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**Case Identifier:** 7f6012b1-3a62-589c-8b7a-4425b4e36f05
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2014-12-09
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 09.12.2014 D-6934/2014
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-6934-2014_2014-12-09.pdf

## Full Text

B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b u n a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b u n a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 
 Cour IV 

D-6934/2014 

 

 

 

 A r r ê t  d u  9  d é c e m b r e  2 0 1 4  

Composition 

 
Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Claudia Cotting-Schalch, juge ; 

Anne Mirjam Schneuwly, greffière. 

 

 
 

Parties 

 
A._______, né le (…), 

Sri Lanka,  

(…),   

recourant,  

 
 

 
contre 

 

 
Office fédéral des migrations (ODM),  

Quellenweg 6, 3003 Berne,    

autorité inférieure.  

 

Objet 

 
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ; 

décision de l'ODM du 28 octobre 2014 / N (…). 

 

 

D-6934/2014 

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Vu 

la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ le 9 juillet 2014, 

la décision du 28 octobre 2014 (notifiée le 20 novembre suivant), par 

laquelle l'ODM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est 

pas entré en matière sur dite demande, a prononcé le transfert de 

l'intéressé vers l'Italie et ordonné l'exécution de cette mesure, constatant 

l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, 

le recours interjeté, le 27 novembre 2014, contre cette décision, 

les demandes d'assistance judiciaire partielle et d'octroi de l'effet 

suspensif dont il est assorti, 

la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif 

fédéral (ci-après: le Tribunal), le 1
er
 décembre 2014, 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 PA prises par les autorités mentionnées à 

l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par l'ODM concernant l'asile 

peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors 

définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le 

requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi 

de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en 

l'espèce, 

que A._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par 

renvoi de l'art. 37 LTAF), 

que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai 

(art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable, 

que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur 

une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une 

telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2; 2009/54 consid. 1.3.3; 2007/8 

consid. 5), 

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que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à 

faire application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de 

laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un 

accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, 

qu'avant de faire application de la disposition précitée, l'ODM examine la 

compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les 

critères fixés dans le règlement (UE) n
o
 604/2013 du Parlement européen 

et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande 

de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du 

29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III; cf. note de réponse du Conseil 

fédéral du 14 août 2013, informant l'Union européenne de la reprise du 

règlement Dublin III par décision du même jour, sous réserve de 

l'accomplissement des exigences constitutionnelles suisses jusqu'au 

3 juillet 2015), 

que dit règlement est applicable aux demandes d'asile déposées en 

Suisse depuis le 1
er
 janvier 2014 (art. 49 par. 2 du règlement Dublin III), 

que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d'asile, l'ODM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en 

charge du requérant d'asile, 

qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de 

protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci 

étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III (art. 8 à 15), 

que chaque critère n'a vocation à s'appliquer que si le critère qui le 

précède dans le règlement est inapplicable dans la situation d'espèce 

(principe de l'application hiérarchique des critères du règlement; art. 7 

par. 1 du règlement Dublin III), 

que, lorsqu'aucun Etat membre responsable ne peut être désigné sur la 

base de ces critères, le premier Etat membre auprès duquel la demande 

de protection internationale a été introduite est responsable de l'examen 

(art. 3 par. 2 1
ère

 phrase du règlement Dublin III), 

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qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, quand il est 

impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement 

désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de 

croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques 

dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui 

entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de 

l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne 

(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après: CharteUE), l'Etat procédant à la 

détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés 

au chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme 

responsable, 

que lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel 

la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la détermination 

devient l'Etat responsable, 

que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection 

internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge  

– dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a 

introduit une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a 

du règlement Dublin III), 

que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de 

souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une 

demande de protection internationale qui lui est présentée par le 

ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui 

incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, 

qu'en l'occurrence, le recourant a déclaré avoir quitté son pays d'origine 

le (…) 2014 avec l'aide d'un passeur ; qu'il aurait embarqué sur un vol en 

partance de l'aéroport de (…) pour se rendre à (…) ; que, le (…) 2014, il 

aurait atterri à (…) ; qu'il aurait rejoint la Suisse  

sept jours plus tard pour y déposer une demande d'asile, 

que suite à ces déclarations, l'ODM a consulté le système central 

européen d’information sur les visas (CS-VIS), mais qu'aucune inscription 

correspondante aux données du recourant n'aurait pu être trouvée,  

que les investigations entreprises par l'ODM auprès des Ambassades 

suisses et italiennes à (…) sur une éventuelle demande de visa au nom 

de A._______ n'ont pas été concluantes, 

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que le 21 août 2014, l'ODM a, sur la base de ce qui précède, soumis aux 

