# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** f51c44af-a3ca-5f99-8a34-f809f3fca564
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-04-08
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 08.04.2024 E-1180/2024
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_E-1180-2024_2024-04-08.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour V 

E-1180/2024 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  8  a v r i l  2 0 2 4  

Composition 
 William Waeber, juge unique,  

avec l'approbation de Roswitha Petry, juge ; 

Nadine Send, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Afghanistan, 

représenté par Mathias Deshusses,  

(…), 

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (sans exécution du renvoi) ; 

décision du SEM du 24 janvier 2024 / N (…). 

 

 

 

E-1180/2024 

Page 2 

Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse en date du 6 août 2023 par 

A._______ (ci-après : l’intéressé, le requérant ou le recourant) en qualité 

de requérant mineur non accompagné (RMNA), 

les procès-verbaux de ses auditions du 4 septembre 2023 (première 

audition RMNA) et du 9 novembre 2023 (audition sur les motifs d’asile), 

la décision du 24 janvier 2024 (ci-après également : la décision querellée), 

par laquelle le SEM a refusé de reconnaître la qualité de réfugié à 

l’intéressé, a rejeté sa demande d'asile, a prononcé son renvoi de Suisse, 

mais a renoncé à l'exécution de cette mesure, lui substituant une admission 

provisoire en raison de son inexigibilité, 

le recours déposé le 23 février 2024 contre cette décision, par lequel le 

recourant a conclu à la reconnaissance de la qualité de réfugié et à l’octroi 

de l’asile, 

les demandes de dispense de l’avance des frais de procédure et 

d’assistance judiciaire totale dont le recours est assorti, 

 

et considérant 

que le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de 

l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de 

l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, applicable 

par renvoi de l'art. 105 LAsi [RS 142.31]), lequel statue alors 

définitivement, sauf exception visée à l’art. 83 let. d ch. 1 LTF, non réalisée 

en l’espèce, 

que le Tribunal est donc compétent pour connaître du présent litige, 

que le recourant a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l’art. 37 LTAF), 

