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**Case Identifier:** 86b3ae37-886f-5a11-924b-ddd62f9e7365
**Source:** Genève (GE)
**Court Level:** cantonal
**Decision Date:** 2024-06-24
**Language:** fr
**Title:** Genève Cour de justice (Cour de droit public) Chambre des assurances sociales 24.06.2024 A/2978/2022
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/GE_Gerichte/GE_CJ_014_A-2978-2022_2024-06-24.pdf

## Full Text

Siégeant : Fabienne MICHON RIEBEN, Présidente; Yves MABILLARD, Michael 
RUDERMANN, Juges assesseurs 

  

 
 

R É P U B L I Q U E  E T  
 
. 1  C A N T O N  D E  G E N È V E  

P O U V O I R  J U D I C I A I R E  
 

A/2978/2022 ATAS/498/2024 

COUR DE JUSTICE 

Chambre des assurances sociales 

Arrêt du 24 juin 2024 

Chambre 1 

 

En la cause 

A______,  

représenté par Me Arnaud MOUTINOT, avocat  

 

 

recourant 

 

contre  

AXA ASSURANCES SA,  

représentée par Me Michel BERGMANN, avocat  

 

 

intimé 

 

 
 
 

 

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EN FAIT 

 

 Monsieur A______ (ci-après l’assuré ou le demandeur), né et domicilié en 
France, est président, administrateur et salarié de la société B______ SA, sise à 
C______, depuis sa fondation en 2001 et est, à ce titre, assuré contre les accidents 
professionnels et non professionnels auprès d’AXA ASSURANCES SA (ci-
après : l’assurance ou la défenderesse). 

b. Le 11 mai 2020, il a été victime d’un accident de la route à Etrembières 
(France), sur l’A40, alors qu’il rentrait chez lui au volant d’une D______ 
immatriculée GE 1______, propriété de la société B______ SA, qui en était 
également la détentrice. 

c. Il a souffert d’une fracture du cotyle gauche, associée à une fracture de l’anneau 
pelvien, qui ont nécessité deux opérations, le 12 mai 2020 au centre hospitalier 
Alpes Léman et le 27 mai 2020 au CHU Grenoble. Il a également souffert d’une 
fracture du péroné droit, qui n’a pas nécessité de chirurgie. 

 Le 14 mai 2020, l’assuré a fait annoncer, par l’intermédiaire de son employeur, 
qu’en raison de cet accident, il était en incapacité de travail à 100% dès le 11 mai 
2020. Selon le formulaire, à la question « Rapport de police », l’employeur a 
répondu « Oui ». 

b. Dans le questionnaire relatif à l’accident que l’assurance lui avait remis le  
26 juin 2020, l’assuré a répondu « non » à la question « Un rapport de police a-t’il 
été établi ? » et, invité à décrire en détail le déroulement de l’accident, il a 
expliqué : « Je rentrais de mon bureau seul pour me rendre à mon domicile dans 
mon véhicule société de marque D______. Je roulais dans le respect des 
limitations de vitesse indiquées. Le temps était épouvantable avec une pluie 
torrentielle. Dès le début de la côte, j’ai dû accélérer pour entreprendre la montée, 
c’est là que mon véhicule à propulsion s’est mis à chasser de l’arrière très 
fortement pour s’encastrer dans la barrière de sécurité. Je roulais dans les limites 
de vitesse autorisées. Il n’y avait aucun véhicule sur l’autoroute au moment de 
l’accident ». À la question : « Veuillez indiquer les noms et adresses des 
éventuels témoins », il a répondu « aucun témoin ». 

c. L’assurance lui a versé, entre le 14 mai 2020 et le 28 février 2021,  
CHF 94'525.65 à titre d’indemnités journalières (prestations en espèces) et  
CHF 68'816.- à titre de frais de traitement (prestations en nature). 

d. Dans la mesure où l’assuré n’était pas le détenteur de fait du véhicule impliqué 
dans l’accident, l’assurance a effectué un préavis de recours à l’encontre de 
l’assurance responsabilité civile dudit véhicule, soit également AXA, et a sollicité 
de sa part un premier acompte en lien avec les prestations déjà servies, à la fin du 
mois de mars 2021. 

