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**Case Identifier:** 36bd2575-4c93-58ef-baba-8fb1692afdbb
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-04-18
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 18.04.2008 C/5783/2006
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-5783-2006_2008-04-18.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 23.04.2008. 

 

R E P U B L I Q U E   E T  

 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/5783/2006 ACJC/485/2008 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 
statuant par voie de procédure ordinaire 

AUDIENCE DU VENDREDI 18 AVRIL 2008 

 

Entre 

X______ SARL, sise ______, (Algérie), appelante d'un jugement rendu par la 4ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 5 septembre 2007, comparant 

par Me Thomas Barth, avocat, en l’étude duquel elle fait élection de domicile, 

et 

Y______, sise ______ (Serbie), intimée, comparant par Me Jean-Louis Collard, avocat, 
en l’étude duquel elle fait élection de domicile. 

 

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C/5783/2006 

EN FAIT 

A. a) X______ SARL, dont le siège est à ______ (Algérie), ayant notamment pour 
activité l'importation de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques, et 

Y______, société par actions, productrice de produits pharmaceutiques et 

parapharmaceutiques, dont le siège se trouve à ______ (Serbie), ont conclu, le 21 

janvier 1998 - la première en qualité de distributeur et la seconde en tant que 

producteur - un "contrat de partenariat commercial", prévoyant la mise en œuvre 

d'une collaboration, qui consistait en l'enregistrement et la commercialisation des 

produits pharmaceutiques fabriqués par Y______ et destinés à la médecine 

humaine sur l'ensemble du territoire algérien. 

Le contrat a été rédigé en huit exemplaires originaux, quatre en langue française et 

quatre en langue serbe, chacune des parties ayant reçu au moins un exemplaire 

dans ces deux langues (art. 22). 

L'art. 18 du contrat ("litiges") était, dans sa version française, rédigé ainsi : "Tout 

litige émanant de l'interprétation de l'application du présent contrat fera l'objet 

de recours à l'amiable et la référence des documents contractuels cités en art. 3. 

(sic). A défaut de recours à l'amiable, les deux parties déclarent la jurisdiction 

(sic) suisse et l'arbitrage du Tribunal de Commerce Suisse, sis à Genève". 

Y______, qui a produit la version en langue serbe du contrat, indique que la 

deuxième phrase de son art. 18 peut être traduite de la manière suivante : "Au cas 

où les litiges ne sont pas réglés par des moyens pacifiques, les parties 

contractuelles fixent la compétence auprès de l'arbitrage suisse commercial ayant 

le siège à Genève et la loi suisse comme étant compétente". 

b) En date du 22 avril 1999, Z______, société de promotion et d'information, sise 
à ______ (Algérie), et Y______ ont conclu un "contrat de promotion", ayant pour 

objet la promotion sur l'ensemble du territoire algérien des produits de Y______ 

destinés à la commercialisation, le conditionnement ou la production en Algérie. 

A teneur de l'art. 14 de ce contrat, "Tout litige émanant de l'interprétation  ou de 

l'application du présent contrat [devait] faire l'objet d'un recours à l'amiable. A 

défaut d'un recours à l'amiable, la compétence exclusive [serait] celle du tribunal 

commercial de Genève (Suisse), en appliquant le droit matériel suisse".  

c) Alors que l'art. 21 du contrat du 21 janvier 1998 susmentionné prévoyait que 
ledit contrat, d'une durée de trois ans, pouvait être prolongé "par avenant avant 

son expiration", aucun avenant écrit audit contrat n'a été conclu par les parties, 

avant comme après le délai de trois ans susmentionné. 

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C/5783/2006 

Selon X______ SARL, les relations contractuelles entre les parties se sont 

prolongées de facto au-delà de cette première échéance, alors que pour Y______, 

le contrat a pris fin le 21 janvier 2001, les parties ayant développé une nouvelle 

relation contractuelle. 

d) En date du 17 mai 2004, Y______ a écrit à X______ SARL que sa direction, à 
l'occasion du changement de responsable des affaires internationales, avait entamé 

une "réorientation de sa stratégie à l'export", affectant également l'organisation 

actuelle de ses activités en Algérie, de sorte qu'elle souhaitait garder X______ 

SARL, "mais sans exclusivité avec un nouveau contrat". 