E-1180/2024 

Page 3 

que présenté dans la forme (art. 52 al. 1 PA, applicable par renvoi de l’art. 6 

LAsi) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, le recours est 

recevable, 

que sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans 

le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices 

ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de 

leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de 

leurs opinions politiques (art. 3 al. 1 LAsi ; cf. ATAF 2007/31 consid. 5.2–

5.6), 

que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en 

danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les 

mesures qui entraînent une pression psychique insupportable (art. 3 al. 2 

LAsi), 

que peut se prévaloir d'une crainte fondée de persécution, celui qui a de 

bonnes raisons, c'est-à-dire des raisons objectivement reconnaissables 

pour un tiers (élément objectif), de craindre (élément subjectif) d'avoir à 

subir, selon toute vraisemblance dans son pays et dans un avenir prochain, 

une persécution au sens de l'art. 3 LAsi, 

que la crainte d'une persécution future doit ainsi apparaître objectivement 

fondée au vu de circonstances concrètes et effectives, 

que quiconque demande l'asile doit prouver ou du moins rendre 

vraisemblable qu'il est un réfugié (art. 7 al.1 LAsi), 

que ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des 

points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont 

contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de 

manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 

al. 3 LAsi), 

que lors de ses auditions, l’intéressé a déclaré en substance être d’ethnie 

pachtoune, originaire de B._______ (province de C._______, district de 

D._______), village dans lequel il aurait vécu avec sa famille jusqu’à son 

départ du pays, 

qu’il n’aurait pas été scolarisé faute de moyens financiers, ne possédant 

que des connaissances de base en calcul, sans savoir lire ni écrire, 

E-1180/2024 

Page 4 

qu’en (…) 2021, lui et son cousin auraient été appréhendés par des 

talibans pour avoir échangé du contenu multimédia (une série turque) via 

leurs téléphones portables, 

que ceux-ci auraient également capturé le mari de sa tante paternelle, 

accusé d’espionnage au service du régime, 

que tous trois auraient subi des sévices pendant quatre jours dans une 

grotte, particulièrement son oncle, lequel serait décédé des conséquences 

de ces mauvais traitements après leur libération, 

qu’au cours du Ramadan, entre mi-avril et mi-mai 2021, alors qu’un oncle 

paternel venu de E._______ repeignait avec lui la mosquée du village, une 

altercation aurait éclaté avec des demi-cousins, membres de la famille d’un 

prénommé F._______, au cours de laquelle un cousin de l’intéressé aurait 

été touché au visage par balle, déclenchant un conflit entre les deux 

familles, 

que quelque temps plus tard, l’intéressé aurait été appréhendé par des 

talibans à la sortie de la mosquée, lesquels l’auraient frappé et menacé de 

détruire son téléphone portable, 

qu'au début de (…) 2021, il aurait vu ceux-ci enterrer des explosifs près 

d'une route à l’entrée du village et aurait alerté le fils de sa tante maternelle, 

