# Swiss Caselaw Document

**Case Identifier:** c2dd7ab6-61fc-51e9-9e47-543758905799
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2024-03-25
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 25.03.2024 C-3710/2019
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_C-3710-2019_2024-03-25.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour III 

C-3710/2019 

 

 
 

  A r r ê t  d u  2 5  m a r s  2 0 2 4  

Composition 
 Caroline Bissegger (présidente du collège),  

Philipp Egli, Caroline Gehring, juges, 

Müjde Atak, greffière. 
 

 
 

Parties 
 A._______, (France) 

recourant, 

  
 

 
contre 

 
 Office de l'assurance-invalidité pour les assurés 

résidant à l'étranger OAIE,  

autorité inférieure.  

  
 

 
 

Objet 
 Assurance-invalidité, droit à la rente 

(décision du 24 juin 2019). 

 

 

 

C-3710/2019 

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Faits : 

A.  

A.a A._______ (ci-après : le recourant, l’assuré ou l’intéressé), né le (…)  

1967, de nationalité française et domicilié en France, est marié et père de 

trois enfants (nés en 2002, 2005 et 2008 ; OAI-B._______ pce 52). 

L’intéressé a travaillé, de manière discontinue entre 2004 et 2016, en 

Suisse dans le domaine de la construction, en particulier en tant 

qu’électricien-monteur, cotisant ainsi aux assurances sociales suisses, en 

particulier à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité (ci-après : 

AVS/AI), pendant plusieurs années (cf. extrait du compte individuel du 23 

novembre 2017 [OAI-B._______ pce 62]). 

A.b En date du 13 novembre 2008, l’assuré a déposé une demande de 

prestations AI auprès de l’Office de l’assurance-invalidité du canton 

B._______ (ci-après : OAI-B._______) en indiquant souffrir de douleurs à 

l’épaule droite et être en incapacité de travail depuis le 9 août 2007. Par 

décision du 8 septembre 2010, l’Office de l’assurance-invalidité pour les 

assurés résidant à l’étranger (ci-après : OAIE ou autorité inférieure) a rejeté 

la demande de prestations AI de l’assuré (cf. OAI-B._______ pces 1 à 37).  

A.c Le 15 septembre 2015, l’intéressé a été victime d’un accident sur son 

lieu de travail. Selon le questionnaire du 6 octobre 2015, l’assuré a déclaré 

qu’il a dû sauter de l’échelle sur laquelle il se trouvait afin d’éviter de tomber 

et a senti une douleur dans son genou gauche (OAI-B._______ pce 

51.112). L’accident du 15 septembre 2015 a été pris en charge par la 

Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents (ci-après : SUVA). 

B.  

B.a Le 26 septembre 2017, l’OAI-B._______ a réceptionné la nouvelle 

demande de prestations AI, datée du 12 septembre 2017, de l’assuré. 

Celui-ci a déclaré être en incapacité totale de travail depuis le 15 

septembre 2015 en raison de l’atteinte relative à son genou gauche (OAI-

B._______ pce 52). Cette demande a été instruite par l’OAI-B._______, 

qui a requis le dossier de la SUVA (cf. notamment OAI-B._______ pces 51, 

56 et 58).  

Il ressort en particulier des premières pièces versées au dossier que 

l’assuré souffre d’une fissure de la corne postérieure du ménisque interne 

du genou gauche avec kyste méniscal centimétrique en regard de cette 

fissure, d’une petite contusion osseuse sous chondrale sans fracture au 

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niveau du condyle fémoral interne et d’un épanchement intra-articulaire 

important (cf. rapport d’IRM du 16 octobre 2015 [OAI-B._______ pce 

51.107]). Les rapports des imageries médicales ultérieures concluent à une 

chondropathie condylienne fémorale médiale et trochléenne fémorale (cf. 

les rapports de l’arthrographie et de l’arthroscanner du genou gauche du 7 

juin 2016 [OAI-B._______ pce 51.74-75]). Un examen médical est réalisé 

le 14 octobre 2016 par le Dr C._______ (ci-après : Dr C._______), 

spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil 

locomoteur et médecin d’arrondissement de la SUVA. Le Dr C._______ 

rapporte en substance que l’assuré a suivi des traitements conservateurs 

depuis presque une année sans constater d’amélioration au niveau des 

douleurs et que les tentatives de reprise de travail ont échoué. En outre, le 

Dr C._______ recommande une arthroscopie de l’articulation du genou 

gauche avec résection partielle du ménisque interne (OAI-B._______ pce 

51.56). Cette arthroscopie est pratiquée le 2 décembre 2016 par le Dr 

D._______ (ci-après : Dr D._______), médecin du service de l’orthopédie 

et traumatologie de l’Hôpital universitaire E._______ (cf. rapport médical 

du Dr D._______ du 17 novembre 2016 [OAI-B._______ pce 51.48]). 

Toutefois, lors de l’opération, le Dr D._______  indique qu’aucune lésion 

méniscale n’apparaît au compartiment médial mais constate une lésion 

cartilagineuse de quatrième degré, d’environ 10x10 mm, dans la zone du 

condyle fémoral latéral, et procède au débridement du cartilage et à une 

micro-fracture du condyle fémoral médial (OAI-B._______ pce 51.45 ; cf. 

également le rapport de sortie du Dr D._______  [OAI-B._______ pce 

51.46] ainsi que les contrôles cliniques postopératoires [OAI-B._______ 

pces 51.44 et 51.35]). Par la suite, diverses consultations médicales ont eu 

lieu auprès du Dr C._______ et à l’Hôpital universitaire E._______ dès lors 

que l’intéressé se plaignait d’un état douloureux et de gonflement de 

l’articulation du genou gauche (OAI-B._______ pces 51.31, 51.21, 51.18, 

51.14, 51.13 et 51.12). En outre, l’assuré a séjourné du 31 août au 4 

octobre 2017 à la clinique F._______ à (…) (OAI-B._______ pces 57 et 

58).  

B.b Invité à se prononcer sur le dossier médical de l’intéressé, le Dr 

G._______ (ci-après : Dr G._______), médecin du service médical 

régional (ci-après : SMR) et spécialiste en orthopédie ainsi qu’en médecine 

physique et réhabilitation, retient dans son rapport médical du 21 novembre 

2017 les diagnostics suivants : une distorsion/traumatisme de contusion du 

genou gauche avec une lésion cartilagineuse de 4° du condyle fémoral 

médial gauche et une déchirure horizontale de la corne postérieure du 

ménisque médial gauche ; un status après arthroscopie du genou gauche 

le 2 décembre 2016, consistant au débridement du cartilage et à une micro-

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fracture du condyle fémoral médial ; une actuelle tendinite ansérine et un 

déséquilibre musculaire ; une instabilité fémoro-patellaire bilatérale, 

symptomatique à gauche avec patella alta, et l’absence de dysplasie 

trochléenne de haut grade et d'antécédents de luxation patellaire. Le Dr 

G._______ indique que les atteintes de l’épaule droite dont souffrait 

l’intéressé entre 2008 et 2009 ne se retrouvent plus dans les diagnostics à 

partir de l’année 2015, de sorte qu’elles sont exclusivement prises en 

compte dans la limitation du tableau des performances positives. En outre, 

le Dr G._______ déclare que l’activité habituelle d’électricien n’est plus 

exigible en raison de l’atteinte au genou gauche et qu’une activité adaptée, 

légère à moyennement pénible, est exigible à un taux d’occupation de 

100%. Les limitations fonctionnelles sont la sollicitation alternée (position 

debout/marche d’un seul tenant jusqu’à 1h30 maximum) du genou gauche, 

sans activité prolongée en position accroupie et/ou sur les genoux et 

montée fréquente d’escaliers/échelles ainsi que de ne pas solliciter de 

manière répétitive et monotone l’épaule droite, les activités devant pouvoir 

s’effectuer en dessous de la hauteur des épaules (OAI-B._______ pce 61 

p. 2-7).  

B.c Par projet de décision du 23 février 2018, l’OAI-B._______ informe 

l’assuré de son intention de rejeter sa demande de rente (OAI-B._______ 

pce 64), auquel l’intéressé s’est opposé le 7 mars 2018 (OAI-B._______ 

pce 65).  

