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**Case Identifier:** 54b1aae4-6def-573c-9f2d-a532937bf4a3
**Source:** Bundesstrafgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-07-16
**Language:** fr
**Title:** Bundesstrafgericht 16.07.2024 BV.2024.19
**Docket/Reference:** BV.2024.19
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BSTG_001_BV-2024-19_2024-07-16

## Full Text

Plainte (art. 26 al. 1 DPA); séquestre (art. 46 DPA);;Plainte (art. 26 al. 1 DPA); séquestre (art. 46 DPA);;Plainte (art. 26 al. 1 DPA); séquestre (art. 46 DPA);;Plainte (art. 26 al. 1 DPA); séquestre (art. 46 DPA)

Décision du 16 juillet 2024 
Cour des plaintes 

Composition  Les juges pénaux fédéraux 

Roy Garré, président, 

Patrick Robert-Nicoud et Nathalie Zufferey,  

le greffier Federico Illanez  

   

Parties  1. A. LTD,  

2. B. SA,  

représentées par Me Floran Ponce, avocat,  

 

plaignantes 

 

 contre 

   

  ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES 

CONTRIBUTIONS, DIRECTRICE,  

 

partie adverse 

 

   

Objet  Plainte (art. 26 al. 1 DPA); séquestre (art. 46 DPA) 

  

B u n d e s s t r a f g e r i c h t  

T r i b u n a l  p é n a l  f é d é r a l  

T r i b u n a l e  p e n a l e  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  p e n a l  f e d e r a l  

 

Numéro de dossier: BV.2024.19-20 

 

 

 

- 2 - 

 

 

La Cour des plaintes, vu: 

 

- l’enquête menée dès le 21 mai 2024 par l’Administration fédérale des 

contributions (ci-après: AFC), par sa Division Affaires pénales et enquêtes 

(ci-après: DAPE), à l’encontre de C., en raison de soupçons de graves 

infractions fiscales au sens des art. 190 ss de la loi fédérale sur l’impôt 

fédéral direct du 14 décembre 1990 (LIFD; RS 642.11) en relation avec les 

art. 175 et 176 LIFD (act. 2.2), 

 

- les deux prononcés de la DAPE du 5 juin 2024, ordonnant la mise sous 

séquestre de divers biens immeubles et actions appartenant à A. Ltd et à 

B. SA (ci-après: les plaignantes) ainsi que la requête de l’autorité susdite afin 

d’inscrire une mention de blocage au registre foncier (act. 2.4 à 2.6), 

 

- la plainte du 24 juin 2024 adressée par les plaignantes à la Directrice de 

l’AFC contre les prononcés susdits et visant, d’une part, à l’annulation des 

ordonnances de séquestre et, d’autre part, à la radiation de la mention du 

blocage au registre foncier (act. 1), 

 

- les déterminations du Directeur suppléant de l’AFC du 28 juin 2024 sur la 

plainte, concluant à son rejet sous suite de frais et transmettant celle-ci à la 

Cour des plaintes (act. 2), 

 

- les courriers du 1er juillet 2024, par lesquels la Cour de céans a notamment 

invité les plaignantes à se déterminer quant aux observations transmises par 

l’AFC (act. 4), 

 

- le courrier de l’AFC du 11 juillet 2024 informant l’autorité de céans de la levée 

des séquestres susdits, des demandes adressées au registre foncier afin de 

lever les blocages et, par conséquent, du fait que la plainte est devenue sans 

objet (act. 5 à 5.2), 

 

- la correspondance des plaignantes du 11 juillet 2024, par laquelle elles 

déclarent, au vu de la levée des séquestres par l’AFC, retirer leur plainte tout 

en renonçant, compte tenu des circonstances, à toute indemnité de 

procédure et sollicitant qu’il soit fait de même en ce qui concerne 

l’émolument en lien avec la présente procédure (act. 6), 

 

et considérant: 

 

- que les mesures de contrainte au sens des art. 45 ss de la loi fédérale sur le 

droit pénal administratif du 22 mars 1974 (DPA; RS 313.0) ainsi que les actes 

et les omissions qui s’y rapportent peuvent faire l’objet d’une plainte devant 

- 3 - 

 

 

la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 26 al. 1 DPA en lien avec 

l’art. 37 al. 2 let. b de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des 

autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]); 

 

