# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** 55b90ef7-166d-5992-9455-e3129794f7a8
**Source:** Bern Gerichte (BE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-04-24
**Language:** fr
**Title:** Bern Obergericht Strafkammern 24.04.2024 SK 2023 424
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/BE_ZivilStraf/BE_OG_005_SK-2023-424_2024-04-24.pdf

## Full Text

Cour suprême
du canton de Berne

2e Chambre pénale

Obergericht
des Kantons Bern

2. Strafkammer

Jugement
SK 23 424 BOV

Hochschulstrasse 17
Case postale
3001 Berne
Téléphone +41 31 635 48 13
Fax +41 31 634 50 55
coursupreme-penal.berne@justice.be.ch
www.justice.be.ch/coursupreme

Berne, le 24 avril 2024
(Expédition le 10 mai 2024)

Composition Juge d’appel Geiser (Président e.r.), Juge d’appel suppléant Lüthi 
et Juge d’appel Schleppy
Greffier Bouvier

Participants à la procédure A.________
représentée par Me B.________
prévenue/appelante

C.________
représenté par Me D.________
prévenu/appelant

E.________
représentée par Me F.________
prévenue (pas d’appel)

G.________
prévenu (pas d’appel)

Parquet général du canton de Berne, Nordring 8, 3001 Berne
ministère public (ne participe pas à la procédure d’appel)

H.________
partie plaignante demanderesse au pénal et au civil

E.________
représentée par Me F.________
partie plaignante demanderesse au pénal et au civil (pas partie à 
la procédure d’appel)

Préventions dommages à la propriété

2

Objet appel contre le jugement du Tribunal régional Jura bernois-
Seeland (juge unique) du 6 juillet 2023 (PEN 2022 
236/237/271/305)

3

Considérants

I. Procédure
Note : La signification des abréviations générales employées est décrite sur la dernière page du 

présent jugement. Les autres abréviations utilisées seront explicitées dans le texte du 
jugement.

1. Mise en accusation

1.1 Par ordonnance pénale faisant office d’acte d’accusation du 14 avril 2023 (ci-après 
également : OP no1), le Ministère public du canton de Berne a demandé la mise en 
accusation de C.________ (ci-après également : le prévenu) pour les faits et 
infractions suivants (dossier [ci-après désigné par D.], pages 2-3, volume [ci-après 
désigné par V.], III, étant précisé que la numérotation de chaque volume débute 
par la pièce D. 1, respectivement que le volume I est composé de 2 parties 
distinctes dont chacune commence également par la pièce D. 1). 
I.1 dommage à la propriété, infraction commise le 5 novembre 2019, à I.________, Rue de 

J.________ ; 

De concert avec A.________ et E.________, C.________ a volontairement endommagé la 
vitrine du garage H.________, en y apposant à la peinture rouge l’inscription « Rise UR 4 
M.________ » ainsi qu’en apposant de la peinture rouge sur un véhicule automobile 
K.________ parqué devant la vitrine. Par ses agissements, C.________ a causé un 
dommage d’à tout le moins CHF 900.00, correspondant aux frais de nettoyage et de remise 
en état, à H.________. 

1.2 Par ordonnance pénale faisant office d’acte d’accusation du 22 mai 2023 (ci-après 
également : OP no2), le Ministère public du canton de Berne a demandé la mise en 
accusation de A.________ (ci-après également : la prévenue) pour les faits et 
infractions suivants (D. 193-194 V. II) :
I.1 dommage à la propriété, infraction commise le 5 novembre 2019, à I.________, Rue de 

J.________ ; 

De concert avec C.________ et E.________, A.________ a volontairement endommagé la 
vitrine du garage H.________, en y apposant à la peinture rouge l’inscription « Rise UR 4 
M.________ », ainsi qu’en apposant de la peinture rouge sur un véhicule automobile 
K.________ parqué devant la vitrine. Par ses agissements, A.________ a causé un 
dommage d’à tout le moins CHF 900.00, correspondant aux frais de nettoyage et de remise 
en état, à H.________. 

I.2 menaces, infraction commise le 21 septembre 2020, à L.________, AN.________ ; 

Sur le pont pour piétons traversant le AN.________, A.________, de concert avec 
N.________ et O.________, a couru en direction de P.________ qui venait d’enlever une 
affiche sauvage « AO.________ », a dit avec un ton agressif à P.________ d’aller se faire 
foutre, de laisser l’affiche et de se barrer, puis a suivi de près P.________ sur plusieurs 
mètres pour l’obliger à partir, alarmant ainsi P.________ qui a craint d’être frappé s’il ne 
quittait pas les lieux. 

I.3 violation de domicile, infraction commise le 5 novembre 2021, à Q.________, R.________ 
; 

De concert avec au moins 4 autres personnes non identifiées et masquées, A.________ a 
empêché S.________ de refermer la porte de son appartement et est entrée sans droit dans 
le logement de son ex-petit ami S.________. 

4

I.4 contrainte, infraction commise le 5 novembre 2021, à Q.________, R.________ ; 

De concert avec au moins 4 autres personnes non identifiées et masquées, A.________ a 
tenu les poignets de S.________ pour l’empêcher de bouger pendant qu’ils fouillent 
sommairement la chambre à coucher ainsi qu’une commode dans le salon. 

I.5 lésions corporelles simples, infraction commise le 5 novembre 2021, à Q.________, 
T.________ ; 

A.________ a fait usage d’un spray au poivre contre S.________, lui causant ainsi des 
rougeurs au visage et au cou. 

1.3 Par acte d’accusation du 13 avril 2023, le Ministère public du canton de Berne a 
demandé la mise en accusation d’E.________ et de G.________ pour les faits et 
infractions suivants (D. 127-130 V. I pour E.________ ; D. 96-99 V. I, 2e partie, 
pour G.________) : 

Concernant E.________ :

I.1 dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP)

(BJS 19 25692) Infraction commise le 5 novembre 2019 à I.________, Rue de J.________, 
de concert avec C.________ et A.________, en endommageant volontairement la vitrine du 
garage H.________, en y apposant à la peinture rouge l’inscription « Rise UR 4 
M.________ », ainsi qu’en apposant de la peinture rouge sur un véhicule automobile 
K.________ parqué devant la vitrine, 

causant ainsi un dommage d’à tout le moins CHF 900.00, correspondant aux frais de 
nettoyage et de remise en état, à H.________ [faits contestés].

I.2 dénonciation calomnieuse (art. 303 al. 1 CP)

(BJS 19 25692) Infraction commise du 11 novembre 2019 au 29 septembre 2020 à 
I.________, en déposant auprès du Ministère public Jura bernois – Seeland une plainte 
pénale contre G.________, accusant celui-ci de l’avoir poursuivie en voiture le 5 novembre 
2019 vers 02:30 heures à I.________, alors qu’elle-même circulait à vélo, et de l’avoir 
volontairement emboutie par l’arrière, la faisant ainsi chuter au sol et causant ainsi à 
E.________ une commotion cérébrale, une plaie au niveau occipital et à la paupière gauche 
nécessitant 4 points de suture, un hématome périorbitaire à gauche ainsi que des 
dermabrasions au coude droit, au bassin à droite, sur les deux genoux et au pied droit, ces 
lésions entrainant une incapacité de travail à 100% du 5 au 11 novembre 2019.

E.________ a agi ainsi dans le but de faire ouvrir une procédure pénale contre G.________, 
alors qu’elle savait qu’il était innocent des faits dont elle l’accusait [faits contestés].

I.3 contravention à la LStup (art. 19a ch. 1)

(BJS 21 14627) Infraction commise le 20 novembre 2020 à la U.________ à I.________, en 
détenant 10,4 grammes de marijuana aux fins de consommation personnelle [faits 
contestés].

Concernant G.________ : 

I.4 infraction à la LCR (art. 90 al. 2 LCR) et lésions corporelles simples par négligence 
(art. 125 al. 1 CP) ; alternativement infraction à la LCR (art. 90 al. 2 LCR) et lésions 
corporelles simples (art. 123 ch. 1 CP)

(BJS 19 28222) Infraction commise le 5 novembre 2019 vers 02:30 heures à I.________, au 
volant du véhicule automobile V.________, de couleur W.________, immatriculé 
X.________, 

en remarquant des personnes cagoulées à proximité immédiate de son domicile sis 
Y.________ et craignant qu’il s’agisse de cambrioleurs, 

en suivant une de ces personnes, E.________, qui avait pris la fuite à vélo, en circulant à 
environ 20 km/h, par le Z.________, la AA.________ et la AB.________, 

puis, après avoir perdu de vue E.________, en tournant à droite dans la AC.________, en 
direction du terrain de football de AD.________, avec l’intention de retourner à son domicile 
en empruntant la AE.________, 

5

en ne parvenant pas à freiner suffisamment lorsque, de manière totalement inattendue, 
E.________ a surgi brusquement à vélo de derrière un véhicule automobile stationné sur le 
côté droit à la hauteur de l’immeuble AF.________,

en entrant en collision frontale avec E.________ et/ou son vélo, malgré un freinage 
d’urgence immédiat, précipitant ainsi E.________ au sol, 

causant ainsi à E.________ une commotion cérébrale, une plaie au niveau occipital et à la 
paupière gauche nécessitant 4 points de suture, un hématome périorbitaire à gauche ainsi 
que des dermabrasions au coude droit, au bassin à droite, sur les deux genoux et au pied 
droit, ces lésions entrainant une incapacité de travail à 100% du 5 au 11 novembre 2019 
[faits admis ; faute contestée].

Alternativement

en remarquant des personnes cagoulées à proximité immédiate de son domicile sis 
Y.________ et craignant qu’il s’agisse de cambrioleurs, 

en klaxonnant plusieurs fois puis en reculant à haute vitesse en faisant crisser les pneus, 
effrayant ainsi E.________ qui se trouvait – par hasard – à cet instant sur place, 

en poursuivant E.________, qui avait pris la fuite à vélo, croyant à tort qu’elle était une des 
personnes qu’il avait aperçues à proximité de son domicile, en circulant à plus de 30 km/h, 
par le Z.________, la AA.________ et la AB.________, 

puis, dans la AC.________, en direction du terrain de football de AD.________, en 
accélérant fortement pour toucher volontairement l’arrière du vélo de E.________, précipitant 
ainsi E.________ au sol, 

causant ainsi à E.________ une commotion cérébrale, une plaie au niveau occipital et à la 
paupière gauche nécessitant 4 points de suture, un hématome périorbitaire à gauche ainsi 
que des dermabrasions au coude droit, au bassin à droite, sur les deux genoux et au pied 
droit, ces lésions entrainant une incapacité de travail à 100% du 5 au 11 novembre 2019 
[faits contestés].

2. Première instance

2.1 Pour la description des différentes étapes de la procédure préliminaire et de 
première instance, il est renvoyé aux motifs du jugement du 6 juillet 2023 (D. 101-
104 V. IV).

2.2 Par jugement du 6 juillet 2023 (D. 75-80 V. IV), rectifié le 17 juillet 2023 (D. 91 
V. IV), respectivement le 11 août 2023 (D. 95 V. IV), le Tribunal régional Jura 
bernois-Seeland (n’) a :

A. Concernant G.________ (PEN 23 237)

I.  

1. libéré G.________ des préventions de : 

1.1. violation grave à la LCR, infraction prétendument commise le 5 novembre 2019, à 
I.________ ; 

1.2. lésions corporelles simples par négligence, infraction prétendument commise le 
5 novembre 2019, à I.________, au préjudice de E.________ ; 

2. pas alloué d’indemnité à G.________ ; 

3. mis les frais de cette partie de la procédure, composés de CHF 2'850.00 d’émoluments et de 
CHF 20.00 de débours, soit un total de CHF 2'870.00, à la charge du canton de Berne ;

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 2'270.00 ; 

6

II.  

- sur le plan civil :

1. pris et donné acte du fait que la partie plaignante demanderesse au pénal et au civil 
E.________ a retiré son action civile avant la clôture des débats, la voie civile restant ouverte 
(art. 122 al. 4 CPP) ; 

2. dit que le jugement de l’action civile n’a pas engendré de frais particuliers ; 

B. Concernant E.________ (PEN 23 236)

I.

1. libéré E.________ de la prévention de dénonciation calomnieuse, infraction prétendument 
commise entre le 11 novembre 2019 et le 29 septembre 2020, à I.________, au préjudice de 
G.________ ; 

2. alloué à E.________ une indemnité pour ses dépenses occasionnées par l’exercice 
raisonnable de ses droits de procédure, fixés à CHF 360.80 (TTC) ; 

3. mis les frais de cette partie de la procédure, composés de CHF 2'175.00 d’émoluments et de 
CHF 139.10 de débours, soit un total de CHF 2'314.10, à la charge du canton de Berne ; 

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 1'714.10 ; 

II.  

