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**Case Identifier:** 5e90c56d-e189-5664-a775-13910a03620f
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-11-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale 24.11.2008 P/5232/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_010_P-5232-2007_2008-11-24.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par pli(s) recommandé(s) du 26 novembre 
2008  

Copie à l'OCP 

 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

P/5232/2007 ACJP/235/2008 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale 

Audience du lundi 24 novembre 2008 

 

Entre 

Monsieur X______, comparant par Me Philippe CURRAT, avocat-stagiaire, partie 
appelante d'un jugement rendu par le Tribunal de police le 2 juin 2008, 

et 

Monsieur Y______, comparant par Me Michael ANDERS, avocat, partie civile, 

LE PROCUREUR GENERAL de la République et canton de Genève, en son Parquet, 
Palais de justice, place du Bourg-de-Four à Genève, partie intimée. 

 

 

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EN FAIT 

A. Par jugement du 2 juin 2008, notifié le 18 juin 2008, le Tribunal de police a 
reconnu X______ coupable de tentative de lésions corporelles graves (art. 22 al. 1 
CP et 122 CP), de violation des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 1 CP) 
et l'a condamné à une peine privative de liberté de 14 mois, sous déduction de 19 
jours de détention avant jugement, assortie du sursis, délai d'épreuve de 3 ans, 
ainsi qu'à une amende de 150 fr. Les droits de la partie civile ont été réservés. Le 
Tribunal de police a ordonné la confiscation et la destruction de la pièce no 1 
figurant sous inventaire du 7 avril 2007. Les frais de la procédure de 680 fr., 
comprenant un émolument de jugement de 200 fr., ont été mis à la charge du 
condamné. 

 Selon la feuille d'envoi du 10 août 2007, il était reproché à X______ d'avoir, le 6 
avril 2007, après s'être muni d'un couteau, tenté intentionnellement de blesser 
Y______ de façon à mettre sa vie en danger, en lui assénant trois coups de 
couteau, lui occasionnant deux plaies au niveau de l'épigastre et une autre sur le 
bord cubital du poignet droit, faits qualifiés de tentative de lésions corporelles 
graves (art. 22 al. 1 et 122 CP). Il lui était également reproché d'avoir, le même 
jour, volontairement embouti l'arrière de la voiture de Y______ qu'il suivait avec 
son véhicule, créant de la sorte un sérieux danger pour la sécurité d'autrui (art. 90 
ch. 2 LCR). 

B. a. Par courrier du 1er juillet 2008, X______ a appelé de ce jugement. 

 Lors de l'audience de la Chambre pénale du 22 septembre 2008, il a conclu à son 
acquittement du chef de violation de l'art. 90 ch. 2 LCR, de même que de tentative 
de lésions corporelles graves, les faits qui lui étaient reprochés devant être 
requalifiés de lésions corporelles simples par négligence. Il a plaidé la 
responsabilité restreinte (art. 19 al. 2 CP), subsidiairement à ce que soit ordonné 
une expertise psychiatrique et a conclu à être exempté de peine (art. 52 CP). Il ne 
pouvait être tenu pour responsable de l'accident de voiture qui était imputable à 
Y______. Ce dernier avait en effet freiné brusquement et sans raison peu après 
avoir démarré de la ligne d'arrêt du stop. Il n'avait par ailleurs pas eu l'intention 
d'infliger des coups de couteau à Y______, ni de le blesser grièvement lors de la 
bagarre consécutive à l'accident de voiture. A l'époque des faits, il traversait une 
période difficile, caractérisée par un état dépressif. 

 b. Y______ a conclu à la confirmation du jugement entrepris, à la réserve de ses 
droits civils et à ce que X______ soit condamné aux dépens des deux instances. 
Ce dernier l'avait volontairement percuté avec son véhicule et avait eu l'intention 
de le blesser grièvement. 

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 c. Le Ministère public a conclu à la confirmation du jugement querellé, avec suite 
de frais. 

C. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a.a. En date du 7 avril 2007, Y______ a déposé plainte pénale contre X______ 
suite à l'agression dont il avait été victime la veille. Il s'était rendu chez Z______, 
épouse de ce dernier, qu'il fréquentait intimement depuis une année et qui vivait 
séparée de son époux depuis le début de l'année 2007. A la recherche d'une place 
de stationnement, il avait immobilisé son véhicule. X______, qui le suivait en 
voiture, avait embouti l'arrière de celui-ci. Une dispute s'en était suivie. Z______, 
qui les avait rejoints, avait tenté de s'interposer. Après un échange de coups, 
X______ avait quitté les lieux. Blessé au poignet et à l'abdomen, il avait été 
transporté à l'hôpital où il avait été opéré. En janvier 2007 déjà, X______ l'avait 
menacé au téléphone, précisant avoir acheté un couteau dont il avait l'intention de 
se servir contre lui.  

 a.b. A l'instruction et devant le Tribunal de police, Y______ a confirmé sa plainte. 
Il avait constaté que X______ le suivait en voiture. Ayant aperçu Z______ dans la 
rue, il avait craint que X______ s'en prenne à elle, raison pour laquelle il s'était 
arrêté, sans toutefois "planter les freins". Hors du véhicule, il n'avait pas vu le 
couteau dont s'était muni X______. Il pensait avoir été blessé lorsqu'il avait 
empoigné ce dernier par le bras gauche, puis l'avait agrippé, estimant qu'il ne lui 
avait pas volontairement infligé de coups de couteau. Il avait été hospitalisé trois 
jours, puis en incapacité de travail pendant trois semaines. Il a produit un rapport 
médical duquel il ressort que l'une des deux plaies situées au niveau de l'épigastre 
avait perforé la gaine musculaire abdominale, sans toutefois atteindre d'organe. 
Ses cicatrices le gênaient toujours, l'une d'entre elles demeurant douloureuse et il 
avait dû être suivi par un psychiatre.   

 b.a. A la police, X______ a déclaré qu'il se trouvait dans le quartier de ______ 
lorsqu'il avait aperçu le véhicule de Y______ et décidé de le suivre. A la hauteur 
de la ligne d'arrêt du stop de la rue ______, ce dernier avait démarré, puis s'était 
arrêté quelques mètres plus loin. Surpris, X______ avait heurté son pare-choc 
arrière. Une dispute avait éclaté et il avait saisi le couteau qui se trouvait dans sa 
voiture, plaçant la lame de celui-ci contre son coude, de manière à apeurer 
Y______. Ce dernier l'avait saisi par le bras gauche, il s'était dégagé et avait quitté 
immédiatement les lieux.  

b.b. A l'instruction, puis devant le Tribunal de police, il a persisté dans ses 
explications. Il avait suivi Y______ en voiture dans le but de l'embêter. Au 
carrefour, il s'était assuré, en regardant à droite, que la voie de circulation était 
libre et avait redémarré sans regarder à gauche, si bien qu'il avait accidentellement 
percuté le véhicule de Y______ qui était arrêté. Bien qu'étant droitier, il avait tenu 

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son couteau dans la main gauche pendant la bagarre. Lorsque Y______ l'avait 
saisi au bras gauche, il s'était débattu, mais ne lui avait asséné aucun coup et ne 
s'était pas rendu compte qu'il l'avait blessé. Bien que ne l'excluant pas, il ne se 
souvenait pas avoir appelé son épouse lorsqu'il suivait Y______ et lui avoir 
indiqué qu'il allait "s'occuper" de ce dernier. Il souffrait d'une profonde 
dépression, avait fait une tentative de suicide suite au départ de son épouse et 
estimait que Y______ avait détruit son ménage, raison pour laquelle il ne 
souhaitait pas lui présenter d'excuses. 

 c. Z______ a confirmé que Y______ s'était rendu à son domicile pour y passer la 
soirée. Il venait de s'absenter pour parquer correctement son véhicule lorsqu'elle 
avait reçu un appel de X______ lui disant qu'il suivait Y______ et avait l'intention 
de "s'occuper de lui". Soucieuse, elle s'était rendue au bas de son immeuble et 
avait alerté la police. Elle avait assisté à l'accident et à la bagarre qui s'en était 
suivie, au cours de laquelle elle avait essayé en vain de s'interposer. X______ 
tenait un couteau dans la main gauche tandis que Y______ lui retenait le bras. 
Dans un premier temps, elle a indiqué que son mari avait asséné à Y______ 
plusieurs coups de couteau au poignet droit et à l'abdomen, avant de préciser 
qu'elle ne l'avait pas vu porter de tels coups, se trouvant derrière lui. Ce n'était 
qu'après le départ de son mari qu'elle s'était rendue compte que Y______ saignait 
au poignet droit et à l'abdomen. Elle a persisté dans ses explications à l'instruction 
et devant le Tribunal de police. 

 d. Entendu par le Tribunal de police, A______, ami de X______, a décrit ce 
dernier comme un bon travailleur, n'étant pas d'un naturel agressif, qui avait mal 
vécu la séparation d'avec son épouse.  

 e. Quant au rapport d'accident du______ 2007, il en ressort que X______, 
inattentif, avait embouti la voiture de Y______ qu'il suivait de trop près. Aucune 
faute ne pouvait être reprochée à ce dernier. 

