# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 38ff84cf-8252-5912-9c66-18103a0e8228
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2008-09-26
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 26.09.2008 C-1161/2007
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-1161-2007_2008-09-26.pdf

## Full Text

Cour III
C-1161/2007
{T 0/2}

A r r ê t  d u  2 6  s e p t e m b r e  2 0 0 8

Bernard Vaudan (président du collège), 
Andreas Trommer, Blaise Vuille, juges, 
Georges Fugner, greffier.

1. A._______, 
2. B._______,
représentées par Maître Minh Son Nguyen, 
rue du Simplon 13, case postale 779, 1800 Vevey 1,
recourantes,

contre

Office fédéral des migrations (ODM),
Quellenweg 6, 3003 Berne,
autorité inférieure.

Refus d'approbation et renvoi (réexamen).

B u n d e s v e r w a l t u n g s g e r i c h t

T r i b u n a l  a d m i n i s t r a t i f  f é d é r a l

T r i b u n a l e  a m m i n i s t r a t i v o  f e d e r a l e

T r i b u n a l  a d m i n i s t r a t i v  f e d e r a l

Composit ion

Parties

Objet

C-1161/2007

Faits :

A.
A._______,  ressortissante  de  Serbie  née  en  1965,  est  arrivée  en 
Suisse le 25 novembre 2001, accompagnée de sa fille B._______, née 
le  7  mai  1992  de  son  premier  mariage.  Elles  venaient  y  rejoindre 
C._______, que A._______ avait épousé dans son pays  le 21 février 
2001.

Les prénommées ont  alors  été mises au bénéfice d'autorisations de 
séjour  à  l'année  par  regroupement  familial,  lesquelles  ont  été 
renouvelées jusqu'au 25 novembre 2004.

B.
Par décision  du 17 décembre 2004,  le  Service  de la  population  du 
canton de Vaud (ci-après: SPOP) a refusé de prolonger l'autorisation 
de  séjour  de  A._______  et  de  B._______  et  prononcé  leur  renvoi, 
motifs pris notamment que la première nommée s'était séparée de son 
époux, ne séjournait en Suisse que depuis 3 ans et ne s'était mise que 
tardivement à l'apprentissage du français.

Statuant  sur  recours,  le  Tribunal  administratif  du  canton  de  Vaud  a 
toutefois annulé cette décision par arrêt du 26 septembre 2005 et le 
dossier a alors été transmis pour approbation à l'ODM.

Le 2 décembre 2005, l'ODM a informé A._______ et sa fille B._______ 
qu'il entendait refuser de donner son approbation à la prolongation de 
leurs  autorisations  de  séjour  et  prononcer  leur  renvoi,  tout  en  leur 
donnant l'occasion de se déterminer à ce sujet avant le prononcé de 
sa décision.

Agissant  par  l'entremise  de  leur  précédent  mandataire,  les 
prénommées ont exposé, dans leurs déterminations du 18 décembre 
2005,  qu'elles  étaient  parfaitement  intégrées  en  Suisse  sur  le  plan 
professionnel (A._______) et scolaire (B._______) et qu'elles s'étaient 
toutes deux créé d'étroites attaches sociales au sein de la population 
de Leysin. Elles ont ensuite versé au dossier un rapport médical établi 
le 27 janvier 2006 par la Policlinique psychiatrique adulte d'Aigle, dont 
il  ressort  que  A._______  souffrait  d'un  trouble  dépressif  et  de 
difficultés liées à sa situation conjugale.

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C.
Le  16  février  2006,  l'ODM  a  rendu  à  l'endroit  de  A._______  et  de 
B._______ une décision de refus d'approbation et de renvoi de Suisse. 
Dans  la  motivation  de  sa  décision,  l'autorité  inférieure  a  retenu  en 
particulier que les droits conférés par l'art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 
26 mars 1931 sur le séjour et l’établissement des étrangers (LSEE de 
1931,  RS  1  113)  avaient  pris  fin  en  septembre  2003,  lorsque 
A._______  avait  quitté  le  domicile  conjugal  avec  sa  fille  et  qu'au 
regard de la brièveté du séjour des prénommées en Suisse, il ne se 
justifiait pas de prolonger leurs autorisations de séjour. L'ODM a relevé 
en outre que les problèmes de santé de A._______, laquelle souffrait 
d'un stress anxio-dépressif, ne s'opposaient pas à l'exécution de son 
renvoi de Suisse, ce d'autant moins que le traitement de cette affection 
était tout à fait possible dans son pays d'origine.

