# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 2734f72c-4abc-55b5-b59d-f2c46d317a39
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2008-07-23
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 23.07.2008 A/239/2008
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-239-2008_2008-07-23.pdf

## Full Text

Siégeant : Juliana BALDE, Présidente; Nicole BOURQUIN et Olivier LEVY, Juges 

assesseurs 

  

 

 

R E P U B L I Q U E  E T  

 

C A N T O N  D E  G E N E V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

 

A/239/2008 ATAS/828/2008 

ARRET 

DU TRIBUNAL CANTONAL DES 

ASSURANCES SOCIALES 

Chambre 4 

du 23 juillet 2008 

 

En la cause 

Monsieur S____________, domicilié c/o  M. T____________, à 

PLAN-LES-OUATES, comparant avec élection de domicile en 

l'étude de Maître Albert-Louis DUPONT-WILLEMIN  

 

 

recourant 

contre 

SUVA, CAISSE NATIONALE SUISSE D'ASSURANCE EN CAS 

D'ACCIDENTS, sise Fluhmattstrasse 1, LUCERNE 

 

 

intimée 

 

 

 

 

A/239/2008 

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EN FAIT 

1. Monsieur S____________, exerce la profession de maçon auprès de l'entreprise 

X____________ SA. A ce titre, il est assuré contre les accidents professionnels et 

non professionnels auprès de la CAISSE NATIONALE SUISSE D'ASSURANCE 

EN CAS D'ACCIDENT (ci-après SUVA). 

2. En été 2007, l'assuré travaillait dans la réfection d'un trottoir bordant la chaussée. 

Le 10 juillet 2007, en soulevant une bordure, l'assuré a ressenti une forte douleur 

dans le dos. Le 12 juillet 2007, il s'est rendu au Centre d'accueil et d'urgences des 

hôpitaux universitaires de Genève (ci-après HUG). Le médecin a diagnostiqué une 

lombalgie aigüe et prescrit un arrêt de travail à 100% du 12 au 13 juillet inclus, 

pour cause de maladie, selon certificat de la Dresse A____________, de la 

policlinique de médecine des HUG.  

3. Dans son rapport daté du 10 août 2007 à l'attention de la SUVA, le Dr 

A____________, de l'Unité mobile de soins communautaires des HUG, indique 

que les lésions sont uniquement dues à l'accident et a confirmé une incapacité de 

travail totale du 12 au 13 juillet inclus. 

4. A la demande de la SUVA, l'assuré a complété la déclaration d'accident. A la 

question "s'est-il produit quelque chose de particulier ?", l'assuré a répondu "oui, 

possible chute les 12.7.07". Il a déclaré que le traitement médical était terminé et 

qu'il ne s'était pas procuré de médicaments dans une pharmacie. 

5. Par décision du 19 octobre 2007, la SUVA a refusé d'intervenir, au motif que 

l'assuré n'a été victime ni d'un accident ni d'une lésion corporelle assimilée à un 

accident et a invité l'assuré à s'adresser à l'assurance maladie compétente. 

6. Le 20 novembre 2007, l'assuré, par l'intermédiaire de son mandataire, a formé 

opposition contre cette décision, relevant qu'il avait refusé le compte rendu 

d'entretien avec un collaborateur de la SUVA au motif que ce dernier a procédé à 

une description fantaisiste des faits et en totale contradiction avec la réalité. Il 

alléguait qu'il n'avait jamais ressenti de douleurs ni reçu de soins médicaux pour 

son dos avant l'événement du 10 juillet 2007, de sorte que l'atteinte à la santé relève 

de la SUVA. 

7. Par décision du 7 décembre 2007, la SUVA a rejeté l'opposition de l'assuré, 

relevant que le fait pour un maçon de 35 ans de soulever une charge de plus de 50 

kilos n'a rien d'extraordinaire, raison pour laquelle l'événement du 10 juillet 2007 

ne saurait être qualifié d'accident et engager sa responsabilité. 

8. Représenté par son mandataire, l'assuré interjette recours en date du 25 janvier 

2008. Il s'oppose à la décision de la SUVA, relevant que dans l'accomplissement de 

son travail, s'il porte parfois des outils de travail, le travail est effectué surtout à 

 

 

 

 

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l'aide de machines et la pelle n'est utilisée que rarement. Il a relevé qu'il a soulevé 

une bordure de plus de 50 kg, qu'il a senti son dos craquer, suivi d'une très forte 

douleur. Il a continué malgré tout à travailler, malgré les douleurs, mais il n'a plus 

posé de bordures ni soulevé de poids. Le lendemain, il a travaillé mais il ne pouvait 

pas s'incliner sans perdre l'équilibre au risque de tomber. Il reproche à la SUVA de 

n'avoir pas procédé à l'audition de son collègue de travail, témoin de l'accident. Il 

considère que l'événement du 10 juillet 2007 doit être qualifié d'accident dès lors 

qu'il a effectué un effort manifestement excessif en soulevant une bordure de 50 kg 

alors qu'habituellement il ne porte pas de charges supérieures à 25 kg. Il conclut à 

l'annulation de la décision et à la prise en charge de l'événement par la SUVA. 

