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**Case Identifier:** ebc78f0b-0bbc-55a0-9bbc-76b8a3644543
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2014-12-16
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 16.12.2014 A/669/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-669-2014_2014-12-16.pdf

## Full Text

P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/669/2014-LDTR ATA/1015/2014  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 16 décembre 2014 

 

   dans la cause 

 

A______ SA 
représentée par la Régie Zimmermann SA 
  

contre 

DÉPARTEMENT DE L'AMÉNAGEMENT, DU LOGEMENT ET DE 
L'ÉNERGIE 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 
25 avril 2014 (JTAPI/431/2014) 

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A/669/2014 

EN FAIT 

1)  Le 18 décembre 2008, A______ SA, société anonyme sise à Genève et 
domiciliée auprès de la régie Zimmermann SA, a acquis, en copropriété avec 
B______ SA, la parcelle n° 1______ du cadastre de la commune de C______, sise 
au ______, chemin de D______. 

2)  Sur cette parcelle a été construit un immeuble locatif entre 1964 et 1965. 

3)  A______ SA a chargé Zimmermann SA de s’occuper de l’administration de 
cet immeuble. 

4)  Le 1er mars 2009, A______ SA a racheté la part de copropriété de B______ 
SA. 

5)  Par décision du 27 mai 2011 adressée à A______ SA, le département de 
l’urbanisme, devenu depuis lors le département de l'aménagement, du logement et 
de l'énergie (ci-après : DALE) a ordonné à cette dernière de déposer une requête 
en autorisation de construire ayant pour objet certains travaux qui avaient été 
effectués dans un appartement. 

  Cette décision a été confirmée par le Tribunal administratif de première 
instance (ci-après : le TAPI) puis par la chambre administrative de la Cour de 
justice (ci-après : la chambre administrative) le 25 septembre 2012 
(ATA/645/2012). 

  Les travaux en questions devaient être considérés, tant de par leur ampleur 
que de par leur coût, comme des travaux de rénovation soumis à autorisation. 

6)  Par courrier du 26 novembre 2012, le DALE, constatant que l’arrêt précité 
était entré en force, a imparti à A______ SA un délai de 30 jours pour déposer une 
requête d’autorisation de construire. 

7)  Dans le courant du mois d’octobre 2012, A______ SA a vendu la parcelle 
n° 1______ à E______. Cette acquisition a été inscrite au registre foncier le  13 
décembre 2012. 

  La régie Zimmermann SA a conservé la gestion de l’immeuble. 

8)  Le 17 décembre 2012, la société d’architectes F______ SA a déposé une 
demande d’autorisation de construire relative à la rénovation de l’appartement. 

  Sous la rubrique « propriétaire » était indiqué : « A______ SA p/a Régie 
Zimmermann SA ». De même, dans le courrier daté du 13 décembre 2012 

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accompagnant la demande, apparaissait l’indication « propriétaire : A______ 
SA ». 

  Parmi les documents produits à l’appui de cette requête figurait un extrait de 
la mensuration officielle et du registre foncier daté du 13 décembre 2012, aux 
termes duquel la parcelle concernée était la propriété de A______ SA. 

9)  Le 10 janvier 2013, dans le cadre de l’instruction de cette demande, le 
service juridique du DALE a émis un préavis favorable aux conditions suivantes : 

  « 1. Les dispositions de la loi sur les démolitions, transformations et 
rénovations de maisons d'habitation (mesures de soutien en faveur des locataires 
et de l'emploi) du 25 janvier 1996 (LDTR - L 5 20) seront respectées. 

  2. Le loyer de l’appartement de 2,5 pièces sis au 1er étage n’excédera pas 
après travaux CHF 14'400.- au total par an soit CHF 5'760.- la pièce par an. Ce 
loyer sera appliqué pour une durée de trois ans avec effet rétroactif dès la prise 
d’effet du bail, soit le 1er septembre 2010. 

  3. Tous travaux supplémentaires devront faire l’objet de demandes 
complémentaires ». 

10)  Par décision du 29 janvier 2013, publiée dans la Feuille d’avis officielle 
(FAO) le ______ 2013, le DALE a délivré l’autorisation de construire sollicitée. 
Cette décision mentionnait A______ SA aussi bien comme requérante de cette 
autorisation que comme propriétaire de la parcelle. 

