# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 3b11c047-f064-5fc8-bcc9-ada5bffecaca
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2008-11-19
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 19.11.2008 C-2017/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-2017-2008_2008-11-19.pdf

## Full Text

Cour III
C-2017/2008
{T 0/2}

A r r ê t  d u  1 9  n o v e m b r e  2 0 0 8  

Bernard Vaudan (président du collège), 
Blaise Vuille, Antonio Imoberdorf, juges, 
Claudine Schenk, greffière.

1. A._______, 
2. B._______, 
représentés par M. Stéphane Barbey, domicilié à 
1833 Les Avants / Montreux,
recourants,

contre

Office fédéral des migrations (ODM),
Quellenweg 6, 3003 Berne,
autorité inférieure.

Refus d'autorisation d'entrée en Suisse en faveur de 
A._______.

B u n d e s v e r w a l t u n g s g e r i c h t

T r i b u n a l  a d m i n i s t r a t i f  f é d é r a l

T r i b u n a l e  a m m i n i s t r a t i v o  f e d e r a l e

T r i b u n a l  a d m i n i s t r a t i v  f e d e r a l

Composit ion

Parties

Objet

C-2017/2008

Considérant en fait et en droit

que, le 3 décembre 2007,  A._______ (ressortissant  marocain, né en 
1973)  a  déposé,  auprès  de  l'Ambassade  de  Suisse  à  Rabat,  une 
demande  d'autorisation  d'entrée  pour  un  séjour  de  quelque  trois 
semaines  sur  le  territoire  helvétique  en  vue  de  rendre  visite  à 
B._______  (ressortissante  helvétique,  née  en  1960),  précisant  qu'il 
était  célibataire  et  que  le  séjour  envisagé  était  de  nature  à  la  fois 
« amicale et touristique »,

qu'à l'appui de sa requête, il a notamment produit un bulletin de paie, 
ainsi  qu'une  attestation  de  travail  et  un  « bordereau des allocations 
familiales  et  de  déclaration  de  salaires »  de  son  employeur,  dont  il 
ressort  qu'il  travaille  depuis  le  début  de l'année 2007 en qualité  de 
chauffeur  touristique  pour  un  salaire  mensuel  brut  de  base  de 
2010 MAD  (correspondant  à  un  montant  de  l'ordre  de  275 CHF), 
auquel s'ajoute une indemnité pour frais de déplacement,

que,  dans sa lettre  d'invitation,  la  prénommée a  expliqué s'être  liée 
d'amitié avec le requérant, dont elle avait fait la connaissance lors d'un 
voyage  au  Maroc,  insistant  sur  le  fait  qu'en  tant  que  médecin,  elle 
jouissait  d'une situation  financière confortable en Suisse et  que son 
invité était au bénéfice d'un emploi dans son pays,

qu'après avoir refusé de manière informelle de délivrer le visa sollicité, 
la Représentation suisse à Rabat a transmis la requête de l'intéressé à 
l'Office fédéral des migrations (ODM),

qu'invitée par les autorités de sa commune de résidence à fournir des 
renseignements, B._______ a indiqué que, vivant seule avec sa fille 
majeure,  elle  se  rendait  régulièrement  au  Maroc  en  vue  de  rendre 
visite  à  son  ami,  ainsi  que  pour  des  raisons  d'ordre  professionnel 
(ayant des projets de collaboration avec des institutions sur place en 
lien avec sa profession),

qu'elle a exprimé le souhait de pouvoir accueillir A._______ (qui n'est 
jamais venu en Suisse) à son domicile afin de partager des moments 
en  sa  compagnie,  précisant  que  ce  dernier  avait  des  attaches 
familiales dans son pays (ses parents, des frères et soeurs mariés, en 
particulier),

