# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 8b1d3c71-093d-5a93-a13a-41954c5f17e0
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2017-08-30
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 30.08.2017 A-953/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_A-953-2016_2017-08-30.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour I 

A-953/2016 

 

 
 

  A r r ê t  d u  3 0  a o û t  2 0 1 7  

Composition 
 Jérôme Candrian (président du collège),  

Claudia Pasqualetto Péquignot, Christine Ackermann, juges, 

Cécilia Siegrist, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______,  

représenté par Maître Philippe Renz,  

recourant,  

 
 

 
contre 

 
 Hôpital de La Tour,  

Aeromedical Center Geneva La Tour (AMC),  

Avenue J.-D. Maillard 3, 1217 Meyrin,   

intimé,  

 

Office fédéral de l'aviation civile OFAC,  

3003 Bern,    

autorité inférieure.  

 
 

 
 

Objet 
 Refus de délivrance de certificat médical de classe 1  

(pilote commercial). 

 

A-953/2016 

Page 2 

Faits : 

A.  

A.a A._______, né le (…), a déposé, en date du 19 février 2014, une de-

mande auprès du Centre aéromédical de Genève La Tour (AeMC) en vue 

de l’obtention d’un certificat médical de classe 1 permettant d’exercer le 

métier de pilote commercial. 

A.b En date du 11 avril 2014, A._______ s’est vu délivrer par l’AeMC un 

certificat médical de classe 2/LAPL avec limitation VCL (valid by day only) 

lui permettant de voler uniquement en VFR (Visual flight rules) de jour. 

A.c Par courrier du 26 janvier 2015 – adressé au Dr. B._______, médecin 

pratiquant auprès de l’AeMC – le Dr. C._______a fait part de ses détermi-

nations quant aux résultats des examens ophtalmologiques que 

A._______ avait effectués à trois reprises. Ce dernier avait été examiné le 

21 mars 2014 par le Dr. C._______, le 2 avril 2014 auprès du service oph-

talmologie de l’Hôpital de Genève, et le 22 décembre 2014 auprès du 

Centre aéromédical de Dübendorf (AeMC de Dübendorf). Lors de ces trois 

examens A._______ avait échoué notamment au test chromatique d’Ishi-

hara (test pour déceler les déficiences des teintes rouge et verte), ainsi 

qu’à d’autres examens complémentaires relatifs à la vision des couleurs. 

Le Dr. C._______ a encore relevé que A._______ souffrait d’une dyschro-

matopsie congénitale de type deutéranomalie (sensibilisation diminuée à 

la couleur verte).  

B.  

B.a Par décision du 16 février 2015, l’AeMC de Genève a, par l’intermé-

diaire du Dr. B._______, confirmé l’inaptitude définitive et irrévocable de 

A._______ pour l’obtention d’un certificat médical de classe 1. Toutefois, il 

a été déclaré apte pour le certificat médical de classe 2/LAPL avec limita-

tion VCL et à titre privé. 

B.b Par mémoire du 11 mars 2015, A._______ a interjeté recours auprès 

de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), en concluant, d’une part, à 

l’annulation de la décision du 16 février 2015 relative à la déclaration 

d’inaptitude concernant le certificat médical de classe 1 et, d’autre part, au 

prononcé d’une nouvelle décision après réalisation de nouveaux examens 

ophtalmologiques fiables. 

B.c Par courrier du 7 avril 2015, l’OFAC a invité A._______ à prendre con-

tact avec le Dr. D._______, expert ophtalmologue agrée de l’OFAC, afin 

d’effectuer de nouveaux examens. 

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B.d À la suite de ces derniers tests effectués le 5 juin 2015, où aucune 

erreur n’a été constatée, A._______ a adressé un courrier à l’OFAC ainsi 

qu’au Dr. D._______, avouant avoir tenté de tricher en envoyant une tierce 

personne à sa place aux examens précités. En annexe à ce courrier, figu-

rait également un certificat médical du Dr. E._______, ophtalmologue, in-

diquant que A._______ avait réussi, en date du 23 juin 2015, le test d’Ishi-

hara. 

B.e Par courrier du 14 juillet 2015, l’OFAC a une nouvelle fois invité 

A._______ à effectuer les tests ophtalmologiques auprès du Dr. 

D._______. Ce dernier a indiqué, dans son courrier du 19 octobre 2015 

adressé à l’OFAC, qu’il avait finalement examiné la bonne personne et que 

A._______ aurait échoué au test d’Ishihara en ne commettant qu’une seule 

erreur. A._______ a par la suite avancé, par courrier du 16 octobre 2015 

adressé au Médecin chef de l’OFAC, la Dresse F._______, que l’erreur 

commise serait liée à un facteur de stress. 

C.  

Par décision du 14 janvier 2016, l’OFAC a rejeté le recours du 11 mars 

2015 formé par A._______ et a confirmé la décision de l’AeMC de Genève 

du 16 février 2015. 

