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**Case Identifier:** 0f82f715-a25d-5110-b695-09fc1264c2f0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-12-06
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 06.12.2016 P/4083/2016
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-4083-2016_2016-12-06.pdf

## Full Text

REPUBLIQUE ET  
 

CANTON DE GENEVE  

POUVOIR JUDICIAIRE  

P/4083/2016 AARP/535/2016

COUR DE JUSTICE 

Chambre pénale d'appel et de révision 

Arrêt du 6 décembre 2016 

 

 

Entre 

A______, actuellement détenu à la prison de Champ-Dollon, chemin de Champ-Dollon 22, 

1241 Puplinge, comparant par Me B______, avocat, ______. 

appelant, 

 

 

contre le jugement JTDP/768/2016 rendu le 3 août 2016 par le Tribunal de police, 

 

 

et 

LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 

case postale 3565, 1211 Genève 3, 

intimé.

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P/4083/2016 

EN FAIT : 

A. a. Par courrier déposé le 5 août 2016, A______ a annoncé appeler du jugement rendu 
par le Tribunal de police le 3 août 2016, dont les motifs lui ont été notifiés le 29 août 

2016, par lequel le tribunal de première instance l'a reconnu coupable de vol (art. 139 

du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 [CP ; RS 311.0]), violation de domicile 

(art. 186 CP), dommages à la propriété (art. 144 CP) et séjour illégal (art. 115 al. 1 

let. b de la Loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 [LEtr ; RS 142.20]), a 

révoqué la libération conditionnelle accordée par la Chambre pénale d'appel et de 

révision de Genève (ci-après : CPAR) le 2 novembre 2015, l'a condamné à une peine 

privative de liberté d'ensemble de 24 mois, sous déduction de 155 jours de détention 

avant jugement, ainsi qu'aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 2'063.-, plus 

un émolument complémentaire de jugement de CHF 600.-.  

 b. Par acte du 15 septembre 2016, A______ conclut à son acquittement et à l'octroi 
d'une indemnité pour détention injustifiée (art. 429 al. 3 let. b du Code de procédure 

pénale du 5 octobre 2007 [CPP ; RS 312.0]). 

 c. Selon l'acte d'accusation du 1er juillet 2016, il est reproché à A______ d'avoir, le 
29 décembre 2015, pénétré sans droit dans le domicile de C______, sis D______, en 

forçant une fenêtre par une pesée de tournevis et d'y avoir dérobé des objets et 

valeurs pour un montant de CHF 5'000.-, ainsi que d'avoir, le 29 février 2016, au 

poste de frontière de Thônex, été interpellé alors qu'il entrait sur le territoire suisse en 

violation d'une interdiction d'entrée valable jusqu'au 16 mars 2020. 

B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : 

 a. Le 11 février 2016, C______ a déposé plainte pénale, indiquant avoir fait l'objet 
d'un vol par effraction à son domicile de D______, le 29 décembre 2015, entre 16h00 

et 22h30. Divers objets, dont notamment un ordinateur portable, un téléphone 

portable, quatre paires de boutons de manchette, une croix, deux chaînes en or, dont 

l'une avec un cœur en or, et des diamants avaient été dérobés pour une valeur totale 

estimée à environ CHF 5'000.-. 

 b. L'analyse d'un prélèvement biologique effectué par le Centre universitaire romand 
de médecine légale (ci-après : CURML) sur la vitre extérieure de la fenêtre forcée a 

mis en évidence l'ADN de A______. 

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 c. Le 26 février 2016, les gardes-frontière suisses ont contrôlé un véhicule sur la 
route de Genève 127, à Thônex, peu après son passage de la frontière de Moillesulaz, 

au bord duquel se trouvait A______, lequel faisait l'objet d'un ordre d'arrestation 

provisoire pour les faits précités, ainsi que d'une interdiction d'entrée en Suisse 

jusqu'au 16 mars 2020. 

 d. Entendu par la police et par le Ministère public, A______ a déclaré qu'il vivait à 
Annemasse et qu'il se rendait de temps en temps à Thônex, dans un bar qui se situait 

à côté de la frontière. Le jour de son arrestation, il avait croisé un ami à la sortie 

dudit bar, qui lui avait proposé de le ramener chez lui en voiture. Il n'avait pas de 

document d'identité, ni de titre de séjour. Il n'était pas l'auteur du cambriolage 

commis au préjudice de C______ et ne s'était jamais rendu dans ce secteur. Lorsqu'il 

venait à Genève, il se rendait exclusivement à Thônex. Il n'avait jamais vu la maison 

qui avait été cambriolée et ne pouvait dès lors pas expliquer la présence de son ADN 

sur les lieux. Depuis sa sortie de prison en novembre 2015, il vivait à Annemasse et 

n'avait commis aucun cambriolage. Il travaillait sur des marchés en France sans être 

déclaré et réalisait un revenu mensuel d'approximativement EUR 500.- à EUR 800.-. 

 e. Devant les premiers juges, A______ a persisté à nier son implication dans le 
cambriolage commis au préjudice de C______. Les "empreintes" retrouvées sur la 

fenêtre forcée du logement cambriolé devaient dater de 2012, époque à laquelle il 

était un voleur. Depuis sa sortie de prison, il n'avait rien volé. Il ne s'était jamais 

rendu dans le logement qui avait été cambriolé et savait qu'il faisait l'objet d'une 

interdiction d'entrée en Suisse. Le jour de son interpellation, il se trouvait à la 

douane, côté français, et n'avait pas l'intention de pénétrer en Suisse. Il n'avait pas 

entrepris de démarche pour rentrer en Algérie, car il ne voulait pas y retourner. 