- reconnu E.________ coupable de : 

1. dommages à la propriété, infraction commise le 5 novembre 2019, à I.________, au 
préjudice de H.________, succursale I.________ ; 

2. contravention à la LStup, infraction commise le 20 novembre 2020, à I.________ ; 

III.  

- condamné E.________ : 

1. à une peine pécuniaire de 20 jours amende à CHF 30.00, soit un total de CHF 600.00 ; 

le sursis à l’exécution de la peine pécuniaire est accordé, le délai d’épreuve étant fixé à 
2 ans ; 

2. à une amende contraventionnelle de CHF 100.00, la peine privative de liberté de substitution 
étant fixée à 1 jour en cas de non-paiement fautif ; 

3. au paiement des frais de procédure afférents à la condamnation, composés de 
CHF 2’1750.00 d’émoluments ; 

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 1'575.00 ; 

IV.  

- ordonné :

1. la confiscation des 19 bonbonnes de peinture de couleur pour destruction (art. 69 CP) ; 

2. le maintien au dossier à titre de pièces à conviction du matériel de propagande constitué de 
plusieurs autocollants et bulletins « M.________ » ; 

3. dit que l’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de E.________ et répertorié 
sous le numéro PCN AG.________ soit effectué à l’expiration du délai légal par l’office 
fédéral compétent, le présent jugement valant approbation anticipée (art. 16 al. 1 let. e en 
relation avec l’art. 17 al. 1 de la Loi sur les profils d’ADN) ; 

4. dit que l’effacement des données signalétiques biométriques prélevées et répertoriées sous 
le numéro PCN AG.________ soit effectué par le service chargé de la gestion d’AFIS à 
l’expiration du délai légal, le présent jugement valant approbation anticipée (art. 354 al. 4 
let. a CP en relation avec les art. 16 al. 1 let. e et 17 al. 1 de la Loi sur les profils d’ADN) ; 

7

C. Concernant A.________ (PEN 23 271)

I.

1. classé, pour cause d’absence de plainte, la procédure pénale contre A.________ s’agissant 
des préventions de :

1.1. violation de domicile, infraction prétendument commise le 5 novembre 2021, à 
Q.________, au préjudice de S.________ ; 

1.2. lésions corporelles simples, infraction prétendument commise le 5 novembre 
2021, à Q.________, au préjudice de S.________ ;

2. libéré A.________ des préventions de : 

2.1. menaces, infraction prétendument commise le 21 septembre 2020, à L.________, 
au préjudice de P.________ ; 

2.2. contrainte, infraction prétendument commise le 5 novembre 2021, à Q.________, 
au préjudice de S.________ ; 

3. alloué à A.________ une indemnité pour ses dépenses occasionnées par l’exercice 
raisonnable de ses droits de procédure, fixée à CHF 3'968.50 (TTC) ; 

4. mis les frais de cette partie de la procédure, composés de CHF 1'766.70 d’émoluments et de 
CHF 242.00 de débours, soit un total de CHF 2'008.70, à la charge du canton de Berne ; 

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 1'408.70 ; 

II.

- reconnu A.________ coupable de dommages à la propriété, infraction commise le 
5 novembre 2019, à I.________, au préjudice de H.________, succursale I.________ ; 

- condamné A.________ : 

1. à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à CHF 90.00, soit un total de CHF 1'800.00 ; 

le sursis à l’exécution de la peine pécuniaire a été accordé, le délai d’épreuve étant fixé à 
2 ans ; 

2. au paiement des frais de procédure afférents à la condamnation, composés de CHF 833.30 
d’émoluments ; 

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 233.30.

III.

- ordonné : 

le maintien au dossier à titre de pièces à conviction du matériel de propagande constitué de 
plusieurs autocollants et bulletins « M.________ » ; 

D. Concernant C.________ (PEN 23 305)

I.

- reconnu C.________ coupable de dommages à la propriété, infraction commise le 
5 novembre 2019, à I.________, au préjudice de H.________, succursale I.________ ; 

- condamné C.________ :

1. à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à CHF 160.00, soit un total de CHF 3'200.00 ; 

le sursis à l’exécution de la peine pécuniaire a été accordé, le délai d’épreuve étant fixé à 
2 ans ;

2. au paiement des frais de procédure, composés de CHF 1'300.00 d’émoluments ;

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 600.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 700.00 ;

E. Sur le plan civil, concernant les prévenus E.________, A.________ et C.________

8

I.  

1. condamné solidairement les prévenus E.________, A.________ et C.________ en 
application des art. 41 et 50 CO, 126, 432ss CPP, à verser à la partie plaignante 
demanderesse au pénal et au civil H.________, succursale I.________, un montant de CHF 
900.00 à titre de dommages-intérêts ; étant précisé que les trois prévenus sont tenus 
solidairement à parts égales entre eux et qu’ils peuvent recourir entre eux en cas de 
dépassement de leur part (art. 50 al. 2 CO) ; 

2. mis les frais de procédure afférents au jugement de l’action civile, fixés à CHF 300.00, à la 
charge solidairement de E.________, A.________ et C.________, étant précisé que les trois 
prévenus sont tenus solidairement à parts égales entre eux et qu’ils peuvent recourir entre 
eux en cas de dépassement de leur part (art. 50 al. 2 CO) ;

dit que si aucune motivation écrite du jugement n’est exigée, l’émolument est réduit de 
CHF 150.00 ; les frais de procédure réduits s’élèvent ainsi à CHF 150.00 ; 

F. Disposition communes

I. 

- ordonné : 

1. la notification […] ;

2. la communication […].

2.3 Par courrier du 7 juillet 2023 (D. 84 V. IV), Me B.________ a annoncé l'appel pour 
A.________ et par courrier du 11 juillet 2023 (D. 87 V. IV), Me D.________ a 
annoncé l'appel pour C.________. Les autres parties à la procédure n’ont pas 
annoncé d’appel.

2.4 La motivation écrite du jugement du 6 juillet 2023 a été rendue le 11 septembre 
2023 (D. 99-131 V. IV) et le dossier a été transmis à la 2e Chambre pénale de la 
Cour suprême du canton de Berne (D. 133-134 V. IV).

3. Deuxième instance

3.1 Par mémoire motivé du 2 octobre 2023 (D. 146-152 V. IV) Me B.________ a 
déclaré l'appel pour A.________. L’appel est limité en ce sens qu’il conteste 
uniquement la reconnaissance de culpabilité de la prévenue pour l’infraction de 
dommages à la propriété. En revanche, les classements, respectivement les 
libérations intervenus en faveur de la prévenue pour les préventions de violation de 
domicile, de lésions corporelles simples, de menaces et de contrainte n’ont pas été 
remis en cause.

3.2 Par mémoire du 2 octobre 2023 (D. 141-144 V. IV), Me D.________ a déclaré 
l'appel pour C.________. L’appel n’est pas limité et porte sur l’ensemble du 
jugement en ce qui concerne ce prévenu.

3.3 Par ordonnance du 5 octobre 2023 (D. 200-204 V. IV), Me B.________ a été 
informé qu’il était envisagé d’écarter une partie de son mémoire d’appel motivé si la 
procédure orale devait être appliquée. En outre, il a été constaté qu’E.________ 
n’était pas partie à la procédure par-devant la Cour de céans.

3.4 Par courrier du 18 octobre 2023 (D. 209-210 V. IV), le Ministère public du canton 
de Berne a indiqué qu’il renonçait à participer à la procédure d’appel.

9

3.5 Par ordonnance du 1er novembre 2023 (D. 211-213 V. IV), il a été constaté que la 
partie plaignante H.________ n’avait pas déclaré d’appel joint ni présenté de 
demande de non-entrée en matière dans le délai légal.

3.6 Attendu que ni A.________ (D. 219 V. IV) ni C.________ (D. 223 V. IV) n’ont 
consenti à une procédure écrite, une date d’audience a été fixée au 24 avril 2024 
(D. 245-247 V. IV). Partant, la motivation contenue dans la déclaration d’appel de 
Me B.________ a été écartée du dossier par décision du 28 mars 2024 (D. 263-267 
V. IV) et les frais y relatifs par CHF 200.00 ont été mis à la charge de A.________.

3.7 En vue des débats en appel, il a été ordonné la comparution personnelle des 
prévenus A.________ et de C.________. La partie plaignante H.________ a, pour 
sa part, été dispensée de comparaître personnellement. Celle-ci n’a pas déposé de 
conclusions écrites, quand bien même elle en a eu la possibilité (voir la citation en 
D. 253-257 V. IV). 

3.8 Lors de l’audience des débats en appel le 24 avril 2024, les parties ont retenu les 
conclusions finales suivantes :

Me B.________ pour A.________ (D. 299-300 V. IV) :

Principalement : 

I. L’infraction de dommages à la propriété est classée pour absence de plainte pénale. 

Partant, 

1. Une indemnité équitable est allouée à A.________ pour ses frais de défense en première et 
en deuxième instance sur la base des notes d’honoraires produites.

2. Les frais de justice de première et de deuxième instance sont intégralement laissés à la 
charge de l’Etat. 

3. Tous les objets séquestrés dans la chambre de A.________ sont restitués.

Subsidiairement : 

II. A.________ est libérée du chef d’inculpation de dommages à la propriété. 

Partant, 

1. Une indemnité équitable est allouée à A.________ pour ses frais de défense en première et 
en deuxième instance sur la base des notes d’honoraires produites. 

2. Les frais de justice de première et de deuxième instance sont intégralement laissés à la 
charge de l’Etat. 

3. Tous les objets séquestrés dans la chambre de A.________ sont restitués. 

III.  

1. Les conclusions civiles de la partie plaignante sont rejetées. 

2. Les frais de procédure sont laissés à la charge de l’Etat. 

Me D.________ pour C.________ (D. 293-294 V. IV) :

A titre principal : 

I. Ne pas donner suite à l’action pénale dirigée contre le prévenu pour la prévention de 
dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CPS) ; infraction prétendument commise le 
5 novembre 2019 à la Rue de J.________ à I.________, au préjudice du garage 
H.________, une condition de l’action pénale faisant défaut en raison de l’absence de 
plainte contre mon client. 
Partant, 

10

1. Prononcer le classement de la procédure dirigée contre le prévenu en rapport avec 
l’infraction susmentionnée ; 

2. Allouer au prévenu une équitable indemnité pour ses frais de défense de 1ère et 2ème 
instance ; 

3. mettre les frais de la procédure de 1ère et 2ème instance à la charge de l’Etat.

Subsidiairement : 

II. Libérer le prévenu de la prévention de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CPS) ; 
infraction prétendument commise le 5 novembre 2019 à la Rue de J.________ à I.________ 
au préjudice du garage H.________, par le fait d’avoir, de concert avec A.________ et 
E.________, volontairement endommagé la vitrine du garage H.________, en y apposant à 
la peinture rouge l’inscription « Rise Up 4 M.________ », ainsi qu’en apposant de la peinture 
rouge sur un véhicule automobile K.________ parqué devant la vitrine ; causant ainsi un 
dommage d’à tout le moins CHF 900.00, correspondant aux frais de nettoyage et de remise 
en état à H.________ ; 

Partant, 

1. Prononcer son acquittement en rapport avec l’infraction susmentionnée ; 

2. Lui allouer une équitable indemnité pour ses frais de défense de 1ère et 2ème instance ; 

3. Mettre les frais de procédure de 1ère et 2ème instance à la charge de l’Etat. 

Au civil : 

III.  

1. Rejeter les prétentions civiles de la partie plaignante et civile ; 

2. Sous suite des frais et dépens. 

3.9 Prenant la parole en dernier, A.________ a déclaré qu’il était intimidant d’être à la 
Cour suprême. Elle s’est dite en colère, mais a précisé qu’elle relativisait les 
choses, quand bien même elle était accusée d’une chose qu’elle n’avait pas 
commise. Elle a expliqué qu’en AH.________, elle pourrait être en prison pour ne 
pas porter le voile. Toujours selon elle et après avoir écouté C.________, une 
perquisition à domicile est quelque chose de violent et de lourd. A.________ a 
terminé en déclarant qu’en procédant ainsi, il y avait eu une incidence sur la vie 
des gens.

3.10 C.________ n’a pas fait usage de son droit à s’exprimer une dernière fois avant la 
clôture des débats. Il s’était toutefois expliqué en détail lors de son audition par-
devant l’Autorité de céans. 

4. Objet du jugement de deuxième instance

4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués. 
Les points qui n’ont pas été attaqués ont d’ores et déjà acquis force de chose jugée 
en vertu de l’art. 402 du Code de procédure pénale suisse (CPP ; RS 312.0). 
Il convient également d’avoir à l’esprit que lorsque, dans une même procédure, un 
recours a été interjeté par certains des prévenus seulement et qu’il viendrait à être 
admis, la décision attaquée devrait cas échéant être annulée ou modifiée 
également en faveur de ceux qui n’ont pas interjeté recours si les faits étaient jugés 
différemment et que les considérants valaient aussi pour les autres personnes 
impliquées (art. 392 al. 1 CPP).