B.d Selon le rapport médical du 21 décembre 2017, le Dr H._______ (ci-

après : Dr H._______), médecin-chef du service de l’orthopédie et de la 

traumatologie de l’Hôpital universitaire E._______, l’intéressé n’est pas 

satisfait de l’évolution de l’état de son genou gauche, se plaignant de 

douleurs quotidiennes localisées au niveau du genou. Le Dr H._______ 

relève que l’implantation d’une prothèse partielle est prématurée, 

l’intéressé ne la voulant pas non plus, et propose à l’assuré une approche 

régénérative avec transplantation de cellules cartilagineuses, méthode 

intitulée « nose2knee » (OAI-B._______ pce 67.15). La SUVA informe 

l’intéressé que cette méthode ne peut pas être prise en charge par la SUVA 

et l’adresse à la Clinique I._______ pour un second avis orthopédique 

(OAI-B._______ pces 67.18 et 67.20). Selon le rapport médical du 3 avril 

2018 du Dr J._______ (ci-après : Dr J._______, spécialiste en orthopédie 

et traumatologie, une nouvelle arthroscopie de l’articulation du genou 

gauche est nécessaire compte tenu de l’examen clinique et de la nouvelle 

IRM réalisée le 22 mars 2018. En outre, le Dr J._______ relève qu’en cas 

de persistance de l’œdème de la moelle osseuse du genou gauche médial, 

une évaluation du métabolisme osseux est recommandée (OAI-B._______ 

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pce 67.3). Le 6 juin 2018, l’intéressé a transmis à la SUVA un compte-rendu 

de l’IRM, réalisée en France, du 14 mai 2018, concluant à une petite zone 

d'ostéonécrose sous-chondrale centimétrique du condyle médial, à une 

fissure de la corne postérieure du ménisque médial sensiblement identique 

au précédent examen, kyste méniscal centimétrique associé, et à un 

épanchement intra-articulaire (OAI-B._______ pce 71.14). Selon les 

rapports médicaux des 13 août et 27 septembre 2018 du Dr C._______, 

une nouvelle opération du genou gauche par arthroscopie est nécessaire 

dès lors que l’IRM du 22 mars 2018 révèle désormais une lésion du 

ménisque interne avec des signes positifs du ménisque interne de 

l’articulation du genou (OAI-B._______ pces 71.9 et 74.12). Selon le 

rapport opératoire du 9 janvier 2019, le Dr J._______ procède par 

arthroscopie à la suture du ménisque médial et à la résection ouverte du 

ganglion du genou gauche médial (OAI-B._______ pce 76.6). Par la suite, 

le Dr J._______ effectue divers contrôles cliniques postopératoires, 

lesquels rapportent en substance la persistance des douleurs au niveau de 

l’excision du ganglion médial et un déficit musculaire massif des muscles 

du quadriceps (cf. rapports médicaux des 24 janvier, 21 février, 4 avril et 2 

mai 2019 du Dr J._______ [OAI-B._______ pce 78.4]). Dans son rapport 

médical du 3 juin 2019, le Dr C._______ retient qu’il n’y a aucune raison 

de procéder à une nouvelle intervention chirurgicale de l’articulation du 

genou, considérant l’état actuel du genou gauche comme final. En outre, 

le médecin d’arrondissement de la SUVA considère que l’assuré peut 

exercer une activité professionnelle, légère à moyenne, à plein temps, à 

charge alternée et excluant de monter sur des échelles/échafaudages, de 

marcher sur un terrain irrégulier ainsi que de faire des activités dans des 

positions forcées avec l’articulation du genou et de la jambe gauche (OAI-

B._______ pce 79.4). 

B.e Invité à se prononcer sur les nouvelles pièces recueillies auprès de la 

SUVA à la suite de l’opposition de l’intéressé, le Dr G._______ retient en 

substance que la capacité de travail et les limitations fonctionnelles 

retenues lors de son avis médical du 21 novembre 2017 restent valables. 

En outre, il indique que dans la mesure où il n’existe comme auparavant 

que des atteintes liées à l'accident en ce qui concerne la limitation de la 

capacité de travail, il est possible de s'appuyer sans changement sur les 

documents de la SUVA, de la clinique F._______ de (…) et les examens 

médicaux du médecin d'arrondissement de la SUVA (cf. rapport médical du 

11 juin 2019 [OAI-B._______ pce 81]). 

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B.f Par décision du 24 juin 2019, l’OAIE a rejeté la demande de prestations 

AI de l’intéressé et confirmé le projet de décision du 23 février 2018 de 

l’OAI-B._______ (OAI-B._______ pce 85). 

C.  

C.a Par correspondance du 18 juillet 2019 (timbre postal) adressée au 

Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), l’assuré a notamment 

expliqué qu’à la suite d’un accident professionnel, il a été opéré à deux 

reprises de son genou gauche et qu’actuellement, son genou était gonflé 

et douloureux au quotidien (TAF pce 1). En outre, il a transmis divers 

documents dont un CD contenant les images de son genou (annexe à TAF 

pce 1). 

C.b Par décision incidente du 25 juillet 2019, le Tribunal a invité l’intéressé 

à régulariser son recours dans un délai de 5 jours dès la notification de 

ladite décision incidente (TAF pce 2). Par correspondance du 31 juillet 

2019 (timbre postal), le recourant a régularisé son recours (TAF pce 3).  

C.c Par décision incidente du 22 août 2019, le Tribunal a invité le recourant 

à verser une avance sur les frais de procédure présumés de 800 francs 

dans les 30 jours dès la notification de ladite décision incidente, sous peine 

d’irrecevabilité du recours (TAF pce 5). Le montant a été versé dans le délai 

imparti (TAF pce 7).  

C.d Par correspondance spontanée du 10 octobre 2019 (timbre postal), 

l’intéressé a transmis au Tribunal divers documents médicaux et un CD 

contenant les images de son genou gauche (TAF pce 9). L’intéressé 

expose en substance son incompréhension quant à la clôture de son 

dossier devant la SUVA et fait une liste de nombreuses pièces médicales 

et de rapports d’entretien à la SUVA qui ne figureraient pas au dossier. En 

outre, il fait état de ses douleurs liées au genou gauche. 

C.e Par réponse du 21 novembre 2019, l’autorité inférieure a transmis la 

prise de position de l’OAI-B._______ du 19 novembre 2019 et conclu à la 

suspension de la procédure jusqu’à l’entrée en force de la décision de la 

SUVA du 29 juillet 2019 (TAF pce 11). Par détermination du 21 décembre 

2020, le recourant a accepté la suspension de la procédure de recours 

jusqu’à l’entrée en force de la décision de la SUVA (TAF pce 16). 

C.f Le recourant a transmis au Tribunal diverses pièces, y compris un CD 

contenant une copie des pièces du dossier de l’OAI-B._______, par 

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correspondances spontanées des 29 janvier, 6 et 21 février, 22 avril, 30 

mai, 15 et 20 juillet, 21 et 26 août 2020 (TAF pces 17 à 25). L’intéressé y 

expliquait en substance sa compréhension des rapports médicaux figurant 

au dossier et faisait état de son état de santé.  

C.g Par décision incidente du 25 septembre 2020, le Tribunal a rejeté la 

requête de l’autorité inférieure du 21 novembre 2019 tendant à la 

suspension de la présente cause et transmis les correspondances 

spontanées susmentionnées du recourant à l’OAIE. En outre, le Tribunal a 

invité la SUVA à produire son dossier complet (TAF pce 26), laquelle l’a 

transmis le 15 octobre 2020 (TAF pce 28).  

C.h Par correspondances spontanées des 29 septembre, 28 octobre, 12 

novembre et 18 décembre 2020, 11 janvier, 1er , 11 et 23 mars, 28 avril, 14 

juin et 10 août 2021, l’intéressé a transmis au Tribunal diverses pièces, y 

compris trois CDs contenant les pièces du dossier de la SUVA. Il y explique 

en particulier sa compréhension des rapports médicaux figurant dans le 

dossier de la SUVA et de l’OAI-B._______ (TAF pces 27, 29, 30, 32, 34 à 

37, 41, 43 et 48).  

C.i Par correspondance du 26 août 2021, l’OAIE a transmis la prise de 

position de l’OAI-B._______ du 20 août 2021, l’avis médical du SMR du 17 

août 2021 ainsi que le complément du dossier de la cause. L’OAIE a conclu 

à la suspension de la présente procédure conformément à la prise de 

position de l’OAI-B._______ (TAF pce 50). Le 1er septembre 2021, l’autorité 

inférieure a transmis au Tribunal la prise de position spontanée de l’OAI-

B._______ du 26 août 2021 (TAF pce 51).  

C.j Par correspondances spontanées des 31 août, 25 octobre et 6 

novembre 2021, l’assuré s’est à nouveau prononcé sur son état de santé 

ainsi que sa compréhension des rapports médicaux présents dans le 

dossier de la cause. En outre, il a conclu au rejet de la demande de l’OAIE 

tendant à la suspension de la procédure (TAF pces 52, 55 et 56).  

C.k Par décision incidente du 26 novembre 2021, le Tribunal a prononcé 

la suspension de la procédure jusqu’à l’obtention des résultats des 

investigations médicales menées par la SUVA (TAF pce 58).  

C.l Par courrier spontané du 16 décembre 2021, l’intéressé a fait 

notamment état de son état de santé et de sa compréhension des rapports 

médicaux et sollicité la levée de la suspension de la procédure ainsi que la 

reprise de l’instruction (TAF pce 60). Il a transmis d’autres courriers 

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spontanés, datés des 19 et 20 janvier 2022, aux motifs précités (TAF pces 

62 et 63). Par correspondance du 25 janvier 2022, le recourant a transmis 

au Tribunal une copie de sa correspondance adressée au Tribunal des 

assurances sociales du canton K._______ (TAF pce 65).  

C.m Par décision incidente du 24 février 2022, le Tribunal a maintenu la 

suspension de la procédure de recours jusqu’à l’obtention du rapport 

d’expertise orthopédique de la SUVA (TAF pces 67 et 68). 

C.n Par ordonnance du 9 septembre 2022, le Tribunal a notamment invité 

les parties à l’informer sur l’état de la procédure d’instruction ouverte par la 

SUVA (TAF pce 70).  

C.o Par correspondances des 20, 23 et 27 septembre 2022, l’autorité 

inférieure a transmis au Tribunal de céans une copie des courriers 

électroniques de l’assuré des 20, 21 et 26 septembre 2022 (TAF pces 71, 

73 et 74). Par courrier spontané du 21 septembre 2022, l’assuré a transmis 

au Tribunal une copie de ses courriels adressés à l’OAI-B._______ et à 

l’OAIE (TAF pce 72).  

C.p Par correspondance du 20 octobre 2022, l’autorité inférieure a 

transmis l’écriture du 17 octobre 2022 de l’OAI-B._______ et le 

complément du dossier de la SUVA pour information (TAF pce 75).  

