# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 0e4c870e-15e8-5e04-a587-2b6c7db4ae37
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-02-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 06.02.2013 A/1951/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-1951-2011_2013-02-06.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/1951/2011-PE ATA/72/2013  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 6 février 2013 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Madame X______ 
  

contre 

OFFICE CANTONAL DE LA POPULATION 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

18 septembre 2012 (JTAPI/1131/2012) 

- 2/11 - 

A/1951/2011 

EN FAIT 

1.  Madame X______, née le ______ 1984, et ressortissante de Côte d’Ivoire. 

2.  Elle est arrivée en Suisse le 24 mai 2007 et l’office cantonal de la 
population (ci-après : OCP) lui a délivré une autorisation de séjour pour études. 

3.  Ainsi qu’elle l’avait annoncé, Mme X______ a entrepris, dès son arrivée, 
des études auprès de l’école d’hôtesses internationale Lejeune à Genève (ci-après : 
l’école Lejeune), en vue d’acquérir une formation d’hôtesse accompagnatrice-
guide touristique et d’agent de voyages.  

4.  A l’occasion du renouvellement de son autorisation de séjour, l’OCP lui a 
demandé de lui adresser un plan d’études détaillant la durée probable de ses 
études, et de lui indiquer les titres déjà obtenus, ses intentions, ainsi que lui 
transmettre les justificatifs de ses moyens de financiers. 

5.  Le 11 juin 2008, Mme X______ a indiqué, qu’inscrite à l’école Lejeune en 
tant qu’étudiante régulière, elle commençait une formation d’hôtesse de l’air 
comportant une formation théorique qui serait suivie de stages pratiques. Ses 
études se termineraient en mars 2009. Elle entendait retourner en Côte d’Ivoire 
pour travailler après ses études. 

6.  Le 23 septembre 2008, l’OCP a fait savoir à Mme X______ qu’il était 
disposé, à titre tout à fait exceptionnel, à renouveler son autorisation de séjour 
pour études. A l’échéance de celles-ci, l’OCP considérerait que le but du séjour de 
l’intéressée à Genève serait atteint. 

7.  Le 28 octobre 2008, Madame Y______ a informé l’OCP qu’elle ne pouvait 
plus se porter garante financièrement de Mme X______ en raison de grandes 
difficultés auxquelles elle devait faire face. Mme X______ ne logeait plus à son 
adresse, et ce depuis longtemps. Elle ignorait quel était le domicile de celle-ci. 

8.  Le 15 décembre 2008, l’OCP a procédé à l’audition de Mme X______. En 
réalité, celle-ci n’avait jamais vécu à la rue de Veyrier chez sa belle-sœur, adresse 
à laquelle cette dernière ne résidait pas. Elle avait vécu ave celle à Gland jusqu’au 
mois de septembre 2007. Par la suite, elle avait vécu dans un foyer à la rue 
Z______. Depuis mai 2008, elle habitait chez différents amis. Elle s’engageait à 
fournir une nouvelle adresse à l’OCP.  

9.  Le 11 mars 2009, l’OCP a demandé à Mme X______, qui résidait dans un 
foyer rue C______ à Genève, des renseignements sur l’état d’avancement de ses 
études.  

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10.  Le 1er avril 2009, l’OCP s’est à nouveau adressé à l’intéressée. Il accusait 
réception des renseignements reçus d’une assistante sociale à son sujet. A teneur 
de ceux-ci, Mme X______ n’était plus étudiante au sein de l’école Lejeune. La 
société A______ S.à r.l. (ci-après : A______) avait formé une demande 
d’autorisation de séjour pour prise d’emploi. Au vu de cette démarche, 
l’autorisation de séjour de l’intéressée ne serait pas prolongée sous son statut 
actuel.  

11.  Le 22 avril 2009, A______ a retiré la requête en prise d’emploi qu’elle avait 
déposée.  

12.  Le 13 octobre 2010, un enquêteur de l’OCP a établi un rapport au sujet de 
Mme X______. Celle-ci n’était plus inscrite à l’école Lejeune et n’habitait plus au 
foyer de la rue C______. 