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a402

11

4.2 En l’espèce, seule la question de la culpabilité concernant A.________ et 
C.________ en rapport avec les dommages à la propriété survenus au préjudice 
de H.________ le 5 novembre 2019 est litigieuse en appel. Partant, les éléments 
qui s’y rapportent à savoir les peines, les frais de procédure, les prétentions civiles 
et les séquestres devront être examinés par la Cour de céans. En revanche, les 
autres points concernant A.________ et se rapportant aux classements des 
préventions de violation de domicile et de lésions corporelles simples, 
respectivement aux libérations des préventions de menaces et de contrainte, n’ont 
pas été contestés. Ainsi, ces éléments sont entrés en force et cela sera constaté 
dans le dispositif du présent jugement. De même, il ne sera plus revenu ci-après 
sur tous les éléments qui concernent G.________ et E.________, le jugement du 
Tribunal régional ayant acquis force de chose jugée à ce propos, ce qui sera 
également constaté dans le dispositif du présent jugement. A relever toutefois 
qu’E.________ n’a pas remis en cause sa condamnation pour les dommages à la 
propriété susmentionnés au préjudice de H.________, quand bien même 
A.________ et C.________ contestent ces mêmes faits dans la présente 
procédure.

5. Maxime d’instruction, pouvoir de cognition et pouvoir d’examen

5.1 Lorsqu’elle rend sa décision, la 2e Chambre pénale n’est pas liée par les motifs 
invoqués par les parties ni par leurs conclusions, sauf lorsqu’elle statue sur une 
action civile (art. 391 al. 1 CPP).

5.2 Dans la présente procédure, elle est liée par l’interdiction de modifier le jugement 
en défaveur (reformatio in peius) des prévenus en vertu de l’art. 391 al. 2 CPP. 
L’interdiction de la reformatio in peius n’empêche pas seulement une aggravation 
de la peine, mais également une qualification juridique plus grave des faits, un 
verdict de culpabilité de l’infraction consommée en lieu et place de la tentative ou 
de l’infraction comme coauteur en lieu et place de complice (ATF 139 IV 282 
consid. 2.5), ainsi qu’une péjoration des dispositions du jugement de première 
instance concernant les frais, dépenses et indemnités (arrêt du Tribunal fédéral 
6B_1046/2013 du 14 mai 2014 consid. 2.3).

5.3 La 2e Chambre pénale jouit d’un plein pouvoir d’examen sur tous les points 
attaqués du jugement (art. 398 al. 2 CPP). L’appel peut être formé pour violation du 
droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation, le déni de justice et le 
retard injustifié, pour constatation incomplète ou erronée des faits ou pour 
inopportunité (art. 398 al. 3 CPP).

6. Renvoi aux motifs du jugement de première instance

6.1 Conformément à l’art. 82 al. 4 CPP, lors de la procédure d’appel, la 2e Chambre 
pénale peut, s’agissant de l’appréciation en fait et en droit des faits faisant l’objet 
de l’accusation, renvoyer à l’exposé des motifs du jugement du Tribunal régional 
Jura bernois-Seeland. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la possibilité de 
renvoyer à l’exposé des motifs de l’autorité inférieure doit cependant être utilisée 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a391
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-139-IV-282&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_1046%2F2013&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-05-2014-6B_1046-2013&number_of_ranks=4
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a398
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a398
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a82

12

avec réserve. Un renvoi n’entre en considération, lorsque l’état de fait ou 
l’application du droit est contesté, que lorsque l’autorité de deuxième instance fait 
(totalement) siennes les considérations de l’autorité précédente (ATF 141 IV 244 
consid. 1.2.3). Les arguments de la partie appelante doivent en outre être traités 
avant une éventuelle confirmation du premier jugement concernant l’appréciation 
en fait et en droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_731/2015 du 14 avril 2016 
consid. 1.4).

6.2 Sur la base de cette jurisprudence, la 2e Chambre pénale ne renverra aux motifs 
de première instance susceptibles d’être confirmés qu’après avoir traité les 
arguments soulevés par les parties en procédure d’appel. Elle désignera les pages 
auxquelles il est renvoyé et indiquera en outre si des corrections ou compléments 
doivent être apportés et, le cas échéant, sur quels points précis.

II. Griefs formels préalables à l’établissement des faits

7. Arguments des parties

7.1 D’après Me B.________, les faits de dommages à la propriété reprochés à la 
prévenue n’ont pas fait l’objet d’une plainte pénale valable. Selon le mandataire 
précité, AI.________ n’avait aucun pouvoir de représentation attendu qu’il n’était 
pas inscrit au registre du commerce de la succursale I.________ de H.________. 
Cela est d’autant plus vrai qu’une signature collective à deux était nécessaire pour 
engager valablement la société. En se basant sur l’ATF 118 IV 67 et l’arrêt 
6B_960/2017 du 2 mai 2018, Me B.________ a expliqué qu’il fallait se référer au 
registre du commerce dans de tels cas. A titre d’exemple, l’avocat précité a 
expliqué qu’une régie immobilière ne pouvait pas valablement déposer une plainte 
pénale pour un propriétaire qu’elle représente. Toujours selon Me B.________, 
il n’était pas suffisant d’être mandataire commercial dans le cas d’espèce, il fallait 
être au bénéfice d’une procuration. Or, aucune ratification n’est intervenue dans le 
délai légal de 3 mois et aucun tampon de la société ne figurait sur la plainte. A cela 
s’ajoute d’après le mandataire de la prévenue qu’en vertu de l’art. 32 CP, ce serait 
un abus de droit que de considérer la plainte valable attendu que le nom de 
A.________ ne figurait pas sur celle-ci et que le rapport de police du 26 mai 2020 
n’a pas retenu qu’elle était impliquée à suffisance dans cette affaire. Ainsi, la 
prévention de dommage à la propriété reprochée à la prévenue devrait être 
classée. Me B.________ a également reproché aux autorités d’avoir opéré une 
perquisition illégale à l’encontre de A.________. D’après la défense, seul un article 
de presse relatif à de nouvelles inscriptions commises envers la banque 
AJ.________ et similaires à celles faites au préjudice de H.________, a justifié cet 
acte d’enquête. Or, aucune plainte pénale n’a été déposée par la banque de sorte 
que cette perquisition ne reposait sur aucun soupçon suffisant. A cela s’ajoute que 
la partie plaignante n’était pas à son domicile lors de cet acte d’enquête 
assimilable, à tous points de vue d’après la défense, à une « fishing expedition ». 

http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-141-IV-244&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=6B_731%2F2015&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F14-04-2016-6B_731-2015&number_of_ranks=1

13

Me B.________ a ainsi estimé que le matériel saisi à cette occasion dans la 
chambre de A.________ était inexploitable. 

7.2 Selon Me D.________, il convient de se référer aux arguments soulevés à juste 
titre par son confrère, sans qu’il ne soit nécessaire de les répéter. Au surplus, le 
mandataire du prévenu a indiqué que la plainte au dossier ne concernait pas 
C.________. Me D.________ a expliqué en particulier que le nom du prévenu était 
connu des autorités vu qu’il se trouvait à l’hôpital la nuit des évènements, ce que la 
police a constaté, mais que ni la partie plaignante, ni les forces de l’ordre n’ont fait 
figurer son nom dans la plainte. Le seul fait qu’une instruction pénale ait été 
ouverte à l’encontre du prévenu, respectivement qu’une ordonnance en ce sens ait 
été prononcée, n’est pas suffisant d’après la défense. A cela s’ajoute que 
l’ordonnance d’ouverture en question est en contradiction avec le rapport de police 
du 26 mai 2020 d’après Me D.________, vu que dans la première, C.________ est 
qualifié de prévenu et que ce n’est plus le cas dans le rapport. D’après le 
mandataire précité, la plainte de H.________ aurait dû être étendue, au plus tard à 
partir de la perquisition de 2020 et des nouvelles inscriptions militantes réalisées à 
l’encontre de la banque AJ.________, mais tel n’a pas été le cas. De l’avis du 
mandataire du prévenu, il convient donc de retenir que la plainte a été sciemment 
limitée à E.________, à l’exclusion du prévenu. Cela est d’autant plus vrai d’après 
Me D.________ que la perquisition n’a rien révélé de compromettant à l’encontre 
du prévenu et n’a ainsi pas contribué à renforcer les soupçons à son égard. Vu ce 
qui précède et d’après le mandataire précité, les perquisitions étaient un abus de 
droit, respectivement une « fishing expedition ». Me D.________ est ainsi d’avis 
que la prévention de dommages à la propriété reprochée à C.________ doit être 
classée.

8. Validité de la plainte pénale de H.________

8.1 L’infraction de dommage à la propriété au sens de l’art. 144 al. 1 CPP reprochée 
aux prévenus ne se poursuit que sur plainte. Conformément à l’art. 32 du Code 
pénal (CP ; RS 311.0), si un ayant droit a porté plainte contre un des participants à 
l’infraction, tous les participants doivent être poursuivis. La jurisprudence et la 
doctrine précisent à cet égard que lorsque le nom de l’auteur est connu, il doit en 
être fait mention dans la plainte sous peine d’invalidité de celle-ci. Si l’auteur est 
inconnu, la plainte valablement déposée contre inconnu n’a pas besoin d’être 
actualisée en mentionnant le nom de l’auteur, lorsque celui-ci est découvert. 
Déposée valablement contre inconnu ou contre l’un (ou certains) des participants, 
la plainte vaut aussi contre tous ceux qui, ne serait-ce que durant un laps de temps 
limité, ont pris part à l’infraction (principe de l’indivisibilité de la plainte pénale ; 
ATF 141 IV 380 consid. 2.3.4 ; D. STOLL, Commentaire romand du Code pénal I, 
CR-CP I, 2e éd. 2021, n° 7 ad art. 30 CP et les références citées). L’objectif 
poursuivi par l’art. 32 CP vise à empêcher que le lésé ne puisse, arbitrairement, 
faire punir un participant particulier à l’exclusion d’un autre. Ainsi, la plainte dirigée 
contre un seul des participants a pour effet d’engager la poursuite contre tous. 
Le lésé peut donc limiter sa plainte à une partie des infractions commises 

14

(restriction matérielle) mais non à l’égard d’une partie des participants seulement 
(restriction personnelle). L’autorité ne doit en revanche pas écarter une plainte 
limitée de manière correcte, lorsque par exemple le plaignant écarte certains noms 
de sa plainte pour des motifs non pas arbitraires, mais juridiquement pertinents, 
tels que le fait pour un participant de n’avoir manifestement joué aucun rôle dans la 
commission de l’infraction (K. VILLARD, Commentaire romand du Code pénal I, CR-
CP I, 2e éd. 2021, nos 2 et 7 ad art. 32 CP, y compris les références citées).

8.2 En l’espèce, la plainte pénale de H.________ a été rédigée le 5 novembre 2019, 
soit le jour même de la commission des faits reprochés. Il n’est ainsi pas étonnant 
que seul le nom d’E.________ ait figuré à ce stade dans la rubrique 
« Beschuldigt » de la plainte (D. 8 V. I). Quoi qu’en dise la prévenue et le prévenu, 
cela ne veut pas dire que la partie plaignante entendait poursuivre uniquement 
E.________. Au contraire, il est évident que l’ensemble des auteurs des 
dommages devaient être poursuivis et qu’aucune « restriction personnelle » valable 
telle qu’énumérée ci-dessus n’entrait en ligne de compte. Si les noms des autres 
prévenus ne figuraient pas sur la plainte, c’est uniquement parce que les soupçons 
portaient, aux prémices de l’enquête, principalement sur E.________ comme le 
démontre le rapport du 26 mai 2020 de la police cantonale (D. 2-7 V. I). Quoi qu’il 
en soit, la participation éventuelle d’autres personnes – a fortiori celle de la 
prévenue et du prévenu – n’a jamais été écartée dans cette affaire. En effet, une 
instruction pénale pour dommages à la propriété a été ouverte quelques jours 
seulement après les faits du 5 novembre 2019 contre A.________ (D. 1 V. II) et 
contre C.________ (D. 9 V. III). De plus, le rapport de police susmentionné a 
indiqué qu’un(e) « Beschuldigt – 2 » entrait en ligne de compte (D. 3 V. 1) dans 
cette affaire et qu’il était supposé que A.________ et C.________ avaient 
accompagné E.________ durant les faits reprochés. Cette supposition reposait sur 
différents éléments, comme notamment les déclarations de G.________ qui avait 
vu plusieurs individus aux abords du garage de la partie plaignante ou le 
comportement particulier de A.________ et C.________ à l’hôpital, alors qu’ils 
accompagnaient E.________. C’est uniquement parce qu’aux yeux du Procureur 
en charge, l’enquête n’avait pas permis d’obtenir d’autres éléments à charge à ce 
moment-là qu’il a été décidé, dans un premier temps, de ne pas dénoncer le 
prévenu et la prévenue (D. 7 V. 1). On ne saurait dès lors reprocher aux autorités 
de l’époque, quoi qu’en dise la défense, de ne pas avoir fait figurer les noms de 
A.________ et de C.________ sur la plainte pénale du 5 novembre 2019 attendu 
que leur implication n’était pas suffisamment établie pour la police et le Ministère 
public même au 26 mai 2020. En outre, les considérations théoriques ci-dessus 
démontrent qu’il n’était nullement nécessaire d’actualiser la plainte pénale lorsque 
A.________ et C.________ ont été, d’après le Procureur, identifiés à suffisance 
dans cette affaire pour se voir délivrer, cas échéant, chacun une ordonnance 
pénale. Sur ce point, les éléments ayant amené les autorités à changer d’avis 
quant à l’implication du prévenu et de la prévenue dans les faits survenus le 5 
novembre 2019 seront examinés dans le consid. 9 ci-dessous, en rapport avec la 
validité des perquisitions du 20 novembre 2020. Il résulte de ce qui précède que les 

15

conditions de la poursuite pénale étaient données pour tous les prévenus 
potentiellement impliqués dans les dommages survenus. Il en allait ainsi tout 
particulièrement pour E.________, A.________ et C.________.

