# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d4041c56-aef6-5046-98ac-5ef78271ef01
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-01-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 10.01.2023 F-27/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_F-27-2023_2023-01-10.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 

 

 

  

 

 Cour VI 

F-27/2023 

 

 
 

  A r r ê t  d u  1 0  j a n v i e r  2 0 2 3  

Composition 
 Claudia Cotting-Schalch, juge unique,  

avec l'approbation de Roswitha Petry, juge ; 

Laura Hottelier, greffière. 

   

Parties 

 
A._______, né le (…), 

Afghanistan,  

CFA Vallorbe,  

Champs-de-la-Croix 21, 1337 Vallorbe,   

recourant,  

 

  
contre 

  
Secrétariat d’Etat aux migrations SEM, 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (procédure Dublin - 

art. 31a al. 1 let. b LAsi); décision du SEM du 21 décembre 

2022 / N (…). 

 

 

 

F-27/2023 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 

7 septembre 2022, 

les investigations diligentées par le Secrétariat d’Etat aux migrations  

(ci-après : le SEM), sur la base d’une comparaison dactyloscopique avec 

l’unité centrale du système européen « Eurodac », desquelles il ressort 

que le prénommé a été interpellé en Italie le 29 août 2022 (daytyloscopie : 

1er septembre 2022), 

l'enregistrement des données personnelles du requérant en date du 

16 septembre 2022, sans audition sommaire (EDP) à cet effet au sens de 

l'art. 26 al. 3 LAsi (RS 142.31), 

le mandat de représentation signé par l’intéressé en faveur de Caritas 

Suisse le même jour (art. 102f et 102h al. 1 LAsi), 

l’entretien individuel du 21 septembre 2022, concernant la possible 

compétence de l’Italie pour le traitement de sa demande d’asile ainsi que 

l’établissement des faits médicaux, au cours duquel A._______ a 

notamment déclaré avoir quitté l’Afghanistan avec sa femme en 

septembre 2021 et être passé par l’Iran et la Turquie, avant d’arriver seul 

en Italie après s’être fait refoulé une fois en Turquie ; que les autorités 

italiennes auraient pris ses empreintes de force; qu’il aurait ensuite rejoint 

la Suisse ; qu’invité à se déterminer sur le prononcé éventuel d'une 

décision de non-entrée en matière ainsi que sur son éventuel transfert vers 

l'Italie, il a déclaré ne pas vouloir retourner dans ce pays dans la mesure 

où sa femme aurait été persécutée par des personnes qui y résideraient et 

qu’il risquait, lui aussi, d’y être en danger ; que, s’agissant de sa situation 

médicale, le prénommé a expliqué avoir des problèmes de peau ainsi que 

des problèmes de sommeil et se sentir sous pression au niveau 

psychologique, 

la requête aux fins de prise en charge de l’intéressé, présentée par le SEM 

aux autorités italiennes compétentes le même jour et basée sur l’art. 13 

par. 1 du règlement Dublin III (ci-après également : RD III ; référence 

complète : règlement [UE] no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l’Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride [refonte ; JO L 180/31 du 

29 juin 2013 p. 31 ss]), 

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l’absence de réponse des autorités italiennes à cette demande,  

la décision du 21 décembre 2022, notifiée le surlendemain, par laquelle le 

SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, n'est pas entré en matière 

sur la demande d'asile de A._______, a prononcé son transfert vers l’Italie 

et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence d'effet 

suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 30 décembre 2022, contre cette décision auprès du 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal ou TAF), par lequel le 

prénommé a demandé, à titre préalable, le prononcé de mesures 

superprovisionnelles (art. 56 PA [RS 172.021]), l’octroi de l’effet suspensif 

(art. 107a al. 2 LAsi), la dispense du versement d’une avance de frais 

(art. 63 al. 4 PA), l’assistance judiciaire « totale » (art. 65 al. 1 PA en lien 

avec l’art. 102m al. 1 let. a LAsi) ; que, sur le fond, il a conclu à l’annulation 

de la décision attaquée et, à titre principal, à l’entrée en matière sur sa 

demande d’asile ou, subsidiairement, au renvoi de la cause à l’autorité 

intimée, 

l’ordonnance du 3 janvier 2023, par laquelle l’exécution du transfert du 

recourant a été suspendue à titre de mesures superprovisionnelles, 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités 

mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées, par renvoi de l'art. 105 LAsi, devant le Tribunal, 

lequel statue alors définitivement, sauf demande d'extradition déposée par 

l'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF 

[RS 173.110]), exception non réalisée en l’espèce, 

que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi 

de l’art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 

al. 3 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

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que, saisi d’un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d’asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d’une 

telle décision (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 3.1), 

que, dans le cas d’espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à 

faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d’un 

accord international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères 

fixés dans le règlement Dublin III,  

que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant 

déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 RD III), 

que, dans une procédure de prise en charge (« take charge »), comme en 

l'espèce, les critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) 

doivent être appliqués successivement (principe de l'application 

hiérarchique des critères de compétence, art. 7 par. 1 RD III), 

que, pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre 

(art. 7 par. 2 RD III ; cf. ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER/SPRUNG, 

Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, pt 4 ad art. 7), 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge − dans 

les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 − le demandeur qui a introduit 

une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 let. a RD III), 

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qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont permis 

d’établir, après consultation de l’unité centrale du système européen 

« Eurodac », qu’A._______ est entré illégalement en Italie le 29 août 2022, 

avant de poursuivre son parcours migratoire à destination de la Suisse, où 

il a déposé une première demande d'asile le 7 septembre suivant, 

qu’ainsi, et dans la mesure où aucun des critères de compétence retenus 

aux art. 8 à 12 RD III n'est réalisé en l'espèce, c'est à juste titre que l'autorité 

intimée a fait application de celui énoncé à l'art. 13 par. 1 RD III, disposition 

en vertu de laquelle, lorsqu'il est établi que le demandeur a franchi 

irrégulièrement la frontière d'un Etat membre dans lequel il est entré en 

venant d'un Etat tiers, cet Etat membre est responsable de l'examen de la 

demande de protection internationale, 

que, le 21 septembre 2022, le Secrétariat d’Etat a dès lors soumis aux 

autorités italiennes compétentes, dans le délai fixé à l’art. 21 par. 1 RD III, 

une requête aux fins de prise en charge du prénommé, fondée sur 

l’art. 13 par. 1 RD III, 

que les autorités italiennes n'ont pas fait connaître leur décision quant à la 

requête du SEM aux fins d'admission dans le délai de deux mois prévu à 

l'art. 22 par. 1 RD III, de sorte que l'Italie est réputée avoir reconnu sa 

compétence conformément à l'art. 22 par. 7 RD III,  

que, cela étant, au vu de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, il y a lieu d'abord 

d'examiner s'il y a de sérieuses raisons de penser qu'il existe, en Italie, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain 

ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de 

l'Union européenne (JO C 364/1 du 18 décembre 2000, Charte UE), 

qu'il convient de rappeler que ce pays est lié à cette Charte et partie à la 

Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés 

(Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi qu'au Protocole additionnel du 

31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301), à la CEDH (RS 0.101) et à la 

Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou 

traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105) et, 

à ce titre, en applique les dispositions, 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

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protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale, ci-après : directive Procédure] ; directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est cependant pas irréfragable et doit 

être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du transfert, 

d'une pratique avérée de violations systématiques des normes minimales 

de l'Union européenne, constitutives de défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile au 

sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 du règlement Dublin III ; que, dans un tel cas, 

l’Etat requérant doit renoncer au transfert, 

que, de jurisprudence constante, le Tribunal a retenu qu'il ne pouvait être 

conclu à l'existence de défaillances systémiques dans la procédure d'asile 

et le système d'accueil en Italie et que l'application de l'art. 3 par. 2 

al. 2 RD III ne se justifiait dès lors pas, quand bien même la procédure 

d'asile et le dispositif d'accueil et d'assistance sociale dans cet Etat 

souffraient de certaines carences (cf. arrêts de référence du TAF  

D-4235/2021 du 19 avril 2022 consid. 10.2 ; F-6330/2020 du 

18 octobre 2021 consid. 9), 

que, partant, l'application de cette disposition ne se justifie pas en l'espèce, 

l’intéressé ne le soutenant du reste pas, 

qu’en revanche, le recourant s'est opposé à son transfert vers l’Italie en 

soutenant que les conditions d’accueil des requérants y étaient mauvaises 

et l’accès aux soins inexistant ; qu’il a également allégué craindre de 

retourner dans ce pays, dans la mesure où les frères de l’ancien fiancé de 

sa femme, qui leur en voulaient, y résideraient,  

que, ce faisant, il a implicitement sollicité l'application de la clause 

discrétionnaire prévue à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), 

que, sur la base de cette disposition, chaque Etat membre peut décider 

d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée 

par le ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement ; que, comme 

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l'a retenu la jurisprudence, le SEM doit admettre la responsabilité de la 

Suisse pour examiner une demande de protection internationale qui lui est 

présentée, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le règlement Dublin III, lorsque le transfert envisagé vers l'Etat 

membre désigné responsable par lesdits critères viole des obligations de 

la Suisse relevant du droit international public ; qu'il peut également 

admettre cette responsabilité pour des raisons humanitaires au sens de 

l'art. 29a al. 3 OA 1 (RS 142.311 ; cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

qu'en l'espèce, n'ayant pas formellement sollicité l'asile lors de son séjour 

en Italie, il incombera en premier lieu au recourant, à son retour dans ce 

pays, de déposer, dans les meilleurs délais, une telle demande d'asile 

auprès des autorités italiennes compétentes et de se conformer à leurs 

instructions, ce qui lui permettra en particulier de bénéficier des prestations 

prévues tant par la directive Procédure que la directive Accueil, 

que, par ailleurs, l'intéressé n'a fourni aucun élément concret susceptible 

d'établir que les autorités italiennes refuseraient de le prendre en charge 

et d'examiner sa demande de protection internationale, une fois qu’il l'aura 

déposée, ni qu'elles ne respecteraient pas le principe de non-refoulement, 

et donc failliraient à leurs obligations internationales en le renvoyant dans 

un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient 

sérieusement menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se 

rendre dans un tel pays, 

qu'en outre, l’intéressé n'a pas démontré ni même rendu vraisemblable que 

ses conditions d'existence en Italie revêtiraient un tel degré de pénibilité et 

de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement contraire à 

l'art. 3 CEDH ou 3 Conv. torture, 

qu'en particulier, il n'a pas apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux 

