# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 80f8727f-f211-55b8-850c-9cbfc7077136
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-04-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 24.04.2012 A/55/2012
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-55-2012_2012-04-24.pdf

## Full Text

Siégeant : Sabina MASCOTTO, Présidente; Christine BULLIARD MANGILI et 

Evelyne BOUCHAARA, Juges assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/55/2012 ATAS/531/2012 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 24 avril 2012 

2ème Chambre 

 

En la cause 

Monsieur B____________, domicilié à Genève 

 

recourant 

 

contre 

SERVICE DE L'ASSURANCE-MALADIE, Route de Frontenex 
62, 1207 Genève 

 

intimé 

 

 
 
 

 

A/55/2012 

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EN FAIT 

1. Monsieur B____________ (ci-après l'assuré ou le recourant), né en 1962, père de 
deux enfants, BA____________, née en 1987 et BB____________ né en 1991, a 
été bénéficiaire de prestations complémentaires du Service des prestations 
complémentaires (SPC) du 1er juillet au 31 décembre 2009, limitées au subside 
assurance-maladie. 

2. Le SPC a requis du SAM le 26 octobre 2009 la suppression du droit au subside de 
l'assuré dès le 1er janvier 2009 (avis de fin de droit). Le SAM l'a informé du 
montant du subside déjà payé du 1er janvier au 31 octobre 2009, soit 4'080 fr. 

3. Par décision du 28 octobre 2009, le SPC a réclamé à l'assuré le remboursement du 
subside versé du 1er janvier au 31 octobre 2009 pour l'assuré et son fils, soit 4'080 
fr.  

4. Le SAM a adressé à l'assuré le 29 octobre 2009 une attestation de subside "100%" 
dès le 1er janvier 2010, plafonné à la prime moyenne cantonale (450 fr./mois). 

5. L'assuré a bénéficié de prestations complémentaires du 1er janvier au 30 juin 2010. 

6. Par décision sur opposition du 30 mars 2010, le SPC a partiellement admis 
l'opposition formée par l'assuré contre la décision du 28 octobre 2009, le SPC 
limitant le montant réclamé à 2'448 fr., soit les subsides versés à tort du 1er janvier 
au 30 juin 2009. La décision sur opposition est entrée en force, puis par décision du 
28 juillet 2010, la remise a été refusée, la condition de la bonne foi n'étant pas 
admise. L'assuré a ultérieurement convenu d'un paiement échelonné à raison de 100 
fr./mois. 

7. Par décision du 30 mars 2010, l'assuré et son fils sont à nouveau mis au bénéfice du 
subside dès le 1er juillet 2009. Selon les plans de calcul joints, la subvention est 
fixée à 419 fr. pour l'assuré et, pour son fils, à 96 fr. jusqu'au 30 septembre 2009, 
puis à 347 fr. Dès le 1er janvier 2010, le subside est de 436 fr. pour l'assuré et 375 
fr. pour son fils.  

8. Le SPC a requis du SAM le 30 mars 2010 la délivrance d’une attestation de subside 
à l'assuré dès le 1er juillet 2009. Le SAM a adressé le 12 mai 2010 au fils de 
l'assuré, BB____________ deux attestations de subside, l'une dès le 1er juillet 2009 
et l'autre dès le 1er janvier 2010.  

9. L'assuré a informé le SPC le 6 juin 2010 que son fils terminait ses études le 30 juin 
2010. 

10. Par décision du 4 août 2010, confirmée sur opposition le 30 septembre 2010, le 
SPC a supprimé à l'assuré toute prestation, à savoir le subside d'assurance maladie 

 
 
 

 

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dès le 1er juillet 2010. La décision est motivée ainsi "L'enfant BB____________ 
ayant terminé sa scolarité, son droit à une rente complémentaire pour enfant et, dès 
lors à des prestations complémentaires et au subside est supprimé". Toutefois, la 
décision supprime tout subside, pour l'assuré et son fils et le plan de calcul concerne 
bien l'assuré. Cette décision n'a pas été adressée au SAM. 