Le 9 août 2004, Y______ a informé le Ministère algérien de la santé et de la 

population que X______ SARL et elle-même avaient décidé de mettre fin à leur 

coopération exclusive, leurs discussions à propos d'un nouveau contrat et des 

options stratégiques s'étant révélées divergentes. 

X______ SARL conteste avoir décidé de mettre fin aux rapports contractuels de 

manière consensuelle, affirmant qu'il s'agissait d'une décision unilatérale de 

Y______. 

e) Le 6 mars 2005, Y______ a assigné X______ SARL devant le Tribunal de 
______ (Algérie) en paiement de la somme de € 547'860, correspondant à deux 

factures de produits pharmaceutiques "demeurées ouvertes". 

Par jugement du 5 octobre 2005, la juridiction précitée s'est déclarée incompétente 

territorialement en raison du libellé de l'art. 18 du contrat de partenariat 

commercial du 21 janvier 1998 précité. 

Le 27 février 2006, Y______ a appelé de ce jugement. 

B. a) Par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance de Genève le 7 mars 
2006, X______ SARL a assigné Y______ en paiement de la somme de 7'375'710 

fr., avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 2005, à titre de dommages-intérêts pour 

cause de violation du contrat ayant lié les parties. 

X______ SARL a affirmé que les juridictions étatiques genevoises étaient 

compétentes sur la base de l'art. 18 du contrat de partenariat commercial du 

21 janvier 1998, soutenant qu'il ne s'agissait pas d'une clause compromissoire, 

mais d'une simple clause d'élection de for. Le contrat précité ne contenait, en effet, 

aucune règle sur la désignation des arbitres ni référence à un éventuel règlement 

d'arbitrage. La volonté des parties avait été de trouver un terrain neutre en cas de 

litige, de sorte qu'à défaut de l'existence d'un Tribunal de commerce à Genève, 

c'était le Tribunal de première instance qui était compétent. 

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C/5783/2006 

Par ailleurs, l'art. 14 du contrat de promotion du 22 avril 1999 qu'elle avait conclu 

avec Z______ devait être considéré comme un indice probant s'agissant de 

l'interprétation de l'art. 18 du contrat du 21 janvier 1998. En outre, il était 

incontestable que les parties avaient souhaité poursuivre leurs relations 

contractuelles au-delà de l'échéance du 21 janvier 2001, de sorte que le contrat 

avait été prolongé, une première, puis une deuxième fois, pour une durée de trois 

ans. 

b) A l'audience d'introduction du 7 décembre 2006, Y______ a soulevé une 
exception d'incompétence ratione loci, une exception fondée sur la clause arbitrale 

du contrat du 21 janvier 1998 ainsi qu'une exception de litispendance. 

Le Tribunal a alors ordonné une instruction sur ces incidents. 

Dans ses écritures du 15 février 2007, Y______ a conclu, principalement, sur 

exception d'incompétence ratione loci, à ce qu'il soit dit que le Tribunal était 

incompétent pour connaître de la cause, ce qui entraînait l'irrecevabilité de la 

demande en paiement. Subsidiairement, elle a conclu, sur exception 

d'incompétence en raison d'une clause compromissoire, à ce qu'il soit dit que le 

Tribunal était incompétent pour connaître de la cause, et partant, que la demande 

soit également déclarée irrecevable. 

Enfin, plus subsidiairement, elle a conclu, sur exception de litispendance, à ce que 

la procédure soit suspendue jusqu'à droit jugé dans la cause pendante en Algérie 

opposant les parties. 

c) Dans ses écritures responsives du 19 mars 2007, X______ SARL a conclu au 
déboutement de Y______ de toutes ses conclusions sur incidents. 

d) Par jugement du 5 septembre 2007, reçu par X______ SARL le 21 du même 
mois, le Tribunal, après avoir admis sa compétence ratione loci, s'est déclaré 

incompétent en raison de la clause compromissoire figurant à l'art. 18 du contrat 

de partenariat commercial du 21 janvier 1998 imposant le recours à une instance 

d'arbitrage. 

