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**Case Identifier:** 739f5944-0fe0-50c6-b75d-35566772fce7
**Source:** Bundesverwaltungsgericht ()
**Court Level:** federal
**Decision Date:** 2023-08-28
**Language:** fr
**Title:** Bundesverwaltungsgericht 28.08.2023 D-3464/2023
**Docket/Reference:** 
**URL:** https://entscheidsuche.ch/docs/CH_BVGer/CH_BVGE_001_D-3464-2023_2023-08-28.pdf

## Full Text

B u n d e s v e r w a l t u ng s g e r i ch t  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i f  f éd é r a l  

T r i b un a l e  am m in i s t r a t i vo  f e d e r a l e  

T r i b un a l  ad m i n i s t r a t i v  fe d e r a l  

 
 
    
 
 

 

  

 

 Cour IV 

D-3464/2023 

 

 
 

 
 A r r ê t  d u  2 8  a o û t  2 0 2 3  

Composition 
 Yanick Felley, juge unique,  

avec l'approbation de Camilla Mariéthoz Wyssen, juge ; 

Nicole Ricklin, greffière. 

   

Parties 
 A._______, né le (…), 

Afghanistan,  

(…),,   

recourant,  

  
 

 
contre 

 
 Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), 

Quellenweg 6, 3003 Berne, 

autorité inférieure. 

   

Objet 
 Asile (non-entrée en matière) et renvoi  

(procédure Dublin - art. 31a al. 1 let. b LAsi) ;  

décision du SEM du 12 juin 2023 / N (…). 

 

 

 

D-3464/2023 

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Vu 

la demande d’asile déposée en Suisse par A._______ en date du 13 avril 

2023, 

la comparaison des données dactyloscopiques du susnommé avec les 

informations de la base de données « Eurodac », effectuée le 

18 avril 2023, dont il est ressorti que le requérant avait déjà déposé une 

demande de protection internationale en Bulgarie le 6 mars précédent, 

la procuration que l’intéressé a signée le 24 avril 2023 en faveur de Caritas 

Suisse, 

le procès-verbal de l’entretien individuel Dublin du 26 avril 2023 et les 

journaux de soins du même jour, 

la requête de reprise en charge du requérant que les autorités suisses ont 

adressée à la Bulgarie ce même jour, 

l’acceptation de cette demande par l’Unité Dublin Bulgarie le 3 mai 2023, 

la décision du 12 juin 2023, notifiée le lendemain, par laquelle le SEM, se 

fondant sur l’art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n’est pas entré en 

matière sur la demande d’asile du 13 avril 2023, a prononcé le transfert de 

l'intéressé vers la Bulgarie et a ordonné l’exécution de cette mesure, 

constatant l’absence d’effet suspensif à un éventuel recours, 

la communication, datée du 13 juin 2023, à teneur de laquelle Caritas 

Suisse a indiqué résilier le mandat de représentation, 

le recours, interjeté, le 16 juin 2023 auprès du Tribunal administratif fédéral 

(ci-après : le Tribunal) contre la décision du 12 juin 2023, par lequel 

A._______ conclut à son annulation et à l’entrée en matière sur sa 

demande d’asile, 

les requêtes de prononcé de mesures superprovisionnelles, d’octroi de 

l’effet suspensif au recours, de dispense d’avance de frais et d’octroi de 

l’assistance judiciaire totale, assorties au recours, 

l’ordonnance de mesures superprovisionnelles du 20 juin 2023, à teneur 

de laquelle le juge instructeur a ordonné la suspension, à titre provisoire, 

de l’exécution du transfert, 

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les différents journaux de soins établis entre le 27 juillet et le 25 août 2023 

faisant notamment état de douleurs abdominales, de troubles du sommeil 

et de céphalées, 

 

et considérant 

que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal 

administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), connaît des recours contre les 

décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la 

procédure administrative (PA, RS 172.021), prises par les autorités 

mentionnées à l'art. 33 LTAF, 

qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile et le 

renvoi peuvent être contestées par-devant le Tribunal (art. 33 let. d LTAF, 

applicable par renvoi de l'art. 105 de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile  

