# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7ad59b2f-f41a-5227-b998-7a3afe46bf16
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2016-03-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 23.03.2016 C/513/2015
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-513-2015_2016-03-23.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 29 mars 2016. 

 
 

R ÉP U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENÈVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/513/2015-4 CAPH/55/2016 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre des prud'hommes 

DU 23 MARS 2016 

 

Entre 

A_____, domicilié ______, (GE), appelant d'un jugement rendu par le Tribunal des 
prud'hommes le 14 octobre 2015 (JTPH/428/2015), comparant par Me Daniel UDRY, 
avocat, rue du Rhône 100, 1204 Genève, en l'Étude duquel il fait élection de domicile, 

 d'une part, 

et 

B_____, sise ______, Zurich, intimée, comparant par Me Yvan HENZER, avocat, place 
Saint-François 1, case postale 7191, 1002 Lausanne, en l'Étude duquel elle fait élection 
de domicile, 

 d'autre part. 

  

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C/513/2015-4 

 
EN FAIT 

A. Par décision du 14 octobre 2015, reçue le lendemain par A_____, le Tribunal des 
prud'hommes, statuant sur demande simplifiée, a déclaré recevable la demande 
déposée le 15 avril 2015 par ce dernier à l'encontre de B_____ (ch. 1 du 
dispositif), condamné celle-ci à remettre à A_____ un décompte final relatif à la 
fin des rapports de travail (ch. 2), dit que la procédure était gratuite (ch. 3), 
renoncé à l'allocation de dépens (ch. 4) et débouté les parties de toutes autres 
conclusions (ch. 5). 

B. a. Par acte expédié le 16 novembre 2015 au greffe de la Cour de justice, A_____ 
appelle du ch. 5 de cette décision, dont il sollicite l'annulation. 

 Il conclut à la condamnation de B_____ à lui payer 16'667 fr. à titre de bonus, 
plus intérêts à 5% dès le 31 juillet 2014, avec suite de dépens. Subsidiairement, il 
conclut au renvoi de la cause au Tribunal en l'invitant à compléter l'état de fait et à 
statuer dans le sens susmentionné, avec suite de frais et dépens. 

 b. B_____ conclut au rejet de l'appel, avec suite de frais et dépens. 

 c. Les parties ont été informées le 25 janvier 2016 du fait que la cause était gardée 
à juger, l'appelant n'ayant pas déposé de réplique. 

C. a. Par contrat de travail signé le 10 août 2007, B_____, société sise à ______ et 
active dans le domaine de ______, a engagé A_____ en qualité de "chargé de 
clientèle" pour son bureau à Genève. 

 Ce document ne prévoit aucune disposition concernant l'octroi d'un bonus. 

 En cas de résiliation, A_____ s'est engagé à ne pas demander de compensation 
pour le portefeuille apporté aux sociétés du B______ (clause n° 7 in fine du 
contrat de travail). 

 b. Le 9 juin 2011, B_____ a édité sur l'intranet de l'entreprise un document 
intitulé "______", lequel précise, sous la rubrique "______" (p. 2) ce qui suit : 

 "L'atteinte des objectifs personnels fixés, le résultat global de l'entreprise ainsi 
que la loyauté démontrée vis-à-vis de l'entreprise sont les conditions essentielles à 

la base du calcul de la rémunération variable du salaire mesuré en fonction des 

performances, de la gratification volontaire non garantie ou encore du bonus 

facultatif non garanti. Le versement d'une gratification ou d'un bonus pour une 

année calendaire spécifique est déterminé par le comité de direction à la clôture 

de l'année civile. L'attribution d'une gratification ou d'un bonus est liée à une 

situation de non résiliation du contrat de travail au moment du versement". 

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 Une gratification était allouée aux collaborateurs (niveau 1), tandis qu'un bonus 
était attribué aux cadres (niveau 2) et aux membres de la direction (niveau 3,  
cf. p. 2 du document "______"). 