C. a) Par acte déposé au greffe de la Cour de céans le 22 octobre 2007, X______ 
SARL appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation, concluant à ce qu'il 

soit constaté qu'il n'existait pas d'exception d'arbitrage dans la présente cause, 

cette dernière devant, par ailleurs, être renvoyée au Tribunal afin que ce dernier se 

prononce sur les autres incidents soulevés par Y______ ainsi que sur le fond du 

litige. 

b) Y______ a conclu, dans son mémoire responsif du 17 janvier 2008, à la 
confirmation du jugement entrepris. 

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c) Par pli du 22 janvier 2008 adressé à la Cour de céans, le Ministère public s'en 
est rapporté à justice. 

d) Aucune des parties n'ayant demandé à plaider dans le délai qui lui était imparti, 
la cause a été gardée à juger le 31 janvier 2008. 

EN DROIT 

1. Interjeté dans les forme et délai prescrits, l'appel est recevable (art. 291, 296 et 
300 LPC). 

Le jugement querellé ayant trait à sa compétence, le Tribunal a statué en premier 

ressort (art. 26 LOJ), de sorte que la Cour revoit la cause avec un plein pouvoir 

d'examen (art. 291 LPC). 

2. 2.1. A teneur de l'art. 7 lit. b de la loi fédérale sur le droit international privé 
(LDIP), disposition dont l'application n'est pas contestée dans le cas d'espèce, si 

les parties ont conclu une convention d'arbitrage visant un différend arbitrable, le 

Tribunal suisse saisi déclinera sa compétence, à moins, notamment, qu'il ne 

constate que la convention d'arbitrage est caduque, inopérante ou non susceptible 

d'être appliquée. 

Pour que l'art. 7 lit. b LDIP susmentionné trouve application, les parties doivent 

avoir conclu une convention d'arbitrage valable, conformément aux exigences 

prévues à l'art. 178 LDIP (DUTOIT, Droit international privé, n. 5 ad art. 7 

LDIP). Ainsi, quant à la forme, la convention d'arbitrage est valable si elle a été 

passée, notamment, par écrit; elle est valable sur le fond si elle répond aux 

conditions que pose soit le droit choisi par les parties, soit le droit régissant l'objet 

du litige et notamment le droit applicable au contrat principal, soit encore le droit 

suisse (al. 1-2). 

La convention d'arbitrage est un accord en vertu duquel deux ou plusieurs parties 

conviennent de soumettre un ou plusieurs litiges présents ou futurs déterminés à 

un Tribunal arbitral, qui tranchera de manière contraignante à l'exclusion des 

tribunaux ordinaires étatiques selon un ordre juridique déterminé. Une condition 

générale de la validité d'une condition d'arbitrage est sa clarté et sa précision quant 

à la juridiction privée, c'est-à-dire que le Tribunal arbitral appelé à statuer sur le 

litige doit être déterminé de manière non équivoque ou, en tout cas, déterminable 

(JT 2004 I 83 c. 3.1). Lorsqu'il n'est pas établi en fait que les parties avaient une 

volonté commune au sujet de la convention d'arbitrage, celle-ci doit être 

interprétée selon le principe de la confiance, dans le sens que le destinataire devait 

lui prêter de bonne foi d'après l'ensemble des circonstances. Le moment 

déterminant est celui de la conclusion du contrat (JT 2004 I 66 c. 2.3; ATF 123 III 

248 c. 3 f.; ATF 116 I a 56). Si l'interprétation aboutit à la conclusion que les 

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parties ont voulu soumettre à la juridiction étatique le litige qu'elles veulent faire 

trancher et de soumettre au jugement d'un tribunal arbitral, une imprécision ou 

une erreur dans la désignation du Tribunal arbitral n'entraîne pas l'invalidité de la 

convention d'arbitrage si l'on peut établir par la voie de l'interprétation quel est le 

tribunal arbitral que les parties voulaient désigner (JT 2004 I 83 c. 3.2; DUTOIT, 

op. cit. n. 5 ad art. 176 LDIP). 

Lorsqu'il est saisi d'une exception d'arbitrage, le juge doit se limiter à examiner 

sommairement s'il existe prima facie une convention d'arbitrage, ce pour ne pas 

préjuger de la décision de compétence du Tribunal arbitral (ATF 121 III 38 c. 2 

b). 

