# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2722cc1d-3bcb-55f8-932c-1d962cc7a8d3
**Source:** Freiburg/Fribourg (FR)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-03-25
**Language:** fr
**Title:** Freiburg Kantonsgericht Zivilappellationshöfe 25.03.2024 101 2023 401
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/FR_Gerichte/FR_TC_001_101-2023-401_2024-03-25.pdf

## Full Text

Tribunal cantonal TC
Kantonsgericht KG

Rue des Augustins 3, case postale 630, 1701 Fribourg

T +41 26 304 15 00

www.fr.ch/tc

—
Pouvoir Judiciaire PJ
Gerichtsbehörden GB

101 2023 401
101 2024 10

Arrêt du 25 mars 2024

Ie Cour d’appel civil

Composition Président : Jérôme Delabays
Juges : Dina Beti, Cornelia Thalmann El Bachary
Greffière : Emilie Dafflon

Parties A.________, intimé, appelant et intimé dans le cadre de la 
procédure d’avis aux débiteurs, représenté par Me Yvan Henzer, 
avocat

contre

B.________, requérante, intimée et requérante dans le cadre de la 
procédure d’avis aux débiteurs, représentée par sa curatrice 
C.________ et par Me Mathieu Azizi, avocat

Objet Mesures provisionnelles dans le cadre d’une action alimentaire –
Contribution d’entretien en faveur de l’enfant mineur, avis aux 
débiteurs

Appel du 19 octobre 2023 contre la décision de la Présidente du 
Tribunal civil de la Gruyère du 5 octobre 2023

Requête d’avis aux débiteurs du 18 janvier 2024

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considérant en fait

A. A.________ et D.________, nés en 2002, sont les parents non mariés de l’enfant 
B.________, née en 2021. 

A.________ est le père d’une seconde fille, E.________, née d’un autre lit en 2021 également.

Les parents n’ont jamais vécu ensemble. Une curatrice en paternité et en aliments a été désignée 
en faveur de B.________ le 12 mai 2021 en la personne de C.________. L’enfant a été reconnue 
par son père le 17 juin 2022.

B. Le 29 décembre 2022, B.________, agissant par sa curatrice, a déposé à l’encontre de 
A.________ une requête de conciliation dans le cadre d’une action indépendante en entretien. Elle 
a dans ce cadre requis l’assistance judiciaire, qui lui a été accordée par décision du 30 mars 2023. 
Invité à se déterminer, A.________ a conclu au rejet des conclusions de l’enfant par acte du 
13 février 2023. Les parties ont comparu le 15 février 2023 devant la Présidente du Tribunal civil de 
la Gruyère (ci-après : la Présidente). La tentative de conciliation ayant échoué, une autorisation de 
procéder a été délivrée.

B.________ a déposé sa demande au fond par mémoire du 28 mars 2023. A.________ a déposé 
sa réponse le 3 juillet 2023.

C. Le 28 mars 2023 également, B.________ a déposé des requêtes de mesures 
superprovisionnelles et provisionnelles. Elle a requis que A.________ soit astreint, dès le 1er avril 
2023, à contribuer à son entretien par le versement, en mains de D.________, d’une contribution 
d’entretien de CHF 3'475.10 jusqu’à ce que la mère se soit constitué son propre domicile et de 
CHF 4'260.10 par la suite. B.________ a en outre conclu à ce que les frais judiciaires et les dépens 
soient mis à la charge de son père.

La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée par décision du 30 mars 2023.

A.________ a déposé sa réponse à la requête de mesures provisionnelles par acte du 26 avril 2023, 
concluant principalement au rejet de la requête et, subsidiairement, au versement d’une contribution 
d’entretien mensuelle de CHF 619.30 jusqu’à ce que sa fille soit scolarisée, CHF 420.40 de la 
scolarisation de l’enfant et jusqu’à ses 10 ans révolus, et CHF 620.40 dès ses 10 ans révolus, 
majorée de CHF 100.- pour autant que la mère se constitue son propre domicile. 

Les parties ont été entendues par la Présidente lors de l’audience du 8 mai 2023, celle du 4 mai 
2023 ayant été renvoyée en raison de l’absence de A.________.

Des pièces ont été produites et divers échanges sont intervenus à cet égard entre les 18 mai 2023 
et 24 août 2023.

Par décision du 14 août 2023, la Présidente a prononcé un changement de défenseur d’office 
concernant B.________ en raison de la cessation d’activité de son mandataire initial.

Par décision du 5 octobre 2023, la Présidente a partiellement admis la requête de mesures 
provisionnelles du 28 mars 2023 de B.________. Elle a astreint A.________ à contribuer à l’entretien 
de l’enfant par le versement, en mains de sa mère, d’une pension mensuelle de CHF 2'990.- du 
1er avril 2023 au 30 juin 2023 et de CHF 2'680.- dès le 1er juillet 2023. Les frais ont été réservés.

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D. A.________ a fait appel de cette décision par mémoire du 19 octobre 2023. A titre principal, 
il conclut à devoir s’acquitter en faveur de sa fille d’une pension mensuelle de CHF 1'090.- dès le 
1er avril 2023. A titre subsidiaire, l’appelant conclut au renvoi de la cause à l’autorité de première 
instance afin qu’elle complète l’état de fait et statue à nouveau dans le sens des considérants.

A.________ a assorti son appel d’une requête d’assistance judiciaire, qui lui a été accordée par arrêt 
du 3 novembre 2023, et d’une requête d’effet suspensif.

B.________ a déposé sa réponse le 20 novembre 2023, concluant au rejet tant de l’appel que de la 
requête d’effet suspensif et faisant valoir plusieurs faits nouveaux concernant la situation financière 
de sa mère. Elle a elle aussi requis l’assistance judiciaire, qui lui a été octroyée par arrêt du 
27 novembre 2023.

Par arrêt du 27 novembre 2023 également, le Président de la Cour (ci-après : le Président) a 
partiellement admis la requête d’effet suspensif de l’appelant. Cet arrêt prévoit que pour la durée de 
la procédure d’appel, la contribution d’entretien prononcée en faveur de B.________ n’est exécutoire 
qu’à hauteur de CHF 1'090.- par mois du 1er avril au 31 octobre 2023 et CHF 2'290.- par mois dès 
le 1er novembre 2023. Les frais ont été réservés.

Le 18 décembre 2023, A.________ a déposé une réplique spontanée ainsi que de nouvelles pièces. 
Il a également produit ses fiches de salaire des mois d’octobre et novembre 2023, qui lui avaient été 
demandées par le Président le 27 novembre 2023, et modifié ses conclusions en ce sens que la 
pension due en faveur de sa fille s’élève à CHF 696.- dès le 1er décembre 2023.

Par courriers du 4 janvier 2024, le Président a, d’une part, invité B.________ à se déterminer sur 
les allégations de A.________ selon lesquelles sa mère vivrait en concubinage et, d’autre part, 
sollicité différents renseignements auprès de F.________ SA, employeur de l’appelant, concernant 
des contradictions constatées, notamment, entre les fiches de salaire de ce dernier et les montants 
lui étant effectivement versés.

B.________ a déposé sa détermination le 18 janvier 2024. Par mémoire du même jour, l’intimée a 
déposé un acte intitulé « Requête de mesures superprovisionnelles doublée d’une requête d’avis 
aux débiteurs » tendant à ce qu’ordre soit donné à l’employeur de A.________ ainsi qu’à tout autre 
employeur futur ou caisses d’assurances sociales dont il touche un salaire, respectivement des 
prestations sociales, de prélever sur celui-ci, à la fin de chaque mois pour le mois suivant, le montant 
de CHF 2'290.- à titre superprovisionnel et de CHF 2'680.- à titre provisionnel, pour le verser sur le 
compte bancaire de D.________. L’intimée a en outre conclu à ce que les frais judiciaires et les 
dépens soient mis à la charge de A.________.

La requête de mesures superprovisionnelles de l’intimée a été rejetée par arrêt du 19 janvier 2024. 
Un délai a été imparti à A.________ pour se déterminer et pour prouver les démarches effectuées 
afin de percevoir les allocations familiales. L’appelant s’est exécuté le 2 février 2024.

