# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 1c8dd699-3d87-5818-a60f-6104899487f0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-07-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 23.07.2014 A/79/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-79-2014_2014-07-23.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Rosa GAMBA et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 
 

R E P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/79/2014 ATAS/879/2014 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 23 juillet 2014 

4
ème

 Chambre 

 

En la cause 

Madame A______, domiciliée à CAROUGE comparant avec 
élection de domicile en l'étude de Maître Eric MAUGUE  

recourante 

 

contre  

 

ZURICH COMPAGNIE D'ASSURANCES SA, Division Sinistres, 
sise Thurgauerstrasse 101, ZURICH 

intimée 

 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 2/25 -

EN FAIT 

1. Madame A______ (ci-après l’assurée ou la recourante), née le ______ 1983, était 

employée par l’hôtel B______ entre 2000 et 2002 en tant qu’apprentie. A ce titre, 

elle était assurée auprès d’Alpina compagnie d'assurances SA (ci-après : Alpina) 

contre les accidents professionnels et non professionnels.  

Par la suite, elle a notamment été serveuse pour le restaurant « C______ » entre 

2003 et 2007 puis à nouveau entre 2008 et 2010. Elle a également travaillé pour 

l'Hôtel D______ Genève en 2007 et 2008, en qualité de gouvernante, et pour 

l’entreprise E______ SA en 2010 et 2011 en tant que contrôleuse de stock. 

2. Selon la déclaration d’accident LAA du 12 avril 2002, l’assurée s’est foulé la 

cheville en marchant le 28 mars 2002 vers 20 h 15.  

3. Les conséquences de cet événement ont été prises en charge par Alpina. 

4. Dans son rapport initial du 7 mai 2002, le docteur F______, spécialiste FMH en 

chirurgie orthopédique, a diagnostiqué une entorse de la cheville gauche, notant 

que, selon sa patiente, il s’agissait d’une récidive. Il a prescrit une incapacité de 

travail totale du 29 mars au 5 avril 2002 puis partielle dès le 6 avril 2002. 

5. Par courrier du 4 juin 2002, l’hôtel B______ a informé Alpina que l’accident 

semblait être le résultat d’un problème antérieur à l’engagement de l’assurée, qui 

avait déjà provoqué un événement similaire précédemment. 

6. Selon le rapport y relatif, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) de la cheville 

gauche, effectuée le 12 août 2002, a mis en évidence un status après entorse du 

ligament collatéral externe, surtout au niveau de son faisceau antérieur, une 

tendinopathie modérée des péroniers latéraux, une expansion du récessus synovial 

postérieur à la hauteur de l’articulation tibio-tarsienne ainsi qu’un micro-kyste 

synovial aux dépens de la gaine du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil, 

à la hauteur du tarse antérieur. 

7. Dans son rapport du 20 avril 2002, le Dr F______ a posé le diagnostic de conflit 

antérieur douloureux de la cheville gauche d’origine post-traumatique. L’assurée se 

plaignait d’une péjoration des douleurs malgré le traitement conservateur, raison 

pour laquelle une arthroscopie de la cheville avec ablation d’un conflit antérieur par 

tissu mou dans la gouttière péronéo-tibial avait été réalisée quelques heures 

auparavant. 

8. Le 29 octobre 2002, le Dr F______ a fait état d’un status post conflit douloureux 

antérieur de la cheville gauche et a précisé que l’évolution était favorable, l’assurée 

étant asymptomatique. La capacité de travail était entière depuis le 15 octobre 2002. 

Le cas a été clos en 2003. 

9. Le 22 novembre 2007, le Dr F______ a adressé à Alpina une demande de prise en 

charge préalable concernant l’assurée. Après avoir rappelé la situation médicale en 

2002, le médecin précité a expliqué que si l’évolution avait été favorable dans un 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 3/25 -

premier temps, sa patiente avait par la suite commencé à présenter des entorses 

récidivantes et une instabilité chronique gênante, avec l’apparition récente d’une 

synovite antérieure de la cheville (récidive du conflit antérieur). Le bilan 

radiologique pratiqué (radiographie dynamique et IRM) avait mis en évidence une 

incompétence du complexe ligamentaire externe. Compte tenu des effets 

handicapants sur la vie quotidienne, il existait une indication à une plastie 

ligamentaire, dont la prise en charge était demandée à Alpina. 

10. Cette demande a été traitée par la Zurich compagnie d’assurances (ci-après : 

l’assureur ou l’intimée), qui a repris les actifs et passifs d’Alpina avec effet au 

1er janvier 2004. 

11. Sur demande de l’assureur, le Dr F______ a notamment transmis la copie du 

rapport de l’IRM du pied gauche, réalisée le 7 novembre 2007, laquelle a mis en 

évidence un épanchement intra-articulaire tibio-tarsien avec expansion de la 

synoviale vers la partie postérieure, une lame de liquide bordant le ligament 

collatéral externe épaissi, évoquant un conflit externe, post ancienne entorse, un 

aspect épaissi des tendons péroniers latéraux mais qui étaient suivis, sans image de 

rupture et un kyste synovial de taille infracentimétrique adjacent à la base du 

deuxième métatarse. 

12. Le 31 janvier 2008, le docteur G______, spécialiste FMH en chirurgie 

orthopédique, médecin conseil auprès de l’assureur, a considéré que l’intervention 

prévue était en lien de causalité avec l’accident du 28 mars 2002.  

13. Le même jour, l’assureur a informé le Dr F______ qu’il prendrait en charge les 

frais de traitement relatifs à l’intervention projetée. 

14. L’intervention en question a été réalisée le 1er avril 2008 par la doctoresse 

H______, médecin interne, et le docteur I______, médecin adjoint, département de 

chirurgie des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), et a consisté en une 

stabilisation ligamento-capsulaire, selon Broström-Gould, de la cheville gauche. 

Dans leur rapport opératoire du 14 avril 2008, les médecins des HUG ont 

notamment relevé, dans l’anamnèse, que l’assurée était victime d’entorses à 

répétition de la cheville gauche dans le cadre d’une laxité ligamentaire congénitale. 

15. Suite à cette intervention, l’assurée a été incapable de travailler jusqu’au 5 août 

2008. 

16. Comme elle se plaignait de décharges électriques au niveau de la cicatrice à la 

cheville gauche, avec impossibilité de se chausser, l’assurée a consulté, dès le 

28 février 2011, le docteur J______, spécialiste FMH en orthopédie et chirurgie de 

la main. En effet, en règle générale, comme ce médecin l’a relevé dans un courrier 

du 1er novembre 2011, la chirurgie des nerfs périphériques est réalisée par les 

chirurgiens de la main quand bien même il s’agit d’une localisation au niveau du 

pied. 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 4/25 -

Le Dr J______ a, pour sa part, adressé l’assurée au Dr I______ qui l’avait opérée 

en 2008. 

17. Selon un courrier du Dr I______ du 27 avril 2011, l’assurée souffrait d’un 

syndrome irritatif sur le névrome cicatriciel d’une branche du nerf péronier 

superficiel ante-malléolaire externe au niveau de la cicatrice. L’infiltration de 

Xylocaïne pratiquée le même jour sur le nerf fibulaire superficiel avait eu pour effet 

d’enlever la totalité des douleurs. Contrairement au Dr J______, le Dr I______ 

considérait qu’il s’agissait d’une irritation d’une branche latérale du nerf fibulaire 

superficiel et non d’une irritation du nerf safène externe (ou sural). 

18. Dans son courrier du 24 mai 2011, le Dr J______ a rappelé que sa patiente 

présentait un névrome cicatriciel pour lequel il était délicat et difficile de connaître 

le nerf incriminé. Après avoir pratiqué une infiltration au niveau du nerf sural, avec 

une efficacité quasi-nulle sur le névrome, il était arrivé à la conclusion que l’origine 

était bien le nerf superficiel comme supputé par le Dr I______. Il suggérait 

alternativement l’un des deux traitements suivants : 1) enfouir le nerf fibulaire dans 

l’os après dissection haute du névrome et de la branche latérale du nerf, de manière 

à ce que le névrome repousse à distance et en zone profonde ou 2) procéder à une 

anastomose après recoupe du névrome entre la branche latérale du nerf fibulaire 

superficiel et une autre branche terminale du nerf fibulaire (anastomose termino 

latérale) après ouverture de l’épinèvre. 

19. Se fondant sur l’avis de son médecin-conseil, selon lequel il s’agissait d’un 

névrome au niveau de la cicatrice de la cheville, ce qui constituait la suite logique 

de l’accident, l’assureur a accepté de prendre en charge les frais liés à l’intervention 

projetée. 

20. Le 23 octobre 2011, une neurolyse du nerf fibulaire superficiel et un traitement 

chirurgical du névrome ont été effectués par le Dr J______. Lors de l’intervention, 

les deux ancres qui avaient été positionnées, en 2008, pour réinsérer le ligament 

avec le fil mersuture étaient toujours présentes. La branche nerveuse dorsale, qui 

était engluée dans le fil de mersuture, a été réséquée et confiée en histologie. 