autorités italiennes compétentes, dans les délais fixés à l'art. 21 par. 1 du 

règlement Dublin III, une requête aux fins de prise en charge, 

que cette demande, fondée sur l'art. 12 par. 2 du règlement Dublin III, 

décrivait la situation suivante : "There is no CS-VIS, but the seeker 

declared he travelled by plane, with a Schengen visa, to Italy, where he 

landet on (…).2014 at (…) airport" ; que que selon le procès-verbal de 

l'audition du 24 juillet 2014, p. 7, le recourant a allégué : "Ich glaube nicht, 

dass in meinem Pass ein Visum war", 

qu'aucun élément du dossier laisse à croire que le recourant aurait 

déclaré avoir obtenu un visa, 

que partant, les conditions prévues à l'art. 12 par. 2 du règlement Dublin III 

ne sont visiblement pas remplies, 

qu'il reste à vérifier si la requête aux fins de prise en charge du 21 août 

2014 peut être justifiée par une autre disposition du règlement Dublin III, 

qu'en l'occurrence, il est établi que le recourant a franchi irrégulièrement 

la frontière d'un Etat membre (cf. procès-verbal de l'audition du 24 juillet 

2014, pt. 5.04, p. 7) ; que, dès lors, en application de l'art. 13 par. 1 du 

règlement Dublin III, l'Italie est responsable de l'examen de la demande 

de protection internationale de l'intéressé, 

que, n'ayant pas répondu à la demande de prise en charge du  

21 août 2014 dans les délais prévus par l'art. 22 par. 1 et 6 du règlement 

Dublin III, l'Italie est réputée l'avoir acceptée et, partant, avoir reconnu sa 

compétence pour traiter la demande d'asile de l'intéressé (art. 22 par. 7 

du règlement Dublin III), 

que ce point n'est d'ailleurs pas contesté, 

qu'en revanche, le recourant s'est opposé à son transfert en Italie, 

mentionnant des récits de compatriotes, des articles de presse et des 

rapports d'ONG qui font état de la crise en Italie et des conditions de vie 

difficiles des requérants, 

qu'il a ainsi sollicité implicitement l'application de la clause de 

souveraineté, prévue à l'art. 17 par. 1 règlement Dublin III,  

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Page 6 

que l'Italie est liée à la Charte des droits fondamentaux de l'Union 

européenne (ci-après CharteUE), et partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (RS 0.142.30, ci-après : 

Conv. réfugiés), à la CEDH et à la Convention du 10 décembre 1984 

contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou 

dégradants (RS 0.105 , ci-après : Conv. torture), 

que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des 

demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (directive 

n° 2005/85/CE du Conseil du 1er décembre 2005 relative à des normes 

minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du statut de 

réfugié dans les Etats membres [JO L 326/13 du 13.12.2005, ci-après : 

directive Procédure] et directive n° 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 

2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs 

d'asile dans les Etats membres [JO L 31/18 du 6.02.2003 ; ci-après : 

directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est pas irréfragable, les Etats 

demeurant néanmoins responsables au regard de la CEDH de tous les 

actes et omissions de leurs organes qui découlent du droit interne ou de 

la nécessité d'observer les obligations juridiques internationales (Cour 

EDH, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. c. Belgique et Grèce, requête no 

30696/09, § 338), 

qu'elle doit être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du 

transfert, d'une défaillance systémique ("systemic failure") comme dans 

l'affaire M.S.S. c. Belgique et Grèce de nature à engendrer, de manière 

prévisible, l'existence d'un risque réel de mauvais traitement de la 

personne concernée par le transfert (cf. Cour EDH, décision du 4 juin 

2013, K. Daytbegova and M. Magomedova against Austria, requête no 

6198/12, § 61 et § 66, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. précité §§ 338 ss, 

et arrêt du 7 juin 2011 R.U. c. Grèce, requête no 2237/08, §§ 74 ss), ce 

qui est le cas en présence d'une pratique avérée de violation des normes 

minimales de l'Union européenne (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.5), 

qu'il est notoire que les autorités italiennes ont de sérieux problèmes 

relatifs à leur capacité d'accueil de nouveaux requérants d'asile, 

que toutefois, de jurisprudence constante, le Tribunal ne peut en déduire 

qu'il existerait manifestement en Italie des carences structurelles 

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essentielles en matière d'accueil, analogues à celles que la Cour 