A l’appui de ce prononcé, l’OFAC a indiqué qu’en vertu de la norme 

MED.B.075 du règlement (UE) n°1178/2011 de la Commission du 3 no-

vembre 2011 déterminant les exigences techniques et les procédures ad-

ministratives applicables au personnel navigant de l’aviation civile confor-

mément au règlement (CE) n°216/2008 du Parlement européen et du Con-

seil (JO L 311/1 du 25.11.2011; ci-après: règlement (UE) n°1178/2011), 

A._______ devait démontrer sa capacité à percevoir facilement les cou-

leurs en se soumettant à un test d’Ishihara et que, en cas d’échec à ce 

dernier, il devait effectuer des tests plus approfondis. En outre, l’autorité a 

allégué que A._______ avait échoué à de nombreuses reprises aux divers 

tests effectués depuis 2014 et notamment trois fois au test d’Ishihara. Ainsi, 

selon ladite autorité, il devrait être considéré comme n’ayant pas une per-

ception satisfaisante des couleurs et ne remplirait pas les conditions d’ob-

tention d’un certificat médical de classe 1. De plus, l’OFAC a précisé que, 

abstraction faite du certificat médical établi par le Dr. E._______ consulté 

sur initiative du recourant, tous les autres éléments du dossier établiraient 

clairement que A._______ n’aurait pas la capacité à percevoir facilement 

les couleurs.  

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Enfin, selon l’OFAC, l’intérêt public à la sécurité des passagers primerait 

sur l’intérêt privé du recourant à la délivrance d’un certificat médical de 

classe 1, de sorte qu’aucun doute ne pourrait être toléré en ce qui concerne 

l’aptitude visuelle des personnes souhaitant exercer le métier de pilote 

commercial. 

D.  

Par mémoire du 15 février 2016, A._______ (ci-après aussi: le recourant) 

a saisi le Tribunal administratif fédéral (ci-après aussi : le Tribunal) d’un 

recours concluant à l’annulation de la décision de l’OFAC (ci-après aussi : 

l’autorité inférieure) du 14 janvier 2016 et au renvoi de la cause pour nou-

velle décision inférieure, après avoir effectué un nouvel examen ophtalmo-

logique conformément aux normes applicables. 

A l’appui de ses conclusions, le recourant allègue en premier lieu que, con-

trairement à ce que soutiendrait l’autorité inférieure, il aurait effectué uni-

quement à deux reprises le test d’Ishihara ainsi que certains des tests ap-

profondis. Par ailleurs, il ajoute que tous ces examens effectués auprès 

des médecins agréés par l’OFAC n’auraient pas été accomplis de manière 

conforme à la réglementation et aux standards applicables en ophtalmolo-

gie. Il mentionne notamment le fait de ne pas avoir été enjoint de porter de 

lunettes lors des examens des 21 mars et 2 avril 2014, alors que les mé-

decins auraient dû savoir qu’il nécessitait une correction optique. En outre, 

s’agissant de l’examen du 14 octobre 2015, le recourant aurait été sous 

l’influence de médicaments suite à une blessure et, selon lui, le Dr. 

D._______ n’aurait ainsi pas dû procéder aux tests. D’après le recourant, 

il aurait par ailleurs repassé le test d’Ishihara auprès du Dr. G._______ le 

22 janvier 2016 et du Dr. H._______ le 27 janvier 2016 avec succès, tout 

comme il l’avait fait le 23 juin 2015 auprès du Dr. E._______. En définitive, 

le recourant estime que les différents examens médicaux ophtalmolo-

giques ne pourraient pas être pris en considération et qu’ainsi la décision 

du 14 janvier 2016 se fonderait sur une constatation de faits erronée et 

incomplète. 

E.  

Par mémoire en réponse du 29 avril 2016, l’autorité inférieure a conclu au 

rejet du recours, en confirmant pour l’essentiel le contenu de sa décision 

du 14 janvier 2016.  

En substance, l’autorité inférieure considère que les examens subis par le 

recourant auraient été conduits selon les règles de l’art. Elle précise que le 

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test d’Ishihara du 21 mars 2014, auprès du Dr. C._______, aurait été ef-

