# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** bae77e16-50b8-5a2d-8e69-cca0afdf4206
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-10-02
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 02.10.2025 D-5753/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-5753-2023_2025-10-02.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-5753/2023 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2  o c t o b r e  2 0 2 5  

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Chrystel Tornare Villanueva, juge ; 

Nicole Ricklin, greffière. 

   

Parties 
 A._______, née le (…), 

Turquie, 

agissant en faveur de 

B._______, né le (…), 

Turquie, 

représentée par Maître Hüsnü Yilmaz, Rumine 17, étude 

d'avocats, (…),  

recourante,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Regroupement familial (asile) ;  

décision du SEM du 22 septembre 2023 / (…). 

 

 

 

D-5753/2023 

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Vu 

les demandes d’asile déposées en Espagne le 6 septembre 2021 par 

A._______ pour elle-même et sa fille C._______, 

leur retour en Irak et leur nouveau départ de ce pays en février 2022, selon 

les documents produits par les prénommées devant le SEM, 

les demandes d’asile déposées en Suisse le 14 mars 2022 par A._______ 

pour elle-même et sa fille C._______, 

la décision du 22 juin 2022, par laquelle le SEM n’est pas entré en matière 

sur les demandes précitées et a prononcé le transfert des prénommées 

vers l’Espagne, 

l’expiration du délai de transfert vers l’Espagne, 

l’audition du 7 juillet 2023, lors de laquelle A._______ a notamment indiqué 

avoir quitté une première fois l’Irak avec de faux papiers d’identité en 2021 

par avion pour l’Espagne, puis avoir à nouveau quitté le camp de 

D._______ en mars 2022 par camion pour venir en Suisse, accompagnée 

de sa fille C._______, de sa sœur G._______ et du mari de celle-ci, 

ses explications, lors de dite audition, selon lesquelles elle a été mariée de 

force à un cousin paternel en (…), alors qu’elle aimait déjà B._______, a 

divorcé au bout d’une année et épousé le prénommé en (…), précisant que 

celui-ci n’avait pas pu venir en Suisse avec elle et sa fille, faute de moyens 

financiers, 

la décision du 14 juillet 2023, par laquelle le SEM a reconnu à A._______ 

et sa fille, C._______, la qualité de réfugié et leur a octroyé l’asile, retenant 

notamment qu’elles étaient toutes deux ressortissantes turques, 

la demande de regroupement familial déposée, le 19 juillet 2023, par la 

prénommée en faveur de B._______, ressortissant turc né le (…), 

les moyens de preuve produits avec dite demande, soit une copie de la 

décision d’asile du 14 juillet 2023, un document du UNHCR concernant un 

certain E._______, né le (…), une copie d’un certificat de mariage conclu 

le (…) entre B._______ et A._______, ainsi que quatre photographies 

censées montrer le mariage célébré à D._______ et la famille, 

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le courrier du 10 août 2023, par lequel le SEM a prié A._______ de 

répondre à 14 questions précises, et notamment de produire l’acte de 

divorce relatif à son premier mariage, 

le courrier daté du 19 juillet 2023 et réceptionné par le SEM le 

8 septembre 2023, dans lequel la prénommée expose qu’elle a été mariée 

religieusement avant ses (…) ans à un premier époux, que le premier 

mariage a été dissous selon les us religieux, qu’elle s’est mariée selon les 

mêmes us en (…) avec B._______, qu’ils ont alors commencé à habiter 

ensemble, que le couple n’a pas pu financer un voyage pour trois 

personnes et que leur venue ensemble les aurait exposés à un danger plus 

important car le prénommé était recherché en Turquie, 

les moyens de preuve joints audit courrier, soit un certificat médical 

concernant l’enfant C._______ et six photographies censées les montrer 

tous les trois, 

la décision du 22 septembre 2023, notifiée trois jours plus tard, par laquelle 

le SEM a rejeté la demande de regroupement familial et refusé l’entrée en 

Suisse à B._______, motifs pris qu’il n’y avait pas de ménage commun en 

Turquie, mais seulement dans le camp en Irak, avec le prénommé et que 

la dissolution du premier mariage de la recourante n’était ni suffisamment 

étayée ni démontrée par un quelconque moyen de preuve, 

les précisions du SEM dans la décision précitée, selon lesquelles 

l’intéressée est libre de s’adresser aux autorités cantonales compétentes 

afin de demander le regroupement familial par la voie du droit des 

étrangers, 

le recours interjeté le 20 octobre 2023 auprès du Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : Tribunal), contre la décision précitée, dans lequel 