13.  Le 18 avril 2011, l’OCP a écrit à Mme X______ qui résidait au B______à la 
rue Z______. Elle ne fréquentait plus l’école Lejeune depuis le mois d’octobre 
2009. Elle était priée d’indiquer les raisons pour lesquelles elle n’assistait plus aux 
cours et de donner son emploi du temps depuis le 31 mars 2009 ainsi que ses 
intentions. De même elle devait fournir des explications sur son absence de 
démarches en vue de renouveler son autorisation de séjour depuis le 31 mars 
2009. 

14.  Le 11 mai 2011, Mme X______ a écrit à l’OCP. Elle avait dû interrompre 
sa formation à l’école Lejeune parce que son frère et son épouse n’avaient pas 
acquitté les frais d’écolage. En outre, cette dernière s’était séparée de son époux. 
Elle-même avait été hospitalisée à l’hôpital de Belle-Idée à la suite de ces faits. 
Vu la situation instable qui sévissait en Côte d’Ivoire, elle s’était retrouvée dans 
une situation financière difficile. En réalité, elle travaillait pour subvenir aux 
besoins de ses cinq frères et sœurs au pays, à qui elle envoyait périodiquement un 
peu d’argent pour vivre, en travaillant comme garde de malades, d’enfants ou de 
personnes âgées. Elle n’avait pas effectué de démarches pour renouveler son 
autorisation de séjour par peur d’être expulsée vers la Côte d’Ivoire et ne disposait 
plus d’adresse fixe. 

15.  Par décision du 15 juin 2011, l’OCP a refusé de renouveler l’autorisation de 
séjour pour études de Mme X______. Son renvoi de Suisse était prononcé et un 
délai au 15 juillet 2011 lui était imparti pour quitter la Suisse. Elle ne pouvait plus 
bénéficier d’une autorisation de séjour pour études puisqu’elle les avait 
interrompues. Le fait qu’elle ait travaillé durant deux années sans l’annoncer et 
sans étudier en parallèle amenait cette autorité à douter du but réel de la venue en 
Suisse de l’intéressée et la poussait à considérer sa demande d’autorisation de 
séjour pour études comme représentant un moyen d’éluder les conditions 
d’admission requises pour un ressortissant d’un Etat tiers. 

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16.  Le 23 juin 2011, Mme X______ a interjeté recours auprès du Tribunal 
administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision de l’OCP 
du 15 juin 2011 précitée, concluant à son annulation. Elle souhaitait reprendre ses 
études le plus vite possible. Elle n’imaginait pas un retour en Côte d’Ivoire à 
brève échéance car ses parents étaient décédés et sa famille restée sur place n’était 
pas en mesure de l’accueillir. Bien que la guerre civile soit terminée, le cahot et 
l’insécurité régnaient dans le pays. Il lui serait impossible de trouver en emploi lui 
permettant de subvenir à son entretien.  

17.  Le 18 août 2011, l’OCP a conclu au rejet du recours. Mme X______ ne 
disposait pas des moyens financiers nécessaires pour étudier en Suisse. Elle avait 
également admis que sa sortie de Suisse n’était pas assurée, compte tenu de la 
situation socio-politique prévalant en Côte d’Ivoire. Le perfectionnement invoqué 
visait uniquement à éluder les prescriptions générales sur l’admission et le séjour 
des étrangers. 

18.  Le 18 septembre 2012, le TAPI a procédé à l’audition des parties.  

  Selon Mme X______, elle avait obtenu le diplôme d’hôtesse d’accueil 
délivré par l’école Lejeune le 27 juin 2012. Elle avait travaillé comme auxiliaire à 
domicile de mars à mai 2011. Elle avait entrepris des démarches auprès de l’OCP 
pour obtenir une autorisation de travail parallèlement à sa demande d’autorisation 
de séjour pour études mais n’avait jamais reçu de réponse à ce jour. Elle gagnait 
sa vie en gardant des enfants et en effectuant du travail de repassage non déclaré. 
Elle s’était inscrite le 11 septembre 2012 auprès de l’école Lejeune afin de suivre 
une nouvelle formation d’agent de voyages, dont la rentrée aurait lieu en mars 
2013. Elle espérait trouver du travail dans l’intervalle et obtenir un permis pour ce 
faire. Elle n’avait pas l’intention de demeurer en Suisse dans le futur. Son projet 
était de parfaire sa formation dans le domaine du tourisme pour l’exercer une fois 
que la situation politique serait stabilisée. 

