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**Case Identifier:** 9125c1b0-2c24-5bcd-b094-b5581b69c8c0
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-10-20
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre administrative 20.10.2017 A/3983/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_013_A-3983-2017_2017-10-20.pdf

## Full Text

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
A/3983/2017-MC ATA/1426/2017  

COUR DE JUSTICE 

Chambre administrative  

Arrêt du 20 octobre 2017 

en section 

dans la cause 

 

Monsieur A______ 
représenté par Me Dina Bazarbachi, avocate  

contre 

COMMISSAIRE DE POLICE 
 

_________ 

Recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 

2 octobre 2017 (JTAPI/1027/2017) 

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A/3983/2017 

EN FAIT 

1)  Monsieur A______ (aussi connu sous trois autres identités), né le ______ 
1980, originaire d'Algérie, est entré en Suisse le 31 mai 2001 et y a déposé une 
demande d'asile le 20 juin 2001. 

2)  Le 20 novembre 2002, l'office fédéral des migrations, devenu depuis le 
secrétariat d'État aux migrations (ci-après : SEM) a rejeté cette demande, 
assortissant la décision d'un renvoi de Suisse. 

3.  En 2008, alors qu'un laissez-passer avait été délivré en sa faveur par les 
autorités algériennes, l'intéressé s'est opposé à son renvoi à destination de son 
pays d'origine. 

4.  Il fait par ailleurs l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse valable du 
1er novembre 2016 au 31 octobre 2020. 

5.  Depuis son arrivée en Suisse, M. A______ a en outre été condamné à 
réitérées reprises, principalement pour des infractions contre le patrimoine et à la 
loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr - RS 142.20). Il a 
notamment été condamné, par ordonnance pénale du 14 janvier 2014 du Ministère 
public de l’arrondissement de la Côte (Morges) à cent-cinquante jours-amende 
pour séjour illégal et activité lucrative sans autorisation, par ordonnances pénales 
du Ministère public genevois des 14 septembre 2016 à trente jours-amende pour 
vol commis au restaurant « B______ », 10 avril 2016 à nonante jours-amende 
pour vol commis dans le magasin « C______ » et séjour illégal et 6 mars 2017 à 
cent-cinquante jours-amende pour vol commis à la cafétéria du Comité 
international de la Croix-Rouge (CICR) et séjour illégal. 

6.  En date du 14 septembre 2016, le commissaire de police a prononcé à 
l'encontre de M. A______ une interdiction de pénétrer au centre-ville de Genève 
pour une durée de six mois, cette mesure ayant été confirmée aux termes du 
jugement rendu le 4 octobre 2016 par le Tribunal administratif de première 
instance (ci-après : TAPI ; JTAPI/1010/2016) 

7.  Le 20 février 2017, M. A______ a été appréhendé pour vol à la rue de la 
Paix à Genève. 

8.  Le 19 septembre 2017, l'intéressé a été arrêté en flagrant délit de vol à la tire 
et a été prévenu de vol et d'infraction à la LEtr. 

  M. A______ a reconnu avoir commis un vol au préjudice d'un client du 
restaurant « D______ » situé dans l'enceinte des Hôpitaux universitaires de 
Genève (ci-après : HUG). 

https://intrapj/perl/decis/JTAPI/1010/2016

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  Il a par ailleurs indiqué n'avoir aucun domicile fixe en Suisse ni aucune 
source légale de revenu, et affirmé être le père d'une fillette qu'il aurait eue avec 
une femme habitant Genève, étant toutefois précisé qu'il n'a à cet égard fourni 
aucun élément de preuve, refusant même de dévoiler les identités de ses 
prétendues compagne et enfant. 

9.  En date du 20 septembre 2017, M. A______ a été condamné par ordonnance 
pénale du Ministère public pour les faits ayant conduit à son arrestation de la 
veille. 