[LAsi, RS 142.31]), lequel statue alors définitivement, sauf demande 

d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche à se protéger 

(art. 83 let. d ch. 1 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral  

[LTF, RS 173.110]), exception non réalisée in casu, 

que l’intéressé, agissant en son nom et pour son propre compte, a qualité 

pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par renvoi de l’art. 37 LTAF), 

qu’interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 3 LAsi) 

prescrits par la loi, son recours est recevable, 

qu’en l’espèce, il sied de déterminer si le SEM a considéré à bon droit 

pouvoir faire application de l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu 

de laquelle il n’entre pas en matière sur une demande d’asile lorsque le 

requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent en vertu d’un accord 

international, pour mener la procédure d’asile et de renvoi, 

qu’avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la 

compétence relative au traitement d’une demande d’asile selon les critères 

fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du 

Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de 

détermination de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande 

de protection internationale introduite dans l’un des Etats membres par un 

ressortissant de pays tiers ou un apatride (JO L 180/31 du 29.6.2013,  

ci-après: RD III), 

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que, s’il ressort de cet examen qu’un autre Etat est responsable du 

traitement de la demande d’asile, le SEM rend une décision de non-entrée 

en matière après que l’Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge 

du requérant d’asile (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2), 

qu’aux termes de l’art. 3 par. 1 RD III, une demande de protection 

internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant 

déterminé selon les critères fixés au chapitre III dudit règlement, 

que la procédure de détermination de l’Etat responsable est engagée, 

aussitôt qu’une demande d’asile a été déposée pour la première fois dans 

un Etat membre (art. 20 par. 1 RD III), 

que dans une procédure de prise en charge, les critères énumérés au 

chapitre III du règlement (art. 8 à 15 RD III) doivent être appliqués 

successivement (principe de l’application hiérarchique des critères de 

compétence, art. 7 par. 1 RD III), 

que, pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment 

du dépôt de la première demande dans un Etat membre  

(art. 7 par. 2 RD III), 

qu’en revanche, dans une procédure de reprise en charge, comme en 

l’espèce, il n’y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon 

le chapitre III du règlement (cf. ATAF 2017 VI/5 consid. 6.2 et 8.2.1, ainsi 

que les réf. cit.), 

que l’Etat responsable de l’examen d’une demande de protection 

internationale en vertu du RD III est tenu de reprendre en charge – aux 

conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 RD III – le demandeur dont la 

demande est en cours d’examen et qui a présenté une demande auprès 

d’un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, 

sur le territoire d’un autre Etat membre (art. 18 par. 1 let. b RD III), 

qu’il est également tenu de reprendre en charge, aux mêmes conditions, 

le demandeur dont la demande a été rejetée et qui a présenté une 

demande auprès d’un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de 

séjour, sur le territoire d’un autre Etat membre (art. 18 par. 1 let. d RD III), 

qu’en vertu de l’art. 3 par. 2 RD III, lorsqu’il est impossible de transférer un 

demandeur vers l’Etat membre initialement désigné comme responsable 

parce qu’il y a de sérieuses raisons de croire qu’il existe dans cet Etat 

membre des défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les 

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conditions d’accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de 