qu’il serait lui-même privé durablement, une fois qu’il aura déposé une 

demande d'asile en Italie − à la différence de son premier séjour sur 

place −, de tout accès à des conditions matérielles minimales d'accueil 

prévues par la directive Accueil et qu’il ne pourrait pas bénéficier de l'aide 

dont il pourrait avoir besoin pour faire valoir ses droits, 

que, sans vouloir minimiser les traumatismes que le recourant aurait pu 

endurer tant dans son pays d’origine que lors de son parcours migratoire, 

le Tribunal relève, concernant sa crainte d’avoir affaire à la famille de 

l’ancien fiancé de sa femme résidant en Italie, que ce pays est un Etat de 

droit et que rien ne laisse à penser que les autorités compétentes ne lui 

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offriraient pas une protection adéquate, au cas où il en ferait la demande ; 

que, l’intéressé pourra donc sans autre s'adresser, une fois arrivé dans ce 

pays, aux autorités policières ou judiciaires en cas de besoin, 

que, s’agissant des problèmes de santé du recourant, ce dernier a allégué, 

à l’occasion de son entretien Dublin, prendre un antalgique (Dafalgan) et 

des anti-inflammatoires (Ibuprofène et Co-amoxicillin), avoir des insomnies 

ainsi que de souffrir de problème de peau et de stress (cf. dossier SEM, 

pce. 17/3),  

que toutefois, indépendamment du fait qu’aucun rapport médical n’appert 

du dossier de l’autorité inférieure et dont il ne ressort pas non plus que 

l’intéressé ait consulté l’infirmerie du centre pour faire valoir un quelconque 

problème de santé, les affections dont se prévaut ce dernier ne revêtent 

manifestement pas un degré de gravité à même de faire obstacle à son 

transfert vers l’Italie, d’autant moins qu’il n’a fourni aucun document y relatif 

au stade du recours,  

que, dans ces conditions, c'est à juste titre que le SEM a retenu que les 

problèmes de santé du recourant n'apparaissaient pas d'une gravité telle 

que son transfert en Italie serait illicite au sens restrictif de la jurisprudence 

en la matière (cf. arrêt Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016 

[Grande Chambre], requête no 41738/10),  

qu'au demeurant, si – après son transfert en Italie et le dépôt d’une 

demande d’asile auprès des autorités de ce pays – l'intéressé devait être 

contraint par les circonstances à mener une existence non conforme à la 

dignité humaine, ou s’il devait estimer que ce pays viole ses obligations 

d'assistance à son encontre, ainsi que la directive précitée, ou de toute 

autre manière porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendrait 

de faire valoir ses droits directement auprès des autorités italiennes, en 

usant des voies de droit adéquates (art. 26 directive Accueil), 

que, par conséquent, le transfert du recourant vers l’Italie n'est pas 

contraire aux obligations découlant de dispositions conventionnelles 

auxquelles la Suisse est liée, 

que, par ailleurs, il y a lieu de constater que le SEM a établi de manière 

complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a commis ni excès ni abus de 

son large pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de 

raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, en combinaison avec 

l'art. 17 par. 1 RD III (cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

http://links.weblaw.ch/BVGE-2015/9

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qu’il convient encore de rappeler que le règlement Dublin III ne confère pas 

aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, 

les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen 

de leur demande d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'en conclusion, c'est manifestement à bon droit que l’autorité intimée a 

considéré qu'il n'y avait pas lieu de faire application de la clause de 

souveraineté ancrée à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, que ce soit 

pour des raisons tirées du respect, par la Suisse, de ses obligations 

internationales ou pour des raisons humanitaires, 

qu’au vu de ce qui précède, c’est à juste titre que le SEM n'est pas entré 

en matière sur la demande d'asile du recourant, en application de 

l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et a prononcé son transfert de la Suisse vers 

l’Italie, en application de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale 

du renvoi n'étant réalisée (art. 32 OA 1), 

que, partant, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'une seconde juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il est statué sur le fond par le présent arrêt, les 

demandes tendant à l'octroi de l'effet suspensif et à la dispense du 

versement d'une avance de frais sont sans objet, 

que, les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

requête d'assistance judiciaire « totale » est, elle, rejetée (art. 65 al. 1 PA 

en lien avec l’art. 102m al. 1 let. a LAsi), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 

3 let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral 

(FITAF, RS 173.320.2). 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’assistance judiciaire totale est rejetée.  

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l’autorité cantonale. 

 

La juge unique : La greffière : 

  

Claudia Cotting-Schalch Laura Hottelier 

 

 

Expédition : 

  

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Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Recommandé ; annexe : un bulletin de versement) 

– au SEM, ad dossier N (…), pour information,  

– au Service de la population du canton de Vaud, en copie.