  Selon l’OCP, les étudiants qui ne poursuivraient pas des études auprès 
d’instituts supérieurs n’étaient pas autorisés à travailler. Mme X______ n’avait 
jamais de déposé de demande dans ce sens. Selon les indications de l’office des 
migrations (ci-après : ODM), un retour en Côte d’Ivoire était possible, et ceci 
depuis au moins six mois.  

19.  Par jugement du 18 septembre 2012, le TAPI a rejeté le recours de 
Mme X______. Celle-ci avait terminé une première formation à l’école Lejeune et 
ne pouvait se prévaloir d’aucun droit à son renouvellement. Elle n’avait pas 
apporté la preuve qu’elle disposait des moyens financiers nécessaires pour assurer 
son entretien de façon autonome. Des doutes pouvaient être émis quant à la sortie 
de Suisse de l’intéressée au terme de ses études dans la mesure où celle-ci, qui 
avait terminé une première formation le 27 juin 2012 à l’école Lejeune, avait 

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présenté une demande de renouvellement pour des études qui ne commenceraient 
qu’en mars 2013. 

20.  Par acte posté le 27 octobre 2012, Mme X______ a interjeté recours auprès 
de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 
administrative) contre le jugement du TAPI du 18 septembre 2012, communiqué 
aux parties le 26 septembre 2012, concluant à son annulation et au renouvellement 
de son permis de séjour afin qu’elle puisse terminer ses études. Elle n’avait pu 
suivre la formation de deux ans initialement prévue en raison du désengagement 
de l’épouse de son frère. C’était suite à cette « traversée du désert » qu’elle avait 
pu s’organiser pour reprendre ses études et obtenir un diplôme d’hôtesse en juin 
2012. Elle n’était pas retournée dans son pays en raison de la crise politique qui 
avait éclaté en Côte d’Ivoire. Quoiqu’en pensait l’ODM, un retour dans ce pays, 
même s’il était possible, équivaudrait à un suicide pour la jeune fille qu’elle était, 
sans parents et ayant pratiquement toujours vécu dans le sud du pays, vu la 
tension qui régnait dans ce pays. Elle ne souhaitait pas rester définitivement en 
Suisse mais vouloir ne retourner dans son pays qu’une fois que la paix serait 
effective. Elle contestait ne pas disposer des moyens financiers nécessaires.  

21.  Le 31 octobre 2012, le TAPI a transmis son dossier, sans formuler 
d’observation. 

22.  Le 22 novembre 2012, l’OCP a conclu au rejet du recours. Mme X______ 
ne remplissait plus les conditions pour un renouvellement de son autorisation de 
séjour pour études. Le but de son séjour en Suisse devait être considéré comme 
atteint, puisqu’elle avait terminé une première formation. Les nouvelles études 
qu’elle voulait entreprendre étaient destinées à lui permettre de prolonger encore 
plus son séjour. Le renvoi de la recourante était possible. Elle ne l’avait d’ailleurs 
pas contesté. 

23.  Par courrier du 26 novembre 2012, le juge délégué a accordé un délai aux 
parties au 6 décembre 2012 pour formuler toute requête complémentaire, passé 
lequel la cause serait gardée à juger.  

EN DROIT 

1.  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ - E 2 05 ; art. 62 
al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - 
LPA - E 5 10). 

2.  La chambre de céans ne peut pas revoir l’opportunité de la décision 
attaquée. En revanche, le recours peut être formé pour violation du droit, y 

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compris l’excès ou l’abus du pouvoir d’appréciation, ou pour constatation 
inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 61 al. 1 et 2 LPA). 

3.  L’art. 27 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 dans sa 
teneur au 31 décembre 2010 (aLEtr - RS 142.20), disposait que : 

  « Un étranger peut être admis en vue d’une formation ou d’un 
perfectionnement aux quatre conditions cumulatives suivantes : 

 a. la direction de l’établissement confirme qu’il peut suivre la formation ou le 
perfectionnement envisagé ; 

 b.  il dispose d’un logement approprié ; 

 c.  il dispose des moyens financiers nécessaires ; 

 d.  il paraît assuré qu’il quittera la Suisse ». 