Dans l’intervalle, F.________ SA a fourni, le 22 janvier 2024, une partie des informations sollicitées 
par le Président concernant le salaire de l’appelant. Invité à compléter sa réponse, l’employeur a 
demandé une prolongation de délai. Il n’est toutefois pas allé retirer le courrier recommandé la lui 
accordant et n’a pas fourni les renseignements qui étaient requis de sa part.

Par courrier du 9 février 2024, A.________ a produit la preuve du salaire de CHF 3'000.- qui lui avait 
été versé pour le mois de janvier 2024 et du versement, le même jour, d’un montant de CHF 500.- 
sur le compte de D.________.

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Le 27 février 2024, B.________ a produit deux décisions accordant à sa mère une rente AVS pour 
enfant, respectivement une rente AI pour enfant, afin que ces rentes soient prises en compte dans 
les revenus de sa mère, ce qui se répercutera sur le calcul de son entretien.

Par courrier du 13 mars 2024, A.________ a produit un avis de crédit faisant état d’un versement 
de CHF 1'497.05 sur son compte le 4 mars 2024 par F.________ SA, avec la mention « Stipendio 
febbraio, saldo essecuzione e detrazione alloggio », qu’il a traduite par « Salaire février, solde 
exécution et déduction logement ». L’appelant a indiqué que son employeur continuait apparemment 
à déduire de son salaire le loyer du logement mis à sa disposition et qu’il ignorait, pour le surplus, 
quelle pourrait être l’origine des déductions opérées.

Dans la mesure où la Cour n’entend pas tirer de cette dernière écriture des conséquences qui 
seraient défavorables à B.________, le présent arrêt sera rendu sans attendre une éventuelle 
détermination de l’intimée fondée sur son droit de réplique inconditionnel.

en droit

1.

1.1. L’appel est recevable notamment contre les décisions de première instance sur les mesures 
provisionnelles, pour autant que, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. b et al. 2 CPC). Le délai d’appel 
en procédure sommaire – qui régit notamment les mesures provisionnelles pendant une procédure 
de divorce (art. 271 CPC, par renvoi de l’art. 276 al. 1 CPC) – est de 10 jours (art. 314 al. 1 CPC).

En l’espèce, la décision attaquée a été notifiée au mandataire de l’appelant le 9 octobre 2023 
(bordereau du 19 octobre 2023 de A.________, pièce 1). Déposé le 19 octobre 2023, l’appel a dès 
lors été interjeté en temps utile. Le mémoire est, de plus, dûment motivé et doté de conclusions. En 
outre, vu les montants litigieux en première instance, à savoir CHF 2'954.- par mois (CHF 3'475.10 
- CHF 520.40) ou plus selon les périodes, ce pour une durée en l’état indéterminée, la valeur 
litigieuse est supérieure à CHF 10'000.-. La voie de l’appel est par conséquent ouverte.

1.2. La procédure sommaire (art. 252 ss CPC) s'applique aux causes de mesures provisionnelles, 
le tribunal établissant toutefois les faits d'office (maxime inquisitoire, art. 296 al. 1 CPC) et n’étant 
pas lié par les conclusions des parties (maxime d’office, art. 296 al. 3 CPC) s’agissant des questions 
concernant les enfants mineurs. 

1.3. La cognition de la Cour d’appel est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 310 CPC). 
La Cour applique le droit d’office (art. 57 CPC) mais, hormis les cas de vices manifestes, elle doit 
en principe se limiter à statuer sur les critiques formulées dans la motivation écrite (ATF 142 III 413 
consid. 2.2.4).

1.4. Selon la jurisprudence la plus récente (ATF 143 III 349 consid. 4.2.1), lorsque, comme ici, le 
procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 CPC), l’application stricte de l’art. 
317 al. 1 CPC n’est pas justifiée; dès lors, les parties peuvent présenter des nova en appel même 
si les conditions de l’art. 317 al. 1 CPC ne sont pas réunies. Il en résulte que l'ensemble des faits et 
moyens de preuve nouveaux invoqués par les parties en appel, en particulier ceux relatifs à la 
modification du salaire de l’appelant, au défaut de paiement des contributions d’entretien par ce 
dernier et à l’évolution de la situation financière de la mère de l’intimée, sont recevables. 

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1.5.

1.5.1. Aux termes de l’art. 317 al. 2 CPC, la demande ne peut être modifiée en appel que si les 
conditions fixées à l’art. 227 al. 1 CPC sont remplies (let. a) et si la modification repose sur des faits 
ou des moyens de preuve nouveaux (let. b). L’art. 227 al. 1 CPC prévoit quant à lui que la demande 
peut être modifiée si la prétention nouvelle ou modifiée relève de la même procédure et, 
alternativement, si la prétention nouvelle ou modifiée présente un lien de connexité avec la dernière 
prétention (let. a) ou si la partie adverse consent à la modification de la demande (let. b). Toutefois, 
lorsque les conclusions nouvelles sont liées aux questions relatives aux enfants, il n'est pas décisif 
de savoir si elles répondent aux conditions de l'art. 317 al. 2 CPC – qui ne doit en tout cas pas être 
appliqué de manière trop sévère –, dès lors que la Cour n'est pas liée par les conclusions des parties 
(arrêts TC FR 101 2018 22 du 18 septembre 2018 consid. 1.6 et 101 2018 60 du 16 novembre 2018 
consid. 1.3.2).

1.5.2. En l’espèce, le 18 janvier 2024, B.________ a déposé un mémoire intitulé « Requête de 
mesures superprovisionnelles doublée d’une requête d’avis aux débiteurs », dans lequel elle a 
uniquement requis des mesures qualifiées de superprovisionnelles et provisionnelles. Les 
conclusions qu’elle qualifie de mesures provisionnelles portent toutefois sur une pension de 
CHF 2'680.- et non sur le montant de CHF 2'290.- exécutoire en vertu de l’arrêt du 27 novembre 
2023 sur l’effet suspensif. Il faut en déduire qu’il s’agit de conclusions au fond. Il sera ainsi retenu 
que l’intimée a requis le prononcé d’un avis aux débiteurs tant à titre de mesures 
superprovisionnelles – et provisionnelles (cf. art. 265 al. 2 CPC) – que sur le fond. Sur le fond, cette 
requête constitue une modification des conclusions prises par B.________ dans sa requête. Dès 
lors que l’avis aux débiteurs est soumis à la procédure applicable à la procédure de droit matrimonial 
dans le cadre de laquelle il est introduit (art. 302 al. 1 let. c CPC), que la prétention nouvelle de 
B.________ présente un lien de connexité avec les contributions d’entretien dont il est question en 
appel et qu’elle repose sur un fait nouveau – à savoir l’absence de paiement des contributions 
d’entretien par A.________ –, les conditions de l’art. 317 al. 2 CPC sont remplies et la requête d’avis 
aux débiteurs recevable. 

1.6. Selon l’art. 316 al. 1 CPC, la Cour d’appel peut ordonner des débats ou statuer sur pièces. 
En l’espèce, dans la mesure où les parties ont été entendues en première instance et où le dossier 
paraît complet, il n’est pas nécessaire d’assigner une audience. 

1.7. Vu les montants contestés en appel, la valeur litigieuse pour un recours au Tribunal fédéral 
paraît dépasser CHF 30'000.- (art. 51 al. 1 let. a LTF).

2.

A.________ conteste le montant de la contribution d’entretien prononcée par la décision attaquée 
en faveur de sa fille B.________.

2.1.

2.1.1. Selon l’art. 276 CC, l’entretien de l’enfant est assuré par les soins, l’éducation et des 
prestations pécuniaires (al. 1). Les père et mère contribuent ensemble, chacun selon ses facultés, 
à l’entretien convenable de l’enfant et assument en particulier les frais de sa prise en charge, de son 
éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger (al. 2). 

Les prestations en argent et en nature sont équivalentes. Cela signifie que, sauf circonstances 
spéciales, lorsque, en cas de garde exclusive, le parent gardien assume l’entretien de l’enfant sous 

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la forme de prestations en nature, l’autre parent assume en principe entièrement l’entretien en argent 
(ATF 147 III 265 consid. 5.5; arrêt TF 5A_727/2018 du 22 août 2019 consid. 4.3.2.1). 

