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**Case Identifier:** 37d937dd-8d8f-54d6-a675-5f63aaf6af6e
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-11-17
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 17.11.2015 A/3766/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3766-2014_2015-11-17.pdf

## Full Text

Siégeant : Raphaël MARTIN, Président; Christine BULLIARD-MANGILI et Anny 

SANDMEIER, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/3766/2014 ATAS/859/2015 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 17 novembre 2015 

2
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à THÔNEX, représenté par ORION 
ASSURANCE DE PROTECTION JURIDIQUE SA 

recourant 

 

contre  

OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE 
GENÈVE, sis rue des Gares 12, GENÈVE 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le recourant), né le ______ 1957, de 
nationalité portugaise, marié et père de trois enfants nés en 1979, 1997 et 2002, a 
travaillé à Genève dans le domaine du nettoyage, en dernier lieu pour l’entreprise 
B______ SA jusqu’en mai 2010. Depuis le 1er février 2012, il bénéficie d’un 
emploi de solidarité comme agent d’entretien auprès des établissements publics 
pour l’intégration (ci-après : les EPI). 

2. Le 26 novembre 2012, les EPI ont annoncé à l’Office de l’assurance-invalidité du 
canton de Genève (ci-après : l’OAI) le cas de l’assuré en vue d’une détection 
précoce.  

3. Un entretien de détection précoce a eu lieu le 12 décembre 2012. L’assuré a déclaré 
qu’il était totalement incapable de travailler depuis avril 2012 en raison de douleurs 
aux jambes et de difficultés respiratoires. Il souhaitait retrouver une activité 
professionnelle moins contraignante physiquement que celle de nettoyeur, laquelle 
supposait qu’il travaille debout et accomplisse des mouvements répétitifs. 

4. Le 23 janvier 2013, l’assuré a déposé une demande de prestations d’invalidité 
auprès de l’OAI, en invoquant de fortes douleurs aux jambes, accompagnées de 
crampes.  

5. Par rapport du 4 avril 2013 adressé à l’OAI, le docteur C______, spécialiste FMH 
en rhumatologie, a posé les diagnostics avec répercussion sur la capacité de travail 
de gonarthrite droite, de lombalgies chroniques, et, sans incidence sur celle-ci, 
d’anorexie, de gastrite à helicobacter et d’amyotrophie des membres inférieurs. Il a 
fait état d’une incapacité de travail totale depuis le 9 octobre 2012, date à laquelle 
l’assuré l’avait consulté pour la première fois. Une reprise d’activité lui paraissait 
prématurée. Les limitations retenues étaient la marche, le port de charges, les 
montées d’échelles, les flexions antérieures du tronc, les activités exercées en 
position debout, penchée, accroupie ou à genoux.  

6. Lors d’un entretien d’évaluation du 9 avril 2013, il a été convenu entre l’OAI et 
l’assuré que ce dernier accomplirait un stage d’orientation professionnelle dès que 
son état de santé le permettrait.  

7. Le 22 juillet 2013, le Dr C______ a indiqué que l’état de santé de l’assuré 
demeurait précaire et son pronostic réservé. L’assuré souffrait toujours de 
problèmes rhumatologiques, cardiaques et d’un manque de souffle. Il proposait de 
réévaluer la situation à la fin de l’année 2013. 

Il a joint un rapport établi le 24 mai 2013 par le docteur D______, cardiologue, 
concluant à un bilan globalement favorable : un électrocardiogramme et une 
échocardiographie avaient montré des résultats normaux, tandis qu’une 
tomoscintigraphie n’avait pas mis en exergue d’ischémie du myocarde.  

 
 
 

 

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8. Le 16 septembre 2013, le service médical régional de l’assurance-invalidité (ci-
après : le SMR) a estimé que l’état de santé de l’assuré s’était dégradé, mais que ses 
atteintes n’étaient pas suffisamment documentées.  