A._______ demande l’annulation de la décision attaquée, l’autorisation 

d’entrée en Suisse pour B._______ ou éventuellement le renvoi de la 

cause au SEM pour instruction complémentaire, 

les demandes de dispense du paiement d'une avance de frais et 

d’assistance judiciaire totale également formulées dans le mémoire de 

recours, 

les pièces jointes au recours, soit une procuration, une copie de la décision 

attaquée avec suivi d’envoi, des copies de courriers, des moyens de 

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preuve déjà produits pendant la procédure d’asile et de demande de 

regroupement familial, 

le courrier du 23 octobre 2023, par lequel le Tribunal a accusé réception 

du recours, 

l’octroi de titres de voyage par le SEM à la recourante et sa fille C._______, 

courant novembre 2023, 

les courriers des 8 janvier, 4, 11 et 18 avril 2024, par lesquels le mandataire 

de la recourante fait valoir que la fille de celle-ci a des problèmes de santé, 

renvoie à un cas similaire pendant devant le Tribunal, demande, dans les 

plus brefs délais, un arrêt de principe tenant compte de l’intérêt supérieur 

de l’enfant à la venue de son père en Suisse et produit une note 

d’honoraires d’un montant de 3'028.70 francs, 

la décision incidente du 8 mai 2024, par laquelle le Tribunal a rejeté la 

demande s’assistance judiciaire totale, imparti à la recourante un délai au 

24 mai 2024 pour s’acquitter d’une avance de frais de 750 francs, sous 

peine d’irrecevabilité du recours, considérant que ses conclusions 

apparaissaient d’emblée vouées à l’échec, 

le versement, le 15 mai 2024, du montant total de l’avance de frais 

demandée, 

les courriers des 16 mai et 18 juillet 2024, dans lesquels le mandataire 

critique la demande d’avance de frais et réitère que la fille de la recourante 

a des problèmes de santé, 

la mise au monde par la recourante, le (…), d’une seconde fille, nommée 

F._______, selon les indications de l’état civil de Genève du 4 juillet 2025, 

le courrier du 18 septembre 2025, par lequel le mandataire demande que 

le Tribunal tranche l’affaire rapidement et renvoie à son recours au Tribunal 

fédéral contre l’arrêt du Tribunal E-4547/2025 du 15 août 2025, 

 

  

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et considérant 

qu’en vertu de l'art. 31 LTAF, le Tribunal connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (cf. art. 33 let. d LTAF, 

applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi), lequel statue alors définitivement, 

sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à 

se protéger (cf. art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l’espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent recours,  
 

que la recourante a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme et le délai prescrits par la loi (cf. art. 52 PA et 

108 al. 6 LAsi), le recours est recevable, 

qu'à l'appui de sa demande de regroupement familial du 19 juillet 2023, 

A._______ a fait valoir que sa fuite pour se réfugier en Suisse avait causé 

la séparation avec son époux B._______, qui l’attendait toujours au camp 

de réfugiés de D._______ (en Irak), 

que, dans sa décision, le SEM a rejeté sa demande, au motif que la 

condition de la séparation de la famille en raison de la fuite du pays 

d'origine n'était pas remplie, dès lors que l’intéressée et son prétendu 

époux avaient formé une communauté familiale dans un pays tiers, à savoir 

l’Irak (et non la Turquie), 

qu’il a par ailleurs précisé que la dissolution du premier mariage de la 

recourante n’était en outre ni suffisamment étayée ni démontrée par un 

quelconque moyen de preuve, 

que, dans son recours, A._______ allègue que son (prétendu) époux et 

elle sont tous deux nés au Kurdistan irakien, se sont mariés en Irak dans 

le camp de D._______ et y ont vécu ensemble avec leur fille, C._______, 

qu’elle conteste s’être mariée à deux reprises, comme la décision litigieuse 

l’indique, mais fait valoir s’être mariée religieusement avant sa majorité et 

ensuite au civil avec son époux (cf. recours p. 3 à 5), 

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que, selon elle, ni son mari ni elle-même n’ont la nationalité turque et la 