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que,  le  11 février  2008,  les  autorités  vaudoises  de  police  des 
étrangers  ont  émis  un  préavis  défavorable  quant  à  la  venue  du 
requérant sur leur territoire,

que,  par  décision  du  21 février  2008,  l'ODM a  rejeté  la  requête  de 
l'intéressé  au motif  que sa sortie de Suisse au terme de son séjour 
n'apparaissait pas suffisamment assurée compte tenu de la situation 
socio-économique  difficile  prévalant  au  Maroc  et  de  sa  situation 
personnelle, retenant en particulier qu'il n'avait pas démontré avoir des 
attaches  si  étroites  dans  son  pays  d'origine  qu'elles  seraient 
susceptibles de le dissuader de rester en Suisse à l'échéance de son 
visa,

qu'agissant par leur mandataire, A._______ et B._______ ont recouru 
le  27  mars  2008  contre  la  décision  précitée,  concluant  à  son 
annulation et à la délivrance de l'autorisation sollicitée,

que  le  prénommé  a  argué  qu'il  répondait  à  toutes  les  exigences 
posées par le droit  suisse, dès lors qu'il  ne présentait  aucun danger 
pour  l'ordre  et  la  sécurité  publics,  ne  faisait  l'objet  d'aucun  acte 
coercitif des autorités helvétiques (tel une interdiction d'entrée ou une 
expulsion administrative ou judiciaire) et était invité par une personne 
de toute moralité qui s'était portée garante de son départ ponctuel à 
l'échéance du visa et qui,  en raison de sa situation financière aisée, 
était en mesure de prendre en charge l'ensemble des frais liés à son 
séjour sur le territoire helvétique,

que  les  recourants  ont  invoqué  que  la  décision  querellée  était  non 
seulement disproportionnée et arbitraire, mais également contraire au 
principe d'égalité de traitement, dès lors que certaines catégories de 
la  population appartenant  à des couches sociales plus élevées (des 
chefs d'entreprise,  par exemple) obtenaient  plus aisément des visas 
pour la Suisse que de simples guides touristiques,

qu'ils  ont  également  fait  valoir  que  le  refus  d'autorisation  d'entrée 
prononcé in casu allait « à l'encontre du développement du tourisme », 
en ce sens qu'il  empêchait A._______ - en tant que professionnel du 
tourisme  oeuvrant  notamment  au  service  d'une  importante  clientèle 
helvétique - d'acquérir  une  meilleure  compréhension  de  la  mentalité 
suisse et des besoins de ses clients, contrevenant ainsi à l'art. 3 des 
Statuts de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) établis à Mexico 

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le 27 septembre 1970 (RS 0.935.21) et ratifiés tant par la Suisse que 
par le Maroc, 

que,  dans  ses  observations  du  14 mai  2008,  l'ODM  a  précisé  sa 
motivation,

qu'invités à se prononcer sur la détermination de l'autorité inférieure, 
les recourants n'ont pas répliqué,

que,  sous  réserve  des  exceptions  prévues  à  l'art. 32  de  la  loi  du 
17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le 
Tribunal administratif fédéral (TAF), en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît 
des recours contre les décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale 
du  20 décembre  1968  sur  la  procédure  administrative  (PA,  RS 
172.021) prises par les autorités mentionnées aux art. 33 et 34 LTAF, 

qu'en  particulier,  les  décisions  rendue par  l'ODM (qui  constitue  une 
unité  de  l'administration  fédérale  telle  que  définie  à  l'art. 33  let. d 
LTAF)  en  matière  de  refus  d'autorisation  d'entrée  en  Suisse  sont 
susceptibles  de  recours  au  TAF,  qui  statue  de  manière  définitive 
(cf. art. 1 al. 2 LTAF, en relation avec l'art. 83 let. c ch. 1 de la loi  du 
17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]),