9. Les 22 janvier et 27 février 2014, à la demande de l’OAI, le Dr C______ a transmis 
notamment les rapports suivants à l’OAI : 

- deux rapports des 29 mars et 9 juillet 2012 du docteur E______, angiologue, 
diagnostiquant une insuffisance artérielle des membres inférieurs. L’assuré 
avait perdu 11 kilogrammes, était fatigué et asthénique. Sa symptomatologie ne 
résultait pas uniquement de son insuffisance artérielle ;  

- un rapport d’oeso-gastroduodenoscopie du 27 mars 2013 du docteur F______, 
gastro-entérologue, faisant état d’une gastrite diffuse et d’une hernie hiatale 
axiale réductible. Un traitement visant à réduire l’acidité gastrique avait été 
prescrit ; 

- un rapport d’artériographie et angioplastie iliaque bilatérale du 19 février 2014 
du docteur G______, radiologue, dont il ressortait qu’il avait pratiqué une 
angioplastie et implanté deux stents afin de traiter des sténoses iliaques gauche 
et droite. Ces lésions étaient les seules pouvant expliquer la claudication de 
l’assuré et son gradient de pression, plus important au niveau de sa jambe 
droite.   

10. Le 10 mars 2014, l’OAI a posé des questions complémentaires au Dr C______.  

11. Par pli du 17 mars 2014, ce médecin a confirmé les diagnostics incapacitants de 
gonarthrite droite récidivante, d’insuffisance artérielle des membres inférieurs, 
d’amyotrophie et de lombalgies chroniques. Depuis l’angioplastie réalisée en 
février 2014, le périmètre de marche s’était normalisé et la mobilité du genou droit 
n’était plus restreinte, mais l’assuré souffrait toujours d’une fatigabilité et de 
limitations relatives au port de charges supérieures à 10 kilogrammes, aux flexions 
antérieures du tronc et à la marche sur terrain accidenté. Il estimait sa capacité de 
travail dans toute activité adaptée (sans travaux lourds), y compris celle de 
nettoyeur, à 50% depuis le 1er février 2014. 

Il a joint à son rapport :  

- un bilan artériel des membres inférieurs réalisé le 4 mars 2014 par le docteur 
K______, angiologue. Le résultat de l’angioplastie pratiquée deux semaines 
auparavant était qualifié de « bon » sur le plan hémodynamique et de 
« relativement bon » sur le plan clinique, dans la mesure où la claudication avait 
disparu mais que les douleurs de la crête du tibia droit persistaient. Celles-ci 
survenaient après environ dix minutes de marche et disparaissaient après une 
dizaine de minutes également ; 

- un rapport d’imagerie lombaire du 4 mars 2014 du docteur H______, 
radiologue, constatant une discopathie à caractère inflammatoire modéré de L5-

 
 
 

 

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S1, sans conflit disco-radiculaire, et un « remodelage oedémateux » du plateau 
supérieur de L4. 

12. Dans un rapport du 6 août 2014, la doctoresse I______, médecin auprès du SMR et 
spécialiste en pédiatrie, a exposé que l’assuré avait présenté une claudication des 
membres inférieurs en lien avec une sténose illiaque, traitée par angioplastie. Il 
souffrait également de lombalgies persistantes et d’une gonarthrite droite d’origine 
indéterminée, mais le dossier ne contenait aucun bilan, notamment radiologique, 
s’y rapportant. Se référant au rapport du Dr C______ du 17 mars 2014, elle estimait 
que l’assuré avait été incapable de travailler à compter du 29 avril 2012, puis avait 
recouvré le 1er mars 2014 une capacité de travail de 50% dans son activité 
habituelle et de 100% dans toute activité adaptée, sans port de charges supérieures à 
dix kilogrammes, flexion antérieure du tronc ou marche sur un terrain accidenté. 

13. Le 9 septembre 2014, l'OAI a adressé à l'assuré un projet de refus de prestations. 
L’intéressé disposait depuis le 29 avril 2012 d'une capacité de travail de 50% dans 
son activité habituelle et de 100% dans toute activité industrielle légère, exercée 
principalement en position assise. En tenant compte d’un abattement de 10% lié à 
ses limitations fonctionnelles, son degré d’invalidité ne s’élevait qu’à 5,95%, 
insuffisant pour ouvrir droit à un reclassement professionnel ou à d’autres 
prestations d’invalidité.  

14. Par courrier du 17 octobre 2014, l'assuré a contesté ce projet et sollicité son 
audition par l’OAI, en soutenant que sa capacité de travail ne s’élevait qu’à 50% 
dans toute activité adaptée. 

15. Le 21 octobre 2014, par l’intermédiaire de son épouse, l’assuré a convenu avec 
l’OAI qu’il ferait part de ses objections par écrit. 

