# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 05dba8b0-e923-50df-8401-6951363c620c
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2017-09-19
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 19.09.2017 A/2843/2017
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2843-2017_2017-09-19.pdf

## Full Text

Siégeant : Doris GALEAZZI, Présidente; Evelyne BOUCHAARA et Christine 
TARRIT-DESHUSSES, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 

C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2843/2017 ATAS/804/2017 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 19 septembre 2017 

1ère Chambre 

 

En la cause 

Monsieur A______, domicilié à SATIGNY 

 

recourant 

 

contre 

OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI, Service juridique, sis rue 
des Gares 16, GENÈVE  

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

1. Monsieur A______ (ci-après l’assuré), né en 1954, s’est inscrit auprès de l’office 
régional de placement (ORP) le 17 décembre 2015. 

2. Par décision du 11 mai 2017, l’office cantonal de l’emploi (ci-après OCE) a 
prononcé à l’encontre de l’assuré une suspension de son droit à l’indemnité de huit 
jours à compter du 1er avril 2017, au motif que ses recherches personnelles 
d’emploi relatives au mois de mars 2017 avaient été remises tardivement, soit le 
6 avril 2017, au lieu du 5 avril. 

3. L’assuré a formé opposition le 1er juin 2017. Il a expliqué qu’il s’était rendu à 
l’ORP le 5 avril à 17h00 dans le but de remettre son formulaire, mais que les 
bureaux fermaient à 16h30. Il avait alors cherché une boîte aux lettres sans succès. 
Il considère ainsi qu’en l’absence de précision, le 5 du mois suivant court jusqu’à 
minuit, de sorte que s’il n’y a pas de boîte aux lettres à disposition, on ne saurait lui 
reprocher d’avoir agi avec retard lorsqu’il remet son formulaire dûment rempli le 
lendemain matin dès l’ouverture des bureaux. 

Il souligne « avoir démontré ma bonne foi tout au long de 2016 et 2017 en 
cherchant du travail, ainsi que ma capacité à en trouver. J’en veux pour preuve les 
mandats effectués pour des montants déclarés à vos services de CHF 43'637.- en 
2016 et de CHF 9'500.- en 2017, et ne saurais donc être accusé de ne pas tout 
mettre en œuvre pour en trouver. J’ajoute à cela que je présente chaque mois 
nettement plus de dix preuves de recherches ». 

Il considère enfin qu’une sanction de huit jours, alors que la fourchette prévue par 
le barème est entre cinq et neuf jours ne respecte pas « les principes généraux du 
droit administratif de légalité, de proportionnalité et de culpabilité ». 

Il sollicite l’annulation de la sanction. 

4. Par décision du 16 juin 2017, l’OCE a rejeté l’opposition, considérant que l’assuré 
ne faisait valoir aucun motif excusant valablement son manquement, qu’il lui 
incombait en sa qualité de demandeur d’emploi de prêter l’attention nécessaire afin 
de remplir ses obligations, qu’il était en mesure de faire parvenir ses recherches 
d’emploi à l’OCE, notamment par la Poste si les bureaux de l’OCE étaient déjà 
fermés, l’office postal se situant à côté et étant ouvert jusqu’à 19h00. L’OCE a par 
ailleurs rappelé que la durée de la suspension respectait le barème du SECO et le 
principe de la proportionnalité, s’agissant du deuxième manquement. L’assuré avait 
en effet déjà été sanctionné pour ne pas s’être présenté à un entretien de conseil qui 
devait se dérouler le 11 janvier 2016 (décision du 15 janvier 2016, confirmée sur 
opposition le 10 février 2016). 

5. L’assuré a interjeté recours le 1er juillet 2017 contre ladite décision. Il reprend les 
mêmes arguments que dans son opposition du 1er juin 2017 et ajoute que même s’il 
avait posté son formulaire de recherches d’emploi le soir du 5 avril à la Poste de 

 
 
 

 

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Montbrillant, celui-ci ne serait parvenu à l’ORP que le matin du 6, soit le jour où il 
l’avait déposé en mains propres. 

Il conclut, principalement, à ce que la sanction soit annulée, subsidiairement à ce 
qu’elle soit réduite à cinq jours. 