que l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2008, de la loi fédérale sur les 
étrangers  du  16 décembre  2005  (LEtr,  RS  142.20)  a  entraîné 
l'abrogation  de  la  loi  fédérale  du  26 mars  1931  sur  le  séjour  et 
l'établissement  des  étrangers  (LSEE,  RS  1  113),  conformément  à 
l'art. 125  LEtr  (en  relation  avec  le  chiffre  I  de  son  annexe),  et  de 
certaines ordonnances d'exécution, telles notamment l'ordonnance du 
14 janvier  1998  concernant  l'entrée  et  la  déclaration  d'arrivée  des 
étrangers (OEArr, RO 1998 194), en vertu de l'art. 39 de l'ordonnance 
du 24 octobre 2007 sur la procédure d'entrée et de visas (OPEV, RS 
142.204),  et  l'ordonnance du 6 octobre  1986 limitant  le  nombre des 
étrangers  (OLE,  RO  1986  1791),  conformément  à  l'art. 91  de 
l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à 
l'exercice d'une activité lucrative (OASA, RS 142.201),

que,  dans  la  mesure  où  la  demande  qui  est  l'objet  de  la  présente 
procédure de recours a été déposée avant l'entrée en vigueur de la 
LEtr,  l'ancien  droit  (matériel)  demeure  toutefois  applicable  à  la 
présente cause, en vertu de la réglementation transitoire prévue par 
l'art. 126 al. 1 LEtr,

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qu'en revanche, la présente cause est régie par le nouveau droit  de 
procédure, conformément à l'art. 126 al. 2 LEtr,

que la procédure devant le TAF est régie par la PA, pour autant que la 
LTAF n'en  dispose  pas  autrement  (cf. art. 37  LTAF, en  relation  avec 
l'art. 112 al. 1 LEtr), 

que A._______ et B._______ ont qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 
PA),

que, présenté dans la forme et les délais prescrits par la loi, le recours 
est recevable (cf. art. 50 et art. 52 PA), 

que,  sous  réserve  de  dispositions  différentes,  tout  étranger  doit 
notamment être muni d'un visa pour entrer en Suisse (cf. art. 1 al. 1 et 
art. 3 OEArr) et que l'ODM est compétent en matière d'octroi de visas 
(cf. art. 23  al. 1  OPEV,  en  relation  avec  l'art. 6  al. 2  LEtr,  ces 
dispositions correspondant au demeurant dans l'esprit aux dispositions 
abrogées [cf. art. 18 al. 1 OEArr, en relation avec l'art. 25 al. 1 let. a 
LSEE]), 

que,  lorsqu'elles  sont  appelées  à  statuer  en matière  d'autorisations, 
les autorités doivent tenir compte des intérêts moraux et économiques 
du pays ainsi que du degré de surpopulation étrangère (cf. art. 16 al. 1 
LSEE) et qu'il  leur appartient de maintenir un rapport  équilibré entre 
l'effectif  de  la  population  suisse  et  celui  de  la  population  étrangère 
résidante (cf. art. 1 let. a OLE), 

que, dès lors, il ne leur est pas loisible d'accueillir tous les étrangers 
qui désirent venir en Suisse, que ce soit pour des séjours de courte ou 
de longue durée, et qu'elles peuvent donc légitimement appliquer une 
politique restrictive d'admission (cf. ATF 122 II 1 consid. 3a p. 6s.; ALAIN 
WURZBURGER,  La  jurisprudence  récente  du  Tribunal  fédéral  [TF]  en 
matière  de  police  des  étrangers,  Revue  de  droit  administratif  et  de 
droit fiscal [RDAF] 1997 I p. 287), compte tenu du nombre important 
de demandes de visa qui leur sont adressées, 

qu'à  ce  propos,  il  sied  de  rappeler  que  la  législation  helvétique ne 
garantit  aucun droit  ni  quant  à l'entrée en Suisse, ni  quant à l'octroi 
d'un  visa  (cf. art. 4  LSEE,  en  relation  avec  l'art. 9  al. 1  OEArr, 
disposition  rédigée  en  la  forme  potestative  ou  « Kann-Vorschrift »; 