16. Par décision formelle du 24 novembre 2014, l’OAI a nié son droit à toute 
prestation, en reprenant la motivation développée dans son projet et en relevant que 
l’assuré n’avait fait état, dans son opposition, d’aucun élément nouveau. 

17. Par pli du 2 décembre 2014 adressé à l’OAI, l’assuré a contesté cette décision. 

Il a reproché à l’office d’avoir occulté les conclusions du Dr J______ attestant de 
son incapacité à travailler à plus de 50%, lesquelles étaient corroborées par un 
rapport d’évaluation professionnelle de l’entreprise Pro. En outre, il a déploré que 
l’OAI ne l’ait pas fait examiner par l’un de ses médecins avant de statuer. 

18. Le 8 décembre 2014, l’OAI a transmis le courrier du 8 décembre 2014 à la chambre 
de céans, considérant qu’il relevait de sa compétence. 

19. Le 9 décembre 2014, la chambre de céans a informé l’OAI que le recours avait été 
enregistré. Elle l’a également invité à transmettre sa réponse et son dossier. 

20. Dans sa réponse du 16 décembre 2014, l’OAI a conclu au rejet du recours. 

Les conclusions du SMR rejoignaient celles du Dr C______ tant au niveau des 
limitations fonctionnelles de l’assuré que de son aptitude à exercer son activité 

 
 
 

 

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habituelle. En revanche, sur la base de tous les rapports versés au dossier, il avait 
considéré l’intéressé capable de travailler à plein temps dans toute activité 
industrielle légère, exercée en position assise. Ce dernier n’avait produit aucun 
élément susceptible de conduire à une appréciation différente. 

21. Par l’intermédiaire de son assurance de protection juridique, l’assuré a répliqué le 
23 janvier 2015. 

Il a rétorqué que le rapport du SMR d’août 2014 ne pouvait se voir reconnaître une 
pleine valeur probante, dès lors qu’il n’était pas suffisamment motivé et ne tenait 
pas compte de l’anamnèse et de ses plaintes. En outre, il n’exposait pas les motifs 
pour lesquels il s’écartait des conclusions du Dr J______ quant à sa capacité à 
exercer une activité adaptée, tout en se fondant sur les mêmes limitations. À son 
sens, puisque les conclusions du SMR divergeaient de celles de son médecin, 
l’intimé aurait dû mettre en œuvre un examen pluridisciplinaire ou une expertise 
afin de déterminer précisément quelles étaient ses atteintes et sa capacité résiduelle 
de travail.  

Il a joint un rapport d’évaluation professionnelle de l’entreprise Pro du 2 décembre 
2014, concluant qu’un état de santé « instable » l’éloignait temporairement du 
marché du travail. Pendant son stage accompli du 3 au 28 novembre 2014, il avait 
notamment souffert à trois reprises de douleurs cardiaques et d’une grande fatigue, 
si bien qu’il avait été contraint d’observer de nombreuses pauses lorsqu’il avait dû 
marcher. Malgré sa bonne volonté, il s’était fréquemment absenté pour des 
entretiens médicaux. À ce stade, les évaluateurs estimaient prioritaire qu’il 
parvienne à améliorer puis stabiliser son état de santé. 

22. L’OAI a dupliqué le 11 février 2015, en maintenant ses conclusions tendant au rejet 
du recours.  

Le dossier lui paraissait complet et il avait tenu compte de toutes les atteintes, y 
compris des douleurs de la crête du tibia. On ne pouvait douter qu’une activité 
adaptée était pleinement exigible de la part de l’assuré, eu égard à ses limitations 
fonctionnelles. S’agissant du rapport d’évaluation professionnelle, il était postérieur 
à la décision litigieuse et ne contenait en tout état de cause pas d’élément 
susceptible de modifier son appréciation. 

Il a joint un nouvel avis du SMR daté du 4 février 2015, confirmant que l’assuré lui 
paraissait pleinement capable d’exercer toute activité, moyennant le respect de 
limitations fonctionnelles d’épargne lombaire. Quant aux douleurs du tibia et 
dorsales, le Dr C______ avait indiqué que le périmètre de marche s’était normalisé 
et une IRM de mars 2014 n’avait montré qu’une discopathie. S’agissant enfin du 
rapport d’évaluation professionnelle, il n’avait pas été établi par un médecin, de 
sorte que le qualificatif d’état de santé « instable » était sujet à caution. 