fuite ainsi que les motifs de séparation se situent au Kurdistan irakien, de 

sorte que la communauté familiale existait des années avant sa fuite du 

camp de D._______, la condition de préexistence d’une communauté 

conjugale étant ainsi remplie, 

qu’elle demande un revirement de jurisprudence sur la base du droit 

international, invoquant en particulier l’intérêt supérieur de sa fille 

C._______ et le droit de celle-ci à vivre avec ses deux parents, 

qu'en vertu de l'art. 51 al. 1 LAsi, le conjoint d'un réfugié et ses enfants 

mineurs sont reconnus comme réfugiés et obtiennent l'asile, pour autant 

qu'aucune circonstance particulière ne s'y oppose, 

que si les ayants droit définis à l'alinéa précité ont été séparés par la fuite 

et se trouvent à l'étranger, leur entrée en Suisse sera autorisée sur 

demande (cf. art. 51 al. 4 LAsi), 

que l’art. 51 LAsi constitue une disposition spéciale, permettant d'accorder 

aux personnes qui en remplissent les conditions un statut plus favorable 

que celui découlant d'une autorisation cantonale de séjour fondée sur les 

prescriptions de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI, 

RS 142.20), 

qu’il en découle que cette disposition ne saurait être interprétée de manière 

extensive, dès lors que le droit ordinaire de police des étrangers demeure 

applicable (cf. ATAF 2015/29 consid. 4.2.1, et jurisprudence citée), 

que l’art. 51 al. 4 LAsi a pour finalité de régler de manière uniforme le statut 

du noyau familial tel qu'il existait au moment de la fuite, et non de créer de 

nouvelles communautés familiales ou de permettre la reprise de relations 

interrompues pour d’autres motifs que la fuite ou des raisons impérieuses 

dans le pays d’origine (cf. ATAF 2017 VI/4 consid. 3.1), 

que cette idée repose sur la présomption que les proches du réfugié, ayant 

vécu avec lui dans leur pays d'origine, ont souffert eux aussi de la 

persécution qui lui a valu la reconnaissance de la qualité de réfugié ou 

qu'ils ont risqué d'y être exposés, 

que l'octroi de l'asile familial n'est donc possible qu'aux conditions 

restrictives et cumulatives de l'art. 51 LAsi,  

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qu'ainsi, il est nécessaire que le parent vivant en Suisse ait été reconnu 

réfugié à titre originaire, que la séparation des personnes aspirant au 

regroupement familial ait eu lieu en raison de sa fuite de son pays d'origine, 

que les intéressés aient vécu en ménage commun avant celle-ci, qu’ils 

aient la volonté de poursuivre leur vie familiale, que la Suisse apparaisse 

comme étant le seul pays où la communauté familiale séparée puisse 

raisonnablement être reconstituée, non pas par commodité, mais par 

nécessité, et, enfin, qu’aucune circonstance particulière ne s’oppose à 

l’octroi de l’asile familial (cf. ATAF 2017 VI/4 précité consid. 3.1 et 4.4.2; 

2012/32 consid. 5.1 et 5.4 et jurisp. cit. ; arrêts du Tribunal D-6862/2023 du 

14 février 2024 consid. 6.2, D-5470/2020 du 14 décembre 2020 et 

E-7639/2009 du 5 juillet 2010 consid. 2 et 4 ; MINH SON NGUYEN, in : Code 

annoté de droit des migrations, vol. IV : Loi sur l’asile, 2015, art. 51 LAsi, 

n° 14 p. 406), 

qu'en l'espèce, la recourante s'est vu reconnaître, en tant que 

ressortissante turque, la qualité de réfugié et octroyer l'asile à titre 

originaire par décision du 14 juillet 2023,  

que la première condition de l'art. 51 LAsi est donc remplie,  

qu'il ressort toutefois des déclarations de la recourante et des pièces 

versées au dossier que A._______ et B._______ n’ont jamais formé une 

communauté familiale dans « le pays d’origine », mais uniquement dans 

un camp de réfugiés en Irak, et n’ont pas été séparés (involontairement) 

par la fuite, 

que seule la Turquie saurait être qualifiée de « pays d’origine » en l’espèce 

et que c’est d’ailleurs par rapport à ce pays que la recourante s’est vu 

octroyer l’asile, 

qu’aussi, les multiples séparations de A._______ et B._______ en 2021 

lors du voyage de la recourante d’Irak en Espagne, courant 2022, lors de 

son premier voyage d’Irak en Suisse, puis en 2024 ou 2025, après la 

conception de leur seconde fille F._______, paraissent volontaires et non 

dues à des raisons objectives inévitables, 

que, vu les réunions périodiques du couple après le premier voyage de la 

recourante vers l’Europe, la Suisse n’apparaît pas comme le seul pays où 

la communauté familiale séparée puisse raisonnablement se reconstituer, 

non pas par commodité, mais par nécessité, 

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que, de surcroît, comme l’a indiqué le SEM dans la décision attaquée, la 

