# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 754486d6-111d-5c5f-970d-2c6ddd2ca50e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-15
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 15.04.2024 PS/27/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_PS-27-2024_2024-04-15.pdf

## Full Text

Siégeant : Madame Gaëlle VAN HOVE, présidente; Madame Alessandra CAMBI 
FAVRE-BULLE, Monsieur Vincent FOURNIER, Madame Delphine 

GONSETH, Monsieur Fabrice ROCH, Monsieur Christian ALBRECHT, 
juges. 

 

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

PS/27/2024 AARP/112/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 15 avril 2024 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de B______, ______, comparant par 

Me C______, avocat,  

requérant, 

 

et 

D______, p.a. Chambre pénale de recours, Case postale 3108, 1211 Genève 3, 

cité.

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PS/27/2024 

EN FAIT : 

A. a. Le 20 novembre 2023, vers 15h15, A______, ressortissant guinéen né en 1996, a 
été interpellé par un policier pendant qu'il se déplaçait en tram. À un arrêt, hors du 
véhicule, des vérifications ont été immédiatement entreprises sur le téléphone mobile 
dont il était porteur. Selon le rapport d'arrestation établi le jour même, deux 
conversations figurant sur la messagerie WhatsApp du prénommé laissaient 
apparaître des "rencontres douteuses" entre ce dernier et deux interlocutrices 
possiblement en lien avec un trafic de cocaïne.   

A______ a été conduit au poste de police. Aucun stupéfiant n'a été découvert sur lui. 
Le téléphone mobile a été saisi et inventorié.  

Entre-temps, ses deux interlocutrices ont été identifiées et entendues comme 
personnes appelées à donner des renseignements. Elles ont toutes deux mis en cause 
A______ pour leur avoir notamment livré, par le passé, de la cocaïne pour leur 
consommation personnelle.  

  b. A______ a été entendu par la police le même jour en qualité de prévenu, dès 
20h00, en présence de son avocat dont il avait demandé l'assistance. Il a contesté les 
faits qui lui étaient reprochés par les interlocutrices identifiées mais a admis avoir 
reçu de l'argent de l'une d'elles la veille, pour lui fournir 2 grammes de cocaïne, 
"marchandise" qu'il n'avait pas sur lui, et avoir été contacté par l'autre pour lui en 
procurer peu avant son arrestation, ce qu'il n'aurait toutefois pas fait.   

Au cours de son audition, il a signé le document "Autorisation de fouille d'appareils 
électroniques", au bas duquel figure l'heure à laquelle a été apposée sa signature, soit 
20h30 ("2030"), à côté de la mention "1600" (soit 16h00), biffée ; il n'a toutefois pas 
donné le code d'accès de son téléphone mobile, au motif qu'il ne s'en souvenait pas. 
Par la suite, il déclarera révoquer l’autorisation susmentionnée, puis demandera la 
mise sous scellés de l’appareil ; démarche dont le Tribunal des mesures de contrainte 
(TMC) constatera l’irrecevabilité, pour cause de tardiveté, le 26 décembre 2023. Un 
recours est pendant au Tribunal fédéral (TF) contre cette décision. 

Entendu le lendemain par le Ministère public (MP), A______ a confirmé ses 
précédentes déclarations.  

  c. Le 21 novembre 2023, le MP a ouvert une instruction pénale contre A______ pour 
crime contre la loi fédérale sur les stupéfiants ainsi que pour entrée et séjour illégaux 
(procédure P/1______/2023).  

d. Le 22 novembre 2023, A______ a été placé en détention provisoire pour une 
durée de trois mois par le TMC ; par arrêt du 11 janvier 2024 (ACPR/10/2024), la 

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Chambre pénale de recours (CPR) a constaté que le recours formé contre cette 
décision était sans objet. 

 e. Le 23 novembre 2023, A______ a demandé en vain sa libération immédiate au 
MP ; le TMC a refusé de faire droit à sa demande par décision du 27 novembre 2023. 
Son recours formé contre cette décision a été rejeté par arrêt du 22 décembre 2023 
(ACPR/998/2023). D______ a siégé dans la composition à l’origine de cet arrêt. 