 
 
 

 

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e. L’assurance responsabilité civile (ci-après : RC) a refusé de donner suite au 
recours, au motif que l’assuré avait commis une faute grave lors de l’évènement 
en question, selon le rapport de police du 19 août 2020 joint. 

f. Selon le rapport du 12 mai 2020, l’escadron départemental de sécurité routière 
de la Haute-Savoie avait été engagé par le Centre Opérationnel de la gendarmerie 
à Annecy pour un accident de la circulation sur l’autoroute A40, qui avait eu lieu 
sous une pluie forte, le 11 mai 2020 à 22h00. Des dépistages d’imprégnation 
alcoolique et d’usage de produits stupéfiants avaient été effectués à 22h20, 
desquels il est ressorti que l’absorption d’alcool pourrait être une des causes de 
l’accident, ainsi que les conditions atmosphériques ayant rendu la chaussée 
complètement détrempée et une vitesse excessive eu égard aux circonstances. Des 
témoins – arrivés sur les lieux après l’accident – avaient été entendus. En 
particulier, selon Monsieur E______, cousin de l’assuré qui le suivait depuis la 
Suisse dans un autre véhicule, il l’avait perdu de vue sur l’autoroute depuis 
quelques temps car l’assuré était « parti devant ». Lui-même était arrivé sur les 
lieux bien après les autres témoins et n’avait rien vu de l’accident. Le témoin 
Monsieur F______, qui avait appelé les secours, a indiqué qu’il suivait le véhicule 
de l’assuré depuis Genève, que ce dernier accélérait à tous les départs de feux 
rouges et qu’il l’avait « perdu » au niveau de la douane.  
Lui-même respectait la vitesse et savait qu’elle était limitée à 60km/h sur le 
tronçon de la douane. À chaque départ de feu rouge, l’assuré accélérait fort et le 
distançait. Étant donné que le témoin l’avait « perdu » à hauteur de la douane et 
qu’il respectait les limitations, l’assuré devait rouler bien plus « haut » que la 
limite. Arrivé sur les lieux de l’accident, il avait porté les premiers secours à 
l’assuré, qui était en train de ramper sur la route, l’avait mis au plus près de la 
barrière de sécurité et mis en place des plots de balisage sur la zone avec d’autres 
personnes qui s’étaient arrêtées.  

Selon les résultats de l’analyse de sang effectuée, l’assuré présentait un taux 
d’alcool de 1,29g/l. à 23h le 11 mai 2020. 

Entendu le 14 août 2020, l’assuré a indiqué : « C’était le soir du déconfinement, je 
n’avais pas vu mes cadres pendant un mois et demi. Je ne suis pas habitué à boire 
beaucoup. On s’est retrouvés et on a bu un coup ensemble, sûrement trop. Le 
second point est le temps. J’ai eu un déluge où je me suis bien posé la question si 
je devais m’arrêter ou pas. J’ai doublé un camion, j’ai accéléré et j’ai senti 
l’arrière du véhicule faire de l’aquaplaning », « J’ai dû boire trois verres de 
Ricard », « Je n’étais pas ivre. J’étais même lucide », « Je ne conteste pas les 
résultats du laboratoire ». Par rapport aux déclarations du témoin F______, il a 
répondu : « Je ne suis pas d’accord avec cela. Avec le temps extérieur, où il 
pleuvait beaucoup. Je n’ai pas accéléré à haut régime. En ville, j’étais très prudent 
à cause du temps. Par contre, dans la montée sur l’autoroute, en effet je ne roulais 
pas à 110, je devais être à 130 ou 140km/h. ». Il a décrit l’accident comme suit : 
« Je suis rentré sur l’autoroute par la voie d’accélération en sortie d’Annemasse. 

 
 
 

 

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Je n’allais pas vite à ce moment. J’ai commencé à prendre la montée 
d’Etrembières où je me suis posé la question si je devais m’arrêter ou non à cause 
de la pluie. J’ai vu un camion au loin, j’ai entrepris le dépassement de celui-ci. 
Après le dépassement, j’ai senti l’arrière de la voiture partir en aquaplaning. J’ai 
perdu le contrôle du véhicule qui est venu s’encastrer dans la barrière dans le côté 
latéral droit. ». 

g. Par courrier du 20 avril 2021, l’assurance a octroyé à l’assuré un droit d’être 
entendu, l’informant qu’elle envisageait de rendre une décision formelle tendant à 
la restitution des prestations versées, qu’il avait obtenues illicitement, sur la base 
de fausses déclarations. 

