# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 6854e37a-4713-5feb-a0e3-e947f5939c3d
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2025-04-22
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Beschwerdekammer in Strafsachen 22.04.2025 BK 2025 147
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_008_BK-2025-147_2025-04-22.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

Chambre de recours pénale 

Obergericht
des Kantons Bern

Beschwerdekammer in 
Strafsachen

Décision
BK 25 147

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme Berne, le 22 avril 2025

Composition Juges d’appel Bähler (Président), Gerber et Horisberger
Greffière Vaucher-Crameri

Participants à la procédure A.________
représenté d'office par Me B.________
prévenu/recourant

Parquet général du canton de Berne, Nordring 8, 3001 Berne
représenté par le Procureur C.________

Objet ordonnance de la détention provisoire

procédure pénale pour infraction à la loi sur la circulation routière, 
infraction à la loi sur les stupéfiants et vol

recours contre l'ordonnance du Tribunal régional des mesures de 
contrainte Jura bernois-Seeland du 28 mars 2025 (ARR 2025 40)

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Considérants:

I. En procédure 

1. A.________ (ci-après : le prévenu ou le recourant) est prévenu d’infraction à la loi 
sur la circulation routière (LCR ; RS 741.01), d’infraction à la loi sur les stupéfiants 
(LStup ; RS 812.121) et de vol.

2. Le 27 mars 2025, le Ministère public Jura bernois-Seeland (ci-après : le Ministère 
public) a demandé la mise en détention provisoire du prévenu pour une durée de 
trois mois auprès du Tribunal régional des mesures de contrainte Jura bernois-
Seeland (ci-après : le TMC) pour risques de fuite et de collusion. 

3. Par décision du 28 mars 2025, le TMC a prononcé la détention provisoire du 
prévenu pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 25 juin 2025. 

4. Par mémoire daté du 7 avril 2025, reçu le lendemain, le prévenu, par l’intermédiaire 
de B.________, a formé recours à l’encontre de la décision précitée. Il a pris les 
conclusions suivantes : 

1. Der angefochtene Entscheid des regionalen Zwangsmassnahmengerichts Berner Jura-Seeland, 
Gerichtspräsident D.________, vom 28. März 2025 im Verfahren ARR 25 40 262 sei 
vollumfänglich aufzuheben und es sei der Beschuldigte / Beschwerdeführer (nachfolgend: 
Beschwerdeführer) mit sofortiger Wirkung aus der Untersuchungshaft zu entlassen;

2. Unter Kosten- und Entschädigungsfolgen. 

5. Par ordonnance du 8 avril 2025, le Président de la Chambre de recours pénale de 
la Cour suprême du canton de Berne (ci-après : le Président) a ouvert une 
procédure de recours et a imparti un délai de cinq jours au Parquet général ainsi 
qu’au TMC pour prendre position. 

6. Par courrier daté du 9 avril 2025, reçu le lendemain, le TMC a fait parvenir au 
Président le dossier de la cause pour consultation et a renoncé à prendre position 
sur le recours, renvoyant à sa décision. 

7. Le 9 avril 2025, le Parquet général a délégué la compétence de prendre position au 
Ministère public, en la personne du Procureur E.________, ce qu’il a fait par 
courrier du 10 avril 2025 reçu le lendemain. 

8. Par ordonnance du 11 avril 2025, le Président e.r. a pris et donné acte de la 
renonciation à prendre position du TMC et de la prise de position du Ministère 
public. Il a également renoncé à ordonner un second échange d’écritures, 
d’éventuelles remarques finales étant à déposer immédiatement, soit dans un délai 
de deux jours, ce que la défense a fait par courrier du 14 avril 2025 reçu le 
lendemain.

9. Par ordonnance du 16 avril 2025, le Président a pris et donné acte des remarques 
finales déposées par la défense le 14 avril 2025 et a précisé que d’éventuelles 

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remarques finales étaient à déposer immédiatement, soit dans un délai de 2 jours. 
Interrogé téléphoniquement, le Procureur a confirmé ne pas avoir de remarques 
finales à déposer (cf. mention téléphonique du 22 avril 2025).

