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**Case Identifier:** cbf39324-7329-5c69-8183-1347a2653576
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-06-18
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 18.06.2013 A/299/2013
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-299-2013_2013-06-18.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

A/299/2013-PATIEN ATA/378/2013  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 18 juin 2013 

 

dans la cause 

 

LE MINISTÈRE PUBLIC 
  

contre 

COMMISSION DE DÉONTOLOGIE ET DE CONCILIATION DE 
L’ASSOCIATION DES MÉDECINS DU CANTON DE GENÈVE 
 

et 

COMMISSION DU SECRET PROFESSIONNEL 
 

 

 

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A/299/2013 

EN FAIT 

1.  Le 9 juin 2011, Madame B______ Y______, née le ______ 1970, est 
décédée à l’hôpital de Beau-Séjour des suites d’une tumeur au cerveau. 

2.  Le 14 juin 2011, le docteur Z______, médecin traitant et amie proche de 
Mme Y______, a publié le message suivant sur le « mur facebook » de la 
défunte : « Bonjour à tous. Je suis Z______, l’amie d’enfance de B______. Je suis 
navrée de vous apprendre que B______ est décédée le ______11 d’une tumeur au 
cerveau. La maladie a été diagnostiquée au mois de février. Un traitement a été 
tenté, mais sans résultats et selon son souhait, les traitements ont été arrêtés. Elle a 
été extrêmement courageuse et digne dans sa maladie et elle est partie 
tranquillement. Sa maman n’a pas fait paraître d’avis, et je ne sais pas s’il y a eu 
ou s’il y aura une cérémonie. Tout ceci est triste. Surtout en ce jour. ». 

3.  Le 18 juillet 2011, Madame C______ Y______, mère de Mme Y______, a 
dénoncé le docteur Z______ auprès de la commission de déontologie et de 
conciliation de l’Association des Médecins du canton de Genève (ci-après : CDC) 
pour violation du secret médical.  

4.  Le 19 septembre 2011, la mère de la défunte a saisi la commission de 
surveillance des professionnels de la santé et des droits des patients (ci-
après : CSProf.) pour dénoncer une faute professionnelle du docteur Z______. 

5.  Le 29 février 2012, Mme Y______ a déposé plainte pénale contre le docteur 
Z______ pour homicide par négligence (art. 117 du Code pénal suisse du 
21 décembre 1937 – CP – RS 311.0) et violation du secret professionnel 
(art. 321 CP). 

6.  Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le Ministère public a entamé 
diverses démarches pour réunir la documentation médicale auprès du docteur 
Z______, des Hôpitaux Universitaires de Genève, de la CSProf. et de la CDC. 
Seule cette dernière n’a pas donné suite à la requête, au motif que ses membres 
étaient tenus par le secret professionnel. 

7.  Le Ministère public a émis un ordre de dépôt en application de l’art. 265 du 
Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP - RS 312.0), tout en 
demandant sa mise sous scellés, ce qui a aussitôt été fait. 

8.  Le 12 novembre 2012, le Ministère public a saisi le tribunal des mesures de 
contrainte d’une demande de levée de scellés. 

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9.  Par ordonnance préparatoire du 14 décembre 2012, le Tribunal des mesures 
de contrainte a enjoint au Ministère public de saisir lui-même la CSProf., 
suspendant pour le surplus la procédure en levée de scellés. 

10.  Par courrier du 17 décembre 2012, le Ministère public a saisi la CSProf. afin 
qu’elle lève le secret professionnel des médecins de la CDC ayant participé à la 
procédure instruite suite à la dénonciation de Mme Y______ du 18 juillet 2011. 

11.  Lors de ses séances du 20 décembre 2012 et du 10 janvier 2013, la CSProf. 
a examiné la demande de levée du secret professionnel susmentionnée. 

12.  Le 10 janvier 2013, la CSProf. a rendu une décision de non-entrée en 
matière quant à la demande du Ministère public, au motif que la commission 
précitée ne se prononçait que sur des demandes émanant de professionnels de la 
santé.  

  La CSProf. n’avait aucun dossier relatif à une ou des demandes émanant de 
médecins composant la CDC et n’était ainsi pas en mesure de transmettre un 
quelconque élément en vertu de l’art. 194 CPP. 