Pour fixer la pension de l’enfant, l’art. 285 al. 1 CC dispose que la contribution d’entretien doit 
correspondre aux besoins de l’enfant ainsi qu’à la situation et aux ressources de ses père et mère. 
L’entretien convenable est ainsi une valeur dynamique qui dépend des moyens concrets des 
parents, dont l’enfant doit profiter.

Conformément à l’art. 277 CC, l’obligation d’entretien des père et mère dure jusqu’à la majorité de 
l’enfant (al. 1). Si, à sa majorité, l’enfant n’a pas encore de formation appropriée, les père et mère 
doivent, dans la mesure où les circonstances permettent de l’exiger d’eux, subvenir à son entretien 
jusqu’à ce qu’il ait acquis une telle formation, pour autant qu’elle soit achevée dans les délais 
normaux (al. 2). Dès la majorité, l’entretien en argent doit être supporté par les parents en fonction 
de leur capacité contributive (ATF 147 III 265 consid. 8.5).

2.1.2. L’entretien de l’enfant comprend tout d’abord ses coûts directs qui, en tout état, doivent être 
couverts en premier. Les lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites 
selon l’art. 93 LP constituent le point de départ; s’y ajoutent la part au loyer de l’enfant, l’assurance-
maladie obligatoire, et les frais de garde. Si les moyens financiers le permettent, l’entretien 
convenable de l’enfant doit être étendu au minimum vital du droit de la famille. Sont alors prises en 
considération les primes d’assurance complémentaire et une part d’impôt. Le fait de multiplier le 
montant de base ou de prendre en compte des postes supplémentaires comme les voyages ou les 
loisirs n’est pas admissible. Ces besoins doivent être financés au moyen de la répartition de 
l’excédent, qui intervient ultérieurement, après que le minimum vital du droit de la famille de 
l’ensemble de ses membres, y compris les enfants majeurs, est couvert (ATF 147 III 265 consid. 5.5 
et 7.2; ATF 147 III 457 consid. 4.1).

2.1.3. Conformément à l'art. 285 al. 2 CC, la contribution d'entretien sert aussi à garantir la prise en 
charge de l'enfant par les parents et les tiers. Cela signifie qu'aux coûts directs générés par l'enfant 
viennent s'ajouter les coûts indirects de sa prise en charge, ce qui implique de garantir, 
économiquement parlant, que le parent qui assure personnellement la prise en charge puisse 
subvenir à ses propres besoins tout en s'occupant de l'enfant (ATF 144 III 377 consid. 7.1.2.2; arrêt 
TC FR 101 2016 317 du 27 mars 2017 consid. 3a in RFJ 2017 41). 

Selon la jurisprudence fédérale, on est en droit d'attendre du parent se consacrant à la prise en 
charge de l'enfant qu'il recommence à travailler, en principe, à 50 % dès l'entrée du plus jeune enfant 
à l'école obligatoire, à 80 % à partir du moment où celui-ci débute le degré secondaire, et à 100% 
dès qu'il atteint l'âge de 16 ans révolus (ATF 144 III 481 consid. 4.7.6). 

2.1.4. Il découle de ce qui précède que lorsqu'il détermine la situation financière des parents en 
vue de fixer les pensions pour les enfants, le juge doit procéder de la manière suivante. Il doit d'abord 
établir la situation financière effective des deux parents. Dans ce cadre, si le parent gardien subit un 
déficit, il doit examiner si celui-ci existe malgré l'exercice d'une activité lucrative à un taux proche de 
celui qui est en principe exigible, vu l'âge de l'enfant cadet. Dans l'affirmative, l'entier du déficit 
correspond à la contribution de prise en charge. Dans la négative, il convient d'examiner le revenu 
théorique que le parent gardien pourrait réaliser en travaillant à ce taux et de prendre en compte 
uniquement, à titre de coût indirect de l'enfant, la différence entre ce revenu et ses charges. Le 
revenu théorique peut être pris en considération dès l'un des paliers prévus par la jurisprudence – 
entrée à l'école primaire ou secondaire – sans temps d'adaptation et même pour la période révolue 
courant entre la litispendance et le prononcé de la décision : il ne s'agit pas (encore) d'exiger du 
parent qu'il reprenne ou étende une activité lucrative, et ainsi qu'il réalise un revenu hypothétique 

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plus élevé que celui qu'il perçoit effectivement, mais uniquement de déterminer quelle part de son 
déficit est liée à la prise en charge des enfants mineurs et doit être intégrée à leur coût. Ce n'est que 
dans un deuxième temps que le juge examinera s'il convient de retenir pour le parent gardien, pour 
l'avenir et avec un délai d'adaptation, un revenu hypothétique. Le cas échéant, ce revenu modifiera 
le disponible du parent en question, ce qui pourra se répercuter pour l'avenir sur la prise en charge 
des coûts directs des enfants (arrêt TC FR 101 2019 146 du 26 août 2019 consid. 2.3.2 in RFJ 2019 
63).

La contribution de prise en charge doit être calculée dans un premier temps selon le minimum vital 
du droit des poursuites. Celui-ci comprend pour les parents le montant de base selon les lignes 
directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites selon l’art. 93 LP, les frais – 
raisonnables – de logement, déduction faite de la part au loyer de l’enfant, l’assurance-maladie de 
base, et les frais d’acquisition du revenu. La Cour de céans a également décidé d’inclure dans le 
minimum vital du droit des poursuites les frais indispensables liés à l’exercice du droit de visite, qui 
ne dépasseront pas, en règle générale, quelques francs par jour en cas de droit de visite usuel, voire 
un peu plus si les relations personnelles sont plus élargies.

Si les moyens de la famille sont suffisants, à savoir si le minimum vital de ses membres est couvert, 
il sera alors établi selon le minimum vital du droit de la famille (ATF 147 III 265 consid. 6.3; ATF 144 
III 377 consid. 7). Pour les parents, entrent alors dans le minimum vital l’assurance-maladie 
complémentaire, les impôts, éventuellement les autres primes d’assurance, les frais de formation 
continue indispensables, les frais d’exercice du droit de visite calculés plus largement, les forfaits de 
communication, éventuellement un montant adapté pour l’amortissement des dettes. Selon BURGAT, 
si les frais de logement réels entrent dans le minimum vital du droit de la famille, seuls les frais de 
logement raisonnables entrent dans le minimum vital du droit des poursuites (Newsletter 
DroitMatrimonial.ch janvier 2021 p. 8).

2.2. En l’occurrence, il ressort de la décision attaquée que D.________, qui n’exerce aucune 
activité lucrative et à qui aucun revenu théorique ne peut être imputé en l’état compte tenu de l’âge 
de sa fille, doit faire face à un déficit de CHF 2'375.- par mois jusqu’au 30 juin 2023, puis de 
CHF 2'255.- par mois dès le 1er juillet 2023 (montant de base LP par CHF 1'350.- + frais de logement 
moyens [foyer] par CHF 792.- + prime d’assurance maladie LAMal par CHF 113.- + frais de repas 
par CHF 120.- jusqu’au 30 juin 2023 uniquement). 

Les coûts mensuels de l’enfant B.________ ont été estimé à CHF 2'991.- jusqu’au 30 juin 2023 et 
à CHF 2'673.- dès le 1er juillet 2023 (montant de base LP par CHF 400.- + part au loyer par 
CHF 198.- + prime d’assurance maladie LAMal par CHF 20.- + frais de garde famiya par CHF 198.- 
jusqu’au 30 juin 2023 uniquement + coûts indirects par CHF 2'375.- jusqu’au 30 juin 2023 et 
CHF 2'255.- dès le 1er juillet 2023 - allocations familiales [à percevoir par le père à G.________] par 
CHF 200.-). 

S’agissant de A.________, la Présidente a retenu un revenu mensuel net de CHF 5'513.- et des 
charges de CHF 2'304.- (montant de base LP par CHF 1'200.- + frais de transport par CHF 504.- + 
entretien de l’enfant E.________ par CHF 600.-), soit un solde disponible de CHF 3'209.- lui 
permettant de couvrir les coûts d’entretien de B.________ par le versement d’une pension 
mensuelle de CHF 2'990.- du 1er avril 2023 au 30 juin 2023 et de CHF 2'680.- dès le 1er juillet 2023, 
allocations familiales en sus.

