# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 7ead3eb3-44ca-5cbc-bdfe-2ea8fbe7ddf3
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2020-05-14
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 14.05.2020 A/2387/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2387-2019_2020-05-14.pdf

## Full Text

Siégeant : Philippe KNUPFER, Président; Andres PEREZ et Pierre-Bernard PETITAT, 
Juges assesseurs 

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_ 

  

 

R É P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2387/2019 ATAS/367/2020

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 14 mai 2020 

5ème Chambre 
 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à GENEVE 

 

recourant 

 

 

contre 

SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES, sis 
route de Chêne 54, GENÈVE 

intimé 

 

 

 
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- 2/9 - 

EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après : l’assuré ou le recourant), ressortissant marocain, né 
le ______ 1988 et bénéficiaire de prestations versées par l’assurance-invalidité, a 
déposé en date du 18 novembre 2013 une demande de prestations auprès du service 
des prestations complémentaires (ci-après : le SPC ou l’intimé). 

2. Par décision du 27 novembre 2013, la demande de prestations a été refusée par le 
SPC en raison du non-accomplissement du délai de carence de 10 ans de résidence 
et de domiciliation en Suisse. L’assuré n’a pas fait opposition. 

3. En date du 23 septembre 2016, l’assuré a déposé une nouvelle demande de 
prestations complémentaires auprès du SPC. 

4. Par décision du 12 janvier 2017, des prestations complémentaires cantonales (ci-
après : PCC) et fédérales (ci-après : PCF) lui ont été accordées avec effet au 
1er septembre 2016. 

5. Une nouvelle décision du 13 décembre 2017 a été notifiée à l’assuré, avec un 
nouveau calcul des montants, en raison de la modification des primes d’assurance-
maladie. 

6. Le 1er février 2018, le SPC a demandé au service de l’assurance-maladie (ci-après : 
SAM) de lui communiquer les montants des subsides à réclamer à l’assuré. 

7. Suite à la mise à jour du dossier, le SPC a notifié, en date du 7 février 2018, une 
décision de prestations complémentaires à l’assuré avec un plan des calculs 
effectués, sur lequel on pouvait constater que le SPC avait pris en compte un gain 
potentiel du conjoint de l’assuré, à hauteur de CHF 50’864.20. 

8. Le même jour, le SPC a notifié à l’assuré, une décision de remboursement du 
subside de l’assurance-maladie à hauteur de CHF 8’252.70. 

9. L’assuré a fait opposition à la décision de remboursement par courrier du 15 février 
2018. Il a fait valoir que son épouse ne pouvait pas réaliser de gain potentiel, car 
elle bénéficiait, depuis le mois de novembre 2016, d’une mesure d’intervention 
précoce de l’office de l’assurance-invalidité (ci-après : OAI) et avait été convoquée, 
au mois de janvier 2018, par l’OAI, afin d’examiner si son état de santé s’était 
stabilisé. Dans ces conditions, l’assuré demandait que le SPC ne tienne pas compte, 
dans ses calculs, d’un gain potentiel de son épouse. 

10. Le SPC a répondu à l’assuré qu’il allait procéder à un nouvel examen du dossier et 
lui a demandé la transmission de diverses pièces. 

11. Les pièces demandées n’ont pas été transmises par l’assuré dans le délai fixé, 
malgré deux rappels, respectivement du 7 mars 2018 et du 3 avril 2018. 

12. À l’issue du délai fixé, le SPC a rendu une décision le 23 avril 2018 de suppression 
des prestations complémentaires, dès le 30 avril 2018, en raison de la non 
transmission par l’assuré de la totalité des pièces réclamées. 

13. En date du 24 avril 2018, l’assuré a transmis les pièces demandées au SPC. 

 
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14. Le 17 octobre 2018, le SPC a demandé au SAM de lui communiquer les montants 
des subsides d’assurance-maladie à réclamer à l’assuré. 

15. Suite à la mise à jour du dossier, le SPC a notifié, en date du 19 octobre 2018, une 
décision de remboursement du subside de l’assurance-maladie à hauteur de 
CHF 449.70, soit CHF 120.- pour l’assuré et CHF 329.70 pour son épouse. 