D. X______, ressortissant ______, est né______ 1978. Il s'est marié à Z______ le 
______ 1999 et est en instance de divorce. Sommelier de formation, il exerce la 
profession de parqueteur-ponceur et réalise un salaire mensuel brut de 5'420 fr. 
Selon un certificat médical du ______ 2007, il est suivi par un psychiatre depuis 
le 8 mai 2007. Il a été précédemment condamné le______ 2006, par la Préfecture 
de Nyon, à une amende de 500 fr., avec sursis, délai d'épreuve d'un an, pour 
infraction grave à la LCR. 

EN DROIT 

1. L'appel est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits 
(art. 241 et 242 CPP). 

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2. L'appelant conclut à son acquittement du chef de violation des règles de la 
circulation routière. 

 2.1 L'art. 90 ch. 1 LCR dispose que celui qui aura violé les règles de la circulation 
fixées par la présente loi ou par les prescriptions d'exécution émanant du Conseil 
fédéral sera puni de l'amende. 

 Parmi ces règles figure l'art. 26 al. 1 LCR, à teneur duquel chacun doit se 
comporter dans la circulation de manière à ne pas gêner ni mettre en danger ceux 
qui utilisent la route conformément aux règles établies. Cela implique notamment 
que chaque conducteur doit rester constamment maître de son véhicule de façon à 
pouvoir se conformer aux devoirs de la prudence (art. 31 al. 1 LCR). Dans ce 
contexte, le conducteur vouera toute son attention à la route et à la circulation 
(art. 3 al. 1 OCR). 

 De même, le conducteur observera une distance suffisante envers les usagers de la 
route, notamment pour croiser, dépasser et circuler de front ou lorsque des 
véhicules se suivent (art. 34 al. 4 LCR), afin de pouvoir s'arrêter à temps en cas de 
freinage inattendu du véhicule qui précède (art. 12 al. 1 OCR). Il incombe au 
véhicule qui suit de régler l'intervalle par rapport à celui qui le précède (ATF 115 
IV 248 consid. 3 p. 250). En revanche, le conducteur qui se sait suivi et qui 
prévoit qu'il devra fortement ralentir, voire même s'arrêter, ralentira 
progressivement dans la mesure du possible, dans le but de permettre au 
conducteur qui suit de comprendre la situation et de réagir de façon appropriée. 
Un arrêt brusque n'est autorisé qu'en cas de nécessité (art. 12 al. 2 OCR; BJP 1975 
p. 20, no 816), le conducteur qui souhaite s'arrêter devant en effet avoir égard, 
dans la mesure du possible, aux véhicules qui le suivent (art. 37 al. 1 LCR). 

 2.2 En l'espèce, l'appelant, qui suivait la partie civile depuis plusieurs minutes, a 
admis tout au long de la procédure que son inattention était à l'origine de 
l'accident.  

Il ressort en effet de ses déclarations constantes qu'arrêté au carrefour, il s'était  
assuré que la voie de circulation sur sa droite était libre et avait omis de regarder 
sur sa gauche, où il s'apprêtait à obliquer. Lorsqu'il avait constaté la présence de la 
voiture de la partie civile, celle-ci était déjà arrêtée quelques mètres plus loin. Il 
n'avait pas eu le temps de réagir et l'avait emboutie. 

Ce n'est que lors de l'audience de la Chambre pénale que l'appelant est, pour le 
première fois, revenu sur ses déclarations et qu'il a imputé l'accident à un freinage 
brusque de la partie civile. 

Cette nouvelle version, au demeurant contredite par les déclarations constantes de 
la partie civile et le rapport de police, n'est étayée par aucun élément concret qui 
permettrait de disculper l'appelant. 

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En particulier, il ne ressort pas du dossier que la partie civile n'a pas pris les 
précautions nécessaires avant d'immobiliser son véhicule, se sachant suivie par 
l'appelant. 

 Il y aura dès lors lieu de retenir, à l'instar des premiers juges, que l'appelant n'a pas 
voué toute son attention au trafic, ni respecté une distance suffisante avec le 
véhicule de la partie civile, si bien qu'il a enfreint les règles de la circulation qui 
s'imposaient à lui (art. 90 ch. 1 LCR). 

 En tant qu'il n'est pas fondé, l'appel sera rejeté sur ce point. 

