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**Case Identifier:** 63f3dbf6-f2f6-5718-8737-51a583b7b0bd
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-02-02
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 02.02.2021 A/633/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-633-2020_2021-02-02.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/633/2020-EXPLOI ATA/122/2021  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 2 février 2021 

2
ème

 section 

   dans la cause 

 

Madame A______ 

  

contre 

COMMISSION D'EXAMENS LRDBHD 

 

 

- 2/6 - 

A/633/2020 

EN FAIT 

1)  Madame A______, née en 1966, s'est présentée en juin 2018 à la 

215
ème

 session d'examens en vue de l'obtention du diplôme complet de 

cafetier-restaurateur-hôtelier. 

2)  Par décision du 15 juin 2018, la commission d'examens y relative (ci-après : 

la commission) a communiqué à Mme A______ son échec à l'examen. Elle avait 

obtenu la moyenne de 3.50 au thème 1, 4.00 au thème 2, 3.00 au thème 3 et 3.50 

au thème 4. 

3)  Mme A______ s'est présentée en juin 2019 à la 217
ème

 session d'examens en 

vue de l'obtention du diplôme précité. 

4)  Par décision du 14 juin 2019, la commission d'examens y relative (ci-après : 

la commission) a communiqué à Mme A______ son échec à l'examen. Elle avait 

obtenu la moyenne de 4.00 au thème 1, 3.50 au thème 3 et 3.50 au thème 4, le 

thème 2 lui étant acquis au vu de la précédente session à laquelle elle avait 

participé. 

5)  Mme A______ s'est présentée en janvier 2020 à la 218
ème

 session 

d'examens. 

6)  Par décision du 24 janvier 2020, la commission a communiqué à 

Mme A______ son échec à l'examen. Elle avait obtenu la moyenne de 3.00 au 

thème 3 et 3.50 au thème 4, les thèmes 1et 2 lui étant acquis au vu des deux 

précédentes sessions auxquelles elle avait participé. 

  Ayant échoué à trois reprises à l'examen, son échec était définitif et il ne lui 

était plus possible de se réinscrire à des sessions ultérieures. 

7)  Par acte déposé le 20 février 2020, Mme A______ a interjeté recours auprès 

de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre 

administrative) contre son échec définitif, concluant à pouvoir exceptionnellement 

repasser l'examen. 

  Elle avait quitté l'école à 13 ans, au Portugal dont elle était originaire, car 

ses parents avaient privilégié pour elle le travail aux études. Elle n'avait donc eu 

dans sa vie que des emplois sans qualification. Son mari l'avait accompagnée dans 

sa démarche afin de pouvoir changer le chemin qui lui était destiné. Elle avait pris 

des cours privés et avait vraiment beaucoup travaillé afin de mettre toutes les 

chances de son côté. Toutefois, lors du dernier examen, alors qu'elle était bien 

préparée, elle s'était retrouvée avec un très grand stress, au point d'être paralysée 

devant les feuilles de papier. 

- 3/6 - 

A/633/2020 

  Elle n'a pas joint d'autres pièces à son recours que la décision attaquée. 

8)  Le 29 mai 2020, la commission a conclu au rejet du recours. 

  Mme A______ ne contestait pas avoir échoué à ses trois tentatives, si bien 

qu'elle était en situation d'échec définitif. 

  L'art. 27 al. 1 et 4 de la loi sur la restauration, le débit de boissons, 

l’hébergement et le divertissement du 19 mars 2015 (LRDBHD - I 2 22) ne 
laissait aucun pouvoir d'appréciation ni aucune marge de manœuvre à la 
commission, et ne prévoyait pas la possibilité d'accorder des dérogations en cas de 

circonstances exceptionnelles. 

  En tout état, les éléments invoqués par Mme A______ n'étaient pas 

constitutifs de circonstances exceptionnelles au sens de la jurisprudence rendue 

dans le domaine universitaire, et n'étaient pas démontrés. Par ailleurs, 

Mme A______ ne s'était pas désistée et n'avait pas fait défaut aux sessions 

d'examens, de sorte que l'art. 27 al. 3 LRDBHD ne trouvait pas application. 

  L'état de stress allégué était une condition usuelle inhérente aux examens et 

ne pouvait constituer un motif d'empêchement valable, et quoi qu'il en soit les 

conditions permettant de se prévaloir d'un motif d'empêchement a posteriori, telles 

que rappelées dans la jurisprudence, n'étaient pas données en l'espèce. 

9)  Le 30 juin 2020, le juge délégué a fixé aux parties un délai au 

31 juillet 2020 pour formuler toutes requêtes ou observations complémentaires, 

après quoi la cause serait gardée à juger. 

10)  Aucune des parties ne s'est manifestée. 

EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 

recevable (art. 132 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 

12 septembre 1985 - LPA - E 5 10 ; art. 66 LRDBHD). 

2)  L'objet du litige correspond objectivement à l'objet de la décision attaquée, 

qui délimite son cadre matériel admissible (ATF 136 V 362 consid. 3.4 et 4.2 ; 

arrêt du Tribunal fédéral 2C_581/2010 du 28 mars 2011 consid. 1.5 ; 

ATA/1423/2019 du 24 septembre 2019 consid. 2 ; ATA/71/2018 du 23 janvier 

2018 consid. 13b). 

