# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e5dd734b-697f-50a3-977d-015ffcfb3a0f
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-09-09
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 09.09.2020 A1 20 17
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_A1-20-17_2020-09-09.pdf

## Full Text

RVJ / ZWR 2021 55 

Notariat 
Notariat 

ATC (Cour de droit public) du 9 septembre 2020 – A1 20 17 

Examens de notaire 

- Exigences de motivation en matière de notation d’un examen (consid. 12.2). 

- En l’espèce, la notation, qui correspond à un travail clairement insuffisant, ne s’impo-
se pas avec évidence et, en admettant qu’elle puisse se justifier, nécessite une moti-
vation approfondie qui fait en l’état défaut (consid. 12.3). 

Notariatsprüfungen 

- Anforderungen an die Begründung der Bewertung einer Prüfung (E. 12.2). 

- Im vorliegenden Fall ist die Benotung, die einer eindeutig unzureichenden Leistung 
entspricht, nicht selbstverständlich und bedarf, wenn sie gerechtfertigt werden kann, 
einer ausführlichen Begründung, an der es vorliegend fehlt. (E. 12.3). 

 

Faits (résumé) 
 

X. est licenciée en droit et titulaire du brevet d’avocat. Après deux 
échecs aux épreuves écrites du notariat, qui consistent en la rédac-
tion de quatre actes/contrats, elle s’est inscrite une nouvelle fois à ces 
examens, le 19 septembre 2019. 

Lors de cette troisième tentative entreprise lors de la session 
d’automne 2019, la candidate a obtenu les notes suivantes (note 
maximale : 6) : 

3 (acte I, droits réels) ; 

3.5 (acte II, droits réels) ; 

5.0 (acte III, droit commercial) ; 

4.5 (acte IV, droit matrimonial et successoral). 

 

Nonobstant le fait que ces résultats permettaient à la candidate 
d’obtenir la moyenne (4.0) sur les quatre épreuves, ils la mettaient en 
situation d’échec, en raison du cumul de deux notes insuffisantes. 

X. a contesté céans la décision d’échec qui lui a été communiquée, 
critiquant la note 3 attribuée à son épreuve de droits réels (acte I), qui 

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avait consisté principalement en la rédaction d’un acte de division 
d’un bien-fonds avec la constitution de servitudes et de charges fon-
cières ainsi que la création d’un fonds dépendant. 

Le Tribunal cantonal a admis le recours et renvoyé l’affaire à la com-
mission d’examen des candidats au notariat (ci-après : la commission 
d’examen) pour nouvelle décision. 

 

Considérants (extraits) 
 

(…) 

12.1  En synthèse, des trois critiques générales formulées par la 
commission d’examen à propos de l’épreuve de la recourante, seules 
celles liées à l’absence dans l’acte de la date de naissance de l’admi-
nistrateur de A. SA et de la capacité de disposer de cette société sont 
fondées (cf. supra, consid. 5). En lien avec la division de parcelles, la 
Cour ne peut pas retenir que le report de la servitude de passage à 
pied et à véhicule, tel que traité par la recourante dans son acte, 
pouvait objectivement justifier un abaissement de la note (cf. supra, 
consid. 6.1) ; en revanche, le report de la servitude de passage de 
conduites a été traité de manière quelque peu singulière sans explica-
tions permettant de justifier les choix de la candidate (cf. supra, 
consid. 6.2). 

S’agissant des points sur lesquels l’épreuve présente des insuffi-
sances apparaissant plus problématiques, la Cour observe d’abord 
que le report de la cédule hypothécaire avec une répartition du mon-
tant du gage immobilier sur les cinq parcelles issues de la division est 
une solution qui, bien que légale, pose des difficultés pratiques sans 
servir les intérêts de la comparante (cf. supra, consid. 6.3). Ensuite, 
pour les servitudes destinées à garantir l’équipement des parcelles 
issues de la division, la solution proposée par la candidate n’est 
manifestement pas la plus pratique, manque de précision et, en raison 
de la multiplication des servitudes, renchérit l’acte de manière inutile 
(cf. supra, consid. 7). Le choix d’aménager juridiquement le parking 
souterrain projeté au moyen de servitudes d’empiètement réciproques 
paraît constituer, quant à lui, une erreur majeure, dès lors que cette 
solution est impraticable et ne permet aucunement de garantir la 
construction dudit parking (cf. supra, consid. 8). De plus, s’agissant de 