9. Dans sa réponse du 12 février 2008, la SUVA conclut au rejet du recours, relevant 

que l'événement ne peut constituer un accident, dès lors que la condition du 

caractère extraordinaire n'est pas remplie en l'espèce.  

10. Le Tribunal a entendu les parties en audience de comparution personnelle en date 

du 2 avril 2008. L'assuré a déclaré qu'il travaille dans l'entreprise X____________ 

SA depuis 2006, en tant que maçon de catégorie B, sans CFC. Auparavant, il avait 

déjà travaillé en Italie dans le bâtiment, ainsi que comme carreleur. Il a expliqué 

qu'il était occupé à la pose d'une bordure de trottoir le 10 juillet 2007, plus 

particulièrement de blocs de granit. Lesdits blocs sont pris par une machine avec 

une pince, le jour de l'événement, la pince s'est ouverte et la bordure a glissé de 

côté. Il s'est jeté en avant, le dos penché, et a soulevé cette bordure tout seul, d'un 

côté avec les deux mains. C'est à ce moment-là qu'il a senti son dos craquer. Il a 

déclaré que cette bordure pesait plus de 80 kg. Il a travaillé encore pendant deux 

jours puis est allé consulter aux urgences des HUG où le médecin a constaté qu'il 

souffrait d'une lombalgie aigüe et lui a prescrit un arrêt de travail de trois jours. Il a 

expliqué qu'il ne portait jamais de poids supérieur à 25 kg dans l'accomplissement 

de son travail et lorsqu'un poids de 40 kg doit être soulevé, ils doivent être deux 

personnes. Pour le surplus, il a indiqué que le 12  juillet 2007, alors qu'il avait 

toujours mal au dos, il avait dû porter une barrière de protection en fer; en soulevant 

cette barrière et en raison d'une forte douleur dans le dos, il a failli tomber. La 

SUVA a persisté dans ses conclusions, la description de l'événement faite par 

l'assuré n'apportant aucun élément nouveau.  

11. Le Tribunal a octroyé un délai au recourant au 11 avril 2008 pour se déterminer 

quant à au maintien ou non de son recours.  

12. L'assuré ne s'est pas déterminé de sorte que la cause a été gardée à juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 5 de la loi genevoise sur l'organisation 

judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance 

 

 

 

 

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unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale 

du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la 

loi fédérale sur l’assurance-accidents du 20 mars 1981 (LAA). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de 

nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le 

plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la lumière 

du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où 

les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF 130 V 230 consid. 1.1; 

335 consid. 1.2; ATF 129 V 4 consid. 1.2; ATF 127 V 467 consid. 1, 126 V 136 

consid. 4b et les références). Les règles de procédure quant à elles s'appliquent sans 

réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF 117 V 93 consid. 6b, 112 V 360 

consid. 4a; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b). La LPGA s’applique donc au 

cas d’espèce. 

3. Interjeté dans la forme prescrite et le délai de 30 jours dès la notification de la 

décision, le recours est recevable (art. 56 et 60 LPGA).   

4. Le litige consiste à déterminer si l'événement du 10 juillet 2007 constitue un 

accident engageant la responsabilité de l'intimée.   

5. Aux termes de l'art. 6 al. 1 LAA, si la loi n'en dispose pas autrement, les prestations 

d'assurance sont allouées en cas d'accident professionnel, d'accident non 

professionnel et de maladie professionnelle.  

 Est réputé accident toute atteinte dommageable, soudaine et involontaire, portée au 

corps humain par une cause extérieure extraordinaire qui compromet la santé 

physique, mentale ou psychique ou qui entraîne la mort (art. 4 LPGA). Il résulte de 

la définition même de l'accident que le caractère extraordinaire de l'atteinte ne 

concerne pas les effets du facteur extérieur, mais seulement ce facteur lui-même. 