h. Le 16 juillet 2021, l’assuré, par l’intermédiaire de son conseil, a contesté avoir 
répondu faussement aux questions posées dans le formulaire qu’il avait rempli le 
26 juin 2020, encore moins en vue d’éviter qu’une faute grave de sa part ne soit 
retenue. Aucun rapport de police n’avait été établi à ce moment-là, puisqu’il datait 
du 19 août 2020, et l’assuré pouvait partir du principe que ce rapport était en 
mains de l’assurance, puisqu’il en avait donné les coordonnées à la police 
française juste après l’accident et avait ainsi fait preuve de transparence. Elle 
l’avait d’ailleurs reçu puisqu’elle s’en était prévalu dans un courrier du 30 octobre 
2020. Il a contesté une vitesse excessive au moment de l’accident et les autorités 
pénales ne l’avaient pas retenue. Il n’y avait aucun témoin de l’accident, les 
personnes interrogées par la police étant arrivées postérieurement. Il a précisé 
qu’au moment de remplir le formulaire, il sortait de 45 jours d’hospitalisation, ce 
qui ne constituait pas des circonstances favorables pour se souvenir de la présence 
de témoins. Il avait donc répondu correctement et de bonne foi. Il avait consommé 
de l’alcool le jour de l’accident, mais en quantité négligeable, ce que le juge en 
charge de l’instruction pénale avait retenu en prononçant une peine légère. Il 
considérait que la réelle cause de l’accident était l’aquaplaning dû à la chaussée 
détrempée, ce que la police avait constaté et considéré comme plausible. Il était 
titulaire d’un permis de conduire français ainsi que d’un permis suisse, qui ne lui 
avaient jamais été retirés, de sorte qu’il n’avait pas fait de fausses déclarations. Le 
formulaire ayant été rempli au mieux de ses connaissances et de ses souvenirs, 
aucune intention dolosive ne pouvait lui être reprochée. 

Il a joint à son courrier le rapport de police du 19 août 2020, un courrier 
d’AXA service dommages corporels RC réclamant à B______ SA le 
remboursement partiel des prestations servies en responsabilité civile, casco et 
assurance occupants, la déclaration LAA faite par B______ SA le 10 mai 2020 
avec une réponse affirmative dans la rubrique « rapport de police », l’ordonnance 
pénale du 13 octobre 2020 et son permis de conduire français. 

i. Par décision du 23 juillet 2021, AXA SERVICE SINISTRE SUISSE a 
considéré que l’assuré avait délibérément répondu faussement à la quasi-totalité 
des questions permettant d’établir le fait qu’il avait commis une faute grave lors 
de l’accident, s’agissant de la présence de témoins, de sa consommation d’alcool, 

 
 
 

 

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outre le fait qu’il avait indiqué qu’il n’existait pas de rapport de police, ce qui 
l’avait amené à obtenir illicitement des prestations. Les prestations perçues 
indûment devaient donc être restituées et tout droit à des prestations futures en 
vertu de la couverture d’assurance LAA était refusé. 

j. L’assuré a formé opposition à cette décision le 14 septembre 2021. 

k. Par décision sur opposition du 3 août 2022, l’assurance a rejeté l’opposition et 
confirmé sa décision du 23 juillet 2021.  

Alors qu’il avait l’obligation de donner à l’assurance tous les renseignements 
nécessaires conformément aux art. 53 al. 1 let. a et 55 al. 1 ordonnance sur 
l'assurance-accidents du 20 décembre 1982 (OLAA - RS 832.202), l’assuré avait 
formulé plusieurs déclarations ou omissions intentionnelles dans la déclaration 
d’accident qu’il lui avait adressée le 26 juin 2020, qui avaient conduit l’assurance 
à lui verser des prestations supérieures à celles auxquelles il aurait eu droit si elle 
avait été correctement informée des circonstances de l’accident. Chacune de ces 
déclarations ou omissions intentionnelles constituaient au demeurant une faute 
grave justifiant en elle-même une réduction des prestations.  

Il avait notamment : 

- omis d’indiquer qu’il était, au moment de l’accident, alcoolisé, son taux 
d’alcoolémie étant de 1,29g/l., et fait intentionnellement une fausse 
déclaration, puisqu’il ne pouvait pas ignorer que la conduite en état d’ébriété 
qualifiée était susceptible d’entraîner des sanctions. Si l’assurance en avait été 
informée, elle aurait réduit ses prestations en indemnités journalières 
consécutives à l’arrêt de travail, de sorte que l’assuré avait perçu indûment 
lesdites indemnités et devait les restituer ; 

- intentionnellement et fallacieusement déclaré qu’il roulait dans le respect des 
limitations de vitesse, alors qu’il avait admis rouler à une vitesse de  
130-140km/h au lieu des 110km/h et que la route était détrempée, ce qui 
rendait les conditions de circulation « épouvantables », étant précisé que deux 
témoins confirmaient l’excès de vitesse. Sur la base de ses déclarations, 
l’assurance n’avait pas réduit les prestations versées, alors que si elle avait eu 
connaissance des circonstances exactes dans lesquelles l’accident s’était 
produit, en terme de vitesse et de conditions climatiques, elle les aurait 
réduites ; 

- intentionnellement tu qu’il conduisait sans permis valable depuis dix ans, alors 
que cela constituait une faute justifiant également une réduction des 
prestations en indemnités journalières ; 

- caché l’existence de témoins, qui n’avaient certes pas directement vu la sortie 
de route, mais pouvaient témoigner de la conduite dangereuse de l’assuré, et 
de personnes qui avaient subi des dommages à leur véhicule en raison de 

 
 
 

 

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l’accident causé par l’assuré et qui auraient pu indiquer à l’assureur les 
circonstances de l’accident. 