fectué avec une correction optique et que, même sans celle-ci, la légère 

myopie du recourant lui confèrerait un avantage. En outre, l’autorité infé-

rieure ajoute qu’il serait invraisemblable que les examens approfondis ef-

fectués à l’AeMC de Dübendorf auraient été conduits de manière contraire 

aux règles de l’art, alors que ledit centre procède aux examens des pilotes 

militaires de l’armée suisse depuis plusieurs années. Par ailleurs, concer-

nant la prétendue diminution du sens chromatique du recourant en raison 

de la prise de médicaments avant les tests du 14 octobre 2015, l’autorité 

inférieure considère qu’une telle diminution serait exclue car, d’une part, 

elle ne se produirait que dans de très rares cas et, d’autre part, le recourant 

ne se serait ni plaint d’une diminution de sa vision et n’aurait pas non plus 

mentionné dans le formulaire rempli chez le Dr. D._______ qu’il était sous 

l’effet de médicaments. De surcroit, s’agissant des tests réussis par le re-

courant, l’autorité inférieure indique qu’ils auraient été réalisés dans des 

cabinets d’ophtalmologie non certifiés pour évaluer l’aptitude au vol des 

pilotes selon la législation européenne en vigueur conformément à la 

norme MED.D.010 du règlement (UE) n°1178/2011. L’autorité inférieure 

précise que la dyschromatopsie congénitale de type deutéranomalie du re-

courant ne serait pas guérissable conformément à l’avancée de la méde-

cine actuelle et qu’elle ne serait par conséquent pas compatible avec les 

exigences ophtalmologiques européennes en vigueur applicables aux pi-

lotes professionnels devant être titulaires d’un certificat médical de classe 

1. En définitive, l’autorité estime avoir entrepris tout ce qui était possible 

afin de déterminer avec certitude l’aptitude visuelle du recourant. 

F.  

Par mémoire en réplique du 17 juin 2016, le recourant a pour l’essentiel 

confirmé le contenu de ses précédentes observations. En outre, il précise 

qu’il aurait des doutes quant à l’impartialité des médecins agréés et de 

l’autorité inférieure, raison pour laquelle il considère que l’intervention d’un 

praticien neutre sis à l’étranger serait impérative et constituerait le seul 

moyen pour rétablir ses droits. 

G.  

Par mémoire en duplique du 15 août 2016, l’autorité inférieure a maintenu 

pour l’essentiel le contenu de son argumentation. Au surplus, elle remet en 

cause la crédibilité du recourant du fait que ce dernier aurait tenté de tricher 

lors des tests devant le Dr. D._______ en envoyant une tierce personne à 

sa place. 

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Page 6 

H.  

Par observations finales du 8 septembre 2016, le recourant a confirmé le 

contenu de ses précédentes écritures.  

 

Le Tribunal a ensuite signalé aux parties que l’échange d’écriture était clos, 

sous réserve d’autres mesures d’instruction. 

 

I.  

Les autres faits et arguments pertinents des parties seront repris en tant 

que besoin dans les considérants en droit du présent arrêt.  

Droit : 

1.  

La procédure de recours est régie par la loi fédérale du 20 décembre 1968 

sur la procédure administrative (PA, RS 172.021), pour autant que la loi du 

17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32) n'en 

dispose autrement (art. 37 LTAF). Le Tribunal examine d’office et librement 

sa compétence (art. 7 PA), ainsi que la recevabilité des recours qui lui sont 

soumis. 

 

1.1 En vertu des articles 31 et 33 let. d LTAF – et sous réserve des excep-

tions prévues à l'art. 32 LTAF –, le Tribunal administratif fédéral connaît des 

recours contre les décisions au sens de l'art. 5 PA rendues par les dépar-

tements et unités de l'administration fédérale qui leur sont subordonnées 

ou administrativement rattachées. L'OFAC constitue l'une de ces unités (cf. 

annexe 1 de l'ordonnance sur l'organisation du gouvernement et de l'admi-

nistration du 25 novembre 1998 [OLOGA, RS  172.010.1] par renvoi de 

son art. 8 al. 1). L’acte attaqué du 14 février 2016 dans lequel l’autorité 

inférieure prononce le refus de délivrer un certificat médical de classe 1 

satisfait aux conditions qui prévalent à la reconnaissance d’une décision 

au sens de l’art. 5 al. 1 PA et n’entre pas dans le champ d’exclusion de l’art. 

32 LTAF. 

 

1.2 Le recourant a pris part à la procédure devant l'autorité inférieure. Etant 

le destinataire de la décision attaquée, qui le déboute de ses conclusions, 

il est particulièrement atteint et a un intérêt digne de protection à requérir 

son annulation ou sa modification (art. 48 al. 1 PA). 

 

1.3 Présenté dans le délai (art. 50 al. 1 PA) et les formes (art. 52 al. 1 PA) 

prévus par la loi, le recours est ainsi recevable, de sorte qu’il convient d’en-

trer en matière.  

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1.4 Le présent litige porte sur la question de savoir si la décision de l’auto-

rité inférieure a été rendue conformément aux exigences en matière de 

délivrance de certificats médicaux, notamment s’agissant des examens 

ophtalmologiques, pour les pilotes de ligne et, par conséquent, si c’est à 

bon droit que l’autorité inférieure a refusé au recourant la délivrance du 

certificat médical de classe 1. 