21. Selon le rapport d’examen histologique du 13 octobre 2011, l’examen au 

microscope était compatible avec un névrome. En bordure de celui-ci, les médecins 

avaient constaté des restes de fils chirurgicaux, entourés d’une fibrose cicatricielle 

avec focalement quelques macrophages ou cellules géantes de type à corps 

étrangers. Aucune image suspecte de malignité n’a été relevée. Le diagnostic était 

ainsi celui de névrome cicatriciel et réaction gigantocellulaire sur corps étrangers. 

22. Suite à cette intervention, l’assurée a été incapable de travailler du 12 octobre 2011 

au 31 janvier 2012 et à 50 % du 1er février au 5 mars 2012.  

23. Dans son certificat intermédiaire du 20 janvier 2012, le Dr J______ a fait état d’une 

amélioration des douleurs depuis l’intervention. En revanche, l’hypersensibilité 

cutanée persistait et l’assurée adoptait une boiterie d’esquive. La station debout 

prolongée était difficile. 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 5/25 -

24. Dans son courrier du 2 mars 2012, le Dr J______ a indiqué que le traitement allait 

prendre fin le 5 mars 2012 et qu’il considérait que l’état clinique de l’assurée était 

consolidé, avec toutefois des séquelles qu’il appartenait à l’assureur d’expertiser. 

25. Le 12 avril 2012, l’assureur a demandé au Dr J______ de déterminer si sa patiente 

avait subi une atteinte à son intégrité physique ou psychique suite à l’accident 

assuré et, dans l’affirmative, de l’évaluer. 

26. Par courrier du 20 avril 2012, le Dr J______ a indiqué à l’assureur qu’il était 

incapable de répondre à sa question, dès lors qu’il ne disposait d’aucun barème et 

qu’il avait été amené à traiter l’assurée, de sorte que son avis ne pouvait qu’être 

subjectif. Il appartenait, par conséquent, à l’assureur de procéder à une expertise 

indépendante. 

27. Du 18 juin au 16 juillet 2012, l’assurée a participé, à la demande de l’Office 

cantonal de l’emploi, à un stage au sein de l’atelier de réadaptation 

préprofessionnelle du service de neuro-rééducation des HUG.  

Selon le rapport d’observation y relatif du 11 septembre 2012, l’assurée a expliqué 

souffrir d’entorses récidivantes depuis l’adolescence, d’une déchirure des ligaments 

à la cheville gauche, d’un nerf atteint lors de la deuxième opération et d’un 

névrome ayant nécessité la troisième opération. Elle a également indiqué souffrir 

d’importantes douleurs résiduelles à la jambe gauche ainsi qu’aux lombaires.  

Pendant la durée du stage, l’assurée a exercé plusieurs activités à raison de six 

heures par jour, certaines requérant la position assise et d’autres la position alternée.  

Si l’assurée était une personne volontaire, fiable, respectueuse des règles du travail, 

avec un bon contact avec le personnel et les autres assurés, elle présentait des 

limitations fonctionnelles liées aux postures : la station debout prolongée était mal 

tolérée, la position assise entraînait des douleurs au niveau de l’appui fessier de 

sorte que l’assurée se déportait sur la droite. Après deux heures, que ce soit en 

position assise ou debout, le pied de l’assurée enflait et la boiterie était plus 

importante en fin de journée. Après 20 minutes, des fourmillements apparaissaient 

et l’assurée devait se lever et marcher durant quelques minutes. Le port de dossiers 

de 5 kg s’était révélé difficile. Enfin, l’assurée avait constaté une augmentation de 

ses douleurs au cours du stage. 

Les observateurs ont rendu l’assurée attentive au fait que sa plaçabilité n’était plus 

que de 50%, ce qui lui laisserait le temps de soulager ses douleurs dorsales et de 

reposer sa jambe gauche. 

28. A la demande de l’assureur, une expertise de l’appareil locomoteur a été confiée à 

la Clinique Corela, qui a mandaté le docteur K______, spécialiste en chirurgie 

orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur. Celui-ci a examiné 

l’assurée le 3 juillet 2012 et a établi son rapport le 16 août 2012. 

A l’anamnèse, l’expert a précisé qu’après 30 minutes d’expertise, l’assurée lui avait 

confirmé qu’elle était victime d’entorses depuis son enfance, depuis l’âge de 10-12 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 6/25 -

ans. S’agissant de l’événement du 28 mars 2002, sa cheville avait « lâché » et elle 

avait ensuite chuté. 

Les plaintes actuelles de l’assurée étaient les suivantes. D’une part, elle ne pouvait 

plus se chausser en raison d’un contact douloureux au niveau de la cicatrice 

prémalléolaire externe et d’autre part, elle souffrait de douleurs du membre 

inférieur gauche, intéressant la cuisse (tantôt la face externe, tantôt la face 

postérieure, tantôt la face antérieure), la jambe (tantôt la face externe, tantôt la face 

postérieure) ou encore le pied (tantôt la plante du pied, tantôt le dessus du pied). 

Ces douleurs, qui survenaient tant à la marche qu’en position assise prolongées, 

s’étaient manifestées lors du début du stage de réadaptation, deux semaines avant 

l’expertise. Elles lui imposaient d’alterner les positions assise et debout. 

Lors de l’examen clinique, le Dr K______ a constaté que la marche se faisait sans 

canne, avec une petite boiterie due à des douleurs de la fesse, de la face externe de 

la cuisse gauche et de la jambe homolatérale, avec irradiation au-dessus du pied. La 

marche sur la pointe des pieds et sur les talons n’était pas possible. 

L’accroupissement ne pouvait être réalisé complètement en raison de douleurs de la 

face externe de la jambe, de la cuisse et du dos. A l’examen du rachis, le Dr 

K______ n’a retrouvé aucun point douloureux au niveau des épineuses dorso-

lombaire et n’a constaté aucune douleur ni contracture musculaire paravertébrale au 

niveau des articulations lombaires. La pression de la sacro-iliaque gauche était 

décrite comme douloureuse par l’assurée. L’examen neurologique du rachis dorsal 

et lombo-sacré n’a pas mis en évidence de trouble de la sensibilité et des réflexes au 

niveau du tronc ni de douleurs. L’expert n’a pas non plus trouvé 

d’engourdissement, perte de force, picotements, brûlures ou paresthésie au niveau 

de la jambe. S’agissant de la cheville gauche, l’expert a relevé l’existence de 

douleurs par la pression de la cicatrice ainsi qu’avant et après le quart inférieur du 

péroné, soit de part et d’autre de la cicatrice. La palpation d’une zone située à 

environ un centimètre avant la partie inférieure de la cicatrice déclenchait, quant à 

elle, des décharges électriques dans les trois derniers orteils. En revanche, l’expert 

n’a constaté aucune instabilité et les amplitudes articulaires ainsi que les tendons 

des membres inférieurs étaient normaux. 

Selon le Dr K______, l’assurée présentait un contexte de laxité ligamentaire 

congénitale. Ses ligaments étaient anormalement longs de sorte qu’il existait une 

souplesse et une mobilité importante au niveau de plusieurs articulations. A l’appui 

de ses dires, l’expert a expliqué que l’assurée lui avait montré une flexion dorsale 

des métacarpo-phalangiennes des doigts de l’ordre de 80° alors qu’elle n’était 

habituellement que de l’ordre de 0 à 10° en moyenne. De même, son pouce pouvait 

venir quasiment au contact du bord externe de l’avant-bras, ce qui traduisait une 

hyperlaxité ligamentaire non seulement dans la métacarpo-phalangienne mais 

également dans l’interphalangienne du pouce. En raison de cette hyperlaxité, 

l’assuré avait présenté des entorses externes de la cheville gauche, les premiers 

épisodes étant survenus vers l’âge de 10-12 ans. Ces différents épisodes d’entorses 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 7/25 -

avaient entraîné un conflit antérieur de la cheville, ayant débouché sur 

l’arthroscopie pour lever le conflit synovial intérieur et permettre une exérèse du 

tissus à l’origine dudit conflit. Cet état antérieur avec des entorses survenues sur 

une hyperlaxité ligamentaire congénitale a donc joué un rôle dans la survenue de 

l’entorse de la cheville gauche le 28 mars 2002. Par la suite, une instabilité de la 

cheville était apparue, avec de nouvelles entorses externes entre 2002 et 2007, sans 

que les dates et les fréquences ne puissent être fixées. En raison de ces entorses à 

répétition, les tendons péroniers avaient été très sollicités, ce qui avait entraîné une 

tendinopathie en 2002, en lien avec l’accident, puis en 2007, en lien avec les 

entorses survenues entre 2002 et 2007, mais non annoncées à l’assurance. 

L’instabilité avait justifié le geste chirurgical de stabilisation, sous forme de 

rétention du plan capsulo-ligamentaire externe de la cheville et notamment des 

points transosseux et une réinsertion transosseuse avec des ancres en date du 

1er avril 2008. C’était au cours de cette deuxième intervention qu’un rameau 

nerveux du nerf péronier superficiel pré-malléolaire externe avait été irrité par le 

matériel de suture et qu’était apparu un névrome sur le nerf fibulaire superficiel, 

lequel avait nécessité le geste d’exérèse chirurgicale le 12 octobre 2011. 