16. L’assuré s’est opposé à cette décision par courrier du 17 novembre 2018, pour « la 
même raison que ma précédente opposition qui est toujours en cours » (soit celle du 
15 février 2018), à savoir la prise en compte d’un gain potentiel du conjoint de 
l’assuré à hauteur de CHF 50’864.20, précisant que le dossier de son épouse était 
en cours d’évaluation par l’OAI dans le cadre de l’éventuel octroi d’une rente 
invalidité. L’assuré concluait à ce que le SPC « enlève le gain potentiel » de CHF 
50’864.20. 

17. Le 21 mai 2019, le SPC a rendu une décision, d’une part, sur l’opposition du 
15 février 2018 concernant le remboursement des subsides d’assurance-maladie à 
hauteur de CHF  8’252.70 et, d’autre part, sur l’opposition du 19 octobre 2018 
concernant le remboursement des subsides d’assurance-maladie à hauteur de 
CHF 449.70. Les oppositions étaient admises et le SPC soumettait un nouveau plan 
de calcul de prestations complémentaires, couvrant la période allant du 1er janvier 
au 28 février 2018. Le SPC donnait suite aux arguments de l’assuré et supprimait le 
gain potentiel de l’épouse, réduisant ce dernier de CHF 50’864.20 à zéro, en raison 
des mesures de réadaptation professionnelle qui étaient suivies dans le cadre de la 
demande de prestations d’invalidité. 

Récapitulant les prestations versées et les subsides indus, le SPC parvenait au 
décompte suivant : 

฀ Pour la période allant du 1er janvier au 31 juillet 2017, des prestations 
étaient dues par le SPC (sans avoir été versées) à l’assuré à hauteur de 
CHF 1’394.-. Pour la période allant du 1er août 2017 au 28 février 2018, 
aucune prestation n’était due. 

฀ Les subsides d’assurance-maladie indus, versés par le SAM à l’assuré, 
pour la même période s’élevaient à CHF 449.70 en janvier 2017, 
CHF 629.70 en février 2017, CHF 3’148.- d’août à décembre 2017, et 
CHF 1’326.- de janvier à février 2018, soit au total CHF 5’553.90. 

฀ La compensation entre les montants dus par le SPC à l’assuré, soit 
CHF 1’394.- et les montants dus par l’assuré au SPC, soit CHF 5’553.90 
aboutissaient à un solde de CHF 4’159.90 en faveur du SPC, montant 
dont le remboursement était réclamé à l’assuré. 

18. Par acte du 19 juin 2019, l’assuré a recouru contre la décision du 21 mai 2019, au 
motif que son épouse était en incapacité de travail depuis la fin du mois d’août 
2015 et qu’elle avait déposé une demande de prestations d’invalidité. Des mesures 
de réadaptation professionnelle avaient été entreprises, puis stoppées en raison de 
l’état de santé de la requérante. Depuis la perte des indemnités chômage de cette 

 
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dernière, la situation financière du couple s’était détériorée. Le recourant exposait 
n’avoir pas les moyens de rembourser la somme demandée et concluait à ce qu’il 
ne soit pas tenu compte du gain potentiel attribué à son épouse dans le plan de 
calcul du SPC. 

19. Parallèlement, par courrier du même jour, l’assuré s’est adressé au SPC, exposant à 
ce dernier qu’il n’avait pas les moyens de rembourser le montant réclamé de 
CHF 4’159.90 et concluant qu’il allait tout de même faire recours auprès de la 
chambre de céans en espérant trouver une solution directement avec le SPC. 

20. Par réponse du 15 juillet 2019, le SPC a rappelé que le recourant contestait la prise 
en compte du gain potentiel de son épouse dans le calcul effectué par le SPC, alors 
que ce dernier avait supprimé le gain potentiel de l’épouse dans le calcul ayant 
abouti à la décision querellée. Il concluait à la confirmation de ladite décision et au 
rejet du recours. 

21. Le recourant a répliqué par courrier du 9 avril 2020, communiquant à la chambre de 
céans un courrier du 15 janvier 2020 de l’OAI, adressé à l’épouse du recourant, 
préavisant le droit à une rente invalidité entière dès le 1er septembre 2016. 

22. Sur ce, la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à 
l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
 RS 831.30). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les 
contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations 
complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC - J 4 25). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. Interjeté dans les forme et délai légaux, le recours est recevable (art. 60 al. 1 LPGA, 
art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales 
complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité 
[LPFC; J 4 20], art. 43 LPCC et 89B de la loi sur la procédure administrative du 
12 septembre 1985; LPA - E 5 10). 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la demande en restitution du SPC. 