11)  Par courrier du 29 janvier également, adressé à l’architecte de A______ SA, 
le DALE a ordonné à cette dernière de rétablir une situation conforme au droit 
dans un délai de trente jours, en établissant un nouveau contrat de bail à loyer et 
en remboursant le trop-perçu aux locataires concernés. 

  Au vu de l’infraction à la LDTR commise par A______ SA, le département 
lui a infligé une amende administrative de CHF 2'000.-. 

12)  Cette décision n’a pas été contestée et l’amende a été payée. 

13)  Par décision du 26 juillet 2013 adressée à la régie Zimmermann SA, prise au 
terme de plusieurs délais accordés à A______ SA, le DALE a infligé une amende 
administrative de CHF 10'000.- à cette dernière pour ne pas avoir respecté les 
mesures qui lui avaient été ordonnées le 29 janvier 2013.  

14)  Par acte du 22 août 2013, sous la plume de la régie Zimmermann SA, 
A______ SA a recouru devant le TAPI contre la décision susmentionnée, 
concluant notamment à ce que celui-ci constate la nullité de la décision attaquée et 

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de celle prise par le DALE le 29 janvier 2013, ainsi qu’à la restitution de la 
somme de CHF 2'000.- payée à tort, avec intérêt à 5% dès le 19 février 2013. 

15)  Par jugement du 5 février 2014 (JTAPI/136/2014), le TAPI a partiellement 
admis le recours de A______ SA. Il a maintenu la décision prise par le DALE le 
29 janvier 2013 mais annulé celle du 29 juillet 2013, condamné A______ SA aux 
frais de la procédure arrêtés à CHF 1’200.-, lesquels étaient partiellement couverts 
par son avance de frais de CHF 700.-. 

  L’amende de CHF 2’000.- infligée par la décision du DALE prise le  
29 janvier 2013, que la recourante avait été entièrement payée, était fondée sur 
une infraction commise par cette dernière bien avant qu’elle ne procède à la vente 
de l’immeuble.  

  Par ailleurs, en se prévalant très opportunément du fait qu’elle n’était en fait 
plus propriétaire de l’immeuble au moment de la décision, longtemps après 
l’échéance du délai de recours et alors qu’elle avait procédé à l’exécution quasi 
complète de celle-ci, la recourante agissait de façon grossièrement contraire au 
principe de la bonne foi, ce qui constituait un abus de droit. C’était d’autant plus 
vrai qu’elle avait sciemment induit en erreur le DALE en déposant elle-même la 
requête d’autorisation de construire et en y indiquant faussement qu’elle était 
propriétaire de la parcelle en cause. 

  La recourante était avertie du fait que, si elle ou son mandataire adoptait une 
nouvelle fois un tel comportement, elle s’exposait à faire l’objet d’une amende 
pour plaideur téméraire. 

  L’amende de CHF 10'000.- infligée à A______ SA par la décision prise par 
le DALE le 26 juillet 2013 avait quant à elle été contestée avant l’échéance du 
délai de recours. La procédure conduite par le DALE avait été engagée de façon 
erronée dans la mesure ou A______ SA n’était plus propriétaire de l’immeuble 
litigieux. Le DALE aurait dû s’adresser au nouveau propriétaire, désormais 
titulaire du contrat de bail sur lequel portait le litige. 

  La recourante était amplement, si ce n’est presque exclusivement, 
responsable de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle n’avait pas informé 
le DALE du fait qu’elle avait vendu l’immeuble litigieux et avait déposé 
l’autorisation de construire en indiquant être propriétaire de l’immeuble. En outre, 
elle n’avait jamais attiré l’attention du DALE quant à ce changement, ni lors de la 
réception de l’autorisation de construire, ni lors des échanges de courriers qui se 
référaient à chaque fois, dans leur en-tête, à sa qualité de propriétaire. Si le DALE 
n’était pas exempt de reproches, son erreur avait été, dans une très large mesure, 
provoquée par le comportement incompréhensible de la recourante. 