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PETER UEBERSAX,  Einreise  und Anwesenheit  in:  UEBERSAX/MÜNCH/GEISER/ 
ARNOLD, Ausländerrecht, Bâle/Genève/Munich 2002, n. 5.28),

qu'il en va de même des traités internationaux ratifiés par la Suisse,

qu'il est admis, en particulier, que le droit au respect de la vie privée et 
familiale consacré par l'art. 8 de la Convention du 4 novembre 1950 de 
sauvegarde  des  droits  de  l’homme  et  des  libertés  fondamentales 
(CEDH, RS 0.101) ne confère aucun droit de pénétrer sur le territoire 
d'un pays donné et d'y réaliser sa vie familiale, et que l'art. 13 de la 
Constitution  fédérale  de  la  Confédération  suisse  du  18 avril  1999 
(Cst., RS 101) ne garantit pas des droits plus étendus que cette norme 
conventionnelle  (cf. les extraits de l'arrêt de la Cour européenne des 
droits  de  l'homme  du  2 août  2001  rendu  en  l'affaire  Abdelouahab 
Boultif  c/Suisse  [req.  N°  54273/00]  publiés  in:  Jurisprudence  des 
autorités  administratives  de  la  Confédération  [JAAC]  65.138, 
spéc. consid. 39; ATF 130 II 281 consid. 3.1 p. 285s., et réf. cit.; arrêt 
du  TAF  C-398/2006  du  29 avril  2008  consid. 5.1,  et  réf. cit.; 
WURZBURGER,  op. cit.,  p. 282;  PHILIP GRANT,  La  protection  de  la  vie 
familiale  et  de  la  vie  privée  en  droit  des  étrangers,  Bâle/Genève/ 
Munich 2000, p. 24; STEPHAN BREITENMOSER,  in:  EHRENZELLER/MASTRONARDI/ 
SCHWEIZER/VALLENDER,  Die  schweizerische  Bundesverfassung,  Kom-
mentar,  Zurich/Bâle/Genève  2008,  ad  art. 13  Cst.  n. 25,  p. 319s.; 
ARTHUR HAEFLIGER/FRANK SCHÜRMANN,  Die  Europäische  Menschenrechts-
konvention  und  die  Schweiz,  Die  Bedeutung  der  Konvention  für  die 
schweizerische Rechtspraxis, Berne 1999, p. 261),

qu'il ne saurait en aller différemment de l'art. 3 des statuts de l'OMT, 
disposition  qui  ne  fait  que  décrire  les  buts  de  cette  organisation 
internationale, en lui attribuant la compétence de prendre les mesures 
nécessaires à la réalisation de ses objectifs,

que, selon la législation suisse, le visa doit  ainsi  être refusé lorsque 
l'étranger  ne  remplit  pas  les  conditions  d'entrée  prévues  à  l'art. 1 
OEArr  (cf.  art. 14  al. 1  OEArr,  disposition  rédigée  en  la  forme 
impérative  ou  « Muss-Vorschrift »),  ce  qui  est  notamment  le  cas 
lorsque l'étranger ne présente pas les garanties nécessaires en vue 
d'une  sortie  de  Suisse dans les  délais  impartis  (cf. art. 1  al. 2  let. c 
OEArr),

que  le  visa  doit  également  être  refusé  lorsqu'il  existe  des  doutes 
fondés quant au but du séjour envisagé (cf. art. 14 al. 2 let. c OEArr, 