traitement inhumain ou dégradant au sens de l’art. 4 de la Charte des droits 

fondamentaux de l’Union européenne (JO C 364/1 du 18.12.2000,  

ci-après : Charte UE), l’Etat procédant à la détermination de l’Etat 

responsable poursuit l’examen des critères fixés au chapitre III afin d’établir 

si un autre Etat peut être désigné comme responsable, 

que, lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur vers un Etat 

désigné sur la base des critères du chapitre III ou vers le premier Etat 

auprès duquel la demande a été introduite, l'Etat membre procédant à la 

détermination devient l'Etat responsable (art. 3 par. 2 al. 3 RD III), 

que, sur la base de l’art. 17 par. 1 RD III (clause de souveraineté), chaque 

Etat membre peut décider d’examiner une demande de protection 

internationale qui lui est présentée par le ressortissant d’un pays tiers ou 

un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères 

fixés dans le règlement, 

que, conformément à ce qu’a retenu la jurisprudence (cf. ATAF 2015/9 

consid. 8.2.1 ; 2012/4 consid. 2.4  ; 2011/9 consid. 4.1 et réf. cit.), le SEM 

doit admettre la responsabilité de la Suisse pour examiner une demande 

de protection internationale qui lui est présentée, même si cet examen ne 

lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le RD III, lorsque le 

transfert envisagé vers l'Etat membre désigné responsable par lesdits 

critères viole des obligations de la Suisse relevant du droit international 

public, 

qu'il peut également admettre cette responsabilité pour des raisons 

humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 

sur l'asile (OA 1, RS 142.311 ; cf. à ce sujet ATAF 2015/9 consid. 8.2.2 

ainsi que 2012/4 consid. 2.4 in fine et réf. cit.), 

qu’en l’occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, 

après consultation de l’unité centrale du système européen « Eurodac », 

que le requérant avait déposé une demande d’asile en Bulgarie le 

6 mars 2023, 

qu’en date du 26 avril 2023, le SEM a dès lors soumis aux autorités 

bulgares compétentes, dans le délai fixé à l’art. 23 par. 2 RD III, une 

requête aux fins de reprise en charge de l’intéressé, fondée sur 

l’art. 18 par. 1 let. b RD III, 

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que le 3 mai 2023, soit dans le délai prévu à l’art. 25 par. 1 RD III, les 

autorités bulgares ont expressément accepté de le reprendre en charge, 

que la Bulgarie a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande 

d’asile de l’intéressé, 

que ce point n’est pas contesté par le recourant, 

que, cela étant, au vu de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III, il convient d'examiner 

s'il y a de sérieuses raisons d’admettre qu'il existe, en Bulgarie, des 

défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions 

d'accueil des demandeurs d’asile, qui entraînent un risque de traitement 

inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte UE, 

que cet Etat est lié à la Charte en question et est partie à la Convention du 

28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés,  

RS 0.142.30) ainsi qu'au Protocole additionnel du 31 janvier 1967 

(Prot. add., RS 0.142.301), à la Convention du 4 novembre 1950 de 

sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  

(CEDH, RS 0.101) ainsi qu’à la Convention du 10 décembre 1984 contre 

la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 

(Conv. torture, RS 0.105) et, à ce titre, en applique les dispositions, 

que dans ces conditions, la Bulgarie est présumée respecter la sécurité 

des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une 

procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une 

protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive 

no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la 

protection internationale, ci-après : directive Procédure] ; directive 

no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 

établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la 

protection internationale, ci-après : directive Accueil]), 

que cette présomption de sécurité n'est cependant pas irréfragable et doit 

être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du transfert, 

d'une pratique avérée de violations systématiques des normes minimales 

de l'Union européenne, constitutives de défaillances systémiques dans la 

procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile, au 

sens de l'art. 3 par. 2 al. 2 RD III ; que, dans un tel cas, l'Etat requérant  

doit renoncer au transfert (cf. ATAF 2011/35 consid. 4.11 ; 2010/45 

consid. 7.4.2), 

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qu'à l'issue d'un examen approfondi, le Tribunal a jugé que, si le système 