 

1.4.1 Selon l'art. 49 PA, le Tribunal administratif fédéral contrôle les déci-

sions qui lui sont soumises sous l'angle de la violation du droit fédéral, y 

compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (let. a), de la constata-

tion inexacte ou incomplète des faits pertinents (let. b) et de l'inopportunité 

(let. c). Le Tribunal fait cependant preuve d’une certaine retenue dans 

l’exercice de son libre pouvoir d’examen lorsque la nature des questions 

litigieuses qui lui sont soumises l’exige, singulièrement lorsque leur analyse 

nécessite des connaissances spéciales ou encore lorsqu’il s’agit de cir-

constances locales ou techniques que l’autorité qui a rendu la décision 

connaît mieux (cf. ATF 131 II 680 consid. 2.3.3 ; ATAF 2007/34 consid. 5  ; 

arrêt du Tribunal administratif fédéral A-2846/2016 du 18 avril 2017 con-

sid. 1.4.1 et les réf. cit. ; ANDRÉ MOSER/MICHAEL BEUSCH/LORENZ 

KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 2ème éd., 

Bâle 2013, n. 2.160; JÉRÔME CANDRIAN, Introduction à la procédure admi-

nistrative fédérale, Bâle 2013, n. 191 p. 113 s.). Cette réserve n’empêche 

pas le Tribunal d’intervenir lorsque la décision attaquée semble objective-

ment inopportune (cf. arrêt du Tribunal administratif fédéral A-379/2016 du 

8 septembre 2016 consid. 2.2 ; MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. 

2.160). 

 

1.4.2 Le Tribunal vérifie d'office les faits constatés par l'autorité inférieure 

(art. 12 PA), sous réserve du devoir de collaborer des parties (art. 13 PA). 

Il applique le droit d'office, sans être lié par les motifs invoqués (art. 62 al. 4 

PA), ni par l'argumentation juridique développée dans la décision entre-

prise (MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., n. 2.165). Il se limite en prin-

cipe aux griefs soulevés et n'examine les questions de droit non invoquées 

que dans la mesure où les arguments des parties ou le dossier l'y incitent 

(ATF 135 I 91 consid. 2.1 ; ATAF 2014/24 consid. 2.2. et réf. cit.). 

 

2.  

Avant de de procéder à l’analyse du bien-fondé de la décision de l’autorité 

inférieure, il sied de définir le cadre normatif applicable. 

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2.1 La loi-cadre en matière d'aviation civile est la loi fédérale du 21 dé-

cembre 1948 sur l’aviation (LA, RS 748.0), qui est complétée au niveau 

européen par le règlement (UE) n° 1178/2011 de la Commission du 3 no-

vembre 2011 déterminant les exigences techniques et les procédures ad-

ministratives applicables au personnel navigant de l'aviation civile confor-

mément au règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Con-

seil, dans sa version qui lie la Suisse en vertu du ch. 3 de l’annexe de 

l’accord du 21 juin 1999 entre la Suisse et la Communauté européenne sur 

le transport aérien (RS.0.748.127.192.68). En droit interne, cette loi-cadre 

est précisée par l'ordonnance sur l'aviation du 14 novembre 1973 (OSAv, 

RS 748.01). L’OFAC assume le rôle d'autorité de surveillance de l'aviation 

civile sur tout le territoire suisse (art. 3 al. 2 LA) et les pilotes d'aéronefs 

doivent obtenir une licence auprès de ladite autorité pour exercer leur ac-

tivité (art. 60 al. 1 let. a LA). Le Département fédéral de l’environnement, 

des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) édicte les 

prescriptions relatives à l'octroi, au renouvellement et au retrait des li-

cences par le biais de diverses ordonnances (art. 25 al. 1 let. b OSAv en 

relation avec l'art. 60 al. 3 LA ; cf. arrêt du Tribunal administratif fédéral 

A-3431/2014 du 28 novembre 2016 consid. 3.1). 

2.2 Il convient toutefois de relever que les exigences d’obtention de la li-

cence de pilote commercial sont aujourd’hui régies par le règlement (UE) 

n°1178/2011. Celui-ci a été élaboré en collaboration avec l’Agence euro-

péenne de la sécurité aérienne, conformément aux articles 19 et 52 du 

règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 

février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l'avia-

tion civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et 

abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) 

n°1592/2002 et la directive 2004/36/CE (OJ L 79, 19.3.2008). C’est depuis 

le 1er juin 2012 que les dispositions du règlement (UE) n°1178/2011 sont 

appliquées pour la délivrance des certificats médicaux. Depuis cette date, 

les divers actes normatifs du DETEC − notamment l'ordonnance sur les 

licences du personnel naviguant de l'aéronautique conformes au règlement 

(UE) n°1178/2011, (RS 748.222.0) − s’appliquent uniquement à titre sup-

plétif (cf. arrêt du Tribunal fédéral administratif A-3431/2014 du 28 no-

vembre 2016 consid. 3.1.1). 

2.3  

2.3.1 Afin de pouvoir prétendre à un certificat médical de classe 1, le re-

quérant doit satisfaire à diverses exigences médicales qui sont réglées 

dans l’annexe IV, PART-MED du règlement (UE) n°1178/2011 (par renvoi 

de l’article 3 dudit règlement).  