européenne des droits de l'homme a constatées pour la Grèce 

(cf. Cour EDH, arrêt du 21 janvier 2011 M.S.S. précité; voir notamment 

arrêt E-3418/2013 du 13 septembre 2013),  

qu'on ne saurait en effet considérer qu'il appert d'un ensemble de 

positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations 

Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du 

Conseil de l'Europe, ainsi que d'organisations internationales non 

gouvernementales, que les conditions matérielles d'accueil des 

demandeurs d'asile dans ce pays sont caractérisées par des carences 

structurelles d'une ampleur telle qu'il faille conclure d'emblée à l'existence 

de risques suffisamment réels et concrets, pour les requérants, d'être 

exposés, en Italie, à une situation de précarité et de dénuement matériel 

et psychologique de sorte que leur transfert dans ce pays constituerait en 

règle générale un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH, 

que cette appréciation n'est pas remise en cause par la Cour EDH dans 

son arrêt du 4 novembre 2014 en l'Affaire Tarakhel c. Suisse, requête 

n°29217/12,  

qu'en effet, bien qu'elle ait indiqué que l'on ne saurait écarter comme 

dénuée de fondement l'hypothèse d'un nombre significatif en Italie de 

demandeurs d'asile privés d'hébergement ou hébergés dans des 

structures surpeuplées dans des conditions de promiscuité, voire 

d'insalubrité ou de violence, la Cour EDH a jugé que cette situation ne 

constituait pas en soi un obstacle à tout renvoi de demandeurs d'asile 

vers ce pays (§ 115), 

que la présomption de sécurité peut également être renversée en 

présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les autorités de cet 

Etat ne respecteraient pas le droit international (cf. ATAF 2010/45 consid. 

7.4 et 7.5), 

que l'intéressé n'a pas démontré que ses conditions d'existence en Italie 

revêtiraient un tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles seraient 

constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à 

l'art. 3 Conv. torture, 

qu'il n'a pas non plus fourni d'indice concret ni même allégué que l'Italie 

faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant dans un pays où 

sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement 

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menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un 

tel pays, 

que la jurisprudence posée par la Cour EDH dans son arrêt précité du 

4 novembre 2014, relative à l'obtention de garanties individuelles relatives 

à la prise en charge des enfants et à la préservation de l'unité familiale 

(§§ 121 et 122) n'est manifestement pas applicable au cas d'espèce, le 

recourant étant célibataire et sans enfants, 

que la présomption de sécurité attachée au respect par l'Italie de ses 

obligations tirées du droit international public et du droit européen n'est 

donc pas renversée, une vérification plus approfondie et individualisée 

des risques – que le recourant ne prétend d'ailleurs pas encourir - n'étant 

pas nécessaire (cf. FRANCESCO MAIANI / CONSTANTIN HRUSCHKA, Le 

partage des responsabilités, entre confiance mutuelle et sécurité des 

demandeurs d'asile, in Asyl 2/11 p. 14), 

que son transfert vers ce pays n'est donc pas contraire aux obligations de 

la Suisse découlant des dispositions conventionnelles précitées, 

que, cela étant, il appartiendra au recourant, à son retour en Italie, de se 

conformer aux instructions des autorités italiennes et de s'annoncer 

auprès des autorités compétentes immédiatement à son arrivée à 

l'aéroport de destination pour y faire enregistrer sa demande d'asile, s'il 

entend la maintenir, 

qu'au demeurant, s'il devait être contraint par les circonstances à mener 

une existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait estimer 

que l'Italie violait ses obligations d'assistance à son encontre ou de toute 

autre manière portait atteinte à ses droits fondamentaux, il lui 

appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités 

de ce pays en usant des voies de droit adéquates (cf. art. 21 de la 

directive Accueil), 

que le recourant allègue encore ne pas pouvoir être transférée en Italie, 

du fait de problèmes de santé, 

qu'il a produit, en procédure de recours, un certificat médical de la  

Dresse B._______, médecin interne, attestant du suivi régulier depuis le 

(…) 2014 pour "des séquelles de graves traumatismes subis au Sri 

Lanka",  

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que, ce faisant, le recourant s'est implicitement prévalu de l'existence de 