23. Dans ses observations du 20 février 2015, l’assuré a conclu, sous suite de dépens, 
au renvoi de la cause à l’intimé afin que celui-ci rende une nouvelle décision fondée 
sur une capacité de travail de 50%, subsidiairement mette en œuvre une instruction 

 
 
 

 

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complémentaire puis statue à nouveau. Pour le surplus, il a persisté dans son 
argumentation. 

Il a joint à son écriture :  

- un rapport du Dr C______ du 10 février 2015, confirmant les diagnostics de 
status après angioplastie des artères iliaques, de baisse de l’état général dans le 
contexte d’un éthylo-tabagisme chronique, d’arthrite persistante du genou droit 
et de lombalgies chroniques. Il réitérait que l’assuré ne pouvait travailler qu’à 
50% au maximum. Compte tenu de l’amyotrophie et de la fatigabilité, la reprise 
d’une activité à un taux excédant 50% lui paraissait « totalement illusoire » ;  

- un nouveau rapport de tomoscintigraphie du Dr D______, du 10 décembre 
2014, ne mettant pas en évidence de signe d’ischémie ou de nécrose du 
myocarde.  

24. Le 2 mars 2015, l’OAI a persisté dans ses conclusions, en relevant que le dernier 
rapport du Dr C______ ne faisait état d’aucun élément nouveau. 

25. Ce document a été transmis pour information au recourant le 4 mars 2015.  

26. Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1), relatives à la loi 
fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI - RS 831.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Les modifications de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 21 mars 2003 
(4ème révision), du 6 octobre 2006 (5ème révision) et du 18 mars 2011 (révision 
6a), entrées en vigueur le 1er janvier 2004, respectivement, le 1er janvier 2008 et le 
1er janvier 2012, entraînent la modification de nombreuses dispositions légales dans 
le domaine de l'assurance-invalidité. Sur le plan matériel, sont en principe 
applicables les règles de droit en vigueur au moment où les faits juridiquement 
déterminants se sont produits (ATF 129 V 1 consid. 1; 127 V 467 consid. 1 et les 
références). En ce qui concerne en revanche la procédure, et à défaut de règles 
transitoires contraires, le nouveau droit s'applique sans réserve dès le jour de son 
entrée en vigueur (ATF 117 V 93 consid. 6b; 112 V 360 consid. 4a; RAMA 1998 
KV 37 p. 316 consid. 3b).  

En l'espèce, les faits juridiquement déterminants remontent à 2012. Par conséquent, 
le droit éventuel aux prestations doit être examiné au regard des dispositions de la 
LPGA et de la LAI, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2012 (ATF 130 
V 445 et les références; voir également ATF 130 V 329).  

 
 
 

 

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3. Le délai de recours est de 30 jours (art. 60 al. 1 LPGA). 

En l’espèce, le recours, transmis par l’intimé à la chambre de céans pour objet de sa 
compétence (art. 64 al. 2 de la loi sur la procédure administrative [LPA – E 5 10]), 
a été interjeté dans les forme et délai prévus par la loi (art. 60 et 61 let. b LPGA), de 
sorte qu’il est recevable. 

4. Le litige porte sur le droit du recourant à des prestations d’invalidité, 
singulièrement sur sa capacité de travail et son degré d’invalidité. 

5. Est réputée invalidité, l'incapacité de gain totale ou partielle présumée permanente 
ou de longue durée, résultant d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un 
accident (art. 8 al. 1 LPGA et 4 al. 1 LAI). Selon l’art. 7 LPGA, est réputée 
incapacité de gain toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de 
gain de l'assuré sur le marché du travail équilibré qui entre en considération, si cette 
diminution résulte d'une atteinte à la santé physique ou mentale et qu'elle persiste 
après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles (al 1). Seules les 
conséquences de l’atteinte à la santé sont prises en compte pour juger de la présence 
d’une incapacité de gain. De plus, il n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est 
pas objectivement surmontable (al. 2 en vigueur dès le 1er janvier 2008). 

Il y a lieu de préciser que selon la jurisprudence, la notion d'invalidité, au sens du 
droit des assurances sociales, est une notion économique et non médicale; ce sont 
les conséquences économiques objectives de l'incapacité fonctionnelle qu'il importe 
d'évaluer (ATF 110 V 273 consid. 4a). L’atteinte à la santé n’est donc pas à elle 
seule déterminante et ne sera prise en considération que dans la mesure où elle 
entraîne une incapacité de travail ayant des effets sur la capacité de gain de l’assuré 
(arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 654/00 du 9 avril 2001 consid. 1). 