Ayant perçu indument la totalité des indemnités journalières, il était tenu de les 
restituer.  

Toutes prestations futures pouvaient également être refusées par l’assurance, en 
raison des fausses déclarations et omissions intentionnelles de l’assuré. 

Le fait que l’assuré n’ait pas été condamné au pénal pour excès de vitesse et 
conduite sans permis valable (le juge pénal ne s’étant pas prononcé sur ces 
questions), mais uniquement pour conduite en état d’ébriété, ne liait ni le juge 
civil ni, par analogie, le juge administratif.  

Pour le surplus, les omissions intentionnelles et déclarations inexactes étaient 
constitutives d’infractions pénales punissables selon les art. 148a du Code pénal 
suisse du 21 décembre 1937 (CP - RS 311.0) et 112 al. 3 let. a de la loi fédérale 
sur l'assurance-accidents du 20 mars 1981 (LAA - RS 832.20). 

 Par acte du 14 septembre 2022, l'assuré, par l'intermédiaire de son mandataire, 
a recouru contre cette décision sur opposition auprès de la chambre de céans, en 
concluant, sous suite de frais et dépens, principalement, à son annulation, au 
constat qu’il n’avait fait aucune fausse déclaration relative à l’accident du 11 mai 
2020, que c’était à bon droit qu’il avait perçu les prestations versées jusqu’alors, 
qu’il était réintégré dans ses prestations futures, avec effet rétroactif et sans 
interruption de couverture et qu’il ne devait pas la somme de CHF 94'525.65. 

Il n’avait pas intentionnellement omis de dissimuler l’existence d’un rapport de 
police puisque ce dernier avait été établi postérieurement à la reddition du 
questionnaire à l’assurance. Il avait rempli ce questionnaire de bonne foi, après un 
mois et demi d’hospitalisation. Il avait en outre communiqué les coordonnées de 
l’assurance à la police française et l’assurance avait reçu le rapport établi. AXA 
constituant une seule société anonyme, elle ne pouvait se prévaloir du manque de 
communication entre les différentes branches qui la composent. L’ensemble des 
omissions fautives qui lui étaient reprochées ne pouvaient donc pas être 
considérées comme établies. 

Il avait rempli le questionnaire, s’agissant de sa consommation d’alcool, au mieux 
de ses souvenirs et de son appréciation des faits, son audition à la police ayant été 
effectuée postérieurement et l’ordonnance pénale encore plus tard, le 13 octobre 
2020. Par ailleurs, en indiquant à la police qu’il avait dû « boire trois verres de 
Ricard » avant de prendre le volant, avec la précision « Je n’étais pas ivre, j’étais 
même lucide », il avait fait preuve d’une transparence totale. Il a rappelé que le 
très grave accident qu’il avait subi et qui avait nécessité 45 jours d’hospitalisation 
n’était pas favorable à lui permettre de se souvenir des détails précis de l’accident. 
Il s’agissait en tout état d’une quantité négligeable d’alcool dont l’absence de 
mention ne saurait constituer une omission coupable au sens de la LAA. 
L’accident avait été causé par un aquaplaning lié à la chaussée détrempée et la 

 
 
 

 

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consommation d’alcool n’entrait pas dans une relation de causalité naturelle et 
adéquate avec celui-ci. L’ordonnance pénale retenait d’ailleurs une faible gravité 
des faits, même si elle le condamnait pour conduite après avoir consommé de 
l’alcool, et la police avait effectivement constaté que les conditions 
atmosphériques, couplées à une vitesse excessive, pouvaient être la cause de 
l’accident. Il n’avait pas dissimulé fautivement d’éléments pertinents dans sa 
déclaration du 26 juin 2020, n’ayant eu connaissance de son taux d’alcoolémie 
qu’ultérieurement, de sorte que ce taux ne pouvait entrer en considération que 
dans une réduction au sens de l’art. 37 al. 2 LAA. 