D.
Le 16 mars 2006, A._______ et B._______ ont recouru contre cette 
décision auprès du Département fédéral de justice et police (ci-après: 
DFJP),  lequel  a  déclaré  ce  recours  irrecevable  le  23  mai  2006,  les 
prénommées n'ayant pas versé l'avance de frais requise en garantie 
des frais de procédure dans le délai imparti, pourtant prolongé à leur 
demande.

Le  recours  que  A._______  et  B._______  ont  déposé  au  Tribunal 
fédéral le 15 juin 2006 a été déclaré (manifestement) irrecevable, par 
arrêt du 10 juillet 2006.

E.
Agissant  toujours  par  l'entremise  de  leur  précédent  mandataire, 
A._______ et B._______ ont adressé à l'ODM, le 13 novembre 2006, 
une  "demande  de  renouvellement  d'une  autorisation  de  séjour"  en 
concluant à l'annulation de la décision rendue par le Service cantonal 
de la population. Dans leur requête, elles alléguaient notamment l'état 
de santé psychique de A._______,  lequel  nécessitait  plusieurs mois 
de traitement, ainsi que la bonne intégration scolaire de sa fille.

Le 30 novembre 2006,  les requérantes ont  fait  parvenir  à  l'ODM un 
certificat  médical  établi  le  24  novembre  2006  par  la  Policlinique 
psychiatrique  d'Aigle,  selon  lequel  A._______  souffrait  d'un  trouble 
dépressif  persistant  en  raison d'un  conflit  au  travail  et  de  la  crainte 
d'être renvoyée dans son pays.

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Le  29  novembre  2006,  D._______,  diacre  de  l'Eglise  Evangélique 
réformée à Aigle, a adressé à l'ODM une déclaration écrite de soutien 
aux requérantes, accompagnée d'une prise de position du 11 janvier 
2005  de  E._______,  psychologue  aux  Ecoles  des  Ormonts  et  de 
Leysin, ainsi que d'une pétition signée par près de 400 personnes en 
faveur  de  la  poursuite  du  séjour  en  Suisse  de  A._______  et  de 
B._______.

F.
Considérant la requête du 13 novembre 2006 comme une demande de 
réexamen de son prononcé du 16 février 2006, l'ODM a refusé d'entrer 
en matière sur cette demande, par décision du 19 janvier 2007. Dans 
la  motivation  de  sa  décision,  l'ODM a relevé en  substance  que  les 
arguments  avancés  par  les  requérantes  (soit  la  situation  médicale, 
familiale  et  personnelle  de  A._______,  ainsi  que  les  difficultés  de 
réinsertion des intéressées en cas de retour dans leur pays) avaient 
déjà été pris en considération dans la décision du 16 février 2006 et 
qu'ils ne constituaient dès lors pas des faits nouveaux susceptibles de 
justifier le réexamen de ce prononcé. 

G.
Dans le recours qu'elles ont interjeté contre cette décision le 5 février 
2007,  A._______  et  B._______  ont  repris  pour  l'essentiel  les 
arguments déjà avancés auprès de l'ODM, en soulignant une nouvelle 
fois  les  problèmes  psychiques  de  la  première  nommée, 
respectivement  la  scolarisation  de  la  seconde  et  en  concluant  au 
renouvellement  de  leurs  autorisations  de  séjour,  subsidiairement  à 
l'octroi  de  l'admission  provisoire  en  leur  faveur,  au  motif  que 
l'exécution  de  leur  renvoi  n'était  pas  raisonnablement  exigible,  voire 
illicite.

H.
Appelé à se prononcer sur le recours, l'ODM en a proposé le rejet.

I.
Invitées à se déterminer sur le préavis de l'ODM, les recourantes n'ont 
pas fait usage de leur droit de réplique.

Le mandataire actuel s'est constitué le 5 mars 2008.