  L’art. 23 al. 1 de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à 
l’exercice d’une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA - RS 142.201) dans 
sa teneur au 31 décembre 2010 prévoyait qu’un étranger devait être considéré 
comme présentant l’assurance qu’il quitterait la Suisse à l’issue de son séjour au 
sens de l’art. 27 al. 1 let. d. aLEtr, lorsqu’il déposait une déclaration 
d’engagement allant dans ce sens (let. a), qu’aucun séjour ou procédure de 
demande antérieure, ou aucun autre élément n’indiquait que la personne 
concernée entendait demeurer durablement en Suisse (let. b), lorsque le 
programme de formation était respecté (let. c). 

4.  Depuis le 1er janvier 2011, à la suite de l’entrée en vigueur de la loi fédérale 
du 18 juin 2010 destinée à faciliter l’admission des étrangers diplômés d’une 
haute école suisse (RO 2010 5957 ; FF 2010 373, notamment p. 391), la 
quatrième condition de l’art. 27 al. 1 let. d aLEtr a été supprimée et remplacée par 
un nouvel art. 27 al. 1 let. d LEtr dont la teneur est la suivante : « l’étranger a le 
niveau de formation et les qualifications personnelles requis pour suivre la 
formation ou le perfectionnement prévus ». 

  De même, l’art. 23 al. 2 aOASA a été modifié. A teneur du nouveau texte, 
les qualifications personnelles sont suffisantes au sens de l’art. 27 al. 1 let. d LEtr, 
« notamment lorsqu’aucun séjour antérieur, aucune procédure de demande 
antérieure ni aucun autre élément n’indiquait que la formation ou le 
perfectionnement invoqués visent uniquement à éluder les prescriptions générales 
sur l’admission et le séjour des étrangers ». Toutefois, les étrangers qui viennent 
étudier en Suisse, dans un autre établissement qu’une haute école suisse, restent 
soumis à la règle générale de l’art. 5 al. 2 LEtr selon laquelle tout étranger 
séjournant temporairement en Suisse doit apporter la garantie qu’il quittera ce 

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pays à l’issue de ses études (ATA/745/2012 du 30 octobre 2012 et la 
jurisprudence citée). 

5.  Concernant les moyens financiers nécessaires dont l’étranger doit justifier 
en vertu de l’art. 27 let. c LEtr, l’art. 23 al. 1 OASA détermine qu’il doit les 
prouver en présentant notamment : 

 - une déclaration d’engagement ainsi qu’une attestation de revenu ou de 
fortune d’une personne solvable domiciliée en Suisse ; les étrangers doivent être 
titulaires d’une autorisation de séjour ou d’établissement (let. a) ; 

 - la confirmation d’une banque reconnue en Suisse permettant d’attester 
l’existence de valeurs patrimoniales suffisantes (let. b) ; 

 - une garantie ferme d’octroi de bourses ou de prêts de formation suffisants 
(let. c). 

6.  A teneur de l’art. 126 al. 1 LEtr, les demandes déposées avant l’entrée en 
vigueur de celle-ci sont régies par l’ancien droit. Cette disposition transitoire 
visait à déterminer le droit applicable aux demandes déposées avant le 1er janvier 
2008, date à laquelle la LEtr a remplacé la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le 
séjour et l’établissement des étrangers (aLSEE). Elle n’a pas pour fonction de 
trancher la question du droit applicable lors de chaque nouveau changement de la 
LEtr. C’est par conséquent à juste titre que l’OCP et le TAPI ont appliqué le droit 
entré en vigueur le 1er janvier 2011 pour se prononcer respectivement sur la 
demande de renouvellement du 11 mai 2011 et sur le recours du 23 juin 2011 
(ATA/745/2012 précité consid. 5 ; ATA/395/2011 du 21 juin 2011). 

7.  L’autorité cantonale compétente dispose d’un large pouvoir d’appréciation, 
l’étranger ne bénéficiant pas d’un droit de séjour en Suisse fondé sur l’art. 27 LEtr 
(Arrêts du Tribunal fédéral 2C_802/2010 du 22 octobre 2010 ; 2D_14/2010 du 
28 juin 2010 ; ATA/745/2012 précité consid. 6 ; ATA/612/2012 du 11 septembre 
2012 consid. 6 ; ATA/457/2012 du 30 juillet 2012 consid. 3 ; ATA/694/2011 du 
8 novembre 2011 ; ATA/612/2011 du 27 septembre 2011 ; ATA/546/2011 du 
30 août 2011 et la jurisprudence citée). Le permis d’étudier en Suisse ne peut être 
octroyé que si les conditions cumulatives de l’art. 23 LEtr sont réalisées au 
moment où l’OCP statue. Elles doivent perdurer lorsque se pose la question de 
son renouvellement. L’autorité cantonale compétente doit également se montrer 
restrictive dans l’octroi ou la prolongation des autorisations de séjour pour études 
afin d’éviter les abus d’une part, et de tenir compte d’autre part, de 
l’encombrement des établissements d’éducation ainsi que de la nécessité de 
sauvegarder la possibilité d’accueillir aussi largement que possible de nouveaux 
étudiants désireux d’acquérir une première formation en Suisse (Arrêt du Tribunal 
administratif fédéral Cour III C-5925/2009 du 9 février 2010). 