11. Par pli du 29 septembre 2010, le SPC a requis du SAM la suppression du droit au 
subside du fils de l'assuré, BB____________ dès le 30 juin 2010, en raison de la fin 
de sa scolarité (avis de fin de droit) et le SAM a communiqué au SPC les 
prestations trop perçues depuis lors, soit 1'263 fr. 90, correspondant aux subsides 
réglés par le SAM du 1er juillet au 30 septembre 2010 pour BB____________  

12. Aucun avis de fin de droit au subside n'a été adressé au SAM pour l'assuré. 

13. Par décision du 30 septembre 2010, le SPC a réclamé à l'assuré le remboursement 
de 1'263 fr. 90 (subsides du fils), mais lui a accordé la remise le 21 avril 2011. Le 
SAM a informé BB____________ le 29 septembre qu'il devait désormais acquitter 
ses primes d'assurance maladie. 

14. Le SAM a adressé à l'assuré le 29 octobre 2010 une attestation de subside 
d'assurance-maladie "100%" dès le 1er janvier 2011 plafonné à 450 fr./mois . 

15. Sur ce, l'assuré s’en est étonné auprès du SPC lors d'un entretien téléphonique. 

16. Suite à cet appel, le SPC a informé le SAM par courriel du 23 décembre 2010 que 
l'assuré n'est plus bénéficiaire des prestations complémentaires. 

17. Par pli du 12 janvier 2011, le SAM a indiqué à l'assuré que le SPC l'avait informé 
de l'annulation du subside dès le 1er janvier 2011 et que cette suppression était 
communiquée à l'assureur-maladie, puis a refusé, le 3 février 2011, d'entrer en 
matière sur la demande de révision formée à une date inconnue par l'assuré, au 
motif qu'il bénéficiait effectivement du subside en 2011 (sic!). 

18. Par décision du 24 janvier 2011, le SAM a réclamé à l'assuré le remboursement des 
subsides d'assurance maladie du 1er novembre au 31 décembre 2009 (816 fr.) et du 
1er janvier au 31 décembre 2010 (5'532 fr.) sous déduction du droit à un subside 
partiel (70 fr. x 12 mois: 840 fr.), soit une somme totale de 5'208 fr. La décision 
précise que, occupé à la révision de ses dossiers, le SAM avait réalisé que l'assuré 
avait continué à bénéficier du subside au-delà du 1er novembre 2009 alors qu'il 
n'était plus bénéficiaire du SPC. 

19. L'assuré a formé opposition le 2 février 2011. En substance, il rappelle les 
méandres des décisions successives, en particulier que son droit au subside (et celui 
de son fils) a été rétabli dès le 1er juillet 2009, il se plaint du manque de clarté de 
ces décisions (les décisions mentionnent son fils seulement sans que l'on sache ce 

 
 
 

 

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qu'il en est de l'assuré lui-même) et estime que le traitement de son dossier montre 
un sérieux dysfonctionnement. En second lieu, il sollicite la remise, dès lors qu'il a 
immédiatement signalé la fin des études de son fils. 

20. Le SAM a sollicité du SPC par courriel du 15 août 2011 copie des octrois et des 
avis de fin de droit pour l'assuré en 2009 et 2010 et des informations sur le 
caractère définitif des décisions sur opposition des 30 mars et 30 septembre 2010, 
ce qui lui fut confirmé, les décisions lui étant adressées par pli séparé. 

21. Le SAM a sollicité du SPC par courriel du 18 octobre 2011 les périodes durant 
lesquelles l'assuré a bénéficié de prestations complémentaires. Le SPC a répondu le 
même jour que ces périodes allaient du 1er juillet au 31 décembre 2009 et du 1er 
janvier au 30 juin 2010. 

22. C'est par courriel du 7 novembre 2011 que le SPC transmet au SAM un avis de fin 
de droit au subside de l'assuré dès le 30 juin 2010, l'assuré étant depuis lors "hors 
barème".  