Par arrêt du 11 mars 2024, le TF a partiellement admis le recours formé par A______ 
contre cet arrêt qu’il a annulé, renvoyant la cause à la CPR pour nouvelle décision 
dans le sens des considérants. Le TF a notamment retenu que les démarches 
entreprises par le policier consistant à appréhender A______ et à perquisitionner son 
téléphone, sans aucun soupçon préexistant, s'apparentaient à une recherche 
exploratoire ou « fishing expedition ». La perquisition du téléphone effectuée lors de 
l’appréhension de A______ était ainsi illégale en l’absence d’ordre du MP. 
Néanmoins, il appartiendrait au juge du fond de procéder à la pesée des intérêts de 
l'art. 141 al. 2 du code de procédure pénale (CPP) pour déterminer si les preuves 
recueillies lors de cette perquisition illégale, de même que les preuves dérivées, 
étaient exploitables. La gravité concrète de l'infraction en question, incontestable, 
justifiait en l’état le maintien de A______ en détention (cf. arrêt du TF 7B_102/2024 
du 11 mars 2024 consid. 2.6).   

f. Le 28 novembre 2023, le MP a ordonné la perquisition et le séquestre du téléphone 
portable de A______, y compris des données qu'il contient ou qui sont accessibles à 
distance, à titre de moyens de preuve. Par arrêt du 20 décembre 2023, son recours 
contre cette ordonnance a été rejeté (ACPR/988/2023). D______ a siégé dans la 
composition à l’origine de cet arrêt. Un recours est pendant au TF contre cette 
décision. 

g. Le 15 décembre 2023, le TMC a refusé une nouvelle demande de mise en liberté 
de A______. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par arrêt du 
11 janvier 2024 (ACPR/11/2024). D______ a siégé dans la composition à l’origine 
de cet arrêt. Un recours est pendant au TF contre cette décision. 

h. Le 29 décembre 2023, le TMC a rejeté une nouvelle demande de mise en liberté 
de A______. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par arrêt du 
23 janvier 2024 (ACPR/41/2024). D______ a siégé dans la composition à l’origine 
de cet arrêt. Un recours est pendant au TF contre cette décision. 

i. Le 16 février 2024, le TMC a ordonnée la poursuite de la détention provisoire de 
A______ jusqu’au 20 mai 2024.  

Par écrit daté du 1er mars 2024, A______ a recouru contre cette décision auprès de la 
CPR. En tête de ce recours, il sollicite la récusation de D______, juge auprès de la 

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CPR. Cette demande de récusation est motivée comme suit : « Dans l’intérêt de la 
République et canton de Genève et d’une apparence d’impartialité, une récusation 
spontanée du Magistrat D______, ancien ______ [fonction] démissionnaire suite à 

une lourde problématique médiatisée relative à une « ______ » puis candidat 

malheureux au fonction [sic] de ______ est sollicitée (notamment dans le sens de la 
Recommandation de politique générale no 11 sur la lutte contre le racisme et la 

discrimination raciale dans les activités de la police (CRI(2007)39) adoptée le 

29 juin 2007 par la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance. Tout 
praticien du droit pénal devant constater que dans le cas d’espèce il s’agit d’un 
gravissime (plus de 3 mois de privation de liberté abusive portée désormais à 

6 mois) dossier « Genferei » qui ne manquera pas d’être également médiatisé 
(nombreux arrêts du TF à venir), pouvant aboutir à la condamnation du pouvoir 

judiciaire de Genève, voir de la Suisse » (sic !) (…) « Cela semble d‘autant plus 
fondamental compte tenu des troubles constatés relatifs à l’activité de minoritaires 
policiers genevois (cf. p. 27) ». La page 27 du recours cite des articles de presse de 
2007 (E______ [média] – interview de F______ intitulé « ______ policières 
______ »), de 2019 (G______ [média] – « ______police genevoise ») et d’août 2023 
(G______ – « ______ » et « ______ ») et critique le travail de la police dans la cause 
P/1______/2023. 

j. La demande de récusation a été transmise par D______ à la Chambre pénale 
d'appel et de révision (CPAR) le 26 mars 2024.  

