# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1bec6265-ac46-5974-8ac0-70b6940ad26e
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Chambre des recours civile Pron / 2015 / 13
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_010_Pron---2015---13_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

IZ10.010564-150500

150 

 

 

CHAMBRE
DES RECOURS CIVILE

_________________________________________

Arrêt du
16 avril 2015

__________________

Composition
:               M.              
WINZAP, président

             
              MM.              
Giroud et Sauterel, juges

Greffière             
:              Mme             
Boryszewski

 

 

*****

 

 

Art.
132 al. 1 et 2 et 319 let. c CPC

 

 

             
Vu la cause concernant la succession de [...], décédée le [...] 2009, pendante devant
la Justice de paix du district de Nyon (ci-après : justice de paix), 

             

             
vu la décision de la juge de paix du 11 mars 2014 rejetant la requête de N.________
à Nice (France), fils de la défunte, sollicitant la révocation de [...] de son mandat
d'administrateur d'office de la succession de la défunte, 

 

             
vu l'arrêt de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal du 27 mai 2014 rejetant le
recours interjeté par  N.________ contre la décision de la juge de paix du 11 mars
2014, 

 

              
vu le recours interjeté le 17 mars 2015 par N.________ pour déni de justice, 

 

             
vu l'avis du Juge délégué de la cour de céans (ci-après : juge délégué)
du 31 mars 2015 informant le recourant que son acte était inconvenant en raison des propos insultants
qu'il comportait notamment à l'égard des autorités judiciaires et lui impartissant un
délai de dix jours pour le rectifier, 

 

             
vu le courrier du 7 avril 2015 du recourant, 

 

             
              vu les autres pièces
du dossier;

 

             
attendu que l'art. 319 let. c CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272)
ouvre la voie du recours contre le retard injustifié du tribunal, 

 

             
que la cour de céans est dans ce cas compétente (art. 73 al. 1 LOJV [loi du 12 décembre
1979 d’organisation judiciaire, RSV 173.01]),              

 

             
que, dans son acte de recours, N.________ qualifie l'administrateur de la succession [...]
de "voyou", de "faussaire",
d'"escroc", avec des "capacités intellectuelles (…) limitées", 

 

             
qu'il ajoute que cet administrateur, ainsi que la juge de paix, sont "assez représentatifs
de la pornographie et la barbarie judiciaire vaudoise", 

 

             
qu'il qualifie de "pourrie" "la chaîne pénale vaudoise",

 

             
que ces propos sont manifestement insultants tant à l'égard des autorités judiciaires
vaudoises que de l'administrateur de la succession, 

             

             
que l'acte est ainsi inconvenant au sens de l'art. 132 al. 2 CPC,

  

             
que le juge délégué lui a imparti un délai de dix jours dès réception de
l'envoi pour rectifier son recours sous peine d'irrecevabilité (art. 132 al. 1 in
fine CPC),

 

             
que par courrier du 7 avril 2015, le recourant a réitéré ses propos alléguant que
"dans le canton de Vaud, la présidente de la justice de paix [...] et l'escroc [...] (…)
favoris(ai)ent les malversations de [...]" et qualifiant une nouvelle fois de "voyou"
l'administrateur d'office, 

 

             
que son acte de recours ne répond ainsi pas aux exigences légales,

 

             
que, par conséquent, le recours doit être déclaré irrecevable;

 

             
attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais judicaires.

 

 

Par
ces motifs,

la
Chambre des recours civile du Tribunal cantonal,

statuant
à huis clos,

prononce
:

 

             
I.             
Le recours est irrecevable.

 

             
II.             
L'arrêt, rendu sans frais judiciaires, est exécutoire.

 

Le
président :               La greffière
:

Du

 

             
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié à :

 

‑             
M. N.________ personnellement,

 

             
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral,
RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.
Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit
du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Juge de paix du district de Nyon.

 

             
La greffière :