lequel aurait pu déjouer leur plan, 

que vers (…) 2021, lors d’un rassemblement au village, une attaque au 

lance-roquette menée par les talibans aurait notamment causé la mort de 

trois de ses cousins, 

que le recourant, également présent à ce moment-là, aurait réussi à fuir 

mais aurait été blessé à l’épaule par un éclat de roquette, ce qui aurait 

nécessité des soins obtenus à l’hôpital de C._______, 

que deux semaines avant son départ, les talibans, ayant appris qu’il les 

avait dénoncés, l’auraient attendu au bout d’une ruelle du village dans le 

but de l’arrêter, 

qu’il aurait réussi à leur échapper en se réfugiant chez sa tante pour la nuit, 

puis serait resté caché chez lui pendant une semaine, 

E-1180/2024 

Page 5 

que ses parents, face à une situation de plus en plus difficile au pays et 

sans perspective d’emploi, auraient préparé le départ de la famille, laissant 

leur fils aîné pour garder la maison familiale, 

que l’intéressé se serait rendu en Iran avec sa famille en (…) 2021, puis 

seul en Turquie où il aurait travaillé pendant plus d’un an, avant de 

poursuivre son voyage début 2023 et d’entrer en Suisse le 6 août suivant, 

que peu avant son audition sur les motifs d'asile en novembre 2023, il 

aurait reçu un message menaçant sur WhatsApp d’un homme prénommé 

G._______, chef du groupe taliban en charge de la pose des explosifs en 

(…) 2021, dans lequel celui-ci exprimait son impatience de voir le requérant 

retourner en Afghanistan pour pouvoir l’abattre, 

qu’au vu de tous ces évènements, l’intéressé a estimé qu’un retour en 

Afghanistan était impossible, 

que depuis son arrivée en Suisse, il aurait maintenu le contact avec sa 

famille en Iran, 

qu’après un an et demi sans nouvelles, il aurait réussi à parler à son frère 

en Afghanistan, lequel lui aurait annoncé la naissance de son fils, 

qu’à l’appui de sa demande d’asile, il a notamment produit des 

photographies (montrant le visage d’hommes morts) de son oncle paternel 

et de ses trois cousins, victimes selon lui des talibans, 

que dans la décision querellée, le SEM a estimé que les motifs ayant 

poussé le recourant a quitté son pays n’étaient ni vraisemblables ni 

pertinents pour l’octroi de l’asile, 

que de manière générale, son récit avait évolué, 

que ses motifs d’asile s’étaient accentués et étaient devenus plus ciblés 

d’une audition à l’autre, 

que ses allégations contenaient en outre des divergences, 

que l’intéressé avait, dans un premier temps, affirmé avoir échappé à 

l’attaque des talibans durant laquelle le mari de sa tante paternelle avait 

été capturé et battu à mort, pour plus tard rectifier en disant qu’il avait été 

E-1180/2024 

Page 6 

pris avec cet oncle, mais relâché, tandis celui-ci était resté détenu pour 

espionnage, 

que lors de l’audition sur les motifs d’asile, l’intéressé avait déclaré que lui 

et son oncle avaient été détenus dans une grotte et torturés pendant quatre 

jours avant d’être libérés, son oncle étant mort quatre jours plus tard des 

suites de ces mauvais traitements, 

que sa réponse à la question sur les divergences dans ses récits n’avait 

pas levé les ambiguïtés, dans la mesure où il avait insisté sur la version la 

plus récente sans expliquer ni harmoniser les contradictions, 

qu’il avait également d’abord déclaré que quatre de ses cousins avaient 

péri dans l’attaque au lance-roquettes, mais n’en avait mentionné que trois 

par la suite et, qu’interrogé à ce sujet, il avait maintenu n’avoir évoqué que 

trois cousins, quand bien même il avait attesté de ses dires en signant les 

procès-verbaux des auditions, 

qu’après l’attaque au lance-roquettes (…) 2021 et jusqu’à son départ du 

pays un mois plus tard, il avait d'abord dit avoir vécu dans un climat de 

terreur, puis mentionné qu’il ne lui était rien arrivé, à part son traitement à 

l’hôpital de C._______, avant de révéler qu’il avait dénoncé les talibans 

pour avoir posé un engin explosif et qu’il était depuis dans leur collimateur, 

qu’en plus de ces divergences, le SEM a noté que les talibans avaient 

renforcé les contrôles lors de leur arrivée au pouvoir, notamment dans les 

hôpitaux, ce qui rendait peu plausible le fait que l’intéressé ait eu libre 

accès à l’hôpital alors qu’il était spécifiquement visé, 

que son frère aîné était resté en Afghanistan dans la maison familiale, ce 

qui suggérait que sa famille n’était pas perçue comme une menace par les 

talibans, 

que celui-ci se portait bien et avait maintenant un fils, ce qui indiquait que 

le conflit avec la famille de G._______ ne fondait pas non plus une crainte 

de persécution, car si cette famille en voulait à l’intéressé, elle s’en serait 

prise à son frère, selon la coutume afghane, 