13.  Par acte du 22 janvier 2013, le Ministère public a recouru contre la décision 
de la CSProf. auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : 
la chambre administrative). Il a conclu, préalablement, à ce que la chambre de 
céans suspende la procédure jusqu’à droit jugé dans la procédure d’arbitrage 
déposée le même jour par devant la chambre pénale de recours et, principalement, 
à l’annulation de la décision attaquée. 

  L’obligation de témoigner du médecin (art. 171 CPP) et le droit d’accès au 
juge (art. 29a Cst.) devaient conduire à une interprétation différente de l’art. 321 
ch. 2 CPP et autoriser le Ministère public à saisir l’autorité compétente en vue de 
demander la levée du secret médical. 

  Le seul secret médical dont pouvait se prévaloir la CDC était celui du 
médecin visé par la procédure. Le secret professionnel invoqué n’était pas valable, 
puisque le titulaire originaire de ce secret, prévenu dans la procédure, n’était pas 
habilité à s’en prévaloir pour se protéger et échapper à sa responsabilité pénale. 

14.  Par courrier du 7 février 2013, la CSProf., par l’intermédiaire de sa 
présidente le docteur U______, a informé la chambre de céans qu’elle ne 
s’opposait pas à la suspension de la procédure de recours demandée par le 
Ministère public. 

15.  Par courrier du 8 février 2013, le docteur Z______ a déclaré s’en rapporter à 
justice s’agissant de la demande de suspension précitée. 

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16.  Le 22 février 2013, le vice-président de la Cour de justice en charge de la 
Cour pénale a écrit à la présidente de la chambre administrative, étant d’avis que 
c’était à cette dernière de se saisir de la cause et de la trancher au fond, car, selon 
le résultat, le recours interjeté auprès des autorités pénales pouvait devenir sans 
objet. 

17.  Le même jour, la présidente de la chambre administrative a répondu au vice-
président de la Cour de Justice qu’elle adhérait entièrement à ses conclusions 
selon lesquelles la procédure administrative devait être menée préalablement. 

18.  Par courrier du 22 février 2013, le juge délégué a informé les parties qu’il 
avait été décidé que la procédure administrative serait traitée en premier et que la 
demande de suspension déposée par le recourant était dès lors écartée. 

  Par ailleurs, il apparaissait que le docteur Z______ avait été inscrite à tort en 
qualité de partie dans le cadre de la procédure administrative. L’intéressée était 
ainsi mise hors de cause. 

  Un délai au 25 mars 2013 a été imparti à la CSProf. et à la CDC pour 
transmettre leur réponse au recours. 

19.  Dans sa réponse du 14 mars 2013, la CSProf. a conclu au rejet du recours. 

  En l’absence de base légale prévoyant qu’une autorité judiciaire pénale 
puisse saisir l’autorité supérieure ou de surveillance selon l’art. 321 ch. 2 CP, la 
CSProf. avait rendu une décision de non-entrée en matière quant à la demande de 
levée du secret professionnel du Ministère public.  

  Le choix de la CDC de ne pas demander la levée du secret professionnel 
avait été motivé par sa volonté de ne pas nuire à l’exercice de sa mission. La 
préservation de la confidentialité des informations confiées semblait nécessaire à 
ce type de commission. 

20.  Dans sa réponse du 25 mars 2013, la CDC a conclu au rejet du recours et à 
l’octroi d’une indemnité de procédure. 

  Les médecins siégeant au sein de la CDC étaient liés par le secret 
professionnel, ce qui n’était pas contesté par le Ministère public. Le maître du 
secret étant décédé, une levée ne pouvait être ordonnée par la CSProf. que sur 
requête des membres de la CDC. Le Ministère public n’avait pas qualité pour 
saisir cette instance et le recours était infondé. 

  Le Ministère public ne pouvait invoquer l’art. 171 CPP pour saisir la 
CSProf., ce dernier ne lui conférant pas la qualité pour requérir la levée du secret 
professionnel auquel étaient tenus les médecins membres de la CDC. 

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  La CSProf. ne pouvait pas entrer en matière et n’avait ainsi pas à procéder à 
une quelconque pesée des intérêts, car la CDC ne l’avait pas saisie. 