10.  Le même jour, à 16h40, le commissaire de police a prononcé à l’encontre de 
M. A______ une interdiction de quitter le territoire de la commune de Thônex 
pour une durée de douze mois. Il pouvait néanmoins, en empruntant le chemin le 
plus direct, se rendre au consulat d’Algérie à Bellevue, au centre de 
santé-migrants à Genève, à la permanence médico-chirurgicale E______, à 
l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) à Onex, 
dans les locaux du Pouvoir judiciaire s’il était muni d’une convocation et, le jour 
de son départ, à l’aéroport international de Genève. 

11.  Le 29 septembre 2017, M. A______ a formé opposition contre cette 
décision auprès du TAPI. 

 a. Lors de son audition par le TAPI, M. A______ a indiqué que l'adresse 
mentionnée à Thônex n'était qu'une adresse de correspondance. Il résidait « vers » 
le Petit-Saconnex. D'une manière générale, il dormait un peu partout à Genève et 
il n'avait pas d'adresse fixe. La personne avec qui il avait eu un enfant résidait 
dans le quartier de la Servette. Sa fille était alors âgée de huit mois. Elle était née 
de manière prématurée, et il avait souvent des rendez-vous avec la mère de 
l'enfant à l'hôpital des enfants et auxquels il devait être présent. Il avait entamé les 
démarches pour reconnaître sa fille et était dans l'attente de papiers qui devaient 
arriver d'Algérie. 

  À la suite de son interpellation le 19 septembre 2017, les HUG avaient 
prononcé à son encontre une interdiction de pénétrer au sein des HUG, valable 
sauf en cas de problème personnel. 

  Il a conclu à l’annulation de la décision querellée, subsidiairement à ce que 
l’assignation soit étendue à l'entier du canton de Genève et réduite à six mois. Plus 
subsidiairement, il s'est opposé à toute assignation dans une commune et 
souhaitait qu'il soit uniquement interdit de centre-ville. 

 b. La représentante du commissaire de police a indiqué être disposée à ce 
qu'une autre commune que celle de Thônex soit désignée, à savoir la commune du 
Grand-Saconnex dans la mesure où l'intéressé y dormait le plus souvent. Elle ne 

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s’opposait pas ce que M. A______ puisse se rendre par le moyen le plus direct 
aux rendez-vous auprès de l'hôpital des enfants avec sa fille et sa compagne. 

12.  Par jugement du 2 octobre 2017, le TAPI a rejeté l’opposition, en la 
précisant en ce que l’assignation d’un lieu de résidence s’appliquait à la commune 
du Grand-Saconnex en lieu et place de celle de Thônex et que l’intéressé pouvait 
également se rendre pour les besoins de sa fille à l’hôpital des enfants par le trajet 
le plus direct. 

13.  Par acte déposé le 12 octobre 2017 au greffe de la chambre administrative 
de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), M. A______ a recouru 
contre ce jugement, dont il a demandé l’annulation. La décision d’assignation 
violait le principe de proportionnalité. Aucune démarche en vue du renvoi du 
recourant n’avait été entreprise récemment de la part des autorités compétentes. 
Par ailleurs, sa liberté de mouvement était atteinte d’une manière exagérée. Cette 
restriction imposait à sa compagne des contraintes logistiques importantes 
lorsqu’elle souhaitait se déplacer avec leur enfant de huit mois, dont la santé était 
fragile. Le recourant était ainsi privé de voir librement son enfant. En outre, ne 
disposant pas d’un logement, il comptait sur le soutien de différentes personnes 
domiciliées sur l’ensemble du territoire cantonal. Une interdiction de pénétrer le 
centre-ville serait largement suffisante pour protéger l’ordre et la sécurité publics. 
Enfin, rien ne permettait de retenir que l’assignation au territoire d’une commune 
serait de nature à favoriser l’exécution du renvoi. 