Eu égard aux situations particulièrement instables des deux parents et au jeune âge de l’enfant, la 
Présidente a indiqué renoncer, au stade des mesures provisionnelles, à élargir les charges des 
parties et de l’enfant au minimum vital du droit de la famille, aucune charge y relative n’ayant du 

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reste été alléguée. La première juge a également renoncé à établir des périodes de calcul 
supplémentaires en lien avec un éventuel déménagement de D.________ dans son propre 
logement, l’âge de l’enfant ou encore les paliers scolaires.

2.3.

Dans un premier grief, A.________ reproche à la Présidente d’avoir omis de tenir compte du fait 
qu’il ne perçoit le revenu mensuel brut de CHF 6'000.- prévu dans son contrat de travail que dix fois 
par an, à l’exclusion des mois de juin et décembre. 

2.3.1. Il ressort de la décision attaquée que A.________, joueur de football professionnel, est 
engagé par F.________ SA du 1er juillet 2022 au 30 juin 2024. La Présidente a constaté que selon 
ses fiches de salaire, le père percevait un revenu mensuel brut de CHF 6'000.- à raison de dix mois 
par année, les mois de juin et décembre n’étant pas rémunérés. Elle a relevé que le revenu mensuel 
net de A.________ s’était élevé à CHF 5'513.- entre février et avril 2023. La décision attaquée 
précise que malgré l’absence d’authentification des fiches de salaire du père, le salaire qui en ressort 
correspond à celui figurant à l’art. 4 ch. 1 de son contrat de travail et peut ainsi être retenu au stade 
des mesures provisionnelles, sous l’angle de la vraisemblance. Semblant se référer à l’art. 19 des 
Conditions générales du contrat de travail pour joueurs non amateurs des clubs de l’Association 
suisse de football (édition 2017) (ci-après : les Conditions générales) produites par le père le 23 mai 
2023, lequel prévoit que le club verse chaque mois au joueur le montant figurant à l’art. 4 ch. 1 du 
contrat de travail – en l’occurrence un montant de CHF 6'000.- bruts –, la Présidente a finalement 
retenu que A.________ percevait chaque mois un salaire mensuel net de CHF 5'513.-, sans tenir 
compte d’aucune exception concernant les mois de juin et décembre.

Dans sa décision, la Présidente s’est également arrêtée sur les revenus perçus par A.________ en 
vertu du contrat de cession des droits à l’image conclu le 11 octobre 2021 avec H.________ SA. 
Selon ce contrat, conclu pour une durée de cinq ans puis renouvelé pour cinq ans supplémentaires, 
l’appelant devait percevoir CHF 120'000.-, réglés par deux montants de CHF 60'000.-. La première 
juge a cependant constaté que les montants de CHF 60'000.- et CHF 40'000.- crédités les 22 et 
25 juillet 2022 sur le compte de l’appelant avaient aussitôt été débités. Au stade des mesures 
provisionnelles et sans davantage d’investigations, elle a dès lors renoncé à en tenir compte dans 
les revenus du père. 

2.3.2. L’appelant soutient qu’il ne perçoit les CHF 5'513.- nets retenu par la Présidente que dix mois 
par année, de sorte que son revenu mensuel net moyen s’élève à CHF 4'594.-. Il se réfère à cet 
égard à différentes pièces qu’il a produites en première instance et qu’il produit à nouveau en appel, 
en particulier à ses décomptes de salaire des mois de juillet 2022 à mars 2023 (bordereau de l’appel, 
pièce 2), à son contrat de travail et à la traduction de celui-ci (bordereau de l’appel, pièce 3), à la 
correspondance du 5 juillet 2023 de F.________ SA adressée à la Présidente, par laquelle 
l’employeur a transmis à cette dernière la fiche de salaire de A.________ pour le mois de mai 2023 
tout en indiquant qu’aucun salaire n'avait été versé en juin 2023 (bordereau de l’appel, pièce 5), à 
ses relevés bancaires (bordereau de l’appel, pièce 6) ou encore à son certificat de salaire pour 
l’année 2022, qui fait état d’un revenu annuel net de CHF 27'564.50 pour les mois de juillet à 
décembre 2022, soit un revenu mensuel net de CHF 4'594.- (bordereau de l’appel, pièce 7). Selon 
A.________, la Présidente a fait preuve d’arbitraire en faisant abstraction de tous les éléments 
concrets démontrant que son revenu ne lui est versé qu’à raison de dix mois par année et en se 
fondant uniquement sur les Conditions générale de son contrat de travail pour retenir qu’il était payé 
douze fois l’an. L’appelant précise que les Conditions générales en question prévoient, à leur art. 36, 
que les conventions particulières entre les parties sont réglées à l’art. 9 du contrat de travail; il 

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souligne qu’en l’occurrence, l’art. 9 de son contrat de travail prévoit justement qu’aucun salaire n’est 
dû pour les mois de juin et de décembre. 

2.3.3. Dans sa réponse, B.________ conteste que la Présidente ait fait preuve d’arbitraire sur ce 
point, mais concède que le salaire de l’appelant, qui ne lui est versé que dix fois par an, s’élève à 
CHF 4'594.15 nets par mois. L’intimée souligne que la décision n’est en tout cas pas arbitraire dans 
son résultat, dès lors qu’il y a lieu de tenir compte – contrairement à ce qu’a fait la Présidente – du 
revenu perçu par l’appelant en vertu du contrat de cession des droits à l’image qu’il a conclu le 
11 octobre 2021 avec H.________ SA. Ce contrat, conclu pour une durée de 10 ans, prévoit une 
rémunération totale de CHF 120'000.-. Ventilé sur toute la durée du contrat, ce montant correspond 
à un revenu accessoire de CHF 1'000.- par mois. Selon B.________, la somme des revenus réalisés 
par A.________ s’élève ainsi à CHF 5'594.15, soit un montant supérieur à celui retenu par la 
Présidente.

2.3.4. Dans sa détermination spontanée du 18 décembre 2023, A.________ conteste fermement 
la prise en compte, dans ses revenus, du montant de CHF 120'000.- qu’il a perçu en vertu de la 
cession de ses droits à l’image. Il invoque principalement le caractère unique et exceptionnel de ce 
versement, qui s’oppose selon lui à sa prise en compte en tant que revenu. Subsidiairement, il 
explique, en produisant un avis de crédit du 28 janvier 2022 (bordereau complémentaire du 
18 décembre 2023, pièce 12) et en se référant au surplus aux relevés de compte déjà produits, 
qu’un premier montant de CHF 60'000.- lui a été versé le 28 janvier 2022 et le second le 22 juillet 
2022. L’appelant ajoute que sur ces montants, il a dû reverser CHF 80'000.- à son agent, 
I.________, à raison d’un versement de CHF 40'000.- le 28 janvier 2022 et un autre le 25 juillet 
2022. Il produit deux avis de débit en attestant ainsi qu’un extrait du profil LinkedIn de son agent 
(bordereau complémentaire du 18 décembre 2023, pièces 13 à 15). S’agissant des diverses 
opérations apparaissant sur ses relevés de compte, A.________ précise qu’après avoir reçu le 
versement de CHF 60'000.- du 22 juillet 2022, il a aussitôt transféré CHF 50'000.- sur son compte 
épargne. Trois jours plus tard, il a reversé CHF 40'000.- sur son compte courant pour les reverser, 
le même jour, à son agent. L’appelant soutient que les montants de deux fois CHF 60'000.- déjà 
perçus – et dépensés – ne peuvent être pris en considération à titre de revenu, sauf à léser 
gravement son minimum vital. 

2.3.5. Il ressort clairement des pièces produites par l’appelant que le revenu mensuel brut de 
CHF 6'000.- prévu à l’art. 4 ch. 1 de son contrat de travail (bordereau de l’appel, pièce 3), 
correspondant à CHF 5'513.- nets, ne lui est versé que dix mois par année, à l’exclusion des mois 
de juin et décembre (fiches de salaire des mois d’octobre 2022 à mars 2023; bordereau de l’appel, 
pièce 2 et lettre du 5 juillet 2023 de F.________ SA à la Présidente; bordereau de l’appel, pièce 5). 
Ce qui précède résulte d’une convention particulière prévue entre A.________ et son employeur à 
l’art. 9 du contrat de travail, en dérogation aux Conditions générales du contrat (bordereau de l’appel, 
pièce 8). Celles-ci prévoient certes que le club verse chaque mois au joueur le salaire de base dont 
le montant figure à l’art. 4 ch. 1 du contrat de travail (art. 19 ch. 1), mais réservent les conventions 
particulières entre les parties (art. 36). Eu égard à ce qui précède, le salaire mensuel net de 
A.________ s’élève bien au montant qu’il défend et que B.________ ne conteste pas, à savoir 
CHF 4'594.- (CHF 5'513.- x 10 / 12).