C. a.a. Devant la CPAR, A______ est revenu sur ses précédentes déclarations et a 
admis qu'il connaissait le secteur de D______, car il avait par le passé commis des 

vols dans la commune limitrophe de E______. A l'époque où il était "un voleur", on 

lui avait parlé de D______, mais il ne se rappelait pas s'il y avait commis des vols. 

 Par la voix de son conseil, A______ relève que malgré un maigre dossier à charge, 
une peine privative de liberté de 24 mois avait été prononcée à son encontre en 

première instance, alors que le Ministère public n'en demandait que 18. Il se justifiait 

par ailleurs de s'interroger sur la force probante de l'ADN, dès lors qu'il s'agissait du 

seul indice sur lequel se fondait l'accusation pour démontrer sa présence sur le lieu 

du cambriolage. Or, la méthode utilisée, la quantité de matière à analyser ou encore 

le mélange de plusieurs ADN pouvaient altérer la qualité de l'ADN, ce qui 

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aboutissait inévitablement à des erreurs. En outre, au-delà des défaillances 

techniques possibles, l'analyse de concordance ADN laissait une part importante à 

l'interprétation, bien que cela ne ressorte pas des rapports d'expertise. Ainsi, l'ADN 

ne représentait qu'un indice, soit une information ponctuelle qui devait être analysée 

à la lumière des autres éléments du dossier. Se posait également la question d'un 

transfert secondaire, ce qui pourrait expliquer que son ADN eut été retrouvé sur la 

fenêtre d'un logement dans lequel il ne s'était jamais rendu.  

 Il conclut dès lors, en application du principe in dubio pro reo, à son acquittement et 

à l'octroi d'une indemnité de CHF 56'000.- pour détention injustifiée. 

 a.b. Le défenseur d'office de A______ produit un état de frais comportant 2h45 
d'activité de chef d'étude, dont notamment deux périodes de 45 minutes consacrées à 

des conférence internes, ainsi que 17h45 d'activité de collaborateur, dont notamment 

15 minutes consacrées à la rédaction de l'annonce d'appel et 30 minutes consacrées à 

la rédaction de la déclaration d'appel, durée d'audience devant la CPAR non 

comprise. 

 b. Le Ministère public a relevé que la présence d'ADN de A______ sur la fenêtre du 
logement cambriolé était un indice suffisamment probant pour démontrer son 

implication dans les faits qui lui étaient reprochés, ce d'autant que l'intéressé était 

déjà connu des services de police et de la justice pour les mêmes infractions. Le 

prélèvement ADN et son analyse avaient par ailleurs été effectués dans les règles. 

A______ venait de bénéficier d'une libération conditionnelle qu'il n'avait pas prise au 

sérieux, dès lors qu'il avait repris son activité délictuelle un mois seulement après 

avoir été libéré, violant par là également l'interdiction d'entrée en Suisse qui lui avait 

été notifiée.  

 Le Ministère public conclut à la confirmation du jugement de première instance et, à 
titre subsidiaire, au prononcé d'une peine privative de liberté de 21 mois au moins, 

ainsi qu'au maintien de la révocation de sa libération conditionnelle. 

D. A______, ressortissant algérien, est né le ______ 1985. Il est célibataire et sans 
enfant. De formation, il est peintre en bâtiment, mais a travaillé, selon ses dires, 

comme déménageur et plus récemment dans des marchés en France. Il est arrivé en 

Suisse pour la première fois en 2009 et n'a ni papiers d'identité ni titre de séjour. A sa 

sortie de prison, il envisage de résider à Annemasse chez son cousin et de retourner 

travailler sur des marchés en France voisine. 

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 Selon l'extrait de son casier judiciaire, A______ a été condamné à quatre reprises en 
Suisse : 

− le 10 novembre 2009, par le Ministère public du canton de Genève, à une 

peine pécuniaire de 10 jours-amende à CHF 30.-, avec sursis et délai 

d'épreuve de 3 ans, pour un délit selon l'art. 19 al. 1 de la loi fédérale sur les 

stupéfiants et les substances psychotropes du 3 octobre 1951 (LStup - RS 

812.121), ainsi que pour entrée et séjour illégal ; 

− le 26 septembre 2012, par le Tribunal de police de Genève, à une peine 

privative de liberté de 4 mois, en tant que peine d'ensemble avec le jugement 

du 10 novembre 2009, pour vol, dommages à la propriété, violation de 

domicile et séjour illégal ; 