L’ordonnance pénale n’avait pas retenu l’excès de vitesse et aucune des 
personnes entendues par la police n’avait été témoin de l’accident, les quatre 
véhicules mentionnés dans le rapport de police étant arrivés sur les lieux après sa 
survenue. Aucune négligence ou omission ne pouvait lui être reprochée dans ce 
cadre. L’assuré n’avait donc pas intentionnellement caché leur existence. 

Ressortissant franco-suisse, il était titulaire de permis de conduire dans les deux 
pays et aucune infraction n’avait été retenue par le juge français à ce propos, étant 
relevé pour le surplus que cet élément n’avait aucune incidence sur la survenue de 
l’accident. 

Il n’y avait pas eu de témoins de l’accident,  

Il a notamment joint à son recours copie de l’ordonnance pénale du 13 octobre 
2020, selon lequel il était déclaré coupable d’avoir, le 11 mai 2020, conduit un 
véhicule sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé par une concentration 
d’alcool dans le sang d’au moins 0.80 gr/l., en l’espèce 1.29gr/l., et a été 
condamné au paiement d’une amende de EUR 400.-. 

b. Dans sa réponse du 7 décembre 2022, AXA a conclu au rejet du recours. 

Elle a rappelé les déclarations contradictoires et la mauvaise foi du recourant, qui 
n’avait pas indiqué dans le questionnaire à l’assurance avoir consommé de 
l’alcool et considérait dans son recours qu’il s’agissait d’une quantité négligeable, 
alors qu’il avait admis, lors de son audition par la police le 14 août 2020, avoir dû 
boire trois verres de Ricard et ne pas être habitué à boire beaucoup, et qu’une 
prise de sang avait été effectuée sur les lieux de l’accident pour détecter le taux 
d’alcoolémie une heure après les faits, qui s’était avéré être de 1.29g/l. En outre, 
le recourant avait indiqué dans le questionnaire avoir respecté les limitations de 
vitesse, mais à la police avoir accéléré pour dépasser un camion, en roulant à une 
vitesse qu’il estimait lui-même de 20 à 30km/h supérieure à la limite autorisée, 
dans des conditions climatiques qu’il qualifiait de « déluge ». Que l’ordonnance 
pénale – postérieure à la déclaration à l’assurance – n’ait pas retenu la vitesse 
excessive ne changeait rien à son obligation d’aviser l’assurance de sa manière de 
conduire.  

En recevant la déclaration à l’assurance, celle-ci avait présumé que le recourant 
était de bonne foi et n’avait pas procédé à d’autres investigations. Ce n’était qu’à 

 
 
 

 

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la suite du recours LAA que l’assureur RC, dont les comptes étaient totalement 
distincts, lui avait communiqué le rapport de police qui lui permettait de constater 
les circonstances exactes de l’accident et de l’absence de chances de succès du 
recours contre l’assurance RC au vu de la faute grave du recourant. 

Le cumul d’infractions, à savoir conduite sous l’emprise de l’alcool, vitesse 
excessive sur une route détrempée et conduite sans permis valable, était 
manifestement constitutif d’une faute excessivement grave. La réduction pour la 
seule alcoolémie devrait dépasser 20%, celle pour vitesse inadaptée également, 
soit un cumul à hauteur de 40 à 50%. Il s’agissait manifestement de la raison pour 
laquelle les circonstances réelles de l’accident lui avaient été cachées. 

c. Le recourant n’a pas déposé de réplique dans le délai qui lui était imparti. 

 

EN DROIT 

 

1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 
26 septembre 2010 (LOJ - E 2 05), la chambre des assurances sociales de la Cour 
de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi 
fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 
(LPGA - RS 830.1) relatives à la LAA. 

En vertu de l’art. 58 al. 2 LPGA, si l'assuré ou une autre partie sont domiciliés à 
l'étranger, le tribunal des assurances compétent est celui du canton de leur dernier 
domicile en Suisse ou celui du canton de domicile de leur dernier employeur 
suisse. En l’espèce, le recourant est domicilié en France et travaille en dernier lieu 
pour un employeur sis à Genève.  

La compétence de la chambre de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi 
établie. 

2. Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable (art. 56 
et 60 de la LPGA; art. 89B de la loi sur la procédure administrative du  
12 septembre 1985 [LPA-GE - E 5 10]). 

3. Le litige porte sur le bien-fondé de la demande de remboursement des prestations 
déjà allouées par l’intimée pour l’événement du 11 mai 2020. 

4.  

4.1 Selon l'art. 6 al. 1 LAA, les prestations d'assurance sont allouées en cas 
d'accident professionnel, d'accident non professionnel et de maladie 
professionnelle.  