Pour ce qui est du montant de CHF 120'000.- perçu par A.________ en vertu du contrat de cession 
des droits à l’image conclu avec H.________ SA, on ne saurait reprocher à la Présidente d’avoir 
renoncé à en tenir compte à titre de revenu. La première juge devait en effet statuer en procédure 
sommaire et elle ne disposait que d’informations limitées concernant le sort du montant précité, dont 
elle savait uniquement qu’il avait été débité rapidement et dans une large mesure du compte de 

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l’appelant. En appel, A.________ a cependant apporté des explications complémentaires qui 
permettent de définir, à tout le moins sous l’angle de la vraisemblance, la façon dont il doit être tenu 
compte de ce montant de CHF 120'000.-. L’appelant a en effet indiqué qu’il avait dû verser 
CHF 80'000.- (par deux versements de CHF 40'000.-) à un dénommé I.________, en sa qualité 
d’agent. Cela paraît plausible, dans la mesure où l’extrait du profil LinkedIn produit par l’appelant 
confirme que I.________ est fondateur de l’agence J.________ et où l’agent de A.________, dont 
ce dernier doit vraisemblablement avoir besoin compte tenu de son activité de footballeur 
professionnel, ne semble pas percevoir pour cette activité une autre rémunération que celle-ci, qui 
correspond à environ CHF 665.- par mois (CHF 80'000.- / 10 ans / 12 mois). Il résulte de ce qui 
précède qu’après rémunération de son agent, A.________ disposait encore d’un montant de 
CHF 40'000.- sur les CHF 120'000.- qui lui avaient été versés par H.________ SA. Ventilée sur la 
durée du contrat, cette somme correspond à un montant d’environ CHF 330.- par mois 
(CHF 40'000.- / 10 ans / 12 mois). Le fait que l’appelant avance avoir dépensé cet argent ne change 
rien au fait qu’il doit être pris en compte en tant que revenu, afin de fixer le montant de la contribution 
d’entretien due en faveur de B.________. En juillet 2022, l’enfant avait déjà plusieurs mois et 
A.________ l’avait reconnue. Ce dernier ne pouvait ignorer qu’il était censé, avec ses revenus, 
assumer au moins en partie l’entretien de sa fille. C’est ainsi en toute connaissance de cause qu’il 
a dépensé l’entier de ses salaires et des revenus perçus en vertu de son contrat avec H.________ 
SA sans égard à son devoir d’entretien envers B.________, en versant notamment de l’argent à son 
grand frère et à sa mère (procès-verbal de l’audience du 8 mai 2023, p. 4; DOI/80). Cette attitude 
ne saurait être protégée. La jurisprudence citée par l’appelant, qui concerne la façon de calculer le 
revenu d’un indépendant et selon laquelle il ne doit pas être tenu compte des années dont le résultat 
de l’entreprise sort de l’ordinaire, n’est pas pertinente : il ne s’agit pas de considérer que l’appelant 
percevra un montant de CHF 120'000.- tous les dix ans, mais uniquement de tenir compte du 
montant qu’il a effectivement perçu en 2022. 

Sur la base de ce qui précède, c’est un revenu de CHF 4'924.- (CHF 4'594.- + CHF 330.-) qui doit 
être retenu concernant A.________, dont le grief n’est dès lors que partiellement admis.

2.4.

Dans un second grief, A.________ fait valoir, à titre de fait nouveau, que son loyer n’est plus pris en 
charge par son employeur, qui lui demande en outre le remboursement des loyers payés depuis le 
début du contrat.

2.4.1. Aux termes de la décision attaquée, l’appelant est domicilié à K.________, mais réside 
formellement à L.________, à G.________, pour sa carrière professionnelle. Son appartement lui 
est mis à disposition aux frais de son employeur, qui s’acquitte également de sa prime d’assurance 
maladie. La décision renvoie à cet égard aux déclarations faites par A.________ lors de l’audience 
du 8 mai 2023 (procès-verbal de l’audience du 8 mai 2023, p. 4; DOI/80). 

2.4.2. En appel, A.________ allègue que les relations avec son employeur se sont tendues durant 
les derniers mois. Ce dernier a commencé par refuser de lui remettre ses décomptes et certificats 
de salaire dans le cadre de la procédure de première instance. Ceux-ci ont finalement dû lui être 
demandés directement par la Présidente. Il l’a ensuite sanctionné par une amende disciplinaire de 
CHF 600.- et un avertissement pour des raisons que l’appelant considère comme infondées. Enfin, 
le 11 octobre 2023, il lui a adressé un courrier (bordereau de l’appel, pièce 11) pour lui signifier que 
les loyers seraient désormais déduits de son salaire. Il a précisé qu’il aurait dû en être ainsi depuis 
le début du contrat, de sorte que la garantie de loyer de CHF 2'400.- ainsi que les loyers d’avril 2022 
à septembre 2023, d’un montant total de CHF 24'000.-, devraient également être remboursés.

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Le 18 décembre 2023, A.________ a produit un bordereau de pièces comprenant notamment ses 
fiches de salaire des mois d’octobre et novembre 2023, ses relevés bancaires pour la période allant 
du 2 octobre au 4 décembre 2023 ainsi que les détails de deux versements effectués sur son compte 
par la société M.________ SA, pour F.________ SA, à titre de salaire pour les mois d’octobre et 
novembre 2023. Alors qu’un revenu mensuel net de CHF 5'513.45 ressort des fiches de salaire de 
l’appelant, les deux versements effectués sur son compte à titre de salaire se montent à seulement 
CHF 3'000.- chacun. 

Le 9 février 2024, l’appelant a produit un extrait de son compte bancaire dont il ressort qu’il s’est vu 
verser, à titre de salaire pour le mois de janvier 2024, un montant de CHF 3'000.- nets.

Enfin, le 13 mars 2024, A.________ a produit un avis de crédit faisant état d’un versement de 
CHF 1'497.05 sur son compte le 4 mars 2024 par F.________ SA, avec la mention « Stipendio 
febbraio, saldo essecuzione e detrazione alloggio », qu’il a traduite par « Salaire février, solde 
exécution et déduction logement ». L’appelant a indiqué que son employeur continuait apparemment 
à déduire de son salaire le loyer du logement mis à sa disposition et qu’il ignorait, pour le surplus, 
quelle pourrait être l’origine des déductions opérées.

2.4.3. B.________ soutient pour sa part qu’il semble être question d’une manœuvre mise en place 
par A.________ avec son employeur. Selon elle, l’authenticité du courrier du 11 octobre 2023 produit 
par l’appelant pose question, dans la mesure où il est intervenu immédiatement après la notification 
de la décision de mesures provisionnelles du 5 octobre 2023. Outre la production, par l’employeur, 
du contrat de bail à loyer relatif au logement qu’il loue pour A.________, l’intimée sollicite ainsi 
l’audition de N.________, qui a rédigé le courrier du 11 octobre 2023 en sa qualité de PDG de 
F.________ SA, et la production par F.________ SA des trois dernières fiches de salaire de tous 
les joueurs pour qui un logement est loué par la société et dont le loyer est déduit du salaire.