3. L'appelant conclut à ce que les faits qui lui sont reprochés soient requalifiés de 
lésions corporelles simples par négligence, en lieu et place de la tentative de 
lésions corporelles graves retenue par les premiers juges. 

3.1.1 L'art. 123 CP, qui constitue l'infraction de base en matière de lésions 
corporelles, dispose que se rend coupable de lésions corporelles simples, celui qui, 
intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité 
corporelle ou à la santé (art. 123 ch. 1 CP). La poursuite aura lieu d'office si 
l'auteur a fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 
CP).  

Par arme, il faut entendre tout objet qui est conçu pour l'attaque ou la défense. 
L'arme doit être propre à causer la mort ou des lésions corporelles. Il importe peu 
qu'il s'agisse d'une arme à feu ou d'une arme blanche; la destination de l'objet est 
cependant décisive et il ne suffirait pas qu'il s'agisse d'un outil qui peut 
occasionnellement servir à attaquer ou se défendre (CORBOZ, op. cit., no 23 
p. 139). 

Se rend ainsi coupable de lésions corporelles simples, l'auteur qui, par lui-même 
ou en utilisant une chose, frappe la victime, la serre ou la fait tomber et provoque 
une fracture, une foulure, une coupure, un hématome ou toute autre altération 
constatable du corps humain. (CORBOZ, op. cit., no 7 p. 136).  

3.1.2 L'infraction est intentionnelle. L'auteur doit avoir agi avec conscience et 
volonté (art. 12 al. 2 CP), le dol éventuel étant suffisant. Il est réalisé dès que 
l'auteur envisage le résultat dommageable, mais agit néanmoins ou ne fait pas ce 
qui est en son pouvoir pour l'éviter ou en atténuer les conséquences, 
s'accommodant de se résultat pour le cas où il se produirait, même s'il ne le 
souhaite pas (ATF 131 IV 1 consid. 2.2 p. 4; ATF 105 IV 172 consid. 4b. p. 177). 
Le dol éventuel ne peut être déduit du seul fait que le résultat dommageable 
constitue la conséquence adéquate du comportement imputé à l'auteur (ATF 119 
IV 1 consid. 5a p. 3; ATF 109 IV 147 consid. 4 p. 150). Parmi les éléments 
extérieurs permettant de conclure que l'auteur a accepté le résultat dommageable 
pour le cas où il se produirait figurent notamment la probabilité, connue par 

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l'auteur, de la réalisation du risque et l'importance de la violation du devoir de 
prudence. Plus celles-ci sont grandes, plus sera fondée la conclusion que l'auteur, 
malgré d'éventuelles dénégations, avait accepté l'éventualité de la réalisation du 
résultat dommageable (ATF 119 IV 1 consid. 5a p. 3). 

 3.2.1 A teneur de l'art. 122 al. 1 CP, se rend coupable de lésions corporelles 
graves, celui qui, intentionnellement aura blessé une personne de façon à mettre sa 
vie en danger. Il en va de même que celui qui, intentionnellement, aura mutilé le 
corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou 
causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie 
mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et 
permanente (art. 122 al. 2 CP) ou lui aura intentionnellement fait subir toute autre 
atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 
al. 3 CP). 

Il y a ainsi lésions graves si la blessure causée crée un danger immédiat de mort. 
Pour trancher cette question, il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la 
lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la 
tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié 
de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CP et celles de l'art. 123 
CP (lésions corporelles simples). Cela résulte clairement de la formulation légale 
rappelée ci-dessus, selon laquelle l'auteur doit avoir "blessé une personne de façon 
à mettre sa vie en danger"; il faut donc qu'il y ait une blessure et que celle-ci soit 
de nature à mettre la vie en danger. Le danger n'intervient que pour qualifier la 
blessure de grave; il ne peut pas suppléer la blessure (ATF 124 IV 53 consid. 2 
p. 56). Comme le relève la doctrine, le danger doit résulter de la blessure causée, 
et non pas directement du comportement de l'auteur (CORBOZ, Les principales 
infractions, Berne 2002, no 8 p. 128; HURTADO POZO, Droit pénal, Partie 
spéciale I, 3e éd., Zurich 1997, no 453 p. 127). 

Il y a également lésions corporelles graves si l'auteur, intentionnellement, mutile 
le corps d'une personne, un de ses membres ou un organe important. Il faut donc 
qu'il y ait ablation, sévère dégradation ou mise hors d'état de fonctionner d'une 
partie importante du corps humain (CORBOZ, op. cit., no 9 p. 129). Il en va de 
même lorsque celles-ci ont occasionné la perte ou la diminution d'une faculté 
humaine (ATF 115 IV 17 consid. 2a p. 19; CORBOZ, op. cit., no 10 p. 130). 

