# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 22daefd2-cb1e-53d2-9665-222ebbb59a8c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2021-08-23
**Language:** fr
**Title:** Genf Cour de Justice (Cour civile) Chambre civile 23.08.2021 C/22764/2020
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_001_C-22764-2020_2021-08-23.pdf

## Full Text

Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 23 août 2021. 

 
 

R E P U B L I Q U E   E T  
 

CANTON DE GENEVE 

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  

C/22764/2020 ACJC/1057/2021 

ARRÊT 

DE LA COUR DE JUSTICE 

Chambre civile 

DU LUNDI 23 AOÛT 2021 

 

Entre 

Monsieur A______, domicilié ______[GE], appelant d'un jugement rendu par la 3ème 
Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 12 juillet 2021, comparant 
par Me Bernard NUZZO, avocat, rue Leschot 2, 1205 Genève, en l'Étude duquel il fait 
élection de domicile, 

et 

Madame B______, domiciliée ______[GE], intimée, comparant par Me Sarah 
PEZARD, avocate, rue De-Candolle 36, case postale, 1211 Genève 4, en l'Étude de 
laquelle elle fait élection de domicile. 

 

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C/22764/2020 

Attendu, EN FAIT, que par jugement JTPI/9446/2021 rendu le 12 juillet 2021, le 
Tribunal de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale par 
voie de procédure sommaire, a notamment condamné A______ à verser en mains de 
B______, par mois, d’avance et par enfant, allocations familiales en sus, des 
contributions de 2'285 fr. à l’entretien de des mineurs C______ et D______, avec effet 
au 1er juillet 2020, sous déduction de toutes avances d’entretien qu’il aurait effectuées 
depuis cette date, en particulier une somme totale de 30'160 fr. au 1er juillet 2022 (ch. 7 
du dispositif), lui a ordonné, sous la menace des peines prévues à l'art. 292 CP, de 
remettre à B______ les meubles meublant, appareils électroniques et électro-ménagers 
ayant garni l’appartement conjugal et de lui restituer ses effets personnels et documents 
administratifs, tels qu’inventoriés sous pièce n° 12 du chargé de B______, dans un délai 
de 20 jours à compter du prononcé du jugement (ch. 3), arrêté les frais judiciaires à 800 
fr. qu'il a répartis entre les époux par moitié (ch. 9), décidé qu'il n'était pas alloué de 
dépens (ch. 10) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 11); 

Que le Tribunal a notamment considéré que A______ devait affecter l'intégralité de son 
disponible, de 4'575 fr., à l'entretien de sa famille, dès lors que les revenus cumulés des 
époux, soit 8'640 fr. pour l'époux et 400 fr. pour l'épouse, ne permettaient pas de couvrir 
les charges incompressibles de la famille, de 9'060 fr. (soit 4'065 fr. pour l'époux, 3'745 
fr. pour l'épouse et 625 fr. par chacun des deux enfants mineurs); 

Que par acte expédié à la Cour de justice le 26 juillet 2021, A______ a formé appel 
contre ce jugement, sollicitant l'annulation des chiffres 3, 7, 9, 10 et 11 du dispositif du 
jugement entrepris, et, cela fait, concluant principalement à ce qu'il lui soit donné acte 
de son engagement de verser à ses deux enfants, au titre de contribution d'entretien, 
allocations familiales non comprises, la somme de 697 fr. chacun, à compter du 1er 
novembre 2020 sous déduction des montants déjà versés et des loyers de l'ancien 
domicile conjugal qu'il avait payé directement, à ce que la jouissance du mobilier 
présent dans l'ancien domicile conjugal à son retour de Tunisie le 31 octobre 2021, à 
l'exclusion de tout autre objet, soit attribuée à son épouse, à ce qu'il soit fait interdiction 
à cette dernière de quitter le territoire suisse avec les enfants sans l'accord préalable de 
leur père, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal; 

Qu'il a, à titre préalable, conclu à l'octroi de l'effet suspensif à son appel, faisant valoir 
que la situation financière de son épouse, alléguant être sans revenus, ne lui permettra 
pas d'obtenir le remboursement des contributions versées s'il devait obtenir gain de 
cause en appel; 

Qu'il a indiqué ne pas être en mesure de restituer les objets qui n'étaient pas en sa 
possession et risquer de subir un préjudice difficilement réparable s'il devait être 
pénalement condamné pour violation de l'art. 292 CP; 