d'asile bulgare présentait effectivement des carences touchant tant la 

procédure d'asile que les conditions d'accueil et de détention des 

requérants d'asile, celles-ci, bien que préoccupantes, ne s’avéraient 

toutefois pas constitutives de défaillances systémiques au sens de 

l'art. 3 par. 2 RD III (cf. arrêt de référence du Tribunal F-7195/2018 du 

11 février 2020 consid. 6 et plus particulièrement 6.6.7), 

que, partant, en l'absence d'une pratique avérée de violation systématique 

des normes communautaires minimales en la matière, le respect par 

la Bulgarie de ses obligations concernant les droits des requérants d'asile 

sur son territoire demeure présumé, 

que cette jurisprudence a été confirmée à maintes reprises dans l’intervalle 

(cf. parmi d’autres les arrêts du Tribunal D-855/2023 du 8 mars 2023 

consid. 7.5 et réf. cit. ; D-414/2023 du 31 janvier 2023, p. 7 ; D-5880/2022 

du 22 décembre 2022, p. 6 ; F-5033/2022 du 10 novembre 2022 

consid. 6.2 et réf. cit. ; D-408/2022 du 2 février 2022, p. 5), 

que, lors de son entretien Dublin, l’intéressé a certes allégué avoir été 

frappé par la police bulgare et contraint de donner ses empreintes digitales, 

précisant que les conditions de séjour dans le centre d’accueil bulgare 

étaient mauvaises, en raison notamment d’un manque d’eau, de nourriture, 

de produits d’hygiène, de la présence de rats et d’une literie infectée, et 

que, tombé malade du fait de ces carences, il avait seulement reçu du 

paracétamol, 

qu’il réitère ces propos dans son acte de recours, 

qu’il s’agit toutefois de simples allégations, au demeurant vagues et 

stéréotypées, dépourvues d’indices de vécu, de surcroît non étayées par 

le moindre élément de preuve, de sorte qu’elles s’avèrent sujettes à caution 

et ne peuvent être tenues à tout le moins pour vraisemblables (art. 7 LAsi), 

que, dans ces circonstances, le SEM a considéré à juste titre que 

l’art. 3 par. 2 al. 2 RD III ne s’opposait pas à la désignation de la Bulgarie 

comme Etat membre responsable de la procédure d’asile du requérant, 

que l’intéressé n'a pas allégué ni a fortiori démontré que les autorités 

bulgares refuseraient d'examiner sa demande de protection, ni qu'elles ne 

respecteraient pas le principe du non-refoulement, et donc failliraient à 

leurs obligations internationales en le renvoyant dans un pays où sa vie, 

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son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement menacées, ou 

encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un tel pays,  

qu’il n'a pas non plus apporté d'indices suffisants et crédibles établissant à 

satisfaction de droit qu'il serait privé durablement en Bulgarie des 

conditions matérielles prévues par la directive Accueil et qu'il ne serait pas 

en mesure, le cas échéant, d’y faire valoir ses droits, 

qu’en particulier, le recourant n’est pas parvenu à établir à satisfaction que 

ses conditions d'existence dans ce pays revêtiraient un tel degré de 

pénibilité et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement 

contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture, 

qu’il a certes prétendu avoir vécu dans des conditions difficiles en Bulgarie 

et y avoir été maltraité, allégations dont il a toutefois déjà été relevé qu’elles 

ne satisfaisaient pas aux exigences de vraisemblance de la loi (cf. supra), 

de sorte qu’elles ne sont pas décisives, 

que, s’agissant de sa santé, A._______ a indiqué, lors de son entretien 

Dublin, qu’il allait bien dans l’ensemble, que, sur le plan psychique, il était 

tombé malade, mais était actuellement guéri, qu’il avait parfois des maux 

de tête, pour lesquels il avait reçu un médicament de l’infirmerie, et qu’il 

avait un sommeil agité, 

que, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme 

(cf. arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme [ci-après : 

CourEDH] N. contre Royaume Uni du 27 mai 2008, requête no 26565/05), 

le retour forcé d’une personne touchée dans sa santé n’est susceptible de 

constituer une violation de l’art. 3 CEDH que si celle-ci se trouve à un stade 

de sa maladie avancé et terminal, au point que sa mort apparaît comme 

une perspective proche (cf. également ATAF 2011/9 consid. 7.1), 

qu’il s’agit de cas très exceptionnels, en ce sens que la personne 

concernée doit connaître un état à ce point altéré que l’hypothèse de son 

rapide décès après le retour confine à la certitude et qu’elle ne peut espérer 

un soutien d’ordre familial ou social, 

qu’un tel cas exceptionnel peut aussi être reconnu lorsqu’il existe des 

motifs sérieux permettant d’admettre qu’en l’absence d’un traitement ou 

d’accès à un traitement, se ferait jour un risque réel que la personne 

renvoyée soit, dans l’état d’accueil, exposée à un déclin grave, rapide et 

irréversible de son état de santé, lequel entraînerait des souffrances 

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intenses ou une réduction significative de l’espérance de vie (cf. arrêt de la 

