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**Case Identifier:** 2a2f2ee5-9952-5856-bf2c-6b5d5df23c39
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2012-03-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 01.03.2012 A/1579/2011
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-1579-2011_2012-03-01.pdf

## Full Text

Siégeant : Robert FIECHTER, Présidente; Norbert HECK et Michaël BIOT, Juges 

assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/1579/2011 ATAS/218/2012 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 1
er

 mars 2012 

8 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur L__________, domicilié à Confignon, représenté par 

AXA-ARAG Protection juridique Service juridique 

recourant 

 

contre 

SUVA, CAISSE NATIONALE SUISSE D'ASSURANCE EN CAS 

D'ACCIDENTS, sise Rechtsabteilung; Fluhmattstrasse 1; case 

postale 4358, 6002 LUCERNE, comparant avec élection de 

domicile en l'étude de Maître ELSIG Didier 

 

intimée 

 

 

 

 

 

A/1579/2011 

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EN FAIT 

1. M. L__________ (ci-après : le recourant), demeurant à Confignon, né en 1981, 

célibataire, père d'un enfant, a été victime d'un accident de la circulation le 31 

décembre 2007. Alors qu'il roulait sur la route R_________ à une vitesse d'environ 

40 km/h, un véhicule sortant d'un parking a heurté le flanc droit de son véhicule. Un 

constat amiable a été dressé. 

2. Le recourant s'est plaint de douleurs diffuses dans la colonne lombaire, sur les côtes 

du bas du dos, à la nuque et aux épaules, se manifestant régulièrement en fin de 

journée et parfois le matin au réveil. Son médecin-traitant est le Dr A__________. 

3. Le recourant était employé chez X__________ SA à Genève en qualité de 

manutentionnaire, gestionnaire de stocks. Dans cette fonction, il s'occupait de 

réapprovisionner le stock des services généraux (produits de nettoyage, mobilier, 

bureautique, etc.), de ranger la marchandise et d'effectuer différents travaux de 

manutention. Son salaire mensuel brut s'élevait à CHF 4'343.00, complété par une 

participation mensuelle à l'assurance maladie de CHF 130.00. 

4. Le recourant avait déjà été victime d'un accident en pratiquant les arts martiaux. Cet 

accident n'avait pas entraîné d'arrêt de travail ni laissé de séquelles.  

5. Le 5 février 2008, Y__________, agissant pour X__________ SA, a demandé que 

des contrôles soient effectués afin de vérifier si l'incapacité de travail du recourant 

était justifiée. 

6. Une reprise de travail à 100% sans port de charge a été fixée au 18 février 2008. Un 

nouvel arrêt de travail à 100% a été prescrit par un médecin du Centre Médical 

d'Onex dès le 22 février 2008 pour une durée indéterminée. Le recourant se 

plaignait de douleurs au niveau des cervicales. Ces douleurs se manifestaient 

suivant les positions adoptées, à savoir : station debout de longue durée, position 

assise de longue durée et lorsqu’il baissait la tête en avant.  

7. Dans un courrier électronique du 28 avril 2008, la manufacture X__________ SA a 

décrit les tâches attribuées au recourant de la manière suivante :  

"• Commande auprès des fournisseurs selon référencement établi 

 • Recherche de produits pour la maintenance bâtiment et la production 

 • Gestion des stocks et étiquetage des articles 

 • Réconciliation des factures 

 

 

 

 

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 • Divers remplacements aux Services Généraux (SG) en qualité de 

coursier externe/interne, réception marchandise, expédition, assistant 

SG 

M. L__________ a été embauché en qualité de manutentionnaire mais 

son poste a évolué vers des tâches plus administratives. Il lui était tout à 

fait possible de travailler assis sans avoir à porter de charges lourdes." 

8. Il résulte d'un compte-rendu d'entretien téléphonique du 27 juin 2008 que le 

recourant a été licencié le 20 février 2008 et libéré de l'obligation de travailler. 

L'employeur a communiqué ses doutes quant à la réelle incapacité de travailler du 

recourant. L'employeur soulignait en effet que le recourant avait été déclaré apte à 

travailler dès le 18 février 2008. L'entreprise lui avait fourni un poste de travail 

adapté dans la mesure où il s'agissait de tâches plus administratives. Il n'avait plus à 

se déplacer ni à porter des charges. Il s'était acquitté des nouvelles tâches confiées 

sans difficulté apparente.  

9. Le 15 juillet 2008, la SUVA a informé le recourant qu'en raison de l’évolution de la 

situation, elle était contrainte à réexaminer la question de savoir si sa responsabilité 

était toujours engagée. La SUVA a décidé de suspendre le versement des 

indemnités journalières avec effet immédiat. 

10. Le 17 juillet 2008, le recourant a attiré l'attention de la SUVA sur le fait qu'il avait 

été examiné par le Dr B__________ à la demande de la Zurich Assurances, 

assureur en responsabilité civile. Le Dr B__________ aurait décelé des problèmes 

ORL. 