- que dans les cas où la décision contestée n’émane pas du Directeur de 

l’administration, la plainte est adressée audit Directeur qui la transmet, avec 

ses observations, à la Cour des plaintes s’il n’entend pas y donner suite 

(art. 26 al. 2 let. b DPA); 

 

- qu’en l’occurrence, l’existence des ordonnances de séquestre du 5 juin 2024 

a été portée à la connaissance des plaignantes, selon leurs dires, le 20 juin 

2024 – lors de l’échange d’écritures intervenu dans une procédure 

connexe – et qu’elles ont adressé une plainte à l’AFC le 24 juin 2024, 

laquelle l’a reçu le jour suivant et l’a transmise à la Cour de céans, avec ses 

observations, le 28 juin 2024 (act. 1, p. 5; act. 2 et 2.7); 

 

- que, partant, la plainte a été déposée dans le délai prévu à l’art. 28 al. 3 DPA; 

 

- qu’in casu, la Cour de céans prend acte, d’une part, de la levée par l’AFC 

des séquestres ordonnés sur diverses valeurs appartenant aux plaignantes 

et, d’autre part, du retrait par ces dernières, au vu des circonstances, de leur 

plainte; 

 

- que même si la DPA ne réglemente pas expressément le retrait d’une plainte 

(v. art. 26 ss DPA), une telle possibilité est admise au regard de la maxime 

de disposition (décisions du Tribunal pénal fédéral BV.2022.15 du 27 avril 

2022; BV.2018.16+17 du 7 août 2018 [l’ensemble rendu avec d’autres 

références]); 

 

- qu’il découle des considérations qui précèdent que la plainte est devenue 

sans objet; 

 

- que, partant, la cause doit être rayée du rôle; 

 

- qu’il reste à statuer sur les frais de la cause et sur l’octroi de dépens; 

 

- qu’au vu des considérations ci-après, il n’y a pas lieu d’inviter les parties à 

se déterminer sur ces questions; 

 

- que conformément à I’art. 25 al. 4 DPA, les frais de la procédure de recours 

devant la Cour des plaintes se déterminent d’après l’art. 73 LOAP; 

 

- que la dernière disposition légale précitée ne règle toutefois pas le sort des 

- 4 - 

 

 

frais, de sorte qu’il y a lieu d’appliquer par analogie les dispositions relatives 

à la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), ce qui 

correspond à la jurisprudence constante (TPF 2011 25 consid. 3; décision 

du Tribunal pénal fédéral BV.2022.15 précité et références citées); 

 

- que selon l’art. 66 al. 1 LTF les frais judiciaires sont, en règle générale, mis 

à la charge de la partie qui succombe et que, lorsque les circonstances le 

justifient, le Tribunal fédéral peut les répartir autrement ou renoncer à les 

mettre à la charge des parties; 

 

- que nonobstant ce qui précède, la Confédération, les cantons, les 

communes et les organisations chargées de tâches de droit public ne 

peuvent en règle générale pas se voir imposer des frais judiciaires s’ils 

s’adressent au tribunal dans l’exercice de leurs attributions officielles sans 

que leur intérêt patrimonial soit en cause ou si leurs décisions font l’objet 

d’un recours (art. 66 al. 4 LTF par analogie); 

 

- qu’en l’espèce, au vu des circonstances, soit le fait que l’AFC a levé les 

séquestres, il est statué sans frais; 

 

- que les plaignantes ont expressément renoncé à toute indemnité de 

procédure (act. 6); 

 

- qu’il n’y a dès lors pas lieu de fixer d’indemnité pour les frais occasionnés 

par la procédure auprès de l’autorité de céans. 

 

- 5 - 

 

 

Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 

 

1. La plainte est sans objet. 

 

2. La cause BV.2024.19-20 est rayée du rôle. 

 

3. Il n’est pas perçu de frais. 

 

4. Il n’est pas fixé d’indemnité. 

 

 

Bellinzone, le 16 juillet 2024 

 

Au nom de la Cour des plaintes 

du Tribunal pénal fédéral 

 

Le président: Le greffier:  

 

 

 

 

 

 

 

Distribution 

 

- Me Floran Ponce, avocat  

- Administration fédérale des contributions  

 

Indication des voies de recours 

Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures 
de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier 
jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l’attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une 
représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF). En cas de transmission 
électronique, le moment déterminant pour l’observation d’un délai est celui où est établi l’accusé de 
réception qui confirme que la partie a accompli toutes les étapes nécessaires à la transmission 
(art. 48 al. 2 LTF). 

La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF.  

Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 
LTF).