− le 7 mai 2013, par le Tribunal de police de la Côte, à une peine privative de 

liberté de 11 mois et à une amende de CHF 400.-, pour vol, dommages à la 

propriété, violation de domicile, délit selon l'art. 19 al. 1 LStup et 

contravention selon l'art. 19a LStup ; 

− le 11 novembre 2013, par la CPAR de Genève, à une peine privative de 

liberté de 3 ans et 6 mois pour vol par métier, vol, dommages à la propriété, 

violation de domicile, tentative de violation de domicile, séquestration, séjour 

illégal et délit selon l'art. 19 al. 1 Lstup. La libération conditionnelle lui a par 

la suite été octroyée le 2 novembre 2015, avec un délai d'épreuve au 31 mars 

2017, le solde de la peine étant d'un an cinq mois et 29 jours. 

EN DROIT : 

1. L'appel est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les 
délais prescrits (art. 398 et 399 CPP). 

 La partie qui attaque seulement certaines parties du jugement est tenue d'indiquer 

dans la déclaration d'appel, de manière définitive, sur quelles parties porte l'appel, à 

savoir notamment (art. 399 al. 4 CPP) : la question de la culpabilité, le cas échéant en 

rapport avec chacun des actes (let. a) ; la quotité de la peine (let. b) ; les prétentions 

civiles ou certaines d'entre elles (let. d). 

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 La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 

al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP). 

2. 2.1.1. Le principe in dubio pro reo, qui découle de la présomption d'innocence, 
garantie par l'art. 6 ch. 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et 

des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH ; RS 0.101) et, sur le plan 

interne, par les articles 32 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse 

du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la 

preuve que l'appréciation des preuves. 

  En tant que règle sur le fardeau de la preuve, ce principe signifie qu'il incombe à 

l'accusation d'établir la culpabilité de l'accusé, et non à ce dernier de démontrer son 

innocence. Il est violé lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que 

l'accusé n'a pas prouvé son innocence ; lorsqu'il résulte du jugement que, pour être 

parti de la fausse prémisse qu'il incombait à l'accusé de prouver son innocence, le 

juge l'a condamné parce qu'il n'avait pas apporté cette preuve (ATF 127 I 38 consid. 

2a p. 40 et les arrêts cités) ou encore lorsque le juge condamne le prévenu au seul 

motif que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence (arrêts du  

Tribunal fédéral 6B_1145/2014 du 26 novembre 2015 consid. 1.2 et 6B_748/2009 du 

2 novembre 2009 consid. 2.1). 

 Comme principe présidant à l'appréciation des preuves, la présomption d'innocence 

est violée si le juge du fond se déclare convaincu de faits défavorables à l'accusé sur 

lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui lui sont soumis, il aurait au 

contraire dû, objectivement, éprouver des doutes. Il ne doit pas s'agir de doutes 

abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles ; ces principes sont violés lorsque 

l'appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve laisse subsister un 

doute sérieux et insurmontable quant à la culpabilité de l'accusé, autrement dit 

lorsque le juge du fond retient un état de fait défavorable à l'accusé alors qu'il existe 

un doute raisonnable quant au déroulement véritable des événements (ATF 127 I 38 

consid. 2a p. 41 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_784/2011 du 12 mars 2012 consid. 

1.1). 

 2.1.2. Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves 
(ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40). Confronté à des versions contradictoires, il forge 

sa conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. 

L'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble et l'état de fait 

déduit du rapprochement de divers éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments 

corroboratifs peuvent demeurer fragiles si la solution retenue peut être justifiée de 

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façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction 

(ATF 129 I 8 consid. 2.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_109/2014 du 25 septembre 

2014 consid. 2.1 ; 6B_398/2013 du 11 juillet 2013 consid. 2.1 et 6B_642/2012 du  

22 janvier 2013 consid. 1.1). 

 2.1.3. A l'instar des autres moyens de preuve, le juge apprécie librement la force 
probante d'une expertise – dont celles portant sur l'analyse de profils d'ADN  

(M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER (éds), Strafprozessordnung – 

Jugendstrafprozessordnung, Basler Kommentar StPO/JStPO, 2e éd., Bâle 2014,  

art. 182 n. 2 ; A. KUHN / Y. JEANNERET (éds), Commentaire romand : Code de 

procédure pénale suisse, Bâle 2011, art. 182 n. 2, 7 et 10) –, étant rappelé qu'il ne 

peut s'écarter des conclusions de l'expert sans motifs sérieux et qu'il doit alors 

motiver sa décision (ATF 129 I 49 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_787/2009 du  

27 novembre 2009 consid. 1.1). 