2.4.4. Invitée à fournir des renseignements écrits concernant d’éventuelles déductions opérées sur 
le salaire de son employé, F.________ SA n’a dans un premier temps pas répondu. Rendue 
attentive à son obligation de collaborer, elle a indiqué, par courrier du 22 janvier 2024, que les 
déductions devant être opérées sur le salaire net de A.________ seraient traitées dans le cadre de 
la clôture des comptes de la société au 31 décembre 2023. Elle a ajouté que les fiches de salaire 
des mois d’octobre et novembre 2023 de l’appelant étaient correctes, que les montants de 
CHF 3'000.- qui lui avaient été versés étaient des acomptes et que le solde de ses salaires lui serait 
versé après vérification des déductions devant être mises à sa charge. Invitée à préciser ses 
explications et à produire divers documents, en particulier les fiches de salaire complètes et le 
certificat de salaire 2023 de A.________ ainsi que le contrat de bail à loyer correspondant aux 
éventuelles déductions opérées sur le salaire de ce dernier, F.________ SA a demandé une 
prolongation de délai. Elle a invoqué un changement d’administrateur et de cabinet d’expertise 
comptable et expliqué que ceux-ci étaient en train de faire le point sur la situation salariale de 
A.________. La société n’est toutefois pas allée chercher le courrier recommandé lui accordant la 
prolongation de délai requise et n’a pour l’heure fourni aucune information supplémentaire. 

2.4.5. Il ne sera pas procédé à des mesures d’instruction complémentaires au stade des mesures 
provisionnelles. Celles-ci sont en effet soumises à la procédure sommaire, procédure dans laquelle 
le juge se  prononce sur la base de la simple vraisemblance et après une administration limitée des 
preuves, en se fondant sur les moyens de preuves immédiatement disponibles, ce qui exclut les 
mesures d'instruction coûteuses (arrêt TF 5A_42/2022 du 19 mai 2022 consid. 4.2 et les références 
citées). Dans l’intérêt de l’enfant, il convient de statuer rapidement sur l’appel déposé par 
A.________ et sur la requête d’avis aux débiteurs déposée par B.________. 

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Du contrat de travail de A.________, il ressort que ce dernier a droit à un salaire de CHF 6'000.- 
bruts versé dix fois par an. Selon les fiches de salaire de l’appelant, ce montant correspond à un 
montant net de CHF 5'513.- qui, compte tenu du fait qu’il n’est versé que dix fois par an, représente 
un salaire mensuel net moyen de CHF 4'594.- (cf. ég. supra consid. 2.3.5). Si, selon l’art. 9b du 
contrat de travail de l’appelant (bordereau de l’appel, pièce 3), F.________ SA peut payer 
directement le loyer du logement fourni à A.________ en le déduisant du salaire net de ce dernier, 
il ne ressort pas des fiches de salaire de l’appelant que son employeur aurait fait usage de cette 
clause, y compris depuis le mois d’octobre 2023. Depuis ce mois, il est vrai que les montants versés 
à A.________ par virement bancaire à titre de salaire sont aléatoires et inférieurs aux montants 
précités (CHF 3'000.- en octobre et novembre 2023 ainsi que janvier 2024, CHF 1'497.05 en février 
2024). Cela étant, dans la mesure où ni l’appelant ni son employeur n’ont été en mesure de fournir 
des explications claires et cohérentes à ce sujet, et où le versement du salaire convenu constitue la 
principale obligation de l’employeur dans le cadre du contrat de travail (art. 322 al. 1 CO), il convient 
de retenir que l’appelant perçoit, sous quelque forme que ce soit, le salaire mensuel net de 
CHF 4'594.- auquel il a droit aux termes de son contrat de travail et qui ressort de ses fiches de 
salaire. Si tel n’est pas le cas, il lui incombe de procéder aux démarches judiciaires nécessaires afin 
de contraindre son employeur au respect de son obligation. Il n’appartient en aucun cas à 
B.________ de supporter les conséquences d’un versement partiel injustifié du salaire de 
A.________.  

C’est par conséquent un revenu mensuel net total de CHF 4'924.-, toutes périodes confondues, qui 
sera retenu concernant A.________ (CHF 4'594.- de salaire + CHF 330.- de revenu découlant de la 
cession de ses droits à l’image; cf. supra consid. 2.3.5).

2.5. Il convient encore, avant de fixer la pension due en faveur de B.________, de tenir compte 
des différents changements survenus dans la situation financière de D.________ (cf. infra consid. 
2.5.1) et dans les coûts d’entretien de B.________ (cf. infra consid. 2.5.2).

2.5.1. Dans sa réponse du 20 novembre 2023, B.________ a allégué que sa mère avait débuté en 
août 2023 un apprentissage de gestionnaire de commerce de détail auprès de O.________ AG, à 
P.________, pour un salaire mensuel net de CHF 803.75, part au treizième salaire comprise. Elle a 
ajouté que sa mère devait depuis lors faire face à des frais de déplacement de CHF 77.- par mois, 
correspondant au prix d’un abonnement mensuel Frimobil pour deux zones, et à des frais de repas 
de CHF 200.- par mois, tandis que ses propres frais de garde s’élevaient à CHF 1'134.35 par mois. 
B.________ a également indiqué qu’elle et sa mère avaient emménagé le 1er novembre 2023 dans 
un appartement de 3 pièces, à Q.________, dont le loyer s’élève à CHF 1'254.- charges comprises.

En outre, selon le courrier du 27 février 2024 de B.________ et le bordereau de pièce y annexé, soit 
deux décisions du 14 février 2024 de la Caisse interprofessionnelle AVS de la Fédération des 
Entreprises Romandes, respectivement de l’Office AI du canton de Fribourg, la mère de l’intimée, 
en formation alors que ses propres parents sont bénéficiaires de rentes AVS et AI, a droit à une 
rente AVS pour enfant depuis le 1er février 2023 et à une rente AI pour enfant depuis le 1er janvier 
2023. Sa rente AVS s’est élevée à CHF 768.- du 1er février 2023 au 31 octobre 2023 et s’élève à 
CHF 572.- depuis le 1er novembre 2023. Sa rente AI s’est élevée à CHF 495.- du 1er janvier 2023 au 
30 septembre 2023 et s’élève à CHF 444.- depuis le 1er octobre 2023. Elle percevra ces rentes 
jusqu’à la fin de sa formation.

Il ressort du contrat d’apprentissage et des fiches de salaires produits par l’intimée (bordereau du 
20 novembre 2023 de B.________, pièce 3) que D.________ perçoit depuis le 1er août 2023 un 
salaire mensuel net de CHF 803.75 (CHF 741.90 x 13 / 12), ce qui n’est pas contesté par 

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A.________. En tenant compte également de ses rentes AVS et AI, que l’appelant ne conteste pas 
non plus, le revenu mensuel net global de la mère est le suivant :

- CHF 1'263.- du 1er avril 2023 au 31 juillet 2023 (CHF 768.- + CHF 495.-);

- CHF 2'066.75 du 1er août 2023 au 30 septembre 2023 (CHF 768.- + 495.- + CHF 803.75);

- CHF 2'015.75 du 1er octobre 2023 au 31 octobre 2023 (CHF 768.- + 444.- + CHF 803.75);

- CHF 1'819.75 depuis le 1er novembre 2023 (CHF 572.- + CHF 444.- + CHF 803.75).

Les charges de D.________ telles qu’estimées par la Présidente, soit CHF 2'375.- du 1er avril 2023 
au 30 juin 2023, puis CHF 2'255.- dès le 1er juillet 2023, ne sont pas critiquées par l’appelant. Il 
convient d’y ajouter, dès le 1er août 2023, des frais de déplacement de CHF 45.75 (CHF 549.- [prix 
d’un abonnement annuel Frimobil pour deux zones, tarif « Jeune »] / 12 mois) et les frais de repas 
de CHF 200.- par mois allégués par l’intimée (18.83 jours en moyenne x CHF 11.- = CHF 207.15). 
Dès le 1er novembre 2023, il convient en outre de tenir compte du loyer de D.________. Celui-ci 
s’élève, selon le contrat de loyer produit par l’intimée (bordereau du 20 novembre 2023 de 
B.________, pièce 2) à CHF 1'254.- par mois charges comprises pour un appartement de 3 pièces. 
Dans sa détermination spontanée du 18 décembre 2023, A.________ soutient que D.________ vit 
en concubinage avec le dénommé R.________ apparaissant en tant que colocataire sur son contrat 
de bail. Invitée à se déterminer à ce sujet, B.________ a indiqué, par courrier du 18 janvier 2023, 
que R.________ était l’oncle de D.________ et qu’il avait accepté d’être inscrit comme colocataire 
(solidaire) de cette dernière sur son contrat de bail, mais qu’il ne vivait pas avec elles. Les 
explications de l’intimée étant plausibles, il sera en l’état retenu qu’elle et sa mère vivent seules. Il 
convient toutefois de prendre en compte la part au loyer de CHF 250.80 de B.________ (20 % de 
CHF 1'254.-) et de retenir un loyer de CHF 1'003.20 dans les charges de D.________. Celles-ci se 
montent dès lors à :

- CHF 2'375.- du 1er avril 2023 au 30 juin 2023;

- CHF 2'255.- du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2023;

- CHF 2'500.75 du 1er août au 31 octobre 2023 (CHF 2'255.- + CHF 45.75 + CHF 200.-);

- CHF 3'503.95 dès le 1er novembre 2023 (CHF 2'500.75 + CHF 1'003.20).