  L’accès au dossier de Mme B______  Y______ n’apportait aucun élément 
nouveau à la procédure pénale. Les faits relatifs à l’état de santé de la défunte 
étaient suffisamment établis, de même que ceux relatifs au comportement du 
docteur Z______. Le Ministère public disposait ainsi de tous les éléments 
nécessaires à sa décision et ne pouvait faire valoir aucun intérêt digne de 
protection permettant de passer outre le secret professionnel de la CDC. 

21.  Sur quoi, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1.  Les décisions de la CSProf. peuvent faire l'objet d'un recours dans les 
dix jours qui suivent leur notification auprès de la chambre administrative (art. 12 
al. 5 de la loi sur la santé du 7 avril 2006 – LS – K 1 03). 

  En l’espèce, le recours a été interjeté en temps utile devant la juridiction 
compétente (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

  Le recourant, partie à la procédure devant la CSProf. et destinataire de la 
décision contestée, dispose de la qualité pour recourir (art. 60 al. 1 let. a LPA). 

  Au vu de ce qui précède, le recours est recevable. 

2.  Le recourant reproche à la CSProf. d’avoir refusé de donner suite à sa 
requête tendant à la levée du secret professionnel des médecins ayant participé à la 
procédure instruite par la CDC, au motif que seuls ces derniers étaient habilités à 
la saisir. 

  Selon l’art. 321 ch. 1 CP, les médecins qui auront révélé un secret à eux 
confié en vertu de leur profession ou dont ils avaient eu connaissance dans 
l'exercice de celle-ci, sont punissables. Ne font exception que les cas où la 
révélation a été faite avec le consentement de l'intéressé ou si, sur la proposition 
du détenteur du secret, l'autorité supérieure ou l'autorité de surveillance l'a 
autorisée par écrit (art. 321 ch. 2 CP). Demeurent réservées les dispositions de la 
législation fédérale et cantonale statuant une obligation de renseigner une autorité 
ou de témoigner en justice (art. 321 ch. 3 CP). 

  L’art. 171 al. 1 CPP prévoit que les médecins peuvent refuser de témoigner 
sur les secrets qui leur ont été confiés en vertu de leur profession ou dont ils ont eu 
connaissance dans l'exercice de celle-ci. Ils doivent témoigner lorsqu’ils sont 

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soumis à l’obligation de dénoncer (art. 171 al. 2 let. a CPP) et lorsqu'ils sont déliés 
du secret, selon l'art. 321 ch. 2 CP, par le maître du secret ou, en la forme écrite, 
par l'autorité compétente (art. 171 al. 2 let. b CPP). Toutefois, l'autorité pénale 
respecte le secret professionnel même si le détenteur en a été délié lorsque celui-ci 
rend vraisemblable que l'intérêt du maître du secret au maintien de celui-ci 
l'emporte sur l'intérêt à la manifestation de la vérité (art. 171 al. 3 CPP). 

  Selon l’art. 88 al. 1 LS en relation avec l’art. 12 al. 1 LS, une personne tenue 
au secret professionnel peut en être déliée par le patient ou, s’il existe de justes 
motifs, par la CSProf. Sont réservées les dispositions légales concernant 
l’obligation de renseigner une autorité ou de témoigner en justice (art. 88 al. 2 
LS). 

3.  La situation est délicate lorsque le client du médecin ne peut donner son 
consentement parce qu'il est décédé. Dans ce cas, seul le professionnel de la santé 
concerné peut saisir l’autorité de surveillance (art. 321 ch. 2 CP ; D. MANAI, 
Droits du patient et biomédecine, Berne 2013, p. 159 ; J. MARTIN/O. GUILLOD, 
Quelle attitude du praticien quand des instances ou personnes extérieures 
demandent des renseignements à propos d'un patient? in Colloques et Journées 
d'étude de l'Institut de recherches sur le droit de la responsabilité civile et des 
assurances, Lausanne 2002, p. 430 ; J. STROUN/D. BERTRAND, Médecin, 
secret médical et justice, in Médecin et droit médical, 2e éd., pp. 168 et 169). En 
définitive, la décision de requérir d'être ou non délié du secret professionnel 
dépend du médecin concerné, qui doit examiner les intérêts contradictoires en 
présence, étant rappelé que l'autorisation doit être accordée lorsque l'intérêt à la 
divulgation l'emporte sur celui au maintien du secret, ce qui peut être le cas pour 
la famille du patient décédé. Dans ces conditions, la volonté du professionnel en 
cause, qui peut aussi s'avérer arbitraire, est décisive ; seul un revirement de ce 
dernier permet de résoudre la situation de blocage se présentant lorsque le 
médecin se trompe en effectuant la pesée des intérêts contradictoires à laquelle il 
doit procéder. (Arrêt du Tribunal fédéral du 7 novembre 2006 4C_11/2006 
consid. 2.3.1). 

