# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e1b3cdb9-d5df-544a-86c1-6ec4bf0421e8
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2025-02-10
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 10.02.2025 E-8014/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-8014-2024_2025-02-10.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-8014/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  1 0  f é v r i e r  2 0 2 5  

Composition 
 Camilla Mariéthoz Wyssen, juge unique,  

avec l’approbation de Gérald Bovier, juge ; 

Jean-Marie Staubli, greffier. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Ethiopie,  

c/o (…),   

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile et renvoi ;  

décision du SEM du 21 novembre 2024. 

 

 

 

E-8014/2024 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse, le 20 novembre 2021, par  

A._______, 

le procès-verbal de l’enregistrement de ses données personnelles du 

26 novembre 2021, 

le compte-rendu d’entretien Dublin du 30 novembre 2021,  

les formulaires F2, des 2 et 3 février 2022, évoquant une intervention 

chirurgicale mineure (incision d’un abcès paramamillaire), 

le procès-verbal de l’audition sur les motifs d’asile du 2 mars 2022, 

le rapport d’analyse Lingua, du 6 juillet 2022, établi par un spécialiste 

mandaté par le SEM sur la base d’un entretien téléphonique et concluant 

à une socialisation claire ("eindeutig") de l’intéressé à Addis Abeba,  

l’arrêt D-2773/2024 du 7 juin 2024, par lequel le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après : le Tribunal) a admis un recours pour déni de justice, 

déposé le 3 mai 2024, 

le procès-verbal de l’audition complémentaire du 12 septembre 2024, 

la décision du SEM du 21 novembre 2024, notifiée le lendemain, par 

laquelle le SEM a dénié la qualité de réfugié au recourant, rejeté sa 

demande d’asile, prononcé son renvoi de Suisse et ordonné l’exécution de 

cette mesure, 

le recours du 19 décembre 2024 formé par le recourant contre cette 

décision,  

les demandes de dispense de paiement de l'avance et des frais de 

procédure dont il est assorti, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF (RS 173.32), connaît des recours 

contre les décisions au sens de l'art. 5 PA (RS 172.021) prises par les 

autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

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qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi), lequel statue alors définitivement, sauf 

demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se 

protéger (art. 83 let. d ch. 1 LTF [RS 173.110], exception non réalisée en 

l’espèce, 

que l’intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), 

que, présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) 

prescrits par la loi, le recours est recevable, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable 

(art. 3 al. 2 LAsi), 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al. 1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés 

(art. 7 al. 3 LAsi), 

qu'en d'autres termes, des allégations sont vraisemblables lorsque, sur les 

points essentiels, elles sont suffisamment fondées (ou consistantes), 

concluantes (ou constantes et cohérentes) et plausibles et que le requérant 

est personnellement crédible (cf. ATAF 2012/5 consid. 2.2), 

qu’en l’espèce, lors de ses auditions, A._______, a déclaré être un 

ressortissant éthiopien d’ethnie tigréenne et de langue maternelle 

amharique, 

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qu’il aurait passé la majeure partie de sa vie à Addis Abeba, où il aurait 

suivi une scolarité jusqu’en dixième année, avant d’entreprendre une 

formation en métallurgie, 

qu’à la suite de l’accession au pouvoir d’Abiy Ahmed, son père, ancien 

consultant de B._______, aurait fait l’objet de pressions répétées pour 

transmettre des informations issues d’un ou de plusieurs dossiers en sa 

possession, 

que le refus persistant de ce dernier de se conformer à ces demandes 

aurait entraîné plusieurs descentes de police au domicile familial, 

que, lors de ces interventions, les agents auraient exigé la remise desdits 

dossiers, procédé à des fouilles systématiques des lieux et proféré des 

menaces à l’encontre des membres de la famille, 

que cette situation aurait conduit la mère de l’intéressé à quitter le pays de 

manière précipitée, 

qu’alors âgé de 19 ans, le recourant aurait quitté Addis Abeba avec son 

père pour s’installer à C._______, dans la région du Tigré, afin d’échapper 

aux descentes policières,  

qu’il y aurait séjourné durant près d’une année, d’août 2020 à août 2021, 

en tentant de se faire discret, 

que, malgré ce déménagement, les visites des forces de l’ordre auraient 

persisté à leur nouvelle adresse, 

qu’au cours d’une de ces descentes, la situation aurait dégénéré et son 

père aurait été abattu devant ses yeux, 

que le recourant, menotté et le visage masqué, aurait été contraint de 

monter à bord d’un véhicule et emmené dans un centre de détention, qu’il 

a situé à D._______, 

qu’il aurait été placé dans une cellule individuelle insalubre et 

régulièrement soumis à des interrogatoires violents portant sur les dossiers 

de son père, 

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que grâce au prêt d’un téléphone par un codétenu, il aurait réussi à 