11. Il résulte du rapport du Dr B__________, de la Faculté de médecine orthopédie et 

chirurgie FMH du 21 juillet 2008 que le recourant se plaint de douleurs dans la 

nuque et dans le dos par intermittences. Il se plaint également de céphalées très 

espacées et de vertiges fréquents. Le Dr B__________ a constaté qu'en position 

debout, lorsqu'il avait les deux pieds ensemble, le recourant avait un mauvais 

équilibre et qu'il avait tendance à pencher d'un côté. Il a relevé une légère douleur à 

la palpation dans la région paracervicale droite dans la région sous-mastoïdienne. Il 

a vu également les clichés de la résonnance magnétique cervicale et dorsale des 

15 avril 2008 et 14 mai 2008 et relevé que, d'après les conclusions de la radiologie, 

les IRM ne révélaient pas d'anomalies notables. L'analyse des clichés fonctionnels a 

permis de constater que tous les segments du rachis cervical sont mobiles et que, 

dans toutes les positions, les corps vertébraux sont bien alignés. Le 

Dr B__________ ne constate pas d'évidence d'instabilité des vertèbres les unes par 

rapport aux autres. Il n'y a pas de pincement discal particulier. Le diagnostic est une 

entorse cervicale modérée à la suite d'un choc latéral de la voiture du conducteur. 

Le Dr B__________ ne pense pas que le recourant souffre de vertiges puisqu'il n'a 

pas de nausées et qu'il n'a pas de sensation de tête qui tourne. Il pense plutôt qu'il 

 

 

 

 

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s'agit de pertes d'équilibre qu'il ne parvient pas à expliquer. Il recommande de 

consulter un spécialiste. 

12. Le 2 septembre 2008, le Dr C__________, FMH neurologie, a rédigé un rapport à 

l'attention du Dr A__________. Elle indique que l'examen neurologique oriente 

vers un syndrome vestibulaire droit. Dans ce contexte, avec une IRM cérébrale 

normale, une origine périphérique semble la plus probable. Elle indique encore que 

l'IRM cervicale met en évidence une hydromyélie de petite taille en regard de C7 

dont on peut discuter l'origine. Il est possible qu'elle soit d'origine traumatique mais 

il peut tout aussi bien s'agir d'une découverte fortuite. Actuellement, il n'y a pas de 

clair déficit neurologique mais il existe un petit doute avec une hypoesthésie de 

certaines régions du membre supérieur gauche. Le territoire de ces troubles sensitifs 

n'est pas précis et l'examen neurologique mérite d'être contrôlé régulièrement dans 

l'idée d'une cavité syringomyélique débutante. 

13. Consulté les 29 septembre et 14 octobre 2008, le Dr D__________, spécialiste 

FMH otorhinolaryngologie et chirurgie cervico-faciale, médecin consultant en 

otoneurologie HCUG, a établi un rapport daté du 20 octobre 2008. Il conclut à ce 

que l'anomalie constatée oriente probablement vers les séquelles d'une atteinte 

vestibulaire périphérique. Il confirme les constatations du Dr C__________ , à 

savoir que l'examen neurologique et l'IRM ne montrent pas d'anomalie.  

14. Un nouvel examen IRM médullaire a été pratiqué le 18 novembre 2008. Les 

données IRM intra-médullaires retrouvent une petite cavité hydrosyringomyélique 

cervicale, en regard de C7, parfaitement inchangée par rapport à l'examen 

comparatif du 15 avril 2008 et sans autre anomalie notable. 

15. Le 5 décembre 2008, le Dr E__________, FMH en otorhinolaryngologie, a établi 

un rapport médical intermédiaire à l'attention de la SUVA. Il posait le diagnostic de 

vertiges post-traumatiques d'origine vestibulaire avec déhiscence osseuse du canal 

semi-circulaire supérieur droit. Quant à l'évolution et l'état actuel, il mentionnait des 

états vertigineux fluctuants accompagnés de déséquilibres. Il soulignait une lente et 

légère amélioration spontanée de la situation. Il considérait qu'une reprise de travail 

était prématurée. 

16. Le 6 janvier 2009, l’OAI communiquait au recourant que, selon ses investigations, 

aucune mesure de réadaptation d'ordre professionnel sous forme d'intervention 

précoce n'est possible actuellement en raison de son état de santé.  

17. Il résulte d'un compte-rendu d'entretien du 29 janvier 2009 que le recourant avait eu 

l'intention de reprendre le travail en janvier 2009. Il en a parlé avec ses médecins 

qui lui ont dit que c'était trop tôt. Il devait continuer sa rééducation. Il a indiqué ne 

rien pouvoir faire de physique et, se prévalant des avis des Drs D__________ et 

E__________, il ne pouvait même pas travailler avec un ordinateur. Il se disait 

 

 

 

 

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inquiet des activités qu'il pourrait encore exercer et de la durée des troubles dont il 

souffrait. 

