# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 5fc737df-6b91-54ad-8c4b-848f847cde53
**Source:** Valais/Wallis (VS)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2013-03-25
**Language:** fr
**Title:** Wallis Sonstiges Gericht Sonstige Kammer 25.03.2013 C1 12 21
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VS_Gerichte/VS_BZG_999_C1-12-21_2013-03-25.pdf

## Full Text

RVJ / ZWR 2013 291 

Droit des obligations 
Obligationenrecht 

Droit des obligations – contrat d’entreprise, prescription – ATC 
(Juge de la cour civile I) du 25 mars 2013, X. c. Y. SA. TCV 
C1 12 21 

Contrat d’entreprise : prescription 
- Portée et dies a quo du délai de prescription de cinq ans ; notion de construction 

immobilière ; vérification de l’ouvrage et avis des défauts ; représentation : protection 
du tiers de bonne foi (art. 2 al. 2 CC, 33 al. 3 et 371 al. 2 CO ; consid. 4.1 à 4.3). 

- En l’espèce, les droits de garantie pour les défauts qui n’ont pas été signalés avant 
l’échéance du délai de prescription sont périmés, lors même qu’il s’est agi de la 
construction par étapes d’une piscine (consid. 4.4). 

- Sous l'angle de la prescription, il importe peu que le maître de l'ouvrage n'ait pas 
connaissance du défaut, de sorte qu'il peut arriver que les droits de garantie du 
maître soient prescrits avant même que celui-ci ne découvre le défaut (art. 134 al. 1 
ch. 6 CO ; consid. 5.1). 

- En l’espèce, même si elle s’est impliquée afin de trouver une solution rapide et 
concrète au problème posé, la défenderesse n’a pas reconnu sa responsabilité, en 
sorte que la prescription n’a pas été interrompue (consid. 5.2).  

Werkvertrag: Verjährung 
- Bedeutung und dies a quo der fünfjährigen Verjährungsfrist; Begriff des 

unbeweglichen Bauwerkes; Prüfung des Werkes und Mängelrüge; Vertretung: 
Schutz des gutgläubigen Dritten (Art. 2 Abs. 2 ZGB, 33 Abs. 3 und 371 Abs. 2 OR; E. 
4.1 bis 4.3). 

- Vorliegend sind die Gewährleistungsrechte für Mängel, welche nicht vor Ablauf der 
Verjährungsfrist angezeigt wurden, verwirkt, selbst wenn es sich um ein etappen-
weise realisiertes Schwimmbad handelte (E. 4.4). 

- Unter dem Gesichtspunkt der Verjährung spielt es keine Rolle, ob der Bauherr vom 
Mangel Kenntnis hat oder nicht, so dass es vorkommen kann, dass die Gewährleis-
tungsrechte des Bauherrn verjährt sind, bevor dieser den Mangel entdeckt hat 
(Art. 134 Abs. 1 Ziff. 6 OR; E. 5.1). 

- Vorliegend hat die Beklagte, auch wenn sie sich für eine rasche und konkrete Lösung 
des Problems eingesetzt hat, ihre Verantwortlichkeit nicht anerkannt, so dass die 
Verjährung nicht unterbrochen wurde (E. 5.2). 

 

292 RVJ / ZWR 2013 

Faits (résumé) 
 

A.  X. a conclu, le 15 mars 2004, un contrat d’entreprise avec A. por-
tant sur les travaux de terrassement et de bétonnage d’une piscine 
extérieure au prix de 56'371 francs. Ce document, à l’en-tête d’Y. SA, 
mentionnait avoir été établi en trois exemplaires, par la direction des 
travaux, en qualité de mandataire du maître de l’ouvrage, et était 
signé par B. pour Y. SA, sous l’intitulé « direction des travaux », par 
A., en tant qu’entrepreneur et par X., en qualité de maître de 
l’ouvrage. 

Selon les rapports journaliers, les ouvriers ont œuvré sur le chantier 
entre le 18 mai 2004 et le 24 septembre 2004. X. allègue que les tra-
vaux, initialement prévus au début de l’année 2004, ont finalement été 
réalisés au mois de juin 2004 et Y. SA affirme que ceux-ci étaient 
achevés en juin 2004.  