  Dans ce domaine particulier, le risque d'un transfert secondaire d'ADN, soit le fait 

pour un individu "A" de déposer sur un objet l'ADN d'un autre individu "B" avec 

lequel il a été en contact, par exemple en lui serrant la main, existe mais reste faible 

selon les recherches en la matière (J. VUILLE, Ce que la justice fait dire à l'ADN  

[et que l'ADN ne dit pas vraiment] : étude qualitative de l'évaluation de la preuve par 

Université de Lausanne 2011, p. 38 ; M. PHIPPS / S. PETRICEVIC, The tendency of 

individuals to transfer DNA to handled items, in Forensic Science International 168, 

2007, p. 166). La probabilité d'un transfert secondaire d'ADN dépend notamment de 

la propension de chacun à laisser des traces biologiques (en fonction également de la 

zone cutanée concernée, de l'âge, des conditions hormonales et des éventuelles 

maladies cutanées de l'individu, cf. S. ZOPPIS / B. MUCIACCIA / A. D'ALESSIO / 

E. ZIPARO / C. VECCHIOTTI / A. FILIPPINI, DNA fingerprinting secondary 

transfer from different skin areas : Morphological and genetic studies, in Forensic 

Science International, Genetics 11 (2014), p. 137 ss, p. 143) et des circonstances 

temporelles du transfert. Ainsi, il se peut, dans des conditions "idéales", soit en 

présence d'un objet propre et de participants qui se sont lavés les mains, que  

seul le profil ADN d'un individu qui n'a pas touché l'objet soit mis en évidence sur 

ledit objet, lorsque tous les contacts ont eu lieu sans délai. Dans un cas d'espèce,  

cela nécessiterait que les individus se trouvent ensemble sur la scène du crime  

(A. LOWE / C. MURRAY / J. WHITAKER / G. TULLY / P. GILL, The propensity 

of individuals to deposit DNA and secondary transfer of low level DNA from 

individuals to inert surfaces, in Forensic Science International 129, 2002, p. 33). 

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 Aussi, le risque d'erreur existe et doit être pris en compte. Toutefois, le juge ne 

saurait remettre en cause la valeur probante d'une analyse ADN au seul motif qu'une 

erreur peut parfois survenir. Il y a lieu, au contraire, de tenir compte de l'ensemble 

des circonstances, en particulier les coûts induits par des recherches supplémentaires, 

la célérité de la procédure, la gravité des charges et la présence d'autres éléments de 

preuves à charge ou à décharge. Il paraît essentiel de procéder à des investigations 

sur une potentielle erreur d'analyse, par exemple, lorsque l'ADN a permis aux 

enquêteurs de mettre en cause une personne que rien ne semblait lier aux faits de la 

cause, habitant à des centaines de kilomètres de l'infraction et inconnue des services 

de police pour des faits similaires (A. BIEDERMANN / J. VUILLE / F. TARONI, 

Apprécier le risque d'erreur lors d'une analyse ADN : de la nécessité d'être concret, 

in : Y. SCHWANDER [ed.], Pratique juridique actuelle – PJA 2013, p. 1217 ss,  

p. 1220-1221).  

 2.2.1. L'art. 115 al. 1 LEtr réprime, notamment, le comportement de celui qui 
contrevient aux dispositions sur l'entrée en Suisse prévues à l'art. 5 LEtr (let. a) ou y 

séjourne illégalement (let. b). 

 2.2.2. Aux termes de l'art. 5 al. 1 LEtr, pour entrer en Suisse, tout étranger doit avoir 
une pièce de légitimation reconnue pour le passage de la frontière et être muni d'un 

visa, si ce dernier est requis (let. a), disposer des moyens financiers nécessaires à son 

séjour (let. b), ne représenter aucune menace pour la sécurité et l'ordre publics,  

ni pour les relations internationales de la Suisse (let. c), et ne faire l'objet d'aucune 

mesure d'éloignement (let. d). L'entrée sur le territoire sera ainsi refusée à celui  

qui ne remplit pas l'ensemble de ces conditions (M. CARONI / T. GÄCHTER /  

D. THURNHERR (éds), op. cit. n. 15 ad art. 5). L'interdiction d'entrée au sens du 

droit des étrangers (art. 67 LEtr) vise à empêcher l'entrée ou le retour en Suisse d'un 

étranger dont le séjour en Suisse est indésirable (arrêt du Tribunal fédéral 

6B_173/2013 du 19 août 2013 consid. 2.3). 

 2.3.1. En l'espèce, la prévention de l'appelant repose principalement sur les résultats 
de l'analyse de l'ADN retrouvé sur la fenêtre extérieure du logement cambriolé. S'il 

est vrai qu'une telle expertise constitue un moyen de preuve que le juge apprécie 

librement, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un élément très fort, dont le juge ne 

peut s'écarter qu'en présence de motifs sérieux, en fonction de circonstances 

concrètes qui ne sont en l'espèce pas réalisées. Il n'y a en effet aucun élément au 

dossier qui permette de mettre en doute la valeur probante des rapports d'expertise. 

Les critiques formulées par la défense sur les analyses ADN – dont la fiabilité n'a été 

remise en cause qu'au stade de l'appel – sont ainsi d'ordre purement théorique.  