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8.  En l’espèce, la recourante a obtenu en 2008 l’autorisation d’étudier en se 
prévalant d’une situation financière et de conditions de logement fondée sur l’aide 
de son frère et de son épouse qui habitaient Genève. Après son arrivée, cette 
assistance a rapidement fait défaut, ce qui a largement retardé la menée à chef des 
études projetées. Ainsi, lorsqu’elle a sollicité en mai 2011 le renouvellement de 
son autorisation, la recourante, pour des raisons financières, n’avait pu reprendre 
lesdites études et n’avait pu prendre aucun engagement dans ce sens vis-à-vis de 
l’OCP. Dans ces circonstances, les conditions de l’art. 23 let. a à c LEtr n’étant 
pas réalisées, l’OCP était fondé à refuser toute prolongation du permis d’étudier. 
Certes,  Depuis le dépôt de son recours, la recourante établi lors de l’audience de 
comparution personnelle du 18 septembre 2012 avoir obtenu à l’école Lejeune en 
juin 2012 le diplôme projeté, et justifier d’une inscription pour un nouveau cycle 
de formation dans cette école. Toutefois, celui-ci ne commencera qu’en mars 2013 
et la recourante ne justifie toujours pas d’une situation financière lui permettant de 
financer ces nouvelles études. En outre, comme elle affirme elle-même dans son 
acte de recours qu’elle ne peut retourner en Côte d’Ivoire dans l’immédiat, on doit 
admettre qu’il n’y a pas de garantie qu’elle quitte la Suisse à l’issue de cette 
nouvelle formation. Le jugement déféré du TAPI doit être confirmé. 

9.  Selon l’art. 64 al. 1 let. c LEtr, qui a remplacé depuis le 1er janvier 2011 
l’art. 66 al. 1 let. c aLEtr, mais dont la portée est la même, les autorités 
compétentes rendent une décision de renvoi ordinaire à l’encontre d’un étranger 
auquel l’autorisation de séjour est refusée ou dont l’autorisation n’est pas 
prolongée. Le renvoi d’un étranger ne peut cependant être ordonné que si son 
exécution est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée (art. 83 al. 1 
LEtr). 

10.  La recourante considère qu’elle ne peut être renvoyée en Côte d’Ivoire en 
raison de la situation politique instable, génératrice d’insécurité, qui règne dans ce 
pays. Le Tribunal administratif fédéral a abordé cette question dans un arrêt du 
3 octobre 2012 dans le cadre des décisions de renvoi prises à l’encontre d’un 
ressortissant ivoirien débouté de sa demande d’asile. Selon cette haute juridiction, 
la Côte d’Ivoire ne connaissait pas, à la date précitée, une situation de guerre, de 
guerre civile ou de violence généralisée sur l’ensemble de son territoire qui 
permettrait de présumer, à propos de tous les ressortissants ivoiriens devant y être 
renvoyés, et indépendamment des circonstances de chaque cause, l’existence 
d’une mise en danger concrète au regard de la jurisprudence susmentionnée. 
Ainsi, l’exécution du renvoi pouvait, en principe, être admise vers le sud et l’est 
du pays, en particulier vers les grandes villes, en premier lieu vers Abidjan (Arrêt 
du Tribunal administratif fédéral Cour IV E-2905/2012 consid 7.2 et l’arrêt cité). 

  En l’espèce, la recourante n’invoque pas de motif particulier rendant son 
renvoi impossible. Même si un retour dans son pays d’origine comporte pour elle 
des difficultés, celles-ci ne sont pas différentes ou plus grandes que celles 

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auxquelles sont confrontés d’autres compatriotes affrontant la même situation et 
elles ne sont pas d’une nature qui empêcherait le renvoi. Le jugement du TAPI 
sera donc également confirmé sur ce point. 