3.2.2 L'intention de l'auteur est déterminante pour l'application de l'art. 122 CP, le 
dol éventuel étant suffisant (CORBOZ, op. cit., no 15 et 16 p. 131). Ainsi, se rend  
coupable de lésions corporelles graves par dol éventuel, celui qui frappe sans 
discernement autrui avec un couteau, dans la mesure où il s'accommode de toute 
lésion grave subie par la victime (BJP 2006 no 20). En revanche, lorsque l'auteur 
ne voulait pas causer des lésions corporelles graves, ni n'acceptait cette 
éventualité, on peut songer à lui reprocher des lésions corporelles graves par 

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négligences au sens de l'art, 125 ch. 2 CP, l'art. 122 CP n'étant pas applicable 
(CORBOZ, op. cit., no 16 p. 131). 

Quant à la tentative au sens de l'art. 22 al. 1 CP, elle implique que l'auteur n'a pas 
poursuivi jusqu'à son terme l'exécution d'un crime ou d'un délit. Il en va de même 
de la situation où, malgré l'accomplissement complet de l'activité délictuelle, le 
résultat nécessaire à la consommation de l'infraction ne se produit pas ou ne 
pouvait pas se produire. 

Dans ce contexte, la question de savoir si la volonté de commettre une infraction 
est réalisée doit être appréciée d'après la personnalité de l'auteur et les 
circonstances du cas d'espèce (ATF 104 IV 175 consid. 4a p. 182). 

3.3.1 Enfin, se rend coupable de lésions corporelles par négligence au sens de 
l'art. 125 al. 1 CP, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une 
atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. La peine sera aggravée si la lésion est 
grave (art. 125 al. 2 CP). 

L'existence de lésions corporelles par négligence implique, d'une part, que l'auteur 
ait violé les règles de la prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas 
excéder les limites du risque admissible et, d'autre part, qu'il n'ait pas déployé 
l'attention et les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour se conformer à son 
devoir (ATF 122 IV 17 consid. 2b p. 19, 20). 

 Pour déterminer quels étaient les devoirs imposés par la prudence, on peut se 
référer à des normes édictées par l'ordre juridique pour assurer la sécurité et éviter 
les accidents (ATF 121 IV 207 consid. 2a p. 211; ATF 118 IV 130 consid. 3a 
p. 133). A défaut de dispositions légales ou règlementaires, la violation des règles 
de la prudence peut être déduite des principes généraux (ATF 122 IV 17 
consid. 2b/aa p. 20).  

3.3.2 L'art. 12 al. 3 CP dispose qu'agit par négligence quiconque, par une 
imprévoyance coupable, commet un crime ou un délit sans se rendre compte des 
conséquences de son acte ou sans en tenir compte. L'imprévoyance est coupable 
quand l'auteur n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et 
par sa situation personnelle. 

Ainsi, se rend coupable de négligence consciente, celui qui envisage aussi 
l'avènement du résultat dommageable, mais escompte, par une imprévoyance 
coupable, que ce résultat, qu'il refuse, ne se produira pas (ATF 119 IV 1 
consid. 5a p. 3). 

 3.4.1 En l'espèce, les lésions subies par la partie civile ont consisté en deux plaies 
au niveau de l'épigastre, dont l'une d'elles a perforé la gaine musculaire 
abdominale, sans toutefois atteindre d'organe, de même qu'une plaie sur le bord 

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cubital du poignet droit. En raison de ses blessures, la partie civile a dû être 
opérée, hospitalisée trois jours et a été en incapacité de travail pendant trois 
semaines.  

Hormis la présence de cicatrices, dont certaines demeurent douloureuses, la partie 
civile n'a pas subi d'atteinte permanente dans sa santé, aucun organe n'a été mutilé 
et sa vie n'a pas été concrètement mise en danger. 

 Dans cette mesure, l'atteinte subie par la partie civile doit être qualifiée de lésions 
corporelles simples. 

 3.4.2 Reste dès lors à déterminer l'intention réelle de l'appelant qui, seule, permet 
de déterminer la qualification juridique qu'il convient de retenir. 

 La Cour relèvera tout d'abord que les explications de l'appelant sont crédibles et 
corroborées par les déclarations de son épouse et de la partie civile. 

