# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 60d0191b-acce-5d03-a454-47544d610a0c
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2015-10-23
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 23.10.2015 502 2015 175
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2015-175_2015-10-23.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

502 2015 175

Arrêt du 23 octobre 2015

Chambre pénale

Composition Président: Roland Henninger
Juges: Hubert Bugnon, Jérôme Delabays
Greffière: Aleksandra Bjedov

Parties A.________, partie plaignante et recourant 

contre

MINISTÈRE PUBLIC, autorité intimée 

 

Objet Ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 al. 1 let. a CPP) – les 
éléments constitutifs de l’infraction

Recours du 18 juillet 2015 contre l'ordonnance du Ministère public du 
1er juillet 2015

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considérant en fait

A. Par courrier daté du 23 juin 2015, A.________ a déposé une plainte pénale contre deux des 
employés du Service social de B.________ pour rétention abusive et perte de courrier.  

B. Par acte du 1er juillet 2015, le Ministère public a décidé de ne pas entrer en matière sur la 
précitée plainte en indiquant que les motifs invoqués à l’appui de celle-ci ne relevaient pas du droit 
pénal. Il a transmis la plainte à la Direction de la Sécurité et de la Justice (ci-après DSJ) comme 
objet de sa compétence.

C. Par courrier adressé au Ministère public le 18 juillet 2015, A.________ a indiqué qu’à son 
avis sa plainte pénale était recevable en produisant sa lettre du 13 juillet 2015 envoyée à la 
direction de B.________.

Le 29 juillet 2015, le Ministère a transmis à la Chambre l’écrit du 18 juillet 2015 en précisant que 
dans la mesure où celui-ci faisait suite à son ordonnance de non-entrée en matière, il pouvait être 
considéré comme un recours.

Donnant suite au courrier du 30 juillet 2015 du Président de la Chambre pénale, A.________ a 
confirmé vouloir interjeter recours contre la décision du Ministère public sans pouvoir préciser la 
date de la notification de celle-ci. 

en droit

1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la 
Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Le délai de recours 
est de dix jours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP). Son respect ne peut être que présumé vu que 
l’ordonnance querellée a été adressée le 1er juillet 2015 sous pli simple.

b) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la 
plainte pénale. Le recourant étant la partie plaignante, il est directement touché par cette décision 
et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).

c) Le recours doit être motivé (art. 396 al. 1 CPP) et indiquer précisément les motifs qui 
commandent une autre décision (art. 385 al. 1 let. b CPP). L’exigence de motivation englobe aussi 
celle de prendre des conclusions. 

En l'occurrence, le recours est très sommaire et il ne comprend pas de conclusions formelles. Pour 
autant, on peut y déceler les modifications que la partie recourante voudrait faire apporter à 
l’ordonnance attaquée et l'indication de raisons qui les justifieraient. Cette partie n’étant de plus 
pas représentée par un avocat, l’exigence de motivation sera considérée comme respectée. Par 
conséquent, le recours est recevable en la forme.

2. a) Dans le cadre de son recours, le recourant soutient que sa plainte est recevable et cite 
les art. 237, 238 et 239 CP. Le recourant entend ainsi vraisemblablement démontrer que sa plainte 
pénale relève du droit pénal contrairement à ce qui a été retenu dans l’ordonnance attaquée.

b) Les articles cités par le recourant figurent dans le titre 9 du code pénal relatif aux crimes 
et délits contre les communications publiques. Les art. 237 et 238 CP qui traitent d’entrave à la 

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circulation publique et au service de chemins de fer ne sont manifestement pas applicables en 
l’espèce car le recourant reproche au service social de B.________ la rétention abusive et la perte 
de son courrier. L’art. 239 ch. 1 CP qui condamne celui qui aura empêché, troublé ou mis en 
danger l’exploitation d’une entreprise publique de transports ou de communications, notamment 
celle des chemins de fer, des postes, du télégraphe ou du téléphone n’est également pas 
applicable. En effet, le dit service n’a pas empêché, troublé ou mis en danger l’exploitation de la 
poste mais, selon le recourant, ne lui aurait pas remis son courrier, ne l’aurait pas expédié ou 
l’aurait fait avec du retard. Il s’agirait donc d’un problème interne à B.________ qui est régi par le 
droit administratif et non le droit pénal. 

c) Il s’en suit le rejet du recours et la confirmation de l’ordonnance attaquée.

3. Vu le sort du recours, les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant 
(art. 428 al. 1 CPP; art. 33 ss RJ).  

la Chambre arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, l’ordonnance de non-entrée en matière du 1er juillet 2015 est confirmée.

II. Les frais judiciaires de recours sont fixés à CHF 290.-. (émolument: CHF 200.-; débours: 
CHF 90.-). Ils sont mis à la charge de A.________.

III. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral dans les trente jours 
qui suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). 
L'acte de recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 23 octobre 2015/abj

Président Greffière