Aucune détermination n’a été requise. 

k. Il ressort de la liste des magistrats du pouvoir judiciaire, consultable sur le site 
internet de celui-ci, que D______ a été élu juge à la Cour de justice avec une entrée 
en fonction le ______. Auparavant, il a exercé la fonction de ______ (du 
29 novembre 1990 au 31 mai 1995) puis de ______ (du 1er juin 1996 au 
30 septembre 2000).  

D______ a été ______ [fonction] de la police genevoise du 1er octobre 2000 jusqu’à 
sa démission début ______ 2003. Du 1er octobre 2003 au 31 mai 2008 il a exercé la 
fonction de ______ auprès du ______.  

Il a été candidat à la fonction de ______ ; le ______ 2011, le Grand Conseil de 
Genève lui a préféré H______, qui exerce cette fonction depuis le ______ 2012. 

EN DROIT : 

1. 1.1. Aux termes de l'art. 59 al. 1 let. c CPP, lorsqu'un motif de récusation au sens de 
l'art. 56 let. a ou f CPP est invoqué ou qu'une personne exerçant une fonction au sein 
d'une autorité pénale s'oppose à la demande de récusation d'une partie qui se fonde 
sur l'un des motifs énumérés à l'art. 56 let. b à e CPP, le litige est tranché sans 

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administration supplémentaire de preuves et définitivement par la juridiction d'appel 
lorsque l'autorité de recours et des membres de la juridiction d'appel sont concernés. 

À Genève, la juridiction d'appel au sens de l'art. 59 al. 1 let. c CPP est la Chambre 
pénale d'appel et de révision (CPAR ; art. 129 et 130 LOJ). 

1.2. Conformément à l'art. 58 al. 1 CPP, la demande de récusation doit être présentée 
sans délai dès que la partie a connaissance du motif de récusation, c'est-à-dire dans 
les jours qui suivent la connaissance de la cause de récusation, sous peine de 
déchéance. De jurisprudence constante, les réquisits temporels de cette disposition 
sont satisfaits lorsque la demande de récusation est déposée dans les six à sept jours 
qui suivent la connaissance de la cause de récusation (arrêt du Tribunal fédéral 
1B_367/2021 du 29 novembre 2021 consid. 2.1). 

1.3. En l'occurrence, le juge D______ fait partie de la CPR ; la CPAR est la 
juridiction compétente pour statuer sur la demande de récusation formulée à son 
encontre. 

 Cela étant, la demande de récusation se fonde sur des faits notoires et largement 
antérieurs à l’arrestation du requérant ainsi qu’aux décisions déjà rendues par la CPR 
siégeant dans une composition qui incluait le cité dans le cadre de la procédure 
dirigée contre lui. Partant, sa demande de récusation formée en tête de son recours du 
1er mars 2024 paraît tardive. 

 En tout état, la demande doit être rejetée au vu des éléments suivants. 

2.  2.1. À teneur de l'art. 56 let. f CPP, toute personne exerçant une fonction au sein 
d'une autorité pénale est tenue de se récuser lorsque d'autres motifs que ceux évoqués 
aux lettres a à e de cette disposition, notamment un rapport d'amitié étroit ou 
d'inimitié avec une partie ou son conseil juridique, sont de nature à la rendre suspecte 
de prévention. 

Cette disposition a la portée d'une clause générale recouvrant tous les motifs de 
récusation non expressément prévus aux lettres précédentes. Elle correspond à la 
garantie d'un tribunal indépendant et impartial instituée par les art. 30 al. 1 Cst. et 
6 par. 1 CEDH (ATF 143 IV 69 consid. 3.2), respectivement concrétise les droits 
déduits de l'art. 29 al. 1 Cst. lorsque d'autres autorités ou organes (cf. en particulier 
art. 12 CPP) que des tribunaux (cf. art. 13 CPP) sont concernés (ATF 141 IV 178 
consid. 3.2.2). Elle n'impose pas la récusation seulement lorsqu'une prévention 
effective du magistrat est établie, car une disposition interne de sa part ne peut guère 
être prouvée. Il suffit que les circonstances donnent l'apparence de la prévention et 
fassent redouter une activité partiale du magistrat. Seules les circonstances constatées 
objectivement doivent être prises en considération. Les impressions purement 

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individuelles d'une des parties au procès ne sont pas décisives (ATF 141 IV 178 
consid. 3.2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1B_98/2019 du 25 avril 2019 consid. 3). 

