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**Case Identifier:** 92af2b05-3b21-5ab8-a63a-c730be97d6a6
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-04-12
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 12.04.2024 D-1417/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-1417-2024_2024-04-12.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-1417/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 2  a v r i l  2 0 2 4  

Composition 
 Chrystel Tornare Villanueva, juge unique,  

avec l’approbation de Grégory Sauder, juge ; 

Michel Jaccottet, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

alias B._______, né le (…),  

et son fils 

C._______, né le (…), 

alias D._______, né le (…), 

Syrie,    

recourants,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans exécution du renvoi) ;  

décision du SEM du 31 janvier 2024. 

 

 

 

D-1417/2024 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ et son fils 

C._______, ressortissants syriens d’ethnie kurde, en date du 5 décembre 

2022, 

les procès-verbaux des auditions des intéressés sur leurs données 

personnelles du 8 décembre 2022,  

les procès-verbaux des auditions sur leurs motifs d’asile (art. 29 LAsi 

[RS 142.31]) du 13 juin 2023, 

les documents produits par les intéressés, à savoir leurs cartes d’identité, 

et sous forme de photocopie, le livret de famille, le livret militaire et un 

certificat d’évaluation militaire de A._______ ainsi qu’un extrait de son 

casier judiciaire du (…) 2022, 

la décision incidente du 22 juin 2023, par laquelle le SEM a décidé de traiter 

la demande d’asile des intéressés dans le cadre d’une procédure étendue 

en vertu de l’art. 26d LAsi, 

la décision du 31 janvier 2024, notifiée le lendemain, par laquelle le SEM 

a dénié la qualité de réfugié aux intéressés, rejeté leur demande d’asile, 

prononcé leur renvoi de Suisse, mais en raison de l’inexigibilité de 

l’exécution de cette mesure les a mis au bénéfice d’une admission 

provisoire, 

le recours du 4 mars 2024, par lequel les intéressés ont conclu, 

principalement, à l’annulation des chiffres 1 à 3 de la décision précitée, à 

la reconnaissance de la qualité de réfugié et à l’octroi de l’asile ainsi que, 

subsidiairement, au renvoi de la cause au SEM, 

les requêtes de dispense du paiement de l’avance de frais et d’assistance 

judiciaire partielle qu’il comporte,  

le courrier du 5 mars 2024, par lequel le Tribunal administratif fédéral  

(ci-après : le Tribunal) a accusé réception du recours,  

la décision incidente du 12 mars 2024, par laquelle le Tribunal a rejeté les 

demandes de dispense du paiement de l’avance de frais ainsi que 

d’assistance judiciaire partielle, considérant que les conclusions du recours 

paraissaient d’emblée vouées à l’échec, et a invité les intéressés à verser, 

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jusqu’au 27 mars 2024, une avance de 750 francs sur les frais de 

procédure présumés, 

le courrier du 27 mars 2024, par lequel les intéressés, tout en effectuant le 

versement de l’avance de frais dans le délai imparti, ont demandé la 

reconsidération de la décision incidente précitée et ont produit une 

attestation d’indigence du (…) 2024 ainsi qu’une copie d’un mandat d’arrêt 

émis le (…) 2022, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les 

autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM en matière d’asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi), lequel statue alors définitivement, sauf 

demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se 

protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110]), exception non réalisée en 

l’espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige, 

que les intéressés ont qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable, 

qu’en matière d’asile et sur le principe du renvoi (art. 44 1ère phr. LAsi), le 

Tribunal examine, en vertu de l'art. 106 al. 1 LAsi, les motifs de recours 

tirés d'une violation du droit fédéral, notamment pour abus ou excès dans 

l'exercice du pouvoir d'appréciation (let. a), et d'un établissement inexact 

ou incomplet de l'état de fait pertinent (let. b), 

qu’à titre liminaire, il y a lieu d’examiner le grief formel soulevé dans le 

recours, celui-ci étant susceptible d’entraîner l'annulation de la décision 

querellée, indépendamment des chances de succès de celui-là sur le fond 

(cf. ATF 144 I 11 consid. 5.3 et jurisp. cit. ; ATAF 2019 VII/6 consid. 4.1 ; 