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Droit :

1.

1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi du 17 juin 
2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le TAF, en 
vertu  de l'art.  31  LTAF, connaît  des  recours  contre  les  décisions  au 
sens  de  l'art.  5  de  la  loi  fédérale  du  20  décembre  1968  sur  la 
procédure  administrative  (PA,  RS  172.021)  prises  par  les  autorités 
mentionnées à l'art. 33 et l'art. 34 LTAF. 

En  particulier,  les  décisions  de  réexamen  en  matière  de  refus 
d'approbation  d'une autorisation  de séjour  et  de renvoi  rendues par 
l'ODM - lequel constitue une unité de l'administration fédérale telle que 
définie à l'art. 33 let. d LTAF - sont susceptibles de recours au TAF, qui 
statue définitivement (cf. art. 1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c 
ch. 2 et  4  de la  loi  du 17 juin  2005 sur  le  Tribunal  fédéral  [LTF, RS 
173.110]).

L'entrée  en  vigueur,  le  1er janvier  2008,  de  la  loi  fédérale  sur  les 
étrangers  du  16  décembre  2005  (LEtr,  RS  142.20)  a  entraîné 
l'abrogation  de  la  loi  fédérale  du  26  mars  1931  sur  le  séjour  et 
l'établissement  des  étrangers  (LSEE  de  1931,  RS  1  113), 
conformément  à  l'art.  125  LEtr,  en  relation  avec le  chiffre  I  de  son 
annexe,  ainsi  que  celle  de  certaines  ordonnances  d'exécution,  telle 
l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE 
de  1986,  RO 1986  1791  [cf.  art.  91  de  l'ordonnance  du  24 octobre 
2007  relative  à  l'admission,  au  séjour  et  à  l'exercice  d'une  activité 
lucrative, OASA, RS 142.201]). Dès lors que la demande qui est l'objet 
de la présente procédure de recours a été déposée avant l'entrée en 
vigueur  de  la  LEtr,  l'ancien  droit  (matériel)  demeure  applicable, 
conformément à la réglementation transitoire de l'art. 126 al. 1 LEtr.

1.2 En revanche,  conformément  à  l'art. 126 al. 2  LEtr,  la  procédure 
relative aux demandes déposées avant l'entrée en vigueur de la LEtr, 
le 1er janvier 2008, est régie par le nouveau droit.

A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le 
TAF est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF).

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1.3 A._______  et  B._______,  qui  sont  directement  touchées  par  la 
décision attaquée, ont qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté 
dans la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable 
(cf. art. 50ss PA).

2.
La demande de réexamen (aussi appelée demande de nouvel examen 
ou  de  reconsidération)  -  définie  comme  étant  une  requête  non 
soumise  à  des  exigences  de  délai  ou  de  forme,  adressée  à  une 
autorité  administrative  en  vue  de  la  reconsidération  d'une  décision 
qu'elle a rendue et qui est entrée en force - n'est pas expressément 
prévue par la PA (cf. ATF 109 Ib 246 consid. 4a ; Jurisprudence des 
autorités administratives de la Confédération [JAAC] 63.45 consid. 3a 
et références. citées ; ANDRÉ GRISEL, Traité de droit administratif, vol. II, 
Neuchâtel  1984,  p. 947).  La  jurisprudence  et  la  doctrine  l'ont 
cependant déduite de l'art. 66 PA, qui prévoit le droit de demander la 
révision des décisions, de l'art. 8 et de l'art. 29 al. 2 de la Constitution 
fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst, RS 101 ; cf. 
ATF  127  I  133,  consid.  6).  Dans  la  mesure  où  la  demande  de 
réexamen  est  un  moyen  de  droit  extraordinaire,  l'autorité 
administrative n'est tenue de s'en saisir qu'à certaines conditions. Tel 
est le cas, selon la jurisprudence et la doctrine, lorsque le requérant 
invoque l'un des motifs de révision prévus par l'art. 66 PA (notamment 
une irrégularité de la procédure ayant abouti à la première décision ou 
des  faits,  respectivement  des moyens de preuve importants  qu'il  ne 
connaissait pas lors de la première décision ou dont il  ne pouvait se 
prévaloir  ou  n'avait  pas  de  raison  de  se  prévaloir  à  l'époque),  ou 
lorsque les circonstances se sont modifiées dans une mesure notable 
depuis que la première décision a été rendue (cf. ATF 124 II 1 consid. 
3a, 120 Ib 42 consid. 2b, 113 Ia 146 consid. 3a, 109 Ib 246 consid. 4a, 
100 Ib 368 consid. 3 et références. citées ; JAAC 67.106 consid. 1 et 
références  citées,  63.45  consid. 3a,  59.28  et  références. citées ; cf. 
GRISEL,  op.  cit.,  vol.  II,  p.  947ss ;  ALFRED KÖLZ/ISABELLE HÄNER, 
Verwaltungsverfahren  und  Verwaltungsrechtspflege  des  Bundes, 
Zurich 1998, p. 156ss; URSINA BEERLI-BONORAND, Die ausserordentlichen 
Rechtsmittel  in  der  Verwaltungsrechtspflege  des  Bundes  und  der 
Kantone,  Zurich  1985,  p.  171ss,  spécialement  p.  179  et  185s.  et 
références citées). 