6. L’assuré a droit à une rente lorsqu’il a présenté une incapacité de travail (art. 6 
LPGA) d’au moins 40% en moyenne durant une année sans interruption notable et 
qu’au terme de cette année, il est invalide (art.8 LPGA) à 40% au moins (cf. art. 28 
al. 1 let. b et c LAI, en sa teneur en vigueur dès le 1er janvier 2008 – 5ème révision 
AI). En vertu de l’art. 28 al. 2 LAI, l’assuré a droit à une rente entière s’il est 
invalide à 70% au moins, à un trois-quarts de rente s'il est invalide à 60% au moins, 
à une demi-rente s’il est invalide à 50% au moins, ou à un quart de rente s’il est 
invalide à 40% au moins.  

Selon l’art. 29 al. 1 LAI, le droit à la rente prend naissance au plus tôt à l'échéance 
d'une période de six mois à compter de la date à laquelle l'assuré a fait valoir son 
droit aux prestations conformément à l'art. 29 al. 1 LPGA, mais pas avant le mois 
qui suit le 18ème anniversaire de l'assuré. En d'autres termes, l’assuré n'a droit à 
l'intégralité des prestations que s’il a présenté sa demande dans le délai de six mois 
à partir de la survenance de l'incapacité de gain. Si il le fait plus tard, il perd son 
droit pour chaque mois de retard (arrêt du Tribunal fédéral 9C_432/2012 du 31 août 
2012 consid. 3.3 ; Michel VALTERIO, Droit de l’assurance-vieillesse et survivants 

 
 
 

 

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(AVS) et de l’assurance-invalidité (AI) – Commentaire thématique, 2011, n°2187 
ss).  

7. Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était 
pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui 
peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de 
réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA et art. 28a al. 1 LAI). 

Pour fixer le revenu sans invalidité, il faut établir ce que l'assuré aurait, au degré de 
la vraisemblance prépondérante, réellement pu obtenir au moment déterminant s'il 
n'était pas invalide (RAMA 2000 n°U 400 p. 381 consid. 2a). Ce revenu doit être 
évalué de manière aussi concrète que possible si bien qu’il convient, en règle 
générale, de se référer au dernier salaire que l’assuré a obtenu avant l’atteinte à sa 
santé, en tenant compte de l’évolution des salaires (ATF 129 V 222 consid. 4.3.1).  

Quant au revenu d'invalide, il doit être évalué avant tout en fonction de la situation 
professionnelle concrète de l'intéressé. Lorsque l'assuré n'a pas repris d'activité, ou 
aucune activité adaptée lui permettant de mettre pleinement en valeur sa capacité de 
travail résiduelle, contrairement à ce qui serait raisonnablement exigible de sa part, 
le revenu d'invalide peut être évalué sur la base de données statistiques, telles 
qu'elles résultent de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) (ATF 126 V 
75 consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts 
standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 
321 consid. 3b/bb). 

8. Pour pouvoir calculer le degré d’invalidité, l’administration (ou le juge, s’il y a eu 
un recours) a besoin de documents qu’un médecin, éventuellement d’autres 
spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement 
sur l’état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l’assuré 
est, à ce motif, incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent 
un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, 
exiger de l’assuré (ATF 125 V 256 consid. 4 et les références). 

Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 
trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 
pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 
L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 
origine, ni sa désignation, mais son contenu. À cet égard, il importe que les points 
litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 
des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 
exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 

 
 
 

 

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description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 
l'expert soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; 133 V 450 
consid. 11.1.3; 125 V 351 consid. 3). 

Sans remettre en cause le principe de la libre appréciation des preuves, le Tribunal 
fédéral des assurances a posé des lignes directrices en ce qui concerne la manière 
d'apprécier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. 

