# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dfcc2a17-bc5e-5953-9f21-a4be8f0b2d5a
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2015-09-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 30.09.2015 E-5999/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-5999-2015_2015-09-30.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour V 

E-5999/2015 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  3 0  s e p t e m b r e  2 0 1 5  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Daniel Willisegger, juge ; 

Isabelle Fournier, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Erythrée,  

(…),   

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision du SEM du 8 septembre 2015 / N (…). 

 

 

 

E-5999/2015 

Page 2 

Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par le recourant, en date du 

2 juin 2015, 

le procès-verbal de son audition au Centre d'enregistrement et de 

procédure (CEP) de Chiasso, du 18 juin 2015, 

la décision du 8 septembre 2015 (notifiée le 18 septembre suivant), par 

laquelle le SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est 

pas entré en matière sur sa demande, a prononcé le transfert de l'intéressé 

vers l'Italie et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence 

d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 24 septembre 2015, contre cette décision, auprès du 

Tribunal administratif fédéral (ci-après: le Tribunal),   

la demande de dispense de l'avance de frais dont il est assorti, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que le Tribunal est, par conséquent, compétent pour statuer sur le présent 

recours, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

E-5999/2015 

Page 3 

que, selon l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, le SEM n'entre pas en matière sur une 

demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans un Etat tiers 

compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la procédure 

d'asile et de renvoi, 

que le SEM examine la compétence relative au traitement d'une demande 

d'asile selon les critères fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du 

Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères 

et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de 

l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un 

des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride 

(refonte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III ; 

cf. également art. 29a al. 1 OA1 [RS 142.311]), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d'asile (cf. art. 29a al. 2 OA1), 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée 

aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), 

que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les 

critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être 

appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des 

critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), 

que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du 

règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; CHRISTIAN 

FILZWIESER/ANDREA SPRUNG, Dublin III-Verordnung, Das Europäische 

Asylzuständigkeitssystem, état au 1er février 2014, Vienne 2014, pt. 4 sur 

l'art. 7), 

qu'en revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take 

back), il n'y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le 

chapitre III (ATAF 2012/4 consid. 3.2.1 et réf. citées), 

E-5999/2015 

Page 4 

qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III, lorsqu'il 

est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire 

qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au 

chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge – dans 

les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a introduit 

une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a du 

règlement Dublin III),  

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un 

pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu 

des critères fixés dans le règlement,  

qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM n'ont pas fait 

apparaître d'enregistrement du recourant dans l'unité centrale du système 

européen «Eurodac»,   

qu'interrogé sur son parcours jusqu'en Suisse, le recourant a toutefois 

déclaré, lors de son audition au CEP, être arrivé en Italie le 28 mai 2015, 

dans une embarcation en provenance de Libye et y avoir séjourné jusqu'au 

2 juin 2015, date à laquelle il serait entré clandestinement en Suisse, 

précisant encore qu'il n'avait pas demandé l'asile en Italie,  

que cela est d'ailleurs confirmé par un document de la Questura de 

Bologne trouvé en sa possession lors de son contrôle à la frontière, lors de 

son arrivée en Suisse, 

que le SEM n'a fait aucune mention, dans la décision entreprise, d'un autre 

document trouvé en possession de l'intéressé, à savoir, selon la traduction 

partielle figurant également au dossier du SEM, une carte d'étudiant, pour 

E-5999/2015 

Page 5 

l'année (…), échéant au 30 septembre (…) et mentionnant un âge de 

(…) ans,  

qu'indépendamment de son authenticité et de la validité de la traduction 

qui l'accompagne, ce document n'amène pas à conclure à la responsabilité 

de la Suisse pour l'examen de la demande en application du critère prévu 

à l'art. 8 par 4 du règlement Dublin III (mineur non accompagné n'ayant 

pas de membres de la famille, de frères ou sœurs ni de proches dans un 

Etat membre), 

qu'en effet, établi en (…), il n'exclut pas que l'intéressé ait été majeur au 

moment du dépôt de sa demande,  

que, par ailleurs et surtout, la date de naissance retenue par le SEM (…) 

et communiquée aux autorités italiennes est celle indiquée par l'intéressé 

lui-même dans la fiche de données personnelles, 

qu'elle correspond également à celle mentionnée dans les documents de 

la Questura de Bologne, 

qu'elle est compatible avec le parcours scolaire décrit par l'intéressé, 

que celui-ci ne conteste aucunement la date de naissance retenue et ne 

prétend pas que l'Italie ne serait pas responsable de sa demande, selon le 

règlement Dublin III,  

qu'en date du 7 juillet 2015, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

italiennes compétentes, dans les délais fixés à l'art. 21 par. 1 du règlement 

Dublin III, une requête aux fins de prise en charge, fondée sur l'art. 13 par. 1 

du règlement Dublin III (franchissement irrégulier de la frontière d'un Etat 

membre moins de douze mois avant le dépôt de la demande de protection), 

que les autorités italiennes n'ont pas répondu à la requête de prise en 

charge dans le délai de deux mois prévu par l'art. 22 par. 1 du règlement 

Dublin III, 

que l'Italie est dès lors réputée avoir accepté la demande et, partant, avoir 

reconnu sa responsabilité pour traiter la demande d'asile de l'intéressé 

(cf. art. 22 par. 7 du règlement Dublin III), 

que l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III n'est pas applicable en 

l'occurrence,  

E-5999/2015 

Page 6 

qu'en effet, il n'y a pas lieu de retenir qu'il existe en Italie des défaillances 

systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des 

demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant 

au sens de l'art. 4 de la CharteUE,  

que ce pays est lié par cette Charte et est signataire de la CEDH, de la 

Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou 

traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de 

la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 

31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les 

dispositions, 

qu'il est, certes, notoire que les autorités italiennes connaissent, 

spécialement depuis 2011, de sérieux problèmes quant à leur capacité 

d'accueil des requérants d'asile, qui peuvent être confrontés à 

d'importantes difficultés sur le plan de l'hébergement, des conditions de 

vie, voire de l'accès aux soins médicaux suivant les circonstances 

(cf. notamment ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX RÉFUGIÉS [OSAR]: Italie, 