2013/34 consid. 4.2 ; 2013/23 consid. 6.1.3 ; 2010/35 consid. 4.1.1 et 

jurisp. cit.), 

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que A._______ a reproché au SEM d’avoir violé son droit d’être entendu 

en relation avec la question de l’authenticité de l’extrait du casier judiciaire 

qu’il a produit sous forme de photographie, 

que le droit d’être entendu, ancré à l’art. 29 al. 2 Cst. et concrétisé, en droit 

administratif, par les art. 29 ss PA, comprend, pour le justiciable, le droit de 

s’expliquer sur les faits, avant qu’une décision ne soit prise à son détriment, 

celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort 

de la cause, celui d’avoir accès à son dossier et celui de participer à 

l’administration des preuves, d’en prendre connaissance et de se 

déterminer à leur propos (cf. notamment arrêt du Tribunal D-1573/2019 du 

4 avril 2019 et réf. cit.), 

que la jurisprudence a déduit du droit d'être entendu le devoir pour l'autorité 

de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la 

contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours à bon escient, 

que, pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, au 

moins brièvement, ses réflexions sur les éléments de fait et de droit 

essentiels, autrement dit les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a 

fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte 

de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause ; elle n'a 

toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de 

preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter 

à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (cf. ATF 138 IV 81 

consid. 2.2 ; 129 I 323 consid. 3.2 ; ATF 126 I 97 consid. 2a et jurisp. cit.), 

que l'établissement des faits est incomplet au sens de l'art. 106 al. 1 

let. b LAsi, lorsque toutes les circonstances de fait et les moyens de preuve 

déterminants pour la décision n'ont pas été pris en compte par l'autorité 

inférieure, 

qu’il est inexact, lorsque l'autorité a omis d'administrer la preuve d'un fait 

pertinent, a apprécié de manière erronée le résultat de l'administration d'un 

moyen de preuve ou a fondé sa décision sur des faits erronés, en 

contradiction avec les pièces (cf. ATAF 2014/2 consid. 5.1 ; 2007/37 

consid. 2.3 ; BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 2ème éd., 2015, 

p. 566), 

 

http://links.weblaw.ch/ATF-129-I-313
http://links.weblaw.ch/ATF-126-I-97

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que selon la maxime inquisitoire, applicable en procédure administrative, 

c’est à l’autorité administrative, respectivement de recours, qu’il incombe 

d’élucider l’état de fait de manière exacte et complète ; qu’elle dirige la 

procédure et définit les faits qu’elle considère comme pertinents, ainsi que 

les preuves nécessaires, qu’elle ordonne et apprécie d’office (art. 12 PA ; 

cf. ATAF 2020 VI/6 consid. 2.2 ; 2012/21 consid. 5.1 ; 2009/60 

consid. 2.1.1), 

que cette maxime doit cependant être relativisée par son corollaire, soit le 

devoir de collaboration des parties à l'établissement des faits, ainsi que par 

le droit des parties, compris dans le droit d'être entendu, de participer à la 

procédure et d'influencer la prise de décision (art. 13 PA et art. 8 LAsi) ; 

que l’obligation de collaborer de la partie touche en particulier les faits qui 

se rapportent à sa situation personnelle, ceux qu’elle connaît mieux que 

les autorités ou encore ceux qui, sans sa collaboration, ne pourraient pas 

être collectés moyennant un effort raisonnable (cf. ATAF 2020 VI/6 

consid. 2.3 ; 2011/54 consid. 5 ; 2008/24 consid. 7.2), 

qu’en l’espèce, le SEM n’ayant pas procédé à une analyse ou à une 

expertise formelle de l’extrait du casier judiciaire, il n’y avait pas lieu 

d’octroyer à l’intéressé le droit de se déterminer sur d’éventuels indices de 

falsification,  

qu’en outre, le SEM a expliqué, à satisfaction de droit, dans la décision 

attaquée, les raisons pour lesquelles il a estimé que les indications 

contenues dans l’extrait du casier judiciaire n’étaient pas en adéquation 

avec les déclarations de l’intéressé,  

que dans ces conditions, se fondant en particulier sur le récit de l’intéressé 

pour mettre en doute l’authenticité de ce document, il n’avait pas encore à 

l’entendre à ce sujet, 

qu’aussi, le grief d’ordre formel doit être rejeté, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2 à 

5.6), 

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que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 