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disposition  également  rédigée  en  la  forme  impérative  ou  « Muss-
Vorschrift »),

que la délivrance d'une autorisation d'entrée en Suisse ne peut ainsi 
intervenir à l'endroit d'étrangers dont le retour dans leur pays d'origine 
n'est  pas  assuré,  notamment  en  raison  de  la  situation  politique  ou 
socio-économique difficile y prévalant et de la situation personnelle du 
requérant,

qu'en  l'espèce,  sans  vouloir  minimiser  les  raisons  d'ordre  affectif  et 
professionnel  qui  motivent  l'autorisation  sollicitée,  le  TAF  ne  saurait 
écarter d'emblée les craintes émises par l'autorité intimée quant à une 
éventuelle  prolongation  du  séjour  de  A._______  en  Suisse  après 
l'échéance  de  la  durée  de  validité  de  son  visa compte  tenu  de  la 
situation  socio-économique  difficile  prévalant  au  Maroc  et,  plus 
particulièrement,  au  vu des  importantes  disparités  économiques 
existant  entre  ce  pays  et  la  Suisse,  et  ce,  malgré  les  assurances 
données et garanties financières offertes par B._______,

qu'en effet, l'expérience a démontré que, dans des cas analogues, de 
nombreux étrangers, une fois en Suisse, ne songeaient plus à quitter 
ce pays et cherchaient à s'y établir à demeure, n'hésitant pas à utiliser 
tous les moyens à leur disposition pour tenter de parvenir à leur fin (en 
entreprenant des démarches administratives en vue de prolonger leur 
séjour ou en entrant dans la clandestinité),

qu'il  n'est  ainsi  pas  rare  que  des  personnes  au  bénéfice  d'un  visa 
touristique  ou  de  visite  mettent  à  profit  leur  séjour  sur  le  territoire 
helvétique  pour  y  entreprendre  une  formation  ou  des  études,  y 
chercher un emploi ou y demeurer à un autre titre quelconque, et ce, 
en  dépit  de  toutes  les  assurances  données  par  celles  et  ceux  qui, 
résidant régulièrement en Suisse, les avaient invitées et s'étaient - en 
toute bonne foi - portés garants de leur sortie ponctuelle de Suisse au 
terme du séjour envisagé,

qu'in  casu,  un tel  risque ne saurait  être exclu,  au vu de la  situation 
personnelle du prénommé,

qu'en  effet,  jeune,  célibataire  et  sans  charge  de  famille,  l'intéressé 
serait parfaitement à même de se créer une nouvelle existence hors 
de sa patrie, sans que cela n’entraîne pour lui des difficultés majeures 
sur le plan personnel ou familial,

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que,  dans  son  recours,  A._______  se  prévaut  notamment  de  ses 
attaches  familiales  (ses  parents,  plusieurs  frères  et  soeurs  mariés, 
notamment) et sociales au Maroc,

que  l'expérience  a  toutefois  démontré  que,  lorsque  le  requérant 
provenait  d'un  pays  connaissant  un  niveau  de  vie  sensiblement 
inférieur  à  celui  de  la  Suisse,  de  tels  liens  n'étaient  souvent  pas 
suffisants, à eux seuls, pour l'inciter à regagner sa patrie,

qu'en  particulier,  la  présence  dans  le  pays  d'origine  de  proches 
parents qui ne font pas partie du noyau familial au sens étroit (lequel 
comprend les époux et leurs enfants mineurs vivant sous le même toit) 
ne constitue généralement pas, dans cette hypothèse, un élément de 
nature  à  dissuader  un jeune  ressortissant  étranger  à  prolonger  son 
séjour  sur  le  territoire  helvétique,  sachant  que  la  propension  à 
l'émigration est particulièrement élevée au sein de cette couche de la 
population,

que,  certes,  le  prénommé  est  au  bénéfice  d'un  emploi  de  chauffeur 
touristique  dans  son  pays,  qui  lui  permet  de  réaliser  un  salaire 
mensuel  brut  de  base  correspondant  à  275 CHF  environ,  auquel 
s'ajoute une indemnité pour frais de déplacement,