que le SEM a outre considéré que la politique de terreur menée par les 

talibans pour asseoir leur pouvoir et imposer leur morale stricte avait 

touché de la même manière l’ensemble de la population résidente, 

E-1180/2024 

Page 7 

que sans vouloir minimiser les douleurs et les craintes ressenties, il a dès 

lors estimé que les préjudices que l’intéressé avait pu subir de leur part ne 

le visaient pas personnellement, 

que dans son mémoire de recours, l’intéressé reproche au SEM de ne pas 

avoir conduit correctement ses auditions, 

que le SEM aurait dû tenir compte de son statut particulier de mineur, de 

nature à expliquer des incohérences ou des inexactitudes dans ses 

déclarations, ainsi que des spécificités de son pays d'origine, susceptibles 

d’influencer sa façon de communiquer les informations, 

que l'audition RMNA, visant à vérifier ses informations personnelles ainsi 

que son parcours de vie ou son voyage, sans approfondir ses motifs 

d'asile, aurait duré 130 minutes (sans relecture) et se serait révélée 

éprouvante, 

qu’il aurait dû se plier à ce rythme soutenu, n’ayant pas d’autre choix que 

de donner des réponses concises, 

que cette audition, s'écartant des normes établies par la jurisprudence et 

la doctrine, ne devrait selon lui pas influer sur l’appréciation de ses propos, 

que l’audition sur ses motifs d'asile, avec 92 questions et seulement une 

pause de 20 minutes, n'aurait pas laissé de place à un récit libre et l’aurait 

désorienté, 

que l’interprète n’aurait parfois pas compris les questions du SEM ou les 

aurait répétées, alors que les réponses de l’intéressé étaient déjà claires, 

ce qui l’aurait encore davantage déstabilisé, 

qu’il n’aurait toutefois pas eu le courage d’intervenir, de peur d'aggraver la 

situation, 

que le recourant ne saurait être suivi sur ce point, 

qu’il était déjà accompagné de sa représentation juridique lors de l’audition 

RMNA (cf. à ce sujet, arrêt du Tribunal E–2818/2018 du 27 octobre 2020 

consid. 2.3.1 et jurispr. cit.), 

que les deux auditions ayant une même portée, même si le requérant 

n’était tenu d’exposer que brièvement ses motifs d’asile lors de la première, 

E-1180/2024 

Page 8 

le SEM était fondé à les comparer et à en déduire des divergences si 

celles-ci étaient importantes, 

qu’il n’existe pas de directives légales contraignantes concernant la durée 

des auditions dans le cadre de la procédure d’asile, la durée adéquate 

pouvant varier en fonction de la situation concrète et de critères individuels, 

que ce qui est déterminant, c’est de savoir si la personne entendue a été 

capable de suivre l’audition (cf. arrêt du Tribunal E–3776/2020 du 12 mai 

2023, consid. 3.2.1 p. 11), en comprenant les questions et en étant en 

mesure d’y répondre sans entraves, 

que bien que le rythme de pause recommandé de 30 minutes pour les 

mineurs n’ait pas été respecté, le SEM s’est efforcé de limiter les 

séquences à une heure, 

que les procès-verbaux ne permettent pas de conclure que l’intéressé 

n’aurait pas été en mesure de suivre le rythme des auditions, 

qu’il ne ressort pas des réponses fournies qu’une éventuelle fatigue de 

l’intéressé l’aurait empêché de s’exprimer, 

que les auditions se sont également déroulées de manière adaptée à l’âge 

et aux réactions de l’intéressé, avec un langage approprié à ses capacités 

et à l’objet de l’audition (cf. à ce sujet ATAF 2014/30), 

que, sauf quelques exceptions (pour justifier ou expliquer la question), le 

SEM a posé des questions généralement courtes et ouvertes pour 

encourager un récit libre, tout en donnant ensuite à l’intéressé l’occasion 

de fournir des précisions à ses réponses succinctes et parfois peu claires, 

qu’il a réagi aux objections de la représentation juridique en laissant 

l’intéressé s’exprimer librement (P.-V. de l’audition sur les motifs d’asile, 

Q 56 et Q 62) et répondre à une série de questions complémentaires à la 

fin des auditions, 

que le recourant, âgé de 16 ans au moment de ses auditions, a ainsi pu 

exposer, de manière adéquate et exhaustive, les faits à l’appui de sa 

demande d’asile, 

que les griefs d’ordre formel soulevés par le recourant s’avèrent donc mal 

fondés, 

E-1180/2024 

Page 9 

que sur le fond, le recourant affirme que son récit est resté spontané, fluide 

et précis, tant lors de l'audition RMNA que de celle sur ses motifs d'asile, 

malgré son jeune âge lors des faits et sa situation actuelle, ce qui doit en 

faire admettre la vraisemblance, 

qu’il estime que les conditions permettant de présumer une crainte fondée 

de persécution en cas de renvoi dans son pays sont remplies, 

qu’il viendrait d’une famille politiquement divisée, avec des membres qui 