LAsi), 

que peut se prévaloir d'une crainte fondée de persécution, celui qui a de 

bonnes raisons, c'est-à-dire des raisons objectivement reconnaissables 

pour un tiers (élément objectif), de craindre (élément subjectif) d'avoir à 

subir, selon toute vraisemblance dans son pays et dans un avenir prochain, 

une persécution au sens de l'art. 3 LAsi, 

que la crainte d'une persécution future doit ainsi apparaître objectivement 

fondée au vu de circonstances concrètes et effectives,  

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

qu’au cours de ses auditions, A._______ a déclaré être né à E._______ 

(F._______ en kurde) et avoir appris le métier de (…) à G._______, 

qu’il aurait accompli ensuite son service militaire, 

que suite à un accident, il aurait reçu une lettre de fin de service, 

qu’il serait alors retourné dans son village natal, où il aurait travaillé dans 

(…) et (…), 

qu’il se serait marié en (…) et aurait eu (…) enfants,  

qu’autour de 2018, il se serait établi à H._______ pour permettre à ses 

enfants de poursuivre leur scolarité et aurait ouvert un bureau de (…) avec 

des amis, 

qu’en raison de l’arrivée de l’Etat islamique (Daesh) et des forces turques 

dans la région ainsi que de sa crainte que ses enfants soient convoqués 

au service militaire, il aurait décidé de quitter la Syrie, 

que dans le but de se faire établir un passeport, il aurait pris contact, durant 

l’été 2022, avec un beau-frère, qui aurait travaillé comme (…) à 

G._______, pour savoir s’il était connu défavorablement au (…),  

que son beau-frère l’aurait informé qu’il faisait l’objet d’une condamnation, 

si bien qu’il lui aurait été impossible d’obtenir un passeport, 

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que l’intéressé aurait alors encore pris contact avec une connaissance, afin 

de vérifier s’il était également connu au bureau de l’immigration de 

I._______,  

que celle-ci lui aurait indiqué que tel était le cas,  

que suite aux bombardements de l’armée turque dans la région, il aurait 

quitté la Syrie, le (…) 2022, accompagné de ses deux fils aînés, 

qu’ils seraient arrivés en Suisse le 4 décembre suivant,  

que le fils de l’intéressé, C._______, a déclaré pour l’essentiel avoir suivi 

sa scolarité à F._______ et H._______, puis avoir travaillé dans un atelier 

de (…),  

qu’il aurait quitté la Syrie en raison de la guerre, n’ayant pas de motifs 

personnels à faire valoir, 

qu’en l’espèce, c’est à bon droit que le SEM a considéré que les motifs 

d’asile des intéressés ne répondaient pas aux conditions de l’art. 3 LAsi et 

que leurs déclarations n’étaient pas vraisemblables au sens de l’art. 7 LAsi, 

qu’en effet, les allégations des recourants concernant la situation sécuritaire en 

Syrie ne sont pas déterminantes au sens de l’art. 3 LAsi, les motifs de fuite 

résultant d’un état de guerre ou de violence généralisée, auquel tout un chacun 

peut être confronté, ne sont pas, en tant que tels, déterminants en matière 

d’asile, dans la mesure où ils ne sont pas dictés par une volonté de persécution 

ciblée en raison de l’un des motifs énoncés exhaustivement à l’art. 3 LAsi 

(cf. ATAF 2008/12 consid. 7), 

que, de plus, le Tribunal a admis que les Kurdes n’étaient pas victimes en Syrie 

d’une persécution collective, dont la reconnaissance est soumise à des règles 

strictes (cf. notamment arrêt du Tribunal E-2451/2018 du 18 janvier 2023 

consid. 3.8 et réf. cit.), 

que par ailleurs, l’intéressé n’a pas rendu vraisemblable qu’il serait 

recherché au motif qu’il aurait exercé des activités politiques et été 

condamné en raison de celles-ci, 

qu’en effet, il ne ressort pas de ses déclarations qu’il aurait endossé un 

profil politique susceptible de l’avoir placé dans le collimateur des autorités 

syriennes, 

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qu’ainsi, il a déclaré qu’il n’aimait pas les activités politiques et s’en 