Les douleurs intéressant les autres parties du corps étaient totalement atypiques. 

Non systématisées, variables dans leur survenue et dans leur siège et ne 

s’accompagnant d’aucun argument objectif, elles ne correspondaient à aucun 

diagnostic précis et n’avaient aucune explication médicale. 

Fort de ses constatations cliniques, l’expert a relevé les diagnostics suivants, dont 

certains ont été décrits dans l’expertise :  

− Entorse de la cheville gauche le 28 mars 2002, tendinopathie des péroniers 

latéraux en 2002 et conflit antérieur par tissu mou dans la gouttière péronéo-

tibiale avec synovite antérieure (en phase de rémission) : pour ses atteintes, le 

lien de causalité avec l’accident du 28 mars 2002 était vraisemblable, quand 

bien même le contexte d’hyperlaxité ligamentaire avait joué un rôle dans la 

survenue. Le retour au statu quo sine pouvait être attesté dès le 14 octobre 2002, 

date de la fin du traitement. 

− Laxité ligamentaire congénitale de la cheville, instabilité chronique de la 

cheville avec entorses à répétition et tendinopathie modérée des péroniers 

latéraux en 2007 (en phase de rémission) ainsi que névrome cicatriciel et 

réaction gigantocellulaire sur corps étrangers (en phase stable) : le lien de 

causalité entre ces atteintes et l’accident n’était que possible. S’agissant du 

névrome cicatriciel, il était lié à l’intervention chirurgicale réalisée le 1er avril 

2008 en raison de la persistance d’entorses à répétition malgré la levée du 

conflit antérieur, entorses ayant été favorisées par l’hyperlaxité ligamentaire. 

L’expert a également considéré que l’assurée avait tendance à majorer la gêne 

fonctionnelle de la cheville gauche, ce qui pouvait compromettre la reprise d’un 

nouvel emploi. En effet, l’assurée lui avait signalé qu’elle ne pouvait pas travailler 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 8/25 -

plus de trois heures par jour, en raison de douleurs et d’œdèmes de la cheville, non 

constatés le jour de l’expertise. 

Enfin, l’expert n’a pas retenu de limitations fonctionnelles dans le dernier emploi, 

dès lors que l’assurée pouvait s’adapter en utilisant des chaussures souples dans le 

but d’éviter tout frottement sur la zone du névrome. Dès le 12 janvier 2012, soit 

trois mois après la troisième intervention chirurgicale (exérèse du névrome) la 

capacité de travail était entière. 

29. Copie du rapport du Dr K______ a été adressée à l’assurée et au Dr J______ par 

courriers du 20 août 2012. 

30. Le 19 septembre 2012, l’assurée a contesté les conclusions de l’expertise du 

Dr K______, considérant que sa position était en contradiction totale avec celle de 

ses médecins. Elle a également rappelé qu’elle avait demandé - et obtenu - l’accord 

de l’assureur préalablement à toute intervention. Enfin, elle a relevé qu’elle avait 

participé à une observation en atelier protégé aux HUG, qu’elle présentait des 

limitations fonctionnelles liées aux postures et que les observateurs avaient estimé 

que sa plaçabilité n’était que de 50%.  

31. Par courrier du 5 octobre 2012, la Zurich a informé l’assurée qu’elle considérait que 

l’événement du 28 mars 2002 n’était pas dû à une cause extérieure extraordinaire 

de sorte qu’il ne pouvait être considéré comme un accident. En effet, l’assurée avait 

déclaré qu’elle marchait lorsque sa cheville avait lâché. Si elle était ensuite tombée, 

rien de particulier n’avait en revanche déclenché le lâchage. Par ailleurs, la lésion 

subie ne pouvait pas non plus être assimilée à un accident, les élongations ne faisant 

pas partie de la liste exhaustive les recensant. En outre, la lésion n’avait pas été 

causée par un effort dépassant ce qui était physiologiquement normal et maîtrisé. Si 

contre toute attente, l’événement du 28 mars 2002 devait tout de même être qualifié 

d’accident, il y avait lieu de suivre les conclusions du Dr K______ et de considérer 

que les traitements postérieurs au 14 octobre 2002 étaient la conséquence de 

l’affection congénitale dont souffrait l’assurée. Il n’existait ainsi pas de relation 

adéquate (recte naturelle) entre les traitements suivis depuis 2007 et l’événement du 

28 mars 2002. Par conséquent, le droit au traitement avait pris fin le 14 octobre 

2002 et dès cette date, les problèmes de santé de l’assurée devaient être considérés 

comme étant la conséquence d’une maladie. L’assureur renonçait toutefois à 

demander le remboursement des prestations versées à tort. 

32. Par courrier du 19 novembre 2012, l’assurée, sous la plume de son conseil, a remis 

en question le déroulement de l’expertise et en a contesté les conclusions, sans plus 

de détails. Elle a, en outre, sollicité la notification d’une décision formelle. 

33. Le 7 juin 2013, l’assureur a rendu une décision reprenant les termes de son courrier 

du 5 octobre 2012, reconnaissant toutefois que les élongations de ligaments 

pouvaient être considérées comme des lésions corporelles assimilées et précisant 

que l’expertise du Dr K______ répondait aux conditions jurisprudentielles pour lui 

voir reconnaître une pleine valeur probante. 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 9/25 -

34. L’assurée s’est opposée à la décision du 7 juin 2013 par écriture du 9 juillet 2013. 

Elle a tout d’abord contesté souffrir de laxité ligamentaire et/ou d’entorses à 

répétition préalablement à l’événement du 28 mars 2002, constatant que le dossier 

de la ZURICH ne contenait pas le moindre élément médical antérieur à l’événement 

du 28 mars 2002 plaidant dans ce sens. Dans ce contexte, elle a relevé qu’elle ne 

s’était jamais tordue la cheville droite et qu’elle n’avait pas non plus de problèmes 

aux poignets ou à une autre articulation. Elle a, ensuite, contesté la valeur probante 

de l’expertise du Dr K______ et ses conclusions, considérant que celui-ci spéculait 

lorsqu’il faisait état de laxité ligamentaire congénitale à l’origine des troubles et 

qu’il n’hésitait pas « à travestir la vérité » en prétendant qu’elle avait tendance à 

majorer sa gêne fonctionnelle, dès lors qu’elle avait toujours cherché un emploi à 

100%. Elle a encore indiqué que « le prétendu expert n’hésite pas à se livrer à de 

pures affabulations. Un tel comportement mériterait une dénonciation à la 

Commission de surveillance des professions de la santé mais le Dr K______ ne 

paraît pas être soumis à son autorité dans la mesure où il pratique à Antibes… ». 

Enfin, l’assurée a considéré que son assureur devait quoi qu’il en soit prendre en 

charge le cas dès lors que le statu quo ante n’avait pas été atteint étant donné 

qu’elle souffrait toujours de séquelles opératoires. La situation était identique dans 

l’hypothèse où on admettait qu’elle souffrait de laxité ligamentaire dès lors que 

c’était bien l’accident qui avait aggravé son état de santé. 

35. Répondant à un courrier du conseil de l’assurée – non produit dans la présente 

procédure –, le Dr J______ a expliqué, le 15 juillet 2013, qu’il était incompétent 

pour trancher la question de savoir si l’instabilité de cheville résultait d’une 

hyperlaxité constitutionnelle ou d’un traumatisme, le Dr F______, à qui conseil 

avait également été demandé, étant le plus à même. 

36. Par décision du 22 novembre 2013, l’assureur a rejeté l’opposition et confirmé sa 

décision du 7 juin 2013 en mettant l’accent sur les points suivants. L’état 

préexistant ressortait notamment du rapport d’observation des HUG du 

11 septembre 2012, dans lequel il était fait état d’entorses récidivantes depuis 

l’adolescence, ce qui constituait à l’évidence une information fournie par l’assurée. 

Le rapport initial du Dr F______ évoquait déjà la récidive d’une entorse, tout 

comme l’ancien employeur de l’assurée qui mentionnait un problème antérieur à 

son engagement. Le rapport du Dr K______ répondait à toutes les conditions 

jurisprudentielles permettant de lui reconnaître une pleine valeur probante. Enfin, 

l’assurée ne soulevait aucun argument médical permettant de remettre en cause les 

conclusions de l’expert.  

Pour le surplus, l’assureur persistait dans les termes de la décision dont était 

opposition, tout en précisant que la question de l’existence d’un accident pouvait en 

l’état rester ouverte dès lors que le remboursement des prestations versées à tort 

n’était pas demandé.  

37. L’assurée a interjeté recours le 10 janvier 2014, concluant, sous suite de frais et 

dépens, préalablement à l’audition du Dr J______ ainsi que du docteur L______, 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 10/25 -

médecin généraliste,  et, principalement, à l’annulation de la décision sur opposition 

du 22 novembre 2013 et de la décision du 7 juin 2013 ainsi qu’à la constatation de 

son droit aux prestations légales en matière d’assurance-accidents, à raison du 

névrome cicatriciel et de la réaction gigantocellulaire sur corps étranger, et plus 

particulièrement à la prise en charge des soins et des éventuelles prestations en 

espèce qui pourraient lui être dues. 