Cour EDH Paposhvili c. Belgique [GC], du 13 décembre 2016, requête 

no 41738/10, par. 183), 

qu’au vu des critères stricts retenus par la jurisprudence sus-rappelée, il 

est manifeste que les troubles affectant l’intéressé ne constituent pas un 

obstacle dirimant à la mise en œuvre de son transfert en Bulgarie, sous 

l’angle de la licéité de cette mesure, 

qu’eu égard à la volonté exprimée par l’intéressé de « venir en Suisse car 

c’est ici que les gens me traitent enfin de façon humaine » (cf. mémoire de 

recours), le Tribunal rappelle que le RD III ne confère pas aux demandeurs 

d’asile le droit de choisir l’Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures 

conditions d’accueil comme Etat responsable de l’examen de leur requête 

de protection (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3), 

qu’au contraire, en retenant le principe de l’examen de la demande d’asile 

par un seul et même Etat membre (« one chance only »), le RD III vise à 

lutter contre les demandes d’asile multiples (« asylum shopping »), 

qu’au vu de ce qui précède, aucun élément ne permet de retenir que le 

SEM aurait violé les obligations internationales de la Suisse en prononçant 

le transfert du susnommé vers la Bulgarie, 

qu’à ce stade, il convient encore d’examiner si l’autorité intimée a bien 

opéré une analyse sous l’angle d’une application éventuelle de la clause 

humanitaire (art. 29a al. 3 OA 1),  

qu’en l’occurrence, le SEM a exercé son pouvoir d’appréciation sur cette 

question (cf. décision attaquée, p. 5 et 6), 

qu’il a établi de manière complète et exacte l’état de fait pertinent, a dûment 

motivé la décision entreprise en tenant compte de toutes les circonstances 

déterminantes du cas d’espèce et n’a commis ni excès ni abus dans 

l’exercice de son pouvoir d’appréciation (sur cette question, 

cf. ATAF 2015/9 consid. 8), 

que l’examen effectué par le SEM est donc complet et en tous points 

conforme aux exigences jurisprudentielles, étant relevé qu’en la matière, 

le Tribunal ne peut substituer sa propre appréciation à celle de l’autorité 

inférieure, 

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que, pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants de la décision 

attaquée (art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l’art. 4 PA), dès lors que ceux-ci 

sont suffisamment explicites et motivés, et que le recours ne contient pas 

d’arguments nouveaux et déterminants, susceptibles d’en remettre en 

cause le bien-fondé, 

qu’en définitive, c’est donc à bon droit que le SEM n’est pas entré en 

matière sur la demande d’asile du requérant, en application de 

l’art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu’il a prononcé son transfert de Suisse en 

Bulgarie, conformément à l’art. 44 LAsi, aucune exception à la règle 

générale du renvoi n’étant réalisée (art. 32 OA 1) dans le cas sous revue, 

qu’aussi, dépourvu de tout élément apte à remettre en cause le dispositif 

de la décision entreprise, le recours du 16 juin 2023 doit être rejeté, 

que, s’avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à 

juge unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e LAsi), 

qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant 

motivé que sommairement (art. 111a al. 1 et 2 LAsi), 

qu’il résulte de ce qui précède que l’ordonnance de mesures 

superprovisionnelles du 20 juin 2023 est désormais caduque, 

que, vu le présent arrêt, les requêtes d’octroi de l’effet suspensif au recours 

et de dispense d’avance de frais sont sans objet, 

que la requête d’octroi d’assistance judiciaire totale doit être rejetée, les 

conclusions du recours étant d’emblée vouées à l’échec, 

que, vu l'issue de la cause et en l’absence de tout motif qui permettrait d’y 

renoncer, il y a lieu de mettre les frais de procédure d’un montant de 

750 francs à la charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA et 

aux art. 2 et 3 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens 

et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, 

RS 173.320.2), 

 

(dispositif page suivante) 

  

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le Tribunal administratif fédéral prononce : 

1.  

Le recours est rejeté. 

2.  

La requête d’octroi d’assistance judiciaire totale est rejetée. 

3.  

Les frais de procédure, d’un montant de 750 francs, sont mis à la charge 

du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans 

les 30 jours dès l’expédition de l’arrêt. 

4.  

Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. 

 

Le juge unique : La greffière : 

  

Yanick Felley Nicole Ricklin 

 

 

Expédition :