que cette activité ne saurait  toutefois constituer un élément suffisant 
pour  l'inciter  à  retourner  au Maroc  au terme de son  séjour,  compte 
tenu du niveau de vie sensiblement supérieur que connaît la Suisse, 
circonstance qui peut s'avérer décisive lorsqu'une personne prend la 
décision de quitter définitivement sa patrie,

qu'ainsi,  il  ne saurait être exclu que l'intéressé - malgré ses attaches 
familiales  et  professionnelles  sur  place - ne  soit  tenté,  une  fois  en 
Suisse, de prolonger son séjour sur le territoire helvétique, voire de s'y 
installer durablement dans l'espoir d'y trouver de meilleures conditions 
d'existence et possibilités d'emploi ou de formation, ainsi que l'observe 
l'ODM à juste titre,

que les craintes émises par l'autorité inférieure apparaissent d'autant 
plus fondées que l'invitante entretient une liaison avec son invité,

qu'à ce propos, il  sied de rappeler que la présente procédure, qui  a 
pour  objet  la  délivrance  d'une  autorisation  d'entrée  en  Suisse  pour 
visite et tourisme, est notamment soumise à la condition que le départ 

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ponctuel  de  la  personne  invitée  au  terme  du  séjour  envisagé 
apparaisse  suffisamment  assuré  (cf. supra),  alors  que  l'octroi  d'une 
autorisation  en  vue  du  mariage,  qui  est  subordonné  à  d'autres 
conditions,  doit  être  requis  dans  le  cadre  d'une  procédure  idoine 
introduite  auprès  des  autorités  cantonales  de  police  des  étrangers 
compétentes, étant précisé que cette procédure peut être engagée au 
besoin  depuis  l'étranger  par  l'entremise  de  la  Représentation 
helvétique présente sur place,

que, sur un autre plan,  force est de constater que B._______, qui  se 
rend régulièrement au Maroc, et A._______ peuvent tout aussi bien se 
rencontrer dans ce pays,

qu'un refus d'autorisation d'entrée prononcé in casu par les autorités 
helvétiques, qui n'a pas pour conséquence d'empêcher le maintien de 
la  relation  nouée  par  les  intéressés,  n'apparaît  donc  ni 
disproportionné,  ni  inopportun,  vu  le  risque  migratoire  inhérent  à  la 
présente cause,

qu'au  demeurant,  les  griefs  d'inégalité  de  traitement  et  d'arbitraire 
soulevés par les recourants s'avèrent infondés,

qu'en  effet,  en  matière  de  délivrance  d'autorisations  d'entrée  en 
Suisse, les spécificités de la cause sont déterminantes dans le cadre 
de  la  pesée  des  intérêts  à  laquelle  les  autorités  helvétiques  sont 
tenues  de  procéder,  de  sorte  qu'il  est  très  difficile  d'établir  des 
comparaisons  entre  plusieurs  affaires  (cf. dans  le  même  sens,  les 
arrêts du TF 2A.305/2006 du 2 août 2006 consid. 5.3 et 2A.199/2006 
du 2 août 2006 consid. 4.2 in fine, rendus en matière d'exception aux 
mesures de limitation du nombre des étrangers),

qu'en  statuant  en  tenant  compte  de  la  situation  personnelle  du 
requérant  (en  particulier  de  l'intensité  de  ses  attaches  familiales  et 
professionnelles sur place) et de la situation générale prévalant dans 
son  pays  d'origine,  l'ODM  et  le  TAF - qui  sont  chargés  d'évaluer  le 
risque  migratoire  existant  dans  chaque  cas  d'espèce  (ainsi  que  le 
commande  l'art. 1  al. 2  let. c,  en  relation  avec  l'art. 14  al. 1 
OEArr) - établissent  des  distinctions  qui  se  justifient  pleinement,  de 
sorte  qu'on  ne  saurait  y  voir  une  violation  du  principe  d'égalité  de 
traitement ou de l'interdiction de l'arbitraire (sur la notion d'inégalité de 
traitement,  cf. ATF 131  V  107  consid. 3.4.2  p. 114,  ATF 129  I  113 
consid. 1.5  p. 118  et  consid. 5.1  p. 125s.,  ATF 127 V  448  consid. 3b 