A l’appui de ses conclusions, la recourante a, notamment, contesté les qualifications 

professionnelles du Dr K______, doutant du fait qu’il remplisse les exigences de 

formation professionnelle pour réaliser une expertise en matière d’assurances 

sociales suisses, mentionnant notamment que ce médecin n’était pas au bénéfice 

d’une formation dispensée par la Swiss Insurance Medicine (SIM). Pour le surplus, 

elle a repris les termes de son opposition.  

38. Par réponse du 27 janvier 2014, l’assureur a conclu au rejet du recours. S’agissant 

des qualifications professionnelles du Dr K______, l’intimée a relevé que les 

médecins ayant suivi la formation SIM n’étaient pas les seuls à être habilités à 

fonctionner en tant qu’experts. En outre, concernant l’état antérieur, l’assureur a 

constaté que la recourante avait elle-même mentionné des entorses à répétition 

avant l’événement du 28 mars 2002. Enfin, l’intimée a relevé qu’aucun avis 

médical ne venait contredire les conclusions de l’expert, qui disposaient par 

conséquent d’une pleine valeur probante. 

39. Faisant suite à l’ordonnance du 30 janvier 2014, par laquelle l’apport du dossier 

d’assurance-invalidité (ci-après : dossier AI) était ordonné, l’Office de l’assurance-

invalidité de Genève (ci-après : OAI) a notamment communiqué les pièces 

suivantes, étant précisé que la plupart des autres pièces figurent déjà à la présente 

procédure : 

− Le rapport d’évaluation daté du 28 novembre 2012, établi dans le cadre de la 

procédure de détection précoce, dont il ressort qu’en 2002, l’assurée s’était 

tordue la cheville en marchant et que depuis lors, elle avait subi trois 

interventions.  

− Le rapport d’observation de l’atelier de réadaptation préprofessionnelle du 

11 septembre 2002, concernant le stage ayant eu lieu du 18 juin au 16 juillet 

2012, déjà mentionné précédemment. 

40. Par écriture du 24 février 2014, l’intimée a fait part de ses observations relatives au 

dossier AI et a constaté que l’existence d’un état antérieur était évoquée non 

seulement dans le compte-rendu opératoire des HUG du 14 avril 2008, qui faisait 

état d’une laxité ligamentaire congénitale mais également dans le rapport 

d’observation du 11 septembre 2012, lequel mentionnait des entorses récidivantes 

depuis l’adolescence. 

41. La recourante a persisté dans ses conclusions par écriture du 13 mars 2014, ajoutant 

encore que sa capacité de gain était limitée en raison des suites des opérations 

intervenues en 2008 et 2011. Elle a une nouvelle fois contesté la valeur probante de 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 11/25 -

l’expertise du Dr K______, dès lors que celui-ci n’avait pas pris connaissance des 

questions posées par l’intimée à la Clinique Corela qui fonctionnait avec sa propre 

grille de questions à résoudre pour les expertises. 

A l’appui de ses dires, la recourante a produit les pièces suivantes : 

− Le rapport du docteur M______, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, du 

25 février 2014, dont il ressort qu’elle ressentait des douleurs à la cheville 

gauche, dues à deux causes distinctes : 1) des paresthésies consécutives au 

névrome excisé en 2011 et 2) des douleurs dues à une proéminence d’une des 

ancres ou à l’irritation due à un nœud de fil non résorbable en regard de cette 

ancre au niveau de la malléole externe. Lors de son examen, le Dr M______ 

n’avait constaté aucune laxité au niveau de la cheville gauche. Les diagnostics 

retenus étaient les suivants : paresthésie / dysesthésie persistante de la malléole 

externe suite à l’excision d’un névrome, actuellement bien tolérée ; présence 

d’un conflit du matériel de la plastie de la cheville avec une proéminence soit 

d’un nœud non résorbable soit d’une des ancres ; petite irritation bénigne par 

intermittence avec dégénérescence discale L4-L5 / L5-S1 au niveau lombaire, 

pouvant être traitée par des séances de physiothérapie simples et rééducation du 

dos. S’agissant du problème de la cheville, une intervention avec exploration et 

excision du nœud ou de l’ancre était envisagée. Une fois le problème de 

cheville résolu, l’activité de gouvernante devait être possible, des limitations 

fonctionnelles en lien avec les atteintes discales étant toutefois à prévoir. 

− Le procès-verbal de l’audition du Dr K______, réalisée le 28 février 2014 dans 

la procédure A/2664/2013, en matière d’assurance-invalidité, lequel a indiqué 

qu’il pratiquait à Mougins, à côté de Cannes (France). Depuis 30 ans, il 

fonctionnait également en qualité d’expert auprès de la Cour d’appel d’Aix-en-

Provence (France) en relation avec sa spécialisation. Il était au bénéfice d’un 

arrêté l’autorisant à exercer la médecine dans le canton de Genève. Depuis trois 

ou quatre ans, il fonctionnait comme expert au sein de la Clinique Corela en 

matière de LAA. Au sein de cette clinique, outre les discussions internes, des 

formations concernant le système de sécurité sociale étaient également 

dispensées. Pour sa part, il n’avait pas suivi de formation externe. La Clinique 

Corela avait établi une grille de questions à résoudre pour les expertises et il 

n’avait donc pas connaissance des éventuelles questions posées par l’assureur. 

S’agissant plus particulièrement du cas de la recourante, le Dr K______ a 

expliqué que l’hyperlaxité avait pour caractéristique une hypermobilité des 

articulations et notamment des doigts pour une main en flexion dorsale. 

L’hyperlaxité dorsale congénitale touchait en principe une bonne partie des 

articulations et était constatée à l’examen clinique. Ce diagnostic n’entraînait 

pas de limitations fonctionnelles. En cas d’hyperlaxité ligamentaire, les patients 

pouvaient être sujets à des entorses. Dans le cas particulier, la recourante avait 

subi, à l’âge de 10-12 ans, une première entorse qui n’avait pas été traitée 

correctement dès lors que le 28 mars 2002, la cheville avait lâché en terrain plat. 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 12/25 -

L’instabilité avait par la suite été traitée en 2008. Lorsqu’il avait examiné la 

recourante, en 2012, il n’y avait plus d’hyperlaxité au niveau de la cheville 

gauche. L’hyperlaxité était un symptôme fonctionnel (cheville qui lâche) de 

sorte que dès lors que la cheville avait été traitée, il n’y avait plus d’instabilité.  

42. Dans sa dernière écriture du 24 mars 2014, l’intimée a relevé que rien n’empêche 

l’assureur de mettre un terme aux prestations si la relation de causalité naturelle 

entre l’accident et une atteinte à la santé n’est plus établie au regard de la 

vraisemblance prépondérante, ce qui est le cas en l’espèce. Pour le surplus, 

l’intimée a persisté dans ses conclusions.  

43. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ; RS E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 

des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des 

contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 

assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA; RS 830.1) relatives à la loi fédérale 

sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA; RS 832.20). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. A teneur de l'art. 1 al. 1 LAA, les dispositions de la LPGA s'appliquent à 

l'assurance-accidents, à moins que la loi n'y déroge expressément. 

Toutefois, les modifications légales contenues dans la LPGA constituent, en règle 

générale, une version formalisée dans la loi de la jurisprudence relative aux notions 

correspondantes avant l'entrée en vigueur de la LPGA; il n'en découle aucune 

modification du point de vue de leur contenu, de sorte que la jurisprudence 

développée à leur propos peut être reprise et appliquée (ATF 130 V 343 consid. 3). 

3. Le délai de recours est de 30 jours (art. 60 al. 1 LPGA). Interjeté dans la forme et le 

délai prévus par la loi, le recours est recevable, en vertu des art. 56ss LPGA. 

4. Le litige porte sur la question de savoir si l’intimée doit prendre en charge les soins 

et les éventuelles prestations en espèces qui pourraient être dues en raison du 

névrome cicatriciel et de la réaction gigantocellulaire sur corps étrangers dont la 

recourante souffre à sa cheville gauche. 

5. En premier lieu, il convient de déterminer si l’événement du 28 mars 2002 peut être 

qualifié d’accident, étant rappelé, dans ce contexte, que dans sa décision du 7 juin 

2013, l’intimé a nié l’existence d’un accident pour laisser cette question ouverte 

dans la décision sur opposition du 22 novembre 2013, considérant que le lien de 

causalité naturelle entre l’événement du 28 mars 2002 et le névrome cicatriciel ainsi 

que la réaction gigantocellulaire sur corps étrangers faisait quoi qu’il en soit défaut. 

a. Aux termes de l'art. 6 LAA, l'assureur-accidents verse des prestations à l'assuré 

en cas d'accident professionnel, d'accident non professionnel et de maladie 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 13/25 -

professionnelle. Par accident, on entend toute atteinte dommageable, soudaine et 

involontaire, portée au corps humain par une cause extérieure extraordinaire qui 

compromet la santé physique, mentale ou psychique ou qui entraîne la mort 

(art. 4 LPGA). La notion d'accident se décompose ainsi en cinq éléments ou 

conditions, qui doivent être cumulativement réalisés: une atteinte dommageable; le 

caractère soudain de l'atteinte; le caractère involontaire de l'atteinte; le facteur 

extérieur de l'atteinte; enfin, le caractère extraordinaire du facteur extérieur. Il suffit 

que l'un d'entre eux fasse défaut pour que l'événement ne puisse pas être qualifié 

d'accident (Arrêt du Tribunal fédéral 8C_520/2009 du 24 février 2010 consid. 2).  

b. Suivant la définition même de l'accident, le caractère extraordinaire de l'atteinte 

ne concerne pas les effets du facteur extérieur, mais seulement ce facteur lui-même. 