18. Le 19 février 2009, le Dr E__________ a établi un rapport médical intermédiaire. 

Des circonstances sans rapport avec l'accident jouaient un rôle dans l'évolution du 

cas, à savoir des contusions et déhiscences post-traumatiques labyrinthiques (oreille 

interne). Il estimait une reprise du travail possible dès le 1
er

 mars 2009 à 50%. 

19. Le 23 février 2009, la ZURICH ASSURANCES a remis à la SUVA un premier 

rapport relatif à des mesures d'observation et de vidéosurveillance concernant le 

recourant. Un deuxième rapport a été adressé le 13 juillet 2009. Sous réserve de 

vérifier la licéité de l'enquête diligentée par la ZURICH ASSURANCES, la SUVA 

envisageait d'utiliser ces informations notamment sous l'angle des prestations. 

20. Selon un rapport du Dr D__________ du 9 mars 2009, rédigé à la demande de la 

ZURICH ASSURANCES, les quelques anomalies rencontrées au cours de 

l'examen auquel il a procédé le 29 septembre 2008 ne lui sont pas apparues 

suffisantes pour justifier, à ce moment-là, un arrêt de travail à 100%. Dès lors, en 

comptant largement, l'arrêt de travail à 100% n'aurait certainement pas dû excéder 6 

mois (reprise de travail 1
er

 juillet 2008). 

21. Un nouveau certificat médical du 4 avril 2009 du Groupe Z_________ évalue la 

capacité de travail du recourant à 100% dès le 1
er

 mai 2009. 

22. Un rapport intermédiaire du Dr D__________ daté du 22 mai 2009 pose le 

diagnostic d'une atteinte vestibulaire périphérique passagère. Il note une 

amélioration subjective de la situation avec activité privée conservée. Le traitement 

est terminé. Il ne se prononce pas sur l'arrêt de travail mais souligne que la reprise 

du travail devait être possible dès le 1
er

 juillet 2008. 

23. Un autre rapport médical intermédiaire émanant du Dr E__________, daté du 

22 mai 2009, pose un diagnostic d'état vertigineux sur contusions post-traumatiques 

avec évolution favorable. Il indique que la physiothérapie a pris fin en mai 2009. Il 

préconise une reprise du travail à 100% depuis juin 2009. 

24. Le 10 août 2009, la ZURICH ASSURANCES a indiqué qu'elle avait eu rapidement 

des doutes quant à la réalité des lésions dont se plaignait le recourant. Elle observait 

qu’il avait repris son activité professionnelle à 100% après une courte période 

d'incapacité de travail. Le lendemain, il a été licencié pour des raisons 

économiques. Aussitôt, il a annoncé une rechute et une incapacité de travail à 100% 

sans aucune explication. Le 20 mai 2008, un représentant de la ZURICH 

ASSURANCES s'était entretenu avec le lésé. Ce dernier semblait exagérer ses 

douleurs et son incapacité. Puis, il n'a plus voulu répondre aux questions du 

représentant de la ZURICH ASSURANCES. En quittant les locaux, il semblait 

souffrir beaucoup puis il est monté sur son scooter comme si de rien n'était. 

 

 

 

 

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25. Il résulte du compte-rendu d'un entretien téléphonique ayant eu lieu le 

9 décembre 2009 que le recourant a repris une activité lucrative fin juillet 2009 

dans une centrale de réception d'alarmes. Il indiquait avoir toujours des vertiges 

lorsqu'il se penche en avant et lors de changement d'orientation. Il se plaignait de 

migraines intermittentes et de pressions derrière les yeux. Il avait régulièrement des 

pertes d'équilibre. 

26. Le 11 décembre 2009, l’OAI notifiait au recourant un projet de décision aux termes 

de laquelle ce dernier ne présentait aucune atteinte à la santé ayant valeur 

d'invalidité qui pourrait ouvrir le droit à des prestations de l'assurance invalidité. 

Des mesures d'ordre professionnel ne seraient pas de nature à rétablir, à maintenir 

ou à améliorer sa capacité de gain puisque de l'avis de l’OAI, il était en mesure 

d'exercer son activité professionnelle à plein temps et plein rendement et ce dès 

juillet 2008 sans limitation fonctionnelle. 

27. Le dossier ne contient pas trace de contestation de ce projet de décision.  

28. Le 12 mars 2010, le recourant a eu un entretien avec M.  M__________, 

collaborateur du service externe de la SUVA. Il a été rendu attentif aux dispositions 

des art. 113 LAA, 148 CP et 46 LAA. Il a confirmé toutes ses déclarations 

antérieures en particulier le fait qu'à la suite de l'accident, il souffrait de douleurs à 

la nuque, dans la colonne lombaire sur les côtés du bas du dos et aux épaules ainsi 

que de maux de tête et parfois de pertes d'équilibre et de vertiges. A part une très 

courte période en février 2008, il a été totalement incapable de travailler et ceci 

surtout à cause de migraines, de douleurs cervicales, de vertiges et de pertes 

d'équilibre. Durant l'année 2008, il a été en traitement chez différents médecins et 

examiné par des spécialistes. Il continuait à souffrir des séquelles de son accident. 