éloignait (cf. procès-verbal d’audition [p.-v.] du 13 juin 2023, réponse à la 

question 44), 

que pour autant que sa participation à des manifestations soit avérée, il n’y 

a manifestement pas tenu un rôle spécifique, indiquant y avoir été 

« comme tout le monde » (cf. p.-v. du 13 juin 2023, réponse à la question 

39), 

qu’à l’instar du SEM, le Tribunal constate que l’intéressé n’a pas été en 

mesure de donner des détails sur le déroulement de ces manifestations, 

déclarant ne pas avoir pensé que cette question allait lui être posée  

(cf. p.-v. du 13 juin 2023, réponse à la question 34), 

que le recourant a certes produit une photographie d’un extrait de son 

casier judiciaire daté du (…) 2022 et dont il ressort qu’il a été condamné à 

une peine de (…) ans d’emprisonnement ainsi qu’au paiement d’une 

amende de (…) millions de livres syriennes, par le Tribunal de (…) à 

G._______, pour (…) ainsi qu’une copie d’un mandat d’arrêt du (…) 2022, 

que toutefois, les documents produits sous forme de copie ont une valeur 

probante limitée, compte tenu des possibilités de manipulation que permet 

cette technique de reproduction, 

que de plus, il n’est pas crédible que ces documents aient été émis en 

2022, soit dix ans après la participation alléguée par l’intéressé à des 

manifestations (cf. p.-v. du 13 juin 2023, réponse à la question 36), 

qu’il n’est également pas vraisemblable qu’il ait été condamné pour 

appartenance à des partis kurdes opposés, n’ayant à aucun moment 

allégué être membre de tels groupements, 

que la constatation du SEM selon laquelle le Tribunal de (…) à G._______, 

qui aurait prononcé la condamnation, aurait été supprimé par le Président 

syrien le (…) n’a pas été contestée par l’intéressé, 

que celui-ci n’a en rien expliqué le dépôt tardif du mandat, émis le (…) 2022 

et produit en annexe de son courrier du 27 mars 2024, ni la manière dont 

il l’aurait obtenu, 

que ce mandat étant adressé aux responsables de districts et de 

sous-districts ainsi qu’aux services de sécurité du gouvernorat de 

I._______, il est singulier qu’il soit parvenu aux mains de particuliers,  

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que dès lors, tant l’extrait du casier judiciaire que le mandat d’arrêt produit 

sous forme de photocopie apparaissent avoir été établis pour les besoins 

de la cause,  

que compte tenu de ce qui précède, les intéressés n’ont pas rendu 

vraisemblable avoir subi une persécution pertinente en matière d’asile en 

Syrie, ni avoir une crainte objectivement et subjectivement fondée d’être 

soumis à de sérieux préjudices en cas de retour dans ce pays, 

qu’enfin, la qualité de réfugié ne peut pas non plus être reconnue aux 

recourants en raison de motifs subjectifs postérieurs à leur départ de Syrie 

(art. 54 LAsi), 

qu’en effet, en admettant qu’ils aient quitté illégalement la Syrie, rien 

n'indique, comme développé précédemment, qu’ils seraient considérés par 

les autorités syriennes, en cas de retour, comme des opposants au régime,  

qu’il convient pour le surplus de renvoyer aux considérants de la décision 

attaquée, dès lors que ceux-ci sont suffisamment explicites et motivés et 

que le recours ne contient aucun élément nouveau propre à en remettre 

en cause le bien-fondé (art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA),  

que, dans ces conditions, le recours doit être rejeté, en tant qu'il porte sur 

la non-reconnaissance de la qualité de réfugié et le refus de l'asile, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit des recourants à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, l'autorité de céans est tenue de confirmer le renvoi 

(art. 44 LAsi), 

que les questions relatives à l’exécution du renvoi ne se posent pas, dès 

lors que les intéressés ont été mis au bénéfice de l’admission provisoire, 

que le recours s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 

let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge des recourants, conformément aux art. 63 al. 1 PA ainsi que 2 et 3 

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let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

que, dans ces conditions, la demande de reconsidération de la décision 

incidente du Tribunal du 12 mars 2024 est sans objet,  

 

 

 

(dispositif : page suivante)  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté  

2.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

des recourants. Ceux-ci sont intégralement couverts par l'avance de frais 

de même montant, versée le 27 mars 2024. 

3.  

Le présent arrêt est adressé aux recourants, au SEM et à l'autorité 

cantonale. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Chrystel Tornare Villanueva Michel Jaccottet 

 

 

Expédition :