Conformément à l’art. 4 LPGA, est réputé accident, toute atteinte dommageable, 
soudaine et involontaire, portée au corps humain par une cause extérieure 

 
 
 

 

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extraordinaire qui compromet la santé physique, mentale ou psychique ou qui 
entraîne la mort.  

4.2 Selon l’art. 45 LAA, le travailleur assuré doit aviser sans retard son employeur 
ou l’assureur de tout accident qui nécessite un traitement médical ou provoque 
une incapacité de travail (al. 1) et l’employeur doit aviser sans retard l’assureur 
dès qu’il apprend qu’un assuré de son entreprise a été victime d’un accident qui 
nécessite un traitement médical ou provoque une incapacité de travail (art. 6 
LPGA) ou le décès (al. 2). 

4.3 Selon l’art. 53 OLAA, la victime de l’accident ou ses proches doivent 
annoncer immédiatement l’accident à l’employeur, au service compétent de 
l’assurance-chômage, à l’office AI ou à l’assureur et donner tous renseignements 
concernant: le moment, le lieu, les circonstances et les suites de l’accident (let. a) 
le médecin traitant ou l’hôpital (let. b), les responsables et les assurances 
intéressés (let. c). L’employeur examine sans retard les causes et les circonstances 
des accidents professionnels; en cas d’accidents non professionnels, il consigne 
les renseignements fournis par l’assuré dans la déclaration d’accident. La victime 
de l’accident reçoit, sauf dans les cas bénins, une fiche d’accident; l’assuré 
conserve celle-ci jusqu’au terme du traitement médical et la rend ensuite à 
l’employeur, qui se chargera de la transmettre à l’assureur (al. 2).  

Aux termes de l’art. 54 OLAA, l’assureur peut exiger de l’autorité compétente 
qu’elle lui fournisse les renseignements nécessaires et lui fasse parvenir 
gratuitement les copies des rapports officiels et des procès-verbaux de police. Les 
dépenses extraordinaires, notamment les frais qui résultent d’expertises 
supplémentaires, doivent toutefois être remboursées à l’autorité. 

Enfin, selon l’art. 55 OLAA, l’assuré ou ses survivants doivent donner tous les 
renseignements nécessaires et tenir à disposition les pièces qui servent à 
déterminer les circonstances et les suites de l’accident et à fixer les prestations 
d’assurance, en particulier les rapports médicaux, les rapports d’expertises, les 
radiographies et les pièces permettant de déterminer le gain de l’assuré. Ils doivent 
autoriser des tiers à fournir de tels documents et à donner des renseignements.  

4.4 L’art. 46 al. 2 LAA prévoit que l’assureur peut réduire de moitié toute 
prestation si, par suite d’un retard inexcusable dû à l’assuré ou à ses survivants, il 
n’a pas été avisé dans les trois mois de l’accident ou du décès de l’assuré ; il peut 
refuser la prestation lorsqu’une fausse déclaration d’accident lui a été remise 
intentionnellement. 

Cette disposition permet à l’assureur de réduire ou de refuser les prestations à titre 
de sanction en cas de fausses informations données intentionnellement. Elle vise à 
réprimer un comportement dolosif tendant à obtenir de l'assurance plus que ce à 
quoi l'on aurait droit. L'assureur doit examiner une telle éventualité pour chaque 
prestation en particulier en respectant l'interdiction de l'arbitraire, ainsi que les 
principes de l'égalité de traitement et de proportionnalité. Une condamnation 

 
 
 

 

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pénale, en particulier pour escroquerie, n'est pas une condition nécessaire pour 
faire usage de l'art. 46 al. 2 LAA (arrêt du Tribunal fédéral 8C_388/2017 du 
6 février 2018 consid. 2 et les références). 

L'établissement de l'intention dolosive est une question de fait, que le juge 
tranchera le cas échéant. L'assureur n'a pas besoin de rendre vraisemblable que la 
fausse déclaration a entraîné des complications importantes, ni même qu'un 
quelconque dommage lui a été causé (GHÉLEW/RAMELET/RITTER, 
Commentaire de la loi sur l'assurance-accidents [LAA], 1992, p. 176). N'importe 
quelle fausse déclaration contenue dans la déclaration d'accident suffit, dès lors 
qu'elle conduit à l'octroi de prestations d'assurance plus élevées que celles 
auxquelles la personne assurée aurait droit conformément à la situation effective. 
Tombe sous le coup de cette disposition la déclaration intentionnelle d'un salaire 
trop élevé, lorsque cela conduit au versement de prestations en espèces fixées sur 
la base d'un gain assuré trop élevé. L'assureur doit examiner une telle éventualité 
pour chaque prestation en particulier en respectant l'interdiction de l'arbitraire, 
ainsi que les principes de l'égalité de traitement et de la proportionnalité (ATF 143 
V 393 consid. 6.2 ; arrêt 8C_68/2017 du 4 septembre 2017 consid. 4.3). 