8.3 Conformément à l’art. 30 al. 2 CP, si le lésé n’a pas l’exercice des droits civils, 
le droit de porter plainte appartient à son représentant légal. D’après la 
jurisprudence topique en la matière, lorsque la plainte est déposée au nom d'une 
personne morale, il faut se référer à sa structure interne pour déterminer qui a 
qualité pour déposer plainte. C'est en principe l'organe qui a pour mission de veiller 
sur les intérêts lésés par l'infraction et dont les pouvoirs sont mentionnés au 
registre du commerce. S'agissant d'une société anonyme, il s'agira en principe de 
l'administration. Toutefois, lorsqu'il y a lieu de sauvegarder les intérêts 
commerciaux d'une entreprise, un mandataire commercial au bénéfice d'une 
procuration générale au sens de l'art. 462 du Code des obligations (CO ; RS 
220) peut déposer plainte sans décision préalable du conseil d'administration pour 
autant que cela ne soit pas contraire à la volonté de celui-ci. En revanche, 
s'agissant d'actes qui compromettent des intérêts strictement personnels, telle une 
atteinte à l'honneur, la procuration spéciale est nécessaire. Dans la mesure où la 
plainte a été déposée par un représentant sans pouvoirs, la ratification par le lésé 
doit intervenir avant l'expiration du délai de plainte (ATF 118 IV 167 consid. 1b et 
les références citées). Conformément à l’art. 462 CO, le mandataire commercial 
est la personne qui, sans avoir la qualité de fondé de procuration, est chargée de 
représenter le chef d’une maison de commerce, d’une fabrique ou de quelque autre 
établissement exploité en la forme commerciale, soit pour toutes les affaires de 
l’entreprise, soit pour certaines opérations déterminées ; ses pouvoirs s’étendent à 
tous les actes que comportent habituellement cette entreprise ou ces opérations 
(al. 1). Toutefois le mandataire commercial ne peut souscrire des engagements de 
change, emprunter ni plaider, si ce n’est en vertu de pouvoirs exprès (al. 2). Même 
si l’art. 462 CO ne le précise pas, les pouvoirs du mandataire commercial, comme 
ceux du fondé de procuration, peuvent être accordés expressément ou tacitement. 
L’octroi des pouvoirs par actes concluants, très fréquent en pratique, est fonction 
de la position qui est conférée au mandataire commercial au sein de l’entreprise. 
Le mandataire commercial a besoin de pouvoirs exprès pour accomplir certains 
actes : souscrire des engagements de change (couverts par les pouvoirs du fondé 
de procuration), emprunter et plaider, c’est-à-dire intenter un procès aussi bien que 
défendre. Si le dépôt d’une plainte pénale en vue de sauvegarder des intérêts 
strictement personnels (plainte pour atteinte à l’honneur) est visé par la restriction 
légale, le dépôt d’une plainte destinée à sauvegarder les intérêts commerciaux de 
l’entreprise ne l’est pas (C. CHAPPUIS, Commentaire romand du Code des 
obligations, CR-CO I, 3e éd. 2021, nos 7 et 14 ad art. 462 CO et les références 
citées). 

8.4 En l’espèce, la plainte pénale du 5 novembre 2019 a été signée par AI.________, 
en qualité de représentant du service clientèle. La plainte pénale est sans 
équivoque quant au fait que celui-ci a déclaré agir au nom et pour le compte de la 
succursale I.________ de H.________, attendu que la mention y relative figure 

16

dans la plainte (D. 8 V. I). Il n’y a dès lors aucune confusion possible à cet égard, 
quoi qu’en dise la défense. Il n’en demeure pas moins que AI.________ n’est pas 
et n’a jamais été inscrit au registre du commerce de la société précitée, au 
contraire de Messieurs AK.________ et AL.________. Ces derniers ont toutefois 
confirmé le 5 juillet 2023 (D. 63 V. IV) que AI.________ disposait de tous les 
pouvoirs nécessaires pour déposer plainte pénale et engager valablement la 
succursale I.________ de H.________ dans la présente affaire. En effet, l’objet de 
la lettre susmentionnée est le suivant : « […] Vandalismus-Fall / Bisheriger 
Vertreter : Herr AI.________ […] ». Cela tombe d’ailleurs sous le sens attendu que 
la plainte déposée par AI.________ était uniquement destinée à sauvegarder les 
intérêts commerciaux de l’entreprise qui venaient d’être lésés en raison des 
dommages survenus le 5 novembre 2019. En effet, les inscriptions militantes bien 
visibles pour la clientèle ainsi que les frais de nettoyage de celles-ci portaient de 
manière évidente atteinte à la bonne marche des affaires. Il appartenait ainsi à 
AI.________ de prendre les mesures qui s’imposaient en vertu de ses pouvoirs de 
représentation généraux dans ce domaine. Il disposait ainsi tacitement de l’accord 
de ses supérieurs pour procéder et une signature collective à deux n’était ainsi 
nullement nécessaire. Le courrier du 5 juillet 2023 de Messieurs AK.________ et 
AL.________ n’a d’ailleurs fait que confirmer ce constat et bien qu’il ait été rédigé 
après la fin du délai légal de trois mois prévu à l’art. 31 CP, AI.________ disposait 
déjà, le 5 novembre 2019, de tous les pouvoirs nécessaires pour déposer plainte 
valablement au nom de la succursale I.________ de H.________ dans le cas 
d’espèce. Pour terminer et quoi qu’en dise la défense, le cas d’espèce ne 
correspond pas à celui d’une gérance immobilière souhaitant préserver les droits 
d’un propriétaire en vertu des pouvoirs de représentation qui lui sont confiés ou 
non. En effet, la partie plaignante est une société anonyme qui a confié à l’interne 
de sa propre structure les pouvoirs nécessaires à l’un de ses employés pour 
déposer plainte en son nom. Cette configuration n’est en rien comparable à celle 
d’un propriétaire qui s’adjoint les services d’une gérance tierce. Il résulte de ce qui 
précède que pour ces motifs également, la plainte pénale du 5 novembre 2019 est 
parfaitement valable.

9. Légalité des perquisitions et exploitabilité des moyens de preuves récoltés

9.1 Conformément à l’art. 197 al. 1 CPP, les mesures de contrainte ne peuvent être 
prises qu’à condition qu’elles soient prévues par la loi (let. a), que des soupçons 
suffisants laissent présumer une infraction (let. b), que les buts poursuivis ne 
peuvent pas être atteints par des mesures moins sévères (let. c) et qu’elles 
apparaissent justifiées au regard de la gravité de l’infraction (let. d). Aux termes de 
l’art. 244 CPP, les bâtiments, les habitations et autres locaux non publics ne 
peuvent être perquisitionnés qu’avec le consentement de l’ayant droit (al. 1). 
Le consentement de l’ayant droit n’est pas nécessaire s’il y a lieu de présumer que, 
dans ces locaux, se trouvent des personnes recherchées, que se trouvent des 
traces, objets ou valeurs patrimoniales susceptibles d’être séquestrés ou que des 
infractions sont commises (al. 2). S’agissant d’une perquisition menée en l’absence 

17

de l’ayant droit, il faut donc un intérêt public prépondérant qui justifie la restriction 
du droit au domicile et à la vie privée, dans le respect du principe de 
proportionnalité. A défaut, outre le fait que la mesure de contrainte elle-même 
serait illégale, les moyens de preuve recueillis en exécution de celle-ci le seraient 
aussi et ne pourraient pas être exploités, à moins que leur exploitation soit 
indispensable pour élucider des infractions graves, conformément à l’art. 141 al. 2 
CPP (C. HOHL-CHIRAZI, Commentaire romand du Code de procédure pénale, CR-
CPP, 2e éd. 2019, nos 9 et 22 ad art. 244 CPP).

9.2 En l’espèce, le 7 novembre 2020, l’agence bancaire AJ.________ de I.________ a 
fait l’objet de déprédations à la suite de projections de peinture sur sa façade. 
Un article de presse du AM.________ qui est paru dans la foulée a démontré, 
photographie à l’appui, la nature exacte des projections dont a fait l’objet la 
devanture de la banque (D. 29-30 V. I). Force est de constater que l’inscription 
militante était très similaire à celle constatée sur la vitrine de H.________ une 
année plus tôt environ (D. 11-12 V. I). Dans les deux cas, il avait été fait usage de 
peinture rouge et quand l’inscription militante du 5 novembre 2019 disait : « Rise ur 
[recte : up] 4 M.________ », celle du 7 novembre 2020 indiquait : « Fight 4 
M.________ » (D. 11 V. I ; D. 27 V. I ; D. 29 V. I). Peu de temps après ces 
nouveaux évènements, différents mandats de perquisition ont été dressés contre 
E.________ (D. 80-81 V. I), A.________ (D. 90-91 V. I) et C.________ (D. 45-46 V. 
III). Les perquisitions se sont déroulées le 20 novembre 2020 dans le studio de 
C.________ à AP.________ ainsi qu’au domicile de A.________ et E.________, à 
I.________. A relever que ces dernières habitaient ensemble, avec d’autres 
personnes, dans une communauté d’habitation composée de 10 chambres, de 2 
cuisines, de 2 toilettes et de divers locaux communs. Lors de la venue de la police, 
A.________ était absente mais E.________ et 6 autres personnes étaient 
présentes. Dans la chambre de A.________, il a été découvert notamment du 
matériel de propagande politique en faveur de l’autonomie AS.________ au 
M.________ (région située au nord-est de AR.________), dont divers autocollants 
et 2 CD-Rom. La police a également mis la main sur pas moins de 19 bombes de 
peinture aérosols, sans qu’il ne soit possible d’en attribuer la propriété à une 
personne déterminée. Tous ces objets ont été séquestrés (D. 27-28 V. I ; D. 82-84 
V. I). Quant à la perquisition menée chez C.________, celui-ci était présent lors de 
la venue de la police et aucun matériel en lien avec les faits incriminés n’a alors été 
découvert (D.  27-28 V. I ; D. 47-49 V. III).

9.3 Il résulte de ce qui précède que toutes les conditions légales ont été respectées 
lors des perquisitions du 20 novembre 2020. En effet, tout d’abord, le Ministère 
public était légitimement en droit de soupçonner le prévenu et la prévenue d’avoir 
commis les dommages du 5 novembre 2019 attendu qu’une procédure pénale était 
toujours ouverte contre eux pour des faits similaires depuis le 12 novembre 2019 
(D. 1 V. II ; D. 9 V. III). A cela s’ajoute que le rapport de police du 26 mai 2020 
n’excluait pas leur participation aux faits du 5 novembre 2019, bien au contraire. 
Il est rappelé à cet égard qu’il était supposé que A.________ et C.________ 
avaient accompagné E.________ à cette occasion, mais qu’en l’absence d’autres 

18

preuves, il avait été décidé par les autorités de poursuite pénale de l’époque de ne 
pas (encore) les dénoncer (D. 7 V. 1). Attendu que des faits similaires étaient à 
nouveau survenus le 7 novembre 2020 dans la même ville, avec la même couleur 
de peinture rouge et avec les mêmes revendications politiques, les autorités de 
poursuite pénale étaient en droit de penser que les auteurs des faits du 5 
novembre 2019 avaient récidivé et qu’il fallait désormais intervenir de manière plus 
marquée. 