14.  Le TAPI n’a pas formulé d’observations. 

15.  Le commissaire de police a conclu au rejet du recours. Le recourant avait 
refusé d’embarquer dans l’avion le renvoyant dans son pays d’origine. Depuis le 
4 avril 2003, il avait été condamné treize fois, dont neuf fois pour vol, une fois 
pour recel, infractions commises dans les cantons tant de Vaud que de Genève. Le 
non-respect des interdictions d’entrée et de pénétrer le centre-ville témoignait du 
mépris du recourant pour les autorités helvétiques. Il n’apportait aucun élément 
attestant des démarches entreprises pour reconnaître sa fille, dont il persistait à 
refuser de communiquer le nom, ainsi que celui de la mère de cette dernière. La 
photo du recourant tenant un prématuré dans ses bras n’établissait nullement le 
lien de filiation allégué. En août 2008 déjà, le recourant avait d’ailleurs invoqué 
un projet de mariage, qui n’avait jamais eu lieu. Le recourant remplissait les 
conditions d’une mise en détention administrative ; ce n’était que par manque de 
place que celle-ci n’avait pas été ordonnée. 

16.  Après transmission au recourant de cette détermination et des pièces 
annexées à celle-ci, la cause a été gardée à juger. Il a cependant encore été précisé 
au recourant qu’il pouvait exercer son éventuel droit à la réplique jusqu’au 
19 octobre 2017 à 17h00. Aucune autre détermination n’est parvenue à la chambre 
de céans dans ce délai. 

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EN DROIT 

1)  Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est 
recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - 
LOJ - E 2 05 ; art. 10 al. 1 de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers 
du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10 ; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure 
administrative du 12 septembre 1985 - LPA - E 5 10).  

2)  Selon l’art. 10 al. 2 LaLEtr, la chambre administrative doit statuer dans les 
dix jours qui suivent sa saisine. Ayant reçu le recours le 12 octobre 2017 et 
statuant ce jour, elle respecte ce délai. 

3.  Elle est compétente pour apprécier l’opportunité des décisions portées 
devant elle (art. 10 al. 2 LaLEtr). Elle peut confirmer, réformer ou annuler la 
décision attaquée ; le cas échéant, elle ordonne la mise en liberté de l’étranger 
(art. 10 al. 3 LaLEtr). 

4.  Au terme de l’art. 74 al. 1 LEtr, l'autorité cantonale compétente peut 
enjoindre à un étranger de ne pas quitter le territoire qui lui est assigné dans les 
cas suivants : l'étranger n'est pas titulaire d'une autorisation de courte durée, d'une 
autorisation de séjour ou d'une autorisation d'établissement et trouble ou menace 
la sécurité et l'ordre publics ; cette mesure vise notamment à lutter contre le trafic 
illégal de stupéfiants (let. a).  

  L'art. 6 al. 3 LaLEtr prévoit que l'étranger peut être contraint à ne pas quitter 
un territoire assigné, aux conditions prévues à l'art. 74 LEtr, notamment à la suite 
d’une condamnation pour vol, brigandage ou pour une infraction à la loi fédérale 
sur les stupéfiants et les substances psychotropes du 3 octobre 1951 
(LStup  - RS 812.121). 

5. a. En principe, l’interdiction de quitter un territoire dans une région déterminée 
ne constitue pas une mesure équivalant à une privation de liberté au sens de 
l’art. 5 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés 
fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101). Cependant, lorsque les 
conditions d'une telle mesure sont tellement strictes qu'elle a pour la personne 
concernée les mêmes effets qu'une privation de liberté, elle y est assimilée et 
tombe donc sous le coup de l'art. 5 § 1 CEDH (arrêt de la Cour européenne des 
droits de l’Homme Guzzardi c. Italie du 6 novembre 1980, § 95 ; arrêt du Tribunal 
fédéral 2C_830/2015 du 1er avril 2016 consid. 3.2.2 ; Gregor CHATTON/Laurent 
MERZ, Code annoté de droit des migrations, vol. 2, 2017, p. 731). 

 b. Les mesures d’assignation territoriale doivent respecter le principe de la 
proportionnalité énoncé à l’art. 36 al. 3 de la Constitution fédérale de la 
Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. - RS 101).  