Un rapport au sens de l'art. 59 al. 2bis LAI (en corrélation avec l'art. 49 al. 1 RAI) a 
pour fonction d'opérer la synthèse des renseignements médicaux versés au dossier 
et de prodiguer des recommandations quant à la suite à donner au dossier sur le 
plan médical. En tant qu'il ne contient aucune observation clinique, il se distingue 
d'une expertise médicale (art. 44 LPGA) ou d'un examen médical auquel il arrive au 
SMR de procéder (art. 49 al. 2 RAI; arrêt du Tribunal fédéral 9C_542/2011 du 
26 janvier 2012 consid. 4.1). Ces rapports ne posent pas de nouvelles conclusions 
médicales mais portent une appréciation sur celles déjà existantes. Au vu de ces 
différences, ils ne doivent pas remplir les mêmes exigences au niveau de leur 
contenu que les expertises médicales. On ne saurait en revanche leur dénier toute 
valeur probante. Ils ont notamment pour but de résumer et de porter une 
appréciation sur la situation médicale d'un assuré, ce qui implique aussi, en 
présence de pièces médicales contradictoires, de dire s'il y a lieu de se fonder sur 
l'une ou l'autre ou s'il y a lieu de procéder à une instruction complémentaire (arrêt 
du Tribunal fédéral 9C_518/2007 du 14 juillet 2008 consid. 3.2 et les références 
citées). 

Cela étant, on ne peut se fonder sur une appréciation du SMR que si celle-ci remplit 
les conditions relatives à la valeur probante des rapports médicaux. Il faut en 
particulier qu’elle prenne en compte l’anamnèse, décrive la situation médicale et 
ses conséquences, et que ses conclusions soient motivées. Les médecins du SMR 
doivent également disposer des qualifications personnelles et professionnelles 
requises par le cas (ATF 125 V 351 ; arrêt du Tribunal fédéral 9C_323/2009 consid. 
4.3.1 et les références citées). Il convient en général de se montrer réservé par 
rapport à une appréciation médicale telle que celle rendue par le SMR, dès lors 
qu'elle ne repose pas sur des observations cliniques auxquelles l'un de ses médecins 
aurait personnellement procédé, mais sur une appréciation fondée exclusivement 
sur les informations versées au dossier (arrêt du Tribunal fédéral 9C_ 578/2009 du 
29 décembre 2009 consid. 3.2 in fine). 

En ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 
doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est 
généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de 
la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). 

En cas d'appréciation divergente entre les organes d'observation professionnelle et 
les données médicales, l'avis dûment motivé d'un médecin prime pour déterminer la 
capacité de travail raisonnablement exigible de l'assuré (arrêt du Tribunal fédéral 

 
 
 

 

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des assurances I 531/04 du 11 juillet 2005, consid. 4.2). En effet, les données 
médicales permettent généralement une appréciation plus objective du cas et 
l'emportent, en principe, sur les constatations qui peuvent être faites à l'occasion 
d'un stage d'observation professionnelle, qui sont susceptibles d’être influencées par 
des éléments subjectifs liés au comportement de l'assuré pendant le stage (arrêt du 
Tribunal fédéral 9C_462/2009 du 2 décembre 2009 consid. 2.4). Au regard de la 
collaboration, étroite, réciproque et complémentaire selon la jurisprudence, entre les 
médecins et les organes d'observation professionnelle (cf. ATF 107 V 17 consid. 
2b), on ne saurait toutefois dénier toute valeur aux renseignements d'ordre 
professionnel recueillis à l'occasion d'un stage pratique pour apprécier la capacité 
résiduelle de travail de l'assuré en cause. Au contraire, dans les cas où l'appréciation 
d'observation professionnelle diverge sensiblement de l'appréciation médicale, il 
incombe à l'administration, respectivement au juge - conformément au principe de 
la libre appréciation des preuves - de confronter les deux évaluations et, au besoin 
de requérir un complément d'instruction (ATF 9C_1035/2009 du 22 juin 2010 
consid. 4.1, in SVR 2011 IV n° 6 p. 17; 9C_833/2007 du 4 juillet 2008, in Plädoyer 
2009/1 p. 70; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 35/03 du 24 octobre 2003 
consid. 4.3 et les références, in Plädoyer 2004/3 p. 64; arrêt du Tribunal fédéral 
9C_512/2013 du 16 janvier 2014 consid. 5.2.1). 

