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**Case Identifier:** ce3ba49c-742d-5d4a-bb7b-6257232a9af9
**Source:** Vaud (VD)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-01-01
**Language:** fr
**Title:** Vaud Tribunal cantonal Cour d'appel civile 95
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/VD_FindInfo/VD_TC_002_95-----------_nodate.html

## Full Text

TRIBUNAL
CANTONAL

	
 

 

 

 

PS22.037101-240906

95 

 

 

cour
d'appel CIVILE

____________________________

Arrêt du
14 février 2025

__________________

Composition
:               Mme             
Elkaim, juge déléguée

Greffier
:                           
M.              Tschumy

 

 

*****

 

 

 

Art.
114 let. f et 241 CPC

 

 

             
Statuant sur l’appel interjeté par A.D.________,
à [...], défenderesse, contre le jugement rendu le 18 janvier 2024 par la Présidente du
Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte dans la cause divisant l’appelante d’avec
T.D.________,
à [...], demandeur, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :

             
En fait et en droit :

 

1.             
A.D.________, née [...] le [...] 1971, et T.D.________, né le [...] 1968, se sont mariés
le [...] 2005.

 

             
Deux enfants sont issus de cette union : B.D.________, née le [...] 2006, et U.D.________,
né le [...] 2008.

 

2.

2.1             
La séparation des époux, intervenue le 15 mai 2017, a d’abord été réglée
par des mesures protectrices de l’union conjugale. Ils sont en procédure de divorce depuis
le mois de décembre 2019.

 

2.2             
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 4 mars 2022, le droit de visite de A.D.________ sur ses
enfants a été restreint, l’intéressée ne pouvant entretenir des relations personnelles
avec B.D.________ et U.D.________ uniquement d’entente avec chacun d’eux.

 

3.             
Par jugement du 18 janvier 2024, dont la motivation
a été notifiée aux parties le 6 juin 2024, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement
de La Côte (ci-après : la présidente) a en substance admis les conclusions de la
demande formée le 23 mars 2023 par T.D.________ contre A.D.________ (I), a interdit à A.D.________
de s’approcher ou d’accéder à moins de 200 mètres, sans autorisation préalable
d’T.D.________ et/ou d’B.D.________ ou U.D.________, de ces derniers et/ou de leur domicile
sis [...], à [...], sous la menace de la peine d’amende prévue par l’art. 292 CP
(II), a interdit à A.D.________ de prendre contact avec T.D.________ et/ou B.D.________ ou U.D.________,
notamment par téléphone, par écrit ou par voie électronique, ou de leur causer d’autres
dérangements, sous la menace de la peine d’amende prévue par l’art. 292 CP (III),
a rendu le jugement sans frais judiciaires (IV) et a dit que A.D.________ devait verser à T.D.________
la somme de 3’000 fr. à titre de dépens (V).

 

4.

4.1             
Par acte du 5 juillet 2024, A.D.________ (ci-après : l’appelante) a interjeté appel
de ce jugement en concluant, en substance et avec suite de frais et dépens, principalement à
sa réforme, en ce sens que la demande en mesures de protection du 23 mars 2023 soit rejetée
s’agissant des enfants B.D.________ et U.D.________ et qu’elle soit autorisée à
exercer un droit de visite sur ses enfants, d’entente avec eux. A titre subsidiaire, l’appelante
a conclu à l’annulation du jugement et au renvoi de la cause à la présidente pour
nouvelle décision dans le sens des considérants.

 

4.2             
Par réponse du 4 décembre 2024, T.D.________ (ci-après : l’intimé) a conclu,
avec suite de frais et dépens, au rejet de l’appel.