6. Dans sa réponse du 12 juillet 2017, l’OCE a persisté dans les termes de sa décision 
sur opposition du 16 juin 2017. Il précise que c’est la date du cachet postal qui 
compte pour déterminer si le formulaire de recherches d’emploi a été déposé dans 
le délai légal ou non. 

7. Ces écritures ont été transmises à l’assuré le 17 juillet 2017, puis la cause gardée à 
juger. 

EN DROIT 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre 
des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des 
contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des 
assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA - RS 830.1) relatives à la loi fédérale 
sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 
1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI - RS 837.0). 

Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie. 

2. La LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable. 

3. Interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le présent recours est recevable 
(art. 60 LPGA). 

4. Le litige porte sur le droit de l’ORP de prononcer à l’encontre de l’assuré une 
suspension d’une durée de huit jours dans l’exercice de son droit aux indemnités de 
l’assurance-chômage, au motif qu’il a remis ses recherches d’emploi du mois de 
mars 2017 avec un jour de retard. 

5. Aux termes de l’art. 17 al. 2 LACI, « l’assuré qui fait valoir des prestations 
d’assurance doit, avec l’assistance de l’office du travail compétent, entreprendre 
tout ce que l’on peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou 
l’abréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors 
de la profession qu’il exerçait précédemment. Il doit apporter la preuve des efforts 
qu’il a fournis ». 

L’art. 26 de l’ordonnance OACI précise que « l’assuré doit cibler ses recherches 
d’emploi, en règle générale selon les méthodes de postulation ordinaires. Il doit 
remettre la preuve de ses recherches d’emploi pour chaque période de contrôle au 
plus tard le cinq du mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit cette date. À 
l’expiration de ce délai, et en l’absence d’excuse valable, les recherches d’emploi 
ne sont plus prises en considération. L’office compétent contrôle chaque mois les 
recherches d’emploi de l’assuré ». 

 
 
 

 

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Il est précisé dans le bulletin Secrétariat d’État à l’économie (SECO) IC 2017 
B 324, qu’afin de pouvoir procéder au contrôle mensuel des efforts de l’assuré pour 
retrouver un emploi, l'assuré devra remettre les preuves de ses recherches d'emploi 
pour chaque période de contrôle au plus tard le 5 du mois suivant ou le premier jour 
ouvrable suivant cette date, ce qui signifie que la personne assurée est tenue de 
remettre les preuves de ses recherches d'emploi au plus tard le dernier jour du délai 
à l'assureur ou, à son adresse, auprès d’un bureau de poste suisse. 

6. En application de l’art. 30 al. 1 let. c et d LACI, l’assuré sera suspendu dans 
l’exercice de son droit à l’indemnité s’il ne fait pas son possible pour trouver un 
travail convenable ou s’il n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou 
les instructions de l'autorité compétente, notamment refuse un travail convenable, 
ne se présente pas à une mesure de marché du travail ou l'interrompt sans motif 
valable, ou encore compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement 
de la mesure ou la réalisation de son but. 

Le défaut ou l’insuffisance de recherches d’emploi et la remise tardive de 
recherches d’emploi effectuées représentent des inobservations des prescriptions de 
contrôle du chômage ou des instructions de l’autorité compétente, visées par 
l’art. 30 al. 1 let. d LACI. Ces manquements n’atteignent pas forcément le degré de 
gravité des exemples de telles inobservations que cite cette disposition légale, 
comme le refus d’un travail convenable, le fait de ne pas se présenter à une mesure 
de marché du travail ou de l’interrompre sans motif valable, ou encore de 
compromettre ou empêcher, par son comportement, le déroulement de la mesure ou 
la réalisation de son but. Il y a en outre une différence de gravité, pouvant appeler à 
différencier la mesure de la sanction, entre le fait, pour un assuré, de n’effectuer 
aucune recherche d'emploi ou de produire ses recherches d’emploi après le délai 
(surtout en cas de léger retard seulement).  

Le Tribunal fédéral a jugé qu'une sanction identique ne devait pas s'imposer lorsque 
l'assuré ne faisait aucune recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses recherches 
après le délai, surtout s'il s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la première 
fois pendant la période de contrôle. Il a ainsi confirmé qu’un formulaire de 
recherches remis pour la première fois avec cinq jours de retard alors que l’assurée 
avait fait des recherches de qualité justifiait une sanction, non pas de cinq jours de 
suspension du droit à l’indemnité, mais uniquement d’un seul jour (arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_2/2012 du 14 juin 2012).  