9. Selon la jurisprudence (DTA 2001 p. 169), le juge cantonal qui estime que les faits 
ne sont pas suffisamment élucidés a en principe le choix entre deux solutions : soit 
renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction, soit procéder 
lui-même à une telle instruction complémentaire. Un renvoi à l’administration, 
lorsqu’il a pour but d’établir l’état de fait, ne viole ni le principe de simplicité et de 
rapidité de la procédure, ni la maxime inquisitoire. Il en va cependant autrement 
quand un renvoi constitue en soi un déni de justice (par exemple, lorsque, en raison 
des circonstances, seule une expertise judiciaire ou une autre mesure probatoire 
judiciaire serait propre à établir l’état de fait), ou si un renvoi apparaît 
disproportionné dans le cas particulier (RAMA 1993 n° U 170 p. 136). À l’inverse, 
le renvoi à l’administration apparaît en général justifié si celle-ci a constaté les faits 
de façon sommaire, dans l’idée que le tribunal les éclaircirait comme il convient en 
cas de recours (voir RAMA 1986 n° K 665 p. 87). La récente jurisprudence du 
Tribunal Fédéral prévoyant que la Cour ordonne une expertise au besoin ne saurait 
en effet permettre à l'assurance de se soustraire à son obligation d'instruire (ATF 
137 V 210 ; cf. notamment ATAS/588/2013 du 11 juin 2013 ; ATAS/454/2013 du 
2 mai 2013 ; ATAS/139/2013 du 6 février 2013). 

10. Il convient d’évaluer la capacité de travail du recourant et, pour ce faire, 
d’examiner la valeur probante des rapports versés au dossier.  

Dans ses rapports des 6 août 2014 et 4 février 2015, la Dresse I______, médecin au 
SMR et spécialiste en pédiatrie, a estimé que l’assuré avait été incapable de 
travailler dès le 29 avril 2012, puis avait recouvré, le 1er mars 2014, une pleine 
capacité de travail dans toute activité n’impliquant pas de port de charges 

 
 
 

 

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supérieures à dix kilogrammes, de flexion antérieure du tronc ou de marche sur un 
terrain accidenté. 

De son côté, le recourant conteste la valeur probante des rapports du SMR et se 
prévaut des conclusions du Dr J______, son rhumatologue, lequel considère 
« illusoire » toute reprise d’une activité professionnelle à plus de 50%. L’assuré 
invoque également un rapport d’évaluation professionnelle de l’entreprise Pro, 
concluant qu’un état de santé instable l’éloigne temporairement du marché du 
travail. 

11. En l’occurrence, le rapport de synthèse établi par le SMR le 6 août 2014 ne repose 
pas sur des observations cliniques auxquelles l’un de ses médecins aurait 
personnellement procédé, mais exclusivement sur une analyse des documents 
médicaux versés au dossier. Force est de constater que ce rapport, particulièrement 
succinct, ne répond pas aux réquisits jurisprudentiels qui permettraient de lui 
reconnaître une pleine valeur probante.  

En effet, la Dresse I______, dont on précisera qu’elle n’est pas au bénéfice d’une 
formation spécialisée en rhumatologie, a extrapolé des rapports des médecins du 
recourant, émanant notamment du Dr C______, que l’intéressé avait été incapable 
de travailler depuis le 29 mars 2012, puis avait recouvré une pleine capacité de 
travail dans toute activité adaptée dès le 1er mars 2014, toutefois sans exposer 
clairement les raisons pour lesquelles les atteintes constatées par les médecins 
traitants, notamment sur le plan rhumatologique, n’empêcheraient plus l’exercice 
d’une activité adaptée. Or, dans la mesure où les conclusions du Dr C______ 
attestaient d’une capacité de travail limitée à 50% et s’écartaient donc notablement 
des siennes, on pouvait raisonnablement attendre de cette praticienne qu’elle étaye 
son point de vue divergent par des explications circonstanciées et convaincantes. 
Par ailleurs, cette dernière s’est contredite en chiffrant tantôt à 50%, tantôt à 100% 
l’incapacité de travail survenue dès le 29 avril 2012 (cf. rapport du 6 août 2014, p. 1 
et 2). En outre, son appréciation ne reposait pas sur des examens complets, puisque, 
comme elle l’a observé elle-même, il manque au dossier un bilan clinique et 
radiologique se rapportant au diagnostic de gonarthrite droite, lequel est 
précisément considéré comme incapacitant par le Dr C______. Elle n’a pas non 
plus discuté du diagnostic d’ « amyotrophie généralisée » et de ses répercussions 
éventuelles sur la capacité de travail.  