23. Le SPC a requis du SAM le 7 novembre 2011 la suppression du droit au subside de 
l'assuré dès le 1er juillet 2010, le SAM devant mentionner les montants des subsides 
versés du 1er juillet 2010 au 30 novembre 2011.  

24. Le SAM a adressé à l'assuré le 10 novembre 2011 une attestation de subside 
d'assurance-maladie 2012 limité à 70 fr. par mois.  

25. Par décision sur opposition du 12 décembre 2011, le SAM a partiellement admis 
l'opposition et réclamé seulement les subsides du 1er juillet au 31 décembre 2010 
(2'616 fr.) sous déduction du subside partiel (70 fr. x 6 mois : 420 fr.), soit 2'196 fr., 
estimant pour le surplus que la demande de remise était prématurée. 

26. Par acte du 7 janvier 2012, l'assuré forme recours. Il conclut que la Cour constate 
un dysfonctionnement certain du traitement de son dossier au SPC, confirme 
l'extinction de la dette pour la période du 1er novembre 2009 au 31 décembre 2010 
et dise que le SPC profite de sa situation dominante pour intimider, discréditer et 
induire en erreur l'assuré social. En substance, l'assuré reprend la chronologie des 
faits, relève qu'il n'a jamais reçu de décision le concernant personnellement mettant 
un terme aux prestations dès le 1er juillet 2010. Il fait valoir que sans son 
intervention fin novembre 2010, la situation n'aurait toujours pas été réglée. Il 
estime injuste qu'il soit sanctionné par une restitution de subside due à une faute du 
SPC, qui aurait dû clôturer son dossier en même temps que celui de son fils par la 
décision du 30 septembre 2010. 

27. Par mémoire réponse du 9 février 2011, le SAM conclut au rejet du recours. Il fait 
valoir qu'il n'a appris que le 23 décembre 2010 que l'assuré ne bénéficiait plus de 
subside dès le 1er juillet 2010 et que ce n'est que dans le cadre de l'opposition qu'il a 

 
 
 

 

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eu connaissance des décisions du SPC, que l'assuré ne conteste pas le versement 
indu des subsides du 1er juillet au 31 décembre 2010 et que la demande de remise 
est prématurée. 

28. Par pli du 28 février 2012, l'assuré ajoute que le SAM et le SPC omettent de 
préciser que c'est lui qui a déclenché l'existence du courrier du 23 décembre 2010. 
Il s'avère ainsi que le SPC avait clos le dossier de son côté, sans en avertir le SAM, 
qui aurait ainsi pu continuer longtemps à lui payer des subsides à 100% si l'assuré 
lui-même n'avait pas réagi vivement et avec efficacité en octobre 2010, lors de la 
réception des nouvelles attestations du SAM avec un droit aux subsides à 100% 
erroné. Il estime que l'on a tenté d'abuser de sa confiance en lui réclamant 5'208 fr., 
alors que seuls 2'196 fr. sont dus. 

29. La Cour a obtenu du SPC des pièces et des précisions complémentaires le 26 mars 
2012. 

30. Un délai a été accordé aux parties pour consulter les pièces puis la cause a été 
gardée à juger le 11 avril 2012. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la 
Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique 
des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit 
des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi 
fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal; RS 832.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003 et s'applique à la décision de 
restitution du 21 juin 2011.  

3. Interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le recours est recevable 
(art. 56 ss LPGA). 

4. Le litige concerne le droit du SAM de réclamer à l'assuré la restitution des 
prestations versées du 1er juillet au 31 décembre 2010 par décision sur opposition 
du 12 décembre 2011, soit 2'196 fr., ainsi que sur la remise. 