L'impartialité subjective d'un magistrat se présume jusqu'à preuve du contraire 
(CourEDH Lindon, § 76 ; ATF 136 III 605 consid. 3.2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 
6B_621/2011 du 19 décembre 2011 ; N. SCHMID, Schweizerische 
Strafprozessordnung, 2009, n. 14 ad art. 56). 

2.2. Comme le prévoit le texte de l'art. 58 al. 1 in fine, la partie qui demande la 
récusation doit rendre plausibles les faits sur lesquels elle fonde sa demande. 

Les faits concrets doivent être exposés, de simples affirmations ou opinions, de 
même que des motifs vagues et globaux, sont insuffisants. Bien que la simple 
vraisemblance suffise, elle doit résulter d'une impression objective. L'autorité doit 
ensuite instruire les faits d'office (M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER 
(éds), Basler Kommentar StPO/JStPO, 3ème éd., Bâle 2023, n. 4 ad art. 58 et les 
références citées). Il s'agit d'une double tâche qui incombe au requérant : 1° présenter 
des faits précis en lien avec la procédure déterminée ; 2° les rendre vraisemblables : 
le contexte présenté doit rendre plausibles les faits décrits (en lien avec la récusation 
selon la LTF : F. AUBRY GIRARDIN / Y. DONZALLAZ / C. DENYS / 
G. BOVEY / J.-M. FRÉSARD, Commentaire de la LTF, 3ème éd., Berne 2022, n. 16 
ad art. 36). 

Il est exclu que la partie suscite un motif de récusation par son propre comportement 
notamment en provoquant le juge ou en le dénonçant pénalement ou 
disciplinairement (M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER (éds), op. cit., 
n. 41 ad art. 56 et les références citées). La jurisprudence n'admet que restrictivement 
un cas de récusation lorsqu'un magistrat est pris à partie, pénalement ou non. Dans de 
telles circonstances, le défaut d'impartialité du magistrat ne devrait être envisagé que 
si celui-ci répondait à la dénonciation formée contre lui en déposant une plainte 
pénale assortie de conclusions civiles en réparation du tort moral ou réagissait d'une 
autre manière propre à établir qu'il n'est plus en mesure de prendre la distance 
nécessaire par rapport à la plainte (arrêts du Tribunal fédéral 1B_368/2021 du 
22 septembre 2021 consid. 2.1 ; 1B_137/2021 du 15 avril 2021 consid. 2.2 et les 
arrêts cités ; voir aussi ATF 134 I 20 consid. 4.3.2). 

2.3. Des liens d'amitié ou une inimitié peuvent créer une apparence objective de 
partialité à la condition qu'ils soient d'une certaine intensité (ATF 144 I 159 
consid. 4.3). Pour constituer un motif de récusation, la relation doit, par son intensité 
et sa qualité, être de nature à faire craindre objectivement que le juge soit influencé 
dans la conduite de la procédure et dans sa décision. S'agissant plus particulièrement 
des liens d'amitié, ils doivent impliquer une certaine proximité allant au-delà du 
simple fait de se connaître ou de se tutoyer (ATF 144 I 159 consid. 4.4). Des liens 
d'amitié courants ne suffisent pas ; à plus forte raison, des rapports de simple 

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camaraderie (arrêts du Tribunal fédéral 6B_177/2023 du 24 mai 2023 consid. 2.4.2 et 
1B_634/2022 du 16 février 2023 consid. 3 et les références citées). 