A-953/2016 

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2.3.2 Aux termes de la norme MED.B.075, concernant la perception des 

couleurs, 

a) Le demandeur doit démontrer sa capacité à percevoir facilement les 

couleurs dont la reconnaissance est nécessaire à l’exercice en toute sé-

curité de ses tâches.  

b) Examen  

1) Le demandeur doit réussir le test d’Ishihara pour la délivrance initiale 

d’un certificat médical.  

2) En cas d’échec au test d’Ishihara, le demandeur se soumet à des tests 

plus approfondis de perception des couleurs permettant de déterminer s’il 

a une vision sûre des couleurs.  

c) Dans le cas d’un certificat médical de classe 1, le demandeur doit avoir 

une perception normale des couleurs ou avoir une vision sûre des cou-

leurs. Le demandeur qui échoue aux tests plus approfondis de perception 

des couleurs est déclaré inapte. Le demandeur d’un certificat médical de 

classe 1 est renvoyé à l’autorité de délivrance des licences […].  

Au vu de la disposition précitée, il s’agira dès lors de déterminer si la déci-

sion de l’autorité inférieure a été rendue en respectant la procédure en ma-

tière de tests ophtalmologiques.  

2.4 Au cas d’espèce, la décision du 14 février 2016 rendue par l’autorité 

inférieure apparait comme bien fondée sur la base de la norme précitée.  

 

2.4.1 En effet, le recourant a échoué au moins à deux reprises au test d’Is-

hihara, en date du 21 mars 2014 auprès du Dr. C._______ainsi que le 14 

octobre 2015 auprès du Dr. D._______. Il a également passé des tests 

ophtalmologiques complémentaires en lien avec la perception des cou-

leurs, notamment chez les deux médecins précités, ainsi qu’en date du 22 

décembre 2014 auprès du centre Aéromédical de Dübendorf. Par consé-

quent, force est de constater que, conformément à la disposition 

MED.B.075 let. b ch. 1 et 2, l’autorité inférieure s’est conformée à la procé-

dure en cas d’échec au test d’Ishihara en soumettant le recourant aux tests 

complémentaires requis par ledit règlement. Par ailleurs, il sied de préciser 

que les examens médicaux ont été effectués par des médecins agrées 

conformément aux dispositions de la sous-partie D de PART-MED du rè-

glement (UE) n°1178/2011. En sus de n’avoir pas réussi les examens con-

cernant la perception des couleurs nécessaires à l’obtention d’un certificat 

médical de classe 1, le recourant a été diagnostiqué par les Dr. C._______ 

et D._______ comme souffrant d’une dyschromatopsie congénitale de type 

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deutéranomalie, soit une sensibilisation diminuée à la couleur verte, de 

sorte qu’il ne remplit manifestement pas les conditions d’octroi d’un certifi-

cat médical de classe 1. 

 

2.4.2 Par surabondance de motifs, il sied encore de relever que l’autorité 

inférieure a fait preuve d’une certaine indulgence en acceptant de faire re-

passer les tests au recourant alors que rien ne l’y obligeait après le premier 

échec en date du 21 mars 2014 chez le Dr. C._______. De plus, le recou-

rant s’est vu accorder cette chance supplémentaire alors qu’il avait tenté 

de tricher en envoyant une tierce personne à sa place lors des tests effec-

tués auprès du Dr. D._______ en date du 5 juin 2015. Le recourant a d’ail-

leurs admis sa tentative de triche par courrier du 6 juillet 2015 adressé 

directement au Dr. D._______ et à l’autorité inférieure. Ainsi, et contraire-

ment à ce que prétend le recourant, il ne s’agit pas d’une simple erreur 

mais d’un comportement qui pourrait remettre fortement en doute la bonne 

foi qu’il est tenu d’adopter dans l’exercice de ses droits, notamment dans 

ses relations avec l’Etat, conformément à l’art. 5 al. 3 de la Constitution 

fédérale de la Confédération suisse (Cst., RS 101).  

 

3.  

Il incombe à présent au Tribunal de céans de reprendre les griefs invoqués 

par le recourant et de les analyser de manière détaillée afin de déterminer 

s’ils sont à même de renverser les considérations qui précèdent.  

 

3.1  

3.1.1 En premier lieu, le recourant s’étonne que les premiers tests ophtal-

mologiques se soient déroulés sans correction optique et prétend ainsi 

qu’ils n’auraient pas été effectués dans les règles de l’art. Il ajoute qu’il n’a 

fait que deux séries de tests et non trois au total. En substance, le recou-

rant avance qu’avec une acuité visuelle non corrigée, il lui serait plus diffi-

cile de distinguer les formes et contrastes, rendant ainsi la tâche plus com-

pliquée pour énoncer les chiffres pour le test d’Ishihara. Il s’appuie notam-

ment sur diverses études médicales indiquant que, lors des tests de la per-

ception des couleurs, le patient devrait porter des lunettes (cf. pièce 9 à 12 

annexées au recours).  