5. a) À teneur de l’art. 25 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être 
restituées, la restitution ne pouvant toutefois être exigée lorsque l’intéressé était de 
bonne foi et qu’elle le mettrait dans une situation difficile (al. 1er). Le droit de 
demander la restitution s’éteint un an après le moment où l’institution d’assurance a 
eu connaissance du fait, mais au plus tard cinq ans après le versement de la 

 
 
 

 

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prestation. Si la créance naît d’un acte punissable pour lequel le droit pénal prévoit 
un délai de prescription plus long, celui-ci est déterminant (al. 2). 

Selon l’art. 33 al. 1 LaLAMal, la restitution des subsides indûment touchés doivent 
être restitués en appliquant par analogie l’art. 25 LPGA.  

L’obligation de restituer prévue par l’art. 25 al. 1, 1ère phrase LPGA suppose que 
soient remplies les conditions d’une reconsidération ou d’une révision procédurale 
de la décision – formelle ou non – par laquelle les prestations en cause ont été 
allouées (ATF 130 V 318 consid. 5; ATF 129 V 110 consid. 1.1). La modification 
de décisions d'octroi de prestations complémentaires peut avoir un effet ex tunc - et, 
partant, justifier la répétition de prestations déjà perçues - lorsque sont réalisées les 
conditions qui président à la révocation, par son auteur, d'une décision 
administrative. A cet égard, la jurisprudence constante distingue la révision d'une 
décision entrée en force formelle, à laquelle l'administration est tenue de procéder 
lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve 
susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (ATF 122 V 21 
consid. 3a, 138 consid. 2c, 173 consid. 4a, 272 consid. 2, 121 V 4 consid. 6 et les 
références), d'avec la reconsidération d'une décision formellement passée en force 
de chose décidée sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au 
fond, à laquelle l'administration peut procéder pour autant que la décision soit sans 
nul doute erronée et que sa rectification revête une importance notable 
(ATF 122 V 21 consid. 3a, 173 consid. 4a, 271 consid. 2, 368 consid. 3, 121 V 4 
consid. 6 et les arrêts cités). 

b) Sur la question du délai de péremption, la réglementation prévue par l’art. 25 
al. 2 1ère phrase LPGA reprend, matériellement, le contenu des anciens art. 95 al. 4 
1ère phrase LACI et 47 al. 2 1ère phrase LAVS notamment, en vigueur jusqu’au 
31 décembre 2002.  

Selon la jurisprudence relative à ces dispositions, qu’il convient également 
d’appliquer à l’art. 25 al. 2 précité, le délai de péremption d’une année commence à 
courir dès le moment où l’assurance sociale aurait dû connaître les faits fondant 
l’obligation de restituer, en faisant preuve de l’attention que l’on pouvait 
raisonnablement exiger d’elle. Ainsi, "avoir connaissance" se rapporte au moment 
où l'on aurait dû, en faisant preuve de l'attention exigible et compte tenu des 
circonstances, constater le fait ouvrant droit à la réparation (RCC 1983 p. 108). 
Lorsque la restitution est imputable à une faute de l’administration, on ne saurait 
considérer comme point de départ du délai le moment où la faute a été commise, 
mais bien celui auquel l’administration aurait dû, dans un deuxième temps (par 
exemple à l’occasion d’un contrôle comptable), se rendre compte de son erreur en 
faisant preuve de l’attention requise (ATF 124 V 380 consid. 1 ; ATFA non publié 
du 3 février 2006, C 80/05). Selon la jurisprudence, le délai de péremption annal de 
l'art. 47 al. 2 LAVS ne commence à courir que lorsque l'administration est informée 

 
 
 

 

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de toutes les circonstances qui sont déterminantes dans le cas concret et dont la 
connaissance permet de conclure à l'existence, dans son principe et son étendue, 
d'un droit d'exiger la restitution de prestations à l'égard d'une personne déterminée. 
Pour que la caisse de compensation puisse s'estimer en droit d'exiger la restitution 
de prestations, il ne suffit donc pas qu'elle ait seulement connaissance de faits qui 
pourraient éventuellement créer un tel droit, ou que ce droit soit établi quant à son 
principe mais non quant à son étendue; il en va de même si la personne tenue à 
restitution n'est pas précisément connue (ATF 112 V 181 consid. 4a, 111 V 17 
consid. 3; RCC 1989 p. 596 consid. 4b). En outre, il faut considérer la créance en 
restitution comme une créance unique et globale. Avant de rendre la décision en 
restitution, il faut que la somme totale des rentes versées indûment puisse être 
déterminée (ATF 111 V 19 consid. 5). 