C.q Par prise de position du 20 juillet 2023, l’OAIE a transmis au Tribunal 

le préavis de l’OAI-B._______ du 18 juillet 2023 et le complément du 

dossier de la SUVA. En outre, il a conclu à la levée de la suspension de la 

procédure, au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée 

(TAF pce 76). 

C.r Par décision incidente du 27 juillet 2023, le Tribunal a en substance 

informé les parties que la suspension de la procédure était levée (TAF pce 

77).  

C.s Par correspondances des 4 et 12 septembre 2023, l’intéressé a 

transmis au Tribunal sa prise de position et une copie de son recours 

déposé devant le Tribunal des assurances sociales du canton K._______ 

contre la décision sur opposition du 7 juillet 2023 de la SUVA. En outre, il 

a fait état de son état santé et de sa compréhension des rapports médicaux 

figurant au dossier (TAF pces 78 et 79).  

C.t Par correspondance du 12 janvier 2024, le Tribunal de céans a invité 

l’OAIE à produire le dossier complet de la cause accompagné des pièces 

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réunies en un seul bordereau et numérotées (TAF pce 82). Par 

correspondance du 25 janvier 2024, l’autorité inférieure a sollicité une 

prolongation de délai de 15 jours afin de transmettre ledit dossier (TAF pce 

84). L’OAIE a transmis le dossier complet de la cause le 26 janvier 2024 

sous format papier et CD (TAF pce 85). Ce dossier, correspondant au 

dossier de l’OAI-B._______, étant plus récent et contenant en un support 

tout le dossier de la cause, le Tribunal se référera à ce dernier dans le 

cadre de la présente procédure.  

C.u Par correspondance spontanée du 5 février 2024, l’intéressé a 

transmis au Tribunal diverses images médicales, réalisées les 24 

novembre 2016, 27 avril 2017 et 15 octobre 2020, concernant son genou 

gauche (TAF pce 86).  

C.v Par correspondance spontanée du 6 mars 2024 (timbre postal), le 

recourant a transmis au Tribunal de céans une copie de sa correspondance 

adressée au Tribunal des assurances sociales du canton K._______ ainsi 

que du compte-rendu de l’arthroscanner du genou gauche du 16 janvier 

2024 (TAF pce 88). Par ordonnance du 14 mars 2024, le Tribunal a 

transmis, pour connaissance, à l’autorité inférieure une copie de la 

correspondance du 6 mars 2024 ainsi que de son annexe et a rappelé à 

nouveau aux parties que l’échange d’écritures est clos (TAF pce 89).  

D.  

Les autres faits et arguments pertinents de la cause seront retranscrits et 

examinés, en tant que de besoin, dans les considérants qui suivent. 

Droit : 

1.  

1.1 Selon l’art. 31 LTAF, sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 

LTAF, non réalisées en l’espèce, et en relation avec les art. 33 let. d LTAF 

et art. 69 al. 1 let. b LAI (RS 831.20), le Tribunal administratif fédéral 

connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 PA prises par 

l’OAIE. 

1.2 Selon l’art. 37 LTAF, la procédure devant le Tribunal est régie par la PA, 

pour autant que la LTAF n’en dispose pas autrement. En vertu de l’art. 3 

let. dbis PA, la procédure en matière d’assurances sociales n’est pas régie 

par la PA dans la mesure où la LPGA (RS 830.1) est applicable. A cet 

égard, conformément à l’art. 2 LPGA, en relation avec l’art. 1 LAI, les 

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dispositions de la LPGA s’appliquent à l’assurance-invalidité à moins que 

la LAI ne déroge expressément à la LPGA.  

1.3 Conformément à l’art. 59 LPGA, quiconque est touché par la décision 

ou la décision sur opposition et a un intérêt digne d’être protégé à ce qu’elle 

soit annulée ou modifiée a qualité pour recourir. Ces conditions sont 

remplies en l’espèce.  

1.4 Déposé en temps utile et dans les formes requises par la loi (art. 60 

LPGA et 20, 22a et 50 PA ; art. 52 PA), et l’avance sur les frais de procédure 

ayant été dûment acquittée (art. 63 al. 4 PA), le recours est recevable.  

2. L’objet du présent litige porte sur la question de savoir si le recourant a 

droit à une rente d’invalidité suisse, respectivement si la décision querellée 

du 24 juin 2019 se révèle bien fondée.  

3.  

3.1 La procédure dans le domaine des assurances sociales fait prévaloir 

la maxime inquisitoire (art. 43 LPGA ; ATF 138 V 218 consid. 6). Ainsi, le 

Tribunal administratif fédéral définit les faits et apprécie les preuves d'office 

et librement (art. 12 PA ; PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, Droit 

administratif, vol. II, 3e éd. 2011, ch. 2.2.6.3). Ce faisant, il ne tient pour 

existants que les faits qui sont prouvés, cas échéant au degré de la 

vraisemblance prépondérante (ATF 139 V 176 consid. 5.2 ; ATF 138 V 218 

consid. 6). Par ailleurs, il applique le droit d'office, sans être lié par les 

motifs invoqués par les parties (art. 62 al. 4 PA ; ATAF 2013/46 consid. 3.2), 

ni par l'argumentation juridique développée dans la décision entreprise 

(PIERRE MOOR/ETIENNE POLTIER, op. cit., ch. 2.2.6.5 ; BENOÎT BOVAY, 

Procédure administrative, 2e éd. 2015, p. 243). L'autorité saisie se limite en 

principe aux griefs soulevés et n'examine les questions de droit non 

invoquées que dans la mesure où les arguments des parties ou le dossier 

l'y incitent (ATF 122 V 157 consid. 1a ; ATF 121 V 204 consid. 6c ; ANDRÉ 

MOSER et al., Prozessieren vor dem Bundesverwaltungsgericht, 3e éd. 

2022, n° 1.55). Les parties ont le devoir de collaborer à l'instruction (art. 13 

PA et 43 al. 3 LPGA ; arrêt du Tribunal administratif fédéral C-6134/2017 

du 3 avril 2018 consid. 5.4) et de motiver leur recours (art. 52 PA). 

3.2 Compte tenu des éléments d’extranéité ressortant du dossier, est 

applicable l'accord du 21 juin 1999 sur la libre circulation des personnes 

(ALCP, RS 0.142.112.681) ainsi que ses annexes et règlements (en 

particulier : règlement n° 883/2004, RS 0.831.109.268.1, et n° 987/2009, 

C-3710/2019 

Page 11 

RS 0.831.109.268.11). Néanmoins, l'invalidité ouvrant droit à des 

prestations de l'assurance-invalidité suisse se détermine exclusivement 

d'après le droit suisse (art. 46 al. 3 et annexe VII du règlement n° 883/2004, 

en relation avec l'annexe VII dudit règlement : ATF 130 V 253 consid. 2.4 ; 

arrêt du TF 9C_465/2022 du 1er mars 2023 consid. 5.5). 

3.3 En outre, il y a lieu en principe d’appliquer les règles de droit matériel 

en vigueur lors de la réalisation de l’état de fait qui doit être apprécié 

juridiquement ou qui a des conséquences juridiques, sous réserve des 

dispositions particulières du droit transitoire (ATF 143 V 446 consid. 3.3 ; 

136 V 24 consid. 4.3 ; 132 V 215 consid. 3.1.1). Le juge des assurances 

sociales apprécie en outre la légalité des décisions d’après les faits existant 

au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 362 consid. 

1b ; 99 V 98 consid. 4 ; arrêts du TF 9C_25/2012 du 25 avril 2012 consid. 

2.1 ; 9C_931/2008 du 8 mai 2009 consid. 4.3). Dans le cas d’espèce, la 

décision litigieuse ayant été rendue le 24 juin 2019, il y a lieu de s’en tenir 

aux faits survenus jusqu’à cette date et d’appliquer le droit en vigueur 

jusqu’à ce moment-là. Dès lors, la modification de la LAI du 19 juin 2020 

(RO 2121 705 ; FF 2017 2559), dans la mesure où elle est entrée en 

vigueur au 1er janvier 2022, ne trouve pas application dans le cas d’espèce. 

4.  

Selon l’art. 36 LAI, l’assuré qui compte trois années au moins de cotisations 

lors de la survenance de l’invalidité a droit à une rente d’invalidité ordinaire 

(al. 1). En l’occurrence, le recourant a versé des cotisations à l'AVS/AI 

suisse pendant plus de 50 mois (cf. OAI-B._______ pce 62). Il remplit donc 

la condition de durée minimale de cotisations. Il reste à examiner si l’assuré 

est invalide au sens de la loi.  

5.  

5.1 Conformément à l’art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente si sa 

capacité de gain ou sa capacité d'accomplir ses travaux habituels ne peut 

pas être rétablie, maintenue ou améliorée par des mesures de réadaptation 

raisonnablement exigibles (let. a) ; s’il a présenté une incapacité de travail 

(art. 6 LPGA) d'au moins 40% en moyenne durant une année sans 

interruption notable (let. b) ; et si, au terme de cette année, il est invalide 

(art. 8 LPGA) à 40% au moins (let. c). 

5.2 Le droit à la rente prend naissance au plus tôt à l’échéance d’une 

période de six mois à compter de la date à laquelle l’assuré a fait valoir son 

droit aux prestations conformément à l’art. 29 al. 1 LPGA, mais pas avant 

C-3710/2019 

Page 12 

le mois qui suit le 18e anniversaire de l’assuré (art. 29 al. 1 LAI) et sous 

réserve d’un délai d’attente d’une année à compter du début de l’atteinte à 

la santé (art. 28 al. 1 let. b LAI).  