Conditions d’accueil ; Situation actuelle des requérant-e-s d’asile et des 

bénéficiaires d’une protection, en particulier celles et ceux de retour en 

Italie dans le cadre de Dublin, octobre 2013),  

que cependant, à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne 

saurait considérer que les conditions matérielles d'accueil des demandeurs 

d'asile en Italie sont caractérisées par des carences structurelles d'une 

ampleur telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et quelles que soient 

les circonstances du cas d'espèce, à l'existence de risques suffisamment 

réels et concrets, pour les requérants, d'être systématiquement exposés à 

une situation de précarité et de dénuement matériel et psychologique, au 

point que leur transfert dans ce pays constituerait, en règle générale, un 

traitement prohibé par l'art. 3 CEDH (cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. 

Suisse du 4 novembre 2014, requête n° 29217/12, § 114 et 115 ; cf. 

également arrêt de la CourEDH Mohammed Hussein c. Pays Bas et Italie 

du 2 avril 2013, requête n° 27725/10),  

que, dans le cas particulier, le recourant n'a pas établi l'existence d'indices 

concrets qu'un transfert l'exposerait à un risque avéré de traitements 

prohibés, 

E-5999/2015 

Page 7 

qu'interrogé lors de son audition au CEP sur ses objections à un transfert 

en Italie, il a fait valoir que les conditions de vie n'étaient pas bonnes dans 

ce pays, 

que, dans son recours, il allègue encore qu'un renvoi en Italie le mettrait 

dans une situation très pénible, 

que, se référant notamment à des recommandations émises par le HCR 

en juillet 2012, il soutient qu'il n'y a aucune perspective d'intégration, 

qu'il allègue que, même si sa demande était acceptée, il s'y trouverait 

confronté à des difficultés matérielles importantes, ne pouvant compter sur 

le soutien d'aucun proche, 

que, sans nier la situation difficile régnant dans ce pays s'agissant des 

capacités actuelles d'accueil (cf. ci-dessus), force est de constater que le 

recourant n'a pas démontré qu'il présenterait lui-même, pour des raisons 

de santé ou d'autres motifs ayant trait à son parcours personnel, un état de 

vulnérabilité particulier au point que son transfert en Italie serait illicite en 

l'absence de garanties spéciales concernant sa prise en charge (cf. arrêt 

de la CourEDH Tarakhel précité), 

que, comme l'a relevé le SEM, à son retour en Italie, après y avoir sollicité 

la protection, ce qu'il n'a pas fait lors de son précédent séjour dans ce pays, 

il pourra, le cas échéant, invoquer la directive no 2013/32/UE du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures 

communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale [refonte] 

(JO L 180/60 du 29.6.2013) et la directive no 2013/33/UE du Parlement 

européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour 

l'accueil des personnes demandant la protection internationale [refonte] 

(JO L 180/96 du 29.6.2013), 

que si l'intéressé devait être contraint par les circonstances à mener en 

Italie une existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait 

estimer que l'Italie viole ses obligations d'assistance à son encontre ou de 

toute autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendra de faire valoir ses droits directement auprès des autorités de 

ce pays en usant des voies de droit adéquates,  

que, dans ces conditions, le transfert vers l'Italie du recourant, qui est 

célibataire et n'a pas fait valoir de problèmes de santé particuliers, n'apparaît 

E-5999/2015 

Page 8 

pas contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions 

conventionnelles précitées,  

que le recourant n'a pas fait valoir, lors de son audition, d'autres obstacles 

personnels à un transfert en Italie, 

qu'ainsi, en considérant qu'il n'avait pas fait valoir d'éléments susceptibles 

de constituer des "raisons humanitaires", au sens de l'art. 29a al. 3 OA1, 

le SEM n'a pas fait preuve d'arbitraire dans son appréciation ou violé le 

principe de l'égalité de traitement,  

qu'il a établi de manière complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a 

commis ni excès ni abus de son pouvoir d'appréciation en refusant 

d'admettre l'existence de raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 

OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (cf. arrêt 

du TAF E-641/2013 consid. 8, destiné à publication), 

que le fait que le recourant n'a séjourné que peu de temps en Italie avant 

de venir en Suisse, comme il le souligne dans son recours, n'est pas non 

plus déterminant à cet égard,  

qu'en définitive, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur 

la demande d'asile du recourant, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, 

et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers l'Italie,  

que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 

à 4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. arrêt du 

TAF  E-4620/2014 du 1er juillet 2015 consid. 5.2 [prévu à la publication] ; 

ATAF 2010/45 précité consid. 10), 

qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté,  

que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l'approbation d'un second juge (cf. art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le présent arrêt rend sans objet la demande de dispense du versement 

d'une avance de frais, 

E-5999/2015 

Page 9 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a 

du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités 

fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante)   

E-5999/2015 

Page 10 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale.  

 

Le juge unique : La greffière : 

  

William Waeber Isabelle Fournier