Cela étant, il sied de constater que certaines études médicales − comme 

relevé à juste titre par l’autorité inférieure – indiquent a contrario que la 

myopie serait même un avantage pour réussir les différents tests ophtal-

mologiques en vision de près. Les constatations qui précèdent sont d’ail-

leurs confirmées par le courrier du Dr. C._______ du 17 mars 2016 (pièce 

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Page 11 

n. 1 annexée à la réponse de l’autorité inférieure), lequel fait référence à 

un manuel établi dans le cadre de la médecine de l’aviation civile (JAA 

Manual of Civil Aviation Medicine, édition 1er Février 2005, chapitre MA-

NUAL 13 – OPHTALMOLOGY – 20, point 5.1). Force est dès lors d’ad-

mettre que les diverses études médicales ne sont pas unanimes quant à 

l’obligation de porter une correction optique pendant les divers tests sur la 

vision des couleurs. De plus, si l’on se réfère aux études produites par le 

recourant, certaines suggèrent le port de lunettes mais ne mentionnent en 

aucun cas que cela constituerait une condition obligatoire à la passation 

desdits tests (« may and should wear », pièces 9 à 12 recourant). Quoiqu’il 

en soit, cette question peut souffrir de rester ouverte au vu des développe-

ments qui suivent.  

3.1.2 En effet, même dans l’hypothèse où le Tribunal de céans retiendrait 

que les tests du 21 mars 2014 et du 22 décembre 2014 ne seraient pas 

valables, il est toutefois établi et non contesté par le recourant que celui-ci 

portait des lunettes lors des derniers examens effectués par le Dr. 

D._______ le 14 octobre 2015. En définitive, et comme le souligne l’auto-

rité inférieure, le nombre total de tests ophtalmologiques effectués par le 

recourant avec ou sans lunettes n’est pas pertinent, vu que la dernière sé-

rie de tests du 14 octobre 2015 a été effectuée avec une correction optique. 

Ainsi, le grief invoqué par le recourant ne peut être retenu par le Tribunal 

de céans. 

 

3.2  

3.2.1 Le recourant invoque ensuite que les examens effectués le 14 oc-

tobre 2015 ne devraient pas non plus être considérés comme valables, 

étant donné qu’il se trouvait dans un état physique diminué en raison de la 

prise d’antidouleurs (ibuprofène) suite à une entorse à sa cheville interve-

nue quelques jours auparavant. A cet égard, il se réfère à la norme 

MED.B.005 du règlement (UE) n° 1178/2011 prévoyant notamment que le 

demandeur de certificat médical doit être exempt de tous effets indési-

rables ou secondaires résultant de la prise de toute médication thérapeu-

tique, diagnostique ou préventive, prescrite ou non prescrite susceptibles 

d’entraîner un degré d’incapacité fonctionnelle de nature à influer sur la 

sécurité de l’exercice des privilèges de la licence en question ou à rendre 

le demandeur brusquement incapable d’exercer en toute sécurité les privi-

lèges de ladite licence […].  

 

De plus, le recourant estime qu’il revenait au Dr. D._______ de prendre la 

décision de ne pas procéder aux examens étant donné qu’il s’y est pré-

senté avec des béquilles.      

A-953/2016 

Page 12 

 

3.2.2 En l’occurrence, le Tribunal constate à la lecture du rapport de l’Hô-

pital universitaire de Genève (HUG) sur les effets de l’ibuprofène – rapport 

sur lequel le recourant s’appuie afin d’étayer son grief – que cet antidouleur 

pourrait causer des troubles de la vision mais uniquement dans de rares 

cas (fréquence de 0.1 à 5%). S’agissant de la vision des couleurs, il ressort 

également du rapport susmentionné que la perception de la couleur rouge 

risque d’être altérée.  

 

Il convient dès lors de constater que les effets secondaires de l’ibuprofène 

sur la vision sont rares et que la couleur altérée est le rouge. Comme déjà 

mentionné, le recourant souffrirait d’une sensibilité diminuée à la couleur 

verte. De plus, comme l’a rappelé l’autorité inférieure, le recourant ne s’est 

pas manifesté auprès du Dr. D._______ pour lui faire part d’une vision trou-

blée. Il n’a pas non plus indiqué qu’il prenait des antidouleurs alors qu’il 

aurait pu le faire par le biais du questionnaire médical à remplir avant les 

tests ophtalmologiques, ou en le signifiant directement au médecin. Ainsi, 

le recourant n’a pas établi qu’il était effectivement dérangé dans sa vision 

par la prise de cet antidouleur de sorte que son grief, mal fondé, doit être 

rejeté. 