Selon Y. SA, les premiers métrés ont été effectués le 22 octobre 2004 
par A., puis vérifiés par ses soins, de sorte que les métrés finaux ont 
été établis le 10 novembre 2004. B., administrateur de la défende-
resse, a estimé la date de réception des travaux entre septembre et 
octobre 2004, lors du dépôt des métrés et factures finaux. Aucun 
procès-verbal de livraison n’a été établi par les parties. Se référant à 
un courrier du 28 octobre 2004 de A., Y. SA lui a, le 28 mai 2009, 
adressé les métrés de la piscine et de la pataugeoire, afin qu’il soit 
procédé de manière commune au métré des terrassements. 

X. a commandé ensuite par étapes les différents travaux lorsqu’il dis-
posait des moyens financiers suffisants et a effectué lui-même 
certains travaux. Les bassins sont ainsi restés à l’air libre et sans 
revêtement jusqu’en 2009, Y. SA ayant affirmé à X. avoir calculé la 
piscine pour qu’elle résiste au gel. 

B.  Les travaux techniques commandés à C. SA ont été entrepris en 
juillet 2009. Selon la fiche de chantier, déposée en cause par cette 
entreprise, et les déclarations de son cadre technico-commercial, une 
fuite a été détectée lors de la première mise en eau, le 23 juillet 2009. 
Alors qu’Y. SA affirme qu’elle n’a jamais été informée du déroulement 
des travaux techniques ni de la mise en eau, la fiche précitée fait 
pourtant état de « discussion fuite du bassin avec B. » le 30 juillet et le 
13 novembre 2009. Y. SA a également été priée par C. SA, par lettre 

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du 28 septembre 2009, d’effectuer rapidement un contrôle du béton et 
de prendre les dispositions nécessaires pour remédier aux fuites 
d’eau constatées. Le 4 novembre 2009, Y. SA a convoqué C. SA ainsi 
que A. pour une séance sur place, fixée au 13 novembre 2009, 
destinée à trouver une solution au problème des fuites de la piscine. 

C.  Dans son rapport du 9 août 2010, l’expert D. a fait état de deux 
défauts principaux : l’absence de joints étanches à la reprise du 
bétonnage et le recouvrement nettement insuffisant de nombreuses 
armatures. Le rapport du 12 juillet 2010, requis par l’expert, de E. SA, 
atteste en particulier que l’intégralité des parois situées au nord et à 
l’est ainsi que toute la partie profonde et en partie oblique du radier 
présentent des recouvrements inférieurs au 35 mm exigés par la 
norme SIA 162. 

Interrogé en procédure, l’expert D. a confirmé le contenu de son 
expertise, ajoutant que l’ingénieur aurait pu et dû vérifier le recouvre-
ment de l’armature du radier avant le bétonnage, en assistant à la 
pose du béton. A son avis, un tel contrôle incombe à la direction des 
travaux et relève des compétences normales d’un ingénieur. Egale-
ment interpellé à ce propos, le chef de chantier de A. à l’époque des 
faits, a affirmé que Y. SA a été avertie avant le bétonnage des murs 
pour vérifier la disposition des armatures et qu’il lui aurait été possible, 
à cette occasion, de contrôler leur recouvrement ; à ses dires, il arrive 
en effet que l’ingénieur procède à de tels examens à ce moment de la 
construction. Cette pratique est aussi confirmée par A. qui a précisé 
que la réparation avait consisté à couper les barres qui sortaient en 
surface et que, dans le cadre d’un arrangement, son entreprise avait 
versé au demandeur, à la fin de l’année 2010, un montant de 
12 000 francs.  

Entendu par le juge de district, B., responsable de ce projet, a 
contesté être intervenu comme directeur des travaux. Il a reconnu 
avoir établi les appels d’offre ainsi que les plans de coffrage et de fer-
raillage de la piscine et avoir en outre vérifié, entre avril et juin 2004, 
le ferraillage avant le bétonnage. Alors que l’interrogatoire comme 
partie de F., président du conseil d’administration, était requise, Y. SA 
a précisé que celui-ci n’avait jamais collaboré à ce dossier qui avait 
été traité exclusivement par B.  

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D.  Statuant, le 5 décembre 2011, sur l’action introduite par X. contre 
Y. SA, le juge de district a rejeté la demande, sous suite de frais et 
dépens. 