contacter un oncle paternel, lequel aurait pris des mesures pour organiser 

son évasion, 

qu’un mois plus tard, deux individus l’auraient extrait de sa cellule et 

conduit à l’extérieur de la prison, où il aurait retrouvé ce proche, 

que celui-ci l’aurait accompagné à l’aéroport international d’Addis Abeba, 

d’où ils auraient pris un vol à destination de la Turquie en utilisant un faux 

passeport (lequel aurait ensuite été détruit), 

que le SEM, dans sa décision du 21 novembre 2024, a conclu à 

l’invraisemblance du récit, 

qu’il a considéré que les déclarations de l’intéressé n’avaient globalement 

pas la qualité que l’on pouvait attendre de la part d’une personne avec ses 

compétences individuelles, relevant un manque de détails circonstanciés 

sur les descentes policières, son itinéraire entre Addis-Abeba et 

C._______ ainsi que les conditions de son séjour dans cette dernière 

localité, alors frappée par la guerre, 

que, dans son recours, l’intéressé conteste cette appréciation, 

qu’à titre liminaire, le Tribunal relève que les griefs du recourant relatifs à 

la durée de la procédure devant le SEM ont déjà été examinés dans l’arrêt 

D-2773/2024 du 7 juin 2024 de sorte qu’il n’y a pas lieu d’y revenir, 

que partant, les critiques formulées à ce sujet doivent être écartées, 

qu’en outre, bien que l’intéressé fasse valoir avoir été "déstabilisé" par les 

questions posées lors de l’audition complémentaire du 12 septembre 2024, 

au motif qu’elles portaient principalement sur son réseau familial en 

Ethiopie plutôt que sur ses motifs d’asile, la lecture du procès-verbal ne 

révèle aucune difficulté de communication ou de transcription, 

que le recourant ne fait du reste en rien valoir que les déclarations 

consignées dans ce procès-verbal seraient erronées ou ne 

correspondraient pas à la réalité, 

que le contenu du procès-verbal de l’audition du 12 septembre 2024 

apparaît ainsi complet et conforme aux déclarations de l’intéressé,  

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que ces prémisses posées, le Tribunal retient, à l’instar du SEM, que le 

récit de l’intéressé n’est pas vraisemblable, 

que ses déclarations relatives aux descentes de policiers, prétendument 

survenues à son domicile familial à Addis Abeba et dans son logement 

subséquent à C._______, présentent un caractère vague et stéréotypé, 

que malgré plusieurs relances, le recourant s’est limité à exposer de façon 

répétitive que les visites avaient pour objectif de contraindre son père à 

remettre un ou plusieurs dossiers exigés par Abiy Ahmed en personne, 

sans apporter d’éclaircissement complémentaire (cf. pv. d’audition du 

2 mars 2022, R70, 78, 81 et 92), 

que ses propos sont demeurés particulièrement laconiques quant à la 

fréquence et à la durée de ces descentes, ainsi qu’à l’apparence des 

policiers prétendument impliqués, qu’il n’a décrits que de façon générique 

en indiquant qu’ils portaient des vêtements civils, 

que l’assertion selon laquelle il s’agissait systématiquement de personnes 

différentes (cf. pv. précité, R80) ne saurait justifier de manière 

convaincante son incapacité à fournir la moindre information permettant de 

les identifier, 

qu’il est en outre paradoxal que le recourant prétende ignorer le contenu 

du ou des dossiers recherchés, alors même qu’il présente ces faits comme 

étant la cause principale de ses problèmes à l’origine de son départ du 

pays, 

que cette ignorance est d’autant plus surprenante qu’il affirme avoir 

cohabité avec son père pendant près d’une année à C._______, 

partageant ainsi une proximité quotidienne et une communauté de destin, 

que dans un tel contexte, il est difficilement concevable que le recourant 

n’ait manifesté aucun intérêt, même limité, pour le contenu desdits 

dossiers, notamment en interrogeant son père, 

que cette absence de curiosité ou d’effort, en dépit des circonstances 

alléguées (cf. pv. précité R77 : "mon père n’était pas quelqu’un de très 

ouvert"), affaiblit considérablement la crédibilité de ses déclarations, 

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qu’à cela s’ajoutent de sérieux doutes quant à la réalité de son séjour 