4. a. Selon l'art. 25 al. 1 phr. 1 LPGA, en relation avec l'art. 2 al. 1 let. a de 
l'ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales du 11 septembre 
2002 (OPGA ; RS 830.11), les prestations complémentaires fédérales indûment 
touchées doivent être restituées par le bénéficiaire ou par ses héritiers. 

http://justice.geneve.ch/perl/JmpLex/J%25207%252015

 
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L'obligation de restituer suppose aujourd'hui encore, conformément à la 
jurisprudence rendue à propos des anciens art. 47 al. 1 de la loi fédérale sur 
l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS; RS 831.10) ou 
95 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas 
d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (LACI; RS 837.0) (p. ex. ATF 129 V 110 
consid. .1; ATF 126 V 23 consid. 4b et ATF 122 V 19 consid. 3a), que soient 
remplies les conditions d'une reconsidération ou d'une révision procédurale de la 
décision - formelle ou non - par laquelle les prestations en cause ont été allouées 
(ATF 130 V 318 consid. 5.2; arrêt du Tribunal fédéral des assurances P 32/06 du 
14 novembre 2006 consid. 3 et les références). Ceci est confirmé sous l'empire de la 
LPGA (arrêt du Tribunal fédéral 8C_512/2008 du 4 janvier 2009 consid. 4). À cet 
égard, la jurisprudence constante distingue la révision d'une décision entrée en 
force formelle, à laquelle l'administration est tenue de procéder lorsque sont 
découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve susceptibles de 
conduire à une appréciation juridique différente (ATF 122 V 19 consid. 3a; 
ATF 122 V 134 consid. 2c; ATF 122 V 169 V consid. 4a; ATF 121 V 1 consid. 6), 
de la reconsidération d'une décision formellement passée en force de chose décidée 
sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au fond, à laquelle 
l'administration peut procéder pour autant que la décision soit sans nul doute 
erronée et que sa rectification revête une importance notable (ATF 122 V 19 
consid. 3a; ATF 122 V 169 consid. 4a; ATF 121 V 1 consid. 6). En ce qui concerne 
plus particulièrement la révision, l'obligation de restituer des prestations 
complémentaires indûment touchées et son étendue dans le temps ne sont pas liées 
à une violation de l'obligation de renseigner (ATF 122 V 134 consid. 2e). Il s'agit 
simplement de rétablir l'ordre légal après la découverte du fait nouveau (arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_120/2008 du 4 septembre 2008 consid. 3.1). 

Selon l'art. 3 al. 1 OPGA, l’étendue de l’obligation de restituer est fixée par une 
décision. 

b. Au niveau cantonal, l’art. 24 al. 1 phr. 1 LPCC prévoit que les prestations 
indûment touchées doivent être restituées. L’art. 14 du règlement relatif aux 
prestations cantonales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à 
l’assurance-invalidité du 25 juin 1999 (RPCC-AVS/AI - J 4 25.03) précise que le 
SPC doit demander la restitution des prestations indûment touchées au bénéficiaire, 
à ses héritiers ou aux autres personnes mentionnées à l’art. 2 OPGA appliqué par 
analogie (al. 1). Il fixe l’étendue de l’obligation de restituer par décision (al. 2). 

c. Les subsides d'assurance-maladie indûment touchés doivent être restitués en 
appliquant par analogie l'art. 25 LPGA. Lorsque des subsides ont été indûment 
touchés par un bénéficiaire des prestations du service, ce service peut en demander 
la restitution au nom et pour le compte du service de l'assurance-maladie [art. 33 al. 
1 et 2 de la loi d'application de la loi fédérale sur l'assurance-maladie du 29 mai 
1997 (LaLAMal - J 3 05)]. 

http://intrapj/perl/decis/8C_512/2008

 
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d. En vertu de l'art. 25 al. 2 phr. 1 LPGA, le droit de demander la restitution s'éteint 
un an après le moment où l'institution d’assurance a eu connaissance du fait, mais 
au plus tard cinq ans après le versement de la prestation. Si la créance naît d'un acte 
punissable pour lequel le droit pénal prévoit un délai de prescription plus long, 
celui-ci est déterminant. 