X. a, en temps utile, interjeté appel contre ce prononcé. Y. SA a 
conclu au rejet de l’appel.  

 

Considérants (extraits) 
(…) 

4.  En l’espèce, la défenderesse a invoqué la prescription (art. 142 
CO) dans son mémoire-réponse, soit dans les formes et délai du droit 
procédure cantonal. Le principe iura novit curia s'applique et le juge 
doit alors examiner d'office toute question relative au fondement juridi-
que de l'exception de prescription (arrêt 4A_210/2010 du 1er octobre 
2010 consid. 7.1.1 non publié à l’ATF 136 III 502). 

4.1  L’appelant estime que le premier juge a appliqué à tort l’art. 371 
al. 2 CO, les parties étant liées par un contrat de mandat et les créan-
ces en dommages et intérêts fondées sur la violation du contrat 
n’étant pas soumises à cette disposition. 

4.2  En vertu de l’art. 371 al. 2 CO, les actions du maître en raison des 
défauts de l’ouvrage immobilier envers l’entrepreneur et envers l’archi-
tecte ou l’ingénieur qui ont collaboré à l’exécution de l’ouvrage se 
prescrivent par cinq ans à compter de la réception de l’ouvrage. Cette 
disposition, dont la ratio legis est d'éviter que l'architecte ou l'ingénieur 
ne doive répondre des défauts d'une construction immobilière alors 
qu'il ne peut plus se retourner contre l'entrepreneur, concerne unique-
ment les prétentions découlant des défauts de la construction immobi-
lière, sans égard à la qualification des rapports juridiques (ATF 89 II 
405 consid. 1). Le défaut peut résulter d’une erreur dans l'élaboration 
des plans, de la conception de l'ouvrage par rapport au terrain à bâtir, 
de la direction et de l'organisation de la construction (Gauch, Das 
Werkvertrag, 2011, n. 2300 ; ATF 130 III 362 consid. 4.2). L’art. 371 
al. 2 CO ne vise en revanche pas les prétentions en dommages-inté-
rêts dirigées contre l'entrepreneur, l'architecte ou l'ingénieur pour une 
violation de leurs obligations contractuelles dont il ne résulte pas de 
défauts au sens des art. 367 ss CO, comme des erreurs de calcul, un 
dépassement de devis ou un contrôle insuffisant des factures de 

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l’entreprise qui, elles, sont soumises au délai de prescription ordinaire 
de 10 ans de l’art. 127 CO (ATF 134 III 361 consid. 5 et 6 ; 102 II 413 
consid. 3 ; Gauch, op. cit., n. 2301).  

Selon la jurisprudence, les éléments caractéristiques de la construc-
tion immobilière sont les suivants : une chose immobilière, résultant 
de l’utilisation de matériau, directement ou indirectement rattachée au 
sol de manière durable, dont les défauts, d’après l’expérience géné-
rale de la vie, n’apparaissent qu’après une année, notamment sous 
l’effet des conditions géologiques ou atmosphériques ; la doctrine 
dominante se rallie à cette définition (Chaix, Commentaire romand, 
2012, n. 27 ad 371 CO). Les fondations, les dalles en béton (Gauch, 
op. cit., n. 2233) et les piscines (Chaix, op. cit. n. 32 ad art. 371 CO) 
entrent dans le champ d’application de cette disposition.  

Le dies a quo du délai de prescription est la réception de l’ouvrage ; 
celle-ci peut intervenir par actes concluants, notamment par l’utilisa-
tion de l’ouvrage en vue de son exécution d’ensemble. Lorsque plu-
sieurs entrepreneurs travaillent sur la base de contrats séparés, la 
prescription commence à courir dès la réception de chaque partie 
d’ouvrage (ATF 130 III 362 consid. 4.2, 115 II 456 consid. 4). La 
livraison consiste dans la remise par l'entrepreneur au maître d'un 
ouvrage achevé et réalisé conformément au contrat dans chacune de 
ses parties. Peu importe que l'ouvrage soit ou non entaché de 
défauts. Du point de vue de l'entrepreneur, la réception correspond à 
la livraison. Celle-ci se fait par tradition ou par un avis, exprès ou 
tacite, de l'entrepreneur au maître (ATF 129 III 738 consid. 7.2, 115 II 
456 consid. 4, 113 II 264 consid. 2b, arrêt 4C.132/1994 du 
12 septembre 1994 consid. 4a). 