L'appelant a en effet déclaré de manière constante qu'il voulait apeurer la partie 
civile, mais n'avait jamais eu l'intention de la blesser grièvement et ne lui avait 
porté aucun coup de couteau. Ses explications sont, sur ce point, confirmées par 
celles de son épouse qui ne l'a pas vu asséner de coups de couteau à la partie 
civile. 

L'appelant a en outre précisé qu'il avait pris soin de tenir le couteau de telle sorte 
que la lame de celui-ci soit placée le long de son avant-bras, de manière à ne pas 
blesser la partie civile, ce que corrobore le fait qu'elle n'a pas vu le  couteau dont il 
s'était muni, alors que Z______, qui était placée derrière son époux, en avait 
constaté la présence.  

 De la même manière, l'appelant, qui est droitier, a tenu le couteau dans la main 
gauche, ce qui est de nature à expliquer la lésion subie par la partie civile au 
poignet droit, manifestement survenue lorsqu'elle a saisi le bras gauche de 
l'appelant. 

 En outre, le fait que l'appelant ait tenu le couteau dans la main gauche, moins 
habile que la droite, permet également de douter qu'il ait eu l'intention d'infliger 
des lésions corporelles graves à la partie civile.  

Cette dernière, bien que concluant à la confirmation du jugement entrepris, est 
parvenue à la même conclusion, ayant en effet indiqué à l'instruction être 
d'opinion que l'appelant n'avait pas volontairement cherché à la blesser. 

 La Cour retiendra ainsi, à ce stade, que la manière dont l'appelant s'est saisi du 
couteau, de même que l'absence de coups délibérément portés à la partie civile, 
doivent conduire à écarter la qualification de tentative de lésions corporelles 

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graves retenue par les premiers juges, dont il conviendra de réformer le jugement 
sur ce point. 

 Cela étant, les lésions corporelles simples infligées à la partie civile ne sauraient 
être imputées à l'imprévoyance coupable de l'appelant et, ce de fait, avoir été 
occasionnées par négligence. 

 L'appelant nourrissait en effet un profond ressentiment pour la partie civile, à qui 
il reprochait d'avoir brisé son mariage. 

 Il l'avait par ailleurs menacée par le passé et, le jour des faits, avait téléphoné à 
son épouse pour lui signifier qu'il s'apprêtait à "s'en occuper". 

 S'étant muni d'un couteau après avoir suivi la partie civile et embouti l'arrière de 
son véhicule, l'appelant ne pouvait ignorer que la situation était susceptible de 
dégénérer et qu'il pouvait blesser la partie civile avec son arme, résultat qu'il 
recherchait à l'évidence. 

 Au vu de ces éléments, il se justifie de le reconnaître coupable de lésions 
corporelles simples. 

 Le jugement du Tribunal de police sera dès lors réformé sur ce point. 

4. L'appelant conclut à ce qu'il soit constaté qu'il était en état de responsabilité 
restreinte lors de la commission de l'infraction. 

 4.1 L'art. 19 al. 2 CP dispose que le juge atténue la peine si, au moment d'agir, 
l'auteur ne possédait que partiellement la faculté d'apprécier le caractère illicite de 
son acte ou de se déterminer d'après cette appréciation.  

Une responsabilité retreinte doit être retenue en cas de troubles, durables ou 
passagers, dont il résulte soit une atténuation de la faculté de percevoir le 
caractère illicite de l'acte, soit de la faculté de se déterminer sur la base de cette 
évaluation (Rep, 1983 p. 177). 

 Une diminution de la capacité de discernement ne peut être retenue que lorsque le 
prévenu souffre, au moment des faits, d'un dysfonctionnement des capacités 
psychiques, notamment lorsqu'il présentait une altération de la conscience de 
nature physiologique ou pathologique qui apparaît notamment lors de comas 
éthyliques, hypnoses, délires causés par la fièvre, l'ivresse, un état 
d'empoisonnement ou d'épuisement et finalement lorsque l'accusé ne disposait au 
moment des faits que d'un développement mental incomplet (BJP 1981 no 145). 

 Une responsabilité restreinte ne doit pas être admise en présence de n'importe 
quelle diminution de la capacité de l'auteur de se maîtriser, soit d'évaluer le 
caractère illicite de son acte et de se déterminer en conséquence. Pour qu'elle soit 

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admise, l'auteur doit s'écarter de manière caractérisée de la normalité (ATF 116 IV 
273 consid. 4b p. 275; ATF 102 IV 225 consid. 7 p. 226 et ss). C'est ainsi qu'il a 
été jugé que la fragilité psychique ne justifiait pas l'admission d'une diminution de 
la responsabilité (ATF 98 IV 124 consid. 11b p. 133). 