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la constitution du fonds dépendant, l’épreuve rendue par la candidate 
ne comporte pas toutes les indications attendues (droits de passage, 
quotes-parts de copropriété, règles de la copropriété) ; il résulte de 
cette approche minimaliste un manque de clarté susceptible de faire 
place à des interprétations génératrices de conflits entre les copro-
priétaires (cf. supra, consid. 9). La solution apportée par la candidate 
quant à l’aménagement de la haie vive est par ailleurs incomplète, 
l’implantation de cette haie à proximité de la limite du fonds voisin 
n’étant pas traitée, alors qu’elle est de nature à créer des difficultés à 
résoudre par le biais d’une servitude eu égard à la hauteur minimale 
des plantations (cf. supra, consid. 10). Enfin, la recourante n’a 
répondu qu’imparfaitement aux deux questions complémentaires (cf. 
supra, consid. 11). 

12.2  Sur le vu de ces éléments, la Cour constate, d’une part, que cer-
taines des explications formulées par l’autorité attaquée afin de justi-
fier la notation de l’épreuve ne peuvent pas être retenues. Elle relève, 
d’autre part, qu’à l’exception du point relatif à l’aménagement juridique 
du parking souterrain, les commentaires énoncés par ladite autorité 
sanctionnent des solutions jugées peu pratiques, singulières, voire 
incomplètes ou perfectibles, sans toutefois que l’approche choisie par 
la candidate ne puisse être qualifiée d’illégale. Dans ce contexte, la 
note 3 défendue par la commission d’examen, qui correspond à un 
travail clairement insuffisant, ne s’impose aucunement avec évidence 
et, en admettant qu’elle puisse se justifier, nécessite une motivation 
approfondie. 

A cet égard, la Cour souligne que, dans le cadre d’un recours contes-
tant la notation d’une épreuve, les examinateurs doivent pouvoir 
démontrer que celle-là résiste aux critiques et qu’ils ont correctement 
exercé leur pouvoir d’appréciation. Ces exigences sont le corollaire de 
celle qui impose à l’autorité de motiver ses décisions et que la juris-
prudence a déduite du droit d’être entendu des parties à un procès 
(art. 29 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 – Cst. ; RS 101 ; v. 
aussi art. 29 al. 3 de la loi du 6 octobre 1976 sur la procédure et la 
juridiction administratives – LPJA ; RS/VS 172.6). Pour satisfaire à 
cette obligation, l’autorité doit mentionner, au moins brièvement, les 
motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de 
manière à ce que le justiciable puisse se rendre compte de la portée 
de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (cf. p. ex. ATF 142 I  
 

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135 consid. 2 et 138 I 232 consid. 5.1 ; ACDP A1 19 2 du 29 octobre 
2019 consid. 12.2). Lorsque la décision porte sur le résultat d'un 
examen et que l'appréciation des experts est contestée, l'autorité 
satisfait aux exigences de motivation au sens de l'article 29 alinéa 2 
Cst. si elle indique au candidat, même oralement et de façon succincte, 
les défauts qui entachent ses réponses et les solutions correctes qui 
étaient attendues de lui (arrêts du Tribunal fédéral 2C_646/2014 du 
6 février 2015 consid. 2.1 et 2D_65/2011 du 2 février 2012 
consid. 5.1). 