 A_____ soutient avoir été un collaborateur de niveau 2. 

 Il a reconnu avoir eu connaissance de ce règlement placé sur l'intranet de son 
employeur. 

 c. De 2010 à 2013, A_____ a perçu les rémunérations suivantes : 

Années de 
perception : 

Salaire mensuel 
brut : 

Bonus : 
(calculé sur une période 

antérieure) 

Rémunération brute 
totale : 

2010 11'200 fr. x 13 12'000 fr. 157'600 fr. 

2011 11'200 fr. x 13 16'000 fr. 161'600 fr. 

2012 11'500 fr. x 13 20'000 fr. 169'500 fr. 

2013 12'000 fr. x 13 25'000 fr. 181'000 fr. 

 En 2014, le salaire mensuel brut de A_____ s'est élevé à 13'000 fr. Il a perçu un 
bonus de 30'000 fr., le 2 février 2014, en relation avec les années 2013 ou 
2012/2013. 

 Les fiches de salaire sur lesquelles ces bonus apparaissaient ne faisaient mention 
d'aucune réserve quant à leur versement. 

 d. Le 27 mars 2014, A_____ a résilié son contrat de travail avec effet au 31 juillet 
2014 et a été libéré de son obligation de travailler dès le 22 mai 2014. 

 Le 21 mai 2014, les parties ont conclu une convention relative à la fin des rapports 
de travail, comprenant la clause suivante : 

 "Monsieur A_____ s'engage à sauvegarder les intérêts [des sociétés du groupe 
B______], à respecter le portefeuille et à conserver le secret professionnel en 
toutes circonstances. Il s'engage à ne pas demander de compensation pour le 

portefeuille apporté aux sociétés [du groupe B______] et à ne pas avoir de 
prétentions complémentaires". 

 A la même date, A_____ a signé la déclaration suivante : 

 "Le secret professionnel 

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 Par la présente, le/la soussignée confirme ne faire valoir aucune prétention à 

l'encontre de la maison B_____ et de C______. En outre, il/elle s'engage à 

respecter le secret professionnel. (…)". 

 A_____ n'a pas évoqué la question du bonus avec C_____, directeur de l'intimée. 

 e. Par courrier du 25 août 2014, A_____ a réclamé à B_____ le versement d'un 
bonus de 16'667 fr. pour la période du 1er décembre 2013 au 31 juillet 2014, 
calculé à partir du bonus moyen alloué au cours des trois dernières années 
([20'000 fr. + 25'000 fr. + 30'000 fr.] ÷ 3 ans = 25'000 fr.) et pro rata temporis 
(25'000 fr. x 8 mois ÷ 12 mois). B_____ lui a opposé une fin de non-recevoir. 

 f. Selon A_____, les années de référence du bonus couraient du 1er décembre au 
30 novembre. 

 Selon B_____, les bonus étaient initialement déterminés par l'actionnaire, dans le 
cadre d'un montant global. Les responsables de départements émettaient des 
propositions de bonus individuels au comité de direction, qui les validait. Les 
bonus étaient discrétionnaires et dépendaient notamment de l'atteinte des objectifs, 
des efforts entrepris, ainsi que de la fidélité des collaborateurs. Ils étaient versés 
par rapport à l'exercice comptable du 1er janvier au 31 décembre de chaque année 
et payés avec le salaire de mars de l'année suivante, mais d'autres périodes 
d'observations étaient possibles (octobre à septembre ou décembre à novembre). 
Le bonus était fixé après bouclement des comptes de la société au 31 décembre et 
pour les douze mois écoulés. Ils étaient communiqués lors des entretiens annuels 
en février et lors de celui relatif aux objectifs et payés avec le salaire de mars de 
l'année suivante. 