 4.2 En l'espèce, l'appelant soutient que son état dépressif au moment des faits était 
de nature à diminuer sa capacité de discernement, soit la faculté qu'il avait de se 
déterminer par rapport au caractère illicite de son acte.  

 Comme le retient à juste titre le Tribunal de police, la capacité de discernement de 
l'appelant n'a pas été mise en cause lors de l'instruction et n'est nullement avérée. 

 Mise à part une attestation de suivi médical à compter du mois de mai 2007, le 
dossier ne contient aucun élément permettant de conclure que l'appelant se 
trouvait dans un état de profonde dépression au moment des faits. 

 Il ne ressort pas non plus des déclarations de Z______ et de A______ que 
l'appelant était en proie à un état dépressif sévère au moment des faits.  

 Dans ces conditions, vu l'absence d'éléments en faveur d'une éventuelle 
responsabilité restreinte, il n'y a pas lieu d'ordonner d'expertise. 

 S'il est établi que l'appelant a mal vécu la séparation d'avec son épouse, celle-ci ne 
saurait justifier une diminution de sa responsabilité, dans la mesure où elle n'a 
occasionné qu'un état de fragilité psychique. 

 Mal fondé, l'appel sera rejeté sur ce point et le jugement du Tribunal de police 
sera dès lors confirmé. 

5. L'appelant conclut en dernier lieu à être exempté de toute peine. 

5.1.1 Conformément à l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de 
l'auteur. Il prend en considération ses antécédents et sa situation personnelle ainsi 
que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la 
gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le 
caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la 
mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, 
compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). Le 
facteur essentiel est celui de la gravité de la faute. 

 5.1.2 L'art. 49 al. 1 CP prévoit que si, en raison d'un ou de plusieurs actes, l'auteur 
remplit les conditions de plusieurs peines de même genre, le juge le condamne à 
la peine de l'infraction la plus grave et l'augmente dans une juste proportion. Il ne 
peut toutefois pas excéder de plus de la moitié le maximum de la peine prévue 

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pour cette infraction. Il est en outre lié par le maximum légal de chaque genre de 
peine.  

 A contrario, il n'y a pas d'aggravation de la peine lorsque l'auteur remplit les 
condition de plusieurs peines de genres différents. 

Se pose dans ce cas la question de la combinaison des différents types de peines, 
celle-ci n'ayant pas encore été tranchée par le Tribunal fédéral. A cet égard, une 
partie de la doctrine préconise le cumul des peines (DONGOIS/BICHOVSKY/ 
BLANK/MAIRE/PAREIN/VUILLE, Code pénal, Partie générale, Bâle 2007, 
p. 139). Inconnu sous l'empire de l'ancien droit, celui-ci ne repose toutefois sur 
aucune base légale et ne saurait découler de l'interprétation a contrario de l'art. 49 
al. 1 CP. Un tel cumul poserait également des problèmes en matière d'application 
de l'art. 47 CP, dès lors que le comportement de l'auteur, ses motivations et la 
gravité de sa faute, ne seraient plus examinés comme un tout, mais de manière 
fragmentée, avec le risque, pour un seul et même comportement, d'aboutir à des 
conclusions contradictoires, voire de sanctionner l'auteur plus sévèrement que si 
chaque infraction avait été commise et jugée isolément. Il sied également de tenir 
compte du fait que le cumul des peines est de nature à engendrer des problèmes en 
matière d'octroi du sursis, notamment lorsque les deux types de peines 
prononcées, susceptibles d'être assorties du sursis, dépassent, lorsqu'elles sont 
cumulées, le plafond auquel celui-ci peut être octroyé. Le cumul des peines 
apparaît en outre contraire au texte et à l'esprit de l'art. 42 al. 4 CP, qui autorise 
expressément le juge à prononcer, en plus du sursis, une peine pécuniaire sans 
sursis ou une amende selon l'art. 106 CP à titre de sanction immédiate. 

Dans cette mesure, il y a lieu de considérer que le cumul des peines est exclu. Il 
incombe dès lors au juge de fixer la peine devant être infligée à l'auteur en tenant 
compte du type de peine prévue par l'infraction la plus grave et, au besoin, en cas 
de pluralité d'infractions n'entrant pas en concours, d'assortir celle-ci d'une peine 
pécuniaire, voire d'une amende à titre de sanction immédiate au sens de l'art. 42 
al. 4 CP, selon la gravité de la faute reprochée à l'auteur.  