prétendue dissolution du premier mariage de A._______ n’est pas établie, 

aucun moyen de preuve de cette dissolution ayant été versé au dossier, 

que, en tout état de cause, la recourante a présenté des versions fort 

divergentes de son ou ses mariages, 

qu’ainsi, elle a tout d’abord indiqué lors de son audition sur ses motifs 

d’asile du 7 juillet 2023 que le premier mariage avec un cousin paternel 

avait eu lieu en (…) (soit lorsqu’elle avait […] ans environ), puis dissous 

une année plus tard, et que le second mariage avec B._______ avait eu 

lieu en (…), 

que, par contre, dans sa réponse aux questions du SEM, expédiée le 

7 septembre 2023, elle a indiqué qu’elle avait été mariée avant ses (…) 

ans (soit avant le […]) et que ce mariage religieux avait été dissous selon 

les us religieux, 

que, dans son recours du 20 octobre 2023, A._______ présente encore 

une troisième version, indiquant qu’elle a, dans un premier temps, été 

mariée à son époux religieusement, puis qu’un mariage civil a également 

été contracté, après sa majorité (cf. recours no 10 p. 3), 

que, pour toutes ces raisons, les conditions pour un regroupement familial 

demandé par A._______ en faveur de son prétendu mari ne sont dès lors 

pas remplies, 

que les références aux conventions internationales citées dans le recours 

ne sont pas de nature à renverser cette appréciation,  

qu’en effet, en l'absence de réalisation de l'une des conditions fixées à 

l'art. 51 LAsi, il n'appartient pas aux autorités compétentes en matière 

d'asile d'examiner l'affaire sous l'angle de l'art. 8 CEDH, dans la mesure où 

cette question est du seul ressort des autorités compétentes en matière 

d'autorisation de séjour au titre du regroupement familial relevant du droit 

ordinaire des étrangers (cf. ATAF 2020 VI/7 consid. 3.6 et jurisp. cit.), 

que, par ailleurs, l’intérêt supérieur de la fille de la recourante à être réunie 

avec son père ne saurait être déterminant en l’espèce,  

que, sans minimiser d’aucune façon les conséquences de leur séparation 

sur son développement, celle-ci n'est pas susceptible de permettre une 

dérogation aux conditions légales strictes de l'art. 51 LAsi, 

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qu’enfin, les arguments tirés d’une violation de la CEDEF doivent être 

écartés, 

qu’aucune discrimination indirecte à l’encontre des femmes ne saurait être 

retenue au motif que la recourante serait dans l’incapacité de travailler en 

Suisse, aucun élément ne l’empêchant d’y exercer une activité lucrative 

depuis qu’elle s’est vu reconnaître la qualité de réfugié, voire 

d’entreprendre une formation dans ce sens, notamment en apprenant le 

français, 

que l’intéressée n’est pas non plus légitimée à se prévaloir de 

l’art. 15 al. 4 CEDEF pour fonder son droit à être réunie en Suisse avec 

son époux, 

qu’a fortiori, se prévaloir d’une discrimination à raison du sexe au motif que 

la décision litigieuse l’empêcherait de pouvoir compter sur le soutien 

financier de son époux apparaît en contradiction avec le but et la portée de 

la CEDEF, 

qu'en conclusion, le SEM a refusé à bon droit l'autorisation d'entrée en 

Suisse au titre de l'asile familial à B._______, 

que le recours doit donc être rejeté,  

que, s’avérant manifestement infondé, le recours est rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec l’approbation d’un second juge 

(cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu’il est dès lors renoncé à un échange d’écritures, le présent arrêt n’étant 

motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, compte tenu de l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de 

procédure à la charge de la recourante, conformément aux art. 63 al. 1 PA 

ainsi que 2 et 3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

que ceux-ci sont entièrement couverts par l'avance de frais du même 

montant versée le 15 mai 2024, 

 

 

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

de la recourante. Ils sont compensés par l’avance de frais de même 

montant versée par la recourante, le 15 mai 2024. 

3.  

Le présent arrêt est adressé à la recourante et au SEM. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yanick Felley Nicole Ricklin 

 

 

Expédition :