allégué d’une année à C._______, qu’il situe entre les mois d’août 2020 et 

août 2021, 

qu’interrogé sur des aspects essentiels, tels que le contrôle exercé dans la 

région durant cette période ou les événements marquants qu’il aurait pu 

observer, le recourant a initialement indiqué ignorer qui administrait la ville 

et affirmé n’avoir rien remarqué de notable (cf. pv. précité R127 s.), 

que de telles déclarations apparaissent pour le moins singulières au regard 

des circonstances prévalant alors sur le terrain, 

qu’en effet, à compter de novembre 2020, la localité de C._______, à 

l’instar de la capitale régionale E._______ plus au sud, a été l’un des 

épicentres du conflit armé opposant le gouvernement fédéral éthiopien au 

Front de libération du peuple du Tigré,  

que ce conflit, marqué par des bombardements aériens répétés et des 

affrontements armés intenses, a gravement perturbé la vie quotidienne des 

habitants de la région, 

que, dans ce contexte, il est hautement improbable qu’une personne 

séjournant à C._______ à cette époque ait pu ignorer de tels 

bouleversements, 

qu’il est tout aussi invraisemblable que des visites régulières et organisées 

d’agents du gouvernement fédéral aient pu avoir lieu dans un 

environnement caractérisé par une telle instabilité, 

que certes, le recourant tente par la suite d’ajuster ses déclarations, en 

évoquant le conflit survenu dans le Tigré (cf. pv. précité R129), 

que, lors de son audition complémentaire, il ne revient d’ailleurs plus sur 

les descentes policières survenues à C._______, se limitant à évoquer des 

tirs et des bombardements dans cette localité (cf. pv. d’audition du 

12 septembre 2024, R108 s.) 

que cette évolution dans ses propos laisse toutefois présumer une tentative 

délibérée d’adapter son récit pour les besoins de la cause, soulevant ainsi 

de sérieux doutes quant à la sincérité de ses déclarations, 

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que ses propos relatifs à son arrestation, sa détention et sa libération ne 

satisfont du reste pas davantage aux exigences de vraisemblance, 

qu’il est pour le moins insolite qu’il décrive le véhicule de ses ravisseurs 

(cf. pv. d’audition du 2 mars 2022 R97), alors même qu’il affirme avoir été 

masqué lors de son enlèvement (cf. pv. précité R70 et 92), 

que les réponses données en lien avec sa détention sont demeurées 

particulièrement floues, le recourant se contentant de répéter le 

déroulement des événements tels qu’exposés lors de son récit libre tenu 

lors de son audition du 2 mars 2022 sans y apporter d’éléments 

périphériques ou d’anecdotes personnelles, si ce n’est le fait qu’il était 

isolé, qu’il faisait ses besoins dans sa cellule, qu’il recevait du pain une fois 

par jour et qu’il subissait des interrogatoires musclés portant sur le dossier 

dont seul son père avait le secret, 

qu’il est difficilement concevable qu’une personne, prétendument retenue 

durant près d’un mois, ne soit pas en mesure de fournir un récit plus 

individualisé, ce même en admettant qu’il a été confronté à des 

expériences douloureuses, 

que ses déclarations portant sur sa libération et son départ du pays 

présentent du reste un manque de consistance flagrant, que ce soit en 

matière d’identification des personnes ayant procédé à son extraction que 

de ses observations personnelles lors de sa sortie du centre de détention, 

que l'explication avancée par le recourant, selon laquelle ses libérateurs 

auraient ouvert la porte de la cellule avant de la détruire volontairement 

pour simuler une évasion ne repose sur aucune logique, étant précisé 

qu’un tel acte aurait pu attirer l’attention et compromettre leur opération, 

qu’il est, au demeurant, particulièrement insolite que le recourant affirme 

avoir coupé tout contact avec ses oncles durant son séjour d’un an dans le 

Tigré (cf. pv. d’audition du 12 septembre 2024, R112), mais que, par un 

curieux hasard, il ait néanmoins été en mesure de joindre l’un d’entre eux 

depuis la prison, au seul motif qu’il se souvenait encore de son numéro de 

téléphone (cf. pv. d’audition précité R87), 

que partant, l’intéressé n’a à l’évidence pas rendu vraisemblables les 

événements qui l’auraient amené à quitter l’Ethiopie,  

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que le recours ne contient aucun argument susceptible de modifier les 

