# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** d9467bdb-d827-5dee-a7d8-30e5b1303c39
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile HC / 2016 / 1015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_HC---2016---1015_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

JJ16.039747-161758

592  

 

 

cour
d’appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
3 novembre 2016

__________________

Composition
:               Mme             
Merkli,
juge déléguée

Greffier
:                           
M.              Hersch

 

 

*****

 

 

Art.
241 al. 3 CPC ; 67 al. 2 TFJC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par T.________,
à Chardonne, demandeur, contre le prononcé rendu le 16 septembre 2016 par la Juge de paix du
district de Lavaux-Oron dans la cause divisant l’appelant d’avec O.________,
à Lutry, défendeur, la juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal
considère :

             
En fait et en droit :

 

 

1.             
Par prononcé du 16 septembre 2016, la Juge
de paix du district de Lavaux-Oron a déclaré irrecevable la requête de conciliation déposée
le 8 septembre 2016 par T.________ contre O.________ (I) et rendu le prononcé sans frais (II). L’indication
des voies de droit indiquait qu’un appel pouvait être formé dans un délai de trente
jours dès la notification de la décision.

 

             
Par acte du 5 octobre 2016, intitulé « recours » et adressé à la Chambre
des recours civile du Tribunal cantonal, T.________ a conclu, avec suite de frais et dépens, principalement
à l’annulation du prononcé du 16 septembre 2016 et au renvoi de la cause au premier juge
afin de tenter la conciliation, subsidiairement au constat que le juge de paix est l’autorité
compétente de conciliation en matière de procédure d’expulsion pour non-paiement
de loyer fondée sur l’art. 257 let. d CO.

 

             
Le 26 octobre 2016, T.________ a déclaré retirer purement et simplement son recours. Il a exposé
que la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de Lavaux-Oron avait
dans l’intervalle rendu une proposition de jugement qu’il avait rejetée et qu’il
attendait désormais la délivrance d’une autorisation de procéder. Le 27 octobre
2016, O.________ s’est spontanément déterminé, en concluant à l’allocation
de dépens en sa faveur. T.________ s’est à son tour déterminé le 31 octobre
2016

 

2.             
Il convient de prendre acte du retrait de l’appel et de rayer la cause du rôle (art. 241 al.
3 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272]), ce qui relève de
la compétence du juge délégué de la Cour de céans (art. 43 al. 1 let. a
CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 ; RSV 211.02]).

 

3.             
Selon l’art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais
judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5), en cas de retrait de l’appel lorsque
le dossier a circulé auprès des membres de la cour, l’émolument de décision
est réduit d’un tiers.

 

             
En l’espèce, le « recours » finalement retiré a fait l’objet
d’un échange entre cours s’agissant de la compétence, puisque l’appelant
a décidé de faire recours auprès de la Chambre des recours civile nonobstant l’indication
correcte de la voie de droit de l’appel au bas du prononcé entrepris. De plus, la Cour d’appel
de céans a procédé à un premier examen de l’appel. Dans ces circonstances,
il se justifie d’arrêter les frais judiciaires conformément à l’art. 67 al. 2
TFJC. Ainsi, les frais judiciaires de deuxième instance, d’un montant de 600 fr. (cf. art.
62 al. 1 et al. 3 TFJC et principe de l’équivalence), seront réduits d’un tiers
et fixés à 400 fr., et mis à la charge de l’appelant qui a retiré son appel
(art. 106 al. 1 CPC).

 

             
Il n’y a pas lieu d’allouer de dépens à l’intimé, qui n’a pas
été invité à se déterminer, étant entendu que ses déterminations spontanées
ne sauraient donner droit à une indemnité.

 

 

Par
ces motifs,

la
juge déléguée

de
la Cour d’appel civile

prononce
:

 

             
I.             
Il est pris acte du retrait de l'appel.

 

II.             
 La cause est rayée du rôle.

 

             
III.             
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 400 fr. (quatre cents francs),
sont mis à la charge de l’appelant T.________.

 

             
IV.             
Il n’est pas alloué de dépens de deuxième instance. 

 

             
V.             
L'arrêt est exécutoire.

 

 

La
juge déléguée :              
Le greffier :

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

‑             
Serge Maret, aab (pour T.________),

‑             
Me Laurent Maire (pour O.________),

 

             
et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :

 

‑             
Madame la Juge de paix du district de Lavaux-Oron.

 

 

La
juge déléguée de la Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse
est inférieure à 15’000 francs.

 

Le
présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral
au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110),
le cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les
affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse
s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail
à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève
une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant
le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100
al. 1 LTF).

 

             
Le greffier :