https://intrapj/perl/JmpLex/RS%200.101
https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20101

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  Elles doivent être nécessaires et suffisantes pour empêcher que la sécurité et 
l'ordre publics ne soient troublés ou menacés. Il faut qu'il existe un rapport 
raisonnable entre les effets de la mesure sur la situation de la personne visée et le 
résultat escompté du point de vue de l'intérêt public (ATF 137 I 167 consid. 3.6 ; 
136 I 197 consid. 4.4.4). En particulier, la délimitation géographique et la durée 
de la mesure doivent être prises en considération en fonction du but poursuivi. Le 
périmètre de l’assignation territoriale doit être déterminé de manière à ce que les 
contacts sociaux et l'accomplissement d'affaires urgentes puissent rester possibles 
(arrêts du Tribunal fédéral 2C_830/2015 du 1er avril 2016 consid. 5.2 ; 
2C_1044/2012 du 5 novembre 2012 consid. 3.3). 

  Le fait que l’art. 74 al.1 LEtr ne prévoie pas de durée maximale ou minimale 
laisse une certaine latitude à l’autorité compétente dans la détermination de la 
durée de la mesure, qui doit être fixée en tenant compte des circonstances de 
chaque cas d’espèce et en procédant à une balance entre les intérêts en jeu, publics 
et privés (ATA/802/2015 du 7 août 2015 consid. 7). 

6.  À juste titre, le recourant ne conteste pas le principe de la mesure prononcée 
à son encontre. En effet, ayant commis de nombreuses infractions et s’étant 
soustrait à son renvoi, le recourant remplit les conditions permettant la prise d’une 
mesure d’assignation territoriale. Il critique toutefois l'étendue et la durée de 
celle-ci. 

 a. En premier lieu, il convient de relever que ladite mesure permet de limiter le 
risque que le recourant commette de nouvelles infractions sur l’ensemble du 
territoire genevois, voire dans le canton de Vaud. Ce dernier s’est adonné au vol 
en particulier dans des endroits à haute fréquentation, tels que le centre-ville, et 
s’est également déplacé dans le canton de Vaud à cette fin. Contrairement à ce que 
soutient le recourant, la seule interdiction de pénétrer le centre-ville ne permet 
pas, in casu, d’atteindre ce but. En effet, malgré une telle interdiction prononcée 
pour six mois en septembre 2016, le recourant a été appréhendé le 20 février 2017 
pour vol à l’avenue de la Paix en Ville de Genève. En outre, la mesure litigieuse 
est également apte à pouvoir contrôler le lieu de séjour de l'intéressé et de 
s'assurer de sa disponibilité éventuelle pour la préparation et l'exécution de son 
renvoi. Le fait qu’à teneur du dossier aucune démarche récente visant à renvoyer 
le recourant dans son pays d’origine n’ait été entreprise n’y change rien. Le 
recourant, qui a refusé son renvoi en 2008, est au demeurant particulièrement mal 
venu de se plaindre de ce que les autorités compétentes n’auraient entrepris 
aucune démarche récemment en vue de son renvoi.  

  Au vu de ce qui précède, il n’apparaît pas qu’une autre mesure, moins 
incisive, permettrait d'atteindre les buts visés par la mesure. 

 b. Sous l'angle de la proportionnalité au sens étroit, il apparaît que l'intéressé 
est depuis 2002 sous le coup d'une décision de renvoi entrée en force, qu'il 

https://intrapj/perl/decis/137%20I%20167
https://intrapj/perl/decis/136%20I%20197
https://intrapj/perl/decis/2C_1044/2012
https://intrapj/perl/decis/2C_1044/2012
https://intrapj/perl/decis/ATA/802/2015