5.3 Aux termes de l’art. 8 al. 1 LPGA, est réputée invalidité l'incapacité de 

gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. 

L'art. 4 al. 1 LAI précise que l'invalidité peut résulter d'une infirmité 

congénitale, d'une maladie ou d'un accident. L'al. 2 de cette disposition 

mentionne que l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa 

nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en 

considération. Selon l’art. 7 al. 1 LPGA, est réputée incapacité de gain 

toute diminution de l'ensemble ou d'une partie des possibilités de gain de 

l'assuré sur un marché du travail équilibré dans son domaine d’activité, si 

cette diminution résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou 

psychique et qu'elle persiste après les traitements et les mesures de 

réadaptation exigibles. De plus, il n'y a incapacité de gain que si celle-ci 

n'est pas objectivement surmontable (art. 7 al. 2 LPGA). En cas 

d’incapacité de travail de longue durée, l’activité qui peut être exigée de 

l’assuré peut aussi relever d’une autre profession ou d’un autre domaine 

d’activité (art. 6 LPGA).  

5.4 La notion d’invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPGA et à l'art. 4 LAI, 

est de nature juridique/économique et non pas médicale (ATF 116 V 246 

consid. 1b). En d'autres termes, l'assurance-invalidité suisse couvre 

seulement les pertes économiques liées à une atteinte à la santé physique, 

mentale ou psychique, qui peut résulter d'une infirmité congénitale, d'une 

maladie ou d'un accident, et non la maladie en tant que telle. Selon la 

jurisprudence constante, bien que l’invalidité soit une notion juridique et 

économique, les données fournies par les médecins constituent 

néanmoins un élément utile pour apprécier les conséquences de l’atteinte 

à la santé et pour déterminer quels travaux peuvent être encore 

raisonnablement exigés (ATF 115 V 133 consid. 2 ; 114 V 310 consid. 3c).  

5.5 L’évaluation du taux d'invalidité se fait principalement sur la base de 

trois méthodes : la méthode ordinaire de comparaison des revenus, la 

méthode spécifique et la méthode mixte. Leur application dépend du statut 

du bénéficiaire potentiel de la rente. Il faut se demander ce que la personne 

assurée aurait fait si l'atteinte à la santé n'était pas survenue (cf. arrêt du 

TF 9C_250/2021 du 24 mars 2022 consid. 2.2). S’agissant d'une personne 

exerçant une activité lucrative à temps complet, le taux d'invalidité est fixé 

d'après la méthode ordinaire de comparaison des revenus. Conformément 

à l'art. 16 LPGA, applicable par le renvoi de l'art. 28a al. 1 LAI, le revenu 

C-3710/2019 

Page 13 

que la personne assurée aurait pu obtenir si elle n'était pas invalide (revenu 

sans invalidité) est comparé avec celui qu'elle pourrait obtenir en exerçant 

l'activité qui peut être raisonnablement exigée d'elle après les traitements 

et les mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré (revenu 

d'invalide). La différence entre ces deux revenus permet de calculer le taux 

d'invalidité (cf. notamment ATF 137 V 334 consid. 3.1.1 ; arrêt du TF 

9C_250/2021 du 24 mars 2022 consid. 2.2). En l’espèce, le recourant 

travaillait à plein temps avant la survenance de l’atteinte à la santé.  

5.6  

5.6.1 Selon l’art. 69 al. 2 RAI (RS 831.201), l’office de l’assurance-invalidité 

compétent réunit les pièces nécessaires, en particulier sur l’état de santé 

du requérant, son activité, sa capacité de travail et son aptitude à être 

réadapté, ainsi que sur l’indication de mesures déterminées de 

réadaptation. 

5.6.2 Ainsi, le point de départ de l’examen du droit aux prestations est 

l’ensemble des éléments et constatations médicales. L’élément 

déterminant pour reconnaître pleine valeur probante à un rapport médical 

n’est ni son origine, ni sa désignation, mais son contenu (ATF 125 V 351 

consid. 3a ; 135 V 465 consid. 4.4). A cet égard, il importe que les points 

litigieux importants aient fait l’objet d’une étude fouillée, que le rapport se 

fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération 

les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du 

dossier, que la description des conséquences médicales soit claire et, 

enfin, que les conclusions du spécialiste soient bien motivées (ATF 134 V 

231 consid. 5.1 ; 130 V 396). 

5.6.3 S’agissant des documents produits par le service médical d'un 

assureur étant partie au procès (art. 59 al. 2bis LAI), le Tribunal fédéral 

n'exclut pas que l'assureur ou le juge des assurances sociales statuent en 

grande partie, voire exclusivement sur la base de ceux-ci. Dans de telles 

constellations, il convient toutefois de poser des exigences sévères à 

l'appréciation des preuves. Une instruction complémentaire sera ainsi 

requise, s'il subsiste des doutes, même minimes, quant au bien-fondé des 

rapports et expertises médicaux versés au dossier par l'assureur (ATF 139 

V 225 consid. 5.2 ; 135 V 465 consid. 4.6 ; 122 V 157 consid. 1d ; 123 V 

175 consid. 3d ; 125 V 351 consid. 3b/ee ; arrêt du TF 9C_10/2017 du 27 

mars 2017 consid. 5.1). Le simple fait qu'un avis médical divergeant – 

même émanant d'un spécialiste – ait été produit ne suffit toutefois pas à lui 

seul à remettre en cause la valeur probante d'un rapport établi par le 

C-3710/2019 

Page 14 

service médical de l’assureur (arrêt du TF U 365/06 du 26 janvier 2007 

consid. 4.1). Par ailleurs, il sied de relever que le fait précisément que ces 

médecins soient liés à l’assureur, d’un point de vue institutionnel ou par un 

rapport de travail, ne permet pas, pour ce seul motif, de douter de 

l’objectivité de leur appréciation ; le Tribunal fédéral n’y voit pas de motif 

de partialité ou de subjectivité (ATF 135 V 465 consid. 4.4). 

Les rapports des SMR selon les art. 59 al. 2bis LAI et 49 al. 1 et 3 RAI ont 

une autre fonction que les examens sur la personne de l'assuré au sens 

de l'art. 49 al. 2 RAI effectués par les SMR et de l'art. 44 LPGA effectués 

par un expert indépendant. Les rapports au sens des art. 59 al. 2bis LAI et 

49 al. 1 et 3 RAI ne se fondent pas sur des examens médicaux effectués 

sur la personne mais contiennent les résultats de l'examen des conditions 

médicales du droit aux prestations et une recommandation, sous l'angle 

médical, concernant la suite à donner à la demande de prestations. Ils ne 

posent pas de nouvelles conclusions médicales mais portent une 

appréciation sur celles déjà existantes (arrêts du TF 9C_581/2007 du 14 

juillet 2008 consid. 3.2 et 9C_341/2007 du 16 novembre 2007 consid. 4.1). 

5.6.4 Quant aux rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et 

doit tenir compte du fait que selon l'expérience, le médecin traitant est 

généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en 

raison de la relation de confiance issue du mandat thérapeutique qui l'unit 

à ce dernier (ATF 135 V 465 consid. 4.5 ; 125 V 351 consid. 3a/cc). Cette 

constatation s'applique de même aux médecins non traitants ou 

spécialistes (expertises privées) consultés par un patient en vue d'obtenir 

un moyen de preuve à l'appui de sa requête (arrêt du TF I 321/03 du 29 

octobre 2003 consid. 3.1 ; MICHEL VALTERIO, Commentaire, Loi fédérale 

sur l’assurance-invalidité [LAI], 2018, art. 57 n° 48). Toutefois, le simple fait 

qu'un certificat médical ou une expertise privée soit établi à la demande 

d'une partie et soit produit pendant la procédure ne justifie pas en soi des 

doutes quant à sa valeur probante. Ainsi, on en retiendra des éléments, 

notamment si ceux-ci, objectivement vérifiables, ont été ignorés dans le 

cadre d’une expertise indépendante et s’avèrent suffisamment pertinents 

pour remettre en cause les conclusions de l’expert (ATF 125 V 351 consid. 

3b/dd et les réf. citées ; arrêts du TF 9C_338/2016 du 21 février 2017 

consid. 5.5 ; 9C_876/2009 du 6 juillet 2010 consid. 2.2 ; 9C_24/2008 du 27 

mai 2008 consid. 2.3.2 ; 9C_201/2007 du 29 janvier 2008 consid. 3.2). 

5.7 Dans le domaine des assurances sociales, la décision doit se fonder 

sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent 

comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de 

C-3710/2019 

Page 15 

vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être 

considéré seulement comme une hypothèse possible ; la vraisemblance 

prépondérante suppose que, d'un point de vue objectif, des motifs 

importants plaident pour l'exactitude d'une allégation, sans que d'autres 

possibilités ne revêtent une importance significative ou n'entrent 

raisonnablement en considération (ATF 139 V 176 consid. 5.3).  

6.  

6.1 Lorsque la rente a été refusée par une précédente décision parce que 

le degré d'invalidité était insuffisant, la nouvelle demande ne peut être 

examinée que si l'assuré rend plausible que son invalidité s'est modifiée 

de manière à influencer ses droits (art. 87 al. 2 et 3 RAI ; ATF 130 V 71 

consid. 2.2 ;109 V 262 consid. 3). Demeure réservée une modification des 

bases légales qui ont motivé la décision de refus de prestations ou la 

survenance d'un nouveau cas d'assurance au sens d'une augmentation du 

degré d'invalidité en raison d'une atteinte à la santé totalement différente 

de l'atteinte initiale (arrêt du TF 8C_388/2021 du 16 août 2021 consid. 4.2 

et réf. citées).  