Des liens de collégialité ne suffisent pas à fonder à eux seuls un soupçon de partialité 
(ATF 141 I 78 consid. 3.3 ; 139 I 121 consid. 5.3 ; arrêt du Tribunal fédéral 
1B_57/2023 du 3 février 2023 consid. 4). Il en va de même du fait pour un magistrat 
du siège d'avoir exercé précédemment la charge de procureur, puisqu'il faut au 
contraire partir du principe que lorsqu'un juge entre en fonction, il s'affranchit 
suffisamment des éventuelles inclinations de ses anciennes fonctions (ATF 138 I 1 
consid. 2.3), comme de celles de son parti politique d'ailleurs (cf. ATF 138 I 1 
consid. 2.4 ; arrêts du Tribunal fédéral 1B_57/2023 du 3 février 2023 consid. 3 ; 
1B_496/2016 du 5 janvier 2017 consid. 3), pour pouvoir statuer avec indépendance 
et impartialité.  

En d'autres termes, le simple fait d'avoir précédemment exercé la fonction de 
procureur n'apparaît pas, abstraitement – soit indépendamment d'indices concrets –, 
de nature à remettre en cause la capacité d'un magistrat professionnel à statuer de 
manière impartiale, notamment en matière pénale (arrêts du Tribunal fédéral 
7B_577/2023 du 31 octobre 2023 consid. 4.1.3 et 4.3 ; 7B_156/2023 du 31 juillet 
2023 consid. 2.3.2). 

D'une manière générale, un juge ne peut pas être récusé pour le simple motif que, 
dans une procédure antérieure, il s'était déjà occupé de la partie qui comparaît devant 
lui, même s'il avait tranché en défaveur de celle-ci (ATF 129 III 445 consid. 4.2.2.2 ; 
143 IV 69 consid. 3.1).  

2.4. Saisie d'une requête de récusation manifestement tardive ou abusive, l'autorité 
compétente pour la traiter est dispensée d'ouvrir une procédure de récusation et de 
demander une prise de position de la personne concernée (arrêts du Tribunal fédéral 
7B_1/2024 du 28 février 2024 consid. 5.2 ; 6B_1370/2016 du 11 avril 2017 
consid. 4.4 et 1B_320/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2). 

2.5. En l'espèce, aucun motif de récusation tel que prévu aux let. a à e de l'art. 56 
CPP n'a été allégué, a fortiori rendu plausible. 

L'essentiel de la requête de récusation repose sur le fait que le cité a été chef de la 
police genevoise (jusqu’en 2003, soit il y a plus de 20 ans) et candidat malheureux à 
la fonction de procureur général (en 2011, soit il y a plus de 10 ans). Ces éléments ne 
permettent pas de remettre en question son indépendance et son impartialité dans la 
présente cause, et le requérant se garde bien de faire valoir un quelconque élément 
concret permettant de douter de celles-ci. Au surplus, les différents articles critiques 
de la police genevoise qu’il produit sont largement postérieurs à la démission du cité 
de sa fonction à la tête de celle-ci ; on peine à comprendre quel argument le 
requérant cherche à en tirer.  

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 Le requérant ne formule au surplus aucun reproche concret à l’égard du cité. Il ne 
met en avant aucun élément, aussi mince soit-il, qui soit de nature à le rendre suspect 
de prévention au sens de l’art. 56 let. f CPP. 

 Ainsi, la requête de récusation doit être rejetée, dans la mesure de sa recevabilité. 

3.  Le requérant, qui succombe, supportera les frais de la procédure envers l'Etat (art. 59 
al. 4 CPP et 14 al. 1 let. b du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale du 
22 décembre 2010 [RTFMP - E 4 10.03]). 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

 
Rejette, dans la mesure de sa recevabilité, la demande de récusation formée par A______ à 
l’encontre de D______. 

Met à la charge de A______ les frais de la procédure, comprenant un émolument de 
CHF 500.-. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

 

La greffière : 

 Anne-Sophie RICCI 

 La présidente : 

Gaëlle VAN HOVE 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent 

arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition 

complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la 

voie du recours en matière pénale. 

  

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 ETAT DE FRAIS  

 

 COUR DE JUSTICE  

 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens 
en matière pénale (E 4 10.03). 

 

 

Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision   

Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c) CHF 00.00 

Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i) CHF 00.00 

Procès-verbal (let. f) CHF 00.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 500.00 

Total des frais de la procédure d'appel : CHF  575.00