"raisons humanitaires" au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, 

que cette notion de "raisons humanitaires", qui ne recouvre pas celle de 

mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr, s'interprète 

restrictivement (cf. ATAF 2012/4 consid. 4.7, ATAF 2011/9 consid. 8.1 et 

8.2, ATAF 2010/45 consid. 8.2.2), en particulier pour des raisons 

d'efficacité du système Dublin, 

qu'il y a lieu de procéder à une appréciation globale de tous les éléments 

entrant en considération dans le cas particulier et faisant apparaître le 

transfert comme problématique d'un point de vue humanitaire 

(cf. ATAF 2011/9 consid. 8.2), 

qu'en l'espèce, le recourant n'a pas établi, dans le cadre de la présente 

procédure, qu'il ne sera pas en mesure de voyager ou que son transfert 

représenterait un danger concret et imminent pour sa santé, 

que selon ses déclarations il est en bonne santé (cf. procès-verbal de 

l'audition du 24 juillet 2014, p. 8 : "Ich bin gesund") ; qu'au niveau de son 

recours, il allègue avoir subi des graves traumatismes et avoir besoin de 

consulter un psychiatre, 

qu'en tout état de cause, les problèmes de santé allégués n'apparaissent 

pas d'une gravité telle que le transfert en Italie ne pourrait être exigé au 

sens restrictif de la jurisprudence précitée,  

que lesdits problèmes pourront être également traités en Italie, ce pays 

disposant de structures médicales et psychiatriques similaires à celles 

existant en Suisse, 

qu'en outre, liée par la directive Accueil, l'Italie doit faire en sorte que les 

demandeurs d'asile reçoivent les prestations médicales nécessaires qui 

comportent, au minimum, les soins urgents et le traitement essentiel des 

maladies et des troubles mentaux graves, et fournir l'assistance 

nécessaire aux demandeurs ayant des besoins particuliers en matière 

d'accueil, y compris, s'il y a lieu, des soins de santé mentale appropriés 

(cf. art. 19 par. 1 et 2 de ladite directive), 

que rien ne permet d'admettre in abstracto que l'Italie refuserait ou 

renoncerait à une prise en charge médicale adéquate du recourant, en 

particulier après que celui-ci y aura introduit valablement une demande 

d'asile,  

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Page 10 

que, quand bien même le recourant a fait valoir qu'il préférait voir sa 

demande de protection examinée par la Suisse, il y a lieu de lui rappeler 

que le règlement Dublin III vise à instaurer une méthode claire et 

opérationnelle permettant de déterminer rapidement l'Etat membre 

compétent pour connaître d'une demande d'asile, 

qu'il ne confère notamment pas aux demandeurs le droit de choisir l'Etat 

membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil (en 

particulier dans le domaine des soins médicaux) comme Etat responsable 

de l'examen de sa demande (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu'il n'existe donc aucune raison humanitaire au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 

opposable au transfert du recourant vers l'Italie, 

que, partant, il n'y a pas lieu non plus d'appliquer la clause discrétionnaire 

prévue par l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III, 

que l'Italie demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la 

demande d'asile du recourant au sens du règlement Dublin III et est 

tenue – en vertu de l'art. 18 par. 1 dudit règlement – de la prendre en 

charge, dans les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29, 

qu'il incombera aux autorités suisses chargées de l'exécution du transfert 

de transmettre aux autorités italiennes les renseignements permettant 

une telle prise en charge (cf. art. 31 et 32 du règlement Dublin III), 

que, dans ces conditions, l'ODM n'est à bon droit pas entré en matière sur 

sa demande d'asile, en application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et a 

légitimement prononcé son transfert de Suisse vers l'Italie, en application 

de l'art. 44 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant 

réalisée (art. 32 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la 

procédure [OA 1, RS 142.311]), 

que, cela étant, les questions concernant l'existence d'un empêchement à 

l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'art. 83 al. 2 à 

4 LEtr (RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont 

indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF 2010/45 

précité consid. 10), 

qu'au vu de tout ce qui précède, le recours doit être rejeté, 

que, s'avérant manifestement infondé, il l'est dans une procédure à juge 

unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

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qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt 

n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

que, dans la mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, la 

demande formulée dans le recours tendant à l'octroi de l'effet suspensif 

est sans objet,  

que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la 

demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée, 

que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure 

à la charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et         

art. 2 et 3 let. b du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, 

dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

(dispositif page suivante) 

  

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Page 12 

le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La demande d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, à hauteur de 600 francs, sont mis à la charge du 

recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 

30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'ODM et à l'autorité 

cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yanick Felley Anne Mirjam Schneuwly 

 

 

Expédition :