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p. 454, ATF 125 I 1 consid. 2b/aa p. 4, et la jurisprudence citée ; sur la 
notion d'arbitraire, cf. ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153, ATF 132 III 209 
consid. 2.1  p. 211,  ATF 129  I  113  consid. 1.5  p. 118,  ATF 125  I  1 
consid. 2b/aa p. 4, et la jurisprudence citée),

que,  dans  ce  contexte,  il  convient  de  relever  que la  situation  de 
certains  chefs  d'entreprise  étrangers  (compte  tenu de  la  solidité  de 
leurs attaches professionnelles dans leur pays, voire de leur âge) n'est 
pas comparable à celle du recourant (un jeune ressortissant étranger, 
célibataire  et  sans  charge  de  famille  de  surcroît,  ne  disposant  pas 
d'attaches professionnelles susceptibles de le  dissuader de se créer 
une  nouvelle  existence  en  Suisse),  en  raison  du  risque  migratoire 
particulièrement élevé inhérent à sa situation (cf. supra),

que les assurances données quant à l'accueil et à la prise en charge 
des frais  de séjour  en Suisse,  les déclarations d'intention formulées 
(par la personne invitée ou par son hôte) quant à la sortie ponctuelle 
de Suisse, de même que les garanties financières offertes par l'hôte 
ne sont, en tant que telles, pas de nature à empêcher un ressortissant 
étranger,  une  fois  sur  le  territoire  helvétique,  d'entreprendre  des 
démarches administratives en vue de prolonger son séjour, ou d'entrer 
dans  la  clandestinité  (cf. à  cet  égard,  l'arrêt  du  TF  6S.281/2005  du 
30 septembre 2005; JAAC 57.24),

qu'à ce propos, il convient de souligner que le refus d'une autorisation 
d'entrée ne remet nullement en cause la bonne foi, l'honnêteté et la 
respectabilité  de  la  personne  (telle  la  recourante)  qui,  résidant 
régulièrement en Suisse, a invité un tiers domicilié à l'étranger pour un 
séjour touristique ou de visite et s'est portée garante de son retour au 
pays,

qu'en  conséquence,  bien  que  conscient  du  désir  légitime  de 
A._______ de connaître la Suisse, le TAF estime qu'il ne saurait être 
reproché  à  l'ODM  d'avoir  excédé  ou  abusé  de  son  pouvoir 
d'appréciation  en  considérant  que  son  départ  à  l'échéance  du  visa 
sollicité n'était pas suffisamment assuré, et d'avoir refusé la délivrance 
d'une autorisation d'entrée en sa faveur pour ce motif,

que la décision querellée ne viole dès lors pas le droit fédéral et n'est 
par ailleurs pas inopportune (cf. art. 49 PA), 

que le recours doit ainsi être rejeté,

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que  les  frais  de  procédure  sont  mis  à  la  charge  des  recourants 
(cf. art. 63  al. 1  PA,  en  relation  avec  les  art. 1ss  du  règlement  du 
21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le 
Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]),

(dispositif page suivante)

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le Tribunal administratif fédéral prononce :

1.
Le recours est rejeté.

2.
Les frais de procédure, d'un montant de Fr. 600.-, sont mis à la charge 
des  recourants.  Ce  montant  est  compensé  par  l'avance  de  frais 
versée le 21 avril 2008.

3.
Le présent arrêt est adressé : 

- au mandataire des recourants (Recommandé)
- à l'autorité inférieure, avec dossier SYMIC 7402410.1 en retour
- au Service de la population du canton de Vaud (copie), avec dossier 

cantonal en retour.

Le président du collège : La greffière :

Bernard Vaudan Claudine Schenk

Expédition : 

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