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  Au vu de ces circonstances, l’intégralité des frais de la procédure, arrêtés à 
CHF 1'200.-, étaient mis à charge de la recourante et aucune indemnité de 
procédure n’était allouée à cette dernière. 

16)  Ce jugement n’a fait l’objet d’aucun recours. 

17)  Le 4 mars 2014, A______ SA a formé une réclamation par devant le TAPI 
contre l’arrêté des frais de procédure, émoluments et indemnités du jugement 
susmentionné. Elle a conclu principalement à l’annulation du chiffre quatre du 
jugement, à l’octroi d’une équitable indemnité de procédure de  
CHF 1’000.- minimum, à ce que la totalité des frais de procédure soit mis à charge 
du DALE ainsi qu’à la restitution des CHF 700.- d’avance de frais judiciaires. 

  Les accusations portées par le TAPI à son encontre étaient erronées et 
choquantes, tout comme le fait qu’il se soit fait l’avocat du DALE en lui suggérant 
d’agir contre A______ SA. Elles étaient d’autant plus injustifiées que le TAPI 
s’était basé uniquement sur les documents de la procédure pour aboutir à une telle 
conclusion, sans même avoir entendu les parties ou des témoins. 

  Elle n’avait jamais eu l’intention de tromper le DALE. Les problèmes de 
communication entre services s’expliquaient par la grande taille de l’entreprise. 
La vente avait été formalisée par inscription au registre foncier en date du  
13 décembre 2012 par le « service vente » et la demande d’autorisation avait été 
déposée par le bureau d’architectes indépendant avec lequel elle travaillait, le 
lundi 17 décembre 2012, soit deux jours ouvrables plus tard. Ce dernier n’avait 
pas été informé du changement, raison pour laquelle il avait inscrit A______ SA 
comme propriétaire dans ladite demande. L’autorisation ayant été octroyée, le 
bureau d’architectes, par inadvertance, n’avait pas informé le DALE de ce 
changement. Les courriers envoyés au DALE étaient quant à eux rédigés par le 
« service gérance administrative». Les collaborateurs de ce service n’étant pas des 
experts en droit, ils avaient repris la teneur du « concerne/objet » des courriers 
précédents qui leur avaient été adressés. Il n’y avait donc eu aucun abus de droit 
ou de comportement contraire à la bonne foi. 

  Le recours avait été déposée contre l’amende de CHF 10'000.-, infligée à 
tort par le DALE le 26 juillet 2013. Le recours était entièrement justifié, le TAPI 
ayant fait droit à la demande d’annulation de ladite décision. Il ne pouvait pas y 
avoir de témérité dans le cadre d’un recours gagné, ni dans le fait de réclamer le 
remboursement d’un montant versé par erreur, fût-ce environ neuf mois après son 
paiement. La question de la nullité de la décision du 29 janvier 2013 qui avait été 
soulevée était parfaitement  justifiée dans la mesure où elle avait été notifiée à un 
mauvais destinataire. 

  Le DALE n’avait pas vérifié les inscriptions du registre foncier dans le 
cadre du traitement de la demande d’autorisation de construire. De plus, il aurait 

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pu se rendre compte du changement de propriétaire en prenant connaissance des 
documents qui lui avaient été remis en date du 22 mai 2013. Le DALE avait donc 
une grande part de responsabilité dans le litige et dans la procédure qui avait été 
engagée. 

  Les amendes n’avaient pas été adressées à la bonne personne. Le DALE 
avait persisté dans la procédure alors qu’il devait savoir qu’il n’avait aucune 
chance d’obtenir gain de cause, pour ce qui était de la décision du 26 juillet 2013. 
De ce fait, par sa faute, le montant des frais de justice avait augmenté. 

18)  Le 4 mars 2014, A______ SA a dénoncé au Conseil supérieur de la 
magistrature les propos tenus par le TAPI dans son jugement du 5 février 2014. 

19)  Le 7 mars 2014, le Conseil supérieur de la magistrature a classé la 
dénonciation de A______ SA. Seuls les griefs de caractère disciplinaire étaient de 
sa compétence, or, les griefs invoqués par la plaignante étaient de nature 
appellatoire. 