 E_____, ex-______ chez l'intimée, a confirmé avoir perçu un bonus de 15'000 fr. 
pour la période d'octobre 2012 à fin septembre 2013, lequel avait été initialement 
fixé à 4'000 fr. Il n'avait reçu aucun montant postérieurement à cette dernière date, 
à la suite de sa démission à fin novembre 2013 avec effet à fin mars 2014. 

 g. Le 23 janvier 2015, A_____, ainsi que F_____, l'un de ses collègues 
précédemment employé par l'intimée, ont été inscrits au Registre du commerce de 
Genève en qualité d'administrateurs de G_____, active dans le domaine de 
______. 

 B_____ soutient, sans être contredite par sa partie adverse, que cette société est 
une entreprise qui lui est concurrente. 

D. L'argumentation des parties devant la Cour sera traitée ci-après dans la mesure 
utile. 

 

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EN DROIT 

1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et incidentes de première 
instance lorsque, dans les affaires patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état 
des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 CPC). 

 Ecrit et motivé, l'appel doit être introduit auprès de l'instance d'appel dans les  
30 jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC). 
La notification intervient au moment de la remise de l'envoi recommandé au 
destinataire (art. 138 al. 1 et 2 CPC), et le délai d'appel déclenché par la 
notification commence à courir dès le lendemain de celle-ci (art. 142 al. 1 CPC). 

 En matière de contrats de travail, la Chambre des prud'hommes de la Cour de 
justice est l'instance d'appel compétente à Genève, pour connaître d'un appel 
dirigé contre un jugement du Tribunal des prud'hommes (art. 124 let. a LOJ, 
E 2 05). 

 1.2 En l'espèce, l'appel est dirigé exclusivement contre le ch. 5 du dispositif du 
jugement entrepris, en tant qu'il a débouté l'appelant de sa conclusion tendant au 
paiement de 16'667 fr. en capital. 

 La voie de l'appel est ouverte, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions 
étant supérieure à 10'000 fr.  

 Introduit selon la forme prescrite par la loi et en temps utile auprès de l'instance 
compétente, l'appel est recevable. 

 1.3 La Cour dispose d'un plein pouvoir de cognition (art. 310 CPC). 

 La valeur litigieuse étant inférieure à 30'000 fr., les dispositions de la procédure 
simplifiée s'appliquent (art. 243 al. 1 CPC), soit en particulier la maxime d'office 
sociale (art. 247 al. 2 let. b ch. 1 CPC). 

2. 2.1 Selon le Tribunal, les montants alloués à l'appelant étaient des gratifications, 
en raison du pouvoir d'appréciation de l'intimée quant à leur octroi et du caractère 
accessoire des sommes en cause par rapport au salaire annuel. Leur octroi sans 
réserve et durant cinq années consécutives les rendaient en principe obligatoires. 
Toutefois, celles-ci n'étaient pas dues en cas de résiliation du contrat de travail, 
selon le règlement de l'intimée. 

 2.2 Selon l'appelant, deux bonus lui avaient été alloués avant la publication du 
"______" du 9 juin 2011 sur l'intranet, sans qu'il ait été établi à quelle date il avait 
pris connaissance de ce document. Celui-ci était au demeurant incompréhensible, 
car il évoquait simultanément une rémunération variable du salaire, des 
gratifications et des bonus. L'absence de réserves lors de l'octroi du bonus 
confirmait son caractère de salaire variable. L'exclusion de la gratification ou du 

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bonus en cas de résiliation du contrat de travail n'était pas applicable au salaire 
variable. 

 Par ailleurs, la phrase "et à ne pas avoir de prétentions complémentaires" 
contenue dans la convention du 21 mai 2014 de fin des rapports de travail se 
référait uniquement à la phrase qui la précédait, relative à la renonciation aux 
compensations pour le portefeuille apporté aux sociétés du groupe B______. 

 2.3 Le droit suisse ne contient aucune définition du bonus. Il faut déterminer au 
cas par cas s'il s'agit d'une gratification au sens de l'art. 322d CO ou d'un élément 
du salaire (art. 322 CO; ATF 141 III 401 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 
4A_251/2015 du 6 janvier 2016 consid. 4.2). 