Dès lors, il importe peu que le facteur extérieur ait entraîné, ou non, des 

conséquences graves ou inattendues. Le facteur extérieur est considéré comme 

extraordinaire lorsqu'il excède, dans le cas particulier, le cadre des événements et 

des situations que l'on peut, objectivement, qualifier de quotidiens ou d'habituels 

(ATF 129 V 404 consid. 2.1; 122 V 233 consid. 1; 121 V 38 consid. 1a et les 

références).  

Pour les lésions dues à l'effort (soulèvement, déplacement de charges notamment), 

il faut examiner de cas en cas si l'effort doit être considéré comme extraordinaire, 

en tenant compte de la constitution physique et des habitudes professionnelles ou 

autres de l'intéressé (ATFA non publié du 15 octobre 2004, cause U 9/04). Le 

critère du facteur extérieur extraordinaire peut résulter d'un mouvement non 

coordonné. Lorsque le déroulement naturel du mouvement est influencé par un 

 

 

 

 

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phénomène extérieur (mouvement non programmé), l'exigence d'une incidence 

extérieure est en principe remplie. Dans cette hypothèse, l'existence d'un facteur 

extérieur extraordinaire doit être admise. En effet, le facteur extérieur, soit 

l'interaction entre le corps et l'environnement, constitue en même temps le facteur 

extraordinaire en raison de l'interruption du déroulement naturel du mouvement 

(ATF 130 V 118 consid. 2.1). Le caractère extraordinaire peut ainsi être admis 

lorsque l'assuré trébuche, glisse ou se heurte à un objet, ou encore lorsqu'il exécute 

ou tente d'exécuter un mouvement réflexe pour éviter une chute (ATFA non publié 

du 7 octobre 2003, U332/02).  Lorsque la lésion se limite à une atteinte corporelle 

interne qui pourrait également survenir à la suite d'une maladie, le mouvement non 

coordonné doit en apparaître comme la cause directe selon des circonstances 

particulièrement évidentes. 

6. En l'espèce, selon la déclaration d'accident, le recourant, en soulevant une bordure, 

a ressenti une forte douleur dans le dos. Il s'agissait d'une activité décrite comme 

habituelle par l'assuré, qui a ajouté une "possible chute le 12 juillet 2007". Selon le 

rapport du collaborateur de l'intimé du 21 septembre 2007, l'action de levage de la 

bordure de 50 kilos s'est déroulée sans incident. Le recourant - qui a refusé de 

signer ce rapport- soutient que la description des faits ne correspond pas à la réalité. 

Lors de l'audience de comparution personnelle, le recourant a expliqué que la 

possible chute du 12 juillet 2007 ne se rapportait pas à l'événement du 10 juillet 

2007, mais au fait que deux jours après l'événement, il avait dû porter une barrière 

en fer et qu'en raison des douleurs lombaires il avait failli tomber. Quant au 

déroulement de l'événement du 10 juillet 2007, il a indiqué que les taquets de la 

machine qui soulevait la bordure se sont ouverts, la bordure a glissé et s'est 

retrouvée sous le niveau marqué par la ficelle; il s'est alors jeté en avant et a 

soulevé la bordure tout seul, d'un côté, des deux mains. Il a alors senti son dos 

craquer et a ressenti une vive douleur. Le recourant a indiqué que la bordure pesait 

plus de 80 kilos. 

Le Tribunal de céans constate en premier lieu que la description de l'événement 

faite par le recourant diverge au fil du temps. Dans la déclaration d'accident, il fait 

mention d'une possible chute qui en réalité ne se rapporte pas à l'événement et du 

fait qu'il s'agissait d'une activité habituelle, alors que dans ses écritures et lors de 

l'audience il soutient qu'il ne porte jamais de charges de plus de 25 kilos. Par 

ailleurs, il fait état dans ses écritures d'une bordure de plus de 50 kilos, puis en 

comparution personnelle d'une bordure de 80 kilos. De même, le lâchage de la 

bordure par la machine n'est évoqué que lors du recours et la notion de mouvement 

brusque est invoquée pour la première à l'audience. Or, en présence de versions 

différentes au sujet des circonstances, il faut, selon la jurisprudence, donner la 

préférence à celle que l'assuré a donnée en premier, alors qu'il en ignorait les 

conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant être - consciemment ou 

non - le produit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 47 consid. 2a et les 

 

 

 

 

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références; RAMA 2004 n° U 515 p. 420 consid. 1.2, n° U 518 p. 436 consid. 4.2 et 

n° U 519 p. 440 consid. 3.2; VSI 2000 p. 201 consid. 2d; ATFA non publié du 30 

décembre 2004, U 97/04). 