20)  Le 19 mars 2014, A______ SA a formé opposition contre cette décision. 

21)  Le 24 mars 2014, l’office de l’urbanisme a rendu ses observations sur la 
réclamation de A______ SA. Il a conclu à son rejet ainsi qu’à la condamnation de 
A______ SA aux frais de procédure. 

  Le jugement contesté se fondait sur le fait que A______ SA avait attendu le 
recours pour se prévaloir du changement de propriétaire alors qu’elle aurait pu le 
faire dès réception de la décision du DALE. La condamnation de la recourante au 
paiement d’émoluments se justifiait par son abstention à produire une pièce 
qu’elle détenait avant le début de la procédure judiciaire qu’elle avait  
elle-même initiée. 

  La prétendue absence de communication entre les services qui composent la 
réclamante ou leur dysfonctionnement ne sauraient être imputés qu’à elle-même. 
Au surplus, ces problématiques internes ne concernaient que la période qui avait 
précédé la notification de l’amende. Rien n’avait empêché la réclamante 
d’informer le département du changement de propriétaire de l’immeuble dès 
réception de l’amende, plutôt que d’engager une procédure judiciaire. 

  Si le département n’avait pas retiré sa décision pour éviter la procédure, 
c’était justement en raison du comportement contraire à la bonne foi de la 
réclamante. Celle-ci avait créé et maintenu une apparence de droit qui avait induit 
le DALE en erreur. 

22)  Par jugement du 25 avril 2014 (JTAPI/431/2014), le TAPI a rejeté la 
réclamation de A______ SA et mis un émolument de CHF 300.- à charge de cette 
dernière. 

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  La réclamante ne pouvait remettre en cause la décision que le TAPI avait 
prise sur le fond dans le cadre d’une réclamation sur les frais et indemnités de la 
procédure. 

  Elle était amplement, si ce n’était exclusivement responsable de la situation 
dans laquelle elle s’était retrouvée. Il se justifiait donc de mettre à sa charge 
l’entier des frais du recours et de ne pas lui allouer d’indemnité de procédure. 

  À supposer que les explications qu’elle avait fournies permettent d’exclure 
qu’elle avait sciemment induit le DALE en erreur, elle avait été à tel point 
négligente dans le traitement de l’affaire que le TAPI aurait retenu la même 
solution. 

  Au surplus, en règle générale, les départements de l’État ne pouvaient se 
voir imposer de frais de procédure si leurs décisions étaient contestées. Même si le 
DALE n’était pas exempt de tout reproche, son erreur avait été provoquée par le 
comportement de la réclamante. 

23)  Le 21 mai 2014, A______ SA a formé un recours auprès de la chambre 
administrative contre cette décision. Elle a conclu à l’octroi d’une indemnité 
équitable de procédure du recours d’un minimum de CHF 1’000.-, à l’annulation 
des frais de procédure de CHF 1'200.- mis à sa charge, à la restitution de la 
somme de CHF 700.- versée à titre d’avance de frais judiciaires ainsi qu’à 
l’annulation des frais de la procédure de réclamation de CHF 300.-. Elle a repris, 
pour l’essentiel, les arguments avancés dans sa réclamation du 4 mars 2014. 

  Le TAPI avait fait acte d’arbitraire, avait largement abusé de son pouvoir 
d’appréciation et violé le principe de la proportionnalité. A______ SA avait 
obtenu presque entièrement gain de cause. Plutôt que de de lui accorder une 
indemnité, le TAPI avait mis à sa charge CHF 1'200.- de frais de procédure. En 
outre, il ne s’était pas prononcé sur les griefs soulevés dans la réclamation, n’avait 
pas effectué de pesée des intérêts en présence et n’avait pas tenu compte de la 
responsabilité du DALE dans le litige. 

  A______ SA contestait essayer de remettre en cause la décision que le TAPI 
avait prise sur le fond.   

24)  Par courrier du 27 mai 2014, le TAPI a annoncé ne pas avoir d’observations 
à formuler dans le cadre du recours susmentionné. 

25)  Le 20 juin 2014, l’office de l’urbanisme a communiqué ses observations sur 
le recours de A______ SA du 21 mai 2014. Il a conclu au rejet de ce dernier en 
reprenant ses observations du 24 mars 2014. 