II. Arguments des parties 

10. Dans sa décision, le TMC a tout d’abord retenu l’existence de graves soupçons à 
l’encontre du prévenu. Il a expliqué que quand bien même il est possible que ce ne 
soit pas le prévenu au volant du véhicule volé, cela ne permet pas d’exclure qu’il 
soit impliqué d’une manière ou d’une autre dans le vol de plaques et dans le vol de 
la voiture. Par ailleurs, de l’avis du TMC, une infraction à la loi sur les stupéfiants 
entre également en ligne de compte en l’espèce. L’autorité précédente a 
également précisé que des outils servant à des cambriolages (tournevis, 
écharpe/tour de cou) ont été retrouvés dans la voiture et qu’une autre procédure 
est en cours pour vol de voiture dans le canton de Neuchâtel contre l’un des co-
prévenu qui se trouvait également dans le véhicule. Le TMC a au surplus précisé 
qu’il faudra certes déterminer qui a joué quel rôle dans la survenance des faits, 
mais qu’il est d’ores et déjà clair qu’il y a de fortes suspicions que le prévenu a 
commis ou a été impliqué dans les actes qui lui sont reprochés. Il a ensuite retenu 
un risque de fuite en raison de la nationalité française du prévenu, étant précisé 
que celui-ci ne possède aucune attache en Suisse et que sa famille et toute sa vie 
se trouvent en France. Enfin, le TMC a également considéré qu’il existe un risque 
de collusion en l’espèce, l’instruction n’étant qu’à ses débuts.  

11. De son côté, la défense a contesté l’existence de graves soupçons à l’encontre du 
prévenu. Elle a tout d’abord fait valoir, s’agissant de l’infraction à la LCR, que la 
photographie radar au dossier permet clairement de démontrer que ce n’est pas le 
prévenu qui conduisait le véhicule poursuivi et qu’au vu du peu de temps écoulé 
entre la tentative d’arrêt du véhicule par la police et la prise de la photographie 
radar, un échange de conducteur dans ce laps de temps apparaît très peu 
probable. Ainsi, de l’avis de la défense, le prévenu ne peut pas être poursuivi pour 
l’infraction à la LCR, celui-ci ayant joué le rôle d’un simple passager. Par ailleurs, 
en ce qui concerne l’infraction à la loi sur les stupéfiants, la défense précise que ce 
n’est pas sur la personne du prévenu que du haschich a été retrouvé, mais bel et 
bien sur un co-prévenu. De l’avis de la défense, il n’existe aucun indice concret qui 
démontrerait que le prévenu savait que le co-prévenu détenait des stupéfiants ni 
qu’il ait joué un quelconque rôle à cet égard. La défense indique au surplus que 
lors de son audition, le prévenu a immédiatement reconnu avoir fumé du cannabis 
sur le territoire français deux jours avant les faits reprochés, ce qui explique le 
résultat du test positif réalisé sur sa personne. De plus, s’agissant du vol du 
véhicule, la défense souligne qu’il ressort de la décision attaquée que le vol du 
véhicule serait survenu sur le territoire français et non en Suisse. Là-aussi, de l’avis 
de la défense, il n’existe aucun indice concret que le prévenu serait impliqué dans 
le vol du véhicule ainsi que des plaques d’immatriculation. Finalement, en ce qui 
concerne les outils retrouvés dans le véhicule qui pourraient servir à des 
cambriolages, la défense a relevé que l’argumentaire du TMC ne saurait en aucun 

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cas être suivi et qu’aucun lien ne peut être établi entre ces objets et le prévenu. 
Dans ces circonstances, de l’avis de la défense, l’existence de graves soupçons 
fait manifestement défaut en l’espèce. 

12. Dans le cadre de sa prise de position, le Ministère public a indiqué que le prévenu 
s’est contenté de remettre en question la gravité des soupçons pesant à son 
encontre. Il a également précisé que des investigations étaient toujours en cours, 
notamment s’agissant de l’exploitation des traces ADN qui permettront peut-être de 
déterminer qui se trouvait au volant du véhicule au moment des graves violations 
des règles de la circulation commises à travers la ville de Bienne pour échapper à 
la police. 

III. En droit 

13. Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. c CPP en corrélation avec l’art. 222 CPP, le 
détenu peut former un recours contre une décision du TMC ordonnant la mise en 
détention provisoire. En l’espèce, le recourant est directement atteint dans ses 
droits par la décision attaquée et est ainsi légitimé à recourir (art. 382 CPP). Il y a 
dès lors lieu d’entrer en matière sur le recours déposé dans les formes et délais 
prescrits par la loi (art. 396 al. 1 CPP).