Le refus de prestation est la sanction la plus grave prévue par l'art. 46 LAA. 
Contrairement au libellé du titre, il n'est pas la conséquence d'une omission, mais 
de fausses déclarations dans la déclaration d'accident correspondante (FF 1976 III 
201). Toute forme de fausse déclaration suffit, pour autant qu'elle conduise, en 
raison des circonstances concrètes, à l'octroi de prestations plus élevées que celles 
qui sont légalement dues. Par exemple, une fausse déclaration d'accident a été 
admise dans le cas d'un accident qui, contrairement aux déclarations de l'assuré, 
s'était produit lors d'une course contre la montre, ce que la personne assurée a nié 
avec persistance (Tribunal fédéral, arrêt 8C_388/2017 du 6 février 2018 consid 4). 

La condition préalable au refus de prestation est l'intention de faire de fausses 
déclarations. On se base sur un acte intentionnel avec la connaissance et la volonté 
de la personne soumise à l'obligation de déclarer. La communication de fausses 
informations a pour but de tromper l'assureur et doit ainsi permettre l'obtention de 
prestations d'assurance non dues ou de cotisations plus élevées que celles prévues 
par la loi (TFA, 30. 4. 1996, U 131/95, consid. 2b, RAMA 4 - 5/1996, 181 ss ; 
Ghélew/Ramelet/Ritter, 176 ; Wyss, 69 s.). La condition de l'action astucieuse ne 
doit pas être remplie, contrairement à l'escroquerie pénale selon l'art. 146 CP 
(ATF 143 V 393 consid. 7.3, Pra 2018, n° 80). 

Le refus de prestation est conçu comme une sanction facultative et confère à 
l'assureur une marge d'appréciation. Comme la sanction a des effets extrêmement 
incisifs pour la personne assurée, l'assureur peut y renoncer dans le sens de la 
proportionnalité et ne procéder qu'à une réduction des prestations (Maurer, 
Unfallversicherungsrecht, 240 s.). Il convient alors de procéder à un examen 
séparé pour chaque prestation et de respecter l'interdiction de l'arbitraire ainsi que 

 
 
 

 

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le principe de l'égalité de traitement (ATF 143 V 393 consid. 6.2 et 7.3 ; arrêt du 
Tribunal fédéral 8C_68/2017 du 4 septembre 2017, consid. 4.3). 

5. Le juge des assurances sociales fonde sa décision, sauf dispositions contraires de 
la loi, sur les faits qui, faute d’être établis de manière irréfutable, apparaissent 
comme les plus vraisemblables, c’est-à-dire qui présentent un degré de 
vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu’un fait puisse être considéré 
seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués 
ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les 
plus probables (ATF 130 III 321 consid. 3.2 et 3.3 ; ATF 126 V 353 consid. 5b ;  
ATF 125 V 193 consid. 2 et les références). Aussi n’existe-t-il pas, en droit des 
assurances sociales, un principe selon lequel l’administration ou le juge devrait 
statuer, dans le doute, en faveur de l’assuré (ATF 126 V 319 consid. 5a). 

6. En l’espèce, l’intimée a fondé sa décision essentiellement sur la prémisse que le 
recourant avait indiqué le 26 juin 2020 qu’il n’y avait aucun rapport de police, 
aucun témoin ni aucun autre véhicule impliqué dans l’accident et avait omis 
d’annoncer qu’une enquête préliminaire de police était en cours, alors qu’il ne 
pouvait pas l’ignorer, et aurait donné des indications fallacieuses à l’assureur, 
dans le but de le tromper et de percevoir des prestations auxquelles il n’avait pas 
droit, à tout le moins pas dans leur entier.  

Pour sa part, le recourant considère qu’il n’avait pas dissimulé intentionnellement 
l’existence d’une enquête ou d’un futur rapport de police, qui n’existait pas encore 
au mois de juin 2020, que les coordonnées de l’assurance avaient été 
communiquées à la police et que l’assurance avait reçu ledit rapport en octobre 
2020, aucune séparation étanche entre les départements de l’assurance ne pouvant 
pour le surplus lui être opposée.  