Dans un arrêt du 26 juin 2012 (8C_64/2012), le Tribunal fédéral a confirmé la 
réduction de la sanction de cinq à un jour de suspension du droit à l'indemnité au 
motif que l'assuré avait remis ses recherches d'emploi avec un jour de retard 
seulement. 

Dans un autre arrêt du 26 juin 2012 (8C_33/2012), le Tribunal fédéral a rappelé 
qu'une sanction identique ne s'imposait pas lorsque l'assuré ne faisait aucune 
recherche d'emploi ou lorsqu'il produisait ses recherches après le délai, surtout qu'il 

 
 
 

 

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s'agissait d'un léger retard qui avait lieu pour la première fois pendant la période de 
contrôle ; il a confirmé la réduction de la sanction de cinq à trois jours de 
suspension du droit à l'indemnité d'une assurée qui avait remis ses recherches 
d'emploi, lesquelles étaient faites en qualité et en quantité, avec quatorze jours de 
retard alors qu'il s'agissait d'un premier manquement. En effet, pour juger de la 
suffisance des efforts consentis par l'intéressé dans ses recherches d'emploi, il doit 
être tenu compte non seulement de la quantité, mais aussi de la qualité des 
démarches entreprises (ATF 124 V 231 consid. 4). L'assuré doit cibler ses 
recherches d'emploi, en règle générale, selon les méthodes de postulation ordinaires 
et fournir à l'office compétent la preuve des efforts qu'il entreprend pour trouver du 
travail (cf. art. 26 al. 1 et 2 OACI dans sa teneur en vigueur depuis le 1er juillet 
2003).  

7. En ce qui concerne la preuve, le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf 
dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière 
irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent 
un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 
considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait 
allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui 
paraissent les plus probables (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les 
références; cf. ATF 130 III 324 consid. 3.2 et 3.3). Aussi n'existe-t-il pas, en droit 
des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 

8. Selon le principe de libre appréciation des preuves, pleinement valable en 
procédure judiciaire de recours dans le domaine des assurances sociales (cf. art. 61 
let. c LPGA), le juge n'est pas lié par des règles formelles, mais doit examiner de 
manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis 
décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur 
le droit litigieux (ATF 125 V 352 ss consid. 3).  

À cet égard, il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une 
étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, et enfin que les 
conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 351 consid. 3). 

De plus, quand bien même la procédure est régie par le principe inquisitoire, ce 
principe est limité par le devoir de collaborer des parties, lequel comprend 
l’obligation de ces dernières d’apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement 
exigible d’elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits 
invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de 
l’absence de preuve (ATF 125 V consid. 2 et les références). En effet, si le principe 
inquisitoire dispense les parties de l’obligation de prouver, il ne les libère pas pour 
autant du fardeau de la preuve, en ce sens qu’en cas d’absence de preuve, la 
décision sera défavorable à la partie qui voulait déduire un droit de l’état de fait non 
prouvé (cf. arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 294/02 du 20 novembre 
2002).  

 
 
 

 

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Autrement dit, si malgré les moyens mis en œuvre par le juge pour établir la réalité 
d’un fait allégué par une partie, la preuve de ce fait ne peut être rapportée avec une 
vraisemblance suffisante pour emporter la conviction du tribunal, c’est à la partie 
qui voulait en déduire un droit d’en supporter les conséquences (SPIRA, Le 
contentieux de la sécurité sociale, in : 100 ans de sécurité sociale en Suisse, Cahiers 
genevois de la sécurité sociale 1990 N° 7, p. 131).  

Cependant, l’administration devra compléter elle-même l’instruction de la cause s’il 
lui est possible d’élucider les faits sans complication spéciale, malgré l’absence de 
collaboration d’une partie (ATF 117 V 263 et ss consid. 3b ; 108 V 231 et ss ; arrêt 
B du 14 janvier 2003 en la cause K 123/01, HAV/REAS 2003, page 156, arrêt non 
publié H. du 31 juillet 2003, en la cause P 88/02 consid. 2 et 3).  