Par conséquent, le déficit de la mère est le suivant :

- CHF 1'112.- du 1er avril 2023 au 30 juin 2023 (CHF 1'263.- - CHF 2'375.-);

- CHF 992.- du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2023 (CHF 1'263.- - CHF 2'255.-);

- CHF 434.- du 1er août 2023 au 30 septembre 2023 (CHF 2'066.75 - CHF 2'500.75);

- CHF 485.- du 1er octobre 2023 au 31 octobre 2023 (CHF 2'015.75 - CHF 2'500.75);

- CHF 1'684.20 dès le 1er novembre 2023 (CHF 1'819.75 - CHF 3'503.95).

2.5.2. Selon la décision attaquée, les coûts directs de B.________ se montent, allocations 
familiales par CHF 200.- déduites (à percevoir par A.________ dans le canton de G.________), à 
CHF 616.- jusqu’au 30 juin 2023 et CHF 418.- dès le 1er juillet 2023. La Présidente y a ajouté les 
coûts indirects de l’enfant – correspondant au déficit de la mère – pour parvenir à un coût d’entretien 
convenable de CHF 2'991.- jusqu’au 30 juin 2023, puis CHF 2'673.- dès le 1er juillet 2023. 

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Dans le présent arrêt, il convient cependant de tenir compte du fait que D.________ perçoit elle-
même les allocations familiales, par CHF 265.-, depuis le 1er août 2023 (bordereau du 20 novembre 
2023 de B.________, pièce 7). 

Depuis le 1er août 2023 également, il n’y a plus lieu prendre en considération le déficit de D.________ 
dans les coûts d’entretien (indirects) de B.________. Depuis cette date, le déficit de la mère, qui 
travaille à un taux de 100 % dans le cadre de son apprentissage, n’est plus lié à la prise en charge 
de sa fille. Seuls les frais de garde externe de l’enfant seront dès lors pris en compte dans ses coûts 
d’entretien (directs). Ces frais sont estimés à CHF 1'020.- jusqu’au 30 septembre 2023, soit environ 
CHF 685.- de frais de garde famiya (bordereau du 20 novembre 2023 de B.________, pièce 5) et 
environ CHF 337.50 de frais de maman de jour (1 ou 2, soit 1 et 1/2 samedis par mois x 9 heures x 
CHF 25.-; bordereau du 20 novembre 2023 de B.________, pièce 6). Ils semblent s’élever à environ 
CHF 900.- par mois depuis le 1er octobre 2023, soit environ CHF 685.- de frais de garde famiya 
(bordereau du 20 novembre 2023 de B.________, pièce 5) et environ CHF 216.- de frais de maman 
de jour (1 ou 2, soit 1 et 1/2 samedis par mois x 9 heures x CHF 16.- ; bordereau du 20 novembre 
2023 de B.________, pièce 6). 

Enfin, dès le 1er novembre 2023, il convient d’ajouter aux coûts directs de l’enfant sa part au loyer 
de CHF 250.80.

Eu égard à ce qui précède, le coût d’entretien convenable de B.________ est le suivant :

- CHF 1'728.- du 1er avril 2023 au 30 juin 2023 (CHF 616.- [coûts directs selon décision attaquée] 
+ CHF 1'112.- [déficit de la mère]);

- CHF 1'410.- du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2023 (CHF 418.- [coûts directs selon décision 
attaquée] + CHF 992.- [déficit de la mère]);

- CHF 1'373.- du 1er août 2023 au 30 septembre 2023 (CHF 418.- [coûts directs selon décision 
attaquée] - CHF 65.- [supplément d’allocations familiales] + CHF 1'020.- [frais de garde 
externes]);

- CHF 1'253.- du 1er octobre 2023 au 31 octobre 2023 (CHF 418.- [coûts directs selon décision 
attaquée] - CHF 65.- [supplément d’allocations familiales] + CHF 900.- [frais de garde externes]);

- CHF 1'504.- dès le 1er novembre 2023 (CHF 418.- [coûts directs selon décision attaquée] - 
CHF 65.- [supplément d’allocations familiales] + CHF 900.- [frais de garde externes] + 
CHF 250.80 [part au loyer]).

2.6. Compte tenu de son revenu de CHF 4'924.- établi ci-avant et des charges retenues dans la 
décision attaquée (montant de base par CHF 1'200.- + frais de transport par CHF 504.- + entretien 
de E.________ par CHF 600.-, soit un total de CHF 2'304.-), la situation financière de A.________ 
présente un solde disponible de CHF 2'620.- (CHF 4'924.- - CHF 2'304.-). 

Il convient également de tenir compte du fait que lors de la fixation des contributions d'entretien dans 
la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, le système mis en place ne doit pas être 
trop compliqué et ne doit pas contenir trop de paliers (cf. not. arrêt TC FR 101 2021 170 et 461 du 
21 juin 2022 consid. 3.1 et les références citées). Cela vaut d’autant plus s’agissant de périodes 
révolues, où il peut, en fonction des circonstances du cas d’espèce, être procédé à des moyennes.

Sur la base de ce qui précède, il convient d’astreindre A.________ à contribuer à l’entretien de 
B.________ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 1'500.- dès le 1er avril 2023. 

Le montant nécessaire à l’entretien convenable de B.________ est ainsi globalement couvert. 

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En première instance comme en appel, aucune des parties n’a allégué de charges, respectivement 
de coûts, relatifs au minimum vital du droit de la famille. Cela étant, le solde disponible de l’appelant 
après versement des pensions précitées est, selon toute vraisemblance, absorbé dans une large 
mesure par ses impôts. A noter également que la Présidente, dont les calculs aboutissaient à un 
disponible de quelques centaines de francs pour A.________, a décidé, de manière non contestée 
en appel, que ce disponible resterait acquis au père. En l’occurrence, il n’y a dès lors pas lieu de 
procéder à la répartition d’un éventuel excédent. 

Il résulte de ce qui précède l’admission partielle de l’appel.

2.7. Conformément à la pratique de la Cour, l’intérêt à 5 % l’an dès chaque échéance des 
pensions sera supprimé d’office car non conforme à la jurisprudence (ATF 145 III 345; arrêt TC FR 
101 2022 80 du 17 novembre 2023 consid. 11).

3.

Il convient finalement de traiter la requête d’avis aux débiteurs déposée par B.________ à l’encontre 
de son père. Il sied à cet égard de relever que la requête superprovisionnelle d’avis aux débiteurs a 
été rejetée par arrêt du 19 janvier 2024. Une décision de mesures provisionnelles devrait désormais 
être rendue, en application de l’art. 265 al. 2 CPC. Cependant, la cause étant en état d’être jugée 
sur le fond, la procédure de mesures provisionnelles (101 2024 10) devient sans objet.

3.1. A l’appui de sa requête, B.________ fait valoir que A.________ ne s’est jamais acquitté 
d’aucun montant en sa faveur, alors même que la requête d’effet suspensif de ce dernier n’a été que 
partiellement admise, l’arrêt du 27 novembre 2023 l’astreignant au versement d’une contribution 
d’entretien de CHF 1'090.- du 1er avril au 31 octobre 2023 et de CHF 2'290.- dès le 1er novembre 
2023. L’appelante ajoute que son père n’a même pas fait les démarches pour percevoir les 
allocations familiales auxquelles il a droit pour elle. Elle précise que la situation est d’autant plus 
urgente qu’elle et sa mère sont contraintes d’avoir recours à l’aide sociale.