La procédure extraordinaire (de révision ou de réexamen) ne saurait 
toutefois servir de prétexte pour remettre continuellement en question 

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des décisions entrées en force (ATF 127 I précité ; 120 Ib 42 consid. 
2b, p. 47), ni surtout à éluder les dispositions légales sur les délais de 
recours (cf. ATF 120 Ib et 109 Ib précités, ibid. ; JAAC 67.109, 63.45 
consid. 3a in fine ;  GRISEL, op. cit.,  vol. II,  p. 948). Elle ne saurait non 
plus viser à supprimer une erreur de droit (cf. ATF 111 Ib 209 consid. 1 
in fine ; JAAC 55.2), à bénéficier d'une nouvelle interprétation ou d'une 
nouvelle  pratique  ou  encore  à  obtenir  une  nouvelle  appréciation  de 
faits qui étaient déjà connus en procédure ordinaire (cf. ATF 98 Ia 568 
consid. 5b ; JAAC 53.4 consid. 4, 53.14 consid. 4 ; BLAISE KNAPP, Précis 
de droit administratif, Bâle/Francfort-sur-le-Main 1991, p. 276).

Selon la  pratique en vigueur  en matière  de  révision,  applicable  par 
analogie  à  l'institution  du  réexamen  (cf.  BEERLI-BONORAND,  op.  cit.,  p. 
173), les faits et moyens de preuve nouveaux au sens de l'art. 66 PA 
ne  peuvent  entraîner  la  révision  (respectivement  la  reconsidération) 
d'une décision entrée en force que s'ils sont importants, c'est-à-dire de 
nature  à  influer  -  ensuite  d'une appréciation  juridique correcte  -  sur 
l'issue de la contestation ; cela suppose, en d'autres termes, que les 
faits  nouveaux  soient  décisifs  et  que  les  moyens  de  preuve  offerts 
soient  propres à  les établir  (cf. ATF 122 II  17  consid. 3,  110 V 138 
consid. 2, 108 V 170 consid. 1; JAAC 63.45 consid. 3a, 55.2;  GRISEL, 
op. cit., vol. II, p. 944; KÖLZ/ HÄNER, op. cit., p. 156ss; KNAPP, op. cit., p. 
276; FRITZ GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, Berne 1983, p. 262s.; 
JEAN-FRANÇOIS POUDRET,  Commentaire de la  loi  fédérale  d'organisation 
judiciaire, vol. V, Berne 1992, p. 18, 27ss et 32ss).

