# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** e6a56fce-e088-51a7-b6de-40ae343ef68d
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-04-12
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 12.04.2016 102 2016 29
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_102-2016-29_2016-04-12.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 1654, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00, F +41 26 304 15 01
www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

102 2016 29

Arrêt du 12 avril 2016 

IIe Cour d’appel civil

Composition Président: Adrian Urwyler
Juges: Catherine Overney, Michel Favre
Greffière: Sandra Mantelli

Parties A.________, opposant et recourant, représenté par 
Me Olivier Carré, avocat    

contre

B.________ SÀRL, requérante et intimée, représentée par 
Me Olivier Burnet, avocat

Objet Mainlevée provisoire (art. 82 LP)

Recours du 8 février 2016 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de l'arrondissement de la Gruyère du 26 janvier 2016

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considérant en fait

A. En date du 26 octobre 2015, B.________ Sàrl a fait notifier à A.________ le commandement 
de payer n° ccc de l’Office des poursuites de la Gruyère portant sur la somme de CHF 1'747.55 
avec intérêt à 5 % l’an dès le 28 mai 2015, correspondant au montant prévu par la convention 
signée par les parties le 30 septembre 2013. Le débiteur y a formé opposition totale le même jour. 
En date du 23 décembre 2015, la créancière a requis la mainlevée de l’opposition. 

B. Par décision du 7 janvier 2016, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la 
Gruyère (ci-après: la Présidente) a prononcé la mainlevée provisoire de l’opposition à concurrence 
de CHF 1'747.55 avec intérêts à 5% l’an dès le 28 mai 2015 ainsi que des frais de poursuite. De 
plus les frais judiciaires, par CHF 160.-, ont été mis à la charge de l’opposant.

C. Le 8 février 2016, A.________ a interjeté recours contre cette décision, concluant, sous suite 
de frais, à son annulation et à la confirmation de l’opposition qu’il a formé au commandement de 
payer n° ccc de l’Office des poursuites de la Gruyère.

Invitée à se déterminer, la créancière a conclu, sous suite de frais, au rejet du recours.

en droit

1. a) La voie du recours (art. 319 ss CPC) au Tribunal cantonal est ouverte (art. 319 
let. a CPC), l'appel n'étant pas recevable contre une décision de mainlevée (art. 309 let. b 
ch. 3 CPC).

b) Le délai pour faire recours contre la décision est de 10 jours à compter de sa notification 
(art. 321 al. 2 CPC), la procédure de mainlevée étant sommaire (art. 251 let. a CPC). Déposé le 
8 février 2016, le recours respecte ce délai, la décision attaquée ayant été notifiée au recourant le 
28 janvier 2016.

c) La cognition de la Cour d'appel est pleine et entière en droit; s'agissant des faits, elle est 
en revanche limitée à leur constatation manifestement inexacte (art. 320 CPC). 

d) En application de l’art. 327 al. 2 CPC, la Cour d'appel peut statuer sur pièces, sans tenir 
audience.

e) Conformément à l'art. 326 al. 1 CPC, les allégations de faits et les preuves nouvelles 
sont irrecevables au stade du recours.

f) La valeur litigieuse est de CHF 1'747.55 (art. 51 al. 1 let. a LTF).

2. a) Aux termes de l’art. 82 al. 1 LP, le créancier dont la poursuite se fonde sur une 
reconnaissance de dette peut requérir la mainlevée provisoire. Constitue une reconnaissance de 
dette, au sens de cette disposition, un acte authentique ou sous seing privé signé par le débiteur, 
ou son représentant, d’où ressort, de manière inconditionnelle, sa volonté de payer au créancier 
une somme d’argent déterminée ou aisément déterminable et exigible (ATF 130 III 87 consid. 3.1 

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et les références citées). Elle peut découler d’un simple écrit ou d’un ensemble de pièces pourvu 
que les éléments nécessaires en résultent (CR LP-SCHMIDT, 2005, art. 82 n. 18).

La procédure de mainlevée provisoire, comme la procédure de mainlevée définitive, est une 
procédure sur pièces, dont le but n’est pas de constater la réalité de la créance en poursuite, mais 
l’existence d’un titre exécutoire : le créancier ne peut motiver sa requête qu’en produisant le titre et 
la production de cette pièce, considérée en vertu de son contenu, de son origine et de ses 
caractéristiques extérieures comme un tel titre, suffit pour que la mainlevée soit prononcée si le 
débiteur n’oppose pas et ne rend pas immédiatement vraisemblables des exceptions. Le juge de la 
mainlevée provisoire examine donc seulement la force probante du titre produit par le créancier, sa 
nature formelle – et non la validité de la créance – et lui attribue force exécutoire si le débiteur ne 
rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires (ATF 132 III 140 consid. 4.1.1 et 
la référence citée).