 

3.2.3 Quoiqu’il en soit, le Tribunal de céans relève que le recourant inter-

prète la norme MED.B.005 du règlement (UE) n° 1178/2011 de manière 

erronée. En effet, il s’agit d’une disposition aux termes de laquelle le re-

quérant ne doit pas être atteint dans sa santé pour prétendre aux privilèges 

d’une licence de pilote. Ainsi, et contrairement à ce qu’allègue le recourant, 

il ne s’agit aucunement d’une exigence nécessaire pour être en mesure 

d’effectuer les tests ophtalmologiques, mais bien d’une condition préalable 

et impérative afin de prétendre aux privilèges de la licence, de sorte que 

ce grief doit également être écarté pour cette raison.      

 

3.3  

3.3.1 Le recourant allègue ensuite que l’un des tests, nommé la Lanterne 

Spectrolux, n’aurait pas non plus été effectué selon les règles de l’art par 

le Dr. C._______ en date du 21 mars 2014. Il reproche audit docteur d’avoir 

posé des questions allant au-delà des exigences nécessaires pour passer 

le test, à savoir le fait de se prononcer non seulement sur les couleurs mais 

également sur l’intensité des signaux lumineux et remet ainsi en doute la 

crédibilité de ce médecin.  

 

3.3.2 Le Tribunal estime qu’il n’est certes pas possible d’établir avec certi-

tude si le test a été effectué conformément aux exigences prescrites. Le 

A-953/2016 

Page 13 

Dr. C._______, dans son courrier du 16 mars 2016, conteste toutefois avoir 

demandé au recourant de se prononcer également sur les signaux lumi-

neux. Ainsi, les déclarations des parties sont manifestement contradic-

toires. Toutefois, vu la tentative de triche du recourant, il est possible de 

douter fortement de sa crédibilité. Quoiqu’il en soit, il convient de rappeler 

que le recourant a passé de nombreux autres tests complémentaires aux-

quels il a également échoué, de sorte que ce test spécifique de la Lanterne 

Spectrolux n’est pas à lui seul déterminant pour la délivrance d’un certificat 

médical de classe 1. Son grief tombe dès lors à faux. 

3.4  

3.4.1 Enfin, le recourant allègue qu’il n’existerait aucune raison d’écarter 

les résultats des tests d’Ishihara qu’il a effectués auprès du Dr. E._______ 

le 23 juin 2015, du Dr. G._______ le 22 janvier 2016 et du Dr. H._______ 

le 27 janvier 2016, et pour lesquels il a produit des attestations faisant men-

tion qu’il n’aurait commis aucune erreur à ce test. Il avance encore que les 

médecins agréés et l’autorité inférieure ne seraient pas impartiaux vu que 

ces derniers suggèrent notamment qu’il se soumette à une expertise psy-

chiatrique. De plus, l’avis du Dr. D._______ révèlerait l’incertitude médicale 

et le contexte émotionnel dans cette affaire.     

 

3.4.2 Au cas d’espèce, le Tribunal de céans ne conteste pas que les mé-

decins proposés par le recourant disposent de connaissances solides en 

ophtalmologie. Cela étant – et comme le soulève à juste titre l’autorité in-

férieure – lesdits médecins ne sont pas spécialisés en médecine aéronau-

tique. Or, une telle spécialisation est expressément exigée par la sous-par-

tie D de PART-MED du règlement (UE) n° 1178/2011, laquelle prévoit que 

les pronostics médicaux concernant l’aptitude des pilotes doivent être ren-

dus par un docteur ayant suivi une formation en médecine aéronautique. 

De plus, indépendamment des tests effectués chez le Dr. I._______, qui 

n’est certes pas non plus un médecin agréé de l’autorité inférieure, le re-

courant a de toute manière échoué aux différents tests, à tout le moins une 

fois auprès du Dr. D._______ avec port des lunettes (cf. consid. 3.1.2 ci-

avant). Par ailleurs, et même si la procédure administrative ne le mentionne 

pas expressément, il paraît évident que la préférence doit être donnée aux 

médecins dont les compétences se rapprochent le plus possible du do-

maine litigieux. Enfin, s’agissant de l’impartialité des médecins agrées et 

de l’autorité inférieure, le Tribunal de céans ne peut suivre le raisonnement 

du recourant. En effet, bien que la suggestion de soumettre ce dernier à 

une expertise psychiatrique ne fasse pas l’objet de la présente affaire, cet 

allégué ne permet pas de retenir un manque d’impartialité. Au contraire, et 

comme déjà relevé (consid. 2.4.2), l’autorité inférieure a fait preuve d’une 

A-953/2016 

Page 14 

certaine ouverture d’esprit en acceptant que le recourant se soumette à de 

nouveaux examens, malgré sa tentative de triche. Enfin, le recourant n’a 

jamais fait part de ses doutes quant à l’impartialité avant la présente pro-

cédure.   