Les pertes d'équilibre et les vertiges ont perduré. En 2008, il ne pouvait 

pratiquement pas participer à la vie sociale. A part des courses et de petites 

promenades, il ne pouvait pratiquement rien faire. En 2009 aussi, il a continué à 

souffrir des séquelles de l'accident bien qu'il se sentait déjà un peu mieux. Il 

souffrait de maux de tête, de douleurs à la nuque, de vertiges et de pertes d'équilibre 

suivant les mouvements qu'il faisait. Les vertiges et pertes d'équilibre se 

manifestaient moins régulièrement. Il pouvait faire des commissions et conduire sa 

voiture. Il ne pouvait par contre pas pratiquer des activités sportives, par exemple, 

le Football ou le Full Contact. A l'heure actuelle, il souffre encore de maux de tête 

intermittents. Il souffre encore de vertiges suivant les mouvements qu'il fait. Il n'a 

pratiquement plus de pertes d'équilibre. A cause de l'accident, il a abandonné toute 

activité sportive, car il doit éviter les mouvements brusques. Il a repris une activité 

professionnelle dès fin juillet 2009 dans une centrale téléphonique de réception 

d'alarmes. Son activité consiste à répondre au téléphone. Il travaille en position 

assise. Il n'a aucune manutention à effectuer. Il a d'abord reçu des prestations de la 

CAISSE CHOMAGE depuis le 1
er

 mars 2009. Depuis le 1
er

 février 2010, il 

bénéficie d'un salaire mensuel brut de Frs. 4'800.- avec une gratification variable. Il 

 

 

 

 

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confirme que l’OAI a décidé qu'il ne présente aucune atteinte à la santé ayant 

valeur d'invalidité qui pourrait limiter sa capacité de travail et de gain de façon 

permanente. 

29. Lors d'une deuxième audition le même jour, le recourant a été confronté aux 

rapports de surveillance diligentés par la ZURICH ASSURANCES en janvier 2009 

et de mars à juin 2009. Ces rapports révélaient notamment qu'il pratiquait le 

Football dès janvier 2009 et le Full Contact en avril 2009. Dès janvier 2009, il ne 

semblait plus être gêné dans sa vie quotidienne par des douleurs, la fatigue et les 

vertiges ou des pertes d'équilibre. Il a nié pratiquer du sport. Il a évoqué une 

possible confusion avec son frère et ne s'est pas opposé à ce que la SUVA soumette 

les rapports d'enquêtes au Dr D__________ afin qu'il évalue le contenu de ces 

rapports dans le cadre d'un nouveau diagnostic. 

30. Le 26 avril 2010, le recourant a fait parvenir à la SUVA une attestation signée par 

le Président, M. N__________ certifiant que le recourant n'a jamais fait partie des 

membres du club et qu'il n'a jamais participé à un entrainement d'une de ses 

équipes. 

31. Ultérieurement, le recourant a encore fait parvenir une attestation de 

XB__________ datée du 27 avril 2010 à l'effet de confirmer que le recourant ne 

fait pas partie du club de sport et ne participe à aucun cours donné par cet 

établissement. 

32. Le 28 septembre 2010, O__________ adressait à ZURICH COMPAGNIE 

D’ASSURANCES un complément au rapport d’enquêtes de SD__________ SA. 

M. O__________ confirme avoir vu le recourant se rendre au Gymnase 

XB_______ sis à CHENE-BOUGERIES. Chaque fois, il portait un petit sac de 

sport. Ces constatations ont eu lieu les 12, 14, 19 janvier 2009 et 30 mars 2009. Le 

12 janvier 2009, il a été vu entrant dans la salle en vêtements de ville et en 

ressortant 1 h. 30 plus tard en survêtement de sport. Le 30 janvier, M. 

O__________ est personnellement entré dans la salle de sport et a pu voir le 

recourant habillé d'un short, d'un tee-shirt et de chaussures de sport. Il jouait au 

Football avec plusieurs partenaires. Le 30 janvier 2009, M. O__________ a vu le 

recourant suivre un cours de Full Contact.  