Une fois la livraison intervenue, le maître doit vérifier l'ouvrage aussi-
tôt qu'il le peut d'après la marche habituelle des affaires (art. 367 al. 1 
CO). Le critère légal doit être objectif, les circonstances propres à la 
personne même du maître ne permettant pas la prolongation du délai 
(Chaix, op. cit., n. 9 ad art. 367 CO). La vérification ne peut être 
exigée que lorsqu’elle est objectivement possible et raisonnable, soit 
notamment après la mise en service ou l’installation, ou lorsqu’il fait 
froid (isolation thermique ; Gauch, op. cit., n. 2115) ou lorsque le loge-
ment voisin est occupé (défaut d’isolation phonique, cf. Tercier/Favre/ 
Carron, Les contrats spéciaux, 2009, n. 4526). Bien que la loi ne le 
précise pas, les défauts doivent être signalés sans délai. Le maître 

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satisfait à ce devoir s'il donne l'avis des défauts décelés lors de la 
vérification immédiatement après leur découverte (Chaix, op. cit., 
n. 21 ad art. 367 CO; Gauch, op. cit., n. 2141).  

Le début du délai reste la livraison même si le maître a découvert les 
défauts auparavant ; il s’écoule et s’achève même si le défaut appa-
raît postérieurement (ATF 130 III 366 ; Gauch, op. cit., n. 2254).  

4.3  Contrairement à ce que pense l’appelant, la qualification du 
contrat n’a aucune portée dans la détermination du champ d’applica-
tion de l’art. 371 al. 2 CO (ATF 102 II 413 consid. 3) qui est fonction 
de la nature de l’ouvrage. En l’espèce, les défauts invoqués affectent 
les radiers et les murs en béton d’une piscine, soit des ouvrages qui 
tombent sous la définition jurisprudentielle d’une construction immobi-
lière. Deux défauts ont été constatés par l’expert, à savoir l’absence 
d’étanchéité résultant de l’omission de joints sur les reprises ainsi que 
le recouvrement insuffisant du ferraillage du béton. Le premier vice de 
construction découle d’une erreur dans les plans, l’ingénieur ne les 
ayant pas prévus, alors que le second résulte d’une surveillance des 
travaux défaillante, l’épaisseur de béton de 35 mm étant correctement 
calculée par la défenderesse mais pas vérifiée lors de l’exécution. Or, 
un tel contrôle par l’ingénieur (ou l’architecte, le cas échéant) est 
usuel et tout à fait praticable, comme l’a révélé l’instruction. A cet 
égard, la défenderesse est malvenue de se défendre d’avoir été char-
gée de la direction des travaux, puisqu’elle s’est elle-même attribuée 
ce titre dans le contrat d’entreprise qu’elle a élaboré - à son en-tête - 
pour les travaux de maçonnerie et de terrassements ; elle a égale-
ment établi les soumissions, procédé aux métrés et, finalement, parti-
cipé à la recherche d’une solution aux fuites constatées. Toutes ces 
activités relèvent bien de la direction des travaux. Quant à l’argument 
selon lequel B. ne disposait pas du pouvoir de représenter seul la 
défenderesse, il est inefficace en vertu du principe de la bonne foi 
(art. 2 al. 2 CC). En effet, cette question doit être tranchée à la lumière 
de l’art. 33 al. 3 CO, qui traite de l’étendue des pouvoirs portés par le 
représenté à la connaissance de tiers (ATF 120 II 197 consid. 2a). En 
vertu du principe de la confiance, une personne représentée sans sa 
volonté doit être considérée comme obligée à l’égard d’un tiers si elle 
s’est comportée de manière telle que celui-ci pouvait en déduire de 
bonne foi l’existence d’une volonté de représentation déterminée (ATF 
69 II 319). Tel est bien le cas en l’espèce, puisque la défenderesse a 

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reconnu que B. avait traité seul ce dossier et ne s’est jamais opposée 
à ce qu’il la représente dans le cadre de ce chantier (ATF 131 III 511).  

En définitive, du moment que les prétentions invoquées se fondent sur 
des défauts affectant une construction immobilière, la prescription est 
soumise au délai de 5 ans de l’art. 371 al. 1 CO. 