9.4 Attendu qu’aucune ordonnance de classement n’avaient encore été décernée à 
l’égard de la prévenue et du prévenu, le Ministère public était parfaitement légitimé 
à mener des perquisitions les concernant aux fins de mettre à jour de nouveaux 
éléments de preuve relatifs aux faits survenus au préjudice de H.________. 
D’ailleurs, malgré les doutes qui pesaient déjà quant à l’implication de A.________ 
et de C.________ dans cette première affaire, de nouveaux éléments étaient 
nécessaires afin de les confondre définitivement, comme le sous-entendait le 
rapport du 26 mai 2020. Dans ces circonstances, il est évident que le but des 
perquisitions, qui était d’établir l’implication de la prévenue et du prévenu dans les 
dommages à la propriété du 5 novembre 2019, ne pouvait être atteint autrement. 
Quoi qu’en dise la défense, il ne s’agissait donc en rien de fishing expeditions et 
ces actes d’enquête étaient pleinement justifiés. A relever d’ailleurs que la 
perquisition menée chez la prévenue s’est révélée particulièrement fructueuse 
attendu que l’on a découvert dans sa chambre du matériel de propagande en 
faveur de l’autonomie AS.________ au M.________ – soit la même cause politique 
dont il avait été fait mention sur la vitrine de la partie plaignante.

9.5 En outre, il n’est pas pertinent de savoir si une instruction pénale spécifique a été 
ouverte à la suite des évènements survenus le 7 novembre 2020 au AJ.________ 
ou si la banque a finalement renoncé à déposer une plainte. En effet, les 
perquisitions du 20 novembre 2020 sont intervenues en rapport avec la procédure 
pénale déjà pendante à l’encontre des prévenus. A l’évidence, les nouveaux faits 
survenus au préjudice de la banque ont poussé le Ministère public à éclaircir, une 
bonne fois pour toute, l’implication du prévenu et de la prévenue dans les faits du 
5 novembre 2019 – afin éventuellement de parer à toute éventuelle récidive 
ultérieure. Quoi qu’il en soit, une absence de plainte de la part du AJ.________ 
n’aurait eu aucune conséquence sur la légalité des mesures de contrainte 
ordonnées, qui étaient de plus parfaitement proportionnées au regard de 
l’ensemble des enjeux en présence. Aucun argument ne saurait être tiré du fait que 
A.________ était absente lors de la perquisition à I.________. En effet, cette 
éventualité est expressément prévue par la loi puisque les autorités étaient alors à 
la recherche de preuves matérielles de son implication dans les faits du 
5 novembre 2019. Des preuves allant dans ce sens ont d’ailleurs été découvertes 
par la police, avant d’être séquestrées comme le prévoit l’art. 244 al. 2 CPP. A titre 
superfétatoire, il est également relevé que l’exécution de la perquisition a respecté 
les conditions de l’art. 245 al. 2 CPP attendu que la co-prévenue et amie de 
A.________, E.________, était présente sur les lieux – ainsi que 6 autres 
colocataires de la prévenue. Il résulte de tout ce qui précède que les perquisitions 

19

du 20 novembre 2020 étaient parfaitement légales et que les pièces obtenues dans 
le cadre de ces actes d’enquête sont pleinement exploitables dans cette affaire. 

III. Faits et moyens de preuve

10. Faits et moyens de preuve dans le jugement de première instance

10.1 Il résulte des motifs du jugement de première instance que les moyens de preuve 
pertinents ont été appréciés et qu’aucun d’entre eux n’a été omis (D. 109-115 
V. IV). Les considérants reprennent ces divers moyens de preuve dans le cadre de 
l’appréciation des preuves, dans la mesure nécessaire. La 2e Chambre pénale 
procédera de la même manière. 

11. Moyens de preuve administrés en procédure d’appel

11.1 En procédure d’appel, il a été procédé à un complément d’administration de la 
preuve. Ainsi, de nouveaux extraits du casier judiciaire suisse ont été requis 
(D. 251-251 V. IV). Lors de l’audience d’appel du 24 avril 2024, il a été procédé à 
l’audition de la prévenue (D. 276-279 V. IV) et du prévenu (D. 282-288 V. IV).

IV. Appréciation des preuves

12. Règles régissant l’appréciation des preuves

12.1 En ce qui concerne l’approche légale de l’appréciation des preuves et le principe 
de la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), la 2e Chambre pénale se 
réfère aux motifs de première instance (D. 106-108 V. IV), auxquels elle ajoute le 
complément suivant.

12.2 En raison de conditions propres à la psychologie de la mémoire, la première 
déclaration revêt une importance décisive (ATF 129 I 49 consid. 6.1). De ce fait, en 
cas de déclarations contradictoires d’une même personne au cours de la 
procédure, il y a lieu en principe d’appliquer la règle d’appréciation des preuves 
selon laquelle les premières déclarations spontanées sont en général exemptes de 
prévention et plus fiables que les déclarations subséquentes, ces dernières 
pouvant être influencées de manière consciente ou inconsciente par des réflexions 
postérieures, notamment au sujet de leur portée et de leurs conséquences 
(ATF 115 V 133 consid. 8.c ; ATF 121 V 45 consid. 2a).

13. Arguments des parties

13.1 D’après Me B.________, les faits reprochés à l’encontre de la prévenue ne sont 
pas établis. A.________ était chez elle, en compagnie d’E.________ le soir des 
faits et selon Me B.________, par la suite, la prévenue est allée rejoindre son amie 
blessée à son domicile avant de l’accompagner à l’hôpital. D’après la défense, le 
seul fait d’être une militante politique ou d’avoir des lectures particulières n’est pas 
suffisant pour être condamnée dans un pays démocratique comme la Suisse, au 

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20052319/index.html#a10
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-129-I-49&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-115-V-133&lang=fr&zoom=&system=
http://relevancy.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE-121-V-45&lang=fr&zoom=&system=

20

contraire d’autres régions du monde. A cet égard, Me B.________ a précisé que les 
objets retrouvés dans la chambre de A.________ ne constituaient en rien la preuve 
de la commission d’une infraction. En outre, le mandataire de la prévenue a 
contesté le raisonnement du Tribunal régional quant à la saleté de ses vêtements 
ou au fait qu’elle était joignable à une heure tardive. En effet, d’après Me 
B.________, A.________ ne se souvient plus si son pantalon était taché et 
C.________, de son côté, l’a purement contesté. En l’absence d’autres éléments 
de preuve que le rapport de police du 26 mai 2020 à cet égard, la défense est 
d’avis qu’il convient de ne pas retenir cet élément à charge. Selon le mandataire 
précité, il est en outre usuel d’être joignable tardivement en cas d’urgence, d’autant 
plus lorsque l’appel provient de proches ou de membres de la famille. Il était 
également parfaitement logique de donner suite à cet appel dans le cas d’espèce 
et de se rendre ensuite chez son amie. De l’avis de Me B.________, le lien effectué 
par le Tribunal régional entre la couleur vestimentaire portée par les prévenus à 
l’hôpital et les actes commis au préjudice de la partie plaignante relève de la pure 
spéculation. Toujours d’après le mandataire de la prévenue, il n’est pas possible de 
construire le faisceau d’indices comme l’a fait le Tribunal régional attendu que les 
prétendus indices n’en sont pas. Ainsi, Me B.________ a retenu que les faits 
reprochés à l’encontre de A.________ n’étaient pas établis.

13.2 D’après Me D.________, C.________ souffre à cause de cette affaire et bien que 
l’Etat ne soit pas la cause originelle de sa dépression, sa détermination à être 
acquitté pour des faits de moindre importance est une preuve de son innocence. 
D’après le mandataire précité, il est difficile pour le prévenu de démontrer un fait 
négatif, à savoir qu’il n’était pas présent sur les lieux de l’infraction. Il revient au 
contraire, et selon la défense, aux autorités de poursuite pénale de prouver son 
implication dans cette affaire. D’après Me D.________, le prévenu n’a pas été 
entendu plus de 02:00 minutes par le Tribunal régional de sorte que ce dernier ne 
pouvait analyser ses déclarations comme il l’a fait dans son jugement. De plus et 
toujours d’après le mandataire du prévenu, les déclarations d’E.________ ne 
mettaient jamais en cause C.________ et ce n’est pas parce qu’elle a 
éventuellement accusé à tort G.________ que les déclarations du prévenu ne 
sauraient être suivies. Toujours d’après Me D.________, C.________ était en visite 
chez sa petite amie de l’époque E.________ ce soir-là et il dormait, après l’avoir 
aidée dans le cadre de son déménagement. La théorie du faisceau d’indices est 
utilisable mais les différents indices en eux-mêmes sont contestés par la défense. 
Ainsi, toujours d’après le mandataire du prévenu, le militantisme de celui-ci n’est 
pas avéré et la perquisition n’a rien donné à cet égard, ce qui semble ne pas avoir 
été le cas pour les deux autres prévenues. Ensuite, Me D.________ a expliqué que 
les liens entre C.________ et E.________, respectivement avec A.________, ne 
prouvaient strictement rien dans cette affaire. S’agissant ensuite de la tenue 
vestimentaire des prévenus, Me D.________ est d’avis que le Tribunal s’est livré à 
des spéculations tant le récit de G.________ est pauvre à cet égard, de sorte que 
cet indice doit également être écarté. S’agissant du dernier indice, soit l’absence de 
coopération avec la police, Me D.________ s’est référé à l’audition de son client 

21

par-devant la Cour de céans où celui-ci a expliqué, de manière crédible d’après lui, 
avoir été décontenancé par le comportement de la police, compte tenu de son état 
de santé précaire. Par surabondance d’arguments, Me D.________ a expliqué 
qu’E.________ n’aurait pas eu besoin de circuler à vélo si le prévenu était sur 
place attendu que dans ce cas, ils auraient pris leur voiture commune pour se 
rendre sur les lieux de l’infraction. Partant et en application du principe in dubio pro 
reo, Me D.________ a considéré que les faits reprochés à C.________ ne 
pouvaient pas être retenus comme avérés.

14. Remarques liminaires

14.1 Les éléments permettant d’établir les évènements survenus le 5 novembre 2019 
reposent essentiellement sur les déclarations de G.________ et d’E.________. En 
effet, C.________ et A.________ n’ont pas été entendus formellement dans cette 
affaire avant leur audition respective par-devant le Tribunal régional le 6 juillet 2023 
seulement (D. 43-45 V. IV et D. 57-60 V. IV). Ainsi, G.________ a été entendu le 
9 novembre 2019 par la police (D. 41-43 V. I), le 28 septembre 2021 par le 
Ministère public (D. 45-48 V. I) et le 6 juillet 2023 par le Tribunal régional (D. 46-49 
V. IV). Pour sa part, E.________ a été entendue le 30 avril 2020 (D. 50-56 V. I) et 
le 20 novembre 2020 (D. 66-69 V. I) par la police, le 29 septembre 2020 (D. 61-64 
V. I) et le 28 septembre 2021 (D. 53-57 V. I, 2e partie) par le Ministère public ainsi 
que le 6 juillet 2023 par le Tribunal régional (D. 50-56 V. IV). La 2e Chambre pénale 
procédera ci-après à l’analyse de la crédibilité des déclarations des intervenants 
susmentionnés, notamment au regard de l’ensemble des éléments au dossier.

14.2 A relever à ce stade que la question principale dans la présente affaire concerne 
uniquement l’implication de A.________ et de C.________ dans les dommages à 
la propriétés survenus le 5 novembre 2019 au préjudice de la succursale 
I.________ de H.________ SA. En revanche, l’accident de la circulation qui s’est 
déroulé quelques minutes plus tard dans les rues avoisinantes, entre G.________ 
et une cycliste identifiée par la suite comme étant E.________, respectivement le 
comportement des différents protagonistes après les faits litigieux, constituent des 
éléments plus périphériques mais non sans importance. Prises dans leur 
ensemble, les déclarations de G.________, d’E.________, de C.________ et 
A.________ permettent d’apprécier leur crédibilité quant à la globalité des faits 
survenus. Il conviendra donc de se pencher également sur leurs propos concernant 
les éléments périphériques afin d’établir la version avérée des faits relatifs à l’objet 
de la présente affaire. 