c) Contrairement à la prescription, la péremption prévue à l’art. 25 al. 2 LPGA ne 
peut être ni suspendue ni interrompue et lorsque s’accomplit l’acte conservatoire 
que prescrit la loi, comme la prise d’une décision, le délai se trouve sauvegardé une 
fois pour toutes (ATF 124 V 380 ; ATFA non publié du 21 mars 2006, C 271/04, 
consid. 2.5). Elle opère de plein droit, c'est-à-dire qu'elle est toujours examinée 
d'office par le juge. Au contraire de la prescription, qui ne donne au débiteur qu'une 
exception qu'il doit faire valoir, la péremption éteint le droit, elle ne laisse pas 
subsister une obligation naturelle (GRISEL, Traité de droit administratif) et c'est 
pourquoi le juge doit la relever d'office (cf. GAUCH, SCHLUEP, TERCIER, Partie 
générale du droit des obligations, tome 2 chiffre 2127). 

6. a) Selon l'art. 4 al. 1 de l'ordonnance sur la partie générale du droit des assurances 
sociales du 11 septembre 2002 (OPGA ; RS 830.11), la restitution entière ou 
partielle des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi, ne peut être 
exigée si l’intéressé se trouve dans une situation difficile. Pour le surplus, dans la 
mesure où la demande de remise ne peut être traitée sur le fond que si la décision de 
restitution est entrée en force, la remise et son étendue font l’objet d’une procédure 
distincte (ATFA non publié du 25 janvier 2006, C 264/05, consid. 2.1).  

b) Toutefois, selon l'art. 3 OPGA, lorsqu'il est manifeste que les conditions d'une 
remise sont réunies, l'assureur décide dans la décision de restitution de renoncer à la 
restitution. 

7. En l'espèce, il ressort des décisions successives du SPC que l'assuré a droit au 
subside d'assurance maladie pour lui-même et son fils du 1er juillet 2009 au 30 juin 
2010, date de la fin des études de son fils, ce qui a impliqué d'une part, l'exclusion 
de celui-ci du calcul des PC et donc la suppression du subside le concernant, mais 
d’autre part la prise en compte d'un loyer proportionnel, avec pour conséquence que 
le droit au subside de l'assuré a été limité à 70 fr./mois. S'agissant des subsides 
versés à tort du 1er janvier 2009 au 30 juin 2009, ils ont déjà fait l'objet d'une 
décision de restitution, limitée à 2'448 fr. par décision sur opposition du 30 mars 

 
 
 

 

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2010 entrée en force. S'agissant de subsides versés du 1er novembre 2009 au 30 juin 
2010, c'est effectivement à tort que le SAM en a réclamé le remboursement, ce qu'il 
a admis par la décision sur opposition objet du présent litige. S'agissant de la fin du 
droit au subside dès le 1er juillet 2010, la décision du SPC du 4 août 2010 concerne 
tant l'assuré que son fils (ce qui n'est pas expressément mentionné mais ressort des 
plans de calculs) et elle a définitivement été confirmée par décision sur opposition 
du 30 septembre 2010.  