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séjourne depuis lors en Suisse de manière illégale et qu’il s’est soustrait à 
l'exécution de son renvoi. En outre, la commune du Grand-Saconnex, sur le 
territoire de laquelle le recourant a été assigné à résidence, dispose de parcs 
communaux, d'installations sportives, d'un bibliobus, de centres commerciaux et 
s’étend sur 300 ha (déduction faite de la surface occupée par l’aéroport). 
L'intéressé, qui jouit d'une liberté de mouvement totale sur le territoire en 
question, peut ainsi profiter de ces infrastructures et entretenir des relations 
sociales à l'intérieur dudit territoire. Par ailleurs, la mesure litigieuse a été assortie 
d’exceptions, pour permettre au recourant de se rendre : à l’hôpital des enfants 
pour les rendez-vous médicaux concernant sa fille ; auprès d’une permanence 
médicale pour recevoir les soins dont il pourrait avoir besoin ; au consulat 
d’Algérie ; le jour de son départ à l’aéroport ; au centre de santé-migrants ; à 
l’OCPM et auprès des autorités judiciaires. En outre, la mesure ne prévoit aucune 
obligation de s'annoncer régulièrement auprès de la police et elle ne fixe aucune 
limite aux visites que le recourant peut recevoir et aux relations qu'il peut nouer à 
l'intérieur du périmètre qui lui a été assigné. 

  Par ailleurs et pour autant que l’on retienne que le recourant serait le père 
d’une fillette de huit mois, l’assignation à un périmètre particulier n’est pas 
susceptible de rendre impossible tout contact entre le recourant et son enfant. 
Aucun élément exposant en quoi le déplacement de l’enfant prétendument 
domicilié avec sa mère à la rue de la Servette sur le territoire de la commune du 
Grand-Saconnex serait impossible n’est rendu vraisemblable. Dans la mesure où 
le recourant allègue qu’il accompagnerait la mère de son enfant aux rendez-vous 
médicaux de ce dernier à l’hôpital des enfants, il n’apparaît pas que l’état de santé 
de la fillette empêcherait tout déplacement, celle-ci n’étant plus hospitalisée. 

  Le recourant allègue qu’il peut compter sur le soutien de différentes 
personnes sur « l’ensemble du territoire genevois » pour loger. Il ne fournit 
cependant aucune indication sur les lieux ou les personnes, qui le logeraient 
occasionnellement ou l’aideraient à se loger. Il n’est ainsi pas possible d’étendre 
l’assignation territoriale à des lieux précis, qui permettraient au recourant de s’y 
loger. 

  La durée de la mesure est, certes, importante. Elle demeure cependant 
proportionnée. Compte tenu du comportement du recourant, qui ne cesse de 
commettre des infractions, de sa situation personnelle et des conditions 
d'exécution de la mesure en question, qui viennent d'être rappelées, la durée de 
l’assignation à résidence ne paraît pas disproportionnée.  

  Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. 

7.  La procédure étant gratuite, aucun émolument ne sera prélevé (art. 87 
al. 1 LPA ; art. 12 al. 1 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en 

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procédure administrative du 30 juillet 1986 RFPA - E 5 10.03). Vu l'issue du 
litige, aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). 

 

* * * * * 

PAR CES MOTIFS 

LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE 

à la forme : 

déclare recevable le recours interjeté le 12 octobre 2017 par Monsieur A______ contre 
le jugement du Tribunal administratif de première instance du 2 octobre 2017 ; 

au fond : 

le rejette ; 

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure. 

dit que, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours 
qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en 
matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 
moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être 
adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l’art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession 
du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l’envoi ;  

communique le présent arrêt à Me Dina Bazarbachi, avocate du recourant, au 
commissaire de police, à l'office cantonal de la population et des migrations, au 
Tribunal administratif de première instance, ainsi qu’au secrétariat d'État aux 
migrations. 

Siégeant : Mme Payot Zen-Ruffinen, présidente, M. Thélin et Mme Krauskopf, juges. 

Au nom de la chambre administrative : 

la greffière-juriste : 
 
 

J. Balzli 

 la présidente siégeant : 
 
 

F. Payot Zen-Ruffinen 
 

https://intrapj/perl/JmpLex/RS%20173.110

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Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties. 

Genève, le          la greffière :