15. Analyse des déclarations de G.________

15.1 S’agissant tout d’abord de la genèse des déclarations de G.________, force est de 
constater qu’il a été entendu 4 jours seulement après les évènements du 
5 novembre 2019. C’est d’ailleurs la première personne à s’être exprimée 
formellement par-devant les autorités dans cette affaire. A cela s’ajoute qu’il ressort 
du rapport de police du 26 mai 2020 que c’est lui qui a appelé la police, aux 
alentours de 02:30 heures du matin, après avoir aperçu des individus qu’il 

22

suspectait de vol à proximité du garage H.________, respectivement après être 
entré en collision avec E.________. Son comportement à l’arrivée des forces de 
l’ordre a d’ailleurs été celui attendu de toute personne impliquée dans un accident 
de la circulation, étant donné qu’il se trouvait toujours sur les lieux à l’arrivée de la 
police et qu’il a essayé de venir en aide, sans succès, à E.________. Si cette 
dernière n’était plus sur place à l’arrivée des forces de l’ordre, G.________ s’est 
pour sa part exprimé informellement avec elles quelques instants seulement après 
sur les évènements du 5 novembre 2019 (D. 2-7 V. I). La police a d’ailleurs relevé 
que ses déclarations circonstanciées à ce moment-là avaient été similaires à celles 
qui avaient ensuite été tenues lors de sa première audition formelle du 9 novembre 
2019 (D. 5 V. I). Dans ces circonstances, force est de constater que le critère de la 
genèse des déclarations de G.________ plaide à l’évidence en faveur d’une bonne 
crédibilité.

15.2 S’agissant ensuite du noyau des faits, force est de constater G.________ n’a pas 
varié dans sa version, qu’il s’est montré logique et qu’il a évoqué de nombreux 
détails tendant à renforcer la force probante de ses dires. Tout d’abord et dans sa 
première audition du 9 novembre 2019, G.________ a expliqué qu’il rentrait chez 
lui à l’adresse Y.________ à I.________ lorsqu’il a vu une personne pouvant 
potentiellement faire le guet aux abords de son domicile. S’il n’a pas été capable de 
décrire l’habillement porté par cet individu, G.________ a expliqué que, lorsqu’il a 
mis son clignoteur pour s’engager dans son parking sous-terrain, il a remarqué 
deux autres individus cagoulés à proximité immédiate du garage H.________, 
lequel est situé juste à côté de son immeuble d’habitation. Toujours d’après 
G.________, toutes ces personnes ont alors pris la fuite de sorte qu’il a pensé, à 
cet instant, qu’elles venaient de commettre un vol ou une autre infraction de ce 
genre (D. 42 l. 29-39 V. I). 

15.3 Durant son audition par-devant le Ministère public le 28 septembre 2021, 
G.________ a confirmé ses déclarations à ce propos (D. 46 l. 26 V. I). Il a en outre 
déclaré qu’il avait klaxonné à proximité du garage H.________ (D. 47 l. 66-71 V. I) 
et qu’il avait eu peur pour sa famille, attendu qu’il pensait que les individus devant 
chez lui avaient pu faire quelque chose de mal (D. 47-48 l. 90-95 V. I). Une telle 
réaction est tout à fait compréhensible lorsque l’on sait que des individus cagoulés 
se trouvaient à proximité immédiate de son domicile et que G.________ est marié 
et père de 5 enfants. Le fait que G.________ ait déclaré que les auteurs étaient 
tous cagoulés (« alles vermummt » [D. 47 l. 92 V. I]) par-devant le Ministère public, 
alors qu’il avait pourtant déclaré à la police que deux individus étaient cagoulés et 
qu’une troisième personne était vêtue de manière inconnue ne saurait porter à 
conséquence. En effet, il est précisé que les faits sont survenus de nuit, aux 
alentours de 02:00 – 02:30 heures du matin, lorsque G.________ rentrait chez lui 
après le travail (D. 4 ; D. 47 l. 7-9 V. IV). Dans ces circonstances, on ne saurait lui 
reprocher de ne pas être parfaitement précis quant aux caractéristiques de chacun 
des individus qui se trouvaient aux abords de son domicile, ce d’autant plus que 
d’après ses dires, ceux-ci ont immédiatement pris la fuite dès qu’ils l’on aperçu (D. 
42 l. 35-39 V. I). 

23

15.4 Lors de son audition par-devant le Tribunal régional le 6 juillet 2023, G.________ a 
donné en substance la même version que précédemment aux autorités, confirmant 
au passage expressément ses précédentes déclarations à la police et au Ministère 
public (D. 46 l. 15-17). Lors des débats, G.________ s’est montré particulièrement 
crédible dans la mesure où il n’a pas cherché à impliquer les prévenus plus que de 
raison, quand bien même E.________ l’avait dénoncé, depuis sa lettre du 
11 novembre 2019 adressée au Ministère public (D. 2-3 V. I, 2e partie), au motif 
qu’il l’aurait prétendument volontairement renversée en voiture. Ainsi, à la question 
de savoir si les prévenus avaient quelque chose dans les mains ou s’ils étaient 
munis d’un sac – ce qui aurait été éminemment compromettant attendu qu’il leur 
est reproché d’avoir usé de bombes de peinture –, G.________ s’est contenté 
d’expliquer qu’il ne s’en rappelait plus (D. 47 l. 29-31 V. IV). Dans le même sens et 
bien qu’il ait été établi qu’E.________ était la personne qui avait chuté à vélo en 
raison de la collision avec le véhicule de G.________, ce dernier ne s’est pas 
déclaré sûr de la reconnaître, alors qu’elle était présente dans la salle d’audience 
(D. 48 l. 30-32 V. IV). G.________ est en revanche parvenu à donner des détails 
quant à la manière dont les individus qui se trouvaient à proximité de chez lui 
cachaient leur visage, expliquant qu’ils avaient sur la tête des cagoules complètes, 
munies uniquement d’ouvertures pour la bouche et les yeux (D. 47 l. 16-18 V. IV). 
G.________ a même précisé qu’E.________ était masquée au début de la 
poursuite, mais bien qu’il ne l’ait pas vue enlever sa cagoule au cours de celle-ci, 
elle ne la portait plus au moment de l’accident (D. 48 l. 18-24 V. IV). 
Les déclarations de G.________ aux débats selon lesquelles trois individus 
masqués étaient ensemble à l’entrée du garage souterrain avant de se disperser 
(D. 47 l. 22 V. IV), respectivement qu’il a aperçu une quatrième personne non 
cagoulée et dont il n’était pas sûr qu’elle appartienne à la bande des trois autres 
(D. 47 l. 11-14 V. IV) ne sauraient être interprétées comme une contradiction avec 
ses précédentes déclarations. En effet, cela peut s’expliquer attendu que plus de 
trois ans se sont écoulés entre les faits et les débats du 6 juillet 2023. A cela 
s’ajoute que G.________ lui-même a indiqué qu’il ne se rappelait plus de tout ce 
qui s’était produit le 5 novembre 2019 en raison de l’écoulement du temps (D. 49 
l. 18-19 V. IV). Il est d’ailleurs rappelé qu’en raison de conditions propres à la 
psychologie de la mémoire – comme relevé dans les références jurisprudentielles 
susmentionnées –, c’est les premières déclarations qui sont généralement 
considérées comme les plus fiables.

15.5 Quoi qu’il en soit, dans toutes ses déclarations, G.________ a fait état d’au moins 
trois individus, tous ou en partie cagoulés, qui se trouvaient à proximité de son 
domicile et du garage H.________ en pleine nuit de telle sorte qu’il les a 
immédiatement suspectés de commettre des actes illicites. L’arrivée plus tard de la 
police au garage lui a donné raison attendu qu’il a effectivement été constaté que 
des déprédations venaient d’être commises au préjudice de H.________ SA (voir 
les photographies en D. 11 V. I et D. 12 V. I). Il ne saurait être tiré de conclusion du 
fait qu’aucune cagoule n’a été retrouvée, tant il a pu être aisé pour les différents 
individus impliqués de l’ôter hors de la vue de G.________, respectivement de la 

24

faire disparaître plus tard, une bonne fois pour toute. Dans ces circonstances, la 
2e Chambre pénale considère les propos de G.________ cohérents et crédibles 
sur le noyau dur des faits. Cela est d’autant plus vrai que ses déclarations quant 
aux éléments périphériques dont il sera question ci-dessous le sont également tout 
autant.

15.6 S’agissant des éléments plus périphériques de cette affaire, à savoir ce qu’il s’est 
passé à compter de la fuite des individus masqués, G.________ s’est montré 
particulièrement précis quant à l’enchainement des différents des évènements. A la 
police, il a expliqué qu’il avait suivi en voiture une personne à vélo – qui a été 
identifiée par la suite comme étant E.________ – et a même retracé son propre 
parcours sur une carte mise à disposition par les policiers (D. 42 l. 41-42 V. I ; 
D. 44 V. I). Il a indiqué s’être dirigé dans la AA.________ avant de tourner et de 
pénétrer dans la ruelle AC.________. A cet instant, G.________ a expliqué avoir 
perdu de vue E.________, raison pour laquelle il a décidé d’abandonner la 
poursuite et de retourner à son domicile, en obliquant à droite, à hauteur de 
l’adresse AQ.________. Toujours d’après lui et alors qu’il circulait à vitesse réduite 
à hauteur de l’adresse AF.________, E.________ est brusquement réapparue 
derrière un véhicule parqué et, malgré un freinage d’urgence de la part de 
G.________, est entrée en collision avec son véhicule. G.________ a expliqué 
s’être immédiatement enquis, après l’arrêt de sa voiture, de l’état de santé 
d’E.________. Celle-ci a toutefois refusé son aide et voulait quitter les lieux. 
Attendu que G.________ la suspectait d’avoir commis une infraction, c’est à cet 
instant qu’il a contacté la police. G.________ a indiqué que les agents des forces 
de l’ordre voulaient expressément communiquer avec E.________, mais que cette 
dernière ne voulait pas leur parler au téléphone. Toujours d’après G.________ et 
alors qu’elle était visiblement blessée, E.________ a ramassé, poussé puis 
enfourché son vélo sur la AE.________. G.________ a ensuite indiqué qu’elle 
s’était dirigée dans une direction inconnue, à hauteur de l’intersection entre la 
AD.________ et du AT.________ (D. 42 l. 44-66 V. I). 

15.7 La 2e Chambre pénale constate d’emblée que le rapport d’accident du 26 mai 2020 
dressé par la police a confirmé en tous points le récit susmentionné de 
G.________ (D. 31-33 V. I). Il sied en outre de relever que le cheminement 
d’E.________ tel que décrit par G.________ aux travers les rues situées à 
proximité du garage H.________ est typiquement celui que pourrait emprunter une 
cycliste qui tente de fuir après avoir commis un méfait. En effet, il apparaît que 
selon G.________, E.________ s’est très rapidement dirigée dans de petites 
ruelles sinueuses et sombres, à la circulation difficile eu égard aux nombreux 
véhicules parqués encombrant la chaussée. En pédalant le long de telles ruelles 
tout en se livrant à des changements de direction intempestifs, il est tout à fait 
possible de semer une voiture qui est bien plus large et difficile à manœuvrer 
qu’une bicyclette. C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est produit pour 
G.________ alors qu’il tentait de suivre E.________, attendu qu’il l’a perdue de vue 
et qu’il a finalement dû se résigner à rebrousser chemin. En outre, les déclarations 
de G.________ sur le fait qu’E.________ a très rapidement voulu quitter les lieux, 

25

sans même vouloir parler à la police après la collision, sont parfaitement 
compatibles avec le reste de son récit. En effet, puisqu’E.________ était impliquée 
dans les déprédations commises au préjudice de H.________, celle-ci n’avait 
aucun intérêt à rester sur les lieux de l’accident, quand bien même elle aurait été 
blessée, attendu que G.________ communiquait déjà avec la police, ce 
qu’E.________ savait. 

15.8 G.________ a en outre maintenu sa version quant au déroulement des 
évènements périphériques lors de sa deuxième audition par-devant le Ministère 
public le 28 septembre 2021 (D. 46-47 V. I). Il a même précisé à cet égard que 
d’après lui, E.________ s’était comme cachée derrière les voitures parquées sur le 
côté droit de la route (D. 46 l. 41-42 V. I). Cette précision apparaît logique tant il 
peut paraître utile à une fuyarde à vélo de se dissimuler brièvement lors d’une 
poursuite, que ce soit pour reprendre son souffle où encore pour brouiller sa piste. 
Lors des débats de première instance, G.________ a encore confirmé sa version 
des faits relative aux évènements qui ont suivi la mise en fuite des individus 
présents à proximité de son domicile (D. 47-49 V. IV). Il a amené à cette occasion 
de nombreux détails notamment quant à l’impact, à la discussion qui a suivie avec 
E.________ ou encore en rapport avec les sollicitations que formulait la police par 
téléphone. Son récit est d’ailleurs parfaitement corroboré par l’enregistrement de 
l’appel téléphonique qui figure au dossier (CD-Rom en D. 15 V. I, 2e partie). Tout 
cela constitue des signes évidents de réalité qui renforcent immanquablement la 
crédibilité des déclarations de G.________ sur les évènements du 5 novembre 
2019. A cela s’ajoute qu’au moment où la Présidente du Tribunal régional a opposé 
la lettre accusatrice et particulièrement cinglante d’E.________ à l’égard de 
G.________, celui-ci s’est borné à répéter que c’était lui qui avait appelé la police, 
sans jamais user de reproches de quelque nature que ce soit à l’égard de sa 
dénonciatrice – qui pourtant avait été renvoyée pour dénonciation calomnieuse à 
ce propos (D. 48 l. 34-38 V. IV). Malgré les circonstances, G.________ est allé 
jusqu’à souhaiter un bon rétablissement à E.________, laissant dans le même 
temps la justice trancher cette affaire (D. 57 l. 132 V. I, 2e partie).