Les délais de l’art. 25 al. 2 LPGA sont des délais (relatif et absolu) de péremption, 
qui doivent être examinés d'office (ATF 133 V 579 consid. 4; ATF 128 V 10 
consid. 1). 

Contrairement à la prescription, la péremption prévue à l’art. 25 al. 2 LPGA ne peut 
être ni suspendue ni interrompue et lorsque s’accomplit l’acte conservatoire que 
prescrit la loi, comme la prise d’une décision, le délai se trouve sauvegardé une fois 
pour toutes (ATF 124 V 380 ; arrêt du Tribunal fédéral C_271/04 du 21 mars 2006 
consid. 2.5). 

Le délai de péremption relatif d'une année commence à courir dès le moment où 
l'administration aurait dû connaître les faits fondant l'obligation de restituer, en 
faisant preuve de l'attention que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle 
(ATF 122 V 270 consid. 5a). L'administration doit disposer de tous les éléments qui 
sont décisifs dans le cas concret et dont la connaissance fonde - quant à son 
principe et à son étendue - la créance en restitution à l'encontre de la personne tenue 
à restitution (ATF 111 V 14 consid. 3). Si l’administration dispose d’indices 
laissant supposer l’existence d’une créance en restitution, mais que les éléments 
disponibles ne suffisent pas encore à en établir le bien-fondé, elle doit procéder, 
dans un délai raisonnable, aux investigations nécessaires (arrêt du Tribunal 
fédéral 9C_632/2012 du 10 janvier 2013 consid. 4.2). 

5. En l'espèce, la décision querellée concerne les subsides d'assurance-maladie perçus 
par le recourant depuis le mois de janvier 2017 jusqu’au mois de février 2018. 

S’agissant de la péremption relative d’un an et de la péremption absolue de cinq 
ans, la première demande de restitution du SPC date du 7 février 2018, soit 7 jours 
après avoir reçu du SAM la communication des subsides versés à l’assuré. La 
seconde demande de restitution date du 19 octobre 2018, soit deux jours après avoir 
reçu, en date du 17 octobre 2018, les informations du SAM quant aux subsides 
versés à l’assuré. 

Compte tenu de ces éléments, ni le délai de péremption relative d’un an, ni le délai 
de péremption de cinq ans ne se sont écoulés. La demande de remboursement du 
SPC n’est donc pas prescrite. 

6. Les PCF sont destinées à couvrir la part des dépenses reconnues qui excède les 
revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC). Tant les dépenses reconnues que les 
revenus déterminants sont définis par la loi. 

Ont droit aux PCC les personnes dont le revenu annuel déterminant n’atteint pas le 
revenu minimum cantonal d’aide sociale applicable (art. 4 LPCC). Les dépenses 
reconnues sont celles énumérées par la LPC et ses dispositions d'exécution, à 

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http://justice.geneve.ch/perl/decis/124%2520V%2520380
http://justice.geneve.ch/perl/decis/9C_632/2012

 
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l'exclusion du montant destiné à la couverture des besoins vitaux, remplacé par le 
montant destiné à garantir le revenu minimum cantonal d'aide sociale défini à 
l'art. 3 LPCC (art. 6 LPCC), et le revenu déterminant est calculé conformément aux 
règles fixées dans la LPC et ses dispositions d'exécution, moyennant quelques 
adaptations, dont l’ajout des PCF (art. 5 LPCC). 

Selon l’art. 10 al. 3 let. c LPC, les primes d’assurance-maladie ne sont pas intégrées 
aux dépenses reconnues pour déterminer le droit aux prestations complémentaires, 
contrairement aux cotisations aux assurances sociales de la Confédération. D’après 
l’art. 10 al. 3 let. d LPC, c’est en revanche le montant forfaitaire annuel pour 
l’assurance obligatoire des soins qui l’est, étant précisé qu’il doit correspondre au 
montant de la prime moyenne cantonale ou régionale pour l’assurance obligatoire 
des soins (couverture accidents comprise) et qu’il est versé directement à 
l’assureur-maladie (art. 21a LPC). 

Selon l’art. 6 LPCC, les dépenses reconnues sont celles énumérées par la loi 
fédérale et ses dispositions d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la 
couverture des besoins vitaux, remplacé par le montant destiné à garantir le revenu 
minimum cantonal d'aide sociale défini à l'art. 3. 