7.  Le Tribunal fédéral des assurances (ci-après TFA) avait admis le caractère 

accidentel de l’événement dans le cas d’une infirmière qui avait empêché un patient 

de forte corpulence de faire une chute inattendue lors de son transfert du lit au 

fauteuil roulant (RAMA 1994 n° U 185, p. 79 consid. 2b). Il a jugé de même pour 

le cas d’une aide-soignante qui avait dû fournir un effort violent et improvisé lors 

du déplacement d’une patiente d’un lit à une chaise : en effet, le déplacement devait 

impérativement s’effectuer à deux en raison des contraintes induites par l’invalidité 

de la patiente, mais la collègue de l’aide-soignante avait lâché prise, de sorte que 

l’aide-soignante s’était retrouvée seule à supporter toute la charge, pour éviter que 

la patiente ne chute. Le TFA avait considéré que le transfert de charge s’était 

produit de manière relativement subite de sorte que l’aide-soignante n’avait pas à 

s’y attendre ; ces circonstances excédaient le cadre habituel de l’activité de la 

recourante et justifiaient d’admettre la survenance d’un facteur extérieur 

extraordinaire (cf. ATFA du 15 octobre 2004 U 9/2004).  

En revanche, le facteur extérieur extraordinaire a été nié dans le cas du transfert (en 

tirant sur les alèses) d’un patient pesant entre 100 et 120 kilos d’une table 

d’opération à un lit par un aide-infirmier ; le TFA a considéré que cette action 

faisait partie de son travail quotidien et que l’on ne saurait parler d’un effort 

manifestement excessif pour un homme d’âge moyen au bénéfice d’une bonne 

constitution physique (cf. ATF 116 V 136). Il a jugé de même s’agissant d’un 

infirmier de 40 ans, exerçant son métier depuis plus de 20 ans et faisant de la 

gymnastique tous les jours pour fortifier ses muscles dorsaux, qui a dû retenir une 

patiente d’un poids entre 50 et 60 kg (ATFA du 14 février 2000 U 238/99), ou dans 

le cas d’un professeur d’éducation physique ayant subi une lésion dorsale lors d’une 

démonstration de culbute sans qu’un fait particulier ou spécial ne survienne (ATFA  

du 14 avril 2005 U 164/04). Dans un arrêt du 12 septembre 2001 (U 499/00), le 

TFA a aussi jugé que pour un homme de constitution athlétique ayant travaillé dans 

la construction et le chauffage-sanitaire, habitué à porter et à soulever des charges 

assez lourdes, le fait de renverser un fût de 200 kilos, sans le soulever, avec l’aide 

d’un collègue de travail n’apparaît pas comme un événement extraordinaire ; rien 

dans le déroulement de l’événement n’a fait apparaître l’existence ou la nécessité 

d’un mouvement brusque, non coordonné, voire non prévu. L’effort nécessaire au 

renversement du fût ne sort pas du cadre habituel de travail pour un ouvrier du 

bâtiment et n’a pas nécessité une force que l’on pourrait qualifier d’extraordinaire.  

Le TF a aussi ni le facteur extérieur extraordinaire dans le cas d'un employé de 

maison et jardinier qui avait soulevé un radiateur en fonte de 80 kilos (ATF du 4 

mai 2007 U 252/06). 

 

 

 

 

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En l'occurrence, force est de constater que l'événement du 10 juillet 2007 ne 

constitue par un accident au sens de la loi. En effet, d'une part le recourant, qui 

exerce la profession de maçon, a toujours travaillé dans le bâtiment, ainsi que 

comme carreleur. Il est âgé de 35 ans et jouit d'une bonne constitution physique (86 

kg pour 1,78 m.). D'autre part, les circonstances de l'événement ne permettent pas 

de retenir l'existence d'un mouvement non coordonné. Enfin, le fait de soulever une 

bordure de 50 ou 80 kilos ne constitue pas pour un ouvrier du bâtiment un 

événement qui sort du cadre habituel de son travail - ce que le recourant a d'ailleurs 

admis dans le questionnaire de l'intimée - et n'a pas nécessité un effort que l'on peut 

qualifier d'extraordinaire. Partant, l'événement en question ne peut être qualifié 

d'accident. 

Au vu de ce qui précède, c'est à bon droit que l'intimé a refusé d'allouer des 

prestations. 

8. Mal fondé, le recours est rejeté. 

 

 

 

 

 

 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

A la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. Le rejette. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 

dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 

(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 

public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 

juin 2005 (LTF); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et 

moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit 

être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux 

conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du 

recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi. 

 

La greffière 

 

 

 

 

Isabelle CASTILLO 

 La présidente 

 

 

 

 

Juliana BALDE 

   

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 

de la santé publique par le greffe le