33. Le 2 novembre 2010, la SUVA a invité le Dr D__________ à prendre connaissance 

des rapports d'enquêtes concernant le recourant et à donner son avis en particulier 

quant à l'existence de faits nouveaux qui amèneraient une nouvelle évaluation de la 

capacité de travail, en particulier en qualité de gestionnaire "stock- manut". Il était 

également invité à indiquer s'il y avait encore des séquelles de l'accident qui 

nécessitent un traitement médical et s'il convenait de revoir la question de la 

relation de causalité entre l'accident du 31 décembre 2007 et les troubles dont se 

plaignait l'assuré. Enfin, le Dr D__________ était invité à confirmer son diagnostic 

d'une déhiscence du recouvrement osseux du canal semi-circulaire supérieur droit. 

 

 

 

 

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34. Dans son rapport du 17 décembre 2010, le Dr D__________ a expliqué que si la 

déhiscence a été prouvée par le scanner, rien n'indique que cette déhiscence soit à 

l'origine des symptômes du recourant. Le diagnostic de "contusions labyrinthiques" 

ne paraît pas adéquat. En effet, selon la description de l'accident, il n'y a eu aucun 

choc au niveau de la tête. En calculant la différence de vitesse (Delta-V) à laquelle 

le véhicule du recourant était soumis au moment du choc, celle-ci était comprise 

entre 6,8 et 13,1 km/h, ce qui ne peut expliquer une contusion de l'oreille. S'agissant 

de la reprise de travail, le Dr D__________ observe que le recourant se sentait 

certainement apte à travailler mais il a été licencié le 20 février 2008. Suite à ce 

licenciement, il a remis un certificat d'incapacité de travail totale dès le 22 février 

2008. Le dossier ne contient aucune explication quant à cette soudaine incapacité 

de travail alors que deux jours auparavant, il était apte à reprendre son travail à 

100%.  

Selon le Dr D__________, il n'y a pas de faits nouveaux. En effet, la ZURICH 

ASSURANCES avait soumis les rapports d'enquêtes en mars 2009 déjà au 

Dr D__________. Dès ce moment, il avait constaté une discordance entre les 

symptômes vestibulaires décrits et le comportement du patient. "Afin d'être large", 

le Dr D__________ avait estimé que l'arrêt de travail à 100% n'aurait certainement 

pas dû excéder 6 mois de sorte qu'une reprise du travail était envisageable dès le 

1
er

 juillet 2008. Au moment d'exprimer cet avis, le Dr D__________ ignorait que le 

recourant avait décidé de reprendre son travail au mois de février 2008 et avait 

produit un certificat d'incapacité totale de travail dès le 22 février 2008 

immédiatement après avoir reçu son licenciement. 

Le Dr D__________ ne se prononce pas sur la capacité de travail en tant que 

gestionnaire. Il constate cependant, en se basant sur une publication de SWISS 

INSURANCE MEDICINE qu'en cas de sensation vertigineuse "uniquement 

subjective", les activités sollicitant de manière importante le système de l'équilibre 

ne sont plus exigibles. En outre, se pose la question de l'aptitude de la conduite d'un 

véhicule d'entreprise, tel qu'un chariot élévateur ou de machines dangereuses. 

N'ayant pas d'examen objectif avant octobre 2008, il ne lui est pas possible de 

déterminer à partir de quand ce patient était apte à travailler à 100%. Le Dr 

D__________ constate cependant que le recourant avait été déclaré apte à travailler 

dès le 18 février 2008. Son employeur lui a aménagé un poste de travail allégé. 

Faute d'un examen objectif réalisé à ce moment-là, il n'est pas possible de répondre 

à la question de la capacité réelle de travail du recourant en février 2008. 

Après avoir analysé le comportement filmé du recourant, le Dr D__________ arrive 

à la conclusion qu'on peut raisonnablement penser que celui-ci n'avait plus aucun 

trouble de l'équilibre à la date à laquelle ces images ont été prises. 

S'agissant de la relation de causalité entre l'accident du 31 décembre 2007 et les 

troubles que l'assuré fait valoir, le Dr D__________ indique qu'à posteriori, après 

avoir pris connaissance de l'expertise de l'accident, la notion d'une contusion 

 

 

 

 

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labyrinthique ne peut être retenue avec une vraisemblance d'au moins 50%. La 

relation est donc tout au plus possible. Par contre, si l'on retient la notion d'un "coup 

du lapin", il semble exister, avec une vraisemblance d'au moins 50% une relation de 

causalité entre une atteinte vestibulaire périphérique et une entorse cervicale. 

35. Le 25 janvier 2011, le Dr F__________, médecin spécialiste FMH oto-rhino. 

laryngologie, chirurgie cervico-faciale, allergologie, immunologique, clinique et 

médecine du travail, du Service de médecine du travail de la SUVA, après avoir 

pris connaissance du rapport du Dr D__________, conclut au fait que l'assuré était 

du point de vue de la médecine ORL totalement apte à reprendre à plein temps son 

activité de l'époque en tant qu'employé administratif dès le 1
er

 janvier 2009. 