  En l’espèce, l’objet du litige porte uniquement sur la décision du 24 janvier 
2020 constatant que la recourante est en échec définitif. En tant que celle-ci n’a 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/136%20V%20362
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_581/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/ATA/71/2018

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pas formé réclamation contre l'autre décision du 24 janvier 2020 constatant son 

échec à la troisième tentative d’examens, la chambre de céans ne peut pas se 
prononcer sur ce point. Partant, les affirmations de la recourante selon lesquelles 

son échec à la troisième tentative est dû à un stress paralysant ne peuvent être 

examinées par la chambre de céans. 

  On relèvera du reste que ces affirmations ne sont aucunement étayées, et 

que la recourante ne remplirait de toute façon pas les conditions posées par la 

jurisprudence en matière universitaire pour reconnaître des circonstances 

exceptionnelles (telle que rappelée notamment dans les ATA/1536/2020 du 

22 décembre 2020 consid. 7 ; ATA/1029/2020 du 13 octobre 2020 consid. 5, et 

qui exige notamment la production d'un certificat médical qui fait défaut dans la 

présente cause), ladite jurisprudence serait-elle applicable au cas d'espèce. 

3)  Est litigieuse la question de savoir si le PCTN était fondé à retenir que la 

recourante se trouvait en échec définitif d’examens. 

 a. Selon l’art. 9 let. c LRDBHD, l'autorisation d'exploiter une entreprise est 
délivrée à condition, notamment, que l'exploitant soit titulaire du diplôme attestant 

de son aptitude à exploiter et gérer une entreprise soumise à la LRDBHD. 

L'obtention du diplôme prévu à la disposition précitée, est subordonnée à la 

réussite d'examens, aux fins de vérifier que les candidats à l'exploitation 

d’entreprises possèdent les connaissances nécessaires au regard des buts 
poursuivis par la loi (art. 16 al. 1 LRDBHD). 

  L’exigence d’un diplôme ne représente pas une charge excessive, seules des 
connaissances élémentaires, qu’un cafetier-restaurateur doit de toute façon 
posséder afin que l’exploitation de son entreprise ne donne pas lieu à des 
réclamations, étant requises (arrêts du Tribunal fédéral 2C_399/2010 du 

28 juillet 2010 consid. 4.1 ; 2C_147/2009 du 4 mai 2009 consid. 7.2 ; 

2P.362/1998 du 6 juillet 1999 consid. 3b). 

  Le candidat qui ne remplit pas les conditions de réussite dispose de deux 

tentatives supplémentaires dans un délai maximum de trois ans (délai cadre), à 

compter de la première session (art. 27 al. 1
er

 du règlement d'exécution de la 

LRDBHD du 28 octobre 2015 - RRDBHD - I 2 22.01). Le candidat qui a épuisé 

ses tentatives et/ou n’a pas réussi les examens dans le délai cadre de trois ans visé 
à l'al. 1

er
 est en situation d'échec définitif, respectivement ne peut plus se 

représenter aux examens (art. 27 al. 4 RRDBHD). 

4)  En l'espèce, la recourante s'est présentée aux sessions de juin 2018, juin 

2019 et janvier 2020. Elle a échoué à ses trois tentatives, sans former réclamation 

contre aucune des trois décisions constatant lesdits échecs. Comme cela a été 

exposé plus haut au consid. 2, elle est forclose pour contester cette décision, qui 

ne fait pas l’objet de la présente procédure. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_399/2010
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2C_147/2009
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/2P.362/1998
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/I%202%2022.01

- 5/6 - 

A/633/2020 

  Ayant épuisé ses trois tentatives, la recourante s’est trouvé en situation 
d'échec définitif, conformément à l’art. 27 al. 4 RRDBHD. La décision querellée, 
qui le constate, est donc conforme au droit. 

  Mal fondé, le recours sera donc rejeté. 

5)  Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de la 
recourante (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne sera allouée 

(art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 20 février 2020 par Madame A______ contre la 

décision du 24 janvier 2020 constatant son échec définitif ; 

au fond : 

le rejette ; 

met à la charge de Madame A______ un émolument de CHF 500.- ; 

dit qu'il n'est pas alloué d'indemnité de procédure ; 

dit que conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 

2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui 

suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral ; 

- par la voie du recours en matière de droit public ; 

- par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, aux conditions posées par les 

art. 113 ss LTF, s'il porte sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, 

en matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une 

profession (art. 83 let. t LTF) ; 

le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et 

porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal 

fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de 

l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées 
comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ; 

- 6/6 - 

A/633/2020 

communique le présent arrêt à Madame A______ ainsi qu'à la commission d'examens 

LRDBHD. 

Siégeant : Mme Krauskopf, présidente, M. Verniory, Mme Payot Zen-Ruffinen, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 

 

 

F. Cichocki 

 

 la présidente siégeant : 

 

 

F. Krauskopf 

 

 

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

 

Genève, le  

 

 

 

 

 

 la greffière :