Dès lors, il importe peu que le facteur extérieur ait entraîné des conséquences 

graves ou inattendues. Le facteur extérieur est considéré comme extraordinaire 

lorsqu'il excède le cadre des événements et des situations que l'on peut 

objectivement qualifier de quotidiens ou d'habituels, autrement dit des incidents et 

péripéties de la vie courante (ATF 129 V 402 consid. 2.1). Pour des lésions dues à 

l'effort (soulèvement, déplacement de charges notamment), il faut examiner de cas 

en cas si l'effort doit être considéré comme extraordinaire, en tenant compte de la 

constitution physique et des habitudes professionnelles ou autres de l'intéressé 

(Arrêt du Tribunal fédéral des assurances U 499/00 du 12 septembre 2001 

consid. 2). Il n'y a pas d'accident, au sens de ce qui précède, lorsque l'effort en 

question ne peut entraîner une lésion qu'en raison de facteurs maladifs préexistants, 

car c'est alors une cause interne qui agit, tandis que la cause extérieure - souvent 

anodine - ne fait que déclencher la manifestation du facteur pathologique (ATF 116 

V 136 consid. 3b).  

c. Selon la jurisprudence, le critère du facteur extraordinaire extérieur peut résulter 

d'un mouvement non coordonné. Lors d'un mouvement corporel, l'exigence d'une 

incidence extérieure est en principe remplie lorsque le déroulement naturel d'un 

mouvement corporel est influencé par un empêchement «non programmé», lié à 

l'environnement extérieur. Dans le cas d'un tel mouvement non coordonné, 

l'existence du facteur extérieur doit être admise, parce que le facteur extérieur - la 

modification entre le corps et l'environnement extérieur - constitue en même temps 

le facteur extraordinaire en raison du déroulement non programmé du mouvement 

(ATF 130 V 117 consid. 2.1). On peut ainsi retenir à titre d'exemples de facteurs 

extérieurs extraordinaires le fait de trébucher, de glisser ou de se heurter à un objet 

(RAMA 2004 n°U 502 p. 184 consid. 4.1, RAMA 1999 n°U 345 p. 422 consid. 2b).  

Lorsque la lésion se limite à une atteinte corporelle interne, qui pourrait également 

survenir à la suite d'une maladie, le mouvement non coordonné doit en apparaître 

comme la cause directe selon des circonstances particulièrement évidentes. Un 

accident se manifeste en règle générale par une lésion perceptible à l'extérieur. 

Lorsque tel n'est pas le cas, il est plus vraisemblable que l'atteinte soit d'origine 

maladive (Arrêt du Tribunal fédéral 8C_693/2010 du 25 mars 2011 consid. 5.2). 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 14/25 -

d. Les explications d'un assuré sur le déroulement d'un fait allégué sont au bénéfice 

d'une présomption de vraisemblance (Arrêt du Tribunal fédéral des assurances 

U 96/05 du 20 mai 2006 consid. 3.1; Arrêt du Tribunal fédéral U 267/01 du 4 juin 

2002 consid. 2a). Toutefois, selon le principe de la "déclaration de la première 

heure" développé par la jurisprudence et applicable de manière générale en 

assurances sociales, en présence de deux versions différentes et contradictoires d'un 

fait, la préférence doit être accordée à celle que l'assuré a donnée alors qu'il en 

ignorait peut-être les conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant 

être consciemment ou non le résultat de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 

consid. 2a; Arrêt du Tribunal fédéral 9C_663/2009 du 1er février 2010 consid. 3.2). 

Le Tribunal fédéral a admis qu'un questionnaire dépourvu de tout commentaire 

explicatif, que doit remplir un assuré à la suite d'un accident, ne permet pas 

d'exclure la survenance d'un événement particulier, même si l'assuré n'en fait pas 

expressément mention lorsqu'il remplit le questionnaire (Arrêt du Tribunal fédéral 

8C_496/2007 du 29 avril 2008 consid. 4). 

6. En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que la recourante s’est foulé la cheville 

en marchant (déclaration d’accident LAA du 12 avril 2002, rapport d’expertise du 

Dr K______ du 16 août 2012, procès-verbal de l’entretien en matière de détection 

précoce du 28 novembre 2012, procès-verbal de l’audition du Dr K______ du 

28 février 2014). Cette description des faits n’a jamais été contestée par la 

recourante. Elle s’est uniquement limitée à faire état, dans son mémoire de recours, 

d’une chute, suite à laquelle elle se serait foulée la cheville gauche, sans plus de 

précisions. 

 Partant, force est de constater que les circonstances dans lesquelles la recourante 

s’est foulée la cheville le 28 mars 2002 ne peuvent être qualifiées d’extraordinaires. 

En effet, elle marchait sur un terrain plat et elle n’a pas trébuché, glissé et n’a pas 

heurté un objet. L’événement ne saurait par conséquent être qualifié d’accident. 

7. En deuxième lieu, il convient de déterminer si l’entorse peut être considérée comme 

une lésion corporelle assimilée à un accident. 

a/aa. L’art. 6 al. 2 LAA a conféré au Conseil fédéral la compétence d’étendre la 

prise en charge par l’assurance-accidents des lésions assimilables à un accident. 

Aux termes de l'art. 9 al. 2 de l'ordonnance sur l'assurance-accidents 

(OLAA; RS 832.202), adopté sur la base de cette disposition, pour autant qu’elles 

ne soient pas manifestement imputables à une maladie ou à des phénomènes 

dégénératifs, les lésions corporelles suivantes, dont la liste est exhaustive, sont 

assimilées à un accident, même si elles ne sont pas causées par un facteur extérieur 

de caractère extraordinaire: fractures (let. a), des déboîtements d'articulation (let. b), 

des déchirures du ménisque (let. c), des déchirures de muscles (let. d), des 

élongations de muscles (let. e), des déchirures de tendons (let. f), des lésions de 

ligaments (let. g) et des lésions du tympan (let. h). Au surplus, la jurisprudence 

considère que les dispositions d'exception, comme l'art. 9 al. 2 OLAA qui contient 

une liste exhaustive, ne doivent être interprétées ni restrictivement ni 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 15/25 -

extensivement, mais conformément à leur sens et à leur but, dans les limites de la 

règle générale. Aussi, n'est-il pas admissible d'étendre la liste des lésions 

corporelles assimilées à un accident en raisonnant par analogie (ATF 114 V 298 

consid. 3e; Arrêt du Tribunal fédéral 8C_118/2011 du 9 novembre 2011 

consid. 4.3.3).  

La notion de lésion assimilée à un accident, au sens de l'art. 9 al. 2 OLAA, a pour 

but d'atténuer en faveur de l'assuré les rigueurs résultant de la distinction opérée par 

le droit fédéral entre maladie et accident. Aussi, les assureurs-accidents doivent-ils 

assumer un risque qui, en raison de la distinction précitée, devrait en principe être 

couvert par l'assurance-maladie (ATF 123 V 43 consid. 2b).  

La jurisprudence a précisé les conditions d'octroi des prestations en cas de lésion 

corporelle assimilée à un accident. C'est ainsi qu'à l'exception du caractère 

"extraordinaire" de la cause extérieure, toutes les autres conditions constitutives de 

la notion d'accident doivent être réalisées (Arrêt du Tribunal fédéral 8C_520/2009 

du 24 février 2010 consid. 2). Les lésions mentionnées à l'art. 9 al. 2 OLAA sont 

assimilées à un accident même si elles ont, pour l'essentiel, une origine 

vraisemblablement maladive ou dégénérative, pour autant qu'une cause extérieure 

ait, au moins, déclenché les symptômes dont souffre l'assuré (ATF 139 V 327 

consid. 3.1; ATF 129 V 466; ATF 123 V 43 consid. 2b et les arrest cités). En 

l'absence de cause extérieure - soit d'un événement similaire à un accident, externe 

au corps humain, susceptible d'être constaté de manière objective et qui présente 

une certaine importance, fût-ce comme simple facteur déclenchant des lésions 

corporelles énumérées à l'art. 9 al. 2 OLAA - les troubles constatés ne sont pas à la 

charge de l'assurance-accidents (ATF 129 V 466 consid. 4.2). 

a/bb. Une entorse de la cheville correspond à une lésion des ligaments au sens de 

l'art. 9 al. 2 let. g OLAA (Arrêt du Tribunal fédéral U 287/00 du 22 février 2002 

consid. 2d ; ATF 114 V 302 consid. 3d; RAMA 1990 n° U 112 p. 374 ss. consid. 