36. Dans une appréciation médicale complémentaire du 10 février 2011, le Dr 

F__________ précise que l'aptitude au travail comme 

manutentionnaire/gestionnaire de stock est exigible de la part du recourant à 100% 

pour autant qu'elle ne l'oblige pas à monter sur des échelles. D'un point de vue 

ORL, le recourant est en effet inapte à effectuer tous les travaux comportant un 

risque de chute. En outre, il est déconseillé de se livrer à des travaux dans lesquels 

les parties du corps peuvent être happées par des éléments de machines tournant 

rapidement. D'un point de vue strictement oto-rhino-laryngologie, une aptitude au 

travail complète pourrait être exigible de la part de l'assuré au poste de travail 

installé par son employeur, pour autant que les indications fournies soient correctes. 

37. Le 15 mars 2011, la SUVA a notifié une décision par laquelle elle fixait au 

1
er

 janvier 2009 la date à partir de laquelle le recourant était apte à travailler à 

100%. De ce fait, la SUVA a versé, à tort, des indemnités journalières pour la 

période du 1
er

 janvier au 30 avril 2009. Selon les décomptes d'indemnités 

journalières jointes à la décision, il ressort qu'un montant de 11'384 fr. 40 a été 

versé en trop. Le recourant était invité à restituer ce montant dans un délai de 30 

jours. 

38. Le 11 avril 2011, le recourant a formé opposition contre la décision de la SUVA du 

15 mars 2011. Il a contesté les conclusions des rapports d'enquêtes quant à sa 

pratique d'activités sportives. Il se référait aux attestations fournies par les clubs de 

sport où il aurait pratiqué du Football et du Full Contact. Il disait ne pas 

comprendre pourquoi une nouvelle appréciation médicale avait été demandée au 

Dr D__________ plutôt qu'au Dr E__________, qui le suivait régulièrement à 

l'époque. 

Il soulignait qu'il avait toujours collaboré de bonne foi à l'instruction de son dossier. 

Hormis la contestation de l'assurance de la partie adverse (l'assureur RC du 

conducteur fautif), le dossier ne contenait aucun élément qui aurait pu faire douter 

de sa parole. 

 

 

 

 

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39. Le 27 avril 2011, statuant sur opposition, la SUVA a rejeté l'opposition et confirmé 

sa décision du 15 mars 2011. En se fondant sur les conclusions du Dr 

D__________, elle considère qu'à partir de janvier 2009, le recourant ne présentait 

que de simples plaintes diffuses. Dans ces circonstances, la causalité naturelle doit 

être niée. A fortiori, la causalité adéquate n'est-elle pas réalisée. 

40. Le 27 mai 2011, le recourant représenté par l'assurance protection juridique AXA 

ARAG, a formé recours contre la décision de la SUVA du 27 avril 2011. Le 

recourant nie avoir pratiqué des activités sportives en 2009. Les rapports d'enquêtes 

seraient entachés de partialité. Les rapports d'enquêtes auraient dû être soumis à 

l'appréciation du Dr E__________. Le rapport du Dr D__________ n'est pas 

probant dans la mesure où il n'a pas pratiqué d'examens cliniques et n'a vu le 

recourant que deux fois. Le recourant conclut à l'annulation de la décision de la 

SUVA en tant qu'elle réclame la restitution des indemnités journalières. Le 

recourant a sollicité un délai au 30 juin 2011 pour compléter son recours. 

41. La Cour a accordé un délai au 6 juillet 2011 pour compléter le recours. 

42. Bien que sollicitée tardivement par le recourant, la Cour a octroyé une deuxième 

prolongation au 22 août 2011 pour compléter le recours.  

43. Le 22 août 2011, le recourant a adressé son recours complémentaire à la Cour. Le 

recourant y développe les arguments déjà exposés dans sa première écriture. Il 

conteste l'appréciation du rapport d'enquêtes en soulignant qu'on ne le voit à aucun 

moment effectuer des efforts importants. Il réitère qu'il ne pratiquait pas de sport 

depuis janvier 2009. Il souligne que tous les médecins qui l'ont examiné ont 

mentionné des pertes d'équilibre et vertiges. Il a suivi un traitement à raison de deux 

séances par semaine jusqu'en mars 2009 auprès de M. P__________, 

physiothérapeute rééducateur vestibulaire. Tant le Dr E__________ que le Dr 

G_________ mentionnent une amélioration dès février 2009 qui corrobore les dires 

du recourant. Pour le surplus, le recourant confirme ses précédents allégués 

concernant l'évolution de son état de santé. Il conclut au fait que le versement des 

indemnités journalières par la SUVA jusqu'au 30 avril 2009 était justifié et 

persistait par conséquent dans ses conclusions. 

44. Un délai a été imparti à la SUVA au 23 septembre 2011, prolongé au 24 octobre 

puis au 23 novembre 2011 pour répondre au recours. 