b) En l’espèce, il ressort des pièces produites par la créancière qu’en date du 
30 septembre 2013, A.________ a signé, par l’entremise de la société de courtage B.________ 
Sàrl, une proposition d’assurance émise par D.________ prévoyant une prime annuelle de 
CHF 2'912.60, qui a été acceptée par D.________ et a pris effet au 1er novembre 2013. 
Simultanément, A.________ a conclu avec B.________ Sàrl une convention par laquelle il s’est 
engagé à payer à B.________ Sàrl, en cas d’annulation du contrat d’assurance durant trois ans à 
compter du début du contrat, un montant représentant la totalité de la prime annuelle prévue si la 
résiliation intervient durant la première année contractuelle, de 60% de la prime annuelle en cas de 
résiliation durant la 2ème année, et de 30% de la prime annuelle en cas de résiliation durant la 
3ème année. Par courrier du 28 mai 2015, A.________ a résilié le contrat d’assurance conclu avec 
D.________.

Dans la mesure où A.________ a signé la convention du 30 septembre 2013 de laquelle il ressort 
qu’il accepte de payer à B.________ Sàrl une somme d’argent déterminable et exigible, force est 
de constater qu’il s’agit bien d’une reconnaissance de dette valant titre de mainlevée provisoire au 
sens de l’art. 82 al. 1 LP. En effet, par sa signature, le recourant a attesté devoir la somme prévue 
par la convention en cas de résiliation du contrat d’assurance durant les trois premières années, 
soit en l’espèce CHF 1'747.55 correspondant aux 60% de la prime annuelle se montant à 
CHF 2'912.60 puisqu’il a résilié le contrat durant la deuxième année du contrat. Contrairement à ce 
que prétend le recourant, la convention du 30 septembre 2013, qui règle les honoraires dus à la 
société de courtage, n'est pas partie intégrante du contrat d’assurance que le recourant a conclu 
avec D.________, mais il s’agit d’un deuxième contrat de mandat liant l’intimée en tant que société 
de courtage à son client, A.________, auquel les dispositions de la loi fédérale sur le contrat 
d’assurance (LCA ; RS 221.229.1) invoquées par le recourant, ne sont pas applicables. Dans la 
mesure où il s’agit de deux contrats distincts liant différentes parties, aucun motif ne justifiait que le 
contenu de la convention soit mentionné dans la police d’assurance comme le soutient le 
recourant. En outre, la convention ne contrevient aucunement à l’art. 8 LCD, lequel a trait à 
l’utilisation de conditions générales abusives, dès lors que la convention du 30 septembre 2013, 
fondement de la créance de l’intimée, ne constitue pas des conditions générales. Au demeurant, 
les arguments soulevés par le recourant n’ont pas leur place dans une procédure de mainlevée 
mais relèvent incontestablement du juge du fond. 

Le débiteur n’a ainsi pas rendu immédiatement vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP). 
Partant, force est de constater que c’est à juste titre que la Présidente a prononcé la mainlevée 

https://www.swisslex.ch/LawDetail.mvc/Show?normalizedReferences=CH%2F281.1%2F81&source=docLink&SP=15|0xj4ff

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provisoire de l’opposition au commandement de payer n° ccc de l’Office des poursuites de la 
Gruyère formée par A.________. Il s’ensuit le rejet du recours.

3. Vu le sort du recours, les frais de la procédure doivent être mis à la charge de A.________ 
qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).

a) Les frais judiciaires dus à l'Etat pour le présent arrêt sont fixés à CHF 150.- (art. 95 al. 2 
let. b CPC) et seront prélevés sur l’avance de frais effectuée par le recourant.

b) S’agissant des dépens, ils seront fixés de manière globale (art. 64 al. 1 let. e et 68 al. 4 
RJ).

Ainsi, conformément au tarif cantonal (art. 105 al. 2 et 96 CPC; art. 63 al. 2, 64 al. 1 let. e et 68 al. 
4 RJ) et compte tenu de la nature, de la difficulté, de l'ampleur ainsi que du travail nécessaire de 
l'avocat de l’intimée, l'indemnité globale due à cette dernière à titre de dépens est fixée, pour 
l’instance de recours, à CHF 250.-, débours compris, mais TVA à 8 % en sus par CHF 20.-.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête:

I. Le recours est rejeté.

Partant, la décision de la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère du 
26 janvier 2016 est confirmée.

II. Les frais pour la procédure de recours sont mis à la charge de A.________.

Les frais judiciaires dus à l’Etat pour la procédure de recours sont fixés à CHF 150.- 
(émolument forfaitaire). Ils seront prélevés sur l’avance de frais effectuée par A.________.

Il est alloué à B.________ Sàrl, à la charge de A.________, une indemnité globale de 
CHF 270.- à titre de dépens, débours et TVA compris.

III. Communication.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours constitutionnel au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 113 à 119 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de 
recours motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 12 avril 2016/sma

Président Greffière
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