4.  Certaines dispositions de droit fédéral ou cantonal offrent la faculté ou 
imposent au médecin de transmettre des informations de nature médicale à des 
autorités désignées par la loi, conformément à l’art. 14 et à l’art. 321 ch. 3 CP, par 
exemple l’art. 15d al. 3 de la loi fédérale sur la circulation routière du 
19 décembre 1958 (LCR – RS 741.01) concernant l’aptitude à conduire un 
véhicule automobile, l’art. 364 CP visant la sauvegarde des intérêts des mineurs, 
ou encore la législation fédérale et cantonale concernant les maladies 
transmissibles de l’homme (art. 27 de la loi fédérale sur la lutte contre les 
maladies transmissibles de l’homme du 18 décembre 1970 - Loi sur les épidémies 
- RS 818.101 ; art. 1 à 3 de l’ordonnance sur la déclaration des maladies 
transmissibles de l’homme du 13 janvier 1999 - Ordonnance sur la déclaration - 

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RS 8181.141.1). Dans ces différentes situations, le critère de sauvegarde et de 
protection de l’intérêt public l’emporte sur le devoir de discrétion du médecin : si 
celui-ci est tenu de fournir les renseignements nécessaires chaque fois qu’une 
norme de droit fédéral ou cantonal lui en fait obligation – le médecin doit 
transmettre les informations demandées – il est par contre libre de transmettre, ou 
non, des informations lorsque la norme juridique se limite à lui offrir cette faculté 
– le médecin peut transmettre les information demandées (D. BERTRAND/J.-F. 
DUMOULIN/R. LA HARPE/M. UMMEL, Médecin et droit médical, 
Présentations et résolution de situations médico-légales, 3ème éd., 2009, p. 185 ss). 

5.  En l’espèce, il n’y a pas d’obligation légale de dénoncer et la patiente est 
décédée. Le secret professionnel ne peut par conséquent être levé que par la 
CSProf. Aucune norme ne permet au Ministère public de saisir la commission 
précitée. D’autre part, la chambre administrative n’a aucune compétence pour 
vérifier l’application des règles de la procédure pénale. 

  Par conséquent, sur le plan administratif, seuls les médecins membres de la 
CDC étaient habilités à saisir la CSProf. pour demander la levée du secret en 
question. 

6.  Mal fondé, le recours sera rejeté. 

7.  Aucun émolument ne sera prélevé, conformément à l'art. 87 al. 1 LPA. Vu 
l'issue du litige, une indemnité de procédure de CHF 500.-, à charge de l'Etat de 
Genève, sera en revanche allouée à la CDC, qui a allégué avoir encouru des frais 
pour sa défense (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 23 janvier 2013 par le Ministère public contre la 
décision de la commission du secret professionnel du 10 janvier 2013 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument ; 

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alloue à la commission de déontologie et de conciliation de l’Association des Médecins 
du canton de Genève une indemnité de procédure de CHF 500.-, à la charge de l'Etat de 
Genève ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens 
de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé 
au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt au Ministère public, à la commission de déontologie et de 
conciliation de l’Association des Médecins du canton de Genève, à la commission du 
secret professionnel, ainsi qu’au tribunal des mesures de contrainte. 

Siégeants : Mme Hurni, présidente, M. Thélin, Mme Junod, MM. Dumartheray et 
Verniory, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

le greffier-juriste: 
 
 

F. Scheffre 

 la présidente siégeant : 
 
 

E. Hurni 
 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  
 
 
 
 
 

 la greffière :