6.2 Si l’administration entre en matière sur une nouvelle demande, elle doit 

instruire la cause et déterminer si la modification du degré d’invalidité 

rendue plausible par l’assuré s’est effectivement produite (ATF 130 V 64 

consid. 6.2) et doit procéder de la même manière qu'en cas de révision au 

sens de l'art. 17 LPGA (ATF 141 V 9 consid. 2.3 ; 130 V 64 consid. 2 ; 117 

V 198 consid. 3a ; notamment : arrêts du TF 9C_269/2018 du 25 juillet 

2018 consid. 2 ; I 329/05 du 10 février 2006 consid. 1.1 ; 132/03 du 26 avril 

2005 consid. 2). 

Pour examiner si dans un cas, il y a eu une modification du taux d'invalidité 

au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA, le point de départ est formé par la dernière 

décision entrée en force qui repose sur un examen matériel du droit à la 

rente avec une constatation des faits pertinents, une appréciation des 

preuves et une comparaison des revenus (pour autant qu’il existait des 

indices selon lesquels la capacité de travail résiduelle était modifiée). Les 

faits tels qu'ils se présentaient à ce moment-là doivent être comparés aux 

circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 133 V 108 

consid. 5.4 ; 130 V 343 consid. 3.5.2 ; 130 V 71 consid. 3.2.3 et 

références). 

6.3 En l’espèce, l’autorité inférieure est entrée en matière sur la nouvelle 

demande de prestations AI du 26 septembre 2017 de l’assuré, celle-ci a 

C-3710/2019 

Page 16 

été déposée en raison de l’atteinte au genou gauche. Par décision du 8 

septembre 2010, l’autorité inférieure avait rejeté la première demande de 

prestations AI de l’intéressé au motif que la comparaison des revenus avec 

et sans atteinte à la santé faisait apparaître une perte de gain de 5 %, ceci 

excluant l’octroi d’une rente d’invalidité (OAI-B._______ pce 37). Sur le 

plan médical, une expertise bidisciplinaire en médecine générale et en 

chirurgie orthopédique avait été réalisée (cf. rapport d’expertise du 20 avril 

2009 [OAI-B._______ pce 17]). Les diagnostics ayant un impact sur la 

capacité de travail étaient un syndrome douloureux chronique de l'épaule 

droite sur status après kyste glénoïdien sur labrum crânien, un status après 

ablation arthroscopique du kyste du labrum glénoïdien le 9 juin 2008, un 

premier diagnostic d'algodystrophie, selon l’IRM du 6 octobre 2008, et une 

raideur persistante de l’épaule droite en présence de capsulite présumée. 

Les experts avaient retenu, en particulier sur le plan orthopédique, qu’en 

raison de l’atteinte à l’épaule droite, l’activité habituelle d’électricien-

monteur n’était plus exigible ainsi que les activités manuelles comparables 

impliquant de soulever des charges de plus de 5 à 10 kg (OAI-B._______ 

pce 17 p. 9). La décision du 8 septembre 2010 est entrée en force de chose 

décidée, n’ayant pas été attaquée par recours. Ainsi, il sied de constater 

que la nouvelle demande de l’assuré concerne une atteinte (genou 

gauche) totalement différente de l’atteinte initiale (épaule droite). Partant, 

la nouvelle demande de prestations de l’assuré doit être soumise à un 

examen complet en fait et en droit (arrêt du TF 9C_556/2021 du 3 janvier 

2022 consid. 5.1).  

7.  

7.1 L’autorité inférieure a rejeté par décision du 24 juin 2019 la nouvelle 

demande de prestations d’invalidité de l’assuré au motif qu’une activité 

adaptée, légère à moyenne, est exigible à plein temps. Sur le plan médical, 

le dossier de l’OAI-B._______ contient deux avis du SMR, datés des 21 

novembre 2017 et 11 juin 2019, ainsi que le dossier de la SUVA. 

7.2 Selon l’avis du SMR du 21 novembre 2017, le Dr G._______ rappelle 

en substance les diagnostics figurant dans le rapport d’expertise du 20 avril 

2009 concernant l’épaule droite de l’assuré ainsi que les limitations 

fonctionnelles retenues à ce moment-là et indique que les atteintes du 

membre supérieur droit ne se retrouvent plus dans les diagnostics à partir 

de l’année 2015 (OAI-B._______ pce 61 p. 2). S’agissant de l’événement 

du 15 septembre 2015, le Dr G._______ mentionne l’IRM du genou gauche 

du 16 octobre 2015, le rapport médical du 13 avril 2016, l’arthrographie et 

l’arthroscanner du 7 juin 2016, le rapport médical du médecin 

C-3710/2019 

Page 17 

d’arrondissement de la SUVA du 14 octobre 2016, les rapports médicaux 

du service d’orthopédie de l’Hôpital universitaire E._______ des 14 

novembre 2016, 2 décembre 2016, 16 janvier 2017 et 27 février 2017, le 

rapport médical du Dr C._______ du 25 avril 2017, les IRM du genou 

gauche des 27 avril et 22 juin 2017 ainsi que le rapport médical de la 

clinique F._______ du 4 octobre 2017 relatif au séjour du 31 août au 4 

octobre 2017 (OAI-B._______ pce 61 pp. 2-5). Le Dr G._______ retient 

que l’activité habituelle d’électricien-monteur n’est plus exigible mais 

qu’une activité adaptée légère à moyennement pénible est exigible à plein 

temps dans le respect des limitations fonctionnelles relatives au genou 

gauche et à l’épaule droite, soit la sollicitation alternée (position 

debout/marche d’un seul tenant jusqu’à 1h30 maximum) du genou gauche, 

sans activité prolongée en hauteur et en position accroupie et/ou sur les 

genoux et montée fréquente d’escaliers/échelles ainsi que de ne pas 

solliciter de manière répétitive et monotone l’épaule droite, les activités 

devant pouvoir s’effectuer en dessous de la hauteur des épaules (OAI-

B._______ pce 61 p. 6).  

Dans son rapport médical du 11 juin 2019, le Dr G._______ se réfère au 

rapport médical du service orthopédique de l’Hôpital universitaire 

E._______ du 29 novembre 2017, l’IRM du 22 mars 2018, le rapport 

médical du 3 avril 2018 du Dr J._______, le rapport médical du Dr 

C._______ du 13 août 2018 ainsi que son avis complémentaire du 27 

septembre 2018, les rapports médicaux du Dr J._______ des 9 janvier, 21 

février, 4 avril et 2 mai 2019 et le rapport médical final du médecin 

d’arrondissement du 3 juin 2019 (OAI-B._______ pce 81 pp. 2-4). Le Dr 

G._______ indique que l’évaluation de la capacité de travail et des 

limitations fonctionnelles retenues dans son rapport médical du 21 

novembre 2017 restent valables. En outre, le Dr G._______ note que dans 

la mesure où il n’existe comme auparavant que des atteintes liées à 

l'accident en ce qui concerne la limitation de la capacité de travail, il est 

possible de s'appuyer sans changement sur les documents de la SUVA, 

de la clinique F._______ et les examens médicaux du médecin 

d'arrondissement de la SUVA (OAI-B._______ pce 81 pp. 5-6).  

7.3 Dans la mesure où le Dr G._______ se fonde en particulier sur le 

rapport médical final de la SUVA du 3 juin 2019, établi par le Dr C._______, 

il convient de déterminer la valeur probante de ce rapport médical.  

7.3.1 Dans son rapport médical du 3 juin 2019, le Dr C._______ cite divers 

rapports et imageries médicaux produits entre les 23 septembre 2015 et 2 

mai 2019 (OAI-B._______ pce 79.4 pp. 1-5). Le Dr C._______ rapporte 

C-3710/2019 

Page 18 

que l’intéressé se plaint encore de douleurs et de gonflements au niveau 

de l’articulation du genou gauche après des phases d’effort plus 

importantes et déclare que l’injection de corticostéroïdes effectuée par le 

Dr J._______ dans l'articulation du genou gauche n’a pas diminué les 

douleurs de manière significative. Lors de l’examen, le Dr C._______ 

relève que l’intéressé décrit des sensations d’engourdissement distal de la 

rotule du côté gauche jusqu’au tiers proximal de la jambe gauche du côté 

ventral et dans la zone de la cicatrice sur le côté médial de l’articulation du 

genou gauche. Le Dr C._______ indique ne pas constater de gonflement 

ou d’épanchement de l’articulation du genou gauche lors de l’examen du 

jour. Le Dr C._______ indique qu’objectivement, l’intéressé présente une 

extension/flexion de l’articulation du genou gauche de 0/0/120° avec des 

rapports capsulo-ligamentaires stables et des cicatrices sans irritation et 

que les ligaments capsulaires de l'articulation du genou gauche sont 

stables. En outre, le Dr C._______ indique qu’il n’y a pas de raison de 

procéder à une nouvelle intervention chirurgicale concernant l’articulation 

du genou gauche et qu’il faut partir d’un état médical final s’agissant de 

l’articulation du genou gauche (OAI-B._______ pce 79.4 pp. 5-7). 

7.3.2 Sur la base de son examen, le Dr C._______ retient que le recourant 

peut exercer, à plein temps, une activité adaptée, soit une activité légère à 

moyenne, à charge alternée. S’agissant des limitations fonctionnelles, le 

médecin d’arrondissement de la SUVA relève que l’assuré ne doit pas 

monter sur des échelles ou des échafaudages, qu’il doit éviter des 

positions présentant un risque de chute, des activités à genoux et des 

positions forcées avec la jambe gauche ainsi que de marcher sur un terrain 

irrégulier (OAI-B._______ pce 79.4 p. 7).  