15.9 Il résulte de tout ce qui précède que les déclarations de G.________ sont 
parfaitement crédibles, non seulement sur le noyau dur des faits qui se sont 
déroulés aux abords du garage H.________, mais également quant aux éléments 
périphériques ayant mené à l’accident avec E.________. Partant, la 2e Chambre 
pénale se basera, entre autres, sur les déclarations de G.________ dans le cadre 
de l’établissement de la version avérée des faits.

16. Analyse des déclarations d’E.________

16.1 S’agissant de la genèse des déclarations d’E.________, force est de constater 
qu’elle n’est en rien comparable à celle de G.________. En effet, il ressort du 
rapport de police du 26 mai 2020 que celle-ci ne se trouvait déjà plus sur les lieux 
de l’accident à l’arrivée de la police, au contraire de G.________ qui avait de son 
côté appelé les forces de l’ordre. Cela interpelle attendu qu’E.________ avait été 
blessée dans la collision au point qu’une tâche de sang fraiche se trouvait encore 

26

sur la chaussée et que certaines de ses affaires personnelles étaient encore sur 
place, à savoir une lampe frontale et un trousseau de clés (D. 4 V. I ; voir 
également la photographie en D. 13 V. I). Si E.________ avait réellement été 
renversée intentionnellement comme elle l’a prétendu plus tard dans sa lettre du 
11 novembre 2019 adressée au Ministère public (D. 2-3 V. I, 2e partie), il aurait été 
dans son intérêt de rester sur les lieux et d’attendre l’arrivée des forces de l’ordre. 
Quoi qu’il en soit, le premier contact entre E.________ et les policiers a été établi 
quelques heures après les faits, aux alentours de 05:30 du matin. C’est d’ailleurs 
uniquement parce que les policiers ont procédé à une visite impromptue au Centre 
hospitalier de I.________ qu’il leur a été possible de rencontrer E.________, alors 
accompagnée de A.________ et de C.________. A relever à ce propos que les 
trois individus n’ont manifestement pas apprécié l’arrivée des forces de l’ordre, 
attendu que les policiers les ont qualifiés de « sehr unkooperativ » et qu’ils leur ont 
fait très peu de déclarations. Ce qui précède démontre à l’évidence qu’E.________ 
et les prévenus n’avaient aucune envie d’être confrontés aux policiers à ce 
moment-là, ce qui est difficilement compréhensible vu les accusations portées à 
l’encontre de G.________ par E.________ dans sa lettre du 11 novembre 2019. En 
outre, bien qu’E.________ ait semblé très lucide aux yeux des policiers lors de leur 
visite, celle-ci n’a pas voulu donner d’indications à propos du lieu et de l’heure de 
son accident de vélo (D. 4 V. I). En raison de la tension qui régnait au sein de 
l’hôpital entre les différents protagonistes et les forces de l’ordre, les policiers n’ont 
pas eu d’autre choix que de convoquer E.________ à une audition ultérieure (D. 5 
V. I), laquelle n’aura finalement lieu que le 30 avril 2020, soit plus de 5 mois après 
les faits. Il résulte de ce qui précède que le critère de la genèse des déclarations 
d’E.________ ne peut difficilement être plus mauvais de sorte qu’à lui seul, cet 
élément porte déjà très sérieusement atteinte à la crédibilité de ses dires dans 
cette affaire.

16.2 S’agissant des déclarations d’E.________ à la police ou au Ministère public quant 
au noyau dur des faits, à savoir quant à son implication et celle de A.________ et 
C.________ dans les dommages survenus au préjudice de H.________, force est 
de constater qu’il est difficile d’en tirer quoi que ce soit. A cela s’ajoute que ses 
quelques propos sur les éléments périphériques de l’affaire sont dépourvus de 
toute crédibilité. En effet, lors de sa première audition devant la police le 30 avril 
2020, E.________ a refusé de répondre aux questions des enquêteurs (D. 51-52 
V. I). Elle a seulement expliqué qu’elle voulait fuir la personne qui la suivait, sans 
toutefois donner la moindre explication à ce sujet (D. 53 l. 155-157 V. I). 
E.________ a en revanche reconnu que les clés qui avaient été retrouvées sur les 
lieux de l’accident lui appartenaient (D. 54 l. 196 VI), alors même qu’elle avait 
mensongèrement affirmé exactement le contraire par-devant les policiers à l’hôpital 
(D. 4 V. I). E.________ a également refusé de répondre aux questions qui lui 
étaient soumises lors de sa deuxième audition du 29 septembre 2020 (D. 62-64 V. 
I) et de sa troisième audition du 20 novembre 2020 (D. 67-69 V. I). Lors de sa 
quatrième audition du 28 septembre 2021, elle a donné des informations quant à la 
nature de ses blessures et du suivi médical qui avait été mis en place (D. 54 l. 43-

27

55 V. I, 2e partie). En revanche, ses autres déclarations sur le déroulement des 
faits (en D. 54 jusqu’en D. 56 V. I, 2e partie) sont restées extrêmement 
circonscrites, dépourvues de logique et nullement détaillées, notamment quand elle 
a expliqué qu’elle ne souhaitait pas s’annoncer immédiatement à la police après la 
collision avec G.________ avant d’être en pleine capacité de le faire (D. 56 l. 127-
130 V. I, 2e partie). Il en est allé de même lorsqu’elle n’a pas été capable 
d’expliquer, de manière plausible, les raisons pour lesquelles elle s’excusait auprès 
de G.________ la nuit des faits (D. 55 l. 80-84 V. I, 2e partie), alors qu’elle avait 
préalablement nié s’être excusée (D. 53 l. 155 V. I). En effet, entendu 
l’enregistrement de l’appel téléphonique avec la police (à 02:30 minutes du CD-
Rom en D. 15 V. I, 2e partie), il est incompréhensible qu’E.________ s’excuse 
effectivement et dans un premier temps envers G.________ et que, plus tard dans 
la lettre du 11 novembre 2019, elle lui reproche de l’avoir volontairement 
renversée. A cela s’ajoute que ses propos d’après lesquels elle était en train de 
rentrer de chez son amie A.________ lorsqu’elle a commencé à s’enfuir en raison 
des coups de klaxons de G.________ (D. 56 l. 100-103 ; D. 56 l. 133 V. I, 2e partie) 
sont extrêmement pauvres. Par exemple, elle ne détaille nullement la nature de la 
soirée qu’elle venait de passer avec son amie, ni les circonstances pour lesquelles 
elle s’est faite klaxonner par G.________, alors même que de telles informations 
seraient particulièrement utiles dans la présente affaire.

16.3 Finalement, bien qu’E.________ ait été d’accord de répondre aux questions qui lui 
étaient posées lors de l’audience du Tribunal régional du 6 juillet 2023, force est de 
constater que la crédibilité de ses dires est moins que très faible. Tout d’abord, ce 
récit intervient plus de 3 ans après les faits, ce qui est déjà de nature à en affaiblir 
la force probante. En outre, d’un côté, E.________ a déclaré qu’elle s’était 
expressément arrêtée pour voir ce que des individus faisaient devant le garage 
H.________. Mais d’un autre côté, elle a été incapable de décrire la moindre de 
leurs activités concrètes. La 2e Chambre pénale partage d’ailleurs à cet égard 
l’appréciation du Tribunal régional d’après laquelle il est relativement étrange 
qu’une femme seule qui rentre en pleine nuit à vélo s’arrête pour observer des 
agissements potentiellement suspects pour tout un chacun alors que la logique 
voudrait qu’en pareilles circonstances, le mouvement soit accéléré pour renter à 
son domicile au plus vite. Sur opposition de la Présidente du Tribunal régional qui 
lui a alors demandé pourquoi elle s’était arrêtée si elle ne voyait rien – comme 
E.________ l’a prétendu –, cette dernière n’a fourni aucune explication 
convaincante (D. 51 l. 18-46 V. IV). Il en est allé de même s’agissant des raisons 
qui auraient pu amener G.________ à la prendre en chasse personnellement, 
attendu qu’E.________ a affirmé qu’elle n’en savait rien et qu’elle n’avait pas 
compris pourquoi il l’avait suivie (D. 52 l. 1-5 V. IV). Finalement, ses propos relatifs 
à ses intérêts politiques pour la cause de l’indépendance AS.________ au 
M.________ démontrent définitivement qu’E.________ a grossièrement menti dans 
cette affaire.  Interrogée à ce propos par la Présidente du Tribunal régional, elle 
s’est contentée d’expliquer qu’il s’agissait d’un mouvement qu’elle connaissait, 
respectivement qu’il était normal d’avoir des informations à ce propos, attendu que 

28

la guerre faisait rage dans cette région à l’époque (D. 50 l. 46 V. IV ; D. 53 l. 29-41 
V. IV). Il ressort du dossier qu’il est pourtant clair que l’intérêt que portait 
E.________ pour le M.________ allait bien au-delà des quelques propos qu’elle a 
bien voulu tenir lors des débats de première instance. En effet, du matériel de 
propagande sans équivoque à cet égard a été retrouvé dans sa collocation (D. 169 
V. II). A cela s’ajoute qu’E.________ avait rédigé, le AW.________ déjà – soit 
avant les faits qui nous occupent – un article pour le moins engagé sur le site 
internet AU.________ qui figure au dossier en D. 14-24 V. I intitulé : 
« AV.________ ». La teneur de cet article dépasse le simple journalisme 
d’information et relève de la propagande politique. Ainsi, il est évident 
qu’E.________ était une militante active de la cause AS.________ au M.________ 
au moment des faits. Dans ces circonstances, ses déclarations selon lesquelles 
elle n’avait rien à voir avec les individus qu’elle venait d’apercevoir le 5 novembre 
2019 à proximité du garage H.________ de I.________ à 02:30 heures du matin – 
et qui partageaient les mêmes idées politiques qu’elle – n’emportent aucune 
conviction. Au contraire, si elle se trouvait à cet endroit précisément au moment où 
les déprédations telles que décrites plus haut ont eu lieu, c’est bien qu’elle était 
impliquée personnellement dans celles-ci, quoi qu’elle en dise et comme l’a 
justement retenu le Tribunal régional qui l’a condamnée – condamnation qui depuis 
lors, est entrée en force. Il résulte de tout ce qui précède que les déclarations 
d’E.________ manquent de toute crédibilité de sorte que l’on ne peut rien en tirer, 
que ce soit à charge ou à décharge.

17. Analyse des déclarations de A.________ et de C.________

17.1 S’agissant tout d’abord de la genèse des déclarations de A.________ et de 
C.________, il est rappelé que ceux-ci n’ont pas été entendu formellement avant 
l’audience des débats du 6 juillet 2023, de sorte qu’il est difficile de se prononcer à 
ce propos. En revanche, quelques heures après les faits, ceux-ci ont rencontré la 
police au Centre hospitalier de I.________ alors qu’ils étaient en compagnie 
d’E.________. Le rapport du 26 mars 2020 (D. 2-7 V. I) relatif à cette rencontre est 
d’ailleurs particulièrement accablant en ce qui les concerne. Ainsi, bien qu’il ne soit 
pas question de déclarations formelles, une attention toute particulière doit être 
portée quant à la nature des propos qui ont été échangés à cette occasion, de 
même que sur les constatations qui ont été effectuées. Tout d’abord, on apprend 
du rapport que A.________ et C.________ étaient à 05:30 heures au chevet de 
leur amie blessée et qu’ils n’ont visiblement pas apprécié la visite impromptue des 
agents de police. D’après ces derniers et comme déjà relevé, les trois individus se 
sont comportés de manière « sehr unkooperativ » et n’ont fait que très peu de 
déclarations. A elle seule, cette attitude est déjà surprenante attendu que si leur 
amie E.________ avait été volontairement percutée par G.________ comme elle 
l’a prétendue dans sa lettre du 11 novembre 2019, alors ses amis auraient pu 
profiter de l’occasion pour venir en aide aux enquêteurs. Au contraire, A.________ 
et C.________ ont pris la défense d’E.________ non pas pour l’aider dans ses 
démarches, mais pour éviter que les policiers ne l’interrogent au prétexte qu’elle 

29

était blessée. Or, les agents des forces de l’ordre avaient constaté qu’à ce 
moment-là, la plaie à la tête d’E.________ avait déjà été soignée et que la 
« victime » était très lucide. Attendu qu’il a été démontré que la version de leur 
amie était totalement dépourvue de crédibilité et qu’elle était personnellement 
impliquée dans les dommages du 5 novembre 2019, le fait que A.________ et 
C.________ aient pris ainsi fait et cause pour elle les présente comme hautement 
suspects.

