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Page 14 

6.1 Dans ce contexte, le dossier ne laisse apparaître aucun motif suscep-

tible de justifier la délivrance en faveur des intéressées d'un visa à validité 

territoriale limitée (visa VTL; cf. consid. 4.2 supra).  

Sous cet angle, il convient de relever que le refus d'autorisation d'entrée 

prononcé à l'endroit de C._______, B._______, D._______ et de 

E._______ ne constitue pas une ingérence inadmissible dans l'exercice du 

droit au respect de la vie privée et familiale consacré par l'art. 8 CEDH.  

La protection conférée par la disposition susmentionnée vise avant tout les 

relations familiales au sens étroit, soit les relations entre époux et les rela-

tions entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun (famille 

dite "nucléaire" [cf. notamment ATF 137 I 113 consid. 6.1 et jurisprudence 

citée; voir également l'ATAF 2007/45 consid. 5.3]). Le cercle des bénéfi-

ciaires de cette disposition ne se limite cependant pas à ces seules per-

sonnes. L'art. 8 CEDH protège en effet également d'autres liens de pa-

renté, soit par exemple les relations entre grands-parents et petits-enfants, 

entre oncles/tantes et neveux/nièces, pour autant que les personnes con-

cernées entretiennent une relation suffisamment étroite, intacte et réelle-

ment vécue (cf. ATF 135 I 143, consid. 3.1, 120 Ib 257 consid. 1d; voir 

également les arrêts du Tribunal fédéral 2C_50/2012 du 28 septembre 

2012 consid. 5.3 et 2C_56/2012 du 24 septembre 2012 consid. 5.4.1, ainsi 

que l'arrêt du Tribunal administratif fédéral  

C-4852/2011 du 20 mars 2013 consid. 7.2.1 et les références citées). 

Cela étant, il n'y a pas atteinte à la vie familiale si l'on peut attendre des 

membres de la famille qu'ils réalisent leur vie de famille à l'étranger  

(cf. notamment ATF 135 I 153 consid. 2.1 et 135 I 143 consid. 2.2; voir 

également l'ATAF 2011/48 consid. 6.3.1). Dès lors, une violation de cette 

norme ne peut en principe être admise que si les membres d'une même 

famille n'ont - durablement ou, à tout le moins, pendant une période pro-

longée - aucune possibilité de se rencontrer dans un pays autre que la 

Suisse (cf. à ce sujet l'arrêt du Tribunal administratif fédéral C-4852/2011 

précité, ibid. et les références citées).  

6.2 Or, en l'occurrence, il n'apparaît pas que le recourant aurait entretenu 

une relation à ce point particulière avec sa sœur et ses nièces qu'elle jus-

tifierait une application de l'art. 8 CEDH et donc la délivrance des visas 

sollicités. De même, ainsi que relevé au point 5.8 ci-dessus, il n'a pas été 

établi que les intéressés ne seraient pas en mesure de se rencontrer dans 

un autre pays que la Suisse, en particulier en République démocratique du 

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Page 15 

Congo, dès lors que les craintes mises en avant par le recourant n'appa-

raissent pas pertinentes. 

7.  

Enfin, c'est ici le lieu de rappeler qu'afin de déterminer si les requérantes 

présentent les garanties nécessaires à leur sortie de Suisse, l'autorité se 

base, d'une part, sur la situation politique, sociale et économique prévalant 

dans le pays de provenance des intéressées et, d'autre part, sur leur situa-

tion personnelle, familiale et professionnelle. On ne saurait donc reprocher 

à l'autorité de prendre une décision contraire à la loi lorsqu'elle se base sur 

les indices et l'évaluation précités (cf. consid. 5.2. supra). De même, lors-

qu'ils statuent en tenant compte de l'ensemble de ces circonstances, le 

SEM et le Tribunal établissent des distinctions qui se justifient pleinement, 

de sorte qu'on ne saurait y voir une violation de l'interdiction de la discrimi-

nation (cf. notamment ATAF 2014/1 consid. 7.2.4; arrêts du TAF C-

4524/2012 du 11 mars 2014 consid. 7.2; C-2942/2013 du 17 février 2014 

consid. 9; à propos de la notion de discrimination, cf. également ATF 137 

V 334 consid. 6.2.1; 135 I 49 consid. 4.1). Dans le présent cas, le reproche 

est d'autant moins fondé que le SEM a accepté de revenir sur le refus de 

délivrer un visa à F._______ ainsi qu'à G._______, considérant que, dans 

leur cas, les garanties de retour avaient été suffisamment établies. 

8.  

Sans pour autant minimiser l'importance des raisons qui motivent les de-

mandes, le Tribunal ne saurait ainsi admettre, au vu de l'ensemble des 

éléments du dossier, que le retour des intéressées dans leur patrie au 

terme des autorisations requises puisse être considéré comme suffisam-

ment assuré. Les conditions d'entrée prévues par le code frontières Schen-

gen concernant la garantie que les intéressées quitteront la Suisse dans le 

délai fixé n'étant pas remplies in casu, c'est donc de manière fondée que 

l'autorité intimée a écarté l'opposition du 22 septembre 2014 et confirmé 

les refus d'octroyer aux intéressées une autorisation d'entrée dans l'Es-

pace Schengen. 

9.  

Il s'ensuit que, par ses décisions du 24 octobre 2014, l'autorité intimée n'a 

ni violé le droit fédéral, ni constaté des faits pertinents de manière inexacte 

ou incomplète; en outre, ces décisions ne sont pas inopportunes (art. 49 

PA). 

En conséquence, le recours est rejeté. 

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Page 16 

9.1 Vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l'art. 63 al. 1 PA en relation avec les 

art. 1 à 3 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2). 

(dispositif page suivante)  

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 900 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ces frais sont prélevés sur l'avance d'un même montant ver-

sée le 10 novembre 2014.  

3.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (recommandé) 

– à l'autorité inférieure (avec les dossiers en retour) 

 

 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Jenny de Coulon Scuntaro Astrid Dapples 

 

 

Expédition :