45. Dans sa réponse, la SUVA conclut au rejet du recours et à la confirmation de sa 

décision du 27 avril 2011. La SUVA reprend et développe les arguments de sa 

décision pour conclure au fait qu'il n'existe pas de lien de causalité naturel entre les 

plaintes du recourant et son incapacité de travail à partir du 1
er

 janvier 2009 de sorte 

que, dès cette date, celle-ci doit être considérée comme étant pleine et entière et il 

se justifie de réclamer le remboursement des indemnités journalières. 

 

 

 

 

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- 11/14 - 

46. La cause a été gardée à juger par la Cour le 29 novembre 2011. 

 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1
er

 janvier 2011, la Chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 

contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA; RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La décision sur opposition de la SUVA a été notifiée par pli recommandé du 

27 avril 2011 reçu le 28 avril 2011. Le délai de recours de 30 jours échoit le 

28 mai 2011 qui est un samedi. Le délai de recours est donc reporté au premier jour 

ouvrable, soit le lundi 30 mai 2011 (art. 38 al. 3 LPGA). Interjeté par pli 

recommandé le 27 mai 2011, le recours a été formé en temps utile. Les autres 

conditions de recevabilité prévues aux articles 56 ss LPGA sont manifestement 

réalisées. Le recours est recevable.  

3. Le litige porte sur la question de savoir si le recourant a l'obligation de restituer les 

indemnités journalières à concurrence de CHF 11'384.40 perçues par lui entre le 

1
er

 janvier 1999 et le 30 avril 2009 en raison du fait que la SUVA l'a reconnu 

pleinement apte au travail dès le 1
er

 janvier 1999.  

4. L'article 16 alinéas 1 et 2 LAA stipule que l'assuré totalement ou partiellement 

incapable de travailler (art. 6 LPGA) à la suite d'un accident a droit à une indemnité 

journalière. Le droit à l'indemnité naît le troisième jour qui suit celui de l'accident. 

Il s'éteint dès que l'assuré a recouvré sa pleine capacité de travail, dès qu'une rente 

est versée ou dès que l'assuré décède. Est réputée incapacité de travail toute perte 

totale ou partielle de l'aptitude de l'assuré à remplir dans sa profession ou son 

domaine d'activité le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui, si cette 

perte résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique.  

5. L'article 43, alinéa 1 LPGA dispose que l'assureur examine les demandes, prend 

d'office les mesures d'instruction nécessaires et recueille les renseignements dont il 

a besoin. Les renseignements donnés oralement doivent être consignés par écrit. 

Conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des 

assurances sociales, il appartient en premier chef à l'administration de déterminer, 

en fonction de l'état de fait élucidé, quelles sont les mesures d'instructions qu'il 

convient de mettre en œuvre dans un cas d'espèce. Elle dispose à cet égard d'une 

grande liberté d'appréciation. Si elle estime que l'état de fait déterminant n'est pas 

 

 

 

 

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suffisamment établi ou qu'il existe des doutes sérieux quant à la valeur probante des 

éléments recueillis, l'administration doit mettre en œuvre les mesures nécessaires au 

complément de l'instruction. Les personnes qui font valoir des prétentions à 

l'encontre des assurances sociales ont un plein devoir de coopérer en autorisant en 

particulier toutes les personnes et institutions, notamment les employeurs, les 

médecins, les assurances et les organes officiels à fournir les renseignements 

nécessaires pour établir le droit aux prestations (art. 28, al. 3 LPGA).  

6. Il a été jugé que l'observation d'un assuré par un détective privé constituait une 

entrave légère des droits à la personnalité de la personne observée, lorsque cette 

observation a lieu dans le domaine public. Une telle mesure d'observation ne porte 

pas atteinte à l'essence du droit constitutionnellement protégé par l'article 13 de la 

constitution. La SUVA peut utiliser de tels moyens de preuve  pour autant qu'ils ne 

constituent pas une intrusion dans la sphère intime de la personne observée (ATF 

135 I 169 C 5.4.2, p. 173 ; 132 V 242 C2.5.1 ; SJZ 108 (2012) p. 67 ss).  

7. A juste titre, le recourant ne soutient pas que les mesures d'observation dont il a été 

l'objet excèderaient ce qui est légalement admissible. Il fait cependant grief à ces 

mesures d'être partiales. Ce grief est mal fondé. Le rapport d'observation, rédigé 

sous la forme d'un journal chronologique, se borne à rendre compte de faits 

constatés entre les 7 et 24 janvier 2009 et le 27 mars et 8 juin 2009. Les attestations 

produites par le recourant ne sont pas de nature à remettre en cause les observations 

précises consignées dans lesdits rapports d'observation, lesquels confirment 

l'exercice d'une activité sportive par le recourant au cours du mois de janvier 2009. 

La Cour retiendra donc qu'au vu des preuves administrées, le recourant a dès le 

mois de janvier 2009 vaqué à ses affaires privées sans aucune difficulté apparente. 