3.
Lorsque l'autorité de première instance n'est pas entrée en matière sur 
une demande de réexamen, le requérant peut seulement recourir en 
alléguant que l'autorité a nié à tort l'existence des conditions requises 
pour  l'obliger  à  statuer  au  fond,  et  l'autorité  de  recours  ne  peut 
qu'inviter cette dernière à examiner la demande au fond, si elle admet 
le  recours  (cf.  ATF 109  Ib  246  consid. 4a  p. 251 ; JAAC 45.68 ;  A. 
GRISEL, op.  cit.,  vol.  II,  p.  949s. ;  KÖLZ/HÄNER,  op.  cit.,  p.  164).  Les 
conclusions du recourant (soit "l'objet du litige" ou "Streitgegenstand") 
sont donc limitées par les questions tranchées dans le dispositif de la 
décision  querellée  (soit  "l'objet  de  la  contestation"  ou 
"Anfechtungsgegenstand")  et  celles qui  en sortent,  en particulier  les 
questions portant sur le fond de l'affaire, ne sont pas recevables (cf. 
ATF 125 V 413 consid. 1 p. 413s., et jurisp. cit. ; KÖLZ/HÄNER, op. cit., p. 
148ss ; F. GYGI, op. cit., p. 44ss ; J.-F. POUDRET, op. cit., p. 8s., n. 2.2 ; P. 

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MOOR,  Droit  administratif,  vol.  II :  Les  actes  administratifs  et  leur 
contrôle, Berne 1991, p. 438, 444 et 446s.).

Le TAF ne peut donc examiner que les rapports de droit sur lesquels 
l'autorité  inférieure  s'est  prononcée  dans  sa  décision  du  19  janvier 
2007, laquelle détermine l'objet de la contestation (cf. ATF 131 II 200 
consid. 3.2; 125 V 413 consid. 1 et 2; JAAC 67.66 consid. 6b/bb). En 
conséquence,  l'objet  du litige  se  limite au seul  examen du refus de 
l'Office fédéral d'entrer en matière sur la demande de réexamen des 
recourantes visant la décision du 16 février 2006 (décision par laquelle 
cette  autorité  a  refusé  son  approbation  au  renouvellement  des 
autorisations  de  séjour  délivrées  aux  intéressés  et  prononcé  leur 
renvoi  de  Suisse).  En  conséquence,  les  conclusions  du  recours 
tendant  à l'octroi  d'autorisations de séjour,  subsidiairement à l'octroi 
de l'admission provisoire sont irrecevables, dès lors que ces questions 
sont  extrinsèques  à  l'objet  du  litige.  Le  TAF se  bornera  dès  lors  à 
examiner  si  l'autorité  inférieure  aurait  dû  entrer  en  matière  sur  leur 
requête en reconsidération du 16 novembre 2006.

4.
En l'espèce, le TAF constate que les recourantes ont fait valoir, dans la 
procédure extraordinaire introduite auprès de l'ODM le 13 novembre 
2006,  les  mêmes  arguments  que  ceux  qu'elles  avaient  déjà 
précédemment  allégués  dans  leurs  déterminations  précédant  la 
décision du 16 février 2006,  respectivement dans le recours qu'elles 
ont déposé contre cette décision auprès du DFJP. 

Or, ces arguments (liés aux attaches que A._______ et B._______ se 
sont créé en Suisse depuis leur arrivée dans ce pays, ainsi qu'à leurs 
situations  personnelle,  médicale  et  scolaire),  ont  déjà  été  pris  en 
considération  dans  la  procédure  d'autorisation  de  séjour  ordinaire 
ayant abouti à la décision de refus d'approbation et de renvoi rendue 
par l'ODM le 16 février 2006. Le fait que cette décision n'ait pas fait 
l'objet  d'un  examen  au  fond  par  l'autorité  de  recours  en  raison  de 
l'irrecevabilité du pourvoi ne constitue pas un motif de réexamen.

Il  s'impose  de  constater  au  surplus  qu'entre  cette  décision  et  leur 
demande de réexamen du 13 novembre 2006, les intéressées ont tout 
au  plus  poursuivi  leur  séjour  en  Suisse  durant  neuf  mois 
supplémentaires,  mais  il  ne  ressort  nullement  du  dossier  que  leur 
situation  personnelle  et  professionnelle  (A._______)  ou  scolaire 

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(B._______) se serait  modifiée de manière substantielle durant cette 
brève période.