S’agissant de l’information selon laquelle une enquête de police, suivie d’un 
rapport de police, lui aurait été cachée, l’intimée fait totalement abstraction du fait 
qu’aux termes de la déclaration à l’assurance, branche « accident non 
professionnel/incapacité de travail de 3 jours ou plus » du 14 mai 2020 (pièce A1 
de l’intimée), l’employeur a clairement indiqué, en répondant de manière 
affirmative à la question, qu’un rapport de police avait été établi.  

Dans ces circonstances, on ne comprend guère pour quelle raison l’intimée se 
fonde sur les déclarations postérieures du recourant pour lui reprocher de lui avoir 
caché un fait dont elle avait en réalité déjà connaissance. 

Sur la base de la déclaration d’accident du 14 mai 2020, il lui appartenait de 
procéder à son enquête, en s’adressant aux autorités compétentes et ainsi obtenir 
tout renseignement nécessaire, y compris copies des rapports officiels et procès-
verbaux de police, ce qu’elle n’allègue pas avoir fait avant d’être entrée en contact 
plusieurs mois plus tard avec sa branche responsabilité civile, s’agissant des 
rapports de police.  

 
 
 

 

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À cela s’ajoute qu’à réception des déclarations de l’assuré du 26 juin 2020, elle 
aurait également dû s’apercevoir de la contradiction avec la déclaration d’accident 
du 14 mai 2020 et porter son instruction sur ce point. 

Pour le surplus, il sera rappelé que l’accident a eu lieu sur une autoroute et a eu 
pour conséquence un blessé, dont l’état de santé a nécessité l’intervention d’une 
ambulance et a généré des soins chirurgicaux et médicaux. L’intimée en était 
informée, puisqu’elle avait reçu copie des factures qu’elle avait pris à sa charge. 
Elle ne pouvait pas ne pas s’interroger sur une intervention concomitante de la 
police, laquelle doit être appelée en cas d’accident de la route impliquant un/des 
blessés (art. 51 al. 2 de la oi fédérale sur la circulation routière - LCR - RS 
741.01), et dans ce cadre non seulement examiner avec attention les documents à 
sa disposition, mais également requérir des autorités compétentes tout autre 
renseignement et document qui lui semblait nécessaire à sa bonne compréhension 
des faits et sa prise de décision quant aux prestations à verser. 

L’intimée ne saurait donc être suivie en tant qu’elle reproche au recourant d’avoir 
omis de l’informer de l’existence d’un rapport de police, respectivement des 
résultats de l’enquête de police. 

Il en résulte que l’intimée ne pouvait pas supprimer les prestations et réclamer 
leur remboursement en application de l’art. 46 al. 2 LAA. 

Autre est la question de l’existence d’éventuelles fautes commises par le recourant 
dans le cadre de l’accident et de déterminer si elles sont susceptibles d’entraîner la 
réduction des prestations versées au sens de l’art. 37 LAA. 

Dans la mesure où la décision entreprise examine uniquement la question de la 
suppression des prestations et leur remboursement sous l’angle de l’art. 46. al. 2 
LAA, il n’appartient pas à la chambre des assurances de statuer directement sous 
l’angle de la réduction de prestations pour faute, même en application du principe 
d’économie de procédure.  

La cause sera donc renvoyée à l’intimée pour nouvel examen dans le sens des 
considérants. 

7. Le recours est admis et la décision sur opposition du 3 août 2022 est annulée. 

8. Assisté par un mandataire professionnellement qualifié et obtenant gain de cause, 
le recourant a droit à des dépens, qui seront fixé à CHF 2'000.- (art. 61 let. g 
LPGA ; art. 6 du règlement sur les frais, émolument et indemnités en matière 
administrative du 30 juillet 1986 [RFPA – E 5 10.03]). 

9. Pour le surplus, la procédure est gratuite (art. 61 let.fbis LPGA a contrario). 

 

  

http://dmweb.justice.ge.ch/perl/JmpLex/E%205%2010.03

 
 
 

 

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PAR CES MOTIFS, 

LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 

Statuant 

À la forme : 

1. Déclare le recours recevable. 

Au fond : 

2. L’admet. 

3. Annule la décision sur opposition de l’intimée du 3 août 2022. 

4. Renvoie la cause à l’intimée pour investigation complémentaire au sens des 
considérants. 

5. Alloue une indemnité de CHF 2'000.- à la recourante à charge de l'intimée. 

6. Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans 
un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral 
(Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit 
public, conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 
17 juin 2005 (LTF - RS 173.110) ; le mémoire de recours doit indiquer les 
conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de 
son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie 
électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en 
possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à 
l'envoi. 

 
La greffière 

 
 
 
 

Pascale HUGI 

 La présidente 
 
 
 
 

Fabienne MICHON RIEBEN 

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral 
de la santé publique par le greffe le