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 Se pose également la question de savoir si la présence de la trace biologique, 

appartenant à l'appelant, qui a été retrouvée sur la fenêtre du logement cambriolé 

peut être attribuée, in casu, à un transfert secondaire d'ADN. Or, au vu de la doctrine 

évoquée précédemment, le risque d'un transfert secondaire est faible. La CPAR ne 

saurait par conséquent remettre en cause la valeur probante de l'analyse d'ADN pour 

le seul motif qu'un faible risque d'erreur existe, ce d'autant qu'en tout état de cause, 

un tel transfert secondaire implique nécessairement la présence de l'appelant sur les 

lieux, d'après la doctrine précédemment citée. 

 La CPAR relève par ailleurs que l'on ne se trouve pas dans la situation où un 

recoupement, sur la base d'une analyse ADN, constituerait le seul lien entre le 

prévenu, que rien ne semblerait lier aux faits de la cause, et une infraction. En effet, 

il est avéré que l'appelant a déjà été condamné à plusieurs reprises, en Suisse, 
notamment pour des cambriolages et qu'il a admis avoir déjà cambriolé par le passé à 

proximité de D______. En outre, l'appelant, qui venait de sortir de prison, n'a pas été 

en mesure de donner des explications concernant son emploi du temps le soir des 

faits et a, au contraire, fourni des explications contradictoires et incohérentes. Il est 

en outre impossible que son ADN ait été déposé sur la fenêtre extérieure du logement 

cambriolé trois ans avant les faits, compte tenu des nombreuses intempéries et des 

nettoyages depuis lors. 

 Au vu de ce qui précède, la CPAR considère qu'il existe un faisceau d'indices 

convergents qui lui permet d'avoir l'intime conviction que l'appelant a commis le 

cambriolage qui lui est reproché. Ce comportement réalise les éléments constitutifs 

des infractions aux articles 139 ch. 1, 144 al. 1 et 186 CP, ce qui n'est en soi pas 

contesté. 

 Partant, les infractions précitées sont réalisées et le verdict de culpabilité rendu à 

l'encontre de l'appelant sera confirmé. 

 2.3.2. Il est établi que l'appelant s'est rendu, d'après ses propres aveux, à plusieurs 
reprises dans un bar à Thônex, bien qu'il fît l'objet d'une interdiction d'entrée en 

Suisse valable jusqu'au 16 mars 2020. C'est d'ailleurs en Suisse, à Thônex, que 

l'appelant a été interpellé le 26 février 2016 par les gardes-frontière suisses.  

 En revanche, il ressort des déclarations de l'appelant que celui-ci a résidé en France 
et non en Suisse, dès sa sortie de prison en novembre 2015, ce qu'aucune pièce du 

dossier ne vient contredire. Sa présence à Genève, le jour de son arrestation, est par 

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conséquent constitutive d'une infraction d'entrée illégale au sens de l'art. 115 al. 1  

let. a LEtr, comme décrit dans l'acte d'accusation, et non de séjour illégal. 

 Partant, le jugement querellé sera réformé sur ce point. 

3. 3.1.1. Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il 
prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi 

que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la 

gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le 

caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la 

mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte 

tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). 

 La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs 

pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, 

le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (objektive 

Tatkomponente). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la 

volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (subjektive 

Tatkomponente). A ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés 

à l'auteur lui-même (Täterkomponente), à savoir les antécédents (judiciaires et non 

judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations 

familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la 

peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale 

(ATF 141 IV 61 consid. 6.1.1. ; 136 IV 55 consid. 5 ; 134 IV 17 consid. 2.1 ; 129 IV 

6 consid. 6.1). L'art. 47 CP confère un large pouvoir d'appréciation au juge. Celui-ci 

ne viole le droit fédéral en fixant la peine que s'il sort du cadre légal, s'il se fonde sur 

des critères étrangers à l'art. 47 CP, s'il omet de prendre en considération des 

éléments d'appréciation prévus par cette disposition ou, enfin, si la peine qu'il 

prononce est exagérément sévère ou clémente au point de constituer un abus du 

pouvoir d'appréciation (ATF 136 IV 55 consid. 5.6 ; arrêt du Tribunal fédéral 

6B_1249/2014 du 7 septembre 2015 consid. 1.2). 

 Bien que la récidive ne constitue plus un motif d'aggravation obligatoire de la peine 

(art. 67 aCP), les antécédents continuent de jouer un rôle très important dans la 

fixation de celle-ci (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar 

Strafrecht I : Art. 1-110 StGB, Jugendstrafgesetz, 3e éd., Bâle 2013, n. 130 ad  

art. 47 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1202/2014 du 14 avril 2016 consid. 3.5). En 

général, la culpabilité de l'auteur est amplifiée du fait qu'il n'a pas tenu compte de 

l'avertissement constitué par la précédente condamnation, et sa rechute témoigne 

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P/4083/2016 

d'une énergie criminelle accrue (R. ROTH / L. MOREILLON, Code pénal I : art. 1-

100 CP, Bâle 2009, n. 55 ad art. 47).  

 3.1.2. En vertu de l'art. 49 al. 1 CP, lorsqu'un délinquant, par plusieurs actes, encourt 
plusieurs peines privatives de liberté, le juge le condamne à la peine de l'infraction la 

plus grave et en augmente la durée d'après les circonstances, mais pas au-delà de la 

moitié en sus du maximum de la peine prévue pour cette infraction et pas au-delà du 

maximum légal du genre de peine. Pour satisfaire à cette règle, le juge, dans un 

premier temps, fixera donc la peine pour l'infraction abstraitement la plus grave, en 

tenant compte de tous les éléments pertinents, parmi lesquels les circonstances 

aggravantes ou atténuantes ou une éventuelle diminution de la responsabilité pénale. 