7.3.3 En premier lieu, il sied de constater que le Dr C._______ ne se 

prononce pas sur les constats médicaux figurant dans les rapports 

médicaux établis par le Dr J._______ à la suite de la seconde opération 

réalisée le 9 janvier 2019 et clôt l’instruction médicale alors que l’intéressé 

avait encore une consultation médicale prévue le 13 juin 2019 auprès du 

Dr J._______ (cf. infra consid. 7.3.4). S’agissant de cette seconde 

arthroscopie, les pièces au dossier montrent que celle-ci a été programmée 

en raison d’un problème de ménisque sur la corne postérieure médiale, 

soit une déchirure oblique sur une longueur d’au moins 15 mm et une 

instabilité du ménisque selon l’IRM du 22 mars 2018. Le Dr J._______ 

indiquait dans son rapport médical du 3 avril 2018 que cette problématique 

au ménisque entretenait probablement le cartilage endommagé, celui-ci 

pouvant s’y coincer en raison d’une mobilité accrue (OAI-B._______ pce 

67.3). Par conséquent, l’intéressé a été opéré pour la seconde fois de son 

C-3710/2019 

Page 19 

genou gauche le 9 janvier 2019 par le Dr J._______, lequel a procédé par 

arthroscopie à la suture du ménisque médial et à la résection ouverte du 

ganglion du genou gauche (OAI-B._______ pce 76.6).  

7.3.4 Il ressort des rapports médicaux postopératoires de 2019 du Dr 

J._______ que l’intéressé est très insatisfait de l’opération, qu’il a subi une 

perte musculaire massive au niveau de la cuisse gauche et qu’il se plaint 

de douleurs centrales dans l’articulation du genou (cf. les rapports 

médicaux des 21 février et 4 avril 2019 [OAI-B._______ pce 78.4]). Lors 

du contrôle médical du 2 mai 2019, le Dr J._______ relève une légère 

amélioration des douleurs. Toutefois, ce médecin spécialiste indique que 

l’intéressé continue de marcher avec une canne et qu’il fait état de douleurs 

liées à la charge en montant et en descendant les escaliers. En outre, le 

Dr J._______ note que le quadriceps gauche est toujours très difficile à 

solliciter et procède à une infiltration de Kenacort 40 en raison de la 

persistance de la douleur au genou gauche. Enfin, le Dr J._______ 

mentionne que l’assuré devra tenir un journal des douleurs et continuer lui-

même à travailler constamment au renforcement musculaire et fixe le 

prochain rendez-vous de contrôler dans six semaines, soit au 13 juin 2019 

(cf. rapport médical du 2 mai 2019 [OAI-B._______ pce 78.4]). 

Dans son rapport médical du 20 janvier 2020, le Dr J._______ indique avoir 

examiné le recourant dans son cabinet ce jour-là. Toutefois, ce rapport 

médical contient uniquement les anciens rapports du Dr J._______ établis 

entre les 28 mars 2018 et 13 juin 2019 (OAI-B._______ pce 111.13). Il sied 

en particulier de mentionner le rapport médical du 13 juin 2019, lequel a 

été établi après l’examen sur la personne du 3 juin 2019 du Dr C._______ 

et ne figurait donc pas dans le dossier de l’OAI-B._______ au moment du 

prononcé de la décision du 24 juin 2019. Selon ce rapport médical du 13 

juin 2019, le Dr J._______ indique que les douleurs musculaires et celles 

dans la région du quadriceps distal et des ischio-jambiers persistent et que 

l’intéressé se plaint de gonflements récurrents du genou. Le Dr J._______ 

relève que le problème actuel est principalement causé par le déficit 

musculaire massif des quadriceps et des ischio-jambiers à gauche, 

l’intéressé ne pouvant pas effectuer des exercices intensifs en raison des 

douleurs musculaires et du gonflement du genou, et soulève la possibilité 

d’une fatigue musculaire ou d’un léger surmenage. En outre, le Dr 

J._______ indique que seule une amélioration de la musculature peut 

remédier aux douleurs et que l’intéressé doit effectuer un entraînement 

personnel intensif. Enfin, le spécialiste en chirurgie orthopédique prescrit 

la dernière ordonnance de physiothérapie et note que le Dr C._______ a 

conclu à l’état final du genou (OAI-B._______ pce 111.13 pp. 4-5). 

C-3710/2019 

Page 20 

Ainsi, il sied de constater que le Dr C._______ ne se prononce pas sur la 

perte musculaire au niveau de la cuisse gauche retenue par le Dr 

J._______ dans ses rapports médicaux établis après la seconde 

arthroscopie. En outre, il sied de constater que le médecin 

d’arrondissement de la SUVA retient un état stabilisé du genou du 

recourant sans tenir compte des observations et constatations médicales 

postopératoires du Dr J._______. En effet, selon les constats médicaux du 

Dr J._______, l’état du genou de l’assuré ne semblait pas stabilisé au 

moment du prononcé de la décision litigieuse du 24 juin 2019 dès lors que 

l’assuré présentait toujours un état douloureux - malgré une infiltration de 

Kenacort 40 en raison de la persistance de la douleur au genou gauche, 

d’un épanchement et d’un déficit musculaire massif des quadriceps et des 

ischio-jambiers à gauche, l’empêchant d’effectuer les exercices intensifs. 

Les Drs C._______ et G._______ retiennent une capacité entière de travail 

sans toutefois motiver et exposer de manière circonstanciée leurs 

constatations médicales et sans se prononcer sur les observations 

médicales du Dr J._______.  

7.3.5 En effet, le Dr C._______ indique que l’extension/flexion de 

l’articulation du genou gauche est de 0/0/120°avec des rapports capsulo-

ligamentaires stables et des cicatrices sans irritation et que l’assuré ne 

présente aucun problème de gonflement de l’articulation du genou gauche 

ou d’épanchement (OAI-B._______ pce 79.4 p. 5-6 ; cf. aussi par exemple 

les rapports médicaux des 14 octobre 2016 [OAI-B._______ pce 51.53], 

25 avril 2017 [OAI-B._______ pce 51.31] et 13 août 2018 [OAI-B._______ 

pce 71.9]). 

Cependant, les autres rapports médicaux figurant au dossier indiquent cet 

état d’épanchement ou de gonflement. Ainsi, selon le rapport de sortie du 

4 octobre 2017 de la clinique F._______, le recourant présente à la sortie 

de la clinique une faiblesse dans le genou gauche en particulier en montant 

les escaliers, un gonflement du même genou en fonction de la charge, une 

démarche hésitante consécutive, des douleurs de la hanche droite, le plus 

souvent dues à la compensation et des douleurs dans le tractus ilio-tibial 

suprapatellaire ou dans le creux du genou gauche après extension de ce 

genou et après une position assise prolongée (OAI-B._______ pce 58 p. 

2). Il sied également de relever qu’il est souvent question d’un 

épanchement intra-articulaire dans les imageries médicales (cf. OAI-

B._______ pces 51.107 [IRM du genou gauche du 16 octobre 2015], 67.3 

[rapport médical du 3 avril 2018 du Dr J._______ et les résultats de l’IRM 

du 22 mars 2018], 71.14 [IRM du 14 mai 2018]). En outre, déjà lors du 

premier examen sur la personne du 14 octobre 2016, le Dr C._______ 

C-3710/2019 

Page 21 

retenait une mobilité libre de l’articulation du genou gauche, soit une 

extension/flexion de 0/0/130° (OAI-B._______ pce 51.56). Selon le rapport 

médical du 21 décembre 2017 du Dr H._______, l’intéressé présente un 

épanchement discret et une extension/flexion de 0/0/130° (OAI-B._______ 

pce 67.15). Il ressort des rapports médicaux du Dr J._______ des 3 avril 

et 22 novembre 2018 que le genou gauche de l’intéressé présente un 

épanchement et une flexion/extension de 140-0-0° et 130-0-0° (OAI-

B._______ pces 67.3 et 76.11). Concernant les rapports médicaux du Dr 

J._______ établis en 2019, soit après la seconde arthroscopie, il sied de 

constater que dès le mois d’avril, le Dr J._______ note à nouveau une 

flexion/extension de 130-0-0° au moins et un épanchement (cf. OAI-

B._______ pces 78.4 et 111.13). Par ailleurs, il ressort également de ces 

rapports médicaux des Drs H._______ et J._______ que l’appareil 

capsulo-ligamentaire est stable. Ainsi, il sied de constater que l’intéressé 

ne semble pas présenter d’atteinte relative à la mobilité du genou ou du 

moins, semble-t-il qu’il n’existe pas de lien conséquent entre 

l’épanchement de ce genou et sa mobilité. En effet, le Tribunal relève que 

le Dr C._______ ne donne aucune explication médicale concernant la 

relation entre les plaintes de l’intéressé et cette mobilité libre du genou. Par 

conséquent, en l’absence d’explications circonstanciées à ce sujet, les 

observations du Dr C._______ ne convainquent pas.  

En outre, le Dr C._______ note que l’assuré décrit des sensations 

d’engourdissement distal de la rotule du côté gauche jusqu’au tiers 

proximal de la jambe gauche du côté ventral et dans la zone de la cicatrice 

sur le côté médial de l’articulation du genou gauche. Toutefois, le médecin 

d’arrondissement de la SUVA ne se prononce pas sur ces plaintes ni ne 

fournit d’explications circonstanciées à cet égard. 