7. Selon la jurisprudence rendue à propos de l'art. 11 al. 1 let. g LPC, lorsque le 
conjoint du bénéficiaire de prestations complémentaires à l'AVS/AI serait tenu 
d'exercer une activité lucrative pour assumer (en tout ou en partie) l'entretien du 
couple, mais y renonce, il y a lieu de prendre en compte un revenu hypothétique 
après une période dite d'adaptation (arrêt du Tribunal fédéral 9C_240/2010 du 3 
septembre 2010 consid. 4.1). Cette règle s’applique tant lorsqu’une prestation 
complémentaire est en cours que lors d’une demande initiale. Une sommation 
préalable de quelque forme que ce soit n’est en outre pas exigée pour la prise en 
compte d’un revenu hypothétique après le temps d’adaptation (arrêt du Tribunal 
fédéral 9C_630/2013 du 29 septembre 2014 consid. 5.1 et 5.2). 

8. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la 
loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent comme 
les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance 
prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré seulement 
comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou 
envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus 
probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2; ATF 126 V 353 consid. 5b; 
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’intéressé (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

9. La procédure est régie par le principe inquisitoire, d'après lequel les faits pertinents 
de la cause doivent être constatés d'office par le juge. Mais ce principe n'est pas 
absolu. Celui-ci comprend en particulier l'obligation de ces dernières d'apporter, 
dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elles, les preuves 
commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles 

 
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risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves 
(ATF 125 V 193 consid. 2; VSI 1994, p. 220 consid. 4). Car si le principe 
inquisitoire dispense les parties de l'obligation de prouver, il ne les libère pas du 
fardeau de la preuve. En cas d'absence de preuve, c'est à la partie qui voulait en 
déduire un droit d'en supporter les conséquences (ATF 117 V 261 consid. 3), sauf si 
l'impossibilité de prouver un fait peut être imputée à l'adverse partie 
(ATF 124 V 372 consid. 3; RAMA 1999 n° U 344 p. 418 consid. 3). 

10. En l’espèce, il ressort des pièces transmises par le recourant qu’en raison de l’état 
de santé de son épouse, cette dernière a été reconnue éligible pour l’octroi d’une 
rente entière d’invalidité dont le montant n’est pas encore fixé. Néanmoins, cette 
dernière faisait l’objet d’une mesure d’intervention précoce de l’OAI depuis le mois 
de novembre 2016. C’est donc à juste titre que l’assuré a demandé – et obtenu – 
que le gain potentiel de son épouse ne soit pas pris en compte dans le cadre du 
calcul du revenu déterminant effectué par l’intimé. 

Dès lors que l’intimé n’a pris en compte aucun gain potentiel pour l’épouse du 
recourant dans la décision querellée, on ne voit pas en quoi ladite décision serait 
critiquable. Le recourant ne l’explique pas, se contentant d’exposer qu’il n’a pas les 
moyens de rembourser le montant réclamé de CHF 4’159.90 et demandant 
« d’enlever le gain potentiel pour les raisons citées ci-dessus et que ma femme ne 
pouvait pas avoir de gain au vu de ses problèmes de santé et en attente AI ». 

11. Le SPC ayant déjà enlevé le gain potentiel dans les calculs ayant permis d’aboutir à 
la décision querellée, cette dernière est par conséquent bien fondée et le recours 
doit être rejeté. 

12. S’agissant des allégations du recourant selon lesquelles il n’a pas les moyens de 
rembourser la somme réclamée de CHF 4’159.90, elles peuvent être considérées 
comme une demande de remise qui, en tant que telle, devra être traitée par le SPC 
après entrée en force de la présente décision. La cause sera donc renvoyée à l'intimé 
pour statuer sur la demande de remise du recourant. 

13. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA ; art. 89H al. 1 LPA). 

 

 

 

 
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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Transmet la cause à l'intimé, dans le sens des considérants sur la demande de 
remise. 

4. Dit que la procédure est gratuite. 

5. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public (art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 - LTF -
 RS 173.110). Le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire; il doit 
être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 
conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 
recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 
 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 Le président 
 
 
 
 

Philippe KNUPFER 

 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
des assurances sociales par le greffe le