26)  Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

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EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du  
12 septembre 1985 - LPA - E 5 10). 

2)  La recourante demande à ce que la totalité des frais et émoluments de la 
procédure de recours ainsi que de la procédure de réclamation soit mise à charge 
du DALE. 

3) a. La juridiction administrative qui rend la décision statue sur les frais de 
procédure et émoluments. En règle générale, l’État, les communes et les 
institutions de droit public ne peuvent se voir imposer de frais de procédure si 
leurs décisions font l’objet d’un recours (art. 87 al. 1 LPA). 

  Un principe général de procédure administrative veut que les frais soient 
supportés par la partie qui succombe et dans la mesure où elle succombe (René 
RHINOW/Heinrich KOLLER/Kristina KISS, Öffentliches Prozessrecht, 2ème éd., 
2010, n. 1693). 

 b. Au stade du recours devant le TAPI, les frais et émoluments ont été fixés à 
CHF 1'200.-. 

  À l’issue de ce recours, l’amende de CHF 2000.- prononcée par la décision 
du 29 janvier 2013 a été maintenue, tandis que celle d’un montant de  
CHF 10'000.- infligée par la décision du 26 juillet 2013 a été annulée. Les 
conclusions de la recourante ont donc été partiellement admises. 

  Néanmoins, le TAPI a décidé de mettre la totalité des frais de justice et 
émoluments à charge de la recourante. Selon ce Tribunal, une telle décision se 
justifiait par la négligence avec laquelle la recourante avait traité le dossier ainsi 
que par le comportement incompréhensible et contraire au principe de la 
confiance que la recourante avait adopté à l’égard du DALE, qui avait provoqué 
l’erreur de ce dernier. 

  Il en va de rappeler que l’art. 87 al. 1 LPA ne saurait être compris comme 
permettant à l’autorité décisionnaire de punir un justiciable en raison du 
comportement, ne serait-ce que négligent, adopté par ce dernier. 

  Une telle sanction peut, en revanche, être envisagée par l’application de 
l’art. 88 al. 1 et 2 LPA. Cette disposition permet à la juridiction administrative de 
prononcer une amende n’excédant pas CHF 5'000.- à l’égard de celui dont le 
recours, l’action, la demande en interprétation ou en révision est jugée téméraire 
ou constitutive d’un emploi abusif des procédures prévues par la loi. 

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  La question de savoir si le comportement de la recourante, en l’espèce, 
aurait justifié une telle amende peut demeurer ouverte. 

  Au vu de l’admission partielle du recours, les frais qui avaient été mis 
charge de la recourante - qui obtient partiellement gain de cause, mais a donc 
également succombé partiellement - seront réduits. La valeur litigieuse totale 
s’élevant à CHF 12'000.- et la recourante ayant obtenu gain de cause à hauteur de 
CHF 10'000.-, les frais de procédure et émoluments seront fixés à CHF 300.-. 

4)  La recourante demande principalement à ce qu’une équitable indemnité lui 
soit allouée, d’une hauteur minimum de CHF 1'000.-, pour la procédure de 
recours. 

 a. La juridiction administrative peut, sur requête, allouer à la partie ayant 
entièrement ou partiellement gain de cause, une indemnité pour les frais 
indispensables causés par le recours (art. 87 al. 2 LPA). 

 b. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la juridiction de céans, les 
décisions des tribunaux en matière de dépens n’ont pas à être motivées, l’autorité 
restant néanmoins liée par le principe général de l’interdiction de l’arbitraire (ATF 
114 Ia 332 consid. 2b p. 334 ; 111 Ia 1 ; 111 V 48 consid. 4a ; arrêts du Tribunal 
fédéral 6B_245/2011 du 7 juillet 2011 consid. 2.2 ; 5D_106/2010 du 28 février 
2011 consid. 4.1 ; 2C_379/2010 du 19 novembre 2010 consid. 6.1 ; 5A_502/2008 
du 4 mars 2009 consid. 4.1 ; ATA/392/2014 du 27 mai 2014 ; ATA/837/2013 du 
19 décembre 2013 ; ATA/544/2010 du 4 août 2010 ; ATA/430/2010 du 22 juin 
2010 et les références citées). Le juge est en mesure de se rendre compte de la 
nature et de l'ampleur des opérations que le procès a nécessitées (ATF 111 Ia 1 
consid. 2a p. 1). 