Reste à examiner si le SAM est en droit de réclamer la restitution des subsides 
versés du 1er juillet 2010 au 31 décembre 2010. En premier lieu, il se confirme que 
seuls les subsides versés à tort pour le fils de l'assuré du 1er juillet au 31 août ont 
déjà fait l'objet d'une décision de restitution, confirmée le 30 septembre 2010 sur 
opposition et entrée en force, la remise ayant de plus été accordée le 21 avril 2011. 
En second lieu, le SAM a été informé par le SPC de la fin du droit au subside de 
l'assuré pour l'avenir (2011) par courriel du 23 décembre 2010 seulement et ce, 
grâce à l'intervention de l'assuré. Ni la décision du SPC du 4 août 2010 supprimant 
tout droit dès le 1er juillet 2010, ni un avis de fin de droit pour l'assuré dès le 30 juin 
2010 n'avaient été envoyés au SAM. Cela s'explique vraisemblablement par la 
motivation lacunaire de la décision du 4 août 2010, qui ne mentionne que la fin des 
études du fils de l'assuré et laisse ainsi croire à tort que les droits de l'assuré ne sont 
pas touchés. Ce n'est ainsi que suite aux échanges de courriels des 15 et 16 août 
2011, puis des 18 octobre au 7 novembre 2011 que le SAM a finalement réuni 
toutes les informations concernant la situation de l'assuré de 2009 à 2011.  

Il s'avère ainsi que c'est effectivement à tort que le SAM a versé le subside à 100% 
pour l'assuré durant la période du 1er juillet au 31 décembre 2010, de sorte que la 
restitution de la somme de 2'196 fr. se justifie [(436 fr. x 6 = 2'616 fr), sous 
déduction du subside partiel (70 fr. x 6 = 420 fr.)]. 

S'agissant du délai de péremption, force est de constater que c'est au plus tôt à fin 
octobre 2010 que le SAM pouvait réaliser l'erreur commise, lors de l'appel 
téléphonique de l'assuré, de sorte que la décision de restitution du 24 janvier 2011 
intervient dans le délai d'un an de l'art. 25 LPGA. 

La décision sur opposition du 12 décembre 2011, qui réclame la restitution de 2'196 
fr. est donc confirmée. 

8. Le recourant a certes raison de se plaindre des méandres du traitement de son 
dossier, en particulier de l'omission du SPC de communiquer au SAM la fin de son 
droit aux prestations dès le 1er juillet 2010. Il peut également s'étonner du défaut de 
motivation et de clarté de la décision du 4 août 2010. Il est aussi en droit de 
s'offusquer d'avoir dû faire opposition afin de limiter la restitution des subsides 
perçus à tort sur 6 mois au lieu de 14 mois, l'erreur provenant cette fois du SAM ; le 
SPC l'avait en effet informé le 30 mars 2010 du rétablissement des droits de l'assuré 

 
 
 

 

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et de son fils dès le 1er juillet 2009, de sorte qu'il n'avait pas à réclamer les 
prestations versées du 1er novembre 2009 au 30 juin 2010. Toutefois, il n'y a à 
l'évidence aucune tentative de tromperie ou d'escroquerie dans ces erreurs ou ces 
défauts d'organisation, ni volonté de nuire à un assuré. Ainsi, le principe de la 
restitution de prestations versées à tort selon le LPGA ne souffre pas d'exception 
tirée de l'éventuelle désorganisation d'une administration, sous réserve des délais de 
péremption, qui ont été respectés. Aucune autre disposition légale ne permet à 
l'assuré de tirer des droits de ces manquements, de sorte que le principe de la 
restitution est acquis. 

Cela étant, le SAM aurait pu accorder tout de suite la remise à l'assuré, dont la 
bonne-foi est évidente et qui continue à bénéficier d'un subside limité à 70 fr./mois, 
le SPC confirmant qu'il l'aurait accordée en même temps que celle concernant les 
subsides pour son fils. L'assuré ayant s'ores et déjà sollicité cette remise et exposé 
sa situation financière, le SAM est invité à statuer sur sa demande dès que l'arrêt 
sera définitif. 

9. Ainsi, le recours est rejeté et la procédure est gratuite.  

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification par la voie du recours en matière de 
droit public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral, du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Irène PONCET 

 La présidente 
 
 
 
 

Sabina MASCOTTO 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le