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C/22764/2020 

Que B______ s'est opposée à la requête en restitution de l'effet suspensif, se prévalant 
de sa situation financière difficile en ce que ses revenus ne suffisaient pas à couvrir ses 
besoins incompressibles ni ceux des enfants; 

Que par avis du 17 août 2021, les parties ont été informées de ce que la cause était 
gardée à juger sur effet suspensif; 

Considérant, EN DROIT, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC; 

Que le jugement querellé portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas d'effet 
suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC); 

Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut 
exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice 
difficilement réparable; 

Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à 
une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF 138 III 
378 consid. 6.3 et les références citées; 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 
5A_514/2012 du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2); 

Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du 
Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet 
suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne 
pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain 
de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral 5A_708/2013 du 14 mai 2014 consid. 1.1); 

Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de 
première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large 
pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas 
d'espèce (ATF 137 III 475 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 5A_941/2018 du 
23 janvier 2019 consid. 5.3.2); 

Que le Tribunal fédéral accorde généralement l'effet suspensif pour le paiement des 
arriérés de pensions (arrêts du Tribunal fédéral 5A_954/2012 du 30 janvier 2013  
consid. 4; 5A_783/2010 du 8 avril 2011, let. D); 

Qu'en l'espèce, l'appelant ne rend pas vraisemblable qu'il n'est pas en mesure de 
s'acquitter, dès juillet 2021, des contributions courantes pour l'entretien de ses enfants;  

Que les revenus de l'intimée de 400 fr. ne lui permettent pas de couvrir ses propres 
charges incompressibles ni celles de ses enfants, retenues à hauteur de 4'875 fr. par le 
Tribunal; 

Que par conséquent, la suspension de l'effet exécutoire ne saurait être accordée 
s'agissant des contributions d'entretien courantes; 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20378
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/138%20III%20378
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_514/2012
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_708/2013
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/5A_941/2018

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C/22764/2020 

Qu'en revanche, le paiement de l'arriéré de contributions d'entretien est destiné à couvrir 
les besoins de l'intimée pour des périodes échues et pourra, partant, attendre le prononcé 
de l'arrêt au fond; 

Qu'au vu de ce qui précède, l'effet suspensif sera accordé pour le paiement de la 
contribution d'entretien due pour la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021 
exclusivement; 

Que l'effet suspensif sera également restitué s'agissant de la restitution des objets 
ordonnée au ch. 3 du jugement, dès lors que l'appelant y a été condamné sous la menace 
des peines prévues à l'art. 292 CP et que l'intimée n'a fait valoir aucune urgence à 
récupérer ces objets avant l'issue de la procédure d'appel; 

Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond 
(art. 104 al. 3 CPC). 

* * * * * 

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C/22764/2020 

PAR CES MOTIFS, 

La Chambre civile : 

Statuant sur requête de suspension du caractère exécutoire du jugement  
entrepris : 

Admet la requête formée par A______ tendant à suspendre le caractère exécutoire du 
chiffre 3 du dispositif du jugement JTPI/9446/2021 rendu le  
12 juillet 2021 par le Tribunal de première instance dans la cause C/22764/2021, ainsi 
que du chiffre 7 du dispositif de ce jugement en tant qu'il l'a condamné à verser en 
mains de B______, à titre de contribution à l'entretien des enfants C______ et D______, 
la somme de 2'285 fr. par mois et par enfant pour la période du 1er juillet 2020 au 30 
juin 2021. 

La rejette pour le surplus. 

Déboute les parties de toutes autres conclusions. 

Dit qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt au fond. 

Siégeant : 

Madame Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI, présidente ad interim; Madame Sandra 
CARRIER, greffière. 

 

La présidente ad interim : 

Ursula ZEHETBAUER GHAVAMI  

 La greffière : 

Sandra CARRIER 

 

 

Indication des voies de recours : 

La présente décision, incidente et de nature provisionnelle (ATF 137 III 475  

consid. 1 et 2), est susceptible d'un recours en matière civile (art. 72 ss de la loi fédérale sur le 

Tribunal fédéral du 17 juin 2005; LTF - RS 173.110), les griefs pouvant être invoqués étant 

toutefois limités (art. 93/98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire  

(art. 113 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit être formé dans les trente jours qui 

suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. 

Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. 

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/decis/137%20III%20475
http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/RS%20173.110