Dans un second temps, il augmentera cette peine pour sanctionner les autres 

infractions, en tenant là aussi compte de toutes les circonstances y relatives (ATF 

121 IV 101 consid. 2b ; 116 IV 300 consid. 2c/dd p. 305). 

 3.1.3. L'art. 42 al. 2 CP prévoit que si, durant les cinq ans qui précèdent l'infraction, 
l'auteur a été condamné à une peine privative de liberté ferme ou avec sursis de six 

mois au moins ou à une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins, il ne peut y 

avoir de sursis à l'exécution de la peine qu'en cas de circonstances particulièrement 

favorables.  

 3.1.4. Si, durant le délai d'épreuve, le détenu libéré conditionnellement commet un 
crime ou un délit, le juge qui connaît de la nouvelle infraction ordonne sa 

réintégration dans l'établissement (art. 89 al. 1 CP). La raison principale de l'échec de 

la mise à l'épreuve est la commission d'un crime ou d'un délit pendant le délai 

d'épreuve (cf. aussi art. 95 al. 3 à 5 CP). La nouvelle infraction doit revêtir une 

certaine gravité, à savoir être passible d'une peine privative de liberté ou d'une peine 

pécuniaire (cf. art. 10 CP). La quotité de la peine qui frappe le crime ou le délit dans 

le cas concret est toutefois sans pertinence (arrêt du Tribunal fédéral 6B_663/2009 

du 19 octobre 2009 consid. 1.2).  

 La commission d'un nouveau crime ou d'un nouveau délit ne constitue que l'un des 
facteurs à considérer, le pronostic quant à la capacité de l'intéressé à vivre de manière 

conforme à la loi dans le futur devant à nouveau être établi (G. STRATENWERTH, 

Schweizerisches Strafrecht, Allgemeiner Teil II, 2e éd., Berne 2006, § 5 n. 95 p. 164 

et M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht I : Art. 1-110 

StGB, Jugendstrafgesetz, 2e éd., Bâle 2007, n. 3 ad art. 89). Par sa nature même, le 

pronostic à émettre ne saurait être tout à fait sûr ; il doit suffire de pouvoir 

raisonnablement conjecturer que le détenu ne commettra pas de nouvelles infractions 

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(arrêt du Tribunal fédéral 6B_1034/2013 du 31 mars 2014 consid. 2.1 ; ATF 98 Ib 

106 consid. 1b). Pour émettre son pronostic, le juge doit se livrer à une appréciation 

d'ensemble de tous les éléments pertinents. Outre les faits relatifs à la nouvelle 

infraction, il doit tenir compte du passé et de la réputation de l'accusé ainsi que de 

tous les éléments qui donnent des indices sur le caractère de l'auteur et sur ses 

perspectives de resocialisation. Pour apprécier le risque de récidive, il est 

indispensable de se fonder sur une image globale de la personnalité de l'auteur. Les 

facteurs déterminants sont ainsi les antécédents pénaux, la biographie sociale, les 

rapports de travail, l'existence de liens sociaux, les risques d'addiction, etc. Dans 

l'émission du pronostic, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation (arrêts  

du Tribunal fédéral 6B_1034/2013 du 31 mars 2014 consid. 2.1, 6B_663/2009 du  

19 octobre 2009 consid. 1.2 et 6B_303/2007 du 6 décembre 2007 consid. 6). 

 3.1.5. Si, en raison de la nouvelle infraction, les conditions d'une peine privative de 
liberté ferme sont réunies et que celle-ci entre en concours avec le solde de la peine 

devenu exécutoire à la suite de la révocation, le juge prononce, en vertu de l'art. 49 

CP, une peine d'ensemble (art. 89 al. 6 CP). 

 3.1.6. Les infractions de vol, dommages à la propriété, violation de domicile et entrée 
illégale sont réprimées d'une peine privative de liberté de cinq ans, respectivement 

trois et un an, au plus, ou d'une peine pécuniaire.  

 3.2. En l'espèce, la faute de l'appelant est grave. Il n'a pas hésité à pénétrer 
illégalement en Suisse, faisant fi de l'interdiction d'entrée sur le territoire qui lui avait 

été valablement notifiée. Il n'a pas hésité non plus à reprendre son activité délictuelle 

en commettant un cambriolage un mois seulement après sa libération conditionnelle. 

 Son comportement dénote un mépris total pour le patrimoine d'autrui. Son mobile est 
purement égoïste, dès lors qu'il a agi par appât du gain, ce que sa situation ne 

justifiait pas, puisqu'il avait un logement et des revenus, selon ses dires. 

