# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** dabc0f68-1203-5f41-9b7d-2bda6b7a64d5
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-12-01
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 01.12.2025 A/3719/2025
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-3719-2025_2025-12-01.pdf

## Full Text

Siégeant : Valérie MONTANI, présidente ; Christine WEBER-FUX et Yda ARCE, 

juges assesseures. 

  

 

 

R É P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/3719/2025 ATAS/935/2025 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt incident du 1er décembre 2025 

Chambre 6 

 

En la cause 

 

A______ 

 

recourant 

contre 

 

CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION 

 

 

 

intimée 

 

 

 

 

 

A/3719/2025 

- 2/4 - 

EN FAIT 

 Par décision du 27 août 2014, la caisse cantonale genevoise de compensation 

(ci-après : la caisse) a réclamé à A______ (ci-après : l’assuré) un montant de CHF 

42'706.80 à titre de réparation du dommage subi pour le non-paiement des 

cotisations paritaires, dans le cadre de la faillite de B______Sàrl, dont A______ 

était propriétaire et administrateur.  

b. Cette décision est entrée en force.  

 L’assuré est marié à C______ depuis 2001 et séparé depuis le 29 mars 2025, 

selon le fichier Calvin de l’office cantonal de la population et des migrations (ci-

après : OCPM). Il est au bénéfice d’une rente AVS mensuelle de CHF 1'836.-.  

b. Par décision du 25 juin 2025, la caisse a déclaré compenser la créance de 

CHF 42'876.95 par une retenue mensuelle sur la rente AVS de l’assuré pour un 

montant de CHF 1'935.-.  Elle a précisé que cette « compensation serait opérée 

dès que la dette précédente, actuellement en cours de règlement, sera épongée ». 

Elle a retiré l’effet suspensif à une éventuelle opposition. 

c. L’assuré s’est opposé à cette décision le 8 juillet 2025. 

d. Par décision du 25 septembre 2025, la caisse a rejeté l’opposition de l’assuré en 

relevant ce qui suit : « la CCGC précise que cette décision de retenue sera activée 

une fois que la procédure de retenue actuellement en cours à son encontre aura 

permis d’éponger le dommage causé à la CCGC dans une autre faillite, procédure 

qui a vu Monsieur A______ être reconnu responsable pour le non-paiement des 

cotisations paritaires au sens de l’art. 52 LAVS ». 

 Le 23 octobre 2025, l’assuré a recouru auprès de la chambre de céans à 

l’encontre de la décision précitée. Il a notamment conclu à la restitution de l’effet 

suspensif « à hauteur de CHF 180.- maximum saisissable sur la rente de 

CHF 1'935.- de la décision du 25 juin 2025 ». 

b. Le 4 novembre 2025, l’intimée a conclu au rejet de la demande de restitution 

de l’effet suspensif au recours.  

c. Le 13 novembre 2025, l’intimée a conclu au rejet du recours. 

d. Le 20 novembre 2025, le recourant a répliqué. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 

26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 

de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi 

fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 

(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et 

survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS - RS 831.10). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

 

 

 

 

A/3719/2025 

- 3/4 - 

2. Le recourant conclut, préalablement, à la restitution de l’effet suspensif au 

recours. 

3.  

3.1 Depuis le 1er janvier 2021, les art. 49 al. 5 et 52 al. 4 LPGA prévoient que 

l’assureur peut, dans sa décision ou dans sa décision sur opposition, priver toute 

opposition ou tout recours de l’effet suspensif, même si cette décision porte sur 

une prestation en espèces. Les décisions et les décisions sur opposition ordonnant 

la restitution de prestations versées indûment sont exceptées.  

3.2 Les dispositions de la PA continuent à s’appliquer pour les questions liées à 

l’effet suspensif qui ne sont pas réglées par l’art. 49 al. 5 LPGA 

(cf. art. 55 al. 1 LPGA). Le juge saisi du recours peut restituer l'effet suspensif à 

un recours auquel l’autorité inférieure l’avait retiré ; la demande de restitution de 

l’effet suspensif étant traitée sans délai, conformément à l'art. 55 al. 3 PA.  

3.3 Selon la jurisprudence, le retrait de l’effet suspensif est le fruit d’une pesée 

des intérêts qui s’inscrit dans l’examen général du principe de la proportionnalité, 

lequel exige qu’une mesure restrictive soit apte à produire les résultats escomptés 

(règle de l’aptitude) et que ceux-ci ne puissent pas être atteints par une mesure 

moins incisive (règle de la nécessité). En outre, il interdit toute limitation allant 

au-delà du but visé et il exige un rapport raisonnable entre celui-ci et les intérêts 

publics ou privés compromis (ATF 142 I 76 consid. 3.5.1 et la référence). 

4. En principe, le droit aux rentes est soustrait à toute exécution forcée (art. 20 al. 1 

de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 

[LAVS - RS 831.10]). Toutefois, aux termes de l'art. 20 al. 2 let. a LAVS, les 

créances découlant de la LAVS peuvent être compensées avec des prestations 

échues. Contrairement à la teneur littérale de cette disposition, la caisse de 

compensation a non seulement le droit mais aussi l'obligation, dans le cadre des 

prescriptions légales, de compenser des cotisations dues, frais de poursuites et 

autres frais administratifs avec des prestations échues (ATF 115 V 341 consid. 2a 

et les références citées). La compensation opérée avec une rente mensuelle n'est 

toutefois possible que dans la mesure où le montant retenu sur la rente mensuelle 

ne touche pas le minimum vital de la personne tenue à restitution (ATF 128 V 50 

consid. 4a).  

5. En l’espèce, la décision litigieuse mentionne qu’elle n’a pas d’effet, tant que la 

compensation actuellement opérée est en cours, de sorte que la décision de 

compenser un montant mensuel de CHF 1'935.- avec la rente AVS du recourant 

n’est pas appliquée. 

Dans ces conditions, la requête en restitution de l’effet suspensif au recours n’a 

pas d’objet. 

La suite de la procédure est réservée. 

 

 

 

 

A/3719/2025 

- 4/4 - 

PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant sur incident 

1. Dit que la requête en restitution de l’effet suspensif au recours n’a pas d’objet. 

2. Réserve la suite de la procédure. 

3. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 

17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 

conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 

son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 

électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 

possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 

l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Adriana MALANGA 

 La présidente 

 

 

 

 

Valérie MONTANI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

des assurances sociales par le greffe le