2.2. En l'occurrence, le Tribunal - tout en relevant que l'art. 18 du contrat de 
partenariat commercial du 21 janvier 1998, dans sa version française, était 

équivoque et que ledit contrat ayant été rédigé en français et en serbe, on ne 

pouvait pas se référer à la traduction française de la version serbe pour 

l'interpréter -, a considéré qu'il était toutefois constant que les parties avaient 

utilisé le terme d' "arbitrage", de sorte qu'on pouvait admettre que l'art. 18 précité 

devait être compris, au regard des règles de la bonne foi, comme une clause 

compromissoire, le fait que ladite clause se réfère à un "Tribunal de commerce" 

ne permettant, en outre, pas de retenir que les parties avaient en réalité désigné un 

tribunal étatique. Quant au contrat de promotion du 22 avril 1999 conclu entre 

Z.______ et Y______, il ne pouvait "constituer un indice", dès lors qu'il liait 

Y______ à un tiers. Dans ces conditions, il fallait considérer que la volonté 

présumée des parties était de conclure une convention d'arbitrage, lesdites parties, 

en prévoyant de soumettre leur différend "à l'arbitrage du Tribunal de commerce 

suisse, sis à Genève", ayant sans doute voulu se référer au Tribunal arbitral de la 

chambre de commerce et d'industrie genevoise. 

L'appelante fait notamment grief au premier juge d'avoir expressément admis le 

caractère pour le moins équivoque de l'art. 18 du contrat de partenariat 

commercial du 21 janvier 1998, tout en admettant que cette disposition constituait 

une clause compromissoire, et ce en adoptant une argumentation lacunaire 

consistant à nier l'élection d'un tribunal étatique en se fondant exclusivement sur 

les règles de la bonne foi, sans pour autant expliquer pourquoi il considérait qu'il y 

avait lieu de privilégier l'interprétation d'une clause compromissoire, si ce n'était, 

par un "raisonnement quelque peu simpliste", que la volonté présumée des 

cocontractants était de conclure une convention d'arbitrage du seul fait qu'ils 

avaient utilisé dans la disposition litigieuse le terme d'arbitrage. Or, le doute quant 

à l'utilisation du terme "arbitrage" pouvait être aisément dissipé, en raison, d'une 

part, de la signification première donnée à ce mot dans le langage courant (soit le 

règlement d'un différend par un procédé équitable auquel les parties ont décidé 

d'un commun accord de s'en remettre, sans qu'il soit nécessaire de l'interpréter 

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juridiquement, dans le sens d'une clause compromissoire) et, d'autre part, des 

autres termes employés par les parties pour désigner l'instance appelée à régler 

leurs litiges. En outre, si les parties avaient eu pour intention de se référer à la 

Chambre de commerce et d'industrie de Genève, soit à une structure non étatique 

disposant de compétences très spécifiques, elles auraient "naturellement" pris la 

précaution de la désigner par son appellation complète, ce qui n'avait pas été le 

cas, puisqu'en faisant référence de manière générale et de façon "presque 

imprécise au Tribunal de commerce suisse", elles avaient tout simplement 

souhaité faire allusion aux juridictions étatiques genevoises. 

2.3. Le contrat de partenariat commercial du 21 janvier 1998 a été rédigé en 
langue française et en langue serbe, dont chacune des parties a reçu au moins un 

exemplaire dans ces deux langues. 

L'art. 18 du contrat précité, dans sa version française ("Tout litige émanant de 

l'interprétation de l'application du présent contrat fera l'objet de recours à 

l'amiable et la référence des documents contractuels cités en art. 3 (sic). A défaut 

de recours à l'amiable, les deux parties déclarent la jurisdiction (sic) suisse et 

l'arbitrage du Tribunal de Commerce Suisse, sis à Genève") n'est pas clair et peut 

être interprété, prima facie, aussi bien comme une clause compromissoire que 

comme un recours aux tribunaux ordinaires genevois. En effet, l'utilisation du 

terme "l'arbitrage du Tribunal de commerce suisse, sis à Genève", peut faire 

penser que les parties avaient en vue une clause compromissoire, mais la 

disposition litigieuse pourrait également être interprétée, du fait du sens commun 

du mot "arbitrage", soit le règlement d'un différend, et la référence au Tribunal de 

commerce suisse, sis à Genève, comme la volonté des parties de soumettre leurs 

éventuels litiges à une juridiction étatique spécialisée. 