14. Il convient de rappeler que selon le Tribunal fédéral, une mesure de détention 
provisoire n’est compatible avec la liberté personnelle garantie aux art. 10 al. 2 de 
la Constitution fédérale (Cst. ; RS 101) et 5 de la Convention de sauvegarde des 
droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH ; RS 0.101) que si elle 
repose sur une base légale (art. 31 al. 1 et 36 al. 1 Cst.), soit en l’espèce l’art. 221 
CPP. Elle doit en outre correspondre à un intérêt public et respecter le principe de 
proportionnalité (art. 36 al. 2 et 3 Cst. ; art. 212 al. 3 et 237 al. 1 CPP). Pour que tel 
soit le cas, la privation de liberté doit être justifiée par un risque de fuite ou par un 
danger de collusion ou de réitération (cf. art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP). Selon 
l’art. 221 al. 1bis CPP, la privation de liberté peut exceptionnellement également 
être ordonnée si le prévenu est fortement soupçonné d’avoir porté gravement 
atteinte à l’intégrité physique, psychique ou sexuelle d’autrui en commettant un 
crime ou un délit grave (let. a) et s’il y a un danger sérieux et imminent qu’il 
commette un crime grave du même genre (let. b).

15. Forts soupçons

15.1 Préalablement à ces conditions, il doit exister des charges suffisantes à l’égard de 
l’intéressé (art. 221 al. 1 CPP ; art. 5 par. 1 let. c CEDH), c’est-à-dire des raisons 
plausibles de le soupçonner d’avoir commis une infraction (ATF 143 IV 330 
consid. 2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 1B_291/2023 du 16 juin 2023 consid. 2). Il 
n’appartient cependant pas au juge de la détention de procéder à une pesée 
complète des éléments à charge et à décharge et d’apprécier la crédibilité des 
personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit uniquement examiner s’il existe 
des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure. Si des soupçons, 
même encore peu précis, peuvent être suffisants dans les premiers temps de 

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l’enquête, la perspective d’une condamnation doit apparaître avec une certaine 
vraisemblance après l’accomplissement des actes d’instruction envisageables 
(ATF 143 IV 330 consid. 2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 7B_1157/2024 du 
29 novembre 2024 consid. 3.2.1). 

15.2 En l’espèce, il ressort de la décision attaquée et de la photographie radar que ce 
n’est à priori pas le prévenu qui conduisait le véhicule volé au moment de l’image 
radar. Ce point n’a pas réellement été contesté par le Ministère public lors de sa 
prise de position, dès lors qu’il s’est contenté d’indiquer que des investigations 
étaient encore en cours à cet égard. Par ailleurs, comme avancé par la défense, il 
apparaît hautement improbable qu’un changement de conducteur a eu lieu entre la 
tentative de contrôle de la police et l’image radar, le conducteur et ses occupants 
ayant pris la fuite pour échapper aux agents. De plus, seules quelques minutes se 
sont écoulées entre la tentative de contrôle et la photographie susmentionnée, ce 
qui rend un changement de conducteur très improbable. Dans ces circonstances, 
force est de retenir qu’il apparaît que ce n’est à priori pas le prévenu qui conduisait 
le véhicule litigieux, respectivement que des indices sérieux sur ce point font 
défaut. Dans ces conditions, il n’est pas possible de retenir que de graves 
soupçons pèsent actuellement à l’encontre du prévenu s’agissant des infractions à 
la loi sur la circulation routière. En ce qui concerne l’infraction à la loi sur les 
stupéfiants, il sied de relever que du haschich (moins de 200 grammes) a été 
retrouvé sur un co-prévenu. Le test rapide réalisé à l’encontre du prévenu a donné 
un résultat positif au THC. A l’instar de la défense, il y a lieu de relever que le 
haschich retrouvé l’a été sur un co-prévenu et non pas sur le prévenu lui-même et 
qu’aucun indice concret ne permet de retenir une participation du prévenu à cet 
égard à ce stade de l’enquête. Lors de son audition du 26 mars 2025, le prévenu a 
déclaré, en réponse au test positif, qu’il avait consommé du cannabis 2 jours plus 
tôt (l. 201 s). Au demeurant, la consommation de cannabis, respectivement une 
éventuelle participation du prévenu à l’infraction à la loi sur les stupéfiants par 
rapport au haschich retrouvé ne permettent en l’occurrence pas de justifier une 
mise en détention. Enfin, le vol du véhicule est encore reproché au prévenu. Sur ce 
point, force est de constater que le vol du véhicule en question serait survenu en 
France et non en Suisse, de sorte qu’il apparaît que la poursuite de cette infraction 
serait du ressort des autorités françaises. Il n’est pas clair si et dans quelle mesure 
le prévenu est impliqué dans le vol des plaques d’immatriculation, mais ce seul 
point ne saurait dans tous les cas justifier une mise en détention du prévenu en 
l’occurrence. Sur le vu de ce qui précède, des soupçons suffisants et assez graves 
par rapport à l’infraction de vol ne peuvent pas être retenus en l’espèce. On 
ajoutera encore que le TMC a retenu que des outils servant à des cambriolages ont 
été retrouvés dans la voiture (tournevis / tour de cou). En l’occurrence, aucune 
instruction n’a été ouverte pour cette infraction, de sorte qu’aucune mise en 
détention ne peut être prononcée sur cette base. En résumé, des indices 
suffisamment sérieux d’avoir commis les infractions qui sont reprochées au 
prévenu font défaut dans le cas d’espèce, respectivement la gravité nécessaire 
pour prononcer une mise en détention n’est pas donnée.  