Dans le cas d’espèce, la recourante se réfère à l’obligation de l’auto-
rité de motiver ses décisions et qualifie les explications données par la 
commission d’examen d’insuffisantes (cf. réplique du 17 juin 2020 
p. 1 s.). De son côté, la Cour rappelle qu’afin d’exercer son contrôle 
juridictionnel, elle doit pouvoir reconstituer l’évaluation de l’épreuve et 
être convaincue que celle-là est exempte de toute illégalité. Il est 
déterminant que ce contrôle ne se résume pas à une pure formalité 
par défaut d'indications et que la candidate soit mise en mesure de 
comprendre les motifs de son échec, ce qui lui permet soit de mieux 
se préparer pour une session ultérieure, soit de l'accepter plus facile-
ment si celui-ci est définitif (arrêt du Tribunal fédéral 2C_463/2012 du 
28 novembre 2012 consid. 2.2 ; ACDP A1 19 2 précité consid. 12.2). 
Or, tel n’est pas le cas en l’occurrence. En effet, si l’on sait sur quelles 
questions ladite épreuve a été jugée insuffisante, on ignore en 
revanche tout du poids respectif qui a été attribué à chacune de ces 
erreurs, de ces lacunes, respectivement de ces approximations. 
Certes, l’autorité attaquée a admis que, sur une question particulière, 
les remarques de la recourante étaient pertinentes et devaient 
conduire à un rehaussement de la note d’un dixième de point ; elle a 
aussi relevé que certains de ses commentaires contestés par la candi-
date n’avaient, en réalité, pas conduit à un abaissement de la note. 
Cependant, il s’agit là de renseignements partiels qui ne sont pas suf-
fisants pour juger de la légalité de l’évaluation contestée, en l’absence 
d’indications concrètes qui permettent de comprendre comment, quan-
titativement, la note 3 a été attribuée. Il était nécessaire in casu que la 
commission détaille, de manière claire et complète, quelles étaient les 
solutions attendues, c’est-à-dire qu’elle mentionne, pour chaque ques-
tion, les éléments qui devaient figurer dans le projet d’acte pour valoir 
l’intégralité des points et qu’elle expose en quoi l’épreuve rendue par 
la candidate ne remplissait pas ces attentes et comment ces lacunes  
 

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ou erreurs impactaient quantitativement la notation. Or, ni les com-
mentaires fournis à la candidate, ni les explications formulées dans le 
cadre du présent recours ne satisfont à ces réquisits. 

A ce propos, il est exact que la jurisprudence n’exige pas le dépôt de 
documents internes, tels que par exemple une grille d’évaluation ou 
une échelle de notes. Cela suppose toutefois que les explications 
données par les examinateurs suffisent à rendre leur évaluation plau-
sible et compréhensible (cf. p. ex. arrêts du Tribunal fédéral 
2D_54/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.3 et 2D_25/2012 du 
6 novembre 2012 consid. 3.4 ; ACDP A1 18 263 du 23 septembre 
2019 consid. 2.2.2, A1 18 132 du 15 juillet 2019 consid. 2, A1 16 34 
du 1er septembre 2016 consid. 2.3 ainsi que les arrêts cités). Lorsqu’il 
subsiste certains doutes à ce sujet, la juridiction saisie ne peut pas en 
faire abstraction et confirmer ladite évaluation en se fiant à la grande 
marge d’appréciation reconnue aux examinateurs. Dans un tel cas, 
sans éléments précis permettant de comprendre quantitativement 
comment la note a été attribuée, la légalité de l’évaluation ne peut pas 
être vérifiée. La Cour observe par ailleurs que, dans certains litiges 
qui lui ont été soumis, les experts concernés ont déposé une grille ou 
une échelle de notes afin de justifier la notation qui était contestée 
(cf. p. ex., s’agissant d’examens d’avocat, ACDP A1 17 2 du 28 août 
2017 consid. 7 et ACDP A1 14 179 du 27 novembre 2014 
consid. 3.2), procédé qui, sans être légalement indispensable, a néan-
moins le mérite de la clarté. 

12.3  Attendu ce qui précède, un contrôle concret de la légalité de 
l’évaluation est impossible en l’état du dossier, la commission d’exa-
men n’ayant pas fourni d’indications vérifiables qui permettent de 
comprendre comment la notation de l’épreuve a été attribuée. La Cour 
n’est ainsi pas en mesure de déterminer si les critiques que la recou-
rante formule à l’égard de la notation de son épreuve – dont certaines 
sont fondées – sont de nature à faire accueillir favorablement la 
conclusion principale de son recours, à savoir la réforme de la déci-
sion de la commission d’examen et l’attribution d’une note 5 à 
l’épreuve de droits réels (acte I), à défaut l’attribution d’une note 4 en 
soi suffisante pour la réussite de son examen écrit de notariat. Cette 
irrégularité constitue également une violation du droit d’être entendu 
de la candidate, les exigences de motivation liées à l’évaluation de 
l’épreuve n’étant pas respectées.