 Sa collaboration à la procédure a été mauvaise, dès lors qu'il a persisté à nier les faits 

qui lui étaient reprochés et à donner des explications fantaisistes. 

 Il y a cependant lieu de réduire la peine infligée par le premier juge, dès lors que 

l'appelant a été reconnu coupable d'entrée illégale, commise à une seule reprise, et 

non de séjour illégal. 

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 L'appelant a plusieurs antécédents récents pour des infractions similaires. La 

fréquence des condamnations témoigne ainsi de la régularité de son activité 

délictuelle et de son absence d'amendement. Considérant qu'il a récidivé 

immédiatement après sa sortie de prison pour des infractions de même type, après 

avoir été condamné à plusieurs peines privatives de liberté, le pronostic se présente 

sous un jour très défavorable. Le comportement de l'appelant démontre en outre son 

mépris de la législation suisse en vigueur. Une peine ferme seule s'avérant 

insuffisante pour détourner l'appelant de la commission de nouvelles infractions, la 

révocation de la libération conditionnelle s'impose. 

 Conformément à l'art. 89 al. 6 CP, les conditions d'une peine privative de liberté 

étant réunies s'agissant des nouvelles infractions et celle-ci entrant en concours avec 

le solde d'un an, cinq mois et 29 jours devenu exécutoire compte tenu de la 

révocation de la libération conditionnelle, une peine d'ensemble de 21 mois, sous 

déduction de 284 jours de détention avant jugement, paraît appropriée. 

 Le jugement entrepris sera réformé sur ce point. 

4. L'appelant, qui succombe pour l'essentiel, supportera les 3/4 des frais de la procédure 
envers l'Etat (art. 428 CPP). 

5. 5.1. Les frais imputables à la défense d'office ou à l'assistance juridique gratuite pour 
la partie plaignante sont des débours (art. 422 al. 2 let. a CPP) qui constituent des 

frais de procédure (art. 422 al. 1 CPP) et doivent, conformément à l'art. 421 al. 1 

CPP, être fixés par l'autorité pénale dans la décision finale au plus tard (ATF 139 IV 

199 consid. 5.1). La juridiction d'appel est partant compétente, au sens de l'art. 135 

al. 2 CPP, pour statuer sur l'activité postérieure à sa saisine. 

 5.2. Selon l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office ou le conseil juridique gratuit  
(art. 138 al. 1 CPP) est indemnisé conformément au tarif des avocats de la 

Confédération ou du canton du for du procès. S'agissant d'une affaire soumise à la 

juridiction cantonale genevoise, l'art. 16 du règlement sur l'assistance juridique du  

28 juillet 2010 (RAJ ; E 2 05.04) s'applique. Cette dernière disposition prescrit que 

l'indemnité, en matière pénale, est calculée selon un tarif horaire, débours de l'étude 

inclus, de CHF 125.- pour un collaborateur (let. b) et de CHF 200.- (let. c) pour un 

chef d'étude. En cas d'assujettissement, l'équivalent de la TVA est versé en sus. 

 5.3. Seules les heures nécessaires à la défense devant les juridictions cantonales sont 
retenues et sont appréciées en fonction notamment de la nature, de l'importance et 

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P/4083/2016 

des difficultés de la cause, de la valeur litigieuse, de la qualité du travail fourni et du 

résultat obtenu (art. 16 al. 2 RAJ). 

 5.4. Reprenant l'activité de taxation suite à l'entrée en vigueur du CPP, la CPAR a 
maintenu dans son principe – nonobstant l'ordonnance de la Cour des plaintes du 

Tribunal pénal fédéral BB.2015.35 du 3 août 2015 consid. 5.3 – l'ancienne pratique 

selon laquelle l'activité consacrée aux conférences, audiences et autres actes de la 

procédure était forfaitairement majorée de 20% jusqu'à 30h00 d'activité, 10% lorsque 

l'état de frais porte sur plus de 30h00, pour couvrir les démarches diverses, telles que 

la rédaction de courriers ou notes, les entretiens téléphoniques et la lecture de 

communications, pièces et décisions, sous réserve d'exceptions possibles, pour des 

documents particulièrement volumineux ou nécessitant un examen poussé, charge à 

l'avocat d'en justifier. 

 5.5. Dans le cas des prévenus en détention provisoire, une visite par mois jusqu'au 
prononcé du jugement ou de l'arrêt cantonal est admise, indépendamment des besoins 

de la procédure, pour tenir compte de la situation particulière de la personne détenue 

(AARP/235/2015 du 18 mai 2015 ; AARP/480/2014 du 29 octobre 2014). En 

revanche, il n'y a pas lieu à indemnisation au titre de l'assistance juridique cantonale 

d'une visite postérieure à la décision (décision de la Cour des plaintes du TPF 

BB.2015.93 du 3 novembre 2015 consid. 4.2.3). 

 5.6. En l'absence d'une décision autorisant exceptionnellement la désignation de deux 
défenseurs d'office ou conseils juridiques gratuits, les contacts de l'avocat désigné 

avec un second avocat, qui doit alors être qualifié de défenseur privé, ne sont pas 

couverts par l'assistance juridique (AARP/295/2015 du 12 juillet 2015 consid. 