 5.1.3 L'art. 52 CP permet quant à lui à l'autorité compétente de renoncer à 
poursuivre l'auteur, à le renvoyer devant le tribunal ou à lui infliger une peine, si 
la culpabilité de ce dernier et les conséquences de son acte sont peu importantes. 
Cette disposition n'est pas applicable lorsque la culpabilité de l'auteur est grande 
et que les conséquences de son acte sont peu importantes. Il en va de même 
lorsque celles-ci sont grandes, mais que sa culpabilité est légère (FF 1999 1872). 

5.2 En l'espèce, la faute de l'appelant est grave. Il s'en est pris à l'intégrité 
corporelle de la partie civile en lui assénant trois coups de couteau, dont deux à 
l'abdomen, qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques sur la santé, voire 
la vie de cette dernière, si les plaies avaient été plus profondes. Sa faute est 

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d'autant plus grave qui lui était loisible de ne pas se comporter de la sorte, 
notamment en réglant ses problèmes de couple sans recourir à la violence et en 
acceptant la décision de sa femme de vivre séparée de lui. Il a également fait 
preuve d'un manque d'attention coupable au volant de son véhicule, provoquant de 
ce fait l'accident de voiture à l'origine de la bagarre. Cet accident ne serait par 
ailleurs jamais survenu sans le ressentiment de l'appelant pour la partie civile, qui 
l'a conduit à la suivre dans un but strictement chicanier. 

 Ses mobiles sont égoïstes. Il a agi de la sorte car, jaloux, il ne supportait pas que 
son épouse, tombée amoureuse de la partie civile, le quitte et décide de refaire sa 
vie sans lui. 

 La collaboration de l'appelant a été médiocre. Il ne semble pas avoir pris 
conscience de la gravité de ses actes et a refusé de présenter des excuses à la 
partie civile, qu'il accuse d'avoir détruit son ménage. 

 Il a été condamné par le passé pour une infraction grave à la LCR. 

A sa décharge, il sera tenu compte du fait que l'appelant traversait une période 
difficile de sa vie au moment des faits et qu'il était probablement fragilisé 
psychologiquement, sans pour autant que cela n'altère sa responsabilité. 

Au vu de ces éléments, l'appelant ne saurait être exempté de peine. Une réduction 
de la peine fixée par les premiers juges s'impose toutefois compte tenu de la 
modification de la qualification juridique des faits dont il s'est rendu coupable. Il 
se justifiera dès lors de le condamner à une peine privative de liberté de 8 mois, 
sous déduction de la détention subie avant jugement. 

Les conditions de l'art. 42 al. 1 CP étant réalisées, cette peine sera assortie du 
sursis, avec un délai d'épreuve de 3 ans (art. 44 CP). 

6. Dans la mesure où il succombe dans l'essentiel de ses conclusions, l'appelant sera 
condamné aux deux tiers des frais de la procédure, comprenant un émolument de 
800 fr., ainsi qu'au versement d'une indemnité de procédure en faveur de la partie 
civile de 500 fr. (art. 97 al. 1 CPP). Le solde de frais de la procédure sera laissé à 
la charge de l'Etat. 

* * * * * 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

A la forme : 

Reçoit l'appel interjeté par X______ contre le jugement JTP/814/2008 (Chambre 6) 
rendu le 2 juin 2006 par le Tribunal de police dans la cause P/5232/2007. 

Au fond : 

Annule ce jugement. 

Et, statuant à nouveau : 

Reconnaît X______ coupable de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 et 2 CP) et 
de violation des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 1 LCR). 

Le condamne à une peine privative de liberté de 8 mois, sous déduction de la détention 
subie avant jugement. 

Met le condamné au bénéfice du sursis et fixe le délai d'épreuve à 3 ans. 

Réserve les droits de la partie civile. 

Ordonne la confiscation et la destruction de la pièce no 1 sous inventaire du 7 avril 
2007. 

Condamne X______ aux deux tiers des frais de la procédure d'appel, qui comprennent 
un émolument de 800 fr. 

Laisse le solde des frais de la procédure d'appel à la charge de l'Etat.  

Condamne X______ au versement d'une indemnité de procédure en faveur de la partie 
civile de 500 fr. 

Siégeant : 

Monsieur François PAYCHÈRE, président; Monsieur Jean-Marc STRUBIN et Madame 
Sylvie DROIN, juges; Madame Joëlle BOTTALLO, greffière. 

 

 

Le président : 

François PAYCHÈRE 

 La greffière : 

Joëlle BOTTALLO 

 

Indication des voies de recours : 

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Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 

(LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa 

notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral 

par la voie du recours en matière pénale. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.