 2.3.1 Selon l'art. 322d al. 1 CO, si l'employeur accorde en sus du salaire une 
rétribution spéciale à certaines occasions, telles que Noël ou la fin de l'exercice 
annuel, le travailleur y a droit lorsqu'il en a été convenu ainsi. Selon l'al. 2 de cette 
disposition, en cas d'extinction des rapports de travail avant l'occasion qui donne 
lieu à la rétribution spéciale, le travailleur n'a droit à une part proportionnelle de 
cette rétribution que s'il en a été convenu ainsi. 

 La gratification est une rétribution spéciale que l'employeur verse en sus du 
salaire, par exemple une fois par année. Elle se distingue du salaire, et en 
particulier d'un éventuel treizième mois de salaire, en ceci qu'elle dépend au 
moins partiellement du bon vouloir de l'employeur. Elle se distingue en outre par 
son caractère accessoire, secondaire vis-à-vis du salaire. Le salaire étant un 
élément essentiel du contrat de travail, il est contraire à l'esprit de la loi que la 
gratification, comme rétribution spéciale dépendant du bon vouloir et du pouvoir 
d'appréciation de l'employeur, représente la contrepartie exclusive ou principale 
du travail fourni par le travailleur. Celle-ci doit donc rester un élément accessoire 
(ATF 141 III 407 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 4A_251/2015 du 6 janvier 
2016 consid. 4.2). 

 En l'absence d'un accord explicite, la gratification est considérée comme convenue 
lorsque l'employeur l'a versée durant plus de trois années consécutives, sans qu'il 
y ait d'interruption et sans en réserver, par une déclaration adressée au travailleur, 
le caractère facultatif (ATF 131 III 615 consid. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral 
4A_26/2012 du 15 mai 2012 consid. 5.1). 

 La réserve peut figurer dans un règlement d'entreprise rappelant le caractère 
facultatif de la gratification. Aucune forme particulière ne doit être respectée. Il 
suffit que l'employé ait effectivement eu connaissance de la réserve ou qu'il ait 
réellement pu en prendre connaissance. Toutefois, même si la réserve figure dans 
le contrat de travail ou dans un règlement d'entreprise, elle doit être renouvelée 
lors de chaque paiement (arrêt du Tribunal fédéral 4A.325/2002 du 24 janvier 
2003 consid. 3.2; DUNAND/MAHON, Commentaire du contrat de travail, 2013,  
n. 23 ad art. 322d CO; WYLER/HEINZER, Droit du travail, 2014, p. 160).  

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 La gratification est alors privée de son caractère facultatif quant à son principe, la 
liberté de l'employeur ne subsistant plus qu'en ce qui concerne son montant. Cela 
ne signifie pas pour autant que la rétribution doit automatiquement être qualifiée 
de salaire. Le Tribunal fédéral admet notamment que cette rétribution n'est pas 
due pour l'année où les rapports de travail prennent fin lorsque l'employeur 
subordonne le versement du bonus à la non-résiliation du contrat (arrêts du 
Tribunal fédéral 4A_235/2010 du 25 juin 2010 consid. 2; DUNAND/MAHON,  
op. cit., n. 22 ad art. 322d CO; WYLER/HEINZER, op. cit., p. 161). 

2.3.2 En l'espèce, il n'est pas contesté que le bonus litigieux revêt, de par son 
montant, un caractère accessoire au salaire. 

L'intimée a défini sa politique d'octroi de bonus dans sa directive "______" du 9 
juin 2011. 

Contrairement à ce que soutient l'appelant, le texte de ce document est clair 
puisqu'il en ressort explicitement que, pour les collaborateurs de niveau 2, comme 
l'appelant, le versement d'un bonus est facultatif et non garanti. Son versement 
dépend, pour une année calendaire spécifique, de plusieurs facteurs, à savoir 
l'atteinte des objectifs personnels fixés, le résultat global de l'entreprise, ainsi que 
la loyauté démontrée vis-à-vis de celle-ci. Le règlement précise en outre que 
l'attribution du bonus est liée à une situation de non résiliation du contrat de 
travail au moment du versement. 