À l’appui de sa duplique, l’intimé a produit un avis actualisé du SMR, daté du 
4 février 2015, dont le contenu ne permet pas de remédier aux lacunes exposées ci-
dessus. Ce rapport succinct ne se penche pas non plus sur les diagnostics de 
gonarthrite et d’amyotrophie, ni sur leurs répercussions éventuelles sur la capacité 
de travail. Seules les douleurs de la crête du tibia droit et le rapport d’évaluation 
professionnelle de l’entreprise Pro sont évoqués, au demeurant de manière 
superficielle dans la mesure où le SMR se borne à relever, d’une part, que, malgré 
la persistance de douleurs, le « périmètre de marche » est redevenu normal depuis 
l’opération d’angioplastie et, d’autre part, que les évaluateurs ne bénéficient pas 

 
 
 

 

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d’une formation médicale. L’intimé ne saurait ignorer purement et simplement les 
observations des évaluateurs pour le seul motif que ceux-ci ne sont pas médecins. 
Au contraire, leurs constatations selon lesquelles l’assuré a, malgré sa bonne 
volonté, souffert d’une grande fatigue et de douleurs cardiaques, de sorte qu’il ne 
paraissait pas en mesure d’exercer une activité lucrative à ce stade, vu son état de 
santé instable, tendent à confirmer la nécessité de procéder à une instruction 
complémentaire. On précisera également que si le compte-rendu de l’entreprise Pro 
est effectivement postérieur à la décision litigieuse du 24 novembre 2014, les faits 
auxquels il se rapporte sont, pour l’essentiel, antérieurs à cette décision, de sorte 
qu’il se justifie d’en tenir compte dans le cadre de la présente procédure (arrêt du 
Tribunal fédéral I 592/03 du 21 juillet 2004, consid. 4.3 s. et les références citées).  

Eu égard aux considérations qui précèdent, il n’y a pas lieu de se fonder, sans 
instruction complémentaire, sur les conclusions du SMR. 

S’agissant enfin des rapports des médecins du recourant, émanant en particulier du 
Dr C______, ils ne sont pas suffisamment motivés pour que l’on puisse sans autre 
se fonder sur ceux-ci. Il sied également de tenir compte du fait que, selon 
l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre 
parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier 
(ATF 125 V 351 consid. 3b/cc). 

12. En définitive, la chambre de céans constate que la cause est insuffisamment 
instruite, de sorte qu’elle n’est pas en mesure de statuer définitivement sur la 
capacité de travail et son évolution, partant sur le degré d’invalidité et le droit à la 
rente, ce d’autant moins que le rapport d’évaluation professionnelle et le dernier 
rapport du Dr C______ suggèrent que l’état de santé du recourant n’est pas encore 
stabilisé. 

Il se justifie en conséquence d’admettre partiellement le recours, d’annuler la 
décision du 24 novembre 2014 et de renvoyer la cause à l’OAI pour instruction 
complémentaire, étant rappelé qu’il n’appartient pas au juge de suppléer aux 
carences de l’instruction menée par l’administration. Cette instruction sera mise en 
œuvre par une expertise en rhumatologie et, si l’intimé le juge nécessaire, en 
angiologie et médecine interne, confiée à des experts indépendants.  

Les experts se prononceront sur la capacité de travail et son évolution, en tenant 
compte de l’ensemble des rapports médicaux versés au dossier, y compris ceux 
produits par le recourant à l’appui de son recours. 

13. Le recourant, qui est représenté, obtient partiellement gain de cause, de sorte qu’il a 
droit à une indemnité à titre de participation à ses frais et dépens, que la chambre de 
céans fixe en l’occurrence à CHF 1'500.- (art. 61 let. g LPGA ; art. 89H al. 3 LPA ; 
art. 6 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure 
administrative du 30 juillet 1986 - RFPA ; E 5 10.03). 

 
 
 

 

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La procédure de recours en matière de contestation portant sur l’octroi ou le refus 
de prestations de l’assurance-invalidité étant soumise à des frais de justice, un 
émolument de CHF 200.- est mis à charge de l’intimé (art. 69 al. 1 bis LAI).  

 

  

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable.  

Au fond : 

2. L’admet partiellement et annule la décision du 24 novembre 2014.  

3. Renvoie le dossier à l’intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision 
dans le sens des considérants.  

4. Condamne l’intimé à verser au recourant une indemnité de procédure de 
CHF 1’500.-.  

5. Met un émolument de CHF 200.-  à la charge de l’intimé.  

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Sylvie SCHNEWLIN 

 Le président 
 
 
 
 

Raphaël MARTIN 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le