En revanche, la version serbe de ce même contrat de partenariat commercial du 

21 janvier 1998, dont la traduction ("Au cas où les litiges ne sont pas réglés par 

des moyens pacifiques, les parties contractuelles fixent la compétence auprès de 

l'arbitrage suisse commercial ayant le siège à Genève et la loi suisse comme étant 

compétente") n'a fait l'objet d'aucune critique, paraît assez clair quant à la volonté 

des parties de soumettre leurs différends à une instance arbitrale, ce qu'au 

demeurant l'appelante n'a pas contesté. 

A cet égard, le premier juge a considéré que "le contrat ayant été rédigé en 

français et en serbe, l'on ne saurait se référer à la traduction française de la version 

serbe". 

S'il est vrai que l'on ne peut pas, au vu des seules pièces produites, se fonder sur la 

version en langue serbe du contrat pour en inférer que les parties avaient 

l'intention de soumettre un éventuel différend à une instance arbitrale, cela ne 

signifie toutefois pas que tel n'était pas leur volonté. 

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Or, pour établir quelle était la réelle volonté des parties à cet égard, il convenait de 

les interroger à ce sujet, voire d'effectuer d'autres mesures probatoires tel que le 

prévoit expressément l'art. 97 al. 1et 3 LPC lorsqu'il s'agit, comme en l'espèce, de 

trancher une exception fondée sur une clause arbitrale. 

Le Tribunal n'ayant pas procédé de la sorte, on ignore tout des conditions dans 

lesquelles les parties ont négocié, conclu et signé le contrat du 21 janvier 1998, en 

particulier son art. 18, et, partant, quelle était leur volonté sur ce point. 

Dans ces conditions, il convient d'annuler le jugement entrepris et de retourner la 

cause au premier juge afin qu'il interroge à ce sujet les parties, soit les membres de 

leurs conseils d'administration, directeurs ou fondés de pouvoir respectifs ayant 

personnellement eu connaissance des faits de la cause (art. 207 al. 2 LPC), voire 

toute autre personne susceptible de déposer utilement sur la question. 

Il va de soi que si le Tribunal arrivait à la conclusion que les juridictions 

genevoises sont compétentes, faute de l'existence d'une clause compromissoire 

ayant lié les parties, il lui appartiendrait alors de se prononcer sur l'exception de 

litispendance soulevée par l'intimée, qui n'a pas été tranchée. 

3. L'appelante obtenant partiellement gain de cause, ses dépens d'appel seront 
supportés à raison des deux tiers par l'intimée, qui s'acquittera également d'une 

participation, dans les mêmes proportions, aux honoraires d'avocat de l'appelante. 

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PAR CES MOTIFS, 

LA COUR : 

A la forme : 

Déclare recevable l'appel interjeté par X______ SARL contre le jugement 

JTPI/11715/2007 rendu le 5 septembre 2007 par le Tribunal de première instance dans 

la cause C/5783/2006-4. 

Au fond : 

Annule ledit jugement. 

Et, statuant à nouveau : 

Retourne la cause au Tribunal pour qu'il procède au sens des considérants. 

Condamne Y______ aux deux tiers des dépens d'appel de X______ SARL, comprenant 

un montant de 1'000 fr., déduction d'un tiers opérée, à titre de participation aux 

honoraires d'avocat de X______ SARL. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Siégeant : 

Madame Florence KRAUSKOPF, présidente; Monsieur Christian MURBACH, 

Monsieur Pierre CURTIN, juges; Madame Nathalie DESCHAMPS, greffière. 

 

La présidente : 

Florence KRAUSKOPF 

 La greffière : 

Nathalie DESCHAMPS 

 

Indication des voies de recours : 

Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours 
en matière civile; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 72 à 77 et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 
juin 2005 (LTF; RS 173.110). Il connaît également des recours constitutionnels 
subsidiaires; la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont 
déterminées par les art. 113 à 119 et 90 ss LTF. Dans les deux cas, le recours 
motivé doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de 
l'expédition complète de l'arrêt attaqué. L'art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une 
partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer 
les deux recours dans un seul mémoire. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.