2b; Alfred BÜHLER, Die unfallähnliche Körperschädigung, in RSAS 40 (1996), 

p. 106/107; Jean-Luc MERCIER, Les lésions assimilées [assurance-accidents], in 

Schweizer Versicherung, 5/6 1998, p. 37). 

b. Pour retenir l’existence d’une cause extérieure, la jurisprudence exige un 

évènement qui présente un risque accru. Cette condition est notamment remplie 

lorsque le geste qui conduit aux douleurs ressenties se produit dans le cadre d'une 

activité comprenant un risque accru, comme c'est le cas de nombreux sports (Arrêt 

du Tribunal fédéral des assurances U 398/06 du 21 novembre 2006 consid. 2). Il y a 

également lieu d'admettre l’existence d'une cause extérieure lorsque le geste du 

quotidien qui a conduit à la douleur sollicite le corps, en particulier ses membres, 

dans une mesure supérieure à ce qui est normal d'un point de vue physiologique et 

maîtrisé d'un point de vue psychologique. La cause extérieure au sens de l'art. 9 

al. 2 OLAA ne se confond ainsi pas avec la première apparition de douleurs, et il ne 

suffit pas que celles-ci surviennent à la suite d'un geste du quotidien sans facteur 

extérieur particulier. Ainsi, celui qui ressent une vive douleur, symptôme d'une des 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 16/25 -

lésions énumérées à l'art. 9 al. 2 OLAA, lorsqu'il se lève, s'assied, se couche ou 

marche dans une pièce, ne saurait se prévaloir d'une lésion assimilée à un accident, 

à moins que le geste en question n'ait requis une sollicitation du corps, en 

particulier des membres, plus élevée que la normale du point de vue physiologique 

et dépasse ce qui est normalement maîtrisé d'un point de vue psychologique (Arrêt 

du Tribunal fédéral 8C_496/2007 du 29 avril 2008 consid. 2). La sollicitation 

physiologique du squelette, des articulations, des muscles, tendons et des ligaments 

ne représente en effet pas un facteur extérieur, qui sans être de caractère 

extraordinaire doit néanmoins représenter un risque plus élevé que lors d'une 

utilisation normale des parties du corps (ATF 129 V 466 consid. 4.2). En revanche, 

l'existence d'un facteur extérieur dommageable est donnée lors de modifications de 

la position du corps qui conduisent fréquemment à des lésions corporelles selon les 

constatations de la médecine des accidents, telles que le fait de se redresser 

brusquement alors qu'on était accroupi, les mouvements brusques ou effectués alors 

qu'on est lourdement chargé, ou encore le changement de position du corps de 

manière incontrôlée sous l'influence de phénomènes extérieurs (ATF 129 V 446 

consid. 4.2.2; Arrêt du Tribunal fédéral des assurances U 315/03 du 23 novembre 

2004 consid. 2.2). En outre, la cause extérieure peut être discrète et courante 

(ATF 116 V 145 consid. 2c; Arrêt du Tribunal fédéral des assurances U 362/06 du 

4 juillet 2007 consid. 3). 

8. a. En l’espèce, comme cela a été relevé supra sous consid. 6, c’est en marchant que 

la recourante s’est foulée la cheville. Il n’y a ainsi eu ni événement présentant un 

risque accru ni geste quotidien sollicitant le corps dans une mesure supérieure à ce 

qui est normal d’un point de vue physiologique et maîtrisé d’un point de vue 

psychologique. Ainsi, quand bien même l’élongation de ligaments fait partie de la 

liste exhaustive de de l’art. 9 al. 2 OLAA, elle ne saurait être qualifié de lésion 

corporelle assimilée à un accident, le facteur extérieur faisant défaut. 

L’assureur n’était donc pas tenu de prester de sorte que, pour ce motif déjà, le 

recours du 10 janvier 2014 doit être rejeté et la décision sur opposition querellée 

confirmée. 

9. Dans un souci d’exhaustivité, la Chambre de céans examinera tout de même la 

question du lien de causalité. 

a. La responsabilité de l’assureur-accidents s’étend, en principe, à toutes les 

conséquences dommageables qui se trouvent dans un rapport de causalité naturelle 

(ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références) et adéquate avec 

l’événement assuré (ATF 125 V 461 consid. 5a et les références). 

b/aa. Le droit à des prestations découlant d'un accident assuré suppose d'abord, 

entre l'événement dommageable de caractère accidentel et l'atteinte à la santé, un 

lien de causalité naturelle. Cette exigence est remplie lorsqu'il y a lieu d'admettre 

que, sans cet événement accidentel, le dommage ne se serait pas produit du tout, ou 

qu'il ne serait pas survenu de la même manière. Il n'est pas nécessaire, en revanche, 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 17/25 -

que l'accident soit la cause unique ou immédiate de l'atteinte à la santé; il faut et il 

suffit que l'événement dommageable, associé éventuellement à d'autres facteurs, ait 

provoqué l'atteinte à la santé physique ou psychique de l'assuré, c'est-à-dire qu'il se 

présente comme la condition sine qua non de celle-ci. 

Savoir si l'événement assuré et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de 

causalité naturelle est une question de fait, que l'administration ou, le cas échéant, 

le juge examine en se fondant essentiellement sur des renseignements d'ordre 

médical, et qui doit être tranchée en se conformant à la règle du degré de 

vraisemblance prépondérante, appliquée généralement à l'appréciation des preuves 

dans l'assurance sociale. Ainsi, lorsque l'existence d'un rapport de cause à effet 

entre l'accident et le dommage paraît possible, mais qu'elle ne peut pas être 

qualifiée de probable dans le cas particulier, le droit à des prestations fondées sur 

l'accident assuré doit être nié (ATF 129 V 177 consid. 3.1 et ATF 118 V 286 

consid. 1b et les références). 

b/bb. Le fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la 

survenance d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle 

avec cet accident (raisonnement «post hoc, ergo propter hoc»; ATF 119 V 335 

consid. 2b/bb p. 341; RAMA 1999 no U 341 p. 408, consid. 3b). Il convient en 

principe d'en rechercher l'étiologie et de vérifier, sur cette base, l'existence du 

rapport de causalité avec l'événement assuré. 

b/cc. En vertu de l'art. 36 al. 1 LAA, les prestations pour soins, les remboursements 

de frais ainsi que les indemnités journalières et les allocations pour impotent ne 

sont pas réduits lorsque l'atteinte à la santé n'est que partiellement imputable à 

l'accident. Lorsqu'un état maladif préexistant est aggravé ou, de manière générale, 

apparaît consécutivement à un accident, le devoir de l'assurance-accidents d'allouer 

des prestations cesse si l'accident ne constitue pas la cause naturelle (et adéquate) 

du dommage, soit lorsque ce dernier résulte exclusivement de causes étrangères à 

l'accident. Tel est le cas lorsque l'état de santé de l'intéressé est similaire à celui qui 

existait immédiatement avant l'accident (statu quo ante) ou à celui qui serait 

survenu tôt ou tard même sans l'accident par suite d'un développement ordinaire 

(statu quo sine) (RAMA 1994 no U 206 p. 328 consid. 3b; RAMA 1992 no U 142 

p. 75 consid. 4b). A contrario, aussi longtemps que le statu quo sine vel ante n'est 

pas rétabli, l'assureur-accidents doit prendre à sa charge le traitement de l'état 

maladif préexistant, dans la mesure où il a été causé ou aggravé par l'accident 

(Arrêts du Tribunal fédéral 8C_1003/2010 du 22 novembre 2011 consid. 1.2, 

8C_552/2007 du 19 février 2008 consid. 2). En principe, on examinera si l’atteinte 

à la santé est encore imputable à l’accident ou ne l’est plus (statu quo ante ou statu 

quo sine) sur le critère de la vraisemblance prépondérante, usuel en matière de 

preuve dans le domaine des assurances sociales (ATF 126 V 360 consid. 5b ; 125 V 

195 consid. 2 ; RAMA 2000 no U 363 p. 46). 

10. a. La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, 

l'incapacité de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 18/25 -

supposent l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de 

l'assuré à des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le 

médecin doit lui fournir (ATF 122 V 157 consid. 1b). 

b. Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 

procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 

let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 

manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 

décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 

le droit litigieux. En cas de rapports médicaux contradictoires, le juge ne peut 

trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons 

pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. 

L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son 

origine, ni sa désignation, mais son contenu. A cet égard, il importe que les points 

litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur 

des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes 

exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la 

description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de 

l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 351 consid. 3). 

c. Si l’administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des 

preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d’office, sont 

convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante 

et que d’autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, 

il est superflu d’administrer d’autres preuves (appréciation anticipée des preuves ; 

ATF 122 II 464 consid. 4a, ATF 122 III 219 consid. 3c). Une telle manière de 

procéder ne viole pas le droit d’être entendu selon l’art. 29 al. 2 de la Constitution 

fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (RS 101 - Cst; SVR 2001 IV n. 