 c. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, une partie non assistée par un 
avocat, indépendamment du fait qu’elle soit juriste ou avocate elle-même, peut 
obtenir des dépens à certaines conditions (…), dans des causes particulièrement 
compliquées, avec une valeur litigieuse élevée et un travail important qui dépasse 
ce que chaque individu peut devoir consacrer à ses affaires personnelles (ATF 125 
II 518 consid. 5b p. 519-520 = RDAF 2000 I 711). Toutefois, la chambre 
administrative n’alloue pas d’indemnité de procédure lorsque la personne qui la 
demande n’est pas formellement représentée par un mandataire et n’indique pas 
avoir exposé de frais particuliers au titre de la défense de ses intérêts 
(ATA/779/2013 du 26 novembre 2013 ; ATA/216/2013 du 9 avril 2013 ; 
ATA/93/2007 du 6 mars 2007). 

 d. En l’espèce, A______ SA a assuré sa propre défense dans le cadre de la 
procédure de réclamation. Elle s’est fait représenter par la régie Zimmermann SA 
dans le cadre du recours du 22 août 2013. 

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  Le siège de A______ SA est sis dans les locaux de la régie Zimmermann 
SA et certains des membres du conseil d’administration sont communs aux deux 
entités. Une seule et même personne est présidente du conseil d’administration 
des deux entités. Les deux sociétés sont donc étroitement liées. 

  La cause ne présentant aucune difficulté particulière, le travail qui y a été 
consacré ne peut être considéré comme dépassant le temps que chaque individu 
peut devoir consacrer à ses affaires personnelles. 

  La recourante demandait à être libérée des frais de procédure et émoluments 
qui s’élevaient à un total de CHF 1’200.- et demandait l’allocation d’une équitable 
indemnité de procédure. La valeur litigieuse était donc relativement faible. 

  Il découle de ce qui précède que c’est avec raison que le TAPI n’a pas 
alloué d’indemnité à la recourante au terme de la procédure de recours.  

5)  Vu l’issue de la procédure de réclamation, aucun émolument ne sera perçu, 
ni par le TAPI, ni par la chambre administrative (art. 87 al. 1 LPA). 

  Le jugement sur réclamation du TAPI fixant les frais de procédure et 
émoluments à CHF 300.- à la charge de la recourante sera donc annulé. 

  Aucune indemnité de procédure ne sera allouée à la recourante, quand bien 
même elle a conclu à l’octroi de dépens, dès lors qu’elle assurait sa propre 
défense, conformément aux principes susmentionnés (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 21 mai 2014 par A______ SA  contre le 
jugement du Tribunal administratif de première instance du 25 avril 2014 ; 

 

au fond : 

admet partiellement le recours ; 

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fixe les frais et émoluments mis à charge de A______ SA par le jugement du Tribunal 
administratif de première instance du 5 février 2014 à CHF 300.- (JTAPI A/2705/2013); 

annule l’émolument de CHF 300.- mis à la charge de la recourante  par le jugement sur 
réclamation du Tribunal administratif de première instance du 25 avril 2014 
(JTAPI/431/2014) ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure pour la 
procédure devant la chambre administrative ; 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 
2005 (LTF – RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 
suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière 
de droit public ; le mémoire doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 
porter la signature de la recourante ou de son mandataire ; il doit être adressé au 
Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l’art. 42 LTF ; le présent arrêt et les pièces en possession de la recourante, 
invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

communique le présent arrêt à la Régie Zimmermann SA, mandataire de la recourante,  
au Tribunal administratif de première instance ainsi qu'au département de 
l'aménagement, du logement et de l'énergie. 

Siégeants : M. Verniory, président, MM. Thélin et Dumartheray, Mme Payot Zen-
Ruffinen et M. Pagan, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 

F. Cichocki 

 le président siégeant : 
 

J.-M. Verniory 
 
 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le  
 

 la greffière :