Ainsi, le Tribunal retient, d’une part, que les attestations soumises par le 

recourant – bien qu’il ne soit pas exclu que les médecins ayant effectué 

ces tests disposent de solides connaissances en ophtalmologie – ne sau-

raient permettre d’annuler la décision de l’autorité inférieure  et, d’autre 

part, que la partialité de l’autorité inférieure n’est pas démontrée. Aussi, ces 

griefs, mal fondés, doivent être rejetés. 

3.5 Finalement, la Cour de céans considère que la décision de l’autorité 

inférieure est proportionnée. 

3.5.1 Le principe de la proportionnalité requiert que l’activité de l’Etat soit 

proportionnée au but visé (art. 5 al. 2 Cst.). Il exige positivement qu'une 

mesure restrictive soit apte à produire les résultats escomptés (règle de 

l'aptitude) et négativement que ceux-ci ne puissent être atteints par une 

mesure moins incisive (règle de la nécessité); en outre, il interdit toute limi-

tation allant au-delà du but visé et il exige un rapport raisonnable entre 

celui-ci et les intérêts publics ou privés compromis (principe de la propor-

tionnalité au sens étroit, impliquant une pesée des intérêts; cf. ATF 142 I 

76, consid. 3.5.1).  

3.5.2 Certes, le recourant allègue que beaucoup de pilotes en exercice – 

bien qu’ayant réussi le test d’Ishihara – souffriraient également d’anomalies 

visuelles non détectées, sans pour autant mettre en danger la sécurité aé-

rienne. Cela étant, l’on ne peut suivre le raisonnement du recourant. En 

effet, celui-ci ne démontre pas le bien-fondé de son affirmation qui relève 

d’une simple supposition sans preuve concrète. Quoiqu’il en soit, comme 

l’indique à juste titre l’autorité inférieure, pour exercer le métier de pilote, 

aucun doute ne peut être toléré quant à l’aptitude visuelle d’un candidat au 

vu de l’intérêt public de la sécurité des passagers, qui doit avoir la pré-

séance sur l’intérêt privé du recourant à obtenir une licence de pilote com-

mercial. 

3.6 En résumé, il s’avère que le recourant n’a pas pu démontrer, par le 

biais des griefs invoqués, que l’autorité inférieure aurait rendu une décision 

basée sur des faits erronés, respectivement que les tests ophtalmolo-

giques n’auraient pas été effectués selon les règles de l’art. Le Tribunal 

relève par ailleurs, que l’autorité inférieure, en sachant que le recourant 

A-953/2016 

Page 15 

avait déjà été soumis à plusieurs tests ophtalmologiques auxquels il a 

échoués, n’était pas contrainte d’ordonner de nouveaux examens. En effet, 

le recourant s’est vu accorder une chance supplémentaire, alors qu’il avait 

tenté de tricher en envoyant une tierce personne à sa place. En définitive, 

peu importe le nombre de fois que le recourant a repassé les tests auprès 

de médecins ophtalmologues non agréés, que cela soit pour le test d’Ishi-

hara ou les tests complémentaires, étant donné qu’un seul échec était suf-

fisant pour que la décision de l’autorité inférieure soit bien fondée.  

 

4.  

Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté au sens des consi-

dérants.    

5.  

Selon l'art. 63 al. 1 1ère phrase PA, les frais de procédure sont généralement 

mis, dans le dispositif, à la charge de la partie qui succombe. En l’espèce, 

le recourant est la partie succombante, de sorte que les frais de procédure 

de la cause, arrêtés à Fr. 1'000.--, seront mis à sa charge. Il convient de 

prélever cette somme sur l’avance de frais déjà versée du même montant 

(cf. art. 2 al. 2 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 

173.320.2] ; cf. MOSER/BEUSCH/KNEUBÜHLER, op. cit., ch. 4.22 s.). 

Il n’y a pas lieu d’allouer de dépens au recourant (art. 64 al. 1 a contrario 

PA et art. 7 al. 1 a contrario FITAF). L’autorité inférieure n’a pas non plus 

droit à des dépens (art. 7 al. 3 FITAF). 

 

(le dispositif est porté à la page suivante) 

 

 

 

 

A-953/2016 

Page 16 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté au sens des considérants.   

2.  

Les frais de procédure d’un montant de Fr. 1'000.- sont mis à la charge du 

recourant. Cette somme est prélevée sur l’avance de frais déjà versée du 

même montant. 

3.  

Il n’est pas alloué de dépens.    

4.  

Le présent arrêt est adressé : 

– au recourant (Acte judiciaire) 

– à l'intimé (Acte judiciaire) 

– à l'autorité inférieure (Acte judiciaire) 

 

Le président du collège : La greffière : 

  

Jérôme Candrian Cécilia Siegrist 

 

Indication des voies de droit : 

La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, 

1000 Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans 

les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 LTF). Le 

mémoire doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les 

conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. La décision 

attaquée et les moyens de preuve doivent être joints au mémoire, pour 

autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF). 

Expédition :