L'appelant a reconnu devant le Tribunal qu'il avait bien eu connaissance de ce 
règlement et celui-ci lui est par conséquent opposable. Le fait que deux bonus lui 
aient été versés avant la publication de ce règlement n'est pas déterminant. En 
effet, aucun bonus n'est prévu par le contrat de travail écrit et signé par les parties 
et l'appelant n'allègue pas que les règles relatives à l'octroi de celui-ci contenues 
dans le règlement du 9 juin 2011 constituent une modification contractuelle qui 
aurait nécessité son approbation expresse. Au demeurant, il s'agit d'une 
modification du contrat en sa faveur de sorte qu'il convient de retenir qu'en ne 
s'opposant pas à cette disposition du règlement, l'appelant l'a acceptée tacitement 
(WYLER/ HEINZER, op. cit., p. 58). 

Cela étant, la réserve du caractère facultatif figurant dans le règlement d'entreprise 
n'a pas été renouvelée expressément lors de chaque paiement de bonus à 
l'appelant. Dans la mesure où celui-ci a reçu cinq paiements consécutifs de bonus 
non assortis de réserves expresses, c'est à juste titre que le Tribunal a retenu que le 
paiement du bonus était devenu obligatoire dans son principe. 

C'est également à bon droit qu'il a considéré que cela ne signifiait pas que 
l'intimée était obligée de verser le bonus lorsque les conditions fixées dans le 
règlement d'entreprise n'étaient pas réalisées. 

En l'occurrence, le règlement prévoit que le bonus n'est pas dû lorsque les rapports 

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de travail ont été résiliés au moment où le paiement devait intervenir. L'appelant 
ayant résilié son contrat de travail durant le mois de mars 2014, soit en cours 
d'année, l'intimée était légitimée à ne pas lui verser de bonus pour la période de 
décembre 2013 à fin juillet 2014, en application de ce règlement.  

Compte tenu de ce qui précède, le jugement du Tribunal doit être confirmé, sans 
qu'il soit nécessaire de trancher les questions de savoir si les autres conditions 
d'octroi du bonus sont réalisées et si l'appelant a valablement renoncé à son bonus 
en signant, le 21 mai 2014, une convention selon laquelle il s'engageait à ne pas 
formuler de prétentions complémentaires. 

3. Compte tenu de la valeur litigieuse inférieure à 50'000 fr., la procédure est gratuite 
(art. 114 let. c et 116 al. 1 CPC; art. 19 al. 3 let. c LaCC). 

 Il n'est pas alloué de dépens (art. 22 al. 2 LaCC). 

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PAR CES MOTIFS, 

La Chambre des prud'hommes, groupe 4 : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel formé par A_____ contre le chiffre 5 du dispositif de la 
décision JTPH/428/2015 rendue par le Tribunal des prud'hommes le 14 octobre 2015. 

Au fond : 

Confirme le chiffre 5 du dispositif du jugement précité. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Sur les frais : 

Dit que la présente procédure est gratuite et qu'il n'est pas alloué de dépens. 

Siégeant : 

Madame Fabienne GEISINGER-MARIÉTHOZ, présidente; Monsieur Olivier 
GROMETTO, juge employeur, Madame Christine PFUND, juge salariée; Madame 
Véronique BULUNDWE-LÉVY, greffière. 

 

La présidente : 

Fabienne GEISINGER-MARIÉTHOZ 

 La greffière : 

Véronique BULUNDWE-LÉVY 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Indication des voies de recours et valeur litigieuse : 

 
Conformément aux art. 72 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; 

RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec 

expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière 

civile. 

 
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

 
Valeur litigieuse des conclusions pécuniaires au sens de la LTF supérieure ou égale à 15'000.- fr.