9. Il n’est pas contesté que l’assuré a bel et bien effectué ses recherches d’emploi 
relatives au mois de mars 2017 et rempli en conséquence le formulaire ad hoc. Il ne 
les a toutefois remises que le 6 avril 2017 à l’ORP, alors qu’il lui appartenait d’en 
remettre la preuve au plus tard le 5 avril. Aussi ses recherches d’emploi, déposées 
ultérieurement, ne peuvent-elles être prises en considération, à moins qu’il puisse 
faire valoir une excuse valable, auquel cas le délai peut être restitué (art. 26 al. 2 bis 
OACI ; circulaire IC B135a § 2). 

10. a. En l’espèce, l’assuré allègue s’être rendu à l’ORP le 5 avril à 17h00 pour 
remettre son formulaire de recherches d’emploi, mais avoir constaté que les 
guichets étaient alors déjà fermés, et qu’il n’y avait pas de boîte aux lettres à 
disposition. Il n’avait dès lors pu le remettre que le lendemain dès l’ouverture des 
bureaux. 

b. Le fait que des allégations relatives à la remise des justificatifs de recherches 
d’emploi (ou relatives à la date de celle-ci) soient plausibles ne suffit pas à 
démontrer une remise effective des justificatifs (ou une remise à temps). Une 
preuve fondée sur des éléments matériels est nécessaire. Des allégations (de 
l’assuré, du conjoint, de tiers) ne sont en principe pas assimilées à une telle preuve 
(arrêt C 3/07 du 3 janvier 2008 consid. 3.2 ; exception : arrêt 8C_591/2012 du 
29 juillet 2013). 

La partie qui doit accomplir un acte doit démontrer qu’elle l’a entrepris à temps. 
L’expéditeur doit ainsi prouver que son envoi a été expédié le dernier jour du délai 
à minuit au plus tard, peu importe que l’acte ait été remis au guichet de la poste ou 
déposé dans une boîte aux lettres. Dans l’un et l’autre cas, la date de remise ou du 
dépôt est présumée coïncider avec celle du sceau postal (Boris RUBIN, 
Commentaire de la loi sur l’assurance-chômage, ad art. 17, 2014, p. 206).  

c. Force est en l’espèce de constater que l’assuré n’a transmis ses recherches que le 
6. Le fait qu’il soit venu la veille à l’ORP, même si ses explications sont plausibles, 
ne peut être établi au vu des principes susmentionnés. Aussi y a-t-il lieu de 
considérer qu’il a commis une faute. 

 
 
 

 

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11. Reste à déterminer si l’OCE a ou non respecté la proportionnalité en fixant à huit 
jours la durée de la suspension. 

12. Aux termes de l’art. 30 al. 3 LACI, la durée de la suspension est proportionnelle à 
la gravité de la faute. Ainsi, en cas de faute légère, la durée de la suspension est de 
1 à 15 jours (let. a), de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne (let. b) et 
de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c) (art. 45 al. 2 OACI). 

Selon l’échelle de suspension publiée par le Secrétariat d'État à l'économie (SECO), 
lorsque l’assuré remet ses recherches d’emploi tardivement, la sanction se situe 
entre 5 et 9 jours s’il s’agit du premier manquement de ce type, et entre 10 et 
19 jours lors du second manquement. La troisième fois, le dossier est transmis à 
l’autorité cantonale pour décision. Si l’assuré est suspendu de façon répétée dans 
son droit à l’indemnité, la suspension est prolongée en conséquence. Les 
suspensions subies pendant les deux dernières années sont prise en compte 
(Bulletin LACI IC, octobre 2011, D 79). 

La chambre de céans constate toutefois que les recherches d'emploi ont été dûment 
effectuées, que l'OCE ne conteste pas qu’elles correspondent, en termes de qualité 
et de quantité, à ce qui était demandé, et que le retard accusé par l’assuré n’est que 
d’un seul jour. 

Elle considère dès lors au vu de la jurisprudence susmentionnée qu’il se justifie de 
réduire la sanction infligée à l’assuré. S’agissant d’un second manquement, elle 
retiendra une suspension de deux jours. 

13. Aussi le recours est-il partiellement admis. 

 

 

 

 

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet partiellement, en ce sens que la durée de la suspension est réduite à deux 
jours. 

3. Dit que la procédure est gratuite. 

4. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt 
dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Nathalie LOCHER 

 La présidente 
 
 
 
 

Doris GALEAZZI 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’au Secrétariat 
d'État à l'économie par le greffe le