considérations qui précèdent, 

qu’il s’ensuit que celui-ci doit être rejeté, en tant qu’il conteste le refus de 

la reconnaissance de la qualité de réfugié à l’intéressé et le rejet de sa 

demande d’asile, et la décision attaquée confirmée sur ces points, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, le Tribunal est tenu de confirmer le renvoi (art. 44 LAsi), 

qu'aux termes de l'art. 83 al. 1 de la loi fédérale sur les étrangers et 

l’intégration (LEI, RS 142.20), auquel renvoie l'art. 44 2ème phr. LAsi, le 

SEM doit admettre provisoirement l'étranger si l'exécution du renvoi n'est 

pas possible, n'est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée, 

qu'a contrario, l'exécution du renvoi est ordonnée lorsqu'elle est licite, 

raisonnablement exigible et possible, 

qu’en l’espèce, l'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de 

non-refoulement de l'art. 5 LAsi, le recourant n'ayant, au vu de ce qui 

précède, pas rendu vraisemblable qu'il serait, en cas de retour dans son 

pays d’origine, exposé à de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi, 

que, pour les mêmes raisons, le recourant n'a pas non plus établi qu’il 

existerait pour lui un véritable risque concret et sérieux d'être victime, en 

cas de retour dans son pays d'origine, de traitements inhumains ou 

dégradants (art. 3 de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde 

des droits de l'homme et des libertés fondamentales [CEDH, RS 0.101] et 

art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres 

peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. torture, 

RS 0.105]), 

que l'exécution du renvoi s'avère donc licite (art. 83 al. 3 LEI), cette mesure 

n’étant en l’occurrence contraire à aucun engagement de la Suisse 

relevant du droit international, 

qu'elle est également raisonnablement exigible (art. 83 al. 4 LEI), 

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que malgré des tensions politiques, ethniques et sociales existantes, 

l’Ethiopie ne se trouve pas en proie, sur l’ensemble de son territoire, à une 

guerre, une guerre civile ou une situation de violence généralisée, 

que le recourant n'a avancé aucun élément suffisamment concret, sérieux 

et individuel permettant d'inférer qu'il se trouverait, en cas de retour dans 

ce pays, dans une situation personnelle de nature à mettre concrètement 

sa vie, son intégrité physique ou sa liberté en danger, 

qu’il est jeune, bénéficie d'une formation scolaire de base et n'a pas 

invoqué de problèmes de santé particuliers, de sorte qu’il peut être attendu 

de lui qu’il réintègre le marché du travail de son pays d’origine, notamment 

à Addis Abeba d’où il est originaire, 

qu’en outre, comme relevé par le SEM dans sa décision, le recourant 

dispose manifestement de liens familiaux dans cette ville, notamment avec 

trois oncles paternels sur lesquels il pourra s’appuyer à son retour, 

que n’ayant pas rendu vraisemblables ses motifs à l’origine de son départ 

du pays, il n’est du reste pas exclu que son réseau familial et social soit en 

réalité plus étendu et solide que ce qu’il a allégué, 

que l’exécution du renvoi est enfin possible (art. 83 al. 2 LEI ; 

cf. ATAF 2008/34 consid. 12 et jurisp. cit.), le recourant étant tenu de 

collaborer à l'obtention de documents de voyage lui permettant de 

retourner dans son pays d'origine (art. 8 al. 4 LAsi), 

qu’il s’ensuit que le recours doit être également rejeté en tant qu’il conteste 

le renvoi et l’exécution de cette mesure, 

que s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que le présent arrêt immédiat rend sans objet la demande d’exemption de 

versement d’une avance de frais, 

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée (art. 65 al. 1 PA), 

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que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 

charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et aux art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d’assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d'un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale 

compétente. 

 

La juge unique : Le greffier : 

  

Camilla Mariéthoz Wyssen Jean-Marie Staubli 

 

 

Expédition :