Il était apte à conduire un véhicule, à porter occasionnellement des charges et à 

pratiquer des activités sportives.  

8. S'agissant des constatations médicales, il est exact qu'en date du 26 novembre 2008, 

le Dr D__________ a évoqué un diagnostic de déhiscence du recouvrement osseux 

du canal semi-circulaire droit. Il a remarqué cependant que toutes les déhiscences 

ne sont probablement pas symptomatiques mais sont responsables d'une "troisième 

fenêtre". Cette troisième fenêtre permet parfois, sur le plan auditif, une particularité 

très curieuse, avec une conduction osseuse meilleure que 0 dB. Le Dr E__________ 

a réalisé un audiogramme en recherchant cette anomalie qui n'est cependant pas 

présente. Dans son rapport du 9 mars 2009, le Dr D__________ observe que 

l'origine de la déhiscence reste indéterminée. Lorsque les déhiscences sont 

symptomatiques, le patient décrit une symptomatologie d'instabilité permanente, 

invalidante. Or, à la lumière du rapport de surveillance, on se rend compte que le 

recourant ne représente actuellement aucun déséquilibre. C'est pourquoi le 

Dr D__________ conclut qu'il n'est pas sûr que la découverte fortuite de la 

déhiscence explique quoi que ce soit. De surcroît, la "troisième fenêtre" entraîne 

également un trouble auditif particulier qui a été recherché mais n'a pas été trouvé 

 

 

 

 

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chez le recourant. Enfin, dans son rapport du 10 décembre 2010, établi à la 

demande de la SUVA et avec l'accord du recourant, le Dr D__________, après 

avoir rendu compte des divers diagnostics et de ses contacts avec les Drs 

E__________ et C__________, confirme que rien n'indique que la déhiscence est à 

l'origine des symptômes du recourant. Le choc subi par le recourant ne saurait 

expliquer une contusion de l'oreille interne. De surcroît, il observe qu'en cas de 

sensation vertigineuse, selon une publication de SWISS INSURANCE 

MEDICINE, se pose la question de la conduite d'un véhicule d'entreprise, tel qu'un 

chariot élévateur ou des machines dangereuses. La Cour observe ici qu'a fortiori la 

question devrait se poser de la capacité de conduire un véhicule automobile ou un 

scooter. Le Dr D__________ a visualisé les films et vidéos réalisés en janvier puis 

de mars à juin 2009. S'il admet qu'il est difficile d'affirmer ou d'infirmer un trouble 

de l'équilibre lorsque le recourant est debout et qu'il se promène en tenant le 

pousse-pousse, il apparaît très clairement qu'il n'a pas de trouble de l'équilibre 

lorsqu'il installe son fils dans sa voiture ou lorsqu'il range le pousse-pousse dans le 

coffre arrière de la main droite alors qu'il déplace des objets de la main gauche. 

Selon les observations du Dr D__________, le recourant n'a pas de trouble de 

l'équilibre. Le Dr D__________ confirme le diagnostic radiologique de la 

déhiscence mais il précise que celle-ci provoque des symptômes et des troubles 

auditifs que le recourant n'a pas. Le recourant ne conteste pas les constatations du 

Dr D__________ qu'il a faites en pleine connaissance de tous les éléments 

pertinents du dossier. Il s'appuie sur les avis des Drs E__________ et 

A__________, sans indiquer pour quel motif il y aurait lieu de préférer ces avis 

médicaux qui reposaient sur une connaissance partielle des faits pertinents. La Cour 

ne voit aucun motif de s'écarter des constatations du Dr D__________. 

9. On cherche en vain des explications autres que subjectives à l'arrêt de travail 

prescrit par le Centre médical d'Onex le 22 février 2008 immédiatement après le 

licenciement du recourant par son employeur et alors qu'une reprise de travail à 

100% sans port de charge avait été fixée au 18 février 2008. En fin de compte, rien 

dans les multiples examens médicaux et IRM pratiqués sur la personne du recourant 

ne permet d'étayer avec un degré de certitude raisonnable la symptomatologie 

d'instabilité permanente, invalidante dont se plaint le recourant.  

10. Au vu de l'observation du Dr D__________ aux termes de laquelle les quelques 

anomalies rencontrées au cours de l'examen auquel il a procédé le 

29 septembre 2008 ne lui ont pas paru suffisantes pour justifier un arrêt de travail à 

100% et qu'en comptant largement, l'arrêt de travail à 100% n'aurait pas dû excéder 

au maximum six mois de sorte que le recourant aurait été en état de reprendre le 

travail le 1
er

 juillet 2008, la Cour considère que le recourant avait en tous cas une 

pleine capacité de travail dès le 1
er

 janvier 2009.  

 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Confirme la décision sur opposition de la SUVA du 27 avril 2011. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Diana ZIERI 

 Le président 

 

 

 

 

Robert FIECHTER 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le