11.  Le recours sera rejeté. Un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge de 
la recourante. Aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée (art. 87 LPA).  

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 27 octobre 2012 par Madame X______ contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 18 septembre 2012 ; 

au fond : 

le rejette ; 

met un émolument de CHF 400.- à la charge de Madame X______ ; 

dit qu’il ne lui est pas alloué d’indemnité de procédure ; 

dit que, les éventuelles voies de recours contre le présent arrêt, les délais et conditions 
de recevabilité qui leur sont applicables, figurent dans la loi fédérale sur le Tribunal 
fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), dont un extrait est reproduit ci-après. Le 
mémoire de recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie 
postale ou par voie électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les 
pièces en possession du recourant invoquées comme moyens de preuve, doivent être 
joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à Madame X______, à l’office cantonal de la population, à 
l’office fédéral des migrations, ainsi qu’au Tribunal administratif de première instance. 

Siégeants : Mme Hurni, présidente, Mme Junod, M. Dumartheray, juges. 

 

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Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste : 
 
 

F. Scheffre 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. Hurni 
 
 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière : 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Extraits de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) 
consultable sur le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c173_110.html 

Recours en matière de droit public 

(art. 82 et ss LTF) 
Recours constitutionnel subsidiaire 

(art. 113 et ss LTF) 

Art. 82 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours : 
a. contre les décisions rendues dans des causes de droit 
public ; 
… 

Art. 83 Exceptions 
Le recours est irrecevable contre : 
… 
c. les décisions en matière de droit des étrangers qui 

concernent :  
1. l’entrée en Suisse, 
2. une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le 

droit international ne donnent droit, 
3. l’admission provisoire, 
4. l’expulsion fondée sur l’art. 121, al. 2, de la 

Constitution ou le renvoi, 
5. les dérogations aux conditions d’admission, 
6. la prolongation d’une autorisation frontalière, le 

déplacement de la résidence dans un autre canton, 
le changement d’emploi du titulaire d’une 
autorisation frontalière et la délivrance de 
documents de voyage aux étrangers sans pièces de 
légitimation ; 

d. les décisions en matière d’asile qui ont été rendues :  
1. par le Tribunal administratif fédéral, 
2. par une autorité cantonale précédente et dont 

l’objet porte sur une autorisation à laquelle ni le 
droit fédéral ni le droit international ne donnent 
droit ; 

… 

Art. 89 Qualité pour recourir 
1 A qualité pour former un recours en matière de droit 
public quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité précédente 

ou a été privé de la possibilité de le faire ; 
b. est particulièrement atteint par la décision ou l’acte 

normatif attaqué, et 
c. a un intérêt digne de protection à son annulation ou à 

sa modification. 
… 

Art. 95 Droit suisse 
Le recours peut être formé pour violation : 
a. du droit fédéral ; 
b. du droit international ; 
c. de droits constitutionnels cantonaux ; 
d. de dispositions cantonales sur le droit de vote des 

citoyens ainsi que sur les élections et votations 
populaires ; 

e. du droit intercantonal. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé devant le 
Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la 
notification de l’expédition complète. 
______________________________________________ 

Art. 113 Principe 
Le Tribunal fédéral connaît des recours 
constitutionnels contre les décisions des autorités 
cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire 
l’objet d’aucun recours selon les art. 72 à 89. 

Art. 115 Qualité pour recourir 
A qualité pour former un recours constitutionnel 
quiconque : 
a. a pris part à la procédure devant l’autorité 

précédente ou a été privé de la possibilité de le 
faire et 

b. a un intérêt juridique à l’annulation ou à la 
modification de la décision attaquée. 

Art. 116 Motifs de recours 
Le recours constitutionnel peut être formé pour 
violation des droits constitutionnels. 

Art. 100 Recours contre une décision 
1 Le recours contre une décision doit être déposé 
devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui 
suivent la notification de l’expédition complète. 
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Recours ordinaire simultané (art. 119 LTF) 
1 Si une partie forme contre une décision un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les 
deux recours dans un seul mémoire. 
2 Le Tribunal fédéral statue sur les deux recours dans la même procédure. 
3 Il examine les griefs invoqués selon les dispositions applicables au type de recours concerné.