 

4.3             
Lors de l’audience d’appel du 8 janvier 2025, les parties ont signé une convention dont
la teneur est la suivante :

 

« A.D.________
renonce à contester les mesures d’éloignement prises vis-à-vis de ses enfants B.D.________,
née le [...] 2006, et U.D.________, né le [...] 2008, rendues par la Présidente du Tribunal
de l’arrondissement de La Côte le 18 janvier 2024, pour le bien de ses enfants et pour assurer
leur stabilité et leur sécurité. Ces mesures seront toutefois amendées d’un
commun accord de la manière suivante :

I.                  
A.D.________ sera autorisée
à téléphoner ou envoyer des messages à ses enfants sur autorisation de ceux-ci exclusivement.

II.                
A.D.________ sera autorisée
à voir ses enfants à leur demande exclusivement, les rencontres auprès des Boréales
étant réservées.

III.              
Si B.D.________ et/ou U.D.________
croisent fortuitement A.D.________, cette dernière est autorisée à avoir un contact avec
eux s’ils engagent ce contact les premiers.

IV.             
En cas de maladie ou d’hospitalisation,
T.D.________ s’engage à informer A.D.________ et à la tenir au courant.

V.               
Les frais judiciaires de deuxième
instance arrêtés à 200 fr. (art. 67 al. 1 TFJC) sont laissés à la charge de
l’Etat pour 100 fr. en faveur de A.D.________ au bénéfice de l’assistance judiciaire,
et sous réserve de l’art. 123 CPC, et mis à la charge d’T.D.________ par 100 fr.

Il
est renoncé à l’allocation de dépens de deuxième instance. »

 

             
La convention a été signée au nom de U.D.________ par son père, T.D.________ (art.
304 al. 1 CC [Code civil du 10 décembre 1907 ; RS 210]).

 

4.4             
Par courrier du 9 janvier 2025, B.D.________ a ratifié la convention passée par les parties
lors de l’audience du 8 janvier 2025.

 

5.

5.1             
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile
du 19 décembre 2008 ; RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et
signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que
la cause doit être rayée du rôle. Une transaction ne peut toutefois porter que sur des
droits dont les parties peuvent librement disposer (Tappy, in
Bohnet et al., Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e
éd., Bâle 2019, n. 10 ad art. 241 CPC).

 

5.2             
L’action de l’art. 28b CC est soumise
à la maxime de disposition (Grobety/Frei, La protection de la personnalité en cas de violences,
menaces ou harcèlement – aspects procéduraux in FamPra.ch 2022 p. 865 ss, p. 868 ;
Heinzmann, La procédure simplifiée, thèse Fribourg 2018, par. 129 et réf. cit.).

 

             
Compte tenu de la transaction consignée au procès-verbal de l’audience du 8 janvier 2025,
la cause doit être rayée du rôle.

 

6.             
En vertu de l’art. 114 let. f CPC – applicable à la procédure d’appel ou
de recours (TF 4A_289/2017 du 21 février 2018 consid. 3.3 ; Tappy, op.
cit., n° 10 ad art. 114) – l’arrêt
sera rendu sans frais judiciaire de deuxième instance.

 

             
Il n’y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant
renoncé dans leur convention (art. 109 al. 1 CPC).

 

 

 

Par
ces motifs,

la
Juge déléguée

de
la Cour d'appel civile

prononce
:

 

             
I.             
La cause est rayée du rôle.

 

             
II.             
L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire.

 

 

La
juge déléguée :              
Le greffier :

 

 

 

 

Du

 

             
Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est
notifié à :

 

-             
Me Pierre Ventura (pour A.D.________),

-             
Me Billy Jeckelmann (pour T.D.________),

-             
Mme B.D.________ (personnellement),

-             
M. U.D.________ (personnellement),

 

             
et communiqué, par l’envoi de photocopies, à :

 

‑             
Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte.

 

 

             
Le présent arrêt peut faire l’objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal
fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ;
RS 173.110), le cas échéant d’un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art.
113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n’est recevable
que si la valeur litigieuse s’élève au moins à 15’000 fr. en matière
de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30’000 fr. dans les autres cas, à
moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours
doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent
la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). 

 

             
Le greffier :