15.3 Dès lors que la première condition posée à l’art. 221 CPP n’est pas remplie, il n’est 
pas nécessaire d’examiner les autres conditions relatives à une mise en détention. 

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15.4 Partant, le recours doit être admis et la décision du 28 mars 2025 du Tribunal 
régional des mesures de contrainte Jura bernois-Seeland est annulée. Le Ministère 
public Jura bernois-Seeland est prié de libérer avec effet immédiat le 
prévenu/recourant de détention.

IV. Frais et indemnité

16. Les frais relatifs à la décision du 28 mars 2025 du Tribunal régional des mesures 
de contrainte Jura bernois-Seeland, par CHF 400.00, doivent être laissés à la 
charge du canton de Berne (art. 423 CPP). 

17. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1'500.00, doivent être laissés à la charge du canton de Berne, en application 
de l’art. 428 al. 1 CPP. 

18. L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin 
de la procédure par le Ministère public ou le tribunal conformément à l’art. 135 al. 2 
CPP. Le recourant est dispensé des obligations de remboursement au sens de 
l’art. 135 al. 4 CPP pour les deux instances.

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La Chambre de recours pénale décide :

1. Le recours est admis. La décision du Tribunal régional des mesures de contrainte 
Jura bernois-Seeland du 28 mars 2025 est annulée. 

Partant, il est ordonné la mise en liberté immédiate du recourant. Le Ministère public 
Jura bernois-Seeland est prié de libérer avec effet immédiat le prévenu/recourant de 
détention. 

2. Les frais relatifs à la décision du 28 mars 2025 du Tribunal régional des mesures de 
contrainte Jura bernois-Seeland, par CHF 400.00, doivent être laissés à la charge du 
canton de Berne. 

3. Les frais de la procédure de recours, comprenant un émolument global de 
CHF 1'500.00, sont laissés à la charge du canton de Berne. 

4. L’indemnisation du défenseur d’office pour la présente procédure sera fixée à la fin de 
la procédure, Le recourant est dispensé des obligations de remboursement au sens 
de l’art. 135 al. 4 CPP pour les deux instances.  

5. A notifier :
- au prévenu/recourant, par B.________ (par courrier recommandé)
- au Procureur E.________, Ministère public Jura bernois-Seeland (par courrier 

recommandé – préalablement par voie électronique)

A communiquer :  
- au Tribunal régional des mesures de contrainte Jura bernois-Seeland, Président 

D.________ (avec le dossier – par courrier recommandé)
- au Parquet général (par coursier)

Berne, le 22 avril 2025 Au nom de la Chambre de recours 
pénale
Le Président :

Bähler, Juge d'appel

La Greffière :

Vaucher-Crameri
e.r. Greffière Riedo

Voies de recours
Un recours en matière pénale selon les art. 39 ss, 78 ss et 90 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; 
RS 173.110) peut être déposé auprès du Tribunal fédéral (Av. du Tribunal fédéral 29, Case postale, 1000 
Lausanne 14) contre la présente décision dans les 30 jours qui suivent sa notification. Le recours doit 
respecter les exigences de l’art. 42 LTF.