Dans sa détermination du 2 février 2024, A.________ rappelle que contrairement au salaire mensuel 
net de CHF 4'594.- qu’il est censé recevoir, il n’a perçu qu’un revenu mensuel net de CHF 3'000.- 
en octobre et novembre 2023, aucun salaire ne lui ayant été versé en décembre 2023, 
conformément à son contrat de travail. Il produit à cet égard ses relevés bancaires du 1er décembre 
2023 au 2 février 2024. Le père précise s’être engagé envers D.________ à verser une contribution 
à l’entretien de leur fille, dans la mesure de ses moyens, dès qu’il percevrait son salaire de janvier 
2024. Il ajoute que D.________ lui a confirmé avoir reçu des allocations familiales et qu’il a de son 
côté également fait les démarches pour en obtenir de manière rétroactive, tout en produisant 
plusieurs courriels échangés avec son employeur à ce sujet. A.________ conclut en expliquant qu’il 
souhaite faire tout son possible afin de remplir ses devoirs de père, mais que sa situation financière 
est actuellement très précaire. Il assure tenter de composer au mieux avec les revenus qu’il perçoit 
et être conscient que l’entretien de son enfant a la priorité sur ses autres obligations.

Par courrier du 9 février 2024, le père a indiqué, relevé de compte à l’appui, qu’il n’avait à nouveau 
perçu qu’un salaire de CHF 3'000.- nets pour le mois de janvier 2024, celui-ci lui ayant été versé le 
9 février 2024. Il a démontré avoir versé, le même jour, un montant de CHF 500.- en mains de 
D.________.

3.2. L'avis aux débiteurs présuppose notamment que le débiteur « néglige » (art. 132 al. 2 et 291 
CC), respectivement « ne satisfait pas » (art. 132 al. 1 et 177 CC) à une obligation d'entretien, 
déterminée par un jugement, en faveur du conjoint ou des enfants. Ces termes certes différents ont 
toutefois la même signification. L'avis aux débiteurs se rattache au comportement consistant à 

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négliger l'obligation d'entretien, indépendamment de toute faute (ATF 145 III 255 consid. 5.5.2, JdT 
2020 II 230 et les références citées). En outre, le défaut de paiement doit être caractérisé. Une 
omission ponctuelle ou un retard isolé de paiement sont insuffisants. Pour justifier la mesure, il faut 
ainsi disposer d'éléments permettant de retenir de manière univoque qu'à l'avenir, le débiteur ne 
s'acquittera pas de son obligation, ou du moins qu'irrégulièrement, et ce indépendamment de toute 
faute de sa part (arrêts TC FR 101 2022 150 du 9 juin 2022 consid. 2.1 et 101 2021 29 du 6 mai 
2021 consid. 2.2 et les références citées).

3.3. En l’espèce, A.________ ne s’est acquitté d’aucun montant en faveur de sa fille durant de 
nombreux mois, y compris après que la décision du 5 octobre 2023 lui a été notifiée et même après 
l’admission seulement partielle de sa requête d’effet suspensif. Il doit certes être suivi sur le fait que 
sa situation financière s’est nettement péjorée peu après le prononcé de la décision attaquée, de 
sorte qu’il n’était pas en mesure de s’acquitter intégralement des pensions fixées par la Présidente, 
ni d’ailleurs de celles devenues exécutoires ensuite de l’arrêt du 27 novembre 2023 concernant 
l’effet suspensif. Il sied toutefois de ne pas perdre de vue que l’appelant a lui-même conclu, dans 
son appel, à s’acquitter d’une pension de CHF 1'090.- dès le 1er avril 2023. Le 18 décembre 2023, 
constatant que le salaire qui lui était effectivement versé était inférieur à celui qu’il pensait percevoir 
après déduction de son loyer, il a modifié ses conclusions en ce sens que la pension due en faveur 
de sa fille s’élève à CHF 696.- par mois dès le 1er décembre 2023. Jusqu’en février 2024, 
A.________ ne s’est cependant jamais acquitté, même partiellement, d’aucun de ces montants. Ce 
n’est qu’ensuite du dépôt d’une requête d’avis aux débiteurs par B.________ qu’il a daigné verser 
en faveur de cette dernière, avec son salaire du mois de janvier 2024, un – unique – montant de 
CHF 500.-. Il n’est dès lors pas question d’une omission ponctuelle ni d’un retard isolé de paiement. 
Le comportement de l’appelant permet au contraire de retenir, de manière univoque, qu’il ne 
s’acquittera pas du tout, que partiellement ou qu’irrégulièrement de son obligation d’entretien à 
l’avenir. Les conditions requises par l’art. 291 CC pour le prononcé d’un avis aux débiteurs sont ainsi 
remplies, de sorte que la requête de B.________ doit être admise à hauteur du montant de la 
contribution d’entretien due en sa faveur, soit CHF 1'500.- par mois.

4.

4.1. Aux termes de l'art. 106 CPC, les frais sont mis à la charge de la partie succombante (al. 1); 
lorsqu'aucune des parties n'obtient entièrement gain de cause, les frais sont répartis selon le sort 
de la cause (al. 2). Le tribunal peut s'écarter des règles générales et répartir les frais selon sa libre 
appréciation notamment si le litige relève du droit de la famille ou que des circonstances particulières 
rendent la répartition en fonction du sort de la cause inéquitable (art. 107 al. 1 let. c et f CPC).

4.2. En l’espèce, l’appel est partiellement admis et B.________ obtient gain de cause s’agissant 
de sa requête d’avis aux débiteurs. Compte tenu de ce qui précède, qui plus est dans une affaire 
relevant du droit de la famille, il se justifie que sous réserve de l'assistance judiciaire qui leur a été 
octroyée, chaque partie supporte ses propres dépens et la moitié des frais de justice, fixés 
forfaitairement à CHF 1'000.- (art. 95 al. 1 let. b CPC).

4.3. La décision attaquée n’étant pas finale, c’est à juste titre que les frais y relatifs ont été 
réservés (art. 104 al. 3 CPC); il n’y a donc pas lieu de faire application de l’art. 318 al. 3 CPC.

(dispositif en page suivante)

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la Cour arrête :

I. La requête de mesures provisionnelles du 18 janvier 2024 de B.________ est sans objet.

II. La requête d’avis aux débiteurs du 18 janvier 2024 de B.________ est partiellement admise.

Partant, ordre est donné à F.________ SA ainsi qu’à tout autre employeur futur ou caisses 
d’assurances sociales dont A.________ touche ou touchera un salaire, respectivement des 
prestations sociales, de prélever sur celui-ci, respectivement sur celles-ci, à la fin de chaque 
mois pour le mois suivant, le montant de CHF 1'500.- pour le verser sur le compte bancaire no 
IBAN sss ouvert auprès de T.________ et libellé au nom de D.________.

III. L'appel est partiellement admis.

Partant, le chiffre 2 du dispositif de la décision de mesures provisionnelles du 5 octobre 2023 
de la Présidente du Tribunal civil de la Gruyère est modifié et prend désormais la teneur 
suivante :

« 2. A.________ contribuera à l’entretien de sa fille B.________ par le versement, en mains de sa 
mère, d’une pension mensuelle de CHF 1'500.- dès le 1er avril 2023.

Les éventuelles allocations familiales et patronales sont dues en sus.

Ces pensions correspondent au montant nécessaire à l’entretien convenable de B.________.

Ces pensions sont payables d'avance, le 1er de chaque mois. Elles seront indexées le 1er janvier 
de chaque année, sur la base de I'indice suisse des prix à la consommation du mois de novembre 
précédent, I'indice de référence étant celui de I'entrée en force de la décision. Cette indexation 
aura lieu pour autant que les revenus du père soient indexés dans la même mesure, à charge 
pour ce dernier d'en établir le contraire. »

Le dispositif est maintenu pour le surplus.

IV. Sous réserve de l’assistance judiciaire, chaque partie supporte ses propres dépens et la moitié 
des frais judiciaires dus à l’Etat pour la procédure d’appel, fixés à CHF 1'000.-.

V. Notification.

Cet arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral dans les trente jours qui 
suivent sa notification. La qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées 
par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). L'acte de recours 
motivé doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.

Fribourg, le 25 mars 2024/eda

Le Président La Greffière