17.2 Autre élément troublant, A.________ et C.________ étaient tous deux vêtus de 
noir à l’hôpital, couleur de vêtements également identique à celle que portait 
E.________ au moment où elle a été renversée par G.________ (comme cela 
ressort de la description faite par ce dernier à la police par téléphone lorsqu’elle 
prenait la fuite [CD-Rom en D. 15 V. I, 2e partie]). Bien qu’il s’agisse d’une couleur 
de vêtements relativement banale, force est d’admettre qu’il est curieux que les 
individus qui se trouvaient à l’hôpital, peu de temps après les faits, étaient tous 
habillés de la sorte. Cela est d’autant plus troublant lorsque l’on sait, d’après 
G.________, que des cagoules avaient été utilisées à proximité du garage 
H.________. Cela démontre à l’évidence que les auteurs avaient pour objectif 
d’agir sans être ni repérés ni reconnus et l’usage généralisé du noir, a fortiori en 
pleine nuit, aurait consisté en un choix judicieux à cet égard. Quoi qu’il en soit, 
A.________ et C.________ n’ont donné aucune explication aux policiers. De plus 
et à titre superfétatoire, une autre constatation des agents doit être mise en 
exergue. D’après ces derniers, à l’hôpital, tant A.________ que C.________ 
avaient leur pantalon respectif recouvert de terre. Le rapport du 26 mai 2020 est 
particulièrement exhaustif de sorte que rien ne laisse supposer que les policiers 
aient pu commettre une erreur à ce propos (D. 2-7 V. I). Il n’en demeure pas moins 
que A.________ a déclaré qu’elle ne se souvenait plus si ses vêtements étaient 
sales (D. 277 l. 64-66 V. IV), respectivement que C.________ a nié la véracité de 
la constatation opérée à ce sujet (D. 44 l. 38 ; D. 285 l. 142-149 V. IV). Si avoir de 
la terre sur son pantalon n’a en soit rien d’exceptionnel, il n’en demeure pas moins 
incompréhensible que ni A.________ ni C.________ n’aient voulu informer les 
agents de police quant aux lieux qu’ils avaient fréquentés la nuit en question, ni les 
renseigner sur l’endroit où ils avaient éventuellement pu se salir. Il ne faut d’ailleurs 
pas oublier qu’hormis E.________, les autres individus impliqués dans les 
dommages survenus au préjudice de H.________ ont pris la fuite à pied lorsque 
G.________ est arrivé. Or, les alentours du garage sont bordés de clôtures et 
autres jardins entre les différents immeubles qui composent le quartier. S’il était 
simplement question d’une soirée passée chez des amis – comme avancé bien 
plus tard –, la 2e Chambre pénale est extrêmement dubitative quant aux raisons qui 
ont poussé A.________ et C.________ à se murer dans le silence quant à leur 
emploi du temps. Une soirée passée au domicile d’E.________ en ce qui concerne 
C.________ n’était, de toute manière, pas de nature à expliquer les salissures 
constatées par la police sur son pantalon la nuit des faits. Il en va de même pour 
A.________, qui a expliqué avoir passé la soirée chez elle, en compagnie 
d’E.________. Cependant, attendu que l’instruction n’a pas prouvé de manière 

30

définitive l’état dans lequel se trouvaient les pantalons de A.________ et 
C.________ (en prenant des photographies de ceux-ci, par exemple) et que les 
salissures sont contestées par les prévenus, la 2e Chambre pénale constate que 
cet élément n’est pas nécessaire à l’établissement des faits. Par contre, la non-
collaboration des prévenus à l’égard des questions visant à établir leur emploi du 
temps ce soir-là, point sur lequel il sera encore revenu ci-après et qui porte 
fondamentalement atteinte à la crédibilité de A.________ et de C.________, est 
clairement un élément qui peut leur être opposé, tant il aurait été facile pour eux de 
s’exprimer à ce sujet, et alors qu’ils avaient tout intérêt à dissiper au plus vite, le 
cas échéant, tout malentendu avec la police. Pour terminer à propos de la 
rencontre à l’hôpital, la Cour de céans ne parvient pas à saisir pour quelle raison 
C.________ n’a pas laissé la police essayer sur sa voiture la clé trouvée sur le lieu 
de l’accident, qui correspondait à la marque de son véhicule, s’il n’avait rien à se 
reprocher. Il n’a pas expliqué non plus à la police que la clé du véhicule 
AX.________ retrouvée sur les lieux de l’accident d’E.________ correspondait à 
celle de leur véhicule commun à tous les deux, ce qui a d’ailleurs été admis plus 
tard lors des débats (D. 44 l. 13-16 V. IV). Quoi qu’il en soit, à la suite notamment 
de la visite à l’hôpital, les agents de police ont d’emblée supposé que tant 
A.________ que C.________ avaient accompagné E.________ dans les 
déprédations commises le 5 novembre 2019 (D. 7 V. I). Il résulte de ce qui précède 
que le critère de la genèse des premiers actes d’enquête relatifs à A.________ et 
C.________ ne plaide pas en leur faveur, bien au contraire.

17.3 S’agissant des déclarations de A.________ et de C.________ aux débats de 
première instance, il sied de relever les éléments suivants. Tout d’abord, leur 
crédibilité est relativement complexe à analyser attendu qu’ils n’ont pas été 
entendus avant le 6 juillet 2023, soit plus de 3 ans après les faits. Il n’en demeure 
pas moins que leur version ne saurait être considérée comme plausible en raison 
de leurs efforts évidents pour soutenir la version avancée par E.________ – 
version qui a déjà été qualifiée de mensongère pour les raisons dont il a été 
question ci-avant. En résumé, ceux-ci ont nié avoir été impliqué dans les 
dommages survenus le 5 novembre 2019. Les prévenus ont déclaré que 
C.________ était venu passer la soirée dans la collocation d’E.________, laquelle 
ayant décidé elle-même de passer la même soirée chez A.________. La version 
commune des prévenus a ensuite consisté à dire qu’E.________ avait été victime 
d’un accident de vélo sur le chemin du retour et qu’à son arrivée, C.________ et 
cette dernière avaient décidé de contacter par téléphone A.________, pour l’aviser 
de la situation médicale d’E.________. A.________ se serait alors rendue à vélo 
auprès de C.________ et E.________. A la suite de cela, tous auraient décidé de 
se rendre en voiture à l’hôpital de I.________ (D. 44 l. 21-24 V. IV ; D. 57 l. 33-46 
V. IV). D’emblée, la 2e Chambre pénale constate que les déclarations précitées de 
A.________ et C.________ sont succinctes et peu détaillées, au point qu’elles 
tiennent seulement sur quelques lignes. Comme indiqué ci-dessus, cette version 
commune reprend celle du 11 novembre 2019 avancée par E.________ dans sa 
lettre adressée au Ministère public (D. 2-3 V. I, 2e partie). Vu les liens 

31

particulièrement étroits entre les différents prévenus (A.________ étant la meilleure 
amie d’E.________, laquelle étant elle-même amie et ancienne petite amie de 
C.________), il ne fait aucun doute que les protagonistes ont disposé de tout le 
temps nécessaire pour accorder leurs violons, notamment en se calquant sur la 
lettre du 11 novembre 2019 qui avait déjà été envoyée au Ministère public par 
E.________ et qui pouvait faire office de ligne directrice. Quoi qu’il en soit, la 
version commune avancée lors des débats de première instance manque 
cruellement de cohérence à plusieurs niveaux.

17.4 Tout d’abord, la 2e Chambre pénale peine à comprendre pourquoi C.________ 
serait venu passer la soirée chez E.________ si celle-ci n’était pas là, 
respectivement si elle passait dans le même temps la soirée chez A.________. 
Ces explications à cet égard sont restées vagues (D. 44 l. 9-11 V. IV ; D. 45 l. 32-
39) et d’une totale pauvreté, ce qui porte manifestement atteinte à sa crédibilité. 
Il sera revenu ci-après sur la nouvelle version avancée à cet égard lors des débats 
en appel. Dans le même sens, A.________ n’a donné aucun détail quant à la 
nature de la soirée qu’elle avait passée en compagnie d’E.________, se bornant à 
déclarer avoir « pass[é] la soirée ensemble avec E.________ » (D. 57 l. 34 V. IV). 
A cela s’ajoute qu’il n’y avait aucune raison objective de contacter 
téléphoniquement A.________ au beau milieu de la nuit après le départ 
d’E.________. En effet, attendu que A.________ est AY.________ de formation, 
on ne voit pas en quoi son avis médical aurait été nécessaire au point qu’il faille la 
consulter à 02:30 heures du matin, a fortiori qu’elle doive prendre la peine de 
rejoindre ses amis en pleine nuit à vélo. Cela est d’autant plus vrai qu’E.________ 
et C.________ pouvaient très facilement se rendre d’eux-mêmes à l’hôpital avec 
leur propre voiture, ce qu’ils ont d’ailleurs fait (D. 44 l. 15-24 V. IV). Il est d’ailleurs 
intriguant de constater que C.________ n’a nullement fait référence au SMS que 
A.________ a déclaré avoir reçu et qui visait à l’informer de la situation 
d’E.________ dans ses déclarations (D. 43-45 V. IV). De même, A.________ a été 
incapable de produire le SMS évoqué, au motif qu’« elle a dû effacer plein de 
choses il y a peu de temps car son téléphone avait la mémoire pleine », 
respectivement ne plus savoir si le message avait été envoyé via une plateforme 
telle que AZ.________, BA.________ ou autre (D. 58 l. 26-29 V. IV). Quoi qu’il en 
soit, la Cour de céans constate que la taille informatique d’un message – qui est 
totalement dérisoire – n’est nullement de nature à remplir la mémoire d’un 
téléphone, contrairement aux photographies et autres vidéos. En outre, pour 
s’assurer que A.________ prenne effectivement connaissance de la situation 
médicale d’E.________ à plus de 02:30 heures du matin – et eu égard à l’urgence 
relative de la situation si l’on en croit C.________ et A.________ –, il aurait été 
bien plus logique de l’appeler directement. En effet, partir du principe que son 
interlocuteur lira immanquablement un message en pleine nuit est pour le moins 
illogique. En revanche, il y a davantage de chance que la communication 
s’établisse si le téléphone se met à sonner durant plusieurs secondes, comme c’est 
usuellement le cas en cas d’appel. D’ailleurs, après avoir parlé d’un message, 
A.________ a brièvement fait référence à sa liste d’appels, dont l’historique ne 

32

remontait qu’à mai 2021 d’après elle. Mais sur opposition de sa précédente 
déclaration relative à un SMS, A.________ a reparlé à nouveau des messages 
(D. 59 l. 25-26 V. IV). Il est ainsi évident que A.________ s’est purement et 
simplement perdue dans sa propre version, ce qui porte une atteinte certaine à sa 
crédibilité. Il apparaît bien plus probable qu’au contraire, A.________ était déjà sur 
place lorsque E.________ est arrivée. Cela ressort d’ailleurs indirectement des 
tournures de phrases particulières employées par C.________, qui a déclaré de 
son côté : « Pendant la nuit, E.________ est arrivé[e] dans notre chambre, elle 
était en détresse et blessée, elle avait du sang qui coulait et à ce moment-là, on a 
pris la voiture pour aller à l’hôpital. Enfin, on l’a pas tout de suite prise mais au bout 
d’un moment on s’est dit que c’était trop grave et qu’il fallait aller à l’hôpital » (D. 44 
. 21-22 V. IV). Il apparaît ainsi que d’après C.________, la décision de se rendre à 
l’hôpital aurait été prise sans consultation téléphonique de A.________, 
contrairement aux propos tenus par cette dernière. Les déclarations des deux 
prévenus sont ainsi contradictoires entre elles, ce qui démontre à l’évidence que la 
crédibilité des déclarations faites aux débats du 6 juillet 2023 par A.________ et 
C.________ est des plus douteuses. 

17.5 Lors des débats en appel le 24 avril 2024, les prévenus A.________ et 
C.________ ont été entendus une seconde fois dans le cadre de la présente 
procédure, de sorte qu’il est désormais possible d’effectuer une comparaison entre 
les différentes déclarations de ces prévenus. Il ne saurait toutefois être oublié que 
4 ans et demi environ se sont découlés entre les évèn