8.2.2.1).  

 5.7. Les communications et courriers divers sont en principe inclus dans le forfait 
(AARP/326/2015 du 16 juillet 2015 ; AARP/193/2015 du 27 avril 2015) de même 

que d'autres documents ne nécessitant pas ou peu de motivation ou autre 

investissement particulier en termes de travail juridique, telles l'annonce d'appel 

(AARP/304/2015 du 16 juillet 2015) et la déclaration d'appel (ordonnance de la  

Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2014.51 du 21 novembre 2014 

consid. 2.1 ; décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2013.165 

du 24 janvier 2014 consid. 4.1.3 et BB.2013.127 du 4 décembre 2013 consid. 4.2)  

ou d'appel joint (AARP/133/2015 du 3 mars 2015). 

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P/4083/2016 

 5.8. En l'occurrence, le décompte produit par le défenseur d'office de l'appelant est 
adéquat et conforme aux principes exposés, à l'exception des postes "annonce 

d'appel" (15 minutes) et "déclaration d'appel" (30 minutes), dès lors qu'il s'agit d'une 

activité couverte par le forfait pour l'activité diverse, et des deux postes "conférence 

interne" (45 minutes chacun), de telles séances n'ayant pas à être indemnisées par 

l'assistance juridique en application des principes précédemment exposés. Il y a 

également lieu d'ajouter, au tarif de collaborateur, la durée de l'audience de l'appel 

(45 minutes) et de l'audience de lecture du dispositif (15 minutes). 

 5.9. En conclusion, l'indemnisation requise pour la procédure d'appel sera arrêtée à 
CHF 2'902.50 correspondant à 17h45 d'activité au tarif de CHF 125.-/heure et une 

heure d'activité au tarif de CHF 200.-/heure, plus la majoration forfaitaire de 20% 

(CHF 483.75). 

 

* * * * *  

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

Statuant le 6 décembre 2016 

Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/768/2016 rendu le  

3 août 2016 par le Tribunal de police dans la procédure P/4083/2016. 

L'admet partiellement. 

Annule le jugement du Tribunal de police dans la mesure où il déclare A______ coupable 

de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEtr) et le condamne à une peine privative de liberté 

d'ensemble de 24 mois, sous déduction de 155 jours de détention avant jugement. 

Et statuant à nouveau : 

Déclare A______ coupable d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEtr). 

Le condamne à une peine privative de liberté d'ensemble de 21 mois, sous déduction de 

282 jours de détention avant jugement. 

Confirme, pour le surplus, le jugement entrepris. 

Ordonne, par décision séparée, le maintien en détention de A______ pour des motifs de 

sûreté. 

Condamne A______ aux 3/4 des frais de la procédure d'appel, lesquels comprennent en 

totalité un émolument de CHF 2'000.-. 

Laisse le solde de ces frais à la charge de l'Etat. 

 

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P/4083/2016 

Statuant le 30 janvier 2017 

Fixe à CHF 2'902.50 l'indemnité due à Me B______, défenseur d'office de A______, pour 

la procédure d'appel. 

Notifie le présent arrêt aux parties. 

Le communique, pour information, au Tribunal de police et à l'Office cantonal de la 

population et des migrations. 

 

Siégeant : 

Madame Verena PEDRAZZINI RIZZI, présidente ; Madame Alessandra CAMBI FAVRE-

BULLE, juge ; Madame Carole BARBEY, juge suppléante ; Madame Lorena ALVAREZ, 

greffière-juriste. 

 

La greffière : 

Christine BENDER 

 La présidente : 

Verena PEDRAZZINI RIZZI 

 

 

 

Indication des voies de recours : 

 

Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110),  

le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète 

(art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière 

pénale, sous la réserve qui suit. 

 

Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la 

procédure d'appel, et conformément aux art. 135 al. 3 let. b CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur 

l'organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 (LOAP ; RS 173.71), le présent 

arrêt peut être porté dans les dix jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 39 al. 1 

LOAP et art. 396 al. 1 CPP) par-devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (6501 Bellinzone). 

 

  

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P/4083/2016 

P/4083/2016 ETAT DE FRAIS AARP/535/2016

 
 

 
COUR DE JUSTICE 

 
 

Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en 
matière pénale (E 4 10.03). 
 
 

Total des frais de procédure du Tribunal de police CHF 2'663.00 

Bordereau de frais de la Chambre pénale  
d'appel et de révision 

Délivrance de copies  (let. a, b et c)   

Mandats de comparution, avis d'audience et divers  (let. i) CHF 340.00 

Procès-verbal  (let. f) CHF 50.00 

Etat de frais CHF 75.00 

Emolument de décision CHF 2'000.00 

Total des frais de la procédure d’appel CHF 2'465.00 

Total général CHF 5'128.00 

 
 

Soit : 

 

CHF    1'848.75 à la charge de A______ 

CHF      616.25 à la charge de l'Etat de Genève