auraient servi dans l’armée contre les talibans et d’autres qui les auraient 

soutenus, 

qu’il aurait subi des maltraitances à chaque arrestation par les talibans, 

que l’année 2021 aurait été marquée par des traumatismes, aggravés par 

la violence de sa famille pro-talibans, ce qui aurait renforcé son risque de 

persécution, 

que ce risque se serait intensifié après que les talibans ont découvert qu’il 

les avait dénoncés, 

qu’en l’occurrence, le Tribunal rejoint le SEM dans son appréciation, 

qu’avec les compléments suivants, il peut donc renvoyer, afin d’éviter des 

répétitions, aux considérants de la décision attaquée, qu’aucun argument 

du recours ne vient mettre en cause, 

que contrairement à ce que l’intéressé soutient dans son recours, les 

invraisemblances sont nombreuses et importantes, 

que son jeune âge et le contexte global particulier en Afghanistan, dont le 

SEM a dûment tenu compte, ne suffisent pas à les expliquer, 

que pour seul exemple, il est difficilement concevable que les talibans, 

ayant connaissance de la trahison de l’intéressé concernant les explosifs, 

aient cessé de le rechercher après seulement trois heures, sans tenter de 

l’arrêter, ou du moins son père, à son domicile familial dont l’emplacement 

était probablement connu d’eux, 

que dans ce contexte toujours, il semble peu plausible que le prénommé 

G._______ le menace pour la première fois via WhatsApp seulement 

E-1180/2024 

Page 10 

quelques jours avant son audition sur les motifs d’asile, soit plus de deux 

ans après l’évènement en question, 

qu’au vu de l’invraisemblance des motifs d’asile et contrairement à ce que 

le recourant allègue dans son recours, aucun élément ne permet d’inférer 

que l’intéressé serait persécuté par les talibans, 

qu’en outre, le conflit existant avec les membres de sa famille pro-talibans 

trouve son origine dans un différend entre personnes privées et motivé par 

le seul désir de vengeance et n’est de toute évidence pas pertinent en 

matière d’asile, 

qu’en tout état de cause, il n’a plus rien à craindre de ces derniers, puisque 

le conflit s’est, selon ses dires, « terminé comme ça jusqu’à aujourd’hui » 

(cf. P.-V. de l’audition sur les motifs d’asile, R 63), 

qu’en outre, le fait que son frère aîné continuerait à vivre au village sans 

rencontrer de problèmes particuliers (cf. P.-V. de l’audition précitée, 

R 34 ss) plaide également contre l’hypothèse d’une menace des talibans 

tout comme des membres de sa famille pro-talibans, 

que le SEM a tenu compte de la situation en Afghanistan et de sa 

vulnérabilité en lui accordant l’admission provisoire, 

que le recours doit ainsi être rejeté, en tant qu'il porte sur la reconnaissance 

de la qualité de réfugié et l’octroi de l'asile, 

qu'aucune des conditions de l'art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile relative à la procédure (OA 1, RS 142.311) n'étant réalisée, en 

l'absence notamment d'un droit du recourant à une autorisation de séjour 

ou d'établissement, l'autorité de céans est tenue de confirmer le renvoi 

(art. 44 LAsi) et rejeter également le recours sur ce point, 

que les questions relatives à l'exécution du renvoi ne se posent pas, 

l'intéressé ayant été mis au bénéfice de l'admission provisoire, 

que, s’avérant manifestement infondé, le recours est rejeté dans une 

procédure à juge unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 

let. e LAsi), 

qu'il est renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé 

que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

E-1180/2024 

Page 11 

que, dès lors qu'il est immédiatement statué sur le fond, la demande 

d'exemption d'une avance des frais de procédure devient sans objet, 

qu’au vu de ce qui précède, les conclusions du recours étaient d’emblée 

vouées à l’échec, de sorte que la demande d’assistance judiciaire totale 

est rejetée, l’une des conditions cumulatives prévue par les art. 65 al. 1 PA 

et 102m al. 1 LAsi n’étant pas réunie, indépendamment de l’indigence du 

recourant, 

que, vu l'issue de la cause, il y aurait lieu de mettre les frais de procédure 

à la charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 

let. a du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), 

que, compte tenu des circonstances particulières du cas d'espèce, il est 

toutefois renoncé à leur perception (art. 6 let. b FITAF), 

 

(dispositif page suivante)  

E-1180/2024 

Page 12 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

Il n’est pas perçu de frais de procédure. 

3.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, par l’intermédiaire de son 

mandataire, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

William Waeber Nadine Send