10 p. 28 consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l’empire de l’art. 4 aCst. étant 

toujours valable (ATF 124 V 90 consid. 4b, ATF 122 V 157 consid. 1d).  

11. a. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de 

la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 

comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 

vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 

seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 

ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 

probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3, ATF 126 V 353 consid. 5b, ATF 125 

V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des assurances 

sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait statuer, dans le 

doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

b. La procédure est régie par le principe inquisitoire, d'après lequel les faits 

pertinents de la cause doivent être constatés d'office par le juge. Mais ce principe 

n'est pas absolu. Celui-ci comprend en particulier l'obligation de ces dernières 

d'apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elles, les 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 19/25 -

preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles 

risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 

193 consid. 2; VSI 1994, p. 220 consid. 4). Car si le principe inquisitoire dispense 

les parties de l'obligation de prouver, il ne les libère pas du fardeau de la preuve. En 

cas d'absence de preuve, c'est à la partie qui voulait en déduire un droit d'en 

supporter les conséquences (ATF 117 V 261 consid. 3), sauf si l'impossibilité de 

prouver un fait peut être imputée à l'adverse partie (ATF 124 V 372 consid. 3; 

RAMA 1999 n° U 344 p. 418 consid. 3). 

c. Dans le contexte de la suppression du droit à des prestations, la règle selon 

laquelle le fardeau de la preuve appartient à la partie qui invoque la suppression du 

droit (RAMA 2000 n° U 363 p. 46), entre seulement en considération s'il n'est pas 

possible, dans le cadre du principe inquisitoire, d'établir sur la base d'une 

appréciation des preuves un état de fait qui au degré de vraisemblance 

prépondérante corresponde à la réalité (ATF 117 V 261 consid. 3b et les 

références). La preuve de la disparition du lien de causalité naturelle ne doit pas 

être apportée par la preuve de facteurs étrangers à l'accident. Il est encore moins 

question d'exiger de l'assureur-accidents la preuve négative, qu'aucune atteinte à la 

santé ne subsiste plus ou que la personne assurée est dorénavant en parfaite santé. 

Est seul décisif le point de savoir si les causes accidentelles d'une atteinte à la santé 

ne jouent plus de rôle et doivent ainsi être considérées comme ayant disparu (Arrêts 

du Tribunal fédéral des assurances U 359/04 du 20 décembre 2005, consid. 2; U 

389/04 du 27 octobre 2005, consid. 4.1; U 222/04 30 novembre 2004, consid. 1.3). 

d. L’assureur-accidents a la possibilité de mettre fin avec effet ex nunc et pro futuro 

à son obligation d'allouer des prestations, qu'il avait initialement reconnue en 

versant des indemnités journalières et en prenant en charge les frais de traitement, 

sans devoir se fonder sur un motif de révocation (reconsidération ou révision 

procédurale), sauf s’il réclame les prestations allouées (cf. ATF 133 V 57 consid. 

6.8; Arrêt du Tribunal fédéral 8C_3/2010 du 4 août 2010 consid. 4.1). Ainsi, il peut 

liquider le cas en invoquant le fait que selon une appréciation correcte de l'état de 

fait, un événement assuré n'est jamais survenu (ATF 130 V 380 consid. 2.3.1). Le 

Tribunal fédéral des assurances a précisé en outre que les frais de traitement et 

l'indemnité journalière ne constituent pas des prestations durables au sens de l'art. 

17 al. 2 LPGA, de sorte que les règles présidant à la révision des prestations visées 

par cette disposition légale (cf. ATF 137 V 424 consid. 3.1 et la référence) ne sont 

pas applicables (ATF 133 V 57 consid. 6.7). En revanche, l’arrêt des rentes 

d’invalidité ou d’autres prestations versées pour une longue période est soumis aux 

conditions d’adaptation, reconsidération et révision procédurale (ATF 130 V 380 

consid. 2.3.1). La jurisprudence réserve les cas dans lesquels le droit à la protection 

de la bonne foi s'oppose à une suppression immédiate des prestations par l'assureur-

accidents (ATF 130 V 380 consid. 2.3.1). 

12. En l’espèce, l’intimé se fonde sur l’expertise du Dr K______ du 16 août 2012 pour 

nier tout lien de causalité entre l’événement du 28 mars 2002 et le névrome dont 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 20/25 -

souffre la recourante. Il y a donc lieu d’examiner la valeur probante de cette 

expertise. 

a. Le rapport d’expertise précité correspond en tous points aux réquisits 

jurisprudentiels cités sous consid. 10b. supra. Il se fonde en effet sur l'étude du 

dossier médical complet, établit l'anamnèse de la recourante et relate ses plaintes. Il 

décrit de manière détaillée les pièces médicales du dossier et explique les notions 

d’entorse, d’hyperlaxité ligamentaire, de conflit antérieur synovial et de névrome 

cicatriciel pour la bonne compréhension de l’expertise. Les diagnostics ont été 

posés après des examens minutieux et les conclusions sont claires et motivées.  

Sur le fond, l’expert a indiqué, de manière détaillée et convaincante, les liens entre 

les différentes atteintes, l’hyperlaxité ligamentaire ayant favorisé les entorses 

externes de la cheville gauche, dont la fréquence a entraîné un conflit antérieur de 

la cheville ayant débouché sur l’arthroscopie. Par la suite, une instabilité de la 

cheville est apparue, avec de nouvelles entorses externes entre 2002 et 2007, ce qui 

a justifié le geste chirurgical de stabilisation, sous forme de rétention du plan 

capsulo-ligamentaire externe de la cheville et notamment des points transosseux et 

une réinsertion transosseuse avec des ancres en date du 1er avril 2008. C’est au 

cours de cette deuxième intervention qu’un rameau nerveux du nerf péronier 

superficiel pré-malléolaire externe a été irrité par le matériel de suture et qu’est 

apparu un névrome sur le nerf fibulaire superficiel, lequel a nécessité le geste 

d’exérèse chirurgicale le 12 octobre 2011. L’expert a donc considéré que le lien de 

causalité entre l’accident du 28 mars 2002 et l’entorse de la cheville, la 

tendinopathie modérée des péroniers latéraux décrite en août 2002 ainsi que le 

conflit antérieur par tissus mous dans la gouttière péronéo-tibiale était 

vraisemblable et a considéré que, pour ces atteintes, le retour au statu quo sine 

pouvait être attesté dès le 14 octobre 2002, date de la fin du traitement. Par contre, 

il a qualifié le lien de causalité entre l’événement du 28 mars 2002 et les autres 

atteintes de possible, ce qui n’est pas suffisant, celles-ci étant liées à l’hyperlaxité 

congénitale dont souffre la recourante. 

Partant, une pleine valeur probante doit être attribuée à l’expertise du Dr K______ 

et il y a par conséquent lieu de retenir que l’existence d’un lien de causalité entre 

l’accident et le névrome ainsi que la réaction gigantocellulaire sur corps étrangers à 

la cheville gauche n’est que possible, ce qui n’est pas suffisant pour contraindre 

l’intimée à prendre en charge les suites des atteintes précitées. 

b/aa. Pour sa part, la recourante conteste les conclusions de l’expert et s’en prend, 

tout d’abord, à sa personne, considérant qu’en tant que médecin français, il ne 

disposerait pas des connaissances suffisantes en matière d’assurances sociales 

suisses. Elle conteste ainsi les compétences professionnelles de ce médecin et, sous 

cet angle, la valeur probante des conclusions de son expertise. 

La Chambre de céans constate tout d’abord que selon le registre des professions 

médicales (http://www.medregom.admin.ch/FR), le Dr K______ est autorisé à 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 21/25 -

pratiquer dans le canton de Genève depuis 2011, les autorités compétentes ayant 

reconnu ses diplômes obtenus en France en 1979 (diplôme de médecin) et 1982 

(postgrade en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur) les 

5 et 10 janvier 2011. Il dispose partant des qualifications nécessaires pour pratiquer 

son art et effectuer des expertises médicales (art. 18 du règlement genevois sur les 

professions de la santé [RPS ; K 3 02.01] et art. 15 al. 2 et 21 al. 2 de la loi fédérale 

concernant l'exercice des professions de médecin, de pharmacien et de vétérinaire 

dans la Confédération suisse [LPMéd ; RS 811.11] ; voir également Arrêts du 

Tribunal fédéral I 153/03 du 28 avril 2004 consid. 4.1, Arrêt du Tribunal fédéral 

I 563/02  du 9 décembre 2003 consid. 4.1 ; Arrêt du Tribunal fédéral I 661/02 du 

9 décembre 2003 consid. 4.1 ; Arrêt du Tribunal fédéral I 702/02 du 19 mars 2003 

consid. 3.2) 

S’agissant de la certification SIM, elle ne constitue pas une condition sine qua non 

pour la pratique des expertises médicales. De nombreux experts mandatés, 

notamment par les tribunaux, ne sont d’ailleurs pas au bénéfice d’une telle 

certification. Ce grief tombe ainsi à faux. 