Compte tenu de ce qui précède, il sied de constater que l’état de santé de 

l’assuré n’a pas fait l’objet d’une étude fouillée et d’un examen complet. En 

effet, alors même que l’intéressé exprimait toujours les mêmes plaintes 

relatives à son genou gauche à la suite de la seconde arthroscopie, le 

médecin d’arrondissement de la SUVA n’a pas réalisé d’imagerie médicale 

afin d’observer l’état du ménisque ou du cartilage du genou gauche de 

l’assuré. Aussi, on constate que le Dr C._______ ne se prononce pas sur 

les constatations médicales du Dr J._______ figurant dans les rapports 

médicaux de contrôles postopératoires. En outre, le Dr C._______ ne 

motive pas ses conclusions médicales. Par conséquent, le rapport médical 

du 3 juin 2019 du Dr C._______ ne peut pas se voir accorder de valeur 

probante.  

C-3710/2019 

Page 22 

7.3.6 Il sied également de relever que l’intéressé a interjeté recours contre 

la décision sur opposition du 23 mars 2020 de la SUVA auprès du Tribunal 

des assurances sociales du canton K._______. Par arrêt du 2 mars 2021, 

le Tribunal des assurances sociales du canton K._______ a renvoyé la 

cause à la SUVA pour instruction complémentaire, soit la mise en place 

d’une expertise orthopédique neutre afin de déterminer si l’état de santé 

peut être amélioré par un traitement (OAI-B._______ pce 104.2). Par 

conséquent, le Tribunal de céans constate que l’évaluation et l’appréciation 

du médecin d’arrondissement de la SUVA ont également été remises en 

question par le Tribunal des assurances sociales du canton K._______, 

soit en particulier le rapport d’examen du 3 juin 2019 du Dr C._______.  

A la suite de ce renvoi, la SUVA a mis en place une expertise orthopédique 

en date du 22 novembre 2022 (OAI-B._______ pce 137.27), à laquelle 

l’assuré ne s’est pas rendu (OAI-B._______ pce 137.8). Une seconde 

convocation a eu lieu en date du 21 février 2023 pour la même expertise 

(OAI-B._______ pce 137.5) mais le recourant ne s’est à nouveau pas 

présenté à la convocation (OAI-B._______ pce 138.5). Par décision sur 

opposition du 7 juillet 2023, la SUVA a confirmé sa décision sur opposition 

du 23 mars 2020 (OAI-B._______ pce 139).  

7.3.7 S’agissant des pièces médicales produites pendant la présente 

procédure devant le Tribunal de céans, il sied de mentionner les rapports 

médicaux pertinents suivants : 

– rapport médical du 6 septembre 2019 du Professeur L._______ (ci-
après : Prof.L._______), chirurgien prothétique du membre 
inférieur, lequel note en substance les plaintes de l’assuré et 
prescrit un bilan radiologique récent avec une IRM (TAF pce 9), 

– compte-rendu de l’IRM du 17 septembre 2019 concluant à des 
lésions chondrales tricompartimentales, prédominantes au niveau 
de la trochlée fémorale (TAF pce 9), 

– rapport médical du 19 septembre 2019 du Prof. L._______ 
proposant un traitement par kinésithérapie et rhumatologique pour 
le syndrome fémoro-patellaire essentiellement développé au 
dépend de la trochlée (TAF pce 9), 

– compte-rendu du SPECT/TDM osseuse du 27 décembre 2019 
indiquant un « foyer d’hyperfixation assez intense sous chondral 
antérieur du condyle fémoral externe sans amincissement notable 
de l’interligne articulaire fémoropatellaire en faveur d’une lésion 
ostéochondrale : fissure ? (à confronter à l’IRM qui a été réalisée). 
Par ailleurs renforcement beaucoup plus modéré des interlignes 
articulaires internes et externes d’allure arthrosique » (TAF pce 
17), 

C-3710/2019 

Page 23 

– compte-rendu de l’IRM du 15 octobre 2020 du genou gauche 
concluant à une fissuration horizontale et longitudinale sur la corne 
postérieure du ménisque interne, à des remaniements post-
thérapeutiques vraisemblables sur le condyle fémoral interne avec 
une voussure ostéochondrale et œdème sous-chondral, à une 
chondropathie fémoro-patellaire de haut grade et chondropathie 
disséquante profonde, sans mise à nu de l’os sous-chondral au 
niveau des tiers postérieurs des condyles fémoraux, plus marqué 
en externe, et à une lame d’épanchement intra-articulaire (TAF pce 
41), 

– rapport médical du 18 janvier 2021 du Dr H._______, lequel 
rapporte en substance que les examens initiés par le médecin 
généraliste de l’assuré montrent toujours une cicatrisation 
insuffisante dans la zone micro-fracturée du condyle fémoral 
médial, avec entre-temps une ossification presque complète au 
niveau du cartilage et qu’il est en principe plausible que la douleur 
soit provoquée par cette zone. Le Dr H._______ relève l’existence, 
toujours présente, de la douleur cicatricielle clinique au niveau de 
la face interne du genou et un probable problème de tractus latéral 
en cas de déséquilibre musculaire ainsi que la possibilité d’un 
trouble de la gestion de la douleur pouvant expliquer une part 
importante des douleurs de l’intéressé. En outre, le Dr H._______ 
indique que l’intéressé souhaite un traitement chirurgical de 
l’invasion cartilagineuse du condyle fémoral médial et qu’en 
principe, la douleur dans la zone de micro-fracture avec œdème 
osseux et ossification typique au cours de l'évolution est une 
problématique classique décrite de cette thérapie et mérite 
également d'être traitée à nouveau lors d'une révision. Enfin, le Dr 
H._______ demande à la SUVA une garantie de prise en charge 
des frais pour une évaluation arthroscopique de l’articulation du 
genou gauche, le cas échéant l’ablation/suture partielle du 
ménisque, l’ablation/réduction de l’ossification et la « thérapie 
cartilagineuse » par forage avec recouvrement par membrane 
(TAF pce 60). 

Ces rapports médicaux sont postérieurs à la décision de l’OAIE du 24 juin 

2019. Toutefois, il sied de constater qu’ils concernent les atteintes dont 

souffrait l’intéressé au moment du prononcé de la décision litigieuse et 

démontrent que les deux arthroscopies réalisées afin de stabiliser le genou 

gauche de l’intéressé n’ont pas eu le résultat escompté et qu’une nouvelle 

opération par arthroscopie semble être nécessaire. En effet, il sied de 

constater que ces rapports médicaux postérieurs à la décision litigieuse ont 

trait à la situation antérieure au 24 juin 2019 dès lors que l’assuré présente 

les mêmes plaintes relatives au niveau de la face interne du genou gauche 

ainsi qu’à la zone micro-fracturée du condyle fémoral médial et qu’il existe 

un probable problème de tractus latéral en cas de déséquilibre musculaire. 

L’IRM du 15 octobre 2020 conclut à une fissuration horizontale et 

longitudinale sur la corne postérieure du ménisque interne, ce qui semble 

être comparable aux résultats de l’IRM du 22 mars 2018 concluant à une 

déchirure oblique sur une longueur d’au moins 15 mm et une instabilité du 

C-3710/2019 

Page 24 

ménisque, cette situation ayant nécessité la seconde arthroscopie (cf. 

supra consid. 7.3.3 et 7.3.4). En outre, ces pièces démontrent que la zone 

micro-fracturée du condyle fémoral médial présente toujours une 

cicatrisation insuffisante et qu’il existe une ossification presque complète 

au niveau du cartilage. Cependant, les conséquences médicales de ces 

atteintes sur la capacité de travail de l’intéressé ne sont pas expliquées.  

7.3.8 Compte tenu de ce qui précède, il sied de constater que l’autorité 

inférieure s’est simplement basée sur l’instruction réalisée par la SUVA, en 

particulier le rapport médical du 3 juin 2019 du Dr C._______, au motif que 

les atteintes présentées par l’assuré sont exclusivement liées à l’accident 

du 15 septembre 2015. Toutefois, le rapport médical du 3 juin 2019 n’ayant 

pas de valeur probante, le rapport médical du 11 juin 2019 du Dr 

G._______ ne peut pas, en conséquence, se voir accorder de valeur 

probante. En outre, les explications du Dr G._______ concernant l’absence 

de diagnostics relatifs au membre supérieur droit de l’intéressé depuis 

2015 ne sont pas convaincantes dès lors l’instruction effectuée par la SUVA 

concerne uniquement l’accident de 2015. Par décision du 8 septembre 

2010, l’autorité inférieure a retenu que l’activité habituelle d’électricien-

monteur n’était plus exigible en raison de l’atteinte de l’épaule droite dont 

souffrait l’assuré alors que celui-ci a repris son activité habituelle en 2013 

au moins (cf. demande AI du 26 septembre 2017 [OAI-B._______ pce 52], 

curriculum vitae de l’intéressé [OAI-B._______ pce 53], extrait du compte 

individuel du 23 novembre 2017 [OAI-B._______ pce 62] et formulaire 

rempli par l’employeur le 22 novembre 2017 [OAI-B._______ pce 63]). Par 

conséquent, cette atteinte aurait dû faire l’objet d’une nouvelle appréciation 

médicale afin de déterminer son évolution et de discuter de la pertinence 

des limitations fonctionnelles retenues. Partant, le dossier est lacunaire à 

cet égard. 

7.4 Ainsi, il sied de constater que l’autorité inférieure n’a pas respecté le 

principe inquisitoire régissant la procédure des assurances sociales et a 

prononcé sa décision du 24 juin 2019 sur la base d’une appréciation 

médicale lacunaire. 