4.4  L’appelant a bâti sa piscine par étapes, confiant, par contrats 
séparés, la réalisation des éléments de construction à diverses entre-
prises tout en effectuant lui-même certains travaux, notamment les 
aménagements extérieurs. Le délai de prescription commence donc à 
courir, pour les défauts invoqués dans la présente procédure, dès la 
réception de l’ouvrage prévu dans le contrat de terrassement et de 
pose du béton conclu avec l’entreprise de maçonnerie le 15 mars 
2004. En l’absence d’avis ou de procès-verbal de réception, la date 
précise de la livraison des radiers et des murs en béton n’est pas 
connue. Les parties admettent que les travaux ont eu lieu en juin 
2004, ce qui est confirmé par les décomptes journaliers produits par 
A., attestant d’interventions sur ce chantier du 18 mai 2004 au 
24 septembre 2004. La première date alléguée en procédure par la 
défenderesse pour l’établissement des métrés finaux, soit le 
10 novembre 2004, peut dès lors être retenue. Elle suit en effet la 
date prétendue des premiers métrés, le 22 octobre 2004, et concorde 
avec le déroulement temporel des événements. Ainsi, la référence à 
un courrier du 28 octobre 2004 dans la lettre adressée le 28 mai 2009 
à A., concernant les métrés et la facture finaux, indique qu’à cette 
période, fin octobre 2004 – début novembre 2004, la livraison avait eu 
lieu. Sous réserve d’un éventuel acte interruptif, la prescription est 
donc acquise dès le 10 novembre 2009. 

Dès la livraison, il incombait au demandeur de vérifier l’ouvrage, en 
procédant notamment à la mise en eau des bassins pour en tester 
l’étanchéité. Rien au dossier ne permet de retenir qu’il avait chargé la 
défenderesse de ce contrôle. Le fait qu’il n’entendait pas faire réaliser 
immédiatement les autres travaux ne l’autorisait pas à différer, à son 
gré, l’examen consciencieux de la partie déjà construite. A cet égard, 
il y a lieu de mentionner qu’il n’a pas conclu un contrat d’entreprise 
tendant à la livraison d’une piscine, mais différents contrats portant, 
chacun, sur un élément de cet ouvrage. En application de l’art. 367 
al. 1 CO, il devait donc analyser aussitôt la partie exécutée par 
l’entreprise de maçonnerie et aviser promptement la défenderesse s’il 

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avait constaté des défauts dont il la tenait pour responsable. Or, 
comme l’a relevé cette dernière dans sa réponse, elle n’a pas reçu 
d’avis des défauts avant le 19 août 2010, soit dans le délai de 
prescription de 5 ans qui était échu le 10 novembre 2009. Ainsi, force 
est de constater que, même non prescrits, les droits à la garantie pour 
les défauts, seraient de toute façon périmés (ATF 130 III 362).  

5. 

5.1  L’appelant estime que, par application analogique de l’art. 134 al. 
1 ch. 6 CO, la prescription était empêchée tant que le défaut ou le 
dommage n’étaient pas survenus, c’est-à-dire jusqu’en juillet 2009.  

Ces arguments ont déjà été discutés et écartés par le Tribunal fédéral. 
Ainsi, la prescription court indépendamment de la connaissance par le 
maître de l’existence du défaut ou de ses prétentions (ATF 106 II 134 
consid. 2a), de sorte qu'il peut arriver que les droits de garantie du 
maître soient prescrits avant même que celui-ci ne découvre le défaut 
(ATF 130 III 362 consid. 4.2). Une ignorance du défaut n’entraîne en 
particulier pas la suspension de la prescription, car l’art. 134 ch. 6 CO 
n’est pas applicable dans ce cas, même par analogie (ATF 130 III 362 
consid. 4.2, 106 II 134 consid. 2c ). Mal fondé, le grief est rejeté. 

5.2  L’appelant considère que, par la convocation du 4 novembre 
2009, la défenderesse a interrompu la prescription en manifestant sa 
détermination à répondre juridiquement des défauts d’étanchéité. 

Cette lettre n’a pas la portée que lui prête le demandeur. Rien n’y 
indique que la défenderesse admet être responsable des fuites ; il 
s’agit uniquement d’une convocation adressée aux deux entreprises 
ayant réalisé les travaux afin de trouver une solution rapide et 
concrète. Son intervention se comprend en tant que direction des 
travaux. S’il est vrai que des travaux de réfection, effectués pendant le 
délai de prescription de cinq ans, interrompent la prescription et font 
courir un nouveau délai de même durée que le précédent (ATF 120 III 
270), tel n’est pas le cas en l’espèce, puisque les seules réparations 
ressortant du dossier ont été effectuées par l’entreprise de maçon-
nerie, sans qu’il ait été établi que la défenderesse en ait été informée. 
La prescription n’a dès lors pas été interrompue par ce courrier.