Le  TAF  constate  par  ailleurs  que  l'état  de  santé  psychique  de 
A._______,  lequel  a  fait  l'objet  d'un  nouveau  certificat  médical 
confirmant,  de  manière  plus  succinte,  les  troubles  anxio-dépressifs 
dont elle souffre depuis la rupture de son union conjugale et la crainte 
de devoir quitter la Suisse, ne constitue nullement un fait nouveau. La 
situation  médicale  de  la  prénommée,  déjà  exposée  de  manière 
circonstanciée (cf. le rapport médical détaillé établi le 27 janvier 2006 
par  la  Policlinique  psychiatrique  adulte  d'Aigle)  dans  la  procédure 
précédant  la  décision  de  l'ODM  du  16  février  2006,  était  donc 
parfaitement  connue  de  l'autorité  intimée  et  a  été  prise  en 
considération dans sa décision précitée.

Par surabondance,  le  TAF  relèvera que les  troubles psychiques tels 
que ceux invoqués par  la  recourante  frappent  beaucoup d'étrangers 
confrontés  à  la  menace  d'un  départ  de  Suisse  et  que,  dans  ces 
circonstances, ils ne sauraient, en tant que tels, justifier l'octroi d'une 
autorisation  de séjour  (cf. à  cet  égard les arrêts  du Tribunal  fédéral 
2A.512/2006 du 18 octobre 2006, 2A.474/2001 du 15 février 2002 et 
2A.180/2000 du 14 août 2000).

Il  ressort  ce  qui  précède  que  la  demande  de  réexamen  du  13 
novembre  2006,  déposée  quatre  mois  seulement  après  l'arrêt  du 
Tribunal  fédéral  du  10 juillet  2006,  qui  a  définitivement  mis  fin  à  la 
procédure d'autorisation de séjour des recourantes, ne se fonde sur 
aucun  fait  nouveau  pertinent,  mais  vise  en  réalité  à  obtenir  une 
nouvelle  appréciation  des  faits  déjà  examinés  par  l'ODM  dans  sa 
décision  du  16  février  2006.  Or,  conformément  à  la  jurisprudence 
rappelée au considérant 2 supra, la demande de réexamen ne saurait 
servir de prétexte pour remettre en question des décisions entrées en 
force,  ni  à  viser  à  éluder  les  dispositions  légales  sur  les  délais  de 
recours, ni à obtenir une nouvelle appréciation des faits déjà connus 
lors de la procédure ordinaire. 

5.
En conséquence,  le  TAF est  amené à  conclure  que les recourantes 
n'ont  allégué,  à  l'appui  de  leur  demande  de  réexamen,  aucun  fait 
nouveau important, ni changement de circonstances notable, qui serait 
survenu postérieurement à la décision de l'ODM du 16 février  2006. 

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Aussi  est-ce  à  bon  droit  que  l'autorité  intimée  n'est  pas  entrée  en 
matière sur leur demande de réexamen.

6.
Il ressort de ce qui précède que, par sa décision du 19 janvier 2007, 
l'ODM n'a ni violé le droit fédéral, ni constaté des faits pertinents de 
manière  inexacte  ou  incomplète;  en  outre,  cette  décision  n'est  pas 
inopportune (art. 49 PA).

En conséquence, le recours est rejeté. 

Vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la 
charge des recourantes, conformément à l'art. 63 al. 1 PA en relation 
avec les art. 1  à 3 du règlement du 21 février  2008 concernant  les 
frais,  dépens et  indemnités fixés par  le Tribunal  administratif  fédéral 
(FITAF, RS 173.320.2).

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Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce :

1.
Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable.

2.
Les frais de procédure, s'élevant à Fr. 700.-, sont mis à la charge des 
recourantes. Ils sont compensés par l'avance de frais versée le 13 avril 
2007. 

3.
Le présent arrêt est adressé : 

- aux recourantes (Recommandé);
- à l'autorité inférieure, dossier 1 898 181 en retour;
- en copie au Service de la population du canton de Vaud (annexe: 

dossier VD 278 835).

Le président du collège : Le greffier :

Bernard Vaudan Georges Fugner

Expédition : 

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