7.5 S’agissant des nombreuses écritures du recourant lors de la présente 

procédure, celui-ci y fait état de sa compréhension des rapports médicaux 

figurant au dossier ainsi que de l’état douloureux de son genou gauche. En 

substance, le recourant allègue que le personnel de la SUVA, de l’OAI-

B._______ et de l’OAIE ont falsifié les pièces médicales, ne l’ont pas 

informé de manière circonstanciée sur les opérations du genou gauche, à 

savoir les arthroscopies des 2 décembre 2016 et 9 janvier 2019 et ne lui 

C-3710/2019 

Page 25 

ont pas transmis son dossier médical complet (cf. en particulier TAF pces 

1, 3, 9, 16-25, 27, 29, 30, 32, 34 à 37, 41, 43 et 48, 52, 55, 56, 60, 62, 63, 

65, 72, 78, 79, 86 et 88).  

En outre, le recourant allègue que plusieurs pièces médicales citées par 

les Drs C._______ et G._______ ainsi que les rapports d’entretien à la 

SUVA (cf. à titre d’exemple la liste énumérée dans la correspondance 

spontanée du 10 octobre 2019 [TAF pce 9]) ne sont pas dans le dossier. A 

cet égard, il sied de constater que les pièces citées par le recourant figurent 

bien dans le dossier (cf. par exemple OAI-B._______ pces 51.56, 51.34, 

51.31, 51.21, 51.19, 51.13, 67.24, 67.3, 69.11, 71.14, 76.6 et 78.4). Par 

ailleurs, le recourant ne tire aucune conclusion pertinente de ces pièces 

mentionnées. Partant, ces allégations ne méritent aucun crédit.  

7.6 En outre, il sied de relever que le Dr G._______ ne se prononce pas 

sur les rapports médicaux transmis par le recourant lors de la présente 

procédure et indique qu’il convient d’attendre le rapport d’expertise 

orthopédique de la SUVA (OAI-B._______ pce 115). Dans sa prise de 

position du 18 juillet 2023, l’OAI-B._______ soutient que l’intéressé, 

n’ayant pas collaboré avec la SUVA, doit se voir imputer le manque de 

clarté de l’état de fait médical et que l’Office AI n’est pas tenu de procéder 

à des clarifications supplémentaires dès lors que les atteintes dont souffre 

le recourant sont purement accidentelles (TAF pce 76). A cet égard, le 

Tribunal relève que le raisonnement de l’OAI-B._______ ne saurait être 

suivi dès lors que l’instruction effectuée par la SUVA concernant les 

atteintes liées à l’accident était lacunaire. De plus, il sied également de 

constater que contrairement aux indications du SMR de l’OAI-B._______, 

il existe d’autres atteintes non accidentelles, soit l’atteinte à l’épaule droite 

ayant fait l’objet de la première demande de prestations AI, pour laquelle 

le médecin du SMR retient les mêmes limitations fonctionnelles qu’en 

2010, tout en indiquant que cette atteinte ne se retrouve plus dans les 

diagnostics à partir de l’année 2015 (cf. supra consid. 7.3.8). Par ailleurs, 

selon l’art. 43 al. 3 LPGA, si l'assuré ou d'autres requérants refusent de 

manière inexcusable de se conformer à leur obligation de renseigner ou de 

collaborer à l'instruction, l'assureur peut se prononcer en l'état du dossier 

ou clore l'instruction et décider de ne pas entrer en matière. Il doit leur avoir 

adressé une mise en demeure écrite les avertissant des conséquences 

juridiques et leur impartissant un délai de réflexion convenable. A cet égard, 

l’OAI-B._______ ne peut tirer aucune conclusion de la décision de la SUVA 

se basant sur l’art. 43 al. 3 LPGA dans la mesure où les conséquences 

d’un défaut de la collaboration divergent entre l’AI et l’assurance-accident 

(cf. TAF C-5770/2023 du 21 novembre 2023 consid. 7.4) et que chaque 

C-3710/2019 

Page 26 

assureur doit donc suivre la procédure de sommation de l’art. 43 al. 3 LPGA 

dans sa propre instruction. Enfin, l’assurance-invalidité n’est pas liée par 

l’évaluation de l’invalidité de l’assurance-accidents (pour plus de précision 

cf. ATF 133 V 549 consid. 6).  

7.7 Compte tenu de ce qui précède, il convient de constater que tant les 

rapports médicaux des médecins traitants du recourant que l’instruction 

effectuée par l’OAI-B._______ ne sont pas suffisants afin d’apprécier l’état 

de santé de l’intéressé dans son ensemble et ses limitations fonctionnelles 

(cf. en particulier consid. 7.3 et 7.6 supra). En outre, le rapport médical du 

11 juin 2019, ayant servi de base pour la décision litigieuse, ne remplit pas 

les exigences fixées par jurisprudence et ne peut pas se voir attribuer 

pleine valeur probante. 

8.  

8.1 Selon l’art. 61 al. 1 PA, l’autorité de recours statue elle-même sur 

l’affaire ou, exceptionnellement, la renvoie avec des instructions 

impératives à l’autorité inférieure. Le renvoi est indiqué en l’espèce bien 

qu’il doive rester exceptionnel compte tenu de l’exigence de célérité de la 

procédure (art. 29 Cst. ; arrêt TF 8C_633/2014 du 11 décembre 2014 

consid. 2.2). Le Tribunal fédéral a précisé que le renvoi est notamment 

justifié lorsqu’il s’agit d’enquêter sur une situation médicale qui n’a pas 

encore fait l’objet d’un examen, respectivement lorsque l’autorité inférieure 

n’a nullement instruit une question déterminante pour l’examen du droit aux 

prestations ou lorsqu’un éclaircissement, une précision ou un complément 

d’expertise s’avèrent nécessaires (cf. ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.4 ; arrêt 

du TF 8C_633/2014 du 11 décembre 2014 consid. 3.2 et 3.3 ; arrêt du 

Tribunal administratif fédéral C-3038/2016 du 2 avril 2019 consid. 12 et les 

références). En l’espèce, il ressort du dossier que l’appréciation médicale 

de l’ensemble des atteintes à la santé du recourant n’a pas été instruite 

comme il se doit et mérite des éclaircissements. Partant, il se justifie, en 

application de l’art. 61 al. 1 PA, de renvoyer la cause à l’autorité inférieure 

afin qu’elle procède aux mesures d’instruction nécessaires, puis rende une 

nouvelle décision. 

8.2 L’autorité inférieure requerra le dossier médical complet de l’intéressé 

auprès de ses médecins traitants, en particulier des Drs J._______ et 

H._______, et, ensuite, mettra en œuvre une expertise médicale en 

Suisse, en particulier dans les domaines de l’orthopédie, de la 

rhumatologie et de la médecine interne, ainsi que dans toute autre 

discipline jugée nécessaire par les experts (art. 44 LPGA ; ATF 139 V 349 

C-3710/2019 

Page 27 

consid. 3.3). La question de savoir comment les différentes incapacités de 

travail (activité habituelle, activité adaptée) et comment les différentes 

limitations fonctionnelles s’articulent fera l’objet d’une discussion 

consensuelle entre les experts (ATF 143 V 124 consid. 2.2.4 ; arrêt du TF 

8C_483/2020 du 26 octobre 2020 consid. 4.1).  

9.  

Partant, le recours doit être admis et la décision du 24 juin 2019 annulée. 

La cause doit être renvoyée à l’autorité inférieure pour instruction 

complémentaire dans le sens des considérants et nouvelle décision.  

10.  

Vu l’issue du recours, il n’est pas perçu de frais de procédure (art. 63 al. 1 

et 2 PA) et l’avance sur les frais de procédure présumés de 800 francs 

versée par le recourant en date du 24 septembre 2019 (TAF pce 7) lui sera 

remboursée dès l’entrée en force du présent arrêt, sur le compte qu’il aura 

désigné au Tribunal administratif fédéral. Au demeurant, aucun frais de 

procédure ne peut être mis à la charge de l’autorité inférieure (art. 63 al. 2 

première phrase PA). Le recourant, qui n’est pas représenté, n’allègue pas 

avoir engagé des frais relativement élevés dans le cadre de la présente 

cause, et par conséquent, aucun dépens ne lui est alloué (art. 64 al. 1 PA 

et art. 7 ss du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et 

indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 

173.320.2]). 

 

  

C-3710/2019 

Page 28 

Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est admis en ce sens que la décision du 24 juin 2019 est 

annulée et la cause renvoyée à l’autorité inférieure pour instruction 

complémentaire dans le sens des considérants et nouvelle décision. 

2.  

Il n'est pas perçu de frais de procédure. L’avance de frais de 800 francs 

versée par le recourant lui sera remboursée sur le compte bancaire qu’il 

aura désigné au Tribunal administratif fédéral, dès l’entrée en force du 

présent arrêt.  

3.  

Il n’est pas alloué de dépens. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, à l'autorité inférieure et à l’Office 

fédéral des assurances sociales.  

 

L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. 

 

La présidente du collège : La greffière : 

  

Caroline Bissegger Müjde Atak 

 

  

C-3710/2019 

Page 29 

Indication des voies de droit : 

Pour autant que les conditions au sens des art. 82 ss, 90 ss et 100 ss LTF 

soient remplies, la présente décision peut être attaquée devant le Tribunal 

fédéral, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en 

matière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification. Ce 

délai est réputé observé si les mémoires sont remis au plus tard le dernier 

jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La 

Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse 

(art. 48 al. 1 LTF). Le mémoire doit indiquer les conclusions, les motifs et 

les moyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les moyens 

de preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains 

de la partie recourante (art. 42 LTF). 

 

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