Enfin, comme le Dr K______ l’a expliqué lors de son audition dans le cadre de la 

procédure en matière d’assurance-invalidité, la Clinique Corela dispense 

régulièrement des formations en matière d’assurances sociales de sorte qu’il 

dispose à l’évidence des connaissances suffisantes dans le domaine. D’ailleurs, la 

recourante n’a, à aucun moment, démontré en quoi l’expert aurait méconnu des 

principes du droit des assurances sociales. 

Par conséquent, au vu des considérations qui précèdent, les critiques à l’encontre du 

Dr K______ et de ses qualifications professionnelles sont dénuées de tout 

fondement et ne sauraient remettre en question la valeur probante de son rapport 

d’expertise. 

b/bb. Ensuite, la recourante conteste souffrir d’une hyperlaxité congénitale et relève 

qu’aucune pièce médicale concernant un état antérieur à la cheville gauche ne 

figure au dossier. 

Sur ce point, la Chambre de céans constate, à titre liminaire, que la recourante ne 

fournit aucun document médical à l’appui de ses dires. En effet, compte tenu du 

terme « actuellement » employé par le Dr M______ dans son rapport du 25 février 

2014, l’existence d’une laxité ligamentaire a été examinée eu égard à la situation 

prévalant en 2014 et non en 2002. Quant au Dr J______, il s’est déclaré 

incompétent pour se prononcer sur le lien entre l’instabilité de la cheville et une 

hyperlaxité constitutionnelle ou un traumatisme (voir rapport du 15 juillet 2013). 

Enfin, la position du Dr F______, à qui le conseil de la recourante a, semble-t-il, 

également demandé son avis (voir rapport du Dr J______ du 15 juillet 2013) n’a 

pas été produite. 

Cela étant, force est de constater que même si le dossier ne contient aucune pièce 

médicale portant précisément sur l’hyperlaxité, il n’en demeure pas moins que cette 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 22/25 -

atteinte a été mentionnée, pour la première fois, dans le compte-rendu opératoire 

des HUG du 14 avril 2008, dans lequel les médecins ont fait état d’une instabilité 

chronique de la cheville gauche chez une patiente en bonne santé habituelle victime 

d’entorses à répétition de la cheville gauche dans le cadre d’une laxité ligamentaire 

congénitale. L’existence d’entorses récidivantes, conséquence d’une hyperlaxité, a 

également été mentionnée dans le rapport d’observation de l’atelier de réadaptation 

préprofessionnelle des HUG du 11 septembre 2012. Or, seule la recourante a pu 

informer les rédacteurs du rapport du fait qu’elle souffrait d’entorses à répétition 

depuis son jeune âge. Enfin, selon le rapport initial du Dr F______ du 7 mai 2002, 

la recourante s’est plainte d’une entorse et a mentionné l’existence d’une 

« récidive ». D’ailleurs, dans son courrier du 4 juin 2002, l’Hôtel B______ a 

précisé que l’événement du 28 mars 2002 résultait d’un problème antérieur à son 

engagement ayant déjà provoqué des situations similaires par le passé. 

Par conséquent, contrairement aux affirmations de la recourante, le dossier de 

l’intimé contient plusieurs pièces se référant à une hyperlaxité congénitale ou à des 

entorses récidivantes depuis l’enfance de sorte que cette critique ne saurait remettre 

en question la valeur probante de l’expertise du Dr K______.   

b/cc. La recourante reproche également à l’expert de « travestir la vérité » en 

prétendant notamment qu’elle avait une tendance à une majoration de la gêne 

fonctionnelle de la cheville gauche en signalant notamment n’être en mesure de 

travailler que trois heures par jour en raison de douleurs et d’œdèmes à la cheville 

non constatés le jour de l’expertise.  

Lorsqu’elle a été examinée par l’expert, le 3 juillet 2012, la recourante participait 

depuis deux semaines à un stage d’observation professionnelle de 6 heures par jour, 

au cours duquel les observateurs sont arrivés à la conclusion qu’elle ne serait pas 

plaçable à plus de 50% dans le marché primaire du travail (voir rapport 

d’observation de l’atelier de réadaptation préprofessionnelle du 11 septembre 

2002). Dans ce contexte, il n’est dès lors pas étonnant que la recourante ait 

mentionné à l’expert que sa capacité de travail n’excédait pas 3 heures par jour, ce 

qui correspond à 50% de sa journée de 6 heures de stage. Le fait que la recourante 

était motivée à reprendre une activité à 100% n’est pas contesté, mais cela ressort 

de documents antérieurs au stage et ainsi aux constatations des maîtres 

d’observation. 

En outre, la Chambre de céans relève ensuite que, selon le rapport d’observation de 

l’atelier de réadaptation préprofessionnelle du 11 septembre 2002, les limitations 

fonctionnelles entraînant une capacité de travail ne dépassant pas 50%, n’étaient de 

loin pas exclusivement dues à la cheville gauche mais aux postures : tronc incliné 

vers l’avant, position assise, entraînant des douleurs au niveau de l’appui fessier ou 

faisait enfler le pied ou encore au port de charge dépassant 5 kg qui s’était avéré 

difficile. C’est d’ailleurs le lieu de rappeler que dans son rapport d’expertise du 

16 août 2012, le Dr K______ a relayé deux types de plaintes : celles relatives à la 

cheville gauche concernant le fait que la recourante n’arrivait plus à se chausser en 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 23/25 -

raison d’un contact douloureux au niveau de la cicatrice prémalléolaire externe et 

d’autres plaintes concernant d’autres parties du corps (boiterie due à des douleurs 

de la fesse, de la face externe de la cuisse gauche et de la jambe homolatérale, avec 

irradiation au-dessus du pied ; accroupissement complet impossible en raison de 

douleurs de la face externe de la jambe, de la cuisse et du dos). Or, s’agissant de ces 

plaintes, le Dr K______ a expliqué que les éléments objectifs n’étaient pas 

significatifs et contrastaient avec l’importance des plaintes. Compte tenu de ce qui 

précède, la remarque de l’expert quant au fait que la boiterie était plus liée au 

contexte d’amplification des plaintes qu’au névrome cicatriciel de la cheville 

gauche n’est dès lors pas contestable. 

b/dd. Enfin, la recourante considère que même en cas d’état antérieur, l’assurance 

intimée devait prendre en charge le cas jusqu’à ce que le statu quo ante soit atteint, 

ce qui n’était pas le cas. 

C’est oublier que selon le rapport d’expertise du Dr K______ du 16 août 2012, les 

seules atteintes en lien de causalité avec l’événement du 28 mars 2002 sont 

l’entorse de la cheville, la tendinopathie modérée des péroniers latéraux décrite en 

août 2002 ainsi que le conflit antérieur par tissus mous dans la gouttière péronéo-

tibiale, traité par arthroscopie le 20 août 2002. Or, s’agissant de ces atteintes, 

l’expert a retenu un retour à un statu quo sine à la date du 14 octobre 2002, date de 

fin du traitement.  

Selon ce même rapport, le névrome cicatriciel et la réaction gigantocellulaire sur 

corps étrangers, dont la recourante souffre à sa cheville gauche, sont en lien avec 

l’intervention du 1er avril 2008, qui a, quant à elle, été réalisée en raison de la 

persistance des entorses externes entre 2002 et 2007 et de l’apparition d’une 

instabilité chronique, lesquelles sont en lien avec l’hyperlaxité ligamentaire. Le 

geste d’exérèse chirurgicale du névrome du 12 octobre 2011 a donc été rendu 

nécessaire par l’intervention du 1er avril 2008 et non pas par l’événement du 28 

mars 2002. Quant aux douleurs mentionnées par le Dr M______ dans son rapport 

du 25 février 2014 elles sont dues, d’une part, à une paresthésie existant suite à 

l’excision du névrome et, d’autre part, à la proéminence d’une des ancres ou à un 

nœud de fil non résorbable en regard de cette ancre au niveau de la malléole 

externe. En d’autres termes, les douleurs constatées en 2014 sont consécutives aux 

interventions des 1er avril 2008 et 12 octobre 2011 et ne sont donc pas en lien de 

causalité avec l’entorse subie en 2002. 

c. Au vu des considérations qui précèdent, les critiques de la recourante, au 

demeurant étayées par aucun document médical, ne permettent pas de remettre en 

question la valeur probante de l’expertise du Dr K______. Il n’y a dès lors pas lieu 

d’entendre les Drs L______ et M______, médecins personnels de la recourante 

(appréciation anticipée des preuves : Arrêt du Tribunal fédéral K 134/03 du 12 mai 

2004, consid. 4.3, ATF 124 V 94 consid. 4b).  

13. Au vu de ce qui précède, le recours est rejeté.  

 
 
 

 

A/79/2014 

- 24/25 -

Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA). 

 
 
 

 

A/79/2014 

- 25/25 -

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare recevable le recours du 10 janvier 2014. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Prend acte que la Zurich compagnie d'assurances SA renonce à réclamer le 

remboursement des prestations versées depuis le 28 mars 2002. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 
 
 
 
 

Juliana BALDE 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le